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Quel sac pour descendre la péninsule thaïlandaise? English translation pending
Bonsoir les amis, 🙂
Je suis un peu perdu dans le choix d'un bon sac, n'ayant jamais vraiment fait de rando et ayant toujours utilisé des valises ou autres engins à roulettes bons pour le béton. Je recherche un sac à dos pour un voyage au mois de juillet. Je vais descendre avec ma copine la péninsule Thailande Malaisie en train en bougeant très souvent et sans grand confort; en mode backpacker en somme.
Quelques indications si vous voulez bien m'aider:On ne va pas porter le sac sur le dos plus d'une heure par jour au totalOn a un budget de 120€ par sac maximumIl nous faut (je pense) une cinquantaine de litres; de quoi mettre des sapes pour une semaine, un sac de couchage, et 2 ou 3 petites chosesVoilà; par ailleurs, de votre propre expérience, c'est le bon choix, un sac à dos, pour ce type de voyage?
Merci à vous! N.
Je suis un peu perdu dans le choix d'un bon sac, n'ayant jamais vraiment fait de rando et ayant toujours utilisé des valises ou autres engins à roulettes bons pour le béton. Je recherche un sac à dos pour un voyage au mois de juillet. Je vais descendre avec ma copine la péninsule Thailande Malaisie en train en bougeant très souvent et sans grand confort; en mode backpacker en somme.
Quelques indications si vous voulez bien m'aider:On ne va pas porter le sac sur le dos plus d'une heure par jour au totalOn a un budget de 120€ par sac maximumIl nous faut (je pense) une cinquantaine de litres; de quoi mettre des sapes pour une semaine, un sac de couchage, et 2 ou 3 petites chosesVoilà; par ailleurs, de votre propre expérience, c'est le bon choix, un sac à dos, pour ce type de voyage?
Merci à vous! N.
Itinéraire de cinq semaines sur la péninsule malaisienne English translation pending
voilà, à mon tour de demander votre avis. Je pense avoir pas trop mal boucler mon truc mais je préfere demander (peut-etre trop de temps à certains endroits?)
25-26-juin : arrivée a KL et debut de decouverte 27 juin : Ipoh 28-29-30-1-2 : Penang pour faire visa 2 mois indonesien et ne pas y être fin juillet (saison des pluies plus importantes) 3-4-5 juillet : arrivee à Melacca + 2 jours de visite 6-7-8-9-10 juillet : transfert île Tioman et 4 jours pleins sur place 11 juillet: journee de transfert de Tioman vers Kuanta 12-13 juillet : Tasik Chini 14 juillet : transfert vers Jerantut depuis Tasik Chini (ca parait complique) 15-16-17 juillet : Taman Negara 18 juillet : jungle train 19-20-21-22-23-24 : îles Perhentian 25-26-27 juillet : transfert vers Cameron Highland + 2 jours pour se balader 28-29-30 juillet : retour a KL 31 juillet : depart pour Java
je sais que Penang aurait été plus logique avant ou après Cameron Highland mais je n ai vraiment pas envie de m y retrouver fin juillet avec la saison des pluies qui va aller en augmentant (+ saison touristique). Pas de séjour à Langkawi car nous y serons début janvier.
des critiques? des indications pour aller puis quitter Tasik Chini? merci à vous Gwenaelle
PS : attendez- vous à me revoir pour la Birmanie et les Philippines
25-26-juin : arrivée a KL et debut de decouverte 27 juin : Ipoh 28-29-30-1-2 : Penang pour faire visa 2 mois indonesien et ne pas y être fin juillet (saison des pluies plus importantes) 3-4-5 juillet : arrivee à Melacca + 2 jours de visite 6-7-8-9-10 juillet : transfert île Tioman et 4 jours pleins sur place 11 juillet: journee de transfert de Tioman vers Kuanta 12-13 juillet : Tasik Chini 14 juillet : transfert vers Jerantut depuis Tasik Chini (ca parait complique) 15-16-17 juillet : Taman Negara 18 juillet : jungle train 19-20-21-22-23-24 : îles Perhentian 25-26-27 juillet : transfert vers Cameron Highland + 2 jours pour se balader 28-29-30 juillet : retour a KL 31 juillet : depart pour Java
je sais que Penang aurait été plus logique avant ou après Cameron Highland mais je n ai vraiment pas envie de m y retrouver fin juillet avec la saison des pluies qui va aller en augmentant (+ saison touristique). Pas de séjour à Langkawi car nous y serons début janvier.
des critiques? des indications pour aller puis quitter Tasik Chini? merci à vous Gwenaelle
PS : attendez- vous à me revoir pour la Birmanie et les Philippines
Type de véhicule pour parcourir la péninsule Valdés? (Argentine) English translation pending
🙂Bonjour,
Est-il possible de me renseigner sur le type de véhicule conseillé pour parcourir la péninsule valdès ? Gol, 4x4..??? J'ignore l'état des routes/pistes et souhaiterait que vous partagiez votre expérience. Cordialement .🙂
Est-il possible de me renseigner sur le type de véhicule conseillé pour parcourir la péninsule valdès ? Gol, 4x4..??? J'ignore l'état des routes/pistes et souhaiterait que vous partagiez votre expérience. Cordialement .🙂
Voyage en août 2010 en Argentine: péninsule de Valdès, glacier Perito Moreno? English translation pending
Je suis pas mal de forums sur les différentes destinations en argentine.
Et j'ai du mal à faire un tri.
J'aime beaucoup les animaux (marins ou terrestres)et les grands espaces (les montagnes plus que les déserts).
Que pourriez-vous me recommander, à part la région d'iguazu où je compte aller de toute façon.
A cette période de l'année, la péninsule de valdès vaut-elle le coup?
Le glacier périto moreno me tente aussi beaucoup. Vaut-il le détour en aout?
Je sais que de toute façon, il va falloir que je revienne, mais c'est dur de choisir parmi toutes les choses merveilleuses que j'ai découvertes.
Merci d'avance de vos réponses.
Traversée à vélo de la péninsule sud des Balkans English translation pending
Je m'en remets à l'expérience de celles et de ceux qui ont traversé les pays allant de la Slovénie à la Grèce en passant par la Bosnie-Herzégovine et l'Albanie, tout le long de l'Adriatique. Des interrogations sur :l'accueil de la population ?les paysages et le relief ?le coût de la vie ?le camping sauvage ou organisé ?etc...Merci pour tout ce que vous pourrez m'apporter, ce sera formidable !
Guest house près de Pedasi sur la péninsule d'Azuro? (Panama) English translation pending
Bonjour,
Je suis à la recherche du nom et des coordonnées de cette « guesthouse » près de Pedasi sur la Péninsule d'Azuro, au Panama. Je n'ai que la photo. Est-ce que ce site vous dit quelque chose ? Si oui, pouvez-vous m'en indiquer les coordonnées exactes ?
Merci !
Je suis à la recherche du nom et des coordonnées de cette « guesthouse » près de Pedasi sur la Péninsule d'Azuro, au Panama. Je n'ai que la photo. Est-ce que ce site vous dit quelque chose ? Si oui, pouvez-vous m'en indiquer les coordonnées exactes ?
Merci !
Suggestion de petits hôtels dans la péninsule du Yucatan au Mexique? English translation pending
Bonjour!
Nous partons pour le Mexique le 09 novembre prochain et ce pour 4 semaines. Nous serons 3 adultes et 1 enfant de 2 ans et neuf mois. J'aimerais avoir vos recommandations sur des hôtels à bon prix dans les différentes villes ci-dessous.
On préfère être tous dans la même chambre si possible, mais ce n'est pas du tout essentiel. Nous n'avons pas besoin d'une salle de bain dans la chambre, ni d'une télé ou d'une piscine. On ne recherche pas le luxe, mais on évite les hôtels ''miteux''!! Est-ce que les chambres doubles dans les auberges de jeunesse pourrait convenir même si on a un enfant avec nous et 2 personnes de plus de 50 ans? Convenir dans le sens où l'on n'aura pas l'air des extra-terrestres briseur de partys?
Voici les endroit où nous coucherons:
Isla Mujeres
Isla Holbox
Valladolid
Izamal
Mérida
Célestum
Près de Uxmal
Tulum
Ah oui, on se demande si on devrait apporter des draps pour dormir ou nos sleeping bags? Je vous remercie pour vos conseils! Isabelle
Ah oui, on se demande si on devrait apporter des draps pour dormir ou nos sleeping bags? Je vous remercie pour vos conseils! Isabelle
Bus ou avion pour la péninsule de Valdés? (Argentine) English translation pending
Bonjour à tous,
Mon voyage de 2 mois en Patagonie prend forme mais j'hésite encore. J'ai besoin de vos conseils :
Bus ou avion pour me rendre à la Péninsule de Valdès le 26 octobre.
Choix 1 : Avion BA-Trelew : 98 euros départ 7h du mat donc galère pour arriver dans les temps à l'aéroport et puis bus ensuite Trelew Puerto Madryn. Mais hyper rapide.
Choix 2 : Bus BA-Puerto Madryn mais je ne connais pas les prix en cama (qui peut me renseigner) ni s'il existe un bus de nuit et notamment la nuit du 25 au 26.
Merci de vos expériences et de vos conseils Bons voyages Isabel
Choix 1 : Avion BA-Trelew : 98 euros départ 7h du mat donc galère pour arriver dans les temps à l'aéroport et puis bus ensuite Trelew Puerto Madryn. Mais hyper rapide.
Choix 2 : Bus BA-Puerto Madryn mais je ne connais pas les prix en cama (qui peut me renseigner) ni s'il existe un bus de nuit et notamment la nuit du 25 au 26.
