Results for "Prince+Rupert+|+3+>+98"
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Hôtel Shinagawa Prince à Tokyo English translation pending
Bonjour, je pars 2 semaines à tokyo au shinigawa prince hotel. Je voudrais savoir si cette hotel est bien et si le quartier dispose de restaurant, combini ou autre.
Merci.
Île-du-Prince-Édouard: qui a fait le Sentier de la Confédération à vélo? English translation pending
Nous allons à l’Ile du prince Édouard au début août 2011. Notre fils et son amie (21 ans) veulent faire la piste de la confédération à bicyclette, camping etc. Pendant 6 jours. Pendant ce temps nous les vieux seront pénards dans des hôtels. Nous adorons tous l’IPE. Quelqu’un a-t-il fait le circuit de la confédération en bike avec camping etc. Est-ce intéressant, que faut il apporter, peut-on se préparer un repas en route, les campings sont-ils facilement accessibles, que faut il apporter (réchaud, poêle, nourriture etc.).
Nous avons fait, nous les parents, ce type de voyage en Hollande, nous avons adoré. Mais nous sommes vieillissants. On ne fait plus ce genre de voyage.
Qu’en pensez-vous ceux qui ont fait la piste de la confédération en bike?
Nous avons fait, nous les parents, ce type de voyage en Hollande, nous avons adoré. Mais nous sommes vieillissants. On ne fait plus ce genre de voyage.
Qu’en pensez-vous ceux qui ont fait la piste de la confédération en bike?
Lava - Île-du-Prince-Édouard: meilleur itinéraire? English translation pending
Bonjour,
Nous avons loué un chalet à l'île du Prince Edouard (Cavendish) pour une semaine à partir du 25 juin puis un autre à Shediac pour une semaine à partir du 2 juillet. C'est la premi;re fois que nous faisons le voyage. Quel est le meilleur itinéraire pour faire l'aller depuis Laval, avec un arrêt pour la nuit (quelle ville nous conseillez-vous? avez-vous des suggestions de B&B?) ? Est-il préférable ensuite de reprendre le même itinéraire pour le retour?
J'ai vu qu'il était conseillé de faire la traversée vers IPE une fois par le pont puis une fois par le traversier. Nous pensions prendre le pont à l'aller (après une journée de voiture le plus court serait sans doute préférable) puis le traversier au retour en nous en allant vers Shediac.
Merci!
Sonia.
Nous avons loué un chalet à l'île du Prince Edouard (Cavendish) pour une semaine à partir du 25 juin puis un autre à Shediac pour une semaine à partir du 2 juillet. C'est la premi;re fois que nous faisons le voyage. Quel est le meilleur itinéraire pour faire l'aller depuis Laval, avec un arrêt pour la nuit (quelle ville nous conseillez-vous? avez-vous des suggestions de B&B?) ? Est-il préférable ensuite de reprendre le même itinéraire pour le retour?
J'ai vu qu'il était conseillé de faire la traversée vers IPE une fois par le pont puis une fois par le traversier. Nous pensions prendre le pont à l'aller (après une journée de voiture le plus court serait sans doute préférable) puis le traversier au retour en nous en allant vers Shediac.
Merci!
Sonia.
Hôtel Maradiva ou Prince Maurice? English translation pending
Bonjour,
Nous avons décidé de partir à l'Ile Maurice pendant les prochaines vacances scolaires d'avril avec notre fils qui a 11 ans. Mais voilà nous hésitons maintenant entre deux hôtels :
Le Prince Maurice : J'ai lu qu'en avril il peut y avoir pas mal de vent sur la côte est donc est-ce un choix judicieux...?
Maradiva : Là j'ai lu certains commentaires se plaignant des bateaux qui passent très près de la plage...
Connaissez-vous ces hôtels ? Avez-vous des conseils à me donner ?
Nos critères : un hôtel calme et reposant, une jolie plage, une restauration de qualité et surtout que mon fils puisse se faire quelques copains.
Je vous remercie par avance pour votre aide. Y'a pas le choix, maintenant faut se décider !!!
🙂
Nous avons décidé de partir à l'Ile Maurice pendant les prochaines vacances scolaires d'avril avec notre fils qui a 11 ans. Mais voilà nous hésitons maintenant entre deux hôtels :
Le Prince Maurice : J'ai lu qu'en avril il peut y avoir pas mal de vent sur la côte est donc est-ce un choix judicieux...?
Maradiva : Là j'ai lu certains commentaires se plaignant des bateaux qui passent très près de la plage...
Connaissez-vous ces hôtels ? Avez-vous des conseils à me donner ?
Nos critères : un hôtel calme et reposant, une jolie plage, une restauration de qualité et surtout que mon fils puisse se faire quelques copains.
Je vous remercie par avance pour votre aide. Y'a pas le choix, maintenant faut se décider !!!
🙂
Alaska: visiter Denali, Homer, Prince William Sound et Anchorage en six jours au mois de juin 2010 English translation pending
Bonjour!
Je quitte pour prendre un bateau à Vancouver le 4 juin. À la fin de ma croisière ( 11 juin) je passe la journée et la nuit à Seward. Le lendemain nous avons loué ( nous sommes 4 adultes) un RV à Anchorage chez ABC Motorhome. Nous serons alors le 12 juin....de là nous avons 6 jours pour visiter l'Alaska car nous repartons le 17 juin au soir d'Ancorage.
Donc la question, je veux visiter Denali, Homer, Prince William Sound et Anchorage (en 6 jours), dans quel ordre serait-il préférable de faire mon itinéraire?
Merci de vos informations!
Patricia
Donc la question, je veux visiter Denali, Homer, Prince William Sound et Anchorage (en 6 jours), dans quel ordre serait-il préférable de faire mon itinéraire?
Merci de vos informations!
Patricia
Croisière sur le Prince Abbas 5 sur le lac Nasser: quel genre de bateau? English translation pending
Bonjour,
Est-ce que quelqu'un parmis vous a déjà pris le bateau Prince Abbas 5 pour une croisière sur le lac Nasser ?
J'aimerais savoir si ce bateau est bien (propreté, service ) Merci.
Est-ce que quelqu'un parmis vous a déjà pris le bateau Prince Abbas 5 pour une croisière sur le lac Nasser ?
J'aimerais savoir si ce bateau est bien (propreté, service ) Merci.
Ile du Prince Edward: activités pour une famille? English translation pending
Bonjour,
Je vais avec ma blonde, mon garcon de 10 ans et ma fille de neuf ans à l'ile du prince Edward cet été ( 5 au10 août). J'aimerais connaitre les activité ( parc d'attraction, plages ... ) qui sont les meilleurs activité pour ma famille.
Merci😉
Je vais avec ma blonde, mon garcon de 10 ans et ma fille de neuf ans à l'ile du prince Edward cet été ( 5 au10 août). J'aimerais connaitre les activité ( parc d'attraction, plages ... ) qui sont les meilleurs activité pour ma famille.
Merci😉
Hôtel Turan Prince World à Side English translation pending
Bonjour,
Je viens de réserver cet hôtel pour le mois d'octobre 2009. Je connais très bien la région de Side pour y avoir été plusieurs fois mais je n'ai pas beaucoup d'informations sur cet hôtel.
Pouvez-vous me renseigner quant à la nourriture, l'infrastructure, les chambres, l'all-inclusive, ...
Attention : ne pas confondre avec le Turan prince RESIDENCE !
Merci d'avance pour vos réponses...
Hôtels Especen et Prince 57 à Hanoi? English translation pending
boujour, est-ce que quelqu'un connait l'hotel especen hotel 22 hang be à hanoi et le Prince 57, 57 rue hang be également à hanoi merci pour les renseignements que vous pourrez me donner à plus
Evénement avec le prince de Thaïlande? English translation pending
bonjour
j'ai cru entendre un truc a la tele ce matin avec le prince de thailande
mais j'ai rate le debut et puis apres j'ai du eteindre
il se passe qqch avec lui de special ?
j'ai cru entendre un truc a la tele ce matin avec le prince de thailande
mais j'ai rate le debut et puis apres j'ai du eteindre
il se passe qqch avec lui de special ?
Hôtel "Appartement le petit prince" sur l'île Maurice? English translation pending
Bonsoir,
que pensez-vous de "Appartement Le Petit Prince, Ile Maurice" 40 € la nuit pour deux adultes et deux enfants pour la période du 23/10 AU 03/11
est-ce que le site est correct ??? où se restaurer, supérette ????
grand merci de vos lumières....
BONNE SOIREE
que pensez-vous de "Appartement Le Petit Prince, Ile Maurice" 40 € la nuit pour deux adultes et deux enfants pour la période du 23/10 AU 03/11
est-ce que le site est correct ??? où se restaurer, supérette ????
grand merci de vos lumières....
BONNE SOIREE
Hôtel "Le prince" à Nabeul English translation pending
Qui me peut me donner un avis récent sur cet hôtel. merci
Hôtel le Prince à Nabeul et excursions English translation pending
bonjour
je pars debut a l hotel le prince pour faire une thalasso et quelques excurions
qui peut me donner des infos sur ce qui est interessant a faire a nabeul et ses orizons...😉
Film: Bab Aziz, le prince qui contemplait son âme English translation pending
Bab'Aziz, le prince qui contemplait son âme
"Perdues dans un océan de sable, deux silhouettes cheminent : Ishtar, une petite fille pleine d'entrain, et son grand-père Bab'Aziz, un derviche aveugle.Elle le guide vers la grande réunion des derviches qui a lieu tous les trente ans, mais pour trouver cet endroit secret, il faut "écouter le silence infini du désert avec son coeur".Leur voyage à travers l'immensité brûlante les amène, tel un jeu de pistes, à la croisée d'autres destins..."
Tourné essentiellement en Iran dans le désert d'Annarak, on reconnait au passage des lieux comme Kachan, Yazd (Tours du Silence), Kerman et Bam. Ce petit film offre un agréable voyage, lointain et intérieur qui vous plaira certainement.
Hervé

