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Tour du monde de plus de 2 ans: assurances, impôts, budget? English translation pending
Bonjour à toutes et tous,
Je prépare un tour du monde de 2 ans minimum avec mes économies, malheureusement, je suis nul en organisation, notamment pour ce qui est administratif... les impôts, assurances, visas... et je ne sais pas par où commencer, si je n'oublies rien... comment savoir tout ce qu'il y a à faire avant de partir, à prévoir pour partir serein... J'ai cru comprendre qu'il fallait payer ses impôts à l'avance ?? comment ? je pars 2 ans minimum je pense, et plus si je le pourrai (3, 4 ans)... comment s'organiser dans ce cas ? Est-ce que quelqu'un a-t-il déjà eut à payer ses impôts avant de partir en long voyage, très long voyage ?? Pour les assurances, c'est pareil, je pars assez longtemps et je ne voudrais pas avoir un gros budget consacrer à l'assurance ?? quelle est la moins cher ?? Très souvent, j'ai pu lire qu'l ne fallait pas négliger cette partie, qu'on ne sait jamais ce qu'il peut arriver... mais en ce qui me concerne je ne fonctionne pas comme ça... j'en prendrais tout de même une, puisque dans certains pays, c'est obligatoire comme la Russie, est-ce obligatoire dans chaque pays ? En fait, qui peut conseiller sur l'assurance que chacun a choisie ? leurs prix, avantages, durée ?
Enfin, est-ce que quelqu'un a déjà voyagé plus de 2 ans ? voir 3 ou 4 ans minimum ?? j'ai fais beaucoup de recherches mais je ne trouve que peu de personnes... J'ai une idée de budget pour cette durée de voyage mais j'aimerais savoir si je suis bien dans les calculs et prévisions... J'aimerais déjà être à l'étranger et ne plus penser à cette organisation... ici on a tous le même désir de découverte, et c'est très agréable de découvrir autant de monde passionnés !
Bon voyage à tous !!! et merci pour avoir pris le temps de me lire !
cyril
Je prépare un tour du monde de 2 ans minimum avec mes économies, malheureusement, je suis nul en organisation, notamment pour ce qui est administratif... les impôts, assurances, visas... et je ne sais pas par où commencer, si je n'oublies rien... comment savoir tout ce qu'il y a à faire avant de partir, à prévoir pour partir serein... J'ai cru comprendre qu'il fallait payer ses impôts à l'avance ?? comment ? je pars 2 ans minimum je pense, et plus si je le pourrai (3, 4 ans)... comment s'organiser dans ce cas ? Est-ce que quelqu'un a-t-il déjà eut à payer ses impôts avant de partir en long voyage, très long voyage ?? Pour les assurances, c'est pareil, je pars assez longtemps et je ne voudrais pas avoir un gros budget consacrer à l'assurance ?? quelle est la moins cher ?? Très souvent, j'ai pu lire qu'l ne fallait pas négliger cette partie, qu'on ne sait jamais ce qu'il peut arriver... mais en ce qui me concerne je ne fonctionne pas comme ça... j'en prendrais tout de même une, puisque dans certains pays, c'est obligatoire comme la Russie, est-ce obligatoire dans chaque pays ? En fait, qui peut conseiller sur l'assurance que chacun a choisie ? leurs prix, avantages, durée ?
Enfin, est-ce que quelqu'un a déjà voyagé plus de 2 ans ? voir 3 ou 4 ans minimum ?? j'ai fais beaucoup de recherches mais je ne trouve que peu de personnes... J'ai une idée de budget pour cette durée de voyage mais j'aimerais savoir si je suis bien dans les calculs et prévisions... J'aimerais déjà être à l'étranger et ne plus penser à cette organisation... ici on a tous le même désir de découverte, et c'est très agréable de découvrir autant de monde passionnés !
Bon voyage à tous !!! et merci pour avoir pris le temps de me lire !
cyril
Moscou-Ulaanbaatar en train et Ulaanbaatar-Pékin à cheval English translation pending
Bonjour.
Je prépare mon voyage de vacances d'été pendant lequel je me suis bien décidé d'aller apprendre à faire du cheval en Mongolie.
Voila mon plan: .prendre le transibérien de Moscou à Ulaan Batoracheter un cheval et partie en direction de Pekinretour de Pekin en avion (malheureusement)
Oui je sais ce n'est pas si simple que ça.
Donc j'ai besoin de tous vos conseils concernant ces 3 pays afin que je je prépare au mieux ce voyage.
Déja pensez vous ce projet réalisable en presque 3 mois? Je crois que le transibérien met une quinzaine de jpurs pour arriver à Ulann Bator, nan?
Que pouvez vous me dire sur les visas, combien de temps dois je m y prendre à l'avance?
Pensez vous que c'est gérable d'acheter un cheval alors que je sais à peine en faire et de me lancer comme ça jusquà Pekin.
Peut on traverser la frontière chinoise avec un cheval ou faut il le revendre avant?
Comment se nourrit on dans un pays si grand et si désertique lorsque l'on ne trouve pas de camps nomades sur notre trajectoire?
De quel genre d'animaux dois je me protéger dans cette traversée?
Bon ya encore des tonnes de questions à poser, voici celles qui me parviennent aujourd'hui, mais mes principales interrogations sont quand même bien dirigé vers la Mongolie car ce pays sans préparations peut etre bien dangereux.
J'attends tous les renseignements que vous pouvez m'offrir pendant ces 5 mois restant. Merci.
J'attends tous les renseignements que vous pouvez m'offrir pendant ces 5 mois restant. Merci.
Visite de Chichen Itza et Coba au Mexique English translation pending
Bonjour,
Je me rends à playa del carmen au Mexique du 30 nov au 14déc. Etant donné que je reste assez longtps, je souhaiterais visiter Chichen Itza, et eventuellement Coba.
Etant donné que Chichen Itza est loin, je me demandais s'il est simple de s'y rendre par soi-même (en bus) et ou s'il mieux de prendre une excursion. Pour les autres visites (Tulum, Xacret etc.) je prendrai le bus car on m'a dit que c'était simple de trouver soi-même et surtout, c'est visiblement beaucoup moins cher. Est-il par ailleurs possible de monter sur quelques pyramides? Enfin, est-il possible de s'acheter sur place des choses à manger (sandwiches par ex.), au cas où je m'y rendrais hors excursion?
Mêmes questions pour Coba: est-ce loin de playa del Carmen? Facile de s'y rendre seuls en transports en commun? Pensez-vous que cela soit faisable de visiter Coba et Tulum le même jour? Si oui, dans quel ordre? (par rapport aux horaires de colectivos et la fréquentation des lieux). Je crois que c'est dans la même zone géographique; de plus, comme Tulum se visite rapidement, je pourrais peut être en profiter pour faire les deux le même jour?
Merci pour vos conseils.
Diacalimero
Je me rends à playa del carmen au Mexique du 30 nov au 14déc. Etant donné que je reste assez longtps, je souhaiterais visiter Chichen Itza, et eventuellement Coba.
Etant donné que Chichen Itza est loin, je me demandais s'il est simple de s'y rendre par soi-même (en bus) et ou s'il mieux de prendre une excursion. Pour les autres visites (Tulum, Xacret etc.) je prendrai le bus car on m'a dit que c'était simple de trouver soi-même et surtout, c'est visiblement beaucoup moins cher. Est-il par ailleurs possible de monter sur quelques pyramides? Enfin, est-il possible de s'acheter sur place des choses à manger (sandwiches par ex.), au cas où je m'y rendrais hors excursion?
Mêmes questions pour Coba: est-ce loin de playa del Carmen? Facile de s'y rendre seuls en transports en commun? Pensez-vous que cela soit faisable de visiter Coba et Tulum le même jour? Si oui, dans quel ordre? (par rapport aux horaires de colectivos et la fréquentation des lieux). Je crois que c'est dans la même zone géographique; de plus, comme Tulum se visite rapidement, je pourrais peut être en profiter pour faire les deux le même jour?
Merci pour vos conseils.
Diacalimero
Les parcs nationaux en août 2008 avec enfant de neuf ans (Etats-Unis) English translation pending
Nous avons envie de faire les parcs nationaux avec notre fils de 9 ans cet été;je dois dire que je n'ai aucune idée des distances et du parcours que nous voudrions faire .je voudrais juste pas passer tout .mon temps en voiture;
Cote budget 200 euros par jour location de voiture, campinget nourriture est ce suffisant.
merçi à tout ceux qui me repondront.
Bonne journee;
Hampi et Goa: meilleure période pour visiter? English translation pending
Bonjour,
Nous aimerions nous rendre dans ces deux villes dont nous avons depuis longtemps entendu parler. Il paraît que le site archéologique de Hampi est très beau et ce que j'ai entendu dire ou vu de Goa (reportages TV, magazines, témoignages oraux) nous attire beaucoup. Nous aimerions savoir à quel moment nous pourrions le mieux apprécier ces deux endroits; Goa étant célèbre pour ses fêtes technos, on nous a dit d'éviter la période de Noël pour avoir plus de calme (ma priorié n'est pas la techno, même si je ne suis pas contre un aperçu d'une de ces fêtes ), qu'en pensez-vous? Nous ne pouvons partir que durant les vacances scolaires, donc soit en février, soit mars-avril. C'est aussi pourquoi nous nous limiterions à ces deux villes. Nous avons déjà effectué un voyage de la même durée au Kérala en débordant sur l'état du Karnataka et du Tamil-Nadu et nous savons qu'il vaut mieux avoir des objectifs limités sur une période aussi courte. Merci à l'avance de vos réponses.
Nous aimerions nous rendre dans ces deux villes dont nous avons depuis longtemps entendu parler. Il paraît que le site archéologique de Hampi est très beau et ce que j'ai entendu dire ou vu de Goa (reportages TV, magazines, témoignages oraux) nous attire beaucoup. Nous aimerions savoir à quel moment nous pourrions le mieux apprécier ces deux endroits; Goa étant célèbre pour ses fêtes technos, on nous a dit d'éviter la période de Noël pour avoir plus de calme (ma priorié n'est pas la techno, même si je ne suis pas contre un aperçu d'une de ces fêtes ), qu'en pensez-vous? Nous ne pouvons partir que durant les vacances scolaires, donc soit en février, soit mars-avril. C'est aussi pourquoi nous nous limiterions à ces deux villes. Nous avons déjà effectué un voyage de la même durée au Kérala en débordant sur l'état du Karnataka et du Tamil-Nadu et nous savons qu'il vaut mieux avoir des objectifs limités sur une période aussi courte. Merci à l'avance de vos réponses.
Aotearoa, le pays du long nuage blanc - Nouvelle-Zélande - janvier 2007 English translation pending
Bon, je me décide tout de même à faire un carnet de voyage sur la Nouvelle-Zélande. Je suis rentrée depuis plus de deux mois, il était temps d'y penser !
Un grrrrand merci tout d'abord à tous ceux qui ont bien voulu me fournir des infos avant le départ, avec un clin d'oeil tout spécial à Zabinouk, dont les recommandations se sont avérées très utiles, exactes, et pertinentes. vols Thai Airways : Bruxelles - Francfort - Bangkok en décembre 2006. Stop-over de 10 jours en Thaïlande. Puis vols Bangkok-Auckland le 2 janvier 2007.
Le vol Bangkok-Auckland dure tout de même une douzaine d'heures, mais les avions reliant la Thaïlande à l'Océanie sont plus modernes que ceux qui font la liaison avec l'Europe. Plus silencieux et écrans individuels en classe économique également. Choix parmi une grande sélection de films récents, encore à l'affiche ou de grands classiques du cinéma. Des tonnes de musique aussi. d'Auckland nous avons immédiatement pris un vol pour Christchurch sur Qantas. Il faut ré-enregistrer les bagages au terminal international, et ensuite prendre une navette pour le terminal domestique. Pour ré-enregistrer les bagages il faut d'abord les récupérer bien sûr, ce qui implique le bio-contrôle à l'arrivée. Les bagages à main sont sniffés par de mignons petits chiens à l'arrivée pendant qu'on attend les gros bagages, qui sont ensuite scannés. On passe devant un officier avec un questionnaire dûment rempli dans l'avion; il inspecte notamment nos semelles (grosses chaussures de rando) et, n'y découvrant pas la moindre trace de boue, on peut passer. Nous avons une tente, pas neuve, avec donc des piquets de tente qui ont déjà servi. Il faut la remettre aux officiers pour qu'ils l'ouvrent et la contrôlent et, si nécessaire, la désinfectent. On la récupère 1/4h après. après une heure de vol environ, atterrissage à CHC. Nous avons loué une voiture chez Omega Rental Cars. Prix pour la location "one way" (remise du véhicule à leur dépôt de Picton) : 32 NZ$/jour pour une petite voiture avec assurance responsabilité civile, km illimité, etc. Le "damage excess waiver" (couverture assurance totale, pas de franchise à payer en cas d'accident) revenait à 10 NZ$/jour. Nous avons passé la première nuit du séjour au Stonehurst Motel, assez facile à trouver depuis l'aéroport. Il faut dire que CHC n'est pas immense non plus. Tout était propre, bien organisé, il y a un parking pour les voitures et les campervans. Un peu plus loin que le motel, sur Gloucester St en direction de Cathedral Sq, il y a un magasin de matériel de camping où l'on trouve tout (et même plus) ce dont on a besoin pour camper. Notamment des réchauds et ustensiles de cuisine. Pour les provisions, allez au Pak 'N Save; il y en a plusieurs autour de Christchurch, notamment un qui est tout près de la route vers Akaroa.
Notre première intention avait été d'atterrir à CHC, de sauter dans notre voiture et de nous rendre à Onuku, un tout petit village sur la péninsule de Banks, où se trouve aussi Akaroa. Comme nous arrivions à CHC vers 20h, nous avons finalement décidé d'y passer la nuit, et bien nous en a pris car, si le paysage de la péninsule de Banks est très joli, il est aussi assez découpé et les routes sont sinueuses en conséquence. Je recommande l'achat d'un atlas routier de NZ (Iles du Nord et du Sud), plus facile à manipuler et plus précis qu'une grande carte routière.
On a fait tout le tour de la péninsule de Banks en 2 jours, en prenant notre temps. Première nuit de camping sauvage près de Port Levy. Pas évident de faire du camping sauvage : tout est recouvert de champs clôturés, ou bien on est au bord d'une route avec beaucoup de passage. Notre seconde nuit de camping sauvage a été à l'autre extrémité de la péninsule, tout au bout du Kaitorete Spit.
Nous avons passé une journée à nous promener sur la péninsule, et bien sûr nous sommes allés voir les dauphins de Hector. Avec le bien-nommé Akaroa Dolphins (http://www.akaroadolphins.co.nz/index.html). Nous avons apprécié leur respect vis-à-vis des animaux; contrairement à d'autres compagnies de whale ou dolphin watching, ils ne harcèlent aucunement les animaux, et limitent le temps que le bateau passe près d'eux. On laisse les dauphins s'approcher aussi, une fois qu'on les a trouvés, plutôt que de les suivre. On a aimé, et on le leur a dit ! On a également eu l'occasion de voir des Little Blue Penguins sur les rochers près de l'entrée du "fjord" qui mène au port, ainsi qu'un fur seal.
D'Akaroa, nous avons pris la direction du sud et plus précisément de Oamaru. Nous avons laissé tomber l'idée (de guerre lasse) de dégotter un endroit où faire du camping sauvage et nous nous sommes rendus au Top 10 Holiday Park, pour y planter notre tente. Très bien tenu, personnel serviable et pas cher ! Après un rapide tour de la ville (il faisait moche et le temps n'incitait vraiment pas à flâner), nous sommes allés voir la colonie de Yellow-Eyed Penguins. On peut les voir débarquer sur la plage après avoir passé la journée en mer à s'alimenter. On les observe depuis le haut d'une falaise, et l'on s'aperçoit que malgré leur allure un peu pataude, ils sont excellents grimpeurs ! La plage est interdite aux humains en fin de journée mais on a tout de même pu voir deux abrutis qui s'y balladaient, faisant fuir les manchots qui ont préféré retourner à l'eau ! On a également vu un dusky dolphin qui n'allait pas très bien, s'est échoué sur la plage mais a réussi à repartir ... Au bout de la falaise un "observatoire" (une cabane en bois) permet aux gens d'observer les manchots sans trop se faire repérer, avec pour résultat que certains animaux s'approchent à moins d'un mètre de nous sans nous voir !!! Ou sans nous prêter attention ...
La colonie de Little Blue Penguins, quant à elle, est plus près de la ville et l'entrée est payante. Photos interdites. On s'assied sur des gradins, et après une brève présentation, on demande aux gens de se taire (pas facile ... 🤪) et les manchots commencent à arriver. On a vu des adultes se faire littéralement harceler par des poussins affamés, qui n'étaient pas nécessairement les leurs, et à qui ils ont régurgité un peu de poisson pour avoir la paix avant de regagner leur nid. Beaucoup de gens sont partis après la première "vague" de manchots, mais nous en avons encore vu beaucoup après ! Faire gaffe, en quittant le parking en voiture, qu'il n'y ait pas de manchots planqués sous le véhicule ...
Nous avons ensuite poursuivi notre trajet, descendant d'Oamaru aux Moreaki Boulders. Il s'agit de rochers sur une plage, qui ont une forme exceptionnelle. On peut garer la voiture sur un parking et accéder aux Boulders par là moyennant 2NZ$. Pour ne pas payer il faut accéder à la plage par un autre endroit, moyennant dans les 45 min. de marche. Vu le temps qu'il faisait (apparemment l'été le plus pourri qu'ait connu la NZ depuis 1945, et le plus froid jamais enregistré), on a opté pour une très courte promenade sur la plage, pour observer les rochers (on était à marée basse), et on est repartis direction Dunedin. L'objectif premier aurait été de faire du camping sauvage, mais il est tout aussi difficile de trouver un coin tranquille sur la péninsule d'Otago que sur celle de Banks ! Le soir tombait, nous n'avions toujours pas de site de camping, et nous étions dans le nord de la péninsule d'Otago. Peu avant la colonie d'albatros, il y a un backpackers nommé "Whalecome", tenu par un vieux monsieur très aimable, qui nous a permis de planter la tente dans son jardin où nous avons profité de la compagnie de deux chats.
Le lendemain nous avons "fait l'ouverture" de la colonie d'albatros. Exclu bien sûr de s'y promener sans guide, et d'ailleurs tout est grillagé pour empêcher les visiteurs de déranger les animaux. Pour une fois, c'était nous qui étions enfermés et les animaux dehors 😏). Là aussi un observatoire a été construit, nettement plus sophistiqué que celui d'Oamaru, puisqu'il est tout à fait fermé par des vitres teintées, de sorte que les animaux ne soient vraiment pas dérangés par les allées et venues. Il s'agit de "Southern Royal Albatrosses", dans les 3m d'envergure quand ils volent. Nous étions en période de couvaison et ne les avons pas vu voler ... du moins pas cette fois-ci ! On a également pu observer pas mal de "shags" (sortes de cormorans) : pied shag, Stewart Island shag, etc. Les explications de notre guide se sont avérées instructives et elle a pu répondre à pas mal de nos questions.
Nous avons soudainement décidé d'aller à Stewart Island. Réservation par téléphone de nos billets de ferry, renseignements pris sur les possibilités de camping, et nous sautons dans la voiture, direction Invercargill et Bluff. Compter une cinquantaine de NZ$/personne/trajet pour le ferry. On peut laisser la voiture dans un parking surveillé juste à côté du terminal du Stewart Island Ferry. Il y a quatre départs de ferry par jour. La traversée du détroit de Foveaux a été sans histoire, du moins à l'aller (le retour a été TRES mouvementé, pilules contre le mal de mer indispensables 🤪!), et nous avons pu voir des albatros en plein vol derrière le bateau, très impressionnants. Il ne s'agissait pas des mêmes albatros qu'à la péninsule d'Otago, mais de "mollyhawks", ce qui n'enlevait rien à la beauté de leur vol.
On débarque à Oban. Nous avons planté notre tente au Shearwater Inn/Stewart Island backpackers; très pratique, facile à trouver (de toute façon il doit y avoir à tout casser 5 rues à Oban). Stewart Island a été le lieu de notre première rencontre avec les sand flies ... inoubliables, vraiment, ces bestioles ! Particulièrement affectueuses. Pas de chance, nous étions justement à court de répulsif mais on en trouve au "supermarché" Four Square d'Oban. Ouf.
Nous réservons illico, au visitor's centre, notre passage pour Ulva Island. C'est une toute petite île à côté de Stewart Island, pas loin de Halfmoon Bay. Elle fut habitée mais ne l'est plus, sauf par des oiseaux pour lesquels elle est devenue un sanctuaire. Les oiseaux y rencontrent tellement peu de prédateurs (et même pas du tout, les rats et autres rongeurs ayant été éradiqués de l'île et tout ce qui y débarque est surveillé) qu'ils ne sont pas farouches du tout. L'île est sauvage, traversée seulement par des sentiers de randonnée bien aménagés. On a fait tout le tour de l'île, à pied, en une journée. Les espèces d'oiseaux que nous y avons vues ne se comptent plus, et nous avons même eu la compagnie de dauphins souffleurs (tursiops truncatus) lors de notre traversée pour nous rendre sur l'île. Stewart comme Ulva Island abritent encore des kiwis, qui sont en voie d'extinction, mais nous n'en avons pas vu. Pour commencer il s'agit d'un oiseau nocture, et ensuite ils sont vraiment très peu nombreux. Comme "lot de consolation" nous avons eu le weka, un autre oiseau qui ne vole pas, et qui ressemble légèrement au kiwi, nous provoquant d'ailleurs des décharges d'adrénaline à chaque fois qu'on en entrevoyait un dans les fourrés ...
Après deux nuits sur Stewart Island, retour à Bluff et direction la côte Ouest de l'Ile du Sud ... vous me suivez ?? Après avoir pique-niqué au bord du lac Manapouri, nous établissons nos quartiers à Te Anau. Nous avions un peu de mal à nous décider entre la visite du Doubtful Sound et celle du Milford Sound ... c'est finalement notre portefeuille qui a parlé pour nous, les prix d'une croisière dans le Doubtful Sound étant à mon humble avis légèrement exagérés. Certes, il est plus difficile à atteindre, mais je trouve qu'on "tape" un peu dans les prix. Direction Milford Sound donc. Nous avons décidé d'éviter "Real Journeys", l'usine-à-touristes qui organise la plupart des croisières sur les deux fjords. D'après certains échos que nous avons eus, ils ne sont pas non plus champions dans le respect de l'environnement. Une autre raison qui nous a poussés à choisir Milford plutôt que le Doubtful Sound est la présence de dauphins ... dans le Doubtful Sound ! Vous avez bien lu, nous avons choisi de ne PAS y aller parce qu'il Y A des dauphins. Le tourisme de masse a réussi à chasser les dauphins du Milford Sound et c'est ce qui risque très fort de se passer aussi dans le Doubtful Sound si l'on n'y prend garde. Nous n'avons pas voulu y contribuer. Ca ne servira probablement pas à grand-chose, mais bon ...
Milford est à 120 km environ de Te Anau et, s'il y a une pompe à essence à Milford, encore faut-il qu'elle soit ouverte. Aucun point de ravitaillement entre Te Anau et Milford. Mieux vaut donc faire le plein en partant de Te Anau. Nous avons campé sur un site du DOC (Department of Conservation), celui qui est le plus proche du Milford Sound, afin de pouvoir monter dans l'un des premiers bateaux quittant Milford. Le but étant qu'il y ait le moins de monde possible et cela a été le cas. Nous avons choisi "Red Boats" pour la croisière, les bateaux sont aussi gros que ceux de Real Journeys mais la compagnie, elle, est plus petite. Voir (http://www.redboats.co.nz/home/) Du fait que nous sommes arrivés tôt, nous avons pu voir le lever du soleil sur le Mitre Peak, et, vraiment, ça vaut le coup !!
Nous avons passé toute la croisière sur le pont du bateau, nous ne devions pas être plus de 10. Vues fantastiques, premier aperçu de la mer de Tasmanie pour nous ... et, au loin, dans la mer, des dauphins !! Il semble qu'ils n'aient donc pas tout à fait déserté l'endroit.
Pour notre soirée/nuit au site du DOC, nous ne risquions pas de nous sentir seuls .... des centaines de sandflies pour nous tenir compagnie ! Un rossignol a commencé à sauter dans tous les sens et à se jeter contre les parois de notre tente ... nous l'avons regardé, éberlués, avant de nous rendre compte qu'il essayait d'attraper des sandflies. Brave petit rossignol, il a dû bien manger. Nous aussi; nous avons cuisiné et pique-niqué là, sous la pluie et parmi les sandflies ... nous avons fini par nous réfugier dans la voiture pour déguster le repas que nous nous étions concocté ! Ca a été du sport pour rentrer dans la tente, il fallait faire vite pour éviter de laisser rentrer trop de sandflies, mais vers la fin du séjour on avait la main !!
Retour à Te Anau après la croisière sur le Milford Sound. Mangé dans un excellent restau indien, juste à côté du cinéma (http://www.fiordlandcinema.co.nz/). D'après ce que l'on nous a expliqué, le cinéma a été construit par un ancien pilote d'hélicoptère. Pendant 10 ans, cet homme a filmé les plus beaux paysages (et sourtout les plus inaccessibles) depuis son hélico, avant d'en faire un film appelé "Ata Whenua". Il a construit la petite salle de cinéma pour y projeter son film, qui n'est visible sur grand écran qu'à Te Anau. Par contre il est disponible en DVD. Les images sont à couper le souffle, et la musique est excellente aussi. Dommage que lors de notre passage il y avait un groupe de mégères qui n'a pas arrêté de caqueter et qu'on n'a pas réussi à faire taire ... ça gâche l'expérience ! Pourtant on ne peut pas dire qu'il y avait du monde dans la salle. Le soir même on a regardé le DVD sur notre petit ordinateur portable, dans la tente, en paix !
De Te Anau, direction Wanaka où nous avons passé la nuit dans un camping au bord du lac. Là, heureusement, nous avons eu un petit peu de soleil. La ville a vraiment un air de petite station balnéaire. Nous avons également eu du soleil à Haast, où nous avons eu la chance d'observer des dauphins de Hector surfant dans les vagues, depuis la plage. La plage était quasiment déserte, malgré le beau temps, mais je soupçonne les sandflies d'y être pour quelque chose ... nous avons pu observer les dauphins à loisir pendant un bon moment car plusieurs groupes "surfaient" dans les vagues. Ensuite, dilemme similaire à celui des fjords, mais pour les glaciers. Allons-nous à Fox Glacier ou Franz Josef ? Nous avons choisi Fox, en théorie moins fréquenté.
Arrivés en fin de journée à Fox Village, nous avons campé au Fox Glacier Holiday Park. Bien agencé, propre, avec une grande salle commune où on peut tout à la fois cuisiner, lire, manger ou avoir accès à Internet. Heureusement c'était confortable car nous y avons passé la plus grosse partie de notre séjour à Fox, à attendre que la pluie se calme !
Le petit village de Fox est vraiment très tranquille; deux ou trois restaurants, quelques hôtels, et les compagnies de guides et hélicoptères pour les excursions sur le glacier qui constitue évidemment l'attraction principale de l'endroit. L'autre étant le Lake Matheson, dans lequel, par beau temps, le Mont Cook (point culminant de NZ) se reflète. Nous sommes arrivés juste avant que le ciel se couvre, grâce à quoi nous avons pu apercevoir le Mont Cook avant qu'il se disparaisse dans les nuages. Pour le panorama se reflétant sur le lac, c'était un peu fichu. Le temps ne s'est pas contenté de se couvrir ... il a plu a verse sans discontinuer pendant deux jours. Heureusement que c'était l'été, je ne veux pas savoir ce que c'était en hiver ! Nous avons attendu un jour, deux jours, trois jours que le ciel se dégage afin de pouvoir accéder au glacier, mais en vain. Mes rêves de heli-hike et de rando sur le glacier étaient, sans jeu de mots, à l'eau. Et le temps était pareil à Franz Josef où nous sommes allés faire un tour en désespoir de cause. Je pense que c'est à Franz Josef que nous avons rencontré les gens les moins sympa de NZ (quoiqu'Orewa c'était pas mal non plus 😠), ce qui n'est pas peu dire. Je dois dire que dans l'ensemble on n'a pas vraiment accroché avec la population.
Au bout de 3 jours complets et deux nuits à Fox sous la pluie, nous avons jeté l'éponge. D'ailleurs c'est un peu à ça que commençait à ressembler notre tente qui, étant donné les conditions météo, a tout de même vaillamment tenu le coup car la pluie s'accompagnait de rafales de vent.
Le temps a été pourri jusqu'à ce que nous bifurquions vers l'Est de l'île. Passage rapide au travers de divers petits villages, anciennes villes minières. Certaines localités sont tellement petites qu'on a inventé un nouveau mot : "wel...bye" ! Pas le temps de lire le signe "Welcome" d'entrée d'un village qu'on en est déjà sorti !
Hokitika, le ville du jade, était complètement déserte, pas une âme qui vive sous le crachin incessant. A Greymouth nous avons bifurqué vers l'intérieur des terres et là, le temps s'est rapidement éclairci. Arrivée à Reefton, il faisait beau ! Tente et sacs de couchage imbibés, nous avons pris un logement en "dur", un petit appartement au Bellbird Motel (http://www.reefton.co.nz/accommodation.html). Prix très compétitifs puisque pour 70 ou 80 NZ$, nous avions à notre disposition deux chambres pouvant loger 5 personnes au total, une cuisine équipée et une salle de bains. Nous nous sommes empressés de coloniser l'une des chambres pour y faire sécher notre matériel de camping.
Reefton était elle aussi très calme. Elle s'enorgueillit d'avoir été la première ville de NZ à dispoer de l'éclairage public. C'est aussi une ancienne ville minière et effectivement on se sentait un peu comme dans le Far-West de Lucky Luke, la rue principale absolument déserte contribuant à l'ambiance. Beaucoup apprécié le charmant accueil du restaurant Alfrescos (http://www.reefton.co.nz/food_dining.html) où nous avons mangé dans la véranda. On en aurait presque oublié les sandflies, tiens !
