Search VoyageForum
FR
Véhicule 4x4 obligatoire pour Spitzkoppe et Brandberg? (Namibie) English translation pending
by Ta24z · 2008-08-20 · 28 replies
Bonjour à tous,

Je suis actuellement basé en Namibie pour un stage de 9 mois à l'Ambassade de France. J'ai donc eu l'occasion de visiter déjà pas mal de trucs dans ce pays merveilleux, mais dans 2 semaines une amie vient me rendre visite et nous allons faire un tour.

Nous allons dans le Spitzkoppe en venant de Walvis Bay (c'est à dire via la B2 puis en prenant la D1930 je pense)

De la même manière nous irons ensuite dans le Brandberg en venant de Uis (D2359)

Je souhaiterai savoir, sachant que le reste de mon périple ne nécessite pas de 4x4, s'il est impératif d'avoir un 4x4 pour aller dans ces endroits (quand on connait la différence de cout, ca fait réflechir...) Si vous y êtes déjà allés, pouvez vous me renseigner??

Merci d'avance!

Pierre
Voyage en famille aux États-Unis entre Yellowstone et New York English translation pending
by Steph0811 · 2008-04-21 · 1 reply
Bonjour,

Je suis en plein préparatif d'un voyage aux Etats Unis en août prochain avec mon mari et nos 2 enfants (8 et 9 ans). Destinations : Yellowstone, Grand Teton et New York.

Voici l'itinéraire:

J1 : Denver J2 : Cody (pour le rodéo)😉 J3/4/5 : Yellowstone Nord (Mammoth) J6/7/8 : Yellowstone Sud (Lake) J9/10 : Jackson Hole/ Grand Teton J11 : Salt Lake City J12/13/14 : Stop à New York

Nous louons une voiture de Denver à SLC.

J'ai fait pas mal de recherches sur le net, et voyageforum m'a bien aidée, mais il me reste quelques questions d'ordre pratique... 1) L'agence de location me dit qu'il n'est pas nécessaire d'avoir un permis international pour louer un véhicule aux EU. Quelqu'un peut-il me confirmer qu'il n'y a aucun risque à partir avec uniquement des permis français? 2) Détail pratique (les mamans me comprendront!) : y a-t-il des lavomatics à Yellowstone? Ca nous permettrait de voyager léger! 3) est-il vraiment nécessaire de réserver les restaurants à l'avance? Le service de résa de Xanterra me dit qu'en été les restaurants sont pris d'assaut et qu'il faut absolument réserver plusieurs semaines à l'avance.... 4) y a-t-il des choses à faire absolument ou à éviter quand on voyage là-bas avec des enfants?

Merci d'avance pour vos réponses, j'accueillerai aussi avec plaisir tous vos conseils ou commentaires sur notre projet!
Avis et conseils sur circuit en Afrique du Sud Johbourg-Le Cap English translation pending
by Rivièrefox · 2008-01-08 · 11 replies
Bonjour ! 🙂 Après avoir lu divers guides, vos réponses aux questions des voyageurs ainsi que l'aide personnelle de certains d'entre vous (de bbirdy tout particulièrement) je viens enfin, après pas mal de questionnements, soumettre notre itinéraire à votre avis, vos conseils pour ce circuit à deux ( mon mari et moi-même)! Tout d'abord quelques préalables : durée :3 grosses semaines . époque: fin septembre-octobre arrivée à Johannesbourg, retour depuis Le Cap vol intérieur de Durban->Le Cap probablement en 4x4 pour la 1ère partie (visibilité, sécurité et accès à certains endroits) logements : hors lodges et hôtels super-luxueux- et, lorsque c'est possible, le plus près de la nature (tente safari) pour autant qu'il y ait un restaurant ! éviterons de loger dans les grandes villes (comme lors de tous nos voyages car principalement mon mari y est allergique ! ) exception faite du Cap. recherchons les animaux, les paysages et le côté nature "sauvage" du pays bien que nous soyons conscients que ce sera bien éloigné de l'ambiance de la Namibie que ns avons visitée en septembre 2006...

Première mouture de notre itinéraire : j 1 et 2 : Johbourg -> Pilanesberg nuits 1et2 au Pilanesberg ou environs proches

j 3 et 4 : route "Pila" -> Mapungubwe N.P.-visite du parc nuit 3et4 au Mapungubwe

j 5 : route Mapungubwe-Kruger N nuit 5 à Punda Maria

j 6 (+7): route Punda Maria -> Olifants nuit 6 à Olifants ou Letaba (?) ds ce camp il y a des safari-tents... visite du centre du Kruger nuit 7 : ds le même camp que la veille ou à Satara pour une meilleure position pour rayonner ? ?

j 8 :quittons 1 journée le Kruger pour le circuit Blide River Canyon ->Sabie nuit 8 : ds les environs de Sabie ? ( un endroit qui en vaut vraiment la peine ? ) ou Lower Sabie (safari-tents aussi !) (est-ce possible question temps ?)

j 9 : visite du centre S et du S du Kruger nuit 9 : Lower Sabie

J 10 :route Lower Sabie -> Swaziland nuit 10: ds une (laquelle ? ) des réserves du Swazi

j 11(+12) :route Swazi -> kosi Bay (pour la nature pas pour la plongée !)nuits 11 et 12 à Kosi B

j 13 : route Kosi Bay -> Hluhluwe-Umfolozi j14 : visite de la réserve nuits 13+14 ds le parc

j 15 :fin de visite du parc + route -> Sta Lucia et rég.Cap Vidal nuit 15 à Sta Lucia

j 16 :route vers les Drakensbergs mais dilemme -aidez-moi svp ! :commencer par le nord /route Richards Bay (R34 puis R68)-Dundee -Ladysmith (afin de ne pas faire la visite S-N et retour par la même route) ? ou commencer par le S ? nuit 16 : à ? dans le Royal Natal N.P. ou Bergville (suivant la durée du trajet)

j+ nuit 17 : visite du R Natal NP

j 18 :route vers Drakensbergs du S nuit 18 :à Underberg ou Himeville (faut-il tout 1 J pour ce trajet ? )

j 19 :route a-r Sani Passnuit 19 : idem 18 ou endroit intermédiaire afin de se rapprocher de Durban(ou on espère ne pas devoir loger !) ? ?

j 20 :route -> Durban aéroport ( durée ? ? de vos réponses dépendra que l'on loge à Durban avant de ns envoler pour Le Cap), remise voiture et vol (kulala)-> Cap Town -prise nouvelle voiture : est-ce possible sans arriver après 17 h? nuit 20 :au N de Cap Town vers Milnerton ? pour sa vue sur La table...

J 21 :tour de la péninsule et visite "rapide "de Groot Constantia nuit 21 : Simon's Town (le Rocklands b&b semble si bien situé !)

j 22 :matinée au Cap et -> sommet de La Table - route vers Hermanus et ses baleines 😎! nuit 22 : Hermanus (ou environs proches)

j 23 : environs d'Hermanus- route Cap Agulhas -route vers Montagu nuit 23 ds les environs de Montagu si nos amis qui se partagent entre l'Afr.du S et la Hollande sont là sinon idem que 22

j 24 :dernière journée au Cap nuit 24 ds l'avion

Voilà notre première ébauche !

Comme vous pouvez le constater il reste encore pas mal de ? - ns comptons justement sur vous pour les combler !😉

Tous vos avis, conseils seront les bienvenus ainsi que vos suggestions d'ajouter ou retirer un j, de suivre un autre trajet entre 2 endroits, un lieu à visiter alors que ns l'aurions oublié ou au contraire un à zapper ... Nous aimerions ne pas trop "avalerer"de km (comme ce fut le cas pour la Namibie si grande !) S'il faut ajouter 1 ou 2 j à cet itinéraire pour être plus cool : aucun problème, dites-le nous ! Je suis impatiente de recevoir vos retours, déjà merci ! 🙂
Petite auberge calme et typique pour trois nuits dans la région de Punta Arenas English translation pending
by Diatou · 2007-12-15 · 6 replies
Je suis à la recherche d'une petite auberge dans la région de Punta Arenas pour 3 nuits vers le 20 janvier prochain. Femme 53 ans, seule. J, aimerais connaître les gens, la nourriture et ne pas être directement en ville. Je dois avoir accès à de l'eau embouteillée (état de santé oblige). Je sais qu'il existe certains ''estancias'' qui ont du bétail ou autre, mais je ne trouve rien dans ce que je recherche (pas trop dispendieux !) dans la région immédiate de Punta Arenas. Je parle anglais, mais pas espagnol.

Quelqu'un a des références ou recommandations pour moi ??
Espagne/Portugal: circuit en terre ibérique (juillet 2007) English translation pending
by Stef2Mars · 2007-08-22 · 47 replies
Jeudi 19 juillet : cap sur l’Espagne Anne et moi arrivons vers 19h à l’aéroport et nous découvrons le tout récent MP2, le terminal low cost de Marseille, inauguré un an auparavant. Décor sommaire, couleurs vert pomme et cramoisi… Bref, on n’est pas là pour visiter. Il n’y a pas de file d’attente, nous en profitons pour faire enregistrer les bagages que nous portons et déposons nous-mêmes sur le tapis roulant. On peut alors se poser tranquillement dans le hall et se remplir la panse de nos sandwiches. Nous avons devant nous assez de temps pour nous diriger vers l’autre terminal, le vrai si j’ose dire, où nous pouvons trouver les magazines qui nous occuperont pendant la bonne heure et demi de voyage qui se présente devant nous.

21h. C’était l’heure prévue du départ, mais nous sommes encore en train d’attendre sagement l’embarquement. Une fois installés à bord du 737 de Ryanair, le commandant de bord s’adresse aux passagers… en espagnol puis en anglais. On ne se sent déjà plus chez nous. Une demi-heure plus tard, l’avion quitte enfin le tarmac de Marignane, salue la Bonne Mère, et prend la direction de Madrid. Les vacances peuvent commencer.

Il est 23h environ lorsque le vol 5447 se pose sur la piste de Barajas. L’aéroport de la banlieue madrilène nous semble immense. L’appareil roule si longtemps après l’atterrissage que l’on se prend à imaginer qu’il pourrait emprunter l’autoroute et nous déposer directement à l’hôtel. Utopie.

Nos bagages rapidement récupérés, nous entamons alors une longue marche à travers les longs couloirs de l’aéroport, suivant les indications pour rejoindre la station de métro. Plantés devant les machines automatiques multilingues, nous tentons vainement de nous procurer nos titres de transport. Nous bidouillons l’engin cinq bonnes minutes avant que celui-ci daigne nous délivrer les précieux sésames. Joie de courte durée, nous restons bloqués aux tourniquets car les tickets ne sont pas les bons. On se décide à faire la queue au guichet – car oui il est 23h30 et un guichet est ouvert – jusqu’au moment où un agent nous interpelle pour nous proposer son aide. Quelques palabres hispano-anglaises plus tard, il parvient patiemment à nous faire comprendre que les tickets de métro au départ de Barajas sont majorés d’un euro. Il prend l’initiative de changer les titres via la machine et nous le remercions…

Trois lignes de métro plus tard, il est minuit bien entamé quand nous tombons nez à nez sur l’énorme porte en bois de l’Hostal Miralva, situé au 32 de la calle Valverde. Bien que située à quelques pas de Gran Via, les « Champs-Elysées » espagnols, nous ne sommes guère rassurés par cette sombre artère animée par quelques poivrots et vitrines de sex-shops. Nous sonnons, et au 1er étage de cet immeuble nous accueille un homme grisonnant. Là encore, nos lacunes en espagnol font défaut, c’est donc dans un anglais scolaire que se fait la discussion. Dans le hall, nous rencontrons deux touristes français arrivés de Paris, dont l’un nous dit : « Prévoyez de la crème solaire, ça bombarde ici ! ». Je lui rétorque en plaisantant que l’on vient de Marseille, et que par conséquent le soleil, nous, on a l’habitude. Le gérant nous remet les clés et nous découvrons notre chambre pour les quatre prochaines nuits. Un lit double, une armoire, une table, deux chaises et un lavabo, le strict minimum. Les toilettes et la salle de bains sont à l’autre bout du couloir. Les douches sont interdites après minuit, ça tombe bien, il est 1h du mat passé et j’avais envie de me rafraîchir, tant pis, demain il fait jour…

J’aurai pu finir ce récit du premier soir sur un « nous nous couchâmes et nous endormîmes paisiblement », hélas… Tous les bruits émanant de la rue se firent entendre dans la chambre. Des cris, des chants, des jeunes parlant bruyamment en passant sous notre fenêtre, et le ballet incessant des voitures qui semblaient rouler dans notre lit. Cette première nuit madrilène fut un concerto de nuisances sonores, à tel point que je ne saurais vous dire à quelle heure nous avons réussi à rejoindre Morphée…

Vendredi 20 juillet : à nous Madrid ! La nuit passée, agitée et peu réparatrice, nous a semblé bien courte. Malgré ça, le programme de ce premier jour dans la capitale espagnole ne nous a pas laissé le loisir de garder le lit davantage. La douche prise et un petit dej rapidement avalé, nous voici partis à la conquête de Madrid.

La ville est bien desservie par les transports en commun et ce jusqu’à tard dans la soirée. Le métro, associé à la marche à pied, est à mon avis le meilleur moyen de découvrir la capitale espagnole. A Gran Via, la station la plus proche de notre hébergement, nous déboursons 9€ chacun pour acheter des pass bus/métro pour « 3 dias ». Vu le tarif d’un ticket à l’unité et le programme chargé qui nous attend les jours à venir, il est clair que nous les rentabiliserons assez rapidement.

Nous inaugurons nos tickets pour nous rendre à la station Banco de España près de laquelle se trouve la Plaza de Cibeles. Désirant me rapprocher pour faire quelques clichés de la fontaine qui se trouve en son centre, je contourne la place, mais je me rends compte qu’il n’y a en réalité aucun accès. J’aurai bien tenté d’y parvenir en traversant la grande avenue, mais, devant la présence de quelques policiers réglant la dense circulation, je me ravise. Je viens à peine d’arriver, et je n’ai pas – déjà – envie de me faire remarquer. Je me contente donc de zoomer sur la fontaine en question, avec en fond l’imposant Hôtel des Postes.

Nous poursuivons notre balade via le Paseo del Prado qui, comme son nom l’indique, est tout proche du fameux musée qui sera l’objet d’une incontournable visite pour Anne. Après s’être arrêtés quelques instants devant le Monumento del Dos de Mayo, nous arrivons devant le Ritz. Notre curiosité nous pousse à pénétrer le luxueux établissement pour admirer la beauté des lieux. Devant tant de richesses, on se dit que nous sommes dans un autre monde auquel nous n’appartenons pas, et puis, de toute façon, on en a pas vraiment envie. Quelques instants plus tard, nous arrivons à l’autre célèbre fontaine de Madrid, celle de Neptune. Bis repetita, pas moyen de s’en approcher, le zoom s’impose.

Un peu plus loin, nous apercevons bientôt la Gare d’Atocha, devenue tristement célèbre suite aux attentats qui y furent perpétrés le 11 mars 2004. Sans raison aucune, nous décidons de nous y rendre. Et quelle ne fut pas notre surprise d’y découvrir un magnifique jardin tropical au cœur duquel vaquaient une centaine de tortues. L’escalator nous hisse au dernier étage de la gare, et nous y découvrons une vue encore plus impressionnante sur ce bel espace vert qui se dresse au milieu du bâtiment. J’immortalise l’image. La faim commence à se faire sentir. Nous nous arrêtons au premier restaurant que nous croisons dans la gare, essayons tant bien que mal de décrypter la carte, et commandons de quoi grignoter : croquettes frites au jambon, calamars frits et patates baignant dans une sauce épicée. Pas très équilibré comme repas, je vous l’accorde, juste de quoi caler l’estomac jusqu’au soir.

Nous prenons ensuite la direction du Buen Retiro, le plus beau parc de la capitale d’après les guides. Allées ombragées, fontaines, statues, parterres de fleurs, ruisseaux, tout est fait pour rendre agréable une balade qui vous fait oublier pour un temps le bruit de la ville. Un petit lac, où glissent quelques cygnes noirs, et duquel jaillit un jet d’eau, borde le Palais de Cristal, jolie demeure de verre qui semble-t-il accueille quelques expositions temporaires. En avançant, nous tombons sur un plan d’eau où les Madrilènes aiment à flâner sur les barques en location. Nous sommes déjà à la sortie du parc et nous reconnaissons la Puerta de Alcala.

Anne commence à se sentir fatiguée, sans doute la chaleur cumulée au manque de sommeil. Nous décidons de faire une courte halte à la Plaza de Toros de Las Ventas. Il s’agit des arènes de Madrid, les plus grandes d’Espagne, que nous ne manquerons pas de visiter ultérieurement. Après quelques photos, nous retournons à l’hôtel. Je prends le temps de recharger la batterie de mon numérique, puis je repars tout seul à l’affût d’autres clichés, Anne préférant rester se reposer. Mon plan de la ville en main, je prends le métro jusqu’à la station Anton Martin. Non sans avoir demandé mon chemin auprès de quelques passants, j’arrive enfin dans le quartier de Santa Ana, histoire d’admirer quelques belles façades de boutiques faites d’azulejos. Je tombe par hasard sur une statue de Garcia Lorca. Restos, pubs et autres cafés se succèdent au fur et à mesure des rues. Je me promène au feeling et shoote tout ce qui peut faire une belle photo. J’arrive sans le vouloir à la Puerta del Sol, le cœur de la ville, dont une partie est en travaux. Des commerces qui grouillent de monde, je fais un petit tour des environs puis m’engouffre dans le métro pour échapper à la foule et rejoindre Anne à l’hôtel.

En soirée, Anne à nouveau d’attaque, nous quittons notre chambre et empruntons à pieds Gran Via jusqu’à Cibeles où nous étions le matin même. Mais la balade est bien plus agréable, la température plus clémente, et le soleil couchant éclaire les bâtiments d’une jolie lumière couleur ocre. Nous nous rendons ensuite à la Plaza de España, qui ne paye pas de mine, mais au milieu de laquelle trône un monument à Cervantès qui veille sur ses deux plus illustres personnages, Don Quichotte et Sancho Panza.

La journée a été longue et fatigante, et celle qui nous attend le lendemain le sera au moins tout autant. Pour rejoindre l’hôtel, nous remontons sans nous presser Gran Via, animée par la foule et les néons des enseignes. Un dernier crochet par le Burger King pour un dîner léger conclura qui cette journée bien remplie. Et ce n’est que le début…

Samedi 21 juillet : Royal Madrid

Epuisés par la veille et apaisés par un semblant de calme nocturne revenu miraculeusement dans Valverde, nous avons passé une nuit – presque – digne de ce nom. Et il fallait au moins ça pour affronter la journée qui se préparait.

