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Hôtel Marea del Portilla à Manzanillo de Cuba English translation pending
Nous partons le 25 janvier pour le Marea Del Portilla de Cuba, pouvez-vous m'indiquer si dans les cabanas il y a des prises électriques qui soient compatibles avec nos différents chargeurs de caméoscope, de caméra, ainsi que pour brancher les fers à friser et les séchoirs à cheveux compte tenu que nous serons là-bas pour 1 mois. Où bien doit-on apporter un adapteur ou je ne sais quoi. J'attends vos commentaires et conseils sur le sujet. Un gros merci.
Cherche mission humanitaire à long terme à compter de juillet 2009 English translation pending
Bonjour à tous.
Je suis éducatrice spécialisée, j'ai 26ans, et je voudrais m'investir dans les missions humanitaires, mais pas seulement à court terme. A compter de juillet 2009, je serai totalement disponible, et je pourrais m'investir pleinement dans ce secteur.
je débute mes recherche, et je m'y prends aujourd'hui afin d'être au clair sur les démarches administratives, ce que je recherche, ce que je peux apporter... histoire de ne pas me lancer à l'aveuglette. cela me semble important.
si vous avez des contacts, des sites, des blogs, des conseils ou des missions à proposer, je suis "preneuse".
j'espère à bientôt et merci à vous. 🙂
Téhéran-Florence en été 2007 English translation pending
VOICI LES MAILS QUE J AVAIS POSTE A MES PROCHES LORS D UN BEAU VOYAGE...NE PAS FAIRE ATTENTION AUX FAUTES...
Mail N° 1
Un petit bonjour de la plus belle ville du monde, Esfahan... Nous avons quitter la Teheran polluee pour un paradis ensoleille, ou les sourires et les yeux brillants des Iraniens nous acceuillent a bras ouverts. nous nous sommes fait en 6 jours plus d amis que dans une vie... d ailleurs je ne sais pas si ce message sera tres long car le clavier est en lettres arabes et que nous sommes invites a diner chez une famille de Nain ( c est une ville ) Le grand pere de notre belle guide ayant ete le gouverneur de cette province qui a perdu sa tete ( sens litteral) car il voulait la nationalisation du petrole ... JEROME > PAS LE TEMPS D EXPLIQUER...MAIS IL ETAIT GOUVERNEUR DE CHIRAZ ET DE MEMOIRE JE NE ME SOUVIENS PLUS DU NOM, JE TE FRAIS SUIVRE... Nous nous baladons donc avec un enorme bouquet de fleurs sous le regard des femmes voilees et des militaires qui je vous rassure, ne sont pas a chaque coin de rue... Safavides, Perse, Arabes, Sassanides, Seldjukides, Qadjar, Pahlavi, Armenienes, les cultures s entremelent sur les rives de la rivieres Zayandeh Round ou les pieds dans l eau, nous degustons un the brulant en admirant les arches des pont ou les Isfanis se baladent en chantant doucement Doucement car Khomeiny guette du haut de immense portrait qui nous rappelle je ne sais pas trop quoi dire car je met 3 minutes pour chaques mots... sachez seulement que nous ne manquons aucuns musees, que j ai rase ma barbe car j etais le seul dans tous le pays a ne pas etre rase de pret, que je suis amoureux des yeux d une princesse perses, que l on a acheter 25 tapis chaqum les trouvant tous plus beau les 1 que les autres, que ces tapis volent et qu ils vont nous enmenner a 5000 m d ici peu, que j ai pris 10 kg car on n a pas le droit de refuser les mets offerts par nos hotes, que je me suis convertit a l Islam face a la beaute des coupoles et minarets... Que les Iraniens donnent aux frncais que nous sommes une lecon d acceuil des etramger pas une arnaque, incroyablement devoues...Tarof oblige mais aussi grande gentillesse
Pour ceux qui aurais encore quelques prejuges je vous invite a venir me rejoindre a Chiraz dans 3 jours, vous verrez que c est bellisssimoooooooooooooooooooooooooooo
adios je rentre plus
Mail n° 2
Les parisiens qui trouveraient que conduire a l Etoile est un sport ne sont pas tres muscles face aux pietons de Teheran... Un taxi turc nous a mener au nord de la ville en moins d une demi heure, exploit vu la circulation de cette fourmiliere ou, le litre de petrole etant moins cher que l eau, on redoute une explosion a chaque cigarettes allumees
Apres avoir grille quelques dizaines de feux, pris quelques ronds points a l envers, et roule presque tout le temps a contre sens, notre chauffeur souriant nous depose dans un grands parc. S y trouve le palais blanc ( ferme le jour de notre visite), le palais vert ( Sahvand) ainsi que quelques musees. Preferant le raffinement des tableaux de ......... ( artiste tres connu dont le nom s est egare dans ma petite tete) au armes belges, tchekoslovaques, russes et anglaises du musee militaire, notre coup de coeur fut le Sahvand. Le palais de Reza Shah pere nous a eblouit grace a ses mosaiques d eclats de miroir, ses mobiliers europeens, et surtout sa belle guide qui parlait...francais. Entierement realise en onyx, le palais vert a prit un eclat particulier grace aux explications de cette charmante iranienne, elue par nous Miss Iran 2007...
De Teheran je retient aussi le musee des joyaux de la couronne ( Muzeh-ye Javaherat) ou l on a put admirer les plus belles pierres du mondes, dixit la guide. Je ne me souvient plus des carats mais sachez que cela brillait beaucoup. Le diamant MER DE LUMIERE, plus gros pink diamond du monde, n etait pas a vendre ( desole mama) car les iraniens le garde en souvenir de la victoire de Nadir Shah sur l empire Moghol de Delhi au XVIII e siecle. Impossible non plus de le voler ( desole mama) car une porte blinde garde globes de bijoux, narguiles en or, trone du Paon incruste de 26 733 pierres precieuses, bagues, perles, etc etc
Comme je compte sur ce voyage pour me debarrasser de ce qui brille trop, je tiens a remercier Mme Martina Curvablabla, gentille et bavarde polonaise accompagnee de trois garde du corps iraniens. Nous prenant par la main ils nous emenent au grand bazaar de THR. Au troisieme etage de cette ville dans la ville, un marchand de tapis a fait deballer une trentaine de veritables oeuvres d art brodees sous nos yeux. L employe, suant, devina en regardant nos degaine qu il allait bientot devoit tout replier Le meilleur de THR, Miss Iran mise a part, fut pour la fin. Nous avons consacres 1/2 journee au Muzeh - ye Iran Bastan, Musee national... Madonna je suis tombe amoureux, non pas de la guide, mais des vases zoomorphes du neolithique trouves vers Tepe Sialk. Les z anciens avaient du gout...simple, efficasse et si jouli...
Certaines tablettes aux inscriptions cuneiformes et des bas reliefs achemenides de Darius 1er et co nous ont mis l eau a la bouche en attendantPersepolis, que nous avons visite hier De cette riche collection je retiens plein de belles choses et pour ne pas tout vous dire je vous conseille vivement d y aller ( entree 30 ct d euros...) Accompagnes de notre plolonaise ( qui nous preferait comme gardes du corps ) nous roulons pour Esfahan AIE AIE AIE AIE AIE
Nous sommes restes cinq jours dans cette ville impossible a decrire car mes plus beaux mots saliraient son image... Pas de descriptions donc, juste quelques impressions
Que cela soit Beirouz assis a cote de moi dans le car chez qui a peine arrives nous prenions le the en compagnie de toute sa famille, ce vieux monsieur qui nous a offert the et narguile alors que nous venions de monter sur le toit de sa maison sans demander la permission, et enfin et surtout Suzan, seconde Miss Iran 2007 que l on avait rencontres dans l avion. Nous sommes une fois de plus bien tombes, car elle etait guide a ses heures perdues, quand sa these sur Pierre Loti ecrite a Paris lui en laissait le temps. Descendante d une grande famille iranienne, elle nous a fait visiter tous les monumemts de cette moitie du monde. Nous avons bus plein de the, goute d excellents mets, trempes nos pieds le long du pont des 33 arches ( Si-o-seh), pries dans la cathedrale armenienne Vank, admirer les tapis de Nain ( mes preferes, beiges, rouges, bleu, vert...), hallucines devant les tresors caches de la mosquee Jame ( du vendredi) qui garde sous cle des murs Seldjoukides, Ilkhanides, Timurides, Safavides et Turcomanes...Nous sommes domc retournes deux fois voir la plus grande mosquee d Iran
Tous les voyageurs depuis des siecles vantent cette villes mieux que moi, qui ne la connaissais meme pas avant d y aller. Cest pourquoi une fois de plus je vous conseille le deplacement ou pour les plus flemards Isfahan photo sur google On hesite a y retourner autant pour la ville que pour la famille de la fille Les adieux termines nous filons vers Shiraz, plus au sud, ou la temperature depasse de loin les 40 degre. Seulement nous descendons en cours de route et deplions la tente dans un terrain vague d une ville sans interet. Le lendemain, nous partons pour Eqlib, ou 3661 m a grimper nous attendait sans bouger. Anthony ne ma pas suivi mais je vous laisse imaginer ma satisfaction, buvant la neige iranienne en regardant ( de haut) les nomades turcs et leurs moutons AIE AIE AIE
Une nuit un peu dure car nous avons plantes la tente sur une cote, et que le vent soufflait tres fort. Mais quel bonheur de se reveiller avec les aigles et de prendre une douche grace a l eau fraiche d une source Madonna...
Nous avons ensuite visite Persepolis et co, et nous sommes depuis hier soir a Shiraz... Apres avoir visites quelques dizaines de tombes ce matin, dont celle d Hafez, nous degerons notre Kebab avant d aller flanes dans les jardins de Shiraaaaaaaaaz....
Anthony vous passe le bonjour et me demande de vous dire qu il a 16 ampoules en tout sur les deux pieds A bientot inch Allah...on va peut etre aller dans le sud sud...on hesite en Bandar Abbas et ( aller voir et le Tigre et L Euphrate) alors on va peut etre alller voir les deux...
Mail n° 3
> Les paradis de Chiraz sont des jardins parfumes qui ont inspires aux grands > poetes Hafez et Saadi des vers qui resonnent encore aux alentours de leurs > tombeaux, choisis par le bec d un oiseau et medites par la foule qui touche > solennelement leurs sepultures de marbre. > > Satisfais toi de ce qui t as ete donne et cesses de froncer les > sourcils, ni pour moi, ni pour toi, la porte du libre droit n est ouverte. N > attends point fidelite de la terre chancelante, cette vielle fiancee aux > mille pretendants >
> > A l ombre des mandariniers, les odeurs des essences rares ( 3 litres par > personnes et par jours depuis peu) nous enivrent et c est le mariage que > nous proposons a cette belle terre ou les epoques qui se cotoient nous > donnent le tournis. > > Nous commencons tout juste a nous habituer a la musique iranienne... Moi qui > n est pas le sens du rythme, c est devant un car entier que j essayait d > imiter le vibrement d epaules des danceurs, encourage par les claquements de > doigts ( qui se font a deux mains) des femmes restant assises. > Flutes, Tars, Santurs, Ghanum, Qaychak, Kamacheh, Saranfi et la magnifique > Vina indienne du musee de Kerman ( www.sazmuseum.ir ) ( pour les > organologues ) invitent notre imagination a dancer avec les oiseaux > musulmans. > > On quitte les milles klaxons aigus et graves, court et long, pour le son d > un tambour et d une cloche, qui muscle les sportifs en portant un peu leurs > lourdes charges, enormes massues qui donnent a ce sport national une allure > de dance, ou les hommes ont pour partenaire l huile de leurs coudes. > > Il est alors temps de laisser les anciens chanter. A la place du feu eternel > du temple zoroastrien d Isfahan, Ali nous recite Hafez. Sa voix grave monte > peu a peu dans son nez, puis est aspiree et coupe sec, avant de repartir > pour une melodie qui fait frisonner nos peaux d emotions depuis cette > colline qui domine la ville. On imagine les fideles regarder le feu il y a > 1800 ans de cela et on apercoit un qanqt, canal qui amene l eau de la fonte > des neiges jusqu aux caravanserails bordants le desert de Dasht-e Lut. > > La melodie fredonnee par Hossein, notre guide qui nous a nourris lors de > notre belle nuit dans cette hotel a un million d etoiles, ressemblait a > celle d Ali. Si l on ne comprenait pas les paroles, on les savait du Shah > Nematollah Vali, derviche le plus respecte d Iran sur la tombe duquel nous > avions ete nous receuillir la veille. C est avec courage que ma voix de > casserole osait un besame mucho version Voz en Punto, essayant ainsi de > faire pousser quelques palmeraies dans ce desert a 50 degres... > > Toutes ces belles melodies ne serait rien sans les mosaiques en toile de > fond. Lache, j ai remplace ma boite d acquarelle pour la facilite d un clik > photographique. Plus que le bleu d Isfahan, que le beige de Chiraz, ce sont > les couleurs des petites montagnes de l ile d Ormoz qui m ont le plus fait > regretter de ne pas avoir la meme patte que Gauguin. Aie... > > Le rouge de vos maquillages mesdames...il vient de la bas et cotoie le > blanc, l argent, le jaune, le vert le gris et le noir de ces roches qui > grillent a 50 degres et ou l on a apercus une gazelle importee d Afrique. > Nous sommes acceuillis par un ingenieur du centre de protection de la faune > et de la flore qui nous explique, le pied sur un crane de baleine, que deux > de ces dernieres se sont recemment cognees tres fort contre les petroliers > du Golf Persique. Substituees par notre belle technologie, elle preferent se > tuer apres avoir lues Hafez et sa mere chancelante. > > Une pensee pour ceux qui se battent cote animal, ours et loups leurs > rendront en forfais gratis... > > Alors que nous filions en barque motorisee entre les monstres de metal au > large de Bandar Abbas, je ne pouvais m empecher de repenser a la maree noire > declanchee il y a un an pile par quelques bombes israeliennes... Peut etre > que les drapeaux du Hesbollah ranime ma memoire... Ne voyez pas dans ce pont > qui survole l Iraq le desenchantement d un occident gate, mais je ne peut > oublier les bombes sur le port de Jounieh, vues depuis l eglise d Harissa > ou une presque mariee s appretait a s engager............ > > Et si l air marin me rapelle le beurre sale de ma basse Bretagne, je reste > souvent choque en vivant toutes ces realites. > > Passons, Je suis aujourd hui dans la plus vielle ville du monde...Yazd ... > dixit l Unescro ( bonjour Chantal) et ce voyage est extraordinaire. > > Vrsion routard et fauche, on prend nos douches dans les hotels les plus > pourris d Iran, restant habilles pour laver nos vetements...on deplis la > tente dans les parcs publics, reveilles par les policiers qui nous souris > des lors qu ils nous savent riches et trangers. > > On a aussi ete acceuillis par des etudiants > > on fait la sieste sur les tapis > > on essaie de faire sourire les iraniennes... Mes moeurs m ont fait > transgresser la loi, faisant la bise a une native sur la place de l imam > Khomeiny.... > > om ingurgite des litres de the > > on se perd dans les bazars > > on est toujours surpris par les murs des mosques et des palais, qui varies > autant que les accents > > > Desole si mes phrases sont un peu longues > > Anthony part dans 3 jours et il emmene mon sac avec lui ( dedans Mama il y a > plein plein de cadeaux pour toi...) > > Je vais faire ce dont j ai souvent rever ...Voyager tres tres leger...Un > couteau et une CB > > > Direction le Damavand, ou 5000 et quelques metres m attende, puis le > Kurdistan irannien, avant l autostop armenien... > > Pour finir un mot pour Tara > > Rubi ? Inja kheili Rub, Kheili garm...Shoma khosgeili...ziba.... > > et un mot d un mystique soufi, Jala al Din Rumi... > > J etais neige, tu me fondis > le sol me but> Brume d esprit > je remonte vers le soleil... > > > Adioch > > Mail n° 4
Bonjour a tous et merci a ceux qui m ont repondus, un mot d un visage familier fait toujours plaisir. Je vous ecris de la Roumanie, ou je viens de carpater sous un orage toute la journee. Magnifique mer de nuages...que je pouvais voir quand il arretait de pleuvoir et quand la brume se dissipait... Felix donc...heureux... Car du the perse au schnaps roumain, j ai eu le temps de gouter a beaucoup de bonnes choses. Ceux qui prefereraient les Landes aux Andes, lisez vite Terre des hommes de Saint Exupery, et un Guillaumet vous incitera a aller chatouiller les montagnes. L Atlantique breton a fait de moi un apprenti marin, ce voyage me donne envie d etre apprenti alpiniste. J ai commence doucement avec 3600 m dans le sud irannien puis suis tombe sur Mahmoud, un fou de montagne qui m a enmene dormir deux nuits sur le toit de l Iran, le Damavand. Sur la photo, vous pouvez voir le sort des chevres qui ont osees s aventurer a 5671 m d altitude...Le souvenir d une grosse fievre beninoise m aidera a ne pas me plaindre du mal de tete, mais j ai du #rejeter# la vodka apres ce mois de cure au the noir. L Armenie est une seule montagne, mais en pente douce et c est le Caucase georgien qui me rededonnera des frissons... Ushba...Shrara...et trecking geant avec leurs 5000 m en fond d ecran. Apres deux jours de grand ciel bleu nous arrivons au pied de la belle, achetons du fromage aux paysans puis montons...C est tres amusant de se faire prendre par un orage a 4000 m, de deplier la tente et de dormir sous le tonerre, mais quand je retenterais l ascension le lendemain, c est triste que je devrais me resigner a abandonner face a la violence du temps. Sans trop les toucher, voir ces montagnes etait un plaisir immense. Hier soir, alors que je quittais le cours d eau pour les hauteurs, un orage (encore) et sa grele m a fait regretter d avoir pour unique materiel des sandales et le haut d un jogging ( achete a Tbilisi) non impermeable...Sans tente, je me preparais a passer un courte nuit quand je vois sur le versant oppose un abri de berger. Je file et les aide, entre guillemets, a guider les moutons et brebis dans un enclos, puis les observe traire tous ce beau monde et enfin ai un apercu de ce qu est la vie de berger en passant la soiree, puis la nuit, avec eux... On peut le faire dans les Alpes, pensez vous tous, mais l on rate les poivrons farcis...On rate aussi une dance russe avec une ukrainienne, sur un cargo bulgare, ayant bu du cognac georgien...On rate aussi un mariage de campagne armenien. Alors que je tendais l index ( et non le pouce ) un convoi fleuri me prend et, apres avoir mange mange mange et beaucoup leve le coude ( merci a mes amis de debauche pour l entrainement ) je dancais avec les cousines jusqu a point d heure, content d avoir toujours au fond de mon sac une belle chemise pour les grandes occassions... Aurais- je eu le plaisir d etendre un choeur de chant israelien, sous les etoiles de la mi-aout, invite dans une guest house, mais devant dormir dans le hamac... Je n aurais surement pas vu non plus, dans nos belles Alpes, ces eglises en tuf du Moyen Age du premier pays chretien au monde, ou encore ces fresques des monasteres moldave de la Bucovine roumaine... On rate tous ces musees...j ai du en visiter 100...on rate surtout les gens. Je passe souvent trop vite pour me faire une bonne idee, mais souvent c est grandiose...simple et fort. Il y a certes des inconvenients...Et parfois je peste contre une bande de chiens errants qui viennent troubles mon sommeil dans ce parc-decharge d Odessa...Je prends peur aussi nez a nez a une boule noire, jusqu a admettre qu un herrisson ne peut pas etre bien mechant...Je culpabilise d etre sale comme un poux apres deux jours de montagnes, en passant devant une sortie de messe roumaine ou tous et surtout toutes sont en habit du...dimanche... Voila pour ce beau voyage...j ai accepter d etre volontaire pour aider a construire une maison a Radauti ( un grand chantier dit humanitaire ( 27 maisons ), c est en faisant du stop que je suis tombe sur une dame membre d une ONG ) donc Alexie et Loris...je ne vais pas descendre jusqu en Macedoine, faute de temps. Bonne nouvelle... j ai trouve une chambre a Florence donc si vous voulez passer, bienvenuto... Pour ceux que je ne reverrais pas de sitot, peut etre des mails l annee prochaine...si ils ont des cafes net au Tadjikistan...
MERCI POUR CEUX QUI ONT ETE JUSQU AU BOUT
Mail N° 1
Un petit bonjour de la plus belle ville du monde, Esfahan... Nous avons quitter la Teheran polluee pour un paradis ensoleille, ou les sourires et les yeux brillants des Iraniens nous acceuillent a bras ouverts. nous nous sommes fait en 6 jours plus d amis que dans une vie... d ailleurs je ne sais pas si ce message sera tres long car le clavier est en lettres arabes et que nous sommes invites a diner chez une famille de Nain ( c est une ville ) Le grand pere de notre belle guide ayant ete le gouverneur de cette province qui a perdu sa tete ( sens litteral) car il voulait la nationalisation du petrole ... JEROME > PAS LE TEMPS D EXPLIQUER...MAIS IL ETAIT GOUVERNEUR DE CHIRAZ ET DE MEMOIRE JE NE ME SOUVIENS PLUS DU NOM, JE TE FRAIS SUIVRE... Nous nous baladons donc avec un enorme bouquet de fleurs sous le regard des femmes voilees et des militaires qui je vous rassure, ne sont pas a chaque coin de rue... Safavides, Perse, Arabes, Sassanides, Seldjukides, Qadjar, Pahlavi, Armenienes, les cultures s entremelent sur les rives de la rivieres Zayandeh Round ou les pieds dans l eau, nous degustons un the brulant en admirant les arches des pont ou les Isfanis se baladent en chantant doucement Doucement car Khomeiny guette du haut de immense portrait qui nous rappelle je ne sais pas trop quoi dire car je met 3 minutes pour chaques mots... sachez seulement que nous ne manquons aucuns musees, que j ai rase ma barbe car j etais le seul dans tous le pays a ne pas etre rase de pret, que je suis amoureux des yeux d une princesse perses, que l on a acheter 25 tapis chaqum les trouvant tous plus beau les 1 que les autres, que ces tapis volent et qu ils vont nous enmenner a 5000 m d ici peu, que j ai pris 10 kg car on n a pas le droit de refuser les mets offerts par nos hotes, que je me suis convertit a l Islam face a la beaute des coupoles et minarets... Que les Iraniens donnent aux frncais que nous sommes une lecon d acceuil des etramger pas une arnaque, incroyablement devoues...Tarof oblige mais aussi grande gentillesse
Pour ceux qui aurais encore quelques prejuges je vous invite a venir me rejoindre a Chiraz dans 3 jours, vous verrez que c est bellisssimoooooooooooooooooooooooooooo
adios je rentre plus
Mail n° 2
Les parisiens qui trouveraient que conduire a l Etoile est un sport ne sont pas tres muscles face aux pietons de Teheran... Un taxi turc nous a mener au nord de la ville en moins d une demi heure, exploit vu la circulation de cette fourmiliere ou, le litre de petrole etant moins cher que l eau, on redoute une explosion a chaque cigarettes allumees
Apres avoir grille quelques dizaines de feux, pris quelques ronds points a l envers, et roule presque tout le temps a contre sens, notre chauffeur souriant nous depose dans un grands parc. S y trouve le palais blanc ( ferme le jour de notre visite), le palais vert ( Sahvand) ainsi que quelques musees. Preferant le raffinement des tableaux de ......... ( artiste tres connu dont le nom s est egare dans ma petite tete) au armes belges, tchekoslovaques, russes et anglaises du musee militaire, notre coup de coeur fut le Sahvand. Le palais de Reza Shah pere nous a eblouit grace a ses mosaiques d eclats de miroir, ses mobiliers europeens, et surtout sa belle guide qui parlait...francais. Entierement realise en onyx, le palais vert a prit un eclat particulier grace aux explications de cette charmante iranienne, elue par nous Miss Iran 2007...
De Teheran je retient aussi le musee des joyaux de la couronne ( Muzeh-ye Javaherat) ou l on a put admirer les plus belles pierres du mondes, dixit la guide. Je ne me souvient plus des carats mais sachez que cela brillait beaucoup. Le diamant MER DE LUMIERE, plus gros pink diamond du monde, n etait pas a vendre ( desole mama) car les iraniens le garde en souvenir de la victoire de Nadir Shah sur l empire Moghol de Delhi au XVIII e siecle. Impossible non plus de le voler ( desole mama) car une porte blinde garde globes de bijoux, narguiles en or, trone du Paon incruste de 26 733 pierres precieuses, bagues, perles, etc etc
Comme je compte sur ce voyage pour me debarrasser de ce qui brille trop, je tiens a remercier Mme Martina Curvablabla, gentille et bavarde polonaise accompagnee de trois garde du corps iraniens. Nous prenant par la main ils nous emenent au grand bazaar de THR. Au troisieme etage de cette ville dans la ville, un marchand de tapis a fait deballer une trentaine de veritables oeuvres d art brodees sous nos yeux. L employe, suant, devina en regardant nos degaine qu il allait bientot devoit tout replier Le meilleur de THR, Miss Iran mise a part, fut pour la fin. Nous avons consacres 1/2 journee au Muzeh - ye Iran Bastan, Musee national... Madonna je suis tombe amoureux, non pas de la guide, mais des vases zoomorphes du neolithique trouves vers Tepe Sialk. Les z anciens avaient du gout...simple, efficasse et si jouli...
Certaines tablettes aux inscriptions cuneiformes et des bas reliefs achemenides de Darius 1er et co nous ont mis l eau a la bouche en attendantPersepolis, que nous avons visite hier De cette riche collection je retiens plein de belles choses et pour ne pas tout vous dire je vous conseille vivement d y aller ( entree 30 ct d euros...) Accompagnes de notre plolonaise ( qui nous preferait comme gardes du corps ) nous roulons pour Esfahan AIE AIE AIE AIE AIE
Nous sommes restes cinq jours dans cette ville impossible a decrire car mes plus beaux mots saliraient son image... Pas de descriptions donc, juste quelques impressions
Que cela soit Beirouz assis a cote de moi dans le car chez qui a peine arrives nous prenions le the en compagnie de toute sa famille, ce vieux monsieur qui nous a offert the et narguile alors que nous venions de monter sur le toit de sa maison sans demander la permission, et enfin et surtout Suzan, seconde Miss Iran 2007 que l on avait rencontres dans l avion. Nous sommes une fois de plus bien tombes, car elle etait guide a ses heures perdues, quand sa these sur Pierre Loti ecrite a Paris lui en laissait le temps. Descendante d une grande famille iranienne, elle nous a fait visiter tous les monumemts de cette moitie du monde. Nous avons bus plein de the, goute d excellents mets, trempes nos pieds le long du pont des 33 arches ( Si-o-seh), pries dans la cathedrale armenienne Vank, admirer les tapis de Nain ( mes preferes, beiges, rouges, bleu, vert...), hallucines devant les tresors caches de la mosquee Jame ( du vendredi) qui garde sous cle des murs Seldjoukides, Ilkhanides, Timurides, Safavides et Turcomanes...Nous sommes domc retournes deux fois voir la plus grande mosquee d Iran
Tous les voyageurs depuis des siecles vantent cette villes mieux que moi, qui ne la connaissais meme pas avant d y aller. Cest pourquoi une fois de plus je vous conseille le deplacement ou pour les plus flemards Isfahan photo sur google On hesite a y retourner autant pour la ville que pour la famille de la fille Les adieux termines nous filons vers Shiraz, plus au sud, ou la temperature depasse de loin les 40 degre. Seulement nous descendons en cours de route et deplions la tente dans un terrain vague d une ville sans interet. Le lendemain, nous partons pour Eqlib, ou 3661 m a grimper nous attendait sans bouger. Anthony ne ma pas suivi mais je vous laisse imaginer ma satisfaction, buvant la neige iranienne en regardant ( de haut) les nomades turcs et leurs moutons AIE AIE AIE
Une nuit un peu dure car nous avons plantes la tente sur une cote, et que le vent soufflait tres fort. Mais quel bonheur de se reveiller avec les aigles et de prendre une douche grace a l eau fraiche d une source Madonna...
Nous avons ensuite visite Persepolis et co, et nous sommes depuis hier soir a Shiraz... Apres avoir visites quelques dizaines de tombes ce matin, dont celle d Hafez, nous degerons notre Kebab avant d aller flanes dans les jardins de Shiraaaaaaaaaz....
Anthony vous passe le bonjour et me demande de vous dire qu il a 16 ampoules en tout sur les deux pieds A bientot inch Allah...on va peut etre aller dans le sud sud...on hesite en Bandar Abbas et ( aller voir et le Tigre et L Euphrate) alors on va peut etre alller voir les deux...
Mail n° 3
> Les paradis de Chiraz sont des jardins parfumes qui ont inspires aux grands > poetes Hafez et Saadi des vers qui resonnent encore aux alentours de leurs > tombeaux, choisis par le bec d un oiseau et medites par la foule qui touche > solennelement leurs sepultures de marbre. > > Satisfais toi de ce qui t as ete donne et cesses de froncer les > sourcils, ni pour moi, ni pour toi, la porte du libre droit n est ouverte. N > attends point fidelite de la terre chancelante, cette vielle fiancee aux > mille pretendants >
> > A l ombre des mandariniers, les odeurs des essences rares ( 3 litres par > personnes et par jours depuis peu) nous enivrent et c est le mariage que > nous proposons a cette belle terre ou les epoques qui se cotoient nous > donnent le tournis. > > Nous commencons tout juste a nous habituer a la musique iranienne... Moi qui > n est pas le sens du rythme, c est devant un car entier que j essayait d > imiter le vibrement d epaules des danceurs, encourage par les claquements de > doigts ( qui se font a deux mains) des femmes restant assises. > Flutes, Tars, Santurs, Ghanum, Qaychak, Kamacheh, Saranfi et la magnifique > Vina indienne du musee de Kerman ( www.sazmuseum.ir ) ( pour les > organologues ) invitent notre imagination a dancer avec les oiseaux > musulmans. > > On quitte les milles klaxons aigus et graves, court et long, pour le son d > un tambour et d une cloche, qui muscle les sportifs en portant un peu leurs > lourdes charges, enormes massues qui donnent a ce sport national une allure > de dance, ou les hommes ont pour partenaire l huile de leurs coudes. > > Il est alors temps de laisser les anciens chanter. A la place du feu eternel > du temple zoroastrien d Isfahan, Ali nous recite Hafez. Sa voix grave monte > peu a peu dans son nez, puis est aspiree et coupe sec, avant de repartir > pour une melodie qui fait frisonner nos peaux d emotions depuis cette > colline qui domine la ville. On imagine les fideles regarder le feu il y a > 1800 ans de cela et on apercoit un qanqt, canal qui amene l eau de la fonte > des neiges jusqu aux caravanserails bordants le desert de Dasht-e Lut. > > La melodie fredonnee par Hossein, notre guide qui nous a nourris lors de > notre belle nuit dans cette hotel a un million d etoiles, ressemblait a > celle d Ali. Si l on ne comprenait pas les paroles, on les savait du Shah > Nematollah Vali, derviche le plus respecte d Iran sur la tombe duquel nous > avions ete nous receuillir la veille. C est avec courage que ma voix de > casserole osait un besame mucho version Voz en Punto, essayant ainsi de > faire pousser quelques palmeraies dans ce desert a 50 degres... > > Toutes ces belles melodies ne serait rien sans les mosaiques en toile de > fond. Lache, j ai remplace ma boite d acquarelle pour la facilite d un clik > photographique. Plus que le bleu d Isfahan, que le beige de Chiraz, ce sont > les couleurs des petites montagnes de l ile d Ormoz qui m ont le plus fait > regretter de ne pas avoir la meme patte que Gauguin. Aie... > > Le rouge de vos maquillages mesdames...il vient de la bas et cotoie le > blanc, l argent, le jaune, le vert le gris et le noir de ces roches qui > grillent a 50 degres et ou l on a apercus une gazelle importee d Afrique. > Nous sommes acceuillis par un ingenieur du centre de protection de la faune > et de la flore qui nous explique, le pied sur un crane de baleine, que deux > de ces dernieres se sont recemment cognees tres fort contre les petroliers > du Golf Persique. Substituees par notre belle technologie, elle preferent se > tuer apres avoir lues Hafez et sa mere chancelante. > > Une pensee pour ceux qui se battent cote animal, ours et loups leurs > rendront en forfais gratis... > > Alors que nous filions en barque motorisee entre les monstres de metal au > large de Bandar Abbas, je ne pouvais m empecher de repenser a la maree noire > declanchee il y a un an pile par quelques bombes israeliennes... Peut etre > que les drapeaux du Hesbollah ranime ma memoire... Ne voyez pas dans ce pont > qui survole l Iraq le desenchantement d un occident gate, mais je ne peut > oublier les bombes sur le port de Jounieh, vues depuis l eglise d Harissa > ou une presque mariee s appretait a s engager............ > > Et si l air marin me rapelle le beurre sale de ma basse Bretagne, je reste > souvent choque en vivant toutes ces realites. > > Passons, Je suis aujourd hui dans la plus vielle ville du monde...Yazd ... > dixit l Unescro ( bonjour Chantal) et ce voyage est extraordinaire. > > Vrsion routard et fauche, on prend nos douches dans les hotels les plus > pourris d Iran, restant habilles pour laver nos vetements...on deplis la > tente dans les parcs publics, reveilles par les policiers qui nous souris > des lors qu ils nous savent riches et trangers. > > On a aussi ete acceuillis par des etudiants > > on fait la sieste sur les tapis > > on essaie de faire sourire les iraniennes... Mes moeurs m ont fait > transgresser la loi, faisant la bise a une native sur la place de l imam > Khomeiny.... > > om ingurgite des litres de the > > on se perd dans les bazars > > on est toujours surpris par les murs des mosques et des palais, qui varies > autant que les accents > > > Desole si mes phrases sont un peu longues > > Anthony part dans 3 jours et il emmene mon sac avec lui ( dedans Mama il y a > plein plein de cadeaux pour toi...) > > Je vais faire ce dont j ai souvent rever ...Voyager tres tres leger...Un > couteau et une CB > > > Direction le Damavand, ou 5000 et quelques metres m attende, puis le > Kurdistan irannien, avant l autostop armenien... > > Pour finir un mot pour Tara > > Rubi ? Inja kheili Rub, Kheili garm...Shoma khosgeili...ziba.... > > et un mot d un mystique soufi, Jala al Din Rumi... > > J etais neige, tu me fondis > le sol me but> Brume d esprit > je remonte vers le soleil... > > > Adioch > > Mail n° 4
Bonjour a tous et merci a ceux qui m ont repondus, un mot d un visage familier fait toujours plaisir. Je vous ecris de la Roumanie, ou je viens de carpater sous un orage toute la journee. Magnifique mer de nuages...que je pouvais voir quand il arretait de pleuvoir et quand la brume se dissipait... Felix donc...heureux... Car du the perse au schnaps roumain, j ai eu le temps de gouter a beaucoup de bonnes choses. Ceux qui prefereraient les Landes aux Andes, lisez vite Terre des hommes de Saint Exupery, et un Guillaumet vous incitera a aller chatouiller les montagnes. L Atlantique breton a fait de moi un apprenti marin, ce voyage me donne envie d etre apprenti alpiniste. J ai commence doucement avec 3600 m dans le sud irannien puis suis tombe sur Mahmoud, un fou de montagne qui m a enmene dormir deux nuits sur le toit de l Iran, le Damavand. Sur la photo, vous pouvez voir le sort des chevres qui ont osees s aventurer a 5671 m d altitude...Le souvenir d une grosse fievre beninoise m aidera a ne pas me plaindre du mal de tete, mais j ai du #rejeter# la vodka apres ce mois de cure au the noir. L Armenie est une seule montagne, mais en pente douce et c est le Caucase georgien qui me rededonnera des frissons... Ushba...Shrara...et trecking geant avec leurs 5000 m en fond d ecran. Apres deux jours de grand ciel bleu nous arrivons au pied de la belle, achetons du fromage aux paysans puis montons...C est tres amusant de se faire prendre par un orage a 4000 m, de deplier la tente et de dormir sous le tonerre, mais quand je retenterais l ascension le lendemain, c est triste que je devrais me resigner a abandonner face a la violence du temps. Sans trop les toucher, voir ces montagnes etait un plaisir immense. Hier soir, alors que je quittais le cours d eau pour les hauteurs, un orage (encore) et sa grele m a fait regretter d avoir pour unique materiel des sandales et le haut d un jogging ( achete a Tbilisi) non impermeable...Sans tente, je me preparais a passer un courte nuit quand je vois sur le versant oppose un abri de berger. Je file et les aide, entre guillemets, a guider les moutons et brebis dans un enclos, puis les observe traire tous ce beau monde et enfin ai un apercu de ce qu est la vie de berger en passant la soiree, puis la nuit, avec eux... On peut le faire dans les Alpes, pensez vous tous, mais l on rate les poivrons farcis...On rate aussi une dance russe avec une ukrainienne, sur un cargo bulgare, ayant bu du cognac georgien...On rate aussi un mariage de campagne armenien. Alors que je tendais l index ( et non le pouce ) un convoi fleuri me prend et, apres avoir mange mange mange et beaucoup leve le coude ( merci a mes amis de debauche pour l entrainement ) je dancais avec les cousines jusqu a point d heure, content d avoir toujours au fond de mon sac une belle chemise pour les grandes occassions... Aurais- je eu le plaisir d etendre un choeur de chant israelien, sous les etoiles de la mi-aout, invite dans une guest house, mais devant dormir dans le hamac... Je n aurais surement pas vu non plus, dans nos belles Alpes, ces eglises en tuf du Moyen Age du premier pays chretien au monde, ou encore ces fresques des monasteres moldave de la Bucovine roumaine... On rate tous ces musees...j ai du en visiter 100...on rate surtout les gens. Je passe souvent trop vite pour me faire une bonne idee, mais souvent c est grandiose...simple et fort. Il y a certes des inconvenients...Et parfois je peste contre une bande de chiens errants qui viennent troubles mon sommeil dans ce parc-decharge d Odessa...Je prends peur aussi nez a nez a une boule noire, jusqu a admettre qu un herrisson ne peut pas etre bien mechant...Je culpabilise d etre sale comme un poux apres deux jours de montagnes, en passant devant une sortie de messe roumaine ou tous et surtout toutes sont en habit du...dimanche... Voila pour ce beau voyage...j ai accepter d etre volontaire pour aider a construire une maison a Radauti ( un grand chantier dit humanitaire ( 27 maisons ), c est en faisant du stop que je suis tombe sur une dame membre d une ONG ) donc Alexie et Loris...je ne vais pas descendre jusqu en Macedoine, faute de temps. Bonne nouvelle... j ai trouve une chambre a Florence donc si vous voulez passer, bienvenuto... Pour ceux que je ne reverrais pas de sitot, peut etre des mails l annee prochaine...si ils ont des cafes net au Tadjikistan...
MERCI POUR CEUX QUI ONT ETE JUSQU AU BOUT
Recherche association en aide humanitaire pour cet été English translation pending
Bonjour,
j'ai 22 ans, je suis étudiante en 1ère année de master en aménagement du territoire. Depuis longtemps je songe à faire de l'aide humanitaire, et là je suis vraiment décidée à partir cet été (durant juillet-aout étant donné qu'avec mes études il ne me reste plus que cette période). Je recherche donc des associations qui ont besoin de volontaires...
Merci pour votre réponse.
Cordialement Anne-Hélène
Cordialement Anne-Hélène
Visiter la vallée de la Boyne en Irlande English translation pending
Bonjour,
je vais passer 4-5 jours à Dublin en mars 2009 et je souhaiterais visiter la vallée de la Boyne
Or, si les guides touristiques nous renseignent très bien pour les liaisons Dublin-Drogheda en bus (je ne suis pas motorisé), il n'y a aucun commentaire sur les liaisons Drogheda-Vallée (Newgrange....).
Est ce qu'il y a des bus réguliers? des bus touristiques?des navettes?
Et pour ceux qui l'ont visité, est ce vraiment un endroit incontournable, à ne pas louper dans une visite de Dublin?
Merci de votre aide
Itinéraire pour quinze jours au Japon English translation pending
Bonjour à tous,
nous préparons notre premier voyage au Japon pour le mois d'avril prochain. Nous partons 15 jours. L'idée est d'avoir une vision large de ce pays, ville, traditionnelle, jardins, etc..
Nous comptons passer 3-4 jours à Tokyo pour bien profiter de la capitale, puis partirions sur Takayama, et Kanazawa (une journée à chaque fois) avant de séjourner 3 jours à Kyoto et garder le même hôtel pour faire une journée à Osaka.
Ensuite nous partirions sur Miyajima une journée, y dormir, et le lendemain faire Hiroshima et repartir le soir vers Kyoto --> est-ce que cela ne fait pas un peu long en terme de trajet sur 2 jours (plus de 8 heures de trajet sur 2 jours) ?
Nous pensions enchaîner avec le Mont Koya le lendemain et y dormir, mais là aussi du coup ça va ajouter 3 heures et demi facile depuis Kyoto après 2 journées où nous aurons fait pas mal de train... qu'en pensez-vous ?
L'avant dernier jour se passerait à Nara en rentrant de Koyasan avant de retourner dormir à Kyoto.
Dernier jour repos à Kyoto (au final 3 jours à Kyoto).
Voilà pour ce premier projet d'itinéraire : je trouve que sur la fin du voyage cela fait beaucoup de temps en transport, votre avis là dessus (surtout à cause de la visite vers Miyajima/Hirohsima pas à coté de Kyoto) et sur la globalité du voyage ? Le mont Koya vaut-il vraiment le déplacement ?
Merci pour vos commentaires et votre aide ! 🙂
Nous comptons passer 3-4 jours à Tokyo pour bien profiter de la capitale, puis partirions sur Takayama, et Kanazawa (une journée à chaque fois) avant de séjourner 3 jours à Kyoto et garder le même hôtel pour faire une journée à Osaka.
Ensuite nous partirions sur Miyajima une journée, y dormir, et le lendemain faire Hiroshima et repartir le soir vers Kyoto --> est-ce que cela ne fait pas un peu long en terme de trajet sur 2 jours (plus de 8 heures de trajet sur 2 jours) ?
Nous pensions enchaîner avec le Mont Koya le lendemain et y dormir, mais là aussi du coup ça va ajouter 3 heures et demi facile depuis Kyoto après 2 journées où nous aurons fait pas mal de train... qu'en pensez-vous ?
L'avant dernier jour se passerait à Nara en rentrant de Koyasan avant de retourner dormir à Kyoto.
Dernier jour repos à Kyoto (au final 3 jours à Kyoto).
Voilà pour ce premier projet d'itinéraire : je trouve que sur la fin du voyage cela fait beaucoup de temps en transport, votre avis là dessus (surtout à cause de la visite vers Miyajima/Hirohsima pas à coté de Kyoto) et sur la globalité du voyage ? Le mont Koya vaut-il vraiment le déplacement ?
Merci pour vos commentaires et votre aide ! 🙂
Hôtel Marea Del Portillo à Manzanillo de Cuba English translation pending
Bonjour
Je suis sur le point de réserver un voyage au Marea Del Portillo à Manzanillo de Cuba dans une chambre standard.
J'aimerais avoir des commentaires sur cette destination que je connais pas vraiment! Comment est la nourriture? L'ambiance est comment, est-ce qu'il y a généralement beaucoup de monde (j'irais le 28décembre). J'ai souvenir de mes 2dernier complexe hotellier qui était très(trop) calme!
Je regardais des photos et j'ai vu que c'était dans une baie, mais j'aimerais savoir si on voit l'immensité de la mer a l'horizon ou si la baie est plutôt fermée et qu'on ne peut pas voir a l'infini!
Est ce que la mer est belle et y'a t'il des vagues?
Merci beaucoup
Je suis sur le point de réserver un voyage au Marea Del Portillo à Manzanillo de Cuba dans une chambre standard.
J'aimerais avoir des commentaires sur cette destination que je connais pas vraiment! Comment est la nourriture? L'ambiance est comment, est-ce qu'il y a généralement beaucoup de monde (j'irais le 28décembre). J'ai souvenir de mes 2dernier complexe hotellier qui était très(trop) calme!
Je regardais des photos et j'ai vu que c'était dans une baie, mais j'aimerais savoir si on voit l'immensité de la mer a l'horizon ou si la baie est plutôt fermée et qu'on ne peut pas voir a l'infini!
Est ce que la mer est belle et y'a t'il des vagues?
Merci beaucoup
Hôtel Playa Pesquero à Holguin English translation pending
Bonjour!
J'aimerais avoir les commentaires des gens qui ont déjà été à cet hôtel.
Nous somme 4 personnes dans la mi-vingtaine, nous cherchons un hôtel où la plage est belle et baignable, et une place ou les GO offres beaucoup d'animation. (tres important)
Je voulais votre avis sur cet hôtel car nous partons vers cuba le 1er février, et on nous a dit qu'il y a un risque que ce soit frais, et en allant vers holguin, nous pourrions gagner quelques degrés.
Alors pour les personnes qui y ont séjourné j'aimerais bien avoir votre petit résumé. Je suis au courant qu'ils ont été pris dans IKE, mais j'ai vu qu'ils sont en train de réparer.
Merci!
J'aimerais avoir les commentaires des gens qui ont déjà été à cet hôtel.
Nous somme 4 personnes dans la mi-vingtaine, nous cherchons un hôtel où la plage est belle et baignable, et une place ou les GO offres beaucoup d'animation. (tres important)
Je voulais votre avis sur cet hôtel car nous partons vers cuba le 1er février, et on nous a dit qu'il y a un risque que ce soit frais, et en allant vers holguin, nous pourrions gagner quelques degrés.
Alors pour les personnes qui y ont séjourné j'aimerais bien avoir votre petit résumé. Je suis au courant qu'ils ont été pris dans IKE, mais j'ai vu qu'ils sont en train de réparer.
Merci!
Séjour avec ma maman en Israël English translation pending
Bonjour,
Voilà, ma mère de religion catholique souhaite depuis des années faire une sorte de pélerinage à jérusalem mais aussi en palestine et dans les lieux saints du pays. Je suis habituée à voyager surtout en inde avec mon compagnon et nous nous débrouillons toujours pour utiliser les bus du pays et dormir chez l'habitant. Concernant ma mère et ma belle mère !!(80 ans et 70 ans mais en super forme physique et très déconneuses) nous programmons chaque année, depuis 4 ans déjà entre filles des voyages où nous organisons notre séjour à notre gise cool et sans personne !! Mais là, c'est la première fois que j'ai vraiment le doute sur cet éventuel voyage. Je ne sais pas si les ammener là bas est trop risqué, comment sont les réactions des gens lorsque l'on part sans parler hébreu uniquement français et anglais, avec des gens de confession catholiques (moi je suis agnostique c'est pas mieux !!). Il y a très peu d'informations sur les forums pour dénicher un hôtel sympa (pas trop cher) à Jérusalem ou Tel Aviv .... Voilà, j'ai besoin de vos conseils, avis et surtout votre expérience de votre séjour dans ce pays qui me paraît magnifique. Merci à tous et à toutes. Caline
Voilà, ma mère de religion catholique souhaite depuis des années faire une sorte de pélerinage à jérusalem mais aussi en palestine et dans les lieux saints du pays. Je suis habituée à voyager surtout en inde avec mon compagnon et nous nous débrouillons toujours pour utiliser les bus du pays et dormir chez l'habitant. Concernant ma mère et ma belle mère !!(80 ans et 70 ans mais en super forme physique et très déconneuses) nous programmons chaque année, depuis 4 ans déjà entre filles des voyages où nous organisons notre séjour à notre gise cool et sans personne !! Mais là, c'est la première fois que j'ai vraiment le doute sur cet éventuel voyage. Je ne sais pas si les ammener là bas est trop risqué, comment sont les réactions des gens lorsque l'on part sans parler hébreu uniquement français et anglais, avec des gens de confession catholiques (moi je suis agnostique c'est pas mieux !!). Il y a très peu d'informations sur les forums pour dénicher un hôtel sympa (pas trop cher) à Jérusalem ou Tel Aviv .... Voilà, j'ai besoin de vos conseils, avis et surtout votre expérience de votre séjour dans ce pays qui me paraît magnifique. Merci à tous et à toutes. Caline
Train de Bangkok vers Su-ngai Kolok English translation pending
Bonjour à tous,
En Juin prochain, ma femme et moi, allons voir la famille à Nakhon Si Thammarat. Ensuite, nous souhaiterions rejoindre les îles Perhentian. Je sais que le plus court serait de passer par Sungai Kolok en train mais je suis inquiet sur la sécurité dans la province de Narathiwat. Est-ce que quelqu'un a pris récemment le train bangkok - Sungai Kolok? Est-ce dangereux? Merci de nous faire profiter de votre expérience et conseil.
Merci
Nicolas et Oa+
En Juin prochain, ma femme et moi, allons voir la famille à Nakhon Si Thammarat. Ensuite, nous souhaiterions rejoindre les îles Perhentian. Je sais que le plus court serait de passer par Sungai Kolok en train mais je suis inquiet sur la sécurité dans la province de Narathiwat. Est-ce que quelqu'un a pris récemment le train bangkok - Sungai Kolok? Est-ce dangereux? Merci de nous faire profiter de votre expérience et conseil.
Merci
Nicolas et Oa+
Premier voyage tout-inclus au Vénézuela English translation pending
Bonjour à tous.
C'est ma première participation sur ce forum, qui semble tout indiqué pour obtenir des infos sur les voyages.
En janvier prochain ( départ: 3 ou 4 janvier 2009), je partirai en voyage avec mon copain( 25 et 26 ans). La destination n'était pas encore choisi, mais j'ai tombé sur plusieurs informations sur le Venuzuela, ce qui fait que je le mets en premier plan ! Ca me tente beaucoup disons..
On y parle de gens chaleureux, de soleil, de belles plages. Ce sera mon baptême de l'air et mon baptême du Sud!Je recherche donc pour une première expérience, la certitude qu'il y aura de belles journées ensoleillés ( Risque fort de pluie à Cuba ou République, ce qui me tente moins.. ) Étant donné que je ne connais pas le Venuezuela, j'aimerais savoir si il y a des choses qu'on doit absolument savoir sur ce lieu, des conseils à prendre, des choses qu'on ne doit pas oublier etc.Je prévois prendre un tout inclus. Me suggérez vous des hôtels pour un premier tout inclus dans ce pays si je vous dit que je recherche autant le calme que les soirées mouvementées? *( À margarita, San Andres etc...) Est-ce que les gens là bas se débrouille en anglais ?( Moi qui ne parle pas un mot d'espagnol) J'ai vu que certaines personnes sur des forums différents, parlait de taxes à payer.. qu'en est il ? Me suggérez vous une agence de voyage particulière pour acheter un forfait en toute confiance ? ( Rive -Sud de Montreal )Il y a t'il des gens également qui partiront au alentours des mêmes dates que nous ?
Un gros merci pour toutes les informations que vous me donnerez.
C'est ma première participation sur ce forum, qui semble tout indiqué pour obtenir des infos sur les voyages.
En janvier prochain ( départ: 3 ou 4 janvier 2009), je partirai en voyage avec mon copain( 25 et 26 ans). La destination n'était pas encore choisi, mais j'ai tombé sur plusieurs informations sur le Venuzuela, ce qui fait que je le mets en premier plan ! Ca me tente beaucoup disons..
On y parle de gens chaleureux, de soleil, de belles plages. Ce sera mon baptême de l'air et mon baptême du Sud!Je recherche donc pour une première expérience, la certitude qu'il y aura de belles journées ensoleillés ( Risque fort de pluie à Cuba ou République, ce qui me tente moins.. ) Étant donné que je ne connais pas le Venuezuela, j'aimerais savoir si il y a des choses qu'on doit absolument savoir sur ce lieu, des conseils à prendre, des choses qu'on ne doit pas oublier etc.Je prévois prendre un tout inclus. Me suggérez vous des hôtels pour un premier tout inclus dans ce pays si je vous dit que je recherche autant le calme que les soirées mouvementées? *( À margarita, San Andres etc...) Est-ce que les gens là bas se débrouille en anglais ?( Moi qui ne parle pas un mot d'espagnol) J'ai vu que certaines personnes sur des forums différents, parlait de taxes à payer.. qu'en est il ? Me suggérez vous une agence de voyage particulière pour acheter un forfait en toute confiance ? ( Rive -Sud de Montreal )Il y a t'il des gens également qui partiront au alentours des mêmes dates que nous ?
Un gros merci pour toutes les informations que vous me donnerez.
Mai 2008, d'une saison à l'autre dans l'Ouest américain (1re partie) English translation pending
Le site MaBul qui hébergeait les images est définitivement en panne et a perdu tous les fichiers... 🏴☠️ Désormais, pour voir les photos, il faut uniquement passer par le site:
http://www.carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_11.html
Cette année nous avons choisi d'atterrir à Los Angeles pour retourner dans le sud de l'Arizona, que nous avions parcouru en 2000. Notre itinéraire nous a menés jusqu'a San Francisco en passant par Tucson, Sedona, Grand Canyon, Moab, Vernal, Escalante, Zion, Bryce, la traversée du Nevada pour rejoindre Lee Vining et Yosemite. Nous avons mixé motels et nuit sous la tente ou dans le 4 x 4.
Merci encore à Philippe Schuler (Sedonax) pour ses précieux conseils. Merci également à Jean-Luc (vazyvite), pour son aide cartographique.
Les balises jaunes correspondent aux nuits en camping. Les « primitive campgrounds », de quelques emplacements, n'ont ni eau ni électricité, seulement des w-c chimiques.

