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Perche téléscopique GoPro en cabine avion English translation pending
Bonjour à tous,
Partant dans un peu moins de 15 jours dans l'Ouest Américain, une petite question me trotte dans la tête. Les perches téléscopiques pour les GoPro ou appareil photo sont elles autorisées dans les avions en bagage cabine (pliées bien évidemment) ?
N'est-ce pas considéré comme une arme ?
Merci d'avance pour vos réponses !
Fifouilles :)
Partant dans un peu moins de 15 jours dans l'Ouest Américain, une petite question me trotte dans la tête. Les perches téléscopiques pour les GoPro ou appareil photo sont elles autorisées dans les avions en bagage cabine (pliées bien évidemment) ?
N'est-ce pas considéré comme une arme ?
Merci d'avance pour vos réponses !
Fifouilles :)
Le Perche en France? English translation pending
Je voudrais passer quatre jours en France dont une journée et demie à Paris... et une escapade pas trop loin de Paris. On m'a parlé d'une région que je ne connais pas: le Perche.
Est-ce que ça vaut le coup pour deux jours et demi? Qu'y -at-il à voir? Y a t-il des endroits sympas pour loger (grand hotel ou chambres d'hotes de charme?). Qu'est-ce qu'on y mange?
Merci de vos réponses
Mary
Est-ce que ça vaut le coup pour deux jours et demi? Qu'y -at-il à voir? Y a t-il des endroits sympas pour loger (grand hotel ou chambres d'hotes de charme?). Qu'est-ce qu'on y mange?
Merci de vos réponses
Mary
Trépied et perche à selfies English translation pending
nous cherchons depuis un certain temps sans trop de succès un outil facilitant la prise de photos pendant notre voyage à vélo. Nous partirons en tandem pour une durée de 2 ans, jusqu'au sud des Amériques.
Nécessairement, çà doit être léger, pas trop encombrant, assez polyvalent pour y mettre un iPhone 6 Plus, un iPhone 5 et une caméra Drift Innovation pour les films en action. Il n'est pas exclu que nous ajoutions un reflex ou autre caméra de qualité en format portatif.
Quelque chose pouvant à la fois faire office de petit trépied pour les plans fixes, de perche pour les photos en survol , et qui idéalement aurait un déclencheur à distance.
Nous ne sommes pas assez experts pour investir dans un appareil photo professionnel , et puis limiter le poids et l'espace est un objectif prioritaire, d'où l'idée de nous limiter à nos iPhones.
Merci de vos conseils à ceux qui ont découvert des solutions innovantes!
depart début juillet 2016...
Nécessairement, çà doit être léger, pas trop encombrant, assez polyvalent pour y mettre un iPhone 6 Plus, un iPhone 5 et une caméra Drift Innovation pour les films en action. Il n'est pas exclu que nous ajoutions un reflex ou autre caméra de qualité en format portatif.
Quelque chose pouvant à la fois faire office de petit trépied pour les plans fixes, de perche pour les photos en survol , et qui idéalement aurait un déclencheur à distance.
Nous ne sommes pas assez experts pour investir dans un appareil photo professionnel , et puis limiter le poids et l'espace est un objectif prioritaire, d'où l'idée de nous limiter à nos iPhones.
Merci de vos conseils à ceux qui ont découvert des solutions innovantes!
depart début juillet 2016...
Où trouver un bras/perche télescopique pour GoPro Hero 3 à Bangkok? English translation pending
Bonjour!
Etant actuellement en stage pendant une longue période sur Bangkok, j'aimerai savoir si vous connaissez un endroit où je pourrais acheter un bras télescopique ou une perche pour pouvoir y accrocher ma go pro HD 3?
Merci Beaucoup! Juliette
Etant actuellement en stage pendant une longue période sur Bangkok, j'aimerai savoir si vous connaissez un endroit où je pourrais acheter un bras télescopique ou une perche pour pouvoir y accrocher ma go pro HD 3?

Merci Beaucoup! Juliette
Du chat Perché, un restaurant français à Katmandou English translation pending
Si vous voulez dégûster les saveurs françaises et népalaises à Thamel, Katmandou, un nouveau restaurant vient d'être ouvert par un vieux français savoyard, Michel. Un vrai personnage... ! Il l'a nommé, Restaurant du Chat Perché, un joli nom, un peu mystérieux.
C'est dans le cour d'un hôtel, à 7 Corner Road, l'ambiance sympa et l'accueil francophone. Un écrivain français installé à Katmandou, Vincent Gréby, y vient souvent pour faire la promotion de ses livres.
On y mange bien. Michel, avec son chef népalais, a élaoré tout un menu, différentes sortes de soupes avec les épices du pays, il a remis en circulation la ratatouilles avec du poulet grillé prélablement mariné dans les épices, les pâtes fraiches faites maison, les raviolis délicieuses et surtout les crêpes salées et sucrés avec des saveurs différentes. De vraies délices mais il faut trouver l'endoit car pas très bien signalé. Michel propose des stages aux étudiants d'hôtellerie ou en managemen : soit ent ant qu'assistant manager soit assistant chef cuisiner. Voilà un petit message à ceux qui veulent trouver un coin sympa à Thamel. Amitiés du Népal
On y mange bien. Michel, avec son chef népalais, a élaoré tout un menu, différentes sortes de soupes avec les épices du pays, il a remis en circulation la ratatouilles avec du poulet grillé prélablement mariné dans les épices, les pâtes fraiches faites maison, les raviolis délicieuses et surtout les crêpes salées et sucrés avec des saveurs différentes. De vraies délices mais il faut trouver l'endoit car pas très bien signalé. Michel propose des stages aux étudiants d'hôtellerie ou en managemen : soit ent ant qu'assistant manager soit assistant chef cuisiner. Voilà un petit message à ceux qui veulent trouver un coin sympa à Thamel. Amitiés du Népal
Maroc: retour du village perché de Tizourgane English translation pending
Bonjour à tous...
Etant passé , il y a quelques semaines, au village perché de Tizourgane ( photo 1 ) entre Aït Baha et Tafraout, j'ai trouvé la porte fermée.
Je passe sur cette nouvelle porte moderne ( photo 2 ), un peu surchargée à mon goût par rapport au travail ancien.
Au bout de quelque temps, la porte s'ouvre , un " gardien " me fait signe de déposer le prix de l'entrée dans le village. Une feuille de papier indiquant qu'il s'agit d'un don pour une association qui effectue des travaux de rénovation, sans autre précision.
J'adhère sans trop me poser de questions mais je m'étonne quand même que cette association ne donne pas son adresse et ne remette pas , au moins, un ticket d'entrée..
Mais ma surprise va venir dans certaines ruelles en cours de rénovation.
Je constate que les murs anciens en pierres et du plus bel effet ( photos 3/4 ) sont maintenant, recouverts d'un espèce de ciment ( photo 5 ) dont je doute qu'il ait recouvert ces murs à l'origine.
Si on demande de l'argent aux visiteurs pour cautionner ce genre de rénovation " moderniste " , qu'on ne compte plus sur mes dirhams.
Que pensez-vous de cette rénovation ?
Restaurant "haut perché" à San Francisco ou à Las Vegas? English translation pending
...Je veux parler des restaurants qui sont en haut des gratte-ciels et d'où on voit toute la ville ... pour une soirée" inoubliable ".
J'ai vu qu'il y avait CARNALIAN ROOM au 52ème étage de la bank of America et le TOP OF THE MARKT, nettement moins haut (19 étages)... Peut-être en connaissez-vous d'autres soit en haut d'un immeuble, soit en haut d'une colline (Twin peak ??)?
A Las Vegas il y a le resto de la STRATOSPHERE et le ALIZE au top du PALMS.
En général ces resto sont chers alors justement je me pose la question de savoir s'ils valent le coup ??
En connaissez-vous d'autres ?
J'ai vu qu'il y avait CARNALIAN ROOM au 52ème étage de la bank of America et le TOP OF THE MARKT, nettement moins haut (19 étages)... Peut-être en connaissez-vous d'autres soit en haut d'un immeuble, soit en haut d'une colline (Twin peak ??)?
A Las Vegas il y a le resto de la STRATOSPHERE et le ALIZE au top du PALMS.
En général ces resto sont chers alors justement je me pose la question de savoir s'ils valent le coup ??
En connaissez-vous d'autres ?
Aller dans un monastère "haut perché" en voiture lors d'une excursion aux Météores English translation pending
Bonjour, dans notre projet de visiter le Nord de la Grèce, nous prévoyons une excursion dans les météores. Est-il possible d'aller dans un monastère "haut perché" en voiture ?
Si oui, lequel ? Grand météore ?
Merci ;-)
Mariage dans la montagne berbère English translation pending
Nous étions invités dans un hameau perché dans les falaises d’Akhachane au mariage d’un jeune voisin de Ouahouch, le papy éleveur connu par l’intermédiaire de Mohamed. Je fais régulièrement halte chez lui pour la nuit lors de mes virées atlastiques dans le secteur.
--
Sept heures du matin. Le temps est maussade. Il a plu une bonne partie de la nuit. La rivière est teintée café au lait par les déversements de la terre rouge à travers la multitude de ravins et sillons creusés dans les pentes et agrandis à chaque orage par manque de couvert végétal protecteur. Je rejoins Mohamed, Zimba, le petit Nordine et Rabha dans la maison familiale en contre bas du gîte.Le petit déjeuner est copieux : thé, café au lait épicé, pain huile d’olive, beurre, œufs brouillés. C’est que nous attendent au moins cinq heures de marche et Mohamed ne pars jamais le ventre vide !
Départ sous la pluie. Zimba et Nordine sur un mulet, Rabha sur un autre, Mohamed et moi à pied dans la gadoue… Je découvre les dégâts causés par les crues de la fin d’hiver. Par endroits la rivière a complètement mangé la piste. Les akka’s forment des barrages de rochers qui détournent le cours de la rivière. A environ une demi-heure de l’entrée des gorges, Mohamed me montre la nouvelle petite passerelle suspendue construite par son frère Ba Ou Ali et lui pour donner accès à leurs bêtes aux falaises rive gauche depuis la bergerie familiale, une grotte dans les vires d’altitude, rive droite à une heure trente de marche du gîte.
Le paysage est bouleversé. Nous n’effectuons pas moins de six traversées de rivière avec de l’eau jusqu’aux genoux avant d’entamer la rude montée vers le hameau. Le souk m’avait informé de la destruction de la piste en plusieurs endroits, mais j’étais très loin d’imaginer l’ampleur des dégâts. Même la grande passerelle a été emportée. Un énorme éboulis à trois cent mètres en amont a formé un barrage et fait monter le niveau de la rivière. Quand celui-ci a lâché, la force de l’eau venue brutaliser les rives a déstabilisé les deux structures en arche de pierres et rondins sur lesquelles reposaient les troncs de traversée. Quand les bâtis ont fini par céder les troncs de dix mètres de long qui traversaient la rivière à plus de trois mètres au-dessus du niveau normal ont été emportés et sont maintenant coincés à quelques dizaines de mètres en aval dans les rochers. Cette tillouguitte, comme celle d’Adènedoune à une dizaine de kilomètres en aval, permettait aux habitants des falaises depuis quatre générations un passage plus aisé qu’abrid n’afella, le chemin des hauteurs, entre leurs hameaux et bergeries, et la vallée.
