Search VoyageForum
FR
Meilleurs tarifs de ferries pour la traversée Algésiras/Ceuta ou Tanger? English translation pending
by Simwood · 2009-08-05 · 25 replies
Bonjour à tous. J'aimerais savoir si quelqu'un peut m'indiquer la compagnie qui pratique les meilleurs tarifs pour la traversée Algésiras/Ceuta ou Tanger. taris pour camping car et véhicule particulier, en octobre prochain. Merci d'avance.
Cherche une personne sérieuse pour s'associer et investir en Tunisie English translation pending
by Raoufghar · 2009-07-31 · 25 replies
Jeune tunisien vivant en France et désireux de s'installer dans son pays cherche une personne sérieuse pour s'associer et investir en Tunisie.
Chutes Victoria, Afrique du Sud et Madagascar: cherche l'équivalent de nos photos perdues English translation pending
by Lutece6 · 2009-07-31 · 20 replies
Bonjour à toutes et à tous !

Je reviens d'un voyage de deux mois et demi en Namibie, aux Chutes Victoria, en Afrique du Sud et à Madagascar, vraiment merveilleux et formidable. Malheureusement, le dernier jour, à quelques heures de prendre l'avion, notre appareil photo nous a été volé avec la grande majorité des photos prises au cours de notre voyage. Nous ne nous sommes que très peu connectés à Internet et n'avons malheureusement pas fait de sauvegarde (ça nous apprendra)... Mais bon, quoi qu'il en soit, on est très très triste et c'est le gros point négatif de ce voyage (le seul...mais comme on dit il y en a toujours).

Du coup, j'en appelle à votre gentillesse et à votre compréhension à tous !

Auriez vous quelques photos à nous envoyer (en qualité convenable).

Voilà notre périple : 1) Namibie - Chutes Victoria

WindhoekWindhoekVisite de Windhoek Hofmeyer walk Township de KatuturaWindhoekOkahandjaTraversée du Hereroland via Okahandja (marché artisanal - sculptures sur bois) Cimetière Herero Friedenskirche Moordkoppie Ferme aux Crocodiles et Ombo (2km de Okahandja)OkahandjaOtijwarongoWaterberg ParkWaterberg ParkOtjiwarongoPlateaux du Waterberg Cheetah Conservation fund Crocodile RanchOtijwarongoTsumebDésert du KalahariTsumebEtoshaPan d'Etosha Okaukuejo, Halali - campingTsumebVictoria FallsVictoria FallsVictoria FallsVisite des chutes, Sunset cruise, etc.Victoria FallsTsumebVisite du musée de TsumebTsumebKhorixasOtavi --> Otjiwarango --> Outjo KhorixasUgab River Camp SiteGravures rupestres de Twyfelfontein Forêt pétrifiée - Welvichia Mirabilis Burnt Mountain et Organ Pipes Peintures rupestres de la White Lady Mont Brandberg et ville minière d'UisUgab River Camp SiteCape CrossVisite de la Cape Cross Seal ReserveCape CrossSwakopmundCôte, ville balnéaireSwakopmundWalvis bayDolphin cruise+sandwich Harbour Visite de Walvis BayWalvis bayKuyseb CanyonKuyseb CanyonSolitaireSolitaireSessriemSessriemSossusvleiSessriemLuderitzVisite de LüderitzLuderitzKeetmanshoopVisite de Keetmanshoop 2) Afrique du Sud

Cape TownPlage Muizenberg/ville quartier malais marché aux puces de Greenmarket Square Victoria&Albert WaterfrontCape TownRobben Island VilleCape TownCape Peninsula day tour, tous les jours sauf le lundiCape TownTable Mountain Ville Jardin de KirstenboschCape TownWinelands tourCape Town - 7h15Mossel Bay - 13h45Bartolomeu Dias Museum Post office treeMossel Bay - 13h45George - Outshoorn 15hjeudi aprem : Cango Ostrich FarmOudtshoorn-George 12h30 George - 15hPlettenberg Bay 18hvendredi matin : Cango Caves - adventure tour + taxi jusqu'au Swartberg MountainPlettenberg Bay 18hPort Elizabeth 22hRoberg Nature Reserve PlagePort ElizabethBay World PlagePort ElizabethAddo Elephant National ParkPort Elizabeth - 7hDurban - 22hDurbanVisite de la ville : Temple, mosquée, marché aux épices, quartier indien autour de Victoria Street, ancienne gare victorienne PlagesDurbanMarine Parade (Ushaka, etc)DurbanDurbanDurban 7h30Johannesburg 18h30JohannesburgSoweto Musée de l'apartheid à Golf Reef City Museum Africa Musée d'histoire militaireJohannesburgPretoriaCentre historique, church square, ancien parlement, palais de justice, monument aux Voortrekkers, Reserve Bank, maison de Paul Kruger Union BuildingJohannesburgPark KrugerPark Kruger /Blyde River CanyonPark KrugerPark KrugerPark KrugerPark KrugerPark KrugerPark KrugerPark KrugerJohannesburgFin parc visite JohannesbugJohannesburgMarket Theater Golf Reef City Centre ville Monument Peterson Charte de la liberté sur le flanc d'un container à Kliptown 3) Madagascar

JohannesburgAntananariveVille BasseAntananariveAntananariveAvenue de l'Indépendance Ville Haute marché Andravoahangy marché Pochart Parc botanique&zoologique Tsimbazza Ruines du Rova Palais du roi Musée historique Marché aux fleurs Lac AnosyAntananariveAndasibeTaxi-brousse Moramanga Andasibe Parc d'AnalamazaotraAndasibeTamataveParc de MantadiaTamataveTamataveVisite de la villeTamataveAntananariveAntananariveAntananariveVisite de la ville - journée tamponAntananariveAntsirabeStop à Ambatolampy (ateliers de fabrication de baby foot, de billards, de cocottes en alu, etc) Antsirabe - atelier de cornes, confiserie traditionnelle, taillerie de pierre précieuse, balade en pousse-pousse Paysages de rizièreAntsirabeFiananrantsoaAntsirabe : Thermes et lac Ranomafana (7h-12h) Ambositra : halte+artisanat+déjeuner Ny Tanamasoandro ou Motel VioletteFiananrantsoaParc RanomafanaMarché aux bestiaux tôt le matin Parc Ranomafana - nuit au parc à envisagerParc RanomafanaFiananrantsoaPlantation de thé Sahambavy Visite de vignobles - domaine de lLanzan'i BetsileoFiananrantsoaAmbalavao - Parc andringitrabeau village, fabrique de papier, étoffes de soie nuit auprès du parcParc AndringitraAmbalavaoBalade d'une demi-journéeAmbalavaoRanohira - Parc IsaloParc IsaloParc IsaloRanohiraBalade d'un jour (tombe Sakalava, Canyon, Cascade de nymphes, Ruine de sable, Piscine naturelle, grotte des portugais)RanohiraTuléarIlakaka - visite d'une exploitation de saphir Tuléar - visite de la ville, arboretum, Tombeaux de l'ethnie Mahafaly, Canal du Mozambique Ifaty - forêt de baobabs, aloès, pirogue le long de la barrière de corail, marché aux coquillagesTuléarTuléarPort Vézo, etcTuléarFiananrantsoaFiananrantsoaAntananariveAntananariveDiego SuarezVisite de la ville Ancienne garnison français Montage des français (baie et pain de sucre)Diego SuarezDiego SuarezPlage de Ramena Mer d'Emeraude Tour des 3 baies = baie de Sakalava, des pigeons et des dunesDiego SuarezAmbilobeAmbilobeNosy BéTanikely Andilana Cultures de cannes à sucre, de café, de poivre, d'épices, etcNosy BéNosy BéNosy BéNosy Bé Nous vous remercions d'avance pour l'aide que vous pourrez nous apporter et nous vous souhaitons à toutes et tous de merveilleux voyages !
Se rendre à Kouba Garidi en Algérie? English translation pending
by Akiestasofi · 2009-07-31 · 24 replies
Est ce que quelqu'un pourrait me parler de Kouba Garidi en Algérie ? J'aimerais m'y rendre. Merci à tous pour vos renseignements Sophie
Improvisation Nomade (8) Inde du Nord English translation pending
by Nicodilo · 2009-07-30 · 1 reply
L’or du cordon Delhi.

Meriem m’a écrit une bien triste lettre. Depuis que nous nous sommes quittés à Bangalore, son assurance s’est envolée et aux matins de cauchemars atroces, elle se fait emmerder par des hommes douteux. Elle espère rencontrer d’autres personnes pour continuer la route car elle ne se sent pas la force de continuer dans les bus et les villes toute seule ainsi tourmentée. Pourtant, l’Inde est un pays tout à fait tranquille et il suffit d’un peu de persuasion pour décourager les quelques dragueurs qui y traînent. Une semaine plus tard, je reçois une nouvelle lettre où elle m’explique qu’elle partage depuis peu la vie d’une famille. Accueillie comme une princesse dans leur maison, elle apprend ainsi leurs coutumes de la meilleure façon qu’il soit. Être une femme, ainsi seule en voyage, permet d’être aidée et accueillie avec une confiance et une solidarité que les hommes ne peuvent espérer. De notre côté, nous découvrons la capitale envoûtante où tous les peuples de l’Inde se sont rassemblés, avec chacun leur culture, dans un dédale de quartiers entre moyen âge et science-fiction. Main bazar, dans le vieux quartier de Paharganj où une ruelle sinueuse et sombre mène à notre hôtel, le Barjang. Deux trois étages fermés autour d’une cour intérieure d’où s’élance vers la lumière un figuier mince et stérile. Une terrasse sur le toit où le linge sèche au soleil sur les barres de fer de travaux inachevés et où, la nuit, le personnel joue aux cartes en pariant de l’argent, sur des couvertures en loques, avant de sombrer dans un sommeil fébrile et alcoolique. Un vieux coq grincheux toussote au matin pour donner le signal du départ. Une tourterelle est venue nous dire bonjour à l’intérieur de la chambre. Les heures passent, tranquilles, plongés dans les livres que nous n’aurions jamais lus si nous n’avions eu ce temps, ce temps pour nous, et si nous n’avions pas encore la diarrhée qui nous oblige à rester à l’hôtel. Entre deux maux de ventre, nous courons dans les ambassades et les administrations pour préparer la suite de notre voyage. Trouver un moyen de prolonger notre visa en Inde nécessitera trois déplacements, l’obtention de l’accord français et du visa pakistanais prendra une semaine. Enfin, l’ambassade d’Iran nous refuse catégoriquement l’entrée, de la même manière qu’à Istanbul. Nous aurons notre dernière chance à Islamabad au Pakistan pour l’obtenir, avant de changer d’option.

Pendant ce temps, les quartiers se laissent découvrir un à un selon notre humeur et notre force. D’abord New Delhi, à la mode coloniale, avec ses avenues larges comme des autoroutes entre les palais, les monuments et les ambassades, fermées, barbelées et gardées par des militaires. Ensuite, Road point autour duquel s’élèvent les buildings aux cinquante étages des sièges sociaux des entreprises. Enfin, les vieux quartiers de Old Delhi, les plus pittoresques, où grouille une multitude inimaginable de gens et de choses. Jamais vu un amas semblable. Des bouchons de gens sur des centaines de mètres dans l’avenue principale pourtant large mais encombrée de charrettes tirées par des chevaux et même parfois des bœufs où s’entassent des marchandises venues de l’autre bout du pays. Odeurs des épices, couleurs des étoffes, aliments de toutes sortes, cris des marchands, l’avenue enfin se sépare en une multitude de ruelles qui s’enfoncent dans le cœur de la ville toujours aussi intensément peuplée. Derrière une arcade insignifiante, dans le bordel de la rue, s’ouvre la cour tranquille d’une mosquée magnifique où coulent des fontaines et dorment croyants et pigeons. Un havre de paix inattendu et reposant avant de replonger dans la cohue. Vient l’heure de la prière à la mosquée principale dont la cour intérieure est plus vaste qu’un terrain de football. Puis l’entrée du fort sur l’un des bras du Gange.

Extenués, nous sautons dans un pousse-pousse et nous laissons guider dans la foule. Un moyen de locomotion que nous utilisons peu mais qui, finalement, nous promène plus tranquillement que les rickshaws, ces mobylettes présentes dans l’Asie entière auxquelles on a ajouté une cabine et qui se faufilent facilement dans le bruit des pétarades et la fumée épaisse. Nous donnons quelques roupies au courageux qui pédalait pour nous, avant de traverser la gare principale et ainsi rejoindre notre hôtel de l’autre côté de la voie. Vautré le long d’une grille, gît un petit garçon enroulé de toiles immondes, troué, dévoré, liquéfié par la lèpre jusqu’au bout des doigts, les yeux gonflés et purulents perdus dans sa gamelle vide. Puis la foule nous emporte loin de cette image, partie intégrante de ce petit paradis terrestre qu’est la péninsule. Combien de temps lui reste-t-il à vivre ? Pas assez pour aller plus loin. Pas de maison, en Inde, pour tenir cachés, comme chez nous, les gens âgés, handicapés mentaux, lépreux et autres plaies que nous portons. Les personnes atteintes de sida, de tuberculose et d’innombrables maladies de peaux, se promènent dans la rue, près de nous, dans les transports en commun et les restaurants. Comme les autres, il leur faut travailler pour vivre ou bien mendier. Ils sont nombreux évidemment et font partie de la vie de tous les jours mais ils ne choquent que les occidentaux comme nous qui n’avons pas l’habitude de voir le spectacle d’un unijambiste sur son vélo, d’un cul de jatte sur son skate-board. Et avec le sourire s’il vous plaît !

Dans les rues de Delhi encore en terre battue, comme celles de notre quartier, un amas de boue formé de poussière et de déchets, bouche les quelques égouts qui dégueulent des eaux noires et puantes depuis que la pluie s’est mise à tomber cette nuit. Dans les ruelles de la capitale, où se promènent habituellement les animaux de la campagne, c’est redevenu le Moyen Âge. Le lendemain, il fait beau quand je fais les magasins pour acheter et envoyer souvenirs et cadeaux. Pas aisé de négocier ici, les commerçants veulent que, comme beaucoup d’occidentaux, j’achète en gros pour revendre ensuite dans mon pays. Un peu plus loin dans la rue, un brouhaha se fait entendre. D’un seul coup, mon vendeur panique. Deux policiers arrivent et d’après ce que je crois comprendre, ils ont décidé de remettre main bazar aux normes, au grand désarroi des commerçants qui se sont étalés partout. Ils renversent, balancent, se fâchent, donnent des coups de bâtons. Je n’en reviens pas : deux petits bonshommes en uniforme font la loi, avec seulement un bâton, dans la multitude de badauds, et se font craindre et respecter totalement. Ils iront jusqu’à renverser fours et tables et à couper au couteau un tas de fils électriques, comme une pelote de laine, branchés au poteau par enchantement. Les commerçants, si prompt à rester assis toute la journée en tailleur sur leurs marchandises à attendre les clients, s’agitent d’un coup comme si des géants avaient donné un coup de pied dans une fourmilière. Une demi-heure après, les uniformes s’étant retirés, on replace exactement aux mêmes endroits, fringues, frigos et fritures des gargotes et on fait des nœuds aux câbles électriques, passés parfois avec raccords au-dessus de la foule, avant de les accrocher sur les lignes des poteaux d’où elles venaient d’être retirées.