01/5 : Los Angeles 02/5 03/5 : Joshua Tree (White Tank, primitive campground) 04/5 : Tucson 05/5 06/5 07/5 : Apache Trail (camping à Lost Dutchman) 08/5 : Sedona 09/5 10/5 11/5 12/5 : Grand Canyon 13/5 14/5 : Bluff 15/5 : Moab 16/5 : Dinosaur N.M. (primitive campground de Echo Park) 17/5 : Vernal 18/5 : Goblin Valley (camping) 19/5 : Escalante 20/5 : Paria Station (White House, primitive campground) 21/5 : Page 22/5 : Bryce Canyon (Sunset campground) 23/5 24/5 : Extraterrestrial Hwy 25/5 : Lee Vining 26/5 : Yosemite (Curry Village) 27/5 28/5 : San Francisco 29/5 30/5 31/5 : Départ…
Première partie
De Los Angeles à Grand Canyon
Jeudi 1er mai
Le chauffeur de taxi qui nous conduit à Roissy roule comme un malade, 140 à l’heure même quand c’est limité à 70, tout en balançant constamment sa tête d’une épaule à l’autre en mouvements violents et saccadés… Il avait décidé de mettre vingt minutes de porte à porte (au lieu d’une heure habituellement…). On a bien cru ne jamais arriver ! Puis à l’aéroport, une hôtesse particulièrement molle et peu aimable nous annonce qu’il n’y a aucune trace de notre enregistrement sur le vol. Elle nous parle de surbooking... Vingt minutes plus tard et après une grosse montée d’adrénaline, il ressort qu’elle s’est trompée, il reste seize places disponibles ; nous serons sous l’écran et pourrons, luxe suprême, étendre nos jambes ! Je suis assise à côté d’un jeune pilote d’Air France, et je ne manque pas, à chaque tressaillement de l’avion, de lui demander ce qui se passe… Il me rassure en me parlant des différentes manœuvres, du train d’atterrissage, des turbulences, etc., dix fois plus efficace qu’un tranquillisant ! Puis subitement, quelques rangées derrière nous, une dispute éclate. Une matrone, qui n’accepte pas que le passager devant elle – tout aussi détestable – incline son siège, se lève et se plante dans l’allée en criant : « Appelez le capitaine ! Appelez le capitaine ! » On est morts de rire !
Los Angeles. Nous prenons enfin le seul Trailblazer du parking d’Avis et trois heures après avoir atterri nous arrivons au Super8 de Culver City, sur W. Washington Boulevard, haut de gamme de la chaîne (89 $ + taxes, soit 99, 68 $). Quelques courses chez Vons (carte Safeway), à côté, et nous nous couchons épuisés à 21 heures.
Vendredi 2 mai
Réveil à 4 h 45. Balade à Venice et sur les canaux. Très jolis, très calmes, juste le chant des étourneaux.


