Results for "North+Cascades+|+3+>+99"
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Commande apostille pour certificat de mariage Las Vegas English translation pending
bonjour
nous nous sommes mariés à las Vegas le 20 septembre dernier et nous sommes en plein dans les formalités pour que celui ci soit validé en France... Nous aurions besoin d'un petit conseil (avis à ceux qui sont déjà passé par là.....)
Nous avons obtenu notre certificat de mariage du RECORDER CLARK COUNTY et devons maintenant commander l'apostille. Je rechigne un peu à envoyer par courrier(même recommandé) mon numero de Visa avec le n°cvc. Avez vous une autre solution de paiement? Il faut également fournir une enveloppe timbrée à notre adresse en France, savez vous s'il est possible d'acheter des timbres américains en France car je suppose que si je mets des timbres français cela ne va pas convenir!!
d'avance merci pour votre aide
nous nous sommes mariés à las Vegas le 20 septembre dernier et nous sommes en plein dans les formalités pour que celui ci soit validé en France... Nous aurions besoin d'un petit conseil (avis à ceux qui sont déjà passé par là.....)
Nous avons obtenu notre certificat de mariage du RECORDER CLARK COUNTY et devons maintenant commander l'apostille. Je rechigne un peu à envoyer par courrier(même recommandé) mon numero de Visa avec le n°cvc. Avez vous une autre solution de paiement? Il faut également fournir une enveloppe timbrée à notre adresse en France, savez vous s'il est possible d'acheter des timbres américains en France car je suppose que si je mets des timbres français cela ne va pas convenir!!
d'avance merci pour votre aide
Des araignées au Botswana? English translation pending
Bonjour à tous,
Avec mon compagnon nous prévoyons un séjour safari photo au Botswana. Seulement étant arachnophobe, je voudrais savoir quels types d'araignées se trouvent là-bas (SANS PHOTO MERCI) : grosses et velues type tarentules ou plutôt style faucheux ? Merci pour vos avis, ça me stresse ENORMEMENT, de là à me gâcher le voyage...
Avec mon compagnon nous prévoyons un séjour safari photo au Botswana. Seulement étant arachnophobe, je voudrais savoir quels types d'araignées se trouvent là-bas (SANS PHOTO MERCI) : grosses et velues type tarentules ou plutôt style faucheux ? Merci pour vos avis, ça me stresse ENORMEMENT, de là à me gâcher le voyage...
Quelles îles des Yasawa/Mamanuca (Fidji) pour 3 semaines en novembre? English translation pending
Bula/Hello a tous,
Je suis en plein preparatifs de dernieres minutes pour mon sejour aux Fidji (depart dans deux semaines!!) et je me rends compte que je suis pas du tout au point, donc je me tourne vers vous en esperant que quelques personnes me feront partager leur retour d'experience!
J'ai donc 3 semaines de vacances aux Fidji, j'y vais seule (enfin les 5premiers jours je suis avec une copine mais le reste c'est en solo!). Dates de voyage du 24 octobre au 14 novembre.
Programme potentiel: - Viti Levu: nadi, natadola beach, treck du mount tomanivi, coral coast, robinson crusoe island day tour (juste pour le nom je me dois d'y aller!) - Mamanuca: South Sea Island, une autre a definir - Yasawa: Nanuya (est ce que c'est bien l'ile du Blue Lagoon?!), une autre a definir - Taveuni: Bouma NP, Matei - Lomaitivi: Levuka, Caqelai OU Ovalau
Je ne trouve pas vraiment de conseils pour me decider sur quelle ile precisement, j'ai l'impression que tu dois plus choisir ton resort et du coup tu te retrouves sur une certaine ile... Mais moi je me fiche de la ou je dors/mange, je veux choisir l'ile en fonction de la beaute des paysages, fonds marins et choses a faire/voir, ... J'ai l'impression d'etre totalement a coté du concept des vacances aux Fidi, mais je vais m'ennuyer si je passe 3jours dans le meme resort sur la meme plage... quelqu'un me comprend?..ou je dois me plier aux lois du tourisme local et choisir mon resort?!
Mes gouts: je suis PAS du tout fan des iles fiesta, j'aime les paysages naturels, j'aimerai faire du snorkelling en priorite (plongee aussi mais grosse preference snorkelling parce que mes oreilles sont fragiles!), j'ai du mal a farniente (mais bon je crois que je vais devoir m'y mettre!), j'aime les sorties culturelles et les balades en nature
Donc voila mes questions: 1) Quelles iles choisir dans les Yasawa et Mamanuca? 2) Ai-je le temps de tout faire? 3) Combien de temps passer sur chaque ile (j'imagine plus l'ile est grande plus ca demande du temps...mais combien?) 4) Quelle est la meilleure ile/resort pour profiter du fameux Blue Lagoon? 5) Etant donné que j'y serai en novembre, cela vaut il le coup d'aller a Taveuni/Lomaiviti ou les risques sont grands que je passe mon temps sous la flotte et il vaudrait mieux que je me cantonne a Yasawa/Mamanuca? 6) Ai-je oublié un super endroit a ne pas louper?! 7) Caqelai OU Ovalau? 8) Devrai-je faire un stop a Suva? 9) Des resorts (faible budget!) recemment experimentés a conseiller? 10) A tout hasard une bonne adresse d'institut de massage tradi fidjien pas cher?
Merci pour avoir lu le message jusqu'au bout et pour votre aide! Meme si vous repondez qu'a une question ce sera deja top!! Aurelie
Je suis en plein preparatifs de dernieres minutes pour mon sejour aux Fidji (depart dans deux semaines!!) et je me rends compte que je suis pas du tout au point, donc je me tourne vers vous en esperant que quelques personnes me feront partager leur retour d'experience!
J'ai donc 3 semaines de vacances aux Fidji, j'y vais seule (enfin les 5premiers jours je suis avec une copine mais le reste c'est en solo!). Dates de voyage du 24 octobre au 14 novembre.
Programme potentiel: - Viti Levu: nadi, natadola beach, treck du mount tomanivi, coral coast, robinson crusoe island day tour (juste pour le nom je me dois d'y aller!) - Mamanuca: South Sea Island, une autre a definir - Yasawa: Nanuya (est ce que c'est bien l'ile du Blue Lagoon?!), une autre a definir - Taveuni: Bouma NP, Matei - Lomaitivi: Levuka, Caqelai OU Ovalau
Je ne trouve pas vraiment de conseils pour me decider sur quelle ile precisement, j'ai l'impression que tu dois plus choisir ton resort et du coup tu te retrouves sur une certaine ile... Mais moi je me fiche de la ou je dors/mange, je veux choisir l'ile en fonction de la beaute des paysages, fonds marins et choses a faire/voir, ... J'ai l'impression d'etre totalement a coté du concept des vacances aux Fidi, mais je vais m'ennuyer si je passe 3jours dans le meme resort sur la meme plage... quelqu'un me comprend?..ou je dois me plier aux lois du tourisme local et choisir mon resort?!
Mes gouts: je suis PAS du tout fan des iles fiesta, j'aime les paysages naturels, j'aimerai faire du snorkelling en priorite (plongee aussi mais grosse preference snorkelling parce que mes oreilles sont fragiles!), j'ai du mal a farniente (mais bon je crois que je vais devoir m'y mettre!), j'aime les sorties culturelles et les balades en nature
Donc voila mes questions: 1) Quelles iles choisir dans les Yasawa et Mamanuca? 2) Ai-je le temps de tout faire? 3) Combien de temps passer sur chaque ile (j'imagine plus l'ile est grande plus ca demande du temps...mais combien?) 4) Quelle est la meilleure ile/resort pour profiter du fameux Blue Lagoon? 5) Etant donné que j'y serai en novembre, cela vaut il le coup d'aller a Taveuni/Lomaiviti ou les risques sont grands que je passe mon temps sous la flotte et il vaudrait mieux que je me cantonne a Yasawa/Mamanuca? 6) Ai-je oublié un super endroit a ne pas louper?! 7) Caqelai OU Ovalau? 8) Devrai-je faire un stop a Suva? 9) Des resorts (faible budget!) recemment experimentés a conseiller? 10) A tout hasard une bonne adresse d'institut de massage tradi fidjien pas cher?
Merci pour avoir lu le message jusqu'au bout et pour votre aide! Meme si vous repondez qu'a une question ce sera deja top!! Aurelie
Incontournables pour 3 jours à Chicago English translation pending
Nous serons à Chicago pour 3 jours fin Octobre avec des amis, quelles sont les choses incontournables ?
Guesthouses au Vietnam English translation pending
Salut a tous
Je pars au Vietnam le 23 Novembre et je recherche des bonnes adresses de guesthouse pas trop chere.
Merci d avance pour les informations.
Olivier
De retour de sept semaines dans l’ouest, avec enfants English translation pending
Bonjour🙂,
Cet été (juillet-août 2013) nous avons fait un circuit pendant 7 semaines avec nos 2 enfants de 7 ans (garçon –fille)
Nous avons fait une boucle DENVER-DENVER pour découvrir sept états (Colorado, Wyoming, Idaho, Utah, Nevada, Arizona et Nouveau Mexique), bon West Yellowstone et Gardiner se trouvent dans le Montana, ce qui ferait 8 états alors 😛.
La préparation de ce voyage n’aurait pas pu avoir lieu sans la contribution, directe ou indirecte, des expert de VF qui ont répondu à mes messages (Vnoa, Itat, Pong, Orionide, Bluemesa, PapJ59, leelo75) ou dont les «aventures » nous ont inspiré ou servi de guide : « Ouestusa.fr » « Grisemote et Les Maries » « jeveuxcamperauxusa.fr »
Nous avons alterné hôtels (21 nuits en ville; avec piscine), camping (27 nuits; en très grande majorité primitif ou sauvage dans Parcs, National Forest, Public Lands ou Recreational Area) et Cabines (3 nuits; YNP).
Les enfants ont beaucoup apprécié ce voyage, ils ont bien supporté la voiture, et ne se sont impatientés que une ou 2 fois sur un long trajet. Les paysages traversés sont tellement différents de chez nous qu’ils ne se sont pas ennuyés.
Je ne pense pas vous faire un récit jour par jour, trop long.
Pour les photos, elles ne sont pas encore triées … 😕
Voici donc un petit retour sur expérience, surtout axé enfants😎😎.
Nous sommes partis d’un principe de Wish List (liste de souhaits) afin de facilement nous adapter à la météo 😠(chaleur/canicule, orages/inondations), à la fatigue/ lassitude 😕, aux changements de programme de dernière minute… ceci pour ne pas avoir de regrets de ne pas avoir fait telle ou telle visite.
En règle générale nous ne nous sommes pas levés très tôt 😇, difficile de garder le bénéfice du décalage horaire sur la durée. Difficile aussi de concilier le plaisir d’un feu de camp, d’une belle nuit étoilée exempte de toute pollution lumineuse avec un levé aux aurores tous les jours. Mais nous n’avons quand même pas manqué les immanquables levés de soleil à Bryce Point, au grand Canyon North Rim (Bright Angel Point), ou à Island in The sky (Delicate Arch). Nos levés de camps n’étaient pas hyper rapide 1h30 en moyenne😊. Nous avons fait des balades (<1h) et des randonnées (>1h <6h), telle est la définition établie par ma fille 😉 .
Voici leurs moments préférées 😎😎 (bien qu’ils aient tout aimé! Sauf 1 chose, voir plus bas) :
😎** Ils ont adoré Yellowstone pour les animaux (Bisons, ours, biches, coyote … ça été leur top n°1 du voyage), et les geysers et autres phénomènes géologiques.
😎** Quoique leur Top du top ça été de faire des Parcs Nationaux, avec le cahier de Junior Ranger qui va avec. Ils ont adoré ce principe, et nous aussi. Nous avons trouvé que les cahiers étaient très bien faits, très ludiques, pédagogiques et instructifs. Ils permettent de voir et d’apprécier un Parc autrement que du seul point de vue contemplatif.
Cela implique 2 choses dans l’organisation :
· prendre le temps de remplir le minimum d’activités requises selon l’âge des enfants (~30min)
· et obligation d’assister à une conférence de Ranger ou à une visite guidée par un ranger, les horaires sont indiqués dans le journal donné à l’entrée du parc, à la suite de quoi ils signent le cahier (et sur ce point ils sont assez intransigeants 🏴☠️ si on veut valider le carnet faut suivre la visite). Nous n'avons pas validé celui de Grand Canyon NR, ni celui de Arches, et cela n'a pas dérangé les enfants, ce qui comptait c'était d'avoir le cahier, pas forcément validé.
C’est vous qui faite office de traducteur auprès des enfants. Si vous ne comprenez pas grand-chose à ce que raconte le ranger😕, pas grave😏, vous faites semblant😇, et vous profitez de ce moment pour compléter le cahier, ou faire des photos. Parfois, souvent dans des petits parcs, on peut se contenter de poser des questions à un ranger ou de voir le petit film projeté au Visitor Center (Dinosaure NP, N. Bridges NP, Florissant Fossils NP)
(PS : pour certains parcs on peut télécharger le cahier, ça peut vous permettre de le traduire avant et de préparer le voyage avec les enfants.)
A chaque fois qu’on allait quelque part les enfants demandaient si c’était un Parc et s’il y avait un Visitor Center, car au V.C. il y a toujours une petite expo très intéressante sur le Parc et surtout, surtout on peut y acheter un petit souvenir ! 😛
😎** Leur top n°2 ont été les dinosaures:
1. on en a vu au Quarry de Dinosaure NM
2. près de Salt Lake City à Lehi (à 20 min au sud), il y a un super musée de Dinosaures, très très ludique pour les enfants, un peu genre la Cité de la Science de La Villette, avec tout plein d'activités tout au long du musée.
Ça va de la création de la terre jusqu’à juste avant l’apparition des hominidés (L’évolution humaine n’est pas inclue au programme des mormons -D). C’est le Museum of Ancient Life - 3003 N Thanksgiving Way - Lehi, UT 84043 https://www.thanksgivingpoint.org/.../museumofan...
3. à Blanding The Dinosaur Museum, intéressant pour sa rétrospective sur les Dinosaures vu par le 7ème art et les Comics. http://www.dinosaur-museum.org/
4. à Denver au The Denver Museum of Nature & Science http://www.dmns.org/
😎** Leur top n°3, surnomé « l’épreuve de Kho Lanta »😮, a été le Little Wild Horse Canyon, un canyon fabuleusement étroit à coté de Goblin Valley State Park (où nous avons fait une belle partie de cache-cache 😄).
Nous l'avons enchainé avec le Bell Canyon, ça fait une boucle de 8 miles (~13km, 6h en prenant son temps). Mais possibilité de faire beaucoup plus court en ne faisant que le début du LWHC (c’est la partie la plus amusante car la plus étroite). Faire vraiment attention avec la météo à cause des risques de « Flash Flood » ou inondation subite🏴☠️, même s’il ne pleut pas sur place mais qu’il pleut, ou qu’il a plu il y a quelques heures, plus loin en amont. En cas de doute demander conseil aux rangers de Goblin, qui vous donneront une photocopie d’une carte topographie ainsi que le prospectus sur le Little Wild Horse Canyon.
Le Little Wild Horse Canyon est à 1 km de la voiture,
Il y a tout de même un gros obstacle à franchir avant d’arriver au LWHC, un énorme rocher bloque le lit du wash, il faut l’escalader par le coté gauche puis redescendre juste après (plus facile dans le sens du retour😉). Les cairns qui indiquent un chemin montant et longeant la falaise sont là en cas de Flash Flood pour indiquer le chemin de retour sur les hauteurs.
Nous voilà donc à l’entrée du Canyon🙂. C’est vraiment extraordinaire de passer dans des endroits aussi étroits.
Comme la veille il avait énormément plu, pour ne pas dire un vrai déluge sur Gobelins, il y avait pas mal de flaques dans le canyon🤪.
Etant donné que nous n’avions ni envie de mouiller nos chaussures de randonnée ni de les enlever nous avons pu enjamber certaines flaques et dû faire le pont pour d’autres plus longues (1m-1,5m) (les pieds sur une paroi et les mains sur la paroi opposée, très facile étant donné l’étroitesse des passages). Bon, je suis obligée de pondérer cette facilité, étant donné que sur du sec mon fils n’avait aucun problème pour s’amuser à avancer de la sorte 🙂 mais dès qu’il a fallu passer au dessus de l’eau : blocage 😕😕. Cela nous a pris un peu de temps pour lui donner confiance en lui.🙂 Comme nous n’avons pas avancé très rapidement la fin du canyon nous a paru assez longue avant d’arriver au chemin de la jonction pour aller au Bell canyon 🏴☠️. Il était déjà midi donc nous avons fait la jonction de 3km en plein soleil, heureusement à mi chemin nous avons trouvé de l’ombre pour faire une petite pause ravitaillement car les enfants n’en pouvaient plus. Nous nous sommes bien requinqués et rafraichis et n’avons pas trainé, des nuages commençaient à se former à l’horizon.
Enfin le Bell canyon. Là par contre il y avait beaucoup plus d’eau. Nous nous sommes donc déchaussés et avons avancé avec précaution dans les flaques. Dans certaines nous avions de l’eau à mi-cuisse, j’ai pris la décision de mettre les enfants en slip/culotte J car pour eux c’était à la taille.
Cette eau (boueuse tout de même) nous a bien rafraichi car il commençait à faire assez chaud (~30°)
Nous sommes arrivés à la voiture vers 15h.
Les enfants ont adoré ! Ils étaient très fiers d’avoir fait une randonnée aussi longue et acrobatique 😏😎😛😇.
De la matinée nous n’avons vu qu’une seule personne qui nous a doublés pendant la jonction lors de notre pause à l’ombre. Nous l’avons rattrapé dans le Bell Cayon alors qu’il faisait sa pause à l’ombre. Il était en nu-pied (à scratchs) ce qui lui a permis de marcher dans l’eau. (Pour autant je ne regrette pas d’avoir pris les chaussures de randonnée.)
Sur le chemin de retour à la voiture nous avons croisé quelques familles (certaines avec des enfants en bas âge) qui je pense n’allaient faire que le début du Little Wild Horse canyon.
le bulletin Météo : la ranger de Gobelins nous a indiqué qu’il fallait commencer le canyon de très bonne heure (vers 6-7h du matin) et en sortir avant midi, car en cas de pluie c’est un piège mortel. (Nous y étions vers 9h mais pas de pluie prévue avant la soirée.)
edit: vidéo d'innondation du LWHC dans le message: «Débuter une randonnée aux États-Unis» du membre Zitounet.
Elle nous a raconté que chez eux on disait que le mois d’aout était le plus court de l’année car il n’y avait que des ½ journées, en référence au fait qu’à partir de midi il y a très souvent des orages.
Et effectivement nous avons pu constater que dans la région les nuages se formaient vers 11h00 et que l’orage grondait en début d’aprèm, se déplaçant ensuite selon les vents. Ce qui nous a parfois obligés à changer nos plans. (Cathedral Valley ce sera pour la prochaine fois …)
Suite du Top 10 (pas d’ordre):
😎** Ils ont beaucoup aimé Natural Bridge NM avec la descente en bas du Sipapu Bridge avec des échelles/escaliers. Le contraste de climat et de végétation entre le haut et le bas, leur a fait dire qu’ils étaient descendus « dans la jungle ». Ce n’est pas un parc avec des arches rouges. Je trouve qu’il est rapide à faire, très dépaysant et intéressant pour les enfants (descendre en bas du Sipapu). Ca vaut la peine de s’y arrêter.
😎** Las Vegas et le spectacle MJONE (Michael Jackson par le cirque du soleil, au Mandalay Bay) (mais pour enfants à partir de 5 ans seulement car il y a quelques images de guerre, je pense que c’est la raisonqui justifie la limite d'age). Il n’y a pas à redire, ils sont forts au Cirque du Soleil. Nous y sommes allés en voiture ce qui nous a permis de faire le retour sur le Strip de nuit toutes fenêtres ouvertes, les enfants n’en revenaient pas 😮😮 ! Ils ont trouvé ça fabuleux. « Maman, les dames avaient très chaud elles étaient en maillot de bain sur le trottoir»😄😄 "Euhhhh, oui mon chéri" 😊😊😕 😄
Nous sommes restés 4 nuits à LV.
J’avais choisi le Tuscany Suites (3 nuits) pour avoir une piscine plus familiale/intime et ombragée. Pas de regrets !
Etant donné la canicule qui sévissait (>40°C) nous en avons bien profité et avons réduit les visites des casinos et des alentours (ni Death Valley (54°C) que nous connaissions, ni Valey of Fire (« des pierres rouges » on en verra d’autres plus tard).
Nous avons aussi fait une nuit au Circus Circus après avoir passé l’après-midi à faire des montagnes russes sous l'Adventure dôme. Mais pour le reste du complexe, Quel temple de la consommation! 😕, ce casino n’est vraiment pas ma tasse de thé. Le paradis de l’enfant roi.
Ils ont beaucoup aimé le décor du Rainforest Café au MGM.
😎** Les indiens (en habits traditionnels) à l’Inter-Tribal Indian Ceremonial de Gallup (début aout). Powow, défilés, rodéo. Très peu de touristes, très familial. De plus c’est à Gallup que l’on trouve de l’artisanat indien à un prix très abordable😉.
😎** Découvrir la géologie avec les plissements terrestres, l’histoire de notre planète et l’évolution de la vie : Grand Canyon, Capitol Reef, Dinosaures et autres fossiles, les volcans …
😎** L’architecture « comme dans Tom Sawyer », les musées, les Tic et Tac (tamias), les écureuils dorés et les chiens de prairie. (jeu en voiture : celui qui voit le 1er un « Tic et Tac », celui qui en voit le plus…)
😠** Leur seul flop a été le grand lac salé à Antelop Island (nous ne sommes pas allés voir les Bisons car nous en avions fait notre « plein les yeux » à Yellowstone).
Trop jeunes et peau trop fine/sensible : leurs petits bobos (piqures de moustiques, égratignures) n’ont pas supporté autant de sel, ils sont aussitôt ressortis en pleurs.😕
De plus on ne peut pas rester sur le rivage à cause des centaines de milliers de moucherons, donc frustration.😕😕
Coté adultes nous nous sommes tout de même essayés à la flottaison en toutes postures.😎
Par contre il ne faut pas s’attendre à une eau cristalline et une odeur de piscine, elle est trouble avec des algues et des crevettes microscopiques en suspension.🤪
Une autre déconvenue a été de croiser le chemin de poux américains qui devaient apprécier les piscines de motels… je ne sais pas s’il est aisé de trouver, comme chez nous, du produit anti-poux dans n’importe quelle petite ville américaine… Coté pharmacie de voyage, j’avais tout prévu sauf ça !
Lorsque je découvre des lentes sur la tête de ma fille et qu’elle me dit ça gratte …
et que nous sommes à Old Faithfull, que nous devons partir vers Lake, la veille de faire 1 semaine de camping à Slough Creek… 🏴☠️et que le monsieur de la réception nous dit que la seule pharmacie se trouve à West Yellowstone😮 … soit 3hA/R avec les embouteillages dans la direction opposée😠😠 … il faut rester zen et se dire que ce n’est PAS grave 😐… saleté de bestioles … 🏴☠️🏴☠️😠😠🏴☠️😠😕
😎 Voici les parcs (et assimilés) que nous avons visité et dans lesquels nous avons dormi (en camping): - Dinosaure National Parc (3 nuits) - Craters of The Moon National Monument (1 nuit) - Yellowstone NP (5 nuits + 3 nuits cabins) - Gran Canyon North Rim NP (1 nuit) - Bryce Canyon NP (1 nuit + 1 motel) - Gran Staircase Escalante NM (1 nuit) - Paria Rimrocks Toadstool Hoodoos - Capitol Reef NP (1 nuit) - Goblin State Park (1 nuit) - Canyonlands NP (1 nuit) - Arch NP (nuit à Moab) - Natural Bridge NM (1 nuit) - Valley of The God (1 nuit) - Monument Valley - Bisti Badlands (1 nuit sur le parking) - Mesa Verde NM (1 nuit) - Florissant Fossil Beds NM
Il n’y a pas à dire, dormir dans les Parc ou dans la Nature, c’est fabuleux : silence, animaux, ciel étoilé …
Voici ce que nous n’avons pas eu le temps de voir mais qui était au programme initial: - Valley of Fire - Buskin gulch - Cathedral Valley - Cathedral Gorge - Lac Powel - Black Canyon of the Gunnison
😎 Les belles pistes (4x4 impératif) :
- Cottonwood Canyon Road - Shafer Canyon Road + Potash road - Notom Bullfrog basin Road - Echo park + Road14 - Cinnamon Pass (à + de 3800m!) - J’en ai peut-être oublié …
L’équivalent de nos routes départementales ou communales est souvent une route non goudronnée.
Dans les Visitor Center de chaque état on peut se procurer gratuitement une carte des Highway de l’état où sont indiqués toutes les pistes et les campgrounds primitifs.
Préparatifs du voyage:
Filmographie en dessins animés ou films d’animations (vus longtemps à l’avance et revus peu avant de partir): - Bip-Bip et le Coyote - Rango - Yogi l’ours - L’étalon des Plaines - Lucky Luke (en BD aussi) - Tom Sawyer - Pour les « vrais » western, c’est plus délicat, car beaucoup de morts, Nous avons essayé la Chevauchée Fantastique, mais ils n’ont pas trop accroché. Pour la version en BD dans Lucky Luke oui, avec la WellsFargoCie.
Sensibilisation des enfants (surtout une fois sur place) :
Il y a des animaux un peu plus dangereux que chez nous :
- on ne courre pas partout pieds nus (araignées (veuves noires), scorpions, millepattes, fournis rouges) Ce serait dommage qu’ils nous piquent en se défendant car on leur a marché dessus sans faire exprès … avec les chaussures les pieds sont protégés.
- Ne pas laisser les chaussures dehors la nuit, car les gentilles petites bestioles venimeuses pourraient venir y faire dodo, et ce serait dommage pour elles de les écrabouiller et pour nous de se faire piquer et de devoir aller à l’hôpital.
- on ne farfouille pas avec les mains sous les rochers ou autres cavités et on fait attention où l’on s’assied, afin de ne pas effrayer un serpent qui pourrait dormir…
Il fait très chaud et on peut tomber malade (déshydratation: mal de tête, fièvre, diarrhée …) si on n’a pas bu assez ou régulièrement. Si le pipi est très jaune, c’est que tu n’as pas assez bu. Il est facile de se perdre: Ne pas partir se promener sans emmener la casquette + lunettes de soleil, à boire (33Cl ou 50Cl) et le sifflet dans un petit sac (à dos ou Banane) + 1 barre de céréales (si pas d’ours dans la région). Ne pas sortir de la voiture sans son équipement quand on s’arrête au milieu de nulle part et qu’il fait chaud/soleil.
Boire des boissons avec des sels minéraux (Powerade, Gatorade ou marque générique) pour bien se réhydrater. Ce n’est pas ça qui manque dans les rayons de supermarchés américains !! En France nous n’avons pas (moins) l’habitude d’avoir de telles chaleurs et des problèmes de déshydratation. En Espagne il existe Aquarius (en canettes de 33Cl).
Au prochain épisode : THE voiture et le camping.
Cet été (juillet-août 2013) nous avons fait un circuit pendant 7 semaines avec nos 2 enfants de 7 ans (garçon –fille)
Nous avons fait une boucle DENVER-DENVER pour découvrir sept états (Colorado, Wyoming, Idaho, Utah, Nevada, Arizona et Nouveau Mexique), bon West Yellowstone et Gardiner se trouvent dans le Montana, ce qui ferait 8 états alors 😛.
La préparation de ce voyage n’aurait pas pu avoir lieu sans la contribution, directe ou indirecte, des expert de VF qui ont répondu à mes messages (Vnoa, Itat, Pong, Orionide, Bluemesa, PapJ59, leelo75) ou dont les «aventures » nous ont inspiré ou servi de guide : « Ouestusa.fr » « Grisemote et Les Maries » « jeveuxcamperauxusa.fr »
Nous avons alterné hôtels (21 nuits en ville; avec piscine), camping (27 nuits; en très grande majorité primitif ou sauvage dans Parcs, National Forest, Public Lands ou Recreational Area) et Cabines (3 nuits; YNP).
Les enfants ont beaucoup apprécié ce voyage, ils ont bien supporté la voiture, et ne se sont impatientés que une ou 2 fois sur un long trajet. Les paysages traversés sont tellement différents de chez nous qu’ils ne se sont pas ennuyés.
Je ne pense pas vous faire un récit jour par jour, trop long.
Pour les photos, elles ne sont pas encore triées … 😕
Voici donc un petit retour sur expérience, surtout axé enfants😎😎.
Nous sommes partis d’un principe de Wish List (liste de souhaits) afin de facilement nous adapter à la météo 😠(chaleur/canicule, orages/inondations), à la fatigue/ lassitude 😕, aux changements de programme de dernière minute… ceci pour ne pas avoir de regrets de ne pas avoir fait telle ou telle visite.
En règle générale nous ne nous sommes pas levés très tôt 😇, difficile de garder le bénéfice du décalage horaire sur la durée. Difficile aussi de concilier le plaisir d’un feu de camp, d’une belle nuit étoilée exempte de toute pollution lumineuse avec un levé aux aurores tous les jours. Mais nous n’avons quand même pas manqué les immanquables levés de soleil à Bryce Point, au grand Canyon North Rim (Bright Angel Point), ou à Island in The sky (Delicate Arch). Nos levés de camps n’étaient pas hyper rapide 1h30 en moyenne😊. Nous avons fait des balades (<1h) et des randonnées (>1h <6h), telle est la définition établie par ma fille 😉 .
Voici leurs moments préférées 😎😎 (bien qu’ils aient tout aimé! Sauf 1 chose, voir plus bas) :
😎** Ils ont adoré Yellowstone pour les animaux (Bisons, ours, biches, coyote … ça été leur top n°1 du voyage), et les geysers et autres phénomènes géologiques.
😎** Quoique leur Top du top ça été de faire des Parcs Nationaux, avec le cahier de Junior Ranger qui va avec. Ils ont adoré ce principe, et nous aussi. Nous avons trouvé que les cahiers étaient très bien faits, très ludiques, pédagogiques et instructifs. Ils permettent de voir et d’apprécier un Parc autrement que du seul point de vue contemplatif.
Cela implique 2 choses dans l’organisation :
· prendre le temps de remplir le minimum d’activités requises selon l’âge des enfants (~30min)
· et obligation d’assister à une conférence de Ranger ou à une visite guidée par un ranger, les horaires sont indiqués dans le journal donné à l’entrée du parc, à la suite de quoi ils signent le cahier (et sur ce point ils sont assez intransigeants 🏴☠️ si on veut valider le carnet faut suivre la visite). Nous n'avons pas validé celui de Grand Canyon NR, ni celui de Arches, et cela n'a pas dérangé les enfants, ce qui comptait c'était d'avoir le cahier, pas forcément validé.
C’est vous qui faite office de traducteur auprès des enfants. Si vous ne comprenez pas grand-chose à ce que raconte le ranger😕, pas grave😏, vous faites semblant😇, et vous profitez de ce moment pour compléter le cahier, ou faire des photos. Parfois, souvent dans des petits parcs, on peut se contenter de poser des questions à un ranger ou de voir le petit film projeté au Visitor Center (Dinosaure NP, N. Bridges NP, Florissant Fossils NP)
(PS : pour certains parcs on peut télécharger le cahier, ça peut vous permettre de le traduire avant et de préparer le voyage avec les enfants.)
A chaque fois qu’on allait quelque part les enfants demandaient si c’était un Parc et s’il y avait un Visitor Center, car au V.C. il y a toujours une petite expo très intéressante sur le Parc et surtout, surtout on peut y acheter un petit souvenir ! 😛
😎** Leur top n°2 ont été les dinosaures:
1. on en a vu au Quarry de Dinosaure NM
2. près de Salt Lake City à Lehi (à 20 min au sud), il y a un super musée de Dinosaures, très très ludique pour les enfants, un peu genre la Cité de la Science de La Villette, avec tout plein d'activités tout au long du musée.
Ça va de la création de la terre jusqu’à juste avant l’apparition des hominidés (L’évolution humaine n’est pas inclue au programme des mormons -D). C’est le Museum of Ancient Life - 3003 N Thanksgiving Way - Lehi, UT 84043 https://www.thanksgivingpoint.org/.../museumofan...
3. à Blanding The Dinosaur Museum, intéressant pour sa rétrospective sur les Dinosaures vu par le 7ème art et les Comics. http://www.dinosaur-museum.org/
4. à Denver au The Denver Museum of Nature & Science http://www.dmns.org/
😎** Leur top n°3, surnomé « l’épreuve de Kho Lanta »😮, a été le Little Wild Horse Canyon, un canyon fabuleusement étroit à coté de Goblin Valley State Park (où nous avons fait une belle partie de cache-cache 😄).

Nous l'avons enchainé avec le Bell Canyon, ça fait une boucle de 8 miles (~13km, 6h en prenant son temps). Mais possibilité de faire beaucoup plus court en ne faisant que le début du LWHC (c’est la partie la plus amusante car la plus étroite). Faire vraiment attention avec la météo à cause des risques de « Flash Flood » ou inondation subite🏴☠️, même s’il ne pleut pas sur place mais qu’il pleut, ou qu’il a plu il y a quelques heures, plus loin en amont. En cas de doute demander conseil aux rangers de Goblin, qui vous donneront une photocopie d’une carte topographie ainsi que le prospectus sur le Little Wild Horse Canyon.
Le Little Wild Horse Canyon est à 1 km de la voiture,
Il y a tout de même un gros obstacle à franchir avant d’arriver au LWHC, un énorme rocher bloque le lit du wash, il faut l’escalader par le coté gauche puis redescendre juste après (plus facile dans le sens du retour😉). Les cairns qui indiquent un chemin montant et longeant la falaise sont là en cas de Flash Flood pour indiquer le chemin de retour sur les hauteurs.
Nous voilà donc à l’entrée du Canyon🙂. C’est vraiment extraordinaire de passer dans des endroits aussi étroits.
Comme la veille il avait énormément plu, pour ne pas dire un vrai déluge sur Gobelins, il y avait pas mal de flaques dans le canyon🤪.
Etant donné que nous n’avions ni envie de mouiller nos chaussures de randonnée ni de les enlever nous avons pu enjamber certaines flaques et dû faire le pont pour d’autres plus longues (1m-1,5m) (les pieds sur une paroi et les mains sur la paroi opposée, très facile étant donné l’étroitesse des passages). Bon, je suis obligée de pondérer cette facilité, étant donné que sur du sec mon fils n’avait aucun problème pour s’amuser à avancer de la sorte 🙂 mais dès qu’il a fallu passer au dessus de l’eau : blocage 😕😕. Cela nous a pris un peu de temps pour lui donner confiance en lui.🙂 Comme nous n’avons pas avancé très rapidement la fin du canyon nous a paru assez longue avant d’arriver au chemin de la jonction pour aller au Bell canyon 🏴☠️. Il était déjà midi donc nous avons fait la jonction de 3km en plein soleil, heureusement à mi chemin nous avons trouvé de l’ombre pour faire une petite pause ravitaillement car les enfants n’en pouvaient plus. Nous nous sommes bien requinqués et rafraichis et n’avons pas trainé, des nuages commençaient à se former à l’horizon.
Enfin le Bell canyon. Là par contre il y avait beaucoup plus d’eau. Nous nous sommes donc déchaussés et avons avancé avec précaution dans les flaques. Dans certaines nous avions de l’eau à mi-cuisse, j’ai pris la décision de mettre les enfants en slip/culotte J car pour eux c’était à la taille.
Cette eau (boueuse tout de même) nous a bien rafraichi car il commençait à faire assez chaud (~30°)
Nous sommes arrivés à la voiture vers 15h.
Les enfants ont adoré ! Ils étaient très fiers d’avoir fait une randonnée aussi longue et acrobatique 😏😎😛😇.
De la matinée nous n’avons vu qu’une seule personne qui nous a doublés pendant la jonction lors de notre pause à l’ombre. Nous l’avons rattrapé dans le Bell Cayon alors qu’il faisait sa pause à l’ombre. Il était en nu-pied (à scratchs) ce qui lui a permis de marcher dans l’eau. (Pour autant je ne regrette pas d’avoir pris les chaussures de randonnée.)
Sur le chemin de retour à la voiture nous avons croisé quelques familles (certaines avec des enfants en bas âge) qui je pense n’allaient faire que le début du Little Wild Horse canyon.
le bulletin Météo : la ranger de Gobelins nous a indiqué qu’il fallait commencer le canyon de très bonne heure (vers 6-7h du matin) et en sortir avant midi, car en cas de pluie c’est un piège mortel. (Nous y étions vers 9h mais pas de pluie prévue avant la soirée.)
edit: vidéo d'innondation du LWHC dans le message: «Débuter une randonnée aux États-Unis» du membre Zitounet.
Elle nous a raconté que chez eux on disait que le mois d’aout était le plus court de l’année car il n’y avait que des ½ journées, en référence au fait qu’à partir de midi il y a très souvent des orages.
Et effectivement nous avons pu constater que dans la région les nuages se formaient vers 11h00 et que l’orage grondait en début d’aprèm, se déplaçant ensuite selon les vents. Ce qui nous a parfois obligés à changer nos plans. (Cathedral Valley ce sera pour la prochaine fois …)
Suite du Top 10 (pas d’ordre):
😎** Ils ont beaucoup aimé Natural Bridge NM avec la descente en bas du Sipapu Bridge avec des échelles/escaliers. Le contraste de climat et de végétation entre le haut et le bas, leur a fait dire qu’ils étaient descendus « dans la jungle ». Ce n’est pas un parc avec des arches rouges. Je trouve qu’il est rapide à faire, très dépaysant et intéressant pour les enfants (descendre en bas du Sipapu). Ca vaut la peine de s’y arrêter.
😎** Las Vegas et le spectacle MJONE (Michael Jackson par le cirque du soleil, au Mandalay Bay) (mais pour enfants à partir de 5 ans seulement car il y a quelques images de guerre, je pense que c’est la raisonqui justifie la limite d'age). Il n’y a pas à redire, ils sont forts au Cirque du Soleil. Nous y sommes allés en voiture ce qui nous a permis de faire le retour sur le Strip de nuit toutes fenêtres ouvertes, les enfants n’en revenaient pas 😮😮 ! Ils ont trouvé ça fabuleux. « Maman, les dames avaient très chaud elles étaient en maillot de bain sur le trottoir»😄😄 "Euhhhh, oui mon chéri" 😊😊😕 😄
Nous sommes restés 4 nuits à LV.
J’avais choisi le Tuscany Suites (3 nuits) pour avoir une piscine plus familiale/intime et ombragée. Pas de regrets !
Etant donné la canicule qui sévissait (>40°C) nous en avons bien profité et avons réduit les visites des casinos et des alentours (ni Death Valley (54°C) que nous connaissions, ni Valey of Fire (« des pierres rouges » on en verra d’autres plus tard).
Nous avons aussi fait une nuit au Circus Circus après avoir passé l’après-midi à faire des montagnes russes sous l'Adventure dôme. Mais pour le reste du complexe, Quel temple de la consommation! 😕, ce casino n’est vraiment pas ma tasse de thé. Le paradis de l’enfant roi.
Ils ont beaucoup aimé le décor du Rainforest Café au MGM.
😎** Les indiens (en habits traditionnels) à l’Inter-Tribal Indian Ceremonial de Gallup (début aout). Powow, défilés, rodéo. Très peu de touristes, très familial. De plus c’est à Gallup que l’on trouve de l’artisanat indien à un prix très abordable😉.
😎** Découvrir la géologie avec les plissements terrestres, l’histoire de notre planète et l’évolution de la vie : Grand Canyon, Capitol Reef, Dinosaures et autres fossiles, les volcans …
😎** L’architecture « comme dans Tom Sawyer », les musées, les Tic et Tac (tamias), les écureuils dorés et les chiens de prairie. (jeu en voiture : celui qui voit le 1er un « Tic et Tac », celui qui en voit le plus…)
😠** Leur seul flop a été le grand lac salé à Antelop Island (nous ne sommes pas allés voir les Bisons car nous en avions fait notre « plein les yeux » à Yellowstone).
Trop jeunes et peau trop fine/sensible : leurs petits bobos (piqures de moustiques, égratignures) n’ont pas supporté autant de sel, ils sont aussitôt ressortis en pleurs.😕
De plus on ne peut pas rester sur le rivage à cause des centaines de milliers de moucherons, donc frustration.😕😕
Coté adultes nous nous sommes tout de même essayés à la flottaison en toutes postures.😎
Par contre il ne faut pas s’attendre à une eau cristalline et une odeur de piscine, elle est trouble avec des algues et des crevettes microscopiques en suspension.🤪
Une autre déconvenue a été de croiser le chemin de poux américains qui devaient apprécier les piscines de motels… je ne sais pas s’il est aisé de trouver, comme chez nous, du produit anti-poux dans n’importe quelle petite ville américaine… Coté pharmacie de voyage, j’avais tout prévu sauf ça !