Route sinueuse mais paysages superbes pour la traversée de l'île, d'ouest en est, jusqu'à Kaikoura. Ô bonheur, le temps est de la partie. Après tant de jours de mauvais temps nous sommes assoiffés de soleil, mais il faut se protéger un maximum parce qu'il tape. La couche d'ozone de l'hémisphère sud est en nettement moins bon état que celle de l'hémisphère nord, avec pour résultat un taux de cancer de la peau très élevé en NZ, nous a-t-on dit.
Après une vaine tentative de trouver un endroit pour faire du camping sauvage sur la côte (la grand-route est omniprésente), nous avons opté pour un camping à Kaikoura. Le Alpine-Pacific Holiday Park est l'un des plus chouettes où nous ayons séjourné en NZ. Plus propre que beaucoup, tout neuf, et tranquille. Le vent s'étant considérablement levé (va-t-il refaire mauvais ?), nous renonçons à planter la tente pour loger dans un petit bungalow. C'est construit en préfabriqué mais à l'intérieur ça vous a un petit air de châlet très agréable. Nous tremblons pour la journée du lendemain et la météo ... en effet, nous ne pouvons nous permettre d'attendre que le temps se remette au beau car deux jours plus tard, nous devons prendre le ferry à Picton pour rejoindre l'Ile du Nord.
Nous nous promenons tranquillement à Kaikoura, dont la spécialité est notamment le "crayfish" ... on a réussi à en trouver qui se vendaient, cuits, pour pas trop cher, et avons fait un pique-nique inoubliable sur une plage de galets, avec notre petit réchaud et notre vaisselle en plastique. Il nous fallait en effet de l'énergie pour attaquer le "marathon" du lendemain. Ca s'est arrangé comme ça, sans qu'on n'ait rien vraiment planifié ni fait exprès, mais cette seconde journée à Kaikoura aura été l'une des plus intenses du séjour. Levés à l'aube, nous prenons un bateau pour aller observer les Dusky Dolphins. L'excursion dure pas loin de 3 heures. Il y a la possibilité de nager avec les dauphins mais elle ne nous tente pas, nous voulons seulement les observer. On en a compté entre 80 et 100 ! A Kaikoura, pas vraiment de possibilité de faire jouer la concurrence et de prendre le bateau le plus respectueux de l'environnement/des animaux. Pour les dauphins, c'est "Dolphin Encounters", et pour les cachalots, "Whale Watch Kaikoura". Point.
Retour de l'excursion "dauphins", nous mangeons un morceau et enchaînons avec l'aérodrome de Kaikoura. "Wings over Whales" propose de survoler les cachalots. En effet, depuis un bateau, on n'aperçoit que très peu du cachalot, mis à part la nageoire caudale juste avant qu'il plonge. Nous voici donc dans un petit avion, à 7 plus le pilote. Le ciel est dégagé, il fait beau, et on survole deux jeunes cachalots mâles. Le pilote n'hésite pas à mettre l'avion dans un plan qui positionne ses ailes quasiment à la perpendiculaire de la mer, pour permettre aux passagers de bien voir les cachalots. On ne les survole pas de trop près mais on les aperçoit bien clairement, ainsi que leur souffle si caractéristique. Une (trop courte !) demi-heure plus tard, nous redescendons sur terre, dans tous les sens du terme, quand les roues de l'avion touchent le sol du petit aérodrome. A côté du bâtiment de "Wings over Whales", l'Aéro-Club de Kaikoura. Vois-je bien ? Un premier cours de pilotage, initiation, pour 100NZ$ ??? J'ai toujours rêvé de piloter un avion, je fonce ! Il y a de la place ? Fantastique ! Petit briefing avant le décollage, l'instructeur m'explique le maniement des principaux instruments, et dans quels plans l'avion peut se mouvoir. Nous embarquons ensuite dans tout petit Cessna 150, biplace. Mon compagnon reste au sol en se demandant si je vais revenir ... L'instructeur s'est bien sûr chargé du décollage et de l'atterrissage et j'ai pu piloter l'avion entre les deux, pendant 20 minutes. Quelle sensation !! Dommage que ce soit si cher, ici en Europe, les cours de pilotage 🏴☠️...
Notre journée n'est pas encore finie puisqu'après avoir survolé les cachalots, nous allons les observer depuis le bateau. Egalement une excursion de près de 3 heures. Le panorama, avec les cachalots plongeant sur fond des montagnes de Kaikoura au coucher de soleil, est féérique.
Après cette journée plus que remplie nous passons une dernière nuit sur l'Ile du Sud. Le lendemain nous prenons la route pour Picton. Dépôt du véhicule chez Omega Rental Cars, qui dispose d'une navette pour nous emmener au terminal "passagers" du ferry Interislander. Check-in comme pour les avions, nous ne gardons que nos bagages à main. Le ferry est absolument énorme. Les passagers "piétons" embarquent alors que les véhicules entrent dans les garages du bateau. Il dispose de plusieurs salons, bars, ponts couverts et d'une salle de cinéma. Une vraie petite ville flottante. Nous fuyons l'endroit où nous nous sommes tout d'abord installés, un groupe de jeunes kiwis sentant l'alcool à 10 mètres étant venu s'installer, en beuglant, à proximité. Ils ne tiennent déjà plus debout mais la bière coule encore néanmoins à flots. Ca promet pour le reste de la traversée ... que nous passons à l'autre bout du navire !! Nous espérions voir des mammifères marins en sortant des Marlborough Sounds mais cela n'a pas été le cas.
Arrivée à Wellington; nous prenons possession de notre second véhicule de location, toujours loué chez Omega qui a eu la prévenance de nous fournir un carnet de bons de réduction pour divers sites touristiques ou magasins, ainsi qu'un plan relativement détaillé de Wellington, grâce auquel nous trouvons sans problème la maison d'amis chez qui nous allons passer deux jours. Ils semblent d'accord avec nous sur le fait que la gastronomie néo-zélandaise, d'inspiration franchement anglaise, n'est pas nécessairement un ingrédient incontournable d'un séjour à Wellington et nous passons la soirée dans un restaurant népalais (souvenirs, souvenirs ...). Deux jours tranquilles à Wellington, à visiter le musée Te Papa et ses collections ostéologiques, le zoo de Wellington où travaille une amie, et un peu le reste de la ville que nous avons bien appréciée pour sa tranquillité.
Direction ensuite Taupo et son lac, qui nous rappelle un peu Wanaka. Nous avons choisi de passer plus de temps sur l'Ile du Sud, plus sauvage, que sur celle du Nord, et nous devons donc faire une sélection drastique de ce que nous voulons voir.
L'espoir faisant vivre, nous avons cherché un endroit où faire du camping sauvage mais avons renoncé quand un yachtman ivre a absolument tenu à nous inviter à bord de son bateau. Prétextant un rendez-vous, nous avons pris la tangente. L'homme était ivre mais, tout comme nous, il avait tout de même remarqué la comète et sa chevelure de feu, traçant un trait dans le ciel. Il faisait nuit noire quand nous avons débarqué dans un camping au nord de Taupo, sur la route de Rotorua. Heureusement qu'il faisait noir d'ailleurs, ça nous a empêchés de nous rendre compte de l'état de délabrement de l'endroit. Probablement le camping le plus pourri du pays, avec des sanitaires douteux. Nous avons planté la tente à la lumière des phares de la voiture et de nos lampes frontales, et le lendemain matin avons filé sans demander notre reste.
Nous avons bien vite chassé ce mauvais souvenir à Rotorua, où nous avons pris nos quartiers dans un camping au bord du Lac Rotorua, où le sol est chauffé par les sources thermiques. Bien qu'ayant pris un emplacement "non chauffé", il l'était quand-même et le moins qu'on puisse dire est que nous n'avons pas eu froid cette nuit-là !
C'est dans les environs de Rotorua qu'on a fait la meilleure rencontre du voyage. Un papy Maori, originaire de Whangarei (prononcez "fangareille"), avec qui nous avons longuement discuté des problèmes rencontrés par les Maoris, de la pêche, de la religion, et ... des mammifères marins qui sont la passion de sa petite-fille. On a rapidement brisé la glace. Nous gardons un souvenir ému de cet homme et de cette gamine qui nous ont entr'ouvert les portes de leur monde, et ouvert les portes de leur maison.
Il y a énormément de choses à voir dans et autour de Rotorua. Suivant les conseils bien avisés reçus de Zabinouk, on a commencé par Orakei Korako (http://www.orakeikorako.co.nz/), plus petite et moins colorée que Wai-O-Tapu où nous sommes allés ensuite. Les deux nous ont beaucoup plu, dans un genre différent. Orakei Korako est moins spectaculaire mais plus sauvage que Wai-O-Tapu et on y arrive en bateau uniquement. Ce qui impressionne surtout à O.K., c'est l'énorme terrasse de silice dont on dit qu'elle est la plus grande du monde. A W.O.T., c'est la couleur qui domine. Plusieurs itinéraires sont possibles pour visiter les différentes parties de ce parc immense. Jaune, orange, vert, mauve même ... toutes les couleurs et tous les minéraux y passent ! Il est vrai que Rotorua sent le soufre. Nous ne sommes restés que 2 jours, probablement pas suffisants pour s'habituer à l'odeur. Mais le paysage, les geysers, les volcans et autres merveilles de la nature compensent largement cet inconvénient !
La péninsule de Coromandel nous attend, où nous passerons 3-4 jours. Coromandel Town en soi n'est pas désagréable, on y compte un nombre impressionnant d'églises (de différentes confessions) par rapport à la taille de la population ! Nous logeons au Tui Lodge, qui propose de jolies chambres (nous avons craqué !) mais aussi des sites de camping. Deux cuisines, lessiveuses, et surtout un grand jardin avec des tables pour prendre les repas, surtout le petit-déjeuner en ce qui nous concerne. Des hamacs aussi, et même un trampoline, engin qui semble fort populaire en NZ. La côte de la péninsule est très très découpée et sinueuse, si possible à éviter de nuit ! Whitianga est une charmante station balnéaire avec une jolie plage, mais sans intérêt particulier si ce n'est un peu de repos ! A voir absolument par contre, également sur le côté Est de la péninsule : Cathedral Cove, Stingray Bay et les environs de Hahei. A Stingray Bay, les raies viennent VRAIMENT près des nageurs 😎 ! Il faut un petit peu marcher pour atteindre ces magnifiques plages, ce qui fait qu'elles sont assez peu fréquentées.
Nous quittons la péninsule de Coromandel en nous arrêtant à un sanctuaire d'oiseaux près de Thames, à Miranda. On appelle cette côte la "Seabird coast" et elle n'a pas volé son nom. En NZ on dirait qu'ils adorent donner des noms aux routes et aux côtes; nous avons suivi la Thermal Highway, la Pacific Coast Highway, etc. Nous approchons tout doucement de la fin de notre séjour.
A Kawhia, nous pouvons observer de très nombreux (et odorants, mais le guano sent différemment du soufre!) Fous de Bassan ainsi que d'autres oiseaux pélagiques. Plus le temps de monter jusqu'à la Bay of Islands ... enfin si, mais nous décidons de quitter le pays deux jours plus tôt que prévu. C'est à Orewa que la goutte a fait déborder le vase et que j'en ai eu marre de la grossièreté de certaines personnes, du manque général d'amabilité, et de serviabilité, 😠et que nous avons filé sur Auckland, dont nous n'avons vu que le bureau de Thai Airways, où nous avons fait changer nos tickets afin de pouvoir sauter dans le premier avion pour Bangkok. J'étais tellement à cran que je n'aurais pas profité des deux jours restants en NZ, et nous les avons donc passés à Bangkok ! Nous avons quitté Orewa à 9h du matin, et à 15h nous décollions d'Auckland. Je serais curieuse de savoir comment d'autres voyageurs ont perçu les "kiwis".
Autre chose qui m'a étonnée là-bas : les néo-zélandais se posent en champions de l'environnement, mais que reste-t-il des forêts 🏴☠️? Bien sûr en Europe nous avons ratiboisé toutes nos forêts primaires, mais nous ne proclamons pas à la face du monde qu'elles sont intactes ! Des centaines de km² de forêts ont fait place aux pâturages -- et il en faut, pour faire paître 40 millions de moutons (contre 4 millions d'humains) ! La péninsule de Coromandel a été entièrement déforestée, ce qui a évidemment entraîné la chute fracassante de son industrie du bois. Maintenant on replante ... 🤪
Voilà qui clôture ce récit d'un mois en NZ, qui allie paysages fantastiques et collines dénudées de tout arbre, faune marine, pélagique et sous-marine abondante mais absence quasi-totale de mammifères à l'intérieur des terres (à l'exception des wallabys qui font les frais du passage des voitures sur les routes 🤪, et des moutons bien sûr), gastronomie anglo-saxonne fade et présence de nombreux restaurants asiatiques, anciennes villes minières et la moderne Auckland. Ce qui est véritablement stupéfiant là-bas c'est qu'on peut passer d'une plage paradisiaque style sable blanc-palmiers à un glacier, ou d'un fjord à une forêt semi-tropicale, de montagnes enneigées à des vignobles ... ou à des pâturages peuplés de milliers de moutons.
Un grrrrand merci tout d'abord à tous ceux qui ont bien voulu me fournir des infos avant le départ, avec un clin d'oeil tout spécial à Zabinouk, dont les recommandations se sont avérées très utiles, exactes, et pertinentes. vols Thai Airways : Bruxelles - Francfort - Bangkok en décembre 2006. Stop-over de 10 jours en Thaïlande. Puis vols Bangkok-Auckland le 2 janvier 2007.
Le vol Bangkok-Auckland dure tout de même une douzaine d'heures, mais les avions reliant la Thaïlande à l'Océanie sont plus modernes que ceux qui font la liaison avec l'Europe. Plus silencieux et écrans individuels en classe économique également. Choix parmi une grande sélection de films récents, encore à l'affiche ou de grands classiques du cinéma. Des tonnes de musique aussi. d'Auckland nous avons immédiatement pris un vol pour Christchurch sur Qantas. Il faut ré-enregistrer les bagages au terminal international, et ensuite prendre une navette pour le terminal domestique. Pour ré-enregistrer les bagages il faut d'abord les récupérer bien sûr, ce qui implique le bio-contrôle à l'arrivée. Les bagages à main sont sniffés par de mignons petits chiens à l'arrivée pendant qu'on attend les gros bagages, qui sont ensuite scannés. On passe devant un officier avec un questionnaire dûment rempli dans l'avion; il inspecte notamment nos semelles (grosses chaussures de rando) et, n'y découvrant pas la moindre trace de boue, on peut passer. Nous avons une tente, pas neuve, avec donc des piquets de tente qui ont déjà servi. Il faut la remettre aux officiers pour qu'ils l'ouvrent et la contrôlent et, si nécessaire, la désinfectent. On la récupère 1/4h après. après une heure de vol environ, atterrissage à CHC. Nous avons loué une voiture chez Omega Rental Cars. Prix pour la location "one way" (remise du véhicule à leur dépôt de Picton) : 32 NZ$/jour pour une petite voiture avec assurance responsabilité civile, km illimité, etc. Le "damage excess waiver" (couverture assurance totale, pas de franchise à payer en cas d'accident) revenait à 10 NZ$/jour. Nous avons passé la première nuit du séjour au Stonehurst Motel, assez facile à trouver depuis l'aéroport. Il faut dire que CHC n'est pas immense non plus. Tout était propre, bien organisé, il y a un parking pour les voitures et les campervans. Un peu plus loin que le motel, sur Gloucester St en direction de Cathedral Sq, il y a un magasin de matériel de camping où l'on trouve tout (et même plus) ce dont on a besoin pour camper. Notamment des réchauds et ustensiles de cuisine. Pour les provisions, allez au Pak 'N Save; il y en a plusieurs autour de Christchurch, notamment un qui est tout près de la route vers Akaroa.
Notre première intention avait été d'atterrir à CHC, de sauter dans notre voiture et de nous rendre à Onuku, un tout petit village sur la péninsule de Banks, où se trouve aussi Akaroa. Comme nous arrivions à CHC vers 20h, nous avons finalement décidé d'y passer la nuit, et bien nous en a pris car, si le paysage de la péninsule de Banks est très joli, il est aussi assez découpé et les routes sont sinueuses en conséquence. Je recommande l'achat d'un atlas routier de NZ (Iles du Nord et du Sud), plus facile à manipuler et plus précis qu'une grande carte routière.
On a fait tout le tour de la péninsule de Banks en 2 jours, en prenant notre temps. Première nuit de camping sauvage près de Port Levy. Pas évident de faire du camping sauvage : tout est recouvert de champs clôturés, ou bien on est au bord d'une route avec beaucoup de passage. Notre seconde nuit de camping sauvage a été à l'autre extrémité de la péninsule, tout au bout du Kaitorete Spit.
Nous avons passé une journée à nous promener sur la péninsule, et bien sûr nous sommes allés voir les dauphins de Hector. Avec le bien-nommé Akaroa Dolphins (http://www.akaroadolphins.co.nz/index.html). Nous avons apprécié leur respect vis-à-vis des animaux; contrairement à d'autres compagnies de whale ou dolphin watching, ils ne harcèlent aucunement les animaux, et limitent le temps que le bateau passe près d'eux. On laisse les dauphins s'approcher aussi, une fois qu'on les a trouvés, plutôt que de les suivre. On a aimé, et on le leur a dit ! On a également eu l'occasion de voir des Little Blue Penguins sur les rochers près de l'entrée du "fjord" qui mène au port, ainsi qu'un fur seal.
D'Akaroa, nous avons pris la direction du sud et plus précisément de Oamaru. Nous avons laissé tomber l'idée (de guerre lasse) de dégotter un endroit où faire du camping sauvage et nous nous sommes rendus au Top 10 Holiday Park, pour y planter notre tente. Très bien tenu, personnel serviable et pas cher ! Après un rapide tour de la ville (il faisait moche et le temps n'incitait vraiment pas à flâner), nous sommes allés voir la colonie de Yellow-Eyed Penguins. On peut les voir débarquer sur la plage après avoir passé la journée en mer à s'alimenter. On les observe depuis le haut d'une falaise, et l'on s'aperçoit que malgré leur allure un peu pataude, ils sont excellents grimpeurs ! La plage est interdite aux humains en fin de journée mais on a tout de même pu voir deux abrutis qui s'y balladaient, faisant fuir les manchots qui ont préféré retourner à l'eau ! On a également vu un dusky dolphin qui n'allait pas très bien, s'est échoué sur la plage mais a réussi à repartir ... Au bout de la falaise un "observatoire" (une cabane en bois) permet aux gens d'observer les manchots sans trop se faire repérer, avec pour résultat que certains animaux s'approchent à moins d'un mètre de nous sans nous voir !!! Ou sans nous prêter attention ...
La colonie de Little Blue Penguins, quant à elle, est plus près de la ville et l'entrée est payante. Photos interdites. On s'assied sur des gradins, et après une brève présentation, on demande aux gens de se taire (pas facile ... 🤪) et les manchots commencent à arriver. On a vu des adultes se faire littéralement harceler par des poussins affamés, qui n'étaient pas nécessairement les leurs, et à qui ils ont régurgité un peu de poisson pour avoir la paix avant de regagner leur nid. Beaucoup de gens sont partis après la première "vague" de manchots, mais nous en avons encore vu beaucoup après ! Faire gaffe, en quittant le parking en voiture, qu'il n'y ait pas de manchots planqués sous le véhicule ...
Nous avons ensuite poursuivi notre trajet, descendant d'Oamaru aux Moreaki Boulders. Il s'agit de rochers sur une plage, qui ont une forme exceptionnelle. On peut garer la voiture sur un parking et accéder aux Boulders par là moyennant 2NZ$. Pour ne pas payer il faut accéder à la plage par un autre endroit, moyennant dans les 45 min. de marche. Vu le temps qu'il faisait (apparemment l'été le plus pourri qu'ait connu la NZ depuis 1945, et le plus froid jamais enregistré), on a opté pour une très courte promenade sur la plage, pour observer les rochers (on était à marée basse), et on est repartis direction Dunedin. L'objectif premier aurait été de faire du camping sauvage, mais il est tout aussi difficile de trouver un coin tranquille sur la péninsule d'Otago que sur celle de Banks ! Le soir tombait, nous n'avions toujours pas de site de camping, et nous étions dans le nord de la péninsule d'Otago. Peu avant la colonie d'albatros, il y a un backpackers nommé "Whalecome", tenu par un vieux monsieur très aimable, qui nous a permis de planter la tente dans son jardin où nous avons profité de la compagnie de deux chats.
Le lendemain nous avons "fait l'ouverture" de la colonie d'albatros. Exclu bien sûr de s'y promener sans guide, et d'ailleurs tout est grillagé pour empêcher les visiteurs de déranger les animaux. Pour une fois, c'était nous qui étions enfermés et les animaux dehors 😏). Là aussi un observatoire a été construit, nettement plus sophistiqué que celui d'Oamaru, puisqu'il est tout à fait fermé par des vitres teintées, de sorte que les animaux ne soient vraiment pas dérangés par les allées et venues. Il s'agit de "Southern Royal Albatrosses", dans les 3m d'envergure quand ils volent. Nous étions en période de couvaison et ne les avons pas vu voler ... du moins pas cette fois-ci ! On a également pu observer pas mal de "shags" (sortes de cormorans) : pied shag, Stewart Island shag, etc. Les explications de notre guide se sont avérées instructives et elle a pu répondre à pas mal de nos questions.
Nous avons soudainement décidé d'aller à Stewart Island. Réservation par téléphone de nos billets de ferry, renseignements pris sur les possibilités de camping, et nous sautons dans la voiture, direction Invercargill et Bluff. Compter une cinquantaine de NZ$/personne/trajet pour le ferry. On peut laisser la voiture dans un parking surveillé juste à côté du terminal du Stewart Island Ferry. Il y a quatre départs de ferry par jour. La traversée du détroit de Foveaux a été sans histoire, du moins à l'aller (le retour a été TRES mouvementé, pilules contre le mal de mer indispensables 🤪!), et nous avons pu voir des albatros en plein vol derrière le bateau, très impressionnants. Il ne s'agissait pas des mêmes albatros qu'à la péninsule d'Otago, mais de "mollyhawks", ce qui n'enlevait rien à la beauté de leur vol.
On débarque à Oban. Nous avons planté notre tente au Shearwater Inn/Stewart Island backpackers; très pratique, facile à trouver (de toute façon il doit y avoir à tout casser 5 rues à Oban). Stewart Island a été le lieu de notre première rencontre avec les sand flies ... inoubliables, vraiment, ces bestioles ! Particulièrement affectueuses. Pas de chance, nous étions justement à court de répulsif mais on en trouve au "supermarché" Four Square d'Oban. Ouf.
Nous réservons illico, au visitor's centre, notre passage pour Ulva Island. C'est une toute petite île à côté de Stewart Island, pas loin de Halfmoon Bay. Elle fut habitée mais ne l'est plus, sauf par des oiseaux pour lesquels elle est devenue un sanctuaire. Les oiseaux y rencontrent tellement peu de prédateurs (et même pas du tout, les rats et autres rongeurs ayant été éradiqués de l'île et tout ce qui y débarque est surveillé) qu'ils ne sont pas farouches du tout. L'île est sauvage, traversée seulement par des sentiers de randonnée bien aménagés. On a fait tout le tour de l'île, à pied, en une journée. Les espèces d'oiseaux que nous y avons vues ne se comptent plus, et nous avons même eu la compagnie de dauphins souffleurs (tursiops truncatus) lors de notre traversée pour nous rendre sur l'île. Stewart comme Ulva Island abritent encore des kiwis, qui sont en voie d'extinction, mais nous n'en avons pas vu. Pour commencer il s'agit d'un oiseau nocture, et ensuite ils sont vraiment très peu nombreux. Comme "lot de consolation" nous avons eu le weka, un autre oiseau qui ne vole pas, et qui ressemble légèrement au kiwi, nous provoquant d'ailleurs des décharges d'adrénaline à chaque fois qu'on en entrevoyait un dans les fourrés ...
Après deux nuits sur Stewart Island, retour à Bluff et direction la côte Ouest de l'Ile du Sud ... vous me suivez ?? Après avoir pique-niqué au bord du lac Manapouri, nous établissons nos quartiers à Te Anau. Nous avions un peu de mal à nous décider entre la visite du Doubtful Sound et celle du Milford Sound ... c'est finalement notre portefeuille qui a parlé pour nous, les prix d'une croisière dans le Doubtful Sound étant à mon humble avis légèrement exagérés. Certes, il est plus difficile à atteindre, mais je trouve qu'on "tape" un peu dans les prix. Direction Milford Sound donc. Nous avons décidé d'éviter "Real Journeys", l'usine-à-touristes qui organise la plupart des croisières sur les deux fjords. D'après certains échos que nous avons eus, ils ne sont pas non plus champions dans le respect de l'environnement. Une autre raison qui nous a poussés à choisir Milford plutôt que le Doubtful Sound est la présence de dauphins ... dans le Doubtful Sound ! Vous avez bien lu, nous avons choisi de ne PAS y aller parce qu'il Y A des dauphins. Le tourisme de masse a réussi à chasser les dauphins du Milford Sound et c'est ce qui risque très fort de se passer aussi dans le Doubtful Sound si l'on n'y prend garde. Nous n'avons pas voulu y contribuer. Ca ne servira probablement pas à grand-chose, mais bon ...
Milford est à 120 km environ de Te Anau et, s'il y a une pompe à essence à Milford, encore faut-il qu'elle soit ouverte. Aucun point de ravitaillement entre Te Anau et Milford. Mieux vaut donc faire le plein en partant de Te Anau. Nous avons campé sur un site du DOC (Department of Conservation), celui qui est le plus proche du Milford Sound, afin de pouvoir monter dans l'un des premiers bateaux quittant Milford. Le but étant qu'il y ait le moins de monde possible et cela a été le cas. Nous avons choisi "Red Boats" pour la croisière, les bateaux sont aussi gros que ceux de Real Journeys mais la compagnie, elle, est plus petite. Voir (http://www.redboats.co.nz/home/) Du fait que nous sommes arrivés tôt, nous avons pu voir le lever du soleil sur le Mitre Peak, et, vraiment, ça vaut le coup !!
Nous avons passé toute la croisière sur le pont du bateau, nous ne devions pas être plus de 10. Vues fantastiques, premier aperçu de la mer de Tasmanie pour nous ... et, au loin, dans la mer, des dauphins !! Il semble qu'ils n'aient donc pas tout à fait déserté l'endroit.
Pour notre soirée/nuit au site du DOC, nous ne risquions pas de nous sentir seuls .... des centaines de sandflies pour nous tenir compagnie ! Un rossignol a commencé à sauter dans tous les sens et à se jeter contre les parois de notre tente ... nous l'avons regardé, éberlués, avant de nous rendre compte qu'il essayait d'attraper des sandflies. Brave petit rossignol, il a dû bien manger. Nous aussi; nous avons cuisiné et pique-niqué là, sous la pluie et parmi les sandflies ... nous avons fini par nous réfugier dans la voiture pour déguster le repas que nous nous étions concocté ! Ca a été du sport pour rentrer dans la tente, il fallait faire vite pour éviter de laisser rentrer trop de sandflies, mais vers la fin du séjour on avait la main !!
Retour à Te Anau après la croisière sur le Milford Sound. Mangé dans un excellent restau indien, juste à côté du cinéma (http://www.fiordlandcinema.co.nz/). D'après ce que l'on nous a expliqué, le cinéma a été construit par un ancien pilote d'hélicoptère. Pendant 10 ans, cet homme a filmé les plus beaux paysages (et sourtout les plus inaccessibles) depuis son hélico, avant d'en faire un film appelé "Ata Whenua". Il a construit la petite salle de cinéma pour y projeter son film, qui n'est visible sur grand écran qu'à Te Anau. Par contre il est disponible en DVD. Les images sont à couper le souffle, et la musique est excellente aussi. Dommage que lors de notre passage il y avait un groupe de mégères qui n'a pas arrêté de caqueter et qu'on n'a pas réussi à faire taire ... ça gâche l'expérience ! Pourtant on ne peut pas dire qu'il y avait du monde dans la salle. Le soir même on a regardé le DVD sur notre petit ordinateur portable, dans la tente, en paix !
De Te Anau, direction Wanaka où nous avons passé la nuit dans un camping au bord du lac. Là, heureusement, nous avons eu un petit peu de soleil. La ville a vraiment un air de petite station balnéaire. Nous avons également eu du soleil à Haast, où nous avons eu la chance d'observer des dauphins de Hector surfant dans les vagues, depuis la plage. La plage était quasiment déserte, malgré le beau temps, mais je soupçonne les sandflies d'y être pour quelque chose ... nous avons pu observer les dauphins à loisir pendant un bon moment car plusieurs groupes "surfaient" dans les vagues. Ensuite, dilemme similaire à celui des fjords, mais pour les glaciers. Allons-nous à Fox Glacier ou Franz Josef ? Nous avons choisi Fox, en théorie moins fréquenté.
Arrivés en fin de journée à Fox Village, nous avons campé au Fox Glacier Holiday Park. Bien agencé, propre, avec une grande salle commune où on peut tout à la fois cuisiner, lire, manger ou avoir accès à Internet. Heureusement c'était confortable car nous y avons passé la plus grosse partie de notre séjour à Fox, à attendre que la pluie se calme !