Merci de vos expériences et de vos conseils Bons voyages Isabel
Meilleure période pour aller à la péninsule Valdés? (Argentine) English translation pending
Salut à tous,
Un post pour demander a tous les voyageurs argentins, la periode optimale pour aller à la peninsule de Valdes pour voir ts les animaux. Aussi ts les bons plans pour le coin sont les bienvenus (location de voiture ? auberge ? lieux ? ... )
Merci bcp !!!!!
Un post pour demander a tous les voyageurs argentins, la periode optimale pour aller à la peninsule de Valdes pour voir ts les animaux. Aussi ts les bons plans pour le coin sont les bienvenus (location de voiture ? auberge ? lieux ? ... )
Merci bcp !!!!!
Argentine: hésitation entre El calafate et la Peninsule de Valdes English translation pending
Bonjour,
Suite à différents conseils que j'ai eu sur un autre post concernant un itinéraire de 3 semaines en Argentine pour septembre, j'ouvre un nouvelle discution. Dans notre parcours, nous surtout faisons le nord. Il nous reste environ 5/6 jours, nous hésitons entre la Peninsule de Valdes (et ces alentours) ou El Calafate. Je sais bien que ce sont 2 régions bien difficilement comparable mais j'aimerai bien connaitre votre avis si vous aviez le choix entre les deux. Au début, nous pensions faire les 2 (avec les liaisons en avion) mais nous avons peur de ne pas profiter d'où nous sommes (mais peut-eter est-ce faisable, genre 2j/3j pour chacun)
Merci
Saboli
Suite à différents conseils que j'ai eu sur un autre post concernant un itinéraire de 3 semaines en Argentine pour septembre, j'ouvre un nouvelle discution. Dans notre parcours, nous surtout faisons le nord. Il nous reste environ 5/6 jours, nous hésitons entre la Peninsule de Valdes (et ces alentours) ou El Calafate. Je sais bien que ce sont 2 régions bien difficilement comparable mais j'aimerai bien connaitre votre avis si vous aviez le choix entre les deux. Au début, nous pensions faire les 2 (avec les liaisons en avion) mais nous avons peur de ne pas profiter d'où nous sommes (mais peut-eter est-ce faisable, genre 2j/3j pour chacun)
Merci
Saboli
À la découverte de la péninsule de Zapata (Matanzas, Cuba) English translation pending
Bonjour,
Je prépare mon prochain séjour à Cuba et je voudrais savoir si vous auriez des informations quant à la péninsula de Zapata...
Combien de jours devrions-nous y passer afin de bien visiter cette région (Mon copain et moi partirions de la ville de Matanzas avec une voiture de location) ?
Nous comptons aller à Guama, à la criadero de cocodrilos, à Playa Larga ainsi qu'à Playa Giron. Auriez-vous d'autres suggestions d'endroit à ne pas manquer ainsi que des adresses de casas ou d'hôtels à me recommander?
Nous comptons par la suite nous rendre à Cienfuegos et ensuite à Trinidad.
Merci.
Je prépare mon prochain séjour à Cuba et je voudrais savoir si vous auriez des informations quant à la péninsula de Zapata...
Combien de jours devrions-nous y passer afin de bien visiter cette région (Mon copain et moi partirions de la ville de Matanzas avec une voiture de location) ?
Nous comptons aller à Guama, à la criadero de cocodrilos, à Playa Larga ainsi qu'à Playa Giron. Auriez-vous d'autres suggestions d'endroit à ne pas manquer ainsi que des adresses de casas ou d'hôtels à me recommander?
Nous comptons par la suite nous rendre à Cienfuegos et ensuite à Trinidad.
Merci.
Trajet d'autobus sur la péninsule de Nicoya au Costa Rica English translation pending
Je sais bien que les routes au Costa Rica ne sont pas les plus belles, par contre j'aimerais savoir si le trajet d'autobus sur la péninsule du Nicoya (ex entre Tamarindo et Montezuma) se fait bien en faisant quelques haltes bien sur ou si c'est l'enfer.
merci
Bus entre Salta et Iguazu, péninsule de Valdes (Argentine) English translation pending
Quelques petites questions à quelques jours du départ
Y'a-t-il des bus entre Salta et Iguazu ? quel est l'état de la route et combien d'heures pour le trajet ?
Pour la péninsule Valdes, je voudrais avoir l'avis de ceux qui y sont allé dernièrement.... Approche-t-on vraiment de près les animaux ou bien des barrières empêchent de le faire ?
Bref, l'arrêt de quelques jours vers le sud est-il incontournable ?
Où se situe Nosara: sur la péninsule de Nicoya ou de Guanacaste? (Costa Rica) English translation pending
bonjour,
j'aimerais savoir ou se trouve nosara pour aller a la plage de ostional en sachant que je pars d'arenal c'est trés important merci d'avance🙂
j'aimerais savoir ou se trouve nosara pour aller a la plage de ostional en sachant que je pars d'arenal c'est trés important merci d'avance🙂
Japon: les onsens de la péninsule d'Izu English translation pending
Bonjour,
Ne pouvant regrouper mes deux questions dont le but est différent, je poste à nouveau 🙂
Je voudrais absolument incorporer dans mon prochain voyage de novembre (😊), un séjour dans une ville typique et séjourner en ryokan possédant un beau Onsen...La fin du séjour sur Tokyo se fera en guest house...ce qui est nettement moins traditionnel.
J'ai beaucoup entendu parler des Onsens de la péninsule d'Izu comme étant les plus beaux du Japon. Pouvez-vous me donner plus d'info et préciser une ville en particulier qui vaut le détour ? Si vous avez aussi le nom d'un Ryokan particulièrement beau, je suis preneuse 😛
Encore merci 😉
Ne pouvant regrouper mes deux questions dont le but est différent, je poste à nouveau 🙂
Je voudrais absolument incorporer dans mon prochain voyage de novembre (😊), un séjour dans une ville typique et séjourner en ryokan possédant un beau Onsen...La fin du séjour sur Tokyo se fera en guest house...ce qui est nettement moins traditionnel.
J'ai beaucoup entendu parler des Onsens de la péninsule d'Izu comme étant les plus beaux du Japon. Pouvez-vous me donner plus d'info et préciser une ville en particulier qui vaut le détour ? Si vous avez aussi le nom d'un Ryokan particulièrement beau, je suis preneuse 😛
Encore merci 😉
Bus de Villarica (Chili) pour la péninsule de Valdés (Argentine) English translation pending
bonjour
nous partons pour cinq mois de l'équateur à la patagonie en aout et j'aimerai savoir si un trajet en bus est possible depuis la région des lacs au chili (région de villarica )pour la péninsule de valdes en argentine
merci pour votre aide
nous partons pour cinq mois de l'équateur à la patagonie en aout et j'aimerai savoir si un trajet en bus est possible depuis la région des lacs au chili (région de villarica )pour la péninsule de valdes en argentine
merci pour votre aide
Hôtel avec très belle plage sur la péninsule du Yucatan? English translation pending
voila, qui peux me conseiller un hotel à taille humaine avec de très bonnes prestations, sur la cote du yucatan, (éviter cancun)
Je recherche absolument une très belle plage avec sable fin si ça existe, sans roche ni coraux, qui peut me dire ou aller et par quel voyagiste on trouve cet hotel
la plage est notre priorité car nous n'avons jamais de vacances en été et nous ne pouvons profiter de la plage...
merci pour votre aide
la plage est notre priorité car nous n'avons jamais de vacances en été et nous ne pouvons profiter de la plage...
merci pour votre aide
Autobus de Puerto Limon à la Péninsule de Osa? (Costa Rica) English translation pending
J'aimerais avoir s'il y a moyen de partir de Puerto Limon, ou qque part près de là,
pour se rendre ds la Pénisule de Osa (Sierpe, Corcovado, Puerto Jimenez) en autobus sans
repasser pas le centre du costa rica.
merci bcp
Randonnée du Dingle Way dans la péninsule de Dingle (Irlande) English translation pending
Bonjour,
j'aurais voulu savoir si des personnes avaient deja fait le Dingle Way..la rando qui fait le tour de la peninsule de Dingle. Quel est le temps/climat pour la periode de fin octobre? Une bonne semaine permet-il de realiser ce projet? Y'a t il moyen de camper parce que les logements n'ont pas l'air économiques..?
Merci d'avance!
Vincent
Cyclone Dean arrive sur la péninsule du Yucatán dans quelques jours English translation pending
Il est deja passe en Martinique et a fait 1 mort.
renseignez vous avant de reserver vos billets de bus ...
tchao
tchao
Bus entre Punta Arenas et la péninsule Valdes? (Argentine) English translation pending
Hello🙂
On organise notre circuit en Argentine pour cet ete, et on se demandait s il existait des bus entre Punta Arenas (ou Perito Moreno) et la peninsule Valdes ou si c etait necessaire de prendre l avion. Si vous avez des details (prix, duree, frequence...), je suis preneuse.
Merci d avance
Marion
On organise notre circuit en Argentine pour cet ete, et on se demandait s il existait des bus entre Punta Arenas (ou Perito Moreno) et la peninsule Valdes ou si c etait necessaire de prendre l avion. Si vous avez des details (prix, duree, frequence...), je suis preneuse.
Merci d avance
Marion
Trek de quinze jours dans la péninsule de Masoala (Madagascar) English translation pending
Bonjour je connais déja mada mais pas du tout le Nord de l'ile est j'aurais aimé avoir des infos sur la péninsules de masoala en vu d'un treck d'environ 15 jours avec un pote.