Tourné essentiellement en Iran dans le désert d'Annarak, on reconnait au passage des lieux comme Kachan, Yazd (Tours du Silence), Kerman et Bam. Ce petit film offre un agréable voyage, lointain et intérieur qui vous plaira certainement.
Hervé

Le désert d'Atacama, prince du non monde, grand misanthrope (Chili) English translation pending
Un beau texte de mon ami Willy Minec qui résume merveilleusement en quelques mots le désert le plus aride du monde avec lequel il s'est livré à un véritable corps à corps pendant plus de 45 jours:
Ennemi du mental, destructeur de moral, ce misanthrope cache pourtant de fantastiques joyaux. Parcourir sa vallée de la Lune après le coucher du soleil, grimper sur la colonne vertébrale du dinosaure en pleine vallée de la mort resteront ses plus beaux cadeaux. Actes manqués de faiblesse laissant deviner une once de regret. Son aridité à tuer presque toutes formes de vie. Il s'est isolé afin de fuir la "bio" qu'il a voulu répudier. Rude personnage que l'Atacama. Pas bavard, tête de lard, emmerdeur, mais toujours est-il qu'il sait écouter.
L'expédition Licancama c'est 45 jours en terres atacaméennes. Une tentative de traversée du salar d'Atacama en solitaire et en autonomie. En commençant par sa partie sud, immense champ de vase de sel inconnu, captivant d'autant plus les militaires qu'ils ont dévoilé les cartes d'état major de cette zone minée. Ils ont préféré outre-passer le réglement pour en tirer des bénéfices en terme de renseignements.
Licancama c'est aussi la vue imprenable sur les lagunas boliviennes blanca et verde, en se rapprochant des 6000 mètres sur le volcan Licancabur. Un total de 50 jours dans l'univers du rien pour se rendre compte que l'homme s'humanise bien plus au contact du minéral qu'avec ses propres congénères.
Ce premier voyage au bout de soi fut comme un baptême annonçant d'autres aventures.
http://terresdexpe.typepad.fr/terres_dexp/2006/10/expdition_lican.html
Ennemi du mental, destructeur de moral, ce misanthrope cache pourtant de fantastiques joyaux. Parcourir sa vallée de la Lune après le coucher du soleil, grimper sur la colonne vertébrale du dinosaure en pleine vallée de la mort resteront ses plus beaux cadeaux. Actes manqués de faiblesse laissant deviner une once de regret. Son aridité à tuer presque toutes formes de vie. Il s'est isolé afin de fuir la "bio" qu'il a voulu répudier. Rude personnage que l'Atacama. Pas bavard, tête de lard, emmerdeur, mais toujours est-il qu'il sait écouter.
L'expédition Licancama c'est 45 jours en terres atacaméennes. Une tentative de traversée du salar d'Atacama en solitaire et en autonomie. En commençant par sa partie sud, immense champ de vase de sel inconnu, captivant d'autant plus les militaires qu'ils ont dévoilé les cartes d'état major de cette zone minée. Ils ont préféré outre-passer le réglement pour en tirer des bénéfices en terme de renseignements.
Licancama c'est aussi la vue imprenable sur les lagunas boliviennes blanca et verde, en se rapprochant des 6000 mètres sur le volcan Licancabur. Un total de 50 jours dans l'univers du rien pour se rendre compte que l'homme s'humanise bien plus au contact du minéral qu'avec ses propres congénères.

Ce premier voyage au bout de soi fut comme un baptême annonçant d'autres aventures.
http://terresdexpe.typepad.fr/terres_dexp/2006/10/expdition_lican.html
Hôtel le Prince à Nabeul ou Bahia Beach à Hammamet? English translation pending
Bonjour à tous :)
Hésitant entre deux hotels : le Prince à Nabeul et Bahia Beach à Hammamet, j'aurai aimé avoir d'avantages d'infos sur ces deux hôtels avant de réserver.
Savez vous où ces complexes sont situés? près de la plage? comment est elle? Ces hotels sont ils propres? comments est la nourriture? sont ils situés loin du centre de hammamet?
Merci d'avance
mikado
Hésitant entre deux hotels : le Prince à Nabeul et Bahia Beach à Hammamet, j'aurai aimé avoir d'avantages d'infos sur ces deux hôtels avant de réserver.
Savez vous où ces complexes sont situés? près de la plage? comment est elle? Ces hotels sont ils propres? comments est la nourriture? sont ils situés loin du centre de hammamet?
Merci d'avance
mikado
Hôtel Le Prince Maurice English translation pending
Bonjour à tous 🙂,
je pars en voyage de noces au prince maurice fin septembre début octobre. Pourriez vous me donner vos avis et témoignages sur cet hôtel? Est ce une bonne période pour partir ?
Merci beaucoup pour vos réponses
je pars en voyage de noces au prince maurice fin septembre début octobre. Pourriez vous me donner vos avis et témoignages sur cet hôtel? Est ce une bonne période pour partir ?
Merci beaucoup pour vos réponses
Le petit prince dans la langue des aborigènes argentins English translation pending
Un article dans la partie "signes du temps" de Télérama (cette semaine) nous informe que Le Petit Prince a été traduit dans la langue des aborigènes argentins, alors que le seul livre qui existait dans leur langue était ... : La Bible! On le traduit par le titre So shiyaxauolec nta'a.
En plus d'être un livre vraiment fabuleux, à mon sens, c'est désormais pour les enfants la possibilité d'apprendre leur langue autrement qu'oralement, dans leur famille!
Petite anecdote qui fait plaisir...
Si monsieur De saint Exupery avait su...
Hôtel à Charlottetown (Île-du-Prince-Édouard) en fin juillet English translation pending
J'ai besoin de suggestions de bons hôtels propres et pas chers à Charlottetown (île du Prince Edouard), entre les 30 juillet et le 3 août. Chambre pour deux personnes (pas de dortoirs, svp).
Puisque ce sera en haute saison, est-il déjà trop tard pour louer une chambre pour 3 ou 4 nuits ? À quels prix dois-je m'attendre (en $CAD) ?
Aussi, je vais arriver sur l'île du Prince Edouard le 30 juillet par traversier à Souris (en partant des îles de la Madeleine), en milieu d'après-midi, et je vais devoir me rendre à Charlottetown mais je ne sais pas comment. Des suggestions ?
Quel prix pour un taxi de Souris à Charlottetown ? Existe-il un transport en commun de Souris à Charlottetown ?
Puisque ce sera en haute saison, est-il déjà trop tard pour louer une chambre pour 3 ou 4 nuits ? À quels prix dois-je m'attendre (en $CAD) ?
Aussi, je vais arriver sur l'île du Prince Edouard le 30 juillet par traversier à Souris (en partant des îles de la Madeleine), en milieu d'après-midi, et je vais devoir me rendre à Charlottetown mais je ne sais pas comment. Des suggestions ?
Quel prix pour un taxi de Souris à Charlottetown ? Existe-il un transport en commun de Souris à Charlottetown ?
Relier Santiago de Cuba à Port-au-Prince English translation pending
Bonjour.
Existe-t-il toujours des possibilités de traversée maritime entre Santiago de Cuba et Port au Prince à Haïti. Même question pour un vol aérien? Merci de votre aide.
Existe-t-il toujours des possibilités de traversée maritime entre Santiago de Cuba et Port au Prince à Haïti. Même question pour un vol aérien? Merci de votre aide.
De Montréal à l'Île-du-Prince-Édouard en voiture English translation pending
Nous projetons un voyage d’environ 3 semaines au Canada septembre/octobre, l’idée est de parcours la région entre Montréal et l’ile du prince Edouard en voiture, quels sont les incontournables, les lieux à ne pas manquer, les filons et bonnes adresses ?
Merci pour vos retours ....
Transport de Cayenne à Port-au-Prince English translation pending
Bonjour, je cherche le meilleur moyen de me rendre en Haiti à partir de Cayenne. Via Paramaribo sans doute, mais après je coince... je croyais qu'il y avait des vols de Georges town Guyana jusqu'à Port au Prince, mais je ne trouve pas.
si l un d entre vous a une idée... merci !
Cécile
Kayak dans la baie du Prince-William en Alaska English translation pending
PREPARATIFS
Cela fait maintenant deux étés consécutifs que je voyage en kayak et cette année je compte bien continuer sur ma lancée. C’est vraiment un mode de déplacement pratique pour rejoindre des endroits sauvages et inaccessibles pendant plusieurs jours.
Reste à trouver des partenaires, se mettre d’accord sur une destination, caler la période etc…
Comme l’année dernière ce sera à nouveau à l’Alaska, à deux, les quinze derniers jours d’août mais dans un coin différent et pour une période un peu plus longue.
On restera sur place 2.5 semaines pour 13 jours de kayak dans la baie du Prince William en autonomie au départ de Whittier et 3 jours de rando sur la côte ou au Denali.
Les billets sont pris début en juillet avec Condor (vol direct depuis Francfort). Nous réservons une voiture avec Avis pour le premier jour afin d’effectuer le trajet d’Anchorage à Whittier (en « one way ») avec tout notre bazar et une autre avec Budget pour les 3 derniers jours (de Anchorage à Anchorage). On utilisera la ligne de train pour retourner à Anchorage après le kayak.
Nous réservons le kayak chez EpicCharter pour 13 jours avec aussi un transfert en bateau sur Knight Island.
Plusieurs récits de kayak dans cette zone sont disponibles sur internet et nous ont bien aidés dans nos préparatifs notamment celui de Marie sur son blog « si belle la terre » et celui de Jim sur le blog « princewilliamseakayaking ».
Par ailleurs, la carte 761 « Prince William Sound West » donne quelques indications de bivouac pour le kayak de mer, et nous nous en aidons grandement pour tracer un parcours de 180 km qui effectue une grande boucle autour de Chenega Island avant de revenir à Whittier.
Nos motivations sont l’isolement, la forêt pluviale mais surtout les mammifères marins avec en tête de liste les baleines à bosse, nombreuses dans la région, ainsi que les orques et aussi la pêche et particulièrement celle au Silver Salmon.
MATERIEL
En plus du matériel classique de rando itinérante en été à pied (GPS, réchaud à essence, tente 3 saisons, tapis de sol, duvets…) nous prenons également le matériel de kayak (bidons, sacs étanches, blousons, pantalon K way, salopettes néoprènes et bottes), le kayak lui même sera loué sur place avec ses accessoires (pagaies, jupes…) Afin de dormir tranquilles, nous amenons aussi de France un parc électrique pour protéger le camp contre les ours pendant notre sommeil ou notre absence. Il s’agit notamment d’un électrificateur d’une « puissance » de 0.35 joule, de fil à clôture et d’isolateurs à visser pour fabriquer des piquets, il faudra acheter la batterie qui l’alimentera sur place (batterie de voiture classique de 12V). De plus pour nous prévenir d’éventuels intrus autour de la tente nous avons 2 détecteurs de présence à pile reliés (sans fil) à une centrale déportée. Les détecteurs enregistrent les gros mouvements dans champ de 6 mètres sur 45 degrés. Tout mouvement détecté fait sonner l’alarme de 90 décibels de la centrale.