Un peu plus loin, un jeune homme fier, au regard sérieux, maquillé et vêtu de son plus beau costume, traverse la foule sur un cheval revêtu de parures multicolores. Cachée sous un voile, avec un sari brodé de dentelles blanches, une femme marche derrière. Elle a ses deux mains liées par un cordon doré qui s’étend jusqu’à son nouveau mari. Autour d’eux, dansent femmes et enfants de la fête, dans une musique enivrante et gaie. Des hommes suivent la farandole. Au bout de leurs bras, au-dessus de la foule, ils portent des luminaires géants dont les câbles électriques sont branchés sur un groupe électrogène qui suit derrière sur la remorque d’un vélo. L’hallucination passée, chacun reprend ses occupations. Pour ma part, je sirotais un délicieux banana lassi, tout simplement, un lait caillé à la banane.

Les neiges de l’Himalaya…

Naïnatal, croissant de lac argenté autour duquel le village est construit, au-dessus de la vallée immense du Gange qui s’étend à l’horizon en une plaine fumante. Le gros Bouddha, assis sur son trône dans la position du lotus, garde les yeux contemplatifs et le sourire serein, au fond de son temple derrière des portes closes. Volent au vent, comme une sainte toile d’araignée multicolore, mille farandoles de drapeaux étendues tout autour dans les arbres les plus hauts. L’air est vif et froid. A l’horizon, montent dans les nuages, les chaînes de l’Himalaya. Les gens d’ici ont la peau du visage et les mains brûlés par la rigueur du climat. Ils ont déjà les traits asiatiques du Népal et de la Chine, cachés derrière ces cols pratiquement infranchissables dont les premières griffes acérées et glaciales débutent à Naïnatal. À 2.500 mètres d’altitude, un mètre de neige a recouvert les montagnes où un sommet nous offre un beau panorama. Dire que nous avons en face de nous la plus haute chaîne du monde, que nous pouvons la saisir de nos mains, l’emporter avec nous en images… Malheureusement, pour s’en approcher davantage, il faut compter encore quelques journées de jeep et ce serait bien inutile en plein mois de janvier. Disons donc que nous l’avons aperçue. Il faudrait revenir en été et faire les pèlerinages qui relient les temples entres eux, sur les plateaux à plus de trois mille mètres, sur les steppes où vivent les yacks, dans les gorges profondes où se cachent les ermites, rejoindre la grande vallée de Lhassa, remonter les sentiers abrupts des plateaux du Tibet en direction du nord puis de l’ouest, redescendre dans les plaines de l’Asie centrale, du Tadjikistan et de l’Ouzbékistan avant d’arriver à Samarkand… Ce sera pour un autre voyage. C’est ce qu’inspire l’horizon avec le ciel, si bleu, au-dessus de tout, et l’espace devant soi. Maintenant redescendons sur terre, allons manger de bons beignets de légumes et boire un jus d’orange qui pourrait être délicieux si dans ce village, on n’y rajoutait pas du sel et du poivre. En chemin, nous croisons un petit groupe d’étudiants avec lequel nous faisons une bataille de neige. L’une des filles est pieds nus dans ses claquettes. J’en ai des frissons…

Bénarès

Le nom de la ville est revenu à ses origines : Varanassi. Mais, c’est toujours la même gare dégueulasse où pullulent vaches et mendiants, les mêmes taxis qui essaient de vous gratter de l’argent, les mêmes rues sales et bondées, les mêmes hôtels peu chers avec des lits en cordes, les sharpaïs, dont les draps ne sont jamais lavés, les mêmes chiottes immondes et la douche, un seau d’eau. La ville ne nous apparaît pas extraordinaire au premier coup d’œil. Seulement un dédale de ruelles profondes qui ne voient pas le soleil et où se croisent difficilement deux vaches mais qui s’ouvrent parfois sur des places et des fontaines agréables et silencieuses puisque que les voitures ne peuvent pas circuler dans le vieux centre. C’est sur la terrasse de l’hôtel, dominant ces murs et offrant la lumière et l’espace, qu’on est saisi par la mysticité de cette ville et du Gange, immense et adulé, qui s’étend sur une mer sauvage de brousse rougeâtre et sableuse à l’infini et d’où survient, chaque matin, par enchantement, un soleil apocalyptique. Plus bas, fument et brûlent des cadavres encore humides de leur dernier plongeon sacré. Ils se consument sur un bûcher avant d’être balancés à l’eau avec leurs cendres, et sont remplacés aussitôt par un autre cadavre, arrivé sur les épaules de la famille, sans pleur ni remords. Autour, des prêtres en grande robe psalmodient dans leur barbe, des chèvres frivoles volent les fleurs des défunts et les grignotent fièrement. Enfin, des enfants se chargent de veiller à ce que les corps soient entièrement brûlés. Regarder un tel spectacle est assez suffocant car, en plus de l’odeur particulière, l’air contenu dans la boîte crânienne a tendance à faire éclater les os après que le cerveau s’est écoulé en un jet putride des narines. Les touristes dubitatifs se promènent le long du fleuve sur des barques et s’amusent et crient à voir remonter parfois des membres pas tout à fait consumés et des os dans la lumière trouble des profondeurs du fleuve. Ils prennent des photos des croyants à moitié nus dans l’eau qui les ignorent tant ils sont profondément plongés dans la prière, l’extase ou la méditation. Le fleuve est si sacré qu’on l’adore et l’embrasse, qu’on parcourt des lieux pour y venir mourir et ainsi abréger le cycle de sa renaissance sur notre éprouvante planète. Enfin, après être venus sur les rives de ce fleuve et s’être laisser absorbés par toute la divination de ce spectacle, je pense que chacun voit sa vie autrement. Elle est plus légère à porter peut-être. Elle a goût à la fois d’insignifiance et d’infinité… Ne sommes-nous qu’une poignée d’éléments organiques devenant cendre ou poussière ? Dans le ciel de Bénarès, la danse des pigeons dressés dans les couleurs éternelles du coucher du soleil est un spectacle si joli. Ils s’élancent, se mêlent entre eux par centaines, se divisent sans jamais ni se perdre ni se mélanger, et enfin retombent comme des feuilles d’automne sur le chant de leur maître. Si la vie n’est qu’un instant, ce sera pour moi cet instant, celui de la danse multicolore des oiseaux dans les rayons tièdes d’un azur tropical.

Un peu plus de sable

Orchha. Andhra Pradesh.

Égaré dans la campagne avoisinante, je m’étais endormi à l’ombre d’un roncier, bercé par le ronronnement des abeilles. Quand j’ouvris les yeux, un Indien se tenait assis près de moi sans bruit et fumait un bidi qu’il avait taxé dans mon paquet pendant que je dormais. Puis, se leva et m’invita à le suivre sur ses terres et dans l’enceinte de sa ferme : une misérable cahute de bois sur un talus derrière lequel tombait une cascade. Après une petite heure passée avec sa famille, il m’indiqua le chemin du retour en m’ayant fait promettre de revenir manger le lendemain avec ma femme. Un peu plus loin, la flûte au bec, je sifflotais quand un gamin m’invita à m’asseoir sur son lit de paille surmonté d’un toit de feuilles sans mur mais qui était sa maison, au milieu des arbres et des champs. Grignoté avec lui et son chien quelques fruits amers avant qu’une autre bande de morveux m’en tire et que je les suive à travers les chemins poussiéreux et bordés d’épines en direction du village. Bien avant le dernier ravin, deux gamines prirent le relais en dansant et chantant avant de m’abandonner aux premières maisons. Je rentrai voir ma femme, gai et nonchalant comme un vrai Indien, sans lui dire mot. Le lendemain, elle découvrirait ces chemins, ces prairies qui entourent l’orgueilleuse demeure du prince de ces lieux. Un maharadjah avec son harem, ses paysans, ses dieux, ses soldats que nous pouvons encore admirer car ils sont peints sur les murs, quand l’érosion n’a pas effacé à jamais ces merveilles, vieilles de 500 ans.

Namaste, Inde, le 23 février 2005

Je suis dans un petit village qui borde une rivière. Dans les alentours, sur les collines, s'élèvent des temples où jadis, Rama venait voir son amoureuse. Nous étions sur une de ces collines hier soir, clignant des yeux sur le coucher de soleil. Un coucher tel qu'on ne peut en voir qu'ici : majestueux et béni des dieux. De l'autre côté la Lune, pleine, montait doucement comme pour mieux rassembler les éléments de notre 'honey moon' comme aiment à commenter nos amis villageois. Avec mon châle qui pend comme une cape du Moyen Âge, ma flûte et ma barbe, on me nomme Baba. J'ai à mon bras my wife who seems like the more beautifull indian girl, parée de tous ses bijoux sur sa peau brune et sous son voile transparent, et que tous les Indiens gardent en souvenir de cette nuit divine où tous et moi compris étions en transe, fixant interminablement son sari qui tournait au rythme envoûtant des tablas. Dans la matinée, je me rends sur le marché avec quelques bidies et sweet que je partage. Le temps qui semble arrêté. Surtout ne rien faire, mollement chasser les mouches en rongeant des carottes. Faire de la musique ou plutôt tripoter deux bouts de ferraille qui font glig glig, un bout de bambou et une peau de chèvre qui fait boum boum. Une femme se lève et chante en fermant les yeux. Elle répète inlassablement des lala lalala lala. Puis elle tombe et une autre prend le relais. Comme la vie peut être revenue à sa simplicité originelle. Il semble qu'il n'y ait besoin de rien de plus pour la laisser couler. Khajurâho

Je n’avais pas envie de quitter Orchha mais, à quelques heures de bus de là, se déroulait un autre festival de danse, dans des lieux saints : Khajurâho et les temples aux sculptures très connues du Kama Sutra. Dieu sait pourquoi, il y a mille ans, des hommes ont construit ces temples en pleine brousse, au milieu de nulle part, si ce n’est de l’Inde. L’Inde fut ensuite ravagée par des invasions mais qui épargnèrent cet endroit. Il n’y a rien ici à part le soleil. Et puis, dans le ciel, des avions : Ils déposent et ramènent les touristes. Khajurâho, pauvre village avec des hôtels de luxe. Les quelques Indiens de la région sont obnubilés par l’argent et escroquent les touristes trop crédules. Ils utilisent par exemple le prétexte d’une école qu’ils vous font par ailleurs visiter. En réalité, tout est factice comme dans une pièce de théâtre. Les professeurs, les élèves et surtout les documents qu’ils vous feront signer pour confirmer votre don ! Combien se sont fait avoir ? Il n’y a pas de villageois ici qui ne soit envieux de l’argent provenant des retombés de l’exploitation de ce patrimoine national. Les temples témoignent de l’apogée de l’amour sans tabou, libre mais décent, vulgaire mais d’une grande finesse comme ce pénis sculpté levé et raide le long d’une femme aux formes savoureuses et au regard épanoui, depuis un millénaire. Dans la soirée, nous prenons donc place pour le spectacle. Notre entourage est âgé et aisé, qu’il soit indien ou occidental. La nuit tombe, les musiciens s’accordent, la danseuse apparaît, le silence se fait et le spectacle débute. Il ne faut qu’un instant à la musique pour nous transporter, nous faire ressentir l’essence du peuple qui l’anime. Ainsi, toute l’Inde est dans sa musique. Rien ne sert de visiter les temples, de lire les livres, d’errer dans les montagnes ou les steppes. Elle dessine ses paysages : splendeur, richesse de sa nature, raconte l’histoire de son peuple, le tumulte de leurs passions, leur foi, leurs doutes, leurs joies, leurs souffrances et nous berce dans les délices de la beauté, la sensibilité et la poésie. L’émotion m’envahit progressivement et s’intensifie à mesure que le corps, dans toute sa souplesse et sa dextérité, s’identifie à la subtilité de la mélodie. Les mouvements de la danseuse sont si proches de la musique qu’ils semblent être la forme vivante des notes dans l’espace. Son corps tourne et vole sur la scène, d’une suavité et d’une finesse qui surplombe l’art indien. Enfin, l’orage est tombé sur nous avec, en quelques minutes, une pluie diluvienne. Les gens restaient pourtant figés sur leur tabouret. Les musiciens ne s’arrêtaient pas non plus et la danseuse ouvrait ses bras à la pluie en continuant de tourner dans un délire que le bruit de la foudre rendait plus incroyable. Et puis les gens ont commencé à courir pour se réfugier dans tous les sens comme si le spectacle les avait rendus fous. Mais, la plaine était nue et la boue s’épaississait. Finalement la musique s’étouffa et tout le monde reprit ses esprits ou alors seulement moi qui l’avais perdu. Je me frottai les yeux ruisselant sous les lourdes gouttes d’orage. Nous reprîmes, tremblants, le chemin qui nous avait amenés ici. Je repartais avec, dans le ventre, une sensation, une énergie qui m’avaient tout abasourdi.

Rajasthan

Avec 5 jours de retard sur Daoud et après une longue nuit de bus sans dormir, nous arrivons, Meriem, une amie et moi, à Agra pour y découvrir le Tadj Mahall, chef d’œuvre de l’architecture moghol. Un palais de marbre blanc, incrusté de pierres précieuses, construit en souvenir d’une fiancée défunte dont le mausolée repose à l’intérieur. Une jolie preuve d’amour qui ruina une dynastie mais qui est devenue une des merveilles du monde.

De nouveau sur la route, nous visitons Jaipur, la ville ocre puis Jodhpur la ville bleue qui, du fort surplombant la ville, colore les dunes du désert de Thar. Ce désert qui a abrité durant des siècles des guerriers invincibles et fiers dont les légendes courent encore : les Rajputs dont le visage est enturbanné d’un bandeau de cinq mètres de long au-dessus de leurs yeux clairs comme le sable, et qui arborent à la ceinture un sabre courbé, décoré de diamants. Les descendants de ces guerriers ont gardé les mêmes yeux et le même turban mais ont rangé leur sabre et leur vanité. Comme tous les Indiens de la péninsule, ils sont bruyants et tchacheurs mais toujours gentils, souriants et inoffensifs. Ce qui n’est pas négligeable quand on promène deux demoiselles. En Inde, il faut avoir de l’assurance, rire avec les gens, se moquer d’eux et de soi, élever la voix quand ça ne va pas, ne pas se laisser monter sur les pieds, les envoyer promener avec un shalow shalow quand ils sont trop insistants et tout va bien. Quant à eux, ils ne se fâchent jamais mais gardent toujours l’espoir de vous prendre un peu d’argent. Les négociations sont toujours longues et souvent il faut partir, les faire courir, négocier de nouveau. Il faut avoir la forme puisqu’on a affaire le plus souvent aux commerçants, aux conducteurs de taxis et aux hôteliers qui, tous, sont des rapaces. Difficile de rencontrer des gens qui n’auraient rien à faire de notre argent. Ceux qui gardent leur orgueil, leur suffisance, saupoudrés d’un peu de mépris. Ceux-là, je les estime plus que ceux qui nous flattent. Quelquefois il y en a qui sont prêts à vous aider, vous offrir quelque chose, vous accueillir sans intérêt mais franchement, c’est rare. Route de Khuri

Plus en s’enfonce dans le désert, moins il y a de villages. Les routes sont recouvertes de sable, les visages plus sévères. Les femmes se cachent davantage derrière leur voile et sont moins nombreuses à se montrer dans les rues. Une dernière journée de transport doit s’achever dans un endroit perdu d’où sortent quelques cabanes d’anciens nomades pas encore tout à fait sédentarisés. Ces nomades rejoignaient à dos de chameau le Pakistan de l’autre côté du désert. Les contrebandiers se sont organisés depuis et c’est en camion qu’ils font le trajet de nuit.

