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Projet de voyage dans l'Ouest américain
by Eds78 · 2015-10-04 · 37 replies
Bonjour à tous, nous (5 adultes +4 enfants) envisageons de partir cet été visiter l'ouest américain. Nous pensons partir trois semaines. Voici les endroits que nous pensions visiter: Yellowstone Moab Mesa Verde Grand Canyon (sud et nord ou seulement un des deux?) Une soirée à Las Vegas Death Valley Sequoia Yosemite San Francisco

Pourriez-vous m'indiquer si cela vous semble possible, sans que cela soit la course. N'hésitez pas à me suggérer des lieux à supprimer ou à ajouter. Peut-on faire ce parcours en camping car ou le 4*4/SUV est-il obligatoire à certains endroits?

P.S: en ce qui concerne les villes d'arrivée et de départ, nous avons pensé à Salt Lake City et San Francisco, sans avoir d'idée arrêtée concernant la ville d'arrivée et de départ.

Merci d'avance pour vos réponses, Edouard
Côte est et péninsule de Samana
by Belinda73 · 2015-03-22 · 21 replies
Bonjour,

Mon mari et moi sommes à la recherche d'infos pour un voyage de 18 jours en République Dominicaine fin avril / début mai en mode "routard confort". Voici le circuit que nous pensons faire :

Boca Chica - Guayacanes - Juan Dolio - La Romana - Bayahibe - Boca de Yuma - Punta Cana (alentours) - Miches - Sabana de la mar - Samana - Las Galeras - Las Terrenas - St Domingue.

Nous voulons des vacances un peu hors des sentiers battus, découvrir la Rep Dom authentique, ses habitants... nous prélasser sur des belles plages (pas bondées de monde et de transats, si possible), faire du snorkeling (si possible depuis la plage) et un peu de plongée... et loger dans des petits hôtels ou chambre d'hôtes.

Quels sont les incontournables, où rester plusieurs jours ou au contraire où est-ce que ça ne vaut pas le coup de s'arrêter ? Est-ce qu'il vaut mieux louer une voiture (mon mari est argentin donc il connait la conduite à la latine ! mais est-ce pire en Rep Dom ?) ou faire les trajets en bus ? Est-ce qu'il vaut mieux réserver tous les hébergements à l'avance ou est-ce qu'il y a souvent de la place (et pas que dans les hôtels bof bof) ?

Que nous conseillez-vous ? Transports, hôtels, excursions... toute info est la bienvenue

Merci d'avance
Meilleure façon de visiter l'Ouest américain
by Catromcla · 2013-08-22 · 71 replies
J'envisage avec mon mari de partir visiter l'Ouest américain les grands classiques : las vegas, grand canyon, Monument Valley, Los Angeles...Ma première idée était de partir avec un voyage organisé, mais après avoir vu ce que les tours opérateurs proposaient : longues distances, lieux visités pas toujours ce qu'on veut, et le temps resté sur place ce genre de voyage ne me plait pas. Je préfère en voir un peu moins mais profiter un max du lieu où je suis. Aussi en lisant sur ce forum des témoignages, je m'aperçois que beaucoup de personnes le font par eux-même. Ma grande question est : est ce qu'il est difficile de rouler et de s'y retrouver dans ces grandes villes et dans ces grands espaces. Mon maris est un peu effrayé alors qu'il n'a pas peur de rouler et a un sens de l'orientation très bon. J'envisage un voyage d'environ 15 jours. Que me conseillez vous de voir absolument. Pour ce qui est de l'organisation, j'envisage de prendre un circuit individuel clé en main ou l'on peut changer l'hotel et la durée de l'étape... Je vous remercie d'avance pour vos précieux conseils qui m'avaient déjà bien aidé lors de ma croisière dans les caraïbes. Catherine
Itinéraire de vingt-deux jours dans l'Ouest américain pour quatre en mai 2012
by Bnito · 2011-07-27 · 17 replies
Bonjour, je suis en train de préparer notre itinéraire à la découverte de l'ouest pour fin avril/début mai 2012. J'ai repris un itinéraire de 21 jours de Phoenix vers LA présenté sur un sujet du forum. Je l'ai un peu modifié car j"imagine que la Tioga Road sera fermé à ce moment là, donc j'ai préféré obter jusqu'au Lake Tahoe pour ensuite passer par Sacramento. Si toute fois cette étape n'est pas indispensable et qu'une autre route est possible, n'hésitez pas à m'en faire part :) Voici donc l'itinéraire :

J1 - Samedi 21/04 : Vol pour Phoenix J2 - Dimanche 22/04 : Phoenix - Grand Canyon South Rim J3 - Lundi 23/04 : Grand Canyon J4 - Mardi 24/04 : Grand Canyon - Monument Valley - nuit à Mexican Hat J5 - Mercredi 25/04 : Gooseneck, Valley of Gods - Page J6 - Jeudi 26/04 : Page - Bryce Canyon J7 - Vendredi 27/04 : Bryce J8 - Samedi 28/04 : Bryce Canyon - Zion J9 - Dimanche 29/04 : Zion - Las Vegas J10 - Lundi 30/04 : Las Vegas J11 - Mardi 01/05 : Las Vegas - Death Valley J12 - Mercredi 02/05 : Death Valley - Lee Vining J13 - Jeudi 03/05 : Lake Tahoe J14 - Vendredi 04/05 : Sacramento J15 - Samedi 05/05 : Sacramento - SFO J16 - Dimanche 06/05 : SFO J17 - Lundi 07/05 : SFO J18 - Mardi 08/05 : SFO - Monterey - Cambria J19 - Mercredi 09/05 : Cambria - LA J20 - Jeudi 10/05 : LA J21 - Vendredi 10/05 : LA - Parc d’attraction J22 - Samedi 10/05 : Vol retour

J'ai une question subsidiaire : j'ai l'impression que beaucoup de membres du forum louent des 4x4 ou des SUV pour se farcir des pistes dans les parcs. Est ce un indispensable pour découvrir les parcs, ou une berline suffira pour nous transporter confortablement avec mes 4 compères sur les routes des l'ouest ? Merci d'avance pour vos commentaires !
Retour de notre voyage sur les pistes de l'Utah
by Bastinj · 2011-07-19 · 150 replies
Bonjour tout le monde,

Me voici de retour sur le forum... Comme prévu, je n'ai pas donné des news en live lors de notre voyage, n’ayant pas vraiment l'occasion d'accéder à un des ordis des enfants... et puis , comme toujours, les journées étaient longues et bien remplies... donc, j'étais souvent l'une des 1ères endormies le soir... pendant que les enfants pianotaient tjs sur le clavier ou regardaient un film... (ô désespoir pour les faire lever tôt le lendemain matin...)

Voici donc un résumé succinct(finalement , après relecture... pas si succinct que cela!!...) de notre voyage qui s’est déroulé du 29 juin au 17 juillet

Le vol aller avec BA et la location de voiture à Denver se sont faits sans problème. On avait réservé un SUV 4x4 full-size chez Alamo pour 600 € pour 17 jours (directement via CarDelMar, donc sans passer par le service de locationdevoiture.fr, ce qui permet d’économiser +/- 150 €). Sur le parking d’Alamo, le préposé nous a proposé comme prévu, un Chevrolet Tahoe, mais comme les sièges de la 3ème rangée ne sont pas rabattables complètement, ns avons préféré prendre un autre full-size, le Ford Expedition (vrai 4x4, bonne clearance, très bons pneus, bonne roue de secours, 13000 mi au compteur). Donc, comme l’an dernier, services très pro chez Alamo à Denver (ce qui d’ailleurs se confirmera par la suite, avec nos problèmes de crevaison). Au passage pour ceux que cela intéresse, il y avait un large choix de vrais 4x4 en taille standart. Et pour tout dire, après calculs, ce Ford Expedition a consommé 14,3 litres /100Km, en moyenne (c'est-à-dire sur l’ensemble du circuit fait de routes goudronnées, mais aussi de bcp de Kms sur des pistes nécessitant l’enclenchement de la fonction 4x4, consommateur de plus d’essence)

Pour ce 4ème voyage, consacré principalement aux pistes de l’Utah, il nous fallait une météo favorable, sans orages, ni pluie… comparable à celle que ns avions connue lors de nos 3 voyages précédents. Statistiquement et au vu de nombreux voyageurs n’ayant pas la même chance que nous de voyager sous le soleil pendant plusieurs semaines, je craignais le pire. Bon, le pire n’est pas venu… heureusement… Mais le soleil a été moins généreux que ce que ns avions connu précédemment. Ns avons eu un temps orageux pendant presque 1 semaine... mais cela n'a guère entravé notre programme, car finalement, le plus souvent, il ne pleuvait que qq gouttes... Ns avons donc eu vraiment la chance de pouvoir randonner qd il faisait nuageux (donc pas trop trop chaud) et de voir poindre le soleil qd nous arrivions sur les sites-mêmes. Ns avons donc pu faire ttes les pistes et presque ttes les visites de slots canyons prévues (bien évidemment contre l'avis des rangers qui déconseillaient tout mon programme initial... Finalement, ns n'allions même plus leur demander conseil... ns ns faisions notre propre opinion en regardant les prévisions météo et le site internet qui renseigne sur le risque local de flash flood)

Sur un parcours de 2600 miles/4000Km (de Denver à Las Vegas), nous avons bien évidemment connu qq péripéties:

- 2 pneus crevés irréparables, dont un pris en charge totalement sans difficulté, par Alamo (alors que je n'avais pas souscrit l'assistance " roadside" )... c'est à dire un remboursement de 370$ (remplacement fait à Bryce)... (Sur une location totale de 600€, cela signifie qu’ils n’ont vraiment pas gagné grand-chose en nous louant une voiture…)... Vu le prix d’un pneu neuf, ns n'avons donc pas osé leur demander le remboursement pour le 2ème pneu (surtout qu'il s'agissait de 2 crevaisons en l'espace de 24H sur des pistes... ) Heureusement, ces crevaisons n’ont guère occasionné de perte de temps ds notre planning minutieusement établi ... car ns avons pu, les 2 fois, trouver un garage avec remplacement quasiment immédiat. - L'impossibilité, le 13 juillet, de faire les Narrows ds Zion malgré leur ouverture depuis le 1er juillet (1,5 m d'eau à 15°C, c'est à dire bien trop haute et trop froide que pour y rester 4 heures, pour rejoindre Orderville Canyon) - Contre tte attente (puisqu'il ne pleuvait pas sur place lors de notre rando), ns avons assisté à un flash flood ds Cathedral Wash...heureusement sans gravité... puisqu'il ne s'agissait pas d'un immense flash flood... mais avec un débit suffisant pour nous impressionner tout de même. Cela s’est passé lors de notre trajet retour vers le parking : ns avons entendu (avant de voir…) le bruit inattendu d'une rivière boueuse dévalant vers nous...Heureusement, ns n'étions pas ds la partie la plus étroite du canyon...et elle ne drainait pas des débris de roches ou d’arbres. Mais, du coup, le retour fut bcp plus long que prévu, puisque ns ne pouvions plus suivre le wash à pied... mais devions grimper et nous agripper aux parois alvéolées pour avancer et rejoindre notre voiture... Donc, de facile, cette rando est devenue subitement plus difficile...Mais quel souvenir!!... - Le raté complet à CBS/White Pocket pour cause d'embourbement spectaculaire du guide Kyle Walker de KayakPowell , un bien étrange et mystérieux personnage qui d'ailleurs ne serait plus à la tête de KayakPowell depuis qq semaines, puisqu'il aurait revendu son affaire pour se consacrer dorénavant uniquement aux randos sur terre... (et vu notre mésaventure avec lui, il n'est pas certain qu'il ait fait le bon choix...!!!.... ) et ayant obtenu pourtant son agréation du BLM depuis 12 ans, si on a bien tout compris..... Il nous a d’abord fallu plus d’une demi-heure à courir d’une boutique à l’autre de Page pour enfin trouver une personne réussissant à le joindre par téléphone... Il est enfin arrivé tout de blanc vêtu (comme pour aller à une partie de tennis), au volant d’une voiture full-size 4x4 pas plus équipé que le nôtre (donc sans compresseur pour regonfler les pneus, ni plaques de désensablement, ni téléphone-satellite). La piste n’était pas sableuse, mais plutôt rocailleuse avec de la terre boueuse (vu les orages récents). A la 1ère difficulté, il s’en est sorti sans problème en suivant de précédentes traces. Il a ensuite voulu contourner la 2ème difficulté (une importante flaque d’eau)… mais, comme un novice, a foncé, tête baissée, dans un tas de boue… alors qu’il aurait été plus judicieux de sortir de la voiture pour repérer le terrain… Evidemment en baskets blanches, il n’avait pas la tenue adéquate… A partir de là, il n’a plus rien dirigé… C’est nous qui avons suggéré des idées pour essayer de nous sortir du pétrin ds lequel il nous avait mis. Mais après plus d’une heure de vaines tentatives avec les moyens du bord (une pelle) et ramassage de sable, cailloux, rochers, écorces et verdure des petits arbustes …, il a bien fallu admettre que la journée était fichue et qu’il fallait trouver de l’aide extérieure. Ns ns sommes mis en route à pied, ds l’espoir de capter qq part, un réseau téléphonique avec un malheureux GSM classique. A chaque butte, Kyle grimpait… Heureusement, ça a très vite fonctionné…. Je n’ose imaginer de quoi aurait été faite notre fin de journée, s’il n’avait pas réussi à joindre ses potes navajos… puisque personne n’est passé près de nous pendant ces 4 heures de panne. Malgré cette journée complètement perdue, loin de tout, en attendant les secours, il reste un bon souvenir de la rencontre avec Patbill et son fils, des parties de cartes (heureusement qu’Arnaud a tjs un jeu de cartes ds son sac à dos…) et des parties de pétanque avec les moqui-marbles du coin... et des fous-rires dus aux navajos arrivés en tongs et pataugeant ds la boue pour sortir la voiture de Kyle du pétrin ... - La difficulté d’obtenir le type de chambres pourtant réservées sur le site internet même des hôtels (donc sans passer par un intermédiaire du type booking.com) et parfois même payées des semaines, voire des mois à l’avance. Ns n’avions pas connu cela lors de nos 3 voyages précédents. Il est vraiment désagréable de devoir « se battre » au desk des hôtels qd on y arrive en fin de journée, fatigués après de longues randos, et qu’on aspire plutôt à qq heures de repos-relax … Sur 10 réservations différentes, 4 n’ont pas été respectées : * 1ère déconvenue : au View de Monument Valley : malgré le fait d’avoir payé le 2ème prix le plus cher (catégorie room top floor pour avoir une très bonne vue sur les Buttes), on ns a attribué la chambre top floor, il est vrai…. mais la 1ère située juste à côté du resto… Résultat : vue nulle…. et énervements … Il a fallu aller rouspéter 3 fois au desk pour qu’enfin, la préposée navajo daigne comprendre que l’on désirait le contraire d’un up-grade… c'est-à-dire qu’elle nous attribue une chambre au prix le plus bas (au 1er étage ds le 2ème bâtiment, où la vue était nickel) tout en payant le prix fort quand même...puisque bien entendu, il était hors de question de parler d’un quelconque dédommagement…(elle a même osé nous menacer d’appeler la police parce qu’on commençait à élever le ton !....) Conclusion : il y a de l’arnaque ds l’air : ne croyez pas qu’en payant très cher, vs serez obligatoirement mieux placé que si vs aviez réservé une chambre au prix le plus bas… * 2ème déconvenue : au Circle D Motel : ns avons eu une chambre pourrie, avec gravas ds l’armoire de la sdb, porte sans chambranle, plafond percé d’humidité et sol complètement de travers (on avait l’impression de marcher sur une vague à plusieurs niveaux) Conclusion : Toutes les chambres de ce motel n’ont pas été rénovées…. * 3ème déconvenue : au BW Grand de Bryce : malgré le fait d’avoir réservé une chambre 2 queen-beds, on ns a attribué une chambre 1 king-bed. Mais le service a été impeccable… puisque malgré que l’hôtel soit complet, l’erreur a été rectifiée immédiatement… J’ai seulement l’impression que c’est une autre famille faisant son check-in plus tard, qui s’est retrouvée bernée…. * 4ème déconvenue : au Flamingo de Las Vegas : à nouveau, malgré le fait d’avoir réservé une chambre 2 queen-beds, on ns a attribué une chambre 1 king-bed + 1 sofa bed… vraiment pas confortable pour 4 adultes… Il a été impossible de changer puisque l’hôtel affichait complet pendant le WE où ns étions… Et ns n’avons même pas obtenu un quelconque dédommagement (genre bons gratuits pour un buffet ou boissons…ou internet gratuit). Qd à la vue sur les fontaines du Bellagio, depuis les chambres « go luxury with view », ce fut aussi une belle déception : sur les vitres, est collée un film publicitaire occasionnant une vue assez troublée empêchant par exemple, toute prise de photos du Strip… Et levez-vous tôt pour aller à la piscine avant 11h, si vs voulez trouver un fauteuil libre, et pouvoir nager, au lieu de devoir rester debout , un verre d’alcool à la main pour faire comme tout le monde, sans bouger, faute de place, et devoir vous farcir des dizaines de décibels d’une musique tonitruante… Les garçons n’ont pas trouvé cela déplaisant… forcément… mais pour moi, ce fut un vrai supplice… ce qui m’a obligé à me rabattre sur la pataugeoire des enfants pour trouver un semblant de tranquillité toute relative !! - 5 heures de retard en tout pour nos vols de retour (3-4 heures pour le 1er vol et encore 1-2 heures à Londres, pour le second vol où ns avions été pourtant replacés). Heureusement, ns n'avons pas trouvé le temps trop long ds le 1er vol qui faisait le trajet LV-Londres (écrans TV individuels et plein de films en français...). Et à Londres, ns avons pu bénéficier (après « rouspétage ») de nombreux tickets-repas gratuits pour s'offrir un bonne table aux frais de BA...

Conclusion de ces déconvenues : le client n’est plus roi, comme autrefois … mais un pigeon qu’on berne sans scrupule…. Mais heureusement, les magnifiques paysages qu’offre l’ouest américain, font que notre voyage a été fabuleux, une fois de plus… Comme prévu (puisque c’était le thème de ce 4ème voyage), nous avons fait des dizaines, voire des centaines de Kms sur des pistes parfois très cahoteuses. Les garçons se sont régalés à y conduire. Virginie, à l’arrière de la voiture et qui aime profiter des trajets pour dormir, a bien évidemment moins apprécié… Elle était bien contente d’arriver enfin aux trailheads…. Nous avions bien repéré et encodé ts les points GPS des trails prévus… mais globalement, cela n’a pas été souvent très utile pour s’y retrouver… même si cet outil est bien sûr rassurant ! En effet, même nos randos sortant des sentiers battus, étaient souvent cairnées … et on y trouve un bon nombre de traces de pas. Donc, avec un bon sens de l’orientation, il est tout de même difficile de se perdre… Le GPS a surtout été utile pour trouver les spots intéressants sur les sites.

Voici les meilleurs souvenirs et les qq petites déceptions (qui, finalement, n'ont pas tjs été ceux et celles que je croyais au départ...):

J2 : Route de Denver à Moab (340Mi/6H) Finalement après avoir bcp hésité entre la rando Negro Bill Canyon et celle des Fisher Towers , ns avons opté pour celle des Marching Men/Tower Arch ds les Kondike Bluffs d’Arches NP. Seul problème : la piste qui paraît très longue pour y arriver… surtout après avoir parcouru les 340 miles depuis Denver et traversé tout le Arches NP sans beaucoup s’arrêter … Mais l’avantage : on y est seul au monde !!

J3 : Canyonlands NP : Island in the Sky... - Magnifique White Rim Overlook après une bonne heure A-R sur un trail très facile - Petite déception pour False Kiva: beaucoup d'efforts de descente et de grimpette, sous un soleil de plomb et fatigante ds des éboulis (ns avons mis presque 3h A-R), pour finalement une vue pas plus spectaculaire que les autres points de vues plus facilement accessibles de Island in the Sky... Mais c'est facile à trouver (il suffit de suivre les traces de pas et les cairns) - Shafer Trail (très facile) + White Rim (plus difficile) jusque Musselman Arch qui vaut ce détour!! - Corona et Bowtie Archs est à faire 2 heures avant le sunset (ns, ns y sommes allés pour le sunset et les arches étaient ds l'ombre... mais le coin est très beau… quoique infecté de moustiques… Protégez-vous !!) - Poison Spider Mesa: pas eu le temps de le faire! - Et enfin, très agréable rencontre organisée à la Moab Brewery, avec 2 couples de VF (Altair29 -Liliane et Théo- et Utafan- Anne et Jean-Michel- que ns rencontrerons encore plus tard à Page, cette fois par hasard à la terrasse d’un resto). Nous serions bien restés des heures à discuter tte la nuit. D’ailleurs, le serveur a eu du mal à prendre la commande des plats… puisque malgré son passage à plusieurs reprises, ns oublions constamment de lire le menu. D’ailleurs, en ce qui me concerne, mon choix s’est fait au hasard… et je me suis retrouvée à manger de la choucroute-saucisses avec des frites… Heureusement que l’intérêt de cette soirée était ailleurs que ds le choix de ce repas …. Pour parfaire cette soirée, il n’a manqué que la présence prévue de Jean-Pierre qui a dû écourter son séjour.