Côté sécurité, grâce à une balise SPOT, nous pourrons envoyer un sms d’alerte pré-enregistré avant le départ au loueur en cas de problèmes mineurs ou directement au centre de secours le plus proche en cas de plus gros pépins.
JOUR 1 (19/08/2017) Arrivée à Anchorage pile à l’heure (15h00), nous filons chez Avis pour la voiture puis chez Walmart pour les courses. On y achète 15 jours de provisions, les cartes de pêche, deux sprays à ours, la batterie de voiture pour la clôture mais on ne trouve pas d’essence C pour le réchaud. On essaye donc un magasin de sport : Sportman Ware Housse juste en face de Walmart Sud bonne pioche, on a le carburant, nous voila fin prêt 22h00 on file à Whittier, nous avons RDV le lendemain à 9h30 chez Epiccharter. Premier montage de tente au camping de Whittier, sur du bon gravier au milieu des campings cars géants avec leurs générateurs allumés malgré l’heure tardive.
JOUR 2 Réveil à 4h45 du matin, nous avons beaucoup de choses à préparer avant l’embarquement. Nous rendons la voiture au comptoir Avis de Whittier puis attaquons les bagages sous l’auvent du terminal des ferrys. Il bruine un peu.

Il nous faudra 2h30 pour tout faire tenir dans les bidons et les divers sacs étanches. Nous transférons ensuite le tout à pied en plusieurs voyages sous la minuscule cahute d’Epiccharter qui est située à bien 800 mètres du terminal. A 8h45, Brooke le patron, arrive et nous passons au paiement : 13 jours de location de kayak et le transfert en bateau jusqu’à Knight Island à 70 km de là. Il nous offre notamment 3 jours de location et nous fournit gratuitement deux paires de « poggies » (gants de kayak) qui s’avéreront très utiles. Le bateau est prêt, le kayak est déjà dedans, il n’y plus qu’à y mettre nos affaires. Nous laissons deux sacs dans la caravane d’EpicCharter et c’est le départ, le vrai. 1h30 plus tard nous voilà seuls sur une plage au milieu de la baie à l’extrême nord de Knight Island avec le kayak et tout notre barda à 70 km de tout. Il pleut des cordes… vite nous chargeons le kayak. C’est un biplace en fibre de verre, immense, avec 3 compartiments, tout tient aisément. Sans même regarder la carte nous partons pour l’objectif du jour : Johnson Bay à une vingtaine de kilomètres plus au sud. La mer est relativement agitée et il y a un vent arrière assez fort ce qui nous permet de bien avancer. Tout ce qui nous entoure et qu’on aperçoit à travers le brouillard est grandiose : les abruptes parois de Knight Island, la forêt à l’allure de jungle, la côte et toutes ses grottes … Nous dépassons des iles qui bizarrement ne figurent pas sur la carte et c’est la pause pique nique sous une pluie battante. Petit point GPS pour voir la progression mais rien ne colle. Puis enfin vient l’éclair de lucidité, nous ne sommes pas du tout en train de longer la côte ouest de Knight Island comme voulu, nous sommes en train de nous enfoncer dans Herring Bay et nous avons d’ailleurs presque atteint le terminus de la baie ! 11 km parcourus dans la mauvaise direction et par vent arrière qui plus est. Il va donc falloir les refaire en sens inverse vent de face. Une belle étourderie 2 heures après le début du voyage. Le moral en prend un coup mais nous nous mettons à la tâche nous atteignons le bord ouest de la baie pour franchir Herring Point. Le vent est fort et les vagues bien formées, mais nous avançons. Au passage de Herring Point qui est un cap assez exposé, le vent commence à forcir et on se fait une petite frayeur dans des récifs révélés par la marée basse. Nous ne sommes pas des kayakistes confirmés nous décidons donc de nous arrêter même si l’après midi est à peine entamé. Nous trouvons un minuscule bivouac au bout d’une plage, la tente tient à peine, et nous sommes entourés de jungle !

Le vent est presque tempétueux et les vagues sont désormais bien grosses, on s’est arrêté pile à temps. Nous découvrons qu’un des coffres du kayak a pris l’eau et les sacs (non étanches à l’immersion) baignent dedans. Nos craintes sont confirmées : deux sacs sont mouillés et il s’agit de ceux contenant les vivres. A l’abri du déluge, sous la tente, nous sauvons ce qui peut l’être. Nous perdons quelques tortillas, un paquet de pain de mie et un paquet de muesli mais on devrait survivre ! La nuit ne permet pas de conclure cette dure journée : les coefficients de marées sont assez importants et situer la limite de la marée haute n’est pas simple. On sort plusieurs fois dans la nuit vérifier le niveau de la mer jusqu’à l’apogée de la marée haute à 2h.
JOUR 3 Il a plu toute la nuit et il pleut encore. La mer s’est un peu calmée, du moins on a l’impression, nous reprenons notre route, bien décidés à rattraper notre retard. Nous passons Herring Point avec une houle assez marquée, plusieurs vagues déferlent sur le pont du kayak d’autres nous font partir en surf. Nous avons pagayé une 1h30 pour à peine 6 km effectués lorsque nous prenons la décision de nous arrêter à cause des mauvaises conditions. Il n’est même pas 9h du matin ! Il nous faudra 4 heures pour trouver un endroit de bivouac, toutes les plages sont explorées à tour de rôle mais la forêt est trop dense et les rares coins d’herbe sont devenus des marécages, la pluie ne semble pas vouloir faiblir. Nous finissons par trouver un terrain pentu coincé, entre deux arbres qui compriment les parois de la tente.

