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Journal d'un menteur English translation pending
by Sadim · 2006-05-29 · 179 replies
Il est 6h30 et je suis coincé dans un petit cybercafé au milieu de nulle part. C’est étonnant comme la technologie peut nous rattraper à l’autre bout du monde. Je suis arrivé dans ce pays, le Sidisthan depuis à peine 3 jours et déjà, je me sens déjà différent. Mais le mieux est de commencer par le début.

Cela fait des années que je rêve de voyager mais mes moyens financiers, et la peur de partir aussi je crois, m’en ont toujours empêché. Puis j’ai visité ce site et j’y ai vu que partir était possible. Alors, j’ai posé un congé sans solde à ma boîte, j’ai ramassé toutes mes économies et j’ai acheté un billet (aller-retour) pour Damly, la capitale.

Le voyage a commencé bien avant d’arriver. L’avion que je devais prendre ne faisait qu’escale à Damly. Je me suis donc retrouvé coincé avec un groupe d’enseignants français en partance pour Beijing. Je dis Beijing parce que c’est « comme ça qu’on doit dire ». Quand j’ai voulu demander où allaient ces personnes, ils m’ont dit en me regardant bizarrement « Beijing ». J’ai ouvert de grands yeux et ai fait répéter. « Beijing ! Mais vous pouvez dire aussi Pékin, si vous voulez ». Je me suis senti tout petit devant tant de connaissance. J’ai donc voyagé pendant des heures en écoutant bien malgré moi une leçon de sinologie (non-appliquée) apprise depuis peu dans guide bleu. Cela aurait pu être instructif si mes jambes n’avaient pas été coincées contre le siège de devant et si j’avais pu regarder le film tranquillement sans être obligé d’hocher de temps en temps la tête d’un air passionné. Par politesse, je pense, mes voisins m’ont demandé où j’allais puisque, visiblement, je ne descendais pas à Beijing (je me serais cru dans le métro : Vous descendez à la prochaine ?). J’ai donc lâché un « Damly ». Ce fut la seule fois, où le silence régna un court instant dans mon espace aérien restreint. « Où avez-vous dit ? » J’ai donc répété ma destination.. « Mais il n’y a rien là-bas ! » J’aurais pu dire Metz, que j’aurais eu le même effet. Aller passer ces vacances dans un endroit où il n’y a ni musée ni boutique de souvenirs semblait faire de moi un aliéné. J’ai tenté un timide « Mais il y a des gens, vous savez ». Qu’avais-je dit là ! J’eu donc droit à un exposé (cours ?) sur le bon choix du bon endroit pour de bonnes vacances, c'est-à-dire (mais vous l’aurez deviné) Beijing ! Heureusement, nous avons fini par arriver à Damly. Au moment de quitter l’avion, j’ai vu comme un regard de pitié dans les yeux de mes voisins de trajet. Que m’importait maintenant d’être un inculte, j’étais enfin là où je voulais être.

A suivre... (Je vais aller prendre mon petit déjeuner.)
Naples et la côte amalfitaine (Italie) English translation pending
by Rivièrefox · 2006-04-09 · 13 replies
Bonjour ! 🙂 Nous serons à Sorrente 8 J la 2ème quinzaine d'avril.(après le lundi de Pâques) Nous logerons plus précisément à Massa Lubrense( Baia marina di Puolo) qlq'un connait-il ce coin et pourrait m'en donner qlq précisions ? Ns comptons louer pour plusieurs J un véhicule mais pour visiter Naples il est déconseillé de prendre sa voiture . Serait-ce plus simple ( de Sorrente à Naples) en train ou en bus ? Un autre J ns ferons l'ascension du Vésuve : vaut-il mieux prendre sa voiture jusqu'au dernier parking ou prendre le service de bus du site ? Ns visiterons Pompéi et Herculanum : vaut-il mieux commencer par Pompéi ? Pour les îles, que choisir : Capri ou Ischia ? Y-a-il des points de départ à Sorrente ou faut-il aller à Naples ? Qlq'un connait-il bien Sorrente pour me guider( facilité d'accès) sur la localisation de l'agence /location auto : Corso italia à Sorrente. Si vs avez un endroit qui vs a particulièrement bien plu ( entre Naples et Paestum) ou un conseil spécial ils seront les bienvenus . Et enfin pensez-vs que ce soit raisonnablement faisable 😊 1 aller-retour le même J Sorrente - Albertobello et les fameux trulli ? Un grand merci à tous ceux qui prendront le temps de me répondre !😉
Durée de la traversée en bateau Saint-François-les Saintes en Guadeloupe? English translation pending
by Capucine51 · 2006-02-11 · 11 replies
Bonjour,

J'aimerais connaitre le temps de traversée entre La marina de St François et les Saintes d'une part et la Marina de St François et Marie-Galante d'autre part, et si possible une idée des tarifs.

merci

séverine
Réflexion sur le voyage de 1968 à nos jours English translation pending
by Dilogadjo · 2006-02-01 · 13 replies
Bonjour, Etudiante en sociologie (plus précisément en sociologie du voyage), je rédige un mémoire de DEA sur l'idéologie des voyageurs de 1968 comparée à l'idéologie des jeunes voyageurs d'aujourd'hui. Si quelqu'un se sent un peu interpellé par le sujet, surtout qu'il n'hésite pas à me donner de nouvelles idées. Que se soit des conseils de lecture, des reflexions personnelles ou encore autres choses, je suis preneuse. Merci.
Retour de 3 semaines en Inde du Sud English translation pending
by Xplane · 2005-12-23 · 9 replies
salut à tous, Pour commencer, je dirais que vous nous avez tellement apporté avant que nous partions en inde du sud, que je me dois absolument de vous raconter et donner des conseils sur notre voyage. On a commencer par Bangalore.Rien de spécial à voir, c'est juste qu'on a une amie qui travaille là bas, mais en faite trés important pour nous, elle nous a donner les premier conseil pour pas trop galérer au départ.style, si tu veux asoluement manger dans la rue, va sur un endroit ou il ya beaucoup de debit, les produits sont plus frais.Moi pas malade de tout le voyage, et ma femme une bonne tourista et c'est tout.je vous conseille d'essayer le lassi, boisson lait fermenté avec banane ou.... par contre bouffe en général trés épicé, surtout au départ quand tu n'est pas habitué🙂, mais la solution, trouver des restos européaniser, resto touristque, qui font quand même de la trés bonne nourriture locale.Voir on a rencontrer un couple de suisse avec une petite fille de 3 ans alergique au lactose, et ils s'en sont trés bien sorti.autre chose, tout est néglociable, on a divisé presque tous les prix par deux, et ça marche, en faite vu que tu sais pas quand tu te fait arnaquer au départ, tu divise par deux et tu vois la réaction, en inssistant aussi, tu t'en va, et 90% d chance qu'il reviennne à la charge.Arnaqueur, oui, voleur, pas du tout, tu peux en général etre tranquille, ils sont au contraire pret à tout pour toi, ils se plie en 10 pour toi.Conseil pour boueille d'eau AQUAFINA, elle set bonne et surtout pas reciclé, et prix moyen 12 roupilles. Ensuite on a pris le train, pour Hiderabad.Le train, super contact avec les indiens, vraiment génial, il reve de te poser plein de questions, de te parler.Ils parlent trés bien Anglais, accen indien trés dure😕. Pour le train, pris tout le temps de nuit, ne pas prendre la classe la plus basse, seulement pour les odeur insuportable des WC.La classe au dessus, impec, et les autres au dessus, n'en parlons pas, trés sympa.repas à l'intérieur, pas de probléme, trés sympa aussi. Dailleur, moi, la seule chose qui m'a déranger en Inde, c'est l'hygene, surtout les mauvaises odeurs. ne pas oublier, pour la poussiére trés presente, colire pour les yeux, et lingette désinfectante en pharmacie pour les pied nu et les mains, et le top, trés utilisé par nous, le gel en pharmacie pour les mains, vu qu'on a beaucoup mangé avec notre main.aussi lingette avec javel pour nettoyer salle de bain et WC. Pour les hotel, pour avoir tout testé, prendre minimum 1000 roupilles 20 euros, voir c'est parfait pour 1500 à 2000 roupilles 30 à 40 euros.Tu sacrifie ton voyage reposant en général si tu vise moins chére, suf peut etre en guest house, ou pour 500 roupilles tu peux avoir quelque chose de correcte.Important, pour avoir tester, ne prendre que hotel conseiller dans les guide, ou par des gens du forum ou de confiance. Donc, hyderabad, on a été pour le mariage, voir photo, génial expérience.A 15 heure en inde le mariage est terminé, on a visité Hydérabade, des choses à voir, mais ne pas aller expré, je pense que ça vaut pas le coup, à part peut etre le marché. ensuite on a pris le train pour Hampi, voir photos, hampi absolument à voir, temple de 4000 ans avant JC. C'est magique, rien à dire de négatif, mais plus de 2 jours.Hotel le malligi, 2500 roupilles, mais le top. Tu peux louer mobilete et moto pour visiter tout le site, je conseille pour une journée. Aprés on a pris le bus de nuit, pour aller sur Goa, à tester une fois au moins, c'est pas mal, il ya de la place pour dormir, prendre la couchette bien sûre, et pas chére, comme le train dailleur. Goa, voir photos, on a été, à colva beatch, à coté de margao, vraiment super génial, les mots me manque.Je conseil vivement l'hotel le bollywood, isolé un peu plus loin, avec la plage en face, super genial pour etre pas du tout entassé sur la plage.Poissons trés bien cuisiné sur la plage, et prix plus que raisonnable.Endroit pour ce reposer. On a pas vu le vieux Goa, jour le saint François Xavier, impraticable, mais peu etre à voir, demandez à d'autres sur le forum.En tout cas on a été, avant de partir sur Munnar, voir une plantation de vanille, poivre, cardamonne...Vraiment à voir, et repas compris dedans, trés trésbon, pas vraiment épicé, et à volonté, avec fruit à volonté aussi. la plantation s'appelle derniére étape, fort cochin, à faire vraiment, ambiance magique aussi, port avec poisson, tu choisis ton poisson frais(trés rouge sous les ouilli pour qu'il sois frais), et tu va le faire cuisiner dans un petit resto dehor aussi, bonne expérience. Ceci, était une étape transitoire, une aprés midi suffit, et ensuite, direction Munnar.pour moi, qui aime la montagne, ça été mes meilleur moments.Voir photos.On nous a dit que Munnar, plus jolie que OOTI, à plusieur reprise, donc on a changé de destination, et en route pour Munnar.a savoir, que le trajet cochin munnar en bus, j'ai cru que j'allais mourrir au moins trente fois...au retour, on a partagé avec des filles israelienne, le taxi, incomparable. On a été jusqu'au lac, et revenu à pied jusqu'à munnar par la route, 13 kms, magnifique, et plein d'enfant qui veulent passer un moment à parler avec toi.au lac tu peux faire un tour sur un éléphant... A munnar, je vous conseille aussi, le tea museum, en faite tati, c'est tetley. Voilà, surement plei d'autres chose à dire, je répondrais avec plaisir à vos question. X plane
Qui connait l'hôtel St Georges à Puerto Iguazu en Argentine? English translation pending
by Bellagio · 2005-09-10 · 9 replies
quelqu'un connait-il le st georges hotel a puerto iguazu, et comment est-il.

puis-je avoir des détails

merci

bellagio.
Nouvel hôtel Melia Las Dunas (Cayo Santa Maria) English translation pending
by Koolyce · 2005-08-26 · 44 replies
Salut

Je sais que cet hotel n'ouvre qu'en janvier 2006 et que les prix vont être bas pour attirer les touristes à sont ouverture. Nous pensons y aller pour la fin avril, donc environ 3 mois après l'ouverture. Est-ce que vous pensez que le service risque d'être bien roder? Il annonce 4 restos à la carte, pensez-vous qu'après 3 mois ils vont être tous ouvert?

En réalité je pose ces questions la parce que nous (ma copine et moi) hésitons entre Cayo Largo et Santa Maria (le Melia Las Dunas...c'est quand même un 5*).

C'est à Cayo Santa Maria à Cuba

Merci pour votre aide.
Voyageurs hallucinants English translation pending
by Oliverte · 2005-07-01 · 44 replies
On croise souvent des voyageurs un peu "folklos" dans nos périples, on doit etre assez gratinés par ailleurs. Pour l'instant, je dédie une palme à un Anglais complètement allumé, rencontré en Afrique, qui enchaine tour du monde sur tour du monde, avec une escale annuelle dans son home sweet home, qui voyage sans bagages et vétu de combinaisons de chirurgien jetables (faites de cette sorte de papier tissé hyper léger) Il avait quelque chose d'hallucinant dans les plaines du Sahel...

Et vous avez vous rencontré d'autres voyageurs ou vacanciers aux dégaines ou attitudes pour le moins étonnantes?
Cannes - Acte I - Iles de Lérins 29 mai 2005 English translation pending
by Darkette · 2005-04-30 · 90 replies
Hello à tous,

Il se trouve que notre amie Douya va quitter notre région pour quelques mois et ce, début Juin 😕.

Alors, pour pouvoir lui dire au revoir et nous réunir à nouveau, nous avons pensé faire, non pas un restau mais plutôt un pique-nique dans un endroit somme toute sympathique : LES ILES DE LERINS (dans la Baie de Cannes). Il se pourrait même qu'on puisse s'y baigner si l'eau est bonne. 🙂

La date serait le Dimanche 29 Mai 2005.

Il y a des départs en bateau environ toutes les heures (durée 15mn) de Juan les Pins, Cannes, Mandelieu et peut être d'ailleurs.

Je ne connais pas encore les horaires, ni les tarifs mais je vais me renseigner.

Voilà, qu'en pensez vous ?
Retour du Gran Club Santa Lucia English translation pending
by Annick57 · 2005-04-22 · 5 replies
Salut, j'ajoute le résumé de mon Voyage au Gran Club à Santa Lucia aux autres commentaires déjà existants. J, y était en même temps je crois que FolleduSud. On a pas exactement la même vision quoique certains points se ressemblent.; mais bon, on compare chacune avec ce que l'on a déjà vu, expérimenté et visité avant. Aux lecteurs de faire leurs propres opinions.😎

Je suis de retour du Gran Club Santa Lucia à Camaguay, Cuba. J'y étais du 9 au 16 avril 2005. Voici mon résumé. Vol: Pour la première fois, nous avons réservé avec Go Travel Direct (GTD) avec un vol Zoom Airlines avec billet électronique. D’abord j’ai été agréablement étonnée du service pré-vente (au téléphone) des gens de GTD. La file à l’aéroport pour l’enregistrement, rapide, efficace, courtois, rien à redire. Les agents de bord ont le sourire, sont polies et de bonne humeur même si il est 23h00 le soir, ou 3h00am! Service hors pair, bilingue, bouffe correcte comparé aux boîtes à lunch de Air Transat, mais quand même pas aussi bon que Air Canada! Mais bon, de la bouffe d’avion reste de la bouffe d’avion. Service vin inclus. Repas chaud. Vieux Boeing 747 avec 268 places. Exemple: tout shake dans l’avion quand ils ouvrent les réacteurs et ça pue l’essence dans l’habitacle quand ils démarrent les moteurs! Mais bon, on s’est rendu et on est revenu. Mon point négatif: sièges d’avion archi inconfortables pour ne pas dire carrément pas sécuritaires. Je vous explique: un agent de bord nous dit, les sièges bleu foncés sont plus confortables que bleu pâles. Bof, je peux pas faire la différence, je suis assise sur un bleu foncé à l’aller. Mais au retour, bleu pâle. Pas seulement inconfortable, mais le siège est brisé. C'est-à-dire que le siège ne tient pas en place, il glisse sous nos genoux. Une agente de bord est venue le réparer en disant que le seul moyen trouvé était de mettre un oreiller sous le siège pour ne pas qu’il glisse sous nous!!!! Elle nous dit qu’elle sait que plusieurs sièges sur l’avion sont comme ça!!! Si il y a des places de libres, on peut changer. Le problème, il n'y en avait pas de places de libre! Alors on a eu le siège carrément sous les genoux pendant 3h30! Pas moyen de baisser le siège pour dormir non plus, là vraiment le siège tombait à nos pieds!! Honnêtement, pas très rassurant. Représentantes GTD sur place: L’hôtel est principalement occupé par GTD (chambres standard). Les représentantes sont Kate et Brianne. Moi j’avais entendu parler de Kate et Georges qui étaient merveilleux. Je crois que Brianne est nouvelle. Kate est celle qui nous accueille à 1h30 du matin et celle qui se déplace à l’aéroport à 3h30! Toujours de bonne humeur et souriante. On arrive à l’hôtel à 4h00 du matin. On nous dit que l’hôtel nous offre un p’tit quelque chose à se mettre sous la dent et des jus pour nous à la réception de l’hôtel. Les deux représentantes disparues, il n’y a rien. Même pas d’eau, le distributeur est vide! Et pas de bar d’ouvert. Alors on oublie ça et on va se coucher. Ne leur demandez rien d’autre sur place à l’hôtel. Tout ce qui n’est pas leurs excursions, oubliez-ça. C’est pas leur département, elles ne s’impliquent pas (changement de chambre, banque, etc) contraitement à d’autres représentantes qui, au moins, font la traduction pour vous aider! On a demandé des renseignements sur les trucs à faire alentour qui ne sont pas des excursions payantes (ex; le type qui nous offre l’équitation, les calèches pour aller visiter Playa Coco et manger de la langouste à côté, visiter Santa Lucia en taxi, etc….) Oubliez-ça. Demandez aux autres québéçois alentour, ils sont plus avenants qu’elles. Mais bon, j’ai eu une très mauvaise première discussion avec une d'elles qui s’est foutu de ma gueule à fond. Alors, désolé mon opinion n'est pas très positive. En fait elles sont super fines si vous demandez des informations sur les excursions et des détails, autrement débrouillez-vous c’est moins frustrant. Chambres: Très très standards. Douche minuscule ou tu peux à peine te pencher, 2 lits simples avec oreiller minus, mobilier correct sans plus. Mais c'est très propre. Mon désagrément majeur, il n'y a pas de balcon ou terrasse mais une grande fenêtre qui donne sur un parking et toutes les chambres standard sont pareilles, pas de balcon. Toutes les chambres standards des blocs 10-11-12-13 sont de l'autre côté de la rue, en face de la réception de l'hôtel et non derrièrre avec les resto et chambres supérieures (numéros de chambres à 3 chiffres). C'est loin de la plage et de l'action. Restaurants: Le buffet est très répétitif. Bouffe très grasse et salée. Mais il y a les pâtes chaudes (2 choix) et les salades de pâtes que j'ai mangé toute la semaine. Il y a aussi un grill ou tu as deux choix de viande. Une fois dans la semaine on a eu droit à des poitrines de poulet, autrement c'est des morceaux de viandes bizarres. Mais le plus gros problème c'est qu'ils mettent un plat de quelque chose et il ne renouvelle pas par la même chose lorsque vide. EX. Il y a un plat de patates et si il se vide trop rapidement, ils mettent un plat de quelque chose de pané pour le remplacer. Donc si tu vas souper plus tard, tu as droit à des plats panés et des légumes seulement, il n'y a plus de viande. Donc on a mangé des pâtes. Resto à la carte cubain et pizzéria : Pizzéria ok sans plus. Coin isolé, aucune ambiance et table de picnic. Resto cubain: bonne ambiance, musiciens, bouffe ok et service super sympathique. Plage: Large (comparé au Brisas à côté ou tout le monde est empilé ), sable blanc, beaucoup d'algues, mais il y a quand même assez d'endroits où tu peux marcher dans l'eau sans te blesser. Mais il faut faire attention aux oursins. Pas vraiment idéal pour l'apnée, eau peu profonde, pas de poissons. En face des trois hôtels (Maririm, Pesquero et Playa Costa Verde) c'est de loin meilleur. Catamaran payant avec pilote. Autrement, le côté négatif (selon moi) l'envahissement de "Québécois taches" en quantité industrielle. Il y a peu d'Italiens et d'Allemands. L'hôtel était plein à capacité de canadiens francais et anglais. Pas assez dépaysant à mon goût. Tu as l'impression d'être au zoo de Granby un samedi après -midi!! Bars: Service correct, mais il y avait tellement de ces tasses thermos à remplir que cela prenait une éternité. Il y a un seul bar après 17h00 et il manquait de rhum régulièrement, de liqueur à café, de bière.. Les bouteilles d'eau sont payantes ou tu remplis des verres à la machine à côté du bar. Le problème c'est que les chambres sont très loin. Température: très venteux sur la plage. 4 jours de soleil et 3 de nuages et pluie, mais le vent c'est froid sur la plage quand il n'y a pas de soleil. La mer était froide les deux premières journées; seuls les enfants s'y aventuraient mais bon, c'est correct quand même. Et pour ce qui est des poissons et coquillages, personnellement, je préfère et de loin la plage de Guadalavaca pour l'apnée, même s'il y a du corail à l'entrée de l'eau. Piscine: Eau très chaude. Grandeur correcte. Mais, vu les fêtards accoudés au bar tout l'après-midi jusqu'à 20h00 le soir que je n'ai pas vu sortir de l'eau pour aller pissser une fois, je me demande bien si c'est juste le soleil qui chauffait l'eau. Donc, je m'y suis baignée une seule fois. Conclusion: Correct pour le prix sans plus. Le Gran Club est un 3½* selon certains et 3* selon d'autres.

