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Croisière "Douce Méditerranée" sur le Costa Magica en avril 2011 English translation pending
by Vestalis · 2010-11-26 · 174 replies
Bonjour à tous! Nous partons donc pour une grande première le 28 avril 2011 à bord du Costa Magica pour la croisière "Douce Méditérranée" : Savone/Rome/Palerme/Tunis/Palma/Barcelone. Je cherche des bons plans pour les excursions à faire par nous mêmes. Ciminelli m'a fourni déjà des infos pour l'excursion sur Rome. Quant aux autres escales, avez vous des tuyaux à nous fournir pour essentiellement se débrouiller seuls. Ensuite sur le bâteau, si vous avez également qq infos pour vivre au mieux ce séjour, d'avance merci.😉 Vestalis
Traversée à vélo des salars de Coipasa et Uyuni, novembre 2010 (Bolivie) English translation pending
by Lucbertrand · 2010-11-25 · 2 replies
Traversée des salars de Coipasa et d’Uyuni

Ces deux immenses étendues de sel situées à plus de 3600 mètres d’altitude, la première s’étendant sur 2100 km carrés et la seconde sur 12 500, sont des curiosités naturelles universellement connues. Le salar de Coipasa est moins couru que celui d’Uyuni, en effet ce dernier est la plus grande étendue de sel au monde. Ces deux mers de sel sont de grande ampleur, et j’ai constaté que sur Google Earth, alors que l’Amérique du Sud est encore entièrement affichée à l’écran, eh bien deux taches blanches sont déjà visibles.

Au cours de notre périple à travers l’Amérique du Sud à vélo, ce passage est l’un des morceaux de choix. C’est avec un peu d’appréhension que nous allons nous y engager. Nos recherches nous ont permis d’obtenir de nombreux renseignements pas toujours concordants, de plus les cartes que nous avons deux chiliennes et une bolivienne ne donnent pas les mêmes renseignements, n’indiquent pas les mêmes routes, des villages différents, et lorsqu’ils sont positionnés en un même lieu, souvent les noms différent. Tout cela ne fait qu’augmenter le mystère d’une région qui apparaît étrange. Le trajet est long, nous l’estimons à plus de trois cents kilomètres, si toutefois, nous réussissons à passer au plus court. Dans le cas contraire il faudra rajouter une centaine de kilomètres.

Donc fort de tous ces renseignements et de toutes ces incertitudes, notre curiosité et notre envie de découvrir ces particularités de la nature ne sont que plus fortes. Notre première vision des ces lieux étranges se présente alors que nous terminons la traversée des parcs nationaux du nord Chili. Lorsque la piste amorce la descente finale sur la ville frontière de Colchane, là-bas dans le lointain de l’autre côté en Bolivie je distingue une mince trace blanche nord sud bordée par un grand volcan à l’est. La vue porte loin, très loin, ce volcan doit bien se situer à cinquante kilomètres, mais cela ressemble exactement à ce que représente ma carte du Chili, bien qu’elle ne soit pas très détaillée, en effet échelle 1/ 2 000 000. Imaginez déjà ce que l’on voit sur une carte au 1/ 1 000 000 de la France ? On ne s’en sert pas pour faire de la topographie, mais uniquement pour suivre des routes. En Amérique du Sud, les dimensions de toute chose sont tellement grandes, que l’on pourrait comparer ce que montre ma carte avec une carte au 1/25000 d’un lac des Pyrénées ou des Alpes. La différence, c’est que le lac que je vois fait plus de 2000 km carrés et que le volcan qui le domine culmine à cinq mille mètres et que sa circonférence doit faire une centaine de kilomètres. Tout est vraiment disproportionné comparativement à l’Europe. Aussi la vision est déconcertante, car un relief que l’on perçoit comme proche peut facilement se trouver à 70 kilomètres, voire plus. A la découverte de ce salar, ces notions de distance je les avais déjà bien intégrées depuis plus de deux mois que nous roulions à travers les Andes. Donc cette première vision du salar, ne nous donne pas une réelle idée de ses dimensions, en effet au sud je distingue des reliefs qui de toute évidence marquent la fin de l’étendue de sel. Mais ne nous y trompons pas ces montagnes, délimitant la frontière méridionale du salar se situent à plus de cent kilomètres de mon point d’observation.

Alors que nous contemplons ce spectacle, nous ne savons pas encore si nous pourrons couper au plus court pour rejoindre cette mer immobile qui se drape dans un lointain indistinct. Nous pensons devoir remonter très au nord chercher une piste qui nous ramènera à l’entrée de cette étendue de sel. Pour le moment, rejoignons la ville de Colchane et essayons de nous renseigner. Il s’agit d’une petite ville frontière immobile au milieu du désert. Les montagnes qui la dominent sont d’une grande beauté, en particulier au coucher du soleil, lorsque les multiples couches géologiques et les rejets volcaniques à base de soufre s’enflamment dans la lumière rasante et révèlent à ce moment privilégié toute leur palette de teintes.

Je pars m’informer chez les carabinieros. Ils ne me seront pas d’un grand secours, en effet ils me parlent de la partie chilienne du salar, mais ne savent ou ne veulent rien dire sur sa partie bolivienne, alors que seule cette dernière m’intéresse. Dommage, nos incertitudes ne seront pas levées.

Le lendemain nous repartons après une bonne nuit passée dans un hôtel, dont les propriétaires, un couple d’Indiens était particulièrement hospitalier. Les formalités douanières sont rapidement effectuées, et nous voilà en route pour le village de Pisiga en Bolivie. D’après la carte il se trouve à dix kilomètres de la frontière. Nous empruntons une magnifique route bétonnée en construction, donc déserte et fonçons vers notre destination. Après une quinzaine de kilomètres, pas de Pisiga. Nous réalisons alors qu’il s’agissait de la ville frontière. Mais nous ne ferons pas demi-tour. Dans l’état actuel de nos connaissances, nous ne pouvons aborder directement le salar qui se trouve à quelques kilomètres à notre droite et nous envisageons de remonter à Sabaya qui se trouve à une cinquantaine de kilomètres au nord et de là trouver une piste qui nous ramènera au salar en une trentaine de kilomètres supplémentaires. Donc si notre ravitaillement est pour le moment incomplet, ayant loupé Pisiga, nous aurons encore la possibilité de le compléter lors de notre passage à Sabaya. Mais je ne me résigne pas et si une possibilité se présente de couper pour rejoindre directement le salar et sa piste d’entrée il ne faut pas la louper, eau et ravitaillement risquant alors d’être courts. Je questionne un ingénieur travaillant sur la nouvelle route, ce dernier me fournit des indications relativement précises nous redonnant quelque espoir de pouvoir passer directement à travers le petit massif qui nous sépare du bord nord du salar.

Un chemin doit s’ouvrir deux kilomètres plus loin. Mais nous avons appris à nous méfier des indications données, qu’elles soient kilométriques ou qu’elles qualifient la difficulté des côtes rencontrées ou l’état du chemin. En effet les perceptions à bord d’un véhicule 4X4 et sur un vélo ne sont pas les mêmes. Donc un kilomètre plus loin, un chemin part sur la droite, bien que ce soit proche, il faut tester. Je vois un ouvrier sur le chantier de la route et lui demande. Sans hésiter il me certifie que le chemin mène là où nous voulons aller. Nous entamons la descente, quelques centaines de mètres plus bas une petite maison et le chemin se perd dans une carrière abandonnée. Un petit tertre dominant la région me permet de constater que s’il existe un accès il ne passe pas par là. Je scrute minutieusement les espaces qui s’ouvrent à nous. Le salar n’est pas très loin, mais que le terrain semble tourmenté et instable pour y accéder. Le pire ennemi du cycliste, le sable, règne en maître dans ces contrées. Donc en poussant nos vélos nous rejoignons la route. Je commence à me dire que nous ne couperons pas au détour de 80 kilomètres de piste. En effet la route magnifique en béton que nous suivons depuis une vingtaine de kilomètres a pris fin. Son avancement s’étant arrêté quelques kilomètres auparavant, les cailloux et la poussière ont remplacé cette belle surface lisse et roulante.

Un kilomètre plus loin, alors que je suis presque résigné, Jean voit une piste sableuse qui part dans la direction souhaitée. Nous partons sans conviction sur ce chemin rébarbatif et peu engageant. Rapidement nous devons pousser les vélos, bien que la pente en descente soit assez accentuée, mais le sable ne pardonne rien aux cyclistes. Quelques virages, et notre piste s’engage dans un vallon qui se dessine de plus en plus nettement. Un espoir que cela nous conduise où nous voulons ? Des traces de pneu de véhicules à moteur nous laissent penser que nous ne sommes pas dans une impasse. En effet si nous devions remonter ce chemin, il nous faudrait développer de sacrés efforts et peut-être se mettre à deux pour pousser les vélos, expérience que nous avons déjà vécue. Mais non la piste descend, parfois plus de trace de pneu, ce qui fait resurgir nos craintes d’erreur. Mais non, un peu plus loin elles réapparaissent et de plus elles semblent venir du bas, ce qui rallume tous nos espoirs. Cela fait plus de six kilomètres que nous poussons nos vélos. Je constate alors que le sol en dehors du chemin est plus solide et qu’il nous permet de rouler. Donc, nous voilà partis à louvoyer parmi une végétation rabougrie sur quelques centaines de mètres, ce qui est très appréciable comparativement au poussage épuisant dans du sable pulvérulent.

Nous atteignons un village, mais généralement il n’y a personne, cela fait maintenant plus de quinze jours que nous traversons des lieux identiques entre Chili et Bolivie. Aujourd’hui miracle, un homme se trouve devant l’une des maisons. Nous allons lui demander conseil. Il nous confirme qu’en suivant la piste qui part à l’est nous allons rencontrer dans une dizaine de kilomètres l’accès au salar. Il nous affirme même que l’état du chemin s’améliore, cependant il nous dissuade d’essayer de rejoindre au plus court le salar, à travers de grands prés rabougris sur lesquels paissent des lamas. C’est déjà pas mal, nous faisons nos comptes, cela fera une vingtaine de kilomètres au lieu des quatre vingt prévus. Nous pouvons même gagner une journée et bivouaquer ce soir au milieu du sel.

La pause casse-croûte est la bienvenue, même s’il s’agit d’un bout de pain avec un peu de thon de très mauvaise qualité, et nous reprenons notre chemin. L’état de la piste dans un premier temps n’est pas terrible et ne permet pas de rouler. Nous constatons qu’en restant dans les prés, certes ce n’est pas très confortable, mais nous pouvons pédaler. Un peu plus loin, nous découvrons de très fines pistes de quelques dizaines de centimètres de large, qui autorisent une vitesse dont nous n’avons plus l’habitude. En quelques mètres, nous prenons le coup pour rester sur ces très étroites bandes de roulement et ainsi nous gagnons plusieurs kilomètres.

Les contours de cette première étendue de sel nous dévoilent petit à petit leur immensité. Il est vrai que j’ai besoin de me référer à ma carte pour me persuader que les pics et volcans que je vois au sud sont à plus de soixante kilomètres, car nous allons parcourir cette étendue blanche sur cette distance. Donc le grand volcan que je distingue très nettement plein sud se dresse à plus de quatre vingt kilomètres, stupéfiant, c’est presque la distance Lyon Valence ! Il est rassurant de constater que nous garderons tout au long de cette traversée des repères qui nous éviteront de tourner en rond, car paraît-il la boussole ne fonctionne pas. Quant au GPS que je possédais, on me l’a volé au Pérou. Cependant, nous constaterons que la boussole donne une bonne indication sur les deux salars. Peut-être y a-t-il des points particuliers sur ces surfaces qui perturbent le champ magnétique de façon très locale? Les différents essais que j’ai effectués en relation avec le soleil ou des points topographiques caractéristiques m’ont donné des indications tout à fait conformes aux directions estimées.

Nous arrivons à un petit village en bordure de salar. Nous constatons que dans la partie nord-ouest de cette immensité il y a une activité liée sans doute à l’exploitation du sel. En effet de temps à autre des camions passent dans le lointain. Ce bourg est habité et un petit attroupement se forme autour de nous. Nos réserves étant assez faibles, il nous faut impérativement un complément au moins en eau. On nous vend péniblement une bouteille de coca cola que nous vidons dans la foulée. Mais nos bouteilles vides, nous pouvons les remplir au puits du village. Notre bilan hydrique se monte à un peu moins de vingt litres à trois. Si nous ne nous perdons pas, cela devrait suffire. En effet les différents renseignements semblent concorder, en matière d’approvisionnement en eau dans tous les villages rencontrés. Lorsque l’on voit l’aspect désertique de la région, on peut en douter. Mais nous aurons l’occasion de constater que c’est bien vrai. Même dans les villages déserts il y a un robinet qui fournit une eau claire fraîche et non salée, mystère des écoulements souterrains.

Les villageois nous indiquent une petite île, distante de dix kilomètres sur laquelle nous trouverons, paraît-il, un hébergement. Incroyable, ce ne sera même plus de l’aventure! Le vent de l’après-midi souffle avec son cortège de poussière. Durant ces trois mois de voyage, la poussière aura été notre lot quotidien. Pour nous en protéger nous allons essayer différents procédés : écharpe, masque de chirurgie, respiration retenue, mais rien ne sera vraiment efficace et nous respirerons de véritables bouffées de terre avec tous les inconvénients que cela génère au niveau du système respiratoire. Le grand air pur des montagnes et des régions inhabitées que nous attendions, nous ne l’avons jamais vu. Par contre, des nuages denses de poussière, soulevée par le vent ou les véhicules, nous ont accompagnés tout au long des milliers de kilomètres de piste.

Nous nous engageons sur le salar par une véritable route, large mais cabossée, très nettement marquée car surélevée par un remblai d’une bonne cinquantaine de centimètres. En effet, nous comprenons bien pourquoi il est nécessaire d’arriver par ce type d’accès aménagé. Autour tout est mou, sable et sel, et le vélo nécessiterait d’être poussé sur des distances infinies. Nous atteignons cette fameuse île, sans à vrai dire avoir vraiment mis le « pneu » sur le sel. Nous avons parcouru une longue langue de terre qui s’avance sur le salar. Que l’endroit semble désolé ! Quelques maisons abandonnées ou cadenassées résistent tristement aux assauts des bourrasques. Un être vivant en train d’ordonner des briques de terre est la seule présence vivante en dehors de deux chiens qui nous accompagnent de leurs aboiements. Nous nous renseignons auprès de cet homme, qui nous répond sans même lever la tête. Nous ne semblons pas les bienvenus dans ce recoin désolé et lugubre. Nous partons à la recherche d’un point de chute pour la nuit. Le soleil décline, et la fraîcheur arrive rapidement à plus de 3600 mètres. Un enclos de pierre à quelques centaines de mètres devrait offrir une assez bonne protection contre le vent. Je traverse à vélo des zones dures pour y jeter un coup d’œil. En regardant par-dessus le mur de pierre, assez haut, je suis aussi surpris que les deux habitants du lieu, qui sont deux gros cochons. Il n’est pas question de leur disputer l’emplacement ! Nous cherchons chacun de notre côté parmi les maisons en ruine, mais toutes sont de véritables dépotoirs et bien souvent elles servent de lieu d’aisance. Vu l’état des lieux, il doit y avoir du passage, car à part l’homme taciturne interrogé pas âme qui vive ici. Nous finirons par installer nos tentes à l’abri d’un mur sur un replat. Comme chaque fois que nous bivouaquons Jean prépare le repas constitué d’une soupe et d’une platée de nouilles. Alain et moi, par flemme, nous nous satisferions de grignoter quelque chose de froid. Mais il faut bien reconnaitre qu’un repas chaud c’est mieux ! Ces victuailles chaudes vite englouties, nous nous blottissons dans nos sacs de couchage, à l’intérieur de nos abris chahutés par le vent. Heureusement, ce dernier, comme d’habitude, va se calmer peu de temps après l’arrivée de la nuit. Nous passerons une longue nuit presque paisible. En effet plusieurs camions surgis de nulle part nous réveilleront de temps à autre. Heureusement que nous sommes bien serrés contre un mur. Mystère de ces régions presque désertiques où en pleine nuit une circulation improbable vient vous rappeler que vous n’êtes pas si loin de la civilisation.

