Results for "Salé+et+restaurant+|+1+>+66"
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Logement pour une nuit à Ollantaytambo? (Pérou) English translation pending
Bonjour!
Je voudrais aller au Machu Pichu le 19 juillet, mais comme le train est extrèmement tôt et que je suis logée dans un couvent à Cuzco, il me faudrait trouver un lieu où passer la nuit du 18 au 19 juillet; pourriez vous m'aider pour trouver un endroit pas trop cher, sûr et pas loin de la gare?
Merci
L'île de la Jeunesse à Cuba English translation pending
Départ du reparto à 5h45. Nous avons prévu large car il faisait nuit, il pleuvait(quoique le mot "pluie" soit trop faible )et la Lada n'a des essuie glace qu' à titre décoratif .
Arrivée en vie à Batabano à 7h30
Il y a beaucoup d'eau dans cette contrée, on y cultive le riz et le soja.Là il y avait trop d'eau (au dessus des jantes pour moi c'est trop)
L'embarcadère est fermé, je ne sais pas pourquoi on nous dit d'arriver aussi tôt.Nous avons fait une petite sieste jusqu'à 9h30
Retour au "centre ville" pour faire gonfler la roue arrière, ça n'a pas été possible :pas d'air !
Changement de roue (la dégonflée dans le coffre)et retour à l'embarcadère enfin ouvert
L'employée m'explique que oui bien sur il y a toujours des billets pour les étrangers mais pas aujourd'hui, tout cela avec un air désolé et des mi amor, mi corazon à la pelle et elle propose que nous dormions chez elle le soir, elle nous fera de la langouste et demain oui il y a beaucoup de place .
Passe un routier (sympa) "ta roue arrière est crevée"
Si vous avez suivi vous savez que celle du coffre est dégonflée !
Mi esposo part à pieds avec sa roue à la ponchera du coin (subitement on sait nous dire où trouver de l'air !)
La dame revient à la charge avec ses propositions (mi cielo).Ma réponse est toujours la même "No gracias, hoy".
Mi esposo revient, change la roue
La dame recommence, elle commence à me gonfler (elle et les roues!)
Elle a du comprendre qu'avec moi il n'y avait pas moyen de faire son bisness donc subitement la Lada peut embarquer et j'achète tranquillement mon billet pour le catamaran (50 cuc).
15h30 arrivée sur l'ile La tante d'un ami chez qui nous devions loger nous attendait .Un bicitaxi nous a conduits . Il est revenu nous chercher le soir pour que nous allions récupérer la voiture .La patana (c'est le nom du bateau qui transporte les voitures et les camions )arrive normalement vers 22h Nous avons attendus 2 h! 2h de bonheur pour les moustiques (il doit y en avoir 1 million par habitant) Nous avons récupéré la Lada avec une roue crevée et la batterie à plat (si vous suivez toujours, vous savez que celle du coffre est également à plat mais à ce stade on s'en fout et on roule sur la jante )
Mercredi Le bicitaxi vient chercher mi marido à 8h pour les réparations Moi je suis restée au reparto à maudire mon voisin qui n'entretient pas sa Lada de mierda mais qui vit largement avec les cuc de la location De temps en temps je recevais un sms qui me tenait au courant de l'avancée des travaux J'ai retenu le texto le plus marquant :"pinga tout est réparé mais je suis passé très juste entre une charette et un vélo :plus de freins" Je n'ai pas pu me suicider, les grilles du balcon ne s'ouvraient pas Il est rentré à 18h ! Le soir nous sommes sortis mais sachez le à 21h les restaurants ne servent plus
Jeudi Visite de la prison modèle !impressionnant Fidel y avait une chambre avec salle de bains perso, ses acolytes étaient logés à l'infirmerie de l'hopital.Cool comme détention! Détente à la plage de Bibijagua(sable noir, crottin de cheval et reggaeton à donf)On supporte ou pas !
Vendredi ben rien car en route pour playa roja les freins ont laché de nouveau ! Nous avons atterri chez un fermier- mécano, c'est le fils qui nous a reçu "buenas tarde, ta roue est à plat !"ok Il a bricolé les freins pendant que la tante qui nous accompagnait et moi confortablement installées dans une banquette de bus transformée en balancelle nous mangions les mangues au fur et à mesure qu'elles tombaient de l'arbre.
Samedi On se casse ! Il n'y a pas place sur le catamaran mais je peux embarquer sur la patana avec la voiture Réparations des freins et petite promenade (pas trop loin hein on sait jamais ) Embarquement à 1h arrivée à batabano 8h30 On dort dans la voiture sur le pont
voila! c'est pas un beau voyage ça ?
L'ile n'est pas responsable .Je suis sure qu'avec une voiture normale ce doit être très agréable.Nous avons rencontré des gens charmants, réellement charmants et désintéressés contrairement à La havane Nous avons du passer à coté de plein de choses, j'y retournerai .Na!
J'ai rendu la lada à son propriétaire, sa rente trimestrielle a pris fin.
15h30 arrivée sur l'ile La tante d'un ami chez qui nous devions loger nous attendait .Un bicitaxi nous a conduits . Il est revenu nous chercher le soir pour que nous allions récupérer la voiture .La patana (c'est le nom du bateau qui transporte les voitures et les camions )arrive normalement vers 22h Nous avons attendus 2 h! 2h de bonheur pour les moustiques (il doit y en avoir 1 million par habitant) Nous avons récupéré la Lada avec une roue crevée et la batterie à plat (si vous suivez toujours, vous savez que celle du coffre est également à plat mais à ce stade on s'en fout et on roule sur la jante )
Mercredi Le bicitaxi vient chercher mi marido à 8h pour les réparations Moi je suis restée au reparto à maudire mon voisin qui n'entretient pas sa Lada de mierda mais qui vit largement avec les cuc de la location De temps en temps je recevais un sms qui me tenait au courant de l'avancée des travaux J'ai retenu le texto le plus marquant :"pinga tout est réparé mais je suis passé très juste entre une charette et un vélo :plus de freins" Je n'ai pas pu me suicider, les grilles du balcon ne s'ouvraient pas Il est rentré à 18h ! Le soir nous sommes sortis mais sachez le à 21h les restaurants ne servent plus
Jeudi Visite de la prison modèle !impressionnant Fidel y avait une chambre avec salle de bains perso, ses acolytes étaient logés à l'infirmerie de l'hopital.Cool comme détention! Détente à la plage de Bibijagua(sable noir, crottin de cheval et reggaeton à donf)On supporte ou pas !
Vendredi ben rien car en route pour playa roja les freins ont laché de nouveau ! Nous avons atterri chez un fermier- mécano, c'est le fils qui nous a reçu "buenas tarde, ta roue est à plat !"ok Il a bricolé les freins pendant que la tante qui nous accompagnait et moi confortablement installées dans une banquette de bus transformée en balancelle nous mangions les mangues au fur et à mesure qu'elles tombaient de l'arbre.
Samedi On se casse ! Il n'y a pas place sur le catamaran mais je peux embarquer sur la patana avec la voiture Réparations des freins et petite promenade (pas trop loin hein on sait jamais ) Embarquement à 1h arrivée à batabano 8h30 On dort dans la voiture sur le pont
voila! c'est pas un beau voyage ça ?
L'ile n'est pas responsable .Je suis sure qu'avec une voiture normale ce doit être très agréable.Nous avons rencontré des gens charmants, réellement charmants et désintéressés contrairement à La havane Nous avons du passer à coté de plein de choses, j'y retournerai .Na!
J'ai rendu la lada à son propriétaire, sa rente trimestrielle a pris fin.
Croisière "Magique Méditerranée" sur le MSC Orchestra? English translation pending
Nous allons faire notre première croisière avec MSC Orchestra "Magique Méditérranée" (Marseille, Naples, Palerme, Tunis, Palma, Barcelone, Marseille). Devons-nous réserver les excursions avant la croisière ou sur le bateau ? Nous aimerions savoir si pour la soirée du capitaine il fallait une tenue particulière, car nous avons deux adolescents (15 et 18 ans) et ils n'ont pas de tenue de soirée.
Casas Particulares à Cuba English translation pending
Je compte partir à Cuba très bientôt et je me demandais si j'avais besoin d'adresse de casa particular ou si elles sont facilement repérable?
Lors de ma dernière visite à Trinidad, des cubains venaient me voir pour m'inviter à visiter leur casa. Est-ce la même chose partout? De plus en retrouve t-on ailleurs que dans les grandes villes tel La Havane, Cienfuegos, Holguin... où il y en a même dans des endroits éloignés tel la péninsule Zapata?
Merci à vous tous
Lors de ma dernière visite à Trinidad, des cubains venaient me voir pour m'inviter à visiter leur casa. Est-ce la même chose partout? De plus en retrouve t-on ailleurs que dans les grandes villes tel La Havane, Cienfuegos, Holguin... où il y en a même dans des endroits éloignés tel la péninsule Zapata?
Merci à vous tous
Trek au Zanskar cet été English translation pending
Bonjour,
Je prévois de faire la grande traversée du Zanskar cet été. J'hésite encore pour la faire avec un guide local et des mules (locales elles aussi). Trouve t'on des tentes resto aux étapes du midi et du soir ? Est il possible de se laver de temps en temps (soi-même et ses vêtements) ?
Faut il réserver à l'avance le bus depuis Dehli pour joinde Manali ? D'où part le bus à Delhi (il existe plusieurs gares routières, alors laquelle) ? Comment rejoindre Leh depuis Manali, avec un budget petit à moyen, et sans arriver trop cassé ? Y a t'il des départs tous les jours ?
Une fois arrivé à Darsha, peut on rejoindre facilement Manali ? Comment ? Tous les jours ? Et de Manali, peut on rejoindre rapidement Delhi, ou faut il réserver à l'avance ?
Est ce que ça vous paraît jouable de trouver un horseman pour le trek, à Leh ou Lamayuru, en arrivant debut juillet ?
Merci pour tous vos conseils, le maximum de précisions me permettrons de mieux organiser mon timing (même si je sais qu'il existe des aléas).
Hôtel à La Havane English translation pending
Bonjour,
nous partons à cuba du 11 avril au 26 avril 2008. nous atterrissons à la havane et avons l'intention d'y passer quelques jours. est-ce que quelqu'un pourrait nous conseiller un hôtel confortable (sans être un 3 étoiles) à un tarif raisonnable et qui soir relativement bien situé. merci,
raoul35
nous partons à cuba du 11 avril au 26 avril 2008. nous atterrissons à la havane et avons l'intention d'y passer quelques jours. est-ce que quelqu'un pourrait nous conseiller un hôtel confortable (sans être un 3 étoiles) à un tarif raisonnable et qui soir relativement bien situé. merci,
raoul35
Informations sur l'Herault - Lanquedoc Roussillon (France) English translation pending
Bonjour à tous
Je suis installée depuis quelques mois dans l'Hérault après avoir vécu 11 ans dans les DOM. Je n'ai pas encore vraiment pris le temps de découvrir cette région parce que les températures, un peu dures pour moi même si c'est le sud, m'ont fait hiberné 😉 Je me suis quand même balladée un peu. J'aimerai, si vous le voulez bien, que vous partagiez avec moi les coins que vous avez aimé, qui vous ont fait rêvé, les p'tits restos où il fait bon aller dîner, les sentiers de randonnée sur lesquels vous avez adoré vous perdre... Il y a des guides pour cela et j'en ai lus, mais vos expériences sont tout aussi, si ce n'est plus, importantes.
Merci pour vos posts Béatrice
Je suis installée depuis quelques mois dans l'Hérault après avoir vécu 11 ans dans les DOM. Je n'ai pas encore vraiment pris le temps de découvrir cette région parce que les températures, un peu dures pour moi même si c'est le sud, m'ont fait hiberné 😉 Je me suis quand même balladée un peu. J'aimerai, si vous le voulez bien, que vous partagiez avec moi les coins que vous avez aimé, qui vous ont fait rêvé, les p'tits restos où il fait bon aller dîner, les sentiers de randonnée sur lesquels vous avez adoré vous perdre... Il y a des guides pour cela et j'en ai lus, mais vos expériences sont tout aussi, si ce n'est plus, importantes.
Merci pour vos posts Béatrice
De retour de l'hôtel Casa Marina Reef & Beach English translation pending
Bonjour à vous tous !
Je suis de retour depuis hier soir du Casa Marina Reef & Beach situé à Puerto Plata et je suis très déçu de mon choix d'hôtel . Le vol avait Air canada fût extrèmement agréable avec un léger repas copieux et de l'excellent service en français et pour compléter chaque voyageur possèdait un écran personnel situé au siège du passager situé devant nous, ce qui veut dire que chaque personne avec le contrôle de la télé et pouvait écouter soit un film ou de la musique ou bien une série télévisée . Le transport de l'aéroport à l'hôtel fût seulement de 10 minutes alors à ce moment là tout était parfait . À l'arrivée le personnels étaient plus ou moins souriants et ne répondaient plus ou moins à nos questions. Nous sommes arrivés à 13:00 et notre chambre n'était pas prête avant 15:00 alors nous sommes allés dîner au buffet et nous avons eux la surprise de voir le mauvais service de l'hôtel quand nous avons demandés une boisson et que nous nous sommes faits dire que nous devions nous servir . De tous les voyages que nous avons faits c'est la première fois que nous devions nous servir notre boisson gazeuse ou bien notre café. La chambre à été propre durant les premiers jours et par la suite nous avons eux de la difficultés à voir de la lingerie propres et des débarbouillettes et en moitié de semaine le service à la chambre est devenu moin bon car notre femme de chambre n'a pas lavé le bain du reste de la semaine alors je peux vous dire que le bain était sale !!!!!!😠 Le point de vue de l'hôtel n'était pas si mal beaucoup de palmiers et beaucoup de chaise longue autour de la piscine et les activités étaient excellent pour ceux qui aiment le water polo, volleybal etc à ce qui à trait à la plage, la mer était très agitée et les gens devaient déboursés $ 3.00 us pour avoir droit à un parasol 😕. Pour les bars, la bière selon mon mari elle n'était pas buvable et le vin au restaurant à la carte goûtait au jus de pommes . Le seul point positif de l'hôtel est les restaurants à la carte donc l'Italien et le mexician, pour le restaurant à la carte de fruit de mer ce n'était pas un tout inclus les gens devaient déboursés pour certains plats. La température en janvier était en moyenne 27 ou 28 degré avec humidité s'était 35 degré et nous avons eux des averses à plusieurs reprises mais rien pour gâcher nos vacances. Nous avons réussi à profiter de nos vacances malgré notre déception de l'hôtel mais je ne crois pas y retourner d'içi la fin de l'année.¸ J'ai oublié de vous dire que l'hôtel est situé à 5 minutes de marche de la plage municipale de sosua et à cette endroit vous trouverez tous vos souvenirs de la république dominicaine.
Si vous avez des questions, vous pouvez m'écrire et il me fera plaisir de vous répondre .
salutations
nataliec
Je suis de retour depuis hier soir du Casa Marina Reef & Beach situé à Puerto Plata et je suis très déçu de mon choix d'hôtel . Le vol avait Air canada fût extrèmement agréable avec un léger repas copieux et de l'excellent service en français et pour compléter chaque voyageur possèdait un écran personnel situé au siège du passager situé devant nous, ce qui veut dire que chaque personne avec le contrôle de la télé et pouvait écouter soit un film ou de la musique ou bien une série télévisée . Le transport de l'aéroport à l'hôtel fût seulement de 10 minutes alors à ce moment là tout était parfait . À l'arrivée le personnels étaient plus ou moins souriants et ne répondaient plus ou moins à nos questions. Nous sommes arrivés à 13:00 et notre chambre n'était pas prête avant 15:00 alors nous sommes allés dîner au buffet et nous avons eux la surprise de voir le mauvais service de l'hôtel quand nous avons demandés une boisson et que nous nous sommes faits dire que nous devions nous servir . De tous les voyages que nous avons faits c'est la première fois que nous devions nous servir notre boisson gazeuse ou bien notre café. La chambre à été propre durant les premiers jours et par la suite nous avons eux de la difficultés à voir de la lingerie propres et des débarbouillettes et en moitié de semaine le service à la chambre est devenu moin bon car notre femme de chambre n'a pas lavé le bain du reste de la semaine alors je peux vous dire que le bain était sale !!!!!!😠 Le point de vue de l'hôtel n'était pas si mal beaucoup de palmiers et beaucoup de chaise longue autour de la piscine et les activités étaient excellent pour ceux qui aiment le water polo, volleybal etc à ce qui à trait à la plage, la mer était très agitée et les gens devaient déboursés $ 3.00 us pour avoir droit à un parasol 😕. Pour les bars, la bière selon mon mari elle n'était pas buvable et le vin au restaurant à la carte goûtait au jus de pommes . Le seul point positif de l'hôtel est les restaurants à la carte donc l'Italien et le mexician, pour le restaurant à la carte de fruit de mer ce n'était pas un tout inclus les gens devaient déboursés pour certains plats. La température en janvier était en moyenne 27 ou 28 degré avec humidité s'était 35 degré et nous avons eux des averses à plusieurs reprises mais rien pour gâcher nos vacances. Nous avons réussi à profiter de nos vacances malgré notre déception de l'hôtel mais je ne crois pas y retourner d'içi la fin de l'année.¸ J'ai oublié de vous dire que l'hôtel est situé à 5 minutes de marche de la plage municipale de sosua et à cette endroit vous trouverez tous vos souvenirs de la république dominicaine.
Si vous avez des questions, vous pouvez m'écrire et il me fera plaisir de vous répondre .
salutations
nataliec
Réservation par agence de l'hôtel Movenpick à Taba Heights English translation pending
Bonjour,
J'ai réservé 1 séjour du 23 au 30 mars avec l'agence un monde à deux en Egypte à l'hotel Movenpick à Taba Heights. En regardant les avis sur internet je ne suis pas rassurée. Apparement il n'y a aucun suivi une fois la vente conclue. Est-ce-que quelqu'un est parti avec eux récemment et pourrais me donner son avis. Merci d'avance.
J'ai réservé 1 séjour du 23 au 30 mars avec l'agence un monde à deux en Egypte à l'hotel Movenpick à Taba Heights. En regardant les avis sur internet je ne suis pas rassurée. Apparement il n'y a aucun suivi une fois la vente conclue. Est-ce-que quelqu'un est parti avec eux récemment et pourrais me donner son avis. Merci d'avance.
Aller sur Dugi Otok en camping-car? (Croatie) English translation pending
Bonjour,
est il possible d'aller en camping car sur Dugi Otok et y séjourner plusieurs jours
Merci de vos conseils jeanlucvb🙂
est il possible d'aller en camping car sur Dugi Otok et y séjourner plusieurs jours
Merci de vos conseils jeanlucvb🙂
Retour de l'hôtel Paladien Marina sur l'île Maurice début novembre English translation pending
Bonjour, d'un retour de l'Ile Maurice au paladien "marina" de Nouvelles Frontières (deux adultes et deux enfants 7 et 9 ans) :
Enormément de vent, temps parfois capricieux mais très vite le soleil revient.. le paladien se situe à cap malheureux, à environ 7/8 kms de grand baie (en bus) soit 18 roupies par adulte et 9 par enfant (pour info : 1 euro = 36 roupies), vous avez le bus à 3 minutes de l'hôtel qui bien sûr ont leurs taxis à la porte qui revendique la rapidité par rapport aux bus, essayez quand même le bus c'est très typique et ils passent chaque 1/4 d'heure même si les taxis vous dirons le contraire.... pour les courses, souvenirs, épices ATTENTION A PORT LOUIS, et les marchés locaux très chers par rapport à super U qui se trouve à grand baie, juste une question d'ambiance et de porte monnaie !!!!
pour l'hôtel rien à dire sur le paladien, SAUF LA PLAGE confirmé très petite et rien à voir avec les cartes postales et une quantité assez impressionnantes d'algues alors qu'à 8/9 kilométres environ (mont choisy, pereybère, ) rien à dire... superbe
nous n'avons pas pris les excursions proposées par le tour opérator : un peu exagéré : du stylesortie au jardin des pamplemousses avec qqs heures au, soi-disant un grand bazar.. oui bon qqs boutiques rien de plus que si vous le faîtes vous même et visites des jardins de pamplemousses... adultes = 30€ et enfants = 18€ soit pour nous 96€ ...
un dimanche, nous avons pris un taxi négocié à 20€ LA COURSE ALLEZ ET RETOUR, il nous a attendus devant le jardin durant 2H (délai correct pour la visite) attention c'est nouveau le jardin des pamplemousses en semaine c'est payant et gratuit le week-end...nous l'avons réglé à notre retour...
chacun s'y retrouvera bien sûr... les repas à l'hôtel sont excellents, les chambres correctes... piscine très sympa avec transat, serviettes gratuites, le gros hic c'est la plage mais rien n'est caché sur une bonne agence NOUVELLES FRONTIERES QUI CONFIRMERA LA PLAGE, je pense que celà se constate au prix semaine par rapport à d'autres hôtels sur d'autres brochures... voilà bon séjour
Enormément de vent, temps parfois capricieux mais très vite le soleil revient.. le paladien se situe à cap malheureux, à environ 7/8 kms de grand baie (en bus) soit 18 roupies par adulte et 9 par enfant (pour info : 1 euro = 36 roupies), vous avez le bus à 3 minutes de l'hôtel qui bien sûr ont leurs taxis à la porte qui revendique la rapidité par rapport aux bus, essayez quand même le bus c'est très typique et ils passent chaque 1/4 d'heure même si les taxis vous dirons le contraire.... pour les courses, souvenirs, épices ATTENTION A PORT LOUIS, et les marchés locaux très chers par rapport à super U qui se trouve à grand baie, juste une question d'ambiance et de porte monnaie !!!!
pour l'hôtel rien à dire sur le paladien, SAUF LA PLAGE confirmé très petite et rien à voir avec les cartes postales et une quantité assez impressionnantes d'algues alors qu'à 8/9 kilométres environ (mont choisy, pereybère, ) rien à dire... superbe
nous n'avons pas pris les excursions proposées par le tour opérator : un peu exagéré : du stylesortie au jardin des pamplemousses avec qqs heures au, soi-disant un grand bazar.. oui bon qqs boutiques rien de plus que si vous le faîtes vous même et visites des jardins de pamplemousses... adultes = 30€ et enfants = 18€ soit pour nous 96€ ...
un dimanche, nous avons pris un taxi négocié à 20€ LA COURSE ALLEZ ET RETOUR, il nous a attendus devant le jardin durant 2H (délai correct pour la visite) attention c'est nouveau le jardin des pamplemousses en semaine c'est payant et gratuit le week-end...nous l'avons réglé à notre retour...
chacun s'y retrouvera bien sûr... les repas à l'hôtel sont excellents, les chambres correctes... piscine très sympa avec transat, serviettes gratuites, le gros hic c'est la plage mais rien n'est caché sur une bonne agence NOUVELLES FRONTIERES QUI CONFIRMERA LA PLAGE, je pense que celà se constate au prix semaine par rapport à d'autres hôtels sur d'autres brochures... voilà bon séjour
Croisière sur le Costa Fortuna du 2 au 9 mars 2008 English translation pending
Bonjour !
Nous partons pour une croisière du 2 au 9 mars 2008 avec nos 2 enfants (7 et 8 ans), sur le Costa Fortuna. Nous ferons les iles suivantes: Cozumel, Grand Cayman, Ochos Rios et Grand Turks. Nous avons beaucoup voyagé dans les clubs tout-inclus, mais nous en sommes à notre première croisière.
Nous aimerions savoir à quoi nous attendre, comme par exemple les dépenses pour les excursions, les drinks..., savoir si il est plus avantageux de choisir les excursions avant de partir, j`ai lu qu`on peut acheter des forfaits avant de partir (ex:pour les boissons pour enfants, vin etc...).
Nous aimerions savoir aussi quelles sont les excursions à ne pas manquer lors de nos escales(les enfants doivent pouvoir participer), y-a t`il beaucoup d`activités à bord autant pour les adultes que pour les enfants. Comment fonctione les repas et surtout quelles sont les tenues vestimentaires.
Merci beaucoup à l`avance de vos réponses
Merci beaucoup à l`avance de vos réponses
Retour de l'Ouest américain en septembre 2007 English translation pending
Bonsoir,
Nous sommes rentrés depuis le 29 septembre et comme tout un chacun sur le forum, je voudrais remercier ceux qui nous ont aidé à ce que notre voyage devienne un merveilleux souvenir. Et comme souvent, ce premier voyage dans l'ouest nous donne une envie, celle d'y retourner. Il a été riche de belles images, de moments forts, et de quelques "petites galères" sans trop de conséquences. Je reviens ci-dessous sans trop de détails sur notre itinéraire. Le Lyon/Phoenix via Francfort et Washington, s'est transformé en via Francfort et Chicago à cause d'un problème sur l'avion . Merci à United pour les 6 heures d'attente à Francfort sans aucune info. Finalement, nous arriverons à Phoenix dans les temps et nos bagages, une heure après. A l'arrivée à Phoenix, la fournaise ! Chez Alamo, pas de 4x4 américain dispo, mais une Toyota Highlander qui fera notre affaire pendant les 3 premières semaines. La nuit à Scottsdale, rien de spécial si ce n'est qu'à mon retour, j'ai eu la surprise de voir que l'hôtel m'avait débité de deux montants supplémentaires (80 euros en tout) alors que les chambres étaient prépayées. 3/9 : Scottsdale/Tombstone : au Saguauro NP, je me suis pris une gamelle de 5 ou 6 mètres. j'ai sauvé mon appareil photo, mais j'ai récolté 2 ou 3 centaines d'épines de cactus (certaines de 2 cms). La pince à épiler a bien servi le soir !! Tombstone était désert car les animations c'est à partir du vendredi. 4/9 : Tombstone/Alamogordo : longue route avec une pause à Las Cruces (très bon déjeuner à La Posta !!). Visite de White Sands, magnifique ! beau coucher de soleil en plus ! 5/9 : Alamogordo/Albuquerque : preque personne sur la route. J'ai pensé à certaines du forum en traversant Carrizozo et sa limitation de vitesse de 10 miles/h ! L'après-midi, RDV chez Thunderbird, concessionnaire Harley-Davidson pour louer une Heritage softail, et c'est parti pour 4 heures sur la route 66 ! Un très bon moment ! Au retour à la concession, on nous a permis la visite des ateliers, sympa. 6/9 : A 6h15, on vient nous chercher pour faire un tour en mongolfière (la tête des mes potes qui n'étaient pas courant, en voyant le gros fourgon décoré de Skyspan adventures !!!) . Fantastique expérience d'autant que nous avons participé à "l'inflating" et au rangement du ballon. entre-temps, Albuquerque vue du ciel, c'est fameux même si le soleil ne s'est pas vraiment levé ce matin-là . Au-dessus du Rio Grande, on a fait du rase-motte, bluffant. Merci Mr Bradley !. Arrivée au Canyon de Chelly à 15h et début de la visite et descente par la White House Trail. Très belles couleurs. Le matin suivant nous ferons Spider Rock au lever du soleil. 7/9 : route vers le Grand Canyon. Arrivée pour le coucher de soleil depuis Mather point. Le Maswick lodge est sympa. 8/9 : survol en hélicoptère, une première pour certains d'entre nous, cela vaut le coup. On utilise la laverie, et on part utiliser les navettes pour faire les points de vues. Nous avions commencé à descendre dans le Canyon, mais l'un d'entre nous était souffrant du genou, et nous avons abrégé. 9/9 : départ pour Page. A la bonne heure, nous faisons Antelope canyon, particulier mais très beau. Le soir, arrivée chez Mr Bob, avec qui nous avons partagé un barbecue devant la chambre. Nous lui avons offert un pack de sa bière préférée et en avons bu quelques unes avec lui. L'après-midi, nous nous étions baignés dans le Lake Powell à la plage Lone Rock. Puis coucher de soleil au Horse shoe bend. 10/9 : en route pour the Wave. Arrivée à 9 h au bout de la piste, personne à la cabane des rangers ! Nous partons avec un suisse qui nous dit connaître l'endroit. Résultat : le triple de dénivellé et du temps perdu. Mais que c'est beau !!!! Sous la chaleur, l'éclopé de la bande a eu du mal pour le retour, mais quelques "mousses" l'ont régénéré !! L'après-midi, route vers Monument Valley (quelques vaches mortes le long de la route !). Le soir, très bons steacks à Mexican hat !! 11/9 : ballade dans le parc avec notre 4x4. C'est en ce qui me concerne, le moment le moins intense du voyage. Route vers Moab avec le coucher de soleil au Dead Horse Point. Très apprécié par tout le monde. 12/9 : Matinée 4x4 avec "Tag a long" par la Potash road et Shaffer trail. Gary, le pilote nous a fait de grosses frayeurs et a fait faire demi-tour dans la Shaffer trail à 2 4x4 privés. Impressionnant ce Gary, son Ford Expedition était bien comme il le disait une "good car" ! L'après-midi, du rafting plus que tranquille qui aura le mérite d'occasionner une trempette à certains. Dîner au Sunset grill. 13/9 : Toujours à Moab, survol le matin de Canyonlands (super) enchaîné avec la visite d'Arches (belles lumières) 14/9 : Moab/Torrey : Dans l'après-midi, scenic drive de Capitol Reef après un arrêt aux vergers de Fruita. arrivée à L'Austin Chuckwagon motel, et là, pas de chambres pour nous alors que j'ai été débité en mars ! Finalement, nous dormirons au Wonderland motel après un bon repas au RimRock. 15/9 : par la scenic 12, route vers Tropic (nous logeons à côté de l'enclos des bisons au Bryce country cabins. Visite enchanteresse de Bryce l'après-midi avec descente par Navajo loop et Queens garden. Quelles couleurs !! Mon préféré ! 16/9 : route vers Las Vegas avec le survol en hélicoptère à 20h30 (impressionnant mais court : 8 minutes de vol) Trois jours à Vegas pour visiter les principaux casinos, et faire les outlets. Buffets testés : Luxor, Bellagio et Mirage. Tour en limousine en fin d'après-midi et spectacle Mystère du Cirque du Soleil au TI. 2ème rang face à la scène, magnifique spectacle, différent de O vu en décembre. 19/9 : route vers la Death Valley avec une tempête de sable en arrivant au Furnace Creek ranch. Chaud, mais on aime bien. 20/9 : 12h, 43 degrés en partant de Death Valley et 3 degrés en arrivant à Mammoth Lakes à 18h ! bel écart de température ! heureusement, nous avions dans notre hôtel un jacuzzi extérieur avec l'eau à 45 degrés ! et il s'est mis à neiger !! 21/9 : visite de Yosemite (les principaux coins). Un très beau lac en ouverture, des écureuils, El Capitan, Glacier point et une marche de 10 kms environ pour voir les séquoias à Mariposa Grove. Belles routes et pas trop de monde en septembre. 22/9 : Route vers San Francisco sous la pluie (ce sera la seule fois que l'on verra la pluie). J'avais décidé d'entrer à SF par le Golden gate en passant par Berkeley et Richmond, on ne l'a pas regretté. La pluie s'est arrêté et nous sommes arrivés sous le soleil. Notre hôtel sur Lombard street était très bien pour 3 nuits. Près des lignes 30 de bus pour Union square, du 49, et pas très loin du cable-car. Des achats intéressants, des restaurants super (Tarantino's, Mac Cormick et Culletto, sur la baie) Goûté un très bon vin californien, Clos du Bois, merlot de 14, 5 degrés . (Je vais me faire reprendre par les spécialistes du haut-brion !! Dimanche matin, messe Gospel à la Glyde church dans un quartier craignos, Tenderloin. Quel ferveur ! Match de base-ball le lundi soir, belle ambiance ! En résumé, San Francisco est une ville attachante, un peu sale, avec des quartiers chauds comme dans toute grande ville. Je comprends qu'elle plaise aux français. Nous avions rendu notre 4x4 en arrivant à SF. Un intérimaire de chez Autoescape ayant annulé ma réservation pour notre départ de SF le 25/9, j'ai du les joindre à 1h30 du matin pour mettre les choses en ordre. Et une autre Toyota, une Sienna pour finir le voyage. 25/9 : SF/Morro Bay, joli coucher de soleil sur le rocher de la baie. 26/9 : Morro Bay/ Los Angeles : arrêt à Santa Barbara, sympa puis à Santa Monica, moins sympa vu la faune. Heureusement un loft nous attendait à Manhattan Beach pour 2 nuits. 27/9 : visite d'Universal studios (rien de plus que ce que l'on en attendait, mais sympa quand même) bien content d'avoir pris le parking "prefered" à 20 dollars, la voiture est à 50 mètres de la sortie du parc. Bien pratique quand on sort. Après avoir gôuté aux embouteillages de l'I405 et ses 10 voies par sens, un dernier Tex-Mex et valises pour le lendemain. 28/9 : rendu express de la voiture et attente à l'aéroport. Lufthansa nous gratifiera de presque une heure de retard pour le départ de LA et d'un accueil "limite" à Francfort. Arrivée avec nos bagages à Lyon. En résumé, très beau voyage, bien accueilli de partout par les américains. Les distances nous ont paru souvent plus courtes grâce à la "régularité" du trafic. Nous avons respecté facilement notre planning, avons engrangé beaucoup de souvenirs et d'images. 7 heures de films et 1200 photos pour ma part. Merci aux courageux qui m'ont lu jusqu'au bout, mais je voulais le faire d'un trait. A votre disposition pour des détails sur tous les sujets. Merci encore à tous ceux qui nous ont donné envie.