Au fait, comment dit-on? Véniché? Vinaïce? Venisse? Après avoir tout entendu, on aura la réponse à la fin du voyage, à San Francisco: Venisse!


Le J-P Getty Center Museum, planté sur une colline de Brentwood, est gigantesque (d’ailleurs tout est gigantesque : les travaux ont duré douze ans, ont coûté un milliard de dollars, et sa superficie atteint 88 000 mètres carrés !), avec une architecture trop massive à mon goût. Nous sommes déçus par la disproportion entre les œuvres exposées et la taille du musée. Beaux cactus, eau claire qui chante au milieu de toute cette blancheur. Nous mangeons quelques galettes de la Mère Poulard et partageons une micro-boîte de thon « fat free ». Infecte. L’entrée n’était pas chère : 8 $ pour le parking souterrain, la navette qui nous hisse au sommet de la colline et le musée. Retour à Venice Beach. Palmiers, vélos, terrains de sport et de musculation. Surfeurs dans les immenses rouleaux du Pacifique. Finalement, nous n’avons pas trouvé de glacière de taille normale et pas de réchaud non plus. Juste une casserole. Nous mangeons dans la chambre de délicieuses quesadillas bio au fromage avec de la salade, et… dodo ! Il est 20 h 30.
Samedi 3 mai
Nous nous trompons en partant pour Joshua… c’est infernal ! Toutes les autoroutes sont surchargées, les camions roulent comme des malades et Los Angeles n’en finit pas de s’étirer comme un chewing-gum. De l’autoroute nous apercevons un Wall-Mart et sortons à Moreno Valley. Nous achetons glacière, réchaud, recharge de gaz, Tupperwares, chaussettes, de l’eau pour 40 $ ! qui dit mieux ?
Au Visitor Center de Palm Springs, tenu par des Indiens pas vraiment aimables, nous achetons nos billets d’entrée pour les Indian Canyons (7 $). Andreas Canyon est très beau et très étrange. Les palmiers (Washingtonia filifera) portent de longues jupes de paille laissant apercevoir par endroits des troncs qui vont du gris à l’ocre, totalement quadrillés d’entailles. Les Indiens en ramassaient les fruits pour faire de la farine et se servaient aussi des feuilles comme chaume. Un petit torrent se faufile à leurs pieds, clair comme du cristal, et d’immenses palmes, comme au Mexique, poussent sur ses berges. La fin du canyon est fermée par un grillage. Au-delà, sur le flanc de la montagne de pierre, deux ou trois bâtisses.




Il fait trop chaud pour Murray Canyon. Nous allons au Trading Post, au bout d’une étroite route sinueuse qui grimpe au flanc de la montagne. Rien d’intéressant. Nous en profitons pour descendre dans Palm Canyon, tapissé de sable, malgré un écriteau avertissant le visiteur du grand nombre de rattlesnakes qui se prélassent dans le coin. Nous pensons que c’est surtout pour décourager le randonneur. L’endroit est agréable mais ressemble quand même trop à une promenade du dimanche.


Nous reprenons la route pour Joshua, sur la Hwy 10, encore et toujours. Je suis très étonnée de voir que l’entrée du parc n’est pas en plein désert mais dans une agglomération !... qui s’étire, elle aussi. Mais après le Visitor Center et la guérite des rangers, il n’y a plus que de la roche et des Joshua Trees (Yucca brevifolia). Ce sont les Mormons qui, en traversant le désert de Mojave, nommèrent ainsi ces grands yuccas parce qu’ils leur évoquaient Josué levant ses mains au ciel. Leur croissance est extrêmement lente, une dizaine de centimètres par an seulement, mais ils peuvent vivre jusqu’à deux cents ans. Nous passons Hidden Valley et poursuivons vers « Jumbo Rocks » pour (pensons-nous) planter notre tente au milieu d’une forêt de Joshua Trees avant le coucher du soleil. Surprise ! le camping, qui a pourtant 125 places, est plein, et ressemble à celui de Big Sur : trop grand à notre goût ! Nous sommes samedi soir et nous n’y avons pas pensé une seule seconde… Nous repérons deux autres campings sur la carte ; le premier, « Belle », petit, est plein lui aussi. Il nous reste le dernier, « White Tank »… qui est complet, ce qui n’est pas étonnant car il a peu d’emplacements. Suivant les conseils de Philippe en pareil cas, nous décidons de dormir là. Nous garons le 4 x 4 à l’ombre de gros rochers, sous un panneau d’interdiction de 10 heures p.m. à 6 heures a.m. Parfait, ça veut donc dire que des visiteurs peuvent se balader sans attirer l’attention. Lorsque la nuit tombe nous le déplaçons de quelques mètres, de l’autre côté du chemin de sable, histoire de ne pas se faire épingler deux fois par les rangers : une fois pour dormir « illégalement » dans le camping, une deuxième pour être garés sous un panneau d’interdiction. Nous mangeons un morceau, faisons un tour au milieu des gros rochers dorés par le soleil couchant




et nous installons pour la nuit.

Nous passons tous les sacs à l’avant, abaissons les sièges et nous allongeons à même la moquette, sans sortir matelas ni duvets, attendant la lampe électrique du ranger braquée sur nos visages à travers les vitres. En fait, c’est le froid qui nous fera réintégrer nos sacs de couchage bien chauds. Mais on dort très bien dans un Trailblazer, à condition de ne pas faire plus d'1, 80 mètre. La moquette est épaisse, si si, presque aussi bien qu'un Therm-A-Rest, à tel point que par la suite on ne déroulera plus nos matelas.
Dimanche 4 mai
A 5 h 30 nous plions bagage et partons pour Tucson dans le soleil levant. Nous nous arrêtons peu après à « To surprise sunrise » pour admirer les montagnes rosées.



Sur la route, nous croisons d'étranges créatures...



Cholla (prononcer choy-ya) Cactus Garden. Ces cactus (Cylindropuntia bigelovii) qui ressemblent à des peluches sont en fait redoutables. Leurs épines, munies de microscopiques barbes, se détachent très facilement et une fois dans la peau se mettent à voyager et n’en ressortent plus.





Leur squelette est aussi étonnant que celui des saguaros...


et leurs fruits ne sont pas mal non plus...

Nous voyons aussi quelques ocotillos (Fouquieria splendens) à la floraison flamboyante.

Arrivés à la jonction avec la Hwy 10, nous avons la bonne surprise de constater qu’elle est beaucoup moins encombrée que la veille, pour cause de dimanche matin.
Traversée de Phoenix puis arrivée à Tucson. Nous ne reconnaissons pas la ville, au développement exponentiel, saturée par la circulation. Le Super8 est moyen, surtout après celui de Los Angeles. L’accueil est sale, le gérant crasseux avec des cheveux comme de gros spaghettis qui dégoulinent dans son cou. Il ne manque que la sauce tomate. Sa chemise est infecte et en plus il a une toux grasse à couper l’appétit à tout un régiment. Quant à la chambre… elle est correcte et propre si on n’est pas trop regardants… Vers 19 heures nous partons pour la librairie Barnes & Noble.
Lundi 5 mai
Longue nuit de 20 heures à 6 h 30. Saguaro National Park West. Le désert est un véritable jardin naturel de cactées. Certains saguaros (Carnegiea gigantea) de deux cents ans atteignent près de vingt mètres de hauteur et pèsent plus de huit tonnes. Leur croissance est excessivement lente : à quinze ans ils ne dépassent pas trente centimètres, à cinquante ans deux mètres. Leurs premiers bras apparaissent aux environs de soixante-quinze ans de même que leurs premières fleurs, d’un délicat blanc-crème. Les Amérindiens récoltaient leurs fruits et employaient leur squelette dans la construction (on peut en voir notamment dans les toits des cloîtres de San Xavier Mission).


Le Hugh Norris Trail grimpe raide (ce ne sont que des marches jusqu’au sommet) au milieu d’une belle « forêt » de saguaros couronnés de fleurs de cire, surveillée à mi-hauteur par un gros ours de pierre, dodu à souhait. Il fait chaud, le soleil tape déjà fort, mais rien à voir avec le plein été.


Au col, le manque d’eau nous pousse à faire demi-tour. C’est la saison des palos verdes (Parkinsonia – Cercidium – aculeata) en fleur. Ce petit arbre au tronc et aux rameaux toujours verts est parfaitement adapté au climat torride du sud de l’Arizona ; il perd ses minuscules feuilles et ses ramifications en été, pour offrir le moins de prise au dessèchement. Il y a des centaines de ces gros bouquets qui éclaboussent de jaune d’or la plaine en contrebas, au-dessus de laquelle flotte une brume laiteuse.

Petit arrêt au Visitor Center – cartes et miel pour Alain –, puis nous poursuivons jusqu’à Signal Hill pour les pétroglyphes gravés dans le basalte, un demi-mile aller et retour. Sur la Hohokam Road, l’incroyable Kick Boxer Cactus, photographié par Philippe dans Photographing the Southwest, nous attend au bord du chemin, toujours aussi combatif.

Petite balade sur Discovery Nature Trail. En revenant sur Tucson, nous poursuivons directement sur Saguaro National Park East pour faire le Cactus Forest Drive. Belle lumière et belle balade sur le Freeman Homestead Trail.

Avec toujours les palos verdes en fleur...

et une une multitude de fleurs de cactus (de l'espèce Cholla).


A baby...

Tucson commence à manquer d’eau à cause de son développement galopant. Retour au motel en passant par Fry’s pour acheter trois bouteilles de trois litres d’eau. Il y a assez peu de gallons, finalement. Dîner avec salade et ananas. Le soir, alors que nous sommes couchés et que nous lisons, j’aperçois du coin de l’œil quelque chose d’énooorme et de noir qui traverse le plafond à toute vitesse. Je fais un bond, c’est un cafard géant !!! Il a été occis vite fait bien fait. On aime bien les bestioles de toute sorte mais là, non, vraiment, non…
Mardi 6 mai
Ce matin, sous une lumière laiteuse, nous allons visiter San Xavier Mission, au sud de Tucson. Les photos que nous avions vues, prises bien sûr sous le bon angle, étaient trompeuses. La mission, en cours de ravalement, n’est pas en pleine nature mais borde une réserve indienne – qui, comme souvent, est sinistre et poussiéreuse – et le mélange des styles est à notre goût particulièrement inesthétique. A l’intérieur, des saints, des saintes… ce qui n’est pas étonnant vu le contexte, une frise de cubes en perspective assez jolie. Une famille d’Indiens arrive avec une couronne de fleurs blanches. Le père est extrêmement noir de peau et la mère très typée, plutôt mexicaine, mais pas maya. Nous ne nous attardons pas plus longtemps. J’ai hâte de revoir le petit cimetière de Tombstone et ses croix de bois, alors pour couper nous prenons la 62 qui passe près de Greaterville – apparemment le « bout du monde » pour les locaux… – et rejoint la 83, qui, très rapidement, au niveau de l’embranchement de Box canyon, se transforme en dirt road. Tout est très mal indiqué ou pas indiqué du tout. La piste est bordée de très belles fleurs blanches au cœur de pistils jaune d’or ressemblant à des pavots sur des tiges de chardon, des Pricklepoppies (Argemone pleiacantha), appelées aussi, entre autres, Cowboy’s Fried Egg… Assez surprenant pour une fleur mais finalement pas si mal trouvé.

Je marrête pour les photographier et j’entends un bruit bizarre au niveau de la caisse, un genre de chuintement. Alain n’entend rien et on redémarre. Je m’arrête à nouveau pour cueillir une fleur et la faire sécher (je ne savais pas à ce moment-là que toutes les parties de la plante sont du poison) et j’entends à nouveau le même bruit, ressemblant fort à un pneu qui se dégonfle… Quelques kilomètres plus loin, le signal de crevaison s’allume au tableau de bord ! Bon, on est frais, il ne doit pas passer une voiture par jour sur cette piste qui semble rebuter les gens du coin et il reste encore un sacré paquet de kilomètres avant de rejoindre la civilisation. On descend, et moins d’une minute plus tard un gros pick-up de l’Arizona Engineering Company s’arrête derrière nous, il ne peut pas faire autrement d’ailleurs puisqu’on prend toute la largeur de la piste.
Nous cherchons le cric et la manivelle, bien cachés sous le siège arrière, et les deux Américains se proposent avec le sourire pour changer la roue, ce qui n’arriverait pas en France. Ça a l’air tout simple : une fois emmanchées les différentes parties de la manivelle à rallonge, il faut à l’aide d’une lampe électrique viser, par un petit trou dans le pare-chocs, le boulon sous la caisse et dévisser, dévisser, dévisser pour faire descendre la roue de secours… On a apparemment été chanceux car neuf fois sur dix ladite roue est bloquée par les nombreux chocs qu’elle a reçus en tapant sur des pierres. Bref, une demi-heure plus tard nous repartons avec une roue qui en a vu d’autres si l’on en croit sa magnifique rondelle de plastique orange, toujours suivis du pick-up, et nous nous séparons à l’embranchement de la 83 avec de grands sourires et de grands signes de la main.
A Tombstone, la lumière est toujours blanche et poussiéreuse, l’atmosphère complètement différente d’août 2000. Les croix de bois du cimetière de Boot Hill ont été remplacées par d’horribles choses en métal peintes en beige, les allées sont recouvertes de gravier style ponts-et-chaussées, les cactus sont devenus rares… ou alors mes souvenirs sont déformés. Même les montagnes sont plus lointaines… Un tour dans Main Street...