J4 : - La location de 3 quads à Moab, pour aller jusqu'à Hurrah Pass (vue spectaculaire, impossible à atteindre ds les derniers Kms, avec un SUV de location car la piste est très mauvaise) et une partie de Chicken Corner. Le quad de 2 personnes, l’une derrière l’autre(Virginie n'ayant pas encore de permis de conduire n'a pas pu louer un quad pour elle seule...) est très facile à manipuler... et j'y ai très vite pris goût (ns avons même fait une partie pourtant cotée difficile, ds Kane Creek Canyon). Nous ns sommes éclatés tous les 4 (même moi qui étais pourtant peu réceptive au départ...). Virginie qui est sous license d’apprentissage de conduite en Belgique, a bien évidemment voulu aussi prendre elle-même le guidon d’un des quads pour faire seule, qq kms. Sur le trajet qui a duré plus de 4 heures, on n’a rencontré qu’un autre groupe de quads et qq véhicules spécialisés de Moab. Donc, au final, très peu de monde…. La seule déception fut le manque de professionnalisme de la part du loueur (High Point Hummer & ATV). Nous avions convenu, par mail, d’une location démarrant à 8h (pour éviter au maximum la chaleur du temps de midi, et ns aménager une pause-piscine avant la rando de fin de journée), ainsi que de notre choix d’aller à Hurrah Pass. Qd ns ns sommes présentés, il n’y avait aucun quad réservé pour nous… et les seules disponibles étaient au départ d’un autre trail. Il a donc fallu insister et faire ramener des quads. Conclusion : ns démarrerons avec 2 heures de retard… et notre pause-piscine tombera à l’eau !! - A 16h, la rando guidée avec un ranger, de Fiery Furnace à faire sans hésiter. Les enfants ont très apprécié le côté ludique de cette rando, ainsi que les explications de la guide à propos de la faune, de la flore, de la géologie… Moi, malheureusement, je n’ai pas compris grand-chose à tout ce baratin fait en anglais … mais j’en ai profité pour rester à la traîne et ne pas restée collée continuellement au groupe de 25 personnes (ne pas oublier de réserver cette visite guidée très demandée à l’avance par internet et de retirer ses tickets 1 heure minimum à l’avance, au visitor center de Arches NP) - Sunset à Dead Horse Point - Retour à Moab par la Long Canyon Rd. Les enfants voulaient vraiment essayer cette piste pourtant réputée difficile sur VF. Résultat : un vrai bonheur… avec seulement 2 passages plus difficiles... mais passés sans encombre avec notre Ford Expedition. La vue sur Behind the Rocks est magnifique… Malheureusement, la nuit tombait et il faisait trop sombre pour en profiter réellement. Donc, pas de photos… et une envie d’y retourner lors d’un prochain voyage… en espérant que la piste soit aussi faisable (la veille , ns avions bien évidemment demandé sa faisabilité au ranger de Island in the Sky)

J5 : Départ de Moab, et route vers The Needles - Chesler Park : très beau... mais éprouvant sous la chaleur... même en n'allant seulement que jusqu'à l'overlook. Les enfants n'ont pas voulu se lever tôt... donc, on a quitté Moab vers 9h et on a randonné de 11 à presque 16h (soit presque 5 heures, aux heures les plus chaudes)... Pour moi, les 2 derniers kms au retour furent plus que pénibles.... - Passage au NewsPaper Rock et route Harts Draw Rd à travers les forêts au pied des Abajos Mountain pour rejoindre Monticello - Visite de Monument Valley en fin de journée, sous un ciel orageux (ça ns change de la visite d'il y a 2 ans...)... mais les photos ont aussi un autre cachet...

J6 : Le lendemain, le ciel a retrouvé le soleil... Très bon petit déjeuner au View qui finalement ne revient pas trop cher avec le bon de 5$/personne donné aux personnes passant la nuit à l’hôtel. Au programme: - Muley Point Overlook - Mule Canyon : cette-fois-ci, nous avons trouvé la belle House of Fire, ratée de peu en 2009, faute de GPS… - Natural Bridges NM avec les randos Sipapu et Owachomo. Bon… là... j’avoue…je me suis arrêtée à mi-chemin de la rando jusqu’au pont Sipapu … Arnaud a fait de même… pendant que Cédric et Virginie ont trouvé le courage de descendre jusqu’au fond. Il faisait très chaud… - Route 95, de Hite à Hanksville: MAGNIFIQUE (nombreux arrêts-photos)!! C'est bizarre qu'on en parle si peu sur VF. Arrêts à Hog Spring, Little Egypt et début de sunset au bout de la piste menant à Dirty Devil Overlook (magnifique aussi!). Sur la piste, ns avons eu la chance de croiser un pronghorn qui a failli finir ses jours sous les roues du 4x4…. Bon… là aussi… j’avoue… on roulait un peu vite, la piste étant nickel ! - Pas le temps de pousser jusqu’à la Factory Butte si ns voulions arriver à temps pour trouver encore un resto ouvert à Torrey…. Mais aucun regret puisque le ciel a à nouveau viré au gris, et que les nuages ont commencé à s’amonceler… Ce n’est pas de très bon augure pour notre programme du lendemain.... - Très bon repas (comme en 2009) au Cafe Diablo

J7 : Je me lève… il fait tout gris… Je finis de prendre ma douche…il commence à pleuvoir … Mince… Mince… et même M..DE… car aujourd’hui, c’est Cathedral Valley qui est au programme… - On commence donc la journée sans grand enthousiasme…surtout qu’au visitor center de Torrey ainsi qu’à celui de Capitol Reef, on nous déconseille fortement le programme du jour, à savoir Sulphur Creek (risque de flash flood) et donc Cathedral Valley (risque d’enlisement). En même temps, y avait pas besoin de demander l’avis des Rangers… je connaissais d’avance leur réponse…. On pousse qd même jusqu’au River Ford gué. La pluie a cessé... mais il fait tjs tout gris….Les garçons s’amusent à passer le gué plusieurs fois (peu d'eau... donc aucun risque...). Enfin, le soleil fait son apparition, on se risque donc à continuer la piste après le gué... et finalement, on fera la boucle complète...sous un ciel mi-nuageux, mi-ensoleillé... (mais il ne pleuvra plus... donc on a bien fait d'y aller... contre l'avis des rangers...) pendant +/- 6 heures. C'est là que ns avons crevé le 1er pneu (comme il s'agissait d'une crevaison très très lente.... ns avons fait tout le parcours, sans devoir mettre la roue de secours... D'ailleurs, à ce moment, on croyait tt simplement que le pneu manquait de pression) Puis, on est passé au garage (rudimentaire!!) de Torrey ...où le garagiste a décrété que le pneu était irréparable (t'as plus qu'à le croire!!!...), a mis la roue de secours sous les yeux des garçons qui scrutaient la manœuvre (ça leur servira d'expérience pour le surlendemain!!...), et a commandé un nouveau pneu pour le lendemain matin 10h (ça, c'était la bonne nouvelle... car je me voyais déjà coincée à Torrey plusieurs jours...). - On retourne au visitor center pour faire le début (ou plutôt la fin) de Sulphur Creek. Vu le temps qui est à nouveau redevenu incertain (grrrrr !!), on prévoit d'aller uniquement jusqu'à une seule cascade… sans pénétrer ds la partie des narrows (trop risqué en cas de pluie) Finalement… soudainement, le soleil réapparaît flamboyant... Le ciel redevient bleu pétant….Ravis, on prolonge donc cette rando magnifique (un des meilleurs souvenirs!)… et on finit par faire les narrows et les 3 cascades….où chacun finira mouillé de la tête aux pieds…. On fera donc une rando plus longue que prévue avec aller-retour depuis le visitor center (il aurait été plus court de la faire en one way depuis Chimney Rock) On est donc rentré à Torrey vers 21h30, pas très présentables.... et on s'est contenté d'une pizza au Rim Rock Patio... De toute façon, le Rim Rock Restaurant (aux plats plus sophistiqués) venait de fermer ses portes….

J8 : Suite au remplacement du pneu, départ de Torrey le lendemain vers 11h seulement (donc, bien plus tard que prévu!!). En même temps, cela nous permet de faire grasse-matinée… les enfants ne vont donc pas se plaindre…. Et route vers Escalante sous le soleil (ouf… car aujourd’hui, il y a encore besoin de temps sec pour concrétiser le programme prévu). Ns prenons qd même le temps d’admirer cette fameuse scenic Bwy 12 (que d’ailleurs j’apprécierai plus qu’en 2009… va savoir pourquoi ?) Puis nous entamons la HITRR toujours sous le soleil… chouette !! Nous ferons le trio de slots canyons : d’abord le Dry Fork, puis le magnifique Peekaboo à ne surtout pas rater. Avec l’aide des garçons et d’une corde achetée en prévision au Walmart , je réussirai à grimper le mur de 6m de franchissement. Je profiterai donc avec eux des magnifiques arches de ce slot canyon. J’en ressortirai par l’arrière avec Virginie… pendant que les garçons referont le parcours à l’envers pour revenir au point de départ. Puis ns pousserons jusqu’au trop étroit Spooky où ns ne resterons pas longtemps (même Cédric ne s’y est pas senti très à l’aise… sensation d’enfermement et de claustrophobie…) Ensuite, direction encore plus au sud sur la piste pour aller jusqu’au très bel endroit de Dance Holl Rock et ses magnifiques potholes à l’arrière. Le soleil commence à décliner et les couleurs sont resplendissantes… Au risque de se passer de repas du soir, nous prenons alors la décision de voir Sunset Arch ... qui, de fait, est sublime au sunset. C’est ainsi que ns sommes retournés jusqu’à Escalante ds la nuit noire, de plus sous un ciel à nouveau très orageux... Le ciel était zébré d’éclairs… Il semblait pleuvoir partout autour de nous... sauf sur la HITRR... heureusement pour nous!! Inutile de dire que ns avons roulé assez vite sur la piste pour rejoindre Escalante et que le temps nous a semblé long (1h15 à espérer que le ciel ne ns tombe pas sur la tête....) Evidemment, notre arrivée tardive à Escalante (22h15 !) nous privera d’un bon resto (nous devrons nous contenter de chips ds la chambre pour souper....) …Mais j’étais déjà contente de voir que le préposé du Circle D Motel nous attendait toujours et que ns pourrions donc prendre une douche et dormir ds un lit … même si la chambre ne fut pas à la hauteur de mes espérances (voir le début du compte-rendu)

J9 : Le lendemain: retour sur la HITRR sous le soleil, pour revoir Devil’s Garden (déjà vu en 2009), et faire le Zebra slot canyon : impression mitigée: très longue rando moche ds ses 2 premiers tiers... mais dont le dernier tiers est très beau, puis arrivée au slot après une pénible marche sous le soleil, ds le sable du wash. Le slot canyon est magnifique... mais très court!! Donc, j'hésiterais à le reprogrammer, au vu du prix à payer (5 h de rando A-R sans aucune ombre....donc pénibles en été!!... - dont 1 heure sur place, à l'ombre d'une falaise pour reprendre des forces... Les enfants ont réussi, à l'aide d'une corde, à se hisser jusqu'au bout du slot canyon.. mais ça n'en valait pas la peine, puisqu'au delà du gros obstacle à franchir, il y avait plein d'eau... et que c'était déjà la fin du canyon...) Re-crevaison… Cette-fois sur la HITRR , sur la partie pourtant réputée être la plus facile de la piste (et en plus, contrairement à la veille, on roulait lentement...) Cette fois, il s'agit d'une crevaison rapide.... En 1 minute, le pneu est à plat... Les enfants, ayant vu la manœuvre la veille, mettront le pneu de secours en un temps record..... Et route vers Bryce où le garage est plus imposant et où on espère faire rapidement une réparation ou un remplacement du pneu. Il est déjà presque 18h et l'apprenti du garagiste ns demande de revenir le lendemain 8h du matin. On reste donc ds le vague qd à la suite du programme (pas question d'emprunter la CCR sans bons pneus... surtout que le temps est tjs à l'orage!...) Ensuite tentative de rando jusqu’à Mossy Cave… mais la chute d’eau est déjà ds l’ombre à cette heure avancée de fin d’après-midi …Nous écourtons donc la promenade et retournons alors au Bryce Overlook sous le soleil (sans randonner comme prévu.... On est comme le pneu: crevés!!....Et puis, il s'agit de notre 2ème visite du parc, puisque déjà vu et arpenté en 2009...). Nous préférons nous détendre 1h ds la piscine du très bel hôtel récent BW Grand, avant d'aller manger un bon steak au Foster's...(il était temps... après nos soupers légers des 2 soirs précédents...)

La suite plus tard... Les lessives n'avancent pas.... et une odeur de linge souillé et renfermé commence à envahir la buanderie....

Jacqueline
Circuit de treize jours dans l'ouest des États-Unis: votre avis?
by Cedheng · 2011-02-08 · 21 replies
Bonjour, j aimerais avoir des avis, des conseils par les personnes qui ont fait un ou des circuits de l ouest americain. Nous partons a 4 ( 2 couples de 30-40 ans) au mois de juin prochain. J ai fait le programme et je le partage pour voir si des choses doivent etre modifier ou pas. Certains diront que l on passe bcp de temps a Vegas mais nous sommes des joueurs de poker donc nous voulons y etre un peu pour jouer Merci d avance a ceux qui repondrons en esperant que ca peut aussi aider d autres personnes. Jour 1:Arrivee Las Vegas Jour 2:Las Vegas Jour 3: Depart vers Grand Canyon vers 6h du matin Passage sur la route 66.Arrivee Grand Canyon vers 12H Differents points de vue: Trailview overlook - Maricoba point- Mohave point- Pima point- Hermits rest Jour 4:6 h : Randonnees d'une journee: Descente par South Kaibab voir colorado et remontee par Bright Angel Trail jusqu a Indian Gardens puis fin de monteee Si reste du temps ballade sur Rim trail pour regarder coucher de soleil. Jour 5:Départ pour Monument Valley vers 8h Arrivee Monument Valley 12 h Faire La Valley Drive en voiture Ballade a cheval d 1 h dans Monument Valley Wildcat Trail: randonnee de 5 km Voir le coucher du soleil Nuit a Mexican Hat Jour 6:Depart pour Page Antelope canyon et baignade dans lac Powell Nuit a Page Jour 7:Depart pour Bryce Canyon vers 8 h Arrivee 11h Faire la scenic drive Garer la voiture pour randonnee combinee: queen's garden trail peekaboo loop trail navajo loop coucher de soleil a Sunset Point Jour 8: Depart pour Zion Arrivee 11H randonnee Canyon overlook Trail Randonnee Emerald Pools Train +Randonnee Narrows du temps restant. Route Las vegas le soir Jour 9 :Las Vegas Jour 10:Depart pour Death Valley Arrivee 12 h Visite des differents point de vue: Zabriskie point-Dante's view-Artist's drive-Badwater Eureka dunes Scotty's castle. Nuit au Stovepipe Wells Village Jour 11:Retour Las Vegas Jour 12: Las Vegas Jour 13:Retour France
Voyage de vingt-trois jours dans l'Ouest américain
by Mimiveto · 2010-06-28 · 13 replies
Bonjour à tous,

Nous partons le 20 août 2010 pour un voyage de 22 jours dans l'ouest américain. Les différents récits et conseils proposés sur ce forum m'ont permis de prévoir le programme. Nous souhaitons visiter des sites assez sauvages et faire de la randonnées tout en ne passant pas à côté des incontournables et en tenant compte du fait que nous n'avons pas encore une grande expérience des voyages en totale autonomie. Tous conseils ou suggestions concernant ce voyage, le matériel nécessaire ou la logistique seront les bienvenus. Voici le programme : J1 Train Lyon-Paris puis Vol Paris-Denver J2 Laramie (chez des amis) J3 Traversée du Great Divide Bassin J4 Grand Tetons J5 Yellowstone : Lake Yellowstone + rodeo à Cody J6 Yellowstone : Tower J7 Yellowstone : Mammoth Hot Springs J8 Yellowstone : Old Faithful J9 Route Yellowstone - Capitol Reef J10 Visite Capitol Reef puis route vers Cathedral valley J11 Retour Cathedral Valley - Route 12 - Hole-In-The-Rock road : Devil's Garden +/- Coyote Gulch ou Peekaboo Gulch Route jusqu'à Bryce Canyon J12 Bryce Canyon- Cottonwood Canyon Road - Yellowrock - Horseshoe Bend - Nuit à Page J13 Wire Pass - Coyote Butte South - Route jusqu'à Las Vegas J14 Las Vegas J15 Route jusqu'au Grand Canyon rive sud. Randonnée jusqu'à Cedar Ridge. J16 Hermits Rest Route - Canyon de Betatakin - Monument Valley - Nuit à Monument Valley J17 Gooseneck Park - Valley of the Gods - Canyonland the needles J18 Canyonlands the needles : Big spring Canyon + Elephant Canyon J19 Dead horse point - Canyonlands Island in the Sky : Shafer trail puis Whire Rim Road jusqu'à Musselmen Arch puis Potash Road - Onion Creek - Fisher Towers J20 Rafting sur la Whitewater river J21 Arches J22 Arches puis route vers Denver J23-J24 Vol Denver-Paris puis train Paris-Lyon

Est-ce que cela vous paraît réalisable? Par avance merci pour votre aide.

Emilie
Voyage de douze jours dans l'Ouest américain au mois de mai
by Jerem63 · 2009-04-15 · 11 replies
Bonjour,

Après avoir parcouru le forum, je me lance afin d'avoir votre avis sur l'itinéraire prévu.

Arrivée à San Francisco le 21/05, et départ de LA le 02/06. Nous aurons une voiture a disposition le 23 à SF.

Ci dessous la liste des nuits prévues

San Francisco du 21/05 au 24/05. Yosemite du 24/05 au 25/05. Furnace creek-DeathValley du 25/05 au 26/05. Las Vegas du 26/05 au 29/05. Palm Spring du 29/05 au 30/05. Santa Monica du 30/05 au 02/06.

Tout d'abord, n'hésitez pas à commenter ce planning. Pour information j'ai déjà effectué de longs trajets lors d'un précédent voyage en Australie, et vu que nous partons a 2, on pourra se relayer au volant. Les distances ne me font pas peur, mais bon dites moi si certaines étapes vous paraissent trop longues (ou si on ferrait mieux de s'arreter pour des lieux incontournables!)

L'étape Palm Spring était tout d'abord prévue afin de ne pas faire le trajet LasVegas => LA d'une traite. Après quelques calculs via google maps, il semblerait que l'étape ne soit pas si nécessaire que ca... Palm Spring mérite vraiment le détour ? ou devons nous faire une grosse journée de LasVegas=>LA. Ainsi on pourrait ajouter une nuit par exemple entre Yosemite et Death valley ? ou alors passer deux nuits à Yosemite ou Death Valley ?

Dernier point, on se questionne sur la quantité d'argent à prévoir. J'ai lu pas mal de posts qui abordent le sujet, mais pensez vous que ce soit risqué de partir avec presque la totalité en liquide. (Afin de ne pas me retrouver avec des tas de frais prélevés par ma banque lors des retraits aux distributeurs)

Merci de vos conseils avisés.
Tour du nord-est du Vietnam
by Larsay · 2008-09-25 · 6 replies
LE NORD-EST DU VIETNAM

Le lac Babe Langson / Cao Bang et les chutes de Ban Gioc Les H’mongs noirs de Dong Van

On peut enfin trouver des cartes du Vietnam aussi bonnes que les Michelins, publiées par la société Cartographic Publishing House, 85, Nguyen Chi Tanh, Hanoï. Atlas de 35 pages indiquant même les pistes carrossables. Indispensable pour ceux qui veulent sortir des sentiers battus. Elles sont en vente au 1er étage de la librairie SAVINA a Hanoï sous le titre “GIAO THONG DUONG BO VIETNAM” (Couverture bleue fonce - 175 000 dong).

Cette boucle du Nord-Est vous emmène dans 3 endroits magiques : le lac Babe, la route entre Cao Bang et les chutes de Ban Gioc, et la route des nids d’aigles des H’mongs noirs (Ha Giang-Dong Van-Meo Vac). Toute la région est complètement différente du Nord-Ouest. Alors que celle-ci ressemble aux Alpes (les français l'appelaient d'ailleurs "Les Alpes tonkinoises"), plus on s'approche de la frontière chinoise, plus le Nord-Est ressemble aux Dolomites, mais des Dolomites couvertes de jungle, un capharnaüm de pitons calcaires de toutes tailles et formes sur des milliers de kilomètres carrés, avec de petites vallées verdoyantes où l'on cultive surtout le mais et le tabac. Peu de touristes dans des paysages spectaculaires qui font parfois penser à une autre "Baie d'Along Terrestre". La région au nord de Ha Giang, un désert minéral de pierres noires et de canyons vertigineux, est une des plus sauvages qu’il soit au monde.

LE LAC BABE

Le lac Babe est un endroit magique, heureusement hors des circuits touristiques organisés. Il s’agit de 3 « pétales » (d’où le nom Ba Be, “Trois baies”) relié par un goulet, dans lesquelles se jettent des pitons calcaires couverts d’une jungle impénétrable – donc pas de route pour en faire le tour- ce qui explique son isolement relatif. Sur les bords, un seul village, sans aucun intérêt : Po Lu.

Y ALLER

Pas de tours organisés en minibus. C’est donc la voiture privée, la moto, ou les bus publics. En 3 jours Hanoï-Babe-Hanoï, il y a un circuit à faire, très beau, que voici :

- A l’aller, prendre la route No 3 Hanoï-Tay Nguyen. Partir de bonne heure pour voir à Tay Nguyen le magnifique Musée des Minorités, 2 fois plus grand que celui de Hanoï, et complètement ignoré des touristes (5000 dong). Attention : il est fermé de 11h30 à 14h et le lundi, il faut donc partir de Hanoï vers 7h pour pouvoir visiter le musée le matin ; si vous le visitez l’après-midi, vous arrivez à Pac Ngoi à la tombée de la nuit. Continuez ensuite sur Bac Kan et Phu Thong, où vous bifurquez sur la 258 direction Cho Ra (ATTENTION : Cho Ra s’appelle aussi « Babe », nom indiqué sur la plupart des bus publics). La route entre Bac Kan et Cho Ra est très sinueuse, mais très belle (compter 4h). Si vous êtes en bus public, pour aller de Cho Ra à Pac Ngoi, il faut prendre une moto-taxi (70 000 dong). La route de Cho Ra au Ho Babe (lac Babe) descend la montagne et passe au travers du QG du parc, où il faut payer les droits d’entrée (20 000 dong/pers.) ; tourner à droite après le pont pour entrer dans le village thaï de Pac Ngoi, plein de charme et où passer d’excellentes nuits.

- Au retour, suivre la route longeant la rivière de Pac Ngoi et rester sur votre droite. Après un petit col (magnifique panorama), la route serpente entre rizières et montagnes, sans un touriste en vue, et arrive à Bang Lung (Cho Don). Prendre ensuite la 254 direction Yen Do, où vous rejoignez la 3 pour Tay Nguyen et Hanoï.

En bus public, c’est compliqué.

- A l’aller, prendre le bus (6h – 55 000 dong) pour Bac Kan, où vous arrivez 4 heures plus tard. Il y a aussi un bus à midi, mais vous ratez la connexion Bac Kan-Cho Ra et devez passer une nuit à Bac Kan. A Bac Kan, bus pour Cho Ra (70 000 dong), puis mototaxi pour Pac Ngoi (70 000 dong).

- Au retour, même cirque moto/bus Cho Ra-Bac Kan – 8h et 8h30/bus Bac Kan-Hanoi -fréquents. Il y a bien un bus direct Cho Ra-Hanoi, mais il part de Cho Ra à 4h30 du matin…Pas pour moi !

OU DORMIR ET MANGER

Chez les Thaïs blancs à Pac Ngoi. Charmant petit village de maisons sur pilotis au bord de la rivière. Les villageois vous reçoivent chez eux. Je dors toujours à la Maison Duy Tho, (tel. 0281 389 4133). Patron super sympa baragouinant quelques mots d’anglais et français, lits avec matelas (et non nattes en bambou) en dortoir et chambres séparées, et, surtout, la patronne est une cuisinière émérite (et le dîner copieux). Je me régale à chaque fois ! Prix par personne : chambre 50 000 dong ; pt déjeuner 30 000, déjeuners et dîners à 60 000. Bicyclettes gratuites pour se ballader le long de la rivière (succession de petites plages toute mignonnes). Le patron a son bateau pour l’excursion à faire.

