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A Donsol (Philippines), l'équipe Cousteau présente: Le requin-baleine! English translation pending
by Simplybrice · 2010-03-05 · 11 replies
L'impatience n'est bonne qu'à être assouvie. C'est par cette maxime digne d'un éphéméride météorologique que je t'invites à me suivre dans les profondeurs exquises des Philippines dont je quitte enfin la capitale. A Manille, c'est pollué, c'est gris et ça sent le pêché capital à longueur de rue avec une tendance certaine pour la luxure échangeable en pesos. En province, c'est calme, c'est vert et ça sent aussi le pêché capital avec, cette fois-ci, une préférence assumée pour la paresse partagée gratuitement.

Mais le tout c'est d'abord de quitter la cité tentaculaire, ce qui ce passe comme sur des roulettes grace à Ridfon qui a tout réservé de main de maître. Notre destination du lendemain est Donsol, à priori un gentil petit village au sud de Luzon, l'île principale, depuis lequel on peut ni plus ni moins nager avec des requins baleines, programme sympathique pour ne pas dire plus!! Pour s'y rendre, on monte d'abord dans un premier bus pour la nuit. Douze heures de trajet routier, rien de tel pour vous plomber un physique de danseur étoile virvoltant. En plus, c'est loin d'être de tout repos car ça fait quatre jours que le sud de Luzon est frappé par un typhon, synonyme de routes gorgées d'eau à la limite parfois de la mer intérieure. A l'extérieur, le bus lève des vagues à faire frémir et la lune reflète les alentours submergés aussi loin qu'on puisse les voir. Ca nous fait dire qu'on a quand même pas mal de chance de ne pas nous être lancés dans cette aventure avec quelques jours d'avance. On aurait en plus pas pû prévoir ce cataclysme car en général, les typhons n'arrivent qu'environ un mois plus tard. Même pas foutus de respecter le calendrier les typhons de nos jours, tout fout le camp... Avec Ridfon, on s'endort en simultané vers 2h, ça fait déjà sept heures qu'on est parti et on espère déjà que, compte tenu des conditions, le temps dans le bus ne va pas s'éterniser. Et bien non, on est soulagé, ou en tout cas on le serait si on était pas tous les deux dans une forme plus qu'approximative, le bus est à Legazpi, notre changement, à 7h du matin. En sortant du bus, j'ai déjà mes lunettes de soleil sur le nez tant toute source de lumière est aussi source de douleur. Et puis sans même m'en rendre compte je me retourne et me réveille d'emblée dans la même seconde. Derrière le parking de la gare routière à la beauté douteuse se dresse majestueusement et c'est pas peu dire le Mont Mayon. C'est un volcan, peut-être le plus emblématique des Philippines. Au niveau de la silouhette, plus parfait c'est pas possible. C'est le cône par excellence dont la simple vue, je le confirme, suffit à réveiller un mort. Là, c'est maintenant sûr, on y est, les Philippines même quand tu ne t'y attends pas, ça déboite sévère!! Et ça ne s'arrête pas là! Enfin en ce qui concerne le bus, si, et c'est mieux comme ça! A la place, on a maintenant droit à un trajet en Jeepney. Ce sont des sortes de jeeps allongées jusqu'à atteindre dans les dix mètres et qui font office de bus à travers l'archipel. Et à la différence des bus de la RATP, dans les jeepneys, tout est permis. Tout est permis comme par exemple de prendre la route à l'arrière de la machine, la tête et le corps en plein air, debout sur le pare-choc arrière, accroché à l'échelle qui permet de monter sur le toit! Et ce n'est pas parce que tous les autres touristes qui vont à Donsol avec nous dorment ou rêvassent à l'intérieur que je vais faire pareil!! A moi l'Ipod et avec lui la musique qui fait bouger la tête, ça y est maintenant j'y suis, c'est sûr de sûr!!!! Au total, c'est une heure de route avec en guise de platanes, des palmiers et cocotiers par milliers; avec les locaux qui, dès qu'ils aperçoient ma tronche, me saluent avec autant de mains qu'ils peuvent et me sourient avec autant de dents que leurs machoires possèdent encore. Les envies de dodo sont loins, je suis dans mon Elément.

En plus, je suis d'autant plus excité que le jeepney nous dépose directement à l'office du tourisme qui, en plus de donner des infos, s'occupe des réservations pour s'accaparer une place sur un des bateaux qui partent à la rencontre du plus gros poisson du monde, le requin baleine. Avec Ridfon, on en a déjà l'eau à la bouche!! Aussi, on s'empresse de réserver deux places pour le lendemain matin en sachant qu'on aurait aussi pû y aller le jour même avec la crainte de ne pas profiter à fond du spectacle du fait qu'à tout moment, on risque franchir le mur du ronflement. C'est pourquoi, à la place, on part en quête de deux lits accueuillants. On passe devant un premier hotel. Pas mal mais cher. Un deuxième hotel. Un peu moins bien et aussi cher. Puis un troisième et enfin un quatrième pour se rendre compte au final, qu'on a chiné pendant une heure avec nos sacs pour rien, on retourne au premier la queue entre les jambes. On peut enfin poser nos sacs et repartir pour un tour. On est toujours pas mort et comme on est le long de la mer, que la plage est pas mal et que les villages traditionnels et sympathiques ont l'air de se succéder, on prend aisément notre parti d'aller faire une petite ballade sous le soleil. On commence d'abord par repasser devant l'office du tourisme où on croise les touristes qui reviennent tout juste de leur excursion aux mangeurs de plactons. Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'ils sont ravis. En trois heures de temps, tous ceux à qui on demande ont vu et ont nagé avec, au minimum, cinq de ces paquebots à nageoires!!! Vivement notre tour! Et puis la ballade continue le long de la côte en marchant d'abord sur le sable tant que la plage est là, puis de rochers en rochers à défaut de plage infinie. C'est le terrain de jeu idéal pour les enfants, donc pour nous. Les enfants justement, on en croise par dizaines qui sont tous curieux de nous voir nous trouver là. Ils nous gratifient tous sans exception de larges sourires ainsi que de "hello" ou de "welcome" approximatifs mais authentiques. Et puis, on arrive au village où on fait figure d'attraction locale. Je ne pense pas qu'en général les touristes s'attardent jusqu'ici parce que dès qu'on passe devant le pas d'une maison, tous les habitants nous regardent transpirer héberlués et ravis. Nous aussi, pas la peine de le dire chaque fois... Pas non plus la peine de dire chaque fois que, comme il fait plus de 40° au soleil, mon T-shirt est vite une loque détrempée et que dès que la sueur commence à me couler dans les yeux, ça pique... Vous aurez compris avec l'habitude. Vivement l'hiver!!! Vite, une douche froide!!!

Et la douche froide, elle arrive dès qu'on rentre à l'hotel. Il est 14h moins 2kg, l'heure de s'assoupir enfin pour une sieste de deux heures. Puis, comme nous sommes les esclaves de l'immuable cycle dormir-manger-pousser (NDLR : sois content que je t'épargne la partie "pousser"!), c'est le moment de passer à la casserole après s'être quand même réservés en début de soirée de quoi occuper nos esprits tout à la baleine : une chasse à la luciole. Et comme la chasse débute peu après 18h, peu importe si on dîne à l'heure du gouter. Mais le tout, c'est encore de pouvoir. Avec Ridfon, on s'installe dans le restaurant le plus proche de notre hotel pour ne pas perdre un instant. On commande des mets faciles à préparer, une salade et du poulet. Après, je sais bien que je n'ai rien, mais alors rien d'un cuisinier, mais préparer une salade et du poulet, ça doit prendre quoi normalement? 1/2 heure? 45 minutes grand maximum? Pas ici apparemment... On est sous les tropiques et la perception qu'ont les gens du temps n'est en rien comparable avec nos modes de vie stressés à l'occidentale. Ici, le stress, connais pas. Une heure vingt, record battu, on a plus qu'à courrir, on est en retard pour les lucioles.

Une fois à l'hotel, une tricycle à moteur est déjà là pour nous emmener sur une pirogue. De là, la pirogue nous fait remonter le cours d'une large rivière. Il fait déjà nuit. On est entouré des cris de la jungle. Les insectes semblent parler aux grenouilles qui leur répondent énergiquement. Seule source de lumière pour le moment, la lune brille au dessus de nos têtes. C'est peut-être un détail pour vous, mais pour nous ça veut dire beaucoup, elle ne brille pas comme une truffe toute seule dans le ciel étoilé. Ce soir, c'est magique et magnifique, elle est entourée d'un halo lumineux, cercle de lumière parfait qui l'entoure. Le cadre est donc idéal pour cette mini-croisière. Et après quelques minutes, la lune n'est plus seule avec sa couronne illuminée, alors qu'on passe près d'un arbre, on ne peut que s'enthousiasmer : l'arbre est recouvert de lucioles, ça brille plus qu'un sapin de noël. Sur chaque branche, des dizaines, centaines de petits points lumineux qui parfois restent allumés et parfois clignotent. Le plus fou, c'est que toutes les lucioles se concentrent sur un seul arbre; sur les autres qui l'entourent, c'est le retour à la nuit, pas la moindre bestiole éclairante, juste un banal arbre qui n'irradie pas dans la nuit... Et comme ça pendant une centaine de mètres jusqu'au repère de lucioles suivant. Au total, ça durera un peu plus d'une heure. Avec Ridfon, on adorerait poser X questions à notre capitaine et guide mais son anglais est aussi bon que notre tagalog, la langue officielle. On passe donc d'arbre en arbre à scruter la moindre lumière et puis plus ça va, plus on est content de voir que c'est bientôt la fin, car n'oublions pas, les lucioles ne sont qu'un amuse-bouche, une aiguille dans une botte de foin, des insectes au milieu des pachidermes. D'ailleurs les pachidermes, c'est pour de l'autre côté de la nuit. Le tout va être de pouvoir s'endormir tôt pour que ça passe plus vite. C'est pourquoi plutôt que de rentrer en tricycle, on choisit de rentrer à pattes, en espérant que ça nous crève un minimum. Et puis à marcher au milieu de la campagne en pleine nuit, on se retrouve à prendre notre pied à nouveau. Il fait bon, on s'éclaire à la lune, on ne fait qu'un avec les grenouilles entre autres bestioles. Et puis enfin on retrouve nos couchages. Faîtes chauffer les magnetos, accrochez-vous, préparez-vous à rencontrer le seigneur des mers, le roi des poissons, son Altesse Sérénissime : le requin-baleine.

Le réveil sonne, il est 6h30. D'habitude à cette heure, quand il faut émerger, j'ai toujours trois minutes où je ne sais plus où j'habite ou pourquoi il faut se lever. Mais aujourd'hui est tout autre. Pas la peine de faire le point, je suis sur autofocus. L'objectif du matin, un poisson gros comme un bus (avé la rime!!!). Instantanément je suis sur mes pattes, je suis requin-qué, j'ai la grosse patate (peux plus m'arrêter!!!). Mais je suis vite refroidi, je mets le nez dehors et ne peux pas faire autrement que de remarquer les nuages qui obstruent le ciel. C'est emmerdant car les requins-baleines malgré leur taille imposante sont des animaux déjà relativement difficile à repérer par temps clair, et par temps couvert, ça se complique encore plus car à l'inverse des baleines, les requins-baleines, qui sont des poissons, n'ont pas besoin de remonter à la surface pour respirer. Mais bon, avec un programme comme celui-là, c'est pas trois nuages qui vont tempérer l'excitation ambiante!!! On y va coute que coute; requins-baleines, mettez le couvert, on arrive et on a faim de vous voir!!!

Dans l'ordre, on va d'abord pointer au centre d'informations pour qu'ils nous attribuent un bateau et des collègues touristes pour complèter celui-ci. Ensuite, on nous met devant une film qui nous explique les règles qui régissent l'activité d'observation des poissons ainsi que comment agir pour ne pas les perturber outre mesure. Règle n°1 : Ne pas s'accrocher au poissons ou comme ils disent en anglais, ne pas les "rider", on est pas dans le Grand Bleu. Règle n°2 : Ne pas rester au dessus du poisson. Règle n°3 : Un bateau par poisson, s'il y en a déjà un, tu n'as qu'à attendre ton tour, on est pas à l'usine. Ca fait donc un total de 7 nageurs à la fois. Règle n°4 : La ballade ne peut excéder trois heures. Voilà pour les règles.

Puis, une fois que chacun a fait en sorte qu'il était équipé d'un masque, d'un tuba et d'une paire de palmes, il est temps de monter sur le bateau. A bord donc, on est sept touristes, auxquels s'ajoutent un conducteur, un type qui fait office de guide, plus deux autres gaillards grimpés sur les montants qui surportent le toit du bateau. Eux, qui ont le meilleur point de vue sur l'eau, sont chargés de répérer les requins-baleines afin qu'ensuite, on puisse se mettre à l'eau en leur impressionnante compagnie.

Au départ, on est tous comme des piles électriques. Le film, en plus, est passé par là pour véritablement nous montrer à quoi nous attendre. Tous les plaisanciers sont donc plus ou moins debout à guetter les moindres mouvements à la surface de l'eau. Une heure passe. Certains des passagers commencent à bailler et à s'alonger. C'est dommage, ça réduit leur temps de réaction pour voir les bancs de petits poissons volants qui fuient la course du bateau qui s'apprête à leur passer dessus. Deux heures passent. Les nuages sont toujours là même si ça se dissipe un peu. Mais de toute évidence, ça ne se dissipe pas assez vite pour qu'il fasse à nouveau beau à l'issue des trois heures que doit durer la navigation. Certains dorment ce qui est à nouveau emmerdant quand il faut voir les quelques dauphins qu'on aperçoit à plusieurs dizaines de mètres du bateau. Pour ceux qui sont encore vaillamment debout comme Ridfon et le Braïce, il n'y a pas à dire, ça donne du baume au coeur, il y a de la vie là-dessous même si, pour l'instant, on rend une copie blanche du côté des requins-baleines. Trois heures passent. Le constat est toujours le même, on est fani au bar. Pas l'ombre d'une nageoire caudale, dorsale, rien de rien. C'est la plaie pour tout le monde et surtout pour Farid qui doit quitter Donsol juste à notre retour à terre car il a un programme bien à lui que je ne peut suivre. Moi, à la rigueur, je peux retenter ma chance le lendemain mais pour lui, c'est maintenant ou jamais. C'est donc la grande déception quand on se rend compte qu'on est en train de mettre le cap vers notre point de départ. C'est pas aujourd'hui qu'on va toucher le nirvana du doigt. Ou peut-être que si finalement.

A quelques centaines de mètres de nous, on remarque, ainsi que le reste de l'équipage, un attroupement de bateaux. Il doit y en avoir une grosse dizaine sur quelques mètres carrés. Pas de doutes, au milieu de tout ce bordel, c'est sûr, il doit y avoir l'objet de nos recherches, un bon gros poisson, le plus gros poisson. Le capitaine, sympa, met alors le cap vers le rassemblement. C'est notre première et notre dernière chance. A mesure qu'on se rapproche, on remarque dans l'eau des tas de nageurs. Ca brasse en tous sens, c'est un foutoir difficilement descriptible. Tantôt tout le monde nage vers babord, tantôt tout le monde nage vers tribord, tantôt tout le monde met la tête hors de l'eau ce qui signifie que la bête a plongé. Pour un peu, on assiste au pire championnat de natation synchronisée du monde. On arrive sur place. Là, toutes mes illusions sur les règles à respecter pour ne pas troubler les poissons s'effrondrent. C'est une guerre là dessous. Les dix bateaux, qui forment un quasi-cercle parfait, ont tous déversé leur flot de touristes. C'est à quel nageur sera le mieux positionné pour partager dix secondes à suivre la bête avant qu'un autre nageur vienne à lui mettre un coup de palme pour prendre sa place et la position la plus avantageuse. Je suis presque désabusé et je commence à plaindre la pauvre bête. Mais quand même, quand on me dit de m'équiper et de me tenir prêt, je m'exécute et me tient prêt. Seulement, on a beau être prêt, on ne reçoit pas l'ordre de se mettre à l'eau. Tous les nageurs ont la tête hors de l'eau, ce qui n'est pas bon signe. Le requin-baleine pourrait bien être reparti vers les profondeurs. Qui plus est, je ne sais pas à quelle profondeur ça plonge, un requin-baleine, mais ce dont je suis sûr, c'est qu'avec mon pauvre masque, mon pauvre tuba et mes p'tits poumons, je ne suis pas prêt de pouvoir le suivre!!! Sur ce, le capitaine tente une manoeuvre. Il contourne la flotte arrêtée et nous dirige dans la direction que prenaient les nageurs la dernière fois qu'ils avaient la tête dans l'eau. Idée lumineuse!!!

En un instant, tout s'accélère. Les spotters s'agitent, le capitaine cri, le guide cri à son tour : "tout le monde à l'eau, en voiture Simone!!!". Pas la peine d'en dire plus. Dans la seconde, j'ai quitté le pont. Je mets la tête sous l'eau et là, c'est l'halu'. Il y a un requin-baleine d'environ dix mètres de long qui est pile en train de remonter, exactement dans notre direction. Il doit être à sept ou huit mètres de distance. Sa gueule grande ouverte, qui est en train de s'empiffrer de tonnes de krill, forme une élipse dans laquelle je pourrais facilement tenir dans le sens de la longueur!! C'est à peine croyable!!! Ca dure comme ça deux ou trois secondes qui paraissent être une éternité, pour un coup d'essai, c'est un coup de maître!!!! Bien joué capitaine!! Le mastodonte poursuit alors sa course jusqu'à deux trois mètres de nous puis se stabilise en nous passant juste en dessous. Je ne peut alors rien faire d'autre que de le regarder passer. Lourd comme un bus, gracieux comme un petit rat de l'opéra, c'est la nature qui s'exprime dans toute sa démesure. J'ai tout juste le temps de prendre une photo que je continue encore à me passer en boucle avant de me rendre compte qu'il est temps de s'activer. D'une part, même si le requin ne donne pas l'impression de se donner la peine d'aller plus vite que la musique, il avance quand même plus vite que je ne marche. D'autre part, de partout, les nageurs des autres bateaux sont en train de nager vers nous et, si je ne fais rien, je vais finir découpé en rondelle, débité en tranches par une armée de palmes folles. Je me mets donc à nager aussi vite que possible, il faut que je rattrape l'animal. Mais malheureusement, il s'en est fallu d'une seconde trop tard, des nageurs arrivent par la gauche et d'autres par la droite. Et comme ce qui devait arriver arrive finalement, je m'en rend compte quand je prends en plein front le tranchant d'une palme lancée à grande vitesse. Il est alors trop tard pour faire quoi que ce soit, la baleine a quitté la scène, merci quand même à elle d'être venue...

Et une fois de retour sur le bateau, tout le monde est revigoré. On a tous, comme au milieu d'un concert, envie de battre le rappel : une autre, une autre, une autre! Et ça tombe bien, le capitaine aussi est revigoré! Il abandonne pour un temps l'idée de revenir au port, on repart en quête. 1h30 de plus!!! Malheureusement, ça ne nous aide pas à voir d'autres requins-baleines mais au moins on apprécie l'attention d'autant plus qu'on peut à nouveau observer les poissons volants et les dauphins. Sympathique!! Donc, si tu as bien fait le calcul, on a brisé une nouvelle règle puisqu'on a quand même passé un total de 4h30 sur le bateau!! Pour un poisson mais quel poisson!! Farid peut repartir tranquille, sa quête n'aura pas été vaine. Pour ma part, cette rencontre avec le colosse m'a mis l'eau à la bouche. J'ai l'impression d'avoir vu la bande annonce pour le long métrage du lendemain. Un poisson aujourd'hui, peut-être dix demain, c'est tout ce que je me souhaites!! En plus, c'est maintenant qu'on est rentré que le soleil brille et que les nuages se sont évaporés, pourvu que ça tienne 24h de plus!!

En attendant, j'accompagne ridfon à l'hotel pour qu'il prenne l'ensemble de ses affaires. L'ensemble de ses affaires sauf ses lunettes de soleil qu'il oublie dans la mélée. Comme quoi, y'a pas qu'à moi que ça arrive!!!! Même si je suis désolé pour lui, je suis content de pouvoir le dire!!! Je suis également ravi de pouvoir dire que, comme je m'y attendais, ça s'est super bien passé pour Farid ces quelques jours à mes côtés, à quand ton tour?

En t'attendant et une fois le roi Farid parti, j'ai profité de la plage une bonne partie de l'après-midi à jouer avec les gamins. Y'a pire... Surtout que quand j'en ai eu marre des les envoyer voltiger dans l'eau le plus loin possible, il était l'heure d'essayer d'aller retrouver Yo' quelque part au bled. Pas trop compliqué de s'y rendre, les chauffeurs de tricycle en viennent quasiment aux mains pour m'avoir, direction Donsol côté village après le côté plage. Et là, coup de bol, à peine on entre dans le bled, qui est-ce que j'aperçois au détour d'une route? Yohann bien sûr!!! Là encore, c'est la joie des retrouvailles. Ca fait deux jours qu'on s'est quitté, et c'est déjà trop de joie de se revoir. On prend une bière, puis deux, il faut combattre par tous les moyens légaux la température caniculaire. Et comme plus on est de fous, plus on rit; alors que la nuit est tombée, on partage un dîner fait d'exquises brochettes achetées sur la place du marché pour pas trois francs six sous avec un couple qui dort dans le même hotel que Yo', Chris et Foam, encore des anglais il me semble... De l'autre côté de la rue, des philippins boivent aussi des coups, on les entend rire à des kilomètres. Très sympathiquement, ils nous invitent à les rejoindre. Comment ne pas accepter? Vive les Philippines!!! Il y a là le petit fils du maire, des guides, des paysants, tout l'éventail de la population de Donsol. L'ambiance est excellente, les tournées nombreuses. Puis au fur et à mesure que la soirée avance, les premiers commencent à aller se coucher. Chris et Foam d'abord, puis des philippins, puis Yohann. A 23h, on est plus que trois bougres autour de la table, je suis le seul gringo, ça faisait longtemps!! La conversation se poursuit autour d'un dernier verre jusqu'au moment où il est aussi temps pour les derniers des Mohicans d'aller au lit. Moi, je n'habite pas franchement dans le coin, puisque je suis dans les parrages de la plage, mais ça ne me fais pas peur d'avoir à rentrer à pieds. 45 minutes, une heure tout au plus. Mais le petit fils du maire ne l'entend pas de cette oreille, je suis leur invité, pas question pour eux que j'use mes semelles. C'est donc lui qui me ramène à l'arrière de sa mobylette, escorté par ses deux potes qui sont aussi en deux roues, dont un qui peut à peine marcher tant il est fait. Notre escadrille, digne d'un convoi présidentielle, parcourt Donsol à grand bruit et à grands rires. A 1h, c'est mon tour d'éteindre la lumière. J'ai rendez-vous avec le reste de la troupe à 7h pour un nouveau frisson en grand large. Restez-là les requins, j'en ai pas fini avec vous!!!!

C'est mon deuxième jour d'exploration du gigantisme sous-marin. Il est encore 6h30 quand il faut que j'active la machine. Une fois de plus, ce n'est pas très compliqué, il me suffit de penser à ce qui va suivre dans les heures à venir pour qu'automatiquement tous mes neurones se mettent en ordre de marche. Comme si ça ne suffisait pas, je suis conforté dans mon réveil par le fait qu'aujourd'hui, c'est un ciel azur qui reçoit mes premiers regards à travers la fenêtre. Les circonstances sont idéales. Nuls doutes que c'est le grand jour.

Sur le bateau, nous sommes encore sept touristes. L'ambiance est toute fois un peu meilleure que la veille. Certes Ridfon est parti ce qui est dommageable, mais pour le remplacer à bord, Yo', Chris et Foam sont arrivés, ce qui fait qu'il y a moins de ronfleurs et plus de gais lurons. Mais tout cela ne dure qu'un temps... Comme poursuivi par la malédiction, j'ai l'impression de revivre le scénario de la veille. Après 2h30 sur l'eau, on est toujours bredouille à l'exception toujours de quelques dauphins qui ravivent la flamme quelques minutes en se laissant apercevoir. Puis, toujours comme la veille, alors qu'on est proche de rentrer, il y a de nouveau une frénésie de bateaux à l'horizon. Pas la peine de me faire un dessin, je sais que ce n'est pas pour le drive in mais plutôt pour le dive in. On se rapproche, ça se confirme, il y a des dizaines de personnes à l'eau, ça se confirme, je plains les requins-baleines. Mais, alors qu'on nous intime l'ordre de nous équiper, tous mes freins se lève, c'est à moi de faire valoir mes palmes et mes coudes. Depuis la veille, je connais la chanson. Sur le bateau, tout le monde est prêt à sauter, tout le monde du même côté. Je suis complètement à l'arrière, Yo' à côté de moi. Le moment tant attendu arrive, le guide hurle "sautez!!!". Chacun se lance à l'eau sauf Yohann qui n'a pas encore comris le principe que si tu ne sautes pas tout de suite, tu as tôt fait de te rendre compte que c'est trop tard. Or, pour que je me lance, il faut qu'il y aille le premier et me fasse de la place. En effet, si je saute et qu'il est encore là, je me prends en pleine tête le bras à la perpandiculaire du bateau qui sert à porter le flotteur gauche comme sur un trimaran. Je commence par être poli : "Yo', c'est quand tu veux". Puis, plus pressant : "Yohann bordel, il faut y aller. Enfin, carrément lourd : "Bon, tu le bouge ton cul ou quoi?". Mais le bougre en est encore à installer ses palmes ou son masque, peu importe, de mon point de vue, ça ne fait pas de différence. Et finalement, il est prêt, il saute. A sa suite, je saute aussi. Mais au moment où je mets la tête dans l'eau, je ne vois rien. La visibilité qui n'est que de quelques mètres n'aide pas non plus. Quand mes yeux retrouve la surface, je comprends qu'i est trop tard. Ceux qui parviennent à suivre le monstre sont déjà loins et tout ceux qui m'entourent dont Yohann sont tous à leur joie et se raconte déjà des trucs du genre : "Whaouuu, trop bien, t'as vu comment il était gros?". Moi, je suis dégouté, sur deux jours, j'ai déjà passé sept heures sur le bateau et mon tableau de chasse se monte faméliquement à un individu. Impossible de cacher ma rancoeur quand je revois Yohann et que lui aussi me demande si j'en ai bien profité... Il est alors temps de remonter sur le bateau, le spectacle est fini.

