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Voyage de quinze jours seule au Népal
Je prévois un voyage de 15j au Népal fin janvier 2009.J'ai lu bcq de messages sur "Asie du sud" et "voyager au féminin"... mais souvent anciens.Je voudrai des réactions récentes sur: Y a-t-il de vrais pbs d'insécurité politique? (site du ministère alarmant) Quel budget semble correct pour un billet Paris/Katmandou? on me dit 650 à 900 euros mais je n'en trouve pas à ce tarif ds le comparateur et pourtant janvier semble une période creuse...? Quels vaccins sont vraiment recommandés?
Je pars seule (par choix) et imagine: guest house réservée de France pour les 2 1ers jours... puis vallée de Katmandou, Bhaktapur, Patan...
un trek facile 2/3j... un séjour dans un monastère...
Cela semble-t-il faisable? facile à organiser sur place en improvisant? Vos réactions éclairées me permettraient de poursuivre mon projet, en rêvant juste assez, en étant réaliste mais pas trop...
Merci tous et toutes.
Christine
Est-ce dangereux de partir en Thaïlande et au Cambodge?
Bonjour à tous !
Je dois partir début novembre 1 semaine en Thaïlande et 1 semaine au Cambodge, et je me demandais au vue de l'actualité (guerre entre les 2 pays), si c'était dangereux ou pas d'y aller ? Je pense aller surtout à bangkok, phnom penh et Angkor. En tout cas, je ne compte pas me rendre à la frontière... Y'a t'il des personnes qui en reviennent tout juste et qui pourraient me renseigner ? Sinon, question sans rapport, savez-vous si on peut trouver facilement du lait de vache pour mon fils qui a 2 ans au Cambodge ?
Merci à tous !
Je dois partir début novembre 1 semaine en Thaïlande et 1 semaine au Cambodge, et je me demandais au vue de l'actualité (guerre entre les 2 pays), si c'était dangereux ou pas d'y aller ? Je pense aller surtout à bangkok, phnom penh et Angkor. En tout cas, je ne compte pas me rendre à la frontière... Y'a t'il des personnes qui en reviennent tout juste et qui pourraient me renseigner ? Sinon, question sans rapport, savez-vous si on peut trouver facilement du lait de vache pour mon fils qui a 2 ans au Cambodge ?
Merci à tous !
Liste des affaires de voyage pour vingt jours dans l'Ouest américain
Bonjour à tous!
Souvent lorsque je pars pour un long voyage à l'étranger, je réalise une liste d'affaires à emporter.
Je me demandais si par hasard certains d'entre vous avaient déjà réalisé cette liste et si ils pourraient nous la faire connaître.
Egalement, pour ceux qui ne font pas de liste mais qui ont quelques conseils, n'hésitez pas à donner les éléments qui vous semblent indispensables pour un autotour de 20 jours dans l'ouest des U.S (camping, motel et hotel). Par exemple, lors de mon dernier voyage, j'avais emporté : une corde à linge pour pouvoir faire sécher le linge ou attacher des affaires😎.
Merci 😉
Egalement, pour ceux qui ne font pas de liste mais qui ont quelques conseils, n'hésitez pas à donner les éléments qui vous semblent indispensables pour un autotour de 20 jours dans l'ouest des U.S (camping, motel et hotel). Par exemple, lors de mon dernier voyage, j'avais emporté : une corde à linge pour pouvoir faire sécher le linge ou attacher des affaires😎.
Merci 😉
Recherche contacts "casse pas la tête" en Nouvelle-Calédonie
Bonjour
Voilà bientôt un mois que je suis arrivé sur le caillou, J ai rapidement commencé le boulot ( lendemain de mon arrivée🙁...) je ne suis pas passé par l'auberge de jeunesse... Le truc c'est qu'à ce jour je trouve ( selon mon vécu jusqu ici bien entendu) que les échanges et les contacts en particulier "inter-communauté" sont difficiles, je n 'ai peut être pas frappé encore aux bonnes portes..? en tout cas je ne me reconnais pas ( sans faire de généralité bien sur) dans le coté cote d'azur fricé, à fond sur l'image dans lequel évoluent une grande partie des "métro" (mais pas que..)! Je suis sur qu il y a d'autre façon de vivre et d'être en cette magnifique région...Alors si des personnes simples et ouvertes " Casse pas la tête" qui se fichent de quelle communauté on est issu mais dont l'importance c'est qui on est et non ce que l'on possède, souhaitent aller prendre un verre ou me filer des conseils sur les lieux ou plans sympas faîtes moi signe😉!!
Voilà bientôt un mois que je suis arrivé sur le caillou, J ai rapidement commencé le boulot ( lendemain de mon arrivée🙁...) je ne suis pas passé par l'auberge de jeunesse... Le truc c'est qu'à ce jour je trouve ( selon mon vécu jusqu ici bien entendu) que les échanges et les contacts en particulier "inter-communauté" sont difficiles, je n 'ai peut être pas frappé encore aux bonnes portes..? en tout cas je ne me reconnais pas ( sans faire de généralité bien sur) dans le coté cote d'azur fricé, à fond sur l'image dans lequel évoluent une grande partie des "métro" (mais pas que..)! Je suis sur qu il y a d'autre façon de vivre et d'être en cette magnifique région...Alors si des personnes simples et ouvertes " Casse pas la tête" qui se fichent de quelle communauté on est issu mais dont l'importance c'est qui on est et non ce que l'on possède, souhaitent aller prendre un verre ou me filer des conseils sur les lieux ou plans sympas faîtes moi signe😉!!
Kenya: compte rendu et informations
Je reviens d’une virée africaine et je vous transmets quelques infos.
Le trajet : Kenya – Ethiopie – Sudan – Egypte – – puis Maroc - l’Afrique de l’Ouest (des posts viendront plus tard). Huit mois de voyage en tout.
La virée au Kenya date d’avril 2007. Beaucoup de choses ont pu se modifier, notamment… le calme rencontré à Nairobi. Guide : Lonely Planet (LP).
Mon idée est de Nairobi rejoindre Mombassa par le train, puis par la côte aller jusqu’à Lamu, en bus. Ensuite rejoindre l’Ethiopie par voie terrestre.
1-Visa pour l’Ethiopie Obtenir le visa éthiopien à Nairobi ne présente aucune difficulté. Le consulat se situe au State House avenue, sur la droite en remontant Kenyetta avenue, assez loin du centre ville (prendre un des nombreux bus, le 4 ou le 24 par exemple). L’ambassade se trouve sur les hauteurs. Heure d’ouverture : du lundi au vendredi, de 9h à 12h. On vient (pour moi ce fût un lundi) avec son passeport, 1 photo et 20 $US – pas besoin de lettre d’invitation de son ambassade donc – pour déposer la demande de visa. On le retire le lendemain matin (mardi). Simple.
2 – Train pour Mombassa Le bus n° 4, sur Kenyetta avenue (20 KSh), va de l’ambassade d’Ethiopie à la gare des train (mardi), pour retenir le billet, la veille du départ pour Mombassa (mercredi, 19h quand le train part à l’heure). Prix 1ère/ 2ème classe : 3375 KSh / 2490 KSh (1 € = 91 KSh). Arrivée à Mombassa vers 12 h, en retard bien sûr. Le jour du départ, aller retirer le billet le plus tard possible contrairement à ce qui est écrit dans LP, les places sont déjà attribuées, l’attente au guichet, puis sur le quai est moins longue. La 1ère classe possède deux couchettes ; la 2ème quatre et elle est un peu moins luxueuse que la première (je plaisante au regard de la vétusté des wagons). Et 1e et 2e se retrouvent dans le même wagon-restaurant grand luxe : décors bois parfait, vaisselle luxueuse, serveurs habillés, rien n’est trop beau mon colon. Voilà et c’est tout - mais c’est déjà beaucoup - pour remonter le temps; le service et le repas ne sont plus vraiment à la hauteur du temps ancien. On commence par un potage standard, merci Maggi. Mon voisin British commande une bouteille de vin. Après les samaleks du garçon : présentation de la bouteille, l’accord de client par une légère inclination de la tête et un sourire, il entame la procédure d’enlèvement du bouchon. Il visse le tirebouchon dans le liège, il tire, résistance, il tire plus fort et le tirebouchon lui reste dans la main sans le bouchon. Rires de la table, gène du serveur. On est salaud ! Le serveur revient avec un autre tirebouchon. Mais comment faire, réfléchir ! L’Anglais veut lui montrer, mais le tirebouchon est cassé, c’est plus aussi simple. Bref, l’Anglais se retrouve à tenir le cul de la bouteille, le serveur tremblotant tire avec ses deux mains, on entend le léger « hop » libérateur du bouchon. Mon voisin me sert un verre de vin. Merci, je l’ai bien mérité. À la sortie du restaurant ne pas oublier de prendre sa lampe-tempête pour s’éclairer dans le wagon où il n’y a pas de lumière. Très bonne expérience.
3 – Nairobi Tout de suite on est happé par l'ambiance africaine, rires, couleurs, beaux costumes, l’Afrique exubérante, excessive, celle qu’on aime.
Change. Le faire dans les « forex » ; celui derrière l’alliance française est correct; celui entre le New Stanley hôtel et l’Hilton est plus avantageux. Les grosses coupures (100 $US ou 100 €) sont appréciées.
Livres. À la librairie Tex Book Centre on trouve, en anglais, LP des pays limitrophes au Kenya et le Bradt Ethiopia et Soudan à des prix un peu inférieurs qu’en France. L’accès temporaire à la médiathèque de l’Alliance Française est payant : 100 KSh !
Loger : L’Iqbal hôtel c’est fini. J’ai opté pour le New Kenya Lodge, central, dortoir 400 KSh, bruyant, des matelas en mousse très fatigués, mais lits avec moustiquaire. Café du matin inclus dans le prix - sans tartines - ambiance très sympa, coffre à la réception. Vers l’ambassade d’Ethiopie, quartier calme, se trouve un YMCA, peut-être une alternative, mais je n’y suis pas allé.
Voir. Peu de chose, prendre 1 journée suffit. Pour s’échapper de Nairobi, on peut visiter le Karen Bixen Museum, 800 KSh. On prend le bus 24, à côté du Hilton ou à la poste principale, qui nous dépose au pied du Musée, 40 KSh.
3 – Mombasa Logement. Au Glory Bed Breakfast. Bien pour le prix, mais réveil bruyant par la grâce de la Mosquée. Cet hôtel se trouve au bout de l’avenue qui fait face à la Gare, proche du centre ville .
Repas. Island Dishes. Les « viazi vya nazi » et « ndizi za nazi » à base de lait de coco sont bons.
Voir. Une demi journée suffit pour en faire la visite : Fort Jésus (800 KSh), puis la « promenade à pied » proposé par LP qui commence au pied du fort, où se trouvent beaucoup de magasins pour touristes, où se proposent des pseudos guides avec insistance – voire avec agressivité -, mais où l’on voit de beaux bâtiments et une adorable petite mosquée. Dans ces rues on peut se retrouver seul. Je suis entré dans la belle cathédrale avec des vitraux comme ceux de Chartres.
4 – Kilifi Transport. Se faire déposer au carrefour du village de Mnarani, 200 m avant le Pont de la rivière Kilifi Creek.
Logement. J’ai dormi au village, au Banclari Beach Hotel, chez Mme Marguerite Kokartis, Box 508, Kilifi, tel 07 33 72 47 15. Pour 500 KSh on est dans un hôtel récent, qui surplombe, dans un cadre agréable, la rivère ; avec une chambre double très bien, très propre, tranquille et avec un copieux petit déj le matin. Marguerite, très sympa, viendra le soir vous tenir compagnie et en profitera pour se faire offrir une bière. Du coin repas, proche du pont, on peut entendre les voitures, sans y être vraiment gêné. Marguerite fait et sert des repas. Les prix se négocient dans la bonne humeur.
Pot. On est très bien au Kilifi Membres club pour boire une bière face à une vue splendide
Voir. La visite des ruines de Mnarani doit se faire avant celles de Gede. Elle est absolument nécessaire- bien que mineure - par ceux que les sites archéologiques intéressent et les autres aussi, au regard de la rareté de tels sites en Afrique. Le site est de qualité, pluriel. Pour accéder aux ruines, on traverse le village – intéressant -, et l’on s’en va dans la campagne calme et verdoyante, sur un bon chemin. Un guide n’est pas nécessaire ; 2 H de visite sans se presser ; 500 KSh à négocier moitié du prix. Beaux baobabs, mosquées et ruines intéressantes. Bonne description du site dans LP.
5- Ruines de Gede Transport. Le matin partir tôt de Kilifi en bus direction de Malindi, arrêt au carrefour de la route pour Watamu dans le village de Gede. Poursuivre à pied. À droite, après 200 m sur la route de Watamu, un chemin en terre conduit au site. Dans le chemin, à la fourche, prendre à gauche, c’est juste là. Entre 1 à 2 km de marche en tout. À la réception on dépose le sac à dos. Entrée 500 KSh, guide 300 KSh
Voir. Site majeur, pas encore inscrit au patrimoine mondial de l’humanité, on peut être précurseur. Prendre un guide officiel qui parle français est une création de richesse pour le visiteur par la convivialité qui s’étabira nécessairement avec votre guide, souvent jeune (2h à 3 h de visite), les sourires dus à l’imprécision de son vocabulaire ou l’utilisation de mots oubliés et c’est une façon de soutenir la francophonie. La visite, une promenade dans une forêt avec de nombreux baobabs tricentenaires. Une ville avec son palais, ses maisons confortables; ses nombreuses mosquées, à côté de chacune d’elles, un puit, l’eau puisée se verse dans une rigole qui l’emmène dans un bassin pour les ablutions ; ses commerces où ils ont trouvé des lampes indiennes, des ciseaux d’Espagne, des coquillages de Venise ; la banque où ils ont trouvé de la monnaie chinoise. Gede au cœur de la mondialisation du XIIIe siècle ? J’ai laissé à mon jeune guide, en édition livre de poche, l’Africain de Le Clézio, livre très facile à lire et qui devrait le motiver (Plus généralement : les gens francophones, de tous les pays, sont très demandeurs de lecture française). Il était ravi, moi aussi. Très bonne description du site dans LP.
6 – Malindi
Transport. Après la visite du site de Gede, revenir au carrefour, la ville n’est plus qu’à 16 Km.
Logement. Tana Guest House, 650 KSh la double, au cœur des gares routières, bien pour la ville, toilettes à l’Européenne, toujours complet dès le début de l’après-midi.
Internet. Un cyber Café dans Lamu rd, du côté des numéros 53, 3, 57, moderne et rapide.
Voir. La ville m’a déçu. Pourtant c’est une ville réputée. Ni suis-je pas venu au bon moment ? : Pas de touristes, nuages et pluie, chaleur et air salin, plage morose, le nord de la ville sans intérêt (pour moi), et à voir, bien peu sont intéressants à l’image de la Vasco da Gama Pillar pour un prix élevé ou fermé comme l’église portugaise. Tristounet tout ça. Une petite consolation : le marché aux bibelots de Malindi, trop touristique, mais où je trouve un beau masque, après un palabre délicieux.
7 – Lamu Transport. Avec la compagnie TSS, 400KSh pour Malindi-Lamu, 6h de route. Ferries à 50 KSh.
Logement. Je descends au Lamu Guest House, double 700 KSh, très bien, très propre, accueil chaleureux, coffre… mais sans jardin. Mieux (en basse saison) pour le cadre et le patio, le calme et des chambres parfaites, Yumbe House, pour 50 KSh de plus sans petit déj, (avec 1000 KSh)… alors que LP annonce des prix bien supérieurs. Tant pis, au LGH je m’y suis senti bien, chouchouté même. Les autres logements à petit budget de LP sont infâmes.
Voir. Lamu est vraiment un petit bijou, très sweet. Shella complète bien Lamu. La plage sur Manda Island, face à Shela, est paradisiaque. L’ensemble de ses trois éléments en font un lieu remarquable, on a vraiment la sensation de vacances. Oublié le coût du trajet pour venir jusqu’ici: le manque de confort des bus, la durée et la distance du trajet, l’état des routes… Lamu est incontournable. Impossible d’aller aux ruines de Takwa, les heures de marée ne convenaient pas. Tous les détails de ces lieux sont bien décrits dans LP.
8 – Retour à Nairobi Le trajet. Je dois continuer mon voyage vers l’Ethiopie. Pour y aller trois chemins sont envisageables. 1- Passer par la Somalie, mais est-ce possible ? Je n’ai pas étudié la faisabilité du trajet. Peut-être qu’un d’entre vous a fait ce trajet et peut en dire plus ? 2 - Aller de Lamu à Moyale directement par la C81 (on évite de revenir sur Nairobi). On me l’a très vivement déconseillé en les transports en commun: les changements et la lenteur des bus, le manque de sécurité… Peut-être par le forum, un avis ? 3 – Lamu-Moyale via Nairobi. C’est l’option que j’ai choisie à partir des recommandations insistantes et convergentes des locaux. Donc :
a- Départ avec le premier ferries à 6h. Puis le bus avec TSS, Lamu-Malindi, nuit à Malindi. b- Le lendemain, départ direct pour Mombassa, toujours avec TSS, 500 KSh. c- Puis parce qu’il y avait un bus de nuit dans la foulée, voyage jusqu’à Nairobi direct, de nuit. Au petit matin on se trouve au centre de Nairobi, proche des taxis pour Isolo. Allez … va pour Isolo.
9-Isolo. Fin du goudron. La route entre Nairobi et Isolo passe par le mont Kenya, il y a un changement de taxi à Meru. Je prends une chambre au Machoro Lodge qui est bien. Une seule solution pour rejoindre Moyale, les trucks qui passent la nuit entre 1h et 3h du matin. Négociation avec le syndicat pour obtenir le billet quand il y a de place dans un camion de marchandises surchargé. Départ à 4 h. Et alors un long, mais un très long trajet commence de 36 h non-stop. Un pénible, mais un très pénible voyage commence… Long, pénible, éreintant… voilà les mots qui conviennent. À l’arrivé je suis lessivé par les chaos de la piste; dans la journée, par le soleil, le vent, la poussière; la nuit, par le froid, le manque de place pour s’allonger. Et personne ne se plaindra tout au long du trajet, même pas moi. Héroïques les Africains. Une fois fait, c’est un souvenir inoubliable, par le côté négatif du voyage ; mais encore par son côté événementiel : crevaison, réparation d’essieu, embourbement ; enfin par son côté attrayant : très beau paysage de savane et par la vue d’un animal par ici par là : girafes, autruches, singes, oiseaux aux multiples couleurs.
10 – Moyale À Moyale, le truck me dépose, la frontière est là, non définie. Un flic m’appelle, j’étais déjà en Ethiopie, je retourne vers les barraquements pour les formalités.
La suite en l’Ethiopie.
La virée au Kenya date d’avril 2007. Beaucoup de choses ont pu se modifier, notamment… le calme rencontré à Nairobi. Guide : Lonely Planet (LP).
Mon idée est de Nairobi rejoindre Mombassa par le train, puis par la côte aller jusqu’à Lamu, en bus. Ensuite rejoindre l’Ethiopie par voie terrestre.
1-Visa pour l’Ethiopie Obtenir le visa éthiopien à Nairobi ne présente aucune difficulté. Le consulat se situe au State House avenue, sur la droite en remontant Kenyetta avenue, assez loin du centre ville (prendre un des nombreux bus, le 4 ou le 24 par exemple). L’ambassade se trouve sur les hauteurs. Heure d’ouverture : du lundi au vendredi, de 9h à 12h. On vient (pour moi ce fût un lundi) avec son passeport, 1 photo et 20 $US – pas besoin de lettre d’invitation de son ambassade donc – pour déposer la demande de visa. On le retire le lendemain matin (mardi). Simple.
2 – Train pour Mombassa Le bus n° 4, sur Kenyetta avenue (20 KSh), va de l’ambassade d’Ethiopie à la gare des train (mardi), pour retenir le billet, la veille du départ pour Mombassa (mercredi, 19h quand le train part à l’heure). Prix 1ère/ 2ème classe : 3375 KSh / 2490 KSh (1 € = 91 KSh). Arrivée à Mombassa vers 12 h, en retard bien sûr. Le jour du départ, aller retirer le billet le plus tard possible contrairement à ce qui est écrit dans LP, les places sont déjà attribuées, l’attente au guichet, puis sur le quai est moins longue. La 1ère classe possède deux couchettes ; la 2ème quatre et elle est un peu moins luxueuse que la première (je plaisante au regard de la vétusté des wagons). Et 1e et 2e se retrouvent dans le même wagon-restaurant grand luxe : décors bois parfait, vaisselle luxueuse, serveurs habillés, rien n’est trop beau mon colon. Voilà et c’est tout - mais c’est déjà beaucoup - pour remonter le temps; le service et le repas ne sont plus vraiment à la hauteur du temps ancien. On commence par un potage standard, merci Maggi. Mon voisin British commande une bouteille de vin. Après les samaleks du garçon : présentation de la bouteille, l’accord de client par une légère inclination de la tête et un sourire, il entame la procédure d’enlèvement du bouchon. Il visse le tirebouchon dans le liège, il tire, résistance, il tire plus fort et le tirebouchon lui reste dans la main sans le bouchon. Rires de la table, gène du serveur. On est salaud ! Le serveur revient avec un autre tirebouchon. Mais comment faire, réfléchir ! L’Anglais veut lui montrer, mais le tirebouchon est cassé, c’est plus aussi simple. Bref, l’Anglais se retrouve à tenir le cul de la bouteille, le serveur tremblotant tire avec ses deux mains, on entend le léger « hop » libérateur du bouchon. Mon voisin me sert un verre de vin. Merci, je l’ai bien mérité. À la sortie du restaurant ne pas oublier de prendre sa lampe-tempête pour s’éclairer dans le wagon où il n’y a pas de lumière. Très bonne expérience.
3 – Nairobi Tout de suite on est happé par l'ambiance africaine, rires, couleurs, beaux costumes, l’Afrique exubérante, excessive, celle qu’on aime.
Change. Le faire dans les « forex » ; celui derrière l’alliance française est correct; celui entre le New Stanley hôtel et l’Hilton est plus avantageux. Les grosses coupures (100 $US ou 100 €) sont appréciées.
Livres. À la librairie Tex Book Centre on trouve, en anglais, LP des pays limitrophes au Kenya et le Bradt Ethiopia et Soudan à des prix un peu inférieurs qu’en France. L’accès temporaire à la médiathèque de l’Alliance Française est payant : 100 KSh !
Loger : L’Iqbal hôtel c’est fini. J’ai opté pour le New Kenya Lodge, central, dortoir 400 KSh, bruyant, des matelas en mousse très fatigués, mais lits avec moustiquaire. Café du matin inclus dans le prix - sans tartines - ambiance très sympa, coffre à la réception. Vers l’ambassade d’Ethiopie, quartier calme, se trouve un YMCA, peut-être une alternative, mais je n’y suis pas allé.
Voir. Peu de chose, prendre 1 journée suffit. Pour s’échapper de Nairobi, on peut visiter le Karen Bixen Museum, 800 KSh. On prend le bus 24, à côté du Hilton ou à la poste principale, qui nous dépose au pied du Musée, 40 KSh.
3 – Mombasa Logement. Au Glory Bed Breakfast. Bien pour le prix, mais réveil bruyant par la grâce de la Mosquée. Cet hôtel se trouve au bout de l’avenue qui fait face à la Gare, proche du centre ville .
Repas. Island Dishes. Les « viazi vya nazi » et « ndizi za nazi » à base de lait de coco sont bons.