Nous sommes rentrés depuis le 29 septembre et comme tout un chacun sur le forum, je voudrais remercier ceux qui nous ont aidé à ce que notre voyage devienne un merveilleux souvenir. Et comme souvent, ce premier voyage dans l'ouest nous donne une envie, celle d'y retourner. Il a été riche de belles images, de moments forts, et de quelques "petites galères" sans trop de conséquences. Je reviens ci-dessous sans trop de détails sur notre itinéraire. Le Lyon/Phoenix via Francfort et Washington, s'est transformé en via Francfort et Chicago à cause d'un problème sur l'avion . Merci à United pour les 6 heures d'attente à Francfort sans aucune info. Finalement, nous arriverons à Phoenix dans les temps et nos bagages, une heure après. A l'arrivée à Phoenix, la fournaise ! Chez Alamo, pas de 4x4 américain dispo, mais une Toyota Highlander qui fera notre affaire pendant les 3 premières semaines. La nuit à Scottsdale, rien de spécial si ce n'est qu'à mon retour, j'ai eu la surprise de voir que l'hôtel m'avait débité de deux montants supplémentaires (80 euros en tout) alors que les chambres étaient prépayées. 3/9 : Scottsdale/Tombstone : au Saguauro NP, je me suis pris une gamelle de 5 ou 6 mètres. j'ai sauvé mon appareil photo, mais j'ai récolté 2 ou 3 centaines d'épines de cactus (certaines de 2 cms). La pince à épiler a bien servi le soir !! Tombstone était désert car les animations c'est à partir du vendredi. 4/9 : Tombstone/Alamogordo : longue route avec une pause à Las Cruces (très bon déjeuner à La Posta !!). Visite de White Sands, magnifique ! beau coucher de soleil en plus ! 5/9 : Alamogordo/Albuquerque : preque personne sur la route. J'ai pensé à certaines du forum en traversant Carrizozo et sa limitation de vitesse de 10 miles/h ! L'après-midi, RDV chez Thunderbird, concessionnaire Harley-Davidson pour louer une Heritage softail, et c'est parti pour 4 heures sur la route 66 ! Un très bon moment ! Au retour à la concession, on nous a permis la visite des ateliers, sympa. 6/9 : A 6h15, on vient nous chercher pour faire un tour en mongolfière (la tête des mes potes qui n'étaient pas courant, en voyant le gros fourgon décoré de Skyspan adventures !!!) . Fantastique expérience d'autant que nous avons participé à "l'inflating" et au rangement du ballon. entre-temps, Albuquerque vue du ciel, c'est fameux même si le soleil ne s'est pas vraiment levé ce matin-là . Au-dessus du Rio Grande, on a fait du rase-motte, bluffant. Merci Mr Bradley !. Arrivée au Canyon de Chelly à 15h et début de la visite et descente par la White House Trail. Très belles couleurs. Le matin suivant nous ferons Spider Rock au lever du soleil. 7/9 : route vers le Grand Canyon. Arrivée pour le coucher de soleil depuis Mather point. Le Maswick lodge est sympa. 8/9 : survol en hélicoptère, une première pour certains d'entre nous, cela vaut le coup. On utilise la laverie, et on part utiliser les navettes pour faire les points de vues. Nous avions commencé à descendre dans le Canyon, mais l'un d'entre nous était souffrant du genou, et nous avons abrégé. 9/9 : départ pour Page. A la bonne heure, nous faisons Antelope canyon, particulier mais très beau. Le soir, arrivée chez Mr Bob, avec qui nous avons partagé un barbecue devant la chambre. Nous lui avons offert un pack de sa bière préférée et en avons bu quelques unes avec lui. L'après-midi, nous nous étions baignés dans le Lake Powell à la plage Lone Rock. Puis coucher de soleil au Horse shoe bend. 10/9 : en route pour the Wave. Arrivée à 9 h au bout de la piste, personne à la cabane des rangers ! Nous partons avec un suisse qui nous dit connaître l'endroit. Résultat : le triple de dénivellé et du temps perdu. Mais que c'est beau !!!! Sous la chaleur, l'éclopé de la bande a eu du mal pour le retour, mais quelques "mousses" l'ont régénéré !! L'après-midi, route vers Monument Valley (quelques vaches mortes le long de la route !). Le soir, très bons steacks à Mexican hat !! 11/9 : ballade dans le parc avec notre 4x4. C'est en ce qui me concerne, le moment le moins intense du voyage. Route vers Moab avec le coucher de soleil au Dead Horse Point. Très apprécié par tout le monde. 12/9 : Matinée 4x4 avec "Tag a long" par la Potash road et Shaffer trail. Gary, le pilote nous a fait de grosses frayeurs et a fait faire demi-tour dans la Shaffer trail à 2 4x4 privés. Impressionnant ce Gary, son Ford Expedition était bien comme il le disait une "good car" ! L'après-midi, du rafting plus que tranquille qui aura le mérite d'occasionner une trempette à certains. Dîner au Sunset grill. 13/9 : Toujours à Moab, survol le matin de Canyonlands (super) enchaîné avec la visite d'Arches (belles lumières) 14/9 : Moab/Torrey : Dans l'après-midi, scenic drive de Capitol Reef après un arrêt aux vergers de Fruita. arrivée à L'Austin Chuckwagon motel, et là, pas de chambres pour nous alors que j'ai été débité en mars ! Finalement, nous dormirons au Wonderland motel après un bon repas au RimRock. 15/9 : par la scenic 12, route vers Tropic (nous logeons à côté de l'enclos des bisons au Bryce country cabins. Visite enchanteresse de Bryce l'après-midi avec descente par Navajo loop et Queens garden. Quelles couleurs !! Mon préféré ! 16/9 : route vers Las Vegas avec le survol en hélicoptère à 20h30 (impressionnant mais court : 8 minutes de vol) Trois jours à Vegas pour visiter les principaux casinos, et faire les outlets. Buffets testés : Luxor, Bellagio et Mirage. Tour en limousine en fin d'après-midi et spectacle Mystère du Cirque du Soleil au TI. 2ème rang face à la scène, magnifique spectacle, différent de O vu en décembre. 19/9 : route vers la Death Valley avec une tempête de sable en arrivant au Furnace Creek ranch. Chaud, mais on aime bien. 20/9 : 12h, 43 degrés en partant de Death Valley et 3 degrés en arrivant à Mammoth Lakes à 18h ! bel écart de température ! heureusement, nous avions dans notre hôtel un jacuzzi extérieur avec l'eau à 45 degrés ! et il s'est mis à neiger !! 21/9 : visite de Yosemite (les principaux coins). Un très beau lac en ouverture, des écureuils, El Capitan, Glacier point et une marche de 10 kms environ pour voir les séquoias à Mariposa Grove. Belles routes et pas trop de monde en septembre. 22/9 : Route vers San Francisco sous la pluie (ce sera la seule fois que l'on verra la pluie). J'avais décidé d'entrer à SF par le Golden gate en passant par Berkeley et Richmond, on ne l'a pas regretté. La pluie s'est arrêté et nous sommes arrivés sous le soleil. Notre hôtel sur Lombard street était très bien pour 3 nuits. Près des lignes 30 de bus pour Union square, du 49, et pas très loin du cable-car. Des achats intéressants, des restaurants super (Tarantino's, Mac Cormick et Culletto, sur la baie) Goûté un très bon vin californien, Clos du Bois, merlot de 14, 5 degrés . (Je vais me faire reprendre par les spécialistes du haut-brion !! Dimanche matin, messe Gospel à la Glyde church dans un quartier craignos, Tenderloin. Quel ferveur ! Match de base-ball le lundi soir, belle ambiance ! En résumé, San Francisco est une ville attachante, un peu sale, avec des quartiers chauds comme dans toute grande ville. Je comprends qu'elle plaise aux français. Nous avions rendu notre 4x4 en arrivant à SF. Un intérimaire de chez Autoescape ayant annulé ma réservation pour notre départ de SF le 25/9, j'ai du les joindre à 1h30 du matin pour mettre les choses en ordre. Et une autre Toyota, une Sienna pour finir le voyage. 25/9 : SF/Morro Bay, joli coucher de soleil sur le rocher de la baie. 26/9 : Morro Bay/ Los Angeles : arrêt à Santa Barbara, sympa puis à Santa Monica, moins sympa vu la faune. Heureusement un loft nous attendait à Manhattan Beach pour 2 nuits. 27/9 : visite d'Universal studios (rien de plus que ce que l'on en attendait, mais sympa quand même) bien content d'avoir pris le parking "prefered" à 20 dollars, la voiture est à 50 mètres de la sortie du parc. Bien pratique quand on sort. Après avoir gôuté aux embouteillages de l'I405 et ses 10 voies par sens, un dernier Tex-Mex et valises pour le lendemain. 28/9 : rendu express de la voiture et attente à l'aéroport. Lufthansa nous gratifiera de presque une heure de retard pour le départ de LA et d'un accueil "limite" à Francfort. Arrivée avec nos bagages à Lyon. En résumé, très beau voyage, bien accueilli de partout par les américains. Les distances nous ont paru souvent plus courtes grâce à la "régularité" du trafic. Nous avons respecté facilement notre planning, avons engrangé beaucoup de souvenirs et d'images. 7 heures de films et 1200 photos pour ma part. Merci aux courageux qui m'ont lu jusqu'au bout, mais je voulais le faire d'un trait. A votre disposition pour des détails sur tous les sujets. Merci encore à tous ceux qui nous ont donné envie.
Bonjour de Bangkok: visites? English translation pending
Bjr,
Apres une 15 minutes de reflexion a paris et un peu plus de 11h de vol
Fraichement debarquer a bangkok avec un super temps je m attendez a la pluie et non soleil chaleur le
TOP quoi.
Je souhaite aller visiter les temples Wat Po et Wat Pra Kaew et je ne connais si il y a des regles a respecter et si oui lesquelles de plus je ne sais pas comment my rendre depuis l arret Nana.
Et que visiter aussi a part ses 2 temples sachant que je part vendredi et que je souhaite faire quelquechose de mes journees a part le MBK.
Merci...
Merci...
Réservation d'hôtel à Disneyland Paris: lequel choisir? English translation pending
Je voudrais connaitre vos avis/expériences personnelles pour réserver un week-end (une nuit) ou un un court sejour en hotel à Disneyland Paris: quel hotel choisir ? lequel est le plus agréable ? quel est le meilleur rapport qualité/prix ? On voudrait y aller en famille à 4 fin du mois d'août. Sans être riche comme Crésus, on ne veut pas du tout tomber dans bas de gamme pas cher à tout prix, la qualité de l'hôtel prime sur le tarif. On hésite entre un week-end une nuit ou alors séjourner 3 jours (2 nuits) avec plus de luxe pour rendre le séjour inoubliable en plus de la visite des parcs d'attractions; les services offerts par l'hotel et le cadre magique et romantique comptent donc avant tout. L'idéal serait un hotel proche du parc disneyland (pour visite à pied) avec un beau cadre extérieur, un decor interieur chaleureux, un bon restaurant, une piscine, des chambres spacieuses avec lits superposés si possible. Naturellement, les bons plans promotions et réductions de prix sont les bienvenus... 🙂
Merci d'avance pour vos réponses!
Merci d'avance pour vos réponses!
Retour de l'Odyssée Zarzis English translation pending
J'ai séjourné dans cet hôtel qui est plus que vanté par Odysséenne (rayée du site) et par Trafalgar du 30 juin au 11 juillet 2007 en suite-junior (623 et 726).
Vous devez savoir que dans cet hôtel, la réponse à vos questions est toujours oui pour vous faire plaisir mais la réalité est autre. Avez-vous TV5 ? Réponse : Oui mais en réalité non. La climatisation ne fonctionne pas bien dans la chambre.Dans une suite, il pleut sur le lit et il est humide en permanence et dans l'autre suite, il pleut sur la terrasse.Pouvez-vous règler ce problème ? Dès le premier jour, le problème est signalé à la réception. Ce problème n'a été résolu que la veille de notre départ suite à l'intervention de Monsieur Sami Ounalli(le Directeur Commercial) qui lui est très bien. Il est à noter que cet hôtel a un nouveau directeur général français depuis un peu plus d'un mois qui est vraiment conscient des problèmes et qui semble vouloir remonter la pente.
Petit conseil, adressez-vous directement au directeur commercial et pas à la réception.
Depuis un mois, il y a eu quelques départs de personnel et il y en aura encore.
Méfiez-vous des animateurs, ils vont vous proposer une soirée berbère ( avec supplément). Ils vont vous dire que les ados payent 1/2 tarif. Ce n'est pas la réalité. J'ai 2 filles de 12 ans et j'ai payé le prix plein pour elles.
Trafalgar me disait que le public de l'hôtel était relevé. Le soir au restaurant, je croisais plus de Ronny en short et tong plutôt que des Gonzagues en pantalons.
La plage est très sale (détritus, cannettes, ...)
Des algues, des algues et encore des algues.
Quant aux sports nautiques, sans commentaires.
Pour voyager de par le monde, je peux vous dire que ce n'est pas le paradis mais une destination soleil sans plus.
Croisière sur les Fjords norvégiens English translation pending
bonjour à tous,
nous partons faire une croisiere sur le MSC LIRICA dans les fjiord norvegien, nous aimerions avoir quelques avis et conseil en tous genre...
merci pour vos réponses et à bientot
Bonnes adresses à Essaouira English translation pending
Bonjour à tous !
nous partons dans 1 mois au Maroc: d'abord à Essaouira et ensuite dans l'Atlas (vallée des Ait Bougmez)
Pourriez-vous nous recommander quelques bonnes adresses à Essaouira (ou environs) de riad, pension, hôtel et même resto et gargottes ! Faut-il réserver à l'avance ? Que faut-il éviter ?
Que conseilleriez-vous de voir à et autour d'Essaouira ? Est-il possible de se baigner ? Les températures sont-elles vraiment excessivement chaudes ?
Bref, tous vos bons conseils de voyageurs et voyageuses sont les bienvenus !
Vous remerciant chaleureusement par avance !
nous partons dans 1 mois au Maroc: d'abord à Essaouira et ensuite dans l'Atlas (vallée des Ait Bougmez)
Pourriez-vous nous recommander quelques bonnes adresses à Essaouira (ou environs) de riad, pension, hôtel et même resto et gargottes ! Faut-il réserver à l'avance ? Que faut-il éviter ?
Que conseilleriez-vous de voir à et autour d'Essaouira ? Est-il possible de se baigner ? Les températures sont-elles vraiment excessivement chaudes ?
Bref, tous vos bons conseils de voyageurs et voyageuses sont les bienvenus !
Vous remerciant chaleureusement par avance !
Vacances Maurice-Réunion avec un bébé English translation pending
bonjour tout le monde,
on est invité à un mariage fin octobre à Maurice, et on voudrait en profiter pour s'offrir de belles vacances
on partirait avec notre fille qui aura 8 mois... quelle expérience avez-vous du trajet en avion avec un bébé?
et sur place, chaleur, soleil...
connaissez-vous des balades sympas à la Réunion, pas trop longues, et praticables avec un bébé sur le dos?
à Maurice, on pense réserver un hôtel, mais à la Réunion, on pensait louer une voiture, et faire un circuit
avez-vous des idées de circuit?
quelle est la durée idéale d'un tel voyage? 5 jours Maurice, et 10 jours Réunion, est-ce suffisant pour pouvoir bien découvrir la région?
dernière chose, sur le plan de la météo, fin octobre-début novembre, ça donne quoi dans ces îles paradisiaques?
merci d'avance pour vos réponses
Croisière sur le Carnival Freedom du 5 au 17 août 2007 au départ de Rome English translation pending
Bonjour,
Nous sommes un couple français (Marseille) et nous serions heureux de rencontrer d'autres francophones à bord du Carnival Freedom. Bon après midi et merci ! 😉
Nous sommes un couple français (Marseille) et nous serions heureux de rencontrer d'autres francophones à bord du Carnival Freedom. Bon après midi et merci ! 😉
Retour du Blue Bay Getaway Puerto Plata English translation pending
Bonjour,
A ceux ou celles qui veulent avoir de l'information sur le Blue Bay Getaway à Puerto Plata, nous sommes arrivés hier le 6 avril 2007, quoi de plus à vous dire que ca été SUPERBE, le resort est très très beau et super propre ... la question que tout le monde se pose si la plage est belle, quoi que lorsque nous sommes arrivées la plage n'était pas belle à notre resort mais c'était parce qu'il avait plut mais après 2 jours de nettoyage, tout était propre et l'eau est devenu turquoise et plus claire, c'était probablement la température quelques jours avant que l'on arrive qui a fait que l'eau n'était pas belle mais rien à s'inquiéter si ca arrive, vous marcher environ 10 minutes à gauche et tout est bien et beau, et la vue est splendide avec la montagne, rien à paniquer. Coté bouffe, nous avons adoré, nous avons fait 2 restaurants soit le grill sur le bord de la plage, boeuf chateaubriand, excellent et l'oriental, excellent aussi. Coté animation, j'ai beaucoup aimé les animateurs, mon préféré Casanova, il est très mignon, et Eddie Murphy m'a fait beaucoup rire, les spectacles le soir sont très drôles et très amusants, ils sont tellement gentils et attachants et la petite Halle Berry, très mignonne. Rien de déplacer. La chambre, très bien, juste qu'il n'y a pas de place de rangement autre que quelques étagères dans le garde de robe avec pas d'éclairage, mais pour nous c'était un détail qui n'était pas accrochant, les femmes de chambre passent faire la chambre 2 fois par jour. Nous recommandons fortement cet hotel sans hésitation.
A ceux ou celles qui veulent avoir de l'information sur le Blue Bay Getaway à Puerto Plata, nous sommes arrivés hier le 6 avril 2007, quoi de plus à vous dire que ca été SUPERBE, le resort est très très beau et super propre ... la question que tout le monde se pose si la plage est belle, quoi que lorsque nous sommes arrivées la plage n'était pas belle à notre resort mais c'était parce qu'il avait plut mais après 2 jours de nettoyage, tout était propre et l'eau est devenu turquoise et plus claire, c'était probablement la température quelques jours avant que l'on arrive qui a fait que l'eau n'était pas belle mais rien à s'inquiéter si ca arrive, vous marcher environ 10 minutes à gauche et tout est bien et beau, et la vue est splendide avec la montagne, rien à paniquer. Coté bouffe, nous avons adoré, nous avons fait 2 restaurants soit le grill sur le bord de la plage, boeuf chateaubriand, excellent et l'oriental, excellent aussi. Coté animation, j'ai beaucoup aimé les animateurs, mon préféré Casanova, il est très mignon, et Eddie Murphy m'a fait beaucoup rire, les spectacles le soir sont très drôles et très amusants, ils sont tellement gentils et attachants et la petite Halle Berry, très mignonne. Rien de déplacer. La chambre, très bien, juste qu'il n'y a pas de place de rangement autre que quelques étagères dans le garde de robe avec pas d'éclairage, mais pour nous c'était un détail qui n'était pas accrochant, les femmes de chambre passent faire la chambre 2 fois par jour. Nous recommandons fortement cet hotel sans hésitation.
Retour de l'hôtel Isla Caribe! (25 décembre-8 janvier 2007) English translation pending
😎je viens de rentrer d'un voyage à isla margarita du 25 DECEMBRE AU 8 JANVIER.
Je suis partie de BALE MULHOUSE le 26 (je dépose mon avis concernant la cie aérienne un peu plus tard!!!). après 9 H 30 de vol arrivée à Porlamar.
J'avais réservé le séjour à l'hôtel ISLA CARIBE à playa el tirano sur la côte atlantique.
C'est un hôtel 4 étoiles locales ouvert depuis janvier 2006.
La réception est assez austère, ouverte sur l'extérieur, sans grands chichis, avec simplement quelques sièges en rotin.
Arrivée à l'hotel nous avons eu l'attribution de la chambre assez rapidement. Nous voilà partis à la recherch e de notre immeuble en trainant nos valises, car il n'y avait point de porteur. Youpi! voilà la 3213 au premier étage (c'est plus rassurant), je mets la carte magnétique, j'ouvre la porte et ........ pardon msieur, dame, de vous déranger................. la chambre était occupée.
Après avoir parlementé une bonne demie-heure, nous avons eu une autre chambre très grande avec un immense lit, deux chevets, une commode, un placard, un frigo, un e douche, un sèche cheveux mais au-dessus du restaurant avec un bruit infernal de la hotte qui fonctionne.
Nous avons donc passé 14 nuits avec des bouchons dans les oreilles.
Le ménage était fait rapidement, sans plus, avec le récurage du sol avec la même eau pour 10 chambres!!!!!!
Lorsqu'il y avait une averse, (tous les deux jours pendant une heure) l'eau stagnait dans le couloir et passait sous la porte de notre chambre d'où des inondations régulières
l'hôtel est surveillé par des gardiens avec des matraques en permanence (pas très rassurant), et les guides vous préviennent de ne pas s'aventurer seuls la nuit, car la délinquance est très répandue.
Le buffet était varié et bon avec toutes sortes de légumes, mais seulement trois viandes (boeuf - porc- poulet) et quelques fruits. nous étions en all inclusive et avions des boissons à volonté (cocktails excellents à boire avec modération!!!!!)
La piscine (point positif) est très belle et grande, propre, nettoyée tous les jours.
Pour aller à la plage, il faut traverser une route. Le sable est très sale, noir (suspect avec des traces de mazout), jonché de détritus et rarement nettoyée. Mais bon, nous nous sommes rabattus sur la piscine.
nous avons fait deux excursions : une en catamaran sur l'ile coche (superbe sortie) et une en véhicule 4X4 pour le tour de l'ile, plages sauvages, et tour en barque à moteur dans les mangroves.
Le paysage n'est pas grandiose et l'ile très sale, des montagnes de poubelles trainent partout. Les baraques à toits en tôle cotoient des villas entourées de murs hauts et barreaux aux fenetres.
CONCLUSION : il me semble que le venezuela n'est pas encore prêt pour le tourisme (comparé à la rép dom par exemple), les gens ne sont pas très accueillants et les rues sont sales.
Si vous décidez d'y aller, prenez un hôtel avec au moins 4 étoiles pour ne pas avoir trop de surprises, et pensez à emporter du produit solaire de haute protection car le soleil tape très fort.
Arrivés à l'aéroport pour le départ, il a fallu débourser 56 dollars US de taxe de sortie, contrairement aux 38 dollars annoncés dans le catalogue de voyage........ du racket en somme!!!!!!!!!!!!
Par contre, nous étions contents d'avoir rechargé nos batteries avec du soleil à profusion.....
Je suis partie de BALE MULHOUSE le 26 (je dépose mon avis concernant la cie aérienne un peu plus tard!!!). après 9 H 30 de vol arrivée à Porlamar.
J'avais réservé le séjour à l'hôtel ISLA CARIBE à playa el tirano sur la côte atlantique.
C'est un hôtel 4 étoiles locales ouvert depuis janvier 2006.
La réception est assez austère, ouverte sur l'extérieur, sans grands chichis, avec simplement quelques sièges en rotin.
Arrivée à l'hotel nous avons eu l'attribution de la chambre assez rapidement. Nous voilà partis à la recherch e de notre immeuble en trainant nos valises, car il n'y avait point de porteur. Youpi! voilà la 3213 au premier étage (c'est plus rassurant), je mets la carte magnétique, j'ouvre la porte et ........ pardon msieur, dame, de vous déranger................. la chambre était occupée.
Après avoir parlementé une bonne demie-heure, nous avons eu une autre chambre très grande avec un immense lit, deux chevets, une commode, un placard, un frigo, un e douche, un sèche cheveux mais au-dessus du restaurant avec un bruit infernal de la hotte qui fonctionne.
Nous avons donc passé 14 nuits avec des bouchons dans les oreilles.
Le ménage était fait rapidement, sans plus, avec le récurage du sol avec la même eau pour 10 chambres!!!!!!
Lorsqu'il y avait une averse, (tous les deux jours pendant une heure) l'eau stagnait dans le couloir et passait sous la porte de notre chambre d'où des inondations régulières
l'hôtel est surveillé par des gardiens avec des matraques en permanence (pas très rassurant), et les guides vous préviennent de ne pas s'aventurer seuls la nuit, car la délinquance est très répandue.
Le buffet était varié et bon avec toutes sortes de légumes, mais seulement trois viandes (boeuf - porc- poulet) et quelques fruits. nous étions en all inclusive et avions des boissons à volonté (cocktails excellents à boire avec modération!!!!!)
La piscine (point positif) est très belle et grande, propre, nettoyée tous les jours.
Pour aller à la plage, il faut traverser une route. Le sable est très sale, noir (suspect avec des traces de mazout), jonché de détritus et rarement nettoyée. Mais bon, nous nous sommes rabattus sur la piscine.
nous avons fait deux excursions : une en catamaran sur l'ile coche (superbe sortie) et une en véhicule 4X4 pour le tour de l'ile, plages sauvages, et tour en barque à moteur dans les mangroves.
Le paysage n'est pas grandiose et l'ile très sale, des montagnes de poubelles trainent partout. Les baraques à toits en tôle cotoient des villas entourées de murs hauts et barreaux aux fenetres.
CONCLUSION : il me semble que le venezuela n'est pas encore prêt pour le tourisme (comparé à la rép dom par exemple), les gens ne sont pas très accueillants et les rues sont sales.
Si vous décidez d'y aller, prenez un hôtel avec au moins 4 étoiles pour ne pas avoir trop de surprises, et pensez à emporter du produit solaire de haute protection car le soleil tape très fort.
Arrivés à l'aéroport pour le départ, il a fallu débourser 56 dollars US de taxe de sortie, contrairement aux 38 dollars annoncés dans le catalogue de voyage........ du racket en somme!!!!!!!!!!!!
Par contre, nous étions contents d'avoir rechargé nos batteries avec du soleil à profusion.....
L'envers du décor (Cambodge) English translation pending
Je m’étais dit, que je n’étalerais pas mes expériences dans les forums de ce site consacré aux voyages. Trop noires, trop difficiles pour un site comme celui-ci. Mais force est de constater que beaucoup voyagent dans des pays sans vraiment se rendre compte de ce qu’ils consomment et ce qu’ils engendrent par leurs comportements « légers » auprès des populations que l’on dit souvent qu’elles nous « invitent » ou nous « accueillent ». Nous ne sommes pas invités là-bas, c’est certain. En tous cas pas comme on invite un ami à manger à notre table. « On » nous invite, oui. Mais à consommer. Restaurants, éléphants, hôtels ou guest house, bars, etc. « On » nous invite à être des touristes qui recherchent des plaisirs. Quand je dis « on », je ne parle pas des populations mais des gouvernements de ces pays. Les populations profitent, ou subissent parfois, notre présence. « On » ce n’est pas l’individu que vous avez rencontré qui a été magnifique avec vous. « On », c’est tout ce qui pousse le tourisme de masse et certains voyageurs dans ces pays.
Heureusement j’ai pu lire des récits touchants de jeunes voyageurs comme celui de LAjoulie ( http://voyageforum.com/voyage/six_mois_en_thailande_dans_un_foyer_pour_filles_D434919/ ) qui me laisse entrevoir un peu d’espoir tout de même.
C’était au Cambodge, il y a un peu plus d’un an aujourd’hui. Pour les besoins de mon boulot, j’étais amené à fréquenter des foyers, des orphelinats, des hôpitaux, des psys et surtout des gens qui étaient internés dans ces établissements. Je devais les questionner et enquêter sur ces personnes. Plusieurs personnes m’aidaient dans ce travail : une traductrice/assistante, des médecins et le personnel des établissements. Je m’étais obligé à ne pas entrer en contact avec des occidentaux et de rester uniquement avec les khmers, ce qui s’est avéré très difficile, mais tellement plus riche.
Plutôt qu’un récit de voyage, je vais vous raconter les histoires de trois personnes.
La première est celle de Sammang. Un enfant des rues de Phnom Penh. Il se présente, regarde à terre, son regard fuit. Il a 12 ans aujourd’hui, mais ce qu’il me raconte remonte à six ans, il n’arrive pas à savoir exactement. Il était un de ces nombreux enfants qui peuplent les rues de la ville. Torses nus qui se jettent dans le fleuve avec ses copains, qui rient, qui chapardent. Une image d’insouciance et souriante mais qui cache des réalités difficiles : mendicité, travail dans la décharge, prostitution. Un jour, les parents de Sammang décident qu’il doit ramener plus d’argent. Père alcoolique et joueur, mère dans l’obligation de se prostituer. Sammang rapporte de l’argent. Jamais assez. Il mendie près du petit temple des voyageurs, sur les rives de la rivière. Là passent les touristes et les khmers pour faire une offrande. Seuls les touristes, ou presque, lui donnent de l’argent. On lui a dit qu’il devait les poursuivre jusqu’à ce qu’il obtienne une pièce, un billet.
Un jour, son père décide que c’en est trop, ou plutôt pas assez. Il est saoul comme d’habitude. Il frappe Sammang, comme d’habitude. Sa mère n’est pas là, comme d’habitude. Les yeux de Sammang se remplissent de larmes à l’évocation de ces souvenirs lointains, sans jamais pleurer. Ma traductrice, Chenda, essaie tant bien que mal d’aider l’enfant. Sammang a du mal et baisse les yeux comme un coupable. Il raconte.
Son père le jette à terre, prend un objet (il ne se souvient plus lequel) et le fracasse à plusieurs reprises sur sa jambe. Sammang pleure, crie, saigne. Chenda me traduit de plus en plus difficilement. J’ai du mal à écouter, à ne rester sans rien faire, à l’encourager à continuer.
Sammang continue son récit. Sa jambe pend inerte et en mille morceaux. Il perd connaissance. Ce qu’il nous dit ensuite est flou, parce que ses souvenirs sont effacés, comme s’il s’était protégé. Comme beaucoup d’enfants résilients, il se crée des barrières mentales. Il survit à ses blessures, on l’ampute, son père est ravi.
Il a entendu son père dire autour de lui qu’il s’agissait d’un accident de la route, une voiture qui passe, qui écrase, comme beaucoup à Phnom Penh sans s’arrêter pour si peu… Une organisation internationale lui fournit une jambe artificielle et une béquille. Sammang une fois rétabli retourne sur les trottoirs de la ville. Toujours près de la rivière. Il mendie comme son père le lui demande. La mère a gobé l’histoire de l’accident. Il rapporte un peu plus d’argent, mais pas beaucoup plus. Son père le bat toujours. Sammang grandit, plusieurs années passent. Vers 10 ans, sa mère est retrouvée morte. Il ne sait pas de quoi et comment. On ne lui dit rien.
Malgré sa jambe en moins, Sammang devient un petit caïd dans la bande. Il prend sous son aile des plus jeunes que lui qu’il raquette, comme lui-même est raquetté par de plus vieux. Mais pour son père, ce n’est pas encore assez. Privé de l’argent de sa femme, il pousse son fils sur les trottoirs ou plutôt dans les bras de gens qui feront de Sammang le garçon tremblant, mutilé dans son corps et son esprit, en loques et presque mourant que l’on trouvera dans les rues de Phnom Penh quelques mois plus tard. Sammang ne nous dira pas ce qu’il a subit. Sammang ne nous dira pas par quoi il a dû passer, mais les traces sur son corps en disent bien plus long que n’importe quel récit.
Aujourd’hui il a 12 ans, il est libéré de son père, mais il est impossible de dire s’il va sortir de la spirale dans laquelle il est entré. Du moins il sourit malgré tout et on peut espérer.
Chenda me dira que Sammang veut dire « chance »…
Heureusement j’ai pu lire des récits touchants de jeunes voyageurs comme celui de LAjoulie ( http://voyageforum.com/voyage/six_mois_en_thailande_dans_un_foyer_pour_filles_D434919/ ) qui me laisse entrevoir un peu d’espoir tout de même.
C’était au Cambodge, il y a un peu plus d’un an aujourd’hui. Pour les besoins de mon boulot, j’étais amené à fréquenter des foyers, des orphelinats, des hôpitaux, des psys et surtout des gens qui étaient internés dans ces établissements. Je devais les questionner et enquêter sur ces personnes. Plusieurs personnes m’aidaient dans ce travail : une traductrice/assistante, des médecins et le personnel des établissements. Je m’étais obligé à ne pas entrer en contact avec des occidentaux et de rester uniquement avec les khmers, ce qui s’est avéré très difficile, mais tellement plus riche.
Plutôt qu’un récit de voyage, je vais vous raconter les histoires de trois personnes.
La première est celle de Sammang. Un enfant des rues de Phnom Penh. Il se présente, regarde à terre, son regard fuit. Il a 12 ans aujourd’hui, mais ce qu’il me raconte remonte à six ans, il n’arrive pas à savoir exactement. Il était un de ces nombreux enfants qui peuplent les rues de la ville. Torses nus qui se jettent dans le fleuve avec ses copains, qui rient, qui chapardent. Une image d’insouciance et souriante mais qui cache des réalités difficiles : mendicité, travail dans la décharge, prostitution. Un jour, les parents de Sammang décident qu’il doit ramener plus d’argent. Père alcoolique et joueur, mère dans l’obligation de se prostituer. Sammang rapporte de l’argent. Jamais assez. Il mendie près du petit temple des voyageurs, sur les rives de la rivière. Là passent les touristes et les khmers pour faire une offrande. Seuls les touristes, ou presque, lui donnent de l’argent. On lui a dit qu’il devait les poursuivre jusqu’à ce qu’il obtienne une pièce, un billet.
Un jour, son père décide que c’en est trop, ou plutôt pas assez. Il est saoul comme d’habitude. Il frappe Sammang, comme d’habitude. Sa mère n’est pas là, comme d’habitude. Les yeux de Sammang se remplissent de larmes à l’évocation de ces souvenirs lointains, sans jamais pleurer. Ma traductrice, Chenda, essaie tant bien que mal d’aider l’enfant. Sammang a du mal et baisse les yeux comme un coupable. Il raconte.
Son père le jette à terre, prend un objet (il ne se souvient plus lequel) et le fracasse à plusieurs reprises sur sa jambe. Sammang pleure, crie, saigne. Chenda me traduit de plus en plus difficilement. J’ai du mal à écouter, à ne rester sans rien faire, à l’encourager à continuer.
Sammang continue son récit. Sa jambe pend inerte et en mille morceaux. Il perd connaissance. Ce qu’il nous dit ensuite est flou, parce que ses souvenirs sont effacés, comme s’il s’était protégé. Comme beaucoup d’enfants résilients, il se crée des barrières mentales. Il survit à ses blessures, on l’ampute, son père est ravi.
Il a entendu son père dire autour de lui qu’il s’agissait d’un accident de la route, une voiture qui passe, qui écrase, comme beaucoup à Phnom Penh sans s’arrêter pour si peu… Une organisation internationale lui fournit une jambe artificielle et une béquille. Sammang une fois rétabli retourne sur les trottoirs de la ville. Toujours près de la rivière. Il mendie comme son père le lui demande. La mère a gobé l’histoire de l’accident. Il rapporte un peu plus d’argent, mais pas beaucoup plus. Son père le bat toujours. Sammang grandit, plusieurs années passent. Vers 10 ans, sa mère est retrouvée morte. Il ne sait pas de quoi et comment. On ne lui dit rien.
Malgré sa jambe en moins, Sammang devient un petit caïd dans la bande. Il prend sous son aile des plus jeunes que lui qu’il raquette, comme lui-même est raquetté par de plus vieux. Mais pour son père, ce n’est pas encore assez. Privé de l’argent de sa femme, il pousse son fils sur les trottoirs ou plutôt dans les bras de gens qui feront de Sammang le garçon tremblant, mutilé dans son corps et son esprit, en loques et presque mourant que l’on trouvera dans les rues de Phnom Penh quelques mois plus tard. Sammang ne nous dira pas ce qu’il a subit. Sammang ne nous dira pas par quoi il a dû passer, mais les traces sur son corps en disent bien plus long que n’importe quel récit.
Aujourd’hui il a 12 ans, il est libéré de son père, mais il est impossible de dire s’il va sortir de la spirale dans laquelle il est entré. Du moins il sourit malgré tout et on peut espérer.
Chenda me dira que Sammang veut dire « chance »…
Retour de Noël à l'hôtel Gran Bahia Principe à Punta Cana English translation pending
Nous sommes rentrés hier du Gran Bahia Principe à Punta Cana où avec ma ma femme et mon fils nous avons passés du 21/12/2006 au 29/12/2006 une semaine fabuleuse !
Nous sommes partis pas Thomas Cook France et par la compagnie Star Airlines maintenant devenu XL
Tout d’abord personnel de bord très sympa distribution gratuite d’écouteur d’une pochette de magasines repas moyen mais bon quand même et cadeau d’une petite peluche pour chaque enfant ! Parcontre temps de vol de 13h00 car escale d’une heure à l’aller à San Salvador aux Bahamas dépose de passager et de nouveaux passagers embarquent pour aller jusqu’à Punta Cana où ils débarquent de nouveau pour repartir sur Paris par le même avion !
Deux films récents dans l’avion aucun retard particulier et pour le retour vol direct 7h25 aucun soucis et aucun retard ce qui est à signaler pour un vol charter !
Donc arrivé à Punta Cana à 16h00 un mini bus nous emmène à l’hôtel avec quelques clients du Magestic hôtel juste à coté du Gran Bahia, après environ 30 minutes de routes chaotiques nous arrivons enfin dans ce paradis …
Tout est grandiose, nous nous enregistrons à la réception où l’on nous explique en français le système de cartes pour les serviettes de plages et qu’un petit bus va nous déposer avec nos valises dans la chambre.
C’est étrange dans ce grand hall de voir un immense sapin de noel décoré et de voir toutes ces charmantes serveuses vêtues d’un bonnet de père noël.
Nous arrivons dans notre chambre où là c’est le luxe très propre corbeille de fruits et tee shirt offerts nous avions envoyé un e-mail à l’hôtel pour demander un bloc en particulier comme on nous l’avait conseiller sur les précédent forum et nous avons eut la chance d’avoir une chambre dans la section Punta Cana bloc 14 à l’étage supérieur (14310) tout de suite nous sommes impressionné par la dimension de la chambre et la taille du lit 2m x 2.20 et le marbre partout dans la salle de bains baignoire à bulles et décorations avec les serviettes de toilettes en forme de cygnes.
Nous décidons d’aller faire un tour dans le complexe, en prenant ce fameux petit train qui nous conduit d’un bout à l’autre de l’hôtel sans jamais attendre encore une fois nous sommes surpris par la propreté la végétation et bizarrement par la nuit qui commence à tomber à 18h00 il fait nuit donc nous allons pour ce premier jour manger dans ce buffet principal où ce jour (jeudi) soirée Mexicaine rien a dire parfait nous décidons d’aller nous reposer pour cette première journée.