Lorsque je découvre des lentes sur la tête de ma fille et qu’elle me dit ça gratte …
et que nous sommes à Old Faithfull, que nous devons partir vers Lake, la veille de faire 1 semaine de camping à Slough Creek… 🏴☠️et que le monsieur de la réception nous dit que la seule pharmacie se trouve à West Yellowstone😮 … soit 3hA/R avec les embouteillages dans la direction opposée😠😠 … il faut rester zen et se dire que ce n’est PAS grave 😐… saleté de bestioles … 🏴☠️🏴☠️😠😠🏴☠️😠😕
😎 Voici les parcs (et assimilés) que nous avons visité et dans lesquels nous avons dormi (en camping): - Dinosaure National Parc (3 nuits) - Craters of The Moon National Monument (1 nuit) - Yellowstone NP (5 nuits + 3 nuits cabins) - Gran Canyon North Rim NP (1 nuit) - Bryce Canyon NP (1 nuit + 1 motel) - Gran Staircase Escalante NM (1 nuit) - Paria Rimrocks Toadstool Hoodoos - Capitol Reef NP (1 nuit) - Goblin State Park (1 nuit) - Canyonlands NP (1 nuit) - Arch NP (nuit à Moab) - Natural Bridge NM (1 nuit) - Valley of The God (1 nuit) - Monument Valley - Bisti Badlands (1 nuit sur le parking) - Mesa Verde NM (1 nuit) - Florissant Fossil Beds NM
Il n’y a pas à dire, dormir dans les Parc ou dans la Nature, c’est fabuleux : silence, animaux, ciel étoilé …
Voici ce que nous n’avons pas eu le temps de voir mais qui était au programme initial: - Valley of Fire - Buskin gulch - Cathedral Valley - Cathedral Gorge - Lac Powel - Black Canyon of the Gunnison
😎 Les belles pistes (4x4 impératif) :
- Cottonwood Canyon Road - Shafer Canyon Road + Potash road - Notom Bullfrog basin Road - Echo park + Road14 - Cinnamon Pass (à + de 3800m!) - J’en ai peut-être oublié …
L’équivalent de nos routes départementales ou communales est souvent une route non goudronnée.
Dans les Visitor Center de chaque état on peut se procurer gratuitement une carte des Highway de l’état où sont indiqués toutes les pistes et les campgrounds primitifs.
Préparatifs du voyage:
Filmographie en dessins animés ou films d’animations (vus longtemps à l’avance et revus peu avant de partir): - Bip-Bip et le Coyote - Rango - Yogi l’ours - L’étalon des Plaines - Lucky Luke (en BD aussi) - Tom Sawyer - Pour les « vrais » western, c’est plus délicat, car beaucoup de morts, Nous avons essayé la Chevauchée Fantastique, mais ils n’ont pas trop accroché. Pour la version en BD dans Lucky Luke oui, avec la WellsFargoCie.
Sensibilisation des enfants (surtout une fois sur place) :
Il y a des animaux un peu plus dangereux que chez nous :
- on ne courre pas partout pieds nus (araignées (veuves noires), scorpions, millepattes, fournis rouges) Ce serait dommage qu’ils nous piquent en se défendant car on leur a marché dessus sans faire exprès … avec les chaussures les pieds sont protégés.
- Ne pas laisser les chaussures dehors la nuit, car les gentilles petites bestioles venimeuses pourraient venir y faire dodo, et ce serait dommage pour elles de les écrabouiller et pour nous de se faire piquer et de devoir aller à l’hôpital.
- on ne farfouille pas avec les mains sous les rochers ou autres cavités et on fait attention où l’on s’assied, afin de ne pas effrayer un serpent qui pourrait dormir…
Il fait très chaud et on peut tomber malade (déshydratation: mal de tête, fièvre, diarrhée …) si on n’a pas bu assez ou régulièrement. Si le pipi est très jaune, c’est que tu n’as pas assez bu. Il est facile de se perdre: Ne pas partir se promener sans emmener la casquette + lunettes de soleil, à boire (33Cl ou 50Cl) et le sifflet dans un petit sac (à dos ou Banane) + 1 barre de céréales (si pas d’ours dans la région). Ne pas sortir de la voiture sans son équipement quand on s’arrête au milieu de nulle part et qu’il fait chaud/soleil.
Boire des boissons avec des sels minéraux (Powerade, Gatorade ou marque générique) pour bien se réhydrater. Ce n’est pas ça qui manque dans les rayons de supermarchés américains !! En France nous n’avons pas (moins) l’habitude d’avoir de telles chaleurs et des problèmes de déshydratation. En Espagne il existe Aquarius (en canettes de 33Cl).
Au prochain épisode : THE voiture et le camping.
Circuit en RV: Las Vegas - Grand Canyon - Monument Valley - Bryce Canyon - Yellowstone - Salt Lake City English translation pending
Bonjour à toutes et à tous,
Je suis en train de préparer un périple au USA en septembre 2014 qui me conduira en RV de LV à SLC sur une durée de 14 jours (+1 jour à LV et +1 jour SLC ; ces deux là sans RV).
Au programme : GC, MV, Antelope Canyon, BC et Yellowstone ; LV et SLC ne sont que des étapes pour récupération/rendu du RV.
Je me pose actuellement plusieurs questions : - pourriez vous me conseiller une belle route d'arrivée sur Yellowstone ; actuellement je suis sur une remontée de BC via Logan (US12, IT15, US89). Mais avez vous une autre idée? - A MV, me conseillez vous vraiment une balade en 4*4? ; car la piste n'est pas accessible aux RV. Qu'en est-il de la balade à pied sur le site ; vaut-elle le coup? - Je cherche un chouette d'endroit où m'arrêter pour dormir entre LV et GC (sachant que nous ne récupérons le RV que vers 14h et que je peux espérer partir de LV vers 17h) ; auriez vous cet endroit?
Et enfin toute dernière question (pour le moment ;)) : je cherche à immortaliser des levers de soleil/couchers de soleil dans les sites remarquables tels que GC, BC, MV et Yellowstone. Auriez vous des "spots de connaisseurs" qui diffèrent des éternels sunset point ou sunrise point?
Merci d'avance de toutes vos réponses à mes questions. Je suis aussi à l'écoute de toutes vos expériences sur un road trip en RV.
A bientôt
Je me pose actuellement plusieurs questions : - pourriez vous me conseiller une belle route d'arrivée sur Yellowstone ; actuellement je suis sur une remontée de BC via Logan (US12, IT15, US89). Mais avez vous une autre idée? - A MV, me conseillez vous vraiment une balade en 4*4? ; car la piste n'est pas accessible aux RV. Qu'en est-il de la balade à pied sur le site ; vaut-elle le coup? - Je cherche un chouette d'endroit où m'arrêter pour dormir entre LV et GC (sachant que nous ne récupérons le RV que vers 14h et que je peux espérer partir de LV vers 17h) ; auriez vous cet endroit?
Et enfin toute dernière question (pour le moment ;)) : je cherche à immortaliser des levers de soleil/couchers de soleil dans les sites remarquables tels que GC, BC, MV et Yellowstone. Auriez vous des "spots de connaisseurs" qui diffèrent des éternels sunset point ou sunrise point?
Merci d'avance de toutes vos réponses à mes questions. Je suis aussi à l'écoute de toutes vos expériences sur un road trip en RV.
A bientôt
L'Estrie, étapes dans les Cantons-de-l'Est English translation pending
bonjour,
quelles sont les étapes à ne pas rater dans les cantons de l'est??? que faut il voir absolumeent? quels sont les plus jolis villages? merci !!!!
quelles sont les étapes à ne pas rater dans les cantons de l'est??? que faut il voir absolumeent? quels sont les plus jolis villages? merci !!!!
Gares de Suzhou et Suzhoudong (Chine) English translation pending
Je voudrais voyager dans cet ordre : Beijing -> Qufu -> Suzhou -> Shanghai
Le problème est qu'à part de nuit je ne vois pas d'horaire de train pour la gare de Suzhou directement (ou alors ça double ou triple le temps de voyage par exemple pour aller vers Shanghai).
La gare de Suzhoudong est à 45 minutes de voiture...et il n'y a pas de liaison en train...est-ce qu'il y en a parmi vous, honorables voyageurs 😉, qui on déjà connu cette situation ?
J'ai pensé au taxi mais ca fait quand même plus de 30 euros aller-retour et l'auberge de jeunesse ne me coûte même pas ça pour trois jours....
En espérant une réponse...
(pour vérifier les horaires j'ai utilisé huochepiao.com et chinahighligths.com) Quel est le meilleur site pour l'achat des billets depuis l'étranger ? Sinon puis-je les acheter en ligne de la Chine une semaine d'avance ou se sera trop tard ? (Ma question est de savoir si c'est plus économique de les acheter en ligne à partir de la Chine sur un site Chinois j'imagine...?)
Le problème est qu'à part de nuit je ne vois pas d'horaire de train pour la gare de Suzhou directement (ou alors ça double ou triple le temps de voyage par exemple pour aller vers Shanghai).
La gare de Suzhoudong est à 45 minutes de voiture...et il n'y a pas de liaison en train...est-ce qu'il y en a parmi vous, honorables voyageurs 😉, qui on déjà connu cette situation ?
J'ai pensé au taxi mais ca fait quand même plus de 30 euros aller-retour et l'auberge de jeunesse ne me coûte même pas ça pour trois jours....
En espérant une réponse...
(pour vérifier les horaires j'ai utilisé huochepiao.com et chinahighligths.com) Quel est le meilleur site pour l'achat des billets depuis l'étranger ? Sinon puis-je les acheter en ligne de la Chine une semaine d'avance ou se sera trop tard ? (Ma question est de savoir si c'est plus économique de les acheter en ligne à partir de la Chine sur un site Chinois j'imagine...?)
Stationnement près de New York puis transport en commun English translation pending
Je voudrais partir du Québec puis voyager vers New York ou je vais trouver un hôtel soit à Manhattan ou près des stations de métro à Long island city. Cependant, les hôtels ont tous des places de parking limité et à 25$ et +. par jour Ce n'est pas le prix le problème, mais je n'ai pas envie de me retouver à l'hôtel et de chercher un parking pendant 2heures dans le traffic.
J'aimerais trouver un parking et un accès en transport en commun depuis la banlieue de NYC. Idéalement avec un parking pas trop cher et sécuritaire... et encore mieux si c'est facile d'accès pas trop loin de la I87 et loin du traffic de New York! Je n'ai pas de problème non plus à me rendre à Long Island avec la voiture, mais si je fais ça je dois trouver un hôtel qui me garanti un parking(ce que je n'ai pas encore trouvé) et qui est près du transport en commun à moins de 200$ la nuit...
J'aimerais trouver un parking et un accès en transport en commun depuis la banlieue de NYC. Idéalement avec un parking pas trop cher et sécuritaire... et encore mieux si c'est facile d'accès pas trop loin de la I87 et loin du traffic de New York! Je n'ai pas de problème non plus à me rendre à Long Island avec la voiture, mais si je fais ça je dois trouver un hôtel qui me garanti un parking(ce que je n'ai pas encore trouvé) et qui est près du transport en commun à moins de 200$ la nuit...
Mon tour d'Europe à vélo English translation pending
Bonjour !
Alors voila, je m'appelle Antoine et j'ai un projet un peu fou (encore que !), qui me trotte dans la tête depuis un moment, celui de faire le tour de l'Europe, au sens large, pour l'année prochaine, avec mon vélo, ma petite guitare, mon harmonica et une bonne dose de motivation ! Je bosse actuellement histoire de financer ce grand voyage dont le départ serait fixé symboliquement au 1er janvier 2014. Mon expérience dans le voyage à vélo reste pour le moment assez limitée, malgré un génial tour de France l'année dernière, sur 1 mois et demi, mais je n'ai encore jamais mis les roues à l'étranger. Faut dire que j'ai tout juste 21 ans et ne fait du vélo que depuis 2-3 ans, mais une fois que le virus est pris, difficile de s'en passer !
Mon itinéraire me fera partir de Grenoble, puis dans les pays suivants, afin de rejoindre, à peu de choses près, les 4 points cardinaux de l'Europe :
-Espagne (jusqu'à la pointe de Tarifa) -Portugal (passage par le Cabo Da Roca, extrémité ouest de l'Europe) -Royaume-uni (dont l'Ecosse) -Pays-bas -Allemagne -Danemark -Norvège (jusqu'au Cap Nord) -Finlande -Estonie -Lettonie -Lituanie -Pologne -Ukraine -Roumanie -Bulgarie -Turquie (jusqu'à Istanbul) -Grèce -Albanie -Monténégro -Bosnie -Croatie -Slovénie -Autriche -Suisse
Et le retour en France, prévu si tout se passe bien pour fin septembre, soit plus ou moins 9 mois de voyage !
Je suis actuellement en pleine phase de préparation, et j'aurai quelques questions histoire d'être plus tranquille par rapport à tout ça (tout organiser, c'est excitant mais aussi un peu stressant !).
1/ D'abord sur la faisabilité du départ en hiver : je fais route vers le sud de l'Europe (Espagne et Portugal), et me dis que ca devrais passer, mais qu'en est-il réellement ? Des retours d'expériences dans la région ? Et concernant la route de l'Espagne, sachant que l'idée est d'atteindre le sud du pays (pointe de Tarifa). J'imagine bien que passer par les montagnes n'est pas une bonne idée en cette saison, mais j'ai aussi entendu dire que la cote méditerranéenne n'était pas terrible à vélo non plus... Bref, si ya des connaisseurs de ce pays qui m'est totalement inconnu, je suis preneur !
2/ Question pratique : aurai-je besoin d'un passeport concernant les pays hors de l'union européenne ? Ou une carte d'identité est suffisante ?
3/ J'ai déjà une bonne partie de l'équipement, mais il me manque l'essentiel : le vélo. Après avoir parcouru la France avec un vélo Décathlon, j'aimerai cette fois me tourner vers quelque chose de plus robuste, d’autant que mon Riverside accuse désormais le poids des kilomètres. Idéalement, je me dirigeais vers un modèle Déore, sur le site de Cyclo-Randonnée, à 1500€. Le problème, c'est que mon budget est fortement limité et même si ce vélo me plait beaucoup, je préférerai trouver quelque chose autour des 1000€. J'ai cherché un peu sur internet mais sans trouver grand chose de probant dans ces prix là. Des idées ?
4/ Toujours sur l'équipement, j'hésite entre 2 sacs de couchages : le Cat's Meow de The North Face et le Performance-5 de Nanok. Les deux sont annoncés grosso modo en confort entre -5°c et -10°c, ce qui je pense devrait être suffisant pour affronter l'hiver dans le sud. Alors si certains d'entre vous possèdent l'un de ces deux là, j'apprécierais beaucoup des retours là dessus.
5/ Plus anecdotique : pas trop dur de trouver des points wi-fi en Europe ? J'ai l'intention de créer un blog que je mettrais à jour en trouvant du wi-fi, mais quid de la faisabilité de la chose ?
6/ Finalement, niveau budget, 10€ par jour, sachant que je me contente de très peu et que j'alternerais entre bivouacs et warm-showers/couchsurfing, ça vous semble raisonnable ? Encore une fois je suis limité par le budget, mais j'ai pas envie de laisser ce "détail" m'empêcher de vivre mon rêve. J'ai envie de croire que peu importe les moyens (ou presque !), quand on veut, on peut, et j'ai sacrément envie d'aller au bout de mon rêve !
Voila, c'est tout ce qui me vient à l'esprit pour le moment, même si j'aurais probablement d'autres questions avant de partir. Merci d'avance pour votre aide dans la réalisation de ce projet qui me tient tellement à cœur, et vive le vélo !
Alors voila, je m'appelle Antoine et j'ai un projet un peu fou (encore que !), qui me trotte dans la tête depuis un moment, celui de faire le tour de l'Europe, au sens large, pour l'année prochaine, avec mon vélo, ma petite guitare, mon harmonica et une bonne dose de motivation ! Je bosse actuellement histoire de financer ce grand voyage dont le départ serait fixé symboliquement au 1er janvier 2014. Mon expérience dans le voyage à vélo reste pour le moment assez limitée, malgré un génial tour de France l'année dernière, sur 1 mois et demi, mais je n'ai encore jamais mis les roues à l'étranger. Faut dire que j'ai tout juste 21 ans et ne fait du vélo que depuis 2-3 ans, mais une fois que le virus est pris, difficile de s'en passer !
Mon itinéraire me fera partir de Grenoble, puis dans les pays suivants, afin de rejoindre, à peu de choses près, les 4 points cardinaux de l'Europe :
-Espagne (jusqu'à la pointe de Tarifa) -Portugal (passage par le Cabo Da Roca, extrémité ouest de l'Europe) -Royaume-uni (dont l'Ecosse) -Pays-bas -Allemagne -Danemark -Norvège (jusqu'au Cap Nord) -Finlande -Estonie -Lettonie -Lituanie -Pologne -Ukraine -Roumanie -Bulgarie -Turquie (jusqu'à Istanbul) -Grèce -Albanie -Monténégro -Bosnie -Croatie -Slovénie -Autriche -Suisse
Et le retour en France, prévu si tout se passe bien pour fin septembre, soit plus ou moins 9 mois de voyage !
Je suis actuellement en pleine phase de préparation, et j'aurai quelques questions histoire d'être plus tranquille par rapport à tout ça (tout organiser, c'est excitant mais aussi un peu stressant !).
1/ D'abord sur la faisabilité du départ en hiver : je fais route vers le sud de l'Europe (Espagne et Portugal), et me dis que ca devrais passer, mais qu'en est-il réellement ? Des retours d'expériences dans la région ? Et concernant la route de l'Espagne, sachant que l'idée est d'atteindre le sud du pays (pointe de Tarifa). J'imagine bien que passer par les montagnes n'est pas une bonne idée en cette saison, mais j'ai aussi entendu dire que la cote méditerranéenne n'était pas terrible à vélo non plus... Bref, si ya des connaisseurs de ce pays qui m'est totalement inconnu, je suis preneur !
2/ Question pratique : aurai-je besoin d'un passeport concernant les pays hors de l'union européenne ? Ou une carte d'identité est suffisante ?
3/ J'ai déjà une bonne partie de l'équipement, mais il me manque l'essentiel : le vélo. Après avoir parcouru la France avec un vélo Décathlon, j'aimerai cette fois me tourner vers quelque chose de plus robuste, d’autant que mon Riverside accuse désormais le poids des kilomètres. Idéalement, je me dirigeais vers un modèle Déore, sur le site de Cyclo-Randonnée, à 1500€. Le problème, c'est que mon budget est fortement limité et même si ce vélo me plait beaucoup, je préférerai trouver quelque chose autour des 1000€. J'ai cherché un peu sur internet mais sans trouver grand chose de probant dans ces prix là. Des idées ?
4/ Toujours sur l'équipement, j'hésite entre 2 sacs de couchages : le Cat's Meow de The North Face et le Performance-5 de Nanok. Les deux sont annoncés grosso modo en confort entre -5°c et -10°c, ce qui je pense devrait être suffisant pour affronter l'hiver dans le sud. Alors si certains d'entre vous possèdent l'un de ces deux là, j'apprécierais beaucoup des retours là dessus.
5/ Plus anecdotique : pas trop dur de trouver des points wi-fi en Europe ? J'ai l'intention de créer un blog que je mettrais à jour en trouvant du wi-fi, mais quid de la faisabilité de la chose ?
6/ Finalement, niveau budget, 10€ par jour, sachant que je me contente de très peu et que j'alternerais entre bivouacs et warm-showers/couchsurfing, ça vous semble raisonnable ? Encore une fois je suis limité par le budget, mais j'ai pas envie de laisser ce "détail" m'empêcher de vivre mon rêve. J'ai envie de croire que peu importe les moyens (ou presque !), quand on veut, on peut, et j'ai sacrément envie d'aller au bout de mon rêve !
Voila, c'est tout ce qui me vient à l'esprit pour le moment, même si j'aurais probablement d'autres questions avant de partir. Merci d'avance pour votre aide dans la réalisation de ce projet qui me tient tellement à cœur, et vive le vélo !
Itinéraire de 22 jours dans l'Ouest américain English translation pending
Salut à tous,
Je me suis inscrit ici il y a un an car j'avais un projet de voyage aux USA à construire pour aout 2013. J'avais posté ici quelques projets, puis j'avais laissé tomber pour finalement partir à l'opposé, en Indonésie. Le projet refait jour pour aout 2014, et j'ai du mal.... J'ai tout lu sur le forum ( trop lu?) et je suis conscient de tous les pièges à éviter pour les débutants. J'ai même lu le célèbre carnet de Pierre 77, fort instructif car comme lui je voyage avec deux enfants, et comme lui je suis plus habitué à l'Afrique australe. Malgré toute mes lectures, je vais vous proposer un projet qui va paraitre trop ambitieux, voire hérétique à certains.... Mais c'est en connaissance de cause, car je sais que mes enfants ne supporteront pas de marcher sous une chaleur ecrasante pendant 3 semaines, il faut donc de la diversité, ce qui implique des bornes et de grosses impasses.
Je suis arrivé à ce projet. J'aimerais que vous me disiez s'il vous paraît faisable ou pas. Pas s'il est optimal, je sais que pour vous il ne l'est pas. Il ne l'est pas pour moi non plus d'ailleurs!
Donc ça donnerait ( en aout prochain)
J1 arrivée san francisco J2 san francisco J 3 san francisco j4 route cotiere, nuit à monterey ou san luis obispo j5 nuit à san luis obispo si monterey la veille, sinon nuit à LA J6 LA J7 LA J8 route direct pour LV, nuit à LV J9 grand canyon north rim j 10 nuit à Page (programme à voir, horseshoe bend peut etre et un autre arret) J11 antelope canyon le matin puis route et nuit à MV J12 route pour moab, une ballade aux alentours de moab dans l'AM J 13 journée autour e Moab, nuit à Moab j 14 une activité matinale sur moab puis route vers vernal, nuit à vernal J 15 dinosaur nm, nuit à vernal J 16 route vers grand teton, nuit sur place J17 grand teton et yellowstone nuit vers old faithfull J18 yellowstone nuit canyon lodge J19 yellowstone nuit mammoth lakes J20 puis route vers cody, nuit à cody J 21 route vers casper J 22 route vers denver J 23 depart
Voilà, c'est ce que j'ai de mieux en stock, et je sais qu'il faut en theorie quelques jours de plus pour faire sf et yellowstone, mais je ne les ai pas, et je ne veux pas faire 15 jours de canyons et red rocks.
Voilà, à vous....🙂
Je me suis inscrit ici il y a un an car j'avais un projet de voyage aux USA à construire pour aout 2013. J'avais posté ici quelques projets, puis j'avais laissé tomber pour finalement partir à l'opposé, en Indonésie. Le projet refait jour pour aout 2014, et j'ai du mal.... J'ai tout lu sur le forum ( trop lu?) et je suis conscient de tous les pièges à éviter pour les débutants. J'ai même lu le célèbre carnet de Pierre 77, fort instructif car comme lui je voyage avec deux enfants, et comme lui je suis plus habitué à l'Afrique australe. Malgré toute mes lectures, je vais vous proposer un projet qui va paraitre trop ambitieux, voire hérétique à certains.... Mais c'est en connaissance de cause, car je sais que mes enfants ne supporteront pas de marcher sous une chaleur ecrasante pendant 3 semaines, il faut donc de la diversité, ce qui implique des bornes et de grosses impasses.
Je suis arrivé à ce projet. J'aimerais que vous me disiez s'il vous paraît faisable ou pas. Pas s'il est optimal, je sais que pour vous il ne l'est pas. Il ne l'est pas pour moi non plus d'ailleurs!
Donc ça donnerait ( en aout prochain)
J1 arrivée san francisco J2 san francisco J 3 san francisco j4 route cotiere, nuit à monterey ou san luis obispo j5 nuit à san luis obispo si monterey la veille, sinon nuit à LA J6 LA J7 LA J8 route direct pour LV, nuit à LV J9 grand canyon north rim j 10 nuit à Page (programme à voir, horseshoe bend peut etre et un autre arret) J11 antelope canyon le matin puis route et nuit à MV J12 route pour moab, une ballade aux alentours de moab dans l'AM J 13 journée autour e Moab, nuit à Moab j 14 une activité matinale sur moab puis route vers vernal, nuit à vernal J 15 dinosaur nm, nuit à vernal J 16 route vers grand teton, nuit sur place J17 grand teton et yellowstone nuit vers old faithfull J18 yellowstone nuit canyon lodge J19 yellowstone nuit mammoth lakes J20 puis route vers cody, nuit à cody J 21 route vers casper J 22 route vers denver J 23 depart
Voilà, c'est ce que j'ai de mieux en stock, et je sais qu'il faut en theorie quelques jours de plus pour faire sf et yellowstone, mais je ne les ai pas, et je ne veux pas faire 15 jours de canyons et red rocks.
Voilà, à vous....🙂
Equipement-vêtements techniques pas cher en Amérique du Sud English translation pending
Salut tout le monde,
Je suis actuellement au Pérou et il va me falloir changer de vêtements : notamment un nouveau pantalon le mien est trou{e de partout ;-) et peut être un polaire et une tente par ailleurs: Quelqu'un sait-il oú il est préférable d'acheter des vêtements techniques ? J'entends des vis contradictoires a propos de la Bolivie : certains disant que les prix sont exceptionnellement bas, d'autre que le prix est le même et au'il y a peu de choix. Conclusion je ne sais trop si je dois acheter mes vêtements maintenant au Pérou, en Bolivie, au Chili, ou encore peut être demander a un ami qui va me rejoindre de me ramener quelque chose de France.
Merci beaucoup !!
Je suis actuellement au Pérou et il va me falloir changer de vêtements : notamment un nouveau pantalon le mien est trou{e de partout ;-) et peut être un polaire et une tente par ailleurs: Quelqu'un sait-il oú il est préférable d'acheter des vêtements techniques ? J'entends des vis contradictoires a propos de la Bolivie : certains disant que les prix sont exceptionnellement bas, d'autre que le prix est le même et au'il y a peu de choix. Conclusion je ne sais trop si je dois acheter mes vêtements maintenant au Pérou, en Bolivie, au Chili, ou encore peut être demander a un ami qui va me rejoindre de me ramener quelque chose de France.
Merci beaucoup !!
Namibie, Botswana, Victoria Falls: retour d'expérience pour la préparation English translation pending
Bonjour à tous,
Après avoir largement profité de ce forum pour préparer notre voyage, voici une modeste contribution relatant notre parcours estival de 29 jours en Namibie, Botswana et chutes Victoria. Ce message sera plutôt accès conseils pratiques de préparation, en insistant sur les points qui nous ont posé le plus problème. Je laisse à d'autres le plaisir de décrire les belles choses que l'on peut voir dans la région.
Il s'agit évidemment d'un avis personnel et pas de la vérité absolue. C'est juste "notre" vérité.
1) Type de voyage Pour résumer, nous sommes un couple de trentenaires d'une grande ville de Province. Nous avons loué un 4x4 pour la durée du séjour et avons presque exclusivement campé. Nous avons organisé seuls notre parcours. Nous sommes partis 31 jours pour 29 jours/28 nuits sur place et ce au mois d'août.
2) Le parcours Un parcours assez classique qui comprend la Namibie (à l'exclusion du sud), le nord du Botswana (Panhandle, Moremi, Chobe) pour finir aux chutes Victoria. A noter que nous avons atterri à Windhoek (Namibie) mais avons choisi de repartir depuis Kasane (Botswana) afin de passer plus de temps sur place.
Pour situer un peu le type de voyage, les étapes les plus aventureuses ont été pour nous le parcours Puros-Opuwo par Orupembe et la traversée de Moremi et Chobe en passant par Savuti.
1 départ de France 2 Windhoek / Chameleon backpackers (300 N$) 3 Sesriem / camping NWR (260 N$) 4 Sesriem / camping NWR (260 N$) 5 Mirabib /camping NWR (170 N$) 6 Swakopmund / Lodge Desert Sky (430 N$) 7 Spitzkoppe / camping communautaire Spitzkoppe restcamp (350 N$) 8 Brandberg / Brandberg White Lady Lodge (185 N$) 9 Twyfelfontein / Aba-Huab community campsite (170 N$) 10 Warmquelle / camping Ongongo (140 N$) 11 Puros / camping communautaire (200 N$) 12 Puros / camping communautaire (200 N$) 13 Opuwo / camping du Opuwo Country Hotel (190 N$) 14 Epupa Falls / Epupa Falls Community Campsite (200 N$) 15 Etosha / Etosha Safari Camp (300 N$) 16 Etosha / Etosha Safari Camp (300 N$) 17 Parc d'Etosha / camping NWR Okaukuejo (420 N$) 18 Parc d'Etosha / camping NWR Halali (400 N$) 19 Parc d'Etosha / camping NWR Namutoni (420 N$) 20 Divundu / Ngepi Camp (190 N$) 21 Divundu / Ngepi Camp (190 N$) 22 Etsha 13 / Guma Lagoon (248 Pulas) 23 Maun / camping du Sedia hotel (100 Pulas) 24 Maghoto (20km de North Gate) / camping communautaire Kwai (580 Pulas) 25 Maghoto (20km de North Gate) / camping communautaire Kwai (580 Pulas) 26 Kasane / camping du TheBe River Lodge (190 Pulas) 27 Kasane / camping du TheBe River Lodge (190 Pulas) 28 Victoria Falls / Victoria falls restcamp & lodges (32 US$) 29 Kasane / camping du TheBe River Lodge (190 Pulas) 30 nuit dans l'avion 31 arrivée en France
3) La location du véhicule Pour un voyage en Namibie/Botswana en mode camping, la location du véhicule est évidemment un sujet à ne pas négliger.
4x4 ou pas ? Nous avons loué un 4x4. En Namibie, il n'a été indispensable que du côté de Puros (lit de la rivière/canyon) et pour le trajet Puros-Opuwo en passant par Orupembe. Les "gravel roads" sont en général très bonnes mais un 4x4 reste à mon avis plus confortable et permet de rouler un peu plus vite. Si vous devez aller au Botswana, il n'y a pas trop à hésiter : un 4x4 est indispensable pour les parcs de Moremi et Chobe.
Double cabine ou simple cabine ? Là sans hésiter : double cabine (2 places avant, 3 places arrière + coffre) et non pas simple cabine (2 places avant seulement + coffre), et ce même à deux. La partie "coffre" du 4x4 n'est pas étanche et se remplit de kilos de sable à chaque étape. Accéder aux affaires dans le coffre est également peu pratique puisqu'il faut descendre du véhicule, ouvrir le coffre et en général faire de l'escalade pour attraper le sac qui a glissé tout au fond ! Un double cabine offre un espace protégé du sable et accessible en permanence pour y mettre appareils photo, bouteilles d'eau, pic-nic, pull, affaires de cuisine etc. Honnêtement la différence de prix ne justifie pas de s'embêter avec un simple cabine.
Tente sur le toit ou pas ? Pour des raisons d'économie, nous avons fait le choix de partir avec notre propre matériel de camping et donc notre propre tente "classique" se montant sur le sol. Tous les loueurs de 4x4 pourront vous proposer de louer un véhicule entièrement équipé "camping" avec notamment des tentes installées sur le toit. Les loueurs vous proposeront également en général des tentes classiques si vous le souhaitez. Les tentes sur le toit ne sont pas du tout indispensables pour se protéger des animaux et ce même au Botswana où les campings ne sont pas clôturés. Les animaux n'attaquent pas les tentes. Les campings sont d'ailleurs remplis de familles sud-africaines expérimentées qui ont des tentes classiques. En Namibie, les campings sont clôturés. A notre avis, les tentes sur le toit sont peu pratiques : pas très grandes, promiscuité si vous avez 2 tentes sur un même véhicule, voiture immobilisée quand les tentes sont dépliées, fermetures-éclair qui se grippent à cause du sable.
Quel équipement de camping ? Par économie, nous avons fait le choix d'emporter l'essentiel de notre matériel et de louer ce que ne nous ne pouvions pas transporter. Nous avons loué 1 table et 2 chaises qui se sont avérées très utiles : la plupart des emplacements de campings n'ont rien où s'asseoir et c'est bien pratique pour ne pas passer la soirée dans la poussière. Nous avons également loué un réchaud, un grill (indispensable : la Namibie/Botswana sont des terres de barbecue) et des matelas en mousse pour adoucir nos nuits. Il est aussi possible de louer un frigo qui se branche sur la batterie de la voiture. Nous ne l'avons pas fait mais cela nous aurait permis de manger bien plus de viande et de produits frais entre deux ravitaillements tous les 4/5 jours. Si c'est important pour vous, prenez-le.
Quel loueur ? Après avoir consulté pas mal d'agences, nous avons décidé de louer auprès de l'agence "Aloe Car Hire", et ce pour son tarif très compétitif. Nous n'avons eu aucun problème : bonne communication avant l'arrivée, le véhicule était propre, récent (62000 km en début de location) et en très bon état. Bref, nous pouvons vous les recommander.
Toutes les agences nous proposaient les mêmes véhicules et en particulier le "4x4 Toyota Hilux 2.5 Diesel Double cab". Il faut quand même savoir que si le véhicule de base est le même, sa "préparation" pour la piste/camping peut être différente. Chez notre loueur (pas cher), la préparation était minimale : il y avait juste une cabine arrière pour recouvrir le coffre, un compresseur était fourni et la deuxième roue de secours était directement posée dans le coffre. Le cric fourni était le cric de base du véhicule. Sur les loueurs plus chers, vous pouvez espérez mieux. Nous avons notamment été impressionné par le niveau d'équipement des véhicule du loueur (cher) "KEA" : parebuffle, snorkel (entrée d'air haute), réservoir d'essence additionnel, 2ème roue de secours fixée à l'extérieur et n'occupant pas de la place dans le coffre, grand cric, pelle et plaques de désensablement, jerrycans métalliques de carburant, réservoir de gaz du réchaud fixé à l'extérieur etc. Bref, ne croyez pas que tous les véhicules se valent même si la base est la même. Si vous êtes connaisseur et avez besoin d'un matériel précis, renseignez-vous bien. Pour notre parcours comprenant quelques sections de 4x4, aventureuses pour un européen citadin mais en fait pas très techniques ou engagées, le véhicule de base convenait parfaitement. Autre point sur les loueurs, de plus en plus de loueurs installent des "traceurs GPS" dans leur véhicule. C'est par exemple le cas du loueur "Advanced car hire". Ces traceurs leur permettent de suivre le véhicule à distance (position/vitesse) et donc de s'assurer que vous respectez bien leurs consignes de location. Aloe Car Hire n'avait pas de traceur. Pour nous, cela a été un plus. Cela ne veut pas dire que l'on voulait faire n'importe quoi avec le véhicule mais je trouve désagréable de se dire qu'au moindre écart, on peut recevoir un coup de fil du loueur...
Assurance réduction de franchise ? Nous n'avons pas pris de réduction de franchise auprès du loueur. Un mot sur les assurances voiture comprises dans les cartes de crédit. La carte Visa Premier ne couvre pas les 4x4. La Mastercard Gold ne couvre pas l'usage "tout-terrain" du véhicule, reste à savoir comment seraient considérées les pistes non goudronnées en cas d'accident. L'American Express Gold couvre bien les 4x4 sans exclusion mais le réseau American Express est peu développé en Namibie et il est difficile de payer sa location avec. Pour être vraiment couvert facilement, il faut une carte très haut de gamme : Visa Platinium par exemple. Un autre mot sur les exclusions à l'assurance du loueur. Les petites lignes du contrat excluent souvent les cas suivants : accident seul, accident avec un animal, accident la nuit, accident hors-piste, dégâts au dessous du véhicule (tout-terrain pas très bien maîtrisé) etc. En cas d'accident, on a vite fait de devoir payer pas mal à mon avis. Au final, nous avons souscrit une assurance rachat de franchise auprès du courtier français "Assurlocauto" (99 €). Autant que nous l'avons compris, les 4x4 sont couverts même hors routes goudronnées. Mais le bas de caisse et les pneus sont exclus.
Assurance pneus et bris de glace ? Nous avons choisi de prendre une assurance pneus et bris de glace, éléments qui ne sont jamais couverts par l'assurance de base du loueur. Au final, nous n'avons pas crevé et n'avons eu aucun bris de glace. Avec le recul, je crois que nous ne prendrions pas à nouveau cette assurance, et pas seulement parce que nous avons eu de la chance cette fois. Compte tenu de la durée de notre location (29 jours), le montant de l'assurance était élevé : 344 € (4350 N$). Nous avons appris sur place qu'un pneu neuf coûtait moins de 100 € (1300 N$). Pour une longue durée de location, cela doit être rarement rentable.
4) La navigation et les cartes Si vous ne devez emmenez qu'une seule chose, c'est un GPS avec la carte "Tracks4Africa", achetable sur Internet. Nous avons ajouté sans problème cette carte à notre GPS Garmin. C'est une référence dans la région : vous y trouverez absolument toutes les routes ou pistes utiles aussi petites soit-elles. Vous trouverez aussi tous les campings, hôtels, stations service, supermarchés etc. Bref, nous avons passé un mois sans aucun problème de navigation grâce à cette carte. Autre point remarquable : le temps de parcours est toujours très juste. Nous avons toujours été à +-10% du temps indiqué et ce à la fois pour des routes parcourues à 120km/h ou des pistes difficiles à 15km/h.
Si vous êtes vraiment allergique au GPS, il est quand même parfaitement possible de se débrouiller sans à l'exception peut-être du coeur du parc Moremi et Chobe Sud au Botswana. Mais globalement, un GPS est quand même très rassurant : il arrive de rouler des heures sans croiser personne et il est vraiment rassurant de savoir que l'on n'est pas perdus et que l'on arrivera bien avant la nuit.
Tracks4Africa existe aussi en version papier mais le niveau de détail est évidemment beaucoup moins bon. Nous n'avons jamais sorti les cartes papier mais il reste prudent d'avoir une solution de secours en cas de panne du GPS.
5) Le budget A deux, pour 29 jours / 28 nuits sur place, le budget total a été de 8150 €. Je donne une décomposition plus fine ci-dessous pour que chacun puisse se faire une idée.
Quelques remarques sur ce budget : - les billets d'avions sont évidemment un poste important. Nous avons fait le choix d'atterrir à Windhoek et de revenir depuis Kasane (Botswana) pour s'éviter de faire la longue route du retour et passer plus de temps sur place. Un billet aller/retour sur Windhoek est un peu moins cher, - si l'on repart de Windhoek, on économise également les frais d'abandon du véhicule à Kasane (474 € pour nous). Il faut alors compter 1,5 jour de route pour rentrer et 100 € de carburant, - les campings sont facturés par personne et non pas par emplacement. Les prix donnés correspondent à deux adultes, - niveau visites/activités, on peut faire un peu moins (pas de tour en avion sur le Delta de l'Okavango ou de tour en kayac à Walvis Bay) mais aussi beaucoup beaucoup plus : 4x4 dans les dunes à Walvis Bay, tour en hélicoptère aux chutes Victoria etc.
