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Thaïlande: deux semaines au pays du sourire (Bangkok, Ayutthaya, Chiang Mai, Krabi, Koh Kradan) English translation pending
by Santéa · 2013-04-03 · 34 replies
En mars dernier nous sommes partis pour notre premier voyage en Asie, direction la Thaïlande, en voici le compte rendu que vous pouvez trouver également sur mon blog :

Mes carnets de voyage

Episode 0 : Itinéraire & Préparatifs

Cet hiver, on laissera de côté les pistes de ski des Alpes pour nous rendre au soleil. Histoire d’oublier la grisaille et le froid de Paris, nous prendrons nos quartiers d’hiver en Thaïlande. Ce sera notre première expérience asiatique dans, paraît-il, le pays qui s’y prête le mieux.

La Thaïlande, est un pays à l’histoire millénaire et foisonnante. D’abord partie intégrante du puissant Empire Khmer, le territoire de la Thaïlande a ensuite hébergé plusieurs royaumes successifs : de Sukhothaï au Siam en passant par Ayutthaya. Ce n’est que depuis 1932 qu’on le connaît sous son nom actuel.

La Thaïlande est un pays de la taille de la France et peuplée lui aussi d’environ 60 000 000 d’habitants. Le territoire thaïlandais s’étend sur plus de 1600 km depuis les montagnes du Nord marquant la frontière avec le Laos jusqu’au bout de l’isthme de Kra et le début de la péninsule Malaise. La Thaïlande recèle de nombreux paysages très variés. Des paysages de montagnes autour de Chiang Mai, la « Rose du Nord ». De grandes plaines agricoles, au centre autour de la Chao Phraya et à l’Est dans l’Issan, jalonnées de grandes cités historiques comme Sukhothai ou Ayutthaya. Des plages paradisiaques et appréciées des touristes plus au sud que l’on décompose en deux entitées. Celles au bord du golfe de Thaïlande (Koh Samui, Koh Phangan, Koh Chang, Koh Tao …) et celles bordant la mer d’Andaman (Phuket, Koh Phi Phi, Koh Lanta …).

La Thaïlande est un pays très prisé des toursites et le nombre de visiteurs ne cesse d’augmenter d’année en année. C’est plus de 20 millions de touristes qui ce sont ainsi rendus en Thaïlande en 2011. Ceux ci sont attirés par les charmes du pays, les temples, les plages, et des prix défiant toute concurrence !

Après de longues soirées à se documenter, a faire et à refaire des simulations d’itinéraires, à parcourir le Lonely Planet, les sites internets et les forums histoire d’avoir un aperçu de ce pays en 15 jours, notre choix c’est finalement porté sur l’itinéraire suivant :

1. Bangkok ; 2.Ayutthaya ; 3. Chiang Mai ; 4. Parc National de Doi Inthanon ; 5. Ferme des éléphants de Patara ; 6. Ao Nang (Krabi) ; 7. Baie de Phang Nga ; 8 Koh Phi Phi ; 9. Koh Kradan

Nous arriverons le samedi 2 mars 2013 à l’aéroport international de Suvarnabhumi. De là, nous prendrons un taxi pour notre hôtel dans le centre historique de Bangkok où nous resterons 2 nuits (1). Le lundi 4 mars, nous prendrons le train en direction d’Ayutthaya (2). L’après-midi, nous y visiterons son parc historique, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Le mardi 5, direction Don Muang, le 2ème aéroport bangkokais où nous prendrons un vol pour Chiang Mai (3). Nous resterons 3 nuits dans le « Rose du Nord » le temps de découvrir (peut-être) le Doi Inthanon (4) et les éléphants de Patara (5). Le vendredi 8, nous reprendrons l’avion en direction des plages du sud et de la localité d’Ao Nang près de Krabi (6) où nous resterons 4 nuits. Cette station balnéaire servira de base arrière pour des excursions dans les lieux très connus de Phang Nga (7), Koh Phi Phi (8) et Railay. Le mardi 12, nous prendrons la direction de la petite île de Koh Kradan (9) où nous jouerons les Robinsons pendant 3 nuits. Pour finir, nous rentrerons sur Bangkok via Trang pour une journée de Shopping.

Pour préparer ce voyage, une fois de plus je me suis appuyé sur les valeurs sûres : Voyageforum.com pour les compte rendus de voyageurs et leur bons plans. Tripadvisor pour le choix des hôtels. Agoda et Booking pour les réservations d’hôtels lorsque les prix étaient plus intéressant que directement sur les sites d’hôtels. Kayak.fr pour les vols et Air Asia pour les vols intérieurs.

Concernant les guides versions papier il y en a pléthore. Nous en possédons 3 : le Lonely Planet Thaïlande, celui que l’on utilise le plus, jamais à court d’informations, le guide évasion Thaïlande qui se cantonne aux lieux hyper fréquentés et ne donnent que peu d’infos dès que l’on veut sortir des autoroutes touristiques et le Petit Futé Thaïlande récupéré il y a peu.
Apologie du sud-ouest des États-Unis en hiver English translation pending
by Diamina · 2013-03-03 · 127 replies
APOLOGIE DU SOUTHWEST EN HIVER

Tout d’abord, ceci n’est pas un carnet, car il n’y est absolument pas tenu compte des dates, des hébergements, des distances et autres détails qui d’une période à l’autre ne changent guère et sont largement répertoriés dans des carnets ou des sites comme celui D’Itat, que je remercie grandement au passage. Seule précision importante, c’est que nous y étions en février. Je remercie aussi chaleureusement Sedonax pour son site très riche Ouest USA, qui m'a permis de contacter les paria outfitters que sont Steeve et Susan, ainsi que de découvrir Altstrom point, à Page.

Parmi les nombreux carnets que j’ai eu l’occasion de découvrir, sur le sud-ouest des Etats-Unis visité en été, il ne s’est pas passé une fois sans que les voyageurs ne se plaignent de la chaleur, de cette chaleur pesante, étouffante, suffocante, qui vous donne l’impression de fondre sur place, de carrément vous liquéfier spontanément, malgré les litres d’eau que vous ingérez, celle que les autorités américaines surnomment « HEAT CAN KILL » !!!!!!

Certains guerriers grecs qui sévissent sur ce forum sont des ardents défenseurs de la chaleur surtout à MOAB!!!! Et comme je ne suis pas à moitié taquine, j'ai décidé de prendre le contre pied de cette position, et surtout de ne pas parler de Moab.

La chaleur, on dirait une bête sournoise, vicieuse, malveillante qui vous prend toute votre énergie, sans vous laisser aucun répit. (Certain dirait que ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort. C'est vrai!!!!!) Mais si ! Le répit arrive quand la chaleur s’éloigne, et qu’arrive AVEC LE PLUS GRAND BONHEUR la fin de la journée, vers 17h. Vous pouvez alors espérer quelques mansuétudes climatiques et profiter des derniers rayons du soleil pour, vite, faire quelques ballades avant 22h.

Voilà ce qui vous guette à las Vegas, à Monument valley, et à Death valley en été.

Alors qu’en hiver, en hiver, hummmmmmmmm !!!!!!!!!!!!!!!!!!! Je sais ! Vous pourriez objecter qu’il y a le printemps, ou l’automne ! Peut-être !

Mais l’hiver, ah l’hiver et son air revigorant, revivifiant ! Que du bonheur qui vous rend plus énergique, plus rapide dans vos gestes, plus empressés aussi.......d'aller prendre un bon chocolat chaud avec beaucoup de crème!!!!!!

La chose la plus importante que je tiens à signaler concernant l’hiver dans le southwest des Etats-Unis, c’est QU’IL NE FAIT PAS CHAUD !!!!!!!!!!!!

A las Vegas, dans la nuit de notre arrivée : 5°C ! 16°C l’après midi. Ce n’est pas beau ça !!!!!! Pas une goutte de sueur, pas d’impression de tête qui explose à cause de l’ensoleillement intense, pas de manque d’entrain du à cette insupportable chaleur et pas de besoin impératif d’aller farnienter aux abords d’une piscine. Vous profitez à fond de votre journée. Visites, shopping, restaurants, spectacles du cirque du soleil. Zen !!! Entre parenthèses "le rêve" c'est génial, spectaculaire, grandiose. A aller voir absolument!