QUOI VOIR

Une magnifique journée en bateau commençant par la traversée du lac du sud au nord. Le bateau coûte 450 000 dong quelque soit le nombre de personnes, donc, essayer de le partager avec d’autres touristes sur place. Vous remontez la rivière Nang jusqu’à un endroit extraordinaire, la grotte de Hang Phuong, un gigantesque tunnel de 300m de long par 30m de haut que la Nang a creusé pour traverser la montagne. Impressionnant travail de la Nature ! Vous descendez ensuite la rivière -un rêve de photographe- pour aller aux chutes de Dau Dang, à 2 km à pied d’un petit village-bout-du-monde où vous déjeuner chez la fameuse Pirate, une maîtresse-femme célèbre comme la meilleure cuisinière de la région. Depuis juin 2009, Pirate peut coucher des touristes (50 000 dong par personne) ; le calme intégral et l’authenticité idem !

Il y a également une possibilité extra de faire la grotte et les chutes :

- Coucher une nuit à Cho Ra. Je recommande l’hôtel Thuy Dung, à gauche à la sortie du village (280 000 dong pt déj. inclus). Portable 0982 978 866, tel. 0281 876 354 ;

- Le lendemain, la patronne de l’hôtel vous arrange un bateau (500 000 dong) qui descend toute la rivière de Cho Ra à la grotte (une vingtaine de kilomètres), puis aux chutes, et vous dépose près de Pac Ngoï pour passer la 2e nuit.

Une grande ballade dont vous vous souviendrez toujours !

POUR LES AVENTURIERS

Ça faisait un bout de temps que je me doutais qu’il y avait des choses passionnantes à voir dans les montagnes au nord du parc national (pas dans le parc à cause du permis et du guide obligatoires). Je ne m’étais pas trompé ! Donc, voilà le topo :

1) Prendre le bateau vers la grotte et s’arrêter où la piste démarre, le long d’une petite rivière à quelques centaines de mètres avant la grotte. Avant le pont sur votre gauche, acheter au marché local bière, café, et sucre, car les habitants du village Dao où l’on peut coucher, Cao Trung, sont très pauvres et rien n’est vraiment organisé pour les touristes. Acheter aussi du thé pour les locaux qui vous invitent chez eux au passage, ainsi que des bonbons/biscuits/stylos pour les enfants ; vous serez accueillis comme des dieux ! Face au pont, prenez la 1ère piste qui monte la colline et suivez-la ; vous allez tomber sur un dédale de pistes, donc demandez « Cao Choung » à des gens de passage, ils pointeront la direction. Ça ne grimpe pas trop dur, et les paysages deviennent de plus en plus beaux. Au bout de 2 heures et demie-3 heures, on arrive en plein Moyen Age dans un village de carte postale, Cao Trung. Authenticité garantie ! Le chef du village, monsieur TRUNG (tel : 0281 322 12422) vous accueille chez lui ; lits confortables, douche froide dehors, toilettes à la turc, le tout pour 50 000 dong par personne. Repas corrects, à l’alcool de riz, que le chef aime beaucoup (même prix). Pour plus de sûreté, demander à Duy Tho de Pac Ngoi d’appeler M. Trung pour le prévenir de votre arrivée

2) Le lendemain, continuez la piste et restez sur votre droite pour grimper tout en haut de la montagne, chez les H’mongs ; ils vous offriront sûrement à manger et refuserons que vous les payiez, mais insistez (20 000 dong feront l’affaire). Paysages absolument magnifiques à perte de vue. Redescendre sur le village Dao, puis retour sur la rivière Nang par la même piste. A mi-chemin, vous appelez le patron du bateau pour venir vous chercher et vous ramener à Pac Ngoi. ATTENTION : n’arrivez pas à la rivière après 16 heures, car les bateaux ne peuvent pas la descendre la nuit à cause des bancs de sable imprévisibles.

3) Fantastique pour les plus hardis : partir de bonne heure de Cao Trung (8 heure max.) et continuer la piste qui traverse le village. A la boussole, dirigez-vous vers l’ouest ; vous naviguez entre les Thaïs, les Dao, et les H’mongs en pleine sauvagerie (dans le village H’mong où on m’a offert une tasse de thé –quel sens de l’hospitalité, ces H’mongs ; Ils sont vraiment merveilleux ! ils n’avaient jamais vu des lunettes de soleil... Toute la famille les a essayées et, après, ils sont allés chercher les voisins). C’est un labyrinthe de pistes, donc, en route, demandez « Dau Dang » et on vous pointe la direction. Vous débouchez sur une grande vallée ; passer de l’autre côté ; quand vous voyez une falaise sur votre gauche, prendre la piste qui y conduit (vous descendez maintenant plein sud pour rejoindre la Nang un peu avant les chutes). La piste grimpe à flanc de falaise jusqu’à une échancrure et vous redescendez de l’autre côté, sur la rivière. ATTENTION, la descente est très dure, à flanc de falaise avec juste une trace de piste pendant une bonne heure ; n’essayez surtout pas de couper tout droit au sud, c’est la chute de 100-200m garantie ; rester sur le semblant de piste. On n’est bien content de voir la rivière. A cause de cette descente infernale, RESERVÉ AUX BONS TREKKERS, mais ça vaut chaque minute ... et Sapa !

LA RÉGION DE CAO BANG

HANOÏ - CAO BANG

La route No 1, la fameuse Route Mandarine qui commence à Camau dans l’extrême Sud, mène à Langson, une des portes de la Chine et, pour les historiens, le Sedan français du Vietnam avec la défaite contre les Pavillons noirs qui a provoqué la chute du gouverne-ment Jules Ferry en 1872, le massacre de la garnison française par les japonais en 1945, et le désastre de Cao Bang -voir plus loin- en octobre 1950. La route entre Hanoï n’est pas très intéressante, et Langson non plus : une pagode lambda et les grottes de Tam Tanh ; pas de quoi se relever la nuit ! Pas plus à Dong Dang, le poste-frontière (18km) : « Circulez, y’a rien à voir ! ». Pour déjeuner, le New Century, au bord du lac, est une bonne adresse. De Langson à Cao Bang, c’est la fameuse ex-Route Coloniale No. 4 (RC 4), site d’une des plus grandes défaites de l’armée française :

Beaucoup de touristes font la route de Langson à Cao Bang sans trop savoir –ou pas du tout- ce qui s’y est passé en 1950. Et pourtant, le 7 octobre 1950 devrait être une date capitale dans l’histoire du monde moderne : en effet, pour la première fois, un peuple colonisé en rébellion a fait subir à une armée de colonisateurs une défaite sanglante qui, en ce qui concerne la France, a annoncé la conclusion inéluctable, reculée de 4 ans par la bêtise des gouvernements de l’époque : Dien Bien Phu. En fait, la Guerre d’Indochine a été perdue le 7 octobre 1950.

LES ACTEURS:

Du coté asiatique: Ho Chi Minh et Giap, qui sont enfouis dans les calcaires du Nord Est, des bandes Vietminh sans rien, et Mao qui est en train de repousser les troupes de Chang Kai Check sur la frontière sino-vietnamienne.

Du coté français, un gouvernement ignorant tout de l’Indochine, mais aimant beaucoup les milliards qu’elle rapporte, des gros capitalistes installés en Indochine (Banque d’Indochine, Brasseries et Glacières d’Indochine, Michelin -les plantations de caoutchouc- etc.), bien pourris, qui bloquent toutes réformes pour continuer à se remplir les poches, et un Corps Expéditionnaire, les meilleures troupes du monde de l’époque -45% d’anciens SS dans la Légion, tous les Seigneurs de la Guerre qui deviendront célèbres: Bigeard, Jean-Pierre, Faulques, Elie de Saint Marc, Ponchardier (ben oui, le future auteur des romans de la Série Noire “Le Gorille”), Vandenberg, “Le Seigneur du delta”, etc. , anciens résistants ou troupes de la 2e DB de Leclerc et de la 1ère Armée de de Lattre, sans oublier les redoutables guerriers qu’étaient les Tabors marocains. Malheureusement pour eux, ce merveilleux outil militaire est commandé par un crétin complet, mais très doué pour magouiller au Ministère de la Guerre, le Général Carpentier, que de Lattre avait viré pour incompétence en 1944. Cet énergumène considère qu’il n’a à connaître ni le terrain, pourtant capital dans une guerre comme celle-là, ni la troupe : c’est l’affaire des subalternes. Lui, il doit rester dans son bureau climatisé de Saigon et faire des synthèses, superbes rapports bien léchés expliquant au gouvernement que tout allait de mieux en mieux (curieux comme l’histoire se répète ; ce sont les mêmes mensonges perpétrés par les généraux US pendant la Guerre du Vietnam, avec les mêmes résultats). En fait, juste avant le désastre, ce crétin affirmait au gouvernement qu’il “avait la situation bien en main et pourrait vraisemblablement renvoyer des troupes en France sous peu”. Le résultat de cette nullité : en 1950, il n’avait encore jamais mis les pieds au Tonkin, sauf pour une rapide visite de Hanoï.

LE CADRE

Le Nord-Est, qui, à partir de Dong Khé, est un capharnaüm de pics calcaires couverts de jungles et truffés de grottes, sillonnées de petites routes et de pistes qui ne sont que d’immenses coupe-gorges. L’artère principale, c’est la fameuse Route Coloniale No. 4 (RC4) qui longe toute la frontière de Chine de Monkai, au nord de la Baie d’Along, jusqu’à Cao Bang. C’est une route super-stratégique car elle contrôle les 3 seules portes de la Chine au nord du Tonkin: Mon Cai près du Golfe du Tonkin, Lang Son au centre, et Cao Bang au nord-est. Qui la contrôle bloque tout le trafic routier entre la Chine et le Tonkin. De Langson à Dong Khé, à mi-chemin entre Langson et Cao Bang, la route sillonne une vallée bordées de collines cultivées, et ne présente pas de points particulièrement dangereux. A partir de Dong Khé, c’est le coupe-gorge intégral : la route longe la rivière avec, à plomb sur la route à gauche, les pics calcaires couverts de jungle, et à droite, idem sur la rivière. Toute manoeuvre y est impossible. Un petit canon de montagne dans une grotte dominant la route –et il y en a des centaines- détruisant les camions de tête et de queue d’un convoi, et BOOM, plus de convoi. C’est ce que Giap savait bien, et Carpentier pas du tout, vu qu’il n’y avait jamais mis les pieds et, de toute façon, refusait d’écouter les nombreux officiers, eux bien au courant de la situation, qui prédisaient une catastrophe et préconisaient l’évacuation.

LES PREMICES

Début 1950, les troupes de Mao arrivent à la frontière du Vietnam, repoussant les troupes nationalistes au Nord Tonkin, que les français parviennent à désarmer, et en Thaïlande du Nord, où elles s’installent dans le Triangle d’or, et en plus des plantations de thé, organisent le trafic d’opium, dont elles contrôleront 80% de la production mondiale dans les années 60-80. Mao a maintenant récupéré les gigantesques dépôts d’armement américains et les camps du Yunnan, où il invite Giap à former des divisions entières, entraînées et surarmées par ses généraux. Les services secrets français, pas plus nuls que les autres, sont parfaitement au courant de la situation et en informent l’Etat Major, qui ne fait rien à part envoyer la Légion à Cao Bang (le célèbre 2e BEP sous les ordres d’un célèbre guerrier, le Colonel Charton) et dans les postes le long de la RC4, que le Vietminh ne cesse de harceler. Certains convois de ravitaillement perdent jusqu’à 80% de leurs camions entre Dong Khé et Cao Bang.

LE DRAME

Le 17 septembre 1950, c’est le coup de semonce : les viets s’emparent de Dong Khé et coupent la RC4 en deux. Carpentier décide donc de l’évacuer jusqu’à Langson, ce qui était fort possible par pont aérien, mais, toujours aussi futé, il décide que cela se fera….par la route. Son plan est qu’une colonne dirigée par Lepage, un colonel d’artillerie (!!!!) remontera la route à partir de Langson, reprendra Dong Khé, et rencontrera ensuite la colonne de Cao Bang. Donc, tout ce beau plan repose sur le fait que Dong Khé sera repris.

Charton quitte donc Cao Bang en emmenant tous les civils –ce qui explique en grande partie l’échec de l’évacuation, et il le savait mais avait refusé de les abandonner à un sort certain. Bien entendu, rien ne passe comme prévu : Lepage ne peut pas reprendre Dong Khé, malgré l’héroïsme des parachutistes du 3e BPC, et la route reste donc coupée ; de plus, Lepage se fait tronçonner par des Vietminh super-entraînés et, au lieu de secourir Charton, c’est maintenant lui qui lui demande de venir à son secours. Charton quitte la RC4 pour prendre une piste contournant Dong Khé avec ses 2000 civils, dont pas un seul ne réchappera, le rendez-vous des deux colonnes devant se faire dans la petite vallée de Coc Xa. C’est le rendez-vous de la mort. Cerné par le Vietminh, les 2 colonnes y sont anéanties le 7 octobre 1950 -d’où le terme militaire bien connu « se faire coxé ». Une dizaine d’hommes parviendront à rejoindre Langson après avoir erré des semaines dans la jungle ; quant aux autres, ils sont morts, ou connaîtront les terribles camps vietminh dont de Saint Marc, qui a connu les deux, dira qu’ils étaient pires que les camps de concentration nazis; seuls quelques officiers et hommes de troupe squelettiques -surtout nord-africains, maintenant bien endoctrinés à la guerre anti-coloniale- seront libérés en 1951 à l’arrivée de Lattre, nommé Commandant en Chef et Gouverneur de l’Indochine, où lui et son fils Bernard laisseront l’un sa santé, et l’autre sa vie sur le piton de No Nuoc à Ninh Binh.

LA HONTE

Après le drame, la honte intégrale, la panique noire des français. Alors que Langson était imprenable, Carpentier décide de l’abandonner « par surprise », donc en ne faisant sauter ni les énormes forts ceinturant la ville, ni les dépôts de tout, qui sont tellement gigantesques qu’ils suffiront à alimenter les troupes de Giap pendant 1 an. De Lattre sauvera la situation en 2 batailles sanglantes : Vin Yenh à l’ouest de Hanoï et Mao Khé au nord, mais, dès le 7 octobre, la guerre est perdue, Giap contrôlant maintenant toute la zone nord-est d’où hommes -y compris de nombreux techniciens chinois et même, de l’avis de beaucoup, des troupes- et surtout convois de ravitaillement passeront sans problème jusqu’à Dien Bien Phu.

La RC 4 commence à être belle à partir de That Khé. Le cadre de Dong Khé est très beau, avec ses pics calcaires. Pour les curieux de l’histoire (et, en plus, c’est magnifique), on peut aller à Coc Xa, une très belle petite vallée entourée de pitons calcaires ; la piste en terre part à gauche à 2 km après Dong Khé, mais elle est très mauvaise sur toute la montée.

BABE – CAO BANG

A Pac Nngoi, traverser la rivière et monter sur Cho Ra, d’où vous rejoignez la route 3 allant à Cao Bang. (3h de route).

CAO BANG

DORMIR

Rarement vu une ville aussi sale, laide, et ennuyeuse! Je signale que l’hôtel Than Loan fait payer les touristes 120 000 dongs de plus que les vietnamiens pour les mêmes chambres (en plus, une femme de chambre m’a volé le chargeur de ma caméra, croyant sans doute que c’était un chargeur de portable, donc facile à “mettre au clou”). Je conseille donc un nouvel hôtel, le Huong Sen, juste avant le grand marché couvert, à 5mn à pied du pont. Tel 026 854 654 ; portable 0983 256 176. Huit étages donnant sur la rivière et un petit jardin public. Ascenseur. Les chambres sur le jardin ont un grand balcon. Calme assuré. Pas d'anglais. Les prix ($10-20) n'incluent pas le petit déjeuner, mais restaurant au rez-de-chaussée.

MANGER

Le problème, c'est pour manger. Curieusement, Cao Bang compte de nombreux bars-karaokes, tous décorés avec des guirlandes de petites ampoules multicolores, mais aucun restaurant digne de ce nom. Etant resté 4 nuits, j'ai tout de même trouvé les 2 meilleurs :

- Men Quyen, le plus populaire de Cao bang, juste derrière le marché couvert. Large choix de plats vietnamiens. Personne ne parle anglais, mais les plats principaux sont sous présentoir en verre; il suffit donc de les pointer du doigt. Nous recommandons le canard (vit). Compter 10 000-15 000 dong par plat.

- Restaurant de l'hôtel Huong Sen : comme pour le précédent, pas d'anglais et on

pointe du doigt ce que l'on veut manger. Bon poisson frit, et une rareté au Vietnam :

d'excellentes rondelles de pommes de terre sautées a l'ail.

ATTENTION: dans toute la région, on se couche avec les poules; si vous vous pointez dans un restau après 20h, vous aurez droit aux restes...s’il y en a !

A VOIR AUTOUR DE CAO BANG

Il faut rester au moins 2 nuits à Cao Bang pour voir les environs, qui sont magnifiques, avec trois points forts : les lacs de Thang Hen, les chutes de Ban Gioc, et Pac Bo.

** Les 36 lacs de Thang Hen (26 km au nord de Cao Bang).

La légende des 36 lacs

La légende veut que la mère d'un jeune homme beau et intelligent, Chang Sung, ait rêvé que son fils devienne mandarin de l'empereur et marie une très belle jeune fille. Le fils passe brillamment l'examen du mandarinat et est convoqué à la Cour. Pour finaliser son rêve, la mère choisit la femme de Chang Sung, Blooc Luong ("Fleur Jaune") et arrange hâtivement un grand mariage. Très occupé avec la belle Luong, le jeune homme oublie la convocation de l'empereur jusqu'à la veille de l'entrevue. Il demande donc aux forces magiques de lui donner le pouvoir de sauter à grandes enjambées jusqu'au palais. Hélas, sans doute déboussolé par ses nuits de noce, il saute 36 fois dans tous les sens, créant 36 cratères et finissant épuisé en haut du col de Ma Phuc, où il meurt et est transformé en rocher. Les cratères se remplissent d'eau à la saison des pluies et deviennent les 36 lacs de Thang Hen.

En fait, les 36 lacs n'existent qu'à la saison des pluies. En temps normal, seul le plus grand reste. Son niveau descend au point où il découvre l'entrée d'une très grande grotte accessible par bateau de l'hôtel (100 000 dong pour 2h de ballade). Très belle excursion et, pour les amoureux du calme, de la nature, de belles promenades dans les calcaires.

La route principale continue vers Tra Linh et le poste frontière de Hang Pao, devenant de plus en plus épouvantable. Sans intérêt, a part le marché aux buffles de Tra Linh tous les 5 jours.

Pour y aller (et y séjourner) : Traverser le pont de Cao Bang et prendre la direction du col de Ma Phuc (excellente route - # 3 - toute neuve, offrant un panorama spectaculaire), puis à gauche direction Tra Linh. A quelques kilomètres de l'intersection, large panneau à gauche indiquant les lacs de Thang Hen (4km de petite route superbe). Péage juste avant la fin de la route (10 000 dong). On arrive dans le complexe de maisons thaïes flambant neuf de l’hôtel Sinh Thai Ho Thang Hen : chambres (120 000 dongs pour les petites, 160 000 pour les grandes), restaurant (menus de 80 000 à 150 000 dongs), bar-terrasse, le tout dominant le lac principal. Tel. 026 290 888. Très bel endroit; calme intégral; sûrement de belles ballades à faire autour. J'ai regretté d'avoir laissé les bagages à Cao Bang.

** Les chutes de Ban Gioc (96 km au nord-est de Cao Bang).

L'un des sites les plus célèbres du Vietnam. Une route TRES spectaculaire arrive dans une vallée au milieu de laquelle les chutes s'étalent en trois niveaux sur plus de 300 mètres de large. La frontière chinoise passe au milieu des chutes et de la rivière, donc passeport obligatoire. Il n'est plus besoin de payer le permis (100 000 dong) au poste de police de Cao Bang (où ils prennent d'ailleurs 60 000 dong de plus !). On produit son passeport et paie au poste frontière en face des chutes. Si le côté chinois est super-organisé (hôtels, restaurants, escaliers, etc.), il n'y a rien du côté vietnamien, à part des cahutes de curios (mais il y a maintenant un petit restaurant à droite du poste, donc plus besoin de préparer un panier pique-nique à Cao Bang). La partie gauche des chutes étant partiellement cachée, des radeaux de bambou vous emmène au milieu de la rivière (et pas un millimètre plus loin : c'est en Chine!) pour les voir dans toute leur splendeur.

Au retour, tourner à gauche (petit panneau) au milieu du premier petit village pour visiter la grotte de Ngom Ngao. Enorme, elle s'étend sur 3 kilomètres, jusqu'aux chutes. On ne visite que les 400 premiers mètres, avec guide (50 000 dong), mais, si vous insistez, il vous emmènera jusqu'a "l'entrée secrète" des chutes (2 heures de marche AR).

Pour y aller : reprendre le col de Ma Phuc et, après le col, prendre la route de droite jusqu'a Quang Huyen, puis la No. 206 direction Trung Khanh-Ban Gioc.

La cave de Ho Chi Minh à Pac Bo (56 km de Cao Bang).

Pour les passionnés d'histoire. Grotte-refuge d'Ho Chi Minh pendant la 2e Guerre mondiale. Bonne route, mais moins belle que les 2 précédentes, dans une vallée de champs de maïs et de tabac. La route se termine à Pac Bó. A gauche de l'entrée du parking, petit musée de photos et "possessions" d'Ho Chi Minh. Le parking, où se pressent marchands de nourriture, boissons, et curios, est bordé par une petite rivière baptisée "Rivière Lénine" par l'Oncle Ho (le pic calcaire la dominant étant le "Pic Karl Marx" !!!). Un chemin mène à la hutte du révolutionnaire. Curieusement, elle est en Chine -bien pratique pour échapper aux français au cas où...-. Pour éviter les embrouilles, je vs conseille tout de même de passer la “frontière” (un petit panneau l’indique) que s’il n’y a pas de viets autour; on ne sais jamais! En redescendant, un escalier à droite monte à la grotte (celle-là au Vietnam), une fente dans le piton calcaire. Pas étonnant que les français ne l’aient jamais trouvée : C’est là qu’en 1946, HCM a réuni les cadres du Vietminh et déclaré l’indépendance du Vietnam -et décidé le massacre systématique de tous les nationalistes vietnamiens non communistes, notamment les Daï Viet (petit détail ignoré des livres d’histoire « bien-pensants »).

Pour y aller : Prendre la route de gauche après le pont de Cao Bang (Route # 203) jusqu'au bout.

Note : en partant tôt le matin, il est possible de faire les lacs de Thang Hen et Pac Bo dans la journée, à condition d'avoir les reins solides pour aller de Tra Linh a Pac Bo.