Le jour se lève, l’air est immobile. Ce matin le lieu nous apparaît moins triste et hostile qu’hier soir. En effet, en fin de journée, la venue de l’obscurité avec un vent furieux, alors que nous sommes fatigués, donc plus sensibles aux basses températures, a un effet non négligeable sur le moral. On a donc tendance à voir les choses de façon plus lugubre. Cette nuit, le froid n’a pas été très intense, quelques degrés en-dessous de zéro. Le soleil se lève sur le salar, spectacle magnifique. Nous déjeunons et enfourchons rapidement nos montures. Nous sommes toujours sur notre langue de terre qui est de plus en plus étroite. Nous essayons de prendre pied sur le salar, mais le premier essai n’est pas le bon. Enfin nous voilà sur le grand tapis blanc. Au début tout va pour le mieux, un vrai billard. Selon les endroits le sel a des aspects différents mais le roulement est facile. Puis des changements apparaissent. Un peu à la manière d’une calotte glacière, où des plaques se chevauchent, ce qui freine considérablement l’avancement. Mais nous ne voyons pratiquement pas de traces de véhicules. Nous progressons de la sorte en direction du sud, pour le moment en descendant un immense bras de sel de quelques vingt kilomètres de large. Nous arrivons au bout de cette ramification et l’immensité plate s’étale devant nous. Sur notre droite l’horizon disparaît au-delà de cet infini blanc. Que la sensation est étrange de pédaler dans cet univers plat et blanc, duquel aucun bruit ne monte. Seul le craquement des concrétions salines qui s’écrasent sous nos roues apporte un léger fond sonore. Les aspects que prend la surface de ce sol pétrifié varie à l’infini ou presque, du billard lisse jusqu’au moutonnement en vaguelettes, toute une série de variations s’offrent à nous. Parfois sur quelques mètres et d’autres fois sur quelques kilomètres. Nous apprenons à découvrir un nouveau monde. Mais toujours nous arrivons à rouler au moins à dix ou quinze kilomètres à l’heure. Pour nous ce n’est pas mal, car nous avons expérimenté les trois kilomètres à l’heure de moyenne en développant des efforts considérables. Donc tout va pour le mieux. Nous distinguons un véhicule loin sur notre droite. Nous ne nous risquons pas à estimer la distance, tout est tellement trompeur. On dirait un camion haut perché. Nous interceptons une trace dure, qui manifestement est un axe de passage. Nous la suivons et arrivons à la hauteur du véhicule arrêté. Il s’agit d’une voiture. Les deux occupants en sont descendus, car ils sont en panne d’huile au beau milieu de cette étendue. Ils nous en demandent. A part nos petites burettes pour graisser nos chaînes, nous ne pouvons rien leur offrir. Il faut quand même le faire, venir tomber en panne dans un endroit pareil… La route sur laquelle nous nous trouvons prend une direction bien à l’est. Le chemin le plus court pour nous consiste à partir pratiquement plein sud pour aller intercepter une piste qui borde le salar au sud. Après concertation nous décidons de prendre cette direction au plus court. Comme c’est étrange, le bord semble tout proche, alors que les informations que nous avons corroborées par la carte nous disent qu’il y a au moins trente kilomètres. Mais si nous avançons correctement nous sortirons du salar dans trois heures maximum. Mais voilà, les choses vont se gâter. Le sol devient mou, la vitesse tombe vers les cinq à l’heure puis nous sommes obligés de mettre pied à terre et de pousser nos engins lourdement lestés. Les vélos ne sont vraiment pas conçus pour être poussés. Dans cet espace immense où la vue porte si loin, se traîner comme des limaces en poussant donne une réelle sensation d’immobilité. Tous les repères auxquels nous pouvons raccrocher notre regard se trouvent à des dizaines de kilomètres. Vers midi, nous faisons une halte sur un petit bout de terre de quelques dizaines de mètres carrés perdu au milieu de cette surface blanche, éclatante au soleil. Jean fait une platée de pâtes, nous consommons l’eau de cuisson, car nous sentons bien que le piège du salar risque de se refermer sur nous, alors que nos réserves sont faibles. Après le repas, alors qu’il fait une petite sieste, je pars sonder les environs pour essayer de trouver la route la moins difficile, ou plutôt la moins molle. Plein est, je suis une trace d’animaux, sans doute un troupeau de lamas, ce qui me permet de rouler sur un ruban d’une dizaine de centimètres permettant un avancement rapide. Mais après quelque distance je viens butter sur un marais. Voilà pourquoi ça et là des touffes d’herbes apparaissaient, juchées sur de petits monticules de terre. La progression devient impossible. Je rejoins mes camarades et fais un essai plein sud. C’est mou mais en poussant la progression reste possible. Nous décidons d’insister dans cette direction, en espérant que nous ne serons pas arrêtés par des zones marécageuses. De plus avec la chaleur de la journée, des mirages apparaissent et nous avons réellement l’impression d’être entourés de grandes masses liquides. L’impression est inquiétante, car l’illusion prend des airs de réalité. Nous allons pousser durant encore quinze kilomètres, en alternant sel et sable. Lorsque ce dernier prend des teintes sombres nous sommes piégés par un matériau, dans lequel les vélos s’enfoncent parfois jusqu’au moyeu. Dans ce cas, il nous faut quasiment les porter et alors nous enfonçons jusqu’aux chevilles. Et dans cette immensité où tout nous apparait si proche, mais en réalité où tout se trouve très loin, nous avons une vraie impression d’immobilité. Nous commençons à nous demander si nous allons nous sortir de ce traquenard avant la nuit. Depuis mon retour en France j’ai lu des récits de personnes qui s’étaient perdues dans ce coin. Manifestement elles n’avaient pas persévéré à garder le cap plein sud. Pour ma part je commence à me poser la question, mais je me dis qu’au rythme de trois kilomètres à l’heure, nous pouvons faire une bonne distance avant la nuit qui n’arrivera que vers les vingt heures. Plus le soir se rapproche, plus je me sens motivé pour savoir si nous sommes en mesure de sortir par ce côté. Je suis prêt à marcher tant que c’est possible, même si la nuit arrive. Mais ce n’est pas le cas de Jean qui commence à envisager un bivouac. Cette incertitude m’enlève toute envie d’arrêt avant de savoir si nous sommes capables de passer. Le sel commence à céder la place à la terre de façon plus régulière. Nous arrivons même à remonter sur nos vélos le long d’une minuscule sente d’animaux. Puis nous coupons des traces de véhicules. Le bord ne doit plus être très loin. D’après ma carte un chemin borde la partie sud du salar. Nous n’avons vu aucun mouvement. Ils sont facilement visibles même de loin, car les véhicules soulèvent de grands nuages de poussière. Jean pense que le chemin ne passe pas là. Si c’est le cas nous sommes dans de beaux draps. Vers dix neuf heures nous sentons que nous approchons de la sortie de ce piège. Là-bas, loin sur la droite un nuage de poussière. Un véhicule ! Manifestement il longe le salar. Le chemin est bien là. Je pousse un ouf de soulagement. Effectivement nous sortons. Le camion passe à quelques centaines de mètres de nous. Le chauffeur freine et nous regarde de loin, sans doute intrigué, car la traversée par cet endroit ne doit pas être très fréquente. Nous trouvons une zone plate. A deux kilomètres se trouve un petit village perché. Pendant que mes camarades installent les tentes, je pars à sa rencontre dans l’espoir de ramener de l’eau. Je le rejoins assez facilement, bien que j’aie à pousser dans le sable sur les cinq cents derniers mètres. Il est habité et comme par miracle, un robinet prodigue une eau claire et fraîche. Je reviens avec mes bouteilles pleines, ce qui nous permettra un bivouac confortable. Nous sommes vraiment contents d’être sortis de ce « guêpier ». En regardant au nord nous distinguons très nettement la montagne le long de laquelle nous sommes descendus hier pour rejoindre le salar. Elle est à plus de soixante dix kilomètres, cela paraît à peine croyable, et pourtant le compteur et la carte donnent la même indication.

Assister à la venue de la nuit dans ces lieux retirés est un spectacle fascinant. Le ciel prend des teintes rouges qui contrastent avec le sombre des grandes montagnes en contre-jour. On imagine bien de la sorte les grands espaces préhistoriques seulement peuplés de dinosaures. De plus le vent s’en donne à cœur joie comme chaque soir. Cette nuit je vais bien dormir et le lendemain me réveiller vers les sept heures, alors qu’il fait déjà bien clair, ce qui est exceptionnel.

Le matin, une fois encore l’air est immobile, le silence absolu, presque assourdissant. J’ai envie de retenir mon souffle pour ne pas troubler l’esprit du lieu et rompre l’enchantement. Je pars me promener à pied sur nos traces de la veille, que je ne retrouve pas dans cette immensité. Quelques gros oiseaux s’envolent à mon approche. Une petite rivière, qui court au milieu du sel est en partie gelée, il n’a pas du faire bien chaud cette nuit! De retour aux tentes, je constate que la grosse bouteille d’eau que j’ai oubliée sur mon porte-bagages est un énorme glaçon de plusieurs litres. Heureusement que le contenant est en plastique ! Le changement de température est rapide. Une demi-heure après l’apparition du soleil le thermomètre reprend une vingtaine de degrés.

Aujourd’hui nous espérons une étape facile, en effet une trentaine de kilomètres nous séparent de la petite ville de Llica, point d’entrée du salar d’Uyuni. Les deux kilomètres que j’ai effectués sur cette piste hier pour aller chercher de l’eau m’ont permis de constater qu’elle était en très bon état. Mais je ne l’ai empruntée que sur deux kilomètres. La suite sera toute différente, en effet l’empire du sable va reprendre et nous allons nous battre à pied contre un terrain qui ne nous laissera aucun répit. Généralement les pistes sablonneuses que nous avons expérimentées jusqu’à présent, présentaient des zones non praticables, mais elles alternaient avec de grandes zones où nous pouvions enfourcher nos vélos. Mais là, non, les parties « roulables »sont quasi inexistantes, et sur quatorze kilomètres nous allons pousser dans un sable qui nous retient comme de la colle. Je maudis cette piste, et l’étape supposée facile se transforme en véritable calvaire, surtout après la gigantesque séance de poussage d’hier.

Lorsque nous arrivons au village de Challacollo, Jean décide de voir si ce village possède un restaurant. Lorsqu’il y pénètre, un pick-up en sort. Je me précipite à grands renforts de gestes, pourvu qu’il m’attende. Le chauffeur m’a remarqué et je cours littéralement, mon vélo à la main. Contrairement à Jean qui lui avait demandé s’il y avait de quoi se restaurer, moi je suis intéressé par sa destination. Il va à Llica, chance ! Immédiatement je lui demande s’il peut me charger avec mon vélo, Alain y est immédiatement favorable. Jean quant à lui est plus réticent, considérant que c’est un peu trahir l’esprit du cyclotourisme. Pour ma part, je considère que pousser son vélo dans le sable, c’est comme naviguer avec une bassine, un engin pas du tout adapté à son emploi. Enfin de compte nous finissons tous les trois sur la plate-forme du véhicule en compagnie d’un couple de vieux Indiens. Les quinze kilomètres nous séparant de Llica nous les parcourons en une demi-heure. Vu l’état de la piste, à vélo il nous aurait bien fallu au minimum quatre heures, avec la grosse chaleur qui montait, nous en aurions vraiment bavé. A treize heures nous sommes installés dans un restaurant sympathique devant une belle assiette de poulet au riz, que je savoure sans remords ni regrets. Alain ne semble pas avoir plus d’états d’âme que moi, ce qui n’est pas le cas de Jean. Je sens dans son regard une forme de reproche. Nos conceptions divergent quelque peu. Je roule avant tout pour le plaisir, les calvaires interminables, je n’en raffole pas. Pousser son vélo, sans aucun espoir de pouvoir rouler sur la moindre parcelle, ne m’attire pas spécialement et si je peux m’en dispenser je n’hésite pas.

Cette petite ville de Llica est étonnante, comme toutes les agglomérations boliviennes ; des maisons basses qui se serrent dans des rues en pente, avec quelques épiceries toutes semblables qui offrent un choix restreint de nourriture. De ces petites villes se dégagent quiétude et nonchalance. Et toujours à proximité ou sur la « plaza des armas » l’église toujours originale et de couleur vive rappelle que le catholicisme tient une place importante. Une petite auberge nous accueille, le patron est particulièrement bienveillant et attentif à nos demandes, bien que l’établissement soit spartiate. La douche se matérialise par un seau d’eau au milieu de la cour. Heureusement que je n’éprouve plus le besoin de me laver systématiquement. Quelques centilitres pour les endroits vitaux et pour ma part, je fais attention de toujours m’essuyer à la mode musulmane, ce qui est beaucoup plus hygiénique que le papier nommé mal à propos hygiénique.

Une fois bien installés et ayant fait un peu de lessive, je commence à m’inquiéter de l’étape du lendemain, le fameux salar d’Uyuni, le plus vaste du monde. En regardant les chiffres, Coipasa 2100 km2 et Uyuni 12 500, je prends un peu peur, cela fait six fois plus grand. Cette première traversée nous a déjà pas mal étonnés pour ne pas dire impressionnés, j’ose à peine imaginer ce que ce sera sur Uyuni. Avec Alain je pars à pied vers la sortie de la ville essayer de repérer le chemin d’accès au salar. D’un promontoire au niveau des dernières maisons nous avons un excellent point d’observation. A nos pieds s’ouvre un immense espace, duquel surgissent dans le désordre des pics d’origine volcanique. Que c’est immense ! Là, il n’est pas question de voir de l’autre côté. Ma première impression consiste à me dire : mais par où va-t-on bien passer ? Puis nous continuons à marcher et interrogeons un homme qui nous indique le chemin qui donne accès au salar. En effet tout est tellement gigantesque, que nous voyons bien des grands espaces plats mais pas de sel. Cela signifie que ce que notre regard embrasse ce sont les abords de cette mer immobile. Je fais vite la relation avec Coipasa et j’en déduis que les dimensions ne sont pas à la même échelle. Nous avons identifié clairement la route qui nous y conduira, le lieu ne nous livrera pas d’autre indice. Nous retournons en ville boire une bière, dans ce qui est plutôt une épicerie qui vous offre un siège, qu’un bar à proprement parler. Le propriétaire va nous donner quelques indications supplémentaires très intéressantes et qui pour une fois se révéleront parfaitement exactes. La piste passe juste au nord de l’île du Pescado et puis se dirige directement sur celle d’Incahuasi. D’après nos informations la première île est visible au moment ou la piste arrive au salar, il suffit donc de la prendre en ligne de mire, sur la seconde il y a de quoi se restaurer. Donc notre but pour demain consistera à atteindre ce deuxième lieu. J’ai aussi pu observer que le volcan Tunapa, haut de 5321 mètres, donc 1700 mètres au-dessus du salar, pointe comme un phare immense qui sera en mesure de nous indiquer un point de repère au nord durant une grande partie de notre traversée.