Couché à 20h00 à 21h00 coup de téléphone de la réception qui nous demande si tout va bien ce que nous confirmons même si le téléphone nous a réveillé et nous explique que demain nous pouvions réserver les 3 restaurants à la carte et nous souhaite de nouveau la bienvenue, à 21h50 on ouvre la porte de la chambre une femme de ménage s’excuse et nous demande si nous avons des serviettes à changer un peu dans « le pâté » nous expliquons que nous venons d’arriver elle s’excuse et referme la porte désolée… à 23h00 nous constatons que les voisins sont très bruyants et que l’insonorisation laisse à désirer que les bruits des portes qui se ferment et du téléphone dans la chambre d’à coté nous parviennent malgré cela et la fatigue aidant nous avons passé une très bonne nuit !
Les Restaurants
A la carte :Nous avons faits :
Le Gourmet : Excellent service et nourriture filet mignon et mix filet de bœuf et langouste top !
Le Mexicain : très déçus rien de bon à déconseiller !
Le Poisson : très bon grosse langouste je le conseille !
Le buffet petit déjeuner copieux crêpes pancakes milk-shake préparés devant nous le salé est aussi très bon on choisi les ingrédient d l’omelette jambon tomates fromage…cuite devant nous les fruits sont excellents
Le soir chaque soir soirée différente
Lundi :Espagnol
Mardi : Italienne
Mercredi :Poisson
Jeudi :Mexicaine
Vendredi :Caraïbes
Samedi : Gala
Dimanche : Barbecue
Le snack à la piscine le midi Pizza plat chaud fruits Un autre snack Olas où tous les jours il y a une paella avec des langoustes un régale ! Seul petit regrets les desserts ne sont que des fruits et une glace aurait été la bienvenue…
Les bars : dans la piscine principale cocktails très bien servi au niveau des doses tout comme au bar principal au niveau de la réception par contre au niveau de la plage plus de sucre et moins d’alcool mais nous avons constaté à plusieurs reprise que le mélange alcool et soleil ne font pas très bon ménage surtout pour les femmes en effet, plusieurs marchaient vers 16h00 bizarrement et suivaient le vent !
Pour ce qui est des animations et des animateurs tous parlent le français mettent une bonne ambiance sans être trop « lourds » et ce qui est important toujours souriants. Par contre au niveau des spectacles le soir nous n’en avons vu aucun car notre fils de 8 ans se dépensait tellement la journée que le soir il résistait déjà au dîner pour ne pas s’endormir et le lit l’appelait de bonne heure. Les spectacles commencent à 21h45 au théâtre principal et à 23h00 au Pueblo principe à l’extrémité du complexe petit village reconstitué.
Le pueblo principe justement est un super décor mais les vendeurs ambulants sont racoleurs et la journée si nous avons le malheur de venir faire des photos ils sortent de on ne sait où et vous font comprendre de regarder les étals avant . Les boutiques placées dans cette parties sont typiques mais les vendeuses ne sont pas polies ni souriantes se qui est très étonnant car partout dans l’hôtel que cela soit au bar, au restaurant ou même les femmes de chambres, les employés dansent sourient chantent on a même l’impression qu’ils ne semblent pas travailler ou tout au moins que se n’est pas contraignant plusieurs fois les serveurs et serveuses sont venus à notre table au buffet et dansaient sur des air de merengue avec toujours le sourire et un petit mot sympa. Attention les prix sont différents entre ces boutiques et la boutique principale prés de la réception (cette dernière moins chère de 1 $).
Le temps : Soleil levé à 7h00 couché à 17h-17h30 toujours du vent au niveau de la plage et c’est temps mieux car sinon cela serait insupportable. Pendant une semaine nous avons eu un peu de pluie histoire de mouiller les serviete restées sur la plage mais c’est tellement typique d’être dans l’eau lorsqu’il pleu ! La plage très grande nettoyée chaque jours beaucoup de transat par contre avec masque et tuba rien a voir soit il y a beaucoup de vague et on ne peu rien voir soit c’est calme et il n’y a que du sable je n’ai vu que deux poissons ! et mon appareil jetable aquatique ne m a pas servi. Sur la plage à droite face à la mer il y à la base aquatique où l’on vous prêt masque tuba-petite planche de surf pour les enfants planche à voile et pédalos . Un peu plus à droite le complexe RIU puis l’Iberostar, l’Océan Blue puis le Punta Cana Princess à environ 35 minutes de marche il y a quelques petites boutiques sympa pas trop chères jolis décors. A gauche la Magestic, et le Grand Paradise la plage du Gran Bahia et la plus grande et la plus belle.Face à l’hôtel dans la mer ce fameux bateau au loin échoué nous avons trouvé cette vue très originale et sympathique pour les photos. Des pélicans font de véritables ballets de plongeons dans la mer et se laissent approcher sur la plage un plaisir également pour les photos. Etonnant également le 25 décembre où dans notre chambre nous avons trouvé un petit cadeau en terre cuite remplis de bonbons et où à la piscine principale le Pére Noël accompagnée de deux charmantes mère Noël sont arrives en petit train chargés de cadeaux pour chaque enfants et il s’agissait bien de cadeaux emballés et différent pour les petites filles et les petits garçons (poupées, petite dînette, ballons, peluches, légo, figurines…) Chaque jour également possibilité de faire des photos en compagnie d’animaux au bord de la piscine(petit singe, perroquet, iguanes) ou de avinées, d’indiens ou d’indienne (photo souvenir 6$ ou 5euros) par contre personnel pas très souriant mais bon ils sont si peu nombreux les non souriants… Le 27 décembre nous avons souhaité rencontrer la représentante de Thomas Cook afin d’avoir notre horaire de retour cette personne n’étant présente à l’hotel que le jeudi et le dimanche de 9h à 9h30 nous avons pensé que il y aurait un tableau avec nos noms affiché et l’heure du départ de l’hotel rien d’affiché ni même d’info dans le classeur avec simplement un N° de téléphone en cas d’urgence.Nous avons donc décider de demander à la réception et ces dernier nous ont indiqué d’aller au bureau de la relation clientèle qui s’est chargé de téléphoner gratuitement à notre place ! Le jour du départ pour nous c’était14h20 départ de l’hôtel libération de la chambre à 12h00 baignade jusqu’à 13h30 changement de tenue dans les toilettes prés de la boutique principale qui sont énormes avec douches… tout est prévu c’est le Top ! Petit coup de cafard car nous savons que le temps de Paris et ses 2° nous attendent. Navette à l’heure retour de Punta Cana –Roissy 7h25 attention à l’aéroport de Punta Cana deux terminaux dans le Premier 2 boutiques où il n’y a pas grand-chose et dans le second une boutique avec alcool et parfum (attention aux prix sur certaine bouteille aussi cher qu’en France il faut comparer !) Ne pensez pas faire des achats de souvenirs à l aéroport ! Arrivée à Roissy à l’heure mais attente des bagages une heure ! Bienvenue à la réalité de l’organisation Française ! Pour conclure et il serait temps c’est le plus bel hôtel que nous ayons fait il ne faut pas hésiter à y aller et je pense qu’un futur voyage s’impose avec j’espère 15 jours sur place au lieux des 7 passés. Pour d’autres renseignements je suis toujours là. A Bientôt Laurent
Le snack à la piscine le midi Pizza plat chaud fruits Un autre snack Olas où tous les jours il y a une paella avec des langoustes un régale ! Seul petit regrets les desserts ne sont que des fruits et une glace aurait été la bienvenue…
Les bars : dans la piscine principale cocktails très bien servi au niveau des doses tout comme au bar principal au niveau de la réception par contre au niveau de la plage plus de sucre et moins d’alcool mais nous avons constaté à plusieurs reprise que le mélange alcool et soleil ne font pas très bon ménage surtout pour les femmes en effet, plusieurs marchaient vers 16h00 bizarrement et suivaient le vent !
Pour ce qui est des animations et des animateurs tous parlent le français mettent une bonne ambiance sans être trop « lourds » et ce qui est important toujours souriants. Par contre au niveau des spectacles le soir nous n’en avons vu aucun car notre fils de 8 ans se dépensait tellement la journée que le soir il résistait déjà au dîner pour ne pas s’endormir et le lit l’appelait de bonne heure. Les spectacles commencent à 21h45 au théâtre principal et à 23h00 au Pueblo principe à l’extrémité du complexe petit village reconstitué.
Le pueblo principe justement est un super décor mais les vendeurs ambulants sont racoleurs et la journée si nous avons le malheur de venir faire des photos ils sortent de on ne sait où et vous font comprendre de regarder les étals avant . Les boutiques placées dans cette parties sont typiques mais les vendeuses ne sont pas polies ni souriantes se qui est très étonnant car partout dans l’hôtel que cela soit au bar, au restaurant ou même les femmes de chambres, les employés dansent sourient chantent on a même l’impression qu’ils ne semblent pas travailler ou tout au moins que se n’est pas contraignant plusieurs fois les serveurs et serveuses sont venus à notre table au buffet et dansaient sur des air de merengue avec toujours le sourire et un petit mot sympa. Attention les prix sont différents entre ces boutiques et la boutique principale prés de la réception (cette dernière moins chère de 1 $).
Le temps : Soleil levé à 7h00 couché à 17h-17h30 toujours du vent au niveau de la plage et c’est temps mieux car sinon cela serait insupportable. Pendant une semaine nous avons eu un peu de pluie histoire de mouiller les serviete restées sur la plage mais c’est tellement typique d’être dans l’eau lorsqu’il pleu ! La plage très grande nettoyée chaque jours beaucoup de transat par contre avec masque et tuba rien a voir soit il y a beaucoup de vague et on ne peu rien voir soit c’est calme et il n’y a que du sable je n’ai vu que deux poissons ! et mon appareil jetable aquatique ne m a pas servi. Sur la plage à droite face à la mer il y à la base aquatique où l’on vous prêt masque tuba-petite planche de surf pour les enfants planche à voile et pédalos . Un peu plus à droite le complexe RIU puis l’Iberostar, l’Océan Blue puis le Punta Cana Princess à environ 35 minutes de marche il y a quelques petites boutiques sympa pas trop chères jolis décors. A gauche la Magestic, et le Grand Paradise la plage du Gran Bahia et la plus grande et la plus belle.Face à l’hôtel dans la mer ce fameux bateau au loin échoué nous avons trouvé cette vue très originale et sympathique pour les photos. Des pélicans font de véritables ballets de plongeons dans la mer et se laissent approcher sur la plage un plaisir également pour les photos. Etonnant également le 25 décembre où dans notre chambre nous avons trouvé un petit cadeau en terre cuite remplis de bonbons et où à la piscine principale le Pére Noël accompagnée de deux charmantes mère Noël sont arrives en petit train chargés de cadeaux pour chaque enfants et il s’agissait bien de cadeaux emballés et différent pour les petites filles et les petits garçons (poupées, petite dînette, ballons, peluches, légo, figurines…) Chaque jour également possibilité de faire des photos en compagnie d’animaux au bord de la piscine(petit singe, perroquet, iguanes) ou de avinées, d’indiens ou d’indienne (photo souvenir 6$ ou 5euros) par contre personnel pas très souriant mais bon ils sont si peu nombreux les non souriants… Le 27 décembre nous avons souhaité rencontrer la représentante de Thomas Cook afin d’avoir notre horaire de retour cette personne n’étant présente à l’hotel que le jeudi et le dimanche de 9h à 9h30 nous avons pensé que il y aurait un tableau avec nos noms affiché et l’heure du départ de l’hotel rien d’affiché ni même d’info dans le classeur avec simplement un N° de téléphone en cas d’urgence.Nous avons donc décider de demander à la réception et ces dernier nous ont indiqué d’aller au bureau de la relation clientèle qui s’est chargé de téléphoner gratuitement à notre place ! Le jour du départ pour nous c’était14h20 départ de l’hôtel libération de la chambre à 12h00 baignade jusqu’à 13h30 changement de tenue dans les toilettes prés de la boutique principale qui sont énormes avec douches… tout est prévu c’est le Top ! Petit coup de cafard car nous savons que le temps de Paris et ses 2° nous attendent. Navette à l’heure retour de Punta Cana –Roissy 7h25 attention à l’aéroport de Punta Cana deux terminaux dans le Premier 2 boutiques où il n’y a pas grand-chose et dans le second une boutique avec alcool et parfum (attention aux prix sur certaine bouteille aussi cher qu’en France il faut comparer !) Ne pensez pas faire des achats de souvenirs à l aéroport ! Arrivée à Roissy à l’heure mais attente des bagages une heure ! Bienvenue à la réalité de l’organisation Française ! Pour conclure et il serait temps c’est le plus bel hôtel que nous ayons fait il ne faut pas hésiter à y aller et je pense qu’un futur voyage s’impose avec j’espère 15 jours sur place au lieux des 7 passés. Pour d’autres renseignements je suis toujours là. A Bientôt Laurent
Vietnam pour le plaisir en 18 jours (du 17 octobre au 4 novembre 2006) English translation pending
Bilan de mon voyage au VietNam du 17 Octobre au 4 Novembre 2006
Bonjour,
J'ai effectué un voyage de 18 jours au VietNam du 17 Octobre au 3 Novembre 2006. Ce voyage n'est pas un voyage de découverte, car je rentre chez moi, tout simplement🙂. Tout a été improvisé et placé sous le signe du bonheur et du plaisir (belle plage, bel hotel, grand restaurant etc ....)
Budget à 2 : 500 Euros d'achats divers et 1300 Euros pour 5 déplacements en vol intérieur avec VietNam Airlines et VietNam Air Services Company (VASCO), 2 déplacements en Speed Boat 4 déplacements en Minibus 1/2 journée en bateau sur le Mékong et 2 déplacements en sympan 2 journées en bateau en mer 1 déplacement en train près de 200 km en moto divers déplacements en taxi et moto-om et xe-keo 8 hotels différents : 4 hotels 3 étoiles (30 à 70 euros) et 4 hotels en 2 étoiles (13 euros en moyenne) 10 repas gastronomiques dans grand restaurant (dont 2 en bateau croisière) et tout le reste dans les gargottes du marché ou de la rue 4 dégustrations de fruits de mer sur les plages 2 sorties en boite de nuit et une sortie crème glacée pour écouter de la musique
Sur le plan des prix, ce budget est dépensé sans compter mais ça reste encore modique
Au point de vue météo, ciel bleu ou peu nuageux presque tout le temps, sauf un jour avec un ciel légèrement voilé (passage du cyclone N° 7 au large de la mer de Chine)
Suite aux images ....
Bonjour,
J'ai effectué un voyage de 18 jours au VietNam du 17 Octobre au 3 Novembre 2006. Ce voyage n'est pas un voyage de découverte, car je rentre chez moi, tout simplement🙂. Tout a été improvisé et placé sous le signe du bonheur et du plaisir (belle plage, bel hotel, grand restaurant etc ....)
Budget à 2 : 500 Euros d'achats divers et 1300 Euros pour 5 déplacements en vol intérieur avec VietNam Airlines et VietNam Air Services Company (VASCO), 2 déplacements en Speed Boat 4 déplacements en Minibus 1/2 journée en bateau sur le Mékong et 2 déplacements en sympan 2 journées en bateau en mer 1 déplacement en train près de 200 km en moto divers déplacements en taxi et moto-om et xe-keo 8 hotels différents : 4 hotels 3 étoiles (30 à 70 euros) et 4 hotels en 2 étoiles (13 euros en moyenne) 10 repas gastronomiques dans grand restaurant (dont 2 en bateau croisière) et tout le reste dans les gargottes du marché ou de la rue 4 dégustrations de fruits de mer sur les plages 2 sorties en boite de nuit et une sortie crème glacée pour écouter de la musique
Sur le plan des prix, ce budget est dépensé sans compter mais ça reste encore modique
Au point de vue météo, ciel bleu ou peu nuageux presque tout le temps, sauf un jour avec un ciel légèrement voilé (passage du cyclone N° 7 au large de la mer de Chine)
Suite aux images ....
Meilleur hôtel Barcelo à Punta Cana? English translation pending
Bonjour,
Voilà, nous avons l'intention de partir en voyage à Punta Cana fin novembre-début décembre et j'aurais quelques question? Pourriez-vous me renseigner sur les conditions de vol? (premier voyage donc peur de l'avion) Et les hôtels? J'ai vu qu'il y en avait pas mal! Notre choix est porté sur la chaine Barcelo (hésitation entre les 5 hôtels du complexe barcelo) J'aimerais savoir si il est vrai que la seule différence entre les 5 hôtels est le fait que la langouste est à volonté uniquement dans le barcelo palace. Sinon, ces 5 hôtels sont-ils situés directement sur la plage? Quelles sont les différences entre les 5? Et le meilleur? J'ai entendu dire que les chambres du Barcelo n'étaient pas top.
Merci de vos réponses.
Voilà, nous avons l'intention de partir en voyage à Punta Cana fin novembre-début décembre et j'aurais quelques question? Pourriez-vous me renseigner sur les conditions de vol? (premier voyage donc peur de l'avion) Et les hôtels? J'ai vu qu'il y en avait pas mal! Notre choix est porté sur la chaine Barcelo (hésitation entre les 5 hôtels du complexe barcelo) J'aimerais savoir si il est vrai que la seule différence entre les 5 hôtels est le fait que la langouste est à volonté uniquement dans le barcelo palace. Sinon, ces 5 hôtels sont-ils situés directement sur la plage? Quelles sont les différences entre les 5? Et le meilleur? J'ai entendu dire que les chambres du Barcelo n'étaient pas top.
Merci de vos réponses.
Choix d'hôtels dans les oasis du désert lybique English translation pending
Bonjour,
Qui pourrait me dire un mot sur les hôtels Panorama Oasis (Baharya), Mobarez - ou Mebarez (Dahkla), Hamadala (Kharga), ainsi que sur le Pharao's du Caire et le Lotus de Louxor ??
Merci d'avance
Hôtel Vincci Nour Palace à Mahdia ou Sofitel Palm Beach à Djerba? English translation pending
Bonjour,
Nous comptons partir une semaine en Tunisie en septembre prochain et nous nous demandons ce qui est le mieux : Mahdia ou Djerba ??? Nous recherchons les belles plages et le soleil garanti, ainsi que l'assurance d'etre dans un hotel confortable (j'ai lu énormément de messages sur plein d'hotels 3 étoiles qui ne m'ont pas rassurée du tout ...😕) Nous hésitons donc entre le Vincci Nour Palace à Mahdia ou le Sofitel Palm Beach à Djerba, est - ce que quelqu'un peut nous aider dans notre choix ??? Si vous connaissez ces hôtels, dans lequel la nourriture est la meilleure ? Merci d'avance pour vos réponses Libellule82
Nous comptons partir une semaine en Tunisie en septembre prochain et nous nous demandons ce qui est le mieux : Mahdia ou Djerba ??? Nous recherchons les belles plages et le soleil garanti, ainsi que l'assurance d'etre dans un hotel confortable (j'ai lu énormément de messages sur plein d'hotels 3 étoiles qui ne m'ont pas rassurée du tout ...😕) Nous hésitons donc entre le Vincci Nour Palace à Mahdia ou le Sofitel Palm Beach à Djerba, est - ce que quelqu'un peut nous aider dans notre choix ??? Si vous connaissez ces hôtels, dans lequel la nourriture est la meilleure ? Merci d'avance pour vos réponses Libellule82
Hôtel Thalassa Village à Sousse English translation pending
bonjour, je pars en tunisie à sousse à l'hotel thalassa village sousse en juillet et j'aimerai recevoir des informations concernant cet hotel? (chambres, beauté, la nourriture, la situation, les activités)
merci pour vos réponses
Maryline
merci pour vos réponses
Maryline
Indien vaut mieux que deux tu l'auras... English translation pending
1 an autour de la planete, et nous basculons des montagnes nepalaises dans l'envoutante spiritualite indienne...
(pour les photos http://www.lespiedssurterre.org)
Mardi 22 Novembre: "Hare Krishna" Devant le comptoir de l'immigration, nous faisons la rencontre d'un groupe de touristes retraites réussissant l'exploit de visiter le Rajasthan, Varanasi et la vallée de Kathmandou en 14 jours dont 4 réservés aux transports, bravo Jet tour! Intrigués par le nombre de visas figurant sur nos passeports, ils sont très curieux d'un tel voyage. Etrangement ce qui les impressionne le plus c'est de ne pas savoir où l'on va dormir le soir sans réservation. Dans le lot, il y a bien évidemment le vieux bougon désagréable qui nous lance indirectement des " Pauvre France … … A notre époque on pensait d'abord a la carrière, aujourd'hui ils pensent aux loisirs!" Réponse du berger à la bergère, Sophie lança : "En attendant nous on n'aura peut-être pas de retraites pour s'offrir des voyages quand on sera vieux! c'est ça et bientôt c'est les retraites qui paieront votre retraite! de toute façon y'en a toujours un comme ça dans les voyages organisés" clôtura Sophie en faisant rire l'assemblée. A la sortie de l'aéroport de Varanasi, nous sommes harcelés par les taxis. Les prix sont bien sur revus à la hausse et certains n'hésitent pas à rajouter des suppléments pour les bagages, pour la personne supplémentaire, pour la clim et encore plus fort parce que la voiture est neuve et confortable! (Et pourquoi pas parce que le chauffeur s'est rasé ce matin tant qu'on y est ?!) Finalement, nous sortons de l'aéroport pour en prendre un directement dans la rue. Des types s'immiscent comme intermédiaires et il faut batailler pour imposer notre prix. Il faut reconnaître que ces taxis blancs à l'allure de vieilles voitures coloniales ont de la gueule, ce sont des Ambassador. Pour atteindre le bord du Gange ou se trouvent les guest, nous devons ensuite prendre un rickshaw et la, ça commence a ressembler a l'image qu'on avait de l'Inde, le bruit et la poussière sont la. Entasses comme deux sacs a patates a l'arrière avec nos énormes sacs a dos sur les genoux, nous devons nous tenir mutuellement pour ne pas tomber a chaque nid de poule. En haut des maisons, des singes bondissent et nous croisons quelques vaches au milieu de cette circulation anarchique que l'agent gesticulant sur son rond-point serait bien incapable de déloger. Leur fâcheuse tendance a se mettre au milieu de la route s'expliquerait par leur goût prononce pour les courants d'air provoques par les véhicules…ça chasse les mouches ! Cela pose tellement de problèmes de circulation que l'Assemblée a vote une loi en 2004 autorisant les policiers à les chasser avec de légers coups de bâtons. Nous arrivons au coucher du soleil à la Vishnou resthouse. Il y avait peu de chance de trouver une chambre mais la dernière vient de se libérer, cool. La terrasse, pourvu d'un petit temple (sans doute dédié à Vishnou) est très agréable et donne sur le Gange. Des cerfs volants se partagent l'horizon et des chants sacrés commencent à s'élever dans les airs. Ajouté a cela un "Hare Krishna" psalmodié en boucle pendant 40 mn et vous obtiendrez une
Mais que fait la police ?ambiance complètement irréaliste. Bon ben la, on est en plein dedans. Cela inspire Sophie qui "croque" le profil de Christophe (assez ressemblant d'ailleurs). A peine arrivés que nous sommes déjà sous le charme de cette ville. C'est aussi l'heure ou les routards de la guest rentrent au bercail. Nous faisons ainsi la connaissance d'Aurélien, Fred, Aurélie et Jihane.
Si la "Vishnou" est plutôt bonne enfant, le confort des chambres y est très sommaire. Deux énormes lézards, des geckos, la partagent avec nous tout comme les chiens qui hurleront sous nos fenêtres une bonne partie de la nuit.
Mercredi 23 Novembre: Le Nirvana Nous sommes réveillés vers les 04h30 par l'imam du coin, puis a 5h30 par des tintements de cloches et enfin, pour que l'orchestre soit complet, a 06h00 par ce qui pourrait ressembler a une partie de tennis engagée. Pourtant y'a pas de terrain dans le coin...nous découvrons en ouvrant les fenêtres qu'il s'agit des lavandières en train de battre leur linge dans le Gange. Nous les regarderons le temps de prendre notre petit dej' sur la terrasse. Nous commençons par visiter le Chowk, le vieux quartier qui longe le Gange. Il est facile de se perdre dans ce labyrinthe de ruelles tortueuses. Elles sont si étroites que voitures et charrettes ne peuvent circuler, ce qui n'enlève rien a l'animation qui y règne. Petits commerces, mangoustes et singes, souris et vaches sacrées mangeant les détritus jetés a même le sol, gargotes, buffles gênant notre passage, odeurs nauséabondes succédant a de divines effluves de masala et d'encens puis surtout chiens galeux a tous les coins de rues, sans oublier les bouses et autres déchets (étant donne qu'il n'y a pas de ramassage d'ordures, ce sont les animaux qui s'en chargent). Tout y est ! Le plus saisissant reste de tomber nez à nez avec le corps d'un défunt que sa famille conduit en cortège au lieu de crémation... On a comme le sentiment de déambuler
Lessive collectivedans une ville moyenâgeuse, Villon se serait régalé de ce spectacle. Les hommes ont souvent une écharpe autour de la tête à la manière d'une rage de dent ou les cheveux (et même barbe et moustaches) teint au henné…orange !
Au détour d'une ruelle, nous arrivons au Golden temple, le temple le plus sacré de la ville suppose contenir le lingam de Shiva (le symbole de Shiva étant un lingam, le principe mâle enfonce dans un yoni représentant le principe féminin). Aucun profane n'est autorisé à y pénétrer. A l'entrée de la ruelle d'accès au temple, chacun, indien comme touriste, est fouillé obligatoirement par des militaires armés. Comment dans de telles conditions, Sophie a-t-elle réussi à y entrer et ressortir avec la tika sur le front et une cordelette de longue vie autour du poignet? Un vieillard gardant les chaussures à l'entrée lui a juste demande de les ôter, et c'est seulement au moment de ressortir qu'on lui a fait remarquer le panneau d'interdiction "temple exclusivement réservé aux hindous". Personne n'a eu l'air surpris de sa présence a l'intérieur, la suite du voyage nous confirmera que les indiens sont d'une extrême tolérance a ce niveau-là.
Nous terminons la ballade par les bords du Gange ou se trouvent les ghats, les marches d'accès au fleuve sacré. Le plus important est le Manikarnika Ghat. C'est en suivant un cortège funéraire que nous y sommes arrivés. Sur une plate-forme bordée sur trois cotés par le Gange, brûlent une dizaine de bûchers. Le voeu le plus cher de tout hindou est que son âme monte au ciel par la grâce du feu. Il espère ainsi échapper au cercle sans fin des renaissances pour accéder directement au stade suprême: le nirvana. Des barques chargées de tonnes de bois sont amarrées et des hommes déchargent les bûches toute la journée. Un corps met trois heures à brûler et nécessite 350 kg de bois. Non loin de là, des stèles de sati évoquent le sacrifice des veuves qui s'immolaient vives (de façon plus ou moins consentie) en même temps que leur défunt mari. Bien que cette tradition fût interdite par les britanniques, elle a perduré jusqu'à très récemment.
Les cadavres drapés de blanc pour les hommes, de rouge pour les femmes et de jaune doré pour les vieillards sont d'abord immergés dans le Gange avant d'être brûlés, les cendres seront ensuite jetées dans les eaux sacrées du Gange. Lorsque la famille, trop pauvre, ne peut acheter suffisamment de bois, il arrive que le corps a demi consumé soit jeté dans le fleuve ou les charognards achèveront le travail.
Nous montons dans une tour qui domine la scène. Le tableau qui s'offre à nous est constitué de deux jambes calcinées qui dépassent du bûcher. Nous arrivons juste a temps pour voir le maître d'oeuvre les casser pour les poser sur le dessus à l'aide d'un bambou. Dans le bûcher voisin, nous apercevons la tête d'un autre encore attachée à sa cage thoracique, le "spectacle" est hallucinant pour nous occidentaux. Nous sommes fascinés par cette ferveur et ce mysticisme dans ce décor semi réel. La mort en Europe est cloisonnée derrière des portes, des hospices, ou le silence est de rigueur. Ici au contraire la vie côtoie la mort: des chèvres viennent manger les fleurs mortuaires, les cris des enfants jouant autour se font entendre, une dame se lave dans le fleuve a quelques mètres des bûchers.
La mort n'a pas cet aspect tabou qui existe chez nous, elle n'est pas niée et Varanasi nous apparaît ainsi comme un carrefour entre les mondes spirituel et physique.
Les bâtiments a proximité sont des mouroirs ou les gens attendent leur tour. Il est
bien évidemment interdit de filmer ou de photographier mais certains n'hésitent pas à nous réclamer une participation aux frais de crémation (qui coûte très cher) en contrepartie.
A la guest, c'est l'heure du "Hare Krishna" et du "banana lassi time". Un deuxième Fred et Paul, un anglais se joignent a nous. Demain nous partagerons à sept une barque pour le lever du soleil sur le Gange. Rendez-vous fixe a 6h00.
Les guest de Vishnou
Jeudi 24 Novembre: Ganja euh non Ganga ! Nous décollons plus tard que prévu mais juste a temps pour voir le soleil se lever…et nous ne sommes pas les seuls: des dizaines de barques longent elles aussi les ghats avec de nombreux touristes a leur bord.
1, 5 millions de bacteries pour 100 ml !
Ghats reserves aux femmes C'est un "spectacle" hallucinant que cette vie grouillante au bord du fleuve. On se rend vraiment compte de la puissance de la religion sur les mentalités et…de la pollution du Gange. "Aucun microbe qui se respecte ne sauraient vivre dans une eau pareille.", écrivait Mark Twain, et pourtant 1, 5 millions de bactéries cohabitent dans 100 ml d'eau (le maximum toléré au-delà duquel un bain peut être nocif est de 500!) Cela n'empêchent pas les indiens de laver leur linge avant de le mettre a sécher sur le sable et dans la poussière, de se laver (même les dents) et le pire, les enfants de plonger et les pèlerins de boire de son eau. Les buffles de leur coté n'éprouvent pas le moindre problème non plus à faire trempette. A ce propos, il est important de préciser qu'à Varanasi se trouve un des plus beaux goshalas de l'Inde, une maison de retraite pour vaches. Si l'on respecte autant les vaches en Inde c'est parce qu'elles incarnent l'ashima, l'absence de volonté de tuer et symbolisent la maternité, la charité et la pitié. Durant la crise de la vache folle, l'Inde a proposé à la France et au Royaume Uni de leur racheter les vaches destinées à l'abattage pour 12 millions d'euros!!! Cette anecdote illustre bien le culte voué a la vache.
Les ablutions se font au soleil levant, les pèlerins doivent se baigner en cinq endroits différents. L'hindou religieux doit suivre ce rite chaque matin: prononcer le mantra sacré (prière), s'immerger complètement trois fois de suite, et boire une gorgée d'eau du Gange dans sa main; quand on voit ce qui flotte a la surface… Beurk!
Raison de plus pour être surpris d'apercevoir les fameux dauphins du Gange, même les spécialistes s'interrogent sur le fait qu'ils n'aient pas encore totalement disparus. A plusieurs reprises nous en verrons sortir de l'eau, leur aileron et leur nez allongé bien visible.
La soie est l'étoffe sacrée par excellence et Varanasi en est la capitale. Cet après-midi, Sophie visite donc les fabriques de soie du quartier musulman en compagnie de Fred le Suisse. Ce sera l'occasion de distinguer la soie "sauvage" de la "naturelle", et la "mousseline" du "brocard". Les marchands de soie sont près a tout pour faire acheter; dans la même journée, Sophie a rencontré les fournisseurs de Sonia Rikel, Pierre Cardin et Hermès, rien que ça! Varanasi est à la fois musulmane et hindoue; il n'est donc pas rare de croiser des femmes complètement voilées de noir. L'Inde est en effet le deuxième pays musulman après l'Indonésie en termes de population.
La petite troupe est au complet à 15h30, la barque nous attend cette fois-ci pour assister à la Puja, la cérémonie du culte au Gange. Elle a lieu à la tombée de la nuit sur le Dasashwamedh Ghat. Plusieurs prêtres accompagnés de musiciens officient tournés vers le Gange tandis que les chants sacrés s'élèvent et que des dizaines de bougies sont déposées sur l'eau. C'est assez mystique mais ça devient barbant au bout d'une demi-heure. C'est aussi à la nuit tombée que les crémations sont les plus impressionnantes.
On assiste a un triste spectacle à la descente du bateau: deux chiens collés dévalent une pente. En regardant d'un peu plus près, on s'aperçoit qu'ils sont restés "enfiles" durant le coït. On ne peut malheureusement rien faire pour eux a part leur mettre le doigt dans le dernier orifice disponible mais personne ne s'est dévoué. Pas d'inquiétude à avoir, ils s'en sont sortis tous seuls.
Aucun resto proche de notre guest n'est mentionné dans les guides, on y va donc au pif, et la mauvaise pioche, même Christophe n'a pas fini ses assiettes! La soirée se termine à l'Internet café ou les pannes de courant s'enchaînent à nous arracher les cheveux; il semble que ce soit assez "courant" dans le pays!
Vendredi 25 Novembre: Yoga Ce matin, nous testons l'activité phare de Varanasi après les crémations: le yoga. Les cours ont lieu dans le petit temple sur la terrasse de notre guest de 8 à 10 heures et il faut être à jeun. Aurélien, Jihane, Aurélie ainsi qu'un autre couple participent aussi. La séance commence par un travail de respiration puis des exercices "exutoires" qui permettent sans doute de libérer les tensions. Dans notre cas ça a surtout libère un énorme fou rire collectif notamment quand on a du faire "le lion" à tour de rôle! La séance se termine par de la méditation où il est possible de ressentir une sorte d'énergie entre les mains et ça marche! Christophe était complètement absorbé dans sa bulle "magnétique". On est resté un bon moment sur la terrasse: Sophie a pris les choses en mains en testant la coupe de cheveux aux ciseaux, Christophe commençait vraiment a ressembler à un lion "grisonnant", le processus de "blanchiment" s'étant emballé depuis notre départ de France. Le résultat est plutôt satisfaisant compte tenu de l'outillage. La fin de journée fut un peu plus stressante. Pour se rendre au Ramnagar palace, la demeure du maharadjah de Varanasi, nous prenons un autorickshaw, sans doute un des plus intrépides de la ville. On se serait cru dans un jeu vidéo où il faut conduire une voiture lancée à toute berzingue qui doit éviter tout un tas d'embûches sur la route. Sauf que la c'est "pour de vrai", il faut éviter vaches, chiens, voitures, vélos, écoliers et autres piétons et c'est même pas nous qui étions aux commandes. Sophie a cru mourir à plusieurs reprises alors que Christophe s'en amusait, le chauffeur maniait son engin comme s'il faisait corps avec, virant à droite, esquivant une moto qui déboulait à gauche, frôlant les camions puis se faufilant comme Speedy Gonzales dans une circulation totalement anarchique. Le trajet a semblé durer des heures pour Sophie qui hurlait a chaque fois qu'on s'approchait un peu trop vite ou un peu trop près des "emb��ches", un enfer! Sans oublier qu'au passage on se prend de la poussière plein les yeux et le nez. Il lui a fallu un peu de temps pour s'en remettre. Christophe, quant à lui, a apprécié la ballade et l'agilité de notre chauffeur.