Dans l'ensemble, la Namibie et plus encore le Botswana restent des destinations coûteuses même en mode "routard" et exclusivement camping. Coût global du voyage (2 personnes / 29 jours et 28 nuits sur place) 8 142 €
Vols internationaux + bus aéroport 3 050 €
Voiture 3 160 € - location de voiture (29 jours) Toyota Hilux Diesel 2.5 Double Cab (63200 km). Franchise 32000 N$. 1 604 € - assurance pneus et vitres (29 jours) 344 € - frais d'abandon à Kasane du véhicule 474 € - assurance rachat de franchise "Assurlocauto" 99 € - carburant : 6355 km parcourus/consommation moyenne 8.5-9.5 L/100km, 11/12 dans sable profond. Environ 0,95 € du litre. 541 € - taxes entrée Botswana du véhicule + 1 réentrée depuis le Zimbabwe (140 Pulas + 40 Pulas) 16 € - taxes entrée véhicule au Zimbabwe (105 US$) 82 €
Hébergement 668 € - hôtel (2 nuits) 58 € soit 29 € par nuit et par chambre double - camping (26 nuits) 518 €, soit 10 € par nuit et par personne - location équipement "minimal" de camping : 1 table, 2 chaises, 2 matelas (29 jours) 92 €
Alimentation 364 € - pas de restau, uniquement nourriture supermarché
Entrées site / activités 703 € - permis parc de Sesriem (2 jours) 27 € - tour de kayak 1/2 journée à Walvis Bay (550 N$ p.p) 87 € - guide Spitzkoppe (1h) 12 € - guide Brandberg (2h30) 22 € - guide (1 journée) Puros (600 N$ + 100 N$ de pourboire) 55 € - entrée village Himba à côté de Puros (30 N$ p.p) 5 € - permis parc d'Etosha (4 jours) 54 € - permis réserve de Mahango (1 jour) 7 € - tour en bâteau de 2h dans le Panhandle à Shakawe (Drotsky's cabins) 52 € - "scenic flight" d'1h sur le Delta de l'Okavango depuis Maun avec la compagnie Mack Air (2200 Pulas + taxes 60 Pulas p.p) 208 € - permis parc de Moremi ou Chobe (5 jours / 2*120 p.p +50 voiture=290 Pulas par jour) 130 € - entrée chutes Victoria (1 jour / 30 US$ p.p) 45 €
Divers 198 € - visas Zimbabwe 47 € - divers (téléphone, cartes postales, petits souvenirs etc.) 150 €
2) Faut-il réserver ? et si oui quand réserver ? Nous avons préparé l'essentiel de notre voyage mi-mars pour un voyage se déroulant au mois d'août, soit 4 mois et demi avant. A cette date là : - un loueur de voiture sur deux n'avait plus le véhicule que nous souhaitions (4x4 Toyoto Hilux Double cab) disponible. Nous avons pu trouver sans trop de difficulté compte tenu du nombre de loueurs possibles (au moins une trentaine) mais j'imagine qu'il ne fallait pas trop tarder quand même surtout pour les loueurs pas chers, - nous avons pu réserver toutes nos nuits de camping dans les différents campings du NWR (parc de Sesriem et parc d'Etosha) aux dates souhaitées. Cela dit, nous avons souhaité réserver une nuit de plus mi-avril et c'était plein donc attention à ne pas s'y prendre trop tard pour réserver ces campings NWR d'autant plus qu'il est bien plus sympa de camper dans les parcs plutôt qu'à l'extérieur, - tous les campings bien situés à l'intérieur du parc de Moremi et de Chobe étaient pleins. En fait, renseignements pris, il faut réserver 1 an à l'avance (sans exagérer) pour espérer avoir une place dans ces campings bien situés de Moremi (Third Bridge et Xakanaxa) et Chobe (Savuti et Ihaha). Nous avons quand même pu visiter ces parcs mais il aurait été plus confortable de pouvoir dormir vraiment sur place donc si vous faites partie de ceux qui sont capables de programmer vos vacances un an à l'avance, n'hésitez pas à réserver très tôt. Il y a très peu de places disponibles.
Nous avons également réservé le tour en avion au dessus du Delta de l'Okavango un mois avant le départ. Si vous arrivez le jour même ou la veille, je pense que vous ne pourrez pas choisir l'horaire qui vous convient le mieux, typiquement lever ou coucher du soleil. Je conseillerais d'appeler quelques semaines à l'avance surtout qu'il n'y avait aucune avance à verser.
Pour le reste, nous n'avons rien réservé et nous sommes présentés directement aux campings. Nous n'avons jamais eu de problème.
Voilà pour ce premier compte-rendu. Evidemment, si vous avez des questions, je serais heureux de pouvoir y répondre pour aider d'autres à profiter au mieux de cette magnifique région.
Après avoir largement profité de ce forum pour préparer notre voyage, voici une modeste contribution relatant notre parcours estival de 29 jours en Namibie, Botswana et chutes Victoria. Ce message sera plutôt accès conseils pratiques de préparation, en insistant sur les points qui nous ont posé le plus problème. Je laisse à d'autres le plaisir de décrire les belles choses que l'on peut voir dans la région.
Il s'agit évidemment d'un avis personnel et pas de la vérité absolue. C'est juste "notre" vérité.
1) Type de voyage Pour résumer, nous sommes un couple de trentenaires d'une grande ville de Province. Nous avons loué un 4x4 pour la durée du séjour et avons presque exclusivement campé. Nous avons organisé seuls notre parcours. Nous sommes partis 31 jours pour 29 jours/28 nuits sur place et ce au mois d'août.
2) Le parcours Un parcours assez classique qui comprend la Namibie (à l'exclusion du sud), le nord du Botswana (Panhandle, Moremi, Chobe) pour finir aux chutes Victoria. A noter que nous avons atterri à Windhoek (Namibie) mais avons choisi de repartir depuis Kasane (Botswana) afin de passer plus de temps sur place.
Pour situer un peu le type de voyage, les étapes les plus aventureuses ont été pour nous le parcours Puros-Opuwo par Orupembe et la traversée de Moremi et Chobe en passant par Savuti.
1 départ de France 2 Windhoek / Chameleon backpackers (300 N$) 3 Sesriem / camping NWR (260 N$) 4 Sesriem / camping NWR (260 N$) 5 Mirabib /camping NWR (170 N$) 6 Swakopmund / Lodge Desert Sky (430 N$) 7 Spitzkoppe / camping communautaire Spitzkoppe restcamp (350 N$) 8 Brandberg / Brandberg White Lady Lodge (185 N$) 9 Twyfelfontein / Aba-Huab community campsite (170 N$) 10 Warmquelle / camping Ongongo (140 N$) 11 Puros / camping communautaire (200 N$) 12 Puros / camping communautaire (200 N$) 13 Opuwo / camping du Opuwo Country Hotel (190 N$) 14 Epupa Falls / Epupa Falls Community Campsite (200 N$) 15 Etosha / Etosha Safari Camp (300 N$) 16 Etosha / Etosha Safari Camp (300 N$) 17 Parc d'Etosha / camping NWR Okaukuejo (420 N$) 18 Parc d'Etosha / camping NWR Halali (400 N$) 19 Parc d'Etosha / camping NWR Namutoni (420 N$) 20 Divundu / Ngepi Camp (190 N$) 21 Divundu / Ngepi Camp (190 N$) 22 Etsha 13 / Guma Lagoon (248 Pulas) 23 Maun / camping du Sedia hotel (100 Pulas) 24 Maghoto (20km de North Gate) / camping communautaire Kwai (580 Pulas) 25 Maghoto (20km de North Gate) / camping communautaire Kwai (580 Pulas) 26 Kasane / camping du TheBe River Lodge (190 Pulas) 27 Kasane / camping du TheBe River Lodge (190 Pulas) 28 Victoria Falls / Victoria falls restcamp & lodges (32 US$) 29 Kasane / camping du TheBe River Lodge (190 Pulas) 30 nuit dans l'avion 31 arrivée en France
3) La location du véhicule Pour un voyage en Namibie/Botswana en mode camping, la location du véhicule est évidemment un sujet à ne pas négliger.
4x4 ou pas ? Nous avons loué un 4x4. En Namibie, il n'a été indispensable que du côté de Puros (lit de la rivière/canyon) et pour le trajet Puros-Opuwo en passant par Orupembe. Les "gravel roads" sont en général très bonnes mais un 4x4 reste à mon avis plus confortable et permet de rouler un peu plus vite. Si vous devez aller au Botswana, il n'y a pas trop à hésiter : un 4x4 est indispensable pour les parcs de Moremi et Chobe.
Double cabine ou simple cabine ? Là sans hésiter : double cabine (2 places avant, 3 places arrière + coffre) et non pas simple cabine (2 places avant seulement + coffre), et ce même à deux. La partie "coffre" du 4x4 n'est pas étanche et se remplit de kilos de sable à chaque étape. Accéder aux affaires dans le coffre est également peu pratique puisqu'il faut descendre du véhicule, ouvrir le coffre et en général faire de l'escalade pour attraper le sac qui a glissé tout au fond ! Un double cabine offre un espace protégé du sable et accessible en permanence pour y mettre appareils photo, bouteilles d'eau, pic-nic, pull, affaires de cuisine etc. Honnêtement la différence de prix ne justifie pas de s'embêter avec un simple cabine.
Tente sur le toit ou pas ? Pour des raisons d'économie, nous avons fait le choix de partir avec notre propre matériel de camping et donc notre propre tente "classique" se montant sur le sol. Tous les loueurs de 4x4 pourront vous proposer de louer un véhicule entièrement équipé "camping" avec notamment des tentes installées sur le toit. Les loueurs vous proposeront également en général des tentes classiques si vous le souhaitez. Les tentes sur le toit ne sont pas du tout indispensables pour se protéger des animaux et ce même au Botswana où les campings ne sont pas clôturés. Les animaux n'attaquent pas les tentes. Les campings sont d'ailleurs remplis de familles sud-africaines expérimentées qui ont des tentes classiques. En Namibie, les campings sont clôturés. A notre avis, les tentes sur le toit sont peu pratiques : pas très grandes, promiscuité si vous avez 2 tentes sur un même véhicule, voiture immobilisée quand les tentes sont dépliées, fermetures-éclair qui se grippent à cause du sable.
Quel équipement de camping ? Par économie, nous avons fait le choix d'emporter l'essentiel de notre matériel et de louer ce que ne nous ne pouvions pas transporter. Nous avons loué 1 table et 2 chaises qui se sont avérées très utiles : la plupart des emplacements de campings n'ont rien où s'asseoir et c'est bien pratique pour ne pas passer la soirée dans la poussière. Nous avons également loué un réchaud, un grill (indispensable : la Namibie/Botswana sont des terres de barbecue) et des matelas en mousse pour adoucir nos nuits. Il est aussi possible de louer un frigo qui se branche sur la batterie de la voiture. Nous ne l'avons pas fait mais cela nous aurait permis de manger bien plus de viande et de produits frais entre deux ravitaillements tous les 4/5 jours. Si c'est important pour vous, prenez-le.
Quel loueur ? Après avoir consulté pas mal d'agences, nous avons décidé de louer auprès de l'agence "Aloe Car Hire", et ce pour son tarif très compétitif. Nous n'avons eu aucun problème : bonne communication avant l'arrivée, le véhicule était propre, récent (62000 km en début de location) et en très bon état. Bref, nous pouvons vous les recommander.
Toutes les agences nous proposaient les mêmes véhicules et en particulier le "4x4 Toyota Hilux 2.5 Diesel Double cab". Il faut quand même savoir que si le véhicule de base est le même, sa "préparation" pour la piste/camping peut être différente. Chez notre loueur (pas cher), la préparation était minimale : il y avait juste une cabine arrière pour recouvrir le coffre, un compresseur était fourni et la deuxième roue de secours était directement posée dans le coffre. Le cric fourni était le cric de base du véhicule. Sur les loueurs plus chers, vous pouvez espérez mieux. Nous avons notamment été impressionné par le niveau d'équipement des véhicule du loueur (cher) "KEA" : parebuffle, snorkel (entrée d'air haute), réservoir d'essence additionnel, 2ème roue de secours fixée à l'extérieur et n'occupant pas de la place dans le coffre, grand cric, pelle et plaques de désensablement, jerrycans métalliques de carburant, réservoir de gaz du réchaud fixé à l'extérieur etc. Bref, ne croyez pas que tous les véhicules se valent même si la base est la même. Si vous êtes connaisseur et avez besoin d'un matériel précis, renseignez-vous bien. Pour notre parcours comprenant quelques sections de 4x4, aventureuses pour un européen citadin mais en fait pas très techniques ou engagées, le véhicule de base convenait parfaitement. Autre point sur les loueurs, de plus en plus de loueurs installent des "traceurs GPS" dans leur véhicule. C'est par exemple le cas du loueur "Advanced car hire". Ces traceurs leur permettent de suivre le véhicule à distance (position/vitesse) et donc de s'assurer que vous respectez bien leurs consignes de location. Aloe Car Hire n'avait pas de traceur. Pour nous, cela a été un plus. Cela ne veut pas dire que l'on voulait faire n'importe quoi avec le véhicule mais je trouve désagréable de se dire qu'au moindre écart, on peut recevoir un coup de fil du loueur...
Assurance réduction de franchise ? Nous n'avons pas pris de réduction de franchise auprès du loueur. Un mot sur les assurances voiture comprises dans les cartes de crédit. La carte Visa Premier ne couvre pas les 4x4. La Mastercard Gold ne couvre pas l'usage "tout-terrain" du véhicule, reste à savoir comment seraient considérées les pistes non goudronnées en cas d'accident. L'American Express Gold couvre bien les 4x4 sans exclusion mais le réseau American Express est peu développé en Namibie et il est difficile de payer sa location avec. Pour être vraiment couvert facilement, il faut une carte très haut de gamme : Visa Platinium par exemple. Un autre mot sur les exclusions à l'assurance du loueur. Les petites lignes du contrat excluent souvent les cas suivants : accident seul, accident avec un animal, accident la nuit, accident hors-piste, dégâts au dessous du véhicule (tout-terrain pas très bien maîtrisé) etc. En cas d'accident, on a vite fait de devoir payer pas mal à mon avis. Au final, nous avons souscrit une assurance rachat de franchise auprès du courtier français "Assurlocauto" (99 €). Autant que nous l'avons compris, les 4x4 sont couverts même hors routes goudronnées. Mais le bas de caisse et les pneus sont exclus.
Assurance pneus et bris de glace ? Nous avons choisi de prendre une assurance pneus et bris de glace, éléments qui ne sont jamais couverts par l'assurance de base du loueur. Au final, nous n'avons pas crevé et n'avons eu aucun bris de glace. Avec le recul, je crois que nous ne prendrions pas à nouveau cette assurance, et pas seulement parce que nous avons eu de la chance cette fois. Compte tenu de la durée de notre location (29 jours), le montant de l'assurance était élevé : 344 € (4350 N$). Nous avons appris sur place qu'un pneu neuf coûtait moins de 100 € (1300 N$). Pour une longue durée de location, cela doit être rarement rentable.
4) La navigation et les cartes Si vous ne devez emmenez qu'une seule chose, c'est un GPS avec la carte "Tracks4Africa", achetable sur Internet. Nous avons ajouté sans problème cette carte à notre GPS Garmin. C'est une référence dans la région : vous y trouverez absolument toutes les routes ou pistes utiles aussi petites soit-elles. Vous trouverez aussi tous les campings, hôtels, stations service, supermarchés etc. Bref, nous avons passé un mois sans aucun problème de navigation grâce à cette carte. Autre point remarquable : le temps de parcours est toujours très juste. Nous avons toujours été à +-10% du temps indiqué et ce à la fois pour des routes parcourues à 120km/h ou des pistes difficiles à 15km/h.
Si vous êtes vraiment allergique au GPS, il est quand même parfaitement possible de se débrouiller sans à l'exception peut-être du coeur du parc Moremi et Chobe Sud au Botswana. Mais globalement, un GPS est quand même très rassurant : il arrive de rouler des heures sans croiser personne et il est vraiment rassurant de savoir que l'on n'est pas perdus et que l'on arrivera bien avant la nuit.
Tracks4Africa existe aussi en version papier mais le niveau de détail est évidemment beaucoup moins bon. Nous n'avons jamais sorti les cartes papier mais il reste prudent d'avoir une solution de secours en cas de panne du GPS.
5) Le budget A deux, pour 29 jours / 28 nuits sur place, le budget total a été de 8150 €. Je donne une décomposition plus fine ci-dessous pour que chacun puisse se faire une idée.
Quelques remarques sur ce budget : - les billets d'avions sont évidemment un poste important. Nous avons fait le choix d'atterrir à Windhoek et de revenir depuis Kasane (Botswana) pour s'éviter de faire la longue route du retour et passer plus de temps sur place. Un billet aller/retour sur Windhoek est un peu moins cher, - si l'on repart de Windhoek, on économise également les frais d'abandon du véhicule à Kasane (474 € pour nous). Il faut alors compter 1,5 jour de route pour rentrer et 100 € de carburant, - les campings sont facturés par personne et non pas par emplacement. Les prix donnés correspondent à deux adultes, - niveau visites/activités, on peut faire un peu moins (pas de tour en avion sur le Delta de l'Okavango ou de tour en kayac à Walvis Bay) mais aussi beaucoup beaucoup plus : 4x4 dans les dunes à Walvis Bay, tour en hélicoptère aux chutes Victoria etc.
Dans l'ensemble, la Namibie et plus encore le Botswana restent des destinations coûteuses même en mode "routard" et exclusivement camping. Coût global du voyage (2 personnes / 29 jours et 28 nuits sur place) 8 142 €
Vols internationaux + bus aéroport 3 050 €
Voiture 3 160 € - location de voiture (29 jours) Toyota Hilux Diesel 2.5 Double Cab (63200 km). Franchise 32000 N$. 1 604 € - assurance pneus et vitres (29 jours) 344 € - frais d'abandon à Kasane du véhicule 474 € - assurance rachat de franchise "Assurlocauto" 99 € - carburant : 6355 km parcourus/consommation moyenne 8.5-9.5 L/100km, 11/12 dans sable profond. Environ 0,95 € du litre. 541 € - taxes entrée Botswana du véhicule + 1 réentrée depuis le Zimbabwe (140 Pulas + 40 Pulas) 16 € - taxes entrée véhicule au Zimbabwe (105 US$) 82 €
Hébergement 668 € - hôtel (2 nuits) 58 € soit 29 € par nuit et par chambre double - camping (26 nuits) 518 €, soit 10 € par nuit et par personne - location équipement "minimal" de camping : 1 table, 2 chaises, 2 matelas (29 jours) 92 €
Alimentation 364 € - pas de restau, uniquement nourriture supermarché
Entrées site / activités 703 € - permis parc de Sesriem (2 jours) 27 € - tour de kayak 1/2 journée à Walvis Bay (550 N$ p.p) 87 € - guide Spitzkoppe (1h) 12 € - guide Brandberg (2h30) 22 € - guide (1 journée) Puros (600 N$ + 100 N$ de pourboire) 55 € - entrée village Himba à côté de Puros (30 N$ p.p) 5 € - permis parc d'Etosha (4 jours) 54 € - permis réserve de Mahango (1 jour) 7 € - tour en bâteau de 2h dans le Panhandle à Shakawe (Drotsky's cabins) 52 € - "scenic flight" d'1h sur le Delta de l'Okavango depuis Maun avec la compagnie Mack Air (2200 Pulas + taxes 60 Pulas p.p) 208 € - permis parc de Moremi ou Chobe (5 jours / 2*120 p.p +50 voiture=290 Pulas par jour) 130 € - entrée chutes Victoria (1 jour / 30 US$ p.p) 45 €
Divers 198 € - visas Zimbabwe 47 € - divers (téléphone, cartes postales, petits souvenirs etc.) 150 €
2) Faut-il réserver ? et si oui quand réserver ? Nous avons préparé l'essentiel de notre voyage mi-mars pour un voyage se déroulant au mois d'août, soit 4 mois et demi avant. A cette date là : - un loueur de voiture sur deux n'avait plus le véhicule que nous souhaitions (4x4 Toyoto Hilux Double cab) disponible. Nous avons pu trouver sans trop de difficulté compte tenu du nombre de loueurs possibles (au moins une trentaine) mais j'imagine qu'il ne fallait pas trop tarder quand même surtout pour les loueurs pas chers, - nous avons pu réserver toutes nos nuits de camping dans les différents campings du NWR (parc de Sesriem et parc d'Etosha) aux dates souhaitées. Cela dit, nous avons souhaité réserver une nuit de plus mi-avril et c'était plein donc attention à ne pas s'y prendre trop tard pour réserver ces campings NWR d'autant plus qu'il est bien plus sympa de camper dans les parcs plutôt qu'à l'extérieur, - tous les campings bien situés à l'intérieur du parc de Moremi et de Chobe étaient pleins. En fait, renseignements pris, il faut réserver 1 an à l'avance (sans exagérer) pour espérer avoir une place dans ces campings bien situés de Moremi (Third Bridge et Xakanaxa) et Chobe (Savuti et Ihaha). Nous avons quand même pu visiter ces parcs mais il aurait été plus confortable de pouvoir dormir vraiment sur place donc si vous faites partie de ceux qui sont capables de programmer vos vacances un an à l'avance, n'hésitez pas à réserver très tôt. Il y a très peu de places disponibles.
Nous avons également réservé le tour en avion au dessus du Delta de l'Okavango un mois avant le départ. Si vous arrivez le jour même ou la veille, je pense que vous ne pourrez pas choisir l'horaire qui vous convient le mieux, typiquement lever ou coucher du soleil. Je conseillerais d'appeler quelques semaines à l'avance surtout qu'il n'y avait aucune avance à verser.
Pour le reste, nous n'avons rien réservé et nous sommes présentés directement aux campings. Nous n'avons jamais eu de problème.
Voilà pour ce premier compte-rendu. Evidemment, si vous avez des questions, je serais heureux de pouvoir y répondre pour aider d'autres à profiter au mieux de cette magnifique région.
72h de transit à Pékin sans visa, formalités English translation pending
Bonjour, je partirai bientôt à Tokyo avec Air China avec une escale d'environ 22H qui me permettra de visiter Pékin.
Depuis le 1e Janvier, aucun visa n'est nécessaire pour sortir de l'aéroport de Pékin pour une durée inférieure à 72H si on fait partie d'une des 45 nationalités autorisées (ce qui est le cas) et si on a une reservation d'un billet de continuation vers un pays tiers (Pékin-Tokyo dans ce cas là).
Seulement, je voudrais être sur qu'il n'y a rien besoin de faire avant le départ et s'il n'y a aucun risque de se faire refuser l'embarquement à Paris pour cause de non visa.
J'ai pu lire sur plusieurs sur certains sites, qu'il fallait que la compagnie aérienne soit au courant mais j'ai appelé Air China qui m'a dit qu'il fallait que je contacte un autre numéro en Chine pour avoir ce permis de transit, à ce numéro où ils ne parlaient que Chinois ou Anglais (heureusement que je parle anglais), il m'ont dit que non, le ticket de continuation et le passeport suffisaient et éventuellement de contacter ma compagnie aérienne (sans blague!). Toujours le même principe, l'un se renvoi la balle avec l'autre.
Sur ce site: http://uritours.com/blog/entry/new-beijing-72-hour-visa-free-policy où on peut suivre la procédure de l'obtention de ce transit de 72H à l'aéroport, ils disent: So how does it work? Check-in: When you check-in for your Beijing flight at your home country, notify the airline you are flying with that you intend to apply for a 72-hour visa in Beijing. Allow sufficient time for this process (at least half an hour), as the airline will need to confirm that you are indeed traveling to the third country (North Korea, in this case). Ce qui veut dire que l'on doit seulement prévenir la compagnie aérienne de notre intention lors de l'enregistrement (check-in) et pas avant. Bref, je voudrais être sur, il y a t'il déjà certains d'entre vous qui ont profité de ce transit, qu'avez-vous fait? Peut-on me refuser l'embarquement sur ce motif. J'ai peur que certains agent d'escale ignorent l’existence de ce nouveau transit de 72H. Mais je vais quand même voler avec Air China qui fait la promotion de ce transit sur son site, donc je pense qu'il ne devrait pas y a voir de problèmes. Merci si vous avez des réponses à m'apporter.
Sur ce site: http://uritours.com/blog/entry/new-beijing-72-hour-visa-free-policy où on peut suivre la procédure de l'obtention de ce transit de 72H à l'aéroport, ils disent: So how does it work? Check-in: When you check-in for your Beijing flight at your home country, notify the airline you are flying with that you intend to apply for a 72-hour visa in Beijing. Allow sufficient time for this process (at least half an hour), as the airline will need to confirm that you are indeed traveling to the third country (North Korea, in this case). Ce qui veut dire que l'on doit seulement prévenir la compagnie aérienne de notre intention lors de l'enregistrement (check-in) et pas avant. Bref, je voudrais être sur, il y a t'il déjà certains d'entre vous qui ont profité de ce transit, qu'avez-vous fait? Peut-on me refuser l'embarquement sur ce motif. J'ai peur que certains agent d'escale ignorent l’existence de ce nouveau transit de 72H. Mais je vais quand même voler avec Air China qui fait la promotion de ce transit sur son site, donc je pense qu'il ne devrait pas y a voir de problèmes. Merci si vous avez des réponses à m'apporter.
A voir à San Francisco English translation pending
Bonjour
je pars au mois d'octobre 4 jours à San francisco, que me conseiller vous de voir
Cordialement
Dominique
je pars au mois d'octobre 4 jours à San francisco, que me conseiller vous de voir
Cordialement
Dominique
Combiné New York-Miami en avril 2014 English translation pending
Bonjour,
Nous souhaiterions faire un combiné NEW-YORK MIAMI avec nos deux filles de 14 et 10 ans au mois d'avril 2014.
Renseignements pris auprès de plusieurs agences voilà ce qu'on nous propose :
4 nuits à NEW-YORK au Paramount Hotel
Vol interne pour Miami
location de voiture à Miami
3 nuits à Miami au Holiday Inn Ocean Front dans le but de faire une visite de Miami, un parc aquatique, les Everglades et un peu de bon temps sur la plage
1 nuit à Key West Hôtel INN
1 nuit à Miami Holiday Inn Ocean Front
Retour en France
Quelqu'un a-t-il déjà fait ce genre de circuit ?
Quelqu'un connait-il les hotels qui nous sont proposés ?
Je vous remercie pour vos éventuels retours.
Itinéraire en Alaska English translation pending
Bonjour à toutes et à tous.
La lecture des différents posts ainsi que les photos m'ont amené à préparer un petit itinéraire, de 13 jours, pour juillet 2014. Sachant que j'ai 64ans, que je voyage seul, que la rando n'est pas mon fort, de même que le camping (hôtel donc). La photo (plus pris sur le vif que longue attente) est mon hobbie
J1 Paris - Anchorage J2 Anchorage - Glennallen J3 Glennallen - Wrangell St Elias J4 Wrangell St Elias J5 Wrangell St Elais - Valdez J6 Valdez - Whittiez (ferry) Homer J7 Brooks falls J8 Homer - Seldovia - Homer (en avion) J9 Homer - Seward J10 Croisière Kenai Fjord J11 Journée Kayak J12 Libre ou à caser qq part J13 Anchorage Paris Merci pour vos avisés remarques et commentaires. Faut il TOUT réserver dès maintenant?? jean Pierre
La lecture des différents posts ainsi que les photos m'ont amené à préparer un petit itinéraire, de 13 jours, pour juillet 2014. Sachant que j'ai 64ans, que je voyage seul, que la rando n'est pas mon fort, de même que le camping (hôtel donc). La photo (plus pris sur le vif que longue attente) est mon hobbie
J1 Paris - Anchorage J2 Anchorage - Glennallen J3 Glennallen - Wrangell St Elias J4 Wrangell St Elias J5 Wrangell St Elais - Valdez J6 Valdez - Whittiez (ferry) Homer J7 Brooks falls J8 Homer - Seldovia - Homer (en avion) J9 Homer - Seward J10 Croisière Kenai Fjord J11 Journée Kayak J12 Libre ou à caser qq part J13 Anchorage Paris Merci pour vos avisés remarques et commentaires. Faut il TOUT réserver dès maintenant?? jean Pierre
Voyage d'un mois en Australie English translation pending
Je voyage dans 1 an avec ma mère en australie et je vais devoir faire bientôt les réservations des billets d'avions.
J'ai évité les trajectoires itinérantes car ma mère a 64 ans et ça peut être fatiguant donc je préfère nous poser et faire des visites prévues au programme de ces coachs tours
Sachant que le tour pourrait être avancé d'une semaine ou une semaine 1/2
Le budget pour tout (assurance, vols intérieurs/internationales, hôtels apparts, tours à la journée, nourriture, transport, souvenirs) est d'environ 14000€ pour 2 Pensez-vous que ça pourrait être moins cher ? des conseils pour me le rendre moins cher pour le même nombre de nuits ?
5+5+7+5+5=27 nuits.
les hôtels apparts ou auberges de jeunesse retenus le sont car je pense qu'à l'arrivée ça revient moins cher d'être dans un endroit où on se fait à manger soit-même
Sydney Sydney harbour yha ensuite=env 500€
2 sept : mar arrivée sept : merc 1....visite à pied de la ville et opera lundi, mercredi, vendredi sept : jeu ....libre pour monuments, musées, flânerie ou jetboat :D sept : vend .....blue mountains sept : sam libre+croisière+pont 7 sept : dim départ
+++++++
AYERS ROCK emu walk apartment=930 à 980€
7 sept : dim arrivée sept : lun mount conner................... sept : mar ..tour en hélico de 30min 'Professional Helicopter Services' (car multilingual) ou desert awakening camel express+tali wiru..................................... sept : merc kate tjuta+uluru sunset ............ sept : jeudi uluru sunrise(ou tali wiru si pas pu placer le mardi)............ 12 sept : vend départ
+++++++++++
CAIRNS North greenhouse=env 460€
12 sept : vend arrivée sept : sam coral sea dreaming 1/2 sept : dim coral sea dreaming 2/2..revient à 17h..pouvons faire course là sept : lundi libre.. sept : mardi 270€..cape tribulation en français le mardi sept : merc libre ...rock climbing, visite ville, Cairns Wildlife Dome sept : jeud ... kuranda 19 sept : vend départ
+++++++++++
MELBOURNE Space hotel=525€
19 sept : vend arrivée.....course au queen victoria market sept : sam libre....skydeck, course au queen victoria market sept : dim great ocean 22 sept : lund ...Melbourne greeter service....visite en français tous les lundis...9h30 à 11h30 ou 13h30 sept : mardi libre ou.... Parc National des Grampians 24 sept : merc départ
+++++++++++
ADELAIDE Adelaide centre yha=300 à 350€
24 sept : mercredi arrivée sept: jeudi voir les dauphins et nager avec eux (mardi, jeudi, samedi, dim) sept : ven libre..greeters sept : samedi kangourou island 1/2 (Lundi, jeudi et samedi... 6.15am ???) sept : dim kangourou island 2/2 29 sept : lundi départ
Sachant que le tour pourrait être avancé d'une semaine ou une semaine 1/2
Le budget pour tout (assurance, vols intérieurs/internationales, hôtels apparts, tours à la journée, nourriture, transport, souvenirs) est d'environ 14000€ pour 2 Pensez-vous que ça pourrait être moins cher ? des conseils pour me le rendre moins cher pour le même nombre de nuits ?
5+5+7+5+5=27 nuits.
les hôtels apparts ou auberges de jeunesse retenus le sont car je pense qu'à l'arrivée ça revient moins cher d'être dans un endroit où on se fait à manger soit-même
Sydney Sydney harbour yha ensuite=env 500€
2 sept : mar arrivée sept : merc 1....visite à pied de la ville et opera lundi, mercredi, vendredi sept : jeu ....libre pour monuments, musées, flânerie ou jetboat :D sept : vend .....blue mountains sept : sam libre+croisière+pont 7 sept : dim départ
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AYERS ROCK emu walk apartment=930 à 980€
7 sept : dim arrivée sept : lun mount conner................... sept : mar ..tour en hélico de 30min 'Professional Helicopter Services' (car multilingual) ou desert awakening camel express+tali wiru..................................... sept : merc kate tjuta+uluru sunset ............ sept : jeudi uluru sunrise(ou tali wiru si pas pu placer le mardi)............ 12 sept : vend départ
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CAIRNS North greenhouse=env 460€
12 sept : vend arrivée sept : sam coral sea dreaming 1/2 sept : dim coral sea dreaming 2/2..revient à 17h..pouvons faire course là sept : lundi libre.. sept : mardi 270€..cape tribulation en français le mardi sept : merc libre ...rock climbing, visite ville, Cairns Wildlife Dome sept : jeud ... kuranda 19 sept : vend départ
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MELBOURNE Space hotel=525€
19 sept : vend arrivée.....course au queen victoria market sept : sam libre....skydeck, course au queen victoria market sept : dim great ocean 22 sept : lund ...Melbourne greeter service....visite en français tous les lundis...9h30 à 11h30 ou 13h30 sept : mardi libre ou.... Parc National des Grampians 24 sept : merc départ
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ADELAIDE Adelaide centre yha=300 à 350€
24 sept : mercredi arrivée sept: jeudi voir les dauphins et nager avec eux (mardi, jeudi, samedi, dim) sept : ven libre..greeters sept : samedi kangourou island 1/2 (Lundi, jeudi et samedi... 6.15am ???) sept : dim kangourou island 2/2 29 sept : lundi départ
13 jours en Californie English translation pending
Bonjour à tous,
Nous sommes un couple de 28 ans et nous allons partir début septembre pour 13jours en californie. Nous avons déja les billets d'avion et une voiture. Nous aimerions votre avis concernant notre itinéraire.
Nous souhaitons alterner ville et nature. Si possible des villes où on peut se balader à pied depuis un point central. Nous ne souhaitons pas aller jusqu’à SF que nous connaissons déjà. voici notre itinéraire: - Arrivée LA, nuit à Venice beach - Las vegas - Grand canyon - Zion Park - Palm springs - San Diego ? ça vaut le coup ? - LA (shopping, sorties)
Qu'en pensez vous? j'ai raté des destinations intéressantes ? Combien de jour nous conseillez vous de rester autour du grand canyon ? et dans le Zion park ?
Un ami m'a conseillé la route entre SF et LA qui est magnifique. à quel niveau ? Pensez vous que l'on peut la récupérer depuis Las Vegas, pour finir la route jusqu'a LA quitte à faire un détour ? j'ai l'mpression que ça va faire beaucoup de route pour pas grand chose...
Nous pensions reserver des hotels depuis la France seulement pour Venice beach, le grand canyon et Zion Park. Sinon pensez vous que l'on peut improviser au dernier moment (pour des motels modestes) ou il faut toujours réserver au moins la veille ?
Si vous recommandez des lieux où dormir pour chacune de ces destinations, n'hésitez pas !
Pour sortir des sentiers battus, nous adorerions voir un évènement typiquement américain : un festival, une fête foraine, une foire d'agriculteur, quelque chose comme ça. Comme dans cette série de photo de Thomas Prior http://www.vice.com/...tte-par-thomas-prior Si vous avez un bon plan, n'hésitez pas !
Merci beaucoup pour vos réponses ! ketchup.heinz
PS: j'ai recherché (en vain) un topic à succès où un membre du forum énumérait les 100 erreurs à ne pas faire quand on fait un road trip en Californie, c'était très instructif. quelqu'un voit de quoi je parle ?
Nous souhaitons alterner ville et nature. Si possible des villes où on peut se balader à pied depuis un point central. Nous ne souhaitons pas aller jusqu’à SF que nous connaissons déjà. voici notre itinéraire: - Arrivée LA, nuit à Venice beach - Las vegas - Grand canyon - Zion Park - Palm springs - San Diego ? ça vaut le coup ? - LA (shopping, sorties)
Qu'en pensez vous? j'ai raté des destinations intéressantes ? Combien de jour nous conseillez vous de rester autour du grand canyon ? et dans le Zion park ?
Un ami m'a conseillé la route entre SF et LA qui est magnifique. à quel niveau ? Pensez vous que l'on peut la récupérer depuis Las Vegas, pour finir la route jusqu'a LA quitte à faire un détour ? j'ai l'mpression que ça va faire beaucoup de route pour pas grand chose...
Nous pensions reserver des hotels depuis la France seulement pour Venice beach, le grand canyon et Zion Park. Sinon pensez vous que l'on peut improviser au dernier moment (pour des motels modestes) ou il faut toujours réserver au moins la veille ?
Si vous recommandez des lieux où dormir pour chacune de ces destinations, n'hésitez pas !
Pour sortir des sentiers battus, nous adorerions voir un évènement typiquement américain : un festival, une fête foraine, une foire d'agriculteur, quelque chose comme ça. Comme dans cette série de photo de Thomas Prior http://www.vice.com/...tte-par-thomas-prior Si vous avez un bon plan, n'hésitez pas !
Merci beaucoup pour vos réponses ! ketchup.heinz
PS: j'ai recherché (en vain) un topic à succès où un membre du forum énumérait les 100 erreurs à ne pas faire quand on fait un road trip en Californie, c'était très instructif. quelqu'un voit de quoi je parle ?
Pattaya: destination pour les femmes? English translation pending
Bonjour,
Je voudrais passer à Pattaya, mais je vois que c'est une destination surtout masculine (gogo bar).
Est-ce une destination risquée pour les femmes ?
Stéphanie SOLEIL
Je voudrais passer à Pattaya, mais je vois que c'est une destination surtout masculine (gogo bar).
Est-ce une destination risquée pour les femmes ?
Stéphanie SOLEIL
Carnet oublié de 2007... Californie-Nevada-Utah-Arizona (avec incursion de 24 heures à White Pocket) English translation pending
Bonjour tout le monde,
En 2007, j'ai écrit un carnet de voyage non destiné à être publié. Par contre j'ai posté sur VF les photos de ce carnet (dont on peut encore voir les liens dans mon profil), mais l'hébergeur, MaBul, avait mis la clef sous la porte, et j'ai perdu toutes mes photos triées parce que j'avais eu l'excellente idée de ne pas faire de sauvegarde 🤪. Il faut donc que je les retrie toutes et comme je mets déjà un temps infini à poster un carnet par an, je n'ai jamais trouvé le temps de m'en occuper. Mais aujourd'hui j'ai pris la décision mettre en ligne au moins le texte, en attendant la suite photographique, c'est toujours mieux que rien. En fait, le déclic a été la question de djlevar, tout à l'heure, à qui je m'apprêtais à répondre. 2007 a été l'année où on a découvert White Pocket, à l'époque personne n'y avait encore été (seuls) excepté Sedonax et deux ou trois de ses amis. Encore une fois, j'avais écrit ce texte pour nous et n'avais pas voulu le publier, par pudeur sans doute, c'était la première fois 😉... Il comporte donc des parties plus rédigées, entrecoupées de notes. Le tout perd bien sûr beaucoup sans les photos que je ne désespère pas d'insérer un jour.
Itinéraire:
2 et 3 mai: San Francisco, Golden Gate Park (jardin japonais). Muir Woods. Alamo Square, etc. 4 : Route pour Redwood NP via Bodega Bay par la Hwy 1. Allée des Géants. Nuit à Garberville. 5 : Allée des Géants puis direction Reno et la Hwy 50, NV. Nuit à Yuba City. 6 : Ely, Hwy 50. 7 : Arrivée à Moab. 8 : Potash Road. Corona Arch. Delicate Arch.
9 : Negro Bill Canyon. Onion Creek. Fisher Towers. 10 :Départ tôt de Moab; Crack Canyon (seule la toute première partie du canyon est bien) puis passer par Hanksville pour attaquer la piste de Cathedral Valley en début d'après-midi. Nuit au campground.
11 : Burr Trail, Deer Creek et Long Canyon. Devil’s Garden (sur HRR). Nuit à Escalante. 12 : Hole-in-the-Rock-Road. Peek-a-Boo (slot canyon). Sunset Arch. Devil’s garden. Nuit à Escalante. 13 :Willis Creek le matin (sur Stuckumpah road. Grosvenor Arch. Yellow Rock. Nuit à Page, Chez Lulu.
14 : Wire Pass le matin. R-V avec Kent et Sue au croisement de la 89A et de la CCR à 14 heures. Coyote Buttes South et White Pocket. Nuit dans le 4x4. 15 : Coyote Buttes South. Lee’s Ferry, Marble Canyon. Nuit au Lee’s Ferry Lodge.
16 : Horseshoe Bend. Grand Canyon North Rim. Nuit au camping. 17 : Matin GCNR puis route pour Water Canyon (p. 82-83). Après-midi et coucher de soleil à Coral Pink Sand Dunes (p. 86). Nuit à Mount Carmel (Golden Hills Motel). 18 : Départ pour la section Kolob de Zion via la Hwy. Route pour Snow Canyon. Nuit au camping. (Voir éventuellement le cousin de Sylvie au Bit and Spur Ranch). 19 : Snow Canyon puis départ pour Valley of Fire. Nuit à Las Vegas (Super 8). 20 : Death Valley. Artist Drive. Zabriskie Point. Sand Dunes, etc. 21 et 22 : Sequoia NP et Kings Canyon. Nuits à Three Rivers. 23 : Route pour la côte. San Luis Obispo. Nuit à Morro Bay. 24 et 25 : Big Sur (Nuit au PBSSP campground).
26 et 27 : San Francisco. 28 : Départ Paris. 29 : Arrivée Roissy.
Mercredi 2 mai. San Francisco
Le vol avec Air France ne nous a jamais paru aussi peu long, nous ne savons pas pourquoi. Les hôtesses étaient certes particulièrement aimables, et à Roissy le fait de s’être enregistrés sur Internet nous a évité les longues files d’attente. Mais nous avons quand même eu onze heures de vol et n’avons pas regardé un seul film. Alain a lu, moi j’ai abondamment joué aux échecs avec l’ordinateur et consulté la carte de positionnement de l’avion. Nous avons bu du champagne en apéritif et nous sommes tortillés sur nos sièges, coincés comme des sardines dans une boîte.