Seulement, ce matin, c'est presque comme si on avait de la chance. Pas cinq minutes ne passent qu'il faut déjà qu'on se reprépare. Pas la peine de me le dire deux fois comme je n'ai pas besoin de dire à Yo' qu'il est indispensable qu'il me laisse plus de place s'il veut qu'on laisse une chance à notre amitié. Cette fois-ci, ça y est, j'ai imprimé, nager à côté du requin-baleine, c'est une vraie guerre. Ce n'est pas un masque que je portes mais un casque de combat et ce n'est pas une paire de palmes que j'ai aux pieds mais une paire de rangers cloutées. Et là encore, le guide nous hurle d'y aller, je suis le premier à l'eau. Et cette fois, personne entre le requin-baleine et moi. Il est devant à gauche à environ quatre mètres ce qui est largement suffisant malgré la visibilité qui elle n'excède pas 10 mètres ce qui est quand même un peu frustrant, d'une part car on est aux Philippines et pas dans la Manche, et d'autre part car quand le poisson mesure près de dix mètres, c'est physiquement impossible de le voir sur toute la longueur, il est trop grand!!! Je suis alors enfin en mesure de le suivre. Je nage aussi vite que je peux. Mes palmes mesurent dans les 40cm et sa nageoire caudale environ 2m50, ça fait une grande différence quand je veux avancer à la même vitesse. Il faut d'ailleurs que j'ailles tellement vite que je n'ai même pas le temps de faire une photo si je ne veux pas le perdre. A la limite, j'aurais dû car en un éclair, sans que j'ai le temps d'anticiper quoi que ce soit, je suis rejoint par la meute des chiens enragés et palmés qui veulent aussi profiter du spectacle. Une nouvelle palme vient me frapper au front, la course-poursuite est finie, c'est le retour au bateau. Cette fois, même si l'amertume du premier raté de la journée est toujours bien présent dans ma mémoire, je peux me joindre aux conversations et autres débrieffings enjoués, ça fait du bien!!

Et puis, alors qu'on est encore en plein dans l'émotion de cette dernière rencontre, c'est l'avalanche! Encore une!!! Chouette! Mais cette fois, on est pas les mieux placés, le capitaine ne peut faire autrement que de nous faire descendre derrière le flot des nageurs. Pour qu'on soit mieux placé, il faudrait qu'on fende la foule avec le bateau, impensable!! Je laisse alors l'appareil photo à bord en sachant qu'il faudra avant tout se battre et nager vite. Quand j'arrive dans l'eau, je suis loin d'être en pôle position. Alors je nage. Aussi vite que possible, c'est une course contre une centaine d'autres nageurs. Là, j'adorerais te dire que je les ai doublés un à un, que je suis à la limite de l'aqua-planing tant je vais vite, que je dégoutes tous ceux que je laisses derrière au point qu'ils se demandent tous si ça vaut vraiment la peine d'avoir appris à nager, mais non. A mon grand regret, c'est pas le cas. Je reste lamentablement englué dans le paquet, impossible de s'extirper et d'aller chercher le maillot vert. Encore une baleine que je ne vois pas, c'est pas mon jour... Mais ça aurait pû être pire... Foam dont je vous ai déjà parlé a eu une expérience bien pire. Alors qu'elle nageait elle aussi au milieu du paquet, a été la victime d'un chauffard capitaine de bateau. Ce dernier qui devait être le dernier à arriver sur les lieux, n'a rien trouvé de mieux que de traverser littéralement la foule des nageurs avec son bateau pour que ses touristes puissent être en tête de peloton. Finalement, c'était, pour lui, pas si impensable que ça... Le malade mental... Et Foam, dans tout ce bordel, s'est prise un des flotteurs en bambou en pleine tête alors qu'elle regardait sous l'eau. Vous imaginez la surprise pour la pauvre qui aurait aussi bien pû être KO dans l'affaire. Vous imaginez aussi la réaction de Chris, son copain, ainsi que de toutes les personnes à bord de notre bateau, les esprits s'échauffent devant tant d'irresponsabilité. On localise le bateau fou en se promettant de se plaindre en haut-lieu une fois la terre rejointe. La pauvre Foam est toute secouée avec une énorme bosse, on retourne à la base, cette fois c'est belle et bien fini. Fini pour les requins-baleines pas pour la fête. Sur un autre bateau qui rentre aussi au port, j'aperçois Mickael et Bryce qu'on avait laissé avec Farid et Yo' à Manille en galante et sans doute couteuse compagnie. J'ai autant hâte d'entendre leur version des faits autant que de partager une tournée avec eux que je cotoies épisodiquement depuis le Laos.

Sur la terre ferme, après avoir scellés nos nouvelles retrouvailles, on va d'un pas ferme et décidé au centre d'informations et de réservations, c'est la cohue. On se presse tous pour prendre des feuilles de papiers et décrire le film des évènements. Si le capitaine en perd son poste, ce n'est pas grave, on a tous l'impression de ne pas être passé loin d'un accident mortel. On laisse alors nos dépositions en essayant de s'assurer que ça va servir à quelque chose et, en sortant du batiment, on tombe nez à nez avec le capitaine incriminé. Le type est un petit bonhomme rondouillard avec une bouille souriante. Dans un semblant d'anglais, il bredouille : "Ah c'est vous. Je suis désolé de ce qui est arrivé, c'est vraiment pas de chance... Si vous voulez, vous pouvez toujours refaire une croisière demain matin, je suis sûr que ça se passera mieux!". On tombe des nues, le type ne se sent responsable de rien et on commence à comprendre que tout, ici, se passe en toute impunité. C'est bien la peine de nous montrer des films explicatifs sur les choses à faire ou à ne pas faire... On reste donc avec un gout amer dans la bouche et pour Foam, une douleur aigue sur la tête. On ne peut rien faire de plus que de retourner à nos hotels et à oublier les points négatifs pour se concentrer sur l'exceptionnel : j'ai nagé avec un requin-baleine de 9m de long!!!!!!!!! C'est sur que ça va alimenter mes conversations pour la journée et les années à venir!!

Je laisse les autres là, je suis le seul à habiter côté plage. Je me dépêche de faire mon sac, ils m'attendent tous à leur hotel où, c'est promis, j'ai une place de réservé. Je passe donc du côté Donsol-village. En plus d'être déjà bien agréable car je retrouve la compagnie de mes compagnons d'odyssée maritime, c'est encore mieux car c'est la fête au village. Tous les habitants se "massent" par dizaines autour des terrains de sport du bled. La fête s'articule autour de tournois de basket, de volley, de badminton, c'est l'effervescence dans la campagne.

Dans l'après-midi, on se joint donc à la foule pour regarder les joutes sportives, les points s'enchainent comme les bières fraiches. Avec les autres à l'exception de Foam qui se repose et Chris qui panse ses plaies, on entreprend de faire une petite partie de badminton. Avec Yo', on joue l'un contre l'autre en double avec comme partenaire pour chacun une folle du village (folle comme largement efféminé pour un garçon en poussant des cris d'adolescentes chaque fois qu'ils tapent dans le volant). L'ambiance est excellente et on est le plus souvent mort de rire notamment quand le "partenaire" de Yo' l'interpelle de façon langoureuse. "Yoooohannnnnn!!!". C'est divin!!

Le soir, c'est l'évènement basket. Les meilleures équipes de la région s'affrontent. Ca nous fait un divertissement sympathique pendant que la fatigue commence à s'installer. Et elle vient rapidement la garce!! A 23h, tout le monde est couché. Avec Yo', notre sac est déjà prêt. Au matin, on lève le camp pour prendre si possible trois bateaux en 24h pour se rendre au final sur l'île de Bohol bien plus au sud. Mais ça, c'est un autre jour, un autre article, une autre heure de lecture prise sur ton temps précieux. Désolé, ou pas d'ailleurs.

J'envoie le requin-baleine te faire des baisers géants. A condition bien sur que tu sois fidèle au poste comme je le suis moi-même. Laisse un commentaire qui aidera à soigner les ampoules qui me poussent sous les doigts. A bientôt.
Hôtel Playa Pesquero le 19 février 2006 English translation pending
by Melvic · 2005-12-13 · 19 replies
Bonjour,

Mon conjoint et moi avons réservé au Playa Pesquero du 19 au 26 février 2006. Est-ce qu'il y en a quelques-uns d'entre vous qui y seront?

J'ai tellement entendu de bons commentaires sur cet hôtel, j'espère que je ne serai pas déçu. C'est la première fois que je vais à Cuba, et ma seule raison d'y aller, c'est pour nager avec les dauphins.

Si vous y avez déjà été, j'aimerais beaucoup avoir vos commentaires (hôtel et dauphins).

Je vais commencer à compter les dodos après les Fêtes 😏

Merci!!!
Hôtel à San Pedro au Belize? English translation pending
by Crounious · 2010-02-15 · 11 replies
Après avoir fait un circuit au Guatemala, nous envisageons de passer une semaine à San Pedro au Bélize. Quel hotel me conseillez-vous ? connaissez-vous le Ramon's village resort ? est-il bien ? je trouve que l'hotellerie est hyper cher !! n'y-a-t-il pas un petit coin de paradie abordable ? merci de m'éclairer !
Plongée sous-marine à Cancun? English translation pending
by Ghis007 · 2007-02-01 · 21 replies
Salut, je serai à Cancun du 6 au 13 mars et je veux faire de la plongée. Je me demande si je dois aller à Cozumel, isla majures ou ailleurs et avec qui? Merci de votre aide...
Passer son padi advanced: Philippines ou Bali? English translation pending
by Lea884 · 2011-04-12 · 23 replies
Bonjour,

je prévois de partir faire un voyage dans le but de faire de la plongée et de passer en même temps mon PADI Advanced.

Mes dates sont les suivantes: du 14 Mai au 5 Juin

J'hésite entre Bali et les Philippines, mais les paysages des Philippines m'attirent plus. Cependant j'ai remarqué que mes dates frôlent le début de la saison des pluies aux philippines. Donc ma première question est la suivante: Pensez vous qu'il soit trop risqué (niveau probabilité de beau temps) d'entreprendre un voyage au philippines à ces dates là?

Dans ce cas pensez vous qu'un voyage à Bali serait plus approprié?

En fait j'ai énormément de peine à choisir entre ces deux destinations.

Pour les philippines j'aimerai faire les visayas: voici une petite esquisse possible, mais je pense qu'en trois semaines je peux sûrement faire un circuit bien plus adapté

- arrivée à Cebu - aller jusqu'à Moalboal - ensuite traversée Moalboal - Apo Island en bateau - ensuite traversée Siquijor - Panglao en bateau - Traversée Panglao - Mactan Island (Cebu) en bateau

Mais ne connaissant pas du tout ce pays, toutes propositions seraient vraiment bienvenues. (Comment se déplacer d'îles en îles, si possible avec des agences locales ou des locaux travaillant avec leurs bateaux - Les plongées se font elles en bateau et est il possible de les réaliser lors des transferts entre les différentes îles?) Je cherche surtout à faire de belles plongées, en gardant en tête que je vais passer l'advanced lors des premières plongées (donc je n'ai pas un super niveau), d'ailleurs si vous avez une bonne adresse pour passer l'advanced je suis preneuse.

En tout cas ce forum est vraiment super! Plein d'informations qui me donne envie de voyager partout!

merci d'avance

p.s. est ce que je devrais poster cette discussion plutôt dans le thème asie du sud est?
Choix entre l'hôtel Bandos et Rihiveli English translation pending
by Rooney69 · 2011-02-20 · 4 replies
Bonjour a tous,

Nous souhaitons partir avec nos 3 enfants de 3.10.et 13 ans aux maldives au mois d'aout 2011. Après de multiples recherches nous avons retenu ces deux hotels mais le choix s'avère difficile. Avez vous des retours récents sur ces deux hotels (activité, enfants, restaurants...) merci d'avance
El Salvador: hôtel Decameron et excursions? English translation pending
by Gretta · 2009-09-26 · 14 replies
Bonjour,

En février 2010 nous partons pour le El Salvador - Au Decameron. Est-ce qu'il y en n'a qui pourrait me dire comment c'est - les excursions - l'hôtel et qu'est-ce qu'on pourrait faire aussi. Et si c'est facile d'aller se promener à l'extérieur.

Merci !
Croisière au Spitzberg pour l'été prochain (2009) English translation pending
by Igorfx · 2008-10-05 · 3 replies
Bonjour à tous

je commence à me renseigner pour effectuer une croisière au Sptizberg pour l'été prochain.

J'ai vu qu'il existe des agences spécialisées dans le grand nord qui propose ce genre d'expéditions :

Grand Nord Grand Large :
http://www.gngl.com

Espaces Nord : http://www.nord-espaces.com/

Je sais aussi que des agences classiques proposent aussi ce genre de voyages comme Terres d'aventure mais leur catalogue n'est pas encore disponible pour l'été 2009. Mais est-ce que justement ces agences ne proposent pas à leur catalogue les voyages organisés par des agences plus spécialisée ?

Quoi qu'il en soit, je cherche des avis de personnes qui ont déjà découvert ce territoire en bateau, savoir par qui ils sont passés et quelle durée ils ont choisie.

Merci par avance !
Conseils pour un voyage au Belize English translation pending
by Pechet · 2006-05-04 · 6 replies
Bonjour, après avoir lu le routard du Bélize, plusieurs questions me dévorent (car oui, nous partons au Bélize 😛), pourriez vous donc démentir ou confirmer certaines des affirmations que nous avons lu? 1) concernant la monnaie: ils n'acceptent que la monnaie de leur pays et aucun autre pays n'accepte leur monnaie: donc il faut changer au fur et à mesure et repartir avec rien, sauf que très peu de bureau de change (aéroport et capitale). Vrai ou faux? 2) A beaucoup préparer: pas de magasin partout donc prévoir la bouffe dans certains coins, zone à éviter (les mois où nous y serons) en raison des moustiques, transports très pourris, bref, des conditions de voyage assez rudes et à bien anticiper... 3) dernier point (je crois) ils sont très vagues sur la sécurité, un coup ils disent là c'est un coupe gorge, et qques pages après ils disent de ne surtout pas manquer ce même endroit...Bref, mais là je ne pense vraiment pas que ce soit dangereux, c'est ce qui m'inquiète le moins. 4) (oui je savais j'avais dit le dernier point) ils disent que c'est bcp plus cher qu'au Mexique, ça veut dire quoi, c'est vraiment très cher? savez vous combien faut il compter pour un toit sur sa tête (on n'est pas hotel 4 étoiles, une ptite pièce ira très bien), un transport en bus, ou une bouteille d'eau, pis un truc à manger (là encore pas de 4 étoiles, mais il y a une grosse bouffe avec moi 😉) Bon pour le bus je sais vous allez me dire que ça dépend de où à où mais moi je veux juste une idée. 5)Enfin, cette fois c'est le dernier: Avez vous des coins superbes à conseiller? (comme vous vous en doutez on est plutôt nature, la ville on a tendance à la fuir un peu...) MERCI 🙂
Martinique, Guadeloupe ou Saint Domingue? English translation pending
by Davidsev · 2006-02-13 · 16 replies
Gros choix a faire - je ne sais pas ou partir ? Qu'avez vous prfere

Merci

critere : beauté des plages - visite - depaysement
Sulawesi du Sud-Est: vos expériences? (urgent) English translation pending
by Cyrchou · 2014-01-08 · 37 replies
Bonjour a vous, amoureux de l indonesie

je suis actuellement sur kendari, j ai l intention de me rendre sur les iles du parc wakatobi. je n ai pas vraiment d informations, juste un lonely planet perime qui en dit trop peu, voir rien du tout sur la region. heureusement je me debrouille un peu en indonesien, car ici, personne ne parle anglais. je reste jusqu au 29 janvier sur sulawesie. les transports sont affreusement longs, dans des conditions crevantes. j ai enchaine 24 heures de route et de bateau de pantai bira a kendari ( seulement 3 h d attente compris en tout)

ou me conseillez vous d aller ? y a t il une ile a previlegier ? les prix restent ils corrects la bas ?

merci beaucoup de partager toutes vos experiences sur sulawesie Sud Est uniquement, je serai ravi de vous lire.

en esperant que quelqu un repondra.....

@+
Paris - Vietnam via Kuala Lumpur par Malaysia Airways English translation pending
by Aremiti83 · 2013-02-15 · 18 replies
En prévision d'un circuit au Vietnam commençant le 22 mars 2013, nous sommes en quête d'infos sur la compagnie "Malaysia Airways". Nos vols : Paris CDG --> Hanoi, via Kuala-Lumpur (21-22 mars) Saigon --> Paris CDG, via Kuala-Lumpur (5-6 avril)

Quelqu'un du forum a-t'il déjà effectué de tels vols ? Quels sont les avions utilisés sur cette ligne ? ( B 777 ; B737-800 ; A 380 ) ? Quelle configuration de sièges ? ( 2-5-2 ou autre) ? Quelles sont les meilleures places ? Peut-on réserver ses places par internet ? (donc avant l'enregistrement)

Tout renseignement /conseil sera bienvenu ...

Avec nos remerciements anticipés et ...

Bien cordialement
Une semaine à la Réunion en février English translation pending
by Benouchko · 2010-01-17 · 19 replies
bon d'après ce que j'ai lu c'est court une semaine🤪, mais bon... Je pars donc une semaine à la réunion dans un mois avec ma mère et mon fils de 3 ans donc pendant les vacances scolaires. Je voulais savoir si il était nécessaire de reserver les hôtels ou gîtes avant de partir ou si on arrive toujours à trouver des logements à des prix corrects le jour J 😛???? Et de même pour la voiture, est-ce nécssaire de louer avant sur internet. J'ai l'habitude de voyager sans réserver mais sur une semaine je ne voudrais pas trop galérer..... Merci😏
Partir en Polynésie English translation pending
by Shogun673 · 2009-07-07 · 26 replies
Bonjour tous le monde! Je suis nouveau sur le forum et j'attaque direct avec une grosse question!! Alors je projette de partir en polynesie française et je recherche tous les bons plans possible, les billets, la meilleur période pour y aller, le plus interressant à faire une fois sur place, logement etc... Pour précision je partirais entièrement seul, mais le pire c'est que je suis de nature très timide (j'ai beaucoup de mal à aller vers les autres), mais c'est pas ça qui va me freiner pour partir aussi loin. Je remercie tous le monde d'avance pour toutes les réponses et si en plus vous connaissez du monde où des bonnes adresses qui pourrais me rendre les choses plus faciles, n'hésitez surtout pas!!!

A++😉
Parc de Panna ou Bandhavgarh en juin? (Inde) English translation pending
by Les2fives · 2007-05-01 · 18 replies
Quelques semaines au mois de juin en inde avec le désir de faire au moins un parc aimalier. Bandhavgarh m'attire beaucoup mais n'est pas trop galère d' y accéder ? depuis Kajuraho). Panna est sur la route entre Kajuraho et Bénarès. Vaut il vraiment le coup ? ces 2 parcs sont ils ouverts tout le mois de juin ? A moins que l'on opte pour Sariska de Delhi puis Agra mais Sariska semble moins interressant ! merci d'avance pour vos réponse.
Dédé et Martine en Nouvelle-Calédonie English translation pending
by Marcalamar · 2006-11-08 · 22 replies
Bonsoir 🙂

Comme promis je mets sur le forum le récit de notre voyage en Océanie du 23 sept au 18 oct 2006 en espérant qu'il pourra servir à ceux qui ont l'intention d'y passer quelques semaines

Marcalamar

Carnet de voyage de notre séjour en Nouvelle Calédonie du 23 sept au 18 oct 2006 Nous avons fait un séjour inoubliable en Nouvelle Calédonie. Nous avons voyagé avec le tour opérator « australie tour », séjour « papayes et coquillages » auquel nous avons fait enlever les nuits d’hôtel à Nouméa (nous logions chez des amis), rajouter Ouvéa ainsi que 7 jours chez ces mêmes amis en fin de séjour . Nous avons voyagé avec Air France et Air Calin avec escale à Tokyo Nous avons payé 7922 euros pour 2 personnes tout compris (vols, transferts, assurances, taxes ) en hôtel et petits déjeuners ( 14 nuitées) avec 6 jours de location de voiture sur Grande Terre. Les amis qui nous recevaient avaient réservé pour nous de Nouméa une voiture de location pour 1 jour sur chacune des îles : Ouvéa, Mare, Lifou, l’ île des pins. Nous étions un peu trop tôt dans la saison surtout que l’été a été long à venir cette année et nous avons eu du vent et de la pluie ce qui ne nous a tout de même pas trop dérangé pour les activités Nous avons gagné pour ce voyage plus de 27800 miles par Air France

Recommandations générales Si arrivée à 7h25, ne pas se coucher avant le soir pour prendre le rythme de la Nouvelle Calédonie Toujours réserver pour manger quelque part Ne pas attendre d’être sur la réserve pour refaire le plein d‘essence (pompes pas toujours approvisionnées) Bien ralentir dans les villages et aux abords des tribus (enfants, animaux) Attention aux trous dans les routes Toujours faire un signe de la main quand vous croisez piétons ou voitures (hors Nouméa et grandes villes)Ne pas hésiter à faire du stop ou à proposer aux gens qui marchent au bord des routes de monter dans la voitureNe pas aller dans l’eau sans chaussuresLes prix sont donnés en francs calédoniens pour les avoir en euros il faut diviser par 119 (ou par 18, 18 pour les avoir en francs français)Pour téléphoner en France, achetez une carte de téléphone izi dans un bureau de poste et faites l’indicatif 1933 (3 fois plus de temps qu’avec le 0033)

OUVEA 2 nuits au « Paradis d’Ouvéa » Extrêmement surfait. Son seul avantage est d’être à côté du pont de Mouli d’où on peut voir des raies et des tortues et il a une magnifique plage de sable blanc fin comme de la farine .Le personnel kanak qui y travaille est super sympa comme dans tous les hôtels où nous avons dormi mais tout y est très cher (repas, location de vélo etc…..) A Ouvéa, on nous a pris en stop simplement parce qu’on marchait au bord de la route et les gens n’hésitent pas à faire un détour pour nous conduire plus loin . Nous avons mangé au snack « Fasi » à côté du pont de Mouli (600cfp le plat), au snack Beau rivage à Fayaoue (900 cfp le repas) et au gîte Beaupré (tel 45 71 32) un super repas complet de crabe de cocotier (82 euros pour deux personnes) Des gens qui ont logé au gîte Beaupré en ont été très satisfaits Nous aurions pu faire du snorkelling à la pointe de Mouli (beau panorama) mais la pointe est très isolée et comme je ne nage pas super bien et que nous étions tout seuls mon mari et moi nous avons préféré ne pas prendre de risque et nous nous sommes contenté de faire des photos Avec la voiture louée pour 7000cfp la journée à Locasud (45 70 13) nous avons fait le tour de l’ îleTrou à tortues (près de saint Joseph) :beau, trouvé avec beaucoup de difficultés et aucune tortue visible Falaises de Lénine (près du pont de Mouli) : le guide qui devait nous accompagner sur les falaises était parti aux jeudis de Nouméa donc nous sommes allés tout seuls à marée basse jusqu’au pied des falaises .Spectacle magnifique à ne pas raterTrou bleu d’Anawa (col du casse cou) :les 1000cfp donnés à la guide doivent servir à financer la réalisation d’un gîte à cet endroit .Possibilité de se baigner dans le trou bleuQuai de Wadrilla nous y avons vu des pêcheurs pêcher à l’épervier et nous avons visité la savonnerie d’Ouvéa

GRANDE TERRE Après une nuit passée chez nos amis au retour d’Ouvéa départ pour 5 nuits sur Grande Terre Prévoir de la monnaie pour payer les objets vendus tous seuls sur les étals Toute la côte ouest est consacrée à l’élevage (grands troupeaux de bovins avec leur pique bœufs (oiseaux) perchés sur le dos) . Paysages de plus en plus sec en remontant vers le nord Compter un peu plus de deux heures pour aller jusqu’à Bourail Visite du jardin derrière le syndicat d’initiative de la Foa superbes sculptures dans un magnifique jardin BOURAIL Nous logions à « la Nera « pour une nuit (style motel USA) Belle vue sur la rivière en contrebas (marée basse et marée haute sur la rivière).Le matin du départ visite d’une partie de la propriété (1000cfp par personne) avec le propriétaire (chevaux, porcs, bœufs :intéressant mais cher pour ce que c’est .) Repas du soir à l’hôtel pour 6000cfp pour deux (succulent ragoût de cerf) Nous avons fait du snorkelling à la plage de Poe (protection par la barrière de corail) Visite du Bonhomme, de la Roche percée et de la Baie des tortues(danger à cause des courants) Panorama magnifique à partir du Belvédère (qui surplombe le Bonhomme et la baie des tortues) Visite du musée de Bourail (petit musée sympa sur l’histoire de Bourail pour 200cfp par per) Départ le matin tôt pour Malabou: vue sur les massifs montagneux, les plaines .Le cœur de Voh est très peu visible à part en avion Route très longue pour arriver à Malabou mais elle est agréable .La vitesse y est limitée à 110 km/h La France a du leur refourguer tous ses anciens panneaux de limitation de vitesse quand on est passé à 90 km/ h C’est vraiment du n’importe quoi !!!!!! MALABOU Nous logions au « Malabou beach » pour deux nuits Bon repas du soir pour 3000 cfp par personne et copieux petit déjeuner Nous sommes allés jusqu’à Boat Pass ( l’extrême nord de Grande terre) et nous avons mangé le midi au gîte de Poingam après réservation (47 92 12 ) pour 7600 cfp pour deux personnes A faire le midi et par temps sec car les 23 km de piste pour y arriver (à partir de Poum) sont impraticables par temps de pluie .Très bon accueil, excellent repas. Nous avons vu pêcher les trois chiens du gîte . Très beau paysage, forêts de niaouli Nous sommes passés par Poum et entrés sans y prendre garde dans la tribu de Titch où nous avons pu faire des photos d’enfants et de leurs abris bus peints en peinture naive Ensuite nous sommes revenus par le col d’Arama (d’où on voit les deux côtes) Départ le matin tôt pour Hienghène: Nous sommes passés par la route nationale (transversale Koumac-Ouega). Il y a beaucoup de virages mais les paysages sont magnifiques, très verdoyants .On passe de la luxuriance de l’Asie au paysage doucement vallonné de la Suisse .A voir sur la route:Abris bus colorés (tous différents y lire les maximes)Etals entre Pouebo et PaniéSculptures en pierres à savonCoquillagesFruits, fleurs, légumes Prévoir de la monnaie pour payer si personne à l’étalCascade de Tao (200 cfp par personne) chemin super bien balisé à travers les rochers pour monter jusqu’au sommet et on peut se baigner dans les multiples trous d’eau (génial !!!!)Estuaire de la Ouaième à prendre en photo du haut de la côte juste avant le bacBac de la Ouaième HIENGHENE Nous logions au club Med pour deux nuits Très jolis bungalows, dans une cocoteraie . Photos de la Poule et du Sphynx avec meilleure vue au panorama; Promenade en pirogue le long de la lagune de Lindéralique(pas top) Au village, nous avons pris la direction de la tribu de Tiendanite pour longer la rivière jusqu’au mémorial de l’attentat contre les frères Djibaou(carcasses des voitures, tissus de deuil) le paysage y est très beau avec de nombreux bambous et des chevaux en liberté Nous avons réservé par le biais du syndicat d’initiative (42 43 57) un bougnat au poulet chez Yvette à la tribu de Werap .Nous y avons eu un excellent accueil, la famille nous a fait goûté les huîtres de rivière qu’ils avaient préparé pour leur repas .Le bougnat était tellement copieux qu’Yvette est venue le partager avec nous (3000cfp pour 2 personnes avec salade et dessert)

