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Trajet et déplacements Ho Chi Minh - Sihanoukville / Bokor - Kampot - Kep (Cambodge) English translation pending
Bonjour!
alors j'ai une petite question, enfin quelques une !!! 😛 Je pars au Vietnam et je compte faire le Cambodge juste après. Je fais siem reap, PP, Sihnaoukville, Kampot et Kep. Mais je ne sais pas dans quel ordre les faire. Le point de départ au Cambodge étant ho chi minh, je serais tenté de faire :
ho chi minh, sihanoukville, Bokor, Kampot, Kep, PP et Siem Reap.
Mais je ne trouve pas le moyen de faire ho chi minh - sihanoukville. Est-il plus facile de passer par PP avant d'aller à Sihanoukville, quite à y repasser pour aller a SR? (je tiens à faire PP - SR par voix fluviale)
Tant que j'y suis, je n'ai pas trouvé beaucoup d'infos sur comment se déplacer dans le Sud 🏴☠️, il y a une ligne de train mais apparemment elle est lente, les guides conseillent les bus climatisés... Bref est-il facile de se déplacer de sihanoukville à Kep en passant par Bokor et Kampot? (sachant que je souhaite m'arrêter dans chaque ville une journée) Et les guesthouse propose t-elles des excursions car il y a pas mal de choses que j'aimerai voir! ( ex: le parc national de Bokor, les grottes aux alentours de Kep..) Ou au moins des guides indépendants qui pourraient nous amener la bas, ou alors encore des taxis à louer pour la journée.. (parce que je ne souhaite pas louer de moto ou de véhicule)
Merci à tous pour votre aide ! 😊
alors j'ai une petite question, enfin quelques une !!! 😛 Je pars au Vietnam et je compte faire le Cambodge juste après. Je fais siem reap, PP, Sihnaoukville, Kampot et Kep. Mais je ne sais pas dans quel ordre les faire. Le point de départ au Cambodge étant ho chi minh, je serais tenté de faire :
ho chi minh, sihanoukville, Bokor, Kampot, Kep, PP et Siem Reap.
Mais je ne trouve pas le moyen de faire ho chi minh - sihanoukville. Est-il plus facile de passer par PP avant d'aller à Sihanoukville, quite à y repasser pour aller a SR? (je tiens à faire PP - SR par voix fluviale)
Tant que j'y suis, je n'ai pas trouvé beaucoup d'infos sur comment se déplacer dans le Sud 🏴☠️, il y a une ligne de train mais apparemment elle est lente, les guides conseillent les bus climatisés... Bref est-il facile de se déplacer de sihanoukville à Kep en passant par Bokor et Kampot? (sachant que je souhaite m'arrêter dans chaque ville une journée) Et les guesthouse propose t-elles des excursions car il y a pas mal de choses que j'aimerai voir! ( ex: le parc national de Bokor, les grottes aux alentours de Kep..) Ou au moins des guides indépendants qui pourraient nous amener la bas, ou alors encore des taxis à louer pour la journée.. (parce que je ne souhaite pas louer de moto ou de véhicule)
Merci à tous pour votre aide ! 😊
S'arrêter à Goya dans le Nord-Est argentin? English translation pending
Quand je suis sorti du bus venant de Corrientes, comme un gland, j'ai demandé à l'info du Terminal à combien de kilomètres se trouvait le centre et dans quelle direction. Le gars m'a répondu 'la Plaza, c'est juste là, et pour l'hôtel, même direction, puis à gauche, 2 quadras'.
A la mi-journée, GOYA s'est mise en mode 'Pause'. Faut être occidental ou fou pour marcher avec son sac par une chaleur pareille. Après avoir jeté ledit sac dans la chambre, re-direction la Plaza. Premier café fermé, deuxième café fermé. De l'autre côté de la Plaza, quelques tables vides et le mot magique 'Quilmes' (la bière). Je rentre. Airco, 3 ou 4 clients. On fait des travaux dans le café. La fille s'excuse pour les odeurs de peinture. Je voudrais une cerveza. Elle m'en sort une demi douzaine différentes (dont une Stella bien... belge). Je lui dis que moi aussi je viens de Belgica.
Dans un coin du café, il y a 3 gars de Radio Rio, FM 105.1, qui émettent. Incroyable, au milieu de ce foutoir et des travaux de peinture, ces gars émettent.
En sirotant mon Imperial, et en regardant par la vitre, je pouvais deviner la cathédrale magnifique, cachée par la végetation de la Plaza. Et je me suis dit que c'est en franchissant les portes de ce café qui donne sur la Plaza Mitre de GOYA que je suis tombé définitivement amoureux de l'Argentine.-- Infos pratiques.
GOYA est située le long du Rio Parana, entre Corrientes et Parana. La gare des bus est en plein centre. En sortant de la gare, à droite et à 150 m, la Plaza Mitre où se trouve la Cathédrale. Quand on arrive à la Plaza, prendre à gauche (Colon). Dans cette rue, à 2 blocs, côté gauche, peu après la station Shell, se trouve le Residential Hotel Paragüi. Derrière la réception, une cour, deux cours, trois cours intérieures avec les chambres. Très propres, très calmes. Salle de bain dans la chambre, TV, pas de breakfast. 8 euros la single.
Sur la Plaza Mitre, quand on fait face à la Cathédrale, le fleuve se trouve quelques blocs derrière celle-ci. Il y a effectivement un bateau qui va à Reconquista de l'autre côté (merci Hergé).
Pour sortir de GOYA, il n'y a pas 150 bus, mais il y en a. Perso, j'ai continué sur Santa Fe avec le bus de midi (en fait il a fallu le remplacer par un autre pour cause de panne, départ donc à 13h). Compagnie San José.
Je resterais pas 15 jours à GOYA, mais ça fait un break bien agréable sur la route du Nord-Est. Le soir, plein de monde aux terrasses de la Plaza. Groupe de musique live.
La fille du café s'appelle Emilia...😉
A la mi-journée, GOYA s'est mise en mode 'Pause'. Faut être occidental ou fou pour marcher avec son sac par une chaleur pareille. Après avoir jeté ledit sac dans la chambre, re-direction la Plaza. Premier café fermé, deuxième café fermé. De l'autre côté de la Plaza, quelques tables vides et le mot magique 'Quilmes' (la bière). Je rentre. Airco, 3 ou 4 clients. On fait des travaux dans le café. La fille s'excuse pour les odeurs de peinture. Je voudrais une cerveza. Elle m'en sort une demi douzaine différentes (dont une Stella bien... belge). Je lui dis que moi aussi je viens de Belgica.
Dans un coin du café, il y a 3 gars de Radio Rio, FM 105.1, qui émettent. Incroyable, au milieu de ce foutoir et des travaux de peinture, ces gars émettent.
En sirotant mon Imperial, et en regardant par la vitre, je pouvais deviner la cathédrale magnifique, cachée par la végetation de la Plaza. Et je me suis dit que c'est en franchissant les portes de ce café qui donne sur la Plaza Mitre de GOYA que je suis tombé définitivement amoureux de l'Argentine.-- Infos pratiques.
GOYA est située le long du Rio Parana, entre Corrientes et Parana. La gare des bus est en plein centre. En sortant de la gare, à droite et à 150 m, la Plaza Mitre où se trouve la Cathédrale. Quand on arrive à la Plaza, prendre à gauche (Colon). Dans cette rue, à 2 blocs, côté gauche, peu après la station Shell, se trouve le Residential Hotel Paragüi. Derrière la réception, une cour, deux cours, trois cours intérieures avec les chambres. Très propres, très calmes. Salle de bain dans la chambre, TV, pas de breakfast. 8 euros la single.
Sur la Plaza Mitre, quand on fait face à la Cathédrale, le fleuve se trouve quelques blocs derrière celle-ci. Il y a effectivement un bateau qui va à Reconquista de l'autre côté (merci Hergé).
Pour sortir de GOYA, il n'y a pas 150 bus, mais il y en a. Perso, j'ai continué sur Santa Fe avec le bus de midi (en fait il a fallu le remplacer par un autre pour cause de panne, départ donc à 13h). Compagnie San José.
Je resterais pas 15 jours à GOYA, mais ça fait un break bien agréable sur la route du Nord-Est. Le soir, plein de monde aux terrasses de la Plaza. Groupe de musique live.
La fille du café s'appelle Emilia...😉
Itinéraire d'une dizaine de jours entre Niagara Falls et Québec English translation pending
Bonjour
Qui pourrait me conseiller un itineraire au mois d'août de Niagara falls à Quebec (ville) d'une dizaine de jours.
j'ai regarde sur une carte Niagara - montreal - roberval- saguenay quebec . Est ce faisable?
De Niagara à Montreal faut il mieux passer par Toronto (420 miles 7h40) ou par Syracuse ( 409 miles 6h30) j'ai trouve ses distances et duree sur lexilogos.com
d'avance merci
Phil640
d'avance merci
Qui pourrait me conseiller un itineraire au mois d'août de Niagara falls à Quebec (ville) d'une dizaine de jours.
j'ai regarde sur une carte Niagara - montreal - roberval- saguenay quebec . Est ce faisable?
De Niagara à Montreal faut il mieux passer par Toronto (420 miles 7h40) ou par Syracuse ( 409 miles 6h30) j'ai trouve ses distances et duree sur lexilogos.com
d'avance merci
Phil640
d'avance merci
Choisir un hôtel à Salvador de Bahia: dans quel quartier? English translation pending
Bonjour !
Débarquant à Salvador début décembre, je cherche un hôtel à préréserver, au moins pour les premiers jours. Après avoir consulté diverses discussions, j'ai cru comprendre que le quartier de Barra était conseillé comme étant un des plus centraux, avec plein de commodités etc., et donc bien pour habiter à Salvador.
J'ai trouvé aussi des adresses dans le quartier de Santo Antonio (dans la Ville haute, ou Vieille-Ville).
Lequel des deux, selon vous, est le "mieux" pour se loger ?
Par ailleurs, si vous aviez des adresses d'hôtels ou de pousadas pas chers, cela m'intéresserait aussi.
Merci beaucoup 🙂
Débarquant à Salvador début décembre, je cherche un hôtel à préréserver, au moins pour les premiers jours. Après avoir consulté diverses discussions, j'ai cru comprendre que le quartier de Barra était conseillé comme étant un des plus centraux, avec plein de commodités etc., et donc bien pour habiter à Salvador.
J'ai trouvé aussi des adresses dans le quartier de Santo Antonio (dans la Ville haute, ou Vieille-Ville).
Lequel des deux, selon vous, est le "mieux" pour se loger ?
Par ailleurs, si vous aviez des adresses d'hôtels ou de pousadas pas chers, cela m'intéresserait aussi.
Merci beaucoup 🙂
L’accueil francophone de Bangkok English translation pending
Venez nous rejoindre mardi 17 octobre au Café 1912 de l’Alliance Française. Cet apéritif offert par l’AFB sera l’occasion de se rencontrer et d’échanger nos idées sur un sujet qui intéresse tout le monde : on fait quoi ce week-end ?
L’Accueil Francophone de Bangkok organise toutes les semaines des activités sportives, artistiques et culturelles, gérées par des bénévoles. Celles-ci étaient jusqu’à présent surtout proposées en semaine. Nous souhaitons maintenant élargir cette offre aux personnes qui ont une activité professionnelle, mais nous ne savons pas quoi programmer pour répondre à vos souhaits. Pourquoi pas un rendez-vous badminton, football ou pétanque tous les samedis ? Que diriez vous de sorties mensuelles sur les thèmes de la plongée sous-marine, le golf ou la voile ? Que dire encore de sorties ponctuelles au « paintball », match de boxe thaï ou tout simplement pour visiter un musée ? Pour plus de renseignements, contactez afbfiafe@yahoo.fr Apéritif gratuit et ouvert à tous mardi 17 octobre au café 1912 de l’Alliance Française de 19h00 à 20h30
L’Accueil Francophone de Bangkok organise toutes les semaines des activités sportives, artistiques et culturelles, gérées par des bénévoles. Celles-ci étaient jusqu’à présent surtout proposées en semaine. Nous souhaitons maintenant élargir cette offre aux personnes qui ont une activité professionnelle, mais nous ne savons pas quoi programmer pour répondre à vos souhaits. Pourquoi pas un rendez-vous badminton, football ou pétanque tous les samedis ? Que diriez vous de sorties mensuelles sur les thèmes de la plongée sous-marine, le golf ou la voile ? Que dire encore de sorties ponctuelles au « paintball », match de boxe thaï ou tout simplement pour visiter un musée ? Pour plus de renseignements, contactez afbfiafe@yahoo.fr Apéritif gratuit et ouvert à tous mardi 17 octobre au café 1912 de l’Alliance Française de 19h00 à 20h30
Sénégal avec un enfant? English translation pending
Bonjour,
Nous sommes un couple avec un enfant de 4 ans et nous souhaiterions aller au Sénégal au mois de mars prochain; j'ai vu que cette destination peut combiner parcs et balnéaire; nous souhaitons voir la faune et aller à la rencontre des habitants mais aussi aller du côté de cap skiriing je crois que c'est là le plus beau au niveau des plages; pouvez vous me donner des conseils d'itinéraires ? Est ce qu'on peut facilement se déplacer d'est en ouest ? avion ? voiture ? est ce que mars est une bonne période pour voir la faune ? est ce que cap skiring est une usine à touristes ?
Merci pour vos réponses
Notre voyage en Thaïlande du 28 août au 18 septembre 2006: zéro galère! English translation pending
Notre voyage en Thaïlande : 28/08 au 18/09/06 : zéro galère !
Zéro galère, 100% plaisir
Tout d’abord, merci à tous les VFistes pour leurs conseils pré-départ !
Ma femme et moi-même (chacun 33ans) étions déjà allé en Thaïlande en 2003 en voyage organisé (12 jours de circuit classique + jomtien). Malgré le « carcan » du groupe, nous avions été enchantés et n’avions qu’une envie : y retourner en free-lance
Notre but était de partir « le nez au vent » de dormir le + simplement possible (seule condition : wc et douche dans la piaule) de manger uniquement Thaï (si possible dans la rue) avec des Thaïs. 2 concessions sur la bouffe en 3 semaines: 1 restau Japonais au MBK et 1 sundae chez Mc Do
Je vais donc essayer de vous résumer notre voyage en mettant un maximum de renseignements, de prix (prix basse saison), de bons plans, et d’anecdotes…
Munis de 2 AR Lyon-Bangkok (2fois 700€ttc) et de 2 valises-sacs à dos quasi-vides, nous sommes arrivés le lundi midi à bangkok. Bus A2 (merci LP et VF !) pour le quartier de KSR avec pour idée de loger au New Siam (1 ou 2). Apres avoir visité le 1, nous sommes finalement allés au New Siam II (820baths au lieu de 700baths mais la piscine en +)
Jour 1 et 2 : Visite de Bkk : Gold mountain puis taxi boat sur le Klong (10bath la course en bateau public !) jusqu'à Jim Thompson House. Puis BTS + metro pour aller à la gare pour se renseigner sur les départs pour Kanchanaburi. De la gare, direction Chinatown (ou nous nous sommes perdus pendant près de 4 heures, mais absolument génial !). Embarcadère sur Chao Praya puis retour au New Siam (13 baths pour traverser quasiment toute la ville !).
Jour 3 : départ pour kanchanaburi par le train (100baths pour les farangs, 25 baths pour les Thaïs…). Dans le train, nous rencontrons Carron, une jeune Anglaise Francophone qui vient d’arriver a Bkk pour un stage de 6 mois, et B-J (Benoît-Joseph, intervenant sur VF, un « fondu de voyage », qui est en Thaïlande de juillet à Octobre ) On sympathise et décidons d’aller au Joly Frog. 200b pour nous 2, 70baths pour B-J. Jolie GH très bien tenue, très propre et franchement pas chère (20-30 baths le plat, 15 baths le kg de linge à laver !). Un peu de pluie en fin d’AM donc discussion avec nos nouveaux compagnons autour de quelques Singhas….
Jour 4 : départ pour le terminal des Bus pour aller à Erawan Waterfalls (env100b- 1h30) Ascension des 7 cascades (raide et glissante mais magique) toutes + belles les unes que les autres. Plongeons dans plusieurs cascades avec léchages des orteils par les poissons ! Retour en fin d’AM à la GH puis soirée au bord de la rivière avec restau local (pas vu un farang de toute la soirée ??...)
Jour 5 : retour Bkk par minibus. Arrivée 16h00, on se décide d’allez à Koh Tao, à 17h00 on avait nos billets, à 22h00 on était dans le bus VIP + Catamaran, le lendemain 9h00 on était sur l’île !! (Allez faire la même chose en France pour faire Lyon-Bastia…) 2 X 800 baths (32€).
Jour 6 à 12 : arrivée + visite de GH sur Sairee Beach. Nous nous décidons pour la GH « Pranees » 300baths, mais la quittons au bout de 3 nuits car un peu « limite » (cafard qui boulotte tous nos gâteaux + lézard géant (40cm) sous douche). Direction le « sairee hut » ou les mêmes cabanes sont à 400baths mais sont entretenues.
Koh Tao ; je vous conseille le tour de l’île (600baths) ou vous faites du snorkelling sur 5 ou 6 spots différents. Tout est compris, le matos, le repas, les boissons, les fruits, la prise en charge et le retour à votre GH….
Nous sommes souvent allés nous baigner à Janson Bay, sur la plage du « Charm Churee Villa » (droit d’entrée de 100 bath mais convertible en repas et boissons au bar restau de la plage). Contrairement à ce que j’avais pu lire sur Sairee Beach, on peut se baigner à marée haute et marée basse. Il y a même de très beaux coraux, suffit de s’éloigner un peu de la plage. Cette même plage est cependant un peu crado (bouteilles, ..)
Nous y avons également fait notre baptême de plongée au « Scuba junction » ou nous avons été encadrés par Yann, un Parisien fraîchement débarqué sur l’île. Je vous conseille fortement ce centre et Yann. Un instructeur pour 2 plongeurs, c’est rare.
Une excellente adresse pour la soirée : le DRY BAR sur Sairee. Lampions dans les arbres, coussins sur la plage, bougies, super musique lounge, super cocktails, bref super !!
Jour 12 : départ de nuit pour Krabi via Surat Thani (9 heures de bateau + 2 h de minibus) Krabi Railay en taxi boat, installation au « view point » sur la cote est un peu boueuse… Paysage absolument grandiose ! logements « bradés » hors saison. Une journée en bateau a visiter les îles aux alentours (à éviter : l’agence @rt canonying…)
Jour 14 à 16 : 3 nuits à Ao Nang au « sabai mansion » tip-top ! 400baths, tout confort, piscine, .. Visite de Krabi et environs. Une journée en speed boat vers Koh Phi Phi, Bamboo Island, … 1000baths tout compris (a recommander : agence Barraccuda à Ao Nang)
Jour 17 : krabi-bangkok avec Airasia.com 58€ pour 2 !! en réservant 3 jours avant. (40€ en réservant 7 jours avant).
Jour 17 à 20 : Bangkok : quelques Wats incontournables, marché aux amulettes (génial !) MBK, Siam center, Paragon, … et surtout Chatuchak le samedi des 8h00 jusqu'à 18h00 non stop ! (Je pense que Chatuchak fera l’objet d’un post ultérieur tellement y’a à dire…).
Conclusion : voyage génial !!
Budget (hors avion) : 1400€ pour 3 semaines à deux Dont 500€ cadeaux & souvenirs Dont 200€ de logement… Reste donc 700€ de transferts + bouffe + boissons + excursions…
Lyon-Bangkok : 12kg de bagages pour deux, Bangok-Lyon : 60kg…
Bon, je me rends compte que j’ai été un peu long…. Pourtant, j’ai du faire plein d’oublis… Vos remarques et questions sont les bienvenues.
FRED
Zéro galère, 100% plaisir
Tout d’abord, merci à tous les VFistes pour leurs conseils pré-départ !
Ma femme et moi-même (chacun 33ans) étions déjà allé en Thaïlande en 2003 en voyage organisé (12 jours de circuit classique + jomtien). Malgré le « carcan » du groupe, nous avions été enchantés et n’avions qu’une envie : y retourner en free-lance
Notre but était de partir « le nez au vent » de dormir le + simplement possible (seule condition : wc et douche dans la piaule) de manger uniquement Thaï (si possible dans la rue) avec des Thaïs. 2 concessions sur la bouffe en 3 semaines: 1 restau Japonais au MBK et 1 sundae chez Mc Do
Je vais donc essayer de vous résumer notre voyage en mettant un maximum de renseignements, de prix (prix basse saison), de bons plans, et d’anecdotes…
Munis de 2 AR Lyon-Bangkok (2fois 700€ttc) et de 2 valises-sacs à dos quasi-vides, nous sommes arrivés le lundi midi à bangkok. Bus A2 (merci LP et VF !) pour le quartier de KSR avec pour idée de loger au New Siam (1 ou 2). Apres avoir visité le 1, nous sommes finalement allés au New Siam II (820baths au lieu de 700baths mais la piscine en +)
Jour 1 et 2 : Visite de Bkk : Gold mountain puis taxi boat sur le Klong (10bath la course en bateau public !) jusqu'à Jim Thompson House. Puis BTS + metro pour aller à la gare pour se renseigner sur les départs pour Kanchanaburi. De la gare, direction Chinatown (ou nous nous sommes perdus pendant près de 4 heures, mais absolument génial !). Embarcadère sur Chao Praya puis retour au New Siam (13 baths pour traverser quasiment toute la ville !).
Jour 3 : départ pour kanchanaburi par le train (100baths pour les farangs, 25 baths pour les Thaïs…). Dans le train, nous rencontrons Carron, une jeune Anglaise Francophone qui vient d’arriver a Bkk pour un stage de 6 mois, et B-J (Benoît-Joseph, intervenant sur VF, un « fondu de voyage », qui est en Thaïlande de juillet à Octobre ) On sympathise et décidons d’aller au Joly Frog. 200b pour nous 2, 70baths pour B-J. Jolie GH très bien tenue, très propre et franchement pas chère (20-30 baths le plat, 15 baths le kg de linge à laver !). Un peu de pluie en fin d’AM donc discussion avec nos nouveaux compagnons autour de quelques Singhas….
Jour 4 : départ pour le terminal des Bus pour aller à Erawan Waterfalls (env100b- 1h30) Ascension des 7 cascades (raide et glissante mais magique) toutes + belles les unes que les autres. Plongeons dans plusieurs cascades avec léchages des orteils par les poissons ! Retour en fin d’AM à la GH puis soirée au bord de la rivière avec restau local (pas vu un farang de toute la soirée ??...)
Jour 5 : retour Bkk par minibus. Arrivée 16h00, on se décide d’allez à Koh Tao, à 17h00 on avait nos billets, à 22h00 on était dans le bus VIP + Catamaran, le lendemain 9h00 on était sur l’île !! (Allez faire la même chose en France pour faire Lyon-Bastia…) 2 X 800 baths (32€).
Jour 6 à 12 : arrivée + visite de GH sur Sairee Beach. Nous nous décidons pour la GH « Pranees » 300baths, mais la quittons au bout de 3 nuits car un peu « limite » (cafard qui boulotte tous nos gâteaux + lézard géant (40cm) sous douche). Direction le « sairee hut » ou les mêmes cabanes sont à 400baths mais sont entretenues.
Koh Tao ; je vous conseille le tour de l’île (600baths) ou vous faites du snorkelling sur 5 ou 6 spots différents. Tout est compris, le matos, le repas, les boissons, les fruits, la prise en charge et le retour à votre GH….
Nous sommes souvent allés nous baigner à Janson Bay, sur la plage du « Charm Churee Villa » (droit d’entrée de 100 bath mais convertible en repas et boissons au bar restau de la plage). Contrairement à ce que j’avais pu lire sur Sairee Beach, on peut se baigner à marée haute et marée basse. Il y a même de très beaux coraux, suffit de s’éloigner un peu de la plage. Cette même plage est cependant un peu crado (bouteilles, ..)