En été les piscines sont bondées, et il est difficile d’y trouver de la place. Au contraire, en hiver, les piscines pour la plupart extérieures sont très peu fréquentées, voire vides, va savoir pourquoi, et il y a plein de places de disponibles. Pendant la journée, vous vous déplacez normalement sans avoir besoin de vous abriter du soleil. Au contraire, vous profitez à fond de chacun de ses rayons.

Le soir, chaudement couvert, vous assistez aux différentes animations que sont les fontaines du bellagio, les pirates du Treasure island, l'éruption du volcan du mirage, et là personne n’a envie de se faire mouiller. Bon à part ça, Las Vegas reste LAS VEGAS, avec son cortège de lumières, de shows, d’hôtels tous plus rutilants les uns que les autres, et ce gaspillage d’eau et d’énergie sans limite. Bref : Las Vegas !

Une fois quittée las Vegas, direction le grand canyon. Petit détour pour voir le HOOVER dam. Puis nuit à Tusayan. Il fait un je ne sais quoi qui vous pousse à avancer plus vite, à vous frotter énergiquement vos mains gantées, à émettre des brrrr. Oserais-je dire que c’est pour se réchauffer ! Peut-être !

5°C la journée, -7°C la nuit. …………… d’autant plus que le soleil se couche vers 18h, au lieu de 22h en été ! Indubitablement, il ne fait pas chaud ! Certains ont trouvé qu’il faisait froid. Mais quand on a visité le Sud Lipez bolivien en hiver, on ne craint plus rien !!!!!!!!!!!! Contrairement à la Bolivie en hiver, aux USA, les hôtels sont chauffés et même bigrement chauffés!!! Un vrai bonheur que de rencontrer ces havres de paix après vos visites.

On est même paré le lendemain pour un tour en hélicoptère au dessus du grand canyon. Sublimissime !!! De la neige, qui deci dela saupoudre les roches, telle du sucre vanillé !!! Miam! Miam ! Mais la grande majorité des canyons gardent leurs couleurs naturelles. 50 minutes de vol, pour 30 mn au dessus du grand canypn, dans un hélicoptère tout confort : l’Ecostar !







La piste d'atterrissage et de décollage elle même est tapissée de blanc.



Quelques ressentis de ce voyage dans le sud ouest des USA en hiver.

Dans les parcs, nous avons eu des températures négatives le matin et le soir, mais tout à fait acceptables dans la journée ( entre 40 et 50°F selon la voiture). Va falloir faire les conversions en degrés celcius tout seul comme des grands!!!!!

Au grand canyon, nous avons vraiment apprécié d'y avoir visité un maximum de points de vue, aussi bien entre hermit rest et grand canyon village que du côté est, sur la désert view drive.

A mohave point,

Mohave point, au coucher de soleil

Puis sur la desert view drive,





Vu l'immensité du site, ces points de vue permettent d'avoir des angles de vue vraiment différents, avec vues sur le Colorado ou pas d'avoir plus de chance de rencontrer des animaux.



Des élans, "elks" en anglais, entrain de brouter près de la route qui mène à maricopa point.

A ceux qui ont lu mes pérépéties dans les andes, cela ne vous rappelle pas une certaine vigogne?

"Mais qu'est-ce qu'elle a à me photographier comme cela, cette paparazzi?" semble-t-il me dire. "Eh, je ne suis pas une starlette de vegas!!!!"

En outre, le fait d'avoir fait le tour en hélicoptère de 50 mn, nous a permis d'avoir une vue du ciel complémentaire. Ceci dit, heureusement que nous avions choisi le tour de 50 mn, car le survol commence et finit par 10 mn au dessus de la forêt, aller et retour, ce qui est d'un intérêt discutable!!!! Voir le grand canyon des 2 côtés est et ouest puis du ciel, c'est comme visité les chutes d'Iguazú côté brésilien et côté argentin, puis du ciel en hélicoptère, et enfin d'en bas dans un jetboat. Ce sont des vues complémentaires. Il me reste à descendre le colorado en rafting pour compléter mon expérience du grand canyon. Peut-être dans une autre vie?

La désert view drive se poursuit pour rejoindre les villes de Page ou de Kayenta menant à Monument valley. C'est une route panoramique et de nombreux arrêts photographiques s'imposent. Ceci ne ressemble t-il pas au gâteau chocolat rencontré dans la quebrada del toro en Argentine?



Pour ce qui est de Monument Valley, dormir au View est un vrai plus, et je suis très contente d'avoir pris les chambres avec star view. Assister au lever et au coucher du soleil sur les 3 soeurs, ( the 3 sisters) de sa chambre, un pur bonheur!!! Surtout que les températures extérieures sont au dessous de 0°C!!!! Mais si en plus, vous avez le courage d'aller sur la terrasse du view ou sur le parking pour admirer l'ensemble du paysage alors le spectacle est encore plus fantastique.

Il y a plein de monolithes, de mesas ou buttes gigantesques dans ce parc, qui valent vraiment d'être valorisés ,



Et celle là près du parking du view, n'est-elle pas imposante? Ne semble-t-elle pas monter la garde devant les habitations des employés du view?

C'est vrai, c'est la photo des 3 buttes rendues célèbres par les westerns qui a fait le tour du monde.

Si vous voulez profitez de toutes la splendeur du lever du soleil, il faut faire le sacrifice de se lever tôt! Très tôt!!!! Pour un lever de soleil prévu à 7h10, de splendides couleurs bleutées, orangées, rosées, sont observables dans le ciel mettant en contraste les buttes restées dans le noir dès 6h15!



Puis le soleil se lève. Vu de la chambre,

Vue de la terrasse du view,

Ceci dit, en été, c'est encore plus tôt!! Et le soir, une fois le soleil couché à 18h10, et non à 22h comme en été , vous pouvez encore vous offrir le luxe de rester assister à la lente métamorphose du ciel qui se pare de jaune, rouge, violet, orange, bleu, rose, parfois successivement , parfois en même temps, donnant lieu à un spectacle s'étalant sur au moins 3/4H, avant de s'assombrir complètement. En été, cela vous obligerait à aller dormir vers 23h pour vous lever vers 4 ou 5h du mat, pour assister à l'ensemble des 2 spectacles dans leur intégralité !!! Bouhhhhhhhhh!!!

Pour ce qui est du dîner au view, étant donné que l'hôtel appartient à une famille Navajo, vous pouvez découvrir des mets traditionnels navajos. Nous avons eu le mérite d'avoir testé!!! L'histoire ne retiendra pas notre opinion à ce sujet.

En quittant, Monument Valley, faire le détour vers Mexican hat, pour découvrir le drôle de chapeau qui lui donne son nom.

Puis juste avant mexixan hat, vous pouvez aller voir le goosenecks state park qui vaut vraiment le coup." La San Juan river à creusé la montagne pendant des millénaires, lui donnant cette forme si particulière de cous d'oies qui se succèdent, et au milieu de ces cous d'oies, serpente inlassablement, la rivière dont le vert tranche nettement avec les différentes strates noires de la montagne." (il me semble que c'est Sedonax qui a dit cela sur son site ou quelqu'un d'autre que j'ai du lire ???????)



Merci à Sedonax pour les infos de son site ouest USA qui nous ont facilement permis de trouver tout cela.

Un premier cou d'oie,

Puis un autre cou d'oie!

Si en plus, vous avez le courage de poursuivre et de prendre la moki dugway, piste pleine de graviers s'enroulant autour de la montagne, grimpant inexorablement, tournant, s'incurvant, se rétrécissant, s'élargissant pour vous permettre finalement d'arriver tout en haut, afin de pouvoir vous rendre à muley point, et si vous avez la chance d'avoir un 4x4, alors vous pourrez arriver au bout de cette piste de 6 km en terre battue, souvent boueuse, à cause de la neige qui fond, et qui n'a rien à envier aux pistes des parcs du nord Chili ou du sud lipez. (Cette info m'a été fourni aussi sur le forum mais je ne sais plus par qui, en tout cas merci!)

la moki dugway, avec des traces de neige

Puis muley drive point, piste en terre battue avec des traces de neige tout autour, digne de celles rencontrées en argentine, ou au Chili ou encore en Bolivie en hiver austral 2012.



Et lá!!!!! Wouah! Vous avez une vue imprenable sur toutes la vallée, que vous venez de quitter. Vous voyez monument vallée au loin, la valley of the gods, le goosenecks state park, etc....

Je n'hésite pas à aller très près du bord pour les photos, pendant que mon mari plus sage, prend des photos de loin.