Le rituel matinal douche petit dej rapidement expédié, nous prenons la direction du métro pour nous rendre à Puerta del Sol. Anne n’a pas manqué de se munir de son guide Michelin qui propose un gymkhana à travers les rues de la ville. Après avoir longé la Calle Mayor, nous bifurquons sur notre gauche vers l'une des arches donnant accès à la Plaza Mayor. Nous restons un petit moment sur cette vaste place et sous les arcades qui la borde. Suivant approximativement les indications du guide vert, nous avons ainsi déambulé dans la ville. De nombreuses façades recouvertes d’azulejos multicolores représentant Madrid, Séville ou Cordoue se dévoilaient sur notre passage. Notre balade nous a conduit tour à tour devant la Iglesia de San Miguel, la Plaza de la Villa, et la Iglesia San Francisco el Grande où nous sommes furtivement entrés alors même qu’un mariage était célébré. Il est déjà 14h. Le temps passe vite lorsque l’on ne s’ennuie pas. Nous passons en revue plusieurs restos et dès que nous en avons assez de chercher, nous rentrons et prenons place. Anne se délecte d’une omelette au jambon et au fromage pendant que je déguste une belle tranche de saumon grillé. Puis nous sortons et passons devant la Catedral de San Isidro, mais elle est fermée. Tant pis. Fin de l’itinéraire balisé par Bibendum…

Retour donc à la Puerta del Sol, à la recherche de la statue de l’Ours et l’Arbousier, symbole de la ville de Madrid. Nous le trouvons rapidement et quelques photos plus tard, nous partons sans tarder pour la visite du fameux Palacio Real. Nous déboursons les 8€ chacun que coûte l’entrée et quelques minutes après, alors même que nous arrivons devant les marches du palais, une pancarte nous informe qu’il y est strictement interdit de photographier. J’ai quand même réussi à prendre quelques clichés avant de me faire reprendre de volée par les agents de sécurité qui veillaient au bon déroulement des visites et à l’application inflexible du règlement. Je n’ai donc pas joué longtemps avec le feu, conscient de ne pas faire le poids face aux fidèles sujets de sa majesté Juan Carlos. Anne s’amusait de me voir ronger mon frein, passant de salles en salles, le numérique éteint autour du cou.

Nous avons flâné deux bonnes heures dans et autour du palais, et avons logiquement enchaîné avec la Catedral Nostra Señora de la Almudena qui fait face à l’ancienne résidence royale. Grand édifice à la déco assez contemporaine qui m’a bien plu, je multiplie les photos. Puis nous faisons une halte dans le Jardin de Sabatini. Petites fontaines et allées soigneusement taillées, ce petit coin de verdure adossé au palais ne manque pas de charme. A peine franchie la grille pour sortir, j’aperçois sur le trottoir d’en face une boutique Häagen-Dasz. J’en fait part à Anne dont je sais qu’elle raffole de leurs crèmes glacées. La chaleur et notre gourmandise sont deux excellentes raisons pour y faire un arrêt. Les glaces englouties, il est presque 19h30, nous regagnons nos pénates.

En cette douce soirée, nous n’avons rien fait d’exceptionnel. Comme la veille, nous sommes allés manger au fast food – pour la ligne on verra en rentrant en France – et nous avons été prendre quelques photos de nuit. La Puerta de Toledo, joliment illuminée, et la Iglesia San Francisco el Grande, bien mise en valeur par les éclairages, se sont révélés bien photogéniques. Déjà 23h30 passé, le métro nous ramène à notre chambre. Une nouvelle journée pleine de découvertes s’achève, une autre nous guette le lendemain…

Dimanche 22 juillet : métro, Prado, Rastro, zoo, dodo

En cette fin de semaine, le soleil est toujours au rendez-vous. Il fait très chaud mais on n’est quand même pas en droit de s’en plaindre. La nuit à été relativement calme, à signaler juste un « Hijo de p… » qui a fusé dans Valverde et qui a provoqué un petit fou rire chez Anne.

Aujourd’hui sera une journée un peu spéciale. Anne et moi décidons de programmes séparés, tout du moins pour la matinée. Pendant que je chinerai au cœur du Rastro, un gigantesque marché aux puces dominical qui s’étale dans les ruelles jouxtant la Calle de Toledo, Anne s’en ira contempler les trésors exposés au Musée du Prado, d’autant plus que c’est gratuit le dimanche et fermé le lundi. Vous l’aurez bien compris, je n’aime pas les musées d’arts. Les raisons ? Je ne suis pas fana d’art, qu’il soit classique ou contemporain, ni du genre à m’extasier devant une sculpture ou une toile. Et puis, l’idée même de passer une ou deux heures au milieu de ces chefs d’œuvres qui me sont totalement indifférents me rebute.

Je fais le trajet avec Anne jusqu’aux portes du Prado, puis attrape une rame qui me dépose à la station La Latina. Sur place, le marché est déjà en pleine effervescence. Des centaines de personnes défilent devant le déballage de fringues et de babioles de toutes sortes. Par excès de prudence, je mets mon sac à dos devant moi, car qui dit foule, dit éventuellement pickpockets. Puis je m’engouffre dans l’allée gorgée de monde. Je ne suis pas venu dans le but d’acheter quoi que ce soit, juste déambuler, regarder, fouiller un peu à l’affût d’une éventuelle bonne affaire. Je repartirai finalement en début d’après-midi la besace vide et le porte-monnaie intact. Entre temps, j’aurai assisté à une descente de police un peu musclée, destinée à déloger les quelques vendeurs à la sauvette qui s’étaient invités à la fête.

J’avais entrepris de faire le marché dans son intégralité, mais l’heure et la fatigue ont finalement eu raison de mon envie de continuer. En plus, je n’ai fait que descendre les rues, ce qui m’obligerait à tout remonter. La station de Puerta de Toledo tombe à pic. Je me rends ainsi à Las Ventas, lieu de rendez-vous convenu avec Anne. Devant l’imposante bâtisse, je ne me lasse pas de prendre à nouveau quelques clichés de ce lieu qui décidément m’inspire pas mal. Anne m’envoie un texto me disant qu’elle en a terminé avec les Velasquez, Goya et consort. Je l’attends donc devant les arènes que nous avions prévu de visiter, bien que nous ne soyons pas des aficionados des corridas, loin s’en faut.

Trente minutes plus tard, Anne débarque et nous achetons nos tickets. Je pensais que la visite des arènes incluait l’entrée au musée taurin, mais je le cherche encore… La guide nous accueille par une grand porte latérale. Nous sommes apparemment le seul couple de français parmi les touristes. Ce qui est parfait puisque la demoiselle qui va nous faire la visite s’exprime magnifiquement… en anglais et en italien. Peu importe, nous parvenons à comprendre les infos qu’elle nous délivre au fur et à mesure que nous découvrons l’intérieur des arènes, une très belle enceinte de 25.000 places. La promenade d’une trentaine de minutes retrace l’histoire du lieu, agrémentée de quelques anecdotes. Temple de la tauromachie madrilène, les murs sont ornés de plaques commémoratives. Ici les plus grands se sont produits, certains mêmes y ont semble-t-il laissé leur vie… La visite s’achève sur une démonstration fictive d’estocade avec la muleta, et on nous invite même à poser pour une photo avec les accessoires de la mise à mort. Ca sera sans nous…

A Puerta del Sol, à quelques stations de là, nous trouvons un petit resto. Une ardoise à l’entrée affiche une promotion plat et boisson, nous n’hésitons pas longtemps, il fait faim. La chaleur qui règne dehors contraste avec l’accueil glacial qui nous est réservé. Vous savez, quand vous rentrez quelque part et que vous avez presque l’impression de déranger… Nous commandons chacun un bon plat de pâtes que nous avalons rapidement. Toujours aussi indifféremment, la serveuse nous enlève nos assiettes vides et nous apporte la note. On a bien mangé mais pour le sourire, on repassera. Et pour le pourboire aussi…

Je suggère à Anne de passer une après-midi tranquille, il n’en a rien été… Grâce au Téléférico, qui permet d’avoir une vue aérienne sur une bonne partie de la ville, nous arrivons dans l’immense parc de Casa del Campo. Là-bas, à l’écart du centre ville, il y a de quoi se distraire avec un parc d’attraction et un zoo. Grande adepte de sensations fortes, Anne salive devant les montagnes russes du haut desquels des hurlements déboulent jusqu’à nos oreilles. Je lui dis que si elle veut enfourcher une de ces machines infernales, qu’elle ne compte pas sur moi pour la suivre.

Pas très chaud pour aller voir les animaux non plus, la suite de la journée s’est quand même déroulée au parc zoologique. Que vous dire ? Des pingouins, des girafes, des rhinocéros, des ours, des singes, des lions… Un zoo quoi ! Ah si, une petite originalité : un tigre blanc, à qui je n’ai pas manqué de tirer le portrait. Passée en revue toute la faune présente, la visite s’est conclue par un sympathique show de dauphins façon Marineland, devant un public d’enfants et de parents conquis. Alors que ma chère et tendre m’abandonnait quelques minutes pour faire un tour de l’aquarium, je l’attendais à l’extérieur, reposant mes pauvres pieds quelques instants. Pause de courte durée, puisqu’il nous fallait encore rejoindre le centre ville. Nous avions prévu de repartir comme nous étions arrivés, via le téléphérique, mais le courage nous manquant pour remonter toute la route, nous nous sommes dirigés vers la station de métro la plus proche.

En soirée, nous squattons une nouvelle fois notre fast foot attitré sur Gran Via. Pendant que nous avalons nos hamburgers, la batterie presque vide de mon numérique recharge dans les toilettes. Qu’est-ce que je ne ferais pas pour quelques photos. J’ai envie de faire des images de nuit et je m’imagine mal tomber en rade avec mon appareil. Et pour la troisième fois depuis notre arrivée en terre madrilène, nous repartons vers… Las Ventas. Quand je vous disais que ce lieu à la gloire de la tauromachie m’inspirait. Et plongé dans la nuit, il est très joliment éclairé. Jolie de nuit l’est tout autant la Plaza Mayor que nous atteignons un peu plus tard pour finir la journée en beauté. Une journée une fois encore épuisante, mais malgré tout riche de découvertes. C’est un peu ça nos vacances, des voyages où l’on ne se repose pas vraiment…

Lundi 23 juillet : d’une capitale à l’autre

Nous vivons déjà notre dernier jour dans la capitale espagnole. Nos dernières heures même, puisque l’autocar qui doit nous emmener à Lisbonne part à 16h00 pétantes. Les bagages bouclés, nous demandons à pouvoir les laisser à l’hôtel pour quelques heures. Le gérant accepte, ouvre une porte dans le couloir et y entrepose nos sacs. Coût de l’utilisation du placard... enfin, de la consigne : 2€ par personne ! Bon, on ne va pas faire la fine bouche, ça nous rend service et surtout ça nous offre un peu de temps libre.

Sans tarder, nous achetons un ticket de métro pour la journée, et direction Santiago Bernabeu. Bien que supporter du Barça depuis l’époque Romario, je ne pouvais pas passer à côté de ce temple du football. Le « Bernabeu Tour », comme ils l’appellent, regroupe la visite du stade, de ses infrastructures et du musée. Le prix est un peu prohibitif, 15€ tout de même, mais quand on aime le foot, on ne compte pas. Un ascenseur nous amène dans les tribunes du haut desquelles on a une vue globale du stade. Les sièges sont bleus et les travées oranges. Après avoir traversé des couloirs tapissés de photos des stars de l’équipe – dont notre Zizou national – nous arrivons au musée. Un vrai lieu de culte pour les socios du Réal Madrid. Portraits des présidents successifs, maillot dédicacé par Di Stefano, histoire de la construction du stade, palmarès détaillé, photos et vidéos des grandes heures du club, trophées en tout genre, et en point d’orgue, une vitrine animée dans laquelle sont fièrement alignées les neuf Coupes d’Europe des Clubs Champions. Même le blaugrana qui sommeille en moi ne peut rester indifférent. Bon, pas trop longtemps tout de même, la visite continue… Nous arrivons ensuite dans la partie basse du stade, au bord de la pelouse. D’ici on peut clairement lire l’inscription « REAL MADRID CF » qui s’affiche en lettres blanches sur la tribune bleue qui nous fait face. Je shoote sous tous les angles, encore et encore. Un dernier détour par la salle de presse, interview imaginaire oblige, et nous quittons les lieux satisfaits, une centaine de clichés au compteur.

Il ne nous reste que très peu de temps, juste assez pour nous rendre à la station voisine de la Plaza de Castilla où se dresse la Puerta de Europa. Il s’agit en fait de deux tours de verre, inclinées – volontairement, pas comme celle de Pise – l’une vers l’autre. Une construction insolite et moderne qui vaut bien quelques photos. Il est déjà 14h20, on file à l’hôtel.

Un rapide « Adios » pour le gérant – et surtout pour sa chambre infernale – nous fonçons vers la Estacion del Sur où nous devons prendre notre autocar. Il est environ 15h30, nous n’avons pas encore eu le temps de manger et nos estomacs commencent à se manifester. Je laisse Anne sur le quai surveiller l’affichage des départs et, quelques sous en poche, je pars en quête de nourriture. Dans le hall je trouve une cafétéria. Je rentre et une caissière me remet une feuille avec des cases à cocher. Evidement je ne comprends rien de ce qui est inscrit sur le bout de papier. Dans l’urgence et devant la nonchalance du personnel, je perds rapidement patience et m’en vais. Il est déjà 15h45, Anne doit s’impatienter là-haut sur le quai. Je tombe enfin sur une sandwicherie. Je commande ce que je pense être à notre goût, m’équipe d’une bouteille d’eau et remonte l’escalier. Il est 15h55, le numéro du quai est déjà affiché. Je retrouve Anne, apparemment soulagée de me voir enfin réapparaître, et on rejoint notre car. Bagages en soute, papiers en règle, on peut embarquer. Il était moins une, au propre comme au figuré. Encore essoufflé, je raconte mon parcours du combattant à Anne qui m’avoue avoir commencé à s’affoler de ne pas me voir revenir à temps. Enfin, nous sommes dans le car avec de quoi nous restaurer, c’est bien là l’essentiel.

Ensuite, que vous raconter du trajet en lui-même. Rien de bien intéressant à vrai dire. Le chauffeur nous passe un premier film. Il s’agit du fameux « Maman, j’ai encore raté l’avion » en version originale et sous-titré en portugais. On est déjà dans l’ambiance. On ne comprend pas grand chose, mais comme on connaît déjà l’histoire, ce n’est pas bien gênant. S’ensuit un Bud Spencer - Therence Hill, un monument du 7ème art, qui nous intéresse déjà beaucoup moins. Pour conclure cette belle soirée cinématographique, nous visionnons une vidéo intitulée « Marradas 2006 ». Intrigués, on commence à regarder. Il s’agit en fait de lâcher de taureaux dans de petits villages. Une sorte de vidéo gag à la sauce portugaise. Ca nous amuse une demi-heure, puis ça commence à nous barber. On en mangera pour deux plombes. Remarquez, ça aurait pu être pire. Je me souviens que lors de mon escapade autrichienne en novembre 2004, le chauffeur avait eu le bon goût de nous proposer la fameuse saga avec Romi Schneider. Ca peut être pire, si si !

Avec tout ça, nous n’avons même pas vu le franchissement de la frontière hispano-portugaise. C’est par l’interminable pont Vasco de Gama que nous enjambons le Tage et devinons les lumières de Lisbonne. Nous avions prévu d’arriver à notre hôtel aux alentours de minuit. Mais le chauffeur s’est un peu attardé lors des deux poses – ce qui lui a d’ailleurs valu une belle engueulade avec l’un des passagers – et il est minuit passé à nos montres quand l’autocar dépose les premiers voyageurs à la gare routière d’Oriente. On commence déjà à paniquer, imaginant trouver porte close à l’auberge. Un quart d’heure plus tard, on arrive enfin à notre destination finale, Sete Rios. Le car tout juste stationné, je fais remarquer à Anne que la pendule digitale du quai affiche 23h15. Etonnés, nous récupérons nos effets en soute et essayons de trouver une autre horloge. C’est en effet la bonne heure. Tout d’un coup, je crois me souvenir avoir lu qu’il y a une heure de décalage horaire entre la France et la côte ouest du Portugal, détail qui m’était totalement sorti de l’esprit. Anne me prend pour un fou, elle ne me croit pas vraiment. Et pourtant, c’est bien la réalité qui se confirme au fur et à mesure de notre avancée vers la station de métro. Du coup, nous n’avons plus de retard mais de l’avance. Nous voilà soulagés. Nous découvrons le métro lisboète pour nous rendre à la station Avenida. Impossible de se tromper, ici il n’existe que quatre lignes, ce qui est très peu en comparaison du tentaculaire réseau madrilène.

Station Avenida. L’hôtel Danubio Residential ne se situe qu’à quelques dizaines de mètres. Nous sommes dans les temps. Au 49 de la rua de Salitre, un petit mot à notre attention, scotché sur la porte, nous invite à sonner. Une souriante demoiselle vient nous ouvrir. L’anglais hésitant, nous la suivons. Elle nous fait entrer et nous présente une feuille. C’est un mot signé de Léo, le gérant, qui explique que la jeune femme doit nous remettre les clés, nous indiquer notre chambre, et que lui-même sera présent le lendemain matin pour régler les formalités. Nous remercions notre hôtesse et sans tarder entrons dans notre chambre. Elle n’est pas très grande, et le lit occupe quasiment les trois quarts de la pièce. Notre fenêtre donne sur une petite cour intérieure où du linge est étendu. Le silence semble régner en maître, ce qui augure enfin de quelques nuits sereines. Un lit et du calme, c’est tout ce dont on a besoin. Curieux, nous faisons discrètement un petit tour du propriétaire. Les sanitaires sont repérés, la salle de bain également, et il y a même une cuisine collective avec un frigo. Nous ne tardons pas à aller nous coucher, la belle Lisbonne nous attend demain…

Mardi 24 juillet : Bom dia Lisboa !

La nuit fut d’un calme olympien. Anne et moi avons très bien dormi, et sommes frais pour affronter la journée. Nous faisons la connaissance de Léo qui nous explique le fonctionnement de l’auberge. Il est plus cool et plus sympathique que le tenancier de Valverde. On échange aisément en anglais. Dans le couloir, il nous montre un plan de la ville affiché sur le mur, sur lequel il a noté de précieux renseignements sur les balades à faire, les divers moyens de transports ainsi que les tarifs, et les coins à éviter la nuit. Nous voulons lui régler les nuitées par carte mais il n’a pas porté l’appareil adéquat. Il nous faudra donc repasser ce soir à 21h pour lui payer notre dû.

