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Ecosse: mauvaise expérience avec Holidaycars English translation pending
Bonjour,
Je tenais juste à faire un retour sur notre location de voiture en Ecosse pour laquelle nous étions passé par locationdevoiture qui lui même sous-traitait par HolidayCars (ou Holiday Cars).
Nous avions fait notre réservation 4 jours avant de partir, histoire de gagner du temps en arrivant comme nous arrivions sur place à 22h. En arrivant au comptoir d'Europcar (le loueur final), mauvaise surprise, pas de réservation à notre nom... malgré un mail de confirmation de HolidayCars! Nous appelons donc le service client d'HolidayCars où la personne nous dit que notre réservation a été annulée et qu'ils ont essayé de nous joindre la veille pour nous prévenir. Nous lui répondons que c'est impossible car j'ai mon téléphone portable avec moi et la personne continue de s'empêtrer dans ses mensonges en me disant que c'est normal car ils m'ont appelé avec un numéro caché... (chose impossible aussi car j'ai un texto qui me prévient de toute tentative d'appel). Je lui demande pourquoi ils n'ont pas laissé de message vocal ni envoyé de mail et là pas de réponse, il me dit simplement que nous allons être remboursé dans quelques jours.
Ce qui nous surprend le plus est que la personne au bout du fil est vraiment désagréable voire moqueuse... A la fin, on lui demande de s'arranger avec Europcar pour nous trouver une voiture et sur ce, il nous dit qu'il ne peut rien faire et de nous débrouiller seul sur place!
Franchement on était scotché...
La personne d'Europcar, voyant qu'on était très surpris, nous dit que ce n'est pas la première fois que ça arrive et que de son côté, il n'a pas de tarif très bon étant donné leur faible disponibilité de voiture. Il nous conseille d'aller voir Sixt, ce que nous faisons et où nous trouvons la même voiture avec les mêmes assurances mais à 15% plus cher que ce que nous avions payé à la base.
Bref mauvaise surprise donc mais plus que le fait que la réservation ait été annulée, c'est la façon dont on a été traité par le service client qui m'a choquée...
De plus, j'ai l'impression qu'ils refusent que les commentaires sur leurs prestations soient affichées sur le site de locationdevoiture!
J'imagine que toutes leurs prestations ne se passent pas de cette façon mais je préférais vous faire un retour de mon expérience pour que les prochaines personnes soient moins surprises!
Au passage, nous avons bien été remboursé très rapidement, par contre, je n'ai eu aucune réponse à mes mails pour l'instant...
Orang-outans et plongée: l’Indonésie côté sauvage! English translation pending
Banda Aceh, notre dernière destination. Cette idée nous trotte dans la tête quand nous arrivons à Bukit Lawang. Avons-nous bien fait de venir ?
Quoi qu’il en soit le village est charmant, il s’étend tout le long d’une rivière. Pour se rendre à notre guesthouse, il faut traverser un pont de singe bricolé de fils de fer et de bambous qui en ferait fuir plus d’un tant il a l’air précaire. Il y a quelques années, de fortes inondations avaient ravagées le village emportant un grand nombre de ses habitants. Mais la vie a repris le dessus et les habitants on reconstruit toutes les infrastructures nécessaires, malheureusement il ne manque plus que les touristes pour remplir les lieux.
Quelques heures après notre arrivée, Helene et Nassim, partis un peu plus tard que nous, nous rejoigne. Nous sommes 4, idéal pour organiser le trek du lendemain à la recherche des orangs-outans!
A notre grande surprise le soleil est rayonnant quand nous nous réveillons. Pas le temps de trainer, la jungle nous attend. Nous nous mettons en route immédiatement en compagnie de notre très sympathique guide. Les quatre heures que nous allons passer avec lui vont s’avérer fortes en émotions. La rando commence sur les chapeaux de roues. Ça grimpe, le chemin est particulièrement glissant et envahi de moustiques après les derniers jours de pluie. En quelques minutes à peine, nous sommes trempés de sueurs et piqués de toutes parts. Les premiers habitants de la forêt que nous rencontrons sont une famille de macaques. Que dis-je, une véritable tribu. Ils courent de tous côtés et nous encerclent. Ces petits curieux ont l’air intrigués par notre présence à moins que ça ne soit l’odeur des fruits que notre guide transporte pour nous qui les attire. Mais pas de temps à perdre, ce n’est pas eux que nous sommes venus chercher. Seconde découverte, et pas des moindre, nous apercevons un groupe de primates aux têtes amusantes affalés sur les branches des arbres. Coiffés d’une crête, nous les surnommons affectueusement « Punky Monkeys », mais il s’agit d’une espèce de langur endémique à Sumatra qui s’appelle Thomas’s leaf (Presbytis thomasi). Présents uniquement sur cette partie de l’ile, cette espèce a été déclarée vulnérable en 2008.
Mais où se cachent nos orangs-outans ? En continuant nos recherches nous tombons cette fois-ci sur une famille de gibbons blancs. Décidément ces bois sont riches en primates ! Il faut dire que grâce au travail effectué dans ce parc national la végétation est particulièrement préservée.
Nous crapahutons sur un chemin particulièrement escarpé quand nous apercevons un nid dans lequel quelque chose a l’air de bouger. Nous nous approchons tant bien que mal en essayant de faire le moins de bruit possible quand apparait une touffe de poils rouges qui surplombent une petite tête hirsute. Nous les avons trouvés ! Celui que nous entrevoyons a environ 5 mois. Tout à coup une grosse main sort des branchages, suivie d’une tête curieuse. La maman agrippe son petit et se décide enfin à sortir. Lentement elle se suspend aux lianes laissant apparaitre son grand corps et la petite touffe poilue qui l’accompagne. Moment magique !
Cette femelle a 16 ans et c’est son premier bébé. Les orangs-outans vivent environs 55 à 60 ans mais ne se reproduisent que tous les 5 ans a partir de l’âge de 15 ans. C’est ce qui les rend tellement vulnérables. L’activité touristique développée par le parc naturel de Gunung Leuser permet la préservation de ces primates mais en contrepartie les expose aux maladies humaines auxquelles ils sont très sensibles. C’est le serpent qui se mord la queue. Cependant, il apparait que sans le travail effectué sur la réserve, ces grands singes auraient quasiment disparus de cette zone.
Nous ne sommes pas au bout de nos surprises car peu apres nous rencontrons un autre spécimen. Il s’agit d’un male, il doit être âgé d’environ 35 ans et peser 70 à 80 kilos (contre une moyenne de 100 a 120 pour les femelles) pour 1,65m. Nous essayons de rester silencieux et immobiles pour le déranger le moins possible. Il se déplace lentement d'arbre en arbre. A croire qu’il a envie que nous l’admirions car il prend la pause et se laisse photographier avant de décider que nous l’avons assez embêté et reprendre sa route paisiblement.
On ne peut pas rester insensible à la vision de cet être dont le nom signifie littéralement « homme des forets » et dont nous partagerions 94% du patrimoine génétique (dixit notre guide). Après avoir contemplé ce grand primate au regard attendrissant, nous repartons avec le sentiment étrange d’avoir vécu quelque chose d’exceptionnel.
Même pas le temps de nous remettre de nos émotions, nous devons sauter dans le bus. Ces trois heures chaotiques ne sont qu’un avant-gout de ce qui nous attend. Cependant tout s’enchaine à la perfection car arrivés à Medan nous mottons directement dans le bus de nuit pour Banda Aceh, ville dans laquelle nous arriverons 12 heures plus tard vers 5 heures du matin. Tout ça pour attendre encore pendant quatre heures et demie que le premier bateau embarque pour Pulau Weh, petite ile paradisiaque située a la pointe nord de Sumatra et où nous voulons passer nos derniers jours. Une heure de bateau aura suffit mais il nous faudra encore une bonne heure en moto pour traverser l’ile. Une heure pour faire 20km, c’est une bonne moyenne. L’entrée du minuscule village ne permet pas l’accès aux véhicules et nous devons finir à pieds. Nous nous installons dans un confortable bungalow en bois avec une vue délicieuse sur les eaux turquoises. Iboih est un petit paradis sur terre. Quand je me lève le matin, je suis hypnotisée par la vue. La terrasse est parfaite pour une petite séance de stretching et de yoga pendant que Julien est parti plonger. L’après-midi, nous partons en amoureux faire un peu de snorkeling dans les eaux chaudes et poissonneuses. Je n’arrive pas à savoir si le temps passe trop vite ou trop lentement sur cette ile. Les journées coulent tout doucement sous le soleil, pourtant il y a déjà quatre jours que nous sommes arrivés et nous devons repartir demain. Ce matin là il fait un soleil magnifique, cela me donne le sourire car je dois justement partir plonger et la journée s’annonce idéale. Plongée sublime et conditions parfaites m’ont fait oublier mon stress et mon appréhension. Il n’est reste que le plaisir. Je voudrais décrire ce que j’ai vécu mais je n’ai pas le talent littéraire suffisant. L’eau était si limpide laissant apparaitre un monde tout en couleurs, des plus subtiles aux plus vives comme ces gorgones géantes dont le rouge sang tranche sur la mer azur. J’ai été tour à tour amusée par le ballet dansant des demoiselles, effrayée par les énormes murènes aux dents acérées et enchantée de toutes ces visions et du monde nouveau qui s’offre à moi. Nous ne voulons plus partir et c’est la première fois en 10 mois que nous nous sentons pris par le temps. C’est un sentiment à la fois désagréable et frustrant. En quittant le bungalow nous avons un pincement au cœur, nous repensons à la vue que nous avions depuis notre appartement à Nouméa et nous comprenons que nous risquons de ne pas retrouver la même chose avant longtemps. Notre décision est prise nous rentrons en France. Après quatre ans loin de la métropole on peut dire que nous avons le mal du pays.
Heureusement l’aventure n’est pas tout à fait finie. Il faut refaire le trajet en sens inverse jusqu'à Medan. Arrivés là il nous faudra encore attendre de longues heures. J’ai l’impression que l’attente et la patience sont les maitres-mots quand on voyage. Le pire est que l’on s’habitue à toutes les choses qui pourraient nous paraitre impensable dans notre quotidien. J’ai tout loisir de méditer là-dessus en attendant l’avion qui doit nous emmener à Singapour.
La suite du voyage, films et photos : http://les-choux-chinois.over-blog.com/
A bientot, Lilou & Jun
Même pas le temps de nous remettre de nos émotions, nous devons sauter dans le bus. Ces trois heures chaotiques ne sont qu’un avant-gout de ce qui nous attend. Cependant tout s’enchaine à la perfection car arrivés à Medan nous mottons directement dans le bus de nuit pour Banda Aceh, ville dans laquelle nous arriverons 12 heures plus tard vers 5 heures du matin. Tout ça pour attendre encore pendant quatre heures et demie que le premier bateau embarque pour Pulau Weh, petite ile paradisiaque située a la pointe nord de Sumatra et où nous voulons passer nos derniers jours. Une heure de bateau aura suffit mais il nous faudra encore une bonne heure en moto pour traverser l’ile. Une heure pour faire 20km, c’est une bonne moyenne. L’entrée du minuscule village ne permet pas l’accès aux véhicules et nous devons finir à pieds. Nous nous installons dans un confortable bungalow en bois avec une vue délicieuse sur les eaux turquoises. Iboih est un petit paradis sur terre. Quand je me lève le matin, je suis hypnotisée par la vue. La terrasse est parfaite pour une petite séance de stretching et de yoga pendant que Julien est parti plonger. L’après-midi, nous partons en amoureux faire un peu de snorkeling dans les eaux chaudes et poissonneuses. Je n’arrive pas à savoir si le temps passe trop vite ou trop lentement sur cette ile. Les journées coulent tout doucement sous le soleil, pourtant il y a déjà quatre jours que nous sommes arrivés et nous devons repartir demain. Ce matin là il fait un soleil magnifique, cela me donne le sourire car je dois justement partir plonger et la journée s’annonce idéale. Plongée sublime et conditions parfaites m’ont fait oublier mon stress et mon appréhension. Il n’est reste que le plaisir. Je voudrais décrire ce que j’ai vécu mais je n’ai pas le talent littéraire suffisant. L’eau était si limpide laissant apparaitre un monde tout en couleurs, des plus subtiles aux plus vives comme ces gorgones géantes dont le rouge sang tranche sur la mer azur. J’ai été tour à tour amusée par le ballet dansant des demoiselles, effrayée par les énormes murènes aux dents acérées et enchantée de toutes ces visions et du monde nouveau qui s’offre à moi. Nous ne voulons plus partir et c’est la première fois en 10 mois que nous nous sentons pris par le temps. C’est un sentiment à la fois désagréable et frustrant. En quittant le bungalow nous avons un pincement au cœur, nous repensons à la vue que nous avions depuis notre appartement à Nouméa et nous comprenons que nous risquons de ne pas retrouver la même chose avant longtemps. Notre décision est prise nous rentrons en France. Après quatre ans loin de la métropole on peut dire que nous avons le mal du pays.
Heureusement l’aventure n’est pas tout à fait finie. Il faut refaire le trajet en sens inverse jusqu'à Medan. Arrivés là il nous faudra encore attendre de longues heures. J’ai l’impression que l’attente et la patience sont les maitres-mots quand on voyage. Le pire est que l’on s’habitue à toutes les choses qui pourraient nous paraitre impensable dans notre quotidien. J’ai tout loisir de méditer là-dessus en attendant l’avion qui doit nous emmener à Singapour.
La suite du voyage, films et photos : http://les-choux-chinois.over-blog.com/
A bientot, Lilou & Jun
Prix des carburants au Canada? English translation pending
quelqu'un peut il me dire le prix du carburant au Canada, j'ai regardé les sites mais je ne comprend pas, est-ce en litre? en Centimes ? suis dans le flou! merci d'avance les amis
Choix de deux îles aux Cyclades English translation pending
Au secours !
Je fais appel à tous les amoureux de la grèce. Nous avions déjà fait Athènes, le Péloponèse ainsi que Naxos et Santorin il y a une vingtaine d'années.
Nous y allons avec notre fils cet été (âgé de 15 ans et passionné d'histoire) et je ne veux absolument pas le décevoir.
Nous avions adoré ces deux îles mais nous aimerions en découvrir deux autres.
L'équation est la suivante : Il faut à tout prix qu'au moins l'une de ces deux îles offre des vestiges antiques intéressants mais il nous faut aussi bien sûr des criques et des plages de rêve (normal).
Nous disposons de 10 jours (voyage compris), le programme est simple : Athènes au retour et auparavant deux des cyclades. Nous avons fait à priori une pré-sélection qui tourne autour de Tinos puis Délos pour les ruines et enfin Paros, mais les témoignages que nous lisons sur internet nous font quelquefois hésiter (Tinos par exemple serait décevante pour ses plages...). Nous pensons aussi à Milos, à Sifnos ou encore à Amorgos...
Nous devons réserver des chambres, nous devons donc décider très vite (le séjour : du 18 juillet au 28 juillet).
A moins que la technique qui consistait à l'époque à chercher une chambre chez l'habitant en arrivant dans les ports soit encore possible aujourd'hui, j'avoue que je préfèrerais 100 fois cette solution qui est plus sympa (et peut-être aussi moins chere que les locations "de qualité" sur internet. Merci par avance pour tout ce que vous pourrez nous proposer !
Itinéraire de cinq semaines au Costa Rica English translation pending
Bonjour,
Ma copine & moi, allons visiter le Costa Rica du 8 Mai au 11 juin 2011.
Notre voyage, du type sac à dos, auberge jeunesse, se doit d'être sportif (Jeunes tourtereaux dans la vingtaine 😉)
Concernant le transport, nous avions l'intention de combiné autobus & 4x4. (Nous hésitons encore à louer d'avance, ainsi que l'endroit où débuter/remettre celui-ci versus notre itinéraire)
Voici l'itinéraire en question (Dans l'ordre que nous croyons être le plus pratique, suggestions bienvenue) 🙂
- Arrivé Aéroport San José
- Direction Alajuela
- Volcan Poas
- La Fortuna / Volcan Arenal
- Rincon de le Vieja
- Samara
- Isla Tortuga (Nous sommes indécis, vaut le coup? Si oui, traversier pour rejoindre Santa Elena/Monteverde?)