Nous y avons également fait notre baptême de plongée au « Scuba junction » ou nous avons été encadrés par Yann, un Parisien fraîchement débarqué sur l’île. Je vous conseille fortement ce centre et Yann. Un instructeur pour 2 plongeurs, c’est rare.
Une excellente adresse pour la soirée : le DRY BAR sur Sairee. Lampions dans les arbres, coussins sur la plage, bougies, super musique lounge, super cocktails, bref super !!
Jour 12 : départ de nuit pour Krabi via Surat Thani (9 heures de bateau + 2 h de minibus) Krabi Railay en taxi boat, installation au « view point » sur la cote est un peu boueuse… Paysage absolument grandiose ! logements « bradés » hors saison. Une journée en bateau a visiter les îles aux alentours (à éviter : l’agence @rt canonying…)
Jour 14 à 16 : 3 nuits à Ao Nang au « sabai mansion » tip-top ! 400baths, tout confort, piscine, .. Visite de Krabi et environs. Une journée en speed boat vers Koh Phi Phi, Bamboo Island, … 1000baths tout compris (a recommander : agence Barraccuda à Ao Nang)
Jour 17 : krabi-bangkok avec Airasia.com 58€ pour 2 !! en réservant 3 jours avant. (40€ en réservant 7 jours avant).
Jour 17 à 20 : Bangkok : quelques Wats incontournables, marché aux amulettes (génial !) MBK, Siam center, Paragon, … et surtout Chatuchak le samedi des 8h00 jusqu'à 18h00 non stop ! (Je pense que Chatuchak fera l’objet d’un post ultérieur tellement y’a à dire…).
Conclusion : voyage génial !!
Budget (hors avion) : 1400€ pour 3 semaines à deux Dont 500€ cadeaux & souvenirs Dont 200€ de logement… Reste donc 700€ de transferts + bouffe + boissons + excursions…
Lyon-Bangkok : 12kg de bagages pour deux, Bangok-Lyon : 60kg…
Bon, je me rends compte que j’ai été un peu long…. Pourtant, j’ai du faire plein d’oublis… Vos remarques et questions sont les bienvenues.
FRED
Un mois au Vietnam English translation pending
Nous désirons partir au Vietnam l'an prochain pour une durée d'1 mois entre juillet et août. nous connaissons un peu le Nord (surtout Hanoï) où nous étions en 90. nous désirons mainetnant y retourner (3 ou 5 adultes + 1 enfant de 11 ans) et découvrir tout le pays.... nous préparons notre périple et souhaitons voyager par nous-même. de nombreuses questions : par ou commencer : le Nord ou le Sud ?; que ne faut-il pas manquer ? nous aimons les marchés, les ballades sympas en ville ou à la campagne, les paysages, les spécialités culinaires..... mais aussi les sites historiques. Quel budget prévoir ? la location de voiture avec chauffeur est-elle facile ?; doit-on prendre des lignes aériennes intérieures ? le train ?...........
Croisière en Egypte, trois jours à Hurghada et quatre jours au Caire English translation pending
Bonjour à tous.
Qui a déjà fait le voyage 15 jours / 14 nuits dont 7 jours en croisière sur le Nil, 3 jours à Hurghada et 4 jours au Caire par le TO Capitals Tours ???
Croatie, juillet 2006 English translation pending
Voici un petit compte-rendu du voyage que l'Hôm et moi avons effectué en Croatie, du 03 au 16 juillet 2006. J'ai repris le plan suivi par une contributrice de ce forum pour ses propres récits de voyage – j'ai malheureusement oublié son nom, mais je l'en remercie !
1/ L'itinéraire
Nous sommes partis en voiture, de Nancy où nous habitons. Les indications kilométriques sont souvent approximatives, car j'ai bêtement oublié de relever quotidiennement le compteur...
03/07 : Nancy – Villach, ville autrichienne située à quelques kilomètres de la frontière slovène. 820 km environ via Strasbourg, Stuttgart, Münich et Salzbourg, autoroute quasiment tout du long. 04/07 : Villach – Porec, en Istrie, après avoir traversé la Slovénie (250 km environ). Arrivée à Porec en début d'après-midi, visite de la ville et logement à proximité de Roving (à 20 km environ au sud de Porec). 05/07 : visite de Roving et de Pula, à 30 km env. au sud de Roving. Logement au même endroit que la veille. 06/07 : Roving – Zadar, 300 bons kilomètres en cinq heures environ. Visite de Nin (à 20 km au nord de Zadar), puis de Zadar, logement dans cette dernière ville. 07/07 : visite du parc national de la Krka, à une centaine de km de Zadar (2 heures de route) ; puis de Sibenik, à 20-30 km du parc. En fin d'après-midi, autoroute pour Split (100 km environ) et logement au sud de cette ville, sur la route de Dubrovnik. 08/07 : route pour Dubrovnik (230 km environ, par la Magistrale). Arrivée en début d'après-midi à Dubrovnik, début de la visite de la ville.Logement à Dubrovnik, pour 3 nuits. 09/07 : Dubrovnik (enfin une journée sans voiture !). 10/07 : excursion aux bouches de Kotor, au Monténégro, 200 km environ. Retour à Dubrovnik en milieu d'après-midi. 11/07 : route vers la ville de Korcula, sur l'île éponyme, en passant par la presqu'île de Peljesac (110 km, 2 heures de route, pour arriver au port où se prend le bateau). Visite de Korcula puis route jusqu'à Split, logement au même endroit que la semaine précédente mais cette fois pour trois nuits. 12/07 : visite de Split, puis de la forteresse de Klis (à une quinzaine de km de Split). 13/07 : balade aux alentours de Split : le site archéologique de Salona, Trogir (à 30 km de Split). 14/07 : route pour les lacs de Plitvice (250 km environ de Split, compter 3 bonnes heures). L'après-midi, visite des lacs supérieurs ; logement à Plitvice. 15/07 : le matin, balade autour des lacs inférieurs. Départ de Plitvice vers midi, arrivée à Villach à 18 heures (300 km environ). 16/07 : Villach – Nancy, même itinéraire que le premier jour.
Au total, près de 4300 km parcourus en deux semaines !
2/ Le budget :
1300 € environ pour deux, tout compris (carburant, logement, repas, entrées dans les différents sites...). si les autoroutes allemandes sont gratuites, les autrichiennes, en revanche, sont payantes : vignette à 7, 60 € (valable 10 jours, il faut donc en acheter deux si l'on part deux semaines...) + tunnels à péage (16 € à l'aller, autant au retour). En Slovénie et en Croatie, quelques tronçons d'autoroute payants (on peut payer en euros en Slovénie). L'essence est en Croatie au même prix qu'en France. Attention, les prix varient beaucoup d'une station à l'autre... Le logement : compter en moyenne 40 € (300 Kuna) pour une chambre chez l'habitant, pour une nuit. A Dubrovnik c'est un peu plus cher (350 Kn). Les repas : nous n'avons pris qu'un repas sur deux au resto (le reste du temps, pique-nique), et avons toujours mangé pour 100 à 150 Kn, boissons comprises (15 – 20 € pour deux). Mais je dois préciser que, par goût personnel, nous n'avons quasiment pas mangé de poisson ; si vous êtes amateur, l'addition sera plus élevée. Deux remarques pour finir : primo, nous n'avons pas emmené d'euros en vue de les changer sur place, on trouve des distributeurs automatiques partout ; et secundo, nous aurions toujours pu payer les chambres en euros, les propriétaires annoncent généralement les prix dans les deux monnaies, en Kuna et en euros !
3/ Les guides et cartes utilisés :
Grâce à mes parents et beaux-parents qui ont eu l'heureuse idée de se rendre en Croatie l'an passé, je suis partie avec pas moins de quatre guides ! J'ai beaucoup utilisé le Guide Vert Michelin, le plus complet pour les visites ; j'ai aussi pas mal consulté le Routard (édition 2004-2005), plus pour les infos pratiques que pour l'aspect culturel ; j'ai lu avec plaisir certains chapitres du guide Gallimard, collection Les Encyclopédies du Voyage – mais à mon avis, c'est plus un guide à lire après avoir visité, pour approfondir ; en revanche, j'ai assez peu utilisé le Géoguide sur la Croatie, non pas qu'il soit mal conçu, mais tout simplement parce qu'il reprend à la fois les infos du Guide Vert et du Routard : c'est en quelque sorte un « mix » des deux.
Pour les cartes, j'avais la Michelin n° 736, qui couvre toute l'ex-Yougoslavie (bien pratique pour avoir une vision d'ensemble) ; mais j'ai surtout utilisé la Blay Foldex n° 347 (Dalmatie-Istrie), très bien à un détail près : elle est imprimée recto-verso, si bien qu'arrivé au sud de Zadar il faut se livrer à de délicates manoeuvres de retournement de carte, plutôt malaisées en voiture !!!
4/ Les transports :
Inutile d'espérer battre des records de vitesse en Croatie ! Le long de la côte, entre la route sinueuse et la circulation plutôt dense, il ne faut guère compter dépasser les 50 à 60 kms par heure. Ma foi, autant en prendre son parti, admirer le paysage souvent magnifique (!) et tenir compte de la durée des trajets dans l'organisation de ses journées... En revanche, on « roule mieux » à l'intérieur des terres.
Sinon, la signalisation m'a parfois paru un peu fantaisiste, du genre : vous repérez une direction sur un panneau, au panneau suivant elle a disparu au profit d'une autre... Mais bon, rien de bien grave.
Enfin, il est très difficile de se garer gratuitement à proximité des centres historiques : nous avons réussi à Pula et à Zadar, partout ailleurs il nous a fallu passer à la caisse (et parfois c'est très cher, 15 Kn de l'heure – un peu plus de 2 € - à Trogir !).
5/ L'hébergement :
Je n'avais réservé qu'à Dubrovnik ; partout ailleurs, nous n'avons eu aucun mal à trouver une chambre chez l'habitant, l'offre est pléthorique : il suffit de repérer les panneaux « Sobe, Zimmer, Camere » ! Il n'y a qu'à Zadar que nous avons rencontré quelques difficultés, les trois premiers propriétaires refusant de nous louer une chambre pour une seule nuit. Sinon, le petit-déjeuner est rarement compris dans le prix, et même rarement proposé ; de même, les serviettes de toilette ne sont pas systématiquement fournies. Ce n'est qu'un détail, mais qui a son importance !
Voici les quelques adresses que nous avons préférées : à Dubrovnik : adresse trouvée dans le Routard, Chambres chez Mirjana Stankovic (zstankovich@hotmail.com) : 1 100 Kn pour 3 nuits, sans petit-déj. Chambre confortable et bien tenue, climatisée, salle de bains à partager avec une autre chambre, petite cuisine bien équipée à disposition. A 15 minutes à pied de la vieille ville (en fait, il suffit de descendre les escaliers... 356 marches !). Accueil très sympathique et surtout, de la terrasse, vue magnifique sur la vieille ville et la mer... Rien que pour la vue, je recommande cette adresse ! À Split, plus exactement sur la route Split-Dubrovnik, dans la commune de Podstrana (moins de 10 km de Split, surveillez les panneaux sur le côté gauche de la route – en venant de Split, c'est indiqué) : chambres chez les Juric (andjelka.juric@st.htnet.hr): 300 Kn (40 € environ) pour une nuit, sans petit-déj. Dans une grande maison à quelque distance de la Magistrale (très bruyante !), une chambre toute neuve et vraiment impeccable, avec climatisation, salle de bains privée, petit coin cuisine bien équipé et grand balcon donnant sur la mer. Les Juric nous ont très gentiment accueillis, en nous offrant un verre de vin blanc du pays, à siroter sous la tonnelle... Une excellente adresse à tous points de vue ! À Plitvice : nous avons trouvé une chambre à Mukinje, hameau situé à 2 kms de l'entrée n° 2 du parc ; si vous venez de Zadar, passez les entrées 1 et 2 et faites encore 2 km ; si vous venez de Split, le hameau se trouve sur votre gauche avant d'arriver au parc. C'est la première maison à gauche de la rue, une grande bâtisse bien fleurie, chez Mme Jandric : une chambre toute neuve, salle de bains nickel à partager avec la chambre voisine, bon petit-déjeuner compris, pour 280 Kn (toujours pour 2). Bref, un excellent rapport qualité-prix. Enfin, si comme nous vous faites étape à Villach, en Autriche, une bonne adresse : la Pension Alpenblick. Prenez la sortie « Villach-West », entrez dans Villach et prenez la direction du centre en surveillant les panneaux, c'est fléché sur votre droite. Une grande pension dans un quartier très calme ; les chambres sont correctes, avec salle de bains privée... et vue sur les Alpes ; l'accueil est bien sympa. Compter 50 € pour deux, (bon) petit-déjeuner compris. 6/Les repas :
Dans l'ensemble nous avons très bien mangé en Croatie, peu de produits de la mer (c'est pas mon truc !), mais d'excellentes pâtes et pizzas (meilleures qu'en Italie, à mon avis !!). Côté boissons, si comme moi vous aimez l'eau minérale non gazeuse, n'oubliez pas de le préciser ; sinon on vous servira le plus souvent de l'eau pétillante.
La plupart du temps, nous sommes allés au resto à côté des endroits où nous logions, c'est-à-dire hors des centres touristiques ; voici quand même quelques adresses que nous avons appréciées, au cas où : dans la vieille ville de Roving : si au hasard d'une ruelle vous tombez sur la pizzeria Pian del Forno, n'hésitez pas : les pizzas sont correctes et la terrasse, sur une placette ombragée le midi, bien agréable. À Zadar : si vous logez dans le quartier de Puntamika, là où se concentrent les chambres d'hôte, essayez de trouver le restaurant-pizzeria Sime, rue G. Matosa (une des rues principales du quartier, qui descend vers la mer) : nous y avons fait un excellent repas. À Dubrovnik : une adresse trouvée dans le Routard, la Spaghetteria Toni (fléchée depuis Placa) : un bon choix de pâtes, pratique pour manger bien et pas cher en plein centre-ville ! (100 Kn pour deux). à Split : la Kavarna-pizzeria Zlatna Vrata, Majstora Jurja Ulica, en plein coeur du palais de Dioclétien : un bon repas à un prix correct, et surtout un cadre très agréable – la cour intérieure d'un ancien palais ! À Plitvice : j'ai trouvé que les possibilités de restauration étaient assez réduites... Nous nous sommes donc rabattus sur la cafétéria proche de l'entrée 2, correcte mais sommaire, et qui surtout ferme à 20 heures ; n'espérez pas vous faire servir après ! A la limite, mieux vaut prévoir son pique-nique... En revanche, nous avons testé un bon resto à Slunj, à 20-30 km au nord des lacs : le resto Feniks, situé au bord de la nationale Split-Zagreb, vous ne pouvez pas le manquer ! Cuisine simple mais excellente, prix imbattables et, pour les amateurs, petit cochon rôtissant doucement sur sa broche (une spécialité du pays semble-t-il). Enfin, toujours pour ceux qui s'arrêteraient à Villach, à l'aller et/ou au retour : nous avons mangé deux fois au Pasta Bistro» qui, contrairement à ce que son nom laisse entendre, ne propose pas que des pâtes ! Terrasse agréable, service très sympathique et excellente cuisine, c'est pas cher et c'est très bien. Pour le trouver, descendez la rue principale (piétonne) qui mène de l'église au fleuve, et cherchez les panneaux sur votre gauche : c'est indiqué ! 7/ Les sites visités :
L'Hôm et moi n'étant pas très « plage », nous avons axé notre voyage sur les villes et les monuments, dont la Croatie est abondamment pourvue. De même, nous avons fait l'impasse sur les îles – en quinze jours, on ne peut pas tout faire...Voilà donc un petit tour d'horizon des endroits où nous nous sommes arrêtés (je précise que les avis que je donne sont strictement personnels et n'engagent que moi !) : Porec (Istrie) : jolie petite ville, à voir surtout pour la basilique euphrasienne et ses mosaïques du VIè siècle. Pula (Istrie) : la ville est réputée pour ses vestiges romains ; il y en a en effet, pas inintéressants, mais si vous avez déjà un peu voyagé dans le monde méditerranéen, vous aurez vu mieux ailleurs. Quant à la ville en elle-même, ce n'est pas une des plus belles du pays. Roving : 3ème ville visitée en Istrie et à mon avis la plus jolie. Dans la vieille-ville, écartez-vous de la rue principale et perdez-vous dans le dédale de ruelles, il est très agréable d'y flâner ! Zadar : l'Hôm et moi sommes divisés à son sujet ; lui n'a pas aimé, je dois reconnaître que la ville manque de charme mais... elle possède quand même de fort belles églises, Saint-Chrysogone et Saint-Donat notamment. Et je regrette de ne pas avoir visité le Musée d'Art Sacré, très bien fait apparemment. Nin : un gros village à 20 km au nord de Zadar, dans un milieu lagunaire. Deux adorables petites églises et un bourg tranquille dans lequel je regrette (encore !) de ne pas m'être arrêtée plus longtemps, la faute à une chaleur écrasante et à une migraine non moins accablante... Sibenik : une très jolie ville que j'ai beaucoup aimée ; une cathédrale (Saint-Jacques) absolument splendide, à ne pas manquer si l'art religieux vous intéresse, et des ruelles pas trop fréquentées dans lesquelles il fait bon se promener. De-ci de-là, encore une charmante petite église... Dubrovnik : difficile de ne pas tomber sous le charme, en dépit des foules qui l'arpentent quotidiennement ! Une ville petite, donc facile à appréhender, d'une grande cohérence, d'une grande harmonie architecturale. Un jour et demi suffisent à la découvrir, à mon avis ; nous avons passé la première après-midi à faire le tour des remparts, une très belle promenade, et la journée suivante à visiter les différents monuments, en prenant tout notre temps. Kotor : au fond des bouches du même nom, au Monténégro, une petite ville ancienne enserrée dans ses remparts élevés à flanc de montagne. Mérite un arrêt, mais une bonne heure suffit amplement à en faire le tour ! Korcula : sur l'île du même nom. Nous avons laissé la voiture à Orebic, sur la presqu'île de Peljesac, et pris l'un des bateaux assurant la liaison Orebic-Korcula (un bateau par heure environ, un bon quart d'heure de trajet et 24 Kn par personne pour l'aller-retour). Korcula est une très jolie petite ville dotée d'une belle cathédrale (cherchez l'éléphant, vous comprendrez en y allant !) ; sinon, des ruelles agréables, de vieux palais... De quoi passer facilement deux bonnes heures, voire trois ! Split : peut-être bien la deuxième ville « incontournable » de Croatie, après Dubrovnik ; outre la vieille-ville, construite dans l'ancien palais de l'empereur Dioclétien et dans laquelle tous les styles architecturaux se mélangent joyeusement, nous avons flâné avec plaisir dans les ruelles de la ville vénitienne, juste à côté, et même dans la Split plus moderne, un peu plus loin. Bref, nous y avons passé une grosse demi-journée ! La forteresse de Klis : sur les hauteurs de Split, il n'en reste pas énormément de choses mais le site offre une très belle vue sur les montagnes et la ville. Si vous avez le temps ou, comme nous, pour occuper une fin d'après-midi (10 Kn par personne). Le site archéologique de Salona : à quelques kilomètres de Split. La ville de Salona fut très prospère au début de notre ère... Force est de constater qu'il n'en reste plus beaucoup de vestiges ! A voir si vous avez le temps, si vous êtes féru d'histoire romaine et surtout s'il ne fait pas trop chaud (entrée : 20 Kn par personne). Trogir : à 20 ou 30 km de Split. Encore une très agréable petite ville avec, comme les autres si j'ose dire, ses palais, ses ruelles ombragées... Mais Trogir possède en outre un trésor, sa cathédrale et son splendide portail sculpté : nous avons passé un bon moment à en admirer tous les détails ! Et la place à côté est bien jolie...(15 Kn par personne pour la cathédrale). Entre Split et Trogir : vous pouvez emprunter la nationale ou passer plus près de la côte, par Kastela ; sous ce nom se cache en fait un chapelet de villages, certains dotés d'un petit château du XVè ou XVIè siècle... Nous avons réussi à en voir un, pour les autres il faudrait que la signalisation routière soit un peu plus précise ! Mais bon, si vous n'êtes pas pressés d 'arriver à Trogir... Pour nous changer un peu des églises et des palais, nous avons aussi visité plusieurs parcs et sites naturels : le fjord de Lim : entre Porec et Roving, en Istrie. Je le mentionne juste à titre indicatif, car il est très peu visible de la route ! Mais si vous passez dans les environs... les bouches de Kotor : au Monténegro, un fjord d'une toute autre dimension que celui de Lim ! La route permet d'en faire le tour – les plus beaux points de vue se trouvent entre Kotor et Lepetane ; arrivés à Lepetane, si vous n'avez pas envie de refaire la même route en sens inverse, vous pouvez prendre le bac qui vous ramène directement à Kamenari, à l'entrée des bouches. Nous l'avons fait, c'est très pratique ! Prix : 3, 50 € (apparemment, au Monténegro, tout ou presque se paie en euros). Le parc national de la Krka : une très agréable promenade (compter deux heures environ) au milieu d'une succession de cascades enfouies dans une végétation luxuriante...Le parcours, en grande partie sur des pontons de bois posés « sur » l'eau, est très facile et rafraîchissant ! On compare souvent la Krka aux lacs de Plitvice, mais pour avoir fait les deux je ne suis pas de cet avis ; le parc de la Krka est nettement plus petit, plus intime, la végétation est différente. Si vous le pouvez, n'hésitez pas, faites les deux ! Prix : 70 Kn par adulte, comprenant le transport en car du parking jusqu'au point de départ de la balade. Le parc national des lacs de Plitvice : c'est sûr, ce serait dommage d'aller en Croatie sans passer par Plitvice...Seize lacs disposés en escalier et reliés par un réseau de cascades, qui dit mieux ? Nous avons organisé notre visite sur deux jours ; arrivés vers midi à Plitvice, nous avons consacré toute l'après-midi à une grande promenade autour des lacs supérieurs (départ de l'entrée 2, arrivée au lac Proscansko, le plus élevé, et retour à l'entrée 2 ; compter 4 heures de marche) ; le lendemain matin nous sommes partis de l'entrée 1, avons longé les lacs inférieurs jusqu'au lac Kozjak et sommes revenus sur nos pas (3 heures de marche environ). J'ai préféré les lacs inférieurs - des paysages plus spectaculaires, une eau d'un bleu turquoise presque irréel, mais ce n'est que mon avis ! Les deux balades méritent d'être faites, de toute façon. Le billet d'entrée pour deux jours (celui que nous avons pris) coûte 130 Kn par personne, pour une seule journée c'est moins cher. Deux remarques pour finir : je ne donne les prix d'entrée qu'à titre indicatif, la situation évoluant apparemment assez vite. Mes guides étaient plutôt récents et pourtant, tous les sites signalés comme libres d'accès étaient devenus payants, et les prix indiqués pour les autres avaient doublé ou triplé ! sinon, ne vous attendez pas, en juillet du moins, à être seul pour visiter tel ou tel monument. La Croatie est extrêmement touristique et partout nous avons rencontré des groupes, ou tout simplement beaucoup, beaucoup de monde. Arriver sur les sites dès l'ouverture n'est même pas une garantie de tranquillité, à Plitvice la foule se pressait déjà sur les pontons à 9 heures 15 ! Ma foi, pas d'autre solution que d'en prendre son parti... ou de partir hors-saison. Voilà ! J'espère ne pas avoir été trop longue, et surtout que ce compte-rendu pourra être utile à quelques un(e)s ! Nous sommes rentrés globalement très satisfaits de notre voyage – la Croatie est un pays où chacun peut trouver à s'occuper selon ses goûts, plutôt culture pour nous mais les amateurs de farniente ne devraient pas être déçus ! Nous n'avons pas eu l'occasion de rencontrer beaucoup de Croates mais avons toujours été très bien accueillis – mention spéciale pour nos hôtes de Split, qui nous ont pratiquement donné l'impression d'être « en famille »... Bref, un pays très facile à découvrir en individuel... et à mon avis à découvrir rapidement, avant que les prix n'aient rejoint le niveau de ceux pratiqués dans les zones les plus touristiques ! Bon voyage à tous, et merci de m'avoir lue.