Forts de tous ces renseignements, ayant récupéré Jean, nous partons dîner tous les trois dans un petit local tenu par une Indienne. Elle nous propose un excellent poulet grillé. Durant le repas des bruits de musique. Nous allons voir sur le pas de la porte et la stupéfaction nous cueille. Des foules arrivent presque au pas cadencé, descendant en rangs compacts les rues rectilignes. Mais d’où sortent tous ces gens ? Par groupe d’une centaine de personnes, ils arborent des tenues différentes, égayées de lampions et lumières parfois accrochées en haut d’antennes, qui balancent au gré du pas. Les participants de l’un des groupes portent comme un sac à dos, fait d’une petite caisse cubique dans laquelle une bougie tient lieu de lampion. Sur la face arrière de ce sac à dos, la photo très célèbre du CHE, qui, nous l’avons constaté, reste très populaire en Amérique du Sud. Et pour entretenir le rythme, les orchestres, je dis bien les orchestres, car ils sont au moins au nombre de trois, sont répartis tout au long du cortège. Dans ces pays ce qui m’a le plus surpris, ce sont ces défilés festifs quasi permanents. Le spectacle est vraiment étonnant et nous restons médusés à regarder passer dans la nuit cet étrange mais très sympathique cortège. On nous explique qu’il s’agit de l’anniversaire de Potosi. S’agit-il de la ville ? Nous n’en saurons pas plus.

Nous décidons d’un départ très matinal, malgré le froid. Dès sept heures nous sommes en route. La ville est vite traversée, nous passons le poste militaire qui en contrôle l’entrée. La piste sur douze kilomètres va nous servir de prélude à ce site unique. Nous le voyons s’ouvrir devant nous, son immensité toujours plus présente. Pas de véhicule en vue. Est-ce que ce sera aussi désert que Coipasa ? Normalement non. Si, de la poussière monte de la piste en provenance du salar. Un camion nous croise, je fais signe au chauffeur qui s’arrête. Je lui demande confirmation que nous roulons bien sur la bonne piste, et m’assure que l’île que je crois être celle du Pescado est vraiment la bonne. Il me le confirme. En effet, cette île sort comme un point minuscule qui semble danser sur cette surface plane. Elle est située exactement à quarante huit kilomètres du bord du salar, indication qui me sera donnée par mon compteur. Comme pour Coipasa, une piste surélevée sur quelques kilomètres donne accès au sel dur. Nous y voilà. Gigantesque ! D’ouest en est notre traversée va exactement faire 145 km. Aujourd’hui nous en parcourrons 72 et demain 73.

Le soleil est bien en face à l’est. Notre volcan balisant le nord nous domine, l’île du Pescado est bien identifiée, on peut y aller. La direction à prendre est sud-est. La piste que nous suivons part dans la bonne direction. Après une quinzaine de kilomètres elle s’incurve vers le nord. Une discussion s’engage entre nous. Je suis partisan de garder le cap et de ne pas suivre la piste qui semble un vrai boulevard. En effet, je crois qu’elle part sur le village de Tahua au pied du volcan Tunapa, ce qui n’est vraiment pas notre route, car notre traversée doit nous conduire presque plein est. Nous restons donc sur une trace dans la direction de l’île du Pescado. Mais elle n’est pas bien marquée et de plus à part le camion pas un véhicule. Un petit doute subsiste en moi. Mais sur la droite de notre piste il me semble en voir une autre. Je la rejoins en coupant à travers le sel, qui est très roulant, presque autant que les chemins tracés par les véhicules ; Donc je rejoins cette autre piste, qui est une vraie autoroute lisse et dure. Elle pointe directement sur l’île qui nous sert de balise. Mes doutes commencent à s’estomper. Nous roulons à vive allure, aux environs des 25 à l’heure. A l’est l’étendue de sel disparaît dans le néant. Au sud et au nord d’immenses montagnes en dessinent les contours lointains. Epoustouflant. Je m’arrête et tourne sur moi-même complètement subjugué par ce spectacle quasi irréel. Nous sommes seuls, nous ne verrons aucun véhicule jusqu’à l’île d’Incahuasi. Je suis dans le site le plus exceptionnel et étrange qu’il m’ait été donné d’admirer. Le fait de s’y trouver seul et à vélo, en quelque sorte assez vulnérable donne à l’endroit une dimension véritablement extraordinaire. Se trouver à bicyclette en ce lieu est une expérience inimaginable, qui fait monter des émotions fortes, difficiles à décrire. Toute une foule de photos vues et de reportages lus me viennent à l’esprit. En particulier une photo de la couverture de la revue trimestrielle « carnets d’aventure », sur laquelle on voit au beau milieu du salar trois beaux gaillards blonds et nus, qui cachent leur pudeur, chacun derrière une sacoche de vélo de couleur vive. Elle m’avait beaucoup plu, car outre le côté esthétique indéniable de tous les éléments de la photo, les trois compères rayonnaient de joie. Mais une polémique avait éclaté et les purs et durs, peut-être un peu puritains rigides en avaient fait le reproche à la rédaction, qui avait à mon sens su répondre habilement et très diplomatiquement.

Encore une fois les distances sont gigantesques et la vue porte au-delà. L’île du Pescado grossit, de point elle devient objet allongé un peu à la manière d’un gros poisson. Et puis tout là-bas dans le néant entre blanc du sel et bleu du ciel, un point noir émerge de la piste. L’île d’Incahuasi pointe le bout de son nez. Nous passons au large de la première, exactement quarante huit kilomètres du bord. Maintenant la seconde va se rapprocher lentement et le compteur indiquera vingt quatre kilomètres de plus. L’euphorie qui m’habite annihile la notion de temps et je n’ai vraiment pas l’impression de parcourir de telles distances. De plus lorsque je me retourne je vois en prenant des repères sur les montagnes, assez précisément le lieu où nous sommes entrés sur le sel. Comment imaginer que c’est si loin. D’autres étapes nous avaient demandé beaucoup plus d’efforts et de temps pour un kilométrage bien inférieur !

Incahuasi grossit et la piste arrive droit dessus. Nous constatons qu’il y a pas mal de mouvements. Nous y voici. Comme c’est étrange, les véhicules 4x4 viennent se garer comme des bateaux viennent à l’attache à l’île verte à la Ciotat ou au banc d’Argun sur le Bassin d’Arcachon. D’autant plus étonnant qu’au beau milieu de l’île se dessine comme un petit golfe, en bordure duquel les voitures se garent sagement. Nous passons du désert à la foule. J’aime bien, cela présente un petit côté réconfortant que je ne saurais expliquer. Dans deux jours je vais parcourir le salar dans un autre sens et cette fois en voiture. Ce sera une autre expérience, mais il est vrai que le vélo représente le moyen le plus adapté pour se faire un immense plaisir et ressentir toute la grandeur du lieu. Je constate qu’il y a beaucoup de Français. Partout où je suis allé ces dernières années le pourcentage de français était important. Alors que j’ai souvent entendu dire que les Français étaient un peuple qui ne voyageait pas beaucoup, je ne trouve pas.

Nous accostons, Alain et moi. Jean est déjà arrivé depuis un certain temps. Que cet endroit est étonnant, îlot perdu dans cette immensité. Les cactus candélabre ont colonisé le lieu. Ce sont de véritables arbres qui montent jusqu’à dix mètres. Les plus vieux sont millénaires. Nous allons déjeuner au restaurant. Bien évidemment les prix sont bien plus élevés que ceux dont nous avons l’habitude en Bolivie, mais cela reste cependant bon marché. On nous apporte le grand livre des voyageurs à vélo, qui tous mettent un mot ou couvrent deux pages. Ils y ont ajouté de nombreuses photos ou des schémas de leur périple. Je constate que nombreux sont ceux qui sont passés par ce point quasi obligé du cyclotourisme au cours d’une traversée des deux Amérique de l’Alaska à la terre de Feu. Nous découvrons qu’étant venus à bicyclette, nous aurons le privilège de pouvoir dormir sur place, alors que ceux qui sont venus en voiture n’auront pas ce privilège.

Le soir arrivant, les visiteurs véhiculés désertent les uns après les autres, et nous nous retrouvons seuls en compagnie des neuf Indiens qui demeurent ici, afin de gérer le flux touristique. Avec le départ des touristes, la chaleur s’en va aussi. La luminosité aveuglante diminue, l’espace environnant devient plus hostile. Les pierres et la flore de l’île semblent se métamorphoser, changeant de couleurs à la manière d’un caméléon. Les grandes étendues blanches prennent des tonalités plus roses, un peu pastel. Dans le lointain la jonction entre le sel et le ciel s’éteint progressivement dans des teintes bleu profond. Le froid et le vent ajoutent une touche sévère au tableau. Le soleil, pour sa part, dans un dernier effort allume et incendie les nuages épars d’un rouge vif qui fait ressortir la multitude de plans de montagnes qui s’enchevêtrent jusqu’à l’infini. Je pars seul marcher sur le salar, alors que la nuit étend son mystère. Que l’impression est forte ! A part les rafales de vent, plus aucun bruit ne perturbe le lieu. On pourrait se croire sur une calotte glaciaire perdu quelque part au pôle nord ou sud. Un même lieu à différentes heures de la journée, dans différentes conditions, avec plus ou moins de monde et l’impression est totalement modifiée, on pourrait se croire dans des endroits très différents. Ce soir, que cette immensité bordée de pics innombrables m’impressionne dans cette obscurité qui prend possession de l’espace ! Presque à contrecœur je rejoins l’île et mes camarades.

Le local qui nous est attribué pour une somme modique est spartiate, mais la vue sur le salar par une grande baie vitrée est absolument sublime. Il est des moments dont on se souvient longtemps, eh bien ce petit refuge me laissera un souvenir durable. Nous aurions aimé que d’autres cyclistes nous rejoignent pour cette nuit. Mais nos espoirs seront déçus, bien que nous ayons estimé à la lecture du livre d’or qu’un jour sur deux, des adeptes du vélo, venant du monde entier, passaient par là.

Au matin, je monte au sommet de notre petite île volcanique, afin d’admirer l’apparition du soleil dans ce décor grandiose. Malheureusement une légère brume atténue la grandeur du spectacle. En effet, la lumière solaire lorsqu’elle apparaît tout là-bas à l’est derrière des montagnes situées à une centaine de kilomètres, balaie cette immensité plate et blanche, d’ouest en est, en l’éclairant graduellement. Mais le phénomène sera ténu du fait de la diffusion à travers les légers nuages perturbateurs. Dommage, mais le spectacle n’en est pas moins saisissant. Je reste depuis hier après-midi comme hypnotisé devant cette immensité magique que je contemple du haut de ce tertre peuplé de cactus géants. Je redescends, nous petit-déjeunons et repartons pour notre deuxième étape sur la plus grande étendue de sel du monde.

Le plaisir est aussi intense que celui éprouvé la veille. On avance rapidement sans effort et de toutes parts cette immensité blanche bordée, très loin de pics et de volcans, qui se pressent et se chevauchent dans des baies et des golfes géants, dont on discerne à peine les contours à l’infini. Par endroits n’étant pas sûr d’être sur la piste la plus directe, je fais des baïonnettes vers la droite afin d’intercepter d’autres routes. Au cours de ces manœuvres, je foule de mes roues un sel vierge de toute trace. Je vois mes deux camarades de profil loin là-bas qui se découpent comme deux minuscules insectes dans ce décor de géants. La fascination joue à fond.

Mais tout a une fin, l’extrémité du salar se rapproche et les soixante treize kilomètres sont parcourus trop vite. Il est des endroits dont on ne veut plus s’échapper, pris par un charme puissant. Un peu avant la sortie, un hôtel de sel. Nous nous y arrêtons. Quelques véhicules y stationnent. Nous sommes un peu l’attraction lorsque nous nous approchons. Bien que ces gens soient sympathiques et de plus parlent pour certains, bien notre langue, j’ai un peu la sensation d’être un singe malin que l’on regarde ; j’attends le moment où l’on va me lancer des cacahuètes. Je me rends compte qu’être touriste à pied parmi les touristes, donc incognito ne me dérange pas du tout, mais avec mon vélo cela me particularise trop et me gêne. Autant au cours des deux semaines précédentes à travers les zones désertiques ignorées du tourisme, je me suis senti bien, autant maintenant que nous arrivons dans ces parages très touristiques, j’ai envie d’abandonner mon vélo.

La sortie du salar est balisée comme l’entrée par une véritable route, large et cabossée sur laquelle de nombreux véhicules soulèvent une poussière dense qui nous titille sérieusement les muqueuses. Encore vingt sept kilomètres d’une piste absolument horrible, tôle ondulée, sable, bosses en tous genres et nous arrivons dans la ville d’Uyuni, que les guides décrivent comme vilaine et sans intérêt. Nous, nous la trouvons sympathique et animée, et son climat soi-disant rude, nous apparaît comme amical, sans doute nos organismes se sont habitués aux conditions rudes depuis trois mois que nous arpentons les Andes à vélo. En ce qui me concerne, je viens d’effectuer la dernière étape sur ma monture, cent kilomètres exactement. En effet, je vais continuer le voyage par des moyens mécaniques. Mais ces 4000 kilomètres à vélo ont été tellement intenses qu’ils m’apparaissent comme dans un rêve. Ai-je vraiment vécu ces trois derniers mois ? Et dans ce rêve, le summum réside dans les trois dernières semaines, dont je reparlerai, avec le bouquet final que je viens de vous narrer, Coipasa et Uyuni.
Matériel de vélo pour partir en vacances sur une véloroute? English translation pending
by Richard25000 · 2010-10-10 · 52 replies
salut a toutes , tous, 😉

Je fais un tout petit peu de vélo , en effet j ai la vélo route 6 qui passe devant chez moi, dans le doubs . C'est tellement joli que quand il fait beau et que j ai le temps , je pars une petite heure .

j'en viens a ma question, moi je roule cool, je suis pas sportif, et un peu rond, quand je pars je fais de 5 a maxi 20 kms , c est pour me promener. Mais je compte partir sur cette véloroute en vacances . Je suis réaliste, avec un peu d entrainements, je me limiterai a 50 ou 60 kms maxi jour, mon but ce n est pas de faire un record.

le vélo que j ai c est un vélo acheter chez un vendeur de vélo 🙂 , un VTC simple a 230 €

or j en vois qui parle de vélo hors de prix, de détails technique tels que tel ou tel dérailleur, tel ou tel pneus, selle, guidon etc .... pourtant j en vois aussi passer devant chez moi avec des vélos hors d age ( + 20 ans c est sur ))

donc ma question c est ca, mon vélo a 230 € il suffit ou pas ? a priori oui ! mais pourquoi certain ont du super matos, et que cela parait si important ????
Quel est le plus bel hôtel au Sénégal permettant de rayonner dans le pays? English translation pending
by 10brise1420 · 2010-10-07 · 27 replies
Quel est le plus bel hôtel du Sénégal situé en bord de mer et ou il est possible de rayonner dans l'ensemble du pays en famille (ados de 16 ans et parents) ?
Convertir le dollar canadien en dinar tunisien? English translation pending
by CookieM · 2010-10-05 · 27 replies
Bonjour,

Je pars ce weekend pour une séjour en Tunisie. Je sais que je ne peux acheter les dinars qu'une fois sur place. Est-ce qu'il est facile de convertir des dollars canadiens dans toutes les banques ou bureaux de poste du pays (pas seulement à Tunis) ou est-ce que je serais mieux de convertir mon argent en Euro avant de partir pour me faciliter la vie?

Est-ce qu'il est facile d'utiliser les cartes bancaires canadiennes dans les guichets Tunisiens?

Merci à l'avance pour tous ceux qui prendront le temps de me répondre
Ouest USA: Erosion Fusion Passion English translation pending
by Laurence49b · 2010-09-22 · 139 replies
SEGO LILY Calochortus nuttallii

L’Ouest USA… voyage forum.. .carnets de voyage sont des mots à forte résonance dont la tonalité éveille tous mes sens.

Vos carnets ont été une grande source d’inspiration pour la construction de notre voyage… qui sera tout en randonnées et pour la réalisation de ce carnet-souvenir... qui sera tout en simplicité.

De ces lectures sont nés des désirs, des souhaits et même des certitudes suscitées par les vagues d’enthousiasme échappées de vos écrits ou de vos clichés révélateurs de sublimes paysages.

Ce carnet sera celui de nos souvenirs communs , un voyage à deux issu d’une relation amoureuse et d’un intérêt partagé et passionné pour ces contrées sauvages et lointaines.

Nous vous souhaitons bonne lecture, beaucoup de plaisir au moins autant que nous en avons eu pour l’��crire et l’imager.