Annick
Plongée à Koh Tao (Thailande) English translation pending
by Gwennou · 2004-11-21 · 13 replies
1eres impressions

Je suis toujours en vie mais j'ai mal. je sais pas ce qui se passe, je n'ai pas bu d'eau du robinet, je ne suis pas alle faire crac-crac avec l'autochtone (meme si l'incitation etait forte, voir plus loin) et je me tape quand meme des crampes d'estomac pas possibles, les muqueuses a l'envers. Du coup aujourd'hui j'ai du decoller de mon bouge vers 15H. Et si je parle de bouge ce n'est pas a cause du niveau des prestations (conformes aux standards europeens) mais bien parceque je suis tombe sur un bordel industriel. Le "Nana Hotel" porte magnifiquememt son nom. Il est meme dote d'un night-club au premier dans lequel on ne rencontre que deux especes : les nymphettes (endemiques) et les gras du bide (ou "farangs", c'est a dire "occidentaux" en idiome local. Comme c'est derive de "francais", j'ai bien peur que ce soit pejoratif...). Passons. Finalement, je crois que ca doit etre les glacons. j'ai pas fait attention a la gueule des glacons dans mon seven up; le guide du routard etait pourtant clair a ce sujet : Des glacons en cube, toujours, jamais de glace pilee. Bref, a l'heure qu'il est mon tube digestif doit etre devenu le repaire de millions de thais clandestins et microscopiques. Pas de panique, j'ai embarque quelques tablettes de charbon actif, ca devrait me remettre d'equerre assez rapidement. En tout cas, d'equerre ou pas, apres demain c'est adieu "Nana" et bonjour Kho Tao . merde, je trouve pas le point d'exclamation sur ce putain de clavier thai. Ah la vache, y a pas de trema non plus ? Passons. Bon, je reviens d'une petite ballade dans Chinatown et c'est exactememt comme dans les films (en plus chaud, humide et puant). Je me suis installe dans une gargote pour faire comme l'autochtone et je me suis penche sur la carte le coeur au bord des levres. Il faut tout de meme dire qu'elle est bien foutue la carte, avec des images qui valent mieux que tous les beaux discours (en tout cas pour ceux qui ne comprennent ni les discours en thailandais ni ceux en chinois). Le probleme, c'est que je n'ai a peu pres rien reconnu sur leurs images, que des potages ou des fritures a base d'aliments inconnus sur ma planete. A un moment, j'ai quand meme cru reconnaitre des raviolis chinois, alors j'ai timidememt pointe la photo du doigt, avec un petit sourire plein d'espoir.. Grave erreur : je ne sais toujours pas ce que j'ai bouffe, si ce n'est que ca avait plutot une gueule de friture de moules entourees de panure. Le gout est indescriptible, je ne vais donc meme pas essayer... Passons. Demain est un autre jour qui verra Gwenn partir a l'assaut des khlongs (les canaux du coin), que l'on parcourt en tail-boats. Des que j'ai compris pourquoi ils appellent comme ca leurs barques a moteur je vous explique. J'aimerais bien aussi cloturer mon apres-midi par un match de boxe thaie.... Et apres demain Kho Tao donc. Le Guide en fait une description feerique moins un. Le "moins un" signifie qu'il est tout de meme fait mention de petits foyers de paludisme se ranimant a la saison des pluies. A 6 mois pres j'etais mal. Bien, il est temps que j'aille refaire provision de charbon actif. Mais je repasserai.

Après 3 jours

Ca y est, je sais pourquoi ils appellent ca des tail-boats : c'est en rapport avec le moteur installe a l'arriere du bateau, tout au bout d'une longue tige metallique, si bien qu'on a effectivement l'impression que l'engin dispose d'une sorte de queue. Il faudra que je vous montre les photos... Les khlongs (les canaux du coin) sont vraiment depaysants : il s'agit d'un enchevetrement bordelique de cabanes sur pilotis, d'humains innombrables et de barques chargees de poisson, viande, riz, fleurs, arrosoirs, PQ, auto-radios, enfants, chiens, chats, bref de tout mais il faut chercher... Point tres positif : c'est la premiere fois depuis trois jours que j'ai eu l'impression de respirer sans difficultes a l'air libre. Autre moment fort - et j'en suis encore tout emu - il m'aura fallu parcourir 10 000 bornes mais ca y est, je l'ai vu : Steven Seagall m'est apparu. Ca fait un choc hein ? j'etais tranquillement en train de compter les coups que s'echangeaient deux tares insensibles a la douleur au Ratchadomnoen Thai Boxing Stadium, lorsqu'a la faveur d'une pause entre deux rounds une ombre gigantesque a recouvert le ring. Le mec a deja une certaine carrure dans l'absolu mais lorsqu'on le fait poser pour la photo a cote des deux thais superweight ca devient carrement un monstre. Et quand je vois la clameur que cet acteur de serie Z a reussi a soulever dans le stade, j'ai du mal a imaginer les mouvements de foule qu'un demi-dieu comme David Beckham pourrait provoquer. Il faut dire que les mecs sont tous litteralement passionnes par la "premiere league" anglaise. J'ai vraiment l'air d'un naze lorsque je commence a parler football avec un conducteur de tuk-tuk et qu'il me sort des noms d'anglais dont j'ai jamais entendu parler ( c'est qui Roy Mc Coy ? c'est une equipe Aston Villa ?). Alors je me rabats invariablement sur Arsenal, vantant les merites de Thierry Henri, Sylvain Villtorde ou Robert Pires. Je sais, c'est pathetique mais il n'y a que de cette maniere que Je recupere plus ou moins le controle de la conversation. Et vous n'imaginez pas a quel point c'est important d'avoir le controle dans une conversation avec un thai (enfin la je parle uniquement des deux pour cent qui comprennent quelques mots d'anglais, sinon c'est peine perdue) parceque si tu arrives a peu pres a te faire comprendre, capter ce qu'ils te repondent en retour releve de la pure gageure ; Ils ont vraiment un accent a chier, ils bouffent toutes les terminaisons. Exemple : "A wha tam u wan to co u ?" (Il fallait bien sur comprendre : "At what time do you want me to call you"). Je crois que je vais finir par repondre invariablement "yes" et attendre de voir si ce "yes" implique une sortie de thune. Il sera toujours temps alors de me retracter... Quoi moi raconter d'autre a vous ? je prends le bus pour Chumphon dans deux heures, ou je vais passer la nuit. Demain matin de bonne heure je prends le speed boat pour l'ile de Koh Tao, puis le taxi boat jusqu'au Coral View Resort : c'est une chtite crique ou je devrais etre tranquille. Apres trois jours a Bangkok, c'est la seule chose a laquelle j'aspire...

A bientot.

Auprès de mon ile

Bonjour Public,

Maintenant que je suis arrive sur mon ile et que ca ressemble vraiment a un film d'Elvis avec des guirlandes autour du cou, je peux y aller franco et vous reveler clairement ce qui devait jusqu'a present etre lu entre les lignes : Bangkok C'EST PAS BEAU. Alors, oui, c'est depaysant, il y a des temples dans chaque pate de maison et des autels a tous les coins de rue, ca grouille, ca exulte, ca s'engueule, ca vit intensement, tout ca c'est vrai je suis temoin. Mais ca a aussi toutes les tares de la ville champignon, tu sens que le developpement a ete fulgurant et par consequent totalement anarchique : y a des milliards de bagnoles, de velos, de motos, de camions, de tuk-tuk qui empuantissent tellement l'athmosphere que tous les conducteurs "a l'air libre" portent un masque, il fait chaud, y a un boucan assourdissant, Les fils electriques sont tendus par grappes de soixante-quinze et rarement a plus d'un metre quatre-vingt du sol (eux ils s'en foutent mais moi je me les prends en pleine gueule) et le truc pire que tout c'est cette extreme pauvrete offerte au regard - les thais vivent sur le pas de leurs portes et y bouffent itou - obligee de cohabiter avec le luxe tapageur des nouveaux riches. Ca fait un peu cliche, cette tirade sur les ecarts de niveau de vie dans les pays du tiers monde, mais quand ca se passe sous tes yeux.... Bref, je me suis barre hier a quinze heures, confiant en ma bonne etoile et en mon bus. Le programme etait pourtant simple : tu restes dans le bus jusqu'a Chompung, ensuite tu descends et t'attends le bateau. Alors la tu le prends et lorsque tu vois la plage et les palmiers, c'est que t'es arrive. Mais ca s'est pas passe comme ca. Chompung, c'etait a deux heures du matin et personne ne m'a reveille. Faut me comprendre : j'en avais bave pour trouver une position a peu pres confortable (en foetus avec une couverture sur la tete), j'avais marque mon nom et mon arret sur un bout de papier, ca ne pouvait pas merder. Et pourtant j'arrive a Khurat-tani a cinq heures du matin en me demandant ce que je fous la. Bref, prochain ferry boat a huit heures du mat' (encore trois heures d'attente sur un quai plus quatre heures de traversee) et changement de bateau a Koh Phangan pour une arrivee finale a Koh Tao vers 12H30. J'ai perdu 6 heures et une bonne partie de mon flegme dans l'histoire. Honnetement, je crois que ca en valait la peine : l'ile est magnifique ? en trois mots : petite, montagneuse, luxuriante - et les bungalows ne sont pas chers (60 F par jour). En debarquant, j'ai a peine mis le pied sur le ponton qu'un banc de poissons passait dessous. Cinq minutes plus tard je detalais devant des papillons gros comme mon poing ; heureusement, c'etait un peu a l'ecart du village et je crois que personne ne m'a vu. Je commence la plongee sous-marine demain : deux jours d'enseignement theorique puis quatre plongees sur deux jours, entre 12 et 18 M de profondeur. Peut-etre un peu juste pour choper un requin baleine, quoique... Melanie et Pascal, j'ai bien recu vos messages, ca fait d'autant plus plaisir que je n'ai pas lu ou parle francais depuis mon depart, et apparemment y a pas un francais sur l'ile. Je fais donc de l'immersion aquatique ET linguistique. Je n'ai qu'un truc a dire : continuez.

A suivre.

J-1

Comment ca va chez vous ? De mon cote, ca s'ameliore tous les jours. Mais reprenons dans l'ordre chronologique : Lorsque je suis arrive, une des premieres choses qui m'a frappe, c'est l'attachement delirant des thailandais pour la monarchie. C'est vraiment quelquechose dont les Windsor, les Bourbons ou les Sturm und Taxis peuvent etre jaloux. Bien sur, j'en avais deja eu un avant-gout a Bangkok avec tous ces panneaux geants a la gloire du roi, mais apres tout (et toutes proportions gardees) c'est un phenomene dont on peut aussi etre temoin a Bagdad ou a Tripoli (sic). A Koh tao, le roi est venu en villegiature il y a une trentaine d'annees, il y a laisse une stele sur la plage en souvenir de son passage. Aujourd'hui encore, c'est un defile constant d'iliens honorant la memoire de leur monarque, certains allumant des batonnets d'encens, d'autres epoussetant consciencieusement le granite, d'autres enfin se contentant d'un "wai" esquisse avant de poursuivre leur route. Le "Wai" est le salut traditonnel thai, les deux mains jointes devant soi. Plus les mains sont elevees et plus la marque de respect est grande. Devant la stele on a l'impression que les mecs essaient de decrocher une etoile. Une autre caracteristique thaie est leur sens inne du commerce (seulement depasse parait-il par les vietnamiens, mais eux ont carrement une reputation de crapule) : le soir de mon arrivee j'etais desesperement a la recherche d'une montre afin de ne pas louper le premier cours du lendemain que ces batards du "Crystal Diving Resort" avaient arbitrairement fixe a 9H du mat'. L'ile nest pas bien grande et assez isolee, si bien que certains articles sont assez difficiles a trouver. Au bout d'un moment j'en deniche une cependant, adaptee au gout thaie - enorme et doree, en un mot tres laide - mais qui fait bien mon affaire. Le mec voulait me l'echanger contre la bague du grand pere. Il a fallu que je lui conte par le menu tout son historique familial pour qu'il finisse par accepter mes 600 bahts. De toute maniere je compte bien la lui revendre avant de partir, et ainsi transformer l'affaire en simple location, pas question de revenir en France avec cette horreur au poignet. En parlant de la France j'ai tout de meme fini par denicher des compatriotes : ils tiennent l'unique pizzeria de la rue principale. Ce soir je leur ai ramene une tablee de 9 personnes, ce qui m'a permis de diner a l'oeil. Comme quoi les Farangs aussi savent faire des affaires... Aujourd'hui, premier plongeon avec des bouteilles. Je suis arrive a la bourre malgre la montre. Il faut dire que j'ai assez mal dormi la nuit derniere etant donne qu'il m'a fallu tenir un siege contre la fourmiliere du coin. Sous les tropiques, ne jamais garder de la bouffe dans son bungalow si on n'a pas de frigo pour l'y entreposer. Qui plus est, une enieme panne des generateurs de l'ile nous a tous prives de ventilateur jusqu'au reveil. Mais ce qui m'a instantanement tout fait oublier, c'est qu'en recompense des 8 heures d'enseignement theoriques ingurgitees depuis hier matin concernant les bouteilles, les moderateurs de pression, les respirateurs, les jauges, les lests, les mesures de securite, les paliers de decompression, les problemes de sinus et d'oreille interne et j'en passe, notre petit groupe a pu enfin tester le materiel cet apres midi dans une petite crique d'1 metre cinquante au nord de l'ile. Et demain c'est parti pour 12 metres. Matt, le cockney qui nous chaperonne, est assez content de lui : les deux norvegiens, les deux suisses allemands, la canadienne, les deux hollandais, l'israeliennne et le frenchie qui composent ce groupe colore s'en sont globalement bien tires. Et pourtant, il nous a un soumis a rude epreuve : a un moment donne il m'a meme coupe l'arrivee d'oxygene pour simuler une asphyxie et voir comment je m'en sortais. J'aurais pu le baffer. Une derniere anecdote pour la route ? Pour se rappeler des differentes etapes du chek-up, le PADI (bouquin officiel edite par la federation intenationale de "scuba diving") enseigne a ses etudiants un moyen mnemotechnique : les initiales de ces etapes (respectivement "Bcd", "Weights", "Releases", "Air" et "Final ok") peuvent etre retenues grace a la phrase assez debile qui suit : "Begin With Review And Friends". Quand a moi, je prefere celle que Matt m'a sussuree : "Bangkok Women Rarely Are Fellows". Pour les non anglophones, ce veut a peu pres dire : "les petites femmes de Bangkok sont rarement des travelos". Il y a quelques jours, j'ai eu personnellement la preuve du contraire, mais chut... Demain matin, le cours est a huit heures. Il est bientot minuit ici, alors bonne nuit mes enfants.

A suivre.

Dites bonjour a un nouveau diplome

Coucou tous,

Comme prevu, mes quatres premieres plongees ont eu lieu hier et aujourd'hui, suivies d'un examen final, et je peux maintenant vous l'annoncer : a mon retour a Paris, vous aurez devant vous un homme-grenouille diplome. J'hesite maintenant quant a la suite des evenements : passer "l'advanced open-water" qui me permettrait de descendre jusqu'a 30 M et me specialiser un peu (plonger dans les grottes ou les epaves, plonger de nuit, plonger dans les lacs de montagne, etc..etc..) ou bien m'en tenir la. Un plan plus economique - et c'est la solution vers laquelle je penche pour le moment - serait de louer une moto demain afin de visiter (enfin) Koh Tao, faire deux plongees supplementaires apres-demain et peut etre me barrer pour Koh Phangan dans 3 jours ou, parait-il, de grosses fetes sont organisees sur la plage a peu pres un soir sur deux. Plutot que de changer d'ile, je pourrais egalement elargir mon horizon et me decider enfin! ! a faire ce trip au Laos dont j'avais parle a certains avant mon depart. C'est ce que me conseille Stephane, mon pote Francais qui habite le coin depuis 7 ans. Il y est alle lui-meme et a fait cette fameuse croisiere sur le Mekong qui me fait tant saliver. Par contre, comme il s'avere finalement impossible de relier Luang Prabang a Vientiane en bateau, j'emprunterais putot le fleuve jusqu'au nord de la Thailande. La, on m'a parle d'une riviere que tu peux descendre sur des boudins durant une apres-midi entiere, ca a l'air amusant comme tout. Bref, pour l'instant je suis un peu dans le brouillard et ce dont j'ai besoin apres toute cette debauche energetique c'est surtout d'une petit cure de sommeil. Donc, la maniere dont je vois les choses pour demain, c'est dodo jusqu'a midi puis ballade a moto dans la jungle.

Les plongees se sont super bien passees : j'ai croise des trucs incroyables (limaces de mer, poissons pierre, murenes, grosses bestioles colorees dont je ne connaitrai jamais le nom) et eprouve des sensations inedites qui, selon les pros, se rapprochent assez de l'apesanteur. Mais plutot que des descriptions forcement imparfaites, je vous ramene une video dans mes bagages. On m'y voit faire le con sous l'eau, tout ca. Bon, pendant ce temps la il y avait une raie manta a quinze metres mais je l'ai loupee ; c'est ca l'emmerdant quand on ne peut pas siffler ses potes pour leur dire "eh ramene toi et vise un peu ce que j'ai trouve"... Une speciale dedicace pour Titi : j'ai plonge deux fois quarante minutes sur un spot paradisiaque que les mecs appellent.....Twin Peaks. Decidement j'apprecie de plus en plus David Lynch.