Mais avant de commencer à visiter la ville, un autre impératif nous attend. Il nous faut absolument rallier la gare ferroviaire pour acheter les billets de train pour Porto. Le petit dej devra patienter, nous prenons un ticket de métro aller-retour direction Oriente. Pour cela nous devons emprunter trois des quatre lignes de métro, Oriente étant au nord-est de la ville. Une bonne demi-heure plus tard, nous découvrons les lieux. Une gare hyper moderne, très design. Nous cherchons un guichet ouvert, qui nous est gentiment indiqué par un vigile. Nous accueille une personne qui pratique la langue de Shakespeare. Ouf ! Anne, moi et le portugais ça fait trois. Mais pas trop besoin de baragouiner, nous lui montrons une feuille, une simulation éditée avant notre départ via internet, avec le jour, l’horaire et le train désiré. On s’en tire avec 39€ à deux, exactement le budget prévu. Mission accomplie. Et le petit dej dans tout ça ? J’y viens. On repère une sorte de boulangerie, « Croissanterie de Paris » la bien nommée. On y commande deux viennoiseries, un café et un chocolat chaud. La note : 3, 50€. On est surpris de payer si peu cher.

Rassasiés, nous nous engouffrons dans le métro direction l’avenida de la Liberdade où débutera notre programme de la journée. Cette large avenue ombragée, aux trottoirs en mosaïques, est très agréable à emprunter. Elle descend jusqu’à la jolie Praça dos Restauradores. En continuant, se dresse à notre droite la très belle façade du Musée des Arts Sacrés. Devant nous se trouve la Praça Dom Pedro IV, dite « Rossio ». Enfin, en tournant à gauche, nous tombons sur la Praça da Figueira, point de départ de nombreux carris, les fameux tramways « d’époque » qui font la renommée de Lisbonne.

Les rues de la Baixa, la ville basse, sont parfaitement quadrillées. Difficile de s’y perdre, qui plus est avec un plan entre les mains. Nous prenons la rua Augusta qui nous emmène tout droit vers la Praça do Comercio, au bord du Tage. Avant de continuer notre expédition pédestre qui promet d’être bien éreintante, nous entrons dans un troquet pour manger. Là aussi, comme à Madrid sur la Puerta del Sol, l’accueil n’est pas très chaleureux. On commande une salade et deux petits sandwiches, à l’omelette pour Anne, au jambon cru pour moi. On se déleste des 12, 20€ demandés, ni plus ni moins. Les piécettes viendront avec les sourires, ça ne sera encore pas pour cette fois.

Nous poursuivons notre itinéraire par la rua do Ouro jusqu’à atteindre l’elevador de Santa Justa. La présence de cette tour de métal en pleine rue peut surprendre le visiteur. Mais ce n’est en aucun cas une machine inutile, juste destinée à amuser le touriste. C’est un ascenseur qui permet d’accéder sans peine au Bairro Alto, le quartier haut de la ville. J’oubliais de vous le préciser, mais Lisbonne est bâtie sur sept collines, ce qui lui vaut de nombreuses artères pentues. Ce type d’ascenseur et autres funiculaires dispersés dans la ville sont donc très utiles pour passer facilement d’un quartier à l’autre. Au sommet, une terrasse de café nous permet de jouir d’une belle vue sur Lisbonne. Anne et moi retraçons aisément du doigt le chemin parcouru jusqu’ici. Une fois franchie la passerelle, nous arrivons devant le couvent du Carmo. Sa particularité réside dans le fait que, lors du terrible tremblement de terre qui frappa la ville en 1755 – un peu de culture ça ne fait pas de mal – le toit s’est effondré tandis que les arches de la voûte sont restées intactes. J’aurai bien aimé faire quelques photos de ce couvent à ciel ouvert, mais il a été transformé en musée. Payer l’entrée juste pour un cliché, je tire ma révérence.

Nous continuons notre route, admirant quelques façades d’azulejos au passage. Nous tentons de rejoindre le Miradouro Santa Catarina, sensé nous offrir une vue panoramique sur la ville. Hélas, une fois trouvé nous ne pouvons y accéder pour cause de travaux. Qu’à cela ne tienne, nous remontons encore et arrivons devant un petit jardin au milieu duquel on a laissé pousser ce qui semble être un cyprès qui, paraît-il, date d’avant le séisme de 1755. Ses branches sont si larges et si longues qu’il est soutenu tout autour par des tiges de fer. C’est un insolite coin d’ombre pour les habitants du quartier qui viennent s’asseoir sur les bancs disposés à l’abri du soleil. Nous osons déranger un couple d’amoureux afin de leur glaner quelques infos. Toujours en anglais, nous leur demandons de nous indiquer un point de vue panoramique sur la ville, mais les coins qu’ils nous proposent sont beaucoup trop éloignés. Nous les quittons par des « Thanks » et des « Gracias » encore tenaces, nous avons encore du mal à nous adapter aux « Obligado » en vigueur ici. La suite est simple. Nous étions sur les hauteurs de la ville, il nous restait plus qu’à redescendre. A travers les fraîches ruelles du Bairro Alto, nous avons tenté de regagner la Baixa, chose qui ne fut pas de tout repos. Les plans dont nous étions équipés ne mentionnaient pas toutes les minuscules artères que nous traversions. La gentillesse des lisboètes, toujours enclins à nous orienter, est à signaler. Jamais nous n’avons hésité à demander notre route.

Arrivés à destination, nous nous présentons à un kiosque Carris sur la Praça da Figueira. Petit conseil : acheter un ticket à bord de l’ « electrico » vous coûtera 1, 30€ tandis qu’en kiosque, pour le même tarif, vous avez l’aller retour. Nous avions décidé de faire une balade dans le célèbre Tram 28, très prisé des touristes, qui traverse tous les quartiers de la cité, de la Baixa au Bairro Alto, en passant par l’Alfama. Pour seulement 3€, on s’est offert une belle balade de plus d’une heure. Ce moyen de transport est à la fois insolite et impressionnant. Il serpente dans les rues étroites, frôlant parfois de quelques centimètres les façades et les voitures. Sur les trottoirs, les gens se plaquent contre les murs dès qu’ils entendent la sonnerie du tram retentir.

Nous avons rendez-vous à 21h avec Léo. Alors que j’envisage de reprendre prudemment le chemin inverse du matin même pour regagner l’auberge, Anne veut faire du free style. Je ne sais pas pourquoi mais je l’ai suivi et résultat des courses, on s’est un peu paumé. Certes, on parvient à retrouver rapidement notre route, mais ceci au détriment d’un petit détour en pente raide qui nous a bien fait suer. Nous arrivons juste à temps et, venant à bout d’une carte bancaire quelque peu capricieuse, nous refermons enfin le chapitre des transactions financières.

A partir de là, nous n’avons plu le courage de retourner dans le centre ville à la recherche d’un endroit pour grailler. Sur les bons conseils de Léo, nous traversons Salitre pour nous rendre au « Mimosa do Salitre », un petit bistrot planté juste en face du Danubio. Le patron nous accueille sympathiquement. Un bar, où nous avons un peu plus tard aperçu Léo en train de vider quelques verres en compagnie d’autres personnes, semble être le coin animé de la maison. Anne et moi, installés un peu à l’écart, commentons le menu. Je me suis laissé tenté une nouvelle fois par du saumon, Anne a choisi de l’espadon. Le tout accompagné de patates dont je ne suis pas arrivé à bout. Un bon repas. Le patron nous a entendu parlé, il a reconnu la langue de Molière. Il est venu parler un peu avec nous dans un français plus que correct. Surpris d’une telle maîtrise de notre langue, il nous a expliqué que lorsqu’il était au collège, dans les années 70, il était possible d’apprendre le français en plus du portugais. Et comme beaucoup émigraient vers la France, ça leur était d’une très grande utilité. La discussion terminée, nous l’avons remercié et quitté l’établissement pour regagner notre chambre. On n’a pas veillé très tard, on profitera de « Lisbon by night » une autre fois…

Mercredi 25 juillet : Belém by day, Belém by night

Que les nuits dans Salitre sont plaisantes ! Avec les journées que l’on passe et celles qui nous attendent, il est important que nous dormions bien. Et à Lisbonne c’est le cas. Aujourd’hui, nous avons décidé de quitter le centre ville pour Belém. Et ce pour quelques visites de choix : le Monument des Découvertes, la Tour de Belém et le Monastère des Jéromites. Et accessoirement pour apercevoir le fameux Pont du 25 Avril, avec lequel nous jouons à cache-cache depuis la veille.

La douche prise, nous retournons chez Mimosa – Anne et moi le surnommons ainsi – prendre le premier repas du jour. Café, chocolat et croissants tout chauds que nous prenons le temps de déguster. Un petit détour par notre chambre pour nous équiper d’un sac à dos et d’une bouteille fraîche, et nous prenons le chemin de la Praça Figueira. C’est d’ici que part le Tram 15 qui nous déposera à Belém. Nous y sommes une trentaine de minutes plus tard. Une colonne, au sommet de laquelle nous pensons reconnaître Vasco de Gama, se dresse au milieu d’un parc que nous traversons pour atteindre le fleuve. Nous pouvons enfin admirer le Pont du 25 Avril, le petit frère jumeau du célèbre Golden Gate de San Francisco. Sur l’autre rive, on devine la silhouette du Cristo Rei, réplique elle aussi miniaturisée du Corcovado qui domine la baie de Rio de Janeiro. Je me prends un instant à rêver de destinations encore plus lointaines. Mais pour l’heure, c’est Lisbonne qui nous tend les bras.

Nous longeons les quais du Tage pour arriver au Monument des Découvertes. Cette sculpture, en forme de proue de navire, est dédiée aux grands navigateurs portugais. Anne tente de me « culturiser » en m’énumérant les noms des personnages figés dans la pierre. Ne me demandez pas les noms, j’ai juste le souvenir d’un roi, d’un écrivain – ou poète – et d’un peintre. Une immense carte du monde s’étale sur le sol. Elle retrace les multiples expéditions qui, partant de Lisbonne, ont atteint les quatre coins du globe. Nous continuons pour atteindre enfin la fameuse Tour de Belém. Il est presque midi et demi et le soleil se fait cruellement sentir. Avant de patienter pour la visite de la tour, je repère quelques arrosages automatiques au milieu de la pelouse environnante. Anne n’ose pas y aller, mais moi je n’hésite pas longtemps pour m’en approcher et me rafraîchir un peu avant de gagner la file d’attente. Une passerelle de planches permet d’accéder à l’entrée. A l’intérieur, la température est plus que clémente. Arrivés au premier étage de la tour qui en compte cinq – ou six, mes souvenirs sont flous – nous faisons le tour de la terrasse et pénétrons les échauguettes présentes à chaque angle. Nous devons ensuite patienter un bon quart d’heure sous une chaleur caniculaire avant d’accéder aux étages supérieurs. Une à une, nous avalons les marches, faisant une courte halte à chacun des étages, jusqu’à arriver au tout dernier. Après avoir posé pour la postérité sur le balcon d’arcades avec vue sur la terrasse, Anne et moi redescendons et quittons la tour, plus d’une heure après y être entrés.

La cafétéria toute proche est un don du ciel, la pause repas est la bienvenue. Pour une vingtaine d’euros, nous nous calons les estomacs jusqu’au soir. Car la journée est loin d’être terminée. Belém est un coin plaisant malgré la chaleur, alors nous envisageons déjà de revenir le soir même, au frais, pour une balade au clair de lune, le long du Tage.

Il nous faut revenir sur nos pas, le monastère étant situé de l’autre côté de la voie ferrée, à mi-chemin entre les deux monuments précédemment visités. Nous arrivons devant un bâtiment tout en longueur. Il abrite le Musée de la Marine. A sa droite, nous trouvons l’entrée du monastère, et les guichets permettant l’accès au fameux cloître, qualifié d’immanquable par la majorité des guides feuilletés avant le départ. C’est par ce dernier que nous débutons. Un lieu qui respire le calme. Dans les allées, nous prenons le temps d’admirer les magnifiques arcades ciselées de style manuélin. Le centre du cloître est occupé par une verte pelouse et une petite fontaine. Tout cela ajouté à un ciel dégagé permet de figer quelques belles images. On peut accéder au réfectoire qui révèle des azulejos où le bleu et le jaune dominent. Puis, un escalier dessert le sommet du Largo dos Jeronimos. Cette église, où l’on entrera quelques minutes plus tard, renferme le tombeau de l’incontournable Vasco de Gama.

La visite aussitôt achevée nous sortons, et aux premières personnes que nous croisons, demandons le chemin de la fameuse Antiga Confeitaria de Belém. Cette pâtisserie, qui date de 1837, est vantée par les Lisboètes du monde entier – et les membres de Voyage Forum – comme étant la plus célèbre de la ville. Depuis le départ, je n’avais cessé de parler à Anne de leur spécialité, la pasteis de Belém. Et comme je savais son amour pour les petites douceurs, elle ne s’est pas fait prier pour que l’on s’en aille déguster quelques-unes unes de ces merveilles. Pour ceux et celles qui ne connaissent pas, il s’agit de petits gâteaux de flanc saupoudrés de cannelle et de sucre glace. Un délice pour les papilles ! Après cette pause gourmande et l’achat de quelques cartes postales, nous avons attendu le tram pour rallier le centre ville.

Demain, c’est la dernière journée à Lisbonne, et il y a encore pas mal de choses que nous souhaitons voir. Pour tout coordonner, nous poussons la porte de l’office du tourisme sur le Rossio et nous tentons de soutirer quelques précieuses infos auprès d’une hôtesse. Après Santiago Bernabeu à Madrid, j’ai bien envie de voir ce que renferme l’Estadio da Luz, le stade du mythique Benfica. Je demande donc les horaires à la jeune fille qui se vante de tout connaître du club. Apparemment une inconditionnelle des rouges et blancs. Il faudra donc que je sois sur place à 10h30 le lendemain. Anne semble avoir atteint son quota footbalistique pour la semaine, elle préfère réserver sa matinée pour une séance de lèche-vitrines dans la Baixa. Elle meurt d’envie aussi d’aller voir de plus près le Cristo Rei, ce que nous ferons ensemble dans l’après-midi.

Le planning du jeudi en partie réglé, nous partons un peu à l’aventure vers le quartier de l’Alfama, que nous n’avons pas encore eu le loisir de découvrir. En partant de la Baixa, nous grimpons difficilement les pentes abruptes, ou chaque fin de rue est une petite victoire. Nous demandons notre chemin à plusieurs reprises, le plan que nous suivons n’indique évidemment pas grand chose de ce dédale de ruelles. Entre temps, la batterie de mon numérique a rendu l’âme et j’enrage de ne pouvoir photographier ce qui nous entoure. Nous montons jusqu’à l’entrée du château et stagnons devant une boutique où j’achète un azulejo qui m’a tapé dans l’œil. Nous gardons la visite du château pour demain. Et puis sans photos à faire, à quoi bon. En plus du stade et le Christ, c’est encore une sacrée journée qui se dessine.

Mais on n’y est pas encore. Nous rattrapons la Baixa et c’est dans un Mc Do que le dîner se fait. Comme à Madrid, je profite d’une prise de courant libre pour donner un second souffle à mon appareil photo. Nous avions furtivement imaginé une balade sur les rives du Tage la nuit tombée. Et bien, nous avons concrétisé l’idée. En effet, les transports en commun fonctionnent jusqu’à une heure du matin, autant en profiter. A bord du Tram 15, nous avons foncé, et ce n’est pas peu dire vu la vitesse à laquelle roulait l’engin. On s’est arrêtés cette fois à deux pas du Pont du 25 Avril, afin de l’admirer de plus près et de nuit. Mais nous sommes déçus car les éclairages ne mettent pas spécialement en avant cette œuvre du génie civil. Même les photos ne sont pas terribles, dommage. Puis, comme nous l’avions fait sous le cagnard plusieurs heures auparavant, nous avons suivi le cours du fleuve jusqu’au Monuments des Découvertes et la Torre de Belém, pour le coup désertés des nuées de touristes. La balade aurait pu être des plus agréables sans quelques énormes blattes rencontrées le long des quais, bestioles qui ont un tantinet gâché le côté romantique de la soirée.

C’est par un ultime passage devant le Monastère des Jéromites que s’est achevée cette virée nocturne. Minuit et demi. Le dernier tram nous convie à son bord. Avec Anne on se remémore la journée écoulée. On est fous, mais après tout c’est bien le but que l’on s’est fixé de découvrir tant de choses en si peu de temps. Quand va t-on un peu se reposer ? Sûrement pas demain…

Jeudi 26 juillet : Aux pieds du Cristo Rei

Je ne vous parle plus des nuits. On dort très bien, rien à signaler. Mimosa nous sert encore un petit déjeuner toujours aussi copieux. Je quitte Anne en bas de Salitre. Je la regarde descendre Avenida de la Liberdade avant de disparaître dans le métro.

Mon trajet n’est pas long. L’Estadio da Luz ne se trouve qu’à quelques stations de métro de là. A peine sorti, j’aperçois le stade. Une fois passé le tunnel sous l’autoroute, j’entame le tour de l’enceinte en vue d’une quelconque indication. Je m’arrête un instant devant la statue d’Eusebio, le légendaire joueur originaire du Mozambique qui écrivit les plus belles pages de l’histoire du Benfica et de la sélection nationale portugaise. Un peu plus loin, j’arrive devant le monumental aigle qui orne la devanture du stade. La porte 18 est enfin la bonne. Je suis surpris de ne trouver personne devant l’entrée, la visite est sensée débuter dans un petit quart d’heure. J’entre, et la dame à l’accueil me dit que la visite a commencé… à 10h. Dans ma tête, je maudis quelques secondes la fille de l’office du tourisme. A cause d’elle je dois attendre 11h pour la visite suivante, et Anne va m’attendre désespérément. C’est alors que la personne fait appel à l’un de ses collègues qui se débrouille un peu en français, et à qui j’explique la situation. Il me rassure, me proposant de prendre part à la visite en cours. Ils n’ont encore visité que le musée, que l’on me propose de faire à la fin. Je n’ai pas trop le choix, j’accepte. J’intègre le groupe et la visite suit son cours. La jeune guide ne distille presque aucun commentaire, se contentant de nous ouvrir les portes et d’attendre que chacun prennent ses photos. Ainsi se déroule l’itinéraire. Je fais connaissance avec un sympathique portugais résidant en Suisse, qui me traduit les rares infos que l’on nous donne. La balade n’est pas d’un très grand intérêt, on est bien loin des Santiago Bernabeu et autres Nou Camp. Dans la salle de presse, on nous présente Vitoria, un aigle royal… en chair et en plume. Je l’avais déjà vu à la télé. Quand le Benfica joue un match en Ligue des Champions, l’aigle est lâché. Il fait plusieurs tours dans le stade jusqu’à descendre sur le logo posé sur la pelouse et ainsi former l’emblème du club, sous les applaudissements des 65.000 spectateurs. Tandis que la visite touche à sa fin dans boutique souvenir, on m’accompagne comme convenu au musée où je prends quelques photos des trophées. Sur les murs de l’accueil, mon regard s’arrête sur les fanions qui sont affichés sur le mur. Parmi ceux de tant de grands clubs, je reconnais celui de mon OM adoré. Je me rappelle du coup la douloureuse confrontation européenne entre les deux équipes en 1990, la main de Vata et l’injuste élimination marseillaise…

Pas le temps d’être nostalgique. Il est déjà 11h45 quand je quitte les lieux. J’envoie un texto à Anne avant d’attraper mon métro. A la station de Cais de Sobré je la retrouve. On achète les tickets pour le bateau qui doit nous emmener vers Cacilhas, sur l’autre rive du Tage. La traversée est rapide, un petit quart d’heure. Pendant que je lui raconte ma mésaventure du stade, Anne me montre ses quelques achats de la matinée. Nous débarquons sur les lieux et, avant d’entreprendre quelque expédition que ce soit, on cherche à se ravitailler en victuailles. Pas de souci, quelques snacks sont présents, on en choisi un qui fait des sandwichs. Après info, c’est le bus 101 qui nous emmènera jusqu’au Cristo Rei quelques instants plus tard.