- Monteverde
- Tarcoles
- Jaco
- Quepos / Parc Manuel Antonio
- Dominical
- Drake / Parc Corcovado
- Village Boruca / Indien
- Mont Chirripo (Indécis à effectuer son ascension)
- Rejoindre ensuite Côtes Caraïbes le 26 mai pour 2 semaines (Puerto Viejo, Cahuita, Manzanillo, Bocas del Toro, Réserve Bribri etc)
Nous tenons à voir Tortugero, mais ne savons pas où l'inclure dans notre trajet!
Selon votre expérience, le tout semble-t'il réalisable?
Merci à tous
Miguel & Anne-Marie
Ma copine & moi, allons visiter le Costa Rica du 8 Mai au 11 juin 2011.
Notre voyage, du type sac à dos, auberge jeunesse, se doit d'être sportif (Jeunes tourtereaux dans la vingtaine 😉)
Concernant le transport, nous avions l'intention de combiné autobus & 4x4. (Nous hésitons encore à louer d'avance, ainsi que l'endroit où débuter/remettre celui-ci versus notre itinéraire)
Voici l'itinéraire en question (Dans l'ordre que nous croyons être le plus pratique, suggestions bienvenue) 🙂
- Arrivé Aéroport San José
- Direction Alajuela
- Volcan Poas
- La Fortuna / Volcan Arenal
- Rincon de le Vieja
- Samara
- Isla Tortuga (Nous sommes indécis, vaut le coup? Si oui, traversier pour rejoindre Santa Elena/Monteverde?)
- Monteverde
- Tarcoles
- Jaco
- Quepos / Parc Manuel Antonio
- Dominical
- Drake / Parc Corcovado
- Village Boruca / Indien
- Mont Chirripo (Indécis à effectuer son ascension)
- Rejoindre ensuite Côtes Caraïbes le 26 mai pour 2 semaines (Puerto Viejo, Cahuita, Manzanillo, Bocas del Toro, Réserve Bribri etc)
Nous tenons à voir Tortugero, mais ne savons pas où l'inclure dans notre trajet!
Selon votre expérience, le tout semble-t'il réalisable?
Merci à tous
Miguel & Anne-Marie
Randonnée du Mont Lafayette (New Hampshire) English translation pending
Bonjour à tous!
J'ai quelques questions à propos de la randonnée allant jusqu'au sommet du Mont Lafayette dans le New Hampshire. En effet depuis quelques temps nous (3 personnes d'environ 25 ans) souhaitons faire une randonnée un peu plus importante. Nous n'avons jamais effectué de rando très difficile.
C'est pour cette raison que je viens vous demander conseils. Est-ce une randonnée trop difficile pour nous qui n'avons pas l'habitude de marcher sur des sentiers difficiles? J'ai vu que la boucle passant par les 3 sommets faisait environ 15 km. Est-ce dangereux? Les directions pour cette boucle sont elles indiquées sur les sentiers? C'est une question un peu bête, mais est-ce que l'on peut se perdre?
Nous n'avons pas beaucoup d'expérience, c'est pour cela que tous ces détails sont importants pour nous. Car si cette randonnée est trop ambitieuse pour nous je souhaiterai le savoir. De plus il y a t-il un visitor center au niveau du Franconia Campground (lieu de départ de la randonnée il me semble) où l'on pourrait trouver une carte?
En vous remerciant par avance!
J'ai quelques questions à propos de la randonnée allant jusqu'au sommet du Mont Lafayette dans le New Hampshire. En effet depuis quelques temps nous (3 personnes d'environ 25 ans) souhaitons faire une randonnée un peu plus importante. Nous n'avons jamais effectué de rando très difficile.
C'est pour cette raison que je viens vous demander conseils. Est-ce une randonnée trop difficile pour nous qui n'avons pas l'habitude de marcher sur des sentiers difficiles? J'ai vu que la boucle passant par les 3 sommets faisait environ 15 km. Est-ce dangereux? Les directions pour cette boucle sont elles indiquées sur les sentiers? C'est une question un peu bête, mais est-ce que l'on peut se perdre?
Nous n'avons pas beaucoup d'expérience, c'est pour cela que tous ces détails sont importants pour nous. Car si cette randonnée est trop ambitieuse pour nous je souhaiterai le savoir. De plus il y a t-il un visitor center au niveau du Franconia Campground (lieu de départ de la randonnée il me semble) où l'on pourrait trouver une carte?
En vous remerciant par avance!
Croisière sur le Splendour of the Seas avec un bébé English translation pending
bonjour
on aimerait bien partir pour une croisiere sur le splendour of the seas en avril 2011 pour les iles grecques.nous sommes un couple d une trentaine d année avec un bébé de 10 mois et aimerions savoir si les bébés sont acceptés et si les installations sont prévues à cet effet .
merci d avance a tous les croisièristes😉
Voyage avec enfant de deux ans début juin: destination et séjour avec club bébé? English translation pending
Bonjour,
Mon mari et moi souhaitons partir début juin 1 semaine à 15 jours quelque part au soleil avec notre fille qui aura 2 ans révolu.
Nous cherchons un séjour dans un établissement très propre ou rénové, avec si possible club bébé ou au moin s possibilité de baby sitting et piscine spécifique et jeux pour enfants.
Nous ne pouvons pas mettre plus de 3000€ dans ce séjour et franchement je galère. Je n'arrive rien à trouver de sympa. Pouvez vous m'aider?
Merci d'avance.
Conseils sur itinéraire quinze jours au Sri Lanka English translation pending
Bonjour,
Nous partons dans 2 semaines pour 15 jours au Sri Lanka. Nous avons uniquement notre vol aller retour, et comptons réserver la plupart de nos hébergements sur place, en fonction de nos éventuels changements d'itinéraires. Nous comptons nous déplacer principalement en bus et train, sauf pour les premiers jours où nous prendrons très certainement des taxis.
J'ai regardé pas mal de vos comptes rendus, et nous avons essayé à partir de ceux là de dresser un itinéraire qui collerait à ce que nous recherchons de ce voyage (culture, et balnéaire en fin de séjour). Cependant, ayant du mal à évaluer les distances, j'aimerai votre avis sur cet idée d'itinéraire. Nous avons forcément envie de voir un maximum de choses, mais nous ne voulons pas non plus que cela se transforme en course contre la montre.
J-1, départ paris J-2: arrivée à 8h45 à Colombo. Départ en taxi pour Anuradhapura (ou Habarana). A voir avec le taxi et notre niveau de fatigue, peut être une halte à l'orphelinat de Pinawella en cours de route. Nuit à Anuradhapura (ou Habarana)
J-3: visite de Anuradhapura et Minhintale
J-4: Visite de Polannaruwa Nuit à Habarana
J-5: Visite de Sigirya et Dambuulla Nuit à Habarana
J-6: Départ vers Kandy et visite de Kandy Nuit à Kandy
J-7: Départ pour Nuwara Eliya. Visite en route des plantations de thé. Nuit à Nuwara Eliya
J-8: Départ pour Ella Visite de la ville, chutes...
J-9: Départ pour Haputale Depuis haputale, descente de Lipton seat puis descente à la fabrique de thé de Dambatenne. Nuit à Haputale
J-10: chutes de Diyalama puis départ vers Tangalle Nuit à Tangalle
J-11: Nuit à Tangalle ou Mirissa
J-12 + J-13: nuits à Unawatuna ou Mirissa (comme cela sera le jour de l'an, nous ne savons quel endroit il est préférable de choisir, ni, ou nous trouverons des logements plus facilement)
J-14: nuit à Bentota ou autre, proche de Colombo
J-15: départ vers Colombo puis retour à Paris
Pouvez vous me dire ce que vous en pensez? Si cela va être trop à la course, qu'il y a des choses infaisables par rapport aux distances? Ou, si nous passons vraiment à côté de quelque chose?
Concernant Mirissa et Unawatuna, j'ai cru comprendre qu'il y avait des avis divergents à ce sujet. Mais, si certains ont eu l'occasion d'y faire le jour de l'an, j'aimerai savoir quelle endroit vous parait le plus agréable pour la période.
Merci d'avance pour votre aide !
Nous partons dans 2 semaines pour 15 jours au Sri Lanka. Nous avons uniquement notre vol aller retour, et comptons réserver la plupart de nos hébergements sur place, en fonction de nos éventuels changements d'itinéraires. Nous comptons nous déplacer principalement en bus et train, sauf pour les premiers jours où nous prendrons très certainement des taxis.
J'ai regardé pas mal de vos comptes rendus, et nous avons essayé à partir de ceux là de dresser un itinéraire qui collerait à ce que nous recherchons de ce voyage (culture, et balnéaire en fin de séjour). Cependant, ayant du mal à évaluer les distances, j'aimerai votre avis sur cet idée d'itinéraire. Nous avons forcément envie de voir un maximum de choses, mais nous ne voulons pas non plus que cela se transforme en course contre la montre.
J-1, départ paris J-2: arrivée à 8h45 à Colombo. Départ en taxi pour Anuradhapura (ou Habarana). A voir avec le taxi et notre niveau de fatigue, peut être une halte à l'orphelinat de Pinawella en cours de route. Nuit à Anuradhapura (ou Habarana)
J-3: visite de Anuradhapura et Minhintale
J-4: Visite de Polannaruwa Nuit à Habarana
J-5: Visite de Sigirya et Dambuulla Nuit à Habarana
J-6: Départ vers Kandy et visite de Kandy Nuit à Kandy
J-7: Départ pour Nuwara Eliya. Visite en route des plantations de thé. Nuit à Nuwara Eliya
J-8: Départ pour Ella Visite de la ville, chutes...
J-9: Départ pour Haputale Depuis haputale, descente de Lipton seat puis descente à la fabrique de thé de Dambatenne. Nuit à Haputale
J-10: chutes de Diyalama puis départ vers Tangalle Nuit à Tangalle
J-11: Nuit à Tangalle ou Mirissa
J-12 + J-13: nuits à Unawatuna ou Mirissa (comme cela sera le jour de l'an, nous ne savons quel endroit il est préférable de choisir, ni, ou nous trouverons des logements plus facilement)
J-14: nuit à Bentota ou autre, proche de Colombo
J-15: départ vers Colombo puis retour à Paris
Pouvez vous me dire ce que vous en pensez? Si cela va être trop à la course, qu'il y a des choses infaisables par rapport aux distances? Ou, si nous passons vraiment à côté de quelque chose?
Concernant Mirissa et Unawatuna, j'ai cru comprendre qu'il y avait des avis divergents à ce sujet. Mais, si certains ont eu l'occasion d'y faire le jour de l'an, j'aimerai savoir quelle endroit vous parait le plus agréable pour la période.
Merci d'avance pour votre aide !
Inde ou Népal pendant la mousson? English translation pending
Bonjour,
Je souhaite faire un circuit en Inde au mois de juillet/août avec une extension dans la vallée de katmandou pour y passer quelques jours (5) afin de visiter la vallée & pokhara & begnas, pensez-vous que ce soit une bonne idée de visiter le Népal pendant la mousson (qui n'est peut-être pas plus forte qu'en Inde) ? Je sais qu'il pleut pas mal et que les conditions de circulation sont difficiles (je précise que nous ne ferons pas de trek), mais le Népal me tente et comme nous ne serons pas si loin ! En résumé : cela vaut-il le déplacement ? Je voudrais faire un circuit de ce type : dehli/alsisar/jaipur/agra/khajuraho/vanarasi puis vol vers Népal, Merci pour vos conseils,
Nathalie
Je souhaite faire un circuit en Inde au mois de juillet/août avec une extension dans la vallée de katmandou pour y passer quelques jours (5) afin de visiter la vallée & pokhara & begnas, pensez-vous que ce soit une bonne idée de visiter le Népal pendant la mousson (qui n'est peut-être pas plus forte qu'en Inde) ? Je sais qu'il pleut pas mal et que les conditions de circulation sont difficiles (je précise que nous ne ferons pas de trek), mais le Népal me tente et comme nous ne serons pas si loin ! En résumé : cela vaut-il le déplacement ? Je voudrais faire un circuit de ce type : dehli/alsisar/jaipur/agra/khajuraho/vanarasi puis vol vers Népal, Merci pour vos conseils,
Nathalie
Modification d'un voyage en Tunisie auprès d'une agence English translation pending
bonjour,
J'ai réservé dans une agence un séjour en tunisie du 24 avril au 01 mai 2011.
Suite aux événements qui se déroulent actuellement dans ce pays, ainsi que les recommandations du ministère des affaires étrangères, et craignant pour notre sécurité je ne sais quoi faire à ce jour. Je vais me rendre cette semaine dans la même agence pour voir ce qu'il propose
Nous n'avons pas pris d'assurance annulation (qui souvent ne sert pas)
Que peut me proposer l'agence?
Merci d'avance pour votre aide
J'ai réservé dans une agence un séjour en tunisie du 24 avril au 01 mai 2011.
Suite aux événements qui se déroulent actuellement dans ce pays, ainsi que les recommandations du ministère des affaires étrangères, et craignant pour notre sécurité je ne sais quoi faire à ce jour. Je vais me rendre cette semaine dans la même agence pour voir ce qu'il propose
Nous n'avons pas pris d'assurance annulation (qui souvent ne sert pas)
Que peut me proposer l'agence?
Merci d'avance pour votre aide
Séjour itinérant en Italie du Sud, région Otrante English translation pending
salut, début mai je pars pour un séjour itinérant en italie du sud et sicile, j'ai lu que près de otrante il y a une ancienne carrière de bauxite abandonnée qui forme maintenant des lacs aux berges trés colorées, quelqu'un pourrait il me tuyauter sur l'accés à prendre exactement pour rejoindre cette carrière et me dire combien de temps prévoir pour cette visite, je pense que rien n'est organisé , est ce même bien permis de s'y rendre ?
Je suis par ailleurs preneurs de tout bon tuyaux de visites concernant des sites naturels trés colorés et dont les roches peuvent prendre des formes étranges et tourmentées, aprés otrante et la région des pouilles je vais dans la baie de naple --> sicile et îles éoliennes, merci d'avance pour toutes vos infos!
Itinéraire France-Italie-Espagne-Grèce: transport? English translation pending
Bonjour !
Je pars le 6 mai avec mon copain pour 17 jours. Notre avion arrive à CDG à PAris et repars de cet endroit. Dans nos plus beaux rêves nous visiterions Paris Barcelone Rome Athène (La grece en générale me fascine)
En cherchant sur internet, je me suis rendue compte que Ryanair dominait totalement les bas prix pour les vols. PAr contre, les endroits ou ils ne vont pas sont franchement exorbitant comme prix. Alors je me demande, quelle ville nous devrions sacrifier (autre que Paris disons). Ou si l'on change d'itinéraire, on se déplace comment de manière efficace et rapide ? Louer une voiture, pe (22 et 25 ans) mais le prix de l'essence en Europe ? Train, on achète les billets en avance ou rendu la bas ?
Premier voyage outre-mer, je n'ai pas de difficulté avec les imprévus, mais plus avec les dépassement de budget ! Merci beaucoup d'avance !
Je pars le 6 mai avec mon copain pour 17 jours. Notre avion arrive à CDG à PAris et repars de cet endroit. Dans nos plus beaux rêves nous visiterions Paris Barcelone Rome Athène (La grece en générale me fascine)
En cherchant sur internet, je me suis rendue compte que Ryanair dominait totalement les bas prix pour les vols. PAr contre, les endroits ou ils ne vont pas sont franchement exorbitant comme prix. Alors je me demande, quelle ville nous devrions sacrifier (autre que Paris disons). Ou si l'on change d'itinéraire, on se déplace comment de manière efficace et rapide ? Louer une voiture, pe (22 et 25 ans) mais le prix de l'essence en Europe ? Train, on achète les billets en avance ou rendu la bas ?
Premier voyage outre-mer, je n'ai pas de difficulté avec les imprévus, mais plus avec les dépassement de budget ! Merci beaucoup d'avance !
