Search results
FR
More options

Keyword matching drives the results; the remaining options refine the query on the backend.

Many results are in French, the community’s main language. English translations are added over time.

Search results
Vagabondage, sur le chemin de Stevenson (GR70)
by Chouhibou · 2011-07-05 · 12 replies
Cette escapade s'est faite fin juin-début juillet 2011.

Forte chaleur jusqu'aux orages, température sympa ensuite.

Je suis parti de Langogne pour me diriger vers le sud...

C'est peut être un peu long à lire, mais rien n'oblige de tout lire le même jour !

Dimanche:

Le train (de Nîmes) me dépose à 10h20.

Et pour sortir de la gare, il suffit de traverser la voie ferrée à pieds, comme ça, sans aucune sécurité et comme ça ne se fait plus nulle part ailleurs.

Bienvenue au plus profond de la France, Langogne, Lozère.

Les premiers liserés rouge et blancs superposés me donnent du baume au cœur: je suis sur le chemin de Stevenson (GR70) pour quelques jours de marche, destination St Jean du Gard.

La petite bourgade de Langogne est animée ce dimanche matin et je ne résiste pas (mais je résiste rarement) à un petit café en terrasse (nombreux commerces, ouverts dimanche matin). Le thermomètre affiche 27° à 11 heures, je suis pourtant à 900 mètres d'altitude. L'ennemi, clairement, ce sera le soleil et la chaleur et sur le journal les prévisions météos le confirment.

Elles sont chouettes les petites halles couvertes (classées monument historique). Je salive devant la vitrine de cette boucherie où les clients se pressent mais je décide sagement de ne pas m'encombrer d'un jambon.

Le chemin est déjà bien balisé dans la ville (ce sera le cas tout au long du parcours), les références à Stevenson sont nombreuses.

En France il y a un trou plus profond que Langogne, c'est la campagne autour de Langogne. Crème solaire dans le cou et sur les bras, chapeau vissé sur la tête, c'est parti !

Sur cette première étape c'est le tronçon qui va de St Flour au Cheylard qui m'aura le plus convaincu. Les prairies alternent avec les forêts, quelques hameaux, de belles rénovations. Le chemin est très facile à suivre. Il fait très chaud et je ne regrette pas de marcher à 1000 mètres d'altitude. Je « croise » un peu de monde sur le sentier, mais sans plus: 2 groupes de 2 personnes, 1 groupe de 5. Il semble que tout le monde marche dans le même sens (nord-sud, qui paraît mieux balisé que l'inverse). Tout ce petit monde semble s'arrêter au Cheylard l'Evêque, petit hameau sympa, mais moi je poursuis encore sur quelques kilomètres, au delà d'Espradels, exactement jusqu'à la forêt de la Gardille.

C'est que ce soir j'étrenne ma tente Quechua super-baroudeur-de-la-mort, histoire que je ne l'ai pas portée -elle + matelas Indiana Jones + sac de couchage aventure- pour rien. Je choisis un coin vachement sympa, du gazon sous les conifères. La tente (T2 ultralight pro, 2kg) a été montée en 10/15 minutes. C'est vraiment pas top mais c'était une première.

Au bout de quelques minutes je me rends compte que les mouches (juste quelques centaines) adorent également le coin. Et un peu plus tard, les moustiques se la jouent fiesta nocturne (putaiiin !). Je me suis tout de même fait un petit festin à vous rendre jaloux: fromage fondu à la chaleur du soleil de l'après-midi

saucisses du barbecue d'il y a 3 jours (tièdes elles aussi) J'ai pas tout mangé, c'est dire si c'était copieux... Les restes je les ai éloignés de la tente: c'est comme au Canada. Là-bas on ne garde pas sous la tente la nourriture qui risque d'attirer les ours. Ici il y a les sangliers. Et puis aussi la bête du Gévaudan, je suis en plein sur son territoire.

Aujourd'hui j'ai marché 22 km sous le soleil. Et se coucher pas lavé, ça n'a jamais embêté les garçons.

Lundi:

Même pas peur du loup, j'ai bien dormi dans la forêt (tout au long du parcours les petits matin auront été bien frais. Le sac de couchage Quechua S15 ultralight est limite, mais il est très compact et pas lourd, 40 euros. Garder une petite laine prés de soi). La tente est pliée en 5'. 5' de plus pour faire mon sac, et c'est reparti.

Le lac de Lauradou, après quelques minutes de marche, est un coin charmant, bucolique (à priori pas baignable). Un pêcheur à la mouche, 2 autres, le temps coule tout doucement ici (devant le lac prendre à gauche, indications pas top).

Le paysage est très sympa. Je pose mon sac pour grimper dans le donjon du château du Luc d'où la vue est très chouette sur la campagne environnante, sur l'Allier. Je repose mon sac au café/tabac/journaux (indiqué) sans charme pour un petit café.

Luc n'a rien pour lui. Quand même une maison de retraite si vous êtes vieux (et sans tendance suicidaire). Plus sérieusement il y a cette petite église romane d'où j'écris actuellement, très très belle. J'y trouve la fraîcheur et la cloche m'indique qu'il est 11 heures. Portable éteint, je n'avais plus aucune notion de l'heure depuis Langogne, si ce n'est la hauteur du soleil dans le ciel. Je n'ai pas non plus de notion de la température extérieure, mais je me doute qu'il va faire très chaud aujourd'hui.

La Bastide Puylaurent, c'est pas le genre de bled où on veut finir sa vie, sauf si bien sûr on veut vraiment en finir. J'ai offert 5 euros au type du gite de la gare pour avoir accès à la douche et aux toilettes. C'est cher payé mais ça fait un bien fou. Oui parce que moi je veux bien la jouer aventure (pas de montre, pas de portable, camping sauvage, wouahou ze great aventure) mais le type de « Into the wild », là, il devait grave sentir le fennec. L'épicerie Proxi ouvre à 14h30 et j'ai vu à la gare qu'il est 14h (ben oui même si on veut se la jouer aventure on peut pas vraiment, même dans nos contrées les plus reculées). Une petite sieste s'impose, sous les pins, entre la Poste et Proxi, c'est trop le pied. La Bastide me laissera d'autant moins un grand souvenir que l'accueil est glacial, que ce soit au gîte de la gare (sourires après que j'ai payé), ou à l'épicerie (zéro sourire avant, pendant, après, mais je le souligne, en règle générale les gens rencontrés sur le sentier ont été très chouettes, le randonneur (solitaire en tout cas) bénéficie d'un capital sympathie semble-t-il).