Nous descendons au terminus. La statue est de dos, nous allons vers le piédestal. Des panneaux, dont l’un en français, explique l’histoire de cette œuvre. L’idée a germé dans la tête d’un portugais après qu’il soit passé par Rio de Janeiro, et la construction était suspendue à la condition que le pays soit épargné par la guerre, ce qui fut en effet le cas. Le résultat est remarquable. Mais avant de se hisser au sommet, nous avons prit le temps de savourer nos sandwichs devant un tableau de rêve. Devant nous, à portée de regard, le Pont du 25 Avril est plus beau que jamais. Je reste bouche bée devant l’image que j’immortalise à de multiples reprises. Anne se remémore San Francisco qu’elle a visité quelques années auparavant avec son frère. Aux pieds du Christ, on domine toute la ville : la Praça do Comercio, les merveilles de Belém, et le Tage qui termine sa course dans l’Atlantique. On est très surpris de découvrir si peu de touristes, le point de vue y est si beau. Nous ne nous attardons pas indéfiniment. Il faut regagner l’autre rive et partir à la conquête de l’Alfama et du Castello Saõ Jorge. Bus 101, puis bateau vers Cais do Sobré, le chemin est le même dans l’autre sens.

Un petit détour par la Catédral Sé, devant laquelle le défilé des trams a captivé notre attention un bon moment, et nous voici à São Jorge. La balade du château est très plaisante. Dans le jardin, une vieille dame assise sur un banc nous gratifie de sa très jolie voix. Ces petits airs en portugais s’accordent parfaitement avec la quiétude du lieu. Contre quelques piécettes, la vieille dame nous envoie un baiser. Alors que le soleil disparaît au fur et à mesure de la balade, le ciel rougit derrière la colline, nous offrant une image de carte postale. Le Pont du 25 Avril profite des derniers rayons pour se mettre en valeur.

Petite anecdote maintenant. La promenade nous a conduit devant un grand escalier qui descendait sur un petit mirador. Je l’emprunte, Anne me suit quelques mètres derrière. Arrivé le premier en bas, j’aperçois un couple en train de se bécoter. Je lance à Anne un « Ah ! On n’est pas seuls ! » à voix haute, persuadé que les deux tourtereaux ne comprendraient pas. Puis Anne me rejoint sur la petite esplanade pour admirer la vue sur la ville. Quelques minutes plus tard, les amoureux s’apprêtent à remonter les marches lorsque le garçon nous envoie en se marrant « Voilà, vous êtes seuls maintenant » !… Moralité : où que vous soyez dans le monde, faites attention à ce que vous dites, il est toujours possible qu’un compatriote ne soit pas loin…

Le tour des remparts terminé, nous avons erré dans l’Alfama, quartier au cœur duquel résonnaient quelques notes de fado. Un repas copieux nous attendait pas très loin. Puis, depuis la Praça do Comercio, nous avons lentement remonté les rues pavées de la Baixa jusqu’à notre auberge, afin de profiter une dernière fois de la douceur de la ville. C’est ainsi que nous avons fait nos adieux à la ville. Nous repartirons les yeux pleins d’images, la tête pleine de souvenirs. Demain matin, c’est vers Porto que l’aventure se poursuivra. Mais en attendant, Lisbonne est belle…

Vendredi 27 juillet : direction Porto

Notre train est prévu pour 9h39. On ne s’attarde donc pas trop en ce vendredi matin. Juste le temps de prendre une douche et de vérifier que nous n’oublions rien dans notre chambre. Léo n’est pas là. Nous lui laissons un petit mot pour le remercier de son hospitalité.

Terminus de la ligne Amarelha, station Oriente. 9h et des poussières. Nous avons le ventre vide. Mais nous avions décidé de nous rendre à la gare au plus vite et de manger ensuite. Nous retrouvons avec plaisir la croissanterie testée avec succès quelques jours auparavant. Café, chocolat, croissants. Rituel immuable. On ne change pas une équipe qui gagne. Suivant les panneaux, nous trouvons notre quai. Le train ne tarde pas. Nous cherchons notre voiture, puis nos sièges. Je peste un peu contre quelques personnes plantées sans raison dans l’allée centrale et je rejoins Anne. Lisbonne est déjà derrière nous…

La musique dans les oreilles, nous ne prêtons guère attention au paysage qui défile. On se prend à quelques éclats de rire quand le « Confessions Nocturnes » de Fatal Bazooka déboule dans les écouteurs, devant le regard pas du tout amusé des passagers. Depuis que nous avons quitté Marseille, je n’ai pas rechargé mon portable, il s’est vidé, puis éteint. Dans les toilettes, il y a une prise. Juste le temps de constater qui n’y a pas eu d’appel ou de message urgent, je regagne mon fauteuil rassuré. Je tente de trouver le sommeil, bercé par le balancement du wagon, en vain. Il est midi passé, Porto n’est plus très loin. Nous voyons bientôt l’écume blanche des rouleaux de l’océan dévaler sur notre gauche. La gare de Vila Nova de Gaia nous semble annoncée. Nous semble en effet car, entre l’écrit et la prononciation portugaise, nous avons parfois du mal à associer les deux. Je me penche vers la fenêtre et un panneau me confirme l’info. Le train franchit le Douro et nous reconnaissons les arcades métalliques du Pont Pia Maria, nous arrivons à Campanha.

Bagages en main et sur le dos, nous partons en quête de tickets de métro. Une fois de plus, nous sommes désemparés face à la machine. Un couple de compatriotes devant nous semble tout aussi évasif. Comme à Lisbonne, on a du mal à comprendre les multiples options existantes. Pour nous compliquer davantage la tâche déjà ardue, le métro de Porto est divisé en plusieurs zones de tarification. Pour le moment, on se contentera du centre ville, car notre hôtel se situe seulement à quelques stations de là. Par chance, le distributeur permet d’afficher les explications en français. Nous comprenons vaguement qu’il faut acheter une carte à 0, 50€ que l’on devra recharger avant chaque déplacement. Les tickets enfin en mains, nous pouvons rallier Bolhão.

Nous trouvons sans peine le Solar Residential São Gabriel au cœur de la rua Alegria. Une dame nous accueille avec le sourire, elle parle notre langue. Les formalités d’usage expédiées, nous prenons l’ascenseur jusqu’au 4ème étage. Anne et moi sommes très étonnés de la qualité des lieux. On se demande même si on ne s’est pas trompé d’adresse, c’est vous dire. Arrivés dans la chambre, notre surprise se confirme. C’est dans un petit nid douillet que nous passerons les deux nuits à venir. Propre, silencieux, climatisé, salle de bain privée. On se rappelle alors notre chambre madrilène il y a moins d’une semaine, incomparable. Avant de quitter l’hôtel, nous passons à l’accueil où nous apprenons que les petits déjeuners sont inclus. Que demande le peuple ?

A quelques dizaines de mètres de l’hôtel se dresse une superbe église dont les façades sont entièrement recouvertes d’azulejos bleus et blancs, et qui représentent des scènes bibliques. Je prends quelques photos de cet édifice peu commun et suggère à Anne d’y entrer un peu plus tard. Pour le moment, nous avons faim et l’urgence est à la quête d’un coin pour nous restaurer. La Via Catarina, une vaste galerie commerciale qui s’étale sur plusieurs niveaux, fera notre bonheur. Une supérette, quelques boutiques de mode, et surtout une flopée de petits snacks accolés les uns aux autres. On n’a que l’embarras du choix. C’est un fast food que nous squattons le temps d’un repas pas très équilibré.

Puis, sans trop savoir où l’on va, nous empruntons quelques rues et arrivons devant l’hôtel de ville. A deux pas se trouve un point tourisme, nous y allons. Un bon plan de la ville entre les mains et quelques infos récoltées, nous pouvons commencer à parcourir la cité. Nous sommes sur la Praça da Liberdade, en bas de laquelle se trouve la Igreja dos Congregados. Cette fois, nous entrons. C’est l’heure de la messe. Nous jetons rapidement un œil et, sans bruit, nous quittons le lieu de prière. A notre gauche se trouve la gare de São Bento, dont le hall est tapissé de fresques d’azulejos. Malheureusement, les murs sont en restauration et nous ne pouvons profiter pleinement des mosaïques qui aimeraient bien s’offrir à nos yeux.

Alors que nous quittons la gare, un escalier nous invite à monter jusqu’à la Catédral Sé que nous apercevons. Sur l’un des côtés de l’édifice, des angelots peints sur des azulejos aguichent mon numérique. L’intérieur est un peu tristounet. Le cloître attenant mérite un peu plus le détour. Là encore, les carreaux bleus et blancs sont rois et décorent admirablement les allées. Il est déjà 17h30 passé, nous quittons Sé sous un soleil de plomb. En contre bas, les enfants du quartier ont réquisitionné la fontaine dans laquelle ils pataugent allègrement en maillot de bain. Nous les envions grandement. C’est ici le point de départ de notre descente vers le Douro. Sans vraiment suivre le plan, nous empruntons les ruelles où la chaleur est moindre.

Nous prenons le temps de découvrir ce que cache ce labyrinthe à l’abri du soleil. Quelques drapeaux rouges et verts, symbole de fierté nationale, se mêlent au linge immaculé qui sèche sur les balcons. Les rares commerces semblent vivre au ralenti. Devant une minuscule épicerie, quelques gamins tout sourire s’amusent à prendre la pose pour un cliché. Je shoote tout en avançant. Le peu de lumière qui s’infiltre ici m’inspire pour des photos en noir et blanc. Le résultat qui apparaîtra sur l’écran de mon ordi quelques jours plus tard me donnera raison.

Il est presque 19h lorsque nous arrivons sur la Praça da Ribeira. Le Douro est devant nous. Sur l’autre rive, c’est Vila Nova de Gaia et ses caves de Porto. Le Pont Dom Luis nous permet d’y accéder. Le soleil nous offre un peu de répit, il s’éclipse doucement à l’horizon alors que nous longeons tranquillement le fleuve. Amarrées à nos pieds, les « barcos rabelos », qui servaient jadis au transport des vins, ne sont désormais plus qu’une attraction touristique. Nous avons fait pas mal de chemin depuis l’hôtel, il nous faut penser au retour et au dîner. Sur la route qui nous ramène vers Alegria, Anne et moi planifions quelque peu le programme du lendemain. Dans Via Catarina, une copieuse assiette de pâtes conclura la soirée, avant de regagner notre chambre pour une nuit des plus paisibles…

Samedi 28 juillet : gros bisous caniculaires

Avant-dernier jour de notre escapade ibérique. Il faut profiter au maximum pour ne rien regretter. Anne est bien décidée à ramener du Porto à ses proches. Et je commence à la connaître, quand elle a une idée en tête, elle ne l’a pas ailleurs… Alors qu’elle s’attarde dans une boutique à la recherche du précieux breuvage, je l’abandonne quelques minutes pour errer dans le Mercado de Bolhão. Mon attention ne tarde pas à se porter sur une céramique du coq de Barcelos, animal à l’origine d’une légende lusitanienne et qui est devenu l’un des emblèmes de la nation. Anne, depuis Lisbonne, est tombée sous le charme du volatile, et a déjà acheté un porte-clés et un dessous de plat à son effigie. Sûr de lui faire plaisir, je me procure la statuette que je lui offrirai à notre retour à Marseille. Anne me rejoint peu après, deux belles bouteilles dans les mains. Nous ramenons les précieux achats à l’hôtel et pouvons enfin partir pour effectuer les visites prévues.

C’est par la Torre de Clérigos que nous débutons notre circuit. Un escalier sans fin, trop étroit pour une circulation à double sens, nous donne difficilement accès aux divers étages puis au somment de la gigantesque tour. La vue y est imprenable. Les toits des maisons tout en bas s’alignent et s’entremêlent jusqu’au Douro qui s’allonge sous nos yeux. Juste le temps de saisir quelques images, nous ne restons guère longtemps, car le peu de place ne permet pas une grande liberté de déplacement. Qui plus est, une multitude de touristes affluent via l’escalier et nous avons bien du mal à atteindre les marches. Au prix de politesses internationalement échangées, nous touchons enfin au but.

Nous poursuivons par la Igreja do Carmo et la Igreja das Carmelitas, deux églises accolées l’une à l’autre. La première est ouverte. Une porte de verre automatisée nous accueille, c’est très moderne. L’intérieur est richement orné de dorures. Mais une fois de plus, nous arrivons en pleine messe et nous faisons demi-tour par crainte de perturber la cérémonie. Devant la seconde, nous trouvons porte close. Anne et moi prenons la direction du Douro. Il est presque 14h, nous sommes devant le Palacio da Bolsa - Palais de la Bourse pour les non-lusitanophones – que nous souhaitons visiter. Mais un imprévu va faire son apparition. A l’accueil, un panneau me décourage totalement. Les photos ne sont pas permises. Et il en est de même pour la Igreja São Francisco toute proche. S’en est trop ! Si c’est ainsi, ce sera sans moi. Anne et moi nous mettons d’accord et partons. Sur le parvis de São Francisco, je prends quelques photos de la façade de l’église. Queues de pies et tailleurs sont de sortie. Une mariée se fait désirer. Nous patientons quelques minutes, espérant l’apercevoir. Mais la chaleur est intenable, nous partons.

Nous ne sommes qu’à quelques minutes à pied de la Ribeira. Tables et chaises sont déployées sur les terrasses en bordure du fleuve. Nous profitons d’un repas dans un resto sur les quais de la Ribeira, à quelques mètres du Douro. Mon envie de poisson ayant atteint son paroxysme, je commande des sardines, un plat qui me faisait de l’œil depuis notre arrivée au Portugal. Anne se régalant quant à elle d’un poulet en sauce accompagné de pommes frites. Bien que nous soyons à l’abri sous un parasol, le soleil est impitoyable. Anne avait envisagé dans l’après-midi de filer vers la plage de Matosinhos, facilement accessible depuis Porto par les transports en commun, mais finalement elle se ravise. Elle qui est assez frileuse risque fort de ne pas apprécier l’eau glaciale de l’Atlantique. Et si c’est pour cuire sur le sable sans pouvoir piquer une tête dans les vagues, la frustration risque d’être terrible.

14h30. En guise de digestif, nous convenons d’une balade sur le Douro. En moins d’une heure, nous passons sous les six ponts que compte la ville, dont les deux arches métalliques que sont Dom Luis et Maria Pia. La vue depuis l’embarcation nous permet de découvrir la cité sous un autre angle. Nous glissons tout au long de la Ribeira et de ses façades multicolores. Cette balade est très agréable car non seulement nous profitons du paysage, mais la fraîcheur qui nous étreint sur le bateau est inestimable.

Nous décidons ensuite de prendre le métro pour nous rendre au Estadio do Dragão. Après avoir visité les antres du Réal à Madrid et du Benfica à Lisbonne, je compte bien accrocher un nouveau stade à mon palmarès, celui du FC Porto. A l’office du tourisme, il nous avait été précisé que les visites en période estivale étaient organisées toutes les heures de 14h à 18h les week-ends. Malgré ça, nous sommes arrivés devant la porte 18 et nous n’avons trouvé personne, hormis deux policiers qui nous ont informé qu’aucune visite n’était prévue pour la journée, pour des raisons inexpliquées. Il faudra revenir demain. Anne en à marre et souhaite rentrer à l’hôtel. J’improvise un programme jusqu’à 20h puis la rejoindrai à notre chambre. Nous nous séparons dans le métro, et tandis qu’elle rejoint Alegria, je décide de me rendre à l’Estadio do Bessa, le stade du second club de Porto, le Boavista.

Petite parenthèse pour vous parler du métro de Porto. Paradoxalement, il est beaucoup plus grand et plus étendu que celui de Lisbonne, pourtant capitale du pays. Les couloirs ainsi que les quais sont très larges et très clairs. Et surtout, ne vous avisez pas de gruger. Les contrôleurs ainsi que les policiers vous attendent très souvent à la sortie pour le contrôle de billets. J’emprunte donc une rame qui me dépose dans la proche banlieue et demande mon chemin aux rares personnes que je croise. Puis j’aperçois quelques supporters attablés dans un bar, maillots à damiers blancs et noirs sur les épaules, le stade n’est pas loin. La présence des forces de l’ordre et de quelques badauds aux abords de l’enceinte sportive m’intrigue. Je ne tarde pas à comprendre que le soir même, un match amical de pré-saison va opposer ici même les deux équipes de la ville. Ce qui explique aussi que le Dragão n’ai pu nous ouvrir ses portes. Je fais quelques clichés, notamment d’une énorme panthère noire menaçante – animal symbolisant le Boavista - qui veille devant les guichets.

Je retrouve Anne à notre chambre et nous partons vers Via Catarina. Même snack que le veille. Le troquet voisin diffuse le derby, et quelques fanas crient et applaudissent lorsque le FC Porto ouvre le score. On reste sur place pour flâner un peu dans les boutiques qui sont encore ouvertes. Il est presque 22h, mais pas question d’aller se coucher. C’est notre dernière soirée et les lumières de la ville n’attendent que nous. Bien que la nuit soit déjà tombée, la température elle, reste assez élevée. Nous marchons jusqu’à arriver devant la Catédral Sé que je voulais photographier de nuit, puis nous arrivons sur la partie haute du Pont Dom Luis. Ici passent les rames du métro qui font vibrer la construction métallique, et sur les bords les piétons peuvent déambuler. La hauteur est vertigineuse mais la vue est superbe. Les lumières de la Ribeira et de Nova Vila de Gaia se reflètent dans le Douro. Nous nous hissons jusqu’au Mosteiro da Serra do Pilar, sans aucun doute l’un des plus beaux points de vue sur Porto. Demain nous ferons la même visite de jour. Sur le retour, notre regard éberlué s’arrête quelques secondes sur un écran digital. Il est minuit et il fait 27°, sans commentaire. Une dernière halte par São Bento vidée de la foule, et Alegria n’est plus très loin.