À l’aéroport de San Francisco nous filons chez Alamo avec l’espoir d’avoir un « vrai 4 x 4 », c’est-à-dire avec réellement quatre roues motrices qui nous permettront d’aller, entre autres, à Cathedral Valley et surtout à Coyote Butte South. Sur les conseils de Philippe nous tentons d’expliquer qu’allant au Colorado (mais alors pourquoi aurait-on atterri à San Francisco ?...) nous risquons fort d’emprunter des routes enneigées et qu’il nous faut donc bien un 4WD. Pas de problèmes ! On nous donne le contrat, puis on part choisir le 4 x 4 qui nous convient. Manque de chance : aucun Trailblazer ou Durango, juste une flopée de Toyota Highlander inconnus au bataillon, plus un Buick gigantesque et un Rendez-Vous. Nous guettons la personne qui passera par là et pourra peut-être nous renseigner… Nos repères – le bouton sur le tableau de bord ou le T près du levier de vitesse – ne servent plus à rien. Une heure plus tard, un baroudeur américano-nicaraguayen, nous ne savons pas trop, nous dit qu’il pense « que ça doit être bon ». Nous fourrons nos bagages à l’arrière et en route pour Lombard Street et le Travelodge Presidio !
Avec le plan de San Francisco nous trouvons Lombard Street sans problème. Le motel est très bien et au calme, tout près de l’immense espace vert du Presidio, autrefois base militaire…
Après une demi-heure passée dans un cyber-café, un peu plus bas, juste le temps de perdre quelques dollars car l’ordinateur n’a pas l’air au point, nous rentrons à la chambre attendre l’amie de Martine, Marian Baldwin, avec qui nous avons pris contact par mail. Elle doit venir nous apporter une glacière, un réchaud et un maillet à tête caoutchoutée à la sortie de son travail, vers 6 heures.
Nous attendons, attendons, tandis que la fatigue nous ferme quasiment les paupières. Enfin à 20 heures elle arrive, pour nous il est 5 heures du matin… Elle est chaleureuse et très gentille, elle a acheté le maillet spécialement pour nous, prétextant qu’elle en aurait certainement besoin un jour (elle a soixante-neuf ans). Nous parlons un moment puis elle repart après nous avoir invités à manger à notre retour le 27. Elle compte également nous faire visiter le musée de la Californie, à Oakland où elle habite.
Il fait un froid de canard, il a même plu en fin d’après-midi.
Jeudi 3 mai. San Francisco
Ce matin, nous partons pour Muir Woods en empruntant le Golden Gate Bridge, gratuit dans ce sens. Impression bizarre d’être enfin vraiment sur ce pont que j’ai vu tant de fois sur la webcam. Il fait gris.
Beaux redwoods au tronc orange et quelques séquoias. Il n’y a personne ou presque à Muir Woods. C’est calme et reposant. De rares rayons de soleil parviennent jusqu’au sol. Au retour, juste avant le Golden Gate, nous prenons à droite en direction de la Golden Gate Recreation Area (GGRA). Nous nous arrêtons d’abord près du pont et prenons un sentier bordé de magnifiques pavots de Californie (Escholtzias) orange vif. Ils sont vraiment superbes !
La route du GGRA, qui continue le long de la côte, est donnée comme étroite, très ventée et pentue. Les fleurs sont splendides : massifs de lupins mauves, paintbrushes, lis blancs, grosses fleurs étoilées blanches, crème et violette de figues marines (Carpobrotus edulis) qui recouvrent les talus. Le ciel s’est complètement dégagé, le soleil avive les couleurs. Au retour, le pont est payant…
Nous nous promenons dans la partie tortueuse de Lombard Street, entre Leavenworth et Hyde. La rue, très en pente, ondule comme un serpent et est bordée de très jolies maisons, certaines enfouies sous les fleurs. Nous partons ensuite pour Coït Tower, d’où l’on a une très belle vue à 360°, notamment sur la baie de San Francisco et Alcatraz. Nous suivons les conseils de Bousquet, (aujourd'hui Trois14) de voyageforum, qui déconseillait de monter dans la tour, d’où, pour près de cinq dollars, on ne voyait rien de plus. Mais je remarque que des arbres touffus ont été plantés sur l’esplanade, de façon à boucher la vue, justement. Il n’y a pas de petits profits.
Les rues, de véritables montagnes russes, ont pour la plupart dans ce coin de San Francisco des perspectives sur la mer. Elles sont ombragées d’arbres aux longues fleurs plumeuses rouge magenta, des bottle-brush trees. Nous voyons passer le cable-car que j’espère bien prendre, sinon aujourd’hui, du moins à notre retour, le 26 ou le 27. Il y a des gens accrochés partout, sur les marchepieds, complètement collés à ceux qui sont assis perpendiculairement à la rue.
Vendredi 4 mai. Route vers le nord (Californie)
Ce matin il pleut sur San Francisco. Ciel gris et bas, froid, froid, froid… Nous avons déjeuné sommairement d’un continental breakfast puis nous avons pris la direction de la 101 North jusqu’à Bodega Bay. Comme son nom l’indique il s’agit d’une large baie, occupée par une armée de goélands peu farouches, qui a servi de décor aux Oiseaux de Hitchcock. À l’époque c’étaient des corbeaux, à moins que les goélands n’aient été peints en noir… Sous un ponton de bois une otarie batifole en éternuant. Nous mangeons un bon fish and chips très frais mais pas salé du tout, dans une espèce de cantina tenue par des Mexicains.
De retour sur le parking, quelle n’est pas notre surprise de voir la portière du passager grande ouverte ! Alain avait oublié de refermer la porte, spécialité de voyage (uniquement !). Mais rien n’a été touché ni volé.
Cap sur le Redwood National Park et les grands arbres de l’ancienne rain forest. La côte est superbe, les falaises escarpées, le Pacifique bleu sombre. Dans le ciel, des condors, sur le sol, des tapis de fleurs, sur la mer, des crêtes d’écume blanche. Iris mauves, pourpiers rose vif, lupins violets, escholtzias flamboyants.Tout est couvert, comme hier au GGRA, de tapis de figues marines aux grosses fleurs étoilées.
Dans une courbe de la route, d’extraordinaires hampes bleu lavande, certaines de plus de trois mètres, dissimulent quelques toits anthracite. Et toujours ces eucalyptus dont certains sont en fleur (très jolis pompons crème), la tête dans les nuages et le tronc laissant pendre de longues lanières d’écorce, à l’odeur de pipi de chat si éloignée, sur cette côte californienne, des parfums épicés portugais. Des cyprès gris émeraude, tourmentés à l’extrême, laissent deviner la force du vent du large qui les couche un peu plus à chaque nouvel assaut. Les montagnes surplombent la route, herbe rase et arbres clairsemés, ou recouvertes de forêts profondes.
Entre Fort Bragg et Leggett, sombres forêts de redwoods adolescents, pourtant déjà immensément grands. Peu de faune, excepté les condors qui planent dans les courants ascendants. Plages de sable gris jonchées de bois flotté, pas autant qu’à Anticosti cependant.
À Philippsville, au Visitor Info, gift shop, etc., un vieux monsieur très aimable, en tablier gris, nous recommande de retourner dormir à Garberville où nous sommes passés quelques miles auparavant. Nous suivons ses conseils : nous dormons dans un Best Western aux chambres superbes ($108 ), le Humboldt House Inn. Le village a une atmosphère « spéciale ». Bande de jeunes Américains pas vraiment engageants. De fait, on ne doit paraît-il rien laisser dans la voiture pour la nuit. Les autres motels sont sinistres.
Samedi 5 mai. Redwood NP
Après un excellent petit déjeuner au Best Western, nous prenons la Hwy 101 et sortons à l’entrée nord du Redwood NP, c’est-à-dire à Pepperwood. Nous redescendons par la scenic drive, toute de verticalité végétale. Les redwoods sont gigantesques, certains font plus de 390 pieds de haut (environ cent vingt mètres), leur écorce marron-rouge est douce comme une chevelure soyeuse et tiède sous les rayons du soleil. Nous empruntons vers l’est la Honeydrew sur les conseils du vieux monsieur d’hier, puis un sentier qui mène aux tall trees. Les cimes se perdent dans la lumière bleutée qui arrive difficilement jusqu’au sol entièrement tapissé du même oxalis (oxalis aticulata) que celui de Paris, du moins de la même famille (les fleurs, roses également, sont néanmoins plus grandes). À tous les étages, l’œil est attiré par les éclats vert fluo du lichen ou des aiguilles touchés par un éclat de soleil.
En rejoignant l’Avenue of Giants, nous passons devant Immortal Tree et faisons quelques photos, toujours aussi difficiles à prendre étant donné les dimensions démesurées de tous ces arbres. Plus loin, pour passer sous Thrue Tree il faut payer $ 2 par personne… Certains ont flairé le filon… c’est ridicule, mais nous payons quand même !
Nous nous arrêtons sur le bord de la route et mangeons une salade. La route redescend ensuite jusqu’à la Hwy 20 East. Très long lac, atmosphère désagréablement balnéaire, forte densité de population sur les rives, ligne continue qui n’en finit pas et voitures qui traînent. Puis, d’un coup, apparaissent des badlands, ocre et crème.
Autour de Williams, à l’infini, s’étend ce qui semble être des rizières. Du riz, ici ?
Yuba City. Encore une impression désagréable… Nous prenons cependant une chambre pour la nuit au Days Inn, tenu par des Indiens (d’Inde) très aimables. Heureusement, car il est vraiment limite. Tout d’abord la porte est bloquée et il faut aller chercher quelqu’un à la réception. Ensuite il n’y a qu’une seule serviette de bain pour deux. Retour à la réception j’emboîte le pas du gérant (ou de son frère) qui a un mal fou à ouvrir la porte d’une petite pièce, sur les rayons de laquelle traînent deux ou trois serviettes dont je ne sais même pas si elles sont propres…
Dimanche 6 mai. Loneliest Road of America (Nevada)
Finalement, le motel était vraiment plus que moyen. Les taies d’oreiller étaient sales (il a fallu les couvrir avec une serviette de bain), les lampes de chevet ne marchaient pas (retour à la réception !)… Nous traversons la Sierra Nevada blanche de neige. Le froid est cinglant… C’est superbe ! Un condor plane paresseusement au-dessus des cimes.
Jusqu’à Fallon, la Hwy 50 (au-delà de Reno, petite Las Vegas… à fuir) porte mal son nom de Loneliest Road of America : la circulation est ininterrompue. Ensuite le flot se tarit peu à peu. Plus loin, elle est magnifique, sauvage, intacte. Les badlands succèdent aux badlands, cernées de tous côtés par les sommets enneigés des ranges. Le silence est total dans cette Amérique d’avant Colomb traversée par un ruban d’asphalte du XXIe siècle. Par moments, on aperçoit de longues étendues de sable blanc soulevé en une multitude de mini-tornades par un vent violent. Il flotte alors au-dessus comme des embruns. Elles alternent avec un désert de sauge gris-vert parsemé de quelques genévriers. Roche grise veinée de rouge, ocres de l’argile, dunes d’ivoire, ciel uniformément bleu… Nous sommes à 2500 m d’altitude, et les sommets enneigés sont à 4000.
Entre Fallon et Ely, seulement deux villages : Austin, 2500 m, montagnes et cow-boys. Eureka, village d’altitude également. C’est un autre monde, complètement à l’écart. Les maisons, dont beaucoup sont en bois, s’alignent de chaque côté de la route.
Partis à 7 h 30 de Yuba City, nous arrivons à Ely, Nevada, à 17 h 45. L’agglomération est beaucoup plus grande qu’Eureka et Austin, Main Street est beaucoup plus large et nous y trouvons un Best Western, heureusement sans casino, face à un petit parc bordé d’arbres immenses. Il est bien, pas trop cher ($ 68,48), mais malheureusement bruyant car les double vitrages ont tout autour un jour de deux centimètres…
Lundi 7 mai. Loneliest Road of America
On a entendu les camions une partie de la nuit et nous avons mal dormi. Il est d’ailleurs étonnant de voir la différence entre la Hwy 50 en amont de Ely et en aval. On ne comprend pas bien d’où viennent et où vont ces camions puisqu’il n’y a en amont absolument aucune circulation. On en conclut qu’Ely est le terminus. Au Best Western, groupe de motards venant du Canada.
La Hwy 50 est très variable jusqu’à la fin. De très beaux passages, d’autres quelconques. Nous apercevons une étendue sans fin, étincelante sous le soleil, que nous n’arrivons pas à identifier. En allant voir de plus près, nous nous apercevons que c’est un désert de sable gris-beige (Ferguson Desert), recouvert d’une longue nappe de brume blanche. De chaque côté de la route, des caravanes… Nous arrivons le soir à Moab, dans la maison que nous prêtent les amis de Philippe et Elizabeth : Dave et Kay.
Mardi 8 mai. Moab (Utah)
La maison est très agréable. Kay et Dave (ou bien est-ce Sharon ?) ont épinglé partout de petits mots gentils pour les « guests » : servez-vous, prenez ceci et cela, mangez telle chose, elle est là pour vous, lisez ceci, etc.
De bon matin, nous partons pour Negro Bill Canyon. Très joli et charmant canyon, bordé de toutes sortes de fleurs (ancolies blanches, fleurs de Prickly Pears, etc.), menant à Morning Glory Arch, sombre et humide. Deux cordes pendent du haut de l’arche, attendant l’homme araignée qui descend subitement à toute allure le long de son fil.
Nous faisons la connaissance d'une Américaine très sympa avec qui nous avons fait une partie de l’aller, nous doublant et nous redoublant, puis tout le chemin du retour. Le ruisseau est haut, et quand l’après-midi nous demandons aux rangers du Visitor Center si nous pouvons aller à Onion Creek et sur la Shafer Trail, la réponse est catégorique : Non ! Philippe nous a dit, par mail, que la Toyota Highlander est un sous-4 x 4 et qu’il ne se risquerait pas sur la Shafer Trail. Nous ne savons que faire pour demain, à Cathedral Valley…
Ce soir, enfin, nous sommes allés à Delicate Arch. L’arche se mérite… mais les couleurs du soleil couchant sont décevantes et il y a trop de monde. Elle est posée en équilibre au bord d’un canyon avec, au fond, les sommets enneigés des La Sal Mountains et plus près, sur l’autre versant, des badlands d’un vert de Cian. Lorsque le soleil est près de disparaître à l’horizon nous reprenons vivement le chemin du retour, car il est à de nombreux endroits peu ou pas du tout balisé, et en tout cas dans l’obscurité impossible à repérer. Tandis que nous redescendons à toute allure, nous croisons un groupe d’une centaine de jeunes, parmi lesquels nombre de gros, tranquilles, traînant le pas, complètement inconscients, à cette heure entre chien et loup, de ce qui les attend quand ils feront demi-tour. Les plus inconscients étant les accompagnateurs…
Mercredi 9 mai. Moab
Ayant définitivement abandonné l’idée de faire la Shafer Trail avec le Toyota, et en raison des pluies récentes qui ont rendu la piste glissante, nous partons sur la Potash Road. Indian Writings sur la falaise ocre. Nous allons jusqu’à la mine de potasse puis rebroussons chemin et nous arrêtons sur un petit parking pour aller à Corona Arch. Personne à l’horizon, le ciel est d’un bleu éclatant, les fleurs de cactus ont des couleurs très pures, roses ou jaunes, et des pétales comme du papier crêpon. Je ne peux m’empêcher de les photographier sous toutes les coutures.
Une corde, une échelle, et nous apercevons Corona Arch au loin, précédée de Bowtie, vraiment gigantesque !
L’après-midi nous décidons, contrairement à ce que nous ont conseillé les rangers hier, de passer à Onion Creek avant d’aller à Fisher Towers. En vingt-quatre heures les eaux ont dû baisser puisqu’il n’a pas plu, et on tente de passer. Comme je m’attendais à avoir de l’eau aux portières ou presque et qu’elle n’arrive qu’à mi-roues, cela nous paraît extrêmement facile. De plus le canyon est magnifique, la piste ocre-rouge se faufile entre des tours de grès sombre puis des badlands aux teintes métalliques, gris clair et vert-de-gris, des bouquets orangés de globe-mallows poussent sur les bas-côtés… Nous passons et repassons la rivière une bonne dizaine de fois avant de déboucher sur une grande plaine d’où émergent quelques rares habitations. Nous faisons alors demi-tour pour rejoindre la 128 et la piste de Fisher Towers, deux miles plus loin. Le sentier descend sur la droite et se glisse au milieu de la roche rouge et de bouquets de fleurs blanches ou jaunes qui dessinent des ombres délicates sur le sable, surplombé par Titan que nous contournons, une des gigantesques « towers » de grès doré qui va bientôt virer au rouge sang sous les rayons du soleil couchant. C’est vraiment très beau, d’autant que le ciel est chargé de nuages anthracite. Le contraste est magnifique.
Jeudi 10 mai. De Moab à Cathedral Valley
Ce matin, nous partons tôt de Moab pour Cathedral Valley, via la Goblin Valley et Crack Canyon.
Nous remontons la 191 nord, puis l’autoroute 90 ouest et la 24 sud avec à droite le San Rafael Reef et à gauche le San Rafael Desert. Le long de la piste qui mène à Crack Canyon nous trouvons les mêmes barrières triple que dans le Montana, celles que je n’ai jamais pu photographier pour cause de ligne continue interminable… (Quand, au bout de dizaines de miles, on arrivait à doubler une voiture, on ne prenaistpas le risque de rester coincés à nouveau.) Au départ de la piste un pick-up, avec sur le plateau différentes affaires, des jerricans, etc. Cette confiance réciproque est très agréable, il y a certainement peu d’endroits où l’on pourrait laisser le 4 x 4 plein en sachant que personne ne viendrait tenter de voler quoi que ce soit.
Les pistes se croisant et se recroisant, nous posons des repères – pierres ou branches posées sur le sol et indiquant la direction, photos – pour être sûrs de ne pas se perdre dans ce coin où il n’y a pas un chat – du moins « petit » chat, car nous suivons un moment les traces d’un puma. Nous passons à côté de l’arbre mort et tourmenté sur lequel Philippe a photographié Elizabeth, oiseau posé sur la branche.
Le premier tronçon de Crack Canyon est très court, et d’après Philippe seule la première partie en vaut la peine. Les parois du canyon, constellées de trous, ressemblent un peu à Bandelier, dans le Colorado.
Sur le chemin du retour, notre satisfaction d’avoir posé des repères est de courte durée, car les photos prises se révèlent inutilisables, la lumière trop crue atténuant tous les contrastes. On ne voit qu’un écran gris pâle. Le problème est que nous ne savons plus quelle piste prendre : celle de gauche qui monte légèrement ou celle de droite ? Alors que nous discutons, l’un étant pour la gauche, l’autre pour la droite, l’angoisse nous étreint subitement. Il fait déjà très chaud, nous n’avons que peu d’eau, et durant quelques brèves minutes qui nous semblent des heures, nous sommes vraiment perdus. Ce qui signifie totalement nus, sans plus aucun repère, terriblement vulnérables dans un environnement qui passe sans transition d’enthousiasmant à hostile. Et puis nous décidons de prendre la piste de droite, et peu après nous reconnaissons au loin le relief et rejoignons le Toyota. Mais l’alerte a été salutaire et nous nous souviendrons que deux précautions valent mieux qu’une.
Cathedral Valley, une merveille! Et le primitive campground, le silence de la terre… Vue magnifique sur le royaume du puma…
Vendredi 11 mai. Direction Escalante
Quel réveil au milieu des junipers dans la lumière pure du petit matin ! Pistes pas claires pour rejoindre la U-72 et éviter le Ford impraticable de la piste qui mène à Torrey. Neige et forêts d’aspens, avec tous leurs yeux tristes qui nous regardent passer. Troncs blancs sur ciel très bleu. 2800 mètres.
Route superbe de Torrey à Boulder, encore plus belle de Boulder à Escalante (10 miles avant). Burr Trail. Bonne route goudronnée. Deer Creek moyen mais au milieu de sublimes navajos sandstones crème. Magnifique Long Canyon. Longue estafilade pourpre. Problème sur la voiture : MAINT REQD. Ça nous prive de Lower Calf Creek. Soir au Devil’s Garden, lieu enchanté. Accueil très aimable de Catherine Barney au B&B. Aussi aimable que l’est peu celui de son mari.
Samedi 12 mai. Escalante
Petit déjeuner avec six Américains, la trentaine, sympa.
Départ pour Sunset Arch sur la Hole-in-the-Rock road puis Forty Miles Road. Il fait très chaud ce qui ne décourage pas une multitude de lièvres qui déambulent entre les cactus aux fleurs comme des pivoines roses. L’arche perd beaucoup de n’être pas au soleil couchant. Pour l'avoir toujours dans l'angle de vision à partir du Water Tank qui, lui, se trouve sur une petite hauteur, j’ai repéré à l’horizon, à flanc de montagne, une tache claire qui a l’allure d’une prairie et est toujours visible malgré les déclivités du terrain. L’arche est exactement dans son axe. Au retour je crois mourir de chaleur. Nous n’avons pas de chapeau et je me sers de mon tee-shirt pour me protéger la tête. Le désert à cette heure est un vrai brasier. Abandon de Willow Gulch. Vaches très belles, noires, fauves, même une vache indienne… en liberté sur ces milliers d’hectares.
Ensuite direction Peek-a-Boo sur le BLM 252. Très bel endroit. Du petit parking, on domine tous les canyons. Descente très chaude jusqu’au Dry Fork. Alain a le vertige au tout début de Peek-a-Boo et deux Américains se proposent spontanément pour l’aider à redescendre. Ils nous indiquent un passage sur la gauche qui rejoint le sommet. C’est fatiguant car il fait toujours très très chaud, mais nous arrivons finalement dans le slot canyon. Arrêtés par un passage trop haut à redescendre (et donc à remonter car Alain ne compte pas retourner à l’entrée), d’environ 2,50 mètres. Nous prenons ensuite Dry Fork, narrow canyon tapissé de sable, en travers duquel, à une hauteur respectable, un arbre s’est coincé lors d’un flash flood. Au retour j’entends soudain près de mon pied gauche une espèce de crépitement sifflé et j’aperçois un petit serpent à sonnette en position d’attaque… Je fais un bond de côté, heureusement je n’ai pas peur des serpents (si ça avait été une araignée…). Alain, c'est l'inverse, seuls les serpents l'impressionnent. Mais il finit par passer en courant. Lorsque nous reprenons la piste, nous nous arrêtons une nouvelle fois à Devil’s Garden pour pique-niquer.
Dimanche 13 mai. Cottonwood Canyon Road
Au petit déjeuner, nous faisons par hasard la connaissance de Matthieu (Manfr sur VF) et de son amie Dorothée dont Philippe nous avait parlés avant de partir. Ils vivent dans le Doubs, dans une très belle maison en bois au milieu d’une forêt, avec une vue superbe sur les alentours. Départ pour Willis Creek, agréable narrow canyon, mais trop court à notre goût. Ensuite nous empruntons la Cottonwood Canyon Road, très belle au début, du moins dans sa première partie. Roche flamboyante, badlands blanc crème, ciel bleu. Dans la seconde partie, elle devient triste et grise et ressemble aux environs de Collioure…
Yellow Rock. Nous trouvons l’entrée du petit canyon une fois passée la rivière à sec bordée de cottonwoods, et commençons à grimper la pente très raide et glissante. Aux trois quarts, subitement, le vertige tétanise Alain qui ne peut plus faire un pas ni en avant ni en arrière. Nous redescendons très lentement, ses pas dans les miens…
Nous apercevons finalement la montagne d’or de l’autre côté, dans les «chorons »… tout gris, gris, gris, sur la piste qui monte raide. Nous ne dormirons pas non plus cachés au pied des gros rochers où avaient dormi Marie et sa famille, la piste étant fermée par des barbelés. Fin de la CCR. Visitor Center Utah, passage Arizona. Visitor Center du Dam, à Page, ultra-sécurisé, flics à l’entrée, portique de détection de métaux, etc. La nuit nous avons dormi Chez Lulu à Page : très bon motel, 54 $ , ultra-propre et accueil très aimable.
Lundi 14 mai. Coyote Buttes South et White pocket (Arizona). Nuit sur place
Nous partons à 8 heures pour Wire Pass sur la House Rock Valley Road. Sur le parking, un condor nous attend, avec une marque sur l’aile, A7, et un émetteur. Il meurt apparemment de soif et de faim (il passe son temps à picorer les insectes collés sur les pare-chocs des voitures garées là) et ne peut s’envoler. Nous lui remplissons d’eau une gamelle et la lui laissons à l’ombre.
Le chemin est agréable et suit le lit de la rivière, emprunté plus tôt par un puma si l’on en juge aux traces des coussinets imprimées dans le sable saumon. Très vite, nous sommes arrêtés dans le slot canyon par un gros rocher qui bloque le passage. Mais le canyon continue deux mètres plus bas, et même si nous pouvions descendre en sautant nous ne pourrions pas remonter car les eaux ont emporté les pierres qui devaient se trouver là.
Retour au parking pour prendre la voiture et rejoindre le point de rendez-vous avec nos amis Kent et Sue à la jonction de la House Rock Valley Road et de la 89A. Nous arrivons au croisement, au milieu de nulle part, vers midi et eux comme convenu vers 14 heures.
Direction Coyote Buttes South, eux devant avec leur 4 x 4 Nissan XTerra et nous derrière dans le petit Toyota Highlander qui ne fait pas le poids mais que Kent a pourtant jugé tout à fait capable de ne pas s’enliser dans le sable mou et profond. Il n'a pas plu depuis longtemps, la piste est très sableuse, rocheuse, etc. J’applique la tactique de tourner constamment le volant de droite à gauche et je calcule comment prendre les rochers pour ne pas frotter le dessous de caisse, qui râcle par contre le sable à plusieurs endroits.
Au final j'ai attrapé un mal de tête carabiné, mais nous sommes passés sans problème. Kent filait devant et je n'avais qu'une peur: qu'il nous attende au détour d'une courbe et nous scotche par là même dans le sable.
Au croisement pour White Pocket nous montons dans le 4 x 4 de Kent. Il conduit au jugé, sans GPS. Hésitation par moments à certains croisements… Piste qui me semble longue et qui n’est pas facile, sauf pour Kent. Je me cogne deux fois le haut du crâne contre le toit de la voiture tellement il conduit vite. Nous arrivons finalement dans un décor extraordinaire, multiples formations rocheuses toutes plus étranges les unes que les autres, ors et cuivres à nouveau, sable orange constellé de moqui marbles, petites pierres qui ressemblent à du fer et qui, lorsqu’on les heurte les unes contre les autres, produisent un bruit métallique. Nous en faisons une provision. Stries, strates, spirales, tourmente de grès, c’est extraordinaire.
Lorsque le soleil se couche nous reprenons la voiture, retournons à Power Flat et filons sur CBS dans nos deux voitures. Piste acrobatique mais aucun problème d’ensablement. Nous pique-niquons de thon et d’ananas arrosés d’un bon Yellow Tail sous l’œil des lièvres du désert aux oreilles démesurées, puis nous couchons dans le 4 x 4 tandis que Kent et Sue étalent par terre leur bâche et leurs sacs de couchage. Des milliers d’étoiles brillent dans le ciel noir.
Mardi 15 mai. Coyote Buttes South
Dans la nuit, petits coups sur la voiture. Je regarde par la vitre, ne vois rien d'autre que Kent qui passe l'inspection autour de leurs duvets, pis se recouche. Milliers d'étoiles... Réveil au lever du soleil, vers 5 heures. Le ciel est rose à l’horizon, silence de premier jour du monde. Nous enfilons polaires et blousons, buvons quelques gorgées de jus de fruit, mettons de l’eau dans les sacs à dos, et nous voilà partis pour les teepees. Le soleil éclaire tout juste le haut de la roche. Petits levreaux… encore vivants. Nombreuses traces. Formation de dentelles de grès absolument partout, nous faisons très attention de n'en écraser aucune .
Prairie spiderwort. Retour voiture vers 9 h 30-10 heures. Nous repartons à pied pour les teepees pendant environ une heure.
Départ pour Paw Hole. Piste always difficult. Sue et Kent téléphonent pour le condor que nous avons vu hier, marqué A7. Kent grimpe sur le toit de la voiture. Paw Hole : teepees brun-rouge. Sue reste dans la voiture. Très chaud.
Départ pour le motel. Passage pour les 4 x 4 très difficile d’après Philippe, mais je ne l’ai pas vu… Lees Ferry Lodge. Jolies chambres. Très curieux motel avec tout un tas d’annexes bizarres. Douche puis départ pour Marble Canyon et Lees Ferry avant repas du soir offert par Sue et Kent.
Mercredi 16 mai. Grand Canyon Rive Nord
Déjeuner rapide au motel puis départ pour Horseshoe Bend avec Kent et Sue. Magnifique point de vue. Colorado vert émeraude, hirondelles, sable roux. Page. Safeway avec Kent et Sue. Ils nous offrent des cerises et du bon pain, puis nous nous quittons… Sue a un rendez-vous l’après-midi à Page.
Nous partons pour le Grand Canyon. Peu après sur la route nous apercevons les lumières de voiture de police, c’est un accident sur le bas-côté, une forme recouverte d’un drap bleu… Bifurcation pour la rive nord. De chaque côté de la route, la forêt a brûlé. Les kilomètres défilent, sans changement, c’est triste et gris.
Arrivée au camping sous les grands pins, il n'y a quasi personne. Une fois la tente montée nous partons vers la corniche. Beaux points de vue mais la brume masque en partie les merveilles du canyon. On pourrait être tranquilles dans le camping. Dommage que le voisin, de l'autre côté du sentier, mette sa génératrice en marche et nous empeste, alors que lui se met à l'abri derrière son camping-car. Le bruit est de plus insupportable. Le plus agaçant c'est qu'il y a de la place partout et qu'il est venu s'installer juste à côté de nous.
Par contre nous allons avoir un spectacle des plus extraordinaires, à une dizaine de mètres de nous. Une break arrive, en sortent apparemment un père et son fils d'une trentaine d'années. Et ils commencent à s'installer: la tente est immense et comprend des lits pliants. Puis ils passent à la cuisine: tout y est, la batterie de casseroles et de poêles au grand complet, les multiples étagères, les tringles où seront suspendues louches, écumoires et tout ce qui peut se balancer au bout d'un crochet, les torchons, maniques, un petit buffet et ses tiroirs... C'est ahurissant!! De vrais malades...
Jeudi 17 mai. En route pour les Sand Dunes via Hildale (Utah)
Nuit courte et réveils incessants. Un oiseau s’égosille à 5 heures du matin au-dessus de nos têtes. Nous déjeunons puis plions bagage pour le Cap Royal et le Point Impérial. C’est très beau, bien sûr, car le Grand Canyon est éblouissant d’un bout à l’autre, mais moins prenant que sur la rive sud. Pluie lorsque nous repartons vers la 89A, direction Colorado City et Water Canyon. Petit crapaud ou grenouille jaune dans une flaque à l’aplomb d’un rocher.
Hildale, village de mormons traditionalistes. Les maisons sont gigantesques et peuvent abriter les familles nombreuses issues de pratiques polygames. Les femmes, en robes longues, ont un peu des allures de bonnes sœurs... De hautes barrières ou palissades entourent les propriétés à l'entrée desquelles sont accrochés des panneaux de bienvenue: « Passez votre chemin! » Hum... Tout est clos, fermé, inamical. Nous partons par Cane Beds pour les Sand Dunes et arrivons au coucher du soleil. Sable roux orangé qui coule entre les doigts comme de l’eau. Dommage que les quads pétaradants s’en mêlent et strient les dunes dorées de larges traces de pneus.
Motel Golden Hills à Mount Carmel Junction, 54 $. Bien pour le prix, patron aimable.
Vendredi 18 mai. Snow Canyon
Départ par la 89 North. Nous poussons jusqu’à Red Canyon aux roches rouge sang, puis redescendons pour prendre la 14 West. Les paysages sont austères et désolés, parsemés d'épinettes sombres, sous lesquelles s'entasse encore un peu de neige. La route pour Cedar Breaks (un petit Bryce) est encore fermée de l’hiver.
Cedar City est une ville qui ressemble à Sept-Îles, au Québec. Très étendue, avec de petites maisons, de larges avenues, une circulation incessante sur Main Street. Nous faisons quelques courses dans un Wal-Mart puis direction la partie Kolob de Zion – même si l'après-midi est déjà bien avancée. Six miles de falaises rouges pour lesquelles nous devrions payer pas moins de 25 $ ! Le Visitor Center est sur le point de fermer, nous attendons avec quelques autres personnes, qui tournent en rond, l’air innocent, que le ranger quitte les lieux (à 16 h 30), puis empruntons la route de bitume rouge foncé. Très beaux points de vue, typiques de Zion, mais le tour est vite fait… Autoroute 15 South, arrivée dans St George, genre Albuquerque. Intense circulation qui ne présage rien de bon pour Las Vegas, demain…
La route de Snow Canyon est presque toute dans les banlieues. Puis, sans transition, elle emprunte le Snow Canyon, et c’est un autre monde. Nous arrivons au camping où il reste une place, la 24, à côté d’une caravane, la 25, dommage… mais le décor est tellement beau ! Des touffes de sauge et une quinzaine de mètres nous séparent de nos voisins. La 26, cinquante mètres plus loin, est beaucoup mieux, en contrebas, à l’ombre de gros rochers, totalement à l’écart. Le soir tombe, superbe et silencieux…
Samedi 19 mai. Etape à Las Vegas (Nevada)
Petit matin rose sur les montagnes en face. Nous allons faire un tour dans les Petrified Dunes, de grosses carapaces de tortues fossilisées. Ici et là, immenses hampes jaunes d’agaves (Agave Utahensis). La route qui traverse Snow Canyon est encore plus courte que la section Kolob de Zion. Au bout, nous tombons sur la Hwy 18 et sur la circulation des abords d’une ville importante. Nous faisons demi-tour et nous réfugions dans le silence du canyon. Au camping, nous plions la tente et voyons passer deux volatiles, mi-road-runner tellement il court vite, mi-coq de bruyère.
Et maintenant, à nous Las Vegas (façon de parler, c'est juste l'étape d'un soir) ! La route qui y mène en évitant St George passe par Shivwits, la réserve indienne des Paiutes. Tout est gris, austère, les badlands monochromes se succèdent, et les quelques arbres qui s’étaient entêtés à pousser ont brûlé dans un gigantesque incendie. Nous faisons le détour par la belle mais brûlante – comme son nom l’indique – Valley of Fire. Passé le Visitor Center (6 $ dans une enveloppe), nous allons voir le Mouse’s Tank en passant par Petroglyph Canyon où l’on peut effectivement voir de beaux pétroglyphs. Alain a pris un autre chemin, je vais donc seule jusqu’au réservoir, avec juste un demi-litre d’eau. La chaleur est épouvantable, une vraie fournaise ! En deux minutes je n’ai plus d’eau mais la balade étant courte je ne m’en fais pas plus que ça. Au bout, le petit réservoir est coincé dans la roche et l’eau doit être près de l’ébullition… Je suis sans chapeau et je fais donc le trajet du retour en recherchant le plus possible l’ombre des rochers, mais très vite moi aussi je suis brûlante. J’ai une soif infernale et quand enfin j’arrive à la voiture c’est pour constater qu’Alain n’est pas là, et que je n’ai pas les clefs. Je me réfugie à l’ombre des toilettes mais je suis proche du malaise, et surtout je me demande s’il ne s’est pas perdu… Un petit quart d’heure plus tard, enfin, il est de retour et avec lui je vais avoir accès à l’eau salvatrice…
Las Vegas : ville tapie dans le désert de feu. La circulation est intense sur le Strip et s’écoule sur six à sept voies. Nous avons bien choisi notre jour pour faire une étape ici puisque nous sommes samedi soir : foule innombrable, bruit permanent, haut-parleurs braillant des chansons de superpermarché, limousines en veux-tu en voilà. Alain trace la route d’un côté du Strip puis de l’autre, au pas de charge, et je le suis en trottinant. Nous doublons tout le monde à un train d’enfer et arrivons au Super 8 sur les genoux et sans avoir rien vu… Le motel 8 aurait pu être bien sans un car scolaire dont les jeunes ont fait la java toute la nuit, notamment dans la piscine juste sous nos fenêtres, sous l'œil bienveillant de leurs profs, allongés dans des chaise-longues.
Dimanche 20 mai. Death Valley (Californie)
Nous avions prévu d’aller chez Alamo faire voir ce problème de MAINT REQD mais nous laissons tomber, nous verrons bien…
La route entre Las Vegas et Death Valley est grise, grise, grise… Décidément, le désert dans toute cette région est terriblement austère, désolé et triste, terreux… envolé, le sable rose saumon. Les quelques rares plantes qui poussent sont recouvertes de poussière cendrée, et pour comble de malchance il y a aujourd’hui un vent furieux qui soulève des nuages que nous avions pris tout d’abord pour de la fumée d’incendie. La chaleur à l’extérieur de la voiture commence à être très élevée.
A Shoshone, écrasé sous le ciel immense, au croisement de nulle part, l’essence est à 4,20 $ le gallon – ce qui est le prix le plus élevé que nous ayons jamais vu. Là, sous un arbre, se trouve un petit café sympa où nous prenons deux bons thés d’Assam à l’abri du soleil avant de reprendre la route pour 72 miles supplémentaires dans la fournaise.
Lorsque nous nous arrêtons, j’ai tout juste le temps de sortir deux secondes prendre une photo avant de remonter dans la fraîcheur du 4 x 4 climatisé, l’inverse du Québec en hiver où dans les mêmes deux secondes j’attrapais l’onglée. A Bad Water, mer de sel à 86 mètres au-dessous de son niveau normal, deux canards barbotent tranquillement dans un court-bouillon juste un peu trop salé, exemple vivant de l’acclimatation en milieu extrême. Le vent brûlant dessèche la peau, les yeux, la bouche… Il est impensable de sortir sans une bouteille d’eau avec soi. Nous l’apprendrons plus tard, il fait 118° F, c’est-à-dire 48 °C à l’ombre mais… il n’y a pas d’ombre !
Sur la droite, la petite route à sens unique d’Artist’s Drive; couchées au pied des montagnes, des badlands aux très belles couleurs pastel, dans un camaïeu de vert pâle, de rose, d’ocre, de Sienne. Il y a paraît-il à Death Valley 1042 espèces de plantes (nous n’en avons vu qu’une, une espèce de petit houx blanc et poussiéreux), 51 espèces de mammifères (native mammals), 346 espèces d’oiseaux, 36 classifications de reptiles, 6 types de poisson et 5 espèces d’amphibiens. Où sont-ils donc ??? Sans oublier le bighorn sheep dans les hauteurs. Mais dans les hauteurs, justement, ni verdure ni bosquets… les chèvres invisibles brouteraient-elles la roche ?
Zabriskie Point, que nous ne verrons pas au coucher du soleil car nous voulons être à ce moment-là dans les dunes de Stovepipe Wells, est un endroit magnifique, une infinité de plissures dorées.
Nous nous baladons dans les dunes de Stovepipe Wells, douces et soyeuses dans la lumière qui tombe, après avoir pris notre chambre au motel, la dernière qui donne sur le désert. Très vite, le soleil disparaît à l’horizon. Le soir, à 10 heures, il ne faut pas dix minutes pour que le vent toujours brûlant sèche le linge installé sur le petit banc. Dans la nuit noire, le souffle chaud du dragon a quelque chose d’irréel…
Lundi 21 mai. Death Valley-Three Rivers
Au moment de quitter le motel, en chargeant les affaires dans le 4 x 4, nous nous apercevons qu’un oiseau a élu domicile dans le moteur…, et qu'il ne compte pas nous abandonner les lieux aussi facilement.
La route de Stovepipe Wells à Ridgecrest, encore désertique, grimpe à 2300 pieds puis redescend et traverse une étrange vallée craquelée, un immense puzzle d’argile créé par les fentes de dessiccation. Lorsqu’elle sort du parc, tout devient gris, jusqu’aux mines de borax, ou borate de sodium, de Trona, sinistre petite agglomération s’il en est, principalement habitée par les mineurs qui doivent être particulièrement mal payés si l’on en juge à l’aspect misérable des habitations, à la limite du bidonville. Nous avons rarement vu un village aussi peu esthétique, tout de verticalité des poteaux électriques et des poteaux métalliques plantés un peu partout. Le paysage déjà désolé, terne, poussiéreux, est noyé dans une brume de particules de sable arrachées au désert, où sont posés mobil-homes sur le déclin et cabanes décrépies, tous entourés d’un incroyable capharnaüm : outils, innombrables carcasses de voiture, ferraille, etc. Par-dessus tout, et comme si cela ne suffisait pas, trônent deux énormes usines d’extraction du borax. Ici, les chorons sont blancs.
La circulation, absente auparavant, augmente très vite, notamment les camions.