Pour terminer sur une note un peu moins descriptive, un petit conseil : si mes mails vous donnemt envie de vous rendre compte par vous meme de la geule de l'endroit d'ou je vous ecris, magnez vous. Pour le moment, Koh Tao n'est pas vraiment urbanise mais ca pourrait changer rapidement. Le village ou je creche, de taille respectable, n'existait pas il y a 10 ans. Et le mec qui avait essaye de mettre un cadastre au point, avec permis de construire et tutti quanti, s'est fait flinguer de 5 balles l'annee derniere.

Bienvenue au Far East.

Laisser les bons temps rouler

Sabai deeeeee,

J'ai note un truc interressant au fil de mes rencontres avec d'autres Farangs : La moitie d'entre eux sont au milieu de trips de deux mois minimum, plus souvent de cinq ou six et parfois de plusieurs annees. Presque pas de francais dans le lot mais une floppee d'anglo-saxons, de scandinaves et d'israeliens. Pour ces derniers, je comprends : c'est tellement la merde chez eux en ce moment que des qu'ils en on l'opportunite - entre deux affectations dans Tsahal par exemple - ils se barrent le plus loin et le plus longtemps possible. Par contre, concernant les scandinaves et les anglo-saxons, il doit y avoir derriere tout ca une explication d'ordre culurel qui m'echappe encore. N'empeche, ils ont tout compris. Fidele a mon programme, j'ai donc loue une moto hier pour faire un peu de "sightseeing". Naivement, je pensais pouvoir trouver des petits scooters de 50 cc ; Ils m'ont mis entre les pattes un truc petaradant avec plein de vitesses, j'ai cru faire une attaque. Apparemment je ne dois pas etre le premier blaireau a qui ca arrive, la petite thaie que j'avais en face de moi a donc essaye de me rassurer du mieux qu'elle a pu : "very easy to shif? gear. You no scarry". Elle avait presque reussi son coup mais l'etat des pistes et le sable genereusement repandu dessus ont failli me faire verser dans le fosse au bout de cinquante metres. Vu que les mecs ne semblent pas connaitre les principes de base de l'Assurance sur cette ile et que le moindre pet sera pour ma pomme, j'ai crachote vraiment pepere jusqu'a Buddah Rock, un rocher en forme de buddah donc, a la pointe sud de l'ile et aussi sacre pour les iliens que trois autres cascades et quinze autres steles du coin. J'etais accompagne de Jahrun (un batave sympa), de Jori (une tcheque qui a etudie les medecines douces pendant quatre ans a Brisbane et qui part bientot s'installer a Tel-Aviv pour rejoindre son fiance. Elle fait super bien les massages) et de jani, Joseph et Z'e'ela (3 israeliens jamais a court de cigarettes qui font rire). On a passe une apres-midi entiere dans un joli lagon avec masque, palmes et tuba. Ce matin, reveil vers 07:15 pour deux autres plongees, j'ai vu mes premiers baraccudas et suis descendu a -22 M. Mon compagnon de plongee du jour (un moniteur du Crystal) etait tellement relax qu'il m'a encore occasionne un coup de flippe ; Voila a peu pres l'echange - en langage des signes bien sur - qu'on a eu sous quinze metres de flotte : "il te reste combien la ?" "60" " tu vas bientot etre a court" "je sais" "agrechnoupf slop rugh" (La, en fait, c'est que je me refuse a comprendre un truc qui m'etonne un peu. Euphemisme) "euh...quoi ?" "file moi ton equipement. On echange" Petit moment de solitude mais bon, finalement, je ne regrette pas, ca a ete marrant et il avait du super materiel.

Je vous embrasse.

Laisser les bons temps rouler (part 2)

Hello everybody, everybody hello.

Ces deux derniers jours ont ete riches en emotions.

Ca a commence lorsque le distributeur ATM a bouffe ma carte de credit mercredi dernier. Ma premiere reaction a ete d'essayer de bouffer le distributeur a mon tour. J'avais deja une pizza dans le bide, ca promettait d'etre assez indigeste, je me suis fait une raison. "Quel pourrait etre le prochain smoothe move ?" me suis alors demande ? Reponse : quand tu as un probleme sur l'Ile, vas voir Mr J. Ainsi que le proclament les panneaux plantes sur les cocotiers entourant son domaine "need some cash ? Ask Mr J. The rate is up to you" ou encore "Mr J likes vikings. Because they're never angry. And they don't bargain". Il y en a toute une floppee de la meme veine. Bon, je suis donc alle faire appel a ses services d'usurier, d'autant que c'est le seul mec sur l'ile qui a un accord avec Western Union. Apres 36 heures de demarches laborieuses et de coups de fils intercontinentaux, me voila donc redevenu un homme riche (merci Bibou, merci Yannosch). Maintenant, il faut juste que je pense a ne pas me faire piquer ma thune. Vous tremblez pour moi ? Y a de quoi.

Apres cette merde et quelques autres (on m'a tire mes pompes. Mr J s'est paye sur la bete a hauteur de 50 dollars), j'ai eprouve le besoin subit d'aller me retourner la tete. Tous les bars a biere etant squattes par les instructeurs britanniques du coin, je me suis retourne vers le happy daze. Appelez cela comme vous voudrez, un sixieme sens, une narine puissante, l'endroit m'a d'emblee semble prometteur : un etroit passage pour y acceder, des lumieres tamisees, uen terrasse sur la mer, quelques inscriptions au look psychedelique. Et de fait, je ne fus pas decu : "What is on the menu ?" "soft drinfks, fruit shakes, cocktails....", puis dans un souffle : "...opium and weed". J'ai donc chope un peu de beuh avant de monter au premier etage, intrigue. Vous vous rappelez la fumerie d'opium dans le premier Emmamuelle ? Piece sombre et sans fenetres, juste quelques rais de lumieres qui filtrent a travers les planches, mecs avachis sur des nattes, volutes de fumee prenant lentement possession de l'espace, un thai accroupi hachant son herbe sur une planchette en bois, gueule fantomatique mise en relief par une petite source de lumiere venant du sol. J'y etais. Je l'ai vu. Un bong plus tard, j'etais comme tout le monde, c'est a dire par terre. Je suis reparti au bout d'une heure, non sans avoir du decliner quelques pipes a opium dans l'intervalle. Ai fait 100 M avant de m'ecrouler sur mon lit. Fin de l'histoire.

J'ai rendu ma chambre ce matin et m'apprete a me diriger avec Zeela vers le lagon ou nous avons fait halte il y a quelques jours, avec palmes, masque et tuba. Un decor enchanteur, le calme, quelques shakes a la noix de coco, la tranquillite, une petite israelienne partageant ma couche, la paix et l'harmonie. Je vous previens que Gwenn rentre en hibernation pour quelques jours : il a trouve ce qu'il cherchait, il se met sur "off" et profite. Ne vous etonnez donc pas si la frequence de mes mails decroit. Ca veut dire Bonheur.

PS : c'est le nouvel an chinois demain. Je me bougerai peut-etre a cette occasion, on verra bien.

PPS : Raphael et Lorita, j'ai bien recu vos mails. Je vous envoie une pensee tropicale.

J-1 (avant retour sur Bangkok)

Bon finalement, je n'ai pas fait la moitie de ce que j'avais prevu (pas de Chang-Mai, de Luang-Prabang ou d'Angkor Vat) et meme pour le nouvel an chinois je n'ai pas decolle de ma natte; mais il faut dire que sur l'ile les festivites se sont resumees aux traditionnels fireworks et autres firecrackles, avec une intensite a peine superieure a un soir ordinaire.

Je rapporte quelques jolis photos de mon lagon, j'ai encore plonge ce matin et ce soir sera ma derniere soiree "calme et volupte". Je vais surement la passer sur la terrasse en bois d'un bungalow a flanc de montagne, les yeux alternativement diriges sur les lumieres de la baie et celles de la voute nocturne. On va commander quelques beignets a la banane et ce sera bien.

Demain, retour sur Bangkok (seul) : depart a 09:00, arrivee a 21:00. Esperons que je ne louperai pas la station cette fois. Honnetement, la perspective du retour a la civilisation ne m'enchante qu'a moitie - vous savez ce que je pense de Bangkok - mais je vais tout de meme essayer de me trouver un coin different et, dans la mesure du possible, aborder la ville avec un regard neuf. De toute maniere, je n'ai pas vraiment le choix puisque Luna se produit au Meridien de Bangkok apres-demain soir (dans un numero d'equilibriste) et nous avions convenu que je l'y rejoindrais a cette occasion.

Sinon, quelles nouvelles ? Je viens de recuperer ma carte de credit (APPLAUSE) j'ai fait du Kayak de mer toute l'apres-midi d'hier. C'est pas bon du tout pour les bras ce truc. Plus jamais. Je pratique un peu l'allemand avec des mecs de Stuttgart, de Hamburg et de Leipzig. Comme ils ne se comprennent pas entre eux, ils parlent tous Hochdeutsch, ce qui me convient parfaitement. Il me reste plus de 20 000 bahts pour finir mon voyage (billet d'avion deja paye). N'ayons pas peur des mots : Gwenn se revele un gestionnaire remarquable. Et a la troisieme personne parcequ'il le merite. Je vous aime. Je veux rester la. Vous etes mes amis. Envoyez moi de la thune. Vous etes trop geniaux Timbres acceptes.

Dernier contact avant rentrée dans l?atmosphère

Shalom,

J'atterris dimanche soir a Paris, avec de grosses chances de rentrer directement en hypothermie a ma descente de l'avion. Je crains aussi les ampoules (je vis pieds nus depuis 2 semaines), sans parler de ma premiere douche chaude depuis 22 jours (mon pauvre coeur tiendra-t-il le choc ?). Pire que tout, que va-t-il se passer dans l'avion ? Peut-etre vais-je me faire prendre en hotage par des terroristes qataris ? ou cambodgiens ? Peut-etre vais-je me taper un hotel a Gonesse ? Tout cela peut VRAIMENT arriver, j'en veux pour preuve la destruction du bateau qui me ramenait a Chumphon avant-hier. J'etais a ce moment la dans la cabine interieure, occupe a mater d'un oeil morne une serie japonaise doublee en thai, lorsque le plafond est parti. Dans un grand CRAK, il est reste scotche a un pont sous lequel le pilote pensait pouvoir passer. Eclatement du bois au-dessus de ma tete, fils electriques sectionnes projetant des etincelles, cris et odeur de poudre...vachement plus marrant que la merde japonaise, vous pouvez me croire.

J'ai trouve une petite pension de famille sur Kao San, artere a touristes dont les guesthouses figurent parmi les moins cheres de la ville. Bois patine et portes coulissantes, tables basses et niches a offrande, chasses d'eau "manuelles" (un seau d'eau) et gekkos sur les murs, pas de doute : on est a Bangkok. Au premier etage, le salon est construit autour d'un arbre. A l'interieur, quelques jeunes japonais defonces (on reconnait leur etat a la frequence de leurs pouffements : Hi hi hi hi hi) et un clone de Cocodile Dundee, avec rides et Stetson, qui vous parle de l'amour de sa vie : une jeune cambodgienne de 28 ans qu'il prevoit d'aller retrouver a Phnom Penh pour la Saint Valentin, les poches pleines de billets. Inutile de vous dire qu'une partie de la somme servira a payer la Mama San, afin de dispenser la demoiselle de turbin durant le sejour de notre amoureux transi.

Hier, j'ai failli causer un incident diplomatique : je suis tombe sur une affiche du roi (taille standard : 4x2m) se rendant a la plage. Lorsque j'ai vu les pains flottants a sa ceinture, explosion de rire. Mais je me suis vite repris afin d'eviter le lynchage et j'ai deguerpi devant les regards ouvertement hostiles que les autochtones continuaient a me lancer. Que voulez-vous, c'est un fait avere : les thailandais ne savent pas nager. A mon retour a la pension, le fils de la famille, 30 ans et legerement demeure, s'est mis en tete de me faire parier sur des combats de poissons empereurs. Devant mon incomprehension, il a sorti quelques bouteilles de derriere les fagots ; les bouteilles etaient en fait des bocaux, dont les contenus ont ete rapidemenbt transvases dans un seau hygienique, arene improvisee de nos paris. Et j'ai paume 50 bahts contre un cretin.

Voila donc les derniers rebondissements d'un sejour en Thailande qui s'acheve ;

Je vous bise,

Cretin et demi.
Parcs nationaux en Tanzanie et Zanzibar English translation pending
by Matiou · 2004-01-17 · 12 replies
Je souhaite aller en Tanzanie cet été avec mon amie,

Je voudrais rester une semaine dans les grands parcs nationaux puis me rendre une semaine à Zanzibar.

Est il possible de voyager seulement à deux avec un guide afin de profiter pleinement de la nature (car je constate que la plupart des circuits proposer se font à une 10aine de personnes)? Quel est le budget moyen a prevoir pour ce type de sejour?

j'aimerai aussi avoir vos avis au sujet de Zanzibar?

merci d'avance

😎😎😎
De l'Afrique de l'Ouest à l'Amérique du Sud English translation pending
by Adrien · 2003-10-16 · 6 replies
Salut aux aventuriers

Je pars début novembre de Toulouse pour rejoindre le Maroc, via l'Espagne, en stop.

Traversée du Maroc, puis Mauritanie, Sénégal, à la démerde. Je file ensuite vers le Mali, tjrs avec les moyens du bord (en stop, train, bus, voir dromadaires), rejoindre Tombouctou vers fin décembre.

Burkina Faso, Bénin, Togo pout tout le mois de janvier.

Traversée du sud du Niger, pour rejoindre le Tchad et redescendre sur le Cameroun vers fin février.

Ensuite l'idée et de chopper un cargo (voir un voilier) pour rejoindre l'Amérique du Sud et y passer 4 mois, jusqu'en juin-juillet.

Je pars en solo, j'ai quelques points de chutes et des rencontres de potes prévues. Je vais bosser, probablement, sur quelques chantiers (en recherche ou à trouver sur place). Budjet d'environ 1500 euros pour les 8 mois, je suis confiant.

Je suis à l'écoute de ttes suggestions, mises en garde ou autres. Si tu souhaite m'accompagner sur un bout de chemin, c'est avec plaisir. Je suis super ouvert et adore les plans de oufs!!!

Adrien, 22ans, en année sabatique
The Foam of Days
by Pondy · 2026-01-07 · 31 replies
Now that the curtain has fallen on the past year, it’s time to see what’s happening around here. It seems pretty quiet, but I’ll read more in detail later.

First, I need to tell you all an anecdote.

My eldest little girl, in her third year of law school, was really scared she wouldn’t pass the year. I told her: “Trust yourself, you’ve worked so hard, and worst case, if you fail, you’ll just redo the year.” “But I don’t think I’ll make it—they changed the rules, and if I mess up even one unit, I have to start all over.” I knew her grades weren’t exactly stellar, and with what I was about to say, I wasn’t taking much of a risk. “Here’s the deal, sweetheart: if you pass, I promise I’ll take you to India, just the two of us.” I have to admit, India is a country I’ve talked about so much to all my grandchildren that in their minds, it’s become a magical, mythical place (hmm).

July had barely begun when my phone rang, her name flashing on the screen. “Mamido, I did it!” My promise came rushing back—oh no, oh no, oh no! “Congratulations, sweetheart!” A little shyly, she said: “Is the India trip still on?”

And me, replying: “Of course it is!”

And that’s that—a promise is a promise, or you risk losing that precious trust that keeps hearts warm and at peace.

We’re leaving in February. Only 8 days—yikes, the carbon footprint! But we can’t miss her tutorials, or she’ll be kicked out. Personally, that works just fine for me.

Going to India has become a challenge for me. It’s far, it’s exhausting, I sweat, I hate mosquitoes, the spices bother my mouth when I used to love them. There’s noise all the time—at night, the dogs bark nonstop, and we almost get run over. I’ll get lost in the streets because my sense of direction has vanished. I don’t like rice anymore. All that chaos and those cultural differences that once enchanted me now just overwhelm me. But I promised.

The upside—and it’s a big one—Raman, the same driver I’ve had forever, will be at the airport with a sign with our names. We’ll stop at the same little shop for chai (or tea, plain and simple) with that aroma that intoxicates me, halfway through the trip.

It’ll be a tiny trip—staying with friends, I’ll show her a few places I love: Chidambaram, Mamallapuram, and the clinic where I worked. Then we’ll head back. My little girl will go home to her parents.

As for me, I’ll leave right away for our Scottish island with Homme for our chilly winter.

How can you love a country so much you want to live there, then suddenly reject it, no longer able to appreciate what once made it special? That’s the mystery of love, I guess.
L'instant d'un Stan English translation pending
by Xrctn · 2019-10-24 · 45 replies
Les carnets sur le Turkménistan n’étant pas très nombreux sur VF, je propose celui-ci, qui résume un très court séjour dans ce pays plutôt particulier mais loin d’être inintéressant pour autant.

Faisant partie de cette étrange catégorie de voyageurs qui aiment cocher les cases (je sais, une pratique un peu ridicule mais… incontrôlable… et qui ne tue pas !), faire un petit crochet par le Turkménistan avant de nous rendre en Ouzbékistan me semblait plus qu’une excellente idée.

L’un des avantages de faire régulièrement le trajet Australie-Europe est de pouvoir faire des stop-over (en général à Dubaï) et de là, explorer la région en utilisant les Frequent Flyer points accumulés au fil des allers-retours. Cette fois, ce sera donc une paire de ‘Stans’ en Asie Centrale.

Une fois n’est pas coutume, nous passons par l’intermédiaire d’une agence de voyages, essentiellement pour nous faciliter l’obtention du visa car il semblerait que celui-ci soit délivré par les autorités au petit bonheur la chance.

Quelques agences proposent plusieurs formules et circuits à effectuer en groupe (donc à des prix plus avantageux) mais pas de chance, les dates proposées ne correspondant pas aux nôtres, nous aurons donc notre propre tour ! Pour cela, il nous aura suffi d’établir un petit itinéraire et d’attendre quatre-cinq semaines pour les formalités. Nous serons entièrement pris en charge et accompagnés d’un guide et d’un chauffeur pendant toute la durée de notre court séjour au Turkménistan. Une fois passée la frontière avec l’Ouzbékistan nous nous débrouillerons très bien seuls.

Donc tout commence à Dubaï un jour de mai cette année.

5:20. Le jour se lève à peine quand nous atterrissons sur les pistes de cet aéroport qui ne cesse de s’étendre. Nous rejoignons la longue queue devant les guichets des douanes.

Il fait carrément jour et déjà chaud quand nous sortons de l’aéroport pour prendre un taxi. Superbe organisation, zéro attente, le jeune Népalais nous indique une voiture nickel conduite par une jeune Somalienne couverte d’un foulard aux couleurs de la compagnie, deux de ses collègues s’occupent de mettre nos bagages dans le coffre.

En ce premier vendredi de Ramadan, le trajet jusqu’à notre hôtel, situé à proximité de l’aéroport, n’aura duré qu’une dizaine de minutes, la circulation étant pratiquement inexistante.

Le buffet du petit déjeuner, que nous découvrons un peu plus tard, est tout simplement dément puisque l’on y trouve autant de spécialités arabes (tabouleh, hummus…) qu’indiennes (currys multicolores, beignets variés…) et même des petits pains au chocolat et des croissants pour les gourmands. Il ne nous reste plus qu’à nous reposer jusqu’à ce soir car nous n’avons aucune intention de sortir. Nous connaissons suffisamment Dubaï, en plus il fait très chaud et de toute manière tout est fermé jusqu’à ce soir.

23:00. Direction le Terminal 2, celui réservé à la compagnie FlyDubai, l’équivalent low cost d’Emirates Airlines et qui désert les destinations les plus improbables et les plus obscures comme par exemple… Achgabat !