Voir. Une demi journée suffit pour en faire la visite : Fort Jésus (800 KSh), puis la « promenade à pied » proposé par LP qui commence au pied du fort, où se trouvent beaucoup de magasins pour touristes, où se proposent des pseudos guides avec insistance – voire avec agressivité -, mais où l’on voit de beaux bâtiments et une adorable petite mosquée. Dans ces rues on peut se retrouver seul. Je suis entré dans la belle cathédrale avec des vitraux comme ceux de Chartres.
4 – Kilifi Transport. Se faire déposer au carrefour du village de Mnarani, 200 m avant le Pont de la rivière Kilifi Creek.
Logement. J’ai dormi au village, au Banclari Beach Hotel, chez Mme Marguerite Kokartis, Box 508, Kilifi, tel 07 33 72 47 15. Pour 500 KSh on est dans un hôtel récent, qui surplombe, dans un cadre agréable, la rivère ; avec une chambre double très bien, très propre, tranquille et avec un copieux petit déj le matin. Marguerite, très sympa, viendra le soir vous tenir compagnie et en profitera pour se faire offrir une bière. Du coin repas, proche du pont, on peut entendre les voitures, sans y être vraiment gêné. Marguerite fait et sert des repas. Les prix se négocient dans la bonne humeur.
Pot. On est très bien au Kilifi Membres club pour boire une bière face à une vue splendide
Voir. La visite des ruines de Mnarani doit se faire avant celles de Gede. Elle est absolument nécessaire- bien que mineure - par ceux que les sites archéologiques intéressent et les autres aussi, au regard de la rareté de tels sites en Afrique. Le site est de qualité, pluriel. Pour accéder aux ruines, on traverse le village – intéressant -, et l’on s’en va dans la campagne calme et verdoyante, sur un bon chemin. Un guide n’est pas nécessaire ; 2 H de visite sans se presser ; 500 KSh à négocier moitié du prix. Beaux baobabs, mosquées et ruines intéressantes. Bonne description du site dans LP.
5- Ruines de Gede Transport. Le matin partir tôt de Kilifi en bus direction de Malindi, arrêt au carrefour de la route pour Watamu dans le village de Gede. Poursuivre à pied. À droite, après 200 m sur la route de Watamu, un chemin en terre conduit au site. Dans le chemin, à la fourche, prendre à gauche, c’est juste là. Entre 1 à 2 km de marche en tout. À la réception on dépose le sac à dos. Entrée 500 KSh, guide 300 KSh
Voir. Site majeur, pas encore inscrit au patrimoine mondial de l’humanité, on peut être précurseur. Prendre un guide officiel qui parle français est une création de richesse pour le visiteur par la convivialité qui s’étabira nécessairement avec votre guide, souvent jeune (2h à 3 h de visite), les sourires dus à l’imprécision de son vocabulaire ou l’utilisation de mots oubliés et c’est une façon de soutenir la francophonie. La visite, une promenade dans une forêt avec de nombreux baobabs tricentenaires. Une ville avec son palais, ses maisons confortables; ses nombreuses mosquées, à côté de chacune d’elles, un puit, l’eau puisée se verse dans une rigole qui l’emmène dans un bassin pour les ablutions ; ses commerces où ils ont trouvé des lampes indiennes, des ciseaux d’Espagne, des coquillages de Venise ; la banque où ils ont trouvé de la monnaie chinoise. Gede au cœur de la mondialisation du XIIIe siècle ? J’ai laissé à mon jeune guide, en édition livre de poche, l’Africain de Le Clézio, livre très facile à lire et qui devrait le motiver (Plus généralement : les gens francophones, de tous les pays, sont très demandeurs de lecture française). Il était ravi, moi aussi. Très bonne description du site dans LP.
6 – Malindi
Transport. Après la visite du site de Gede, revenir au carrefour, la ville n’est plus qu’à 16 Km.
Logement. Tana Guest House, 650 KSh la double, au cœur des gares routières, bien pour la ville, toilettes à l’Européenne, toujours complet dès le début de l’après-midi.
Internet. Un cyber Café dans Lamu rd, du côté des numéros 53, 3, 57, moderne et rapide.
Voir. La ville m’a déçu. Pourtant c’est une ville réputée. Ni suis-je pas venu au bon moment ? : Pas de touristes, nuages et pluie, chaleur et air salin, plage morose, le nord de la ville sans intérêt (pour moi), et à voir, bien peu sont intéressants à l’image de la Vasco da Gama Pillar pour un prix élevé ou fermé comme l’église portugaise. Tristounet tout ça. Une petite consolation : le marché aux bibelots de Malindi, trop touristique, mais où je trouve un beau masque, après un palabre délicieux.
7 – Lamu Transport. Avec la compagnie TSS, 400KSh pour Malindi-Lamu, 6h de route. Ferries à 50 KSh.
Logement. Je descends au Lamu Guest House, double 700 KSh, très bien, très propre, accueil chaleureux, coffre… mais sans jardin. Mieux (en basse saison) pour le cadre et le patio, le calme et des chambres parfaites, Yumbe House, pour 50 KSh de plus sans petit déj, (avec 1000 KSh)… alors que LP annonce des prix bien supérieurs. Tant pis, au LGH je m’y suis senti bien, chouchouté même. Les autres logements à petit budget de LP sont infâmes.
Voir. Lamu est vraiment un petit bijou, très sweet. Shella complète bien Lamu. La plage sur Manda Island, face à Shela, est paradisiaque. L’ensemble de ses trois éléments en font un lieu remarquable, on a vraiment la sensation de vacances. Oublié le coût du trajet pour venir jusqu’ici: le manque de confort des bus, la durée et la distance du trajet, l’état des routes… Lamu est incontournable. Impossible d’aller aux ruines de Takwa, les heures de marée ne convenaient pas. Tous les détails de ces lieux sont bien décrits dans LP.
8 – Retour à Nairobi Le trajet. Je dois continuer mon voyage vers l’Ethiopie. Pour y aller trois chemins sont envisageables. 1- Passer par la Somalie, mais est-ce possible ? Je n’ai pas étudié la faisabilité du trajet. Peut-être qu’un d’entre vous a fait ce trajet et peut en dire plus ? 2 - Aller de Lamu à Moyale directement par la C81 (on évite de revenir sur Nairobi). On me l’a très vivement déconseillé en les transports en commun: les changements et la lenteur des bus, le manque de sécurité… Peut-être par le forum, un avis ? 3 – Lamu-Moyale via Nairobi. C’est l’option que j’ai choisie à partir des recommandations insistantes et convergentes des locaux. Donc :
a- Départ avec le premier ferries à 6h. Puis le bus avec TSS, Lamu-Malindi, nuit à Malindi. b- Le lendemain, départ direct pour Mombassa, toujours avec TSS, 500 KSh. c- Puis parce qu’il y avait un bus de nuit dans la foulée, voyage jusqu’à Nairobi direct, de nuit. Au petit matin on se trouve au centre de Nairobi, proche des taxis pour Isolo. Allez … va pour Isolo.
9-Isolo. Fin du goudron. La route entre Nairobi et Isolo passe par le mont Kenya, il y a un changement de taxi à Meru. Je prends une chambre au Machoro Lodge qui est bien. Une seule solution pour rejoindre Moyale, les trucks qui passent la nuit entre 1h et 3h du matin. Négociation avec le syndicat pour obtenir le billet quand il y a de place dans un camion de marchandises surchargé. Départ à 4 h. Et alors un long, mais un très long trajet commence de 36 h non-stop. Un pénible, mais un très pénible voyage commence… Long, pénible, éreintant… voilà les mots qui conviennent. À l’arrivé je suis lessivé par les chaos de la piste; dans la journée, par le soleil, le vent, la poussière; la nuit, par le froid, le manque de place pour s’allonger. Et personne ne se plaindra tout au long du trajet, même pas moi. Héroïques les Africains. Une fois fait, c’est un souvenir inoubliable, par le côté négatif du voyage ; mais encore par son côté événementiel : crevaison, réparation d’essieu, embourbement ; enfin par son côté attrayant : très beau paysage de savane et par la vue d’un animal par ici par là : girafes, autruches, singes, oiseaux aux multiples couleurs.
10 – Moyale À Moyale, le truck me dépose, la frontière est là, non définie. Un flic m’appelle, j’étais déjà en Ethiopie, je retourne vers les barraquements pour les formalités.
La suite en l’Ethiopie.
Tourisme de masse en Égypte
Je me rend en Egypte le 23 Novembre prochain. J'y vais avec un petit groupe de 12 personnes + un accompagnateur et le guide locale. Tout est inclus, transports, visites et repas. Nous faisons bien sûr la visite du Caire, Alexandrie, ensuite je prend et dors sur le train jusqu'à Assouan et je fais de là une croisière sur le Nil de 3 jours jusqu'à Luxor, pour finir avec une journée de plongée à Hurghada. C'est 10 jours de visite en tout sur place + les jours de vol.
C'est rapide, mais c'est l'offre qui répondait à mes moyens.
Après avoir lu certains commentaires, il me vient une certaine inquiétude, c'est de faire face au tourisme de masse. J'ai lu que beauocup de bateaux longeaient le Nil à queue leu leu, que le port de Kom Ombo est un vrai stationnement de bateaux de croisière, que l'on se bourcule aux portes des sites archéologiques, ainsi qu'on joue du coude devant les principaux attraits à voir. Difficile de prendre de belles photos, sans que des touristes polluent l'image. Si c'est ainsi, je crois que je vais m'impatienter si non être déçu de cette exploitation touristique à outrance.
Je suis plutôt le style de voyageuse autonome, pour avoir parcouru en Mai dernier le plâteau central du Mexique avec mon amoureux, en autobus et sac au dos, en allant dormir dans de petits hôtels de charme de gestion mexicaine que j'avais trouvé sur internet. Tripadvisor est une excellente source. J'ai fait l'Europe pendant 6 mois en auto-stop dans ma jeunesse ainsi que d'autres voyages similaires. Pour l'Égypte je suis seule à voyager et je ne me sentais pas à l'aise d'aller seule dans un pays musulman. Je n'ai plus l'âge de la témérité. J'ai déjà eu assez de troubles au Maroc, alors que je voyageais pourtant en train avec 3 copains. J'ai adoré la pays, mais pas l'attitude des hommes face aux occidentales. Je me sentais brimée, je dirais même agressée dans ma liberté.
J'ai alors choisit un circuit pour l'Egypte. Je me dis qu'en me présentant cela pire que c'est, peut-être que finalement je serai agréablement surprise de mon voyage. Je me documente amplement. J'ai très hâte de découvrir ce pays aux vestiges magestueux ainsi son peuple à la riche culture ancestrale.
Avez-vous des commentaires ?... Merci beaucoup... ...Paloma
C'est rapide, mais c'est l'offre qui répondait à mes moyens.
Après avoir lu certains commentaires, il me vient une certaine inquiétude, c'est de faire face au tourisme de masse. J'ai lu que beauocup de bateaux longeaient le Nil à queue leu leu, que le port de Kom Ombo est un vrai stationnement de bateaux de croisière, que l'on se bourcule aux portes des sites archéologiques, ainsi qu'on joue du coude devant les principaux attraits à voir. Difficile de prendre de belles photos, sans que des touristes polluent l'image. Si c'est ainsi, je crois que je vais m'impatienter si non être déçu de cette exploitation touristique à outrance.
Je suis plutôt le style de voyageuse autonome, pour avoir parcouru en Mai dernier le plâteau central du Mexique avec mon amoureux, en autobus et sac au dos, en allant dormir dans de petits hôtels de charme de gestion mexicaine que j'avais trouvé sur internet. Tripadvisor est une excellente source. J'ai fait l'Europe pendant 6 mois en auto-stop dans ma jeunesse ainsi que d'autres voyages similaires. Pour l'Égypte je suis seule à voyager et je ne me sentais pas à l'aise d'aller seule dans un pays musulman. Je n'ai plus l'âge de la témérité. J'ai déjà eu assez de troubles au Maroc, alors que je voyageais pourtant en train avec 3 copains. J'ai adoré la pays, mais pas l'attitude des hommes face aux occidentales. Je me sentais brimée, je dirais même agressée dans ma liberté.
J'ai alors choisit un circuit pour l'Egypte. Je me dis qu'en me présentant cela pire que c'est, peut-être que finalement je serai agréablement surprise de mon voyage. Je me documente amplement. J'ai très hâte de découvrir ce pays aux vestiges magestueux ainsi son peuple à la riche culture ancestrale.
Avez-vous des commentaires ?... Merci beaucoup... ...Paloma
Recherches contacts de classes francophones/instituteurs en Thaïlande/Vietnam/Cambodge/Laos
Bonjour à tous,
Je suis en train de donner un cadre beaucoup plus global à mon voyage de 6 mois en Asie du Sud Est (départ novembre prochain), en phase avec mes engagements et convictions personnelles.
Je suis donc en train de monter une association dont l'objectif est de sensibiliser à l'action écologique (écologie dans le sens global: environnement, société etc.) car il me semble que le noeud du problème réside dans le passage de la sensibilisation à l'action. Et ce en activant des leviers très divers: le témoignage, la participation, l'engagement, l'art, l'éducation..
Le voyage constitue la première étape, dans laquelle je serais une observatrice itinérante (et surtout pas un experte: en effet, l'idée est de reconquérir notre capacité de sentir, voir, écouter etc..et AGIR!), observatrice des créativités déployées en termes d'écologie, mais aussi autour du thème de l'éco-tourisme.
Mon premier outil (avant de monter des évènements de sensibilisation ici à mon retour) serait un blog à double entrée: adulte et enfants.
Concernant les enfants, j'aimerais mettre en correspondance des classes ici, avec des classes francophones en Thailande, Vietnam, Laos, Cambodge. Pour que les enfants échangent entre eux, découvrent l'autre dans sa vie (autant ici qu'en Asie), avec un thème central qui serait l'apprentissage de comportements écologiques.
QUESTION: avez-vous des contacts dans l'éducation avec qui je pourrais me mettre en relation, et proposer cet échange?
Vos idées, suggestions sont les bienvenues.
Un grand merci Zineb
Je suis en train de donner un cadre beaucoup plus global à mon voyage de 6 mois en Asie du Sud Est (départ novembre prochain), en phase avec mes engagements et convictions personnelles.
Je suis donc en train de monter une association dont l'objectif est de sensibiliser à l'action écologique (écologie dans le sens global: environnement, société etc.) car il me semble que le noeud du problème réside dans le passage de la sensibilisation à l'action. Et ce en activant des leviers très divers: le témoignage, la participation, l'engagement, l'art, l'éducation..
Le voyage constitue la première étape, dans laquelle je serais une observatrice itinérante (et surtout pas un experte: en effet, l'idée est de reconquérir notre capacité de sentir, voir, écouter etc..et AGIR!), observatrice des créativités déployées en termes d'écologie, mais aussi autour du thème de l'éco-tourisme.
Mon premier outil (avant de monter des évènements de sensibilisation ici à mon retour) serait un blog à double entrée: adulte et enfants.
Concernant les enfants, j'aimerais mettre en correspondance des classes ici, avec des classes francophones en Thailande, Vietnam, Laos, Cambodge. Pour que les enfants échangent entre eux, découvrent l'autre dans sa vie (autant ici qu'en Asie), avec un thème central qui serait l'apprentissage de comportements écologiques.
QUESTION: avez-vous des contacts dans l'éducation avec qui je pourrais me mettre en relation, et proposer cet échange?
Vos idées, suggestions sont les bienvenues.
Un grand merci Zineb
Forum du voyage à vélo à Lyon le samedi 26 mai 2007
Bonjour à tous,
J'ai pensé que cette info pourrait en intéresser plus d'un(e) 🙂
2ème édition du forum du voyage à vélo : samedi 26 mai 2007, de 13h00 à 22h à Pignon sur Rue A une époque où l’on peut traverser le monde en quelques heures, le forum du voyage à vélo met à l’honneur ceux qui prennent le temps de le découvrir. Organisée par Pignon sur Rue, cette journée permet à tous les cyclotouristes, voyageurs à deux roues, de se rencontrer et de partir à la découverte de circuits, voyages, expériences que des intervenants auront le plaisir de faire partager au travers de diaporamas, photos, livres. Cyclistes débutants ou chevronnés, adeptes de grandes randonnées ou amateurs de petites balades tranquilles, venez découvrir les nombreux paysages, villes et pays que ces personnes ont sillonné à vélo, seul, à plusieurs, en famille... Le programme : Accueil à partir de 13 heures à Pignon sur Rue, 10 rue St Polycarpe, 69001 Lyon (à quelques coup de pédales de la place des Terreaux)
Les voyages au long cours (salle polyvalente de la Condition des Soies, juste de l’autre côté de la rue)
à 13h30, « Odessa-Tachkent, un vélo et des hommes » par François Picard (film de 52 min) : 5000 kilomètres à vélo et 4 mois de rencontres à travers l’Ukraine, la Russie, le Kazakhstan et l’Ouzbékistan...
à 14h45, « Les aventures de Rossinante », première partie Egypte-Soudan par Bernard Magnouloux : un diaporama qui a reçu de nombreux prix (25 min)
à 16h00, « De Feu et de Glace » par Stéphane Pagani : un diaporama et un film sur son voyage de 38 jours en Islande.
La préparation au voyage
à 18h00, à l’atelier, conseils pratiques pour un premier départ
Le ravito
à 19h00, restauration possible sur place - merci de réserver à l’avance par téléphone ou mail
Voyager près de chez soi...
à 20h00, quelques baroudeurs vous présenteront leurs voyages en France, dont Didier Carret, auteur de « Voyage avec un âne dans ses veines » et Côme Rollet, qui à l’âge de neuf ans a déjà visité quelques jolis coins de France et d’Europe à vélo.
Tout l’après-midi, vous pourrez aussi discuter avec des voyageurs qui tiendront des stands dans nos locaux et découvrir les nombreux récits de voyages consultables au centre de documentation.
Pour plus d'infos : Pignon sur Rue
2ème édition du forum du voyage à vélo : samedi 26 mai 2007, de 13h00 à 22h à Pignon sur Rue A une époque où l’on peut traverser le monde en quelques heures, le forum du voyage à vélo met à l’honneur ceux qui prennent le temps de le découvrir. Organisée par Pignon sur Rue, cette journée permet à tous les cyclotouristes, voyageurs à deux roues, de se rencontrer et de partir à la découverte de circuits, voyages, expériences que des intervenants auront le plaisir de faire partager au travers de diaporamas, photos, livres. Cyclistes débutants ou chevronnés, adeptes de grandes randonnées ou amateurs de petites balades tranquilles, venez découvrir les nombreux paysages, villes et pays que ces personnes ont sillonné à vélo, seul, à plusieurs, en famille... Le programme : Accueil à partir de 13 heures à Pignon sur Rue, 10 rue St Polycarpe, 69001 Lyon (à quelques coup de pédales de la place des Terreaux)
Les voyages au long cours (salle polyvalente de la Condition des Soies, juste de l’autre côté de la rue)
à 13h30, « Odessa-Tachkent, un vélo et des hommes » par François Picard (film de 52 min) : 5000 kilomètres à vélo et 4 mois de rencontres à travers l’Ukraine, la Russie, le Kazakhstan et l’Ouzbékistan...
à 14h45, « Les aventures de Rossinante », première partie Egypte-Soudan par Bernard Magnouloux : un diaporama qui a reçu de nombreux prix (25 min)
à 16h00, « De Feu et de Glace » par Stéphane Pagani : un diaporama et un film sur son voyage de 38 jours en Islande.
La préparation au voyage
à 18h00, à l’atelier, conseils pratiques pour un premier départ
Le ravito
à 19h00, restauration possible sur place - merci de réserver à l’avance par téléphone ou mail
Voyager près de chez soi...
à 20h00, quelques baroudeurs vous présenteront leurs voyages en France, dont Didier Carret, auteur de « Voyage avec un âne dans ses veines » et Côme Rollet, qui à l’âge de neuf ans a déjà visité quelques jolis coins de France et d’Europe à vélo.
Tout l’après-midi, vous pourrez aussi discuter avec des voyageurs qui tiendront des stands dans nos locaux et découvrir les nombreux récits de voyages consultables au centre de documentation.Pour plus d'infos : Pignon sur Rue
Berlin, 9 juillet 2006
(j'ai écrit ce texte dans une autre discussion, il n'a pas été relu)
Je reviens de Berlin (arrivée à paris à 18h)
Je suis parti en Alemagne samedi. 13 de route. J'ai dormi à Magdebourg) où j'ai été voir sur écran géant (au pied du Dom) la finale de la 3ème place, en plein milieu de nombreux jeunes supporters allemands. Ce fût une sacrée fête, dans un très bon esprit.
Le lendemain matin, je suis parti à Berlin. J'ai visité le centre-ville où se trouvaient des milliers de supporters de toutes nationalités (rép dominicaine, grèce, egypte, nombreux polonais, italiens brailleurs, nombreux allemands revenant de leur fête...).
Le coeur de la ville, entre la porte de brandebourg et le Reichstag, a été transformé en gigantesque foire footbolistique international. toujours dans un tres bon esprit. On y trouvait toute sorte d'activités (ex: terrains synthétiques où s'afrontaient spontanément en 5 v 5 des supporters du mond entier -quels individualistes, ces colombiens! 😛), nombreux stands sponsorisés par tous les sponsors possibles...
Tout était gratuit pout les supporters, même les transports en commun (pour ceux ayant un billet en tous cas) !
Beaucoup de supporters allemands, en nous voyant, criaient ''allez les Bleus !''.
Puis j'ai pris le métro pour le stade olympique.
Arrivé sur place, après le contrôle des billets, de nombreux stands gratuits nous attendaient, comme un stand de maquillage, animé par de suberbes allemandes. Evidemment, j'y suis passé ! 😎
Puis le stade Olympique, construit de 1934 à 1936. très spectaculaire, architecture genre palais du trocadéro à paris.
On s'installe, les français sont concentrés dans le virage Est (les italiens en face).
Rapidement, l'ambiance monte. On va chanter pendant tout le match, jusqu'à l'expusion de zidane. Enface, on entendra les Italiens essentiellement lors de leur égalisation puis après le tir au but victorieux. Entre temps ? Rien ! pas un drapeau qui s'agitait, les Italiens etiant abbatus, par la domination et la pression des frnaçais. TOUT LE MONDE pensait que la france marquerait, supporters francais comme supporters italiens. Et vous aussi, sans doute.
Auparavant, on fut surpris par le but de Zidane. Puis par les corners italiens. J'ai eu peur, à ce moment. Les italiens jouaient bien. Et puis plus rien de leur part, comme contre les Etats-Unis où les italiens ont été ridicule.
D'où cet espoir immense. On les mangeait. On dominait. Ils n'ont pratiquemment plus franchi le milieu de terrain. Un seul miracle pouvait sauver ces lamentables italiens, les tirs au but, exercice où habituellement ils étaient muavais, c'est pour dire !
On mérittait de gagner.
Vous connaissez la suite.
On a pas vu le geste de Zidane. les arbitres non plus. Il n'y a pas de ralenti sur les ecrans geants du stade (pour eviter les emeutes). On ne savait pas. Et les italiens se sont fait huer à chaque fois qu'ils avaient le ballon. Puis les tires au but. Tous les supporters français etaient tres tendus et je crois pessimistes. On les redoutaient alors que les italiens les espéraient.
La fête organisée par les allemands pour les vainqueurs était magnifique. Exceptionnelle.
Gallas est venu nous appaudire. On a regardé un peu le spectacle final puis on est parti.