Samedi 26 Novembre: "bouge de la" (Mc Solar) Nous partons ce soir en train de nuit pour Satna. Nous nous balladons une dernière fois sur les ghât pour observer son animation de plus près. De grands parasols abritent toutes sortes de petits métiers: masseurs, vendeurs de fleurs, barbiers et astrologues qui veulent a tous prix nous lire les lignes de la main. On voit aussi des "gourous" autour desquels sont rassemblés de nombreux fidèles qui les écoutent interpréter les textes sacrés pendant des heures ou répéter leurs chants. Un peu plus loin, un homme fait du yoga; il se cambre en arrière puis se contorsionne pour finir debout sur un pied comme Shiva le fit une longue période de sa vie. Nous avons également croisé un sâdhu, le plus célèbre de la ville, celui qu'on aperçoit lorsque l'on est dans la barque, celui qui est assis sous son arbre, celui qui arbore un crâne humain plante sur un pieu et qui s'extasie sur les Nike de Sophie "super tes chaussures…". Un phénomène le gars, peut-être un peu trop mégalomane pour un ascète! Départ pour la gare vers 22h00, la mauvaise heure. Nous revivons la même expérience en rickshaw que la veille version night background: il fait nuit noire, les vaches n'ont pas de feux stop, des piétons traversent a l'improviste et le chauffeur hésite entre conduite a droite ou conduite a gauche. Notre train prévu pour 23h30 n'arrivera en gare qu'a 1h15! Sophie a réussi l'exploit de s'endormir assise sur son sac a dos, la tête posée sur ses genoux alors qu'il n'y a pas si longtemps elle avait du mal a trouver le sommeil ailleurs que dans sa chambre. A l'arrivée du train, la première image qui nous est venue a l'esprit, aussi déplacée soit-elle, est celle de ces wagons de déportes pendant la Deuxième guerre mondiale. Les fenêtres sont flanquées de barreaux ou plusieurs têtes se collent et les wagons bondées, de véritables bétaillères. Monter dans le train relève du défi, mais avec l'aide de deux autres touristes, un français et un brésilien, nous nous entassons dans le wagon 4. L'étape suivante consiste a atteindre nos couchettes en enjambant des familles entières assises ou allongées par terre au milieu de valises et sacs en tous genres, en bousculant a droite a gauche voir en forçant le passage, nos sac a dos ne nous permettant pas de jouer en finesse. Bien évidemment nos couchettes comme toutes les autres sont occupées. Nous présentons nos billets "pour faire valoir ce que de droit". Ces messieurs nous expliquent alors qu'il y a eu erreur sur la numérotation du train et que nous nous trouvons dans le wagon 5. Info ou intox, nous n'avons pas d'autres options que de les croire puisque, hormis le chauffeur, aucun contrôleur ou employé des chemins de fer ne s'aventurent dans cette jungle. Nous voici tous les quatre a nouveau sur le quai quand tout a coup le train se met à bouger sans préavis. Ni une ni deux nous sautons dans le wagon le plus proche, le numéro 6. Grrrrr… Serres de tous cotes et
A multiplier par 10 !!dépasses par la situation, nous nous résignons a passer les prochaines 8 heures debout agglutines a nos sacs. Pour 10 places assises 30 personnes sont entassées la. Le brésilien est plus combatif et nous motive à retraverser les deux wagons. L'expédition prendra une demi heure, au prix de quelques attouchements à l' encontre de Sophie. Mais voici qu'au milieu de ce bordel, nous devinons nos numéros de couchettes. Yiipaaaa! Nous sommes quatre et au final nous arrivons à nous imposer. Nos deux compagnons, habitues des trains indiens, nous expliquent que c'est bien la première fois qu'ils voyagent dans de telles conditions. Pour notre première expérience ferroviaire ici, nous voila baptises! On ne fermera pas beaucoup l'oeil cette nuit la, dévisages par tous et adosses sur nos gros sacs a dos cadenasses. La nuit s'annonce looonnnnnngue.
Dimanche 27 Novembre: Le parc de Bandhavgarh L'absence de toute indication, visuelle dans les gares ou orales dans le train, ne nous ayant pas permis d'anticiper notre descente, c'est à 06h00 du matin dans la précipitation que nous saisissons notre barda pour quitter la bétaillère. Belle erreur de débutant de Christophe qui, pour éviter les mains baladeuses de la veille, garde un oeil sur Sophie et se fait ainsi distancer (quelques mètres) par le précédent pour sortir. Aussitôt une dizaine d'indiens s'engouffrent dans l'espace libre, nous voila bloqués et le train qui va repartir d'une minute à l'autre. Une seule solution, chercher l'intervalle et percer. Râfuts a droite a gauche, coups d'épaules et nous atteignons la sortie plus surpris nous même par notre bourrinage que les locaux accoutumés au fait. Faute de bus pour se rendre au parc de Bandhavgarh, nous louons un taxi. La route est asphaltée en partie, l'autre est en cours d'asphaltage ce qui signifie cahoteuse. Les ouvriers qui transportent des paniers de gravier sur leur tête sont des femmes et on se demande finalement quels types de travaux sont réserves aux hommes… Le trajet de quatre heures est pénible et il est impossible de dormir pour récupérer le manque de sommeil de la nuit dernière, ni même de lire au risque de faire une grosse gerboulade. Arrivés au parc, il nous reste a choisir un hôtel et c'est le moins cher qui a gagne. Le confort est proportionnel et on se contentera de l'eau ferreuse froide et des draps poussiéreux. Le personnel, par contre, est charmant et fera tout pour nous satisfaire: nous apporter des thés au lait au lieu du café commande ou une bougie de gâteau d'anniversaire pour nous éclairer lors des fréquentes coupures d'électricité! Nos voisins de chambrée est un surprenant couple anglo-écossais avec qui nous décidons d'oublier nos rancoeurs olympiques pour partager une jeep le lendemain.
Lundi 28 Novembre: Mon cher Khan, … Nous partons à l'aube afin de mettre toutes les chances de notre coté pour dénicher le fameux Shere Khan, le tigre du Livre de la jungle, ça vous dit quelque chose? Kipling, qui passa sa jeunesse en Inde, se serait inspiré de cette région pour créer le décor de son célèbre roman. Nous avons le décor, il ne nous reste plus qu'à retrouver les personnages. Christophe s'est mis bille en tête de voir un tigre, ça le titille depuis le parc de Chitwan au Népal. Une soixantaine de spécimens vivent dans ce parc, la plus grande concentration d'Inde. Dans la famille Walt Disney, nous piochons d'abord Bambi et nous réussissons à former toute la famille, ensuite des langurs ces sympathiques singes blancs à la longue queue et des macaques puis un chacal, un groupe de perroquets, des paons, des poules sauvages, des vautours, des sangliers et des sambars mais… pas de tigre. On garde bon espoir puisqu'on y retourne en fin d'après-midi après la sieste. On est venus, on l'a pas vu on est repartis la queue entre les jambes! Même si le parc est vraiment beau et la faune très dense, Christophe est tellement déçu qu'il somatise et nous refait une tourista, la quatrième. Pourtant on y a cru. A plusieurs reprises on s'est arrêté, l'oreille alerte au moindre bruit (cris d'alarme des animaux indiquant la présence d'un tigre en chasse) et l'oeil attentif scrutant les fourrés. Des empreintes nous ont aussi mis sur la voie (mais pas la bonne). Que se passe-t-il? Notre bonne étoile nous aurait-elle abandonnés? Nous décidons de forcer la chance le lendemain en faisant un tour d'éléphant, il y a 90% de chance d'en voir un.
Mardi 29 Novembre: Miaou On se lève a nouveau à 5h30 pour être les premiers sur la liste puis parcourons a nouveau le parc pleins d'espoir. Nous croisons des jeeps qui ont aperçu un tigre et nous toujours rien, la poisse! Ca fait partie du jeu (sinon autant aller au zoo) mais on persiste. Notre dernier espoir: l'éléphant. Les guides du parc sont très organisés: à dos de pachyderme ils repèrent un tigre puis avertissent les autres par talkie-walkie afin qu'ils apprêtent un éléphant pour les touristes. C'est un service qui se paie cher mais maintenant qu'on est là tant pis pour le supplément, on fonce. Bon d'accord c'est pas très glorieux mais on se retrouve à cinq mètres d'un fauve au repos, peu dérangé apparemment par les allers-retours incessants des éléphants. C'est à peine s'il lève la tête à notre arrivée mais nous verrons tout de même
Grosminetson magnifique regard couleur ocre. Difficile d'imaginer que ce gros matou tranquille est surnommé le Mangeur d'hommes. Nous repartons émerveillés d'avoir approché de près ce magnifique animal en voie de disparition (ne l'oublions pas). En tous cas, ces quelques minutes justifiaient à elles seules le déplacement.
Après-midi lecture à la cool dans un hôtel classe. Il nous a suffi de commander un jus d'orange et un coca sans bulle (tourista oblige) pour profiter seuls de l'agréable jardin (les touristes ne se bousculent pas). Nous étions absorbés par notre livre lorsqu'un singe d'un mètre (queue d'un mètre non comprise) nous a surpris en bondissant sur notre terrasse à deux mètres de nous. Apres avoir constaté notre présence, autant surpris que nous, il est reparti en sautant sur le toit. Décidemment l'Inde est un pays magique.
Mercredi 30 Novembre: De que color es tu pelo? Nous avons fait la rencontre de deux espagnols de Gérone, Fiona et Michael qui comme nous voulaient se rendre a Khajuraho. Nous partageons donc le taxi, ce qui nous donne l'occasion de pratiquer un peu notre espagnol pendant les sept heures de route. Ils sont très sympa et les sujets abordés seront divers et variés. Michael, catalan jusqu'au bout des ongles reste pourtant partisan d'une construction européenne (à condition que ceux qui décident de s'installer dans la patrie de Dali se mettent au catalan, y tiene razon). Quant a Fiona, elle collectionne les crânes d'animaux qu'elle trouve dans la nature (ou qu'on lui offre), ce qui ne l'empêche pas d'être contre la tauromachie). Christophe sera très fier de leur chantonner l'Estaca en catalan (" l'avi sise tem parlaba, de bon mati al portal …") Nous les quittons à leur hôtel, notre budget ne nous permettant pas de les suivre. Nous trouvons un hôtel simple mais propre avec eau chaude, après 3 jours de douche au baquet c'est du luxe pour 2 euros la nuit!
Equipe franco-catalane
Jeudi 1er Decembre: Kama-sutra a Khajuraho Le site archéologique, constitué de temples datant du IX au XIIe siècle, est célèbre pour ses sculptures érotiques. Nous passons donc une bonne partie de la journée à rechercher avec la curiosité de l'adolescent pour le film porno du samedi soir les scènes coquines qui se dissimulent au milieu d'autres représentations de la vie de l'époque (guerre, rois, reines, divinités, etc…). Les scientifiques n'ont toujours pas élucidé les significations de telles représentations, mais la culture tantrique donnent quelques informations : les scènes d'amour incarnent l'oubli de soi-même et l'abolition du temps, ce qui représente le meilleur moyen de méditer! Mouais, à cette explication cosmique d'autres préféreront une autre plutôt orgasmique! Etant donné que c'est le spot le plus " excitant " euh…important de la ville, il n'est pas étonnant d'y rencontrer nos catalans Michael et Fiona. L'après-midi se passera au lit pour Christophe et Tourista, sa nouvelle copine tandis que Sophie flânera dans les boutiques de patchwork. Nous avons droit à la coupure d'électricité habituelle au moment du dîner et nous choisissons le seul resto éclairé, celui qui a un générateur (l'intensité de l'ampoule étant inversement proportionnelle au bruit du moteur!!!). Le problème c'est que dans la rue, il fait noir noir, raison pour laquelle Christophe n'a pu éviter la bouse bien fraîche qui se trouvait sur son chemin (si vous venez
Cosmique ou orgasmique ?un jour en Inde, ne sortez jamais sans votre lampe de poche, ). En tout cas, c'est tout de même moins dangereux que les bouches d'égoût ouvertes à Ulan Bator.
Aparté de Christophe : " Marre de jouer les Donald ! A quand le tour de Sophie ? "
Vendredi 2 Décembre: Un chien dans un jeu de quille Christophe s'est réveillé brutalement en pleine nuit à cause d'un cauchemar où une bestiole se promenait sur son bras sauf que ce n'était pas un rêve et qu'il y avait bel et bien une grosse souris sur son bras! La pauvre a fait un vol plané a travers la chambre. Nous terminons la visite du site par celui du vieux village ou se trouvent quelques temples jains. Cette fois pas question d'espérer y voir des sculptures érotiques, les Jains les ont fait "sauter" pour y mettre les leurs beaucoup plus puribondes! Le bus pour Jhansi part a 16h et arrive a 21h, on a oublié que c'est la période la plus dangereuse pour circuler, surtout lorsque la "highway" n'a qu'une voie, que les vélos n'ont pas de phare, et les buffles non plus! Pas glop de voir un véhicule de plusieurs tonnes nous fonçant droit dessus sur la même voie, bus et camion klaxonnant dans une sorte de ballet d'intimidation. C'est à celui qui craquera le premier et qui s'écartera sur le bas-côté pour laisser la route a l'autre...La hiérarchie est souvent respectée: le piéton s'écarte systématiquement puis le vélo, la voiture, la jeep, le bus et le camion au sommet de la pyramide. Seule exception, la vache, qui têtue comme une mule, campe parfois sur le bitume et oblige les chauffards à ralentir ou s'arrêter. Les chiens, par contre ne sont pas sacrés, bien au contraire, ils souffrent d'une mauvaise image (pour les hindous ils sont la réincarnation des voleurs) et s'ils ne s'écartent pas rapidement, se retrouvent a l'état de chapati. Nous arrivons à Jhansi, une ville sans touristes puisqu'il n'y a rien à y voir ou à y faire. Pas facile donc de trouver un hôtel. D'abord trop cher puis ensuite interdit aux étrangers, nous avons finalement choisi l'hôtel le plus bruyant du quartier, avec vue plongeante sur une salle des fêtes en plein air où a lieu un mariage (tant pis, on est crevés et de toute façon on a des boules Quies!). Devant l'insistance du père de la mariée, nous n'avons pu refuser son invitation et puis les murs de notre hôtel étant épais comme du papier à cigarette autant avoir l'image et le son. On se retrouve dans une soirée ou plusieurs centaines de personnes ont été conviées. Il est malgré tout impossible de passer inaperçus et nous sommes accueillis telles des stars. Comme Johnny au Parc des Princes nous sommes dépassés par les évènements et entourés d'une foule de curieux nous assommant de questions, nous serrant la main et nous prenant en photos. Christophe aura même le privilège de se faire invité à danser par des hommes qui n'hésitent pas à le tenir longuement par la main. On a beau savoir que c'est une démonstration d'amitié courante ici, ça fait bizarre! Même endimanchés, les indiens ont un look très rétro : jean moulant en haut, pat'd'eph en bas, veste en sky sur laquelle sont rabattus des cols dits " pelle à tarte " ou encore smoking au veston croisé et boutons dorés. Question coiffure, la mode est à la frange longue gominée sur le côté et la raie au milieu. Les mariés sont installés sur une sorte de trône ou les invités défilent pour leur donner la bénédiction et être photographiés en leur compagnie. A notre tour donc d'être sous les projecteurs
Le plus beau jour de ma vie !pendant qu'on pose notre main sur la tête des "heureux" mariés (qui n'ont d'ailleurs pas du tout l'air de l'être, n'oublions pas qu'ici les mariages sont pour la plupart du temps arrangés). Nous sommes très gênés avec cette sensation de leur voler la vedette. Discrètement le père nous demande si l'on veut boire un whisky. Bourde de Sophie qui a oublié qu'en Inde on ne boit pas d'alcool en place publique, même dans un mariage. Trop tard pour faire marche arrière, il n'attendait que ça pour " s'en jeter un ". Le voici avec sa bouteille dans un sac près à monter dans notre chambre pour faire "ça" à l'abri des regards. Le tonnelier de l'hôtel n'est pas dupe et refuse catégoriquement que nous allions dans notre chambre en sa compagnie; il devient limite agressif et nous interdit tout bonnement de retourner à la fête comme des enfants qu'on punit. On s'en fout, nous on fait qu'est-ce qu'on veut et si on veut aller au mariage on y va, non mais!? Ce serait contre toutes les lois de l'hospitalité que de refuser une telle invitation. Donc, fi de ses menaces nous nous y rendons et profitons du buffet gargantuesque. La soirée touchant à sa fin, nous ne tarderons pas à aller nous coucher dans notre hôtel minable (ou nous serons réveillés à 4h par le générateur).
Samedi 3 Décembre: Orchha On décide d'aller directement à Orchha sans passer par les cases Datia et Sonagiri, c'est trop galère pour s'y rendre. C'est en recherchant une guest que nous sommes tombés une fois de plus sur les catalans installés dans celle d'en face. Orchha, surnommée "le joyau du Madhya Pradesh" est une petite bourgade médiévale au milieu de la campagne sur les bords de la rivière Betwa. De nombreux palais, temples et mausolées en pierre témoignent de la puissance de cette minuscule cité jadis capitale au XVIIe siècle. Nous grimpons au quatrième étage du Chaturbhuj temple d'ou l'on peut observer les nombreux vautours et perroquets verts qui ont élu domicile sur les hauteurs de tous les édifices. Cela nous offre aussi un très beau panorama sur le village, la rivière et tous les autres palais qui nous attendent demain.
Orchha
Dimanche 4 Décembre: Leçon de français C'est en visitant les mausolées le long de la rivière que nous croisons une fois encore Fiona et Michael. Nous les suivons pour une ballade à travers champs qui nous mène au Laksmi Narayan temple. Après quoi un bon déjeuner où le temps de préparation fut fidèle à ses 60 minutes habituelles; désormais nous passons commande puis profitons de l'attente pour aller dans un Internet café ou faire de "l'administratif" style réservation (même en vacances on ne perd pas de temps). Cette fois nous leur disons adieu puisqu'ils retournent a Delhi. Adios amigos... L'après-midi nous visitons le Raja Mahal et le Jahangir Mahal, les deux palais les plus célèbres. Massifs et imposants nous imaginons quelle splendeur cela devait être lorsqu'ils étaient encore recouverts de faïence turquoise et émeraude. Sur la place du marché où de nombreux stands à touristes sont installés, un jeune nous demande quelques tuyaux en " franchis " pour être plus "compétitif". Nous lui faisons cadeau de La phrase, celle qui fera la différence, celle qui a déjà fait le tour de Birmanie: "c'est joli, c'est pas cher, c'est local", et là, le cours de franchis se transforme rapidement en cours collectif...
A vendre
Lundi 5 Décembre: Une journée a l'Orchha Resort Comme hier matin, nous prenons le petit dej' sur la terrasse de notre guest. La ville s'éveille en même temps que les singes en face de nous sur le toit voisin. Les petits s'accrochent sous leur mère, tètent et jouent entre eux, les mâles essaient de faire la loi et les plus malins descendent sur notre terrasse pour boire dans la réserve d'eau de l'hôtel. Les tenanciers les chassent tout en s'en amusant mais des qu'ils ont le dos tourné, les singes en profitent pour refaire un petit tour dans la barrique, c'est un vrai spectacle comique ; Sophie pourrait rester des heures à les regarder. On réussit enfin à contacter l'indien que nous avions croisé a Katmandou. Il nous attend a l'Orchha resort, l'hôtel le plus luxueux du coin. Il est ici chez lui puisqu'il appartient à son meilleur ami et nous sommes ses invités. Bien que le complexe soit descendu en flèche par "Le Routard" compte tenu de son non-respect de l'environnement (il se trouve au pied des cénotaphes royaux), la piscine, le buffet et la chambre aux frais de la princesse ont eu raison de notre bonne conscience. Le soir nous dînons en compagnie de ses amis: un cinéaste de Bollywood appartenant a la caste des " guerriers ", et un brahmane journaliste a l'Indian Today. Nous apprendrons ce soir que le système des castes est en voie de disparition. Ils nous expliquent qu'aujourd'hui en Inde, on peut être au plus bas de l'échelle comme ces hors-classes appelés " intouchables " qui exercent des métiers " impurs " (abattage des animaux, travail en rapport avec la mort d'une manière générale) et faire fortune, ou appartenir à la plus haute des castes, celle des " brahmanes ", prêtres a l'origine vivant selon des règles strictes (interdiction de
V.I.P.manger de la nourriture préparée par quelqu'un issu d'une autre classe et de boire de l'alcool) et crever de faim. De la même façon, il existe maintenant des mariages " mixtes " c'est-à-dire entre classes différentes. La réussite sociale semble en effet avoir pris le dessus sur les traditions (mais est-ce vraiment un mal ?) et l'argent a tout pouvoir même celui de se permettre de boire de l'alcool quand on est brahmane. D'ailleurs ça y va le whisky et la vodka. Cela nous arrange, on se tape à deux la bouteille de Saint-Estèphe que Marc nous a laissée.
Ils ont "l'occidentale way of life", en Inde ils appartiennent à la " haute ". Il faut cependant relativiser car leur regard sur la société indienne semble en décalage par rapport aux réalités de l'Inde profonde. Les échanges que nous avons eus antérieurement nous ont montré le contraire. Même si l'accord des jeunes gens concernés est pris en compte, dans la majorité des cas les mariages sont toujours arrangés a l'intérieur d'une même caste.
Nous terminons la soirée avec Rajdan à qui nous faisons une petite démonstration de salsa. Il nous parlera un peu de sa vie personnelle, de son divorce et de sa maîtresse rencontrée à Katmandou. Puis, contre toute attente, il sera fier de nous montrer un film porno sur son ordinateur portable! A ce propos, la sexualité est un sujet tabou en Inde (pourtant c'est bien eux le Kama-Sutra !). Les jeunes qui peuvent avoir accès a Internet découvrent le sexe par ce moyen et certains plus indiscrets que d'autres n'hésitent pas a nous questionner sur le sujet (dans ce domaine, les occidentaux représentent la liberté).
Mardi 6 Décembre: D'Orchha à Agra en passant par Gwalior Le petit dej' du palace est décevant, même pas un jus de fruit frais et le café est imbuvable. Moralité: quand on va dans une guest pour routards, on paie pas cher mais on sait pourquoi! Nous remercions Rajdan qui veut nous rejoindre à Goa pour le nouvel an. Un des chauffeurs de l'hôtel nous dépose à la gare de Jhansi. Nous passons tout le trajet à discuter avec des indiens très curieux de nous et de notre avis sur leur pays : " Que pensez-vous de l'Inde ? " vient souvent après " Where do you come from? ". Une heure et demi plus tard nous descendons a Gwalior pour quelques heures, le temps de visiter la citadelle, "une de ces citadelles de Titans comme on en construisait dans ces pays aux ages héroïques", écrivait Pierre Loti.
Sur la route qui nous mène sur les hauteurs de la ville, nous croisons les engins les plus étranges qu'il nous ait été donné de voir depuis le début de notre voyage, des véhicules noirs pétaradants à trois roues, croisement d'une voitures des années 30 avec un tuk-tuk! Ses façades ont conservé des vestiges de faïences, en email bleu, verte et or de ce qui dut être une éblouissante frise représentant canards, paons, éléphants, crocodiles, etc... Quelques mots sur les normes de sécurité en Inde: il n'y en a pas! Ce n'est pas la première fois que l'on constate cet état de fait en Inde, mais la sécurité n'est pas la priorité numéro un du pays: en longeant la muraille, nous remarquons que certains créneaux sont effondrés ce qui nous laisse au bord d'un précipice a 90 degrés sans aucune barrière de protection; un pied qui butte sur une dalle qui dépasse et hop le saut de l'ange...Pareille sur les routes ; les fils barbelés qui la bordent achèveront à coup sûr tous les motards ou cyclistes qui auront la malchance de se faire projeter sur le bas-côté ! Bon, c'est pas tout mais ce soir on a rencard. Nicolas qui vient de passer deux semaines en Inde avec sa guitare sur le dos rentre en France demain et nous nous sommes donnés rendez-vous ce soir à Agra. Nous l'apercevons venant en sens inverse en rickshaw. On a du mal à se croiser en France mais on arrive à se donner rendez-vous a Agra, c'est fort !
Mercredi 7 Décembre: "Cette larme sur la joue du temps" (Rabindranath Tagore, poète) Nico ne disposant que de deux semaines pour visiter le Rajasthan s'est offert le luxe de louer une voiture avec chauffeur, luxe dont nous profiterons ce matin. Direction le Fort Rouge. Cette très belle forteresse qui donne un avant-goût du Taj Mahal avec ses bâtiments en marbre, abritait un harem de 5000 femmes (un paradis sur Terre pour la gente masculine), mais servit aussi de prison a l'empereur Shah Jahan qui fut emprisonné par Aurangzeb, son propre fils. De sa cage dorée il put contempler à loisir le tombeau de sa femme tant aimée, le Taj Mahal ou il l'a rejointe. Nous quittons Nico à la sortie comme on se quitte après une soirée en regrettant que ce ne fut pas plus long. Rendez-vous a Mexico, on s'fait une bouffe?
Cliché
Pose Ca y est, nous y voilà, c'est le symbole de cet immense pays et il est là à portée de main: le Taj Mahal. Caché jusqu'au dernier moment derrière une immense porte qu'il nous faut franchir avant de le découvrir brusquement. Et c'est le but, créer un choc, l'apercevoir d'un bloc dans sa majesté au bout d'une allée bordée d'arbres et son double se reflétant dans les bassins à ses pieds. On peut dire que l'architecte a réussi son coup. Commande pour recevoir le corps de sa femme, ce magnifique tombeau de marbre blanc est aussi le symbole de l'amour. Pour qu'il soit à la hauteur de son amour perdu, il dut faire assassiner l'épouse de l'architecte afin que l'oeuvre de ce dernier soit aussi belle que sa douleur intense.
La deuxième attraction de cet endroit fabuleux est la pose photo. Ca n'en finit pas de se bousculer la queue pour figurer au bon endroit devant le Taj et c'est assez drôle à observer (même si nous en avons fait partie).
Jeudi 8 Décembre: Fathepur Sikri Nous prenons le bus pour Fathepur Sikri, une bourgade située a 40 Km d'Agra. Christophe n'a toujours pas integré la façon qu'ont les indiens (comme les népalais) de dire "oui" par un hochement de tête sur le côté (qui pour nous s'apparente à un "oui-non"), et c'est très drôle de l'entendre poser trois fois la même question au chauffeur qui répond toujours de cette manière (ça pourrait durer longtemps...). L'empereur Akbar, connu pour sa politique de tolérance qui permit de faire cohabiter hindous et musulmans, est à l'origine de l'art Moghol en Inde. Nous visitons la citadelle où il installa sa cour. Ses magnifiques palais de grès rouge ont résisté à l'usure du temps; l'Unesco envisage de lui conférer le statut de Patrimoine Mondial. Un peu plus en contrebas se trouve le caravansérail puis nous poussons jusqu'au vieux village à quelques minutes de marche. Nous sommes accueillis par une colonie de gamins qui nous indiquent le chemin tout en nous réclamant roupies, chocolat et school pen. Au passage de Christophe, les femmes se voilent le visage, ce qui n'était encore jamais arrivé. Nous traversons une ville où des enfants crasseux jouent au milieu des ordures, et où les rues sont remplacées par des caniveaux ou pourrissent toutes sortes de détritus. Les enfants s'amusent de peu de choses : faire rouler un pneu avec une baguette, tirer sur les singes avec des lance-pierres ou ramasser de la bouse avec les mains pour en faire des galettes (qui serviront une fois séchées a alimenter le feu). Ici comme partout en Inde, les animaux vivent au plus près des hommes. Chiens, vaches, cochons, singes et humains cohabitent le plus naturellement du monde. Le hasard nous amène à une superbe devanture en dentelle de pierre ignorée des guides touristiques et pourtant la plus belle que nous ayons vue jusqu'à présent. Les gamins ne nous lâchent pas d'une semelle et ils nous accompagneront jusqu'à la sortie du village. Nous terminons la visite du site par la mosquée et sa Porte Sublime, " sublime " dans le coucher du soleil. A ses pieds, un camion citerne a attiré les habitants du voisinage venus se ravitailler en eau, ça gesticule à tout va. Pour certains, l'eau du robinet est un luxe inabordable et l'absence de puits rend le camion-citerne indispensable.
Vendredi 9 Décembre: La réserve d'oiseaux de Bharatpur Sur la route qui nous mène au parc de Keoladeo, de nombreux montreurs d'ours qui font lever leurs balibars attendent que les touristes s'arrêtent pour prendre quelques clichés et donner la pièce. Bien que cette tradition existe depuis longtemps dans le coin, les animaux subissent de mauvais traitements. Nous nous passerons de la photo à sensation espérant être de plus en plus nombreux à ne pas cautionner cette activité. La réserve d'oiseaux fut jadis le terrain de chasse du maharadjah. De grosses colonies d'oiseaux représentant des centaines d'espèces et en font aujourd'hui une des toutes premières réserves au monde, un paradis sauvage. Nous le parcourons à vélo avec les services d'un guide. Arbres et étangs sont couverts de milliers d'oiseaux peu craintifs et d'une variété immense: hérons, aigrettes, marabouts, ibis, martin-pêcheur, hibou, rapaces et échassiers en tous genres se partagent le ciel et les branches. Bien que les marabouts soient particulièrement bruyants, nous apprécions le calme et la nature reposante de ce parc. Ni jeep ni barrière ; nous sommes au coeur d'un lieu enchanteur. Contre toute attente, il est aussi réputé pour ses pythons. Nous nous aventurons donc à pieds à la recherche de ces reptiles en suivant de près notre guide. Il a repéré des traces et, connaissant bien le parc, nous mène directement à leur nid. La bestiole se repose au soleil, elle est énorme et ne semble pas dérangée par notre présence, on pourrait la toucher sans difficulté (faut juste oser le faire!). C'est ce qu'a fait notre guide lorsqu'elle s'est mise à onduler sur le sable pour rentrer dans son trou. Il lui a choppé la queue avant qu'elle ne s'engouffre a l'intérieur. Impressionnant. Sur ce, il nous à amèné à un autre repère ou cette fois, quatre spécimens tout aussi gros paressaient tranquillement. Même pas peur! Christophe était comme un fou, il en voulait encore et s'est mis en tête de les dénicher tout seul. Il est revenu bredouille.
Kssss...
Samedi 10 Décembre: Delhi Levés aux aurores pour se rendre a Delhi, d'abord le bus jusqu'a Agra puis le train. Nous n'avons pas réservé de place et prenons le premier train qui se présente dans le wagon réservé aux placements libres. Ils ont du vendre plus de billets qu'il n'y a de place, c'est encore pire que la première fois, impossible de circuler au milieu des bagages et des voyageurs. On ne va pas pouvoir passer cinq heures dans ces conditions, on monte dans le premier wagon voisin et tant pis pour l'amende! On était confortablement installés dans une couchette première classe à l'abri des regards cachés derrière un rideau lorsque le contrôleur est arrivé. On se met d'accord sur le prix d'un bakchich inférieur au montant du billet. " Honnête ", il est revenu nous rendre de l'argent jugeant qu'il nous avait trop ponctionnés. Des dizaines de tuk-tuk et de rabatteurs d'hôtels n'attendent que nous à la sortie de la gare. Ils annoncent des prix exorbitants pour nous déposer à l'Anoop guesthouse. Nous sommes déjà avertis de leurs pratiques et précisons bien que s'ils cherchent à nous déposer ailleurs (ou ils touchent un bakchich), nous ne paierons pas. Ok, ok, no problem répondit-il sauf qu'en route le prix de la course se met à grimper. Grosse colère de Christophe qui le stoppe net au milieu de la route. Résultat, on ira a pied a l'hôtel! (C'est bon pour les fessiers.) Nous sommes dans Main bazaar, le quartier touristique de Delhi, tout ce qu'il nous faut pour préparer la suite de notre voyage: trouver les vols pour Goa et les Maldives, réserver les billets de train pour aller aux sources du Gange et s'occuper de la visite du Rajasthan. Difficile de dénicher un billet pour se rendre a Goa pour le nouvel an, on abandonne l'idée, on le passera a Bombay. Quand au Rajasthan, étant donné qu'Olivier n'est là que pour 15 jours, on gagnera du temps à louer une voiture avec chauffeur, nous prendrons Praveem, celui qui a trimbalé Nico.
Dimanche 11 Décembre: Olivier est arrivé hé hé, sans s'presser hé hé. La petite ballade au Central market où nous achetons quelques petites bricoles bon marché sera notre seule sortie de Main bazar de la journée. Il nous reste encore des démarches à faire et, à vrai dire, on est un peu fatigués des visites; on se réserve pour le Rajasthan ou le rythme sera soutenu. C'est ce soir qu'Olivier doit arriver; voyageant en Gp, rien n'est moins sûr surtout qu'il semble y avoir quelques problèmes à l'embarquement. C'est plutôt embêtant car on a reservé les billets pour demain. Il arrivera finalement avec trois heures de retard, ouf!
Noël avant l'heure
Lundi 12 Décembre: Le ton est donné Pendant que Christophe finalise les réservations de billets, Sophie fait découvrir le quartier de Pahar Ganj à Olivier, c'est-à-dire les magasins. Contrairement à la veille où son arrivée tardive lui avait montré des rues sombres et désertes mis a part quelques vaches endormies, l'animation de la rue et les couleurs du jour lui éclatent à la figure. 15h25, nous sautons dans le train pour Haridwar. On trouve de tout sur les quais de gare : gargotes vendant des plats dans des feuilles (ça c'est écolo), vendeurs ambulants de thé et même vendeurs de jouets. Cinq heures plus tard nous arrivons de nuit et compte tenu de la galère à trouver un bus se rendant a Rishikesh, nous négocions un auto rickshaw pour couvrir les 25 km. Nous sommes plus au nord et il caille, le trajet nous paraît très long emmitouflés dans nos polaires (Olivier regrette déjà d´être venu en vêtements légers sur les recommandations de Christophe). La musique " zen " diffusée a l'entrée de la guest, les affiches proposant cours de yoga ou de méditation et les massages ayurvédiques à tous les coins de rue donnent le ton de la ville, capitale mondiale des sciences méditatives rendue célèbre par les Beatles venus y pratiquer la méditation transcendantale. Strawberry fields forever…
Mardi 13 Décembre: " Öm " Pas le temps de se lancer dans un stage de méditation transcendantale, nous préférons découvrir la campagne environnante en grimpant la colline voisine surplombée du Kandavpuhri temple. Nous sommes invites à prendre le thé dans une ferme où le patriarche de la famille passe une bonne partie de son temps assis sur la terrasse aux côtés de sa carabine. Intrigués de le voir ainsi, nous apprenons que son arme est purement défensive, les animaux sauvages rôderaient dans les parages. Papi, que nous avons surnommé " le chasseur de lion " en aurait déjà aperçus plusieurs rôdant près des cultures, mais les derniers spécimens vivant dans le Gujarat, cela remonte sans doute à Mathusalem. Avant d'arriver au sommet, nous traversons un village. Les enfants qui jouent dans la cour de l'école ont des jeux plutôt déconcertants : ils se tiennent la main par deux en faisant la courte échelle à un troisième qui a sa jambe au-dessus, ce dernier se retrouve a cloche pieds et s'agrippe aux autres puis ils tournent autour d'un pieu. Le but du jeu : aucune idée mais nous profitons de leur curiosité a notre égard pour les imiter et provoquer un fou rire général. Qu´est-ce que c´est bon une pleine volée de rires d´enfants … La classe se passe a l'extérieur sur des nattes sauf l'enseignante qui est assise sur une chaise face à une douzaine d´élèves.
Öm Kandhavpuhri dont le suffixe est a l´image du temple n´a qu´un un intérêt limité si ce n'est la vue qu'il offre sur les sommets himalayens qu'Olivier attendait avec impatience. De toute façon l´intérêt d'une ballade ne réside pas dans la destination en soi mais dans le chemin pour y parvenir. " Tout dépend du degré de la pente " rajoute Sophie en sueur… Nous rentrons en bus. Les lacets sont serrés, le précipice abrupt et la route étroite. Ajoutez à cela une conduite sportive et vous aurez une Sophie terrorisée prête a laisser sa signature sur les flancs du car déjà flanqué de moult dégoulinures séchées. Elle n'avait pas besoin de ça, une tourista la travaille depuis ce matin.
Nous terminons sur les ghats de Triveni pour le coucher du soleil. Comme à Varanasi, les fidèles déposent leurs offrandes de fleurs et de lumières sur l'eau emportées par le courant. Nous ne sommes pas loin des sources du Gange et il est difficile d'imaginer que cette eau presque claire va devenir quelques 800 Km plus loin cette culture de microbes. Nous assistons ensuite à la Puja, la cérémonie qui se tient tous les jours au crépuscule sur les bords du fleuve.
De retour a la guest, on découvre les autres clients de l'endroit : marchant pour la plupart sur les traces des Beatles, ils ne sont pas habillés de blousons chauds comme nous mais à la mode indienne, c'est-à-dire enroulés dans une couverture. Certains poussent l'originalité jusqu'a se raser la tête ou juste la moitié de la tête ! Bref un mélange du " Nom de la rose " pour les vêtements et de " Tigre et dragon " pour la coupe. Peut-être faut-il passer par là pour ouvrir ses chakras et se concentrer sur ses capacités spirituelles intrinsèques. Sauf qu´à part certains touristes, nous n´avons vu aucun indien accoutré de cette façon.