Inutile de connaitre la porte d’embarquement pour savoir laquelle est la nôtre. Il suffit de regarder les passagers ou plutôt les passagères car les femmes turkmènes se repèrent de loin, toutes sont vêtues de leur très élégant costume national : longue robe étroite colorée et coiffe haute cachant leurs cheveux et tout aussi colorée. Nous repérons aussi un petit groupe d’étrangers aux cheveux gris et un couple de Chinois.

Vol plutôt inconfortable et sans chichi. Nous nous sommes amusés à regarder comment les passagers turkmènes se sont débrouillés pour caser leurs volumineux et encombrants bagages dans les moindres recoins encore disponibles. Leur expédition shopping est à l’évidence une réussite. Heureusement le vol n’est pas long (trois heures) mais avec le décalage horaire, il est bientôt 04:00 quand nous survolons Achgabat qui se révèle être (vu d’en haut) une incroyable oasis de lumières au beau milieu d’un immense désert complètement noir. Plus fort que Las Vegas !

Achgabat Mai 2019

Nos premiers pas se font le long d’immenses couloirs déserts tout en marbre et surveillés par quelques jeunes soldats en uniforme et casquette de style soviétique. Nous retrouvons le petit groupe d’étrangers aux guichets des douanes, réservés justement aux étrangers. Il s’avère que tous sont… Australiens !!!



Nous sortons notre invitation reçue et imprimée quelques jours auparavant et regardons le douanier remplir quelques formulaires, il nous indique ensuite un autre guichet. Là, c’est une douanière qui encaisse les billets de US$100 (par personne !) correspondant au prix du visa et aux diverses taxes. Petite consolation puisqu’elle nous rend quand même un billet d’un US$. Retour au premier guichet, pour cette fois se voir attribuer un beau visa autocollant.

Ici, on semble aimer les complications car les formalités sont loin d’être terminées. Il faut maintenant passer devant un guichet entièrement automatisé qui scanne le passeport, qui s’ajuste selon la hauteur du visage et qu’il faut gentiment caresser de l’extrémité des doigts. C’est en fait relativement simple et rapide. La lumière verte nous indique que nous pouvons poursuivre notre chemin… jusqu’au prochain guichet où nous attendent deux douaniers qui, à leur tour, scannent le passeport, vérifient le visa et le tamponne avec vigueur.

Reste à récupérer nos valises puis à rejoindre l’immense queue qui s’est formée devant les guichets d’inspection des bagages. Et là, nous ne nous sommes pas prêts de sortir car non seulement les locaux ramènent des charriots remplis de paquets mais surtout ils n’hésitent pas à se bousculer pour sauter la queue et cela sous les yeux mêmes des soldats complétement indifférents… pourtant censés mettre un peu d’ordre dans ce bordel général.

Heureusement, au bout d’un moment nous repérons une file réservée aux étrangers. Une fois les bagages passés aux rayons nous pouvons enfin rejoindre le hall des arrivées. Voir la pancarte avec nos noms est un grand soulagement. Nous faisons ainsi connaissance avec Arty, le jeune guide qui va nous accompagner pendant la durée de notre séjour.

Dehors, nous avons la surprise de constater qu’il fait très doux et pendant que nous attendons notre taxi, nous avons le temps d’admirer l’étrange architecture de l’aéroport en forme d’oiseau aux ailes déployées. Larges avenues désertes bordées de fontaines et de bâtiments éclairés par des effets lumineux, ici on ne lésine pas sur l’électricité, c’est vrai que ce pays de cinq millions d’habitants regorge de gaz et autres ressources en énergie !



Nous arrivons rapidement à notre hôtel et après de rapides formalités nous prenons possession de notre chambre… surchauffée et bien moins luxueuse que le hall de réception. Arty nous explique le programme des festivités et se propose de changer pour nous un billet de US$100 à un taux très avantageux : 800 Manats au lieu de 300 selon le taux officiel, ce qui devrait largement couvrir nos dépenses (repas) pendant la durée de notre séjour au Turkménistan.

Nous nous donnons rendez-vous plus tard dans la matinée. Après une bonne douche, quelques heures de repos seront bienvenues. Juste le temps de jeter un coup d’œil par la fenêtre pour voir à quoi ressemble la ville qui se réveille doucement. Juste en face se trouve un édifice rond qui est en fait le cirque, au fond sur la gauche, l’oiseau de l’aéroport et à droite quelques petits immeubles d’habitation à la soviétique et au-delà d’autres immeubles blancs plus récents. Sur les écrans géants dispersés ici et là, je distingue vaguement une succession de paysages, des chevaux en train de galoper et ce qui parait être des portraits du président pris lors de ses nombreuses et différentes activités. Je remarque aussi cet énorme bâtiment blanc-crème qui ressemble à un immense silo à grains (?!). Plus tard, Arty nous apprendra qu’il s’agit bien d’un ancien silo et qu’il est l’un des très rares bâtiments ayant résistés au tremblement de terre de 1948.



En bas, sur le parking pratiquement inoccupé, deux soldats font les cent pas en bavardant. Le jour se lève et le temps s’annonce nuageux, à l’horizon une chaine de montagnes apparait dans la brume.

Malgré la fatigue, le sommeil ne vient pas. L’Internet est capricieux et de nombreux sites restent inaccessibles mais nous pouvons envoyer quelques emails à CTN confirmant notre arrivée.

Autant aller prendre le petit déjeuner dans le restaurant, près de la réception. La salle ronde est vide et le buffet dressé n’a plus rien à voir avec celui de Dubaï ! Rien de vraiment très appétissant mais le thé est excellent ! Au-dessus des baies vitrées des fresques peintes représentant des chevaux la crinière au vent, différents édifices de la capitale et quelques paysages de steppes apportent un peu de couleurs. Derrière les rideaux, on aperçoit une piscine vide, des jardins où l’herbe attend patiemment d’être tondue et quelques bosquets fleuris où des oiseaux jouent à cache-cache.

Arty fait une brève apparition pour nous remettre nos Manats et nous confirmer le programme de la journée qui se résume en fait à une petite balade en ville avant de prendre la route pour aller au centre du pays pour aller voir un trou, mais attention pas n’importe lequel !

En attendant nous allons faire une petite balade digestive pour aller voir ce curieux cirque en dur et ses fioritures en béton. Sur l’esplanade au bas des marches une paire de femmes en robe longue et coiffure allongée poussent leur landau, trois gamins se poursuivent à vélo. Les rues environnantes sont bordées d’arbres et de rangées de petits immeubles de trois ou quatre étages que l’on retrouve dans toutes les ex-républiques soviétiques à part que ceux-ci sont fraichement peints et sont décorés de motifs géométriques. Quant aux trottoirs ils sont absolument nickel… et déserts.

Derrière le cirque, se trouve un petit parc que nous explorons en compagnie d’une chienne qui ne veut plus nous quitter. Les allées sont remplies de flaques d’eau datant des dernières averses. Quelques gamins sont en grande discussion pour choisir le prochain jeu et plus loin deux femmes, râteau et balai à la main, s’affairent à rendre le jardin plus agréable. La promenade s’achève plus vite que prévu car quelques gouttes commencent à tomber.

Problèmes d’interrupteur dans la salle de bain. Un réparateur finit par arriver mais impossible de le réparer. Nous changeons donc de chambre et d’étage. Réinstallation mais celle-ci n’est guère mieux puisqu’ici c’est l’air conditionné qui ne fonctionne pas. La troisième sera la bonne mais nous n’avons plus le temps pour nous assoupir une paire d’heures.

En début d’après-midi, Arty revient nous chercher pour aller prendre le déjeuner dans un petit restaurant qu’il connait bien et qui sert de la cuisine traditionnelle. Situé sur l’une des grandes avenues de la capitale, nous ne l’aurions jamais repéré car rien n’indique la présence d’un restaurant ni d’aucun commerce à vrai dire. A l’intérieur, joliment décoré d’objets d’artisanat et d’anciens outils agricoles, quelques familles terminent leur repas. Les serveuses parées de magnifiques costumes traditionnels, nous installent près des cuisines situées derrière une baie vitrée où s’affairent le personnel de cuisine. Nous nous régalons de soupes (sorte de chorbas) et de plovs (plat de riz et l��gumes plus viande) accompagnés de thé fort et parfumé.

Repus, nous retrouvons le 4x4 et son chauffeur, un authentique Turkmène affichant un grand sourire. Alors que nous circulons sur les larges artères fleuries et pratiquement vides de circulation, Arty commence son rôle de guide en nous expliquant l’histoire du pays, celle de ses deux présidents depuis l’indépendance, la fonction de certains bâtiments pompeux et toute une série d’anecdotes sur la vie au Turkménistan et à Achgabat où, sur un ordre présidentiel, toutes les voitures circulant dans la capitale doivent être blanches… pour être assorties aux bâtiments blancs ?! Eh oui, les façades des bâtiments sont pratiquement toutes en marbre et le blanc étant la couleur préférée du Président Gurbanguly Berdymukhamedov, pas question de lui déplaire !!!

Nous quittons l’autoroute pour nous retrouver dans un petit quartier de la banlieue semi-urbaine où aucun étranger ne viendrait se perdre. Mais c’est ici que le chauffeur doit récupérer notre piquenique de ce soir. Ici, la route en terre est criblée de nombreux nids-de-poule, les trottoirs sont défoncés ou inexistants et les maisons plus ou moins bien rafistolées. Pendant que le poulet finit de rôtir, nous découvrons l’envers du décor et comprenons que le Turkménistan n’est finalement pas différent des autres pays.

C’est la sortie des écoles et les écoliers en uniforme amènent un peu d’animation et de couleurs, enfin uniquement du vert et du blanc pour les filles et du blanc et noir pour les garçons. Toutes portent une longue robe verte et un tablier blanc et ont toutes des tresses, et tous portent une chemise blanche avec une cravate noire et des pantalons longs noirs. Toutes et tous ont sur la tête couverte d’une petite calotte colorée.



Nous retrouvons la grand-route bordée cette fois de banlieues en construction ou fraichement terminées. Les grosses bâtisses en brique, d’un étage et flanquées d’un garage-préau, sont toutes identiques. Construites autour d’un rectangle, qui sera peut-être un jour un espace vert, elles abritent plusieurs familles souvent de fonctionnaires. Arty nous apprend que les toits verts sont réservés à tel ou tel ministères, idem pour les toits bleus, rouges…

Bientôt nous quittons la belle autoroute pour nous retrouver sur une espèce de large nationale pleine de bosses qui longe ce qui semble être l’ancienne route encore plus abimée. La circulation se réduit au strict minimum, c’est-à-dire quelques semi-remorques et parfois quelques minibus.

Quant au paysage, le désert du Karakoum, il me fait diablement penser au bush australien. Même vaste étendue plate couverte d’une végétation parsemée et presque similaire et parfois quelques ondulations sablonneuses. Le temps reste couvert pendant pratiquement toute la durée du voyage. Les récentes et anormalement abondantes pluies ont donné un regain de vitalité et de couleurs à la végétation. A part les alignements des poteaux électriques au loin, on ne voit que le bush à perte de vue. Régulièrement, nous croisons des quelques chameaux indifférents et immobiles sur les bords de la route.





Nous arrivons enfin à Erbent, un patelin perdu dans les dunes de sable jaune et gris, pas très reluisant avec ses maisons bricolées mais au commissariat et à l’école flambant neufs. La station essence est le point de rendez-vous des camionneurs qui traversent le pays. Le temps de faire le plein et nous repartons. Quelques kilomètres plus loin, alors qu’approchent les premiers reliefs, le chauffeur prend une piste à droite qui grimpe vers un léger promontoire dominant l’immense plaine. Arrêt pour se dégourdir les jambes et admirer le paysage. Il fait agréablement doux, les grosses chaleurs sont passées et les rayons du soleil traversent enfin les nuages. Dans le sable, quelques curieux scarabées filent se cacher dans les touffes de hautes herbes sans imaginer que l’on peut les suivre à la trace.



La piste sablonneuse descend doucement, serpente autour de quelques buttes rocheuses puis débouche sur une vaste étendue grise. Un dernier virage pour atteindre un endroit légèrement surélevé et nous voilà enfin arrivés à Darvaza. Juste quelques centaines de mètres plus bas, nous découvrons le fameux cratère gazier. Au milieu de cette immensité, il nous parait bien petit mais ce n’est qu’une impression car dès que nous nous en approchons nous réalisons ses dimensions et surtout sa profondeur (près de soixante-dix mètres de diamètre et une vingtaine de mètres de profondeur).

Puis viennent le brut sourd et continu de la combustion et les bouffées de chaleur sur le visage. Quelle étonnante vision et quelle surprenante sensation ! Voici donc la Porte de l’Enfer.





Incroyable de penser que ce brasier brûlant depuis près d’un demi-siècle fut volontairement allumé afin que le méthane ne s’échappe pas à l’air libre et ne pollue l’atmosphère. D’après certaines sources locales ce trou serait apparu naturellement dans les années soixante et le feu allumé une vingtaine d’années plus tard. D’autres sources relatent que l’origine de ce cratère fait suite aux travaux d’exploration de pétrole et de gaz et au forage d’une poche de gaz, entrepris au début des années soixante-dix par des géologues et ingénieurs soviétiques.

Pensant que la combustion du gaz ne durerait que quelques semaines, il est décidé d’y mettre le feu. Mais voilà, la brèche est plus importante que prévue mais surtout le champ gazier souterrain est l’un des plus vastes au monde !

Plusieurs années plus tard, les habitants du village de Darvaza, situé à proximité, sont évacués et le village pratiquement entièrement rasé. S’il fut un jour question d’éteindre le feu, rien de tangible n’a jamais été entrepris. L’accès à la zone fut pendant de longues années interdit puis après l’indépendance finalement autorisé pour devenir un lieu touristique plutôt particulier.

Situé à près de 260 kilomètres de la capitale, l’endroit est facilement accessible sur la journée et peut faire l’objet d’une simple excursion (ce qui est notre cas). Mais il peut également être une étape où passer la nuit puisqu’il est situé pratiquement à mi-chemin entre Achgabat et la ville de Köneürgench tout au nord du pays. D’ailleurs, on aperçoit, bien à l’écart, quelques chalets et yourtes prévus à cet effet.

Sur le site, nous ne comptons qu’une dizaine de touristes dont trois Japonais installés autour de leur table pliante placée sur les bords du cratère. Nous faisons un premier tour dans le sens opposé des aiguilles d’une montre, hypnotisés par ce spectacle tellement inattendu composé d’une multitude de braises et de flammèches couvrant aussi bien les versants du cratère que le fond. Constant et fascinant jeu d’ombres et de lumières sur les éboulis de pierres grises et noires. Un léger coup de vent et nous sentons immédiatement la chaleur sur notre visage et l’odeur du gaz. En regardant bien, j’aperçois quelques bouts de fer, les restes des équipements miniers ayant sombrés dans le cratère.

Arty, fréquent visiteur des lieux, nous confirme qu’au fil des années, le trou s’est légèrement agrandi à cause des éboulements causés par la chaleur mais que l’intensité du feu tend à diminuer progressivement. Ceci dit, le feu ne semble pas près de s’éteindre de sitôt. Il nous apprend également qu’il y a une paire d’années, une expédition a été organisée pour examiner le fond du cratère et ramener des échantillons du sol. Le but étant d’étudier l’éventuelle survie, dans de pareilles conditions, de divers organismes et peut-être imaginer qu’une forme de vie soit possible sous les mêmes conditions extrêmes quelque part dans l’Univers…

A quelques centaines de mètres du cratère se trouve une paire de buttes permettant d’avoir une meilleure vue d’ensemble. La grimpette est facile et une fois perchés sur les rochers, nous découvrons non seulement la rondeur presque parfaite du trou enflammé mais aussi un beau panorama sur la plaine entourée de légères ondulations. Spectacle magique d’autant plus que la lumière du jour commence à baisser doucement et que les derniers rayons du soleil apparaissent sous la couche de nuages, illuminant ainsi la végétation, la roche et le sable.

L’ambiance sereine est bousillée avec l’arrivée d’un petit groupe d’adolescents russes plus occupé à prendre des selfies et à écouter du rock à fond la caisse.

Je pars à la poursuite du coucher de soleil que j’espère admirer au sommet d’une autre dune un peu plus loin derrière. Il faut faire vite mais ce n’est pas facile de marcher dans le sable et les hautes herbes. Une fois en haut, je comprends qu’il ne s’agit pas d’une dune avec un sommet mais une espèce de plateau sablonneux couvert de végétation. Demi-tour donc, mais là je découvre qu’une magnifique lueur orangée émerge maintenant du cratère, le contraste avec le paysage grisâtre est saisissant.



Pendant que nous admirions le panorama, notre chauffeur a préparé un piquenique pantagruélique et plus qu’excellent. Nous le dégustons avec appétit tout en jetant régulièrement des coups d’œil sur le fourneau un peu plus bas. A mesure que la nuit tombe, le feu devient de plus en plus fascinant à regarder, un peu comme un feu de cheminée géant… sans toutefois devoir y ajouter des bûches !

Il est bientôt 9:00 heures et il faut penser au retour mais avant de partir un dernier tour de cratère s’impose. Cette fois nous le faisons dans l’autre sens. Maintenant que la nuit est tombée, les pierres semblent être plus rouges et les flammes plus jaunes.



Nous reprenons la piste par laquelle nous sommes arrivés puis rejoignons la route principale. Quelques kilomètres plus loin, nous tournons à droite sur une autre piste en direction d’une autre lueur orange perdue dans l’immensité complétement noire.

Cet autre cratère, rarement visité, a lui aussi été formé par l’effondrement d’une cavité souterraine mais cette fois de manière naturelle. Il est beaucoup plus petit mais parait plus profond. Surtout, il a la particularité d’avoir un fond boueux constamment en ébullition. Ici, le bruit des grosses bulles qui explosent s’ajoute à celui de la combustion du gaz.



Cette fois, nous devons partir car la route est encore longue… et les nids-de-poule plus difficiles à repérer la nuit !

Quelques heures plus tard, d’autres lueurs apparaissent à l’horizon, plus nombreuses et plus lumineuses, elles annoncent l’imminence de notre arrivée à Achgabat. Mais nous devons faire un nouvel arrêt sur le bord de la route… En effet, le chauffeur doit laver la voiture avant de pouvoir circuler dans la capitale. Toute trace de boue ou d’insectes écrasés pouvant occasionner une amende voire carrément un retrait de permis !!! Quel bien curieux pays.

(à suivre...)
La façon dont nous voyageons ne s'est-elle pas modifiée par notre activité sur les réseaux sociaux? English translation pending
by Leoonore · 2019-04-26 · 246 replies
Bonjour, Suite aux réflexions posées sur mon premier grand voyage (qui se termine d'ici 15 jours) mais aussi après la lecture d'un article partagé sur fb, je me pose énormément de questions sur la façon dont nous voyageons, dont notre "génération" voyage. Ne voyage-t-elle pas pour faire sensation sur Instagram ? Je pense qu'il y a du juste là-dedans mais également du faux, car il restera toujours des voyageurs, des aventuriers qui partent à la découverte du monde pour leur propre expérience, leur propre bien-être et non pas pour s'exposer sur Internet. Le vrai là-dedans est que de plus en plus de jeunes voyageurs voyagent pour faire des photos sensationnelles, montrer une vie "trop cool", parce que le voyage est devenu une mode. Est-ce que j'en fais partie ? Est-ce que vous en faites partie ? Je dois vous avouer qu'avant de partir je ne me posais même pas la question, je suis partie pour voyager, pour découvrir le monde, pour trouver des réponses, des questionnements. Puis petit à petit je me suis laissée prendre au jeu des "belles photos instagram" parce que j'ai commencé à suivre de plus en plus de voyageurs sur cette plateforme. Mais désormais je me demande à quoi tout ça rime ? Cette nouvelle façon de voyager s'empare de bcp personnes et modifie notre rapport au monde, notre façon de le voir et de le vivre.