Arrivés trempés, crottés et transis nous sommes accueillis chez la famille du fiancé, les Ayt Ouilkho. Je retrouve tout le petit monde avec qui j’avais fait connaissance lors de talloussi, la cérémonie de la tonte des moutons, à Amanezéranne, une place d’estive de ces Ayt Ouilkho dans les falaises qui dominent l’assif à trois cent mètres en contre bas.
La pièce où se trouvent déjà la famille et nombreux invités, n’est autre qu’une grande étable d’environ quinze mètres de long sur huit de large à l’architecture brute de pierres, bois et pisé avec sol en terre battue récemment nettoyé, nivelé et recouvert pour l’occasion de nattes et tapis, sauf sur deux mètres carrés à l’entrée ou s’amoncellent les chaussures boueuses des invités déjà présents. Trois énormes poutres de section carrée d’une bonne quarantaine de centimètres traversent d’un seul tenant toute la longueur de la pièce. Elles sont soutenues en leur milieu par autant de gros troncs d’arbres écorcés et patinés à leur base par le frottement des bêtes et à mi-hauteur par les centaines de caresses d’hommes et de femmes y glissant leurs mains au passage. Espacés de moins d’un mètre, une bonne trentaine de madriers bruts, de section inférieure mais d’une longueur atteignant quand même les quatre mètres, reposent perpendiculairement sur les trois énormes poutres maîtresses. C’est la structure porteuse de l’ensemble. L’ossature du plafond est faite d’une double épaisseur d’éclats de genévrier d’environ un mètre cinquante posés serrés sur les madriers transversaux. Par-dessus encore, une épaisse couche de branchages plus fins retient les vingt centimètres d’épaisseur d’argile blanche, la plus efficace en absorption paraît-il, qui participe à l’étanchéité du lieu. Deux fourneaux bricolés dans des bidons en tôle de deux cent litres chauffent agréablement l’atmosphère. Contre le mur en pisé, on a improvisé pour l’occasion deux fours à pain dans des demi-tonneaux posés à même le sol. Deux femmes s’y affairent et l’odeur des pains chauds active déjà les papilles.
On nous libère des places sur les nattes et tapis au plus près du fourneau et commence la ronde des verres à thé. Je sais qu’elle durera longtemps, très longtemps, tout le temps des festivités. Devrais-je faire une analyse de diabète en rentrant à Belfort ? A proximité, trois autres femmes s’activent aussi autour de deux foyers à même le sol où cuisent dans de gros chaudrons le siksou et le berkoks qui nourriront les invités de cette première soirée ; généralement la famille et les amis les plus proches. Bien sûr l’inévitable kanoun, brasero en terre cuite, accueille une grande théière sur laquelle veille le préposé au breuvage, un honneur qui ne saurait se refuser. A coté, deux gamines lavent des verres dans un énorme plateau en cuivre avant de les disposer sur deux rangs bien en cercle sur un autre plateau au milieu duquel trône déjà une autre théière prête à servir. Avec les premiers pains chauds arrivent aussi le beurre et l’huile d’olive. Les galettes de farines mélangées d’orge et de blé dur trempées dans l’huile d’olive sont un délice. La maîtresse de maison semble fière d’annoncer le millésime 2008 de oudi, le beurre rance et épicé, contenu dans une grande jarre qu’elle présente aux invités. Une année de vieillissement dans des jarres en terre cuite en prévision d’un grand évènement. Peut-être depuis que l’arrangement entre les deux familles fût scellé par le sacrifice d’un bouc dans la maison du futur mari. Elle y plonge une longue spatule en bois et en sort de quoi remplir une petite gamelle qu’elle pose sur les braises un instant, puis elle partage la pâte fondue dans trois bols et invite ses hôtes à y tremper généreusement le pain. Il y en a suffisamment pour tout le monde et pour les trois jours que durera la cérémonie. J’y vais chichement dans la mixture épicée malgré les encouragements de mes voisins ; pourtant j’aime ça. Quatre mots de Tamazight enrichis de quelques gestes et mimiques font comprendre à l’assistance hilare que mon organisme n’a pas, en la matière, le même seuil de résistance que le leur. Deux précédentes et malheureuses expériences me l’ont clairement fait entendre!
Le berkoks sera servi après la sieste reposante des invités voyageurs. Car nous ne sommes pas les seuls « étrangers » à la famille conviés pour l’occasion : deux couples et leur marmaille ont fait le déplacement depuis Adènedoune. D’autres viennent de Timquit, tout près à vol d’oiseau mais dont ils auront bravé tout comme nous sous la pluie, une longue et pénible descente jusqu’au fond des gorges avant de remonter jusqu’ici le même dénivelé dans les pentes et falaises opposées. Trois heures de marche sur des chemins inconfortables, boueux glissants, et délités au passage des akka’s. On rêverait d’une grande tyrolienne tendue d’une rive à l’autre entre des deux hameaux. D’autres invités encore sont arrivés des bergeries éparses dans les pentes rocailleuses du Djebel Kroûn.
Après le, les thés digestifs, Mohamed me pousse à suivre quelques femmes dans la pièce d’accueil de la maison familiale. Nous patientons sous le regard curieux des femmes et des enfants déjà présents, jusqu’aux youyous et chants qui annoncent une l’arrivée du fiancé et de sa mère.
C’est la cérémonie du henné et des brins de laine. La mère lave les pieds et les mains de son fils avec du henné fortement dilué. Une autre femme prépare des brins de laine qui ont trempé dans une pâte de henné concentré. Ils seront noués par la mère autour des doigts et des orteils du fiancé resté couvert sous le capuchon de sa djellaba depuis son arrivée. Il devra les garder plusieurs jours jusqu’à ce qu’ils se déchirent ou tombent d’eux-mêmes. Je ne connais pas la signification du geste et il n’y a personne qui parle français pour m’éclairer. - Imchi répond Mohamed à qui je demande: «Pourquoi la laine ?». Il en est ainsi depuis la nuit des temps. Voilà qui ne suffit pas à satisfaire ma curiosité, mais je n’en saurai pas plus. La cérémonie se termine par une distribution de dattes à tous les présents, à la suite de quoi tout le monde se rassemble dans la grande pièce de réception, cette fois-ci pour le thé apéritif avant la gamelle du soir. Il n’est que 17 heures et je sais que le repas ne sera pas servi avant longtemps. Il va me falloir user de diplomatie pour décliner au moins un thé sur deux. Mais non, après un seul verre j’échappe à l’overdose sans comprendre dans un premier temps la petite agitation qui s’empare de l’assemblée. Mon ange gardien me fait comprendre que nous partons cette fois-ci chez la fiancée. Une petite troupe d’une vingtaine de personnes s’est rassemblée devant la maison, quelques femmes portent des balluchons, deux mulets sont chargés de sacs et colis divers, un veau est attaché à un arbre par une corde enroulée autour des cornes et un troisième mulet se voit affublé de deux petites chèvres dans les poches du chouari : la dot !
Un homme fait le tour du rassemblement. Il tient un roseau de trois mètres environ fendu en deux à une extrémité. J’ai déjà assisté à ce spectacle une fois aux Ayt Khoya pour le mariage de la sœur d’Ali. C’est le gardien et protecteur de la future épouse sur le trajet, quand elle viendra rejoindre demain sa belle-famille et son futur époux. Dans la fente du roseau quelques billets de vingt, cinquante et même cent dirhams ont déjà été glissés. Le personnage joue bien son rôle, vocifère, invective l’assemblée. Le montant récolté n’est pas encore digne d’être remis à la famille de la fiancée. C’est chouma pour nous tous ! Badins et rigolards, quelques hommes lui répondent certainement que l’on ne se rend pas chez la fille du notable local. Finalement et de bon gré plusieurs billets supplémentaires dont le mien iront compléter la garniture du roseau. Satisfait cette fois-ci, le cerbère donne le signal du départ, les chants et les youyous stridents résonnant une fois de plus tout le long du parcours jusque chez la fiancée. Nous y sommes accueillis devant la maison par les parents et la famille proche. Tout le monde est invité à se rendre dans la grande pièce à vivre parée pour la circonstance des plus beaux tapis et coussins de la maisonnée. Le thé commence très vite à couler à flots, rapidement suivi de la ronde des brochettes d’abats de mouton. Après un laïus de l’émissaire du garçon et la remise des billets aux parents, les femmes déballent et exposent les cadeaux pour la fiancée : des petits sacs de henné, des cierges contre le mauvais œil, trois gandouras aux couleurs vives, un foulard aux couleurs de la tribu pour les jours de fête, d’autres pour le quotidien, deux paires de draps, une couverture, un ballot de laine déjà cardée prête au filage, deux écheveaux de laine rouge, des pains de sucre, trois bidons de cinq litres d’huile d’olive, un sac de farine, un seau de lait, une jarre de beurre rance, du miel, une faucille et … deux soutien-gorge ! Tout cela accueilli à chaque déballage par d’interminables remerciements de la famille.
La fiancée n’est pas là. Elle ne sera présentée au garçon que demain au domicile de celui-ci lors de la soirée de mariage. Tard dans la nuit, visiblement satisfaite de l’accueil, notre délégation repart la bouche pâteuse de graisse et de sucre et le ventre chargé de brochettes d’abats, de beurre fondu, de plats de semoule et ragoût de mouton.
Le lendemain, on remet ça dès le milieu de l’après midi avec l’arrivée de la fiancée, sa famille et ses invités. «Mariage pluvieux, mariage heureux» dit-on chez nous. Si c’est vrai, ces deux là ne risquent rien ! Le plafond est bas sur Askemod et il tombe à nouveau des cordes. Il faudra attendre une accalmie pour la traditionnelle ronde de la fiancée. Montée sur un mulet et tenant un agneau dans ses bras elle fera trois fois le tour de la tente de réception accompagnée du cerbère, recevant des dates pour une future vie douce et sucrée, et des œufs et du lait pour une prompte fécondation. La fille est ensuite dévoilée sous la tente dans l’intimité des femmes et filles des deux familles et présentée au garçon qui célébrera l’évènement en l’invitant à l’ahidous traditionnel.