Séjour en Grèce itinérant: adresse de campings? English translation pending
Bonjour à tous,
Nous avons décidé de partir à la découverte de la Grèce, et d'en faire le tour. Nous commencerons ou finirons par Athènes, nous passerons par Delphes, Les Meteores, le Peloponese, Corinthe, Epidaure, ... et probablement quelques îles aussi. Nous avons qq adresses de camping, mais pas trop de retour dessus. Si vous connaissez certains camping, restos, ... (avec au moins des douches...) proposant de bons tarifs et plus ou moins bien desservis, ça serait sympa de m'en faire un petit retour.
Merci beaucoup, ou plutôt èfkaristo !!! Athîo !!!
Nous avons décidé de partir à la découverte de la Grèce, et d'en faire le tour. Nous commencerons ou finirons par Athènes, nous passerons par Delphes, Les Meteores, le Peloponese, Corinthe, Epidaure, ... et probablement quelques îles aussi. Nous avons qq adresses de camping, mais pas trop de retour dessus. Si vous connaissez certains camping, restos, ... (avec au moins des douches...) proposant de bons tarifs et plus ou moins bien desservis, ça serait sympa de m'en faire un petit retour.
Merci beaucoup, ou plutôt èfkaristo !!! Athîo !!!
Trouver un job d'été en Espagne, Canaries ou Baléares? English translation pending
Bonjour,
Je recherche des adresses de site, organismes, bars, hôtels, restaurants... afin de faire ma saison 2011 en Espagne au Baléares ou encore aux Canaries pour améliorer mon espagnol. Je parle déjà anglais et j'ai pas mal d'expérience dans la restauration. De plus si quelqu'un est intéressé pour tenter l'expérience faites le moi savoir!
Merci d'avance!
Je recherche des adresses de site, organismes, bars, hôtels, restaurants... afin de faire ma saison 2011 en Espagne au Baléares ou encore aux Canaries pour améliorer mon espagnol. Je parle déjà anglais et j'ai pas mal d'expérience dans la restauration. De plus si quelqu'un est intéressé pour tenter l'expérience faites le moi savoir!
Merci d'avance!
Croisière Marmara dans les îles grecques: excursions ou visites? English translation pending
Bonjour,
Au mois d'aout, nous comptons effectuer la croisière iles grecques + hotel mare nostrum sur 11 jours de Marmara.
Peut on m'apporter des témoignages sur cette croisière et des conseils sur les excursions proposées ou visites à faire seuls ?
En vous remerciant.
À partir d'où en Inde visiter les Himalayas au mois de mars? English translation pending
Je sollicite votre expertise afin de me conseiller une destination en Inde ou je peux visiter les Himalayas. J'avais opter pour Darjeeling/Sikkim, mais vu les problemes qui s'y deroule en ce moment, j'ai finalement laisser tomber. En ce qui concerne Leh/Ladakh, semble t-il qu'il y fait froid en cette periode et ce n'est l'ideal pour du Trekking...
Si vous avez des idees, merci de partager 😉
Je compter consacrer 5-6 jours max pour faire une visite aux himalayas, je ne cherche pas a monter une altitude particuliere, juste profier de la beaute des payages montagneux et de l'air pure.
Je vous remercie d'avance (dsl pour les accents)
When the power of love overcomes the love of power, then the world will know peace
Je vous remercie d'avance (dsl pour les accents)
When the power of love overcomes the love of power, then the world will know peace
Différence entre le Huayna Picchu et le Machu Picchu? English translation pending
Bonjour,
Quelqu'un peut il m'expliquer la différence entre ces le huana pichu et le machu pichu? Je pensais qu'en allant au machu pichu, on passait forcement par le huana-pichu, non? Doit on prendre deux routes différentes? Merci!
Quelqu'un peut il m'expliquer la différence entre ces le huana pichu et le machu pichu? Je pensais qu'en allant au machu pichu, on passait forcement par le huana-pichu, non? Doit on prendre deux routes différentes? Merci!
Nouveau site d'Air Méditerranée pas très clair English translation pending
Bonjour,
Je voudrais vous parler du nouveau site d'Air Méditerranée. http://www.air-mediterranee.fr/
Leur encien site n'était pas terrible, pas clair, et nous proposait de reserver des vols via leur site, mais c'était malheureusement impossible. Avec leur nouveau site, nous pouvons désormais reserver via leur site, mais malheuresement pas de toutes les villes de France! Ou du moins, c'est mon ordi qui à un problème! ^^ Sur mon ordi je ne vois que 'au de part de : Paris, Lyon, Mulhouse, Djerba, Montpellier et Tunis! Mais il ne desserve donc plus Nantes, Toulouse, Rennes, Brest etc... et pas non plus les anciennes destination telle que Heraklion, Milan, Palma, Ibiza, Fuerteventura etc..., et de plus, en simulant une réservation donc via leur site, j'ai remarqué qu'ils avaient également changer de code OACI, puisqu'il était auparavant "BIE" et maintenant "ML" (??????????) ! Ah aussi, ^^ autres petit inconvéniant, comment se fait-il que sur le site FRAM en simulant une réservation, j'ai remarqué que au départ de Nantes et à destination d'Heraklion et Palma, le vol serait effectué avec Air Méditerranée, or sur leur site, Ils ne proposent pas de vols ni au depart de Nantes, et encore moins à destination d'Heraklion ou encore de Palma! Alors j'aurais voulus savoir si c'était normal que je vois si peut de villes desservies, ou que c'est que mon ordi beuuug! Merci de vos réponses!
Cherche trek en famille dans le Valais, Suisse English translation pending
Bonjour ,
Nous recherchons une idée d’itinéraire de rando dans le Valais à faire en famille sur au moins une semaine. (avec enfant de 11 à12 ans habitué à la rando) On recherche un itinéraire avec une ambiance Haute montagne , proche des glaciers mais des étapes pas trop difficile.On ne compte pas amener de matériel technique On m’a parlé des dents du midi mais y a-t-il des itinéraires qui répondrait à nos attentes ? Par ailleurs on m’a parlé de trek ou l’on traverse des glaciers sans risque et sans équipement particulier : cela nous botterait bien mais je ne sais pas ou cela se trouve exactement. Il y aussi le glacier d’Aletch qui à l’air bien mais je n’ai pas trouvé d’ itinéraires d’une semaine sur ce secteur Voila , merci d’avance pour vos conseils car la documentation est plutôt rare en librairie concernant les randos en Suisse et c'est bien dommage ..
Nous recherchons une idée d’itinéraire de rando dans le Valais à faire en famille sur au moins une semaine. (avec enfant de 11 à12 ans habitué à la rando) On recherche un itinéraire avec une ambiance Haute montagne , proche des glaciers mais des étapes pas trop difficile.On ne compte pas amener de matériel technique On m’a parlé des dents du midi mais y a-t-il des itinéraires qui répondrait à nos attentes ? Par ailleurs on m’a parlé de trek ou l’on traverse des glaciers sans risque et sans équipement particulier : cela nous botterait bien mais je ne sais pas ou cela se trouve exactement. Il y aussi le glacier d’Aletch qui à l’air bien mais je n’ai pas trouvé d’ itinéraires d’une semaine sur ce secteur Voila , merci d’avance pour vos conseils car la documentation est plutôt rare en librairie concernant les randos en Suisse et c'est bien dommage ..
Visite de Florence, Pérouse et Assise (Italie) English translation pending
Bonjour à toutes et à tous!
Autour du 14 mai je vais m'envoler pour Florence pour une semaine entière. J'arrive en début d'aprem' à Pise. J'ai décomposé mon voyage ainsi : Florence : 2,5 jours. Pérouse : 1 jour. Assise : 1 jour.
Il me manque en gros 2 jours pour visiter deux villes. Que me conseillez-vous sachant que je serai sans voiture, juste le train ou le bus ? J'avais pensé à plusieurs villes : Pise, Bologne au départ de Florence. Par contre autour de Pérouse je ne sais quoi visiter comme ville pour une journée. Que me conseillez-vous ?
Et j'ai une autre question : est-ce une bonne saison niveau temps et niveau peu de touristes ?
Merciiiii à toutes et à tousssssss
Autour du 14 mai je vais m'envoler pour Florence pour une semaine entière. J'arrive en début d'aprem' à Pise. J'ai décomposé mon voyage ainsi : Florence : 2,5 jours. Pérouse : 1 jour. Assise : 1 jour.
Il me manque en gros 2 jours pour visiter deux villes. Que me conseillez-vous sachant que je serai sans voiture, juste le train ou le bus ? J'avais pensé à plusieurs villes : Pise, Bologne au départ de Florence. Par contre autour de Pérouse je ne sais quoi visiter comme ville pour une journée. Que me conseillez-vous ?
Et j'ai une autre question : est-ce une bonne saison niveau temps et niveau peu de touristes ?
Merciiiii à toutes et à tousssssss
Voyage en Grèce du 27 avril au 4 mai: quelles îles valent vraiment le détour? English translation pending
Bonjour,
Qu'elqu'un peut-il m'indiquer qu'elles îles vaut vraiment le détour, à savoir que nous projetons de visiter Athenes durant 2 3 jours maxi , 1 jours à delphes j'avais pensé visiter l'île d'hydra puis peut être Spetses ou Egine.
Si vous avez de bons conseils n'hésitez pas.
Merci, Dorine 😉
Qu'elqu'un peut-il m'indiquer qu'elles îles vaut vraiment le détour, à savoir que nous projetons de visiter Athenes durant 2 3 jours maxi , 1 jours à delphes j'avais pensé visiter l'île d'hydra puis peut être Spetses ou Egine.
Si vous avez de bons conseils n'hésitez pas.
Merci, Dorine 😉
Traversée du Pérou à vélo (octobre 2010) English translation pending
Après la traversée de l’Equateur, je vous livre mon journal au jour le jour de la traversée du Pérou, qui va se dérouler sur un peu plus d’un mois jusqu’à la frontière bolivienne à Desguadero, ville frontière sur le lac Titicaca.
Les jours (J) correspondent au jour depuis notre départ de Quito et non depuis notre entrée au Pérou.
J33 dimanche 19 septembre
Zumba à Namballe 35km de piste Passage de frontière Equateur Bolivie
Le jour se lève une fois de plus sur une journée qui s'annonce humide. La ville est nimbée de brouillard. Outre la multitude de poules et de coqs qui comme d'habitude font leurs vocalises à ce moment, nous entendons les chants des militaires stationnés à proximité.
Nous espérons faire une grande étape de 70 kilomètres. Rapidement nous comprenons que notre projet ne tiendra pas. En effet le terrain jusqu'à la frontière est une fois de plus très accidenté. Les montées certes jamais très longues, sont cependant particulièrement pentues. L'atmosphère est saturée d'humidité, de gros bancs de brume stagnent accrochés au relief, constitué d'une multitude de mouvements de terrain couverts d'une forêt épaisse.
Nous passons notre dernier village équatorien, puis un peu plus loin, un premier poste militaire. Nos passeports sont contrôlés. Le chef de poste veut être pris en photo avec nous. Pour se faire il s'équipe de son fusil et se met fièrement entre nous, tandis que l'un de ses hommes prend le cliché. Notre chemin se poursuit le long d’une crête qui semble monter dans le ciel. Près du sommet d’une bosse boueuse, voire gluante, à la déclivité très forte, il nous faut batailler comme des fous pour ne pas mettre pied à terre. Que c'est raide. Un tout dernier hameau constitué de quelques baraques, avant de plonger sur le Rio qui marque la frontière. Un petit bistrot, nous nous y arrêtons boire notre dernière bière d'Équateur. Là on nous met en garde sur le Pérou. Fini pour vous la tranquillité.
Une grande descente et en-dessous nous voyons enfin la frontière. Du côté équatorien, les formalités vite accomplies, nous franchissons un grand pont. Nous sommes seuls. Une barrière en barre l'accès au Pérou. Personne pour l'ouvrir. Nous faisons des signes, vers des personnes de l'autre côté. Elles nous encouragent à passer dessous, ce que nous faisons. Nous foulons le sol du Pérou. Nous traversons un terre-plein d'une centaine de mètres et arrivons devant un groupe guitare à la main qui chante à capella. De toute évidence, il s'agit des douaniers. L'un d'entre eux se lève et nous emmène dans un bureau pour effectuer les contrôles d'usage. Pendant que nos remplissons un formulaire, il joue au solitaire sur son ordinateur, jetant de temps en temps un coup d'œil sur ce que nous écrivons. Puis il nous envoie au poste de police faire tamponner nos écrits. Là un jeune policier qui se réveille, nous accueil tout sourire. Nous retournons voir notre douanier qui avait repris sa place parmi les chanteurs et rapidement nous sommes libérés. Nous mangeons dans un petit restaurant à même le poste frontière. On a l'impression dans ces points de passage secondaires de se retrouver quelques siècles en arrière, où de temps en temps quelques voyageurs devaient franchir les frontières. Après un repas agréable, nous reprenons notre route et en quelques kilomètres nous arrivons à Namballe. La première impression n’est pas très favorable, le niveau de vie semble moins élevé qu'en Équateur, mais nous sommes dans un village reculé. Nous trouvons un hôtel. La tenancière, d’un âge déjà avancé, commence par nettoyer la poussière, les clients ne semblant pas se bousculer. Bien que son hôtel soit poussiéreux et lugubre, elle au contraire est avenante et très serviable, bien que son regard soit empreint d’une tristesse, ou d’une lassitude de la vie. De toute évidence, elle n’a pas l’air d’être d’origine indienne, mais espagnole, et son adaptation sans doute depuis des dizaines d’années dans cette contrée reculée n’a pas due se faire facilement.
J34 lundi 20 septembre Namballe à San Ignacio 45 km de piste
Ce matin nous allons vraiment nous lancer dans la traversée du Pérou, pays très grand et très montagneux. Au moment de quitter l'hôtel, le propriétaire nous offre une dizaine de bananes. Après un petit-déjeuner consistant à base d'œufs, de riz, de youkas, de café et de lait nous sommes prêts pour démarrer. Nous avons pu constater que là aussi comme en Équateur, le matin les rues sont envahies d'écoliers et de collégiens en tenue. La piste n'est pas en bon état, de plus elle commence par monter sur presque onze kilomètres. Ensuite vient un replat sur une courte distance et de nouveau une montée sans fin de huit kilomètres. Durant cette ascension en pleine chaleur, en passant devant une maison, une fois encore on me propose des bananes que je prends. Puis succède une autre côte. Cela va faire presque vingt kilomètres de côte sur un chemin difficile. Dans un passage particulièrement raide, la boue envahit la chaussée, ce qui fait chuter ma vitesse déjà faible. Mes chaussures sont fixées sur mes cale-pieds, du fait de la très faible vitesse je n’arrive pas à les dégager. Une seule alternative, essayer de continuer à avancer en développant un effort surhumain pour ne pas m’aplatir dans une boue visqueuse sous le regard intrigué de gamins à l’entrée d’un village.
Il est midi, nous nous arrêtons dans ce village au nom évocateur: la Nueva Esperenza. Les gens y sont très gentils. Un banc public nous accueille et nous consommons nos provisions très frugales comme lors de tous ces arrêts pique-nique. Des gamins s'approchent et nous entamons la conversation. À notre tour nous offrons des bananes. L'un de ces gamins nous emmène dans le bar de son père pour prendre un café. Ce village est très agréable et nous éprouvons quelques difficultés à reprendre notre route. Un peu plus loin, ce sont des grenades qui nous sont gentiment proposées. Elles sont succulentes. En remerciement Jean offre une de ses médailles de la Vierge qu’il a achetées à Lourdes. Vers quinze heures notre but de la journée est atteint. Nous avons parcouru quarante cinq kilomètres à une moyenne d'un peu plus de huit à l'heure!
La campagne électorale en vue des élections régionales bat son plein. Une multitude d'affiches concernant les différents candidats fleurissent un peu partout. Les maisons sont en pisé, donc de couleur terne. De nombreuses façades sont peintes aux couleurs des différents candidats. Les propriétaires acceptent-ils cela afin d'avoir une façade propre et peinte de fraîche date? Mais que deviendront ces murs peints une fois les élections passées?
Ce soir en arrivant à l'hôtel, nous procédons à un grand nettoyage de nos vélos, car ces centaines de kilomètres de piste les ont franchement salis.