HA GIANG– DONG VAN – COL DE MA PI LENG - MEO VAC

LES NIDS D’AIGLE DES H’MONG NOIRS

Le bout du monde vietnamien ! Région extrêmement sauvage de pitons calcaires, aiguilles de granit noir (les locaux les appellent les “forêts de pierre”), canyons vertigineux, panoramas époustouflants, et des H’mong noirs. Les hommes y sont tous habillés en noir, parfait camouflage au milieu des rocs de granit, et beaucoup portent un béret basque; une race de guerriers durs, indomptables, farouches partisans des français durant toute la guerre d’Indochine, qui ont défendu leurs vallées complètement isolées contre les vietnamiens, leurs ennemis traditionnels, jusqu’en 1959, 5 ans après Dien Bien Phu, et ont été vaincus seulement à cause du manque de munitions. A voir absolument, surtout pour la portion Dong Van-Meo Vac, un désert minéral de pics et de canyons, reconnue à juste titre comme la route la plus époustouflante du Vietnam; on se croirait parfois au plus haut des Andes péruviennes.

ATTENTION : La région est sous contrôle militaire. Pour pénétrer à l’intérieur, il faut donc un permis (10 dollars). Le permis ne peut s’acheter qu’à Ha Giang. Présenter son passeport au Service de l’immigration de Ha Giang, adjacent à l’Office du tourisme. Ne vous amusez pas à y pénétrer sans permis, il n’y a pas de contrôle sur les routes, mais il est exigé dans les hôtels. Un problème : selon l’humeur du jour, on va essayer ou non de vous imposer un guide –parfaitement inutile- pour avoir le permis.

POUR ALLER A HA GIANG

- Au départ de Hanoï (305 km) : Bonne route direction Vinh Yen, Vietri (Route No. 2), mais sans grand intérêt, traversant la plaine de la Rivière Rouge. La route ne devient belle que lorsque les montagnes commencent. Arrêtez-vous pour déjeuner au restaurant-hôtel Nam Phong à Tan Yen : très joli cadre et excellente cuisine.

- Au départ de Cao Bang : Traverser le pont et tourner à gauche après 2 km, direction Nguyen Binh (Route No. 34). Route épouvantable sur la plupart du trajet (nous avons mis 11h pour faire les 250km en 4x4; actuellement, les voitures ordinaires ne passent pas et réservé aux motards expérimentés). A noter après Tinh Tu une gigantesque excavation, une mine d’étain exploitée depuis des temps immémoriaux.

- Au départ de Lao Cai (pour les fanas de la montagnes) : Route No. 4E sur Pho Lu, 70 Sud sur Pho Rang. A partir de là, bonjour les reins sur la 279 Pho Rang-Viet Quang (65 km) qui rejoint la # 2 Hanoï-Ha Giang à Viet Quang.

HA GIANG

Jolie capitale régionale au bord de la rivière Lo. Etape obligatoire avant de pénétrer dans le pays H’mong de Dang Van-Meo Vac.

Office du Tourisme

103 Tran Hung Dao. Tel. 86-35-66. Pas d’anglais et des brochures…en chinois ! A gauche, Bureau de l’immigration pour acheter le permis de visiter la région.

On peut louer une Minsk à Ha Giang. 300 000 dong par jour (service location et guide dans les bureaux au-dessus de celui où acheter le permis).

DORMIR

Hai Dang Hotel : 15 Pho Nguyen Trai. Tel. 0219 866 863. Petit hôtel confortable en face de la gare routière. Pratique si vous faites le tour en bus publics, qui partent pour Dong Van très tôt le matin. Pas de restaurant.

Une trouvaille récente (sept 09), le nouvel hôtel Sinh Thai Truong Xuan, à la sortie de Ha Giang (4 km) sur la route de Dong Van. Tout nouveau tout beau: bungalows sur la rivière, restaurant dans une maison en bois, massage-bain d’herbes, etc. le tout au milieu de beaux jardins. 240 000 dongs pour un bungalow. Tel: 02193 8111 02 (le réceptioniste parle très bien l’anglais). Courriel: hagiangresort@gmail.com. Je n’ai pas mangé dans leur restaurant, ayant découvert le restau suivant :

MANGER

Petites gargotes de rue, mais nous avons très bien dîné à deux reprises au Thuy Son, à la sortie de Ha Giang sur la route de Dong Van. Excellents poissons, et, si vous y allez vers 18h, le “Tout Ha Giang ” s’y retrouve pour boire de la bière à la pression –et dîner, donc il est préférable que vous y alliez vers 19h.

BOUCLE HA GIANG -DONG VAN-MEO VAC-HA GIANG (333 km)

A partir de Ha Giang, une bonne route goudronnée, la # 4C, monte sur Dong Van, situé à 158 km. On monte un premier col et traverse un vaste plateau et ses “forêts de pierre”; en haut du col, une étroite tranchée dans la montagne permet le passage dans la région de Dong Van ; panorama époustouflant s’ouvrant sur une magnifique vallée –d’où le nom du passage : Quan Ba – “La Porte du Paradis”- et les montagnes à perte de vue. A 15 km avant Dong Van, une petite route à gauche (interdite aux touristes) monte sur 24 km au village de Lung Co; pour les curieux, c’est le village le plus au nord du Vietnam. Tout de suite après cette intersection, dans la petite vallée a droite, un lieu extrêmement intéressant à visiter :

** Le Palais de Vuong Chin Duc, Roi des H’mongs.

Grand ami des français, Chin Duc s’est fait construire sur une petite butte un palais sur le modèle d’un yamen chinois : bâtiments en bois de 2 étages entourant 4 cours intérieures. Aux deux coins faisant face à la route, petit donjon en granit. Entre la nombreuse famille du roi, les serviteurs, et la garnison, plus de 100 personnes vivaient à l’intérieur de la forteresse. A l’entrée, deux tombes. Dans celle de gauche repose une des quatre femmes du roi, dans l’autre Vuong Chi Sinh, fils ainé du roi et le mouton noir de la famille puisqu’il rejoignit le Vietminh en 1945 (ce qui explique sans doute que la résidence n’ait pas été détruite et est actuellement en parfait état). Une descendante de Chin Duc vous fait les honneurs de la maison pour 5000 dong (la plupart de la famille a émigré en France et au Canada). On ne s’attend pas à voir un tel complexe dans une région aussi isolée.

DONG VAN

Petit village pittoresque dominé par deux pics calcaires. Au sommet du plus haut, le fortin français de Pu Lo, construit en 1890, évacué en 1945, et parfaitement conservé. On y accède par un petit chemin bétonné prenant derrière le marche couvert (1/2 heure de grimpette et une vue magnifique sur la vallée).

DORMIR ET MANGER

Etant donné qu’il n’y a que 2 hôtels, dont un utilise le lobby comme parking à moto, le choix est vite fait : le Hoang Ngoc (Tel. 0219-856 020 Portable 0915 035 141). Toutes les chambres ont un balcon ; prendre celles de l’arrière, qui donnent sur les rizières et les montagnes. Pas de beurre au petit déjeuner (rien à brouter pour des vaches !). Un seul restaurant décent, où ne pas aller après 19 h sous peine d’être éconduit.

L’hôtel arrange des trekkings guidés de 1 et 2 jours chez les H’mong noirs, Lolos, etc. en pleine sauvagerie; 300 000 dong /jour.

Dong Van est surtout la “porte d’entrée” de la route la plus extraordinaire qu’il nous ait été donné de voir en 40 ans de bourlinguage, Dong Van-Meo Vac. 13km de bonne route étroite en lacets accrochée a flanc de montagne monte le col de Ma Pi Leng. FABULEUX désert minéral dans lequel vivent pourtant les fameux H’mong noirs –on se demande comment ! Sur les pentes de rocaille, ça et là, une maison H’mong en pierres noires à peine visible au milieu des rocs de granit; aucune piste ne semble y conduire. Pas étonnant que les locaux aient pu résister si longtemps au Vietminh. En contrebas, un gouffre de 3-400 mètres de profondeur, les gorges de la Rivière Ngo Qué. On peut y descendre par une piste en terre et arriver au village de Sam Pun à la frontière chinoise ; celle-là, je me suis bien promis de la faire un jour, elle doit être fantastique. Tout le coin, c’est vraiment la nature dans toute sa sauvagerie naturelle. Impressionnant “Bout du monde” !

Meo Vac est sans grand intérêt (mais nombreuses nha nghi, car c’est un gros marché). On fait donc, dans la journée, Dong Van-Meo Vac-Ha Giang sans problème. Si vous avez le temps, une petite route conduit de Meo Vac au village H’mong de Khau Vai, célèbre dans tout le Vietnam pour son “Marché de l’Amour” : c’est là que les jeunes H’mongs hommes et femmes de toute la région se regroupent pour trouver l’âme soeur; ce curieux marché est interdit à tout étranger, ce qui est très bien vu celui de Sapa, ouvert aux touristes, donc au « zoo » habituel dans ces cas-là.

UN ITINÉRAIRE FANTASTIQUE : HA GIANG-DONG VAN- MEO VAC-BABE

Pour aller de la région de Ha Giang à Babe, il fallait autrefois faire la boucle Ha Giang-Dong Van-Meo Vac et revenir à Ha Giang, descendre plein sud sur Tuyen Quang pour traverser ouest-est par Na Ho/Cho Chu, et remonter ensuite sur Babe par Bang Lung, un détour de presque 200 km. Un pont tout neuf ayant été ouvert, on peut maintenant faire la route magnifique suivante, qui monte et descend “non stop” :

- A Méo Vac, prendre la route direction Ly Bon – 45 km (attention, dans Meo Vac, le panneau dit “Khau Vai”, mais la route de Khau Vai prend tout de suite à gauche et vous, vous allez tout droit direction Ly Bon). Très belle route qui se termine à Bao Lac, où vous rejoignez l’infâme 34 Ha Giang-Cao Bang (quand vous serez du côté de Tinh Tuc, vous comprendrez le terme “infâme” !).

- Prendre la 34 direction Tinh Tuc/Cao Bang. Quelques kilomètres AVANT Tinh Tuc, dans une descente, ne ratez pas le panneau indiquant une fourche Cao Bang 41 km / Phan Than 4 km; vous prenez la direction Phan Than (Route 212), plein sud, qui vous amène sur la fameuse 279 (j’écris “fameuse”, car elle existe bien sur les cartes, mais en fait, certaines portions ne sont accessibles qu’en moto, et encore !). Cette route conduit à Na Phac mais, 10 km avant, tournez à droite au panneau Cho Ra 18 km. Vous arrivez à Cho Ra et descendez sur Pac Ngoi (21 km), le village thai où vous dormez chez Duy Tho, toujours aussi hospitalier et sa femme toujours aussi Cordon bleu (voir mon poste). Attention: à l’entrée du Parc national de Babe, il faut acheter un permis (20 000 dong/pers.).

En résumé, route sublime qui fait un sacré raccourci. Vous pouvez faire Dong Van-Meo Vac-Babe dans la journée par cette route, mais je ne le conseille pas, car entre les 2, je doute qu’il y ait une seule ligne droite, et on ne conduit pas la nuit dans tout ça ! Le truc à faire, c’est de se balader dans Dong Van le matin (fort français, marché), quitter Dong Van en début d’après-midi, faire le col de Ma Pi Leng tranquillement (on s’arrête tout le temps pour prendre des photos tellement c’est époustouflant), coucher à Bao Lac au Song Gam (Tel : 026 3870 269 ; fax 026 3870 689 ; excellent restaurant et écran télé géant pour les matchs de foot, la grande passion de la maison), et repartir le lendemain direction Tinh Tuc-Babe.

Vous pouvez également moins “traîner” à Dong Van/Meo Vac et coucher à Nguyen Binh, à 10 km après Tinh Tuc, et revenir sur vos pas le lendemain pour prendre la 212 (pas d’hôtel à Tinh Tuc; de toute façon, c’est un grand centre de production d’étain depuis des siècles, donc, vu la protection de l’environnement au Vietnam, entre l’air et l’eau, pas sûr que vous réveilleriez le matin !).
Envoi de colis de la Chine en France?
by Piouzlas · 2006-05-04 · 34 replies
Bonjour tout le monde!

Je suis actuellement en chine pour 6mois, et suis donc tenté d'acheter pas mal de vetements ici.

Je voudrais donc savoir comment faire pour envoyer des colis en France, les prix, et savoir quels moyens sont surs (j'ai entendu dire, que deux mois par bateau, c'est risqué).

Merci de votre aide!!!!😛
Séjour région de Guanghzou
by HerveR · 2004-09-06 · 14 replies
Bonjour,

Je pars pour 2 semaine 1/2 dans la région de Guanghzou fin Décembre. Quequ'un peut il me renseigner sur les sites à voir, les bons tuyaux, les déplacements possibles au départ de Canton sur cette période ??

Je précise que je ne parle pas 1 mot de Chinois (si peut être 1 mot🤪)

MERCI

H.
Guadeloupe: relâche dans l'Île Papillon
by Santéa · 2013-01-23 · 15 replies
Voici un compte-rendu de notre voyage d'une semaine en Guadeloupe effectué au printemps 2012. Merci par avance pour vos lectures et retrouvez plus de photos sur mon modeste blog :

Mes carnets de voyages

Episode 0 : Itinéraire & Préparatifs

Au printemps 2011, nous cherchions une destination soleil pour échapper à l’hiver hexagonal. Après plusieurs recherches du côté de l’île Maurice et de l’Océan Indien, c’est grâce à un billet d’avion au prix défiant toute concurrence que nous avons finalement jeté notre dévolu sur la Guadeloupe et les Antilles.

Personnellement, je suis déjà allé en Guadeloupe lors de mon adolescence, pour ma moitié, c’est une découverte totale et c’est pour elle la première fois qu’elle prend l’avion pour une destination si lointaine. La Guadeloupe n’est en fait pas une île mais un archipel composé de plusieurs îles : Grande-Terre, Basse-Terre, Marie-Galante, La Désirade, Les Saintes, Petite-Terre et de nombreux îlots disséminés ça et là. Les îles plus septentrionales de Saint-Martin et Saint-Barthélémy sont également rattachées au département de la Guadeloupe même si elles en sont éloignées. Ce petit morceau de France aux Amériques est située à plus de 8000 km de la Métropole. Découverte par Christophe Colomb qui la nomma « Virgen de Guadalupe » en référence à la vierge du monastère royal de Santa Maria de Guadalupe en Estramadure. La Guadeloupe s’appelait précédemment « Karukéra », l’île aux belles eaux, d’après le nom donné par ses premiers habitants, les indiens Arawak. Il faut attendre 1635 pour que la Guadeloupe devienne une terre française. Très vite cette colonie outremer prospère grâce à la traite des Noirs. L’île exporte la canne à sucre, et le tabac. L’esclavage est aboli une première fois pendant la Révolution mais l’île change de souveraineté à plusieurs reprises entre 1789 et 1815. Tantôt française, tantôt anglaise et même suédoise, l’île n’est récupérée par la France qu’après l’épisode napoléonien.

La Bataille des Saintes, 12 avril 1782 : victoire anglaise sur la flotte française du comte de Grasse. Dernière bataille navale de la guerre d’indépendance américaine.

Il faut attendre la 2ème République et 1848 pour que l’esclavage y soit définitivement aboli. La Guadeloupe quitte son statut de colonie et devient un département français au lendemain de la 2nde guerre mondiale. Aujourd’hui, le tourisme est le principal secteur économique de l’archipel. Ses plages de sables blond et son eau turquoise, sa barrière de corail, sa jungle impénétrable et ses nombreuses cascades lui donnent un petit goût de paradis perdu agréable à découvrir.

Très vite, le choix de notre lieu de villégiature c’est porté sur la commune de Sainte-Anne au sud de la Grande-Terre. Cette petite ville à l’avantage de se trouver au bord du lagon et est réputée pour avoir parmi les plus belles plages de l’archipel. Nous avons choisi pour plus de commodité (et pour un prix très raisonnable) une location située juste au bord de la plage du bourg, un excellent choix les pieds dans l’eau.

L’île est assez petite pour être arpentée dans la journée, et il n’y a donc pas besoin de changer de lieu de séjour pendant la semaine. La petite twingo que nous avions loué nous à permis de découvrir l’île en toute tranquillité.

- 12 avril 2011 : 1. Aéroport de Pointe-à-Pitre / Pôle Caraïbes, 2. Sainte-Anne - 13 avril 2011 : 1. Sainte-Anne, 2. Chutes du Carbet, 3. Trois-Rivières, 4. Allée Dumanoir, 5. Pointe-à-Pitre - 14 avril 2011 : 1. Sainte-Anne, 2. Cascade aux Ecrevisses, 3. Morne-à-Louis, 4. Plage de Bouillante, 5. Musée du cacao à Pointe-Noire, 6. Deshaies, 7. Jardin Botanique de Deshaies, 8. Plage de Grande Anse à Deshaies - 15 avril 2011 : 1. Sainte-Anne - 16 avril 2011 : 1. Sainte-Anne, 2. Pointe des Châteaux, 3. Saint-François, 4. Plage de Bois Jolan, 5. Le Moule, 6. Distillerie Damoiseau - 17 avril 2011 : Sainte-Anne - 18 avril 2011 : 1. Sainte-Anne, 2. Sainte-Rose, 3. Mangrove du Grand Cul-de-Sac Marin, 4. Îlet Blanc, 5. Grande Rivière à Goyave, 6. Îlet Fajou, 7. Barrière de corail, 8. Îlet Caret - 19 avril 2011 : 1. Sainte-Anne, 2. Plage de Viard, 3. Aéroport de Pointe-à-Pitre / Pôle Caraïbes

Une semaine pendant laquelle nous avons essayé d’alterner le farniente sur la plage avec la nature tropicale de l’intérieur de l’île. Une semaine pour voir les incontournables de l’île sans trop se presser. Mais il faudra bien reconnaître à la fin du séjour qu’une semaine pour la Guadeloupe c’est bien trop peu !
Le SouthWest avant l’Hiver
by Itat · 2012-11-17 · 234 replies
Après un voyage dans le Grand Nord Américain cet été, l’appel des déserts du Southwest était fort ! Il faut dire que c’est une région qui en a envoûté et qui en envoûtera encore beaucoup !

Après avoir lu différents carnets (ils se reconnaîtront ;)), il s’est avéré que la période octobre/novembre pouvait être excellente pour ces contrées. Bingo, c’était décidé, mi-août je réservais tout. : vols moins chers qu’en été, hôtels moins chers, déjà ça commençait bien.

Sur place, moins de monde dans les parcs, sur les routes en général (sauf à Los Angeles où l’on a eu beaucoup plus de bouchons que d’habitude), et du beau temps du début à la fin, un temps très doux, largement ensoleillé, juste quelques nuages de temps en temps pour ne pas faire trop envier ceux restés dans l’Hexagone. Et surtout pas un brin de vent, ce vent que je redoutais tant, plus que le froid en fait, ce vent désagréable qui a bien gêné Ninou lors de son roadtrip de 2011, mais c’était eu printemps.

Autre point positif, les lumières que j’ai trouvé plus belles plus longtemps qu’en été. Petit point négatif, les jours forcément plus courts, il faut donc prévoir un planning en conséquence, pas trop chargé. Mais nous aurons été gênés par cela qu’une seule journée, en fait où j’ai été trop gourmand, ou c’est que nous avons été trop flemmards ?

Je me lance donc dans ce récit de 2 semaines dont 11 jours pleins sur place.

J1 - Samedi 27 Octobre : Objectif rallier Paris en TGV

Pourquoi je relate cela ici ? Parce qu’une grève était annoncée depuis quelques jours. Bon, elle devait se terminer la veille normalement mais j’avais quand même quelques appréhensions.

Finalement tout s’est bien passé, train avec un léger retard mais nous avions une nuit prévue du côté de l’aéroport comme je fais d’habitude. Ainsi moins de stress à savoir si notre train sera à l’heure ou pas.

Arrivée à Paris, ouchhh un temps à ne pas mettre un frileux dehors ! Gris et surtout froid, un froid glacial comme j’ai rarement connu en octobre ! Et par-dessus le marché du vent… Autant dire que les quelques visites effectuées à Paris ne seront pas une partie de plaisir pour moi… A ce moment-là je regarde la météo annoncée les jours suivant dans les lieux que nous traverserons et je croise les doigts pour qu’ils ne se trompent pas : que du soleil et des températures très agréables de l’ordre de 25° en journée. Fingers crossed !

J2 – Dimanche 28 Octobre : Objectif rallier Los Angeles sans encombres

Pourquoi cet objectif ? Parce qu’une grève était annoncée à Air France là aussi depuis quelques jours. J’avais cependant lu des propos rassurants, il ne s’agissait que des personnels au sol, et ils ne prévoyaient pas beaucoup de perturbations, juste quelques retards.

Finalement, nous décollerons bien à l’heure sous la grisaille et dans l’A380. Places choisies toujours côté hublot, pour moi le voyage commence vraiment à travers la petite fenêtre de l’avion.

L’inconvénient, dans la plupart des vols Air France je pense, c’est cette configuration 3 places du côté du hublot. Quand on a une envie pressante et que la personne côté couloir dort la plupart du temps, ce n’est pas génial…

Bref, décollage réussi, la grisaille va nous suivre jusqu’à ce que l’on survole le Groenland. Je me dis qu’en France ils n’en ont pas fini avec le mauvais temps ces prochains jours… Survol du Groenland qui me fascine toujours autant :



Puis de nouveau la grisaille au-dessus du Canada. Les films de l’écran individuel permettent de passer le temps.

Cela commence à sentir bon, nous survolons les Black Hills, toujours de la grisaille. Puis la banlieue de Salt Lake City, ça y-est le soleil est là !



Les terres rouges commencent à se dévoiler. Puis voilà Las Vegas qui parait minuscule ! Nous survolons le Strip et ses hôtels bien connus, qui saura les reconnaître sur la photo ?

L’avion entame déjà sa descente au-dessus de zones totalement désertiques. On devine déjà l’immensité de l’Ouest américain, ces paysages à l’infini sans âme qui vive que j’aime tant.



Vient enfin Los Angeles et son interminable banlieue.



Puis après près de 11h30 de vol, nous touchons la piste ! USA nous revoilà ! Mais d’abord trois étapes pas toujours très agréables à passer : l’immigration puis la douane et enfin la location de voiture.

Une heure d’attente environ à l’immigration, mais le passage devant l’officier va très vite à ma grande surprise ! « Vacations ? », « Yes », tampon ok passez ! Même pas d’empreintes ni de photos !

Les valises sont déjà arrivées. La douane, encore 30 minutes d’attente. Là aussi le passage devant le douanier est rapide. « Food ? », « No », ok passez.

Navette pour la location de voiture, nous avions réservé auprès de DriveFTI, la navette est pleine mais tous les gens vont à National. Nous sommes les seuls chez Alamo, on passe donc instantanément. Encore à ma grande surprise, aucune pression pour prendre d’autres assurances ou pour accepter un « upgrade » de notre véhicule. En 5 minutes c’est réglé !

Nous avons le choix entre plusieurs véhicules de la catégorie Midsize SUV, beaucoup de Jeep que je sais assez gourmandes, une Nissan et une Hyundai Tucson. Notre choix se portera sur cette dernière, les pneus ont l’air ok, elle a 17 000 miles au compteur mais elle a l’air nickel. Elle s’avèrera nickel tout le long du circuit.

Voilà les vraies vacances peuvent commencer !