Puis l’ambiance devient plus festive. Des heures durant, les battements de mains, les chants, les youyous, les bendirs retentissent, s’enchaînent sans lassitude, galvanisent musiciens et danseuses, colonisent la nuit et la déclarent infinie dans les robes qui se frôlent et les corps qui balancent. Amina sublime, aérienne, illumine la nuit de ses déhanchements, virevolte, tourbillonne. D’autres derrières qui swinguent. Fesses fantasmées, univers ronds et fermes sous les caftans dans l’imaginaire des hommes troublés. La douleur du désir se lit dans certains regards. La maria cul sec dans les verres à thé, l’alcool comme accélérateur. Une grande tresse noire se libère sous le foulard. Un taadlount s’emballe pour la femme rebelle, libre puisque divorcée. Vibre aussi la peau tendue des autres percussions comme doit palpiter la poitrine du jeune homme invité à la danse. Résonnent alors plus fort les chants des femmes, y répondent ceux des hommes étonnés à mon arrivée qu’un roumi, à leurs yeux gâté par la vie, se complaise à leur coté. Mais comment devant ce spectacle pourrait-il en être autrement ? - Qu’est ce que tu fais par ici ? demande le militaire en permission. - Je me laisse éblouir - Tu veux boire ? - Non merci je ne mélange pas. Un petit sibsi me suffit. Se doute-t-il que c’est avec lui que je ne veux pas mélanger ? Je n’ai pas envie de me perdre dans une discussion ennuyeuse, avec un mec aviné et pété. J’ai déjà donné dans ces montagnes avec des fonctionnaires à la discussion parfois empestée de relents xénophobes envers leurs compatriotes berbères qu’ils doivent fréquenter par obligation.
Une accalmie. Le père du jeune marié prend la parole, remercie les invités pour leur présence et leur souhaite la baraka. Peut-être aussi les invite-t-ils à profiter pleinement et longuement de cette nuit de fête. Il demande aux joueurs de bendir de lancer un autre ahidous pour les mariés. Un rond se forme de part et d’autre des jeunes époux. Parents et beaux parents ainsi que des femmes plus âgées participent cette fois-ci. Les chants reprennent, moins frénétiques, dans une solennité presque grave, loin de la frivolité et l’enthousiasme du premier ahidous quand la mariée est sortie dévoilée de la tente. L’arrivée de la semoule interrompt la danse. Les groupes se forment autour des plats. Les boulettes sautent dans les mains. Les langues lèchent les grains restés collés entre les doigts. Les plats circulent d’un groupe à l’autre pendant que les parents du marié encouragent leurs hôtes à tout finir. Puis le thé se remet à couler et la maria de recirculer discrètement sous quelques djellabas. Impatients, les musiciens reprennent leurs bendirs... mais Amina n’est plus là ! Je l’ai vue sortir avec deux autres jeunes filles à l’arrivée des plats. Les deux filles sont revenues, pas elle... Les hommes exhortent alors d’autres femmes à la danse. Aucune ne répond. Pour les femmes mariées se serait chouma de se donner ainsi en spectacle en dehors du sacré de l’ahidous. Un homme appelle alors Fatima, l’encourage à danser. Son regard s’illumine, elle à le sourire qui dévaste, sourire d’un corps tout entier enfin dépouillé de sa pudeur quotidienne. Elle se lève et entraîne une amie dans le cercle des musiciens. Dansez pour ces hommes femmes, défilez dans l’espace, brûlez-les ; ils ont besoin de chaleur, ils sortent à peine de l’hiver.
Fatima et Amina sont des « putes » comme l’on dit ici. Amina est divorcée. Elle a choisi la liberté dans le divorce avec son premier mari qui lui manquait de respect et la rendait esclave de sa belle-famille. Peu de femmes dans ces montagnes osent cependant braver le droit coutumier et faire valoir le nouveau code de la famille qui permet à une femme de demander le divorce Alors ses parents l’ont reniée. Ainsi plus de honte pour eux, plus de pudeur pour elle. Mais qui demain se présentera pour demander sa main ? Fille seule, comme d’autres, veuves, femmes stériles ou considérées comme tel, elle n’a que ses charmes pour vivre. Ainsi rejetée, mise à l’index de la société, elle donne parfois son cul pour quelques sous les jours de souk et de fête. Les incantations des charlatans, qui ne seraient rien sans leurs herbes magiques, finiront par la débarrasser de la graine germée dans sa chair par le liquide d’un homme. Peut-être ces potions seront inefficaces si Allah veut la punir. Quel sera alors son devenir ? Celui de cet enfant bâtard rejeté de tous ? Pour Fatima c’est différent. Ses parents voulurent bien avaler leur déshonneur en acceptant son retour au foyer familial quand elle fût répudiée pour ne pas avoir donné d’enfant à l’homme qu’ils avaient choisi pour elle. Alors, éduquer les jeunes hommes avant le mariage serait plutôt faire preuve de générosité et de dévouement dans ce pays où la frustration sexuelle est élevée au rang de sport national. Amina est plus jeune que Fatima ; presque encore une adolescente, plus jolie aussi ; corps élancé, visage mince, longues jambes, yeux noirs en amande, seins durs dressés sous le caftan usagé, flottant sans aucun soutien à chaque ondulation des hanches, à chaque coup de rein limite provocateur. Le vertige se lit dans les yeux des adolescents et des hommes plus mûrs certainement lassés de leurs épouses déformées par les grossesses et les allaitements successifs, par des années de dur labeur et de soumission. Faites tourner les têtes femmes ! Donnez de l’illusion et du rêve à ces jeunes mâles écorchés vifs par des siècles de frustration. Moi je ne vous juge pas. Je vous admire même.
Vient une subite envie de fumer. Je voudrais sortir, prendre un peu l’air et quelques notes sur mon carnet, mais je crains que mon voisin me suive. Il est devenu trop gluant avec le mélange de maria et de hachich. Tant pis, il faut bien tenter. Je m’en débarrasserai dehors si besoin. Je réussis finalement à m’écarter discrètement, profitant de l’inattention du militaire invité par son voisin à une nouvelle rasade. Beaucoup de nuages ont quitté le ciel. Tous les oiseaux ne dorment pas. Sous une myriade d’étoiles comme exaltées après la pluie et par l’absence de lune, un seul veille : « Celui qui ne dort jamais la nuit » selon la légende. C’est notre rossignol. Le dos contre le mur de la maison voisine, ma frontale à sa place, réglage minimum mais suffisant, j’ajoute quelques lignes aux pages d’un carnet déjà noirci des notes du matin. Là-bas, le rythme frénétique des tambourins s’est apaisé doucement. Mon absence ne passera plus longtemps inaperçue. Je sais que Mohamed sortira à ma recherche dès qu’il aura remarqué ma disparition. Je dois revenir. ./...
Le surlendemain soir. De retour au gîte.
Reprendre et mettre en forme les notes griffonnées, les mots du vécu là où je les avais laissés et des souvenirs, qui resteront sans trace d’encre parce que manquent les mots justes. Sur le chemin j’avais trouvé Mohamed qui, comme je m’en doutais venait à ma recherche, mais nous ne retournions pas aux festivités. Il me dirigea vers la maison des parents du marié. Des femmes s’affairaient autour de la jeune fille ; la famille souhaitait des photos autour du jeune couple. Je ne me fis pas prier et pris une bonne trentaine de clichés. Parents, oncles, tantes, cousins ou amis proches, chacun voulait son souvenir auprès des mariés. Après la séance photo tout le monde retourna à la fête... sauf le jeune couple. Le lendemain matin je fus réveillé par les you-yous des femmes du clan. J’en compris le sens et me levai d’un bond car j’étais le seul à dormir encore. Dehors, groupés devant la maison des mariés, familles et invités ayant dormi sur place apprenaient que le mariage avait été dûment consommé. L’honneur des uns et des autres n’avait pas eu à en souffrir.
Sept heures du matin. Le temps est maussade. Il a plu une bonne partie de la nuit. La rivière est teintée café au lait par les déversements de la terre rouge à travers la multitude de ravins et sillons creusés dans les pentes et agrandis à chaque orage par manque de couvert végétal protecteur. Je rejoins Mohamed, Zimba, le petit Nordine et Rabha dans la maison familiale en contre bas du gîte.Le petit déjeuner est copieux : thé, café au lait épicé, pain huile d’olive, beurre, œufs brouillés. C’est que nous attendent au moins cinq heures de marche et Mohamed ne pars jamais le ventre vide !
Départ sous la pluie. Zimba et Nordine sur un mulet, Rabha sur un autre, Mohamed et moi à pied dans la gadoue… Je découvre les dégâts causés par les crues de la fin d’hiver. Par endroits la rivière a complètement mangé la piste. Les akka’s forment des barrages de rochers qui détournent le cours de la rivière. A environ une demi-heure de l’entrée des gorges, Mohamed me montre la nouvelle petite passerelle suspendue construite par son frère Ba Ou Ali et lui pour donner accès à leurs bêtes aux falaises rive gauche depuis la bergerie familiale, une grotte dans les vires d’altitude, rive droite à une heure trente de marche du gîte.
Le paysage est bouleversé. Nous n’effectuons pas moins de six traversées de rivière avec de l’eau jusqu’aux genoux avant d’entamer la rude montée vers le hameau. Le souk m’avait informé de la destruction de la piste en plusieurs endroits, mais j’étais très loin d’imaginer l’ampleur des dégâts. Même la grande passerelle a été emportée. Un énorme éboulis à trois cent mètres en amont a formé un barrage et fait monter le niveau de la rivière. Quand celui-ci a lâché, la force de l’eau venue brutaliser les rives a déstabilisé les deux structures en arche de pierres et rondins sur lesquelles reposaient les troncs de traversée. Quand les bâtis ont fini par céder les troncs de dix mètres de long qui traversaient la rivière à plus de trois mètres au-dessus du niveau normal ont été emportés et sont maintenant coincés à quelques dizaines de mètres en aval dans les rochers. Cette tillouguitte, comme celle d’Adènedoune à une dizaine de kilomètres en aval, permettait aux habitants des falaises depuis quatre générations un passage plus aisé qu’abrid n’afella, le chemin des hauteurs, entre leurs hameaux et bergeries, et la vallée.
Arrivés trempés, crottés et transis nous sommes accueillis chez la famille du fiancé, les Ayt Ouilkho. Je retrouve tout le petit monde avec qui j’avais fait connaissance lors de talloussi, la cérémonie de la tonte des moutons, à Amanezéranne, une place d’estive de ces Ayt Ouilkho dans les falaises qui dominent l’assif à trois cent mètres en contre bas.