J 35 mardi 21 septembre
San Ignacio Jaen 112 km
La nuit est somme toute assez bonne, malgré le bruit, car en Amérique du Sud le bruit est omniprésent, et s'il n'y en a pas assez, on allume une radio ou une télé que l'on met à fond et cela à toute heure du jour, jusque tard dans la nuit et on reprend très tôt le matin.
Nous démarrons tardivement, huit heures trente, du fait d'un passage à la banque qui n'ouvre qu'à huit heures. A l'ouverture une longue queue est déjà formée sur le trottoir. Heureusement Alain grâce à l'intervention d'un employé passe assez rapidement, et nous voilà partis. Nous découvrons que contrairement à ce que nous pensions, et ce qui était mentionné sur nos cartes la route n'est pas asphaltée. A cette heure tardive pour commencer une longue étape, nos espoirs d'atteindre Jaen seront très probablement déçus. Après trois kilomètres de montée, nous avons la bonne surprise de trouver une longue descente de 16 kilomètres. Une fois encore en passant sur un caillou Jean crève. Le temps de la réparation nous nous faisons agresser par des petits insectes très urticants. Ils me rappellent les medges écossaises, qui sont grosses comme des grains de poivre moulu et qui attaquent en nuages. Là, la densité est moindre, mais les piqûres tout aussi douloureuses, générant de gros boutons que l'on a tendance à gratter. Nos jambes sont couvertes de croûtes. En effet, cela fait déjà plusieurs jours que nous sommes soumis à ces horribles insectes que l'on voit à peine.
Une fois au bas de la côte, la piste suit une rivière au gros débit qui serpente dans une vallée large. Il fait très chaud, une brume de chaleur estompe les contrastes et tout semble gris La circulation est faible, mais lorsqu'un véhicule nous double ou nous croise, nous sommes plongés dans un nuage de poussière qui pique la gorge et les yeux. Sur le bord de la route une échoppe propose des jus de fruits. Nous savourons un excellent jus d'ananas, sucré et moelleux, pour un sol ce qui correspond à 0,25 centime d'euro. Des vigiles régionaux y stationnent et nous renseignent. A priori ils surveillent les routes afin de les sécuriser contre d'éventuels délinquants. En tout cas ils ont des armes avec balle engagée dans le canon, donc ils ne semblent pas être là pour rigoler.
Après 55 kilomètres de piste, oh! Miracle, d'un coup sans transition un joli bitume bien lisse prend la relève. Un panneau indicateur mentionne Jaen à 55 kilomètres, il est midi. Nos espoirs de rejoindre cette ville ce soir nous habitent de nouveau. Un restaurant dans un village nous propose l'incontournable poulet riz. Mais là comme en Équateur le repas est accompagné de succulents jus de fruits. Par contre, il est toujours très difficile d'obtenir un café, alors qu'on le cultive dans le pays, inexplicable!
Un peu plus loin, nous réussissons en en obtenir un, très bon. La propriétaire du bar a refusé que nous la payions, elle a insisté pour nous l'offrir. Depuis que nous sommes entrés au Pérou, il ne s'est pas écoulé un jour sans que l'on nous donne quelque chose et cela sans aucune arrière-pensée, refusant toute compensation de quelque ordre que se soit. A quatorze heures, sous un soleil de plomb nous reprenons la route. Mais le goudron et le terrain plat nous rendent l'effort très supportable. Il est étrange, après plus de trois cents kilomètres de piste, où nous nous traînions à des moyennes horaires à un chiffre, de nous sentir avancer sans trop appuyer sur les pédales à plus de vingt à l'heure. Cependant une côte de quelques huit kilomètres vers les quinze heures, sous une chaleur terrible, nous sommes seulement à six cents mètres d'altitude, va nous faire quelque peu souffrir, bien que nous la montions à un bon rythme.
Nous rencontrons un jeune cycliste qui nous accompagne une vingtaine de kilomètres. Il nous propose de nous arrêter chez lui, nous présente à ses parents et nous offre une boisson fraîche. Cela fait du bien et nous change de notre eau et notre coca qui sont au moins à trente degrés.
À cinq heures après cette agréable pause, nous entamons les dix huit kilomètres qui nous séparent de Jaen. Le terrain est en descente et nous atteignons la ville avant la nuit. Peu avant cette dernière, un étrange check-point nous intrigue. Il semble tenu par des détrousseurs de route armés de fusils et à moitié habillés de tenue militaire. Ils nous interpellent en nous traitant de gringos, nous montrant des pièces, nous incitant à être généreux. Nous ne freinons pas et nous engouffrons dans la descente raide qui fait suite. Quatre kilomètres plus bas une patrouille de police stationne sur le bas-côté. Je n'ai rien compris à cette étrange situation.
L’arrivée en ville à la tombée de la nuit est étonnante. Nous sommes dans le tiers-monde, circulation grouillante dans une poussière qui recouvre tout. À la première impression cette ville nous est désagréable et hostile, mais nous réviserons notre jugement. Un hôtel qui vient d'ouvrir, il y juste deux semaines, nous propose de jolies chambres pour l'équivalent de sept euros. Cependant au Pérou, il ne faut pas demander d'eau chaude, d'ailleurs il n'y a qu'un robinet pour l'eau froide. Le patron, gentiment, nous emmène et nous dépose au centre ville pour que nous allions dîner, puis il vient nous récupérer à vingt et une heure trente. Son 4X4 à l'instar des façades des maisons est tout bariolé d'affiches électorales. Ici on affiche sans vergogne ses opinions politiques.
J36 mercredi 22 septembre
Jaen en attente du bus pour Trujillo à 22h30
Nous avions décidé de nous avancer en bus, car la traversée du Pérou est immense et je n'aurais pas assez de trois mois et demi pour me rendre à Santiago. De plus certaines zones avant la ville de Trujillo sont réputées peu sûres, en particulier à cause des «rançonneurs». Nous avions compris que le bus pour Trujillo était à 10 heures du matin, mais non c'était à 22h30. Nous avons donc une journée à occuper. Nous en profitons pour nous promener dans la ville et nous laisser guider par notre intuition. De toute évidence, la vie est très animée en Amérique du Sud. Le bruit est toujours présent, bien que les véhicules fassent peu de bruit. En particulier dans la ville de Jaen, il y a des milliers de tricycles à moteur, genre pousse-pousse qui font office de taxi. Nous utilisons leurs services pour un prix modique de l'ordre de cinquante centimes d'euro.
Nous assistons à une manifestation de la jeunesse en faveur du respect de la nature et de la personne. Des enfants et des adolescents, défilent en portant des panneaux, abordant une multitude de thèmes: la lutte contre l'alcoolisme, la drogue, le sida, la violence, les infractions routières, le respect de la couche d'ozone etc... Certains des enfants sont déguisés en soleil, forêt, oiseau ou autre représentant de la nature. J'ai fait des clichés attendrissants de tout ce petit monde, mais malheureusement mon appareil photo me sera volé avant que j'ai pu les exploiter.
Vingt deux heures trente, le bus part à l'heure. Tout est bien organisé, en particulier pour les bagages, qui sont bien contrôlés et à l'embarquement et au débarquement. Nous pouvons mettre nos vélos sans les démonter.
J 37 jeudi 23 septembre
Trujillo
Notre bus parcourt cinq cents kilomètres en dix heures. La nuit a été pour moi assez confortable. De temps à autre je me réveille, et je constate que nous franchissons des routes escarpées et pas toujours goudronnées. En particulier je me souviens avoir vu une grande descente en lacets dans laquelle des phares de camions se déplaçant à faible vitesse matérialisaient la chaussée.
Nous arrivons à Trujillo à huit heures trente avec une heure de retard sur l'horaire prévu. La ville semble assez agréable. Rapidement nous sommes au centre et trouvons un hôtel. C'est là alors que nous discutons avec le tenancier, qu'un individu entre et demande la carte de l'établissement. En ressortant il est très probablement reparti avec mon sac à dos dans lequel j'avais mis certaines de mes affaires: GPS, appareil photo, habits, lunettes, certains de mes papiers comme contrats d'assurance, billet avion retour, carnet de vaccination, etc... Heureusement j'avais pris la précaution de photographier les documents importants et de les mettre sur l'ordinateur et sur ma boîte mail. Mais cela donne un bon coup au moral. On se demande toujours si on ne serait pas mieux chez soi. Mais même chez soi, on se fait voler. Il y a six mois on m'a volé mes papiers et pourtant nous étions dans la maison. Alors il ne faut pas se poser trop de questions et encaisser les coups, en se disant qu'ils font partie de la vie.
J 38 vendredi 24 septembre
Toujours Trujillo
Nous sommes un jour de plus dans cette ville pour des problèmes techniques de vélos. Demain nos problèmes de pneu devraient se régler et j'espère que nous pourrons reprendre l'action et nous diriger vers la Cordillère Blanche distante de 320 kilomètres. Je dois dire que l'immobilité après m'être fait voler mon sac contenant de nombreuses affaires, est propice à gamberger, et ce n'est pas bon du tout. J'en arrive à me demander ce que je fais là. Nous avons changé de lieu pour cette seconde nuit dans cette ville. Nous sommes hébergés chez Luchio, connu dans le monde entier par les cyclotouristes au long cours qu'il accueille. Manifestement la pièce dans laquelle nous dormons tout les trois est sympathique et on sent qu'elle irradie des ondes positives. Sans doute toute l'énergie des cyclistes qui y ont dormi, plus de cinq cents. Nombreux d'entre eux ont marqué l'arrêt dans leur périple de l'Alaska à la Terre de Feu, souvent voyage d'une durée supérieure à un an. J’ai du mal à digérer le vol de mes affaires. J'essaie de me raisonner en me disant qu'il ne s'agit que de pertes matérielles. On m'a conseillé de lire un livre étudiant le dépouillement suite au vol. Il en analyse 16 degrés. En ce qui me concerne, on ne doit pas dépasser le niveau 3, donc à priori, rien de bien grave, mais on ressent tout de même un traumatisme.
J39 samedi 25 septembre
Trujillo Viru 58 km
Nos derniers problèmes techniques réglés nous reprenons notre route vers le sud à 11h30. La sortie de la vile n'est pas très compliquée, bien que nécessitant quelques kilomètres dans un trafic intense. Enfin nous voilà sur la panaméricaine. À la ville succède le désert. Cela paraît paradoxal à ces latitude, en effet mille kilomètres à l'est on se trouve en pleine forêt amazonienne. L’aridité est due à un courant froid de l'océan Pacifique qui baigne les côtes à cet endroit. Le paysage est étrange, succession de grands mouvements de terrain, mi-montagnes, mi-dunes. Le tout baigné dans une brume d'altitude qui en estompe les hauteurs et les reliefs. Il fait froid, nous roulons bien habillés. Mais cela ne devrait pas durer, car nous rentrerons demain plus en avant dans les terres et le phénomène climatique disparaîtra. La route que nous suivons passe d'après la carte à 30 kilomètres de la mer. Jean me fait remarquer, qu'il aperçoit dans la grisaille la mer, et les vagues qui se brisent sur la plage sont très nettement discernables. Cela me semble impossible, et pourtant effectivement à quelques trois kilomètres les vagues sont bien réelles. Je commence à douter que nous soyons sur la bonne route, mais pas d'autre alternative. Il semblerait d’après la carte que la route sur laquelle je pense être rejoint la panaméricaine trente kilomètres plus loin Eh bien non, nous sommes bien sur la panam, et la route que je crois suivre, tracée sur la carte, tout du moins l'une de nos cartes, n'existe pas. Après une cinquantaine de kilomètres nous arrivons dans la petite ville de Virù. Après avoir visité plusieurs hôtels très glauques, nous en trouvons un très sympathique, tenu par une dame fort agréable. Cette petite ville nous plait bien. Comme partout en ce moment au Pérou, les élections battent le plein et il y a agitation et bruit permanents.
J40 samedi 26 septembre
Viru Chuquicara 97 km dont 51 de piste
Départ 8 heures, après une nuit qui n'a pas été très bonne malgré le confort du lieu. Durant 38 kilomètres nous suivons la panaméricaine, mais le trafic est faible. Nous faisons une halte dans une petite ville très active, marché, boutiques et beaucoup de monde. J'essaie de commencer à racheter ce que je me sui fait voler. Mais couteau à lame repliable et autres petits objets de campeurs, ils ne connaissent pas. Nous quittons comme prévu la Panam et nous engageons plein est sur un chemin non asphalté mais qui roule bien. Très vite le brouillard se déchire, le ciel devient bleu et la chaleur revient. Nous allons suivre ce chemin durant 51 km. Sur les trente derniers kilomètres il est de moindre qualité et nous devons appuyer un peu plus sur les pédales. À notre droite de l'autre côté de la rivière, une belle route goudronnée nous nargue. Mais pas de pont pour la rejoindre. Enfin en voilà un, il s’est fait longuement attendre! Encore huit kilomètres et nous arrivons à Chuquicara, alignement de maisons le long de la route, petit air de far-West au milieu des grandes montagnes des Andes qui nous entourent. La station service à l’entrée de cette minuscule agglomération nous loue pour un prix dérisoire deux petites pièces où nous nous installons. Ce côté spartiate perdu au milieu de nulle part dans des montagnes qui nous écrasent me plaît beaucoup. Cette vallée en 1970 a connu un séisme terrible qui a tout ravagé, en particulier du fait de l'effondrement d'un grand lac d'altitude qui a produit un gigantesque déferlement d'eau et de boue, 80 000 morts tout au long de la vallée que nous remonterons les deux jours qui viennent.
Nous trouvons un petit local, où il est possible de boire une bière que nous apprécions après notre longue étape. La propriétaire du lieu nous raconte divers anecdotes survenues lors du grand bouleversement du au tremblement de terre. La population de Chuquicara a été prévenue par une forte vibration qui devançait le flot de boue. De ce fait, presque tous les êtres humains ont eu le temps de courir vers la montagne et se mettre en sécurité sur les pans escarpés qui dominent le vallon. Des photos de gare et de machines à vapeur sur le mur attirent notre attention. On nous explique que jusqu’à la catastrophe de 1970, le train arrivait jusqu’ici. Tout a été entièrement détruit lors de ces événements tragiques, au point qu’il n’en reste aucune trace.
J41 dimanche 27 septembre
Chuquicara Huallanca 69 km de piste
Après une nuit tranquille au cours de laquelle à plusieurs reprises je suis sorti dans l'espoir, déçu, de voir la Croix du Sud, nous reprenons la route à huit heures. Le macadam s'arrête après quatre cents mètres et la piste n'est pas bonne du tout, pierreuse et sableuse, la tôle ondulée s’imposant de temps à autre sur de longues distances. Les fesses vont en pâtir, les poignets aussi. Malgré le très mauvais état de la chaussée, cet itinéraire est emprunté par des véhicules, certes pas très nombreux, mais souvent de gros gabarit, cars et camions. Nous évoluons parfois dans des nuages de poussière, qui nous pénétrent de toutes parts, les yeux et les narines sont les parties les plus sensibles à ces nuages désagréables.
Le panorama devient grandiose car la rivière que nous suivons s'insinue entre la Cordillère Blanche et la Noire. Les sommets qui nous entourent et que nous ne voyons pas, cachés par leurs contreforts culminent pour certains d'entre eux à plus de 6000 mètres. Des noms de montagnes prestigieuses, comme le Huscaran, l'Aplamayo me remémorent les nombreux livres que j'ai lus sur les Andes. À un détour du chemin une pyramide de neige se dévoile juste un instant avant d'être à nouveau masquée par un premier plan. Je crois avoir vu l'Alpamayo, que certains qualifient de plus belle montagne du monde avec sa pyramide parfaite qui monte presque à six mille mètres. Cette gorge, que nous remontons, nous fait souffrir, d'autant plus qu'il y des tunnels dans lesquels nous sommes aveugles, mais que le spectacle est grandiose dès que la lumière revient.
Attirés par un nuage noir en bordure de falaise, nous nous arrêtons discuter avec des hommes en train d'exploiter de manière très artisanale une mine de charbon, du Zola ! Ils poussent sur un tapis roulant en plein air le minerai qui dégage ce qui s’apparente à une fumée épaisse, dans laquelle les mineurs sont baignés. Leur peau est entièrement noire, seuls les yeux tels des billes de verre ressortent du visage. Je n’ose imaginer quel est l’état de leurs poumons !