Le petit village de Fox est vraiment très tranquille; deux ou trois restaurants, quelques hôtels, et les compagnies de guides et hélicoptères pour les excursions sur le glacier qui constitue évidemment l'attraction principale de l'endroit. L'autre étant le Lake Matheson, dans lequel, par beau temps, le Mont Cook (point culminant de NZ) se reflète. Nous sommes arrivés juste avant que le ciel se couvre, grâce à quoi nous avons pu apercevoir le Mont Cook avant qu'il se disparaisse dans les nuages. Pour le panorama se reflétant sur le lac, c'était un peu fichu. Le temps ne s'est pas contenté de se couvrir ... il a plu a verse sans discontinuer pendant deux jours. Heureusement que c'était l'été, je ne veux pas savoir ce que c'était en hiver ! Nous avons attendu un jour, deux jours, trois jours que le ciel se dégage afin de pouvoir accéder au glacier, mais en vain. Mes rêves de heli-hike et de rando sur le glacier étaient, sans jeu de mots, à l'eau. Et le temps était pareil à Franz Josef où nous sommes allés faire un tour en désespoir de cause. Je pense que c'est à Franz Josef que nous avons rencontré les gens les moins sympa de NZ (quoiqu'Orewa c'était pas mal non plus 😠), ce qui n'est pas peu dire. Je dois dire que dans l'ensemble on n'a pas vraiment accroché avec la population.
Au bout de 3 jours complets et deux nuits à Fox sous la pluie, nous avons jeté l'éponge. D'ailleurs c'est un peu à ça que commençait à ressembler notre tente qui, étant donné les conditions météo, a tout de même vaillamment tenu le coup car la pluie s'accompagnait de rafales de vent.
Le temps a été pourri jusqu'à ce que nous bifurquions vers l'Est de l'île. Passage rapide au travers de divers petits villages, anciennes villes minières. Certaines localités sont tellement petites qu'on a inventé un nouveau mot : "wel...bye" ! Pas le temps de lire le signe "Welcome" d'entrée d'un village qu'on en est déjà sorti !
Hokitika, le ville du jade, était complètement déserte, pas une âme qui vive sous le crachin incessant. A Greymouth nous avons bifurqué vers l'intérieur des terres et là, le temps s'est rapidement éclairci. Arrivée à Reefton, il faisait beau ! Tente et sacs de couchage imbibés, nous avons pris un logement en "dur", un petit appartement au Bellbird Motel (http://www.reefton.co.nz/accommodation.html). Prix très compétitifs puisque pour 70 ou 80 NZ$, nous avions à notre disposition deux chambres pouvant loger 5 personnes au total, une cuisine équipée et une salle de bains. Nous nous sommes empressés de coloniser l'une des chambres pour y faire sécher notre matériel de camping.
Reefton était elle aussi très calme. Elle s'enorgueillit d'avoir été la première ville de NZ à dispoer de l'éclairage public. C'est aussi une ancienne ville minière et effectivement on se sentait un peu comme dans le Far-West de Lucky Luke, la rue principale absolument déserte contribuant à l'ambiance. Beaucoup apprécié le charmant accueil du restaurant Alfrescos (http://www.reefton.co.nz/food_dining.html) où nous avons mangé dans la véranda. On en aurait presque oublié les sandflies, tiens !
Route sinueuse mais paysages superbes pour la traversée de l'île, d'ouest en est, jusqu'à Kaikoura. Ô bonheur, le temps est de la partie. Après tant de jours de mauvais temps nous sommes assoiffés de soleil, mais il faut se protéger un maximum parce qu'il tape. La couche d'ozone de l'hémisphère sud est en nettement moins bon état que celle de l'hémisphère nord, avec pour résultat un taux de cancer de la peau très élevé en NZ, nous a-t-on dit.
Après une vaine tentative de trouver un endroit pour faire du camping sauvage sur la côte (la grand-route est omniprésente), nous avons opté pour un camping à Kaikoura. Le Alpine-Pacific Holiday Park est l'un des plus chouettes où nous ayons séjourné en NZ. Plus propre que beaucoup, tout neuf, et tranquille. Le vent s'étant considérablement levé (va-t-il refaire mauvais ?), nous renonçons à planter la tente pour loger dans un petit bungalow. C'est construit en préfabriqué mais à l'intérieur ça vous a un petit air de châlet très agréable. Nous tremblons pour la journée du lendemain et la météo ... en effet, nous ne pouvons nous permettre d'attendre que le temps se remette au beau car deux jours plus tard, nous devons prendre le ferry à Picton pour rejoindre l'Ile du Nord.
Nous nous promenons tranquillement à Kaikoura, dont la spécialité est notamment le "crayfish" ... on a réussi à en trouver qui se vendaient, cuits, pour pas trop cher, et avons fait un pique-nique inoubliable sur une plage de galets, avec notre petit réchaud et notre vaisselle en plastique. Il nous fallait en effet de l'énergie pour attaquer le "marathon" du lendemain. Ca s'est arrangé comme ça, sans qu'on n'ait rien vraiment planifié ni fait exprès, mais cette seconde journée à Kaikoura aura été l'une des plus intenses du séjour. Levés à l'aube, nous prenons un bateau pour aller observer les Dusky Dolphins. L'excursion dure pas loin de 3 heures. Il y a la possibilité de nager avec les dauphins mais elle ne nous tente pas, nous voulons seulement les observer. On en a compté entre 80 et 100 ! A Kaikoura, pas vraiment de possibilité de faire jouer la concurrence et de prendre le bateau le plus respectueux de l'environnement/des animaux. Pour les dauphins, c'est "Dolphin Encounters", et pour les cachalots, "Whale Watch Kaikoura". Point.
Retour de l'excursion "dauphins", nous mangeons un morceau et enchaînons avec l'aérodrome de Kaikoura. "Wings over Whales" propose de survoler les cachalots. En effet, depuis un bateau, on n'aperçoit que très peu du cachalot, mis à part la nageoire caudale juste avant qu'il plonge. Nous voici donc dans un petit avion, à 7 plus le pilote. Le ciel est dégagé, il fait beau, et on survole deux jeunes cachalots mâles. Le pilote n'hésite pas à mettre l'avion dans un plan qui positionne ses ailes quasiment à la perpendiculaire de la mer, pour permettre aux passagers de bien voir les cachalots. On ne les survole pas de trop près mais on les aperçoit bien clairement, ainsi que leur souffle si caractéristique. Une (trop courte !) demi-heure plus tard, nous redescendons sur terre, dans tous les sens du terme, quand les roues de l'avion touchent le sol du petit aérodrome. A côté du bâtiment de "Wings over Whales", l'Aéro-Club de Kaikoura. Vois-je bien ? Un premier cours de pilotage, initiation, pour 100NZ$ ??? J'ai toujours rêvé de piloter un avion, je fonce ! Il y a de la place ? Fantastique ! Petit briefing avant le décollage, l'instructeur m'explique le maniement des principaux instruments, et dans quels plans l'avion peut se mouvoir. Nous embarquons ensuite dans tout petit Cessna 150, biplace. Mon compagnon reste au sol en se demandant si je vais revenir ... L'instructeur s'est bien sûr chargé du décollage et de l'atterrissage et j'ai pu piloter l'avion entre les deux, pendant 20 minutes. Quelle sensation !! Dommage que ce soit si cher, ici en Europe, les cours de pilotage 🏴☠️...
Notre journée n'est pas encore finie puisqu'après avoir survolé les cachalots, nous allons les observer depuis le bateau. Egalement une excursion de près de 3 heures. Le panorama, avec les cachalots plongeant sur fond des montagnes de Kaikoura au coucher de soleil, est féérique.
Après cette journée plus que remplie nous passons une dernière nuit sur l'Ile du Sud. Le lendemain nous prenons la route pour Picton. Dépôt du véhicule chez Omega Rental Cars, qui dispose d'une navette pour nous emmener au terminal "passagers" du ferry Interislander. Check-in comme pour les avions, nous ne gardons que nos bagages à main. Le ferry est absolument énorme. Les passagers "piétons" embarquent alors que les véhicules entrent dans les garages du bateau. Il dispose de plusieurs salons, bars, ponts couverts et d'une salle de cinéma. Une vraie petite ville flottante. Nous fuyons l'endroit où nous nous sommes tout d'abord installés, un groupe de jeunes kiwis sentant l'alcool à 10 mètres étant venu s'installer, en beuglant, à proximité. Ils ne tiennent déjà plus debout mais la bière coule encore néanmoins à flots. Ca promet pour le reste de la traversée ... que nous passons à l'autre bout du navire !! Nous espérions voir des mammifères marins en sortant des Marlborough Sounds mais cela n'a pas été le cas.
Arrivée à Wellington; nous prenons possession de notre second véhicule de location, toujours loué chez Omega qui a eu la prévenance de nous fournir un carnet de bons de réduction pour divers sites touristiques ou magasins, ainsi qu'un plan relativement détaillé de Wellington, grâce auquel nous trouvons sans problème la maison d'amis chez qui nous allons passer deux jours. Ils semblent d'accord avec nous sur le fait que la gastronomie néo-zélandaise, d'inspiration franchement anglaise, n'est pas nécessairement un ingrédient incontournable d'un séjour à Wellington et nous passons la soirée dans un restaurant népalais (souvenirs, souvenirs ...). Deux jours tranquilles à Wellington, à visiter le musée Te Papa et ses collections ostéologiques, le zoo de Wellington où travaille une amie, et un peu le reste de la ville que nous avons bien appréciée pour sa tranquillité.
Direction ensuite Taupo et son lac, qui nous rappelle un peu Wanaka. Nous avons choisi de passer plus de temps sur l'Ile du Sud, plus sauvage, que sur celle du Nord, et nous devons donc faire une sélection drastique de ce que nous voulons voir.
L'espoir faisant vivre, nous avons cherché un endroit où faire du camping sauvage mais avons renoncé quand un yachtman ivre a absolument tenu à nous inviter à bord de son bateau. Prétextant un rendez-vous, nous avons pris la tangente. L'homme était ivre mais, tout comme nous, il avait tout de même remarqué la comète et sa chevelure de feu, traçant un trait dans le ciel. Il faisait nuit noire quand nous avons débarqué dans un camping au nord de Taupo, sur la route de Rotorua. Heureusement qu'il faisait noir d'ailleurs, ça nous a empêchés de nous rendre compte de l'état de délabrement de l'endroit. Probablement le camping le plus pourri du pays, avec des sanitaires douteux. Nous avons planté la tente à la lumière des phares de la voiture et de nos lampes frontales, et le lendemain matin avons filé sans demander notre reste.
Nous avons bien vite chassé ce mauvais souvenir à Rotorua, où nous avons pris nos quartiers dans un camping au bord du Lac Rotorua, où le sol est chauffé par les sources thermiques. Bien qu'ayant pris un emplacement "non chauffé", il l'était quand-même et le moins qu'on puisse dire est que nous n'avons pas eu froid cette nuit-là !
C'est dans les environs de Rotorua qu'on a fait la meilleure rencontre du voyage. Un papy Maori, originaire de Whangarei (prononcez "fangareille"), avec qui nous avons longuement discuté des problèmes rencontrés par les Maoris, de la pêche, de la religion, et ... des mammifères marins qui sont la passion de sa petite-fille. On a rapidement brisé la glace. Nous gardons un souvenir ému de cet homme et de cette gamine qui nous ont entr'ouvert les portes de leur monde, et ouvert les portes de leur maison.
Il y a énormément de choses à voir dans et autour de Rotorua. Suivant les conseils bien avisés reçus de Zabinouk, on a commencé par Orakei Korako (http://www.orakeikorako.co.nz/), plus petite et moins colorée que Wai-O-Tapu où nous sommes allés ensuite. Les deux nous ont beaucoup plu, dans un genre différent. Orakei Korako est moins spectaculaire mais plus sauvage que Wai-O-Tapu et on y arrive en bateau uniquement. Ce qui impressionne surtout à O.K., c'est l'énorme terrasse de silice dont on dit qu'elle est la plus grande du monde. A W.O.T., c'est la couleur qui domine. Plusieurs itinéraires sont possibles pour visiter les différentes parties de ce parc immense. Jaune, orange, vert, mauve même ... toutes les couleurs et tous les minéraux y passent ! Il est vrai que Rotorua sent le soufre. Nous ne sommes restés que 2 jours, probablement pas suffisants pour s'habituer à l'odeur. Mais le paysage, les geysers, les volcans et autres merveilles de la nature compensent largement cet inconvénient !
La péninsule de Coromandel nous attend, où nous passerons 3-4 jours. Coromandel Town en soi n'est pas désagréable, on y compte un nombre impressionnant d'églises (de différentes confessions) par rapport à la taille de la population ! Nous logeons au Tui Lodge, qui propose de jolies chambres (nous avons craqué !) mais aussi des sites de camping. Deux cuisines, lessiveuses, et surtout un grand jardin avec des tables pour prendre les repas, surtout le petit-déjeuner en ce qui nous concerne. Des hamacs aussi, et même un trampoline, engin qui semble fort populaire en NZ. La côte de la péninsule est très très découpée et sinueuse, si possible à éviter de nuit ! Whitianga est une charmante station balnéaire avec une jolie plage, mais sans intérêt particulier si ce n'est un peu de repos ! A voir absolument par contre, également sur le côté Est de la péninsule : Cathedral Cove, Stingray Bay et les environs de Hahei. A Stingray Bay, les raies viennent VRAIMENT près des nageurs 😎 ! Il faut un petit peu marcher pour atteindre ces magnifiques plages, ce qui fait qu'elles sont assez peu fréquentées.
Nous quittons la péninsule de Coromandel en nous arrêtant à un sanctuaire d'oiseaux près de Thames, à Miranda. On appelle cette côte la "Seabird coast" et elle n'a pas volé son nom. En NZ on dirait qu'ils adorent donner des noms aux routes et aux côtes; nous avons suivi la Thermal Highway, la Pacific Coast Highway, etc. Nous approchons tout doucement de la fin de notre séjour.
A Kawhia, nous pouvons observer de très nombreux (et odorants, mais le guano sent différemment du soufre!) Fous de Bassan ainsi que d'autres oiseaux pélagiques. Plus le temps de monter jusqu'à la Bay of Islands ... enfin si, mais nous décidons de quitter le pays deux jours plus tôt que prévu. C'est à Orewa que la goutte a fait déborder le vase et que j'en ai eu marre de la grossièreté de certaines personnes, du manque général d'amabilité, et de serviabilité, 😠et que nous avons filé sur Auckland, dont nous n'avons vu que le bureau de Thai Airways, où nous avons fait changer nos tickets afin de pouvoir sauter dans le premier avion pour Bangkok. J'étais tellement à cran que je n'aurais pas profité des deux jours restants en NZ, et nous les avons donc passés à Bangkok ! Nous avons quitté Orewa à 9h du matin, et à 15h nous décollions d'Auckland. Je serais curieuse de savoir comment d'autres voyageurs ont perçu les "kiwis".
Autre chose qui m'a étonnée là-bas : les néo-zélandais se posent en champions de l'environnement, mais que reste-t-il des forêts 🏴☠️? Bien sûr en Europe nous avons ratiboisé toutes nos forêts primaires, mais nous ne proclamons pas à la face du monde qu'elles sont intactes ! Des centaines de km² de forêts ont fait place aux pâturages -- et il en faut, pour faire paître 40 millions de moutons (contre 4 millions d'humains) ! La péninsule de Coromandel a été entièrement déforestée, ce qui a évidemment entraîné la chute fracassante de son industrie du bois. Maintenant on replante ... 🤪
Voilà qui clôture ce récit d'un mois en NZ, qui allie paysages fantastiques et collines dénudées de tout arbre, faune marine, pélagique et sous-marine abondante mais absence quasi-totale de mammifères à l'intérieur des terres (à l'exception des wallabys qui font les frais du passage des voitures sur les routes 🤪, et des moutons bien sûr), gastronomie anglo-saxonne fade et présence de nombreux restaurants asiatiques, anciennes villes minières et la moderne Auckland. Ce qui est véritablement stupéfiant là-bas c'est qu'on peut passer d'une plage paradisiaque style sable blanc-palmiers à un glacier, ou d'un fjord à une forêt semi-tropicale, de montagnes enneigées à des vignobles ... ou à des pâturages peuplés de milliers de moutons.
Inondations et galères en Thaïlande? English translation pending
Salut à tous!
Quelqun vient de me dire, presqu'avec un sourire (!!), que c'est la galère partout en Thailande du à des innondations monstre. Je ne trouve pratiquement aucune info à ce sujet dans les médias.
Si vous y êtes en ce moment, j'aimerais bien savoir ce qui en est car j'y débarque dans moins de deux semaines...
Merci à l'avance!
Si vous y êtes en ce moment, j'aimerais bien savoir ce qui en est car j'y débarque dans moins de deux semaines...
Merci à l'avance!
Votre expérience sur la Bolivie et le Pérou English translation pending
Bonjour à tous!
Je pars pour 2 mois en Bolivie tout d´abord mais également au Pérou. J´aimerais que vous m´indiquiez des choses un peu "off beaten track", c´est à dire des lieux ou expériences hors du circuit touristique traditionnel. Je suis sûr que tout le monde à au moins une expérience un peu spéciale à faire partager... plus précisément à ce sujet : SANTA CRUZ : que pensez-vous des alentour? Le site archéologique de Samaitapa? Parc national Amboro? Viilagrande? et quel autre lieu que Rurrenabaque pour l´amazonie? La reserve Inti wara yassi ou autre, comment faire pour s´inscrire? il y a-t-il un nombre limite de volontaires (car voila une semaine que j´attends une reponse de leur part apres leur avoir envoyé un email)? LA PAZ : Y-a -t-il moyen de faire des treks en solo? si oui lesquels (ou vers où si pas de nom)? où est- ce que la nature se donne le plus en spectacle? où trouve-t-on lse villages andins les plus trditionnels? Où treks ailleurs que La Paz? Sucre? Tupixa?autres? C´est vraiment la questions où j´attends le + de réponses... CUZCO & sud du Perou : le meilleur choix pour macchu pichu? quel sont les autres meilleurs site incas à voir? je pense qu´il doit y avoir un nombre incalculable de sites lorsque l´on s´éloigne de cuzco, même certain tres ters peu visité je pense, non? Donc lesquels sont à voir et leur accessibilité?
J´espère un max de réponses, ... Personnellement, je peux répondre à toutes vos questions concernant L´Asie (inde nepal chine thailande laos cambodge myanmar malaisie + australie nouvelle zelande bresil irlande). au total, j´ai passé + de 5 ans dans ces pays donc n´hésitez pas... tchau et merci.
Je pars pour 2 mois en Bolivie tout d´abord mais également au Pérou. J´aimerais que vous m´indiquiez des choses un peu "off beaten track", c´est à dire des lieux ou expériences hors du circuit touristique traditionnel. Je suis sûr que tout le monde à au moins une expérience un peu spéciale à faire partager... plus précisément à ce sujet : SANTA CRUZ : que pensez-vous des alentour? Le site archéologique de Samaitapa? Parc national Amboro? Viilagrande? et quel autre lieu que Rurrenabaque pour l´amazonie? La reserve Inti wara yassi ou autre, comment faire pour s´inscrire? il y a-t-il un nombre limite de volontaires (car voila une semaine que j´attends une reponse de leur part apres leur avoir envoyé un email)? LA PAZ : Y-a -t-il moyen de faire des treks en solo? si oui lesquels (ou vers où si pas de nom)? où est- ce que la nature se donne le plus en spectacle? où trouve-t-on lse villages andins les plus trditionnels? Où treks ailleurs que La Paz? Sucre? Tupixa?autres? C´est vraiment la questions où j´attends le + de réponses... CUZCO & sud du Perou : le meilleur choix pour macchu pichu? quel sont les autres meilleurs site incas à voir? je pense qu´il doit y avoir un nombre incalculable de sites lorsque l´on s´éloigne de cuzco, même certain tres ters peu visité je pense, non? Donc lesquels sont à voir et leur accessibilité?
J´espère un max de réponses, ... Personnellement, je peux répondre à toutes vos questions concernant L´Asie (inde nepal chine thailande laos cambodge myanmar malaisie + australie nouvelle zelande bresil irlande). au total, j´ai passé + de 5 ans dans ces pays donc n´hésitez pas... tchau et merci.
Achat de billet d'avion aller Hanoï, retour Ho Chi Minh (Vietnam) English translation pending
Bonjour à tous les accros du Forum Voyage Vietnam.
Je compte faire une première découverte de ce Pays avec un départ en fin mars pour un retour début avril 2007 à Paris.
Auprès de quelle Agence de voyage, de quelle Compagnie aérienne ou sur quel site Web, peux-t-on acheter un Aller Hanoï combiné à un Retour HCM (ou inversement) ?
Quel serait le bon tarif pour un tel billet combiné ?
Est-il préférable d'acheter 2 billets séparés ?
Merci pour vos infos, GEORG
Je compte faire une première découverte de ce Pays avec un départ en fin mars pour un retour début avril 2007 à Paris.
Auprès de quelle Agence de voyage, de quelle Compagnie aérienne ou sur quel site Web, peux-t-on acheter un Aller Hanoï combiné à un Retour HCM (ou inversement) ?
Quel serait le bon tarif pour un tel billet combiné ?
Est-il préférable d'acheter 2 billets séparés ?
Merci pour vos infos, GEORG
Laos par la Thaïlande du Nord English translation pending
Bonsoir,
Je vais partir en décembre 2006 au laos, mon point de départ est la thailande nord, je voudrais faire une croisière sur le mékong jusqu'à LUANG PRABANG; de quelle ville faut il partir soit Chiang mai ou chiang rai; et après quel est le transport pour aller à chiang khong pour prendre le bateau. ou y'a t'il un autre endroit pour prendre ces bateaux pour se rendre à Luang Prabang. budget serré qq meme
Etat de la route Marrakech - Essaouira English translation pending
Bonjour,
Je souhaite savoir dans quel état se trouve la route qui relie Marrakech à Essaouira. Et quelle durée approx. pour faire ce trajet en voiture.
Je vais voyager avec ma mère qui a quelques problèmes de dos et ça me pose souci d'imaginer une route en maivais état. Merci de me rassurer en me faisant part de votre expérience sur ce trajet que je crois pourtant assez facile.
Des recommandations sur la route ?
Par avance merci.
Avis sur un itinéraire au Québec English translation pending
J'aimerai avoir votre avis sur un itinéraire au Québec (1 mois)
Nous (2pers.) atterrissons à Montréal le 12 août en après-midi et on repart le matin du 10 septembre à Montréal aussi.
12 août : Arrivée à Montréal.
13-14 : Visite de ce que nous n'avions pas vu de Montréal ( on dort dans un gîte)
15 : départ de Montréal et direction les Laurentides
16 et 17 : Tremblant & co (dans un gîte)
18 : départ de Tremblant direction Trois-rivières (une nuit dans une Auberge)
19 : Visite (rapide) de Trois-Rivières puis on va voir les Forges du St-Maurice. et direction St-Alexis-des-Monts 2 nuits en Hotel (cadeau )
là par contre on hésite un peu du 21 au 30 août par rapport à la durée entre la Mauricie et le Lac St-Jean ....🤪
Sachant que on aime bien la nature ( et je veux profiter du Parc national) et j'ai vu aussi un musée du bûcheron dans la région !!! et d'autre choses 🙂.... et le zoo de me dit rien 😛 (je préfère les animaux en liberté... et mon métier et dans ce domaine, bref). Val Jalbert certes, mais pasbesoin de 2 jours pour ça 🤪
donc 5 en Mauricie et 4 au Lac au 6 et 3 ou?? J'ai trouvé des gîtes au Lac, mais en Mauricie je cherche dans la région du Parc National, surtout pas en ville, je cherche mais si vous avez une suggestion... 🙂
31 août : on redescent depuis le Lac par le Saguenay et direction Charlevoix (Baie-St-Paul)
1 et 2 septembre visite de la région. (couché à St-Irénée en gîte)
le 3 direction Québec et visite de la région les 4 5 6 et 7 (trouvé un gîte aussi 🙂)
le 8 direction Montréal on y passe deux nuits et le 10 décollage sur le vieux continent 😐
On restent volontairement quelques jours dans certaines région pour en apprécier le plus possible.
Pour ceux qui se disent et la Gaspésie alors ??, ben je suis surtout forêt 😛 et nous avons déjà fait la Gaspésie Bas-St-Laurent et les cantons-de-l'est lors d'un précédent voyage (il y a 6 ans) avec des amis. Et j'ai aussi fait la Baie-James il y a quelques temps aussi mais pour le boulot.
Merci 🙂
12 août : Arrivée à Montréal.
13-14 : Visite de ce que nous n'avions pas vu de Montréal ( on dort dans un gîte)
15 : départ de Montréal et direction les Laurentides
16 et 17 : Tremblant & co (dans un gîte)
18 : départ de Tremblant direction Trois-rivières (une nuit dans une Auberge)
19 : Visite (rapide) de Trois-Rivières puis on va voir les Forges du St-Maurice. et direction St-Alexis-des-Monts 2 nuits en Hotel (cadeau )
là par contre on hésite un peu du 21 au 30 août par rapport à la durée entre la Mauricie et le Lac St-Jean ....🤪
Sachant que on aime bien la nature ( et je veux profiter du Parc national) et j'ai vu aussi un musée du bûcheron dans la région !!! et d'autre choses 🙂.... et le zoo de me dit rien 😛 (je préfère les animaux en liberté... et mon métier et dans ce domaine, bref). Val Jalbert certes, mais pasbesoin de 2 jours pour ça 🤪
donc 5 en Mauricie et 4 au Lac au 6 et 3 ou?? J'ai trouvé des gîtes au Lac, mais en Mauricie je cherche dans la région du Parc National, surtout pas en ville, je cherche mais si vous avez une suggestion... 🙂
31 août : on redescent depuis le Lac par le Saguenay et direction Charlevoix (Baie-St-Paul)
1 et 2 septembre visite de la région. (couché à St-Irénée en gîte)
le 3 direction Québec et visite de la région les 4 5 6 et 7 (trouvé un gîte aussi 🙂)
le 8 direction Montréal on y passe deux nuits et le 10 décollage sur le vieux continent 😐
On restent volontairement quelques jours dans certaines région pour en apprécier le plus possible.
Pour ceux qui se disent et la Gaspésie alors ??, ben je suis surtout forêt 😛 et nous avons déjà fait la Gaspésie Bas-St-Laurent et les cantons-de-l'est lors d'un précédent voyage (il y a 6 ans) avec des amis. Et j'ai aussi fait la Baie-James il y a quelques temps aussi mais pour le boulot.
Merci 🙂
Retour du Viva Wyndham Maya English translation pending
15 jours super au mexique. l hotel etait très bien on a très bien mangé. les chambres étaient correctes sauf la climatisation très bruyante mais on ne l a pratiquement pas mise car le soir il fait bon pour dormir cela ne nous a pas genés.les spectacles étaient trés jolis le soir .la plage très jolie avec beaucoup de transats. playa del carmen 20 mn a pied. super! très jolie ville très agréable . très bon emplacement pour l hotel.
nous avons fait des excursions en dehors de l hotel car aussi non très chers.
chichen itza : un peu trop loin on aurait du faire coba surement je pense! il parait que c est mieux vu que nous on est pas trop pierre.
tulum : très joli, à voir et pas trop loin. xel ha: trè joli les enfants se sont baignés avec les dauphins, fabuleux!!! un peu cher mais souvenirs mèmorables! sian kaan: le top!😇 un peu cher mais ca les vaut largement! par l exterieur de l hotel 90 euros et 45 pour les enfants par l hotel 130 euros et idem pour les enfants. magique feerique grandiose.... c est une réserve protégée par l unesco.2 heures et demi de jeep ou on conduit soit meme sur une route cahoteuse avec des paysages magnifiques plages désertes mangroves...on est arrivé dans un petit village. ensuit on a pris un bateau de peche rapide on s est baigné dans une piscine naturelle et puis on est parti à la recherche d animaux on été gaté: on a vu dauphin tortues lamantin raie, oiseaux magnigfiques dans la mangrove et on a fini par plonger dans la barrière de corail. on est rentré on a mangé très bon. et retour 2 heures et demi de jeep. retour vers 20 heures . très bonne fatique. les mexicains ne sont jamais à l heure pour arriver mais l avantage est qu ils ne sont pas préssés de revenir.
on afait aussi une lagune vers akumal caliti?... marque sur le guide du routard très jolie. super vacances auncun regret . aurait du faire plutot coba que chicen itza mais aussi non génial!!!!
tulum : très joli, à voir et pas trop loin. xel ha: trè joli les enfants se sont baignés avec les dauphins, fabuleux!!! un peu cher mais souvenirs mèmorables! sian kaan: le top!😇 un peu cher mais ca les vaut largement! par l exterieur de l hotel 90 euros et 45 pour les enfants par l hotel 130 euros et idem pour les enfants. magique feerique grandiose.... c est une réserve protégée par l unesco.2 heures et demi de jeep ou on conduit soit meme sur une route cahoteuse avec des paysages magnifiques plages désertes mangroves...on est arrivé dans un petit village. ensuit on a pris un bateau de peche rapide on s est baigné dans une piscine naturelle et puis on est parti à la recherche d animaux on été gaté: on a vu dauphin tortues lamantin raie, oiseaux magnigfiques dans la mangrove et on a fini par plonger dans la barrière de corail. on est rentré on a mangé très bon. et retour 2 heures et demi de jeep. retour vers 20 heures . très bonne fatique. les mexicains ne sont jamais à l heure pour arriver mais l avantage est qu ils ne sont pas préssés de revenir.
on afait aussi une lagune vers akumal caliti?... marque sur le guide du routard très jolie. super vacances auncun regret . aurait du faire plutot coba que chicen itza mais aussi non génial!!!!
Voyages et politique English translation pending
Contrairement a ceux qui preconisent de rester muet sur la politique d'un pays qu'on visite et sur ses dirigeants sous pretexte qu'on y vit pas et par respect vis a vis du peuple, il me semble que toute politique (qui influe ou colore parfois nos rencontres et notre mode d'etre sur place), peut etre critiquee, jusqu'a en denoncer les abus ou les atteintes aux droits de l'homme.
En vertu de quoi est ce offensant pour un peuple que de parler, en toute liberte, de ceux qui le gouvernent, tetes couronnees ou pas?
Itinéraire et logement entre Vancouver et Calgary English translation pending
Bonjour,
Cet été, nous partons 2 semaines dans l'ouest (atterir à Vanouver et revenir par Calgary)J'aimerais bien avoir des informations pour les endroits où dormir pas trop cher, et le plus bel itinéraire à suivre en auto entre vancouver et calgary.merci🙂
Les voyages forment la jeunesse English translation pending
svp qui peut m'aider à realiser une brochure en parlant de :les voyages forment la jeunesse car on a demandé cet exposé à ma fille
L'Inde avec bébé de 12 mois sans vaccins? English translation pending
Bonjour à tous,