La pièce où se trouvent déjà la famille et nombreux invités, n’est autre qu’une grande étable d’environ quinze mètres de long sur huit de large à l’architecture brute de pierres, bois et pisé avec sol en terre battue récemment nettoyé, nivelé et recouvert pour l’occasion de nattes et tapis, sauf sur deux mètres carrés à l’entrée ou s’amoncellent les chaussures boueuses des invités déjà présents. Trois énormes poutres de section carrée d’une bonne quarantaine de centimètres traversent d’un seul tenant toute la longueur de la pièce. Elles sont soutenues en leur milieu par autant de gros troncs d’arbres écorcés et patinés à leur base par le frottement des bêtes et à mi-hauteur par les centaines de caresses d’hommes et de femmes y glissant leurs mains au passage. Espacés de moins d’un mètre, une bonne trentaine de madriers bruts, de section inférieure mais d’une longueur atteignant quand même les quatre mètres, reposent perpendiculairement sur les trois énormes poutres maîtresses. C’est la structure porteuse de l’ensemble. L’ossature du plafond est faite d’une double épaisseur d’éclats de genévrier d’environ un mètre cinquante posés serrés sur les madriers transversaux. Par-dessus encore, une épaisse couche de branchages plus fins retient les vingt centimètres d’épaisseur d’argile blanche, la plus efficace en absorption paraît-il, qui participe à l’étanchéité du lieu. Deux fourneaux bricolés dans des bidons en tôle de deux cent litres chauffent agréablement l’atmosphère. Contre le mur en pisé, on a improvisé pour l’occasion deux fours à pain dans des demi-tonneaux posés à même le sol. Deux femmes s’y affairent et l’odeur des pains chauds active déjà les papilles.
On nous libère des places sur les nattes et tapis au plus près du fourneau et commence la ronde des verres à thé. Je sais qu’elle durera longtemps, très longtemps, tout le temps des festivités. Devrais-je faire une analyse de diabète en rentrant à Belfort ? A proximité, trois autres femmes s’activent aussi autour de deux foyers à même le sol où cuisent dans de gros chaudrons le siksou et le berkoks qui nourriront les invités de cette première soirée ; généralement la famille et les amis les plus proches. Bien sûr l’inévitable kanoun, brasero en terre cuite, accueille une grande théière sur laquelle veille le préposé au breuvage, un honneur qui ne saurait se refuser. A coté, deux gamines lavent des verres dans un énorme plateau en cuivre avant de les disposer sur deux rangs bien en cercle sur un autre plateau au milieu duquel trône déjà une autre théière prête à servir. Avec les premiers pains chauds arrivent aussi le beurre et l’huile d’olive. Les galettes de farines mélangées d’orge et de blé dur trempées dans l’huile d’olive sont un délice. La maîtresse de maison semble fière d’annoncer le millésime 2008 de oudi, le beurre rance et épicé, contenu dans une grande jarre qu’elle présente aux invités. Une année de vieillissement dans des jarres en terre cuite en prévision d’un grand évènement. Peut-être depuis que l’arrangement entre les deux familles fût scellé par le sacrifice d’un bouc dans la maison du futur mari. Elle y plonge une longue spatule en bois et en sort de quoi remplir une petite gamelle qu’elle pose sur les braises un instant, puis elle partage la pâte fondue dans trois bols et invite ses hôtes à y tremper généreusement le pain. Il y en a suffisamment pour tout le monde et pour les trois jours que durera la cérémonie. J’y vais chichement dans la mixture épicée malgré les encouragements de mes voisins ; pourtant j’aime ça. Quatre mots de Tamazight enrichis de quelques gestes et mimiques font comprendre à l’assistance hilare que mon organisme n’a pas, en la matière, le même seuil de résistance que le leur. Deux précédentes et malheureuses expériences me l’ont clairement fait entendre!
Le berkoks sera servi après la sieste reposante des invités voyageurs. Car nous ne sommes pas les seuls « étrangers » à la famille conviés pour l’occasion : deux couples et leur marmaille ont fait le déplacement depuis Adènedoune. D’autres viennent de Timquit, tout près à vol d’oiseau mais dont ils auront bravé tout comme nous sous la pluie, une longue et pénible descente jusqu’au fond des gorges avant de remonter jusqu’ici le même dénivelé dans les pentes et falaises opposées. Trois heures de marche sur des chemins inconfortables, boueux glissants, et délités au passage des akka’s. On rêverait d’une grande tyrolienne tendue d’une rive à l’autre entre des deux hameaux. D’autres invités encore sont arrivés des bergeries éparses dans les pentes rocailleuses du Djebel Kroûn.
Après le, les thés digestifs, Mohamed me pousse à suivre quelques femmes dans la pièce d’accueil de la maison familiale. Nous patientons sous le regard curieux des femmes et des enfants déjà présents, jusqu’aux youyous et chants qui annoncent une l’arrivée du fiancé et de sa mère.
C’est la cérémonie du henné et des brins de laine. La mère lave les pieds et les mains de son fils avec du henné fortement dilué. Une autre femme prépare des brins de laine qui ont trempé dans une pâte de henné concentré. Ils seront noués par la mère autour des doigts et des orteils du fiancé resté couvert sous le capuchon de sa djellaba depuis son arrivée. Il devra les garder plusieurs jours jusqu’à ce qu’ils se déchirent ou tombent d’eux-mêmes. Je ne connais pas la signification du geste et il n’y a personne qui parle français pour m’éclairer. - Imchi répond Mohamed à qui je demande: «Pourquoi la laine ?». Il en est ainsi depuis la nuit des temps. Voilà qui ne suffit pas à satisfaire ma curiosité, mais je n’en saurai pas plus. La cérémonie se termine par une distribution de dattes à tous les présents, à la suite de quoi tout le monde se rassemble dans la grande pièce de réception, cette fois-ci pour le thé apéritif avant la gamelle du soir. Il n’est que 17 heures et je sais que le repas ne sera pas servi avant longtemps. Il va me falloir user de diplomatie pour décliner au moins un thé sur deux. Mais non, après un seul verre j’échappe à l’overdose sans comprendre dans un premier temps la petite agitation qui s’empare de l’assemblée. Mon ange gardien me fait comprendre que nous partons cette fois-ci chez la fiancée. Une petite troupe d’une vingtaine de personnes s’est rassemblée devant la maison, quelques femmes portent des balluchons, deux mulets sont chargés de sacs et colis divers, un veau est attaché à un arbre par une corde enroulée autour des cornes et un troisième mulet se voit affublé de deux petites chèvres dans les poches du chouari : la dot !
Un homme fait le tour du rassemblement. Il tient un roseau de trois mètres environ fendu en deux à une extrémité. J’ai déjà assisté à ce spectacle une fois aux Ayt Khoya pour le mariage de la sœur d’Ali. C’est le gardien et protecteur de la future épouse sur le trajet, quand elle viendra rejoindre demain sa belle-famille et son futur époux. Dans la fente du roseau quelques billets de vingt, cinquante et même cent dirhams ont déjà été glissés. Le personnage joue bien son rôle, vocifère, invective l’assemblée. Le montant récolté n’est pas encore digne d’être remis à la famille de la fiancée. C’est chouma pour nous tous ! Badins et rigolards, quelques hommes lui répondent certainement que l’on ne se rend pas chez la fille du notable local. Finalement et de bon gré plusieurs billets supplémentaires dont le mien iront compléter la garniture du roseau. Satisfait cette fois-ci, le cerbère donne le signal du départ, les chants et les youyous stridents résonnant une fois de plus tout le long du parcours jusque chez la fiancée. Nous y sommes accueillis devant la maison par les parents et la famille proche. Tout le monde est invité à se rendre dans la grande pièce à vivre parée pour la circonstance des plus beaux tapis et coussins de la maisonnée. Le thé commence très vite à couler à flots, rapidement suivi de la ronde des brochettes d’abats de mouton. Après un laïus de l’émissaire du garçon et la remise des billets aux parents, les femmes déballent et exposent les cadeaux pour la fiancée : des petits sacs de henné, des cierges contre le mauvais œil, trois gandouras aux couleurs vives, un foulard aux couleurs de la tribu pour les jours de fête, d’autres pour le quotidien, deux paires de draps, une couverture, un ballot de laine déjà cardée prête au filage, deux écheveaux de laine rouge, des pains de sucre, trois bidons de cinq litres d’huile d’olive, un sac de farine, un seau de lait, une jarre de beurre rance, du miel, une faucille et … deux soutien-gorge ! Tout cela accueilli à chaque déballage par d’interminables remerciements de la famille.
La fiancée n’est pas là. Elle ne sera présentée au garçon que demain au domicile de celui-ci lors de la soirée de mariage. Tard dans la nuit, visiblement satisfaite de l’accueil, notre délégation repart la bouche pâteuse de graisse et de sucre et le ventre chargé de brochettes d’abats, de beurre fondu, de plats de semoule et ragoût de mouton.
Le lendemain, on remet ça dès le milieu de l’après midi avec l’arrivée de la fiancée, sa famille et ses invités. «Mariage pluvieux, mariage heureux» dit-on chez nous. Si c’est vrai, ces deux là ne risquent rien ! Le plafond est bas sur Askemod et il tombe à nouveau des cordes. Il faudra attendre une accalmie pour la traditionnelle ronde de la fiancée. Montée sur un mulet et tenant un agneau dans ses bras elle fera trois fois le tour de la tente de réception accompagnée du cerbère, recevant des dates pour une future vie douce et sucrée, et des œufs et du lait pour une prompte fécondation. La fille est ensuite dévoilée sous la tente dans l’intimité des femmes et filles des deux familles et présentée au garçon qui célébrera l’évènement en l’invitant à l’ahidous traditionnel.
Puis l’ambiance devient plus festive. Des heures durant, les battements de mains, les chants, les youyous, les bendirs retentissent, s’enchaînent sans lassitude, galvanisent musiciens et danseuses, colonisent la nuit et la déclarent infinie dans les robes qui se frôlent et les corps qui balancent. Amina sublime, aérienne, illumine la nuit de ses déhanchements, virevolte, tourbillonne. D’autres derrières qui swinguent. Fesses fantasmées, univers ronds et fermes sous les caftans dans l’imaginaire des hommes troublés. La douleur du désir se lit dans certains regards. La maria cul sec dans les verres à thé, l’alcool comme accélérateur. Une grande tresse noire se libère sous le foulard. Un taadlount s’emballe pour la femme rebelle, libre puisque divorcée. Vibre aussi la peau tendue des autres percussions comme doit palpiter la poitrine du jeune homme invité à la danse. Résonnent alors plus fort les chants des femmes, y répondent ceux des hommes étonnés à mon arrivée qu’un roumi, à leurs yeux gâté par la vie, se complaise à leur coté. Mais comment devant ce spectacle pourrait-il en être autrement ? - Qu’est ce que tu fais par ici ? demande le militaire en permission. - Je me laisse éblouir - Tu veux boire ? - Non merci je ne mélange pas. Un petit sibsi me suffit. Se doute-t-il que c’est avec lui que je ne veux pas mélanger ? Je n’ai pas envie de me perdre dans une discussion ennuyeuse, avec un mec aviné et pété. J’ai déjà donné dans ces montagnes avec des fonctionnaires à la discussion parfois empestée de relents xénophobes envers leurs compatriotes berbères qu’ils doivent fréquenter par obligation.