Comme nous devions rendre la voiture à Magenta avant de nous envoler pour Mare à 17h50 nous avons quitté Hienghène dès 7h30 pour longer la côte Est jusqu’à la transversale « KOUAOUA-LA FOA » Superbes paysages à travers les mines où se mêlent le bleu du ciel, le rouge de la terre et le vert de la végétation Arrêt et visite de la distillerie de niaouli de Boulouris (achat d’extrait de niaoulis contre le rhume et les maux de tête) Stop chez nos amis pour rendre la glacière, déposer les achats et le sable que nous avions ramassé sur chaque plage et boire un petit café avant de repartir pour Magenta Nous avons pris plusieurs fois des auto stoppeurs avec lesquels nous avons pu partager un petit moment de vie .Les kanaks sont souriants et loquaces .Ils sont préoccupés par l’image que leur pays et ses habitants donnent aux touristes .Ce sont des gens adorables, toujours prêts à rendre service

MARE Nous logions pour 2 nuits à l’hôtel Nengone Les chambres sont belles et le site très joli .La barrière de corail est très près de la plage c’est bien pour le snorkelling Nous n’avions qu’une journée pleine à Mare et nous avons fait le tour de l’île à bord d’une voiture louée 6300cfp à K3000 (45 00 44) Impossible de trouver le bone de la Léproserie Jolies plages à Patho, Kurine et Pede Magnifique baie de Nir i(couleurs à couper le souffle) Nous avons roulé jusqu’au saut du guerrier (pas facile à trouver ) nous sommes allés sur l’avancée dans la mer et ……..nous avons filmé et pris en photos le mauvais côté de la falaise!!!!Quoi qu’il en soit les couleurs du lagon étaient magnifiques Visite du trou de bone (résurgence) Aquarium naturel :à voir absolument (secteur de Tadine) trou d’eau transparente plein de coraux et de poissons exotiques dans un écrin de verdure Nous avons mangé un soir chez Léon Duhnara (3000cfp par personne pour un repas complet) dans un fare chauffé par un feu de noix de coco avec un accueil super et une excellente nourriture et un soir au resto de l’hôtel (7035cfp pour 2) Nous avons même fait l’essence chez l’épicier !!!!!!! Avec des bidons en plastique et un e bouteille de soda comme entonnoir (les pompes à essence étaient vides suite à des grèves sur Nouméa)

LIFOU Nous logions pour deux nuits au Drehu village Belles chambres, belle plage, et bon resto pour 3000cfp par personne Secteur de WE, il y a des snacks et des épiceries tout autour l’hotel qui est en plein centre ville (un peu trop en ville) mais Lifou est si belle ailleurs Voiture louée à Alizée location (45 07 67 ) pour 6500 cfp pour visiter l’ îleDirection falaises de Xodre (sud de l’ île) .Arrêt à la plage de Luengoni avec son sable hyper blanc et son rocher au milieu de l’eau Il y a des superbes cases dans des cocoteraies tout le long de la route vers les falaises Tout est net, fleuri et très propreDirection de Nathalo pour entrer dans la seule case de grande chefferie (deux portes ) que l’on peut visiter :nous avions prévu le manou (acheté le premier jour au quartier chinois de Nouméa), les cigarettes et le billet pour faire la coutume mais le grand chef n’était pas là et son fils nous a donné l’autorisation de la visiter sans vouloir le paréoDirection les falaises de Jokin :aller jusqu’au fare (Fare falaise) puis prendre le petit chemin derrière la grande chefferie Jokin pour descendre les marches jusqu’à l’eau (magnifique)Repas réservé à la vanilleraie de Fabrice Bolle (45 07 69) :excellent repas, bien décoré pour 3000cfp pour 2 personnes .Il faut absolument faire la conversation avec Solange Bolle, petite jeune fille adorable de 22 ans qui nous a tenu compagnie, assise à côté de nous pendant le repas parce qu’elle préfère « parler aux touristes pour améliorer son français plutôt que sortir s’amuser » Elle nous a fait visiter la vanilleraie après le repas et elle a parlé de ses plantes avec beaucoup de conviction . Elle était trop mimi et nous lui avons laissé le paréo prévu pour la coutumeSite de Easo : le panorama depuis la chapelle vaut le coup d’œil et snorkelling dans la baie de Jinek (ponton et marches jusque dans l’eau: beaux poissons, beaux coraux)

L’ILE DES PINS

Nous logions trois nuits à l’Oure Lodge :fabuleux aussi bien par le site enchanteur (baie de Kanumera) que par les chambres, les jardins et le resto .Mérite vraiment ses trois étoiles !!!!!!Excursion par l’hôtel: 2 heures de navigation en pirogue sur la baie d’Upi :on navigue à la voile entre d’immenses rochers posés sur l’eau avec tous les tons possible de bleu et de vert bercés par le clapotis des vagues et le bruit du vent puis 1h30 de marche facile pour atteindre la piscine naturelle d’Oro et là le bonheur : poissons et coraux à foison dans un lieu enchanteur et pour finir repas langouste au « Kougny » (46 95 45 si réservation sans passer par l’hôtel ).Que c’était bon !!!! Si quelque un pouvait me donner de bonnes nouvelles d’une toute petite chatte écaille de tortue super câline(c‘était un bébé au mois d‘octobre), handicapée de sa patte arrière, qui suit en boitant les touristes pour grapiller un peu de nourriture auprès des amateurs de langoustes Puis retour par la navette de l’hôtel Je ne me souviens plus exactement du prix de la journée (1700 la pirogue, 1700 le transfert et le repas langouste dans les 4000cfp je crois par personne )mais si le budget suit il faut le faire Le lendemain, location de la voiture (7350cfp ) pour visiter l’île :Arrêt aux différents vestiges du bagne (cimetière, hôpital etc..)Visite de la grotte de la reine Hortense (prévoir une lampe très puissante car la grotte est très profonde ).Très belle végétation autour de la grotte, belles concrétions, banians. :200cfp par pers à déposer dans la boîte car personne à qui payer l’entréePlage de saint Maurice et ses totemsPlage de saint Joseph et ses piroguesCoucher de soleil sur la baie de KanuméraSnorkelling dans la forêt de corail sur la plage de l’Oure lodge On mange super bien pour pas cher (poulet, panini, sandwich, milk shake) au petit snack face aux vestiges du bagne à Mo (épicerie à côté)

NOUMEA ET LE SUD Pendant les sept jours que nous avons passé chez nos amis à Nouméa le temps n’était pas trop beau (pluie, vent ) et nous avons renoncé à faire certaines visitesLe marché quai de la Moselle :on y trouve des souvenirs (artisanat), des fruits et des légumes, de la viande et du poissonIlot canard: réserve protégée face à l’anse vata Un taxi boat vous y conduit pour 900cfp aller retour Véritable aquarium naturel avec randonnée sous marine balisée de façon à connaître coraux et poissons A faire absolument (avec masque et tuba uniquement) -îlot Casy Réserve naturelle dans la baie de Prony où on peut faire du snorkelling (2500 cfp aller retour pour y accéder depuis la baie en taxi boat: 27 47 77 pour réserver le bateau) Promenade sur l’îlot on y a découvert des plantes carnivores, des orchidées et des énormes banians -village de Prony Enorme banian au village sur les vestiges d’un bagne .On visite le village en allant passer la journée à l’îlot Casy Paysages magnifiques en allant de Nouméa à Prony -Centre Djibaou Très intéressant pour connaître l’histoire, la culture et les légendes de la Nouvelle Calédonie -Parc forestier On y a vu les roussettes ( chauve souris), tous les oiseaux des îles et des plantes endémiques de la Nouvelle Calédonie -Gite IYA à Yaté Paysages superbes pour y accéder (on longe le lac de Yaté) Possibilité d’y dormir A marée basse la visite du platier est fabuleuse On se promène dans un jardin avec des bouquets de coraux multicolores (des durs, des mous ), des bénitiers de toutes les couleurs, des vaches de mer etc.; tout cela recouvert d’à peine quelques centimètres d’eau A faire ABSOLUEMENT +++++Les jeudis de Nouméa Tous les jeudis à partir de 18 h se tient, place des cocotiers, un marché où les habitants d’une ville donnée viennent vendre leurs produits (bougna, confitures, légumes, sculptures etc ….)et ça change chaque jeudi Lorsque nous y étions c’était la ville de Bourail qui exposait, un autre jeudi ce sera les habitants d’Ouvéa puis d’une autre villeBuffet du méridien à Nouméa Nous avons réservé pour manger au buffet de la mer du Méridien (12050cfp pour deux personnes ) si le budget le permet c’est la cerise sur le gâteau)Creator Pour se payer (ou se faire offrir)une belle perle de Tahiti .Les bijoux sont superbes (7ème km :plus grand et centre ville) www.creator.nc

Voilà résumé notre séjour au paradis Nous avons adoré ces 24 jours passés en Océanie, nous y avons découverts des gens adorables, souriants, toujours prêts à nous aider, nous, les touristes dans des paysages aussi magnifiques, insolites que variés C’est vraiment une destination à faire et à conseiller

Un grand merci à tous ceux qui, par le récit de leur expérience ou la réponse à mes questions, m’ont permis d’organiser au mieux ce voyage Un grand merci à Coco et Pietro nos amis de Nouméa qui nous ont accueilli et peaufiné le séjour Enfin un grand merci à la population qui nous a montré une gentillesse de tous les instants

Je ferme momentanément le dossier Nouvelle Calédonie pour préparer notre prochain voyage direction le Québec

Martine et André

PS si quelque un veut des précisions il ne faut pas hésiter à me contacter
Retour de Guadeloupe English translation pending
by Kathe · 2005-01-02 · 19 replies
Merci a toutes et a tous qui ont bien voulu me renseigner avant mon départ;

et au retour Surtout Merci aux Guadeloupéens, guadeloupéennes et résidents en guadeloupe de toutes nationalités que nous avons pu rencontrer, un accueil sympathique des précisions et renseignements exacts et très clairs -- aucune antipathie contrairement à ce que certaines mauvaises langues ( y en a toujours, des mals grattés 😉)auraient pu dire avant notre départ !...

Nous avons passé un séjour fantastique (creole beach) personnel a féliciter pour sa disponibilité et sa gentillesse. et visiter cette magnifique ile de long en large et en travers + les saintes, à part la souffriere que nous avons vu de loin en bateau, car vu le temps et l'accessibilité interdite pour raison de sécurité (et c'est normal) nous n'avons qu'un regret, , il a fallu rentrer .... nous allons faire une réserve de budget et sure - je ne peux dire quand - mais nous y retournerons -- amicalement au forum

ps : dommage nous n'avons pas pu allez à marie galante si flo fait un petit tour par ce forum -- elle me reconnaitra A+
La Basse-Californie en février avec 2 ados - compte rendu d'un voyage très nature English translation pending
by Saladnicoise · 2017-05-30 · 8 replies
Bonjour

Je trouve enfin le temps de rédiger un compte rendu de nos vacances en Basse Californie en février de cette année. Cette destination étant relativement peu abordée dans les forums francophones, je voulais apporter ma pierre pour faire découvrir cette région très différente du Yucatan.

Petite présentation : nous sommes 4 dont 2 ados de 15 ans de 12 ans. Nous habitons la côte Est des USA et en ce qui concerne le Mexique, nous sommes plutôt des habitués du Yucatan pour des raisons de temps de transport et de coûts aériens (4 voyages). Mais ayant découvert la Basse Californie à travers les photos d'une amie je n'ai eu aucun problème à convaincre le reste de la famille de changer de côte. Quelques indications :

-Pourquoi Février? Parce que après avoir contacté plusieurs prestataires sur place, il s'avère que c'est la meilleure période pour observer et nager avec les requins baleines. En avril elles sont déjà reparties et l'été elles sont plutôt du côté du Yucatan. Inconvenient : l'eau est plus fraîche et la combinaison short est bien appréciée.😄 mais les baleines sont au rendez vous

- Quel itinéraire ? Compte tenu de la durée des vacances d'hiver (1 semaine), il a fallu se contenter du Sud au Sud de la Basse Californie😇. Nous avions privilégié : 5 nuits à La Paz en logement airbnb et 1 nuit à l'hôtel One La Paz 1 nuit à Puerto Lopez Mateo : hôtel Villa Isabel (très simple) 2 nuits à San Lucas Del Cabo : Bed and Breakfast - hôtel Bungalows 1 nuit à San José Del Cabo : Best Western aeropuerto pratique car on devait être à 7h du matin à l'aéroport.

- Quelle voiture ? Nous avons préféré louer un 4*4 mais honnêtement vu ce qu'on a fait une voiture "classique" aurait suffit.

- Quelles activités? Nous avions réservé depuis la maison : - une demi journée pour nager (masque et tubas) avec les requins baleines. Nous avons choisis La Paz Vip Tour compte tenu des bons avis sur Trip Advisor et du fait que la guide (et directrice de l'agence) soit francophone. Super pro, très sympa et plongées toute en confiances. Nous étions 6 sur le bateau et chacun a pu faire 3 plongées. Elle vous envoie le film fait avec sa Go Pro. Elle a su mettre notre fille de 12 ans en confiance qui était très impressionnée à l'idée de plonger avec ses gentils géants. Sur le trajet on a vu un banc de dauphins qui nous a suivi et a joué avec le bateau pendant un petit moment. Le trajet pour se rendre sur le site est rapide et se fait à l'abris des remous de la mer. De retour au port je vous conseille d'aller manger des fish tacos au bar juste en face de la marina : authentique, délicieux et pas cher. Et la terrasse est charmante😎

- Une journée complète pour découvrir Isla Espiritu Santo. Anna ne faisant pas cette sortie nous avons réservé, sur ces conseils, avec Red Travel Mexico. là aussi rien à dire. Super agence. Pas facile à trouver ( mais juste derrière le Malécon). Petit bateau et petit groupe (nous étions 8). Le trajet est beaucoup plus long, la mer peut être agitée (fragile du dos s'abstenir : dans ce cas se placer dans le fond du bateau : moins de chocs) mais quelles merveilles. Au programme plongée avec les otaries, snorkeling, pique nique sur une plage de rêve et balade pour découvrir la géologie de l'île.



- Une demi journée à la découverte des baleines grises sur le Pacifique. En fait il y a 2 endroits en BC où elles viennent mettre bas et nourrir leurs petits. L'un plus au nord et l'autre est la baie de Magdalena. Pour ce faire, on a logé à Puerto San Carlos dans l'hôtel recommandé par le prestataire qui allait organiser la visite le lendemain. Ce village est vraiment au bout du monde assez pauvre mais on ne sait jamais senti en insécurité. La route est longuette depuis la Paz et les paysages n'ont rien d'extraordinaires. Le village en lui même n'a pas trop d'intérêt ... Nous avions choisi Magdalena Tour suite aux avis dithyrambiques sur Trip. Mouai... Autant le contact pour la reservation a été super, autant le tour soulève quelques questions quand à la sécurité. Je m'explique : c'est une excursion à reserver aux jours de mer calme. Lorsque celle ci est agitée, même le lagon devient dangereux. Et on embarque des paquets d'eau dans notre "frêle esquif". De plus les chances de voir les baleines et leurs petits y sont moindres.... On les repère moins bien avec les vagues. Autre points négatifs, la présence de très nombreuses embarcations au même endroit et le manque de respect de certains capitaines qui n'hésitent pas à jouer les parasites dés que l'un des bateaux repère une baleine. Du coup c'était la ruée sur les moindres baleines et, ce qu'on nous a vendu comme une rencontre "privilégiée" avec les baleines, tenait plus du Marineland que de l'expérience authentique. Notre capitaine a essayé de rester plus longtemps après que les autres bateaux soient partis, mais la mer étant de plus en plus agitée, il a préféré rentrer. Lui aussi a été écoeuré par le comportement de certains. Cela a gâché en grande partie l'excursion... mais par temps calme, ça doit être magique car le lagon étant très grand et les baleines bien visibles. Les bateaux peuvent mieux se répartir sur le site😕. A leur décharge, le responsable de l'agence nous a proposé, la veille, d'annuler la sortie et de nous rebooker sur un autre jour. Mais comme on repartait le jour de l'excursion, et que l'on avait fait toute cette route, autant amortir le voyage. En plus la météo annonçait du vent aussi pour les jours suivants. Donc si vous prévoyez cette excursion ayez tout ça en tête. Ce que l'on a visité par nous même : -Playa Balandra qui rivalise de beauté avec Isla Espiritu

-Canyon de la Zorra où à la fin d'une courte rando on accède à une cascade avec une vasque pour se baigner. L'endroit est juste idyllique. C'est une piste pour y aller, donc rouler doucement. Et depuis la route on a superbe vue sur une très belle oasis. - Plage et village Los Barrillos : superbe endroit pour le kite surf et le windsurf. Le village est bien sympa avec une rue principale en terre et plein de petits bars, restaurants et boutiques artisanales de chaque côté. Si on aime la glisse y passer quelques jours doit être très agréables. - Todos Santos : classé plus beau village du Mexique, heuu.... je n'en ai pas vu tant que ça mais bon c'est un peu le Saint Paul de Vence local. Par contre la plage est déserte, magnifique mais non baignades compte tenu des rouleaux. Il faut faire un peu de piste pour y accéder. - El Arco (et les plages de l'Amour et du Divorce 😇 : l'une est protégée et l'autre très agitée mais le plus rigolo est qu'elles sont au même endroit mais l'une est dans la mer de Cortez et l'autre fait face au pacifique. Elles ne sont accessibles que par bateau. Pas d'inquiétude vous trouvez sans soucis des rabatteurs sur les quais de la Marina qui pour $10/p vous emmène voir l'Arche et vous dépose sur la plage. Vous convenez d'une heure de retour et le bateau vient vous rechercher . - Les villages de Cabo San Lucas (à éviter) et San José del Cabo absolument charmant.

- Quel ressenti ? Nous n'avons pas été déçu. L'aventure était au rendez vous. Un vrai Safari marin!!. Les habitants adorables (mais ça on le savait déjà 😛) et une région beaucoup moins touristique que le Yucatan dés qu'on sort de la conurbation Cabo San Lucas - San José del Cabo. Nous avons particulièrement détesté Cabo San Lucas. L'hôtel était très bien mais le centre ville est un petit Cancun ou Saint Tropez (sans le charme de ce petit port). Si vous hésitez entre Cabo San Lucas et San Jose Del Cabo privilégiez absolument San Jose Del cabo . On y mange très bien et le centre est très pittoresque et bien plus sympa que Todos Santos.

Enfin petite remarque si vous transitez par Mexico City il y a un lounge ouvert à tous à l'étage du T2. Comptez $35/p mais on y est bien installé, on a acier au wifi et on y mange pas trop mal (bouchées salées, sucrées, vrai café expresso.....). Nos 5h d'escales sont passées comme une lettre à la poste.

Conclusion : si c'était à refaire je choisirai d'aller jusqu'à Loretto au lieu de passer 2 nuits à Cabo San Lucas. Et du coup compte tenu des distances avec une arrivée et un départ de San José San José - La Paz (1 nuit) - Loretto (2 nuit) - Bahia Magdalena (1 nuit) - La Paz (4 nuits) et San Jose pour le vol retour (donc 1 nuit à l'aéroport en fonction de l'avion du retour).

Si vous avez des questions n'hésitez pas.
Malapascua, sous l'eau personne ne vous entendra crier English translation pending
by Simplybrice · 2010-09-21 · 0 replies
Je suis l'dauphin des Philippines et malgré tout j'ai mauvaise mine. Il est 5h, Cebu s'éveille. Et moi, j'ai bien bien sommeil.

Dehors, la lumière naissante dévoile un ciel azur. Ca pourrait être magnifique mais premièrement, j'agonise de ne pouvoir encore fermer les yeux et deuxièmement, Cebu City se dévoile aussi et la ville n'a rien d'une gravure de beauté. Vivement dans cinq heures que ça change ce qui n'aura pas grande importance puisque j'aurais de toutes façons les yeux fermés, enfin.

La gare routière est au diapason de la ville. C'est gris, bruiant et les locaux qui s'ébattent déjà de bon matin ont sur leur visage les traits tirés de ceux qui voudraient travailler dans un magasin de litterie juste pour le plaisir de s'en faire renvoyer pour usage abusif des marchandises. A son emplacement, le bus de 6h attend déjà. A l'intérieur, le chauffeur se prélasse. Quand je monte à l'intérieur, je suis maillot jaune, le premier au classement général des passagers et toutes les places sont disponibles. La place à côté du chauffeur à l'air la plus confortable, pas de voisins potentiellements enclin à la conversation, de la place pour des jambes de girafe, mon gros sac à côté en guise d'accoudoir voire d'oreiller, je m'installe et m'endors quasiment sans le voir venir, instantanément. Et à 6h, le bus part. Comment je le sais? Le chauffeur est à l'image de ceux de tout le voyage. J'ai l'impression que chaque fois que je prends la route, mon véhicule quel qu'il soit est le plus rapide sur la route, personne ne nous double, le chauffeur n'en est pas un, c'est un pilote. Dès le premier virage, c'est bien simple, j'ai l'impression qu'on est sur deux roues, rien de tel comme mise en garde. C'est comme ça pendant cinq heures sur une route où les lignes droites me manquent et où les dos d'anes ont colonisé la chaussée. D'habitude ça ne m'empêcherait pas de dormir mais aujourd'hui, collé contre la fenêtre de droite, chaque fois qu'on tourne violemment à gauche, mon crane heurte la vitre de la même façon comme le ferait la brigade anti-petit-somme. A l'arrivée à Maya, le soulagement est à la hauteur. Maya, c'est le village qui fait face à l'île de Malapascua et la première fois depuis une semaine de perdue que je revois la mer avec l'intention tenace de me jeter la tête la première dedans. Ca fait du bien, comme si l'histoire reprenait son cours normal avec des couleurs dans l'objectif et dans la tête tant qu'elle fonctionne encore, à la merci d'un terrassement soudain.

D'ailleurs, à la sortie du bus après avoir salué mon voisin de pilote alors que le port minuscule est là, je dois localiser la prochaine bancasse qui voguera vers Malapascua. De prime abord, je devrais réussir ma mission, 99% des bateaux qui lève l'ancre à Maya vont ou passent par Malapascua. Quand je vois une trentaine de philippins grimper dans une embarcation, c'est donc à n'en pas douter la bonne. C'est donc au radar que je suis cette joyeuse farandole jusqu'à m'installer avec bonheur sur un siège qui, lui, ne me causera pas de traumatisme cranien. Je ferme les yeux bercé par le balancement paresseux du bateau. Mais il ne se passe pas trente secondes avant que quelqu'un vienne me sortir de ma torpeur. - Bonjour, où allez-vous? - Mmmmhhh, je vais à Malapascua, enfin je crois... - Mais, vous vous trompez de bateau, celui-ci part à Leyte, à six heures de navigation. Comme il dit, je me suis trompé. Depuis Maya, Malapascua est largement à porté de jumelles, trente minutes, pas plus, pas six heures. Je ressors alors de mon presque coma, reprends mes vingt kilos de charge utile et quitte le navire. Le bateau pour Malapascua attend plus loin, je ne me trompe plus et pose enfin le pieds à destination, mes chaussures à la main car à l'arrivée, c'est "saute dans l'eau jusqu'aux genoux ou retourne à Maya". Ensuite, de façon complètement machinal, je trouve une GH, non mieux, un hotel dont la vue depuis les fenêtres donnent généreusement sur la plage magnifique qui s'étale à ses pieds. Mais pour la vue, je reviendrais plus tard. Pour le moment, l'important c'est de fermer les yeux et de s'évanouir dans une chute vertigineuse qu'on pourra appeler sieste ou nuit complète selon que je dormes quatre ou seize heures dans ma chambre sans électricité l'après-midi ce qui interdit l'usage pourtant salvateur d'un ventilateur.

Il fait encore jour quand j'ouvre un oeil. C'est juste assez d'énergie dépensée pour me prendre en main. Je réserve ma première plongée pour le lendemain matin, une plongée dont le rendez-vous sur la plage est fixé à 4h45 (sic). 4h45!!!!!!!! Bonjour le décallage horaire!!!!!!!!!!! Ils sont fous ou quoi?? En fait pas du tout. Malapascua, en ce qui concerne la plongée, est mondialement réputé pour une chose : les tresher sharks, avec sharks comme requins. Et ces petites bestioles ont la gentillesse de se laisser admirer au lever du soleil à trente minutes en bateau de Malapascua, voilà pourquoi 4h45.

Je baigne alors dans un joyeux cocktail fait d'excitation et de fatigue. Un dîner vite expédié plus tard, je rentre me mettre au chaud, si on veut, et chercher un sommeil qui viendra en fin de compte à 2h du matin.

Et quatre heures plus tard, le réveil sonne. Théoriquement, si on était un jour "normal", ce serait presque mission impossible mais aujourd'hui, pas la peine de me le dire deux fois, je sais ce qui m'attend dehors. Sur la plage, les six autres plongeurs sont aussi réveillés comme en pleine après-midi, l'ambiance est électrique. On monte sur le bateau, le temps de profiter des couleurs du lever de soleil, une seule couleur compte désormais, un bleu profond. Sous l'eau, les plongeurs se répartissent en deux groupes, ceux qui plongent avec les bouteilles d'air comprimé classique dont moi, et ceux qui plongent en utilisant un mélange d'air et de nytrogène permettant de rester sous l'eau plus longtemps. Avec mon groupe, on passe une demi-heure alongé sur le fond à attendre que les squales viennent à nous. Sans succès. Malheureusement. On remonte à la surface, on a fait notre temps au fond de l'eau. Les "nitrox", eux, se promènent toujours autour entre 30 et 35 mètres de profondeur. Quand ils remontent à la surface et prennent place sur le pont, ils sont arrogants de sourires. Quelques minutes plus tôt, trois requins nageaient tout autour d'eux, on peut les comprendre. A leur place, j'aurais surement la machoire grande ouverte et pas spécialement envie de la refermer de sitôt. A ma place, je retourne à mon hotel en me promettant que la prochaine fois, c'est sur, les treshers, on les aura.

7h du matin au compteur, le soleil illumine la contrée, je retourne me coucher jusqu'à 13h, heure à laquelle il fait trop chaud pour quoi que ce soit même dormir dans cette fournaise qu'on appelle ma chambre. La seule solution est alors encore de la quitter et de s'alanguir sous l'ombre bienfaitrice d'un cocotier en prenant bien garde de ne pas étendre sa serviette sous l'arbre, créant l'opportunité fortuite pour une noix de coco de venir s'encastrer entre l'orteil et le cheveux.