À 17 heures nous atteignons notre but, bien contents d'en finir car l’étape a été particulièrement éprouvante entre cailloux et poussière. Il était temps car la pluie arrive et la couleur du ciel ne laisse aucune illusion sur l’évolution à court terme du temps. Un petit hôtel très sympathique nous accueille et j'y suis très sensible. Des petites chambres bien aménagées sont particulièrement agréables. Nous rencontrons un Allemand qui va de Trujillo à Lima à vélo et qui pour le moment suit le même itinéraire que nous.
J42 lundi 28 septembre
Huallanca à Caraz 41 km dont 20 de piste
L'hôtel a un nom bien adapté au lieu « Canyon del Pato», car ce sont les gorges que nous remontons. Nous y avons passé un excellent moment dans ses petites chambres individuelles, magnifiquement ordonnées, avec des couleurs chatoyantes. Aujourd'hui nous allons parcourir la seconde partie du canyon, avec ses 35 tunnels. Tous les guides décrivent cette section comme magnifique et à ne pas manquer. Oui c'est joli et impressionnant par endroits du fait de l'encaissement et des à-pics sur la rivière dans certains endroits très étroits. Mais la couleur générale est terne, ocre clair, les faces rocheuses semblent délitées et herbeuses, le panorama est restreint. Par contre hier, nous étions dans une vallée moins resserrée, mais les montagnes qui nous entouraient semblaient se perdre dans le ciel quelques kilomètres plus haut. Les couleurs de la roche s'étalaient sur toute une gamme du noir au jaune en passant par le vert. Non, à mon goût personnel l'étape de la veille était plus grandiose, dans une gorge s’apparentant plus à une vallée permettant d’admirer un vaste panorama s’envolant jusqu’à de hautes altitudes, où la géologie à travers ses chaos, ses pierriers, ses falaises, ses strates martyrisées, le tout dans un mélange de couleurs stupéfiant, ne laisse pas de nous surprendre.
Après un petit-déjeuner agréable en compagnie de Reiner, l'Allemand de Düsseldorf, rencontré hier nous prenons la route sans nous presser vers les dix heures, l'étape n'étant pas très longue et le dénivelé de 800 mètres. Avant de partir, Alain jette un coup d'œil à ma chaîne qui me procure quels soucis. En effet sur le plateau du milieu, elle ne tient pas sur les pignons et saute. Il faut dire que depuis notre départ le matériel a été particulièrement éprouvé entre côtes en cailloux à plus de dix pour cent et bains de boue et de sable.
L'étape se passera sans problème. Cependant, il faut faire attention lorsqu'on s'engage dans un tunnel de ne pas se trouver face à un bus, qui roule vite, avec une visibilité nulle, et des espaces avec les parois rocheuses de quelques dizaines de centimètres. À la halte pique-nique de midi nous tombons sur une famille costaricaine. Ils parlent tous bien le français. Le fils a habité quelques mois rue Bugeaud à Lyon, tout près de chez mes parents. Le monde est petit. Avec satisfaction nous voyons arriver le goudron après vingt kilomètres. On a l'impression de se mettre à voler et cette sensation si agréable qui me pousse à faire du voyage à vélo est au rendez-vous et j'appuie comme un sourd sur les pédales et me sens grisé par des vitesses de trente à l'heure.
L’agglomération dans laquelle nous arrivons est très animée et nous nous installons dans un agréable hôtel sur la « Plaza des armas», qui correspond toujours au centre de la ville. Le soir, nous prenons notre repas dans un restaurant en compagnie de Reiner et une autre Allemande lancée dans un périple de 9 mois en Amérique du Sud. Elle compte rentrer dans son pays en mai 2011pour les 70 ans de son père.
Jean veut absolument profiter de notre passage au pied de la Cordillère Blanche pour effectuer un trek. Notre choix se porte sur l’un des plus connus, le trekking de Santa Cruz. Nous organisons à l'arraché le programme de la randonnée des deux jours à venir, normalement prévue sur 4 jours. Nous comptons effectivement parcourir cet itinéraire en deux jours seulement. Je ne suis pas très fana de ces plans montés, comme je le dis à l'arrache. On loue, par chance sur information à neuf heures du soir, un sac à dos, on complète avec mon North face, sac de voyage à bretelles de gros volume, mais pas sac à dos et le petit sac d'Alain. On achète de la nourriture au marché ouvert très tard. Par l'intermédiaire de l'hôtelier on réserve un taxi qui nous prendra à 6 heures et c'est parti.
J43 mardi 29 septembre
Première partie du trek
5h30 petit déjeuner, 6h le taxi nous prend. C’est une vieille bagnole déglingue. Le chauffeur commence par faire le plein et gonfler un pneu arrière, oui un seul ! Puis nous partons pour le village de Cashapampa, à 2900 mètres d'altitude, par une piste chaotique. Le trajet dure une heure. Une fois sur place nous essayons de louer un muletier car deux de nos sacs sont lourds, celui de Jean particulièrement. Mais nos espoirs sont déçus. En effet trouver à sept heures du matin dans un village endormi quelqu'un pour une balade de plusieurs jours, car le muletier doit revenir, est mission improbable voire impossible. Les mules il n’y en aura pas, nous les remplacerons. Nous voilà partis le long d'un vallon monotone d'une longueur quasi-infinie. Nous doublons vers les treize heures le premier point d'arrêt habituel à 3850 mètres. Nous espérons pousser jusqu'au suivant à 4250 mètres, afin de nous positionner au mieux pour passer le lendemain au plus tôt le col de Punta Union à 4750 mètres. Cette vallée est vraiment sans fin et d'une grande monotonie, ressemblant un peu à certaines vallées de l'Oisans, mais sans pratiquement aucune vue sur les sommets et puis beaucoup, beaucoup plus longue. Attention, je prends cet exemple de l’Oisans, alors que paradoxalement c’est le massif montagneux que je préfère. Revenons à la Cordillère Blanche, vers les seize heures après avoir longé un grand lac et traversé le très long plat qui lui fait suite, enfin le panorama s’agrandit et quelques sommets nous apparaissent. Ils sont plongés dans les nuages et la pluie se met de la partie. Au pied de la côte qui fait suite au lac, un bâtiment toilettes, mis en place pour les trekkeurs est le seul abri que nous trouvons. Nous nous y installons entre excréments et trou bien plein servant de réceptacle. La position est loin d'être confortable, mais au moins le toit en tôle de cette infrastructure circulaire nous protège. Étant humide, je commence à prendre froid, bien que la température reste clémente. Nous sommes à 4000 mètres et le soir arrive. De plus je n'ai pas de veste de montagne, la mienne étant partie avec le sac que l'on m'a volé la semaine dernière. Je pense pouvoir en racheter une lors de notre étape prochaine dans la ville de Huaraz, grande ville touristique, lieu de départ de balades dans la Cordillère. Enfin une accalmie toute relative, nous en profitons pour monter nos deux tentes. Nous faisons un feu qui finit par prendre, malgré la forte humidité du bois. Nous passerons une nuit assez confortable, malgré l’effet de l'altitude. En effet, à partir de 4000 mètres en position couchée, je ressens une sorte de malaise désagréable. Cette sensation je l'avais déjà éprouvée il y a trois ans dans l'Himalaya, lorsque j'avais fait le tour des Annapurna.
J44 mercredi 30 septembre
Deuxième partie du trek
Durant la nuit les nuages s'estompent laissant la place à un ciel peu clair à cause de la forte humidité, laissant voir cependant quelques étoiles. Vraiment tout est différent de ce que l'on peut voir dans l'hémisphère nord. Moi qui suis souvent le nez en l'air la nuit à chercher les différentes constellations, les planètes ou à essayer de repérer les satellites, j'ai l'impression devant ce ciel inconnu de me trouver sur une autre planète.
Lever six heures, nous déjeunons en pliant et à 6h45 nous sommes en route. Nous remplissons nos bouteilles au torrent, grossi par les pluies d'orage. L'eau est trouble, nous doublons la dose de pastilles purifiantes. Une course va s'engager pour essayer de rejoindre avant seize heures le village de Vaqueria à 3700mètres d'altitude et distant d'une trentaine de kilomètres en passant par un col à 4750 mètres. Le rythme est bon. Le chemin monte régulièrement au début. Un vaste cirque montagneux se découvre. Nous sommes entourés de montagnes qui se situent toutes entre 5800 et 6200 mètres. Le spectacle est majestueux, mais je n’oublie pas l'effort fourni hier dans cette longue vallée ennuyeuse. À 9heures30 le col est atteint. Il fait bon. Nous mangeons quelques provisions et nous lançons dans la course vers Vaqueria en espérant prendre un moyen de transport. L'extrait de carte que je possède annonce 7 heures pour atteindre notre but, mais cela dans le cadre d'un circuit de quatre jours. Attention cependant de ne pas se fouler un pied dans ce chemin très accidenté par endroits. Je pense surtout à Jean et Alain qui portent les deux plus grosses charges. Nous passons le point de bivouac de Cachinpampa avec du retard sur l'horaire. Notre espoir d'attraper le dernier «colectivo» ou transport en commun semble s'envoler. Mais nous ne sacrifions pas une petite halte repas. Nous remplissons nos gourdes dans un ruisseau qui collecte les crottes d'animaux, puis nous repartons avec en ligne de mire le dernier bus en fin de randonnée. Nous arrivons au point de contrôle du parc du Huscaran et nous constatons que nous avons repris un peu d'avance. Je dois préciser que hier matin au démarrage, nous avons payé de l'ordre de 20 euros chacun pour commencer notre randonnée et un ticket confirmant notre payement nous a été délivré. Sur ce billet figurent le nom et le numéro de passeport. Nous traversons des zones habitées. Les gamins, pour la première fois, depuis que nous sommes au Pérou nous réclament quelque chose. Mais notre train ne nous laisse pas vraiment le temps de leur répondre. Devant nous, l'ultime remontée pour atteindre le village. Par différentes rampes, nous l'atteignons vers 15heures40. Là il nous est confirmé qu'un colectivo passera vers 16 heures, mais l'horaire nous dit-on est fluctuant, mais pas de souci nous pouvons patienter en toute sécurité. Nous buvons une bière. L'heure prévue est dépassée depuis longtemps, mais à nos questions il nous est répondu de ne pas s'alarmer. Après 16h30, un gros camion avec une benne type bétaillère à ciel ouvert s'arrête. On nous invite à y monter, en nous précisant que c'est le colectivo. Le chauffeur nous ouvre la haute porte arrière et nous rejoignons dans un espace de poussière à ciel ouvert les trois Indiens blottis au fond derrière la cabine. Durant trois heures nous allons vivre une expérience unique en étant secoués de manière invraisemblable le long d'une piste qui passe au milieu d'un univers de pics totalement féeriques. Nous passerons un col à 4800 mètres. La longue montée vers ce col nous ouvre un espace d'une beauté infinie. Les Indiens sont particulièrement accueillants. Outre les deux hommes et la femme assis avec nous au fond de cet enclos en bois que constitue la remorque, deux Indiennes et un Indien sont assis en hauteur au niveau du toit de la cabine. Une fois le point haut atteint, je pensais que le panorama extraordinaire, qui nous surplombait durant cette heure de montée, allait disparaître. En effet en plongeant sur l'autre versant tout change. De magnifique, le paysage devient franchement stupéfiant. Je n'ai jamais rien vu de tel dans ma vie. Surtout le soir lorsque la lumière oblique donne des teintes presque irréelles. Le Huscaran s'est découvert jaillissant, masse sombre par le rocher et éclatante par la glace. Il nous domine de ses 6700 mètres, dégageant une impression de sauvagerie indomptable, montagne envoûtante. Face à cette masse énorme jaillissant tout en puissance massive, le Nevad Huandoy, s'élevant lui aussi à plus de 6000 mètres déploie au soleil couchant ses immenses draperies glacées et élancées sur des pentes d'une raideur à couper le souffle. En effet, du fait des conditions climatiques différentes de celles de l'Europe et de l'Asie, la neige tient sur des pentes plus raides que dans les autres massifs montagneux dans d’autres continents. Il en résulte ces formations de neige et de glace qui s'élancent dans le ciel, défi à la gravitation. Les Indiens s'excitent un peu à ce spectacle et l'un d'eux me demande mon appareil photos et fait une série de photos magnifiques. En effet, il se tient mieux en équilibre que moi dans cette remorque, alors que nous descendons à toute vitesse un chemin mal pavé. Les deux Indiennes en hauteur, avec le froid de la nuit qui vient, nous rejoignent dans la benne. L'une est institutrice dans un village éloigné et fait ce trajet chaque semaine. La nuit tombe complètement. Nous nous enfonçons dans une gorge, surplombée d'immenses parois rocheuses verticales. Que le site est sauvage.
Le trajet durera 3 heures et nous roulerons à mon avis de l'ordre de 80 à 100 kilomètres. Vers les 19h45 nous arrivons à la ville de Yungay, qui a la sinistre particularité d'avoir été complètement détruite lors du tremblement de terre de 1970. En effet un immense pan du Huscaran, glace, boue et roche, avait déferlé sur la ville. Cette vague minérale avait mis deux minutes pour atteindre la cité et ensevelir ses 20 000 habitants. Le lieu a été conservé en l'état et constitue un immense cimetière sans tombe commémorant les victimes du drame. Nous y repasserons en vélo lorsque nous reprendrons notre itinéraire vers le sud. Nous disons au-revoir aux Indiens qui éclatent de rire, en constant qu'une Indienne à qui j'avais prêté mon Kway, par étourderie et pas intentionnellement oublie de me le rendre en descendant.
Au terminal de la ville un colectivo plus classique nous ramène à Caraz. Expérience de deux jours conduite à l'arrache. Arrivés sur la «Plaza des Armas» une fois de plus la campagne électorale bat son plein. Un bruit infernal monte d'un stand monté sur lequel, un orateur surexcité hurle de façon hystérique et invraisemblable devant une petite foule d'Indiens. Les Indiennes sont habillées de façon traditionnelle, avec de grands chapeaux et des vêtements de couleurs vives. En longeant la place, alors que je me bouche les oreilles, un feu d'artifice explose juste au-dessus de nous et je crains de recevoir quelques boules incandescentes. L'Amérique du Sud ça vit! Une fois posées nos affaires nous allons dîner en retraversant la place à l'agitation de folie.
J45 vendredi 1 octobre
Caraz
La nuit n'est pas très bonne, mélange de fatigue et d'interrogations. En effet, malgré les choses fabuleuses que nous avons faites et vues, j'ai la sensation de m'éloigner du projet pour lequel je me suis engagé, Quito Santiago à vélo. Lorsque je fais le décompte des jours, je trouve que nous avons passé la moitié de notre temps à des activités autres que pédaler vers Santiago. Le parcours me paraît déjà tellement long, et de me disperser, entre problèmes techniques, attente et activités certes intéressantes mais annexes, entame ma motivation et me plonge dans un certain état de malaise. Jusqu'à présent les voyages à vélo que j'ai effectués étaient rondement menés, axés presque uniquement sur le fait de pédaler. Les autres activités nécessitant du temps, je les vis un peu comme une entrave au projet. Je sais que si je n'adhère pas j'ai tout loisir de m'arrêter et rentrer à la maison ou de partir seul. Voilà, j'ai un peu de vague à l'âme. Ce matin je suis même allé me renseigner sur les vols Cusco Lyon, de fois que je décide d'arrêter mon voyage dans cette ville.
Aujourd'hui, repos, nous avons quelques traces de notre balade éclair. En ce qui me concerne, outre quelques courbatures, un début de sciatique me tire la fesse droite. Mais je ne pense pas que le vélo amplifiera la douleur. Alain a récupéré par le chauffeur d'un colectivo son guide Pérou Bolivie et sa méthode d'espagnol, oubliés à l’étape précédente. La mienne, méthode assimil, a disparu, comme un certain nombre d'autres choses dans le sac qui s'est envolé à Trujillo. Mais comme vient de me l'écrire mon fils, il ne me reste qu'à appliquer la devise que je lui ai enseignée: si tu perds quelque chose tu t'en passes.