Merci à tous
Merci à tous
République Dominicaine: climat sur la péninsule de Samana en janvier? English translation pending
bonjour,
je pars pour un voyage en amoureux jeudi prochain (le 4.01 - le 1er depuis 3 ans!🙂) dans la péninsule de Samana, près de Las Galeras. En voyant les discussions, j'ai de plus en plus "peur" du climat que je vais trouver là-bas...😕 et on m'a dit que la température de l'eau était plutôt fraiche ??
Alors tous ces sites météo, info ou intox ???
MERCI pour vos renseignements,
Birmanie: bonne destination sur la péninsule indochinoise? English translation pending
Bonjour,
Est-ce une bonne destination pour une approche de l'orient ? Je voudrais mettre les pieds sur la péninsule indochinoise mais pas en Thaïlande, ni au Viet Nam, peut-être au Cambodge ?
Itinéraire à choisir entre Mendoza et la péninsule Valdez (Argentine)? English translation pending
Bonjour à tous,
C'est en plein dilemme que je m'adresse à vous. Dans le cadre d'un projet de TDM je souhaite décendre de Buenos Aires à Punta Arenas avant de remonter vers Santiago mais voilà me voici confronté au fameux problème que je pense tout voyageur de ce forum a dû surmonter : FAIRE UN CHOIX 😠.
En fait j'hésites entre le trajet Buenos Aires - Mendoza - Bariloche - El calafate
ou le trajet Buenos Aires - Puerto Madryn / Péninsule Valdez - Trelew - El calafate
A priori mon coeur balance pour le 1er choix mais ca m'embete un peu de manquer les baleines d'autant que j'y serai normalement vers décembre.
A votre avis quel itinéraire a le plus d'intérêt à cette saison ? Si jamais j'évite la Péninsule Valdez, y a t il un autre endroit pour aller voir ces fameux cétacés ? au Chili peut être ?
Je vous remercie pour vos conseils.
Nico
C'est en plein dilemme que je m'adresse à vous. Dans le cadre d'un projet de TDM je souhaite décendre de Buenos Aires à Punta Arenas avant de remonter vers Santiago mais voilà me voici confronté au fameux problème que je pense tout voyageur de ce forum a dû surmonter : FAIRE UN CHOIX 😠.
En fait j'hésites entre le trajet Buenos Aires - Mendoza - Bariloche - El calafate
ou le trajet Buenos Aires - Puerto Madryn / Péninsule Valdez - Trelew - El calafate
A priori mon coeur balance pour le 1er choix mais ca m'embete un peu de manquer les baleines d'autant que j'y serai normalement vers décembre.
A votre avis quel itinéraire a le plus d'intérêt à cette saison ? Si jamais j'évite la Péninsule Valdez, y a t il un autre endroit pour aller voir ces fameux cétacés ? au Chili peut être ?
Je vous remercie pour vos conseils.
Nico
Argentine: de El Calafate à la péninsule de Valdes English translation pending
Bonjour à tous,
Partant pour le Chili et l'Argentine au mois de mars/avril, nous voilà au temps des questions. Débutant notre voyage par le Chili, de Santiago à Punta Arenas, notre première étape en Argentine sera El Calafate et le Perito Moreno. De là nous souhaitons rejoindre la péninsule de Valdes, quelqu'un pourrait-il nous renseigner sur le meilleur moyen pour se rendre de El Calafate à Trelew ou Puerto Madryn?
Merci d'avance 🙂
Partant pour le Chili et l'Argentine au mois de mars/avril, nous voilà au temps des questions. Débutant notre voyage par le Chili, de Santiago à Punta Arenas, notre première étape en Argentine sera El Calafate et le Perito Moreno. De là nous souhaitons rejoindre la péninsule de Valdes, quelqu'un pourrait-il nous renseigner sur le meilleur moyen pour se rendre de El Calafate à Trelew ou Puerto Madryn?
Merci d'avance 🙂
Durée des trajets en train dans la péninsule malaise English translation pending
Bonjour à tous,
Est-ce que quelqu'un pourrait me donner une idée du nombre d'heures que prennent les trajets suivants en train : Bangkok-Singapour Singapour-Malacca Malacca-Kuala Lumpur Kuala Lumpur-Bangkok
Je suis en train de mijoter un plan diabolique pour la fin de l'année mais j'ai du mal à me faire une idée des temps de trajet 😏.
Merci d'avance Sawaddeekha
Est-ce que quelqu'un pourrait me donner une idée du nombre d'heures que prennent les trajets suivants en train : Bangkok-Singapour Singapour-Malacca Malacca-Kuala Lumpur Kuala Lumpur-Bangkok
Je suis en train de mijoter un plan diabolique pour la fin de l'année mais j'ai du mal à me faire une idée des temps de trajet 😏.
Merci d'avance Sawaddeekha
Suggestion d'un 4* sur la péninsule de Samana? English translation pending
Hola amigos!!!!!😎
J'aimerais prochainement faire un voyage en RD et plus particulièrement dans la péninsule de Samana... Je cherche donc un hôtel type 4* avec animation pour petits et grands, discoteca!!!😉 Avez-vous des suggestions à me soumettre???? Hasta luego!!!🙂
J'aimerais prochainement faire un voyage en RD et plus particulièrement dans la péninsule de Samana... Je cherche donc un hôtel type 4* avec animation pour petits et grands, discoteca!!!😉 Avez-vous des suggestions à me soumettre???? Hasta luego!!!🙂
Conditions de neige en novembre dans la péninsule de Khola (Russie) English translation pending
Salut,
jNou sommes à la recherche de renseignements (rapides) afin de savoir quelles sont les conditions de neige au mois de Novembre dans la péninsule de Khola - Nous voudrions y efffectuer un raid à skis mais les avis sur l'enneigement à cette époque sont vraiment tres different .......comment savoir ?
Si l'un de vous habite cette contrée ou a des renseignements, une expérience, merci de m'en dire un peu plus !!! 😉
Si l'un de vous habite cette contrée ou a des renseignements, une expérience, merci de m'en dire un peu plus !!! 😉
Russie: 10 jours dans la péninsule de Kola English translation pending
10 jours dans la péninsule de Kola - Carnet de voyage
21 Juillet 2005. Me voici une nouvelle fois en route pour de nouvelles aventures. Direction le nord : Mourmansk, le cercle polaire, la taïga et la toundra…
Je retrouve les fameux trains russes et leur appréciable 3ème classe : pas cher, confortable… Tout dépend de ses voisins en fait. Aujourd’hui, je ne suis pas gâté. A droite, une mère et sa fille, que je n’ai pu m’empêcher de qualifier intérieurement de « prudes » dès que je les ai vus. Les filles russes qui ricanent tout le temps et ont peur de tout et de tout le monde. En face, un couple qui passe le temps à manger et à boire de la bière en bouteilles de 2 litres. Pas trop de conversation donc. Heureusement, ça n’est que pour 27 heures. Avec des pauses de 25mn toutes les 6-8h, où attendent une armée de babouchkas équipées de poissons séchés, glaces, beignets, journaux, bières… Tout ce qu’il faut pour le voyage.
Dommage, 3 wagons plus loin, il y a un groupe qui part descendre des rivières dans le nord ; j’ai rencontré un des leurs à la gare, son sac m’avait intrigué : il était facilement 2 fois plus gros que le mien qui pourtant fait bien ses 20-25kg. J’essaierais bien de m’incruster avec eux, surtout que je pars en vrai touriste. Je ne sais pas du tout ce qu’il y a à voir et où je vais aller. J’ai bien la version russe du P’tit Futé, mais qui est pas très explicite.
Il s’avère qu’ils n’ont pas de place. Je conserve la carte du guide ; ça pourra servir pour un prochain voyage. De toute façon je veux conserver ma liberté. Avoir un peu de temps seul, pour penser, me reposer, faire le point. C’est indispensable de temps en temps.
Le départ a été assez difficile et fatiguant : accident sur l’A1 : je rate mon avion à une minute près, attend 6h le suivant. J’arrive tard à Saint-Pétersbourg, juste le temps de faire le sac, prendre une douche, puis enfiler le costard pour régler 2-3 affaires urgentes avant de partir. Il se met à pleuvoir, une bonne pluie ininterrompue qui dure toute la journée. Du train, je prie pour que ça s’arrête : je pars avec la tente ; et je préfère évite de randonner sous la pluie dès le 1er jour.
Au début, j’avais prévu de descendre à Apatity pour aller en « Hibiny », une région montagneuse et couverte de toundra. Très connue en Russie pour le ski l’hiver, puis pour la randonnée l’été. Le train arrivé en gare, je n’ai pas envie de descendre : le temps est trop gris, il fait limite nuit (moi qui était venu voir le jour polaire…), la pluie n’a pas cessé un moment, et en plus le paysage est moche : des usines désaffectées, des friches industrielles, des barres d’immeubles… J’hésite à descendre. La responsable du wagon vient m’engueuler parce que le train va repartir. Je prends quand même mon temps, je me dis que tant pis, je vais rester 4h de plus dans le train, et je vais aller sur la côte de la mer de Barents, le temps sera peut-être meilleur là-bas. Le train repart, tout le wagon me regarde comme si j’étais débile. 5mn après, en discutant avec la voisine, j’apprends que toute la côte nord est une « ZATO », zone militaire interdite aux étrangers et même aux russes qui n’y habitent pas. Oups, qu’est ce que je vais faire… ? Par dépit, je descend à la gare suivant, Olenegorsk. Il pleut trop, la gare est toute glauque, avec seulement quelques randonneurs qui partent vu qu’ils sont trempés. Je ne sais pas du tout ce qu’il y a à faire dans la région.