Il vaut mieux ne pas souffrir du vertige, c'est certain! Mais qu'elle aventure pour y arriver!



Voilà! Mon compte rendu tout à fait subjectif, s'arrête là pour le moment.

A+
Fuga à Venezia English translation pending
by Santéa · 2013-02-25 · 7 replies
Au mois de février nous avons fait un petit mid-week de Saint-Valentin à Venise, voilà ce que nous y avons découvert ... Comme d'habitude, vous trouverez plus de photos directement sur mon modeste blog. Mes Carnets de voyage

Episode 1 : A la découverte de la République de Saint-Marc

Au coeur de l’hiver, la Sérénissime nous ouvre ses portes pour une escapade de 2 jours. Ces deux jours à Venise, nous les passerons à arpenter la cité, émerveillés par son architecture, son ambiance et son passé glorieux. Pour cette première étape place au quartier de San Marco.

Jour 1.1 (15 février 2011, le matin) : Piazza di San Marco – Palazzo Ducale – Basilica di San Marco

1. Hôtel San Gallo ; 2. Campanile de Saint-Marc ; 3. Palais des Doges ; 4. Basilique de Saint-Marc

14 février 2011 : Partant de Beauvais sur un vol Ryanair, nous arrivons vers 18h30 à l’aéroport de Venise Trévise. De là, nous devons prendre une navette qui nous emmènera jusqu’à Venise via la ville de Mestre et la via Libertà, seule route reliant la ville au continent en traversant la lagune. Arrivés à la gare routière, nous prenons notre premier vaporetto en direction de la place Saint-Marc, au centre de la ville. c’est à quelques mètres de la place que ce trouve notre hôtel le San Gallo, pour 62 € par nuit nous avons une chambre typiquement vénitienne à moins de 50 mètres de la place Saint-Marc, le centre de la ville.

15 février 2011 : C’est parti ! Notre découverte de la Sérénissime peut commencer, lors de notre arrivée la veille au soir, il faisait froid et nuit, ce matin, la cité des doges nous offre un autre visage. La journée commence par un bon petit déjeuner à l’hôtel. Puis sur les coups de 9 heures, nous sortons direction la place Saint-Marc non loin de là.

La place Saint-Marc (San Marco en italien) est le centre névralgique de la cité vénitienne. Du nom du saint protecteur de la ville cette place est l’emblème de la ville et regroupe 3 de ses principaux monuments : le Palais des Doges (Palazzo Ducale) la Basilique Saint-Marc (Basillica di San Marco) et le fameux campanile de la basilique. Elle fut tout au long de la République de Venise le centre politique culturel et religieux de la ville.

1. Hôtel San Gallo ; 2. Campanile de Saint-Marc ; 3. Palais des Doges ; 4. Pont des Soupirs ; 5. Prison des puits ; 6. Basilique Saint-Marc

Nous commençons notre découverte de la place Saint-Marc par son campanile. Cette tour carrée en brique est le symbole de la ville. Haute de 96 mètres, elle servait d’abord de tour de garde puis de clocher à la basilique voisine.



Construit au XII ème siècle et dans sa forme actuel depuis 1514, le campanile actuel en haut duquel ont peu monter grâce à un ascenseur date en fait « seulement » de 1912. En effet, le campanile s’est effondré en 1902 et a été ensuite reconstruit à l’identique.

Même si le prix de l’ascension coûte 8 € par personne, une fois en haut, on ne regrette pas d’y avoir souscrit.





La vue à 360° sur la ville, le Grand Canal et l’île de la Giudecca est magnifique malgré la brume matinal d’un mois de février.



A nos pieds la ville aux milles canaux nous offre les tons ocres de ces toits, les clochers élancés de ses nombreuses églises et ses vaporettos filant tranquillement sur la lagune.





De retour sur la terre ferme, nous continuons notre découverte de la place Saint-Marc par la portion donnant directement sur le Grand Canal : la Piazzetta San Marco.



C’est là, juste devant le palais des doges que s’élancent les deux colonnes surmontées pour l’une d’entre elles par le célèbre lion ailé, symbole de la jadis florissante République de Venise.



Cette statue, subtilisée par Napoléon entre 1804 et 1815 daterait de la 2ème moitié du Moyen Age.

On continue en longeant le palais des Doges et le bord du Grand Canal, les gondoles ondulent paisiblement devant un panorama de carte postale.



On s’arrête devant le Ponte dei Sospiri (le fameux pont des Soupirs) où passaient les condamnés se rendant du palais des Doges où se trouvait le tribunal jusqu’à la prison attenante. C’était pour les prisonniers leur dernière vision de liberté avant une vie à l’ombre.



Malheureusement, les abords du pont sont en pleine rénovation et celui-ci est encadré de très hideuses bâches affublés de messages publicitaires.

On entre ensuite dans le palais des Doges, le palais du principal dirigeant de la cité.



Selon la légende, la ville de Venise aurait été fondée le 25 mars 421 suite à l’invasion de la Vénétie par l’armée d’Attila. C’est dans un but défensif que les premiers habitants auraient ainsi choisi cet emplacement sur une île de la lagune. Mais c’est surtout l’arrivée des Lombards un siècle plus tard qui entraînera un exode massif vers la future Venise. Au début de l’histoire de la jeune cité, les îlots ne sont pas reliés entre eux et l’emplacement actuel de la ville n’existe pas. C’est autour de Rialto que se forme la première véritable agglom��ration.

D’abord sous influence byzantine, très vite la puissance navale que foregera Venise tout au long de son histoire lui permet de s’émanciper de son suzerain en perte de vitesse. A partir du IXème siècle, Le doge est le premier magistrat de la République de Venise. Il est élu à vie, et ne peut abdiquer. Il n’a pas le droit de quitter le palais des doges et doit 5 fois par an offrir un banquet sur ses deniers personnels.

Très vite, l’influence de la Sérénissime s’étend sur une une grande partie de l’Adriatique et de la Méditerranée orientale. Le doge Erico Dandolfo aimait s’appeller « souverain d’un quart et demi de l’Empire romain ». Pendant très longtemps le commerce fut la pierre angulaire de la République, sa principale rivale en Méditerranée était l’autre ville italienne de Gênes qui lui disputait sa suprématie maritime. L’influence de la cité ne s’estompera qu’avec la découverte du Nouveau Monde et l’ouverture de nouvelles routes commerciales à la Renaissance et avec la montée d’un ennemi trop encombrant : l’Empire Ottoman.

Pendant toute cette période, les vénitiens n’ont pas arrêtés d’étendre leur ville sur la lagune, de créer de nouvelles terres en enfonçant des millions de pieux en bois dans le sol pour servir de fondations aux nombreux édifices de la ville.

Malgré la victoire navale de Lépante (1571) contre les Ottomans, la République n’a cessé de perdre du terrain sur son ennemi héréditaire. Face à la menace turque, Venise dût s’allier au XVIIIème siècle à l’Autriche, principale puissance d’Italie du nord, elle aussi aux prises avec le sultan (siège de Vienne en 1683). Mais suite à la campagne d’Italie de Bonaparte et au traîté de Campo-Formio entre l’Autriche et la France (1797) la Sérénissime est livrée aux français et perd son indépendance qui aura durée plus de 1 000 ans. La plus belle cité d’Europe au XVIIIème siècle ne s’en relèvera jamais, obligée d’accepter le joug autrichien. Malgré une éphémère République de Saint-Marc (1848-1849) la cité des Doges ne retrouvera jamais sa liberté, intégrant la toute jeune nation italienne en 1866.

Le palais des doges est le plus bel exemple de l’architecture gothique vénitienne. Le palais des doges actuel date de 1340, jusqu’en 1797, il fut la résidence du doge mais aussi le siège des principales institutions de la cité. Accolée au palais, de l’autre côté du rio della Paglia se trouve la prison qui se visite en même temps que le palais.



Après avoir payé le billet d’entrée au prix prohibitif (20 € !), on passe par la porte della Carta.On entre dans la cour intérieure. Les arcades et les façades du palais sont magnifiques et très géométriques.





Sur la gauche de la place se trouve l’escalier des Géants, qui doit son nom aux deux statues monumentales, oeuvres de Jacopo Sansovino, qui le surplombent.



C’est depuis cet escalier que se déroulait la cérémonie d’investiture des doges.



Une fois à l’intérieur du bâtiment, on monte dans les étages grâce à la scala d’oro (l’escalier d’or), construit entre 1566 et 1569.