Mon ami ses parents notre enfant et moi allons voyager en Inde, mon ami est indien mais à toujours vécu en france;nous partons 1semaine à Pondichery et 1semane à Goa au mois de février, Michel-Ange, notre enfant, aura tout juste 12mois;pour le moment il a eu comme vaccin que le bcg, je ne suis pas pour les vaccins!!Je me demande si je dois vraiment lui faire les vaccins conseillés pour partir à l'étranger. Je recherche des témoignages de parents ayant voyagés avec 1bébé de 12mois avec ou sans vaccins, merci de me répondre je me sens un peu perdu🙁!!!!!!!!!!!
Mon ami ses parents notre enfant et moi allons voyager en Inde, mon ami est indien mais à toujours vécu en france;nous partons 1semaine à Pondichery et 1semane à Goa au mois de février, Michel-Ange, notre enfant, aura tout juste 12mois;pour le moment il a eu comme vaccin que le bcg, je ne suis pas pour les vaccins!!Je me demande si je dois vraiment lui faire les vaccins conseillés pour partir à l'étranger. Je recherche des témoignages de parents ayant voyagés avec 1bébé de 12mois avec ou sans vaccins, merci de me répondre je me sens un peu perdu🙁!!!!!!!!!!!
Conseils pour 15 jours au Québec? English translation pending
Bonjour! Me voilà de nouveaux, je suis espagnole et je part pour 15 jour au Canada en Septembre, j'ai regardé sur internet, j'ai lu plusiuer fois le "routard", bref... plus je regarde moins je sais ou aller, 15 jour ça passe vite et la seule chose dont je suis sure c'est la zone de Tadoussac et la ville de Quebec. Je vous demande conseil car je voudrais voir surtout de la nature et je ne sais plus ou aller: le parc Algonquin, la Verendry... bref quels parcs vale plus la peine? ou il ya a-t-il plus de faune? Quand au Indiens il parait que la visite des Hurons n'est pas terrible. Mais les Inuits ça fait loingt et je n'ai que 15 jours. Qu'est ce que vous en dites?
Excusez moi et merci de votre patience.
Bonne journée
Marga🙂
Safari Tanzanie English translation pending
Bonjour,
Nous voyageons très souvent par nouvelles frontières. Nous en sommes globalement satisfaits.
Nous avons effectué, par leur intermédiaire, il y a 4 ans, un safari, au kenya, d'une quinzaine de jours (dont les 3 ou 4 derniers jours se terminaient dans un hôtel de bord de mer). Nous avions séjourné dans des lodges confortables et étions revenus enchantés de notre voyage.
Nous avons l'intention de refaire un safari au mois de septembre mais, cette fois, en Tanzanie. Nous comptons repartir avec nouvelles frontières.
Si quelqu'un a effectué un safari en Tanzanie avec NF, je serai interessé par son avis.
Nous voyageons très souvent par nouvelles frontières. Nous en sommes globalement satisfaits.
Nous avons effectué, par leur intermédiaire, il y a 4 ans, un safari, au kenya, d'une quinzaine de jours (dont les 3 ou 4 derniers jours se terminaient dans un hôtel de bord de mer). Nous avions séjourné dans des lodges confortables et étions revenus enchantés de notre voyage.
Nous avons l'intention de refaire un safari au mois de septembre mais, cette fois, en Tanzanie. Nous comptons repartir avec nouvelles frontières.
Si quelqu'un a effectué un safari en Tanzanie avec NF, je serai interessé par son avis.
Lune de miel en Afrique du Sud English translation pending
Bonjour,
ma fiancée et moi révons d'Afrique du Sud pour notre voyage de noces.
Nous souhaitons partir vers novembre (meilleure période ?)
et voulons evidemment qlq chose de magique, sachant que nous sommes principalement interessés par le safari, si possible en lodge, car on aimerait qlq chose d'assez luxueux (lune de miel oblige)
et en plus, nous voudrions passer 2 ou 3 jours aux chutes victoria
maintenant que le contexte est posé, je vous demande vos conseils nous nous sommes documentés auprès de voyagistes genre kuoni, donatello... y a pas mal de circuits sympas, on voudrait de l'individuel, et nous avons un budget de 6000€ à deux pour une douzaine de jours
je vous remercie par avance pour votre aide
maintenant que le contexte est posé, je vous demande vos conseils nous nous sommes documentés auprès de voyagistes genre kuoni, donatello... y a pas mal de circuits sympas, on voudrait de l'individuel, et nous avons un budget de 6000€ à deux pour une douzaine de jours
je vous remercie par avance pour votre aide
Jour de deuil international pour les voyageurs English translation pending
Avec deux jours de retard dus au fait que j'etais perdu sur une plage pour le moment preservee du capitalisme betonnant, une plage paradisiaque perdue dans une nature intacte du Nicaragua, je poste ce message qui me tient a coeur, que j'avais ecrit sur mon carnet de route le jour meme, ecoeure.
Je sais, certains vont penser: pas de politique sur VF, ou encore, ce post n'a pas sa place ici.
Et comment qu'il a sa place ici! Il ne s'agit plus de politique a ce niveau la, mais d'une immense levee de boucliers de tous les voyageurs que nous sommes, tous concernes par ce qu'il vient de se passer, menaces, nous, ainsi que le vaisseau que nous visitons, ainsi que ses habitants que nous rencontrons, et que nous souhaitons les plus heureux possibles, et culturellement "intacts".
Aujourd'hui, une nouvelle fois, le voyageur, la Terre et ses peuples sont gravement menaces. Nous repartons pour quatre ans de guerre entre d'une part une oligarchie de quelques centaines de personnes morales et physiques que sont les multinationales et le futur gouvernement de monsieur Bush, et de l'autre cote, des peuples qui cherchent ou chercheront a preserver leur liberte, leur culture, et leurs droits, des especes animales et vegetales qui ne demandent qu'une chose, le droit d'exister, des littoraux qui cherchent a se preserver du beton, bref, pour resumer, le parti des enfants, des baleines, de la Terre et de l'eau, comme dirait l'autre.
Nous, en tant que voyageurs, ne pouvons que nous emouvoir des futurs problemes que cette desastreuse reconduction de la haine, de l'arrogance et de la betise va apporter, en extrapolant aisement les quatre ans deja ecoules.
Nous, en tant que voyageurs, ne pouvons pas rester neutres, et choisir son camp coule de source. Je n'ai rencontre, en quatre mois de voyage en Amerique Centrale, qu'un seul pro-Bush parmi les autres voyageurs, et il voyageait d'une maniere un peu differente des autres.
Nous, en tant que voyageurs concernes et responsables, condamnons fermement la reelection de monsieur Bush a la tete du pays le plus puissant de la planete, et condamnons tout aussi fermement la societe des Etats Unis d'Amerique du Nord, qui, par ses rouages, a permis que plus de la moitie des habitants de plus de la moitie des etats croit judicieux de donner leur voix a monsieur Bush une nouvelle fois.
J'imagine que des mouvements spontannes vont naitre un peu partout dans le monde reel et virtuel. Des sites importants vont sans doute proposer des sortes de petitions, ou d'autres formes de protestations. Je l'espere de tout coeur. J'invite par avance tous les voyageurs a aller voir ces sites, a s'INFORMER, et a signer s'ils leurs paraissent serieux.
En attendant, j'ecris, persiste et signe, je m'appelle Serge Mang
Je sais, certains vont penser: pas de politique sur VF, ou encore, ce post n'a pas sa place ici.
Et comment qu'il a sa place ici! Il ne s'agit plus de politique a ce niveau la, mais d'une immense levee de boucliers de tous les voyageurs que nous sommes, tous concernes par ce qu'il vient de se passer, menaces, nous, ainsi que le vaisseau que nous visitons, ainsi que ses habitants que nous rencontrons, et que nous souhaitons les plus heureux possibles, et culturellement "intacts".
Aujourd'hui, une nouvelle fois, le voyageur, la Terre et ses peuples sont gravement menaces. Nous repartons pour quatre ans de guerre entre d'une part une oligarchie de quelques centaines de personnes morales et physiques que sont les multinationales et le futur gouvernement de monsieur Bush, et de l'autre cote, des peuples qui cherchent ou chercheront a preserver leur liberte, leur culture, et leurs droits, des especes animales et vegetales qui ne demandent qu'une chose, le droit d'exister, des littoraux qui cherchent a se preserver du beton, bref, pour resumer, le parti des enfants, des baleines, de la Terre et de l'eau, comme dirait l'autre.
Nous, en tant que voyageurs, ne pouvons que nous emouvoir des futurs problemes que cette desastreuse reconduction de la haine, de l'arrogance et de la betise va apporter, en extrapolant aisement les quatre ans deja ecoules.
Nous, en tant que voyageurs, ne pouvons pas rester neutres, et choisir son camp coule de source. Je n'ai rencontre, en quatre mois de voyage en Amerique Centrale, qu'un seul pro-Bush parmi les autres voyageurs, et il voyageait d'une maniere un peu differente des autres.
Nous, en tant que voyageurs concernes et responsables, condamnons fermement la reelection de monsieur Bush a la tete du pays le plus puissant de la planete, et condamnons tout aussi fermement la societe des Etats Unis d'Amerique du Nord, qui, par ses rouages, a permis que plus de la moitie des habitants de plus de la moitie des etats croit judicieux de donner leur voix a monsieur Bush une nouvelle fois.
J'imagine que des mouvements spontannes vont naitre un peu partout dans le monde reel et virtuel. Des sites importants vont sans doute proposer des sortes de petitions, ou d'autres formes de protestations. Je l'espere de tout coeur. J'invite par avance tous les voyageurs a aller voir ces sites, a s'INFORMER, et a signer s'ils leurs paraissent serieux.
En attendant, j'ecris, persiste et signe, je m'appelle Serge Mang
Sécu hors Europe English translation pending
arghhh je viens d apprendre que la securite sociale ne pourrait me suivre lors de mon periple de 3 mois en amerique centrale, sortant de mon oeuf affolee je me demande s il existe d autres moyens que de payer en plus une assurance privee si c est le seul moyen en avez vous a me conseiller?, je viens d en avoir pour 200 euros de vaccins anti morsure de chauve souris alors....sniff mon magot s amenuise...
bon ben, ....
ciao!!
bon ben, ....
ciao!!
Petite synthèse sur l'accès à Tortuguero (Costa Rica) English translation pending
Petite synthèse sur l'accès à Tortuguero (Costa-rica)...
Lors de notre séjour, nous avons exploré les différentes pistes pour y accéder, en voici un résumé, en espérant que cela vous permette de faire votre choix.
Tortuguero est un Mont St Michel Costa-ricain par l'affluence et l'exiguité. On y accède nécessairement en bateau ou en avion.
Voici les principales formules possibles, hors l'avion : acheter une excursion clef en main, à San José ou ailleurs, incluant ou non l'hébergement sur place. s'y rendre par ses propres moyens par le NW (via Cariari) en combinant bus et bateau publics puis organiser sur place son séjour. s'y rendre par le sud (via Limon et le port de Moin), toujours par ses propres moyens.
Trajets possibles par Cariari, en combinant 2 bus publics puis un bateau. Option la plus rapide depuis SJ, détaillé sur plusieurs sites et dans les guides. Inconvénient : le trajet en bateau fait partie de l'intérêt de Tortuguero, or il est moins long par cette voie, donc on en profite moins... C'est par là que passent le gros des tours vendus à SJ. par Limon (Moin exactement), sur la côte Caraïbes. La navigation de Moin à Tortuguero s'effectue sur un ensemble de canaux, lagunes et rios parallèles au rivage. Depuis le tremblement de terre de 1991 qui a rehaussé les fonds, seuls de petits bateaux empruntent ce chemin. La distance est d'environ 70 km, le décor somptueux. L'aller dure environ 5 heures avec les arrêts pour regarder oiseaux, caïmans ou chauve-souris naines, le retour 3 heures. Superbe si la météo est de la partie. Dans notre cas, 80% de l'intérêt de la visite à Tortuguero a été cette balade. en combinant les deux : en passant par Cariari d'abord puis en quittant Tortuguero pour aller à Moin. L'inverse serait plus intéressant mais est plus délicat à organiser, les "capitaines" de Moin ne voulant prendre que des A/R à Moin.
Les excursions ("tours") clef en main
Il en existe de deux types : pension complète et activités incluses. On vous prend à votre hôtel à SJ ou ailleurs, un mini-bus vous emmène à l'embarcadère, le bateau à votre lodge etc. Vous êtes en pension complète et faites les sorties dans le parc prévues au programme. A notre connaissance, uniquement par Cariari. Prix maximum. Le prix suit le confort hôtelier (avec ou sans jaccuzzi etc). transport simple. En général assuré par des agences plus modestes. Concerne plutôt les A/R depuis Limon et le port de Moin. Une fois sur place, vous vous débrouillez pour trouver à coucher et organisez vos activités à votre guise (sans aucune difficulté et avec bien plus de choix qu'à distance, tout au moins à la basse saison. N'avons pas testé la haute...). Tortuguero est rempli de cabinas, à des prix voisins mais allant de la cabane à lapins sentant la peinture et le moisi à du très bien (on a apprécié les cabinas et le restaurant de Miriam près de l'océan).
Tout le monde ou presque vend des "tours" au Costa-rica, en particulier pour Tortuguero : hôtels, agences etc. Les prix varient selon la période de l'année, la durée du séjour, son confort ... et votre habileté à négocier. On trouve les prix sur Internet, au moins pour les formules "tout compris". Cf sites des lodges et grandes agences. Pas de surprise : c'est cher et il peut y avoir de mauvaises surprises : gros bateaux ou horaires des visites inadéquats par exemple, cf plus bas.
Trajet par Cariari par ses propres moyens (A/R)
Nous ne l'avons pas pratiqué. La plupart des personnes rencontrées sont passées par là. Aucune n'a fait part de difficultés, qu'elles parlent espagnol ou non. C'est l'accès le plus économique à Tortuguero.
Trajet par Moin (A/R) La plus belle balade, 5 heures à l'aller avec les arrêts, 2h30 au retour. Déjà plus cher mais vaut son prix (~ 40 à 60$ / pers).
Deux manières de procéder : en réservant à l'avance un aller/retour (tout le monde en vend : hôtel, agence, laverie etc). Pas nécessairement beaucoup plus cher. en se présentant au port de Moin, vers 9 / 10 heures et en se joignant à d'autres personnes qui attendent pour négocier un passage. Le risque : ne trouver personne avec qui partager les frais. Risque faible, même à la basse saison. Nous n'avons rencontré personne qui soit resté bloqué. D'ailleurs une douzaine de personnes étaient sur le quai quand nous sommes arrivés.
Inconvénient : impossible de rester plus d'une nuit à Tortuguero. En effet, le "captain" fait le trajet, dort sur place et rentre le lendemain avec ses passagers. Si on reste plusieurs jours, on l'immobilise plusieurs nuits à Tortuguero.
il très difficile d'avoir un aller simple si on veut rentrer par Cariari (sauf à payer l'aller/retour et ne pas profiter du retour). L'A/R rapporte plus...
Pour info, j'ai compté plus de 20 bateaux dans le port, de 6 à 40 places.
Arrivée par Cariari, départ vers Moin C'est la grande boucle, durée du séjour illimitée. Les "captain" qui descendent sur Moin sont toujours heureux de charger quelques personnes en plus à Tortuguero et les emmener. Inconvénient : le retour se fait plein gaz, donc pas d'arrêt ailleurs qu'à la buvette. On voit le paysage mais pas les animaux.
Arrivée par Moin, départ vers Cariari La grande boucle, dans l'autre sens, durée du séjour illimitée. Nous n'avons pas réussi à le faire, bien que cela soit possible avec un peu de chance (c'est la loi de l'offre et la demande sur le port de Moin...). Avantage : la remontée "touristique" de 5 heures de Moin à Tortuguero.
A savoir dans tous les cas... demander la taille du bateau (pour le trajet). Plus il est petit, mieux c'est. Il en existe de 6 à 40/50 places ! Pas la peine de dire que sur un bateau-mouche de 40 places couvert vous ne verrez rien (nous étions deux sur un bateau de 6 places). Qui dit groupe ou tour dit risque de voyager sur un gros bateau. Bien demander au préalable. Evidemment s'il pleut, la balade nécessite un bon équipement (à 20 kt, çà mouille !). Dans tous les cas, prévoir un ou 2 sacs poubelle de 100 litres pour mettre à l'abri les bagages (les petits bateaux n'ont qu'un toit contre le soleil). quelle est l'heure des visites du parc. Les animaux sont actifs la nuit, donc plus tôt sont les visites, plus elles sont intéressantes. Inutile de faire des tours à 10 heures comme le font certains lodges. Départ à 5h30 ou 6 heures du matin impérativement. Là encore, la taille de l'embarcation va du canoë à 3 places jusqu'au bateau de 15/20 personnes. le mode de propulsion du bateau (pour la visite du parc). Plus il est silencieux, mieux c'est. On peut visiter en canoé, en bateau électrique .. ou au moteur 4 temps au ralenti (ce qui semble interdit mais pratiqué). On peut aussi louer des canoês. les guides. Tous semblent avoir l'oeil. Les prix et durées sont comparables (~15$ par personne). En revanche, certains sont capables de nettement plus d'explications que d'autres... Visites en Anglais ou Espagnol. On a apprécié le Canadien vivant en face de l'église et son érudition, malheureusement ce n'était pas à la rame... il est heureusement possible de louer un canoé et de se balader à sa guise (prévoir une carte et une boussole quand même avant de s'engager dans le parc). Une bonne formule : faire un tour guidé puis naviguer par ses propres moyens les jours suivants si vous aimez l'observation de la nature (inutile d'aller loin pour être au calme).
Ponte des tortues L'attraction numéro 1. Pourtant on peut en voir ailleurs de manière moins commerciale. Fonction de la saison. On a zappé sans regret (fin de saison). La visite s'achève à la 1ère tortue rencontrée.
Naissance des tortues Facile à voir en saison, avec un peu de chance. Il suffit de trainer le soir sur la plage (l'accès n'est interdit que la nuit). Quand la température est adéquate, les naissances surviennent. C'est rapide, en quelques minutes, tout le nid est parti pour la mer. A faire : marcher le long de la plage en cherchant la trace des premières arrivées à l'eau, remonter jusqu'au nid (demander la tête des traces sur place, c'est caractéristique) et regarder. Eventuellement chasser les chiens. A ne pas faire : creuser le nid, prendre les tortues à pleine main, les mettre à l'eau. Ce n'est pas un film de Disney ! Dixit un garde avec qui nous en avons parlé. C'est pourtant ce que font la plupart des gens (débat animé USA/Europe à ce sujet sur la plage, y'a pas des désaccords que sur l'Irak !).
Mafia ?
Une Française installée à Cahuita nous avait parlé de la mafia de Tortuguero : prix alignés, exploitation en coupe réglée du tourisme etc. Voici notre contribution au sujet.
Arrivée à Tortuguero. Notre "captain" nous présente "par hasard" un guide qui traine "par hasard" sur le quai ou nous accostons (toujours par hasard). Le guide propose de nous emmener voir les tortues le soir (10 ou 15 $ par pers) et faire un tour avec lui le lendemain matin (15$ par pers, tarif standard). On prend note sans s'engager. Il nous emmène voir des cabinas (sa sélection...). Pas de chance, aucune n'est terrible. On continue avec lui sur les talons avant de trouver. Il nous laisse. Puis on part à la pêche aux guides pour voir ce qu'ils proposent et s'il n'y en aurait pas qui articulent plus, les marmonements du premier étant assez indistincts. Tour sur la plage, naissance de tortues, dîner, retour à la cabina. On frappe à la porte. Un jeune, nous dit être envoyé par le guide et nous demande si on veut faire les visites avec lui. Réponse : "non merci". Encore quelques minutes, on refrappe à la porte. Le guide éconduit cette fois-ci. Il vient nous informer que notre "captain" a décidé de partir à 10 heures le lendemain et non 13 heures comme convenu. Nous devons donc être au bateau à 10 heures sinon on rentre à la nage. Cela nous laisse juste le temps de visiter avec lui (bin, tiens). Discussion conjugale animée, risque-t-on réellement de rester en plan ou non. Retour à notre maitre-chanteur : "où est le captain ?" "quelque part...". "Raison du départ avancé ?" ... Impossible d'en savoir plus.
Nous lui disons que le seul accord qui tienne est celui conclu en arrivant et visitons le lendemain à notre rythme avant de retrouver notre captain sur son bateau à l'heure dite.
The end
Une dernière disgression : le renvoi continuel d'ascenseur est vrai partout au CR où l'on aime beaucoup le tourisme "dirigé" (vers les tours, guides, les taxi, les copains etc). Même si cela se fait dans la bonne humeur, il arrive que cela devienne un peu pesant...
Bonne visite !
Lors de notre séjour, nous avons exploré les différentes pistes pour y accéder, en voici un résumé, en espérant que cela vous permette de faire votre choix.
Tortuguero est un Mont St Michel Costa-ricain par l'affluence et l'exiguité. On y accède nécessairement en bateau ou en avion.
Voici les principales formules possibles, hors l'avion : acheter une excursion clef en main, à San José ou ailleurs, incluant ou non l'hébergement sur place. s'y rendre par ses propres moyens par le NW (via Cariari) en combinant bus et bateau publics puis organiser sur place son séjour. s'y rendre par le sud (via Limon et le port de Moin), toujours par ses propres moyens.
Trajets possibles par Cariari, en combinant 2 bus publics puis un bateau. Option la plus rapide depuis SJ, détaillé sur plusieurs sites et dans les guides. Inconvénient : le trajet en bateau fait partie de l'intérêt de Tortuguero, or il est moins long par cette voie, donc on en profite moins... C'est par là que passent le gros des tours vendus à SJ. par Limon (Moin exactement), sur la côte Caraïbes. La navigation de Moin à Tortuguero s'effectue sur un ensemble de canaux, lagunes et rios parallèles au rivage. Depuis le tremblement de terre de 1991 qui a rehaussé les fonds, seuls de petits bateaux empruntent ce chemin. La distance est d'environ 70 km, le décor somptueux. L'aller dure environ 5 heures avec les arrêts pour regarder oiseaux, caïmans ou chauve-souris naines, le retour 3 heures. Superbe si la météo est de la partie. Dans notre cas, 80% de l'intérêt de la visite à Tortuguero a été cette balade. en combinant les deux : en passant par Cariari d'abord puis en quittant Tortuguero pour aller à Moin. L'inverse serait plus intéressant mais est plus délicat à organiser, les "capitaines" de Moin ne voulant prendre que des A/R à Moin.
Les excursions ("tours") clef en main
Il en existe de deux types : pension complète et activités incluses. On vous prend à votre hôtel à SJ ou ailleurs, un mini-bus vous emmène à l'embarcadère, le bateau à votre lodge etc. Vous êtes en pension complète et faites les sorties dans le parc prévues au programme. A notre connaissance, uniquement par Cariari. Prix maximum. Le prix suit le confort hôtelier (avec ou sans jaccuzzi etc). transport simple. En général assuré par des agences plus modestes. Concerne plutôt les A/R depuis Limon et le port de Moin. Une fois sur place, vous vous débrouillez pour trouver à coucher et organisez vos activités à votre guise (sans aucune difficulté et avec bien plus de choix qu'à distance, tout au moins à la basse saison. N'avons pas testé la haute...). Tortuguero est rempli de cabinas, à des prix voisins mais allant de la cabane à lapins sentant la peinture et le moisi à du très bien (on a apprécié les cabinas et le restaurant de Miriam près de l'océan).
Tout le monde ou presque vend des "tours" au Costa-rica, en particulier pour Tortuguero : hôtels, agences etc. Les prix varient selon la période de l'année, la durée du séjour, son confort ... et votre habileté à négocier. On trouve les prix sur Internet, au moins pour les formules "tout compris". Cf sites des lodges et grandes agences. Pas de surprise : c'est cher et il peut y avoir de mauvaises surprises : gros bateaux ou horaires des visites inadéquats par exemple, cf plus bas.
Trajet par Cariari par ses propres moyens (A/R)
Nous ne l'avons pas pratiqué. La plupart des personnes rencontrées sont passées par là. Aucune n'a fait part de difficultés, qu'elles parlent espagnol ou non. C'est l'accès le plus économique à Tortuguero.
Trajet par Moin (A/R) La plus belle balade, 5 heures à l'aller avec les arrêts, 2h30 au retour. Déjà plus cher mais vaut son prix (~ 40 à 60$ / pers).
Deux manières de procéder : en réservant à l'avance un aller/retour (tout le monde en vend : hôtel, agence, laverie etc). Pas nécessairement beaucoup plus cher. en se présentant au port de Moin, vers 9 / 10 heures et en se joignant à d'autres personnes qui attendent pour négocier un passage. Le risque : ne trouver personne avec qui partager les frais. Risque faible, même à la basse saison. Nous n'avons rencontré personne qui soit resté bloqué. D'ailleurs une douzaine de personnes étaient sur le quai quand nous sommes arrivés.
Inconvénient : impossible de rester plus d'une nuit à Tortuguero. En effet, le "captain" fait le trajet, dort sur place et rentre le lendemain avec ses passagers. Si on reste plusieurs jours, on l'immobilise plusieurs nuits à Tortuguero.
il très difficile d'avoir un aller simple si on veut rentrer par Cariari (sauf à payer l'aller/retour et ne pas profiter du retour). L'A/R rapporte plus...
Pour info, j'ai compté plus de 20 bateaux dans le port, de 6 à 40 places.
Arrivée par Cariari, départ vers Moin C'est la grande boucle, durée du séjour illimitée. Les "captain" qui descendent sur Moin sont toujours heureux de charger quelques personnes en plus à Tortuguero et les emmener. Inconvénient : le retour se fait plein gaz, donc pas d'arrêt ailleurs qu'à la buvette. On voit le paysage mais pas les animaux.
Arrivée par Moin, départ vers Cariari La grande boucle, dans l'autre sens, durée du séjour illimitée. Nous n'avons pas réussi à le faire, bien que cela soit possible avec un peu de chance (c'est la loi de l'offre et la demande sur le port de Moin...). Avantage : la remontée "touristique" de 5 heures de Moin à Tortuguero.
A savoir dans tous les cas... demander la taille du bateau (pour le trajet). Plus il est petit, mieux c'est. Il en existe de 6 à 40/50 places ! Pas la peine de dire que sur un bateau-mouche de 40 places couvert vous ne verrez rien (nous étions deux sur un bateau de 6 places). Qui dit groupe ou tour dit risque de voyager sur un gros bateau. Bien demander au préalable. Evidemment s'il pleut, la balade nécessite un bon équipement (à 20 kt, çà mouille !). Dans tous les cas, prévoir un ou 2 sacs poubelle de 100 litres pour mettre à l'abri les bagages (les petits bateaux n'ont qu'un toit contre le soleil). quelle est l'heure des visites du parc. Les animaux sont actifs la nuit, donc plus tôt sont les visites, plus elles sont intéressantes. Inutile de faire des tours à 10 heures comme le font certains lodges. Départ à 5h30 ou 6 heures du matin impérativement. Là encore, la taille de l'embarcation va du canoë à 3 places jusqu'au bateau de 15/20 personnes. le mode de propulsion du bateau (pour la visite du parc). Plus il est silencieux, mieux c'est. On peut visiter en canoé, en bateau électrique .. ou au moteur 4 temps au ralenti (ce qui semble interdit mais pratiqué). On peut aussi louer des canoês. les guides. Tous semblent avoir l'oeil. Les prix et durées sont comparables (~15$ par personne). En revanche, certains sont capables de nettement plus d'explications que d'autres... Visites en Anglais ou Espagnol. On a apprécié le Canadien vivant en face de l'église et son érudition, malheureusement ce n'était pas à la rame... il est heureusement possible de louer un canoé et de se balader à sa guise (prévoir une carte et une boussole quand même avant de s'engager dans le parc). Une bonne formule : faire un tour guidé puis naviguer par ses propres moyens les jours suivants si vous aimez l'observation de la nature (inutile d'aller loin pour être au calme).
Ponte des tortues L'attraction numéro 1. Pourtant on peut en voir ailleurs de manière moins commerciale. Fonction de la saison. On a zappé sans regret (fin de saison). La visite s'achève à la 1ère tortue rencontrée.
Naissance des tortues Facile à voir en saison, avec un peu de chance. Il suffit de trainer le soir sur la plage (l'accès n'est interdit que la nuit). Quand la température est adéquate, les naissances surviennent. C'est rapide, en quelques minutes, tout le nid est parti pour la mer. A faire : marcher le long de la plage en cherchant la trace des premières arrivées à l'eau, remonter jusqu'au nid (demander la tête des traces sur place, c'est caractéristique) et regarder. Eventuellement chasser les chiens. A ne pas faire : creuser le nid, prendre les tortues à pleine main, les mettre à l'eau. Ce n'est pas un film de Disney ! Dixit un garde avec qui nous en avons parlé. C'est pourtant ce que font la plupart des gens (débat animé USA/Europe à ce sujet sur la plage, y'a pas des désaccords que sur l'Irak !).
Mafia ?
Une Française installée à Cahuita nous avait parlé de la mafia de Tortuguero : prix alignés, exploitation en coupe réglée du tourisme etc. Voici notre contribution au sujet.