C’est le moment où tu te dis : « mais qu’est-ce que je fous là ? Pourquoi je ne suis pas resté peinard me reposer en Bretagne ? ». Pour répondre à cette (déprimante) question, j’engage la conversation avec un couple de randonneurs qui fuit vers le sud. Ils me conseillent un lac, le « Seïdozera », très beau, et lieu mythique des Saams, le peuple qui habitait le nord initialement. Par dépit, je me décide y aller, et de laisser les choses aller. Il pleut, je ne peux rien faire, alors rien ne sert de se stresser inutilement. Je laisse donc les choses aller, je vais bien voir où ça va me mener.
J’attends le bus pour Revda dans le café de la gare routière, très dépouillé (tendance feng-shui ?) : un comptoir qui fait aussi épicerie, 10m vide et au fond 5 tables, toutes pleines. Très bizarre, on a l’impression d’arriver dans un autre monde. 1h30 de bus sous une la pluie, il y a une couche de 10cm d’eau sur la route. La vue est sympathique : des arbres, des arbres, des arbres. Toujours les mêmes en plus, des bouleaux et des sapins. Pour couper la monotonie heureusement, un arrêt de bus au milieu de nul part avec une fille qui attend sous son parapluie, comme sortie de nul part. Puis une petite base militaire, vide, certainement désaffectée. Dans la cour, à 5m des grilles de l’entrée, un joli missile de 4m de long, incliné à 45°, comme prêt à partir. On ne s’ennuie pas…
21h, arrivée à Revda, 8000 habitants. C’est une ville comme je n’en ai jamais vu : tout tourne autour du kombinat, qui produit du concentré qui est ensuite envoyé dans l’Oural pour fabriquer de l’acier. Je rentre dans un magasin pour demander où dormir. Il y a la vendeuse et la cliente :
Nicolas – Bonjour ! Où est-ce qu’on peut dormir dans cette ville ? La vendeuse – A l’hôtel, mais il est vraiment pas top. Nicolas – Et c’est possible de dormir chez l’habitant ? La vendeuse (après avoir échangé un regard avec la cliente) – Non, on ne connaît personne. Nicolas 😕– Zut alors. La cliente – Ben chez moi, il y a de la place…
Et me voici invité pour la nuit chez Natalia. Direct, elle me dit « déshabillez-vous ». Je me dis, « c’est bon, je vais y passer ». Mais non, en fait, c’était une invitation à prendre une douche chaude. A peine sorti, je me retrouve devant un thé et un repas, et aussitôt fini un lit tout propre m’attends et me voici couché. Limite bordé ! Une vraie maman !
Et me voici invité pour la nuit chez Natalia. Direct, elle me dit « déshabillez-vous ». Je me dis, « c’est bon, je vais y passer ». Mais non, en fait, c’était une invitation à prendre une douche chaude. A peine sorti, je me retrouve devant un thé et un repas, et aussitôt fini un lit tout propre m’attends et me voici couché. Limite bordé ! Une vraie maman !
Natalia à 49 ans. Elle habite depuis plus de 20 ans ici, et à quitté son mari car il buvait trop. Sa fille élève un enfant seule dans l’immeuble d’en face. Toutes 2 travaillent au kombinat. Elle devrait déjà être à la retraite normalement : vu que le kombinat émet des radiations, les employés s’arrêtent de travailler à 45 ans. Mais depuis la privatisation, les salaires (90€ par mois…) sont payés une fois sur 3, alors il faut quand même continuer malgré la danger. Et en Russie, impossible de déménager. Pour vivre quelque part, il faut une autorisation, le « propiska ». Et, à moins d’avoir beaucoup d’argent pour soudoyer les autorités, c’est quasiment impossible de quitter ce genre de ville. Sympathique, non ?
Du coup, pour survivre, ils produisent un maximum eux-mêmes : ils récoltent les baies dans la toundra, ramassent des herbes qui remplaceront le thé où agrémenteront la soupe. Ils ont aussi de petits jardins, mais difficiles à entretenir avec un hiver de 9 mois, et une moyenne de –25° au plus fort de l’hiver.
Le lendemain, bonne surprise, la pluie a cessé : je commence la randonnée, direction le lac Seïdozera. Le début du chemin se situe après le kombinat, à 3km de la ville. Je prends le bus de l’usine pour y aller, avec les employés. Je traverse ensuite l’usine. Une vraie ruine, avec un périmètre tout pollué tout autour. Et juste après commence la nature et les beaux paysages : une vallée toute de pierres, avec des montagnes à pic de chaque côte, puis un plateau recouvert de cailloux et de mousses, où on se repère avec des cairns, et enfin le lac au loin, avec une descente à travers la taïga, qui commence par une petite forêt de bouleaux nains, comme des bonzaïs géants. Je rencontre un groupe de russe, les « kosmopaïck » qui voyagent dans les lieux et sites liés aux météorites, OVNI et légendes mystiques, comme ce lac, sacré pour les Saams, en raison d’une tâche à forme humaine, haute d’une trentaine de mètre sur une falaise. Il paraît aussi que des gens deviennent fous après avoir séjourné au lac. Parfois, la brume tombe pendant 3 jours, on ne voit plus les cairns et les gens se perdent. On les retrouve fous, ou gelés au printemps suivants… J’arrive toujours à tomber dans des endroits spé…
Comme pour illustrer ces légendes, on perd la moitié du groupe, avant de passer une soirée bivouac tranquille. Surprise au matin, le lac, qui était parfaitement transparent le soir, est vert le matin. Mais c’est un vrai vert, profond, épais, comme si on avait versé de la peinture dans le lac. Je mets 5mm d’eau dans ma casserole, on ne voit plus le fond. Ce lac mérite bien sa réputation !
Au matin, je repars. Je fais un pari risqué : je vais jusqu’à un autre lac, où j’espère trouver un bateau pour la ville de Lovozera. S’il n’y a pas de bateau, il me faudra revenir sur mes pas, avec pas assez de bouffe pour aller jusqu’au bout. Pourvu qu’il n’y ait pas de brume !
Je me fais donc une journée de marche sur le bord du lac. En tout, je ne croise qu’un groupe de personnes qui bivouaquaient. Le paysage est magnifique, le lac décidemment vert. Puis j’arrive en soirée au bord du lac, en priant pour trouver un bateau. Il faut savoir que c’est un endroit vraiment paumé. Déjà, Revda se situe à 100km de la route principale, qui est l’axe de développement de la région. A part Revda et Lovozera, il n’y a rien d’autre que la forêt, des rivières et des lacs, sur des centaines de kilomètres. Je m’attends donc à trouver des pêcheurs ou des personnes faisant du tourisme fluvial, il n’y a aucun bateau régulier. Et là coup de chance, je vois des tentes, 3 mecs habillés en treillis (tenue de tous les russes qui passent leurs congés dans la nature) avec un catamaran gonflable. Je m’approche, et avant que je n’aie le temps d’ouvrir la bouche, on me demande si je sais ramer. Il faut être en effet 4 pour conduire le catamaran, et un de leur pote est malade et est rentré à Moscou. Me voilà embauché pour 10h de rames le lendemain ! On croit rêver… A part les moustiques, les esprits ont été plutôt cool avec moi !
Finalement, il pleut toute la nuit et la température baisse de 5°. Vu que je n’ai pas de vêtements étanches, mes nouveaux compagnons préfèrent ne pas partir à la rame. On profite alors de la visite surprise du garde nature, qui nous tracte pendant 3h avec son petit bateau à moteur. L’arrivée à Lovozera est magnifique : toutes les berges sont couvertes de petites cabanes à bateau colorées qui se reflètent dans l’eau du lac parfaitement immobile. Puis quand on se rapproche du centre, les barres d’habitation et les cheminées rappellent que quand même on est en Russie !
On fête notre retour à la terre avec quelques bières et un bon saucisson de renne. Et on reprend la route. Ils vont pagayer plus loin dans les rapides, et me déposent au passage à minuit à Revda où je retourne chez Natalia qui m’accueille à bras ouverts.
C’est intéressant de voir comment les russes voyagent. Les nouveaux riches partent à l’étranger, à Paris et à Nice, qui sont du dernier chic, et où ils peuvent allègrement claquer leurs sous. C’est assez flagrant à La Défense, où après une séance photo devant l’Arche, ils filent tout droit au centre commercial et ressortent les bras chargés de fringues et de grands crus. Les autres par contre voyagent beaucoup dans la nature. Ca a vraiment une autre dimension qu’en France. Ils sont très proches de la nature (même si par ailleurs ils ne la respectent pas toujours, il suffit de voir la quantité de détritus le long des routes) et adeptes des vacances tranquille au bord d’un lac ou d’une rivière, à pêcher, bivouaquer, randonner. En tout cas ceux que j’ai rencontré, parce qu’il y en a une bonne partie aussi qui sont fan des vacances à Sotchi, sur des plages qui feraient trouver celles de la Côte d’Azur peu peuplées l’été…
Le lendemain en route vers Mourmansk, en bus. 3h30 de bus depuis Revda, avec un changement. Je suis juste en transit à Mourmansk, je monte dans le 1er bus pour Nikel, non loin de la Norvège. Un contrôle du FSB au passage, quelques questions sur l’objet de mon voyage et ils recopient mon passeport et mon visa comme une photocopieuse. A 20km au nord de Mourmansk, il y a la ville de Severomorsk, port militaire nucléaire totalement fermé.
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Les moustiques 🤪
Il sont omniprésents, les bois, c’est leur pays !