Le soir venu, le coucher de soleil passé, je retourne dans mon antre pour profiter des plaisirs futiles de la vie enrichie de la fée Electricité. Le ventilateur bat la mesure, je sèche en ronronnant. Ne reste alors plus qu'à me remplir la panse avant de me mettre la tête dans le clavier pour accoucher d'un nouvel opus narratif endiablé. Seulement, comme souvent, même si la route est pavée de bonnes intentions, des troncs d'arbres peuvent s'abattre au travers et empêcher toute progression. Ce soir, le tronc d'arbre est sympathique, il s'appelle Farouk, c'est un turc de Shanghai que je croise sur la chemin menant à l'assouvissement de ma faim, au dîner. Le gars, qui repart le lendemain vers la Chine via Manille, est très enclin à la conversation et on se quitte après avoir croisé le verbe pendant de longues heures. Pour la rédaction, il est trop tard, encore une occasion de manqué pas si manquée que cela... La plume pourra toujours tenter de refaire surface demain, les occasions ne manquent pas quand, mise à part plonger, la meilleure chose à faire est de ne rien faire.

Nouvelle journée, nouvelle chance. Pas pour les tresher sharks, j'ai beau me découvrir une nouvelle passion pour les réveils à 4h30, il ne faut quand même pas pousser Mamie dans les orties. Le rendez-vous pour la première plongée du jour est à 9h, quand même pas mal pour un samedi! Aujoud'hui, deux plongées sont inscrites au tableau de bord, une le matin et une autre l'après-midi avec, tel le ruban de bolduc entourant les cadeaux de Noël, une journée sur le bateau à la clé.

La première descente est plus que correcte, la visibilité est bonne, l'eau chaude et les petits poissons nombreux. Mais la claque du jour intervient contre toute attente lors de la pause déjeuner. La bancasse s'amarre alors sur une étroite bande de sable qui, d'un côté s'enfonce dans les flots bleus, et de l'autre s'élargit et fleurit en une île frangée de sable et déserte si on excepte les palmiers et les quelques philippins hilard de bonheur qui viennent y camper pour le week-end. La perspective est si renversante de beauté que je préfère faire l'école buissonière en oubliant de manger et préférant me perdre dans les moindres recoins de ce monde perdu jusqu'au moment où un autre plongeur me fait de grands signes avec les bras synonymes d'inquiétude pour l'ensemble de l'équipage quant à savoir où j'avais bien pu me fourrer. Je remonte sur le bateau presque avec regret malgré la nouvelle plongée qui se prépare déjà. Celle-ci est également à la hauteur même si je garde toujours en travers de la gorge le rendez-vous manqué de la veille avec les treshers ce qui me gache un peu le plaisir. Gageons tout de suite que je retente ma chance au grattage et au tirage dès les prochaines premières lueurs du jour.

Au retour ultime sur le bateau, je ne trouve alors rien de mieux pour me ragaillardir et me préparer à d'autres claques poissonneuses que de m'alonger sur la proue du bateau et comme à l'habitude, me gorger de virtuosité musicale sous le soleil qui prépare son coucher et pare le ciel d'une symphonie de couleurs.

Une fois le pied à terre, les couleurs n'importent plus. L'inscription au réveil le plus tôt et potentiellement le plus mouvementé du voyage est la seule chose qui compte. Je pénètre en trombe dans le centre de plongée et inscris en grosses lettres mon nom dans la case "tresher sharks", l'invitation est lancée.

Je retourne ensuite à l'hotel où je suis d'ailleurs le seul client, où tout le personnel est au petit soin pour moi au point de vouloir me caser, soit avec une gamine à peine majeure qui rêve de Paris, son climat tropical et ses prix dérisoires qui autorisent toutes les folies, soit avec un ladyboy portant exclusivement des jupes si courtes qu'elles pourraient dévoiler l'évidente supercherie et son costume trois pièces. Non merci, vraiment, vraiment.

La nuit est alors tombée, la tentative d'écriture de la veille est reconduite pour peu que j'arrive à franchir l'étape dinatoire sans remous. Encore raté! Alors que je suis attablé dans le restaurant tronant au dessus du centre de plongée, deux femmes anglaises avec lesquelles j'ai partagé des bulles depuis deux jours se proposent de se joindre à moi. Comment décemment refuser? Impossible de dire non, ce n'est pas dans mon vocabulaire (NDLR : je ne suis alors pas encore en Inde).

Mon lit m'attendra encore jusqu'aux environs de minuit, ce qui ne serait qu'une broutille si je n'avais encore rencard sur la plage à 4h45. Les requins sont plus forts que tout, je me couche illico piaffant d'impatience.

A la pêche aux moules-moules-moules, je n'veux plus y aller maman, à la place, si le choix se présente, j'veux bien aller à la plongée aux requins-quins-quins-quins, c'est plus excitant maman! Aucune sonnerie ne s'est alors déjà déclenchée, ça furête déjà dans ma chambre. Le temps d'enfiler mon maillot et la porte se referme déjà derrière moi. Sur le bateau, tout le monde s'active devant un nouveau levée de soleil des familles. Dans mon coin, une certitude m'habite : aujourd'hui c'est la bonne, c'est mon tour, mon numéro qui est tiré du chapeau. Aucune trace de fatigue, je suis plus concentré que le lait sucré Nestlé (NDLR : sponsor?). Tellement concentré qu'au moment d'enfiler ma combinaison, j'en oublie d'enlever ma Ralex, étanche jusqu'à trois gouttes, qui ne devrait apprécier que moyennement la descente la descente en apnée à laquelle elle se retrouve confrontée. Mais qu'importe, la Ralex est grand seigneur et, j'en suis sur, se sacrifierait bien pour que la plongée soit une réussite squalesque.

Comme la première fois, on descend se caller au fond de l'eau, la lumière naissante se fraye un chemin elle aussi. Devant nous, le mur qui s'enfonce vers les abysses fait bonne figure. Puis, comme sortis d'un livre d'image, ils apparaissent. Il"s" car ils sont trois. Parfois ils se rapprochent à portée de camionnette, parfois ils se contentent, sans qu'on leur en veuillent, de passer devant à une quinzaine de mètres. Et là j'ai envie de dire WHAOUUUUUUU!! L'animal est une véritable merveille avec une allure presque féline, la perfection faite poisson.

Résultat, au retour sur le bateau, qui est-ce qui danse? C'est Bibi!! Quel panard!!! La petite aiguille n'a pas encore frappé le 7 que j'ai déjà emmagasiné de l'émotion pour une semaine!!!! Et puis comme ça n'est jamais assez et que je suis encore plus bouillonnant qu'un Gilbert Montagné s'agitant sur son clavier, je décide que mon lit attendra, la journée ne fait que commencer, aujourd'hui c'est le Showtime Express qui entre en gare!!! D'office, deux nouvelles plongée se calent dans les tuyaux. Les deux autour de Gato Island. Gaaato! Gaaaaaaato!!! Ca met en appétit et ça n'a rien d'un hasard. De nouveau la tête dans l'eau à 10h, rien ne me prépare à la nouvelle expérience paranormale qui va suivre...

Dans ma palanquée, nous sommes cinq plongeurs, le guide accompagnant quatre joyeux dauphins amateurs. Parmi ces quatres, je suis le seul à posséder un caisson permettant de saisir des scènes sous marines. Le guide, chaque fois qu'il repère quelque Objet Nageant identifié dans les parages, il me fait signe de venir à lui pour me montrer la bestiole en avant-première afin de satisfaire l'objectif; et moi, je me régale!

Peu après le début de la balade palmée, on quitte un luxuriant jardin coralien en franchissant une petite colline nous masquant ce qui se cache derrière. Une fois la colline passée, on découvre une longue plaine s'étalant une vingtaine de mètres sous la surface. Ici pas grand chose ne pousse, impossible de ne pas distinguer les longues silouhettes posées là, même pour moi et ma vue basse même sous l'eau. A quelques emcablures de mon coeur qui bat la chamade dorment une dizaine de requins à pointe blanche, le genre qui fait dans les quatres mètres et qui n'est pas là pour se faire nettoyer par ses autres potes poissons. Lui, c'est une terreur, la bestiole qui trône tout en haut de la chaine alimentaire sous marine locale. Nous, avec les trois autres, on est posté comme pour les tresher sharks, à quatre pates au fond de l'eau plein de respect craintif pour les machines pleines de dents. Le guide est là aussi et tout à coup, il se tourne vers moi et commence à esquisser quelques gestes. Pour le premier (NDLR : essayez chez vous, c'est la séance travaux pratiques), il positionne sa main à l'horizontal et fait battre son index et son majeur verticalement. Pour le deuxième, il me pointe du doigt. Pour le troisième, il pointe les menaces dormantes. Pour le quatrième, il mîme le fait de prendre une photo.

Au départ, je ne parviens pas à décoder les informations qui m'arrivent, du genre "qu'est ce qu'il me veut celui-là?". Puis, petit à petit, comme le visage d'un nouveau président qu'on dévoile à 20h pile, l'évidence me frappe droit dans les neurones. Nager. Moi. Requins. Photos. Je nage. Requins. Photos. Je nage vers les requins pour les prendre en photos. Mais c'est pas possible ou quoi, le type a viré sa cuti, fondu une durite, dégoupillé sa boite cranienne? Que je nage, tout seul, candidat au suicide, vers des torpilles qui apprécieront sans doute que je viennent les taquiner à l'heure de la sieste qu'ils passent en plus les yeux grands ouverts? Il m'en veut, qu'ai-je donc fait pour qu'il m'inflige pareil traitement? Et, les dixièmes de secondes passant, je me dis que si, c'est possible. Il suffit simplement de débrancher le frein à main qui me retient et zou! En voiture Cousteau!!!

Je m'élance, furtivement, prenant garde à lever le moins de grains de sable possible. En face de moi, un premier squal d'un fort beau gabarit ronfle en silence. Vingt mètres, dix mètres, moins encore, je clichette à tout vent jusqu'à ce que, d'un coup, le monstre bouge. Pas de doute, il m'a dans l'oeil. D'ailleurs, il tourne la tête vers moi avant finalement de me montrer la méthode du départ dans les starting blocks quand on est un requin. Seulement, comble de bonheur, c'est pour partir par delà ma visiblité dormir plus loin. Ouf!!! Et RE-WHAOUUUUUUU!! Chaque fois que j'approche d'un peu trop près les phénomènes, ils s'enfuient, apeurés par mon charisme une ceinture de plomb attachée à la taille. Au total, la scène a dû se répéter une demie-douzaine de fois qui sont autant de montée d'adrénaline quand la machine se met en ordre de course plutôt qu'en ordre de marche. Pendant ce temps, mes trois accolytes sont restés aggrippant des cailloux, tant pis...

Cette plongée, d'hors et déjà la plus spectaculaire qu'il m'ait été donné de faire, n'est en prime pas encore à son terme. Les requins partis, les serpents arrivent. Ceux-ci font dans les 1m20 de long et sont cerclés de bleu et de noir. Je n'ai aucune idée ni de ce qu'ils sont, ni de ce qu'ils mangent, ni de ce qui pourrait potentiellement m'arriver si un d'entre eux se prenait un peu trop d'affection pour moi et les bulles qui sortent de ma tête masquée. D'ailleurs, il y en a justement un à la curiosité plus aiguisée que la moyenne qui me fait de l'oeil et se rapproche dangereusement. En fait, il ne se rapproche pas, il me fonce dessus, droit dans la face. Trois, deux, un, contact. Ou presque. Le petit effronté est passé à quelques centimètres de mon oreille avant de repartir vers d'autres aventures. Incroyable rencontre; si incroyable que les quelques autres specimens que nous rencontrons sur notre chemin dans les minutes suivantes se retrouve maintenant coursés par votre serviteur surexcité comme rarement. La roue tourne les serpents, j'arriiiiiive!! Un sourire pour la photo? Merci!!!!

Au total, on est resté une heure dans l'eau, une heure de barbotage qui apportent des souvenirs marqués au fer rouge pour une vie entière, quite à passer une excellente journée, autant y aller à fond!

S'en suivent le déjeuner et une nouvelle confrontation au grand bleu qui, bien qu'elle ne vienne sans requins ni serpents, demeure de belle facture. Au retour vers le rivage, je suis rattrapé par le souvenir d'un lever avant 5h du matin. Je m'endors sur le pont avant du bateau soumis aux embruns et à la houle mais qu'importe, j'ai des rêves en pagaille à faire et ce n'est pas dormir sur un trampoline mouvant qui va m'en écarter!!

A terre, requinqué et toujours gonflé à bloc, je me réinscris pour la plongée de très bonne heure et de très bonne humeur. Le rêve continue les yeux ouverts.

Le lendemain, après avoir finalement pu gouter aux joies d'une soirée tranquille et studieuse, je reprends la douce routine, le soleil n'est pas encore sorti de la couette que j'ai déjà le couteau entre les dents et du sable entre les orteils. Au tableau d'affichage, le match entre les treshers et moi en est à 1 partout. Ce matin, c'est la belle, on se départage. Seulement, je n'avais pas vu qu'écrit en petits caractères dans le contrat, il était stipulé que si les requins déclaraient forfait, de façon complètement contradictoire ce sont eux qui gagnent le match sur tapis vert. Et ce qui devait arriver arriva, les requins ne sont pas venus, je l'ai dans l'cul une deuxième fois, but pour les requins, pas de prime de match pour moi. Pour moi ni personne d'ailleurs, car même en restant au fond plus longtemps, cette fois-ci les plongeurs au Nitrox sont aussi bredouilles que les autres. J'ai donc bien fait de me lever!! Encore une fois!!! Mais comme on trouve toujours plus malheureux que soi, je peux quand même sadiquement me réconforter en écoutant parler deux asiatiques qui eux sont bredouilles pour la quatrième fois successive! Les pauvres... Enfin si on veut, on est quand même au paradis...

Un paradis que je pars explorer de l'intérieur toute l'après-midi après n'avoir pas vu passer la matinée, la faute à un retour au lit pas piqué des hannetons. Au cours de ma promenade, ce sont toutes les images des philippines qui reviennent, les paysages, les habitants aux sourires interminables et à la curiosité infatigable, un mélange de simplicité et de joie de vivre comme on en fait plus.

Au retour à l'hotel, je fais part à l'assistance que le temps de ma dernière soirée est malheureusement venu. Malapascua est une île vraiment splendide mais dont la taille induit qu'on en a vite fait le tour. Il va être l'heure de rejoindre l'île de Palawan que j'avais omis de visiter à regrets lors de mon précédent séjour dans le pays. L'affront est sur le point d'être levé. Une nuit que j'espère tranquille m'en sépare.

A l'hotel où je suis encore et encore le seul client, c'est la consternation. Le ladyboy a son rimel qui coule presque. Mais il leur reste encore une carte dans la manche pour contrecarrer mes plans, de nuit tranquille il n'y aura pas. Depuis mon arrivée dans les murs, chaque jour je repousse l'invitation insistante des ladies et du boy à déhancher nos corps sur la piste de danse située à même le sable à quelques minutes de là. Ce soir, plus d'échappatoire, je suis bon pour le service commandé. A 23h, je suis mandaté par tout ce petit monde pour aller m'entretenir avec la patronne pas facile afin de les faire libérer une heure avant la fin théorique de leur service. Je m'exécute et d'une pirouette dialectique obtiens gain de cause. En un éclair, on est déjà dehors. Sur la piste, toujours le seul gringo, dès que je m'agite les locaux rient à gorge déployée sous l'effet de la bière gouleillante. A 2h30, la boutique ferme, chacun va dormir de son côté pour le meilleur.

Un réveil plus tard, je suis déjà dans la bancasse puis dans le bus qui repart vers Cebu City où je reste 24 heures à paufiner la suite. Sur la toile je m'équipe d'un aller simple pour Puerto Princessa, ville principale de l'île de Palawan, encore une, bon dieu d'archipel!! Palawan, à mon grand regret, je n'avais pu y faire un crochet lors de mon premier passage, il va être temps de réparer l'erreur. Gageons que je puisses y finir le rodage de l'appareil photo!!
Lieu un peu sauvage au Vietnam: Quy Nhon ou Phu Quoc? English translation pending
by Stephraph · 2009-10-21 · 26 replies
Bonjour Nous préparons un voyage au Vietnam et Laos et nous voulons faire un peu de balnéaire à la fin de notre périple. Nous voulons un lieu un peu sauvage, que nous conseillez vous entre Quy NHon ou Phu Quoc?

Merci beaucoup
Open water diver ou niveau 1 plongée? English translation pending
by Sebcaro2 · 2008-03-23 · 12 replies
bonjour a vous

on aimerait savoir si c'est mieux de passer l'open water diver ou le niveau 1? quelle est la difference?

merci..;
Hôtel Costasur de Trinidad? English translation pending
by Vivatropic · 2007-10-04 · 33 replies
Bonjour !

Quelles sont vos impressions face au Costasur de Trinidad j'aimerais en savoir plus sur l'hôtel ... je suis déjà aller à Trinidad, donc je connais les attraits touristiques de cette région, je cherche plutôt à connaître l'ambiance de l'hôtel ... y a-t-il une discothèque sur le site ... les spectacles sont-ils bons... l'animations ressemble à quoi ... l'hôtel est fréquenté en majorité par quelle nationalité? La plage est-elle accessible ou rocailleuse? J'aimerais vraiment avoir vos commentaires sur un séjour passé à ce complexe hôtelier
Itinéraire d'un mois en Nouvelle-Zélande English translation pending
by Jérôme68 · 2007-01-24 · 10 replies
Kia Ora à tou(te)s les globe-trotters !! Je fais appel voyageurs qui ont déjà eu la chance de visiter la nz pour avoir leur avis sur l'itinéraire d'1 mois (eh oui tout le monde n'a pas la chance de pouvoir partir 3 mois, n'est ce pas DjuDju...) ci-dessous. Nous partons à 3, faisons 1 stop de 1j à Hong Kong et louons une voiture là bas (35$ avec ace rentals). Merci d'avance pour vos avis éclairés sur nos interrogations. Comme vous pouvez le voir c'est super complet (ça pourra servir à ceux qui préparent...), je compte sur vous pour nous dire les incontournables et ce qui vaut moins le coup. A bientôt.

date Départ Arrivée Hébergement Durée trajet km Programme commentaires 28/02 Paris 13h05 HK 07h40

01/03 HK HK

02/03 HK 15h35 Auckland 7h40 le 3

03/03 Auckland 13h00 Christchurch 14h20

Décalage horaire !! Hagley Park ? – Botanic Gardens Cathedral square (secteur pietonnier avec Chistchurch Cathédral, monter en haut de la tour, gratuit : Ch. Art gallery, arts centre, Canterbury Museum) Town Hall Port Hills (Ch. Gondola le téléphérique) Parc safari Orana Wildlife Park (faune locale et africaine) Christchurch : Ville jeune et vivante, excellents pubs oxford terrace Plusieurs jours pour voir un minimum Wizzard 1er magicien, 13h chaque jour sur cathedral square Possibilité de visiter à vélo Visite marae et concert maori

04/03 Christchurch Christchurch (via hammer springs et waipera)

?? avec détour HS, 4 ou 5 h ?? Hammer Springs : sources minerales d’eaux chaudes Waikari : paysages calcaires érodés Vers Waipera :pause dégustation vignobles

Hanmer springs : Plus importantes eaux thermales du sud, bains thérapeutiques Paysages extraordinaires autour Nombreuses activités Waikari : grottes maori, on rejoint les lacs

05/03 Christchurch > Christchurch

2h50 182 Christchurch suite A visiter ce qu’on n’a pas fait le 03/03

Banks peninsula ? Canoé ou barque vénitienne Jet boat et rafting sur Waimakariri river ou rangitata river (prévoir alors la journée) Rando à cheval Excursions…

Vers le sud : Belles pierres semi précieuses sur les plages de banks peninsula Birdlands sanctuary avec balade au milieu des cascades et rivières, nuit possible en cabine Route SH74 plus longue mais magnifique, rejoint motukarara (emporter pik-nik pas de commerce) Balades (voir office tourisme akaroa) Rando cheval, quad

06/03 Christchurch Mount Cook

On part tot le matin

Mount Cook G(264-267) : aprem Ballades 1 h ou 3 ou 4 h vue formidables

Depuis Christchurch : Géraldine, Burke pass, Lake Tehapo, Lake Putaki, Aoraki Mount Cook Village

Retour Twizel, Omarana Mount cook national park : World héritage décerné par l’UNESCO, une des attractions principales de la NZ Dormir à twizel Sports nautiques sur lacs, pêche Balades en 4*4, VTT, kayak Rando (possible avec guide) En zodiac, au milieu d’icebergs

07/03 Mount Cook Dunedin

Balades mount cook matin? Lac hawea ? Via Moeraki scenic reserve, Penguin Place, signal Hill

Moeraki Boulder : plage nord de Dunedin (80 km N)

Dunedin : A/R de la péninsule d’Otago (compter 2 h) faire la route haute/basse (maison maories à Otakou) G(301-303) Taiaora head : albatros, pilot beach : colonies d’otaries à fourrure, Penguin place (payant) Tunel beach walkway

Oamaru : Artisans travaillant à l’ancienne (dont outils du seigneur des anneaux), ateliers possibles à bord de la locomotive le dimanche Boulders, grosses pierres rondes sur plage

Dunedin : Cadbury chocolate factory Randos, observations de pingouins Lacs

08/03 Dunedin Invercargill

Péninsule Otago si pas fait

De Dunedin à Invercargill, prendre la scénic Drive : Balclutha, curio bay, waikawa, porpoise bay et cathedral caves (baignade dans les 2 dernières), owaka, Parakaunui falls, Jack’s blowhole

Invercargill : Southland Museum and Art Gallery G(309) (histoire maorie, antartique, tuatorium)

Oreti beach?

Rakiura national park : Paradis vierge explorable en trecks excursion aux catlins ?

09/03 Invercargill Te Anau Doubtful Sound + Milford Sound ?

Te anau à Milford Sound : 120 km, 2h20

Invercargill : Southland Museum and Art Gallery si pas fait la veille ?

Sur la route voir Clifden avec le Clifden suspension Bridges et Clifden Caves

Rando ?

19h00 : planifier le lendemain avec Tawaki dive à Te Anau. Trecks les plus réputés de la NZ (attractions limitées autour de te anau)

10/03 Te Anau Te Anau

Plongée avec Tawaki dive, au départ de Te anau (pour 40 $ de plus) ou de Milford sound (mais 2h25 de route le matin à 6h et 2h25 le soir), pour la journée, 2 plongées ou snorkeling, avec croisière loin du tourisme de masse, explication de la faune surface et sous marine, lunch, boissons chaudes, etc…5 h de croisière

Nuit à Te Anau.

Proposition, une journée à la découverte de fiorland à bord du bateau de plongée, visite surface ET dans l’eau. Température 14 degrés, location de combis. Sinon journée bateau renseignements real journey visitor centre à manapouri

11/03 Te Anau Queenstown

Départ tôt le matin vers Queenstown

Queenstown : téléphérique, Bob’s peak, descente en luge ; parachute sky dive, fly by wire (avion filin) ; équitation

Ballade ville jardins, sur le lac

rafting de 7 km sur Kawarau river de preférence

jet boat (avec shotover jet) ?

Arrowtown Ville la plus vivante et plus touristique de l’île du sud avec christchurch, capitale mondiale de l’aventure, trecks, jetboat, parapente, mini croisière sur lac avec diner de l’autre coté du lac, journée en 4*4 et jetboat, rafting, Pêche, Lac Wakatipu : monte et descend

12/03 Queenstown Wanaka

Matin suite activités à Queenstown

Puis Wanaka : puzzling world (musée d’illusion d’optiques, unique !!)

Wanaka : Cayonning, kayak, hydrospeed, jetboat 1 h, quad, équitation

13/03 Wanaka Haast

Suite wanaka le matin Lac hawea, pêche truite et saumon Arrivée par Haast Pass

Haast : voir le haast visitor centre et demander à voir le film « edge of wildeness »

Knights point : colonie de manchot Ship creeck : dauphins

14/03 Haast Hokitika

Par la route vers Hokitika voir le glacier Fox et Frantz Joseph G(275), Gillepsies beach (colonies de phoques) Hokitika : manufacture de jade, mine d’or, site d’orpaillage, ravine de vers luisant. Lac raungaet matheson

15/03 Hokitika Westport

Westport via Punakaïki Pancake Rocks Arthur Pass : supprimé Via : Shantytown (ville minière aurifère, avec wood’s creek un sentier de 1 km qui fait le tour des mines) On peut chercher de l’or Greymouth (quad, rafting??) Punakaiki : Pancakes rocks (marée montante) Juste avant Westport : Cape foulwind, sentier de 4 km qui longe la côté, colonie d’otaries à fourrure.

16/03 Westport Takaka ? (Abel Tasman NP)

Abel Tasman NP kayak Motueka : champs de houblon, bijoux argent Abel Tasman NP : kayak ? Karamea ? Takata : Pupu Springs, jetboat, vtt dans le bush, cheval, raft dans la grotte vers luisants whaikoropupu

17/03 Takaka ? Haveloock (via Nelson)

Suite Takata le matin ? Nelson : Nelson Markets à Montgomery Square (artisanat local), quad, cheval Haveloock

18/03 Haveloock Wellington

Charlotte Sound (ou la veille – à voir avec marlbourough sounds Picton et ferry pour Wellington (3h) Début visite Wellington?

19/03 Wellington Wanganui

Visite Wellington le matin et début d’aprem : cable car, Museum of NZ (super et gratuit), civic square. Excursion marine drive ? Arrivée à Wanganui le soir.via Levin -> cueillette fruits

20/03 Wanganui Napier

Raetihi ? Super route, la Wanganui River Road qui longe le fleuve sur 79 km (mais 30 km non goudronné, a-t-on le droit avec la voiture ? Possibilité de la faire en car) ?

Super point de vue au sud de la rivière, ascenseur ouvert, plage sable noir, surf peche et baignade, sentier illuminé

Ou Wanganui River en raft ? Jet boat ? 4 h

Palmerson North : Ashust (Tararua wind farm, éoliennes) Manawatu gorge, Dannevirke, Norsewood Waipukurau (colline long nom), Waipawa Hastings (style espagnol + art deco)

Napier : architecture art deco, National aquarium of NZ (le pus riche du pays + faune terrestre) Napier Hill A décider ce qu’on fait, chercher les infos sur internet, bus, raft ou jet boat ?