On ne fera pas la fête Porte de brandebourg, avec les milliers de supporters etrangers sans billets qui etaient restés.
Notre sentiment, en dehors de la déception ?
Les Italiens ont volé notre fête.
Français et italiens mérittaient d'aller en finale, c'étaient les deux meilleures équipes du tournois. Elle devaient se départager sur cette finale. Et sur ce match, malgré une bonne phase italienne en 1re mi-temps c'est la France qui a dominé, fait le jeu et bousculé ces italiens qui ne cherchaient d'issue victorieuse qu'avec les Tab.
La france a été la meilleure sur cette finale.
En revenant en france ce matin, on a écouté la radio. RTL, je crois. La journaliste a d'abord dit que les Italiens étaient les plus fort hier soir. Je passe cette inéptie d'une béotienne footballistique. Puis on a entendu parlé que du coup de boule de zidane.
Avait-on vu le même match ? Nous, on a vu une equipe de france qui a étouffé les italiens pendant les dernières 100 minutes, italiens qui a 11 contre 10 n'ont même pas essayé de marquer !!!
La presse espagnole a auparavant vivement critiqué le jeu italien. Avec une bonne dose de justesse.
On nous parle sans cesse de la tête de zidane, car c'est un mauvais geste à ne pas montrer aux millions d'enfants qui ont vu le match.
Et Materazzi, est-ce un bon exemple ? Il a défoncé le crane d'un ukrainien avec son coude, il a probablement tenu des propos racistes à zidane. Sera-il sanctionné aussi justement que zidane l'a été ?
Comme l'a été l'entraineur de l'espagne qui a traité Henry de ''nègre'' (3000€ d'amende, c'est tout).
Et la population et la presse italienne, s'ils apprennent que materazzi a effectivement insulté ainsi zidane, vont-ils conspué materrazi ?
Je n'y crois pas.
Par contre, les médias français se délectent du geste de zidane (il faut bien se faire encore du boeurre avavnt qu'il prenne sa retraite) et sont unanimes pour le denoncer.
Est-on sado-masos, nous français ?
On revient de Berlin avec l'impression des Poilus de 14-18 en perm' : un fossé d' incompréhension entre ceux du Front et l'Arrière (les médias en tous cas)
On était les meilleurs sur l'ensemble de ce match et on aurait dû gagner cette finale. On le mérittait, nous, pas les italiens.
Voilà ce qu'on voudrait lire et entendre,
Pas cette histoire de coup de boule passé totalement inapercu par 69000 spectateurs. Et qui sauva sans doute l'Italie.
Si les joueurs italiens avaient joué tout le match, ou même dans sa plus grande partie comme ils ont joué les 18-35e minute, j'aurai eu beaucoup de respect pour eux et ils auraint meritté victoire et fête. Ce ne fut pas le cas.
Allez les Bleus !
PS : quel sera l'accueil fait aux italiens au stade de france ens eptembre ?
J'ai écrit ce texte à chaud, je ne l'ai pas relu.
Je reviens de Berlin (arrivée à paris à 18h)
Je suis parti en Alemagne samedi. 13 de route. J'ai dormi à Magdebourg) où j'ai été voir sur écran géant (au pied du Dom) la finale de la 3ème place, en plein milieu de nombreux jeunes supporters allemands. Ce fût une sacrée fête, dans un très bon esprit.
Le lendemain matin, je suis parti à Berlin. J'ai visité le centre-ville où se trouvaient des milliers de supporters de toutes nationalités (rép dominicaine, grèce, egypte, nombreux polonais, italiens brailleurs, nombreux allemands revenant de leur fête...).
Le coeur de la ville, entre la porte de brandebourg et le Reichstag, a été transformé en gigantesque foire footbolistique international. toujours dans un tres bon esprit. On y trouvait toute sorte d'activités (ex: terrains synthétiques où s'afrontaient spontanément en 5 v 5 des supporters du mond entier -quels individualistes, ces colombiens! 😛), nombreux stands sponsorisés par tous les sponsors possibles...
Tout était gratuit pout les supporters, même les transports en commun (pour ceux ayant un billet en tous cas) !
Beaucoup de supporters allemands, en nous voyant, criaient ''allez les Bleus !''.
Puis j'ai pris le métro pour le stade olympique.
Arrivé sur place, après le contrôle des billets, de nombreux stands gratuits nous attendaient, comme un stand de maquillage, animé par de suberbes allemandes. Evidemment, j'y suis passé ! 😎
Puis le stade Olympique, construit de 1934 à 1936. très spectaculaire, architecture genre palais du trocadéro à paris.
On s'installe, les français sont concentrés dans le virage Est (les italiens en face).
Rapidement, l'ambiance monte. On va chanter pendant tout le match, jusqu'à l'expusion de zidane. Enface, on entendra les Italiens essentiellement lors de leur égalisation puis après le tir au but victorieux. Entre temps ? Rien ! pas un drapeau qui s'agitait, les Italiens etiant abbatus, par la domination et la pression des frnaçais. TOUT LE MONDE pensait que la france marquerait, supporters francais comme supporters italiens. Et vous aussi, sans doute.
Auparavant, on fut surpris par le but de Zidane. Puis par les corners italiens. J'ai eu peur, à ce moment. Les italiens jouaient bien. Et puis plus rien de leur part, comme contre les Etats-Unis où les italiens ont été ridicule.
D'où cet espoir immense. On les mangeait. On dominait. Ils n'ont pratiquemment plus franchi le milieu de terrain. Un seul miracle pouvait sauver ces lamentables italiens, les tirs au but, exercice où habituellement ils étaient muavais, c'est pour dire !
On mérittait de gagner.
Vous connaissez la suite.
On a pas vu le geste de Zidane. les arbitres non plus. Il n'y a pas de ralenti sur les ecrans geants du stade (pour eviter les emeutes). On ne savait pas. Et les italiens se sont fait huer à chaque fois qu'ils avaient le ballon. Puis les tires au but. Tous les supporters français etaient tres tendus et je crois pessimistes. On les redoutaient alors que les italiens les espéraient.
La fête organisée par les allemands pour les vainqueurs était magnifique. Exceptionnelle.
Gallas est venu nous appaudire. On a regardé un peu le spectacle final puis on est parti.
On ne fera pas la fête Porte de brandebourg, avec les milliers de supporters etrangers sans billets qui etaient restés.
Notre sentiment, en dehors de la déception ?
Les Italiens ont volé notre fête.
Français et italiens mérittaient d'aller en finale, c'étaient les deux meilleures équipes du tournois. Elle devaient se départager sur cette finale. Et sur ce match, malgré une bonne phase italienne en 1re mi-temps c'est la France qui a dominé, fait le jeu et bousculé ces italiens qui ne cherchaient d'issue victorieuse qu'avec les Tab.
La france a été la meilleure sur cette finale.
En revenant en france ce matin, on a écouté la radio. RTL, je crois. La journaliste a d'abord dit que les Italiens étaient les plus fort hier soir. Je passe cette inéptie d'une béotienne footballistique. Puis on a entendu parlé que du coup de boule de zidane.
Avait-on vu le même match ? Nous, on a vu une equipe de france qui a étouffé les italiens pendant les dernières 100 minutes, italiens qui a 11 contre 10 n'ont même pas essayé de marquer !!!
La presse espagnole a auparavant vivement critiqué le jeu italien. Avec une bonne dose de justesse.
On nous parle sans cesse de la tête de zidane, car c'est un mauvais geste à ne pas montrer aux millions d'enfants qui ont vu le match.
Et Materazzi, est-ce un bon exemple ? Il a défoncé le crane d'un ukrainien avec son coude, il a probablement tenu des propos racistes à zidane. Sera-il sanctionné aussi justement que zidane l'a été ?
Comme l'a été l'entraineur de l'espagne qui a traité Henry de ''nègre'' (3000€ d'amende, c'est tout).
Et la population et la presse italienne, s'ils apprennent que materazzi a effectivement insulté ainsi zidane, vont-ils conspué materrazi ?
Je n'y crois pas.
Par contre, les médias français se délectent du geste de zidane (il faut bien se faire encore du boeurre avavnt qu'il prenne sa retraite) et sont unanimes pour le denoncer.
Est-on sado-masos, nous français ?
On revient de Berlin avec l'impression des Poilus de 14-18 en perm' : un fossé d' incompréhension entre ceux du Front et l'Arrière (les médias en tous cas)
On était les meilleurs sur l'ensemble de ce match et on aurait dû gagner cette finale. On le mérittait, nous, pas les italiens.
Voilà ce qu'on voudrait lire et entendre,
Pas cette histoire de coup de boule passé totalement inapercu par 69000 spectateurs. Et qui sauva sans doute l'Italie.
Si les joueurs italiens avaient joué tout le match, ou même dans sa plus grande partie comme ils ont joué les 18-35e minute, j'aurai eu beaucoup de respect pour eux et ils auraint meritté victoire et fête. Ce ne fut pas le cas.
Allez les Bleus !
PS : quel sera l'accueil fait aux italiens au stade de france ens eptembre ?
J'ai écrit ce texte à chaud, je ne l'ai pas relu.
Entrer au Tibet depuis la Chine (route depuis le Yunnan)
recapitulatif, mise a jour, infos fraiches et exemples d'experiences, complement des posts de Ek et Naps :
le bus depuis Golmud, c'est facile et peu cher, le prix de 1600 yuans peut tomber a 450 en marchandant au black avec le chauffeur, voir le post de Ek a ce sujet. Je precise quand meme que suivant la periode, ca peut changer drastiquement : autour du 1er septembre, 40eme anniversaire de la creation du TAR, il y avait pas moins de 5 chekpoints avec tout le monde descend et on fouille les soutes, meme a 2h du matin, mais les chauffeurs de bus savent ce qu'il en est au quotidien.
depuis Chengdu, c'est un package avion autour de 2050 yuans, a eviter
depuis Zhongdian, alias Shangri-la, deux vols par semaine a 2550 yuans, a eviter aussi
en stop sur la route Deqin-Markham-Pome-Bayi-Lhasa : de tres bonne infos sur " www.geocities.com/graydonandjoanne/yunnan-tibet.html " un site de cyclistes, avec des details km par km et des recits de bikers des 5 dernieres annees, document essentiel avant de se lancer sur la route, mais site internet censure depuis la Chine, allez savoir pourquoi, donc a se faire mailer et a imprimer avant depart depuis Deqin, c'est environ 1600km. Les chauffeurs de camion ne prennent plus les gens en pouce, il faut compter sur les bus locaux, le traffic local et les jeeps de touristes chinois. C'est rapide et pas cher, car le stop est souvent gratos. Exemple, j'ai paye au total 250 yuans pour 1050km de Zuogang a Lhasa, trajet effectue en 3 jours et demi. Autre exemple, des potes ont banque 500 yuans de Deqin a Lhasa pour 1600km, trajet effectue en 6 jours, plus lent car ils etaient 2. Les coucis en route : 2 checkpoints a Yangling, ville a traverser de nuit, idem a Markham, sauf si vous arrangez des lifts qui contournent la ville de Markham et alors de jour c'est OK. Enfin, les villes de Nyingtri et Bayi, voisines et reputees dangereuses pour les illegaux, a traverser de nuit aussi, ou si un vehicule est d'accord pour vous conduire a la sortie de la ville pour un petit pecule, c'est OK de jour. En gros, le stop coute entre rien et 1 yuan pour 3km, sauf les rapaces qui demandent plus, mais il faut refuser. Pour les bus, le tarif varie de 1 yuanb pour 3km a 1 yuan pour 5km, le tout est de payer le prix local. Exemple : Giamda-Lhasa a 50 yuans et non 80 pour les laowai (etrangers), il faut batailler mais ca passe. Dites que vous paierez en arrivant a lhasa, gagnez du temps et en route refusez de banquer le prix de gros. Bayi-Giamda a 20 yuans. La route est belle, variee, et c'est un combat noble, une lutte honorable, et une joie immense en arrivant a Lhasa par soi-meme. Vous voyez le Thibet par vous-meme sans simplement regarder ce qu'on veut bien vous montrer...
Une autre possiblite, ce que j'ai fait : de Deqin, commencer le trek de la grande Kora autour de la montagne sacree du Kawa Karpo. Circuit a cheval sur le Yunnan et le TAR, mais ne necessitant pas de permis, d'apres info a zhongdian. L'idee, c'est que ca permet de rejoindre la route principale, southern Sichuan-Tibet Highway apres les villes a checkpoints de Markham et Yangling. De plus, c'est un trek fabuleux, et pour la petite histoire, c'est la route qu'a empruntee Alexandra David-Neel dans son Voyage d'une parisienne a Lhasa. Il es possible de se procurer une carte approximative du trek sur le net en faisant une recherche, ou a Deqin pour 5 yuans au Trekkers Hotel. Le chemin passe par des cols a 4000m et plus, longe des vallees, voisine avec les grands fleuves du Mekong et de la Salween. Villages tibetains en route, pasteurs dans la montagne, caravanes de mules pour les communications. Hors du temps. Fantastique !! Beaucoup de pelerins font la sainte Kora et c'est un bonheur que de voyager avec eux, vie quotidienne authentique, beaucoup de souvenirs... Le parcours en quelques mots : plein sud de Deqin a Yangtsa ou on traverse le Mekong, puis bled de Yongji et col de Dokar-La a 4600m, redescente dans des vallees vertes et boisees, nouveau col et redescente sur Aben, petit village avec bouffe basique. Longe la vallee vers la Salween river, temple de Lalhang-Ra et bouffe basique, piste vers le nord pour rejoindre Tsawarong, petite ville avec guesthouses et restos. Nouveau col et redescente vers Gebu village. A ce moment la, soit vous terminez la Kora et repartez sur le Yunnan, soit vous continuez plein nord vers Bitu, bled avec guesthouse et resto, puis Dayu puis Zuogang, sur la southern Sichuan-Tibet Highway. Timing : 8 jours de Deqin a Bitu. Puis 3 jours de marche-stop pour rejoindre Zuogang, car la route etait coupee par les eboulements. En temps normal, il y a des vehicules tous les 2-3 jours de Bitu a Zuogang pour 100 yuans, ou Dayu-Zuogang pour 30 a 50 yuans, en camion. Ca prends du temps, mais c'est le meilleur moyen de se perdre dans le Thibet non sinise. Si jamais vous croisez du PSB sur la route, peu probable, il suffit de dire que vous faites la kora et retournez au Yunnan apres. De Zuogang il reste 1050km jusqu'a Lhasa
plus d'info sur la route ou sur la kora par mess prive, mais soyez patient, je suis en baroude...
en esperant que ca serve a des gens !
tom
le bus depuis Golmud, c'est facile et peu cher, le prix de 1600 yuans peut tomber a 450 en marchandant au black avec le chauffeur, voir le post de Ek a ce sujet. Je precise quand meme que suivant la periode, ca peut changer drastiquement : autour du 1er septembre, 40eme anniversaire de la creation du TAR, il y avait pas moins de 5 chekpoints avec tout le monde descend et on fouille les soutes, meme a 2h du matin, mais les chauffeurs de bus savent ce qu'il en est au quotidien.
depuis Chengdu, c'est un package avion autour de 2050 yuans, a eviter
depuis Zhongdian, alias Shangri-la, deux vols par semaine a 2550 yuans, a eviter aussi
en stop sur la route Deqin-Markham-Pome-Bayi-Lhasa : de tres bonne infos sur " www.geocities.com/graydonandjoanne/yunnan-tibet.html " un site de cyclistes, avec des details km par km et des recits de bikers des 5 dernieres annees, document essentiel avant de se lancer sur la route, mais site internet censure depuis la Chine, allez savoir pourquoi, donc a se faire mailer et a imprimer avant depart depuis Deqin, c'est environ 1600km. Les chauffeurs de camion ne prennent plus les gens en pouce, il faut compter sur les bus locaux, le traffic local et les jeeps de touristes chinois. C'est rapide et pas cher, car le stop est souvent gratos. Exemple, j'ai paye au total 250 yuans pour 1050km de Zuogang a Lhasa, trajet effectue en 3 jours et demi. Autre exemple, des potes ont banque 500 yuans de Deqin a Lhasa pour 1600km, trajet effectue en 6 jours, plus lent car ils etaient 2. Les coucis en route : 2 checkpoints a Yangling, ville a traverser de nuit, idem a Markham, sauf si vous arrangez des lifts qui contournent la ville de Markham et alors de jour c'est OK. Enfin, les villes de Nyingtri et Bayi, voisines et reputees dangereuses pour les illegaux, a traverser de nuit aussi, ou si un vehicule est d'accord pour vous conduire a la sortie de la ville pour un petit pecule, c'est OK de jour. En gros, le stop coute entre rien et 1 yuan pour 3km, sauf les rapaces qui demandent plus, mais il faut refuser. Pour les bus, le tarif varie de 1 yuanb pour 3km a 1 yuan pour 5km, le tout est de payer le prix local. Exemple : Giamda-Lhasa a 50 yuans et non 80 pour les laowai (etrangers), il faut batailler mais ca passe. Dites que vous paierez en arrivant a lhasa, gagnez du temps et en route refusez de banquer le prix de gros. Bayi-Giamda a 20 yuans. La route est belle, variee, et c'est un combat noble, une lutte honorable, et une joie immense en arrivant a Lhasa par soi-meme. Vous voyez le Thibet par vous-meme sans simplement regarder ce qu'on veut bien vous montrer...
Une autre possiblite, ce que j'ai fait : de Deqin, commencer le trek de la grande Kora autour de la montagne sacree du Kawa Karpo. Circuit a cheval sur le Yunnan et le TAR, mais ne necessitant pas de permis, d'apres info a zhongdian. L'idee, c'est que ca permet de rejoindre la route principale, southern Sichuan-Tibet Highway apres les villes a checkpoints de Markham et Yangling. De plus, c'est un trek fabuleux, et pour la petite histoire, c'est la route qu'a empruntee Alexandra David-Neel dans son Voyage d'une parisienne a Lhasa. Il es possible de se procurer une carte approximative du trek sur le net en faisant une recherche, ou a Deqin pour 5 yuans au Trekkers Hotel. Le chemin passe par des cols a 4000m et plus, longe des vallees, voisine avec les grands fleuves du Mekong et de la Salween. Villages tibetains en route, pasteurs dans la montagne, caravanes de mules pour les communications. Hors du temps. Fantastique !! Beaucoup de pelerins font la sainte Kora et c'est un bonheur que de voyager avec eux, vie quotidienne authentique, beaucoup de souvenirs... Le parcours en quelques mots : plein sud de Deqin a Yangtsa ou on traverse le Mekong, puis bled de Yongji et col de Dokar-La a 4600m, redescente dans des vallees vertes et boisees, nouveau col et redescente sur Aben, petit village avec bouffe basique. Longe la vallee vers la Salween river, temple de Lalhang-Ra et bouffe basique, piste vers le nord pour rejoindre Tsawarong, petite ville avec guesthouses et restos. Nouveau col et redescente vers Gebu village. A ce moment la, soit vous terminez la Kora et repartez sur le Yunnan, soit vous continuez plein nord vers Bitu, bled avec guesthouse et resto, puis Dayu puis Zuogang, sur la southern Sichuan-Tibet Highway. Timing : 8 jours de Deqin a Bitu. Puis 3 jours de marche-stop pour rejoindre Zuogang, car la route etait coupee par les eboulements. En temps normal, il y a des vehicules tous les 2-3 jours de Bitu a Zuogang pour 100 yuans, ou Dayu-Zuogang pour 30 a 50 yuans, en camion. Ca prends du temps, mais c'est le meilleur moyen de se perdre dans le Thibet non sinise. Si jamais vous croisez du PSB sur la route, peu probable, il suffit de dire que vous faites la kora et retournez au Yunnan apres. De Zuogang il reste 1050km jusqu'a Lhasa
plus d'info sur la route ou sur la kora par mess prive, mais soyez patient, je suis en baroude...
en esperant que ca serve a des gens !
tom
L'Algérie, vite!
L’Algérie, vite !
Sommaire
1 Introduction 2 Aspects pratiques. 2.1 Accès 2.2 Formalités 2.3 Argent 2.4 Transports 2.5 Hygiène et santé. 2.6 Voyager seul 2.7 Voyager en couple 2.8 Voyager luxueusement 2.9 Sécurité 2.10 Langues 2.11 Coût de la vie 3 Aspects culturels 3.1 Tradition et Islam 3.2 Nourriture et gastronomie 3.3 Musique 3.4 Littérature 3.5 Une jeunesse avec un avenir difficile 4 Les gens face au tourisme étranger 5 A retenir 5.1 J’ai beaucoup apprécié 5.2 J’ai moins aimé 6 Conclusion 7 Liens internet
1 Introduction
Voici un résumé de mon voyage en Algérie. J’y suis allé du 2 au 27 août 2005, invité par un ami Algérien à son mariage, d’ailleurs membre de ce forum, mais connu avant la naissance d’icelui. La cérémonie la plus importante du mariage a eu lieu le 18 août au soir, sommet de la courbe des festivités. J’y suis parti avec mon amie, en bateau, depuis Marseille. Elle est rentrée le 19 en France, et j’ai continué seul jusqu’à Ghazaouet, d’où j’ai pris le bateau pour Alméria, en Espagne. Avec mon amie, nous avons vu Alger et la côte Kabyle, dont Bejaia, et Zyama-Mansuria. Seul, j’ai vu la côte entre Alger et Oran, Oran, Maghnia et Ghazaouet. Donc, la visite du pays, en ce mois d’août surchauffé, fut exclusivement volontairement restreinte à celle de la côte. Ce mini-guide n’a aucune prétention d’exhaustivité (ni thématique, ni budgétaire, ni culturelle, ni, surtout, géographique), ni, comme tous les guides, d’objectivité. C’est la phot prise à un moment donné, à quelques endroits, par une personne donnée d’un pays en constante évolution. Mais un pays fascinant et formidablement accueillant, comme vous allez le voir.
2 Aspects pratiques
2.1 Accès Par bateau : pour le moment, cette option est la moins chère. Il y a des ferries au départ de Marseille vers Oran ou Alger, de Barcelone et Alicante vers Oran, de Alméria vers Ghazaouet. La traversée Marseille – Alger a coûté 180 euros, tarif haute saison aller simple sans voiture, fauteuil. La traversée fut effectuée dans un pavillon à moitié de complaisance un peu louche, estonien, où tout était écrit en russe, tout était sale, et vieux, loué pour faire face à la surcharge de demande estivale par la SNCM. Nous dormîmes dans un des couloirs, sur la moquette, dans la lumière vive des néons, et les bruits en tout genre. Les toilettes étaient extrêmement sales, et l’eau n’était pas potable (mais aucun panneau pour le préciser, si bien que j’en ai bu). Le ferry a eu cinq heures de retard donc nous sommes arrivés de nuit dans la baie d’Alger, porte de l’Afrique. Afrique, je venais te voir pour la première fois. Je t’ai vu de loin, mais de nuit, t’approcher doucement de moi. Les lumières d’Alger brillaient au loin, et je sentais déjà ton souffle. La traversée a duré 22 heures, plus les 5 heures de retard. Elle s’est néanmoins bien passé, grâce à la gentillesse des passagers. A plus de 95% algériens d’origine rentrant au bled, étonnés et content de voir des touristes français de souche y aller aussi. Les temps changent, mais encore très doucement. A part nous deux, il y avait un ou deux autres groupes, dont un qui n’était pas de touristes, mais de catholiques venus en mission. Bon courage !