Voulant faire le parc Disney Anaheim ainsi que Universal lors de la soirée d’Halloween (Halloween Horror Night), j’avais réservé un hôtel à peu près à mi-chemin entre ces deux parcs, plus précisément à Downey.

Ce choix s’avèrera pas mal pour Disney, mais pour se rendre dans le secteur d’Hollywood ou de Santa Monica, nous aurons pratiquement à chaque fois à faire à de sérieux bouchons… Repas rapide dans le quartier de l’hôtel puis dodo dès 19h30, on ne fait jamais long feu lors de notre arrivée sur le sol américain.

Lundi 29 Octobre – Journée à Disney

Réveil très matinal, 4h, comme d’habitude le premier jour. Nous devons patienter un petit peu avant de prendre le petit déjeuner de l’hôtel à 6h.

Ensuite direction Disney, à 20 minutes de là, sans bouchons. Mais en cette heure matinale il y a déjà de forts ralentissements.

Finalement, arrivée à Disney, on se parque puis c’est parti pour une journée que je prévois harassante.

Eh bien, finalement, pas tant que redouté ! Moins de monde que la dernière fois que nous étions allés au mois de juin 2011. Cela se voit que dans de nombreux états américains, ce n’est pas la période des vacances scolaires. Les pires queues : 30 minutes. C’est déjà beaucoup mais je m’attendais à des 45 minutes voire 1 heure comme il y a un an et demi.

Ce que j’ai beaucoup aimé :

· La nouvelle attraction de Cars dans Radiator Canyon. Toute une partie du parc a été reconstruite sur le thème de Cars, route 66 et roches rouges. C’est nouveau, nous y sommes allés dès l’ouverture, déjà 3O minutes d’attente.



· Le simulateur 3D qui nous fait survoler les paysages de la Californie : San Francisco, Yosemite, Le Lake Tahoe, les Sequoias, la côte autour de Big Sur, Los Angeles bien sûr… C’est très bien fait, les odeurs en prime.

· Les rapides sur des bouées de Grizzly River, ça mouille, heureusement qu’il fait chaud ! · L’attraction du Pirate des Caraïbes que je trouve bien mieux qu’à Paris.

Petite déception pour l’attraction d’Indiana Jones qui est fermée pour travaux jusqu’en décembre.

Voici quelques photos prises dans le parc à l'aide d'un téléphone portable:

Buena Vista Street le matin personne!



Quelques affiches sur Paradise Pier:





La maison hantée aux couleurs d'Halloween



Le soir nous assistons au spectacle « World Of Color », plus impressionnant que les Fontaines du Bellagio. Un son et lumières saisissant.



C’est bien sûr exténués que nous rejoignons notre hôtel à Downey et nous ne faisons pas long feu.

Mardi 30 Octobre : Hollywood et plages et… bouchons !

Ce matin nous voulions faire un tour aux Studios Fox situés sur Pico Boulevard à Los Angeles.

http://www.foxstudios.com/

Nous mettrons un temps infini pour y parvenir… Freeways bloquées, artères principales bloquées et des feux non synchronisés.

Par-dessus le marché, arrivés aux Studios, pas de visites, pas d’endroits aisés pour se garer à proximité, on sait qu’il y a un « shop » mais le gars à l’entrée ne semble pas connaître ou n’a pas compris notre demande… Bref après plusieurs tours du pâté de maisons (un pâté de maison = 1 ville en France LOL) nous décidons de renoncer. Une matinée presque perdue…

Nous nous dirigeons alors vers une valeur sûre, Hollywood en passant par Beverly Hills où nous ne nous arrêterons pas cette fois-ci. Circulation encore très dense.

Nous mangeons un bout sur Sunset puis nous décidons d’arpenter la Mullholland Drive.

Nous nous arrêtons à Runyon Canyon pour parcourir les sentiers qui redescendent jusque dans le quartier d’Hollywood.

Nous voyons les fameuses lettres d’Hollywood qui sont en pleine réfection.



Et la vue sur Los Angeles est sublime, malgré la pollution dont on mesure ici toute l’ampleur.





De nombreux joggeurs arpentent ces sentiers. Je trouve toujours bizarre et agréable d’être dans la Nature aussi rapidement dans une aussi grande ville. Celle-ci s’étale, immense, à nos pieds et l’on entend seulement de temps en temps la sirène d’une ambulance ou de la police locale. A part ça, le silence.

La végétation est hyper sèche. J’imagine aisément la violence des incendies par ici lorsqu’un feu se déclare malheureusement dans ces collines.

Après quelques kilomètres à travers ces sentiers à forts dénivelés, nous décidons d’aller terminer l’après-midi à Venice Beach. A priori en 25 à 30 minutes on devrait être rendus, nous mettrons plus de 45 minutes pour parvenir à cette plage mythique.

Toujours une ambiance particulière ici, entre vendeurs « docteurs » en cannabis, artistes déjantés, bodybuilders et autres skateurs baba cool.



Moi le calme de la plage, et le soleil qui se couche sur le Pacifique suffit à mon bonheur.



A noter que par rapport à Hollywood où il faisait assez chaud, assez en tout cas pour nous faire suer sur les sentiers de Runyon Canyon, autant ici en bord de mer on supporte une petite veste. D’autant plus que le soir tombe très rapidement !

Mercredi 31 Octobre : Halloween !

Une fois n’est pas coutume, en cette journée d’Halloween nous avons décidé de faire les Studio Universal qui ouvrent spécialement pour l’occasion pour la soirée et la nuit jusqu’à 2h du matin pour les « Halloween Horror Night ».

Le ticket n’est pas le même que celui que l’on achète si on veut passer la journée dans le parc. Pour un Front Of Line Pass, nous avons payé 89$ TTC par personne.

Toutes les attractions ne sont pas ouvertes pour l’occasion. Pas de King Kong 3D, pas de Waterworld, pas de Schrek. Mais à la place plusieurs « maisons de l’horreur », des décors et des comédiens jouant à nous faire peur dans tout le parc. Bref, une bien belle soirée d’Halloween mais j’y reviendrai plus bas.

Pour passer la journée j’avais prévu le « trail » qui mène au Mount Lee afin de voir le Hollywood Sign de derrière.

Nous accédons en voiture au Hollywood Ranch puis nous commençons l’ascension. Problème, au niveau d’une bifurcation il est noté que le trail est fermé et que tout contrevenant sera poursuivi… Gloups… Déception.

Mais nous décidons d’attendre pour voir si des locaux outrepassent cette interdiction. Quelques minutes après un gars bien du coin avec son chien nous dit qu’il n’y a pas de problèmes, que l’on peut y aller… Comme d’habitude très sympa, il nous demande d’où on vient, ce qu’on a prévu de faire et nous montre 2 ou 3 coins qui ont servi aux tournages de films, notamment à un vieux Batman. Il nous chante même le générique pour nous aider à nous souvenir du titre !

http://www.youtube.com/watch?v=Sg5yRDeGw2A

Bon, le truc c’est que lui redescend et qu’on a quand même les chocottes de nous retrouver au poste pour la nuit. Drôle de soirée d’Halloween !

On y va quand même, sur nos gardes. Des personnes redescendent. On leur demande. Elles nous confirment que c’est ok, mais comme ils sont en train de repeindre le Hollywood Sign, nous ne pourrons pas monter jusqu’en haut, mais par contre nous aurons une très belle vue de face en prenant la route vers le bas.

Oui mais la vue de face on connait déjà… Tant pis, on se résigne, la vue de derrière ça sera pour une autre fois, je n’ai pas vraiment envie de jouer au français naïf qui n’avait rien compris des panneaux d’interdiction…

Nous allons donc admirer ses lettres de face, on se retrouve en fait à l’endroit même où nous étions allés en voiture pour les admirer pour la première fois en 2009 !



On se dit un peu « tout ça pour ça » mais tant pis, cela nous aura permis au moins de marcher dans ces belles collines et d’éliminer les quelques burgers que nous avions mangé jusqu’ici LOL.

Nous redescendons pour manger au Denny’s sur Sunset. Toujours pas de déception pour cette chaîne. Ce n’est pas gastronomique mais le rapport qualité prix est bon, j’avais en plus un bon de 20% imprimé avant le départ sur internet. De toute façon nous ne sommes pas venus pour faire un circuit basé sur la grande gastronomie.

Pour l’après-midi nous décidons de retourner en bord de mer, assez agréable à cette époque (loin du brouillard toujours assez présent en été), santa Monica cette fois-ci. Nous mettrons encore plus de temps que prévu par le GPS pour y parvenir.

Au moment de nous garer au parking situé à proximité du « Pier » un américain vient taper à notre fenêtre : il nous donne son ticket qui est encore valable pour près de 2h ! Super sympa !





Nous ne ferons pas un tour sur la grande roue car ce soir nous aurons notre dose d’attractions. Ambiance toujours sympa au bord de mer et où la petite laine est de rigueur.



17h, je me dis qu’il est grand temps de rejoindre Universal qui ouvre ses portes à 19h pour le Hollywood Horror Night. D’autant plus que l’on veut manger avant afin d’éviter les prix pas très doux des restaurants situés à l’intérieur du Parc ou sur City Walk.

Bien nous en a pris de partir tôt ! Car nous mettrons 1h15 pour faire 10km ! Les habitants de Los Angeles sont de sortie en cette soirée d’Halloween ! Mais restons zen, comme tous les autres dans leur voiture. En France, on aurait déjà eu droit à des quolibets et autres noms d’oiseaux… Ce qui ne fait pas avancer plus vite, soit dit en passant ! D’ailleurs, j’adore rouler aux Etats-Unis en fait, alors que je déteste ça en France… Bref…

Nous nous arrêtons chez Arby’s pour manger puis nous arrivons, après encore quelques bouchons au parking d’Universal à 19h15, le parc est déjà ouvert… Tant pis, nous avons de toute façon le Front Of Line Pass. Et heureusement, quel monde !

La palme : 1h15 d’attente à Transformers et 2h d’attente à une maison de l’horreur dont je ne sais plus le nom… Nous passerons à chaque attraction en moins de 5 minutes. Ce qui fait que nous sommes très relax !

En tout cas une ambiance de fou ! Plein de figurants jouant à vous faire peur dans tout le parc, avec des tronçonneuses, des maquillages horribles. Pour ceux qui ont déjà fait « Horror House » à Universal, il y en a des tas comme ça pour l’occasion mais puissance 10 ! Une vraie réussite, nous ne regrettons absolument pas.

A la place du tour des Studios, ils ont mis en place le « Terror Tram » qui nous amène dans la forêt. De là, une marche de quelques centaines de mètres dans la pénombre la plus totale. On marche également devant Bates Motel et Psycho House, à travers les décors de la Guerre des Mondes. Evidemment dans tous les recoins il y a des monstres pour vous faire peur.

Pas de photos, celles prises avec le téléphone ne sont pas terribles (de nuit c'est compliqué) et je n'avais pas pris mon appareil photos.

A 23h et sans nous presser, nous avons fini. Finalement nous rentrons plus tôt que prévus à l’hôtel, d’autant plus que la circulation est maintenant fluide. Cela tombe bien, demain c’est le vrai début du Roadtrip avec le départ pour Lone Pine et ses Alabama Hills au pied du Mount Whitney.

Jeudi 1er Novembre : Alabama Hills

Départ sous le soleil et bizarrement pas de ralentissements pour sortir de Los Angeles malgré une circulation toujours très dense. Puis les maisons se font de plus en plus rares, les 2 fois 6 voies laissent placent à une « modeste » deux fois deux voies. Je retrouve les grands espaces que j’affectionne tant !

Nous traversons les beaux paysages de Red Canyon State Park, mais nous ne nous arrêterons pas. Je veux avoir assez de temps dans les Black Hills et je sais qu’à 17h il commence déjà à faire nuit. Et accessoirement je n’ai pas envie de payer l’accès à un State Park pour y rester finalement que 10 minutes… Une prochaine fois là aussi car vu de la route ça a l’air sympa.

A l’arrivée à Lone Pine le ciel est voilé voire fortement nuageux plus au Nord et vers les sommets. Nous sommes agréablement surpris par l’ambiance qui se dégage de cette petite bourgade coincée entre la Vallée de la Mort et les sommets culminant à plus de 4000m de la Sierra Nevada.

Après le check-in tôt à l’hôtel, mais possible, nous prenons sans tarder la direction des proches Alabama Hills via la Whitney Portal Road. Je suis tout de suite charmé malgré le manque de soleil qui aurait dû illuminer un peu plus les paysages, notamment le Mount Whitney majestueux en arrière-plan mais qui bizarrement ne nous donne pas l’impression d’être si haut.



Nous bifurquons sur Movie Road qui est non goudronnée, mais qui est une piste en très bon état. Par contre à partir de là et jusqu’à la fin de notre voyage, notre voiture blanche ne sera plus très propre…





Et voilà le fameux Mount Whitney, plus haut sommet des USA, hors Alaska.



Nous nous arrêtons fréquemment en bord de piste et marchons au hasard entre les cailloux voire même escaladons les cailloux. En effet, pas d’indication ici. Il y a bien un plan facilement trouvable sur internet avec notamment les diverses arches que l’on peut trouver ici, mais une fois sur place c’est entièrement de la débrouille ou alors il faut avoir un GPS…

Mais nous aimons bien la découverte au petit bonheur la chance.



Le fait de ne pas forcément voir les coins les plus photographiés notamment Moebius Arch (que l’on n’aura pas trouvé mais que l’on n’aura pas forcément cherché LOL) ne me pose pas vraiment problème. Nous sommes contents des sites que l’on découvre.

Les couleurs de l’automne sont bien présentes sur les rares arbres que l’on croise. Et dire que je m'attendais (préparais) à une ambiance hivernale pour ce circuit! Finalement les grosses estes ne servirons jamais.



Finalement pas de coucher du soleil puisque le ciel s’obscurcit de plus en plus mais il ne pleuvra finalement pas.

Superbe journée, seuls ou presque, à arpenter ces Alabama Hills qui sont très spéciales. Bien sûr en plein été et en pleine journée, l’intérêt de doit pas être le même. Nous finirons la journée au Pizza Factory du coin.

Vendredi 2 Novembre : Death Valley puis Sin City

Notre chambre du Comfort Inn de Lone Pine donne sur le Mount Whitney, nous assistons donc au lever du soleil depuis notre fenêtre.



Puis c’est parti pour Death Valley, un court passage est prévu avec la visite de quelques points stratégiques. Dès que nous quittons Lone Pine, nous circulons à travers des paysages incroyables, c’est le désert mais un « beau désert ».

Ensuite, avant de pénétrer dans le Parc de Death Valley il faut franchir plusieurs cols, la température a nettement fraîchi mais nous sortons quand même admirer les points de vue.



S’ensuit la route en montagnes russes, très amusante pour le conducteur voulant faire quelques sensations à son passager. Enfin, nous arrivons au fond de la vallée proprement dit au niveau de Stovepipe Wells où l’on avait dormi 2 nuits en juin 2011.

Je vais acheter mon pass des parcs nationaux puis on part pour Mosaic Canyon non loin de là. Avant notre arrivée, des crues avaient défoncé plusieurs pistes de la Death Valley. Eh bien visiblement une piste réputée facile en porte encore les stigmates ! J’aurai quelques sueurs froides à la parcourir : de beaux trous mais surtout une myriade de cailloux bien pointus la parsème. Je n’irai pas plus vite que 10 miles à l’heure… Heureusement elle est assez courte, nous sommes vite rendus à la sortie du canyon.

Vue côté vallée :

Pour photographier le canyon, ce n’est pas vraiment la meilleure heure mais il fait très bon et nous nous régalerons à parcourir ce canyon pratiquement seuls une fois de plus.

D’abord large, il se rétrécit très franchement ensuite puis redevient large par la suite.





Nous continuons encore un peu puis rebroussons chemin. Au retour sur la piste nous croiserons un camping-car ! Je devrai me garer pour le laisser passer. Il y a vraiment des aventureux… (Pour ne pas dire fous LOL).

Non loin de là nous nous arrêtons pour gambader un peu dans les dunes de Mesquite. Ici beaucoup plus de monde, mais ça reste largement acceptable.





Nous marcherons quelque peu dans les dunes mais le soleil commence à taper fond, il n’est pas loin de midi. Nous reprenons notre chemin en direction de Furnace Creek.

Arrêt rapide à Zabriski Point que j’aime toujours autant. Il est possible de ne pas se contenter seulement du point de vue mais de marcher dans les Badlands. Au lever ou coucher du soleil cela doit être une bien belle expérience.



Pour finir notre petite excursion dans la vallée, nous prenons la longue route vers Dante’s View. Celle-ci ne monte franchement que vers la fin. Longue route mais qui vaut vraiment le coup car le point de vue est sublime, il fait assez frais, eh oui nous sommes bien montés en altitude.

Ne pas se contenter du point de vue directement sur le parking mais se diriger vers la gauche et le point de vue accessible après quelques centaines de mètres.





Après ce saisissant point de vue, nous prenons la direction de Las Vegas via Pahrump. Où nous ferons notre plein d’essence. Après le gallon à plus de 4$ en Californie voire 4$50 suivant les quartiers de L.A., nous trouvons ici une station dont le gallon est à 3.49. Nous ne trouverons pas moins cher du séjour jusqu’à Phœnix où nous croiserons une station où le prix était de 3.45$. D’une manière générale le prix du gallon variera entre 3.60 et 3.75 dans les coins où nous mettrons nos pieds ces jours prochains.

Après avoir pris un rafraîchissement dans cette charmante ville de Pahrump avec ses non moins charmants habitants où je ne passerai pas mes vacances nous partons pour Las Vegas. Bon, après réflexion, ceci mérite une explication… J’avais une envie pressante, à l’endroit où nous nous étions arrêtés pour nous désaltérer je pousse la porte des toilettes, et qu’elle ne fut pas ma surprise de voir quelqu’un sur le trône me laissant un regard de tueur et me rugissant à la figure « vous auriez pu frapper ». Oui mais je n’étais pas sensé savoir que les toilettes ne fermaient pas ou que cette personne n’avait pas verrouillé la porte… Et il s’avérait que cette personne était un serveur du restaurant… Bref ça m’a fait passer l’envie, je me soulagerai à Vegas…

Arrivée à Vegas, nous retrouvons la circulation dense. Notre hôtel, le Stratosphere, excentré mais dans le prix de la chambre était compris l’ascension de la Tour (chère sinon, 15 ou 20$ par personne sinon) que je voulais refaire et un buffet offert pour un buffet acheté (ce qui fait que le buffet nous reviendra à 10$ par personne ce soir-là). En plus nous sommes vendredi soir et les prix des hôtels n’étaient pas doux.

Je ne regrette pas. Nous avions une chambre « remodeled » donnant sur le derrière et Red Rock Canyon. Le buffet était sympa, sauf les desserts. La montée à la Tour est toujours aussi impressionnante.



Nous irons ensuite nous garer au Bellagio, assisterons au spectacle des Fontaines





Puis nous remonterons tout le Strip à pieds jusqu’au New York. A noter que l’Imperial Palace est en travaux, qu’ils ne vont pas tarder à démolir le Sahara et que j’ai l’impression qu’il y a de nouvelles passerelles et que l’on ne traverse plus les rues autant de fois qu’avant. Cela doit être bien pour la circulation, mais en tant que piéton c’est crevant, d’autant plus que cela nous oblige à rentrer dans les hôtels où l’on n’avait pas prévu d’aller.

Nous allons à la boutique Coca Cola afin de goûter aux Coca Cola du monde, chose que nous n'avions jamais faite après plusieurs passages à Vegas.



Eh bien, c'est bien déguelasse, à deux nous n'arriverons pas à boire la moitié de ce qu'on nous avait servi. Mention spécial à la mixture italienne... Mais le reste n'est pas top non plus. En tout cas mon palais n'est pas fan.

Coucher exténué. Vegas ça crève toujours, heureusement demain on repart pour les parcs !
Voyage en Chine du Sud, de Canton à Dali
by Gressiaque · 2010-08-26 · 2 replies
Voyage en Chine du sud – de Canton à Dali (25 jours en mars-avril 2007)

Voyageurs expérimentés, nous reculions depuis plusieurs années devant la Chine. Peur de cet immense pays, de cette population que l’on imagine encore bloquée par un système pesant. Un entretien avec Robert-Emile Cannat, à la fin de sa conférence-projection de Connaissance du monde, a levé tous nos doutes. De plus, il a eu la gentillesse de nous donner les coordonnées du jeune guide chinois qu’il utilise lors de ses reportages… Le reste fut un superbe voyage.

Notre programme : Arrivée à Canton (Guangzhou)Vol Canton-GuilinGuilin-Yangshuo et la rivière LiCircuit en voiture et à pied dans la région des rizières en terrasses du Dos du dragon et dans les villages Yao et DongRetour à Guilin et vol pour KunmingCircuit en voiture : Shilin (forêt de pierres), Jianshui (belle ville du sud du Yunnan), Yuanyang (fabuleuses rizières en terrasses), retour sur Kunming pour remonter sur Dali et Lijiang (2 superbes vieilles villes)Retour par avion sur Canton.Moyens de transports : Vol Paris-Canton sur la China-Southern Airlines, partenaire d’Air France. Nous avons fait le vol aller sur Air France, le retour sur la compagnie chinoise (avion impec et service plutôt meilleur). Avantages : prix compétitif et 3 vols intérieurs pour presque rien. Le débit ne se fait que lors de l’émission du billet 15 jours avant le départ et non à la réservation.

Nous marchons beaucoup pour visiter les villes, sinon en taxis. Les chauffeurs de taxis chinois mettent (en général) le compteur et rendent jusqu’au dernier centime (pas de pourboire en Chine). Par contre, il est conseillé avoir la destination écrite en chinois.

Poste le plus onéreux, la location de voiture avec chauffeur (environ 70 € par jour). Nous avons fait ce choix pour réaliser un programme chargé dans des délais raisonnables, de plus nous étions 5 pour partager ce coût. Seule la voiture permet d’enchaîner les excursions sans être tributaire des horaires de train ou bus. Le réseau routier est très varié, on passe très vite de l’autoroute à la route infâme. Globalement pas de problème.