21/03 Napier Taupo

Suite Napier Route vers Taupo Craters of the Moon (gratuit), paysage thermal extraordinaire

22/03 Taupo Rotorua

Wairakei : aire géothermale Wairakei terraces Maori cultural village Geothermal Prawn Farm (crevettes) ? Huka Falls (chutes) > aller les voir en Huka Jet (trajet 30 min, www.hukajet.co.nz) tematekapua Sur la route de Rotorua : Champagne Pool Bridal Veil Falls Wai O Tapu Thermal Wonderland (avec geyser 10h15, payant) ? Waimangu volcanic valley (payant) ?

Il faudra choisir ce qu’on veut faire…

23/03 Rotorua Rotorua

Pinard – diner village maori (sur les rives du lac Rotoiti, avec concert) Vin de Myrtille Hell’s gate, kakaki falls (bain de boue), Huritini Pool (bain eau souffrée) Geyser et piscine eaux bouillonnantes (réserve thermale de Whakarewarewa) NZ Maoru Arts and Crafts institue (gratuit), Rohutu (le + grand geyser), Skyline-Skyrides (attractions, luge) ?, Okere Falls, Kaituna River (ballade en forêt) Il faudra choisir ce qu’on veut faire…

24/03 Rotorua Whitianga ?

Vers Whitianga : Te Puke, Tauranga, Whangamata, Hot water beach, Whitianga Cheval endroit revé, surf, pêche en mer, artisans (sculpture bijoux en os nous même)

25/03 Whitianga ? Auckland

Coromandel On longe la baie jusqu’à Auckland. Mount maunganui Auckland : Queen street, Sky Tower, Tamaki Drive, Mount Eden One tree hill – muse de la guerre

26/03 Auckland Paihia

Suite visite Auckland Waïtangi (traité de paix) Route vers Paia

27/03 Paihia Paihia

Bay of islands Paihia, Matauri bay ou whangara Harbour : plongée aux Cavalli Island sur l’épave du Rainbow warrior. Départ 7h30 retour 2h00, 2 plongées 190 $ « dive north » ou « paihia dive » ou ou Kayak ou cheval ou 4*4 Pêche au gros en mer ou Croisière dans la baie « cream trips » de 6 h (ile capitaine cook…) ou croisière 4 h au phare de cape Brett (Hole in the rock) avec Fullers Au nord si le temps pour nous : magnifiques plages : Doubtless bay, cable bay, coopers beach A creuser la plongée sur le rainbow warrior Treaty house + pirogue de guerre

28/03 Paihia Whangarei

A côté de Paia : Kawakawa (toilettes !), Russel Kerikeri (kiwi, artisanat) Kaikohe (panorama spectaculaire sur les 2 côtés), Ngawha Hot mineral springs (sources thermales)

29/03 Whangarei Whangarei

Une journée de croisière plongée/snorkeling/kayak à Tutukaka sur les Poor Knight Islands : « top ten dives of the world » dixit Cousteau Sortie à la journée, bonne chance de voir des dauphins/baleines, avec 2 plongées (islands ou tui and waikato wreck) ou snorkeling + kayak ou 1 baptème. « Oceanblue adventures » ou « Dive Tutukaka » ou « poor knights dive center »

30/03 Whangarei Auckland

Leigh ? Piha (surf) Suite visite Auckland

31/03 Auckland 13h00 HK 20h40
Idées de visites lors d'un séjour de 15 jours à Cuba English translation pending
by Canop · 2015-01-03 · 21 replies
Bonjour,

Nous partons faire un voyage à Cuba durant les vacances de Pâques fin avril début mai 2015. Les billets sont réservés ainsi que la voiture de location. Nous avons nos enfants de 15 et 12 ans avec nous.

Nous souhaitons finir par trois jours sur un Cayo (plongée, cata, etc..) à la fin afin de reposer tout le monde et surtout les enfants avant une reprise des cours le lendemain de notre retour.

Ci-dessous une idée d'itinéraire:

- 2 nuits à La Havane en casa (récupération voiture de location avant le départ pour Vinales) - 2 nuits Vinales en casa (cayo Jutias à découvrir?) - 1 nuit à Las Terrazas en casa - 1 nuit à Playa Larga en casa - 2 nuits à Trinidad en casa - 1 nuit à Sancti Spiritus à l’hôtel Trajet entre Sancti Spiritus / Santa Clara (dépôt de la voiture de location) - 4 nuits à Cayo Santa Maria à l’hôtel Vol Cayo Santa Maria / La Havane pour gagner du temps et pourvoir profiter un peu plus de La Havane - 1 nuit à La Havane à l’hôtel. Nous sommes à la recherches de visites et d'endroits sympas à découvrir lors de notre voyage. Nous vous remercions de nous faire part de vos idées.
Vos meilleures photos 2012 English translation pending
by Kate · 2012-12-27 · 320 replies
Bonjour à tous les voyageurs photographes du monde 🙂

Et si nous terminions l'année en partageant nos plus belles photos 2012 ? Je vous propose de poster 8 clichés (maximum) - 6 réalisés en voyage - 1 pour nous faire découvrir un coin de votre pays, ville, village... - 1 dont le thème est libre

On essaye de ne pas tricher, la photo devra être réalisée en 2012, thèmes respectés, qualité de rigueur. On n'est pas obligé de tout proposer dans le même message. Ce n'est pas un concours, les critiques constructives et les bons conseils seront appréciés ! N'oublions pas que nous ne sommes que d'humbles amateurs...

Qui ouvre le bal ?

"S’il n’y a pas d’émotion, s’il n’y a pas un choc, si on ne réagit pas à la sensibilité, on ne doit pas prendre de photo. C’est la photo qui nous prend." Henri Cartier-Bresson
Madagascar: côté mer et... côté terre English translation pending
by Krikri6792 · 2012-09-02 · 67 replies
Au large des côtes africaines et au cœur de l'océan Indien, Madagascar… une île à part !

Mélange d'Afrique dont elle a gardé la terre rouge et d'Asie dont elle a hérité les rizières, elle se démarque par la diversité de sa population, la beauté de ses paysages et surtout par l'originalité de sa faune et de sa flore dont 80% des espèces sont endémiques. Quant à ses fonds sous-marins riches et bien préservés, ils recèlent une grande variété de poissons et de coraux et sont régulièrement le lieu de passage de grands mammifères marins.

Une destination offrant autant de richesses naturelles côté mer et côté terre allait forcément nous attirer.

Côté mer, un séjour de 7 jours à Nosy Sakatia, une île au large de Nosy Be). Côté terre, un parcours de 9 jours sur la Nationale 7 en self-drive.

La version illustrée du récit avec photos, cartes et (quelques) vidéos est ici :

sites.google.com/...xvoyagesmadagascar2/



D'ailleurs, notre attirance pour l'île Rouge ne date pas d'hier puisque notre premier voyage remonte à 1984, un séjour à Nosy Be et une croisière-plongée avec bivouac dans les îles alentours : Nosy Iranja, Tanikely, Komba et Mitsio à une époque où aucune d'entre elles ne possédait de structures d'hébergement. Retour à Nosy Be, Nosy Iranja et l'archipel des Radama en 2001. En 2003 le sud de la Grande terre à Tulear et Ifaty.

Depuis plusieurs années, l'idée de retourner à Madagascar nous titillait. Mais la récente crise politique de 2009 et les échos d'instabilité et d'insécurité nous ont incités à repousser le projet. La situation était-elle plus favorable en 2012 ?

Malgré certains propos alarmistes tenus sur les forums, le retour enthousiaste de la plupart des voyageurs nous persuade que la destination n'est pas plus risquée que d'autres si on prend les précautions d'usage.

Alors c'est décidé ! Trente ans après notre premier voyage et dix ans après le dernier, nous y retournerons avec comme objectifs de vérifier si les fonds sous-marins autour de Nosy Be étaient toujours aussi exceptionnels et de découvrir enfin les Hautes-Terres malgaches.

Challenge supplémentaire : pour des raisons familiales, il était impératif de limiter notre projet à une quinzaine de jours, 18 en réalité dont 16 sur place.

Malgré sa courte durée, nous choisissons de scinder le voyage en deux : 7 jours consacrés à la mer et 9 jours consacrées à la terre. Côté mer, nous retenons la petite île de Nosy Sakatia au nord-ouest de Nosy Be. Côté terre, nous optons pour un aller-retour sur la route nationale 7 entre la capitale et la vallée de Tsaranoro, à 500 kilomètres.

Restait à déterminer le mode de déplacement sur la RN7. Le taxi-brousse étant totalement exclu, seule la location de voiture pouvait être envisagée. Mais avec ou sans chauffeur ? Sans chauffeur : impossible, prétendent les uns, imprudent et inconscient, affirment les autres ! Pourtant, en cherchant bien, quelques témoignages discrets démontrent que c'est tout à fait faisable. Merci à Chipolata et Tictacbtz pour leurs avis qui vont renforcer notre idée première : nous louerons sans chauffeur. Comme l'itinéraire compte une cinquantaine de kilomètres de pistes difficilement négociables par une berline, nous optons pour un véhicule tout-terrain. Nous faisons affaire avec N7.

Comme lors de nos voyages précédents, notre GPS Garmin de randonnée est mis à contribution y compris pour nous guider sur la route. Comme d'habitude, nous repérons le parcours puis téléchargeons les coordonnées GPS des principaux points stratégiques mais contrairement à beaucoup d'autres destinations, pour Madagascar, il n'existe aucune carte topographique pour cet appareil. Ne figure sur l'écran qu'une ligne approximative représentant la route nationale 7. Il va falloir s'en contenter !

Voilà… les grandes lignes du voyage sont tracées, place au vécu à présent !

Paris - Tana - Nosy Be - Nosy Sakatia : premières impressions d'un long voyage

J1 : Dimanche 27 mai 2012

Première surprise en arrivant à l'aéroport de Roissy : l'horaire du vol a été repoussé de deux heures sans que nous en ayons été avertis. Reconnaissons que nous avions omis de vérifier nos réservations sur le site de la compagnie ! Nous profitons de la connexion Internet d'un quart d'heure offerte dans l'aérogare pour le faire immédiatement. Deuxième surprise : les horaires de nos quatre vols, internationaux et intérieurs, ont tous été modifiés. Avec Air Madagascar, il faudra s'y faire.

Départ à 17 h 15 (en réalité, il sera 18 heures quand nous décollerons). Un Airbus A340-300, impeccable, manifestement un appareil Air France avec un équipage à 90% Air France, lui aussi. Ecrans individuels, repas excellents, espace personnel confortable : bref, rien à redire ! Précisons qu'en 2011, deux anciens appareils d'Air Mada, des Boeing 767, avaient été interdits d'exploitation sur le sol européen et figuraient sur la liste noire.

J2 : Lundi 28 mai 2012

Vol sans histoire et arrivée à l'heure à Tananarive. Température extérieure : 15 ° C à 5 h 15 du matin. Hé, oui, nous sommes sur les hauts plateaux à 1200 mètres d'altitude et c'est le début de l'hiver. Nous prenons tout notre temps pour quitter l'avion car nous avons 5 heures d'attente (la faute à la modification d'horaires) avant notre vol suivant pour Nosy Be. Mais le passage à l'immigration est plutôt rapide, nous avons déjà nos visas que nous avions fait établir à l'ambassade de Madagascar à Paris et qui sont gratuits pour un séjour de moins de 30 jours. Nous devons tout de même récupérer nos bagages avant de les réenregistrer pour le vol suivant.

Une nuée de porteurs - en fait, des pousseurs de chariots - se jettent sur nous en passant la porte de l'aérogare et trois d'entre eux s'imposent à nous pour nous conduire jusqu'au terminal des vols intérieurs, immédiatement voisin. Il faut bien qu'ils gagnent leur pain et Mada, c'est aussi ça !

Une longue attente commence alors. Il est 6 heures et notre vol suivant est prévu à 10 h 10 (en réalité, il décollera vers 11 heures). Un petit dodo sur les banquettes de la salle d'embarquement, un peu de lecture, un thé à la pomme et à la cannelle (mmm !) pour nous réchauffer, on ronge notre frein et il fait diablement froid… l'attente est interminable.

Quand enfin l'heure du départ arrive, nous apprenons que le vol n'est pas direct : deux heures au lieu d'une initialement prévue, avec une escale à Majunga au bout de quarante minutes.

Premières images de l'île Rouge en survolant le delta du fleuve Betsiboka, peu avant Majunga.

Ce surnom prend ici tout son sens. Mis à nu par l’intense déforestation, puis lessivés par les pluies tropicales, les sols rouges de Madagascar se déversent dans le lit des rivières.

Quarante minutes plus tard, nous atterrissons à Nosy Be mais nous ne sommes pas tout à fait à destination. Reste une petite heure de trajet en taxi jusqu'à l'embarcadère vers Nosy Sakatia, pendant laquelle défilent champs de manioc, plantations d'ylang-ylang et habitations le long de la route principale de l'île. Nous reconnaissons parfaitement les lieux que nous avons déjà parcourus deux fois lors de nos précédents voyages. Rien n'a vraiment changé. Ah ! Si, nous apprenons la fermeture de l'usine de production de sucre de canne, jadis la plus importante de Madagascar. Seuls les vestiges de la voie ferrée dédiée à son transport subsistent près de Dzamandzar, témoins d'une époque faste et révolue.

Plus qu'une dizaine de minutes de traversée en bateau à moteur pour rejoindre notre destination finale : Nosy Sakatia, une île de 6,5 km de long sur 3 km de large, peuplée d'un peu plus de 400 habitants. Aucune route sur l'île, uniquement quelques sentiers et à quelques centaines de mètres du rivage, la barrière de corail !

Nous accostons sur la plage du Sakatia Lodge. Il est 14 heures passées, cela fait presque 24 heures que nous avons quitté Paris. Il fait 28 ° C… les vacances peuvent commencer !

Survol du delta du Betsiboka

Nosy Sakatia : l'hôtel Sakatia Lodge - présentation

J2 à J8 : du lundi 28 mai au dimanche 3 juin 2012

L'hôtel Sakatia Lodge est un petit hôtel tenu par Isabella et José Vieira (elle d'origine italienne, lui d'origine angolaise/sud-africaine) et leur fils Jacques. L'ambiance y est familiale et conviviale, et l'accueil multilingue : français, italien, portugais, anglais, afrikaans, malgache. Une collaboratrice d'origine suisse parle également l'allemand.

L'hôtel peut accueillir jusqu'à 30 hôtes, mais durant notre séjour, nous ne serons jamais plus d'une dizaine de clients.

Les onze villas et bungalows se déclinent de la façon suivante : - deux villas sur la plage, l'une composée de deux chambres, l'autre de trois. - un bungalow familial de deux chambres, donnant sur la plage à proximité de la mangrove - quatre bungalows "nature", les plus simples, au fond du jardin - quatre bungalows "océan", confortables et spacieux, en surplomb du jardin et de la plage.

C'est dans un de ces derniers que nous nous installons et il est tout simplement parfait.

Une grande chambre, bien ventilée (pas de climatisation) et joliment décorée dans le style local Vous remarquerez notamment les lampes et autres décorations en fer forgé ainsi que les rideaux brodés typiquement malgaches.

Chaque bungalow est prolongé par une terrasse où l'on profite du cadre luxuriant du jardin.

A l'origine, la vue portait jusqu'à l'océan (d'où Ocean Bungalow) mais depuis, palmiers et arbres du voyageur se sont tellement développés qu'ils dépassent à présent les toits des habitations.

La plage est juste en contrebas. On s'y relaxe volontiers dans une confortable chaise longue. En face, la côte de Nosy Be.

Pour une petite soif, le bar – qui fait aussi restaurant - n'est pas loin. Ici la vue côté bar.

Le chef concocte tous les soirs un menu-surprise, essentiellement avec les produits de la mer et ceux du potager de la propriété. Quelques exemples de menus pour vous faire saliver ;-) * Crêpe de brèdes (ressemble un peu aux feuilles d'épinards), brochettes de zébu (bœuf local) et croquettes de manioc, gâteau au chocolat malgache. * Carpaccio d'espadon, beignets de crevettes et spaghettis de légumes, banane flambée. * Calamars sur lit d'aubergines, poisson grillé (capitaine) et salade de crudités, cheesecake au citron

Pour vous donner une idée plus concrète de l'hôtel, voici quelques vues panoramiques à 360 °… comme si vous y étiez !

Le restaurant du Sakatia Lodge

Nosy Sakatia : Sakatia Lodge - l'environnement proche

Nos journées sur l'île se passent toujours de la même façon.

Réveil avant 7 heures : oui, oui, même si ce sont les vacances, il faut en profiter un maximum, surtout qu'ici le soleil se couche très tôt, vers 17 h 30.

7 heures : petit-déjeuner… très copieux. Boissons chaudes (café, thé, chocolat, lait) et céréales variées à volonté. Servis à table : du jus de fruits frais (différent tous les jours), des fruits (mandarines, bananes, papayes, goyaves, ananas), du pain/beurre/confiture, un gâteau ou crêpe (différents selon les jours) et des œufs, accommodés à notre convenance. Vu la richesse du petit-déjeuner et du dîner, le midi, nous faisons régime ;-)

8 heures : pour Hervé, départ en bateau pour la première plongée. Retour en cours de matinée avec une petite heure de battement avant un nouveau départ pour une deuxième plongée. Pendant ce temps, moi, je fais du snorkeling jusqu'à un petit récif de corail, je bouquine, je me baigne, je flâne, bref je prends du bon temps.

Entre 13 h 30 et 14 h 30, Hervé revient de sa deuxième plongée et nous avons tout l'après-midi pour découvrir l'île. Pendant les deux premiers jours, nous sommes restés dans les environs immédiats.

Balade vers la mangrove La première balade va nous conduire du jardin de l'hôtel jusqu'à la mangrove. En traversant le jardin, un gecko aux couleurs fluorescentes ne manque pas d'attirer notre attention.

Une fois les limites de la propriété franchies, nous suivons un petit sentier vers quelques habitations de pêcheurs. Le ravenala (ou arbre de voyageur) sert de matériau de construction aux cases locales. Les pétioles fendus, appelés falafa, servent à confectionner les panneaux muraux. Les feuilles une fois séchées sont utilisées pour la réalisation de la couverture et du tronc, on tire des planches souples avec lesquelles on fabrique le plancher.

Nous ne tardons pas à atteindre une zone de mangrove, hérissée de souches de palétuviers à perte de vue.

En face la montagne sacrée, recouverte de forêt primaire, un espace sauvage et impénétrable peuplé de chauves-souris géantes et de quelques lémuriens.

Cette colline est considérée comme fady par la population et ainsi d'autant plus facile à respecter en tant que réserve naturelle. Un fady est un tabou, un interdit transmis de génération en génération. Sur l'île de Sakatia, les chiens sont également fady.

Du coup, ce sont les canards qui font office d'animaux domestiques. Pour preuve, la scène à laquelle nous assistons au bord de la mangrove. Arrive une habitante, avec un canard sous le bras auquel elle avait passé une laisse (ficelle) autour du cou. Au premier abord, je pensais qu'elle amenait le volatile au bord de l'eau pour le "passer à la casserole". Pas du tout, elle le conduit manifestement ici pour lui faire prendre un petit bain ou lui faire faire sa sortie journalière ;-)

En s'approchant, on voit qu'avec son pied, elle dirige l'animal pour ne pas qu'il s'écarte de la trajectoire prévue.

Balade le long de la plage La deuxième balade va nous faire longer la grande plage, à l'est du Sakatia Lodge.

Immédiatement voisins, on trouve les bungalows rustiques de Delphino Villa. Ils sont la propriété de Richard et de son épouse Anne-Christine, d'origine suisse, tombée amoureuse en 1994 de l'île de Sakatia où elle s'installe peu après et où elle s'investit dans la création de l'école primaire de l'île qu'elle gère toujours aujourd'hui. Anne-Christine a partagé quelques plongées avec Hervé.

En poursuivant le long de la plage, nous arrivons à l'entrée d'Antanabe, le plus grand village de l'île (il y en a trois en tout). Ici, après l'école, les enfants s'amusent avec les moyens du bord.

Les plus petits improvisent des instruments de percussion et des danses.

Les plus grands organisent des concours de sauts périlleux. Hervé immortalise leurs exploits avant de leur montrer les clichés pour leur plus grand plaisir.

Grands et petits s'unissent pour une petite virée en pirogue tout en nous adressant le traditionnel "Salut, vazaha !" Le terme vazaha désigne le Blanc étranger.

Nous progressons toujours plus avant sur la plage, jusqu'à trouver des marches bien taillées conduisant sur les hauteurs. Aucun panneau n'en interdit l'accès alors, bien qu'intrigués, nous montons. Là nous arrivons sur un terre-plein partiellement couvert d'une dalle en béton. De jeunes plants récemment mis en terre ornent les abords. Indiscutablement, on y jouit d'une vue incomparable !

Mais à quoi sert exactement cet endroit ? Je pense à un belvédère aménagé pour les touristes. Hervé suggère un lieu de repli en cas de tsunami ou encore un terrain de jeux ou de réunion pour la communauté villageoise. Pour en avoir le cœur net, il interroge les deux gars en train de balayer la dalle mais comme ils n'ont pas l'air de comprendre le français, ils se contentent d'opiner du chef quand Hervé leur demande si c'est un terrain de sport.

En fait, ce n'est absolument pas ce qu'on pensait. Il s'agit d'un terrain privé que vient d'acquérir, dans le cadre d'un bail emphytéotique, un couple de Savoyards. Ils sont arrivés le même jour que nous au Sakatia Lodge où ils vont loger provisoirement quelques jours, puis iront habiter sous la tente sur leur terrain en attendant de faire construire leur maison et de s'installer définitivement. Nous leur souhaitons bonne continuation.

La balade s'achève peu avant le coucher du soleil par une image de carte postale : Pirogue sur fond de coucher de soleil !

Enfants de Sakatia

Nosy Sakatia : balade dans l'île vers Ocean Beach Hotel

Les jours suivants, nous poursuivons notre découverte de Sakatia. Nous hésitons à prendre un guide, les sentiers sont nombreux et ne sont ni indiqués ni balisés. Il n'existe pas non plus de carte topo de l'île. Finalement nous nous lançons tout seuls après avoir pris quelques renseignements succincts auprès de l'hôtel, sans oublier notre GPS pour enregistrer notre trace et ainsi revenir plus aisément à notre point de départ.

Depuis le bateau de plongée, Hervé avait repéré un hôtel sur la côte sud-ouest. Ce sera le but de cette balade. Le départ se fait derrière notre lodge, comme pour aller à la mangrove. Après, il suffit paraît-il de suivre le sentier plus ou moins tracé.

Pas de difficulté au début, nous dépassons les habitations de pêcheurs comme la veille mais là, hum, premier doute : le sentier a l'air de s'arrêter au pied de la dernière maison. Nous interrogeons une fillette en train de récurer des gamelles sur le pas de la porte, elle nous indique timidement une vague sente grimpant vers les hauteurs.

L'île de Sakatia est en effet très vallonnée et une bonne grimpette nous conduit sur le haut d'une colline. De la musique à plein tube nous parvient d'une des cases coiffant le sommet. Pas d'humain en vue, seuls trois poissons séchant au soleil !

Et déjà la vue sur la baie de l'Ocean Beach Hotel. Plus qu'à descendre un petit raidillon et nous y voilà. Huit bungalows (+ cinq en cours de construction) en palissandre et matériaux traditionnels sur un grand jardin arboré ! Climatisation en option. Energie solaire !

Un grand restaurant et une piscine en cours de construction.

Mais l'hôtel est vide (et semble-t-il à vendre).

Le fils du propriétaire, belge, nous accueille et nous fait part de ses difficultés. Le tourisme est moribond à Madagascar et les tour-opérateurs internationaux sont frileux en raison de l'instabilité politique du pays. Les chiffres officiels le prouvent : au premier semestre 2011, 100 000 entrées de visiteurs non résidents contre plus 150 000 pour la même période en 2008, avant la crise politique de 2009. 100 000 visiteurs, c'est à peine un peu plus que la capacité du stade de France, une goutte d'eau pour un pays grand comme 1 fois ½ la France.

Sur ces réflexions, nous poursuivons la balade après avoir jeté un œil sur les tortues étoilées (ou rayonnées), endémiques de Madagascar, une espèce classée "vulnérable". Astrochelys radiata… Astro = astre, chelys = carapace et radiata = rayons... le tout fait référence a sa carapace qui a des dessins en forme de rayons de soleil.

Encore une colline à franchir où s'accrochent désespérément quelques habitations de guingois avant d'atteindre une petite plage déserte et sauvage.

Des traces témoignent du récent passage de tortues, venues y pondre.

Pour le retour, on se fait indiquer une variante démarrant au fond de la propriété de l'Ocean Beach et traversant la forêt, l'occasion d'admirer une étonnante fleur bleue à la forme suggestive, Clitoria ternatea, plus communément dénommée pois bleu. Les fruits sont des gousses évoquant un haricot. Les feuilles sont utilisées à Madagascar pour calmer les douleurs articulaires.

En se retournant, on domine l'hôtel que l'on vient de quitter.

De vallée en colline, nous finissons par prendre un peu de hauteur et ainsi balayer du regard tout le sud de l'île.

Tout en haut, sur la crête, le belvédère où nous nous attarderons quelques jours plus tard.

Plus loin, sur notre droite, la vue de la montagne sacrée confirme que nous sommes bien sur le bon chemin. Les petites cases dans le fond du vallon ont l'air de sortir tout droit d'un jeu de construction en bois.

Mais d'où nous arrive ce délicieux parfum qui remplit l'air à ce moment précis. Mais bien sûr… de la plantation d'ylang-ylang que nous sommes en train de traverser.

L'ylang-ylang est un arbre de la famille des Annonacées, originaire d'Asie du Sud-Est. On le cultive pour ses fleurs dont on extrait par distillation une huile essentielle très utilisée en parfumerie. L'arbre peut atteindre 25 à 30 mètres dans son milieu naturel mais on le taille pour ne pas qu'il dépasse 2 à 3 mètres, afin de faciliter la récolte des fleurs.

Le village n'est maintenant plus très loin. Alors que nous approchons, nous apercevons un jeune homme, apparemment en train de chercher quelque chose dans les fourrés. Des escargots ? "Non, dit-il, je cherche les caméléons. - Des caméléons, ça tombe bien, nous aussi nous en cherchons désespérément depuis quelques jours. - Vous voulez que je vous trouve un caméléon, nous propose notre homme. Attendez, nous dit-il !" Ni une, ni deux, et il nous en déniche un… magnifique caméléon panthère mâle = Furcifer pardalis (à déterminer)

Après la traversée du village, fin de la balade une nouvelle fois sur la plage, peu avant le coucher du soleil. Une variante de la pirogue au coucher du soleil alors que les derniers rayons de soleil inondent la côte de Nosy Be, en face.