On traverse de nombreuses salles (dons lesquelles l’appareil photo est interdit) dont la salle du Grand Conseil, longue de 53 mètres et large de 22. La plus grande du palais, plus grande qu’un terrain de Handball. Cette salle est décorée par de les plus grand artistes de la Renaissance : Véronèse et le Tintoret en tête. C’est également dans cette salle que se trouve la plus grande peinture du monde : Le Paradis du Tintoret avec 22 mètres par 7.



On termine la visite en passant à l’intérieur du pont des soupirs à la découverte des prisons des puits, composée de 19 cellules. Cette prison a remplacé l’ancienne prison des plombs qui se trouvait auparavant à l’intérieur du palais voisin.



De retour sur la place Saint-Marc on se dirige vers la basilique attenante au palais. L’entrée y est gratuite mais il est interdit de prendre des photos à l’intérieur.



Cette basilique construite en 828 est la plus importante de la ville. De nombreuses fois remaniées depuis, elle a désormais un style gothique comme son palais voisin.



Elle fut construite pour recevoir les reliques de Saint-Marc de retour d’Alexandrie. L’église actuelle n’est consacrée qu’en 1094. C’est une église à coupole dans le plus pur style byzantin.



La coupole principale fait plus de 45 mètres de haut. A l’intérieur, la basilique est recouverte de mosaïques a fond d’or qui donnent à l’édifice une impression de grande richesse et de grande beauté. Les carreaux de ces mosaïques sont composés de deux plaques de verre enserrant une feuille de métal précieux ce qui leur donne cette aspect doré. De nombreux éléments byzantins ont été rapportés dans la cité des doges à la suite de la prise de la ville de Constantinople par les Croisés en 1204.

L’heure du déjeuner approchant nous quittons la place Saint-Marc en direction des quartiers de San Polo et Dorsoduro, nos objectifs de l’après-midi à venir …

Croisière MSC Splendida du 24 fevrier au 4 mars 2013 English translation pending
by Flo1807 · 2012-11-07 · 114 replies
recherche personne qui fait croisere sur msc splendida du 24 fevrier 2013 au 4 mars, je suis seule avec 2 ados de 17 et 13 ans, et plus sympa de ne pas etre seule, surtout pour les enfants, merci florence
Retour d'un mois en Pays de Loire et Châteaux de la Loire English translation pending
by Mguibentif · 2012-10-26 · 9 replies
Préambule :

Pas facile d'organiser tout ceci.

Nous devions depuis longtemps aller dans la maison d'une amie 30 km au nord d'Angers, mais il y avait toujours des problèmes de dates qui ne jouaient pas, etc.

Ensuite, nous voulions retourner visiter les châteaux de la Loire, tout en étant conscients que la maison en question était assez éloignée de Tours et de Blois.

Donc, il fallait rester environ 15 jours dans la maison, puis se déplacer sur Tours et Blois par la suite.

Accessoirement, avec ma voiture de 10 ans, c'était moins risqué d'aller en France que de retourner en Sicile, ce que nous voulions également faire. De plus, il nous a paru préférable d'y aller en avril prochain pour des questions de climat et de présence de fleurs, etc. Sachant que je prendrai la nouvelle voiture commandée début novembre...

Donc, pas mal d'improvisation au jour le jour, selon la météo parfois...

Jeudi 27 septembre 2012 – 1er jour

Départ à 7 h 15, 173'790 km au compteur.

Routes nationales et départementales pour Bellegarde, Nantua.

2 cafés, 1 croissant à Nantua = 3 euros

Routes nationales et départementales pour Bourg-en-Bresse, Macon et Paray-le-Monial.

Arrivée vers 11 h 30 à Paray-le-Monial, on jette un oeil dans le cloître et la basilique que l'on connaît déjà.

Repas à la brasserie Quartz en ville, 1 tomates farcies riz, 1 émincé de dinde riz, 1 coca light, 1 quart de vin, 2 cafés = 27 euros.

Vers 13 h 20, départ pour Moulins et Bourges. Quelques averses entre Paray-le-Monial et Moulins, sinon beau toute la journée.

En route, 2 cafés à Sancoins = 2.40 euros

Arrivée vers 16 h 15 à l'hôtel réservé à Bourges, Mister Bed, 35.80 euros pour les deux.

On repart en ville, parcomètre 2 euros, petit tour pour revoir l'extérieur du palais de Jacques Coeur et l'intérieur de la cathédrale (vitraux surtout)

Vers 18 h 30, repas au Courtepaille (nous avions un bon pour une grillade gratuite), 2 onglets, 1 eau minérale, 1 coca light, 1 café, 1 café gourmand = 37.40 euros. (1 seule grillade du type choisi = 19.70 euros)

20 h, retour à l'hôtel

Vendredi 28 septembre 2012 – 2e jour

départ vers 7 h, il fait encore nuit...

2 cafés et 1 croissant à Vierzon = 3.10 euros

Essence E10 à 1.478 euros le litre, 36 euros

puis, Tours, La Flèche, Châteauneuf-sur-Sarthe où l'on arrive vers 11 h 30

Petit tour en voiture pour repérer le Super U et la route pour Brissarthe

Arrêt devant l'office du tourisme.

Repas à l'hôtel de l'Ondine 2 étoiles sur la terrasse fermée au dessus de la Sarthe, 2 menus entrée, plat principal et café à 12.50 euros = 1 salade exotique, 1terrine, 1 rôti de porc au miel, 1 maquereau, 1 coca, 1/4 vin rouge, 2 cafés. Total 32.40 euros

Tout près, il y a aussi une Auberge de la Sarthe (bâtiment plus ancien et plus petit que l'Ondine)

Ensuite, courses au Super U, 20.60 euros.

Puis, on va à Brissarthe, on trouve facilement la maison. A 15 h 30, nous sommes installés et avons tout sorti des valises...

Grand beau toute la journée.

Petit tour à pied à Brissarthe, église, etc.

Puis, retour à Châteauneuf-sur-Sarthe, parking devant l'hôtel de ville, place du marché (marché le vendredi matin).

2 cafés sur la terrasse du café Le Longchamp sur la place, WIFI, on regarde un moment internet.

Puis, tour de la ville à pied, on regarde les manoeuvres de 2 péniches dans l'écluse no 19. La Sarthe est navigable sur 135 km selon ce qui est écrit sur place, puis visite de l'église (essentiellement 3 fresques du XIIIe siècle).

Mercredi et jeudi, vente de vêtements dans la salle communale de la Cigale, nous allons voir où se trouve cette salle.

A 19 h, retour à la maison et repas.

Samedi 29 septembre 2012 – 3e jour

Départ vers 8 h 30

2 cafés à Châteauneuf-sur-Sarthe 2.20 euros

puis route jusqu'à Angers

A 9 h 50, parqués gratuitement au bout du pont de la Basse Chaîne au bas du château, sur l'autre rive.

A pied, nous revenons vers le château (que nous visiterons demain), prenons un plan à l'office du tourisme en face. + achat d'une carte routière locale de la région (4.57 euros)

A l'office du tourisme, WC gratuits au sous-sol, petits casiers à bagages, disons pour petits sacs à dos (2 euros).

Tour à pied proposé sur le plan de l'office du tourisme, maison de la Tour, extérieur galerie David d'Angers, tour Saint-Aubin, rue des Lices (vu un petit hôtel des Lices pas très cher dans la rue), rue Saint-Aubin, extérieur cathédrale Saint-Martin, retour à la rue des Lices où nous avions repéré une petite pizzeria (au feu de bois), la Piazzetta. 1 pizza Aurelia, 1 pizza napolitaine, 1 salade verte, 1 coca, 1/4 vin rouge, 2 cafés = 25.50 euros. Les pizzas sont excellentes à mon goût car pâte très fine... on reviendra... (fermé le dimanche)...

Puis rue Voltaire, place du Ralliement, extérieur musée Pincé (peu visible actuellement, échafaudages), rue Laud, cathédrale Saint-Maurice (vitraux, tapisseries, boiseries), descente grand escalier à l'arrière, passage pont Vauban, passage devant l'ENSAM, immense parking gratuit (même pour camping- cars) place de La Rochefoucauld près de la Maine, Musée J. Lurçat, ancien hôpital, tour des Anglais, place du Tertre Saint Laurent, grenier Saint-Jean, place de la Paix, rue de l'Hommeau, hôtel des Pénitentes, place de la Laiterie, abbaye du Ronceray, retour à la voiture.