Pour rester dans le domaine de la mode, nous faisons nos excuses à tous les allemands venus passer leurs vacances sur la côte et victimes de nos moqueries sur leur look dit de " l'allemand en short-chaussettes-sandalettes ". Ils étaient pourtant précurseurs dans leur domaine mais nous français ne réaliseront ça que plus tard. Il faut voyager pour que ça vous saute a l'oeil ! Une vilaine ampoule causée la veille oblige Oliv à porter ses tongues, avec une bonne paire de chaussette pour le froid. Quant à Christophe, tel un vieux couple se laissant aller, le voyage l'éloigne de plus en plus des efforts vestimentaires, à moins que ce ne soit le côté pratique, toujours est-il qu'il a rejoint la tendance en Mongolie et au Népal notamment. Rendons donc ses lettres de noblesse à cette mode germanique injustement décriée.
Mercredi 14 Décembre: La cour des miracles Au lever, les mêmes qu'hier, cette fois vêtus d'une sorte de kimono, sont agenouillés et font des exercices pratiques face au soleil levant, à moins que ce ne soit des prières. Sophie qui nous a fait une poussée de fièvre pendant la nuit reste au lit pendant que les deux frangins visitent un ashram, la spécialité du coin. Ces établissements sont des lieux permettant de goûter à la vie ascétique. Il faut s'y déchausser avant d'entrer. A l'intérieur, une succession de temples et les effigies des innombrables avatars de Brahma, Vishnou et Shiva, la Trinité (ou triade cosmique) sans oublier Ganesh, le très populaire fils de Shiva et Parvati a tête d'éléphant. Pour la petite histoire, croyant surprendre sa femme avec un amant à son retour d'une longue absence, Shiva lui trancha la tête puis, s'apercevant de son erreur, la lui remplaça par celle du premier animal croisé. Sur les murs sont inscrites des prières mystiques dont la fameuse formule ésotérique " Om mani padme hum " que l'on entendait en boucle au Népal chez tous les disquaires. Nous filons ensuite à Haridwar ou nous devons reprendre le train le lendemain à 6h25. Direction le temple qui marque le début du pèlerinage des hindous. Dans un sens c'est aussi celui d'Olivier qui découvre ses premiers vautours, écureuils et langurs, ces grands singes blancs à tête noire qui n'hésitent pas à lui tirer le pantalon pour réclamer quelque nourriture. A force, on n'y prête même plus attention; comme les vaches, ils font partis du décor quotidien ici en Inde (on adore). Au-delà du succès de la méditation transcendantale, Rishikesh et Haridwar sont des villes connues pour être le départ des pèlerinages vers les sources du Gange. Des milliers de pèlerins affluent chaque année. Le Gange tient une place extrêmement importante dans la religion hindoue et ceci indépendamment du dieu que l'on prie, c'est en effet plus qu'un fleuve, c'est la déesse Ganga descendue du ciel pour sauver l'humanité... Pour saisir l´importance
Reporter sans frontières qu´occupe ce fleuve dans la vie des hindous, il faut rester des heures au bord du fleuve dans des villes comnme Varanasi, Haridwar ou Rishikech. C'est d'ailleurs ici que se tient la Kumb Mela, plus important festival religieux rassemblant plusieurs centaines de milliers de personnes une fois tous les 12 ans.
Nous mettons donc le cap sur les ghâts qui ressemblent davantage à Varanasi que ceux de la veille. On se retrouve en pleine cour des miracles: aveugles, éclopés, manchot, unijambistes, homme-tronc, miséreux souffrant de difformité et lépreux qui nous tendent leur moignons sont rassemblés a l'entrée des ghâts et font l'aumône auprès des fidèles notamment dans les lieux saints. C'est parfois difficile de soutenir le regard devant cette misère et, même si on n'y peut rien, on ne peut pas s'empêcher de culpabiliser. En donnant quelques roupies, les hindous améliorent leur karma qui déterminera ainsi leur enveloppe future dans leur prochain cycle de
réincarnation. Pour nous occidentaux, le don est une démarche personnelle plus que spirituelle. Chacun agit selon sa conscience, ses principes et son état d'esprit de l'instant. La mendicité comme l'infirmité en Inde n'ont pas du tout cette image négative qu'on trouve en Europe. La misère tient place publique et n'est pas cachée sous les ponts. Elle est même parfois un choix comme ces sâdhus qui décident de vivre de l'aumône pour consacrer leur temps à la méditation. Pour ces derniers, elle n'est pas subie mais voulue, en ce sens que couplée à une vie de renoncement, elle leur permet d'être délivré du cycle infernal des renaissances. Ce n'est pas le cas de ces enfants qui ne vont pas à l'école et ramènent plus d'argent que leurs parents en prenant une mine abattue auprès des touristes. Nous en avons même vu un qui s'est arrêté de boîter après nous avoir croises.
L'hôtel ou nous passons la nuit ce soir est le moins cher que nous ayons dégoté en Inde (1, 5 euros) et on sait pourquoi: y'a pas d'eau chaude dans la salle de bain crasseuse, les draps sont tellement degueux qu'on dormira dans nos duvets et cerise sur le gâteau, les murs sont peints en vert du moins là ou le plâtre n'est pas tombé (et ça c'est pas feng shui !). C'est super glauque. Dis, qu'en est-ce qu'on rentre à la maison?
Des singes et des hommes
Jeudi 15 Décembre: Héros malgré nous Nous arrivons a la gare alors qu'il fait encore nuit. En attendant leur train, les indiens dorment à même le sol enroulés dans des couvertures telles des momies, même une vache fuyant le froid s'est trouvé un abri dans le hall! Il y a un centimètre de jeu entre les vitres et l'air s'engouffre dans le wagon. Olivier n'est pas au mieux et les courants d'air achèvent le travail commencé la veille en tuk-tuk: la fièvre monte. On commence à avoir une image de héros aux yeux d'Olivier qui en trois jours en Inde s'est choppé une ampoule de fort beau gabarit, une tourista de bienvenue et cerise sur le gâteau: un rhume couplé à de la fièvre! Lui qui pensait trouvé chaleur et cocotier pour Noël, c'est raté. Sophie n'étant pas en forme non plus, on laisse tomber la visite du temple sikh de Delhi. Cela nous aurait pourtant permis d'en savoir plus sur ces hommes à la barbe bien taillée et portant ce turban très particulier qui cache leur longs cheveux. Jadis réputes pour être de vaillants guerriers, ils sont devenus des business mans hors pair. Le sikhisme, un mélange d'islam et d'hindouisme, fut fondé en réaction a l'inégalité des classes et du pouvoir abusif des brahmanes. Ils croient en un dieu unique mais aussi en la réincarnation, et s'imposent des règles de conduite strictes (pas d'alcool ni de tabac). Les deux malades trouveront néanmoins la force de se rendre au tibetan market...(no comment). Nous prenons la route pour Jaipur avec Praveem, notre chauffeur de 27 ans. Célibataire, il vit toujours chez ses parents et à la vue de la maison, les affaires ont l'air de bien marcher. Son père est commissaire, ça peut toujours servir : Nicolas qui s'était fait volé sa carte bleue a pu ainsi expédier la déclaration en une demi-heure. Nous arrivons à une heure du matin sans réservation d'hôtel. Comme c'est la pleine saison nous tournons 1h de plus avant de trouver une chambre de fortune dans la quelle nous rajouterons un matelas.
Vendredi 16 Décembre: "Qu'il est loin mon pays, qu'il est loin..." L'orange est à Jaipur ce que le rose est à Toulouse. Pourtant, comme sa consœur française, elle est elle aussi surnommée "la ville rose". Ses bâtiments sont faits de grès rose ou peints dans les mêmes tons. Apres le train et le tuk-tuk, Olivier teste le rickshaw pour se rendre au City Palace, nos drivers respectifs se tapant la bourre au milieu des voitures, des vaches et des ânes. Avant d'entamer la visite, nous passons devant le palais des vents dont la haute et belle façade pyramidale fut édifiée pour les femmes du harem qui pouvaient ainsi observer la rue sans être vue. Le City Palace, toujours habité par le maharadjah de Jaipur est un peu décevant. Ce qu'on retiendra sera une magnifique collection d'armes et de vêtements d'apparat brodés et parfois sertis de pierres précieuses ayant appartenu aux prédécesseurs, et les plus grosses pièces du monde en argent: deux immenses jarres de 345 kg qui servaient a transporter l'eau du Gange pour les ablutions du maharadjah. Enfin les voila, depuis le temps qu'on les attendait ces images d'Epinal indiennes...Le turban sur la tête et la flûte au bec, ils sont assis en tailleur devant deux paniers d'ou sortent trois cobras. Ksssssss.... Après un plantureux repas dans une gargote cent pour cent indienne (malai kofta, matar paneer et eggs biryani Mmmm…), nous nous lançons a l'assaut de l'Amber Palace. Ici encore des langurs espèrent recevoir de la nourriture des passants. Il suffit d'avoir un sachet à la main pour qu'ils arrivent par derrière et vous l'arrachent des mains causant au passage un cri de la victime suivi d'un éclat de rire des spectateurs. Ce n'est pas la première fois qu'on constate que ce sont de véritables voleurs; hier, ils s'y sont mis à plusieurs pour chaparder des chapatis et de la préparation directement dans les gamelles d'une gargote avant de les déguster sur les fils électriques. Les commerçants les chassent mais semblent finalement s'en amuser. En tous cas, nous ça nous fait bien marrer. Ce palace ressemblera aux autres avec les chambres des concubines jamais très loin de celle du maharadjah, des fontaines et un astucieux système de circulation d'air, ancêtre de l'air conditionné en moins polluant. De retour en ville nous passons devant le Lake palace, splendide construction plantée au milieu du lac, décor des plus romantique au coucher de soleil. Il nous reste le temps d'aller flâner dans les magasins de Johar bazar, épuisant. C'est un incroyable raccolage: "How are you? Which country? Have a look? please, madam', excuse me? etc..." INSUPPORTABLE!
Aux voleurs Le repas de ce soir est à marquer d'une pierre blanche: devant les estomacs fragiles d'Olivier et Sophie, Christophe consent à faire une entorse à ses principes et à manger au Mac Do. Le décor est le même mais les sandwichs diffèrent quelque peu: pas de burger de vache sacrée bien évidemment mais des Mac Maharadjah épices a souhait (obligés de prendre une glace pour éteindre le feu).
Ce soir c'est cinéma, et pas n'importe lequel, le célèbre Raj Mandir autrefois la plus belle salle d'Inde. Devant l'entrée, il y a deux files: une pour les femmes et unes pour les hommes. Et oui ici comme dans les gares, pour éviter de se coller entre garçons et filles, on fait file a part! Une fois le splendide rideau levé, au lieu de voir débarquer Jean Mineur sur son ticket (mediavision 01.47.20 zero-zero-zero-un), nous assistons à une séance de pubs qui nous paraissent bien éloignées de la réalité des indiens, en tous cas de ce que nous avons pu voir jusqu'alors. Puis le film commence, il s'agit de "Neat and Nikkie"(ça sonne pas très hindi ça non plus). Résumé: Neat beau gosse et bien né souhaite voir du pays avant de se marier avec la promise de ses parents. Le voila parti pour Vancouver où une jeune indienne fraîchement plaquée par un frenchy (quelle réputation !) lui fera tomber a l'eau tous ses plans drague. Gags et coïncidences s'enchaînent entre deux scènes chantées et dansées style comédie musicale jusqu'au dénouement final où l'amour surgit entre nos deux protagonistes. Pas besoin de sous-titrage pour suivre l'intrigue, hormis sa simplicité, le langage est un mélange d'hindi et d'anglais. Le sujet est surtout prétexte à un beau défilé de nymphettes en tenue sexy
La premiere séance (chose paradoxale au regard du comportement pudibond à l'entrée du ciné!), les cinéphiles auraient pu y reconnaître la patte de Russ Meyer, ce réalisateur génialissime des années 70. Une fois de plus on est bien loin de la réalité et il suffit de sortir du ciné pour s'en apercevoir. Question décor: ni villas, ni belles voitures, ni top model; cote scénario: Praveem notre chauffeur refuse les filles qu'on lui destine et a bien du mal à épouser la femme qu'il aime compte tenu de son métier qualifié de trop dangereux.
Samedi 17 Décembre: Pushkar Visite de la forteresse de Jaigarth qui n'a rien de particulier par rapport aux autres (créneaux et murailles comme d'hab) si ce n'est qu'elle renferme le plus gros canon du monde (50 tonnes) qui nécessitait quatre éléphants pour le déplacer. Tout comme la forteresse, il n'a jamais servi (sauf pour son tir d'essai), le maharadjah étant pote avec le big boss Akbar. On prend la voiture pour Pushkar. Nous aurons le temps de grimper la colline qui mène au temple Savitri pour voir le soleil se coucher et finir l'Ossau Iraty rapporté par Olivier. De là-haut nous avons une vue plongeante sur la ville et les plaines arides environnantes. Le désert du Taar vient ici lécher le bourg qui s'organise autour du lac sacré dans lequel descendent les ghats. Pushkar est une petite ville paisible malgré son caractère saint (la foire aux chameaux qui s'y tenait il y a quelques semaines ne nous aurait pas permis un tel calme). C'est la seule place dédiée à Brahma, le dieu des dieux; il y aurait écrit les Védas, des textes sacrés. Comme Katmandou, ce fut autrefois un repère de hippies, les looks de certains d'jeun's et le hachisch proposé dans la rue en témoignent encore. Nous logeons à la Rajgun guesthouse très basique mais bien tenue par le maître de maison un peu maniaque sur les bords. Sophie a gagné au Yahtzee (elle a absolument voulu l'écrire, désolé !).
Dimanche 18 Décembre: La journée de la vache Sophie et Olivier sont toujours malades avec de grosses douleurs au ventre. " Les mouches ont changé d'âne " glisse Christophe. Raison de plus pour que ce soit une journée "à la cool"; le billet retour d'Olivier nous oblige en effet à planifier et malheureusement à être un peu speed. Donc, aujourd'hui c'est ballade dans la ville qui de toute façon n'offre rien de particulier a visiter et c'est tant mieux! Les maisons bordant les ruelles sont colorées comme les saris des indiennes vêtues de rouges flamboyants, de jaunes francs et de verts éclatants qui sont les couleurs du Rajasthan. Nous terminons la journée sur les ghâts ou il faut se déchausser et de ce fait ... marcher sur les merdes de pigeons qui investissent les lieux! Sophie à la cote avec deux sikhs plutôt entreprenants. Un habitant voyant ça du coin de l'œil nous mettra en garde, outre par leur comportement irrespectueux à notre égard dans ce lieu saint. Les vaches auront bien animé notre journée. Une première a pété les plombs et a chargé en beuglant dans la rue obligeant les passants a s'écarter sur son passage, c'était comique. Ensuite nous avons croisé deux spécimens dignes de figurer au musée des horreurs qui avaient une cinquième patte...sur le dos! Enfin, pendant que nous lisions assis sur les ghâts, une noiraude s'est pointée par derrière et a bouffé quelques pages du carnet où Christophe écrit ses notes avant qu'Olivier ne lui arrache de la bouche. La garce, comment on va faire maintenant pour écrire le journal?....T'as de la chance de jouir de ton impunité de vache sacrée, sinon tu finissais en steak! Une fois de plus Praveem nous propose de l'accompagner à boire du whisky. Il se met ça tous les soirs, heureusement ça ne se ressent pas sur sa conduite. A ce propos, ici comme au Népal, on achète son permis de conduire. Nous dînons sur une très belle terrasse au coin du feu où Olivier nous mettra la pâtée au "baccalauréat" (on fait c'qu'on peut pour s'occuper, y'a pas d'télé).
Lundi 19 Decembre: Ahhh...Jmer Avant d'entamer les 11 heures de voiture qui nous séparent de Jaisalmer, nous faisons une petite halte à Ajmer, voisine de Pushkar. Et quelle halte, on s'en serait voulu de rater ça. Cette ville, abrite le mausolée de Khwaja Moinuddin Chisti qui lui confère le statut de lieu de pèlerinage islamique, ainsi que la mosquée Adhai-din-ka-Jhonpra. Les musulmans achèvent de nous convaincrent de leur talent d'architecte (le Taj Mahal, l'Alhambra etc…); divinement sculptés dans la pierre, caractères et motifs arabes ciselés dans une pierre ocre, les restes de cette mosquée valaient a eux seuls le détour. Pour entrer dans Dargah, sorte de ville dans la ville où se trouve le mausolée, il faut se déchausser et se couvrir la tête. Nous déambulons sur le marbre glacé avec nos coiffes achetées pour 15 roupies au milieu des odeurs de pieds. Tout un microcosme vit ici: marchands de fleurs et d'articles religieux, pèlerins, mendiants et...un français de 49 ans converti a l'islam. Il eut la révélation lors de son premier voyage en Inde il y a 30 ans et connaît bien l'endroit puisqu'il y vit maintenant depuis un an. Il nous fait la visite du lieu et nous présente a "Haji Syed Noor Alam Chishty", haut représentant religieux qui nous invite à boire le thé. C'est en tout cas un chaud-lapin le type. Souphie par-ci, Souphie par-là; un peu plus et il lui proposait de rejoindre son harem! On reprend la route. Plus nous avançons vers Jaisalmer, plus les vaches semblent laisser la place aux chameaux occupés à tirer une charrette ou a paître sur le bord de la route. Apres Jodhpur, le désert s'impose de plus en plus, le sable vient lécher le bord de la route. La nuit tombe et comme d´habitude sur ces longues routes désertes, nous croisons des cadavres d'animaux sauvages attirés par les phares des véhicules.
Viens plus près Souphie… Le trajet fut nourri aux classiques des BO de Bollywood. Les musiques de film représentent ici l'essentiel de la variété musicale. Et ce n'est pas mal du tout, varié, savant mélange de sonorités modernes et traditionnelles. Et puis, pour éviter que Praveem ne s'endorme au volant, nous avons ponctué le trajet d'une belle engueulade. Il a été très surpris et gêné de cet intermède, en Inde le rôle de la femme n'est pas des plus enviable et surtout, il est inimaginable qu'elle puisse tenir tête à son mari. Avec Sophie, il a été servi et a pu se rendre compte que les rapports hommes/femmes sont très différents ailleurs.
Mardi 20 Décembre: The "Golden city" Nous sommes arrivés de nuit et c'est seulement à la lumière du jour que nous découvrons Jaisalmer surnommée à juste titre " la ville jaune ". Alors que nous déambulons dans la rue du marché flanquée de boutiques d'artisanat, nous sommes éblouis par la beauté de la vieille ville. Les façades ocres éclatantes au soleil nous dévoilent des balcons, des portes et des fenêtres ciselées d'une extraordinaire finesse; ce sont les havelies, les demeures de riches bourgeois cherchant à rivaliser en taille et en exubérance. Les ruelles sont toujours odorantes, jonchées de poubelles, de bouses et de vaches placides, sauf que l'une d'elles mal lunée a voulu charger Christophe.
La banlieue de Jaisalmer
Haveli (détail) En levant les yeux, la citadelle nous apparaît majestueuse perchée sur son promontoire. C'est un des derniers forts encore habité, on y retrouve la vie foisonnante enserrée a l'intérieur des remparts qui caractérisait celle du Moyen-âge. Nous filons aux temples Jaïns, et là encore, on reste bouche bée. Cette fois les sculptures s'étendent du sol au plafond : frises, coupoles, bas-relief représentants des danseuses, des dieux et déesses aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur n'en finissent de nous émerveiller.
Le Jaïnisme, cette religion que nous avons découverte en Inde est très intéressante et ses représentants inspirent le plus grand respect aux habitants de ce pays. Suivant le principe de non-violence et du respect de tous les êtres vivants, les jains refusent les armes, sont strictement végétariens et balaient avec frénésie leur lieu de cultes pour éviter qu'on ne marche malencontreusement sur une fourmi. Les plus " extrémistes " portentun masque sur la bouche pour ne pas avaler d'insectes et ne mangent pas de tubercules (oignons, patates …) pour les mêmes raisons. Ils préfèrent aussi marcher plutôt que prendre un véhicule dont le pare-brise est couvert de cadavres d'insectes.
Après la visite du palace dont la richesse réside finalement sur ses façades extérieures, nous nous rendons dans le Nord de la ville afin de voir le coucher de soleil sans Olivier qui, fiévreux, préfère aller se coucher. Comme dans la plupart des villes, c'est à sa lisière que sont regroupées les demeures des tranches les plus pauvres vivant pour certains de la fabrication de marionnettes en bois. Nous passons au milieu de petites maisons de terre parfois décorées de peinture au toit de tôle pour atteindre le haut de la colline panoramique. Les enfants nous " donnent " de nouveaux surnoms : " Roupie " et " school pen ". Deux mamans entourées de leurs bambins nous invitent à boire le chai, le fameux thé sucré infuse dans du lait. Elles sont mortes de rires de se voir en vidéo, ça fait plaisir.
Pour le coucher de soleil nous nous rendons aux cénotaphes royaux, qui nous offrent une superbe vue sur la citadelle imposante sur son rocher.
Nous étions tombés sous le charme de Varanasi, notre deuxième coup de foudre sera pour Jaisalmer, ce bijou planté au milieu du désert que les femmes colorent de leurs saris chatoyants, leurs bijoux faisant rayonner leur peau ambrée au soleil.
Aprés une sieste de deux heures et une bonne suée, Olivier a récupéré et profitera du dîner dans un bon restaurant, le " Saffron " installé sur la terrasse d'un haveli dont le poulet tandoori est un vrai régal. Ce sera pour lui l'occasion de nous faire quelques remarques tout à fait à propos. Depuis son arrivée on a été un peu speed et le rythme plutôt soutenu. A notre corps défendant, nous voulions lui montrer un max de choses en un minimum de temps et les longues distances ne nous ont pas laissé trop de temps pour se poser. Nous avons pris également quelques mauvais travers. A côtoyer des furieux du cliches et Ulrik, cette jeune réalisatrice allemande, nous sommes devenus accro à la photo et à la vidéo. Dorénavant on essaiera de mettre nos objectifs de côté. Il est aussi étonné du peu de contacts que nous avons avec les indiens en dehors de la sphère touristique. Il a raison, mais à trois c'est beaucoup plus difficile, surtout en sautant d'un site à l'autre dans une voiture de location. Au fur et à mesure que les mois défilent, nous avons été amenés à nous poser pas mal de questions sur notre manière de voyager : la décision est prise d'aborder l'Amérique du sud différemment...en prenant notre temps.
Mercredi 21 Décembre: Le chien aboie… Rendez-vous 7h30 pour la virée dans le désert du Thar. Olivier a encore 38, 4 de température mais vaillant comme un Rajput, il nous suivra dans cette trépidante aventure chamelière… Nous montons dans la jeep avec un couple d'anglais et un belge flamand pour qui le français est une langue totalement étrangère même en vivant à 30 kms de Bruxelles.
On fait des pâtés ?
Nuit a la " pèle " étoile Nos dromadaires sont chargés de jerricanes d'eau, de nourriture et de couvertures car ce soir nous dormons à la belle étoile et le désert n'est pas réputé pour ses nuits chaudes. Nous sommes gênés de voir les chameliers et cuistots marcher à côté de nos montures, cela fait un peu touristes-rois que l'on promène. On fait une halte à l'ombre d'un arbre pour le déjeuner. Les cuistots nous ont préparé un thali un peu épicé mais très bon. La deuxième partie du voyage met à mal nos adducteurs; il faut changer de position régulièrement en croisant les jambes devant la selle et c'est pas évident à tenir. En tout cas, on est tous d'accord pour dire qu´il y a un peu de laisser aller au niveau de l´hygiène bucco-dentaire de nos montures. Les fosses sceptiques de Calcutta par une journée de grosse chaleur dégagent une odeur de brise marine en comparaison de ce qui peut sortir de la bouche d'un chameau. Sophie en fera une expérience toute personnelle en recevant un délicieux filet de bave au visage…
Le désert du Thar n'est pas si monotone, des terres arides alternent avec des bandes de sables et des arbustes éparses jusqu'aux dunes ou nous bivouaquerons cette nuit. Un malin est là à nous attendre avec bières et boissons fraîches ! Apres le coucher de soleil, le froid ne tarde pas à se faire sentir. Olivier qui s'était senti mieux dans la journée repasse dans la zone rouge. Il faut d'ailleurs souligner un bel effort vestimentaire de sa part : chaussures bateaux, chaussettes remontant sur les bas de pantalon, Tshirt moulant de plongée Beuchat et veste tenue sur la tête par un bob surmonte d'une lampe frontale. On n'avait pas vu autant d'originalité chez un jeune couturier depuis bien longtemps…
Nous assistons à la préparation du thali et des chapatis avant de prendre notre repas autour d'un feu. Nous dormons sur de fins matelas tout habillés dans nos duvets avec trois couvertures en plus. Le thème de la veillée sera " observation des étoiles ", même s'il n'est pas aussi étoilé que dans les steppes mongoles, le ciel nous offrira quelques étoiles filantes.
Jeudi 22 Décembre: … et la caravane passe Après quelques toasts grillés au feu de bois, un œuf dur et un chai, nous entamons le chemin du retour, cette fois juste tous les trois puisque les autres passent une deuxième nuit dans le désert. Nous croisons gazelles et rapaces sur la route qu'Olivier terminera à pieds, pour cause de " trop mal au cul ". Sur la route nous nous arrêtons a Khuldara, ville fantôme en plein désert. Les 700 maisons en ruines et la taille de cette ville-étape sur la route de la soie témoignent de sa prospérité d'antan. Du haut du temple en son centre, on imagine l'agitation qui devait y régner à l'arrivée des caravanes mais, refusant d'être rackettés par le maharadja, les habitants quittèrent la ville en une nuit. Pour rester dans l'ambiance " caravane ", de retour à Jaisalmer, nous visitons un ancien caravansérail transformé en hôtel de luxe (c'est devenu une véritable obsession chez Christophe qui entame le troisième volet de la trilogie " La longue marche ", Sophie a jugé que le premier lui suffisait!). La vue de la terrasse valait le déplacement, on aurait pu y rester des heures à contempler d'en haut la vie grouillante de la ville sur fond de citadelle. Ce soir, après une nuit pas très confort et deux thalis de suite, on se fait plaisir en dînant dans le resto le plus réputé de Jaisalmer " le trio ". Mouais...
A dada
Vendredi 23 décembre: Bon anniversaire Praveem Départ pour Jodhpur au petit matin, il fait encore nuit. Sur la route, des chiens peu chanceux et même un dromadaire sont raides sur la chaussée. Nous entrons en pays vishnois, habitants connus pour être sans doute les plus fervents écolo et plus grands adeptes de la non-violence qui soient. Sur ordre du maharadja, 363 de ces personnes furent tuées enlacées à des arbres pour empêcher qu'ils ne finissent en meuble. Cela explique probablement ces carrières que nous apercevons sur la route dont seuls les arbres au sommet d'un monticule ont été épargnés par les bulldozers. Jodhpur est appelée " la ville bleue " ; appartenant à l'origine à des brahmanes, nombre de ses maisons sont teintées de bleu, la couleur de Krishna (il paraît qu'en plus ça éloigne les moustiques!). Nous franchissons l'enceinte de la vieille ville blottie autour de la forteresse Rajput, l'emblème de la ville. C'est à la célèbre " omlet shop " que nous prenons un casse-croûte avant de monter à l'assaut de la forteresse de Mehrangarh. Pour une fois, nous avons chacun un audio guide et déambulons avec nos écouteurs sur les oreilles et notre baladeur autour du cou. Toute de grès rouge, renfermant plusieurs palais, temples et cours, elle est sans doute l'une des plus belles et des plus imposantes d'Inde. L'après-midi, Olivier et Sophie partent à la recherche de tables basses, la ville étant réputée pour le travail du bois. Ils découvriront du coup les fournisseurs de Pier Import et autres " meubles du monde " basés sur Palace road. Pour rester dans le domaine du shopping, nous sommes le 23 décembre et nous ne réalisons pas que Noël est dans 24 heures. Seuls les mails nous rappellent cette frénésie consommatrice qui tous les ans rythment la fin d'année en Europe. Ici, pas de prospectus vantant les mérites des dernières merveilles technologiques, pas de boutiques noyées sous les guirlandes et les spots, et encore moins de Père Noël. Même si cela nous évite le casse-tête pour le cadeau de dernière minute, Noël reste une période ou l'absence des proches se fait le plus sentir. Heureusement, Olive est la!
C'est une maison bleue…
Happy birthday Praveem ! C'est aujourd'hui l'anniversaire de Praveem, on voulait l'inviter mais ce soir c'est lui qui régale. S'il avait su ce qui l'attendait... La soirée avait pourtant bien commencé, apéro, confidences (ne le répétez pas mais il est encore vierge, l'Inde n'est pas le pays du libertinage), cadeaux (2 cassettes de musiques bollywoodiennes)... jusqu'au moment ou le ton est monté entre lui et Christophe. Depuis le début, il essaie de nous driver aussi bien au niveau du choix de notre itinéraire que des hôtels et restos dans lesquels il perçoit une commission si nous restons. Christophe lui sortira donc ses quatre vérités sur un ton un peu ferme d'autant plus que Praveem lui a fait comprendre qu'il attendait de nous un gros pourboire. Sympa l'ambiance de fin de voyage...
Samedi 24 Décembre : Joyeux Noël ! L'ambiance est un peu tendue dans la voiture qui nous mène à Ranakpur. Le paysage étonnamment plat depuis notre départ de Delhi commencent à prendre un peu de relief, nous arrivons dans les monts Arawelli en pays Mewar. Nous nous posons dans un hôtel assez correct où le jardin est agrémenté d'un bassin que se partagent deux canards caractériels. De toute façon on n'a pas trop le choix, Ranakpur n'est même pas un village, c'est un site célèbre pour ses temples jains. Mais quel site ! Le temple de Jaisalmer nous avait déjà ébloui, celui-la nous laisse bouche bée. C'est le plus grand et le plus beau d'Inde dans sa catégorie. Il rivalise avec encore plus de sculptures du sol à la coupole et sur ses 1444 colonnes. La blancheur de la pierre reflète les rayons du soleil à l'intérieur, c'est éblouissant. Nous finissons la journée au sunset point en haut des collines qui dominent un joli lac où il y aurait des crocodiles paraît-il. Pas vu ! Ce soir c'est Noël. Praveem, un pote chauffeur et de son client autrichien déjà allumés au whisky insistent pour qu'on se joigne à eux autour du feu. Praveem qui n'a pas l'alcool mauvais s'excuse pour hier et fait la paix avec Christophe. Son collègue par contre à tendance à devenir agressif et nous coupe un peu trop la parole. Il ne supporte pas le fait que nous n'avalions pas nos rasades de whisky en moins de deux minutes et devient un peu trop machiste avec Sophie. Du coup nous finissons la soirée dans notre chambrée où un lit d'appoint a été installé par terre pour Olivier. Au menu : foie gras sur butter nan, saucisse sèche Justin Bridou, magrets de canards fourres au foie gras, Jurancon Lacabe 1996 et si on a encore de la place Nutella ! Bonne ripaille, tongues en cuir de chameau, chemise et chapeau à la Indiana Jones trop grands, faux tétons en silicone qui se sont avèrés être des tétines, produits miracles du coin, bref le Papa Noël nous a gâtés !
Temple jaïn
Dimanche 25 Décembre : Au revoir Olivier Olivier est bien content de nous avoir rendu visite mais ne cache pas sa joie de rentrer et de laisser derrière lui tourista, fièvre, transports et douches froides. Dernière épreuve : 12 heures de voiture pour aller a Delhi, 4h d'attente, 10 heures de vol puis une fois en France enchaîner avec une heure de transport et une journée de 8 heures de boulot ! Et le soir venu, faut assurer avec Alexandra. Oups ! On n'a rien dit… De notre côté, fini le luxe de la voiture privée; pour se rendre à Kumbhalgarh, c'est stop, bus et jeep. Une fois de plus, Sophie a cru mourir à l'avant du bus. Le chauffeur roulait un peu vite à son goût sur ces routes de montagnes dont les murets ont disparu dans les virages suite à de malencontreux dérapages fatals. Mais, une fois de plus, nous arriverons à bon port. Les paysages toujours arides prennent plus de relief au fur et à mesure que nous nous enfonçons dans les monts Arawelli. Les travaux des champs, les saluts des paysans et la beauté des paysages traversés nous ont donné envie de nous arrêter sur la route. Le discours d´Olivier raisonnant encore dans nos têtes, nous décidons demain de prendre la tente et de nous perdre dans cette région au gré du vent… D'ailleurs, à bien réfléchir, nos souvenirs les plus marquants sont cette excursion au lac Inle et surtout la semaine passée auprès d'une famille mongole. Kelwara, où nous logeons, est la ville la plus proche de la forteresse de Kumbhalgarh dont la belle muraille de 37 km serait la deuxième après celle de Chine (50000km) !! Le Rajasthan est décidément un paradis pour les amateurs de châteaux et forteresses. Contrairement au sud de l'Inde, le nord fut constamment soumis aux invasions, musulmanes notamment. La géographie du pays et la vallée du Gange forment en effet un axe ouest/est propice aux mouvements des armées. CQFD. Sophie s'est aujourd'hui senti une âme de denfenseuse des animaux en volant au secours de quatre chiots victimes des caprices de gamins, puis en mettant en fuite des ados qui s'amusaient à effrayer les singes en leur balançant des pierres. Ils ont pris la poudre d'escampette lorsqu'ils l'ont vu s'élancer des pierres à la main pour leur infliger le même sort !
Ahhh chiche
Lundi 26 Décembre : promenade dans la campagne indienne Comme prévu, nous laissons une partie des affaires et préparons le nécessaire pour découvrir a pied la campagne indienne notre tente sur le dos. Cela fait longtemps qu'elle n'a pas servi et nous espérons faire du camping sauvage ou chez l'habitant. Le patron de l'hôtel, surpris par notre démarche nous donne le nom de villages pittoresques : Varthada, Kaltana et Baldra. Pendant que nous attendons le bus qui nous ramènera sur nos pas, nous observons les villageois. Les femmes enveloppées dans des saris aux couleurs vives arborent un anneau perlé à la narine qui leur cache presque la lèvre supérieure ; quant aux hommes, les babouches pointues et recourbées aux pieds, le pantalon court et bouffant entre les jambes, parfois des boucles d'oreilles en forme de fleur et les énormes turbans rouges qu'ils ont sur la tête donnent à cette petite ville des allures de Milles et une nuits, il ne manque plus que les tapis volants ! Nous marchons le long de la route. Les femmes toujours coquettes avec leurs breloques éclatantes aux oreilles, autour des bras et des chevilles, transportent sur leur tête de gros fagots de branches pour faire du feu ou de l'eau tirée a la pompe dans des pots dorés. Aux champs comme à la ville, il semble que le travail de force soit réservé aux femmes alors que les hommes ont des activités habituellement destinées aux femmes dans nos pays, comme la cuisine ou la couture, question de culture. Malgré l'aridité de la région, la terre est cultivée notamment avec la canne à sucre grâce a un système d'irrigation rudimentaire, des norias. Des bœufs aux énormes cornes peintes de toutes les couleurs tournent en rond pour actionner un moulin bricolé avec de vieux pots en fer qui remontent l'eau du puits distribuée ensuite par des canaux. Nous nous arrêtons près d'un chantier ou hommes, femmes, enfants et vieillards travaillent à la construction d'un réservoir d'eau. Ils s'arrêtent de travailler pour nous observer d'un peu plus près. On est un peu gêné devant ces spectateurs qui nous dévisagent sans mot dire. Mais la vidéo et les photos font à nouveau leur effet et provoquent rires et curiosité. Tout d'un coup, ils déguerpissent et dévalent la pente à toute berzingue. Loin d'être de notre faute, ils ont en fait aperçu le contremaître qui est arrivé au mauvais moment.