Nous commençons néanmoins à nous organiser dans notre fouillis d’affaires et dans les diverses tâches : montage de la tente, cuisine, mise en place de la clôture, mise en place des détecteurs de présence … C’est le deuxième jour, nous avons parcouru 10 km sur les 180 du parcours, Tout l’équipement est trempé, nos tenues sont bonnes à essorer et la pluie continue. C’est dur. Malgré les phoques, les loutres de mers et la superbe forêt je n’ai pris aucune photo pendant ces deux jours !
JOUR 4 Comme prévu par la météo consultée avant le départ, la journée devrait être bonne, d’ailleurs il ne pleut pas. Il ne nous en faut pas moins : réveil à 4h30, premier coup de pagaies à 6h00, il faut avancer ! La brume se dissipe tandis que nous longeons Knight Island en direction de Chenega Point et la vue commence à porter. Nous voyons pour la première fois le paysage qui nous entoure : criques, baies, forêt et partout d’immenses montagnes avec de grands glaciers et notamment au nord l’impressionnante chaine des monts Chugach et son sommet le mont Marcus Baker qui culmine à 4061 m.

Des saumons sautent de partout et des têtes de phoques ou de loutres apparaissent et disparaissent presque toutes les 5 minutes. La mer est plate, la tempête est terminée nous rions presque de la traversée de 8 km de Knight Island Passage, nous qui il y a à peine 12h, étions terrorisés à 5 m de la côte. Nous pêchons à la traine : première casse sur un poisson puis raté de saumon, décroché à 50 cm du kayak… Nous atteignons Chenega Point sous un soleil radieux. C’est l’arrêt pique nique et séchage. Nous avons pris la pluie 35 heures d’affilée mais cette fois le soleil est bien là et il n’y a plus un nuage dans le ciel, c’est un vrai bonheur. Chenega Point fourmille de vie, des dizaines de saumons sautent parfois à plus 50 cm de haut, on aperçoit des ailerons de dauphins, des aigles et toujours les loutres et les phoques. Enfin nous mettons au sec le premier saumon, pas de chance c’est un Pink Salmon une espèce plutôt fade, alors que nous visons le Silver Salmon aux qualités gustatives et combatives 1000 fois supérieures.

Nous entamons une seconde traversée vers Dual Head, nous pagayons désormais dans la « zone à baleines » alors nous sommes aux aguets, en apercevoir est effectivement un des buts du séjour. Toujours sous le soleil nous tirons vers Gaanaak Cove, zone de bivouac réputée.

A 20h30 nous découvrons notre petit paradis : un grand bivouac bien plat dans une herbe courte et bien sèche. Quel retournement de situation après deux jours de galère, de retard, de pluie, de bivouacs spongieux et inconfortables. Nous venons d’effectuer 47 km de kayak, notre retard est rattrapé, nous sommes secs et on peut manger dehors au milieu de pics extraordinaires, c’est l’enchantement.

JOUR 5 Nous laissons le camp à Gaanaak Cove sous la bonne garde de la clôture pour aller voir le Nassau Glacier qui charrie les icebergs aperçus la veille à l’entrée d’Icy Bay. Il fait nuageux lorsque nous pénétrons dans Nassau Fjord, la muraille de glace n’est pas loin, l’eau et l’air sont bien plus froids que les jours précédents.
Sur les icebergs de nombreux phoques se prélassent malgré les énormes coups de tonnerre produits par le glacier.
Nous tirons jusqu’à la plage au bout de Nassau Fjord, face au front du glacier qui surplombe la mer d’au moins 200 mètres. C’est impressionnant. La rivière qui jouxte la plage est remplie de Pink Salmon en plein frai, il y a de nombreuses traces d’ours. L’après midi nous retournons à Gaanaak Cove sous la pluie qui est revenue à midi. La glace et les icebergs de Nassau Fjord nous accompagnent, le courant de la marée les fait sortir du fjord.

Nous attrapons un Pink Salmon bien frais qui finit en filet pour le repas du soir. Il pleut mais le camp est déjà monté, nos deux filets de saumon (cuits à la poêle dans la tente…) doivent bien faire 500 g chacun ! Ils nous régalent mais ce n’est pas meilleur que de la truite. Il nous faut un Silver Salmon !

JOUR 6 Réveil sous la bruine et départ vers Dangerous Passage. Comme chaque matin il faut porter les affaires jusqu’à la mer qui est au plus bas. A la sortie d’Icy Bay grosse montée d’adrénaline, des points noirs crèvent la surface puis replongent : des nageoires orques ? ou plutôt des nageoires d’orques ! On pagaie aussi vite possible dans leur direction puis identifions les bestioles : des macareux moines. Restons optimistes, c’est plus petit que des orques mais ce n’est pas tous les jours non plus qu’on en voit ! La matinée passe avec de la pluie intermittente, nous attrapons nos Pink Salmon quotidiens à la traine et nous montons le camp à 16h à Paddy Point à côté d’un petit ruisseau. Il pleut à nouveau des cordes.
JOUR 7 Il a plu toute la nuit et du coup ce matin nous sommes presque contents en voyant qu’il y’a juste une petite bruine. Chaque matin implique le moment le plus désagréable de la journée : enfiler sa tenue stockée dans l’auvent. On commence par le caleçon qui goutte, la salopette humide et glaciale, puis le T shirt synthétique qu’on peut essorer, la polaire qui sent une odeur « bizarre » et qui dégouline d’eau et on termine par les chaussettes qui de toute façon finissent dans les bottes remplies d’eau. La mer est calme mais le brouillard est revenu, nous masquant la vue sur les baies et iles environnantes. Nous prenons la « route » en direction de Nowel Point mais à la sortie de Dangerous Passage nous perdons la protection de Chenaga Island contre la houle et le vent de face. A la sortie de Granite Bay, les vagues sont trop hautes, on décide quand même de tirer jusqu’à Nowel Point ou des « cabins » figurent sur la carte.

Les 3 km qu’ils nous restent nous prendrons 2 heures avec de bonnes vagues qui nous arrivent de côté. A 11h sous des trombes d’eaux nous voyons enfin la cabane dans la crique de Nowel Point. Suspense : nous nous approchons, débarquons, pas de serrure, pas de cadenas ! Grande joie quand nous ouvrons la porte et qu’on lit que nous pouvons occuper l’abri ! Il s’agit d’une maison appartenant visiblement à une famille de locaux « les Kristen » et qu’ils laissent en libre accès pour les voyageurs de passage. Une sacrée belle surprise d’autant que dehors il pleut comme jamais. Nous voyons surtout le poêle, la table avec des chaises, une belle cuisine…. Nous déballons toutes les affaires, tout est suspendu, essuyé, séché. Les sacs de nourriture ou de vêtements commencent à sentir très mauvais.

Malgré la pluie de l’après midi nous sortons pêcher à pied mais pas de chance, que du Pink Salmon dont un finira sur la poêle.
JOUR 8 Petit choix à faire : rester dans cette maison une journée de plus ou profiter de la mer calme pour franchir l’entrée de Knight Island Passage, très ouverte sur la baie et donc peu protégée du vent et de la houle. Nous décidons d’avancer d’autant que le ciel a l’air plutôt clément nous partons donc en direction de Crafton Island sur laquelle nous pique-niquons. L’ile est pleine de jolies plages de gravier blanc bordées de sapins recouverts de mousse, c’est magnifique.