1/ L'itinéraire
Nous sommes partis en voiture, de Nancy où nous habitons. Les indications kilométriques sont souvent approximatives, car j'ai bêtement oublié de relever quotidiennement le compteur...
03/07 : Nancy – Villach, ville autrichienne située à quelques kilomètres de la frontière slovène. 820 km environ via Strasbourg, Stuttgart, Münich et Salzbourg, autoroute quasiment tout du long. 04/07 : Villach – Porec, en Istrie, après avoir traversé la Slovénie (250 km environ). Arrivée à Porec en début d'après-midi, visite de la ville et logement à proximité de Roving (à 20 km environ au sud de Porec). 05/07 : visite de Roving et de Pula, à 30 km env. au sud de Roving. Logement au même endroit que la veille. 06/07 : Roving – Zadar, 300 bons kilomètres en cinq heures environ. Visite de Nin (à 20 km au nord de Zadar), puis de Zadar, logement dans cette dernière ville. 07/07 : visite du parc national de la Krka, à une centaine de km de Zadar (2 heures de route) ; puis de Sibenik, à 20-30 km du parc. En fin d'après-midi, autoroute pour Split (100 km environ) et logement au sud de cette ville, sur la route de Dubrovnik. 08/07 : route pour Dubrovnik (230 km environ, par la Magistrale). Arrivée en début d'après-midi à Dubrovnik, début de la visite de la ville.Logement à Dubrovnik, pour 3 nuits. 09/07 : Dubrovnik (enfin une journée sans voiture !). 10/07 : excursion aux bouches de Kotor, au Monténégro, 200 km environ. Retour à Dubrovnik en milieu d'après-midi. 11/07 : route vers la ville de Korcula, sur l'île éponyme, en passant par la presqu'île de Peljesac (110 km, 2 heures de route, pour arriver au port où se prend le bateau). Visite de Korcula puis route jusqu'à Split, logement au même endroit que la semaine précédente mais cette fois pour trois nuits. 12/07 : visite de Split, puis de la forteresse de Klis (à une quinzaine de km de Split). 13/07 : balade aux alentours de Split : le site archéologique de Salona, Trogir (à 30 km de Split). 14/07 : route pour les lacs de Plitvice (250 km environ de Split, compter 3 bonnes heures). L'après-midi, visite des lacs supérieurs ; logement à Plitvice. 15/07 : le matin, balade autour des lacs inférieurs. Départ de Plitvice vers midi, arrivée à Villach à 18 heures (300 km environ). 16/07 : Villach – Nancy, même itinéraire que le premier jour.
Au total, près de 4300 km parcourus en deux semaines !
2/ Le budget :
1300 € environ pour deux, tout compris (carburant, logement, repas, entrées dans les différents sites...). si les autoroutes allemandes sont gratuites, les autrichiennes, en revanche, sont payantes : vignette à 7, 60 € (valable 10 jours, il faut donc en acheter deux si l'on part deux semaines...) + tunnels à péage (16 € à l'aller, autant au retour). En Slovénie et en Croatie, quelques tronçons d'autoroute payants (on peut payer en euros en Slovénie). L'essence est en Croatie au même prix qu'en France. Attention, les prix varient beaucoup d'une station à l'autre... Le logement : compter en moyenne 40 € (300 Kuna) pour une chambre chez l'habitant, pour une nuit. A Dubrovnik c'est un peu plus cher (350 Kn). Les repas : nous n'avons pris qu'un repas sur deux au resto (le reste du temps, pique-nique), et avons toujours mangé pour 100 à 150 Kn, boissons comprises (15 – 20 € pour deux). Mais je dois préciser que, par goût personnel, nous n'avons quasiment pas mangé de poisson ; si vous êtes amateur, l'addition sera plus élevée. Deux remarques pour finir : primo, nous n'avons pas emmené d'euros en vue de les changer sur place, on trouve des distributeurs automatiques partout ; et secundo, nous aurions toujours pu payer les chambres en euros, les propriétaires annoncent généralement les prix dans les deux monnaies, en Kuna et en euros !
3/ Les guides et cartes utilisés :
Grâce à mes parents et beaux-parents qui ont eu l'heureuse idée de se rendre en Croatie l'an passé, je suis partie avec pas moins de quatre guides ! J'ai beaucoup utilisé le Guide Vert Michelin, le plus complet pour les visites ; j'ai aussi pas mal consulté le Routard (édition 2004-2005), plus pour les infos pratiques que pour l'aspect culturel ; j'ai lu avec plaisir certains chapitres du guide Gallimard, collection Les Encyclopédies du Voyage – mais à mon avis, c'est plus un guide à lire après avoir visité, pour approfondir ; en revanche, j'ai assez peu utilisé le Géoguide sur la Croatie, non pas qu'il soit mal conçu, mais tout simplement parce qu'il reprend à la fois les infos du Guide Vert et du Routard : c'est en quelque sorte un « mix » des deux.
Pour les cartes, j'avais la Michelin n° 736, qui couvre toute l'ex-Yougoslavie (bien pratique pour avoir une vision d'ensemble) ; mais j'ai surtout utilisé la Blay Foldex n° 347 (Dalmatie-Istrie), très bien à un détail près : elle est imprimée recto-verso, si bien qu'arrivé au sud de Zadar il faut se livrer à de délicates manoeuvres de retournement de carte, plutôt malaisées en voiture !!!
4/ Les transports :
Inutile d'espérer battre des records de vitesse en Croatie ! Le long de la côte, entre la route sinueuse et la circulation plutôt dense, il ne faut guère compter dépasser les 50 à 60 kms par heure. Ma foi, autant en prendre son parti, admirer le paysage souvent magnifique (!) et tenir compte de la durée des trajets dans l'organisation de ses journées... En revanche, on « roule mieux » à l'intérieur des terres.
Sinon, la signalisation m'a parfois paru un peu fantaisiste, du genre : vous repérez une direction sur un panneau, au panneau suivant elle a disparu au profit d'une autre... Mais bon, rien de bien grave.
Enfin, il est très difficile de se garer gratuitement à proximité des centres historiques : nous avons réussi à Pula et à Zadar, partout ailleurs il nous a fallu passer à la caisse (et parfois c'est très cher, 15 Kn de l'heure – un peu plus de 2 € - à Trogir !).
5/ L'hébergement :
Je n'avais réservé qu'à Dubrovnik ; partout ailleurs, nous n'avons eu aucun mal à trouver une chambre chez l'habitant, l'offre est pléthorique : il suffit de repérer les panneaux « Sobe, Zimmer, Camere » ! Il n'y a qu'à Zadar que nous avons rencontré quelques difficultés, les trois premiers propriétaires refusant de nous louer une chambre pour une seule nuit. Sinon, le petit-déjeuner est rarement compris dans le prix, et même rarement proposé ; de même, les serviettes de toilette ne sont pas systématiquement fournies. Ce n'est qu'un détail, mais qui a son importance !
Voici les quelques adresses que nous avons préférées : à Dubrovnik : adresse trouvée dans le Routard, Chambres chez Mirjana Stankovic (zstankovich@hotmail.com) : 1 100 Kn pour 3 nuits, sans petit-déj. Chambre confortable et bien tenue, climatisée, salle de bains à partager avec une autre chambre, petite cuisine bien équipée à disposition. A 15 minutes à pied de la vieille ville (en fait, il suffit de descendre les escaliers... 356 marches !). Accueil très sympathique et surtout, de la terrasse, vue magnifique sur la vieille ville et la mer... Rien que pour la vue, je recommande cette adresse ! À Split, plus exactement sur la route Split-Dubrovnik, dans la commune de Podstrana (moins de 10 km de Split, surveillez les panneaux sur le côté gauche de la route – en venant de Split, c'est indiqué) : chambres chez les Juric (andjelka.juric@st.htnet.hr): 300 Kn (40 € environ) pour une nuit, sans petit-déj. Dans une grande maison à quelque distance de la Magistrale (très bruyante !), une chambre toute neuve et vraiment impeccable, avec climatisation, salle de bains privée, petit coin cuisine bien équipé et grand balcon donnant sur la mer. Les Juric nous ont très gentiment accueillis, en nous offrant un verre de vin blanc du pays, à siroter sous la tonnelle... Une excellente adresse à tous points de vue ! À Plitvice : nous avons trouvé une chambre à Mukinje, hameau situé à 2 kms de l'entrée n° 2 du parc ; si vous venez de Zadar, passez les entrées 1 et 2 et faites encore 2 km ; si vous venez de Split, le hameau se trouve sur votre gauche avant d'arriver au parc. C'est la première maison à gauche de la rue, une grande bâtisse bien fleurie, chez Mme Jandric : une chambre toute neuve, salle de bains nickel à partager avec la chambre voisine, bon petit-déjeuner compris, pour 280 Kn (toujours pour 2). Bref, un excellent rapport qualité-prix. Enfin, si comme nous vous faites étape à Villach, en Autriche, une bonne adresse : la Pension Alpenblick. Prenez la sortie « Villach-West », entrez dans Villach et prenez la direction du centre en surveillant les panneaux, c'est fléché sur votre droite. Une grande pension dans un quartier très calme ; les chambres sont correctes, avec salle de bains privée... et vue sur les Alpes ; l'accueil est bien sympa. Compter 50 € pour deux, (bon) petit-déjeuner compris. 6/Les repas :
Dans l'ensemble nous avons très bien mangé en Croatie, peu de produits de la mer (c'est pas mon truc !), mais d'excellentes pâtes et pizzas (meilleures qu'en Italie, à mon avis !!). Côté boissons, si comme moi vous aimez l'eau minérale non gazeuse, n'oubliez pas de le préciser ; sinon on vous servira le plus souvent de l'eau pétillante.
La plupart du temps, nous sommes allés au resto à côté des endroits où nous logions, c'est-à-dire hors des centres touristiques ; voici quand même quelques adresses que nous avons appréciées, au cas où : dans la vieille ville de Roving : si au hasard d'une ruelle vous tombez sur la pizzeria Pian del Forno, n'hésitez pas : les pizzas sont correctes et la terrasse, sur une placette ombragée le midi, bien agréable. À Zadar : si vous logez dans le quartier de Puntamika, là où se concentrent les chambres d'hôte, essayez de trouver le restaurant-pizzeria Sime, rue G. Matosa (une des rues principales du quartier, qui descend vers la mer) : nous y avons fait un excellent repas. À Dubrovnik : une adresse trouvée dans le Routard, la Spaghetteria Toni (fléchée depuis Placa) : un bon choix de pâtes, pratique pour manger bien et pas cher en plein centre-ville ! (100 Kn pour deux). à Split : la Kavarna-pizzeria Zlatna Vrata, Majstora Jurja Ulica, en plein coeur du palais de Dioclétien : un bon repas à un prix correct, et surtout un cadre très agréable – la cour intérieure d'un ancien palais ! À Plitvice : j'ai trouvé que les possibilités de restauration étaient assez réduites... Nous nous sommes donc rabattus sur la cafétéria proche de l'entrée 2, correcte mais sommaire, et qui surtout ferme à 20 heures ; n'espérez pas vous faire servir après ! A la limite, mieux vaut prévoir son pique-nique... En revanche, nous avons testé un bon resto à Slunj, à 20-30 km au nord des lacs : le resto Feniks, situé au bord de la nationale Split-Zagreb, vous ne pouvez pas le manquer ! Cuisine simple mais excellente, prix imbattables et, pour les amateurs, petit cochon rôtissant doucement sur sa broche (une spécialité du pays semble-t-il). Enfin, toujours pour ceux qui s'arrêteraient à Villach, à l'aller et/ou au retour : nous avons mangé deux fois au Pasta Bistro» qui, contrairement à ce que son nom laisse entendre, ne propose pas que des pâtes ! Terrasse agréable, service très sympathique et excellente cuisine, c'est pas cher et c'est très bien. Pour le trouver, descendez la rue principale (piétonne) qui mène de l'église au fleuve, et cherchez les panneaux sur votre gauche : c'est indiqué ! 7/ Les sites visités :
L'Hôm et moi n'étant pas très « plage », nous avons axé notre voyage sur les villes et les monuments, dont la Croatie est abondamment pourvue. De même, nous avons fait l'impasse sur les îles – en quinze jours, on ne peut pas tout faire...Voilà donc un petit tour d'horizon des endroits où nous nous sommes arrêtés (je précise que les avis que je donne sont strictement personnels et n'engagent que moi !) : Porec (Istrie) : jolie petite ville, à voir surtout pour la basilique euphrasienne et ses mosaïques du VIè siècle. Pula (Istrie) : la ville est réputée pour ses vestiges romains ; il y en a en effet, pas inintéressants, mais si vous avez déjà un peu voyagé dans le monde méditerranéen, vous aurez vu mieux ailleurs. Quant à la ville en elle-même, ce n'est pas une des plus belles du pays. Roving : 3ème ville visitée en Istrie et à mon avis la plus jolie. Dans la vieille-ville, écartez-vous de la rue principale et perdez-vous dans le dédale de ruelles, il est très agréable d'y flâner ! Zadar : l'Hôm et moi sommes divisés à son sujet ; lui n'a pas aimé, je dois reconnaître que la ville manque de charme mais... elle possède quand même de fort belles églises, Saint-Chrysogone et Saint-Donat notamment. Et je regrette de ne pas avoir visité le Musée d'Art Sacré, très bien fait apparemment. Nin : un gros village à 20 km au nord de Zadar, dans un milieu lagunaire. Deux adorables petites églises et un bourg tranquille dans lequel je regrette (encore !) de ne pas m'être arrêtée plus longtemps, la faute à une chaleur écrasante et à une migraine non moins accablante... Sibenik : une très jolie ville que j'ai beaucoup aimée ; une cathédrale (Saint-Jacques) absolument splendide, à ne pas manquer si l'art religieux vous intéresse, et des ruelles pas trop fréquentées dans lesquelles il fait bon se promener. De-ci de-là, encore une charmante petite église... Dubrovnik : difficile de ne pas tomber sous le charme, en dépit des foules qui l'arpentent quotidiennement ! Une ville petite, donc facile à appréhender, d'une grande cohérence, d'une grande harmonie architecturale. Un jour et demi suffisent à la découvrir, à mon avis ; nous avons passé la première après-midi à faire le tour des remparts, une très belle promenade, et la journée suivante à visiter les différents monuments, en prenant tout notre temps. Kotor : au fond des bouches du même nom, au Monténégro, une petite ville ancienne enserrée dans ses remparts élevés à flanc de montagne. Mérite un arrêt, mais une bonne heure suffit amplement à en faire le tour ! Korcula : sur l'île du même nom. Nous avons laissé la voiture à Orebic, sur la presqu'île de Peljesac, et pris l'un des bateaux assurant la liaison Orebic-Korcula (un bateau par heure environ, un bon quart d'heure de trajet et 24 Kn par personne pour l'aller-retour). Korcula est une très jolie petite ville dotée d'une belle cathédrale (cherchez l'éléphant, vous comprendrez en y allant !) ; sinon, des ruelles agréables, de vieux palais... De quoi passer facilement deux bonnes heures, voire trois ! Split : peut-être bien la deuxième ville « incontournable » de Croatie, après Dubrovnik ; outre la vieille-ville, construite dans l'ancien palais de l'empereur Dioclétien et dans laquelle tous les styles architecturaux se mélangent joyeusement, nous avons flâné avec plaisir dans les ruelles de la ville vénitienne, juste à côté, et même dans la Split plus moderne, un peu plus loin. Bref, nous y avons passé une grosse demi-journée ! La forteresse de Klis : sur les hauteurs de Split, il n'en reste pas énormément de choses mais le site offre une très belle vue sur les montagnes et la ville. Si vous avez le temps ou, comme nous, pour occuper une fin d'après-midi (10 Kn par personne). Le site archéologique de Salona : à quelques kilomètres de Split. La ville de Salona fut très prospère au début de notre ère... Force est de constater qu'il n'en reste plus beaucoup de vestiges ! A voir si vous avez le temps, si vous êtes féru d'histoire romaine et surtout s'il ne fait pas trop chaud (entrée : 20 Kn par personne). Trogir : à 20 ou 30 km de Split. Encore une très agréable petite ville avec, comme les autres si j'ose dire, ses palais, ses ruelles ombragées... Mais Trogir possède en outre un trésor, sa cathédrale et son splendide portail sculpté : nous avons passé un bon moment à en admirer tous les détails ! Et la place à côté est bien jolie...(15 Kn par personne pour la cathédrale). Entre Split et Trogir : vous pouvez emprunter la nationale ou passer plus près de la côte, par Kastela ; sous ce nom se cache en fait un chapelet de villages, certains dotés d'un petit château du XVè ou XVIè siècle... Nous avons réussi à en voir un, pour les autres il faudrait que la signalisation routière soit un peu plus précise ! Mais bon, si vous n'êtes pas pressés d 'arriver à Trogir... Pour nous changer un peu des églises et des palais, nous avons aussi visité plusieurs parcs et sites naturels : le fjord de Lim : entre Porec et Roving, en Istrie. Je le mentionne juste à titre indicatif, car il est très peu visible de la route ! Mais si vous passez dans les environs... les bouches de Kotor : au Monténegro, un fjord d'une toute autre dimension que celui de Lim ! La route permet d'en faire le tour – les plus beaux points de vue se trouvent entre Kotor et Lepetane ; arrivés à Lepetane, si vous n'avez pas envie de refaire la même route en sens inverse, vous pouvez prendre le bac qui vous ramène directement à Kamenari, à l'entrée des bouches. Nous l'avons fait, c'est très pratique ! Prix : 3, 50 € (apparemment, au Monténegro, tout ou presque se paie en euros). Le parc national de la Krka : une très agréable promenade (compter deux heures environ) au milieu d'une succession de cascades enfouies dans une végétation luxuriante...Le parcours, en grande partie sur des pontons de bois posés « sur » l'eau, est très facile et rafraîchissant ! On compare souvent la Krka aux lacs de Plitvice, mais pour avoir fait les deux je ne suis pas de cet avis ; le parc de la Krka est nettement plus petit, plus intime, la végétation est différente. Si vous le pouvez, n'hésitez pas, faites les deux ! Prix : 70 Kn par adulte, comprenant le transport en car du parking jusqu'au point de départ de la balade. Le parc national des lacs de Plitvice : c'est sûr, ce serait dommage d'aller en Croatie sans passer par Plitvice...Seize lacs disposés en escalier et reliés par un réseau de cascades, qui dit mieux ? Nous avons organisé notre visite sur deux jours ; arrivés vers midi à Plitvice, nous avons consacré toute l'après-midi à une grande promenade autour des lacs supérieurs (départ de l'entrée 2, arrivée au lac Proscansko, le plus élevé, et retour à l'entrée 2 ; compter 4 heures de marche) ; le lendemain matin nous sommes partis de l'entrée 1, avons longé les lacs inférieurs jusqu'au lac Kozjak et sommes revenus sur nos pas (3 heures de marche environ). J'ai préféré les lacs inférieurs - des paysages plus spectaculaires, une eau d'un bleu turquoise presque irréel, mais ce n'est que mon avis ! Les deux balades méritent d'être faites, de toute façon. Le billet d'entrée pour deux jours (celui que nous avons pris) coûte 130 Kn par personne, pour une seule journée c'est moins cher. Deux remarques pour finir : je ne donne les prix d'entrée qu'à titre indicatif, la situation évoluant apparemment assez vite. Mes guides étaient plutôt récents et pourtant, tous les sites signalés comme libres d'accès étaient devenus payants, et les prix indiqués pour les autres avaient doublé ou triplé ! sinon, ne vous attendez pas, en juillet du moins, à être seul pour visiter tel ou tel monument. La Croatie est extrêmement touristique et partout nous avons rencontré des groupes, ou tout simplement beaucoup, beaucoup de monde. Arriver sur les sites dès l'ouverture n'est même pas une garantie de tranquillité, à Plitvice la foule se pressait déjà sur les pontons à 9 heures 15 ! Ma foi, pas d'autre solution que d'en prendre son parti... ou de partir hors-saison. Voilà ! J'espère ne pas avoir été trop longue, et surtout que ce compte-rendu pourra être utile à quelques un(e)s ! Nous sommes rentrés globalement très satisfaits de notre voyage – la Croatie est un pays où chacun peut trouver à s'occuper selon ses goûts, plutôt culture pour nous mais les amateurs de farniente ne devraient pas être déçus ! Nous n'avons pas eu l'occasion de rencontrer beaucoup de Croates mais avons toujours été très bien accueillis – mention spéciale pour nos hôtes de Split, qui nous ont pratiquement donné l'impression d'être « en famille »... Bref, un pays très facile à découvrir en individuel... et à mon avis à découvrir rapidement, avant que les prix n'aient rejoint le niveau de ceux pratiqués dans les zones les plus touristiques ! Bon voyage à tous, et merci de m'avoir lue.
Chutes d'Iguaçu au Brésil English translation pending
Bonjour
Voulant me rendre sur ce site au mois de mars 2007, je voudrais savoir
si un voyageur a visité les chutes à cette période et quel a été le temps
par avance merci pour la réponse Amitiés
Leclerc
Voulant me rendre sur ce site au mois de mars 2007, je voudrais savoir
si un voyageur a visité les chutes à cette période et quel a été le temps
par avance merci pour la réponse Amitiés
Leclerc
Vos activités préférées au Québec? English translation pending
Salut !
Je pars pour un petit voyage au Québec de mi-septembre à début octobre. Je vais passer par les parcs de la Mauricie (arrivée à saint-Jean-de-Piles) ; de la pointe taillon et du Saguenay (arrivée par Chambord et tour du lac) ; des Grands Jardins.
Il me sera impossible vu le temps limité de passer plus de deux jours dans chaque parc, c'est pourquoi je dois choisir et sélectionner quelques balades à pied, ou en canot (puisque ça a l'air d'être un classique), excursions ou visites guidées.
Donc, je voudrais savoir quels sont vos endroits, activités, balades ou points de vue que vous avez préférés dans ces parcs ?
Merci d'avance, Christelle
Je pars pour un petit voyage au Québec de mi-septembre à début octobre. Je vais passer par les parcs de la Mauricie (arrivée à saint-Jean-de-Piles) ; de la pointe taillon et du Saguenay (arrivée par Chambord et tour du lac) ; des Grands Jardins.
Il me sera impossible vu le temps limité de passer plus de deux jours dans chaque parc, c'est pourquoi je dois choisir et sélectionner quelques balades à pied, ou en canot (puisque ça a l'air d'être un classique), excursions ou visites guidées.
Donc, je voudrais savoir quels sont vos endroits, activités, balades ou points de vue que vous avez préférés dans ces parcs ?
Merci d'avance, Christelle
Informations sur Bangkok? English translation pending
Bonjour chers forumistes !!!
Je pars en thailande pour la 10 eme fois et j'ai decidé de visiter BKK car j'ai tjrs été a phuket donc j'en appelle a vos connaissances pour me donner quelques bonnes adresse pour manger, pour sortir, pour visiter.
Ainsi qu'un hotel bien car celui que je frequenté m'as été très deconseillé le GRACE hotel via des post mais je voudrez garder le meme quartier suhkumvit car j'y est quelques habitudes (restos et aussi je sais me situer par rapport a mes vistes precedentes).
Je cherche quelques endroits tels que des centre commerciaux autre que le MBK mais aussi des parc d'attraction ou animalier, des bons restos, les lieux insolites, les parcs enfin tt pour pas s'ennuyer et aussi les mioyen de transport.
Je vous en remercie d'avance et desolé pour les ronchonneurs qui vont me dire de relire mais j'ai pas trouvé bonheur !!!
Si y'a du monde sur BKK je serez heureux de vous rencontrer je serez labas vers le05/06 selon les places ds l'avion.
A+++
Je vous en remercie d'avance et desolé pour les ronchonneurs qui vont me dire de relire mais j'ai pas trouvé bonheur !!!