Une accalmie. Le père du jeune marié prend la parole, remercie les invités pour leur présence et leur souhaite la baraka. Peut-être aussi les invite-t-ils à profiter pleinement et longuement de cette nuit de fête. Il demande aux joueurs de bendir de lancer un autre ahidous pour les mariés. Un rond se forme de part et d’autre des jeunes époux. Parents et beaux parents ainsi que des femmes plus âgées participent cette fois-ci. Les chants reprennent, moins frénétiques, dans une solennité presque grave, loin de la frivolité et l’enthousiasme du premier ahidous quand la mariée est sortie dévoilée de la tente. L’arrivée de la semoule interrompt la danse. Les groupes se forment autour des plats. Les boulettes sautent dans les mains. Les langues lèchent les grains restés collés entre les doigts. Les plats circulent d’un groupe à l’autre pendant que les parents du marié encouragent leurs hôtes à tout finir. Puis le thé se remet à couler et la maria de recirculer discrètement sous quelques djellabas. Impatients, les musiciens reprennent leurs bendirs... mais Amina n’est plus là ! Je l’ai vue sortir avec deux autres jeunes filles à l’arrivée des plats. Les deux filles sont revenues, pas elle... Les hommes exhortent alors d’autres femmes à la danse. Aucune ne répond. Pour les femmes mariées se serait chouma de se donner ainsi en spectacle en dehors du sacré de l’ahidous. Un homme appelle alors Fatima, l’encourage à danser. Son regard s’illumine, elle à le sourire qui dévaste, sourire d’un corps tout entier enfin dépouillé de sa pudeur quotidienne. Elle se lève et entraîne une amie dans le cercle des musiciens. Dansez pour ces hommes femmes, défilez dans l’espace, brûlez-les ; ils ont besoin de chaleur, ils sortent à peine de l’hiver.
Fatima et Amina sont des « putes » comme l’on dit ici. Amina est divorcée. Elle a choisi la liberté dans le divorce avec son premier mari qui lui manquait de respect et la rendait esclave de sa belle-famille. Peu de femmes dans ces montagnes osent cependant braver le droit coutumier et faire valoir le nouveau code de la famille qui permet à une femme de demander le divorce Alors ses parents l’ont reniée. Ainsi plus de honte pour eux, plus de pudeur pour elle. Mais qui demain se présentera pour demander sa main ? Fille seule, comme d’autres, veuves, femmes stériles ou considérées comme tel, elle n’a que ses charmes pour vivre. Ainsi rejetée, mise à l’index de la société, elle donne parfois son cul pour quelques sous les jours de souk et de fête. Les incantations des charlatans, qui ne seraient rien sans leurs herbes magiques, finiront par la débarrasser de la graine germée dans sa chair par le liquide d’un homme. Peut-être ces potions seront inefficaces si Allah veut la punir. Quel sera alors son devenir ? Celui de cet enfant bâtard rejeté de tous ? Pour Fatima c’est différent. Ses parents voulurent bien avaler leur déshonneur en acceptant son retour au foyer familial quand elle fût répudiée pour ne pas avoir donné d’enfant à l’homme qu’ils avaient choisi pour elle. Alors, éduquer les jeunes hommes avant le mariage serait plutôt faire preuve de générosité et de dévouement dans ce pays où la frustration sexuelle est élevée au rang de sport national. Amina est plus jeune que Fatima ; presque encore une adolescente, plus jolie aussi ; corps élancé, visage mince, longues jambes, yeux noirs en amande, seins durs dressés sous le caftan usagé, flottant sans aucun soutien à chaque ondulation des hanches, à chaque coup de rein limite provocateur. Le vertige se lit dans les yeux des adolescents et des hommes plus mûrs certainement lassés de leurs épouses déformées par les grossesses et les allaitements successifs, par des années de dur labeur et de soumission. Faites tourner les têtes femmes ! Donnez de l’illusion et du rêve à ces jeunes mâles écorchés vifs par des siècles de frustration. Moi je ne vous juge pas. Je vous admire même.
Vient une subite envie de fumer. Je voudrais sortir, prendre un peu l’air et quelques notes sur mon carnet, mais je crains que mon voisin me suive. Il est devenu trop gluant avec le mélange de maria et de hachich. Tant pis, il faut bien tenter. Je m’en débarrasserai dehors si besoin. Je réussis finalement à m’écarter discrètement, profitant de l’inattention du militaire invité par son voisin à une nouvelle rasade. Beaucoup de nuages ont quitté le ciel. Tous les oiseaux ne dorment pas. Sous une myriade d’étoiles comme exaltées après la pluie et par l’absence de lune, un seul veille : « Celui qui ne dort jamais la nuit » selon la légende. C’est notre rossignol. Le dos contre le mur de la maison voisine, ma frontale à sa place, réglage minimum mais suffisant, j’ajoute quelques lignes aux pages d’un carnet déjà noirci des notes du matin. Là-bas, le rythme frénétique des tambourins s’est apaisé doucement. Mon absence ne passera plus longtemps inaperçue. Je sais que Mohamed sortira à ma recherche dès qu’il aura remarqué ma disparition. Je dois revenir. ./...
Le surlendemain soir. De retour au gîte.
Reprendre et mettre en forme les notes griffonnées, les mots du vécu là où je les avais laissés et des souvenirs, qui resteront sans trace d’encre parce que manquent les mots justes. Sur le chemin j’avais trouvé Mohamed qui, comme je m’en doutais venait à ma recherche, mais nous ne retournions pas aux festivités. Il me dirigea vers la maison des parents du marié. Des femmes s’affairaient autour de la jeune fille ; la famille souhaitait des photos autour du jeune couple. Je ne me fis pas prier et pris une bonne trentaine de clichés. Parents, oncles, tantes, cousins ou amis proches, chacun voulait son souvenir auprès des mariés. Après la séance photo tout le monde retourna à la fête... sauf le jeune couple. Le lendemain matin je fus réveillé par les you-yous des femmes du clan. J’en compris le sens et me levai d’un bond car j’étais le seul à dormir encore. Dehors, groupés devant la maison des mariés, familles et invités ayant dormi sur place apprenaient que le mariage avait été dûment consommé. L’honneur des uns et des autres n’avait pas eu à en souffrir.
Népal, Une journée à Bandipur English translation pending
Ce magnifique petit village perché dans la montagne se situe à environ 80 kms de Pokhara.
C'est un endroit qui aujourd'hui encore, est épargné par le tourisme de masse. Les maisons basses ont gardé leur style d'origine et ont été restaurées avec goût. On y trouve de nombreux petits hôtels et même le " Old INN " qui offre une superbe décoration intérieure et de très agréables chambres le tout pour (quand même) 55 dollars Us. Mais c'est le must du village.
Ici, les prix, sans être totalement excessifs, sont plus élevés qu'à Pokkhara.
Les voitures n'ont pas accès au centre du village et toutes les rues ont été rendues piétonnières ce qui donne une atmosphère extrêmement paisible à ce petit coin dans la montagne.
A n'en pas douter ce petit village est promis à un très bel avenir touristique. Et les habitants l'ont déjà parfaitement compris...
C'est presque dommage.
Cela peut être un endroit où se reposer quelques jours dans une ambiance des plus sereines. Quelques treks sympas et peu difficiles sont également possibles. C'est, à mon sens, un endroit incontournable..! On peut y faire une halte en venant de Kathmandu en descendant à la grosse bourgade de " Domré ". Les 8 kms de route de montagne qui vous séparent de "Bandipur" peuvent se faire en taxi ou en jeep collective. Ça grimpe dur..!🤪 Il est également possible de s'y rendre aisément en bus depuis Pokhara ou, mieux encore, par moto , ce qui laisse une plus grande liberté d'action. C'est personnellement la solution que j'ai choisie. Dans tous les cas, il faut compter la journée.
Dans tous les cas, ce serait une grave erreur de ne pas faire une halte à Bandipur...🙂
Cela peut être un endroit où se reposer quelques jours dans une ambiance des plus sereines. Quelques treks sympas et peu difficiles sont également possibles. C'est, à mon sens, un endroit incontournable..! On peut y faire une halte en venant de Kathmandu en descendant à la grosse bourgade de " Domré ". Les 8 kms de route de montagne qui vous séparent de "Bandipur" peuvent se faire en taxi ou en jeep collective. Ça grimpe dur..!🤪 Il est également possible de s'y rendre aisément en bus depuis Pokhara ou, mieux encore, par moto , ce qui laisse une plus grande liberté d'action. C'est personnellement la solution que j'ai choisie. Dans tous les cas, il faut compter la journée.
Dans tous les cas, ce serait une grave erreur de ne pas faire une halte à Bandipur...🙂
Film documentaire: "Le cauchemar de Darwin" sur Arte le 22 avril English translation pending
Dans les années 60, la perche du Nil a été introduite dans le lac Victoria a titre expérimental ... Quelques années plus tard ce poisson vorace a mangé toutes les autres espèces et devient l'unique espèce vivante du lac ( avec les crocodiles )
Ce désastre écologique se révèle excellent pour le business, en effet l'europe est friande de ce poisson ... Mais qui en profite ? Pas les Tanzaniens qui eut meurent de faim tout autour du lac. Le poisson destiné à l'exportation est trop cher pour eux, quel paradoxe ! Quand on parle de programme alimentaire alors que des avions européen chargés d'armes repartent le ventre plein de perche du Nil ...
La phrase d'un pilote Russe est édifiante : "Vers noel j'ai apporté des armes pour l'Angola et je suis repartis avec du raisin. Les enfants Russes auront eu du raisin pour noel, les petits Angolais des armes ..."
Un documentaire indispensable mais dificilement soutenable ...
Le cauchemar de Darwin English translation pending
Poignant...
Révoltant...
Les arrêtes de la perche du Nil restent en travers de la gorge!!!...
Révoltant...
Les arrêtes de la perche du Nil restent en travers de la gorge!!!...
Temple de Preah Vihear, Cambodge English translation pending
Preah Vihear est un temple extraordainare car il est perché sur une falaise faisant face à la Thailande (c'est le seul qui soit ainsi). Invisitable jusqu'à dernièrement car c'était le dernier bastion des Khmers Rouges, donc infesté de mines (+ les bagarres entre le Cambodge et la Thailande, chacun réclamant que le Temple est chez lui -en fait, très mauvaise foi des Thais, la frontière passant en bas de la falaise!!!). Bon, c'est maintenant grand ouvert. Du coté Thailande, les Thais ne trainant pas en route quand il y a du gros fric à faire, route toute neuve, immense parking à bus, et la grande foule en week end. Du coté Cambodge, pas facile à cause de l'état des routes. Voici une lettre de lecteur publiée dans le Bangkok Post d'hier (suite à une salade -Angkor!- entre un crétin de Thai écrivant que l'Histoire prouve que Preah Vihear est en Thailande et, tenez-vous bien, que l'autre preuve est que le Temple n'était accessible que du coté Thai; l'Ambassadeur du Cambodge ne l'a pas raté dans sa réponse, expliquant qu'à l'époque de la construction, la moitié du Siam faisait partie de l'Empire Khmer!!!!!! Il est gentil, en fait, il n'y avait meme pas de Siam, juste des roitelets!)