Nous remercions de tout cœur Fred XIII, Isap29, Kashtin, Krikri, Mlefevre, Mokahlki, Oliv2019, PSI, Sedonax, Veileen, Vnoa, Wavemaster.

Merci aussi à tous les autres forumeurs qui ont eu la patience de répondre à nos questionnements ciblés dans le Post « Itinéraire de 29 jours : Colorado Utah Arizona Nouveau-Mexique Colorado »

Sincèrement et personnellement notre révérence va droit à Philippe ( Sedonax ) sous le signe « Sa passion et une patience d’Ange ».

Puis vers Pascale ( Kashtin ) pour son travail minutieux - correction de mon identification du bouquet garni de petites fleufleurs - et sa grande sympathie.

C’est parti mes amis et bon voyage…

Voici notre programme définitif avec sa carte itinéraire:





Le 1er Juin – Région Moab & Arches NP

ASTER Erigeron utahensis

De Denver à Moab… Arrivée par la 128 et là nous baignons dans l’ambiance Colorado, ses flots calmes nous bercent dans nos souvenirs respectifs et notre premier contact est un instant magique.



Nous filons ensuite à Corona Arch, empressés que nous sommes. Patrick, attiré par les arches en tout genre en retrouve de suite la trace; nous admirons ensemble cette structure naturelle, sa ligne épurée et sa couleur rouge/rosée si tendre à nos cœurs.





Puis les Arches du NP nous rappelle à elles.. nous traversons tout le parc, là aussi notre mémoire s’active; direction Marching Men... la piste de tôle ondulée donne une impression désagréable et me fait avancer avec prudence, le 4X4 chasse nous sommes déçus du peu de perf du Grand Cherokee mais ne vous y fiez pas, notre désarroi sera de courte durée !

Patrick, au retour comprendra… le problème se résorbe à minima en accélérant.

Nous sommes résolument seuls lors de cette journée et cela le sera pour la majorité de nos trails et pour notre plus grand plaisir.

La douceur du crépuscule nous envahit et nous rafraîchit après la chaleur excessive de ce jour. La marche devient agréable et sympa.

Mais les Marching Men se font attendre et je partage mon sentiment: les beaux sites de l’Ouest s’offrent à nous après un jeu de cache-cache , on les cherche, on les devine puis à un détour sans qu’on s’y attende, ils se donnent enfin d’une façon majestueuse et toujours avec splendeur.

Impressionnants ces drôles de bonhommes... tous devant et tous derrière...



La nuit est là et Tower Arch nous nargue... la prudence l’emporte sur l’envie de continuer... nous reprenons le chemin en sens inverse, il nous reste tellement à découvrir !

Le 2 Juin

BUCKWHEAT Eriogonum ovalifolium

Levés à l’aube 4h30 pour un RDV avec le sunrise de Mesa Arch. Tout simplement, raté.

Mesa Arch est certes toujours aussi belle et irrésistible mais aujourd’hui elle s’amuse de nous et de 2 autres photographes… pas de soleil... il se camoufle sous un coton épais de nuages.



La False Kiva mérite bien qu’on s’y attarde; nous nous imprégnons de l’ambiance dans cette ruine indienne et méditons dans l’alcôve et là inespérée la lumière du soleil jaillit sur les méandres de la Green River et les vues en sont immédiatement métamorphosées.



Comme la journée a commencé très tôt nous prenons le temps de trailer à Aztec Butte où la vue sur Taylor Canyon est un peu décevante après False Kiva.

Quelques granaries Anasazi le long du parcours… greniers de stockage de provisions

... alors nous poussons, l‘adrénaline et le Cherokee jusqu’à la Shafer Trail; je suis impatiente et légèrement crispée, c’est une première pour moi et si attendue; Patrick lui l’a dévalée l’an passé en VTT avec brio et péripétie.

Elle est extra cette piste – très cassante par endroits alors prudence- et notre 4X4 se révèle être enfin un compagnon de route fidèle et à la hauteur... High Clearance... de nos attentes !



Puis nous avançons vers Musselman Arch, elle m’impressionne énormissime ! Elle se présente comme une traverse de pierre d’environ 3 mètres de large avec le vide des 2 côtés. J’avais l’intention de la traverser mais le vertige m’a cloué sur place ! elle a su me résister ! Je l’aurai un jour !!! je l’aurai !!

L’environnement désertique mélange de falaises / mésas / piliers rocheux est fascinant et à perte de vue.





Retour à Moab.

Une petite sieste méritée et bienfaitrice au Kokopelli Lodge de Moab nous conduit tout droit et en forme au Moabrewery en soirée. Eh ! oui nous sommes des nostalgiques des ambiances et rencontres VF 09 Madseb, Floyd et notre Tigre .

Et attention, ce soir un RDV de toute importance nous attend, il s’agit de Sedonax avec qui nous passons une fin de soirée fort agréable – il nous en raconte des choses, toujours pertinent et intéressant ce Philippe !

Le 3 juin

LUPINE Lupinus pusillus

Horseshoe Canyon se situe à l’ouest de Canyonlands dont il fait partie intégrante malgré l’éloignement géographique – 2h30 de Moab au parking du trail

La piste s’avère longue et sans problème particulier.

La rando quant à elle est pénible: 5 heures de marche uniquement dans un wash et dans du sable sous une chaleur excessive.

La 1ère et 3ème galerie (dénommée Great Galery) de Petroglyphs sont magnifiques, exceptionnelles; la 2ème l’étant moins à mes yeux.







Au retour, le dernier ¼ de mile se présente en montée raide dans un sable profond; là je perds pied: mes jambes flageolent, le sol se dérobe , mes yeux se voilent sous le regard inquiet et médusé de Patrick… Où sont les sels ? Sapristi !

Finies les ambitions… prouesse à la baisse. Nous redéfinissons les règles surtout celui de notre Tempo, le rythme de marche sera en fonction de Bibi Lolo !! 1ère et dernière manifestation de faiblesse, l’honneur est sauf !

Direction la piste menant au trail de Five Hole Arch , nous prenons le nord de la Lower San Rafael et la 1ère piste sur sa droite et sommes pris de suite dans les tourments d’un chemin dont le sable très profond ne donne aucun signe de passage récent et pas de possibilité de marche arrière. Foncer est ma seule devise pour éviter l’enlisement.

Sans conteste notre Cherokee se défend bien (la conductrice aussi !) et dorénavant nous le couvrons d’éloges et ce jusqu’au dernier mile du trip.

Sauf que notre erreur est démasquée enfin la mienne... retour sur la bonne voie 2ème piste à droite (cette fois c’est la bonne et trop fastoche) après la jonction avec la Lower San Rafael mais la luminosité faiblit, le crépuscule guette, adieu le sunset sur Five Hole Arch.

Nous gardons ce trail pour demain car dans l’immédiat une nouvelle expérience nous attend : première nuit dans le 4X4 et dans le wilderness, j’ai adoré cette solitude à deux, le décor s’y prêtait bien.



Douce soirée et nuit chaude !!!

Hum ! hum ! Petits et petites coquines, pas toujours bien placées vos idées !

Le 4 juin

Sticks & Rocks

La journée commence très tôt - la lumière du jour nous réveille aux aurores - par la rando de Five Hole Arch une rando comme je les affectionne particulièrement, tous les ingrédients sont réunis: marche sur du slickrock, de l’orientation au GPS et un fabuleux spot de 5 belles arches donnant sur un panorama splendide de la Green River rive ouest.

Cette rando reste un très bon souvenir pour nous.

Trail de 2h15 en A/R



Crocodile Rock



Five Hole





Green River



Nous partons dans la région de San Rafael Swell avec son canyon de Little Wild Horse très prisé pour 3 raisons essentielles: il est facile d’accès, amusant et beau.

Of course, nous y croiserons beaucoup de touristes mais il vaut le détour.

Sans faire la boucle complète nous y resterons 2h en A/R.



Arrivés à Goblin Valley State Park la chaleur nous suffoque, l’air est irrespirable et notre balade à travers ces étranges créatures y sera écourtée.



Allez, allez on se ressaisit… et on se rattrape vite avec Crack Canyon pour lequel nous avons littéralement craqué tous les deux. Histoire de feeling !

Quelques difficultés à trouver la bonne piste me pousse à vous donner une indication:

Sur la Temple Mt Road laisser sur votre gauche la route pour Goblin Valley & Little Wild Horse Canyon continuer tout droit et compter environ 2 miles de cette jonction à celle de Crack Canyon prendre alors à gauche la piste menant au waypoint du parking indiqué sur ouestusa.

Le trail jusqu’à l’accès au site est sans intérêt juste un peu d’escalade et de repère avant de se jeter dans le Crack Canyon. 2 h en A/R (on marche le temps qu’on veut dans le canyon)

Un extraordinaire travail d’Erosion nous projette des années en arrière, certainement des millions d’années de labeur avant cet incroyable résultat. La roche est creusée de toute part, de nombreuses cavités - des p’tits trous, des p’tits trous encore des… et des passages tunnel façonnés et modelés par les pluies torrentielles et l’écoulement saisonnier de l’eau.

Sensationnel !





Le 5 Juin

CLARET CUP CACTUS Echinocereus Triglochidiatus & ASTER Erigeron Concinnus

Factory Butte nous était totalement inconnu avant sa découverte dans le carnet de Mokalkhi – merci pour le petit détour vers ce colosse nuancé de gris et d’ocre, posé sur son tapis fleuri jaune.



Si, si .. le tapis est bien jaune !



Puis à l’approche de Capitol Reef en venant de Hanksville mon émerveillement est à son comble, j’ai encore droit aux petites moqueries de Patrick m’imitant « Oh ! c’est beau »

Ces dômes rocheux aux teintes douces se déclinant du rose au violine surplombant le blanc cassé/beige me surprennent et me scotchent sur place le temps de m’imprégner et d’imprimer dans la case mémoire.



Pourtant le sentier de Cassidy Arch nous attend et son dénivelé annonce déjà le ton , nous approchons de l’arche en bufflant.

Grimpette de 2h30 en A/R, nous l’avons prolongée en poussant de 2 miles vers le Cohab Trail.

Le Waterpocket étant le lieu privilégié de refuge du hors- la- loi redouté et de sa bande de malfrats. Pas vu, pas pris…



Vers 16h un petit passage au Visitor Center de Capitol Reef où les rangers nous confirment ce que nous pensions déjà : tout est OK ! L‘état de la piste et la météo étant les 2 atouts majeurs pour l’accès à Cathedral Valley.

Nous sommes prêts pour notre petite expédition; la traversée de la Fremont River ne pose aucun souci vu son faible débit et sa profondeur.

Juste après le gué nous apercevons un 4X4 stoppé et un homme filmant notre traversée.

Ni une, ni deux nous faisons connaissance avec Serge et Elina, 2 américains ; nous bavardons slowly very slowly vu notre épouvantable anglais et échangeons nos E-mail pour l’envoi de la vidéo .

Serge, jusqu’à ce jour n’a pas tenu sa parole… Soit, nous sommes très patients, Serge !

Je vous laisse admirer ces fabuleux déserts où ne poussent seulement que quelques éparses mais somptueuses cathédrales dans un décor de rêve.

Lower South Desert Overlook



Vues du primitive campground : Cathedral Valley Overlook

Un vrai délice ! A la tombée de la nuit...

Une nuit au primitive campground largement inspirée par vos suggestions. Thanks à Fred, Kashtin et Krikri

Sunset, Sunrise…Satisfaction, Stupefaction...

Waouh! Du campground et à ma grande stupeur naïve nous devinons les contours de Factory Butte ! Encore, Elle !

Le 6 Juin

PRICKLY PEAR CACTUS Opuntia Phaeacantha

Réveil très tôt… sunrise oblige… puis nous entamons notre retour par la Caineville Wash Road, nous trailons 1 petite heure aux Monoliths puis un arrêt quasi obligatoire s’impose aux Temple of the Moon & of the Sun et son Glass Mountain pour lequel je suis interrogative.

Comment cet amas de mille morceaux de verre imbriqués les uns dans les autres (gypsum) a-t-il pu se former et qui plus est, parader à cet endroit stratégique ? Encore un Grand mystère de l’Ouest… Encore une vue de toute beauté sur Capitol Reef



Un petit bonjour au Visitor Center du parc et nous nous préparons maintenant pour la rando de Sulphur Creek qui est une one way.

Nous laisserons donc le véhicule sur le parking du Visitor Center mais il nous faut trouver un conducteur allant vers Torrey et voulant bien nous déposer en face de Chimney Rock, départ de notre trail.

Après 2 ou 3 tentatives avortées (beaucoup partent dans l’autre sens) je m’adresse à une jolie américaine qui accepte d’emblée la proposition. Ca tombe bien ils y sont allés la veille et nous livrent quelques conseils pour bien appréhender les waterfalls.

Nous descendons dans le lit de la rivière, la Sulphur Creek, elle vient grossir la Fremont River à Fruita.

Le trail consiste à suivre le cours d’eau et à contourner les obstacles, 3 cascades de 2 à 3 mètres de hauteur environ . Difficilement négociables même avec les recommandations de notre américaine, elles nous font hésiter et réfléchir…



Fort sympa, je vous confie la solution aux énigmes : les 2 premières cascades se descendent par la droite et la dernière à son départ par la droite et après un saut de biche au-dessus de la cascade vous serez alors à sa gauche longer la falaise et les efforts sont presque terminés pour rejoindre le Visitor Center.

Une des randonnées préférées de Patrick…

Le trail est fun presque toujours les pieds dans l’eau mais assez acrobatique, des senteurs florales s’échappent du Russian Olive et aiguisent mon odorat très fin et me rappelle l’odeur de notre mimosa.

RUSSIAN OLIVE Elaeagnus angustifolia

Le 7 Juin

GLOBE MALLOW Sphaeralcea Parvifolia & NARROW LEAF YUCCA Yucca angustissima & BRIDGES PENSTEMON Penstemon Rostriflorus

Nous quittons Capitol Reef avec le regret et la sensation de ne pas avoir approfondi notre connaissance du parc.

En sortant de la piste de Cathedral Valley...

Soit, nous piquons vers Escalante et le GSENM en suivant le WaterpocketFold et sa gigantesque déchirure sur plus de 100 miles. Les lacets des Switchbacks me transportent déjà, je suis subjuguée et le serai encore plus devant Stricke Valley Overlook même après une 3ème fois…

Ici, The Notom Road



Puis les Switchbacks



Toujours saisissante et énigmatique cette pliure tectonique aux mille couleurs , superposition de couches rocheuses colorisées et les Henry Mountains se dressent fièrement en arrière plan de peur d’être oubliés de notre champ de vision.







La Wolverine Loop nous offre ses forêts boisées où cohabitent pins pignons et genévriers ; nos regards sont captivés par les étendues de champs aux teintes orangées.

Les Globemallow se pavanent sans retenue et à notre plus grand plaisir. Pas mon Spartiate, vous dis-je ! Les Globemallow… Il vient de perdre son image de marque, son bouclier et sa sarisse! S'en remettra t-il un jour? Suite au prochain épisode...



Nouvelle explosion de teintes ..Inespérées.. Inattendues…au détour de la Wolverine Road

Le 8 Juin

LUPINE Lupinus Caudatus & NARROW LEAF YUCCA Yucca angustissima & BRICKELLBUSH Brickellia longifolia

Nous roulons le long de la Hole in the Rock et nous descendons dans le wash Dry Fork & Coyotte Gulch; nous enchaînons les 3 slots canyon en enfilade en commençant par Dry Fork le plus à gauche histoire de ne pas le désavantager, juste une petite incursion de ½ mile.

S’ensuit le Peek-a-boo en A/R et son entrée acrobatique et l’on distingue de suite ses 2 belles arches ocres et rougies par la lumière du jour perçant dans le slot canyon. Trop Top !

Se hisser, se pousser, s’entraider, s’agripper, se glisser… Très sportif et très beau le Peek-a-boo et bien sûr assez fréquenté.