La montée sur le plateau, 300 mètres plus haut, offre un peu d'ombre et je m'arrête souvent. Là haut les hêtres laissent place à une forêt de jeunes épicéas sans charme. Mais plus loin ils sont plus majestueux et les sous-bois sont agréables. Dans la montée j'aurais aperçu la Trappe de ND des neiges. Un coin très beau vu de là haut et je me promets d'y faire un tour (le GR7 y passe, possibilité d'être hébergé). Petit détour sur le rocher de Réchaubo, le cadre est agréable. Dans la descente sur Chabalier le temps commence à me paraître long. Mais environ 1km avant Chasseradès je retrouve le sourire en découvrant l'aire naturelle de camping de la ferme de Prat Claux. Oui je déroge déjà à mon objectif de camper sauvage, mais pour 4 euros je pourrai prendre autant de douches que je le souhaite et je dormirai dans un petit bois de hêtres. La jeune fermière est très accueillante et me préparera le lendemain avant mon départ un sandwich (3,50 euros) avec les produits de la maison (élevage de porcs et de laitières). Tout ça serait parfait sans les mouches!!

Aujourd'hui j'ai marché 24 km (cumul 46 km) mais demain m'attend une journée plus dure, avec des dénivelés plus importants. Gros dodo réparateur, j'espère.

Mardi:

J'ai dormi comme un bébé...qui ne fait pas ses nuits.

Je quitte Chasseradès après avoir fait le tour de ce petit village endormi. Je veux bien parier d'ailleurs qu'il ne se réveille jamais. La petite église est magnifique (encore du roman, je suis fan) et depuis le cimetière la vue est splendide. Les prairies -les paysans font les foins- alternent avec les zones boisées. Une belle montagne devant moi 🙂, qu'il va falloir grimper 🙁. Et elle est rude cette grimpette, heureusement à l'ombre des hêtres. Dans la descente du col (1413 m) ce sont les épicéas qui dominent, j'aime moins. Les ruines de Serreméjean ne cassent pas 3 pattes à un canard. Après le passage d'un second col, dans la descente, on suit le cours naissant du Lot qui fait une jolie clairière sur son parcours. Tout près de là, les bûcherons bûcheronnent.

Enfin, le paysage s'éclaircit aux Alpiers, petit village qui fait face au mont Lozère et à ses contreforts. Il me paraît bien loin, le Lozère, et je dois être dans 24 heures à son sommet. J'ai du mal à y croire en jaugeant mon état de fatigue. La chaleur est accablante au soleil, mon sac est lourd (avec une tente, un sac de couchage et un duvet, tout ça hyperlight, ben le sac n'est pas du tout hyperlight). Et puis sur cette étape j'ai dû économiser l'eau, les points de ravitaillement sont inexistants (ailleurs sur la route on trouve des fontaines, sinon j'ai parfois demandé un remplissage de bouteille aux habitations dans les villages). Pour l'instant donc j'écris assis sur un muret aux Alpiers. Il y a là devant moi une très belle et vieille grange, c'est étrange que personne n'ait eu l'idée de faire un gîte-buvette là-dedans. Les nuages qui bourgeonnent sur le Lozère font un peu d'ombre. Je file sur le Bleymard.

Je comptais avancer ensuite sur les pentes du Lozère pour y planter la tente mais je ne suis pas sûr que mes jambes soient d'accord.

Le Bleymard, son « huit à 8 » où on fait le plein de provisions, son bar fermé, sa fontaine qui remplit les bouteilles vides. Le Bleymard et son muret de pierres où on se demande si c'est bien raisonnable de faire 2-3 km à l'inverse de sa route pour trouver camping et douche et, malgré l'orage qui tonne autour, où on prend finalement la décision de continuer sa route.

Souffrir aujourd'hui pour moins souffrir demain, ce concept là doit porter un nom savant chez les psys. Donc je souffre, et je sue beaucoup dans une pente bien raide qui m'amène à 500 mètres du chalet du mont Lozère, à 1400 mètres d'altitude. Je plante la tente dans un endroit idyllique, vue imprenable sur le mont Lozère, splendide. C'est cependant sans compter sans les centaines de mouches, incroyable, qui m'obligent à me barricader dans la tente, bien avant la tombée de la nuit.

Aujourd'hui j'ai marché 21 km (cumul 67 km) avec du dénivelé. Je dors sur les pentes du mont Lozère dont le sommet n'est plus qu'à 300 mètres au dessus de moi. J'ai une grosse ampoule au pied droit.

Mercredi:

Nuit de mardi à mercredi:

Je suis une première fois réveillé par un gros mal de tête. Heureusement je ne me sépare jamais de quelques cachets d'aspirine qui font des miracles chez moi, et une fois de plus le miracle a lieu, je me rendors.

BADABOUM ! Cette fois c'est l'orage qui me réveille, et là ça ne rigole plus. Je le devine assez loin mais quelques rafales secouent bien la tente. Je sors pour mieux l'arrimer. Morbleu ! (Damned in english) je suis dans le nuage ! On n'y voit goutte, c'est le cas de le dire, je suis dans le brouillard avec pas plus de 5 mètres de visibilité. J'arrime et me recouche. Surtout pas de grosse rafale hein... Surtout pas de grêle hein... Pluie faible, puis un peu plus soutenue. Si j'étais croyant, je prierais, mais là je peux juste serrer les fesses. Ca tonne toujours mais de toute évidence le cœur de l'orage passe plus au nord. Et enfin s'éloigne (il y a un bon Dieu pour les non-croyants).

Tout près de la tente une bande de sangliers grogne (on dit ça ?), peut être de soulagement.

Mercredi:

La tente est mouillée mais l'intérieur est resté sec, glop glop. Dehors brouillard, pas glop. 1km plus loin au chalet du mont Lozère, je me laisse tenter par un petit déjeuner. Petite causette sympathique avec le gérant...qui habite à 1 km de chez moi, au Vigan ! Ce gîte est ouvert toute l'année et propose désormais une aire de camping (non renseigné dans le topoguide car autorisation toute récente). Télé allumée. Aux infos ils montrent les dégâts des orages sur le Puy de Dôme: des grêlons gros comme des œufs...ouf ! Il paraît que ça merdouille à Monaco, à quelques jours du mariage du prince. La princesse aurait eu envie d'aller voir ailleurs si l'herbe est plus verte (si les Rolls sont plus spacieuses), elles sont jamais contentes les nanas (c'est pour ça que j'ai pas de Rolls, ça n'assure même pas d'avoir une nana qui ne se pose pas de questions). Pour me remettre de cette nouvelle qui me traumatise grave, je me mets en route.

Chouette, va savoir pourquoi, le sac me paraît léger et mes jambes se sont refaites une jeunesse. Faut dire qu'elles sont aidées par la pente douce qui mène au sommet. Avec environ 150 mètres de visibilité, le paysage n'est pas grandiose. Le chemin est bien marqué, aucun risque de se perdre; et puis il suffit de suivre les montjoies, petits menhirs plantés régulièrement jusqu'au sommet, à 1699 mètres d'altitude (Ces montjoies marquent la limite de propriété des Hospitaliers (ou chevaliers de l'ordre de Malte), chevaliers moyenâgeux cathos à donf). Là haut les tables d'orientation avivent les regrets, rien à faire, le brouillard ne se lève pas.