Départ vers 16 h 30, route de Paris, arrêt centre commercial Carrefour, essence E10, 1.503 euro le litre, 32 euros. A côté de la station service, il y a une cafétéria Flunch...

Retour par Briollay, Tiercé, route D52, 17 h 30, arrivée à Brissarthe.

Repas à la maison.

Retour à Châteauneuf-sur-Sarthe.

2 cafés au bar Le Longchamp, 2.20 euros. Internet.

Retour au bercail.

Dimanche 30 septembre 2012 – 4e jour

Départ vers 8 h après avoir gratté le parebrise givré de la voiture...

Le café à Châteauneuf-sur-Sarthe semble déjà ouvert (alors qu'il était affiché ouverture à 9 h le dimanche), donc nous nous arrêtons.

1 croissant, 1 pain au chocolat à la boulangerie = 1.65 euros

3 cafés, 3.30 euros, lecture du journal

Départ vers 9 h.

Nous allons nous garer devant le château d'Angers (gratuit le dimanche) vers 9 h 35.

Petite promenade au soleil en attendant l'ouverture à 10 h. Fait pas très chaud le matin...

A 10 h, entrée, 8.50 euros par personne (sans l'audioguide).

Visite du parc, puis surtout de la tapisserie de l'Apocalypse (pour situer : 75 tapisseries sur une distance d'environ 6 x 23 mètres, dans une pièce à angle droit). Magnifiques scènes brodées... Il y a à l'entrée de la pièce des sièges pliants légers qu'on peut emporter et déposer à la sortie.

Nous regardons également le diaporama l'expliquant, le magasin attenant et quelques fouilles à côté.

Visite du logis, maquettes du château au rez-de-chaussée, on ne peut pas monter dans les 2 étages. Le haut du bâtiment a brûlé en 2009, restauration extérieure terminée, l'intérieur pas terminé (sais pas ce qu'il y aura à l'intérieur ensuite).

Visite de la chapelle, c'est-à-dire un coup d'oeil depuis la porte car installation d'une oeuvre d'art moderne en plein milieu (une horreur à mon goût !), j'aurais bien voulu pouvoir contourner « la chose » pour aller voir les fresques murales, mais bon, on ne peut pas entrer... tant que « la chose » n'est pas installée... no comment...

Puis, nous montons faire le tour sur le rempart, belles vues sur l'intérieur de la cour du château, sur la Maine et la ville.

Nous ressortons à midi, coupons à travers la vieille ville et allons à la place du Ralliement où 3 restaurants sont ouverts ce dimanche midi.

Nous choisissons le restaurant « les Caves du Ralliement » à l'intérieur, (dehors soleil 18 degrés) 1 assortiment de hors d'oeuvre, 1 moules marinières, 1 aiguillette de canard, 1 coca light, 1/4 vin rouge, 2 cafés = 45.30 euros. Au dessus de ce restaurant, hôtel Saint-Joseph 2 étoiles (qui semble avoir également un restaurant propre).

Nous achetons ensuite 2 tickets de tram, appareils sur le trottoir, 1.40 euro pour 1 h. par personne (on peut payer cash ou avec carte, il existe des formules à 10 tickets plus avantageuses).

Nous prenons le tram vers 14 h 25 pour aller au terminus de l'autre côté du fleuve, environ 30 minutes, nous restons à l'intérieur et revenons jusqu'à l'arrêt « Les Gares », cela fait juste 1 heure, nous voyons la gare, la place de la gare, et revenons à pied jusqu'au château assez proche.

Départ vers 16 h.

Retour à Brissarthe vers 16 h 25.

Puis, nous retournons au café à Châteauneuf-sur-Sarthe pour voir internet un moment. 1 café, 1 coca light au soleil sur la terrasse = 3.30 euros.

Retour à Brissarthe vers 18 h 15.

Repas sommaire et repos...

Lundi 1er octobre 2012 – 5e jour

Départ vers 7 h 45

Arrêt au centre de Tiercé (marché le mercredi matin)

1 croissant, 1 pain au chocolat = 1.90 euros

2 cafés = 2.20 euros

9 h Angers

Route le long de la Loire pour Saumur, de magnifiques vues sur la Loire en route, arrivée vers 10 h.

A l'entrée de la ville, centre commercial Leclerc avec cafétéria Crescendo.

Nous montons nous garer vers le château. WC gratuits sur le parking.

Nous allons voir de plus près autour du château, fermé le lundi, nous reviendrons... Très jolies vues.

Nous reprenons la voiture et redescendons en ville.

Parking gratuit le long de la Loire, quai Carnot, parking accessible également aux camping cars.

Office du tourisme à côté, plan de la ville.

Nous reculons sur le pont pour une vue d'ensemble, puis nous allons voir l'hôtel-de-ville, façade côté quai et façade arrière, nous passons à l'arrière dans la vieille ville, place Saint-Pierres vieilles maisons, cathédrale Saint-Pierre inaccessible malheureusement (travaux), puis nous allons à pied à l'église de Nantilly (chapiteaux, tapisseries, stalles). Tout près, une autre église désaffectée au milieu de la résidence « les jardins de Nantilly...

Nous retournons en centre ville pour trouver un restaurant, de nombreux commerces et brasseries fermés en ce lundi matin... Nous trouvons vers 12 h 30 la crêperie Coeur de Breizh. 2 menus à 12 euros. 1 entrecôte frites/salade et 1 saucisse frites/salade, 1 coupe de glace, 1 crêpe au sucre, 2 cafés, 1 verre de vin rouge + hors menu, un coca breton (Breizh coca) dont j'ignorais l'existence jusqu'à ce jour et que j'ai trouvé infect (très très sucré), mais bon pas le choix apparemment, crêperie bretonne oblige... = 26.50 euros. Si je retombe dans une crêperie par ici, je prendrai un verre d'eau du robinet, ce sera mieux... !

Ensuite, nous retournons rue Balzac pour visiter le magasin Emmaüs, ouvert à 14 h (les lundi, mercredi et samedi). Assez grand, tout est bien exposé.

Nous retournons à la voiture et rentrons par l'autre rive de la Loire, par la D132 jusqu'à Pont-de-Cé. Nous nous arrêtons brièvement en route près de Gennes vers l'amphithéâtre romain, fermé, aucun horaire affiché, nous repasserons... également pour revoir les beaux villages remarqués au passage.

Nous arrivons à Brissarthe à 18 h. Il a fait beau jusqu'à maintenant, il se met à pleuvoir légèrement juste après notre arrivée...

Repas simple.

Mardi 2 octobre 2012 – 6e jour

Départ vers 7 h 15

Châteauneuf-sur-Sarthe, 1 croissant, 1 pain au chocolat = 1.65 euros. 2 cafés = 2.20 euros

Départ vers 8 h 10

Route par Contigné, Miré, Saint-Denis d'Anjou, Sablé sur Sarthe, Solesmes, arrivée vers 9 h, parking gratuit dans la rue centrale à 200 mètres avant l'abbaye.

1 restaurant avec menus du jour locaux (environ 13.50 euros) où l'on peut aussi acheter des rillettes, et face à l'abbaye, le Grand Hôtel 3 étoiles.

Nous entrons dans l'église paroissiale très étroite, devant l'abbaye.

Nous entrons ensuite visiter le magasin de l'abbaye + salle d'exposition sur l'abbaye, et l'église dans l'abbaye à nouveau assez étroite et très en longueur (seule partie visitable), belles sculptures à l'intérieur.

Nous ressortons faire un petit tour du village en attendant la messe chantée à 10 h. (chants grégoriens).

Il y a un parking + WC gratuits à 50 mètres dans une rue perpendiculaire, interdit aux camping cars. Un autre parking est prévu pour les camping cars dans une autre rue perpendiculaire. Tout ceci est bien fléché sur la rue centrale.

Nous revenons nous installer dans l'église de l'abbaye à 9 h 50. Très belle messe avec chants grégoriens, au moins une trentaine de moines, nous étions env. 20 personnes dans l'église, des personnes de la région apparemment, sauf nous....

Vers 11 h, départ pour Sablé sur Sarthe, parking gratuit vers la gare devant une fonderie.

Il y a un petit Hôtel de la Gare, avec restaurant « menus ouvriers » (dans les 10 euros).

Nous allons au centre ville et pénétrons dans le parc du château, celui-ci, occupé par la Bibliothèque nationale, n'est pas du tout accessible au public. Nous revenons par la Grand Rue.