Cinquante mâles debout, à deux mètres, les yeux fixés sur nous qui sommes assis par terre au bord de la route. Un croisement, un ou deux bouibouis crasseux, quelques cactus et le désert à perte de vue. Après quelques secondes de silence, une boutade en ourdou laisse éclater de rire tous les joyeux compères indiens, musulmans et camionneurs… Je vais au bouiboui boire un tchai. Verrai ce qui se passera avec les filles. De temps en temps, je jette quand même un coup d’œil pour regarder le spectacle : cette bande de frustrés, et sûrement puceaux la plupart, avec deux occidentales perdues dans le désert. La réputation des occidentales en Inde et dans beaucoup de pays musulmans est très simple : ce sont des salopes. Il arrive qu’une personne avec qui vous avez fait connaissance finisse par vous demander si vous faites des films pornographiques. Surtout pour les filles. Une situation explicable par le fait que le commerce du porno a souvent été réalisé par des occidentaux et avec des femmes blanches. Et comme le porno est une des plus grosses entreprises commerciales à l’échelle mondiale, les petits Indiens et musulmans de tous pays dégottent, à prix bas, les copies de copies de journaux ou vidéos avec les seuls Blancs qu’ils aient jamais aperçus. On comprend pourquoi la civilisation occidentale est considérée comme décadente quand on s’aperçoit que les rares informations qu’ils possèdent sur nous reposent sur ce genre d’activité. Dans des pays, des régions où la condition des femmes et leur émancipation n’a pas changé depuis un millénaire, où le mariage est encore arrangé en famille, où la chasteté est respectée et l’adultère puni de mort, les films pornographiques sont des bombes atomiques… Le cercle se resserre autour des filles. Se resserre encore. Bientôt, elles disparaîtront… Voilà, je ne les vois plus. Un instant. Un instant seulement avant un cri très fort. Un cri de femme, strident, enragé. Un cri terrible. Et, comme un départ de course : la bande de trous du cul se sauve en courant. Meriem s’est levée. C’est elle qui a crié. Un des mâles a osé toucher ses cheveux. Elle s’est levée pour le gifler mais ils sont partis trop vite. Au loin, ils rient. Ils pleurent de rire ces nigauds mais restent à distance. Puis, de nouveau, le cercle se reforme. Les filles n’ont pas l’air angoissé. Juste méfiantes. Elles savent qu’elles ne risquent rien tant qu’elles ne se laissent pas faire. Le gars du bouiboui parle quelques mots d’anglais, on rit ensemble de la situation. Cinq mètres, le cercle se rapproche. Ça va recommencer. Mais là, ça va m’agacer, je vais y aller ! J’y vais. Trop tard. Le bus arrive en klaxonnant. Il n’y a plus de place dedans. On monte sur le toit. Il démarre. C’est parti ! En route pour Khuri, le village perdu du désert où Daoud a trouvé refuge et nous attend pour un nouveau départ...

Arjun family

Sous un soleil de plomb, dans ce village du désert, seuls passent des dromadaires avec leurs grognements affreux pendant que dorment les ânes, les chiens, les chèvres et les vaches, à l’ombre de quelques arbustes épineux. Dans les maisons de sable et de branches recouvertes de chaume, on tente de garder un peu de fraîcheur de la nuit passée en fermant les portes de bois déteintes et les minuscules fenêtres avec des chiffons mouillés. C’est la sieste. Le silence. Enfin le silence. Intact comme le soleil. Le silence de mort du soleil de midi. Le paysage se défend d’être vu tant il brûle les yeux. Ce blanc que projettent les rayons ardents sur le sable des dunes. De plus haut, tout semble prêt à brûler avec ces ondulations, ces ondes de chaleur que l’on voit au-dessus d’un feu. On pourrait entendre, si on prêtait l’oreille, gémir et craquer ce petit arbuste recroquevillé sur lui-même, tant la chaleur est mauvaise. Ici, tout est couleur de sable, les chemins, les animaux, les enfants, les dunes et les murs des maisons. Tout, sauf ces petites fleurs dont le rouge étincelle. Ces petites fleurs, de ce même petit arbuste brûlé et chétif. Tout est couleur de sable. Tout, sauf ces petites fleurs et les femmes qui ressemblent aux petites fleurs, quand elles vont chercher l’eau des puits, l’eau tiède et gorgée de sable et de larves de moustiques.

Nous prenons la route des dunes au matin sur le dos des dromadaires où s’entassent couvertures, eau et vivres pour le voyage. Sur la route, dans le tintement des cloches, s’écartent les troupeaux avec les enfants qui les gardent, les antilopes et les chiens du désert. Puis, nous voilà sous les étoiles. Des millions d’étoiles, tant le ciel est pur et le noir de la nuit impénétrable. Autour, le silence, profond, infini. Les flammes mouvantes du feu qu’inspirent les rêves. La voix d’un homme. Il chante les chansons d’amour de son peuple éternel avec deux cordes de notre guitare. Nous sommes tous, joints aidant, plongés dans ce désert de dunes et d’épines qui a forgé cette voix. Un homme du désert, une voix, un voyage, celui d’une nuit… comme la première, où c’était ma voix que tu écoutais. Tu l’écoutais danser. Elle ne chante pas ma voix. Elle danse. Elle danse avec les mots. Suffisamment pour que tu viennes danser avec elle, cette nuit-là et toutes les autres jusqu’à aujourd’hui, peut-être demain, quelques heures. Un homme du désert, une voix, un voyage, celui d’une nuit… Un peu plus de sable, sur ces dunes, où notre sablier a choisi de s’achever…
Rajasthan, juillet 2009 English translation pending
by Lilili85 · 2009-07-30 · 11 replies
Bonjour à tous,

Je rentre d'un premier voyage de 15 jours dans le Rajasthan avec ma mère (j'ai 24 ans) et je vous fais donc un "résumé" de notre périple, qui nous laisse des souvenirs et des images inoubliables! Je sais à quel point ce forum nous a aidé à préparer notre voyage, et j'espère que mon récit donnera des conseils/idées aux prochains voyageurs.

Petites précisions : - C'était notre premier voyage en Inde - On a choisi l'option location de voiture avec un chauffeur, qui s'est avéré être fabuleux. On ne saurait combien le remercier! Son nom est Ishak Khan, contact au ishak_raj@yahoo.co.in. Et pour être complet, on a payé 400€ pour 14 jours. - On a toujours choisi des hôtels propres, avec climatisation, et les chambres étaient toujours spacieuses. Ishak nous a beaucoup aidé et conseillé dans nos choix et grâce à lui et ses connaissances on a eu l’occasion d’avoir des bons prix. On ne prenait jamais en compte les vues par la fenêtre, et la luminosité dans la chambre, car en juillet il fait nuit à 19h30 et jour à 5h30, et à part pour dormir, on ne restait pas longtemps dans les chambres:

- Notre trousse à pharmacie pour éviter les tracas : 1) Savarine pour le paludisme. On a hésité, mais c’est le fait d’être en période de mousson et l’idée d’aller dans les villages excentrés qui nous a convaincue de nous la faire prescrire. Par ailleurs, on n’a eu aucun effet secondaire. 2) lactéol en cas de troubles digestifs. Mais si on s’en tient à des légumes cuits, à bien peler les fruits, et qu’on mange végétarien les premiers jours, aucun souci ! 3) un gel savon sans rinçage pour se laver régulièrement les mains. Je m’en sers dans le métro parisien, donc ça m’a semblé être idéal pour l’Inde. - Un petit + qui s’avérera indispensable pour les voyageurs d’été : Un vaporisateur d’eau type Evian ou Vittel. On le trimballait partout, et ça permet d’éviter les coups de chaud lorsque la température monte. 4) Anti moustique bien sûr.

Jour 1 : 30 juin - Delhi Arrivée à Delhi à 6h20 du matin. (Vol British Airways, escale à Londres) Il pleut le temps que l'on atterrisse, on s'y attendait, c'est la période de mousson. Enfin, le temps que l'on récupère nos bagages, et c'est déjà fini et malgré les nuages, il fait déjà une trentaine de degré de si bon matin. Ishak nous attend à l'aéroport et nous conduit dans son ambassador resplendissante avec deux colliers de fleurs en cadeau de bienvenue ! On fait connaissance et déjà on rigole bien tous les trois. La première étape est de passer à l’hôtel (Hôtel Grand Godwin - 2000 Roupies on aurait pu négocier mieux, mais le premier jour, dur de s'y mettre d'emblée!). Puis on part visiter à notre rythme la Grande Mosquée, le Red Fort, le mausolée de Humayun, le Raj ghat. La grande Mosquée nous laissera un souvenir mitigé, surtout les hommes à l’entrée qui nous parlaient comme des chiens pour nous faire payer « le passe droit » pour l’appareil photo. Ils étaient vraiment désagréables, et on n’a toujours pas compris pourquoi... Enfin, sinon tout est très beau, il y a très peu de touristes, basse saison oblige. La première impression qui nous vient à l’esprit est assez étrange. On pensait arriver avec l’idée qu'il faudrait être le moins "voyeur" possible (faire attention quand on prend des photos, être discrètes etc...) mais en fait, c'est la situation inverse qui se produit. Tout le monde n'arrête pas de nous prendre en photo avec leur téléphone portable, les femmes et les hommes c'est la folie! Et de même ils adorent qu'on photographie en famille. On ne peut pas s’asseoir deux minutes quelque part sans qu’une vingtaine de personnes se posent en arc de cercle autour de nous ! C’est assez déroutant, mais on s’y est fait petit à petit. C’est donc ça pour moi la première chose marquante : les indiens sont très curieux, posent plein de questions, regardent, sont tellement spontanés ! On est déjà émerveillé par les saris magnifiques des femmes : couleurs vives, elles sont toutes belles et tellement féminines ! Vers 17h, on rentre à l'Hôtel, épuisées entre le voyage et les premières visites. On passera la soirée à digérer l'atmosphère et la multitude de choses vues dans la journée...

Jour 2 - Delhi - Agra Bonne nuit de sommeil, petit déjeuner sur la terrasse du toit de l’hôtel. J’essaye les plats indiens, mais je crois que pour le matin, je ne m’y ferais pas. Je m’en tiens donc au sucré 🙂. Ensuite départ vers 8h30 pour Agra. On s'arrête sur le chemin à Mathura où se tient le lieu de naissance de Krishna. Puis on arrive à Agra en début d’après midi. Après un déjeuner végétarien, on visite le Fort d’Agra. Le fort mongol est très beau, les bâtiments de pierre rouge et marbre blanc s’alternent de façon harmonieuse.Toujours pas de touristes à l’horizon et par contre toujours autant de curieux autour de nous, mais on commence à s’habituer ! On rigole beaucoup avec les gens, ils sont très ouverts vers nous, si seulement on pouvait accueillir les touristes à Paris de la même manière au lieu de les ignorer ! L’Hôtel choisi à Agra est le Taj Plaza. 1500 Roupies pour une chambre très correcte avec clim + petit déj. Ils veulent nous vendre une vue sur le Taj Mahal dans une chambre à 2000 Roupies, mais franchement, on ne tient pas à passer la journée à la fenêtre de la chambre d’hôtel, on préfère le voir en vrai ! Le soir on va faire un tour dans un marché nocturne. On craque sur des petites chaussures en cuir. Les vitres des magasins sont entièrement couvertes de gros moustiques à ma grande horreur. Je suis une proie très convoitée par ces bestioles, donc je dégaine mon Moustiguard en prévention !

Jour 3 - Agra - Fatehpur Sikri - Jaïpur Le réveil sonne à 5h30. On se prépare rapidos et on part à la découverte du Taj Mahal. Il fait bon se promener à cette heure, les rabatteurs ne sont pas encore trop réveillés ! Bon, l’entrée n’est pas donnée (750 Roupies par personne) mais c’est vraiment fabuleux, on ne se lasse pas de regarder ce palais à l’architecture parfaite. Le temps est mitigé, ce qui donne une ambiance particulière : le Taj blanc se démarque encore plus devant les gros nuages noirs... Les groupes de touristes commencent à pointer leur bout du nez vers 8h30, on décide donc de rentrer à l’hôtel, on prend un petit déjeuner et on retrouve Ishak. On passe voir le Baby Taj, impressionnant pour ses détails, surtout que là pour le coup, il n’y a personne, on est les deux seules à déambuler dans ce petit palais. Puis l’étape suivante de la journée est Fatehpur Sikri. On quitte Agra avec le souvenir du Taj Mahal dans les yeux, et on part pour ce site fortement recommandé par tous les visiteurs. On arrive sur les coups de 12h, il commence à faire très chaud, mais bon, on tient le coup ! Une chose totalement inattendue : Fatehpur Sikri recevait le même jour un pèlerinage à la Mosquée, donc c’est la cohue sur le site : marchands, pèlerins, familles, enfants, tous les mondes s’activent autour de nous, c’est assez impressionnant ! L’ambiance est assez oppressante, enfin c’est surtout la multitude de guides qui nous harcèlent qui est oppressante ! On a beau leur dire que l’on ne veut pas d’explications, on veut juste se balader, ils n’arrivent pas à comprendre que même s’ils donnaient des explications gratuites on n’en voudrait pas… On préfère être libre d’aller où on veut, s’arrêter quand on veut…bref « no guide » devient l’expression favorite de ma mère, et on doit malheureusement les renvoyer balader assez durement pour se faire comprendre... Dans le fort proprement, vu que l’entrée est payante (contrairement à la mosquée), c’est beaucoup plus calme, il n’y a quasiment personne. Au bout de deux heures, on redescend avec un bus du gouvernement au parking où Ishak nous attend patiemment. On devait passer la nuit à Barathpur, pour partir pour Jaipur le lendemain, mais vu qu’il n’est pas trop tard, et que l’été, il n’y a pas grand-chose à voir à Barathpur (les oiseaux du parc sont absents), Ishak nous propose de rouler directement vers Jaïpur. On s’arrête sur la route pour admirer un joli coucher de soleil et on roule au milieu des motos, des rickshaws, des camions, des moutons, des chameaux, oui oui on est bien sur l’autoroute 😉 On arrive dans la soirée à Jaïpur. On passera les prochaines nuits à l’hôtel Anuraag Villa - 1300 Roupies par nuit avec petit déj. L’hôtel est dans un quartier paisible de Jaipur (Bani Parc) et possède un grand jardin, où on peut se prélasser. Petit havre de paix bien agréable !

Jour 4 - Jaipur

Aujourd’hui journée tranquille de prévue. On commence un peu à saturer des visites de forts et de palais. Ils sont bien sûr tous très beaux, mais on a besoin de faire un petit break. On décide donc de faire une sortie au cinéma bien connu : le Raj Mandir. Le cinéma est absolument magnifique, la salle est immense, le plafond est comparable à de la meringue. A l’intérieur, on est les seules occidentales, les gens nous regardent en souriant. Une jeune fille dans la queue pour les billets (queue pour la gente féminine bien sûr) n’en revient pas que l’on aille voir un film dont on ne comprendra pas la langue ! Elle nous explique que c’est un film comique, qui était très attendu, ce qui explique le monde présent à la séance! Lorsque l’on achète les billets on a les places attitrées, on va donc s’asseoir à notre siège et la salle plonge dans le noir sous un tonnerre d’applaudissements. Quelques bandes annonces et le film démarre. A la moindre cascade de l’acteur principal ou au moindre pas de danse de l’actrice, toute la salle est en ébullition. L’ambiance est vraiment extra ! Malgré les dialogues en hindi, on n’a aucun mal à saisir l’histoire et les anecdotes, les acteurs exagèrent toutes leurs mimiques et les situations sont loufoques et faciles à comprendre. Après 3 heures de spectacle (avec un petit entracte au milieu) on sort après avoir passé un très bon moment. On retrouve Ishak qui nous accompagne dans le vieux Jaipur, la ville rose proprement dite. Les rues sont très belles, les couleurs magnifiques, et on déambule dans les rues, grimpe un escalier et arrive à un petit magasin de bijoux en argent. Le vendeur adore la France, d’ailleurs son magasin se nomme « le Maître des bijoux », bien écrit en français. On discute, il nous parle de Bordeaux et de son vin, on choisit une jolie bague et des boucles d’oreille et on repart pour retrouver Ishak qui doit nous emmener dans une manufacture de tissus, « Rainbow Textile ». Après une centaine de déballage, une quarantaine d’essayages, plusieurs tasses de chaï entrecoupées de sessions de marchandage bouclées par une belle poignée de main, on repart avec moult saris, tissus et vêtements. On ne se lasserait jamais d’admirer tous ces beaux tissus avec ses belles couleurs… On sort du magasin aux anges, et le soleil commençant à se coucher, on fait un passage au bord du lake palace. Les familles pique-niquent, la température est plus agréable et les couleurs du ciel et du palace en mettent plein à la vue… On retourne à l’hôtel en croisant sur le chemin des chameaux, des éléphants, on est en plein centre ville, tout va bien, on est en Inde… Jaipur n’est pas la ville préférée des voyageurs. Mais c’est la ville de résidence de notre chauffeur, donc je crois qu’il nous a transmis l’affection qu’il possède pour la capitale du Rajasthan.