La première partie de la descente est raide. Je sors du nuage, grand soleil. Et après une forêt d'épicéas, le paysage s'ouvre, c'est juste splendide. Les balles de foin sèchent au soleil, le bord du chemin est fleuri et les vaches, à défaut de train, regardent passer le randonneur guilleret. Les orages passés ont rendu la température très agréable, même en plein soleil, et ils ont également fait fuir les mouches, qui ne m'embêteront plus jusqu'à la fin de mon périple.

Le hameau de Finiels est très sympa. J'y pique nique à l'aire naturelle de camping (croquignolet, 5 euros/pers) qui fait face à un tout petit cimetière, hérissé de vielles pierres tombales (j'apprendrai plus tard que pendant la persécutions des camisards, les protestants se faisaient enterrer dans leur jardin, car le cimetière leur était interdit, ce qui explique la présence de ces très petits cimetières, j'en ai même vu un dans un … potager !!). Mon linge sèche au soleil.

Là je repense à ce monsieur rencontré juste avant la grosse montée d'hier, et qui m'a dit que j'avais bien de la chance d'être jeune pour grimper cette côte. Lui, très jeune, il faisait du vélo sur ces chemins tous caillouteux car le bitume n'existait pas au Bleymard. Et en guise de pneu, les gens de l'époque utilisaient du tuyau d'arrosage ! Purééééée !! Ce monsieur de 80 ans m'a dit que je suis jeune !!!!!! Merci monsieur (A bien y réfléchir, c'est peut être vrai que je joue les aventuriers pour me prouver que je suis jeune et parce que j'ai peur de la vieillesse...).

Je vais jeter un œil à ce petit cimetière (… et de l'insupportable idée de la mort aussi) et puis je filerai sur Pont de Monvert, à 5 petits kilomètres.

Burp ! Excusez-moi je sors de table et d'un repas pantagruélique. En tout cas le premier vrai repas en 4 jours:

- assiette de charcuterie

- canard aux olives (2 beaux morceaux) et petits légumes

- plateau de fromages (à discrétion)

- tiramisu (pour finir sur une note légère)

Tout ça pour 15 euros. La « truite enchantée » est donc, au Pont de Montvert, un resto que je recommande (pas de la cuisine fine mais très copieux).

Il faut tout de même que je dise un mot sur cette descente depuis Finiels. Juste un mot ? Heuuu.... Splendide ! Surtout jusqu'au hameau de Rieumal. J'ai adoré ce chaos, dans un univers très différent de celui de Nîmes-le-vieux que j'adore, mais qui en jette aussi un max. Et puis j'ai redécouvert le Pont de Montvert qui offre quelques rues très pittoresques, de très belles maisons, mais faut clairement aimer les vieilles pierres.

Aujourd'hui je me suis « reposé »: seulement 14 km au compteur (81 km cumulés). Ce soir je dors au camping municipal (6 euros) au son de la chute du Tarn qui fait de jolis trous d'eau (baignade possible), juste derrière la tente.

Juste avant de m'endormir:

A 17 ans, mon père m'a offert une mobylette bleue pour rejoindre mon lycée, distant de plusieurs kilomètres. C'est avec cette machine que je me suis offert mes premières escapades; l'une de mes favorites me conduisait près de la gare de triage, en banlieue toulousaine. Là, je grimpais sur un des ponts qui enjambent le canal du Midi et j'observais ce drôle de manège des trains de marchandises qu'on assemble. Et je rêvais, en repérant quelques wagons vides. Je me voyais y grimper en catimini, et partir pour une destination inconnue, aller là où le train irait, peu importe.

Alors c'est peut-être pour ça qu'aujourd'hui, moi dont ma famille ou mes amis disent que je suis un baroudeur, un mec qui ne tient pas en place, qui a constamment la bougeotte, je suis très touché par ce mot que R.L. Stevenson, un jour, écrivit à sa mère : « Tu dois comprendre que je serai plus ou moins un nomade jusqu'à la fin de mes jours. Tu ne peux pas savoir à quel point j'en ai eu envie autrefois; comment j'allais regarder les trains en partance, et j'étais là, qui désirais si fort partir avec eux. Je dois être quelque part un vagabond »

Jeudi:

Il fait frais ce matin. Il fait frais tous les matins.

D'abord choisir sa route: le chemin qui passe à Cocurès, Bédouès et Florac ne me tente pas. D'une part je connais assez bien ce coin là, d'autre part le chemin suit beaucoup la route, et ce n'est pas ce dont je raffole. J'envisage, au dessus du Pont de Monvert d'emprunter le GR72 pour rejoindre le GR70 à Cassagnas. Mon seul regret sera de rater le signal de Bougès.

Mais avant ça il faut grimper au dessus du Pont de Monvert après tout de même avoir pris un petit café-croissant au « Commerce » (là, William Lemergie m'annonce que 2 otages français sont libérés). La montée est agréable, faite de grosses pierres enterrées au trois-quart et jointes. A 1100 mètres d'altitude, le cham de l'Hermet, un plateau de prairies encombré de rochers, est très beau. Une belle grange joliment rénovée et rien d'autre qu'un peu d'herbe et quelques rochers. En se retournant on contemple le sommet du mont Lozère qui flirte avec les nuages, les Bondons plus à l'ouest, Pont de Montvert évidemment, et, montant depuis la ville, on devine encore, mais difficilement, la draille longtemps empruntée par les troupeaux.

Au delà, en montant au col de la planette, rien de bien excitant si ce n'est la belle maison de champ long de Bougès. Elles sont vite ennuyeuses ces larges pistes forestières bordées d'épicéas, de pins, de mélèzes et d'un peu de hêtres, qui ne laissent rien entrevoir du paysage. Je suis ensuite (comme envisagé) le GR72 vers Cassagnas. C'est tout aussi ennuyeux avant qu'enfin, après le col de Poulio, je marche sur un petit sentier dans une belle forêt de hêtre. Et, mieux encore, le paysage quand on sort de cette forêt, 1 à 2 km avant Cassagnas, est fantastique: au fond l'Aigoual, plus à l'ouest le Causse Méjean; tout devant une belle vallée au fond de laquelle je rejoindrai le GR Stevenson; une belle maison cévenole isolée, quelques hameaux, des formations rocheuses (schistes) accrochées à flanc de montagne et au sol fougères (fougères aigle ?) et bruyère en fleur. Plus bas les murs de pierres sèches construits par nos ancêtres cévenols, puis les châtaigniers, certains très imposants, repeuplent les pentes.