Dimanche 29 juillet : retour à la réalité

Dernier jour de la semaine, mais surtout dernier jour du voyage. On a tellement visité que ces dix jours sont passés terriblement vite. Mais l’heure n’est pas encore à la nostalgie. Il nous reste encore une petite journée à bonifier pour parfaire notre séjour.

Les bagages sont prêts. Une consigne gratuite nous permet de les laisser à l’hôtel pour quelques heures. Nous passons une énième fois devant l’église d’azulejos, et décidons enfin d’y entrer. Et devinez quoi ? Et bien, c’est la messe ! Et là je manque de peu de réaliser LA photo du séjour. Près de la porte, un peu à l’écart des fidèles, deux vieilles dames sont agenouillées à même le sol, en pleine prière. L’église est pleine à craquer. Je m’avance de quelques pas et me retourne. La photo en noir et blanc est absolument à faire. Mais j’hésite, trop peut-être. Je regarde en direction des vieilles dames, et l’une d’entre elles croise mon regard. Elle a compris que je veux faire une photo. Elle continue de prier. Et là, un peu honteux de vouloir immortaliser un moment de recueillement si intime, j’éteins le numérique et quitte les lieux, l’estomac noué. Anne ne comprend pas que je puisse agir de la sorte, mais l’image à faire était si belle. Je l’ai encore vaguement en tête au moment où je rédige ces quelques lignes. Mais je ne pourrai pas vous la faire partager…

Nous continuons ce dimanche comme nous avions terminé le samedi, par le Pont Dom Luis. Et la vue panoramique qui la veille s’était avérée magique de nuit s’est confirmée très différente par les couleurs mais tout aussi belle en plein jour. Les « barcos rabelos », toutes voiles dehors, laissent apparaître les noms des chais : Martinez, Graham’s, Càlem… Puis nous retournons une dernière fois vers Via Catarina pour un repas rapide et un détour à « Modelo », la supérette, qui à notre grande surprise est ouverte le dimanche. Nous achetons de quoi confectionner quelques sandwiches pour le soir.

14h30. C’est avec un peu d’avance que nous arrivons aux portes du Dragão. Nous faisons un tour de l’enceinte pour quelques photos et, une demi-heure plus tard, on nous accueille enfin pour la visite guidée. Et là, c’est le drame. Photos interdites ! Je suis dégoûté ! Dans un musée ou une église, passe encore que le flash de l’appareil photo puisse porter atteinte aux œuvres conservées. Mais dans un stade, de quoi ont-ils peur ? Que mon numérique n’abîme les murs ? Les sièges ? La pelouse ? Ma naïveté ne dure qu’un instant, c’est purement pour des raisons mercantiles que l’on nous prive de clichés. En effet, le photographe attitré du club est sensé nous suivre et immortaliser les visiteurs durant la visite. Bien qu’énervé par cette pratique consistant à dépouiller le touriste à tout prix, Anne et moi prenons quand même part à la visite guidée, que je qualifierai sans retenue de… merdique ! Certes, nous avons approché le vert gazon, découverts les vestiaires et eu droit aux quelques anecdotes sur l’histoire du club. Le tout chapeauté par un agent de sécurité dont la présence n’avait pour autre but que de nous dissuader à garder éteint les numériques… J’ai eu quelques fois l’occasion de voler quelques images en échappant à la vigilance du pitbull, mais je n’en ai rien fait de peur de me faire virer du groupe. Au bout d’une demi-heure, nous arrivons dans une pièce où l’on nous invite à s’asseoir. Et voilà que le photographe nous fait défiler sur un écran ses œuvres. Je suis certain que ma fille de sept ans avec un jetable aurait fait de plus beaux clichés. Parmi les visiteurs, un client s’est manifesté pour acheter celles où l’on voyait sa figure, son bras, son orteil… Ok, j’exagère un peu. Toujours est-il que le pigeon en question s’est vu réclamer tout de même la modique somme de 30€ pour six misérables tirages. Ultime foutage de gueule, nous croyons poursuivre la visite après cette pause quand le guide nous annonce que celle-ci vient de toucher à sa fin. Mais où est passé le musée ? Nous ne verrons pas l’ombre d’un trophée ! Circulez, y’a rien à voir !

Autant vous dire que je suis sorti de la visite totalement frustré. Mais je n’ai pas dit mon dernier mot. En face du stade se dresse un grand bâtiment qui semble abriter une galerie commerciale. Nous y allons, car nous n’avons plus rien de prévu, et il nous reste un peu de temps à tuer avant de récupérer les bagages et de tracer vers l’aéroport. Sur trois ou quatre étages s’empilent de nombreuses boutiques. Guère intéressé par une séance de lèche-vitrines, je cherche un point de vue qui me permettra de faire quelques photos du stade. Nous montons au dernier étage. Il y a là-haut un Pizza Hut avec une baie vitrée. L’occasion est trop bonne. Le resto est désert, il semble fermé. A l’entrée un vigile vient à notre rencontre. Quelques mots en anglais pour lui demander de nous laisser entrer juste pour quelques secondes. Il accepte. Et voici que je découvre une vue imprenable sur le Dragão que je shoote une bonne dizaine de fois. Je tiens ma petite revanche. Anne et moi remercions le personnel du resto et partons. Ce seront les derniers clichés du séjour. Sur la route de l’hôtel, nous faisons une halte dans un cybercafé. J’expédie quelques mails et consulte un peu les news. Je présente à Anne une vidéo du rapace benfiquiste qu’un internaute à mis en ligne sur YouTube. Sur VF, j’ai quelques réponses qui sont tombées… sur Madrid et Lisbonne. J’y répondrai tranquillement à mon retour.

L’aventure touche à sa fin, ou presque. Car un dernier contretemps nous attendait à l’aéroport. Notre vol est prévu pour 20h30 heure locale, nous sommes dans les temps. Arrivés au terminal sans encombre via un ultime trajet en métro, l’enregistrement des bagages ne pose aucun souci. Anne, de peur de voir ses bouteilles de Porto se briser dans sa valise, décide de les garder dans son sac à dos. Elle sait pertinemment, elle qui voyage par les airs plus régulièrement que moi, que l’on à pas le droit de transporter du liquide dans un bagage à main. Elle est têtue ma chère Anne, mais pas autant que le douanier lors du passage au portique de sécurité. Alors que j’ai franchi le détecteur avec succès, je découvre Anne furax devant l’imperturbable contrôleur qui lui interdit l’accès de l’avion avec ses spiritueux. Alors qu’il fouille son vanity-case de fond en comble, elle lui assène : « mais oui, cherchez bien, je planque ma dose de cocaïne !». Je tente alors de calmer Anne, devant l’agent qui lui ne bronche pas, par méconnaissance du français ou juste par zénitude absolue. Mais il invite ma chère Anne à faire enregistrer son bagage à main contenant tout de même près de 150€ de Porto !

Passée cette courte frayeur qui au final trouvera sa place au rayon des petites anecdotes du voyage, nous embarquons à bord de l’appareil. Alors que la nuit est prête à tomber, l’avion s’envole dans le ciel portugais. Nous laissons dans notre sillage bien plus qu’un coucher de soleil. A notre retour, nous déballerons sur notre écran le millier d’images qui illustrera à merveille tout ce qui a rendu ce voyage unique et mémorable. Les moments inoubliables, les émotions ressenties, les sourires partagés. Puis je me lancerai à l’écriture du récit de ce séjour, en essayant de transmettre au mieux le vécu de cette escapade en terre ibérique…
Circuit Boléro Tropical et hôtel Sol Sirenas Coral (Varadero) English translation pending
by Cubaa · 2007-05-02 · 3 replies
🙂 bonjour, avec mes parents, nous sommes allez à Cuba pendant les vacances de paques. Nous avons fait le circuit "Boléro tropical"pendant une semaine :

PREMIER JOUR : Vous serez très fatigués par le décalage horaire. Nous arrivons à La Havane, installation à l'hotel Kohly 3*, c'est un peu nul comme hotel, la nourriture n'est pas très bonne.

DEUXIEME JOUR : Visite de La Havane coloniale (ancienne partie), rue Obispo, Achat de cigares, visite du musée du rhum. Déjeuner au restaurant "La Maison". Aprés midi : Visite en autocar de La Havane moderne : Place de La révolution, monument José Marti, Drapeaux attentats Baptista... Fin d'apres midi pour profiter de la piscine où des gens fesaient n'importe quoi : crachaient par terre, dans la piscine, se baignaient en calçon, roulaient des pelles à des cubaines et gestes... La police a du venir...

TROISIEME JOUR : Départ pour la vallée de vinales, c'est une très belle vallée où on visite la grotte de l'indien, seul petit défaut : dans la grotte, on doit prendre un bateau (petit) et il y a environ 20-30 minutes de queue. Déjeuner dans un restaurant typique très beau et la nourriture est excellente (poulet barbecue). Aprés midi : Nous allons dans un champ de tabac. Rencontre avec un paysan très simpa qui vous enmène dans le séchoir de feuilles de tabac et vous explique comment on fait les cigares. Vous pourrez acheter des cigares. Visite de la maison du paysan : Pas grand chose dedans (un cubain gagne en moyenne 20 pesos convertible par moi soit 20 €). Arret à Pinar Del Rio pour 20 minutes (temps libre) Puis nous repartons pour La Havane.

QUATRIEME JOUR : On quitte l'hotel Kohly, pour aller à Trinidad. En route, visite d'un élevage de crocodiles : vous aurez plusieurs occasions pour prendre de jeunes crocodiles en main ou autour de cou (j'en est prit 2), mais ils vous demendrons un pourboir, donnez leur environ 1 peso convertible, car les cubains vivent surtout des pourboires. Cocktail avec orchestre et magicien amateur. Puis nous déjeunons au restaurant du zoo. Vous aurez l'occasion de manger du crocodile (9€), c'est bon. Nous repartons, arrêt à Cienfuegos, visite du théatre et temps libre. Puis nous arrivons vers 6h à l'hotel Ancon 3* all inclusive situés au bord de la mer des caraïbes sur la plage Ancon à 10 minutes de Trinidad.

CINQUIEME JOUR : On visite Trinidad, ville classée patrimoine de l'humanitée par l'Unesco. A peine on descend du bus, que les cubains se battent pour que vous leur donniez quelque chose. On va dans une poterie, qui est championne de cuba ou je sais plus quoi...Visite du musée romantique (bof bof j'me suis ennuyé mais j'ai que 13 ans) Puis visite de la ville... Aprés midi : temps libre pour aller au marché artisanal. Et fin d'apres midi pour profiter de la magnifique plage. (est ce que quelqu'un fait du skimboard parmis vous ? moi j'en fait depuis que j'ai 9 ans).

SIXIEME JOUR : Départ pour Varadero, la ville aux touristes, installation à l'hotel LOS DELFINES 3* all inclusive.

SEPTIEME JOUR : Matinée libre pour profiter de la plage. FIN DU CIRCUIT. Puis départ pour Paris à La Havane pour ce qui partent. Mes parents et moi, nous sommes restez à Varadero, mais dans un autre hotel. Alors on prend un Taxi Calleche, normalement 10 pesos convertible, mais on obtient pour 7 pesos 🙂. 10 minutes de calleches jusqu'a notre hotel qui est situé dans la partie hotelliere de varadero (presque île). Notre hotel s'apelle SOL SIRENAS CORAL 4****, en formule all inclusive.

Voila la deuxieme semaine commence. Alors je résume un peu tout maintenant.

Notre hotel est superbe ! la plage est magnifique avec du sable blanc et de l'eau transparente et turquoise. Moi je me baigne et je fais du skimboard, du kayak, de la planche à voile. Le dernier jour, nous avons fait "el crucero del sol" (croisiere du soleil) en catamaran. On fait un arrêt pour se baigner avec les dauphins (super !) et un autre arrêt pour faire de la plongée (tuba, masque et palmes) dans un récif de corail où on voit des poissons magnifiques (comme dans Nemo ^^) puis on va à Cayo Blanco, une île inhabitée où il y a juste un restaurant. Si vous êtes malins, n'allez pas sur la plage où il y a tout les touristes. Mais quand vous arrivez tournez a droites aprés le ponton est marchez un peu : il n'y aura personne, vous serez tout seul en plein milieu des arbres au bord de la mer turquoise et sable blanc.😎 Ah oui, le prix ... 85 € PAR PERSONNE ! mais bon ça vaut comme même le coup.

Voila c'est fini 🙁😕, C'est notre meilleur voyage qu'on est fait !

Bonnes vacances. GER (c'est mon surnom) l'espagnol, fan de cuba 😎
Qui part le 9 février 2007 sur le Costa Concordia? English translation pending
by Coucouh31 · 2006-12-17 · 23 replies
Si vous avez déjà fait la croisière Italie, Egypte, Chypre, Grèce et Turquie au mois de février, quels conseils pourriez-vous me donner ? A vos claviers ! Et Merci pour tous vos bons conseils (Excursions, Temps, Monnaie...) !
Logement et travail en Islande English translation pending
by Sadou · 2006-06-12 · 15 replies
Peut etre avez-vous l'experience de l'Islande y avez-vous travaillé, y habitez-vous actuellement, enfin tous vos bons plans me seront utiles. Je suis à la recherche d'un pied à terre pour 2 n'importe ou, pour y travailler dans mon job lié à l'image, maxi pour 1 année, d'avance merci.
Impressions et moments forts de mon dernier voyage en Éthiopie English translation pending
by Lahaut · 2006-02-20 · 12 replies
🙂 Bonjour amis voyageurs Juste quelques impressions et moments forts de mon dernier voyage en Ethiopie pour vous donner un petit aperçu de ce superbe pays

🙂La fete du Timkat (commemoration du bapteme du Christ ) à Lalibella qui se deroule vers la mi janvier est une procession regroupant toutes les églises de la ville (9 en tout!)est une fete religieuse à voir absolument (meme si on ne s'interesse pas aux religions ) avec ces pelerins, ces chants d'enfants, ces danses et prieres de prêtres aux habits multicolores .Cela dure 2 jours (aller puis retour )et une nuit (chants et prieres jusqu'au matin à la cérémonie du bapteme) avant de repartir dans leurs églises respectives Et si on en veut encore, la nuit suivante et le jour d'aprés cela continue !!! c'est la procession de la St Mikael qui repart avec un jour de retard vers son église 🙂Les 9 églises à visiter tot le matin lorsque le calme des prieres est present et voir le sourire des pretres qui nous montrent leurs vieux livres religieux (certains ont plusieurs siècles!!!) 🙂L'observation des singes gelada dans le parc Simien (espece endemique et on ne peut que les voir là !!) 🙂Les superbes fresques des églises sur le lac Tana (attention certaines eglises sont interdites aux femmes !!) 🙂Les routes de campagne (certes certaines pas en tres bon etat !!)mais ou l'on aperçoit la vie rurale des paysans (cases aux toits en paille, chars à boeufs, anes, travail de la terre, ...) 🙂Les marchés de Key Afer et de Dimeka vers le pays de l'Omo ou l'on peut voir les costumes tradionnels de differentes ethnies (tsemai et hamers entres autres !!) en peau de bêtes (chèvres ou vaches (un peu comme les hommes préhistoriques mais en beaucoup mieux!!!)), leurs colliers en coquillages et leurs coiffures avec de la terre glaise .On pourra remarquer aussi que sur leurs dos il y a beaucoup de scarifications (aie ! aie !!aie!!!) et aussi beaucoup de traces de flagellation ( ouille! ouille !!! ouille!!!) volontaire (voir plus bas !!) 🙂La ceremonie de l'oukouli (passage pour le jeune homme de l'adolescence à l'age adulte) est aussi trés trés impressionnante (attention il faut avoir de la chance pour en voir une car il faut etre là au bon moment il n'y en n'a pas tout le temps (elle n'est pas faite specialement pour les touristes que nous sommes!!)) impressionnante donc(!!!)par les chants et danses des femmes en premier lieu puis par les flagellations RECLAMEES par elles memes pour montrer leur courage face aux hommes du clan ( plus il y a de sang et de cicatrices sur leur dos (et croyez moi ce n'est pas du ketchup !!!) plus elles sont contentes (les femmes françaises devraient faire un stage la bas ........ (je plaisante !!)) et j'avais meme mal pour elles !!! puis seance de maquillage pour les hommes et enfin le saut des boeufs( une dizaine !!) par l'initié (tout nu et attention de ne pas tomber sinon il se fera mal voir par la suite ) 🙂Le marché aux poissons d'Awasa avec ses pelicans et marabouts qui n'attendent que les dechets des pecheurs 🙁Mais helas la plupart (voire tous !!)des villages de l'Omo (Dorzé et Mursi (les femmes qui ont le plateau dans les levres (bonjour pour faire un patin !!!))en particulier sont pourris par le tourisme (jamais je n'avais imaginé cela avant de partir!!!) car croyez moi ils nous agressent en nous prenant le bras dès la descente du vehicule pour qu' on les prenne en photo contre monnaie sonnante et ils sont tres tres insistants et surtout ne pas faire de photos volées sinon bonjour les em..... meme les maisons pour les photographier il faut payer à leur proprietaire !!!!! Je pense meme qu'ils doivent se gribouiller le matin pour la venue des tourristes et gagner leur vie comme cela !! pire que le cirque !!! si j'avais su je ne serai pas venu mais heureusement qu'il y avait les marchés(voir plus haut !!)pour les voir sans que cela soit le cirque Gruss!!!

🙂 bon j'espere que l'Ethiopie vous a plu (enfin c'est un tout petit aperçu !!)et que peut etre vous irez le visiter mais avec des reserves pour le pays de l'Omo
Dollars et euros pour le Kenya English translation pending
by Fenife · 2017-11-08 · 20 replies
Est t il nécessaire de prendre des dollars ? Les Euros suffisent t ils ? L'entrée des parcs en quelle monnaie, ou CB ? Et les campings et hôtel?

Merci pour vos conseils.
Visiter les Saintes et La Désirade English translation pending
by Nevada16 · 2017-01-11 · 15 replies
Bonjour . nous sommes 4 personnes en Guadeloupe en avril et on voudrait visiter les Saintes et la Desirade combien pensez vous qu'il faille de jours pour les visiter.Et pour les locations maisons et véhicules avez vous des adresses. cordialement
Soirée Trek à Paris le mercredi 18 janvier 2017: Groenland, exploration en Terre de Liverpool English translation pending
by SoiréesTrek · 2016-12-19 · 23 replies
La prochaine Soirée Trek aura lieu le mercredi 18 janvier 2017. Philippe nous présentera son exploration en Terre de Liverpool, au Groenland.