Nous abandonnons la randonnée prévue dans les Chiricahuas, la fois précédente nous étions basés à Bisbee, mais de Tucson c’est beaucoup trop loin. De retour au motel, par la 80 nord puis la Hwy 10, nous trouvons une agence Avis sur Broadway, au 5950, où nous expliquons que nous avons crevé sur le parking de la San Xavier Mission. Ils sont très aimables. Le pneu est trop abîmé pour être réparé, ils n’ont pas de TrailBlazer mais il en reste un à l’aéroport, le dernier, où nous filons dare-dare. Nous changeons notre 4 x 4 prune pour un bleu marine, avec un plein d’essence gratuit alors que le réservoir de l’ancien était vide.

Mercredi 7 mai
La route pour Globe, qui paraissait petite sur la carte, est saturée de camions… mais très belle dans sa seconde partie, lorsqu’elle traverse des forêts entières d’Organ Pipes. Le ciel devient de plus en plus bleu au fur et à mesure qu’on remonte vers le nord. Toujours les magnifiques palos verdes en fleur. Nous faisons quelques courses au petit Safeway de Globe et prenons la bifurcation pour l’Apache Trail. Belle vue sur le Roosevelt Lake depuis Tonto National Monument.

Splendide, la piste sinue au milieu de montagnes qui surplombent la Salt River et de nombreux lacs de barrage. Le contraste des saguaros, plantes du désert, et de l’eau verdâtre est étrange.





Tortilla Flat : saloon hors du temps, au bord de la piste. L’intérieur est entièrement tapissés de billets. Sous le porche nous constatons que le bon goût est universel : des lunettes de w-c placées verticalement attendent le client qui passera le visage par l’ouverture pour se faire photographier…



Lost Dutchman (emplacement 40, 12 $): camping de rêve à l’abri des Superstitions Mountains, désert. Nous installons la tente sous les cascades de fleurs dorées d’un palo verde, face au mont Flatiron, et partons pour Syphon Draw. Le massif est splendide dans la lumière cuivrée du jour qui tombe.



En redescendant, la plaine de Phoenix s'étend à nos pieds, et le contraste est grand entre le silence qui règne ici et la ville tentaculaire, si proche...

C'est vraiment un des plus beaux campings qu'on connaisse, et en plus il n'y a personne. On n'a que l'embarras du choix.






En prime un magnifique nuage dit « en peigne ».

Repas sur la table en bois puis balade sous les millions d’étoiles.
Jeudi 8 mai
En partant nous faisons un tour au saloon au-dessus...

et à la petite gare juste à côté.


Après avoir erré tant et plus dans Apache Junction, et vu un curieux spécimen,

avoir été envoyés dans des directions opposées par des gens à qui nous demandions notre chemin, nous trouvons enfin la 87 North (Idaho Bvd, Superstitions Mountains Drive, puis Ellesport Road, qui portait un autre nom sur Mapquest), grâce à l’amabilité d’un vendeur, dans un magasin, qui nous a imprimé une carte sur Internet. Très belle route jusqu’à l’autoroute.
Sedona est infiniment étendue désormais et ressemble à un grand chantier. Nous passons au Sugarloaf Motel, qui apparemment ne paye pas de mine mais qui est vraiment très bien. La chambre (60 $) est toute neuve, double vitrage, porte-fenêtre blanche à petits carreaux, table à repasser, réfrigérateur, etc., et un lit excellent ! Piscine sur l’arrière en prime.
West of Oak Creek, beau canyon encaissé entièrement boisé. Lupin bleu, fougères d’un vert très tendre, falaises abruptes ocre-rouge et crème, filet d’eau claire, chemin sablonneux.




Bien que marchant à un rythme soutenu nous ne voyons jamais poindre le subway et des randonneurs que nous croisons nous disent qu’il n’y a pas de fin, qu’on peut aller jusqu’à Flagstaff. Retour 3 h 30 plus tard au point de départ pour filer voir le coucher de soleil à Crescent Moon. Le temps de traverser Sedona, il disparaît déjà derrière les montagnes. Dommage…
Vendredi 9 mai
Courte nuit encore une fois. Réveil à 5 heures. Nous avons rendez-vous à 9 heures avec Kent & Sue au Frontier Market, un supermarché bio, à deux blocs du motel. Les retrouvailles sont chaleureuses, comme toujours, nous achetons quelques paquets de chips de riz bio au wasabi, au citron ou à la moutarde douce de Dijon et prenons la route pour Red Rock Crossing. La lumière n’est pas bonne du tout et le ciel laiteux de la fumée des feux de Sedona, Tusayan et Payson. (Nous y sommes passés hier, à Payson, et n’avons rien vu.) A peine arrivés sur le parking, nous n’avons même pas le temps de poser un pied par terre que deux énergumènes dans une espèce de cafougnette hérissée de balais et de rateaux nous sautent dessus pour réclamer les 8 $ d’entrée…
Les rives d’Oak Creek regorgent de mini-cairns construits avec les galets charriés par les flash floods – c’est étrange, c’est vraiment la Cairn Country – ; nous apercevons deux très beaux canards qui font la sieste sur les rochers au milieu du courant. L’eau est haute, nous devons nous déchausser pour la traverser et rejoindre les rochers plats qui forment une île en plein milieu. Un homme avec son chien se fait bronzer. Puis nous décidons d’aller à Robber’s Roost, des ruines indiennes indiquées par Philippe, perchées sous le sommet d’un dôme de grès rouge. Ce n’est pas tout simple apparemment car les pistes sont assez mal indiquées, mais nous faisons totalement confiance au sens de l’orientation de Kent et au guide fait par des amis à eux. Nous garons le 4 x 4 en face, à un demi-mile environ et prenons le sentier bordé de Sego Lily et de magnifiques boutons floraux d’agaves.


Nous nous faufilons entre les Prickly Pears aux dents acérées et arrivons dans la grotte ocre rouge, véritable nid d’aigle, trouée sur le côté d’une ouverture parfaitement ronde, qui donne sur le désert en contrebas.

Kent...


Nous pique-niquons sommairement et profitons du silence absolu… On pourrait rester des heures ici. Retour sur Sedona en empruntant d’autres pistes, au pied des montagnes pourpre et or.
Clarkdale, à vingt minutes de Sedona. La nouvelle maison de Sue & Kent est très grande, leurs neuf chats magnifiques... Ils nous invitent au restaurant à Jerome, ancienne petite ville minière voisine, accrochée au flanc de Mingus Mountain. La rue principale est très étroite, un peu « à la française », et très animée. Au sommet, l’Asylum, un ancien hôpital transformé en restaurant. Repas très cher.
Samedi 10 mai
Petit déjeuner au Mammossa – champagne et jus d’oranges (des orangers de la mère de Sue) pressées –, muffins, jus de pamplemousse avant de partir à Tuzigoot, que nous n’avons jamais vu, à deux miles de Clarkdale (5 $ l’entrée). Au Visitor Center, exposition de belles pierres, poteries, et outres. Tuzigoot (mot apache pour Crooked Water) surplombe la Verde River d’une quarantaine de mètres et étage ses damiers ceinturés de pierre sur les flancs d’une petite colline comme la lave s’écoule du volcan. Les ruines du pueblo occupé il y a sept cents ans environ par les Sinagua sont bien conservées. A l’origine, il y avait soixante-dix-sept chambres au rez-de-chaussée et par endroits deux étages, très peu de portes comme toujours, puisqu’on entrait au moyen d'échelles glissées par une ouverture du toit. Pendant une centaine d’années la population se stabilisa à une cinquantaine de personnes puis doubla vers 1200 lorsque des cultivateurs fuyant la sécheresse s’y installèrent.


Nous enchaînons sur Jerome que Kent tient à nous montrer, de jour cette fois-ci – où nous pique-niquons –, puis grimpons au sommet de Mingus Mountain. Beaux points de vue, mais nous n’en finissons pas de prendre une piste puis l’autre… Nous laissons le 4 x 4 sur le bas-côté et suivons Kent au pas de charge sur une « autoroute forestière ». Alain et moi, lessivés par cet après-midi de voiture, avons hâte de rentrer à la maison. La fin d’après-midi nous paraît vraiment délicieuse, à nous reposer tranquillement dans le patio. Le soir, Kent, qui fait habituellement la cuisine, nous prépare un succulent repas : limonade avec des petits samossas au crabe et wasabi, crème d’épinard et tacos. Puis thon au barbecue parfaitement cuit et moelleux, riz et maïs. Excellent. Le dessert, le préféré de Kent, vient plus tard : icecake bleu turquoise avec une couche de gâteau au chocolat à l’intérieur…
Dimanche 11 mai
A 11 heures nous partons tous les quatre pour Secret Canyon avec notre 4 x 4. Les pistes sont assez difficiles pour y arriver, mais le canyon est magnifique, longé par un chemin de sable rose bordé de manzanitas en fleur. Deux lézards à collier (Crotaphytus collaris) se battent férocement, peut-être à mort, en plein milieu du chemin et s’enfuient à notre approche, toujours accrochés l’un à l’autre, aucun ne voulant lâcher le morceau.

Kent file comme un lapin, presque au pas de course. Le canyon est assez resserré et pas vraiment propice à la photo mais il est splendide.



L'écorce des manzanitas a de belles couleurs violines.


Vie et mort d'une agave...


Au bout de deux heures, nous nous arrêtons pour pique-niquer à l’aplomb d’une falaise, puis comme Sue et Kent s’étaient donné quatre heures maximum pour faire la balade, nous faisons demi-tour. Retour à la voiture vers 16 heures. Le soir nous les invitons dans le restaurant de leur choix, en l’occurrence le Taverne Grill à Cottonwood. Bon repas. Kent, avec un des chats, Kelty, part ensuite directement dans la nuit pour Phoenix où il travaille plusieurs jours par semaine.
Lundi 12 mai
Départ pour Grand Canyon. En passant à Flagstaff nous prenons de l’essence dans un froid de canard qui nous suit jusqu’au Maswick Lodge où nous arrivons vers 14 h 30. De gros nuages de pluie traversent le ciel immense, poussés par un vent glacial, ce qui ne nous décourage pas pour autant. Comme la chambre n’est pas encore prête nous reprenons le 4 x 4 avec tous les bagages à l’intérieur et partons pour Yaki Point d’où part le South Kaibab Trail, mais nous avions oublié qu’on ne peut y accéder qu’en navette ! On hésite à laisser la voiture sur le petit parking proche de la route, sous les arbres, puis on décide que l’endroit est quand même moins sûr que le fin fond de l’Utah, qu’il n’y a pas que des Américains qui visitent le Canyon, et on retourne au départ de la navette devant le Maswick. On en profite pour prendre la chambre, moins bien que la dernière fois au premier étage dans les grands pins. Il est 16 h 45. Retour sur le South Kaibab avec les deux navettes, la bleue et la verte. On est complètement gelés, d’autant qu’on n’a pas pris de polaires. On fait la descente en courant presque, c’est très beau, il commence à pleuvoir. Frigorifiés, on fait demi-tour.


Repas de salades, dans la chambre, achetées à New Frontier à Sedona.
Mardi 13 mai
Réveil à 5 h 30. Je m’extraie de sous les couvertures pour jeter un œil derrière le rideau et voir si le ciel est bleu… Surprise ! tout est recouvert d’une épaisse couche de neige ! C’est magnifique et surprenant ! Noël au mois de mai, on n’en espérait pas tant !

Je fais un tour dehors, prends quelques photos inhabituelles d’agaves sous la neige ou de la voie ferrée dans un décor hivernal,

rentre prendre un thé avec Alain, deux trois biscuits bio apportés de Paris et nous partons sac au dos dans un froid glacial pour le Bright Angel Trail et les Indian Gardens (9, 2 miles aller retour et 3000 pieds de dénivelée, c'est-à-dire en langage clair une quinzaine de kilomètres et 930 mètres). Il est 8 heures. Sue espérait pouvoir nous rejoindre pour cette randonnée mais ce sera pour une autre fois, dommage… On n’a aucune vue pour l’instant, tout est dans les nuages, mais la neige disparaît très vite,




seules restent les flaques d’eau boueuse qui comblent chaque petite dépression derrière les marches de bois. Il est assez difficile de descendre comme ça, en jouant les équilibristes, toujours sur l’extrémité droite ou gauche de chaque marche.

Nous dépassons la première resthouse, faisons une petite pause de cinq minutes à la deuxième, et nous repartons. Au fur et à mesure de la descente, le ciel se dégage, les fleurs se font plus nombreuses et plus variées. Nous retrouvons là les si belles Pricklepoppies du Sud, des asters, des saxiphrages, des agaves utahensis, etc. Les nuages laissent par endroits passer un rayon de soleil, c’est vraiment superbe.

L’oasis d’Indian Gardens étale sa verdure juste au-dessous de nous, le chemin devient plat et nous nous glissons sous les immenses peupliers de Virginie pour pique-niquer auprès de la fontaine. A peine installés, nous avons la visite des écureuils qui n’attendaient que nous pour se mettre à table, mais malheureusement pour eux nous ne sommes pas de ceux qui nourrissent la faune locale…

Une heure et demie plus tard nous remontons à notre rythme, c’est-à-dire celui du montagnard en haute montagne, lent.


Nous sommes régulièrement doublés par des randonneurs qui foncent tête baissée et que l’on retrouve systématiquement un ou deux virages plus haut, affalés sur le bas-côté, alors que nous pouvons monter sans nous arrêter si nous le voulons et en n’éprouvant absolument aucune fatigue. Les dépassements successifs se répéteront ainsi jusqu’au sommet que nous atteignons vers 16 heures. Il y règne toujours un froid glacial mais la neige a maintenant complètement fondu. Très belle journée. Repas correct à la cafétéria.
Mercredi 14 mai
Nous partons pour Bluff en nous arrêtant çà et là sur le rim

et notamment au musée Tusayan pour voir si notre copain le-plus-intelligent-des-oiseaux, le raven (grand corbeau), est toujours au rendez-vous, d’une année sur l’autre... Eh bien oui, il est là, perché sur une branche dans un froid de canard et sous un vilain voile blanchâtre que le vent fort ne parvient pas à dissiper, et penche la tête pour nous regarder... Nous en profitons pour relire les avertissements concernant le puma que l'on connaît par cœur.

La lumière n’est vraiment pas propice à la photo et nous dissuadera de faire le détour de cent kilomètres pour un site isolé que nous avait indiqué Philippe. La route est longue et les paysages quelconques jusqu’à Kayenta, village navajo, sinistre s’il en est…

La suite ici: http://voyageforum.com/..._2e_partie_D2152941/
http://www.carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_11.html
Cette année nous avons choisi d'atterrir à Los Angeles pour retourner dans le sud de l'Arizona, que nous avions parcouru en 2000. Notre itinéraire nous a menés jusqu'a San Francisco en passant par Tucson, Sedona, Grand Canyon, Moab, Vernal, Escalante, Zion, Bryce, la traversée du Nevada pour rejoindre Lee Vining et Yosemite. Nous avons mixé motels et nuit sous la tente ou dans le 4 x 4.
Merci encore à Philippe Schuler (Sedonax) pour ses précieux conseils. Merci également à Jean-Luc (vazyvite), pour son aide cartographique.
Les balises jaunes correspondent aux nuits en camping. Les « primitive campgrounds », de quelques emplacements, n'ont ni eau ni électricité, seulement des w-c chimiques.

01/5 : Los Angeles 02/5 03/5 : Joshua Tree (White Tank, primitive campground) 04/5 : Tucson 05/5 06/5 07/5 : Apache Trail (camping à Lost Dutchman) 08/5 : Sedona 09/5 10/5 11/5 12/5 : Grand Canyon 13/5 14/5 : Bluff 15/5 : Moab 16/5 : Dinosaur N.M. (primitive campground de Echo Park) 17/5 : Vernal 18/5 : Goblin Valley (camping) 19/5 : Escalante 20/5 : Paria Station (White House, primitive campground) 21/5 : Page 22/5 : Bryce Canyon (Sunset campground) 23/5 24/5 : Extraterrestrial Hwy 25/5 : Lee Vining 26/5 : Yosemite (Curry Village) 27/5 28/5 : San Francisco 29/5 30/5 31/5 : Départ…
Première partie
De Los Angeles à Grand Canyon
Jeudi 1er mai
Le chauffeur de taxi qui nous conduit à Roissy roule comme un malade, 140 à l’heure même quand c’est limité à 70, tout en balançant constamment sa tête d’une épaule à l’autre en mouvements violents et saccadés… Il avait décidé de mettre vingt minutes de porte à porte (au lieu d’une heure habituellement…). On a bien cru ne jamais arriver ! Puis à l’aéroport, une hôtesse particulièrement molle et peu aimable nous annonce qu’il n’y a aucune trace de notre enregistrement sur le vol. Elle nous parle de surbooking... Vingt minutes plus tard et après une grosse montée d’adrénaline, il ressort qu’elle s’est trompée, il reste seize places disponibles ; nous serons sous l’écran et pourrons, luxe suprême, étendre nos jambes ! Je suis assise à côté d’un jeune pilote d’Air France, et je ne manque pas, à chaque tressaillement de l’avion, de lui demander ce qui se passe… Il me rassure en me parlant des différentes manœuvres, du train d’atterrissage, des turbulences, etc., dix fois plus efficace qu’un tranquillisant ! Puis subitement, quelques rangées derrière nous, une dispute éclate. Une matrone, qui n’accepte pas que le passager devant elle – tout aussi détestable – incline son siège, se lève et se plante dans l’allée en criant : « Appelez le capitaine ! Appelez le capitaine ! » On est morts de rire !
Los Angeles. Nous prenons enfin le seul Trailblazer du parking d’Avis et trois heures après avoir atterri nous arrivons au Super8 de Culver City, sur W. Washington Boulevard, haut de gamme de la chaîne (89 $ + taxes, soit 99, 68 $). Quelques courses chez Vons (carte Safeway), à côté, et nous nous couchons épuisés à 21 heures.
Vendredi 2 mai
Réveil à 4 h 45. Balade à Venice et sur les canaux. Très jolis, très calmes, juste le chant des étourneaux.


Au fait, comment dit-on? Véniché? Vinaïce? Venisse? Après avoir tout entendu, on aura la réponse à la fin du voyage, à San Francisco: Venisse!


Le J-P Getty Center Museum, planté sur une colline de Brentwood, est gigantesque (d’ailleurs tout est gigantesque : les travaux ont duré douze ans, ont coûté un milliard de dollars, et sa superficie atteint 88 000 mètres carrés !), avec une architecture trop massive à mon goût. Nous sommes déçus par la disproportion entre les œuvres exposées et la taille du musée. Beaux cactus, eau claire qui chante au milieu de toute cette blancheur. Nous mangeons quelques galettes de la Mère Poulard et partageons une micro-boîte de thon « fat free ». Infecte. L’entrée n’était pas chère : 8 $ pour le parking souterrain, la navette qui nous hisse au sommet de la colline et le musée. Retour à Venice Beach. Palmiers, vélos, terrains de sport et de musculation. Surfeurs dans les immenses rouleaux du Pacifique. Finalement, nous n’avons pas trouvé de glacière de taille normale et pas de réchaud non plus. Juste une casserole. Nous mangeons dans la chambre de délicieuses quesadillas bio au fromage avec de la salade, et… dodo ! Il est 20 h 30.
Samedi 3 mai
Nous nous trompons en partant pour Joshua… c’est infernal ! Toutes les autoroutes sont surchargées, les camions roulent comme des malades et Los Angeles n’en finit pas de s’étirer comme un chewing-gum. De l’autoroute nous apercevons un Wall-Mart et sortons à Moreno Valley. Nous achetons glacière, réchaud, recharge de gaz, Tupperwares, chaussettes, de l’eau pour 40 $ ! qui dit mieux ?
Au Visitor Center de Palm Springs, tenu par des Indiens pas vraiment aimables, nous achetons nos billets d’entrée pour les Indian Canyons (7 $). Andreas Canyon est très beau et très étrange. Les palmiers (Washingtonia filifera) portent de longues jupes de paille laissant apercevoir par endroits des troncs qui vont du gris à l’ocre, totalement quadrillés d’entailles. Les Indiens en ramassaient les fruits pour faire de la farine et se servaient aussi des feuilles comme chaume. Un petit torrent se faufile à leurs pieds, clair comme du cristal, et d’immenses palmes, comme au Mexique, poussent sur ses berges. La fin du canyon est fermée par un grillage. Au-delà, sur le flanc de la montagne de pierre, deux ou trois bâtisses.




Il fait trop chaud pour Murray Canyon. Nous allons au Trading Post, au bout d’une étroite route sinueuse qui grimpe au flanc de la montagne. Rien d’intéressant. Nous en profitons pour descendre dans Palm Canyon, tapissé de sable, malgré un écriteau avertissant le visiteur du grand nombre de rattlesnakes qui se prélassent dans le coin. Nous pensons que c’est surtout pour décourager le randonneur. L’endroit est agréable mais ressemble quand même trop à une promenade du dimanche.


Nous reprenons la route pour Joshua, sur la Hwy 10, encore et toujours. Je suis très étonnée de voir que l’entrée du parc n’est pas en plein désert mais dans une agglomération !... qui s’étire, elle aussi. Mais après le Visitor Center et la guérite des rangers, il n’y a plus que de la roche et des Joshua Trees (Yucca brevifolia). Ce sont les Mormons qui, en traversant le désert de Mojave, nommèrent ainsi ces grands yuccas parce qu’ils leur évoquaient Josué levant ses mains au ciel. Leur croissance est extrêmement lente, une dizaine de centimètres par an seulement, mais ils peuvent vivre jusqu’à deux cents ans. Nous passons Hidden Valley et poursuivons vers « Jumbo Rocks » pour (pensons-nous) planter notre tente au milieu d’une forêt de Joshua Trees avant le coucher du soleil. Surprise ! le camping, qui a pourtant 125 places, est plein, et ressemble à celui de Big Sur : trop grand à notre goût ! Nous sommes samedi soir et nous n’y avons pas pensé une seule seconde… Nous repérons deux autres campings sur la carte ; le premier, « Belle », petit, est plein lui aussi. Il nous reste le dernier, « White Tank »… qui est complet, ce qui n’est pas étonnant car il a peu d’emplacements. Suivant les conseils de Philippe en pareil cas, nous décidons de dormir là. Nous garons le 4 x 4 à l’ombre de gros rochers, sous un panneau d’interdiction de 10 heures p.m. à 6 heures a.m. Parfait, ça veut donc dire que des visiteurs peuvent se balader sans attirer l’attention. Lorsque la nuit tombe nous le déplaçons de quelques mètres, de l’autre côté du chemin de sable, histoire de ne pas se faire épingler deux fois par les rangers : une fois pour dormir « illégalement » dans le camping, une deuxième pour être garés sous un panneau d’interdiction. Nous mangeons un morceau, faisons un tour au milieu des gros rochers dorés par le soleil couchant




et nous installons pour la nuit.

Nous passons tous les sacs à l’avant, abaissons les sièges et nous allongeons à même la moquette, sans sortir matelas ni duvets, attendant la lampe électrique du ranger braquée sur nos visages à travers les vitres. En fait, c’est le froid qui nous fera réintégrer nos sacs de couchage bien chauds. Mais on dort très bien dans un Trailblazer, à condition de ne pas faire plus d'1, 80 mètre. La moquette est épaisse, si si, presque aussi bien qu'un Therm-A-Rest, à tel point que par la suite on ne déroulera plus nos matelas.
Dimanche 4 mai
A 5 h 30 nous plions bagage et partons pour Tucson dans le soleil levant. Nous nous arrêtons peu après à « To surprise sunrise » pour admirer les montagnes rosées.