Jour 5 - Jaipur

Réveil puis petit déj léger dans le jardin de l’hôtel. A côté de notre table, un yogi indien, vraisemblablement client de l’hôtel, fait son pranayama (yoga de respiration) devant la petite statue d’un Bouddha en marbre blanc. A 8h30, Ishak arrive, il fait déjà chaud, la journée promet d’être rude côté température. On passe à côté du palais des vents, d’après notre chauffeur, c’est l’heure idéale pour le prendre en photo, puis direction le fort d’Amber qui surplombe Jaïpur. A deux kms du fort (avant l’ascension de la colline), on s’arrête au bord de la route déserte, pour prendre quelques photos de la forteresse. A peine sortie de la voiture, on voit surgir de nulle part (des buissons ???) des charmeurs de serpents et des marchands de babioles. Décidément, ils sont vraiment sans relâche les indiens et ils nous étonneront toujours ! Arrivées au fort, on commence par visiter le petit temple, où a lieu la célébration d’un mariage. Comme d’habitude, ils sont enchantés et très fiers lorsqu’on leur demande si on peut les prendre en photo. Les mariés sont magnifiques, lui en blanc, elle en rouge. Ensuite on visite le fort proprement dit, qui est, comme cité dans tous les guides et les forums, vraiment beautiful. Tout est travaillé, les pièces, les petites cours, les murs, les plafonds, c’est impressionnant. D’ailleurs, tout comme au Taj Mahal, l’endroit comporte plus d’occidentaux que d’habitude. Il y a la possibilité de monter sur des éléphants, mais leurs mines tristounettes nous convainquent de nous passer de l’aventure. Ishak nous expliquera qu’ils ne sont pas bien traités par les propriétaires et que « sometimes they get crazy with tourists ! ». Ah ok, on a bien fait de s’en passer 😕 On fait un passage à la fin de la visite à la galerie d’art contemporain. De magnifiques tableaux y sont exposés et on discute simplement avec les jeunes qui tiennent la galerie. On aime la musique qu’ils passent en fond sonore, donc ils décident d’essayer de nous graver un CD. Malheureusement l’ordinateur fait un caprice, on devra trouver le CD par nous même, enfin ça sera assez simple car ce sont les bien connus Gayatri Mantra. On quitte finalement le fort d’Amber, et retourne sur Jaïpur. On prend un lunch léger, puis après quelques emplettes d’ordre logistique (timbres à la poste, carte mémoire pour l’appareil photo…) on part visiter le City Palace. On laisse de côté l’observatoire astronomique car c’est impossible pour nous de rester plantée debout sous ce soleil plombant. Le palace du Maharaja nous séduit avec les portes des quatre saisons puis on enchaîne avec le tombeau de la famille royale. On est les seules à visiter (on commence à avoir l’habitude d’avoir un site touristique pour nous toutes seules) et on croisera juste un groupe d’adolescents qui joue aux cartes sur le marbre blanc du mausolée et un troupeau de quatre ou cinq ânes qui traversent le site le plus naturellement du monde.

En fin d’après midi, on repasse au « Rainbow Textile », pour récupérer des pantalons faits sur mesure pour ma maman. Et « comme par hasard » le staff est justement en train de plier soigneusement des étoles en soie dans le magasin lorsque l’on arrive. Ils viennent de les recevoir. On s’est littéralement écroulées sur le sol, et c’est reparti pour un déballage, essayage, marchandage, on boit du chaï, on rigole… on est ressorti du magasin avec les pantalons de ma maman et en prime huit magnifiques étoles en soie fine! Enfin, on verra par la suite (dans d’autres villes, Delhi, Udaipur…) que la manufacture où nous a emmenées Ishak faisait des tissus vraiment de bonne qualité et à un prix tout à fait raisonnable. On rentre à l’hôtel et Ishak nous fait une surprise : Il nous invite à dîner dans sa famille ! On est super contente, et on se met sur notre 31 ! Il vient nous chercher à 20h pétante. Sa maison est assez spacieuse, il nous présente à sa femme Amvin et deux de ses fils. Ishak est le seul à parler anglais donc tout le monde est un peu réservé, c’est normal. L’accueil est chaleureux, on va sur la terrasse, qui est en fait le toit de la maison puis c’est le temps du repas. On installe une nappe sur le sol ainsi que tous les plats : poulet, lentilles, riz basmati, chapati et frites pour les enfants ! Tout est bien sûr succulent et on comprend qu’ils ont mis le frein sur les épices pour nous, merci ! Plus tard dans la soirée, plusieurs personnes de la famille rendront visite, tout le monde est adorable avec nous. On rentre à l’hôtel se coucher vers 23h, la tête pleine de souvenirs touchants et de jolies rencontres.

Jour 6 - Jaïpur - Village d’Ishak Jour 7 - Village de la grand-mère d’Ishak

Réveil à 5h du matin. On bondit du lit, car on a prévu de tenter un cours de yoga à 6h dans un collège que l’on a repéré à 200 mètres de l’hôtel (cité dans le lonely planet). On se prépare, mais une fois arrivée au centre, aucun signe de vie, quelqu’un devant le bâtiment nous annonce que l’on est dimanche donc, c’est fermé aujourd’hui. Snif, on repart bredouille et on se recouche quelques temps. Deuxième réveil, on quitte l’hôtel vers 8h30, direction le village d’Ishak. On est très impatientes de quitter les grandes villes pour découvrir la vie à la campagne râjasthâni. On arrive au village après plus d’une heure de route, et déjà une vingtaine d’enfants nous entourent. Le bruit que des touristes étaient ici à fait le tour du village ! On arrive chez la mère d’Ishak puis il nous présente à toute la famille. On boit du chaï, distribue des carambars aux enfants, il fait très chaud à l’extérieur, on reste donc dans la maison. On joue avec les enfants, puis on comprend qu’ils sont en fait très impatients de nous montrer le temple du village, ils sont très fiers de nous y emmener. Dans la salle principale, un groupe de chanteurs s’exercent, on s’installe, on écoute, c’est très beau. On fait un tour dans le village et l’heure du départ a déjà sonné. On doit partir au village de la grand-mère d’Ishak, à 30 Kms, c’est là que l’on passe la nuit. La grand-mère d’Ishak est un phénomène, du haut de ses plus de 88 ans. On n’entend qu’elle dans la ferme où la famille toute entière habite : le fils qui est le chef de famille, sa femme et leur ribambelle d’enfants. L’aînée est Shameen qui parle le mieux l’anglais. C’est elle qui sera à nos petits soins tout le temps du séjour. Dès notre arrivée, ils insistent pour que l’on ne reste pas une nuit mais deux. On accepte avec joie, on est tellement bien accueillies ici ! Quelques souvenirs en vrac de ses 2 jours fabuleux :

- Dormir sur le toit d’une maison au fond de la campagne râjasthâni et se réveiller au lever du soleil à 5h du matin. - Shameen nous montrant ses tenues et bijoux pour son mariage prévu 3 mois plus tard. Elle était tellement heureuse de ce mariage d’amour (et non d’arrangement, elle l’a bien précisé) ! On était très émues de partager ses moments et ses confidences. - Shameen nous dessinant des tatouages au henné à minuit à la lueur d’une ampoule, toujours sur le toit de la maison - Les sessions « toilette matinale » dans le coin salle de bain, en pleine nature ! - Les préparations des repas et de l’inconditionnel chaï - Le charmeur de serpent qui nous a rendu visite - La danse matinale du paon et sa majestueuse roue ! - Les balades au clair de lune, quand la chaleur tombe enfin.

Jour 8 - Ajmer - Pushkar

Départ le matin vers 9h, on a les larmes aux yeux derrière nos lunettes de soleil… La rencontre avec cette famille me marquera à vie, et reste certainement le plus beau souvenir de ce voyage… Mais notre périple continue et toutes les bonnes choses ont une fin ! Sur la route, Ishak nous explique qu’il va rester encore avec nous quelques jours mais que la fin du voyage se fera avec Singh, un autre chauffeur. On était au courant, il nous avait prévenues lors de la réservation par internet. On retrouve donc Singh, on fera la route à 4 pendant encore deux jours. Singh est très gentil, plus jeune et a des faux airs de mafioso avec ses grandes lunettes de soleil R*B*, qui nous fait beaucoup rigoler. On stoppe à Ajmer, pour la visite de 2 mosquées dont une en ruine où on se reposera un peu (enfin jusqu’à ce qu’une trentaine de personnes se présentent en arc de cercle autour de nous, pour nous parler et nous regarder !) On reprend la route, pour passer l’après midi à Pushkar. Derrière la montagne se cache cette petite ville sacrée pour les hindous. Cet avis n’engage que nous, mais on a trouvé que la partie « business » avait pris beaucoup de place dans la religion. Les prêtres nous font réciter des mantras au bord des ghâts, enfiler un bracelet au poignet droit et ensuite ils négocient sec pour que tu fasses l’offrande la plus importante possible… Enfin, on relativise et en rigole, c’est mieux ainsi ! On trouve des CDs des Gayatri Mantras et on traverse la ville pour arriver au temple de Brahma. On est pas rentré dedans, découragé par le monde, et ma maman a eu un coup de chaud (certainement au bord des ghats, il faut bien garder quelque chose sur la tête). On retrouve Singh et Ishak, et on reprend la route : direction Jodhpur. (On devait passer la nuit à Pushkar, mais on rattrape la nuit supplémentaire passée au village). Arrivée à Jodhpur à l’hôtel Durag Villas Guest House, chambre sans fenêtre mais spacieuse, 800 Roupies, personnel adorable.

Jour 9 - Jodhpur - Ranakpur

Le matin, Singh nous emmène visiter le fort qui surplombe la ville bleue. On passe trois heures dans la magnifique forteresse. Le plaisir est un peu gâché par la chaleur, Singh nous annonce qu’il fait 48° aujourd’hui, on est totalement abasourdie par sa nouvelle, je crois avoir atteint la température maximale supportée par mon corps ! Après le fort, on redescend dans la ville, il est 13h, la chaleur est intenable. On décide de déjeuner dans un endroit climatisé, puis direction le cinéma, deuxième session ! Au moins, il y a des ventilos, et on profite un peu de la fraîcheur en attendant que le soleil quitte son zénith ! Nos chauffeurs rigolent et nous emmènent donc voir notre 2e film indien. L’ambiance est plus calme qu’à Jaipur, mais on a passé un bon moment. On sort à 18h, la température a baissé, ouf ! On retrouve Singh et Ishak, qui nous annonce qu’il doit retourner à Jaipur pour son business. Séquence émotion, on quitte un ami plus qu’un simple chauffeur, il est tellement formidable ! Enfin, pour nous remonter le moral, Singh nous emmène au marché de la Clock Tower (hihihihi il sait comment réconforter les femmes : shopping !). Le marché est très animé, la population locale a attendu que le soleil se couche pour sortir et faire ses emplettes ! On dévalise un marchant d’épices puis on se balade, ça fait du bien de marcher un peu. On revient à la voiture et on prend la route pour Ranakpur. La route est plus pénible que d’habitude, on arrive à l’hôtel, totalement épuisées, on mange une mangue et s’étale dans nos lits ! Hôtel : Ranakpur Hill Resort, chambre luxueuse, 1800 Roupies.

Jour 10 - Ranakpur - Udaipur

Réveil en douceur, aujourd’hui, on a le temps ! Première bonne nouvelle : le ciel est couvert, la température est beaucoup plus supportable. On prend un petit déj dans les jardins puis on fait un plongeon dans la piscine de l’Hôtel. Ca fait du bien ! On aurait bien fait un petit massage mais le spécialiste est en congé, tant pis, ça sera pour Udaipur ! A 12h, on va visiter le temple Jain de Ranakpur. Il y règne une belle atmosphère, très paisible, les idoles jains nous observent avec leurs yeux en miroirs, et les gens sont respectueux et calmes. Rien à voir avec lé frénésie de certaines mosquées ou temples hindous. On reprend la route tranquillement, direction Udaipur. Sur la route, la pluie nous surprend, la mousson arrive enfin dans le Rajasthan. Les visages des indiens s’apaisent, la sécheresse est une vraie source d’angoisse dans les endroits désertiques. Plus on s’approche d’Udaipur, plus les paysages changent, plus verts, plus montagneux. On arrive à Udaipur, déjeune tranquillement et fait un saut à l’Hôtel. C’est le Swaroop Villas, très bel hôtel, avec piscine, le manager est un ami d’Ishak et nous reçoit comme des princesses. On a une belle chambre à 1500 Roupies. On fait un plongeon dans la piscine, puis à 17h, on retrouve Singh qui nous emmène expérimenter les massages ayurvédiques. Grand moment de décompression, fini les tensions, les fatigues, le massage à 4 mains (deux masseuses) est fabuleux. En soirée, Singh nous propose un spectacle de danses râjasthâni. Les danseuses sont impressionnantes, et leurs costumes magnifiques. On rentre à l’hôtel sous la pluie, après une journée bien décompressante.

Jour 11 - Udaipur - Khempur

Au réveil, l’option piscine est éliminée, car il ne cesse de pleuvoir. Mais honnêtement, c’est presque agréable ! On ne doit retrouver Singh qu’à midi, donc on décide de se refaire faire un massage, à l’hôtel cette fois-ci. On n’aura pas l’occasion de profiter autant en France (8 fois plus cher!) ! Après ce moment de détente, on retrouve Singh. La pluie a finalement cessée, donc il nous emmène au jardin des demoiselles d’honneur. On admire la fontaine de lotus, les palmiers, les énormes bougainvillées et profite des effluves de jasmin. Puis direction le lac des amoureux, Fateh Sagar. On prend le bateau pour l’île au centre qui consiste à un jardin, dont la vue est très agréable. Plus tard, on décide de rendre visite à une école d’art. Des étudiants nous présentent différentes peintures sur soie, les détails sont impressionnants ! On choisit quelques petits tableaux, dur dur, il y en a tellement et ils sont tous beaux ! En guise de lunch, on teste les Thalis végétariens à 99 Roupies.

En fin d’après midi, on part pour Khempur, autre petit village, situé à une heure de route. Sur le chemin, les prés sont gorgés d’eau de pluie. On aura vécu tous les climats dans la région ! Arrivée à Khempur, on négocie une suite sans clim à 800 Roupies. On restera dans un hôtel héritage (Ravla Khempur), où ils élèvent les magnifiques chevaux Marwari. Etant cavalière passionnée, je succombe à leurs petites oreilles en croissant de lune ! On passe la soirée dans le village, rencontre avec les enfants, puis on se pose avec Singh sur la terrasse de l’hôtel. Les employés s’installent avec nous (on est les seuls clients) et commence à chanter et jouer de la musique râjasthâni ! Instant magique !