Arrivée à Tortuguero. Notre "captain" nous présente "par hasard" un guide qui traine "par hasard" sur le quai ou nous accostons (toujours par hasard). Le guide propose de nous emmener voir les tortues le soir (10 ou 15 $ par pers) et faire un tour avec lui le lendemain matin (15$ par pers, tarif standard). On prend note sans s'engager. Il nous emmène voir des cabinas (sa sélection...). Pas de chance, aucune n'est terrible. On continue avec lui sur les talons avant de trouver. Il nous laisse. Puis on part à la pêche aux guides pour voir ce qu'ils proposent et s'il n'y en aurait pas qui articulent plus, les marmonements du premier étant assez indistincts. Tour sur la plage, naissance de tortues, dîner, retour à la cabina. On frappe à la porte. Un jeune, nous dit être envoyé par le guide et nous demande si on veut faire les visites avec lui. Réponse : "non merci". Encore quelques minutes, on refrappe à la porte. Le guide éconduit cette fois-ci. Il vient nous informer que notre "captain" a décidé de partir à 10 heures le lendemain et non 13 heures comme convenu. Nous devons donc être au bateau à 10 heures sinon on rentre à la nage. Cela nous laisse juste le temps de visiter avec lui (bin, tiens). Discussion conjugale animée, risque-t-on réellement de rester en plan ou non. Retour à notre maitre-chanteur : "où est le captain ?" "quelque part...". "Raison du départ avancé ?" ... Impossible d'en savoir plus.
Nous lui disons que le seul accord qui tienne est celui conclu en arrivant et visitons le lendemain à notre rythme avant de retrouver notre captain sur son bateau à l'heure dite.
The end
Une dernière disgression : le renvoi continuel d'ascenseur est vrai partout au CR où l'on aime beaucoup le tourisme "dirigé" (vers les tours, guides, les taxi, les copains etc). Même si cela se fait dans la bonne humeur, il arrive que cela devienne un peu pesant...
Bonne visite !
"Glory": an Animal Farm for Zimbabwe—and the world
"400 pages of verbal pyrotechnics and animal magic" — The Times
"Bulawayo leans into exaggeration and irony to tell hard truths. *Glory* is jam-packed with comedy and farce, poking fun at an autocratic regime while illustrating the absurdity and surreal nature of a police state." — The Guardian
The cruelty and savagery of Zimbabwe’s (and Africa’s in general) "powerful animals"
Zimbabwean author NoViolet Bulawayo has written a novel that illustrates better than any documentary the complexity of colonial legacy. In doing so, she revisits George Orwell’s Animal Farm. Her novel *Glory* is a political satire about Zimbabwe—and it’s brimming with humor.
For thirty years, Zimbabwe has been stagnating under Robert Mugabe’s presidency. Human rights violations, corruption, and international sanctions have kept the population mired in poverty and oppression, while the regime exploits the meager earnings of the economy. As the 2017 elections approach, a power struggle erupts over the succession of the very elderly Father of the Nation (Mugabe). On the streets, people hope for long-awaited reforms; the people feel their moment has come.
And indeed, the army ousts Mugabe and his wife—"with her Gucci heels" (p.32)—who was positioning herself for the presidency. Hopes are dashed, however. The generals install former vice-president Emmerson Mnangagwa in power; the regime merely changes faces, but the problems remain the same.
In the novel, the country is called "Jidada, with a -da and another -da" (p.1); there’s no mistaking that this fictional state is Zimbabwe.
For *Glory*, her second novel, NoViolet Bulawayo invents a whole series of codes whose strength lies precisely in how easy they are to decipher. Like George Orwell’s Animal Farm, the characters populating Bulawayo’s universe aren’t humans but horses, goats, or crocodiles with all-too-human traits. Mugabe and Mnangagwa are horses, the spiritual leader is a pig, the soldiers are all bloodthirsty dogs, while the populace consists of goats, chickens, donkeys, and cats. The shift to the animal world serves only to better grasp the laws of despotism—and to ridicule real-life models. On one hand, the animals are humanized: they tweet, torture, travel in private jets. On the other, their greed, stupidity, and brutality stem from their animal nature.
It’s the old trick of fable: dressing men in animal disguises to make them easier to recognize. That’s how Orwell, in Animal Farm, traced how the promise of liberation from the Russian Revolution turned into Stalinist terror. In his 1945 fable, George Orwell describes how the animals of a farm drive out their farmer to organize the exploitation themselves, collectively. For a time, they truly taste freedom, but a clique of pigs ends up taking control. The central figures of the Soviet story—Stalin, Trotsky, Molotov—were easily recognizable.
Yet Bulawayo departs sharply from Orwell. She’s less concerned with precision and the force of argument than with satirical exaggeration. The deposed president is a senile old man who believes he can control even the sun’s course. The new stallion in power is a greedy debaucher. His soldiers sniff respectfully at his tail and backside.
In Bulawayo’s *Glory*, things are more complicated, but her novel also tells of a failed, incomplete liberation. In the author’s Animal Farm, Jidada, the colonial exploiters are followed by new forms of oppression. Because the former liberators become tyrants themselves. And because global power dynamics persist in neocolonial structures.
Wouldn’t that be enough to fuel a deeply depressing narrative? No—Bulawayo turns it into a blazing satire, full of wit and uncompromising criticism of power, a thread running through contemporary (not just) Zimbabwean history. The old warhorses in NoViolet Bulawayo’s Jidada, who continue to act as pack leaders, are easily recognizable as caricatures of the longtime dictator Robert Mugabe and his successor, current president Emmerson Mnangagwa.
The plot kicks off in high gear with independence day festivities. From the crack of dawn, everyone waits on Jidada Square for the Old Horse, the Father of the Nation and former liberator, whose reign "was nearing all of—not one, not two, not three, but four solid decades" (p.1). Everywhere, the colors of the Jidada Party shine; everywhere, true supporters cheer. Even the scorching sun plays its part: "At this point the sun, upon seeing arrive the leader who was decreed by God himself to rule and rule and keep ruling, a leader who'd in turn decreed the very sun to head his cheerleading squad, took a deep, deep breath and thoroughly blazed to impress" (p.2).
Finally, the Old Horse’s luxury carriage approaches "with the slowness of a hearse" (p.2), and "hoping to catch a glimpse of the legendary Father of the Nation," which causes "the animals fell over themselves like intoxicated frogs" (p.2). The sovereign’s speech is delayed a moment longer: "what I really want is a nap," groans the Old Horse as he takes his seat with such care "like his backside was made of expensive porcelain" (p.6).
Meanwhile, Bulawayo parades his entourage: the president’s wife (who earns her doctorate at Jidada University faster than "you could say diss, for dissertation. Tholukuthi it was as easy as ordering from a KFC drive-through, or perhaps even easier being that it was cheaper than KFC; it in fact cost her nothing and the degree actually came with a zero-calorie Diet Coke and a purple straw" (p.41), and she’s now known as Dr Sweet Mother. The cabinet includes "the Minister of the Revolution, the Minister of Corruption, the Minister of Order, the Minister of Things, the Minister of Nothing, the Minister of Propaganda, the Minister of Homophobic Affairs, the Minister of Disinformation and the Minister of Looting" (p.9). And of course the vice-president, who will soon become interim president when the Old Horse finally kicks the bucket—and then settle in as the new long-term president, who in the novel is called Tuvius Delight Shasha, or "Tuvy" for short (p.253), none other than Emmerson Mnangagwa. It’s him Bulawayo reserves her most merciless character description for.
"New Dispensation" (p.109) is Tuvy’s slogan for Jidada, and he loves repeating it so much he even named his parrot after it ("So inspired was Tuvy by the realisation that he rechristened his new pet parrot with the name New Dispensation—tholukuthi the bird having been acquired explicitly for the purposes of tweeting eulogies and accordingly glorifying the Saviour throughout the airs and skies of the nation. Tuvy then went on to hire a lecturer in English from the University of Jidada to teach New Dispensation to say the phrase 'New Dispensation'" p.110). But Tuvy’s Zimbabwe remains a nation without free, fair, and credible elections ("#freefairncredibleelection" p.161), and the promised equal treatment applies only insofar as Zimbabweans now queue up without discrimination in endless lines—and everyone is as poor as the next in the "queuenation" (p.283). Except for the powerful. They can "yes, tholukuthi, her immeasurable riches theirs to take. And take they did—
just take—take—take—take—take—take—take—take—take—take—take—take—take—take—take—take—take—take—take—take—take—take—take—take—take—take—take" (p.249-250).
In short: Bulawayo brilliantly depicts how former independence fighters become exploiters themselves. And how the country threatens to suffocate under the weight of corruption and repression. But she also literally stages the polyphony with which the people oppose imposed obedience to the official line.
Controversial online discussions keep interrupting the narrative—dialogues and social threads (see photo below) that Bulawayo masterfully integrates. From a literary standpoint, it’s a brilliant idea. And it shows, above all, that the author’s sympathy—so likeable—goes to all those who refuse to let their dream of true freedom be stolen, not even by the corrupt elites of their own country.
In the book’s acknowledgments, the first tribute goes to "The Jidadas of the world, clamouring for freedom on many fronts—A luta continua." (p.401) This reflects the realization that, not only in Jidada-Zimbabwe but in many other corners of the world, the end of colonial domination is still far from meaning the freedom hoped for by the vast majority of people. But it also means, more broadly, that this freedom must be won "on many fronts" (see above), both domestically and geopolitically.
That’s precisely what *Glory* so vividly highlights: how complex the project behind the term "postcolonialism" really is. With *Glory*, Bulawayo also delivers a scathing critique of the persistence of colonial mindsets in the West.
In the novel, the murder of George Floyd, racist police violence, and white-supremacist ideology in Trump’s United States perfectly illustrate the persistence of racism. It’s especially in the final chapters that Bulawayo lets Jidada’s inhabitants explicitly and unflinchingly criticize a neocolonial world order:
"It was not lost on us how the West, which loved to 'save' Africa and announce every action to the whole world, did so with one limb while manipulating, looting and fleecing us with the rest of its limbs so that more money in fact poured out of the continent than trickled in." (p.376)
"It was no mistake that multinational corporations yearly reaped and shipped colossal profits from Africa back to their countries as had been the case during colonial times. Even the sticks and stones would tell you that the African earth at any given time howled and shook and heaved from the extraction of its precious minerals that rarely benefited its own miserable children." (p.376)
"(...) we vowed to wage yet another war for Africa's second Liberation from neocolonial oppression. From exploitation. From plunder. From Western dominion. From indignity. From Abuse. We wanted real freedom. We wanted greedy, thieving paws off our wealth. We wanted Justice. We wanted a new world; we wanted a brand-new world so much we didn't sleep a wink that night." (p.377)
The Jidadas of this world must fight two enemies: Western neocolonialism and the autocratic instrumentalization of that argument; the persistence of Western racism and the populist appropriation of that humiliation by tyrants from their own ranks. Neither of these obstacles to freedom diminishes the historical and current guilt of the other. But the path to postcolonial liberation must overcome all these forms of oppression. After all, the colonizers didn’t bequeath democracies to formerly dominated nations, but instability and the principles of oppression and exploitation—which the so-called liberators have also internalized. Yet the fact that a satirical novel can capture the complexity of historical relationships while remaining, despite all the darkness of the subject, hilarious—well, that’s truly astonishing.
Finally, *Glory* ties into a major trauma in Zimbabwe’s post-independence history: the so-called Gukurahundi massacres. Between 1983 and 1987, tens of thousands of civilians were murdered by Mugabe’s bloody henchmen, most of them Ndebele. The State Security Minister and head of secret services at the time? You guessed it—Emmerson Mnangagwa.
When *Glory* turns to the massacres, the novel’s tone shifts completely. The story is now told through the narrative of the goat called Destiny, who, like NoViolet Bulawayo herself, left her home country at 18 for the United States and only returned after 13 years. In the book, the city of Bulawayo becomes a village where Destiny retraces her family’s history—and learns that part of it was also brutally murdered during the massacres.
The abuse of power and life under a dictatorship, dispossession, and a fiercely proud awareness of the psychological wounds and emotional vulnerability of a uprooted and disenfranchised people who had to forge a new language—a new set of names—to express their lived experiences are at the heart of this wonderful Zimbabwean author’s literary work, NoViolet Bulawayo. Shortly after her studies, she was already writing short stories about postcolonial power dynamics in Africa. But her playful, masterful, and often unconventional approach to language also plays a key role in her work. With virtuosity, she shifts from cynical images of power-obsessed elites to compassionate descriptions of the people’s suffering, ending with a hopeful sermon on courage—the courage to break free from fear and thus gain the strength for change ("And every one of them understood that whatever they heard within those hearts was the new national anthem, tholukuthi an anthem that spoke of the kind of glory that burns eternal and glows with living light." p.400). This novel is a genuine pleasure to read. And it’s exceptional. Good, African...
Book info (original English and German translation):
NoViolet Bulawayo. Glory. Chatto & Windus, 2022. NoViolet Bulawayo. Glory. Suhrkamp, 2023.
Hery
The books (in English, in German)
Author NoViolet Bulawayo, Zimbabwe
Threads (p.164-165)
"Bulawayo leans into exaggeration and irony to tell hard truths. *Glory* is jam-packed with comedy and farce, poking fun at an autocratic regime while illustrating the absurdity and surreal nature of a police state." — The Guardian
The cruelty and savagery of Zimbabwe’s (and Africa’s in general) "powerful animals"
Zimbabwean author NoViolet Bulawayo has written a novel that illustrates better than any documentary the complexity of colonial legacy. In doing so, she revisits George Orwell’s Animal Farm. Her novel *Glory* is a political satire about Zimbabwe—and it’s brimming with humor.
For thirty years, Zimbabwe has been stagnating under Robert Mugabe’s presidency. Human rights violations, corruption, and international sanctions have kept the population mired in poverty and oppression, while the regime exploits the meager earnings of the economy. As the 2017 elections approach, a power struggle erupts over the succession of the very elderly Father of the Nation (Mugabe). On the streets, people hope for long-awaited reforms; the people feel their moment has come.
And indeed, the army ousts Mugabe and his wife—"with her Gucci heels" (p.32)—who was positioning herself for the presidency. Hopes are dashed, however. The generals install former vice-president Emmerson Mnangagwa in power; the regime merely changes faces, but the problems remain the same.
In the novel, the country is called "Jidada, with a -da and another -da" (p.1); there’s no mistaking that this fictional state is Zimbabwe.
For *Glory*, her second novel, NoViolet Bulawayo invents a whole series of codes whose strength lies precisely in how easy they are to decipher. Like George Orwell’s Animal Farm, the characters populating Bulawayo’s universe aren’t humans but horses, goats, or crocodiles with all-too-human traits. Mugabe and Mnangagwa are horses, the spiritual leader is a pig, the soldiers are all bloodthirsty dogs, while the populace consists of goats, chickens, donkeys, and cats. The shift to the animal world serves only to better grasp the laws of despotism—and to ridicule real-life models. On one hand, the animals are humanized: they tweet, torture, travel in private jets. On the other, their greed, stupidity, and brutality stem from their animal nature.
It’s the old trick of fable: dressing men in animal disguises to make them easier to recognize. That’s how Orwell, in Animal Farm, traced how the promise of liberation from the Russian Revolution turned into Stalinist terror. In his 1945 fable, George Orwell describes how the animals of a farm drive out their farmer to organize the exploitation themselves, collectively. For a time, they truly taste freedom, but a clique of pigs ends up taking control. The central figures of the Soviet story—Stalin, Trotsky, Molotov—were easily recognizable.
Yet Bulawayo departs sharply from Orwell. She’s less concerned with precision and the force of argument than with satirical exaggeration. The deposed president is a senile old man who believes he can control even the sun’s course. The new stallion in power is a greedy debaucher. His soldiers sniff respectfully at his tail and backside.
In Bulawayo’s *Glory*, things are more complicated, but her novel also tells of a failed, incomplete liberation. In the author’s Animal Farm, Jidada, the colonial exploiters are followed by new forms of oppression. Because the former liberators become tyrants themselves. And because global power dynamics persist in neocolonial structures.
Wouldn’t that be enough to fuel a deeply depressing narrative? No—Bulawayo turns it into a blazing satire, full of wit and uncompromising criticism of power, a thread running through contemporary (not just) Zimbabwean history. The old warhorses in NoViolet Bulawayo’s Jidada, who continue to act as pack leaders, are easily recognizable as caricatures of the longtime dictator Robert Mugabe and his successor, current president Emmerson Mnangagwa.
The plot kicks off in high gear with independence day festivities. From the crack of dawn, everyone waits on Jidada Square for the Old Horse, the Father of the Nation and former liberator, whose reign "was nearing all of—not one, not two, not three, but four solid decades" (p.1). Everywhere, the colors of the Jidada Party shine; everywhere, true supporters cheer. Even the scorching sun plays its part: "At this point the sun, upon seeing arrive the leader who was decreed by God himself to rule and rule and keep ruling, a leader who'd in turn decreed the very sun to head his cheerleading squad, took a deep, deep breath and thoroughly blazed to impress" (p.2).
Finally, the Old Horse’s luxury carriage approaches "with the slowness of a hearse" (p.2), and "hoping to catch a glimpse of the legendary Father of the Nation," which causes "the animals fell over themselves like intoxicated frogs" (p.2). The sovereign’s speech is delayed a moment longer: "what I really want is a nap," groans the Old Horse as he takes his seat with such care "like his backside was made of expensive porcelain" (p.6).
Meanwhile, Bulawayo parades his entourage: the president’s wife (who earns her doctorate at Jidada University faster than "you could say diss, for dissertation. Tholukuthi it was as easy as ordering from a KFC drive-through, or perhaps even easier being that it was cheaper than KFC; it in fact cost her nothing and the degree actually came with a zero-calorie Diet Coke and a purple straw" (p.41), and she’s now known as Dr Sweet Mother. The cabinet includes "the Minister of the Revolution, the Minister of Corruption, the Minister of Order, the Minister of Things, the Minister of Nothing, the Minister of Propaganda, the Minister of Homophobic Affairs, the Minister of Disinformation and the Minister of Looting" (p.9). And of course the vice-president, who will soon become interim president when the Old Horse finally kicks the bucket—and then settle in as the new long-term president, who in the novel is called Tuvius Delight Shasha, or "Tuvy" for short (p.253), none other than Emmerson Mnangagwa. It’s him Bulawayo reserves her most merciless character description for.
"New Dispensation" (p.109) is Tuvy’s slogan for Jidada, and he loves repeating it so much he even named his parrot after it ("So inspired was Tuvy by the realisation that he rechristened his new pet parrot with the name New Dispensation—tholukuthi the bird having been acquired explicitly for the purposes of tweeting eulogies and accordingly glorifying the Saviour throughout the airs and skies of the nation. Tuvy then went on to hire a lecturer in English from the University of Jidada to teach New Dispensation to say the phrase 'New Dispensation'" p.110). But Tuvy’s Zimbabwe remains a nation without free, fair, and credible elections ("#freefairncredibleelection" p.161), and the promised equal treatment applies only insofar as Zimbabweans now queue up without discrimination in endless lines—and everyone is as poor as the next in the "queuenation" (p.283). Except for the powerful. They can "yes, tholukuthi, her immeasurable riches theirs to take. And take they did—
just take—take—take—take—take—take—take—take—take—take—take—take—take—take—take—take—take—take—take—take—take—take—take—take—take—take—take" (p.249-250).
In short: Bulawayo brilliantly depicts how former independence fighters become exploiters themselves. And how the country threatens to suffocate under the weight of corruption and repression. But she also literally stages the polyphony with which the people oppose imposed obedience to the official line.
Controversial online discussions keep interrupting the narrative—dialogues and social threads (see photo below) that Bulawayo masterfully integrates. From a literary standpoint, it’s a brilliant idea. And it shows, above all, that the author’s sympathy—so likeable—goes to all those who refuse to let their dream of true freedom be stolen, not even by the corrupt elites of their own country.
In the book’s acknowledgments, the first tribute goes to "The Jidadas of the world, clamouring for freedom on many fronts—A luta continua." (p.401) This reflects the realization that, not only in Jidada-Zimbabwe but in many other corners of the world, the end of colonial domination is still far from meaning the freedom hoped for by the vast majority of people. But it also means, more broadly, that this freedom must be won "on many fronts" (see above), both domestically and geopolitically.
That’s precisely what *Glory* so vividly highlights: how complex the project behind the term "postcolonialism" really is. With *Glory*, Bulawayo also delivers a scathing critique of the persistence of colonial mindsets in the West.
In the novel, the murder of George Floyd, racist police violence, and white-supremacist ideology in Trump’s United States perfectly illustrate the persistence of racism. It’s especially in the final chapters that Bulawayo lets Jidada’s inhabitants explicitly and unflinchingly criticize a neocolonial world order:
"It was not lost on us how the West, which loved to 'save' Africa and announce every action to the whole world, did so with one limb while manipulating, looting and fleecing us with the rest of its limbs so that more money in fact poured out of the continent than trickled in." (p.376)
"It was no mistake that multinational corporations yearly reaped and shipped colossal profits from Africa back to their countries as had been the case during colonial times. Even the sticks and stones would tell you that the African earth at any given time howled and shook and heaved from the extraction of its precious minerals that rarely benefited its own miserable children." (p.376)
"(...) we vowed to wage yet another war for Africa's second Liberation from neocolonial oppression. From exploitation. From plunder. From Western dominion. From indignity. From Abuse. We wanted real freedom. We wanted greedy, thieving paws off our wealth. We wanted Justice. We wanted a new world; we wanted a brand-new world so much we didn't sleep a wink that night." (p.377)
The Jidadas of this world must fight two enemies: Western neocolonialism and the autocratic instrumentalization of that argument; the persistence of Western racism and the populist appropriation of that humiliation by tyrants from their own ranks. Neither of these obstacles to freedom diminishes the historical and current guilt of the other. But the path to postcolonial liberation must overcome all these forms of oppression. After all, the colonizers didn’t bequeath democracies to formerly dominated nations, but instability and the principles of oppression and exploitation—which the so-called liberators have also internalized. Yet the fact that a satirical novel can capture the complexity of historical relationships while remaining, despite all the darkness of the subject, hilarious—well, that’s truly astonishing.
Finally, *Glory* ties into a major trauma in Zimbabwe’s post-independence history: the so-called Gukurahundi massacres. Between 1983 and 1987, tens of thousands of civilians were murdered by Mugabe’s bloody henchmen, most of them Ndebele. The State Security Minister and head of secret services at the time? You guessed it—Emmerson Mnangagwa.
When *Glory* turns to the massacres, the novel’s tone shifts completely. The story is now told through the narrative of the goat called Destiny, who, like NoViolet Bulawayo herself, left her home country at 18 for the United States and only returned after 13 years. In the book, the city of Bulawayo becomes a village where Destiny retraces her family’s history—and learns that part of it was also brutally murdered during the massacres.
The abuse of power and life under a dictatorship, dispossession, and a fiercely proud awareness of the psychological wounds and emotional vulnerability of a uprooted and disenfranchised people who had to forge a new language—a new set of names—to express their lived experiences are at the heart of this wonderful Zimbabwean author’s literary work, NoViolet Bulawayo. Shortly after her studies, she was already writing short stories about postcolonial power dynamics in Africa. But her playful, masterful, and often unconventional approach to language also plays a key role in her work. With virtuosity, she shifts from cynical images of power-obsessed elites to compassionate descriptions of the people’s suffering, ending with a hopeful sermon on courage—the courage to break free from fear and thus gain the strength for change ("And every one of them understood that whatever they heard within those hearts was the new national anthem, tholukuthi an anthem that spoke of the kind of glory that burns eternal and glows with living light." p.400). This novel is a genuine pleasure to read. And it’s exceptional. Good, African...
Book info (original English and German translation):
NoViolet Bulawayo. Glory. Chatto & Windus, 2022. NoViolet Bulawayo. Glory. Suhrkamp, 2023.
Hery
The books (in English, in German)
Author NoViolet Bulawayo, Zimbabwe
Threads (p.164-165)A Series: June 2025 Photo Contest Theme
The theme for June is: A SERIES
"A series is a set of coherent images that share several common points while still being different from one another."
In 3 photos, posted simultaneously in the same message, I’d like you to tell me a little story with a few words. You’re allowed 2 series.
They can be narrative or thematic. For example: 3 shots representing 3 professions, 3 places of worship, 3 market stalls, 3 trains... the ideas are endless—whether in the same place or in different countries... or 3 images of the same place, photographed from 3 different angles, under 3 different lights... or 3 images where the predominant color is the same... Narrative and theme can, of course, overlap.
Practical details:
Participation Each VF member can submit up to 2 series, until Saturday, June 21 at 11:59 PM Paris time. Each series of 3 photos must be presented in a single message, with its number indicated (series 1, series 2).
Voting: Each VF member can vote for the 3 series they consider the best, based on their own criteria and the theme.
Voting will take place from Saturday, June 21 at midnight until Saturday, June 28 at 11:59 PM Paris time.
The selected series will be ranked in order of preference: - 1st series: 3 points - 2nd: 2 points - 3rd: 1 point
The winner is the author of the series with the most points.
Results will be published on June 29 during the day. In case of a tie, the number of first-place votes will decide. The winner will have the honor of organizing July 2025’s contest.
Photos that have won (1st, 2nd, or 3rd place) in another VF contest are not eligible for this one.
This thread is exclusively for series submitted to the contest. All discussions, comments, and other chatter should take place in this thread.
...................................................................
Narrative: In Bali, I took a cooking class. We went to the market to shop with the teacher. We cleaned and prepped the ingredients to make, among other things, a lovely salad.