SUITE A VENIR
Les jours (J) correspondent au jour depuis notre départ de Quito et non depuis notre entrée au Pérou.
J33 dimanche 19 septembre
Zumba à Namballe 35km de piste Passage de frontière Equateur Bolivie
Le jour se lève une fois de plus sur une journée qui s'annonce humide. La ville est nimbée de brouillard. Outre la multitude de poules et de coqs qui comme d'habitude font leurs vocalises à ce moment, nous entendons les chants des militaires stationnés à proximité.
Nous espérons faire une grande étape de 70 kilomètres. Rapidement nous comprenons que notre projet ne tiendra pas. En effet le terrain jusqu'à la frontière est une fois de plus très accidenté. Les montées certes jamais très longues, sont cependant particulièrement pentues. L'atmosphère est saturée d'humidité, de gros bancs de brume stagnent accrochés au relief, constitué d'une multitude de mouvements de terrain couverts d'une forêt épaisse.
Nous passons notre dernier village équatorien, puis un peu plus loin, un premier poste militaire. Nos passeports sont contrôlés. Le chef de poste veut être pris en photo avec nous. Pour se faire il s'équipe de son fusil et se met fièrement entre nous, tandis que l'un de ses hommes prend le cliché. Notre chemin se poursuit le long d’une crête qui semble monter dans le ciel. Près du sommet d’une bosse boueuse, voire gluante, à la déclivité très forte, il nous faut batailler comme des fous pour ne pas mettre pied à terre. Que c'est raide. Un tout dernier hameau constitué de quelques baraques, avant de plonger sur le Rio qui marque la frontière. Un petit bistrot, nous nous y arrêtons boire notre dernière bière d'Équateur. Là on nous met en garde sur le Pérou. Fini pour vous la tranquillité.
Une grande descente et en-dessous nous voyons enfin la frontière. Du côté équatorien, les formalités vite accomplies, nous franchissons un grand pont. Nous sommes seuls. Une barrière en barre l'accès au Pérou. Personne pour l'ouvrir. Nous faisons des signes, vers des personnes de l'autre côté. Elles nous encouragent à passer dessous, ce que nous faisons. Nous foulons le sol du Pérou. Nous traversons un terre-plein d'une centaine de mètres et arrivons devant un groupe guitare à la main qui chante à capella. De toute évidence, il s'agit des douaniers. L'un d'entre eux se lève et nous emmène dans un bureau pour effectuer les contrôles d'usage. Pendant que nos remplissons un formulaire, il joue au solitaire sur son ordinateur, jetant de temps en temps un coup d'œil sur ce que nous écrivons. Puis il nous envoie au poste de police faire tamponner nos écrits. Là un jeune policier qui se réveille, nous accueil tout sourire. Nous retournons voir notre douanier qui avait repris sa place parmi les chanteurs et rapidement nous sommes libérés. Nous mangeons dans un petit restaurant à même le poste frontière. On a l'impression dans ces points de passage secondaires de se retrouver quelques siècles en arrière, où de temps en temps quelques voyageurs devaient franchir les frontières. Après un repas agréable, nous reprenons notre route et en quelques kilomètres nous arrivons à Namballe. La première impression n’est pas très favorable, le niveau de vie semble moins élevé qu'en Équateur, mais nous sommes dans un village reculé. Nous trouvons un hôtel. La tenancière, d’un âge déjà avancé, commence par nettoyer la poussière, les clients ne semblant pas se bousculer. Bien que son hôtel soit poussiéreux et lugubre, elle au contraire est avenante et très serviable, bien que son regard soit empreint d’une tristesse, ou d’une lassitude de la vie. De toute évidence, elle n’a pas l’air d’être d’origine indienne, mais espagnole, et son adaptation sans doute depuis des dizaines d’années dans cette contrée reculée n’a pas due se faire facilement.
J34 lundi 20 septembre Namballe à San Ignacio 45 km de piste
Ce matin nous allons vraiment nous lancer dans la traversée du Pérou, pays très grand et très montagneux. Au moment de quitter l'hôtel, le propriétaire nous offre une dizaine de bananes. Après un petit-déjeuner consistant à base d'œufs, de riz, de youkas, de café et de lait nous sommes prêts pour démarrer. Nous avons pu constater que là aussi comme en Équateur, le matin les rues sont envahies d'écoliers et de collégiens en tenue. La piste n'est pas en bon état, de plus elle commence par monter sur presque onze kilomètres. Ensuite vient un replat sur une courte distance et de nouveau une montée sans fin de huit kilomètres. Durant cette ascension en pleine chaleur, en passant devant une maison, une fois encore on me propose des bananes que je prends. Puis succède une autre côte. Cela va faire presque vingt kilomètres de côte sur un chemin difficile. Dans un passage particulièrement raide, la boue envahit la chaussée, ce qui fait chuter ma vitesse déjà faible. Mes chaussures sont fixées sur mes cale-pieds, du fait de la très faible vitesse je n’arrive pas à les dégager. Une seule alternative, essayer de continuer à avancer en développant un effort surhumain pour ne pas m’aplatir dans une boue visqueuse sous le regard intrigué de gamins à l’entrée d’un village.
Il est midi, nous nous arrêtons dans ce village au nom évocateur: la Nueva Esperenza. Les gens y sont très gentils. Un banc public nous accueille et nous consommons nos provisions très frugales comme lors de tous ces arrêts pique-nique. Des gamins s'approchent et nous entamons la conversation. À notre tour nous offrons des bananes. L'un de ces gamins nous emmène dans le bar de son père pour prendre un café. Ce village est très agréable et nous éprouvons quelques difficultés à reprendre notre route. Un peu plus loin, ce sont des grenades qui nous sont gentiment proposées. Elles sont succulentes. En remerciement Jean offre une de ses médailles de la Vierge qu’il a achetées à Lourdes. Vers quinze heures notre but de la journée est atteint. Nous avons parcouru quarante cinq kilomètres à une moyenne d'un peu plus de huit à l'heure!
La campagne électorale en vue des élections régionales bat son plein. Une multitude d'affiches concernant les différents candidats fleurissent un peu partout. Les maisons sont en pisé, donc de couleur terne. De nombreuses façades sont peintes aux couleurs des différents candidats. Les propriétaires acceptent-ils cela afin d'avoir une façade propre et peinte de fraîche date? Mais que deviendront ces murs peints une fois les élections passées?
Ce soir en arrivant à l'hôtel, nous procédons à un grand nettoyage de nos vélos, car ces centaines de kilomètres de piste les ont franchement salis.
J 35 mardi 21 septembre
San Ignacio Jaen 112 km
La nuit est somme toute assez bonne, malgré le bruit, car en Amérique du Sud le bruit est omniprésent, et s'il n'y en a pas assez, on allume une radio ou une télé que l'on met à fond et cela à toute heure du jour, jusque tard dans la nuit et on reprend très tôt le matin.
Nous démarrons tardivement, huit heures trente, du fait d'un passage à la banque qui n'ouvre qu'à huit heures. A l'ouverture une longue queue est déjà formée sur le trottoir. Heureusement Alain grâce à l'intervention d'un employé passe assez rapidement, et nous voilà partis. Nous découvrons que contrairement à ce que nous pensions, et ce qui était mentionné sur nos cartes la route n'est pas asphaltée. A cette heure tardive pour commencer une longue étape, nos espoirs d'atteindre Jaen seront très probablement déçus. Après trois kilomètres de montée, nous avons la bonne surprise de trouver une longue descente de 16 kilomètres. Une fois encore en passant sur un caillou Jean crève. Le temps de la réparation nous nous faisons agresser par des petits insectes très urticants. Ils me rappellent les medges écossaises, qui sont grosses comme des grains de poivre moulu et qui attaquent en nuages. Là, la densité est moindre, mais les piqûres tout aussi douloureuses, générant de gros boutons que l'on a tendance à gratter. Nos jambes sont couvertes de croûtes. En effet, cela fait déjà plusieurs jours que nous sommes soumis à ces horribles insectes que l'on voit à peine.
Une fois au bas de la côte, la piste suit une rivière au gros débit qui serpente dans une vallée large. Il fait très chaud, une brume de chaleur estompe les contrastes et tout semble gris La circulation est faible, mais lorsqu'un véhicule nous double ou nous croise, nous sommes plongés dans un nuage de poussière qui pique la gorge et les yeux. Sur le bord de la route une échoppe propose des jus de fruits. Nous savourons un excellent jus d'ananas, sucré et moelleux, pour un sol ce qui correspond à 0,25 centime d'euro. Des vigiles régionaux y stationnent et nous renseignent. A priori ils surveillent les routes afin de les sécuriser contre d'éventuels délinquants. En tout cas ils ont des armes avec balle engagée dans le canon, donc ils ne semblent pas être là pour rigoler.
Après 55 kilomètres de piste, oh! Miracle, d'un coup sans transition un joli bitume bien lisse prend la relève. Un panneau indicateur mentionne Jaen à 55 kilomètres, il est midi. Nos espoirs de rejoindre cette ville ce soir nous habitent de nouveau. Un restaurant dans un village nous propose l'incontournable poulet riz. Mais là comme en Équateur le repas est accompagné de succulents jus de fruits. Par contre, il est toujours très difficile d'obtenir un café, alors qu'on le cultive dans le pays, inexplicable!
Un peu plus loin, nous réussissons en en obtenir un, très bon. La propriétaire du bar a refusé que nous la payions, elle a insisté pour nous l'offrir. Depuis que nous sommes entrés au Pérou, il ne s'est pas écoulé un jour sans que l'on nous donne quelque chose et cela sans aucune arrière-pensée, refusant toute compensation de quelque ordre que se soit. A quatorze heures, sous un soleil de plomb nous reprenons la route. Mais le goudron et le terrain plat nous rendent l'effort très supportable. Il est étrange, après plus de trois cents kilomètres de piste, où nous nous traînions à des moyennes horaires à un chiffre, de nous sentir avancer sans trop appuyer sur les pédales à plus de vingt à l'heure. Cependant une côte de quelques huit kilomètres vers les quinze heures, sous une chaleur terrible, nous sommes seulement à six cents mètres d'altitude, va nous faire quelque peu souffrir, bien que nous la montions à un bon rythme.
Nous rencontrons un jeune cycliste qui nous accompagne une vingtaine de kilomètres. Il nous propose de nous arrêter chez lui, nous présente à ses parents et nous offre une boisson fraîche. Cela fait du bien et nous change de notre eau et notre coca qui sont au moins à trente degrés.
À cinq heures après cette agréable pause, nous entamons les dix huit kilomètres qui nous séparent de Jaen. Le terrain est en descente et nous atteignons la ville avant la nuit. Peu avant cette dernière, un étrange check-point nous intrigue. Il semble tenu par des détrousseurs de route armés de fusils et à moitié habillés de tenue militaire. Ils nous interpellent en nous traitant de gringos, nous montrant des pièces, nous incitant à être généreux. Nous ne freinons pas et nous engouffrons dans la descente raide qui fait suite. Quatre kilomètres plus bas une patrouille de police stationne sur le bas-côté. Je n'ai rien compris à cette étrange situation.
L’arrivée en ville à la tombée de la nuit est étonnante. Nous sommes dans le tiers-monde, circulation grouillante dans une poussière qui recouvre tout. À la première impression cette ville nous est désagréable et hostile, mais nous réviserons notre jugement. Un hôtel qui vient d'ouvrir, il y juste deux semaines, nous propose de jolies chambres pour l'équivalent de sept euros. Cependant au Pérou, il ne faut pas demander d'eau chaude, d'ailleurs il n'y a qu'un robinet pour l'eau froide. Le patron, gentiment, nous emmène et nous dépose au centre ville pour que nous allions dîner, puis il vient nous récupérer à vingt et une heure trente. Son 4X4 à l'instar des façades des maisons est tout bariolé d'affiches électorales. Ici on affiche sans vergogne ses opinions politiques.
J36 mercredi 22 septembre
Jaen en attente du bus pour Trujillo à 22h30
Nous avions décidé de nous avancer en bus, car la traversée du Pérou est immense et je n'aurais pas assez de trois mois et demi pour me rendre à Santiago. De plus certaines zones avant la ville de Trujillo sont réputées peu sûres, en particulier à cause des «rançonneurs». Nous avions compris que le bus pour Trujillo était à 10 heures du matin, mais non c'était à 22h30. Nous avons donc une journée à occuper. Nous en profitons pour nous promener dans la ville et nous laisser guider par notre intuition. De toute évidence, la vie est très animée en Amérique du Sud. Le bruit est toujours présent, bien que les véhicules fassent peu de bruit. En particulier dans la ville de Jaen, il y a des milliers de tricycles à moteur, genre pousse-pousse qui font office de taxi. Nous utilisons leurs services pour un prix modique de l'ordre de cinquante centimes d'euro.
Nous assistons à une manifestation de la jeunesse en faveur du respect de la nature et de la personne. Des enfants et des adolescents, défilent en portant des panneaux, abordant une multitude de thèmes: la lutte contre l'alcoolisme, la drogue, le sida, la violence, les infractions routières, le respect de la couche d'ozone etc... Certains des enfants sont déguisés en soleil, forêt, oiseau ou autre représentant de la nature. J'ai fait des clichés attendrissants de tout ce petit monde, mais malheureusement mon appareil photo me sera volé avant que j'ai pu les exploiter.
Vingt deux heures trente, le bus part à l'heure. Tout est bien organisé, en particulier pour les bagages, qui sont bien contrôlés et à l'embarquement et au débarquement. Nous pouvons mettre nos vélos sans les démonter.
J 37 jeudi 23 septembre
Trujillo
Notre bus parcourt cinq cents kilomètres en dix heures. La nuit a été pour moi assez confortable. De temps à autre je me réveille, et je constate que nous franchissons des routes escarpées et pas toujours goudronnées. En particulier je me souviens avoir vu une grande descente en lacets dans laquelle des phares de camions se déplaçant à faible vitesse matérialisaient la chaussée.
Nous arrivons à Trujillo à huit heures trente avec une heure de retard sur l'horaire prévu. La ville semble assez agréable. Rapidement nous sommes au centre et trouvons un hôtel. C'est là alors que nous discutons avec le tenancier, qu'un individu entre et demande la carte de l'établissement. En ressortant il est très probablement reparti avec mon sac à dos dans lequel j'avais mis certaines de mes affaires: GPS, appareil photo, habits, lunettes, certains de mes papiers comme contrats d'assurance, billet avion retour, carnet de vaccination, etc... Heureusement j'avais pris la précaution de photographier les documents importants et de les mettre sur l'ordinateur et sur ma boîte mail. Mais cela donne un bon coup au moral. On se demande toujours si on ne serait pas mieux chez soi. Mais même chez soi, on se fait voler. Il y a six mois on m'a volé mes papiers et pourtant nous étions dans la maison. Alors il ne faut pas se poser trop de questions et encaisser les coups, en se disant qu'ils font partie de la vie.
J 38 vendredi 24 septembre
Toujours Trujillo
Nous sommes un jour de plus dans cette ville pour des problèmes techniques de vélos. Demain nos problèmes de pneu devraient se régler et j'espère que nous pourrons reprendre l'action et nous diriger vers la Cordillère Blanche distante de 320 kilomètres. Je dois dire que l'immobilité après m'être fait voler mon sac contenant de nombreuses affaires, est propice à gamberger, et ce n'est pas bon du tout. J'en arrive à me demander ce que je fais là. Nous avons changé de lieu pour cette seconde nuit dans cette ville. Nous sommes hébergés chez Luchio, connu dans le monde entier par les cyclotouristes au long cours qu'il accueille. Manifestement la pièce dans laquelle nous dormons tout les trois est sympathique et on sent qu'elle irradie des ondes positives. Sans doute toute l'énergie des cyclistes qui y ont dormi, plus de cinq cents. Nombreux d'entre eux ont marqué l'arrêt dans leur périple de l'Alaska à la Terre de Feu, souvent voyage d'une durée supérieure à un an. J’ai du mal à digérer le vol de mes affaires. J'essaie de me raisonner en me disant qu'il ne s'agit que de pertes matérielles. On m'a conseillé de lire un livre étudiant le dépouillement suite au vol. Il en analyse 16 degrés. En ce qui me concerne, on ne doit pas dépasser le niveau 3, donc à priori, rien de bien grave, mais on ressent tout de même un traumatisme.