Sur la route, nous croisons d'étranges créatures...



Cholla (prononcer choy-ya) Cactus Garden. Ces cactus (Cylindropuntia bigelovii) qui ressemblent à des peluches sont en fait redoutables. Leurs épines, munies de microscopiques barbes, se détachent très facilement et une fois dans la peau se mettent à voyager et n’en ressortent plus.





Leur squelette est aussi étonnant que celui des saguaros...


et leurs fruits ne sont pas mal non plus...

Nous voyons aussi quelques ocotillos (Fouquieria splendens) à la floraison flamboyante.

Arrivés à la jonction avec la Hwy 10, nous avons la bonne surprise de constater qu’elle est beaucoup moins encombrée que la veille, pour cause de dimanche matin.
Traversée de Phoenix puis arrivée à Tucson. Nous ne reconnaissons pas la ville, au développement exponentiel, saturée par la circulation. Le Super8 est moyen, surtout après celui de Los Angeles. L’accueil est sale, le gérant crasseux avec des cheveux comme de gros spaghettis qui dégoulinent dans son cou. Il ne manque que la sauce tomate. Sa chemise est infecte et en plus il a une toux grasse à couper l’appétit à tout un régiment. Quant à la chambre… elle est correcte et propre si on n’est pas trop regardants… Vers 19 heures nous partons pour la librairie Barnes & Noble.
Lundi 5 mai
Longue nuit de 20 heures à 6 h 30. Saguaro National Park West. Le désert est un véritable jardin naturel de cactées. Certains saguaros (Carnegiea gigantea) de deux cents ans atteignent près de vingt mètres de hauteur et pèsent plus de huit tonnes. Leur croissance est excessivement lente : à quinze ans ils ne dépassent pas trente centimètres, à cinquante ans deux mètres. Leurs premiers bras apparaissent aux environs de soixante-quinze ans de même que leurs premières fleurs, d’un délicat blanc-crème. Les Amérindiens récoltaient leurs fruits et employaient leur squelette dans la construction (on peut en voir notamment dans les toits des cloîtres de San Xavier Mission).


Le Hugh Norris Trail grimpe raide (ce ne sont que des marches jusqu’au sommet) au milieu d’une belle « forêt » de saguaros couronnés de fleurs de cire, surveillée à mi-hauteur par un gros ours de pierre, dodu à souhait. Il fait chaud, le soleil tape déjà fort, mais rien à voir avec le plein été.


Au col, le manque d’eau nous pousse à faire demi-tour. C’est la saison des palos verdes (Parkinsonia – Cercidium – aculeata) en fleur. Ce petit arbre au tronc et aux rameaux toujours verts est parfaitement adapté au climat torride du sud de l’Arizona ; il perd ses minuscules feuilles et ses ramifications en été, pour offrir le moins de prise au dessèchement. Il y a des centaines de ces gros bouquets qui éclaboussent de jaune d’or la plaine en contrebas, au-dessus de laquelle flotte une brume laiteuse.

Petit arrêt au Visitor Center – cartes et miel pour Alain –, puis nous poursuivons jusqu’à Signal Hill pour les pétroglyphes gravés dans le basalte, un demi-mile aller et retour. Sur la Hohokam Road, l’incroyable Kick Boxer Cactus, photographié par Philippe dans Photographing the Southwest, nous attend au bord du chemin, toujours aussi combatif.

Petite balade sur Discovery Nature Trail. En revenant sur Tucson, nous poursuivons directement sur Saguaro National Park East pour faire le Cactus Forest Drive. Belle lumière et belle balade sur le Freeman Homestead Trail.

Avec toujours les palos verdes en fleur...

et une une multitude de fleurs de cactus (de l'espèce Cholla).


A baby...

Tucson commence à manquer d’eau à cause de son développement galopant. Retour au motel en passant par Fry’s pour acheter trois bouteilles de trois litres d’eau. Il y a assez peu de gallons, finalement. Dîner avec salade et ananas. Le soir, alors que nous sommes couchés et que nous lisons, j’aperçois du coin de l’œil quelque chose d’énooorme et de noir qui traverse le plafond à toute vitesse. Je fais un bond, c’est un cafard géant !!! Il a été occis vite fait bien fait. On aime bien les bestioles de toute sorte mais là, non, vraiment, non…
Mardi 6 mai
Ce matin, sous une lumière laiteuse, nous allons visiter San Xavier Mission, au sud de Tucson. Les photos que nous avions vues, prises bien sûr sous le bon angle, étaient trompeuses. La mission, en cours de ravalement, n’est pas en pleine nature mais borde une réserve indienne – qui, comme souvent, est sinistre et poussiéreuse – et le mélange des styles est à notre goût particulièrement inesthétique. A l’intérieur, des saints, des saintes… ce qui n’est pas étonnant vu le contexte, une frise de cubes en perspective assez jolie. Une famille d’Indiens arrive avec une couronne de fleurs blanches. Le père est extrêmement noir de peau et la mère très typée, plutôt mexicaine, mais pas maya. Nous ne nous attardons pas plus longtemps. J’ai hâte de revoir le petit cimetière de Tombstone et ses croix de bois, alors pour couper nous prenons la 62 qui passe près de Greaterville – apparemment le « bout du monde » pour les locaux… – et rejoint la 83, qui, très rapidement, au niveau de l’embranchement de Box canyon, se transforme en dirt road. Tout est très mal indiqué ou pas indiqué du tout. La piste est bordée de très belles fleurs blanches au cœur de pistils jaune d’or ressemblant à des pavots sur des tiges de chardon, des Pricklepoppies (Argemone pleiacantha), appelées aussi, entre autres, Cowboy’s Fried Egg… Assez surprenant pour une fleur mais finalement pas si mal trouvé.

Je marrête pour les photographier et j’entends un bruit bizarre au niveau de la caisse, un genre de chuintement. Alain n’entend rien et on redémarre. Je m’arrête à nouveau pour cueillir une fleur et la faire sécher (je ne savais pas à ce moment-là que toutes les parties de la plante sont du poison) et j’entends à nouveau le même bruit, ressemblant fort à un pneu qui se dégonfle… Quelques kilomètres plus loin, le signal de crevaison s’allume au tableau de bord ! Bon, on est frais, il ne doit pas passer une voiture par jour sur cette piste qui semble rebuter les gens du coin et il reste encore un sacré paquet de kilomètres avant de rejoindre la civilisation. On descend, et moins d’une minute plus tard un gros pick-up de l’Arizona Engineering Company s’arrête derrière nous, il ne peut pas faire autrement d’ailleurs puisqu’on prend toute la largeur de la piste.
Nous cherchons le cric et la manivelle, bien cachés sous le siège arrière, et les deux Américains se proposent avec le sourire pour changer la roue, ce qui n’arriverait pas en France. Ça a l’air tout simple : une fois emmanchées les différentes parties de la manivelle à rallonge, il faut à l’aide d’une lampe électrique viser, par un petit trou dans le pare-chocs, le boulon sous la caisse et dévisser, dévisser, dévisser pour faire descendre la roue de secours… On a apparemment été chanceux car neuf fois sur dix ladite roue est bloquée par les nombreux chocs qu’elle a reçus en tapant sur des pierres. Bref, une demi-heure plus tard nous repartons avec une roue qui en a vu d’autres si l’on en croit sa magnifique rondelle de plastique orange, toujours suivis du pick-up, et nous nous séparons à l’embranchement de la 83 avec de grands sourires et de grands signes de la main.
A Tombstone, la lumière est toujours blanche et poussiéreuse, l’atmosphère complètement différente d’août 2000. Les croix de bois du cimetière de Boot Hill ont été remplacées par d’horribles choses en métal peintes en beige, les allées sont recouvertes de gravier style ponts-et-chaussées, les cactus sont devenus rares… ou alors mes souvenirs sont déformés. Même les montagnes sont plus lointaines… Un tour dans Main Street...



Nous abandonnons la randonnée prévue dans les Chiricahuas, la fois précédente nous étions basés à Bisbee, mais de Tucson c’est beaucoup trop loin. De retour au motel, par la 80 nord puis la Hwy 10, nous trouvons une agence Avis sur Broadway, au 5950, où nous expliquons que nous avons crevé sur le parking de la San Xavier Mission. Ils sont très aimables. Le pneu est trop abîmé pour être réparé, ils n’ont pas de TrailBlazer mais il en reste un à l’aéroport, le dernier, où nous filons dare-dare. Nous changeons notre 4 x 4 prune pour un bleu marine, avec un plein d’essence gratuit alors que le réservoir de l’ancien était vide.

Mercredi 7 mai
La route pour Globe, qui paraissait petite sur la carte, est saturée de camions… mais très belle dans sa seconde partie, lorsqu’elle traverse des forêts entières d’Organ Pipes. Le ciel devient de plus en plus bleu au fur et à mesure qu’on remonte vers le nord. Toujours les magnifiques palos verdes en fleur. Nous faisons quelques courses au petit Safeway de Globe et prenons la bifurcation pour l’Apache Trail. Belle vue sur le Roosevelt Lake depuis Tonto National Monument.

Splendide, la piste sinue au milieu de montagnes qui surplombent la Salt River et de nombreux lacs de barrage. Le contraste des saguaros, plantes du désert, et de l’eau verdâtre est étrange.





Tortilla Flat : saloon hors du temps, au bord de la piste. L’intérieur est entièrement tapissés de billets. Sous le porche nous constatons que le bon goût est universel : des lunettes de w-c placées verticalement attendent le client qui passera le visage par l’ouverture pour se faire photographier…



Lost Dutchman (emplacement 40, 12 $): camping de rêve à l’abri des Superstitions Mountains, désert. Nous installons la tente sous les cascades de fleurs dorées d’un palo verde, face au mont Flatiron, et partons pour Syphon Draw. Le massif est splendide dans la lumière cuivrée du jour qui tombe.



En redescendant, la plaine de Phoenix s'étend à nos pieds, et le contraste est grand entre le silence qui règne ici et la ville tentaculaire, si proche...

C'est vraiment un des plus beaux campings qu'on connaisse, et en plus il n'y a personne. On n'a que l'embarras du choix.






En prime un magnifique nuage dit « en peigne ».

Repas sur la table en bois puis balade sous les millions d’étoiles.
Jeudi 8 mai
En partant nous faisons un tour au saloon au-dessus...

et à la petite gare juste à côté.


Après avoir erré tant et plus dans Apache Junction, et vu un curieux spécimen,

avoir été envoyés dans des directions opposées par des gens à qui nous demandions notre chemin, nous trouvons enfin la 87 North (Idaho Bvd, Superstitions Mountains Drive, puis Ellesport Road, qui portait un autre nom sur Mapquest), grâce à l’amabilité d’un vendeur, dans un magasin, qui nous a imprimé une carte sur Internet. Très belle route jusqu’à l’autoroute.
Sedona est infiniment étendue désormais et ressemble à un grand chantier. Nous passons au Sugarloaf Motel, qui apparemment ne paye pas de mine mais qui est vraiment très bien. La chambre (60 $) est toute neuve, double vitrage, porte-fenêtre blanche à petits carreaux, table à repasser, réfrigérateur, etc., et un lit excellent ! Piscine sur l’arrière en prime.
West of Oak Creek, beau canyon encaissé entièrement boisé. Lupin bleu, fougères d’un vert très tendre, falaises abruptes ocre-rouge et crème, filet d’eau claire, chemin sablonneux.




Bien que marchant à un rythme soutenu nous ne voyons jamais poindre le subway et des randonneurs que nous croisons nous disent qu’il n’y a pas de fin, qu’on peut aller jusqu’à Flagstaff. Retour 3 h 30 plus tard au point de départ pour filer voir le coucher de soleil à Crescent Moon. Le temps de traverser Sedona, il disparaît déjà derrière les montagnes. Dommage…
Vendredi 9 mai
Courte nuit encore une fois. Réveil à 5 heures. Nous avons rendez-vous à 9 heures avec Kent & Sue au Frontier Market, un supermarché bio, à deux blocs du motel. Les retrouvailles sont chaleureuses, comme toujours, nous achetons quelques paquets de chips de riz bio au wasabi, au citron ou à la moutarde douce de Dijon et prenons la route pour Red Rock Crossing. La lumière n’est pas bonne du tout et le ciel laiteux de la fumée des feux de Sedona, Tusayan et Payson. (Nous y sommes passés hier, à Payson, et n’avons rien vu.) A peine arrivés sur le parking, nous n’avons même pas le temps de poser un pied par terre que deux énergumènes dans une espèce de cafougnette hérissée de balais et de rateaux nous sautent dessus pour réclamer les 8 $ d’entrée…
Les rives d’Oak Creek regorgent de mini-cairns construits avec les galets charriés par les flash floods – c’est étrange, c’est vraiment la Cairn Country – ; nous apercevons deux très beaux canards qui font la sieste sur les rochers au milieu du courant. L’eau est haute, nous devons nous déchausser pour la traverser et rejoindre les rochers plats qui forment une île en plein milieu. Un homme avec son chien se fait bronzer. Puis nous décidons d’aller à Robber’s Roost, des ruines indiennes indiquées par Philippe, perchées sous le sommet d’un dôme de grès rouge. Ce n’est pas tout simple apparemment car les pistes sont assez mal indiquées, mais nous faisons totalement confiance au sens de l’orientation de Kent et au guide fait par des amis à eux. Nous garons le 4 x 4 en face, à un demi-mile environ et prenons le sentier bordé de Sego Lily et de magnifiques boutons floraux d’agaves.


Nous nous faufilons entre les Prickly Pears aux dents acérées et arrivons dans la grotte ocre rouge, véritable nid d’aigle, trouée sur le côté d’une ouverture parfaitement ronde, qui donne sur le désert en contrebas.

Kent...



Nous pique-niquons sommairement et profitons du silence absolu… On pourrait rester des heures ici. Retour sur Sedona en empruntant d’autres pistes, au pied des montagnes pourpre et or.
Clarkdale, à vingt minutes de Sedona. La nouvelle maison de Sue & Kent est très grande, leurs neuf chats magnifiques... Ils nous invitent au restaurant à Jerome, ancienne petite ville minière voisine, accrochée au flanc de Mingus Mountain. La rue principale est très étroite, un peu « à la française », et très animée. Au sommet, l’Asylum, un ancien hôpital transformé en restaurant. Repas très cher.
Samedi 10 mai
Petit déjeuner au Mammossa – champagne et jus d’oranges (des orangers de la mère de Sue) pressées –, muffins, jus de pamplemousse avant de partir à Tuzigoot, que nous n’avons jamais vu, à deux miles de Clarkdale (5 $ l’entrée). Au Visitor Center, exposition de belles pierres, poteries, et outres. Tuzigoot (mot apache pour Crooked Water) surplombe la Verde River d’une quarantaine de mètres et étage ses damiers ceinturés de pierre sur les flancs d’une petite colline comme la lave s’écoule du volcan. Les ruines du pueblo occupé il y a sept cents ans environ par les Sinagua sont bien conservées. A l’origine, il y avait soixante-dix-sept chambres au rez-de-chaussée et par endroits deux étages, très peu de portes comme toujours, puisqu’on entrait au moyen d'échelles glissées par une ouverture du toit. Pendant une centaine d’années la population se stabilisa à une cinquantaine de personnes puis doubla vers 1200 lorsque des cultivateurs fuyant la sécheresse s’y installèrent.


Nous enchaînons sur Jerome que Kent tient à nous montrer, de jour cette fois-ci – où nous pique-niquons –, puis grimpons au sommet de Mingus Mountain. Beaux points de vue, mais nous n’en finissons pas de prendre une piste puis l’autre… Nous laissons le 4 x 4 sur le bas-côté et suivons Kent au pas de charge sur une « autoroute forestière ». Alain et moi, lessivés par cet après-midi de voiture, avons hâte de rentrer à la maison. La fin d’après-midi nous paraît vraiment délicieuse, à nous reposer tranquillement dans le patio. Le soir, Kent, qui fait habituellement la cuisine, nous prépare un succulent repas : limonade avec des petits samossas au crabe et wasabi, crème d’épinard et tacos. Puis thon au barbecue parfaitement cuit et moelleux, riz et maïs. Excellent. Le dessert, le préféré de Kent, vient plus tard : icecake bleu turquoise avec une couche de gâteau au chocolat à l’intérieur…
Dimanche 11 mai
A 11 heures nous partons tous les quatre pour Secret Canyon avec notre 4 x 4. Les pistes sont assez difficiles pour y arriver, mais le canyon est magnifique, longé par un chemin de sable rose bordé de manzanitas en fleur. Deux lézards à collier (Crotaphytus collaris) se battent férocement, peut-être à mort, en plein milieu du chemin et s’enfuient à notre approche, toujours accrochés l’un à l’autre, aucun ne voulant lâcher le morceau.

Kent file comme un lapin, presque au pas de course. Le canyon est assez resserré et pas vraiment propice à la photo mais il est splendide.



L'écorce des manzanitas a de belles couleurs violines.


Vie et mort d'une agave...


Au bout de deux heures, nous nous arrêtons pour pique-niquer à l’aplomb d’une falaise, puis comme Sue et Kent s’étaient donné quatre heures maximum pour faire la balade, nous faisons demi-tour. Retour à la voiture vers 16 heures. Le soir nous les invitons dans le restaurant de leur choix, en l’occurrence le Taverne Grill à Cottonwood. Bon repas. Kent, avec un des chats, Kelty, part ensuite directement dans la nuit pour Phoenix où il travaille plusieurs jours par semaine.
Lundi 12 mai
Départ pour Grand Canyon. En passant à Flagstaff nous prenons de l’essence dans un froid de canard qui nous suit jusqu’au Maswick Lodge où nous arrivons vers 14 h 30. De gros nuages de pluie traversent le ciel immense, poussés par un vent glacial, ce qui ne nous décourage pas pour autant. Comme la chambre n’est pas encore prête nous reprenons le 4 x 4 avec tous les bagages à l’intérieur et partons pour Yaki Point d’où part le South Kaibab Trail, mais nous avions oublié qu’on ne peut y accéder qu’en navette ! On hésite à laisser la voiture sur le petit parking proche de la route, sous les arbres, puis on décide que l’endroit est quand même moins sûr que le fin fond de l’Utah, qu’il n’y a pas que des Américains qui visitent le Canyon, et on retourne au départ de la navette devant le Maswick. On en profite pour prendre la chambre, moins bien que la dernière fois au premier étage dans les grands pins. Il est 16 h 45. Retour sur le South Kaibab avec les deux navettes, la bleue et la verte. On est complètement gelés, d’autant qu’on n’a pas pris de polaires. On fait la descente en courant presque, c’est très beau, il commence à pleuvoir. Frigorifiés, on fait demi-tour.


Repas de salades, dans la chambre, achetées à New Frontier à Sedona.
Mardi 13 mai
Réveil à 5 h 30. Je m’extraie de sous les couvertures pour jeter un œil derrière le rideau et voir si le ciel est bleu… Surprise ! tout est recouvert d’une épaisse couche de neige ! C’est magnifique et surprenant ! Noël au mois de mai, on n’en espérait pas tant !

Je fais un tour dehors, prends quelques photos inhabituelles d’agaves sous la neige ou de la voie ferrée dans un décor hivernal,

rentre prendre un thé avec Alain, deux trois biscuits bio apportés de Paris et nous partons sac au dos dans un froid glacial pour le Bright Angel Trail et les Indian Gardens (9, 2 miles aller retour et 3000 pieds de dénivelée, c'est-à-dire en langage clair une quinzaine de kilomètres et 930 mètres). Il est 8 heures. Sue espérait pouvoir nous rejoindre pour cette randonnée mais ce sera pour une autre fois, dommage… On n’a aucune vue pour l’instant, tout est dans les nuages, mais la neige disparaît très vite,




seules restent les flaques d’eau boueuse qui comblent chaque petite dépression derrière les marches de bois. Il est assez difficile de descendre comme ça, en jouant les équilibristes, toujours sur l’extrémité droite ou gauche de chaque marche.

Nous dépassons la première resthouse, faisons une petite pause de cinq minutes à la deuxième, et nous repartons. Au fur et à mesure de la descente, le ciel se dégage, les fleurs se font plus nombreuses et plus variées. Nous retrouvons là les si belles Pricklepoppies du Sud, des asters, des saxiphrages, des agaves utahensis, etc. Les nuages laissent par endroits passer un rayon de soleil, c’est vraiment superbe.

L’oasis d’Indian Gardens étale sa verdure juste au-dessous de nous, le chemin devient plat et nous nous glissons sous les immenses peupliers de Virginie pour pique-niquer auprès de la fontaine. A peine installés, nous avons la visite des écureuils qui n’attendaient que nous pour se mettre à table, mais malheureusement pour eux nous ne sommes pas de ceux qui nourrissent la faune locale…

Une heure et demie plus tard nous remontons à notre rythme, c’est-à-dire celui du montagnard en haute montagne, lent.


Nous sommes régulièrement doublés par des randonneurs qui foncent tête baissée et que l’on retrouve systématiquement un ou deux virages plus haut, affalés sur le bas-côté, alors que nous pouvons monter sans nous arrêter si nous le voulons et en n’éprouvant absolument aucune fatigue. Les dépassements successifs se répéteront ainsi jusqu’au sommet que nous atteignons vers 16 heures. Il y règne toujours un froid glacial mais la neige a maintenant complètement fondu. Très belle journée. Repas correct à la cafétéria.
Mercredi 14 mai
Nous partons pour Bluff en nous arrêtant çà et là sur le rim

et notamment au musée Tusayan pour voir si notre copain le-plus-intelligent-des-oiseaux, le raven (grand corbeau), est toujours au rendez-vous, d’une année sur l’autre... Eh bien oui, il est là, perché sur une branche dans un froid de canard et sous un vilain voile blanchâtre que le vent fort ne parvient pas à dissiper, et penche la tête pour nous regarder... Nous en profitons pour relire les avertissements concernant le puma que l'on connaît par cœur.