Noria Alors que nous contemplions un couple de pic-vert, deux femmes de la soixantaine viennent nous faire l'aumône. L'une d'elles se met a enchaîner roulades et poirier sur la tête pour quelques roupies. Choqués par ce spectacle pitoyable (dans le sens propre du terme), nous leur donnons brosses a dents, dentifrices et savonnettes que nous destinions aux paysans. L'autre s'est baissée pour nous baiser les pieds (signe de profond respect chez les hindous mais attitude humiliante pour nous), ce qui nous mit très mal a l'aise. Bizarrement, voir ces personnes plus âgées que nos mères se donner en spectacle nous bouleverse plus encore que les infirmes que nous avons déjà eu l'occasion de voir à plusieurs reprises.
Un peu plus loin, nous croisons trois jeunes filles dont l'une est très jolie. Nous nous apercevons que la main de l'une d'elles présente tous les symptômes de la lèpre. La bonne humeur de la ballade en prend un coup. C'est ce moment-là que nous " choisissons " pour nous égarer, incapables de retrouver le chemin qui menait au village prévu pour passer la nuit. Des paysans nous déconseillent de nous y rendre à cause des bêtes sauvages (ours, léopards, loups et… gazelles) et nous offrent l'hospitalité dans l'école du village désertée pour les vacances. La salle de classe est vide car les élèves étudient sur des nattes à même le sol. Nous installons notre lit de fortune devant une foule de curieux, surtout des jeunes pendant qu'on nous apporte du bois et des couvertures. Des jeunes nous font visiter le coin et goûter à la canne a sucre. Sur le chemin du retour, nous sommes invites à boire le thé dans la maison de l'instituteur, fils d'institutrice et marie à une instit aussi. Comme des VIP, nous sommes ensuite présentés au médecin (le gratin du village quoi) chez qui nous dégustons un délicieux lait chaud. Tout le monde est aux petits soins ; lorsque nous revenons a l'école, le feu est déjà allumé dans la cour et cela fait un bon moment qu'ils essaient de mettre au point un montage électrique pour nous éclairer. Nous mangeons le riz pulao commandé ce matin à l'hôtel, réchauffé sur le feu en compagnie de l'instit qui a du mal à nous abandonner et nous donne rendez-vous pour le lendemain matin.
Chez l'instit
Mardi 27 Décembre: Koltra et tais-toi!
Namaste !
Cherchez l'intrus A notre réveil, un comité d'accueil nous attend autour du feu pour le petit déjeuner. Contrairement aux autres pays traversés, les indiens, mêmes pas bien épais, refusent presque systématiquement la nourriture qu'on leur propose. Sans doute une question de culture ou d'éducation (les enfants attendent l'approbation de l'adulte avant d'accepter).
L'instit ainsi que les deux jeunes de la veille décident de nous accompagner au village voisin de Koltra. Adorable hameau dont l'unique ruelle se faufile entre les maisons de terre. Les habitants, surpris de recevoir des visiteurs nous sourient tandis que les enfants crasseux au cheveu hirsute nous suivent partout pieds nus en nous lançant des "tatas" à tout bout de champs. Brebis et chevreaux, chats et buffles complètent le tableau pittoresque de ce village perdu. Ici aussi, telles des musulmanes avec leur tchador, les femmes se cachent le visage devant les hommes, leur père ou mari leur interdisant de le montrer. Nous prenons le thé dans la maison du guérisseur, spécialiste des plantes médicinales avant de reprendre la route toujours escortés.
La route est caillouteuse mais offre un superbe panorama sur le vallée et la forteresse de Kumbhalgarh. Du haut des crêtes, nous apercevons en surplomb d'autres minuscules villages autour desquels des champs verdoyants contrastent avec ce paysage sec aux tons chauds. Cela fait un moment maintenant que nous marchons et nos ôtes décident de faire demi-tour après être grimpés au temple de Shiva isolé dans une grotte. Sophie préfère attendre au pied de la montée. Christophe reviendra baptisé avec une cordelette rouge et jaune autour du poignet, une tikka sur le front et une boisson miracle dans le gosier.
De retour à Kelwara, nous récupérons nos affaires et montons dans le bus direction Udaipur. Nous voyageons à l'avant dans la vaste cabine du conducteur où cinq places assises sont disponibles quand le car est plein. Les paysages sont superbes et nous voyons plusieurs dromadaires; alors que nous sommes habitués à les voir affublés de manière ridicule pour promener les touristes, ils servent ici de bête de somme pour les travaux des champs.
Nous arrivons de nuit a Udaipur et montons dans le rickshaw le plus lent de la ville, même les vélos réussissent a nous doubler. Nous allons nous poser quelques jours à la Lake View paying guesthhouse.
Mercredi 28 Décembre: "My name is Bond…James Bond." Pour une fois nous avons une belle chambre avec eau chaude et la terrasse de l'hôtel est la plus haute de la ville. De là-haut, nous avons une vue plongeante sur les temples vishnouistes, sur le lac et les palaces plantés au milieu de l'eau. Seul le city palace nous domine du sommet de sa colline. Depuis quelques années, la mousson est insuffisante et le lac régulièrement assèché. Par chance la dernière a été bonne et nous offre ce qui fait la beauté de cette ville. Visite du Jagdish temple dédié à Vishnou sans grand intérêt puis visite de la ville. Ici aussi il y a des animaux partout, des écureuils sur les terrasses qui viennent grignoter sur votre table, des ânes minuscules pas plus haut qu'un Labrador, des vaches tranquilles (sauf celle qui a mis un coup de cornes au cul de Sophie), des chiens parfois dans un sale état à qui il manque une oreille ou une patte, des chiennes aux mamelles touchants le sol, des chiots déjà galleux et des chats, plus rares, la queue ou une patte coupée et à juste titre impossibles a approcher. Nous arpentons les rues de la vieille ville bordées de nombreuses boutiques d'artisanat en tous genres et de miniatures en particuliers. Une boutique attire notre attention… on ressort une heure plus tard des peintures plein les bras. Ils font un travail exceptionnel, en deux temps trois mouvements, ils nous ont peint un portrait et un éléphant sur les ongles! Leurs peintures sont d'une finesse incroyable. Nous terminons dans un institut de massages dits "ayurvédiques". Sophie sera autant satisfaite que Christophe déçu, il n'est pas tombé sur le bon. Ce soir c'est "plateau-télé". Une des originalités d'Udaipur est de diffuser tous les soirs dans les guest "Octopussy", un James Bond qui fut tourné en partie dans cette ville. C'est plein de clichés mais on apprécie vraiment même sans les sous-titrages!
Jeudi 29 décembre: Circus Le city Palace est le plus grand palais du Rajasthan. C'est un entrelacs de couloirs et d'escaliers, de patios et de jardins. En tous cas, il y a de la recherche au niveau de la deco intérieure et pas toujours du meilleur goût d'ailleurs. Chaque Maharana (dénomination du maharadjah d'Udaipur) y a rajouté sa "personal touch", multicolor, multi facette et souvent kitsch a souhait. Régine a dû s'inspirer du lieu pour sa discothèque (à moins que ce ne soit le contraire)! Ce soir, nous assistons a un spectacle traditionnel au Bagore Ki Haveli Museum dont les murs n'arrivent pas à la cheville du plus dépouillé de Jaisalmer, mais avec l'éclairage du soir ça fait son effet. S'enchaînent des danseuses avec toutes sortes d'objets (l'une empilera des pots mesurant au total l'équivalent de sa taille) et marionnettes sur fond de musique jouée par un orchestre. Cela ressemblait finalement davantage à des numéros de cirque mais c'était chouette.
Vendredi 30 décembre: fashion victimes? Nous avons commandé des cadres pour les peintures, acheté deux tables basses en bois, il ne nous reste plus qu'à faire empaqueter tout ça pour l'envoyer en France par cargo (en espérant qu'il arrive). Ce soir nous faisons le passage obligé en bateau sur le lac de Pichola. Le city palace et le Lake palace (hôtel ultra chic d'où est tiré un feu d'artifice tous les soirs) se reflètent dans les eaux du lac. Le spectacle des lavandières et des femmes se lavant sur les ghâts est aussi très beau dans le coucher de soleil. Nous nous arrêtons un moment à Jag mandir, autre palais flottant. Ici, le spectacle n'est plus le magnifique panorama que nous avons sur le lac mais quelques spécimens qui nous entourent: italien aux cheveux longs vêtu d'un short tweed marron, chemisette rayée bleue et blanche et chaussures bateau vertes! Mais la première place revient a ce quinquagénaire au pantalon à pinces et a rayures tombant sur des mocassins léopards. Nous sommes un peu mauvaise langue mais on n'a pas pu s'empêcher! Désolé. Nous reprenons la route ce soir. Le trajet s'annonce long et fatigant: Bus de nuit en couchette a 22h30, arrivée 4h à Ahmenabad puis transfert de 10 km en autorickshaw a l'aéroport, enfin décollage a 7h30 pour arriver a 8h30 a Bombay.
Ces drôles de machines !
Samedi 31 Décembre: Nouvel an à Colaba A la sortie de l'avion, on enchaîne direct avec la recherche d'une agence de voyage succeptible de nous trouver un hôtel aux Maldives pour dans 10 jours! Bombay désormais Mumbai, premières impressions: où sont passées les vaches? Et les saris multicolores? Et les rickshaws décorés de guirlandes de Noël? Les derniers sont interdits en centre-ville, les seconds sont remplacés par des vêtements occidentaux et les premières restent un mystère. Tout simplement, Bombay est une ville beaucoup plus moderne et riche que celles traversées dans le Nord, Delhi comprise. La circulation est plus ou moins régulée; il y a des feux tricolores (mais toujours pas de passages piétons) et des centaines de taxis noirs et jaunes. Il y a moins de bruit et des trottoirs nous mettent a l'abri des chauffards sans stresser à chaque véhicule qui approche de peur qu'il nous klaxonne dans les oreilles ou nous frôle de près. Mieux, des airs de " lambada " ou de " happy birthday " se font entendre lorsqu'une voiture munie de ce gadget musical recule. Original, non ? C'est ici aussi que la richesse côtoie la pauvreté, les mendiants dorment à même le sol sous les arches des boutiques de luxe ou dans des bidonvilles au pied des demeures bourgeoises. Des femmes musulmanes voilées croisent des couples indiens qui (oh surprise) se tiennent la main. Les indiens de la classe moyenne ou bourgeoise se parlent en anglais entre eux tandis que de nombreux enfants mendient dans les rues. Autre caractéristique de Bombay, les logements sont très mauvais. Non seulement les hôtels sont beaucoup plus chers qu'ailleurs (environ fois 3), mais ils sont médiocres et souvent complets. On ne fait donc pas la fine bouche lorsqu'on arrive au Carlton (rien a voir avec son homonyme 5*) dans une "cellule" avec barreaux aux fenêtres sans WC ni lavabo; pour la toilette, ce sera des baquets d'eau chaude! Comme on a perdu les coordonnées du producteur rencontré a Orccha qui devait nous prendre sous son aile pour la soirée de ce soir et la visite des studios (fuck!), on improvise une soirée dans un resto-bar-disco branchouille, le Leopold. Les routards se retrouvent au milieu de la jeunesse dorée du coin et c'est entre un écossais moine bouddhiste et des jeunes arabes de Dubai venus s'encanailler que nous passons notre réveillon. Il n'y a pas autant de ferveur autour de cette fête qu'en Occident, ni compte à rebours avant les douze coups de minuit; on s'embrasse au milieu d'un bon vieux tube années 80, " Holyday-eh… " . Les rues sont remplies de badauds et une foule s'est rassemblée devant le Taj Mahal, le plus prestigieux hôtel d'Inde. C'est en voulant se mêler à la population qu'on s'est aperçu que la majorité était masculine. Sophie fut en proie à de multiples mains baladeuses qui venaient de tous côtés parfois simultanément profitant de la bousculade jusqu'au moment où, excédée, elle a giflé le premier venu (malheureusement pour lui, il était innocent). Le suivant, par contre, a eu son compte réglé par Christophe qui tel un chevalier servant s'est lancé à sa poursuite au milieu de la foule.
Dimanche 1er Janvier: RAS Internet, voeux, recherches d'hôtel aux Maldives et d'une nouvelle chambre à Bombay.
Lundi 2 janvier: Bon, beh, … Bombay ? C'est d´la bombe he Nous changeons d'hôtel encore plus pourri que le précédent mais cette fois le prix divisé par deux est justifié (aucune fenêtre, odeur d'humidité, draps degueu, patron mal aimable, une vraie caricature). Une chose est sûre, on n'y restera pas plus d'une nuit (va-t-on réussir a se poser a Bombay?) On découvre le quartier de Colaba ou nous résidons, quartier très animé avec resto, hôtels et commerces puis le Bombay néo-gothique hérité des anglais qui côtoie des façades style art-deco. Nous dînons au Bagdadi, p´tit bouboui conseillé par le Routard ou nous mangeons des nan enoooormes dans les deux sens du terme : aussi grands que la pizza giant du pizzaiolo de quartier avec des saveurs de gaufres bretonnes.
Mardi 3 Janvier: Contrastes Rechangement d'hôtel pour l'Apollo Guesthouse dont le patron mielleux nous a fait courir pendant deux jours mais qui dispose de chambres plus agréables bien que minuscules et d'une douche chaude commune. C'est le meilleur rapport qualité-prix que nous ayons trouvé ici. Aujourd'hui c'est plage, C'est la première fois qu'on foule le sable depuis notre départ, on a laissé le froid au nord, il y a comme un parfum de vacances dans l'air… mais vu la couleur de l'eau on oublie les maillots de bain. La large baie qui valut d'ailleurs son nom a la ville (bom bay= bonne baie en portugais), est bordée de tours modernes qui de loin lui donnent un petit air de Rio (sans les strings et la baignade). Les toilettes publiques de la plage y sont investies par des indiennes a moitie nues venues y faire leur toilette et leur lessive ; Sophie devra les enjamber pour y accéder. On poursuit en se rendant au bout de la pointe de Malabar Hill a Banganga tank, vaste réservoir d'eau entouré de ghâts situé dans un quartier très pauvre. A quelques mètres de là, des bidonvilles bordent la côte près de ce qui devait être autrefois une belle petite crique. Désormais c'est une décharge infecte balayée par une mer tout aussi sale où les enfants jouent pieds nus au milieu des immondices et des chats cherchant des restes à se mettre sous la dent. En soirée, nous allons au cinéma Inox voir King Kong. Les effets spéciaux à la :Jurassic park sont hallucinants mais le remake de Peter Jackson manque d'émotion par rapport a la fabuleuse version de Merian C Cooper. Au final : décevant au niveau du scénario mais très divertissant. Le plus étonnant fut de voir toute la salle se lever lorsque le drapeau indien apparut à l'écran sur fond d'hymne national avant la séance. Autre caractéristique déjà remarquée à Jaipur: les indiens partent avant la fin du film au moment de l'épilogue alors que le générique de fin n'a même pas commencé.
Bidon-plage
Mercredi 4 janvier : Bonnie and Clyde Ca nous démange depuis notre arrivée a Bombay mais aujourd'hui c'est décidé, on passe à l'acte. Avec nos têtes d'européens, ça doit pouvoir se faire sans trop de difficultés, il suffit de jouer les habitués. Première étape : passer la porte d'entrée et déambuler dans la galerie commerciale, ce qui n'est pas un problème puisque tout le monde y a accès ; le plus dur va être de descendre au Spa pour se changer. Sophie laisse le soin à Christophe de se jeter dans la gueule du loup. Que neni, il ressort en short de bain. Deuxième étape : accéder a la piscine. Le groom de surveillance avec qui Christophe a sympathisé au spa nous demande d'inscrire le numéro de notre chambre, de signer puis nous installe deux chaises longues au soleil. Maintenant c'est quitte ou double ; s'il vérifie sur l'ordinateur, il va découvrir qu'il n'y a aucun Lapefet en 318 et on est grillés ; dans le cas contraire on passe la matinée au bord de la piscine du plus prestigieux hôtel d'Inde, le Taj Mahal. Edifie par la famille Tata, brillante dynastie qui détient aujourd'hui plusieurs entreprises en Inde (de l'insecticide au secteur automobile en passant par le robot ménager), ce luxueux hôtel style victorien en bordure de mer a reçu plusieurs célébrités de ce monde dont notre " cher " président Chichi au frais du contribuable évidemment. Finalement c'est passé comme une lettre a la poste et Christophe finira la matinée dans le jacuzzi du spa. Luxure quand tu nous tiens... Pour rester dans " la haute ", on change d'épicerie pour dîner au Bollywood. Ouais, bof, aucune star mais une addition qui rejoint les étoiles !
Le Taj Mahal hôtel
Jeudi 5 Janvier: Bollywood movie En venant à Bombay, première ville productrice de films au monde devant Hollywood, on espérait bien visiter les studios ou faire de la figuration dans un film pour le fun. Même pas la peine de chercher, on est réveillés à 7h du mat par un chasseur de tête de Bollywood. Nous voila partis sur les chapeaux de roue sans avoir eu le temps de déjeuner, d'abord taxi puis train de banlieue puis tuk-tuk pour se rendre dans le nord de la ville. Il ne s'agit pas d'un tournage mais d'une séance photo pour la promo d'un sitcom genre "Helène et les garçons". Le décor: terrasse de café a l'américaine en bord de mer; nos rôles: Christophe habille en d'jeuns bermuda/tee shirt moulant déguste un beignet attablé pendant que Sophie en serveuse lui sert un verre d'eau; les protagonistes: un jeune couple en premier
Taxiplan.
Puis, une australienne embauchée comme nous à la dernière minute arrive et remplace Sophie qui à son tour se retrouve devant un beignet. Cela n'a duré que deux heures pour 10 euros chacun, (ça représente une somme ici) mais l'expérience est très sympa, et ils ont promis de nous envoyer les photos par mail (on espère).
En tant qu'Européens, nous avons eu un certain succès puisque Christophe s'est vu proposer de faire des photos de mode et Sophie de donner la réplique le surlendemain. Le français Pascal of Bollywood, célèbre ici pour ses chansons hindi teintées d'accent gaulois a dû débuter comme ça !
Cela fait un moment qu'on n'a pas fait de sport, on commence a prendre du gras et surtout on n'a pas la patate. Un petite séance à la salle de sport locale ne nous fera pas de mal. Sophie est la seule fille et bizarrement cela ne pose aucun problème qu'elle soit en short, alors que Christophe devra revenir en pantalon la fois prochaine!
Vendredi 6 Janvier: tablars et ghanta Encore une journée dans Colaba et plus spécialement dans un Internet café. Le soir on se prévoit une petite sortie spectacle au théâtre. Au programme: concert de percussions indiennes. En regardant de près le magazine, on s'aperçoit qu'il commence une demi-heure plus tôt qu'on ne pensait, c'était vraiment pas le moment de perdre notre temps avec notre cadenas dont le code a changé à cause d'une erreur de manipulation. Nous avons pris l'habitude d'utiliser un verrou à code c'est plus pratique que d'avoir une clé pour deux. Le problème là, c'est qu'il n'ouvre plus et un code a quatre chiffres ça fait 10000 combinaisons possibles... autant chercher une aiguille dans une botte de foin. Tant pis pour le verrou, faut couper et à défaut de pince coupante, Christophe aidé de notre tenancier jouera les évadés avec une …lime! Nous arrivons a temps au concert pour voir les grilles du guichet fermées, "sold out". Plus une place. Comme d'autres touristes arrivés bien avant nous et le bec dans l'eau, nous tentons notre chance auprès des spectateurs susceptibles d'avoir des places à revendre. Bingo, en cinq minutes nous voila nos billets en main, plutôt chanceux sur ce coup-ci. A l'affiche Zakir Hussain, virtuose des tablas accompagné d'un maestro du violon et de son frère. Nous ne sommes pas assez connaisseurs ou amateurs pour pouvoir apprécier cette démonstration de performances techniques à sa juste valeur, nous préférons sans conteste les rythmes africains. Heureusement la deuxième partie avec l'entrée en scène de T.H "Vikku" Vinayakran 75 ans et son "ghanta", un gros pot en argile, va donner une autre dimension au concert. Ca bouge, ça vibre et ça tape des mains dans la salle.
Samedi 7 Janvier: la vie à la bombayienne Le Crawford market est le plus célèbre marche de Bombay, marché couvert entouré d'un dédale de ruelles commerçantes. Ici, on trouve de tout de la visse minuscule pour réparer notre disque dur portable au matériel d'aquarelle pour Sophie en passant par les primeurs, l'épicerie et les animaux vivants. Les rues sont bondées et l'animation débordante avec ses boutiques, ses gargotes et ses commerçants. La chaussée est parsemée de cageots et de charrettes. Ca circule dans tous les sens, les porteurs déchargent des caisses ou transportent des paniers sur la tête qui semblent glisser dans les airs. Comme au temps jadis ou les Halles de Paris n'avaient pas fait place au Forum, ce marché couvert aux airs de pavillons Baltard est divisé en sections : fruits et légumes (des fraises au mois de Janvier, si ça c'est pas du luxe !?), épiceries et confiseries, produits d'hygiène, viande et même des animaux vivants (oiseaux, chiens, lapins, souris, etc…). C'est une explosion d'odeurs des plus délicates aux plus insupportables : le parfum des fruits fait place a d'écœurantes effluves provenant du quartier des bouchers. Nous arrivons après la bataille pour découvrir des restes de carcasses entassées que se partagent rats, chiens errants et corbeaux, sans déranger le moins du monde les indiens qui dorment au milieu des déchets sanguinolents. Nous passons la soirée à Chowpatti beach, cette plage peu animée le jour devient fête foraine le soir. Les terrasses des buvettes et resto sont pleines. Familles, enfants, jeunes, vendeurs de ballons, tout le monde s'y retrouve pour manger un morceau, se faire dire l'avenir par une drôle de machine clignotante, se faire masser ou faire un tour de manège. Pas de risque que les manèges se bloquent, ils sont totalement manuels. C'est impressionnant de voir ces jeunes grimper en haut de la roue et l'actionner avec la force des jambes, redescendre en s'accrochant à une nacelle puis remonter a nouveau. Sophie tombera sous le charme d'un jeune sikh de 21 ans qui projette de finir DJ. Christophe: "33 ans bientôt et elle continue de craquer pour ces stars des dance floor!!! " Nous décidons de nous faire masser sous les étoiles allongés sur le sable. Tout aurait été parfait si nous n'étions pas tombes sur des amateurs dont l'un a surtout joué des mains baladeuses a l'égard de Sophie. Du coup, on écourte le "massage/pelotage" a trente minutes c'est bien assez comme ça! En repartant, nous sommes sollicités par des mendiants notamment des femmes leurs bébés sous le bras. C'est une constante ici plus qu'ailleurs et c'est insupportable. Les enfants surtout n'hésitent pas à nous attraper par le bras et à être insistants. Il est très difficile de savoir comment gérer ça. On évite de donner de l'argent mais plutôt des produits de consommation courante ou de la nourriture. Nous resterons très marqués par l'image de cette gamine de huit ans faisant l'aumône près d'une gargote, dont le regard s'est illuminé lorsque nous lui avons donne un kebab. Elle l'a englouti par terre aux pieds d'enfants issus d'un milieu privilégie bien habillés, cheveux gominés et assis. Les parents de ces derniers lui ont aussi donne une assiette mais le contraste reste frappant.
Dimanche 8 Janvier: sur les traces d'Harry Potter Nos ballades en ville nous ont confirmé ce que nous avions déjà remarqué en traversant le pays. D'immenses esplanades pelousées y sont dédiées au sport national: le criquet. C'est dimanche et il y a foule. Nous assistons à des parties endiablées ou des pro tout de blanc vêtus se partagent le stade avec la "populasse" et les supporters. Les parties pouvant durer plusieurs jours, nous n'attendrons pas de connaître le gagnant. Bombay est probablement une des villes d'Inde ou l'empreinte anglaise est la plus marquée. Outre ce sport et ces joueurs à l'allure très british, nous longeons d'impressionnants édifices gothiques, cour de justice et université dans le plus pur style anglais, gris et lugubre dont seuls les palmiers ensoleillés nous rappellent que nous sommes en Inde et non pas au pays magique d'Harry Potter. Et tant que nous abordons le sujet de l'influence anglaise, nous avons été très surpris au cours de nos rencontres avec les indiens d'avoir souvent la réflexion suivante : " Vous aussi en France, vous parlez anglais entre vous ? " et même une fois : " Quand est ce que vous avez obtenu votre indépendance ? (Vis-à-vis de l'Angleterre) ". Il était une fois Jeanne d'Arc…
Criquet
Lundi 9 Janvier : Ce n'est qu'un au revoir Bon ben ça y est, on fait les sacs a dos et on quitte sans regrets le patron de l'hôtel. Il nous reste la journée avant d'embarquer. Christophe décide de visiter le Musée Gandhi qui retrace sa vie, sa politique de non-violence, ses luttes et…sa fameuse roue à tisser (que l'on voit sur le drapeau indien)! Un tour a la salle de sport et on a encore assez de temps pour aller a Internet (a 30 dollars l'heure aux Maldives, on s'en passera). Faut qu'on prenne notre dose. Depuis le temps qu'on en rêvait de l'Inde, on l'a fait… et on le refera : indien vaut mieux que deux tu l'auras ! Sophie est triste de quitter l'Inde malgré la plage et les cocotiers qui nous tendent les bras. Ca n'a pas été facile tous les jours mais une évidence s'impose, ce pays nous a complètement envoûtes…
Visages d'Inde
Mardi 22 Novembre: "Hare Krishna" Devant le comptoir de l'immigration, nous faisons la rencontre d'un groupe de touristes retraites réussissant l'exploit de visiter le Rajasthan, Varanasi et la vallée de Kathmandou en 14 jours dont 4 réservés aux transports, bravo Jet tour! Intrigués par le nombre de visas figurant sur nos passeports, ils sont très curieux d'un tel voyage. Etrangement ce qui les impressionne le plus c'est de ne pas savoir où l'on va dormir le soir sans réservation. Dans le lot, il y a bien évidemment le vieux bougon désagréable qui nous lance indirectement des " Pauvre France … … A notre époque on pensait d'abord a la carrière, aujourd'hui ils pensent aux loisirs!" Réponse du berger à la bergère, Sophie lança : "En attendant nous on n'aura peut-être pas de retraites pour s'offrir des voyages quand on sera vieux! c'est ça et bientôt c'est les retraites qui paieront votre retraite! de toute façon y'en a toujours un comme ça dans les voyages organisés" clôtura Sophie en faisant rire l'assemblée. A la sortie de l'aéroport de Varanasi, nous sommes harcelés par les taxis. Les prix sont bien sur revus à la hausse et certains n'hésitent pas à rajouter des suppléments pour les bagages, pour la personne supplémentaire, pour la clim et encore plus fort parce que la voiture est neuve et confortable! (Et pourquoi pas parce que le chauffeur s'est rasé ce matin tant qu'on y est ?!) Finalement, nous sortons de l'aéroport pour en prendre un directement dans la rue. Des types s'immiscent comme intermédiaires et il faut batailler pour imposer notre prix. Il faut reconnaître que ces taxis blancs à l'allure de vieilles voitures coloniales ont de la gueule, ce sont des Ambassador. Pour atteindre le bord du Gange ou se trouvent les guest, nous devons ensuite prendre un rickshaw et la, ça commence a ressembler a l'image qu'on avait de l'Inde, le bruit et la poussière sont la. Entasses comme deux sacs a patates a l'arrière avec nos énormes sacs a dos sur les genoux, nous devons nous tenir mutuellement pour ne pas tomber a chaque nid de poule. En haut des maisons, des singes bondissent et nous croisons quelques vaches au milieu de cette circulation anarchique que l'agent gesticulant sur son rond-point serait bien incapable de déloger. Leur fâcheuse tendance a se mettre au milieu de la route s'expliquerait par leur goût prononce pour les courants d'air provoques par les véhicules…ça chasse les mouches ! Cela pose tellement de problèmes de circulation que l'Assemblée a vote une loi en 2004 autorisant les policiers à les chasser avec de légers coups de bâtons. Nous arrivons au coucher du soleil à la Vishnou resthouse. Il y avait peu de chance de trouver une chambre mais la dernière vient de se libérer, cool. La terrasse, pourvu d'un petit temple (sans doute dédié à Vishnou) est très agréable et donne sur le Gange. Des cerfs volants se partagent l'horizon et des chants sacrés commencent à s'élever dans les airs. Ajouté a cela un "Hare Krishna" psalmodié en boucle pendant 40 mn et vous obtiendrez une
Mercredi 23 Novembre: Le Nirvana Nous sommes réveillés vers les 04h30 par l'imam du coin, puis a 5h30 par des tintements de cloches et enfin, pour que l'orchestre soit complet, a 06h00 par ce qui pourrait ressembler a une partie de tennis engagée. Pourtant y'a pas de terrain dans le coin...nous découvrons en ouvrant les fenêtres qu'il s'agit des lavandières en train de battre leur linge dans le Gange. Nous les regarderons le temps de prendre notre petit dej' sur la terrasse. Nous commençons par visiter le Chowk, le vieux quartier qui longe le Gange. Il est facile de se perdre dans ce labyrinthe de ruelles tortueuses. Elles sont si étroites que voitures et charrettes ne peuvent circuler, ce qui n'enlève rien a l'animation qui y règne. Petits commerces, mangoustes et singes, souris et vaches sacrées mangeant les détritus jetés a même le sol, gargotes, buffles gênant notre passage, odeurs nauséabondes succédant a de divines effluves de masala et d'encens puis surtout chiens galeux a tous les coins de rues, sans oublier les bouses et autres déchets (étant donne qu'il n'y a pas de ramassage d'ordures, ce sont les animaux qui s'en chargent). Tout y est ! Le plus saisissant reste de tomber nez à nez avec le corps d'un défunt que sa famille conduit en cortège au lieu de crémation... On a comme le sentiment de déambuler
Jeudi 24 Novembre: Ganja euh non Ganga ! Nous décollons plus tard que prévu mais juste a temps pour voir le soleil se lever…et nous ne sommes pas les seuls: des dizaines de barques longent elles aussi les ghats avec de nombreux touristes a leur bord.
Vendredi 25 Novembre: Yoga Ce matin, nous testons l'activité phare de Varanasi après les crémations: le yoga. Les cours ont lieu dans le petit temple sur la terrasse de notre guest de 8 à 10 heures et il faut être à jeun. Aurélien, Jihane, Aurélie ainsi qu'un autre couple participent aussi. La séance commence par un travail de respiration puis des exercices "exutoires" qui permettent sans doute de libérer les tensions. Dans notre cas ça a surtout libère un énorme fou rire collectif notamment quand on a du faire "le lion" à tour de rôle! La séance se termine par de la méditation où il est possible de ressentir une sorte d'énergie entre les mains et ça marche! Christophe était complètement absorbé dans sa bulle "magnétique". On est resté un bon moment sur la terrasse: Sophie a pris les choses en mains en testant la coupe de cheveux aux ciseaux, Christophe commençait vraiment a ressembler à un lion "grisonnant", le processus de "blanchiment" s'étant emballé depuis notre départ de France. Le résultat est plutôt satisfaisant compte tenu de l'outillage. La fin de journée fut un peu plus stressante. Pour se rendre au Ramnagar palace, la demeure du maharadjah de Varanasi, nous prenons un autorickshaw, sans doute un des plus intrépides de la ville. On se serait cru dans un jeu vidéo où il faut conduire une voiture lancée à toute berzingue qui doit éviter tout un tas d'embûches sur la route. Sauf que la c'est "pour de vrai", il faut éviter vaches, chiens, voitures, vélos, écoliers et autres piétons et c'est même pas nous qui étions aux commandes. Sophie a cru mourir à plusieurs reprises alors que Christophe s'en amusait, le chauffeur maniait son engin comme s'il faisait corps avec, virant à droite, esquivant une moto qui déboulait à gauche, frôlant les camions puis se faufilant comme Speedy Gonzales dans une circulation totalement anarchique. Le trajet a semblé durer des heures pour Sophie qui hurlait a chaque fois qu'on s'approchait un peu trop vite ou un peu trop près des "emb��ches", un enfer! Sans oublier qu'au passage on se prend de la poussière plein les yeux et le nez. Il lui a fallu un peu de temps pour s'en remettre. Christophe, quant à lui, a apprécié la ballade et l'agilité de notre chauffeur.
Samedi 26 Novembre: "bouge de la" (Mc Solar) Nous partons ce soir en train de nuit pour Satna. Nous nous balladons une dernière fois sur les ghât pour observer son animation de plus près. De grands parasols abritent toutes sortes de petits métiers: masseurs, vendeurs de fleurs, barbiers et astrologues qui veulent a tous prix nous lire les lignes de la main. On voit aussi des "gourous" autour desquels sont rassemblés de nombreux fidèles qui les écoutent interpréter les textes sacrés pendant des heures ou répéter leurs chants. Un peu plus loin, un homme fait du yoga; il se cambre en arrière puis se contorsionne pour finir debout sur un pied comme Shiva le fit une longue période de sa vie. Nous avons également croisé un sâdhu, le plus célèbre de la ville, celui qu'on aperçoit lorsque l'on est dans la barque, celui qui est assis sous son arbre, celui qui arbore un crâne humain plante sur un pieu et qui s'extasie sur les Nike de Sophie "super tes chaussures…". Un phénomène le gars, peut-être un peu trop mégalomane pour un ascète! Départ pour la gare vers 22h00, la mauvaise heure. Nous revivons la même expérience en rickshaw que la veille version night background: il fait nuit noire, les vaches n'ont pas de feux stop, des piétons traversent a l'improviste et le chauffeur hésite entre conduite a droite ou conduite a gauche. Notre train prévu pour 23h30 n'arrivera en gare qu'a 1h15! Sophie a réussi l'exploit de s'endormir assise sur son sac a dos, la tête posée sur ses genoux alors qu'il n'y a pas si longtemps elle avait du mal a trouver le sommeil ailleurs que dans sa chambre. A l'arrivée du train, la première image qui nous est venue a l'esprit, aussi déplacée soit-elle, est celle de ces wagons de déportes pendant la Deuxième guerre mondiale. Les fenêtres sont flanquées de barreaux ou plusieurs têtes se collent et les wagons bondées, de véritables bétaillères. Monter dans le train relève du défi, mais avec l'aide de deux autres touristes, un français et un brésilien, nous nous entassons dans le wagon 4. L'étape suivante consiste a atteindre nos couchettes en enjambant des familles entières assises ou allongées par terre au milieu de valises et sacs en tous genres, en bousculant a droite a gauche voir en forçant le passage, nos sac a dos ne nous permettant pas de jouer en finesse. Bien évidemment nos couchettes comme toutes les autres sont occupées. Nous présentons nos billets "pour faire valoir ce que de droit". Ces messieurs nous expliquent alors qu'il y a eu erreur sur la numérotation du train et que nous nous trouvons dans le wagon 5. Info ou intox, nous n'avons pas d'autres options que de les croire puisque, hormis le chauffeur, aucun contrôleur ou employé des chemins de fer ne s'aventurent dans cette jungle. Nous voici tous les quatre a nouveau sur le quai quand tout a coup le train se met à bouger sans préavis. Ni une ni deux nous sautons dans le wagon le plus proche, le numéro 6. Grrrrr… Serres de tous cotes et
Dimanche 27 Novembre: Le parc de Bandhavgarh L'absence de toute indication, visuelle dans les gares ou orales dans le train, ne nous ayant pas permis d'anticiper notre descente, c'est à 06h00 du matin dans la précipitation que nous saisissons notre barda pour quitter la bétaillère. Belle erreur de débutant de Christophe qui, pour éviter les mains baladeuses de la veille, garde un oeil sur Sophie et se fait ainsi distancer (quelques mètres) par le précédent pour sortir. Aussitôt une dizaine d'indiens s'engouffrent dans l'espace libre, nous voila bloqués et le train qui va repartir d'une minute à l'autre. Une seule solution, chercher l'intervalle et percer. Râfuts a droite a gauche, coups d'épaules et nous atteignons la sortie plus surpris nous même par notre bourrinage que les locaux accoutumés au fait. Faute de bus pour se rendre au parc de Bandhavgarh, nous louons un taxi. La route est asphaltée en partie, l'autre est en cours d'asphaltage ce qui signifie cahoteuse. Les ouvriers qui transportent des paniers de gravier sur leur tête sont des femmes et on se demande finalement quels types de travaux sont réserves aux hommes… Le trajet de quatre heures est pénible et il est impossible de dormir pour récupérer le manque de sommeil de la nuit dernière, ni même de lire au risque de faire une grosse gerboulade. Arrivés au parc, il nous reste a choisir un hôtel et c'est le moins cher qui a gagne. Le confort est proportionnel et on se contentera de l'eau ferreuse froide et des draps poussiéreux. Le personnel, par contre, est charmant et fera tout pour nous satisfaire: nous apporter des thés au lait au lieu du café commande ou une bougie de gâteau d'anniversaire pour nous éclairer lors des fréquentes coupures d'électricité! Nos voisins de chambrée est un surprenant couple anglo-écossais avec qui nous décidons d'oublier nos rancoeurs olympiques pour partager une jeep le lendemain.