Le temple délabré de Cassagnas m'accueille, j'y remplis ma bouteille d'eau, et c'est reparti pour pas mal d'ennui entre bitume et pistes forestières. Il faut remonter jusqu'au Plan de Fontmort (896 m) pour que la balade redevienne agréable alors que mes jambes souffrent des dénivelés accumulés (Fontmort = Enfant mort...). Petit arrêt au menhir-dolmen que je connais, sur une portion commune au GR67 que j'ai pratiqué l'an dernier (et que je recommande). C'est une sépulture préhistorique et je me dis que celui/celle/ceux enterré(e)(s) là devai(en)t être drôlement importants. Le cadre est magnifique, un amas de rocher plat qui surplombe les Cévennes, et la vue qui s'étend sur des kilomètres. L'homme préhistorique avait du goût. Et les agents forestiers qui ont dégagé tout l'alentour du dolmen ont été bien inspirés de laisser là un grand pin, comme un hommage.

Le soleil est encore haut mais mes jambes m'ordonnent de trouver un endroit où bivouaquer. Ce sera donc là, dans une minuscule clairière entourée de quelques bouleaux, de quelques pins. Je suis à 550 mètres d'altitude, le vent souffle joliment dans les arbres, et je campe en toute illégalité dans le Parc National des Cévennes.

Mais pour de vrai je ne suis pas un aventurier. Cette après-midi j'ai appelé ma chérie, très déçue d'apprendre que son amour n'est pas le héros qu'elle espérait, mais drôlement contente de l'avoir au bout du fil.

L'imposteur a marché 27 km aujourd'hui (cumul de 108 km)

Vendredi:

J'ai fait de drôles de rêves, ponctués de périodes d'éveil que j'attribue au froid.

A un moment j'étais étendu sur le dos, sous ma tente. J'ai clairement entendu un bébé pleurer, tout près. Une voiture est passée sur la piste, à une quinzaine de mètres de moi, et un type muni d'un micro faisait une annonce (vous savez, le genre d'annonces que fait un cirque à bord d'une auto pour promouvoir le spectacle du soir). Je ne comprenais pas vraiment le message, mais surtout je me suis demandé ce que faisaient là, en pleine nuit, en pleine forêt, un bébé et ce mec qui bramait au haut-parleur. C'était limite à foutre la trouille alors j'ai fermé les yeux, très fort. Quand je les ai rouverts, bébé et speaker se sont évaporés.

Que celui ou celle qui saura interpréter ce rêve me contacte immédiatement (récompense).

Sur la descente vers St Germain de Calberte, les forêts se succèdent. D'abord à dominance d'épicéas, puis de châtaigniers, puis de pins. Bientôt les premiers chênes verts. Les sous-bois laissent peu d'échappées sur le paysage cévenol. Les essences changent et les odeurs sont désormais clairement méditerranéennes. Le bourg de St Germain est bien animé et je m'offre une longue pause sur la terrasse du café. Midi Libre m'informe des dernières nouvelles (mais il est où l'aventurier ?): les ex-otages ont la mine des gens heureux, forcément. Sarko s'est fait agresser. Autant de belles images filmées que je rate.

Le sentier passe sous un beau mas cévenol isolé, puis plusieurs autres magnifiques au hameau des Faïsses; quelques châtaigniers centenaires aux troncs torsadés; une belle vue sur St Germain déjà loin, plus haut encore la Serre de la Cham et son moche centre de vacances, d'autres mas ou hameaux perdus dans la montagne. Et combien de dizaines d'années leur a-t-il fallu aux anciens pour construire ces kilomètres de murs de pierres sèches qui portent les traversiers, et pas mal de l'histoire ? Quelques ruches; un beau toit de lauzes dont on soupçonne qu'il abrite un joli mas rénové.

C'est un de mes projets ça, finir dans une maison isolée, en montagne, juste un chemin pour y accéder, pas de bagnole, pas de télé, de l'électricité juste quand soleil ou vent veulent bien s'en donner la peine.

Un autre projet serait de m'acheter un petit voilier et caboter tout autour de la Méditerranée, de criques en ports, de plages en villages de pêcheurs. Et pourquoi pas, grandiose, à l'instar de Magellan, finir bouffé dans la marmite d'une peuplade encore inconnue.

Je vous laisse imaginer comme mes projets enchantent ma chérie...

L'activité de ouf qui règne à St Etienne Vallée française laisse penser, malgré la hauteur du soleil, que c'est l'heure de la sieste. Je prends le temps d'un café pendant qu'en Angleterre Tsonga tente de se qualifier pour la finale de Wimbledon.

Le camping (baignade possible tout prés), très excentré de la ville mais sur le GR, demande 8,40 euros pour un forfait 2 personnes + voiture. Oui mais je suis seul (snif) et pas motorisé (re-snif). La demoiselle de l'accueil me propose l'accès à la douche gratuitement. Après être rasé et lavé je lui laisse 2 euros malgré son refus (je ne vais pas m'étaler ici sur le cas de ces jeunes personnes qui décident de faire le tour du monde avec pour grand défi de ne dépenser qu'un euro par jour, mais je n'en pense pas moins...).

J'ai devant moi le plus gros dénivelé (en terme de pourcentage) de ma balade. Je serais donc resté propre ½ heure... J'espère bivouaquer au plus haut de cette côte, le col de St Pierre (600m). Dans cette montée (« ce fut une rude et longue montée » dixit Stevenson) un jeune mec m'a dépassé comme une fusée. A l'heure qu'il était, à l'allure à laquelle il marchait, sûr que ce type n'est pas du sud.

Je viens de planter la tente dans un joli bois de pins, au col, d'où la vue est admirable (il faut s'écarter un peu de la route pour en profiter).

Stevenson se la jouait plus Rock n'Roll que moi en couchant à la belle étoile.

20 km de plus aujourd'hui, qui portent le cumul à 128.

Samedi:

Il est 11 heures du mat' et je suis devant l'office de tourisme de St Jean du Gard.

Y'a un drôle de phénomène qui se passe quand on atteint son but: une espèce de relâchement complet et qui d'un coup fait s'envoler le bel enthousiasme (la carotte) qui jusque là vous faisait avancer sans trop vous poser la question du pourquoi je marche. Et les petits bobos que vous gériez sans mal (en l'occurrence un problème au niveau du tendon d'Achille et la cuisse douloureuse) deviennent souffrance.

Je dis ça parce que, pendant la descente (raide et sans grand intérêt) qui me menait à St Jean, j'ai envisagé de poursuivre, pour rentrer chez moi à pieds (le Vigan est à l'extrême ouest du Gard). Mais en arrivant j'ai tout de suite ressenti ce coup de blues et puis les courbatures, les muscles qui font d'un coup très mal. J'ai tout de même acheté la carte IGN top25 qui m'aurait permis de continuer à la force des mollets. La lecture de la carte m'a définitivement sabré le moral: des cols à près de 1000 mètres (St Jean est à 150 m), de longues portions de bitume, des sentiers équestres à emprunter (balisés ?) et la perspective de 2 jours très chauds, à la sauvage et sans douche m'ont convaincu de me renseigner sur les horaires des bus (3euros pour St Jean-Nîmes-Le Vigan).

Remarquez, Stevenson n'a pas fait mieux, lui qui a rejoint Alès en voiture à cheval.