...........................................................................
Narrative and thematic: I really loved this place 30 km from Essaouira. A little souk "just as it is," as they say. The souk of Ida Ougourd.



...........................................................................
Thematic: Green in nature. The green of tea plantations in Munnar, a bamboo forest in Les Landes, and a park in Tokyo.


In 3 photos, posted simultaneously in the same message, I’d like you to tell me a little story with a few words. You’re allowed 2 series.
They can be narrative or thematic. For example: 3 shots representing 3 professions, 3 places of worship, 3 market stalls, 3 trains... the ideas are endless—whether in the same place or in different countries... or 3 images of the same place, photographed from 3 different angles, under 3 different lights... or 3 images where the predominant color is the same... Narrative and theme can, of course, overlap.
Practical details:
Participation Each VF member can submit up to 2 series, until Saturday, June 21 at 11:59 PM Paris time. Each series of 3 photos must be presented in a single message, with its number indicated (series 1, series 2).
Voting: Each VF member can vote for the 3 series they consider the best, based on their own criteria and the theme.
Voting will take place from Saturday, June 21 at midnight until Saturday, June 28 at 11:59 PM Paris time.
The selected series will be ranked in order of preference: - 1st series: 3 points - 2nd: 2 points - 3rd: 1 point
The winner is the author of the series with the most points.
Results will be published on June 29 during the day. In case of a tie, the number of first-place votes will decide. The winner will have the honor of organizing July 2025’s contest.
Photos that have won (1st, 2nd, or 3rd place) in another VF contest are not eligible for this one.
This thread is exclusively for series submitted to the contest. All discussions, comments, and other chatter should take place in this thread.
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Narrative: In Bali, I took a cooking class. We went to the market to shop with the teacher. We cleaned and prepped the ingredients to make, among other things, a lovely salad.