J39 samedi 25 septembre
Trujillo Viru 58 km
Nos derniers problèmes techniques réglés nous reprenons notre route vers le sud à 11h30. La sortie de la vile n'est pas très compliquée, bien que nécessitant quelques kilomètres dans un trafic intense. Enfin nous voilà sur la panaméricaine. À la ville succède le désert. Cela paraît paradoxal à ces latitude, en effet mille kilomètres à l'est on se trouve en pleine forêt amazonienne. L’aridité est due à un courant froid de l'océan Pacifique qui baigne les côtes à cet endroit. Le paysage est étrange, succession de grands mouvements de terrain, mi-montagnes, mi-dunes. Le tout baigné dans une brume d'altitude qui en estompe les hauteurs et les reliefs. Il fait froid, nous roulons bien habillés. Mais cela ne devrait pas durer, car nous rentrerons demain plus en avant dans les terres et le phénomène climatique disparaîtra. La route que nous suivons passe d'après la carte à 30 kilomètres de la mer. Jean me fait remarquer, qu'il aperçoit dans la grisaille la mer, et les vagues qui se brisent sur la plage sont très nettement discernables. Cela me semble impossible, et pourtant effectivement à quelques trois kilomètres les vagues sont bien réelles. Je commence à douter que nous soyons sur la bonne route, mais pas d'autre alternative. Il semblerait d’après la carte que la route sur laquelle je pense être rejoint la panaméricaine trente kilomètres plus loin Eh bien non, nous sommes bien sur la panam, et la route que je crois suivre, tracée sur la carte, tout du moins l'une de nos cartes, n'existe pas. Après une cinquantaine de kilomètres nous arrivons dans la petite ville de Virù. Après avoir visité plusieurs hôtels très glauques, nous en trouvons un très sympathique, tenu par une dame fort agréable. Cette petite ville nous plait bien. Comme partout en ce moment au Pérou, les élections battent le plein et il y a agitation et bruit permanents.
J40 samedi 26 septembre
Viru Chuquicara 97 km dont 51 de piste
Départ 8 heures, après une nuit qui n'a pas été très bonne malgré le confort du lieu. Durant 38 kilomètres nous suivons la panaméricaine, mais le trafic est faible. Nous faisons une halte dans une petite ville très active, marché, boutiques et beaucoup de monde. J'essaie de commencer à racheter ce que je me sui fait voler. Mais couteau à lame repliable et autres petits objets de campeurs, ils ne connaissent pas. Nous quittons comme prévu la Panam et nous engageons plein est sur un chemin non asphalté mais qui roule bien. Très vite le brouillard se déchire, le ciel devient bleu et la chaleur revient. Nous allons suivre ce chemin durant 51 km. Sur les trente derniers kilomètres il est de moindre qualité et nous devons appuyer un peu plus sur les pédales. À notre droite de l'autre côté de la rivière, une belle route goudronnée nous nargue. Mais pas de pont pour la rejoindre. Enfin en voilà un, il s’est fait longuement attendre! Encore huit kilomètres et nous arrivons à Chuquicara, alignement de maisons le long de la route, petit air de far-West au milieu des grandes montagnes des Andes qui nous entourent. La station service à l’entrée de cette minuscule agglomération nous loue pour un prix dérisoire deux petites pièces où nous nous installons. Ce côté spartiate perdu au milieu de nulle part dans des montagnes qui nous écrasent me plaît beaucoup. Cette vallée en 1970 a connu un séisme terrible qui a tout ravagé, en particulier du fait de l'effondrement d'un grand lac d'altitude qui a produit un gigantesque déferlement d'eau et de boue, 80 000 morts tout au long de la vallée que nous remonterons les deux jours qui viennent.
Nous trouvons un petit local, où il est possible de boire une bière que nous apprécions après notre longue étape. La propriétaire du lieu nous raconte divers anecdotes survenues lors du grand bouleversement du au tremblement de terre. La population de Chuquicara a été prévenue par une forte vibration qui devançait le flot de boue. De ce fait, presque tous les êtres humains ont eu le temps de courir vers la montagne et se mettre en sécurité sur les pans escarpés qui dominent le vallon. Des photos de gare et de machines à vapeur sur le mur attirent notre attention. On nous explique que jusqu’à la catastrophe de 1970, le train arrivait jusqu’ici. Tout a été entièrement détruit lors de ces événements tragiques, au point qu’il n’en reste aucune trace.
J41 dimanche 27 septembre
Chuquicara Huallanca 69 km de piste
Après une nuit tranquille au cours de laquelle à plusieurs reprises je suis sorti dans l'espoir, déçu, de voir la Croix du Sud, nous reprenons la route à huit heures. Le macadam s'arrête après quatre cents mètres et la piste n'est pas bonne du tout, pierreuse et sableuse, la tôle ondulée s’imposant de temps à autre sur de longues distances. Les fesses vont en pâtir, les poignets aussi. Malgré le très mauvais état de la chaussée, cet itinéraire est emprunté par des véhicules, certes pas très nombreux, mais souvent de gros gabarit, cars et camions. Nous évoluons parfois dans des nuages de poussière, qui nous pénétrent de toutes parts, les yeux et les narines sont les parties les plus sensibles à ces nuages désagréables.
Le panorama devient grandiose car la rivière que nous suivons s'insinue entre la Cordillère Blanche et la Noire. Les sommets qui nous entourent et que nous ne voyons pas, cachés par leurs contreforts culminent pour certains d'entre eux à plus de 6000 mètres. Des noms de montagnes prestigieuses, comme le Huscaran, l'Aplamayo me remémorent les nombreux livres que j'ai lus sur les Andes. À un détour du chemin une pyramide de neige se dévoile juste un instant avant d'être à nouveau masquée par un premier plan. Je crois avoir vu l'Alpamayo, que certains qualifient de plus belle montagne du monde avec sa pyramide parfaite qui monte presque à six mille mètres. Cette gorge, que nous remontons, nous fait souffrir, d'autant plus qu'il y des tunnels dans lesquels nous sommes aveugles, mais que le spectacle est grandiose dès que la lumière revient.
Attirés par un nuage noir en bordure de falaise, nous nous arrêtons discuter avec des hommes en train d'exploiter de manière très artisanale une mine de charbon, du Zola ! Ils poussent sur un tapis roulant en plein air le minerai qui dégage ce qui s’apparente à une fumée épaisse, dans laquelle les mineurs sont baignés. Leur peau est entièrement noire, seuls les yeux tels des billes de verre ressortent du visage. Je n’ose imaginer quel est l’état de leurs poumons !
À 17 heures nous atteignons notre but, bien contents d'en finir car l’étape a été particulièrement éprouvante entre cailloux et poussière. Il était temps car la pluie arrive et la couleur du ciel ne laisse aucune illusion sur l’évolution à court terme du temps. Un petit hôtel très sympathique nous accueille et j'y suis très sensible. Des petites chambres bien aménagées sont particulièrement agréables. Nous rencontrons un Allemand qui va de Trujillo à Lima à vélo et qui pour le moment suit le même itinéraire que nous.
J42 lundi 28 septembre
Huallanca à Caraz 41 km dont 20 de piste
L'hôtel a un nom bien adapté au lieu « Canyon del Pato», car ce sont les gorges que nous remontons. Nous y avons passé un excellent moment dans ses petites chambres individuelles, magnifiquement ordonnées, avec des couleurs chatoyantes. Aujourd'hui nous allons parcourir la seconde partie du canyon, avec ses 35 tunnels. Tous les guides décrivent cette section comme magnifique et à ne pas manquer. Oui c'est joli et impressionnant par endroits du fait de l'encaissement et des à-pics sur la rivière dans certains endroits très étroits. Mais la couleur générale est terne, ocre clair, les faces rocheuses semblent délitées et herbeuses, le panorama est restreint. Par contre hier, nous étions dans une vallée moins resserrée, mais les montagnes qui nous entouraient semblaient se perdre dans le ciel quelques kilomètres plus haut. Les couleurs de la roche s'étalaient sur toute une gamme du noir au jaune en passant par le vert. Non, à mon goût personnel l'étape de la veille était plus grandiose, dans une gorge s’apparentant plus à une vallée permettant d’admirer un vaste panorama s’envolant jusqu’à de hautes altitudes, où la géologie à travers ses chaos, ses pierriers, ses falaises, ses strates martyrisées, le tout dans un mélange de couleurs stupéfiant, ne laisse pas de nous surprendre.
Après un petit-déjeuner agréable en compagnie de Reiner, l'Allemand de Düsseldorf, rencontré hier nous prenons la route sans nous presser vers les dix heures, l'étape n'étant pas très longue et le dénivelé de 800 mètres. Avant de partir, Alain jette un coup d'œil à ma chaîne qui me procure quels soucis. En effet sur le plateau du milieu, elle ne tient pas sur les pignons et saute. Il faut dire que depuis notre départ le matériel a été particulièrement éprouvé entre côtes en cailloux à plus de dix pour cent et bains de boue et de sable.
L'étape se passera sans problème. Cependant, il faut faire attention lorsqu'on s'engage dans un tunnel de ne pas se trouver face à un bus, qui roule vite, avec une visibilité nulle, et des espaces avec les parois rocheuses de quelques dizaines de centimètres. À la halte pique-nique de midi nous tombons sur une famille costaricaine. Ils parlent tous bien le français. Le fils a habité quelques mois rue Bugeaud à Lyon, tout près de chez mes parents. Le monde est petit. Avec satisfaction nous voyons arriver le goudron après vingt kilomètres. On a l'impression de se mettre à voler et cette sensation si agréable qui me pousse à faire du voyage à vélo est au rendez-vous et j'appuie comme un sourd sur les pédales et me sens grisé par des vitesses de trente à l'heure.
L’agglomération dans laquelle nous arrivons est très animée et nous nous installons dans un agréable hôtel sur la « Plaza des armas», qui correspond toujours au centre de la ville. Le soir, nous prenons notre repas dans un restaurant en compagnie de Reiner et une autre Allemande lancée dans un périple de 9 mois en Amérique du Sud. Elle compte rentrer dans son pays en mai 2011pour les 70 ans de son père.
Jean veut absolument profiter de notre passage au pied de la Cordillère Blanche pour effectuer un trek. Notre choix se porte sur l’un des plus connus, le trekking de Santa Cruz. Nous organisons à l'arraché le programme de la randonnée des deux jours à venir, normalement prévue sur 4 jours. Nous comptons effectivement parcourir cet itinéraire en deux jours seulement. Je ne suis pas très fana de ces plans montés, comme je le dis à l'arrache. On loue, par chance sur information à neuf heures du soir, un sac à dos, on complète avec mon North face, sac de voyage à bretelles de gros volume, mais pas sac à dos et le petit sac d'Alain. On achète de la nourriture au marché ouvert très tard. Par l'intermédiaire de l'hôtelier on réserve un taxi qui nous prendra à 6 heures et c'est parti.
J43 mardi 29 septembre
Première partie du trek
5h30 petit déjeuner, 6h le taxi nous prend. C’est une vieille bagnole déglingue. Le chauffeur commence par faire le plein et gonfler un pneu arrière, oui un seul ! Puis nous partons pour le village de Cashapampa, à 2900 mètres d'altitude, par une piste chaotique. Le trajet dure une heure. Une fois sur place nous essayons de louer un muletier car deux de nos sacs sont lourds, celui de Jean particulièrement. Mais nos espoirs sont déçus. En effet trouver à sept heures du matin dans un village endormi quelqu'un pour une balade de plusieurs jours, car le muletier doit revenir, est mission improbable voire impossible. Les mules il n’y en aura pas, nous les remplacerons. Nous voilà partis le long d'un vallon monotone d'une longueur quasi-infinie. Nous doublons vers les treize heures le premier point d'arrêt habituel à 3850 mètres. Nous espérons pousser jusqu'au suivant à 4250 mètres, afin de nous positionner au mieux pour passer le lendemain au plus tôt le col de Punta Union à 4750 mètres. Cette vallée est vraiment sans fin et d'une grande monotonie, ressemblant un peu à certaines vallées de l'Oisans, mais sans pratiquement aucune vue sur les sommets et puis beaucoup, beaucoup plus longue. Attention, je prends cet exemple de l’Oisans, alors que paradoxalement c’est le massif montagneux que je préfère. Revenons à la Cordillère Blanche, vers les seize heures après avoir longé un grand lac et traversé le très long plat qui lui fait suite, enfin le panorama s’agrandit et quelques sommets nous apparaissent. Ils sont plongés dans les nuages et la pluie se met de la partie. Au pied de la côte qui fait suite au lac, un bâtiment toilettes, mis en place pour les trekkeurs est le seul abri que nous trouvons. Nous nous y installons entre excréments et trou bien plein servant de réceptacle. La position est loin d'être confortable, mais au moins le toit en tôle de cette infrastructure circulaire nous protège. Étant humide, je commence à prendre froid, bien que la température reste clémente. Nous sommes à 4000 mètres et le soir arrive. De plus je n'ai pas de veste de montagne, la mienne étant partie avec le sac que l'on m'a volé la semaine dernière. Je pense pouvoir en racheter une lors de notre étape prochaine dans la ville de Huaraz, grande ville touristique, lieu de départ de balades dans la Cordillère. Enfin une accalmie toute relative, nous en profitons pour monter nos deux tentes. Nous faisons un feu qui finit par prendre, malgré la forte humidité du bois. Nous passerons une nuit assez confortable, malgré l’effet de l'altitude. En effet, à partir de 4000 mètres en position couchée, je ressens une sorte de malaise désagréable. Cette sensation je l'avais déjà éprouvée il y a trois ans dans l'Himalaya, lorsque j'avais fait le tour des Annapurna.
J44 mercredi 30 septembre
Deuxième partie du trek
Durant la nuit les nuages s'estompent laissant la place à un ciel peu clair à cause de la forte humidité, laissant voir cependant quelques étoiles. Vraiment tout est différent de ce que l'on peut voir dans l'hémisphère nord. Moi qui suis souvent le nez en l'air la nuit à chercher les différentes constellations, les planètes ou à essayer de repérer les satellites, j'ai l'impression devant ce ciel inconnu de me trouver sur une autre planète.