Nous pêchons tranquillement entre Crafton Island et la côte, abrités de la houle qui commence à se former puis nous tirons vers Falls Bay. Nous sommes à court d’eau potable et nous dirigeons vers un écoulement pour refaire le plein. Il nous faut prendre pied dans des éboulis rocheux qui descendent vers la mer mais lorsque nous arrivons en kayak sur les roches des petits rouleaux de 20 cm rendent la manœuvre délicate. C’est encore un peu profond pour débarquer sans se mouiller les bottes (qui sont déjà trempées par la pluie) et nous manœuvrons pour trouver une zone moins profonde bien que les rouleaux fassent giter le kayak dangereusement. Nous sommes désormais sur la tranche et notre seule préoccupation est encore d’essayer de ne pas nous mouiller alors que nous sommes en train de nous retourner ! Sans même qu’on s’en rende compte c’est le naufrage, le vrai ! Pas le choix, nous déjupons et l’eau remplit les hiloires, tout ce qui était dedans se met à flotter ou couler (bouteilles d’eau, canne à pêche, boite de leurres, spray à ours, gants….). On ne sait pas trop quoi faire entre rattraper ces objets ou essayer de maintenir le kayak droit. Il est maintenant plein d’eau et chaque vague lui fait heurter des roches, on entend la fibre craquer. Nous essayons bêtement de le haler hors de l’eau alors qu’il doit peser 400 kilos. Évidemment rien ne bouge. On commence alors à écoper mais à chaque rouleau il se remplit à nouveau. Dur de savoir combien de temps se sont écoulés mais la situation n’a pas évolué d’un brin, le kayak est sous l’eau, frappe constamment les rochers et nous n’arrivons pas à le remettre à flot, il va finir par se trouer. Nous commençons alors à le décharger, nous retirons tout ce qui est sur le pont puis dans les coffres et on réfléchi un peu. Le salut n’est pas la côte au contraire, il faut tirer le kayak vers le large avec l’aide la portance de l’eau et l’éloigner du rivage avec ses rochers pointus et ses rouleaux déferlants. Cela fonctionne, nous sommes maintenant en amont de la zone d’éclatement des vagues à quelques mètres du bord, de l’eau jusqu’à la poitrine. Les vagues soulèvent simplement le kayak mais ne déferlent plus dessus et dedans et surtout il ne s’abime plus sur les rochers. Reste qu’écoper est toujours impossible puisque les hiloires sont sous la surface de l’eau. Il faut donc travailler à deux : un qui, avec l’aide de la portance, soulève le kayak pour faire passer les bords des hiloires au dessus de la surface et l’autre qui écope avec une super boite à glace Carte d’Or. Cela fonctionne, litre après litre, le kayak flotte à nouveau ! Quel soulagement. Nous rembarquons pour emmener le kayak vers une plage de graviers puis allons à pied chercher les affaires déchargées sur les rochers pendant le naufrage. Petit point dégâts : sous la coque il y a de profonds sillons dans la fibre mais ça ne prend pas l’eau. Nous sommes passés en à peine 5 minutes à une partie de pêche sur mer calme à un naufrage où nous avons bien failli perdre notre embarcation. Nous nous maudissons de notre manque d’appréciation : comment a-t-on pu penser débarquer sur une zone rocheuse avec des rouleaux d’autant que des écoulements d’eau douce il y en a tous les 50 mètres ! A défaut de combinaisons sèches, nos salopettes néoprènes nous ont bien servi, nous n’avons jamais été gênés par le froid alors que nous sommes restés longtemps dans l’eau froide parfois jusqu’à la poitrine (voire plus). A 14h, nous repartons bien silencieux vers Falls Bay où nous sommes cueillis par une forte houle. Assez d’émotion pour la journée, nous décidons de nous arrêter à l’abri dans la baie ou au premier débarquement nous trouvons un super bivouac. Il fait presque beau et on peut même manger dehors. Au repas, nous nous refaisons le débarquement du naufrage 100 fois sans chavirer et 100 fois en chavirant mais en se remettant à flot en 5 minutes et sans casse. En revanche nous nous demandons encore comment remettre un kayak à flot sans avoir pied par forte houle loin de la côte… Ca doit être quelque chose ! Alors que nous sommes couchés et presque endormis, un bout de bois craque dans la forêt, nous sommes aux aguets, 5 secondes plus tard les 90 décibels de l’alarme brisent le silence. Branle-bas de combat : trouver la lampe, sortir du sac, trouver le spray, ouvrir la chambre, ouvrir la tente, sortir. Rien n’est en vu, l’animal a déjà fui.
JOUR 9 Il fait beau ! Pour la 2ème fois du séjour nous voyons les monts Chugach, c’est le bon moment pour faire les 20 km exposés jusqu’à Culross Passage. Nous venons d’ailleurs de prendre la décision de rentrer à Whittier (encore à 75 km) le plus vite possible pour continuer le séjour à l’intérieur des terres où le climat est plus sec. La pluie nous harcèle chaque jour, tout est trempé, rien ne sèche et toute activité en dévient presque désagréable (kayak, pêche, pique-nique, bivouac…) malgré le décor de rêve qui nous entoure. Les affaires sentent de plus en plus mauvais, une odeur de poubelles s’échappe de nos sacs…

A l’entrée de Nellie Juan nous apercevons le premier lion de mer du séjour et alors que nous abordons Culross Passage un point noir semble bouger sur la plage : un ours noir. La traversée de Culross Passage est sublime, la forêt est magnifique, il y a des dizaines d’iles minuscules qui débordent d’arbres immenses et au détour d’une plage un ours noir mange un saumon.
On s’approche, encore, encore et le kayak heurte la plage à 5 m de l’ours. Il part effrayé.
C’est tellement beau qu’on se dit qu’on devrait rester une journée entière à Culross et notamment faire le Shrode Lake Trail au fond de Long Bay.

A midi la pluie revient, une vraie pluie qui nous rappelle notre décision du matin : rentrer à Whittier le plus vite possible. Tant pis pour la rando ! Nous bivouaquons à la sortie de Culross Passage. Il fait plus froid que d’habitude et il pleut vraiment fort lorsque nous montons le camp après 35 km.
JOUR 10 Whittier est à 27 km et le train est à 18h15 : est-ce jouable ? Il a plu toute la nuit et à 5h30 au réveil ça ne semble pas vouloir se calmer ce qui nous motive pour tenter le contre la montre ! En sortant de Culross sous des trombes d’eau, un lion de mer énorme surgit à 10 m du kayak un saumon à la gueule puis replonge dans une gerbe d’eau. La scène a duré 5 secondes mais nous stupéfait. Le vent et les vagues nous inquiètent : on aborde la plus grande traversée du séjour 13 km sans escale de Culross à Decision Point. Mais il souffle de l’arrière et reste modéré pour le moment. On tente. Tout se passe bien, on franchi Port Wells puis BlackStone Bay assez rapidement. Le vent nous pousse à Whittier, on décide de s’arrêter que lorsqu’on y sera ! D’ailleurs il fait froid, on a qu’une envie retrouver des affaires sèches et un repas dans un endroit chaud. La pluie se calme à l’entrée de Canal Passage. Le GPS nous dit qu’on avance à 7km/h et que Whittier est à 7 km. Le calcul est simple. A 13h on entre dans le port de la ville et nous hissons les affaires sur le ponton de la capitainerie, 190 km de kayak après notre dépose en bateau
L’employé de Brooke nous accueille, nous ramenons le kayak à la cahute. Nous signalons les dégâts sur le kayak. Habituellement ils sont facturés mais dans notre cas il se contentera de ne pas nous rembourser les jours de location non utilisés. Nous prenons le repas du midi dans un café : frites et hamburger bien au chaud. Nous avons encore 3 heures à tuer avant le train qui met lui-même 4 heures pour effectuer les 80 km de Whittier à Anchorage. On optimise en faisant du stop. Et après 15 min nous voilà dans le pick up de Mike qui nous dépose à l’aéroport 1h plus tard ! On va pouvoir filer au Denali dans la soirée. La journée n’est pas finie : aucune agence de location n’a de voiture pour nous sauf chez Budget où il reste des pick up disponibles. C’est un peu cher mais pas le choix. Nouvelle mauvaise surprise nos cartes bleues ne fonctionnent pas, ce sont des cartes de débit et Budget n’accepte que les cartes de crédit nous dit-on. Il s’agit pourtant d’une Visa Premier et d’une Master Card classiques. Impossible donc de louer une voiture tout est « sold out » sauf chez Budget. Nuit dans un motel à côté de l’aéroport pour trouver une solution : organiser une semaine en bus ou en train ou trouver une carte de crédit prépayée.
Nos motivations sont l’isolement, la forêt pluviale mais surtout les mammifères marins avec en tête de liste les baleines à bosse, nombreuses dans la région, ainsi que les orques et aussi la pêche et particulièrement celle au Silver Salmon.
MATERIEL
En plus du matériel classique de rando itinérante en été à pied (GPS, réchaud à essence, tente 3 saisons, tapis de sol, duvets…) nous prenons également le matériel de kayak (bidons, sacs étanches, blousons, pantalon K way, salopettes néoprènes et bottes), le kayak lui même sera loué sur place avec ses accessoires (pagaies, jupes…) Afin de dormir tranquilles, nous amenons aussi de France un parc électrique pour protéger le camp contre les ours pendant notre sommeil ou notre absence. Il s’agit notamment d’un électrificateur d’une « puissance » de 0.35 joule, de fil à clôture et d’isolateurs à visser pour fabriquer des piquets, il faudra acheter la batterie qui l’alimentera sur place (batterie de voiture classique de 12V). De plus pour nous prévenir d’éventuels intrus autour de la tente nous avons 2 détecteurs de présence à pile reliés (sans fil) à une centrale déportée. Les détecteurs enregistrent les gros mouvements dans champ de 6 mètres sur 45 degrés. Tout mouvement détecté fait sonner l’alarme de 90 décibels de la centrale.