Vers 12 h, repas au restaurant « La Petite Taverne », 1 menu du jour, macédoine de légumes, saumon pommes vapeur, moelleux au chocolat à 12 euros, 1 choucroute à 11.50 euros, 1 coca light, 1/4 vin blanc, 2 cafés = 33.10 euros. Excellent et la nouvelle patronne est fort sympathique. Heureusement que nous n'avons pas pris la choucroute royale avec jarret énooooooorme... déjà la choucroute simple n'a pas pu être terminée... !

Vers 13 h 30, nous repartons avec la voiture.

Petit arrêt à côté de l'église de Saint-Denis d'Anjou, église à l'architecture assez étonnante + peintures murales. Derrière l'église, à 100 mètres, une halle en bois du XVIe siècle, y compris, attenant, 2 cellules de prison...

Nous reprenons la voiture et allons au château du Plessis-Bourré où nous arrivons pile à 14 h 30 par hasard.

Château privé, à cette époque ouvert tous les après-midi de 14 h à 18 h, visites guidées à 14 h 30, 15 h 30 et 16 h 30. Entrée 9.50 euros par personne. Nous faisons la visite guidée de 14 h 30 (nous sommes 6 personnes en tout). Photos interdites à l'intérieur.

Joli château, entouré d'eau, avec de beaux meubles, de belles serrures, un étonnant plafond à caissons et un beau parc très simple.

On ne visite pas les appartements privés, occupés par 2 personnes différentes (2 appartements), mais seulement une partie réservée au public.

Nous repartons à 15 h 50 et rentrons par Cheffes (D74) et Juvardeil (D108) directement à Brissarthe où nous arrivons vers 16 h 20.

Repos un moment.

Retour à Châteauneuf-sur-Sarthe pour 2 cafés, 2.20 euros et consultation d'internet.

1 pain, 88 ct

19 h 15, retour au bercail et repas simple.

Mercredi 3 octobre 2012 – 7e jour

Départ vers 7 h 45

2 cafés au bar Le Longchamp, 2.20 euros.

Boulangerie fermée le mercredi...

Vers 8 h 30, 1 croissant et 1 pain au chocolat au supermarché local Sitis près de la poste, 1.75 euro,

A 9 h, visite de la bourse au vêtements,

Départ vers 9 h 30 pour aller en direction d'Angers, puis de Nantes par la route départementale.

SuperU à Beaucouzé, essence super 95 à 1.549 euros = 36 euros. On s'égare dans Beaucouzé... on retrouve la route pour Saint-Jean-de-Lignières. Emmaüs se trouve à droite à l'entrée du village.

Nous poursuivons jusqu'au château de Serrant, bref arrêt pour consulter les horaires, ouvert ce mercredi dès 13 h 30.

Nous poursuivons jusqu'à Saint-Georges-sur-Loire (qui n'est d'ailleurs pas sur la Loire...). Arrêt gratuit en centre ville vers 11 h 10.

Petit tour pour voir l'église (l'intérieur n'en vaut pas la peine), l'hôtel de ville (WC gratuits à côté), il y a un petit hôtel 2 étoiles « Aux amis réunis » dont les chambres sur la rue pourraient s'avérer bruyantes... avec restaurant.

Vers 11 h 50, repas dans le restaurant de l'hôtel. Menus à 10.50 euros vin compris. Buffet entrées à volonté, saucisse de Toulouse avec petits pois carottes, 1 glace vanille, 1 salade de fruits, 1 coca light, 2 cafés = 26.50 euros. Très simple, rien de notoire.

Puis, nous retournons au château de Serrant. Château privé. Il est propriété du Prince de Mérode (belge) qui l'habite en permanence. Nous ne visiterons pas l'aile qu'il habite mais une partie réservée au public.

Entrée à 13 h 30, 9.50 euros par personne, visite guidée à 14 h 15, nous sommes 8. Photos interdites à l'intérieur. Ce château est très bien meublé, certains meubles sont vraiment exceptionnels. Bibliothèque très grande également. Une ancienne cuisine très intéressante.

Chapelle dans la cour, colombier (en restauration, invisible sous une bâche), joli parc et douves avec eau et carpes koï (invisibles !?) autour du château. Sous les arbres, des tapis de cyclamens sauvages roses, délicieux parc et plans d'eau. Malgré une grosse averse, nous avons fait le tour extérieur du château et de la chapelle avant la visite guidée.

Nous repartons à 15 h 40.

Arrêt chez Emmaüs à Saint-Jean-de-Lignières. Plus grand que celui de Saumur.

Nous repartons vers 16 h 45

Retour à Châteauneuf-sur-Sarthe à 17 h 20, nous allons faire quelques courses au SuperU = 33.50 euros.

18 h 10, retour à la maison à Brissarthe.

Repas simple.

Jeudi 4 octobre 2012 – 8e jour

Départ vers 7 h 15

Il a plu toute la nuit et il pleuvra encore légèrement jusqu'à 9 h 30, ensuite, soleil et nuages en alternance, environ 20 degrés vers midi.

Châteauneuf-sur-Sarthe, 1 croissant, 1 pain au chocolat = 1.65 euros, 2 cafés = 2.20 euros, lecture du journal.

Départ à 8 h.

Nous allons à l'abbaye de Fontevraud par D52, A67, D347, en passant par Saumur.

Très beau bord de Loire entre Saumur et Montsoreau, villages et châteaux vinicoles.

9 h 50, parking gratuit dans le village de Fontevraud, WC gratuits dans le parking.

Nous allons visiter l'abbaye à 10 h, entrée 9 euros par personne.

Essentiellement, gisants des Plantagenêts, cloître, cuisine avec toit très spécial.

Une « oeuvre d'art » moderne, genre escalier grand huit en bois est installée dans le cloître, 40 personnes peuvent y monter en même temps, des limites sont fixées pour les enfants en bas âge. En ce moment, cette chose est fermée. Si j'avais eu une hache... C'est scandaleux de poser ce genre de chose assez « fixe » dans un cloître ancien...

Sinon, un restaurant et un café-orangerie avec terrasse dans le parc.

Sortie vers 11 h 30 et visite de l'église Saint-Michel à côté (jolies fresques et chapiteaux peints) et la Lanterne des Morts à côté sur la chapelle Sainte-Catherine (on ne peut pas entrer).

12 h, repas au Café « Le Commerce », à côté de l'église. 2 menus à 9 euros (entrée, plat principal, fromage ou dessert et 1/4 de vin). 2 crudités, 2 steaks avec haricots, 1 tarte aux pommes, 1 fromage, 1/4 vin rouge, 1 coca light, 2 cafés = 24.50 euros. Très simple, très bon.

Départ avec la voiture à 13 h 30.

Petit arrêt devant le château de Montsoreau, au bord de la Loire. Le village de Montsoreau est vraiment magnifique (il fait d'ailleurs partie des plus beaux villages de France).

14 h, parking vers le château de Saumur. WC gratuits dans le parking.

Entrée au château, 5 euros par personne.

Essentiellement, terrasse avec vue, cour d'honneur, petit musée sur le cheval, de magnifiques tommettes au sol, quelques beaux meubles (moins intéressants que ceux de Serrant), trop de vaisselle à mon goût. 1 café restaurant avec terrasse à l'intérieur. Le château est fermé le lundi.

Départ 15 h 30 en direction de Doué-la-Fontaine, route très rapide pour rejoindre Angers depuis Saumur.

16 h, arrêt à Rochemenier pour voir la ferme troglodyte.

Parking pour voitures et camping-cars à l'entrée du village.

Visite de la petite église charmante à l'entrée, en face, visite de la ferme troglodyte, 5.40 euros l'entrée. Intéressant car mobilier et outillage d'époque à l'intérieur, visite individuelle en suivant les numéros de 1 à 20. WC à l'intérieur du site.

Nous ressortons environ 1 h après et jetons encore un oeil au reste du village, d'autres troglodytes en face dans la cour d'une maison privée (un peu visibles d'en haut).

Il doit y avoir également des gites à louer dans des troglodytes un petit peu plus loin, un « troglogite » est fléché dans le village, sinon un salon de thé qui fait aussi gite (dans une maison « normale »).

Départ vers 16 h 15 en direction d'Angers.

Bref arrêt à Brissac devant le château pour vérifier les horaires, nous pensons y aller demain après-midi, c'est fermé le mardi.