Si y'a du monde sur BKK je serez heureux de vous rencontrer je serez labas vers le05/06 selon les places ds l'avion.
A+++
Moyens de transport en Malaisie et avis sur itinéraire d'un mois English translation pending
Bonjour,
Je pars avec un ami en Malaisie pour 1 mois en mode "sac à dos" (5 septembre - 5 octobre 2006)
Nous sommes en train d'affiner notre programme. On voudrait faire la péninsule malaisienne + Bornéo.
Péninsule (18 Jours) : Singapore (2 J), Melaka (2J), Kuala Lumpur (2J), Cameron HighLands (3J), Penang (2J), Kota Bharu (2J), Perhentian (1J), Kuala Terengganu (1J), Cherating (1J), Kuala Lumpur (1J)
Bornéo (12 Jours) : Kuching et alentours (Parc national bako, Serian, batang ai) (6J), Kota Kinabalu et alentours (trek Mont kinabalu, parc national, Kinabatangan River, Sukau) (6J)
J'invoque humblement la grande connaissance des forumeurs pour répondre à nos interrogations : 1) Nous allons circuler en bus. Doit-on prendre une marge de sécurité ? Y a t-il des bus tous les jours ? 2) Vaut t-il mieux faire Bornéo avant ou après la péninsule ? 3) Où pourrait-on gagner du temps ? Je pensais retirer 1J à Penang, Kuala Lumpur, kota bharu et virer l'étape "Kuala Terengganu"
Merci d'avance pour vos conseils.
Supagweg.
Péninsule (18 Jours) : Singapore (2 J), Melaka (2J), Kuala Lumpur (2J), Cameron HighLands (3J), Penang (2J), Kota Bharu (2J), Perhentian (1J), Kuala Terengganu (1J), Cherating (1J), Kuala Lumpur (1J)
Bornéo (12 Jours) : Kuching et alentours (Parc national bako, Serian, batang ai) (6J), Kota Kinabalu et alentours (trek Mont kinabalu, parc national, Kinabatangan River, Sukau) (6J)
J'invoque humblement la grande connaissance des forumeurs pour répondre à nos interrogations : 1) Nous allons circuler en bus. Doit-on prendre une marge de sécurité ? Y a t-il des bus tous les jours ? 2) Vaut t-il mieux faire Bornéo avant ou après la péninsule ? 3) Où pourrait-on gagner du temps ? Je pensais retirer 1J à Penang, Kuala Lumpur, kota bharu et virer l'étape "Kuala Terengganu"
Merci d'avance pour vos conseils.
Supagweg.
Les pieds en Birmanie... et la tête dans les étoiles English translation pending
Recit par Christophe et Sophie de 4 semaines en Birmanie apres un passage en Chine: (pour la gallerie photo ou des recits images http://www.lespiedssurterre.org). Bonne lecture.
Dimanche 2 Octobre: Premieres impressions A la descente de l'avion, la bouffée d'air humide et la chaleur écrasante nous ont fait réaliser qu'on était désormais sous un climat tropical. En traversant la ville de Yangon, nous découvrons une capitale charmante aux avenues larges et bien traçées bordées d'arbres, parfois même des tecks, ces vénérables arbres imputrescibles chers aux salons de jardin. Finis les gratte-ciel et les rues bien propres de Chine, place à une architecture coloniale colorée et délabrée (Christophe y sent presque un parfum de La Havane…) Ici les hommes comme les femmes sont en jupes longues style porte-feuille, des longuyi, ils ont la bouche et les dents rouges et les femmes ont les joues jaunes. Pas de doute, on a changé de pays. Les hommes mastiquent toute la journée de la noix de bétel aux propriétés vermifuges et bienfaisantes comme on chique du tabac et la recrachent en maculant les trottoirs de tâches rouges sang. Les femmes se protègent la peau du soleil en s'étalant sur le visage du tanaka, une pâte jaune extrait de l'arbre du même nom. Produit de beauté numéro 1 devant l'Oréal, elles l'étalent avec une brosse à dent par coquetterie. Autres changements radicaux par rapport à la Chine: les gens sont souriants et parlent pour beaucoup l'anglais. La Birmanie fut une colonie anglaise de la fin du 19e siècle jusqu'à la Seconde guerre mondiale, ceci expliquant sans doute cela. Nous apprenons aussi que les Birmans descendent des Mongols, les Sourire à la noix...de Betel gênes de la sympathie se transmettraient-ils de génération en génération? Les trottoirs défoncés sont parsemés d'étalages et de gargotes, pas évident de se promener tranquillement. Les voitures et les cars datent d'une autre époque et certaines sont de marques totalement inconnues. Les bus et fourgonnettes qui circulent sont bondés de monde, les gens s'accrochent à l'extérieur, sans doute la meilleure place vu la chaleur. Comme le pays à quelques démélés avec les Etats Unis, ici les cartes de retrait ne sont pas acceptées et paradoxalement, la majorité des transactions se fait en dollars américains. Le seul moyen de se procurer des kyats est d'échanger des dollars ou des euros en grosses coupures. Pas question non plus de le faire à la banque ou à l'aéroport, ils proposent 3 fois moins qu'au marché noir. Direction le grand marché Bogyoke appelé aussi Scott market. Cet immense marché couvert propose un maximum de marchandises de contrebande, des vêtements, bibelots et pierres précieuses mais c'est aussi l'endroit ou échanger de l'argent. C'est finalement assez simple car de nombreux rabatteurs nous accostent dans la rue. Le plus difficile est de négocier un bon taux. On s'en sortira avec un taux de 1 euro pour 1550 k, on vous laisse imaginer les liasses de billets que cela fait sachant que le plus gros fait 1000 k. La soirée se termine dans un internet café oû une mauvaise surprise, bien que prévisible, nous attend: impossible de consulter nos mails sur Yahoo et Hotmail malgré les moteurs de recherches anonymes. Seul Free semble encore disponible, cette fois on est coupé du monde...
Lundi 3 Octobre: Pas Glop pas Glop Journée consacrée à l'achat de nos vols et à la visite du centre-ville. La chaleur est étouffante et c'est un vrai soulagement de rentrer dans des endroits climatisés, l'envers de la médaille c'est quand il faut en ressortir! La Sule pagoda, toute d'or recouverte, est magnifique dans le coucher de soleil et nous permet de discuter avec un moine. Enveloppé d'un tissu rouge bordeaux, la tête rasée et l'épaule dénudée, il nous explique son parcours et la vie paisible des "monks". La journée se finira assez mal pour Sophie qui s'est choppée une sale bactérie causant fièvre subite et vomissements. On n'avait rien attrapé depuis le début, fallait bien que ça arrive…
Mardi 4 Octobre: Pas Glop La fièvre est tombée mais Sophie, très faible, est complètement sonnée et préfèrera aller à l'hôpital, histoire de mettre un nom sur son mal et ses aller retour aux toilettes. Verdict du médecin québèquois de l'hôpital international: intoxication alimentaire. Une première pour Sophie, ahhh les joies du voyage… En tout cas, bye-bye l'hôtel luxe avec piscine prévu au programme de la journée, à la place ce sera sieste et sels de réhydratation! Christophe de son côté visitera le zoo de Yangon (de toute facon Sophie ne serait pas venue, elle déteste les animaux en cage). Il y a découvert des animaux qui lui étaient inconnus jusqu'alors comme l'ours d'Asie, le goral, le sambar, etc…Il y avait aussi une tigresse qui mettait bas, ses gémissements étaient impressionnants.
Mercredi 5 Octobre: Glop Sophie est complètement rétablie. Le programme des deux prochains jours c'est farniente dans un hôtel 3 étoiles avec piscine, c'est notre premier luxe en 2 mois et demi de "barroudage", on l'a bien mérité. On règle donc 55$ pour 2 jours de paradis. Pour en profiter au maximum, on est arrivé le matin et on ne repartira que demain en fin d'après-midi. Le Kandawgyi palace est un des derniers hôtels de luxe encore ouvert a Yangon. La chambre est superbe, spacieuse et dotée d'une petite terrasse: lit à baldaquin, coin lecture, salle de bain avec baignoire et … séchoir a cheveux (Sophie va enfin pouvoir se faire un brush). Quand à l'extérieur, jardins à la végétation luxuriante d'ou sort un tyranosaure grandeur nature, piscine à étages avec jacuzzi. On fera tout de même une petite sortie pour visiter la Shwedagon pagoda ou la plus belle pagode du monde selon certains. Autour du stuppa central de 100 mètres de haut et recouvert de 700 kg d'or, se dressent de nombreux pagodons, templions, et clochetons, chacun brillant aussi de milles feux. Chaque édifice est richement décoré sans parler du sommet du stuppa, enchevêtrement d'or, rubis, diamants et autres pierres précieuses. Bien que ce soit le lieu boudhique le plus vénéré du Myanmar, l'ambiance y est paisible et beaucoup moins solennel que dans nos églises oû chuchoter est de rigueur. Une seule obligation: ôter ses chaussures. Ici, on prie, on flâne, on pique-nique ou on fait la sieste. Nous avons même assisté à une séance de nettoyage collectif, des dizaines de volontaires alignés comme un régiment et armés d'un balai avancent au même rythme: nettoyer la pagode le jour de son anniversaire est censé porter bonheur, une chose est sure, l'entretien est assuré gratuitement! A la sortie nous faisons une drôle de rencontre, un vieux moine qui se lâche un peu sur le gouvernement dans un anglais impeccable, à l'évidence, nous ne sommes pas des espions à la solde de la junte militaire. Tout y passe, l'absence d'éducation, de liberté, l'oppression, la pauvreté. Apparemment promis à un bel avenir, il a laisse tombé l'université et est rentré dans les ordres se voyant ainsi renié par sa famille qui comptait sur les dollars ramenés par le fils prodige. Mais le plus étrange est son explication du sourire birman: Shwedagon pagoda l'absence d'éducation et de choses à dire (l'université de Yangon vient juste de réouvrir, enrôlement de force dans l'armée ou travail force dès 13 ans) la peur constante d'être espionné par la junte militaire; il est moins dangereux de sourire que de parler! "Si tu n'as pas été en prison, tu n'as jamais été reporter ici" a écrit un journaliste birman. Pourtant, d'autres pays présentent les mêmes caractéristiques et n'affichent pas le même sourire, l'explication doit se trouver ailleurs, peut être le climat, ou la noix de bétel…Nous nous penchons dessus…
Jeudi 6 Octobre: Plouf On profite de l'hôtel et de la piscine, ahhh farniente, douce activité… Autre plaisir futile, la télé. On n'est pas trop télé mais là on est restés scotchés sur TV5 asie, la chaîne française internationale. Douce France… La fin d'après-midi se passera au marché couvert ou Sophie s'est complètement emballée pour l'artisanat birman. Christophe n'aurait pas du la laisser y aller seule, elle est revenue avec une statue en bois de teck de 70 cm de haut! (90 % des réserves mondiales de ce bois précieux se trouvent au Myanmar). Reste à espérer que les deux loulous qui nous rejoignent demain voudront bien nous en délester, c'est pas évident à caser dans le sac a dos! Petite parenthèse sur le nom du pays, la Birmanie est en fait le nom qui avait été donné par les anglais, la junte militaire a rétabli le nom d'origine Myanmar (les premiers habitants du monde) en 89 pour tirer un trait définitif sur l'époque coloniale. De même pour Rangoon renommé maintenant Yangon. Le soir nous trouvons une guest très correcte, Okinawa guesthouse; le tenancier accepte de nous garder la statue en dépôt jusqu'à notre retour dans 3 semaines.
Vendredi 7 Octobre: marionnettiste Aujourd'hui, on doit retrouver Jérome et Nicolas au Lac Inle. A l'aéroport de Yangon, les deux compères sont arrivés en avance et nous attendent, salut les mecs! Sophie qui a bu la veille un jus de fruit avec glaçons (faute d'inattention), enchaîne avec une petite tourista au moment de prendre l'avion. Elle angoisse d'ailleurs de plus en plus à l'idée de monter dans ces carlingues volantes. La psychose l'aurait-elle frappée: c'est normal ce bruit-là? Et pourquoi il tourne deux fois au-dessus de la piste?... Nous arrivons sains et saufs a Nyaunshwe, principale ville au nord du lac. Pendant que les deux compères se reposent (30 heures sans avoir ferme l'oeil), nous partons visiter la ville. Cinq minutes plus tard, un orage impressionnant nous surprend, la mousson n'est pas encore terminée. On se réfugie par hasard chez un marionnettiste qui nous accueille chaleureusement avec le thé. Il donne des représentations tous les soirs et vend des marionnettes de toutes tailles. Les murs en sont recouverts de hauts en bas. Pendant que les rafales de vent s'abattent, que le tonnerre gronde et que le cliquetis de la pluie tambourine le toit en tôle, nous discutons de son pays. La rencontre se terminera par une petite démonstration de marionnette dansante, spectacle traditionnel qui tombe en désuétude auprès des birmans. On s'installe dans un hôtel moins cher et plus près du centre ville (le Joy hotel) puis on dégote une barque avec "chauffeur" pour le lendemain. Il reste assez de temps avant le dîner pour que Christophe teste le coiffeur local. Comme il pleut à nouveau, on assistera tous aux prouesses de l'artisan. Christophe avait une fois de plus oublié d'apprendre à dire en birman: " Pas trop court la nuque s'il vous plaît." Il lui fera la barbe au savon sans plus de succès, le feu du rasoir... Le repas fut un grand moment de bonheur: Jérôme a ramené dans son sac une bouteille de Moulis château Maucaillou 97 (et un énorme pot de Nutella ), il s'en est fallu de peu pour que Christophe ne verse une larme (comme Sophie quand elle a plongé ses doigts dans le Nutella). En plus ce soir on dîne a l'italienne, des gnocchis au pesto préparés avec le basilic frais du jardin. Di-vin.
Samedi 8 Octobre: le lac Inle Départ 6h30 pour visiter le lac. Le temps est couvert, espérons qu'il ne pleuve pas comme hier sinon ça va être la cata sur la barque. Nous embarquons sur une longue barque avec moteur très bruyant à l'arrière, c'est bête on a oublié nos boules Quiès. Le lac est au centre de toute la vie de ses habitants. On s'y lave, on s'y baigne, on y fait sa lessive, on y pêche et même… on y cultive. Pour subvenir à leurs besoins, les habitants du lac, les Inthas, ont eu l'idée géniale de cultiver des légumes en créant des jardins flottants. Le lac est peu profond, un mètre le plus souvent, il s'y développe des entrelacs de plantes et jacinthes d'eau tellement denses qu'ils les recouvrent d'engrais pour y faire pousser des légumes et surtout des tomates. Ces jardins flottants approvisionnent tout le pays pendant une partie de l'année. Le lac est bordé de maisons sur pilotis en bambous et paille. Vraiment charmant. Nous suivons le parcours classique en commençant par le village d'In Dein et son marché. Des pêcheurs y vendent leurs poissons fraîchement pêchés. On trouve aussi des étals de fruits et légumes à foison, de l'artisanat et d'autres produits de consommation courante comme les cheerots, les cigares locaux. Nico et Jérôme s'en donnent à coeur joie, les gens sont chaleureux et se laissent photographier avec plaisir. Malheureusement, comme partout, il y a l'envers du décor: un homme nous propose de rendre visite aux femmes-girafes, cette ethnie dont les femmes portent des anneaux autour du cou (nous en avions croisé dans la rue la veille). C'est bien évidemment payant et il est hors de question qu'on entretienne ce commerce honteux. Ces femmes sont aujourd'hui parquées comme des animaux dans un zoo pour satisfaire la curiosité des touristes. De ce fait, cette cruelle coutume des anneaux qui était en perte de vitesse fait un retour en force. On ne sait pas vraiment l'origine de cette tradition et beaucoup de légendes tournent autour: protection contre les attaques de tigres, marque distinctive des femmes achetées, signe de richesse et la plus cruelle, moyen de punir les femmes adultères en coupant les anneaux. A vous de choisir! Elles peuvent porter jusqu'a 25 anneaux soit 30 kg. Contrairement a ce qu'on pense, l'impression de cou de girafe n'est pas du a l'allongement du cou mais a l'affaissement des clavicules, causant déformations et dégâts physiques irréversibles. Nous visitons l'école du village. Tous les élèves, les garçons comme les filles, portent un longyi vert et une chemisette blanche. Nous sommes surpris de voir un enfant de 4 ans tout seul dans la classe alors que tous sont a l'étage en train de chanter. En fait, les écoles sont bouddhistes, lui ne l'est pas, et la journée d'école débute par des chants religieux. Les équipements sont rudimentaires et les enfants autonomes. Avant l'arrivée du professeur, ils nettoient le tableau, préparent le bureau du maître, révisent leur leçon et tout ça sans chahut. Les élèves applaudissent lorsque leur camarade réussit son exercice au tableau. Sophie en connaisseuse est admirative. Nous poursuivons avec les passages obligés par la fabrique d'ombrelles en papier, l'atelier de tissage, puis l'orfèvrerie. Intéressant mais nous ne serons pas clients. Pour finir, au milieu du lac se trouve le monastère des chats sauteurs. Il tient son nom d'un moine qui avait dressé son chat à sauter de plus en plus haut au-dessus de son bras. Vraiment que ça à faire les moines ici!!! Toujours est-il que les moines qui suivirent se sont aussi mis à les faire bondir a l'intérieur d'un cerceau, et curieusement, seuls les descendants des chats sauteurs sont capables d'effectuer ces sauts. Etrange mon cher Watson… Le cliché du lac, ce sont bien évidemment les pêcheurs qui ont une manière de ramer unique au monde. En équilibre sur un pied à l'extrêmité de la barque, ils rament avec leur jambe afin d'avoir les mains libres pour hisser leurs filets tout en manoeuvrant la barque, très impressionnant.
Dimanche 9 Octobre: la grande fête du Phaung-Daw U Des quatre coins du lac Inle, des dizaines de barques immenses voyagent d'un village à l'autre, de pagode en pagode, sous le regard émerveillé des foules. Ce sont de très longues et très étroites embarcations mues par des dizaines de jeunes garçons Intha vêtus du costume traditionnel. Debout, ils actionnent les rames à un rythme cadencé tout en se tenant à une perche horizontale pour maintenir leur équilibre. C'est la barge royale représentant le Karaweik (oiseau doré mythique birman) qui clôt le cortège. Gardé par des prêtres, ce bateau sacré porte un baldaquin qui abrite 4 bouddhas couverts d'or. Aujourd'hui le cortège arrive à Nyaungshwe. Le village est pris d'assaut par les habitants des alentours de la région, nous offrant ainsi un vaste aperçu de la richesse ethnique des environs. Revêtus de leur costume traditionnel, ils se sont rassemblés sur les rives pour assister à l'arrivée des statuettes et aux courses de barques. Nous essayons de nous frayer un chemin au milieu de cette foule multicolore afin de suivre le défilé jusqu'a la pagode ou les bouddhas seront déposés pour y être couvert d'or par les fidèles, fidèles masculins uniquement la femme étant considérée impure dans la religion bouddhiste. Notre regard choqué se porte à plusieurs reprises sur des personnes à moto portant un casque allemand arborant la croix nazie. Il ne faut pas leur en vouloir, nous apprendrons plus tard qu'ils n'en connaissent pas la signification, c'est à la mode! Cette matinée aura permis de mettre a jour le vrai visage de nos deux camarades Jérôme et Nicolas. Entre deux bières, ils se tapent la bourre a celui qui fera le plus beau cliché ou le plus de photos, des vrais paparazzi. Nous profiterons de leurs nombreux clichés pour enrichir notre galerie, ils nous ont cédé les copyright!!! Ils arpenteront les allées du marché à la recherche d'un visage digne de figurer sur le National Geographic pendant que nous ferons une petite ballade sur les collines avoisinantes. Nous visitons un moine qui vit dans une petite grotte naturelle avec son chat et …des insectes. Il y a des araignées en pagaille et un nid de guêpes au-dessus de son lit. Les nourritures spirituelles doivent en valoir la peine pour supporter ça! Nous croisons des enfants qui nous suivent et nous offrent des fleurs… 'fin surtout a Sophie…Ils sont tout aussi amusés que les adultes de se voir en photo sur le numérique et plus encore en vidéo. Notre plus belle rencontre se fera sur le chemin du retour au détour d'un ruisseau. Une jeune femme fait sa lessive en battant le linge comme nos lavandières d'antant pendant que ses trois enfants se baignent. Un petit coup de main pour l'aider à porter ses 10 litres d'eau et nous voilà invités à prendre de thé avec toute la famille. La maison sur pilotis est très rudimentaire: une chambre avec hamac pour les parents, les autres dormant par terre dans la pièce principale ou se trouve l'autel à prières, et un foyer pour cuisiner. Bien évidemment, il n'y a ni electricité ni eau courante, la salle de bain c'est le ruisseau boueux. Ils ne parlent pas l'anglais; nous communiquons grâce a nos photos personnelles et en leur offrant des cigarettes, puissant vecteur de convivialité. Ils sont très intrigués par les images de Paris et les observent longuement; en fait, ils ne connaissent ni Paris, ni la France. Un rapide dessin des cinq continents sera peut-être leur premier cours de géographie… Cet échange nous a mis du baume au coeur. Nous nous quittons tout sourire avec l'impression que l'essence du voyage est peut-être aussi simple que ça: une rencontre éphémère, on le sait bien sans suite, mais riche par son intensité et des rapports simples et désintéressés.
A notre retour, nous retrouvons Nicolas et Jérôme devant une bière, ils nous font goûter un fruit découvert au marché: la pomme-cannelle. Rien à voir avec ces deux ingrédients mais c'est absolument délicieux. En rentrant, ils attirent notre attention sur un détail incongru: des sacs plastiques remplis d'eau et de cailloux sont accrochés a l'entrée de notre guest. Mais qu'est-ce que c'est-il donc? Pourquoi c'est faire? Indices: c'est obligatoire et en France on en a aussi, ils sont rouges…des extincteurs bien sur! Pourvu qu'il pleuve… En fin d'après-midi, nous testons le massage traditionnel birman. Relaxant et revigorant, il se pratique en partie avec les pieds. Le masseur nous monte dessus en se tenant à une barre au plafond. C'est pas de chance pour Sophie, sa masseuse doit faire dans les 75 kg! Les autres particularités de ce massage sont le "débouchage" d'oreille avec les doigts et le blocage des artères fémorales pour faire affluer le sang dans les jambes, ça fait bizarre. Sophie aura en prime le droit à une séance de maquillage au tanaka. Ce soir c'est la fête au village. De nombreuses gargottes et stands ont envahi la ville ainsi que les locaux qui sont déjà bien émêchés. C'est un peu la Foire du Trône version birmane. Pas de barbe à papa mais des gâteaux au tapioca, pas de train-fantôme mais des manèges en bois dignes de figurer à l'expo universelle de Paris 1900. Nous finissons la soirée à la salle de spectacle, pour le concert. Autant dire un vaste entrepôt avec des chaises longues et trois spots. Autour de nous, des moines sont assis et fument le cheerots, ils se font aussi chier que nous; cela ressemble davantage à un spectacle traditionnel barbant qu'à une soirée festive, ni enthousiasme, ni applaudissement. C'est une torture, les "artistes"chantent faux, sont complètement statiques et aussi peu motivés que nous le sommes pour rester. Nous apprendrons par la suite qu'il s'agissait en fait du "prime time" et que les gens étaient venus voir des comédiens célèbres. C'est bête alors, on a raté le meilleur! Ca aurait été super d'assister à du théâtre en birman!