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Narrative and thematic: I really loved this place 30 km from Essaouira. A little souk "just as it is," as they say. The souk of Ida Ougourd.



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Thematic: Green in nature. The green of tea plantations in Munnar, a bamboo forest in Les Landes, and a park in Tokyo.



Martine and DD in Colorado and Utah
Hello everyone! 🙂
So many silent months, and now Voyage Forum is accessible again. That’s cool because we can pick up our discussions for our mutual enjoyment.
I hope everyone is doing well and that you’ve been able to take some great trips, whether to the USA or elsewhere.
In September 2020, we had planned a round trip to explore Colorado, but unfortunately, a nasty virus messed up our plans, closing borders and keeping us stuck at home. Luckily for us, canceling the car, flights, and accommodations didn’t cost us a thing—everything was refunded.
In 2023, a loop from Las Vegas let us revisit places we’d seen in 2017 and discover new ones, this time spending more time at each stop with some lovely hikes.
In 2024, we finally revisited the 2020 plan, and I’ll start with that.
However, unforeseen circumstances mean I have much less time than before, so I’ll keep my trip reports shorter (ha ha ha—you’ll have less of my prose to endure).
Another change: for those who remember the "Gang of Four crazy sixty-somethings," it was just DD and me this time. Our dear Mimi and Maumau left the Var to focus on raising horses and can’t leave their little green paradise to join us anymore. We were unfortunately much tamer without them.
We traveled from September 11 to October 3.
The itinerary

Day 1: Flight Marseille-Paris-Denver, then Manitou Springs (133 km) Day 2: Manitou Springs (49 km) Day 3: Cripple Creek (104 km) Day 4: Salida (254 km) Day 5: Great Sand Dunes (231 km) Day 6: Durango (283 km) Day 7: Durango (Durango-Silverton train) Day 8: Ouray (121 km) Day 9: Ouray (Perimeter Trail hike) Day 10: Cortez (213 km) Day 11: Cortez (Mesa Verde National Park, 134 km) Day 12: Monticello (268 km, detour to Chesler Park) Day 13: Moab (171 km, Delicate Arch) Day 14: Moab (98 km, Fisher Towers) Day 15: Moab (171 km, Canyonlands) Day 16: Fruita (210 km, Colorado National Monument) Day 17: Crested Butte (224 km via Kebler Pass) Day 18: Crested Butte (57 km) Day 19: Glenwood Springs (150 km) Day 20: Glenwood Springs (118 km, Rifle State Park) Day 21: Georgetown (258 km via Independence Pass) Day 22: Denver (123 km), then return flight
We speak very little English. We spent 21 nights there and covered a 3,400 km loop by car and 160 km on foot (we’re still trying to hike while we’re in shape) from Denver in September 2024. We wanted this road trip to help us explore Colorado a bit more—we’d only spent 6 nights there in 2019—and to see it during the fall foliage season. We also wanted to return to Utah (we love Moab) to enjoy its red rocks, which we adore.
In the prices you see (some in euros, others in dollars), I’ve included bank fees and exchange charges. The flights, car, and parking were paid by credit card when we booked in February. Usually, we book around November, but some obligations kept us from doing it earlier. We downloaded the MPC (Mobile Passport Control) app on our phone, which saved us time at immigration.
📊 **Budget: just under 8,500 € for both of us, all included**
📊 **Flights** Marseille-Paris (CDG)-Denver: 2,152 € for both of us, with one checked bag each
📊 **ESTA and America the Beautiful Pass** The ones from our 2023 road trip were still valid
📊 **Parking at Marseille airport: 122 €**
📊 **Car: Nissan Rogue (the French X-Trail) from Hertz: 1,165 €** By booking through Air France (and earning miles), we got a 15% discount. Hertz offers a free Hertz Gold Plus Rewards program, which gives us priority counter service.
📊 **Accommodation: 3,050 €** We stayed in motels and hotels of various ranges (from 100 € to 270 € per night, depending on the city), all booked through Hotels.com or Booking. Booking sometimes offers cheaper rates if you book via the "Booking mobile" app. We also got some preferential rates thanks to our Genius 2 status. Out of 21 nights, only one place didn’t include breakfast.
📊 **Other expenses (activities booked by credit card before leaving)** Durango-Silverton train: 210 € (we booked the enclosed vintage coach in March) Mesa Verde: Balcony House: 15.15 € (booked 14 days before the visit) Timed-entry passes for Arches National Park: 6 € for 3 days (booked June 1 for September entries via http://récreation.gov/). We booked three different days to play with the weather.
📊 **Supplementary insurance with AVA: 204 €** (due to our age 😅 and the high cost of medical consultations in the USA)
📊 **Cash: 1,540 €** We left with 1,000 € exchanged before departure and made two withdrawals (500 $ and 200 $). This cash was used to pay for: - Evening restaurants and tips (between 70 $ and 95 $ for two meals and two drinks) - Two state parks: Dead Horse State Park (20 $) and Rifle State Park (10 $) - The Monarch Pass gondola (24 $) - Midday picnics - Gas (slightly cheaper with cash): 204 $ for 3,400 km - Personal souvenirs and little treats.
Like in our previous road trips, we didn’t rent a GPS. We used the offline GPS app Here We Go, for which we’d downloaded maps of Colorado and Utah from France, as well as a new offline app called Organic Maps as a backup—though we didn’t end up needing it.
❤️❤️❤️ **Highlights (there are so many!)** 📍 The stunning landscapes of Colorado, especially with the fall colors 📍 A step back in time at the old farm in Florissant Fossil Beds National Monument 📍 The prairies of Cripple Creek and the mining remnants of the Vindicator Trail 📍 The cheeky chipmunks in the ghost town of St. Elmo 📍 Great Sand Dunes and its soft sand 📍 The steam train between Durango and Silverton: we’re glad we chose the round-trip because it rained heavily on the way there, but we got to enjoy the scenery on the way back when the sun came out 📍 The unexpected meet-up with Michèle from the group outside a restaurant in Durango 📍 The hot springs in Ouray 📍 Mesa Verde and its still-vibrant past 📍 The red rocks of Moab and Delicate Arch at sunset 📍 The lace-like Fisher Towers and the view from the end of the trail 📍 The gorgeous Route 128 leading to Colorado National Monument—small, easy to visit, and so beautiful 📍 The colors of the fabulous Kebler Pass, Crested Butte, and especially the hike through the golden aspens (Lower and Upper Loop) 📍 The waterfalls at Rifle State Park 📍 The tundra of Independence Pass 📍 The Halloween decorations in Georgetown and Idaho Springs
😞😞 **Flops (there are very few!)** 📍 The viewpoints we missed because they weren’t well-marked or we didn’t see the signs 📍 The closure of some hiking trails (Hanging Lake and parts of Canyonlands) and the Sal Mountain Loop road, which kept us from accessing it 📍😢 The Chesler Park hike we had to cut short due to poor time management—180 km between our stop in Cortez meant we didn’t arrive until 10:30 AM, way too late for a 17 km hike.
Hope this helps! Have a great evening, everyone, and see you soon! 😊
The itinerary

Day 1: Flight Marseille-Paris-Denver, then Manitou Springs (133 km) Day 2: Manitou Springs (49 km) Day 3: Cripple Creek (104 km) Day 4: Salida (254 km) Day 5: Great Sand Dunes (231 km) Day 6: Durango (283 km) Day 7: Durango (Durango-Silverton train) Day 8: Ouray (121 km) Day 9: Ouray (Perimeter Trail hike) Day 10: Cortez (213 km) Day 11: Cortez (Mesa Verde National Park, 134 km) Day 12: Monticello (268 km, detour to Chesler Park) Day 13: Moab (171 km, Delicate Arch) Day 14: Moab (98 km, Fisher Towers) Day 15: Moab (171 km, Canyonlands) Day 16: Fruita (210 km, Colorado National Monument) Day 17: Crested Butte (224 km via Kebler Pass) Day 18: Crested Butte (57 km) Day 19: Glenwood Springs (150 km) Day 20: Glenwood Springs (118 km, Rifle State Park) Day 21: Georgetown (258 km via Independence Pass) Day 22: Denver (123 km), then return flight
We speak very little English. We spent 21 nights there and covered a 3,400 km loop by car and 160 km on foot (we’re still trying to hike while we’re in shape) from Denver in September 2024. We wanted this road trip to help us explore Colorado a bit more—we’d only spent 6 nights there in 2019—and to see it during the fall foliage season. We also wanted to return to Utah (we love Moab) to enjoy its red rocks, which we adore.
In the prices you see (some in euros, others in dollars), I’ve included bank fees and exchange charges. The flights, car, and parking were paid by credit card when we booked in February. Usually, we book around November, but some obligations kept us from doing it earlier. We downloaded the MPC (Mobile Passport Control) app on our phone, which saved us time at immigration.
📊 **Budget: just under 8,500 € for both of us, all included**
📊 **Flights** Marseille-Paris (CDG)-Denver: 2,152 € for both of us, with one checked bag each
📊 **ESTA and America the Beautiful Pass** The ones from our 2023 road trip were still valid
📊 **Parking at Marseille airport: 122 €**
📊 **Car: Nissan Rogue (the French X-Trail) from Hertz: 1,165 €** By booking through Air France (and earning miles), we got a 15% discount. Hertz offers a free Hertz Gold Plus Rewards program, which gives us priority counter service.
📊 **Accommodation: 3,050 €** We stayed in motels and hotels of various ranges (from 100 € to 270 € per night, depending on the city), all booked through Hotels.com or Booking. Booking sometimes offers cheaper rates if you book via the "Booking mobile" app. We also got some preferential rates thanks to our Genius 2 status. Out of 21 nights, only one place didn’t include breakfast.
📊 **Other expenses (activities booked by credit card before leaving)** Durango-Silverton train: 210 € (we booked the enclosed vintage coach in March) Mesa Verde: Balcony House: 15.15 € (booked 14 days before the visit) Timed-entry passes for Arches National Park: 6 € for 3 days (booked June 1 for September entries via http://récreation.gov/). We booked three different days to play with the weather.
📊 **Supplementary insurance with AVA: 204 €** (due to our age 😅 and the high cost of medical consultations in the USA)
📊 **Cash: 1,540 €** We left with 1,000 € exchanged before departure and made two withdrawals (500 $ and 200 $). This cash was used to pay for: - Evening restaurants and tips (between 70 $ and 95 $ for two meals and two drinks) - Two state parks: Dead Horse State Park (20 $) and Rifle State Park (10 $) - The Monarch Pass gondola (24 $) - Midday picnics - Gas (slightly cheaper with cash): 204 $ for 3,400 km - Personal souvenirs and little treats.
Like in our previous road trips, we didn’t rent a GPS. We used the offline GPS app Here We Go, for which we’d downloaded maps of Colorado and Utah from France, as well as a new offline app called Organic Maps as a backup—though we didn’t end up needing it.
❤️❤️❤️ **Highlights (there are so many!)** 📍 The stunning landscapes of Colorado, especially with the fall colors 📍 A step back in time at the old farm in Florissant Fossil Beds National Monument 📍 The prairies of Cripple Creek and the mining remnants of the Vindicator Trail 📍 The cheeky chipmunks in the ghost town of St. Elmo 📍 Great Sand Dunes and its soft sand 📍 The steam train between Durango and Silverton: we’re glad we chose the round-trip because it rained heavily on the way there, but we got to enjoy the scenery on the way back when the sun came out 📍 The unexpected meet-up with Michèle from the group outside a restaurant in Durango 📍 The hot springs in Ouray 📍 Mesa Verde and its still-vibrant past 📍 The red rocks of Moab and Delicate Arch at sunset 📍 The lace-like Fisher Towers and the view from the end of the trail 📍 The gorgeous Route 128 leading to Colorado National Monument—small, easy to visit, and so beautiful 📍 The colors of the fabulous Kebler Pass, Crested Butte, and especially the hike through the golden aspens (Lower and Upper Loop) 📍 The waterfalls at Rifle State Park 📍 The tundra of Independence Pass 📍 The Halloween decorations in Georgetown and Idaho Springs
😞😞 **Flops (there are very few!)** 📍 The viewpoints we missed because they weren’t well-marked or we didn’t see the signs 📍 The closure of some hiking trails (Hanging Lake and parts of Canyonlands) and the Sal Mountain Loop road, which kept us from accessing it 📍😢 The Chesler Park hike we had to cut short due to poor time management—180 km between our stop in Cortez meant we didn’t arrive until 10:30 AM, way too late for a 17 km hike.
Hope this helps! Have a great evening, everyone, and see you soon! 😊
A long journey around Australia
Sunday, October 1st, 2023
Mulhouse-London
We dumped our trash on our neighbors. We hugged, overflowing with emotion. Then Léa from Taxis S showed up. She knows us well. For ages, she’s been our driver. She was practically the official taxiwoman for the trips of the company where Dom and I met. She knew us when we were single! Almost teenagers! She knows everyone and fills in the biographies of people we’d forgotten.
Across the street, while we loaded the luggage, S., perched in his window frame, waved a handkerchief. This wasn’t just any trip.
Then things got tricky. It’s funny how fate sinks its teeth into our happy moments—there’s this whole intermediate phase where the poison seeps in unnoticed because you’re still in the dark...
First, there was a delay on our flight to London. Dom immediately went on high alert, while I stayed calm. In my mind, we had two hours. I knew we had to go from Terminal 5 to Terminal 4, but two hours—come on, that’s plenty, right?

Bad calculation! Because those two hours were between the first flight’s landing and the second’s takeoff. But flights close at least half an hour before departure. Getting from one terminal to another means taking a shuttle bus. We waited for the one going to Terminal 4... until a young guy paid to direct people (who hadn’t seen us) informed us it was no longer possible to access Terminal 4 without going through Terminal 2 first for a connection! That really cranked up the pressure. We started installing a mental countdown with a programmed explosion at the end—guaranteed stress with added beads of sweat. The terminal bus was driven by a young Pakistani guy. We were *so* tense we bombarded him with our frantic, repetitive questions. “So? When are we getting there? What’s happening? Why aren’t we moving?” Our eyes were glued to our watches. The poor guy knew. Perfectly. Because it was obvious—no way around it. We weren’t going to make it. It was impossible. But Dom and I stubbornly refused to believe it. Then the kid stopped the bus. Me, hysterical: “What are you doing? What’s going on? Our plane takes off in... in... 4 minutes!!!! We’re gonna miss iiiiiit!” He wasn’t calm either. “You’ve already missed it!” He explained we had to cross a zone that required an escort car to clear a path through the runways. Impossible to do without. It’s forbidden. We had to WAIT (!!!). Then he got a radio call—he had to rush to Terminal 3 to pick up a passenger who was *super* tight on time. “Amir!!!! It’s RIGHT NOW!” they yelled in his already-red ears, thanks to the complaints of two hysterical Frenchies. Dom and I were in overdrive, hallucinating! We wanted to stop him, maybe even hit him to prevent him from turning around. He picked up the girl, whom we instantly hated like the most despicable witch. I turned on my data, searched for Malaysia Airlines’ number at Terminal 4, called, and actually got someone—quite a feat. A woman cut off my frantic rambling with a blunt “It’s over, the check-in is closed, the plane is about to take off.” I heard her but refused to accept it. I yelled, “We’re coming!” She shot back her monolithic “It’s over.” Finally at the doors of that damn Terminal 4, we ran—*really* ran—a marathon, Gate 6, security checks, pat-downs, “Take off your belts,” we asked questions, everyone seemed confident, we ran with one hand holding up our pants, the other clutching our belt, Gate 6—the room was empty. A girl was sitting there, calmly on the phone. We pounced on her. She calmed us down. Little by little, the light came back. Our brains rebooted. We finally understood it was over. We’d have to start crafting a new plan with the new reality. It started with a return to Terminal 5 to talk to British Airways, which took a good hour. With the same driver as before. We were alone with him. He took the time to apologize, to assure us it wasn’t his fault, that our problem had no solution, that nothing could’ve changed the outcome. At BA, we were exhausted. We were greeted by a handsome young man in a navy-blue uniform with gold stripes everywhere. We could’ve made a scene, but we were just relieved to find someone who’d take charge of our story. It was a minimal response, but it was *a* response. I suppose we could’ve demanded a business-class upgrade or a free trip, but we were just happy with a few vouchers for food, a hotel room with breakfast, and a little bag with plastic toys, a razor, toothbrush, hygiene products, and a T-shirt... Trinkets... But we were fine with it all—we said thank you eagerly because the essential was assured. He found us seats on flights tomorrow. *Tomorrow.* We were afraid to hope! We had the exact same flights but a day later. The same crappy times, but it was all good. We felt saved from the shipwreck, like survivors. - And what about the luggage? - .... !!!!
Monday, October 2nd, 2023 London - Kuala Lumpur
It wasn’t the Ritz, but with exhaustion on our side, we slept well. The continental breakfast was way better than we’d expected from an Ibis Budget. Still, it wasn’t enough to restore my joy for life. The course correction had turned into an arduous obstacle course. I scoured the car rental site every which way. Couldn’t reschedule the car. I’d done it before, but this time... Not to mention the laptop battery was complaining—the Brits have this quirk of making their power outlets incompatible with our chargers. Frustrated, I called them but ended up with a girl who declared herself incompetent and offered to have someone from Avis in Perth call me back—someone who’d supposedly handle rentals better. I decided to wait while taking a bath. Barely settled in, the phone rang. I was soaking wet, of course, and asked Dom to answer. Unfortunately, she’s known for disliking my phone, and in a clumsy move, she hung up. We got annoyed. She put dry towels on the edge of the bathtub, but—another false move—they fell in the water. The phone rang again... I completely redid the plans for the next two days, then transferred the files to my phone to consult them later offline. I plugged in my USB cable... *Plop!* The battery died abruptly—my PC shut down without any of the usual polite warnings! I looked around, hoping to find someone to strangle... Long story short, you can tell the day started under the worst omens. I was in a foul mood and spread my bad vibes to Dominique, who was initially in much better spirits... I called Mastercard, hoping to get a refund for the non-refundable night in Perth we’d already paid for. Same old song: “We’ll call you back”... Then... I’ll cut it short—buses, trains, lots of waiting... We rushed to reach the infamous Terminal 4.

We tried new options and convinced ourselves that a delayed departure flight is unrecoverable, no matter the scenario. We were furious that BA hadn’t bothered to tell us, leaving us to run around like rats in a burning house.
Tuesday, October 3rd, 2023 Kuala Lumpur-Perth
The flight was pretty nice. 13 hours, though. Dom and I were facing each other across the aisle. We could get up easily whenever we wanted without bothering anyone and chat when we felt like it. Besides, their chicken was amazing. They were kind enough to offer Dom a truly remarkable glass of rum. Good movies too, including the excellent *Prisoners* by Denis Villeneuve. At KL, during boarding, we developed a nagging worry about our luggage. We checked with some Malaysian Airlines staff. I sensed their hesitation. They made calls. Then changed their minds, giving us smiles and thumbs up...
Wednesday, October 4th, 2023 Perth
*Happy is the man who, like Ulysses, has had a fine voyage.* Well, for us, it wasn’t that. Finally arrived, we experienced the loneliness of tourists watching the baggage carousel spin, emptying of its precious containers one by one, until only a handful of travelers were left, staring at each other in disbelief. Without luggage, you’re kinda screwed. Not even a change of socks—our feet had been swimming in the same shoes for 3 days. No adapter, so no laptop. No toiletries. We could’ve cried! The lost luggage guy played his part. If you want compensation, fill out the disclaimer on the website made for that. And then, “Don’t worry, your luggage will arrive tomorrow!” “Don’t worry?!” From the start of the trip, we’ve been jerked around, fed lies. Tomorrow is the *absolute* last chance to get them back. Beyond that, we’d have to scramble a whole new trip. And lose a lot in the process! I have no idea how to go about it. Tomorrow... OMG... Tomorrow... We landed at 1 AM. Avis, the car rental place, opens at 6:30. Luckily, we found some decent breakfast. It cheered us up and gave us a second wind. Incorrigible, we started believing again! Well, then we just killed time. What else was there to do?

In front of Avis’s little shack, we were freezing. We’d been there since dawn. The girl who showed up, a Latina, immediately saw us as a nuisance who’d ruin her hopes of a peaceful start. Her face and tone were as unwelcoming as possible. You know us—it ended with hugs. She gave us a gorgeous, brand-new car! A hybrid with ultra-sophisticated features, all buttons you shouldn’t touch if you want to drive this thing without causing irreparable damage! We’re off! Driving on the left is easy at first. You think about it constantly. It’s counterintuitive, it takes effort. It’s later, when you get used to it and confidence sets in, that it becomes dangerous—old reflexes can send you into a wall. Anyway, the car and I immediately clicked.
In Perth, underground parking next to the hotel, friendly welcome—we ended up forgetting all the morning’s mishaps. Should we go sightseeing?
https://voyageforum.com/images/posts/small/1733767537-5Nwk6t3DsBZNOzf.jpg
Across the street, while we loaded the luggage, S., perched in his window frame, waved a handkerchief. This wasn’t just any trip.
Then things got tricky. It’s funny how fate sinks its teeth into our happy moments—there’s this whole intermediate phase where the poison seeps in unnoticed because you’re still in the dark...
First, there was a delay on our flight to London. Dom immediately went on high alert, while I stayed calm. In my mind, we had two hours. I knew we had to go from Terminal 5 to Terminal 4, but two hours—come on, that’s plenty, right?