Les rencontres les Soirées Trek sont un rendez-vous pour se retrouver entre marcheurs et futur-marcheurs autour d'un verre, d'un repas. Randonneurs, trekkeurs, mule ou mulet, que ce soit en solo, en groupe ou par agence, tous les marcheurs sont les bienvenus pour venir partager leurs expériences, découvrir de nouvelles destinations, échanger des informations, trouver des équipiers... Ou tout simplement passer une bonne soirée.

Ce rendez-vous mensuel, animé par des amoureux de la marche, vous est proposé gratuitement. Le bar vous proposera ses planches de fromages et charcuterie ainsi qu'une sélection des meilleurs vins ! (prix indicatif planche + vin : environ 20 €).

Rendez-vous aux inscrits à partir de 19h30 au restaurant : WineByOne 27 rue de Marignan, Paris 8e Métro Franklin D. Roosevelt (ligne 1 et 9)

Les inscriptions sont ouvertes !

A bientôt, les Soirées Trek www.lessoireestrek.org

Rencontre limitée à 20 personnes. Merci à ceux qui ne pourraient plus venir une fois inscrit de nous prévenir afin de libérer votre place. Si vous souhaitez faire partager l'un de vos treks à une prochaine soirée, n'hésitez pas à nous contacter en privé.
Préparation une semaine en Ligurie et Toscane English translation pending
by IlPirata · 2016-07-07 · 7 replies
Bonjour à tous,

Je pars dans 15 jours pour une grosse semaine en Ligurie et en Toscane. Je vais partager ce que j'ai prévu de faire durant cette semaine afin d'éventuellement aider ceux qui prévoient un voyage similaire cet été et d'avoir l'avis des personnes expérimentées sur ce parcours.

23 juillet : C'est parti pour +- 5h30 de route en voiture, nous arrivons à Levanto ou nous chercherons un camping pour 3 nuits en Ligurie. Après nous être installé, nous chercherons surement une petite plage ou passer le reste de la journée puis resto (après-midi encore floue, à planifier). Nous avons choisi Levanto comme 1er point d'attache pour sa position par rapport aux 2 journées prévues en Ligurie. 1 jour du côté de Portofino-Camogli et 1 jour pour faire le Tour des Cinque terre.

24 juillet : Santa Margherita - Portofino - San Fruttuoso - Camogli

Trajet en voiture jusque Santa Margherita de Ligure que nous visiterons avant de marcher jusque Portofino (5km – 1h30). Après visite de la ville, on se remet en route vers San Fruttuoso où on prendra le bateau jusque Camogli (9€). Après la visite de Camogli, on revient en train jusque la voiture (5min - 3€).

25 juillet : Cinque Terre

On a prévu de prendre le bateau à Levanto ou Monterosso (16€) jusqu'au dernier village (Riomaggiore) puis de revenir en train jusque Manarola puis train jusque Corniglia. Ensuite, on partira en randonnée de Corniglia à Monterosso. Rando Corniglia – Vernazza – Monterosso (3,2km + 3,3km). On aurait bien tout fait à pied mais les sentiers de Riomaggiore à Corniglia sont en travaux jusque 2018 donc on se contentera de la dernière portion. En procédant de la sorte, ça nous permettra de voir les village depuis la mer sur l'aller puis de les visiter un à un sur le retour.

On va prendre la Cinque Terre Card Train qui donne accès aux sentiers et au train de façon illimitée entre La Spezia et Levanto avec arrêts dans tous les villages (16€).

26 juillet : Lucques - Chianti

On quitte le camping, direction la Toscane ou nous avons réservé un prometteur B&B avec piscine à Lucignano.

Sur la route, on s'arrêtera une première fois pour visiter la ville de Lucca : · La promenade sur les remparts de la ville (4km) · La place dell'Anfiteatro (ou Piazza Mercato) et l'église San Frediano à proximité · Le Duomo et la place Napoleone à côté · L'église San Michele in Foro · Tour Guinigi pour le panorama sur la ville (4€)

On hésitait également à s'arrêter à Prato et/ou Pistoia mais je préfère prendre ce temps pour explorer le Chianti...

On prendre donc la route SR 222 dans le Chianti (une des plus belles routes d'Italie). On devrait s'arrêter dans certains de ces villages : Greve in chianti, Radda in chianti, Castellina in chianti, etc....
Embarquement et débarquement à Venise, MSC Fantasia English translation pending
by Lauryne96 · 2014-03-14 · 23 replies
Bonjour,

Je cherche des informations récentes concernant l'embarquement et le débarquement à Venise avec le MSC Fantasia.

Plus je lis, plus je trouve des infos totalement contradictoires.

Si quelqu'un, qui est parti récemment, peut m'aider, ça serait sympa.

Horaires, comment avec les bagages, repas à bord (uniquement pour ces 2 moments, svp), disponibilité de la cabine....

Merci d'avance pour votre aide. A+ Lauryne
Croisière sur le Nil et visiter Abu Simbel avec enfants en mai English translation pending
by FrenchKorean · 2012-12-31 · 42 replies
Bonjour, je souhaiterais partir en Égypte en mai avec mes parents, ma sœur (16 ans) et mon frère (9 ans). Nous hésitons encore mais il y a une grande chance que nous choisissions ce pays car nous pensons que la situation actuelle rend ce pays plus accessible financièrement et sans doute moins bondé. J'ai plusieurs questions à vous poser. Tout d'abord, pensez vous qu'en une semaine environ il est préférable de faire une croisière sur le Nil et de visiter Abu simbel mais de faire une croix sur le Caire, d'oublier Abu simbel et de rajouter le Caire, ou bien de se concentrer sur le Caire et louxor ? Quelle est la solution qui a le meilleur rapport qualite/prix ? Ensuite nous préférerions une croisière en felouque ou dahabeya, les navires géants nous révulsant, connaissez vous de bons prestataires qui nous laisserait le maximum de liberté dans le séjour? Merci d'avance pour vos reponses.
Retour de croisière "Retour en terre sainte" sur le Costa Pacifica English translation pending
by Les4dudus · 2012-04-29 · 25 replies
Vos compte rendu mon grandement aidé pour préparer cette croisière, à mon tour de faire un petit CR de notre périple, afin d’aider les futures croisiéristes.

Dimanche 8 avril. Départ de Suisse pour Savone à 6 heures. Voyage sans encombre avec pluie, neige au St-Bernard et brouillard en Italie. Arrivée à 11heures, nous avions réservé le parking, payement des 110 euro cash. On attend tranquillement notre tour, les hôtesses du squokclub nous donnent le programme des animations. A 13 heures, nous embarquons passage à la traditionnelle photo devant la barre et départ pour la cabine qui est très sympa avec un grand lit et un lit à étage. Départ, pour le premier buffet……..difficile de résister ….. aïe 11 jours va falloir faire attention !! A 17heures nous quittons Savone et tous sur le pont pour l’exercice d’abandon du navire, nous l’avons trouvé plus sérieux que lors de notre première croisière. Ensuite réunion des francophones où nous sommes une majorité sur cette croisière. Florence la responsable, pleine d’énergie et d’humour nous fait passer ce moment à la vitesse grand V. Souper au New York (tenue décontractée), nous avons une table pour nous 4 avec un menu spéciale pour Pâques. Café pour les grand et fête du Nutella au Squok pour les enfants. Nous trouvons sur notre lit un gros œuf en chocolat.
Voyage en camping-car de la Belgique vers la Grèce: bateau et campings? English translation pending
by Bouchonait · 2011-07-10 · 14 replies
Bonjour à tous et à toutes,

Je voudrais faire un voyange en camping car de la Belgique vers la Grèce. Qui peux me dire où prendre le bateau? Quel est le prix de la traversée pour 2 pers? Il y a t il des campings intéressants? Si vous avez déjà effectué ce périple merci de me renseigner.😉
Nord Chili: logements faciles à trouver entre le 19 décembre et le 1er janvier? English translation pending
by Namast · 2010-11-29 · 34 replies
Bonjour,

on sera une famille de 4 (dont 2 enfants de 9 et 11 ans) au nord Chili entre le 19 décembre et le 1er janvier. Je ne sais pas si ca correspond déjà aux congés d'été au Chili. Il semble que les congés, ou du moins les touristes chiliens, puissent déjà pas mal bouger entre noel et le jour de l'an.

On prévoie de loger dans l'ordre chrono sans avoir les jours exacts : - Santiago - Arica - Putre - ce qu'on trouve entre Putre et Surire et Islugo et Colchane et Huara si la route est faisable à cette époque - San Pedro de Atacama, avec peut-etre qq nuits sous tente/"refuges" sur les hauts plateaux cote Tatio, Salar de Tara, Miscanti - Parc Pan de Azucar (on devrait camper) - et on sera de nouveau à Santiago ou Valparaiso le soir du 31 décembre.

Autre problème, autant on devrait réserver d'ici 1 ou 2 jour des vols pour Santiago/Arica, sera t-il facile de trouver des bus pour redescendre ? (Arica - Calama puis Calama - Copiapo puis Copiapo - Santiago).

Merci
Croisière sur le Costa Pacifica du 9 au 16 août 2010 English translation pending
by Meheut · 2010-05-13 · 16 replies
Bonjour,

A la lecture de tous les posts de ce forum qui nous ont beaucoup aidé, nous avons réservé notre croisiere sur le Costa Pacifica du 09 aout au 16 aout 2010 avec un préacheminement au départ de la gare de Nice.

Nous serions ravi de préparer notre croisière avec votre aide, vos expériences et vos conseils. C'est notre première croisière

Nous partons avec notre bébé de deux ans. Nous avons réservé une cabine avec Balcon, comme notre fille est "grande" elle n'est pas prioritaire pour le lit bébé :-(

Nous attendons avec impatience vos conseils.

Merci
Trois mille euros pour vingt et un jours au Vietnam English translation pending
by Shuana · 2009-10-06 · 11 replies
Voici un autre voyage organisé mais a près de 3000 euros par une agence parisienne. Vitrine de ce qui peut être fait mais ensuite ce sont les détails qui font la différence et comme pour chaque opérateur c'est flou sur le détail des prezstations.....

Circuit Vietnam 21 jours – 2009 B : Petit déjeuner L : Déjeuner D : Dîner

1. Lundi : DépartVol direct Vietnam Airlines vers Hanoi à 12h25 de Roissy 2C. Déjeuner et nuit à bord.

2. Mardi : Hanoi – Ha Long (L, D) Arrivée à Hanoi à 5h35. Accueil. En route pour Ha Long (à 180 km). Visite de Ha Long et Hon Gai. Embarquement à 12h pour la croisière dans la baie de Ha Long. Déjeuner de fruits de mer à bord. Visite d’une grotte et arrêt baignade à l’îleTitov. Dîner de fruits de mer et nuit à bord.

3. Mercredi : Ha Long – Hai Phong – Hoa Lu (B, L, D) Visite en barque d’une crique. Poursuite de la croisière. Débarquement à 12h. Déjeuner au restaurant de l’hôtel Saigon-Ha Long (14ème étage – vue panoramique sur la baie). En route pour Hai Phong (tour de ville). Continuation vers Hoa Lu. Dîner et nuit à l’hôtel Thuy Anh**.

4. Jeudi : Hoa Lu – Hanoi – Lao Cai (B, L, D) Visite des sanctuaires dédiés à la dynastie des rois Dinh et Le (10ème siècle). Excursion en barque vers les grottes de Tam Coc, au milieu d’un merveilleux paysage «Baie de HALONG terrestre», lieu de tournage des scènes du film Indochine avec Catherine Deneuve. Visite des 3 pagodes Bich Dong situées sur le flanc d’une colline. Déjeuner. Retour à Hanoi. Tour de ville. Dîner en ville. Vers 22h : train de nuit pour Lao Cai (compartiment climatisé avec 4 couchettes).

5. Vendredi : Lao Cai – Sapa (L, D) Arrivée à Lao Cai vers 6h00. Accueil. Transfert à l’hôtel Bamboo*** à Sapa. Petit déjeuner libre. Découverte du marché de Sapa et de la colline Ham Rong qui surplombe la ville. Déjeuner. Visite du village des H’mongs noirs à Cat Cat. Dîner-spectacle en ville. Nuit à l’hôtel.

6. Samedi : Sapa – Lao Cai - Bac Ha (B, L, D) Départ pour Lao Cai. Arrêt en cours de route à Ta Phin pour visiter le village des Dao. Déjeuner à Lao Cai. Continuation vers Bac Ha. Dîner. Nuit à l’hôtel Sao Mai**.

7. Dimanche : Bac Ha – Lao Cai - Hanoi (B, L, D) Visite du marché des H’mongs colorés et des environs de Bac Ha. Déjeuner. Retour à Lao Cai. Visites en cours de route. Visite de la Poste-frontière et du Pont reliant le Vietnam à la Chine. Dîner. Vers 22h00 : train de nuit vers Hanoi.

8. Lundi : Hanoi (L, D) Arrivée à Hanoi à 6h. Transfert à l’hôtel Hoa Binh*** (ou Saigon***). Petit déjeuner libre. Tour de ville. Visites : Maison et Musée du Président Ho Chi Minh, Pagode au pilier unique, Temple de la littérature. Déjeuner en ville. Check-in à 14h. Visite de l’ancien quartier aux 36 corporations. Promenade autour du Lac Hoan Kiem et visite du Temple Ngoc Son. Dîner en ville. Nuit à l’hôtel.

9. Mardi : Hanoi (B, L, D) Visite du village Bat Trang (céramique). Tour du Lac de l’Ouest et visite de la Pagode Quan Thanh. Déjeuner en ville. Visite du Musée de l’ethnographie. Spectacle de marionnettes sur l’eau. Dîner en ville. Nuit à l’hôtel.

10. Mercredi : Hanoi – Hue (B, L, D) Transfert à l’aéroport pour le vol vers Hue (10h10-11h20). Accueil. Transfert à l’hôtel Huong Giang**** (chambre de luxe avec vue sur la rivière des Parfums). Déjeuner à l’hôtel. Après-midi : visite des tombeaux de Tu Duc et de Khai Dinh et du marché Dong Ba. Dîner royal en ville. Nuit à l’hôtel.

11. Jeudi : Hue – Lang Co – Hoi An (B, L, D) Excursion sur la rivière des Parfums jusqu’à la Pagode Thien Mu. Visite de la Cité impériale. En route pour Lang Co, village de pêcheurs. Déjeuner au bord de l’océan. Baignade. En route pour Hoi An en passant par le célèbre Col des nuages et en longeant l’océan. En cours de route, visite de la Montagne de marbre et ses ateliers. Installation à l’hôtel Hoi An****. Dîner en ville. Nuit à l’hôtel.

12. Vendredi : Hoi An (B, L, D) Départ pour la visite du sanctuaire Cham de My Son. Retour à Hoi An. Déjeuner en ville. Visite de Hoi An : Pagode Phuc Kien, Pont japonais, Maison Tan Ky, Atelier d’élevage et de tissage de la soie. Croisière sur la rivière Thu Bon avec arrêt-visite des villages des métiers (bois, céramique). Nuit à l’hôtel Hoi An.

13. Samedi : Hoi An –Da Nang – Nha Trang (B, L, D) Transfert pour le vol Da Nang – Nha Trang (9h40-10h45). Accueil. Transfert à l’hôtel Saigon-Yasaka****. Tour de ville. Déjeuner en ville. Baignade. Visite des tours Ponagar. Dîner en ville. Nuit à l’hôtel.

14. Dimanche : Nha Trang (B, L, D) Promenade en bateau vers les îles aux larges. Visite de l’aquarium Tri Nguyen, de l��île Hon Tam. Baignade. Déjeuner sur une île et retour à terre vers 16h. Temps libre pour se promener le long de la plage. Dîner en ville. Nuit à l’hôtel Saigon-Yasaka.

15. Lundi : Nha Trang – Phan Thiet (B, L) En route pour Phan Thiet. Transfert à l’hôtel Saigon-Mui Ne***. Déjeuner en ville. Après-midi libre pour baignade. Dîner libre. Nuit à l’hôtel.

16. Mardi : Phan Thiet – Hochiminh Ville (B, D) Matinée libre. Baignade. Déjeuner libre. Visite des dunes de Hon Rom et du village Mui Ne. En route pour Hochiminh Ville. Transfert à l’hôtel Saigon*** (chambre de luxe). Dîner en ville. Nuit à l’hôtel.

17. Mercredi : Hochiminh Ville (B, L, D) Tour de ville : Hôtel de Ville, Poste centrale (visite), Cathédrale, Opéra, Palais de la Réunification, Quais Bach Dang. Visite du quartier chinois de Cho Lon avec la Pagode Thien Hau. Déjeuner en ville. Visite d’une fabrique de laque artisanale et du Marché Ben Thanh. Dîner en ville. Nuit à l’hôtel Saigon.

18. Jeudi : Hochiminh Ville – Vinh Long – Can Tho (B, L, D) Départ pour Vinh Long, dans le delta du Mékong, grenier à riz du Vietnam. Promenade en barque dans les arroyos. Visite des vergers avec dégustation de fruits frais de saison. Déjeuner typique dans un jardin de bonsaïs. Continuation vers Can Tho, la plus grande ville du delta. Tour de ville. Dîner musical en ville. Nuit à l’hôtel Saigon-Can Tho***.

19. Vendredi : Can Tho – My Tho – Hochiminh Ville (B, L, D) Excursion matinale en bateau sur le Mékong pour visiter les célèbres marchés flottants Cai Rang et Phong Dien. Scènes de vie sur l’eau. Déjeuner à My Tho. Tour de ville. Retour à Hochiminh Ville. Dîner en ville. Nuit à l’hôtel Saigon***

20. Samedi : Hochiminh Ville – Cu Chi – Hochiminh Ville (B, L) Départ pour Cu Chi (à 50 km), haut lieu de la résistance, avec un réseau de 200 km de souterrains. Visite des tunnels. Retour à Hochiminh Ville. Déjeuner en ville. Derniers achats dans le centre ville. Transfert à l’aéroport pour le vol direct vers Paris par Vietnam Airlines à 23h35. Dîner et nuit à bord.

21. Dimanche : ParisArrivée à Roissy 2C à 6h45.
La Loire à vélo et le canal de Nantes à Brest! (retour) English translation pending
by Bikos · 2009-09-03 · 8 replies
Je reviens d'une très belle aventure, ou chacun de nous s'est bien amusé ! Joao (moi) et Séverine , 35 ans; Amandine 12 ans et Julien 9 ans ...