La plupart du temps, c’est supportable, quand il n’y en a que 10 ou 20 à vous tourner autour. Mais parfois, ils s’énervent, par exemple en soirée ou après la pluie. Là on peut en avoir des centaines à voler autour de vous et à guetter la moindre faille pour vous bouffer. Ca donne vaguement l’impression d’être un caca odorant, avec son régiment de mouches qui se disent « hummm, le repas est servi ! ». De plus, ils n’ont aucune pudeur : ils entrent dans les oreilles, sous le pantalon, et piquent même à travers les vêtements.
Heureusement, on apprécie la biodiversité : il y a aussi les mouches noires, minuscules, elles ne font pas de bruit, on ne sent pas quand elles se posent, mais elles, elles embarquent carrément un bout de peau. Et aussi de gros moustiques marrons, qui volent à 30-40cm de vous et soudain attaquent en piquée et plantent directement leur effroyable pompe dans votre tendre petite chaire.
Pour y parer, 3 méthodes : Marcher vite (relou au moment de la pause ou le soir). Faire un feu et se mettre dans la fumée. Utiliser un anti-moustique. J’en ai un qui dure 8h. Les moustiques n’ont pas dû lire la notice parce qu’après 8mn ils sont d’attaque !Enfin, le refuge suprême, c’est la tente. Pour entrer, mettre son sac et fermer, il faut au maximum 20 secondes. Ca suffit pour laisser entrer 40 moustiques. Commence alors une séance rituelle d’écrasage de moustiques. A la fin on a une petite pâte de moustiques écrasés entre le pouce et l’index. Et pas moyen de sortir se rincer les doigts… Bonne nuit !
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Il faut 5h de bus ensuite pour rejoindre Nikel . Tout le temps on longe la ZATO ; toute la zone littorale fermée. Chaque sommet un peu plus haut que les autres est coiffé d’antennes et de radars. Puis au milieu on passe dans une zone militaire mais non fermée. Tous les passeports sont vérifiés, le mien l’est pendant 40mn par un militaire qui a l’air de vouloir m’enfler, ou de faire du zèle. Finalement ils me laissent passer. J’ai eu de la chance parce que je n’ai pas ma carte de sortie, qui est restée à Saint-Pétersbourg.
A partir de là, la paysage est exotique, parsemé de bases militaires (photos interdites, je préfère ne pas tenter…). Ici, des casernes avec des soldats qui s’exercent. Là, une colonne de char. Plus loin un parking de quelques centaines de blindés. En fait, la Norvège était au temps de l’URSS la seul frontière avec l’OTAN, la Finlande ayant signé avec Staline un traité : la Finlande reste neutre et les soviétiques ne l’occupent pas comme ailleurs en Europe de l’Est. D’où l’incroyable présence militaire… Et encore on ne voit pas tous les missiles atomiques qui doivent être planqués un peu partout.
Enfin, on arrive à Zapoliarni, puis 40mn plus tard à Nikel. Là le paysage est encore plus exotique. Fini les bases militaires, elles sont remplacées par des collines marrons, vierges de toute végétation, avec des petits pics qui un jour furent des arbres. On se demande s’il y a eu un essai nucléaire, mais en fait il semble que ça soit simplement les émissions des kombinats d’extraction et de transformation de nickel qui se trouvent dans les 2 villes. Ambiance post-apocalyptique sympathique ! Je descend à Nikel, le terminus. La ville est collée au kombinat, heureusement les vents dominants sont dans le bon sens. Mais bon, l’espérance de vie ne doit quand même pas être top. Le décor alentours est constitué de collines ravagées. La ville est toute glauque.
Je ne m’attarde pas, la frontière norvégienne est à 30km, ça doit être plus propre là-bas pour poser la tente. Vu qu’il n’y a pas de transports en commun qui passent la frontière, je pars en stop et me fait prendre très vite par un norvégien qui est allé faire le plein de produits pas chers en Russie. On passe la seule douane entre les 2 pays ; à 20h, on est la 40ème voiture de la journée… Heureusement qu’il m’a pris ! J’y serai encore sinon ! On passe un no man land de 15km entre les 2 pays, hérissé de miradors. Puis on arrive en Norvège.
Changement radical. Ce sont 2 mondes différents. Côté norvégien, tu peux boire dans n’importe quel ruisseau, tout est propre, tout est pur. Fini les barres d’habitations, place aux maisons individuelles de toutes les couleurs. On sent qu’on est arrivé dans un autre monde ! Mon chauffeur me pose sur les bords d’un fjord, je bivouaque et profite du coucher de soleil, de 22h à 3h du matin. Je n’ai pas le courage d’enchaîner le lever de 3h à 7h. C’est très pratique ces jours polaires : ça fait faire des économies considérables en lampe de frontale. Par contre, les moustiques ne vont jamais se coucher. Ca c’est vraiment ballot.
Je croyais être arrivé au paradis, mais je déchante vite le lendemain : il pleut presque toute la journée et il commence à vraiment cailler. C’est ça la contrepartie des 69° de latitude nord. Ensuite je passe une journée passionnante sur le bord de la route pour faire du stop. Une voiture toutes les 6 minutes, et une chance sur 25 de se faire prendre. Ca fait 2h30 d’attente pour chaque lift. Plutôt ennuyeux. Mais on m’avait prévenu que par ici, les gens n’aiment pas trop les étrangers et voient les touristes pas d’un très bon œil. J’en ai fait les frais. Je veux retourner en Russie ! Heureusement le paysage est magnifique, comme le Connemara ou l’Ecosse : des collines sur lesquelles s’alternent pierres et mousses, le sommet caché par les nuages et le pied se jetant dans la mer ou un fjord. Pour agrémenter le tout, les rennes sont omniprésents. Les voitures vont très lentement tant le risque de shooter l’animal malentendant sont fortes. En voiture, on en voit toutes les 10mn. Ils sont en liberté l’été, puis sont regroupés l’hiver. Les nomades saams s’occupent de la transhumance et traversent avec eux de vastes étendues de forêt, jusqu’en Laponie. Pas le temps de les voir, dommage. Tant pis, il faudra revenir☺ Il paraît que ça donne une très bonne viande après. Les russes eux ne semblent pas l’apprécier, parce que de l’autre côté de la frontière en n’en voit pas un seul. L’explication est que les rennes se nourrissent d’une plante très sensible à la pollution, jusqu’aux traces d’essences sur les bords des routes. Côté russe ils ne sont pas très forts là-dessus…
Finalement j’arrive à Bugoynes, un village de pêcheurs de 300 habitants environ, un paquet de maisons colorées blotties sur une presqu’île. On y pêche le « king crab », le même que celui qui s’échappe des fermes d’élevage ailleurs et zigouille tous les autres pauvres petits crabes. Le village est joli mais vraiment trop froid. La nuit la tempête se lève : il pleut, beaucoup de vent, 5°… J’ai dû mettre la tente dans un jardin pour avoir un peu d’abri, c’est impossible ailleurs. La tente souffre terriblement, et moi au dessous je ne dors pas. Au matin, je dois repartir pour Kirkenes, puis la Russie. Je remballe tout sous la pluie, sous le regard stupide des propriétaires qui me regardent par la fenêtre en se disant « qu’est ce qu’il doit avoir froid ! ». Effectivement, je suis gelé. Je commence le stop à la sortie du village. Une dame me fait de grands signes. Elle voit que j’ai froid et m’invite chez elle à prendre un café, une douche chaude, un repas… Pas le temps d’en profiter, elle connaît tout le village et me trouve une voiture qui partait à l’instant pour Kirkenes. Dommage, j’aurais bien aimé discuter et voir un peu comment ils vivent dans un village aussi éloigné de tout. Et essayer de comprendre un peu ces gens qui me font penser à des îliens ou des montagnards, bourrus, peu accueillants, vivant dans des conditions extrêmes, mais qui peuvent aussi être très ouverts dès qu’on a brisé la glace.
Vu que presque tous les Norvégiens parlent un anglais impeccable, la communication est facilitée. Au début je pensais que nous Français étions vraiment mauvais pour les langues, mais en fait les Norvégiens trichent, leur langue ressemble beaucoup à l’anglais (sauf l’accent, qui est comme dans la pub Krisproll).
Retour à Kirkenes, que beaucoup qualifient de ville russe compte-tenu du grand nombre de russes qui y ont élu domicile en raison de la meilleure qualité de vie. En tout cas ça ne ressemble pas du tout à la Russie. C’est une petite ville de 5000 habitants qui figure sur toutes les cartes compte-tenu de sa position délicate pendant la guerre froide. Mauvaise surprise : le bus pour Mourmansk coûte plus de 50€. J’avais payé 6€ en Russie pour faire presque le même chemin en sens inverse. Et oui, c’est pas le même niveau de vie la Norvège. Même pour des Français c’est cher. On le comprend très vite quand on va dans les magasins. Finalement, j’ai trouvé une solution « à la russe » ; je suis allé demandé aux chauffeurs des rares voitures immatriculées en Russie s’ils partait pour Mourmansk, et bien sûr, dès qu’il y a un business à faire, il y a toujours un russe derrière, je suis tombé sur un gars qui fait tous les jours l’aller-retour en voiture et prend les gens qui n’ont pas de place dans le bus où le trouvent trop cher. Et l’avantage c’est que le retour est bouclé en 3h là où le bus en prend 5. 2 jours en Norvège, c’était court, mais avec le temps et sans voiture c’était déjà beaucoup. Mais ça appelle à un autre voyage.