Lundi 10 Octobre: Pagode ou paya? Visite du site de Kakku recemment ouvert aux touristes à 3 heures de route. Plus de 2000 stuppas alignés sur un kilomètre, un peu comme nos alignements de Carnac et avec une origine tout aussi mystérieuse. Le moment est d'ailleurs venu de faire la distinction entre pagode, paya, zedi et stupa. Pagode et paya désignent grosso modo la même chose, la paya est un terme générique lié à la religion alors que la pagode désigne le lieu de prières et d'offrandes. Le stuppa ou zedi (nom birman) est une structure en forme de cloche qui contient généralement des reliques de Bouddha ou d'autres objets sacrés venant de moines. A la différence du temple consacré à la méditation, on ne peut pas entrer dans un stuppa mais on en fait le tour dans le sens des aiguilles d'une montre. Vous avez eu droit à ce bref descriptif lexical parce qu'il y a plus de stuppas, pagodes et temples en Birmanie qu'il y a de frites en Belgique, alors même si on n'en parle pas tous les jours, vous n'y couperez pas non plus!! Le soir, un bar à cocktails sympa nous fera découvrir une spécialité locale: l'Irish coffee. C'est tout du moins le nom qu'ils donnent à cette boisson qui y ressemble à un détail près: ils n'ont ni crème, ni chantilly. Mais ils ont des oeufs! Et hop, en un tour de main on transforme le blanc d'oeuf en imitation de crème, a défaut du goût, ça fait toujours illusion, Sophie a bien failli se faire avoir!
Mardi 11 Octobre: Mais a la fin, qui c'est ce Bouddha? On loue un van pour visiter Pindaya puis se rendre à Kalaw, notre prochaine escale. Pindaya est célèbre pour sa grotte aux 8094 bouddhas. Il fait humide, les bouddhas brillent de mille feux et y'a des araignées. Ouais, bof.
Il faut noter que le bouddhisme est omniprésent dans la vie quotidienne des birmans. Ici la religion est restée un fait social total, nous le constatons à travers ces stands au bord des routes ou des gamines sollicitent monnaie sonnante auprès des automobilistes sur fond de musique et discours mobilisateurs. Et le peuple donne beaucoup puisqu'environ 10% de ses revenus sont consacrés à l'entretien des pagodes et des prêtres. Tous les matins les moines et les nonnes (que l'on reconnait à leur habit rose) parcourent les villages avec leur jarre noire (thabeik) destinée à recevoir les oboles (nourriture) des fidèles. Le pays est constellé d'édifices ou de signes religieux même dans les coins isolés, dans les campagnes, en haut des collines, dans les grottes ou encore dans les arbres. En effet, le bouddhisme au Myanmar est aussi teinté de superstitions liées aux esprits, les Nats. On leur fait sans cesse des offrandes pour les amadouer: dans des niches ou dans le creux des arbres. Pour terminer sur le chapitre "religions et croyances", le Myanmar est aussi le royaume de l'irrationnel. Pour les birmans, tout peut avoir un pouvoir surnaturel, les éléments naturels, les êtres, les chiffres et surtout le temps et l'espace. Par exemple, le jour de leur naissance est très important, c'est pourquoi ils consultent souvent astrologues ou alchimistes, ces "devin-numéro-palmiste" postés à l'entrée des pagodes ou dans les rues. Exemple: une femme née un Lundi n'a aucune chance avec un homme né un vendredi. Faut qu'on se renseigne avec Sophie… La route qui nous mène à Kalaw est superbe et nous assistons à de jolies scènes champêtres; c'est l'heure de la rentrée des champs après la journée de travail (près de 75% vivent de l'agriculture). Des enfants montent d'énormes boeufs, des femmes portent sur la tête des paniers remplis, et les tracteurs font office de bus avec une trentaine de personnes entassées, ça déborde de partout. Quand au paysage, les verts des rizières contrastent magnifiquement avec les rouges-ocres de la terre. On passe la nuit au Golden Kalaw Inn, qui n'a rien de doré surtout la chambre de Nico et Jérôme.
Mercredi 12 Octobre: la vie dans la campagne birmane On part trekker 2 jours avec nuit chez l'habitant pour le plus grand bonheur de Christophe qui est le plus motivé de nous tous à l'idée des 6 heures de marche par jour, il est tombé dedans quand il était petit! Notre guide Twenti prévoit de nous faire traverser des villages peu visités ou vivent plusieurs ethnies. Le premier est habité par les Danu, des gens très accueillants. Notre venue attire le reste de la famille pendant que nous prenons le thé et bientôt voilà quatre générations réunies. L'arrière-grand-mère 63 ans a 10 enfants, 40 petits-enfants et déjà une dizaine d'arrière-petits-enfants! La structure familiale dans ces villages isolés est très forte et la plupart reste vivre au pays. L'accord des parents est indispensable au mariage, d'ailleurs souvent "arrangé" entre familles, et bien sûr, pas de relation sexuelle avant la cérémonie. En général, tous les habitants des villages voisins sont invités, ce qui a fait un total de 700 convives pour le mariage du fils de notre hôte! On vous rassure: ils ont mange du riz et des feuilles de thé. Le second arrêt s'est fait dans un village Pa-O. Les femmes portent des vêtements noirs et une coiffe en serviette-éponge orange sensée représenter la bouche du dragon. Les sourires sont toujours au rendez-vous. Nous déjeûnons dans un vieux monastère au milieu des moines qui eux n'ont pas le droit de manger entre midi et 4 heures du matin. Ce sont souvent les derniers rejetons de familles nombreuses "autorisés" a mener une vie religieuse s'il y a assez de monde aux champs. Des règles strictes régissent leur vie: savoir cuisiner, pas d'alcool ni de relation sexuelle, prendre soin de soi (propreté, habit, santé) et suivre le code monastique. Chaque birman a d'ailleurs fait ses classes étant enfant. Sur le chemin qui mène à notre dernière étape, nous marquons un arrêt prolongé en surplombant une magnifique vallée de rizières en étages baignée par les rayons du soleil couchant. On passe la nuit dans un village Danu et plus exactement chez le chef du village. Des lits à même le sols nous ont été installés dans leur salle réservée à la prière. Comme il n'y a pas d'éléctricité, nous dînons éclairés à la bougie un délicieux repas préparé par les deux jeunes cuisto qui nous accompagnent. Comme en Chine et en Mongolie, les desserts ne sont pas trop d'usage mais nous gouterons au sucre de palme, c'est délicieux. Nous serons réveillés a 5h00 par un p….. de coq!
Jeudi 13 Octobre: un peu de botanique Après un petit déjeûner birman (riz, beignet de légumes et thé), nous reprenons la route en direction d'un village habité par l'ethnie Pallaung. Les femmes ont des habits vert-pomme et rose et comme un peu partout fument le cheerots. Cette ethnie vit de l'élevage du porc, de la culture du riz et du thé. A notre entrée dans le village nous sommes accueillis par une odeur nauséabonde: au monastère les cochons se balladent en liberté dans les fosses à purin qui remplacent les chemins et nous devons marcher sur des planches de bois pour accéder à la maison. Nos hôtes sont en train de trier les feuilles de thé. Elles sèchent sur de grands tréteaux au soleil puis sont ensuite trier en deux catégories de qualité. Cette randonnée aura d'ailleurs été l'occasion pour nous de nous améliorer en botanique. Twenti nous a montré des manguiers, des avocatiers, des papayiers, des bananiers (bon ça on savait quand même), des champs de gingembre, de sésame, de thé et même des arbres qu'on ignorait totalement comme l'arbre à tomates ou l'immense banian. Nous déjeûnons dans un monastère au milieu des moines Puis, la dernière partie nous a fait traverser un paysage de jungle enveloppée dans une brume de chaleur tropicale, on s'y croirait. On a aussi croisé deux serpents. Faut faire attention oû l'on met les pieds Ksssssssss.
Vendredi 14 Octobre: Bon anniversaire Jérôme Nous louons un taxi pour aller à Mandalay. Nous profitons du voyage pour nous faire découvrir mutuellement nos coups de coeur musicaux, pas toujours partagés par Sophie mais pour le plus grand plaisir de notre chauffeur. Assez peu de musiques occidentales circulent sur les ondes au Myanmar pour la simple raison qu'elle est interdite, tout comme le fait de danser d'ailleurs, incroyable, non? Les birmans sont par contre number one pour les reprises, quelque fois peu récentes et toujours en Birman. Mandalay, ville chaude et poussiéreuse n'a pas le charme colonial de Yangon, ses beautés sont aux alentours parait-il. Nous logeons à la Royal guesthouse à la petite terrasse très agréable et située à proximité d'un glacier ou ils font de délicieux banana milk shake. Ce sera d'ailleurs notre lieu de rendez vous à tous, a défaut de pub, on n'allait pas prendre une pagode! Ce soir Jérôme fête ses 35 ans. Après quelques "binouzes" et deux flasques à base de whisky concentré et bon marché, on se met en quête d'un endroit ou faire la fête. Pas grand chose à se mettre sous la dent sinon des bars-karaoké sinistres avec un Charlie Holeg à l'accompagnement et des chanteuses/prostituées sur un podium. Et après 23h, impossible de trouver quelque chose d'ouvert. Ici, on ne danse pas, on est au Myanmar et a 23 heures, au dodo!
Samedi 15 Octobre: Fête Nadaw, la fête de la pleine lune On visite Mandalay et ses pagodes dont on vous épargnera la description, et en particulier le monastère Shew Nandaw, entièrement fait en bois de teck. Un maître y fait la classe pour des enfants défavorisés au milieu de jeunes moines. Ces lieux religieux mais touristiques sont la proie des mendiants et vendeurs, essentiellement des enfants qui vendent colliers de fleurs et cartes postales. Leur attitude n'est plus celle que nous avons connue, ils réclament stylos, shampooing ou proposent de poser pour de l'argent, et les adultes veulent échanger leurs marchandises contre du parfum. Peut être est ce inévitable dans ces lieux fortement touristiques, en tout cas Jérôme et Sophie tacheront de donner leurs shampoings et stylos à des assos ou professeurs pour éviter d'entretenir ce système de mendicité. Autre première en Birmanie, C'est la première fois que nous sommes confrontés a la misère, cette vision d'un homme sans bras ni jambes devant son bol à aumône nous a profondément bouleversé. Fin d'après-midi, nous entamons pieds nus l'ascension de la colline de Mandalay célèbre pour son coucher de soleil a…17h30. 1700 marches nous séparent de la pagode qui se trouve au sommet. Nous arrivons trempés de sueur pour voir le soleil se voiler par les nuages, tant pis. Par contre, c'est le premier jour de la fête de la pleine lune, on fête la fin de la mousson. A notre retour au pied de la colline, la fête a pris place. C'est un festival de hauts-parleurs, de pétards (dont nous sommes souvent la cibles avec les chiens et les motards), de fritures et de pâtisseries (les crêpes a la coco fraîche sont un délice) sans oublier les jeux et manèges "rudimentaires". Une grande effervescence s'est répandue sur la ville et la soirée bat son plein vers 21h30, a 23h00 la fête commencera à être désertée. Une chose est sûre, cendrillon ne vivait pas au Myanmar (glissa Christophe)…
Dimanche 16 Octobre: les anciennes capitales de Mandalay Mandalay, deuxième ville du Myanmar, fut la dernière capitale du royaume de Birmanie. Il ne reste malheureusement plus que les enceintes de son prestigieux palais pillé, bombardé et incendié. Il y eu cependant trois autres capitales dans la région: Sagaing, Enya et Amarapura. Nous attaquons par Sagaing nichée sur les collines et longeant l'Irrawady, principal fleuve du pays. La pagode en elle-même est du dernier kitsch avec son sol carrelé multicolor et ses bâtiments recouvert de miroirs comme une boule à facettes disco mais la vue est sympa. Du sommet, nous voyons nettement l'enchevêtrement d'escaliers menant à d'autres pagodes, temples et monastères. Au milieu des arbres, on aperçoit des dizaines de pointes de stuppas qui innondent la vallée. On se rend ensuite à Ava ou Enya, petite île que nous atteignons en barque et qui se visite en carriole à cheval. Nous y trouvons un beau monastère tout en teck. En nous faufilant au milieu de ses 267 colonnes de teck qui le soutiennent, nous avons assisté à un beau ballet de chauves-souris. On enchaîne avec la tour du palais, dernier vestige du palais qui fut démonté pour construire le nouveau. "C'est pas cher, c'est joli, c'est local" aura rythmé notre journée, c'est la phrase-clé des villageois locaux qui vendent des bibelots à l'entrée des sites. Nous terminons cette journée par Amarapura et la visite de la terrasse du café au bord du lac Taungthaman. A vrai dire, on commence un peu à saturer des pagodes, Dalida aurait pu chanter "Pago-de, pagode, pago-de"… et on a decidé de faire sauter les dernières visites pour profiter tranquillement de la vue sur le pont en teck d'U Bein.. Long de 1200 mètres, il a été construit avec le bois de l'ancien palais. C'est aussi l'endroit à ne pas rater pour admirer le coucher de soleil. Des dizaines de personnes immergées jusqu'à la taille pêchent de la friture d'une drôle de façon en secouant une canne à pêche dans chaque main. Un jeune garçon, "berger" de canards rame à l'assaut d'une de ses bêtes égarées et les moines défilent sur le pont. 16h45, nous embarquons sur une pirogue pour voir le soleil se coucher. Le pont et l'arbre mort dans l'eau sont splendides en ombres chinoises dans cette lumière orangée. C'est le coucher de soleil idéal pour une demande en mariage !!!!!!!!!. Sur le chemin du retour, les gens ont sorti les guirlandes lumineuses et allumé des milliers bougies pour éclairer les villes et monuments religieux, la fête de la pleine Lune dure plusieurs jours et c'est tant mieux, on va pouvoir retourner manger des crêpes!
Lundi 17 Octobre: epidemies d'achats compulsifs Journée repos. Internet pour Christophe, achat de souvenir pour Sophie qui s'est à nouveau emballée, emportée par l'enthousiasme de Nico et Jérôme pour un magasin d'artisanat, une vraie caverne d'Ali Baba. Il a fallu négocier ferme et avoir recours aux échantillons de parfum et autres babioles from France, ils en sont très friands. Résultats: plusieurs kilos supplémentaires à trimbaler jusqu'au Népal. Argument de Sophie: "tu verras ça f'ra super dans le salon". Pensée de Christophe: "et qui c'est qui va l'porter"!!! On ne peut plus compter sur Jérôme et Nico, ils risquent d'être en surplus, reste a éspérer que la fine équipe qui nous rejoint au Népal nous en délestera… D'ici la, il va falloir la jouer fine pour alléger nos sacs a dos.
Mardi 18 Octobre: la croisière s'amuse…presque Lever 4h45 (c'est pas humain), on embarqué avant le lever du jour à bord d'un bateau qui nous mènera en 10 heures à Bagan. Les birmans se couchent tôt, mais se lèvent tôt aussi, les rues commençant à s'animer vers 05h30, heure du lever du soleil. La croisière est assez agréable malgré l'absence de climatisation et nous faisons la connaissance de Grégory et Delphine que nous avions déjà croisé à Mandalay, un couple de français de Vélizy. Une fois de plus Christophe tente de convertir Sophie à la belote mais c'est décidemment pas son truc, elle préfère jouer au Pictionnary ou au Taboo. Dernier clin d'oeil à la France, ce sera du ciflar à la pause de midi, merci Jérôme. A l'arrivée, nous devons nous acquitter d'un droit d'entrée de 10$ pour le site de Bagan. Gregory et Delphine peu chargés et ne souffrant pas du "trouble d'achat de souvenir en bois compulsif" nous ont gentiment proposé de nous ramener quelques affaires encombrantes styles livres. Merci boucou.
Mercredi 19 Octobre: Fa-bu-leux On loue des vélos pour se rendre dans le vieux Bagan. Le site s'y prête particulièrement pour circuler. Situés sur les rives de l'Irrawady, plus de 2000 temples se dressent, éparpillés dans un horizon immense et changeant de couleur à toute heure du jour.Un enchantement! On est complètement tombé sous le charme ancien de ses édifices ni rénovés ni clinquants comme c'est d'usage au Myanmar (ici pas de culte du "vieux", ce qui est lié à la religion est constamment entretenu, repeint, redoré). Sous la dentelle de pierre qui recouvrait les temples apparaîssent des briques rouges parfois totalement mises à nue. Dans certains, des peintures sont encore bien conservées, dans d'autres il est possible de monter et d'admirer la vue. C'est une explosion de stupas qui émergent au milieu de la végétation et des champs de cultures. C'est pour nous, jusqu'à nouvel ordre, le plus fabuleux site fait par l'Homme, patrimoine universel de l'humanité d'ailleurs. Cette prodigieuse réalisation est née au XIe siècle lorsque le roi Anawratha rapporta de ses campagnes militaires des reliques de Bouddha, à qui il convenait de donner un cadre digne de sa sainteté Le soir nous dégottons un resto indien qui deviendra notre cantine. Ce soir, il y a un festival en ville. On avait l'intention d'y aller jusqu'a ce que nous assistions à une violente baston entre hommes ivre-morts à coup de bouteilles de verre. Deux ce sont fait exploser des bouteilles sur la tête dont un salement amoché. Bon, de toute façon on est crevé, et puis les fêtes au Myanmar, on connaît…
Jeudi 20 Octobre: allez, encore une dernière et j'arrête Nous continuons la visite avec toujours ce même regard émerveillé. Par contre, on galère avec nos vélos, les chemins de terre sont très sablonneux, il faut parfois les pousser, on s'est aventuré sur la mauvaise route et le vélo de Sophie est pourri. Elle s'énerve, craque puis échange avec le vélo de Christophe. Nos deux compagnons s'amusent parfois de nos petites chamailleries de couple en voyage, mais dès qu'on aura un peu de temps on vous en contera un peu plus sur cette charmante intimité née de ces deux hommes en voyage…On traverse des villages rappelant un peu l'Afrique avec ses femmes le panier sur la tête, ces boeufs labourant les champs et ces maisons en paille. Des hommes font une partie de chinlon, un sport très populaire qui se joue en cercle en jonglant avec une petite balle de rotin tressé. Maintenant c'est le brésil et son beachfoutchbol qui nous saute aux yeux!!! Contre toute attente, Christophe plus "nature" que "culture"est tombe accroc, il en veut encore et encore du temple et de la pagode, il ne s'arrête plus, insatiable le garçon. Ce soir c'est massage pour tout le monde. En manque d'attention féminine, Nico et Jérôme on été ravis de découvrir les deux charmantes masseuses attendues; il s'agit en fait des femmes des ménages de notre hôtel!
Vendredi 21 et samedi 22 Octobre: "je lui ai mis la fièvre pendant des heures"(chanson bactérienne) On profite de notre dernière matinée à Bagan pour visiter la dernière partie du site, histoire d'avoir notre dose de pagodes et repartir de ce site sensationnel sans regrets. Puis c'est la course jusqu'a ce qu'on monte dans le bus. Y'a pas de clim, ça on le savait déjà; ce qu'on ne savait pas c'est que nos fauteuils seraient cassés, impossible de les basculer en arrière (ça va être cool les 17 heures et la nuit a 90 °!). C'est l'horreur à chaque arrêt, le soleil tape derrière les vitres. Trois heures se passent "et là…c'est le drame". Christophe commence a se sentir mal puis, insidieusement, la fièvre monte, monte, monte jusqu'a suffisamment haut pour qu'il se mette a délirer et parler tout seul, tenant des propos incohérents du style: "donne moi tes cachets contre les renards, j'ai peur d'être attaquer" ou bien: "y a quelque chose qui m'gêne, je crois qu'il y a un géranium qui me pousse dans le dos"… La nuit fut une véritable torture, impossible non plus de dormir, les VCD du chanteur à la mode et un film birman nous hurlaient dans les oreilles à tel point que malgré les boules Quiès, le son était insupportable. Le problème, c'est qu'on était les seuls à se plaindre, les locaux semblaient apprécier. Bien sur dans ces conditions-là le temps ne passe pas et dure longtemps, longtemps…Les premiers prémices de chiasse sont apparus au milieu de la nuit, heureusement que nous avions de l'Imodium a porté de main. Cela n'a cependant pas empêché Christophe de tapisser les murs des chiottes de tous les bleds traversés. Arrivés a Yangon a 07h00, Christophe est faible mais se sent mieux, il a 39, 5 de température (il a du atteindre sans difficultés les 40 dans la nuit). On avait gardé le numéro de téléphone du médecin canadien de Sophie: il s'agirait sans doute d'une dyssentrie d'origine bactérienne assez fréquente. Pas besoin d'ordonnance pour se procurer les antibiotiques spécifiques. Apres être reste couché toute la journée, Christophe émèrgé 2 heures en fin d'après-midi, la fièvre ayant légèrement baissée, un bol de riz nature et au lit.
Dimanche 23 Octobre: Tata (salut) Myanmar La fièvre a totalement disparue, c'est bon signe. Il ne reste plus qu à soigner le ventre et la tête, ça devrait prendre encore une semaine. 2 imodiums pour assurer le vol en avion jusqu'à Dhakka, capitale du Bengladesh. Au revoir Nico et Jérôme, bonne escale a Bangkok, au revoir Myanmar, quand te reverrai-je pays merveilleux...
Escale a Dhaka (nuit du 23 au 24octobre) Dakka, bref aperçu de ce qui nous attend en Inde: une horreur. Le trajet qui nous mène de l'aéroport à l'hôtel est un bordel sans nom: pas de feux, pas de sens de circulation, des bus plus pourris qu'ailleurs, des centaines de tuk-tuk qui déboulent de partout dont un qui s'est fait renverser sous nos yeux. Ca klaxonne et pile à tout va, ça pue les pots d'échappement, on a l'estomac au bout des lèvres. Mais quand est-ce qu'on arrive?…
Dimanche 2 Octobre: Premieres impressions A la descente de l'avion, la bouffée d'air humide et la chaleur écrasante nous ont fait réaliser qu'on était désormais sous un climat tropical. En traversant la ville de Yangon, nous découvrons une capitale charmante aux avenues larges et bien traçées bordées d'arbres, parfois même des tecks, ces vénérables arbres imputrescibles chers aux salons de jardin. Finis les gratte-ciel et les rues bien propres de Chine, place à une architecture coloniale colorée et délabrée (Christophe y sent presque un parfum de La Havane…) Ici les hommes comme les femmes sont en jupes longues style porte-feuille, des longuyi, ils ont la bouche et les dents rouges et les femmes ont les joues jaunes. Pas de doute, on a changé de pays. Les hommes mastiquent toute la journée de la noix de bétel aux propriétés vermifuges et bienfaisantes comme on chique du tabac et la recrachent en maculant les trottoirs de tâches rouges sang. Les femmes se protègent la peau du soleil en s'étalant sur le visage du tanaka, une pâte jaune extrait de l'arbre du même nom. Produit de beauté numéro 1 devant l'Oréal, elles l'étalent avec une brosse à dent par coquetterie. Autres changements radicaux par rapport à la Chine: les gens sont souriants et parlent pour beaucoup l'anglais. La Birmanie fut une colonie anglaise de la fin du 19e siècle jusqu'à la Seconde guerre mondiale, ceci expliquant sans doute cela. Nous apprenons aussi que les Birmans descendent des Mongols, les Sourire à la noix...de Betel gênes de la sympathie se transmettraient-ils de génération en génération? Les trottoirs défoncés sont parsemés d'étalages et de gargotes, pas évident de se promener tranquillement. Les voitures et les cars datent d'une autre époque et certaines sont de marques totalement inconnues. Les bus et fourgonnettes qui circulent sont bondés de monde, les gens s'accrochent à l'extérieur, sans doute la meilleure place vu la chaleur. Comme le pays à quelques démélés avec les Etats Unis, ici les cartes de retrait ne sont pas acceptées et paradoxalement, la majorité des transactions se fait en dollars américains. Le seul moyen de se procurer des kyats est d'échanger des dollars ou des euros en grosses coupures. Pas question non plus de le faire à la banque ou à l'aéroport, ils proposent 3 fois moins qu'au marché noir. Direction le grand marché Bogyoke appelé aussi Scott market. Cet immense marché couvert propose un maximum de marchandises de contrebande, des vêtements, bibelots et pierres précieuses mais c'est aussi l'endroit ou échanger de l'argent. C'est finalement assez simple car de nombreux rabatteurs nous accostent dans la rue. Le plus difficile est de négocier un bon taux. On s'en sortira avec un taux de 1 euro pour 1550 k, on vous laisse imaginer les liasses de billets que cela fait sachant que le plus gros fait 1000 k. La soirée se termine dans un internet café oû une mauvaise surprise, bien que prévisible, nous attend: impossible de consulter nos mails sur Yahoo et Hotmail malgré les moteurs de recherches anonymes. Seul Free semble encore disponible, cette fois on est coupé du monde...