Côté sécurité, grâce à une balise SPOT, nous pourrons envoyer un sms d’alerte pré-enregistré avant le départ au loueur en cas de problèmes mineurs ou directement au centre de secours le plus proche en cas de plus gros pépins.
JOUR 1 (19/08/2017) Arrivée à Anchorage pile à l’heure (15h00), nous filons chez Avis pour la voiture puis chez Walmart pour les courses. On y achète 15 jours de provisions, les cartes de pêche, deux sprays à ours, la batterie de voiture pour la clôture mais on ne trouve pas d’essence C pour le réchaud. On essaye donc un magasin de sport : Sportman Ware Housse juste en face de Walmart Sud bonne pioche, on a le carburant, nous voila fin prêt 22h00 on file à Whittier, nous avons RDV le lendemain à 9h30 chez Epiccharter. Premier montage de tente au camping de Whittier, sur du bon gravier au milieu des campings cars géants avec leurs générateurs allumés malgré l’heure tardive.
JOUR 2 Réveil à 4h45 du matin, nous avons beaucoup de choses à préparer avant l’embarquement. Nous rendons la voiture au comptoir Avis de Whittier puis attaquons les bagages sous l’auvent du terminal des ferrys. Il bruine un peu.

Il nous faudra 2h30 pour tout faire tenir dans les bidons et les divers sacs étanches. Nous transférons ensuite le tout à pied en plusieurs voyages sous la minuscule cahute d’Epiccharter qui est située à bien 800 mètres du terminal. A 8h45, Brooke le patron, arrive et nous passons au paiement : 13 jours de location de kayak et le transfert en bateau jusqu’à Knight Island à 70 km de là. Il nous offre notamment 3 jours de location et nous fournit gratuitement deux paires de « poggies » (gants de kayak) qui s’avéreront très utiles. Le bateau est prêt, le kayak est déjà dedans, il n’y plus qu’à y mettre nos affaires. Nous laissons deux sacs dans la caravane d’EpicCharter et c’est le départ, le vrai. 1h30 plus tard nous voilà seuls sur une plage au milieu de la baie à l’extrême nord de Knight Island avec le kayak et tout notre barda à 70 km de tout. Il pleut des cordes… vite nous chargeons le kayak. C’est un biplace en fibre de verre, immense, avec 3 compartiments, tout tient aisément. Sans même regarder la carte nous partons pour l’objectif du jour : Johnson Bay à une vingtaine de kilomètres plus au sud. La mer est relativement agitée et il y a un vent arrière assez fort ce qui nous permet de bien avancer. Tout ce qui nous entoure et qu’on aperçoit à travers le brouillard est grandiose : les abruptes parois de Knight Island, la forêt à l’allure de jungle, la côte et toutes ses grottes … Nous dépassons des iles qui bizarrement ne figurent pas sur la carte et c’est la pause pique nique sous une pluie battante. Petit point GPS pour voir la progression mais rien ne colle. Puis enfin vient l’éclair de lucidité, nous ne sommes pas du tout en train de longer la côte ouest de Knight Island comme voulu, nous sommes en train de nous enfoncer dans Herring Bay et nous avons d’ailleurs presque atteint le terminus de la baie ! 11 km parcourus dans la mauvaise direction et par vent arrière qui plus est. Il va donc falloir les refaire en sens inverse vent de face. Une belle étourderie 2 heures après le début du voyage. Le moral en prend un coup mais nous nous mettons à la tâche nous atteignons le bord ouest de la baie pour franchir Herring Point. Le vent est fort et les vagues bien formées, mais nous avançons. Au passage de Herring Point qui est un cap assez exposé, le vent commence à forcir et on se fait une petite frayeur dans des récifs révélés par la marée basse. Nous ne sommes pas des kayakistes confirmés nous décidons donc de nous arrêter même si l’après midi est à peine entamé. Nous trouvons un minuscule bivouac au bout d’une plage, la tente tient à peine, et nous sommes entourés de jungle !

Le vent est presque tempétueux et les vagues sont désormais bien grosses, on s’est arrêté pile à temps. Nous découvrons qu’un des coffres du kayak a pris l’eau et les sacs (non étanches à l’immersion) baignent dedans. Nos craintes sont confirmées : deux sacs sont mouillés et il s’agit de ceux contenant les vivres. A l’abri du déluge, sous la tente, nous sauvons ce qui peut l’être. Nous perdons quelques tortillas, un paquet de pain de mie et un paquet de muesli mais on devrait survivre ! La nuit ne permet pas de conclure cette dure journée : les coefficients de marées sont assez importants et situer la limite de la marée haute n’est pas simple. On sort plusieurs fois dans la nuit vérifier le niveau de la mer jusqu’à l’apogée de la marée haute à 2h.
JOUR 3 Il a plu toute la nuit et il pleut encore. La mer s’est un peu calmée, du moins on a l’impression, nous reprenons notre route, bien décidés à rattraper notre retard. Nous passons Herring Point avec une houle assez marquée, plusieurs vagues déferlent sur le pont du kayak d’autres nous font partir en surf. Nous avons pagayé une 1h30 pour à peine 6 km effectués lorsque nous prenons la décision de nous arrêter à cause des mauvaises conditions. Il n’est même pas 9h du matin ! Il nous faudra 4 heures pour trouver un endroit de bivouac, toutes les plages sont explorées à tour de rôle mais la forêt est trop dense et les rares coins d’herbe sont devenus des marécages, la pluie ne semble pas vouloir faiblir. Nous finissons par trouver un terrain pentu coincé, entre deux arbres qui compriment les parois de la tente.

Nous commençons néanmoins à nous organiser dans notre fouillis d’affaires et dans les diverses tâches : montage de la tente, cuisine, mise en place de la clôture, mise en place des détecteurs de présence … C’est le deuxième jour, nous avons parcouru 10 km sur les 180 du parcours, Tout l’équipement est trempé, nos tenues sont bonnes à essorer et la pluie continue. C’est dur. Malgré les phoques, les loutres de mers et la superbe forêt je n’ai pris aucune photo pendant ces deux jours !
JOUR 4 Comme prévu par la météo consultée avant le départ, la journée devrait être bonne, d’ailleurs il ne pleut pas. Il ne nous en faut pas moins : réveil à 4h30, premier coup de pagaies à 6h00, il faut avancer ! La brume se dissipe tandis que nous longeons Knight Island en direction de Chenega Point et la vue commence à porter. Nous voyons pour la première fois le paysage qui nous entoure : criques, baies, forêt et partout d’immenses montagnes avec de grands glaciers et notamment au nord l’impressionnante chaine des monts Chugach et son sommet le mont Marcus Baker qui culmine à 4061 m.

Des saumons sautent de partout et des têtes de phoques ou de loutres apparaissent et disparaissent presque toutes les 5 minutes. La mer est plate, la tempête est terminée nous rions presque de la traversée de 8 km de Knight Island Passage, nous qui il y a à peine 12h, étions terrorisés à 5 m de la côte. Nous pêchons à la traine : première casse sur un poisson puis raté de saumon, décroché à 50 cm du kayak… Nous atteignons Chenega Point sous un soleil radieux. C’est l’arrêt pique nique et séchage. Nous avons pris la pluie 35 heures d’affilée mais cette fois le soleil est bien là et il n’y a plus un nuage dans le ciel, c’est un vrai bonheur. Chenega Point fourmille de vie, des dizaines de saumons sautent parfois à plus 50 cm de haut, on aperçoit des ailerons de dauphins, des aigles et toujours les loutres et les phoques. Enfin nous mettons au sec le premier saumon, pas de chance c’est un Pink Salmon une espèce plutôt fade, alors que nous visons le Silver Salmon aux qualités gustatives et combatives 1000 fois supérieures.

Nous entamons une seconde traversée vers Dual Head, nous pagayons désormais dans la « zone à baleines » alors nous sommes aux aguets, en apercevoir est effectivement un des buts du séjour. Toujours sous le soleil nous tirons vers Gaanaak Cove, zone de bivouac réputée.

A 20h30 nous découvrons notre petit paradis : un grand bivouac bien plat dans une herbe courte et bien sèche. Quel retournement de situation après deux jours de galère, de retard, de pluie, de bivouacs spongieux et inconfortables. Nous venons d’effectuer 47 km de kayak, notre retard est rattrapé, nous sommes secs et on peut manger dehors au milieu de pics extraordinaires, c’est l’enchantement.

JOUR 5 Nous laissons le camp à Gaanaak Cove sous la bonne garde de la clôture pour aller voir le Nassau Glacier qui charrie les icebergs aperçus la veille à l’entrée d’Icy Bay. Il fait nuageux lorsque nous pénétrons dans Nassau Fjord, la muraille de glace n’est pas loin, l’eau et l’air sont bien plus froids que les jours précédents.

Sur les icebergs de nombreux phoques se prélassent malgré les énormes coups de tonnerre produits par le glacier.