Ridgecrest - Bakerfield, passage de la Lune à la Terre en un temps record, le changement est brutal et radical. Nous pensions qu’en remontant vers le nord nous laisserions derrière nous le flot de la circulation pour Los Angeles, mais tout le monde remonte avec nous. L’autoroute traverse d’immenses étendues de vignes copieusement arrosées par les gaz d’échappement de milliers de véhicules qui passent par là quotidiennement, à nous dégoûter du vin californien.
Un peu avant Three Rivers nous traversons des orangeraies couvertes de fruits (et dépassons quelques camions aux remorques débordant d'oranges appétissants qui nous font bien envie), mais dont le sol est aussi stérile que sous les oliveraies d’Andalousie. Toute l’autoroute, de Bakersfield à Visalia, est bordée de cultures diverses, vignes, fruitiers, et d’habitations. Puis en obliquant vers l’est des collines de velours cuivré apparaissent, piquées çà et là d’arbres vert foncé, comme au Montana. C’est très beau.
Lac bleu marine serti dans les collines et, à l’horizon, les sommets granitiques de la Sierra Nevada qui abritent les séquoias géants sur fond de ciel anthracite. Nous achetons sur le bord de la route un sac d’oranges fraîchement cueillies, 4 $ pour 3,7 kg, une tomate (1 $ !), des pistaches locales (5 $) et de la papaye séchée (un régal, 2,75 $). Les oranges sont beaucoup moins bonnes que celles de Sue et Kent, mais nous avons acheté au Village Market de Three Rivers un juicer et nous nous sommes faits des jus. Sur le bord de la route, une énorme vache métallique, plus vraie que nature, qui vend du miel…
Mardi 22 mai. Sequoia NP
Le Best Western de Three Rivers est vraiment très bien et le petit déjeuner également, avec moules pour faire des gaufres. Bonne nuit au calme. La route pour Sequoi NP monte et tourne – chaque virage offre une vue magnifique sur les monts rocheux enneigés —, bordée d’une multitude de Buckeyes en fleur aux longues hampes de miel qui donneront de gros fruits ressemblant aux marrons que les Indiens faisaient bouillir plusieurs fois avant de les consommer. Merveille des fleurs d’agaves, une profusion de grosses fleurs crème sur de longues tiges rigides de plus de trois mètres de haut qui se détachent sur un ciel d’un bleu profond.
Moro Rock : à 2000 mètres d’altitude, un dôme de granit de 75 mètres de haut que nous gravissons marche après marche. Du sommet nous dominons tout le parc. D’un côté la vue porte jusqu’à la côte polluée de Los Angeles, à plus de cent miles. De l’autre l’horizon est barré par la Great Western Divide et ses quatorze monts, dominés par le Tripple Divide Peak, 12 634 pieds, soit 3 850 mètres.
Crescent Meadows. Balade sous les séquoias au tronc orange flamboyant dans le soleil, longues stries verticales. Ici, c’est le royaume de l’ours noir mais nous ne voyons qu’une biche et son faon, probablement des cerfs-mulets, un écureuil à la longue queue grise et touffue qui pose pour nous sur une branche et un tamia joueur. Sur le sol sombre et quasi stérile sont piquées d'étrange fleurs rouge vif, probablement épiphytes, très belles s (j’apprendrai plus tard qu’il s’agit du Sarcodes sanguinae, aussi appelé Snow Plant).
Nous reprenons la route pour voir le séquoia tant attendu et si mal nommé General Sherman. Nous nous garons tout d’abord sur le parking « handicapés », le parking pour les autres utilisateurs étant à Perpette-les-Coucous. Visite rapide – et mal à l’aise à cause du stationnement – de l’arbre le plus gigantesque que nous ayons jamais vu, âgé approximativement de deux mille quatre cents à deux mille sept cents ans. Toutes ses mensurations dépassent l’imagination, en particulier sa circonférence de trente et un mètres ! Il est apparemment en pleine forme et on a du mal à imaginer qu’il puisse un jour avoir une fin, d’autant que comme les autres séquoias il est invulnérable aux divers parasites et à la brûlure des flammes. Nous pourrions rester des heures à l’admirer mais l’après-midi est bien entamée. Finalement, après Wuksachi, nous faisons demi-tour dans la lumière cuivrée du soleil, dans laquelle les fleurs d’agaves suprêmement belles prennent des teintes de miel d’acacia. Longue descente en low gears.
Mercredi 23 mai. Plein ouest vers la côte
Après un bon petit déjeuner d’excellents muffins, nous quittons à regret l’excellent Best Western tenu par des Indiens (d’Inde) où nous reviendrons sûrement. L’essence est à nouveau de plus en plus chère, 3,40 $ au meilleur prix. Nous passons Visalia et laissons peu à peu derrière nous un paysage de collines rasées, marron clair, pauvre terre sur laquelle poussent vaillamment quelques arbres. Vague ressemblance avec certains coins du Montana, mais néanmoins les couleurs étaient plus vives, et les contrastes plus tranchés.
Nous nous retrouvons progressivement dans une Beauce traversée par un nombre impressionnant d’énormes camions roulant, comme toujours, à tombeau ouvert. D’après la carte, nous avions pensé emprunter une petite route transversale mais elle a plus l’allure d’une autoroute aux heures de pointe.
Arrivée à San Luis Obispo. Dès la sortie de la Hwy 40, nous sommes plongés dans l’atmosphère d’une ville sud-européenne. C’est un mélange d’architecture espagnole et de végétation luxuriante proprement américaine.
Salade à Natural Coffee bonne, mais c’est la goutte d’eau depuis trois semaines que nous en mangeons. Plutôt que de dormir là, nous décidons de pousser jusqu’à Morro Bay, au bord du Pacifique. Il flotte au-dessus du village une épaisse brume de mer à l’odeur d’iode prononcée, qui décapite le sommet du dôme gris foncé d’un gros rocher volcanique planté dans l’océan et nous cache les cheminées d’une vilaine usine qui, d’après Le Routard, gâche le paysage; l’humidité est transperçante. L’été il doit y avoir foule mais en cette saison tout est encore tranquille. Peu de monde dans les rues bordées de bottle-brush trees, ces arbres aux si jolies fleurs rouges et plumeuses. Les maisons ont des couleurs pastel… Tout le long de l’embarcadère, les maisons de bois abritent boutiques et restaurants de poissons.
Après de nombreuses hésitations, nous nous décidons pour le Fireside Inn, 59 $ plus taxes. La chambre a l’air bien et nous avons vue, par-dessus les toits et le chat de la girouette, sur le gros mammelon de granit qui est bientôt avalé totalement par la brume. Le soir, nous allons au bout du port manger un halibut et un saumon grillé à la Great American Fish Company, presque au bout de l’embarcadère. Pendant que nous attendons nos plats, l’électricité est subitement coup��e… C’est bien notre chance ! Le serveur nous propose de partir car le restaurant ferme une demi-heure plus tard, mais nous choisissons d’attendre, affamés que nous sommes, et les plats finissent par arriver ! La vue sur la mer est bien agréable, même si le rocher a maintenant disparu dans un coton gris cendré, comme tout le reste…
Morro Bay est plongé dans le noir, nous rentrons dans la pénombre et nous couchons comme les poules, à 20 h 30.
Jeudi 24 mai. Big Sur
Le gérant du motel doit être d’une radinerie phénoménale ! Le motel est de la qualité d’un Best Western mais il y a deux malheureux petits savons minables et un minuscule sachet de shampoing pour deux dans la salle de bains, pas de sac en plastique dans le bac à glaçons, et le matin le gérant fait lui-même le ménage avec sa femme. Le continental breakfast se réduit à un petit carton caché sous le comptoir et qui n’est sorti qu’à la demande, contenant une dizaine de la plus mauvaise pâtisserie industrielle sous cellophane. Nous pouvons prendre un sachet chacun. Ni thé ni café… à nous de les faire dans les chambres !
Avant de prendre la Hwy 1 qui longe – du moins le croyons-nous – la côte, nous allons faire le tour du rocher puisque c’est marée basse et que l’on peut passer à gué. Tour est un bien grand mot, la route s’arrêtant à cent mètres sur la gauche, à l’entrée d’une petite plage de sable gris sur laquelle je trouve l’unique coquillage des environs. Les « vagues traîtresses » sont là, qui guettent, la corne de brume souffle sa chanson triste… Sur le côté droit du rocher, une longue plage s’étire à perte de vue sur laquelle viennent mourir d’énormes rouleaux parsemés de surfeurs, noirs comme les ravens. Nombreux panneaux d’interdiction : courants, vagues, etc.
La route de Big Sur, soi-disant étroite et tortueuse, est une véritable autoroute, elle aussi noyée dans une brume cotonneuse qui avale tout. La vue se perd au milieu, nous ne distinguons ni la mer, ni la côte, ni les falaises, ni la montagne que nous devinons au-dessus de nous, sur la droite. A Piedras Blancas, une opportune trouée dans la brume nous permet d’apercevoir un petit parking sillonné par une multitude d’écureuils qui attendent le client, il y en a tellement que le niveau de saturation est quasi atteint… il en sort de partout, des petits, des parents, grands-parents, arrière-arrière… et puis nous entendons le grognement d’un phoque… Nous nous approchons de la barrière qui surplombe le rivage et là, surprise !, il y en a des centaines, couchés sur la plage, recouverts de sable; ils s’en envoient régulièrement de grandes giclées d’un mouvement nonchalant de leurs longues nageoires qu’ils utilisent aussi comme une main pour se gratter le ventre dans une attitude tout aussi décontractée; certains ont les « pieds » l’un sur l’autre. Il y a aussi des éléphants de mer, énormes, au drôle de museau. Tous sentent effroyablement mauvais, c’est difficilement supportable.
On the road again… A Gorda, une fois n’est pas coutume, nous tombons sur un type plus que détestable dans un General Store. Agressif, teigneux et mauvais. Nous voulions juste prendre un thé mais l’eau n’était pas chaude et nous sommes ressortis.
Big Sur n’existe pas en tant que tel : un motel doublé d’une épicerie et d’une pompe à essence où les prix ne sont pas affichés, cela reproduit quatre ou cinq fois à l’identique à un ou deux miles d’intervalle, et c’est déjà fini… La Henry Miller Memorial Library se niche dans la verdure au milieu des redwoods dans un virage au-dessus des falaises couvertes de fleurs qui dominent le Pacifique. La maison tout en bois est petite et composée de trois salles dont deux minuscules; dans l’une tous les livres sont sous vitrine.
Le Pfeiffer Big Sur campground est immense et s’étire dans une sombre forêt qui absorbe la majorité de la lumière du jour et vient buter à l’à-pic d’une haute paroi rocheuse. Nous avons l’impression qu’il nous manque de l’oxygène, pourtant si nous le comparons aux campings de France (où nous n’avons jamais campé) il n’y a rien de commun.
A côté de notre emplacement, c’est-à-dire à sept ou huit mètres, cinq ou six motards mettent leur musique à fond et se croient seuls au monde. En face, une énorme caravane qui pourrait abriter un régiment tout entier, des fauteuils, des tables, une batterie de cuisine, et la cuisine qui va avec… Plus loin encore, c’est une colonie de vacances qui s’égosille… Qu’il est loin le primitive campground de Capitol Reef…
Des geais bleus veillent sur tout le monde et sur tout ce qui se mange. Rapide comme l'éclair, l'un d'eux se fait avoir en embarquant notre petite boîte d'allumettes. Le soir tombe et avec lui la fraîcheur et l’humidité qui ne nous ont pas quittés depuis que nous sommes arrivés sur la côte californienne. Les motards éteignent leur musique, les caravanes leurs groupes électrogènes, et le silence se fait soudain profond.
Vendredi 25 mai
Nous avons assez bien dormi. Les motards plient bagages et nous craignons de les regretter ce soir…
La route pour Point Lobos est bordée d’une végétation flamboyante de figues marines (Carpobrotus edulis) aux mille « feuilles » en forme de flammes dardées vers le ciel et aux fleurs mauves, jaunes et roses, au mileu desquelles pointe la splendide Mendocino Coast Indian Paintbrush (Castilleja mendocinensis). C’est un véritable jardin: des rouges profonds, des verts tendres, des orange ssaumonnés… Mais la brume est quasi permanente. Ce qui est aussi permanent ce sont les barrières, barbelés, grillages qui interdisent l’accès à la côte sur toute sa longueur. Un seul passage, au Garrapata State Park, qui offre généreusement, moyennant contribution, bien sûr – sauf pour nous qui avons scotché sur le pare-brise la preuve de notre appartenance au Pfeiffer BSSP campground –, deux miles de côte où poser ses pieds. Mais nous n’y descendrons pas, préférant explorer la jolie presqu’île de Point Lobos.
Avec des allures de côte finistérienne, elle abrite une variété de cyprès endémiques, le cyprès de Lambert, recouvert d’un superbe lichen orange vif, le seiridium cardinale, qui provoque la mort de l'arbre si les branches atteintes ne sont pas coupées à temps. En contrebas de Whalers Cove, dans la partie granitique de la presqu’île, au milieu des vagues de la petite crique, nous apercevons, sous une couverture d’algues, une loutre qui fait la planche. Elle est adorable – comme toutes les loutres d’ailleurs.
A Sea Lion Point, près des otaries qui aboient – d’où le nom de Point Lobos donné par les Espagnols en les entendant, ils les avaient prises pour des loups (on se demande quand même pourquoi vu que les loups n’aboient pas…) –, des plaques de grès ocre aux formes très étranges qui ressemblent un peu aux formations de White Pocket. Jusqu’au pied des falaises dans lesquelles nichent goélands, pigeons et guillemots, la côte est recouverte là encore des longues langues de feu de la figue marine mêlées à toutes sortes de fleurs aux couleurs magnifiques.
Nous partons pour Monterey visiter l’aquarium qui est, paraît-il, extraordinaire. En fait il n’a rien de commun avec ceux de Vancouver ou de Monaco et l’entrée est très chère (25 $), mais nous avons droit aux nourrissages des loutres joueuses, que nous pourrions observer pendant des heures. Au sous-sol, il y a une profusion d’anémones toutes plus belles les unes que les autres, dont les couleurs blanc, vert pâle, violet, contrastent violemment dans l’obscurité.
Le soir, fish & chips au Old Fisherman’s Wharf. C’est bon mais nous en avons déjà assez des fritures; excellent clam showder.
Nous avons très mal calculé car nous sommes obligés de redescendre sur Big Sur pour refaire demain la route en sens inverse, alors que nous aurions pu dormir dans le coin. Il n’y a personne à la place des motards et de l’autre côté deux petites tentes avec des jeunes très discrets. Par contre en face et tout autour, radios, cris, etc. Quel cirque ! On est vendredi et donc le premier jour du week-end, mais pas n’importe lequel : celui du Memorial Day. Il fait un froid de canard, l’air est humide mais dans la tente il fait bien chaud et encore plus dans les duvets.
Samedi 26 mai. San Francisco
Réveil et lever à 6 h 30. Nous déjeunons sommairement avec les geais bleus et commençons à faire le tri de la voiture que nous devons rendre à 14 heures à San Francisco. C’est l’un des moments les plus pénibles d’un voyage, qui annonce la fin et le retour sur l’autre continent. Il fait encore gris et froid. La brume est là, persistante, et l’autoroute bondée jusqu’à San Francisco. Lorsque nous nous éloignons quelque peu de la côte, en direction de l'est, nous voyons que le ciel, au-delà, est tout bleu ! Arrivée au golden Gate Hotel et retour de la voiture chez Avis. La chambre est minuscule mais mignonne, avec w-c et douche lilliputiens sur le palier, à un mètre de la porte. Nous faisons un tour dans Chinatown, décevant. City Light House aux belles peintures murales. Cookies en rentrant à l’hôtel. Nous restons là, au chaud, et fatigués.
Dimanche 27 mai. San Francisco, Oakland
Petit déjeuner de croissants ramollis puis en route pour le jardin japonais du Golden Gate Park. Il fait encore gris et froid et nous sommes frigorifiés en passant dans certaines rues. Au Civic Center, après Union Square, une file interminable attend le cable-car… Je ne suis pas près de le prendre, il vaut mille fois mieux marcher dans ces rues en montagnes russes. Le trolley n° 21 (1,50 $ chacun), qui longe des trottoirs gris et assez sales bordés de belles voire très belles maisons, nous mène au Golden Gate Park, en passant à Alamo Square où s’alignent les Seven Sisters, à savoir sept maisons victoriennes pressées les unes contre les autres. A l’aéroport, dans la boutique du MoMA, nous verrons un livre consacré à ces maisons et à leurs intérieurs d’un luxe inouï, ce que ne laissent pas forcément deviner leurs façades pourtant très riches.
Nous tournons et retournons dans le Golden Gate à la recherche de ce fameux jardin japonais introuvable. L’un nous dit d’aller à droite, il a l’air de connaître parfaitement les lieux, l’autre, tout aussi certain de ce qu’il dit, nous indique la direction opposée, un troisième encore une autre direction. Finalement, un couple d’Américains – qui bien sûr "adoooorent Paris" – nous y amènent. 4 $ l’entrée par personne. Il y a foule, et ce qui devait faire le charme d’un tel endroit, à savoir le silence et la solitude, n’est pas au rendez-vous, sans compter que le bruit de la circulation est nettement perceptible.
Arrêt sur le retour à Alamo Square. Froid encore et toujours.
En rentrant, Alain appelle Marian qui nous attend un peu plus tard à une station de métro (le Bart) d’Oakland !! Il nous faut donc repartir… Le métro, plutôt un RER, fonce dans le noir, sous la baie, à une vitesse incroyable. Les distances entre deux stations paraissent immenses. Au bout d’une demi-heure nous arrivons à Rockridge, comme convenu, mais nous ne la voyons pas parmi les gens qui attendent les passagers. Le musée de la Californie que Marian voulait nous montrer ferme à 17 heures et il est déjà 16 h 15… Au bout d'un moment Alain se décide à sortir de la station et elle est là, qui nous attend depuis longtemps !
Elle nous fait faire un tour en voiture d’Oakland, très vert, enfoui dans la végétation. Berkeley University, puis resto italien excellent avec ses deux filles très sympa, Erika l’aînée et Jessica la plus jeune, et le bébé de Jessica, Julian. Marian nous raccompagne jusqu’à l’hôtel, c’est-à-dire à au moins quinze miles de chez elle.
Lundi 28 mai. Départ
Dernier jour... Marian vient nous chercher à midi (l’avion décolle à 15 h 55) pour nous accompagner à l’aéroport. C’est vraiment extrêmement gentil de revenir à San Francisco, car elle a un rendez-vous à 13 h 30 à Oakland...
En 2007, j'ai écrit un carnet de voyage non destiné à être publié. Par contre j'ai posté sur VF les photos de ce carnet (dont on peut encore voir les liens dans mon profil), mais l'hébergeur, MaBul, avait mis la clef sous la porte, et j'ai perdu toutes mes photos triées parce que j'avais eu l'excellente idée de ne pas faire de sauvegarde 🤪. Il faut donc que je les retrie toutes et comme je mets déjà un temps infini à poster un carnet par an, je n'ai jamais trouvé le temps de m'en occuper. Mais aujourd'hui j'ai pris la décision mettre en ligne au moins le texte, en attendant la suite photographique, c'est toujours mieux que rien. En fait, le déclic a été la question de djlevar, tout à l'heure, à qui je m'apprêtais à répondre. 2007 a été l'année où on a découvert White Pocket, à l'époque personne n'y avait encore été (seuls) excepté Sedonax et deux ou trois de ses amis. Encore une fois, j'avais écrit ce texte pour nous et n'avais pas voulu le publier, par pudeur sans doute, c'était la première fois 😉... Il comporte donc des parties plus rédigées, entrecoupées de notes. Le tout perd bien sûr beaucoup sans les photos que je ne désespère pas d'insérer un jour.
Itinéraire:
2 et 3 mai: San Francisco, Golden Gate Park (jardin japonais). Muir Woods. Alamo Square, etc. 4 : Route pour Redwood NP via Bodega Bay par la Hwy 1. Allée des Géants. Nuit à Garberville. 5 : Allée des Géants puis direction Reno et la Hwy 50, NV. Nuit à Yuba City. 6 : Ely, Hwy 50. 7 : Arrivée à Moab. 8 : Potash Road. Corona Arch. Delicate Arch.
9 : Negro Bill Canyon. Onion Creek. Fisher Towers. 10 :Départ tôt de Moab; Crack Canyon (seule la toute première partie du canyon est bien) puis passer par Hanksville pour attaquer la piste de Cathedral Valley en début d'après-midi. Nuit au campground.
11 : Burr Trail, Deer Creek et Long Canyon. Devil’s Garden (sur HRR). Nuit à Escalante. 12 : Hole-in-the-Rock-Road. Peek-a-Boo (slot canyon). Sunset Arch. Devil’s garden. Nuit à Escalante. 13 :Willis Creek le matin (sur Stuckumpah road. Grosvenor Arch. Yellow Rock. Nuit à Page, Chez Lulu.
14 : Wire Pass le matin. R-V avec Kent et Sue au croisement de la 89A et de la CCR à 14 heures. Coyote Buttes South et White Pocket. Nuit dans le 4x4. 15 : Coyote Buttes South. Lee’s Ferry, Marble Canyon. Nuit au Lee’s Ferry Lodge.
16 : Horseshoe Bend. Grand Canyon North Rim. Nuit au camping. 17 : Matin GCNR puis route pour Water Canyon (p. 82-83). Après-midi et coucher de soleil à Coral Pink Sand Dunes (p. 86). Nuit à Mount Carmel (Golden Hills Motel). 18 : Départ pour la section Kolob de Zion via la Hwy. Route pour Snow Canyon. Nuit au camping. (Voir éventuellement le cousin de Sylvie au Bit and Spur Ranch). 19 : Snow Canyon puis départ pour Valley of Fire. Nuit à Las Vegas (Super 8). 20 : Death Valley. Artist Drive. Zabriskie Point. Sand Dunes, etc. 21 et 22 : Sequoia NP et Kings Canyon. Nuits à Three Rivers. 23 : Route pour la côte. San Luis Obispo. Nuit à Morro Bay. 24 et 25 : Big Sur (Nuit au PBSSP campground).
26 et 27 : San Francisco. 28 : Départ Paris. 29 : Arrivée Roissy.
Mercredi 2 mai. San Francisco
Le vol avec Air France ne nous a jamais paru aussi peu long, nous ne savons pas pourquoi. Les hôtesses étaient certes particulièrement aimables, et à Roissy le fait de s’être enregistrés sur Internet nous a évité les longues files d’attente. Mais nous avons quand même eu onze heures de vol et n’avons pas regardé un seul film. Alain a lu, moi j’ai abondamment joué aux échecs avec l’ordinateur et consulté la carte de positionnement de l’avion. Nous avons bu du champagne en apéritif et nous sommes tortillés sur nos sièges, coincés comme des sardines dans une boîte.
À l’aéroport de San Francisco nous filons chez Alamo avec l’espoir d’avoir un « vrai 4 x 4 », c’est-à-dire avec réellement quatre roues motrices qui nous permettront d’aller, entre autres, à Cathedral Valley et surtout à Coyote Butte South. Sur les conseils de Philippe nous tentons d’expliquer qu’allant au Colorado (mais alors pourquoi aurait-on atterri à San Francisco ?...) nous risquons fort d’emprunter des routes enneigées et qu’il nous faut donc bien un 4WD. Pas de problèmes ! On nous donne le contrat, puis on part choisir le 4 x 4 qui nous convient. Manque de chance : aucun Trailblazer ou Durango, juste une flopée de Toyota Highlander inconnus au bataillon, plus un Buick gigantesque et un Rendez-Vous. Nous guettons la personne qui passera par là et pourra peut-être nous renseigner… Nos repères – le bouton sur le tableau de bord ou le T près du levier de vitesse – ne servent plus à rien. Une heure plus tard, un baroudeur américano-nicaraguayen, nous ne savons pas trop, nous dit qu’il pense « que ça doit être bon ». Nous fourrons nos bagages à l’arrière et en route pour Lombard Street et le Travelodge Presidio !
Avec le plan de San Francisco nous trouvons Lombard Street sans problème. Le motel est très bien et au calme, tout près de l’immense espace vert du Presidio, autrefois base militaire…
Après une demi-heure passée dans un cyber-café, un peu plus bas, juste le temps de perdre quelques dollars car l’ordinateur n’a pas l’air au point, nous rentrons à la chambre attendre l’amie de Martine, Marian Baldwin, avec qui nous avons pris contact par mail. Elle doit venir nous apporter une glacière, un réchaud et un maillet à tête caoutchoutée à la sortie de son travail, vers 6 heures.
Nous attendons, attendons, tandis que la fatigue nous ferme quasiment les paupières. Enfin à 20 heures elle arrive, pour nous il est 5 heures du matin… Elle est chaleureuse et très gentille, elle a acheté le maillet spécialement pour nous, prétextant qu’elle en aurait certainement besoin un jour (elle a soixante-neuf ans). Nous parlons un moment puis elle repart après nous avoir invités à manger à notre retour le 27. Elle compte également nous faire visiter le musée de la Californie, à Oakland où elle habite.
Il fait un froid de canard, il a même plu en fin d’après-midi.
Jeudi 3 mai. San Francisco
Ce matin, nous partons pour Muir Woods en empruntant le Golden Gate Bridge, gratuit dans ce sens. Impression bizarre d’être enfin vraiment sur ce pont que j’ai vu tant de fois sur la webcam. Il fait gris.
Beaux redwoods au tronc orange et quelques séquoias. Il n’y a personne ou presque à Muir Woods. C’est calme et reposant. De rares rayons de soleil parviennent jusqu’au sol. Au retour, juste avant le Golden Gate, nous prenons à droite en direction de la Golden Gate Recreation Area (GGRA). Nous nous arrêtons d’abord près du pont et prenons un sentier bordé de magnifiques pavots de Californie (Escholtzias) orange vif. Ils sont vraiment superbes !
La route du GGRA, qui continue le long de la côte, est donnée comme étroite, très ventée et pentue. Les fleurs sont splendides : massifs de lupins mauves, paintbrushes, lis blancs, grosses fleurs étoilées blanches, crème et violette de figues marines (Carpobrotus edulis) qui recouvrent les talus. Le ciel s’est complètement dégagé, le soleil avive les couleurs. Au retour, le pont est payant…
Nous nous promenons dans la partie tortueuse de Lombard Street, entre Leavenworth et Hyde. La rue, très en pente, ondule comme un serpent et est bordée de très jolies maisons, certaines enfouies sous les fleurs. Nous partons ensuite pour Coït Tower, d’où l’on a une très belle vue à 360°, notamment sur la baie de San Francisco et Alcatraz. Nous suivons les conseils de Bousquet, (aujourd'hui Trois14) de voyageforum, qui déconseillait de monter dans la tour, d’où, pour près de cinq dollars, on ne voyait rien de plus. Mais je remarque que des arbres touffus ont été plantés sur l’esplanade, de façon à boucher la vue, justement. Il n’y a pas de petits profits.
Les rues, de véritables montagnes russes, ont pour la plupart dans ce coin de San Francisco des perspectives sur la mer. Elles sont ombragées d’arbres aux longues fleurs plumeuses rouge magenta, des bottle-brush trees. Nous voyons passer le cable-car que j’espère bien prendre, sinon aujourd’hui, du moins à notre retour, le 26 ou le 27. Il y a des gens accrochés partout, sur les marchepieds, complètement collés à ceux qui sont assis perpendiculairement à la rue.
Vendredi 4 mai. Route vers le nord (Californie)
Ce matin il pleut sur San Francisco. Ciel gris et bas, froid, froid, froid… Nous avons déjeuné sommairement d’un continental breakfast puis nous avons pris la direction de la 101 North jusqu’à Bodega Bay. Comme son nom l’indique il s’agit d’une large baie, occupée par une armée de goélands peu farouches, qui a servi de décor aux Oiseaux de Hitchcock. À l’époque c’étaient des corbeaux, à moins que les goélands n’aient été peints en noir… Sous un ponton de bois une otarie batifole en éternuant. Nous mangeons un bon fish and chips très frais mais pas salé du tout, dans une espèce de cantina tenue par des Mexicains.
De retour sur le parking, quelle n’est pas notre surprise de voir la portière du passager grande ouverte ! Alain avait oublié de refermer la porte, spécialité de voyage (uniquement !). Mais rien n’a été touché ni volé.
Cap sur le Redwood National Park et les grands arbres de l’ancienne rain forest. La côte est superbe, les falaises escarpées, le Pacifique bleu sombre. Dans le ciel, des condors, sur le sol, des tapis de fleurs, sur la mer, des crêtes d’écume blanche. Iris mauves, pourpiers rose vif, lupins violets, escholtzias flamboyants.Tout est couvert, comme hier au GGRA, de tapis de figues marines aux grosses fleurs étoilées.
Dans une courbe de la route, d’extraordinaires hampes bleu lavande, certaines de plus de trois mètres, dissimulent quelques toits anthracite. Et toujours ces eucalyptus dont certains sont en fleur (très jolis pompons crème), la tête dans les nuages et le tronc laissant pendre de longues lanières d’écorce, à l’odeur de pipi de chat si éloignée, sur cette côte californienne, des parfums épicés portugais. Des cyprès gris émeraude, tourmentés à l’extrême, laissent deviner la force du vent du large qui les couche un peu plus à chaque nouvel assaut. Les montagnes surplombent la route, herbe rase et arbres clairsemés, ou recouvertes de forêts profondes.
Entre Fort Bragg et Leggett, sombres forêts de redwoods adolescents, pourtant déjà immensément grands. Peu de faune, excepté les condors qui planent dans les courants ascendants. Plages de sable gris jonchées de bois flotté, pas autant qu’à Anticosti cependant.
À Philippsville, au Visitor Info, gift shop, etc., un vieux monsieur très aimable, en tablier gris, nous recommande de retourner dormir à Garberville où nous sommes passés quelques miles auparavant. Nous suivons ses conseils : nous dormons dans un Best Western aux chambres superbes ($108 ), le Humboldt House Inn. Le village a une atmosphère « spéciale ». Bande de jeunes Américains pas vraiment engageants. De fait, on ne doit paraît-il rien laisser dans la voiture pour la nuit. Les autres motels sont sinistres.
Samedi 5 mai. Redwood NP
Après un excellent petit déjeuner au Best Western, nous prenons la Hwy 101 et sortons à l’entrée nord du Redwood NP, c’est-à-dire à Pepperwood. Nous redescendons par la scenic drive, toute de verticalité végétale. Les redwoods sont gigantesques, certains font plus de 390 pieds de haut (environ cent vingt mètres), leur écorce marron-rouge est douce comme une chevelure soyeuse et tiède sous les rayons du soleil. Nous empruntons vers l’est la Honeydrew sur les conseils du vieux monsieur d’hier, puis un sentier qui mène aux tall trees. Les cimes se perdent dans la lumière bleutée qui arrive difficilement jusqu’au sol entièrement tapissé du même oxalis (oxalis aticulata) que celui de Paris, du moins de la même famille (les fleurs, roses également, sont néanmoins plus grandes). À tous les étages, l’œil est attiré par les éclats vert fluo du lichen ou des aiguilles touchés par un éclat de soleil.
En rejoignant l’Avenue of Giants, nous passons devant Immortal Tree et faisons quelques photos, toujours aussi difficiles à prendre étant donné les dimensions démesurées de tous ces arbres. Plus loin, pour passer sous Thrue Tree il faut payer $ 2 par personne… Certains ont flairé le filon… c’est ridicule, mais nous payons quand même !
Nous nous arrêtons sur le bord de la route et mangeons une salade. La route redescend ensuite jusqu’à la Hwy 20 East. Très long lac, atmosphère désagréablement balnéaire, forte densité de population sur les rives, ligne continue qui n’en finit pas et voitures qui traînent. Puis, d’un coup, apparaissent des badlands, ocre et crème.
Autour de Williams, à l’infini, s’étend ce qui semble être des rizières. Du riz, ici ?
Yuba City. Encore une impression désagréable… Nous prenons cependant une chambre pour la nuit au Days Inn, tenu par des Indiens (d’Inde) très aimables. Heureusement, car il est vraiment limite. Tout d’abord la porte est bloquée et il faut aller chercher quelqu’un à la réception. Ensuite il n’y a qu’une seule serviette de bain pour deux. Retour à la réception j’emboîte le pas du gérant (ou de son frère) qui a un mal fou à ouvrir la porte d’une petite pièce, sur les rayons de laquelle traînent deux ou trois serviettes dont je ne sais même pas si elles sont propres…
Dimanche 6 mai. Loneliest Road of America (Nevada)
Finalement, le motel était vraiment plus que moyen. Les taies d’oreiller étaient sales (il a fallu les couvrir avec une serviette de bain), les lampes de chevet ne marchaient pas (retour à la réception !)… Nous traversons la Sierra Nevada blanche de neige. Le froid est cinglant… C’est superbe ! Un condor plane paresseusement au-dessus des cimes.
Jusqu’à Fallon, la Hwy 50 (au-delà de Reno, petite Las Vegas… à fuir) porte mal son nom de Loneliest Road of America : la circulation est ininterrompue. Ensuite le flot se tarit peu à peu. Plus loin, elle est magnifique, sauvage, intacte. Les badlands succèdent aux badlands, cernées de tous côtés par les sommets enneigés des ranges. Le silence est total dans cette Amérique d’avant Colomb traversée par un ruban d’asphalte du XXIe siècle. Par moments, on aperçoit de longues étendues de sable blanc soulevé en une multitude de mini-tornades par un vent violent. Il flotte alors au-dessus comme des embruns. Elles alternent avec un désert de sauge gris-vert parsemé de quelques genévriers. Roche grise veinée de rouge, ocres de l’argile, dunes d’ivoire, ciel uniformément bleu… Nous sommes à 2500 m d’altitude, et les sommets enneigés sont à 4000.
Entre Fallon et Ely, seulement deux villages : Austin, 2500 m, montagnes et cow-boys. Eureka, village d’altitude également. C’est un autre monde, complètement à l’écart. Les maisons, dont beaucoup sont en bois, s’alignent de chaque côté de la route.
Partis à 7 h 30 de Yuba City, nous arrivons à Ely, Nevada, à 17 h 45. L’agglomération est beaucoup plus grande qu’Eureka et Austin, Main Street est beaucoup plus large et nous y trouvons un Best Western, heureusement sans casino, face à un petit parc bordé d’arbres immenses. Il est bien, pas trop cher ($ 68,48), mais malheureusement bruyant car les double vitrages ont tout autour un jour de deux centimètres…
Lundi 7 mai. Loneliest Road of America
On a entendu les camions une partie de la nuit et nous avons mal dormi. Il est d’ailleurs étonnant de voir la différence entre la Hwy 50 en amont de Ely et en aval. On ne comprend pas bien d’où viennent et où vont ces camions puisqu’il n’y a en amont absolument aucune circulation. On en conclut qu’Ely est le terminus. Au Best Western, groupe de motards venant du Canada.
La Hwy 50 est très variable jusqu’à la fin. De très beaux passages, d’autres quelconques. Nous apercevons une étendue sans fin, étincelante sous le soleil, que nous n’arrivons pas à identifier. En allant voir de plus près, nous nous apercevons que c’est un désert de sable gris-beige (Ferguson Desert), recouvert d’une longue nappe de brume blanche. De chaque côté de la route, des caravanes… Nous arrivons le soir à Moab, dans la maison que nous prêtent les amis de Philippe et Elizabeth : Dave et Kay.
Mardi 8 mai. Moab (Utah)
La maison est très agréable. Kay et Dave (ou bien est-ce Sharon ?) ont épinglé partout de petits mots gentils pour les « guests » : servez-vous, prenez ceci et cela, mangez telle chose, elle est là pour vous, lisez ceci, etc.
De bon matin, nous partons pour Negro Bill Canyon. Très joli et charmant canyon, bordé de toutes sortes de fleurs (ancolies blanches, fleurs de Prickly Pears, etc.), menant à Morning Glory Arch, sombre et humide. Deux cordes pendent du haut de l’arche, attendant l’homme araignée qui descend subitement à toute allure le long de son fil.
Nous faisons la connaissance d'une Américaine très sympa avec qui nous avons fait une partie de l’aller, nous doublant et nous redoublant, puis tout le chemin du retour. Le ruisseau est haut, et quand l’après-midi nous demandons aux rangers du Visitor Center si nous pouvons aller à Onion Creek et sur la Shafer Trail, la réponse est catégorique : Non ! Philippe nous a dit, par mail, que la Toyota Highlander est un sous-4 x 4 et qu’il ne se risquerait pas sur la Shafer Trail. Nous ne savons que faire pour demain, à Cathedral Valley…
Ce soir, enfin, nous sommes allés à Delicate Arch. L’arche se mérite… mais les couleurs du soleil couchant sont décevantes et il y a trop de monde. Elle est posée en équilibre au bord d’un canyon avec, au fond, les sommets enneigés des La Sal Mountains et plus près, sur l’autre versant, des badlands d’un vert de Cian. Lorsque le soleil est près de disparaître à l’horizon nous reprenons vivement le chemin du retour, car il est à de nombreux endroits peu ou pas du tout balisé, et en tout cas dans l’obscurité impossible à repérer. Tandis que nous redescendons à toute allure, nous croisons un groupe d’une centaine de jeunes, parmi lesquels nombre de gros, tranquilles, traînant le pas, complètement inconscients, à cette heure entre chien et loup, de ce qui les attend quand ils feront demi-tour. Les plus inconscients étant les accompagnateurs…
Mercredi 9 mai. Moab
Ayant définitivement abandonné l’idée de faire la Shafer Trail avec le Toyota, et en raison des pluies récentes qui ont rendu la piste glissante, nous partons sur la Potash Road. Indian Writings sur la falaise ocre. Nous allons jusqu’à la mine de potasse puis rebroussons chemin et nous arrêtons sur un petit parking pour aller à Corona Arch. Personne à l’horizon, le ciel est d’un bleu éclatant, les fleurs de cactus ont des couleurs très pures, roses ou jaunes, et des pétales comme du papier crêpon. Je ne peux m’empêcher de les photographier sous toutes les coutures.
Une corde, une échelle, et nous apercevons Corona Arch au loin, précédée de Bowtie, vraiment gigantesque !
L’après-midi nous décidons, contrairement à ce que nous ont conseillé les rangers hier, de passer à Onion Creek avant d’aller à Fisher Towers. En vingt-quatre heures les eaux ont dû baisser puisqu’il n’a pas plu, et on tente de passer. Comme je m’attendais à avoir de l’eau aux portières ou presque et qu’elle n’arrive qu’à mi-roues, cela nous paraît extrêmement facile. De plus le canyon est magnifique, la piste ocre-rouge se faufile entre des tours de grès sombre puis des badlands aux teintes métalliques, gris clair et vert-de-gris, des bouquets orangés de globe-mallows poussent sur les bas-côtés… Nous passons et repassons la rivière une bonne dizaine de fois avant de déboucher sur une grande plaine d’où émergent quelques rares habitations. Nous faisons alors demi-tour pour rejoindre la 128 et la piste de Fisher Towers, deux miles plus loin. Le sentier descend sur la droite et se glisse au milieu de la roche rouge et de bouquets de fleurs blanches ou jaunes qui dessinent des ombres délicates sur le sable, surplombé par Titan que nous contournons, une des gigantesques « towers » de grès doré qui va bientôt virer au rouge sang sous les rayons du soleil couchant. C’est vraiment très beau, d’autant que le ciel est chargé de nuages anthracite. Le contraste est magnifique.
Jeudi 10 mai. De Moab à Cathedral Valley
Ce matin, nous partons tôt de Moab pour Cathedral Valley, via la Goblin Valley et Crack Canyon.
Nous remontons la 191 nord, puis l’autoroute 90 ouest et la 24 sud avec à droite le San Rafael Reef et à gauche le San Rafael Desert. Le long de la piste qui mène à Crack Canyon nous trouvons les mêmes barrières triple que dans le Montana, celles que je n’ai jamais pu photographier pour cause de ligne continue interminable… (Quand, au bout de dizaines de miles, on arrivait à doubler une voiture, on ne prenaistpas le risque de rester coincés à nouveau.) Au départ de la piste un pick-up, avec sur le plateau différentes affaires, des jerricans, etc. Cette confiance réciproque est très agréable, il y a certainement peu d’endroits où l’on pourrait laisser le 4 x 4 plein en sachant que personne ne viendrait tenter de voler quoi que ce soit.
Les pistes se croisant et se recroisant, nous posons des repères – pierres ou branches posées sur le sol et indiquant la direction, photos – pour être sûrs de ne pas se perdre dans ce coin où il n’y a pas un chat – du moins « petit » chat, car nous suivons un moment les traces d’un puma. Nous passons à côté de l’arbre mort et tourmenté sur lequel Philippe a photographié Elizabeth, oiseau posé sur la branche.