La lumière n’est vraiment pas propice à la photo et nous dissuadera de faire le détour de cent kilomètres pour un site isolé que nous avait indiqué Philippe. La route est longue et les paysages quelconques jusqu’à Kayenta, village navajo, sinistre s’il en est…

La suite ici: http://voyageforum.com/..._2e_partie_D2152941/
Hôtel Gran Bahia Principe Cayacoa à Samana English translation pending
Bonjour à tous
Je part pour Samana au Cayacoa, lundi le 24 novembre et j'ai 2-3 questions.
Premièrement pour l'argent j'ai cru comprendre que j'étais mieux de changer mon argent canadien en peso une fois rendu sur place ..... je sais que les taux de change son moin bon dans les hôtels. Y a t'il une banque à l'extérieur de l'hôtel qui n'est pas trop loin ?
Secondo moi et ma copine somme des amateurs de chevaux. J'aimerais savoir si il y a un ''ranch'' non loin de l'hôtel pour partir en balade a cheval. J'aimerais me rendre a la cascade el limon a cheval .... galoper sur les plages ..... vous voyez le genre.
Au pire y a t'il une agence de touriste a l'extérieur de l'hôtel ou je pourrais voir les différentes excursions disponible .... tant qu'a enrichir une grosse chaîne d'hôtel j'aime mieux encourager les locaux.
Restaurant a proximiter .... petit bar ..... plage a pas manquer .......
Bref j'aimerais avoir quelques bon tuyaux de gens qui ont déjà été dans ce coin de la république Merci et vive les vancances 😎
Je part pour Samana au Cayacoa, lundi le 24 novembre et j'ai 2-3 questions.
Premièrement pour l'argent j'ai cru comprendre que j'étais mieux de changer mon argent canadien en peso une fois rendu sur place ..... je sais que les taux de change son moin bon dans les hôtels. Y a t'il une banque à l'extérieur de l'hôtel qui n'est pas trop loin ?
Secondo moi et ma copine somme des amateurs de chevaux. J'aimerais savoir si il y a un ''ranch'' non loin de l'hôtel pour partir en balade a cheval. J'aimerais me rendre a la cascade el limon a cheval .... galoper sur les plages ..... vous voyez le genre.
Au pire y a t'il une agence de touriste a l'extérieur de l'hôtel ou je pourrais voir les différentes excursions disponible .... tant qu'a enrichir une grosse chaîne d'hôtel j'aime mieux encourager les locaux.
Restaurant a proximiter .... petit bar ..... plage a pas manquer .......
Bref j'aimerais avoir quelques bon tuyaux de gens qui ont déjà été dans ce coin de la république Merci et vive les vancances 😎
Recherche d'une association humanitaire en Namibie (Afrique) English translation pending
Bonjour à tous!
Je suis en recherche d'une association en Namibie pour aider la population! J'aimerai tout d'abord parrainer afin de bien connaître et d'aider l'association et pour pouvoir si cela est possible partir y travailler en tant que salariée! Je pense partir dans environ 5 ans. C'est long mais je fini mes études et j'aimerai déjà recherché afin de bien y réfléchir!
Donc si vous avez des sites, des idée ou des autres propositions dites moi, je suis intéressée par tout, même si ce n'est pas en Namibie, la motivation ne manque pas!
Contacter moi vite si vous le souhaiter
Merci beaucoup 🙂
Je suis en recherche d'une association en Namibie pour aider la population! J'aimerai tout d'abord parrainer afin de bien connaître et d'aider l'association et pour pouvoir si cela est possible partir y travailler en tant que salariée! Je pense partir dans environ 5 ans. C'est long mais je fini mes études et j'aimerai déjà recherché afin de bien y réfléchir!
Donc si vous avez des sites, des idée ou des autres propositions dites moi, je suis intéressée par tout, même si ce n'est pas en Namibie, la motivation ne manque pas!
Contacter moi vite si vous le souhaiter
Merci beaucoup 🙂
Partir en mission à l'étranger pendant deux semaines? English translation pending
Bonjour à tous...
Mais prochaines vacances : j'aimerais les mettre au profit de d'autres personnes qui sont dans le besoin avec mon ami...
Marre de faire bronzette...Nous souhaitons vraiment nous investir dans une mission mais est ce que 2 semaines ce n'est pas trop court ?
Merci d'avance pour vos réponses...
Totoche56...
Totoche56...
Voyage d'un mois en Californie et à New York (août 2009) English translation pending
bonjour à tous,
mon amie et moi même voudrions aller en californie et new york en aout 2009 pour une durée de 1 mois. Mais nous avons besoin de conseils surtout pour savoir les sites à ne pas manquer et voir si la repartition des jours selon les villes est bonne !
questions : tout d'abord je voulais savoir si nous pouvions louer une voiture si nous n'avons que 7-8 mois de permis ? nous vondrions voir un match de NHL, basseball ou football est ce possible l'été ? où nous renseigner ?
le voyage :
nous allons d'abord aller à san francisco : quelles sont les choses à ne pas manquer ? total de jours là bas = 5 jours est ce assez ??
puis si on ne peut pas avoir de voiture on prend l'avion pour los angeles : nous voulons y rester une bonne semaine. Nous pensons visiter disney, universal studios, les plages, hollywood et le centre ville. coins à ne pas manquer ?
puis direction las vegas : 4-5 jours nous hesitons entre le car et l'avion qu'en pensez vous ? puis un petit tour sur le grand canyon avec le bus je pense !
ensuite avion las vegas san diego : on y reste à peu pres 1 semaine avec au programme le sea word, le zoo de san diego et les plages. avez vous d'autres endroit à ne pas manquer ??
et enfin nous reprennons l'avion pour New york : 1 semaine conseils leix ????
comme vous pouvez le voir on pense faire à peu pres ca mais il faut nous renseigner un peu plus sur ce que nous y ferons une fois arrivé ;)
nous pensons depenser à peu pres 3000 - 3500 € en comptant les billets d'avion : 1000 €
est ce assez ? quel est le budget nourriture selon vous ?
MERCI DE VOTRE AIDE ELLE EST PLUS QUE BIENVENUE ;)
mon amie et moi même voudrions aller en californie et new york en aout 2009 pour une durée de 1 mois. Mais nous avons besoin de conseils surtout pour savoir les sites à ne pas manquer et voir si la repartition des jours selon les villes est bonne !
questions : tout d'abord je voulais savoir si nous pouvions louer une voiture si nous n'avons que 7-8 mois de permis ? nous vondrions voir un match de NHL, basseball ou football est ce possible l'été ? où nous renseigner ?
le voyage :
nous allons d'abord aller à san francisco : quelles sont les choses à ne pas manquer ? total de jours là bas = 5 jours est ce assez ??
puis si on ne peut pas avoir de voiture on prend l'avion pour los angeles : nous voulons y rester une bonne semaine. Nous pensons visiter disney, universal studios, les plages, hollywood et le centre ville. coins à ne pas manquer ?
puis direction las vegas : 4-5 jours nous hesitons entre le car et l'avion qu'en pensez vous ? puis un petit tour sur le grand canyon avec le bus je pense !
ensuite avion las vegas san diego : on y reste à peu pres 1 semaine avec au programme le sea word, le zoo de san diego et les plages. avez vous d'autres endroit à ne pas manquer ??
et enfin nous reprennons l'avion pour New york : 1 semaine conseils leix ????
comme vous pouvez le voir on pense faire à peu pres ca mais il faut nous renseigner un peu plus sur ce que nous y ferons une fois arrivé ;)
nous pensons depenser à peu pres 3000 - 3500 € en comptant les billets d'avion : 1000 €
est ce assez ? quel est le budget nourriture selon vous ?
MERCI DE VOTRE AIDE ELLE EST PLUS QUE BIENVENUE ;)
Andhra Pradesh et l'Orissa en Inde? English translation pending
Salut a tous,
nous prevoyons un trip au depart d'Hyderabad vers l'Orrissa puis Calcuta.....
Comment est Hyderabad ? Le routard dit que c'est une ville extremiste ?!
Ou peut on se baigner tranquille dans l'Orrissa ?
Merci.
Damien
Irlande 2008: plages et montagnes English translation pending
Pour voir le carnet avec les photos en grand format, cliquer ici : si belle la terre
Nous voilà rentrés d'Irlande où nous avons passé une grosse semaine pendant les vacances de la Toussaint.
Quelle idée d'aller en Irlande à cette époque!? 🙂
Refroidie (durablement, c'était il y a plus de 20 ans) par 10 jours de pluie ininterrompue en Ecosse en juillet (on n'a jamais vu le sommet des montagnes!), j'ai longtemps hésité avant de retourner dans ces îles exposées aux dépressions atlantiques.
Finalement en partant fin octobre début novembre, nous ne risquions pas de mauvaise surprise. S'il devait faire moche, ce serait tout à fait normal! Je m'attendais à encaisser une succession de violentes dépressions d'ouest. Autant en profiter alors pour emmener les chars à voile que nous utilisons d'habitude en Bretagne. En effet, j'avais repéré en flânant sur Google Earth plusieurs plages prometteuses.
En incorrigible optimiste, je n'écartai cependant pas totalement la possibilité d'avoir quelques heures de beau temps et ajoutai donc dans le camping- car chaussures et bâtons de marche...
Autant dire que le programme serait chargé d'autant plus que Fred, retenu par son travail ne nous rejoindrait en avion que le 01/11.
Sam 25/10
12h00, enfin les enfants (Caroline 15 ans, Arnaud 13 ans et Marion 12 ans) rentrent de l'école et nous quittons aussitôt Nancy pour Quiberon chercher les chars à voile chez mon père.
Dim 26/10 Ce matin le ciel est orange, on ne résiste pas à l'envie d'aller voir le lever de soleil sur la Teignouse (c'est beau aussi la Bretagne...)
Presser F11 pour avoir le plein écran.
Après un rapide bricolage du faisceau électrique de la remorque pour harmoniser au mieux nos différentes loupiotes, nous filons vers Cherbourg.
J'ai réservé un aller-retour sur le Diplomat, bateau de Celtic Link Ferries, Cie anglaise qui est la seule à cette époque de l'année à proposer des dates nous convenant. 1000 euro l'aller-retour Cherbourg-Rosslare avec c car+ remorque+ cabine avec hublot et sdb, repas inclus (4 personnes à l'aller, 5 au retour) Le départ prévu à 17h est reporté à 20h00 à cause de la météo, le bateau a pris du retard.
Pas étonnant, ça souffle fort et il pleut des cordes.
A bord, ce n'est pas la foule: qq voitures, 2 c-cars dont le nôtre et pour le reste uniquement des camions ou des voitures neuves. Le bateau est trrrès rustique, ambiance camionneur. On monte au pont des cabines par un minuscule ascenseur (4 pers) qui ne répond pas quand on l'appelle. Tout est défraîchi, rouillé, tordu, usé. Humm! Je n'aimerais pas faire naufrage avec ce rafiot, d'autant plus qu'il y a une multitude de cadenas partout pour « sécuriser » le matériel de sécurité. Tout est sous clé! Le matériel incendie, les portes étanches, les gilets, les canots... Gloups!
Nous découvrons notre cabine, spacieuse, pas surchauffée (et heureusement car on ne peut pas régler la température) mais à l'image du reste du bateau: peinture écaillée, robinets qui fuient, moquette sale, cheveux dans la douche, matelas déglingués. Qu'à cela ne tienne, il est l'heure de manger. Ambiance cantine mais bouffe roborative et correcte sans plus (quasi pas de crudités, unique dessert schtonk!) On est impressionné par l'appétit des camionneurs, visiblement tous des habitués. Une petite Nautamine là-dessus (la mer est agitée) et au lit avec les boules Quiès (ça vibre de partout!)
Lundi 27/10 On a dormi comme des souches et on se lève pour le déjeuner. Monumentâl : toasts of course mais aussi oeufs sur le plat, bacon frit, haricots sauce tomate.... On en reste aux toasts! La houle est toujours assez forte et suivant l'adage « mieux vaut prévenir que guérir » on avale chacun une nouvelle petite Nautamine et nous voilà tous rendormis jusqu'à midi, heure à laquelle on se lève pour... encore manger! Finalement entre ingestion et digestion, la traversée passe assez vite. Ce repas de midi n'aurait pas du avoir lieu si nous étions arrivés à l'heure mais le bateau a encore accumulé du retard et nous débarquons finalement à Rosslare à 17h avec 5h de retard. La nuit va tomber à 17h30. Il fait beau.
Cap sur la côte ouest.
J'ai regardé la météo avant de partir et le vent devrait être de secteur nord pour les prochains jours. Cela réduit le choix des plages pour faire du char mais celle de Brandon Bay dans la péninsule de Dingle devrait convenir. Les horaires de marée trouvés sur internet indiquent la marée basse pour 10h30 demain matin (ben oui, il faut de l'espace et du sable dur donc la mer doit être basse)
Bien reposée par la traversée je choisis d'avancer au moins la moitié du chemin ce soir. La route est assez pénible, non pas du fait de la conduite à G (avec un volant à G on est assez à l'aise) mais car la route ressemble à nos nationales des années 70. On se farcit tous les villages les uns derrière les autres, le revêtement est irrégulier (sans véritable trou cependant), ça tournicote. Heureusement les Irlandais sont très fairplay et incroyablement patients.
Nous dormons donc près de Tipperary en « plein milieu » de l'Irlande. On se gare un peu en vrac à un départ de rando à l'entrée d'une route forestière fermée par une barrière (en plein sur la route quoi!)
Mardi 28/10 Je suis réveillée par le bruit d'une voiture qui essaie tout doucement de manoeuvrer pour nous contourner sans nous déranger. Ce sont 2 braves gardes forestiers qui sont confus de nous avoir réveillés. Incroyable nan cette gentillesse?! Bref, on finit la route (quelconque jusque vers Tralee)jusqu'à la Péninsule de Dingle et on arrive pile à l'heure sur la plage de Brandon Bay (10 km de long!) pour la marée basse.

On a la plage pour nous tous seuls.
Le vent est parfait.
Quel plaisir de faire du char au milieu des montagnes! A l'arrière plan, le mont Brandon, 951 m, 2ème sommet d'Irlande.

Nous voilà enfin dans l'Irlande de mes rêves avec du relief, de beaux nuages, du vent et même un peu de soleil.

Après avoir un peu hésité (mais pas trop longtemps!) je décide d'aller voir de plus près ce Connemara au nom mythique. Ça fait un peu de route mais c'est maintenant ou peut-être jamais.
Et puis sur la route du Connemara, il y a le Burren et ses cailloux et... j'adore les cailloux! Cap au nord donc en passant par le bac de Tarbert pour traverser la Shannon River.
La nuit tombe et nous roulons jusqu'au Dolmen de Poulnabrone repéré pas pour le dolmen en lui-même (il est assez...petit voire.... minable) mais pour son parking où nous allons passer la nuit.
Nous n'avons rien vu du Burren pour l'instant (bien qu'étant en plein milieu, bah oui, c'est la nuit) et j'ai hâte d'être à demain pour voir à quoi ça ressemble.
Mercredi 29/10 Il neige! Incroyable non? Bon, ça ne tient pas mais quelle surprise! Quant au paysage, ben, avec ce temps on ne voit pas grand chose mais l'atmosphère ne laisse pas indifférent.
Austère, très austère! Mais pour quelqu'un qui aime les cailloux, elle est assez mystérieuse.
Pour les autres, carrément glauque!
On roule jusqu'à la mer au nord du Burren à Black Head dans l'espoir de passer sous les nuages.
« Si tu n'aimes pas le temps qu'il fait, attends 5 mn » dit un adage irlandais. Confiante, j'entraîne donc mes troupes pour une petite balade sur les limestones (hyper glissantes avec ce temps...) En effet le temps a changé : il a plu ENCORE plus fort et nous rentrons avec les pantalons trempés! Des vrais bleus de l'Irlande! Au bout du 2ème pantalon trempé dans la même journée, on est bien dressé : « jamais sans mes vêtements de pluie, haut et bas »
Burren, je n'ai pas dit mon dernier mot! On repassera te voir!
On continue la route en passant par Galway, dont nous ne verrons que les innombrables ronds-points. La route a enchanté les enfants (euh... moi aussi...) : pour égayer les journées de pluie, les Ponts et Chaussées irlandais ont eu la gentillesse de saupoudrer le réseau routier de somptueuses flaques : larges, longues, profondes, énhaurmes. Vroufff! Wouah! Super! Vas-y fonce! Pour sûr, les chars à voile sont bien rincés! Le soleil nous accueille dans le Connemara et nous découvrons émerveillés le Joyce Country.

On voudrait pouvoir s'arrêter tous les 100 m pour prendre le temps d'admirer le paysage,

faire une photo, admirer un arc-en-ciel.
Oui mais voilà : il n'y a quasiment pas de possibilités de se garer. Grr! Frustration!

On fait une petite balade près des Aasleagh Falls

Demain il devrait faire beau et j'ai bien envie de grimper sur le Croagh Patrick, montagne sacrée pour les irlandais, située dans le Murrisk. On s'en rapproche au maximum avant de trouver un coin au bord de l'eau pour la nuit.
Jeudi 30/10 En quelques km de route, nous sommes au pied de la montagne. Il fait beau!
Nous attaquons la montagne par sa face nord, tout droit (à l'irlandaise quoi!) Le sentier est évident car cette montagne attire des milliers de pèlerins en juillet.
Les 763 m du Croagh Patrick sont chapeautés de nuages presque en permanence. La grimpette, à l'ombre, est assez ingrate. Nous parvenons jusqu'au col

mais le vent est si fort que nous renonçons à « l'assaut final », trop dangereux.
La vue vers le nord sur la Clew Bay et Achil Island est superbe.

Quel dédale!
Nous prenons ensuite la route vers Roundstone en passant par Westport puis la N59 puis par les Maumturk Mountains via la très belle Inagh Valley.




Roundstone vanté par le LP est quelconque, visite en 10 mn chrono. Route vers Clifden, joli village assez encombré (ça doit être terrible en été) : nous parcourons la Sky Road, route panoramique dont la partie sud est la plus spectaculaire.
Une quinzaine de km enfin jusqu'au Parc National du Connemara où on s'installe pour la nuit.
Vendredi 31/10 Très belle rando dans le parc national du Conemarra jusqu'au sommet du Diamond Hill.

Il est encore très tôt et nous avons la chance d'apercevoir une famille de cervidés (enfin un bout!).

Vue sur la baie de Ballynakill Harbour.

Quel plaisir de pouvoir s'approprier un peu de cette belle nature en s'y promenant à pied.

C'est un festival d'arcs en ciel!

Du sommet on a une vue imprenable sur Kylemore Abbey (que nous ne visiterons pas) et surtout les Maumturk Mountains, territoire très sauvage et difficile d'accès (Le sol est extrêmement humide et irrégulier. Impossible de marcher en dehors des sentiers aménagés. C'est un peu frustrant! )

Cette journée sera la plus belle de notre voyage
avec une séance de char à voile d'anthologie
l'après-midi sur la plage de Ardnagreevagh sur la côte nord du Connemara.








Oui, c'est un peu salissant!

Une lumière incroyable, des grains terribles, des arcs en ciel à la pelle, dans un décor de rêve sur une plage immaculée! Inoubliable!
Bon, la marée a fini par remonter

et on reprend la route vers le sud et... le Burren derechef!
On emprunte une 2ème fois la très belle R344 le long du Lough Inagh puis on repasse par Galway (1h de bouchon, ce soir c'est Halloween) et nuit à nouveau dans le Burren près du dolmen de Poulnabronne.
Petite déception avec Halloween: certes on a vu plein d'enfants déguisés mais peu de maisons décorées. Peut-être un effet de la crise. A propos de maison, il y a un nombre incroyable de maisons toutes neuves inhabitées, à vendre, souvent très cossues. Encore un effet de la crise?
Samedi 01/11 Il fait.... beau! On passe en plein dans le Parc National du Burren (via Carran) : paysage bucolique moins austère que dans le coin de Black head (on n'est pas allé vers les Cliffs of Moher)
On se balade un peu sur cette colline coupée par un chemin cerné de 2 murets parallèles.

Les enfants s'amusent à distinguer les murets qui ne servent à rien (construits pendant la Grande Famine pour faire gagner qq cents aux plus pauvres) de ceux qui servent encore aujourd'hui d'enclos pour le bétail.
Se balader dans les prés est très casse-g... car la végétation recouvre les fissures de calcaire et on ne sait jamais trop où mettre les pieds. Marion a failli ne jamais récupérer sa chaussure coincée au fond d'une de ces innombrables fissures.


Il est temps de repartir car Fred arrive à 16h au Kerry County Airport près de Tralee. Grâce à un bouchon à Castleisland à cause de la foire agricole, nous apparaissons juste au moment où il sort du petit aéroport et il saute dans le camping car.
Nous arrivons à la nuit tombante à la plage de Brandon Bay où nous avions déjà fait du char. On est dimanche et il y a du monde : 3 voitures! 2 surfeurs en profitent jusqu'à la nuit noire. Brrr! Des courageux! En remontant la plage, ils ramassent quelques débris en plastique déposés par la marée montante et les posent sur un tas près du parking. Bravo!
Dimanche 02/11 Temps couvert le matin on retourne à Camp puis on prend la route N86 jusqu'à Dingle. Joli village mais tout est fermé en ce dimanche matin.

Port de pêche avec quelques bateaux de taille moyenne (on 'a pas vu beaucoup de pêcheurs sur la côte ouest...)







On continue sur le Dingle Ring,
le ciel se dégage alors qu'on arrive à Slea Head. Vue sur Great Blasket island.

On grimpe sur la colline.


Chef des rouges. Equipe des bleus...

Le vent est toujours de secteur nord, on trouve la route jusqu'à la plage de Murreagh

mais le vent est un peu faible, dommage.
On reprend la route R559 jusqu'à Dingle : qq boutiques près du port sont ouvertes, on fait un peu de shopping.
On décide de se rapprocher de Iveragh Peninsula pour demain.
Lundi 03/11 Au lever du jour, nuages en strates à mi-hauteur. On tente la montagne : direction le Gap of Dunloe.

On est en plein dans les nuages, c'est assez mystique. Il doit y avoir plein de leprechauns dans ce coin-là, du moins hors saison car nous ne verrons personne à part en cheval empêtré dans sa clôture métallique que nous avons « sauvé! ».
Super! Le temps se dégage! Le plus haut sommet d'Irlande, le Carantuohill (1038m) apparaît!

Cherchez l'intrus!

Verte Irlande!



On a bien fait de tenter la montagne.
On arrive sans l'avoir vraiment cherché près de Upper Lake dans le Killarney NP :

très (vraiment très) belle balade le long du lac.
On voit des biches à plusieurs reprises.

Chance insolente avec le temps!

On jubile! (attention aux moustiques en été, il y en a encore pas mal, un peu endormis heureusement!)

On finit par retrouver notre route au milieu des tourbières (moins nombreuses que dans le Connemara)

on passe ensuite par Moll's Gap puis on rejoint la côte sud du Ring of Kerry au niveau de Kenmare : quelconque jusqu'à Caherdaniel. Le bout de la péninsule est plus beau surtout le Ring of Skellig.

Temps parfait. Les Skellig Islands dégagent une atmosphère vénéneuse fascinante!


Plutôt que de terminer la boucle du Ring of Kerry on préfère repasser par le centre de la péninsule et les montagnes.

L'éclairage est superbe avec le soleil couchant dans le dos.