Arrivée à Mourmansk le soir, j’appelle Vitali qui m’avait donné son numéro dans un bus quelques jours auparavant. Il vient avec Max, un de ses amis, habillé tout en noir, et on part chercher un hôtel. Il y a le choix entre les hôtels type occidentaux, à 50€ la nuit, et les hôtels russes à 4€ la nuit. C’est un peu miteux, mais pour le prix on s’y fait. Sauf que pour les étrangers les prix sont multipliés par 5. Assez énervant. Au 3ème, je me décide à rester malgré tout, mais mes compagnons ne me laissent pas, ils ne veulent pas me laisser me faire arnaquer royalement devant leurs yeux. Du coup Max m’invite chez lui. Il habite chez ses parents dans une barre d’habitation. Comme toujours dans ces pays là, très moche dehors, mais très confortable à l’intérieur, décoré et aménagé avec soin. On a passé la soirée à discuter devant quelques bières.
Puis le lendemain, ils m’ont fait un programme de visite de la ville, assez inédit : Mourmansk par les hauteurs ! Ca consiste à se promener sur les collines, au milieu de rochers et de mousses, avec plein de vent et 6°. On commence par Aliocha, une statue de soldat d’au moins 30m de haut qui domine la ville et surveille les nazi qui jadis menaçaient au loin. Jolie vue sur le port et le brise-glace nucléaire. Puis on se retrouve dans une carrière de pierre et sur d’autres collines. Je suis sûr que ça n’est pas dans le programme des tour-operators (évidemment : il n’y a pas de tour-operators à Mourmansk. Il n’y a pas de touristes de toute façon) ! Après 5h de marche, on redescend en ville. Moi je suis gelé, les autres sont peinards en t-shirt. C’est vrai qu’eux autres ont une autre conception du chaud et du froid.
Direction le café, où on rejoint 2 autres gars tout en noir et où on goûte la bière locale. On parle hard-rock, ils s’inquiètent de savoir si en France on a des groupes vu qu’ils n’en connaissent aucun. Ils me montrent des photos de leur dernier concert, lors d’une soirée qu’ils ont organisé en mémoire d’un chanteur de métal disparu quelques années avant. C’est super intéressant de voir la jeunesse de Mourmansk. Ils n’ont pas du tout les mêmes valeurs que leurs aînés, sont beaucoup plus ouverts au monde, ont envie de voyager, ne sont plus attaché à un système qu’ils n’ont connu que dans leur enfance. Les temps changent… Est-ce que ça deviendra à terme comme chez nous ? J’ai un doute, même si les modes de vie et les cultures vont se rapprocher, je pense qu’il existe une profonde identité russe qui fera que ça sera toujours différent là-bas.
Le soir ils m’accompagnent à la gare et le train repart, 29h jusqu’à Saint-Pétersbourg. Dommage, c’était court et il y avait encore beaucoup à voir et à vivre. D’autant plus qu’un voyage est d’autant plus intéressant qu’on parle couramment la langue et qu’on peut avoir de vraies discussions solides avec les gens qu’on rencontre. Je trouve également la Russie beaucoup plus intéressante en dehors de Moscou et Saint-Pétersbourg, où les mentalités sont très différentes. La vie est complètement différente en dehors de ces villes, et les gens naturellement beaucoup plus accueillants et ouverts à discuter, beaucoup plus directs, beaucoup plus russes.
21 Juillet 2005. Me voici une nouvelle fois en route pour de nouvelles aventures. Direction le nord : Mourmansk, le cercle polaire, la taïga et la toundra…
Je retrouve les fameux trains russes et leur appréciable 3ème classe : pas cher, confortable… Tout dépend de ses voisins en fait. Aujourd’hui, je ne suis pas gâté. A droite, une mère et sa fille, que je n’ai pu m’empêcher de qualifier intérieurement de « prudes » dès que je les ai vus. Les filles russes qui ricanent tout le temps et ont peur de tout et de tout le monde. En face, un couple qui passe le temps à manger et à boire de la bière en bouteilles de 2 litres. Pas trop de conversation donc. Heureusement, ça n’est que pour 27 heures. Avec des pauses de 25mn toutes les 6-8h, où attendent une armée de babouchkas équipées de poissons séchés, glaces, beignets, journaux, bières… Tout ce qu’il faut pour le voyage.
Dommage, 3 wagons plus loin, il y a un groupe qui part descendre des rivières dans le nord ; j’ai rencontré un des leurs à la gare, son sac m’avait intrigué : il était facilement 2 fois plus gros que le mien qui pourtant fait bien ses 20-25kg. J’essaierais bien de m’incruster avec eux, surtout que je pars en vrai touriste. Je ne sais pas du tout ce qu’il y a à voir et où je vais aller. J’ai bien la version russe du P’tit Futé, mais qui est pas très explicite.
Il s’avère qu’ils n’ont pas de place. Je conserve la carte du guide ; ça pourra servir pour un prochain voyage. De toute façon je veux conserver ma liberté. Avoir un peu de temps seul, pour penser, me reposer, faire le point. C’est indispensable de temps en temps.
Le départ a été assez difficile et fatiguant : accident sur l’A1 : je rate mon avion à une minute près, attend 6h le suivant. J’arrive tard à Saint-Pétersbourg, juste le temps de faire le sac, prendre une douche, puis enfiler le costard pour régler 2-3 affaires urgentes avant de partir. Il se met à pleuvoir, une bonne pluie ininterrompue qui dure toute la journée. Du train, je prie pour que ça s’arrête : je pars avec la tente ; et je préfère évite de randonner sous la pluie dès le 1er jour.
Au début, j’avais prévu de descendre à Apatity pour aller en « Hibiny », une région montagneuse et couverte de toundra. Très connue en Russie pour le ski l’hiver, puis pour la randonnée l’été. Le train arrivé en gare, je n’ai pas envie de descendre : le temps est trop gris, il fait limite nuit (moi qui était venu voir le jour polaire…), la pluie n’a pas cessé un moment, et en plus le paysage est moche : des usines désaffectées, des friches industrielles, des barres d’immeubles… J’hésite à descendre. La responsable du wagon vient m’engueuler parce que le train va repartir. Je prends quand même mon temps, je me dis que tant pis, je vais rester 4h de plus dans le train, et je vais aller sur la côte de la mer de Barents, le temps sera peut-être meilleur là-bas. Le train repart, tout le wagon me regarde comme si j’étais débile. 5mn après, en discutant avec la voisine, j’apprends que toute la côte nord est une « ZATO », zone militaire interdite aux étrangers et même aux russes qui n’y habitent pas. Oups, qu’est ce que je vais faire… ? Par dépit, je descend à la gare suivant, Olenegorsk. Il pleut trop, la gare est toute glauque, avec seulement quelques randonneurs qui partent vu qu’ils sont trempés. Je ne sais pas du tout ce qu’il y a à faire dans la région.
C’est le moment où tu te dis : « mais qu’est-ce que je fous là ? Pourquoi je ne suis pas resté peinard me reposer en Bretagne ? ». Pour répondre à cette (déprimante) question, j’engage la conversation avec un couple de randonneurs qui fuit vers le sud. Ils me conseillent un lac, le « Seïdozera », très beau, et lieu mythique des Saams, le peuple qui habitait le nord initialement. Par dépit, je me décide y aller, et de laisser les choses aller. Il pleut, je ne peux rien faire, alors rien ne sert de se stresser inutilement. Je laisse donc les choses aller, je vais bien voir où ça va me mener.
J’attends le bus pour Revda dans le café de la gare routière, très dépouillé (tendance feng-shui ?) : un comptoir qui fait aussi épicerie, 10m vide et au fond 5 tables, toutes pleines. Très bizarre, on a l’impression d’arriver dans un autre monde. 1h30 de bus sous une la pluie, il y a une couche de 10cm d’eau sur la route. La vue est sympathique : des arbres, des arbres, des arbres. Toujours les mêmes en plus, des bouleaux et des sapins. Pour couper la monotonie heureusement, un arrêt de bus au milieu de nul part avec une fille qui attend sous son parapluie, comme sortie de nul part. Puis une petite base militaire, vide, certainement désaffectée. Dans la cour, à 5m des grilles de l’entrée, un joli missile de 4m de long, incliné à 45°, comme prêt à partir. On ne s’ennuie pas…
21h, arrivée à Revda, 8000 habitants. C’est une ville comme je n’en ai jamais vu : tout tourne autour du kombinat, qui produit du concentré qui est ensuite envoyé dans l’Oural pour fabriquer de l’acier. Je rentre dans un magasin pour demander où dormir. Il y a la vendeuse et la cliente :
Nicolas – Bonjour ! Où est-ce qu’on peut dormir dans cette ville ? La vendeuse – A l’hôtel, mais il est vraiment pas top. Nicolas – Et c’est possible de dormir chez l’habitant ? La vendeuse (après avoir échangé un regard avec la cliente) – Non, on ne connaît personne. Nicolas 😕– Zut alors. La cliente – Ben chez moi, il y a de la place…
Et me voici invité pour la nuit chez Natalia. Direct, elle me dit « déshabillez-vous ». Je me dis, « c’est bon, je vais y passer ». Mais non, en fait, c’était une invitation à prendre une douche chaude. A peine sorti, je me retrouve devant un thé et un repas, et aussitôt fini un lit tout propre m’attends et me voici couché. Limite bordé ! Une vraie maman !
Et me voici invité pour la nuit chez Natalia. Direct, elle me dit « déshabillez-vous ». Je me dis, « c’est bon, je vais y passer ». Mais non, en fait, c’était une invitation à prendre une douche chaude. A peine sorti, je me retrouve devant un thé et un repas, et aussitôt fini un lit tout propre m’attends et me voici couché. Limite bordé ! Une vraie maman !