J'avais simplement envie d'ouvrir une telle discussion, de partager avec certains mes réflexions et opinions. N'hésitez pas à me donner votre avis, sans jugement, sans critique et sans pression. Je ne souhaite pas faire polémique mais je pense que c'est une discussion actuelle et j'avais envie d'avoir des opinions.

Merci ! A bientôt
Circuit de 10 jours sur Yucatan / Quintana Roo English translation pending
by Emic66 · 2018-09-09 · 11 replies
Bonjour pour notre voyage de noces notre idée de base était de passer une semaine (7nuits) en hôtel all incluse Sur la Riviera Maya , faire quelques excursion et profiter... mais en regardant les avis sur les hôtels, nous avons été déçu de voir Que les plages de la rivièra maya ne ressemblaient plus du tout aux photos sinon peut voir et qui nous faisaient rêver. Du coup changement de programme, nous allons faire un petit circuit, alors pour cela je sollicite votre avis. Nous voulions quand même profiter quelques jours à la fin dun hôtel all incluse alors nous avons rallongé notre voyage, nous partirons donc 10nuits. Jour 1 nous arriverons à cancun à 19h, récupération voiture de location. Nuit dans un hôtel basique à cancun, je pense que nous serons fatigués du voyage. Jour 2: départ pour chiquila. Ferry pour Holbox, installation à l’hotel Et journée à profiter de la plage. Jour 3: location voiturette de golf pour visiter un peu l’ile, retour en ferry en fin de journée et route jusqu’a valladolid. Nuit à valladolid. Jour 4: Rio Lagartos et las Coloradas retour à valladolid pour la nuit. Jour 5: Chichen Itza et Cenote. Route pour Bacalar. Nuit à Bacalar. Jour 6: journée à Bacalar. Route pour tulum Jour 7: excursion à Sian Ka’an. Nuit à tulum Jour 8: ruines de tulum et Cenote. Restitution véhicule de location. Trajet vers Akumal. Installation en hôtel all incluse Jour 9 et 10: profiter des installations de l’hôtel Jour11: retour à l’aeropoRt dansl après Midi et retour en France.

Question: en partant de chiquila j’ai prévu la nuit à valladolid avant d’aller à Rio Lagartos ça fait un détour, ce serait plus direct si on allait directement à Rio Lagartos. Qu’en pensez vous? Je n’ai pas vu beaucoup d’hotels La bas...

Question 2: est ce que ça vaut toujours le coup d’essayer d’aller nager avec les tortues à Akumal. Et si oui, quand y aller ? Juste avant de rendre la voiture de location ?

Question 3: après avoir rendu la voiture à tulum, comment je fais pour aller à Akumal?

Si vous avez des hôtels à conseiller je suis preneuse ... merci
Retour sur 15 jours au Cap Vert: Sao Vicente, Santo Antao et Sal English translation pending
by Zazabenji · 2018-03-26 · 85 replies
Bonjour à tous,

Je suis rentrée hier du Cap Vert et souhaitais vous livrer un peu à chaud mes impressions et ressentis. Un carnet de voyage complet verra le jour plus tard... avec photos et infos pratiques (traces gpx notamment)

Tout d'abord, grand merci aux membres actifs du forum (Ptitortue, Snoopy et Willempsie notamment) qui m'ont permis de monter ce voyage de bout en bout, qui ont tous un avis personnel et parfois divergent sur le pays, nous présentant les différentes facettes de celui-ci. A chacun ensuite de trouver ce qui lui correspond. J'aime cette idée du partage. Merci à vous !

Itinéraire : J1-2 : Sao Vicente J3-11 : Santo Antao J12 : Mindelo bis J13-15 : Sal

Le coeur de notre voyage était la rando sur S Antao. S Vicente était une étape incontournable pour se rendre à S Antao. Sal n'avait pour but que de nous offrir des horaires de vol plus confortables pour notre retour en province, et un peu de repos après la rando. Nous n'en attendions rien de précis.

Au global nous avons beaucoup aimé ces 3 iles, habitants, paysages, accueil, gastronomie.

Sao Vicente Elle offre finalement assez peu au visiteur et 2 jours sont suffisants pour la découvrir. Nous y avons passé 2.5j, nous aurions pu supprimer une journée. 1/2j à notre arrivée et 1j au retour de Santo Antao pour découvrir Mindelo. C'était un samedi aprèm, pas grande activité, mais peu de monde pour prendre les photos c'est bien aussi. Heureusement qu'on avait une autre journée au retour pour apprécier l'animation en semaine. Passage à Laginha Beach en fin de journée. 1j pour Salamansa, Baia das Gatas, avec sentier côtier entre les 2. Retour anticipé de Baia pour cause de nuages et fraicheur, annulant toute envie de baignade et pas très photogénique de ce fait. C'était un dimanche, pas grande animation même si j'avais lu que les Capverdiens ont plaisir à s'y retrouver le WE. On a aimé les couleurs des bâtiments sur le front de mer, la simplicité de la ville. En y allant 2 fois on avait l'impression de rentrer chez soi.

Logement : Basic Hotel. Très bon rapport qualité prix. Un peu excentré (10' à pied de Laginha beach / 10' du ferry ou du centre-ville) mais très calme.

Transport depuis / vers l'aéroport : en arrivant nous avons cherché à prendre l'aluguer au rond-point de l'aéroport mais un taxi nous a proposé un tarif sur sa course (600 cve le taxi, contre 1000 tarif officiel), on n'a donc pas hésité. Déposé directement à l'hotel. En partant, aluguer depuis la Praça Estrela (100 cve/p).

Santo Antao Exceptionnelle selon nous ! 9 jours de rando en itinérant, sac au dos mais logements réservés en pension, hotel ou chez l'habitant. Préparation de toutes les randos en amont avec carte et tracés GPX (merci Snoopy !) Les temps de marche comprennent la pause repas de 30' environ.

j1-Morro de Campo > Cha de Morte : Dépose à Morro de Campo par Nelson qui nous a récupéré à l'arrivée du ferry (résa depuis la France pour assurer le coup, et ne pas attendre l'aluguer de 11h depuis Porto Novo) Chouette rando, pas évidente en repérage pour rejoindre la Bordeira de Norte, grosse descente (attention genoux !). 6h de marche. Nous l'avons faite sous une chaleur écrasante et avons bien souffert de celle-ci. Je me demande comment on peut randonner en plein été.... Logement : Residencial Pinto (Nelson et Suzeth). Très bien, propre, spacieux, confortable et bonne table. Nelson ns a vraiment rendu service que ce soit pour nous réserver les logements à venir ou nous déposer à Morro de Campo (moyennant frais).

j2-Cha de Morte > Alto Mira III Petite rando, mais belle montée au col. Vue extra sur Alto Mira pour la descente. 3h de marche. Logement : Amadeu Ramo. Excellent. Nouveau logement super propre et confortable. Vue extra sur les montagnes. Très bon repas. Espace extérieur pour prendre un thé ou se reposer. A recommander

j3-Alto Mira III > Figueira de Baixa par le Salto Preto C'est la rando que j'appréhendais vu les commentaires sur le Salto Preto. En fait, il n'y a que cette montée qui est difficile sur la journée. En démarrant à 8h30 nous sommes restés dans l'ombre pour presque toute la montée, confortable. L'effort est intense mais pas si long que ça, environ 2h30 depuis Alto M. Le reste est très facile jusque Figueira. Nelson nous avait réservé le logement à Figueira de Baixa, mais m'avait confirmé qu'il était à Figueira de Cima... ça nous a juste un peu rallongé la balade... 17 km sur la journée. Logement : Joanna y Miguel. Logement chez l'habitant, très basique, mais chaleureux dans l'accueil. Pas d'eau chaude. Excellent repas. Très peu de possibilités sur le secteur, on était contents de nous trouver chez Joanna !

j4-Figueira de Baixa > Cha de Igreja Très beaux points de vue car la rando ne fait que monter et descendre pour passer d'une vallée à l'autre. Assez fatigante pour moi. Le passage de la plage de galets est effectivement stressant. Bien évaluer le risque en fonction de la montée des vagues et des marées. 6h de marche Logement : Mite e Banana. Très bon rapport qualité-prix. Propre, confortable, bons repas. Accueille les groupes, il est donc bon de réserver !

j5-Cha de Igreja > Ponta do Sol Sentier côtier "classique". Temps mitigé lors de notre passage, les petits villages n'ont pas eu les couleurs que nous espérions. Sentier surtout intéressant dans la partie finale, à partir de Forminguinhas. 6h. Logement : Miranda e Miranda. Super mais même s'il est tenu par des Capverdiens les chambres et le resto n'ont pas de touche capverdienne, ce que j'ai regretté. C'était malgré tout parfait, tant pour la propreté que la qualité des équipements ou les petits déjeuners.

j6-PdS > Cha de Mato > Rba Grande > PdS ce devait étre une journée de repos, mais nous n'avons pas résisté et sommes partis en balade au départ de PDS. Nous avons donc gouté aux joies de la rando sans sac à dos ;-) Aluguer pour Ribeira Grande puis pour Cha de Mato. C'était un samedi, pas d'aluguer sur la route de la Corde avant 11h... nous avons donc patienté... à la capverdienne :-) Magnifique rando malgré le temps très brumeux. Je recommande. Facile et variée. Retour sur PdS par aluguer

j7-PdS > Cova de Paul > Vila das Pombas Aluguer privatisé avec un autre couple pour monter à la Cova, dimanche oblige. Descente par la 101 puis 102 via le Pico de Antonio. Superbe. Un classique mais un Must ! 6h de marche. Logement : Misurino. Situé juste avant le pont pour Vila das Pombas. Très bon rapport qualité prix. Simple, avec SDB partagée mais très propre avec très bon petit déj. Tenue par un Italien.

j8-Vila das Pombas > Pico da Cruz via Sta Isabel Dur, très dur pour moi ! Effort constant, à la différence du Salto Preto où l'effort ne dure "que" 2h. Mais... quels paysages ! Epoustouflant, surtout dans la partie entre Sta Isabel et le Pico. Très frisquet là-haut, prévoir de quoi se couvrir ! 6h de marche Logement : Manuela. Chez l'habitant donc simple sans eau chaude, mais chaleureux, propre avec de très bons repas. Elle fait aussi épicerie pour le ravitaillement.

j9-Pico da Cruz > Janela par la 106 Conditions ensoleillées au départ mais ensuite brume et grosse humidité, le tout avec un vent fort. On a eu bien du mal à profiter et apprécier le paysage ! Mieux en fin de descente. La végétation semble être très variée sur ce secteur, on regrette un peu d'avoir joué de malchance, c'est ainsi. 4h de marche (sans pause lunch). Retour sur Porto Novo par l'aluguer puis ferry pour Mindelo.

Sal 3 jours de farniente au programme, mais on ne se refait pas, on a marché ! j1- Balade sur la plage entre Santa Maria et Ponta Preta. Très joli, venté au possible, avec de très belles vagues... parfait pour le photographe. j2- Aluguer pour Espargos (25') puis marche jusque Pedra Lume, tour des Salines sur la crête. Meilleure vue que depuis le bas, car on aperçoit toutes les nuances de couleurs du sel, et c'est gratuit ! Retour sur Espargos (15 km). Aluguer pour Palmeira (10'). Très joli petit port de pêche. Retour Sta Maria en aluguer j3- Salines derrière Santa Maria. Accès à pied en 10' puis balade jusque la plage des Kite Surfs sur la côte est, et retour Sta Maria. Aprèm plage... quand même !

Sal n'a pour moi rien du Cap Vert. C'est une ile très belle, mais tellement touristique qu'on a eu bien du mal a retrouver l'esprit de Santo Antao ou de Mindelo. Heureusement que nous logions chez un Capverdien, dans le quartier plus "local" de Sta Maria. Aller à Sal et dire "je suis allée au Cap Vert" me semble juste inconcevable. Juste mon avis. J'ai apprécié m'y poser, mais c'était presque comme si j'avais changé de pays.

Excellent logement chez Casa Pau, dans le secteur habitation de Santa Maria, à l'opposé des Resorts. Calme et accueil parfait. très bons petits dej, on recommande !

Transport depuis / vers l'aéroport : Arrivés à 18h30 nous avons tenté de prendre un aluguer en se postant sur la route principale. Peu de passage et surtout, aluguer plein venant d'Espargos. Un taxi s'est arrêté et nous a proposé 400 cve (contre 10€ px officiel), c'était parti ! Pour nous déposer à la guesthouse, il a prix 100 cve de plus. Correct. A savoir, un taxi pour se déplacer dans Sta Maria c'est 200 cve la course. Pour repartir, nous n'avons eu aucun mal à trouver un aluguer à 20h30 pour nous amener à l'aéroport. 100 cve/p.

Ceci est un 1er retour, n'hésitez pas si vous souhaitez plus d'infos.
De Calgary à Vancouver, dans les brumes de l'Ouest canadien English translation pending
by Zitounet · 2017-09-22 · 176 replies
Pour suivre Bilan :voyageforum.com/...post=8297827#8297827 J21 - Totems et pont suspendu :voyageforum.com/...post=8293112#8293112 J20 - Squamish : voyageforum.com/...post=8290060#8290060 J19 - voyageforum.com/...post=8283941#8283941 J18 - Petrogliph et bouillabaisse :voyageforum.com/...post=8283192#8283192 J17 - Cathedral Grove :voyageforum.com/...post=8282396#8282396 J16 - Pacific Rim NP :voyageforum.com/...post=8281351#8281351 J13 - Wells Gray :voyageforum.com/...post=8278499#8278499 J12 - River Safari :voyageforum.com/...post=8277098#8277098 J11 - Mount Robson park : voyageforum.com/...post=8274028#8274028 J10 - Canyon et lac Maligne : voyageforum.com/...post=8272833#8272833 J9 - Miette Hot Springs : voyageforum.com/...post=8271950#8271950 J8 - Icefields Parkway :voyageforum.com/...post=8271127#8271127 J7 - Yoho NP :voyageforum.com/...post=8267735#8267735 J6 - de Banff au lac Louise :voyageforum.com/...post=8266467#8266467 J5 - Banff city :voyageforum.com/...post=8264696#8264696 J4 - Rodéo à Okotoks :voyageforum.com/...post=8255350#8255350 J3 - Spray et Kanaski Trail :voyageforum.com/...post=8254026#8254026 J2 - Héritage Historic Village :voyageforum.com/...post=8253719#8253719 J1 - Tyrell Museum :voyageforum.com/...post=8252517#8252517



Après 8 séjours dans le grand west américain, je me disais qu'il y avait peut-être quelque chose à voir au-dessus de cette ligne droite qui borde au nord les états de Washington, Idaho et Montana. Les sites des parcs nationaux canadiens pas plus que les quelques carnets de voyage qui en parlent ne m'avaient pas vraiment convaincu. Mais l'appel vers le soleil couchant m'a amené à y regarder de plus près. Pourquoi pas ? faudrait voir ! La question s'est vraiment posé à la mi-juin, le choix des dates vite réglé, le 19 juin, l'avion était réservé, départ le 22/08, retour le 13 septembre soit 22 jours sur place. Restait à refaire les passeports périmés depuis 2 ans, ce n'a pas été le plus simple.

L'avion : Nantes Amsterdam Calgary (arrivée à 13h20) avec KLM – 4 h d'escale à Amsterdam, c'est de trop mais pas le choix. Retour de Vancouver par CDG avec AF – 1h15 d'escale, trop court en cas de retard, je raconterai le retour. Coût 1477 € mais en choisissant bien ses jours.

La voiture : j'ai réservé chez Hertz un SUV, à l'aéroport de Calgary pour le rendre à celui de Vancouver.

Le logement : priorité aux Best Western lorsqu'il y en a d'abordables pour faire étape ou résider plusieurs jours. Un séjour en Super 8 et des B&B, avec les avantages et inconvénients de ces logements. Un objectif, de pas dépasser la moyenne de 100€ par nuit, difficile à atteindre avec une nuit à Banff à plus de 280€. Je n'ai pas dit, camping ou auberge de jeunesse ne sont plus de notre âge, depuis longtemps hélas.

Les repas : le principe, un bon petit déjeuner, un sandwich le midi, un restaurant le soir.

L'argent : pas de change euro-dollar ni avant ni à l'arrivée, mais payement par carte au maximum et pour les besoins courants, sortie d'argent au distributeurs. Utilisation autant que possible de la carte American Express.

Mardi 22 août, bonnes et mauvaises surprises

Rien a dire sur le voyage, et je vous fais grâce des photos de nuages, de plateau repas et d'écrans cartographiques qui parsèment les premières pages des carnets de voyage. Je doit tout de même signaler que la qualité des images et des casques a progressé depuis nos précédentes traversées de l'Atlantique, autant chez KLM qu'au retour chez AF.

Pas de problème à l’immigration, l'AVE avait été obtenue instantanément le 21/07, un peu d'attente aux valises et nous voilà transportés par une mamy-guide vers la porte des rental-car.

Chez Hertz, bonne surprise, on me fournit une Jeep Cherokee, un peu moins chère que la Toyota figurant sur ma réservation. C'est un vrai 4x4, ce qui sera tout à fait inutile mais seuls la hauteur et l'ouverture du coffre SUV est important pour nous. Donc bonne nouvelle, sauf qu'il faut que je retourne demander comment on démarre le moteur et comment on arrête cette §%?§ de radio qui fonctionne à tue-tête ! Je découvrirai plus tard comment passer le compteur de miles en km, ouvrir le toit et autres babioles.



En route vers le Best Western de Airdrie, à 20 km au nord de l'aéroport. Nous utilisons notre vieux Tomtom, avec sa carte du nord américain. Arrivé en vue de l'hôtel, nous nous apercevons que l'échangeur a été modifié, et que notre GPS n'est pas à jours. Petite déconvenue qui nous fait faire un détour conséquent, ce qui se reproduira à plusieurs reprises.

Bien accueilli au Best Western, on nous remet les clés d'une très grande chambre où nous allons passer 3 nuits. Et oui, nous n'allons pas nous précipiter vers Banff, un événement nous retient dans le secteur jusqu'au week-end.
Montpellier et sa région du 6 au 13 mai English translation pending
by Gogol78 · 2017-04-22 · 5 replies
Bonjour! Je vais venir passer une semaine de vacances à Montpellier et ses alentours début mai, et comme je ne connais pas du tout ce coin de France, j'aimerais vous demander qques conseils de visites . J'aime presque tout, càd les randonnées, l'oenotourisme, visiter les musées, découvrir la culture locale, profiter de la mer, .... En allant sur le site de l'office de tourisme de l'Herault, voici une liste des lieux à voir que j'ai pu repérer : St Guilhem Le désert / Cirque de Navacelles / Vallée du Salagou / Etang de Thau / Oppidum d'Ensérune / Le Pic St Loup . La ville de Montpellier est-elle selon vous intéressante historiquement? Je serai en voiture, donc parfaitement flexible . Je n'ai pas "doublé" mon annonce dans la rubrique "Compagnons de voyage", mais s'il y a des personnes sur place qui ont un peu de temps libre, et qui connaissent très bien le coin, je serais ravi de les rencontrer bien sûr . Je vous remercie d'avance pour vos réponses .