Nosy Sakatia : balade dans l'île vers Sakatia Passions Hôtel

Aujourd'hui, c'est l'hôtel Sakatia Passions qui servira de prétexte à notre promenade journalière. En théorie, il suffit de suivre le bord de mer jusqu'au village d'Ampasimena, le deuxième village de l'île, puis de rallier l'hôtel en coupant par l'intérieur des terres.

Dans la pratique, rien de compliqué jusqu'à Ampasimena : nous suivons la plage, puis la zone rocheuse où le passage incessant des villageois a littéralement usé la roche, créant ainsi un réel cheminement.

En suivant le bord de mer, nous dépassons le premier village… où un bateau de pêche est à l'ancre dans la baie.

Puis, à près le passage à gué d'une rivière, nous traversons la plage d'Ampasimena. Mais au bout de la plage, premières interrogations : où va-t-on maintenant ? Heureusement, un piroguier bien serviable s'empresse de nous servir de guide pendant quelques centaines de mètres, histoire de nous remettre sur la voie. Une petite sente passant devant sa maison va nous faire gagner un peu d'altitude.

Entre les ananas, les palmiers et les arbres du voyageur, nous apercevons Nosy Be.

Après l'avoir remercié de quelques milliers d'ariarys, l'homme nous quitte alors que nous débouchons sur une large allée pavée – à l'échelle de cette île, presque une autoroute - qui monte depuis le bord de mer et qui se poursuit… Dieu sait où ? Allons voir !

L'allée, par endroit couverte d'une sorte de tonnelle, aboutit à un ensemble de bâtiments entourant une terrasse et une piscine à l'eau complètement croupie. Et sous un abri, un quad…

Un hôtel abandonné ? D'après nos sources, il s'agirait d'une multipropriété acquise par plusieurs amis : "les Copains d'abord". Mais ils ne doivent pas ou plus y venir souvent, les copains.

Pourtant, la vue y est magnifique… on devine au loin (à droite) l'îlot de Nosy Tanga.

Le Sakatia Passions, nous le trouvons un peu plus bas, au bord de mer. Ouvert depuis 1996 et spécialisé pour la pêche au gros, il est le plus ancien hôtel de Sakatia et aussi le plus proche de la côte de Nosy Be.

Quelques clients se relaxent sur la plage mais les lieux sont loin de nous plaire. Il n'y a pas mieux que notre lodge où nous nous empressons de retourner par le même chemin… pour avoir tout juste le temps de voir le ciel rosir au coucher du soleil.

Arbre du voyageur

Nosy Sakatia : balade dans l'île vers la plage ouest

Cette fois-ci, pas d'hôtel en ligne de mire mais une plage : celle d'Ampasindava, au nord-ouest de l'île. Comme l'itinéraire a l'air d'être un peu compliqué à suivre, nous optons pour un guide. Nous avons donc rendez-vous à 14 h 30 au village voisin, au kiosque faisant office de maison des guides. Une jeune fille parlant un français très correct nous accueille, c'est son père – jardinier au Sakatia Lodge et guide à ses heures – qui nous accompagnera pour cette balade. Au retour, il est prévu d'assister au coucher du soleil au belvédère que nous avions déjà aperçu pendant une de nos promenades précédentes.

A peine sortis du village, notre homme nous trouve, pour notre plus grand plaisir, un caméléon… encore un Furcifer pardalis… fabuleux !

La balade démarre en terrain connu, en direction de la montagne sacrée, en passant au pied de ces deux petites cases que nous avions aperçues de loin la veille.

Elle aboutit à la mangrove mais aujourd'hui, avec ces cocotiers les pieds dans l'eau, nous la voyons sous un jour nouveau... à marée haute.

Nous sommes dimanche et dans une case voisine, toute la famille est réunie. Une vieille dame nous vend une petite fiole d'essence d'ylang-ylang.

Commence alors la traversée de l'île. Heureusement que nous sommes accompagnés car effectivement les sentiers se croisent et se décroisent, nous aurions eu du mal à trouver. De plus, par la même occasion, nous en apprenons sur les fruits, baies et plantes locales : jacks, poivre, papayes, manioc, teck.

Mais gare à celui qui touchera cette gousse couverte de poils urticants, le pois Mascate ou Mucuna pruriens, il lui infligera de sérieuses démangeaisons. La légumineuse bénéficie pourtant d'un profil biochimique fascinant et contient une multitude de principes actifs intéressants utilisés dans la médecine ayurvédique pour traiter notamment la maladie de Parkinson.

Bientôt une grande plage est en vue. Ce n'est pas tout à fait celle qu'on visait, on espérait arriver plus au nord, à Ampasindava, une plage classée par le gouvernement malgache en réserve foncière touristique et où l'on pourrait voir fleurir à terme un grand complexe hôtelier. Nous nous contenterons de celle-ci, très belle, sauvage et déserte.

Il fait chaud et un repos bien mérité sous cet arbre aux racines tentaculaires est bienvenu.

Mais il faut penser au retour et nous voilà à nouveau en route vers les hauteurs de l'île. Mine de rien… 120 mètres de dénivelé nous indique notre GPS qui intéresse d'ailleurs aussi beaucoup notre guide.

Bulbuls et souimangas survolent nos têtes mais ces oiseaux très vifs ne se laissent pas facilement mettre dans la boîte. Le pigeon vert de Madagascar en revanche pose carrément. Treron australis

Quant aux araignées, elles ne se laissent pas déranger ! Nephila inaurata madagascariensis

Tout en suivant la crête jusqu'au belvédère, notre guide nous montre des orchidées mais elles ne sont pas en fleur, ce n'est pas la saison. En revanche, celles-ci nous intriguent...

Bientôt se déploie devant nous un panorama à 360 ° de la côte Nord de Nosy Be jusqu'au sud de Sakatia.

Et voici le moment tant attendu : il est 17 h 26, place coucher de soleil.

Nous nous dépêchons ensuite de rejoindre le village où notre guide s'arrête devant sa maison, en ressort avec un cahier d'écolier sur lequel il note très consciencieusement que le circuit vers la plage Nord fait exactement 5 km (que nous avons parcourus tranquillement en 3 heures) et que le point culminant du parcours se situe à 120 mètres d'altitude.

Il fait déjà nuit quand nous atteignons l'hôtel. Une très chouette balade (8000 Ar par personne = moins de 3 €)

Coucher de soleil !

Nosy Sakatia : et la plongée ?

Compte-rendu fait par Hervé. L'île de Nosy Sakatia est idéale pour la pratique de la plongée. Aucune pollution industrielle ne vient détériorer la vie sous-marine qui foisonne dans une eau riche en plancton mais qui reste suffisamment claire pour le photographe. Les plongées au Sakatia Lodge se font à partir d'un confortable bateau à moteur équipé récemment d'un sondeur GPS qui permet d'arriver pile sur les sites de plongée et même d'en découvrir de nouveaux, totalement vierges, en fonction des hauts-fonds repérés.

J'ai eu la chance de plonger avec des moniteurs (père et fils) passionnés et très cool. Munissez-vous d'une loupe pour apprécier les myriades de petits animaux qui vous surprendront par leur diversité. Jacques, le fils, a des yeux de lynx et vous fait profiter de sa grande expérience pour dénicher des animalcules improbables.

Bref, les plongées sont d'une richesse surprenante et d'une grande diversité et cela concerne à la fois le "petit" et le gros.

La mer est calme, 28 ° C. Les plongées se font entre 15 et 25 mètres et les temps de plongée ne sont pas limités. En fonction de notre consommation et de la profondeur, nous sommes parfois restés 110 minutes avec notre bouteille de 12 litres. Les plus gourmands peuvent s'équiper de 15 litres et pour plus de confort, le Nitrox est également disponible. Les sites sont proches, de 5 à 20 minutes de l'hôtel. Départ vers 8 heures, retour à l'hôtel après la première plongée et une heure de détente avant la seconde. Nous n'avons jamais été plus de cinq plongeurs et le plus souvent nous étions deux. Nous n'avons rencontré aucun autre bateau de plongée durant la semaine. Espaces vierges et protégés également du fait du faible nombre de touristes.

Deux images m'ont tout particulièrement marqué : une espèce d'araignée d'un centimètre de long dont le corps est aussi fin que ses 8 pattes qui doivent faire moins d'un mm d'épaisseur (Phoxichilidium femoratum) et un banc de perroquets à bosse d'une quarantaine d'individus, absolument magique. A certaines saisons, il est possible d'assister à la migration des baleines, nous avons d'ailleurs vu un souffle tout près du bateau.

Crevettes-mantes

Une journée d'excursion à Nosy Komba et Nosy Tanikely

Nosy Komba, une petite île volcanique à mi-chemin entre Nosy Be et la Grande terre, connue pour son village de pêcheurs aujourd'hui reconvertis en vendeurs d'artisanat.

A 10 km à l'ouest de la précédente, Nosy Tanikely, petit îlot inhabité, récemment classé en parc marin et terrestre, réputé pour sa belle plage et surtout pour ses fonds marins exceptionnels.

Nous les avions déjà visitées lors de nos précédents voyages mais tenions à les revoir absolument. Les deux îles se visitent facilement dans le cadre d'une excursion d'une journée. Prévoir palmes, masque et tuba, bien sûr !

C'est donc ce circuit que nous avons réservé auprès de notre hôtel, sans véritablement nous soucier de la façon dont il allait se dérouler. Et ce sera la surprise !

Nous imaginons d'abord que c'est le bateau de l'hôtel qui nous y mènerait dans le cadre d'une excursion privée. Le départ est fixé à 7 h 45… houlà, encore plus tôt que les autres matins. C'est bien sur l'embarcation de l'hôtel que nous montons mais en direction de Nosy Be. Nous pensons alors que c'est à l'embarcadère de Nosy Be qu'un bateau nous attendrait. Même pas… là c'est un taxi qui prend le relais pour nous conduire à Ambatoloaka (prononcez Ambatoulouk) et quand nous arrivons sur la plage, nous comprenons finalement que c'est en groupe que nous passerons la journée.

Ambatoloaka ! Nous connaissons bien cette station balnéaire puisque nous y avons séjourné en 2001 et puisque nous avons un peu en avance, nous en profitons pour jeter un œil à l'hôtel où nous avions logé.

Déjà à l'époque, l'Ylang-Ylang n'était pas de première jeunesse mais là, il est complètement décrépi et fait peine à voir. Ah ! Comme nous sommes bien à Sakatia !

En attendant le départ de notre excursion, nous patientons à l'ombre d'un arbre qui ne manque pas d'attirer notre attention : en malgache Fotatra, le Bonnet d'évêque ou Barringtonia racemosa.

C'est un arbre imposant, aux fruits à quatre côtes saillantes qui ressemblent à un bonnet d’évêque. Toujours vert et avec ses grandes feuilles, il revêt un caractère sacré auprès de certaines ethnies. La graine oléagineuse contient des principes toxiques utilisés pour la pêche. Le bois imputrescible sert à la confection des pirogues. La fleur est vraiment très délicate.

Ça y est, tout le monde est prêt : nous sommes finalement 9 touristes + un skipper, une cuisinière, un homme à tout faire et un guide, 13 personnes (gloups !) sur une embarcation sans doute prévue pour 10, skipper compris. Heureusement la mer est calme !

Après une traversée d'une petite heure, nous accostons à Tanikely où nous laissons descendre une partie des excursionnistes ayant choisi de limiter la sortie à cet îlot. Nous sommes les seuls avec un couple belge à poursuivre jusqu'à Komba. La cuisinière est aussi du voyage car le feu est interdit sur Tanikely, elle préparera le repas à Komba puis le ramènera sur l'ilôt où tout le monde se retrouvera pour le déjeuner.

Une quinzaine de minutes plus tard, nous approchons de Nosy Komba.

Nous nous dirigeons immédiatement vers une colline au-dessus du village, dans un coin où l'on peut observer des lémuriens, des makis macaco, en toute liberté (tout de même plus ou moins apprivoisés car nourris). C'est amusant de les voir dégringoler des arbres pour sauter sur notre dos… enfin, pour attraper les bananes qu'on leur propose. Les mâles sont noirs, les femelles rousses.

En dehors des lémuriens, les villageois ont aussi rassemblé là, dans quelques "enclos", des tortues, des caméléons et des serpents.

Hervé fait le fier avec ce boa de Madagascar (brrr !). Moi, je préfère nettement les câlins du maki. Acrantophis madagascariensis, une espèce endémique !

Un lézard endémique, Zonosaurus madagascariensis, partage le territoire avec les tortues rayonnées.

Sans oublier les caméléons-panthère, Furcifer pardalis… la femelle de couleur rouge-brun et le mâle aux couleurs chatoyantes.

Nous traversons ensuite le village qui s'est bien agrandi et qui est passé d'un simple village de pêcheurs en 1984 et même encore en 2001 à un village tourné vers la vente d'artisanat. Pourtant, il subsiste encore quelques activités traditionnelles, notamment le travail de la vanille et surtout le remarquable travail artistique des brodeuses.

Toutes ces nappes brodées flottant au vent donnent tout son charme au village.

Retour à Nosy Tanikely pour le pique-nique : salade de pommes de terre, brochettes de zébu et de crevettes, poisson grillé et riz coco, crabe en sauce, fruits en dessert. Le tout, excellent, avec un seul petit bémol… dommage que les plats chauds qui avaient été cuisinés sur l'île voisine aient été tièdes, voire froids, au moment de les déguster. Mora mora.

Mais le clou de la journée et l'objectif principal de cette sortie, c'est de revoir les fonds marins. Alors dès la dernière bouchée avalée, nous nous dépêchons d'enfiler palmes, masque et tuba… sans oublier un tee-shirt car le soleil, à cette heure de la journée, est redoutable. Et hop… dans l'eau ! Voici quelques scènes à laquelle nous avons assisté (je rappelle que ces photos ont été faites en apnée).

Toujours aussi fabuleux, les fonds autour de Tanikely: deux tortues, des langoustes, des poissons à foison, des coraux en excellente santé… une heure trente de découverte intense de sorte qu'on en arrive à faire abstraction du plancton urticant (rien à voir avec les grosses méduses néanmoins !) qui nous picotent les membres.

Mais toutes les bonnes choses ont une faim. A 15 heures, le bateau sonne le rappel des troupes. En fin d'après-midi, la mer est susceptible de pouvoir se former, il ne faut donc pas attendre pour rentrer. Déjà, la surface de l'eau est plus agitée que ce matin. Retour à Ambatoloaka vers 16 heures et après un nouveau transfert en taxi puis en bateau, nous sommes de retour à Sakatia vers 16 h 30.

Excellente journée ! Nous avons été ravis d'avoir pu revoir ces deux îles.

Nosy Komba

Retour sur la Grande Terre : de Tana à Antsirabe par la N7

J9 : Lundi 4 juin 2012

Notre séjour à Nosy Sakatia tire sur sa fin et c'est le moment de faire un premier point sur cette semaine écoulée. Le temps a été chaud et ensoleillé : près de 30 ° C à la fois dans l'air et dans l'eau ! Température idéale !

Que ce soit l'hôtel ou l'île de Sakatia en général, ils ont tous les deux parfaitement répondu à nos attentes. Sans être luxueux, le Sakatia Lodge offre un confort très appréciable. Quant à l'île, elle n'est pour l'instant pas touchée par les effets délétères du tourisme. En effet, on peut s'y promener en toute liberté et en toute sécurité sans être jamais ni harcelé ni même sollicité par les habitants. Un petit mot dans les chambres de l'hôtel recommande d'ailleurs aux touristes de ne rien distribuer directement à la population (ni habits, ni argent, ni bonbons aux enfants) mais éventuellement de faire des dons à l'école et/ou au dispensaire.

Quant à la plongée, les sites autour de Sakatia et plus largement autour de Nosy Be sont restés tout aussi exceptionnels qu'il y a trente ans, les coquillages en moins.

Nous profitons de nos dernières heures sur l'île et puisque notre vol a subi une nième modification d'horaire (prévu à 13 h 45, il vient d'être déplacé à 15 h 10), rien de mieux qu'une dernière baignade avec snorkeling au jardin de corail, juste devant la plage.

Départ de l'hôtel à 12 h 15 pour le transfert à Nosy Be où un taxi nous attend. Comme nous avions pris la route du sud à l'aller, nous avons demandé à emprunter la variante par le nord pour retourner à l'aéroport. Cet itinéraire, très peu fréquenté mais plus scénique, n'a pas la faveur des taximen car en cas de problème, il n'y passe pas grand monde. Du coup, notre chauffeur s'y croyant tout seul s'arroge le droit de couper systématiquement tous les virages. Nous lui faisons gentiment remarquer que nous souhaiterions arriver à destination en un seul morceau. Cette route compte également des montées et des descentes incessantes et vu le peu de reprise du véhicule, on comprend que notre homme n'aime pas cet itinéraire.

Arrivée à l'aéroport à 13 h 30 et vol à l'heure. Il est plus de 16 heures quand nous atterrissons à Tana. Température au sol : 20 ° C, il fait bon mais sans plus… par rapport à Nosy Be.

L'activité dans l'aérogare est bien moins intense à l'arrivée d'un vol intérieur que d'un vol international : il n'y a même pas un porteur pour prendre nos valises !

Le chauffeur envoyé par notre hôtel nous attend. Premières impressions en traversant Ivato (la ville de l'aéroport) : une multitude d'échoppes colorées le long de la route, des rizières jusque dans la ville, la digue qu'arpentent une foule de travailleurs, des vendeurs de briques, les arrêts imprévisibles des taxis-brousse… mais aussi un centre commercial et des enseignes qui ne nous sont pas inconnues. Des affiches publicitaires pour le dernier smartphone côtoient les stands misérables des marchés. Tout le paradoxe de Tana !

Les collines de la capitale et le palais de la Reine sont bientôt en vue. La circulation s'intensifie quand le taxi entre dans les rues pavées en pente après le lac Anosy. L'odeur des gaz d'échappement devient prégnante.

Nous arrivons à destination à l'hôtel Sakamanga, en plein centre. Les petits vendeurs nous assaillent à la sortie du taxi… nous nous engouffrons dans l'hôtel, un véritable havre de paix, loin de l'agitation de la rue.

Dans un labyrinthe de couloirs colorés, agrémenté de verdure mais surtout d'objets typiques et de sculptures du pays, l'hôtel a un cachet tout particulier : c'est un véritable musée !

Au deuxième niveau de cette élégante maison, nous apprécions la décoration soignée, le parquet en bois rouge et la terrasse de notre suite.

Pour le dîner, il nous suffit de descendre d'un étage, le restaurant du Sakamanga bénéficie d'une belle réputation et le repas sera à la hauteur.

Escalope de foie gras poêlée et magret de canard au poivre vert pour Hervé, verrine de tomates confites, feta, basilic et méli mélo (foie gras poêlé, salade verte et gésiers, magret de canard fumé) pour moi. En dessert, à l'unisson, des bananes flambées. Un repas digne d'une grande table parisienne pour une addition malgache.

Précisons que le canard y est élevé partout et que par conséquent on y produit d'excellents magrets, confits et foie gras locaux.

Le timing aura été serré aujourd'hui. Nous n'aurons pas eu le temps de faire un saut dans le quartier mais nous avions déjà visité Tana lors de nos précédents voyages alors ce n'était pas une priorité.

Demain nous prenons possession de notre véhicule et alors, à nous la Nationale 7 !

J10 : Mardi 10 juin 2012

En nous rendant au petit déjeuner ce matin, nous finissons la découverte de notre hôtel en déambulant, d'un couloir à l'autre, jusqu'au patio. Chaque recoin nous dévoile de nouveaux objets : collections d'instruments de musique, de billets de banque, de détails de balustres, d'affiches publicitaires d'époque… Etonnant et très instructif !

Le buffet du petit déjeuner est un régal !

Nous espérions profiter encore un peu du cadre jusqu'à 9 heures mais voilà que notre loueur se présente dès 8 heures. Nous fermons nos valises dans une certaine précipitation, n'échappons pas à quelques vendeurs de pacotille devant l'hôtel et sautons aussitôt dans notre 4 x 4. Bon, pour l'instant, c'est Rodolphe qui prend le volant, le temps de sortir du centre et de nous donner quelques indications sur la voiture.

Nous avions été en contact par Internet avec Andry de N7 mais le propriétaire de ce véhicule en particulier, c'est Rodolphe et c'est bien lui qui nous le "cède" pour 8 jours, nous n'aurons plus aucun contact avec l'agence.

Il s'agit d'un Toyota Land Cruiser HDJ80, première mise en circulation 1999. Il affiche 12000 km au compteur depuis un récent changement de moteur mais précédemment, le véhicule avait sans doute déjà parcouru plusieurs centaines de milliers de kilomètres. Un autocollant sur la vitre arrière relatif à "Bel Africa" laisse à penser qu'il avait sans doute déjà servi en Afrique (Bel Africa = tour opérateur spécialisé dans l'organisation de safaris en Afrique). Quoiqu'il en soit, ce type d'engin a en général une durée de vie très longue et nous avions déjà loué précédemment en Australie et en Bolivie des 4 x 4 avec un kilométrage avoisinant les 150 000-170 000 km. Il est dans un très bon état avec des pneus néanmoins un peu usés. Il devrait être parfaitement adapté au parcours envisagé, essentiellement de la route en plus ou moins bon état et à peine une cinquantaine de kilomètres de piste.

A la sortie de Tana, Rodolphe nous quitte. Nous voici sur les rails sur la Nationale 7, en direction d'Antsirabe à 180 km au sud, un parcours estimé à 3 à 4 heures. Le temps gris pour l'instant laissera plus tard la place au soleil.

Nous mettons notre GPS Garmin de randonnée à contribution mais à part une ligne fictive symbolisant la fameuse nationale et quelques points stratégiques enregistrés, aucun autre repère n'est disponible. Mais après tout, sans doute suffit-il tout simplement de suivre la Nationale à l'aide de quelques panneaux. Mais à Mada rien n'est simple et les panneaux, il ne faut pas trop y compter.

Bon, après une hésitation au premier rond-point, nous suivons grosso modo la ligne fictive du GPS et commençons la descente vers le Sud. Après la cohue de Tana, la nature reprend rapidement ses droits : collines, gros blocs de rochers ronds, villages traditionnels, maisons de brique ocre coiffées de chaume et… les rizières transformées en briqueteries à ciel ouvert après les moissons. Le dépaysement est total !

Certes la conduite demande beaucoup d'attention car ici les voitures bien que peu nombreuses partagent la route avec les vélos, les piétons, les charrettes à zébu et toutes sortes de chariots tout droit sortis de la débrouillardise malgache. Voici un exemple de chariot appelé varamba… composé d'une plateforme type palette montée sur un système ingénieux de roues en bois recouvertes de caoutchouc de pneus récupérés et cloutés sur la circonférence. Le tout sur des roulements à bille eux aussi d'occasion !

Il faut l'imaginer chargé à bloc et poussé dans les montées parfois par plusieurs personnes (hommes, femmes et enfants) puis transformé en skateboard dans les descentes.

La route est sinueuse. Nous passerons de 1200 mètres à Tana à 1500 mètres à Antsirabe au fil de montées et de descentes incessantes sans aucune ligne droite quasiment. A ce rythme, on ne roule pas vite, en moyenne 40 km/heure. "Mora mora" = doucement, doucement comme aiment à le répéter les Malgaches.

Les activités qui caractérisent les différentes régions changent au fur et à mesure de notre avancée. Après les rizières, place aux champs de légumes et aux monticules de carottes au bord de la route. Puis c'est au tour des pépinières et des expositions de plantes à fleur, puis le travail du raphia avec ses stands d'articles de vannerie. Un peu plus loin encore, ce sont les miniatures en bois qui ornent les étalages.

On traverse Behenjy, la ville qui ravitaille les restaurants de Tana en foie gras, puis Ambatolampy, celle où l'on fabrique toutes les marmites de Madagascar.

En cours de route, nous achetons cinq gros avocats et un panier de nèfles pour notre pique-nique. Vers midi nous atteignons Antsirabe, 200 000 habitants et pas loin de 10 000 pousse-pousse. Ancienne ville thermale au temps de la colonie, la ville reste aujourd'hui l'un des tout premiers centres industriels du pays grâce notamment à la bière produite localement par la brasserie Star, la THB (Three Horses Beer). Située à près de 1500 mètres d'altitude, c'est le point le plus froid de Madagascar.

Nous avons réservé une chambre d'hôte chez Couleur Café. J'avais repéré que c'était près de la gare et j'espérais qu'un panneau nous indiquerait au moins cet édifice. Que nenni, pas un seul indice !

Avec comme seul repère le point GPS de la propriété, nous tentons d'approcher par tâtonnements successifs, en tournant tantôt à droite, tantôt à gauche, tout en nous frayant un passage entre les piétons, les vélos et les pousse-pousse. Finalement notre stratégie paie… nous tombons pile dessus.

Couleur Café : autour d'un bel espace gazonné et fleuri, cinq petits bungalows en brique avec cheminée mêlant le style malgache à une décoration contemporaine. Nous sommes séduits !

Après un petit repos dans le jardin, il est temps de découvrir les alentours de la ville, notamment les deux lacs Andraikiba et Tritiva accessibles depuis la route allant à Morondava.

Au premier lac, nous ne faisons qu'une courte halte, histoire de…

Le deuxième lac se trouve à 11 km de piste du précédent. La progression est lente, il nous faut presque une heure pour parcourir la distance sur une mauvaise piste.

Un véritable patchwork de cultures maraîchères à perte de vue couvre la campagne au pied du lac !

Sur place, nous sommes accueillis par une nuée de vendeuses nous proposant chapeaux de paille et pierres semi-précieuses ainsi que par Jeannot qui s'improvise guide et qui nous réclame 20 000 ariarys (8 €) pour la visite. Le guide du Routard indiquait 3000 Ar par personne alors soit le fameux ouvrage n'est pas à jour, soit c'est l'inflation qui gagne du terrain, soit Jeannot a profité de notre générosité mais peu importe… c'est notre B.A du jour !

Quant aux vendeuses, nous leur promettons de leur acheter une bricole à notre retour. C'est sans doute pour être sûr de ne pas perdre leurs clients que tout ce petit monde ne nous lâche pas d'une semelle et c'est donc en procession que nous commençons le tour du lac.

Le lac Tritiva : un très beau lac d'origine volcanique, d'un bleu saisissant. Si profond et sans doute si fascinant que, d'après la légende, deux amants qui s'étaient vus refuser le mariage s'y seraient précipités et noyés.

La baignade est fady pour les locaux mais est néanmoins tolérée pour les étrangers. C'est ainsi que le commandant Cousteau a pu en explorer les profondeurs pour tenter de percer le mystère qui fait que curieusement le niveau d'eau baisse pendant la saison des pluies et remonte à la saison sèche.

Les bords du lacs sont couverts de pins, notamment des pins du Mexique introduits au début du XXème siècle. En février dernier, le cyclone Giovanna a d'ailleurs eu raison d'un certain nombre de ces arbres à la grande satisfaction des travailleurs du bois à qui cette opportunité offre un peu de travail.