Nuit sur le haut plateau après le Ballaghisheen Pass.
Mardi 04/11 Petit coup de stress au démarrage : impossible de passer la première. Il faut arrêter le moteur pour y parvenir. Ça merdouille aussi pour les autres vitesses. Glups. On doit prendre le bateau ce soir à 20h00 à Rosslare, à l'autre bout de l'Irlande! Une fois le moteur chaud, ça va un peu mieux. Finalement après une imposition des mains sur la pédale d'embrayage, Fred résoud le problème. Ouf! Pourvu que ça dure! Temps gris, route via Cork superbe (je parle du macadam, pas des paysages assez quelconques). La route est financée par l'UE.... On arrive en fin de journée à Wexford. 3 km au nord se situe la Wexford Wildfowl Reserve: site ornithologique très bien aménagé et gratuit. On y a vu pas mal d'oiseaux mais la pluie et la nuit tombante ne nous ont pas facilité la tâche. Une bonne adresse en tout cas en attendant l'heure du bateau. Nous quittons l'Irlande presque à l'heure et arrivons à Cherbourg le
Mercredi 05/11 avec 2h de retard. Il est 17h30. On arrive à Nancy Jeudi 06/11 à 2h du mat après 700 km de routes voluptueuses, onctueuses, fluides, limpides....
En conclusion: Des paysages superbes à la hauteur de nos espérances. Une météo favorable mais des journées très courtes (7h30-17h30) à la Toussaint. Routes hyper fastidieuses souvent et vraiment frustrantes car on ne peut que très rarement s'arrêter. Ne pas rater les quelques parcs nationaux pour ceux qui veulent un peu marcher à pied car sinon c'est le parcours du combattant. On n'a pas vu beaucoup d'oiseaux (sans vraiment les chercher c'est vrai....) : question d'époque? Pour ceux qui voudraient faire les « Ways » (Dingle Way, Kerry Way, Burren Way ): bien planifier le parcours car il nous a semblé qu'ils suivaient assez souvent la route! Beaucoup parlent de visiter l'Irlande à vélo: ça me semble assez suicidaire! Les routes de campagne sont bien sûr très étroites mais surtout bordées de hautes haies qui viennent à l'aplomb de la chaussée donc risque énorme de se faire percuter par une voiture au détour d'un virage! Un regret : pas de soirée pub mais on ne peut pas tout faire en si peu de temps!
Carte générale de l'Irlande Ouest

Quelques liens :
Site sur l'Irlande très complet : http://www.terresceltes.net/-Irlande-.htmlCarte interactive (merci Simon!) : http://ims0.osiemaps.ie/...mp;ecom=S1&user= Vent en Irlande : http://www.windfinder.com/...t_uk_ireland_akt.htm Randonnées en Irlande : http://homepage.tinet.ie/~eoindelaney/ Marées : http://easytide.ukho.gov.uk/...Tide/SelectPort.aspx
Nous voilà rentrés d'Irlande où nous avons passé une grosse semaine pendant les vacances de la Toussaint.
Quelle idée d'aller en Irlande à cette époque!? 🙂
Refroidie (durablement, c'était il y a plus de 20 ans) par 10 jours de pluie ininterrompue en Ecosse en juillet (on n'a jamais vu le sommet des montagnes!), j'ai longtemps hésité avant de retourner dans ces îles exposées aux dépressions atlantiques.
Finalement en partant fin octobre début novembre, nous ne risquions pas de mauvaise surprise. S'il devait faire moche, ce serait tout à fait normal! Je m'attendais à encaisser une succession de violentes dépressions d'ouest. Autant en profiter alors pour emmener les chars à voile que nous utilisons d'habitude en Bretagne. En effet, j'avais repéré en flânant sur Google Earth plusieurs plages prometteuses.
En incorrigible optimiste, je n'écartai cependant pas totalement la possibilité d'avoir quelques heures de beau temps et ajoutai donc dans le camping- car chaussures et bâtons de marche...
Autant dire que le programme serait chargé d'autant plus que Fred, retenu par son travail ne nous rejoindrait en avion que le 01/11.
Sam 25/10
12h00, enfin les enfants (Caroline 15 ans, Arnaud 13 ans et Marion 12 ans) rentrent de l'école et nous quittons aussitôt Nancy pour Quiberon chercher les chars à voile chez mon père.
Dim 26/10 Ce matin le ciel est orange, on ne résiste pas à l'envie d'aller voir le lever de soleil sur la Teignouse (c'est beau aussi la Bretagne...)
Presser F11 pour avoir le plein écran.
Après un rapide bricolage du faisceau électrique de la remorque pour harmoniser au mieux nos différentes loupiotes, nous filons vers Cherbourg.J'ai réservé un aller-retour sur le Diplomat, bateau de Celtic Link Ferries, Cie anglaise qui est la seule à cette époque de l'année à proposer des dates nous convenant. 1000 euro l'aller-retour Cherbourg-Rosslare avec c car+ remorque+ cabine avec hublot et sdb, repas inclus (4 personnes à l'aller, 5 au retour) Le départ prévu à 17h est reporté à 20h00 à cause de la météo, le bateau a pris du retard.
Pas étonnant, ça souffle fort et il pleut des cordes.
A bord, ce n'est pas la foule: qq voitures, 2 c-cars dont le nôtre et pour le reste uniquement des camions ou des voitures neuves. Le bateau est trrrès rustique, ambiance camionneur. On monte au pont des cabines par un minuscule ascenseur (4 pers) qui ne répond pas quand on l'appelle. Tout est défraîchi, rouillé, tordu, usé. Humm! Je n'aimerais pas faire naufrage avec ce rafiot, d'autant plus qu'il y a une multitude de cadenas partout pour « sécuriser » le matériel de sécurité. Tout est sous clé! Le matériel incendie, les portes étanches, les gilets, les canots... Gloups!
Nous découvrons notre cabine, spacieuse, pas surchauffée (et heureusement car on ne peut pas régler la température) mais à l'image du reste du bateau: peinture écaillée, robinets qui fuient, moquette sale, cheveux dans la douche, matelas déglingués. Qu'à cela ne tienne, il est l'heure de manger. Ambiance cantine mais bouffe roborative et correcte sans plus (quasi pas de crudités, unique dessert schtonk!) On est impressionné par l'appétit des camionneurs, visiblement tous des habitués. Une petite Nautamine là-dessus (la mer est agitée) et au lit avec les boules Quiès (ça vibre de partout!)
Lundi 27/10 On a dormi comme des souches et on se lève pour le déjeuner. Monumentâl : toasts of course mais aussi oeufs sur le plat, bacon frit, haricots sauce tomate.... On en reste aux toasts! La houle est toujours assez forte et suivant l'adage « mieux vaut prévenir que guérir » on avale chacun une nouvelle petite Nautamine et nous voilà tous rendormis jusqu'à midi, heure à laquelle on se lève pour... encore manger! Finalement entre ingestion et digestion, la traversée passe assez vite. Ce repas de midi n'aurait pas du avoir lieu si nous étions arrivés à l'heure mais le bateau a encore accumulé du retard et nous débarquons finalement à Rosslare à 17h avec 5h de retard. La nuit va tomber à 17h30. Il fait beau.
Cap sur la côte ouest.J'ai regardé la météo avant de partir et le vent devrait être de secteur nord pour les prochains jours. Cela réduit le choix des plages pour faire du char mais celle de Brandon Bay dans la péninsule de Dingle devrait convenir. Les horaires de marée trouvés sur internet indiquent la marée basse pour 10h30 demain matin (ben oui, il faut de l'espace et du sable dur donc la mer doit être basse)
Bien reposée par la traversée je choisis d'avancer au moins la moitié du chemin ce soir. La route est assez pénible, non pas du fait de la conduite à G (avec un volant à G on est assez à l'aise) mais car la route ressemble à nos nationales des années 70. On se farcit tous les villages les uns derrière les autres, le revêtement est irrégulier (sans véritable trou cependant), ça tournicote. Heureusement les Irlandais sont très fairplay et incroyablement patients.
Nous dormons donc près de Tipperary en « plein milieu » de l'Irlande. On se gare un peu en vrac à un départ de rando à l'entrée d'une route forestière fermée par une barrière (en plein sur la route quoi!)
Mardi 28/10 Je suis réveillée par le bruit d'une voiture qui essaie tout doucement de manoeuvrer pour nous contourner sans nous déranger. Ce sont 2 braves gardes forestiers qui sont confus de nous avoir réveillés. Incroyable nan cette gentillesse?! Bref, on finit la route (quelconque jusque vers Tralee)jusqu'à la Péninsule de Dingle et on arrive pile à l'heure sur la plage de Brandon Bay (10 km de long!) pour la marée basse.

On a la plage pour nous tous seuls.
Le vent est parfait.
Quel plaisir de faire du char au milieu des montagnes! A l'arrière plan, le mont Brandon, 951 m, 2ème sommet d'Irlande.
Nous voilà enfin dans l'Irlande de mes rêves avec du relief, de beaux nuages, du vent et même un peu de soleil.

Après avoir un peu hésité (mais pas trop longtemps!) je décide d'aller voir de plus près ce Connemara au nom mythique. Ça fait un peu de route mais c'est maintenant ou peut-être jamais.
Et puis sur la route du Connemara, il y a le Burren et ses cailloux et... j'adore les cailloux! Cap au nord donc en passant par le bac de Tarbert pour traverser la Shannon River.
La nuit tombe et nous roulons jusqu'au Dolmen de Poulnabrone repéré pas pour le dolmen en lui-même (il est assez...petit voire.... minable) mais pour son parking où nous allons passer la nuit.
Nous n'avons rien vu du Burren pour l'instant (bien qu'étant en plein milieu, bah oui, c'est la nuit) et j'ai hâte d'être à demain pour voir à quoi ça ressemble.
Mercredi 29/10 Il neige! Incroyable non? Bon, ça ne tient pas mais quelle surprise! Quant au paysage, ben, avec ce temps on ne voit pas grand chose mais l'atmosphère ne laisse pas indifférent.
Austère, très austère! Mais pour quelqu'un qui aime les cailloux, elle est assez mystérieuse.Pour les autres, carrément glauque!
On roule jusqu'à la mer au nord du Burren à Black Head dans l'espoir de passer sous les nuages.
« Si tu n'aimes pas le temps qu'il fait, attends 5 mn » dit un adage irlandais. Confiante, j'entraîne donc mes troupes pour une petite balade sur les limestones (hyper glissantes avec ce temps...) En effet le temps a changé : il a plu ENCORE plus fort et nous rentrons avec les pantalons trempés! Des vrais bleus de l'Irlande! Au bout du 2ème pantalon trempé dans la même journée, on est bien dressé : « jamais sans mes vêtements de pluie, haut et bas »
Burren, je n'ai pas dit mon dernier mot! On repassera te voir!
On continue la route en passant par Galway, dont nous ne verrons que les innombrables ronds-points. La route a enchanté les enfants (euh... moi aussi...) : pour égayer les journées de pluie, les Ponts et Chaussées irlandais ont eu la gentillesse de saupoudrer le réseau routier de somptueuses flaques : larges, longues, profondes, énhaurmes. Vroufff! Wouah! Super! Vas-y fonce! Pour sûr, les chars à voile sont bien rincés! Le soleil nous accueille dans le Connemara et nous découvrons émerveillés le Joyce Country.

On voudrait pouvoir s'arrêter tous les 100 m pour prendre le temps d'admirer le paysage,

faire une photo, admirer un arc-en-ciel.
Oui mais voilà : il n'y a quasiment pas de possibilités de se garer. Grr! Frustration!
On fait une petite balade près des Aasleagh Falls

Demain il devrait faire beau et j'ai bien envie de grimper sur le Croagh Patrick, montagne sacrée pour les irlandais, située dans le Murrisk. On s'en rapproche au maximum avant de trouver un coin au bord de l'eau pour la nuit.
Jeudi 30/10 En quelques km de route, nous sommes au pied de la montagne. Il fait beau!
Nous attaquons la montagne par sa face nord, tout droit (à l'irlandaise quoi!) Le sentier est évident car cette montagne attire des milliers de pèlerins en juillet.
Les 763 m du Croagh Patrick sont chapeautés de nuages presque en permanence. La grimpette, à l'ombre, est assez ingrate. Nous parvenons jusqu'au col

mais le vent est si fort que nous renonçons à « l'assaut final », trop dangereux.
La vue vers le nord sur la Clew Bay et Achil Island est superbe.
Quel dédale!
Nous prenons ensuite la route vers Roundstone en passant par Westport puis la N59 puis par les Maumturk Mountains via la très belle Inagh Valley.




Roundstone vanté par le LP est quelconque, visite en 10 mn chrono. Route vers Clifden, joli village assez encombré (ça doit être terrible en été) : nous parcourons la Sky Road, route panoramique dont la partie sud est la plus spectaculaire.
Une quinzaine de km enfin jusqu'au Parc National du Connemara où on s'installe pour la nuit.
Vendredi 31/10 Très belle rando dans le parc national du Conemarra jusqu'au sommet du Diamond Hill.

Il est encore très tôt et nous avons la chance d'apercevoir une famille de cervidés (enfin un bout!).

Vue sur la baie de Ballynakill Harbour.

Quel plaisir de pouvoir s'approprier un peu de cette belle nature en s'y promenant à pied.

C'est un festival d'arcs en ciel!

Du sommet on a une vue imprenable sur Kylemore Abbey (que nous ne visiterons pas) et surtout les Maumturk Mountains, territoire très sauvage et difficile d'accès (Le sol est extrêmement humide et irrégulier. Impossible de marcher en dehors des sentiers aménagés. C'est un peu frustrant! )

Cette journée sera la plus belle de notre voyage
avec une séance de char à voile d'anthologie
l'après-midi sur la plage de Ardnagreevagh sur la côte nord du Connemara.







Oui, c'est un peu salissant!

Une lumière incroyable, des grains terribles, des arcs en ciel à la pelle, dans un décor de rêve sur une plage immaculée! Inoubliable!
Bon, la marée a fini par remonter

et on reprend la route vers le sud et... le Burren derechef!
On emprunte une 2ème fois la très belle R344 le long du Lough Inagh puis on repasse par Galway (1h de bouchon, ce soir c'est Halloween) et nuit à nouveau dans le Burren près du dolmen de Poulnabronne.
Petite déception avec Halloween: certes on a vu plein d'enfants déguisés mais peu de maisons décorées. Peut-être un effet de la crise. A propos de maison, il y a un nombre incroyable de maisons toutes neuves inhabitées, à vendre, souvent très cossues. Encore un effet de la crise?
Samedi 01/11 Il fait.... beau! On passe en plein dans le Parc National du Burren (via Carran) : paysage bucolique moins austère que dans le coin de Black head (on n'est pas allé vers les Cliffs of Moher)
On se balade un peu sur cette colline coupée par un chemin cerné de 2 murets parallèles.
Les enfants s'amusent à distinguer les murets qui ne servent à rien (construits pendant la Grande Famine pour faire gagner qq cents aux plus pauvres) de ceux qui servent encore aujourd'hui d'enclos pour le bétail.
Se balader dans les prés est très casse-g... car la végétation recouvre les fissures de calcaire et on ne sait jamais trop où mettre les pieds. Marion a failli ne jamais récupérer sa chaussure coincée au fond d'une de ces innombrables fissures.


Il est temps de repartir car Fred arrive à 16h au Kerry County Airport près de Tralee. Grâce à un bouchon à Castleisland à cause de la foire agricole, nous apparaissons juste au moment où il sort du petit aéroport et il saute dans le camping car.
Nous arrivons à la nuit tombante à la plage de Brandon Bay où nous avions déjà fait du char. On est dimanche et il y a du monde : 3 voitures! 2 surfeurs en profitent jusqu'à la nuit noire. Brrr! Des courageux! En remontant la plage, ils ramassent quelques débris en plastique déposés par la marée montante et les posent sur un tas près du parking. Bravo!
Dimanche 02/11 Temps couvert le matin on retourne à Camp puis on prend la route N86 jusqu'à Dingle. Joli village mais tout est fermé en ce dimanche matin.

Port de pêche avec quelques bateaux de taille moyenne (on 'a pas vu beaucoup de pêcheurs sur la côte ouest...)







On continue sur le Dingle Ring,
le ciel se dégage alors qu'on arrive à Slea Head. Vue sur Great Blasket island.
On grimpe sur la colline.

Chef des rouges. Equipe des bleus...

Le vent est toujours de secteur nord, on trouve la route jusqu'à la plage de Murreagh

mais le vent est un peu faible, dommage.
On reprend la route R559 jusqu'à Dingle : qq boutiques près du port sont ouvertes, on fait un peu de shopping.
On décide de se rapprocher de Iveragh Peninsula pour demain.
Lundi 03/11 Au lever du jour, nuages en strates à mi-hauteur. On tente la montagne : direction le Gap of Dunloe.

On est en plein dans les nuages, c'est assez mystique. Il doit y avoir plein de leprechauns dans ce coin-là, du moins hors saison car nous ne verrons personne à part en cheval empêtré dans sa clôture métallique que nous avons « sauvé! ».
Super! Le temps se dégage! Le plus haut sommet d'Irlande, le Carantuohill (1038m) apparaît!

Cherchez l'intrus!

Verte Irlande!



On a bien fait de tenter la montagne.
On arrive sans l'avoir vraiment cherché près de Upper Lake dans le Killarney NP :

très (vraiment très) belle balade le long du lac.
On voit des biches à plusieurs reprises.
Chance insolente avec le temps!

On jubile! (attention aux moustiques en été, il y en a encore pas mal, un peu endormis heureusement!)

On finit par retrouver notre route au milieu des tourbières (moins nombreuses que dans le Connemara)

on passe ensuite par Moll's Gap puis on rejoint la côte sud du Ring of Kerry au niveau de Kenmare : quelconque jusqu'à Caherdaniel. Le bout de la péninsule est plus beau surtout le Ring of Skellig.

Temps parfait. Les Skellig Islands dégagent une atmosphère vénéneuse fascinante!


Plutôt que de terminer la boucle du Ring of Kerry on préfère repasser par le centre de la péninsule et les montagnes.

L'éclairage est superbe avec le soleil couchant dans le dos.

Nuit sur le haut plateau après le Ballaghisheen Pass.
Mardi 04/11 Petit coup de stress au démarrage : impossible de passer la première. Il faut arrêter le moteur pour y parvenir. Ça merdouille aussi pour les autres vitesses. Glups. On doit prendre le bateau ce soir à 20h00 à Rosslare, à l'autre bout de l'Irlande! Une fois le moteur chaud, ça va un peu mieux. Finalement après une imposition des mains sur la pédale d'embrayage, Fred résoud le problème. Ouf! Pourvu que ça dure! Temps gris, route via Cork superbe (je parle du macadam, pas des paysages assez quelconques). La route est financée par l'UE.... On arrive en fin de journée à Wexford. 3 km au nord se situe la Wexford Wildfowl Reserve: site ornithologique très bien aménagé et gratuit. On y a vu pas mal d'oiseaux mais la pluie et la nuit tombante ne nous ont pas facilité la tâche. Une bonne adresse en tout cas en attendant l'heure du bateau. Nous quittons l'Irlande presque à l'heure et arrivons à Cherbourg le
Mercredi 05/11 avec 2h de retard. Il est 17h30. On arrive à Nancy Jeudi 06/11 à 2h du mat après 700 km de routes voluptueuses, onctueuses, fluides, limpides....
En conclusion: Des paysages superbes à la hauteur de nos espérances. Une météo favorable mais des journées très courtes (7h30-17h30) à la Toussaint. Routes hyper fastidieuses souvent et vraiment frustrantes car on ne peut que très rarement s'arrêter. Ne pas rater les quelques parcs nationaux pour ceux qui veulent un peu marcher à pied car sinon c'est le parcours du combattant. On n'a pas vu beaucoup d'oiseaux (sans vraiment les chercher c'est vrai....) : question d'époque? Pour ceux qui voudraient faire les « Ways » (Dingle Way, Kerry Way, Burren Way ): bien planifier le parcours car il nous a semblé qu'ils suivaient assez souvent la route! Beaucoup parlent de visiter l'Irlande à vélo: ça me semble assez suicidaire! Les routes de campagne sont bien sûr très étroites mais surtout bordées de hautes haies qui viennent à l'aplomb de la chaussée donc risque énorme de se faire percuter par une voiture au détour d'un virage! Un regret : pas de soirée pub mais on ne peut pas tout faire en si peu de temps!
Carte générale de l'Irlande Ouest