Etienne
Thaïlande et Bali pour 3 semaines English translation pending
by Ludodu69 · 2016-02-26 · 16 replies
Bonjour à tous,

nous commençons à réfléchir avec ma femme à l'organisation de notre futur voyage qui aura lieu en Asie. Nous allons partir pendant 3 semaines et nous avions pensé faire Bali Sud / Nord et Gili Air

Mais après réflexion ma femme me dit que nous pourrions peut être partager le séjour en deux parties, une partie en Thaïlande avec Bangkok et la visite de la ville + une ile style Ko Tao pour de la plongée et ensuite une seconde partie à Bali avec visite du pays en partant de Denpasar et en remontant vers le Nord puis fin du séjour sur Gili Air pour les tortues.

Pensez vous que cela soit réalisable sur 3 semaines sans avoir l'impression de courir ?

Le but de ce voyage est : - la découverte de la culture Bangkok et Bali - la plongée avec Raie manta et tortue si possible à Bali - Je n'ai pas encore regarder les plongées pour la Thaïlande

Merci à vous
Découverte du Maroc en famille, avril 2015 English translation pending
by Pboulard · 2015-04-25 · 143 replies
Nous voici revenus de nos 2 semaines de voyage au Maroc. Nous sommes partis à 4, 2 adultes et 2 monstres de 11 et 14 ans à la découverte d'une petite partie du Maroc.

Notre itinéraire

Les liens pour aller directement au récit au jour le jour

- J1, en route pour le Tizi-n'Tichka :
http://voyageforum.com/...ost=7019494;#7019494

- J2 - 1ere partie, Telouet & la vallée de l'Ounila : http://voyageforum.com/...ost=7020036;#7020036

- J2 - 2eme partie, le ksar d'Ait-Benhaddou : http://voyageforum.com/...ost=7020252;#7020252

- J3, La source sacrée de Ait-Benhaddou & l'Oasis de Fint : http://voyageforum.com/...ost=7022775;#7022775

- J4, Ouarzazate - Le jour du cinéma : http://voyageforum.com/...ost=7026402;#7026402

- J5, Randonnée dans la Vallée des Roses, les gorges d'Agouti : http://voyageforum.com/...ost=7026518;#7026518

- J6, Le Tizi n'Tazzazert : http://voyageforum.com/...ost=7027764;#7027764

- J7, L'Erg Chebbi : http://voyageforum.com/...ost=7028093;#7028093

- J8, un peu de repos : http://voyageforum.com/...ost=7028920;#7028920

- J9, Tinghir : http://voyageforum.com/...ost=7029062;#7029062

- J10, Randonnée dans les Gorges du Todgha : http://voyageforum.com/...ost=7029255;#7029255

- J11 - 1ere partie, La R703 de Tinghir à Agoudal : http://voyageforum.com/...ost=7035790;#7035790

- J11 - 2eme partie, La R704 de Agoudal à Msemrir : http://voyageforum.com/...ost=7035892;#7035892

- J12, Les Gorges du Dades http://voyageforum.com/...ost=7040142;#7040142

- J13, Skoura http://voyageforum.com/...ost=7040245;#7040245

- J14, la R307 de Skoura à Demnate http://voyageforum.com/v.f?post=7040326;#7040326

- J15, Casablanca http://voyageforum.com/v.f?post=7040370;#7040370

La préparation Au départ, je pensais le faire avec une agence locale. Mais pour une question de budget, nous avons finalement tout organisé nous-mêmes. Nous avons opté pour un 4x4 comme voiture de location, afin de pouvoir faire certaines pistes. Malgré le prix assez élevé, nous n'avons regretté à aucun moment notre choix. Le 4x4 nous a été bien utile pour certaines pistes et son confort est indéniable lorsqu'on voyage à 4.

Tous les logements ont été réservés à l'avance. Question de choix, je n'aime pas de voir commencer à chercher mon hébergement le jour même. Une seule fois nous avons dû modifier notre itinéraire à cause des pluies, et j'ai pu annuler l'hébergement sans aucun frais.

L'itinéraire a été défini avec l'aide du forum. Encore un grand merci à tous ceux qui ont pris le temps de répondre à mes nombreuses questions. A la lecture de nombreux carnets, ce que nous avons fait en 15 jours, on le fait habituellement en 10 jours max. Mais cela nous a permis de faire quelques randonnées sympas, dans la vallée de Roses notamment et de prendre le temps de profiter des endroits où nous étions.

Je vous emmène donc dans le récit de ces 15 jours .... entre soleil, pluie et grêle ... de la montagne aux dunes .....

Enjoy 🙂
Hôtel à Chicago English translation pending
by Fredmeunier · 2015-03-10 · 38 replies
Bonjour,

Je ne retrouve pas mon dernier message donc je recommence... Je recherche un hôtel à Chicago pour fin juillet, près d'Union Station. Quelqu'un aurait un nom/une adresse à me conseiller ? Pas cher et bien situé et top bien entendu... 😉 Merci ! Frédérique
Carnet pratique février 2015 Cambodge via Dubaï English translation pending
by Mijanssens · 2015-03-02 · 4 replies
De DUBAI au CAMBODGE du 2 février au 29 février 2015 "On a adoré : Dubai, l'activité sur la Creek, la Burj Khalifa, le métro .... On a aimé au Cambodge: les maisons traditionnelles, les temples pré et angkoriens, les écoliers en tunique sur leurs vélos, l'absence de moustiques sauf à Otres, le climat sec, la tenue pyjama des Cambodgiennes, les ballades à vélo, le coût de la vie, une certaine authenticité khmère On n'a pas aimé : la saleté et les millions de plastiques, aucun respect de la nature, les paysages monotones, les brûlis des forêts et des rizières, la langue khmère peu chantante, la disparition des sourires, les routes en constructions, la circulation et le non respect d'un éventuel code, les wats kitches et mal entretenus, les Chinois qui tiennent les commerces et les hôtels, le peu de communication possible, les Russes en vacance " Heures = +6 heures Cambodge Attention : Prévoir des fiches plates pour les prises Vol EMIRATES Bruxelles-Dubai-Bangkok réservation LVL3RN prix pour 2: 1112,76 €. Vol Thai Bkk-PP: 340€ Visa cambodgien via eVisa: 40$. Températures: Dubai 28° à midi. 24 le soir/Thaïlande et Cambodge 35 à midi et 29° à 22h. Mer à Otres : 30 à 34°C "Argent :1 € = 1,14$ 1€= 37,1 baths 1$=4000 riels 1€=4,2 .Dirham (AED) 1€= 4641 KHR riel. A Phom Penh 1,11$ pour 1€. Année difficile pour l'€! Change Dubai: en général le plus avantageux (4,02 à 4,1) est le comptoir UAE à l'entrée des Mall. On trouve mieux dans le supermarché Spinneys (4,15) Budget estimé: Dubai: Taxis(?) 250 AED, Musées: 10AED, Burj: 200 AED, 2 Midis 10€pp (170AED), 1 Soir: 20€ pp( 170 AED), dépla 100AED= 900AED= 214€ (250) BKK: Sky Train Aérop: 90 Bth, x3= 270 Bth 2 Soirs: 20€pp (3200 bth), Bateau:2x40 Bth, Entrées: 400 bth, 2 midis 10€pp (750 bth), bus retour de Cambodge (2x300 bth=600 bth)=5000 bth= 150 € (200€) bouteille eau 500 ml: 7 baths. Canette Coca: 14 baths Canette bière : 38. Bouteille Singha 600 ml: de 80 à 95 baths dans Resto : 120bath 33ml Cambodge: 17 midis x 10$ (170$=)+17 soirsx15$16 nuitsx35$ " Coût réel et total de ce voyage hors avions (1452€ /2) : 2800 € pour 2 sur, place. Budget Cambodge: nuit d'hôtel de 20$ à 40$, petit déjeuner 10$ à 2, midi 10 à 15$ à 2, soir 20$ à 2. Bière 1 à 1,5$, the 0,75$, jus et shakes de 1,5 à 2,5$, verre de vin 3$, bus 7$ pp Quand partir? Saison chaude et sèche: bien mais paysages tristes-/ éviter à coup sûr la période du nouvel an chinois car les bons endroits sont complets. Routarddivers/prix Fev2"Vol EK184 à 14.15 arrivée à Dubai à 00.05. Attente de 40 min pour les bagages. Change avant la douane dans hall bagages logement comptoir « Hotels et Visas pour Dubai », hall d’arrivée avant contrôle des passeports. Forfait 3 nuits avec visa gratuit 96h, transferts, taxes, log standard: nous choisisse un Appart Hotel London Creek 19B street près de la Bujurma. 110 US sans petit dej, transfert aéroport compris. petit dej: 25 AED pp 3 nuits: 286€ Hotel vieillot mais propre sans plus, chambre spacieuse. A 5 minutes du métro ADCB ligne rouge Change plus intéressant avant le passage de la douane, près du tax Free a la réception des bagages: 4,1 pour 1€ . Apres la douane, 3,8 Si non, IBIS World Trade Center (métro) 245 + 56 €=301€/3 nuits ou Ibis Mail of Emirates taxi aéroport: 100 AED Metro Ligne Rouge"" "Changer 200€ Ma3"Dubaï taxi (20 AED) pour voir Dubaï Muséum (3AED pp) et Très chouette quartier quartier Bataskia, thé au Bastakiah Nights (18 AED par thé dans une belle cour) voir Majlis Gallery P.46 promenade le long de la Dubaï Creek voir les Dhows majestueux et les petits abras repas au Bait Al Wakeel p.48 on a préféré le Blue Barjeell où pour 60 AED on a mangé libanais Traversée de la Creek en abras pour 1 AED pp. Visite du souk de l'or à Deira. Metro de Al Ras à la Burj Kalifa: 16 AED pour 2 Visit du Dubai Mail p86 Metro Burj Khalifa puis navette vers Mail (au sous sol ticket pour la Burj) : Dubai Aquarium et Underwater Zoo: ticket platinium à 80 AED pp 39€ pour 2. Très chouette Achat Basile Hoshkoch 235 AED Ticket pour le lendemain pour la tour Burj Khalifa 828 m balcon du 124ème étage (200 AED pp de 14 à 18 h, 125 le soir et 500 AED pour aller tout au dessus) . Ne pas rater les spectacles de sa fontaine dès 18h toutes les 1/2h: spectacle change à chaque fois (vu 3 fois) Repas dans la galerie au Resto italien Vapiano, 2 raviolis et une eau gazeuse: 106 AED Retour metro 12 AED pour 2""

160 AED 235 AED

400 AED 97€ " Me4" Pris une carte métro a la journée pour 22 AED pp vers Jumeira Lake Towers pour croisière Dubai Ferry pour 50 AED ou 75 AED en 1 ère. 1h 30 de croisière pour voir Dubaï depuis la mer. Nous ramène sur le vieux Dubaï, sur la Creek où nous reprenons le métro pour Mail of Emirates, voir les émirs se transformer en skieurs. Metro pour la Burj Kalifa et montée au 140 étage en 1 min. Extraordinaire point de vue. Repasser par Dubaï Mall et encore une fois la fontaine (duree 4 min toutes les 1/2 h)pour prendre le métro. Repas au Burjuman Center, pizza fort moyenne (10€ pp) " Je5 "Vol EK 372 Dubai- BKK: 09.40 arrivée BKK: 18.40 change peu intéressant à aéroport. 34 au lieu de 37 Prendre le SKY TRAIN niveau B1 45 baths City Line jusqu’au Terminus PHAYA Thai puis BTS SkyTrain 15 baths dir ONNUT, descendre Ratchathewi, à 300 m à droite après Asia Hotel Hôtel EVERGREEN PLACE BANGKOK, 318 Phaya Thai Road à Ratchathewi, Bangkok 10400 +6622191111 bien situé, près du Sky train Repas dans un petit restaurant 2 Tom Yam et 3 Singha de 660 ml : 540 baths ""200 € à changer

4659,75 baths/2 nuits/avec ptdej/ 128€" V6" Bateau Chao Praya Express Touristique 40 baths le trajet ou 125 la journée musée National (9 à 15h30) ferry Tha Chang, Wat Mahathat, marché aux amulettes Repas rue pour 40 pp puis visite du temple TB Pilier de la Ville LAK MEUANG, sanctuaire an Temple Wat Suthat (TB Fresques) puis Tuk Tuk pour 150 baths pour l'hôtel.Piscine Chinatown /Yaowarat Repas ruelle 2 coquilles St Jacques, 1 crabe, 1 crevette 3 bières 980 baths"" 135/137" S7"vol Thai TG 584: 18.20 arrivée Phnom Penh 19.35 Visa par e-visa change a l'aéroport peu avantageux 50€ donne 52$ pour 55 en ville Rejoindre centre 8 km: vers comptoirs officiels Tuk Tuk Remork Moto 10$ ou mieux sortir dans la rue, marcher 1 min….5$ change boutique chinoise du marché central, ou Chez Ly Hour Bd G.De Gaulle Phnom Penh Monsoon Boutique Hotel 53-55 , Street 130 Sangket Pharkandai I Daun Penh, 4 nuits, +855239989856, par Booking Mimi: quartier assez chaud, boules Quies indispensables Adresse plus calme près de. Indépendance monument: www.villalangka.com mais plus éloigné du quai""12820 Bahts/2/AS/340€

154€ par Booking" D8Phnom Penh: Musée National prévoir 1h30(8-17) : entrée 5$ pp et 7$ pour un guide en français midi au Friends 215 Street 13, , repas de 2 tapas, un jus, un Sprite pour 15$ , tuk tuk pour 2$ pour aller voir la prison S21, 3$ pp. Retour hotel pour 2$ . Soir repas khmer pour 14 $ L9"Palais Royal (5$ pp attention certains conducteurs de tuk tuk près du Palais disent qu'il est fermé et n'ouvre que l'après-midi pour proposer d'aller voir autre chose) de la visite peu intéressante au plus beau temple selon le Routard le Wat Svay Popeh.ne vaut absolument pas le coup. Puis tuk tuk pour le marchè russe pour 3$. Repas soupe pour 2$ pp visite du marchè central et change euro pour 1,11$ puis visite du Vat Phnom, déjeuner Boddhi Tree UmmaPsar Thmei(marché art déco et dôme p.74, foulards khmers kramas) quai Sisowath: cocktail au bar 3ème étage FCC (the F, 363) Repas chaud au Friends resto New REGA de M.Duck (a tenu le Cambodge ami Van Indochine) n°8 Street 75""1600 500 en $" Ma10"Autour de PP:/ loué un taxi pour un forfait d'une journée (55$ au lieu des 65 réclamés par l'hôtel ) on visite après 1h30 de route le Ta Phrom près du lac Bati, temple angkorien retiré, peu de monde sauf une kyrielle de gosses et de mendiantes. A 5 minutes, arrêt sur une paillote du lac Bati où nous mangeons(soupes, nouilles....assez cher 30$ pour nous trois. Repos hamac sur l'eau puis en fin AM escalader Phnom Chisor. Visite du temple avec une très belle vue en compagnie d'un professeur du Musée Guimet. Le soir, repas Pizza, EXCELLENT au Pop Café" M11Bus pour Kampong Thom LP p239 RTD 158 156 km 7$ 6H au lieu de 4 car la route est en travaux. Logement au Sambor Village à 500 m de la RN Très bonne adresse dans un petit jardin tropical. Plats aux alentours de 6$. Repos piscine252€ 3 nuits et repas et bar "Je "12Tuk tuk pour 1h tres Beau site temple de Sambor Preiuk Avec un guide local parlant un peu français bien utile puis en fin l'am 50 min pour Phnom Santuk Centre bouddhique au sommet kitch et défraîchi escalier original de 800 matches, quelques singes: 25$ en tuk tuk pour la journée. V13Balade á velo dans les environs de l'hotel le long de la rivière , vélo mis gratuitement à disposition S14 Achat de fruits au marché assez cher (2 pommes, 6 mandarines pour 9000 riehls soit 2,25 $ puis bus à midi pour Sra Em, 10 us pp, 4h30 h log Sok Sen Gh à 800 m basique et en rénovation, tenu par des Chinois peu souriants, ne parlent pas anglais D15Visite du Prasat Preah Vihear: 2 moto dop nous prennent à 8h pour nous conduire au poste de tickets, avoir ses passeports (entree gratuite) puis nous déposent au pied de l'escalier en bois de 2500 marches prevoir 1h30 de montée et au moins 1h30 sur place. Prix: 25 $ pour les 2 motos. Entrée du site gratuite Repas á la GH pour 10$ L16Taxi jusque Preah Vihear City pour 15$ /2 à 8.00 , 70 min de trajet puis minibus à 10h pour Strung Ten à 31 personnes au lieu de 15....5$ pp pour 3 heures de bonne route hotel GOLDEN à 100 m de l'arrêt TB pour 20$ la belle chambre vue sur le Mékong M17Bus Strung Ten à 6.45 7$ pp vers Kratie, après midi ballade à vélo sur l'île Me18" bus 220 km 4h Kampong Cham LP 247 RTD 217: Daly Hotel très bon hotel 20$ nuit Resto Smile: tb. 10$ pt dej/2 location Tuk Tuk 15$ pour aller au temple Wat Nokor (tb) Puis aux deux Phnoms très kitch et à 100 m de la route pour Phnom Srei chemin de 800m pour visite 50 min d'un village géré par ONG Amica" Je19Nouvel An Chinois Kampong. Cham. Promenade vélo 2$ pp vers ile de Koh Paen sur le splendide pont en bambous V20Bus Kampong Cham vers PP 07h45 et 22000 riehls pp et PP Sihanoukville à 13h pour 27000 riels puis tuk tuk négocie à 12 $ pour Otres au Moonflowers Bungalows: situé à Otres Village entre Otres 1 (fort bruyant) et Otres 2( quelques beaux établissements comme le Kamu et Garden Flowers) plus calme. Laundry 1$ le kg. Nuitée de 25 à 40$ (période de congé de Nouvel An)253€ 6 nuits et petits dej S21Plage et petit Resto cambodgien: coca, the, bière, shake,2 soupes noodles : 12$ Soir : repas pizza et spaghetti Volgone au Papa Mia sur Otres 1 D22Plage L23Plage. Midi au Carpe Diem: salade de thon et sandwich au thon, 3 bières: 12,5$. Soirée au Kamu: 2 apéros, 2 grillades de shrimps et squids, 2 verres de blanc, 2 desserts: 32$ M24Plage Me25Plage. Soir repas au Carpe Diem: excellents spaghettis Je26"Taxi privé d'Otres à la frontière Thai via l'hôtel: 3h20 et 65$ non négocié par paresse. Franchir Frontière puis minivan ou tes les heures pour Trat puis bus Trat BKK : 260 bath p.p. 6h30 pour atteindre le terminal Est. Il y a des bus toutes les heures. Attention beaucoup d'embouteillages pour rentrer sur BKK rem: de Trat il existe des bus vers l’aeroport de BKK (4h30) voir LP Ipad 122 Nuit a l'Evergreen" V27BKK midi à la maison de Jim Thomson, avons pris une chambre à l'Asia Hotel pour notre repos: 60€ car Evergreen complet. Asia est bien situé pour le métro aérien mais hôtel pour groupes sans charme. Grosse usine. Metro et train à 22.00 pour l'aéroport (15+45 baths p.p.) 45 min S28vol EK371 01.55 départ de BKK arrivée Dubai 05.45 départ Dubai vol EK 183 08.10 arrivée Bxles 12.40
Yatta! 1 mois au Japon! English translation pending
by Alphodele · 2015-01-10 · 10 replies
Hello !