Jour 12 - Khempur - Udaipur

Le matin, j’arrive à convaincre ma maman de faire une ballade à cheval. On ne refera pas ça de sitôt ! Nos hôtes nous préparent deux magnifiques petits chevaux, et nous voilà parties pour deux heures de promenade. Les palefreniers ne nous quitte pas d’un sabot, ma maman est rassurée. On croise des enfants qui vont à l’école, les paysans dans les champs et des femmes à l’entrée de leur maison. Tout le monde nous salue et nous sourit. Sur les coups de midi, on dit au revoir à nos hôtes vraiment chaleureux, et on repart pour Udaipur. Vu que le soleil n’est pas au rendez vous, on ne retourne pas à l’hôtel qui a une piscine, mais un autre, plus proche du centre d’Udaipur, le Hôtel Hill Lake. On a une chambre négociée à 1000 Roupies, car on ne veut pas de petit déjeuner (on est accro aux mangues et ananas achetés sur le marché depuis plusieurs jours 🙂. ) On arrive sur les coups de 16h30 au city palace, qui ferme à 17h30. On se décide à la visiter : un guide nous harcèle disant qu’avec lui, en une heure c’est faisable, par contre toutes seules, il y en a pour trois heures…mais bien sûr ! Le palace est très beau, les salles colorées avec les vitraux et bien décorées. Tout brille ! On devait aller au son et lumière, mais la pluie tombe par intermittence, ça n’est pas bien grave, on rentre à l’Hôtel et profite de sa terrasse sur le toit pour dîner. C’est très agréable, la vue est géniale ! Singh nous dit au revoir, car il doit partir dès maintenant avec la voiture pour Delhi, pour nous récupérer demain à l’aéroport.

Jour 13 - Udaipur - Delhi

Aujourd’hui nous sommes livrées à nous-mêmes et on a prévu une journée shopping à Udaipur, avant de reprendre l’avion pour Delhi à 18h. On part dans la matinée, la ville est très animée. Les klaxons des motos et rickshaws rythment notre balade. On fait nos emplettes « cadeaux pour les amis », difficiles de marcher tranquillement, l’activité est débordante ! Enfin, on rentre à l’Hôtel, et passe le temps qui nous reste à surfer sur internet dans le cyber café au sous sol. A 16h, un ami d’Ishak (qui contrôle notre séjour à distance) vient nous chercher à l’hôtel pour nous amener à l’aéroport intérieur d’Udaipur. Le vol est court, et on assiste à un coucher de soleil vu du ciel, les couleurs sont magnifiques ! On arrive à Delhi, attendues par Singh qui a traversé le Rajasthan en 24 heures pour nous récupérées. Il nous amène à l’hôtel négocié par Ishak : le Hôtel Bill Palace. C’est bizarre car il est très mal noté sur internet, mais on a été parfaitement bien reçu. Chambre à 2000 Roupies, très propre, rien à dire, vraiment. On dit au revoir pour de bon à Singh cette fois-ci, qui a été vraiment dévoué et adorable avec nous.

Jour 14 - Delhi

C’est notre dernière journée en Inde. Elle était un peu dédiée au transit Udaipur - Delhi, au cas où on aurait un problème quelconque avec le vol intérieur ou autre. Du coup, on a quartier libre, notre vol n’est que cette nuit à 2h du matin.

On passe la matinée dans notre chambre, à regarder Harry Potter en Hindi à la télévision. C’est très rigolo, mises à part les innombrables coupures de publicités. Les chaînes indiennes sont impressionnantes pour ça !

Vers midi, on décide d’aller vers Connaught Place pour se balader. On demande à l’hôtel un rickshaw. Il arrive et commence à nous emmener à destination. C’est alors que deux autres rickshaws (qui attendaient aux alentours de l’hôtel également), déboîtent à gauche et à droite et nous font une queue de poisson! Ouhlala, dans quelle galère on s’est mises! Notre rickshaw est forcé de s’arrêter et les deux autres bonhommes commencent à être violent verbalement avec lui, ils lui prennent les clefs de son véhicule et nous demandent de monter avec eux. On est totalement effarées, et on ne bouge pas, hésitant à appeler la police! Notre conducteur est mort de trouille et nous dit finalement de monter avec eux. On est pas très rassurées mais on s’exécute (on aurait pas du, mais dans ces cas là, on ne réfléchit pas trop!) en précisant bien que l’on veut aller à Connaught Place... Evidemment au bout de dix minutes de trajet dans le nouveau rickshaw, il nous dépose dans un magasin où il touche une commission et pas du tout à l’endroit voulu. Il nous pose au milieu de nulle part disant qu’il faut rentrer dans l’échoppe. Il m’agace tellement, on rentre dans le magasin pour qu’il nous laisse tranquille et on ressort illico. Vu nos têtes enragées, personne ne nous embête pour nous vendre un bout de tissu. On se retrouve seule au bord de la route, sans savoir où on est, avec comme seul plan nos guides...On commence à marcher, et après une dizaine d’arrêts, et 1, 5 km de marche on arrive enfin à Connaught Place! Je crois qu’à chaque fois que l’on demandait à quelqu’un le chemin, on n’avait jamais 2 fois la même direction... bref, on ne peut vraiment faire confiance à personne dans cette ville! On passe l’après midi à déambuler autour de la place et pour le retour, le choix est vite fait : le métro !! On découvre un métro ultra moderne et climatisé, quand même mieux que les rickshaws arnaqueurs et où on suffoque au milieu de la pollution... En trois stations, on arrive aux alentours de l’hôtel, que l’on trouve facilement. On restera le début de soirée à l’accueil, rencontrant d’autres touristes, qui souvent arrivaient juste en Inde. C’était sympa de répondre à leurs questions et de discuter. Vers 22h, on prend un taxi par l’hôtel, direction l’aéroport, l’international cette fois ! La fin du séjour approche !

On rentre à Paris, comblées par ce voyage. Une certitude : nous retournerons en Inde ! Bien sûr, la culture est tellement différente, ça n’est pas toujours facile, mais l’expérience est extraordinaire, unique. Comme le disent tous les voyageurs, il y a un « avant » et un « après l’Inde ». Après, sur la façon dont on a organisé notre voyage, on ne regrette rien, que ce soit le choix du chauffeur, la durée, l’itinéraire.Le seul bémol serait la période, je pense que c’est plus agréable l’automne ou l’hiver, mais on ne choisit pas toujours ces congés, et je pense que l’on a su adapter notre rythme quotidien au climat. Mais en même temps, l’avantage de cette période là, c’est qu’il y a beaucoup moins de touristes et même dans certains lieux, pas du tout ! A travers notre voyage, on se découvre un peu soi même, et aussi notre relation mère - fille a été extra. Je souhaite à toutes les jeunes filles d’emmener toutes leurs mamans dans une telle aventure !
Séjour à Annaba fin septembre English translation pending
by Moik · 2009-07-29 · 8 replies
😎Bonjour! je serai a Annaba vers la fin septembre 3 ou 4 jours aprés le Ramadan, peut t'on encore se baigner? si oui quelle plage privée puis-je aller! en sachant que je serai dans le centre d'Annaba merci pour les infos! ciao Moik 😎
Improvisation Nomade (4) Turquie English translation pending
by Nicodilo · 2009-07-29 · 0 replies
Un train pour Istanbul.

Une heure du matin. Frontière bulgare. Premier arrêt. Descendre pour tamponner le bon de sortie sur le passeport. Une heure plus tard, le train repart. Nous sommes entre les deux frontières. Un douanier bulgare nous demande une taxe. Une taxe de quoi ? On déplie la carte, on examine les billets en demandant des explications. Le gars monte le ton, 10 € il veut, mais il n’en est pas question. Notre billet va à Istanbul. Après dix minutes d’énervement, il laisse tomber. Les Bulgares, c’est des bâtards, on répète en pensant à Charlie… 20 minutes plus tard. Frontière turque. Descendre pour le contrôle des bagages. Un douanier, turc cette fois, nous explique de façon aimable que nous pouvons rester au chaud dans le train, nous les Français, et que les Roumains et les Bulgares, seulement, seront fouillés. Juste le tampon d’entrée sur le passeport et on attend au chaud. Les gens nous regardent. Qui ne méprise pas l’injustice ? Certainement pas ceux que ça arrange… Pas de visa mais trois mois d’invitation gratuite. Invités et bienvenus qu’on est ! Vive l’histoire et les relations diplomatiques françaises avec la Turquie. Vive Atatürk qui nous aimait bien et vive l’Europe dans laquelle la Turquie veut entrer… Au lever du jour, le train longe la mer de Marmara et se faufile entre les premières habitations. Une heure plus tard, alors que le train roule encore, nous ne sommes toujours pas dans le centre ville. C’est quoi cette ville ? Plus de 50 km depuis les premiers bâtiments. Et puis, nous voilà au cœur d’Istanbul. L’aquarelle fraîche d’un soleil matinal illumine la ville. Première impression : c’est beaucoup plus propre, plus neuf, plus riche que ce qu’on a vu de la Roumanie et de la Bulgarie. Deuxième impression. Les gens sont bien habillés et surtout ils ont le sourire. Ça faisait longtemps. Les Bulgares ne sourient pas beaucoup dans le hall de leur vieux blockhaus. Enfin, je ne pensais pas que ce serait aussi occidental ici. Clean, branché, on se croirait à Paris. Dans certains quartiers, les femmes ne sont même pas voilées… Le train stoppe gare du Sultan Ahmet. Quartier du palais. Mosquée bleue. Sainte Sophie. Deux touristes en plus ce matin. Un bout de papier imprimé sur le Net nous sert de guide. Des rabatteurs nous attrapent rapidement – normal, avec nos gros sacs – et nous proposent des hôtels où, si l’on accepte de les accompagner, ils toucheront un bakchich. Calme les gars. Déjà, petit déjeuner. Tranquille. Ensuite seulement, la ville nous absorbera.

L’automne tarde à venir ici. C’est encore l’été. Le ciel, chaque matin, est bleu. Avec Daoud, jour après jour, nous sillonnons la ville. Istanbul la magnifique, vallonnée, pavée à l’infini. Une ville avec, à chaque détour, une vue imprenable sur le bleu de la mer. Ses vieilles maisons ocres de trois ou quatre étages, dans un dédale méditerranéen de ruelles biscornues. Dix-huit millions de personnes vivent à Istanbul, un tiers de la population, environ, d’un pays qui fait deux fois la France en superficie. Les journées passent vite, encore une puis une autre. De plus en plus loin, on cherche et on trouve les rues encore revêtues de terre battue. Les tissus multicolores se balancent, indifférents, entre les maisons de torchis d’où les enfants, aux yeux brillants et aux sourires ensorceleurs, entrent et sortent pieds nus et sales comme des rats. J’adore cette ville, ses marchés d’épices et d’étoffes. Les ports accrochés sur la mer par d’immenses cargos, les monuments grandioses, les mosquées irréelles et les cours intérieures, fleuries et calmes où l’on trouve toujours une fontaine et le parfum fruité des narguilés. Ces dalles, des places et des allées, sont foulées depuis deux mille ans. Deux mille ans… Byzance, Constantinople et enfin Istanbul. Istanbul la Magnifique. On se sent bien dans le cœur de cette ville. Le climat sans doute ou l’espace, je ne sais pas. Les vacances aussi bien sûr. Rien foutre encore. Fainéanter dans un lieu neuf est la plus absorbante des occupations, écrivait Nicolas Bouvier. C’est bien ça. Des heures, assis ici et là, admirant la fourmilière. Nous ne sommes pas seuls. Distraction largement répandue dans les pays où la température est clémente. Partout, dans les petites rues ensoleillées, devant leurs portes, discutent les petits vendeurs à la sauvette, les cireurs de chaussures kurdes, les marchands de tapis qui excellent dans les langues et ceux qui ne font décidément rien et restent assis toute la journée à l’ombre d’un figuier. Puis soudain, dans toute cette vie, toute cette agitation, dans toute la ville, résonne, comme un rappel à l’ordre, comme venu du ciel, dont l’écho se perpétue mille fois dans chaque recoin, chaque maison : le chant du muezzin. Istanbul…

Le long du Bosphore, sur le pont Galata et partout dans les ports, des pêcheurs, alignés les uns à côté des autres par centaines, remontent leurs lancers jours et nuits. Cachée entre deux bateaux, des gamins déguenillés pêchent eux aussi. Un bout de fil, un morceau de ferraille recroquevillée en guise d’hameçon et des capsules de coca pour faire du plomb. En très peu de temps, ils remplissent de poissons une bouteille en plastique découpée et s’en vont courir les vendre dans le premier restaurant… Un restaurant populaire avec un choix entre trois ou quatre plats typiques, disposés dans de grandes gamelles. Perdus par ici, des touristes français demandent, sans un mot de turc ni d’anglais, s’ils peuvent payer en euros tout en sortant une liasse de billets pour se faire comprendre. On sourit avec Daoud. Le serveur a déjà les yeux qui pétillent, pas de problème, il dit, come, come. Nous, on se tait et on regarde. Comme souvent, les prix ne sont pas affichés mais nous les avons demandés avant de choisir. Eux se servent sans rien demander, s’installent et mangent bruyamment comme ça se fait chez la plupart des gens en vacances à l’étranger. Si, c’est vrai ! À la fin du repas, passage à la caisse. C’est là qu’on devrait rigoler. Nous avons fait un calcul approximatif du total avec le change en livres turques. Mais, le gars ne les vole pas. Pas un centime. Étonnant, c’était si facile de les arnaquer. Vient notre tour à la caisse. Comme par hasard, Daoud ne retrouve pas son argent au fond de sa poche. Une vingtaine d’euros. Quarante millions de livres. Une somme importante. Je paie et nous sortons dans la rue. Daoud fouille une nouvelle fois ses poches. Un petit monsieur vient alors et nous tend l’argent qu’il a dû ramasser par terre. Merci monsieur, on dit. Lui s’excuse, gêné, avant de se retirer, penaud de gratitude. On est sur le cul. C’en est trop ! Alors c’est quoi la morale dans tout ça ? De nouveaux préjugés qui s’évaporent. Un peu d’honnêteté où on ne s’attendait pas à en trouver davantage que dans les derniers pays visités… Finalement, où on a le plus de chance de se faire voler en voyage, c’est dans les hôtels fréquentés par des occidentaux. Ça ne nous est jamais arrivé, bien que n’étant pas assidus à une surveillance acharnée de nos affaires en vrac partout. On met en éveil l’instinct d’un voleur en se méfiant. La confiance donnée contamine les autres. Et puis, pas grand-chose à voler de toute façon, mis à part l’argent liquide et l’appareil photo mais que nous portons le plus souvent avec nous. Beaucoup de voyageurs utilisent une petite banane plate qui se colle au niveau du ventre sous les vêtements, ce qui permet de garder les papiers sur soi. Je n’aime pas cette banane, elle colle au corps quand il fait chaud et alors les papiers puent la transpiration. Une petite pochette plastique dans la poche de mon pantalon avec une fermeture suffit. Superstitieux, je dirais que le portefeuille chargé que nous avons trouvé et rendu dans une gare d’Italie, nous porte chance. Logique, j’ai franchement l’impression que le vol est moins répandu ici qu’en Occident. On ressent quand il y a un risque. La plupart du temps, il n’y en a pas. En Turquie, les commerçants laissent leurs marchandises sur les étalages pendant la nuit avec juste un drap dessus et personne n’y touche.