Je vais donc en rester là (mais c'est ce qui était prévu à mon départ), à la fois déçu (de ne plus avoir la motivation pour continuer à pieds) et soulagé (de ne pas continuer à pieds!). 7km effectués aujourd'hui pour donc un total de 135 km.

Je suis pas du genre à me laisser abattre, la preuve: j'ai un projet de rando qui me ferait notamment marcher sur la partie nord du Stevenson, au delà de Langogne. Ca donne: la Bastide Puylaurent

Trappe de ND des neiges

par le GR7 mont Gerbier de joncs et mont Mezenc

par le GR 430 le Monastier sur Gazeille (d'où Stevenson a commencé son périple)

retour à Langogne par le GR70 Ca doit être faisable en 8 jours ça.

Ouaip !

Vivement...
Croisière "Mythes Classiques" sur le Costa Mediterranea le 21 juillet 2011
by Syrenah · 2011-06-24 · 77 replies
Bonjour Je souhaiterai savoir qui part pour cette croisière (anciennement nommé Retour en terre sainte)? Pour quelle occasion (voyage de noces, cadeaux, anniversaire...) et quelle est votre tranche d'âge?

Nous, c'est notre voyage de noces, et nous avons 33 et 37 ans.

De plus, je serai ravie d'échanger avec vous sur tout ce qui concerne ce séjour jusqu'au jour J.

A bientôt j'espère😉
Compte rendu de la croisière "Grandes civilisations antiques" sur le Costa Pacifica du 16 au 27 avril 2011
by Vinsandra · 2011-05-02 · 81 replies
Comme l'année dernière, voici mon C/R qui servira peut etre à d'autres personnes car pour préparer la croisière que je viens de réaliser, j'ai trouvé une mine d'infos sur ce site et il me semblait normal de "renvoyer" l'ascenseur !

Alors, cette fois ça y est, elle est bien terminée cette croisière « retour en terre sainte » à l’origine qui s’est finalement transformée en « grandes civilisation antiques ».

Je vais d’abord commencer ce C/R par le descriptif du voyage et les impressions générales et puis je vous ferai le today/today au fur et à mesure du temps libre !

Pour rappel, nous devions donc faire la Terre Sainte avec l’égypte et Israel au programme. Suite aux évènements , l’escale en egypte a été supprimée pour être remplacée par 2 escales en Israel. Finalement 1 mois avant le départ, Costa supprime aussi Israel pour remplacer ces 2 escales par 3 escales.(rhodes, Marmaris et Chypre) Le programme modifié était donc le suivant :

Savone En mer Katakolon(grêce) En mer Limassol (chypre) Rhodes (grêce) Marmaris(Turquie) Izmir (turquie) Athênes (grêce) En mer Rome Savone

Nous étions donc 3 couples d’amis et au départ nous avions une extérieure avec balcon au pont 8 mais suite au programme modifié et au grand professionnalisme de notre agence de voyage (Thomas Cook troyes) , nous avons été surclassés en samsara pont 10 ! On attendait donc de voir tous ces changements et d’en tirer des conclusions et une fois n’est pas coutume, voici donc les conclusions/impressions générales avant le C/R escale par escale.

C’etait notre 2ième croisière et comme nous connaissions mieux le bateau, c’etait plus simple et nous « optimisions » plus notre séjour à bord. La croisière en couple est sympa mais entre amis qui s’entendent bien, c’est vraiment TOP ! Les repas sont toujours de qualité, variés et abondants ! L’option « samsara » est vraiment une prestation qui change le voyage ! (tous les soirs au retour d’escale :hammam, jacuzzi-à quel bien être… et je vous parle pas des soins…ou plutôt je vous en parlerai plus tard…) Le restaurant Samsara est bien pratique pour le midi et le petit déjeuner mais pour le soir, c’est « sauve qui peut » ! Aucune ambiance, à peine si on peut parler , bref c’était pas notre truc du tout, mais j’y reviendrai… Les tickets bouteille d’eau sont maintenant gérés électroniquement via la carte Costa et non plus avec des tickets en papier (ou est ce du au changement de bateau ???) Quand vous êtes en samsara, vous avez le droit à 2 soins « inclus » dans votre forfait :pour prendre nos rendez vous, nous sommes allés en arrivant pour prendre des créneaux ou le bateau est « en mer » et bien là, ça sent l’arnaque à plein nez car à la réception du samsara, on vous explique que c’est 8h du matin ou 19h ! En fait, ils le font exprès pour réserver les meilleurs créneaux aux croisiéristes qui « paient » sur le bateau car tous les horaires étaient libres quand nous y sommes allés… Pas très commercial…ou plutôt trop commercial et pas assez commerçant (déçu) 11 jours en croisière avec 3 ou 4 jours en mer est une durée idéale pour vraiment bien en profiter. Les bracelets et l’ascenseur du Samsara ont fonctionné impeccablement durant notre séjour. L’organisation Costa est toujours aussi impressionnante et le personnel à bord toujours aussi poli. Le buffet toujours pas top mais bien pratique pour se dépanner quand on est « hors horaires » restos… Le Pacifica super gros navire et toujours une déco italienne bien spéciale… Enfin, dernier clin d’œil pour mes camarades de voyage :pas assez de « dacquart » en stock au ristoranté « my way »….

A plus pour la 1ère journée à savone.
Situation en Syrie? (21 avril 2011)
by Bigsacoch · 2011-04-21 · 40 replies
Aujourd'hui 21 avril je me trouve en Cappadoce, je voyage en velo et je serai a la frontiere syrienne dans entre 5 et 10 jours.J'ai eu des bonnes et des mauvaises nouvelles au sujet de la Syrie par d'autres voyageurs en velo.Un australien est passe sans aucun probleme il ya une semaine, deux francaius en revanche ont du prendre l'avin de Amman a Istanbul car les frontieres etaient fermees il ya 3 semaines au debut de la rebellion.Ils m'ont dit aussi que d'entrer dans le pays cote turc etait plus facile que d'y sortir. Savez-vous comment evolue la situation et ce qu'il en est au jour d'aujourd'hui?. Didier
Présentement en Tunisie (tourisme, mi-avril 2011)
by LietteD · 2011-04-15 · 91 replies
Nous sommes en Tunisie ( Port El Kantaoui ) et tout est beau et calme.

Malheureusement pour les tunisiens il y a moins de touristes que les années précedentes.

Les gens sont très accueillants et la température est idéale.

Nous sommes allés passer 3 jours dans le grand sud ( Djerba, Chenini et Ksar Ghilane ) C' était magnifique.

Revenez en Tunisie le plus tôt possible car les unisiens ont grand besoin de soutient touristique.

Pour nous , il reste encore 10 jours pour profiter de ce beau pays.
Séjour au Sporting en Sardaigne
by Coralie8877 · 2011-04-02 · 8 replies
Bonjour, j'ai rèservé une semaine de vacances au Sporting en Sardaigne , à côte d'Olbia mais je trouve peu de choses sur les forums sur cet hotel ??Quelqu'un le connait il?? Sur certains message ils parlent de pension complète mais avec Marmara on m'indique que c'est tout compris???