Natalia à 49 ans. Elle habite depuis plus de 20 ans ici, et à quitté son mari car il buvait trop. Sa fille élève un enfant seule dans l’immeuble d’en face. Toutes 2 travaillent au kombinat. Elle devrait déjà être à la retraite normalement : vu que le kombinat émet des radiations, les employés s’arrêtent de travailler à 45 ans. Mais depuis la privatisation, les salaires (90€ par mois…) sont payés une fois sur 3, alors il faut quand même continuer malgré la danger. Et en Russie, impossible de déménager. Pour vivre quelque part, il faut une autorisation, le « propiska ». Et, à moins d’avoir beaucoup d’argent pour soudoyer les autorités, c’est quasiment impossible de quitter ce genre de ville. Sympathique, non ?
Du coup, pour survivre, ils produisent un maximum eux-mêmes : ils récoltent les baies dans la toundra, ramassent des herbes qui remplaceront le thé où agrémenteront la soupe. Ils ont aussi de petits jardins, mais difficiles à entretenir avec un hiver de 9 mois, et une moyenne de –25° au plus fort de l’hiver.
Le lendemain, bonne surprise, la pluie a cessé : je commence la randonnée, direction le lac Seïdozera. Le début du chemin se situe après le kombinat, à 3km de la ville. Je prends le bus de l’usine pour y aller, avec les employés. Je traverse ensuite l’usine. Une vraie ruine, avec un périmètre tout pollué tout autour. Et juste après commence la nature et les beaux paysages : une vallée toute de pierres, avec des montagnes à pic de chaque côte, puis un plateau recouvert de cailloux et de mousses, où on se repère avec des cairns, et enfin le lac au loin, avec une descente à travers la taïga, qui commence par une petite forêt de bouleaux nains, comme des bonzaïs géants. Je rencontre un groupe de russe, les « kosmopaïck » qui voyagent dans les lieux et sites liés aux météorites, OVNI et légendes mystiques, comme ce lac, sacré pour les Saams, en raison d’une tâche à forme humaine, haute d’une trentaine de mètre sur une falaise. Il paraît aussi que des gens deviennent fous après avoir séjourné au lac. Parfois, la brume tombe pendant 3 jours, on ne voit plus les cairns et les gens se perdent. On les retrouve fous, ou gelés au printemps suivants… J’arrive toujours à tomber dans des endroits spé…
Comme pour illustrer ces légendes, on perd la moitié du groupe, avant de passer une soirée bivouac tranquille. Surprise au matin, le lac, qui était parfaitement transparent le soir, est vert le matin. Mais c’est un vrai vert, profond, épais, comme si on avait versé de la peinture dans le lac. Je mets 5mm d’eau dans ma casserole, on ne voit plus le fond. Ce lac mérite bien sa réputation !
Au matin, je repars. Je fais un pari risqué : je vais jusqu’à un autre lac, où j’espère trouver un bateau pour la ville de Lovozera. S’il n’y a pas de bateau, il me faudra revenir sur mes pas, avec pas assez de bouffe pour aller jusqu’au bout. Pourvu qu’il n’y ait pas de brume !
Je me fais donc une journée de marche sur le bord du lac. En tout, je ne croise qu’un groupe de personnes qui bivouaquaient. Le paysage est magnifique, le lac décidemment vert. Puis j’arrive en soirée au bord du lac, en priant pour trouver un bateau. Il faut savoir que c’est un endroit vraiment paumé. Déjà, Revda se situe à 100km de la route principale, qui est l’axe de développement de la région. A part Revda et Lovozera, il n’y a rien d’autre que la forêt, des rivières et des lacs, sur des centaines de kilomètres. Je m’attends donc à trouver des pêcheurs ou des personnes faisant du tourisme fluvial, il n’y a aucun bateau régulier. Et là coup de chance, je vois des tentes, 3 mecs habillés en treillis (tenue de tous les russes qui passent leurs congés dans la nature) avec un catamaran gonflable. Je m’approche, et avant que je n’aie le temps d’ouvrir la bouche, on me demande si je sais ramer. Il faut être en effet 4 pour conduire le catamaran, et un de leur pote est malade et est rentré à Moscou. Me voilà embauché pour 10h de rames le lendemain ! On croit rêver… A part les moustiques, les esprits ont été plutôt cool avec moi !
Finalement, il pleut toute la nuit et la température baisse de 5°. Vu que je n’ai pas de vêtements étanches, mes nouveaux compagnons préfèrent ne pas partir à la rame. On profite alors de la visite surprise du garde nature, qui nous tracte pendant 3h avec son petit bateau à moteur. L’arrivée à Lovozera est magnifique : toutes les berges sont couvertes de petites cabanes à bateau colorées qui se reflètent dans l’eau du lac parfaitement immobile. Puis quand on se rapproche du centre, les barres d’habitation et les cheminées rappellent que quand même on est en Russie !
On fête notre retour à la terre avec quelques bières et un bon saucisson de renne. Et on reprend la route. Ils vont pagayer plus loin dans les rapides, et me déposent au passage à minuit à Revda où je retourne chez Natalia qui m’accueille à bras ouverts.
C’est intéressant de voir comment les russes voyagent. Les nouveaux riches partent à l’étranger, à Paris et à Nice, qui sont du dernier chic, et où ils peuvent allègrement claquer leurs sous. C’est assez flagrant à La Défense, où après une séance photo devant l’Arche, ils filent tout droit au centre commercial et ressortent les bras chargés de fringues et de grands crus. Les autres par contre voyagent beaucoup dans la nature. Ca a vraiment une autre dimension qu’en France. Ils sont très proches de la nature (même si par ailleurs ils ne la respectent pas toujours, il suffit de voir la quantité de détritus le long des routes) et adeptes des vacances tranquille au bord d’un lac ou d’une rivière, à pêcher, bivouaquer, randonner. En tout cas ceux que j’ai rencontré, parce qu’il y en a une bonne partie aussi qui sont fan des vacances à Sotchi, sur des plages qui feraient trouver celles de la Côte d’Azur peu peuplées l’été…
Le lendemain en route vers Mourmansk, en bus. 3h30 de bus depuis Revda, avec un changement. Je suis juste en transit à Mourmansk, je monte dans le 1er bus pour Nikel, non loin de la Norvège. Un contrôle du FSB au passage, quelques questions sur l’objet de mon voyage et ils recopient mon passeport et mon visa comme une photocopieuse. A 20km au nord de Mourmansk, il y a la ville de Severomorsk, port militaire nucléaire totalement fermé.
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Les moustiques 🤪
Il sont omniprésents, les bois, c’est leur pays !
La plupart du temps, c’est supportable, quand il n’y en a que 10 ou 20 à vous tourner autour. Mais parfois, ils s’énervent, par exemple en soirée ou après la pluie. Là on peut en avoir des centaines à voler autour de vous et à guetter la moindre faille pour vous bouffer. Ca donne vaguement l’impression d’être un caca odorant, avec son régiment de mouches qui se disent « hummm, le repas est servi ! ». De plus, ils n’ont aucune pudeur : ils entrent dans les oreilles, sous le pantalon, et piquent même à travers les vêtements.
Heureusement, on apprécie la biodiversité : il y a aussi les mouches noires, minuscules, elles ne font pas de bruit, on ne sent pas quand elles se posent, mais elles, elles embarquent carrément un bout de peau. Et aussi de gros moustiques marrons, qui volent à 30-40cm de vous et soudain attaquent en piquée et plantent directement leur effroyable pompe dans votre tendre petite chaire.
Pour y parer, 3 méthodes : Marcher vite (relou au moment de la pause ou le soir). Faire un feu et se mettre dans la fumée. Utiliser un anti-moustique. J’en ai un qui dure 8h. Les moustiques n’ont pas dû lire la notice parce qu’après 8mn ils sont d’attaque !Enfin, le refuge suprême, c’est la tente. Pour entrer, mettre son sac et fermer, il faut au maximum 20 secondes. Ca suffit pour laisser entrer 40 moustiques. Commence alors une séance rituelle d’écrasage de moustiques. A la fin on a une petite pâte de moustiques écrasés entre le pouce et l’index. Et pas moyen de sortir se rincer les doigts… Bonne nuit !
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Il faut 5h de bus ensuite pour rejoindre Nikel . Tout le temps on longe la ZATO ; toute la zone littorale fermée. Chaque sommet un peu plus haut que les autres est coiffé d’antennes et de radars. Puis au milieu on passe dans une zone militaire mais non fermée. Tous les passeports sont vérifiés, le mien l’est pendant 40mn par un militaire qui a l’air de vouloir m’enfler, ou de faire du zèle. Finalement ils me laissent passer. J’ai eu de la chance parce que je n’ai pas ma carte de sortie, qui est restée à Saint-Pétersbourg.
A partir de là, la paysage est exotique, parsemé de bases militaires (photos interdites, je préfère ne pas tenter…). Ici, des casernes avec des soldats qui s’exercent. Là, une colonne de char. Plus loin un parking de quelques centaines de blindés. En fait, la Norvège était au temps de l’URSS la seul frontière avec l’OTAN, la Finlande ayant signé avec Staline un traité : la Finlande reste neutre et les soviétiques ne l’occupent pas comme ailleurs en Europe de l’Est. D’où l’incroyable présence militaire… Et encore on ne voit pas tous les missiles atomiques qui doivent être planqués un peu partout.