18 h 15, bref arrêt devant la boulangerie de Châteauneuf-sur-Sarthe, 1 pain = 44 ct.

18 h 25, arrivée à Brissarthe à la maison, après plus de 200 km de route ce jour...

Repas simple.

Vendredi 5 octobre 2012 – 9e jour

Départ vers 7 h 20. Nuageux et doux.

Châteauneuf-sur-Sarthe, 1 croissant, 1 pain au chocolat = 1.65 euro.

Café Le Longchamp, 4 cafés = 4.40 euros, lecture du journal et consultation internet.

On fait un tour du marché, pas extraordinaire. En plus, la place du marché est en travaux pour au moins encore 6 mois...

Retour à Brissarthe pour poser le PC, puis départ vers 10 h pour aller à Chémiré, ensuite, on passe le pont sur la Sarthe, arrêt à Morannes, petit tour à pied, église fermée, bords de Sarthe, achat 1 pain = 0.80 ct. On rentre par Etriché jusqu'à Biollay où nous arrivons à 11 h 30.

Grand soleil et 22 degrés.

Nous avons rendez-vous à l'auberge « Chez Maxym's » à la sortie de Biollay à 12 h avec 2 amis.

Repas avec menu du jour. Pour nous deux, entrées crudités charcuterie, rôti de veau, pommes de terre, haricot, fromages, dessert, 1 crème caramel beurre salé, 1 tarte aux pommes. Délicieux et très très copieux... impossible de tout terminer. 2 cafés, 1 carafe de vin rouge, 1 litre d'Evian. Addition pour 4 personnes = 50 euros. A recommander très vivement, ouvert seulement à midi du lundi au vendredi. Et le patron est charmant en plus...

Départ vers 14 h 15.

15 h, nous arrivons au château de Brissac, parking gratuit dans le village.

Entrée 10 euros par personne. Prochaine visite guidée à 15 h 45. Pendant les 3/4 d'heure d'attente, nous allons jeter un oeil dans le parc au canal souterrain, aux écuries, au mausolée, belles vues sur le parc, pièces d'eau, petit jet d'eau. Château très impressionnant, très haut.

Visite guidée très intéressante, environ 1 h 15, beaux meubles, tapisseries, magnifique cuisine en sous-sol. En fin de visite, pour les personnes que cela intéresse, dégustation de vins de la région et possibilité d'achat de bouteilles... On zappe...

On ne visite pas la partie habitée par les propriétaires mais seulement une partie ouverte aux visiteurs.

On ne peut pas visiter l'intérieur sans visite guidée ; en revanche, on peut ne visiter que le jardin tout seul pour moins de 10 euros. Les photos sont autorisées dans le château, mais sans flash.

Il paraît qu'il y a 6 chambres d'hôte dans le château pour les intéressés, aucun prix n'a été articulé... On peut aussi louer le château tout ou partie pour des réceptions, mariages, etc.

Nous ressortons vers 17 h 10.

Nous rentrons via A87 et D52, bouchons dans la traversée de Châteauneuf-sur-Sarthe.

Arrivée à Brissarthe à 18 h 30.

Repas ultra léger suite au repas de midi très copieux...

Samedi 6 octobre 2012 – 10e jour

Départ vers 7 h 45. Nuageux, assez doux.

Châteauneuf-sur-Sarthe, 1 croissant, 1 pain au chocolat = 1.65 euro

Ouverture du café à 8 h, 2 cafés = 2.20 euros.

Départ vers 8 h 40 par D52, A87 et D160 pour aller à Cholet.

Essence chez Leclerc, 1.569 euro le litre de super 95 = 41 euros. WC dans le centre commercial Leclerc au passage...

Traversée de Chémillé.

Traversée de Cholet pour aller à Emmaüs qui fait sa vente annuelle ce jour.

Beaucoup de monde autour d'Emmaüs, arrivée et parqués à 10 h 30.

Visite.

Départ vers 12 h pour le centre de Chollet.

12 h 20, parking gratuit au centre ville.

12h 30, Brasserie « Le Grand Café » sur la place centrale. Très jolie brasserie, mais service extrêmement lent... 1 magret de canard avec penne, 1 tournedos d'agneau avec gratin dauphinois, 1 coca light, 20 centilitres de vin d'Anjou rouge = 36.20 euros. Nous renonçons au café car ça traîne de plus en plus...

Départ vers 13 h 45. Avant de reprendre la voiture, visite de la cathédrale. Vraiment pas très jolie, ni la ville d'ailleurs...

Retour à Chémillé, arrêt devant l'église Saint-Pierre à la sortie. Exposition intéressante dans l'église sur les guerres de Vendée et les évènements survenus à Chémillé lors de ces guerres /1793-1794).

Il se met à pleuvoir en continu, mais la température reste douce, environ 16/18 degrés, pas de vent.

Nous rentrons par Chalonnes-sur-Loire.

Arrêt sur la place centrale, 2 cafés = 2.60 euros. Nous descendons à pied au bord de la Loire sur le pont. Rien d'extraordinaire à cet endroit, certains bords de Loire sont plus beaux...

Nous prenons ensuite la route de la Corniche Angevine (D761) pour rentrer via Rocheford-sur-Loire, Denée, Mûrs-Erigné, Ponts-de-Cé. De nombreux vignobles sur cette route...

Puis A87, D52.

Petit détour pour aller voir Ecouflant, jolies maisons au bord de la Sarthe. Une sorte de petit château ancien en centre ville derrière lequel on a construit une énorme maison en bois (futur centre avec des boutiques?), encore une horreur... dommage.

On rejoint Briollay, Tiercé, Châteauneuf-sur-Sarthe et on arrive à Brissarthe à 17 h 30.

Repos, petit repas.

Vers 19 h 15, retour à Châteauneuf-sur-Sarthe pour 2 cafés et consulter internet. 2 cafés = 2.20 euros.

Retour à Brissarthe à 20 h 30.

Dimanche 7 octobre 2012 – 11e jour

Départ 7 h 45. Il pleut encore, env. 15 degrés, doux, pas de vent.

Châteauneuf-sur-Sarthe, 1 croissant, 1 pain au chocolat = 1.65 euros

Le café Le Longchamp ouvre à 8 h, 2 cafés = 2.20 euros

La maison de la presse est fermée tout le dimanche...

Départ vers 8 h 30.

Nous passons par Daumeray, Durtal, La Flèche.

9 h 30 Cérans-Fouretourte, vide-grenier, arrêt pour le visiter, il ne pleut plus, ouf...

Départ 11 h pour revoir la vieille ville du Mans que nous connaissons déjà.

A l'entrée du Mans, direction centre commercial Centre Sud (route de Tours) pour y manger à la cafétéria Flunch. Centre commercial avec Carrefour et 90 boutiques (tout est fermé le dimanche, sauf le Flunch).

Arrivée 11 h 45.

1 avocat au thon, 1 colin, 1 pièce du boucher, garnitures légumes à choix et à volonté, 1 tartelette aux fraises, 1 mousse au chocolat, 1 coca light, 1 bouteille 25 cl vin Bordeaux = 25.05 euros.

Départ pour le centre ville du Mans vers 12 h 40.

Arrêt au pied de la cathédrale Saint-Julien, marché.

Nous montons l'escalier pour visiter la cathédrale, magnifiques vitraux notamment. L'évêché à côté est magnifique également.

Promenade dans la Grand'Rue pour y revoir les vieilles maisons.

Départ vers 14 h 30.

On rentre par la D23.

Arrêt à Suze-sur-Sarthe. 2 cafés à l'hôtel Saint-Louis, seul établissement ouvert en ce dimanche après-midi = 2.20 euros.

Puis, passage par Malicorne-sur-Sarthe, très joli village, beau château, belle église, production et vente de faïences.

On repasse par La Flèche, très jolis bords du Loir, la ville est assez jolie également.

Puis, Durtal. Arrêt au pied du château impressionnant. On va voir le Loir sur le pont proche. Magnifiques paysages. Nous montons voir l'église (rien de notoire) et la cour du château, très belle. Il y a 6 chambres d'hôte (env. 125 euros la nuit). Pour info, on peut également visiter le château (visites guidées uniquement), 7 euros l'entrée.

Nous rentrons par Daumeray, Morannes et Chémiré. Il se remet à bruiner...

Nous arrivons à Brissarthe à 17 h 30.

Repos et repas simple.

Lundi 8 octobre 2012 – 12e jour

Départ 7 h 45.