Je souhaite aller au japon depuis mon adolescence (comme beaucoup de jeune j'imagine). J'avais même organisé mon tour. Puis le mode "otaku" c'est un peu dissipé, vu le prix, ce n'était pas pour maintenant. Mais l'idée est resté dans un coin. Et voilà que l'année dernière, mon conjoint me propose de partir en été 2015 (histoire de profiter des dernières vacances d'été de ma vie...) Il y a tellement de chose à voir que j'en deviens complètement perdue (et tout excitée) ! Du coup nous avons jeté idées et envies sur le papier avant de se voir offrir un guide d'ici la fin du mois. Vaut conseil d'itinéraire (et autres) sont les bienvenus !

Nous partirons environ un mois cet été (pas forcément la meilleure date, mais pas trop le choix), entre début juillet et mi-août. Nous avons un budget d'environ 4000€ en tout. Nous volerons avec Aeroflot (nous prendrons les billets d'ici la fin du mois). Si j'ai bien compris, il est plus intéressant de faire en sorte que ville d'arrivé et de départ soient différentes ?

Monsieur aimerait aller à Okinawa, berceau du karaté, et pourquoi pas même faire un stage (du coup il faudra que je me trouve qqc à faire pendant ce temps...). Est-ce qu'il y a des karatékas ici ? J'ai lu aussi que c'était une bonne région pour faire de la plongée ! Donc j'aimerais bien essayer (mais j'ai a mon actif uniquement un baptême cet été en Bretagne).

Nous aimerons faire de la randonné, pourquoi pas dans les montagnes, et est-ce qu'il y a des parties de la Tokaido que l'on peut faire à pied ? des anciens chemins ?

Bien entendu nous souhaiterions resté un peu dans les clichés et voir la région des cinq lac avec le Mont Fuji. Mon conjoint crois se rappeler que les parents d'une amie y habite au pied (et elle à Tokyo).

Nous voudrions voir le musée Ghibli et pourquoi pas un concert de Joe Hisashi et de Kokia s'il y en a sur cette période.

Nous aimerions voir un festival, visiter les temples (Kyoto) et même dormir dans l'un d'eux. Je ne sais pas si c'est possible, mais j'aimerai rester quelques temps dans un temple et participer à la vie monacale (couchage gratuit contre service ?)

Nous souhaiterions profiter des onsens, visiter des villages médiéval/traditionnel. Mais aussi, comme les otakus que nous étions, visiter un peu le japon moderne (a Tokyo).

Et tous un tas d'autres trucs auquel nous n'aurions pas encore pensé !

Pour ce qui est gastronomie, je rêvais de m'empiffrer de sushis, mais étant devenue végétalienne entre temps, je fais une crois dessus.

Voilà, en gros se serait une petite semaine de japon moderne, et le reste plutôt culturel, traditionnel et naturel.

Des avis et conseils ?

Merci
Visite nature à Bornéo accessible avec enfants de 3 et 6 ans English translation pending
by Kamezouj · 2014-09-06 · 17 replies
Bonjour à tous,

Nous allons prochainement en mi-février en malaise pour un premier grand voyage en routard avec les enfants qui auront 3 et 6 ans lors du voyage en 2016 ( pour leur apprendre les bonnes manière dés le départ ... ) Les parents sont de vrais backpakers habitué au voyages en routard ... . Nous aimerions faire découvrir aux enfants des forets primaire (faune et flore intacte) ... mais facilement accessible et pas trop dur pour des enfants en bas-âge ... Nous arriverons sur KL et prendront un vol interne pour Bornéo avec comme objectif principal sur bornéo de plongé sur les iles SIPADAN.

Merci pour vos conseils
Avis sur itinéraire de 15 jours en Corée du Sud English translation pending
by Iloa92 · 2014-06-25 · 41 replies
Bonjour à tous,

Je pars en Corée en décembre pour 15 jours (vols compris) et voici l'itinéraire que je comptais faire. Rien n'est figé pour le moment et je suis évidemment preneuse de tout conseil et bonne idée pour rendre cet itinéraire agréable.

J'ai l'habitude de voyager en Asie mais la Corée représentera pour moi une grande première!

J1 - Départ J2 - Arrivée à Séoul en matinée J3 - Séoul J4 - Séoul J5 - Busan J6 - Busan J7 - Busan J8 - Busan J9 - Daegu J10 - Daegu J11 - Daegu J12 - Séoul J13 - Séoul J14 - Séoul J15 - Départ de Séoul en matinée

Merci par avance aux personnes qui prendront le temps de me répondre.
Croisière transatlantique départ Marseille direction Brésil English translation pending
by FJR2410 · 2014-06-19 · 178 replies
bonjour a toutes et tous si vous avez des bons plans concernant le bresil pour les escales salvador de bahia rio etc je suis preneur merci si des fois des personnes doivent la faire je suis au depart du 18 novembre 2014 retour le 6 decembre sur msc poesia le vol retour paris est offert sur certains sites je peux vous doneer des infos cordialement a toutes et tous de is
Trek du Makalu: De Num au Camp d'East Pass (5473m) English translation pending
by Gazipach9 · 2014-06-10 · 13 replies
Trek du Makalu De Num au Camp du Col Du 7 au 26 Mai 2014

Les photos se trouve sur mon blog www.jeanfrancoisdeleval.comTrajets GE sur demande Objectifs : Après l’arrêt forcé à Kongma en avril 2013, du fait des chutes de neige tardives ayant bloqué l’accès à la Shipton la, j’organise une nouvelle virée vers le Makalu, 5ème sommet du monde trônant à 8434m. L’objectif est de le contourner jusqu’à la "East Pass" 6150m, point final du projet, pour l’avoir bien en face, juste 2300m en dessous. En marge de la rencontre de nos amis de Khandbari, Seduwa et Chyaksa danda, il s’agit d’une ballade en 17 jours sur un dénivelé total de 5400m, sur une distance de 130km aller retour

Résumé et Introduction: Les vallées et crêtes menant aux monstres de hautes montagnes du massif du Makalu ne démentent pas leur réputation : le ciel sera fort encombré jusqu’au Camp de Base du Makalu (MBC). La pluie sera de la partie parfois dés la fin de matinée. En montant, le temps s’éclaircit pour laisser place à un ciel parfaitement limpide pendant mes quatre jours et trois nuits d’isolement après MBC. Ce répit inespéré m’est laissé pour me fondre dans un univers fabuleux, qui marquera mes rêves autant que mes tibias : la virée est dangereuse sur une grande partie du parcours, sans chemin, dans les éboulis de roches de parfois plusieurs centaines de kilos en équilibre instable. Je n’irai pas jusque East Pass, but ultime de ce trek car l’énorme et incontournable glacier le précédant ne porte aucune trace de passage. Les risques sont trop grands. Je la contemplerai de mon belvédère improvisé et point culminant à 5850m, joli lot de consolation… Avec trois marcheurs étrangers croisés en trois semaines, on peut dire que le parcours est confidentiel. Cette région Sherpa vaudrait pourtant d’être mieux connue, tellement chaleureuse qu’il n’est pas besoin de savoir parler leur langue pour échanger et passer des soirées longues et inoubliables en partageant sans modération rocksi (arak en Sherpa : alcool de millet distillé une fois), sucuti (viande de yak séchée recuite au feu de bois) et l’immuable dalbath. Il est précieux de découvrir leur culture mélée de jovialité, de candeur et de franchise. En espérant qu’elle reste longtemps accrochée aux versants sublimes de leurs montagnes sacrées.

Préparation : Le trajet est les étapes sont positionnés avec l’aide de Google Earth (GE) et les points entrés dans le GPS Garmin. 5 Jours d’autonomie sont prévus (2.6kg de nourriture + tente). Le poids total emporté s’élève à 18kg, inclus, l’eau, l’essence et le sac photo. Sacs à dos : Gregory Wander 70 Tente : Vaudé Power Lizard SUL 2 places Réchaud : MSR XGK EX avec 400ml (100ml suffiront) d’essence achetée à une station service de Kathmandu matelas: Thermarest Néoair XLIT Sacs de couchage: Valandré Bloody Mary Voyage accompagné de mes amis de Friends of Nature jusque Tashigaon puis solitaire jusqu’au belvédère d’East Pass.

Situation et parcours: Accés : Turkish Airlines, meilleure compagnie européenne, ne démentira pas non plus sa récente réputation. Pour 584€, c’est l’accés le plus direct à KTM. Les billets KTM Tumlingtar ont été achetés par internet, c’est une nouveauté appréciable. De Tumlingtar à Num, les jeeps partent lorsqu’elles sont pleines (14 passagers : 150Rs jusque Khandbari (une petite heure) puis 600Rs jusque Num (4-5 heures) Une route est en construction pour continuer, dit-on jusque Tashigaon (pas trop vite !)

Budget : Vols international : 584€ , vol KTM Tumlingtar : 184€, visa, droit d’entrée dans le parc, hébergements et repas KTM et trek : 420€, soit au total moins de 1188€

Agenda : Le trek au jour le jour Mercredi 07-mai de Num à Seduwa



Dénivelé 49m 6km en 4 h30 altitude le soir 1572m Il faut reprendre les bonnes habitudes après 3 heures d’attente. Il a fallu payer la dernière place qui restait désespérément vide pour pouvoir enfin partir. 4 heures de jeep enfin entre Khandbari et Num sur une piste chaotique ouverte il y a cinq ans. Nous avons de la chance cette fois-ci car la pluie ne tombe pas.

La marche ne commence que vers 13heures après l’incontournable dalbath à Num, sensé donner des forces pour le parcours. Il faut s’habituer au sac, bien lours qui me déséquilibre à chaque faux pas. La desccente de Num est vertigineuse. Elle évite une véritable falaise qui tombe dans le lit du Barun. J’ai beaucoup de mal à suivre Sanjaya, habitué au chemin. Nous arrivons peu avant la tombée de la nuit à Seduwa. Nos amis nous y attendent et les retrouvailles se fêteront à la Tomba locale (bière de millet qui continue de fermenter avec les ajouts successifs d’eau chaude dans le mélange.

Jeudi 08- et vendredi 09-mai. Interruption du trek. Séjour à la Ferme de Friends Of Nature entre Chyaksa Tashigaon C’est une occasion idéale pour entrer dans les maisons Sherpa et partager leur vie quotidienne. Mes amis traduisent mais pas besoin de mots pour apprécier le tchang prépa ré par la maîtresse de maison devant nous. Le principe est de ne pas laisser les verres se vider. Il faut qu’ils soient toujours pleins. Nous assistons aussi à la distillation de ce breuvage qui donnera de Rocksi au Arack ou encore Local. La source froide se situe dans la marmite supérieure et doit être changée régulièrement pour permettre la condensation du distillat. A la ferme de Friends of Nature, nous tuerons aussi le poulet qui améliorera considérablement le dalbath. Sur ces terres, l’expérimentation de la culture du kiwi a débuté au printemps. Ce sera bientôt une source de vitamines pour toutes les populations de la vallée (envrion 4000 personnes)

samedi 10-mai jusqu’à Tashigaon, Dénivelé 628m 8.45km à partir de Seduwa. altitude le soir :2200m Nous continuons à marcher dans les rizières et je découvre mes premières sangsues. Elles s’accrochent aux semelles ou aux vêtements lorsqu’on les frôle. Elles s’infiltrent ensuite sous les vêtements pour boire le sang en toute tranquillité. Elles sont nombreuses entre Seduwa et Tashigaon mais je n’en verrai plus par la suite. Pour les éviter, il faut marcher au maximum sur les pierres et éviter les bords des chemins. La campagne reste paisible et chaude. Le temps couvert ne permet pas de distinguer les montagnes environnantes. A Tashigaon, nous fêtons mon départ en solo le lendemain avec force bières. Le manager du parc me met en garde sur les difficultés du parcours et me fait comprendre qu’il peut être sage de ne pas aller jusqu’au Camp de Base. J’en prends acte mais je brûle d’impatience de me coltiner enfin aux vraies difficultés du parcours.

Dimanche 11-mai : de Tashigaon à Kongma Dénivelé : 1429m en 6.45km, altitude à l’arrivée : 3629m Lever à 5 :20, départ à 6 :20. Arrivée à 13 :45

La montée de Tashigaon à Kongma est pratiquement continue, dans la forêt. On profite pour la dernière journée de l’ambiance tropicale. Les oiseaux se répondent à l’infini. Les derniers rhododendrons illuminent d’éclats rouges le chemin. La montée est un obstacle. Il ne faut pas chercher à laller plus vite que de raison. L’air ne manque pas encore mais le chemin se dilue déjà en volées d’escaliers disjointes sur lesquels les pieds cherchent encore, malhabiles, un appui souvent incertain. La montée est longue. Il faut être patient. C’est le prix à payer pour échapper, peut-être, à la brume qui entoure toute chose dés que le soleil commence à donner. Il y a peu d’habitations sur le chemin, quelques fermes dont une permet le ravitaillement et même un déjeuner lorsqu’elle est ouverte WP342.

Un sherpa que je croise dégage une haleine fortement alcoolisée. J’apprendrai par la suite qu’ils y trouvent l’énergie pour porter leurs lourdes charges avec moindre peine.

Je retrouve Kongma sans l’écrin de neige que nous avions laissé, il y a un peu plus d’un an. Les murs presque verticaux que je franchis aujourd’hui étaient alors couverts de neige. Je suis plus à l’aise.

Lundi 12-mai à Kongma journée d’acclimatation J’hésite à rester mais je veux être raisonnable. Le beau temps m’invite pourtant à partir. J’ai rencontré la veille mon premier trekkeur. Il redescend du Makalu et m’indique une belle antenne à partir de Shersong : une arrête à prendre en restant sur la gauche pour surplomber le camp de base à 5300m voire plus en direction du peak 3 par temps clair. En s’installant là haut on peut découvrir simultanément le Makalu, l’Everest, le Lhotse et le Kanchenjunga. Je n’irais pas cette fois-ci si je peux aller vers l’east Pass qui reste mon projet.

La journée est longue à Kongma. J’en profite pour faire ma première lessive et une toilette un peu moins superficielle. Il faut reconnaître que ce n’est pas facile de rester un peu propre sur ce parcours. A partir de Tashigaon, il n’existe pas de point d’eau un peu isolé sauf les éventuelles toilettes…

Je commande des chapatis pour le petit déjeuner. Mauvaise idée car la propriétaire comprend chiapati. Elle commence à me préparer du thé tibétain. Jene confondrai plus « chiapati » thé tibétain et « tchapati »

Mardi 13-mai De Kongma à Dobaté Lever à 5 :30, 4°C dans la chambre. Départ à 6 :40 Arrivée à 14 :00. WP405 290m de dénivelé en 7.53km altitude à l’arrivée :3900m

S’il n’y avait que les quatre cols (Kongma, …, Shipton, Keke) pour arriver à Dobaté avec le Shipton la culminant à 4234m, l’épreuve serait presque une formalité. Mais la neige est toujours au rendez-vous avec plus d’un mètre d’épaisseur à certains endroits. Elle se répand sur la plus grande partie du parcours. Le chemin reste souvent bien indiqué mais s’enfoncer jusqu’aux cuisses sans fin est épuisant. Le temps se couvre rapidement et le brouillard remplit tout l’espace. Un court instant, irréel, les peaks 6 et 7 se découvrent . Je me rapproche de la haute montagne ! Je croise trois yacks seuls redescendant en direction de Kongma. Lorsqu’il faudra suivre le même chemin, chacun de leurs pas formant une colonne de vide dans la neige jusqu’au sol sera un piège ralentissant encore ma progression. De vrais murs de aux parois glacées doivent être franchis avec l’aide des mains pour atteindre le troisième col. Le chemin a disparu sous la neige et le trek s’apparente à de l’escalade. Je comprends mieux les paroles peu engageantes du directeur du parc à Tashigaon. Le lac précédant la Keke la est partiellement recouvert de neige et de glace. Je dois le froler de trop prés et j’y enfonce mon pied. La chaussure se remplit d’eau. Je me dépêche de la défaire pour la vider mais le mal est fait. La descente vers Dobate où m’attend le mari de la propriétaire du lodge de Kongma, Pemba Sherpa, est plus sereine : la neige a presque disparu et les rhododendrons rouges et jaunes alternent. J’y passerai une bonne soirée. Son anglais nous permet d’échanger sur sa vie et sur mon projet. J’ai du mal à comprendre qu’il puisse vivre aussi isolé et loin de sa famille. Visiblement, sa situation lui convient très bien. Beaucoup de familles sont ainsi séparées pendant les saisons de printemps et d’automne entre Tashigaon et la vallée de hauts alpages conduisant à MBC. Je sèche mes chaussures et mon pantalon au plus prés du feu en buvant du thé sans compter.

Mercredi 14-mai de Dobaté à Yangle kharka dénivelé -256m en 9.6km Altitude à l’arrivée 3644m Lever à 6 :05 0°C dans la chambre départ à 7:20 arrivée 14 :15 sous la pluie.

Il fait beau au petit matin et les montagnes se découvrent un peu, pour peu de temps… Pendant le petit déjeuner copieux composé de pancake et de thé, Pemba me prévient que des éboulements ont emporté une partie de la piste qui mène à Yangle Kharka, seul lieu ouvert avant MBC et donc arrêt obligé. IL me prépare deux pancakes supplémentaires qui composeront mon repas de midi. Je trouve une chute d’eau peu après Dobaté et je profite d’un rayon de soleil bienfaiteur pour faire une toilette complète. Je change mon premier jeu de pile pour le GPS. La descente vers la vallée du Barun se complique et je crois me trouver dans les éboulements décrits par Pemba car j’empreinte un canal parfois presque vertical qui doit être le lit d’un torrent quand il pleut. Il n’en est rien et ce n’est qu’une promenade apéritive comparée au bon kilomètre de roches instables qui m’attend le long du Barun. A partir de midi, la pluie commence à tomber., d’abord insignifiante puis prenant de l’ampleur. Après la forêt, les pâtures apparaissent et le chemin devient plus praticable. J’arrive à Yangle Kharka au bon moment car la pluie redouble d’intensité et je ne serais pas resté au sec bien longtemps dans ces conditions. Yangle Kharka me paraît bien rustre pour un hameau à basse altitude. Je suis tellement loin des Annapurna ! Triste et long après midi à tenter de me réchauffer prés du feu où sera préparé mon dalbath du soir. Cette simple pensée me coupe l’appétit. Tout est sale et sympathique ici et la pluie empêche toute vision sereine de l’avenir immédiat.