Nous terminerons par Spooky dont les parois sont criblés de picots noirs, il est extrêmement étroit et sinistre, il y fait sombre et là anybody.

Se faufiler, se désarticuler, rentrer le ventre ou le poitrail et s’adapter aux formes de la paroi pendant quelques mètres juste pour satisfaire la curiosité du lieu... des entrailles du Spooky





Et la journée se poursuit, nous continuons sur la piste Hole in the Rock vers le sud, elle est interminable, cassante et accidentée à sa fin.

Pour atteindre le trailhead de Broken Bow Arch prendre à gauche la CO 276 (seule indication) par le Willow Gulch trailhead. Compter 3 h en A/R.



Une fois dans le canyon la randonnée est très sympa, nous zigzaguons parmi les saules et autre végétation au gré du ruisseau; puis nous atteignons la fulgurante et jolie courbe de l’arche Brocken Bow. J’étais loin de m’imaginer une telle beauté et massivité dans ce coin si reculé. Quelle magnifique surprise !

Sur le retour, un ru m’attire, je m’agenouille pour y tremper casquette et visage et là surprise, je suis interloquée : 1.. 2.. 3… écrevisses …barbotent à cet instant sur le cours d’une fontaine naturelle d’eau. J’hallucine ou quoi !

Etonnement, puis splatch à l’eau, la Lolo.. c’est bas l’eau… Fous rires à gogo..

Petits conseils pour une journée comme celle-ci : - le 4X4 sans être 4WD doit être obligatoirement high clearance sans aucun doute - Ne pas négliger et plaisanter avec les réserves d’eau (3 L /personne minimum), la chaleur est extrême

Et voilà, le projet de passer la nuit dans le 4X4 s’amenuise petit à petit : nous manquons misérablement et bêtement d’eau, si nous prenons en compte que le lendemain nous envisageons Neon Canyon & Golden Cathedral.

Bon, d’accord je vous donne des conseils en eau …. mais c’est de bonne augure !

Décision finale: Nous faisons une halte à Dance Hall Rock (là, où nous devions dormir), très bel amphithéatre de grès rouge, lieu de repos et de danse des pionniers, que nous arpentons nu-pieds en soirée en contournant les potholes (énormes trous clairsemés d’arbre isolé) puis nous passons la nuit à Escalante.

Très sage …comme solution finale !



L’accès à l’arrière du Hall



l'arrière du décor



Le 9 juin



La rivière Escalante et son Neon Canyon nous réserve ici une petite perle, la Cathédrale d’Or, elle brille de mille feux sous le soleil …tout en mouvance …mais avant nous devons y laisser quelques gouttes de sueur.

« Suivre le cap du Round Dome » OK, Philippe! Aucun souci !

sauf que nous suivons les traces du trail Fence Canyon sans bien sûr descendre dans le canyon.

L’expérience malheureuse de Krikri et Hervé nous revient en mémoire et nous en dissuade. Non, aux Deer Flies (les taons sont voraces et n’épargneront personne !)

Nous restons sur le Rim de Fence Canyon. Très joli ! Aucun regret même avec la rallonge en miles ! Nous devons absolument trouver le passage dans les dunes de sable. A droite, toute !

Ca y est nous y sommes ; nous nous créons un point de repère et jetons notre dévolu sur 1 pin rabougri mais bien repérable pour le retour.

Maintenant, nous nous frayons notre chemin dans la végétation d’arbustes à l’approche de la rivière presque en face du défilé Neon Canyon mais l‘Escalante est bien trop profonde, trop de débit et les berges ensablées sont infranchissables.

Nous cherchons encore puis bifurquons sur la gauche pendant environ 100 mètres et là nous pouvons la traverser sans aucun risque et se faufiler à travers une végétation identique jusqu’à l’entrée du Canyon.

Invités par le chant harmonieux des oiseaux nous avançons comme happés et nous sentons une arrivée en apothéose . Les falaises de grès rouge sont zébrées comme entachées de vernis noir contrastant avec le vert tendre des arbres à coton.

Merveilleuse et enchanteresse Golden Cathedral … Une grotte géante percée de 2 grands trous permettant aux rais du soleil et de la lumière de se refléter dans une étendue d’eau verte.

La magie du lieu se bonifie avec les effets divers et variés tels un stroboscope sur la voûte lors d’un jet de pierre dans l’eau.

Incroyablement pittoresque , un spectacle naturel en Or à savourer seuls presque religieusement.

Séquence Emotion avec:

Effets prodigieux de stroboscope et de kaléidoscope sur la voûte de Golden Cathedral









Petits conseils: - la piste est très cassante, 4x4 high clearance obligatoire - le trail est exigeant, exténuant à cause des T° élevées et de la marche dans le sable - 7 h en A/R . Le Camelback d’une contenance de 3 litres était juste pour moi ce qui a conforté notre sage décision de la veille. - notre trail le plus difficile du séjour.

Le 10 Juin

SPIDERWORT Tradescantia occidentalis & PRICKLY PEAR CACTUS Opuntia Phaeacantha

Un gigantesque cratère de volcan débordant de sable dont la couleur Sahara (de mon invention !) s’harmonise parfaitement aux teintes rose/blanc cassé des roches incurvées lui servant de mur-forteresse et le protégeant des agressions extérieures.

Les paysages sur la 2ème partie du trail sont magnifiques, les vues s’étendent à perte de vue sur la région des canyons formés par l’Escalante River.

Le soleil, aujourd’hui encore (13 ème jour sous ses rayons) nous inonde de sa lumière et de ses rais brûlants.

The Volcano est un site très atypique et nous confère une impression d’irréalisme ou de s’être trompé de planète.

La marche se fait en 5 h en A/R et demande une orientation au GPS pour une 1ère approche.

Conseil: 2 solutions s’offrent à nous en longeant et en se repérant à la falaise sur la droite - On l’effleure et on marche alors sur du slickrock la plupart du temps - On randonne plus sur la gauche et on grimpe et on dévale une multitude de sablons/dunes comme des montagnes russes.

Souvenez-vous, je préfère le pied ferme sous la chaussure aussi nous choisissons la 1ère option, elle me plait bien.

Prendre toujours le cap de cette vue ressemblant étrangement au Volcano mais méfiance…



Ce n’est pas toujours celui qu’on pense... gaffe, ce n’est pas lui …

Alors remonter la barrière de barbelés jusqu’en haut, l’escalader (aucune complication) et là virer de cap... à droite toute…

Environ 1 H plus tard nous distinguons la lèvre supérieure du volcano et arrivons devant le beau précipice. Des rafales de vent nous dissuadent de descendre dans les abysses du volcan par les petites marches creusées dans la roche. C’est tout de même assez vertigineux et impressionnant !



Nous sommes déjà comblés par le lieu et le spot. Merci, Marie.



Don't disturb... my Spartiate prend les mesures du Giant et voici ses conclusions: 25 m de profondeur et 30 de diamètre

Pas encore finie cette journée !

Arrivés au parking du trailhead de Upper Calf Creek Falls, nous entamons la descente sur un terrain pierreux dont le dénivelé négatif est important.

Pas le pied !!!! et c’est peu de le dire ! Mes orteils sont douloureux comme une sensation d’étau en bout de chaussure. Je dérape.. mon corps parle... et n’en peut plus pour ce jour-là.

D’un commun accord, nous stoppons l’aventure et vivement le surplus de repos à Escalante !… Bien joué la Lolo !!

Le 11 Juin

YELLOW EVENING PRIMROSE Oenothera flava & COLUMBINE Aquilegia micrantha & EVENING PRIMROSE Oenothera pallida

Revigorés, nous débutons la matinée avec la balade très reposante

de Willis Creek, prenant sa source dans le parc de Bryce Canyon

et affluent de la Paria River.

Le slot Canyon se caractérise par son cours d’eau aux eaux transparentes sinuant dans les gorges étroites de grés et de calcaire, agrémenté de beaux spots.

La T° a baissé, il se dégage une note de fraîcheur et une atmosphère calme et apaisante.







La rencontre fortuite avec des cavaliers nous surprend mais accentue la bonne note dédiée à ce trail.

2 h de marche… enfin, comme dans de nombreux canyons, libre à vous de marcher le temps désiré..

Tiens ! et si on allait saluer la Grovenor Arch située au nord de la Cottonwood Road, elle n'est vraiment pas loin d’ici.

L’arche ne parvient pas à se détacher du ciel bien tristounet, ses couleurs manquent de panache alors que le ciel devient très menaçant au sud de la piste vers Page.



Nous quittons la Cottonwood Road tout en sachant que nous la retrouverons mais côté sud lorsque nous serons à Page.

C’était mal vu…. car nous ne pourrons le jour prévu la faire par manque de temps !!! Adieu le Yellow Rock (m’en fiche, déjà arpenté en 08)

Patrick, lui non...

Aussi, il sera sûrement relisté car du coup nous ne connaissons ni l’un ni l’autre la partie colorée de la Cottonwood Road et sans aucun doute je referai le Yellow Rock avec beaucoup de plaisir… partagé !

Patrick s’émerveille , normal nous nous approchons en douceur de Bryce Canyon et nous y voilà ..

Moi, je suis dépitée après 3 années consécutives… plus de magie plus de sensation de la découverte...

Est-ce possible de devenir insensible à la beauté de ce Canyon ? Ce sentiment me gêne.

Un regain d’espoir devant Bryce Point & Sunrise Point, mes 2 points de vue préférés.



Un manque d’enthousiasme et la pluie qui maintenant tombe en averses intermittentes nous incitent à faire l’impasse sur le Peekaboo Loop.

Désolé, Bryce !!!!!!!



Pourtant tu te décarcasses, à en voir ta végétation s’enraciner pour préserver le site !!

Le 12 juin

PENSTEMON Penstemon eatonii & ASPEN Populus tremuloides & ENGELMANN SPRUCE Picea engelmannii

Des millions d'années d'érosion et de soulèvement ont sculpté cet immense amphithéatre de couleur pourpre mordorée

Le Cedar Breaks NM est très fascinant sous sa parure semi hivernale, ses parois de terre rouge sont drainées de coulées neigeuses blanches, quelques épicéas se dégagent de l’épaisseur nuageuse et cotonneuse; les flocons tombent maintenant puis se transforment en pluie fine.

Contraste saisissant des teintes… sur Sunset View







Nous sommes transis de froid, en 2 jours la température est descendue de 26° (de 29° à 2,8°). La contemplation du Sunset View sera intense et de courte durée et nous préférons traîner nos galoches au sec. Adieu, Spectra Point et son Ramparts Trail !

Nous traversons tour à tour la forêt nationale de Dixie plantée de sapins, d’épicéas et de trembles puis des régions de lacs - Panguitch Lake et Navajo Lake – nous apprécions beaucoup la diversité des paysages; la pluie a cessé, les nuages plus tenaces s’accrochent en fond de ciel.

L’entrée East de Zion National Park par l’UT 9 (Mt Carmel) est jalonnée de formations rocheuses arrondies, striées dont les vues sont spectaculaires. La route étroite et sinueuse alterne entre de nombreux lacets et tunnels. Décidément , Zion NP m’a séduit en 08 et là il me le rend encore; nous sommes sidérés par tant de splendeur jusqu’à en oublier de photographier !

Heu… autre excuse, il est difficile de se garer… c’est balot !

Le temps variable oscille entre pluie et rais timides du soleil explosant alors les rouges du grès Navajo et les verts arbustifs.

La Virgin River, petite rivière tranquille en vallée, prend sa source à 2600m d’altitude et se jette dans le Colorado 1500m plus bas avec difficulté et force de caractère au regard du Zion Canyon très profond et creusé depuis des siècles et des siècles.

La mauvaise météo nous barrera la route, aucun shuttle ne circule ce jour jusqu’au Temple de Sinawava d’où nous devions rejoindre le trail The Virgin Narrows.

Nous nous consolons au Visitor Center en obtenant nos permis pour The Subway, gagnés 3 mois plus tôt à la loterie sur le Net.

Les prévisions météorologiques sont favorables pour le lendemain: nous jubilons

Le 13 Juin

HORSETAILS Equisetum hyemale & COLUMBINE Aquilegia micrantha & SHOOTING STAR Dodecatheon pulchellum

En route par la Kolob Terrace Road et plus précisément pour le trail par la partie basse des abords de la rivière Left Fork North Creek que nous remonterons...

La partie haute est réservée au canyoning , elle est nettement plus technique et hors de nos compétences physiques.

Les 2 options au final débouchent au fond d’un canyon dans « The Subway »

J’ai adoré cette rando et ne peux m’empêcher d’en vanter les mérites rarement signalés ou décrits et laissée pour compte au détriment du point d’orgue final

et pourtant... Ma préférence à moi !

De-ci, de-là nous ondulons au rythme de la rivière, nous esquivons les rochers puis traversons le cours d’eau pour atteindre l’autre rive

Nous alternons escalades, glissades, évitements d’obstacles...

les berges quant à elles s‘enorgueillissent d’une végétation très riche et florissante – des sous-bois de fougères, diverses variétés d’érables – puis de part et d’autre nous serpentons entre un tapis de verdure ou de fleurs ou de roseaux érectiles.

HORSETAILS Equisetum arvense & Equisetum Hyemale

RED MAPLE Acer glabrum &Wood Fern & Grassfern

SHOOTING STAR Dodecatheon pulchellum

CARDINAL MONKEY FLOWERS Mimulus cardinalis Thanks à Pascale, alors!

La température de l’air est clémente 20°, un temps idéal pour la marche.

Des senteurs parfumées nous chatouillent le bout du nez, mélange tout en douceur d’odeurs agréables de pin, pain d’épice et anis.

Nous suivons presque à la lettre les traces laissées par les piétinements des randonneurs évitant ainsi l’accumulation de fatigue; la rando s’avère longue et difficile…

Elle a beau me plaire, faudrait pas en rajouter tout de même !

Surviennent alors, à petits pas de velours, les 1ères cascades..

Plus haut, elles s’élargissent, prennent de l’aisance et enfin toute la largeur du Left Fork North Creek.

C’est beau, très joli



Les eaux transparentes se déversent sur les terrasses de grès rouge, les arbres et épicéas arborent leur nuance de vert allant de l’acidulé au malachite et au vert sombre et profond du sapin.

la rigole naturelle annonciatrice de l’arrivée au fabulous SUBWAY

La végétation est luxuriante et rafraîchissante, ici .

En amont, elle y est absente, l’environnement devient froid… un souffle glacial nous surprend juste à l’entrée du tube… du tunnel… de la bouche de métro…

… du SUBWAY, quoi !..



Des teintes métalliques et plombées colorent la roche en contraste avec les eaux bleutées et cristallines des piscines naturelles …

En rêve !!! Oh ! la menteuse..

Les orages et les pluies de la veille en ont modifiés à coup sûr l’aspect et la tendance artistique.

L’eau est brouillée, beigeasse, hésitante.



Nos pieds sont glacés et se crispent, tant pis pour eux…. nous profitons de cet endroit sublime enveloppé d’un halo de mystère.



Trail de 6 heures en A/R.

Surtout ne vous engouffrer pas « sauvagement » dans The Subway sans profiter pleinement des avantages de la Nature de ce trail…. !

Nous prolongeons la journée et suivons plein nord la Kolob Terrace Road (conseil de Philippe) sur environ 10 miles d’où nous contemplons les belles vues jusqu’au Lava Point Overlook et au-delà…

Le 14 juin

Lizzard & Cactus

Après une halte ravitaillement à Spingdale en prévision de notre nuit au Atlatl Rock campground, nous filons vers les Kolob Canyons Viewpoint puis vers Red Cliffs d’où nous sommes refoulés pour cause de travaux et impossible même en forçant le passage pourtant nous étions pratiquement arrivés au but…Grrr..

On brûle …on brûle… à l’approche du Valley of Fire , State Park attenant à la rive ouest du Lake Mead où se jette justement la Virgin River et tant d’autres cours d’eau et rivières

et la rencontre avec le Colorado a lieu ici, quand même !