Le premier tronçon de Crack Canyon est très court, et d’après Philippe seule la première partie en vaut la peine. Les parois du canyon, constellées de trous, ressemblent un peu à Bandelier, dans le Colorado.
Sur le chemin du retour, notre satisfaction d’avoir posé des repères est de courte durée, car les photos prises se révèlent inutilisables, la lumière trop crue atténuant tous les contrastes. On ne voit qu’un écran gris pâle. Le problème est que nous ne savons plus quelle piste prendre : celle de gauche qui monte légèrement ou celle de droite ? Alors que nous discutons, l’un étant pour la gauche, l’autre pour la droite, l’angoisse nous étreint subitement. Il fait déjà très chaud, nous n’avons que peu d’eau, et durant quelques brèves minutes qui nous semblent des heures, nous sommes vraiment perdus. Ce qui signifie totalement nus, sans plus aucun repère, terriblement vulnérables dans un environnement qui passe sans transition d’enthousiasmant à hostile. Et puis nous décidons de prendre la piste de droite, et peu après nous reconnaissons au loin le relief et rejoignons le Toyota. Mais l’alerte a été salutaire et nous nous souviendrons que deux précautions valent mieux qu’une.
Cathedral Valley, une merveille! Et le primitive campground, le silence de la terre… Vue magnifique sur le royaume du puma…
Vendredi 11 mai. Direction Escalante
Quel réveil au milieu des junipers dans la lumière pure du petit matin ! Pistes pas claires pour rejoindre la U-72 et éviter le Ford impraticable de la piste qui mène à Torrey. Neige et forêts d’aspens, avec tous leurs yeux tristes qui nous regardent passer. Troncs blancs sur ciel très bleu. 2800 mètres.
Route superbe de Torrey à Boulder, encore plus belle de Boulder à Escalante (10 miles avant). Burr Trail. Bonne route goudronnée. Deer Creek moyen mais au milieu de sublimes navajos sandstones crème. Magnifique Long Canyon. Longue estafilade pourpre. Problème sur la voiture : MAINT REQD. Ça nous prive de Lower Calf Creek. Soir au Devil’s Garden, lieu enchanté. Accueil très aimable de Catherine Barney au B&B. Aussi aimable que l’est peu celui de son mari.
Samedi 12 mai. Escalante
Petit déjeuner avec six Américains, la trentaine, sympa.
Départ pour Sunset Arch sur la Hole-in-the-Rock road puis Forty Miles Road. Il fait très chaud ce qui ne décourage pas une multitude de lièvres qui déambulent entre les cactus aux fleurs comme des pivoines roses. L’arche perd beaucoup de n’être pas au soleil couchant. Pour l'avoir toujours dans l'angle de vision à partir du Water Tank qui, lui, se trouve sur une petite hauteur, j’ai repéré à l’horizon, à flanc de montagne, une tache claire qui a l’allure d’une prairie et est toujours visible malgré les déclivités du terrain. L’arche est exactement dans son axe. Au retour je crois mourir de chaleur. Nous n’avons pas de chapeau et je me sers de mon tee-shirt pour me protéger la tête. Le désert à cette heure est un vrai brasier. Abandon de Willow Gulch. Vaches très belles, noires, fauves, même une vache indienne… en liberté sur ces milliers d’hectares.
Ensuite direction Peek-a-Boo sur le BLM 252. Très bel endroit. Du petit parking, on domine tous les canyons. Descente très chaude jusqu’au Dry Fork. Alain a le vertige au tout début de Peek-a-Boo et deux Américains se proposent spontanément pour l’aider à redescendre. Ils nous indiquent un passage sur la gauche qui rejoint le sommet. C’est fatiguant car il fait toujours très très chaud, mais nous arrivons finalement dans le slot canyon. Arrêtés par un passage trop haut à redescendre (et donc à remonter car Alain ne compte pas retourner à l’entrée), d’environ 2,50 mètres. Nous prenons ensuite Dry Fork, narrow canyon tapissé de sable, en travers duquel, à une hauteur respectable, un arbre s’est coincé lors d’un flash flood. Au retour j’entends soudain près de mon pied gauche une espèce de crépitement sifflé et j’aperçois un petit serpent à sonnette en position d’attaque… Je fais un bond de côté, heureusement je n’ai pas peur des serpents (si ça avait été une araignée…). Alain, c'est l'inverse, seuls les serpents l'impressionnent. Mais il finit par passer en courant. Lorsque nous reprenons la piste, nous nous arrêtons une nouvelle fois à Devil’s Garden pour pique-niquer.
Dimanche 13 mai. Cottonwood Canyon Road
Au petit déjeuner, nous faisons par hasard la connaissance de Matthieu (Manfr sur VF) et de son amie Dorothée dont Philippe nous avait parlés avant de partir. Ils vivent dans le Doubs, dans une très belle maison en bois au milieu d’une forêt, avec une vue superbe sur les alentours. Départ pour Willis Creek, agréable narrow canyon, mais trop court à notre goût. Ensuite nous empruntons la Cottonwood Canyon Road, très belle au début, du moins dans sa première partie. Roche flamboyante, badlands blanc crème, ciel bleu. Dans la seconde partie, elle devient triste et grise et ressemble aux environs de Collioure…
Yellow Rock. Nous trouvons l’entrée du petit canyon une fois passée la rivière à sec bordée de cottonwoods, et commençons à grimper la pente très raide et glissante. Aux trois quarts, subitement, le vertige tétanise Alain qui ne peut plus faire un pas ni en avant ni en arrière. Nous redescendons très lentement, ses pas dans les miens…
Nous apercevons finalement la montagne d’or de l’autre côté, dans les «chorons »… tout gris, gris, gris, sur la piste qui monte raide. Nous ne dormirons pas non plus cachés au pied des gros rochers où avaient dormi Marie et sa famille, la piste étant fermée par des barbelés. Fin de la CCR. Visitor Center Utah, passage Arizona. Visitor Center du Dam, à Page, ultra-sécurisé, flics à l’entrée, portique de détection de métaux, etc. La nuit nous avons dormi Chez Lulu à Page : très bon motel, 54 $ , ultra-propre et accueil très aimable.
Lundi 14 mai. Coyote Buttes South et White pocket (Arizona). Nuit sur place
Nous partons à 8 heures pour Wire Pass sur la House Rock Valley Road. Sur le parking, un condor nous attend, avec une marque sur l’aile, A7, et un émetteur. Il meurt apparemment de soif et de faim (il passe son temps à picorer les insectes collés sur les pare-chocs des voitures garées là) et ne peut s’envoler. Nous lui remplissons d’eau une gamelle et la lui laissons à l’ombre.
Le chemin est agréable et suit le lit de la rivière, emprunté plus tôt par un puma si l’on en juge aux traces des coussinets imprimées dans le sable saumon. Très vite, nous sommes arrêtés dans le slot canyon par un gros rocher qui bloque le passage. Mais le canyon continue deux mètres plus bas, et même si nous pouvions descendre en sautant nous ne pourrions pas remonter car les eaux ont emporté les pierres qui devaient se trouver là.
Retour au parking pour prendre la voiture et rejoindre le point de rendez-vous avec nos amis Kent et Sue à la jonction de la House Rock Valley Road et de la 89A. Nous arrivons au croisement, au milieu de nulle part, vers midi et eux comme convenu vers 14 heures.
Direction Coyote Buttes South, eux devant avec leur 4 x 4 Nissan XTerra et nous derrière dans le petit Toyota Highlander qui ne fait pas le poids mais que Kent a pourtant jugé tout à fait capable de ne pas s’enliser dans le sable mou et profond. Il n'a pas plu depuis longtemps, la piste est très sableuse, rocheuse, etc. J’applique la tactique de tourner constamment le volant de droite à gauche et je calcule comment prendre les rochers pour ne pas frotter le dessous de caisse, qui râcle par contre le sable à plusieurs endroits.
Au final j'ai attrapé un mal de tête carabiné, mais nous sommes passés sans problème. Kent filait devant et je n'avais qu'une peur: qu'il nous attende au détour d'une courbe et nous scotche par là même dans le sable.
Au croisement pour White Pocket nous montons dans le 4 x 4 de Kent. Il conduit au jugé, sans GPS. Hésitation par moments à certains croisements… Piste qui me semble longue et qui n’est pas facile, sauf pour Kent. Je me cogne deux fois le haut du crâne contre le toit de la voiture tellement il conduit vite. Nous arrivons finalement dans un décor extraordinaire, multiples formations rocheuses toutes plus étranges les unes que les autres, ors et cuivres à nouveau, sable orange constellé de moqui marbles, petites pierres qui ressemblent à du fer et qui, lorsqu’on les heurte les unes contre les autres, produisent un bruit métallique. Nous en faisons une provision. Stries, strates, spirales, tourmente de grès, c’est extraordinaire.
Lorsque le soleil se couche nous reprenons la voiture, retournons à Power Flat et filons sur CBS dans nos deux voitures. Piste acrobatique mais aucun problème d’ensablement. Nous pique-niquons de thon et d’ananas arrosés d’un bon Yellow Tail sous l’œil des lièvres du désert aux oreilles démesurées, puis nous couchons dans le 4 x 4 tandis que Kent et Sue étalent par terre leur bâche et leurs sacs de couchage. Des milliers d’étoiles brillent dans le ciel noir.
Mardi 15 mai. Coyote Buttes South
Dans la nuit, petits coups sur la voiture. Je regarde par la vitre, ne vois rien d'autre que Kent qui passe l'inspection autour de leurs duvets, pis se recouche. Milliers d'étoiles... Réveil au lever du soleil, vers 5 heures. Le ciel est rose à l’horizon, silence de premier jour du monde. Nous enfilons polaires et blousons, buvons quelques gorgées de jus de fruit, mettons de l’eau dans les sacs à dos, et nous voilà partis pour les teepees. Le soleil éclaire tout juste le haut de la roche. Petits levreaux… encore vivants. Nombreuses traces. Formation de dentelles de grès absolument partout, nous faisons très attention de n'en écraser aucune .
Prairie spiderwort. Retour voiture vers 9 h 30-10 heures. Nous repartons à pied pour les teepees pendant environ une heure.
Départ pour Paw Hole. Piste always difficult. Sue et Kent téléphonent pour le condor que nous avons vu hier, marqué A7. Kent grimpe sur le toit de la voiture. Paw Hole : teepees brun-rouge. Sue reste dans la voiture. Très chaud.
Départ pour le motel. Passage pour les 4 x 4 très difficile d’après Philippe, mais je ne l’ai pas vu… Lees Ferry Lodge. Jolies chambres. Très curieux motel avec tout un tas d’annexes bizarres. Douche puis départ pour Marble Canyon et Lees Ferry avant repas du soir offert par Sue et Kent.
Mercredi 16 mai. Grand Canyon Rive Nord
Déjeuner rapide au motel puis départ pour Horseshoe Bend avec Kent et Sue. Magnifique point de vue. Colorado vert émeraude, hirondelles, sable roux. Page. Safeway avec Kent et Sue. Ils nous offrent des cerises et du bon pain, puis nous nous quittons… Sue a un rendez-vous l’après-midi à Page.
Nous partons pour le Grand Canyon. Peu après sur la route nous apercevons les lumières de voiture de police, c’est un accident sur le bas-côté, une forme recouverte d’un drap bleu… Bifurcation pour la rive nord. De chaque côté de la route, la forêt a brûlé. Les kilomètres défilent, sans changement, c’est triste et gris.
Arrivée au camping sous les grands pins, il n'y a quasi personne. Une fois la tente montée nous partons vers la corniche. Beaux points de vue mais la brume masque en partie les merveilles du canyon. On pourrait être tranquilles dans le camping. Dommage que le voisin, de l'autre côté du sentier, mette sa génératrice en marche et nous empeste, alors que lui se met à l'abri derrière son camping-car. Le bruit est de plus insupportable. Le plus agaçant c'est qu'il y a de la place partout et qu'il est venu s'installer juste à côté de nous.
Par contre nous allons avoir un spectacle des plus extraordinaires, à une dizaine de mètres de nous. Une break arrive, en sortent apparemment un père et son fils d'une trentaine d'années. Et ils commencent à s'installer: la tente est immense et comprend des lits pliants. Puis ils passent à la cuisine: tout y est, la batterie de casseroles et de poêles au grand complet, les multiples étagères, les tringles où seront suspendues louches, écumoires et tout ce qui peut se balancer au bout d'un crochet, les torchons, maniques, un petit buffet et ses tiroirs... C'est ahurissant!! De vrais malades...
Jeudi 17 mai. En route pour les Sand Dunes via Hildale (Utah)
Nuit courte et réveils incessants. Un oiseau s’égosille à 5 heures du matin au-dessus de nos têtes. Nous déjeunons puis plions bagage pour le Cap Royal et le Point Impérial. C’est très beau, bien sûr, car le Grand Canyon est éblouissant d’un bout à l’autre, mais moins prenant que sur la rive sud. Pluie lorsque nous repartons vers la 89A, direction Colorado City et Water Canyon. Petit crapaud ou grenouille jaune dans une flaque à l’aplomb d’un rocher.
Hildale, village de mormons traditionalistes. Les maisons sont gigantesques et peuvent abriter les familles nombreuses issues de pratiques polygames. Les femmes, en robes longues, ont un peu des allures de bonnes sœurs... De hautes barrières ou palissades entourent les propriétés à l'entrée desquelles sont accrochés des panneaux de bienvenue: « Passez votre chemin! » Hum... Tout est clos, fermé, inamical. Nous partons par Cane Beds pour les Sand Dunes et arrivons au coucher du soleil. Sable roux orangé qui coule entre les doigts comme de l’eau. Dommage que les quads pétaradants s’en mêlent et strient les dunes dorées de larges traces de pneus.
Motel Golden Hills à Mount Carmel Junction, 54 $. Bien pour le prix, patron aimable.
Vendredi 18 mai. Snow Canyon
Départ par la 89 North. Nous poussons jusqu’à Red Canyon aux roches rouge sang, puis redescendons pour prendre la 14 West. Les paysages sont austères et désolés, parsemés d'épinettes sombres, sous lesquelles s'entasse encore un peu de neige. La route pour Cedar Breaks (un petit Bryce) est encore fermée de l’hiver.
Cedar City est une ville qui ressemble à Sept-Îles, au Québec. Très étendue, avec de petites maisons, de larges avenues, une circulation incessante sur Main Street. Nous faisons quelques courses dans un Wal-Mart puis direction la partie Kolob de Zion – même si l'après-midi est déjà bien avancée. Six miles de falaises rouges pour lesquelles nous devrions payer pas moins de 25 $ ! Le Visitor Center est sur le point de fermer, nous attendons avec quelques autres personnes, qui tournent en rond, l’air innocent, que le ranger quitte les lieux (à 16 h 30), puis empruntons la route de bitume rouge foncé. Très beaux points de vue, typiques de Zion, mais le tour est vite fait… Autoroute 15 South, arrivée dans St George, genre Albuquerque. Intense circulation qui ne présage rien de bon pour Las Vegas, demain…
La route de Snow Canyon est presque toute dans les banlieues. Puis, sans transition, elle emprunte le Snow Canyon, et c’est un autre monde. Nous arrivons au camping où il reste une place, la 24, à côté d’une caravane, la 25, dommage… mais le décor est tellement beau ! Des touffes de sauge et une quinzaine de mètres nous séparent de nos voisins. La 26, cinquante mètres plus loin, est beaucoup mieux, en contrebas, à l’ombre de gros rochers, totalement à l’écart. Le soir tombe, superbe et silencieux…
Samedi 19 mai. Etape à Las Vegas (Nevada)
Petit matin rose sur les montagnes en face. Nous allons faire un tour dans les Petrified Dunes, de grosses carapaces de tortues fossilisées. Ici et là, immenses hampes jaunes d’agaves (Agave Utahensis). La route qui traverse Snow Canyon est encore plus courte que la section Kolob de Zion. Au bout, nous tombons sur la Hwy 18 et sur la circulation des abords d’une ville importante. Nous faisons demi-tour et nous réfugions dans le silence du canyon. Au camping, nous plions la tente et voyons passer deux volatiles, mi-road-runner tellement il court vite, mi-coq de bruyère.
Et maintenant, à nous Las Vegas (façon de parler, c'est juste l'étape d'un soir) ! La route qui y mène en évitant St George passe par Shivwits, la réserve indienne des Paiutes. Tout est gris, austère, les badlands monochromes se succèdent, et les quelques arbres qui s’étaient entêtés à pousser ont brûlé dans un gigantesque incendie. Nous faisons le détour par la belle mais brûlante – comme son nom l’indique – Valley of Fire. Passé le Visitor Center (6 $ dans une enveloppe), nous allons voir le Mouse’s Tank en passant par Petroglyph Canyon où l’on peut effectivement voir de beaux pétroglyphs. Alain a pris un autre chemin, je vais donc seule jusqu’au réservoir, avec juste un demi-litre d’eau. La chaleur est épouvantable, une vraie fournaise ! En deux minutes je n’ai plus d’eau mais la balade étant courte je ne m’en fais pas plus que ça. Au bout, le petit réservoir est coincé dans la roche et l’eau doit être près de l’ébullition… Je suis sans chapeau et je fais donc le trajet du retour en recherchant le plus possible l’ombre des rochers, mais très vite moi aussi je suis brûlante. J’ai une soif infernale et quand enfin j’arrive à la voiture c’est pour constater qu’Alain n’est pas là, et que je n’ai pas les clefs. Je me réfugie à l’ombre des toilettes mais je suis proche du malaise, et surtout je me demande s’il ne s’est pas perdu… Un petit quart d’heure plus tard, enfin, il est de retour et avec lui je vais avoir accès à l’eau salvatrice…
Las Vegas : ville tapie dans le désert de feu. La circulation est intense sur le Strip et s’écoule sur six à sept voies. Nous avons bien choisi notre jour pour faire une étape ici puisque nous sommes samedi soir : foule innombrable, bruit permanent, haut-parleurs braillant des chansons de superpermarché, limousines en veux-tu en voilà. Alain trace la route d’un côté du Strip puis de l’autre, au pas de charge, et je le suis en trottinant. Nous doublons tout le monde à un train d’enfer et arrivons au Super 8 sur les genoux et sans avoir rien vu… Le motel 8 aurait pu être bien sans un car scolaire dont les jeunes ont fait la java toute la nuit, notamment dans la piscine juste sous nos fenêtres, sous l'œil bienveillant de leurs profs, allongés dans des chaise-longues.
Dimanche 20 mai. Death Valley (Californie)
Nous avions prévu d’aller chez Alamo faire voir ce problème de MAINT REQD mais nous laissons tomber, nous verrons bien…
La route entre Las Vegas et Death Valley est grise, grise, grise… Décidément, le désert dans toute cette région est terriblement austère, désolé et triste, terreux… envolé, le sable rose saumon. Les quelques rares plantes qui poussent sont recouvertes de poussière cendrée, et pour comble de malchance il y a aujourd’hui un vent furieux qui soulève des nuages que nous avions pris tout d’abord pour de la fumée d’incendie. La chaleur à l’extérieur de la voiture commence à être très élevée.
A Shoshone, écrasé sous le ciel immense, au croisement de nulle part, l’essence est à 4,20 $ le gallon – ce qui est le prix le plus élevé que nous ayons jamais vu. Là, sous un arbre, se trouve un petit café sympa où nous prenons deux bons thés d’Assam à l’abri du soleil avant de reprendre la route pour 72 miles supplémentaires dans la fournaise.
Lorsque nous nous arrêtons, j’ai tout juste le temps de sortir deux secondes prendre une photo avant de remonter dans la fraîcheur du 4 x 4 climatisé, l’inverse du Québec en hiver où dans les mêmes deux secondes j’attrapais l’onglée. A Bad Water, mer de sel à 86 mètres au-dessous de son niveau normal, deux canards barbotent tranquillement dans un court-bouillon juste un peu trop salé, exemple vivant de l’acclimatation en milieu extrême. Le vent brûlant dessèche la peau, les yeux, la bouche… Il est impensable de sortir sans une bouteille d’eau avec soi. Nous l’apprendrons plus tard, il fait 118° F, c’est-à-dire 48 °C à l’ombre mais… il n’y a pas d’ombre !
Sur la droite, la petite route à sens unique d’Artist’s Drive; couchées au pied des montagnes, des badlands aux très belles couleurs pastel, dans un camaïeu de vert pâle, de rose, d’ocre, de Sienne. Il y a paraît-il à Death Valley 1042 espèces de plantes (nous n’en avons vu qu’une, une espèce de petit houx blanc et poussiéreux), 51 espèces de mammifères (native mammals), 346 espèces d’oiseaux, 36 classifications de reptiles, 6 types de poisson et 5 espèces d’amphibiens. Où sont-ils donc ??? Sans oublier le bighorn sheep dans les hauteurs. Mais dans les hauteurs, justement, ni verdure ni bosquets… les chèvres invisibles brouteraient-elles la roche ?
Zabriskie Point, que nous ne verrons pas au coucher du soleil car nous voulons être à ce moment-là dans les dunes de Stovepipe Wells, est un endroit magnifique, une infinité de plissures dorées.
Nous nous baladons dans les dunes de Stovepipe Wells, douces et soyeuses dans la lumière qui tombe, après avoir pris notre chambre au motel, la dernière qui donne sur le désert. Très vite, le soleil disparaît à l’horizon. Le soir, à 10 heures, il ne faut pas dix minutes pour que le vent toujours brûlant sèche le linge installé sur le petit banc. Dans la nuit noire, le souffle chaud du dragon a quelque chose d’irréel…
Lundi 21 mai. Death Valley-Three Rivers
Au moment de quitter le motel, en chargeant les affaires dans le 4 x 4, nous nous apercevons qu’un oiseau a élu domicile dans le moteur…, et qu'il ne compte pas nous abandonner les lieux aussi facilement.
La route de Stovepipe Wells à Ridgecrest, encore désertique, grimpe à 2300 pieds puis redescend et traverse une étrange vallée craquelée, un immense puzzle d’argile créé par les fentes de dessiccation. Lorsqu’elle sort du parc, tout devient gris, jusqu’aux mines de borax, ou borate de sodium, de Trona, sinistre petite agglomération s’il en est, principalement habitée par les mineurs qui doivent être particulièrement mal payés si l’on en juge à l’aspect misérable des habitations, à la limite du bidonville. Nous avons rarement vu un village aussi peu esthétique, tout de verticalité des poteaux électriques et des poteaux métalliques plantés un peu partout. Le paysage déjà désolé, terne, poussiéreux, est noyé dans une brume de particules de sable arrachées au désert, où sont posés mobil-homes sur le déclin et cabanes décrépies, tous entourés d’un incroyable capharnaüm : outils, innombrables carcasses de voiture, ferraille, etc. Par-dessus tout, et comme si cela ne suffisait pas, trônent deux énormes usines d’extraction du borax. Ici, les chorons sont blancs.
La circulation, absente auparavant, augmente très vite, notamment les camions.
Ridgecrest - Bakerfield, passage de la Lune à la Terre en un temps record, le changement est brutal et radical. Nous pensions qu’en remontant vers le nord nous laisserions derrière nous le flot de la circulation pour Los Angeles, mais tout le monde remonte avec nous. L’autoroute traverse d’immenses étendues de vignes copieusement arrosées par les gaz d’échappement de milliers de véhicules qui passent par là quotidiennement, à nous dégoûter du vin californien.
Un peu avant Three Rivers nous traversons des orangeraies couvertes de fruits (et dépassons quelques camions aux remorques débordant d'oranges appétissants qui nous font bien envie), mais dont le sol est aussi stérile que sous les oliveraies d’Andalousie. Toute l’autoroute, de Bakersfield à Visalia, est bordée de cultures diverses, vignes, fruitiers, et d’habitations. Puis en obliquant vers l’est des collines de velours cuivré apparaissent, piquées çà et là d’arbres vert foncé, comme au Montana. C’est très beau.
Lac bleu marine serti dans les collines et, à l’horizon, les sommets granitiques de la Sierra Nevada qui abritent les séquoias géants sur fond de ciel anthracite. Nous achetons sur le bord de la route un sac d’oranges fraîchement cueillies, 4 $ pour 3,7 kg, une tomate (1 $ !), des pistaches locales (5 $) et de la papaye séchée (un régal, 2,75 $). Les oranges sont beaucoup moins bonnes que celles de Sue et Kent, mais nous avons acheté au Village Market de Three Rivers un juicer et nous nous sommes faits des jus. Sur le bord de la route, une énorme vache métallique, plus vraie que nature, qui vend du miel…
Mardi 22 mai. Sequoia NP
Le Best Western de Three Rivers est vraiment très bien et le petit déjeuner également, avec moules pour faire des gaufres. Bonne nuit au calme. La route pour Sequoi NP monte et tourne – chaque virage offre une vue magnifique sur les monts rocheux enneigés —, bordée d’une multitude de Buckeyes en fleur aux longues hampes de miel qui donneront de gros fruits ressemblant aux marrons que les Indiens faisaient bouillir plusieurs fois avant de les consommer. Merveille des fleurs d’agaves, une profusion de grosses fleurs crème sur de longues tiges rigides de plus de trois mètres de haut qui se détachent sur un ciel d’un bleu profond.
Moro Rock : à 2000 mètres d’altitude, un dôme de granit de 75 mètres de haut que nous gravissons marche après marche. Du sommet nous dominons tout le parc. D’un côté la vue porte jusqu’à la côte polluée de Los Angeles, à plus de cent miles. De l’autre l’horizon est barré par la Great Western Divide et ses quatorze monts, dominés par le Tripple Divide Peak, 12 634 pieds, soit 3 850 mètres.
Crescent Meadows. Balade sous les séquoias au tronc orange flamboyant dans le soleil, longues stries verticales. Ici, c’est le royaume de l’ours noir mais nous ne voyons qu’une biche et son faon, probablement des cerfs-mulets, un écureuil à la longue queue grise et touffue qui pose pour nous sur une branche et un tamia joueur. Sur le sol sombre et quasi stérile sont piquées d'étrange fleurs rouge vif, probablement épiphytes, très belles s (j’apprendrai plus tard qu’il s’agit du Sarcodes sanguinae, aussi appelé Snow Plant).
Nous reprenons la route pour voir le séquoia tant attendu et si mal nommé General Sherman. Nous nous garons tout d’abord sur le parking « handicapés », le parking pour les autres utilisateurs étant à Perpette-les-Coucous. Visite rapide – et mal à l’aise à cause du stationnement – de l’arbre le plus gigantesque que nous ayons jamais vu, âgé approximativement de deux mille quatre cents à deux mille sept cents ans. Toutes ses mensurations dépassent l’imagination, en particulier sa circonférence de trente et un mètres ! Il est apparemment en pleine forme et on a du mal à imaginer qu’il puisse un jour avoir une fin, d’autant que comme les autres séquoias il est invulnérable aux divers parasites et à la brûlure des flammes. Nous pourrions rester des heures à l’admirer mais l’après-midi est bien entamée. Finalement, après Wuksachi, nous faisons demi-tour dans la lumière cuivrée du soleil, dans laquelle les fleurs d’agaves suprêmement belles prennent des teintes de miel d’acacia. Longue descente en low gears.
Mercredi 23 mai. Plein ouest vers la côte
Après un bon petit déjeuner d’excellents muffins, nous quittons à regret l’excellent Best Western tenu par des Indiens (d’Inde) où nous reviendrons sûrement. L’essence est à nouveau de plus en plus chère, 3,40 $ au meilleur prix. Nous passons Visalia et laissons peu à peu derrière nous un paysage de collines rasées, marron clair, pauvre terre sur laquelle poussent vaillamment quelques arbres. Vague ressemblance avec certains coins du Montana, mais néanmoins les couleurs étaient plus vives, et les contrastes plus tranchés.
Nous nous retrouvons progressivement dans une Beauce traversée par un nombre impressionnant d’énormes camions roulant, comme toujours, à tombeau ouvert. D’après la carte, nous avions pensé emprunter une petite route transversale mais elle a plus l’allure d’une autoroute aux heures de pointe.
Arrivée à San Luis Obispo. Dès la sortie de la Hwy 40, nous sommes plongés dans l’atmosphère d’une ville sud-européenne. C’est un mélange d’architecture espagnole et de végétation luxuriante proprement américaine.
Salade à Natural Coffee bonne, mais c’est la goutte d’eau depuis trois semaines que nous en mangeons. Plutôt que de dormir là, nous décidons de pousser jusqu’à Morro Bay, au bord du Pacifique. Il flotte au-dessus du village une épaisse brume de mer à l’odeur d’iode prononcée, qui décapite le sommet du dôme gris foncé d’un gros rocher volcanique planté dans l’océan et nous cache les cheminées d’une vilaine usine qui, d’après Le Routard, gâche le paysage; l’humidité est transperçante. L’été il doit y avoir foule mais en cette saison tout est encore tranquille. Peu de monde dans les rues bordées de bottle-brush trees, ces arbres aux si jolies fleurs rouges et plumeuses. Les maisons ont des couleurs pastel… Tout le long de l’embarcadère, les maisons de bois abritent boutiques et restaurants de poissons.
Après de nombreuses hésitations, nous nous décidons pour le Fireside Inn, 59 $ plus taxes. La chambre a l’air bien et nous avons vue, par-dessus les toits et le chat de la girouette, sur le gros mammelon de granit qui est bientôt avalé totalement par la brume. Le soir, nous allons au bout du port manger un halibut et un saumon grillé à la Great American Fish Company, presque au bout de l’embarcadère. Pendant que nous attendons nos plats, l’électricité est subitement coup��e… C’est bien notre chance ! Le serveur nous propose de partir car le restaurant ferme une demi-heure plus tard, mais nous choisissons d’attendre, affamés que nous sommes, et les plats finissent par arriver ! La vue sur la mer est bien agréable, même si le rocher a maintenant disparu dans un coton gris cendré, comme tout le reste…
Morro Bay est plongé dans le noir, nous rentrons dans la pénombre et nous couchons comme les poules, à 20 h 30.
Jeudi 24 mai. Big Sur
Le gérant du motel doit être d’une radinerie phénoménale ! Le motel est de la qualité d’un Best Western mais il y a deux malheureux petits savons minables et un minuscule sachet de shampoing pour deux dans la salle de bains, pas de sac en plastique dans le bac à glaçons, et le matin le gérant fait lui-même le ménage avec sa femme. Le continental breakfast se réduit à un petit carton caché sous le comptoir et qui n’est sorti qu’à la demande, contenant une dizaine de la plus mauvaise pâtisserie industrielle sous cellophane. Nous pouvons prendre un sachet chacun. Ni thé ni café… à nous de les faire dans les chambres !
Avant de prendre la Hwy 1 qui longe – du moins le croyons-nous – la côte, nous allons faire le tour du rocher puisque c’est marée basse et que l’on peut passer à gué. Tour est un bien grand mot, la route s’arrêtant à cent mètres sur la gauche, à l’entrée d’une petite plage de sable gris sur laquelle je trouve l’unique coquillage des environs. Les « vagues traîtresses » sont là, qui guettent, la corne de brume souffle sa chanson triste… Sur le côté droit du rocher, une longue plage s’étire à perte de vue sur laquelle viennent mourir d’énormes rouleaux parsemés de surfeurs, noirs comme les ravens. Nombreux panneaux d’interdiction : courants, vagues, etc.
La route de Big Sur, soi-disant étroite et tortueuse, est une véritable autoroute, elle aussi noyée dans une brume cotonneuse qui avale tout. La vue se perd au milieu, nous ne distinguons ni la mer, ni la côte, ni les falaises, ni la montagne que nous devinons au-dessus de nous, sur la droite. A Piedras Blancas, une opportune trouée dans la brume nous permet d’apercevoir un petit parking sillonné par une multitude d’écureuils qui attendent le client, il y en a tellement que le niveau de saturation est quasi atteint… il en sort de partout, des petits, des parents, grands-parents, arrière-arrière… et puis nous entendons le grognement d’un phoque… Nous nous approchons de la barrière qui surplombe le rivage et là, surprise !, il y en a des centaines, couchés sur la plage, recouverts de sable; ils s’en envoient régulièrement de grandes giclées d’un mouvement nonchalant de leurs longues nageoires qu’ils utilisent aussi comme une main pour se gratter le ventre dans une attitude tout aussi décontractée; certains ont les « pieds » l’un sur l’autre. Il y a aussi des éléphants de mer, énormes, au drôle de museau. Tous sentent effroyablement mauvais, c’est difficilement supportable.
On the road again… A Gorda, une fois n’est pas coutume, nous tombons sur un type plus que détestable dans un General Store. Agressif, teigneux et mauvais. Nous voulions juste prendre un thé mais l’eau n’était pas chaude et nous sommes ressortis.
Big Sur n’existe pas en tant que tel : un motel doublé d’une épicerie et d’une pompe à essence où les prix ne sont pas affichés, cela reproduit quatre ou cinq fois à l’identique à un ou deux miles d’intervalle, et c’est déjà fini… La Henry Miller Memorial Library se niche dans la verdure au milieu des redwoods dans un virage au-dessus des falaises couvertes de fleurs qui dominent le Pacifique. La maison tout en bois est petite et composée de trois salles dont deux minuscules; dans l’une tous les livres sont sous vitrine.
Le Pfeiffer Big Sur campground est immense et s’étire dans une sombre forêt qui absorbe la majorité de la lumière du jour et vient buter à l’à-pic d’une haute paroi rocheuse. Nous avons l’impression qu’il nous manque de l’oxygène, pourtant si nous le comparons aux campings de France (où nous n’avons jamais campé) il n’y a rien de commun.
A côté de notre emplacement, c’est-à-dire à sept ou huit mètres, cinq ou six motards mettent leur musique à fond et se croient seuls au monde. En face, une énorme caravane qui pourrait abriter un régiment tout entier, des fauteuils, des tables, une batterie de cuisine, et la cuisine qui va avec… Plus loin encore, c’est une colonie de vacances qui s’égosille… Qu’il est loin le primitive campground de Capitol Reef…
Des geais bleus veillent sur tout le monde et sur tout ce qui se mange. Rapide comme l'éclair, l'un d'eux se fait avoir en embarquant notre petite boîte d'allumettes. Le soir tombe et avec lui la fraîcheur et l’humidité qui ne nous ont pas quittés depuis que nous sommes arrivés sur la côte californienne. Les motards éteignent leur musique, les caravanes leurs groupes électrogènes, et le silence se fait soudain profond.
Vendredi 25 mai
Nous avons assez bien dormi. Les motards plient bagages et nous craignons de les regretter ce soir…
La route pour Point Lobos est bordée d’une végétation flamboyante de figues marines (Carpobrotus edulis) aux mille « feuilles » en forme de flammes dardées vers le ciel et aux fleurs mauves, jaunes et roses, au mileu desquelles pointe la splendide Mendocino Coast Indian Paintbrush (Castilleja mendocinensis). C’est un véritable jardin: des rouges profonds, des verts tendres, des orange ssaumonnés… Mais la brume est quasi permanente. Ce qui est aussi permanent ce sont les barrières, barbelés, grillages qui interdisent l’accès à la côte sur toute sa longueur. Un seul passage, au Garrapata State Park, qui offre généreusement, moyennant contribution, bien sûr – sauf pour nous qui avons scotché sur le pare-brise la preuve de notre appartenance au Pfeiffer BSSP campground –, deux miles de côte où poser ses pieds. Mais nous n’y descendrons pas, préférant explorer la jolie presqu’île de Point Lobos.
Avec des allures de côte finistérienne, elle abrite une variété de cyprès endémiques, le cyprès de Lambert, recouvert d’un superbe lichen orange vif, le seiridium cardinale, qui provoque la mort de l'arbre si les branches atteintes ne sont pas coupées à temps. En contrebas de Whalers Cove, dans la partie granitique de la presqu’île, au milieu des vagues de la petite crique, nous apercevons, sous une couverture d’algues, une loutre qui fait la planche. Elle est adorable – comme toutes les loutres d’ailleurs.
A Sea Lion Point, près des otaries qui aboient – d’où le nom de Point Lobos donné par les Espagnols en les entendant, ils les avaient prises pour des loups (on se demande quand même pourquoi vu que les loups n’aboient pas…) –, des plaques de grès ocre aux formes très étranges qui ressemblent un peu aux formations de White Pocket. Jusqu’au pied des falaises dans lesquelles nichent goélands, pigeons et guillemots, la côte est recouverte là encore des longues langues de feu de la figue marine mêlées à toutes sortes de fleurs aux couleurs magnifiques.
Nous partons pour Monterey visiter l’aquarium qui est, paraît-il, extraordinaire. En fait il n’a rien de commun avec ceux de Vancouver ou de Monaco et l’entrée est très chère (25 $), mais nous avons droit aux nourrissages des loutres joueuses, que nous pourrions observer pendant des heures. Au sous-sol, il y a une profusion d’anémones toutes plus belles les unes que les autres, dont les couleurs blanc, vert pâle, violet, contrastent violemment dans l’obscurité.
Le soir, fish & chips au Old Fisherman’s Wharf. C’est bon mais nous en avons déjà assez des fritures; excellent clam showder.
Nous avons très mal calculé car nous sommes obligés de redescendre sur Big Sur pour refaire demain la route en sens inverse, alors que nous aurions pu dormir dans le coin. Il n’y a personne à la place des motards et de l’autre côté deux petites tentes avec des jeunes très discrets. Par contre en face et tout autour, radios, cris, etc. Quel cirque ! On est vendredi et donc le premier jour du week-end, mais pas n’importe lequel : celui du Memorial Day. Il fait un froid de canard, l’air est humide mais dans la tente il fait bien chaud et encore plus dans les duvets.
Samedi 26 mai. San Francisco
Réveil et lever à 6 h 30. Nous déjeunons sommairement avec les geais bleus et commençons à faire le tri de la voiture que nous devons rendre à 14 heures à San Francisco. C’est l’un des moments les plus pénibles d’un voyage, qui annonce la fin et le retour sur l’autre continent. Il fait encore gris et froid. La brume est là, persistante, et l’autoroute bondée jusqu’à San Francisco. Lorsque nous nous éloignons quelque peu de la côte, en direction de l'est, nous voyons que le ciel, au-delà, est tout bleu ! Arrivée au golden Gate Hotel et retour de la voiture chez Avis. La chambre est minuscule mais mignonne, avec w-c et douche lilliputiens sur le palier, à un mètre de la porte. Nous faisons un tour dans Chinatown, décevant. City Light House aux belles peintures murales. Cookies en rentrant à l’hôtel. Nous restons là, au chaud, et fatigués.
Dimanche 27 mai. San Francisco, Oakland
Petit déjeuner de croissants ramollis puis en route pour le jardin japonais du Golden Gate Park. Il fait encore gris et froid et nous sommes frigorifiés en passant dans certaines rues. Au Civic Center, après Union Square, une file interminable attend le cable-car… Je ne suis pas près de le prendre, il vaut mille fois mieux marcher dans ces rues en montagnes russes. Le trolley n° 21 (1,50 $ chacun), qui longe des trottoirs gris et assez sales bordés de belles voire très belles maisons, nous mène au Golden Gate Park, en passant à Alamo Square où s’alignent les Seven Sisters, à savoir sept maisons victoriennes pressées les unes contre les autres. A l’aéroport, dans la boutique du MoMA, nous verrons un livre consacré à ces maisons et à leurs intérieurs d’un luxe inouï, ce que ne laissent pas forcément deviner leurs façades pourtant très riches.
Nous tournons et retournons dans le Golden Gate à la recherche de ce fameux jardin japonais introuvable. L’un nous dit d’aller à droite, il a l’air de connaître parfaitement les lieux, l’autre, tout aussi certain de ce qu’il dit, nous indique la direction opposée, un troisième encore une autre direction. Finalement, un couple d’Américains – qui bien sûr "adoooorent Paris" – nous y amènent. 4 $ l’entrée par personne. Il y a foule, et ce qui devait faire le charme d’un tel endroit, à savoir le silence et la solitude, n’est pas au rendez-vous, sans compter que le bruit de la circulation est nettement perceptible.
Arrêt sur le retour à Alamo Square. Froid encore et toujours.
En rentrant, Alain appelle Marian qui nous attend un peu plus tard à une station de métro (le Bart) d’Oakland !! Il nous faut donc repartir… Le métro, plutôt un RER, fonce dans le noir, sous la baie, à une vitesse incroyable. Les distances entre deux stations paraissent immenses. Au bout d’une demi-heure nous arrivons à Rockridge, comme convenu, mais nous ne la voyons pas parmi les gens qui attendent les passagers. Le musée de la Californie que Marian voulait nous montrer ferme à 17 heures et il est déjà 16 h 15… Au bout d'un moment Alain se décide à sortir de la station et elle est là, qui nous attend depuis longtemps !