Ramadan

Maman, tu serais contente. Chaque fois que tu me demandes pourquoi nous ne faisons pas la fête sans boire de l’alcool, je nie faiblement sans vraiment savoir te répondre. Et, à y réfléchir, je dois bien admettre que, même si c’est possible, il n’y a pas de fête sans alcool. À chaque soirée, chaque événement, l’alcool est présent. C’est notre culture. Pourquoi Jésus, l’ivrogne, a changé l’eau en vin ? Je ne comprends pas. De véritables orgies sont organisées dans des villes entières où l’alcool coule à flot pour un attroupement de fêtards. Un commerce florissant et dangereux. Par exemple, les dernières ferias de Bayonne. Des souvenirs vagues. Des dizaines de milliers de jeunes. Une lamentable beuverie… Comme c’est étrange ici ! Où sont les hommes titubant, une bière à la main, jusqu’au premier buisson pour se vider en grognant ? Je ne vois pas de nez bourrus, de cartes des vins sur les joues, d’insultes puériles et de bagarres générales… Aujourd’hui, à Istanbul, je me rends compte de la part importante qu’a l’alcool dans notre société occidentale. En me promenant dans la soirée, je remarque comme les gens s’amusent et rient sans un soupçon d’ivresse. Je les entends chanter doucement, fredonner en famille. Ils se promènent dans les jardins fleuris de la mosquée, dans les lumières, les fontaines, et entre les deux rues principales, où s’élancent les vieux minarets en direction de la lune immense qui règle la fin de ce mois de ramadan. C’est une fête religieuse, certes, comme les nôtres… mais ici, la piété a remplacé l’alcool. La rupture du jeûne débute par la dégustation délicieuse et gourmande de spécialités vendues pour l’occasion sur toutes les places, dans les rues et les terrasses de la ville. Ensuite, les gens se promènent en famille, souvent les hommes se tiennent par la main. Les femmes ont revêtu leur plus beau voile. C’est simple, agréable, il n’y a pas d’excentricité, ni dans leurs manières, ni dans la façon de s’habiller. Des petits groupes de musique traditionnelle jouent sur les terrasses des salons de thé où l’on fume le narguilé. Quant à moi, je dévore tous ces sourires si vrais, si simples. Parfois, je croise le regard d’une jeune femme, indéniable, bien que très vite évité et chaste. Et pour me donner un petit peu le droit, moi aussi, de goûter à cette fête, je me suis privé de manger aujourd’hui et j’ai bien fait, pour apprécier, à l’heure tant attendue, le simple fait de manger et de boire. Un bonheur réel : manger quand on a faim.

Meriem

Je suis partie pour un nouveau voyage. Comme chaque année, je traverse l’atlantique. Comme chaque année, je garde en souvenir le sourire des mes parents qui m’accompagnent à l’aéroport. Je quitte Montréal, le froid, les amis, les habitudes. Je suis heureuse. L’avion survole plusieurs heures un paysage sans corps : l’océan. Il est dessous, partout. Il recouvre toutes les images de ma vie à mesure qu’elles défilent dans mon esprit. Je m’endors… Il fait nuit. Le vide me surprend en descendant de l’avion à l’aéroport d’Istanbul. Je suis seule. Je ne connais personne ici. Je ne connais pas cette ville. J’ai froid. C’est vrai, il fait froid, mais est-ce bien cela qui fait trembler mes jambes, mes bras, tout mon corps. Je m’engouffre dans un taxi. Les lumières défilent…J’arrive devant un hôtel. Une chambre. Un lit. Je ferme les yeux, je m’endors… Je me réveille dans un cauchemar. Du bruit dans les rues. Des gens qui passent sous la fenêtre. Des portes qui claquent dans l’hôtel. Je ne suis plus dans mon chez moi, dans mon petit lit. L’angoisse s’empare de moi de nouveau. J’ai chaud puis froid. Je me dis que je vieillis. Je répète comme une prière : tout ira bien, tout va bien se passer. Enfin, les rêves viennent me reprendre…

Le Simbâb hôtel est situé dans une petite rue qui descend vers la mer, dans le quartier de Kumkapi. Plusieurs hôtels de ce type existent, pas très éloignés du centre, simples et modestes où défilent les voyageurs. Des dortoirs de six personnes, un petit resto sur la terrasse qui domine la mer de Marmara où on entend les cornes des cargos et où l’on regarde, la nuit, voler les mouettes sur les lumières de la ville. Les douches ne sont pas très chaudes et les chambres ne sont pas chauffées mais, dans le salon, les voyageurs de passage se retrouvent pour bavarder devant une tasse de thé. Ils jouent aux cartes, aux échecs et préparent ensemble la suite de leur voyage ou de la soirée. On rencontre dans ce petit salon des jeunes de tous les horizons : Turcs, Espagnols, Italiens, Américains, Belges, Suisses, Allemands, Anglais, Français, Danois, Hollandais, Norvégiens, Canadiens, Coréens, Japonais, Iraniens et Argentins. C’est à peu près tout. Ça ne représente pas le monde entier, seulement la majeure partie de ceux qui voyagent, ceux qui en ont les moyens. Des étudiants en vacances, arrivés au terme de leur périple au bout de l’Europe ou des voyageurs partis pour un trip, qui reviennent du Moyen Orient, d’Asie et même d’Afrique par l’Égypte, la Syrie et la Jordanie. Avec chacun d’eux, nous discutons, échangeons des conseils de voyage. Deux jours, une semaine, un mois. Certains y sont peut-être encore ! Mais être là, au Simbab, dans le cœur d’Istanbul, ce n’est pas du temps perdu et cela prouve que nous ne sommes pas seuls à parcourir le monde. Alors, de plus en plus confiants, nous sommes impatients de reprendre la route… Un jour, je partirai en voyage, je serai dans une guest house avec des jeunes de tous les pays. Je ne ferai rien et ce sera bien. J’y suis !

Pendant trois jours, je visite les mosquées et les musées du matin au soir. C’est magnifique. Je m’endors avec le poids de l’Histoire. Il m’assomme jusqu’au matin… Pleine période de ramadan, c’est l’occasion de m’y mettre. Non pas que je sois fervente, ni même vraiment croyante mais juste, je dois perdre quelques kilos. Et puis jeûner est une bonne chose et cela permet de partager un peu plus la vie de la ville et de ses habitants… Ma peau est brune, mes yeux sont noirs, sous mon voile, je suis turque. Je veux m’intégrer. Je veux comprendre. Mais quand les gens m’interpellent, les femmes, elles sont étonnées que je ne comprenne pas. J’en suis moi-même tellement désolée. Malheureusement, le turc ne ressemble en rien à l’arabe. Comme j’aurais pourtant voulu discuter avec elles… Tout ce temps, je ne parle à personne. Des journées entières sans dire un mot. Ça me manque. J’ai beau me dire que je suis bien contente d’être seule et libre de choisir la composition de mes journées sans avoir à négocier avec quelqu’un. C’est triste d’être seule…

Retour au salon du Simbab. On écoute un jeune Américain. Il nous explique comment Bush et son gouvernement se justifient à l’aide d’une immense propagande. « Si tu ne sors pas du pays pour te rendre compte, il dit, et si tu prends tout ce qu’on te dit pour argent comptant, ce qui se passe pour une bonne partie de la population, tu ne peux qu’avoir affreusement peur du monde qui t’entoure ». Je me souviens des dernières élections présidentielles en France. Tout le monde parlait d’insécurité, on avait l’impression que le danger était à tous les coins de rues. Finalement, l’extrême droite est passée au deuxième tour. Si ce coup a été calculé, c’est rudement bien joué ! Imaginez alors un pays agressé, comme les Américains l’ont été le 11 septembre. C’est compréhensible qu’ils aient peur, qu’ils votent Bush. Même si, là aussi, on a entendu parler d’un coup monté. Ce serait énorme. Enfin, aujourd’hui, le terrorisme existe bel et bien surtout depuis que tous ces groupes rebelles, ces combattants musulmans de tous les pays, ont été regroupés sous un même drapeau, un même nom, celui d’Al Qaïda ! Dans la même soirée, Khaled, un universitaire iranien, nous explique qu’il s’est enfui de son pays pour ne pas faire l’armée. Il espère obtenir un visa pour l’Angleterre. En Iran, il dit que la situation est inversée : la propagande anti-américaine est un phénomène bien réel. On parle d’occidentalisation décadente, d’un embargo qui dure depuis trop longtemps, d’intérêts occidentaux qui ont protégé pendant 20 ans les sauvageries de Saddam Hussein… Entre nous tous, le silence dure quelques instants… Est-ce dans la nature des hommes de toujours se trouver un ennemi pour exister ? En attendant, Khaled est ici clandestin. S’il se fait choper, c’est l’expulsion et la prison…

Bon alors, on va où mon Daoud ? Faut se décider. Asie, Afrique, tour de la Méditerranée, Syrie, Jordanie ensuite Égypte et on continue vers le Soudan, l’Éthiopie, le Kenya et la Tanzanie. Sinon, on peut faire Iran, Pakistan, Inde. C’est pas mal non plus. Mais il faut se décider, se renseigner pour les visas, les obtenir et partir. Dans la soirée, on écoute Maria, une Espagnole qui arrive juste d’Inde. Elle nous raconte ses aventures et nous donne envie de partir là-bas. Plus tard, on écoute David, un Français qui revient d’Asie centrale : Ouzbékistan, Tadjikistan, Kirghizstan, Pakistan et Afghanistan. Les noms qui se terminent par « stan » font peur mais lui dit que ce sont les plus merveilleux. Il évoque les villes légendaires de Samarkand, d’Ispahan, de Kaboul… Mais aussi, il donne les dernières infos : à Kaboul hier, le camion d’une organisation d’aide internationale a sauté. Trois morts. Des Français. La discussion dérape alors sur différents lieux et faits. Certains disent qu’on ne peut plus accéder au Cachemire, qu’il y a des prises d’otages. D’autres ont passé un merveilleux séjour. Qui a la vérité ? On ne peut plus se rendre au Népal. Le roi a fait assassiner tous les membres de sa famille. Ses enfants aussi. C’est la révolution. Elle serait financée par la Chine. Katmandou ! Goa ! Qui fait la fête là-bas ? Pakistan : dans les zones tribales, le circuit de la drogue est mieux organisé que celui de la nourriture pour les réfugiés… Vous allez en Afghanistan ? Ah oui ! Mais pour quoi faire ? Parce que c’est dangereux... Un voyageur japonais a été pris par des terroristes en Iraq. Le prix de sa libération n’a cessé d’augmenter. Finalement, ils l’ont exécuté… Les heures défilent. Je joue aux échecs avec Arhim, un Allemand qui attend son visa pour l’Iran. Bref, trois jours de suite que je perds contre lui. Comme toujours, je m’acharne… Une ombre passe derrière moi, une jolie ombre brune. Elle parle avec Daoud. J’essaie d’écouter. Elle s’appelle Meriem. Je suis déconcentré. Finalement je me retourne. Hum…jolie bouille… Je perds encore et toujours.

Cinq heures du matin, nous sommes sur la terrasse de l’hôtel. Le soleil se lève. C’est le début d’un nouveau rythme de vie. Lever tard le jour, coucher tôt le matin et ne rien faire entre. J’ai enfin visité la ville de nuit. J’aime les villes la nuit, les lumières. Hier soir, je suis descendue au salon pour prendre un nouveau livre et finalement, un petit groupe sortait. Je me suis jointe à eux dans la fièvre des rues animées, des bars et des boîtes. Ça change d’ambiance. Une autre ville que j’ai découverte. Et aussi pleins de gens, pleins de voyageurs. Je ne suis plus toute seule. Là, je suis avec Jin, une Coréenne qui partage ma chambre. Elle attend que l’agence de voyage lui trouve un vol pour rentrer. Elle a terminé son tour du monde. Elle avait tout payé d’avance à l’agence. Trois mois qu’elle attend ce dernier vol ! Heureusement qu’Istanbul lui plaît et les Turcs aussi... Elle m’emmène dans un petit restaurant au coin d’une rue. Nous ne sommes que toutes les deux et elle est très intime avec le mec. À la fin du repas, il me tire les cartes et me fait peur. Je préfère oublier ce qu’il m’a dit. En rentrant, je parle avec Michèle. Elle est Américaine et tente depuis plus d’un mois de rentrer en Iran pour rejoindre sa mère qui ne peut plus en sortir. Je sais que les relations avec les Etats-Unis s’enveniment chaque jour davantage. Elle a peur de ne plus revoir sa mère. Khaled a essayé de l’aider à l’ambassade mais finalement, on lui a demandé qui il était et de montrer ses papiers. C’était chaud… Je vais chercher à boire. Ce soir, on se fait un « big chiken », la version internationale d’un jeu venu de France. Ça va être la fête !

Est-ce qu’on prend un avion à Istanbul, direct pour l’Asie ? Oui je sais, on doit récupérer une lettre à Erzeroum, à 1.500 km d’ici, à l’extrémité est du pays. Ça ne nous arrange pas, à moins de rejoindre Téhéran directement et de prendre l’avion là-bas. Mais alors, il nous faut un visa de transit pour l’Iran. Est-ce qu’on peut l’avoir à la frontière ? On va demander à l’ambassade iranienne. Oui, on peut. Mais le prix de l’avion là-bas, est-ce que ce sera le même ? Et puis à Téhéran, autant tracer directement vers la frontière pakistanaise, on a sept jours, et demander un nouveau visa de transit pour le Pakistan. Est-ce qu’on peut l’avoir à la frontière ? On va demander à l’ambassade. Oui, on peut mais il faut une lettre de l’ambassade française car la sécurité n’est pas assurée dans la région du Baloutchistan où se trouve la frontière. À moins de prendre un bateau pour Bombay une fois sur les côtes de l’océan indien. On n’aura pas le temps. Arhim le tente. Il part demain. Alors nous, on fait quoi. Il faut partir ! Mais sans prendre de risque. Téméraires mais pas kamikaze. Et puis comment avoir toutes ces infos ? Pourquoi change-t-on toujours de projet ? Chaque nuit, chaque matin. En Inde, on va en Inde. Combien de temps ? On verra, trois mois, trois ans. On prend un aller simple !

Il commence par frôler mes joues puis la première lèvre. Ses doigts descendent le long de mon cou. Je les sens sur mon épaule et doucement, en me frôlant à peine, sa main disparaît sous la couette. Je me laisse aller et suis la danse de nos corps. Soupire. J’aime ce moment. Il peut durer des jours. Mais on frappe à la porte…Il me plaît en fait ce mec. Il n’est pas mal et pas trop stupide. On est bien tous les deux. Comment empêcher les émotions qu’on a avec quelqu’un ? Comment empêcher son corps d’onduler sous de douces caresses ? Comment garder ses principes quand on a de si délicieuses habitudes ? C’est dur de rester froide, de montrer de la gêne, de la distance, de la confusion. C’est dur de rester indifférente…Comment déjà, cette histoire a-t-elle commencé ? De longues discussions, de longues promenades sur les bords de la mer. Je l’observais. Je ne cessais de l’observer. Ses mains, son regard. J’ai eu envie de ses lèvres. L’attirance commence par le regard. Je devrais m’empêcher de détailler mes interlocuteurs. Je ne pourrais alors être attirée par ce que je ne peux pas voir… Je sais qu’il est avec moi pour mon exotisme. Je déteste ça. Mais de le savoir, ça me protège, du moins je le crois. Le soir, tout contre moi, pendant que je lis, il rêvasse. Puis, comme si pendant tout ce temps il pensait à moi, il me regarde et me pose des questions personnelles, me fait une remarque sur mon comportement ou un jeu de mot que je ne comprends pas. Des choses qu’on oublie plus vite que le temps passé à trouver les mots pour les dire. Mais à quoi pense-t-il ? Il essaie de me deviner. J’espère qu’il ne tombe pas amoureux…Juste quelques jours pour l’oublier… Il y a longtemps que je me suis interdit de rêver, surtout quand il n’y a pas à rêver. L’amour c’est du temps, l’attirance ne suffit pas, et du temps nous n’en avons pas. Même pas le temps de s’ennuyer, pas de frustration, pas de sentiment, pas d’échec. Juste bien avec quelqu’un un peu de temps. C’est facile à comprendre. Le temps où tout est beau et neuf. C’est ce qui me plaît, là, tout de suite. Savoir être désirable, savoir plaire, savoir choisir et partir. J’ai pris mon billet. Je suis partie. Soulagée.