Jeudi 15-mai de Yangle Kharka à Shersong dénivelé : 1071m en 12.91km Altitude à l’arrivée :4715m Lever 5 :08 3°C Départ 6 :10 arrivée 14 :46 Départ après un petit déjeuner de pancakes et thé. Je m’abonne aux pancakes car c’est une spécialité de la région apparemment. J’en commande pour mon repas de midi pour économiser mes provisions. Et c’est tellement fameux après les sempiternels dalbaths… Le prochain hébergement se situe à MBC et nécessite un dénivelé de 1200m. Tous les autres lodges sont fermés entre deux. Il y a un risque réel de mal des montagnes. On sait comment ça commence avec une bonne migraine et des nausées. On ne sait jamais comment ça finit. A ma descente, mes amis me diront qu’ils étaient très inquiet car ils avaient entendu, de source sûre, qu’un français était décédé à MBC pendant son sommeil. Ils pensaient que c’était moi… Grâce à mon équipement, je prévois de m’arrêter à Shershong (aucun abris couvert). Je n’y ferai pas ma seconde journée d’acclimatation comme prévu car elle sera faite à MBC à deux heures et 200m de dénivelé de là. La vallée doit être superbe quand le temps est dégagé. Ce n’est pas le cas aujourd’hui. Le soleil reste caché très souvent et d’épaisses couches de brouillard s’accrochent aux arbres de la vallée et des versants abrupts des montagnes. Dommage. Normalement, le temps devrait s’améliorer avec l’altitude. J'ai atteint le nombre limite de photos : rdv sur mon blog

A Yak Kharka comme à Langmale, les bâtisses sont effectivement fermées au cadenas. Il es t possible cependant possible de s’y réfugier dans un abris couvert attenant en cas de besoin. Un gamin silencieux me suit pendant plusieurs dizaines de minutes. Je vais pourtant très lentement pour lui. Il sera rejoint par son père, porteur et ses frères. Ils se rendent au second camp de base où, paraît-il, plus de 200 personnes préparent des expéditions pour vaincre le sommet du Makalu. J’imagine, dans ma longue marche solitaire, les genres d’embouteillages qui doivent y régner. Je n’ai jamais compris ce paradoxe : tant d’effort personnel pour se retrouver finalement en totale promiscuité dans des lieux aussi vides, minéraux et majestueux. A chacun sa tasse de thé ! DSCF1602 1606 1610 L’air commence à manquer et il me faut gérer les battements de mon cœur qui s’emballe maintenant au moindre effort. Les arrêts se font de plus en plus rapprochés. Peu importe car j’ai du temps.

J’arrive sous la neige à Shershong et je trouve un point d’eau à 150m du camp. Je monte pour la première fois et sans problème la tente. Le temps s’éclaircit dans l’après-midi, assez pour que les peaks 6 et 7 se découvrent dans un environnement d’autant plus surnaturel qu’inattendu. Ces énormes falaises, si proches, donnent le ton de ce que sera mon environnement dorénavant.

Ma première soirée autonome dans ces conditions me procure un bonheur compensateur des efforts passés et une forte motivation pour continuer vers le glacier du Barun… J’ai quand même du faire passer une grosse migraine avec de l’ibuprofène et j’ai l’impression que mon cœur va s’arrêter tant il bat lentement. Ces presque 1100m de dénivelé à cette altitude sont trop importants. La nuit sera difficile et longue avec de nombreux réveils à cause de ma difficulté à respirer : je suis monté trop vite. DSCF1613 1618 1623

Vendredi 16-mai de Shershong au Camp de Base du Makalu DSCF1625 Shersong MBC Dénivelé 126m en 3.57km T intérieure 0°C T extérieure -7°C Lever 5 :10 Départ 8 :07 arrivée 10 :00 altitude à l’arrivée 4841m WP412

C’est l’anniversaire de Sylvie qui me manque.Je lui souhaite Bon Anniversaire par la pensée. Je repère, à la sortie de Shershong, l’arrête qui conduit aux hauts pâturages au dessus de de MBC, décrite par Philippe à Kongma. Si je n’arrive pas à progresser vers l’East Pass après MBC, je monterai pour y découvrir toute la chaîne de l’Everest au Kanchenjunga… Je me prépare tout doucement car la route sera courte aujourd’hui.

Le temps se découvre un peu sur la route . C’est de bon augure. Pour la première fois le Makalu, majestueux et panaché d’une volute de nuages, se présente à moi. On ne se quittera plus pendant 5 jours. DSCF1632 1634 1636 Je profite du soleil bienfaiteur pour faire une toilette un peu moins sommaire que d’habitude et une lessive sous l’œil attentif de Pasang, la propriétaire de mon lodge. Je sèche aussi tente et duvet humides de la nuit à Shershong. Je pars en reconnaissance du chemin longeant le Barun dans l’après midi. Il est exceptionnellement bien tracé les kilomètres que je parcours (point final WP413). Je franchis en pleine forme mes premiers 5000m au cours de cette exploration.

Le lodge est fort sommaire mais l’ambiance y est amicale.. Des porteurs viennent y passer la nuit et nous y partageons notre diner. Il y a fait -1°C vers 16 heures et je m’inquiète un peu des températures à supporter plus haut, quand je serai seul. DSCF1758 1640

samedi 17-mai de MBC à Sandy camp DSCF1641 MBC Sandy Camp dénivelé 359m 5.16km altitude à l’arrivée : 5200m Levé 5 :08 Départ 6 :08 arrivée 12 :20 Je m’arrête à 7 :30 pour me protéger avec de la crème solaire : le soleil est de la partie et brûle dés qu’il donne à ces altitudes. Le temps restera totalement clair pendant mon séjour au dessus de MBC. Ce répit est une grande chance qui me permettra de bénéficier pleinement des spectacles extraordinaires et toujours renouvelés. DSCF1644 1649pan1 ou 1658 Il faut que je quitte le chemin qui mène au second camp de base car je dois me diriger vers la gauche pour rejoindre Sandy Camp. Ce camp hypothétique ne se situe sur aucune carte et a été repéré sur GE. Je quitte le chemin principal quand il oblique vers la droite et devient de plus en plus chaotique, sur le dos du glacier (WP416). DSCF1652 1654 1656 Je progresse maintenant dans les rochers instables et je rejoins la ligne de rupture entre le glacier et le versant de la rive droite du glacier. Ce n’est pas la meilleure solution car c’est une zone d’éboulis où la progression est difficile et dangereuse. Je pense continuellement qu’une jambe cassée signifie la mort maintenant. Rien de bien réjouissant. Je reconnais enfin l’emplacement de Sandy Camp en surplomb d’une petite centaine de mètres. Je savais qu’y monter ne serait pas simple et j’avais prévu d’accéder à cette sorte de plate forme en formant des zig-zags sur la pente. Ce n’est pas aussi simple car les rochers, quelques soient leurs tailles se décrochent et glissent en entraînant d’autres avec eux. Rien ne tient. Je choisis de me hisser par le lit d’une cascade en pensant que les pierres formeront un ensemble plus cohérent grâce à l’écoulement de l’eau. Rien n’y change. Au contraire, le simple fait de poser mon pied sur une pierre dévie le courant parfois vers moi. Je ne suis pas fier lorsque j’arrive, trempé au faîte de la cascade. L’expérience n’est pas à renouveler ! Il y a autant d’éboulement s ici qu’il y avait d’avalanches dans la vallée encerclant le Dhaulagiri. Il faut s’habituer à ces nouveaux chants de la montagne. DSCF1668 1669 1671 Sandy Camp est une superbe terrasse de sable fin et blanc, un vrai paradis pour un bain de soleil dans un environnement de pics enneigés, au son cristallin du torrent qui s’écoule à côté et face à l’immuable Makalu. L’après midi s’écoule ainsi à jouir du plaisir simple de la vue imprenable et de la douceur apparente du soleil. DSCF1673 1677 Mon cœur bat maintenant trop vite sans effectuer aucun effort. Tout rentrera dans l’ordre dans la soirée et la migraine n’est pas au rendez-vous. Il fait 15°C dans la tente à 17heures. Ma hantise des basses températures à haute altitude n’était pas fondée.

Dimanche 18-mai De Sandy Camp au Camp du Col DSCF1677 Sandy Camp Camp du Col Dénivelé 273m pour 2.99km Altitude à l’arrivée : 5473m Lever à 4 :56 T=2°C intérieur -5°C extérieur Départ 6 :55 arrivée à 14 :30

Le temps de préparation est maintenant bien plus important qu’en lodge car il me faut démonter et ranger tout l’équipement et préparer le petit déjeuner (muesli + lait 100g et cappuccino avec palets bretons) DSCF1681 1678 1685 Le temps est au beau fixe et j’emprunte la route prévue dans mon GPS en m’élevant tout en restant sur la plate forme qui longe le Glacier du Barun. J’ai vu des dizaines de fois le profil de cette montagne que j’ai l’impression de connaître par cœur. Je retrouve des cairns parfois. Il doit réellement s’agir d’un chemin emprunté autrefois. L’état ancien des détritus du Sandy Camp me fait penser qu’il n’a pas été utilisé depuis plusieurs années. DSCF1694,1695,1696 La première partie se fait sans trop de difficulté. La descente vers le glacier et la moraine des glaciers conduisant vers l’East pass est beaucoup moins aisée car la pente est trop importante pour tenter une descente directe. Essayer de rejoindre le glacier en restant sur une ligne à peu prés horizontale n’est pas davantage possible car la paroi du versant devient de plus en plus verticale. Je tombe une fois, emporté par le poids du sac à dos. Arrivé sur la moraine, je continue à suivre mes points GPS mais le sol est toujours aussi instable. Après une tentative infructueuse de progression vers le pied du glacier dévalant d’East Pass, Je décide de m’arrêter sur un emplacement sableux qui fut un campement, autrefois, et que je baptise Camp du Col, faute de mieux. L’emplacement est idéal pour planter la tente, toujours face au Makalu, mais de plus en plus haut par rapport à lui. DSCF1697.1698.1701 Je sature des repas au saucisson et au couscous sans saveur. Il faudra varier les menus la prochaine fois. Je rêve d’une soupe à la tomate… C’est quand même le record de ma nuit terrestre la plus haute, à 5473m… Et tout va bien. DSCf1703.1706.1709

lundi 19-mai du Camp du Col au Belvédère d’East pass DSCF1709 Camp du Col Belvédère altitude finale 5850m dénivelé 377m en 1.8km Levé 5 :08 Départ vers 8 heures. Arrivée à 10 :00 T=-1°C intérieur T= -10°C extérieur Ce n’est qu’après avoir démonté et rangé mon barda que mon regard est attiré par la pente qui fait face à mon campement dans la direction d’East pass. Il me semble évident que de cette hauteur, j’aurai un bon point de vue me permettant de décider de la voie à suivre. J’ai un choix à faire : soit redescendre vers le MBC pour rejoindre les hauteurs au dessus de Shersong, antenne conseillée par Philippe à Kongma, soit pousser aujourd’hui vers East pass si je trouve un passage à peu près sûr. Une demi-heure doit suffire. Je ne prends même pas d’eau. Dscf1711 1712 1714 Sans sac, la montée me paraît une douce escapade. Une crête en cache une autre qu’il faut grimper pour espérer avoir une vue enfin dégagée. Il me faut 2 heures pour voir enfin apparaître le cirque de montagnes encadrant East pass. Le glacier est énorme, incontournable et immaculé. Le franchir seul et sans équipement approprié me paraît totalement irresponsable. La cloche du retour vient de sonner. Je suis à 5855m. Un hélicoptère me sort brutalement de mes contemplations. C’est le premier contact depuis trois jours. Il se rendait au second camp de base du Makalu lorsqu’il m’a vu au milieu de nulle part. Il vient vers moi et je lui fait signe que tout va bien. Tout va très bien même car je goûte au succès de mon entreprise comme un gourmet aux différents petits plats aux saveurs exquises. DSCF1725 :1726 :1730 1731 1734 Ce que je ne sais pas encore, c’est que je suis juste à mi distance entre mon camp et un sommet s’élevant à 6072m, facilement accessible et à partir duquel le Baruntse est pleinement visible. Ce sera pour une prochaine fois… Je replante ma tente sur le même emplacement… Ca manque un peu d’anticipation. On fera mieux la prochaine fois. Le temps se couvre un peu en fin d’après midi, suffisamment pour m’inquiéter un peu.

mardi 20-mai Retour au Camp de Base du Makalu dénivelé :-632m en 7.28km Altitude à l’arrivée 4841m lever 4 :48 T=-1°C intérieur -10°C extérieur. Je m’enfile mon quatrième petit déjeuner extraordinaire. La route sera longue et difficile aujourd’hui pour rejoindre MBC. Départ 7 :25. Arrivée 17 :45 Il y a deux difficultés importantes à surmonter car je ne veux pas essayer la voie basse par le point de rencontre du glacier latéral où je me trouve avec celui du Barun. Je remonte sur le plateau qui conduit à Sandy Camp sans retrouver mon chemin à l’aller. Le GPS me rend un fier service. La marche sur le plateau est par contre beaucoup plus aisée. Je descends du plateau vers le glacier du Barun en préférant glisser sur un glacis de gravillons et de sable. Tout part avec moi mais l’avantage est d’avoir une vitesse à peu prés égale qui permet de prévoir et d’éviter les plus gros cailloux. DSCF 1745 ou 1742pan3 Je préfère cette fois éviter les éboulis de l’aller en progressant sur une ligne incertaine sur le dos du glacier en direction du chemin du camp avancé du Makalu. J’évite autant que je peux autant que les creux et les bosses formés au cours des siècles par la lente avancée du glacier. DSCF1750,1752,1751,1755 Mon jean ne s’en sortira pas entier, déchiré aux jambes et aux fesses et mes doigts de la main gauche seront superficiellement coupés à force de frotter sur les rochers de granit. J’arrive vraiment épuisé mais heureux de revoir des humains à MBC après plus de 10 heures de marche. Excellente soirée où je fête ma victoire à la vodka locale.

Mercredi 21-mai de MBC à Yangle kharka Dénivelé -1197m en 16.43km Altitude à l’arrivée : 3644m Départ 7 :20 arrivée 15 :15. A midi, la bruine s’est mise de la partie. Le retour aux basses altitudes est synonyme de temps couvert apparemment. Mais rien ne pourra plus entamer mon moral.

Mes étapes sont trop longues. L’idéal est bien de marcher 7 heures dans la journée. Mais les Sherpa font en une journée ce que je parcours en trois. Difficile dans ces conditions de trouver des lieux d’étapes coordonnés. Ils vont de MBC à Tashigaon en deux seules journées…

J’ai quand même vu un berger installé à Shershong sous un toit de bâches récemment installé. La ferme de Langmale était aussi ouverte et il aurait probablement été possible d’y prendre un repas ou au moins du thé. Je croise mon seul groupe de porteurs de la journée. Vu leur état d’ébriété, je ne dois plus être loin de Yangle Kharka… DSCF1759 1763 1765 Ce n’est pas non plus en la descendant que je j’ai pu admirer cette magnifique vallée. Je passe une excellente soirée avec mes nouveaux amis. Ici les mots ne sont pas nécessaires pour se sentir intégré dans la famille en partageant le repas ensemble. Quelques mots comme lasso (merci) ou salti(ni) (ami(e)) provoquent des rires francs et la convivialité est bien là.

Jeudi 22-mai de Yangle Kharka à Dobaté Dénivelé 256m en 9.9 km Alttude à l’arrivée : 3900m Lever 5 :45 départ 7 :20 arrivée 15 :00 Le temps est comme hier et à l’aller couvert. La montée vers Dobaté est terrible bien que mon sac ait perdu plus de 2 kilos. DSCF1773 1782 1787 La soirée avec Pemba et des porteurs sera une grande récompense des efforts de la journée. J’y découvre le sucutti traditionnel, viande séchée de yak, attendrie à la flamme du feu de bois que je déguste et partage sans modération avec l’arack local. La vie sociale, dans son sens primitif dont je raffole est là. C’est un tissu ourdi jour après jour par la tradition. Chacun y prend sa place au chaud après les efforts de la journée. J’y suis inclus ces quelques instants précieux. On ne se pose pas de question, on jouit simplement de l’instant présent, ensemble. DSCF1793 1795

Vendredi 23-mai de Dobaté à Kongma Dénivelé -271m en 8.73km altitude à l’arrivée : 3629m Lever 5 :35 départ 7 :12 après passage en revue de mon « exploit » en regardant les photos avec Pemba. Il m’avait bien dit en analysant les dessins de cuisson sur mes pancakes que mon trek serait un succès. Son grand-père lui a appris à lire l’avenir de cette manière. Arrivée 14 :45 C’est la journée des quatre cols. On m’a bien dit que la neige a fondu depuis mon premier passage. Il est vrai que le chemin est un peu plus visible. Il faudra quand même lutter pas à pas pour avancer dans la neige molle et épaisse sur plusieurs kilomètres, dans la bruine et le brouillard parfois. Je recherche le crampon perdu à l’aller sans le retrouver. DSCF1801,1804,1814 Je retrouve l’ambiance chaleureuse de Kongma où je passerai une nouvelle soirée exceptionnelle. Un convive me montre son précieux butin : il a dans sa poche trois yarsagumba, récolté dans la région de Yangle Kharka. Il s’agit de chenilles infectées par un champignon qui finit pas les tuer. Cet ensemble mi plante mi insecte est un médicament aux vertus nombreuses notamment l’augmentation des capacités sexuelles, que les riches chinois s’arrachent à prix d’or, jusqu’à 5000€/kg. DSCF1820,1823

samedi 24-mai de Kongma à Tashigaon dénivelé -1429m en 5.7km Altitude à l’arrivée : 2200m lever 5 :15 départ à 7 :30 arrivée 13:30 Je pars rasé mais toujours aussi sale. J’attendrai de trouver une cascade pour prendre une douche bienfaitrice sur le chemin alors que la température a sensiblement remonté. Des porteurs surpris par le spectacle feront mine de ne pas trop me regarder en passant. Toute trace de pudeur a vécu quand il est question d’un bonheur aussi primitif que complet. DSCF1836,1838,1844 A Tashigaon, le guesthouse de l’aller est malheureusement fermé car sa propriétaire est partie en hélicoptère à Kathmandu. Je suis déçu et je me replis sur la guesthouse où nous avions séjourné en mars 2013. l’ambiance est plus guindée et les échanges plus limités bien que cordiaux. Tans pis, je sirote seul mon Arack avec le dalbath.

Dimanche 25-mai deTashigaon à Seduwa Dénivelé : -628 en 8.7km altitude à l’arrivée : 1572m Je ne trouve plus de sangsues sur le chemin. Je retoruve Dawa dans son école de Chyaksa danda où il a pris la place de Principal pendant mon abscence. C’est une excellente nouvelle que nous fêterons en famille le soir même en coupant le cou d’un de ses poulets à Seduwa. DSCF1873,1875,1879,1882

lundi 26-mai de Seduwa à Num dénivelé : -49m en 4.8km Altitude à l’arrivée : 1523m lever : 6 :55 ! départ 7 :45 arrivée : 12 :30 On ne dira jamais assez que ce précipice à franchir entre Seduwa et Num est un supplice car on croit déjà l’épreuve achevée qu’il faut finir par une montée abrupte de plus de 700m, dans la torpeur tropicale. DSCF1904 1906 1920 J’arrive alors qu’une jeep s’en va pour Khandbari… Il me faudra attendre patiemment qu’une autre se remplisse, pendant trois longues heures. J’aurais préféré les passer encompagnie de mes amis à Khandbari. Nous avons tant de choses à nous dire…

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Guérilla Renamo au Mozambique English translation pending
by Gilmau · 2014-03-22 · 6 replies
Bonjour à tous, Quelqu'un aurait-il des infos fiables sur les conflits avec la Guérilla Renamo ? Des articles de presse glanés sur le net ne sont pas encourageants : http://www.thezimbabwean.co/news/africa/69952/homoine-fighting-more-soldiers-hospitalised.html Il semble que la province de Inhambane soit touchée, notamment Homoine. J'organise un voyage à 20 personnes en octobre 2014 et nous prévoyons de faire la route EN1 de Maputo à Inhambane... Il ne semble pas que les touristes soient impliqués, mais je nous vois quand même mal, bloqués au bord de la route avec un AK47 sur le nez, puis de faire un petit séjour de quelques mois dans le bush... Vos avis me seront précieux !

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