Lundi 3 Octobre: Pas Glop pas Glop Journée consacrée à l'achat de nos vols et à la visite du centre-ville. La chaleur est étouffante et c'est un vrai soulagement de rentrer dans des endroits climatisés, l'envers de la médaille c'est quand il faut en ressortir! La Sule pagoda, toute d'or recouverte, est magnifique dans le coucher de soleil et nous permet de discuter avec un moine. Enveloppé d'un tissu rouge bordeaux, la tête rasée et l'épaule dénudée, il nous explique son parcours et la vie paisible des "monks". La journée se finira assez mal pour Sophie qui s'est choppée une sale bactérie causant fièvre subite et vomissements. On n'avait rien attrapé depuis le début, fallait bien que ça arrive…
Mardi 4 Octobre: Pas Glop La fièvre est tombée mais Sophie, très faible, est complètement sonnée et préfèrera aller à l'hôpital, histoire de mettre un nom sur son mal et ses aller retour aux toilettes. Verdict du médecin québèquois de l'hôpital international: intoxication alimentaire. Une première pour Sophie, ahhh les joies du voyage… En tout cas, bye-bye l'hôtel luxe avec piscine prévu au programme de la journée, à la place ce sera sieste et sels de réhydratation! Christophe de son côté visitera le zoo de Yangon (de toute facon Sophie ne serait pas venue, elle déteste les animaux en cage). Il y a découvert des animaux qui lui étaient inconnus jusqu'alors comme l'ours d'Asie, le goral, le sambar, etc…Il y avait aussi une tigresse qui mettait bas, ses gémissements étaient impressionnants.
Mercredi 5 Octobre: Glop Sophie est complètement rétablie. Le programme des deux prochains jours c'est farniente dans un hôtel 3 étoiles avec piscine, c'est notre premier luxe en 2 mois et demi de "barroudage", on l'a bien mérité. On règle donc 55$ pour 2 jours de paradis. Pour en profiter au maximum, on est arrivé le matin et on ne repartira que demain en fin d'après-midi. Le Kandawgyi palace est un des derniers hôtels de luxe encore ouvert a Yangon. La chambre est superbe, spacieuse et dotée d'une petite terrasse: lit à baldaquin, coin lecture, salle de bain avec baignoire et … séchoir a cheveux (Sophie va enfin pouvoir se faire un brush). Quand à l'extérieur, jardins à la végétation luxuriante d'ou sort un tyranosaure grandeur nature, piscine à étages avec jacuzzi. On fera tout de même une petite sortie pour visiter la Shwedagon pagoda ou la plus belle pagode du monde selon certains. Autour du stuppa central de 100 mètres de haut et recouvert de 700 kg d'or, se dressent de nombreux pagodons, templions, et clochetons, chacun brillant aussi de milles feux. Chaque édifice est richement décoré sans parler du sommet du stuppa, enchevêtrement d'or, rubis, diamants et autres pierres précieuses. Bien que ce soit le lieu boudhique le plus vénéré du Myanmar, l'ambiance y est paisible et beaucoup moins solennel que dans nos églises oû chuchoter est de rigueur. Une seule obligation: ôter ses chaussures. Ici, on prie, on flâne, on pique-nique ou on fait la sieste. Nous avons même assisté à une séance de nettoyage collectif, des dizaines de volontaires alignés comme un régiment et armés d'un balai avancent au même rythme: nettoyer la pagode le jour de son anniversaire est censé porter bonheur, une chose est sure, l'entretien est assuré gratuitement! A la sortie nous faisons une drôle de rencontre, un vieux moine qui se lâche un peu sur le gouvernement dans un anglais impeccable, à l'évidence, nous ne sommes pas des espions à la solde de la junte militaire. Tout y passe, l'absence d'éducation, de liberté, l'oppression, la pauvreté. Apparemment promis à un bel avenir, il a laisse tombé l'université et est rentré dans les ordres se voyant ainsi renié par sa famille qui comptait sur les dollars ramenés par le fils prodige. Mais le plus étrange est son explication du sourire birman: Shwedagon pagoda l'absence d'éducation et de choses à dire (l'université de Yangon vient juste de réouvrir, enrôlement de force dans l'armée ou travail force dès 13 ans) la peur constante d'être espionné par la junte militaire; il est moins dangereux de sourire que de parler! "Si tu n'as pas été en prison, tu n'as jamais été reporter ici" a écrit un journaliste birman. Pourtant, d'autres pays présentent les mêmes caractéristiques et n'affichent pas le même sourire, l'explication doit se trouver ailleurs, peut être le climat, ou la noix de bétel…Nous nous penchons dessus…
Jeudi 6 Octobre: Plouf On profite de l'hôtel et de la piscine, ahhh farniente, douce activité… Autre plaisir futile, la télé. On n'est pas trop télé mais là on est restés scotchés sur TV5 asie, la chaîne française internationale. Douce France… La fin d'après-midi se passera au marché couvert ou Sophie s'est complètement emballée pour l'artisanat birman. Christophe n'aurait pas du la laisser y aller seule, elle est revenue avec une statue en bois de teck de 70 cm de haut! (90 % des réserves mondiales de ce bois précieux se trouvent au Myanmar). Reste à espérer que les deux loulous qui nous rejoignent demain voudront bien nous en délester, c'est pas évident à caser dans le sac a dos! Petite parenthèse sur le nom du pays, la Birmanie est en fait le nom qui avait été donné par les anglais, la junte militaire a rétabli le nom d'origine Myanmar (les premiers habitants du monde) en 89 pour tirer un trait définitif sur l'époque coloniale. De même pour Rangoon renommé maintenant Yangon. Le soir nous trouvons une guest très correcte, Okinawa guesthouse; le tenancier accepte de nous garder la statue en dépôt jusqu'à notre retour dans 3 semaines.
Vendredi 7 Octobre: marionnettiste Aujourd'hui, on doit retrouver Jérome et Nicolas au Lac Inle. A l'aéroport de Yangon, les deux compères sont arrivés en avance et nous attendent, salut les mecs! Sophie qui a bu la veille un jus de fruit avec glaçons (faute d'inattention), enchaîne avec une petite tourista au moment de prendre l'avion. Elle angoisse d'ailleurs de plus en plus à l'idée de monter dans ces carlingues volantes. La psychose l'aurait-elle frappée: c'est normal ce bruit-là? Et pourquoi il tourne deux fois au-dessus de la piste?... Nous arrivons sains et saufs a Nyaunshwe, principale ville au nord du lac. Pendant que les deux compères se reposent (30 heures sans avoir ferme l'oeil), nous partons visiter la ville. Cinq minutes plus tard, un orage impressionnant nous surprend, la mousson n'est pas encore terminée. On se réfugie par hasard chez un marionnettiste qui nous accueille chaleureusement avec le thé. Il donne des représentations tous les soirs et vend des marionnettes de toutes tailles. Les murs en sont recouverts de hauts en bas. Pendant que les rafales de vent s'abattent, que le tonnerre gronde et que le cliquetis de la pluie tambourine le toit en tôle, nous discutons de son pays. La rencontre se terminera par une petite démonstration de marionnette dansante, spectacle traditionnel qui tombe en désuétude auprès des birmans. On s'installe dans un hôtel moins cher et plus près du centre ville (le Joy hotel) puis on dégote une barque avec "chauffeur" pour le lendemain. Il reste assez de temps avant le dîner pour que Christophe teste le coiffeur local. Comme il pleut à nouveau, on assistera tous aux prouesses de l'artisan. Christophe avait une fois de plus oublié d'apprendre à dire en birman: " Pas trop court la nuque s'il vous plaît." Il lui fera la barbe au savon sans plus de succès, le feu du rasoir... Le repas fut un grand moment de bonheur: Jérôme a ramené dans son sac une bouteille de Moulis château Maucaillou 97 (et un énorme pot de Nutella ), il s'en est fallu de peu pour que Christophe ne verse une larme (comme Sophie quand elle a plongé ses doigts dans le Nutella). En plus ce soir on dîne a l'italienne, des gnocchis au pesto préparés avec le basilic frais du jardin. Di-vin.
Samedi 8 Octobre: le lac Inle Départ 6h30 pour visiter le lac. Le temps est couvert, espérons qu'il ne pleuve pas comme hier sinon ça va être la cata sur la barque. Nous embarquons sur une longue barque avec moteur très bruyant à l'arrière, c'est bête on a oublié nos boules Quiès. Le lac est au centre de toute la vie de ses habitants. On s'y lave, on s'y baigne, on y fait sa lessive, on y pêche et même… on y cultive. Pour subvenir à leurs besoins, les habitants du lac, les Inthas, ont eu l'idée géniale de cultiver des légumes en créant des jardins flottants. Le lac est peu profond, un mètre le plus souvent, il s'y développe des entrelacs de plantes et jacinthes d'eau tellement denses qu'ils les recouvrent d'engrais pour y faire pousser des légumes et surtout des tomates. Ces jardins flottants approvisionnent tout le pays pendant une partie de l'année. Le lac est bordé de maisons sur pilotis en bambous et paille. Vraiment charmant. Nous suivons le parcours classique en commençant par le village d'In Dein et son marché. Des pêcheurs y vendent leurs poissons fraîchement pêchés. On trouve aussi des étals de fruits et légumes à foison, de l'artisanat et d'autres produits de consommation courante comme les cheerots, les cigares locaux. Nico et Jérôme s'en donnent à coeur joie, les gens sont chaleureux et se laissent photographier avec plaisir. Malheureusement, comme partout, il y a l'envers du décor: un homme nous propose de rendre visite aux femmes-girafes, cette ethnie dont les femmes portent des anneaux autour du cou (nous en avions croisé dans la rue la veille). C'est bien évidemment payant et il est hors de question qu'on entretienne ce commerce honteux. Ces femmes sont aujourd'hui parquées comme des animaux dans un zoo pour satisfaire la curiosité des touristes. De ce fait, cette cruelle coutume des anneaux qui était en perte de vitesse fait un retour en force. On ne sait pas vraiment l'origine de cette tradition et beaucoup de légendes tournent autour: protection contre les attaques de tigres, marque distinctive des femmes achetées, signe de richesse et la plus cruelle, moyen de punir les femmes adultères en coupant les anneaux. A vous de choisir! Elles peuvent porter jusqu'a 25 anneaux soit 30 kg. Contrairement a ce qu'on pense, l'impression de cou de girafe n'est pas du a l'allongement du cou mais a l'affaissement des clavicules, causant déformations et dégâts physiques irréversibles. Nous visitons l'école du village. Tous les élèves, les garçons comme les filles, portent un longyi vert et une chemisette blanche. Nous sommes surpris de voir un enfant de 4 ans tout seul dans la classe alors que tous sont a l'étage en train de chanter. En fait, les écoles sont bouddhistes, lui ne l'est pas, et la journée d'école débute par des chants religieux. Les équipements sont rudimentaires et les enfants autonomes. Avant l'arrivée du professeur, ils nettoient le tableau, préparent le bureau du maître, révisent leur leçon et tout ça sans chahut. Les élèves applaudissent lorsque leur camarade réussit son exercice au tableau. Sophie en connaisseuse est admirative. Nous poursuivons avec les passages obligés par la fabrique d'ombrelles en papier, l'atelier de tissage, puis l'orfèvrerie. Intéressant mais nous ne serons pas clients. Pour finir, au milieu du lac se trouve le monastère des chats sauteurs. Il tient son nom d'un moine qui avait dressé son chat à sauter de plus en plus haut au-dessus de son bras. Vraiment que ça à faire les moines ici!!! Toujours est-il que les moines qui suivirent se sont aussi mis à les faire bondir a l'intérieur d'un cerceau, et curieusement, seuls les descendants des chats sauteurs sont capables d'effectuer ces sauts. Etrange mon cher Watson… Le cliché du lac, ce sont bien évidemment les pêcheurs qui ont une manière de ramer unique au monde. En équilibre sur un pied à l'extrêmité de la barque, ils rament avec leur jambe afin d'avoir les mains libres pour hisser leurs filets tout en manoeuvrant la barque, très impressionnant.
Dimanche 9 Octobre: la grande fête du Phaung-Daw U Des quatre coins du lac Inle, des dizaines de barques immenses voyagent d'un village à l'autre, de pagode en pagode, sous le regard émerveillé des foules. Ce sont de très longues et très étroites embarcations mues par des dizaines de jeunes garçons Intha vêtus du costume traditionnel. Debout, ils actionnent les rames à un rythme cadencé tout en se tenant à une perche horizontale pour maintenir leur équilibre. C'est la barge royale représentant le Karaweik (oiseau doré mythique birman) qui clôt le cortège. Gardé par des prêtres, ce bateau sacré porte un baldaquin qui abrite 4 bouddhas couverts d'or. Aujourd'hui le cortège arrive à Nyaungshwe. Le village est pris d'assaut par les habitants des alentours de la région, nous offrant ainsi un vaste aperçu de la richesse ethnique des environs. Revêtus de leur costume traditionnel, ils se sont rassemblés sur les rives pour assister à l'arrivée des statuettes et aux courses de barques. Nous essayons de nous frayer un chemin au milieu de cette foule multicolore afin de suivre le défilé jusqu'a la pagode ou les bouddhas seront déposés pour y être couvert d'or par les fidèles, fidèles masculins uniquement la femme étant considérée impure dans la religion bouddhiste. Notre regard choqué se porte à plusieurs reprises sur des personnes à moto portant un casque allemand arborant la croix nazie. Il ne faut pas leur en vouloir, nous apprendrons plus tard qu'ils n'en connaissent pas la signification, c'est à la mode! Cette matinée aura permis de mettre a jour le vrai visage de nos deux camarades Jérôme et Nicolas. Entre deux bières, ils se tapent la bourre a celui qui fera le plus beau cliché ou le plus de photos, des vrais paparazzi. Nous profiterons de leurs nombreux clichés pour enrichir notre galerie, ils nous ont cédé les copyright!!! Ils arpenteront les allées du marché à la recherche d'un visage digne de figurer sur le National Geographic pendant que nous ferons une petite ballade sur les collines avoisinantes. Nous visitons un moine qui vit dans une petite grotte naturelle avec son chat et …des insectes. Il y a des araignées en pagaille et un nid de guêpes au-dessus de son lit. Les nourritures spirituelles doivent en valoir la peine pour supporter ça! Nous croisons des enfants qui nous suivent et nous offrent des fleurs… 'fin surtout a Sophie…Ils sont tout aussi amusés que les adultes de se voir en photo sur le numérique et plus encore en vidéo. Notre plus belle rencontre se fera sur le chemin du retour au détour d'un ruisseau. Une jeune femme fait sa lessive en battant le linge comme nos lavandières d'antant pendant que ses trois enfants se baignent. Un petit coup de main pour l'aider à porter ses 10 litres d'eau et nous voilà invités à prendre de thé avec toute la famille. La maison sur pilotis est très rudimentaire: une chambre avec hamac pour les parents, les autres dormant par terre dans la pièce principale ou se trouve l'autel à prières, et un foyer pour cuisiner. Bien évidemment, il n'y a ni electricité ni eau courante, la salle de bain c'est le ruisseau boueux. Ils ne parlent pas l'anglais; nous communiquons grâce a nos photos personnelles et en leur offrant des cigarettes, puissant vecteur de convivialité. Ils sont très intrigués par les images de Paris et les observent longuement; en fait, ils ne connaissent ni Paris, ni la France. Un rapide dessin des cinq continents sera peut-être leur premier cours de géographie… Cet échange nous a mis du baume au coeur. Nous nous quittons tout sourire avec l'impression que l'essence du voyage est peut-être aussi simple que ça: une rencontre éphémère, on le sait bien sans suite, mais riche par son intensité et des rapports simples et désintéressés.
A notre retour, nous retrouvons Nicolas et Jérôme devant une bière, ils nous font goûter un fruit découvert au marché: la pomme-cannelle. Rien à voir avec ces deux ingrédients mais c'est absolument délicieux. En rentrant, ils attirent notre attention sur un détail incongru: des sacs plastiques remplis d'eau et de cailloux sont accrochés a l'entrée de notre guest. Mais qu'est-ce que c'est-il donc? Pourquoi c'est faire? Indices: c'est obligatoire et en France on en a aussi, ils sont rouges…des extincteurs bien sur! Pourvu qu'il pleuve… En fin d'après-midi, nous testons le massage traditionnel birman. Relaxant et revigorant, il se pratique en partie avec les pieds. Le masseur nous monte dessus en se tenant à une barre au plafond. C'est pas de chance pour Sophie, sa masseuse doit faire dans les 75 kg! Les autres particularités de ce massage sont le "débouchage" d'oreille avec les doigts et le blocage des artères fémorales pour faire affluer le sang dans les jambes, ça fait bizarre. Sophie aura en prime le droit à une séance de maquillage au tanaka. Ce soir c'est la fête au village. De nombreuses gargottes et stands ont envahi la ville ainsi que les locaux qui sont déjà bien émêchés. C'est un peu la Foire du Trône version birmane. Pas de barbe à papa mais des gâteaux au tapioca, pas de train-fantôme mais des manèges en bois dignes de figurer à l'expo universelle de Paris 1900. Nous finissons la soirée à la salle de spectacle, pour le concert. Autant dire un vaste entrepôt avec des chaises longues et trois spots. Autour de nous, des moines sont assis et fument le cheerots, ils se font aussi chier que nous; cela ressemble davantage à un spectacle traditionnel barbant qu'à une soirée festive, ni enthousiasme, ni applaudissement. C'est une torture, les "artistes"chantent faux, sont complètement statiques et aussi peu motivés que nous le sommes pour rester. Nous apprendrons par la suite qu'il s'agissait en fait du "prime time" et que les gens étaient venus voir des comédiens célèbres. C'est bête alors, on a raté le meilleur! Ca aurait été super d'assister à du théâtre en birman!
Lundi 10 Octobre: Pagode ou paya? Visite du site de Kakku recemment ouvert aux touristes à 3 heures de route. Plus de 2000 stuppas alignés sur un kilomètre, un peu comme nos alignements de Carnac et avec une origine tout aussi mystérieuse. Le moment est d'ailleurs venu de faire la distinction entre pagode, paya, zedi et stupa. Pagode et paya désignent grosso modo la même chose, la paya est un terme générique lié à la religion alors que la pagode désigne le lieu de prières et d'offrandes. Le stuppa ou zedi (nom birman) est une structure en forme de cloche qui contient généralement des reliques de Bouddha ou d'autres objets sacrés venant de moines. A la différence du temple consacré à la méditation, on ne peut pas entrer dans un stuppa mais on en fait le tour dans le sens des aiguilles d'une montre. Vous avez eu droit à ce bref descriptif lexical parce qu'il y a plus de stuppas, pagodes et temples en Birmanie qu'il y a de frites en Belgique, alors même si on n'en parle pas tous les jours, vous n'y couperez pas non plus!! Le soir, un bar à cocktails sympa nous fera découvrir une spécialité locale: l'Irish coffee. C'est tout du moins le nom qu'ils donnent à cette boisson qui y ressemble à un détail près: ils n'ont ni crème, ni chantilly. Mais ils ont des oeufs! Et hop, en un tour de main on transforme le blanc d'oeuf en imitation de crème, a défaut du goût, ça fait toujours illusion, Sophie a bien failli se faire avoir!
Mardi 11 Octobre: Mais a la fin, qui c'est ce Bouddha? On loue un van pour visiter Pindaya puis se rendre à Kalaw, notre prochaine escale. Pindaya est célèbre pour sa grotte aux 8094 bouddhas. Il fait humide, les bouddhas brillent de mille feux et y'a des araignées. Ouais, bof.
Il faut noter que le bouddhisme est omniprésent dans la vie quotidienne des birmans. Ici la religion est restée un fait social total, nous le constatons à travers ces stands au bord des routes ou des gamines sollicitent monnaie sonnante auprès des automobilistes sur fond de musique et discours mobilisateurs. Et le peuple donne beaucoup puisqu'environ 10% de ses revenus sont consacrés à l'entretien des pagodes et des prêtres. Tous les matins les moines et les nonnes (que l'on reconnait à leur habit rose) parcourent les villages avec leur jarre noire (thabeik) destinée à recevoir les oboles (nourriture) des fidèles. Le pays est constellé d'édifices ou de signes religieux même dans les coins isolés, dans les campagnes, en haut des collines, dans les grottes ou encore dans les arbres. En effet, le bouddhisme au Myanmar est aussi teinté de superstitions liées aux esprits, les Nats. On leur fait sans cesse des offrandes pour les amadouer: dans des niches ou dans le creux des arbres. Pour terminer sur le chapitre "religions et croyances", le Myanmar est aussi le royaume de l'irrationnel. Pour les birmans, tout peut avoir un pouvoir surnaturel, les éléments naturels, les êtres, les chiffres et surtout le temps et l'espace. Par exemple, le jour de leur naissance est très important, c'est pourquoi ils consultent souvent astrologues ou alchimistes, ces "devin-numéro-palmiste" postés à l'entrée des pagodes ou dans les rues. Exemple: une femme née un Lundi n'a aucune chance avec un homme né un vendredi. Faut qu'on se renseigne avec Sophie… La route qui nous mène à Kalaw est superbe et nous assistons à de jolies scènes champêtres; c'est l'heure de la rentrée des champs après la journée de travail (près de 75% vivent de l'agriculture). Des enfants montent d'énormes boeufs, des femmes portent sur la tête des paniers remplis, et les tracteurs font office de bus avec une trentaine de personnes entassées, ça déborde de partout. Quand au paysage, les verts des rizières contrastent magnifiquement avec les rouges-ocres de la terre. On passe la nuit au Golden Kalaw Inn, qui n'a rien de doré surtout la chambre de Nico et Jérôme.
Mercredi 12 Octobre: la vie dans la campagne birmane On part trekker 2 jours avec nuit chez l'habitant pour le plus grand bonheur de Christophe qui est le plus motivé de nous tous à l'idée des 6 heures de marche par jour, il est tombé dedans quand il était petit! Notre guide Twenti prévoit de nous faire traverser des villages peu visités ou vivent plusieurs ethnies. Le premier est habité par les Danu, des gens très accueillants. Notre venue attire le reste de la famille pendant que nous prenons le thé et bientôt voilà quatre générations réunies. L'arrière-grand-mère 63 ans a 10 enfants, 40 petits-enfants et déjà une dizaine d'arrière-petits-enfants! La structure familiale dans ces villages isolés est très forte et la plupart reste vivre au pays. L'accord des parents est indispensable au mariage, d'ailleurs souvent "arrangé" entre familles, et bien sûr, pas de relation sexuelle avant la cérémonie. En général, tous les habitants des villages voisins sont invités, ce qui a fait un total de 700 convives pour le mariage du fils de notre hôte! On vous rassure: ils ont mange du riz et des feuilles de thé. Le second arrêt s'est fait dans un village Pa-O. Les femmes portent des vêtements noirs et une coiffe en serviette-éponge orange sensée représenter la bouche du dragon. Les sourires sont toujours au rendez-vous. Nous déjeûnons dans un vieux monastère au milieu des moines qui eux n'ont pas le droit de manger entre midi et 4 heures du matin. Ce sont souvent les derniers rejetons de familles nombreuses "autorisés" a mener une vie religieuse s'il y a assez de monde aux champs. Des règles strictes régissent leur vie: savoir cuisiner, pas d'alcool ni de relation sexuelle, prendre soin de soi (propreté, habit, santé) et suivre le code monastique. Chaque birman a d'ailleurs fait ses classes étant enfant. Sur le chemin qui mène à notre dernière étape, nous marquons un arrêt prolongé en surplombant une magnifique vallée de rizières en étages baignée par les rayons du soleil couchant. On passe la nuit dans un village Danu et plus exactement chez le chef du village. Des lits à même le sols nous ont été installés dans leur salle réservée à la prière. Comme il n'y a pas d'éléctricité, nous dînons éclairés à la bougie un délicieux repas préparé par les deux jeunes cuisto qui nous accompagnent. Comme en Chine et en Mongolie, les desserts ne sont pas trop d'usage mais nous gouterons au sucre de palme, c'est délicieux. Nous serons réveillés a 5h00 par un p….. de coq!