A NOUS LA JOIE DU VELO !!!

Première partie du voyage

Pour notre deuxième année d'affilié nous avions décidé de repartir avec nos vélos chargées sur les voies vertes de France. Nous voulions connaitre le tronçon de Tours à Nantes le long de la Loire, et parcourir ensuite le canal de Nantes à Brest...

Nous sommes partis un dimanche sous une pluie fine. Gare d'Austerlitz. Comme l'an dernier, même combat. Faut monter le barda et les vélos dans le wagon prévu à cet effet... Tours est là. La Loire s'offre à nous assez rapidement. Les panneaux, les cartes, les plans, le paysage et nous voici plongés très vite dans le bain ! Cette partie de la Loire nous ne la connaissons pas et c'est bien ça qui nous intéresse. Savonnières marque le premier arrêt après seulement 28 km. Car c'est bien le lendemain que débute l'aventure ! Le soleil est là, et ça fait du bien. On se prélasse à notre première terrasse. Nous sommes le long du Cher qui longe une partie de la Loire. Julien s'y baigne en slip !

Cette année nous avons deux tentes à poser contre une l'an dernier. Moi je monte les tentes et gère le matériel, les vélos et tout aspect technique. Séverine coordine le linge, les provisions et le planning. Les enfants ... jouent !!! Bref nous avons déjà l'expérience, et le rodage se fait rapidement.

Vilandry, Azay le rideau, où nous visitons son château, puis Rigny-sur-Ussé et Chinon se pointe à l'horizon. Du Cher nous sommes passés à l'Indre pour enfin retrouver la Vienne ! C'est qu'il y en a des cours d'eau ! Ceci est très plaisant ! Allez ma première bouteille de vin. C'est local et c'est bon ! Je bois seul et suis vite en zone rouge ! 52 km pour cette véritable première étape. Nous sommes dans une région de vignobles. Donc il y a des coteaux, donc ça grimpe. Ca râle sec. Severine, Amandine et Julien me détestent ! Moi j'ai la big banane et je souris de toute mes dents ! Le soleil cogne ! Pas d'ombre. On boit beaucoup. Plusieurs cimetières nous donne la joie de remplir nos gourdes. Saumur est incontournable, mais c'est aussi une bonne ville bien grande ici...

St-Mathurin, Angers (moche) et Poisonnières ou un camping apparemment paisible nous attend. Tu parles les trains sont passés toute la nuit à seulement 10 mètres de notre emplacement ! Mauvaise nuit !

Après 4 jours de voyage (jeudi) Séverine me fait l'honneur de crever ! Notre première crevaison en voyage. J'ai les boules car faut enlever toutes les sacoches, chercher le matériel et analyser la nature de la crevaison. Une épine est trouvée. Rustine patchée et hop, je joue avec l'huile de coude, recharge la pouliche et hop ! Quelques cyclos voyageurs s'arrêtent à note hauteur pour savoir si tout va bien. D'autres passent sans même sourciller ! Montjean-sur-Loire, Ingrandes, St-Florent-le-Vieil . La Loire est parfois quittée au profit des routes de campagne. Ce qui ne plait pas forcément à tout le monde. Ancenis marque la fin de notre aventure Loiresque. Demain nous changerons de cap afin d'éviter Nantes et son effervescence . Au bout de 5 jours c'est déjà près de 246 km effectués ! 28 km, 52 km, 60 km, 52 km, 52 km !!! La troupe roule bien malgré des chemins de halage et des chemins de terre parfois aux allures de gruyère ! Ce soir nous réservons une table au restaurant du camping, puis allons à la piscine municipale qui est nocturne jusqu'à 23h ! Quel pied après les chaleurs de ces derniers jours !

Deuxième partie du voyage

Nous sommes vendredi et le canal est l'objectif du jour ! Nous quittons Ancenis et partont par un départementale qui nous usera ! Ca monte sévère. Et les organismes des enfants sont mis à rude épreuve. Ca râle, ça rage et ça s'arrête ... Faut motiver tout ça et c'est parfois pas évident. Nous sommes à Ligné. Super U pour maman et librairie pour les enfants. La pose déjeuner fait parfois office de repos et celle-ci est la bienvenue ! C'est moi qui me colle à la popote ! Nord-sur-Edre est atteint. Un couple canadien que nous croisons nous met dans la bonne direction. Nous roulons sur un tronçon qui mène au canal de Nantes à Brest. Celui-ci fait son apparition pour notre plus grande joie. Mais les premiers kilomètres s'annoncent difficiles. Le chemin de halage est plein de crevasses, trous et gros cailloux. On roule pas bien et forcément ça grince de nouveau. Le soleil n'aide pas. On roule, on roule et le camping est encore très loin. Après 20-25 km au bord de l'eau, une aire de pique-nique avec point d'eau et wc, fait notre bonheur ! Ce soir nous resterons là ! Premier camping sauvage ! Chouette ! Je plante une tente au lieu de deux. Un randonneur, vient à son tour et nous demande si cela ne nous dérange pas qu'il s'installe. Au contraire il y a de la place et à plusieurs c'est plus rassurant ! 52 km !

Lendemain sous le soleil, notre randonneur part avant nous, et nous le recroiserons plus loin ! Dès le départ nous nous apercevons que le canal est dépourvu de peu de villages étapes. Donc peu de commerces. Nous n'avons parfois pas grand chose, car tout ce qui est acheté est mangé le jour même, surtout les produits frais... Midi à la crêperie ! Les premiers bateaux et péniches défilent dans un long murmure que rallonge le temps. Rien ne presse ! Nous nous enfonçons dans une véritable campagne pour arriver à Guenrouet. Nous resterons ici 2 jours. De plus il y a une piscine, plein air et un mini golf ! Amandine et Julien se trouvent des copains. Severine s'occupe d'une bonne lessive. Moi je bois de la bière, fume ma pipe achetée à St-Claude, bouquine et me balance dans mon hamac !!! Un concert en plein air de musique bretonne meublera notre première nuit. Incroyable coincidence, notre randonneur arrivera au camping ! 42 km ! Il s'appelle Jacques, 58 ans, habite Brest et fait le canal à pied ! 350 km !!! Nous sympathisons !!! Le hasard fera bien les choses puisque nous le reverrons 2 jours plus tard vers St-martin-sur-Oust, puis encore le lendemain-matin ! Ainsi pendant 5 jours ! Nous déjeunerons ensemble après Rohan lors de ce qui sera notre dernière fois ... Cette rencontre avec Jacques a beaucoup marqué les esprits et l'émotion sera vive lors du dernier au-revoir... Josselin marque un tournant dans cette aventure. Notre premier gite, et surtout premier lit en 10 jours !! Le pied ! Rencontre insolite avec un couple, leur deux enfants et leur deux ânes !!! En voyage !!! Resto, balade puis massages aux huiles essentiels que Séverine et moi faisons à tour de role. Petits et grands sont aux anges !!!

Le lac de Guerlédan amorcera une journée incroyable ! Puisque nous nous perdrons , mangerons uniquement des pâtes à l'eau, passerons par des chemins digne de certains rallyes vtt et finirons par arriver exténués au camping après 69 KILOMETRES !!!!!!Véritable mise à mort ! Le lendemain alors que nous passons les écluses en revue, un bateau de tourisme fait son entrée dans une écluse. Avec la complicité de l'éclusier, Julien a la chance de pouvoir tourner la manivelle qui ouvre et ferme la porte de l'écluse. Je suis fier et content ! Maman filme et la grande soeur encourage ! Julien est très content ... nous ferons 54 km pour atteindre Chateauneuf-du-Faou !!! Incroyablement les enfants ont bien récupérés de la veille et ça c'est bon signe. Camping dans un village VVF avec piscine ... On ne se fait pas prier pour y aller ! Nos soirées sont ainsi : après le diner, la vaisselle est faite à tour de role. Très souvent nous faisons des parties de UNO ou de YAHTSEE. Les enfants se couchent les premiers. Nous autres adultes préparons l'étape du lendemain, et contemplons le ciel étoilé... Chateaulin marque la fin de notre épopée au bord du canal. Cette dernière étape est salutaire puisque deux jours auparavant, j'ai appelé pour réserver une chambre d'hotel ! Nous retiendrons surtout cette multitude de chemins de halage défoncés, et qui malheureusement aura raison du porte bagage avant de Séverine. Niveau physique, certaines étapes sont de véritables randonnées vtt !!! Entre les pommes et les mures cueillies, nous avons nos ravitos ! Chateaulin est atteint après 322 km sur les 360 km du canal ! Une boisson et une glace monumentale et nous voici pénards. Hotel, chambre, télé, le pied ! Resto et balade nocturne ! Nous sommes le 15 aout et nous avons une semaine d'avance sur notre planning !

Troisième partie du voyage

Dimanche 16 aout Avec une semaine de bonus, tout le monde est unanime, on décide de rejoindre Tours, pour faire le tronçon Tours-Orléans que nous connaissons déjà ... La veille nous avons pris nos billets de trains ... oui de TRAINS !! Le premier est un TER qui nous emmène à Quimper avec un escale de 3 heures avant de prendre le deuxième pour Nantes ! Ensuite, nous avons notre dernier train pour Tours ! Partis à 12h13, nous débarquons à 20h39 !!! Un contre-la-montre avec le soleil est lancé. Trouver le camping de St-Avertin. Jouant sur l'intuition, je mène la troupe, heureuse d'avoir quitté les rails pour un tour de roue qui fera du bien ! A près de 22 km de moyenne, nous arrivons à notre éden d'un soir. Environ 500 km de train et 22 km de vélo !

Nous retrouvons le lendemain notre chère Loire ! La chaleur est encore plus importante qu'en Bretagne (ok bon !) Carrefour ! Allez on fait des frais ! Des lunettes de soleil pour Julien qui a perdu les premières. Des tongues pour Julien et moi pour remplacer les vieilles, un débardeur pour Amandine, une bouteille de gaz et des provisions pour la journée... L'itinéraire de la Loire à vélo est quelque peu modifié, mais au final nous trouvons ça chouette. L'an dernier on passait par les coteaux... Tout le monde est content, mais moi ça ne m'aurait pas dérangé ! Après la journée d'hier nous décidons de faire léger et de nous arrêter à Beaugency après 28 km. Lessive, terrasse café, baby-foot, flipper et piscine ! On glande et ça fait du bien ! Chaque matin c'est pareil. On sort tout des tentes. On prépare les sacoches, et c'est pas simple puisque nous en avons pas moins de 12 !! Puis on finit par les tentes ... En général il nous faut 2h30 entre le réveil, les petits déj, le rangement et le départ. Ce matin nous mettons le cap sur Blois et son camping. A peine partis de Beaugency, un incident survient. Nous roulons sur une nationale. Amandine qui roulait trop près du trottoir fait une cabriole. Tête, bras, poignée et genoux. Son corps est meurtri. Notre peur est grande, mais après quelques soins et un long arrêt, on pourra repartir. En revanche, notre conscience de parents est touché, car dans ce voyage, nous sommes partis sans casque ! Ce qui n'aurait pas dû arriver. Une bonne leçon... Quelques portions goudronnées, et nous voici de nouveau à l'abri sur des chemins de halage longeant la Loire. Candé-sur-Beuvron fait office de pause-déjeuner et de nouveaux soins sont donnés après être passé à une pharmacie. A peine repartis c'est au tour de Julien de se payer le plancher des vaches. Mais là pas grand chose, bien que ça devait arriver. Un coup à gauche, un coup à droite et sur le gravier ça ne pardonne pas ! Blois est atteint en pleine fournaise et après avoir traversé la forêt domaniale de Russy. J'installe dare-dare le camp et nous détalons pour aller à la piscine découverte qui fermera ses portes une demi-heure plus tard ! Les boules. Seul Julien et moi faisons plouf-plouf ! Apéro et repas léger. Nous tombons sur un couple rencontré à St-Avertin, qui suit le même itinéraire ...

On est mercredi et la veille nous avons décidé au moment de nous coucher de rallier Orléans, puis Paris par le train. Nos amis partent avant nous. ?change de coordonnées. Nous partons et roulons bien malgré les 25? déjà présents. A notre grande surprise nous voyons arriver à notre hauteur le groupe de 3 cyclistes qui étaient partis dans la mauvaise direction. 8 km pour rien ! Du coup nous restons ensemble avec Bernard, Isabelle et Charline leur fille. Ils viennent de Caen et fond la Loire de Nantes à Orléans. Du coup nous finirons par rouler ensemble et à Amboise nous déjeunerons tous ensemble. La chaleur a raison de nos gourdes et l'eau est dégueulasse. On roule plus vite du coup car à plusieurs on se motive et puis on se mélange formant de drôles de tandems ! On s'aperçoit que l'on va vite et que nous sommes à quelques kilomètres d'Orléans. Un cimetière nous donne la joie de remplir nos gourdes d'eau fraiche. On s'asperge littéralement, mais on sèchera assez rapidement ! Il est 15h50 et Julien est proche de l'insolation. Le thermomètre affiche 44? au soleil !!! A hauteur d'Olivet nos amis normands nous quittent après embrassades et encouragements. Nous on file droit devant... Gare d'Orléans. Billets pour Paris et hop en avant !!! Nous arrivons à Austerlitz, la bouche en coeur ! Un dernier effort et nous voici à Vitry s/seine après une journée de folie ! Vélo-train-vélo. 71 km dans les pattes !

Bilan

En 18 jours de vacances, nous avons roulé 17 jours et effectué 830 km. Une moyenne de 49 km par jour ! Plus petite étape, 28 km. Plus grandes étapes, 69 et 71 km. 5 trains. 2 crevaisons et une casse matériel (porte-bagage avant) pour Séverine. 2 chutes. Un camping sauvage, 1 gite et 1 hotel. Pour cette deuxième aventure, le regard a changé chez les enfants. Plus conscients et plus ouverts que jamais. Mais nous autres adultes avons eu aussi un recul plus important. Nous nous sommes aperçus que l'économie a aussi des répercutions sur le tourisme. Beaucoup de campings vides ou peu peuplés. Commerces fermés. Villages fantômes. Notre budget a pris 25 à 30 % en 1 an ! Les SDF se font de plus en plus présents dans les campagnes. La violence se manifeste aussi. La promiscuité engage des règlements de compte et autres nuisances... Mais au final le vélo est considérablement un sacré mode de voyage. Cette année nous avons croisé beaucoup de monde avec ce mode écolo. Copains, familles; français ou étrangers. Nous avons des allures de tortues, ce qui nous donne bonne figure auprès des gens qui nous croisent. On nous encourage, on nous applaudit parfois. C'est toujours positif ! L'an prochain nous changerons de type de vacances, mais nous sortons grandis d'une telle expérience. La dimension de ce que nous vivons est à l'échelle de ce que nous sommes. Grands et petits à la fois. Fiers mais humbles. Dans un monde de consommation ou règne le confort matériel , nous avons réussi à cultiver quelques valeurs comme l'échange, le partage et la fraternité... Un trésor pour la vie !

Joao
Première et dernière fois en croisière English translation pending
by Maillotdbain · 2009-01-02 · 32 replies
Bonjour, Ce message a pour but de faire la lumière sur ce à quoi vous devez vous attendre si vous voulez faire une croisière et aussi vous donner mon avis. Peut-être que mes commentaires ne sont pas valables pour toutes les croisières, mais au moins sur celle du Thomson Destiny. Bien sûr, mes appréciations n'engagent que moi, d'autres personnes verront les choses différemment. Avec ma conjointe, nous sommes partis du 21 au 28 décembre 2008 pour une croisière au départ de La Romana en République dominicaine. Première surprise : la taille de la cabine. Ce n'est pas pour rien qu'on n'appelle pas ça une chambre ! Bon d'accord, on est sur un bateau et il faut caser le plus de monde possible... Deuxième surprise : premier arrêt, St-Kitts, alors que c'est Ste-Lucie qui était prévu. Encombrement dans les ports paraît-il... Troisième surprise : une fois à terre, les chauffeurs de taxis se jettent sur vous comme des rapaces sur leur proie. Vous ne pouvez pas faire 10 m sans être harcelé. N'ayant pas acheté de visite ou excursion à bord, bien trop cher, nous ne savons pas où aller une fois sur les îles, si bien que nous ne pouvons que nous que fier à un taxi. Malheureusement ils ne sont ni guides, ni bons conseillers, si bien que vous ne choisissez pas vraiment la plage où ils vous emmènent. Les deux fois où j'ai demandé des renseignements aux kiosques touristiques, je suis tombé sur des femmes avares en information et désagréables. Évitez les plages publiques, car parsemées de déchets, et préparez-vous à payer le prix fort pour des transats et parasols sur les plages privées. Oubliez les images de cartes postales, sauf peut-être si vous payez un bon guide... L'eau n'était pas chaude, il y avait beaucoup de nuages et des averses tous les jours. Surveillez l'heure car le bateau lève l'ancre parfois très tôt. À 15 h les deux derniers jours ! Quand on sait qu'il faut être à bord 1/2 heure à l'avance... La nourriture est variable. Le buffet est ordinaire et le choix limité, en contrepartie ouvert 24h. Le restaurant offre un choix assez large et la qualité est excellente. Par contre il fallait choisir entre le service de 18h30 et celui de 20h30, ce qui peut se comprendre pour l'organisation, mais qui n'est pas pratique. Vous ne choisissez pas votre place, elle vous est attribuée et reste la même pendant tout le séjour, avec les mêmes voisins, heureusement sympathiques dans notre cas. L'équipage est très accueillant et serviable, excepté quelques cas à part. Comme ce type à l'accueil qui dit que le mal de mer est un problème psychologique. C'est insultant quand vous souffrez sérieusement dès que le bateau commence à bouger. On vous propose des pilules ou des injections, mais ça ne fait que calmer les maux de têtes ou de coeur, pas les problèmes d'équilibre dus à un disfonctionnement de l'oreille interne, pour lequel il n'existe pas de traitement. Il y avait 90% d'Anglais à bord et toute l'information, quelle soit imprimée ou au micro, est en anglais. Sauf lors de l'exercice d'évacuation du navire. Bon nombre de membres de l'équipage parlent quand même français. Pensez à réclamer votre passeport le dernier jour avant de quitter le navire, car ce n'est pas vous qui le conservez et il est facile de l'oublier car l'information est mal faite pour vous le rappeler. N'oubliez pas que toutes les boissons sont payantes, même la simple bouteille d'eau, mais l'eau du robinet est potable. Bref, nous ne voyons pas l'intérêt des croisières et le prix ne se justifie pas. Pour un montant moins élevé, nous choisirons à l'avenir un forfait tout compris en hôtel 5 étoiles. Si vous voulez tenter l'expérience, préparez-vous un bon budget supplémentaire afin d'en profiter. Bon voyage quand même !
Vivre et travailler à Madagascar English translation pending
by Sanga1984 · 2008-07-11 · 29 replies
coucou tout le monde🙂

voilà notre histoire nous sommes un couple de jeunes belge de 24ans

nous aimerions aller vivre et travailler à madagascar nous avons tout les deux un diplome d'educateur et aussi de chef d'entreprise gestion

david mon fiancé travail comme chauffeur poids lourd en belgique moi je travail comme assistante vétérinaire et secrétaire médicale. on aimerait acheté sur place et faire des chambres d'hotes est ce possible? avec combien? nous cherchons des personnes pouvant nous aidez sur place aussi si possible

mais comment trouver un travail?

quel est le salaire? de combien a t on besoin pour vivre là en location? en achetant?

est ce possible d'acheter une maison? y a t il des crédits pour les étrangers?

de quel coté faut il aller pour vivre près de la mer ou l'océan indien sans risqué les cyclones?

ou pleut il le moins?

d'avance merci de ces renseignements à bientot😄
Travail et logement en Italie (Rome) English translation pending
by NomadicGuy · 2006-08-22 · 30 replies
Bonjour à tous,

J'ai 24 ans et je rêve de l'Italie depuis ma plus tendre enfance. J'ai eu plusieurs fois l'occasion d'y effectuer de courts voyages en solitaire (Bologne, Venise, Riccione) ainsi qu'en groupe (Aoste, tour de Sicile). Il y a peu, j'ai pris la décision de partir y vivre pour une durée de 6 mois à un an, certainement à Rome (où je n'ai malheureusement aucun contact 🤪 ).