Quelques liens :
Site sur l'Irlande très complet : http://www.terresceltes.net/-Irlande-.htmlCarte interactive (merci Simon!) : http://ims0.osiemaps.ie/...mp;ecom=S1&user= Vent en Irlande : http://www.windfinder.com/...t_uk_ireland_akt.htm Randonnées en Irlande : http://homepage.tinet.ie/~eoindelaney/ Marées : http://easytide.ukho.gov.uk/...Tide/SelectPort.aspx
Hôtel Centara Vilas Samui et Pinnacle Samui Coco Palm Resort sur Koh Samui? English translation pending
Bonjour,
nous voudrions partir en voyages de noces à koh samui en février 2009 et les agences nous proposent ces 2 hotels. le centara en deluxe villa vue océan et coco palm en pool villa? Qu'en pensez vous?
Nous recherchons hotel romantique, plutot calme mais avec possibilité de bouger facilement pour aller manger ou se ballader?
Si vous avez d'autres propositions, n'hésitez pas!!
Merci d'avance de vos réponses.
nous voudrions partir en voyages de noces à koh samui en février 2009 et les agences nous proposent ces 2 hotels. le centara en deluxe villa vue océan et coco palm en pool villa? Qu'en pensez vous?
Nous recherchons hotel romantique, plutot calme mais avec possibilité de bouger facilement pour aller manger ou se ballader?
Si vous avez d'autres propositions, n'hésitez pas!!
Merci d'avance de vos réponses.
Circuit de trois jours à San Francisco: endroits à visiter? English translation pending
Bonsoir,
Je sais que plusieurs sujet parle déjà de cela mais je n'arrive pas a me décider sur les 3 jours que l'on va passer a SF au mois de mai 2009 en effet: J1: Arriver a SF prise d'hotel + balade dans Union Square dans l'aprem J2 Fisherman's Warf, Telegraph hill, Coit tower ( enfin ce quartier ) + visite d'alcatraz le soir J3 : Chinatown + Sf MOMA le matin et L'aprem Golden Gate Bridge.
Bon ca a l'air un circuit classique mais chronologiquement est-ce que cela tiens la route ? Ca ne fait pas trop chargé pour trois jours ? Me conseillez vous autre chose a voir ?
Merci !!!!!
Je sais que plusieurs sujet parle déjà de cela mais je n'arrive pas a me décider sur les 3 jours que l'on va passer a SF au mois de mai 2009 en effet: J1: Arriver a SF prise d'hotel + balade dans Union Square dans l'aprem J2 Fisherman's Warf, Telegraph hill, Coit tower ( enfin ce quartier ) + visite d'alcatraz le soir J3 : Chinatown + Sf MOMA le matin et L'aprem Golden Gate Bridge.
Bon ca a l'air un circuit classique mais chronologiquement est-ce que cela tiens la route ? Ca ne fait pas trop chargé pour trois jours ? Me conseillez vous autre chose a voir ?
Merci !!!!!
Dix heures de transit sur Pékin: que voir? English translation pending
Nous allons avoir 10 h de transit sur Pékin avant de reprendre un avion pour bangkok.
Merci pour vos conseils sur une visite de la ville pendant ce transit.
Combien de temps depuis l'aéroport pour le centre ville ? prix d'un taxi ?
Place Tienanmen.
Aura t on le temps de se rendre en taxi à la Muraille de Chine, et à quel endroit exactement (le plus près de pékin ou de l'aéroport).
Merci de nous conseiller.
Merci de nous conseiller.
Hôtel Coin de Mire 2 fin novembre? English translation pending
Bonjour à tous 😉
Nous partons à l'hotel coin de MIRE 2 semaines fin novembre
est ce que certaines personnes peuvent nous donner des informations
sur cet hotel et les environs à visiter
nous partons en demi pension et seul nous ne connaissons absolument pas ce pays
merci de nous répondre et de nous informer
didou et fanfan 🏴☠️
merci de nous répondre et de nous informer
didou et fanfan 🏴☠️
Bali et Lombok, août 2008 English translation pending
La « Balinaise » vous salue et vous souhaite de trouver quelques informations utiles dans son carnet de voyage.
Ven 08 et Sam 09/08 : Pour vous résumer mes 3 avions avec en total 20 heures de vol, je ne dirai qu’un seul mot turbulences ! Le vol Frankfort-Singapour a été assez épique avec tout de même 2 alertes ou nous étions tous scotchés au siège avec des trous d’air qui font monter la tension ! A part ça, le service à bord fut impeccable et les sièges spacieux en économique bien confortables. A Singapour, pendant 2h j’ai eu le temps de faire un peu de shopping et surtout de me trouver un nouvel appareil photo. Le dernier vol m’a semblé bien long car j’étais déjà à saturation. Ensuite, un long cheminement avant d’arriver jusqu’à l’hôtel : atterrissage, douane, récupération des bagages, change des devises et pour finir prendre un taxi avec un compteur pour éviter de se faire avoir dès la première heure... Après des bouchons entre l’Aéroport et Kuta et oui c’est saturday night live, j’arrive enfin a mon hôtel à 23h30. Apres mon check in j’appelle ma copine Nora qui est déjà là depuis 1 mois. Elle me dit qu’elle arrive d’ici 1 heure et je me prépare à sortir car en ayant vue l’animation dehors j’avais envie d’enchainer. La Miss me rejoint et m’emmène ensuite dans un des club qui se trouve à 10mn sur la plage, le Beach club. J’aime beaucoup l’endroit c’est très animé. Nora me présente des néo zéolandais bâtis comme des armoires à glace ! Je profite bien de ma première Party et me couche à 4H du mat, faut le faire tout de même pour quelqu’un qui vient de se taper une journée entière de voyage !
Dim 10/08 Je me lève à 8H. Vers 9h15 je me fais faire un massage de 1H à l’Hôtel juste à côté de la piscine trop cool, tout ça pour moins de 7 euros, massage dynamique avec pieds, doigts et cervicales qui craquent, ça tue ! Ensuite, je fais un tour du quartier avec les échoppes où tout le monde veut te vendre quelque chose. Et plus tard, Nora m’emmène dans les rues où il y a des boutiques de marque genre sportswear et qui ne soit pas de la contrefaçon. Soir : diner dans un warung avec 1 copine a Nora, Nadine de Munich et Olivier mon compagnon de voyage trouvé dans voyage Forum.
Lundi 11/08 On démarre les choses sérieuses avec visites de 2 temples magnifiques le Pura Tanah Lot et le Pura Taman Ayun, le 1er étant situé sur la mer et accessible a marée basse. Nous avons aussi visité un endroit ou il ya que des singes en liberté, la Kedaton forest mais bon là c’était moyens à part qu’il y avait plein des bébés singes et que j’ai fait quelques photos d’eux sympas. Pour finir nous sommes allés à Jimbaran, un village de pêcheur là aussi j’ai trouvé ça moyen mais j’ai entendu beaucoup d’échos positifs alors faut croire qu’on nous a pas emmener dans le bon endroit. Soir : diner avec Nora au Maccaroni, resto super agréable et très bon + Night Club en bord de mer.
Mardi 12/08 Visite de la Peninsule de Bukit avec le Temple Pura Ulu Watu situé sur une falaise avec présence des singes. Dreamland plage avec de grandes vagues et les surfeurs qui vont avec. Un autre Temple tout petit le Pura Mas suka avec établissement privé qui surplombe une superbe baie. Puis Baignade à la Plage Padang Padang : trop bien l’Océan indien. Un peu frais mais on se met facilement dans l’eau. Le soleil tape ici très fort, il est limite agressif, faut bien se protéger.
Soir : diner au Ocean Beach Club avec 2 séries de spectacles à la clef, tout ça pour une poigné de figues. Voila mercredi on part pour l’ile paradisiaque de Gili Trawangan.
Ven 08 et Sam 09/08 : Pour vous résumer mes 3 avions avec en total 20 heures de vol, je ne dirai qu’un seul mot turbulences ! Le vol Frankfort-Singapour a été assez épique avec tout de même 2 alertes ou nous étions tous scotchés au siège avec des trous d’air qui font monter la tension ! A part ça, le service à bord fut impeccable et les sièges spacieux en économique bien confortables. A Singapour, pendant 2h j’ai eu le temps de faire un peu de shopping et surtout de me trouver un nouvel appareil photo. Le dernier vol m’a semblé bien long car j’étais déjà à saturation. Ensuite, un long cheminement avant d’arriver jusqu’à l’hôtel : atterrissage, douane, récupération des bagages, change des devises et pour finir prendre un taxi avec un compteur pour éviter de se faire avoir dès la première heure... Après des bouchons entre l’Aéroport et Kuta et oui c’est saturday night live, j’arrive enfin a mon hôtel à 23h30. Apres mon check in j’appelle ma copine Nora qui est déjà là depuis 1 mois. Elle me dit qu’elle arrive d’ici 1 heure et je me prépare à sortir car en ayant vue l’animation dehors j’avais envie d’enchainer. La Miss me rejoint et m’emmène ensuite dans un des club qui se trouve à 10mn sur la plage, le Beach club. J’aime beaucoup l’endroit c’est très animé. Nora me présente des néo zéolandais bâtis comme des armoires à glace ! Je profite bien de ma première Party et me couche à 4H du mat, faut le faire tout de même pour quelqu’un qui vient de se taper une journée entière de voyage !
Dim 10/08 Je me lève à 8H. Vers 9h15 je me fais faire un massage de 1H à l’Hôtel juste à côté de la piscine trop cool, tout ça pour moins de 7 euros, massage dynamique avec pieds, doigts et cervicales qui craquent, ça tue ! Ensuite, je fais un tour du quartier avec les échoppes où tout le monde veut te vendre quelque chose. Et plus tard, Nora m’emmène dans les rues où il y a des boutiques de marque genre sportswear et qui ne soit pas de la contrefaçon. Soir : diner dans un warung avec 1 copine a Nora, Nadine de Munich et Olivier mon compagnon de voyage trouvé dans voyage Forum.
Lundi 11/08 On démarre les choses sérieuses avec visites de 2 temples magnifiques le Pura Tanah Lot et le Pura Taman Ayun, le 1er étant situé sur la mer et accessible a marée basse. Nous avons aussi visité un endroit ou il ya que des singes en liberté, la Kedaton forest mais bon là c’était moyens à part qu’il y avait plein des bébés singes et que j’ai fait quelques photos d’eux sympas. Pour finir nous sommes allés à Jimbaran, un village de pêcheur là aussi j’ai trouvé ça moyen mais j’ai entendu beaucoup d’échos positifs alors faut croire qu’on nous a pas emmener dans le bon endroit. Soir : diner avec Nora au Maccaroni, resto super agréable et très bon + Night Club en bord de mer.
Mardi 12/08 Visite de la Peninsule de Bukit avec le Temple Pura Ulu Watu situé sur une falaise avec présence des singes. Dreamland plage avec de grandes vagues et les surfeurs qui vont avec. Un autre Temple tout petit le Pura Mas suka avec établissement privé qui surplombe une superbe baie. Puis Baignade à la Plage Padang Padang : trop bien l’Océan indien. Un peu frais mais on se met facilement dans l’eau. Le soleil tape ici très fort, il est limite agressif, faut bien se protéger.
Soir : diner au Ocean Beach Club avec 2 séries de spectacles à la clef, tout ça pour une poigné de figues. Voila mercredi on part pour l’ile paradisiaque de Gili Trawangan.
Aller de Puerto Princesa à El Nido (Palawan, Philippines) English translation pending
bonjour,
Quand nous arrivons à Palawan au départ de Manille, savez-vous comment on rejoint el nido ?
Merci merci pour vos réponses
TATATOU
Quand nous arrivons à Palawan au départ de Manille, savez-vous comment on rejoint el nido ?
Merci merci pour vos réponses
TATATOU
Quoi visiter autour de Paris en novembre? English translation pending
Bonjour, je serai à Paris du 5 au 19 novembre 2008. J'aimerais bien visiter la ville et en sortir un peu. J'aimerais voir des châteaux sans que cela me coûte les yeux de la tête et des vignobles, et rencontrer des gens sympatiques. J'aime la nature, les parcs et mon conjoint, l'histoire, les lieux historiques. J'aime les arts et les rencontres et je n'ai pas grand temps.
Est-ce qu'il y a des gens qui seraient intéressés à recevoir un couple de Québécois entre le 15 et 19 novembre ou autour de???
Je suis psycho éducatrice et hypnothérapeute et mon conjoint, policier. Nous avons deux enfants qui demeureront à la maison avec leur grand-maman, il nous ferait plaisir de vous recevoir au Québec à notre tour.
Chantal
Avis sur circuit de vingt jours en juin 2009 dans l'ouest des Etats-Unis English translation pending
Bonjour,
je souhaite découvrir l'ouest américain en juin 2009 avec mon épouse, j'ai énormément lu sur les forums ( merci à vous ) pour concocter mon voyage, je passe par l'agence back road ( elle me réserve une voiture de location, les billets d'avion ( paris/ tucson et los angeles/paris ) ainsi que divers hotels que j'ai trouvé ( grace aux forums ). Voici mon parcours :
départ le lundi 08 juin de roissy et arrivé à tucson à 17h51 + prise de la voiture de location avec assurance CDW + LIS avec deux conducteurs + GPS et la nuit à l'hotel loews ventana resort à tucson
mardi 09 juin : visite du saguaro parc ( faut-il voir la partie est ou ouest sachant que je ne pourrais pas voir les deux faute de temps ) et départ pour tomstone pour visiter une ville type western ( je m'attends à trouver un truc à touriste mais enfin ç'est pour l'ambiance ou me conseillez vous le old tucson studio sachant que je ne reste qu'une journée à tucson ( le soir je dors à tucson ) j'ai decidé d'llaer à tucson pour voir le désert avec des grands cactus, c'est vraiment typique de l'ouest americain ( souvenir d'enfance..... ) au départ je pensais faire une arrivé à L.A. puis faire la boucle classique mais je l'ai modifié quans j'ai vu le parc à coté de tucson ( je ne pense pas avoir le temps de visiter le sanora parc près de phénix )
mercredi 10 juin : départ pour grand canyon ( 05h54 / 554 km ) longue étape et arrivé à l'hotel el tovar pour deux nuits
jeudi 11 juin : visite de grand canyon rive sud + survol en helico eco star de 50 mn
vendredi 12 juin : départ pour monument valley ( 03h30 / 290 km ) et visite du parc ( je pense également faire une petite rando à pied ) et nuit à l'hotel goulding'hotel
samedi 13 juin : départ pour bryce canyon ( 06h00 / 448 km ) arrivée en fin d'après midi et je dors à l'hotel bryce canyon lodge
dimanche 14 juin : visite du parc, une rando + nuit à l'hotel bryce canyon lodge
lundi 15 juin : départ pour las vegas ( 04h38 / 405 km ) je passe par zion ou je fait une courte rando et départ pour las vegas arrivée en fin d'après midi et deux nuits à l'hotel luxor ( visite de la ville la nuit )
lundi 15 juin : repos et peut-être une visite de las vegas ( voir un spectacle !!!!) nuit à l'hotel luxor
mardi 16 juin : départ pour death valley ( 02h40 / 210 km ) et visite du parc + nuit à furnace creek ranch
mercredi 17 juin : départ pour mammoth lakes ( 04h50 / 334 km ) et nuit à l'hotel alpenhof lodge, + visite de bodie
jeudi 18 juin : départ pour yosemite par le tioga pass ( j'espère qu'il sera ouvert ) ( 02h32 / 170 km ) et visite du parc + nuit à l'hotel yosemite lodge
vendredi 19 juin : visite du parc et nuit à l'hotel yosemite lodge
samedi 20 juin : départ pour san francisco ( 03h35 / 308 km ). Arrivée en fin de matinée et visite de la ville ( golden brige ...) et nuit à l'hotel holiday inn express at fisherman
dimanche 21 juin : visite de la ville + nuit à l'hotel holiday inn express at fisherman
lundi 22 juin : départ pour monterrey et carmel et nuit à monterrey à l'hotel cas munras
mardi 23 juin : départ pour morro bay ( 02h00 / 189 km ) et visite de hearst castel nuit à l'hotel inn at morro bay ( avez vous un autre hotel à me conseiller !! )
mercredi 24 juin : départ pour los angeles ( 03h38 / 344 km ) visite du madonna inn et arrivée à LA en milieu d'après midi, nuit à l'hotel sheraton universal
jeudi 25 juin : visite du parc universal studio toute la journée ( avez vous un sens de la visite avec les attractions à faire en priorité pour ne pas perdre de temps ) nuit à l'hotel sheraton universal
vendredi 26 juin : visite toute la journée de L.A. ( santa monica, hollywood... j'espère me rendre sur une colline pour avoir une vue panoramique de L.A. et restitution du vehicule vers 19h00 pour un décollage prévue à 23h00 vers paris
c'est mon premier séjour dans l'ouest américain, n'hésitez pas à me conseiller un autre hotel ( je recherche des hotels ayants du charme ) ou un parcours mieux adapté si vous pensez qu'il est mal optimisé ( sachant que j'ai prevue par moment de prendre deux nuits dans le même hotel afin d'éviter de faire trop de trajets sur route )
je souhaite découvrir l'ouest américain en juin 2009 avec mon épouse, j'ai énormément lu sur les forums ( merci à vous ) pour concocter mon voyage, je passe par l'agence back road ( elle me réserve une voiture de location, les billets d'avion ( paris/ tucson et los angeles/paris ) ainsi que divers hotels que j'ai trouvé ( grace aux forums ). Voici mon parcours :
départ le lundi 08 juin de roissy et arrivé à tucson à 17h51 + prise de la voiture de location avec assurance CDW + LIS avec deux conducteurs + GPS et la nuit à l'hotel loews ventana resort à tucson
mardi 09 juin : visite du saguaro parc ( faut-il voir la partie est ou ouest sachant que je ne pourrais pas voir les deux faute de temps ) et départ pour tomstone pour visiter une ville type western ( je m'attends à trouver un truc à touriste mais enfin ç'est pour l'ambiance ou me conseillez vous le old tucson studio sachant que je ne reste qu'une journée à tucson ( le soir je dors à tucson ) j'ai decidé d'llaer à tucson pour voir le désert avec des grands cactus, c'est vraiment typique de l'ouest americain ( souvenir d'enfance..... ) au départ je pensais faire une arrivé à L.A. puis faire la boucle classique mais je l'ai modifié quans j'ai vu le parc à coté de tucson ( je ne pense pas avoir le temps de visiter le sanora parc près de phénix )
mercredi 10 juin : départ pour grand canyon ( 05h54 / 554 km ) longue étape et arrivé à l'hotel el tovar pour deux nuits
jeudi 11 juin : visite de grand canyon rive sud + survol en helico eco star de 50 mn
vendredi 12 juin : départ pour monument valley ( 03h30 / 290 km ) et visite du parc ( je pense également faire une petite rando à pied ) et nuit à l'hotel goulding'hotel
samedi 13 juin : départ pour bryce canyon ( 06h00 / 448 km ) arrivée en fin d'après midi et je dors à l'hotel bryce canyon lodge
dimanche 14 juin : visite du parc, une rando + nuit à l'hotel bryce canyon lodge
lundi 15 juin : départ pour las vegas ( 04h38 / 405 km ) je passe par zion ou je fait une courte rando et départ pour las vegas arrivée en fin d'après midi et deux nuits à l'hotel luxor ( visite de la ville la nuit )
lundi 15 juin : repos et peut-être une visite de las vegas ( voir un spectacle !!!!) nuit à l'hotel luxor
mardi 16 juin : départ pour death valley ( 02h40 / 210 km ) et visite du parc + nuit à furnace creek ranch
mercredi 17 juin : départ pour mammoth lakes ( 04h50 / 334 km ) et nuit à l'hotel alpenhof lodge, + visite de bodie
jeudi 18 juin : départ pour yosemite par le tioga pass ( j'espère qu'il sera ouvert ) ( 02h32 / 170 km ) et visite du parc + nuit à l'hotel yosemite lodge
vendredi 19 juin : visite du parc et nuit à l'hotel yosemite lodge
samedi 20 juin : départ pour san francisco ( 03h35 / 308 km ). Arrivée en fin de matinée et visite de la ville ( golden brige ...) et nuit à l'hotel holiday inn express at fisherman
dimanche 21 juin : visite de la ville + nuit à l'hotel holiday inn express at fisherman
lundi 22 juin : départ pour monterrey et carmel et nuit à monterrey à l'hotel cas munras
mardi 23 juin : départ pour morro bay ( 02h00 / 189 km ) et visite de hearst castel nuit à l'hotel inn at morro bay ( avez vous un autre hotel à me conseiller !! )
mercredi 24 juin : départ pour los angeles ( 03h38 / 344 km ) visite du madonna inn et arrivée à LA en milieu d'après midi, nuit à l'hotel sheraton universal
jeudi 25 juin : visite du parc universal studio toute la journée ( avez vous un sens de la visite avec les attractions à faire en priorité pour ne pas perdre de temps ) nuit à l'hotel sheraton universal
vendredi 26 juin : visite toute la journée de L.A. ( santa monica, hollywood... j'espère me rendre sur une colline pour avoir une vue panoramique de L.A. et restitution du vehicule vers 19h00 pour un décollage prévue à 23h00 vers paris
c'est mon premier séjour dans l'ouest américain, n'hésitez pas à me conseiller un autre hotel ( je recherche des hotels ayants du charme ) ou un parcours mieux adapté si vous pensez qu'il est mal optimisé ( sachant que j'ai prevue par moment de prendre deux nuits dans le même hotel afin d'éviter de faire trop de trajets sur route )
Excursion à la réserve naturelle Mahmiya El Giftun (Egypte) English translation pending
Quelqu'un a-'il fait l'excursion à la réserve naturelle Mahmiya El Giftun ? Merci de me donner quelques détails sur le déroulement de cette journée. J'envisage de l'offrir à mes parents et ma famille lors de notre séjour à Hurghada.
Merci d'avance
C. Enault
C. Enault
Bousculade au temple Chamunda à Jodhpur (30 septembre 2008) English translation pending
Selon un premier bilan, au moins 89 personnes ont été tuées lors d'une bousculade monstre qui se produite au temple Chamunda dans l'enceinte du fort Mehrangarh, à Jodhpur, mercredi vers 0h30. La plupart des fidèles étaient en pleins préparatifs de la grande fête hindoue des lumières, Diwali du 28 octobre prochain, qui marque la nouvelle année selon le calendrier religieux. Au moins 10.000 fidèles étaient rassemblés, lorsqu'un mur s'est apparemment effondré, tuant d'abord plusieurs pèlerins puis provoquant un mouvement de panique et une bousculade.
Alain
Rome et Vatican: les meilleurs points de vue? English translation pending
Bonjour,
à votre avis quels sont les meilleurs points de vue pour admirer la ville éternelle ...
Comment s'organisent les colines de la ville, pouvez-vous m'aider à les repérer sur un plan papier à plat, quels sont les accès pour monter au sommet ... et cela vaut-il le coup d'y aller.
Merci à tous ceux qui pourront m'éclairer, Bon WE
Merci à tous ceux qui pourront m'éclairer, Bon WE
Avis sur programme au Cambodge English translation pending
Bonjour à tous
Nous partons au Vietnam en février 2009 avec nos deux ados. Nous ferons un détour par le Cambodge. Voici ce que notre réceptif nous propose :
Jour 1 : Arrivee a Phnom Penh par speed boat depuis Chau Doc qui part a 07h30 et qui arrive a Phnom Penh a 13h . Dejeuner a l'hotel Juliana . Dans l'apres midi, visite le Palais Royal . la pagode d'Argent, le musee National. 1ere nuit a l'hotel Juliana Jour 2 : Visite le Musee Toul Sleng ; le musee Cheung Ek . Dans l'a- pres midi visite le marche Toul Tompong ( bien connu marche Russe ) . Excursion en bateau sur le fleuve . 2eme nuit a PPenh Jour 3 : Transfert a l'aeroport pour le vol en destination Siem Reap .Je vous propose l'hotel Apsara Holiday . Visite dans l'apres midi le temple de Prei Rup, Tason, Neak Poan, Prah Khann Jour 4 : Visite de la porte Sud d'Angkor Thom, Bayon, Terrasse des Elephants, du Roi Lepreux . Dejeuner en ville . Visite le temple Angkor Wat, coucher du soleil au sommet de la colline Phnom Bakheng .Diner spectacle en ville . 2eme nuit a Siem Reap Jour 5 : Visite le temple de Banteay Srei ( citadelle des Femmes ) Temps libre au centre de la ville Siem Reap . 3eme nuit a Siem Reap Jour 6 : Transfert a l'aeroport pour le retour au VN Que pensez-vous de ce programme ? Je sais c'est court mais nous avons beaucoup de choses encore à faire auVN. On m'a parlé du Tonlé Sap évidemment mais aussi de la forêt inondée. De quoi s'agit-il et cela est-il compatible avec ce programme ? Dernière question si possible : notre réceptif nous propose l'hôtel Juliana à Phnom Penh et l'Apsara holiday à Siem Reap. Quelqu'un connait-il ces hôtels et qu'en pensez-vous ? Merci d'avance de vos réponses. Nous connaissons bien le VN mais pas du tout le Cambodge.
Nous partons au Vietnam en février 2009 avec nos deux ados. Nous ferons un détour par le Cambodge. Voici ce que notre réceptif nous propose :
Jour 1 : Arrivee a Phnom Penh par speed boat depuis Chau Doc qui part a 07h30 et qui arrive a Phnom Penh a 13h . Dejeuner a l'hotel Juliana . Dans l'apres midi, visite le Palais Royal . la pagode d'Argent, le musee National. 1ere nuit a l'hotel Juliana Jour 2 : Visite le Musee Toul Sleng ; le musee Cheung Ek . Dans l'a- pres midi visite le marche Toul Tompong ( bien connu marche Russe ) . Excursion en bateau sur le fleuve . 2eme nuit a PPenh Jour 3 : Transfert a l'aeroport pour le vol en destination Siem Reap .Je vous propose l'hotel Apsara Holiday . Visite dans l'apres midi le temple de Prei Rup, Tason, Neak Poan, Prah Khann Jour 4 : Visite de la porte Sud d'Angkor Thom, Bayon, Terrasse des Elephants, du Roi Lepreux . Dejeuner en ville . Visite le temple Angkor Wat, coucher du soleil au sommet de la colline Phnom Bakheng .Diner spectacle en ville . 2eme nuit a Siem Reap Jour 5 : Visite le temple de Banteay Srei ( citadelle des Femmes ) Temps libre au centre de la ville Siem Reap . 3eme nuit a Siem Reap Jour 6 : Transfert a l'aeroport pour le retour au VN Que pensez-vous de ce programme ? Je sais c'est court mais nous avons beaucoup de choses encore à faire auVN. On m'a parlé du Tonlé Sap évidemment mais aussi de la forêt inondée. De quoi s'agit-il et cela est-il compatible avec ce programme ? Dernière question si possible : notre réceptif nous propose l'hôtel Juliana à Phnom Penh et l'Apsara holiday à Siem Reap. Quelqu'un connait-il ces hôtels et qu'en pensez-vous ? Merci d'avance de vos réponses. Nous connaissons bien le VN mais pas du tout le Cambodge.