Monnaie : Appellation officielle le « Renminbi » RMB. Nom usuel le « Yuan ». 1 € = 10 Y

Hébergement : En Chine, dans les hôtels (pas les auberges), il est d’usage de verser une caution d’environ une nuit que l’on récupère en réglant la note. Dans la plupart des hôtels importants, la réception parle anglais, dans les villages notre guide était indispensable. Canton : nous avons réservé par internet à l’hôtel Aiqun, bien placé au bord de la Rivière des Perles (180 Y la double sans petit déjeuner) (rarement inclus, et c’est mieux ainsi, on peut aller déjeuner comme et où l’on veut). Hôtel datant de la période « coloniale », une partie neuve, l’autre ancienne. Beau bâtiment, mais nous logions dans la partie ancienne qui mérite quelques réfections. Moyen mais bon marché pour Canton. Pour les hôtels suivants, dans les villes, nous avons en général (après consultation de nos guides papier) pris les hôtels que notre guide nous proposait. Clientèle chinoise aisée ou pour touristes asiatiques (Japon, Corée..) bon rapport qualité-prix pour des doubles avec SdB et WC. Guilin : Elephant Trunk Hill, bien à 204 Y la double. Yangshuo : Morning Sun, bien à 150 Y Longji : châlet-hôtel sans nom au milieu des rizières sur le Dos du Dragon, une heure de montée raide à pied, bagage réduit monté dans des hottes par des femmes Yao (10 à 15 Y par porteuse). Chambre correcte à 100 Y. Très propre et proprio sympa. Repas midi, soir + petit déj : 77 Y par personne. Chengyang : vieille maison en bois sans nom à l’entrée du village Dong, très rustique, insonorisation inexistante. 110 Y la double. Diner à 87 Y pour 5 (pas terrible). Spectacle de danses possible sur demande, pas mal mais cher pour le pays à 100 Y par personne. Zhaoxing : hôtel neuf, très bien, au cœur du village, 160 Y la double. Diner + petit déj. 158 Y pour 5. Kunming : Xiangrui Hôtel (moins bien placé que le Camellia indiqué dans nos guide mais complet… beaucoup de touristes occidentaux). 260 Y avec p.dj. superbe et moderne. Jiangshui : hôtel inconnu, bien et confortable à 240 Y (prix affiché 388). Yuanyang : Hôtel Yunti, très bien à 270 Y. Dali : Landscape Hôtel. En catégorie VIP. Très bien à 280 Y. Lijiang : Hôtel Dexin. Très bien à 230 Y. Canton : Hôtel Victory, très bien mais à 580 Y la triple. Le Aiqun était complet avec la foire de Canton…

Notre circuit : Mercredi 21 mars : Canton, arrivée à 7.45 h (heure locale), pour nous 0.45 h. Aéroport neuf, immense. Formalités sans problème. Taxi 170 Y, le centre est à 25 km. On récupère un peu à l’hôtel, puis départ à la découverte de la ville. Notre hôtel est situé au bord de la Rivière des Perles, cœur de l’ancienne zone « coloniale ». Tout autour, c’est un mélange d’immeubles ultra modernes, mélangés à des « HLM »ratés, le tout cerné par des échangeurs routiers rasant les fenêtres. C’est aussi une population moderne et beaucoup de jeunes au look déjanté. Peu ou pas de touristes, les gens sont plutôt curieux, amicaux et souriants. On traverse le marché Quingping dans une partie plus ancienne. Chine plus conforme à nos clichés : petites boutiques de toutes sortes : multiples racines alimentaires ou médicales, les bestioles séchées, les pattes de tigres (eh oui !), les scorpions qui grouillent dans un récipient, bonzaïs, poissons, chiens de luxe (on ne mange pas ceux-là)… Beaucoup de choses à manger, très propres et odorantes. Dans toutes ces échoppes les vendeuses portent bonnet et manchettes de tissu… et tout le monde est souriant avec tout le monde... On craque pour des sortes de gros raviolis, très bons à 1 Y les deux. On arrive sur Xiajiu Lu et c’est le choc. Une grande avenue pietonne grouillante, bardée d’enseignes néon immenses, bordée de boutiques de mode, bijoux, chaussures… et devant chaque, des jeunes gens qui attirent les clients avec enthousiasme en piaillant (pour nous) et en dansant. On y trouve tout, un MacDo, un concert de rock en plein air, des centres commerciaux rutilants de lumière et partout des stands de brochettes… et une foule se promenant (énormément de jeunes, garçons et filles au look incroyable). On y passe l’après-midi. On dîne au restaurant Guangzhou… 2.000 places sur plusieurs étages. Personnel pléthorique, aux petits soins. Repas correct à 173 Y pour 5. Retour à l’hôtel, toujours à pied, dans une ambiance nocturne digne de Las Vegas.

Jeudi 22 mars : Lever matinal, notre avion pour Guilin est à 9.45 h. Notre guide est à l’arrivée. Temps couvert. On s’installe à l’hôtel. Repas rapide et on part visiter la ville, ses lacs et collines. On visite aussi le nouvel aquarium, très bien fait, et détail amusant, dans un aquarium géant 4 sirènes exécutent une danse aquatique très gracieuse. On découvre les points Internet, immenses salles bourrées d’ordinateurs, tous occupés par des jeunes… Comme à Las Vegas, on sert à boire à volonté aux joueurs (du thé). Nous n’avons pas réussi à nous connecter sur notre messagerie ? Après dîner, balade nocturne en bateau sur les lacs et canaux. Les berges et monuments ruissellent de toutes les couleurs et il y a même des musiciens par endroit. Très agréable, dommage que le bateau soit bondé de touristes chinois (très, très bruyants) et que le tarif soit élevé (170 Y par personne). C’est un point qui nous surprendra tout au long de ce circuit : le prix très élevé des entrées ou attractions par rapport au niveau de vie chinois.

Vendredi 23 mars : Il pleut. Fin de la visite de Guilin (parc des 7 étoiles, pont de verre, grottes..). Route pour Yangshuo, installation à l’hôtel. Ville très touristique. Visite de la Silver Cave (conseillée par notre guide plutôt que celle de « La flute de roseau ») et elle est effectivement superbe, immense, avec des éclairages de couleur, par contre beaucoup de groupes de chinois !!! Dîner sur une petite place près du marché couvert, pleine d’échoppes et de petits restaurants… brochettes, « momos », riz, 88 Y pour 5. On prend un café dans la rue principale pietonne : 70 Y !!! Rue très touristique, pleine de boutiques pour touristes.

Samedi 24 mars : Lever matinal. Comme on n’aime pas trop les petits déjeuners dans les hôtels chinois, on va dans une petite gargote pleine de monde près du marché. Mode d’emploi : on regarde faire… ensuite on prend une petite cuvette émaillée, on se fait servir une soupe aux nouilles avec une viande en lamelles au choix, on termine en ajoutant différents ingrédients. C’est très chaud, plutôt bon (attention aux ingrédients ajoutés, certains sont terribles) et cela amuse beaucoup les chinois de nous voir faire.. et pour 1 à 3 Y par personne. On fait un tour dans le marché, très asiatique. Le coin boucherie ferait évanouir nos comités d’hygiène. La viande est belle mais les étals plus que douteux, les gros morceaux sont cloués sur l’étal. L’ambiance est correcte, il faut s’habituer doucement au spectacle. On coupe, on tue, on ébouillante, on fait des pâtes, on tue des chiens devant la cage où attendent les autres… Marché très nature, les poissons sont coupés vivants en morceaux … c’est la Chine ! Retour à l’hôtel. On part à 9 h faire une croisière sur la rivière Li, de Xingping à Yangdi, il pleut encore ! On prend un bateau individuel (100 Y/personne). La balade est agréable malgré le temps. On voit à peine les pitons, mais cela donne une ambiance voilée romantique. Sur le retour, on croise une véritable armada de bateaux faisant la croisière au départ de Guilin, pleins de chinois bavards !!! On déjeune à Xingping pour 97 Y/pour 5. Ensuite on se promène dans un parc au bord de la rivière et on fait une balade sur un radeau de bambou avec petite gloriette, thé… gondolier local (80 Y/personne). Très zen. Un pêcheur et ses 4 cormorans ont commencé à pêcher tout près de nous. Un oiseau est remonté avec un beau poisson qu’il a essayé vainement d’avaler, les 3 autres battant des ailes. Le gars a fait déglutir le cormoran pour nous montrer le poisson. On s’attendait à une demande d’argent mais il nous a dit au revoir en s’éloignant !!! chance ou compris dans le prix ? Le radeau nous a déposé près d’un gigantesque banyan où il y avait une animation folle (on est samedi). Plein de chinois, sur des radeaux, d’autres sur la berge, en différents costumes loués de minorités, se faisaient prendre en photos en riant comme des fous. On a profité de l’occasion pour les photographier, pour leur plus grand plaisir… et souvent avec nous sur la photo. Retour à l’hôtel, au programme, un son et lumière sur un lac à 19 h. (320 Y/personne !!!). Par contre, très bien organisé, poncho pour la pluie fourni (heureusement inutile), spectacle magnifique avec une multitude de figurants pour une chorégraphie spectaculaire très graphique, y compris en éclairage.

Dimanche 25 mars : Journée décevante. Balade au Pont du Dragon, très vieux pont dans un petit village. Mais sous une pluie battante, pont et village ne nous font pas vibrer. En début d’après-midi nous repartons en bateau vers Fuli où l’on visitera de vieux villages. Pluie ou fatigue, l’ensemble est décevant.

Lundi 26 mars : Route pour Longji et le Dos du Dragon. On découvre dans une station service récente les WC à la chinoise !!! pas de porte, un petit retour de cloison empêchant une vue directe et une rigole d’évacuation. Un car de touristes chinois arrivant, les filles ne se sont pas attardées !!! Notre guide Robert nous a acheté des bricoles pour manger en route, que l’on complète en achetant un peu de fruits. Le ciel est plus dégagé et la région est belle. La voiture stoppe près d’un village et Robert nous explique (un peu tardivement) qu’il faut se constituer un petit bagage pour la nuit car la voiture ne va pas plus loin. On va monter à pied dans la montagne, ce petit bagage étant monté dans les hottes des femmes Yao qui sont là. Et l’on part en file indienne sur le sentier qui monte (raide) entre les rizières. Le soleil est revenu et l’on transpire à grosses gouttes, sauf les porteuses qui montent allègrement, souriantes et nous attendent quand on prend des photos. Le paysage est magnifique malgré quelques nuages. Après 1 heure de montée, on arrive à un grand chalet-hôtel où l’on passera la nuit. Accueil sympa, café, thé, pancake et chambres très propres pour ce coin perdu dans les rizières. On paie nos porteuses, le prix est 10 à 15 Y par fille. On donne 50 pour les 3. Elles sont contentes et demandent si elles peuvent faire la descente demain. On dit OK. Après on est assailli par toute une petite bande, dont nos porteuses, pour nous vendre diverses bricoles. Ambiance très sympa et rigolarde, elles sont gentilles comme tout. Parmi leurs objets il y a surtout des vieilles pièces de monnaie en argent (genre Tael je crois). Elles en ont toutes, de toutes sortes et les prix de 50 Y au départ, après des achats à 20 se stabiliseront à 10, sans insister beaucoup… L’hôtel est bien équipé, lave-vaiselle, micro-ondes, télé et la patronne nous a mitonné un bon dîner : porc aux pousses de bambou, petits légumes frits, riz, vin de riz chaud, tranches frites sucrées de patate douce.

Mardi 27 mars : Pancake au petit déjeuner. On part à pied dans les rizières. Le temps est correct et clair. On monte davantage et l’on a des vues superbes sur ces collines complètement sculptées par des générations de paysans. On ne s’en lasse pas, dommage que ces rizières ne soient pas inondées, ici c’est un peu tôt en saison. La descente dans l’après-midi est plus facile. On prend la route de Chengyuang, tellement défoncée que par moment on a crû rester enlisé. Arrivée à la tombée du jour. Hôtel du même style que les autres maisons du village… structures en bois, cloisons en planches à peine jointives… bref du rustique. On fait l’erreur de dîner sur place. On commande du canard… il n’y a pratiquement que des os et de la peau. Je râle et Robert nous fait servir un autre plat plus consistant. Depuis, je suis convaincu que j’avais tort et que le canard était normal (pour un canard chinois, qui n’a rien à voir avec nos grosses bêtes). On nous propose un spectacle privé de chants et danses Dong pour 100 Y par personne. C’est cher mais finalement c’était bien et intéressant. Une dizaine de filles et garçons, en costumes traditionnels, des instruments en bambou (lusheng, orgue à bouche) de toutes tailles et des chants plutôt mélodieux accompagnés de danses. Et ambiance apaisée avec l’hôtelier…

Mercredi 28 mars : Visite de Chengyang, village Dong, ses Ponts du vent et de la pluie, ses norias pour irriguer les champs, sa Tour du tambour, ses ruelles pavées de galets. C’est un recul dans le temps même s’il y a quelques antennes télé. Une porte ouverte laisse voir un intérieur d’un autre siècle avec parfois une femme en train de tisser. Des petits cochons noirs s’affairent au nettoyage des caniveaux sous l’œil placide d’un buffle… On reprend la route. Petite halte à Sanjiang pour acheter des fruits et Robert nous prend des « momos » sorte de gros raviolis et des « petits cakes ». On longe la rivière, jolis paysages. On fait une autre halte à Diping où l’on voit un Pont du vent en construction. Chantier ouvert où l’on se faufile pour admirer la technique et l’adresse des ouvriers (pas une pièce métallique, uniquement des assemblages en bois, et pas d’outillage électrique). Ces hommes se laissent photographier avec plaisir, fiers d’être admirés. La route s’élève et l’on commence à voir des champs de thé et l’on retrouve la montagne entaillée de rizières. A Tang’An les rizières sont en eau et c’est superbe. On n’a pas le temps d’entrer dans le village qui paraît pourtant superbe, avec les gens qui rentrent des champs et qui nous sourient en passant. On fait un polaroid d’un groupe d’enfants rieurs qui posent à la chinoise (en faisant le V avec les doigts), leur joie d’avoir ce cliché… Arrivée à Zhaoxing à la nuit. Dîner et repos. Il n’y a pas de vie nocturne dans ces villages.

Jeudi 29 mars : On a la matinée pour visiter le village. Robert nous quitte pour prendre le bus pour nous retrouver à Kunming demain à l’aéroport. Beaucoup de ponts du vent et de tours du tambour. Belle balade le long de la rivière bordée de maisons, toutes les scènes de la vie se font naturellement, gens souriants (il ne doit pas y avoir beaucoup de touristes occidentaux). Au détour d’une ruelle, on tombe sur une troupe locale qui va chanter et danser pour un petit groupe de notables chinois. On est invité à s’asseoir avec eux et filmé !!! Superbes costumes des danseuses, avec des variantes entre elles. Les chants sont très chinois… des aigus !!! On ne peut s’attarder, nous devons repartir à Guilin où l’on arrive à 19 h.

Vendredi 30 mars : Le matin, balade dans Guilin le long des canaux et départ pour l’aéroport en taxi (80 Y). Robert est bien à l’aéroport de Kunming et nous conduit à l’hôtel. On va dîner à l’Aoma (cité dans Le Routard), prix corrects, propre, mais une cuisine incendiaire ? on a tous la bouche en feu (et pourtant on compte 5 séjours en Inde). Pour calmer l’incendie on prend un Muesli aux fruits et yaourt. Avec bières et l’eau : 156 Y pour 5.

Samedi 31 mars : Hôtel chinois, petit déj. chinois !! Buffet avec plein de choses que l’on ne se voit pas manger à cette heure. On prend une collection de boulettes de différentes formes et couleurs, un verre de lait et des pâtisseries locales, en regrettant notre soupe de Yangshuo. On part en taxi pour le Temple des bambous (12 km). Série de temples richement décorés, dommage que les photos de Bouddhas soient interdites. Beaucoup de chinois prient et déjeunent devant les temples (des tables et sièges sont prévus). On repart avec nos taxis pour les Monts de l’ouest (16 km). Les 2 conductrices sont ravies, avec nous elles ont gagné leur journée, 165 Y chacune. On déjeune au pied du téléphérique qui nous coûtera 70 Y par personne mais économisera nos forces !! Au restaurant, une nuée de petites chinoises s’affairent autour de nous et nous préparent « les nouilles par-dessus le pont », spécialité locale. Un tas d’ingrédients : poissons, œufs, herbes, viandes, sont jetés avec les nouilles dans un bouillon très chaud, un peu gras. Au final, l’ensemble est bon, genre soupe chinoise haut de gamme. Le trajet en téléphérique passe au-dessus du lac Dian. Ensuite il faut prendre soit un télésiège, soit une petite voiture qui nous dépose au pied d’une montée assez sévère d’escaliers, parsemée de petits oratoires plus ou moins beaux (les divinités chinoises sont parfois aussi surprenantes pour nous que celles des hindous). Le tout, à flanc de montagne, parfois le passage se fait dans d’étroits boyaux creusés dans la roche. On monte jusqu’à la Porte du Dragon où des nuées de chinois se photographient mutuellement… Vues superbes sur l’ensemble de la montée. On dîne dans un petit restaurant près de l’hôtel. On choisit des poissons sur l’étalage, plus une épuisette de crevettes. Salle très propre, mais pas un mot d’anglais. Même les mots : riz, bière, écrits en pinyin dans mon guide ne fonctionnent pas. Il faut montrer sur les autres tables et même dans le frigo !! On nous sert très vite thé noir et crevettes, le poisson frit avec riz, le chef nous sert même des choses en plus. Tout cela très bon, ambiance très sympa… malgré le fait que la dizaine de serveuses et les patrons ne nous lâchent pas des yeux !!! 120 Y pour 5.

Dimanche 1 avril : On commence la journée par le marché aux fleurs et aux oiseaux (plutôt décevant). Le Temple de la compréhension de toutes choses (tout un programme !) est très bien, plein de portiques et de temples… et surtout de gens qui viennent prier et brûler de gros cierges de cire rouge. Globalement on a été surpris par l’état des temples, tous parfaitement restaurés et très fréquentés. On enchaîne par le Temple d’or, plusieurs bâtiments dans un grand parc. Belle promenade malgré le nombre d’escaliers, mais les temples sont moins beaux. On fait un peu de shopping dans les petites échoppes. Puis retour à l’hôtel et l’on retourne dîner comme la veille. On ne change pas une équipe qui gagne, dit-on… et les petites serveuses s’amusent tellement bien avec nous !!

Lundi 2 avril : Départ pour Shillin, à 86 km, avec notre nouvelle voiture (il y a même une plante verte entre les 2 sièges à l’avant). La Forêt de pierres, ensemble de pitons en calcaire gris (un peu les Tsingy malgaches), s’étend sur 26.000 ha, la partie ouverte au public 80 ha. Mélange de parc, d’étangs et aussi un véritable labyrinthe un peu fantastique au milieu de ces dents de pierre, mais c’est surtout une attraction très prisée des chinois. Et pourtant le prix de 140 Y devrait les faire reculer. Il y a nettement une partie de la population qui est sortie de la pauvreté et qui fait du tourisme. Le plus étonnant, il n’y a pas de tarif différent pour les étrangers comme on le voit dans certains pays. Il y a donc une foule énorme sur ce site, peu ou pas d’occidentaux. Des hordes derrière leurs guides, se photographiant dans toutes les attitudes (le paysage n’est pas important). Dur, il n’y a pas de plan du site, il faut se faufiler et essayer de voir l’essentiel en grimpant pour se repérer… et quel bruit !!! Balade à faire malgré tout, le site est beau, étonnant, très bien tenu, fleuri, et au détour d’un piton on trouve souvent une belle chinoise dans un ravissant costume local (elle pose pour les photos). On reprend la route pour Jianshui. La campagne est belle et fertile, mais les paysans travaillent encore à la faucille pour récolter le blé. On passe même sur une petite route où, comme en Inde, le blé est étalé sur la route et battu par les véhicules qui roulent dessus. Le vannage se fait, dos au vent, en versant le blé avec un panier plat spécial.

Mardi 3 avril : On commence la journée par la Résidence de la famille Zhang, située dans le village de Tuanshan à 13 km. Plein de vieilles maisons, de cours fermées, de porches ouvragés, de claustras. On est gênés car ces maisons sont habitées, mais ouvertes à la visite car historiques et il faut payer un droit d’accès au village. Certains se sont adaptés et ont des petites boutiques. Une maison a un livre d’or et on y découvre que l’on peut y manger. Robert discute avec les gens qui sont ravis. On va dans la cuisine et un menu est élaboré. Cette maison fait chambre d’hôtes pour les chinois car un groupe de jeunes (très branchés) descendent de l’étage, visitent la maison, prennent des photos et pour finir nous demandent de poser avec eux. Le repas prêt, on nous installe dans la pièce d’honneur où figurent 2 grands portraits des ancêtres. On nous sert un tas de plats : morceaux de porc frits, patates douces, fèves, morceaux de choux épicés, omelette, tofu grillé, légumes en lanières, du riz et du thé et de la bière. Bon, très propre et des hôtes hyper gentils. 100 Y en tout. On reprend la route pour voir le Pont du dragon, ouvrage ancien avec 17 arches et dessus 3 petites tours faisant portes aux toits superbes. La voie est si étroite que seuls passent vélos et voitures. Les camions doivent descendre dans la rivière et passer à gué… On revient à Jianshui pour visiter les Jardins de la famille Zhu. Immense résidence chinoise sur 2 ha. Une succession de courettes, séparées par de belles portes rondes et bordées de pavillons fermés par des portes sculptées toutes plus belles les unes que les autres. L’ensemble est parfaitement entretenu avec des jardins splendides. A voir absolument pour mieux imaginer la vie d’un riche clan au 19e siècle. On peut même y passer la nuit, dans des meubles d’époque, un hôtel est installé dans une partie de la demeure. On dîne au Xiangmanlou, indiqué par le Michelin, quelques touristes dont des français (on nous dit que dans cette région nous sommes majoritaires). Bon repas pour 135 Y à 5.

Mercredi 4 avril : Visite du Temple de Confucius. C’est plus un parc qu’un temple, avec de nombreux portiques, un étang avec un îlot relié à la berge par un joli pont et des pavillons. Il fait un temps gris et froid, donc pas idéal pour apprécier ce temple à sa juste valeur. Par contre, dans un pavillon, un orchestre traditionnel joue dès qu’il y a des visiteurs. A ces costumes et instruments curieux, à ces musiciens souriants, s’ajoute une musique très agréable. On passe un bon moment à les écouter, malheureusement, ils n’ont pas de CD à vendre. On prend la route pour Yuanyang par Gejiu. Route très moyenne, la région devient montagneuse, mais il y a beaucoup de bananiers. Arrivée vers 17 h. On traîne un peu en ville, sale et de peu d’intérêt. Seul point intéressant, il y a pas mal de femmes en costume qui viennent faire des achats. On tombe sur une livraison de chiens jaunes chez le boucher (c’est un travail pour certains de capturer ces chiens errants, ils sont tous de la même espèce et jaunes – on les trouvent dans les cartes au restaurant et c’est assez cher). Dîner très nul. Un plat très graillonneux, un autre uniquement composé de pattes de poules noires… rien de mangeable, on a mal choisi. On file rapidement car la desserte se fait avec un chariot sur lequel trône un gros bidon transparent dans lequel tous les déchets sont versés !!!

Jeudi 5 avril : Départ à 6 h pour voir le lever de soleil sur les rizières à Duoyicun. Brume épaisse qui se lève un peu sur le site… on est loin des images de R.E. Cannat. Le paysage est quand même très beau. On déjeune dans une gargote locale… pas terrible, on en donne une bonne partie à un gosse frigorifié et triste au bord de la route, et on lui laisse le poncho reçu à Yangshuo. On repart l’après-midi pour Jingkou, village animiste. Droit d’entrée : 60 Y pour 5. Village intéressant avec maisons au toit de chaume, pas mal de costumes, mais trop fréquenté. Gens peu souriant, demandant facilement de l’argent, des gosses embêtants… On termine par Laghuzui pour y voir le coucher de soleil…trop de brume. Dîner à l’hôtel très moyen, mais économique (40 Y). Beaucoup de français, ce serait le coin où l’on en voit le plus en Chine !!!