Merci de vos réponses
Partir en Tunisie ou au Maroc en avril 2011?
by Francoisdu53 · 2011-03-03 · 111 replies
Bonjour,

Moi et ma famille on devais partir en tunisie en avril 2010 et a cause du volcan on est pas partie .

On c'est fait rembourser bref .

Cette année on voudrais allez en tunisie et comme il y a pas mal de problème (version media) ma mère et mon père sont méfiant et moi j'ai tellement apprécié ce voyage les année précédente que je voudrais y retourné

Nous voudrons partir le 24 avril 2011 dans un hôtel et pour ce promener dans la tunisie .

est dangereux ?

Merci
Retour de croisière sur le MSC Magnifica du 17 au 28 février 2011
by Cuicui60 · 2011-03-02 · 3 replies
Nous voilà de retour après 12 jours sur un bateau tout simplement Magnifique...il porte vraiment bien son nom.

1er jour Arrivée à Venise le matin le transfert nous attend à l'aéroport et nous amène au port.Nous enregistrons les bagages et on monte à l'étage.On prend la fil de Msc express on grille quand même pas mal de personnes grâce à ça et on récupère nos cartes.On mange au 2ème service, c'est une première satisfaction. On réserve déjà les excursions que l'on avait prévu de faire, on prend un forfait illimité pour deux personnes au spa (Jacuzzi, Hammam et sauna) et on monte à bord vers 12h30.Notre cabine est déjà prête, les valises nous seront déposés ultérieurement.on monte à la Sahara cafétéria au pont 13 pour manger un morceau et on visite le bateau, on prend des photos.Il est l'heure pour le bateau de partir.On rejoins notre cabine avec balcon situé à l'avant gauche du bateau, on voit le pont des soupirs, la place saint marc ainsi que le palais des doges.La traversée de Venise est vraiment magnifique.On a ensuite une réunion avec notre correspondante française sur le bateau, Patricia, qui a été à notre écoute tout au long de la croisière. Nous avons ensuite l'exercice de sécurité avec les gilets de sauvetage.Et nous partons ensuite pour le premier spectacle à 19h15.Le théâtre est splendide. Les spectacles sont de qualité tout au long de la croisière, un spectacle par soirée, Acrobates, chanteurs, danseurs, illusionnistes, comique et deux concerts classiques avec une soprano et un ténor. Nous jouons ensuite au super bingo et allons enfin au premier repas à l'Edera.Notre maître d'hôtel nous amène à notre table.Nous partagerons tous les repas avec un couple de Belge très sympathiques.Nous avons passés de très bonnes soirées en leur compagnies. Toutes les soirées se terminées dans l'Armetista lounge ou l'équipe d'animation préparait des quiz musicales, des animations faisant participer le public c'étais souvent un bon moment de rigolade. Je ne vous ferais pas un résumé aussi complet de chaque jour ne vous inquiétez pas, en résumé les repas étaient très raffinés au restaurant beaucoup moins à la cafétéria mais on a la possibilité de manger au restaurant matin, midi et soir donc on a le choix de ce que l'on veut manger. Un buffet était organisé chaque soir à 23h30 soit dans les salons ou à la cafétéria.

2ème jour escale à Bari, on arrive vers 11h il pleut des cordes, nous décidons de visiter par nous même, on se balade dans les petites ruelles de Bari on voit la cathédrale Saint-Nicolas.Rien d'exceptionnelle.On retourne à bord vers 15h. le bateau repart vers 17h.

3ème jour est une journée en mer pour rejoindre l'Ile Grecque de Rhodes. On reçoit une lettre dans notre chambre comme quoi notre excursion est annulé par manque de francophone pour le lendemain.on avait choisi Rhodes et Lindos.On va voir le bureau des excursions et soit on maintien cette excursion mais aucune explication en français soit on change on décide de faire Lindos un car est organisé avec explication en français j'y reviendrais après. Pour ce qui est de cette journée exclusivement en mer des animations sont organisés tout au long de la journée, vraiment pas de quoi s’embêter....Aérobic et Stretching, démonstration de massage, tournoi de baby foot, quiz, démonstration culinaire, tournoi de ping-pong, leçon de mambo.Et en plus le soleil est revenu vu qu'il fait 17 degrés.on profite des différents pont avec leur chaises longues.Il y a 2 piscines, une à l'intérieur et l'autre découverte.On va au spa, 2 saunas à 82 degrés, 2 hammams à 42 degrés et 3 jacuzzis.Et il n'y a jamais eu plus de 8 personnes en même temps dans l'ensemble du spa donc vraiment content d'avoir pris ce forfait. Première soirée en costume, le commandant nous offre un cocktail et nous présente l'équipage.un dîner de gala à chaque soirée de gala.

4ème jour nous arrivons donc à Rhodes pour notre première excursion MSC, on se réunit dans le bar qui nous est communiqué sur le journal de bord et on part assez vite avec un groupe d'anglais.Nous sommes 10 francophones.Le guide est très sympa et parle très bien français. Lindos c'est magnifique avec ses maisons toutes blanches, son fort au dessus du village et les ruines du temples construit à l'intérieur du fort. On retourne au bateau vers 12h30 et on part directement à pied à Rhodes, on se dit qu'on a eu une petite chance d'avoir notre excursion d'annulée puisque nous avons le temps de faire Rhodes par nos propres moyens. Il fait 18 degrés et un soleil magnifique.Rhodes est une ville fortifié très agréable à s'y balader.je pense qu'une excursion n'est pas à envisager sachant que nous sommes à 5 minutes à pied du centre ville.

5ème jour déjà à Limassol, nous avons choisi Omodos, currium et le temple d'Apollon.Excursion avec un bus d'Allemand et 6 francophones perdus au milieu.lol. Dégustation de vin à 9h30 le matin c'est spécial mais il étais très bon.On fait le tour de la petite ville d'Omodos on entre dans l'église Orthodoxe on fait les boutiques et on repart.On visite les ruines du temple d'Apollon et on repart vers Limassol.On était à 1/4 d'heure en bus de Limassol, des français nous disent qu'il n'y a aucun intérêt à acheter les tickets de navettes vendus par msc car la ville est pas très intéressante.On mange le midi à bord et on profite du bateau en se reposant.Une grosse journée nous attend le lendemain.