Au retour, les conditions furent à peu près aussi difficiles, avec deux heures et demie de retard pour une traversée de sept heures normalement, et toujours aussi sale et vieux, cette fois via Trasmediteranea, une compagnie espagnole. 90 euros la traversée, mais payable uniquement en dinars, eux même obtenus par des euros, sous certificat d’une banque officielle (à un taux affreusement bas) à produire lors de l’achat du billet. Il m’a donc fallu acheter des euros avec mes dinars, préalablement, à un taux affreusement haut, en tout, ça m’a coûté plus de 110 euros.
Par avion : plusieurs compagnies. Air France, dont on peut oublier la possibilité vu leurs habituels tarifs prohibitifs, Alitalia, via un changement long à Milan, en tout sept heures, Aigle Azur et Air Algérie, compagnies algériennes. Compter dans les 400 ou 500 euros si vous vous y prenez à l’avance.
Par voiture : Les frontières sont toutes ouvertes, sauf celle avec le Maroc. Si bien qu’on ne peut passer par Tanger. La frontière est réellement fermée, même aux ressortissants qui ne sont ni marocains, ni algériens, même, et si, mon dieu, même aux français à qui rien, normalement, n’est refusé, n’est-ce pas ? J’ai testé moi-même, en essayant d’aller au Maroc, à la frontière même, en discutant avec les douaniers. Ils étaient sympas, contents d’enfin voir du monde, mais fermes et définitifs : on ne passe pas. Je m’étais alors replié vers Ghazaouet, pour prendre le ferry pour Alméria.
Par avionette : je ne crois pas que ce soit trop possible. Peut être depuis la Libye ou la Tunisie. Pas plus.
Par voilier : je n’en sais rien.
A pieds : en août, je le déconseille ! Surtout si depuis le Niger ou le Mali…
2.2 Formalités Tout est là : http://www.visas-express.fr/services/obtenir_visa/fiche_pays.md?code_continent=afrique&code_pays=DZ
C’est difficile, il faut une invitation. Ca prend du temps, il faut s’armer de patience, et de sérénité. Zen, rester zen, et surtout, penser que dans l’autre sens, c’est entre deux cents et cinq cents fois plus dur. Le genre de démarches dont on se passerait bien, et qui renforcent la haine de la notion de frontière. Bien penser que les visas se payent en liquide et seulement en liquide, et qu’il faut faire l’appoint exact, c’est vrai. Ne pas avoir de tampon israélien (entrée ou sortie) sur le passeport permet d’entrer en Algérie. Dans le cas contraire, déclarer son passeport en perte, et le refaire avant de demander le visa.
2.3 Argent La monnaie est le dinar algérien (DA). Si on change un euro dans une banque pour des dinars, on en obtiendra environ 90 (août 2005). Si on le change dans un magasin, on en obtiendra 110, voire 112. L’euro ne peut s’acheter qu’au noir, les banques ne le vendent pas. Il coûte 114 à 115 DA. En gros, arrondir à 1 pour 100, c’est plus simple pour les conversions.
Il n’y a pas de distributeurs en Algérie. Prévoir du liquide en quantité. Au mieux, il est possible d’utiliser la CB dans certaines banques, à un guichet, mais l’opération m’a fait ramener le taux à 78.5 DA pour un euro, lors d’un retrait de 6200 DA. Je déconseille fortement, donc. Si vous le faites, gardez absolument le document qui atteste de la transaction.
2.4 Transports En ville : Le taxi ne coûte pas très cher, bien demander de payer au compteur. Les bus coûtent 10, 15 ou 20 DA, mais vont vraiment lentement, sont bondés, sales, et surchauffés. Dur de voyager en bus.
Entre villes : Le réseau de trains relie de nombreuses villes du nord, mais la fréquence est assez faible en comparaison de celle des bus. Ceci dit, le train va, paraît-il, plus vite, est plus sûr, et plus confortable. Le réseau de bus est, comme dans tous les pays pauvres, très bien desservi, mais déréglementé à souhaits, anarchique comme il se doit, et les bus sont évidemment d’un autre age, bondés, sans clim (mais parfois initialement avec clim mais sans clim, et donc sans fenêtres), très sales, et pouvant tomber en panne à n’importe quel moment et n’importe quel endroit. Les lignes aériennes intérieures permettent d’aller loin au sud, là où on ne peut de toute façon aller que par avion ou en camion stop. Mais en août, oublier d’y aller est raisonnable. Le stop marche en kabylie. J’ai peu essayé sur la côte dite « ouest », et le peu que j’ai essayé fut sans succès. Mais j’y crois encore, je n’ai pas eu de chance ce jour là, je pense.
2.5 Hygiène et santé Le constat est sans appels, sans joie, et sans nuances : l’Algérie est très sale. Où que la vue se porte, dès Marseille, que ce soit en ville, sur les plages, à la campagne, à la montagne, dans les maisons, dans les parties publiques des immeubles privés, dans les édifices publiques, dans les bus, les trains et les taxis, dans les restaurants, les cafés, et dans tous les toilettes (quand il y en a), c’est CA-TA-STRO-PHI-QUE. Des décharges derrière chaque cactus. Une honte, une gène permanente, qui agresse la vue et le nez en tout lieu, à tout moment. Des terminaux de bus de villes de la taille d’Aix en Provence n’ont pas de toilettes publiques, et quand il y en a, c’est toute une aventure des sens, non des plus agréables, qu’il faut vivre. Rien de comparable avec ce que j’ai vu dans le Transsibérien ou en Amérique Latine, même dans les coins les plus ignobles du Nicaragua. « La côte est magnifique, les plages sont des plages de rêve ». Cette phrase était valable il y a dix ans. Maintenant, nous écririons « la côté était magnifique, les plages seraient des plages de rêves sans ces décharges ». Pourtant, les municipalités se battent. Partout, des panneaux indiquent que les maladies se prolifèrent trop vite dans ces conditions, de ne pas jeter tout n’importe où pour la santé du pays et de ses habitants, en de nombreux endroits, on voit des panneaux interdit de déposer des ordures ici, disparaissant presque sous les tas… d’ordures. J’ai aussi vu des panneaux comme : « défense de laver sa voiture à côté de cette source, et défense d’y faire la vidange » !!!!! « interdiction de quitter la chambre d’hôtel en laissant le robinet d’eau ouvert » !!!!! Partout, j’ai vu des gens jeter tout partout, devant mes yeux, j’ai vu des gens laver leurs voitures dans une rivière presque immaculée, je n’ai pas vu une seule rivière non polluée. L’eau des villes est peu recommandable, et il est important de se laver les mains souvent.
2.6 Voyager seul Il est possible pour un homme de voyager seul, même si les locaux le déconseillent fortement. Les mêmes locaux invitant en permanence le voyageur solitaire à venir se reposer chez eux un café ou une nuit, on est rarement longtemps seul. Une femme seule ? Je le déconseille, le moment n’est pas venu.
2.7 Voyager en couple Si vous êtes mariés, n’oubliez surtout pas votre livret de famille, il vous sera demandé dans les hôtels si vous souhaitez une chambre commune. Si vous n’êtes pas mariés, c’est la croix et la bannière pour trouver un hôtel qui vous accepte, car c’est interdit par la loi de louer une chambre à un couple non marié. Certains hôtels dérogent à la règle, mais je ne peux malheureusement pas en parler, de peur de leur attirer des ennuis. Il en existe un peu partout, notamment à Bejaia (anciennement Bougie), en Kabylie, très jolie ville, et très jolie région, soit dit en passant. Les couples homosexuels ne seront pas souvent bien vus, et c’est un euphémisme. Je leur souhaite qu’un jour l’Algérie reconnaisse leur existence (d’ailleurs, ce n’est pas ce qui manque sur place, mais ils ne sont pas vraiment reconnus ni appréciés) et s’ouvre à leur venue, pour qu’ils puissent s’y promener en toute légitimité, comme tout être humain normal.
2.8 Voyager luxueusement L’Algérie est un pays root, il est assez difficile de se faire un voyage tout confort dans ce pays. Même en recherchant toujours le meilleur hôtel, les meilleurs restaurants, en se déplaçant en taxi et en avion, nous sommes en Afrique, et les aléas du voyage sont multiples et variés, pouvant surgir n’importe quand, n’importe où. Même les hôtels chers ont leurs toilettes très sales, de toute façon et les coupures d’eau peuvent surgir à tout moment en Algérie, même dans le centre d’Alger.
2.9 Sécurité Désormais, l’Algérie est un pays sécurisé, sauf dans certaines régions montagneuses isolées. Il est toujours prudent d’écouter les conseils de la population, mais bien écouter plusieurs personnes et faire une moyenne, comme en Colombie, comme partout : il y a des gens qui exagèrent, en disant que les terroristes sont très actifs dans telle région depuis quelques jours, d’autres qui imaginent qu’il n’y a absolument plus aucun problèmes avec les terroristes islamistes. La « vérité » se situe entre les deux, dans certaines régions, et dans la seconde assertion dans les autres. Il y a de très nombreux barrages de polices sur les routes. A chaque grand carrefour, à chaque bretelle de rocade, entre les villes, dans les villages, dans les villes, vraiment partout. Quant aux agressions et vols, paraît-il qu’il y en a, mais le vol est un crime très grave dans la culture musulmane, ainsi que dans la culture arabe, ce qui fait que je crois que tous les avis alarmistes de la population elle-même vis à vis du fait que je voyageais seul, avec mon sac à dos, dans des endroits qui, soit disant, craignaient, m’ont paru exagérés. Je fus cependant déjà agressé au Champ de Mars au pied même de la Tour Eiffel, ainsi qu’à Montmartre. Alors, les zones qui craignent, et celles qui ne craignent pas… Ca dépend de trop de paramètres. En gros, toujours faire gaffe, sans tomber dans la paranoïa. Il paraît entre autre qu’Oran est dangereuse. Je m’y sentis en parfaite sécurité. Scène qui m’a marqué : Je descends d’un minibus sur la côte Ouest, entre Tipaza et Tnes dans un village sympathique (et pas trop couvert de décharges). Je demande comment s’appelle la prochaine grande ville sur la côte à un des passagers du bus avec qui j’avais échangé deux mots durant le trajet. Il ne me répond pas. En revanche, je le vois fouiller dans son sac. Il en sort un des gros quotidiens algériens écrits en français, El Watan, et me montre la une. Un truc sur des terroristes situés justement dans la région, reprenant les armes. Il me dit : « crois moi, tu restes ici, tu ne sors pas de ce village, jusqu’à nouvel ordre, ok ? » Il me laisse même le journal en cadeau. Un peu inquiet, je lis les articles qui parlent de ça, puis vais voir un flic. Je lui demande ce qu’il en pense. Il rigole presque, et me dit qu la région est parfaitement calme, tout du moins de jour, et que je peux continuer jusqu’à Chlef, la prochaine grande ville, aujourd’hui même. Je l’ai fait, sans aucun incident, j’ai même fait du camping sauvage sur une des plages sur le chemin, avec tout un groupe de jeunes (armés et faisant des tours de garde la nuit, certes, mais bon, seulement à cause des voleurs de petits chemins…).
2.10Langues Le français est encore très parlé, si bien qu’il est dur de progresser en arabe. Dans les régions reculées, les gens ne parlent presque plus français, à part quelques seniors. Dans les grandes villes, tout est en français, les gens parlent presque tous français, lisent les quotidiens en français, et écoutent des radios en français. Plus le milieu social est élevé, plus les gens parlent français, à tel point que la famille de mon ami utilisait d’abord le français, et parlait très rarement arabe. Même en notre absence. En Kabylie, les gens parlent aussi beaucoup français. Pour résumer : agé + ville + riche + kabyle = langue française assurée.
L’algérien est un dialecte oral, décliné en plusieurs dialectes selon les régions. A l’écrit, s’utilise l’arabe classique.
En Kabylie, on parle kabyle, et au Sahara, touareg. L’alphabet utilisé pour les deux est le tifinagh, très ésotérique.
Quelquefois, des gens m’ont abordé en espagnol, ou en anglais. Ai-je à ce point chopé un air latino en Amérique Latine ?
2.11Coût de la vie Pour le moment, le pays est peu chère. Une nuit d’hôtel coûte environ 1000 DA par personne. Jusqu’à 1500 pour un hôtel correct. Un repas dans un boui-boui coûte 200 à 300 dinars. Dans un restaurant : 600 DA. Trajets en bus interurbains : négligeables, vraiment L’heure d’internet : 60 DA. Les rares musées : que dalle, genre 20 DA. Visa un mois : 33 € L’alcool est cher : une bouteille de Smirnoff : 2500 DA, une canette de bière : 100 DA, un pack de vin : 230 DA, et dur à terminer… Budget quotidien : première partie du voyage : 20 € par personne, car à deux, toujours plus cher. Seconde partie : 10 € par jour.
3 Aspects culturels
3.1 Tradition et Islam L’Islam est omniprésent dans la culture du pays. C’est un pays religieux, et si les évènements qui ont mis l’Algérie à feu et à sang entre 92 et 2002 ont eu lieu, ce n’est pas non plus pour rien. Tout le monde est croyant, absolument tout le monde. La notion d’athéisme n’existe pas. Ils respectent les chrétiens, ou même les juifs, malgré les terribles tensions qui existent entre les deux peuples, mais ne comprendraient pas qu’on ne croit pas en quelque chose. Dès les premières minutes d’une conversation avec de nouvelles personnes, l’Islam arrive sur le tapis, et il est toujours délicat de botter en touche. Ils sont convaincus, pour la plupart, que l’Islam reste la seule religion vraiment bonne, même s’ils respectent les autres religions monothéistes. Toute la vie est régulée par l’Islam. Les cinq prières quotidiennes, les traditions de toutes sortes, les rôles dans la société, surtout, évidemment, celui de la femme. Les habillements, les coutumes alimentaires, les règles de politesse et d’hospitalité, la vision géopolitique et cosmogonique du monde… Le niveau de croyance ici relègue les pays d’Amérique Latine qu rang de pays athées…
Du coup, les règles qu’un étranger doit respecter, par respect pour le pays accueillant sont aussi nombreuses qu’inconnues, au début. On apprend progressivement. Il y a aussi les règles élémentaires, comme ne pas se dénuder trop, surtout pour une femme, aussi occidentale soit-elle, manger de la main droite (moi qui suit agnostique, antidogmatique et gaucher…. Ffffou !!!), enlever ses chaussures avant d’entrer dans une mosquée, etc… Je n’apprends rien à personne, et des tonnes de trucs ont été écrits là-dessus.
Les gens sont doux la plupart du temps, mais gardent le sang chaud (Méditerranée oblige !). Ils sont presque toujours de très bonne humeur, plaisantent sans cesse, et prennent un malin plaisir à se souhaiter des salamalecs à n’en plus finir. La qualité de leur accueil n’est pas juste une légende, c’est une réalité.
3.2 Nourriture et gastronomie Là encore, plein de choses à dire, mais surtout à lire. Je ne suis pas un spécialiste. L’Algérie est un pays avec une gastronomie de qualité, diversifiée et colorée, où on se régale facilement. Des soupes, des galettes, des plats à base de mouton, de légumes, de poissons (espadon, notamment, délicieux), d’épices… C’est une fête des saveurs et des parfums. Au quotidien, c’est moins rose : les boui-bouis proposent souvent les mêmes trucs, toujours très gras, rarement variés, parfois avariés… Les algériens résistent en partie à l’empire, car il n’y a pas de macdos chez eux, mais ils sont cependant envahis par la pizza, plus méditerranéenne. C’est le dernier aliment qui manquerait en cas de pénurie. Boissons : donc, pas trop d’alcools, évidemment (en vente dans des magasins un peu à l’écart, souvent à moitié fermés). Le thé est peu à peu remplacé par l’universel, insipide et impérialiste Lipton Yellow, même ici. Café algérois partout, nommé « press », de « expresso », qu’on peu aussi nommer « kahoua » comme partout dans les pays arabophones. Le lben, lait fermenté, très agréable et nourrissant, des sodas nationaux en tout genre, et l’universel, dégueulasse, et impérialiste Kouka Koula viennent compléter le tableau. Les eaux minérales se trouvent partout et sont relativement assez demandées. Les jus d’orange ne valent pas un clou, et sont aussi nombreux qu’appréciés, forts de milliers d’édulcorants, de conservateurs, de tonnes de sucre, et rien ou presque de fruits naturels. D’une manière générale, le sucre est à la fête en Algérie, et ça se voit à partir de trente ans, surtout chez les femmes, malgré tous les habits qu’elles portent quelque soit la chaleur, même à la plage quand elles se baignent.
3.3 Musique La musique résiste bien à l’envahisseur impérial actuel, et est très influencée par l’ancien (la France). Le Rai et Aznavour se mélangent dans la rue, d’un café à l’autre. La musique nationale est très écoutée, très variée, mais en un mois, je n’ai pas réussi à entrer dedans. Ca prend du temps quand on est néophyte, comme moi.
3.4 Littérature Là encore, je laisse la main aux spécialistes. Ce que je sais, c’est que c’est très riche.
3.5 Une jeunesse avec un avenir difficile Ce qui m’a frappé, et c’est normal, c’est la quantité de jeunes, et très jeunes. Un des pays les plus jeunes du monde : 50% de la population à moins de 19 ans. A mon arrivée à Alméria, en Espagne, pays le plus vieux d’Europe, ça m’a fait drôle ! Le chômage est très marqué chez les jeunes. Ils galèrent, trouvent des petits boulots, et restent longtemps au foyer familial. Il est dur pour un jeune de se trouver une femme s’il n’a pas une situation. Nombreux sont les algériens de 25 ou 30 ans, déjà abîmés par la vie et le tabac, n’ayant rien, pas de travail fixe, pas de maison, et donc, pas de femme. Les algériens adorent les sorties en discothèque, seul moyen actuel de rencontrer leur future femme (il n’est absolument pas question d’avoir un flirt avec une « copine »). Ils se ruent sur les complexes touristiques en béton armé, construits le long de la côte, où ils sont sûrs d’y trouver une vie nocturne.
4 Les gens face au tourisme étranger
Les gens sont fiers de leur pays, ce qui est normal et humain. Ils admirent l’audace des touristes étrangers qui osent enfin revenir, après plus de dix ans de désertion. Ils sont extrêmement accueillants, serviables, drôles, agréables, curieux, posant plein de questions. Ils invitent à tour de bras, c’est un honneur pour eux. De tous les pays visités dans ma vie, ce fut celui où les gens furent, et de loin, malgré les bonnes expériences ailleurs, les plus accueillants et prévenants, ce qui permet de relativiser chaque fois les difficultés inhérentes au pays, les rendant tellement plus faciles à appréhender. A noter : en 25 jours, je n’ai pas vu un seul routard (sauf les rares fois où il y avait une glace et que je regardais), un seul couple de touristes étrangers (français) à Bejaia, et un ou deux couples de touristes étrangers à Sidi Fredj, près d’Alger.
5 A retenir
5.1 J’ai beaucoup apprécié - L’accueil des gens, donc. On ne le répètera jamais assez - La côte, qui reste, malgré les décharges, encore très belle - Le dépaysement - Les moments privilégiés passés ici ou là, invité par des gens exceptionnels pour des moments inoubliables - La résistance culturelle au terrible rouleau compresseur de l’empire
5.2 J’ai moins aimé - Le statut de la femme (bah oui, je sais, on ne doit pas juger, mais je fus heurté) - L’inécologie des habitants (idem, car, pour moi, tout ce qui touche à la nature, est, par définition, universel, il n’y a qu’une Terre) - La saleté en général - Le code de la famille, qui rend la recherche d’un hôtel hasardeuse si on est en couple
6 Conclusion
Même en mettant le budget, l’Algérie est encore bien root, parce qu’il s’agit d’un pays qui n’a pas encore développé d’infrastructures pour le tourisme de masse, lequel serait désastreux, comme on ne sait que trop bien. A nous, VF-autes, d’imposer nos exigences pour limiter les grands complexes touristiques à venir, en venant vite en Algérie faire un tourisme alternatif, profitable au pays, et durable. L’Algérie vite ! L’Algérie a besoin du tourisme, des touristes, de notre argent, oui, mais pas n’importe comment. J’en appelle à la conscience des membres de ce forum.
7 Liens internet
Ferries : http://www.trasmediterranea.es/ http://www.sncm.fr
visa : http://www.visas-express.fr/services/obtenir_visa/fiche_pays.md?code_continent=afrique&code_pays=DZ
infos sur le voyage, sur le meilleur site de voyage de tout l’univers : http://voyageforum.com
Sommaire
1 Introduction 2 Aspects pratiques. 2.1 Accès 2.2 Formalités 2.3 Argent 2.4 Transports 2.5 Hygiène et santé. 2.6 Voyager seul 2.7 Voyager en couple 2.8 Voyager luxueusement 2.9 Sécurité 2.10 Langues 2.11 Coût de la vie 3 Aspects culturels 3.1 Tradition et Islam 3.2 Nourriture et gastronomie 3.3 Musique 3.4 Littérature 3.5 Une jeunesse avec un avenir difficile 4 Les gens face au tourisme étranger 5 A retenir 5.1 J’ai beaucoup apprécié 5.2 J’ai moins aimé 6 Conclusion 7 Liens internet
1 Introduction
Voici un résumé de mon voyage en Algérie. J’y suis allé du 2 au 27 août 2005, invité par un ami Algérien à son mariage, d’ailleurs membre de ce forum, mais connu avant la naissance d’icelui. La cérémonie la plus importante du mariage a eu lieu le 18 août au soir, sommet de la courbe des festivités. J’y suis parti avec mon amie, en bateau, depuis Marseille. Elle est rentrée le 19 en France, et j’ai continué seul jusqu’à Ghazaouet, d’où j’ai pris le bateau pour Alméria, en Espagne. Avec mon amie, nous avons vu Alger et la côte Kabyle, dont Bejaia, et Zyama-Mansuria. Seul, j’ai vu la côte entre Alger et Oran, Oran, Maghnia et Ghazaouet. Donc, la visite du pays, en ce mois d’août surchauffé, fut exclusivement volontairement restreinte à celle de la côte. Ce mini-guide n’a aucune prétention d’exhaustivité (ni thématique, ni budgétaire, ni culturelle, ni, surtout, géographique), ni, comme tous les guides, d’objectivité. C’est la phot prise à un moment donné, à quelques endroits, par une personne donnée d’un pays en constante évolution. Mais un pays fascinant et formidablement accueillant, comme vous allez le voir.
2 Aspects pratiques
2.1 Accès Par bateau : pour le moment, cette option est la moins chère. Il y a des ferries au départ de Marseille vers Oran ou Alger, de Barcelone et Alicante vers Oran, de Alméria vers Ghazaouet. La traversée Marseille – Alger a coûté 180 euros, tarif haute saison aller simple sans voiture, fauteuil. La traversée fut effectuée dans un pavillon à moitié de complaisance un peu louche, estonien, où tout était écrit en russe, tout était sale, et vieux, loué pour faire face à la surcharge de demande estivale par la SNCM. Nous dormîmes dans un des couloirs, sur la moquette, dans la lumière vive des néons, et les bruits en tout genre. Les toilettes étaient extrêmement sales, et l’eau n’était pas potable (mais aucun panneau pour le préciser, si bien que j’en ai bu). Le ferry a eu cinq heures de retard donc nous sommes arrivés de nuit dans la baie d’Alger, porte de l’Afrique. Afrique, je venais te voir pour la première fois. Je t’ai vu de loin, mais de nuit, t’approcher doucement de moi. Les lumières d’Alger brillaient au loin, et je sentais déjà ton souffle. La traversée a duré 22 heures, plus les 5 heures de retard. Elle s’est néanmoins bien passé, grâce à la gentillesse des passagers. A plus de 95% algériens d’origine rentrant au bled, étonnés et content de voir des touristes français de souche y aller aussi. Les temps changent, mais encore très doucement. A part nous deux, il y avait un ou deux autres groupes, dont un qui n’était pas de touristes, mais de catholiques venus en mission. Bon courage !