Vendredi 6 avril : Départ à 8.30 h pour le marché de Niujiaozhai à 30 km. Marché très intéressant et coloré. Pratiquement toutes les femmes sont en costume traditionnel, Hani, Yi et Dai. Aucun touriste à part nous et ambiance très souriante et curieuse (marché à voir d’urgence). Marché campagnard avec pas mal d’animaux (on passe rapidement le coin aux volailles – c’est la période de grippe aviaire), et plein de petits cochons noirs tenus en laisse. Le coin aux gros animaux se tient à l’entrée du village. Plein d’étals de tissus, laines colorées et broderies pour les costumes (les femmes cousent des bandes de broderies industrielles !!!). On a adoré ce marché, on y trouve de tout (il y a même un dentiste !) et les gens ne s’occupent pas de nous et vaquent à leurs affaires… idéal pour saisir des images naturelles, il suffit de montrer l’appareil avec un sourire si l’on est remarqué, il y a un sourire immédiat en réponse. On retourne à Laohuzui qui cette fois est à peu près dégagé du brouillard. C’est effectivement spectaculaire, un à-pic qui s’ouvre sur une immensité de rizières en terrasses de toutes formes et tailles. On déjeune là dans une petite gargote (correct) pour 80 Y. Ensuite, direction Bada pour un coucher de soleil sur les rizières. Le ciel s’est dégagé et sur le trajet on fait de nombreux arrêts tellement c’est beau. Bada offre un spectacle unique sur un panorama de rizières, même si ce soir là le coucher de soleil était discret. Retour à l’hôtel. Dîner qui confirme que Yuanyang n’aura pas d’étoile au Michelin.

Samedi 7 avril : On retourne à Kunming sous la pluie et le brouillard (cela semble fréquent dans ce coin). Journée de route. On dîne au Yunnan Flavor, près du Camellia. Il y a un spectacle agréable de danses et de chants. Par contre, si les plats sont corrects, le service est moyen.

Dimanche 8 avril : On part pour Dali. Temps médiocre mais belle route. Vieille ville touristique pour les chinois mais avec pas mal de « laowai » « étranger ». On se balade malgré le mauvais temps en faisant un peu de shopping (peu de choses intéressantes). On dîne au Bamboo Café, le patron parle un peu français et l’anglais, et la nourriture est bonne. Après, on fait un tour dans la rue principale. C’est superbe, les principaux bâtiments et les grandes portes de la muraille sont illuminés.

Lundi 9 avril : On remonte le long du lac Erhai jusqu’au marché de Shaping. Marché assez moyen, peu de costumes et peu d’étals. Seul intérêt, à l’extérieur, une sorte de marché aux nouilles en gros. La pesée des énormes sacs effectuée, ils sont chargés sur le dos de femmes qui les portent, pliées en deux, jusqu’au véhicule de l’acheteur. A Zhoucheng on visite un petit temple (on peut l’oublier) et un atelier familial de « batik local ». La technique consiste à coudre des petits paquets du tissu pour le protéger de la teinture. On obtient des zones blanches. Méthode compliquée et sommaire qui limite le nombre de couleurs. Rien à voir avec la technique indonésienne. A Xizhou, on visite la Maison des Yan où l’on assiste à un spectacle de danses Bai. Retour à Dali où l’on passe le reste de la journée en promenade dans la ville et dans les magasins pour chinois, style supermarché. On y trouve des choses incroyables, souvent d’un goût très éloigné du notre, et des articles tels des bocaux d’eau de vie pleins de serpents et autres horreurs.

Mardi 10 avril : Départ pour Lijiang. Il pleut et il pleuvra toute la journée. Route correcte, on monte car Lijiang est à 2.400 m. Beaucoup de cultures en terrasses, mais non irriguées. On fait un arrêt devant un immense bâtiment en rase campagne. Incroyable hall de gare grouillant de stands de bijoux en jade. Des centaines d’étals vendant tous la même chose ou presque et des milliers de touristes chinois se bousculant pour voir et acheter. Dans le fond, derrière des vitres, un atelier avec des ouvriers/ouvrières taillant et ponçant le jade… une fourmilière ! Deuxième halte, le même décor mais cette fois pour manger… Pour 20 Y par personne on a droit à 6 plats + du riz. Des baguettes et un bol et toute la table pioche dans les plats et jette ses déchets par terre… comme toutes les tables autour de nous. On est bien sûr les seuls occidentaux, donc point de mire de tous.. Installation à l’hôtel à Lijiang. On libère le chauffeur et Robert qui repartent, la visite ici peut se faire sans eux. Malgré le temps, on va à pied vers la zone touristique. C’est une vieille ville très agréable avec de nombreux petits canaux et petits ponts. Ruelles bordées de multiples boutiques de souvenirs et de petits restaurants. Beaucoup de monde dès que la pluie se calme. On va dîner au Petit Paris, français marié à une chinoise, arrivé en 1992 sur un forage pétrolier et jamais reparti. Bon resto mais très cher, il est vrai qu’ici c’est la foire aux touristes. Le long du canal principal, bordé de restos, des racoleuses en tenue de toutes les ethnies dansent et chantent à tue-tête (peut-être pour se réchauffer car il fait plutôt frais). Ambiance avec la foule et tous ces lampions rouges…

Mercredi 11 avril : Le ciel se dégage et on a même un peu de soleil. On grimpe un peu pour voir les toits gris de la vieille ville. On va au parc du Dragon noir, superbe avec son pont qui se réflète dans l’étang sur fond de montagne. A un endroit, plein de cadenas fixés à une rambarde par les amoureux… On continue la balade dans la vieille ville, scènes de rue amusantes, gens souriants, danses ethniques de vieilles dames sur la grand place (un groupe de touristes ? on n’avait jamais vu ces costumes). On va à l’aéroport prendre l’avion pour Kunming. Robert a bien fait notre réservation d’hôtel.

Jeudi 12 avril : Vol pour Canton. A midi on est à l’hôtel Victory, sur l’île de Shamian. On retourne dans le marché Quingping où l’on a remarqué des « biscuiteries » très fines lors de notre premier passage. Boutique avec des articles surtout destinés à une clientèle chinoise. Prix très faibles mais la vendeuse se montre féroce dans le marchandage que l’on fait pour le plaisir !!! Après on va à nouveau sur les « Champs Elysées » cantonais. Toujours la même densité de foule. On explore plusieurs grands magasins et une immense galerie commerciale neuve, ultra moderne. Dans le fond, au-delà des boutiques classiques, on trouve de minuscules échoppes bourrées de pacotilles. Des grands sacs pleins de bijoux fantaisie, destinés aux importateurs occidentaux qui doivent acheter par tonne, chaque boutique est spécialisée dans un style ou une matière… Retour à l’hôtel après s’être remplis les yeux une dernière fois de cette Chine que l’on a adorée et où l’on retournera.

Conclusion : Seul problème lors de ce voyage : la météo. Peut-être aurait-il fallu partir 15 jours ou 1 mois plus tard ? Sur le planning, on conseille 1 jour en plus dans les villages Dong et 1 jour en plus également dans la région de Yuanyang pour les villages et marchés.

Budget : Ce voyage avec un petit groupe de 5 personnes, billets d’avion compris, fait dans des conditions correctes de confort, avec un guide privé et voiture avec chauffeur est revenu à un peu moins de 2.000 € par personne.

Un voyage de mille lieues commence par un pas. Lao Tseu
Boucle de vingt et un jours dans l'Ouest américain, départ dans douze jours (fin août 2010)
by Giovanna19 · 2010-08-17 · 53 replies
Bonjour,

Nous partons en voyage de noces, dans une douzaine de jours, pour 21 jours…. Sachant que nous avons déjà réservé nos billets d’avion aller-retour sur Los Angeles.

Pourriez-vous nous dire ce que vous pensez de notre itinéraire ?

Nous n’avons pour le moment réservé aucun hôtel-hébergement et verrons directement sur place par rapport à notre avancée, en respectant normalement les étapes que nous nous sommes fixées.

Nous avons aussi fait notre itinéraire de sorte que nous ne tombions pas en plein week-end à Las Vegas. Dans notre itinéraire ci-dessous, nous arrivons un mercredi et passons également une nuit le vendredi. Pensez-vous que les prix flambent déjà le vendredi ? ou est-il possible de bien négocier sa chambre si nous prenons deux ou trois nuits dans le même hôtel en ayant la nuit du vendredi ?Samedi 28 août 2010Arrivée aéroport vers 19h

Nuit à Los AngelesDimanche 29 août 2010Découverte de Los Angeles

Nuit à Los AngelesLundi 30 août 2010Visite de Universal Studios

Nuit à Los AngelesMardi 31 août 2010Départ de Los Angeles pour Williams (combien faut-il compter de temps ?)

Arrêt à Barstow (vite fait, histoire de faire un arrêt car j’ai entendu dire que c’était un peu à l’abandon)

Nuit à WilliamsMercredi 1er septembre 2010Départ de Williams

Découverte du Grand Canyon en hélico

Découverte du Grand Canyon : Randonnées et points de vue, barrage du Glen Canyon

Nuit à CameronJeudi 2 septembre 2010Départ de Cameron

Découverte du Lac Powell

Nuit à PageVendredi 3 septembre 2010Départ de Page

Visite d’Antelope Canyon

Visite de Monument Valley (en fin d’après-midi pour admirer le coucher de soleil)

Nuit à BluffSamedi 4 septembre 2010Départ de Bluff

Visite des Arches

Visite de Moab en milieu-fin d’après-midi

Nuit à MoabDimanche 5 septembre 2010Départ de Moab vers Cannonville

En passant par la route de Capitol Reef (Route 12)

Nuit à CannonvilleLundi 6 septembre 2010Départ de Cannonville

Découverte de Bryce Canyon

Nuit à Mont Carmel JunctionMardi 7 septembre 2010Départ de Mt Carmel Jct

Découverte de Zion

Nuit sur la route de Vegas ou à Las Vegas-même si possibleMercredi 08 septembre 2010Journée à Las Vegas

Nuit à Las VegasJeudi 09 septembre 2010Journée à Las Vegas

Nuit à Las VegasVendredi 10 septembre 2010Départ de Las Vegas par Death Valley

Mountain Spings, Pahrump, Shoshone, Furnace Creek

A voir : Artist’s Drive près de Furnace Creek, Zabriskie Point, Badwater (Lowest Point in USA), les dunes de sable….

Etape également à Lone Pine

Nuit à BishopSamedi 11 septembre 2010Départ de Bishop (peut-être arrêt à Mammoth Lakes)

Découverte de Yosemite

Nuit à GrovelandDimanche 12 septembre 2010Départ de Groveland

Découverte de San Francisco

Nuit à San FranciscoLundi 13 septembre 2010Journée à San Francisco

Nuit à San FranciscoMardi 14 septembre 2010Journée à San Francisco

Nuit à San FranciscoMercredi 15 septembre 2010Journée à San Francisco

Nuit sur la route de la côte ouest (vers Monterey)Jeudi 16 septembre 2010Départ de Monterey ou alentours

Descente de la côte ouest (Carmel, Big Sur, Hearst Castle San Simeon)

Nuit vers Pismo BeachVendredi 17 septembre 2010Départ de Pismo Beach ou alentours

Descente de la côte ouest (Los Alamos, Solvang, Santa Barbara, Venice Beach, Santa Monica)

Nuit vers Santa MonicaSamedi 18 septembre 2010Départ de Santa Monica ou alentours

Journée à Los Angeles

RDV aéroport vers 19h

A Los Angeles, nous avons l’intention de faire tous les points suivants. Est-ce faisable en une journée et demie (la journée du dimanche qui suit notre arrivée, le soir du lundi qui suit notre arrivée –puisque nous allons à Universal Studios la journée du lundi- et la journée du samedi, jour de notre retour où nous devons être à l’aéroport vers 19h) :

- Hollywood : Hollywood boulevard, Kodak Theater, Chinese Theater, Walk of Fame, Mont Hollywood (avec éventuellement une petite rando si on a le temps), l’observatoire de Griffith Park (au coucher du soleil ou de nuit pour la vue)

- Beverly Hills : Villas, rodeo drive, The Regent, Willshire boulevard, Bel Air, Sunset boulevard (avec éventuellement un petit tour dans la boîte Viper Room et à l’hôtel Bonaventure pour la vue)

- Melrose Avenue

- Est-ce que Crystal Cathedral à Anaheim vaut que l’on s’y arrête ? Dans ce cas nous pourrions y faire un tour en repartant de Los Angeles vers Barstow le premier mardi ?

- Nous aurions aussi voulu faire Long Beach pour voir le Queen Mary, Newport Beach, Laguna Beach et Sunset Beach, pensez-vous que ce soit trop juste ? Pour une autre fois peut-être…..

N’est-il pas préférable de faire Kodak, Chinese et Walk of Fame le soir ?

A San Francisco, nous souhaitons faire pas mal de choses, est-ce faisable avec le temps qu’on a prévu d’y passer ?

- Chinatown et ses commerces, Unionsquare

- Washington Square et Coït Tower, North Beach et Telegraph Hill

- Fisherman’s wharf : Centre Commercial Pier 39, voir les otaries et si possible prendre également le ferry pour Alcatraz

- Ballade en bâteau dans la baie de San Francisco

- Quartier de Mission : peintures murales

- Goldengate Bridge

- Goldengate Park le matin (pour les petits rituels des moines) avec la route panoramique au nord du goldengate

- Soma : pour sorties le soir

- Russian Hill et les collines de S.F.

- Plages : Muir beach overlook

- Berkeley : campus universitaire

- Bodega Bay

- Sillicon Valley

- Haight Asbury

- Sausalito (absolument)

- Factory Outlet à Gilroy, au sud de S.F. (est-ce sur la route de la côte ouest ? à combien de km de S.F. ?)

On est bien conscients qu’on ne pourra pas tout faire (comme Alcatraz par exemple) ou même les plages ou le centre commercial… Mais nous avons tout de même 3 jours sur place.

Au Grand Canyon, avez-vous des infos pour le survol en hélico ? Si nous souhaitons prendre le premier vol du matin à 8h, à quelle heure doit-on se présenter à Tusayan pour réserver nos places ? A quelle heure et où doit-on se présenter à l’héliport ? Est-ce loin d’un endroit à un autre ?

C’est l’étape à ne surtout pas manquer pour nous, c’est le rêve de mon mari…. Donc j’aimerais prévoir ça en toute sécurité.

Nous voulions aussi faire les descentes des rapides du Colorado en rafting avec remontée en hélico, mais c’est au départ de Kingman à peu près et 328 USD par personne… Est-ce que quelqu’un a déjà testé la descente des rapides du Colorado ?

Au niveau des factory outlets, pensez-vous que celle de Gilroy est bien ?

Je remercie déjà d’avance toutes les personnes qui prendront la peine de lire mon …. (roman ?) itinéraire et qui me conseilleront au mieux.

Nous avons tellement hâte d’y être, plus qu’une douzaine de jours…. Mais nous voulons vraiment éviter de nous précipiter dans la préparation du voyage.

Tous vos conseils seront les bienvenus.

Merci et Bonne journée !
Carnet de bord d'une infirmière en mission à Gaza
by Mékong · 2009-01-31 · 9 replies
Je vous transmet le carnet de route de Sylvette en mission à Gaza la semaine dernière Eric