6ème jour, arrivés à Haïfa à 7h.On part en excursion pour Jérusalem à 7h15. 41 bus attendent à la sortie du bateau c'est vous dire le nombre de passagers qui ont réservés une excursion pour ce jour là.C'est la seule excursion ou un bus exclusivement francophone sera remplis.Nous sommes 40 il me semble. Après deux heures de routes et des explications sur la ville et les religions faites par notre guide Israélien anthropologue spécialisé dans les religions, Ça tombe bien toutes les religions ou presque sont représentés à Jérusalem, On arrive à Jérusalem sous un superbe ciel bleu, 25 degrés c'est génial, on pénètre dans la ville à pied par la porte de Jaffa.On traverse le vieux Jérusalem et on arrive à l'Eglise du Saint Sépulcre que l'on visite.On se dirige ensuite vers le mur des lamentations et le dôme du rocher.On va ensuite manger dans un hôtel, on va après le repas au mont des Oliviers et enfin on termine la journée dans une toute petite boutique très attrape touriste complètement à l'extérieur de la ville au pied du mur qui sépare le territoire Palestinien de la ville de Jérusalem.Le point négatif de la journée est donc ce magasin. On repart, on écoute de la musique Israélienne et on arrive au bateau vers 18h, la nuit est déjà tombé sur Haïfa, du bateau on voit les jardins suspendus d'Haïfa qui sont éclairés, c'est superbe.

7ème jour, et deuxième journée à Haïfa (toujours sous un superbe soleil) du fait de l'annulation de l'Egypte on prend l'excursion tour en Galilée qui regroupe Nazareth et le Jourdain. Notre guide a été la moins co-opérative de tout les guides que l'on a eu.Elle devance la guide Chypriote d'une tête. Nous étions avec des Italiens et on sentais que ça la dérangeais de faire les explications en Français donc elle en zappait une bonne partie. On part à 7h30, environ 1heure de trajet on visite Nazareth ville pratiquement exclusivement Musulmane malgré la religion chrétienne qui est largement présente avec la basilique de l'annonciation notamment. On se rend ensuite au Jourdain où il y a la possibilité pour ceux qui le veulent de se faire baptisé dans les eaux, baptisé c'est un bien grand mot puisqu'il n'y a aucun prêtre ni rien, mais c'est un moment important pour mon amie qui le voulait vraiment.On rentre au bateau vers 13h30.On est très fatigué de ces 2 jours en Israël mais tellement heureux d'avoir pu voir un pays culturellement très intéressant et où les religions se côtoient.On a même été étonné de voir autant de respect entre les Musulmans et les Juifs dans la ville de Jérusalem

8ème jour, Navigation pour rejoindre Katakolon pour le 9ème jour,

9ème jour, Katakolonil fait 15 degrés, le village parce qu'on peut appeler ça un village est très mignon vu du bateau.Il a y 500 habitants avant que le bateau ne débarque...On part en excursion visiter le site d'Olympie.C'est à voir une fois mais pas plus.On a choisi l'excursion qui englobe le shopping et on a bien fait, 45 minutes à faire toutes les boutiques pour ramener plein de souvenirs.C'est mieux que ceux qui avait choisi le musée avec le site et qui ont trouvé le musée pas très intéressant.

10ème jour, Dubrovnik, un soleil magnifique une température de 14 degrés très agréable pour la saison.Un peu déçu on arrive plus en chaloupe au port de Dubrovnik mais sur un port industriel à 10 minutes en bus du centre ville, on achète donc les tickets navettes au prix de 10€ l'unité. On visite le musée de la pharmacie, on se balade dans les ruelles et la rue principale et on paye 10€ pour monter sur les remparts.On conseille vraiment de le faire pour ceux qui peuvent.C'est pas facile avec ses nombreux escaliers mais quel vue magnifique de là haut.On surplombe totalement la ville.On voit vraiment les restes de la guerre sur les façades des immeubles.On voit les toits d'époque et ceux qui ont été refait depuis.Enfin c'est vraiment la chose à ne pas louper.Le gros coup de coeur de la croisière avec Lindos, Rhodes et Jérusalem.

11ème jour, retour en Italie à Ravenne, on reste à bord vu le temps dégueulasse qu'il fait, on profite une dernière fois du bateau de ces moindres recoins et on prépare nos valises, ça sent la fin.

12ème jour, arrivés à Venise on descend du bateau à 9h et on attend notre transfert qui nous dépose à l'aéroport snif c'est déjà la fin mais que de superbes souvenirs.

Un petit résumé de la croisière un itinéraire varié et super intéressant.Des repas de qualité chaque soir et chaque midi si l'on voulait manger au restaurant. Des animations tout au long de la croisière, il n'y avait vraiment pas le temps de s'embêter.Des spectacles de qualité chaque soir dans le superbe théâtre qui rendait les spectacles encore plus beaux.Les serveurs toujours attentionnés et souriant.La chambre et la salle de bain nettoyé 2 fois par jour. La déco est raffinée, rien de trop tout est magnifique.Les bars sont variés notre préféré était le tiger bar....tout comme le topazio et les autres bars du bateau en fait.On a profité du casino et de la discothèque c'étais cool aussi. Les repas de la cafétéria sont trop répétitif mais comme dit juste au dessus si ça nous gonflait et qu'on était dans le bon créneau horaire on pouvait manger au resto.A part les spectacles qui étaient expliqués en 5 langues, 2-3 personnes de l'animation qui le parlais couramment et 1 ou 2 personne de l'accueil le français n'est pratiquement pas parlé.Les serveurs connaissent des mots par ci par là mais c'est tout.Vaut mieux être bilingue pour faire une croisière sur Msc. A leur décharge nous n'étions que 65 francophones sur 2500 passagers...oui oui 65 seulement autant vous dire qu'on s'est vite repéré et on a appris à se connaitre contrairement aux Allemands qui étaient 1500.On étais une petite famille.un point négatif de n'être que 65 mais un point positif au niveau humain quand même. Niveau tarif, tout est payant certes mais ça on le sait avant de partir si on s'est bien renseigné donc vraiment pas surpris. La plupart des excursions ont des prix élevés sur le coup mais une fois l'excursion faite on se dit que ça valait vraiment le coup.

Nous ne pourrons pas comparer avec une autre croisière puisque c'étais notre première et on est emballé.Vivement la prochaine...Ah oui j'oubliais nous avons 23 et 25 ans donc les croisières c'est pas fait que pour les personnes d'un certain âge ou d'un âge certain.La moyenne d'âge étais certes très élevé mais un véritable plaisir de côtoyer aussi bien des personnes âgés que des jeunes couples.Nous garderons un superbe souvenir du couple Québécois, du couple Belge qui partageait notre table, du couple de Papy et Mamie de la région parisienne, du couple Versaillais et du groupe de 40 qui venais de Bordeaux.On les a tous quitté triste mais avec l'espoir de les recroiser un jour !! Si vous avez les moindres questions on a gardé chaque exemplaire du journal de bord et les souvenirs sont encore tout frais dans nos têtes
Qui part en avril 2012 sur le Costa Pacifica?
by Virginie1978 · 2011-02-26 · 46 replies
Tout est dans ma question 😊 Pour nous permettre de patienter en attendant le départ 😎 et préparer la croisière en s'échangeant nos expériences ou recherches pour optimiser celle ci 😉

Nous partons le 30 avril au départ de Savone (navette de Nice aéroport) pour la croisière Terre Sainte.