Lundi 28 Novembre: Mon cher Khan, … Nous partons à l'aube afin de mettre toutes les chances de notre coté pour dénicher le fameux Shere Khan, le tigre du Livre de la jungle, ça vous dit quelque chose? Kipling, qui passa sa jeunesse en Inde, se serait inspiré de cette région pour créer le décor de son célèbre roman. Nous avons le décor, il ne nous reste plus qu'à retrouver les personnages. Christophe s'est mis bille en tête de voir un tigre, ça le titille depuis le parc de Chitwan au Népal. Une soixantaine de spécimens vivent dans ce parc, la plus grande concentration d'Inde. Dans la famille Walt Disney, nous piochons d'abord Bambi et nous réussissons à former toute la famille, ensuite des langurs ces sympathiques singes blancs à la longue queue et des macaques puis un chacal, un groupe de perroquets, des paons, des poules sauvages, des vautours, des sangliers et des sambars mais… pas de tigre. On garde bon espoir puisqu'on y retourne en fin d'après-midi après la sieste. On est venus, on l'a pas vu on est repartis la queue entre les jambes! Même si le parc est vraiment beau et la faune très dense, Christophe est tellement déçu qu'il somatise et nous refait une tourista, la quatrième. Pourtant on y a cru. A plusieurs reprises on s'est arrêté, l'oreille alerte au moindre bruit (cris d'alarme des animaux indiquant la présence d'un tigre en chasse) et l'oeil attentif scrutant les fourrés. Des empreintes nous ont aussi mis sur la voie (mais pas la bonne). Que se passe-t-il? Notre bonne étoile nous aurait-elle abandonnés? Nous décidons de forcer la chance le lendemain en faisant un tour d'éléphant, il y a 90% de chance d'en voir un.
Mardi 29 Novembre: Miaou On se lève a nouveau à 5h30 pour être les premiers sur la liste puis parcourons a nouveau le parc pleins d'espoir. Nous croisons des jeeps qui ont aperçu un tigre et nous toujours rien, la poisse! Ca fait partie du jeu (sinon autant aller au zoo) mais on persiste. Notre dernier espoir: l'éléphant. Les guides du parc sont très organisés: à dos de pachyderme ils repèrent un tigre puis avertissent les autres par talkie-walkie afin qu'ils apprêtent un éléphant pour les touristes. C'est un service qui se paie cher mais maintenant qu'on est là tant pis pour le supplément, on fonce. Bon d'accord c'est pas très glorieux mais on se retrouve à cinq mètres d'un fauve au repos, peu dérangé apparemment par les allers-retours incessants des éléphants. C'est à peine s'il lève la tête à notre arrivée mais nous verrons tout de même
Mercredi 30 Novembre: De que color es tu pelo? Nous avons fait la rencontre de deux espagnols de Gérone, Fiona et Michael qui comme nous voulaient se rendre a Khajuraho. Nous partageons donc le taxi, ce qui nous donne l'occasion de pratiquer un peu notre espagnol pendant les sept heures de route. Ils sont très sympa et les sujets abordés seront divers et variés. Michael, catalan jusqu'au bout des ongles reste pourtant partisan d'une construction européenne (à condition que ceux qui décident de s'installer dans la patrie de Dali se mettent au catalan, y tiene razon). Quant a Fiona, elle collectionne les crânes d'animaux qu'elle trouve dans la nature (ou qu'on lui offre), ce qui ne l'empêche pas d'être contre la tauromachie). Christophe sera très fier de leur chantonner l'Estaca en catalan (" l'avi sise tem parlaba, de bon mati al portal …") Nous les quittons à leur hôtel, notre budget ne nous permettant pas de les suivre. Nous trouvons un hôtel simple mais propre avec eau chaude, après 3 jours de douche au baquet c'est du luxe pour 2 euros la nuit!
Jeudi 1er Decembre: Kama-sutra a Khajuraho Le site archéologique, constitué de temples datant du IX au XIIe siècle, est célèbre pour ses sculptures érotiques. Nous passons donc une bonne partie de la journée à rechercher avec la curiosité de l'adolescent pour le film porno du samedi soir les scènes coquines qui se dissimulent au milieu d'autres représentations de la vie de l'époque (guerre, rois, reines, divinités, etc…). Les scientifiques n'ont toujours pas élucidé les significations de telles représentations, mais la culture tantrique donnent quelques informations : les scènes d'amour incarnent l'oubli de soi-même et l'abolition du temps, ce qui représente le meilleur moyen de méditer! Mouais, à cette explication cosmique d'autres préféreront une autre plutôt orgasmique! Etant donné que c'est le spot le plus " excitant " euh…important de la ville, il n'est pas étonnant d'y rencontrer nos catalans Michael et Fiona. L'après-midi se passera au lit pour Christophe et Tourista, sa nouvelle copine tandis que Sophie flânera dans les boutiques de patchwork. Nous avons droit à la coupure d'électricité habituelle au moment du dîner et nous choisissons le seul resto éclairé, celui qui a un générateur (l'intensité de l'ampoule étant inversement proportionnelle au bruit du moteur!!!). Le problème c'est que dans la rue, il fait noir noir, raison pour laquelle Christophe n'a pu éviter la bouse bien fraîche qui se trouvait sur son chemin (si vous venez
Vendredi 2 Décembre: Un chien dans un jeu de quille Christophe s'est réveillé brutalement en pleine nuit à cause d'un cauchemar où une bestiole se promenait sur son bras sauf que ce n'était pas un rêve et qu'il y avait bel et bien une grosse souris sur son bras! La pauvre a fait un vol plané a travers la chambre. Nous terminons la visite du site par celui du vieux village ou se trouvent quelques temples jains. Cette fois pas question d'espérer y voir des sculptures érotiques, les Jains les ont fait "sauter" pour y mettre les leurs beaucoup plus puribondes! Le bus pour Jhansi part a 16h et arrive a 21h, on a oublié que c'est la période la plus dangereuse pour circuler, surtout lorsque la "highway" n'a qu'une voie, que les vélos n'ont pas de phare, et les buffles non plus! Pas glop de voir un véhicule de plusieurs tonnes nous fonçant droit dessus sur la même voie, bus et camion klaxonnant dans une sorte de ballet d'intimidation. C'est à celui qui craquera le premier et qui s'écartera sur le bas-côté pour laisser la route a l'autre...La hiérarchie est souvent respectée: le piéton s'écarte systématiquement puis le vélo, la voiture, la jeep, le bus et le camion au sommet de la pyramide. Seule exception, la vache, qui têtue comme une mule, campe parfois sur le bitume et oblige les chauffards à ralentir ou s'arrêter. Les chiens, par contre ne sont pas sacrés, bien au contraire, ils souffrent d'une mauvaise image (pour les hindous ils sont la réincarnation des voleurs) et s'ils ne s'écartent pas rapidement, se retrouvent a l'état de chapati. Nous arrivons à Jhansi, une ville sans touristes puisqu'il n'y a rien à y voir ou à y faire. Pas facile donc de trouver un hôtel. D'abord trop cher puis ensuite interdit aux étrangers, nous avons finalement choisi l'hôtel le plus bruyant du quartier, avec vue plongeante sur une salle des fêtes en plein air où a lieu un mariage (tant pis, on est crevés et de toute façon on a des boules Quies!). Devant l'insistance du père de la mariée, nous n'avons pu refuser son invitation et puis les murs de notre hôtel étant épais comme du papier à cigarette autant avoir l'image et le son. On se retrouve dans une soirée ou plusieurs centaines de personnes ont été conviées. Il est malgré tout impossible de passer inaperçus et nous sommes accueillis telles des stars. Comme Johnny au Parc des Princes nous sommes dépassés par les évènements et entourés d'une foule de curieux nous assommant de questions, nous serrant la main et nous prenant en photos. Christophe aura même le privilège de se faire invité à danser par des hommes qui n'hésitent pas à le tenir longuement par la main. On a beau savoir que c'est une démonstration d'amitié courante ici, ça fait bizarre! Même endimanchés, les indiens ont un look très rétro : jean moulant en haut, pat'd'eph en bas, veste en sky sur laquelle sont rabattus des cols dits " pelle à tarte " ou encore smoking au veston croisé et boutons dorés. Question coiffure, la mode est à la frange longue gominée sur le côté et la raie au milieu. Les mariés sont installés sur une sorte de trône ou les invités défilent pour leur donner la bénédiction et être photographiés en leur compagnie. A notre tour donc d'être sous les projecteurs
Samedi 3 Décembre: Orchha On décide d'aller directement à Orchha sans passer par les cases Datia et Sonagiri, c'est trop galère pour s'y rendre. C'est en recherchant une guest que nous sommes tombés une fois de plus sur les catalans installés dans celle d'en face. Orchha, surnommée "le joyau du Madhya Pradesh" est une petite bourgade médiévale au milieu de la campagne sur les bords de la rivière Betwa. De nombreux palais, temples et mausolées en pierre témoignent de la puissance de cette minuscule cité jadis capitale au XVIIe siècle. Nous grimpons au quatrième étage du Chaturbhuj temple d'ou l'on peut observer les nombreux vautours et perroquets verts qui ont élu domicile sur les hauteurs de tous les édifices. Cela nous offre aussi un très beau panorama sur le village, la rivière et tous les autres palais qui nous attendent demain.
Dimanche 4 Décembre: Leçon de français C'est en visitant les mausolées le long de la rivière que nous croisons une fois encore Fiona et Michael. Nous les suivons pour une ballade à travers champs qui nous mène au Laksmi Narayan temple. Après quoi un bon déjeuner où le temps de préparation fut fidèle à ses 60 minutes habituelles; désormais nous passons commande puis profitons de l'attente pour aller dans un Internet café ou faire de "l'administratif" style réservation (même en vacances on ne perd pas de temps). Cette fois nous leur disons adieu puisqu'ils retournent a Delhi. Adios amigos... L'après-midi nous visitons le Raja Mahal et le Jahangir Mahal, les deux palais les plus célèbres. Massifs et imposants nous imaginons quelle splendeur cela devait être lorsqu'ils étaient encore recouverts de faïence turquoise et émeraude. Sur la place du marché où de nombreux stands à touristes sont installés, un jeune nous demande quelques tuyaux en " franchis " pour être plus "compétitif". Nous lui faisons cadeau de La phrase, celle qui fera la différence, celle qui a déjà fait le tour de Birmanie: "c'est joli, c'est pas cher, c'est local", et là, le cours de franchis se transforme rapidement en cours collectif...
Lundi 5 Décembre: Une journée a l'Orchha Resort Comme hier matin, nous prenons le petit dej' sur la terrasse de notre guest. La ville s'éveille en même temps que les singes en face de nous sur le toit voisin. Les petits s'accrochent sous leur mère, tètent et jouent entre eux, les mâles essaient de faire la loi et les plus malins descendent sur notre terrasse pour boire dans la réserve d'eau de l'hôtel. Les tenanciers les chassent tout en s'en amusant mais des qu'ils ont le dos tourné, les singes en profitent pour refaire un petit tour dans la barrique, c'est un vrai spectacle comique ; Sophie pourrait rester des heures à les regarder. On réussit enfin à contacter l'indien que nous avions croisé a Katmandou. Il nous attend a l'Orchha resort, l'hôtel le plus luxueux du coin. Il est ici chez lui puisqu'il appartient à son meilleur ami et nous sommes ses invités. Bien que le complexe soit descendu en flèche par "Le Routard" compte tenu de son non-respect de l'environnement (il se trouve au pied des cénotaphes royaux), la piscine, le buffet et la chambre aux frais de la princesse ont eu raison de notre bonne conscience. Le soir nous dînons en compagnie de ses amis: un cinéaste de Bollywood appartenant a la caste des " guerriers ", et un brahmane journaliste a l'Indian Today. Nous apprendrons ce soir que le système des castes est en voie de disparition. Ils nous expliquent qu'aujourd'hui en Inde, on peut être au plus bas de l'échelle comme ces hors-classes appelés " intouchables " qui exercent des métiers " impurs " (abattage des animaux, travail en rapport avec la mort d'une manière générale) et faire fortune, ou appartenir à la plus haute des castes, celle des " brahmanes ", prêtres a l'origine vivant selon des règles strictes (interdiction de
V.I.P.manger de la nourriture préparée par quelqu'un issu d'une autre classe et de boire de l'alcool) et crever de faim. De la même façon, il existe maintenant des mariages " mixtes " c'est-à-dire entre classes différentes. La réussite sociale semble en effet avoir pris le dessus sur les traditions (mais est-ce vraiment un mal ?) et l'argent a tout pouvoir même celui de se permettre de boire de l'alcool quand on est brahmane. D'ailleurs ça y va le whisky et la vodka. Cela nous arrange, on se tape à deux la bouteille de Saint-Estèphe que Marc nous a laissée.
Ils ont "l'occidentale way of life", en Inde ils appartiennent à la " haute ". Il faut cependant relativiser car leur regard sur la société indienne semble en décalage par rapport aux réalités de l'Inde profonde. Les échanges que nous avons eus antérieurement nous ont montré le contraire. Même si l'accord des jeunes gens concernés est pris en compte, dans la majorité des cas les mariages sont toujours arrangés a l'intérieur d'une même caste.
Nous terminons la soirée avec Rajdan à qui nous faisons une petite démonstration de salsa. Il nous parlera un peu de sa vie personnelle, de son divorce et de sa maîtresse rencontrée à Katmandou. Puis, contre toute attente, il sera fier de nous montrer un film porno sur son ordinateur portable! A ce propos, la sexualité est un sujet tabou en Inde (pourtant c'est bien eux le Kama-Sutra !). Les jeunes qui peuvent avoir accès a Internet découvrent le sexe par ce moyen et certains plus indiscrets que d'autres n'hésitent pas a nous questionner sur le sujet (dans ce domaine, les occidentaux représentent la liberté).Mardi 6 Décembre: D'Orchha à Agra en passant par Gwalior Le petit dej' du palace est décevant, même pas un jus de fruit frais et le café est imbuvable. Moralité: quand on va dans une guest pour routards, on paie pas cher mais on sait pourquoi! Nous remercions Rajdan qui veut nous rejoindre à Goa pour le nouvel an. Un des chauffeurs de l'hôtel nous dépose à la gare de Jhansi. Nous passons tout le trajet à discuter avec des indiens très curieux de nous et de notre avis sur leur pays : " Que pensez-vous de l'Inde ? " vient souvent après " Where do you come from? ". Une heure et demi plus tard nous descendons a Gwalior pour quelques heures, le temps de visiter la citadelle, "une de ces citadelles de Titans comme on en construisait dans ces pays aux ages héroïques", écrivait Pierre Loti.
Sur la route qui nous mène sur les hauteurs de la ville, nous croisons les engins les plus étranges qu'il nous ait été donné de voir depuis le début de notre voyage, des véhicules noirs pétaradants à trois roues, croisement d'une voitures des années 30 avec un tuk-tuk! Ses façades ont conservé des vestiges de faïences, en email bleu, verte et or de ce qui dut être une éblouissante frise représentant canards, paons, éléphants, crocodiles, etc... Quelques mots sur les normes de sécurité en Inde: il n'y en a pas! Ce n'est pas la première fois que l'on constate cet état de fait en Inde, mais la sécurité n'est pas la priorité numéro un du pays: en longeant la muraille, nous remarquons que certains créneaux sont effondrés ce qui nous laisse au bord d'un précipice a 90 degrés sans aucune barrière de protection; un pied qui butte sur une dalle qui dépasse et hop le saut de l'ange...Pareille sur les routes ; les fils barbelés qui la bordent achèveront à coup sûr tous les motards ou cyclistes qui auront la malchance de se faire projeter sur le bas-côté ! Bon, c'est pas tout mais ce soir on a rencard. Nicolas qui vient de passer deux semaines en Inde avec sa guitare sur le dos rentre en France demain et nous nous sommes donnés rendez-vous ce soir à Agra. Nous l'apercevons venant en sens inverse en rickshaw. On a du mal à se croiser en France mais on arrive à se donner rendez-vous a Agra, c'est fort !
Mercredi 7 Décembre: "Cette larme sur la joue du temps" (Rabindranath Tagore, poète) Nico ne disposant que de deux semaines pour visiter le Rajasthan s'est offert le luxe de louer une voiture avec chauffeur, luxe dont nous profiterons ce matin. Direction le Fort Rouge. Cette très belle forteresse qui donne un avant-goût du Taj Mahal avec ses bâtiments en marbre, abritait un harem de 5000 femmes (un paradis sur Terre pour la gente masculine), mais servit aussi de prison a l'empereur Shah Jahan qui fut emprisonné par Aurangzeb, son propre fils. De sa cage dorée il put contempler à loisir le tombeau de sa femme tant aimée, le Taj Mahal ou il l'a rejointe. Nous quittons Nico à la sortie comme on se quitte après une soirée en regrettant que ce ne fut pas plus long. Rendez-vous a Mexico, on s'fait une bouffe?
Jeudi 8 Décembre: Fathepur Sikri Nous prenons le bus pour Fathepur Sikri, une bourgade située a 40 Km d'Agra. Christophe n'a toujours pas integré la façon qu'ont les indiens (comme les népalais) de dire "oui" par un hochement de tête sur le côté (qui pour nous s'apparente à un "oui-non"), et c'est très drôle de l'entendre poser trois fois la même question au chauffeur qui répond toujours de cette manière (ça pourrait durer longtemps...). L'empereur Akbar, connu pour sa politique de tolérance qui permit de faire cohabiter hindous et musulmans, est à l'origine de l'art Moghol en Inde. Nous visitons la citadelle où il installa sa cour. Ses magnifiques palais de grès rouge ont résisté à l'usure du temps; l'Unesco envisage de lui conférer le statut de Patrimoine Mondial. Un peu plus en contrebas se trouve le caravansérail puis nous poussons jusqu'au vieux village à quelques minutes de marche. Nous sommes accueillis par une colonie de gamins qui nous indiquent le chemin tout en nous réclamant roupies, chocolat et school pen. Au passage de Christophe, les femmes se voilent le visage, ce qui n'était encore jamais arrivé. Nous traversons une ville où des enfants crasseux jouent au milieu des ordures, et où les rues sont remplacées par des caniveaux ou pourrissent toutes sortes de détritus. Les enfants s'amusent de peu de choses : faire rouler un pneu avec une baguette, tirer sur les singes avec des lance-pierres ou ramasser de la bouse avec les mains pour en faire des galettes (qui serviront une fois séchées a alimenter le feu). Ici comme partout en Inde, les animaux vivent au plus près des hommes. Chiens, vaches, cochons, singes et humains cohabitent le plus naturellement du monde. Le hasard nous amène à une superbe devanture en dentelle de pierre ignorée des guides touristiques et pourtant la plus belle que nous ayons vue jusqu'à présent. Les gamins ne nous lâchent pas d'une semelle et ils nous accompagneront jusqu'à la sortie du village. Nous terminons la visite du site par la mosquée et sa Porte Sublime, " sublime " dans le coucher du soleil. A ses pieds, un camion citerne a attiré les habitants du voisinage venus se ravitailler en eau, ça gesticule à tout va. Pour certains, l'eau du robinet est un luxe inabordable et l'absence de puits rend le camion-citerne indispensable.
Vendredi 9 Décembre: La réserve d'oiseaux de Bharatpur Sur la route qui nous mène au parc de Keoladeo, de nombreux montreurs d'ours qui font lever leurs balibars attendent que les touristes s'arrêtent pour prendre quelques clichés et donner la pièce. Bien que cette tradition existe depuis longtemps dans le coin, les animaux subissent de mauvais traitements. Nous nous passerons de la photo à sensation espérant être de plus en plus nombreux à ne pas cautionner cette activité. La réserve d'oiseaux fut jadis le terrain de chasse du maharadjah. De grosses colonies d'oiseaux représentant des centaines d'espèces et en font aujourd'hui une des toutes premières réserves au monde, un paradis sauvage. Nous le parcourons à vélo avec les services d'un guide. Arbres et étangs sont couverts de milliers d'oiseaux peu craintifs et d'une variété immense: hérons, aigrettes, marabouts, ibis, martin-pêcheur, hibou, rapaces et échassiers en tous genres se partagent le ciel et les branches. Bien que les marabouts soient particulièrement bruyants, nous apprécions le calme et la nature reposante de ce parc. Ni jeep ni barrière ; nous sommes au coeur d'un lieu enchanteur. Contre toute attente, il est aussi réputé pour ses pythons. Nous nous aventurons donc à pieds à la recherche de ces reptiles en suivant de près notre guide. Il a repéré des traces et, connaissant bien le parc, nous mène directement à leur nid. La bestiole se repose au soleil, elle est énorme et ne semble pas dérangée par notre présence, on pourrait la toucher sans difficulté (faut juste oser le faire!). C'est ce qu'a fait notre guide lorsqu'elle s'est mise à onduler sur le sable pour rentrer dans son trou. Il lui a choppé la queue avant qu'elle ne s'engouffre a l'intérieur. Impressionnant. Sur ce, il nous à amèné à un autre repère ou cette fois, quatre spécimens tout aussi gros paressaient tranquillement. Même pas peur! Christophe était comme un fou, il en voulait encore et s'est mis en tête de les dénicher tout seul. Il est revenu bredouille.
Samedi 10 Décembre: Delhi Levés aux aurores pour se rendre a Delhi, d'abord le bus jusqu'a Agra puis le train. Nous n'avons pas réservé de place et prenons le premier train qui se présente dans le wagon réservé aux placements libres. Ils ont du vendre plus de billets qu'il n'y a de place, c'est encore pire que la première fois, impossible de circuler au milieu des bagages et des voyageurs. On ne va pas pouvoir passer cinq heures dans ces conditions, on monte dans le premier wagon voisin et tant pis pour l'amende! On était confortablement installés dans une couchette première classe à l'abri des regards cachés derrière un rideau lorsque le contrôleur est arrivé. On se met d'accord sur le prix d'un bakchich inférieur au montant du billet. " Honnête ", il est revenu nous rendre de l'argent jugeant qu'il nous avait trop ponctionnés. Des dizaines de tuk-tuk et de rabatteurs d'hôtels n'attendent que nous à la sortie de la gare. Ils annoncent des prix exorbitants pour nous déposer à l'Anoop guesthouse. Nous sommes déjà avertis de leurs pratiques et précisons bien que s'ils cherchent à nous déposer ailleurs (ou ils touchent un bakchich), nous ne paierons pas. Ok, ok, no problem répondit-il sauf qu'en route le prix de la course se met à grimper. Grosse colère de Christophe qui le stoppe net au milieu de la route. Résultat, on ira a pied a l'hôtel! (C'est bon pour les fessiers.) Nous sommes dans Main bazaar, le quartier touristique de Delhi, tout ce qu'il nous faut pour préparer la suite de notre voyage: trouver les vols pour Goa et les Maldives, réserver les billets de train pour aller aux sources du Gange et s'occuper de la visite du Rajasthan. Difficile de dénicher un billet pour se rendre a Goa pour le nouvel an, on abandonne l'idée, on le passera a Bombay. Quand au Rajasthan, étant donné qu'Olivier n'est là que pour 15 jours, on gagnera du temps à louer une voiture avec chauffeur, nous prendrons Praveem, celui qui a trimbalé Nico.
Dimanche 11 Décembre: Olivier est arrivé hé hé, sans s'presser hé hé. La petite ballade au Central market où nous achetons quelques petites bricoles bon marché sera notre seule sortie de Main bazar de la journée. Il nous reste encore des démarches à faire et, à vrai dire, on est un peu fatigués des visites; on se réserve pour le Rajasthan ou le rythme sera soutenu. C'est ce soir qu'Olivier doit arriver; voyageant en Gp, rien n'est moins sûr surtout qu'il semble y avoir quelques problèmes à l'embarquement. C'est plutôt embêtant car on a reservé les billets pour demain. Il arrivera finalement avec trois heures de retard, ouf!
Lundi 12 Décembre: Le ton est donné Pendant que Christophe finalise les réservations de billets, Sophie fait découvrir le quartier de Pahar Ganj à Olivier, c'est-à-dire les magasins. Contrairement à la veille où son arrivée tardive lui avait montré des rues sombres et désertes mis a part quelques vaches endormies, l'animation de la rue et les couleurs du jour lui éclatent à la figure. 15h25, nous sautons dans le train pour Haridwar. On trouve de tout sur les quais de gare : gargotes vendant des plats dans des feuilles (ça c'est écolo), vendeurs ambulants de thé et même vendeurs de jouets. Cinq heures plus tard nous arrivons de nuit et compte tenu de la galère à trouver un bus se rendant a Rishikesh, nous négocions un auto rickshaw pour couvrir les 25 km. Nous sommes plus au nord et il caille, le trajet nous paraît très long emmitouflés dans nos polaires (Olivier regrette déjà d´être venu en vêtements légers sur les recommandations de Christophe). La musique " zen " diffusée a l'entrée de la guest, les affiches proposant cours de yoga ou de méditation et les massages ayurvédiques à tous les coins de rue donnent le ton de la ville, capitale mondiale des sciences méditatives rendue célèbre par les Beatles venus y pratiquer la méditation transcendantale. Strawberry fields forever…
Mardi 13 Décembre: " Öm " Pas le temps de se lancer dans un stage de méditation transcendantale, nous préférons découvrir la campagne environnante en grimpant la colline voisine surplombée du Kandavpuhri temple. Nous sommes invites à prendre le thé dans une ferme où le patriarche de la famille passe une bonne partie de son temps assis sur la terrasse aux côtés de sa carabine. Intrigués de le voir ainsi, nous apprenons que son arme est purement défensive, les animaux sauvages rôderaient dans les parages. Papi, que nous avons surnommé " le chasseur de lion " en aurait déjà aperçus plusieurs rôdant près des cultures, mais les derniers spécimens vivant dans le Gujarat, cela remonte sans doute à Mathusalem. Avant d'arriver au sommet, nous traversons un village. Les enfants qui jouent dans la cour de l'école ont des jeux plutôt déconcertants : ils se tiennent la main par deux en faisant la courte échelle à un troisième qui a sa jambe au-dessus, ce dernier se retrouve a cloche pieds et s'agrippe aux autres puis ils tournent autour d'un pieu. Le but du jeu : aucune idée mais nous profitons de leur curiosité a notre égard pour les imiter et provoquer un fou rire général. Qu´est-ce que c´est bon une pleine volée de rires d´enfants … La classe se passe a l'extérieur sur des nattes sauf l'enseignante qui est assise sur une chaise face à une douzaine d´élèves.
Mercredi 14 Décembre: La cour des miracles Au lever, les mêmes qu'hier, cette fois vêtus d'une sorte de kimono, sont agenouillés et font des exercices pratiques face au soleil levant, à moins que ce ne soit des prières. Sophie qui nous a fait une poussée de fièvre pendant la nuit reste au lit pendant que les deux frangins visitent un ashram, la spécialité du coin. Ces établissements sont des lieux permettant de goûter à la vie ascétique. Il faut s'y déchausser avant d'entrer. A l'intérieur, une succession de temples et les effigies des innombrables avatars de Brahma, Vishnou et Shiva, la Trinité (ou triade cosmique) sans oublier Ganesh, le très populaire fils de Shiva et Parvati a tête d'éléphant. Pour la petite histoire, croyant surprendre sa femme avec un amant à son retour d'une longue absence, Shiva lui trancha la tête puis, s'apercevant de son erreur, la lui remplaça par celle du premier animal croisé. Sur les murs sont inscrites des prières mystiques dont la fameuse formule ésotérique " Om mani padme hum " que l'on entendait en boucle au Népal chez tous les disquaires. Nous filons ensuite à Haridwar ou nous devons reprendre le train le lendemain à 6h25. Direction le temple qui marque le début du pèlerinage des hindous. Dans un sens c'est aussi celui d'Olivier qui découvre ses premiers vautours, écureuils et langurs, ces grands singes blancs à tête noire qui n'hésitent pas à lui tirer le pantalon pour réclamer quelque nourriture. A force, on n'y prête même plus attention; comme les vaches, ils font partis du décor quotidien ici en Inde (on adore). Au-delà du succès de la méditation transcendantale, Rishikesh et Haridwar sont des villes connues pour être le départ des pèlerinages vers les sources du Gange. Des milliers de pèlerins affluent chaque année. Le Gange tient une place extrêmement importante dans la religion hindoue et ceci indépendamment du dieu que l'on prie, c'est en effet plus qu'un fleuve, c'est la déesse Ganga descendue du ciel pour sauver l'humanité... Pour saisir l´importance
Jeudi 15 Décembre: Héros malgré nous Nous arrivons a la gare alors qu'il fait encore nuit. En attendant leur train, les indiens dorment à même le sol enroulés dans des couvertures telles des momies, même une vache fuyant le froid s'est trouvé un abri dans le hall! Il y a un centimètre de jeu entre les vitres et l'air s'engouffre dans le wagon. Olivier n'est pas au mieux et les courants d'air achèvent le travail commencé la veille en tuk-tuk: la fièvre monte. On commence à avoir une image de héros aux yeux d'Olivier qui en trois jours en Inde s'est choppé une ampoule de fort beau gabarit, une tourista de bienvenue et cerise sur le gâteau: un rhume couplé à de la fièvre! Lui qui pensait trouvé chaleur et cocotier pour Noël, c'est raté. Sophie n'étant pas en forme non plus, on laisse tomber la visite du temple sikh de Delhi. Cela nous aurait pourtant permis d'en savoir plus sur ces hommes à la barbe bien taillée et portant ce turban très particulier qui cache leur longs cheveux. Jadis réputes pour être de vaillants guerriers, ils sont devenus des business mans hors pair. Le sikhisme, un mélange d'islam et d'hindouisme, fut fondé en réaction a l'inégalité des classes et du pouvoir abusif des brahmanes. Ils croient en un dieu unique mais aussi en la réincarnation, et s'imposent des règles de conduite strictes (pas d'alcool ni de tabac). Les deux malades trouveront néanmoins la force de se rendre au tibetan market...(no comment). Nous prenons la route pour Jaipur avec Praveem, notre chauffeur de 27 ans. Célibataire, il vit toujours chez ses parents et à la vue de la maison, les affaires ont l'air de bien marcher. Son père est commissaire, ça peut toujours servir : Nicolas qui s'était fait volé sa carte bleue a pu ainsi expédier la déclaration en une demi-heure. Nous arrivons à une heure du matin sans réservation d'hôtel. Comme c'est la pleine saison nous tournons 1h de plus avant de trouver une chambre de fortune dans la quelle nous rajouterons un matelas.
Vendredi 16 Décembre: "Qu'il est loin mon pays, qu'il est loin..." L'orange est à Jaipur ce que le rose est à Toulouse. Pourtant, comme sa consœur française, elle est elle aussi surnommée "la ville rose". Ses bâtiments sont faits de grès rose ou peints dans les mêmes tons. Apres le train et le tuk-tuk, Olivier teste le rickshaw pour se rendre au City Palace, nos drivers respectifs se tapant la bourre au milieu des voitures, des vaches et des ânes. Avant d'entamer la visite, nous passons devant le palais des vents dont la haute et belle façade pyramidale fut édifiée pour les femmes du harem qui pouvaient ainsi observer la rue sans être vue. Le City Palace, toujours habité par le maharadjah de Jaipur est un peu décevant. Ce qu'on retiendra sera une magnifique collection d'armes et de vêtements d'apparat brodés et parfois sertis de pierres précieuses ayant appartenu aux prédécesseurs, et les plus grosses pièces du monde en argent: deux immenses jarres de 345 kg qui servaient a transporter l'eau du Gange pour les ablutions du maharadjah. Enfin les voila, depuis le temps qu'on les attendait ces images d'Epinal indiennes...Le turban sur la tête et la flûte au bec, ils sont assis en tailleur devant deux paniers d'ou sortent trois cobras. Ksssssss.... Après un plantureux repas dans une gargote cent pour cent indienne (malai kofta, matar paneer et eggs biryani Mmmm…), nous nous lançons a l'assaut de l'Amber Palace. Ici encore des langurs espèrent recevoir de la nourriture des passants. Il suffit d'avoir un sachet à la main pour qu'ils arrivent par derrière et vous l'arrachent des mains causant au passage un cri de la victime suivi d'un éclat de rire des spectateurs. Ce n'est pas la première fois qu'on constate que ce sont de véritables voleurs; hier, ils s'y sont mis à plusieurs pour chaparder des chapatis et de la préparation directement dans les gamelles d'une gargote avant de les déguster sur les fils électriques. Les commerçants les chassent mais semblent finalement s'en amuser. En tous cas, nous ça nous fait bien marrer. Ce palace ressemblera aux autres avec les chambres des concubines jamais très loin de celle du maharadjah, des fontaines et un astucieux système de circulation d'air, ancêtre de l'air conditionné en moins polluant. De retour en ville nous passons devant le Lake palace, splendide construction plantée au milieu du lac, décor des plus romantique au coucher de soleil. Il nous reste le temps d'aller flâner dans les magasins de Johar bazar, épuisant. C'est un incroyable raccolage: "How are you? Which country? Have a look? please, madam', excuse me? etc..." INSUPPORTABLE!
Samedi 17 Décembre: Pushkar Visite de la forteresse de Jaigarth qui n'a rien de particulier par rapport aux autres (créneaux et murailles comme d'hab) si ce n'est qu'elle renferme le plus gros canon du monde (50 tonnes) qui nécessitait quatre éléphants pour le déplacer. Tout comme la forteresse, il n'a jamais servi (sauf pour son tir d'essai), le maharadjah étant pote avec le big boss Akbar. On prend la voiture pour Pushkar. Nous aurons le temps de grimper la colline qui mène au temple Savitri pour voir le soleil se coucher et finir l'Ossau Iraty rapporté par Olivier. De là-haut nous avons une vue plongeante sur la ville et les plaines arides environnantes. Le désert du Taar vient ici lécher le bourg qui s'organise autour du lac sacré dans lequel descendent les ghats. Pushkar est une petite ville paisible malgré son caractère saint (la foire aux chameaux qui s'y tenait il y a quelques semaines ne nous aurait pas permis un tel calme). C'est la seule place dédiée à Brahma, le dieu des dieux; il y aurait écrit les Védas, des textes sacrés. Comme Katmandou, ce fut autrefois un repère de hippies, les looks de certains d'jeun's et le hachisch proposé dans la rue en témoignent encore. Nous logeons à la Rajgun guesthouse très basique mais bien tenue par le maître de maison un peu maniaque sur les bords. Sophie a gagné au Yahtzee (elle a absolument voulu l'écrire, désolé !).