Nous patientons à Overton: trop, trop chaud à l’extérieur…. et trop, trop froid à l’intérieur (genre Mac Do). Encore un des paradoxes de nos amis américains !

Vers 17h, nous osons nous jeter dans la braise de Valley of Fire à la découverte de Elephant Rock juste en bordure de route, superbe mimétisme à l’animal.



Fusion de la Roche ….

EVENING PRIMROSE Oenothera caespitosa

Une fois de plus nous nous stimulons pour nous extraire du 4x4 climatisé et trailer à la recherche de Fire Canyon que nous pensions être

ceci

alors que nous voyons

celà

.... après 1 h en A/R de marche à en suffoquer. Petite déception…

Rainbow Vista nous gratifie de ses splendides vallons et rochers aux multiples formes et teintes surtout au sunset mais auparavant nous nous baladons dans Whites Domes ... trail de 1h en Loop avec une diversité de paysages incroyables: falaise blanche, canyon, petites arches, rochers aux formes étranges taraudées par les temps, et vues très colorées. Flamboyant en soirée.





Retour vers Around Rainbow Vista et là nous capitulons – seating d’1h – admiratifs et en contemplation devant le spectacle du sunset. Les roches s’embrasent, s’enflamment tout près de nous tandis qu’au loin des images quasi-hallucinatoires, fictives miroitent dans notre fonds d’œil ou bien est-ce juste notre imagination /imaginaire en recrudescence … Trop beau !

Tout près….



Et au loin …



Valley of Fire est à son paroxysme à la tombée de la nuit ; elle dévoile son secret de façon ostentatoire à ce moment-là.

Oui , nous dégustons avec délice ce gâteau géant aux mille couleurs dégoulinant de nuances somptueuses - des jaune, rose, mauve, violine, vert/gris, chocolat, terre de sienne – Variations



Cette dégustation fine et savoureuse annonce une douce nuit étoilée au campground Atlatl Rock où la douche coulera à flot pour notre bien-être corporel.

Ah ! j’oubliais de vous préciser en guise de dégustation non imagée celle-ci, il s’agira seulement de sandwichs bien américains et de quelques fruits à se mettre sous la dent ! ! Notre paradoxe, à nous, celui-ci !

Le 15 juin

CATCLAW ACACIA Acacia greggii entouré de CACTUS Opuntia polyacantha

La matinée commence par le déchiffrage du panel d’art indien sur l’Atlatl Rock et nous suivons le Scenic Loop à la recherche de Arch Rock, Piano Rock et plus loin Panorama Rock.



Une triste nouvelle est tombée susurrée par Philippe lors de notre rencontre à Moab: l’ Ephemeral Arch n’existe plus.

Si fragile, si éphémère qu’elle n’est plus et ne sera plus jamais... elle a chuté une certaine nuit de fin mai 2010.

Soit, ma curiosité insatiable me titille, je formule:

- Et si nous allions en voir les vestiges ?

Regard interrogatif de Patrick ..

Serait-elle devenue folle ?

WHY ?

Avant le 31 mai

WHY NOT ?

Après le 31 mai

Let’s go…

Rando d’ 1 h 15 avec la hantise de revenir bredouille et c’était sans compter le côté organisationnel américain... Un panneau indiquant l’info était bien évidemment planté au sol, il nous restait juste à lever le bout de nez pour faire l’état du lieu et la constatation suivante: ce trail risque fort d’être déserté sans Ephemeral Arch.

Nous quittons le désert de Valley of Fire pour Colorado City et le trail de Watercanyon.

Très appréciable cette randonnée d’1 h en A/R , un peu de fraîcheur et de végétation avant d’apercevoir



ce joli petit canyon que j’aime surnommer « le petit Subway » et ses cascades.



Puis sur le chemin du retour, nous assistons à la baignade façon mormon.



Très surprenant ! Comme une apparition au pays des Elfes..

Nous reprenons la route vers la région du Vermilion Cliffs où l'on s'attardera à Old Paria par la piste signalée par l'indication "Paria Townsite".

Tout le plaisir est pour nous... c’est un régal de plus, les couleurs -violine et crayeux- sur la roche nous ravissent, des rubans aux tons dégradés sont posés les uns sur les autres sur une enfilade de montagnes... avec copie conforme en face et sur des dizaines de miles.



Allons vite chez Susan et Steeve chez qui nous passerons 3 nuits au B&B Outpost of Paria

Point de Susan mais un gentil mot collé à la porte avec les recommandations d’usage

... Rencontre fortuite avec deshawn de VF . Discutaillons... il est seul et a besoin de compagnie...

Tiens, me voici arrivée à la moitié du voyage (J 15)... je passe donc la main à Patrick pour la bonne parité/équité dans le couple !!!!! D’ac les filles ! Bali-Balot !

Et bien sûr à très bientôt....
Situation au Mali en septembre 2010? English translation pending
by Akaiyume · 2010-09-19 · 32 replies
Bonjour tout le monde!

je m'apprête à partir au Mali dans moins de deux semaines. Je dois me rendre à Hombori, entre Mopti et Gao, j'ai un projet là-bas. mais voilà, avec les infos, et l'état d'alerte déclaré par le président, c'est un peu la panique... je ne sais pas très bien qui croire, entre les médias parano, et la panique générale... est-ce que quelqu'un est sur place et pourrait me donner quelques infos sur comment ça se passe là-bas? Est-ce que la situation à Hombori est encore assez stable? Ou si quelqu'un connaît un site, ou des personnes que je pourrais contacter pour en savoir plus:-) Voilà, merci beaucoup!!!
Snorkeling à Koh Tao: pratiquement tous les coraux sont morts! English translation pending
by Huglaurence · 2010-09-15 · 50 replies
C'est pour vous annoncer cette triste nouvelle que je reprends du service sur le forum. J'ai des éléments de comparaison car en fevrier je suis allée à Surin et à Similan où les fonds sous marins sont des vrais jardins colorés. J'étais en aôut à Koh Tao et quand j'ai mis la tête sous l'eau , je n'en croyais pas mes yeux! La grisaille sous la mer , pratiquement tous les coraux sont morts , j'ai fait le tour de l'île , le choc! De nombreux coraux ont blanchi et le reste est gris et brun .Ou sont les magnifique couleurs que j'ai vues dans la mer d'Andaman? Il reste encore quelques belles anémones de mer et quelques poissons semblent s'accommoder des restes. Je me faisais un plaisir d'aller dans cette "capitale mondiale de la plongée"quelle déception et quel peine pour la mer. Les cause évoquée sont le réchauffement de la mer et la pollution.Un constat est accablant:le tourisme s'est dévelloppé dans des proportions démesurées et trop rapides , l'île n'a pas de station d'épuration et tout se retrouve dans la mer... Un taxi me disait qu'il y a quelques années ,20 voitures attendaient les tourisites au débarcadère , elles sont maintenant 200, cela donne une idée. Koh Tao est victime de son succès.Si vous aimez le snorkelling un conseil fuyez Koh Tao, en plus vous lui rendrez service!
Location d'auto à Varadero et taxi pour aller à l'extérieur de Varadero? English translation pending
by Ge2010 · 2010-09-05 · 8 replies
Bonjour, Mon ami et moi allons à varadero fin octobre, nous voulons louer une voiture. Alors voilà mes questions : Il y a un bureau de location à mon hôtel est-ce plus sécuritaire ? plus dispendieux ? Conduire de vardero à cardenas la route est facile ? quelqu'un l'a déjà fait ? C'est combien de temps ?

On nous avait aussi renseigner en ce qui concerne les taxi. Ils nous ont dit que le taxi à Varadero nous embarque mais lorsque nous sommes sorti de la zone touristique pour revenir à notre hôtel les chauffeur de taxi ne nous embarquaient plus...puis qu'il avait possibilité de donner un très bon pourboire au chauffeur pour qu'il revienne nous chercher...

Quelqu'un a eu ce genre d'expérience ? Nous aimerions être éclairer svp !!! merci beaucoup de nous partager vos infos et vos expériences !! 🙂
Urgent: s'installer à Londres en octobre! English translation pending
by Ninie94 · 2010-09-03 · 87 replies
Bonjour tout le monde !

J'ai déjà mis une annonce concernant ma future venue à Londres ; je compte y être pr la mi-octobre, j'ai repéré qq infos qui m'ont déjà pas mal aiguillé. Voila, je souhaiterai trouver une coloc ds londres pr commencer, avc une équipe sympa, ensuite, trouver un job assez rapidement. J'ai besoin d'infos, pr savoir comment puis-je m'y prendre, pr la coloc, pr le travail, pr ouvrir un compte, pr m'inscrire si possible dans une école afin d'apprendre mieux l'anglais, si possible gratuite, pour avoir mon numéro de sécu, faire un cv....bref, pr m'installer ! Si vous avez tout ces renseignements, cela m'aiderai grandement, surtout que mon départ est proche, je fini actuellement mon préavis, donc jaurai vraiment besoin d'infos ! N'hésitez pas a me donner des tuyaux, des adresses, tout me sera utiles. Pour le logement, je voudrais savoir comment ca se passe pr le "deposit", dois-je donner une caution, si oui, de kel manière, comment je l'a récupère....je vous remercie de répondre à mes questions. J'ai besoin de vous !!!!

A très bientot ! ninie
Voyage à vélo en Amérique Latine: où se procurer le titre de continuation? English translation pending
by Frannycyclo · 2010-08-29 · 16 replies
Bonjour, je compte traverser l’Amérique latine en vélo, dans tous les pays aucun visa n’est exigé pour les ressortissants français pour des séjours entre 1 et 3 mois selon les pays, en revanche est exigé un Titre de continuation, où se les procurer ? Y-a-t-il des conditions spéciales ? Et ce titre a-t-il un coût ? Par ailleurs en Bolivie est demandé un titre de transport ou un visa pour le pays de continuation, comment faire quand on voyage en vélo et que le pays de continuation ne réclame pas de visa ?

Merci de vos réponses.
En direct de l'enfer Ouest américain English translation pending
by Bubonik · 2010-08-22 · 196 replies
Bonjour,

Je vous écris en direct du camping Thousand Lakes de Torrey où ma foi je suis bien, avec une belle vue sur les premières roches de Capitol Reef, seulement voila, hormis les parcs il n'y a rien à faire !! Je vous explique mon périple brièvement : Mardi j'ai visité Los Angeles, Hollywood Bd, Beverly hills, Santa Monica , Griffith observatory, rien de transcendant mais journée bien remplie, pas de soucis. Mercredi LA - Las Vegas, arret à Calico pour les enfants (9, 10 et 11 ans), chaud mais sympa, avec un bon 40° à LV.. Jeudi (et c'est là que ca se gate), je récupère le camping car chez Cruise America, courses au Walmart et file à Valley of Fire (je passe l'épisode du CC qui avance pas, et pleins de petits défaut qui énervent, normal il a 180 000 km le bestiau), j'arrive à VOF à 16h-16H30, trouve l'Atlatl rock Camp facilement mais voila, à 16H30 il fait 42° et pas moyen de se promener avec cette chaleur, je reste donc dans le RV à ne rien faire, la clim à fond faisant un bruit du tonnerre et rafraichissant autant que si j'étais assis sur les genoux d'une nonne. A 18h je me décide à aller faire la White domes trail de 1.2 miles (très sympa) mais un bon 37° au compteur à 20H. Je passe sur la nuit horrible avec le bruit de la clim et la chaleur + les guepes qui nous tournent autour quand on met un nez dehors... Jeudi, tout le monde se lève tôt et on prend la route de Zion où ne nous arreterons peu , c'était , on s'arrête au KOA de Glendale où il y a une piscine et...c'est tout ! Bilan de la journée, on a roulé, roulé et roulé mais rien vu. Vendredi, on décolle de Glendale sans regrêt et direction Bryce Canyon, là c'est magnifique, on fait la boucle Queen Gardens Trail / Navajo loop, tout le monde a aimé même si on a souffert et là c'est le drame... au départ on devait dormir à Escalante ou à Boulder mais au vu de la paumitude (sisi ça existe) de ces 2 bleds, je n'ai franchement pas envie de m'y arrêter et je pousse à Torrey, où je vous écrit qui ressemble à peu près à une ville. Bilan de la journée 320 bornes dans le désert et dans un CC qui se traine lamentablement (sauf au niveau de la conso qui tourne à 27/28 litres au 100 KM) et un moral pas dans les chaussettes mais pas loin.

Il y a sans doute quelque chose que j'ai pas compris dans le déroulement d'un séjour dans l'ouest mais j'étais loin d'imaginer que les viles que j'allais traverser allait être aussi pitoyables (en taille, en habitants). J'en suis à un point où j'ai carrément envie d'aller rendre cette merde et louer une voiture, modifier mon programme, inclure San Francisco et zapper ce qui me reste à faire de parcs (Arches, Canyonlands, MV, GC). Vous parliez d'attraper le virus du grand Ouest mais la je sens que c'est la déprime qui guette, et j'aurai jamais ô grand jamais envie de revenir ici (peut être ne suis pas assez vieux pour être en camping car) .

Cordialement, David.
Voyage à petits prix sur Madagascar en septembre-octobre 2010: Tsiribihina - Grand Tsingy - Morondava English translation pending
by Omathilde · 2010-08-18 · 8 replies
Bonjour, Manahoana,

nous partons à 4 adultes à Madagascar mi-septembre 2010. Nous souhaitons, en 3 semaines, faire l'itinéraire suivant: Tana - Antsiraba - Miandrivazo - descente de la Tsiribihina - Parc National du Bemahara (sur 2 ou 3 jours) - Morondava - Retour Tana Nous partirons ensuite une semaine sur Mayotte rejoindre des amis.

Je suis allée plusieurs fois à Madagascar déjà, et nous souhaitons prendre notre temps, et voyager le plus possible en taxi-brousse et dans des hotels/auberges petits prix.

J'ai plusieurs questions quant à la préparation de ce voyage: notamment sur la descente de la Tsiribihina et les Tsingys. Recommanderiez-vous de prendre une excursion qui inclue la descente de la Tsiribihina et les Tsingys depuis Tana ou depuis Antsirabe, ou bien diviser le voyage en plusieurs étapes? Nous aimerions en fait essayer de la faire "par nous-mêmes", donc avec par exemple l'itinéraire suivant: - Tana-Miandrivazo en 1 ou 2 jours en taxi-brousse (en s'arretant peut-être à Antsirabe pour 1 nuit) - à Miandrivazo trouver une pirogue pour les 3 jours, avec bivouac, etc. - à l'arrivée de la pirogue, rejoindre Belo sur Tsiribihina (là on m'a dit qu'il y avait des charrettes à Zébu qui faisaient le trajet, est-ce vrai?) - trajet Belo - Bekopaka: ce trajet reste une interrogation, car on nous a dit que les taxi-brousse étaient vraiment trop aléatoires et qu'on pouvait perdre beaucoup de temps et d'énergie à les attendre, car ce n'est pas une route très empruntée, et ce n'est que de la piste. Est-ce donc possible de trouver un 4x4 à Belo sur Tsiribihina, ou bien doit-on déjà réserver un 4x4 de Miandrivazo, ou bien le faire venir de Morondava (et il pourrait ensuite nous emmener après notre périple dans le parc du Bemahara)? - 3 jours dans les Tsingys: là les guides de l'ANGAP sont normalement là pour s'occuper de nous, mais organisent-ils des treks de 3 jours avec matériel et nourriture, ou bien faut-il réserver un autre "guide" ou une agence qui s'occuperait de l'aspect logistique dans le parc, et le guide de l'ANGAP ne s'occuperait que de l'aspect trek/découverte de la nature? - trajet Tsingy-Morondava: il parait qu'on peut passer directement à l'allée des baobabs, mais que si on a un véhicule privé type 4x4. là encore, y a-t-il possibilité d'avoir un 4x4, ou bien existe-t-il une liaison de taxi-brousses réguliers? - Morondava: nous aurions environ 4 a 5 jours sur place. Avons-nous le temps d'aller à Belo sur Mer, ou bien est-ce trop court pour profiter et de Morondava et de Belo sur Mer? - retour Morondava-Tana: en deux gros jours en taxi-brousse, vorie même d'une seule traite si possible et pas trop erintant! La dernière fois que nous sommes allés à Mada, c'était il y a 3 ans, et en Novembre-Décembre, donc les prix seront peut-être changés (entre la haute saison et les années qui passent), d'autant plus que les Tsingys sont très touristiques.