A bientôt de vous lire 🙂
Hôtel Barcelo Puerto Plata: réservation du 23 mars au 6 avril
by Annemontoise · 2011-02-09 · 9 replies
Réservation faite à cet hôtel du 23 mars au 6 avril; Cie aérienne : Canjet; Opérateur : Nolitours. Merci à tous pour vos conseils des derniers jours. Si vs en avez d'autres maintenant que ma destination est précisée, je vous en remercie déjà. Et je ne manquerai pas à mon retour de vous raconter mon séjour.
Date de la reprise des vols vers la Tunisie?
by Hiverchaud · 2011-02-07 · 56 replies
Bonjour

Qui peut me renseigner sur la date de reprise des voyages vers la Tunisie? Y-a-t-il des voyagistes qui continuent d'envoyer actuellement des touristes vers DJERBA ?
Escale de croisière au Belize: Xunantunich ou Altun Ha?
by Principessaj · 2011-02-03 · 9 replies
Bonjour, Nous ferons une croisière fin février et nous voulions aller à Xunantunich. Par contre, quand nous voulons réserver sur le site de Carnival, ça ne fonctionne pas, je crois qu'il ne reste déjà plus de place pour cette excursion.

Nous avons donc deux choix. Soit aller à Haltun Ha, ou bien prendre une excursion au port pour aller à Xunantunich.

Voici mes questions: - Est-ce que quelqu'un a fait les deux endroits? Lequel me suggérez-vous? - Est-ce que vous avez été à Xunantunich avec une excursion ou taxi à partir du port? Ce qui m'inquiète, c'est que la route semble longue et je ne veux surtout pas risquer de manquer le bateau. Avec le bateau, l'excursion dure sept heures et on arriverait deux heures avant le départ du bateau... J'ai peur que si je l'achète au port, il y ait un pépin et qu'on manque le bateau...

J'attends vos suggestions!
Croisière sur le Louis Majesty
by Ruelio · 2011-01-14 · 24 replies
bonjour 1 croisiere le 13 mars 2011 pouvez vous me dire comment est ce bateau et me donner quelque astuces pour bien reussir ma croisiere merci d avance a bientot peu etre sur le bateau
Croisière "Retour en Terre Sainte", départ le 3 mars
by Ptitouit · 2011-01-13 · 29 replies
bonjour,

nous partons avec mon mari pour la croisière retour en terre sainte de costa début mars. C'est une grande première et je me pose une multitude de questions... aussi, je me permets de les poser: - quel type de vêtements doit-on emmener pour le bâteau, plutôt chaud ou froid, décontracté ou habillé? - pour la soirée un peu plus habillée, peut-on emmener une robe longue ou est-ce que ce sera trop habillé? - comment enregistre-t'on sa carte bleue? - le personnel parle-t-il français? - est-ce qu'on doit emmener du change pour les excursions ou les euros seront-ils pris?

Merci beaucoup à toutes et tous de vos réponses
Vol direct Paris-Bangkok avec Thai Airways: pays survolés?
by Claude37 · 2011-01-09 · 43 replies
Bonjour et bonne année ! nous partons en mars pour Bangkok avec Thai Airways. Est-ce que quelqu'un pourrait nous préciser quel est le trajet suivi par ce vol ? Quels sont les pays survolés, (en gros bien sûr…) Merci. Cordialement
Retour de la croisière "Retour en terres saintes" sur le Costa Pacifica en décembre 2010
by Suzies · 2010-12-27 · 30 replies
Pour l'escale à Ashdod/Jérusalem, je vous conseille de passer par un guide sur place. Nous avions réservé les services de Déborah Cherki et nous avons passé une très belle journée en sa compagnie. Très agréable, documentée, nous avons pu visiter la vieille ville en toute tranquillité. Seul problème, des grosses difficultés à sortir du port car le taxi qu'elle nous avait affrêté, n'était pas autorisé à entrer dans le port. Nous avons dû négocier pour utiliser partiellement la navette, ce qui nous a fait perdre beaucoup de temps. Attention aussi aux embouteillages pour arriver à la ville sainte.

Pour Rome, attention à bien choisir la bonne compagnie de bus touristique car les bus ne sont pas toujours à l'heure et fréquents. Il faut bien se renseigner au départ et nepas hésiter à se faire rembourser si cela ne marche pas (c'est ce que nous avons fait)
La France et la peur du "danger " à l'étranger
by Sozal · 2010-12-22 · 49 replies
Bonjour , j'ai eu envie de lancer une petite discussion suite a ma propre experience .

J'en suis à mon 6e depart hors de l'Europe ( prochaine destination : Philippines ) , et une chose m'interpelle : Quand j'annonce a mes proches mon depart et mon prochain pays "d'accueil " , leur premiere reaction est assez unanime . j'ai le droit à une floppée de mise en garde sur le danger et les risques d'aggression à l'etranger , sachant que le plupart partent comme 2/3 des francais en Egypte , au Maroc ou en Republique dominicaine . Avant de partir de partir pour 6 mois en Inde , c'etait une vraie psychose , limite un pays terroriste avec des attentats tous les jours . Quand j'etais a Bangkok en avril dernier , j'ai recu un mail de ma soeur me mettant en garde contre l’insurrection des "rouges communistes(!)"

A vraie , cela m'amuse un peu j'avoue , mais il faut toujours passer du temps pour rassurer , et je me demande d'ou vient cette peur presque schyzophrenique , quel en est l'origine ? est-ce une reaction bien francaise , la peur de ce que l'on ne connait pas ou l'influence des medias et des informations tronquées ? Quelle est votre avis et votre experience la dessus ?
Voyages organisés: supplément pour une personne seule?
by Mamilou67 · 2010-11-25 · 13 replies
Bonjour, J'aimerais savoir à quoi s'attendre lorsque l'on paie un supplément pour personne seule? Je viens de faire l'expérience avec une agence de Québec d'un voyage en Italie et l'on m'avait promis que j'aurais une chambre dite comme les autres voyageurs et je me suis retrouvée à me battre presqu'à tous les soirs où nous changions d'hôtel pour obtenir une chambre double et j'ai dû à plusieurs reprises me contenter d'une chambre à peine plus grande que mon walk-in. C'est la première fois que je vis ça et j'ai eu mon voyage avec cette agence. Je ne comprends pas pourquoi le supplément si ce n'était pas pour la chambre, car je n'occupais qu'une place dans l'avion, une place dans l'autobus, je ne mangeais que pour une, je n'utilisais les services du guide que pour moi, donc....

Merci

Mamieloue67
Croisière sur le Royal Caribbean?
by Mfhamelin · 2010-11-15 · 9 replies
Que pensez-vous de Royal Caribbean? On aimerait faire une croisière en Méditerranée et comme on part avec notre fille de 15 ans, notre agent nous recommande Royal pour toutes les activités à bord.

.chambre .nourriture .services à bord .clientèle .est-ce que tout se passe uniquement en anglais ou si le personnel parle également français

Merci 🙂

You might also like