Au retour, les conditions furent à peu près aussi difficiles, avec deux heures et demie de retard pour une traversée de sept heures normalement, et toujours aussi sale et vieux, cette fois via Trasmediteranea, une compagnie espagnole. 90 euros la traversée, mais payable uniquement en dinars, eux même obtenus par des euros, sous certificat d’une banque officielle (à un taux affreusement bas) à produire lors de l’achat du billet. Il m’a donc fallu acheter des euros avec mes dinars, préalablement, à un taux affreusement haut, en tout, ça m’a coûté plus de 110 euros.
Par avion : plusieurs compagnies. Air France, dont on peut oublier la possibilité vu leurs habituels tarifs prohibitifs, Alitalia, via un changement long à Milan, en tout sept heures, Aigle Azur et Air Algérie, compagnies algériennes. Compter dans les 400 ou 500 euros si vous vous y prenez à l’avance.
Par voiture : Les frontières sont toutes ouvertes, sauf celle avec le Maroc. Si bien qu’on ne peut passer par Tanger. La frontière est réellement fermée, même aux ressortissants qui ne sont ni marocains, ni algériens, même, et si, mon dieu, même aux français à qui rien, normalement, n’est refusé, n’est-ce pas ? J’ai testé moi-même, en essayant d’aller au Maroc, à la frontière même, en discutant avec les douaniers. Ils étaient sympas, contents d’enfin voir du monde, mais fermes et définitifs : on ne passe pas. Je m’étais alors replié vers Ghazaouet, pour prendre le ferry pour Alméria.
Par avionette : je ne crois pas que ce soit trop possible. Peut être depuis la Libye ou la Tunisie. Pas plus.
Par voilier : je n’en sais rien.
A pieds : en août, je le déconseille ! Surtout si depuis le Niger ou le Mali…
2.2 Formalités Tout est là : http://www.visas-express.fr/services/obtenir_visa/fiche_pays.md?code_continent=afrique&code_pays=DZ
C’est difficile, il faut une invitation. Ca prend du temps, il faut s’armer de patience, et de sérénité. Zen, rester zen, et surtout, penser que dans l’autre sens, c’est entre deux cents et cinq cents fois plus dur. Le genre de démarches dont on se passerait bien, et qui renforcent la haine de la notion de frontière. Bien penser que les visas se payent en liquide et seulement en liquide, et qu’il faut faire l’appoint exact, c’est vrai. Ne pas avoir de tampon israélien (entrée ou sortie) sur le passeport permet d’entrer en Algérie. Dans le cas contraire, déclarer son passeport en perte, et le refaire avant de demander le visa.
2.3 Argent La monnaie est le dinar algérien (DA). Si on change un euro dans une banque pour des dinars, on en obtiendra environ 90 (août 2005). Si on le change dans un magasin, on en obtiendra 110, voire 112. L’euro ne peut s’acheter qu’au noir, les banques ne le vendent pas. Il coûte 114 à 115 DA. En gros, arrondir à 1 pour 100, c’est plus simple pour les conversions.
Il n’y a pas de distributeurs en Algérie. Prévoir du liquide en quantité. Au mieux, il est possible d’utiliser la CB dans certaines banques, à un guichet, mais l’opération m’a fait ramener le taux à 78.5 DA pour un euro, lors d’un retrait de 6200 DA. Je déconseille fortement, donc. Si vous le faites, gardez absolument le document qui atteste de la transaction.
2.4 Transports En ville : Le taxi ne coûte pas très cher, bien demander de payer au compteur. Les bus coûtent 10, 15 ou 20 DA, mais vont vraiment lentement, sont bondés, sales, et surchauffés. Dur de voyager en bus.
Entre villes : Le réseau de trains relie de nombreuses villes du nord, mais la fréquence est assez faible en comparaison de celle des bus. Ceci dit, le train va, paraît-il, plus vite, est plus sûr, et plus confortable. Le réseau de bus est, comme dans tous les pays pauvres, très bien desservi, mais déréglementé à souhaits, anarchique comme il se doit, et les bus sont évidemment d’un autre age, bondés, sans clim (mais parfois initialement avec clim mais sans clim, et donc sans fenêtres), très sales, et pouvant tomber en panne à n’importe quel moment et n’importe quel endroit. Les lignes aériennes intérieures permettent d’aller loin au sud, là où on ne peut de toute façon aller que par avion ou en camion stop. Mais en août, oublier d’y aller est raisonnable. Le stop marche en kabylie. J’ai peu essayé sur la côte dite « ouest », et le peu que j’ai essayé fut sans succès. Mais j’y crois encore, je n’ai pas eu de chance ce jour là, je pense.
2.5 Hygiène et santé Le constat est sans appels, sans joie, et sans nuances : l’Algérie est très sale. Où que la vue se porte, dès Marseille, que ce soit en ville, sur les plages, à la campagne, à la montagne, dans les maisons, dans les parties publiques des immeubles privés, dans les édifices publiques, dans les bus, les trains et les taxis, dans les restaurants, les cafés, et dans tous les toilettes (quand il y en a), c’est CA-TA-STRO-PHI-QUE. Des décharges derrière chaque cactus. Une honte, une gène permanente, qui agresse la vue et le nez en tout lieu, à tout moment. Des terminaux de bus de villes de la taille d’Aix en Provence n’ont pas de toilettes publiques, et quand il y en a, c’est toute une aventure des sens, non des plus agréables, qu’il faut vivre. Rien de comparable avec ce que j’ai vu dans le Transsibérien ou en Amérique Latine, même dans les coins les plus ignobles du Nicaragua. « La côte est magnifique, les plages sont des plages de rêve ». Cette phrase était valable il y a dix ans. Maintenant, nous écririons « la côté était magnifique, les plages seraient des plages de rêves sans ces décharges ». Pourtant, les municipalités se battent. Partout, des panneaux indiquent que les maladies se prolifèrent trop vite dans ces conditions, de ne pas jeter tout n’importe où pour la santé du pays et de ses habitants, en de nombreux endroits, on voit des panneaux interdit de déposer des ordures ici, disparaissant presque sous les tas… d’ordures. J’ai aussi vu des panneaux comme : « défense de laver sa voiture à côté de cette source, et défense d’y faire la vidange » !!!!! « interdiction de quitter la chambre d’hôtel en laissant le robinet d’eau ouvert » !!!!! Partout, j’ai vu des gens jeter tout partout, devant mes yeux, j’ai vu des gens laver leurs voitures dans une rivière presque immaculée, je n’ai pas vu une seule rivière non polluée. L’eau des villes est peu recommandable, et il est important de se laver les mains souvent.
2.6 Voyager seul Il est possible pour un homme de voyager seul, même si les locaux le déconseillent fortement. Les mêmes locaux invitant en permanence le voyageur solitaire à venir se reposer chez eux un café ou une nuit, on est rarement longtemps seul. Une femme seule ? Je le déconseille, le moment n’est pas venu.
2.7 Voyager en couple Si vous êtes mariés, n’oubliez surtout pas votre livret de famille, il vous sera demandé dans les hôtels si vous souhaitez une chambre commune. Si vous n’êtes pas mariés, c’est la croix et la bannière pour trouver un hôtel qui vous accepte, car c’est interdit par la loi de louer une chambre à un couple non marié. Certains hôtels dérogent à la règle, mais je ne peux malheureusement pas en parler, de peur de leur attirer des ennuis. Il en existe un peu partout, notamment à Bejaia (anciennement Bougie), en Kabylie, très jolie ville, et très jolie région, soit dit en passant. Les couples homosexuels ne seront pas souvent bien vus, et c’est un euphémisme. Je leur souhaite qu’un jour l’Algérie reconnaisse leur existence (d’ailleurs, ce n’est pas ce qui manque sur place, mais ils ne sont pas vraiment reconnus ni appréciés) et s’ouvre à leur venue, pour qu’ils puissent s’y promener en toute légitimité, comme tout être humain normal.
2.8 Voyager luxueusement L’Algérie est un pays root, il est assez difficile de se faire un voyage tout confort dans ce pays. Même en recherchant toujours le meilleur hôtel, les meilleurs restaurants, en se déplaçant en taxi et en avion, nous sommes en Afrique, et les aléas du voyage sont multiples et variés, pouvant surgir n’importe quand, n’importe où. Même les hôtels chers ont leurs toilettes très sales, de toute façon et les coupures d’eau peuvent surgir à tout moment en Algérie, même dans le centre d’Alger.
2.9 Sécurité Désormais, l’Algérie est un pays sécurisé, sauf dans certaines régions montagneuses isolées. Il est toujours prudent d’écouter les conseils de la population, mais bien écouter plusieurs personnes et faire une moyenne, comme en Colombie, comme partout : il y a des gens qui exagèrent, en disant que les terroristes sont très actifs dans telle région depuis quelques jours, d’autres qui imaginent qu’il n’y a absolument plus aucun problèmes avec les terroristes islamistes. La « vérité » se situe entre les deux, dans certaines régions, et dans la seconde assertion dans les autres. Il y a de très nombreux barrages de polices sur les routes. A chaque grand carrefour, à chaque bretelle de rocade, entre les villes, dans les villages, dans les villes, vraiment partout. Quant aux agressions et vols, paraît-il qu’il y en a, mais le vol est un crime très grave dans la culture musulmane, ainsi que dans la culture arabe, ce qui fait que je crois que tous les avis alarmistes de la population elle-même vis à vis du fait que je voyageais seul, avec mon sac à dos, dans des endroits qui, soit disant, craignaient, m’ont paru exagérés. Je fus cependant déjà agressé au Champ de Mars au pied même de la Tour Eiffel, ainsi qu’à Montmartre. Alors, les zones qui craignent, et celles qui ne craignent pas… Ca dépend de trop de paramètres. En gros, toujours faire gaffe, sans tomber dans la paranoïa. Il paraît entre autre qu’Oran est dangereuse. Je m’y sentis en parfaite sécurité. Scène qui m’a marqué : Je descends d’un minibus sur la côte Ouest, entre Tipaza et Tnes dans un village sympathique (et pas trop couvert de décharges). Je demande comment s’appelle la prochaine grande ville sur la côte à un des passagers du bus avec qui j’avais échangé deux mots durant le trajet. Il ne me répond pas. En revanche, je le vois fouiller dans son sac. Il en sort un des gros quotidiens algériens écrits en français, El Watan, et me montre la une. Un truc sur des terroristes situés justement dans la région, reprenant les armes. Il me dit : « crois moi, tu restes ici, tu ne sors pas de ce village, jusqu’à nouvel ordre, ok ? » Il me laisse même le journal en cadeau. Un peu inquiet, je lis les articles qui parlent de ça, puis vais voir un flic. Je lui demande ce qu’il en pense. Il rigole presque, et me dit qu la région est parfaitement calme, tout du moins de jour, et que je peux continuer jusqu’à Chlef, la prochaine grande ville, aujourd’hui même. Je l’ai fait, sans aucun incident, j’ai même fait du camping sauvage sur une des plages sur le chemin, avec tout un groupe de jeunes (armés et faisant des tours de garde la nuit, certes, mais bon, seulement à cause des voleurs de petits chemins…).
2.10Langues Le français est encore très parlé, si bien qu’il est dur de progresser en arabe. Dans les régions reculées, les gens ne parlent presque plus français, à part quelques seniors. Dans les grandes villes, tout est en français, les gens parlent presque tous français, lisent les quotidiens en français, et écoutent des radios en français. Plus le milieu social est élevé, plus les gens parlent français, à tel point que la famille de mon ami utilisait d’abord le français, et parlait très rarement arabe. Même en notre absence. En Kabylie, les gens parlent aussi beaucoup français. Pour résumer : agé + ville + riche + kabyle = langue française assurée.
L’algérien est un dialecte oral, décliné en plusieurs dialectes selon les régions. A l’écrit, s’utilise l’arabe classique.
En Kabylie, on parle kabyle, et au Sahara, touareg. L’alphabet utilisé pour les deux est le tifinagh, très ésotérique.
Quelquefois, des gens m’ont abordé en espagnol, ou en anglais. Ai-je à ce point chopé un air latino en Amérique Latine ?
2.11Coût de la vie Pour le moment, le pays est peu chère. Une nuit d’hôtel coûte environ 1000 DA par personne. Jusqu’à 1500 pour un hôtel correct. Un repas dans un boui-boui coûte 200 à 300 dinars. Dans un restaurant : 600 DA. Trajets en bus interurbains : négligeables, vraiment L’heure d’internet : 60 DA. Les rares musées : que dalle, genre 20 DA. Visa un mois : 33 € L’alcool est cher : une bouteille de Smirnoff : 2500 DA, une canette de bière : 100 DA, un pack de vin : 230 DA, et dur à terminer… Budget quotidien : première partie du voyage : 20 € par personne, car à deux, toujours plus cher. Seconde partie : 10 € par jour.
3 Aspects culturels
3.1 Tradition et Islam L’Islam est omniprésent dans la culture du pays. C’est un pays religieux, et si les évènements qui ont mis l’Algérie à feu et à sang entre 92 et 2002 ont eu lieu, ce n’est pas non plus pour rien. Tout le monde est croyant, absolument tout le monde. La notion d’athéisme n’existe pas. Ils respectent les chrétiens, ou même les juifs, malgré les terribles tensions qui existent entre les deux peuples, mais ne comprendraient pas qu’on ne croit pas en quelque chose. Dès les premières minutes d’une conversation avec de nouvelles personnes, l’Islam arrive sur le tapis, et il est toujours délicat de botter en touche. Ils sont convaincus, pour la plupart, que l’Islam reste la seule religion vraiment bonne, même s’ils respectent les autres religions monothéistes. Toute la vie est régulée par l’Islam. Les cinq prières quotidiennes, les traditions de toutes sortes, les rôles dans la société, surtout, évidemment, celui de la femme. Les habillements, les coutumes alimentaires, les règles de politesse et d’hospitalité, la vision géopolitique et cosmogonique du monde… Le niveau de croyance ici relègue les pays d’Amérique Latine qu rang de pays athées…
Du coup, les règles qu’un étranger doit respecter, par respect pour le pays accueillant sont aussi nombreuses qu’inconnues, au début. On apprend progressivement. Il y a aussi les règles élémentaires, comme ne pas se dénuder trop, surtout pour une femme, aussi occidentale soit-elle, manger de la main droite (moi qui suit agnostique, antidogmatique et gaucher…. Ffffou !!!), enlever ses chaussures avant d’entrer dans une mosquée, etc… Je n’apprends rien à personne, et des tonnes de trucs ont été écrits là-dessus.
Les gens sont doux la plupart du temps, mais gardent le sang chaud (Méditerranée oblige !). Ils sont presque toujours de très bonne humeur, plaisantent sans cesse, et prennent un malin plaisir à se souhaiter des salamalecs à n’en plus finir. La qualité de leur accueil n’est pas juste une légende, c’est une réalité.
3.2 Nourriture et gastronomie Là encore, plein de choses à dire, mais surtout à lire. Je ne suis pas un spécialiste. L’Algérie est un pays avec une gastronomie de qualité, diversifiée et colorée, où on se régale facilement. Des soupes, des galettes, des plats à base de mouton, de légumes, de poissons (espadon, notamment, délicieux), d’épices… C’est une fête des saveurs et des parfums. Au quotidien, c’est moins rose : les boui-bouis proposent souvent les mêmes trucs, toujours très gras, rarement variés, parfois avariés… Les algériens résistent en partie à l’empire, car il n’y a pas de macdos chez eux, mais ils sont cependant envahis par la pizza, plus méditerranéenne. C’est le dernier aliment qui manquerait en cas de pénurie. Boissons : donc, pas trop d’alcools, évidemment (en vente dans des magasins un peu à l’écart, souvent à moitié fermés). Le thé est peu à peu remplacé par l’universel, insipide et impérialiste Lipton Yellow, même ici. Café algérois partout, nommé « press », de « expresso », qu’on peu aussi nommer « kahoua » comme partout dans les pays arabophones. Le lben, lait fermenté, très agréable et nourrissant, des sodas nationaux en tout genre, et l’universel, dégueulasse, et impérialiste Kouka Koula viennent compléter le tableau. Les eaux minérales se trouvent partout et sont relativement assez demandées. Les jus d’orange ne valent pas un clou, et sont aussi nombreux qu’appréciés, forts de milliers d’édulcorants, de conservateurs, de tonnes de sucre, et rien ou presque de fruits naturels. D’une manière générale, le sucre est à la fête en Algérie, et ça se voit à partir de trente ans, surtout chez les femmes, malgré tous les habits qu’elles portent quelque soit la chaleur, même à la plage quand elles se baignent.
3.3 Musique La musique résiste bien à l’envahisseur impérial actuel, et est très influencée par l’ancien (la France). Le Rai et Aznavour se mélangent dans la rue, d’un café à l’autre. La musique nationale est très écoutée, très variée, mais en un mois, je n’ai pas réussi à entrer dedans. Ca prend du temps quand on est néophyte, comme moi.
3.4 Littérature Là encore, je laisse la main aux spécialistes. Ce que je sais, c’est que c’est très riche.
3.5 Une jeunesse avec un avenir difficile Ce qui m’a frappé, et c’est normal, c’est la quantité de jeunes, et très jeunes. Un des pays les plus jeunes du monde : 50% de la population à moins de 19 ans. A mon arrivée à Alméria, en Espagne, pays le plus vieux d’Europe, ça m’a fait drôle ! Le chômage est très marqué chez les jeunes. Ils galèrent, trouvent des petits boulots, et restent longtemps au foyer familial. Il est dur pour un jeune de se trouver une femme s’il n’a pas une situation. Nombreux sont les algériens de 25 ou 30 ans, déjà abîmés par la vie et le tabac, n’ayant rien, pas de travail fixe, pas de maison, et donc, pas de femme. Les algériens adorent les sorties en discothèque, seul moyen actuel de rencontrer leur future femme (il n’est absolument pas question d’avoir un flirt avec une « copine »). Ils se ruent sur les complexes touristiques en béton armé, construits le long de la côte, où ils sont sûrs d’y trouver une vie nocturne.
4 Les gens face au tourisme étranger
Les gens sont fiers de leur pays, ce qui est normal et humain. Ils admirent l’audace des touristes étrangers qui osent enfin revenir, après plus de dix ans de désertion. Ils sont extrêmement accueillants, serviables, drôles, agréables, curieux, posant plein de questions. Ils invitent à tour de bras, c’est un honneur pour eux. De tous les pays visités dans ma vie, ce fut celui où les gens furent, et de loin, malgré les bonnes expériences ailleurs, les plus accueillants et prévenants, ce qui permet de relativiser chaque fois les difficultés inhérentes au pays, les rendant tellement plus faciles à appréhender. A noter : en 25 jours, je n’ai pas vu un seul routard (sauf les rares fois où il y avait une glace et que je regardais), un seul couple de touristes étrangers (français) à Bejaia, et un ou deux couples de touristes étrangers à Sidi Fredj, près d’Alger.
5 A retenir
5.1 J’ai beaucoup apprécié - L’accueil des gens, donc. On ne le répètera jamais assez - La côte, qui reste, malgré les décharges, encore très belle - Le dépaysement - Les moments privilégiés passés ici ou là, invité par des gens exceptionnels pour des moments inoubliables - La résistance culturelle au terrible rouleau compresseur de l’empire
5.2 J’ai moins aimé - Le statut de la femme (bah oui, je sais, on ne doit pas juger, mais je fus heurté) - L’inécologie des habitants (idem, car, pour moi, tout ce qui touche à la nature, est, par définition, universel, il n’y a qu’une Terre) - La saleté en général - Le code de la famille, qui rend la recherche d’un hôtel hasardeuse si on est en couple
6 Conclusion
Même en mettant le budget, l’Algérie est encore bien root, parce qu’il s’agit d’un pays qui n’a pas encore développé d’infrastructures pour le tourisme de masse, lequel serait désastreux, comme on ne sait que trop bien. A nous, VF-autes, d’imposer nos exigences pour limiter les grands complexes touristiques à venir, en venant vite en Algérie faire un tourisme alternatif, profitable au pays, et durable. L’Algérie vite ! L’Algérie a besoin du tourisme, des touristes, de notre argent, oui, mais pas n’importe comment. J’en appelle à la conscience des membres de ce forum.
7 Liens internet
Ferries : http://www.trasmediterranea.es/ http://www.sncm.fr
visa : http://www.visas-express.fr/services/obtenir_visa/fiche_pays.md?code_continent=afrique&code_pays=DZ
infos sur le voyage, sur le meilleur site de voyage de tout l’univers : http://voyageforum.com
Idees de volontariat - Amerique centrale et du Sud
Bonjour a tous,
mon ami et moi voyageons pdt un an depuis octobre 2004 du Mexique a l'argentine en alternant tourisme et volontariat. Si certains d'entre vous cherchent des idees d'assoces ou de projets, notre site peut eventuellement vous donner des pistes : http://12a2.blogs.com
Pour l'instant, nous avons ete dans des projets d'ecotourisme au Mexique (mangrove, lagune, protection des tortues), nous avons construit une petite bibliotheque dans un village au bord du pacifique au Guatemala (super contact avec les enfants de ce village), et nous avons passe deux semaines ds une assoce qui s'occupe des enfants des rues au Honduras. Tous les contacts et details sont sur le site.
On en est au 5eme pays sur 12, au Nicaragua, la route est encore longue mais ca passe tres vite!
mon ami et moi voyageons pdt un an depuis octobre 2004 du Mexique a l'argentine en alternant tourisme et volontariat. Si certains d'entre vous cherchent des idees d'assoces ou de projets, notre site peut eventuellement vous donner des pistes : http://12a2.blogs.com
Pour l'instant, nous avons ete dans des projets d'ecotourisme au Mexique (mangrove, lagune, protection des tortues), nous avons construit une petite bibliotheque dans un village au bord du pacifique au Guatemala (super contact avec les enfants de ce village), et nous avons passe deux semaines ds une assoce qui s'occupe des enfants des rues au Honduras. Tous les contacts et details sont sur le site.
On en est au 5eme pays sur 12, au Nicaragua, la route est encore longue mais ca passe tres vite!
Conseils pour Zanzibar pour famille de voyageurs
Bonjour à tous !
Nous voudrions préparer un voyage/séjour à Zanzibar pour l'année prochaine (car ma femme attend le prochain membre de "Lafamily" pour février 2005. Nous sommes une petite famille de voyageurs (11ans, 4ans et...), loins des hotels (jamais), des sites touristiques. Pouvez-vous nous conseiller pour ceux d'entres vous qui y sont allé ?
Notre Stratégie : on pose les sacs dans un endroit puis on rayonne une fois sur place à partir de ce point fixe.
Notre Objectif : vivre avec les gens, à coté d'eux et comme eux, pour terminer (souvent) avec eux !
La Technique : Prendre son temps, se faire discret, modeste (puis le fait dêtre en famille fait le reste !)
Nos plus beaux souvenirs : outres les paysages, DES EMOTIONS avec des gens !
Voici nos questions : Hébergement style case ou bungalow (même sans électricité et sans confort !) en bord de mer (sinon autre & tarif..) Ou est-il préférable de séjourner (quelle partie/coin de l'île le plus chouette ?) Comment se déplacer (difficile /facile /prix /types de transports ?...). Comment s'y rendre : escale en Tanzanie obligatoire ? Vos coins préférés / détestés Les pièges à éviter (les endroits à vraiment voir !) Très touristique ? quel type ?