Jeudi 13 Octobre: un peu de botanique Après un petit déjeûner birman (riz, beignet de légumes et thé), nous reprenons la route en direction d'un village habité par l'ethnie Pallaung. Les femmes ont des habits vert-pomme et rose et comme un peu partout fument le cheerots. Cette ethnie vit de l'élevage du porc, de la culture du riz et du thé. A notre entrée dans le village nous sommes accueillis par une odeur nauséabonde: au monastère les cochons se balladent en liberté dans les fosses à purin qui remplacent les chemins et nous devons marcher sur des planches de bois pour accéder à la maison. Nos hôtes sont en train de trier les feuilles de thé. Elles sèchent sur de grands tréteaux au soleil puis sont ensuite trier en deux catégories de qualité. Cette randonnée aura d'ailleurs été l'occasion pour nous de nous améliorer en botanique. Twenti nous a montré des manguiers, des avocatiers, des papayiers, des bananiers (bon ça on savait quand même), des champs de gingembre, de sésame, de thé et même des arbres qu'on ignorait totalement comme l'arbre à tomates ou l'immense banian. Nous déjeûnons dans un monastère au milieu des moines Puis, la dernière partie nous a fait traverser un paysage de jungle enveloppée dans une brume de chaleur tropicale, on s'y croirait. On a aussi croisé deux serpents. Faut faire attention oû l'on met les pieds Ksssssssss.
Vendredi 14 Octobre: Bon anniversaire Jérôme Nous louons un taxi pour aller à Mandalay. Nous profitons du voyage pour nous faire découvrir mutuellement nos coups de coeur musicaux, pas toujours partagés par Sophie mais pour le plus grand plaisir de notre chauffeur. Assez peu de musiques occidentales circulent sur les ondes au Myanmar pour la simple raison qu'elle est interdite, tout comme le fait de danser d'ailleurs, incroyable, non? Les birmans sont par contre number one pour les reprises, quelque fois peu récentes et toujours en Birman. Mandalay, ville chaude et poussiéreuse n'a pas le charme colonial de Yangon, ses beautés sont aux alentours parait-il. Nous logeons à la Royal guesthouse à la petite terrasse très agréable et située à proximité d'un glacier ou ils font de délicieux banana milk shake. Ce sera d'ailleurs notre lieu de rendez vous à tous, a défaut de pub, on n'allait pas prendre une pagode! Ce soir Jérôme fête ses 35 ans. Après quelques "binouzes" et deux flasques à base de whisky concentré et bon marché, on se met en quête d'un endroit ou faire la fête. Pas grand chose à se mettre sous la dent sinon des bars-karaoké sinistres avec un Charlie Holeg à l'accompagnement et des chanteuses/prostituées sur un podium. Et après 23h, impossible de trouver quelque chose d'ouvert. Ici, on ne danse pas, on est au Myanmar et a 23 heures, au dodo!
Samedi 15 Octobre: Fête Nadaw, la fête de la pleine lune On visite Mandalay et ses pagodes dont on vous épargnera la description, et en particulier le monastère Shew Nandaw, entièrement fait en bois de teck. Un maître y fait la classe pour des enfants défavorisés au milieu de jeunes moines. Ces lieux religieux mais touristiques sont la proie des mendiants et vendeurs, essentiellement des enfants qui vendent colliers de fleurs et cartes postales. Leur attitude n'est plus celle que nous avons connue, ils réclament stylos, shampooing ou proposent de poser pour de l'argent, et les adultes veulent échanger leurs marchandises contre du parfum. Peut être est ce inévitable dans ces lieux fortement touristiques, en tout cas Jérôme et Sophie tacheront de donner leurs shampoings et stylos à des assos ou professeurs pour éviter d'entretenir ce système de mendicité. Autre première en Birmanie, C'est la première fois que nous sommes confrontés a la misère, cette vision d'un homme sans bras ni jambes devant son bol à aumône nous a profondément bouleversé. Fin d'après-midi, nous entamons pieds nus l'ascension de la colline de Mandalay célèbre pour son coucher de soleil a…17h30. 1700 marches nous séparent de la pagode qui se trouve au sommet. Nous arrivons trempés de sueur pour voir le soleil se voiler par les nuages, tant pis. Par contre, c'est le premier jour de la fête de la pleine lune, on fête la fin de la mousson. A notre retour au pied de la colline, la fête a pris place. C'est un festival de hauts-parleurs, de pétards (dont nous sommes souvent la cibles avec les chiens et les motards), de fritures et de pâtisseries (les crêpes a la coco fraîche sont un délice) sans oublier les jeux et manèges "rudimentaires". Une grande effervescence s'est répandue sur la ville et la soirée bat son plein vers 21h30, a 23h00 la fête commencera à être désertée. Une chose est sûre, cendrillon ne vivait pas au Myanmar (glissa Christophe)…
Dimanche 16 Octobre: les anciennes capitales de Mandalay Mandalay, deuxième ville du Myanmar, fut la dernière capitale du royaume de Birmanie. Il ne reste malheureusement plus que les enceintes de son prestigieux palais pillé, bombardé et incendié. Il y eu cependant trois autres capitales dans la région: Sagaing, Enya et Amarapura. Nous attaquons par Sagaing nichée sur les collines et longeant l'Irrawady, principal fleuve du pays. La pagode en elle-même est du dernier kitsch avec son sol carrelé multicolor et ses bâtiments recouvert de miroirs comme une boule à facettes disco mais la vue est sympa. Du sommet, nous voyons nettement l'enchevêtrement d'escaliers menant à d'autres pagodes, temples et monastères. Au milieu des arbres, on aperçoit des dizaines de pointes de stuppas qui innondent la vallée. On se rend ensuite à Ava ou Enya, petite île que nous atteignons en barque et qui se visite en carriole à cheval. Nous y trouvons un beau monastère tout en teck. En nous faufilant au milieu de ses 267 colonnes de teck qui le soutiennent, nous avons assisté à un beau ballet de chauves-souris. On enchaîne avec la tour du palais, dernier vestige du palais qui fut démonté pour construire le nouveau. "C'est pas cher, c'est joli, c'est local" aura rythmé notre journée, c'est la phrase-clé des villageois locaux qui vendent des bibelots à l'entrée des sites. Nous terminons cette journée par Amarapura et la visite de la terrasse du café au bord du lac Taungthaman. A vrai dire, on commence un peu à saturer des pagodes, Dalida aurait pu chanter "Pago-de, pagode, pago-de"… et on a decidé de faire sauter les dernières visites pour profiter tranquillement de la vue sur le pont en teck d'U Bein.. Long de 1200 mètres, il a été construit avec le bois de l'ancien palais. C'est aussi l'endroit à ne pas rater pour admirer le coucher de soleil. Des dizaines de personnes immergées jusqu'à la taille pêchent de la friture d'une drôle de façon en secouant une canne à pêche dans chaque main. Un jeune garçon, "berger" de canards rame à l'assaut d'une de ses bêtes égarées et les moines défilent sur le pont. 16h45, nous embarquons sur une pirogue pour voir le soleil se coucher. Le pont et l'arbre mort dans l'eau sont splendides en ombres chinoises dans cette lumière orangée. C'est le coucher de soleil idéal pour une demande en mariage !!!!!!!!!. Sur le chemin du retour, les gens ont sorti les guirlandes lumineuses et allumé des milliers bougies pour éclairer les villes et monuments religieux, la fête de la pleine Lune dure plusieurs jours et c'est tant mieux, on va pouvoir retourner manger des crêpes!
Lundi 17 Octobre: epidemies d'achats compulsifs Journée repos. Internet pour Christophe, achat de souvenir pour Sophie qui s'est à nouveau emballée, emportée par l'enthousiasme de Nico et Jérôme pour un magasin d'artisanat, une vraie caverne d'Ali Baba. Il a fallu négocier ferme et avoir recours aux échantillons de parfum et autres babioles from France, ils en sont très friands. Résultats: plusieurs kilos supplémentaires à trimbaler jusqu'au Népal. Argument de Sophie: "tu verras ça f'ra super dans le salon". Pensée de Christophe: "et qui c'est qui va l'porter"!!! On ne peut plus compter sur Jérôme et Nico, ils risquent d'être en surplus, reste a éspérer que la fine équipe qui nous rejoint au Népal nous en délestera… D'ici la, il va falloir la jouer fine pour alléger nos sacs a dos.
Mardi 18 Octobre: la croisière s'amuse…presque Lever 4h45 (c'est pas humain), on embarqué avant le lever du jour à bord d'un bateau qui nous mènera en 10 heures à Bagan. Les birmans se couchent tôt, mais se lèvent tôt aussi, les rues commençant à s'animer vers 05h30, heure du lever du soleil. La croisière est assez agréable malgré l'absence de climatisation et nous faisons la connaissance de Grégory et Delphine que nous avions déjà croisé à Mandalay, un couple de français de Vélizy. Une fois de plus Christophe tente de convertir Sophie à la belote mais c'est décidemment pas son truc, elle préfère jouer au Pictionnary ou au Taboo. Dernier clin d'oeil à la France, ce sera du ciflar à la pause de midi, merci Jérôme. A l'arrivée, nous devons nous acquitter d'un droit d'entrée de 10$ pour le site de Bagan. Gregory et Delphine peu chargés et ne souffrant pas du "trouble d'achat de souvenir en bois compulsif" nous ont gentiment proposé de nous ramener quelques affaires encombrantes styles livres. Merci boucou.
Mercredi 19 Octobre: Fa-bu-leux On loue des vélos pour se rendre dans le vieux Bagan. Le site s'y prête particulièrement pour circuler. Situés sur les rives de l'Irrawady, plus de 2000 temples se dressent, éparpillés dans un horizon immense et changeant de couleur à toute heure du jour.Un enchantement! On est complètement tombé sous le charme ancien de ses édifices ni rénovés ni clinquants comme c'est d'usage au Myanmar (ici pas de culte du "vieux", ce qui est lié à la religion est constamment entretenu, repeint, redoré). Sous la dentelle de pierre qui recouvrait les temples apparaîssent des briques rouges parfois totalement mises à nue. Dans certains, des peintures sont encore bien conservées, dans d'autres il est possible de monter et d'admirer la vue. C'est une explosion de stupas qui émergent au milieu de la végétation et des champs de cultures. C'est pour nous, jusqu'à nouvel ordre, le plus fabuleux site fait par l'Homme, patrimoine universel de l'humanité d'ailleurs. Cette prodigieuse réalisation est née au XIe siècle lorsque le roi Anawratha rapporta de ses campagnes militaires des reliques de Bouddha, à qui il convenait de donner un cadre digne de sa sainteté Le soir nous dégottons un resto indien qui deviendra notre cantine. Ce soir, il y a un festival en ville. On avait l'intention d'y aller jusqu'a ce que nous assistions à une violente baston entre hommes ivre-morts à coup de bouteilles de verre. Deux ce sont fait exploser des bouteilles sur la tête dont un salement amoché. Bon, de toute façon on est crevé, et puis les fêtes au Myanmar, on connaît…
Jeudi 20 Octobre: allez, encore une dernière et j'arrête Nous continuons la visite avec toujours ce même regard émerveillé. Par contre, on galère avec nos vélos, les chemins de terre sont très sablonneux, il faut parfois les pousser, on s'est aventuré sur la mauvaise route et le vélo de Sophie est pourri. Elle s'énerve, craque puis échange avec le vélo de Christophe. Nos deux compagnons s'amusent parfois de nos petites chamailleries de couple en voyage, mais dès qu'on aura un peu de temps on vous en contera un peu plus sur cette charmante intimité née de ces deux hommes en voyage…On traverse des villages rappelant un peu l'Afrique avec ses femmes le panier sur la tête, ces boeufs labourant les champs et ces maisons en paille. Des hommes font une partie de chinlon, un sport très populaire qui se joue en cercle en jonglant avec une petite balle de rotin tressé. Maintenant c'est le brésil et son beachfoutchbol qui nous saute aux yeux!!! Contre toute attente, Christophe plus "nature" que "culture"est tombe accroc, il en veut encore et encore du temple et de la pagode, il ne s'arrête plus, insatiable le garçon. Ce soir c'est massage pour tout le monde. En manque d'attention féminine, Nico et Jérôme on été ravis de découvrir les deux charmantes masseuses attendues; il s'agit en fait des femmes des ménages de notre hôtel!
Vendredi 21 et samedi 22 Octobre: "je lui ai mis la fièvre pendant des heures"(chanson bactérienne) On profite de notre dernière matinée à Bagan pour visiter la dernière partie du site, histoire d'avoir notre dose de pagodes et repartir de ce site sensationnel sans regrets. Puis c'est la course jusqu'a ce qu'on monte dans le bus. Y'a pas de clim, ça on le savait déjà; ce qu'on ne savait pas c'est que nos fauteuils seraient cassés, impossible de les basculer en arrière (ça va être cool les 17 heures et la nuit a 90 °!). C'est l'horreur à chaque arrêt, le soleil tape derrière les vitres. Trois heures se passent "et là…c'est le drame". Christophe commence a se sentir mal puis, insidieusement, la fièvre monte, monte, monte jusqu'a suffisamment haut pour qu'il se mette a délirer et parler tout seul, tenant des propos incohérents du style: "donne moi tes cachets contre les renards, j'ai peur d'être attaquer" ou bien: "y a quelque chose qui m'gêne, je crois qu'il y a un géranium qui me pousse dans le dos"… La nuit fut une véritable torture, impossible non plus de dormir, les VCD du chanteur à la mode et un film birman nous hurlaient dans les oreilles à tel point que malgré les boules Quiès, le son était insupportable. Le problème, c'est qu'on était les seuls à se plaindre, les locaux semblaient apprécier. Bien sur dans ces conditions-là le temps ne passe pas et dure longtemps, longtemps…Les premiers prémices de chiasse sont apparus au milieu de la nuit, heureusement que nous avions de l'Imodium a porté de main. Cela n'a cependant pas empêché Christophe de tapisser les murs des chiottes de tous les bleds traversés. Arrivés a Yangon a 07h00, Christophe est faible mais se sent mieux, il a 39, 5 de température (il a du atteindre sans difficultés les 40 dans la nuit). On avait gardé le numéro de téléphone du médecin canadien de Sophie: il s'agirait sans doute d'une dyssentrie d'origine bactérienne assez fréquente. Pas besoin d'ordonnance pour se procurer les antibiotiques spécifiques. Apres être reste couché toute la journée, Christophe émèrgé 2 heures en fin d'après-midi, la fièvre ayant légèrement baissée, un bol de riz nature et au lit.
Dimanche 23 Octobre: Tata (salut) Myanmar La fièvre a totalement disparue, c'est bon signe. Il ne reste plus qu à soigner le ventre et la tête, ça devrait prendre encore une semaine. 2 imodiums pour assurer le vol en avion jusqu'à Dhakka, capitale du Bengladesh. Au revoir Nico et Jérôme, bonne escale a Bangkok, au revoir Myanmar, quand te reverrai-je pays merveilleux...
Escale a Dhaka (nuit du 23 au 24octobre) Dakka, bref aperçu de ce qui nous attend en Inde: une horreur. Le trajet qui nous mène de l'aéroport à l'hôtel est un bordel sans nom: pas de feux, pas de sens de circulation, des bus plus pourris qu'ailleurs, des centaines de tuk-tuk qui déboulent de partout dont un qui s'est fait renverser sous nos yeux. Ca klaxonne et pile à tout va, ça pue les pots d'échappement, on a l'estomac au bout des lèvres. Mais quand est-ce qu'on arrive?…
Compagnie charter Onur Air/Corendon: vol direct pour Antalya en Turquie? English translation pending
J'ai réservé un séjour avec lastminute pour le 08 juillet à l'hôtel Aydin Bey et je me demandais si les vols Paris-Antalya étaient directs ou avec escale.
Merci de vos réponses.😉
Tombouctou (Mali)- Ouagadougou (Burkina Faso) en un mois? English translation pending
J'aimerais partir avec mon copain durant le mois d'août.
Est ce réalisable Tombouctou- Ouagadougou en un mois, par nos propres moyens ? ( c'est à dire Bus, à pieds, etc )
Il faudra deux visas aussi je suppose, un pour le Mali, un pour le Burkina ?
Merci bcp !!
Merci bcp !!
Trajet Cayenne (Guyane) - Belem (Brésil) par la route English translation pending
J'arrive en vélo à Cayenne et je voudrais savoir si il est possible de rejoindre Belem par la route. (arrivée vers le 13 juillet). Merci d'avance
Voyage de rivière en Thaïlande avec un bébé English translation pending
Bonjour à tous,
Nouvelle utilisatrice de ce forum, je n'en décolle plus... Surtout que je vais quasi 6 semaines cet été (26/07 au 05/09) en thailande avec chéri, copine et bébé de 10 mois.
Apres l'avoir fait dans plusieurs pays (madagascar, venezuela, borneo, fidji...), nous envisageons un petit trip riviere pour decouvrir de plus pres les villageois. Mais cette fois, on aura un bébé avec nous et je ne suis pas sure de trouver un trip qui vaille le coup. Avez vous des suggestions? (ps le papa est maitre nageur, donc pas trop de soucis pour la confiance, enfin quand meme bébé nageur mais qu'en piscine...)😉
J'ai vu : Tha Ton vers Chiang Rai : descente de 3 jours avec radeau de bambou muni d'un habitacle (villages, sources d'eau chaude, nuit chez les locaux), le routard a l'air de dire que c'est tres touristique et donc bidon... Qu'en pensez vous?
Sinon de Chiang Saen excursion de 3jours, 2 nuits vers la chine (traversée birmanie, laos) mais interdiction de quitter le bateau. L'avez vous deja fait? Qu'en pensez vous? Et la pour le coup faudra peut etre le traitement anti palu pour le petit bobby... Aucune indication de ce que l'on voit sur LP...
Derniere option trouvée : d'Um Phang (toujours dans le nord...), circuit 4 jours, 3 nuits avec rafting (craignos pour le bébé, non?🏴☠️, possible pour la maman de le zapper avec baby? ), promenade en elephant apres (j'adore les elephants🙂...). Mois d'aout= pluies donc gros débit de riviere en general?
Bon voilà, beaucoup de questions, j'espere que vous pourrez m'éclairer.
Merci
Nat😏
Itinéraires au Vietnam et transports vers la Thaïlande English translation pending
Bonjour jaimerais avoir des propositions d'itinéraire de hanoi et faire les endroits du vietnam proposé et me diriger vers la thailande et m'informer des moyens transports.merci à l'avance mae😏
Koh Dach au Cambodge? English translation pending
bonjour à tous,
Dans le cadre de mon passage au Cambodge, je compte passer une journée à visiter les environs de Phnom penh : le camp de Choeung Ek (matin) l'île de la soie (Koh Dach) - déjeuner + après midi
Connaissez vous l'île de la soie ? est ce bien ? incontournable? Merci de vos avis 😉
Dans le cadre de mon passage au Cambodge, je compte passer une journée à visiter les environs de Phnom penh : le camp de Choeung Ek (matin) l'île de la soie (Koh Dach) - déjeuner + après midi
Connaissez vous l'île de la soie ? est ce bien ? incontournable? Merci de vos avis 😉
Sécurité au Myanmar? English translation pending
bonjour, nous partons normalement au Myanmar depuis la thailande la semaine prochaine. Or nous avons entendu parler des recents evenements politiques concernant les decisions du gouvernement et l'inflation actuelle, en dehors des pb de tarifs plus eleves que cela pourra generer, pensez vous qu'il soit risque de partir en ce moment (risques de greves, de soulevement de la population...).
Merci d'avance pour vos commentaires concernant cet evenement ou tout autre aspect du voyage a prendre en compte en ce moment...
C&M
Conseils pour un premier séjour en Équateur? English translation pending
Nous allons bientôt préparer un séjour de 4 semaines en Equateur.
Nos aimerions avoir pas mal d'infos !
Vols, logements, guides sur place, incontournables, guides etcc...
pouvez-vous nous aider ?
Merci
Trajet/transport Kampot - Bokor au Cambodge English translation pending
Les infos dans LP et GdR ne sont pas précises. Quelqu'un pourrait me renseigner sur les possibibilité de visiter Bokor depuis Kampot ? (moyen, durée, trajet, risques et sécurité, coût, etc).