Elle nous fait faire un tour en voiture d’Oakland, très vert, enfoui dans la végétation. Berkeley University, puis resto italien excellent avec ses deux filles très sympa, Erika l’aînée et Jessica la plus jeune, et le bébé de Jessica, Julian. Marian nous raccompagne jusqu’à l’hôtel, c’est-à-dire à au moins quinze miles de chez elle.
Lundi 28 mai. Départ
Dernier jour... Marian vient nous chercher à midi (l’avion décolle à 15 h 55) pour nous accompagner à l’aéroport. C’est vraiment extrêmement gentil de revenir à San Francisco, car elle a un rendez-vous à 13 h 30 à Oakland...
Récit de mon séjour à New York English translation pending
Bonjour à tous,
Pour les forumeurs en partance pour New York prochainement, j'ai retrouvé mon carnet de notes prises sur le vif au cours de mon séjour en 2011. Voici donc mon journal de voyage, tel quel.
lundi 29 aout 2011
- Arrivée à l’hôtel en début d’après-midi . Check-in - Exploration du quartier. Repérages. Achat de la métro card - Time square - Office du tourisme ( 810 7th street – entre 52nd et 53rd str ) ouvert jusqu’à 18 h
J'arrive vers 12 h 30 heure locale, juste après l'avion en provenance de Hong Kong. A cause 2 ressortissants chinois qui on eu des problèmes au guichet qui m'a été attribué, j'ai passé un bon bout de temps avant d'entrer aux USA. Mieux valait en rire et c'est ce que j'ai fait avec un touriste danois qui attendait avec moi : ouvrez les chacras, relax, on est en vacance.
Bien accueillie par le douanier, chose assez RARE pour être signaler. Transfert DSK - Manathan : sans problème. Les New Yorkais sont des fous du volant ! Ils conduisent comme dans un jeux vidéo. Et en plus, la chaussée est déformée : je vous dis pas les bonds que fait le minibus....
Arrivée à l'hôtel vers 16 h 30 : STAYBRIDGE SUITE TIMES SQUARE : bien situé sur la 40ème rue Ouest. Allez hop, je fonce au Tourist Center pour 53ème. Je prends même pas mon plan de ville . Et je traîne pas car çà ferme tôt. Mon explorer pass et ma metro card en poche , retour sur Times Square où là je peux prendre mon temps . Premières photos. C'est GEANT !!! Première exploration des boutiques aussi et premiers dollars dépensés.
Acheté en solde : un T-Shirt XXL "I LOVE NEW YORK" oui .. mais avec Mickey dessus ... quand même !!! au Disney Store : j'avais jamais vu une telle boutique. Tout est trop "cute"
M&Ms Store : Jamais vu un truc pareil ! Mais j'ai pas succombé à la gourmandise. Cà sera pour plus tard. J'ai juste fait plein de photos. Je suis comme une gamine : j'écarquille les yeux sur tout.
Je vois un truc : BROADWAY VISITOR CENTER . C'est plein de lumières. Çà scintille de partout. En fait on peut y réserver les comédies musicales. Et puis il y a une petite rétro des comédies musicales et de l'histoire de Broadway. Comme j'adore FRED ASTAIRE, je me fais photographier devant sa photo et les lettres Broadway illuminées. Je touche mon rêve... Je suis DANS LA CAPITALE de la comédie musicale....
Près des escaliers de la tribune TIKETS blindés de monde, petite photo avec un policier à cheval qui compte ses contraventions (le policier, pas le cheval).Apparemment, la journée a été bonne....
Bon, c'est pas tout çà, mais faut que j'étudie la visite du jour : j'ai réservé le socle de la Statue de la Liberté avec un embarquement prévu à 9 h. Donc : c'est première découverte du métro de New York . L'Aventure en Terre Inconnue. Il y aura bien un sympathique new yorkais pour m'aider. Prévu : - Départ très tôt pour profiter de la ville qui s’éveille - The Charging Bull (Bowling Green Park ) - RDV vers 8h30 pour embarquement Liberty Park. Visite de la Statue de la Liberté (piédestal+musée+extérieur – révervé : billet imprimé) - Elis Island (visite et déjeuner ) - Retour à Battery Park
- Exploration de Wall Street
MARDI 30 AOUT 2011
Ce matin j’ai RDV à 9h à Clinton Castle pour embarquer pour « les Portes de l’Espoir » : Liberty et Ellis Islands. Je descends au petit-déjeuner pour le début du service dès 6 h 30 . Je fais un véritable repas complet. Vers 7h30, premiers pas matinaux dans New York. Je flâne et je prends le métro vers Times Square. J’ai le plan des lignes et je n’ai pas de problèmes pour me repérer : c’est la ligne 1 , terminus South Ferry. Petite mise en jambe dans les couloirs interminables de la station de métro. Ils sont sportifs les new yorkais... lol
Une vingtaine de minutes plus tard, me voici le Sud de Manhattan, me rendant tranquillement à l’embarcadère via un joli square où je photographie la Sphère rescapée du WTC . Séquence émotion.
A l’embarquement pour le bateau, çà bouchonne déjà et il n’est pas 9h. Et pour cause : on doit passer quasiment les mêmes contrôles qu’à l’aéroport. Impressionnant. Mais une fois sur le bateau, la magie opère et comme je fais la traversée au grand air, je sens que le soleil commence à cogner.
Découverte de Liberty Island. Vue panoramique sur la skyline. Purée que c'est beau. Miss Liberty : qu'est-ce qu'elle est belle. Comme je l'ai réservé à l'avance, je visite donc le petit musée : Bof ... avant d'attaquer les 136 marches qui mènent à la plateforme du socle.
Je prends tout mon temps à la Statue de la Liberté dont je visite le piédestal. Les ouvertures de la plateforme sont minuscules et ce n'est pas très large. Par chance, à cette heure là, il n'y a pas trop de monde. Ensuite, c’est Ellis Island où je passe quelques heures , car je trouve le musée hyper intéressant.
Je ne retourne à Manathan que vers 15 h … Une fois débarquée, je longe la promenade de Battery park qui me mène jusqu’à North Cove, la petite marina surplombée par l'immense verrière qui renferme des palmiers comme j’en ai rarement vu. J'en profite pour faire une pause glace car l'endroit est climatisé et dehors, c'est la fournaise.
Je poursuis par Ground Zéro. Devant le site en travaux je pense aux tours que j’avais vues au même endroit en mai 2001 et je visite St Paul Chapel : émouvant les témoignages des pompiers et des familles. Le petit cimetière attenant semble d'un autre temps avec ses vieilles pierres tombales. C'est un lieu paisible et j'y fais des découvertes intéressantes... trop long à raconter....
Poursuite de mon exploration : le Woolworth Building : très belle architecture. Mais j'aurais bien été voir à l'intérieur. Impossible. J'essaie d'amadouer le Cerbère, je lui montre le contenu de mon sac, mon passeport. Ben NON !!! NIET !!! Tout comme pour les autres buildings et immeubles d'habitation. Impossible de photographier les halls somptueux, même en demandant la permission avec un beau sourire.
Trinity Church : jolie avec ses vitraux. Je suis surprise de voir une telle merveille ici, à New York. Comme on se prépare à commémorer le 11 septembre, il y a des rubans partout sur les grilles. Et comme je suis très solidaire, je vais m'en procurer un que je noue aussi...
A partir de Trinity, je "plonge" dans Wall Street . Me voilà dans l'antre de la finance mondiale. Au Stock Exchange, je me fais photographier avec des policiers . Cool.
Cà y est. Je suis dans l’antre de la finance mondiale. Wahou …. Impressionnant.
De contours en détours je découvre le Vieux Manhattan, celui de Peter Stuyvesant et des premiers new yorkais. Hélas, les petites rues pavées aux maisons typiques autour de Faunces Tavern. J'ai plaisir à me perdre. Je navigue sans carte, allant de surprise en surprise : Pearl Street : une rue pavée avec des vieux lampadaire. Plein de tables car plein de restaus. Dommage, çà gâche un peu l'esprit des lieux.
Je ne sais pas trop comment me voici arrivée à Bowling Green, devant le Charging Bull . Je veux faire ma petite photo quand je me retrouve nez à nez avec un mec qui a des serpents autour du cou.Je me trouve mal, mais alors vraiment mal, au point que je dois aller m'assoir dans le petit square juste à côté. Je hurle " enfoiré". J'ai la phobie des serpents et je peux même pas les voir en photo. Alors en vrai et bien vivant....
Après avoir repris mes esprits, je remonte sur Broadway à la recherche de la bonne ligne de métro, car la fatigue me gagne et je ne me sens pas le courage de marcher davantage aujourd’hui, bien que j’aie encore pas mal de choses à voir dans les alentours. J’ai les pieds en cloques et j’inaugure la boîte de Compeed de retour à l’hôtel.
MERCREDI 31 AOUT 2011
Grand beau temps, très chaud mais ciel voilé.
Aujourd’hui je prends mon temps et je descends à South Street Seaport (métro ligne 2 arrêt Fulton Street).
La promenade de Fulton jusqu’à la jetée est agréable car il n’y a pas grand monde et les terrasses ne sont pas encore en place. En fait, la veille j’étais tout près de ce secteur qui est le prolongement de Pearl Street. Mais la fatigue m’a fait renoncer. Pas grave … Il reste quelques traces de la tempête Irène comme en témoignent les sacs à l’entrée d’une boutique de la zone piétonne.
Le quartier a été très bien restauré après avoir failli disparaître. J’adore le style de ces vieux bâtiments. Et puis, dans le port, il y a des vieux bateaux dont certains contrastent avec les immeubles à l'architecture quelque peu futuriste.
Je me promène un peu dans le centre commercial de Pier 17 qui est climatisé. J'y découvre une super boutique d'articles de Noêl qu'on peut personnaliser. Ça fait des petits souvenirs sympas. Ça s'appelle Christmas in New York".
Je fais un petit break sur une terrasse pour grignoter et prendre le soleil. Je trouve l’ endroit très sympa. Je regarde le pont de Brooklyn au loin. Hélas, il est bâché à cause des travaux. Mais ça ne m’empêchera pas d’y aller prochainement
Je remonte ensuite jusqu'au City Hall où il y a un petit parc avec une très belle fontaine. C'est très agréable.
Pour la deuxième partie de la journée je reprends le métro pour monter magasiner et flâner sur la 5ème avenue. Au moins, çà, ce sera fait. Je passe donc l'après-midi à déambuler sur Lexington, Madison, Park Avenue. Que des petites adresses chics et pas chères ...lol
Je m’offre une petite part rêve chez Tiffany : une mug en porcelaine de Chine et une petite babiole en argent. Je ne crame pas trop la VISA, seulement 300 dollars : allez acheter des fringues chez Abercrombie un peu plus bas et vous dépenserez beaucoup plus, comme j'ai pu le constater en regardant les prix. La photo avec le beau mec de l'entrée du magasin, ça, c'est gratuit !.
Chez Tiffany, l’ambiance du magasin est feutrée et les clients y sont choyés. Vous n’appuyez même pas sur les boutons de l’ascenseur. Un liftier le fait pour vous. Il y a aussi un petit salon pour faire une pause. Le top du raffinement. J’aime beaucoup. Ça me fait penser au magasin Fortnum and Mason à Londres (où le seul truc que vous pouvez vous offrir, c'est un pot de confiture ou une boîte de thé...ndlr)
Ensuite, un petit crochet pour goûter à Central Park où j'ai vu les calèches. Je ne fais pas la promenade car c'est très cher.
Un coup de soleil plus tard, je ne résiste pas à la visite de FAO Schwartz. Trop bien la nursery des poupées avec la dame en infirmière (je l'avais vue à la télé dans un documentaire sur New York). Trop bien aussi l'accueil des grooms à l'entrée. Whaouh le rayon des peluches !!! Et que dire du rayon LEGO avec Indiana Jones grandeur nature .... Au premier étage se trouve le rayon des Muppets. On peut fabriquer sa propre marionnette. Quelqu’un est là pour vous y aider. Trop bien ! Et que dire du rayon confiserie du rez-de-chaussée avec les sucettes géantes et les bonbons de toutes les tailles et de toutes les couleurs. C'est irrésistible. Avis aux parents : préparez vos dollars !...
Après ce passionnant intermède, je poursuis en déambulant dans le coin. Prada, Vuitton, Chanel... Que de belles vitrines et si originales pour certaines qu'elles valent bien une petite photo.
Je lève les yeux car il y partout des belles façades ouvragées. Aux principaux carrefours, des policiers en gants blancs font la circulation. Surprenant. Il n'y a plus çà chez nous.
Et puis j'arrive enfin au Waldorf Astoria. J'y entre en toute décontraction.Me voici dans le plus bel hôtel de New York, un des plus beaux hôtels du monde. Je m’assieds et m’enfonce dans un des fauteuils moelleux du hall principal. C’est un moment délicieux.
Je reste de longues minutes à contempler le décor somptueux , à commencer par la fabuleuse horloge qui trône fièrement au centre de la Réception. Après quoi, je décide de partir en exploration.Me voilà dans devant des escaliers. Je n’hésite pas. Je monte et j’arrive à l’étage du restaurant et des salles de réception qui sont ouvertes. Je croise un membre du staff et je lui demande si je peux visiter et prendre quelques photos. C’est OK. Je peux aller où je veux . Apparemment je suis chanceuse aujourd’hui.
QUE DU BONHEUR !!!! Je déambule dans les couloirs. Il n'y a personne. Je suis seule au monde. Je savoure ces instants. C'est grandiose. J'adore.
Je finis cette journée épuisée et pleine de courbatures, mais super contente.
JEUDI 1er SEPTEMBRE 2011
Et dire qu'avant de partir, je faisais la fière avec mes sandales spécial trek urbain !! Je ne sais pas si c'est la lourdeur du climat, mais je ne sens plus mes jambes et une tortue pourrait presque marcher plus vite que moi .
Il n’empêche : une fois de plus je me lève tôt (vers 7 h) et après le petit-déj, je pars « goûter » l’ambiance matinale dans le quartier (j’adore) avant de filer à l'Empire State building.
Il est un peu plus de 9 h quand j’y arrive. Là aussi contrôle draconien pour accéder aux ascenseurs. Mais comme il n’y a pas foule, en un quart d’heure, l’affaire est réglée. Une fois sur la plateforme du 86ème étage, c'est que du bonheur.
Après l'Empire State building, cap sur le Flat Iron, dont j'aime beaucoup l'architecture. Mais comme je prends les chemins de traverse, j'arrive dans le quartier de Gramercy Park. C’est un endroit très privé et hors du temps que j’ai la chance d’explorer en compagnie d’une charmante habitante des lieux qui en a la clé. Je découvre ainsi des trésors de verdure et de bâtiments.
Après 1 heure dans cette oasis de calme qui ressemble à un quartier anglais, je reviens sur mes pas et je me pose au Madison Square Park pour déjeuner en compagnie d'écureuils farceurs. J'arrive à en caresser un. Trop mimi. Mais çà ne dure qu’une fraction de seconde. Ils sont rapides comme des éclairs. Le déjeuner du jour se compose de spécialités italiennes que je suis allée acheter au super marché italien juste de l'autre côté de la rue. Je me régale, là, sur mon banc, en compagnie des écureuils.
Je passe l'après-midi qui est déjà bien avancée au Rockfeller Center. Flute de Zut !!! J’ai zappé Limelight Market , ce centre commercial qui a été aménagé dans une ancienne église !!! Bon … ben se sera pour un autre jour …
Au Rockfeller Center, le contrebas de la plaza est envahi par les terrasses (c’est très cher de s’y poser boire un verre). J’ai de la chance, car c’est la fin de l’après-midi et les parasols sont repliés. Si non, çà gâche singulièrement la perspective. J’essaie de faire quelques images correctes de cette statue de Prométhée et de sa fontaine que je trouve superbes.
Sur un côté du patio, il y a un petit marché fermier qui se termine. Attiré par une bonne odeur de fromage, je ne résiste pas. Ainsi me voilà à déguster du fromage fermier accompagné d'un petit verre de vin de Long Island, en plein New York. Un pure délice. Elle est pas belle la vie ?
Après la nourriture corporelle, retour à la nourriture spirituelle. Je tente de décrypter les quelques détails de la façade qui sont à portée de mon objectif (un 28-600 m).
Pour finir, je souhaiterais monter au Top of the Rock, mais il y a un queue assez longue : au moins 2 ou 3 groupes attendent de pouvoir entrer. Pas grave. Je reviendrai.
Je rentre l’hôtel à pied . C’est à 15 minutes de marche.
VENDREDI 2 SEPTEMBRE 2011
J'ai quelques cartes à poster, je commence la journée par General Post Office avant de filer dans le quartier de Chelsea que j'ai décidé de visiter.
Je commence par visiter Chelsea Market où j'arrive vers 10 h. Il n'y a pas encore foule. Je peux observer les artisans au travail : le boulanger à son fournil, des cuisiniers japonais préparant des sushis... tout ce petit monde travaillant derrière de grandes baies vitrées.
J'achète de quoi pique niquer avant d'enchaîner avec la promenade de la Highline. C'est un chef d'oeuvre de réhabilitation de friches industrielles.
Je poursuis la journée dans la zone résidentielle de Chelsea, aux petites rues calmes. C'est très plaisant. Il y a aussi des galeries d'art. Malheureusement, aujourd'hui, beaucoup sont fermées. Malgré tout, en ouvrant bien grand les yeux, on peut voir des choses intéressantes, voire carrément insolites.
Je pousse jusqu'à un "monument" du quartier : le Chelsea Hotel, ancien repère des artistes et écrivains bohêmes. Je franchis la porte et un gardien très mal aimable m'interdit d'aller plus loin. C'est interdit !!! Mais j'explique que c'est pas marqué sur la porte que l'hôtel est en réfexion car il y a visiblement des clients. Le monsieur ou, devrais-je dire, l'espèce de pittbull, le prend très mal. Inutile d'insister.
Une fois terminée la visite de Chelsea, je rentre à l'hôtel pour un petit break, mais c'est surtout pour changer de chaussures avant de repartir chez MACY'S : mon sentiment : bof !! Je me fais tout de même maquiller en vue de la soirée comédie musicale que j'ai réservée.
En fin d’après-midi, visite de la Public Library, GRANDIOSE. Je passe de salle en salle et je suis scotchée par la richesse de la déco. Quel bonheur çà doit être d'étudier dans ses lieux ...
Derrière la bibliothèque, il y a Bryant Park, mon gros coup de coeur : on y voit des joueurs d'échec et une bibliothèque en plein air. Là aussi, c'est que du bonheur.
Soirée comédie musicale. Je dois être au théâtre pour 19 h. Ensuite, balade sur Times Square dont je ne me lasse pas de l’ambiance. Ce n’est qu’à 5 mn de « chez moi », j’ai pas de métro à prendre, alors j’en profite à fond, et je rentre …vers 2 h du matin. Sister Act, c'était génial ; j'étais dans les 5 premiers rangs.
Demain Samedi, c’est "ma grande journée" au MET.
SAMEDI 3 SEPTEMBRE
MA journée au Metropolitan Museum. Comme d’habitude, je me lève tôt après une nuit assez courte (eh oui : rentrée à 2 h du mat). Je voudrai arriver au musée pour l’ouverture vers 9h30 – 10h. Je prends le métro ligne R arrêt 5th av/59th street. Mauvaise pioche : je dois me faire la remontée de Central Park Est jusqu’à 82nd street et çà me coûte plus d’un bon kilomètre.
Pas de queue à l’entrée du musée.
Je sais les départements que je veux voir en priorité et dans lesquels je veux prendre mon temps, donc j’ai juste à prendre un plan. Seulement voilà, le musée est immense et certains départements ne sont pas accessibles cette semaine (c’était pas indiqué sur le site du musée). Adieu donc le département de la mode qui est fermé et la collection Lehman qui est en restructuration.
Je ne sais pas trop comment, je me retrouve aux Arts Décos du 18ème siècle. Dans cette section, les intérieurs de certains hôtels particuliers et de châteaux européens ont été reconstitués avec du mobilier d’époque. C’est top génial pour moi car j’adore ce siècle. Comme il n’y a pas grand monde, je papote avec la Volontaire qui surveille les salles. Elle me dit très heureuse de parler avec une française sur un sujet qu’elle affectionne elle aussi. Nous voilà donc parties sur un délire au sujet de Louis XV - in English please. Cela suscite l'intérêt de quelques visiteurs qui nous posent des questions et j'entends des français dire "elle peut pas traduire la jeune??" Ben... demandé sur ce ton, allez vous faire voir ! Je poursuis la visite par la section des peintres impressionnistes du département peinture : le MET possède quelques tableaux intéressants : Renoir, Monet, Van Gogh...
Un de mes objectifs du jour c’est aussi le département des antiquités grecques et romaines.
Whaow, whaow, whaow… Je ne m’attendais pas à voir une collection d’une telle richesse !!! Des fresques en provenance de Pompéi, des bijoux, des bustes en marbre de toute beauté ....
Je finis la visite du musée par le département « arts décos américains » : on circule dans des intérieurs de maison reconstitués. Ces salles sont en enfilade autour d’un magnifique patio recouvert d’une verrière qui crée un magnifique puits de lumière. Il fait bon s’y poser C’est vraiment très bien fait et çà me permet de m’initier à l’histoire et à l’évolution du mobilier et des objets américains. J’adore !!
Après un tour au bar de la terrasse du musée qui surplombe Central Park et qui est blindé de monde, je passe par le monumental temple de Dendur où il y a foule. Il est plus de 17 h quand je sors du musée.
Je suis lessivée. J’ai mal partout, surtout dans le dos. Je peine respirer et j’ai peine à marcher, même après avoir changé de chaussures (j’étais bien inspirée d’en avoir embarqué une deuxième paire dans le sac à dos). Après avoir tenté vainement d'arrêter un taxi à la façon des new yorkais, je dois me résoudre reprendre le métro sur Lexington Avenue, avec une correspondance pour la 42nd street pour rentrer (car cette portion de la 5th avenue n'est pas desservie par le métro).
J’ai tellement mal que je demande l’adresse d’un kiné à la réception de l’hôtel. Ils ont les coordonnées d’un kiné qui peut se déplacer, mais à 150 dollar la consultation, je préfère prendre une douche bouillante et avaler des Advil et voir si çà ira mieux le lendemain.
DIMANCHE 4 SEPTEMBRE 2011
Je suis tellement claquée que je ne me lève que vers midi. J'ai loupé la messe de 9 h 30 à Harlem. Je souhaitais aller à cette heure là pour me mélanger aux fidèles et ne pas être cantonnée direct dans "la tribune des touristes". Je reviendrai....
Après ce réveil difficile et un petit-déj avalé à Times Square, je prends la ligne de métro n°2 arrêt Clark Street, à Brooklyn. Sur place, j'enchaîne les rues : Pierrepont, Willow, Orange, ... J'adore le calme et les jolies maisons avec jardinet de ce quartier. Je fais ensuite promenade des Heights jusqu'à Fulton Ferry Landing, puis Brooklyn Bridge Park qui est en partie fermé car il y a eu des gros dégâts lors de la tempête...
En fin d'après-midi, je passe le Brooklyn Bridge qui est en travaux à pied. Pas top pour les photos, mais il y a quand quelques beaux points de vue.
A la sortie du pont, je me dirige sur Chinatown où je découvre un monde extraordinaire plein de couleurs et quelque peu mystérieux si j'en juge par les denrées inconnues que je vois sur les quelques étales de marchands et dans les boutiques. Je me perds joyeusement, et j'arrive au plus grand temple bouddhiste d'Amérique du Nord. On me laisse entrer. J'y médite quelques minutes et je fais une offrande avant de sortir. J'ai été chanceuse car il paraît que ce lieu n'est pas toujours ouvert et qu'il faut faire des pieds et des mains pour pouvoir le visiter.
Je file ensuite sur Colombus Park qui est très animé ce dimanche. J'écoute un orchestre de musique traditionnelle et sa chanteuse, je croise des moines et un prêtre shinto, j'assiste à une leçon de taÏ shie... J'adore...
Je démarre la soirée dans Little Italy qui est collé à Chinatown. Rien de bien transcendant dans ce coin-là : avec les restaus plus ou moins bons, c'est un vrai piège à touristes. Je me commande une glace en italien et là, on m'explique que les italiens ont migré dans le Bronx et que c'est là-bas que je pourrai parler la langue de Dante en dégustant de la bonne cuisine traditionnelle. J'en prends bonne note... En attendant, ce soir, c'est salade grecque et falafel dans un restau yiddish près de l'hôtel. Je me régale...
LUNDI 5 SEPTEMBRE 2011
C'est la fête du travail américaine. C'est donc jour férié.
Aujourd'hui, au programme, c'est Soho et Greenwich. Je prends le métro ligne A, mais je pourrais aussi prendre la ligne C.
A soho, je fais le tour des cast iron buildings. J'ai le routard à la main pour repérer les plus bâtiments, mais je ne suis pas longtemps l'itinéraire proposé, si bien que je me retrouve dans une caserne des pompiers dont une partie est aménagée en musée. C'est très émouvant. Je jette aussi un oeil à quelques unes des nombreuses galeries d'art. Et puis en marchant, je finis par me retrouver dans Greenwich.
Voilà un quartier que j'aime beaucoup. Je me promène dans Commerce street et Bedford street. Certains endroits sont très calmes. Il y a plein de jolies maisons et plein de jolis jardins bien cachés; aussi il faut bien regarder.
Me voilà dans Washington Square dont une partie est en réfection. C'est plein d'animations. J'adore. Non loin se trouvent les bâtiments de l'Université de New York.
Entre University Square et 5th avenue se trouve les Washington Mews. Cette étonnante petite rue est là, coincée, à l'écart de l'agitation et de la circulation. J'apprécie le calme et le charme de l'endroit.
Je reprends le métro en fin d'après-midi et j'ai dans la tête de me pointer à Top of the Rock pour voir le coucher du soleil. Pas d'attente pour monter. Toujours les contrôles draconiens. Le spectacle commence dans l'ascenseur avec un son et lumière. Arrivé en haut, c'est tout simplement magique...
Je ne sais pas combien de temps j'y passe, mais il fait bien nuit quand je redescend. Comme je suis tout près, je profite de l'occasion pour aller faire de la photo de nuit. Et bien sûre, comme chaque soir, je finis sur Times Square dont je ne me lasse pas....
MARDI 6 SEPTEMBRE 2011
I 'm singing in the rain Just singin' in the rain What a glorius feelin' I'm happy again I walk down the lane With a happy refrain I'm singing and dancing in the rain lalalala
Il ne fait pas un temps à mettre un touriste dehors, mais crotte de bique ! C'est pas cette maudite pluie qui va entamer ma bonne humeur et je fais quelques pas de claquette sur Broadway....
Ils sont trop cool les new yorkais. Ils sont "happy". Faut voir cette marée de parapluies. Faut éviter les grosse flaques d'eau et je fais "holé" chaque fois que je traverse en évitant de me faire arroser....
Aujourd'hui, c'est donc activités d'intérieur, dont shopping.
A 10h j'ai rendez-vous pour visiter le Radio City Music Hall. On n'est pas nombreux dans le groupe. On a donc droit à une visite presque VIP. La salle de spectacle de 6000 place est très impressionnante. Et avec les anecdotes du guide, je me régale.
Ensuite, je descends voir les buildings de Midtown. J'entre dans le hall du Chrysler puis je file visiter Grand Central Station. Je suis archi trempée. Du coup, je reprends le métro pour rentrer à l'hôtel. Le temps de me sécher et de me changer, et je repars pour une séance de magasinage. C'est les soldes de Labour Day et je vais dévaliser le magasin AEROPOSTALE de Times Square. Chez AMERICAN EAGLE, tout à côté, on peut se faire prendre en photos pour voir ensuite sa bobine affichée quelques secondes sur le panneau American Eagle de Times Square. Bon, ben moi, vue mon allure d'épouventail, je n'ai pas pris la photo de ma photo. Ce sera pour une autre fois. En attendant, je préfère me rentrer à l'hôtel où c'est "happy hour". J'en profite pour dîner. Soirée lecture....
MERCREDI 7 SEPTEMBRE 2011
Le temps est couvert, il bruine, mais il ne fait pas froid... J'enfile mon super poncho rouge souvenir du park Astérix et je prends le métro pour monter sur Central Park West.
Je fais une petite incursion dans le musée d'histoire naturelle (celui qui figure dans le film "Une nuit au musée"), et je fais une petite photos des squelettes de dinosaures qui trône dans le hall d'entrée.
Ensuite je prends mon temps pour regarder les belles façades le long du park, dont le Dakota building qui est remarquable. Je perds un peu dans le quartier où l'on peut voire de très belles brownstones.
Dans l'après-midi, j'ai juste le temps de traverser Central Park pour passer de l'autre côté qu'il se met à pleuvoir. Je m'abrite au musée Guggenheim. Vu de l'extérieur, ça ressemble à une grosse tasse posée sur sa soucoupe. A l'intérieur, les lignes sont très sobres, très belles. Vu le temps qu'il fait dehors, j'ai tout le loisir de les admirer, mais pas trop envie d'aller plus loin car l'entrée est assez chère et je suis pas fan de peinture contemporaine.
Après la pluie, le beau temps. Je retourne dans Central Park. Je file jusqu'à la fontaine de Bethesda qui est très jolie et qu'on voit souvent dans les films et les séries US.
Hélas, l'éclaircie ne dure pas et je reprends le métro pour rentrer.
JEUDI 8 SEPTEMBRE 2011
C'est ma dernière journée. Il fait de nouveau beau et chaud, alors je remonte me perdre dans le West End. Pour la première fois de ma vie je croise un dog watcher qui promène plusieurs toutous en laisse.
A un carrefour, j'assiste à une scène surréaliste : en plein milieu, un monsieur tente d'arrêter un taxi en brandissant son parapluie. Je fais alors ce que j'espère être le cliché de l'année...
Je continue ma promenade, sans but précis, juste pour le plaisir. En fin d'après-midi, je me retrouve sur Grand Army Plaza. J'en profite pour entrer dans l'hôtel Plaza, et comme c'est l'heure du thé, je m'offre un petit moment de détente dans le magnifique jardin d'hiver, sous la verrière. 20 dollar le thé, mais pour ce prix-là, j'ai des petits fours délicieux, un thé qui n'est pas en sachet, un service top classe... et un pianiste qui joue en live.
Je redescends tranquillement le long de 5th avenue, et je m'arrête à la boutique Build a Bear. Je n'ai jamais vu un endroit pareil. Le concept : on prend une enveloppe de peluche qu'on fait fourrer, on met un petit coeur dedans en faisant un voeux, puis on passe au rayon habillage pour choisir des vêtements, des chaussures et des accessoires. Puis on passe au dressing pour habiller le nounours. Après le passage en caisse, on peut éditer un certificat de naissance. La boutique de New York est sur 2 niveaux. Autant dire que je ne sais pas quoi choisir et que j'y passe un bon moment. C'est l'occasion d'une grosse rigolade avec des touristes sud américains. Tu me prends en photos, je te prends en photo....
Retour à l'hôtel tranquillement pour déposer la boîte. Puis dernière soirée sur Times Square. J'y croise des marins américains en uniforme blanc impeccable, comme dans les films. Je leur demande si je peux poser avec eux pour une photo. On fait la photo. J'explique " I am French"... Ah ... Paris ... On sympathise et on passe la soirée autour d'un hamburger/frites/ coca... Mais ce qui me touche le plus, c'est qu'il y en a un qui va m'acheter un nounours en peluche en tenue de base ball. Je rentre très tard car je savoure à fond cette dernière soirée.... assurément la meilleure de tout mon séjour....
Demain vendredi, j'ai la matinée libre avant de filer à l'aéroport.
...
Voilà : c'était le récit de mon séjour à New York en 2011 J'espère ne pas vous avoir trop ennuyé.... Depuis, je suis aller explorer Washington et j'ai fait un road trip en Californie. Mais je retournerai à New York, dès que je le pourrai....
Pour les forumeurs en partance pour New York prochainement, j'ai retrouvé mon carnet de notes prises sur le vif au cours de mon séjour en 2011. Voici donc mon journal de voyage, tel quel.
lundi 29 aout 2011
- Arrivée à l’hôtel en début d’après-midi . Check-in - Exploration du quartier. Repérages. Achat de la métro card - Time square - Office du tourisme ( 810 7th street – entre 52nd et 53rd str ) ouvert jusqu’à 18 h
J'arrive vers 12 h 30 heure locale, juste après l'avion en provenance de Hong Kong. A cause 2 ressortissants chinois qui on eu des problèmes au guichet qui m'a été attribué, j'ai passé un bon bout de temps avant d'entrer aux USA. Mieux valait en rire et c'est ce que j'ai fait avec un touriste danois qui attendait avec moi : ouvrez les chacras, relax, on est en vacance.
Bien accueillie par le douanier, chose assez RARE pour être signaler. Transfert DSK - Manathan : sans problème. Les New Yorkais sont des fous du volant ! Ils conduisent comme dans un jeux vidéo. Et en plus, la chaussée est déformée : je vous dis pas les bonds que fait le minibus....
Arrivée à l'hôtel vers 16 h 30 : STAYBRIDGE SUITE TIMES SQUARE : bien situé sur la 40ème rue Ouest. Allez hop, je fonce au Tourist Center pour 53ème. Je prends même pas mon plan de ville . Et je traîne pas car çà ferme tôt. Mon explorer pass et ma metro card en poche , retour sur Times Square où là je peux prendre mon temps . Premières photos. C'est GEANT !!! Première exploration des boutiques aussi et premiers dollars dépensés.
Acheté en solde : un T-Shirt XXL "I LOVE NEW YORK" oui .. mais avec Mickey dessus ... quand même !!! au Disney Store : j'avais jamais vu une telle boutique. Tout est trop "cute"
M&Ms Store : Jamais vu un truc pareil ! Mais j'ai pas succombé à la gourmandise. Cà sera pour plus tard. J'ai juste fait plein de photos. Je suis comme une gamine : j'écarquille les yeux sur tout.
Je vois un truc : BROADWAY VISITOR CENTER . C'est plein de lumières. Çà scintille de partout. En fait on peut y réserver les comédies musicales. Et puis il y a une petite rétro des comédies musicales et de l'histoire de Broadway. Comme j'adore FRED ASTAIRE, je me fais photographier devant sa photo et les lettres Broadway illuminées. Je touche mon rêve... Je suis DANS LA CAPITALE de la comédie musicale....
Près des escaliers de la tribune TIKETS blindés de monde, petite photo avec un policier à cheval qui compte ses contraventions (le policier, pas le cheval).Apparemment, la journée a été bonne....
Bon, c'est pas tout çà, mais faut que j'étudie la visite du jour : j'ai réservé le socle de la Statue de la Liberté avec un embarquement prévu à 9 h. Donc : c'est première découverte du métro de New York . L'Aventure en Terre Inconnue. Il y aura bien un sympathique new yorkais pour m'aider. Prévu : - Départ très tôt pour profiter de la ville qui s’éveille - The Charging Bull (Bowling Green Park ) - RDV vers 8h30 pour embarquement Liberty Park. Visite de la Statue de la Liberté (piédestal+musée+extérieur – révervé : billet imprimé) - Elis Island (visite et déjeuner ) - Retour à Battery Park
- Exploration de Wall Street
MARDI 30 AOUT 2011
Ce matin j’ai RDV à 9h à Clinton Castle pour embarquer pour « les Portes de l’Espoir » : Liberty et Ellis Islands. Je descends au petit-déjeuner pour le début du service dès 6 h 30 . Je fais un véritable repas complet. Vers 7h30, premiers pas matinaux dans New York. Je flâne et je prends le métro vers Times Square. J’ai le plan des lignes et je n’ai pas de problèmes pour me repérer : c’est la ligne 1 , terminus South Ferry. Petite mise en jambe dans les couloirs interminables de la station de métro. Ils sont sportifs les new yorkais... lol
Une vingtaine de minutes plus tard, me voici le Sud de Manhattan, me rendant tranquillement à l’embarcadère via un joli square où je photographie la Sphère rescapée du WTC . Séquence émotion.
A l’embarquement pour le bateau, çà bouchonne déjà et il n’est pas 9h. Et pour cause : on doit passer quasiment les mêmes contrôles qu’à l’aéroport. Impressionnant. Mais une fois sur le bateau, la magie opère et comme je fais la traversée au grand air, je sens que le soleil commence à cogner.
Découverte de Liberty Island. Vue panoramique sur la skyline. Purée que c'est beau. Miss Liberty : qu'est-ce qu'elle est belle. Comme je l'ai réservé à l'avance, je visite donc le petit musée : Bof ... avant d'attaquer les 136 marches qui mènent à la plateforme du socle.
Je prends tout mon temps à la Statue de la Liberté dont je visite le piédestal. Les ouvertures de la plateforme sont minuscules et ce n'est pas très large. Par chance, à cette heure là, il n'y a pas trop de monde. Ensuite, c’est Ellis Island où je passe quelques heures , car je trouve le musée hyper intéressant.
Je ne retourne à Manathan que vers 15 h … Une fois débarquée, je longe la promenade de Battery park qui me mène jusqu’à North Cove, la petite marina surplombée par l'immense verrière qui renferme des palmiers comme j’en ai rarement vu. J'en profite pour faire une pause glace car l'endroit est climatisé et dehors, c'est la fournaise.
Je poursuis par Ground Zéro. Devant le site en travaux je pense aux tours que j’avais vues au même endroit en mai 2001 et je visite St Paul Chapel : émouvant les témoignages des pompiers et des familles. Le petit cimetière attenant semble d'un autre temps avec ses vieilles pierres tombales. C'est un lieu paisible et j'y fais des découvertes intéressantes... trop long à raconter....
Poursuite de mon exploration : le Woolworth Building : très belle architecture. Mais j'aurais bien été voir à l'intérieur. Impossible. J'essaie d'amadouer le Cerbère, je lui montre le contenu de mon sac, mon passeport. Ben NON !!! NIET !!! Tout comme pour les autres buildings et immeubles d'habitation. Impossible de photographier les halls somptueux, même en demandant la permission avec un beau sourire.
Trinity Church : jolie avec ses vitraux. Je suis surprise de voir une telle merveille ici, à New York. Comme on se prépare à commémorer le 11 septembre, il y a des rubans partout sur les grilles. Et comme je suis très solidaire, je vais m'en procurer un que je noue aussi...
A partir de Trinity, je "plonge" dans Wall Street . Me voilà dans l'antre de la finance mondiale. Au Stock Exchange, je me fais photographier avec des policiers . Cool.
Cà y est. Je suis dans l’antre de la finance mondiale. Wahou …. Impressionnant.
De contours en détours je découvre le Vieux Manhattan, celui de Peter Stuyvesant et des premiers new yorkais. Hélas, les petites rues pavées aux maisons typiques autour de Faunces Tavern. J'ai plaisir à me perdre. Je navigue sans carte, allant de surprise en surprise : Pearl Street : une rue pavée avec des vieux lampadaire. Plein de tables car plein de restaus. Dommage, çà gâche un peu l'esprit des lieux.
Je ne sais pas trop comment me voici arrivée à Bowling Green, devant le Charging Bull . Je veux faire ma petite photo quand je me retrouve nez à nez avec un mec qui a des serpents autour du cou.Je me trouve mal, mais alors vraiment mal, au point que je dois aller m'assoir dans le petit square juste à côté. Je hurle " enfoiré". J'ai la phobie des serpents et je peux même pas les voir en photo. Alors en vrai et bien vivant....
Après avoir repris mes esprits, je remonte sur Broadway à la recherche de la bonne ligne de métro, car la fatigue me gagne et je ne me sens pas le courage de marcher davantage aujourd’hui, bien que j’aie encore pas mal de choses à voir dans les alentours. J’ai les pieds en cloques et j’inaugure la boîte de Compeed de retour à l’hôtel.
MERCREDI 31 AOUT 2011
Grand beau temps, très chaud mais ciel voilé.
Aujourd’hui je prends mon temps et je descends à South Street Seaport (métro ligne 2 arrêt Fulton Street).
La promenade de Fulton jusqu’à la jetée est agréable car il n’y a pas grand monde et les terrasses ne sont pas encore en place. En fait, la veille j’étais tout près de ce secteur qui est le prolongement de Pearl Street. Mais la fatigue m’a fait renoncer. Pas grave … Il reste quelques traces de la tempête Irène comme en témoignent les sacs à l’entrée d’une boutique de la zone piétonne.
Le quartier a été très bien restauré après avoir failli disparaître. J’adore le style de ces vieux bâtiments. Et puis, dans le port, il y a des vieux bateaux dont certains contrastent avec les immeubles à l'architecture quelque peu futuriste.
Je me promène un peu dans le centre commercial de Pier 17 qui est climatisé. J'y découvre une super boutique d'articles de Noêl qu'on peut personnaliser. Ça fait des petits souvenirs sympas. Ça s'appelle Christmas in New York".