Nous tirons jusqu’à la plage au bout de Nassau Fjord, face au front du glacier qui surplombe la mer d’au moins 200 mètres. C’est impressionnant. La rivière qui jouxte la plage est remplie de Pink Salmon en plein frai, il y a de nombreuses traces d’ours. L’après midi nous retournons à Gaanaak Cove sous la pluie qui est revenue à midi. La glace et les icebergs de Nassau Fjord nous accompagnent, le courant de la marée les fait sortir du fjord.

Nous attrapons un Pink Salmon bien frais qui finit en filet pour le repas du soir. Il pleut mais le camp est déjà monté, nos deux filets de saumon (cuits à la poêle dans la tente…) doivent bien faire 500 g chacun ! Ils nous régalent mais ce n’est pas meilleur que de la truite. Il nous faut un Silver Salmon !

JOUR 6 Réveil sous la bruine et départ vers Dangerous Passage. Comme chaque matin il faut porter les affaires jusqu’à la mer qui est au plus bas. A la sortie d’Icy Bay grosse montée d’adrénaline, des points noirs crèvent la surface puis replongent : des nageoires orques ? ou plutôt des nageoires d’orques ! On pagaie aussi vite possible dans leur direction puis identifions les bestioles : des macareux moines. Restons optimistes, c’est plus petit que des orques mais ce n’est pas tous les jours non plus qu’on en voit ! La matinée passe avec de la pluie intermittente, nous attrapons nos Pink Salmon quotidiens à la traine et nous montons le camp à 16h à Paddy Point à côté d’un petit ruisseau. Il pleut à nouveau des cordes.

JOUR 7 Il a plu toute la nuit et du coup ce matin nous sommes presque contents en voyant qu’il y’a juste une petite bruine. Chaque matin implique le moment le plus désagréable de la journée : enfiler sa tenue stockée dans l’auvent. On commence par le caleçon qui goutte, la salopette humide et glaciale, puis le T shirt synthétique qu’on peut essorer, la polaire qui sent une odeur « bizarre » et qui dégouline d’eau et on termine par les chaussettes qui de toute façon finissent dans les bottes remplies d’eau. La mer est calme mais le brouillard est revenu, nous masquant la vue sur les baies et iles environnantes. Nous prenons la « route » en direction de Nowel Point mais à la sortie de Dangerous Passage nous perdons la protection de Chenaga Island contre la houle et le vent de face. A la sortie de Granite Bay, les vagues sont trop hautes, on décide quand même de tirer jusqu’à Nowel Point ou des « cabins » figurent sur la carte.

Les 3 km qu’ils nous restent nous prendrons 2 heures avec de bonnes vagues qui nous arrivent de côté. A 11h sous des trombes d’eaux nous voyons enfin la cabane dans la crique de Nowel Point. Suspense : nous nous approchons, débarquons, pas de serrure, pas de cadenas ! Grande joie quand nous ouvrons la porte et qu’on lit que nous pouvons occuper l’abri ! Il s’agit d’une maison appartenant visiblement à une famille de locaux « les Kristen » et qu’ils laissent en libre accès pour les voyageurs de passage. Une sacrée belle surprise d’autant que dehors il pleut comme jamais. Nous voyons surtout le poêle, la table avec des chaises, une belle cuisine…. Nous déballons toutes les affaires, tout est suspendu, essuyé, séché. Les sacs de nourriture ou de vêtements commencent à sentir très mauvais.

Malgré la pluie de l’après midi nous sortons pêcher à pied mais pas de chance, que du Pink Salmon dont un finira sur la poêle.
JOUR 8 Petit choix à faire : rester dans cette maison une journée de plus ou profiter de la mer calme pour franchir l’entrée de Knight Island Passage, très ouverte sur la baie et donc peu protégée du vent et de la houle. Nous décidons d’avancer d’autant que le ciel a l’air plutôt clément nous partons donc en direction de Crafton Island sur laquelle nous pique-niquons. L’ile est pleine de jolies plages de gravier blanc bordées de sapins recouverts de mousse, c’est magnifique.

Nous pêchons tranquillement entre Crafton Island et la côte, abrités de la houle qui commence à se former puis nous tirons vers Falls Bay. Nous sommes à court d’eau potable et nous dirigeons vers un écoulement pour refaire le plein. Il nous faut prendre pied dans des éboulis rocheux qui descendent vers la mer mais lorsque nous arrivons en kayak sur les roches des petits rouleaux de 20 cm rendent la manœuvre délicate. C’est encore un peu profond pour débarquer sans se mouiller les bottes (qui sont déjà trempées par la pluie) et nous manœuvrons pour trouver une zone moins profonde bien que les rouleaux fassent giter le kayak dangereusement. Nous sommes désormais sur la tranche et notre seule préoccupation est encore d’essayer de ne pas nous mouiller alors que nous sommes en train de nous retourner ! Sans même qu’on s’en rende compte c’est le naufrage, le vrai ! Pas le choix, nous déjupons et l’eau remplit les hiloires, tout ce qui était dedans se met à flotter ou couler (bouteilles d’eau, canne à pêche, boite de leurres, spray à ours, gants….). On ne sait pas trop quoi faire entre rattraper ces objets ou essayer de maintenir le kayak droit. Il est maintenant plein d’eau et chaque vague lui fait heurter des roches, on entend la fibre craquer. Nous essayons bêtement de le haler hors de l’eau alors qu’il doit peser 400 kilos. Évidemment rien ne bouge. On commence alors à écoper mais à chaque rouleau il se remplit à nouveau. Dur de savoir combien de temps se sont écoulés mais la situation n’a pas évolué d’un brin, le kayak est sous l’eau, frappe constamment les rochers et nous n’arrivons pas à le remettre à flot, il va finir par se trouer. Nous commençons alors à le décharger, nous retirons tout ce qui est sur le pont puis dans les coffres et on réfléchi un peu. Le salut n’est pas la côte au contraire, il faut tirer le kayak vers le large avec l’aide la portance de l’eau et l’éloigner du rivage avec ses rochers pointus et ses rouleaux déferlants. Cela fonctionne, nous sommes maintenant en amont de la zone d’éclatement des vagues à quelques mètres du bord, de l’eau jusqu’à la poitrine. Les vagues soulèvent simplement le kayak mais ne déferlent plus dessus et dedans et surtout il ne s’abime plus sur les rochers. Reste qu’écoper est toujours impossible puisque les hiloires sont sous la surface de l’eau. Il faut donc travailler à deux : un qui, avec l’aide de la portance, soulève le kayak pour faire passer les bords des hiloires au dessus de la surface et l’autre qui écope avec une super boite à glace Carte d’Or. Cela fonctionne, litre après litre, le kayak flotte à nouveau ! Quel soulagement. Nous rembarquons pour emmener le kayak vers une plage de graviers puis allons à pied chercher les affaires déchargées sur les rochers pendant le naufrage. Petit point dégâts : sous la coque il y a de profonds sillons dans la fibre mais ça ne prend pas l’eau. Nous sommes passés en à peine 5 minutes à une partie de pêche sur mer calme à un naufrage où nous avons bien failli perdre notre embarcation. Nous nous maudissons de notre manque d’appréciation : comment a-t-on pu penser débarquer sur une zone rocheuse avec des rouleaux d’autant que des écoulements d’eau douce il y en a tous les 50 mètres ! A défaut de combinaisons sèches, nos salopettes néoprènes nous ont bien servi, nous n’avons jamais été gênés par le froid alors que nous sommes restés longtemps dans l’eau froide parfois jusqu’à la poitrine (voire plus). A 14h, nous repartons bien silencieux vers Falls Bay où nous sommes cueillis par une forte houle. Assez d’émotion pour la journée, nous décidons de nous arrêter à l’abri dans la baie ou au premier débarquement nous trouvons un super bivouac. Il fait presque beau et on peut même manger dehors. Au repas, nous nous refaisons le débarquement du naufrage 100 fois sans chavirer et 100 fois en chavirant mais en se remettant à flot en 5 minutes et sans casse. En revanche nous nous demandons encore comment remettre un kayak à flot sans avoir pied par forte houle loin de la côte… Ca doit être quelque chose ! Alors que nous sommes couchés et presque endormis, un bout de bois craque dans la forêt, nous sommes aux aguets, 5 secondes plus tard les 90 décibels de l’alarme brisent le silence. Branle-bas de combat : trouver la lampe, sortir du sac, trouver le spray, ouvrir la chambre, ouvrir la tente, sortir. Rien n’est en vu, l’animal a déjà fui.
JOUR 9 Il fait beau ! Pour la 2ème fois du séjour nous voyons les monts Chugach, c’est le bon moment pour faire les 20 km exposés jusqu’à Culross Passage. Nous venons d’ailleurs de prendre la décision de rentrer à Whittier (encore à 75 km) le plus vite possible pour continuer le séjour à l’intérieur des terres où le climat est plus sec. La pluie nous harcèle chaque jour, tout est trempé, rien ne sèche et toute activité en dévient presque désagréable (kayak, pêche, pique-nique, bivouac…) malgré le décor de rêve qui nous entoure. Les affaires sentent de plus en plus mauvais, une odeur de poubelles s’échappe de nos sacs…

A l’entrée de Nellie Juan nous apercevons le premier lion de mer du séjour et alors que nous abordons Culross Passage un point noir semble bouger sur la plage : un ours noir. La traversée de Culross Passage est sublime, la forêt est magnifique, il y a des dizaines d’iles minuscules qui débordent d’arbres immenses et au détour d’une plage un ours noir mange un saumon.