@+
@+
Visite de Nashville dans le Tennessee English translation pending
Bonjour, je part à Nashville dans le Tennessee en Juillet prochain et je souhaiterais savoir ce que je ne dois pas manquer de visiter ! Merci d'avance ! 🙂
Traverser la Papouasie Occidentale (Irian Jaya) English translation pending
la papouasie est en asie politiquement parlant, mais comme geographiquement c est en oceanie je poste ca ici aussi, en esperant que ca en aide certains...
donc c est de wamena jusqu a la cote sud, par les chemins et les rivieres.
bon deja pour s embarquer dans ce genre de trip il faut parler un minimum d indonesien(si vous le parlez bien ce n est que mieux), de facon a pouvoir un peu communiquer et apprendre des locaux et aussi de maniere a ne pas etre trop dependant des guides. il faut du temps aussi, avec un visa d un mois c est difficilement faisable et plutot que se retrouver a charteriser un bateau pour une fortune ou depasser la limite du visa il vaut mieux partir avec un de deux mois.
quoi emmener? alors a jayapura faut stocker de la bouffe, genre gateaux, sauces et condiments et autres suivant vos gouts, du repulsif a moustique, des medocs contre la malaria(chloroquine et combinaison fansidar plus quinine), parce qu a wamena y a pas grand chose et apres y a plus rien. au niveau riz, nouilles, patates douces et quelques legumes c est possible de se ravitailler en route. si vous comptez rester longtemps dans les montagnes il vous faudra des vetements chauds et soit une tente soit au minimum un "terpal"(sorte de grande bache impermeable, achetable a jayapura)car il y a des chances que vous ayez a dormir dehors vu que des fois les bleds sont loin les uns des autres. mais ne vous chargez pas trop car une fois dans les plaines tout ca sera inutile. pour les plaines un hamac mousticaire peut etre utile, mais une fois encore le terpal fera l affaire, le guide papou vous montera une armature en bois en deux deux et vous fera un beau petit lit de feuilles douillet. il faut une bonne carte aussi, celles du guide periplus irian jaya sont pas mal, sinon au bureau maf ils en ont une avec toutes les pistes d atterrisage qui ira bien. les classiques aussi, une lampe de poche, un drap pour dormir, une natte ou un plastique comme matelas, une couverture de survie...
le permis(surat jalan): pas complique, faut le faire a jayapura chez les flics, a wamena c est pas possible.
a wamena: les guides sont super chers(200000 rps pour un guide anglophone, 100000 pour les autres)et meme s il y en a des sympas il y a aussi un tas de fripouilles qui vont prendre des comms dans tous les endroits ou vous dormirez et sur tout ce que vous acheterez. il y a eu aussi des histoires de vols et de guides menacant de vous lacher en plein milieu de nulle part si vous ne donnez pas plus d argent que c etait convenu au depart. et oui, a wamena ils sont habitues aux blancs, vous voila prevenus. en fait il n y a pas besoin de prendre de guide depuis wamena car au debut les chemins sont facile a suivre, il y a plein de villages et de gens qui passent.
couts: un guide dans les petits bleds c est 50000 rps par jour et c est sympa de lui payer sa journee de retour. a chaque bled il faut en changer, de maniere a ce que tout le monde travaille et pour etre sur que le gars connaisse bien la route. une nuit dans une de leur hutte c est 10000 rps mais mettez bien les choses au clair car certains ont tendance a s imaginer qu ils ont un 4 etoiles et peuvent demander des prix incroyables.
attention!! les papous marchent super vite, donc quand ils disent qu ils mettent une journee comptez plutot deux, voire trois si comme moi vous etes plus tortue que lievre. ils n ont pas trop la notion du temps non plus donc s ils disent deux heures ca veut pas dire grand chose... si pour une raison ou une autre vous avez a prendre un avion pour rentrer precipitamment sur wamena ne croyez pas en avoir un rapidos, il se peut que vous ayez a attendre une semaine ou plus, a moins que vous ne soyez TRES chanceux. bien sur vous pouvez en charteriser un de 5 places, mais meme la c est pas garanti que vous l ayez le jour dit quoi que vous en diront les locaux.
en route! si vous voulez aller a holuwon n essayez pas de longer la vallee du baliem, meme les papous disent que c est hyper dur et dangereux(ravins, eboulements, des endroits ou il n y a carrement pas de chemins), mieux vaut passer par ninia. de wamena prenez un taxi collectif jusqu au "pos" qui est un peu avant kurima puis commencez a marcher et passez le pont de seima. avec mes potes on a marche tout seuls jusqu a yogosem puis de la on a pris des guides. de yogosem vous pouvez aller soit a angguruk(assez dur et surement une nuit en altitude), soit a ninia(un peu moins dur mais pas mal quand meme, une nuit dehors aussi). a yogosem je recommende comme guides yanus et simeon pahabol, des gars sympas et fiables. donc maintenant c est vous qui voyez pour l itineraire... a ninia je recommende pak yeremias, un fier papou qui connait son affaire. a uam il faut demander a la radio de prevenir sumo pour qu ils envoient un canoe a sulum pour venir vous chercher. donnez 50000 rps par rameur, on n est pas des esclavagistes que diable!! :-))))))) a un moment ou a un autre vous allez arriver a dekai(si vous survivez les marais et les sangsues). de la y a des bateaux en bois pour timika, mais je deconseille de le faire en une fois. deja c est un peu dommage de passer aussi vite, et puis en plus ca prend dans les 3-4 jours, ce sont en general des petits bateaux et le soleil a vite fait de vous rotir... sans parler que la mer peut etre mauvaise entre atsj et timika. il y a aussi des perintis(sorte de cargos)pour merauke une fois toutes les morts d eveque mais des fois ils ne vont que jusqu a binem. les charters c est tres cher, genre dekai binem dans les 3, 5 ou 4 millions...
les korowais. et oui, c est la que tout le monde veut aller. bon deja faut pas se leurrer, on est en 2006 et presque partout ils commencent a etre christianises, ils connaissent le fer et l argent, le cannibalisme a disparu et ils ont eu des contacts avec l exterieur, si pas avec des blancs du moins avec des indos cherchant le fameux kayu gaharu-sorte de bois de santal de tres haute qualite et tres cher-dont la region est claffie. en fait d apres les dires des marchands de kayu gaharu et les missionnaires il ne reste que deux zones ou ils ne soient encore pas du tout du tout christianises et vivent a l arrache, mais je pense qu il ne faut pas y aller, vous allez comprendre pourquoi. donc avec mes potes cousin et tantine que j embrasse affectueusement au passage(on s est quittes la larme a l oeil cet apres midi)on est donc montes vers une de ces deux zones. on est arrives dans un 1 er village korowai ou ils ne sont pas chretiens mais n habitent deja plus dans des maisons dans les arbres et ont des vetements. le lendemain on devait partir plus haut sur la riviere voir les vrais rastaquoueres mais naps se sentait mal et n a pas suivi. il etait cense alle le surlendemain tout seul voir d autres villages a a peine quelques heures de marche pour comparer avec ceux qu auront vu les potes mais helas un neuro palu fulgurant l a terrasse(vraiment terrible)et il a rien vu du tout(un peu rageant quand meme d aller aussi loin et de flancher a 4-5 h du but mais c est la vie)car apres y avait plus assez de temps. donc cousin et tantine de retour m ont conte ce qui suit: les korowais en question, s ils vivent bien a poil dans la jungle en tout cas ils connaissent le fer et les gosses jusqu a 15 ans ont deja des vetements. ils etaient assez craintifs a la vue de blancs et en fait mes amis n ont pas du tout pu communiquer avec eux, chaque groupe ethnique observait l autre de loin. dans un village ils n ont pas eu le droit de dormir, on leur a refuse l acces des maisons dans les arbres et en fait il ressort de tout ca que ces gens n ont pas du tout envie d avoir de contacts avec nous, car comme disaient cousin et tantine: on se demandait ce qu on fouttait la, on n aurait jamais du venir et leur fouttre la paix!!! de toute facon il ne reste plus que quelques villages isoles, ces gens sont en train de se faire rattraper par l an 2006... en fait si vous voulez voir les korowais c est mieux d aller dans la region au nord de yaniruma. la ils sont deja un peu christianises et ont l habitude de voir des blancs vu que c est la que tout le monde va, mais au moins vous serez bien accueillis et ils sont encore bien traditionnels . par contre vu que c est aussi le terrain de jeu des groupes organises mettez bien au clair le prix pour dormir et autres car ils ont tendance a nous prendre pour une mine d or. et marchandez dur le prix des speed boats a senggo car ce sont une belle bande d escrocs qui vont chercher a tirer le maximum de vous!!! ensuite pour redescendre jusqu a la cote sud prevoyez du temps car il n y a pas de bateaux tous les jours et meme si les locaux vous disent qu il y en a "banyaaaaaaaaak"(beaucoup)ne les croyez pas. voila voila, c est a peu pres tout. en conclusion je dirais que c est un tres beau trip, tres special, mais qu il faut etre en forme, surtout mentalement.
bon deja pour s embarquer dans ce genre de trip il faut parler un minimum d indonesien(si vous le parlez bien ce n est que mieux), de facon a pouvoir un peu communiquer et apprendre des locaux et aussi de maniere a ne pas etre trop dependant des guides. il faut du temps aussi, avec un visa d un mois c est difficilement faisable et plutot que se retrouver a charteriser un bateau pour une fortune ou depasser la limite du visa il vaut mieux partir avec un de deux mois.
quoi emmener? alors a jayapura faut stocker de la bouffe, genre gateaux, sauces et condiments et autres suivant vos gouts, du repulsif a moustique, des medocs contre la malaria(chloroquine et combinaison fansidar plus quinine), parce qu a wamena y a pas grand chose et apres y a plus rien. au niveau riz, nouilles, patates douces et quelques legumes c est possible de se ravitailler en route. si vous comptez rester longtemps dans les montagnes il vous faudra des vetements chauds et soit une tente soit au minimum un "terpal"(sorte de grande bache impermeable, achetable a jayapura)car il y a des chances que vous ayez a dormir dehors vu que des fois les bleds sont loin les uns des autres. mais ne vous chargez pas trop car une fois dans les plaines tout ca sera inutile. pour les plaines un hamac mousticaire peut etre utile, mais une fois encore le terpal fera l affaire, le guide papou vous montera une armature en bois en deux deux et vous fera un beau petit lit de feuilles douillet. il faut une bonne carte aussi, celles du guide periplus irian jaya sont pas mal, sinon au bureau maf ils en ont une avec toutes les pistes d atterrisage qui ira bien. les classiques aussi, une lampe de poche, un drap pour dormir, une natte ou un plastique comme matelas, une couverture de survie...
le permis(surat jalan): pas complique, faut le faire a jayapura chez les flics, a wamena c est pas possible.
a wamena: les guides sont super chers(200000 rps pour un guide anglophone, 100000 pour les autres)et meme s il y en a des sympas il y a aussi un tas de fripouilles qui vont prendre des comms dans tous les endroits ou vous dormirez et sur tout ce que vous acheterez. il y a eu aussi des histoires de vols et de guides menacant de vous lacher en plein milieu de nulle part si vous ne donnez pas plus d argent que c etait convenu au depart. et oui, a wamena ils sont habitues aux blancs, vous voila prevenus. en fait il n y a pas besoin de prendre de guide depuis wamena car au debut les chemins sont facile a suivre, il y a plein de villages et de gens qui passent.
couts: un guide dans les petits bleds c est 50000 rps par jour et c est sympa de lui payer sa journee de retour. a chaque bled il faut en changer, de maniere a ce que tout le monde travaille et pour etre sur que le gars connaisse bien la route. une nuit dans une de leur hutte c est 10000 rps mais mettez bien les choses au clair car certains ont tendance a s imaginer qu ils ont un 4 etoiles et peuvent demander des prix incroyables.
attention!! les papous marchent super vite, donc quand ils disent qu ils mettent une journee comptez plutot deux, voire trois si comme moi vous etes plus tortue que lievre. ils n ont pas trop la notion du temps non plus donc s ils disent deux heures ca veut pas dire grand chose... si pour une raison ou une autre vous avez a prendre un avion pour rentrer precipitamment sur wamena ne croyez pas en avoir un rapidos, il se peut que vous ayez a attendre une semaine ou plus, a moins que vous ne soyez TRES chanceux. bien sur vous pouvez en charteriser un de 5 places, mais meme la c est pas garanti que vous l ayez le jour dit quoi que vous en diront les locaux.
en route! si vous voulez aller a holuwon n essayez pas de longer la vallee du baliem, meme les papous disent que c est hyper dur et dangereux(ravins, eboulements, des endroits ou il n y a carrement pas de chemins), mieux vaut passer par ninia. de wamena prenez un taxi collectif jusqu au "pos" qui est un peu avant kurima puis commencez a marcher et passez le pont de seima. avec mes potes on a marche tout seuls jusqu a yogosem puis de la on a pris des guides. de yogosem vous pouvez aller soit a angguruk(assez dur et surement une nuit en altitude), soit a ninia(un peu moins dur mais pas mal quand meme, une nuit dehors aussi). a yogosem je recommende comme guides yanus et simeon pahabol, des gars sympas et fiables. donc maintenant c est vous qui voyez pour l itineraire... a ninia je recommende pak yeremias, un fier papou qui connait son affaire. a uam il faut demander a la radio de prevenir sumo pour qu ils envoient un canoe a sulum pour venir vous chercher. donnez 50000 rps par rameur, on n est pas des esclavagistes que diable!! :-))))))) a un moment ou a un autre vous allez arriver a dekai(si vous survivez les marais et les sangsues). de la y a des bateaux en bois pour timika, mais je deconseille de le faire en une fois. deja c est un peu dommage de passer aussi vite, et puis en plus ca prend dans les 3-4 jours, ce sont en general des petits bateaux et le soleil a vite fait de vous rotir... sans parler que la mer peut etre mauvaise entre atsj et timika. il y a aussi des perintis(sorte de cargos)pour merauke une fois toutes les morts d eveque mais des fois ils ne vont que jusqu a binem. les charters c est tres cher, genre dekai binem dans les 3, 5 ou 4 millions...
les korowais. et oui, c est la que tout le monde veut aller. bon deja faut pas se leurrer, on est en 2006 et presque partout ils commencent a etre christianises, ils connaissent le fer et l argent, le cannibalisme a disparu et ils ont eu des contacts avec l exterieur, si pas avec des blancs du moins avec des indos cherchant le fameux kayu gaharu-sorte de bois de santal de tres haute qualite et tres cher-dont la region est claffie. en fait d apres les dires des marchands de kayu gaharu et les missionnaires il ne reste que deux zones ou ils ne soient encore pas du tout du tout christianises et vivent a l arrache, mais je pense qu il ne faut pas y aller, vous allez comprendre pourquoi. donc avec mes potes cousin et tantine que j embrasse affectueusement au passage(on s est quittes la larme a l oeil cet apres midi)on est donc montes vers une de ces deux zones. on est arrives dans un 1 er village korowai ou ils ne sont pas chretiens mais n habitent deja plus dans des maisons dans les arbres et ont des vetements. le lendemain on devait partir plus haut sur la riviere voir les vrais rastaquoueres mais naps se sentait mal et n a pas suivi. il etait cense alle le surlendemain tout seul voir d autres villages a a peine quelques heures de marche pour comparer avec ceux qu auront vu les potes mais helas un neuro palu fulgurant l a terrasse(vraiment terrible)et il a rien vu du tout(un peu rageant quand meme d aller aussi loin et de flancher a 4-5 h du but mais c est la vie)car apres y avait plus assez de temps. donc cousin et tantine de retour m ont conte ce qui suit: les korowais en question, s ils vivent bien a poil dans la jungle en tout cas ils connaissent le fer et les gosses jusqu a 15 ans ont deja des vetements. ils etaient assez craintifs a la vue de blancs et en fait mes amis n ont pas du tout pu communiquer avec eux, chaque groupe ethnique observait l autre de loin. dans un village ils n ont pas eu le droit de dormir, on leur a refuse l acces des maisons dans les arbres et en fait il ressort de tout ca que ces gens n ont pas du tout envie d avoir de contacts avec nous, car comme disaient cousin et tantine: on se demandait ce qu on fouttait la, on n aurait jamais du venir et leur fouttre la paix!!! de toute facon il ne reste plus que quelques villages isoles, ces gens sont en train de se faire rattraper par l an 2006... en fait si vous voulez voir les korowais c est mieux d aller dans la region au nord de yaniruma. la ils sont deja un peu christianises et ont l habitude de voir des blancs vu que c est la que tout le monde va, mais au moins vous serez bien accueillis et ils sont encore bien traditionnels . par contre vu que c est aussi le terrain de jeu des groupes organises mettez bien au clair le prix pour dormir et autres car ils ont tendance a nous prendre pour une mine d or. et marchandez dur le prix des speed boats a senggo car ce sont une belle bande d escrocs qui vont chercher a tirer le maximum de vous!!! ensuite pour redescendre jusqu a la cote sud prevoyez du temps car il n y a pas de bateaux tous les jours et meme si les locaux vous disent qu il y en a "banyaaaaaaaaak"(beaucoup)ne les croyez pas. voila voila, c est a peu pres tout. en conclusion je dirais que c est un tres beau trip, tres special, mais qu il faut etre en forme, surtout mentalement.
Histoire des Antilles... 3ème partie English translation pending
Les Espagnol sont parti a la conquête d'un nouveau passage pour rejoindre les Indes ( même si les récit divergent on peut se dire que Colomb n'était pas si fou que cela, a l'époque on croyait que la terre était plate, il aurait eu des informations ou plus exactement des plans lui indiquant la route...), leur seul soif n'est pas la découverte mais l'or ( lorsque qu'il arriveront sur les côtes Antillaises, ils entendront une histoire Indienne séculaire: el dorado, l'homme demi-dieu qui s'enfonçait recouvert d'or dans un gran lac Andin a la tombe du jour et d'après cette même légende le lac, alors se couvrait d'or)...En débarquant aux Antilles la première fois, les Indiens considèrent les Espagnol comme des dieux, une gravure d'époque nous montre qu'a l'arrivée de Colomb, un cacique Arawak tend un fruit sacré : l'ananas en guise de bien venu ( sur la gravure ont peut le constater, les Espagnol sont méfiantsalors que les Arawaks sont révérencieux... Pourtant certains épisode comme celui du rio cobre en Jamaique va éveiller le soupçon des Arawaks : " Nous marchions depuis un certain temps et nous étions fatigués... Au passage d'une rivière, nous devions emprunter un pont constitué d'un tronc d'arbre coupé entre deux berges, l'humidité était constante et quand joaquim voulu traverser il glissa se brisa la nuque et tomba a l'eau... Près des berges nous le cherchâmes et trouvâmes sont corps mort au bord de la rivière, Les sauvages restaient la comme étourdi car pour eux un dieu ne pouvait pas mourrir..." Certains caciques et chaman comprennent que les Espagnols ne sont pas des dieux et face aux atrocitées commisent par bcp d'entre eux une rebellion s'installe parmis les Arawaks... Il va sans dire que depuyis le dexième voyage de Colomb bien des choses ont changées, les Arawaks sont victime de la brutalité : les hommes sont torturés, les femmes sont violées et les enfants massacrés malgrès une petite ressistance ( rappelons que les Arawaks sont pacifiques) la population originaire des Antilles ( les premiers habitants!) voit son nombre diminuer dangeureusement... En faite on apprendra plus tard que le génocide était planifié par les Espagnol car depuis la controverse de valladolide ou l'église reconnaît une âme aux Indiens ils ne peuvent plus être esclaves... Les Espagnol ne trouvant que de l'or pauvre aux Antilles ( et oui qu'elle fut la suprise de Colomb et du roi d'Espagne quand ses alchimistes lui dirent que tous l'or qu'ils avaient reussi a voler n'était qu'un alliage savant entre deux métaux pauvre et recouvert par une fine pellicule d'or, les Indiens ont été les premiers a connaître la technique du plaqué-or)... D'une population générale de près de 2 millionsd'Arawak vivant en Jamaique en 40 ans aprés des massacres et une réelle envie de génocide exterminateur, les Espagnols ont décimés les populationsArawaks!!! Comme de toutes façon ils ne voulaient pas travailler car ils déclaraient: " Nous preferons mourrir libre que de travailler comme vos escalves", " et de voir ces sauvages qui refusaient de se nourrir caron les tenaient attaché et que la vie pour eux ne pouvaient se vivre que libre"... Sans compter le formidable travaille des maladiesinconnueschez les Indiens mais la encore les consquistatodores avaient un plan: extreminer la vemine Indienne et la remplacer par des esclaves noir d'Afrique... Même Colomb sera dégouté par ce qu'il voit dans son derniers voyages pour les Antilles, et même si c'est a cause de lui que le génocide Arawak a eut lieu, on ne peut pas le blâmer lui qui aimait profondemment les Arawak( il a même pris sou tutelle un Indien pour lui apprendre l'espagnol et qu'il traduise l'Arawak), dans ses lettres on peut lire : " je trouve peuple doux et heureux, aucunes violences, il y a même dans certaines îles(Cuba et la Jamaique) ou j'ai pu rencontrer des caciques très intelligents et fin stratèges"...
Dans de nombreux voyages effectués aux Antilles j'ai pu collecter des récits oraux qui disent que Colomb n'a pas découvert l'Amérique mais bien avant lui des peuplades d'Afrique et des indiens Arawaks se seraint rencontrées et enchangé des marchandises certains dit-on se seraient même mélangé a auxpopulations locales... Ainsi donc il existerait côté Africain m'a ton affirmé des sortes de cartes marines de l'époque qui explique le voyage d'un continent a l'autre ( Colomb n'airait fait que les volers et proposé se projet en s'appuyant sur ces cartes...). Une chose est sur la prophécie de la fin du monde des Indins et particulièrement des Arawaks étaient vrai, tout comme il vrai malgrés le nombres des Arawaks encore vivant prés du fleuve oyapoque et dans la foret qu'ilssurvivent toujours ( malgrès les génocides) et que même les Européens utilisent certains des mots Arawaks dans leur langues! Comme le veut la légende de ce peuple le dieu Ara est invisible mais resplendi de vie a travers son chatoyant plumage...
PC au Nicaragua/Costa Rica (cybercafés) et Windows XP English translation pending
Salut tous,
Doucement mais surement se prépare notre séjour d'un mois à ma fiancée et moi entre le Costa et le Nica (certains auront déjà lu des post à ce sujet 😛).
Pour le stockage de mes photos numériques je vais aller en cybercafé pour transférer sur mon balladeur MP3 (20Go et USB).
Je me pose donc une question dont je ne parviens pas à me rappeler la réponse. Est-ce que la majorité des pc de cybercafés au Nica et au Costa tournent sous WINDOWS XP ??? (tant qu'on y est dans l'archipel de Bocas del toro aussi si on a le temps pour finir)
Je crois que oui, mais je sais que dans certaines régions (même en europe pour les sociétés) le Windows 2000 est encore présent. Et mon balladeur lui, a cause du firmware, à besoin de XP... Donc je voudrais être certain de mon coup...
Merci
A bientôt
Doucement mais surement se prépare notre séjour d'un mois à ma fiancée et moi entre le Costa et le Nica (certains auront déjà lu des post à ce sujet 😛).
Pour le stockage de mes photos numériques je vais aller en cybercafé pour transférer sur mon balladeur MP3 (20Go et USB).
Je me pose donc une question dont je ne parviens pas à me rappeler la réponse. Est-ce que la majorité des pc de cybercafés au Nica et au Costa tournent sous WINDOWS XP ??? (tant qu'on y est dans l'archipel de Bocas del toro aussi si on a le temps pour finir)
Je crois que oui, mais je sais que dans certaines régions (même en europe pour les sociétés) le Windows 2000 est encore présent. Et mon balladeur lui, a cause du firmware, à besoin de XP... Donc je voudrais être certain de mon coup...
Merci
A bientôt
Informations sur Madagascar English translation pending
Salut
Je désire tt prochainement aller à mada pendant un mois et quelques questions me trotte dans la tete auxquelle je n'ai pas trouver de réponse dans les différentes discussions trouve t on facilement pour du covoiturage en ayant rien prévu à l'avance Je vais rester un mois et j'ai déjà une idée d'un tour pour trois semaine particulièrement dans le sud, ceci en prévoyant du temps pour les transports. Une semaine supplémentaire pour une île et autre, laquelle choisiriez vous?? Nozy BE ou Ile ste marie???? est-il bien de passer par antanarivo au départ du voyage pour tout planifier, ou bien décoler directement de l'aeroport et consacrer du temps à la fin. Arrivant par ler vol AF de 23h00, certainement sorti vers minuit, ù peut-on crécher facilement???? et sans risquer de se faire entourlouper...
merci de m'éclairer un peu.
Je désire tt prochainement aller à mada pendant un mois et quelques questions me trotte dans la tete auxquelle je n'ai pas trouver de réponse dans les différentes discussions trouve t on facilement pour du covoiturage en ayant rien prévu à l'avance Je vais rester un mois et j'ai déjà une idée d'un tour pour trois semaine particulièrement dans le sud, ceci en prévoyant du temps pour les transports. Une semaine supplémentaire pour une île et autre, laquelle choisiriez vous?? Nozy BE ou Ile ste marie???? est-il bien de passer par antanarivo au départ du voyage pour tout planifier, ou bien décoler directement de l'aeroport et consacrer du temps à la fin. Arrivant par ler vol AF de 23h00, certainement sorti vers minuit, ù peut-on crécher facilement???? et sans risquer de se faire entourlouper...
merci de m'éclairer un peu.
Votre avis sur notre itinéraire au Québec et en Ontario English translation pending
Bonjour,
en juillet et août nous partons au Canada. Etant invités à un mariage le 12 aout en Ontario voici ce que nous imaginions... Nous avons imaginé l'itinéraire mais ne l'avons pas encore rempli. Nous attendons vos suggestions 😉. Nous sommes très nature et aimerions passer le plus de temps possible dans les parcs et décors pittoresques.
Arrivée le 19 juillet à Toronto.
(Toronto - niagara falls - niagara on the lake - et environs)
Montréal
Québec
Lac saint jean ? - laurentides ?
Descente vers Ottawa
Départ vers l'Ontario par le Nord -> Sudbury
Bateau vers Tobermory - Bruce penesula
Arrivée à Mildmay (lieu du mariage)
Départ vers Toronto pour le retour en Belgique.
Des bons plans à nous proposer ?
A bientôt
en juillet et août nous partons au Canada. Etant invités à un mariage le 12 aout en Ontario voici ce que nous imaginions... Nous avons imaginé l'itinéraire mais ne l'avons pas encore rempli. Nous attendons vos suggestions 😉. Nous sommes très nature et aimerions passer le plus de temps possible dans les parcs et décors pittoresques.
Arrivée le 19 juillet à Toronto.
(Toronto - niagara falls - niagara on the lake - et environs)
Montréal
Québec
Lac saint jean ? - laurentides ?
Descente vers Ottawa
Départ vers l'Ontario par le Nord -> Sudbury
Bateau vers Tobermory - Bruce penesula
Arrivée à Mildmay (lieu du mariage)
Départ vers Toronto pour le retour en Belgique.
Des bons plans à nous proposer ?
A bientôt