Dimanche 18 Décembre: La journée de la vache Sophie et Olivier sont toujours malades avec de grosses douleurs au ventre. " Les mouches ont changé d'âne " glisse Christophe. Raison de plus pour que ce soit une journée "à la cool"; le billet retour d'Olivier nous oblige en effet à planifier et malheureusement à être un peu speed. Donc, aujourd'hui c'est ballade dans la ville qui de toute façon n'offre rien de particulier a visiter et c'est tant mieux! Les maisons bordant les ruelles sont colorées comme les saris des indiennes vêtues de rouges flamboyants, de jaunes francs et de verts éclatants qui sont les couleurs du Rajasthan. Nous terminons la journée sur les ghâts ou il faut se déchausser et de ce fait ... marcher sur les merdes de pigeons qui investissent les lieux! Sophie à la cote avec deux sikhs plutôt entreprenants. Un habitant voyant ça du coin de l'œil nous mettra en garde, outre par leur comportement irrespectueux à notre égard dans ce lieu saint. Les vaches auront bien animé notre journée. Une première a pété les plombs et a chargé en beuglant dans la rue obligeant les passants a s'écarter sur son passage, c'était comique. Ensuite nous avons croisé deux spécimens dignes de figurer au musée des horreurs qui avaient une cinquième patte...sur le dos! Enfin, pendant que nous lisions assis sur les ghâts, une noiraude s'est pointée par derrière et a bouffé quelques pages du carnet où Christophe écrit ses notes avant qu'Olivier ne lui arrache de la bouche. La garce, comment on va faire maintenant pour écrire le journal?....T'as de la chance de jouir de ton impunité de vache sacrée, sinon tu finissais en steak! Une fois de plus Praveem nous propose de l'accompagner à boire du whisky. Il se met ça tous les soirs, heureusement ça ne se ressent pas sur sa conduite. A ce propos, ici comme au Népal, on achète son permis de conduire. Nous dînons sur une très belle terrasse au coin du feu où Olivier nous mettra la pâtée au "baccalauréat" (on fait c'qu'on peut pour s'occuper, y'a pas d'télé).
Lundi 19 Decembre: Ahhh...Jmer Avant d'entamer les 11 heures de voiture qui nous séparent de Jaisalmer, nous faisons une petite halte à Ajmer, voisine de Pushkar. Et quelle halte, on s'en serait voulu de rater ça. Cette ville, abrite le mausolée de Khwaja Moinuddin Chisti qui lui confère le statut de lieu de pèlerinage islamique, ainsi que la mosquée Adhai-din-ka-Jhonpra. Les musulmans achèvent de nous convaincrent de leur talent d'architecte (le Taj Mahal, l'Alhambra etc…); divinement sculptés dans la pierre, caractères et motifs arabes ciselés dans une pierre ocre, les restes de cette mosquée valaient a eux seuls le détour. Pour entrer dans Dargah, sorte de ville dans la ville où se trouve le mausolée, il faut se déchausser et se couvrir la tête. Nous déambulons sur le marbre glacé avec nos coiffes achetées pour 15 roupies au milieu des odeurs de pieds. Tout un microcosme vit ici: marchands de fleurs et d'articles religieux, pèlerins, mendiants et...un français de 49 ans converti a l'islam. Il eut la révélation lors de son premier voyage en Inde il y a 30 ans et connaît bien l'endroit puisqu'il y vit maintenant depuis un an. Il nous fait la visite du lieu et nous présente a "Haji Syed Noor Alam Chishty", haut représentant religieux qui nous invite à boire le thé. C'est en tout cas un chaud-lapin le type. Souphie par-ci, Souphie par-là; un peu plus et il lui proposait de rejoindre son harem! On reprend la route. Plus nous avançons vers Jaisalmer, plus les vaches semblent laisser la place aux chameaux occupés à tirer une charrette ou a paître sur le bord de la route. Apres Jodhpur, le désert s'impose de plus en plus, le sable vient lécher le bord de la route. La nuit tombe et comme d´habitude sur ces longues routes désertes, nous croisons des cadavres d'animaux sauvages attirés par les phares des véhicules.
Mardi 20 Décembre: The "Golden city" Nous sommes arrivés de nuit et c'est seulement à la lumière du jour que nous découvrons Jaisalmer surnommée à juste titre " la ville jaune ". Alors que nous déambulons dans la rue du marché flanquée de boutiques d'artisanat, nous sommes éblouis par la beauté de la vieille ville. Les façades ocres éclatantes au soleil nous dévoilent des balcons, des portes et des fenêtres ciselées d'une extraordinaire finesse; ce sont les havelies, les demeures de riches bourgeois cherchant à rivaliser en taille et en exubérance. Les ruelles sont toujours odorantes, jonchées de poubelles, de bouses et de vaches placides, sauf que l'une d'elles mal lunée a voulu charger Christophe.
Mercredi 21 Décembre: Le chien aboie… Rendez-vous 7h30 pour la virée dans le désert du Thar. Olivier a encore 38, 4 de température mais vaillant comme un Rajput, il nous suivra dans cette trépidante aventure chamelière… Nous montons dans la jeep avec un couple d'anglais et un belge flamand pour qui le français est une langue totalement étrangère même en vivant à 30 kms de Bruxelles.
Nuit a la " pèle " étoile Nos dromadaires sont chargés de jerricanes d'eau, de nourriture et de couvertures car ce soir nous dormons à la belle étoile et le désert n'est pas réputé pour ses nuits chaudes. Nous sommes gênés de voir les chameliers et cuistots marcher à côté de nos montures, cela fait un peu touristes-rois que l'on promène. On fait une halte à l'ombre d'un arbre pour le déjeuner. Les cuistots nous ont préparé un thali un peu épicé mais très bon. La deuxième partie du voyage met à mal nos adducteurs; il faut changer de position régulièrement en croisant les jambes devant la selle et c'est pas évident à tenir. En tout cas, on est tous d'accord pour dire qu´il y a un peu de laisser aller au niveau de l´hygiène bucco-dentaire de nos montures. Les fosses sceptiques de Calcutta par une journée de grosse chaleur dégagent une odeur de brise marine en comparaison de ce qui peut sortir de la bouche d'un chameau. Sophie en fera une expérience toute personnelle en recevant un délicieux filet de bave au visage…
Le désert du Thar n'est pas si monotone, des terres arides alternent avec des bandes de sables et des arbustes éparses jusqu'aux dunes ou nous bivouaquerons cette nuit. Un malin est là à nous attendre avec bières et boissons fraîches ! Apres le coucher de soleil, le froid ne tarde pas à se faire sentir. Olivier qui s'était senti mieux dans la journée repasse dans la zone rouge. Il faut d'ailleurs souligner un bel effort vestimentaire de sa part : chaussures bateaux, chaussettes remontant sur les bas de pantalon, Tshirt moulant de plongée Beuchat et veste tenue sur la tête par un bob surmonte d'une lampe frontale. On n'avait pas vu autant d'originalité chez un jeune couturier depuis bien longtemps…
Nous assistons à la préparation du thali et des chapatis avant de prendre notre repas autour d'un feu. Nous dormons sur de fins matelas tout habillés dans nos duvets avec trois couvertures en plus. Le thème de la veillée sera " observation des étoiles ", même s'il n'est pas aussi étoilé que dans les steppes mongoles, le ciel nous offrira quelques étoiles filantes.Jeudi 22 Décembre: … et la caravane passe Après quelques toasts grillés au feu de bois, un œuf dur et un chai, nous entamons le chemin du retour, cette fois juste tous les trois puisque les autres passent une deuxième nuit dans le désert. Nous croisons gazelles et rapaces sur la route qu'Olivier terminera à pieds, pour cause de " trop mal au cul ". Sur la route nous nous arrêtons a Khuldara, ville fantôme en plein désert. Les 700 maisons en ruines et la taille de cette ville-étape sur la route de la soie témoignent de sa prospérité d'antan. Du haut du temple en son centre, on imagine l'agitation qui devait y régner à l'arrivée des caravanes mais, refusant d'être rackettés par le maharadja, les habitants quittèrent la ville en une nuit. Pour rester dans l'ambiance " caravane ", de retour à Jaisalmer, nous visitons un ancien caravansérail transformé en hôtel de luxe (c'est devenu une véritable obsession chez Christophe qui entame le troisième volet de la trilogie " La longue marche ", Sophie a jugé que le premier lui suffisait!). La vue de la terrasse valait le déplacement, on aurait pu y rester des heures à contempler d'en haut la vie grouillante de la ville sur fond de citadelle. Ce soir, après une nuit pas très confort et deux thalis de suite, on se fait plaisir en dînant dans le resto le plus réputé de Jaisalmer " le trio ". Mouais...
Vendredi 23 décembre: Bon anniversaire Praveem Départ pour Jodhpur au petit matin, il fait encore nuit. Sur la route, des chiens peu chanceux et même un dromadaire sont raides sur la chaussée. Nous entrons en pays vishnois, habitants connus pour être sans doute les plus fervents écolo et plus grands adeptes de la non-violence qui soient. Sur ordre du maharadja, 363 de ces personnes furent tuées enlacées à des arbres pour empêcher qu'ils ne finissent en meuble. Cela explique probablement ces carrières que nous apercevons sur la route dont seuls les arbres au sommet d'un monticule ont été épargnés par les bulldozers. Jodhpur est appelée " la ville bleue " ; appartenant à l'origine à des brahmanes, nombre de ses maisons sont teintées de bleu, la couleur de Krishna (il paraît qu'en plus ça éloigne les moustiques!). Nous franchissons l'enceinte de la vieille ville blottie autour de la forteresse Rajput, l'emblème de la ville. C'est à la célèbre " omlet shop " que nous prenons un casse-croûte avant de monter à l'assaut de la forteresse de Mehrangarh. Pour une fois, nous avons chacun un audio guide et déambulons avec nos écouteurs sur les oreilles et notre baladeur autour du cou. Toute de grès rouge, renfermant plusieurs palais, temples et cours, elle est sans doute l'une des plus belles et des plus imposantes d'Inde. L'après-midi, Olivier et Sophie partent à la recherche de tables basses, la ville étant réputée pour le travail du bois. Ils découvriront du coup les fournisseurs de Pier Import et autres " meubles du monde " basés sur Palace road. Pour rester dans le domaine du shopping, nous sommes le 23 décembre et nous ne réalisons pas que Noël est dans 24 heures. Seuls les mails nous rappellent cette frénésie consommatrice qui tous les ans rythment la fin d'année en Europe. Ici, pas de prospectus vantant les mérites des dernières merveilles technologiques, pas de boutiques noyées sous les guirlandes et les spots, et encore moins de Père Noël. Même si cela nous évite le casse-tête pour le cadeau de dernière minute, Noël reste une période ou l'absence des proches se fait le plus sentir. Heureusement, Olive est la!
Samedi 24 Décembre : Joyeux Noël ! L'ambiance est un peu tendue dans la voiture qui nous mène à Ranakpur. Le paysage étonnamment plat depuis notre départ de Delhi commencent à prendre un peu de relief, nous arrivons dans les monts Arawelli en pays Mewar. Nous nous posons dans un hôtel assez correct où le jardin est agrémenté d'un bassin que se partagent deux canards caractériels. De toute façon on n'a pas trop le choix, Ranakpur n'est même pas un village, c'est un site célèbre pour ses temples jains. Mais quel site ! Le temple de Jaisalmer nous avait déjà ébloui, celui-la nous laisse bouche bée. C'est le plus grand et le plus beau d'Inde dans sa catégorie. Il rivalise avec encore plus de sculptures du sol à la coupole et sur ses 1444 colonnes. La blancheur de la pierre reflète les rayons du soleil à l'intérieur, c'est éblouissant. Nous finissons la journée au sunset point en haut des collines qui dominent un joli lac où il y aurait des crocodiles paraît-il. Pas vu ! Ce soir c'est Noël. Praveem, un pote chauffeur et de son client autrichien déjà allumés au whisky insistent pour qu'on se joigne à eux autour du feu. Praveem qui n'a pas l'alcool mauvais s'excuse pour hier et fait la paix avec Christophe. Son collègue par contre à tendance à devenir agressif et nous coupe un peu trop la parole. Il ne supporte pas le fait que nous n'avalions pas nos rasades de whisky en moins de deux minutes et devient un peu trop machiste avec Sophie. Du coup nous finissons la soirée dans notre chambrée où un lit d'appoint a été installé par terre pour Olivier. Au menu : foie gras sur butter nan, saucisse sèche Justin Bridou, magrets de canards fourres au foie gras, Jurancon Lacabe 1996 et si on a encore de la place Nutella ! Bonne ripaille, tongues en cuir de chameau, chemise et chapeau à la Indiana Jones trop grands, faux tétons en silicone qui se sont avèrés être des tétines, produits miracles du coin, bref le Papa Noël nous a gâtés !
Dimanche 25 Décembre : Au revoir Olivier Olivier est bien content de nous avoir rendu visite mais ne cache pas sa joie de rentrer et de laisser derrière lui tourista, fièvre, transports et douches froides. Dernière épreuve : 12 heures de voiture pour aller a Delhi, 4h d'attente, 10 heures de vol puis une fois en France enchaîner avec une heure de transport et une journée de 8 heures de boulot ! Et le soir venu, faut assurer avec Alexandra. Oups ! On n'a rien dit… De notre côté, fini le luxe de la voiture privée; pour se rendre à Kumbhalgarh, c'est stop, bus et jeep. Une fois de plus, Sophie a cru mourir à l'avant du bus. Le chauffeur roulait un peu vite à son goût sur ces routes de montagnes dont les murets ont disparu dans les virages suite à de malencontreux dérapages fatals. Mais, une fois de plus, nous arriverons à bon port. Les paysages toujours arides prennent plus de relief au fur et à mesure que nous nous enfonçons dans les monts Arawelli. Les travaux des champs, les saluts des paysans et la beauté des paysages traversés nous ont donné envie de nous arrêter sur la route. Le discours d´Olivier raisonnant encore dans nos têtes, nous décidons demain de prendre la tente et de nous perdre dans cette région au gré du vent… D'ailleurs, à bien réfléchir, nos souvenirs les plus marquants sont cette excursion au lac Inle et surtout la semaine passée auprès d'une famille mongole. Kelwara, où nous logeons, est la ville la plus proche de la forteresse de Kumbhalgarh dont la belle muraille de 37 km serait la deuxième après celle de Chine (50000km) !! Le Rajasthan est décidément un paradis pour les amateurs de châteaux et forteresses. Contrairement au sud de l'Inde, le nord fut constamment soumis aux invasions, musulmanes notamment. La géographie du pays et la vallée du Gange forment en effet un axe ouest/est propice aux mouvements des armées. CQFD. Sophie s'est aujourd'hui senti une âme de denfenseuse des animaux en volant au secours de quatre chiots victimes des caprices de gamins, puis en mettant en fuite des ados qui s'amusaient à effrayer les singes en leur balançant des pierres. Ils ont pris la poudre d'escampette lorsqu'ils l'ont vu s'élancer des pierres à la main pour leur infliger le même sort !
Lundi 26 Décembre : promenade dans la campagne indienne Comme prévu, nous laissons une partie des affaires et préparons le nécessaire pour découvrir a pied la campagne indienne notre tente sur le dos. Cela fait longtemps qu'elle n'a pas servi et nous espérons faire du camping sauvage ou chez l'habitant. Le patron de l'hôtel, surpris par notre démarche nous donne le nom de villages pittoresques : Varthada, Kaltana et Baldra. Pendant que nous attendons le bus qui nous ramènera sur nos pas, nous observons les villageois. Les femmes enveloppées dans des saris aux couleurs vives arborent un anneau perlé à la narine qui leur cache presque la lèvre supérieure ; quant aux hommes, les babouches pointues et recourbées aux pieds, le pantalon court et bouffant entre les jambes, parfois des boucles d'oreilles en forme de fleur et les énormes turbans rouges qu'ils ont sur la tête donnent à cette petite ville des allures de Milles et une nuits, il ne manque plus que les tapis volants ! Nous marchons le long de la route. Les femmes toujours coquettes avec leurs breloques éclatantes aux oreilles, autour des bras et des chevilles, transportent sur leur tête de gros fagots de branches pour faire du feu ou de l'eau tirée a la pompe dans des pots dorés. Aux champs comme à la ville, il semble que le travail de force soit réservé aux femmes alors que les hommes ont des activités habituellement destinées aux femmes dans nos pays, comme la cuisine ou la couture, question de culture. Malgré l'aridité de la région, la terre est cultivée notamment avec la canne à sucre grâce a un système d'irrigation rudimentaire, des norias. Des bœufs aux énormes cornes peintes de toutes les couleurs tournent en rond pour actionner un moulin bricolé avec de vieux pots en fer qui remontent l'eau du puits distribuée ensuite par des canaux. Nous nous arrêtons près d'un chantier ou hommes, femmes, enfants et vieillards travaillent à la construction d'un réservoir d'eau. Ils s'arrêtent de travailler pour nous observer d'un peu plus près. On est un peu gêné devant ces spectateurs qui nous dévisagent sans mot dire. Mais la vidéo et les photos font à nouveau leur effet et provoquent rires et curiosité. Tout d'un coup, ils déguerpissent et dévalent la pente à toute berzingue. Loin d'être de notre faute, ils ont en fait aperçu le contremaître qui est arrivé au mauvais moment.
Mardi 27 Décembre: Koltra et tais-toi!
Mercredi 28 Décembre: "My name is Bond…James Bond." Pour une fois nous avons une belle chambre avec eau chaude et la terrasse de l'hôtel est la plus haute de la ville. De là-haut, nous avons une vue plongeante sur les temples vishnouistes, sur le lac et les palaces plantés au milieu de l'eau. Seul le city palace nous domine du sommet de sa colline. Depuis quelques années, la mousson est insuffisante et le lac régulièrement assèché. Par chance la dernière a été bonne et nous offre ce qui fait la beauté de cette ville. Visite du Jagdish temple dédié à Vishnou sans grand intérêt puis visite de la ville. Ici aussi il y a des animaux partout, des écureuils sur les terrasses qui viennent grignoter sur votre table, des ânes minuscules pas plus haut qu'un Labrador, des vaches tranquilles (sauf celle qui a mis un coup de cornes au cul de Sophie), des chiens parfois dans un sale état à qui il manque une oreille ou une patte, des chiennes aux mamelles touchants le sol, des chiots déjà galleux et des chats, plus rares, la queue ou une patte coupée et à juste titre impossibles a approcher. Nous arpentons les rues de la vieille ville bordées de nombreuses boutiques d'artisanat en tous genres et de miniatures en particuliers. Une boutique attire notre attention… on ressort une heure plus tard des peintures plein les bras. Ils font un travail exceptionnel, en deux temps trois mouvements, ils nous ont peint un portrait et un éléphant sur les ongles! Leurs peintures sont d'une finesse incroyable. Nous terminons dans un institut de massages dits "ayurvédiques". Sophie sera autant satisfaite que Christophe déçu, il n'est pas tombé sur le bon. Ce soir c'est "plateau-télé". Une des originalités d'Udaipur est de diffuser tous les soirs dans les guest "Octopussy", un James Bond qui fut tourné en partie dans cette ville. C'est plein de clichés mais on apprécie vraiment même sans les sous-titrages!
Jeudi 29 décembre: Circus Le city Palace est le plus grand palais du Rajasthan. C'est un entrelacs de couloirs et d'escaliers, de patios et de jardins. En tous cas, il y a de la recherche au niveau de la deco intérieure et pas toujours du meilleur goût d'ailleurs. Chaque Maharana (dénomination du maharadjah d'Udaipur) y a rajouté sa "personal touch", multicolor, multi facette et souvent kitsch a souhait. Régine a dû s'inspirer du lieu pour sa discothèque (à moins que ce ne soit le contraire)! Ce soir, nous assistons a un spectacle traditionnel au Bagore Ki Haveli Museum dont les murs n'arrivent pas à la cheville du plus dépouillé de Jaisalmer, mais avec l'éclairage du soir ça fait son effet. S'enchaînent des danseuses avec toutes sortes d'objets (l'une empilera des pots mesurant au total l'équivalent de sa taille) et marionnettes sur fond de musique jouée par un orchestre. Cela ressemblait finalement davantage à des numéros de cirque mais c'était chouette.
Vendredi 30 décembre: fashion victimes? Nous avons commandé des cadres pour les peintures, acheté deux tables basses en bois, il ne nous reste plus qu'à faire empaqueter tout ça pour l'envoyer en France par cargo (en espérant qu'il arrive). Ce soir nous faisons le passage obligé en bateau sur le lac de Pichola. Le city palace et le Lake palace (hôtel ultra chic d'où est tiré un feu d'artifice tous les soirs) se reflètent dans les eaux du lac. Le spectacle des lavandières et des femmes se lavant sur les ghâts est aussi très beau dans le coucher de soleil. Nous nous arrêtons un moment à Jag mandir, autre palais flottant. Ici, le spectacle n'est plus le magnifique panorama que nous avons sur le lac mais quelques spécimens qui nous entourent: italien aux cheveux longs vêtu d'un short tweed marron, chemisette rayée bleue et blanche et chaussures bateau vertes! Mais la première place revient a ce quinquagénaire au pantalon à pinces et a rayures tombant sur des mocassins léopards. Nous sommes un peu mauvaise langue mais on n'a pas pu s'empêcher! Désolé. Nous reprenons la route ce soir. Le trajet s'annonce long et fatigant: Bus de nuit en couchette a 22h30, arrivée 4h à Ahmenabad puis transfert de 10 km en autorickshaw a l'aéroport, enfin décollage a 7h30 pour arriver a 8h30 a Bombay.
Samedi 31 Décembre: Nouvel an à Colaba A la sortie de l'avion, on enchaîne direct avec la recherche d'une agence de voyage succeptible de nous trouver un hôtel aux Maldives pour dans 10 jours! Bombay désormais Mumbai, premières impressions: où sont passées les vaches? Et les saris multicolores? Et les rickshaws décorés de guirlandes de Noël? Les derniers sont interdits en centre-ville, les seconds sont remplacés par des vêtements occidentaux et les premières restent un mystère. Tout simplement, Bombay est une ville beaucoup plus moderne et riche que celles traversées dans le Nord, Delhi comprise. La circulation est plus ou moins régulée; il y a des feux tricolores (mais toujours pas de passages piétons) et des centaines de taxis noirs et jaunes. Il y a moins de bruit et des trottoirs nous mettent a l'abri des chauffards sans stresser à chaque véhicule qui approche de peur qu'il nous klaxonne dans les oreilles ou nous frôle de près. Mieux, des airs de " lambada " ou de " happy birthday " se font entendre lorsqu'une voiture munie de ce gadget musical recule. Original, non ? C'est ici aussi que la richesse côtoie la pauvreté, les mendiants dorment à même le sol sous les arches des boutiques de luxe ou dans des bidonvilles au pied des demeures bourgeoises. Des femmes musulmanes voilées croisent des couples indiens qui (oh surprise) se tiennent la main. Les indiens de la classe moyenne ou bourgeoise se parlent en anglais entre eux tandis que de nombreux enfants mendient dans les rues. Autre caractéristique de Bombay, les logements sont très mauvais. Non seulement les hôtels sont beaucoup plus chers qu'ailleurs (environ fois 3), mais ils sont médiocres et souvent complets. On ne fait donc pas la fine bouche lorsqu'on arrive au Carlton (rien a voir avec son homonyme 5*) dans une "cellule" avec barreaux aux fenêtres sans WC ni lavabo; pour la toilette, ce sera des baquets d'eau chaude! Comme on a perdu les coordonnées du producteur rencontré a Orccha qui devait nous prendre sous son aile pour la soirée de ce soir et la visite des studios (fuck!), on improvise une soirée dans un resto-bar-disco branchouille, le Leopold. Les routards se retrouvent au milieu de la jeunesse dorée du coin et c'est entre un écossais moine bouddhiste et des jeunes arabes de Dubai venus s'encanailler que nous passons notre réveillon. Il n'y a pas autant de ferveur autour de cette fête qu'en Occident, ni compte à rebours avant les douze coups de minuit; on s'embrasse au milieu d'un bon vieux tube années 80, " Holyday-eh… " . Les rues sont remplies de badauds et une foule s'est rassemblée devant le Taj Mahal, le plus prestigieux hôtel d'Inde. C'est en voulant se mêler à la population qu'on s'est aperçu que la majorité était masculine. Sophie fut en proie à de multiples mains baladeuses qui venaient de tous côtés parfois simultanément profitant de la bousculade jusqu'au moment où, excédée, elle a giflé le premier venu (malheureusement pour lui, il était innocent). Le suivant, par contre, a eu son compte réglé par Christophe qui tel un chevalier servant s'est lancé à sa poursuite au milieu de la foule.
Dimanche 1er Janvier: RAS Internet, voeux, recherches d'hôtel aux Maldives et d'une nouvelle chambre à Bombay.
Lundi 2 janvier: Bon, beh, … Bombay ? C'est d´la bombe he Nous changeons d'hôtel encore plus pourri que le précédent mais cette fois le prix divisé par deux est justifié (aucune fenêtre, odeur d'humidité, draps degueu, patron mal aimable, une vraie caricature). Une chose est sûre, on n'y restera pas plus d'une nuit (va-t-on réussir a se poser a Bombay?) On découvre le quartier de Colaba ou nous résidons, quartier très animé avec resto, hôtels et commerces puis le Bombay néo-gothique hérité des anglais qui côtoie des façades style art-deco. Nous dînons au Bagdadi, p´tit bouboui conseillé par le Routard ou nous mangeons des nan enoooormes dans les deux sens du terme : aussi grands que la pizza giant du pizzaiolo de quartier avec des saveurs de gaufres bretonnes.
Mardi 3 Janvier: Contrastes Rechangement d'hôtel pour l'Apollo Guesthouse dont le patron mielleux nous a fait courir pendant deux jours mais qui dispose de chambres plus agréables bien que minuscules et d'une douche chaude commune. C'est le meilleur rapport qualité-prix que nous ayons trouvé ici. Aujourd'hui c'est plage, C'est la première fois qu'on foule le sable depuis notre départ, on a laissé le froid au nord, il y a comme un parfum de vacances dans l'air… mais vu la couleur de l'eau on oublie les maillots de bain. La large baie qui valut d'ailleurs son nom a la ville (bom bay= bonne baie en portugais), est bordée de tours modernes qui de loin lui donnent un petit air de Rio (sans les strings et la baignade). Les toilettes publiques de la plage y sont investies par des indiennes a moitie nues venues y faire leur toilette et leur lessive ; Sophie devra les enjamber pour y accéder. On poursuit en se rendant au bout de la pointe de Malabar Hill a Banganga tank, vaste réservoir d'eau entouré de ghâts situé dans un quartier très pauvre. A quelques mètres de là, des bidonvilles bordent la côte près de ce qui devait être autrefois une belle petite crique. Désormais c'est une décharge infecte balayée par une mer tout aussi sale où les enfants jouent pieds nus au milieu des immondices et des chats cherchant des restes à se mettre sous la dent. En soirée, nous allons au cinéma Inox voir King Kong. Les effets spéciaux à la :Jurassic park sont hallucinants mais le remake de Peter Jackson manque d'émotion par rapport a la fabuleuse version de Merian C Cooper. Au final : décevant au niveau du scénario mais très divertissant. Le plus étonnant fut de voir toute la salle se lever lorsque le drapeau indien apparut à l'écran sur fond d'hymne national avant la séance. Autre caractéristique déjà remarquée à Jaipur: les indiens partent avant la fin du film au moment de l'épilogue alors que le générique de fin n'a même pas commencé.
Mercredi 4 janvier : Bonnie and Clyde Ca nous démange depuis notre arrivée a Bombay mais aujourd'hui c'est décidé, on passe à l'acte. Avec nos têtes d'européens, ça doit pouvoir se faire sans trop de difficultés, il suffit de jouer les habitués. Première étape : passer la porte d'entrée et déambuler dans la galerie commerciale, ce qui n'est pas un problème puisque tout le monde y a accès ; le plus dur va être de descendre au Spa pour se changer. Sophie laisse le soin à Christophe de se jeter dans la gueule du loup. Que neni, il ressort en short de bain. Deuxième étape : accéder a la piscine. Le groom de surveillance avec qui Christophe a sympathisé au spa nous demande d'inscrire le numéro de notre chambre, de signer puis nous installe deux chaises longues au soleil. Maintenant c'est quitte ou double ; s'il vérifie sur l'ordinateur, il va découvrir qu'il n'y a aucun Lapefet en 318 et on est grillés ; dans le cas contraire on passe la matinée au bord de la piscine du plus prestigieux hôtel d'Inde, le Taj Mahal. Edifie par la famille Tata, brillante dynastie qui détient aujourd'hui plusieurs entreprises en Inde (de l'insecticide au secteur automobile en passant par le robot ménager), ce luxueux hôtel style victorien en bordure de mer a reçu plusieurs célébrités de ce monde dont notre " cher " président Chichi au frais du contribuable évidemment. Finalement c'est passé comme une lettre a la poste et Christophe finira la matinée dans le jacuzzi du spa. Luxure quand tu nous tiens... Pour rester dans " la haute ", on change d'épicerie pour dîner au Bollywood. Ouais, bof, aucune star mais une addition qui rejoint les étoiles !
Jeudi 5 Janvier: Bollywood movie En venant à Bombay, première ville productrice de films au monde devant Hollywood, on espérait bien visiter les studios ou faire de la figuration dans un film pour le fun. Même pas la peine de chercher, on est réveillés à 7h du mat par un chasseur de tête de Bollywood. Nous voila partis sur les chapeaux de roue sans avoir eu le temps de déjeuner, d'abord taxi puis train de banlieue puis tuk-tuk pour se rendre dans le nord de la ville. Il ne s'agit pas d'un tournage mais d'une séance photo pour la promo d'un sitcom genre "Helène et les garçons". Le décor: terrasse de café a l'américaine en bord de mer; nos rôles: Christophe habille en d'jeuns bermuda/tee shirt moulant déguste un beignet attablé pendant que Sophie en serveuse lui sert un verre d'eau; les protagonistes: un jeune couple en premier
Vendredi 6 Janvier: tablars et ghanta Encore une journée dans Colaba et plus spécialement dans un Internet café. Le soir on se prévoit une petite sortie spectacle au théâtre. Au programme: concert de percussions indiennes. En regardant de près le magazine, on s'aperçoit qu'il commence une demi-heure plus tôt qu'on ne pensait, c'était vraiment pas le moment de perdre notre temps avec notre cadenas dont le code a changé à cause d'une erreur de manipulation. Nous avons pris l'habitude d'utiliser un verrou à code c'est plus pratique que d'avoir une clé pour deux. Le problème là, c'est qu'il n'ouvre plus et un code a quatre chiffres ça fait 10000 combinaisons possibles... autant chercher une aiguille dans une botte de foin. Tant pis pour le verrou, faut couper et à défaut de pince coupante, Christophe aidé de notre tenancier jouera les évadés avec une …lime! Nous arrivons a temps au concert pour voir les grilles du guichet fermées, "sold out". Plus une place. Comme d'autres touristes arrivés bien avant nous et le bec dans l'eau, nous tentons notre chance auprès des spectateurs susceptibles d'avoir des places à revendre. Bingo, en cinq minutes nous voila nos billets en main, plutôt chanceux sur ce coup-ci. A l'affiche Zakir Hussain, virtuose des tablas accompagné d'un maestro du violon et de son frère. Nous ne sommes pas assez connaisseurs ou amateurs pour pouvoir apprécier cette démonstration de performances techniques à sa juste valeur, nous préférons sans conteste les rythmes africains. Heureusement la deuxième partie avec l'entrée en scène de T.H "Vikku" Vinayakran 75 ans et son "ghanta", un gros pot en argile, va donner une autre dimension au concert. Ca bouge, ça vibre et ça tape des mains dans la salle.
Samedi 7 Janvier: la vie à la bombayienne Le Crawford market est le plus célèbre marche de Bombay, marché couvert entouré d'un dédale de ruelles commerçantes. Ici, on trouve de tout de la visse minuscule pour réparer notre disque dur portable au matériel d'aquarelle pour Sophie en passant par les primeurs, l'épicerie et les animaux vivants. Les rues sont bondées et l'animation débordante avec ses boutiques, ses gargotes et ses commerçants. La chaussée est parsemée de cageots et de charrettes. Ca circule dans tous les sens, les porteurs déchargent des caisses ou transportent des paniers sur la tête qui semblent glisser dans les airs. Comme au temps jadis ou les Halles de Paris n'avaient pas fait place au Forum, ce marché couvert aux airs de pavillons Baltard est divisé en sections : fruits et légumes (des fraises au mois de Janvier, si ça c'est pas du luxe !?), épiceries et confiseries, produits d'hygiène, viande et même des animaux vivants (oiseaux, chiens, lapins, souris, etc…). C'est une explosion d'odeurs des plus délicates aux plus insupportables : le parfum des fruits fait place a d'écœurantes effluves provenant du quartier des bouchers. Nous arrivons après la bataille pour découvrir des restes de carcasses entassées que se partagent rats, chiens errants et corbeaux, sans déranger le moins du monde les indiens qui dorment au milieu des déchets sanguinolents. Nous passons la soirée à Chowpatti beach, cette plage peu animée le jour devient fête foraine le soir. Les terrasses des buvettes et resto sont pleines. Familles, enfants, jeunes, vendeurs de ballons, tout le monde s'y retrouve pour manger un morceau, se faire dire l'avenir par une drôle de machine clignotante, se faire masser ou faire un tour de manège. Pas de risque que les manèges se bloquent, ils sont totalement manuels. C'est impressionnant de voir ces jeunes grimper en haut de la roue et l'actionner avec la force des jambes, redescendre en s'accrochant à une nacelle puis remonter a nouveau. Sophie tombera sous le charme d'un jeune sikh de 21 ans qui projette de finir DJ. Christophe: "33 ans bientôt et elle continue de craquer pour ces stars des dance floor!!! " Nous décidons de nous faire masser sous les étoiles allongés sur le sable. Tout aurait été parfait si nous n'étions pas tombes sur des amateurs dont l'un a surtout joué des mains baladeuses a l'égard de Sophie. Du coup, on écourte le "massage/pelotage" a trente minutes c'est bien assez comme ça! En repartant, nous sommes sollicités par des mendiants notamment des femmes leurs bébés sous le bras. C'est une constante ici plus qu'ailleurs et c'est insupportable. Les enfants surtout n'hésitent pas à nous attraper par le bras et à être insistants. Il est très difficile de savoir comment gérer ça. On évite de donner de l'argent mais plutôt des produits de consommation courante ou de la nourriture. Nous resterons très marqués par l'image de cette gamine de huit ans faisant l'aumône près d'une gargote, dont le regard s'est illuminé lorsque nous lui avons donne un kebab. Elle l'a englouti par terre aux pieds d'enfants issus d'un milieu privilégie bien habillés, cheveux gominés et assis. Les parents de ces derniers lui ont aussi donne une assiette mais le contraste reste frappant.
Dimanche 8 Janvier: sur les traces d'Harry Potter Nos ballades en ville nous ont confirmé ce que nous avions déjà remarqué en traversant le pays. D'immenses esplanades pelousées y sont dédiées au sport national: le criquet. C'est dimanche et il y a foule. Nous assistons à des parties endiablées ou des pro tout de blanc vêtus se partagent le stade avec la "populasse" et les supporters. Les parties pouvant durer plusieurs jours, nous n'attendrons pas de connaître le gagnant. Bombay est probablement une des villes d'Inde ou l'empreinte anglaise est la plus marquée. Outre ce sport et ces joueurs à l'allure très british, nous longeons d'impressionnants édifices gothiques, cour de justice et université dans le plus pur style anglais, gris et lugubre dont seuls les palmiers ensoleillés nous rappellent que nous sommes en Inde et non pas au pays magique d'Harry Potter. Et tant que nous abordons le sujet de l'influence anglaise, nous avons été très surpris au cours de nos rencontres avec les indiens d'avoir souvent la réflexion suivante : " Vous aussi en France, vous parlez anglais entre vous ? " et même une fois : " Quand est ce que vous avez obtenu votre indépendance ? (Vis-à-vis de l'Angleterre) ". Il était une fois Jeanne d'Arc…
Lundi 9 Janvier : Ce n'est qu'un au revoir Bon ben ça y est, on fait les sacs a dos et on quitte sans regrets le patron de l'hôtel. Il nous reste la journée avant d'embarquer. Christophe décide de visiter le Musée Gandhi qui retrace sa vie, sa politique de non-violence, ses luttes et…sa fameuse roue à tisser (que l'on voit sur le drapeau indien)! Un tour a la salle de sport et on a encore assez de temps pour aller a Internet (a 30 dollars l'heure aux Maldives, on s'en passera). Faut qu'on prenne notre dose. Depuis le temps qu'on en rêvait de l'Inde, on l'a fait… et on le refera : indien vaut mieux que deux tu l'auras ! Sophie est triste de quitter l'Inde malgré la plage et les cocotiers qui nous tendent les bras. Ca n'a pas été facile tous les jours mais une évidence s'impose, ce pays nous a complètement envoûtes…