Preah Vihear PEUT etre visité du coté cambodgien. Bus de Siem reap à Anlong Veng. A Along Veng, j'ai du louer un moto-taxi car il n'y a pas de transports publics pour le temple. 105 km de route en terre, ce qui m'a pris 3h et demie. Nous sommes arrivés au village de Sa Em, en bas de la falaise. De là, il faut un passe au poste de controle, acheter un billet d'entrée, et prendre un autre moto-taxi qui est entrainé à grimper la montagne, la route étant couverte de petits cailloux et montant en certains endroits à 35 degrés. Attention, la route (Siem reap-Anlong Veng) n'est accessible que de décembre à mai; à la saison des pluies, la pluparts des routes de cette région sont impassables. Une route neuve est en construction, qui amènera des touristes dans cette région si pauvre. En ce qui me concerne, ce voyage valait absolument les désagrèments du transport.
Voilà! Traduction de votre serviteur. Je suis sur que mon ami Roger Barthas va nous commenter ça aux petits oignons. Merci Roger!
Preah Vihear PEUT etre visité du coté cambodgien. Bus de Siem reap à Anlong Veng. A Along Veng, j'ai du louer un moto-taxi car il n'y a pas de transports publics pour le temple. 105 km de route en terre, ce qui m'a pris 3h et demie. Nous sommes arrivés au village de Sa Em, en bas de la falaise. De là, il faut un passe au poste de controle, acheter un billet d'entrée, et prendre un autre moto-taxi qui est entrainé à grimper la montagne, la route étant couverte de petits cailloux et montant en certains endroits à 35 degrés. Attention, la route (Siem reap-Anlong Veng) n'est accessible que de décembre à mai; à la saison des pluies, la pluparts des routes de cette région sont impassables. Une route neuve est en construction, qui amènera des touristes dans cette région si pauvre. En ce qui me concerne, ce voyage valait absolument les désagrèments du transport.
Voilà! Traduction de votre serviteur. Je suis sur que mon ami Roger Barthas va nous commenter ça aux petits oignons. Merci Roger!
GoPro acceptée en bagage cabine avec Volotea, easyJet ou Ryanair? English translation pending
je vais voyager en Ecosse , je souhaite savoir si la GOPRO (avec ses batteries) et une perche de 50 cm est accepter en bagage cabine avec la compagnie VOLOTEA , EASYJET, RYANAIR ??
Merci !!!
Merci !!!
Le thé ou l'électricité (film) English translation pending
Le thé ou l’électricité
C’est un conte moderne qui se passe dans le Haut Atlas, dans un village perché à 2600 m d’altitude, IFRI, que l’on dirait « ravitaillé par les corbeaux »…
Pas de route, pas d’eau, pas d’électricité, le bois de la forêt pour essayer de récupérer un peu de chaleur quand l’hiver s’installe pour longtemps.
Bien sûr, tous les hommes du village, les femmes aussi, rêveraient de la « télévision »…mais, concrets et réalistes, la route est vraiment pour eux le chantier prioritaire…
Or, l’administration locale, têtue, a préféré « l’électricité » avant la route…alors, les villageois vont décider de tailler leur route, I km en trois mois, puis trois kilomètres…ils savent que les « électriciens » profiteront de la route pour leur installation, ils savent qu’ils ne seront pas payés, mais ils choisissent l’équipement qui leur permettra de soigner leurs malades et d’avoir accès aux produits de première nécessité…
Surtout que l’électricité, ils n’en ont rien à faire, ils devront s’endetter pour ouvrir leurs compteurs, vendre leur unique vache et acheter des cartes pré-payées pour allumer leurs étables…
Il n’empêche…quand le premier poste de télévision va être installé dans la cour de la ferme, que les premiers dessins animés, les premières pubs de couche-culotte, vont apparaître dans « l’ étrange lucarne »…l’émerveillement que l’on lit dans les yeux des enfants, des femmes, mais aussi des vieux, fait oublier le combat d’arrière-garde qu’ont mené les adultes…
La civilisation a gagné…le réalisateur laisse au spectateur le soin d’en juger...
C’est un conte moderne qui se passe dans le Haut Atlas, dans un village perché à 2600 m d’altitude, IFRI, que l’on dirait « ravitaillé par les corbeaux »…
Pas de route, pas d’eau, pas d’électricité, le bois de la forêt pour essayer de récupérer un peu de chaleur quand l’hiver s’installe pour longtemps.
Bien sûr, tous les hommes du village, les femmes aussi, rêveraient de la « télévision »…mais, concrets et réalistes, la route est vraiment pour eux le chantier prioritaire…
Or, l’administration locale, têtue, a préféré « l’électricité » avant la route…alors, les villageois vont décider de tailler leur route, I km en trois mois, puis trois kilomètres…ils savent que les « électriciens » profiteront de la route pour leur installation, ils savent qu’ils ne seront pas payés, mais ils choisissent l’équipement qui leur permettra de soigner leurs malades et d’avoir accès aux produits de première nécessité…
Surtout que l’électricité, ils n’en ont rien à faire, ils devront s’endetter pour ouvrir leurs compteurs, vendre leur unique vache et acheter des cartes pré-payées pour allumer leurs étables…
Il n’empêche…quand le premier poste de télévision va être installé dans la cour de la ferme, que les premiers dessins animés, les premières pubs de couche-culotte, vont apparaître dans « l’ étrange lucarne »…l’émerveillement que l’on lit dans les yeux des enfants, des femmes, mais aussi des vieux, fait oublier le combat d’arrière-garde qu’ont mené les adultes…
La civilisation a gagné…le réalisateur laisse au spectateur le soin d’en juger...
Prise de son en Inde: est-ce autorisé? English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars en Inde fin février pour une période d'un mois. Je voudrais partir sac au dos et perche à la main pour faire de la prise de son. Seulement je me demandais s'il est autorisé de débarquer dans le pays avec micro, perche et enregistreur. Ne risquerais-je pas de me faire confisquer mon matériel à l'aéroport ? Si vous avez des témoignages, une expérience, je suis preneur de vos conseils. Grand merci d'avance
BRuno
Je pars en Inde fin février pour une période d'un mois. Je voudrais partir sac au dos et perche à la main pour faire de la prise de son. Seulement je me demandais s'il est autorisé de débarquer dans le pays avec micro, perche et enregistreur. Ne risquerais-je pas de me faire confisquer mon matériel à l'aéroport ? Si vous avez des témoignages, une expérience, je suis preneur de vos conseils. Grand merci d'avance
BRuno
Hôtel de charme à Phuket pour la première quinzaine de février 2011? English translation pending
Bonjour tout le monde,
Je pars à Phuket la première quinzaine de février 2011 et je cherche un hôtel de charme, perché sur une colline, dans la verdure et loin des buildings de bord de mer, n'importe quel endroit sauf Patong Beach ou alors loin des animations nocturnes, sachant que nous serons avec nos parents de 75 ans, et bien sûr à des tarifs non prohibitifs ....ça existe ???
Eventuellement une location d'appartement ou de maison pour 5 personnes ferait aussi bien l'affaire.
Merci par avance pour votre aide (j'ai écumé tous les sites d'hôtels sur Internet) mais je compte sur vos bons conseils pour trouver la perle rare ...
Cordialement.
GoPro Mount for Filming My Norway Trip
Hi there,
I want to film my bike trip from Lille all the way to Norway.
Any tips on how to mount my GoPro, other than on my helmet or a selfie stick?
I was thinking about the handlebars, but my bag might block the view.
I’m open to all ideas—thanks a bunch and have a great evening!
Un peu d'images du côté de Toulon English translation pending
En déplacement professionnel sur la proche Provence, je profites pour faire quelques images du côté de Toulon.
Au retour, un arrêt pour visiter le village perché du Castellet. Et le bruit permanent des voitures ou motos de course sur le circuit voisin. Une horreur avec le Mistral...
Et ensuite restaurant sur Signes. Et là nous sommes collés contre le circuit....Enfin, quand on aime...Ceci dit, sans les bouchons d'oreilles...


















Au retour, un arrêt pour visiter le village perché du Castellet. Et le bruit permanent des voitures ou motos de course sur le circuit voisin. Une horreur avec le Mistral...
Et ensuite restaurant sur Signes. Et là nous sommes collés contre le circuit....Enfin, quand on aime...Ceci dit, sans les bouchons d'oreilles...


















Comment se filmer en voyageant en stop English translation pending
Bonjour à tous, je souhaiterai faire le tour d'europe sans argent et filmer mon périple pour le mettre sur youtube.
Mais j'aimerai pouvoir me filmer de façon à voir le conducteur quand je suis côte passager en voiture en ayant mes mains libres. Donc quel matériel prendre ? Go pro ? Pour faire tenir ma perche avec une sorte ceinture ? Faut il un micro en particulier pour avoir une audio d'un minimum de qualité ?
Merci d'avance pour votre attention.
Sortir de l'aéroport Charles-de-Gaulle (T3 Roissy) à vélo English translation pending
Bonjour,
Je voudrais savoir comment je peux sortir facilement de l'aéroport Charles de Gaulle à vélo (cyclotourisme - 4 sacs sur mon vélo). J'aimerais me procurer une carte qui me permettrait d'avoir un "back up" pour mon Garmin. En faisant ma route vers Romilly du Perche (sud de Paris) je réalise que je ne vois pas le nom des rue sur la carte que j'ai - IGN Centre R08 en ce qui a trait à la sortie de l'aéroport.
Merci beaucoup.
Je voudrais savoir comment je peux sortir facilement de l'aéroport Charles de Gaulle à vélo (cyclotourisme - 4 sacs sur mon vélo). J'aimerais me procurer une carte qui me permettrait d'avoir un "back up" pour mon Garmin. En faisant ma route vers Romilly du Perche (sud de Paris) je réalise que je ne vois pas le nom des rue sur la carte que j'ai - IGN Centre R08 en ce qui a trait à la sortie de l'aéroport.
Merci beaucoup.