Egalement, sur la rive, des lys sauvages… au port très délicat = Lilium formosanum

Et alors que nous poursuivons notre tour du lac, nous trouvons une chauve-souris prise dans les fils hyper solides d'une énorme toile d'araignée. Nous la libérons mais elle a déjà été sérieusement blessée par son agresseur, sans doute une néphile de Madagascar, une araignée inoffensive pour l'homme mais redoutable pour ses proies.

Au terme de la balade, un dernier coup d'œil au lac nous permet de constater que sa forme reproduit les contours de l'Afrique. Bluffant !

Alors que nous approchons de la voiture, les vendeuses reviennent à la charge. Littéralement assaillis, nous avons bien du mal à faire notre choix tellement elles sont pressantes.

Nous ferons deux heureuses : Bénéfice (un nom prédestiné !) à qui j'achète un chapeau de paille et une autre dame à qui Hervé achète deux petites ammonites et… malheureusement beaucoup de déçu(es) aussi car nous ne pouvons tout acheter. Une nouvelle fois, les villageois nous confirment que les touristes sont rares, nous avons été les premiers de la journée et… vu l'heure seront sans doute les seuls.

Avant de les quitter, une dernière photo en souvenir de ce groupe bien sympathique avec qui nous avons partagé un bon moment !

Nous retournons ensuite à Antsirabe par la même route en croisant beaucoup d'écoliers et de collégiens parcourant des kilomètres pour rentrer à leur domicile à la sortie des classes.

La fin de soirée est paisible mais fraîche, un bon feu crépite dans la cheminée de notre bungalow et pour le dîner, nous décidons de rester sur place. Couleur Café propose une restauration uniquement à ses hôtes (pas de restaurant ouvert à la clientèle extérieure). Nous goûtons un excellent filet de zébu, le service et la cuisine sont top. Nous sommes vraiment contents de notre choix !

Lac Tritiva

Ambaladingana, sous le soleil de Mada

J11 : Mercredi 6 juin 2012 Dès 8 heures, nous quittons Couleur Café après y avoir laissé notre sac de plongée que nous récupérerons à notre retour.

Le repérage dans Antsirabe est toujours empirique mais avec un peu d'aide locale, nous finissons par sortir de la ville… en même temps que les convois de zébus.

Notre randonnée initiale aux cascades de Fred est tombée à l'eau. En raison d'un changement de date, le guide n'était plus disponible et nous n'avons pas vraiment cherché ailleurs.

Notre étape du soir se fera à l'écolodge "sous le soleil de Mada" à Ambaladingana, distant de 115 km. En cours de route nous envisageons un éventuel arrêt à Ambositra (à 90 km) pour grimper au Mt Antety (1864 mètres d'altitude).

De fait, après les rizières aux abords d'Antsirabe, le paysage devient plus minéral et plus montagneux à l'approche d'Ambositra (prononcez Ambouchtr). Le ciel lui aussi devient changeant, de plus en plus nuageux jusqu'à donner de la pluie. Etonnant cet épisode dépressionnaire en pleine saison sèche… sans doute l'influence de la tempête tropicale Kuena stationnée à 1000 km au large des côtes nord-est de l'île entre le 5 et le 7 juin.

Dans ces conditions, inutile de nous attarder dans cette ville, les sommets sont dans la brume. Continuons plutôt jusqu'à notre étape finale où nous aviserons.

La traversée de la ville d'Ambositra n'est pas une mince affaire : tout le centre est congestionné. On se croirait un jour de foire ou de braderie en France. Serait-ce le jour du marché ? Même pas, c'est sans doute ainsi tous les jours. Nous espérons être enfin plus tranquilles quand nous aurons pris la piste à Ivato, à15 km au sud d'Ambositra vers la maison d'hôtes "sous le soleil de Mada".

Mais sur la piste aussi, il faut faire attention aux piétons…très nombreux. Ils ont souvent la mauvaise habitude de marcher sur les deux côtés de la voie, nous obligeant à quasiment nous arrêter à chaque fois qu'il faut les doubler ou les croiser. La progression est lente et prudente !

Au bout de 12 km, la pancarte du lodge indique que nous sommes arrivés et une fois de plus le point GPS extrapolé à partir des indications reçues est d'une extrême précision.

"Sous le soleil de Mada" : une dizaine de bungalows rustiques mais équipés de sanitaires privés, en bois d'eucalyptus, d'inspiration zafimaniry (les Zafimaniry font partie d'une ethnie malgache réfugiée dans la forêt et passée maître dans l'art du travail du bois).

Nous nous installons dans la case numéro 12. Il est tout juste midi.

La maison d'hôtes est celle de Marc et Brigitte. Partis de France pour un tour du monde, ils se sont arrêtés à Madagascar, leur première étape. Tombés amoureux de cette région, ils n'en ont plus bougé depuis.

Le lodge porte particulièrement bien son nom puisque, après la grisaille de la matinée, le soleil se montre dès notre arrivée. Une bonne occasion pour aller immédiatement découvrir les alentours avec Johnny qui nous sert de guide accompagné d'un des chiens de la maison.

Tout en suivant le toutou… Nous passons à proximité d'un tombeau Longeons des rizières à perte de vue Rencontrons des écoliers studieux installés dans une église depuis que leur école a été endommagée par le dernier cyclone. Puis après avoir traversé la rivière sur un petit pont de bois, croisons de jeunes orpailleuses, retournant laborieusement la terre en espérant y trouver quelques pépites, que dis-je, un peu de poudre d'or tout au plus !

En tout, deux heures de balade dans la campagne environnante avant de finir l'après-midi sur la terrasse du lodge… … à profiter tout simplement de la vue… … et à observer les allées et venues d'un corbeau-pie et d'un souimanga malgache .

Au coucher du soleil, la fraîcheur se confirme et c'est avec plaisir que nous nous retrouvons autour de la cheminée à bavarder avec Marc le patron, très sympathique et d'une extrême gentillesse.

A la nuit tombée, trois nouveaux hôtes nous rejoignent. Deux d'entre eux sont liés à l'hôtel Tsara Komba, "l'hôtel au luxe bienveillant" et à l'ONG "Des Villages et des Hommes" à l'initiative, en novembre 2011 à Paris, d'une vente aux enchères d'œuvres d'artistes malgaches destinée à financer un village sur l'île de Nosy Komba.

Le troisième est l'auteur, entre autres, du très bel ouvrage "Zafimaniry intime".

Tous ensemble, nous passons une excellente soirée autour du repas concocté par les jeunes employées du lodge : beignets d'aubergines, truffade + haricots verts et brochettes de zébu, fruits flambés. Sans oublier les rhums arrangés du patron !

Après un tel repas, il n'y a plus qu'à faire dodo. Dans notre cabanon rustique, pas de chauffage mais sous la couette, nous n'aurons pas froid.

Demain, nous avons prévu de découvrir un peu plus ce mystérieux pays Zafimaniry… en espérant qu'il fasse beau !

Chercheuses d'or

Antoetra - Ifasina : randonnée en pays Zafimaniry

J12 : Jeudi 7 juin 2012 En poussant le petit volet de notre cabanon ce matin, je m'aperçois qu'un épais brouillard enveloppe toute la vallée. Notre randonnée va-t-elle pouvoir être maintenue dans ces conditions ?

En tout cas, nous nous préparons comme prévu en espérant que le temps se lève. Vers 8 heures, nous sommes prêts à démarrer avec Johnny, notre petit guide d'hier. Une demi-heure de 4 x 4 nous conduit à Antoetra et il n'en faut pas davantage pour voir le soleil apparaître.

Le village d’Antoetra est le point de départ d’un vaste réseau de sentiers qui relient les villages Zafimaniry entre eux. Aujourd’hui, quelques 25 000 Zafimaniry vivent dans une centaine de villages et hameaux dispersés dans les montagnes de la région. Ils se sont établis là au dix-huitième siècle pour échapper à la circonscription militaire sous le règne de la reine Ranavola I et ont appris l'art du travail du bois. Leur savoir-faire est inscrit depuis 2008 au patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO.

Outre l'aspect culturel, la randonnée jusqu'à ces villages uniquement accessibles à pied est déjà un but en soi. Vu notre timing, c'est Ifasina à deux heures de marche qui s'y prête le mieux.

Notre arrivée à Antoetra ne passe bien sûr pas inaperçue. Quelques jeunes gens se déclarent d'emblée gardiens de voiture, d'autres nous proposent des articles en bois. C'est encore une fois en cortège que nous commençons notre balade. Mais à la sortie du village, tout ce petit monde se dégonfle et nous voilà seuls avec Johnny.

Laissant derrière nous les rizières entourant le village, nous attaquons rapidement une grosse montée. Alors quand arrive le premier replat, nous sommes contents de souffler un peu pour apprécier le paysage.

Un peu partout, nous verrons ces pierres dressées en hommage aux ancêtres.

Johnny 19 ans, chaussé de tongs, caracole devant nous !

Mais il a l'œil et ne manque pas de débusquer un caméléon, Furcifer latéralis, le caméléon le plus commun de l'île, reconnaissable à sa bande latérale claire et surtout à ses trois ocelles aux contours sombres situées sur ses flancs.

Un peu plus loin, il nous montre ce superbe criquet, un Pyrgomorphe (Phymateus saxosus) aux couleurs flamboyantes mais attention il est toxique !

Après avoir vaincu une deuxième colline, nous arrivons sur de grandes dalles granitiques (qui nous rappellent un peu les glacis des Seychelles) recouvertes de lichens et plantes grasses, notamment ces Kalanchoe pubescens.

Jolie vue dégagée vers les sommets plus au nord.

Le parcours s'enfonce ensuite dans des paysages plus montagneux…

Arrivés à un col, on distingue le village d'Ifasina au loin.

Une descente de 200 mètres de dénivelé assez raide et glissante par endroits nous conduit vers notre destination.

A l'orée du hameau, ce petit garçon attendant son père parti en forêt couper du bois nous regarde passer avec curiosité.

Plus loin, c'est une nuée d'enfants qui nous accueillent. Ils ne sont pas en classe, les instituteurs sont en grève dans tout le pays depuis plusieurs semaines pour dénoncer leur niveau de salaire. Les adultes, quant à eux, sont tous occupés à niveler un terrain pour construire un nouveau bâtiment scolaire.

Enfin voici le village, quelques dizaines de maisons en bois serrées les unes contre les autres, construites en bois précieux (palissandre) et assemblées sans clou ni vis, sur le principe de la mortaise.

Les portes et les volets sont entièrement couverts de motifs géométriques traditionnels : toiles d'araignée symbolisant les liens familiaux ou rayons de la ruche (alvéoles, losanges) représentant la vie communautaire.

Nous sommes introduits chez le doyen du village (89 ans) qui est aussi considéré comme le chef coutumier et à qui notre guide verse le droit d'entrée.

Johnny nous explique que l'agencement intérieur de la case répond à un code bien spécifique : un coin pour les ancêtres, un coin pour les ustensiles de cuisine et les provisions…

Ces maisons, comme toutes celles rencontrées sur les hauts-plateaux malgaches, n'ont pas de cheminée. L'intérieur est complètement enfumé, le plafond et les cloisons couverts de suie et l'air y est difficilement respirable. Dire qu'il y a 13 personnes qui vivent ici sur 6 mètres carrés au sol plus mezzanine.

Pendant que nous discutons, les trois petits enfants (ou arrières petits-enfants) du vieil homme nous rejoignent alors qu'au coin de la fenêtre, une autre petite fille nous guette timidement.

Ainsi va la vie dans un village Zafimaniry… dans un grand dénuement mais sans doute aussi dans un grand élan d'entraide… un monde totalement à part dans lequel nous ne nous sentons pas très à l'aise.

Alors c'est avec bonheur que nous retrouvons l'air frais de la montagne sur le chemin du retour. A 14 heures, nous sommes de retour à l'écolodge et une demi-heure plus tard, déjà sur le départ.

Direction la réserve privée de Ialatsara, à 82 km et deux heures de route environ.

Mais à peine parti, Hervé me passe le volant… il ne sent pas très bien. Sur la piste entre le lodge et la Nationale, tous les locaux que nous croisons me regardent avec étonnement. Dans ce pays, voir un vazaha conduire n'est pas commun, mais une vazaha, encore moins ! Je remarque un petit regard particulièrement complice de la part des femmes, une forme de solidarité féminine sans doute !

Bon, bref, je roulotte tant bien que mal sur cette piste en étant particulièrement vigilante en cas de doublement de piétons, ce qui veut dire, en permanence. Une fois sur la route Nationale, c'est un peu plus cool mais la concentration reste maximale. Attention aux croisements des poids lourds. Il faut, dans ce cas, bien ralentir ou parfois presque s'arrêter car la voie bien que nationale n'est pas très large. Attention aux semi-remorques qu'il faut doubler mais qui heureusement sont coopératifs et signalent quand la voie est libre. Attention aux taxis-brousse hyper chargés qui s'arrêtent sans prévenir. Attention aux poules, aux coqs, aux canards qui traversent la chaussée et même à la récolte de café qui sèche sur l'asphalte !

Enfin, attention aux nids-de-poule… d'autant que je transporte un malade. Mora… mora !

A ce rythme, nous arrivons à destination à 17 heures et prenons nos quartiers au Lémur Forest Camp tout juste avant la tombée de la nuit.

Chez les Zafimaniry

Réserve privée de Ialatsana : une étape dans la forêt

J12 (07/06/12)… suite

Le Lemur Forest Camp est un site écotouristique situé entre Ambositra (85 km) et Fianarantsoa (65 km), quelques kilomètres avant le village d'Ambohimahasoa. Il se tient à l'intérieur de la réserve d'Ialatsara où se trouve une des dernières forêts humides d'altitude (1000 à 1500 mètres) de la région sur une étendue de 2500 hectares, dont 1000 ha de forêt primaire. Créée en 2002, la réserve (auparavant rattachée au parc national de Ranomafana) est gérée par un couple franco-malgache, Bérénice et Daniel Rajaona, en partenariat avec le Ministère des Eaux et Forêts de Madagascar. Leur action vise à préserver les derniers lambeaux de forêt primaire présents à Ialatsara et la biodiversité du site avec 6 espèces de lémuriens, 7 espèces de caméléons et une grande variété d'oiseaux, de reptiles, et d'orchidées. L'hébergement rustique, très rustique se fait soit dans des tentes fixes en toile et bois avec sanitaires partagés ou depuis peu dans de petits bungalows en bois avec sanitaires privés mais non pourvus d'eau courante pour l'instant (eau au broc et douche au seau). Pas d'électricité sauf dans la salle commune en soirée.

C'est dans un de ces bungalows de dernière génération que nous nous installons. Nous serons les seuls hôtes du camp ce soir-là.

Hervé se sent un peu mieux, cela tombe bien car à 18 heures, Daniel nous attend pour une visite nocturne dont l'objectif principal est l'observation d'un petit lémurien nocturne, le microcèbe roux. D'ailleurs, en voici un, attiré par un peu de banane écrasée. L'apparition est furtive ! Microcebus rufus

La promenade de nuit se poursuit… et voilà un caméléon en train de dormir : un Calumna gastrotaenia ! 909

Gastro… quoi ? En tout cas, le mal dont souffre Hervé le reprend subitement, il est obligé de regagner la chambre dont il ne ressortira pas avant le lendemain matin. Je finis la balade toute seule et verrai encore d'autres animaux endormis : caméléons, criquet et oiseau.

Je commande ensuite deux seaux d'eau chaude pour la douche. Hervé est mal en point. Spontanément, Daniel lui fait préparer une thermos de tisane, une décoction de feuilles de Harungana madagascariensis, censée stimuler les fonctions digestives, apaiser les douleurs intestinales et gastriques. Espérons qu'elle puisse le soulager !

Dans ces conditions, je dîne en tête à tête avec Daniel, l'occasion d'échanger sur mes premières impressions malgaches autour d'un délicieux repas préparé à base de produits du jardin et de la ferme (car le camp assure pratiquement son autosubsistance). Au dessert, un crumble à l'ananas dont je raffole tout particulièrement.

Pour demain matin, je prévois une randonnée dans la réserve à la rencontre des lémuriens… du moins si le malade est rétabli.

J 13 : Vendredi 8 juin 2012

Réveil avec le chant du coq et le braiement d'un âne (oui, le camp compte également une ferme) et par le ruissellement de l'eau sur le toit du bungalow. Il ne pleut pas mais nous sommes au cœur d'une forêt tropicale humide… très humide !

Grâce à la décoction de Harungana, notre malade se sent beaucoup mieux. Ouf, nous pouvons confirmer la balade de ce matin en souhaitant être de retour à 11 heures car une longue route nous attend.

Daniel envoie immédiatement ses pisteurs dans la forêt, ils sont chargés de repérer pour nous les groupes de lémuriens. Après le petit déjeuner agrémenté de jus et de confitures maison (quel délice !), nous explorons un peu les alentours du camp en attendant notre guide.

Un petit coup d'œil au jardin où cette Poinsettia ou Euphorbia pulcherrima(en rouge) fait bon ménage avec cette Astéracée, Ageratum conyzoïdes, en mauve.

Un autre coup d'œil sur les arbustes et là, coup de chance, pour la première fois depuis notre arrivée à Mada, Hervé tombe lui-même sur un caméléon, probablement un Calumna brevicorne, reconnaissable à ses larges lobes occipitaux en forme d'oreilles d'éléphant.

Moi aussi je me mets à balayer du regard les fourrés et comble de chance trouve un deuxième caméléon. C'est un Calumna nasutum, facilement reconnaissable à son appendice nasal. Qu'il est mignon !

Enfin, jamais deux sans trois… voilà que nous en trouvons encore un troisième, sans doute Calumna gastrotaenia (comme celui vu hier soir en train de dormir).

Côté caméléons, nous n'avons pas perdu notre matinée. Espérons autant de chance avec les lémuriens. Les pisteurs sont en place, on peut y aller ! C'est Massane qui nous accompagne et nous sert de guide.

Nous traversons d'abord une forêt artificielle composée essentiellement d'eucalyptus, de pins d'Argentine et du Mexique, plantés dans la première moitié du vingtième siècle suite à la destruction de la forêt originelle puis arrivons dans un lambeau de forêt primaire, beaucoup plus dense.

Le guide qui connaît le moindre recoin de la réserve nous déniche une nième espèce de caméléons, un couple de Brookesia thieli. Les Brookesia sont les plus petits caméléons du monde, ils mesurent de 6 à 9 centimètres. Lents de nature, ils se déplacent peu, ce qui explique sans doute la facilité pour notre guide à les trouver. Ils vivent au sol ou sur des branches basses.

Un peu plus loin, Massane commence à appeler ses collègues et se dirige au son de leurs réponses. Rapidement, nous quittons tout sentier pour nous diriger vers le fond de la vallée. A coup de machette, les pisteurs nous fraient un passage dans la végétation. Ils ont repéré deux groupes de lémuriens, quatre individus d'un côté et deux de l'autre.

Nous approchons doucement et les découvrons d'abord très haut dans la canopée. Ce sont des propithèques diadème de Milne-Edwards (Propitechus edwardsi), reconnaissables à leur pelage brun foncé et à la tache claire en forme de papillon qu'ils arborent sur le dos.

En quelques bonds très aériens, l'un d'eux plus téméraire descend progressivement de plusieurs étages pour poser pour la photo. Nous sommes aux anges !

Nous ne nous lassons pas du spectacle mais l'heure tourne et si nous voulons tenir notre horaire, il est temps de penser au retour. Afin de rentrer plus rapidement, nous nous dirigeons avec notre GPS vers la route Nationale que nous remontons jusqu'au camp.

En cours de route et alors qu'à cette saison (hiver), la végétation florale est en dormance, nous avons la chance (aujourd'hui c'est jour de chance !) de voir cette orchidée au labelle quadrilobé d'un blanc éclatant avec une base légèrement rosée… Oeonia rosea.

Ainsi que cette autre… à déterminer !

11 heures : nous sommes pile dans les temps et quittons le Lemur Forest Camp pour le Catta Camp dans la vallée du Tsaranoro, soit 156 km de Nationale suivis de 20 km de piste. Un parcours estimé à 5 heures au minimum.

Alors en route !

Je ne vous ai pas encore parlé des contrôles de police. Les gendarmes ou les policiers sont postés presque à chaque entrée ou sortie de localité sur l'ensemble de la Nationale. Ils traquent particulièrement les taxis-brousse surchargés mais aussi les voitures particulières, à la recherche de la moindre faille. Le litige se règle en général non pas par une amende mais par le versement d'un bakchich. Interrogé à ce sujet, Rodolphe notre loueur nous avait dit que nous pourrions être confrontés à ce type de pratique.

Mais curieusement, depuis notre départ de Tana, à l'approche de chaque point de contrôle, les policiers nous faisaient aimablement signe de passer. Nous pensions qu'en tant que touristes nous étions privilégiés. Mais d'autres touristes véhiculés par des chauffeurs nous ont raconté avoir été arrêtés et le chauffeur obligé de glisser un petit billet aux policiers. Alors sans doute nous prenait-on pour des résidents français à Mada (les résidents ne s'arrêtent pas aux contrôles, paraît-il). Bref, pour l'instant, nous étions chanceux et espérions continuer à passer au travers.

Mais 6 km après notre départ, à la sortie de la petite ville de Ambohimahasoa, cette fois-ci, pas de chance, on nous arrête. Contrôle des papiers d'identité et des papiers du véhicule. Le flic nous dit qu'il manque la carte violette et que nous sommes donc en infraction. Hervé se dit prêt à payer une amende officielle avec un reçu (qu'on se ferait ensuite rembourser par le loueur) mais notre homme n'a aucune véritable intention de dresser un PV. Après ½ heure de tergiversation ou il nous menace de nous confisquer les papiers du véhicule, il nous fait comprendre que l'affaire peut être close avec 20000 ariarys. L'équivalent de huit euros, qui, pour lui représente un juteux bakchich quand on sait que le salaire moyen de base est de 40 euros.

Le loueur nous dira plus tard que cette carte a été remplacée récemment par un autre document qui était bien en notre possession.

Cette expérience nous refroidit un peu et nous laisse perplexe quant au degré de corruption à tous les échelons. Heureusement que les paysages nous font vite oublier cette désagréable sensation.

A Fianarantsoa (Fianar pour raccourcir), nous faisons le plein de carburant et quelques petites courses (gâteaux secs, fromage à tartiner...). Nous sommes très agréablement surpris par la consommation du 4 x 4 : 11 à 12 litres au 100, ce qui est très peu pour un véhicule de ce type. C'est vrai aussi que nous roulons mora, mora.

Après Fianar, on commence à voir les contreforts du massif de l'Andringitra et quelques dizaines de km plus loin, dans une grande descente, la vallée d'Ambalavao s'ouvre soudainement comme un décor de western… magique !

Ambalavao : nichée au fond d'un cirque montagneux, la petite ville vit sous l'influence du Sud qui commence ici. Il y fait déjà plus chaud, les alentours sont désertiques et rugueux. Nous sommes passés de 1300 à 1000 mètres d'altitude.

La région est aussi la plaque tournante du commerce du zébu. Tous les mercredis a lieu ici un grand marché aux zébus. Les troupeaux, nous ne tardons pas à les croiser, ils se suivent sur des kilomètres… avec des dizaines et des dizaines de bêtes qui vont d'ailleurs nous ralentir un peu.

Il est 16 heures, nous quittons la route principale à 37 km au sud d'Ambalavao. Il nous reste une bonne vingtaine de km de piste jusqu'à notre destination finale.

Après avoir payé un petit droit de passage dans deux villages successifs, les choses sérieuses commencent. Hervé passe en mode 4 x 4 et se fait plaisir avec du franchissement. La piste est mauvaise avec des passages délicats mais notre tacot assure largement.

La vallée est très belle, ponctuée ça et là de petites maisons aux toits de chaume.

Comme à chaque fois, les coordonnées GPS sont parfaitement exactes. Il est 17 heures quand nous arrivons à destination, tout juste avant le coucher du soleil. Ouf, quelle journée !

Caméléons Brookesia

Vallée du Tsaranoro, à l'assaut du Caméléon

J13 (08/06/12)… fin de journée

Dans cette vallée du Tsaranoro, au pied de la falaise du même nom, le Camp Catta propose plusieurs types d'hébergements pour tout budget : camping autonome, tentes équipées, bungalows "village" (pour 2) avec sanitaires privés ou partagés et bungalows "confort" avec sanitaires privés (jusqu'à 6 personnes).

Comme nous y passons trois nuits autant nous installer confortablement dans un bungalow… spacieux ! Nous adorons !

La structure est idéale pour les amoureux de la nature, du sport et de l'aventure. Nous on se contentera de l'option nature car en dehors des randonnées, ici on peut faire de l'escalade, du parapente et du base jump.

A ce compte-là, on s'attendait à y trouver une clientèle jeune et sportive. Or ce soir, sur 6 clients, nous sommes les plus jeunes !

Avant le dîner, nous organisons la journée de demain en prévoyant une randonnée de 6 heures A/R avec 600 mètres de dénivelé vers ce drôle de sommet dominant le village… de son nom malgache "Langera" (= pelle) mais rebaptisé par les vazahas "Caméléon" du fait de sa ressemblance, vu depuis le Camp.

C'est Jean Paul, le chef des guides qui est chargé de nous accompagner.

Mais pour l'instant, passons à table. Un repas à trois plats très, (trop ?) copieux et qui n'a pas la saveur et la finesse des dîners précédents. Pour moi, tout particulièrement, bien qu'ayant à peine picoré, ce dîner ne passe pas. Hervé m'aurait-il transmis son virus ?

Je suis malade toute la nuit.

J14 : Samedi 9 juin 2012

Ce matin il m'est impossible de mettre un pied devant l'autre. Hervé va prendre le petit déjeuner tout seul. Décidément, pendant ce voyage, nous aurons eu chacun notre moment de solitude !

J'apprécierais bien une tisane de Harungana mais Hervé a déjà bien du mal à obtenir une tasse de thé. Je l'avale avec difficulté puis me traîne du lit à la salle de bains et de la salle de bains au lit.

Mais impossible de résister davantage à ce franc soleil. Alors je décide de sortir malgré tout. Bon, atteindre le Caméléon avec ses 600 mètres de dénivelé me semble utopique mais peut-être pourrions nous aller jusqu'à la piscine naturelle.

En passant devant la réception, nous annulons la sortie prévue (JP, le guide, fait la tête). Pour aller tout simplement jusqu'à la piscine, un guide nous semble superflu. Hors parc national, le guidage n'est pas obligatoire.

J'avance un peu au radar mais au bout d'une demi-heure, nous voilà déjà à la piscine.

Je trempe mes mains dans l'eau puis recharge les batteries à l'ombre d'un rocher. Nous sommes bientôt rejoints par deux filles et leur guide qui, au gré de nos arrêts respectifs, nous suivront ou nous devanceront selon le cas.