N’oubliez pas Gaza ! Compte-rendu de mission à Gaza du 18 au 25 janvier 2009 Sylvette - Comité Poitevin France-Palestine C’est le cri que je voudrais lancer en rentrant de Gaza. Car, on vient de le voir, le cessez-le-feu ne représente ni une victoire pour Israël ni la paix, mais prépare de nouvelles agressions. D’ailleurs le cessez le- feu n’existe pas. Il est rompu tous les jours par Israël par mer ou par terre et les drones sillonnent en permanence le ciel de Gaza. Je suis partie à Gaza en réponse à l’appel des organisations du Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens, de la Coordination Inter Associative pour la Palestine qui regroupe plus de 60 organisations, et de l’Association pour le Développement de la Santé des Femmes. Notre délégation de solidarité et d’assistance médicale composée de médecins, infirmières, juristes, responsables politiques et associatifs avait pour but d’apporter une assistance médicale et de participer au travail d’investigation sur les crimes de guerre caractérisés commis par l’armée israélienne. Il me semblait important comme infirmière de mettre mes compétences professionnelles au service des Palestiniens, comme citoyenne de manifester ma solidarité à des gens victimes de traitements inhumains, et comme membre d’une organisation solidaire des Palestiniens, d’être avec eux à un moment où ils étaient si isolés et où leur situation était si difficile. En fait nous sommes arrivés au moment où la trêve était déclarée et du coup, notre mission s’est orientée essentiellement vers un recueil de témoignages afin d’étayer la demande de plainte auprès de la Cour Pénale Internationale. La délégation qui a réclamé et obtenu le soutien du Ministère des Affaires Etrangères français était composée de : Abdelaziz Yassine BENJELLOUN TOUIMI, Orthopédiste, Elena ALFARO, infirmière, Sylvette ROUGIER, infirmière, Mathieu BEURIER, secouriste, Philippe PASCAL, Président de Rencontre Africaine, Mireille MENDES-FRANCE, juriste, Daniel VOGUET, avocat, Jacques FATH, responsable des relations internationales du PCF, Alima BOUMEDIENNE THIERY, sénatrice (Les Verts), Samir ABDALLAH, cinéaste, Khéridine MABROUK, grapsalam Que dire de ce séjour pour ne pas faire jouer seulement l’émotion ? 1 - Les destructions : Nous sommes entrés à Gaza par Rafah au sud le mardi 20 janvier. Le cessez-le-feu est entré officiellement en vigueur l’avant-veille. Quand nous arrivons vers 8 heures, une petite file est déjà formée, attendant le bon vouloir des soldats égyptiens pour ouvrir la porte. Au fil des 5 heures que nous passerons là, cette file grossira considérablement. Constituée de journalistes de toutes nationalités, mais aussi de Palestiniens absents au moment de la guerre et qui voudraient bien rentrer chez eux, constater les dégâts. Ainsi un jeune homme attend depuis 14 jours, une femme chargée de paquets attend depuis 48 heures. Elle sait que sa maison a été détruite et pleure en silence, s’essuyant les yeux avec son voile blanc. Il n’y a rien à faire au terminal de Rafah. On patiente en buvant thé ou café que sert un bar de fortune judicieusement installé là. Des taxis attendent les éventuels sortants ou les refoulés pour les remmener en Egypte. Nous voyons beaucoup d’ambulances sortir de Gaza et on nous dit qu’elles évacuent les grands blessés vers des hôpitaux égyptiens. Beaucoup d’ambulances orange entrent également, dons des pays arabes semble t’il. Sans doute pour racheter leur conduite pendant la guerre ! Un rapide contrôle avant de passer la grille puis elles seront stockées dans la cour avant d’obtenir le droit d’entrer à Gaza. Des convois humanitaires décorés de banderoles de solidarité entrent et suivent le même chemin. Finalement, nous profitons de l’arrivée de la délégation du Ministère des Affaires étrangères français et de la présence du représentant de l’Ambassade pour entrer et subir le contrôle tatillon de la bureaucratie égyptienne qui nous retiendra encore 1 heure après nous avoir fait signer une décharge de responsabilité. Enfin nous entrons à Gaza. Le responsable palestinien de l’UNRWA pour le sud et le centre de Gaza, Awad Ale nous accueille par ses mots : « les Arabes ont bu à notre santé. Nous sommes contents que vous soyez venus ». Nous allons alors passer 4 jours à constater l’ampleur des dégâts, en sa compagnie et celle d’Abdel Abed Al Halim, responsable du Centre Palestinien des Droits de l’Homme de Khan Younes . Nous sommes allés à Rafah, Khan Younes, Azbet Abed Rabo dans le district de Jabaliya, Gaza ville, Al Atatra au nord ouest de Gaza près de Beit Lahia, Zeitun, quartier sud est de Gaza ville, Khuzaa à la frontière sud est de la Bande de Gaza. Partout la désolation règne comme en France après la tempête ou comme après un tremblement de terre ou untsunami. Sauf que là, il ne s’agit pas d’une catastrophe naturelle, mais volontaire, pratiquée de sang froid et avec un cynisme incroyable par une des armées les plus puissantes du monde, sous les yeux et en direct de tous. La route Salah Eddine qui traverse du sud au nord la bande de Gaza et qui était asphaltée est transformée en chemin de terre aux innombrables nids de poule. Partout le même spectacle de maisons démolies, « bulldozées », sauvagement malaxées avec la terre ne laissant aucune possibilité de récupérer quoi que ce soit à ses occupants. Les zones agricoles sont ravagées en profondeur rendant leur remise en culture quasi impossible. On dirait Verdun mais dans une zone habitée et, qui plus est, une des plus denses au monde. Les maisons les moins détruites laissent apparaître des restes de vie : un livre d’école, des pages d’un Coran, des fauteuils, des lits, des vêtements, des instruments de cuisine, des jouets. Ailleurs tout est noirci par le feu des bombes incendiaires ou au phosphore. D’ailleurs celui-ci brûle encore et répand partout son odeur âcre. On trouve aussi des morceaux d’obus éclatés. Dans certains endroits, les cadavres des bêtes, chèvres, ânes, poules, pourrissent à l’air libre et l’odeur de décomposition provoque la nausée. Les canalisations sont éventrées. L’eau est coupée en de nombreux endroits et les gens font des réserves dans des bidons plastiques. L’électricité est réservée à ceux qui possèdent des générateurs. Le gaz n’est plus livré et les habitants ont du inventer des systèmes de propulsion de gazole ou kérosène avec des pulvérisateurs pour cuisiner. Le bois est devenu une denrée très recherchée et nous assisterons à une dispute pour s’approprier des restes d’une maison. Partout les gens chassés par les bombardements reviennent pour tenter de récupérer ce qui peut l’être, constater les dégâts, ou simplement s’asseoir sur ce qui était leur maison et n’est plus qu’un tas de gravats. Un chassé croisé incessant de charrettes, motos, voitures au chargement branlant et hétéroclite se bouscule sur les routes et les chemins défoncés. Tous les Palestiniens que nous rencontrerons ont des histoires terribles à raconter : enfants, femmes, hommes, tués à bout portant, y compris ceux qui portaient un drapeau blanc, tirs sans sommation, arrestation des hommes jeunes et matraquages systématiques. Enfants, femmes, hommes, écrabouillés dans la destruction de leurs maisons. Ambulances empêchées d’arriver sur les lieux. Morts qui ne peuvent être ensevelis. Houssam du village d’Azbet Abed Rabo dont l’usine de céramique et la maison ont été entièrement dévastées en même temps que 5 autres maisons voisines et 2 taxis nous dira « ils peuvent faire ce qu’ils veulent, on sera toujours là. Il faut le dire au monde entier. Ils peuvent lancer des bombes atomiques, il y aura toujours un Palestinien qui sortira pour réclamer ses droits. » Omar, du village d’Atatra au nord ouest de Gaza, est étudiant infirmier. Le regard hébété il nous raconte comment sa maison a été rasée après que lui et toute sa famille aient été enfermés pendant 6 heures dedans. Sa mère et sa soeur sont sorties avec un drapeau blanc. Les soldats israéliens les ont tuées à bout portant puis ils ont rassemblé les autres membres de la famille dans une école, avant d’emmener les hommes nus et yeux bandés. Ils resteront prisonniers 10 jours, subissant un matraquage en règle. Des pressions sont exercées sur eux pour qu’ils dénoncent des activistes : offre d’argent, menaces, mises en présence de filles pour provoquer une érection et prendre des photos ... Omar aura le bras et des côtes cassés, il porte un bandage sur la tête et a un oeil tuméfié. A son retour il trouvera sa maison détruite et est maintenant obligé de louer un logement. Un autre jeune homme nous raconte comment alors que lui était parti chez un oncle, il entend une explosion et voit sa maison prendre feu. Son père et 4 frères sont tués, sa mère, sa belle-soeur et 2 autres frères sont blessés. Les soldats ne laisseront pas les ambulances approcher. Quand ils voudront essayer d’évacuer les blessés sur des charrettes, ses 2 cousins seront tués à bout portant puis les soldats viendront bulldozer corps et charrettes. Il faudra aux survivants attendre 14 jours pour trier les restes humains et les enterrer. Nombre de maisons ont servi de bastions à l’armée israélienne une fois entrée par terre ou parachutage, en témoignent les douilles des cartouches, les restes de boîtes de conserves, les graffitis sur les murs en anglais ou en mauvais arabe : « Israël pour toujours » « de la part de l’armée israélienne, nous sommes désolés », « t’as un beau slip ». Un vieux monsieur très digne dont la maison a été bombardée 15 heures d’affilé et qui a survécu par miracle en comptant toutes les secondes de cette nuit infernale, nous dit vouloir envoyer un message au peuple français : « Ayez pitié des enfants. Pas avec de l’argent, mais avec des sentiments. Quelle est notre faute ? L’Europe a voulu régler le problème des juifs avec les nazis en nous en faisant payer le prix. Nous sommes ouverts à la paix juste en 2 parties, pas entre un cavalier et son cheval ». Il loge maintenant chez son beau-frère. Il ne demande pas d’armes pour se venger mais de l’amour, une révolution d’amour au sein des Palestiniens et du monde entier. Lorsque nous arrivons à Zeitun, quartier sud est de la ville de Gaza, une grande tente est dressée pour les condoléances. On nous accueille avec la tasse de café très fort. 36 membres de la même famille ont été tués, des enfants ont été tués dans les bras de leurs mères. Les gens nous disent que les Israéliens laissent toujours quelques survivants pour raconter aux autres et les terroriser. C’est ce qu’ils ont fait en 48, en 56 ou en 67. A Khuzaa, à moins de 400 mètres de la frontière sud est avec Israël, le quartier est plutôt résidentiel : de grandes maisons non mitoyennes, entourées de jardins. Les F16 ont bombardé sans sommation puis les soldats ont tiré sur les gens qui essayaient de fuir leur maison. Les hommes jeunes seront emmenés et tabassés avant d’être relâchés. D’autres seront rassemblés dans une école de l’UNRWA qui sera bombardée. Le long du couloir Philadelphie qui sépare Gaza de la frontière égyptienne, nous découvrons l’entrée des tunnels qui ont permis d’alléger quelque peu le blocus imposé par le monde entier à Gaza. Aujourd’hui, toute cette région est dévastée, éventrée, labourée. Nous marchons au milieu de débris de toutes sortes qui peuvent encore faire du dégât : fil de fer, morceau de bois, de béton, les tunnels eux-mêmes rendus fragiles par les bombardements risquent de s’effondrer. L’agitation règne cependant chacun s’activant à récupérer ou à reconstruire ce qui peut l’être. « Ils ont détruits 10 tunnels, nous en reconstruirons 100 » nous disent rageusement les Palestiniens. Ce qui frappe également, c’est la volonté de détruire systématiquement non seulement les gens, mais tout ce qui peut servir à la vie, c’est-à-dire, toutes les infrastructures économiques, sociales et administratives. Les terres agricoles, les usines, les écoles, les lieux de culte, les bâtiments publics, les hôpitaux ... rien n’est laissé intact. Ainsi les Palestiniens non seulement ont souffert de la guerre mais ils vont continuer à souffrir des conséquences de celle-ci puisque tout est détruit, démoli voir stérilisé pour de longues années. Ca et là, les gens essaient de récupérer les légumes et les fruits qui peuvent l’être : carottes, concombres, fraises, citrons, oranges prennent ainsi prématurément le chemin des commerces, arrachés aux butes de terre dévastatrices des bulldozers. Le long de la côte, les navires de guerre israéliens patrouillent en permanence et tirent sur les barques des pêcheurs. Les deux nuits que nous avons passées à Gaza ville ont été écourtées vers 5 heures du matin par des détonations de canons et des salves de mitraillettes. On entendait non seulement les détonations, mais on voyait aussi les bombes exploser dans l’eau, pas très loin de la plage. 2 Palestiniens seront blessés pendant notre séjour. L’usine de conserverie de Gaza ville est entièrement détruite. Dans les quartiers relativement épargnés, la vie reprend, créant un climat un peu surréaliste : là on va chez le coiffeur, à côté d’un quartier dévasté. Ailleurs ont déblaye les gravats, ou on reconstruit un mur. La volonté de vivre semble plus forte que tout. Nous avons rencontré des médecins et des militants des droits de l’homme. La description qu’ils nous font des blessés et des morts nous laissera sans voix : corps déchiquetés, brûlés, sectionnés, découpés, mutilés par les obus. Tous les types d’armes ont été utilisés faisant chacun leurs blessures spécifiques : explosifs traditionnels par voie aérienne, maritime et terrestre, phosphore blanc provoquant des brûlures, gaz toxique provoquant agitation nerveuse et suffocation, gaz pestilentiels, bombes à souffle qui ne font pas de bruit mais créent des hémorragies internes, balles à fragmentation qui font entrer de multiples éclats dans les corps et font des délabrements importants. Pendant toute la crise, les soins ont été dispensés gratuitement. Israël a laissé passer quelques convois humanitaires permettant de refaire les stocks, mais il a manqué de beaucoup de médicaments notamment des antibiotiques et analgésiques. La plupart des personnels des hôpitaux et centres de secours sont restés sur place pendant les 23 jours de l’agression ne dormant que quelques heures par jour. De nombreux volontaires sont venus les rejoindre. Nous sommes admiratifs devant la manière dont cette crise a été gérée : 3 jours après le cessez-le-feu, il ne reste rien de l’agitation des jours précédents, les centres de soins sont calmes, les gros blessés ont été évacués à l’étranger, les autres sont répartis dans les différents centres en fonction des soins postopératoires qu’ils doivent subir. Aujourd’hui des blessés continuent à arriver. Ce sont ceux, notamment des enfants, qui ont manipulé des bombes non encore explosées, et ceux qui se blessent en essayant de récupérer ce qui peut l’être dans leur maison défoncée. J’ai passé une partie de la journée du vendredi avec les urgentistes de l’hôpital du PRCS de Khan Younes. Comme c’était jour de repos, il n’y avait pas de programme opératoire et nous avons discuté avec les 3 jeunes infirmiers (le plus vieux a 22 ans), et les médecins de garde en buvant thé sur thé. Tous m’ont dit leur désir d’avoir une vie normale, de ne plus trembler pour eux ou leurs familles, leur désir de fuir l’enfer de Gaza et en même temps leur envie de voir leur pays libre. Comment oublier Hossam, infirmier de 21 ans, débordant de vitalité mais dont les yeux reflètent une telle tristesse dès qu’il cesse de faire le clown, qui me demande de la cacher dans mon sac à dos pour l’emmener en France ? Comment oublier les traits tirés du Dr Ahmed qui voudrait fuir loin d’ici et puis, se reprenant, dire que non il ne veut pas abandonner son pays mais voudrait 3 semaines de repos avant de revenir ? A 19 heures, nous avons aidé une femme à accoucher, des jumeaux, ses premiers enfants, par césarienne. Ainsi la vie continue. 2 chirurgiens, un pédiatre et 2 infirmiers s’activent autour de la jeune femme. Je sens bien que cette équipe est habituée à travailler dans l’urgence : peu de paroles, des gestes rapides, sans réelle tendresse, mais précis. Moins d’une ½ heure après l’installation de la jeune femme sur la table, les deux petits garçons sont sortis et mis sous les lampes. Une autre ½ heure et la maman remonte dans la chambre ! Deux nouveaux petits Palestiniens vont avoir à affronter les dures conditions de la vie à Gaza. L’image des couveuses ouatées de l’hôpital de Poitiers me traverse l’esprit et je dois dire que j’avais la gorge serrée en contemplant ces petits êtres poussant leurs premiers cris dans des conditions aussi précaires. 2 - Le bilan Plus d’un million de tonnes de bombes et d’explosifs a été déversé sur les 360 km² du territoire gazaoui, soit environ 5 kg de bombe au m². Le PCHR a fait le récapitulatif de ces journées qui ont ensanglanté Gaza du 27 décembre au 18 janvier : Des familles entières ont été tuées. Les femmes et les enfants constituent plus de 43 % des victimes. Les infrastructures, les terres cultivées, les maisons et les bâtiments collectifs ont été entièrement détruits. 1 285 Palestiniens ont été tués parmi eux : 895 civils dont 280 enfants et 111 femmes et 167 membres de la police civile ; 4 336 Palestiniens, pour la plupart des civils, ont été blessés dont 1 133 enfants et 735 femmes ; Nizar Rayan et Sa’id Siam, responsables militaire et politique, ont été exécutés avec des membres de leurs familles sans jugement préalable Les destructions de maisons dues aux bombardements et aux tirs d’artillerie ont entraîné la mort de familles entières et de blessés à vie. Les FOI (Forces d’occupation israéliennes) ont attaqué ambulances et véhicules de la défense civile et des services de secours 2 400 maisons ont été entièrement détruites dont 490 par bombardements aériens 28 lieux publics incluant les bâtiments des ministères, des municipalités, des conseils régionaux, du Conseil législatif et des ports de pêche ont été détruits 21 chantiers incluant des cafétérias des salles de mariage, des hôtels et des aménagements touristiques ont été détruits 30 mosquées ont été totalement détruites, 15 autres, partiellement Les bureaux de 10 organisations caritatives ont été détruits 121 ateliers industriels et commerces ont été détruits, 200 autres, endommagés 5 usines à béton et une production de jus de fruit ont été détruites 60 postes de police et commissariats ont été détruits 5 immeubles abritant des médias et 2 assurant des soins médicaux sont détruits 29 établissements à vocation éducative ont été totalement ou partiellement détruits Des centaines d’hectares de terres cultivées ont été défoncées. 3 - Et maintenant ? Pour tous les gens que nous avons rencontrés, notre venue est capitale. Elle montre non seulement qu’ils ne sont pas seuls, mais elle leur donne l’espoir qu’au retour nos témoignages aideront à faire parler la justice. L’agression a permis de renforcer l’unité des différents partis sur le terrain. Le Hamas n’était pas seul à résister. Tous ont combattu ensemble. Et tous ont souligné la volonté délibérée d’Israël de s’en prendre aux civils et aux infrastructures. Ils ont aussi montré du doigt la responsabilité de l’UE qui, en renforçant ses accords de coopération avec Israël, lui a en fait donné quitus pour commettre son agression. Nous avons rencontré le ministre de la santé, le Docteur Naïm. Pour lui cette guerre n’est qu’un aspect aigu d’une situation qui dure depuis plus de 60 ans. Elle est la conséquence logique du processus de paix entamé avec l’ennemi sioniste et qui n’a abouti qu’à plus de colonies, plus de check points, de nouveaux massacres, la construction du mur ... et a laissé les Palestiniens déçus et frustrés. Il revient aussi sur les élections de 2006 dont le déroulement a été jugé démocratique par tous les observateurs, mais dont les résultats non conformes aux souhaits des USA, d’Israël et des Européens, a entrainé le blocus inique avec des conséquences sur tous les plans de la vie quotidienne, transformant Gaza en une vaste prison. Il réaffirme que ce ne sont pas les Palestiniens qui sont les agresseurs mais bien le blocus et l’occupation. La communauté internationale et le clan occidental en particulier sont tombés bien bas en refusant de lever le petit doigt ou en reportant la responsabilité sur la victime. Ban Ki Moon est venu à Gaza la veille de notre rencontre. Il a visité les locaux de l’UNRWA dévastés par les bombes israéliennes, mais n’a rencontré aucune famille palestinienne. Pour le Ministre, seules les manifestations des gens ayant encore un peu de conscience peuvent faire changer les choses. Il ajoute en riant que certains ont proposé au Venezuela et à la Bolivie de faire partie de la Ligue arabe pour la faire évoluer ! Et plus sérieux, il souligne que la position de ces deux pays qui ont renvoyé l’ambassadeur d’Israël, montre bien qu’il ne s’agit pas d’une question relative à l’islam mais de justice humaine. Pour tous il est clair que Mahmoud Abbas s’est comporté comme un vulgaire collabo et n’a plus de crédibilité. Le souhait majoritaire semble d’aller vers un gouvernement transitoire d’union avec deux objectifs : Briser le siège et éliminer la corruption Préparer des élections démocratiques dont les résultats seraient reconnus et acceptés par tous. D’autre part, les Palestiniens nous demandent de tout mettre en oeuvre pour poursuivre en justice les criminels de guerre, et faire qu’ils ne puissent plus se promener impunément. Leur credo n’est pas le choc des civilisations mais les droits de tous les êtres humains, la coopération entre tous, la complémentarité des civilisations. Et tous nous diront « c’est à vous, société civile de nous donner quelque espoir pour continuer à croire aux valeurs de liberté, égalité, fraternité. Sinon nous allons perdre confiance en l’autre partie et nous irons vers une radicalisation. C’est à vous de briser ce cercle vicieux. » De retour de là-bas, et parce que les yeux noirs des enfants sales et pieds nus sur les ruines de leurs maisons ne me quittent plus, je me dis que oui, nous devons tout mettre en oeuvre pour refuser la vision manichéenne du bien et du mal et redonner sa place au Droit pour le règlement des conflits sous peine de voir se recommencer des carnages comme celui de Gaza. 26 janvier 2009 - Sylvette
Itinéraire de deux à trois semaines dans l'Ouest américain en juin 2009
by Vnoa · 2009-01-11 · 23 replies
Hello,

Eh oui me revoilà déjà ! Je n'ai même pas encore pu mettre le carnet de voyage complet de notre voyage de 2008 (sans parler de ceux de 2006, 2007... 😊)... et il faut déjà penser à celui de 2009 en juin !

Comme on commence à avoir vu quelques "spots" connus, on fait l'impasse sur certains sites comme Yellowstone, Monument Valley, Arches, Canyonlands, Capitol Reef, Bryce...

J'ai donc une nouvelle fois "potassé" mon itinéraire avec l'aide précieuse des guides "Photographing the Southwest" de Laurent Martrès, des sites de Sedonax/Wavemaster, Vazyvite, sur les itinéraires et conseils présentés sur ce forum, et les précieux carnets de voyage de Grisemote, Kashtin (j'ai honteusement "pompé" une partie de ton itinéraire 😛), Krikri6792, mlefevre, Oliv2019 et tous ceux que j'oubliés !!...

Mais évidemment, j'ai encore besoin d'aide ! Notamment parce que je n'arrive pas forcément à bien tout enchaîner, à voir combien de temps serait nécessaire (on a ~ 18/20 jours)...

On est des randonneurs "moyens", on logera en hôtel/motel/BnB (ie pas de camping) et on louera sans doute un 4X4 comme l'an passé ! Et dans les "contraintes" : je serais à Philadelphie pour une semaine début juin => le 4 juin dans l'aprem, je devrais prendre un avion direct vers l'Ouest pour rejoindre mon mari qui lui viendra depuis Bruxelles... bref, dans les villes accessibles direct depuis PHL, j'ai vu Phoenix, Denver ou Vegas... j'ai fait une tentative de trajet depuis Phoenix, même si je préfèrerais partir de Denver (mais je n'arrive pas à construire le trajet !)...

Bon allez, assez de blabla : voici le trajet sur Google Maps

* Arrivée à Phoenix

* Région de Sedona (Chapel of the Holy Cross, Soldier Pass Trail, Schnebly Road, Montezuma Castle & Well, Airport overlook, Devil's Bridge, Submarine Rock, Midgely Bridge, Crescent Moon, Cathedral Rock, Fay Canyon...)

* Sunset Crater (Lava Flow Nature Trail), Wupatki NM

* Grand Canyon (South Rim) : on y est déjà passé mais on se ferait bien un lever/coucher de soleil sur place (Desert View me fait bien envie !)

* Coal Mine Canyon

* Page (on y est déjà passé mais on veut y retourner !!) CBN : The Wave again si on a de la chance; Wire Pass et Buckskin Gulch Lower et Upper Antelope Canyon Cathedral Wash Alstrom Point / Nipple Bench des Hoodoos un survol en avion...

* Valley of Gods, Mokey Dugway, Muley Point, Mule Canyon, Road Canyon, Natural Bridges NM, Hite Overlook...

* Moab (un petit stop pour voir qq spots moins "classiques" que l'on n'a pas pu faire lors de nos 2 précédents passages... )

* Dinosaur NM (Harper’s Corner Loop Trail, Echo Park, Pool Creek Canyon, Whispering Cave, Sound of Silence, Desert Voices...)

* Wedge Overlook, Buckhorn Wash

* Zion (faut qu'on se réconcile avec ce parc ! 😛) (Angel's Landing jusque Scoot Lookout et West Rim Trail, Canyon Overlook...)

* Death Valley (Badwater, Artist Drive, Zabriskie Point, Golden Canyon au coucher du soleil, Sand Dunes...)

* Mono Lake et Bodie

* Traversée de Yosemite (déjà visité, donc pas réellement de stop prévu...)

* SFO (déjà visité mais pas tout !! 2 jours sur place pour revoir "The" Bridge, aller voir les fresques de Mission...) et retour à Bxl...

Voilà ! Si je compte 2 jours à Sedona, 2/3 jours à Page, 2 jours à SFO, 1 jour pour les autres étapes (peut être 2 à Zion ?)... on arrive à 18-20 jours ~... mais je n'arrive pas encore à bien imaginé les enchainements... donc si vous avez des idées ou si vous soyez de grosses erreurs, allez y ! 😉

Merci ! Bonne Année à tous ! Meilleurs voux pour de Bons Voyages !

@+ Vnoa
Ski alpin en Suisse pour mars
by Yvanov · 2006-01-21 · 3 replies
J'aimerais avoir des conseils pour du logement abordable et des recommandations de stations de ski agréable. Je suis un skieur intermédiaire. Je ne suis jamais allé en Suisse. Quel est la température moyenne en général en mars durant le jour. Merci Un skieur canadien tanné du verglas...et de la pluie😛
Logement et service de traducteur en Chine
by Stephchine · 2006-01-01 · 10 replies
bonjour à tous et bonne année...

Je cherche des renseignements concernant la chine, je compte m'y installer en Mai : 1 quelles sont les options possibles pour obtenir les services d'un traducteur (Chinois-Anglais, Chinois-Français) ? 2 comment se loger en appartement à Canton, ou en Chine ?

Merci à tous
Expo "Dongguan, une nouvelle destination au coeur de l'histoire de la Chine moderne"
by Maëllefranco · 2019-12-14 · 5 replies
PARIS, 9 décembre 2019 /PRNewswire/ -- Organisée par le gouvernement municipal de Dongguan, une exposition de photographies sur le thème de Dongguan se tient dans la galerie de l'Oriental Paris en France du 9 au 16 décembre ; son objectif est de présenter l'industrie manufacturière aux interconnexions mondiales et la diversité de la culture urbaine de la ville chinoise. Avec cette exposition de plus de 70 photos fascinantes prises par des photographes chinois et étrangers, la ville de Chine septentrionale met en avant sa beauté et son industrie et montre à quel point elle est ouverte et ancrée dans le monde. Plus d'une centaine de personnes ont assisté à la cérémonie d'inauguration, dont des représentants du monde culturel et artistique français, de l'ambassade chinoise en France, d'entreprises chinoises ainsi que des médias. Sun Yuming, ministre conseiller pour la science et la technologie à l'ambassade de Chine en France, Li Cuiqing, vice-directeur général exécutif du département publicitaire du Comité municipal CPC de Dongguan, et Pascal Roussel, directeur du service du patrimoine à l'École Normale Supérieure se sont exprimés à cette occasion. « Je me suis souvent rendu en Chine, où j'ai pu observer la croissance des investissements et de l'économie à Guangdong et dans le pays. Dongguan bénéficie d'une position géographique de choix, au cœur de l'îlot urbain composé de Hong Kong, Macao, Guangzhou et Shenzhen, et est accessible par les eaux comme par les terres. Je suis convaincu que son caractère international s'accentuera encore grâce au dynamisme de la région de la grande baie de Guangdong-Hong Kong-Macao », a déclaré Pascal Roussel. Dongguan entretient une amitié ancestrale avec la France. En 1904, le photographe français Earnest, qui s'est rendu au jardin de Keyuan de Dongguan, y a pris une photo, qu'il a ensuite transformée en magnifique carte postale. Envoyant celle-ci à l'un de ses amis en France, il y a précisé : « Voici la plus belle photo que j'aie jamais prise en Chine ». Il s'agit de la plus ancienne photographie de Dongguan prise par un étranger. Depuis la mise en œuvre de la réforme et de la politique d'ouverture de la Chine, les discussions et échanges entre Dongguan et la France, et au-delà, se sont établis à travers l'industrie. « L'ouverture est profondément ancrée dans la croissance de Dongguan. En tant que ville pionnière de la réforme et de l'ouverture avec une économie des plus dynamiques et ouvertes, Dongguan collabore étroitement avec plus de 200 pays et régions dans le domaine commercial. Dotée d'un secteur industriel fort, la ville participe aujourd'hui à la coopération économique mondiale et favorise la rencontre entre l'Est et l'Ouest », a expliqué Li Cuiqing lors de l'inauguration. Pascal Roussel a estimé que, si Dongguan avait déjà retenu l'attention du monde entier en accueillant l'exposition internationale sur la route de la soie maritime du XXIe siècle de Guangdong, la présente exposition photo permettait à la France d'entrevoir une Dongguan plus ouverte. L'événement a pour objectif de révéler tout le charme de la ville en s'attachant à trois dimensions : « Métropole de la baie, une Dongguan de qualité », « L'art de l'industrie » et « Connexion au monde ». Le site présente également certains éléments du patrimoine culturel immatériel de Dongguan – notamment Guanxiang, Xinchang Drum et Kylin.

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