Le vendredi matin, nous traversons de nouveau Istanbul pour nous rendre à l’ambassade indienne une troisième fois. La première pour connaître les papiers à fournir, la deuxième pour les donner et enfin aujourd’hui, pour récupérer notre passeport avec le visa. C’est fait, nous avons notre visa indien en poche. Il est valable à partir d’aujourd’hui pour trois mois… Différentes agences de voyage proposent des vols pour l’Inde. Nous finissons par obtenir un vol aller pour Bombay dans une semaine. Une semaine, juste le temps pour moi de rejoindre cette femme qui est partie au milieu du pays, loin dans les montagnes, en souriant quand elle m’a dit adieu. Il faut que je parte ce soir. Même pas de question à se poser. Si, savoir où elle est exactement, espérer qu’elle y est encore et s’imaginer qu’elle m’attend… Les informations m’apprennent ce soir que mon grand père, expatrié en Côte d’ivoire, devrait être rapatrié à cause des explosions de violence qui se sont déroulées à Abidjan la nuit dernière. Aussi qu’Arafat, tombé dans le coma après avoir été victime d’un attentat, est conduit en France pour être hospitalisé. L’Irak est en feu. Bush a été réélu. Il pleut des images d’une guerre sale. Sur toutes les télés du monde, il sourit. La tête me tourne. La semaine prochaine, je serai en Inde. Le bus traverse la nuit. La neige s’épaissit. Est-ce qu’elle sera là ? J’ai 26 ans aujourd’hui.

Mais, il n’a même pas eu le temps de me manquer. Il est déjà là…En ouvrant les yeux ce matin, c’est lui que j’ai vu. Je ne sais pas si je suis contente. Nous allons nous promener dans la neige, dans une vallée de Cappadoce. Si, je suis contente, mais j’aurai préféré l’attendre un peu. Pourquoi est-il si pressé ? À Kunya, nous visitons le musée de Mewlânâ Djalal-ud-Dîn Rûmî, fondateur de la confrérie des derviches tourneurs, la danse du soleil, la danse des atomes vers le centre des éléments, l’un des plus grands poètes et mystiques soufis. « Comment entrevoir le sens profond dissimulé sous la brume des mots, trouver la perle en regardant simplement la mer ? » À la sortie du Mausolée, le vent balaie les flocons dans les dernières lueurs du jour. Serrés l’un contre l’autre, nous progressons dans les petites rues désertes. Sept degrés en dessous de zéro, il fait si froid dehors, il est si chaud. Je suis bien, rassurée... Un autre bus dans la tempête se fraie, dans la nuit, un passage à travers les montagnes. Je ne suis pas la seule à avoir les yeux fixés sur le brouillard, à appréhender que le bus glisse dans un virage. Mais je finis par m’endormir blottie contre lui qui fait semblant de ne pas avoir peur…Nous arrivons au lever du jour dans la petite ville d’Ergidir au milieu des montagnes, au bord d’un lac qui porte le même nom. Nous sommes sains et saufs. Le ciel est bleu ce matin. Petit déjeuner, bon café et croissants, au chaud derrière les baies vitrées de la terrasse, dans la petite pension de famille d’Ibrahim. Nous sommes perdus au fin fond de la Turquie, en plein hiver. La chambre a une vue merveilleuse. Je suis heureuse et ça se voit…La vie est belle. Il n’y a qu’à regarder un oiseau voler, les feuilles colorées de l’automne danser avec le vent, un lac aux eaux bleues devant des montagnes enneigées. Au loin, le chant d’une femme comme une plainte enivrante au rythme de la musique orientale. Des enfants courent autour, les mamans pleurent et les hommes jouent comme de grands enfants. La vie par une autre fenêtre. Entre beauté et cruauté, entre respect et dégoût. Je suis là, avec toi, et bien plus encore. Comment oublier ces moments délicieux de folie… ? Qui nous fait si sensibles à la vie ?
Inde: compte-rendu de voyage à Calcutta et en Orissa English translation pending
by Zebulon787 · 2009-07-28 · 56 replies
Bonjour,

Voici quelques impressions de voyage sur mon deuxième séjour en Inde (après le Rajasthan). Je suis allé - seul et en routard - à Calcutta et en Orissa du 13 février au 7 mars 2009.

J'ai d'abord passé une semaine à Calcutta (le nom officiel anglais était Calcutta jusqu'en 2001 où il a été changé en Kolkata), qui est une ville plutôt sympa et jolie à visiter (il faut juste faire abstraction du bruit incessant des klaxons et de la forte pollution). Vivre à Paris constitue donc une bonne préparation pour "affronter" cette ville et sa foule, mais dès qu'on s'éloigne un peu des grandes avenues, dès qu'on sort des sentiers battus, alors il y a beaucoup de bonnes surprises qui s'offrent au voyageur. Mon conseil numéro 1 pour profiter agréablement de Calcutta sans devenir sourd et/ou mourir asphyxié est donc de passer le moins de temps possible dans les grandes avenues ou boulevards : donc ne pas hésiter à s'engager dans les petites rues même si on se perd un peu, en plus c'est super sympa et on peut facilement discuter avec des habitants ; et ne pas hésiter à utiliser le métro (très propre, moins bondé que celui de Paris, une rame toutes les 10mn, marche de 7h à 21h45, prix du ticket : 4, 6, 8 Rp selon la distance, billet à acheter le jour même, peu d'attente aux guichets, gros sacs à dos pas acceptés pour raisons de sécurité suite aux attentats de Bombay) ; ne pas hésiter non plus à utiliser les bus (demander où se trouve les arrêts de bus, demander quel bus permet d'aller à tel endroit, les indiens vous renseignent sans problème ; prix du billet : 4 à 6 Rp selon la distance, et selon que c'est un bus public ou un minibus privé). Le soir de mon arrivée, pour me remettre de la fatigue du voyage je suis allé voir un film bollywood en langue hindi, évidemment j'ai rien compris mais il y avait une sacré ambiance dans le ciné d'autant que c'était LA star indienne qui tenait le 1er rôle, Shah Rukh Khan (ici on l'appelle souvent "king Khan", c'est dire...). Attention très peu de banques acceptent de changer les chèques de voyage, donc soit aller chez Thomas Cook (un peu excentré, partie sud de la ville) soit faire le change dans certains hôtels. J'ai surtout logé dans le quartier "routard" (et central) de Sudder Street, puis 2 nuits plus au nord dans le quartier de Chadni Chowk (vers BBD Bagh). Restos : bonne appréciation pour le Bar BQ et le Blue Sky Cafe Hotel Aafreen Tower : la chambre double avec salle de bains est à 600 Rp minimum, l'eau chaude n'est pas toujours dispo, l'accueil à la réception est très froid). Hotel Esplanade Chambers : très belles chambres, accueil agréable Hotel Gypsy Inn : n'as pas reçu l'agrément pour recevoir des clients étrangers Le matin de 6 à 7h, possibilité de participer gratuitement à un cours de yoga pranayama (technique qui se base sur la respiration nasale et abdominale) ou de yoga du rire, dans un parc (Rabindra Sarovar, près de la station de métro du même nom) face a un petit lac. Pas besoin de mettre mon réveil pour me réveiller à 5 heures, c'était le haut-parleur de la mosquée du quartier qui s'en chargeait (eh oui ici le tapage nocturne est une notion qui n'existe pas, surtout quand il s'agit de religion...). Les quelques jours passés à visiter Calcutta ont donc été fort agréables, en dépit de l'agitation parfois fatigante de cette ville, qui n'est pas aussi misérable qu'on le dit souvent. Dans cette ville, les 2/3 des jeunes occidentaux sont là pour bosser quelques mois dans l'humanitaire ou le social (notamment dans l'institution de Mère Theresa, plus rarement dans les bidonvilles). Pour les achats, le Central Cottage Industries Emporium vend du thé Darjeeling (et aussi du thé de l'Assam) dans de très jolis sachets de tissu, idéal pour des cadeaux. Excellent site web pour découvrir la ville et connaître l'agenda culturel :
http://www.ilovekolkata.in (à préférer à la revue Cal Calling, citée dans certains guides, qui donne peu d'infos et qui n'est pas facile à se procurer)

J'ai passé deux semaines dans l'Etat de l'Orissa, peu touristique mais qui gagne a être connu : temples magnifiques, jolies plages, bananiers et cocotiers en veux-tu en voilà, rizières, villages de pêcheurs où le mode de vie n'a guère changé depuis des siècles, festival de danses folkloriques locales de haut niveau (Konarak), artisanat très riche (le village d'artistes de Raghurarpur), massages ayurvédiques (essentiellement à Puri, 300 à 400 Rp pour 1h), cours de yoga en plein air, pour les repas poisson frais et gambas sans oublier de délicieuses pâtisseries, dégustation de noix de coco à tous les coins de rue... Ici ont est officiellement encore en Inde du nord, mais on se croirait vraiment en Inde du sud !... Voici les principaux endroits où je suis allé en Orissa : Bhubaneswar (c'est la capitale) Superbes temples dans la vieille ville (se visite en 1/2 journée). Hotel Venus Inn : bonne appréciation, très bon resto et... excellente pâtisserie juste à côté de l'hôtel !... Puri Principale ville touristique (surtout des touristes indiens), connue aussi pour son activité religieuse (pèlerinages). Le Z Hotel a tendance à trop profiter de sa notoriété, les prix sont chers (150 Rp en dortoir sans salle de bains, 250 Rp pour une single sans salle de bains, 600 pour une double sans salle de bains, 700 pour une double avec salle de bains), on paie le joli cadre, on paie la salle à manger conviviale et la salle TV/DVD. Réception peu aimable. En restant dans la même rue (Hotel Arya Palace - CT Roard - tel (06752) 232688 ou 232689) on peut trouver une belle chambre double avec salle de bains et balcon pour 250 Rp !... Hotel Tanuja : bien, mais réception peu aimable, chambres doubles à partir de 250 Rp avec salle de bains. Garden restaurant : peu fréquenté, des routards m'ont dit qu'ils ont été malades 3 fois en allant dans ce resto. Peace Restaurant : super resto, tous les routards y vont, poisson frais, accueil très sympa, rencontres faciles Honey Bee Bakery & pizzeria : resto climatisé (rare à Puri), idéal quand il fait bien chaud, bons gateaux Dans la partie sud de la ville (quartier de Marina Parade, près de la mer), entre 6 h et 7h30 du matin, possibilité d'assister à des crémations de la tradition hindoue (bûchers funéraires), y aller à vélo ou en rickshaw depuis le quartier des hôtels de routards. Ne pas hésiter à louer un vélo ou une moto dans le quartier des hôtels de routards, cela permet de découvrir Puri et ses environs d'une manière très agréable. Konarak Petit village touristique. Très beau Sun Temple, magnifiques festivals de danses traditionnelles 2 fois par an. Hotel Yatri Nivas : très bien Pour louer un vélo, pas de magasin de location mais en s'adressant aux différents hôtels du village, il y aura toujours un employé qui finira par vous louer son vélo perso contre 30 Rp pour une journée, voici une jolie ballade : suivre la route principale jusqu'à la mer, déguster une noix de coco et pédaler jusqu'au village de pêcheurs juste à côté. Chandipur on Sea (petit village situé vers Balassore, à mi-chemin entre Bhubaneshwar et Calcutta) Tout en remontant vers Calcutta (à 40 mn de la gare ferroviaire de Balassore, soit en bus 10 Rp (arrêt de bus Station Square, à 400 m de la gare, prendre le bus à 6h40 le matin) soit en rickshaw 250 Rp), j'ai terminé mon séjour en Orissa dans un coin absolument charmant et peu connu : Chandipur, un petit village de paysans et de pêcheurs au bord de la mer, avec une plage en pente douce ou on a pied pendant 5 km !... Couchers de soleil sublimes... Hotel Panthanivas Tourist Bungalow - Tel : (06782) 270051 - dortoir : 150 Rp, ou chambres à partir de 650 la double non AC - accueil chaleureux, très bon resto, hôtel gouvernemental bien tenu, face à la mer, très calme http://www.webshots.com/search?query=Chandipur+Photos A Chandipur il y a à la fois la tranquillité de la campagne et la beauté de la mer, j'étais le seul occidental du coin alors j'étais l'attraction du village, je devais décliner mon CV une dizaine de fois par jour pour satisfaire la curiosité des habitants vraiment très accueillants. Pour le retour à Balasore (pour prendre le train qui relie Puri, Bubaneswar et Calcutta) : bus le matin à 7h10 ou 8h10 à 200 m de l'hôtel (10 Rp) Si vous disposez d'une semaine de plus, faites un saut au Sikkim et à Darjeeling, moi je n'ai pas eu le temps car je n'avais "que" 3 semaines devant moi...😉

Durant ce séjour il faisait entre 32 et 36 degrés (chaleur humide) et il n'y a eu que du grand soleil... L'Inde, ce pays plein de contrastes, de surprises et de poésie est un enchantement pour l'amateur photos que je suis. Ma plus grande émotion de ce voyage : l'occasion m'a été donnée de visiter un orphelinat, la chaleur de l'accueil fait par ces enfants orphelins à la fois souriants et tristes était extrêmement touchante, impossible d'y rester insensible... Pour l'instant, ce séjour à Calcutta et en Orissa reste mon plus beau voyage (en particulier au niveau des émotions), toutes destinations confondues.

Mes prochaines destinations de routard : - un trek au Népal (prévu pour octobre-novembre 2009, durée du séjour 3 semaines dont environ 2 semaines de trek de niveau pas trop dur), j'aimerais m'inclure dans un groupe une fois sur place (c'est possible ?) avec un bon guide-sherpa local - un séjour en Inde du sud (prévu pour décembre 2009-janvier 2010, durée 3 semaines : Tamil Nadu + Kerala).😎 Petite angoisse : je n'ai encore rien préparé pour ces 2 voyages (ni visa, ni billet d'avion, ni itinéraire, ni sherpa...)🤪 mais je compte sur vous pour m'envoyer vos conseils et tuyaux !...😉 (en MP)
Votre avis sur un itinéraire de quatorze jours Syrie-Liban-Jordanie? English translation pending
by Martine02 · 2009-07-25 · 10 replies
Bonjour à tous

Voici une idée d'itinéraire pour un voyage en Syrie-Liban-Jordanie du 10 au 23 Août compris. Pouvez-vous me dire ce que vous pensez de cet itinéraire ?

Je voudrais aussi votre avis sur le transport entre Alep et Damas: train ou avion ? Avez-vous déjà pris le train en Syrie ? Que pensez-vous de Syrianair ?

Selon vous, combien de temps minimum faut-il compter pour visiter Damas ?

La fin de notre voyage se passera certainement pendant le ramadan, sécurité dans les transports ? Horaires des bus ?

Voici l'itinéraire:

Le 10 Août Arrivée en SYRIE à Damas en fin d'Après-Midi

Le 11 Août Visite de Damas

Le 12 Août Matin: trajet en direction de Palmyre Après-Midi: visite de la palmeraie

Le 13 Août Visite du site de Palmyre le matin et le soir Visite du musée l'après-midi

Le 14 Août Matin: dernière visite du site de Palmyre Après-Midi: trajet en direction Krak des Chevaliers Visite du Monastère Saint Georges

Le 15 Août Matin: Krak des Chevaliers Après-Midi: Ballade dans Homs Soir: Départ en bus vers Alep Nuit à Alep

Le 16 Août Visite d'Alep

Le 17 Août Matin: Alep Après-Midi: Saint Siméon, Villes Mortes. Soir: Retour à Damas par le train ou l'avion.