Transport de Lampang au temple Wat Phra That English translation pending
Bonjour
de passage à Lampang, j'aimerais me rendre au Wat Phra That situé à environ 15 km, savez vous s'il existe des bus pour ce déplacement?
merci
Christian
Vidéo voyage randonnée en famille au Sri Lanka English translation pending
Bonjour à tous,
je vous propose ma vidéo de notre séjour au Sri Lanka en février dernier. Ce n'est pas du montage professionnel bien entendu 😉
Pour info les rush ont été réalisés en 4K à partir d'un smartphone LG G4 + perche stabilisateur et d'une GoPro Hero 6.
https://youtu.be/s8SAaJgOAF8
Pour ceux que ça intéresse, j'ai également le carnet ici : https://voyageforum.com/discussion/assaut-sri-lanka-2-semaines-formidables-en-famille-d8704084/
je vous propose ma vidéo de notre séjour au Sri Lanka en février dernier. Ce n'est pas du montage professionnel bien entendu 😉
Pour info les rush ont été réalisés en 4K à partir d'un smartphone LG G4 + perche stabilisateur et d'une GoPro Hero 6.
https://youtu.be/s8SAaJgOAF8
Pour ceux que ça intéresse, j'ai également le carnet ici : https://voyageforum.com/discussion/assaut-sri-lanka-2-semaines-formidables-en-famille-d8704084/
Manger dans un soda au Costa Rica English translation pending
il se peut que nous ayions a manger a quelques reprises dans un soda ou autre resto cuisine rapide lors de nos excursions. quel somme en colon devons nous prévoir pour un repas pour deux.
Article Reuters: lutte contre les inondations à Bangkok English translation pending
Bangkok. La protection contre les inondations avance lentement.
Rung, 63 ans, a mené une bataille contre les déchets et les eaux usées qui assiègent sa vieille maison dans un bidonville perché sur pilotis sur les rives du canal de Lat Phrao dans le quartier de Sai Mai à Bangkok.
"Vous pouviez voir et sentir le flux quotidien des déchets", se rappelle la couturière. «Ça allait jusqu'à l'arrière de ma maison, et moi je voulais une vie meilleure pour mon fils et ma fille."
Le jour de Noël l'année dernière, Mme Rung a emménagé dans une toute nouvelle maison peinte en bleu à quelques mètres de son ancien domicile, dans la communauté Chao Phor Somboon à Sai Mai, dans le cadre d'une campagne visant à nettoyer les voies d'eau de leurs squatters, phénomène qui contribua aux inondations catastrophiques de 2011.
La réinstallation de Mme Rung, qui ne paie actuellement que 65 baht par mois pour les 200 000 baht de sa nouvelle maison de deux pièces, est l'une des réussites d'un projet lancé le long du canal Lat Phrao il y a près de deux ans, et achevé au tiers seulement.
Car les autorités ont eu du mal à persuader la plupart des résidents de déménager, et il est peu probable que la date limite du projet, juin 2019, soit respectée, selon un haut fonctionnaire.
Or, préviennent les experts, les retards dans la réhabilitation du canal, la lenteur ou l'abandon d'une série d'autres programmes de prévention des inondations annoncés après 2011 pourraient entraîner une catastrophe plus importante dans les décennies à venir, à moins que des mesures urgentes ne soient prises.
En plus de causer des dommages évalués à 46 milliards de dollars, les inondations d'il y a six ans ont touché plus de 3 millions de résidents de Bangkok, principalement des pauvres, dans 36 des 50 districts qui composent la capitale.
Les principales causes des inondations ont été les affaissements, les mauvaises infrastructures, la faiblesse de la coordination gouvernementale et le blocage des cours d'eau vitaux par les détritus et les constructions non réglementées.
La plupart de ceux qui ont emménagé dans de nouvelles maisons dans la communauté Chao Phor Somboon sont heureux de l'avoir fait.
Le vaste réseau de canaux et de drainage qui permettait autrefois de gérer l'écoulement de l'eau dans la rivière Chao Phraya a été largement comblé pour accueillir le trafic qui encombre les rues de la capitale.
Et tandis que les efforts visant à mieux équiper la ville pour gérer les inondations ont eu du mal à suivre le rythme d'une population en plein essor, la menace du changement climatique a empiré, selon les experts.
"Les endroits humides deviendront plus humides, et les endroits secs deviendront plus secs", a déclaré Abhas Jha, un responsable du développement urbain et des risques de catastrophe à la Banque mondiale. "Ce que nous appelions l'événement du siècle survient maintenant plus souvent."
EN CREUSANT
Bangkok est une ville qui coule lentement. Construite sur une plaine marécageuse, la ville a un problème d'affaissement de terrain aggravé par un pompage excessif des eaux souterraines.
Le taraudage des puits souterrains était traditionnellement un moyen pour les gens d'accéder à l'eau libre, et à un moment donné, la ville s'abaissait à un rythme de 10 centimètres par an.
À la fin des années 1970, le gouvernement central a introduit et appliqué une nouvelle loi pour aider à interdire l'extraction des eaux souterraines.
La ville s'affaisse maintenant à un taux plus faible de 2-3 cm par an – grâce à cette mesure positive qui pourrait être reproduite dans d'autres villes, selon les chercheurs. Mais elle fait toujours face à la menace d'inondations.
Aujourd'hui, Bangkok ne reçoit que 3 à 5 milliards de bahts par an du gouvernement central pour investir dans de nouveaux projets de gestion de l'eau, ont indiqué des responsables.
Alors que la saison de la mousson devient de plus en plus imprévisible, le centre de contrôle des inondations de l'administration métropolitaine de Bangkok a mis en place un système de surveillance des inondations à travers la ville et un système d'alerte intégrant les médias sociaux.
Mais la ville a besoin d'étendre les alertes précoces pour s'assurer qu'elles n'ignorent pas les zones pauvres et rurales, ont indiqué des experts urbains.
"Les problèmes sont plus compliqués aujourd'hui", a déclaré Nambi Appadurai, responsable de la stratégie pour la résilience climatique au World Resources Institute, faisant référence à la nouvelle construction et à la croissance démographique de Bangkok. "Je ne serais pas surpris de voir des inondations (comme en 2011) se produire à nouveau, car très peu d'enseignements en ont été tirés."PLAN DIRECTEUR
Dans le but d'éviter une répétition des inondations de 2011 et d'améliorer la vie des habitants, Bangkok a rejoint en 2013 100 Resilient Cities, un réseau soutenu par la Fondation Rockefeller pour aider les villes à faire face aux chocs et stress actuels.
Supachai Tantikom, responsable de la résilience à Bangkok, a publié une stratégie pour la ville au début de l'année, les inondations étant au centre des préoccupations.
M. Supachai estime que les autorités thaïlandaises devraient créer un nouveau plan directeur de 20 ans pour la protection contre les inondations dans les 50 districts et les provinces environnantes de Bangkok, en cartographiant chaque zone et en utilisant les données les plus récentes.
"Nous avons des inondations chaque année, cette année nous avons eu quelques inondations durant la saison des pluies, qui ont duré trois à quatre heures ... cela a causé beaucoup de désagréments", explique-t-il. "Notre infrastructure n'est pas suffisante pour drainer l'eau."
M. Supachai, ancien conseiller du gouverneur de Bangkok, a déclaré que des experts néerlandais avaient déjà commencé à définir un plan qui coûterait environ 2 millions d'euros.
"Comme dans d'autres villes asiatiques, un manque de coordination entre les autorités locales et centrales rend souvent la gestion des rivières difficile", déclare M. Jha, de la Banque mondiale.
Mais l'accent mis sur les projets d'infrastructure signifie que les gens pensent que les villes peuvent accéder à la sécurité, ajoute-t-il. "Globalement, nous constatons que les décideurs aiment le concret", notant que d'autres mesures peuvent être plus simples et plus rentables.
Les projets d'infrastructures vertes qui pourraient aider Bangkok comprennent la protection des zones humides et le développement de toitures vertes, de chaussées perméables et de collecte d'eau de pluie.
Les installations à double usage - telles que les parkings qui servent d'espaces de stockage pour les eaux de crue - sont également une méthode relativement peu coûteuse de réduction des risques.
DEFICIT DE L'INFRASTRUCTURE
Bangkok abrite aujourd'hui plus de 10 millions de personnes. La croissance industrielle rapide au cours de la dernière décennie a attiré d'importants flux de personnes provenant d'autres régions de la Thaïlande. Cette migration devrait se poursuivre, avec une population estimée à 15 millions d'ici 2020.
Auparavant, la stratégie de défense de l'eau de la ville était axée sur le renforcement du mur d'inondation géant qui entoure son centre et le pompage de tout excès d'eau.
Mais comme la capitale ne cesse de croître, de nouvelles approches seront nécessaires pour protéger tous les résidents, ont déclaré les responsables.
La gestion de l'eau entourant la ville et les investissements à plus long terme sont cruciaux pour l'avenir de la ville, selon des experts urbains.
Rajiv Shah, président de The Rockefeller Foundation, une organisation philanthropique basée à New York qui finance 100 Resilient Cities, a déclaré que 70% des projets du réseau en Asie concernent l'eau - de l'approvisionnement en eau potable à la gestion des eaux de ruissellement.
"L'énorme déficit de financement des infrastructures et des infrastructures va freiner la croissance et le bien-être", a-t-il déclaré à la Fondation Thomson Reuters. "Nous voyons un tout nouvel ensemble de technologies et de partenaires qui peuvent se réunir et faire des choses."
De retour au canal Lat Phrao, le travail se poursuit pour construire de nouvelles maisons, renforcer les rives et draguer le chenal.
Mme Rung a exhorté ceux qui sont encore dans les bidonvilles au bord de l'eau à ne pas laisser l'entêtement ou la fierté les empêcher d'emménager dans de nouvelles maisons.
«Je n'ai aucun regret d'être partie, c'est mieux et plus propre ici», conclut-elle.
www.bangkokpost.com/...n-an-uphill-struggle
Rung, 63 ans, a mené une bataille contre les déchets et les eaux usées qui assiègent sa vieille maison dans un bidonville perché sur pilotis sur les rives du canal de Lat Phrao dans le quartier de Sai Mai à Bangkok.
"Vous pouviez voir et sentir le flux quotidien des déchets", se rappelle la couturière. «Ça allait jusqu'à l'arrière de ma maison, et moi je voulais une vie meilleure pour mon fils et ma fille."
Le jour de Noël l'année dernière, Mme Rung a emménagé dans une toute nouvelle maison peinte en bleu à quelques mètres de son ancien domicile, dans la communauté Chao Phor Somboon à Sai Mai, dans le cadre d'une campagne visant à nettoyer les voies d'eau de leurs squatters, phénomène qui contribua aux inondations catastrophiques de 2011.
La réinstallation de Mme Rung, qui ne paie actuellement que 65 baht par mois pour les 200 000 baht de sa nouvelle maison de deux pièces, est l'une des réussites d'un projet lancé le long du canal Lat Phrao il y a près de deux ans, et achevé au tiers seulement.