Bad calculation! Because those two hours were between the first flight’s landing and the second’s takeoff. But flights close at least half an hour before departure. Getting from one terminal to another means taking a shuttle bus. We waited for the one going to Terminal 4... until a young guy paid to direct people (who hadn’t seen us) informed us it was no longer possible to access Terminal 4 without going through Terminal 2 first for a connection! That really cranked up the pressure. We started installing a mental countdown with a programmed explosion at the end—guaranteed stress with added beads of sweat. The terminal bus was driven by a young Pakistani guy. We were *so* tense we bombarded him with our frantic, repetitive questions. “So? When are we getting there? What’s happening? Why aren’t we moving?” Our eyes were glued to our watches. The poor guy knew. Perfectly. Because it was obvious—no way around it. We weren’t going to make it. It was impossible. But Dom and I stubbornly refused to believe it. Then the kid stopped the bus. Me, hysterical: “What are you doing? What’s going on? Our plane takes off in... in... 4 minutes!!!! We’re gonna miss iiiiiit!” He wasn’t calm either. “You’ve already missed it!” He explained we had to cross a zone that required an escort car to clear a path through the runways. Impossible to do without. It’s forbidden. We had to WAIT (!!!). Then he got a radio call—he had to rush to Terminal 3 to pick up a passenger who was *super* tight on time. “Amir!!!! It’s RIGHT NOW!” they yelled in his already-red ears, thanks to the complaints of two hysterical Frenchies. Dom and I were in overdrive, hallucinating! We wanted to stop him, maybe even hit him to prevent him from turning around. He picked up the girl, whom we instantly hated like the most despicable witch. I turned on my data, searched for Malaysia Airlines’ number at Terminal 4, called, and actually got someone—quite a feat. A woman cut off my frantic rambling with a blunt “It’s over, the check-in is closed, the plane is about to take off.” I heard her but refused to accept it. I yelled, “We’re coming!” She shot back her monolithic “It’s over.” Finally at the doors of that damn Terminal 4, we ran—*really* ran—a marathon, Gate 6, security checks, pat-downs, “Take off your belts,” we asked questions, everyone seemed confident, we ran with one hand holding up our pants, the other clutching our belt, Gate 6—the room was empty. A girl was sitting there, calmly on the phone. We pounced on her. She calmed us down. Little by little, the light came back. Our brains rebooted. We finally understood it was over. We’d have to start crafting a new plan with the new reality. It started with a return to Terminal 5 to talk to British Airways, which took a good hour. With the same driver as before. We were alone with him. He took the time to apologize, to assure us it wasn’t his fault, that our problem had no solution, that nothing could’ve changed the outcome. At BA, we were exhausted. We were greeted by a handsome young man in a navy-blue uniform with gold stripes everywhere. We could’ve made a scene, but we were just relieved to find someone who’d take charge of our story. It was a minimal response, but it was *a* response. I suppose we could’ve demanded a business-class upgrade or a free trip, but we were just happy with a few vouchers for food, a hotel room with breakfast, and a little bag with plastic toys, a razor, toothbrush, hygiene products, and a T-shirt... Trinkets... But we were fine with it all—we said thank you eagerly because the essential was assured. He found us seats on flights tomorrow. *Tomorrow.* We were afraid to hope! We had the exact same flights but a day later. The same crappy times, but it was all good. We felt saved from the shipwreck, like survivors. - And what about the luggage? - .... !!!!

Monday, October 2nd, 2023 London - Kuala Lumpur

It wasn’t the Ritz, but with exhaustion on our side, we slept well. The continental breakfast was way better than we’d expected from an Ibis Budget. Still, it wasn’t enough to restore my joy for life. The course correction had turned into an arduous obstacle course. I scoured the car rental site every which way. Couldn’t reschedule the car. I’d done it before, but this time... Not to mention the laptop battery was complaining—the Brits have this quirk of making their power outlets incompatible with our chargers. Frustrated, I called them but ended up with a girl who declared herself incompetent and offered to have someone from Avis in Perth call me back—someone who’d supposedly handle rentals better. I decided to wait while taking a bath. Barely settled in, the phone rang. I was soaking wet, of course, and asked Dom to answer. Unfortunately, she’s known for disliking my phone, and in a clumsy move, she hung up. We got annoyed. She put dry towels on the edge of the bathtub, but—another false move—they fell in the water. The phone rang again... I completely redid the plans for the next two days, then transferred the files to my phone to consult them later offline. I plugged in my USB cable... *Plop!* The battery died abruptly—my PC shut down without any of the usual polite warnings! I looked around, hoping to find someone to strangle... Long story short, you can tell the day started under the worst omens. I was in a foul mood and spread my bad vibes to Dominique, who was initially in much better spirits... I called Mastercard, hoping to get a refund for the non-refundable night in Perth we’d already paid for. Same old song: “We’ll call you back”... Then... I’ll cut it short—buses, trains, lots of waiting... We rushed to reach the infamous Terminal 4.

We tried new options and convinced ourselves that a delayed departure flight is unrecoverable, no matter the scenario. We were furious that BA hadn’t bothered to tell us, leaving us to run around like rats in a burning house.
Tuesday, October 3rd, 2023 Kuala Lumpur-Perth
The flight was pretty nice. 13 hours, though. Dom and I were facing each other across the aisle. We could get up easily whenever we wanted without bothering anyone and chat when we felt like it. Besides, their chicken was amazing. They were kind enough to offer Dom a truly remarkable glass of rum. Good movies too, including the excellent *Prisoners* by Denis Villeneuve. At KL, during boarding, we developed a nagging worry about our luggage. We checked with some Malaysian Airlines staff. I sensed their hesitation. They made calls. Then changed their minds, giving us smiles and thumbs up...
Wednesday, October 4th, 2023 Perth
*Happy is the man who, like Ulysses, has had a fine voyage.* Well, for us, it wasn’t that. Finally arrived, we experienced the loneliness of tourists watching the baggage carousel spin, emptying of its precious containers one by one, until only a handful of travelers were left, staring at each other in disbelief. Without luggage, you’re kinda screwed. Not even a change of socks—our feet had been swimming in the same shoes for 3 days. No adapter, so no laptop. No toiletries. We could’ve cried! The lost luggage guy played his part. If you want compensation, fill out the disclaimer on the website made for that. And then, “Don’t worry, your luggage will arrive tomorrow!” “Don’t worry?!” From the start of the trip, we’ve been jerked around, fed lies. Tomorrow is the *absolute* last chance to get them back. Beyond that, we’d have to scramble a whole new trip. And lose a lot in the process! I have no idea how to go about it. Tomorrow... OMG... Tomorrow... We landed at 1 AM. Avis, the car rental place, opens at 6:30. Luckily, we found some decent breakfast. It cheered us up and gave us a second wind. Incorrigible, we started believing again! Well, then we just killed time. What else was there to do?


In front of Avis’s little shack, we were freezing. We’d been there since dawn. The girl who showed up, a Latina, immediately saw us as a nuisance who’d ruin her hopes of a peaceful start. Her face and tone were as unwelcoming as possible. You know us—it ended with hugs. She gave us a gorgeous, brand-new car! A hybrid with ultra-sophisticated features, all buttons you shouldn’t touch if you want to drive this thing without causing irreparable damage! We’re off! Driving on the left is easy at first. You think about it constantly. It’s counterintuitive, it takes effort. It’s later, when you get used to it and confidence sets in, that it becomes dangerous—old reflexes can send you into a wall. Anyway, the car and I immediately clicked.
In Perth, underground parking next to the hotel, friendly welcome—we ended up forgetting all the morning’s mishaps. Should we go sightseeing?

https://voyageforum.com/images/posts/small/1733767537-5Nwk6t3DsBZNOzf.jpg
Solo mom: 10 weeks in Indonesia, including 7 weeks with kids (ages 9 and 13)
Hi there,
I’m planning a trip to Indonesia between June and August 2025. I’ll be traveling solo with my two daughters, ages 9 and 13, for 7 weeks, and then solo without them for another 3 weeks.
This trip has a special meaning for me—I’ve got a break between my soon-to-be former job and launching my business. It’s my first big solo trip outside Europe with just my girls, and I’m heading to Indonesia because I’ve dreamed of discovering Bali since I was 12 (though I’m *terrified* of mass tourism!). Also, five years ago, I decided to limit myself to one flight every 10 years—this is my "big 40" trip, and it’s really important to me. I’ll probably never return to Indonesia after this.
Beyond that, I’d love to immerse myself in Balinese culture. For the rest of the trip, I’m especially drawn to nature and its grandeur. Basically, outside of Bali, I’d love to see breathtaking natural landscapes that are totally different from what I can find in Europe. I’d also love to spot some endemic wildlife (which my girls would find exciting too!). And if I can squeeze in a few "chill" days to just relax or go snorkeling in a nice, quiet spot, I’m all for it.
I’d love your advice, especially since I’d like to start in Bali (we’re arriving around June 20th—I’m hoping to avoid the peak tourist crowds from the Northern Hemisphere summer break).
Thanks!
I’m planning a trip to Indonesia between June and August 2025. I’ll be traveling solo with my two daughters, ages 9 and 13, for 7 weeks, and then solo without them for another 3 weeks.
This trip has a special meaning for me—I’ve got a break between my soon-to-be former job and launching my business. It’s my first big solo trip outside Europe with just my girls, and I’m heading to Indonesia because I’ve dreamed of discovering Bali since I was 12 (though I’m *terrified* of mass tourism!). Also, five years ago, I decided to limit myself to one flight every 10 years—this is my "big 40" trip, and it’s really important to me. I’ll probably never return to Indonesia after this.
Beyond that, I’d love to immerse myself in Balinese culture. For the rest of the trip, I’m especially drawn to nature and its grandeur. Basically, outside of Bali, I’d love to see breathtaking natural landscapes that are totally different from what I can find in Europe. I’d also love to spot some endemic wildlife (which my girls would find exciting too!). And if I can squeeze in a few "chill" days to just relax or go snorkeling in a nice, quiet spot, I’m all for it.
I’d love your advice, especially since I’d like to start in Bali (we’re arriving around June 20th—I’m hoping to avoid the peak tourist crowds from the Northern Hemisphere summer break).
Thanks!
Boucle Denver-Denver pour l'été 2021 English translation pending
Bonjour à tous
Après avoir du renoncer à notre projet 2020 dans l’ouest américain suite à l’annulation des vols de fin juin et avec l’actualité actuelle non propice aux voyages ( bon, nous avons quand même pu partir 10 jours dans les Cyclades en plan B) j’envisage, si la situation s’améliore, un nouveau projet pour l’été 2021 avec un départ mi juillet ( au lieu de notre préféré fin juin..).. on va essayer d'y croire!!
Cela donnerait ceci : une boucle Denver pour limiter les frais de location de voiture en faisant un oneway.
Itinéraire prévu, sans les détails.. toute la 1ere partie jusqu'à yellowstone devait se faire en 2020..😕
Samedi Jour 1 : Arrivée Denver. Nuit à Fort Collins Dimanche Jour 2 : Cheyenne–Custer - Nuit à Custer Lundi Jour 3 : Mont Rushmore- Badlands National Park – Nuit à Rapid City Mardi Jour 4 : Rapid City – Deadwood – Devils Tower - Buffalo (3h) – nuit à Buffalo ou Sheridan Mercredi Jour 5 : Buffalo à Cody par Bighorn canyon - Nuit à Cody ( 3h30) Jeudi Jour 6 : route vers Gardiner via Chief Joseph scenic highway et rock creek vista. Nuit à Gardiner Vendredi Jour 7 : Yellowstone – Nuit à Yellowstone Samedi Jour 8:Yellowstone – Nuit à Yellowstone Dimanche Jour 9 : Yellowstone – Nuit à Yellowstone Lundi Jour 10: Yellowstone – Nuit à Yellowstone mardi Jour 11 : Grand Teton – Nuit à Grand Teton ou Jackson Hole (1h30) Mercredi Jour 12 : randonnée le matin vers Grand Teton puis route vers Salt Lake City (5h) Jeudi Jour 13 : route vers Moab (4h) - fin de journée à Dead Horse State Park- Nuit à Moab Vendredi Jour 14 :Moab - Arches NP– Nuit à Moab Samedi Jour 15 : Moab – Canyonlands NP- Nuit à Moab Dimanche Jour 16: matin Moab ( fin de visite- ou activité) – puis route vers Colorado National Monument. (2h15) via la 128– Nuit à Grand Junction Lundi Jour 17 : :Glenwood Springs – Idaho Springs (3h30) (après midi Shopping) - Nuit à Denver Mardi jour 18 : journée Denver. Vol en fin de journée Mercredi jour 19 retour Maison
Pour info, nous connaissons déjà le principal de la partie Moab pour l’avoir fait en avril 2016. Je peux éventuellement ajouter 1 ou 2 jours.
Qu’en pensez vous ? Pur l’instant, j’ai l’impression que les tarifs hôteliers sont pus chers ??
Merci pour vos avis Prenez soin de vous Marie
Après avoir du renoncer à notre projet 2020 dans l’ouest américain suite à l’annulation des vols de fin juin et avec l’actualité actuelle non propice aux voyages ( bon, nous avons quand même pu partir 10 jours dans les Cyclades en plan B) j’envisage, si la situation s’améliore, un nouveau projet pour l’été 2021 avec un départ mi juillet ( au lieu de notre préféré fin juin..).. on va essayer d'y croire!!
Cela donnerait ceci : une boucle Denver pour limiter les frais de location de voiture en faisant un oneway.
Itinéraire prévu, sans les détails.. toute la 1ere partie jusqu'à yellowstone devait se faire en 2020..😕
Samedi Jour 1 : Arrivée Denver. Nuit à Fort Collins Dimanche Jour 2 : Cheyenne–Custer - Nuit à Custer Lundi Jour 3 : Mont Rushmore- Badlands National Park – Nuit à Rapid City Mardi Jour 4 : Rapid City – Deadwood – Devils Tower - Buffalo (3h) – nuit à Buffalo ou Sheridan Mercredi Jour 5 : Buffalo à Cody par Bighorn canyon - Nuit à Cody ( 3h30) Jeudi Jour 6 : route vers Gardiner via Chief Joseph scenic highway et rock creek vista. Nuit à Gardiner Vendredi Jour 7 : Yellowstone – Nuit à Yellowstone Samedi Jour 8:Yellowstone – Nuit à Yellowstone Dimanche Jour 9 : Yellowstone – Nuit à Yellowstone Lundi Jour 10: Yellowstone – Nuit à Yellowstone mardi Jour 11 : Grand Teton – Nuit à Grand Teton ou Jackson Hole (1h30) Mercredi Jour 12 : randonnée le matin vers Grand Teton puis route vers Salt Lake City (5h) Jeudi Jour 13 : route vers Moab (4h) - fin de journée à Dead Horse State Park- Nuit à Moab Vendredi Jour 14 :Moab - Arches NP– Nuit à Moab Samedi Jour 15 : Moab – Canyonlands NP- Nuit à Moab Dimanche Jour 16: matin Moab ( fin de visite- ou activité) – puis route vers Colorado National Monument. (2h15) via la 128– Nuit à Grand Junction Lundi Jour 17 : :Glenwood Springs – Idaho Springs (3h30) (après midi Shopping) - Nuit à Denver Mardi jour 18 : journée Denver. Vol en fin de journée Mercredi jour 19 retour Maison
Pour info, nous connaissons déjà le principal de la partie Moab pour l’avoir fait en avril 2016. Je peux éventuellement ajouter 1 ou 2 jours.
Qu’en pensez vous ? Pur l’instant, j’ai l’impression que les tarifs hôteliers sont pus chers ??
Merci pour vos avis Prenez soin de vous Marie
Poor, arm, pobre, ompofu, povero, pauvre... English translation pending
Deux copains devisaient :
Ils se sont rencontrés sur la route entre Agra et Jaipur et voyagent ensemble quelques jours.
« T’as vu ce type qui avance sur ses moignons sur sa planche à roulettes , c’est atroce hein ! » « Ouais, j’ai vu, on peut pas prendre la misère du monde sur les épaules, cool mec » « D’accord, mais quand tu vois cette jeune mère en guenilles avec son môme plein de croûtes, ça te choque pas ? »
« Fais pas ton rabat-joie, regarde, ils sont pauvres d’accord, mais t’as remarqué leur sourire, pis, ils sont habitués, pis c’est des réseaux, ils mettent leurs estropiés dans les endroits stratégiques pour que tu files des ronds parce que tu te sens coupable ? » « T’as peut-être raison, j’ai vu ça chez nous, des femmes qui sortent des voitures en groupe et qui vont faire la manche sur les trottoirs »
« Ben tu vois, c’est pareil, viens, on va chercher un hôtel clean, on n’est pas là pour se faire chier dans une guest-house pourrie, et pis j’ai lu qu’on n’était pas loin du quartier des bijoutiers, ça s’rait cool que je rapporte une bague à ma copine » « Moi je cherche des saris en soie, ma soeur veut en faire des rideaux »
« T’es parti où l’année dernière ? » « J’ai fais un trip au Brésil, p’…n les favellas, fallait voir çà. Un peu pareil qu’ici mais j’me sentais moins sécure » « C’est dingue tous ces pauvres dans le monde tu trouves pas ? »
« Sûr, mais t’es en vacances non. T’irais toi aux Tarterets, aux Minguettes, au Watts de L.A, ou à Marzahn à Berlin, c’est plein de pauvres aussi, là, c’est exotique. Encore que, t’as vu, y’a des gens qui visitent des bidonvilles, c’est tendance, mais des bidonvilles authentiques hein, pas des cités daubées remplies de drogués et super coupe-gorge.
« Moi je trouve qu’il y a de plus en plus de pauvres partout » « Ouais, mais vis ta vie, t’as bossé, économisé, t’as payé ton billet d’avion, t’as organisé ton séjour, alors tes sentiments à deux balles mets les au fond de ta poche et profite, vise un peu cette culture différente, tous ces monuments nickels et t’as vu ces paysages, incroyables non ?, T’es pas pauvre toi, alors arrête de bavasser »
« Mais je ne suis pas riche non plus ! » « Si t’es là, c’est que t’as de la thune, t’as déjà vu des pauvres voyager toi ? » « Ben oui, les migrants » « Oula, c’est au’t chose, arrête de me prendre la tête, viens on va bouffer »
« Ok, en plus on bouffe bien pour queue dalle mais ça me gêne quand même » « Tu veux faire quoi, aller construire des puits en Afrique, comme s’ils étaient des minables incapables de le faire eux-mêmes ?, va bosser chez MSF, ça lavera ta culpabilité et te donnera bonne conscience, bosse dans une assoc, change de job, bosse comme éduc dans les cités, bouge-toi ou alors savoure tes vacances et fous-moi la paix. »
Ainsi devisaient deux copains… Je crois que la nuit tombée, dans l’hôtel confortable où ils ont trouvé une chambre pour deux pour limiter les frais, sous le fan tournant à grande vitesse qui ainsi chassait les moustiques, ils ont, chacun dans leur lit songé à la conversation de la journée.
Ca veut dire quoi la pauvreté aujourd’hui ? Est-ce être indigent, précaire, en mauvaise santé, ne pas savoir lire écrire, ne pouvoir s’instruire ? Est-ce une servitude d’être pauvre, des incertitudes, de l’hébétude ? Est-ce aussi un manque d’amour, d’écoute, d’éducation ? Ne pas avoir un toit, du boulot, des vêtements et avoir faim ? Le pauvre des USA, celui d’Afrique, celui d’Asie, celui d’Europe ressent-il la même angoisse ?
Pauvres de toujours et nouveaux pauvres du 21ème siècle, p’être un tournant de l’histoire, tiers monde, quart monde, nouveau monde, un voyage en terre inconnue...bien plus inquiétant qu’un avion annulé, remboursé pas remboursé, des pépètes perdues, un projet momentanément cloué au sol !. Ca c’est une déception, une simple déception, une galère temporaire, un ajournement des rêves...
« Le pauvre a peu, le mendiant n’a rien, le riche a trop peu et nul n’a assez »
« T’as vu ce type qui avance sur ses moignons sur sa planche à roulettes , c’est atroce hein ! » « Ouais, j’ai vu, on peut pas prendre la misère du monde sur les épaules, cool mec » « D’accord, mais quand tu vois cette jeune mère en guenilles avec son môme plein de croûtes, ça te choque pas ? »
« Fais pas ton rabat-joie, regarde, ils sont pauvres d’accord, mais t’as remarqué leur sourire, pis, ils sont habitués, pis c’est des réseaux, ils mettent leurs estropiés dans les endroits stratégiques pour que tu files des ronds parce que tu te sens coupable ? » « T’as peut-être raison, j’ai vu ça chez nous, des femmes qui sortent des voitures en groupe et qui vont faire la manche sur les trottoirs »
« Ben tu vois, c’est pareil, viens, on va chercher un hôtel clean, on n’est pas là pour se faire chier dans une guest-house pourrie, et pis j’ai lu qu’on n’était pas loin du quartier des bijoutiers, ça s’rait cool que je rapporte une bague à ma copine » « Moi je cherche des saris en soie, ma soeur veut en faire des rideaux »
« T’es parti où l’année dernière ? » « J’ai fais un trip au Brésil, p’…n les favellas, fallait voir çà. Un peu pareil qu’ici mais j’me sentais moins sécure » « C’est dingue tous ces pauvres dans le monde tu trouves pas ? »
« Sûr, mais t’es en vacances non. T’irais toi aux Tarterets, aux Minguettes, au Watts de L.A, ou à Marzahn à Berlin, c’est plein de pauvres aussi, là, c’est exotique. Encore que, t’as vu, y’a des gens qui visitent des bidonvilles, c’est tendance, mais des bidonvilles authentiques hein, pas des cités daubées remplies de drogués et super coupe-gorge.
« Moi je trouve qu’il y a de plus en plus de pauvres partout » « Ouais, mais vis ta vie, t’as bossé, économisé, t’as payé ton billet d’avion, t’as organisé ton séjour, alors tes sentiments à deux balles mets les au fond de ta poche et profite, vise un peu cette culture différente, tous ces monuments nickels et t’as vu ces paysages, incroyables non ?, T’es pas pauvre toi, alors arrête de bavasser »
« Mais je ne suis pas riche non plus ! » « Si t’es là, c’est que t’as de la thune, t’as déjà vu des pauvres voyager toi ? » « Ben oui, les migrants » « Oula, c’est au’t chose, arrête de me prendre la tête, viens on va bouffer »
« Ok, en plus on bouffe bien pour queue dalle mais ça me gêne quand même » « Tu veux faire quoi, aller construire des puits en Afrique, comme s’ils étaient des minables incapables de le faire eux-mêmes ?, va bosser chez MSF, ça lavera ta culpabilité et te donnera bonne conscience, bosse dans une assoc, change de job, bosse comme éduc dans les cités, bouge-toi ou alors savoure tes vacances et fous-moi la paix. »
Ainsi devisaient deux copains… Je crois que la nuit tombée, dans l’hôtel confortable où ils ont trouvé une chambre pour deux pour limiter les frais, sous le fan tournant à grande vitesse qui ainsi chassait les moustiques, ils ont, chacun dans leur lit songé à la conversation de la journée.
Ca veut dire quoi la pauvreté aujourd’hui ? Est-ce être indigent, précaire, en mauvaise santé, ne pas savoir lire écrire, ne pouvoir s’instruire ? Est-ce une servitude d’être pauvre, des incertitudes, de l’hébétude ? Est-ce aussi un manque d’amour, d’écoute, d’éducation ? Ne pas avoir un toit, du boulot, des vêtements et avoir faim ? Le pauvre des USA, celui d’Afrique, celui d’Asie, celui d’Europe ressent-il la même angoisse ?
Pauvres de toujours et nouveaux pauvres du 21ème siècle, p’être un tournant de l’histoire, tiers monde, quart monde, nouveau monde, un voyage en terre inconnue...bien plus inquiétant qu’un avion annulé, remboursé pas remboursé, des pépètes perdues, un projet momentanément cloué au sol !. Ca c’est une déception, une simple déception, une galère temporaire, un ajournement des rêves...
« Le pauvre a peu, le mendiant n’a rien, le riche a trop peu et nul n’a assez »