Le 18 Août Visite Damas

Le 19 Août Matin: trajet vers Baalbeck-LIBAN- et visite du site. Après-Midi: visite de Baalbeck puis trajet vers Beyrouth.

Le 20 Août Visite de Beyrouth

Le 21 Août Matin: Visite de Beyrouth Après-Midi: trajet de Beyrouth à Bosra -SYRIE- Visite des curiosités au fil de la route. Nuit à Bosra

Le 22 Août Matin: visite de Bosra jusqu'à 11H Après-Midi: trajet vers Amman-JORDANIE- arrivée vers 15H Visite d'Amman Soirée à Amman

Le 23 Août Matin: visite d'Amman Après-Midi: trajet de 4H vers Damas Soirée à Damas-SYRIE- Départ de vers l'aéroport (décollage à 3H50).

__

La visite d'Amman se ferait assez rapidement, il s'agit surtout d'un complément car je l'ai déjà "survolée" (Mosquée du Roi Abdallah, centre ville). Il me reste la citadelle, le Théâtre. Je veux faire un crochet par cette ville, car j'ai appréciée l'ambiance l'année dernière.

J'attends vos commentaires !
Vos plus belles destinations d'Afrique du Nord? English translation pending
by Badwolf68 · 2009-07-25 · 24 replies
Nombreux sont les livres qui vous présentent les plus belles merveilles de la nature (biens naturels, paysages), de l’architecture (patrimoines d’exception ou biens culturels). Ou d’autres qui vous présentent des peuples diverses, variés et des animaux sauvages qui peuple notre planète. Quatre grands piliers que j’ai choisie pour un projet de voyage en auto-stop à travers le monde. Mais le choix des endroits est difficile et la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO ne fait pas tout. C’est pour cela que je demande conseil sur ce forum. Pour vous quel sont les plus belles, les plus enrichissantes, les plus incroyables destinations que l’on peut aborder en Afrique du Nord ?

PS : Si vous pouvez mettre une petite explication du choix du lieux, cela pourrai m’être grandement utile. Je suis a la recherche des endroits d’exceptions qui ne se ressemblent pas.

Merci d’avance. Damien.
Visites à Nabeul? (Tunisie) English translation pending
by Gina2008 · 2009-07-24 · 6 replies
bonjour a tous, je vais partir a Nabeul pour la 1ère fois, est ce que vous pouvez me dire quel sont les endroits que je peus visiter? et ou je peus passer mes soirée? je vous remercie
Croisière Costa "Iles et terres du soleil" sur l'Europa le 13 août 2009 English translation pending
by Npshm · 2009-07-22 · 6 replies
BONJOUR,

POUR LA PREMIERE FOIS JE VAIS PARTIR EN CROISSIERE, NOUS ALLONS PARTIR LE 13 AOUT 2009 POUR LA CROISSIERE "ILES ET TERRES DU SOLEIL", JE RECHERCHE DES PERSONNES QUI AURAIENT EFFECTUER CETTE CROISSIERE, POUR ME PARLER DES DEROULEMENT DES ESCURSIONS, POUR VISITER SOMMES NOUS OBLIGER DE PARTIR AVEC COSTA OU AVEZ VOUS DES BONS PLANS PAS DANGEREUX ( CAR J'AI 2 ENFANT DE 4ANS ET 3 ANS) ET SURTOUT MOIN COUTEUX. ET JE SOUHAITERAIS SAVOIR SI DANS LE BATEAU LE FRANCAIS ET BIEN COMPRI? MERCI POUR VOS REPONSES.
L'Algérie adopte le week-end semi-universel! English translation pending
by Sidaho · 2009-07-21 · 99 replies
Désormais, le week-end en Algérie sera le vendredi et le samedi. Le Conseil des ministres qui s’est réuni, cet après-midi, a annoncé, en effet, que «le repos hebdomadaires sera organisé le vendredi et le samedi, avec maintien de la possibilité pour les entreprises économiques d’organiser ce repos au niveau du travail posté, selon leur plan de production». Ces nouvelles dispositions, précise le document, entrent en vigueur à partir du 14 août prochain.

Vous en pensez quoi ?!
Départ d'un voyage autour du monde le 24 août 2009 English translation pending
by 2backpacks · 2009-07-21 · 6 replies
Bonjour à tous,

Je vous écris un petit mot pour vous dire que l'on part en couple autour du monde le 24 Aout, et si notre périple vous intéresse, nous avons fait un site internet (
http://www.2backpacks.com )pour nous suivre durant une année. Pour le moment, il y a juste notre préparation du voyage, (qui nous a pris 1 année quand même) et des petits postes. Mon mari est brésilien, notre site est en anglais, français, portugais.

Notre itinéraire:

La Route : Jordanie, Syrie, Turquie, Iran, Ouzbékistan, Russie, (transsibérien moscou-pékin) Mongolie, Chine, Tibet, Népal, Inde, Thaïlande, Cambodge, Viêt-Nam, Laos, Malaisie, Singapour, Indonésie, Japon, Etats-Unis, Mexique, Guatemala, Cuba, Costa-Rica, Colombie, Équateur, Pérou, Bolivie, Chili, Argentine, Uruguay, Brésil.

“Quand on voyage vers un objectif, il est très important de prêter attention au chemin. C'est toujours le chemin qui nous enseigne la meilleure façon d'y parvenir, et il nous enrichit à mesure que nous le parcourons.” Paulo Coelho.

Voila, j'espère que ça vous aidera dans votre préparation et que l'on vous fera voyager par le biais d'internet!!

merci à tous.

Amandine et Felipe
Y a-t-il une différence entre l'arabe et l'arabe égyptien? English translation pending
by Miacat139 · 2009-07-13 · 8 replies
Salam, je me pose une petite question de puis un petit bout de temps je ne sais pas si quelqu'un ici pourrait m'éclairer un peu ... 😊 je me demande si il y a une différence entre l'arabe et l'arabe égyptien?? et si il y a une ou des différences quels sont t'elles?? Ou bien si c la même chose?🤪 merci à l'avance! miacat139
Hôtel Meddusa à Istanbul English translation pending
by Voyageeur · 2009-07-11 · 33 replies
bjr tt le monde je cherche qq informations sur hotel meddusa a istanbul et aussi comment se rend de l'aeroport sabiha a ce hotel je part avec ma copine le 15juillet et je re le 20 juillet est c q sa pose un prob de prendre une chambre avec ma copine et aussi je cherche a louer une voiture pour bien visiter istanbul merci de me contacter les adresses des agences de location des voitures qui ont des prix trés raisonnables et s'il y a un couple qui a un voyage comme nous faire ns un signal et on peut faire un trés bon voyage merci et j'attend vos réponses
Itinéraire de trois semaines en Turquie English translation pending
by Orie · 2009-07-08 · 12 replies
Bonsoir à tous,

après lecture des divers messages et guides de voyages, je fais appel à vous pour m'aider et me donner vos avis...

Je pars pendant 3 semaines - du 05 au 26/09- et voilà ce que je comptais visiter:

- la côte Méditerranéenne entre Fethiye et Antalya (pour cela je comptais atterrir à Dalaman) --> 1 semaine/10j, avec entre autres: Pinara, Xanthos, Patara, Kabak, Kalkan, Kas; Kekova/ Kalekoy, Kumluca, Olympos, Phaselis; Antalya, Perge, Aspendos

- passer de Antalya à Konya --> 2j

- et de Konya à la Cappadoce (puis décoller de Kayseri vers Paris via Istanbul) --> au moins 1 semaine, pour faire quelques jolies randos et explorer ce qui sort un peu du tourisme de masse

Le contexte: avec mes parents (du moins à 3 pendant 10j/ 2 semaines, puis à 2 pendant le reste). Donc je pensais louer une voiture, au moins pour la côte méditerranéenne, et ensuite utiliser les bus pour la Cappadoce et la traversée depuis Antalya jusque Konya. Concernant la côte méditerranéenne, pensez-vous qu'il est mieux de dormir dans 1 ou 2 endroits différents puis sillonner la côte, ou bien changer d'endroits à chaque visite?

Que pensez-vous de tout cela? je suis preneuse de tous vos conseils. Merci ;-)
Les hammams turcs sont-ils mixtes? English translation pending
by Marrakechiya · 2009-07-08 · 18 replies
bonjour j'aimerai savoir si les hammams turques , sont mixe ou y'aura le choix entre hammam au femme et d'autre resérvé aux hommes aussi si vous aurez une idée des prix et les services proposés merci
Groupe de pickpockets au Grand Marché de Sousse (Tunisie) English translation pending
by Barzaz · 2009-07-02 · 13 replies
J'attire votre attention sur le fait qu'un groupe de pickpockets opère régulièrement sur le Grand Marché de Sousse chaque semaine. Ils provoquent autour de leur victime une légère bousculade pendant laquelle l'un d'entre eux fouille vos poches.

N'oubliez pas que votre portefeuille et/ou votre passeport partiront dans la direction opposée à celle des membres du groupe qui s'éloignent en courant...

Soyez attentifs ou n'emportez rien sur vous. Ce marché (bétail, véhicules, vêtements, téléphones cellulaires "tombés du camion", cyclomoteurs remis à neuf, puces, alimentation, etc.) vaut pourtant une visite !
Circulation routière au Maroc English translation pending
by Euskadi27 · 2009-07-01 · 19 replies
Le Maroc est un pays merveilleux, avec des gens très accueillants, j'y vais de temps en temps en camping car et j'y retourne chaque fois avec plaisir; mais .......

Nous connaissons tous le style de conduite automobile pratiqué au Maroc. Au début, ça surprend, (je circulais déjà au Maroc plusieurs fois par an entre 1967 et 1974) et puis on s'y fait: il faut être prudent deux fois: une fois pour soi, et une fois pour les autres. Mais je ne résiste pas à l'envie de vous relater une discussion entre un gérant de camping (dont je tairai le nom), deux de mes coéquipiers et moi-même, un soir....Nous parlions de la façon de conduire et la conséquence sur les accidents; ce gérant, d'environ 35 ans et parlant parfaitement le Français, nous assurait, très convaincu, que "le Dieu" décide de l'arrêt de la vie (il n'a jamais parlé de mort, mais d'arrêt de la vie); donc, un accident est décidé par "le Dieu" et n'est pas dû à la façon de conduire. Nous lui avons alors parlé du cas d'un tiers, percuté par un conducteur roulant à gauche, et qui se retrouve handicapé, souffrant dans un fauteuil roulant, alors qu'il n'est en rien responsable. Réponse de notre interlocuteur: "C'est qu'il a fait le mal, alors le Dieu le punit".

Sans commentaire ?

Cette façon de voir ne modifie en rien tout le bien que je pense des Marocains et du Maroc, mais doit nous inciter à la plus grande prudence...
Mariage civil mixte franco-algérien en Algérie English translation pending
by Venadark · 2009-07-01 · 27 replies
quels sont les problèmes éventuels qui peuvent intervenir dans le cas d'un mariage entre une femme française qui n'envisage pas de se convertir à l'islam et un kabyle? Le mariage ne sera que civil (aucune religion) et célébré en kabylie. Merci pour toutes vos réponses
Quoi demander comme souvenir d'Algérie? English translation pending
by Jolathai · 2009-07-01 · 18 replies
Bonjour à tous, J'ai besoin d'un petit conseil, ma "petite belle-fille" me demande ce que son père pourrait me ramener d'algérie comme souvenir. Je voudrais lui faire plaisir en lui demandant quelque chose, mais je ne sais pas quoi ? je ne connais pas ce pays. Merci de votre aide. Et excusez cette question qui peut vous sembler trés simple, mais qui a de l'importance pour moi😉
Iran: quid de la région frontière de l'Irak? English translation pending
by Occitanie · 2009-07-01 · 10 replies
Je cherche des informations sur la bande frontalière qui longe l'Irak, Sanandaj, Paveh, Marivan, Sardasht etc. Les conseils aux voyageurs de diplomatie.gouv, traditionnellement alarmistes voire angoissés, colorent cette bande en rouge, a l'instar du Sistan Va Baluchistan. Cela est il justifié? De quel ordre les éventuels risques sont ils? La frontière est elle poreuse? Merci de m'éclairer si vous avez des informations Yoann
Coût de la vie en Turquie pour cet été? English translation pending
by Mélie25 · 2009-06-27 · 26 replies
bjr, je compte me rendre en Turquie cet été principalement à Bodrum, je voudrai savoir si la vie labas est aussi chére qu'en europe ou pas? sachant qu'on compte passer un séjour à faire la fete et s'amuser, quel est le budjet moyen par jour à prévoir? le prix d'un menu au Mc Do? les boissons alcolisées sont elles moin chéres ou faut il plutot les acheter au Duty free?
Itinéraire de deux semaines en Turquie English translation pending
by Samo4500 · 2009-06-26 · 7 replies
Bonsoir à tous,

Aprés avoir pas mal épluché les discussions existantes voilà à ce que je pense aller voir en Turquie. Je pars deux semaines entre le 26 Juillet et le 09 Aout., j'aurais donc besoin de vos avis pour me dire si, selon vous, je rate des villes "essentielles":

Istanbul : 4 jours?? La Cappadoce Pamakulle Selcuz et Hephese Plages de Fethiye: 3 jours? (un peu de detente quand meme!) Olympos (Il y a des plages de tortue)

Je ne sais pas quelle durée pour chaque destination. Dans quel sens faire tout ca?

Merci d'avance a tous!!
Diaporama vidéo (Jordanie-Israël) English translation pending
by Martine02 · 2009-06-26 · 8 replies
Voici un petit diaporama photo + musique de mon voyage avec mon fils en Jordanie et Israël. Les transitions sont à retravaillées mais le prochain clip relatant notre séjour estival en Syrie et Liban sera certainement mieux ;)

Pour ceux qui veulent voir à quoi ce ressemble cette région:

Clubs de sports nautiques à Mahdia? (Tunisie) English translation pending
by Amelietoto · 2009-06-22 · 9 replies
Bonjour à tous,

Je souhaite aller à Mahdia du 25 juillet au 9 aout 2009. Je recherche une maison à louer près de la plage. Je voudrais aussi savoir si en y allant vous avez vu des club de voile, du jet ski et aussi des tennis. J'y vais en famille avec 3 enfants. Pensez vous que c'est un bon choix ?

Merci à ceux qui connaissent l'endroit de m'en dire un peu plus. Merci aussi de me donner des tarifs si vous avez une quelconque idée sur la question.

Je vous raconterai mes vacances ensuite !!!
Séjour à Zarzis en juillet: excursions et activités? English translation pending
by Fdev · 2009-06-22 · 17 replies
Bonjour,

Nous allons séjourner à Zarzis 15 jours en juillet en famille (2 adultes et une enfant de 12 ans) J'aimerais savoir quels sont les escursions à ne sourtout pas manqués dans le coin Y-a t'il aussi un parc aquatique (tobogans, bouées etc...) dans le coin (pour ma gosse, bon ok pour moi aussi ;))

Merci d'avance
Six heures d'escale à Abu Dhabi: que faire? English translation pending
by Nourie · 2009-06-22 · 19 replies
Bonjour à tous

Je pars pour Kuala Lumpur le 17 juillet prochain avec la compagnie Etihad. J'ai une escale d'environ 6 heures à Abu Dhabi entre 20h25 et 2h40

J'ai fait de recherches sur les post et aucune ne répond à ma question Je ne veux pas rester dans l'aéroport pendant 6 heures et je voudrais savoir si ça en vaut la peine d'aller visiter Abu Dhabi meme si c'est en pleine nuit? Est ce que c'est possible pendant ce court délai d'aller à Dubai ou est ce que le temps ne suffit pas?

Merci pour votre aide

Advanced search

Your search

More filters

Filters

By member

Display