Vos expériences sont les bien venues (carnet de voyage?)
Nous avons consulté le guide du routard et déjà quelques carnets de voyages, mais le vécu, c'est souvent mieux !!
Attention nous partirons évidemment avec notre tout dernier (nous en avons l'habitude et n'avons pas besoins de conseils sur le sujet - hors spécifiques Zanzibar ?-) donc nous serons un peu limités et moins "roots" ou "routard" que d'habitude...
Nous partirons le mois d'Août, qui n'est pas la meilleure saison pour s'y rendre (vacances des enfants obligent!) le temps est il particulier à cette époque...
Merci d'avance !!!!
Francis "membre de Lafamily"
Nous voudrions préparer un voyage/séjour à Zanzibar pour l'année prochaine (car ma femme attend le prochain membre de "Lafamily" pour février 2005. Nous sommes une petite famille de voyageurs (11ans, 4ans et...), loins des hotels (jamais), des sites touristiques. Pouvez-vous nous conseiller pour ceux d'entres vous qui y sont allé ?
Notre Stratégie : on pose les sacs dans un endroit puis on rayonne une fois sur place à partir de ce point fixe.
Notre Objectif : vivre avec les gens, à coté d'eux et comme eux, pour terminer (souvent) avec eux !
La Technique : Prendre son temps, se faire discret, modeste (puis le fait dêtre en famille fait le reste !)
Nos plus beaux souvenirs : outres les paysages, DES EMOTIONS avec des gens !
Voici nos questions : Hébergement style case ou bungalow (même sans électricité et sans confort !) en bord de mer (sinon autre & tarif..) Ou est-il préférable de séjourner (quelle partie/coin de l'île le plus chouette ?) Comment se déplacer (difficile /facile /prix /types de transports ?...). Comment s'y rendre : escale en Tanzanie obligatoire ? Vos coins préférés / détestés Les pièges à éviter (les endroits à vraiment voir !) Très touristique ? quel type ?
Vos expériences sont les bien venues (carnet de voyage?)
Nous avons consulté le guide du routard et déjà quelques carnets de voyages, mais le vécu, c'est souvent mieux !!
Attention nous partirons évidemment avec notre tout dernier (nous en avons l'habitude et n'avons pas besoins de conseils sur le sujet - hors spécifiques Zanzibar ?-) donc nous serons un peu limités et moins "roots" ou "routard" que d'habitude...
Nous partirons le mois d'Août, qui n'est pas la meilleure saison pour s'y rendre (vacances des enfants obligent!) le temps est il particulier à cette époque...
Merci d'avance !!!!
Francis "membre de Lafamily"
Le Transsibérien, extraits de carnets de route, seconde partie
Samedi 13/09/03, Irkoutsk, 15:30 LOC, 10:30 MOS
J'attends le bus de 16h30 pour Listvianka. J'ai manqué le précédent à cause d'une erreur de débutant relative au décalage horaire. J'avais fini par trouver au centre ville un cyber-café, où j'envoyais tranquillement mes premiers mails d'une série que je prévoyais longue, quand j'ai vu l'heure sur l'ordinateur. J'ai tout d'abord pensé que, comme d'habitude, il n'étais pas à l'heure du lieu dans lequel nous nous trouvions lui et moi, mais j'ai alors immédiatement pensé à ce qui vient naturellement suite à une telle réflexion: j'avais changé de fuseau horaire, et j'avais oublié de donner à manger à ma montre une heure de plus. La cinquième depuis Moscou. J'en suis quitte pour prendre le prochain bus, seule conséquence de cette erreur. J'ai donc une heure d'attente en sus à dépenser dans cette gare routière. J'en profite pour observer, et je me retrouve plongé quatre ans en arrière, à la gare routière de Bernaoul.
J'ai trop pris l'habitude de resserrer l'écriture, si bien que j'oublie de sauter de nouveau les lignes, quand bien même j'ai acheté un nouveau cahier, flambant neuf, que je réserve pour plus tard.
Pour changer mon billet de car, ce ne fut pas une mince affaire. Je me serais cru dans une parodie particulièrement caricaturée. Après avoir fait une première queue, importante, et souvent anarchique, notamment ignorée de certaines vieilles babaïagas à l'air mauvais, quand ce fut mon tour, je me suis fait renvoyer dans mes vingt deux par la caissière, qui m'a dit que les remboursements, c'était la caisse d'à côté. J'ai eu beau lui expliquer que je venais de faire la queue, et que c'était injuste, elle n'en eut, évidemment, cure. La nouvelle queue fut en tout point identique à la première. Ensuite, pour le remboursement, outre les vingt cinq pour cent de frais d'annulation, il a fallu que la caissière remplisse un immense cahier, sur lequel elle devait noter mes noms, prénoms, et patronymes. Je lui ai donné mon passeport, mais elle a fini par se décourager. Ensuite, elle m'a remboursé, lentement, alors que je lui avais bien précisé que je voulais juste prendre le bus d'après. Derrière, ça poussait comme dans un mirage 2000 qui met la post-combustion. Rien que des fait routiniers, au final. J'ai hésité à les relater sur ce cahier, tant ce genre de scènes est banal ici.
Avant cet incident somme toute mineur, j'ai visité la ville qui a un certain charme. Les maisons sont de vieilles bâtisses toutes de bois construites, très joliment décorées, mais elles mériteraient un coupe de restauration. Il y a de belles églises, sans trop d'or, pour une fois, peintes avec beaucoup de goût. Le grand marché central est également charmant, véritablement authentique.
Avant cela, j'ai réussi à acheter mon billet de train de Ulan Udé à Vladivostok. Départ d'Ulan Ude mardi après midi. En attendant, je vais essayer de visiter le Baïkal, et d'aller par un moyen ou un autre de l'autre côté, en Bouriatie, jusqu'à sa capitale, Ulan Udé. Ce soir, je serai donc à Listvianka, village situé au bord du mythique Lac, et j'espère trouver un petit hôtel sympathique où me poser un peu. Je vais essayer de me laver, et de laver quelques habits.
Un voyage... une étape inattendue!
Bonjour à tous,
Le voyage - pour ne pas trop sortir de VF - c'est bien sur la vie. L'étape inattendue, elle nous vient de l'orient et sans doute d' un Pangolin.
J'ai 72 ans, un peu d’hypertension, pas grand chose d'autre, alors, au delà du 11 mai je suis bon !
Bon pour continuer à voir mes petits enfants sur Skype, bon pour voir mes enfants masqués qui viennent nous voir de temps à autres à distance respectable, bon pour oublier les embrassades, les câlins, les gestes de tendresse, bon pour....un temps indéterminé à subir ces frustrations que portant je respecterait. Peu en parlent dans les médias, mais c'est une contrainte autre que de simplement porter un masque !!
Merci de m'avoir lu et belle journée confinée
Le voyage - pour ne pas trop sortir de VF - c'est bien sur la vie. L'étape inattendue, elle nous vient de l'orient et sans doute d' un Pangolin.
J'ai 72 ans, un peu d’hypertension, pas grand chose d'autre, alors, au delà du 11 mai je suis bon !
Bon pour continuer à voir mes petits enfants sur Skype, bon pour voir mes enfants masqués qui viennent nous voir de temps à autres à distance respectable, bon pour oublier les embrassades, les câlins, les gestes de tendresse, bon pour....un temps indéterminé à subir ces frustrations que portant je respecterait. Peu en parlent dans les médias, mais c'est une contrainte autre que de simplement porter un masque !!
Merci de m'avoir lu et belle journée confinée
Andalusia with family (and two families) by car, late April 2019
Hi everyone,
Just back from two weeks in Andalusia, and I wanted to share this experience with you—maybe it’ll help with planning a trip. I’ll start with a quick recap in this post and try to add photos and day-by-day details later (still sorting through them). Hope I don’t bore you too much! 😎
Trip details:
April 20 to May 4, 2019:
7 days on the Costa de la Luz (El Puerto de Santa María) in an Airbnb,
4 days at the junction of the Costa del Sol and Costa Tropical (Salobreña) in an Airbnb,
3 days at Cabo de Gata for some rest at a campsite in Los Escullos.
Two families of four, each with our own car: three 9-year-old boys and a 6-year-old girl. One family was more into city exploration (not us, but we’re working on it), and the other preferred relaxation and nature (that’s us). We speak a little Spanish.
Over 5,000 km, including 2,500 km for the round trip from Carcassonne.
The weather: Variable, but we expected better for this region in late April. The first week on the Costa de la Luz was sometimes chilly (< 20°C), and the second week was warmer but not excessive (< 25°C). At least we didn’t get much rain!
Our budget: Around 2600 € per family:
700 € for accommodations, about 50 € per night,
1000 € for meals and restaurants. We usually spent around 50 € per family at restaurants—we ate out for lunch (except for 2–3 picnics) and cooked at home in the evenings, trying to be back by 6 PM.
600 € for activities: Río Tinto, a flamenco show, visits to the Alhambra, Giralda, and Alcázar, Oasis Park with meals, and a kayaking trip.
300 € for gas and tolls.
Preparation: A few months ahead with bookings for accommodations and tickets for the Alhambra, Giralda, and Alcázar. We used a few travel guides—I like the *Évasion* guide for initial planning. *Géoguide* was okay, but our friends’ *Routard* was the most useful. We also spent three months brushing up on Spanish with Mosalingua (a great spaced-repetition method, max 10 minutes a day). Downloaded Maps.me and the Andalusia map in advance—essential. And we used Tricount to track shared expenses with friends—super handy.
What we did/saw:
3 city visits (Seville, Granada, and Cádiz) + Málaga for our friends (we vetoed Córdoba—too many cities for us).
4 white villages (Vejer de la Frontera, Arcos de la Frontera, Grazalema, Ronda) + Tarifa for our friends.
Beaches (Tarifa and Bolonia, Matalascañas, Nerja, Cabo de Gata).
Nature and fun moments: Doñana National Park, a kayaking trip along the rocky coast near Nerja, and the Wild West/animal park in the Tabernas Desert.
A little culture: Río Tinto mines, the archaeological site of Itálica, Columbus’s caravels, Nerja Cave for us, and the Picasso Museum in Málaga for our friends. Plus, seeing the ham-drying process in the Alpujarras (for our friends).
Our highlights
Nerja and the surrounding villages: The rocky coast was amazing, and we loved the kayaking trip, even if the water was freezing for snorkeling. The beaches are sheltered from the wind, the town is charming, and the cave is incredible.
El Rocío and Doñana National Park. El Rocío has a timeless, almost Wild West vibe—we could’ve stayed a day or two. The quiet and pine scents reminded us of the Landes region.
What we didn’t love as much:
Río Tinto mines: Not super exciting, and the guides’ nonstop chatter kind of ruined the "nature" experience.
Our little regrets (for next time):
Forgetting our passports and missing a day trip to Tangier from Tarifa.
Not having an extra day around Nerja to go snowboarding in the Sierra Nevada—just 1.5 hours away (the kayak guide suggested it).
Not spending at least one night in El Rocío to explore Doñana National Park at dawn.
Antequera with the Guadalhorce reservoir and the Caminito del Rey (but it would’ve meant 2 more hours of driving, and we didn’t have the energy).
My general impressions of Andalusia and Spain
Landscapes: A feeling of extreme concentration of a single activity in some areas—endless olive groves, wind farms on the Costa de la Luz (which I thought were well-integrated), rows of buildings along the Costa del Sol (yikes, glad we didn’t stop there), greenhouses around Almería (a shame to have frozen the coast for so many kilometers), and the massive industrial port of Huelva.
What surprised us compared to France was the lack of small hamlets—villages are clearly defined, and people cluster there, leaving vast landscapes without human presence. In France, you find houses scattered everywhere.
Roads: Relatively few tolls. Sure, rest areas aren’t as nice as in France, but the roads are in good condition, and our wallet was happy. The roads are pretty straight with countless bridges and tunnels—the upside (besides fast travel) is that there aren’t many secondary roads disrupting the scenery.
Tourism and activities: A huge variety and richness. Feels like everyone can find something they like, and 15 days barely scratched the surface. It’s amazing how quickly you go from the coast to snow-capped peaks (Sierra Nevada) or from farmland to desert (Tabernas). And the mix of European and Arabic architecture in the same city is really special.
One small regret: Not interacting more with locals. We didn’t luck out with our Airbnbs. But shopkeepers were great—very patient with my broken Spanish! :-)
Overall, I think our choice to stay on the Costa de la Luz and then near Nerja worked well. We could explore pretty easily (even if we logged a lot of kilometers), and the settings were fantastic. The 3 days of total relaxation at Cabo de Gata were perfect.
If you prefer shorter stops, you could try staying in El Rocío (easy access to Seville and great for an early visit to Doñana National Park) or maybe Grazalema for a hike in the mountains (weather-dependent). And of course, Tarifa for a day trip to Tangier or Gibraltar.
More details and photos to come soon!
Laurent
Just back from two weeks in Andalusia, and I wanted to share this experience with you—maybe it’ll help with planning a trip. I’ll start with a quick recap in this post and try to add photos and day-by-day details later (still sorting through them). Hope I don’t bore you too much! 😎
Trip details:
April 20 to May 4, 2019:
7 days on the Costa de la Luz (El Puerto de Santa María) in an Airbnb,
4 days at the junction of the Costa del Sol and Costa Tropical (Salobreña) in an Airbnb,
3 days at Cabo de Gata for some rest at a campsite in Los Escullos.
Two families of four, each with our own car: three 9-year-old boys and a 6-year-old girl. One family was more into city exploration (not us, but we’re working on it), and the other preferred relaxation and nature (that’s us). We speak a little Spanish.
Over 5,000 km, including 2,500 km for the round trip from Carcassonne.
The weather: Variable, but we expected better for this region in late April. The first week on the Costa de la Luz was sometimes chilly (< 20°C), and the second week was warmer but not excessive (< 25°C). At least we didn’t get much rain!
Our budget: Around 2600 € per family:
700 € for accommodations, about 50 € per night,
1000 € for meals and restaurants. We usually spent around 50 € per family at restaurants—we ate out for lunch (except for 2–3 picnics) and cooked at home in the evenings, trying to be back by 6 PM.
600 € for activities: Río Tinto, a flamenco show, visits to the Alhambra, Giralda, and Alcázar, Oasis Park with meals, and a kayaking trip.
300 € for gas and tolls.
Preparation: A few months ahead with bookings for accommodations and tickets for the Alhambra, Giralda, and Alcázar. We used a few travel guides—I like the *Évasion* guide for initial planning. *Géoguide* was okay, but our friends’ *Routard* was the most useful. We also spent three months brushing up on Spanish with Mosalingua (a great spaced-repetition method, max 10 minutes a day). Downloaded Maps.me and the Andalusia map in advance—essential. And we used Tricount to track shared expenses with friends—super handy.
What we did/saw:
3 city visits (Seville, Granada, and Cádiz) + Málaga for our friends (we vetoed Córdoba—too many cities for us).
4 white villages (Vejer de la Frontera, Arcos de la Frontera, Grazalema, Ronda) + Tarifa for our friends.
Beaches (Tarifa and Bolonia, Matalascañas, Nerja, Cabo de Gata).
Nature and fun moments: Doñana National Park, a kayaking trip along the rocky coast near Nerja, and the Wild West/animal park in the Tabernas Desert.
A little culture: Río Tinto mines, the archaeological site of Itálica, Columbus’s caravels, Nerja Cave for us, and the Picasso Museum in Málaga for our friends. Plus, seeing the ham-drying process in the Alpujarras (for our friends).
Our highlights
Nerja and the surrounding villages: The rocky coast was amazing, and we loved the kayaking trip, even if the water was freezing for snorkeling. The beaches are sheltered from the wind, the town is charming, and the cave is incredible.
El Rocío and Doñana National Park. El Rocío has a timeless, almost Wild West vibe—we could’ve stayed a day or two. The quiet and pine scents reminded us of the Landes region.
What we didn’t love as much:
Río Tinto mines: Not super exciting, and the guides’ nonstop chatter kind of ruined the "nature" experience.
Our little regrets (for next time):
Forgetting our passports and missing a day trip to Tangier from Tarifa.
Not having an extra day around Nerja to go snowboarding in the Sierra Nevada—just 1.5 hours away (the kayak guide suggested it).
Not spending at least one night in El Rocío to explore Doñana National Park at dawn.
Antequera with the Guadalhorce reservoir and the Caminito del Rey (but it would’ve meant 2 more hours of driving, and we didn’t have the energy).
My general impressions of Andalusia and Spain
Landscapes: A feeling of extreme concentration of a single activity in some areas—endless olive groves, wind farms on the Costa de la Luz (which I thought were well-integrated), rows of buildings along the Costa del Sol (yikes, glad we didn’t stop there), greenhouses around Almería (a shame to have frozen the coast for so many kilometers), and the massive industrial port of Huelva.
What surprised us compared to France was the lack of small hamlets—villages are clearly defined, and people cluster there, leaving vast landscapes without human presence. In France, you find houses scattered everywhere.
Roads: Relatively few tolls. Sure, rest areas aren’t as nice as in France, but the roads are in good condition, and our wallet was happy. The roads are pretty straight with countless bridges and tunnels—the upside (besides fast travel) is that there aren’t many secondary roads disrupting the scenery.
Tourism and activities: A huge variety and richness. Feels like everyone can find something they like, and 15 days barely scratched the surface. It’s amazing how quickly you go from the coast to snow-capped peaks (Sierra Nevada) or from farmland to desert (Tabernas). And the mix of European and Arabic architecture in the same city is really special.
One small regret: Not interacting more with locals. We didn’t luck out with our Airbnbs. But shopkeepers were great—very patient with my broken Spanish! :-)
Overall, I think our choice to stay on the Costa de la Luz and then near Nerja worked well. We could explore pretty easily (even if we logged a lot of kilometers), and the settings were fantastic. The 3 days of total relaxation at Cabo de Gata were perfect.
If you prefer shorter stops, you could try staying in El Rocío (easy access to Seville and great for an early visit to Doñana National Park) or maybe Grazalema for a hike in the mountains (weather-dependent). And of course, Tarifa for a day trip to Tangier or Gibraltar.
More details and photos to come soon!
Laurent
Vos "regrets" en voyage?
Bonjour !
Un petit sujet qui m'est venu à l'esprit ! Vous est-il arrivé d'avoir des "regrets" lors d'un voyage, c'est-à-dire des choses que vous vouliez voir et faire et que vous n'avez pas pu ? Et pourquoi ? Je parle plutôt de "malheureux concours de circonstances" et pas juste le manque de temps.
Récemment quelques regrets en Russie :
- A Moscou le musée des Cosmonautes. Je voulais vraiment le voir, mais mauvais concours de circonstances. On est arrivé un peu tard sur place, ayant fait une balade plus longue que prévu avant. Après vérification sur Internet, il était ouvert les jours suivants. En fait non, j'ai vu plus tard sur la page en russe qu'il fermait pile 4 jours pour travaux... 🤪
- Le dernier jour, nous étions dans le "centre", nous pensions faire un tour au parc Zariadié, récemment ouvert, avec sa plateforme suspendue sur la Moskova, mais pas le temps... on a dû faire une pause toilettes à cause de moi, et accessoirement manger un peu car j'allais tomber dans les pommes, ça a pris plus de temps que prévu. On avait un train à prendre ensuite (mauvais calcul du temps de notre part, je l'admets).
Bon, je compte y retourner à Moscou, ça va !
- Un survol en hélicoptère de Saint-Pétersbourg. Ceci n'a lieu que le week-end, seulement par "beau temps" (c'est relatif là-bas), et forcément après des jours de soleil, temps pourri le week-end. Pour finir, on a donc fait autre chose le dimanche, et il y a eu une éclaircie, on a vu les hélicos décoller en face... Bon, dur de prévoir exactement les éclaircies. Dans la mesure où j'aimerais y retourner l'hiver et que les vols n'ont lieu qu'en saison, c'est pas gagné... Puis avec la météo, c'est jamais gagné là-bas 😛
- A Cracovie, dernier jour, on voulait voir les mines de sel. On allait à pied prendre le bus, gros orage, très violent, et pas prévu. On avait pas de parapluie, on a fini tremper jusqu'aux os et à devoir se réfugier dans un magasin (ils vendaient des parapluies 😛) puis Mcdo, pendant deux bonnes heures car ça se calmait pas. Ensuite c'était tard, et vu la différence de température entre les mines et l'extérieur, pas question d'y aller trempés... Bon au final comme ça a l'air très "usine à touristes", ce n'est qu'un semi-regrets. J'aimerais bien les voir un jour quand même on va dire.
- A Trapani en Sicile, un seul jour plein sur place, on voulait grimper à Erice en téléphérique. On arrive, c'est fermé pour cause de vent... le téléphérique n'étant pas pile à côté du centre, deux heures perdues, et on n'a pas vu Erice. Je plaide coupable, j'avais pas vérifié sur le site avant de partir de l'appart...
- Lors d'un énième séjour à Madrid, cette fois nous voulions passer une grosse après-midi à Tolède. On s'est rendu un samedi à la gare, pas pu les jours avant car il avait pas mal plu et qu'on voulait surtout se balader (on était donc resté à Madrid dans les musées). On arrive 40 mn avant le départ du train, il était complet !!! Seulement un train toutes les 2h le samedi. Le suivant nous aurait fait arriver tard, ça ne valait pas le coup...
Ensuite le dimanche et le lundi les quelques musées ou monuments qui nous intéressaient étaient fermés (ou fermaient trop tôt le dimanche), on a préféré reporter à un futur séjour. Même coup pour Ségovie, donc l'Alcazar était ouvert le lundi. On déjeune, je regarde les bus sur Internet, la gare routière étant loin d'où on était, et forcément celui qu'on voulait était complet, le seul de la journée à l'être. Après ça faisait un peu tard selon monsieur.
Bon sur le moment on est un peu énervé mais comme ça reste une destination proche et où aime aller régulièrement, on sait qu'on y retournera donc ce n'est pas bien grave !
- A Belgrade, on voulait passer une journée à Novi Sad, mais les jours où on avait envie, il pleuvait vraiment beaucoup, donc justement, ça valait pas le coup... Je savais que j'allais pas y retourner de suite, mais tant pis.
Je dois en avoir d'autres mais c'est ce qui me vient à l'esprit. Bien sûr il y a toujours des choses que je voulais voir en voyage, mais pas eu le temps (j'ai tendance à vouloir tout voir, ou presque !), mais c'est un peu différent. S'il y a encore assez à voir, j'y retourne !! Évidemment au bout du monde c'est plus dur... Plus la destination est difficile d'accès plus c'est "rageant" c'est sûr !
A vous !
Un petit sujet qui m'est venu à l'esprit ! Vous est-il arrivé d'avoir des "regrets" lors d'un voyage, c'est-à-dire des choses que vous vouliez voir et faire et que vous n'avez pas pu ? Et pourquoi ? Je parle plutôt de "malheureux concours de circonstances" et pas juste le manque de temps.
Récemment quelques regrets en Russie :
- A Moscou le musée des Cosmonautes. Je voulais vraiment le voir, mais mauvais concours de circonstances. On est arrivé un peu tard sur place, ayant fait une balade plus longue que prévu avant. Après vérification sur Internet, il était ouvert les jours suivants. En fait non, j'ai vu plus tard sur la page en russe qu'il fermait pile 4 jours pour travaux... 🤪
- Le dernier jour, nous étions dans le "centre", nous pensions faire un tour au parc Zariadié, récemment ouvert, avec sa plateforme suspendue sur la Moskova, mais pas le temps... on a dû faire une pause toilettes à cause de moi, et accessoirement manger un peu car j'allais tomber dans les pommes, ça a pris plus de temps que prévu. On avait un train à prendre ensuite (mauvais calcul du temps de notre part, je l'admets).