Je fais un petit break sur une terrasse pour grignoter et prendre le soleil. Je trouve l’ endroit très sympa. Je regarde le pont de Brooklyn au loin. Hélas, il est bâché à cause des travaux. Mais ça ne m’empêchera pas d’y aller prochainement
Je remonte ensuite jusqu'au City Hall où il y a un petit parc avec une très belle fontaine. C'est très agréable.
Pour la deuxième partie de la journée je reprends le métro pour monter magasiner et flâner sur la 5ème avenue. Au moins, çà, ce sera fait. Je passe donc l'après-midi à déambuler sur Lexington, Madison, Park Avenue. Que des petites adresses chics et pas chères ...lol
Je m’offre une petite part rêve chez Tiffany : une mug en porcelaine de Chine et une petite babiole en argent. Je ne crame pas trop la VISA, seulement 300 dollars : allez acheter des fringues chez Abercrombie un peu plus bas et vous dépenserez beaucoup plus, comme j'ai pu le constater en regardant les prix. La photo avec le beau mec de l'entrée du magasin, ça, c'est gratuit !.
Chez Tiffany, l’ambiance du magasin est feutrée et les clients y sont choyés. Vous n’appuyez même pas sur les boutons de l’ascenseur. Un liftier le fait pour vous. Il y a aussi un petit salon pour faire une pause. Le top du raffinement. J’aime beaucoup. Ça me fait penser au magasin Fortnum and Mason à Londres (où le seul truc que vous pouvez vous offrir, c'est un pot de confiture ou une boîte de thé...ndlr)
Ensuite, un petit crochet pour goûter à Central Park où j'ai vu les calèches. Je ne fais pas la promenade car c'est très cher.
Un coup de soleil plus tard, je ne résiste pas à la visite de FAO Schwartz. Trop bien la nursery des poupées avec la dame en infirmière (je l'avais vue à la télé dans un documentaire sur New York). Trop bien aussi l'accueil des grooms à l'entrée. Whaouh le rayon des peluches !!! Et que dire du rayon LEGO avec Indiana Jones grandeur nature .... Au premier étage se trouve le rayon des Muppets. On peut fabriquer sa propre marionnette. Quelqu’un est là pour vous y aider. Trop bien ! Et que dire du rayon confiserie du rez-de-chaussée avec les sucettes géantes et les bonbons de toutes les tailles et de toutes les couleurs. C'est irrésistible. Avis aux parents : préparez vos dollars !...
Après ce passionnant intermède, je poursuis en déambulant dans le coin. Prada, Vuitton, Chanel... Que de belles vitrines et si originales pour certaines qu'elles valent bien une petite photo.
Je lève les yeux car il y partout des belles façades ouvragées. Aux principaux carrefours, des policiers en gants blancs font la circulation. Surprenant. Il n'y a plus çà chez nous.
Et puis j'arrive enfin au Waldorf Astoria. J'y entre en toute décontraction.Me voici dans le plus bel hôtel de New York, un des plus beaux hôtels du monde. Je m’assieds et m’enfonce dans un des fauteuils moelleux du hall principal. C’est un moment délicieux.
Je reste de longues minutes à contempler le décor somptueux , à commencer par la fabuleuse horloge qui trône fièrement au centre de la Réception. Après quoi, je décide de partir en exploration.Me voilà dans devant des escaliers. Je n’hésite pas. Je monte et j’arrive à l’étage du restaurant et des salles de réception qui sont ouvertes. Je croise un membre du staff et je lui demande si je peux visiter et prendre quelques photos. C’est OK. Je peux aller où je veux . Apparemment je suis chanceuse aujourd’hui.
QUE DU BONHEUR !!!! Je déambule dans les couloirs. Il n'y a personne. Je suis seule au monde. Je savoure ces instants. C'est grandiose. J'adore.
Je finis cette journée épuisée et pleine de courbatures, mais super contente.
JEUDI 1er SEPTEMBRE 2011
Et dire qu'avant de partir, je faisais la fière avec mes sandales spécial trek urbain !! Je ne sais pas si c'est la lourdeur du climat, mais je ne sens plus mes jambes et une tortue pourrait presque marcher plus vite que moi .
Il n’empêche : une fois de plus je me lève tôt (vers 7 h) et après le petit-déj, je pars « goûter » l’ambiance matinale dans le quartier (j’adore) avant de filer à l'Empire State building.
Il est un peu plus de 9 h quand j’y arrive. Là aussi contrôle draconien pour accéder aux ascenseurs. Mais comme il n’y a pas foule, en un quart d’heure, l’affaire est réglée. Une fois sur la plateforme du 86ème étage, c'est que du bonheur.
Après l'Empire State building, cap sur le Flat Iron, dont j'aime beaucoup l'architecture. Mais comme je prends les chemins de traverse, j'arrive dans le quartier de Gramercy Park. C’est un endroit très privé et hors du temps que j’ai la chance d’explorer en compagnie d’une charmante habitante des lieux qui en a la clé. Je découvre ainsi des trésors de verdure et de bâtiments.
Après 1 heure dans cette oasis de calme qui ressemble à un quartier anglais, je reviens sur mes pas et je me pose au Madison Square Park pour déjeuner en compagnie d'écureuils farceurs. J'arrive à en caresser un. Trop mimi. Mais çà ne dure qu’une fraction de seconde. Ils sont rapides comme des éclairs. Le déjeuner du jour se compose de spécialités italiennes que je suis allée acheter au super marché italien juste de l'autre côté de la rue. Je me régale, là, sur mon banc, en compagnie des écureuils.
Je passe l'après-midi qui est déjà bien avancée au Rockfeller Center. Flute de Zut !!! J’ai zappé Limelight Market , ce centre commercial qui a été aménagé dans une ancienne église !!! Bon … ben se sera pour un autre jour …
Au Rockfeller Center, le contrebas de la plaza est envahi par les terrasses (c’est très cher de s’y poser boire un verre). J’ai de la chance, car c’est la fin de l’après-midi et les parasols sont repliés. Si non, çà gâche singulièrement la perspective. J’essaie de faire quelques images correctes de cette statue de Prométhée et de sa fontaine que je trouve superbes.
Sur un côté du patio, il y a un petit marché fermier qui se termine. Attiré par une bonne odeur de fromage, je ne résiste pas. Ainsi me voilà à déguster du fromage fermier accompagné d'un petit verre de vin de Long Island, en plein New York. Un pure délice. Elle est pas belle la vie ?
Après la nourriture corporelle, retour à la nourriture spirituelle. Je tente de décrypter les quelques détails de la façade qui sont à portée de mon objectif (un 28-600 m).
Pour finir, je souhaiterais monter au Top of the Rock, mais il y a un queue assez longue : au moins 2 ou 3 groupes attendent de pouvoir entrer. Pas grave. Je reviendrai.
Je rentre l’hôtel à pied . C’est à 15 minutes de marche.
VENDREDI 2 SEPTEMBRE 2011
J'ai quelques cartes à poster, je commence la journée par General Post Office avant de filer dans le quartier de Chelsea que j'ai décidé de visiter.
Je commence par visiter Chelsea Market où j'arrive vers 10 h. Il n'y a pas encore foule. Je peux observer les artisans au travail : le boulanger à son fournil, des cuisiniers japonais préparant des sushis... tout ce petit monde travaillant derrière de grandes baies vitrées.
J'achète de quoi pique niquer avant d'enchaîner avec la promenade de la Highline. C'est un chef d'oeuvre de réhabilitation de friches industrielles.
Je poursuis la journée dans la zone résidentielle de Chelsea, aux petites rues calmes. C'est très plaisant. Il y a aussi des galeries d'art. Malheureusement, aujourd'hui, beaucoup sont fermées. Malgré tout, en ouvrant bien grand les yeux, on peut voir des choses intéressantes, voire carrément insolites.
Je pousse jusqu'à un "monument" du quartier : le Chelsea Hotel, ancien repère des artistes et écrivains bohêmes. Je franchis la porte et un gardien très mal aimable m'interdit d'aller plus loin. C'est interdit !!! Mais j'explique que c'est pas marqué sur la porte que l'hôtel est en réfexion car il y a visiblement des clients. Le monsieur ou, devrais-je dire, l'espèce de pittbull, le prend très mal. Inutile d'insister.
Une fois terminée la visite de Chelsea, je rentre à l'hôtel pour un petit break, mais c'est surtout pour changer de chaussures avant de repartir chez MACY'S : mon sentiment : bof !! Je me fais tout de même maquiller en vue de la soirée comédie musicale que j'ai réservée.
En fin d’après-midi, visite de la Public Library, GRANDIOSE. Je passe de salle en salle et je suis scotchée par la richesse de la déco. Quel bonheur çà doit être d'étudier dans ses lieux ...
Derrière la bibliothèque, il y a Bryant Park, mon gros coup de coeur : on y voit des joueurs d'échec et une bibliothèque en plein air. Là aussi, c'est que du bonheur.
Soirée comédie musicale. Je dois être au théâtre pour 19 h. Ensuite, balade sur Times Square dont je ne me lasse pas de l’ambiance. Ce n’est qu’à 5 mn de « chez moi », j’ai pas de métro à prendre, alors j’en profite à fond, et je rentre …vers 2 h du matin. Sister Act, c'était génial ; j'étais dans les 5 premiers rangs.
Demain Samedi, c’est "ma grande journée" au MET.
SAMEDI 3 SEPTEMBRE
MA journée au Metropolitan Museum. Comme d’habitude, je me lève tôt après une nuit assez courte (eh oui : rentrée à 2 h du mat). Je voudrai arriver au musée pour l’ouverture vers 9h30 – 10h. Je prends le métro ligne R arrêt 5th av/59th street. Mauvaise pioche : je dois me faire la remontée de Central Park Est jusqu’à 82nd street et çà me coûte plus d’un bon kilomètre.
Pas de queue à l’entrée du musée.
Je sais les départements que je veux voir en priorité et dans lesquels je veux prendre mon temps, donc j’ai juste à prendre un plan. Seulement voilà, le musée est immense et certains départements ne sont pas accessibles cette semaine (c’était pas indiqué sur le site du musée). Adieu donc le département de la mode qui est fermé et la collection Lehman qui est en restructuration.
Je ne sais pas trop comment, je me retrouve aux Arts Décos du 18ème siècle. Dans cette section, les intérieurs de certains hôtels particuliers et de châteaux européens ont été reconstitués avec du mobilier d’époque. C’est top génial pour moi car j’adore ce siècle. Comme il n’y a pas grand monde, je papote avec la Volontaire qui surveille les salles. Elle me dit très heureuse de parler avec une française sur un sujet qu’elle affectionne elle aussi. Nous voilà donc parties sur un délire au sujet de Louis XV - in English please. Cela suscite l'intérêt de quelques visiteurs qui nous posent des questions et j'entends des français dire "elle peut pas traduire la jeune??" Ben... demandé sur ce ton, allez vous faire voir ! Je poursuis la visite par la section des peintres impressionnistes du département peinture : le MET possède quelques tableaux intéressants : Renoir, Monet, Van Gogh...
Un de mes objectifs du jour c’est aussi le département des antiquités grecques et romaines.
Whaow, whaow, whaow… Je ne m’attendais pas à voir une collection d’une telle richesse !!! Des fresques en provenance de Pompéi, des bijoux, des bustes en marbre de toute beauté ....
Je finis la visite du musée par le département « arts décos américains » : on circule dans des intérieurs de maison reconstitués. Ces salles sont en enfilade autour d’un magnifique patio recouvert d’une verrière qui crée un magnifique puits de lumière. Il fait bon s’y poser C’est vraiment très bien fait et çà me permet de m’initier à l’histoire et à l’évolution du mobilier et des objets américains. J’adore !!
Après un tour au bar de la terrasse du musée qui surplombe Central Park et qui est blindé de monde, je passe par le monumental temple de Dendur où il y a foule. Il est plus de 17 h quand je sors du musée.
Je suis lessivée. J’ai mal partout, surtout dans le dos. Je peine respirer et j’ai peine à marcher, même après avoir changé de chaussures (j’étais bien inspirée d’en avoir embarqué une deuxième paire dans le sac à dos). Après avoir tenté vainement d'arrêter un taxi à la façon des new yorkais, je dois me résoudre reprendre le métro sur Lexington Avenue, avec une correspondance pour la 42nd street pour rentrer (car cette portion de la 5th avenue n'est pas desservie par le métro).
J’ai tellement mal que je demande l’adresse d’un kiné à la réception de l’hôtel. Ils ont les coordonnées d’un kiné qui peut se déplacer, mais à 150 dollar la consultation, je préfère prendre une douche bouillante et avaler des Advil et voir si çà ira mieux le lendemain.
DIMANCHE 4 SEPTEMBRE 2011
Je suis tellement claquée que je ne me lève que vers midi. J'ai loupé la messe de 9 h 30 à Harlem. Je souhaitais aller à cette heure là pour me mélanger aux fidèles et ne pas être cantonnée direct dans "la tribune des touristes". Je reviendrai....
Après ce réveil difficile et un petit-déj avalé à Times Square, je prends la ligne de métro n°2 arrêt Clark Street, à Brooklyn. Sur place, j'enchaîne les rues : Pierrepont, Willow, Orange, ... J'adore le calme et les jolies maisons avec jardinet de ce quartier. Je fais ensuite promenade des Heights jusqu'à Fulton Ferry Landing, puis Brooklyn Bridge Park qui est en partie fermé car il y a eu des gros dégâts lors de la tempête...
En fin d'après-midi, je passe le Brooklyn Bridge qui est en travaux à pied. Pas top pour les photos, mais il y a quand quelques beaux points de vue.
A la sortie du pont, je me dirige sur Chinatown où je découvre un monde extraordinaire plein de couleurs et quelque peu mystérieux si j'en juge par les denrées inconnues que je vois sur les quelques étales de marchands et dans les boutiques. Je me perds joyeusement, et j'arrive au plus grand temple bouddhiste d'Amérique du Nord. On me laisse entrer. J'y médite quelques minutes et je fais une offrande avant de sortir. J'ai été chanceuse car il paraît que ce lieu n'est pas toujours ouvert et qu'il faut faire des pieds et des mains pour pouvoir le visiter.
Je file ensuite sur Colombus Park qui est très animé ce dimanche. J'écoute un orchestre de musique traditionnelle et sa chanteuse, je croise des moines et un prêtre shinto, j'assiste à une leçon de taÏ shie... J'adore...
Je démarre la soirée dans Little Italy qui est collé à Chinatown. Rien de bien transcendant dans ce coin-là : avec les restaus plus ou moins bons, c'est un vrai piège à touristes. Je me commande une glace en italien et là, on m'explique que les italiens ont migré dans le Bronx et que c'est là-bas que je pourrai parler la langue de Dante en dégustant de la bonne cuisine traditionnelle. J'en prends bonne note... En attendant, ce soir, c'est salade grecque et falafel dans un restau yiddish près de l'hôtel. Je me régale...
LUNDI 5 SEPTEMBRE 2011
C'est la fête du travail américaine. C'est donc jour férié.
Aujourd'hui, au programme, c'est Soho et Greenwich. Je prends le métro ligne A, mais je pourrais aussi prendre la ligne C.
A soho, je fais le tour des cast iron buildings. J'ai le routard à la main pour repérer les plus bâtiments, mais je ne suis pas longtemps l'itinéraire proposé, si bien que je me retrouve dans une caserne des pompiers dont une partie est aménagée en musée. C'est très émouvant. Je jette aussi un oeil à quelques unes des nombreuses galeries d'art. Et puis en marchant, je finis par me retrouver dans Greenwich.
Voilà un quartier que j'aime beaucoup. Je me promène dans Commerce street et Bedford street. Certains endroits sont très calmes. Il y a plein de jolies maisons et plein de jolis jardins bien cachés; aussi il faut bien regarder.
Me voilà dans Washington Square dont une partie est en réfection. C'est plein d'animations. J'adore. Non loin se trouvent les bâtiments de l'Université de New York.
Entre University Square et 5th avenue se trouve les Washington Mews. Cette étonnante petite rue est là, coincée, à l'écart de l'agitation et de la circulation. J'apprécie le calme et le charme de l'endroit.
Je reprends le métro en fin d'après-midi et j'ai dans la tête de me pointer à Top of the Rock pour voir le coucher du soleil. Pas d'attente pour monter. Toujours les contrôles draconiens. Le spectacle commence dans l'ascenseur avec un son et lumière. Arrivé en haut, c'est tout simplement magique...
Je ne sais pas combien de temps j'y passe, mais il fait bien nuit quand je redescend. Comme je suis tout près, je profite de l'occasion pour aller faire de la photo de nuit. Et bien sûre, comme chaque soir, je finis sur Times Square dont je ne me lasse pas....
MARDI 6 SEPTEMBRE 2011
I 'm singing in the rain Just singin' in the rain What a glorius feelin' I'm happy again I walk down the lane With a happy refrain I'm singing and dancing in the rain lalalala
Il ne fait pas un temps à mettre un touriste dehors, mais crotte de bique ! C'est pas cette maudite pluie qui va entamer ma bonne humeur et je fais quelques pas de claquette sur Broadway....
Ils sont trop cool les new yorkais. Ils sont "happy". Faut voir cette marée de parapluies. Faut éviter les grosse flaques d'eau et je fais "holé" chaque fois que je traverse en évitant de me faire arroser....
Aujourd'hui, c'est donc activités d'intérieur, dont shopping.
A 10h j'ai rendez-vous pour visiter le Radio City Music Hall. On n'est pas nombreux dans le groupe. On a donc droit à une visite presque VIP. La salle de spectacle de 6000 place est très impressionnante. Et avec les anecdotes du guide, je me régale.
Ensuite, je descends voir les buildings de Midtown. J'entre dans le hall du Chrysler puis je file visiter Grand Central Station. Je suis archi trempée. Du coup, je reprends le métro pour rentrer à l'hôtel. Le temps de me sécher et de me changer, et je repars pour une séance de magasinage. C'est les soldes de Labour Day et je vais dévaliser le magasin AEROPOSTALE de Times Square. Chez AMERICAN EAGLE, tout à côté, on peut se faire prendre en photos pour voir ensuite sa bobine affichée quelques secondes sur le panneau American Eagle de Times Square. Bon, ben moi, vue mon allure d'épouventail, je n'ai pas pris la photo de ma photo. Ce sera pour une autre fois. En attendant, je préfère me rentrer à l'hôtel où c'est "happy hour". J'en profite pour dîner. Soirée lecture....
MERCREDI 7 SEPTEMBRE 2011
Le temps est couvert, il bruine, mais il ne fait pas froid... J'enfile mon super poncho rouge souvenir du park Astérix et je prends le métro pour monter sur Central Park West.
Je fais une petite incursion dans le musée d'histoire naturelle (celui qui figure dans le film "Une nuit au musée"), et je fais une petite photos des squelettes de dinosaures qui trône dans le hall d'entrée.
Ensuite je prends mon temps pour regarder les belles façades le long du park, dont le Dakota building qui est remarquable. Je perds un peu dans le quartier où l'on peut voire de très belles brownstones.
Dans l'après-midi, j'ai juste le temps de traverser Central Park pour passer de l'autre côté qu'il se met à pleuvoir. Je m'abrite au musée Guggenheim. Vu de l'extérieur, ça ressemble à une grosse tasse posée sur sa soucoupe. A l'intérieur, les lignes sont très sobres, très belles. Vu le temps qu'il fait dehors, j'ai tout le loisir de les admirer, mais pas trop envie d'aller plus loin car l'entrée est assez chère et je suis pas fan de peinture contemporaine.
Après la pluie, le beau temps. Je retourne dans Central Park. Je file jusqu'à la fontaine de Bethesda qui est très jolie et qu'on voit souvent dans les films et les séries US.
Hélas, l'éclaircie ne dure pas et je reprends le métro pour rentrer.
JEUDI 8 SEPTEMBRE 2011
C'est ma dernière journée. Il fait de nouveau beau et chaud, alors je remonte me perdre dans le West End. Pour la première fois de ma vie je croise un dog watcher qui promène plusieurs toutous en laisse.
A un carrefour, j'assiste à une scène surréaliste : en plein milieu, un monsieur tente d'arrêter un taxi en brandissant son parapluie. Je fais alors ce que j'espère être le cliché de l'année...
Je continue ma promenade, sans but précis, juste pour le plaisir. En fin d'après-midi, je me retrouve sur Grand Army Plaza. J'en profite pour entrer dans l'hôtel Plaza, et comme c'est l'heure du thé, je m'offre un petit moment de détente dans le magnifique jardin d'hiver, sous la verrière. 20 dollar le thé, mais pour ce prix-là, j'ai des petits fours délicieux, un thé qui n'est pas en sachet, un service top classe... et un pianiste qui joue en live.
Je redescends tranquillement le long de 5th avenue, et je m'arrête à la boutique Build a Bear. Je n'ai jamais vu un endroit pareil. Le concept : on prend une enveloppe de peluche qu'on fait fourrer, on met un petit coeur dedans en faisant un voeux, puis on passe au rayon habillage pour choisir des vêtements, des chaussures et des accessoires. Puis on passe au dressing pour habiller le nounours. Après le passage en caisse, on peut éditer un certificat de naissance. La boutique de New York est sur 2 niveaux. Autant dire que je ne sais pas quoi choisir et que j'y passe un bon moment. C'est l'occasion d'une grosse rigolade avec des touristes sud américains. Tu me prends en photos, je te prends en photo....
Retour à l'hôtel tranquillement pour déposer la boîte. Puis dernière soirée sur Times Square. J'y croise des marins américains en uniforme blanc impeccable, comme dans les films. Je leur demande si je peux poser avec eux pour une photo. On fait la photo. J'explique " I am French"... Ah ... Paris ... On sympathise et on passe la soirée autour d'un hamburger/frites/ coca... Mais ce qui me touche le plus, c'est qu'il y en a un qui va m'acheter un nounours en peluche en tenue de base ball. Je rentre très tard car je savoure à fond cette dernière soirée.... assurément la meilleure de tout mon séjour....
Demain vendredi, j'ai la matinée libre avant de filer à l'aéroport.
...
Voilà : c'était le récit de mon séjour à New York en 2011 J'espère ne pas vous avoir trop ennuyé.... Depuis, je suis aller explorer Washington et j'ai fait un road trip en Californie. Mais je retournerai à New York, dès que je le pourrai....
Thaïlande en couple (court séjour) English translation pending
Bonjour! 🙂
Je suis actuellement en train d'organiser mon tout premier voyage hors de l'Europe. J'ai pour l'instant les grandes lignes de mon circuit, mais j'aurais besoin de conseils pour parfaire l'organisation qui est vraiment pas facile. 🤪
Je compte partir en couple durant une période de vacances scolaires (octobre, février ou avril) ou éventuellement fin juin. Selon vous quelle est la meilleure période pour obtenir les tarifs les plus avantageux en matière de vols aériens? Les meilleurs tarifs s'organisent-il uniquement sur la ligne Paris-BKK? (La meilleure offre que j'ai trouve tourne autour de 600e pour le mois d'avril)
Je n'ai pas encore fixe precisement la duree de mes sejours, cependant je prevois de faire BKK(2N)-Chiang Mai(5N)-Phuket(3N)-BKK(1N). J'avais pense au depart rester 11nuits. Ce circuit vous parait realisable?
Pour le transport nous hesitons pour faire BKK-Chiang Mai de nuit soit en bus, soit en train. J'ai voulu regarder les horraires/tarifs de differentes compagnies. Je n'y ai pas compris grand chose. Je me pose plusieurs questions concernant ces differents transports : 1) Le trajet en bus permet-il de passer une nuit sans trop d'encombres, est ce qu'il y a assez de place pour etre l'aise (notament avec des bus de 24places en "vip")? Mon ami est grand (1m96), et par consequent il a souvent du mal a trouver de la place pour ses jambes...😐 (http://www.sawadee.com/transfer/bus-north.htm) J'ai peur que le car soit trop inconfortable pour un voyage de nuit bien qu'il soit moins long que le transport en train! 2) Est-ce qu'il faut reserver a l'avance les trajets de bus et train pour avoir les 1eres classes? 3) Dans tous les cas, quel est selon vous le meilleur moyen de transport pour BKK-Chiang Mai et Phuket-BKK?
A Chiang Mai, nous avons prevu un trekking, cependant en lisant les nombreux avis sur les blogs et forum il semblerait que certaines excursions constituent des anarques/ des deceptions. Je voulais savoir si ces rumeurs peuvent etre confirmees. J'ai remarque ces deux excursions au tarif interessant : http://www.trekkingthailande.com/ecotrek3jour.php http://www.voyage-en-liberte.fr/Thailande/Trek-Thailande1.php Si certains d'entre vous ont participe a l'une d'entre elles pouvez vous m'indiquer si elles sont fiables ou non?
Concernant Phuket, je voudrais savoir si l'ile est vraiment surchargee de touristes. Et si il reste quelques plages encore isolees.
Je remercie les personnes qui auront pris la peine de lire ce tres long message 😉
A bientot!
Je suis actuellement en train d'organiser mon tout premier voyage hors de l'Europe. J'ai pour l'instant les grandes lignes de mon circuit, mais j'aurais besoin de conseils pour parfaire l'organisation qui est vraiment pas facile. 🤪
Je compte partir en couple durant une période de vacances scolaires (octobre, février ou avril) ou éventuellement fin juin. Selon vous quelle est la meilleure période pour obtenir les tarifs les plus avantageux en matière de vols aériens? Les meilleurs tarifs s'organisent-il uniquement sur la ligne Paris-BKK? (La meilleure offre que j'ai trouve tourne autour de 600e pour le mois d'avril)
Je n'ai pas encore fixe precisement la duree de mes sejours, cependant je prevois de faire BKK(2N)-Chiang Mai(5N)-Phuket(3N)-BKK(1N). J'avais pense au depart rester 11nuits. Ce circuit vous parait realisable?
Pour le transport nous hesitons pour faire BKK-Chiang Mai de nuit soit en bus, soit en train. J'ai voulu regarder les horraires/tarifs de differentes compagnies. Je n'y ai pas compris grand chose. Je me pose plusieurs questions concernant ces differents transports : 1) Le trajet en bus permet-il de passer une nuit sans trop d'encombres, est ce qu'il y a assez de place pour etre l'aise (notament avec des bus de 24places en "vip")? Mon ami est grand (1m96), et par consequent il a souvent du mal a trouver de la place pour ses jambes...😐 (http://www.sawadee.com/transfer/bus-north.htm) J'ai peur que le car soit trop inconfortable pour un voyage de nuit bien qu'il soit moins long que le transport en train! 2) Est-ce qu'il faut reserver a l'avance les trajets de bus et train pour avoir les 1eres classes? 3) Dans tous les cas, quel est selon vous le meilleur moyen de transport pour BKK-Chiang Mai et Phuket-BKK?
A Chiang Mai, nous avons prevu un trekking, cependant en lisant les nombreux avis sur les blogs et forum il semblerait que certaines excursions constituent des anarques/ des deceptions. Je voulais savoir si ces rumeurs peuvent etre confirmees. J'ai remarque ces deux excursions au tarif interessant : http://www.trekkingthailande.com/ecotrek3jour.php http://www.voyage-en-liberte.fr/Thailande/Trek-Thailande1.php Si certains d'entre vous ont participe a l'une d'entre elles pouvez vous m'indiquer si elles sont fiables ou non?
Concernant Phuket, je voudrais savoir si l'ile est vraiment surchargee de touristes. Et si il reste quelques plages encore isolees.
Je remercie les personnes qui auront pris la peine de lire ce tres long message 😉
A bientot!
10 jours au Québec en revenant tous les soirs à Sherbrooke English translation pending
Bonjour,
Des amis partent au Quebec pour 10 jours en logeant à Sherbrooke. J'essaie de leur préparer un itinéraire/circuit pour voir le maximum de choses.
Je sais qu'il y a déjà bcp de discussion sur le sujet, mais ce que je trouve, ce sont des conseils pour des circuits en se déplaçant tous les jours mais en dormant dans des lieux différents. La contrainte, ici, est qu'il faut rentrer dormir tous les soir à SHerbrooke ou éventuellement 1 nuit (peut-être 2?) ailleurs pour faire de belles visites, mais pas plus. Le budget étant sérré et le logement déjà trouvé pour le s10 jours, le mieux est de ne pas re-payer un logement durant le séjour. Du coup, je vous avoue, je galère ! Les distances sont grandes et par exemple pour aller voir les balein à Tadoussac, c'est tout de suite 5h de route aller et 5h pour le retour.
Pouvez-vous m'aider à les aider ??!!! Quel seriat le meilleur circuit?
D'avance, je vous remercie !!!!!
Bonne journée🙂
Des amis partent au Quebec pour 10 jours en logeant à Sherbrooke. J'essaie de leur préparer un itinéraire/circuit pour voir le maximum de choses.
Je sais qu'il y a déjà bcp de discussion sur le sujet, mais ce que je trouve, ce sont des conseils pour des circuits en se déplaçant tous les jours mais en dormant dans des lieux différents. La contrainte, ici, est qu'il faut rentrer dormir tous les soir à SHerbrooke ou éventuellement 1 nuit (peut-être 2?) ailleurs pour faire de belles visites, mais pas plus. Le budget étant sérré et le logement déjà trouvé pour le s10 jours, le mieux est de ne pas re-payer un logement durant le séjour. Du coup, je vous avoue, je galère ! Les distances sont grandes et par exemple pour aller voir les balein à Tadoussac, c'est tout de suite 5h de route aller et 5h pour le retour.
Pouvez-vous m'aider à les aider ??!!! Quel seriat le meilleur circuit?
D'avance, je vous remercie !!!!!
Bonne journée🙂
Une nuit à Shanghai avec des enfants English translation pending
Bonjour,
au retour de Sydney nous avons une escale de 17h à Shangai de 19h30 le soir à environ midi le lendemain. Est ce que nous devrons récupérer nos bagages ? Est ce qu'il y a des possibilité pour dormir à l'aéroport ? ou à proximité sans que ce soit trop galère !
Merci de vos conseils et de votre aide !
Réserver dans les parcs nationaux au Botswana English translation pending
Bonjour,
Nous partons fin juillet pour 1 mois, nous avons notre billet d'avion, et un 4x4 avec l'équipement de camping.
Nous voulons visiter le delta de l'okavango, moremi et Chobe en priorité.
Avons nous besoin de réserver les entrées dans les parcs nationaux depuis la France ou bien pouvons nous prendre des entrées à Maun par exemple?
Egalement devons nous réserver en avance pour les places dans les campings?
Combien de temps nous conseilleé vous pour vister ces spots?
Merci pour vos réponses
Merci pour vos réponses
Location de voiture, excursions à ne pas louper... à Mahé et Praslin? English translation pending
Bonjour a tous ,
Voilà 2 ans que j'ai offert à ma femme pour ses 30 ans une voyage de 10 jours de rêve aux Seychelles . Nous avions fait 3 nuits à Pralins au "coco de Mer" : hôtel superbe avec un accueil excellent et une nourriture très varié à tomber . Nous avions visité là Vallée de Mai , et aussi participé a l'excursion en bateau sur une journée complète de 3 iles dont une avec des tortus de mer , une autre avec que des oiseaux , et avec une animation de dingue , et visite de Anse Lazio avec repas sur la plage .
Ensuite nous voilà parti 2 jours sur la Digue , a l'Orangeraie , pour moi l'un des plus belle hôtel de l'archipel avec un accueil excellentissime , un emplacement top , et une visite de l'ile a vélo ou a pied tip top aussi . La plage Anse source d'argent est tout bonnement idyllique et et je pèse mes mots , je vous dirais pourquoi par la suite . 😉
Pour suivre , nous voilà parti sur Mahé 3 nuits au Bliss hotel que je ne conseille vraiment pas , c'est très humide , accueil vraiment moyen , petit déjeuner bof , télévision qui ne marche pas , bref a pas conseiller .
Voilà un rapide résumé de notre séjour d'octobre 2011 , ou j'ai demandé la main de ma femme tout en lui demandant de revenir se marier ici aux Seychelles et plus précisément sur la fameuse plage Anse Source d'Argent organisé par l'hotel de l'Orangeraie 🙂 le 5 novembre prochain avec groupe de musicien , champagne , décoration de fleur etc etc et logement en villa de charme voir un surclassement . Elle n'hésita pas longtemps et me dit : OUUUUIIII 😎
Alors voilà ma question : nous y allons en comité restreint de 10 personnes , parents , et témoins et mon petit de 4 ans , que pourrions nous faire comme visite supplémentaires , comme sur Mahé l'usine de production de rhum , de thé , le marché de victoria , mais encore , ou pouvons nous louer un bateau avec skiper pour une mini croisière d'une journée par exemple , etc etc etc
A savoir que nous referons le même parcourt avec des nuits supplémentaires , mais surtout gros changement d’hôtel a Mahé ou nous allons au Constance Ephilia Resort en Villa avec piscine privative 🙂
J'attends vos conseils tant , en location de voiture au meilleur prix sur Mahé et Praslin , en excursions et chose a ne pas louper autres que ce que l'on a deja vu , si vous avez des idées ....
D'avance Grand grand merci pour votre aide .
Nous allons être suivit par la société CREOLE qui vont aussi nous proposer certaines excursions .
Voilà 2 ans que j'ai offert à ma femme pour ses 30 ans une voyage de 10 jours de rêve aux Seychelles . Nous avions fait 3 nuits à Pralins au "coco de Mer" : hôtel superbe avec un accueil excellent et une nourriture très varié à tomber . Nous avions visité là Vallée de Mai , et aussi participé a l'excursion en bateau sur une journée complète de 3 iles dont une avec des tortus de mer , une autre avec que des oiseaux , et avec une animation de dingue , et visite de Anse Lazio avec repas sur la plage .
Ensuite nous voilà parti 2 jours sur la Digue , a l'Orangeraie , pour moi l'un des plus belle hôtel de l'archipel avec un accueil excellentissime , un emplacement top , et une visite de l'ile a vélo ou a pied tip top aussi . La plage Anse source d'argent est tout bonnement idyllique et et je pèse mes mots , je vous dirais pourquoi par la suite . 😉
Pour suivre , nous voilà parti sur Mahé 3 nuits au Bliss hotel que je ne conseille vraiment pas , c'est très humide , accueil vraiment moyen , petit déjeuner bof , télévision qui ne marche pas , bref a pas conseiller .
Voilà un rapide résumé de notre séjour d'octobre 2011 , ou j'ai demandé la main de ma femme tout en lui demandant de revenir se marier ici aux Seychelles et plus précisément sur la fameuse plage Anse Source d'Argent organisé par l'hotel de l'Orangeraie 🙂 le 5 novembre prochain avec groupe de musicien , champagne , décoration de fleur etc etc et logement en villa de charme voir un surclassement . Elle n'hésita pas longtemps et me dit : OUUUUIIII 😎
Alors voilà ma question : nous y allons en comité restreint de 10 personnes , parents , et témoins et mon petit de 4 ans , que pourrions nous faire comme visite supplémentaires , comme sur Mahé l'usine de production de rhum , de thé , le marché de victoria , mais encore , ou pouvons nous louer un bateau avec skiper pour une mini croisière d'une journée par exemple , etc etc etc
A savoir que nous referons le même parcourt avec des nuits supplémentaires , mais surtout gros changement d’hôtel a Mahé ou nous allons au Constance Ephilia Resort en Villa avec piscine privative 🙂
J'attends vos conseils tant , en location de voiture au meilleur prix sur Mahé et Praslin , en excursions et chose a ne pas louper autres que ce que l'on a deja vu , si vous avez des idées ....
D'avance Grand grand merci pour votre aide .
Nous allons être suivit par la société CREOLE qui vont aussi nous proposer certaines excursions .
Choix de sac à dos pour trois semaines aux États-Unis English translation pending
Bonjour,
Je pars pour 3 semaines aux États Unis au mois de juillet-août 2013. Avec 3 amis, nous allons faire toute la côte est de Boston à Miami (en voiture).
Nous souhaitons chacun acheter un sac à dos qui prendra nettement moins de place dans la voiture que 4 valises. Ce sac sera utilisé pour mettre toutes mes affaires (vêtements, chaussures...), j'aurai évidemment un autre sac pour me balader en journée.
J’ai déjà consulté ce forum ainsi que d’autres sites, blogs et j’ai lu certaines infos, mais je n'ai pas vraiment trouvé mon cas dans les messages déjà écrit. Par ailleurs, j'ai lu qu'il était indispensable d’acheter une housse de pluie mais est ce vraiment utile dans mon cas ?
Je souhaiterais acheter un sac qui tienne la route pour plusieurs années. Je me suis renseignée sur les sacs Quechua de Decathlon, d'après les avis que j'ai pu lire ils ne sont pas vraiment optimale sur la durée. J'ai été dans un magasin spécialisé ou l'on m'a conseillé les sacs de la marque Deuter, mais il y avait tellement de modèles au magasin que je ne savais pas lequel prendre. En ce qui concerne la capacité du sac, je pensais à environ 50 litres. En sachant que ce n’est pas pour faire de la randonnée, je serai juste amené à le porter lorsque l’on sera à pied (distances de quelques km occasionnellement car le reste du temps, je le laisserai soit à l’hôtel, soit dans la voiture)
Au magasin, les modèles suivants m’ont parus intéressants : - - Deuter Eclipse SL 45 + 10 à 69 € - - Deuter Sundance 55 + 10 à 87 € - - Deuter Sundance 40 + 10 à 75 € - - Millet Expédition 50+ à 86 €
Pour finir, je souhaiterais savoir quels sont les points les plus importants à regarder avant d’acheter un sac ? Merci pour les conseils que vous pourrez me donner, si vous avez des sites et/ou blogs à lire, ça m’intéresse aussi !!
Manon
Je pars pour 3 semaines aux États Unis au mois de juillet-août 2013. Avec 3 amis, nous allons faire toute la côte est de Boston à Miami (en voiture).
Nous souhaitons chacun acheter un sac à dos qui prendra nettement moins de place dans la voiture que 4 valises. Ce sac sera utilisé pour mettre toutes mes affaires (vêtements, chaussures...), j'aurai évidemment un autre sac pour me balader en journée.
J’ai déjà consulté ce forum ainsi que d’autres sites, blogs et j’ai lu certaines infos, mais je n'ai pas vraiment trouvé mon cas dans les messages déjà écrit. Par ailleurs, j'ai lu qu'il était indispensable d’acheter une housse de pluie mais est ce vraiment utile dans mon cas ?
Je souhaiterais acheter un sac qui tienne la route pour plusieurs années. Je me suis renseignée sur les sacs Quechua de Decathlon, d'après les avis que j'ai pu lire ils ne sont pas vraiment optimale sur la durée. J'ai été dans un magasin spécialisé ou l'on m'a conseillé les sacs de la marque Deuter, mais il y avait tellement de modèles au magasin que je ne savais pas lequel prendre. En ce qui concerne la capacité du sac, je pensais à environ 50 litres. En sachant que ce n’est pas pour faire de la randonnée, je serai juste amené à le porter lorsque l’on sera à pied (distances de quelques km occasionnellement car le reste du temps, je le laisserai soit à l’hôtel, soit dans la voiture)
Au magasin, les modèles suivants m’ont parus intéressants : - - Deuter Eclipse SL 45 + 10 à 69 € - - Deuter Sundance 55 + 10 à 87 € - - Deuter Sundance 40 + 10 à 75 € - - Millet Expédition 50+ à 86 €
Pour finir, je souhaiterais savoir quels sont les points les plus importants à regarder avant d’acheter un sac ? Merci pour les conseils que vous pourrez me donner, si vous avez des sites et/ou blogs à lire, ça m’intéresse aussi !!
Manon
Etats-Unis: diners typiques et resto country English translation pending
Hello !
Tout est dans le titre... En fait, je recherche des dinners typiques des Etats-Unis ou encore des restaurants style country sur mon itinéraire qui va consister à faire une boucle Denver - Denver en passant par Cheyenne, Scottsbluff, Rapid City, Deadwood, Sheridan, Cody, Yellowstone, Jackson Hole, Flaming Gorge, Monument Valley, Moab. Si vous connaissez des adresses sympas, je vous en remercie d'avance...
A noter que j'ai déjà coché le Moonlight Dinner à Denver, le Rushmoretour Chuckwagon à Rapid City, le Cassie's à Cody et que je ne pourrai pas aller au Chuckwagon de Moab car il sera fermé lorsque j'y serai... (fermé les dimanches, lundis et mardi)...
A noter que j'ai déjà coché le Moonlight Dinner à Denver, le Rushmoretour Chuckwagon à Rapid City, le Cassie's à Cody et que je ne pourrai pas aller au Chuckwagon de Moab car il sera fermé lorsque j'y serai... (fermé les dimanches, lundis et mardi)...