Est-ce que vous auriez une idée en Ariary ou en euros (mais je préfèrerais en Ariary) du prix pour la descente de la Tsiribihina et pour les 3 jours aux tsingys?

Tout bon plan de routards avisés, recommandation de guide sympa, d'hotels ou de restaurants bien, ou toute autre information sur notre trajet sont bien sûr les bienvenus!

Merci beaucoup pour vos réponses!
Vol B777-300 ER (Air France) à destination de Pointe-à-Pitre English translation pending
by Clementine38 · 2010-08-16 · 70 replies
Bonjour à tous !

Je pars jeudi 2 septembre à pointe à pitre pour 10 jours. J'ai pris comme compagnie aérienne air france car je connais et je n'ai jamais été déçue par eux même s'ils sont un peu plus chers... Mon vol se fera à bord du B777-300ER. Quelqu'un qui l'aurait pris récemment pourrait me parler un peu de cet avion, à savoir s'il y a un écran individuel (je suis sur que oui), s'il y a un choix important de films, si les sièges sont confortables, la nourriture est elle bonne (cela fait longtemps que je n'ai pas pris l'avion), et tout autre chose ... Il y a d'autres discussions sur cet avion mais elles ne sont pas très récentes et de plus, les propos changent d'un forum à l'autre, ou d'un site à l'autre...

Pour rentrer un peu plus dans le détails, je suis à la place 55B. A vrai dire je n'ai pas trop eu le choix, c'était la seule place qui restait. Sauf qu'en surfant sur les forums, je me suis aperçue que cette place est loin d'être la meilleure car : elle est au fond donc c'est plus bruyant, mais ce qui me gène le plus c'est qu'elle est juste derrière une rangée de trois sièges (la rangée 55 est 2-4-2) ce qui signifie que l'écran individuel sera un peu décalé. Vous m'accorderez que 8h de vol à devoir regarder un écran de travers, c'est pas commode... Quelqu'un a déjà été à cette place ? Qu'en pensez-vous ?

J'aime énormément prendre l'avion, mais plus les conditions sont bonnes, mieux c'est n'est-ce pas ? 😉 Je vous remercie tous d'avoir lu le post, et d'y répondre si vous le souhaitez !
Déçu par Air France depuis la Réunion English translation pending
by Yadin · 2010-08-13 · 174 replies
J'ai été une fois de plus déçu par Air France. On m'avait prévenu que les vols vers la Réunion n'étaient pas TOP, ben c'est pas faux.

Déjà, pour commencer : retard d'une heure...seul AF est parti en retard...Corsair et Air Austral étaient à l'heure. L'appareil le fameux 773 en 3-4-3 est une vraie bétaillère. Le confort est horrible, mes genoux touchaient presque devant, j'ai jamais vu si peu de place sur un LC La largeur du siège est vraiment limite, les accoudoirs sont trop fins. J'ai tenté de me balader dans les allées pour dégourdir mes jambes, mais pas possible de faire un pas sans cogner sur un coude tellement l'allée est étroite. On a vraiment l'impression d'étouffer dans cet avion. En plus un groupe de jeunes a mis le bazar pendant au moins une heure alors que tout le monde essayait de dormir et l'hôtesse juste à côté ne bougeait pas. Un passager a dû aller lui demander d'intervenir pour qu'elle réagisse enfin !!! Elle se remaquillait tranquille... Le service était froid, hautain, et surtout très très expéditif !! Du jamais vu là aussi. Du moins de la part des hôtesses qui étaient de notre côté. Bref, vraiment pas terrible ce vol.

Les seuls + : le repas qui était très bon (mais pas de choix entre plusieurs plats comme les autres LC) L'IFE vraiment très bien, quoique le fil de l'écouteur était mal placé. Chaque fois que le passager du hublot voulais se lever, il fallait tout débrancher.

A contrario j'ai été agréablement surpris par la nouvelle cabine de la navette Paris-Marseille (mon vol d'après) : plus de place qu'avant pour mes jambes, plus d'ailleurs que le 773, alors que le vol est plus court. Là les hôtesses étaient adorables.

Petite question : Tous les 773 sont-ils aussi inconfortables ? J'ai vu que d'autres compagnies étaient aussi en 3.4.3 notamment Emirates et All Nippon Airways, que j'envisage de prendre pour aller au Japon ? Est-ce que c'est aussi spartiate ? J'ai vu sur site Guru que le pitch est à 31 pour ANA (32 pour AF) c'est possible ça ?
Rencontre VF à Paris le 28 août 2010 English translation pending
by Amyonite · 2010-08-12 · 182 replies
Salut a tous, Je propose un rencontre de voyageurs a Paris le 28 aout 2010 Je me disais qu'un pic nic au jardin du luxembourg pourrait etre une bonne idee s il fait beau! Des motives ? See you soon :)
Classes Affaires et Première (suite) English translation pending
by Esteban100 · 2010-08-09 · 476 replies
Hello, Je m'autorise à copier notre ami Posseidon ci après pour ce nouveau post concernant les classes Affaires et Premiere 😎 Cordialement Esteban

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Bonjour à tous,

La précédente discussion sur les Classes Haute-Contribution ayant atteint près de 500 messages, je vous propose d'en recréer une pour nous permettre de continuer à échanger sur les classes avant des différentes compagnies aériennes.

Les Trips Reports, qu'ils soient élogieux ou critiques, sont les bienvenus dans cette rubrique, en particulier quand ils sont accompagnés de photos illustratives.

Merci à tous pour vos contributions. 🙂
Visite des Tsingy de Bemaraha... (Madagascar) English translation pending
by HitchHiker · 2010-08-02 · 31 replies
Bonjour à tous,

Je pars avec mon amie à Madagascar pendant 16 jours à compter du 28 Août. Conscients du peu de temps dont nous disposons et après lecture de différents guides de voyages, voici les sites que nous aimerions beaucoup faire : le Parc National d'Andasibe-Mantadia à l'Est de Madagascar, les petits et grands Tsingys de Bamaraha, plongée à Belo (baptême), l'allée des Baobabs à Morondava puis retour à Tana par la route, en arrivant par le sud. Ouf !!

Ce parcours est il bien pour un peu plus de 2 semaines (beauté des paysages, faune et flore, etc...) ?

Nous pensons que l'aller retour de Tana au parc d'Andasibe-Mantadia ainsi que sa visite peut aisément se faire en 5 ou 6 jours, ce qui nous laisserait en gros une dizaine de jours pour faire tout le reste. Voici donc la question qui nous tracasse depuis un bon moment : comment rejoindre rapidement et pour pas trop cher les tsingy ? D'après nos lectures, plusieurs solutions s'offrent à nous :

- Route par le nord en passant par Tsiroanomandidy, maintirano et antslalova. Existe t il des taxi brousse ? Est-ce long ? Est-ce cher ? J'ai lu que les côtes en arrivant sur Maintirano étaient superbes, ça serait donc ma solution favorite... Peut-on louer une voiture nous même on doit on forcément passer par une agence avec chauffeur ? - Route en passant par Tsiroanomandidy puis avion vers Ankavandra pour prendre une pirogue sur le Manambolo jusquà Bekopaka à l'entrée Sud du parc ? Mais... il n'y a pas l'air d'avoir beaucoup d'avions... y a t il un autre moyen de rejoindre Ankavandra et est-ce cher ? Trouver une pirogue sûre à Ankavandra est t il difficile ? - Route en passant par le sud à Morondava puis montée en 4x4 jusqu'à Bekopaka, ce qui oblige un aller-retour, beaucoup moins bien... - Avion jusqu'à Morondava puis pareil ( 190 euros pour un aller simple...)

Bref, j'imagine qu'il y a d'autres solutions (ou pas), mais les guides, aussi complet soient t ils, ne remplacent pas les expériences personnelles ! Aussi, si quelqu'un à déjà testé l'un des trajets, nous avons vraiment besoin d'aide !! Pour ajouter un peu de piment, nous sommes encore étudiants (le dernier mois !) et notre budget est donc en conséquence... restreint ! Disons que nous pourrions mettre environ 400 euros au maximum pour cette partie du voyage...

En espérant que ce n'est pas mission impossible, nous vous remercions grandement !

A bientôt,

Paul
Philippines: hôtel Surf Crystal Beach Resort ou Bagasbas (Daet)? English translation pending
by Denisc · 2010-07-29 · 20 replies
Bonjour, Nous partons aux philippines dans 10 jours, notre niveau est prêt de zéro c'est pourquoi je me suis orienté sur des beachBreak. J'ai trouvé ces deux là.

Quelqu'un peut il me donner son avis sur le Crystal Beach Resort de San narsico ? Est il possible de loger dans d'autres structures moins onéreuses et d'y louer quand même du matériel de surf ?

Daet : Je n'ai pas réussi à trouver la trace de location de planche quelqu'un connait il ? Sur deux commentaires (Wannasurf je crois) j'ai pu lire Sharky ... quelqu'un peut il m'éclairer sur ça ? saison ? type de bestiaux ...?

Merci à tous
Inde: trois cadavres croisés en dix jours! English translation pending
by Bombacool · 2010-07-27 · 36 replies
Voila presque 10 jours que je suis arrive en Inde, dans la region du tamil nadu. Ayant deja voyage dans dautres pays auparavant, linde reste cependant un pays unique.

Deja 10 jours et jai croiser 3 cadavres gisants sur le sol. Cetait horrible a voir. Ils etaient tous raidis, toujours dans la meme position (allonge sur le dos, la tete bien droite, regardants vers les cieux).

Jen ai meme vu un qui na pas ete recouvert par un drap. Depuis que jai vu ca, il y a toujours ces images qui me reviennent constamment en tete. La pauvrete, ok je peux my faire, mais des cadavres etendus sur les trotoirs pendant que tout ces gens saferent a leur train train quotidien sans se soucier du fait quil y a quelqu un de mort ou en train d agoniser juste a cote d eux, ca me degoutte.

Jaimerais trouver quelqu un qui a vecu la meme experience en Inde.

Merci
La gastronomie: un frein aux voyages? English translation pending
by Atila · 2010-07-01 · 595 replies
Vous est-il arrivé de renoncer à un ou des voyages à cause de la nourriture servie à destination ?

Personnellement, certains pays ne m'attirent pas ou plus à cause de leurs habitudes alimentaires.(Egypte, Jordanie, Angleterre, Mongolie, Chine par exemple) Je pense cependant m'y rendre ou y retourner un jour.

La seule fois où j'ai écourté un voyage à cause de la nourriture, c'était en Roumanie sous la dictature communiste... Il n'y avait pas grand chose de bon mais surtout il n'y avait pas grand chose dans l'assiette🤪
Retour de la croisière "Riviera Bella" sur le Costa Marina du 8 au 15 juin 2010 (suite) English translation pending
by Domireig · 2010-06-22 · 28 replies
Mercredi 9 juin (livourne) arrivée prévue à 8h30 tous a bord à 18h30, le marina appareillera à 19h nous ne pourrons pas voir le départ nous serons a table , journée ensoleillé 25° petit déj au buffet à 7h30, nous déjeunerons toujours sous la coupole bien plus calme et sans odeurs de nourriture🙁, passage dans notre cabine pour récupérer nos appareils et sacet nos tickets pour l'excursion costa (pise, autour de la place des miracles)nous avions choisi par internet (les 3 tours bonus pour 109euros, il y aura donc pise, olbia, tunis)9h15 rdv au théatre départ rapide pour environ 4h d"excursion pour nous rendre sur la célèbre place des miracles avec une petite marche a pied d'environ 15mn du parking du bus a la place et là nous pouvons admirer la tour penchée, visite du baptistère, nous ne montons sur la tour ou il y a plus de 200marches je crois par groupe de 30 personnes aux prix de 15 euros nous admirons du bas ensuite temps libre avec un soleil de plomb pour faire les peits marchands autour retour a notre point de rdv ou nous dégustons une bonne glace nous partons pas décue de cette excursion. retour sur le bateau vers 13h30, direction après notre passge dans notre cabine au self ou nous n'avons pas fait la queue pendant le séjour pourtant il est bien petit les repas étaient bons, le midi nous essayons de manger léger, nous déjeunons a l'arriere dehors mais il y a vraiment sur ce bateau un problème de vibration assez désagréable a l'arrière en discutant nous avons eu juste le temps de récupérer la table de thé qui était au bord de la table tellement il y a ces vibrations.après le repas un petit jacuzzi vite fait avant que les enfants italiens rentrent dedans, pourtant celui ci est interdit au - 16ans et pas plus de 15mn par adultes vous seriez étonnés de voir le temps que les ptits restent et prennent celui ci pour une piscine en sautant en passant sur les adultes, éclaboussant aussi mais pendant la croisière papa et maman sont aveugles, ils bronzent, et sont même absents!!!!! entre 16h30 et 17h thé avec des fruits frais ananas, melon, nectarine vers 17h ptit tour vers la piscine centrale pour voir la leçon de danse brésilienne avec l'équipe d'animation qui est formidable nous partons dans notre cabine pour nous préparer pour le dîner de 18h45 hors d'oeuvre bouchées d'espadon croustillantes, roquette, valériane et pignons champignons grillés, julienne de seiche au basilic gazpacho a la tomate, légumes potage crème d'asperges pates pâtes "garganelli"aux courgettes et au seck lasagnes gratinées aux légumes et au fromage taleggio plats escalope de dentex à la vapeur, julienne de légumeset mayo supême de volaillepanée, jambon, fromage et tomate filet de porc gratiné aux herbes, pdt au romarin et légumes légumes grillés gratinés au fromage scamorza fumé salade laitue, tomates, concombre et radis fromage sélection de fromages italiens et internationnaux dessert strudel aux pommes et aux noix mousse au fromage mascarpone, sauce aux fruits des bois crème brulé aux pistaches glace fruits frais de saison:ananas, pastèque, melon il est bien évident que nous n'avons pas pris tous ces plats juste une entrée, plat, dessert (cuisine excellente)pour les mangeurs prendre ++ et toujours disponible pour les 8 jours spagettis sauce tomate et basilic ou bolognaise paillard de porc à la plaque, huile aux fines herbes blanc de poulet milanaise nous prendrons pendant la croisière a table une carafe d'eau car nous ne buvons pas d'alcool une petite promenade dans le bateau pour ensuite nous diriger vers le théatre tropicana voir le spectacle a 21h30 pour le 1er service et 23h15 pour le 2eme présenter par daniela la directrice de croisière theatres of the world avec les chanteurs ronan o'leary et chloé porter et les danseurs du marina que nous reverons souvent pendant cette croisère 22h30 au salon marina nous prendrons un cocktail sans alcool avec notre forfait boys et girls ne vous inquiétez pas il demande toujours notre feuille avec la carte costa a la remise du ticket de caisse il y a inscrit 00 mais vous devez pensez que sur la note finale il y aura 15% de service en plus le prix des 10 boissons est de 20 euros +les 15% service = 23 euros le prix des cocktails sans alcool est d'environ 5euros par verre + service donc ce forfait est interressant 22h45 au salon marina revival party avec l'équipe d'animation 23h30 surprise gastronomique au pont6 marina(des pêches flambées)nous sentons l'odeur dans les couloirs mais pàseulement devant faire un tour au casino 24h nuit latina (salsa, merengue, bachata) a la discothèque au pont 7 laguna vers 24h30 nous partons faire un dodo😄 quelques infos salle de gymnastique pont8 sport 7h30 à 20h internet pont 6 marina 24h/24h sainte messe pont 4 aurora chapelle 18h15 infirmerie pont2 corallo 8h-9h,18h-19h tarif horaire normal 35euros en cabine 50euros nocturne 60 euros pharmacie 8h-11h,16h-19h nourriture ou boissons, noter qu'il est interdit d'apporter à bord toutes sortes de nourriture ou de boissons, toute nourriture ou boisson , incluant les achats effectués durant les excursions ne seront pas admis a bord.les produits regionaux et alcool seront récupérés et conservés par les officiers de bord jusqu'au débarquement dans les 48h de notre arrivée nous devons faire l'enregistrement de notre carte bancaire pour maintenir la carte costa active.aux bornes automatiques situées au hall central pont4 aurora ou au pont6 marina pour le paiement des especes le dépot est de 150euros par personne, le montant devra être approvisionné en fonction des dépenses en pensant qu'il y a déja 49 euros de service par adultes et 24,50 euros par enfants de 14 a 17 ans tous les jours dans la cabine l'après midi nous trouvions un journal contenant les principales informations sur les evenements survenus dans le monde le soir le today du lendemain ne jamais oublier sa carte costa lors des embarquements ou débarquements celle des adultes mais celle des enfants aussi , une par personne a plus pour la suite😛
Taux de change euros/bahts sur place? (Thaïlande) English translation pending
by Aillayou · 2010-06-09 · 110 replies
Actuellement le taux de change de l 'Euro en Baths en bourse sur le net est de 38.90 , un résident du forum peut il donner le cours du change sur place , sachant qu 'il subit une ponction pour commission bancaire. Merci .
Bigoodi en Italie: Venise et les lacs - mai 2010 English translation pending
by Bigoodi · 2010-05-22 · 0 replies
Une petite virée en Italie du nord en voiture. Nous sommes 4 adultes, j’ai réservé les hôtels à l’avance : sans surprise par rapport aux messages échangés (prix et prestations conformes aux sites internet).