Car les autorités ont eu du mal à persuader la plupart des résidents de déménager, et il est peu probable que la date limite du projet, juin 2019, soit respectée, selon un haut fonctionnaire.
Or, préviennent les experts, les retards dans la réhabilitation du canal, la lenteur ou l'abandon d'une série d'autres programmes de prévention des inondations annoncés après 2011 pourraient entraîner une catastrophe plus importante dans les décennies à venir, à moins que des mesures urgentes ne soient prises.
En plus de causer des dommages évalués à 46 milliards de dollars, les inondations d'il y a six ans ont touché plus de 3 millions de résidents de Bangkok, principalement des pauvres, dans 36 des 50 districts qui composent la capitale.
Les principales causes des inondations ont été les affaissements, les mauvaises infrastructures, la faiblesse de la coordination gouvernementale et le blocage des cours d'eau vitaux par les détritus et les constructions non réglementées.
La plupart de ceux qui ont emménagé dans de nouvelles maisons dans la communauté Chao Phor Somboon sont heureux de l'avoir fait.
Le vaste réseau de canaux et de drainage qui permettait autrefois de gérer l'écoulement de l'eau dans la rivière Chao Phraya a été largement comblé pour accueillir le trafic qui encombre les rues de la capitale.
Et tandis que les efforts visant à mieux équiper la ville pour gérer les inondations ont eu du mal à suivre le rythme d'une population en plein essor, la menace du changement climatique a empiré, selon les experts.
"Les endroits humides deviendront plus humides, et les endroits secs deviendront plus secs", a déclaré Abhas Jha, un responsable du développement urbain et des risques de catastrophe à la Banque mondiale. "Ce que nous appelions l'événement du siècle survient maintenant plus souvent."
EN CREUSANT
Bangkok est une ville qui coule lentement. Construite sur une plaine marécageuse, la ville a un problème d'affaissement de terrain aggravé par un pompage excessif des eaux souterraines.
Le taraudage des puits souterrains était traditionnellement un moyen pour les gens d'accéder à l'eau libre, et à un moment donné, la ville s'abaissait à un rythme de 10 centimètres par an.
À la fin des années 1970, le gouvernement central a introduit et appliqué une nouvelle loi pour aider à interdire l'extraction des eaux souterraines.
La ville s'affaisse maintenant à un taux plus faible de 2-3 cm par an – grâce à cette mesure positive qui pourrait être reproduite dans d'autres villes, selon les chercheurs. Mais elle fait toujours face à la menace d'inondations.
Aujourd'hui, Bangkok ne reçoit que 3 à 5 milliards de bahts par an du gouvernement central pour investir dans de nouveaux projets de gestion de l'eau, ont indiqué des responsables.
Alors que la saison de la mousson devient de plus en plus imprévisible, le centre de contrôle des inondations de l'administration métropolitaine de Bangkok a mis en place un système de surveillance des inondations à travers la ville et un système d'alerte intégrant les médias sociaux.
Mais la ville a besoin d'étendre les alertes précoces pour s'assurer qu'elles n'ignorent pas les zones pauvres et rurales, ont indiqué des experts urbains.
"Les problèmes sont plus compliqués aujourd'hui", a déclaré Nambi Appadurai, responsable de la stratégie pour la résilience climatique au World Resources Institute, faisant référence à la nouvelle construction et à la croissance démographique de Bangkok. "Je ne serais pas surpris de voir des inondations (comme en 2011) se produire à nouveau, car très peu d'enseignements en ont été tirés."PLAN DIRECTEUR
Dans le but d'éviter une répétition des inondations de 2011 et d'améliorer la vie des habitants, Bangkok a rejoint en 2013 100 Resilient Cities, un réseau soutenu par la Fondation Rockefeller pour aider les villes à faire face aux chocs et stress actuels.
Supachai Tantikom, responsable de la résilience à Bangkok, a publié une stratégie pour la ville au début de l'année, les inondations étant au centre des préoccupations.
M. Supachai estime que les autorités thaïlandaises devraient créer un nouveau plan directeur de 20 ans pour la protection contre les inondations dans les 50 districts et les provinces environnantes de Bangkok, en cartographiant chaque zone et en utilisant les données les plus récentes.
"Nous avons des inondations chaque année, cette année nous avons eu quelques inondations durant la saison des pluies, qui ont duré trois à quatre heures ... cela a causé beaucoup de désagréments", explique-t-il. "Notre infrastructure n'est pas suffisante pour drainer l'eau."
M. Supachai, ancien conseiller du gouverneur de Bangkok, a déclaré que des experts néerlandais avaient déjà commencé à définir un plan qui coûterait environ 2 millions d'euros.
"Comme dans d'autres villes asiatiques, un manque de coordination entre les autorités locales et centrales rend souvent la gestion des rivières difficile", déclare M. Jha, de la Banque mondiale.
Mais l'accent mis sur les projets d'infrastructure signifie que les gens pensent que les villes peuvent accéder à la sécurité, ajoute-t-il. "Globalement, nous constatons que les décideurs aiment le concret", notant que d'autres mesures peuvent être plus simples et plus rentables.
Les projets d'infrastructures vertes qui pourraient aider Bangkok comprennent la protection des zones humides et le développement de toitures vertes, de chaussées perméables et de collecte d'eau de pluie.
Les installations à double usage - telles que les parkings qui servent d'espaces de stockage pour les eaux de crue - sont également une méthode relativement peu coûteuse de réduction des risques.
DEFICIT DE L'INFRASTRUCTURE
Bangkok abrite aujourd'hui plus de 10 millions de personnes. La croissance industrielle rapide au cours de la dernière décennie a attiré d'importants flux de personnes provenant d'autres régions de la Thaïlande. Cette migration devrait se poursuivre, avec une population estimée à 15 millions d'ici 2020.
Auparavant, la stratégie de défense de l'eau de la ville était axée sur le renforcement du mur d'inondation géant qui entoure son centre et le pompage de tout excès d'eau.
Mais comme la capitale ne cesse de croître, de nouvelles approches seront nécessaires pour protéger tous les résidents, ont déclaré les responsables.
La gestion de l'eau entourant la ville et les investissements à plus long terme sont cruciaux pour l'avenir de la ville, selon des experts urbains.
Rajiv Shah, président de The Rockefeller Foundation, une organisation philanthropique basée à New York qui finance 100 Resilient Cities, a déclaré que 70% des projets du réseau en Asie concernent l'eau - de l'approvisionnement en eau potable à la gestion des eaux de ruissellement.
"L'énorme déficit de financement des infrastructures et des infrastructures va freiner la croissance et le bien-être", a-t-il déclaré à la Fondation Thomson Reuters. "Nous voyons un tout nouvel ensemble de technologies et de partenaires qui peuvent se réunir et faire des choses."
De retour au canal Lat Phrao, le travail se poursuit pour construire de nouvelles maisons, renforcer les rives et draguer le chenal.
Mme Rung a exhorté ceux qui sont encore dans les bidonvilles au bord de l'eau à ne pas laisser l'entêtement ou la fierté les empêcher d'emménager dans de nouvelles maisons.
«Je n'ai aucun regret d'être partie, c'est mieux et plus propre ici», conclut-elle.
www.bangkokpost.com/...n-an-uphill-struggle
Hôtel ou guest house à Shimla (Inde) English translation pending
...avec propriétaire sympa et prix sympa.. quelqu'un en connait un ? on arriverait tard de Dehli (train) et si on pouvait ne pas trop chercher de nuit.. il y a quelques années on avait pris "à l'arrache" un hotel loin de la gare et perché sur la colline, hotel DAZIEL, et en plus il y faisait froid et humide et sans eau chaude.. merci à vous. sur le routard il n'y a que l'hotel YMCA, qui n'a pas l'air mal et un autre hors de prix..
Visites à Rome: les perches sont elles autorisées? English translation pending
Bonjour,
Je par demain a Rome pour 5 jours et je vais donc visiter le Forum, le Colisée et les Musé du Vatican, je voudrais donc savoir si les perche pour prendre des photos et vidéo sont autoriser dans c'est différent lieux ?
Je vous remercie de vos réponse
Je par demain a Rome pour 5 jours et je vais donc visiter le Forum, le Colisée et les Musé du Vatican, je voudrais donc savoir si les perche pour prendre des photos et vidéo sont autoriser dans c'est différent lieux ?
Je vous remercie de vos réponse
Magasins de pêche New York English translation pending
Bonjour,
Y-a-t-il des magasins de pêche bon plan à New York?
Avez-vous des adresses?
Recherche articles de pêche pour la perche/sandre.
Merci de vos retours!
Escapade dans un village de l'Atlas English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis à la recherche de bons plans pour passer quelques jours avec mes parents dans l'Atlas début Juin. Il s'agirait de trouver un gîte sympa dans un petit village perché du Haut ou Moyen-Atlas, bien accessible en voiture en moins de 4H de Marrakech, à partir duquel on pourrait faire de bonnes balades.
J'avais pensé à Imi'n'ifri, Ait Bougmez, environs d'Asni, etc...
Avez-vous des idées ou des conseils pour l'hébergement? J'ai déjà été dans la région mais dans des conditions un peu plus rudimentaires, là je cherche un endroit avec de beaux paysages, et un minimum de confort. Mes parents sont marocains, le but n'est pas de faire du tourisme mais de se retrouver en famille...
Merci pour votre aide:-) M.
J'avais pensé à Imi'n'ifri, Ait Bougmez, environs d'Asni, etc...
Avez-vous des idées ou des conseils pour l'hébergement? J'ai déjà été dans la région mais dans des conditions un peu plus rudimentaires, là je cherche un endroit avec de beaux paysages, et un minimum de confort. Mes parents sont marocains, le but n'est pas de faire du tourisme mais de se retrouver en famille...
Merci pour votre aide:-) M.
Camping Véloscénie de Chartres à Alençon English translation pending
Bonjour,
Nous sommes en train de préparer une rando en famille (2 adultes et un p'tit bonhomme qui voyage en chariot ) pr le we de l'Ascension : de Chartres à Alençon en empruntant la véloscenie. Nous optons pr le camping comme mode d'hébergement. Mais à Mortagne au Perche et environs, pas de camping !
Nous aimerions avoir des retours sur cette partie de la véloscenie (accessibilité, état des voies vertes, indications, et tuyaux quant à l'hébergement....).
Merci par avance de nous faire partager votre expérience. Hélène
Nous sommes en train de préparer une rando en famille (2 adultes et un p'tit bonhomme qui voyage en chariot ) pr le we de l'Ascension : de Chartres à Alençon en empruntant la véloscenie. Nous optons pr le camping comme mode d'hébergement. Mais à Mortagne au Perche et environs, pas de camping !
Nous aimerions avoir des retours sur cette partie de la véloscenie (accessibilité, état des voies vertes, indications, et tuyaux quant à l'hébergement....).
Merci par avance de nous faire partager votre expérience. Hélène