Enfin, on arrive à Zapoliarni, puis 40mn plus tard à Nikel. Là le paysage est encore plus exotique. Fini les bases militaires, elles sont remplacées par des collines marrons, vierges de toute végétation, avec des petits pics qui un jour furent des arbres. On se demande s’il y a eu un essai nucléaire, mais en fait il semble que ça soit simplement les émissions des kombinats d’extraction et de transformation de nickel qui se trouvent dans les 2 villes. Ambiance post-apocalyptique sympathique ! Je descend à Nikel, le terminus. La ville est collée au kombinat, heureusement les vents dominants sont dans le bon sens. Mais bon, l’espérance de vie ne doit quand même pas être top. Le décor alentours est constitué de collines ravagées. La ville est toute glauque.
Je ne m’attarde pas, la frontière norvégienne est à 30km, ça doit être plus propre là-bas pour poser la tente. Vu qu’il n’y a pas de transports en commun qui passent la frontière, je pars en stop et me fait prendre très vite par un norvégien qui est allé faire le plein de produits pas chers en Russie. On passe la seule douane entre les 2 pays ; à 20h, on est la 40ème voiture de la journée… Heureusement qu’il m’a pris ! J’y serai encore sinon ! On passe un no man land de 15km entre les 2 pays, hérissé de miradors. Puis on arrive en Norvège.
Changement radical. Ce sont 2 mondes différents. Côté norvégien, tu peux boire dans n’importe quel ruisseau, tout est propre, tout est pur. Fini les barres d’habitations, place aux maisons individuelles de toutes les couleurs. On sent qu’on est arrivé dans un autre monde ! Mon chauffeur me pose sur les bords d’un fjord, je bivouaque et profite du coucher de soleil, de 22h à 3h du matin. Je n’ai pas le courage d’enchaîner le lever de 3h à 7h. C’est très pratique ces jours polaires : ça fait faire des économies considérables en lampe de frontale. Par contre, les moustiques ne vont jamais se coucher. Ca c’est vraiment ballot.
Je croyais être arrivé au paradis, mais je déchante vite le lendemain : il pleut presque toute la journée et il commence à vraiment cailler. C’est ça la contrepartie des 69° de latitude nord. Ensuite je passe une journée passionnante sur le bord de la route pour faire du stop. Une voiture toutes les 6 minutes, et une chance sur 25 de se faire prendre. Ca fait 2h30 d’attente pour chaque lift. Plutôt ennuyeux. Mais on m’avait prévenu que par ici, les gens n’aiment pas trop les étrangers et voient les touristes pas d’un très bon œil. J’en ai fait les frais. Je veux retourner en Russie ! Heureusement le paysage est magnifique, comme le Connemara ou l’Ecosse : des collines sur lesquelles s’alternent pierres et mousses, le sommet caché par les nuages et le pied se jetant dans la mer ou un fjord. Pour agrémenter le tout, les rennes sont omniprésents. Les voitures vont très lentement tant le risque de shooter l’animal malentendant sont fortes. En voiture, on en voit toutes les 10mn. Ils sont en liberté l’été, puis sont regroupés l’hiver. Les nomades saams s’occupent de la transhumance et traversent avec eux de vastes étendues de forêt, jusqu’en Laponie. Pas le temps de les voir, dommage. Tant pis, il faudra revenir☺ Il paraît que ça donne une très bonne viande après. Les russes eux ne semblent pas l’apprécier, parce que de l’autre côté de la frontière en n’en voit pas un seul. L’explication est que les rennes se nourrissent d’une plante très sensible à la pollution, jusqu’aux traces d’essences sur les bords des routes. Côté russe ils ne sont pas très forts là-dessus…
Finalement j’arrive à Bugoynes, un village de pêcheurs de 300 habitants environ, un paquet de maisons colorées blotties sur une presqu’île. On y pêche le « king crab », le même que celui qui s’échappe des fermes d’élevage ailleurs et zigouille tous les autres pauvres petits crabes. Le village est joli mais vraiment trop froid. La nuit la tempête se lève : il pleut, beaucoup de vent, 5°… J’ai dû mettre la tente dans un jardin pour avoir un peu d’abri, c’est impossible ailleurs. La tente souffre terriblement, et moi au dessous je ne dors pas. Au matin, je dois repartir pour Kirkenes, puis la Russie. Je remballe tout sous la pluie, sous le regard stupide des propriétaires qui me regardent par la fenêtre en se disant « qu’est ce qu’il doit avoir froid ! ». Effectivement, je suis gelé. Je commence le stop à la sortie du village. Une dame me fait de grands signes. Elle voit que j’ai froid et m’invite chez elle à prendre un café, une douche chaude, un repas… Pas le temps d’en profiter, elle connaît tout le village et me trouve une voiture qui partait à l’instant pour Kirkenes. Dommage, j’aurais bien aimé discuter et voir un peu comment ils vivent dans un village aussi éloigné de tout. Et essayer de comprendre un peu ces gens qui me font penser à des îliens ou des montagnards, bourrus, peu accueillants, vivant dans des conditions extrêmes, mais qui peuvent aussi être très ouverts dès qu’on a brisé la glace.
Vu que presque tous les Norvégiens parlent un anglais impeccable, la communication est facilitée. Au début je pensais que nous Français étions vraiment mauvais pour les langues, mais en fait les Norvégiens trichent, leur langue ressemble beaucoup à l’anglais (sauf l’accent, qui est comme dans la pub Krisproll).
Retour à Kirkenes, que beaucoup qualifient de ville russe compte-tenu du grand nombre de russes qui y ont élu domicile en raison de la meilleure qualité de vie. En tout cas ça ne ressemble pas du tout à la Russie. C’est une petite ville de 5000 habitants qui figure sur toutes les cartes compte-tenu de sa position délicate pendant la guerre froide. Mauvaise surprise : le bus pour Mourmansk coûte plus de 50€. J’avais payé 6€ en Russie pour faire presque le même chemin en sens inverse. Et oui, c’est pas le même niveau de vie la Norvège. Même pour des Français c’est cher. On le comprend très vite quand on va dans les magasins. Finalement, j’ai trouvé une solution « à la russe » ; je suis allé demandé aux chauffeurs des rares voitures immatriculées en Russie s’ils partait pour Mourmansk, et bien sûr, dès qu’il y a un business à faire, il y a toujours un russe derrière, je suis tombé sur un gars qui fait tous les jours l’aller-retour en voiture et prend les gens qui n’ont pas de place dans le bus où le trouvent trop cher. Et l’avantage c’est que le retour est bouclé en 3h là où le bus en prend 5. 2 jours en Norvège, c’était court, mais avec le temps et sans voiture c’était déjà beaucoup. Mais ça appelle à un autre voyage.
Arrivée à Mourmansk le soir, j’appelle Vitali qui m’avait donné son numéro dans un bus quelques jours auparavant. Il vient avec Max, un de ses amis, habillé tout en noir, et on part chercher un hôtel. Il y a le choix entre les hôtels type occidentaux, à 50€ la nuit, et les hôtels russes à 4€ la nuit. C’est un peu miteux, mais pour le prix on s’y fait. Sauf que pour les étrangers les prix sont multipliés par 5. Assez énervant. Au 3ème, je me décide à rester malgré tout, mais mes compagnons ne me laissent pas, ils ne veulent pas me laisser me faire arnaquer royalement devant leurs yeux. Du coup Max m’invite chez lui. Il habite chez ses parents dans une barre d’habitation. Comme toujours dans ces pays là, très moche dehors, mais très confortable à l’intérieur, décoré et aménagé avec soin. On a passé la soirée à discuter devant quelques bières.
Puis le lendemain, ils m’ont fait un programme de visite de la ville, assez inédit : Mourmansk par les hauteurs ! Ca consiste à se promener sur les collines, au milieu de rochers et de mousses, avec plein de vent et 6°. On commence par Aliocha, une statue de soldat d’au moins 30m de haut qui domine la ville et surveille les nazi qui jadis menaçaient au loin. Jolie vue sur le port et le brise-glace nucléaire. Puis on se retrouve dans une carrière de pierre et sur d’autres collines. Je suis sûr que ça n’est pas dans le programme des tour-operators (évidemment : il n’y a pas de tour-operators à Mourmansk. Il n’y a pas de touristes de toute façon) ! Après 5h de marche, on redescend en ville. Moi je suis gelé, les autres sont peinards en t-shirt. C’est vrai qu’eux autres ont une autre conception du chaud et du froid.
Direction le café, où on rejoint 2 autres gars tout en noir et où on goûte la bière locale. On parle hard-rock, ils s’inquiètent de savoir si en France on a des groupes vu qu’ils n’en connaissent aucun. Ils me montrent des photos de leur dernier concert, lors d’une soirée qu’ils ont organisé en mémoire d’un chanteur de métal disparu quelques années avant. C’est super intéressant de voir la jeunesse de Mourmansk. Ils n’ont pas du tout les mêmes valeurs que leurs aînés, sont beaucoup plus ouverts au monde, ont envie de voyager, ne sont plus attaché à un système qu’ils n’ont connu que dans leur enfance. Les temps changent… Est-ce que ça deviendra à terme comme chez nous ? J’ai un doute, même si les modes de vie et les cultures vont se rapprocher, je pense qu’il existe une profonde identité russe qui fera que ça sera toujours différent là-bas.
Le soir ils m’accompagnent à la gare et le train repart, 29h jusqu’à Saint-Pétersbourg. Dommage, c’était court et il y avait encore beaucoup à voir et à vivre. D’autant plus qu’un voyage est d’autant plus intéressant qu’on parle couramment la langue et qu’on peut avoir de vraies discussions solides avec les gens qu’on rencontre. Je trouve également la Russie beaucoup plus intéressante en dehors de Moscou et Saint-Pétersbourg, où les mentalités sont très différentes. La vie est complètement différente en dehors de ces villes, et les gens naturellement beaucoup plus accueillants et ouverts à discuter, beaucoup plus directs, beaucoup plus russes.