Lever six heures, nous déjeunons en pliant et à 6h45 nous sommes en route. Nous remplissons nos bouteilles au torrent, grossi par les pluies d'orage. L'eau est trouble, nous doublons la dose de pastilles purifiantes. Une course va s'engager pour essayer de rejoindre avant seize heures le village de Vaqueria à 3700mètres d'altitude et distant d'une trentaine de kilomètres en passant par un col à 4750 mètres. Le rythme est bon. Le chemin monte régulièrement au début. Un vaste cirque montagneux se découvre. Nous sommes entourés de montagnes qui se situent toutes entre 5800 et 6200 mètres. Le spectacle est majestueux, mais je n’oublie pas l'effort fourni hier dans cette longue vallée ennuyeuse. À 9heures30 le col est atteint. Il fait bon. Nous mangeons quelques provisions et nous lançons dans la course vers Vaqueria en espérant prendre un moyen de transport. L'extrait de carte que je possède annonce 7 heures pour atteindre notre but, mais cela dans le cadre d'un circuit de quatre jours. Attention cependant de ne pas se fouler un pied dans ce chemin très accidenté par endroits. Je pense surtout à Jean et Alain qui portent les deux plus grosses charges. Nous passons le point de bivouac de Cachinpampa avec du retard sur l'horaire. Notre espoir d'attraper le dernier «colectivo» ou transport en commun semble s'envoler. Mais nous ne sacrifions pas une petite halte repas. Nous remplissons nos gourdes dans un ruisseau qui collecte les crottes d'animaux, puis nous repartons avec en ligne de mire le dernier bus en fin de randonnée. Nous arrivons au point de contrôle du parc du Huscaran et nous constatons que nous avons repris un peu d'avance. Je dois préciser que hier matin au démarrage, nous avons payé de l'ordre de 20 euros chacun pour commencer notre randonnée et un ticket confirmant notre payement nous a été délivré. Sur ce billet figurent le nom et le numéro de passeport. Nous traversons des zones habitées. Les gamins, pour la première fois, depuis que nous sommes au Pérou nous réclament quelque chose. Mais notre train ne nous laisse pas vraiment le temps de leur répondre. Devant nous, l'ultime remontée pour atteindre le village. Par différentes rampes, nous l'atteignons vers 15heures40. Là il nous est confirmé qu'un colectivo passera vers 16 heures, mais l'horaire nous dit-on est fluctuant, mais pas de souci nous pouvons patienter en toute sécurité. Nous buvons une bière. L'heure prévue est dépassée depuis longtemps, mais à nos questions il nous est répondu de ne pas s'alarmer. Après 16h30, un gros camion avec une benne type bétaillère à ciel ouvert s'arrête. On nous invite à y monter, en nous précisant que c'est le colectivo. Le chauffeur nous ouvre la haute porte arrière et nous rejoignons dans un espace de poussière à ciel ouvert les trois Indiens blottis au fond derrière la cabine. Durant trois heures nous allons vivre une expérience unique en étant secoués de manière invraisemblable le long d'une piste qui passe au milieu d'un univers de pics totalement féeriques. Nous passerons un col à 4800 mètres. La longue montée vers ce col nous ouvre un espace d'une beauté infinie. Les Indiens sont particulièrement accueillants. Outre les deux hommes et la femme assis avec nous au fond de cet enclos en bois que constitue la remorque, deux Indiennes et un Indien sont assis en hauteur au niveau du toit de la cabine. Une fois le point haut atteint, je pensais que le panorama extraordinaire, qui nous surplombait durant cette heure de montée, allait disparaître. En effet en plongeant sur l'autre versant tout change. De magnifique, le paysage devient franchement stupéfiant. Je n'ai jamais rien vu de tel dans ma vie. Surtout le soir lorsque la lumière oblique donne des teintes presque irréelles. Le Huscaran s'est découvert jaillissant, masse sombre par le rocher et éclatante par la glace. Il nous domine de ses 6700 mètres, dégageant une impression de sauvagerie indomptable, montagne envoûtante. Face à cette masse énorme jaillissant tout en puissance massive, le Nevad Huandoy, s'élevant lui aussi à plus de 6000 mètres déploie au soleil couchant ses immenses draperies glacées et élancées sur des pentes d'une raideur à couper le souffle. En effet, du fait des conditions climatiques différentes de celles de l'Europe et de l'Asie, la neige tient sur des pentes plus raides que dans les autres massifs montagneux dans d’autres continents. Il en résulte ces formations de neige et de glace qui s'élancent dans le ciel, défi à la gravitation. Les Indiens s'excitent un peu à ce spectacle et l'un d'eux me demande mon appareil photos et fait une série de photos magnifiques. En effet, il se tient mieux en équilibre que moi dans cette remorque, alors que nous descendons à toute vitesse un chemin mal pavé. Les deux Indiennes en hauteur, avec le froid de la nuit qui vient, nous rejoignent dans la benne. L'une est institutrice dans un village éloigné et fait ce trajet chaque semaine. La nuit tombe complètement. Nous nous enfonçons dans une gorge, surplombée d'immenses parois rocheuses verticales. Que le site est sauvage.
Le trajet durera 3 heures et nous roulerons à mon avis de l'ordre de 80 à 100 kilomètres. Vers les 19h45 nous arrivons à la ville de Yungay, qui a la sinistre particularité d'avoir été complètement détruite lors du tremblement de terre de 1970. En effet un immense pan du Huscaran, glace, boue et roche, avait déferlé sur la ville. Cette vague minérale avait mis deux minutes pour atteindre la cité et ensevelir ses 20 000 habitants. Le lieu a été conservé en l'état et constitue un immense cimetière sans tombe commémorant les victimes du drame. Nous y repasserons en vélo lorsque nous reprendrons notre itinéraire vers le sud. Nous disons au-revoir aux Indiens qui éclatent de rire, en constant qu'une Indienne à qui j'avais prêté mon Kway, par étourderie et pas intentionnellement oublie de me le rendre en descendant.
Au terminal de la ville un colectivo plus classique nous ramène à Caraz. Expérience de deux jours conduite à l'arrache. Arrivés sur la «Plaza des Armas» une fois de plus la campagne électorale bat son plein. Un bruit infernal monte d'un stand monté sur lequel, un orateur surexcité hurle de façon hystérique et invraisemblable devant une petite foule d'Indiens. Les Indiennes sont habillées de façon traditionnelle, avec de grands chapeaux et des vêtements de couleurs vives. En longeant la place, alors que je me bouche les oreilles, un feu d'artifice explose juste au-dessus de nous et je crains de recevoir quelques boules incandescentes. L'Amérique du Sud ça vit! Une fois posées nos affaires nous allons dîner en retraversant la place à l'agitation de folie.
J45 vendredi 1 octobre
Caraz
La nuit n'est pas très bonne, mélange de fatigue et d'interrogations. En effet, malgré les choses fabuleuses que nous avons faites et vues, j'ai la sensation de m'éloigner du projet pour lequel je me suis engagé, Quito Santiago à vélo. Lorsque je fais le décompte des jours, je trouve que nous avons passé la moitié de notre temps à des activités autres que pédaler vers Santiago. Le parcours me paraît déjà tellement long, et de me disperser, entre problèmes techniques, attente et activités certes intéressantes mais annexes, entame ma motivation et me plonge dans un certain état de malaise. Jusqu'à présent les voyages à vélo que j'ai effectués étaient rondement menés, axés presque uniquement sur le fait de pédaler. Les autres activités nécessitant du temps, je les vis un peu comme une entrave au projet. Je sais que si je n'adhère pas j'ai tout loisir de m'arrêter et rentrer à la maison ou de partir seul. Voilà, j'ai un peu de vague à l'âme. Ce matin je suis même allé me renseigner sur les vols Cusco Lyon, de fois que je décide d'arrêter mon voyage dans cette ville.
Aujourd'hui, repos, nous avons quelques traces de notre balade éclair. En ce qui me concerne, outre quelques courbatures, un début de sciatique me tire la fesse droite. Mais je ne pense pas que le vélo amplifiera la douleur. Alain a récupéré par le chauffeur d'un colectivo son guide Pérou Bolivie et sa méthode d'espagnol, oubliés à l’étape précédente. La mienne, méthode assimil, a disparu, comme un certain nombre d'autres choses dans le sac qui s'est envolé à Trujillo. Mais comme vient de me l'écrire mon fils, il ne me reste qu'à appliquer la devise que je lui ai enseignée: si tu perds quelque chose tu t'en passes.
SUITE A VENIR
Suisse centrale - Tessin à vélo: quel col faut-il prendre? English translation pending
Bonjour,
Cet été je planifie de faire un tour à vélo avec 5 amis. L'année passée nous sommes aller de Fribourg ( ma ville) jusqu'au lac des quatre cantons et nous avons énormement apprécié.
J'ai fais pas mal de recherche et mon seul problème est de trouvé le meilleur moyen de passer nos alpes. Nous irions donc jusqu'au lac de Brienz et de là la meilleure possibilité semble de passer le Grimselpass. Par contre après ça se complique, devrait-on prendre le col du Nufenen et après se rendre facilement jusqu'à Airolo ou alors passer le col de la Furka et le col du St-Gothard? Je ne sais pas vraiment quel choix faire, Nufenen semble plus physique mais plus court, le St-Gothard moins facile à cause de ces pavés.
Donc je voulais savoir si vous aviez plus d'information sur la difficulté physique et la possibilité (et plaisir) de ces deux solutions.
Ha et en passant, on va ( si possible) dormir sous tente donc peut-être faut-il prendre ça en compte au niveau du choix de col.
Merci beaucoup d'avance
Mathieu
Cet été je planifie de faire un tour à vélo avec 5 amis. L'année passée nous sommes aller de Fribourg ( ma ville) jusqu'au lac des quatre cantons et nous avons énormement apprécié.
J'ai fais pas mal de recherche et mon seul problème est de trouvé le meilleur moyen de passer nos alpes. Nous irions donc jusqu'au lac de Brienz et de là la meilleure possibilité semble de passer le Grimselpass. Par contre après ça se complique, devrait-on prendre le col du Nufenen et après se rendre facilement jusqu'à Airolo ou alors passer le col de la Furka et le col du St-Gothard? Je ne sais pas vraiment quel choix faire, Nufenen semble plus physique mais plus court, le St-Gothard moins facile à cause de ces pavés.
Donc je voulais savoir si vous aviez plus d'information sur la difficulté physique et la possibilité (et plaisir) de ces deux solutions.
Ha et en passant, on va ( si possible) dormir sous tente donc peut-être faut-il prendre ça en compte au niveau du choix de col.
Merci beaucoup d'avance
Mathieu
Quelles îles grecques visiter pour deux semaines en août? English translation pending
Bonjour tout le monde!
Je compte partir en Grèce cet été avec ma copine et j'aurai quelques questions à vous poser. Nous avons envie de visiter des îles surtout, pourriez-vous nous en conseiller quelques unes sympas à voir et faisable durant ce laps de temps de 2 semaines? Est-il possible de se déplacer sans voiture pour les trajets terrestres? Ou faut il impérativement en louer une?
Merci d'avance pour vos réponses!
Nicolas
Je compte partir en Grèce cet été avec ma copine et j'aurai quelques questions à vous poser. Nous avons envie de visiter des îles surtout, pourriez-vous nous en conseiller quelques unes sympas à voir et faisable durant ce laps de temps de 2 semaines? Est-il possible de se déplacer sans voiture pour les trajets terrestres? Ou faut il impérativement en louer une?
Merci d'avance pour vos réponses!
Nicolas
Faire le trek Chinchero - Huchuy Qosqo - Tambomachay - Cuzco en deux jours? English translation pending
Bonjour à tous,
Je voulais savoir si quelqu'un a déjà effectué ce trek dans la vallée sacrée en 2 jours ? :
J1 : départ de Chinchreo - bivouac aux ruines de Huchuy Qosqo J2 : Retour sur Cusco en passant par Tambomachay
J'ai vu plusieurs autres itinéraires, notamment un retour par Lamay puis transfert en colectivo pour Cusco. je voudrais éviter cette formule, puisque j'ai vu que certaines agences proposent ce trek dans l'autre sens en partant de tambomachay...
Merci de me livrer vos expériences.
Lisadelsol
Je voulais savoir si quelqu'un a déjà effectué ce trek dans la vallée sacrée en 2 jours ? :
J1 : départ de Chinchreo - bivouac aux ruines de Huchuy Qosqo J2 : Retour sur Cusco en passant par Tambomachay
J'ai vu plusieurs autres itinéraires, notamment un retour par Lamay puis transfert en colectivo pour Cusco. je voudrais éviter cette formule, puisque j'ai vu que certaines agences proposent ce trek dans l'autre sens en partant de tambomachay...
Merci de me livrer vos expériences.
Lisadelsol
Randonnée sur la Réunion de Cilaos à la Fournaise English translation pending
J'ai plusieurs questions :
1. Je vais une boucle de 11 jours à pied de St Denis avant d'arriver à Cilaos d'où je voudrais rejoindre le piton de la fourmaise.
Que me conseillez-vous ?
Cilaos -> Bourg Murat : à pied mais ça n'a pas l'air très "fun" et ça a l'air long. Combien d'heures et par où ?
Nous serons déjà allés au piton des neiges.
Peut-être vaut-il mieux prendre le bus pour redescendre à la mer et remonter à Bourg Murat ?
Combien met-on de temps à pied de Bourg Murat au refuge du piton de la fourmaise ?
2. Je peux encore, si ça vaut le coup, randonner 3 jours dans la région du piton de la fourmaise. Je lis certains lieux : vers la rivière de l'est, ou vers le rivière langevin. Que me conseillez-vous ? et où dormir ? J'aurais dormi une nuit au refuge du piton de la fournaise pour monter le matin. Que puis-je faire après ? et je ne sais pas où il y a des gites. La redescente à pied du piton de la fourmaise à Langevin, ferait combien de temps ? Comment rejoindre un bus, si ça fait trop long ?
3. Y a-t-il des gite/hotel à Cilaos et Bourg Murat que vous me conseillerez sachant que je voudrais une chambre double ? dans les 40 euros la chambre. Le gite de la roche merveilleuse a l'air sympa mais n'est-il pas trop loin de la ville elle-même ?
4. Il faut passer par une centrale de réservation mais je tiens absolument à avoir une chambre double et comme dans certain gites, il n'y en qu'une ou deux, j'ai peur que les gites les gardent pour les relations directes.
2. Je peux encore, si ça vaut le coup, randonner 3 jours dans la région du piton de la fourmaise. Je lis certains lieux : vers la rivière de l'est, ou vers le rivière langevin. Que me conseillez-vous ? et où dormir ? J'aurais dormi une nuit au refuge du piton de la fournaise pour monter le matin. Que puis-je faire après ? et je ne sais pas où il y a des gites. La redescente à pied du piton de la fourmaise à Langevin, ferait combien de temps ? Comment rejoindre un bus, si ça fait trop long ?
3. Y a-t-il des gite/hotel à Cilaos et Bourg Murat que vous me conseillerez sachant que je voudrais une chambre double ? dans les 40 euros la chambre. Le gite de la roche merveilleuse a l'air sympa mais n'est-il pas trop loin de la ville elle-même ?
4. Il faut passer par une centrale de réservation mais je tiens absolument à avoir une chambre double et comme dans certain gites, il n'y en qu'une ou deux, j'ai peur que les gites les gardent pour les relations directes.
Croisière sur le Splendida: réserver ou pas les excursions? English translation pending
bonjour je pars dans moins de 2 semaines en croisiere sur le splendida et je me demande faut il reserver des excursions via msc ou est il preferable de s arranger nous meme par les moyens de taxis ou bus...
Sachant que j ai deja reserve une excusion pour l egypte et que ma question concerne le grece (athene et olympie) et l italie
merci par avance...
Voyage au Nicaragua en janvier 2011: Granada ou Managua? English translation pending
Hello !
Je cherche un hébergement pour une première nuit à Granada si possible mais j'arrive vers les 21h30 à Managua la 18 janvier. Je sais que l'auberge Siesta propose d'envoyer des taxis mais il sont complets le soir ou j'arrive. Est-t-il facile de trouver des taxis qui acceptent d'amener à Granada dans les 30/35 dollars ? y a t-il d'autres auberges type la Siesta que vous me reccommandiez pour une nuit à Granada ou vaut-t-il mieux dormir à Managua pour une arrivée tardive ?
Je suis aussi preneuse pour des bons plans d'auberge pas trop cher à Omotepe et San Juan del Sur
Merci de vos conseils et si qq'un est dans le coin à ce moment là let me know !
Je cherche un hébergement pour une première nuit à Granada si possible mais j'arrive vers les 21h30 à Managua la 18 janvier. Je sais que l'auberge Siesta propose d'envoyer des taxis mais il sont complets le soir ou j'arrive. Est-t-il facile de trouver des taxis qui acceptent d'amener à Granada dans les 30/35 dollars ? y a t-il d'autres auberges type la Siesta que vous me reccommandiez pour une nuit à Granada ou vaut-t-il mieux dormir à Managua pour une arrivée tardive ?
Je suis aussi preneuse pour des bons plans d'auberge pas trop cher à Omotepe et San Juan del Sur
Merci de vos conseils et si qq'un est dans le coin à ce moment là let me know !
Avis sur vol BIE avec Air Méditerranée? English translation pending
Désolé pour ce titre avec le mot "avis" mais enfait c'est un mot clé que tout le monde tape sur son moteur de recherche! ^^
BREF! Bonjour je voudrais savoir si tous les vol BIE(suivis d'un numéro de vol) sont forcément de la compagnie aérienne Air méditerranée? Vous allez me dire oui, mais enfaite sur le site de FRAM il mettent le numéro de vol mais pas le nom de la compagnie! ^^ Alors moi qui adore voyager sur cette compagnie, je voulais savoir^^ Merci de vos réponses et si vous avez besoin d'avis sur cette compagnie, j'ai déjà voyager sur cette compagnie plusieurs fois donc je pourrais vous en dire un peut plus long sur cette compagnie! Merci beaucoup! ^^