On s’approche, encore, encore et le kayak heurte la plage à 5 m de l’ours. Il part effrayé.
C’est tellement beau qu’on se dit qu’on devrait rester une journée entière à Culross et notamment faire le Shrode Lake Trail au fond de Long Bay.

A midi la pluie revient, une vraie pluie qui nous rappelle notre décision du matin : rentrer à Whittier le plus vite possible. Tant pis pour la rando ! Nous bivouaquons à la sortie de Culross Passage. Il fait plus froid que d’habitude et il pleut vraiment fort lorsque nous montons le camp après 35 km.
JOUR 10 Whittier est à 27 km et le train est à 18h15 : est-ce jouable ? Il a plu toute la nuit et à 5h30 au réveil ça ne semble pas vouloir se calmer ce qui nous motive pour tenter le contre la montre ! En sortant de Culross sous des trombes d’eau, un lion de mer énorme surgit à 10 m du kayak un saumon à la gueule puis replonge dans une gerbe d’eau. La scène a duré 5 secondes mais nous stupéfait. Le vent et les vagues nous inquiètent : on aborde la plus grande traversée du séjour 13 km sans escale de Culross à Decision Point. Mais il souffle de l’arrière et reste modéré pour le moment. On tente. Tout se passe bien, on franchi Port Wells puis BlackStone Bay assez rapidement. Le vent nous pousse à Whittier, on décide de s’arrêter que lorsqu’on y sera ! D’ailleurs il fait froid, on a qu’une envie retrouver des affaires sèches et un repas dans un endroit chaud. La pluie se calme à l’entrée de Canal Passage. Le GPS nous dit qu’on avance à 7km/h et que Whittier est à 7 km. Le calcul est simple. A 13h on entre dans le port de la ville et nous hissons les affaires sur le ponton de la capitainerie, 190 km de kayak après notre dépose en bateau

L’employé de Brooke nous accueille, nous ramenons le kayak à la cahute. Nous signalons les dégâts sur le kayak. Habituellement ils sont facturés mais dans notre cas il se contentera de ne pas nous rembourser les jours de location non utilisés. Nous prenons le repas du midi dans un café : frites et hamburger bien au chaud. Nous avons encore 3 heures à tuer avant le train qui met lui-même 4 heures pour effectuer les 80 km de Whittier à Anchorage. On optimise en faisant du stop. Et après 15 min nous voilà dans le pick up de Mike qui nous dépose à l’aéroport 1h plus tard ! On va pouvoir filer au Denali dans la soirée. La journée n’est pas finie : aucune agence de location n’a de voiture pour nous sauf chez Budget où il reste des pick up disponibles. C’est un peu cher mais pas le choix. Nouvelle mauvaise surprise nos cartes bleues ne fonctionnent pas, ce sont des cartes de débit et Budget n’accepte que les cartes de crédit nous dit-on. Il s’agit pourtant d’une Visa Premier et d’une Master Card classiques. Impossible donc de louer une voiture tout est « sold out » sauf chez Budget. Nuit dans un motel à côté de l’aéroport pour trouver une solution : organiser une semaine en bus ou en train ou trouver une carte de crédit prépayée.
Itinéraire Nouveau-Brunswick - Île-du-Prince-Édouard - Nouvelle-Écosse seule English translation pending
Bonjour à tous,
Je cherche à construire un itinéraire d'une petite semaine de Sackville (NB) à Halifax réalisable en bus (train?) à la mi-aout. J'avais pensé à passer qq jours sur l'ile du Prince Edouard, une ou deux nuits vers la Baie Fundy, éventuellement voir des baleines si c'est possible et visiter Halifax la veille de mon départ.
Je voyage seule, je ne connais pas du tout le Canada. Est ce que le réseau de bus est développé? Faut il réserver en avance? Quelles sont les compagnies?
Pour dormir est il facile de trouver des dortoirs de backpacker? Des campings?
Pour l'itinéraire, quelles villes/étapes plus précises me conseillez vous? L'ile du Prince Edouard est-elle un incontournable de la région? Quels sont les meilleurs endroits de la baie de Fundy pour observer la faune marine? A moins que je ne fasse completement fausse route et que vous ayez des meilleurs endroits à me conseiller!
Merci d'avance!
Je cherche à construire un itinéraire d'une petite semaine de Sackville (NB) à Halifax réalisable en bus (train?) à la mi-aout. J'avais pensé à passer qq jours sur l'ile du Prince Edouard, une ou deux nuits vers la Baie Fundy, éventuellement voir des baleines si c'est possible et visiter Halifax la veille de mon départ.
Je voyage seule, je ne connais pas du tout le Canada. Est ce que le réseau de bus est développé? Faut il réserver en avance? Quelles sont les compagnies?
Pour dormir est il facile de trouver des dortoirs de backpacker? Des campings?
Pour l'itinéraire, quelles villes/étapes plus précises me conseillez vous? L'ile du Prince Edouard est-elle un incontournable de la région? Quels sont les meilleurs endroits de la baie de Fundy pour observer la faune marine? A moins que je ne fasse completement fausse route et que vous ayez des meilleurs endroits à me conseiller!
Merci d'avance!
Camping à l'Île-du-Prince-Édouard English translation pending
Bonjour,
Nous partons en camping (roulotte de 30 pieds) avec les enfants (2 et 4 ans) à la fin de l'été 2015. Nous avons 9 jours pour visiter l'Ile du prince Edouard. Nous ne sommes jamais allé à l'Ile du prince Edouard.
Selon vos expériences, pouvons nous demeurer au meme camping pour visiter l'Ile. Ou il est mieux de changer de camping à la mi-vacance?
Avez-vous des camping à nous proposer? Des plages ou activités incontournables avec les enfants?
Merci beaucoup 🙂
Audrey
Nous partons en camping (roulotte de 30 pieds) avec les enfants (2 et 4 ans) à la fin de l'été 2015. Nous avons 9 jours pour visiter l'Ile du prince Edouard. Nous ne sommes jamais allé à l'Ile du prince Edouard.
Selon vos expériences, pouvons nous demeurer au meme camping pour visiter l'Ile. Ou il est mieux de changer de camping à la mi-vacance?
Avez-vous des camping à nous proposer? Des plages ou activités incontournables avec les enfants?
Merci beaucoup 🙂
Audrey
Hébergement et conseils sur Port-au-Prince, Haïti English translation pending
Bonjour,
Je vais me rendre à Port-au-Prince mi-mars jusqu'en avril pour faire une recherche dans le cadre de mon mémoire de master.
Est-ce que vous avez des conseils généraux pour se déplacer en ville ainsi que pour un logement bon marché, avec tout de même quelques assurances de base au niveau de la sécurité et de l'électricité?
Merci pour vos réponses!! :)
C.
Je vais me rendre à Port-au-Prince mi-mars jusqu'en avril pour faire une recherche dans le cadre de mon mémoire de master.
Est-ce que vous avez des conseils généraux pour se déplacer en ville ainsi que pour un logement bon marché, avec tout de même quelques assurances de base au niveau de la sécurité et de l'électricité?
Merci pour vos réponses!! :)
C.
Avion de la PanAm à Port-au-Prince! English translation pending
Vu il y a quelques jours sur le tarmac de PAP (Port au Prince, Haïti), un avion de ... la PanAm ! 😮


Golf à l'île du Prince Edouard English translation pending
Si je dois jouer une seule partie de golf à l'ile du Prince Edouard, quel terrain devrais-je choisir ?
Compagnie pour vol New York - Île-du-Prince-Édouard? English translation pending
Je pars 15 jours à New York et ensuite 10 jours au Canada. Au Canada, je voudrais commencer par l'Ile du Prince Edouard pour terminer par Montréal où je prends un vol de retour.
Savez-vous si une compagnie assure le trajet pour se rendre à l'Est du Canada ?
Plongée à l'Île-du-Prince-Édouard English translation pending
Encore Bonjour a vous tous,
Je part me reposer a l'Ile du Prince Edouard 2 semaine fin juillet. J'aimerais en profiter pour faire quelques plongées. J'ai trouvé sur le net le club ''Black dolphin'' a Charlettetown, mais ils ne répondent pas au téléphone ni aux mails. Est ce que quelqu'un connait un bon club a Charlettetown pour faire des plongées intéressantes?
Merci