Bon, je compte y retourner à Moscou, ça va !
- Un survol en hélicoptère de Saint-Pétersbourg. Ceci n'a lieu que le week-end, seulement par "beau temps" (c'est relatif là-bas), et forcément après des jours de soleil, temps pourri le week-end. Pour finir, on a donc fait autre chose le dimanche, et il y a eu une éclaircie, on a vu les hélicos décoller en face... Bon, dur de prévoir exactement les éclaircies. Dans la mesure où j'aimerais y retourner l'hiver et que les vols n'ont lieu qu'en saison, c'est pas gagné... Puis avec la météo, c'est jamais gagné là-bas 😛
- A Cracovie, dernier jour, on voulait voir les mines de sel. On allait à pied prendre le bus, gros orage, très violent, et pas prévu. On avait pas de parapluie, on a fini tremper jusqu'aux os et à devoir se réfugier dans un magasin (ils vendaient des parapluies 😛) puis Mcdo, pendant deux bonnes heures car ça se calmait pas. Ensuite c'était tard, et vu la différence de température entre les mines et l'extérieur, pas question d'y aller trempés... Bon au final comme ça a l'air très "usine à touristes", ce n'est qu'un semi-regrets. J'aimerais bien les voir un jour quand même on va dire.
- A Trapani en Sicile, un seul jour plein sur place, on voulait grimper à Erice en téléphérique. On arrive, c'est fermé pour cause de vent... le téléphérique n'étant pas pile à côté du centre, deux heures perdues, et on n'a pas vu Erice. Je plaide coupable, j'avais pas vérifié sur le site avant de partir de l'appart...
- Lors d'un énième séjour à Madrid, cette fois nous voulions passer une grosse après-midi à Tolède. On s'est rendu un samedi à la gare, pas pu les jours avant car il avait pas mal plu et qu'on voulait surtout se balader (on était donc resté à Madrid dans les musées). On arrive 40 mn avant le départ du train, il était complet !!! Seulement un train toutes les 2h le samedi. Le suivant nous aurait fait arriver tard, ça ne valait pas le coup...
Ensuite le dimanche et le lundi les quelques musées ou monuments qui nous intéressaient étaient fermés (ou fermaient trop tôt le dimanche), on a préféré reporter à un futur séjour. Même coup pour Ségovie, donc l'Alcazar était ouvert le lundi. On déjeune, je regarde les bus sur Internet, la gare routière étant loin d'où on était, et forcément celui qu'on voulait était complet, le seul de la journée à l'être. Après ça faisait un peu tard selon monsieur.
Bon sur le moment on est un peu énervé mais comme ça reste une destination proche et où aime aller régulièrement, on sait qu'on y retournera donc ce n'est pas bien grave !
- A Belgrade, on voulait passer une journée à Novi Sad, mais les jours où on avait envie, il pleuvait vraiment beaucoup, donc justement, ça valait pas le coup... Je savais que j'allais pas y retourner de suite, mais tant pis.
Je dois en avoir d'autres mais c'est ce qui me vient à l'esprit. Bien sûr il y a toujours des choses que je voulais voir en voyage, mais pas eu le temps (j'ai tendance à vouloir tout voir, ou presque !), mais c'est un peu différent. S'il y a encore assez à voir, j'y retourne !! Évidemment au bout du monde c'est plus dur... Plus la destination est difficile d'accès plus c'est "rageant" c'est sûr !
A vous !
Où repose Ivan?
OÙ REPOSE IVAN ?
(Voyage à Stalingrad)
Nous étions en plein hiver dans une agence de tourisme de St Pétersbourg; elle venait d’ouvrir et nous étions ses tout premiers clients; la jeune directrice était émue de débuter son activité, et à cette occasion, elle partageait une certaine proximité avec nous, attitude peu spontanée chez les Russes. Nous lui avons demandé un billet d’avion pour Volgograd, elle eut un mouvement de recul et nous demanda pourquoi nous nous aventurions si loin; elle même, Russe, ne ferait pas un tel voyage ! Je m’interrogeais sur une telle attitude : Aurait elle entendu ou imaginé des histoires sordides sur cette ville lointaine ? Volgograd étant au début de la Tartarie, ce trait exotique pouvait il enflammer son imagination? Pour nous la Tartarie, c’est Michel Strogoff et toute la cruauté prêtée aux Tartares par Jules Verne. J’ai déjà observé cette réaction de défiance chez des Russes, par rapport à des destinations lointaines à l’intérieur même de leur pays: Ainsi des personnes ont déconseillé de prendre le Transsibérien, « Car s’éloigner de Moscou serait dangereux et les trains peu sûrs » Ou encore « Si vous voulez aller à Perm, faites vous accompagner » ! Au delà des territoires de Moscou et de St Petersbourg, les Russes sont ils réellement informés sur les réalités de leur immense pays ? Ce pays gigantesque leur fait il peur ? L’agence est en ordre de marche et produit ses premiers effets: La caissière nous déleste de quelques milliers de Roubles, une employée imprime deux billets pour un vol du lendemain sur l’Aéroflot au départ de Moscou la jeune directrice nous serre la main et nous laisse à notre destin. Il ne nous reste plus qu’à rejoindre Moscou dans la nuit et l’aéroport de Shérémétievo au petit matin.
VERS STALINGRAD
Les voyageurs emportent leurs guides papier, certains emmènent en pensée, un écrivain, initiateur ou éclaireur du voyage ou. Le choix est évident : Vassili Grossman pour son Stalingrad c’est « Vie et Destin »
Des souvenirs et des pensées me reviennent : D’abord l’effroi : Si « Vie et Destin » n’avait existé qu’en un seul exemplaire, on n’aurait pas connu ce « Deuxième Guerre et Paix russe » puisque le KGB a confisqué le premier exemplaire. La vie aurait été légèrement différente, sans l’apport de Vassili Grossman. En fait le KGB a du savoir vivre ou de la culture : J’apprends, en lisant la fiche Wikipedia, qu’il n’a pas commis ce meurtre contre l’intelligence, mais qu’il l’avait conservé.
« Vie et Destin », c’est aussi une pièce que j’ai vue deux fois au théâtre de Saint Denis je suis poursuivi par la longue plainte, insistante, envahissante, rauque en russe, de la Mère de Grossman, incarnée par une merveilleuse actrice, une petite vieille que le public a entourée et chérie des yeux à l’entracte. C’était bouleversant, il n’y avait pas besoin de traduction, on entrait dans les pensées de ce fils poursuivi pour toujours par la culpabilité de ne pas avoir mis sa Mère à l’abri, et par longue agonie qu’il prête à sa Mère dans la pièce. Ah ces écrivains russes, ils vous submergent l’âme !
Erwan et moi, sommes intéressés par l’Histoire militaire; avec la visite de Stalingrad, la plus grande bataille de l’Histoire, nous serons au cœur de la légende demain. J’ai préparé ce voyage comme mes autres voyages, en sondant l’Internet, mais je n’y ai trouvé aucun compte rendu de voyage. Aucun guide papier n’existait pour cette destination. Vraiment Stalingrad n’attire pas les foules occidentales, des bateaux de croisière sur la Volga permettent bien aux touristes de visiter la ville en escale! J’ai bien noté que des agences britanniques spécialisées organisaient des voyages à thème militaire, mais je n’en ai rien retiré. Difficile aussi de contacter un guide local, ou de s’enquérir des tours organisés par des grands hôtels; les agences citées sur Internet ne répondaient pas. Stalingrad représentait donc l’inconnu le plus total, et la mise en garde de la directrice de l’agence alourdissait ce climat d’incertitude! Le site internet actuel de Stalingrad ne me renseignait pas et je n’imaginais pas ce que nous allions trouver; j’apprends juste que la commémoration de la bataille est centrée sur la colline du Mameiev Kurgan, siège de combats violents. Mon esprit a horreur du vide, alors inconsciemment Stalingrad prend des aspects de Verdun dans mon idée, avec quelques corrections dues aux spécificités locales : Il doit y avoir un super Douaumont, site déjà très imposant avec son Ossuaire entouré de 16000 croix. Comme pour nos Poilus, Ivan, le soldat soviétique devrait faire l’objet d’un culte laïc et sacré encore plus poussé, vu l’emphase du Régime soviétique et la ferveur patriotique russe. Quand on veut se persuader de quelque chose et que l’on est paresseux intellectuellement, on ne fouille pas assez sur Internet pour découvrir que ces représentations n’existent pas à Stalingrad. Cette bataille, divine surprise, qui montré la vulnérabilité du monstre pour la première fois, a eu un retentissement mondial. Le culte doit être à la hauteur de l’événement et apparent à chaque coin de rue. Mais était-ce vraiment Ivan qui est célébré à Stalingrad ?
DEPART DE SAINT PETERSBOURG
Si mon esprit est déjà à Volgograd, nous sommes encore physiquement à St Pétersbourg . Nous nous dirigeons vers Moskaïa. Erwan traine ses lourds « Rangers » dans la neige et se plaint de douleurs aux genoux. Traiter à 22heures, et à 2 heures du départ un problème médical à l’étranger n’est pas facile. Que faire ? Dans la gare je repère une croix rouge et nous nous dirigeons vers celle ci. Nous sommes accueillis par une infirmière qui a passé l’âge de la retraite depuis longtemps elle nous annonce à un vieux docteur, qui a du être en âge de faire la Révolution avec Lénine depuis l’Institut Smolny. L’étonnant était de trouver un vieil homme russe vivant, ils se font plutôt rares, car ils ont été soit fauchés par « la Grande Guerre Patriotique », soit par les purges staliniennes, où encore achevés par la « petite eau ». Ce docteur (« Vrach » en russe) examine Erwan et il me griffonne une ordonnance à faire exécuter à la pharmacie située à l’autre bout de la salle des pas perdus. De retour je lui donne le médicament et je le laisse avec Erwan; je papote avec l’infirmière avec laquelle j’échange comme je peux. C’est à dire que je massacre les déclinaisons, mais nous avons quand même une petite conversation sympathique.
J’adore le roucoulement de la langue russe Ainsi dans une interview j’entendais Poutine roucouler posément et je suis saisi d’effroi quand on donne la traduction de l’interview : « Je vais poursuivre ces salauds jusque dans les chiottes et je vais leur plonger la tête dans la lunette » ! Mais le mot « Vrach » ne passe pas chez moi, il dépareille la langue russe, ça fait décollement de vieux papier peint c’est une horreur. Si on pouvait en changer !
Erwan sort furieux de sa consultation en me lançant : « Tu as laissé ce docteur inconnu m’injecter un produit inconnu dans le cul ! » (Vous ne détectez pas là une pointe de racisme ? D’abord c’est un docteur russe, il a peut être eu son diplôme dans une pochette surprise ? Ou alors ce vieil homme ne s’est il pas recyclé depuis sa sortie de l’institut Smolny ? Ensuite « le produit inconnu » : c’est bien connu la chimie russe synthétise de la bave de crapaud ou des médicaments pour la famille Skipal).
Erwan tient à protéger son intimité, ce n’est pas demain que nous irons au banya ensemble. Aurais je gardé un tel pouvoir sur lui, adulte, en l’obligeant à « se faire piquer le cul avec un produit inconnu « ?
Dur métier que celui de Père. Jusque là, en Père multitaches j’ai assuré honorablement les fonctions d’agent de voyage, de traducteur…..Avec ma nouvelle casquette « Europe Assistance »/Saint Bernard, service de nuit ai je démérité ? C‘est vrai, je n’ai pas pu trouver à cette heure et en ce lieu un sémillant médecin de l’American St Petersbutg Clinic, au marketing médical si policé :
« Sir, I shall prepare an injection for you, then I give you pills specially for you, then we manage Xray session to improve your health… ». (J’avais déjà fait un séjour à cette clinique lors d’un accident)
A deux heures du départ il ne fallait pas y compter eh puis c’est la Russie ! (Comme on dit « C’est l’Afrique » : il y a de l’aventure, ce n’est pas un long fleuve tranquille). Cet incident médical à la gare est gravé pour l’éternité dans les annales familiales à mon débit, comme dans le film « Dieu seul pardonne, moi pas ! » On va ressortir cet épisode et d’autres dans un an, dix ou quinze ans lors d’un anniversaire ou d’un Noel. Je fais semblant de me plaindre, mais quel grand bonheur de retrouver un enfant que son conjoint ou sa conjointe a bien voulu vous prêter pour un temps très, très court. Une vieille complicité, et les souvenirs familiaux reviennent.
Bon ! Après avoir supporté la colère filiale, je m’occupe de l’intendance et je demande au « Vrach » de combien sont ses honoraires ? Il me répond que c’est gratuit, mais il me fait comprendre qu’un petit cadeau serait bienvenu, et je m’exécute. Il en profite pour m’envoyer une vanne vu son visage réjoui, mais elle tombe à plat car je ne la comprends pas. Ce médecin hors d’âge est un de ces malheureux vieillards oublié par l’Etat, et dont la retraite s’est évaporée on trouve aussi plein de babouchkas qui font la manche à la sortie de l’opéra Marinsky et vous donnent mauvaise conscience à vous qui juste venez de contempler la beauté, le luxe, et la frivolité sur cette scène sublime. Pendant ce temps les Nouveaux Riches s’en donnent à cœur joie dans leurs dépenses inutiles et en affichant leur mauvais gout. Déjà j’avais constaté que le médecin russe n’avait pas le même statut que nos médecins. (Ainsi il y a deux ans une ambulance m’avait rapatrié vers St Petersbourg, avec un médecin et deux ambulanciers à son bord. Mon état ne nécessitait absolument pas la présence un médecin pendant 3 heures mais il ne devait pas coûter beaucoup plus qu’un ambulancier à la société d’urgence médicale. Pendant le trajet de Velhikie Novgorod à SPB, pour pallier l’ennui de son inactivité face à ma petite pathologie, ce médecin me racontait sa guerre en Angola avec l’armée cubaine, et spécifiait à chaque phrase que le sang coulait à flot au combat. Nous échangions en Anglais sur l’Angola et sur Saint Pétersbourg. A chaque fois qu’il m’entendait dire « Saint Pétersbourg », il me reprennait gentiment en disant « Léningrad ») Et c’est après que j’ai gouté aux services médico-marketing de la clinique américaine. Mon rapatriement a été mis en œuvre par la société d’assurance qui voulait me dépêcher une infirmière de France pour le voyage. J’ai refusé énergiquement car je ne voulais pas qu’une personne me freine ou m’empêche de profiter du salon d’attente AF à Pulkhovo et notamment des plaisirs liquides et à bulles de la Business Class, offerte par l’Assurance.
Laissons ces médecins russes. Nous sommes toujours dans la gare Moskaïa à St Pétersbourg: Nous achetons des billets pour un trajet de nuit jusqu’à Moscou en « Koupé », c’est à dire en compartiment fermé à 4 couchettes. Erwan se refusait à nouveau d’aller en « Pladzkart », c’est à dire dans un compartiment ouvert où il y a 36 couchettes. Lors du trajet aller Moscou – St Petersbourg nous avons passé une nuit horrible dans les couchettes, trop courtes en hauteur dans le couloir.
Le Pladzkart (3ème classe): La convivialité russe avec concerts de ronflements A l’aller, au départ de Moscou, une « Provonidza » en uniforme se tenait à la porte de chaque wagon comme c’est l’usage, et faisant la gueule comme c’est l’usage aussi. Ces femmes veillent à la propreté, à la discipline, à alimenter le samovar du wagon pour le thé elles engueulent les passagers et fournissent des draps et couvertures et vendent menues friandises. Elles sont plus souvent moches, avec un visage fermé de porte de prison soviétique. Je pense que ce sont, avec les employés du Consulat russe à Paris, les derniers survivants du système soviétique. Celle ci avait sa petite combine pour arrondir ses fins de mois : Louer les deux couchettes de sa cabine de service; et puis passer la nuit dans la cabine de sa collègue du wagon voisin et partager avec elle le bénéfice de cette location sauvage. Nous n’avons pas pris, ainsi Erwan aura connu le « Pladzkart » au moins une fois ! Enfin ce soir, au départ de St Petersbourg, nous voici installés dans notre « Koupé », nul besoin de louer de cabine cette fois ci. Nous attendons les deux autres occupants : Ce seront un Russe bien mis et un Japonais. Nous faisons connaissance : le Japonais, à ma surprise était un bout entrain, très expansif le Russe était très distingué, très courtois et sympathique. Nous devisions et ces Messieurs calculaient nos chances de faire le trajet de la gare de Léningrad à Moscou jusqu’à l’aéroport Shérémétievo au moyen de la ligne de métro circulaire et du bus. C’était jouable selon eux.
A MOSCOU
Erwan ne se plaint plus de son genou, il n’est pas non plus paralysé ! Le « Vrach » n’était donc pas un charlatan, ni la pharmacie un repère de sorciers manipulant de la poudre de toile d’araignée! Dans les transports moscovites, tout s’enchaine bien : Départ de la station Komsolskaïa par la ligne circulaire, changement à Belorousskaïa pour la ligne verte jusqu’à Retchnoï Vokzal, et delà minibus vers Shérémétievo 1 (aéroport domestique) avec un peu d’avance. Particularité russe, nous sommes fouillés et contrôlés dès la porte d’entrée de l’aérogare, pour être refouillés et re contrôlés après l’enregistrement. Ces contrôles fréquents et la présence importante de miliciens dans tous les lieux publics n’empêchent pas les bombes de sauter: L’esprit brouillon russe peuvent annihiler ces mesures de sécurité apparemment drastiques.
Ainsi pour preuve : Après tous ces contrôles, nous nous dirigeons vers notre porte d’embarquement. Nous sommes seuls dans le satellite : Pas une âme qui vive, pas un employé, les portes donnant sur les pistes battent, non verrouillées. Pas un chat sur les pistes. Ce jour là, heureusement, il n’y avait pas de chasse neige avec un conducteur bourré sur la piste, ni de stagiaire seul à la tour de contrôle comme pour le malheureux PDG de Total à Vnoukovo! A quoi bon multiplier les contrôles si les satellites et les pistes sont ouverts à tous vents ? Un pilote d’Air France craignait toujours d’aspirer avec ses réacteurs les hommes de piste se baladant sans prendre garde!
Les premiers voyageurs arrivent enfin je suis stupéfait : Un groupe se présente habillé en Cowboys, mais oui en Cowboys du Far East ! Est ce parce que Volgograd c’est le Far East, avec le début des steppes et ses tribus asiates ! Ces Cowboys faisaient assez ploucs, Cowboys du pauvre rien à voir avec le fringant Malborough man, car leurs vêtements étaient faits d’étoffes assez frustres, mal teintes. Mais ils étaient marrants. Il manquait les colts évidemment. Je voyage pour tomber sur des scènes cocasses comme celle la !
Nous embarquons dans un Tupolev qui semble hors d’âge je regarde les feuillets des consignes de sécurité, et je découvre que l’avion a été construit en 64 ! On dit qu’en aéronautique, c’est l’entretien qui prime pour la sécurité justement l’entretien n’est pas la qualité première des Russes ! Les hôtesses aussi datent de l’époque soviétique, mais c’est moins grave que les moteurs. Enfin je suis encore là pour témoigner et raconter cette visite…
Nous étions en plein hiver dans une agence de tourisme de St Pétersbourg; elle venait d’ouvrir et nous étions ses tout premiers clients; la jeune directrice était émue de débuter son activité, et à cette occasion, elle partageait une certaine proximité avec nous, attitude peu spontanée chez les Russes. Nous lui avons demandé un billet d’avion pour Volgograd, elle eut un mouvement de recul et nous demanda pourquoi nous nous aventurions si loin; elle même, Russe, ne ferait pas un tel voyage ! Je m’interrogeais sur une telle attitude : Aurait elle entendu ou imaginé des histoires sordides sur cette ville lointaine ? Volgograd étant au début de la Tartarie, ce trait exotique pouvait il enflammer son imagination? Pour nous la Tartarie, c’est Michel Strogoff et toute la cruauté prêtée aux Tartares par Jules Verne. J’ai déjà observé cette réaction de défiance chez des Russes, par rapport à des destinations lointaines à l’intérieur même de leur pays: Ainsi des personnes ont déconseillé de prendre le Transsibérien, « Car s’éloigner de Moscou serait dangereux et les trains peu sûrs » Ou encore « Si vous voulez aller à Perm, faites vous accompagner » ! Au delà des territoires de Moscou et de St Petersbourg, les Russes sont ils réellement informés sur les réalités de leur immense pays ? Ce pays gigantesque leur fait il peur ? L’agence est en ordre de marche et produit ses premiers effets: La caissière nous déleste de quelques milliers de Roubles, une employée imprime deux billets pour un vol du lendemain sur l’Aéroflot au départ de Moscou la jeune directrice nous serre la main et nous laisse à notre destin. Il ne nous reste plus qu’à rejoindre Moscou dans la nuit et l’aéroport de Shérémétievo au petit matin.
VERS STALINGRAD
Les voyageurs emportent leurs guides papier, certains emmènent en pensée, un écrivain, initiateur ou éclaireur du voyage ou. Le choix est évident : Vassili Grossman pour son Stalingrad c’est « Vie et Destin »
Des souvenirs et des pensées me reviennent : D’abord l’effroi : Si « Vie et Destin » n’avait existé qu’en un seul exemplaire, on n’aurait pas connu ce « Deuxième Guerre et Paix russe » puisque le KGB a confisqué le premier exemplaire. La vie aurait été légèrement différente, sans l’apport de Vassili Grossman. En fait le KGB a du savoir vivre ou de la culture : J’apprends, en lisant la fiche Wikipedia, qu’il n’a pas commis ce meurtre contre l’intelligence, mais qu’il l’avait conservé.
« Vie et Destin », c’est aussi une pièce que j’ai vue deux fois au théâtre de Saint Denis je suis poursuivi par la longue plainte, insistante, envahissante, rauque en russe, de la Mère de Grossman, incarnée par une merveilleuse actrice, une petite vieille que le public a entourée et chérie des yeux à l’entracte. C’était bouleversant, il n’y avait pas besoin de traduction, on entrait dans les pensées de ce fils poursuivi pour toujours par la culpabilité de ne pas avoir mis sa Mère à l’abri, et par longue agonie qu’il prête à sa Mère dans la pièce. Ah ces écrivains russes, ils vous submergent l’âme !