La montée commence alors… d'abord en douceur. En nous retournant, nous apercevons la paroi de granit du Tsaranoro comme repeinte en jaune et vert…

L'œuvre d'un géant peut-être ?

En tout cas, ces paysages majestueux me donnent des ailes et puisque je ne vais pas trop mal, continuons encore un peu… en direction du Caméléon.

Le sentier suit de petits canaux d'irrigation qui sont à l'origine des effondrements de terrain, formant des sortes de crevasses appelées ici lavaka.

De fil en aiguille, je finis pas atteindre 250 mètres de dénivelé (pour une malade ce n'est pas si mal) mais plus on progresse, plus je suis obligée de me reposer souvent.

Là, je mets mes dernière forces dans la bataille puis je capitule !

250 mètres de dénivelé, ce sera mon record du jour ! Après, je laisse Hervé poursuivre tout seul car il a trop envie d'atteindre le sommet. Il part sans eau (c'est moi qui garde la bouteille, je suis malade !). Tranquillement, je rebrousse chemin jusqu'au camp que j'atteins à 13 heures.

Pendant ce temps, mon homme suit le sentier où je l'ai laissé mais curieusement, celui-ci descend. Il atteint presque la rivière quand il réalise que ce n'est vraiment pas normal. Il revient alors sur ses pas, décidé à abandonner toute idée d'achever la randonnée. Mais finalement en revenant un peu sur ses pas, il finit par découvrir une petite sente à peine tracée qui lui avait échappé… et cette fois-ci, il commence à véritablement prendre de l'altitude.

Ça grimpe dur, c'est bon signe, la crête n'est pas loin. Tiens Obélix serait-il passé par ici ;)

Les filles (celles qui nous suivaient et qui ensuite nous ont dépassé) et leur guide sont déjà en bonne place. Pour les rejoindre, il reste à Hervé à vaincre son vertige pour passer sur l'arête finale qui correspond au "dos du caméléon", un passage aérien à la façon d'Angel's Landing (pour les connaisseurs de Zion UT)

Au bout du bout, c'est la récompense avec une vue à couper le souffle et à vous donner le tournis… sur les prestigieux sommets environnants, le massif du Tsaranoro, la Porte du Sud, la Pyramide, le Dondy, le parc national de l'Andringitra et le pic Boby.

Auprès des filles, notre héros du jour trouve de l'eau (ouf, car il est presque déshydraté). Elles lui proposent aussi de partager leur pique-nique mais la salade de pâtes, non merci, ce n'est pas son truc !

Mais une petite photo lui ferait bien plaisir.

Pendant ce temps, revenue à bon port, je m'installe devant notre bungalow, scrute le sommet du Caméléon et semble distinguer des formes aller et venir là-haut. Peut-être à ce moment-là était-ce Hervé que j'ai vu faire cette photo au téléobjectif ! En tout cas, on aperçoit parfaitement notre petite maisonnette ainsi que notre 4 x 4.

Bien ragaillardi, le courageux randonneur commence à présent la descente. Cette randonnée telle qu'elle est préconisée par les documents du Camp est une boucle. La descente se fait par le côté opposé et le retour par le village de Morarano. Hervé préfère, quant à lui, revenir par le même chemin qu'à l'aller car il se demande si je ne l'attends pas quelque part sur le parcours.

Progressivement, en perdant de l'altitude, les formes gagnent en rondeur et en douceur !

Pendant le trajet du retour, flore et faune endémiques n'échappent pas au photographe. Euphorbia milii Aloes capitata Pachypodium

Puis en traversant la forêt, il se donne du mal à repérer ces lémuriens, bien cachés dans les arbres.

A ce moment-là, il ne sait pas encore qu'il n'est pas nécessaire de s'enfoncer dans la forêt pour en apercevoir. Quelle ne fut sa surprise d'en trouver un, gardien de notre bungalow (le n° 11) à son arrivée.

Et il n'a pas encore vu tous les autres, tous ceux installés sur le toit de notre maison ainsi que dans les arbres aux alentours. Le Camp Catta ne s'appelle pas ainsi pour rien, il abrite une colonie de cette espèce qui vivait sans doute déjà là avant la construction de la structure.

Observer les lémuriens et profiter du paysage de la vallée en face de nous seront les deux occupations de cette fin d'après-midi… jusqu'au coucher du soleil !

Je commence à aller mieux ce soir. Certes je fais encore attention à mon régime mais j'apprécie davantage le dîner. Pour demain, nous planifions une nouvelle randonnée vers l'Envers du Tsaranoro. Randonnée estimée à 6 à 8 heures avec un peu moins de 1000 mètres de dénivelé.

C'est Doris qui est désigné pour nous accompagner, ça nous convient bien car avec JP, nous n'accrochons pas vraiment.

Avec l'arrivée des deux jeunes filles croisées au Caméléon et celle d'un jeune couple anglais, la moyenne d'âge est plus basse. Nous voilà les plus vieux ce soir ;-) mais toujours pas plus de six clients.

J'espère vraiment pouvoir mener la randonnée au bout demain.

Vers le sommet du Caméléon

L'envers du Tsaranoro

J15 : Dimanche 10 juin 2012

En tirant les rideaux ce matin, j'assiste, attendrie, au difficile réveil de deux makis catta blottis l'un contre l'autre dans le pin devant notre fenêtre.

Moi, je me sens en forme. Ne perdons pas de temps. Dès la fin du petit déjeuner, nous nous mettons en marche, accompagné du jeune guide-stagiaire Doris. Il nous explique être en plein apprentissage de sa fonction, nous priant d'être indulgents avec ses connaissances. Pas de problème, il nous paraît sérieux, modeste et sympa, c'est l'essentiel.

Altitude de départ : 930 mètres au Camp Catta.

Comme hier, nous traversons d'abord la forêt d'où dépasse l'imposante paroi du Tsaranoro !

L'appellation du massif proviendrait des prénoms des deux filles du roi Bara, Tsara et Noro, exécutées dans la forêt au pied des falaises où elles s'étaient cachées pour échapper aux soldats du roi de Tana. Une triste histoire !

La montée commence alors à travers des prairies herbeuses sur lesquelles le soleil tape déjà fort alors qu'il n'est pas 9 heures.

Une très légère brise fait onduler les plumeaux carmin des herbes entre lesquelles se cachent pudiquement les bourgeons floraux des aloès.

Bientôt, le pied de la falaise est atteint. Les 800 mètres qui séparent le pied du sommet nous donnent le vertige. Il est 9 heures : première pause à l'ombre bienfaisante d'un arbre à 1157 mètres d'altitude. Gain : 230 mètres depuis le départ.

Et premier point de vue sur le Dôme noir (au premier plan), le Dondy et la chaine montagneuse de l'Andringitra (en face)… jusqu'à la vallée.

Nous contournons ensuite le pied de la falaise par le sud, nous dirigeant vers une forêt de palmiers et de fougères située dans un couloir entre deux dômes granitiques. La fente dans la montagne est un lieu de sépulture.

Etonnante, cette forêt de palmiers… sans doute ce qu'on appelle un forêt tropicale d'altitude. L'avantage est qu'il y fait plus frais, ça fait du bien.

C'est l'occasion d'une deuxième pause. Il est 10 heures, nous sommes à 1406 mètres d'altitude. Gain depuis le départ : 470 mètres.

Ça grimpe plus fort à présent… Le paysage devient plus minéral. Le cheminement se fait sur de grandes dalles granitiques couvertes de plantes grasses, aloès, pachypodiums et notamment ces kalanchoes toutes velues, une pilosité qui leur permet de stocker l'humidité de la rosée matinale… Kalanchoe tomentosa

11 heures : je réclame une troisième pause. Nous sommes à 1673 mètres d'altitude. Gain depuis le départ : 750 mètres.

Dernier effort sur des dalles particulièrement raides, d'autant qu'en levant la tête, on avait l'impression que le sommet était tout proche.

En fait, il y a un étage de plus… et encore autant de gouttes de sueur pour enfin atteindre le sommet. Il est 11 h 26, altitude 1822 mètres. Gain depuis le départ : 892 mètres.

D'ici la vue s'ouvre à l'ouest sur la vallée de Bedita et la montagne du Bonnet de l'évêque sur le trajet de la Nationale 7 vers le sud. Au nord, on aperçoit la Porte du Sud et Vohitsoaka, le village que nous avions traversé en quittant la N 7. A l'est, le Tsaranoro Be (ou grand Tsaranoro) et le Tsaranoro Atsimo (ou Tsaranoro Sud).

Devant cette vue panoramique, un lézard s'invite à notre pique-nique… il y a des miettes à récupérer…Oplurus quadrimaculus, une espèce commune dans l'Andringitra, reconnaissable à ses 4 ocelles noirs sur chaque flanc.

Pour nous, il est prévu de rentrer par le même chemin. Néanmoins, il existe une autre alternative. C'est celle que vont tenter les deux filles que nous avons rencontrées hier au Caméléon. Accompagnées d'un guide et de deux porteurs, elles quitteront Camp Catta en fin de matinée pour monter ici à l'envers du Tsaranoro où elles passeront la nuit. Le lendemain matin, elles feront la descente via le grand tour du Tsaranoro et la descente avec cordes fixes et rappel de la falaise du Karambony. Avis aux amateurs… plus aventureux !

Alors avant de redescendre, Doris nous emmène explorer le plateau et nous montrer le passage que vont emprunter nos aventurières.

Un plateau riche en boulders et blocs granitiques variés, titillant notre imagination ! Alors ici un petit coup de main à Obélix pour soutenir ce menhir ! Là, une prairie dans lequel on verrait bien surgir quelques dinosaures… un petit air de Devil's Lane Utah! A moins que ce ne soit le lieu de prédilection de quelque Martien nous envoyant de drôles de messages à travers ces herbes enroulées ! Ou encore un endroit un peu magique où les arbres doivent percer la pierre pour pouvoir croître !

En tout cas, une végétation très particulière avec ces euphorbes coralliformes, aux rameaux en chapelets de saucisse… Euphorbia alluaudi

Et avec cette autre curiosité botanique appelée par les locaux "pattes de poule" (nom scientifique non trouvé)

Décidément, l'envers du Tsaranoro nous aura réservé bien des surprises et ce n'est pas fini. Côté bêbêtes, nous découvrons un scarabée et deux criquets dont l'un déjà observé du côté du pays Zaf' mais je ne peux m'empêcher de vous le montrer à nouveau : il est tellement beau !

La descente nous prendra deux heures. A mi-chemin, nous ne manquons pas de rencontrer d'abord les deux porteurs lourdement chargés, chacun portant un barda de 70 kg sur le dos… puis les deux filles accompagnées du guide.

Après un brin de causette avec elles, nous sommes de retour au camp vers 15 heures… enchantés de notre journée.

La fin de soirée est à nouveau contemplative, on ne se lasse pas de la superbe vue sur la vallée et surtout des cabrioles des lémuriens.

C'est bientôt la fin de notre voyage. Demain il faut entamer le trajet retour. La vallée du Tsaranoro aura été le point de notre parcours, le plus au sud. Ces deux journées au Camp Catta resteront nos coups de cœur "côté terre".

Vallée du Tsaranoro

Retour à Tananarive

J16 : Lundi 11 juin 2012 Notre vol retour est prévu dans moins de 48 heures à présent. Le trajet vers la capitale s'effectuera en deux étapes : Camp Catta à Antsirabe aujourd'hui et Antsirabe à Tana demain.

370 kilomètres dont 20 de piste nous séparent de notre destination de ce soir. Dans l'absolu, pas grand chose mais à Mada, nous avons estimé le trajet à 8/10 heures.

Alors petit déjeuner dès 6 heures et départ dans la foulée à 7 heures en commençant par la vingtaine de kilomètres de piste jusqu'à la Nationale.

Les locaux sont déjà en route un peu partout dans la campagne.

A peine partis, nous apercevons une jeune femme qui se met à courir sur une piste perpendiculaire à celle que nous empruntons. Visiblement, elle apprécierait d'être véhiculée. Nous stoppons… d'autant qu'elle me paraît enceinte. Alors qu'elle grimpe, complètement essoufflée mais soulagée, dans le véhicule, nous découvrons que c'est un nourrisson qu'elle abrite sous ses effets. Nous déposons la jeune maman et son bébé dans le premier village sur notre trajet, à Vohitsaoka. Cela lui aura fait gagner une dizaine de kilomètres, soit 3 bonnes heures de marche.

8 heures : ça y est, nous sommes sur la N 7 avec son flot de poids lourds, de taxis brousse, de piétons, de vélos, de poules et de canards mais bien plus que le trafic (ce à quoi nous commençons à être habitués), ce sont les contrôles de police que nous redoutons après le désagréable racket que nous avons subi à l'aller.

Ça ne loupe pas. Dans la première localité traversée, un policier nous fait signe de nous arrêter. Avec une bonne dose de culot, Hervé affirme qu'il vient d'être contrôlé peu de temps avant et que tout est en règle. "Très bien, Monsieur, alors circulez !" nous répond-il. Ouf !

Après Ambalavao, sur le fameux plateau du zébu, la route couverte de bouses laisse bientôt apparaître le cortège des troupeaux. Mais ils sont moins nombreux qu'à notre précédent passage.

10 heures : nous atteignons Fianar après 3 heures de route (depuis le départ) et 110 km, soit une moyenne de moins de 40 km/heure. Mais entre Camp Catta et Fianar nous avons mis aujourd'hui une heure de moins que lors de notre trajet aller. Une bonne nouvelle !

60 kilomètres plus loin, nous sommes particulièrement tendus à l'approche d'Ambohimahasoa, le village où on s'était fait contrôler à l'aller. Au point de contrôle, le flic (pas le même que le fois précédente) nous fait signe de nous arrêter puis aussitôt signe de circuler. Ouf, ouf, et re-ouf. Aux contrôles suivants, nous adoptons un air détaché et passons notre chemin.

Nous nous accordons un petit arrêt pour manger un morceau rapidement, debout, derrière notre véhicule et partageons un gros ananas avec des locaux surpris. Nous repartons aussitôt. Je dis "nous" mais en réalité, c'est Hervé qui est au volant depuis six heures d'affilée et alors qu'il est plus 13 heures, il a besoin d'une bonne dose de caféine… alors un expresso, s'il vous plaît !

Heureusement, dans la ville d'Ambositra, assez touristique, un tel breuvage devrait être disponible. A la sortie de l'agglomération, le Motel Violette tombe à point. Alors que nous sirotons un bon expresso servi avec un petit chocolat Robert sur la terrasse, nous assistons à une scène d'un autre temps… à l'étage inférieur, une employée en train de faire du repassage avec un fer comme celui utilisé non par nos grands-mères, mais par nos arrière-grands-mères, un fer chargé de braises !

14 heures. Après cet intermède divertissant, je prends le volant pour les 90 derniers kilomètres, il manque environ deux heures jusqu'à notre destination finale.

J'ai maintenant le véhicule bien en main. A force, on s'habitue aux gens qui marchent sur la route, à la conduite des taxis-brousse qui font des écarts pour éviter les nids-de-poule, à la conduite malgache qui veut que le premier qui arrive sur un obstacle double (l'autre s'adapte). Mais il n'y a aucune agitation, aucune frénésie, tout se passe mora mora (doucement).

Alors c'est parfaitement détendus, en écoutant la seule cassette disponible dans la voiture, celle de Francis Cabrel, que nous abordons la grouillante Antsirabe, comme de vieux briscards que la circulation n'impressionne plus.

Après un dernier crochet par la Chocolatière (pour faire le plein de chocolats Robert !), nous passons le portail de Couleur Café vers 16 heures après 9 heures de route soit une moyenne de 40 km/heure. Nous avons très, très bien roulé !

Ayant hésité à dîner en ville (le restaurant Pousse-Pousse nous disait bien), nous ne pouvons finalement résister au calme de la maison d'hôtes et surtout à son menu particulièrement alléchant ce soir : foie gras, cuisse de canard sauce vanille, ananas caramélisé et glace. Divin !

J 17 : Mardi 12 juin 2012

Notre vol est prévu à 21 h 30 à Tananarive. 180 kilomètres nous séparent de la capitale, soit 3 à 4 heures de route. Nous avons par conséquent de la marge mais sait-on jamais, il vaut mieux ne pas s'attarder à Antsirabe et prendre directement la route vers Tana.

Jouets en bois, objets en raphia, gamelles en aluminium, fleurs en pots, monticules de légumes… comme à l'aller, nous voyons défiler sur les étalages au bord de la route ce que chaque région produit de mieux.

Vers midi, nous atteignons déjà la capitale. L'activité est à son comble mais la traversée de la ville ne pose pas de problème majeur. Néanmoins, en raison de tout ce qu'on avait pu lire sur le degré d'insécurité dans la capitale, nous prenons le soin de verrouiller les portières.

C'est l'heure du déjeuner alors pourquoi ne pas retourner au restaurant du Sakamanga. Trouver à se garer dans ce quartier du centre-ville n'est pas évident mais on a fini par y arriver. L'ambiance détendue du Sakamanga, le service efficace et le repas excellent font oublier le tumulte extérieur. Une pause agréable !

Il nous reste tout l'après-midi à occuper et comme nous n'avions pas envie de nous promener en ville, j'avais repéré, pas très loin de l'aéroport, le parc zoologique de Croc Farm.

Autant retrouver l'hotel Sakamanga n'a pas posé de problème, autant sortir du centre et nous diriger vers l'aéroport n'a pas été simple. La tactique a été de nous arrêter dans chaque rue auprès d'un taxi pour nous faire confirmer le trajet.

Heureusement rapidement nous arrivons en terrain connu (des repères pris à l'aller) et alors tout droit jusqu'à l'aéroport.

Pour atteindre Croc farm, il faut prendre une piste à gauche un peu avant l'aéroport mais il faut être très attentif pour ne pas la louper.

La vocation première de Croc Farm est l'élevage des crocodiles du Nil. Faisant deux pierres d'un coup, le parc abrite également quelques lémuriens en liberté et dans des vivariums, quelques spécimens de la faune malgache : caméléons, grenouilles, serpents…

L'attraction principale : les crocodiles du Nil. Dans un vivarium, un caméléon de Parson, le plus grand caméléon de Madagascar. L'adulte mâle peut atteindre 60 cm.

Et en liberté une colonie de propithèques (ou sifaka) de Verreaux... adorables !

Une façon sympa de tuer le temps en attendant notre avion !

Rodolphe vient réceptionner le véhicule à l'aéroport, rien à redire. Le vol direct pour Paris s'est transformé en vol avec escale à Marseille, deux heures d'attente sans pouvoir sortir de l'appareil… dommage, on aurait bien aimé se dégourdir les jambes après une nuit dans l'avion pendant laquelle nous avons d'ailleurs bien dormi.

C'est en forme et avec des images de lémuriens et de caméléons plein les yeux que nous atterrissons à Paris vers 11 heures du matin.

Sur la Nationale 7

En conclusion...

Impressions générales

Un voyage court, trop court sans doute, pour vraiment prendre la mesure de toute l'originalité de ce pays. Alors nous espérons y retourner un jour pour explorer d'autres points d'intérêt : le massif de l'Isalo ou Colorado malgache, les étendues de baobabs du Sud-Ouest, les flèches élancées des Tsingy de Bemaraha et pourquoi pas la baie de Diego, l'île de Ste Marie… bref, il reste de quoi programmer plusieurs voyages !

Néanmoins, ces deux parties très différentes, l'une côté mer et l'autre côté terre, ont été très complémentaires. C'est comme si on avait fait deux voyages en un.

Côté mer, nous ne pouvions pas mieux tomber en choisissant la petite île de Sakatia. Son emplacement, son calme, la qualité des prestations et des plongées du Sakatia Lodge ont répondu en tout point à nos attentes. Nous avons pu constater que les fonds sous-marins sont restés exceptionnels, ce qui est plutôt rare quand on retourne sur un site qu'on a connu plusieurs dizaines d'années auparavant. Un bon point !

Côté terre, notre coup de cœur va à la vallée de Tsaranoro avec deux belles randonnées dans un environnement exceptionnel. Mais nous avons également apprécié nos autres points de chute, tous situés en pleine nature et prétextes à beaucoup de découvertes naturalistes, côté faune et côté flore.

Mais plus que les paysages et bien davantage que lors de nos précédents voyages, ce sont les scènes de vie qui nous ont le plus marqués. Nous pensons souvent à toutes ces femmes portant de lourdes charges sur leur tête, ces jeunes filles et ces fillettes en train de remuer la terre pour y trouver un peu de poudre d'or, ces paysans courbés dans les rizières ou labourant leurs champs à la charrue, ces enfants s'amusant avec un bidon en plastique ou un vieux pneu et… en général à tous ces gens marchant toute la journée sur le bord des routes. En tout cas un peuple attachant, travailleur, qui force le respect !

Car Madagascar, c'est aussi une réalité sociale et économique avec une pauvreté omniprésente (60% des habitants vit avec moins d'un euro par jour), une démographie galopante (45 % de la population a moins de 14 ans) entraînant une accélération de la déforestation, le tout sur fond de crises politiques successives.

Dans ce contexte, le touriste est très sollicité - mais pas harcelé - pour l'achat de souvenirs ou la proposition de services. Une des seules manières pour beaucoup de Malgaches de gagner leur vie.

Espérons qu'un jour le pays puisse s'en sortir car il le mérite !

Le véhicule loué, la conduite, la sécurité !

Louer un véhicule sans chauffeur n'est pas une pratique courante à Madagascar et coûte d'ailleurs plus cher que la location avec chauffeur! Mais cela est néanmoins possible puisque nous l'avons fait. C'est une solution envisageable si, comme nous, vous aimez être actif au volant plutôt que de subir le voyage à l'arrière d'un véhicule.

La conduite sur les routes malgaches demande de la concentration et de l'anticipation mais ne pose pas de difficulté insurmontable. On s'habitue rapidement à partager la voie avec quantité d'autres usagers et contrairement à d'autres pays (Sri Lanka, Egypte��) où cela se fait dans la frénésie et la nervosité, ici tout le monde fait ce qu'il faut pour laisser de la place aux autres… avec beaucoup de calme.

Il convient en revanche de bien préparer son parcours (coordonnées GPS de points stratégiques). Penser également à relever quelques points GPS pour faciliter la traversée des villes car il ne faut pas compter trouver beaucoup d'indications routières ni de carte fiable.

Le véhicule que nous avions loué était parfaitement adapté à nos besoins et aurait pu faire face à des conditions de piste bien plus difficiles. Plusieurs chauffeurs (nous prenant pour des résidents) nous ont d'ailleurs fait des propositions d'achat ;-) Nous l'avions réservé par l'intermédiaire du loueur en ligne N7 mais c'était bien un véhicule privé. Son propriétaire Rodolphe peut aussi le louer directement ou se proposer comme chauffeur. Nous pouvons transmettre ses coordonnées à toute personne intéressée (nous laisser un mot sur le livre d'or).

Nous avons parcouru environ 1000 kilomètres en 8 jours, ce qui fait une moyenne de 125 kilomètres par jour ce qui paraît peu mais, à Madagascar, il vaut mieux calculer en temps de trajet qu'en nombre de kilomètres. Nous avions bien estimé notre timing.

Côté sécurité, pas de problème particulier en dépit de tout ce que nous avions pu entendre et lire un peu partout sur le net. Néanmoins nous n'avons jamais circulé de nuit, ne sommes pas sortis en ville ni de nuit ni même de jour. A la campagne aucun problème mais nous avons toujours pris soin de ne jamais laisser nos bagages seuls dans voiture. Pour la traversée de la capitale seulement, nous avions verrouillé nos portières par pure précaution sans jamais ressentir nulle part de danger. Alors avons-nous eu de la chance ou les propos faisant état d'une insécurité généralisée sont-ils exagérés ? De notre point de vue, le touriste ne risque à Mada pas plus que dans n'importe quelle autre destination à faible niveau de vie. Il suffit de prendre des précautions élémentaires. Probablement le risque est-il le plus élevé dans la capitale.

La seule expérience désagréable que nous ayons faite est celle d'un racket par un policier lors d'un contrôle.

Les hébergements

Ils étaient tous excellents, en général très confortables et dans les deux plus rustiques, la qualité de l'accueil, particulièrement chaleureux, a largement compensé le déficit de confort. Partout les réservations ont été honorées. Vu la période, nous aurions pu ne pas retenir nos hébergements mais pour un voyage court, nous avons préféré assurer. Aucun n'était complet, loin de là, et avons même été une fois seuls. Madagascar attend les touristes et en a besoin ! Récapitulatif (dans l'ordre du voyage) : Sakatia Lodge à Nosy Sakatia, Sakamanga à Tananarive, Couleur Café à Antsirabe, Sous le soleil de Mada à Ambaladingana, Lemur Forest Camp à Ialatsara, Camp Catta dans la vallée de Tsaranoro.

Ouvrages et sites Internet utiles

Les ouvrages : Lonely Planet Madagascar (édition 2010) Guide du Routard Madagascar 2012

Les sites Internet Sur Voyage Forum, deux carnets de voyage, celui de Chris06 et celui de Boz51

"Voyage en terre malgache", le blog de deux naturalistes Steph et Cyril en voyage à Madagascar. Très intéressant pour qui prépare un parcours sur la Nationale 7. Egalement très instructif pour tout qui concerne observations et identifications naturalistes. Une mine d'informations ! En grande partie grâce à ce blog, j'ai pu identifier la plupart de la faune et de la flore photographiées au cours de notre voyage. Il reste malgré tout quelques points d'interrogation. Alors si vous avez des connaissances en botanique…

En compagnie de ce caméléon Furcifer, je vous dis Velòma (au revoir !) et à bientôt pour un autre fabuleux voyage. 😉



FIN
Club de plongée à Cuba avec un contact plus sympathique et formateur? English translation pending
by Talcha · 2010-02-17 · 37 replies
Les clubs de plongée à Cuba ne s'adressent pas aux touristes peu expérimentés en la matière. Le contact se limite à vous balancer l'équipement et à encaisser la note. Quelqu'un aurait-il connaissance de plages cubaines où le contact soit plus sympa et plus formateur....et dans un français minimal. Si à défaut, vous connaissez tout de même des endroits chouettes pas trop loin d'un hôtel , où on peut snorkeler avec plaisir à partir de la plage, j'attends vos bons commentaires . Merci tout plein. talcha
Belles choses à voir sur la Rive sud de Saint-Laurent? English translation pending
by Feiby · 2009-01-18 · 8 replies
Bonjour

Toujours à la recherche du meilleur itinéraire pour mon voyage au Québec, je voulais savoir s'il y avait de belles choses à voir côté sud du St-Laurent?

Quel est ensuite le meilleur endroit pour traverser le fleuve pour rejoindre Tadoussac?

Encore merci de vos réponses

Fabio

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