J'ai de faibles bases d'Italien, j'aurai donc besoin de cours intensifs, du moins pendant les premières semaines. Je me suis renseigné rapidement et j'ai trouvé une école d'Italien a Rome, la Torra di Babele, (www.torradibabele.com) qui propose des modules intensifs de 12 semaines pour un prix raisonnable (500 euros tout compris).

Pour ce qui est de visiter, je compte me procurer quelques bouquins et je pense que j'aurai le temps de voir tout ça à mon aise une fois sur place. Je ne m'en fais donc pas pour ça.

La seule chose qu'il me reste à régler en fait, c'est le travail sur place. Avant de maîtriser le langage et de trouver un job dans ma branche (l'informatique), je pensais d'abord travailler dans l'Horeca (Hotel - Restaurant - Café pour le profane 😛 ) mais la période à laquelle je compte partir (octobre - novembre) risque ne pas être la meilleure pour trouver ce genre de job... Je me suis également procuré un "Codice Fiscale", une sorte de numéro de sécurité sociale indispensable pour travailler, afin de ne pas perdre trop de temps là-bas en paperasse administrative (même si je sais à peu près à quoi m'attendre dans ce domaine 😛).

D'un autre coté, il va falloir penser au logement. A court terme, dans un premier temps, et puis à plus long terme si je parviens à trouver un emploi convenable. Pour les premiers jours, une amie m'a conseillé de loger au "Tiber Camping Village" (
http://www.campingtiber.com), qui propose des prix entre 10 et 30 euros la nuit (sinon auberge de jeunesse ou petit hotel au pire).

Voila, maintenant, il ne me reste plus qu'à économiser quelques mois et je m'en vais.. Je pensais partir avec 1500 euros en poche, mais j'ai peur que cela ne soit pas suffisant.

Que pensez-vous de mon projet? Est-il réalisable? Comment vous y prendriez-vous pour le travail et le logement? D'habitude, je pars toujours sans rien prévoir, à l'aventure, mais, cette fois-ci, j'ai envie de faire les choses un peu plus consciencieusement.. J'attends avec impatience vos conseils, idées et remarques. (ou encore contacts sur place si ça vous dit 😉 ).

Merci d'avance à tous,

Jérôme 🙂
Compte-rendu et impression croisière MSC Sinfonia novembre 2019 English translation pending
by Inkarey · 2019-11-28 · 3 replies
Bonjour, J’ai eu l’occasion de partir en croisière avec le MSC Sinfonia début novembre dans l’Adriatique au départ de Venise. Itinéraire : Venise-Split-mer-Santorin-Saranda-Dubrovnik-Ancone-Venise

C’était notre première croisière et nous avons été très satisfaits. J’apporte quelques informations et remarques sur la croisière et les escales pour ceux que cela intéresse.

Split Dix heures d’escale. Le bateau est à quai et la vieille ville, très belle, est à 10mn de marche. Nous avons passé notre journée à nous y promener ainsi que dans les quartiers plus récents et au sommet du parc Marjan.

Ile Santorin Six heures d’escale. Le paquebot est au large et des chaloupes motorisées du port viennent chercher les passagers et les déposer au bout de 5-10 mn de navigation au petit port au pied de Fira. Nous avons acheté de suite les billets combinés « vedette-bus » (il y a 2 sociétés sur le petit quai, c’est très rapide pour acheter). Dès que la vedette est remplie (en 10mn pour nous), elle part pour le petit port d’Oia (10mn de trajet). Un bus nous attend pour grimper à Oia (3mn). Le chauffeur nous indique que le bus repassera à 11h et à 12h pour conduire les passagers à Fira. Nous avons visité à notre rythme cette superbe petite ville. A 11h, le bus nous a menés à Fira en 10mn. Là aussi, nous avons visité pendant 2 heures la belle ville de Fira avant de descendre le grand escalier qui mène au port (15 mn environ) et prendre la chaloupe vers le Sinfonia. L’escale était certes courte mais nous avons pu visiter correctement Oia et Fira.

Saranda - Sarande (Albanie) Huit heures d’escale. Le Sinfonia mouille au large et des chaloupes motorisées du bateau transportent en 5-10mn les passagers au port, lui-même situé à 5mn à pied du centre-ville. La ville n’est pas extraordinaire. Elle est en plein développement. Nous voulions nous imprégner de l’ambiance d’une petite ville d’Albanie, pays qui fut longtemps fermé. Il est possible de faire appel aux nombreux prestataires locaux à la descente des chaloupes pour faire un tour en voiture dans les environs (30-40€ pour 4 heures de route)

Dubrovnik Dix heures d’escale. Le bateau est à quai. La vieille ville est à 3 km. Nous avons fait le trajet à pied (50 mn) aussi bien à l’aller qu’au retour. Il y a une bus MSC à 15€ la journée pour ceux qui veulent se rendre au plus vite à la cité fortifiée. Pour avoir un point de vue sur la vieille ville, nous n'avons pas pris le téléphérique, assez cher. Nous sommes montés pendant une quinzaine de minutes dans le quartier moderne en face et nous avons trouvé une ouverture nous permettant d'admirer la côte, les îles au large et la vieille ville.

Ancône Dix heures d’escale. Le bateau est à quai et on atteint le centre-ville en 5 mn de marche. Là aussi, nous nous sommes promenés dans toute la ville, ancienne (ruines romaines et grecques) et moderne.

Excursions Nous n’avons jamais acheté d’excursions (MSC ou prestataires locaux), préférant visiter les lieux à notre rythme.

Boissons Nous n’avons pas pris les packages boissons. Cela ne nous semblait pas rentable au vu de notre consommation. A titre d’exemple, je prenais un cocktail classique (daiquiri, mojito, irish coffee, …) pour 9€ en fin d’après-midi, un verre de vin pour 6€ et une bouteille d’eau 1l à 3€ pour ma femme (en incluant à chaque fois les 15% de service). A titre indicatif, l’expresso est à 2,20€, un soda à 3,50€, la bière en bouteille (les Lager) à 6,90€.Les 2 premiers jours, le personnel a fait de la réclame pour vendre ces packages, mais il n’insistait pas en cas de refus.

Photos Pour les photos, nous n’avons pas ressenti de pression de la part des photographes MSC pour la prise des photos, hormis peut-être le premier jour. Toutes les photos sont ensuite exposées sur plusieurs murs dans un espace dédié du bateau. Libre à vous de les acheter ou pas (20€ l’unité je crois). Elles sont très belles en tout cas.

Repas Pour le repas au restaurant, nous étions regroupés par table de 8, les autres convives étant francophones. La composition des tables ne changent pas durant la croisière, sauf demande. Deux serveurs s'occupent de 2 tables de 8 personnes. Le service est rapide et bienveillant. Les serveurs sont polyglottes et très attentionnés. Beaucoup sont brésiliens, indonésiens, philippins, malgaches. Nous y avons toujours dîné, mais jamais déjeuné (préférant manger à terre en cas d'escale). Nous y avons pris les petit-déjeuners.Il était possible de manger au buffet (self-service, placement libre, horaires élargis) plutôt qu'au restaurant pour le pet-déjeuner, déjeuner et dîner.

Spectacles Comme nous étions au second service pour le dîner (21h), nous allions au spectacle tous les soirs avant le repas. Il était de bon niveau mêlant chanteurs, danseurs, jongleurs et acrobates. La troupe est restée la même tout au long de la croisière. Le thème est bien sûr différent chaque soir.De plus, chaque jour à partir de 18h, les différents bars à thème du Sinfonia offrent la possibilité d'écouter chanteurs et musiciens.

Cabine Nous avions pris une cabine intérieure. Elle était certes petite (11m²) mais confortable et propre. Le ménage était fait et bien fait deux fois par jour. Nous n'avons jamais été gênés par du bruit ou des vibrations.

Personnel Le personnel du Sinfonia s’est révélé très sympathique, souriant et serviable tout au long de la croisière.

Passagers Nous n’avons jamais ressenti de cohue, de phénomène de foule même s’il y avait 3000 personnes, personnel compris. Il y avait de tous les âges, même des enfants, mais en majorité des quinquas et au-delà. De toutes provenances, avec beaucoup d’Italiens, suivis des Allemands, Espagnols, etc Les Français n’étaient pas les plus nombreux, loin de là. Pas mal de Sud-Américains aussi.

Telles sont nos impressions tirées de cette belle croisière. N'hésitez pas me poser des questions. Cordialement
Athènes et Péloponnèse English translation pending
by Aserval · 2019-09-18 · 24 replies
Arrivée à 13h à l’aéroport d'Athènes après un très bon vol de Montréal. Immigration rapide avec un agent souriant. Notre chauffeur de taxi nous attendait à la sortie. Direction notre AirBnB à deux pas du stade olympique. Pas déçu de notre choix en arrivant. Belle terrasse avec vue sur l’acropole. Première ballade au pied de l’acropole pour repérer les lieux. Photos à suivre
Aventures et mésaventures au cours d'une année en Chine English translation pending
by Travel1234 · 2018-11-18 · 21 replies
Les aventures et mésaventures au cours d'une année en Chine d'août 2017 à Juillet 2018. Première semaine : J’arrive à l’aéroport de Shanghai pour deux changements importants dans ma vie. Premièrement, je vais vivre pour la première fois en dehors de mon pays natal. Ensuite, je quitte le cocon familial et le lycée pour rentrer tout seul dans l’enseignement supérieur. A peine arrivé, 2 problèmes : ma valise est perdue et je ne trouve pas la personne censée venir me chercher. 3 heures plus tard, je quitte l’aéroport sans ma valise. Je discute avec une autre élève, coréenne mais ayant vécu plusieurs années en Argentine. Quand j’arrive à ma résidence, je discute longuement avec Ritvik, un indien ayant habité à Hong-Kong. Peu après, je sors dans la rue. Mes deux toutes premières impressions de la Chine : le « sink tofu », du tofu fermenté que l’on sent à 20 mètres, et des hauts parleurs publicitaires dans la rue faisant un vacarme insupportable. Le deuxième jour, deux surprises : ma carte bleue ne fonctionne pas, et le VPN que j’avais installé pour pouvoir accéder à Google et Gmail non plus. Je discute avec un tunisien qui travaillait comme avocat qui m’alarme sur le cout de la vie dans le centre de Shanghai, se plaignant que le café y est 3 fois plus cher qu’à Tunis. Samedi, premier week-end. Pas de repas disponibles à l’université, il faut donc me débrouiller tout seul. Tiens, essayons cette brochette de tofu que propose un vendeur. Non, deux bouchées suffisent à me donner la nausée. Pas grave, allons dans un des restaurants à côté. Des tas de photos de plats avec de la viande, et des inscriptions uniquement en chinois. Impossible de faire comprendre que je suis végétarien. Et ici, bien que l’on soit officiellement à Shanghai, on est dans la banlieue lointaine, et il y a pour seul choix les petits bouis bouis locaux. Incapable de trouver quelque chose sans viande et poissons, je décide de rendre un taxi jusqu’au centre-ville. C’est là que l’on réalise que Shanghai n’est pas réputé la plus grande ville du monde pour rien. 1 heure 30 de route jusqu’au centre, avec partout des barres de béton à l’infini. Mais la surprise en valait la peine. Après toute une semaine dans la banlieue éloignée, je m’imaginais tout Shanghai comme pauvre et rustique, avec uniquement des bouis-bouis, et aucun du confort auquel on est habitué en occident. Mais soudainement, en arrivant au centre, je découvre un autre univers. Des centres commerciaux de luxe à chaque coin de rue, quantité de restaurants somptueux, des chinois roulant en voiture de luxe partout. Pour mon esprit fatigué habitué à une vision rustique de la Chine, tout cela apparait comme un mirage dans un désert, ou une image 3D transplantée par un ordinateur. Je déjeune dans un restaurant végétarien où l’on m’offre un menu en anglais, avec une décoration bobo moderne exactement comme on en trouve en occident, ce qui est assez différent des bouis bouis que j’ai visité 2 heures plus tôt. La Chine peut définitivement offrir 2 versions aux expatriés selon là où ils habitent. Après avoir repris de forces au cours d’un bon repas, je découvre pour la première fois le centre de Shanghai. En résumé, j’ai l’impression que c’est une succession de centres commerciaux et résidences ultra luxueuses entrecoupées par des quartiers restés encore très populaires. Le soir, retour en taxis dans la banlieue et la Chine profonde. Dimanche, je dois déjeuner avec deux français, qui me donnent une adresse de rendez-vous. Prévoyant la sûreté, je pars 4 heures avant. Il s’avère que j’ai bien fait de prendre de l’avance. Pour une raison inconnue, le taxi me dépose au-loin du centre-ville, pas du tout à l’adresse inconnue (et il ne parle évidemment bien anglais). Je déambule perdu dans un centre commercial (avec un Carrefour) et je m’arrête pour reprendre mes esprits dans un restaurant pour expatriés où je mange des frites de patate douce. Un serveur m’indique la location d’une station de métro tout proche. Comme souvent à Shanghai, celle-ci est immense, chaotique, et tout est mal indiqué. Après avoir passé 20 minutes pour m’acheter un billet, je monte dans un métro. 15 minutes plus tard, je me rends compte que je ne vais pas du tout dans la bonne direction et que je suis encore plus perdue. Heureusement, je rencontre quelqu’un du personnel qui m’aide et me donne une feuille avec des indications en chinois et en anglais. 40 bonnes minutes plus tard, j’arrive enfin au lieu de rendez-vous, où je rencontre les deux français. Ils m’invitent à déjeuner dans un restaurant occidental à l’intérieur d’un centre-commercial. Nous discutons longuement, et ils s’avèrent que l’un des deux à passer toute son enfance dans la rue à côté de là où j’habitais à Paris. Après déjeuner, ils me font découvrir un supermarché spécialisé dans les produits importés. Je souhaite acheter quelques fruits, jusqu’à ce que je découvre qu’une petite boite coute 9 euros ! Comme me l’explique le français : « ici c’est comme le Bon Marché à Paris, on y achète certaines choses spéciales, mais ce n’est pas là que l’on remplit le panier pour la semaine ». Je prends ensuite le métro pour aller visiter le Bund, cet endroit mythique. Même si cela est ultra touristique, cela n’en reste pas moins magique.
Voyager à travers les États-Unis et le Canada avec un chien English translation pending
by Stefhappy · 2017-06-05 · 30 replies
Bonjour à tous, Nous envisageons de faire un voyage de plusieurs mois a travers les États Unis et le Canada. Nous pensons à plusieurs façon de le faire en fonction de notre budget soit en van ou camping car, soit à pied, bus et train nous avons avec nous notre chien (beagle de 15kg). Est ce que certain d'entre vous on déjà fait ce genre de voyage? Est ce compliqué de ce déplacer avec un chien dans ces deux pays? Sommes-nous accepté un peu partout comme en France avec un chien? Merci d'avance pour vos réponses
Voyage Chili, Argentine et Brésil English translation pending
by IngridBB · 2016-11-17 · 2 replies
Bonjour à tous,

Je viens de prendre un congé sabbatique pour un voyage d'une durée de 5 ou 6 mois en Amérique Latine. Les 3 pays que je souhaiterais visiter absolument sont le Chili, l'Argentine et le Brésil. Je cherche donc des informations sur ces pays: transport (sur place et compagnies à utiliser pour les avions), hébergement (auberges ou chez l'habitant), nourriture et bon plans. Merci d'avance pour vos réponses.
Compte rendu d'une croisière sur le MSC Poesia du 19 juillet au 2 août 2014, "Fjords et capitales baltiques" English translation pending
by Ericat1505 · 2014-08-08 · 10 replies
Bonjour à toutes et à tous,

Voilà, une nouvelle croisière qui s'achève. Et un nouveau CR en perspective pour prolonger ces vacances 😉

Vous trouverez déjà sur mon blog :

- Embarquement à Copenhague - Warnemünde

Et bientôt à venir : - Bergen (centre-ville et Mont Floyen) - Flam (location voiture + route des neiges et autres cascades) - Geiranger (Mont Dalsnibba) - Copenhague (grand tour à pied de la ville) - Warnemünde (Rostock) - Stockholm (vieille ville et Djurgarden) - Tallinn (vieille ville et alentours) - St Petersbourg (Excursion MSC : Palais de Pierre le Grand + hermitage) - Débarquement Copenhague (Tivoli)

Points positifs : - le bateau est toujours très beau - Un commandant très abordable, une responsable Guest relation adorable et aux petits soins - un très très bel itinéraire - Un accès sur l'avant du bateau (pont 9,10 et 11) pendant la traversée des fjords - Vraiment impressionnant avec vue dégagée (pas de vitres)

Points négatifs : - Quelques petits couacs au départ avec notre cabiniste mais une réception très efficace - chambre un peu bruyante par moment - piscine à tendance verte le soir lors des journées en mer (sur la 2ème semaine, itinéraire capitales baltiques) à cause de la photosynthèse (la mer un peu également) liée à la grande chaleur - le pont supérieur du bateau à l'avant non accessible pendant la traversée des fjords car réservée par le SPA comme solarium privatif.

Et en prime, un joli mariage surprise avec demande en mariage le dernier jour d'un officier avec un autre membre de l'équipage.

Bonne lecture

Catherine

Advanced search

Your search

More filters

Filters

By member

Display