Bons plans pour Venise 😉: - Pensez à réserver sur internet avant le départ votre carte vaporetto + musée : l’économie en vaut la peine :
http://www.hellovenezia.com/jsp/fr/index/index.jsp - Parking : il y a un parking à 5 euros par jour à l’aéroport Marco Polo (le P4)…. Mais là aussi, il vaut mieux le réserver à l’avance car il n’est pas très grand : http://www.marcopolopark.it/...e/en-US/Default.aspx Ensuite, depuis l’aéroport il faut compter environ ½ heure de bus (ligne 5) jusqu’à piazza romale (prix compris dans le forfait de la carte vaporetto, car il s’agit d’un bus ACTV), puis depuis piazza romale, il vous reste le vaporetto jusqu’à votre hôtel (1/2 heure environ pour nous jusqu’au Lido).

Résumé du voyage :

Dimanche : Départ de Lyon par l’autoroute et le tunnel du Fréjus (35€ l’aller simple). Petite halte à sacra di san Michele. Attention, les jours fériés au moins, si vous allez trop loin pour vous garer, vous ne pourrez plus revenir par le même chemin (route en sens unique), et il faudra refaire un très grand tour pour revenir devant l’abaye. Puis 1ère étape à Sirmione, au bord du lac de garde. Il pleut mais c’est mignon. Nous avons réservé à l’hôtel Marconi :🙂🙂🙂🙂 Chambre quadruple avec vue sur le lac, 150€ ttc petits déjeuners inclus pour nous 4. http://www.hotelmarconi.net/default.asp Cet hôtel est top : très bien situé, calme, poste internet à disposition, le petit déjeuner avec vue sur le lac de garde est gargantuesque (notamment, il y a plein de gateaux de toutes sortes pour les gourmands) et l’accueil est tout simplement exceptionnel. Resto La nuova Botte bon et sympa sans plus, 80€ pour 4 avec une bonne petite bouteille de blanc.

Lundi : petite halte à Vérone. C’est un peu difficile de trouver une place de parking, mais une fois que c’est fait, la ville est vraiment très jolie, avec un coup de coeur tout particulier pour la piazza delle Erbe 😮 : à classer sans doute dans mon top 10 des places du monde avec celle de Sienne ou de Trujilo par exemple, mais dans un tout autre genre. Direction Venezia airport : nous nous garons au P4 sans problème et récupérons nos cartes de transports (au RDC à coté des renseignements). C’est parti pour une heure de bus et vaporetto jusqu’au Lido (pas de pb pour caser les valises ni dans l’un ni dans l’autre) L’hotel est à 2 pas de la station vaporetto du Lido, c’est charmant et là aussi, l’accueil est très agréable : Hotel Villa Laguna **** :🙂🙂🙂🙂 Chambre quadruple avec vue sur la lagune, 460€ ttc petits déjeuners inclus pour 3 nuits www.hotelvillalaguna.it Là aussi, les petits dej au bord de la lagune sur baie vitrée avec vue sur la place St Marc sont tip top, et nous avions une baignoire jacuzzi. Par contre, si vous cherchez le calme absolu il vaut mieux éviter : les vaporetto fonctionnent aussi la nuit et on les entend. Mais pour ma part, j’y reviendrais avec plaisir ! 1ère ballade à Venise l’après midi (l’hôtel est à 10 mn de San Marco en Vaporetto). A noter 🤪 : le café place San marco : 5 € le (bon) café + 5 € la musique ! (par personne, pas pour 4…).

Mardi : pas de bol avec le temps, il fait toujours gris et pluvieux. Nous retournons donc sur Venise : marché du Rialto pour commencer puis nous visitons le musée des vêtements (moyen), le superbe musée d’art moderne (à voir), la basilique St marc et le palais des Doges. Guggenheim est fermé le mardi, ce sera pour une autre fois mais le quartier Dorsoduro est moins touristique que San Marco et très plaisant (beaucoup de galeries et artisans). Dîner sur l’ile du Lido (il pleut toujours et nous n’avons pas le courage de repartir sur Venise) resto Parco del rose là aussi sympa avec un très bon accueil, mais pas extraordinaire au niveau gastronomique…(97 € pour 4, menu entrée plat dessert + vin). http://maps.venicexplorer.net/...t_categoria_howmany= Par contre, si vous y êtes un jour où il fait beau, la terrasse sur le jardin semble très agréable.

Mercredi : ce sera notre seul jour de vrai grand beau temps, nous en profitons pour faire un tour sur les iles de la lagune. http://www.campiello-venise.com/lagune.htm L’hotel nous propose gratuitement un bateau taxi jusqu’à la verrerie Vernier avec qui ils ont des accords : vavavoum !!!!!!!!!! C’est plus agréable et plus rapide que le vaporetto 😛😛😛😛! Nous avons droit à une courte démo de verre soufflé et verre sculpté. C’est sympa mais les prix le sont moins : nous n’achèterons rien mais la vendeuse nous laisse repartir avec le sourire quand même, et cela nous auras permis de voir de très très jolis objets de toutes sortes et de tous styles (vase, services, statuettes etc…). Nous poursuivons ensuite la visite de Murano puis partons pour Burano. C’est l’un de mes coups de cœur de ce voyage : les reflets, le linge qui pend, les façades colorées, le calme (comparativement à Venise) : tout m’a séduit ! Fin de journée à Torcello : c’est encore plus tranquille, limite campagnard, et pour ceux qui cherchent le calme, il ya une ou 2 petites auberges qui font bien envie aussi bien pour dormir que pour manger (ce n’était pas l’heure, nous n’avons pas testé !!!). Retour sur Venise par le cannaregio, un quartier populaire et bien sympa, puis dîner au très accueillant Osteria ae sconte : joli décor, mais là non plus, rien d’extraordinaire dans les assiettes (96€ pour 4). http://www.osteriaaesconte.it/

Jeudi : dernière matinée à Venise et dernier petit déj dans notre bel hotel… (snif). Un petit tour jusqu’à la plage (10 mn à pied de l’autre coté de l’ile, longue, mais très peu large) et retour à l’aéroport. Nous prenons le chemin du retour par la route de la riviera du Brenta (canal bordé de jolies villas entre Mira, Stra et padoue). http://www.camarcello.com/...venezia/riviera.html Un petit tour à Padoue (chouette), puis nous remontons direction le lac de come pour rejoindre Bellagio. C’est joli mais les routes sont étroites par endroit et le temps ne s’est guère amélioré. Nous logeons dans un appart sympa pas très loin du centre : Bellagio Appartements *** , 🙂🙂🙂Appartement « Dove nest » avec 2 chambres doubles, 2 salles de bain et cuisine. 160€ ttc pour 4 sans les petits déjeuners http://www.bellagioapartments.it/ Ah enfin ! L’une des bonnes surprises du voyage au niveau restauration : Silvio, il est recommandé par le Michelin et on comprend pourquoi, le service gagnerait à être un peu plus agréable mais le cadre est magnifique (style plutôt chic avec belle vue sur le lac) et les assiettes sont délicieuses pour un prix qui reste correct.🙂🙂🙂🙂(110€ pour 4 : plat + dessert+vin). www.bellagiosilvio.com

Vendredi : « tournée » des lacs aujourd’hui : on redescend sur Come (jolie ville, à voir aussi), puis on remonte Tremezzo, visitons la villa Carlotta et surtout ses splendides jardins en terrasse 8.5€ l’entrée (coup de bol, il fait beau a ce moment là !). http://www.villacarlotta.it/sito/index2.php Un petit crochet par la Suisse pour longer le lac de Lugano (la ville par contre, ne fait pas franchement envie à priori), puis nous voilà à baveno, pour la dernière nuit. B& BLocanda Nelia B&B *** Chambre quadruple avec petite vue sur le lac, 120€ TTC petits déjeuners inclus pour 4 http://www.locandanelia.com/UK/all.html La chambre est très jolie et le resto 🙂🙂🙂🙂 franchement délicieux (124€ pour 4 entrée+plat+dessert+ bon petit rouge local) http://www.ristorantepostabaveno.it/eng/index.html Par contre les petits dej gagneraient à être un peu plus copieux (pas de jus d’orange, mais quel scandale !!!).

Samedi : dernière journée, nous faisons une petite escale à Orta san giulio (très chouette), puis remontons tranquillement vers la France non sans avoir fait provision de parmesan, tomates séchées, huile d’olive et barbera (l’une des appellation du secteur pour le vin). Je pensais revenir par le col du petit st bernard, mais il n’ouvre qu’en juin, tunnel du mont blanc donc (à nouveau 35€) à si j’avais su, j’aurais pris un aller retour (ça revient moins cher). http://www.savoie-route.com/...etat_des_cols-7.html

Mes tops : l’accueil des italiens, Vérone, Venise et le lac de Côme Mes flops : le temps, et le prix de l'essence, encore plus cher qu'en France !

Quelques Infos utiles : La carte et les différents lieux visités : http://maps.google.fr/...259,5.806274&z=8

Budget : un peu plus de 500€ par personne (6 nuits)

Un site sympa pour les renseignements touristiques : http://www.e-venise.com/...vaporetto-venise.htm

et Pour rêver : http://www.360venezia.com/
Quels genre de cadeaux apporter à l'hébergeant roumain? English translation pending
by Ethanox · 2010-05-17 · 11 replies
Bonjour, Je compte loger chez l'habitant lors de mon voyage en Roumanie et j'aimerais savoir quel type de cadeaux leur offrir. J'ai déjà pu lire qu'ils apprécient le chocolat... Est-ce-que des crayons, des ballons de baudruche, ect.. pourraient satisfaire les enfants? Avez vous d'autres idées? Merci!
Ryannair condamnée suite au nuage de cendres English translation pending
by Bordeluche · 2010-05-15 · 98 replies
je suis le premier ! oups !

repiqué sur le site du parisien :

La compagnie irlandaise à bas coûts Ryanair a été condamnée à trois millions d'euros d'amendes pour avoir violé dans 178 cas ses obligations légales d'assistance aux passagers en cas d'annulation de leur vol, a annoncé samedi l'Organisation italienne de l'Aviation civile (ENAC). "A l'issue des enquêtes effectuées, l'ENAC a condamné la compagnie irlandaise Ryanair à des amendes pour un total d'environ trois millions d'euros pour violation dans 178 cas de ses obligations d'assistance aux passagers prévues par la loi en cas d'annulation d'un vol", a indiqué l'ENAC dans un communiqué.

Ces 178 violations ont été commises entre le 17 et 22 avril, période au cours de laquelle des centaines de vols furent annulés en raison du nuage de cendres volcaniques en provenance d'Islande. L'ENAC reproche en particulier à Ryanair de ne pas avoir rempli ses obligations envers ses passagers bloqués à l'aéroport romain de Ciampino, à qui elle n'avait pas fourni les boissons, repas et nuits d'hôtel prévus par la réglementation. L'ENAC, la Protection civile italienne et la société de gestion de l'aéroport (ADR) avaient dû se substituer à Ryanair auprès de ses clients. L'ENAC souligne dans son communiqué que dans ces circonstances exceptionnelles la quasi-totalité des autres compagnies avaient en revanche fourni l'assistance prévue aux passagers afin de limiter les désagréments dus à l'annulation des vols. En avril, la Commission européenne avait déjà lancé un avertissement direct au transporteur: "Il n'y a pas de droits des passagers au rabais pour les compagnies à bas coûts. Ryanair devra les appliquer comme toute autre compagnie", avait souligné Helen Kearns, porte-parole en charge des Transports.

Quel organisme pour un séjour en Mongolie? English translation pending
by Emmma28 · 2010-05-07 · 13 replies
Bonjour à tous,

J'envisage de partir en Mongolie cet été, et j'avoue ne pas m'être encore beaucoup renseignée..... Je n'ai que 2 semaines: j'aimerais pouvoir découvrir une région, marcher un peu, peut-être faire un peu de cheval, et surtout : rencontrer les gens, des familles, échanger, dormir sous la tente ou sous la yourte.....

Connaissez vous un organisme qui organise ce genre de séjour ? Pouvoir rester plusieurs jours au même endroit, chez une famile, et de là partir chaque jour se balader un peu ???

Mi août - Fin août est encore une bonne période ?

Merci d'avance
Fin des hostilités en Thaïlande? English translation pending
by Toufdepoil · 2010-05-04 · 600 replies
Le 1er ministre a annoncé une dissolution de l'assemblée et des élections pour novembre, ainsi qu'une commission d'enquête indépendante sur les affrontements. Sa proposition englobe une démarche de réconciliation nationale et une protection de la monarchie. Il répond à peu prêt aux demande des chemises rouges. La réponse de ceux ci est attendu aujourd'hui pour une levée de leur "camp" sur Bangkok et la fin des manifestations.

🙂
Situation politique actuelle au Népal (29 avril 2010) English translation pending
by Marion58 · 2010-04-30 · 116 replies
Bonjour a tous !

Je m apprete a partir au Nepal du 2 mai au 18 Mai. Depuis quelques semaines je navigue pas mal sur internet pour me tenir au courant de la situation polique et les medias ne sont pas rassurants quand a l evolution des tensions ....

Qu en est il vraiment !! Les medias parlent de violences possibles de la part des grevistes. Ils semblent que la poilice trouvent du materiel servant a fabriquer des bombes....Tout ca est il exagere ou pas ?

Je pars seule en esperant rencontrer des coyageurs via les auberges de jeunesse et les agences de treks !J envisageai de passer une semaine a Katmandou et alentours et 1 semaine de trek organise autour de Katmandou.

Je n ai pas envie d etre cloitree dans l auberge a cause des violences possibles, ni d etre toujours sur le qui vive....Pas vraiement envie non plus d y aller a tous prix sans considerer les eventuels risques....

Bref , Y a t il parmi vous des personnes qui vivent au nepal, ou qui en reviennent ou meme qui s appretent a y partir et qui pourraient me renseigner sur la realite des choses...

Si vous voyagez seul egalement , contactez moi !!

Merci de votre coup de pouce !!!

A bientot

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