Erwan et moi, sommes intéressés par l’Histoire militaire; avec la visite de Stalingrad, la plus grande bataille de l’Histoire, nous serons au cœur de la légende demain. J’ai préparé ce voyage comme mes autres voyages, en sondant l’Internet, mais je n’y ai trouvé aucun compte rendu de voyage. Aucun guide papier n’existait pour cette destination. Vraiment Stalingrad n’attire pas les foules occidentales, des bateaux de croisière sur la Volga permettent bien aux touristes de visiter la ville en escale! J’ai bien noté que des agences britanniques spécialisées organisaient des voyages à thème militaire, mais je n’en ai rien retiré. Difficile aussi de contacter un guide local, ou de s’enquérir des tours organisés par des grands hôtels; les agences citées sur Internet ne répondaient pas. Stalingrad représentait donc l’inconnu le plus total, et la mise en garde de la directrice de l’agence alourdissait ce climat d’incertitude! Le site internet actuel de Stalingrad ne me renseignait pas et je n’imaginais pas ce que nous allions trouver; j’apprends juste que la commémoration de la bataille est centrée sur la colline du Mameiev Kurgan, siège de combats violents. Mon esprit a horreur du vide, alors inconsciemment Stalingrad prend des aspects de Verdun dans mon idée, avec quelques corrections dues aux spécificités locales : Il doit y avoir un super Douaumont, site déjà très imposant avec son Ossuaire entouré de 16000 croix. Comme pour nos Poilus, Ivan, le soldat soviétique devrait faire l’objet d’un culte laïc et sacré encore plus poussé, vu l’emphase du Régime soviétique et la ferveur patriotique russe. Quand on veut se persuader de quelque chose et que l’on est paresseux intellectuellement, on ne fouille pas assez sur Internet pour découvrir que ces représentations n’existent pas à Stalingrad. Cette bataille, divine surprise, qui montré la vulnérabilité du monstre pour la première fois, a eu un retentissement mondial. Le culte doit être à la hauteur de l’événement et apparent à chaque coin de rue. Mais était-ce vraiment Ivan qui est célébré à Stalingrad ?
DEPART DE SAINT PETERSBOURG
Si mon esprit est déjà à Volgograd, nous sommes encore physiquement à St Pétersbourg . Nous nous dirigeons vers Moskaïa. Erwan traine ses lourds « Rangers » dans la neige et se plaint de douleurs aux genoux. Traiter à 22heures, et à 2 heures du départ un problème médical à l’étranger n’est pas facile. Que faire ? Dans la gare je repère une croix rouge et nous nous dirigeons vers celle ci. Nous sommes accueillis par une infirmière qui a passé l’âge de la retraite depuis longtemps elle nous annonce à un vieux docteur, qui a du être en âge de faire la Révolution avec Lénine depuis l’Institut Smolny. L’étonnant était de trouver un vieil homme russe vivant, ils se font plutôt rares, car ils ont été soit fauchés par « la Grande Guerre Patriotique », soit par les purges staliniennes, où encore achevés par la « petite eau ». Ce docteur (« Vrach » en russe) examine Erwan et il me griffonne une ordonnance à faire exécuter à la pharmacie située à l’autre bout de la salle des pas perdus. De retour je lui donne le médicament et je le laisse avec Erwan; je papote avec l’infirmière avec laquelle j’échange comme je peux. C’est à dire que je massacre les déclinaisons, mais nous avons quand même une petite conversation sympathique.
J’adore le roucoulement de la langue russe Ainsi dans une interview j’entendais Poutine roucouler posément et je suis saisi d’effroi quand on donne la traduction de l’interview : « Je vais poursuivre ces salauds jusque dans les chiottes et je vais leur plonger la tête dans la lunette » ! Mais le mot « Vrach » ne passe pas chez moi, il dépareille la langue russe, ça fait décollement de vieux papier peint c’est une horreur. Si on pouvait en changer !
Erwan sort furieux de sa consultation en me lançant : « Tu as laissé ce docteur inconnu m’injecter un produit inconnu dans le cul ! » (Vous ne détectez pas là une pointe de racisme ? D’abord c’est un docteur russe, il a peut être eu son diplôme dans une pochette surprise ? Ou alors ce vieil homme ne s’est il pas recyclé depuis sa sortie de l’institut Smolny ? Ensuite « le produit inconnu » : c’est bien connu la chimie russe synthétise de la bave de crapaud ou des médicaments pour la famille Skipal).
Erwan tient à protéger son intimité, ce n’est pas demain que nous irons au banya ensemble. Aurais je gardé un tel pouvoir sur lui, adulte, en l’obligeant à « se faire piquer le cul avec un produit inconnu « ?
Dur métier que celui de Père. Jusque là, en Père multitaches j’ai assuré honorablement les fonctions d’agent de voyage, de traducteur…..Avec ma nouvelle casquette « Europe Assistance »/Saint Bernard, service de nuit ai je démérité ? C‘est vrai, je n’ai pas pu trouver à cette heure et en ce lieu un sémillant médecin de l’American St Petersbutg Clinic, au marketing médical si policé :
« Sir, I shall prepare an injection for you, then I give you pills specially for you, then we manage Xray session to improve your health… ». (J’avais déjà fait un séjour à cette clinique lors d’un accident)
A deux heures du départ il ne fallait pas y compter eh puis c’est la Russie ! (Comme on dit « C’est l’Afrique » : il y a de l’aventure, ce n’est pas un long fleuve tranquille). Cet incident médical à la gare est gravé pour l’éternité dans les annales familiales à mon débit, comme dans le film « Dieu seul pardonne, moi pas ! » On va ressortir cet épisode et d’autres dans un an, dix ou quinze ans lors d’un anniversaire ou d’un Noel. Je fais semblant de me plaindre, mais quel grand bonheur de retrouver un enfant que son conjoint ou sa conjointe a bien voulu vous prêter pour un temps très, très court. Une vieille complicité, et les souvenirs familiaux reviennent.
Bon ! Après avoir supporté la colère filiale, je m’occupe de l’intendance et je demande au « Vrach » de combien sont ses honoraires ? Il me répond que c’est gratuit, mais il me fait comprendre qu’un petit cadeau serait bienvenu, et je m’exécute. Il en profite pour m’envoyer une vanne vu son visage réjoui, mais elle tombe à plat car je ne la comprends pas. Ce médecin hors d’âge est un de ces malheureux vieillards oublié par l’Etat, et dont la retraite s’est évaporée on trouve aussi plein de babouchkas qui font la manche à la sortie de l’opéra Marinsky et vous donnent mauvaise conscience à vous qui juste venez de contempler la beauté, le luxe, et la frivolité sur cette scène sublime. Pendant ce temps les Nouveaux Riches s’en donnent à cœur joie dans leurs dépenses inutiles et en affichant leur mauvais gout. Déjà j’avais constaté que le médecin russe n’avait pas le même statut que nos médecins. (Ainsi il y a deux ans une ambulance m’avait rapatrié vers St Petersbourg, avec un médecin et deux ambulanciers à son bord. Mon état ne nécessitait absolument pas la présence un médecin pendant 3 heures mais il ne devait pas coûter beaucoup plus qu’un ambulancier à la société d’urgence médicale. Pendant le trajet de Velhikie Novgorod à SPB, pour pallier l’ennui de son inactivité face à ma petite pathologie, ce médecin me racontait sa guerre en Angola avec l’armée cubaine, et spécifiait à chaque phrase que le sang coulait à flot au combat. Nous échangions en Anglais sur l’Angola et sur Saint Pétersbourg. A chaque fois qu’il m’entendait dire « Saint Pétersbourg », il me reprennait gentiment en disant « Léningrad ») Et c’est après que j’ai gouté aux services médico-marketing de la clinique américaine. Mon rapatriement a été mis en œuvre par la société d’assurance qui voulait me dépêcher une infirmière de France pour le voyage. J’ai refusé énergiquement car je ne voulais pas qu’une personne me freine ou m’empêche de profiter du salon d’attente AF à Pulkhovo et notamment des plaisirs liquides et à bulles de la Business Class, offerte par l’Assurance.
Laissons ces médecins russes. Nous sommes toujours dans la gare Moskaïa à St Pétersbourg: Nous achetons des billets pour un trajet de nuit jusqu’à Moscou en « Koupé », c’est à dire en compartiment fermé à 4 couchettes. Erwan se refusait à nouveau d’aller en « Pladzkart », c’est à dire dans un compartiment ouvert où il y a 36 couchettes. Lors du trajet aller Moscou – St Petersbourg nous avons passé une nuit horrible dans les couchettes, trop courtes en hauteur dans le couloir.
Le Pladzkart (3ème classe): La convivialité russe avec concerts de ronflements A l’aller, au départ de Moscou, une « Provonidza » en uniforme se tenait à la porte de chaque wagon comme c’est l’usage, et faisant la gueule comme c’est l’usage aussi. Ces femmes veillent à la propreté, à la discipline, à alimenter le samovar du wagon pour le thé elles engueulent les passagers et fournissent des draps et couvertures et vendent menues friandises. Elles sont plus souvent moches, avec un visage fermé de porte de prison soviétique. Je pense que ce sont, avec les employés du Consulat russe à Paris, les derniers survivants du système soviétique. Celle ci avait sa petite combine pour arrondir ses fins de mois : Louer les deux couchettes de sa cabine de service; et puis passer la nuit dans la cabine de sa collègue du wagon voisin et partager avec elle le bénéfice de cette location sauvage. Nous n’avons pas pris, ainsi Erwan aura connu le « Pladzkart » au moins une fois ! Enfin ce soir, au départ de St Petersbourg, nous voici installés dans notre « Koupé », nul besoin de louer de cabine cette fois ci. Nous attendons les deux autres occupants : Ce seront un Russe bien mis et un Japonais. Nous faisons connaissance : le Japonais, à ma surprise était un bout entrain, très expansif le Russe était très distingué, très courtois et sympathique. Nous devisions et ces Messieurs calculaient nos chances de faire le trajet de la gare de Léningrad à Moscou jusqu’à l’aéroport Shérémétievo au moyen de la ligne de métro circulaire et du bus. C’était jouable selon eux.
A MOSCOU
Erwan ne se plaint plus de son genou, il n’est pas non plus paralysé ! Le « Vrach » n’était donc pas un charlatan, ni la pharmacie un repère de sorciers manipulant de la poudre de toile d’araignée! Dans les transports moscovites, tout s’enchaine bien : Départ de la station Komsolskaïa par la ligne circulaire, changement à Belorousskaïa pour la ligne verte jusqu’à Retchnoï Vokzal, et delà minibus vers Shérémétievo 1 (aéroport domestique) avec un peu d’avance. Particularité russe, nous sommes fouillés et contrôlés dès la porte d’entrée de l’aérogare, pour être refouillés et re contrôlés après l’enregistrement. Ces contrôles fréquents et la présence importante de miliciens dans tous les lieux publics n’empêchent pas les bombes de sauter: L’esprit brouillon russe peuvent annihiler ces mesures de sécurité apparemment drastiques.
Ainsi pour preuve : Après tous ces contrôles, nous nous dirigeons vers notre porte d’embarquement. Nous sommes seuls dans le satellite : Pas une âme qui vive, pas un employé, les portes donnant sur les pistes battent, non verrouillées. Pas un chat sur les pistes. Ce jour là, heureusement, il n’y avait pas de chasse neige avec un conducteur bourré sur la piste, ni de stagiaire seul à la tour de contrôle comme pour le malheureux PDG de Total à Vnoukovo! A quoi bon multiplier les contrôles si les satellites et les pistes sont ouverts à tous vents ? Un pilote d’Air France craignait toujours d’aspirer avec ses réacteurs les hommes de piste se baladant sans prendre garde!
Les premiers voyageurs arrivent enfin je suis stupéfait : Un groupe se présente habillé en Cowboys, mais oui en Cowboys du Far East ! Est ce parce que Volgograd c’est le Far East, avec le début des steppes et ses tribus asiates ! Ces Cowboys faisaient assez ploucs, Cowboys du pauvre rien à voir avec le fringant Malborough man, car leurs vêtements étaient faits d’étoffes assez frustres, mal teintes. Mais ils étaient marrants. Il manquait les colts évidemment. Je voyage pour tomber sur des scènes cocasses comme celle la !
Nous embarquons dans un Tupolev qui semble hors d’âge je regarde les feuillets des consignes de sécurité, et je découvre que l’avion a été construit en 64 ! On dit qu’en aéronautique, c’est l’entretien qui prime pour la sécurité justement l’entretien n’est pas la qualité première des Russes ! Les hôtesses aussi datent de l’époque soviétique, mais c’est moins grave que les moteurs. Enfin je suis encore là pour témoigner et raconter cette visite…
Come discover Ireland with us
IRELAND - INTRODUCTION
We planned our 15-day trip to Ireland several months in advance to create an itinerary that would let us see a multitude of tourist attractions across various regions of the Republic of Ireland and Northern Ireland.
We researched the main attractions in each region and noted their GPS coordinates.
After that, we used Google Maps to create a packed but realistic daily route. We printed all the itineraries, and they proved extremely useful since some attractions weren’t listed on the GPS a friend lent us, and some roads aren’t clearly marked.
This way, we were able to stick to our daily schedule.
Three months before our departure, we rented a car directly from Autoescape’s website for 136.44 € over 14 days. The rental was with BUDGET, and the car we got was a ŠKODA Citigo.
This rate includes unlimited mileage, collision damage waiver (CDW), theft protection (TP) with a 1,500 € excess, and unlimited third-party liability coverage.
Some roads in Ireland are very narrow, so a compact car is much appreciated. Don’t forget that driving is on the left, and there are plenty of roundabouts.
Luckily, my partner finds driving this way easy, and our travels went smoothly.
It’s worth mentioning how courteous and patient Irish drivers are—it’s truly phenomenal.
Two weeks before our trip, we booked our accommodations at various places like B&Bs, hotels, and university campuses through Hotels.com. We’ll talk more about each of them later.
When we arrived at Dublin Airport, going through customs was quite tedious. There are two lines: one for EU citizens and another for other foreigners. The wait for non-EU travelers is significantly longer.
The car rental isn’t directly at the terminal. You have to take a shuttle to the rental center. Once there, a company representative finalizes the contract and hands over the keys to our rental car.
And off we went on our adventure!
It’s also important to note that some roads have tolls. For most of them, you pay directly at a toll booth, and the fees are usually under 2 €.
However, the M50 motorway around Dublin works differently—it’s a prepaid toll. You’re charged when you drive between Junction 6 (N3 Blanchardstown) and Junction 7 (N4 Lucan). A large purple sign warns you as you approach one of these junctions.
Cameras automatically record your license plate, and fees are applied based on your vehicle category. For a standard car, the fee is 3.10 €.
You have until 8:00 PM the next day to pay at an authorized retailer or online at https://www.eflow.ie/.
We prepaid these fees directly on the site mentioned above.
If you don’t pay within the required time, you’ll be charged substantial penalties.
For dining, most grocery stores and gas stations offer a great selection of hot and cold meals at very reasonable prices. That’s why we mostly bought our food at places like SuperValu, Lidl, Spar, and Centra.
We invite you to keep reading about our adventure in the next section.
We planned our 15-day trip to Ireland several months in advance to create an itinerary that would let us see a multitude of tourist attractions across various regions of the Republic of Ireland and Northern Ireland.
We researched the main attractions in each region and noted their GPS coordinates.
After that, we used Google Maps to create a packed but realistic daily route. We printed all the itineraries, and they proved extremely useful since some attractions weren’t listed on the GPS a friend lent us, and some roads aren’t clearly marked.
This way, we were able to stick to our daily schedule.
Three months before our departure, we rented a car directly from Autoescape’s website for 136.44 € over 14 days. The rental was with BUDGET, and the car we got was a ŠKODA Citigo.
This rate includes unlimited mileage, collision damage waiver (CDW), theft protection (TP) with a 1,500 € excess, and unlimited third-party liability coverage.
Some roads in Ireland are very narrow, so a compact car is much appreciated. Don’t forget that driving is on the left, and there are plenty of roundabouts.
Luckily, my partner finds driving this way easy, and our travels went smoothly.
It’s worth mentioning how courteous and patient Irish drivers are—it’s truly phenomenal.
Two weeks before our trip, we booked our accommodations at various places like B&Bs, hotels, and university campuses through Hotels.com. We’ll talk more about each of them later.
When we arrived at Dublin Airport, going through customs was quite tedious. There are two lines: one for EU citizens and another for other foreigners. The wait for non-EU travelers is significantly longer.
The car rental isn’t directly at the terminal. You have to take a shuttle to the rental center. Once there, a company representative finalizes the contract and hands over the keys to our rental car.
And off we went on our adventure!
It’s also important to note that some roads have tolls. For most of them, you pay directly at a toll booth, and the fees are usually under 2 €.
However, the M50 motorway around Dublin works differently—it’s a prepaid toll. You’re charged when you drive between Junction 6 (N3 Blanchardstown) and Junction 7 (N4 Lucan). A large purple sign warns you as you approach one of these junctions.
Cameras automatically record your license plate, and fees are applied based on your vehicle category. For a standard car, the fee is 3.10 €.
You have until 8:00 PM the next day to pay at an authorized retailer or online at https://www.eflow.ie/.
We prepaid these fees directly on the site mentioned above.
If you don’t pay within the required time, you’ll be charged substantial penalties.
For dining, most grocery stores and gas stations offer a great selection of hot and cold meals at very reasonable prices. That’s why we mostly bought our food at places like SuperValu, Lidl, Spar, and Centra.
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Les pires endroits de Thaïlande
Voici un palmarès personnel des 5 « pires » endroits de Thailande : c’est totalement subjectif mais j’essaie de donner quelques raisons objectives quant au classement. Il est vrai que je n’ai pas remis les pieds dans ces lieux depuis assez longtemps : ce que j’en lis sur VF me porte à croire que le constat est toujours d’actualité.
- Pattaya (novembre 2005) : vainqueur incontestable et historique. Pollution olfactive (ca pue) auditive et visuelle. Une plage qui a dû disparaitre (en 2005 on voyait 5 mètres de sable seulement après le rideau de parasols) et dont l’eau grise sentait mauvais. L’endroit reste un paradis pour les amateurs de bars, y conduire des motos de fortes cylindrées sans permis en infraction totale avec le code de la route, et les fans de tirs avec des armes (mais dans des lieux dédiés !). Passons sur la concentration anormale de décès dans la population européenne et une présence française importante dont la plupart des « résidents » se targue de bénéficier de la (généreuse) protection sociale de la France et essaie quand meme de vous soutirer quelques billets en faisant jouer l’instinct grégaire national. Ca n’est pas le Royaume de Siam mais celui de la grande beaufitude et de la misère sexuelle. - Ko Phi Phi (mars 2008): peut être la palme du gachis le plus effréné. L’ile a subi une catastrophe naturelle en 2004 et l’appat du gain des thais a amplifié la premiere sans aucune notion de protection écologique. Ca pue (là aussi) et on a construit des hotels près de la déchetterie (ou avec vue dessus), la population thaie très marginale se bat les flancs des touristes qui arrivent de toute façon par milliers tous les jours. Il suffit de monter au Point de Vue pour prendre conscience de ce désastre. Rajoutez un tour sur Maya Bay vers 11h le matin et vous reviendrez du coin avec une immense déception. Un exemple de post récent : l’auteure avait été prévenue sur VF mais assume pleinement (respect !). - Chaweng : constat très similaire à Pattaya, c’est-à-dire que ca pue des égouts (j’ai conscience de me répéter) et d’ailleurs, le bord de mer est introuvable (privatisation quasi-totale) soupoudré d’anarchie immobiliere (dans toute l’ile de Samui en fait), d’une circulation affolante et d’une présence thaie très faible. J’avoue ne pas être un grand fan de Samui non plus. Bref du grand glauque !!! - Patong beach : une vérue commerciale et sexuelle du plus mauvais gout. A l’image des précédents : puanteur, pollution, circulation effrénée, bars à filles ultra voyants et bruyants, mafia des transports (pour toute l’ile). L’endroit est tellement emblématique de l’Occident que la présence des thais musulmans devient très pressante… Ce lieu n’est cependant pas représentatif de la presqu’ile. - Ko Tao : elle suit les traces de Phi Phi : Sairee beach au petit matin est une véritable poubelle, aucune source potable (l’eau arrive par bateau) mais il y a des piscines (hyper chlorée), des déchetteries à ciel ouvert, des fonds marin dévastés par la sur-population des apprentis plongeurs, anarchie immobilière de mauvais gout en surface, les arnaques commerciales récurrentes, une très faible présence thaie et une épidémie de "morts non naturelles » depuis 2 ans. Bref, tous les ingrédients pour monter au classement !!! - Les accessits pourraient être Haad Rin (full Moon) et Soi Cow Boy (ou Patpong) à Bangkok mais je ne fais pas partie d’une ligue américaine moraliste…. 😛
Ce post est enfin un « coup de gueule » pour ce qui s’apparente à un énorme gâchis et un triste constat après quelques années de recul. Je rappelle enfin que la quasi-totalité de ces lieux est très accidentogène dans un pays qui l’est déjà beaucoup (2eme rang mondial) et que le légendaire sourire thai y est absent depuis longtemps…
- Pattaya (novembre 2005) : vainqueur incontestable et historique. Pollution olfactive (ca pue) auditive et visuelle. Une plage qui a dû disparaitre (en 2005 on voyait 5 mètres de sable seulement après le rideau de parasols) et dont l’eau grise sentait mauvais. L’endroit reste un paradis pour les amateurs de bars, y conduire des motos de fortes cylindrées sans permis en infraction totale avec le code de la route, et les fans de tirs avec des armes (mais dans des lieux dédiés !). Passons sur la concentration anormale de décès dans la population européenne et une présence française importante dont la plupart des « résidents » se targue de bénéficier de la (généreuse) protection sociale de la France et essaie quand meme de vous soutirer quelques billets en faisant jouer l’instinct grégaire national. Ca n’est pas le Royaume de Siam mais celui de la grande beaufitude et de la misère sexuelle. - Ko Phi Phi (mars 2008): peut être la palme du gachis le plus effréné. L’ile a subi une catastrophe naturelle en 2004 et l’appat du gain des thais a amplifié la premiere sans aucune notion de protection écologique. Ca pue (là aussi) et on a construit des hotels près de la déchetterie (ou avec vue dessus), la population thaie très marginale se bat les flancs des touristes qui arrivent de toute façon par milliers tous les jours. Il suffit de monter au Point de Vue pour prendre conscience de ce désastre. Rajoutez un tour sur Maya Bay vers 11h le matin et vous reviendrez du coin avec une immense déception. Un exemple de post récent : l’auteure avait été prévenue sur VF mais assume pleinement (respect !). - Chaweng : constat très similaire à Pattaya, c’est-à-dire que ca pue des égouts (j’ai conscience de me répéter) et d’ailleurs, le bord de mer est introuvable (privatisation quasi-totale) soupoudré d’anarchie immobiliere (dans toute l’ile de Samui en fait), d’une circulation affolante et d’une présence thaie très faible. J’avoue ne pas être un grand fan de Samui non plus. Bref du grand glauque !!! - Patong beach : une vérue commerciale et sexuelle du plus mauvais gout. A l’image des précédents : puanteur, pollution, circulation effrénée, bars à filles ultra voyants et bruyants, mafia des transports (pour toute l’ile). L’endroit est tellement emblématique de l’Occident que la présence des thais musulmans devient très pressante… Ce lieu n’est cependant pas représentatif de la presqu’ile. - Ko Tao : elle suit les traces de Phi Phi : Sairee beach au petit matin est une véritable poubelle, aucune source potable (l’eau arrive par bateau) mais il y a des piscines (hyper chlorée), des déchetteries à ciel ouvert, des fonds marin dévastés par la sur-population des apprentis plongeurs, anarchie immobilière de mauvais gout en surface, les arnaques commerciales récurrentes, une très faible présence thaie et une épidémie de "morts non naturelles » depuis 2 ans. Bref, tous les ingrédients pour monter au classement !!! - Les accessits pourraient être Haad Rin (full Moon) et Soi Cow Boy (ou Patpong) à Bangkok mais je ne fais pas partie d’une ligue américaine moraliste…. 😛
Ce post est enfin un « coup de gueule » pour ce qui s’apparente à un énorme gâchis et un triste constat après quelques années de recul. Je rappelle enfin que la quasi-totalité de ces lieux est très accidentogène dans un pays qui l’est déjà beaucoup (2eme rang mondial) et que le légendaire sourire thai y est absent depuis longtemps…