Il bruine, mais il ne fait pas froid.

Châteauneuf-sur-Sarthe, 1 croissant, 1 pain au chocolat = 1.65 euro, 1 pain = 88 ct.

Le café est fermé le lundi, on trouve l'autre café à côté du supermarché Sitis. 2 cafés = 2.20 euros.

Départ vers 8 h 30, via Château-Gontier pour Laval.

On va voir au passage à côté de Houssay où se trouve Emmaüs pour le retour cet après-midi...

9 h 30, entrée de Laval, supermarché Leclerc avec cafétéria Flunch. Essence super 95 à 1.543 euros = 36 euros.

Face à Leclerc, le magasin Noz. On s'amuse une heure dans ce grand bazar fourre-tout...

Départ à 10 h 30. Tiens, en repassant devant Leclerc, ils ont changé à la hausse les prix de l'essence depuis tout à l'heure... !

11 h, parking gratuit dans une rue près de la gare de Laval.

Nous voulions aller voir également cet après-midi le magasin Emmaüs en ville, rue de l'Alma, pas de bol, il a fermé définitivement samedi... et rouvrira ailleurs le 13 octobre = 64-72, av. de Mayenne... bon, on renonce donc...

Nous allons à pied au bord de la Mayenne, jolie écluse, traversons le vieux pont en direction du château et montons la Grand'Rue bordée de maisons anciennes ; en haut, nous visitons la cathédrale, quelques tapisseries, puis nous redescendons et prenons la rue au bas du château.

Repas à 12 h à la brasserie « Le Sévigné », 2 menus entrée/plat principal/dessert à 10 euros. 1 oeuf mayonnaise, 1 salade lardons/gésiers, 2 steaks avec pâtes, 2 gâteaux au citron meringué (énormes et délicieux!), 1 coca light, 1/4 vin rouge de Saumur, 2 cafés = 28.40 euros.

Nous continuons la rue et remontons sur la gauche pour arriver place Tremoilles (prononcer « Trémouilles ») où nous voyons le château neuf (cour en travaux) accolé au château vieux. Nous entrons dans la cour du château vieux, très jolies fenêtres.

Nous redescendons par la Grand'Rue et retournons à la voiture, départ vers 13 h 40.

14 h, nous arrivons à Emmaüs à Houssay. Nous visitons pendant 1 heure.

Départ 15 h et retour via Château-Gonthier, Châteauneuf-sur-Sarthe et arrivons à 16 h à Brissarthe.

Tiens, un zeste de soleil et il arrête de bruiner, il fait même trop chaud...

Repos.

Vers 18 h, départ pour Biollay pour retrouver les amis de l'autre jour et visiter leur nouvelle maison... Grosse averse...

Visite de la maison, petit apéro, salade composée.

Retour à 21 h 45 à Brissarthe, il ne pleut plus...

Mardi 9 octobre 2012 – 13e jour

Départ vers 7 h 10. Il bruine, mais il fait doux.

Châteauneuf-sur-Sarthe, 1 croissant = 0.80 ct.

7 h 30, le café Le Longchamp ouvre. 2 cafés = 2.20 euros, lecture du journal.

8 h 05 départ.

Route D770 pour Le Lion d'Angers. On passe devant le Haras national et l'hippodrome.

Arrêt après le pont. Petite promenade en ville, porche de l'église très original, église fermée. Jolis bords de l'Oudon.

On repart par la D775 pour Segré. Arrêt devant la mairie à 9 h 30. Joli ancien pont, on fait un petit tour en ville. 1 pain au chocolat = 1 euro.

Départ pour La Mine Bleue (mine ardoise) près de Noyant. Lieu de pique-nique et de balades autour. La mine n'est ouverte que le week-end en octobre (pour info, entrée 14 euros et gratuite pour les enfants). Voir
http://www.laminebleue.com. Même la boutique du musée est fermée, nous aurions voulu acheter quelques objets en ardoise...

Puis, nous allons à Pouancé par le D775. Parking devant le magasin Dia en centre ville, porte angevine, château en ruine, on ne visite pas en ce moment.

On va ensuite à Candé, arrivée 11 h 40. Parking place du marché.

11 h 50, repas à la Brasserie « Le Bistrot Gourmand », très sympathique. Menu du jour : entrée, plat principal, dessert, café = 12.30 euros. 1 salade de poulet, 1 salade de gésiers, 1 aiguillette boeuf avec purée maison, 1 cuisse de canard confite avec purée maison, 1 glace cassis/mangue, 1 glace rhum raisin, 1 coca light, 1/4 vin rouge, 2 cafés = 29.80 euros. Très bon et très copieux.

Départ vers 13 h 15 en direction d'Angers, à la sortie de la ville de Candé, petit arrêt dans un dépôt vente pour fouiner...

Puis nous passons par La Meignanne pour aller voir le château de Plessis-Macé. Il y a même un peu de soleil...

Arrêt en ville devant le château. Le château est propriété du département, entrée 6 euros (3 euros pour les enfants), mais fermé le mardi. Très beau château et jardins autour. Nous voyons quand même depuis la porte la très belle cour intérieure, puis des chèvres dans le fossé.... Nous faisons le tour du château à pied par les jardins, quelques chèvres égarées mangeant des marrons, mais refusant de s'approcher de nous. Nous ramassons également quelques châtaignes.

Départ vers 14 h 30.

Nous retournons à Angers pour aller à Trélazé voir le musée de l'ardoise. Entrée entre 4 et 6 euros selon la formule choisie.

Là, nous ne visitons pas, mais nous achetons quelques objets en ardoise dans la boutique = 23 euros. Il y en a également quelques-uns dans l'office du tourisme d'Angers face au château, mais moins de choix. On nous indique aussi un magasin « Terroirs » dans la rue Toussaint à Angers.

Départ vers 15 h 45.

16 h 30, arrivée à Brissarthe.

Repos et repas léger suite à celui de midi fort copieux...

Petit aller-retour à Châteauneuf-sur-Sarthe pour consulter internet... 2 cafés = 2.20 euros. Retour à 20 h.

Mercredi 10 octobre 2012 – 14e jour

Départ vers 7 h 20.

Il ne bruine pas, mais nuageux et très doux. Nous aurons du soleil dans la journée, ponctué d'averses très brèves dans l'après-midi...

Châteauneuf-sur-Sarthe, café Le Longchamp, 2 cafés = 2.20 euros, lecture du journal...

Départ vers 8 h par D52 pour Angers, puis autoroute pour Tours.

Péage, 9.40 euros.

Arrivée à Joué-lès-Tours vers 9 h 45.

Nous repérons un hôtel B & B bien placé à l'entrée de la ville à 44 euros la nuit. Je vais réserver 5 nuits de dimanche prochain à vendredi matin prochain. Puis, nous allons au Géant Casino proche à La Riche, il y a une caféteria également. Essence, super 95, à 1.564 euro le litre = 43 euros.

Nous avons l'intention de rester à Brissarthe jeudi soir, puis vendredi d'aller à Nantes et environ en y dormant une nuit, puis rentrer à Brissarthe pour y dormir une dernière nuit samedi soir. Ensuite, départ pour l'hôtel réservé à Joué-lès-Tours pour 4 jours au moins et visite des châteaux environnants et du reste de la ville de Tours.

L'hôtel de la Gare, à côté de la gare de Joué-lès-Tours, nous aurait bien plu, mais semble être fermé et abandonné...

Nous allons également voir où se trouve Emmaüs, rue de la Béguine, près de la gare, pour cet après-midi...

La circulation à l'intérieur de Joué-les-Tours est très compliquée par les travaux de construction du tram...

A 10 h 30, nous partons pour le centre ville de Tours.

Nous passons vers la gare et nous arrêtons à l'office du tourisme pour prendre un plan, puis à 11 h 15 parking dans la rue Bernard Palissy. Parcomètre 1 euro pour 45 min. puis parking gratuit entre 12 h et 14 h.

Nous traversons un mignon petit parc, puis allons voir la cour du Musée des Beaux-Arts, un magnifique cèdre et l'éléphant Fritz taxidermé...

Puis à pied, place de la cathédrale, pas une très jolie place d'ailleurs. WC à disposition sur la place.

Visite de la cathédrale Saint-Gatien. Vitraux remarquables et très bien décrits panneau par panneau pour les amateurs de détails..., tombeau des enfants de Charles VIII, et visite du cloître de la Psalette attenant (entrée 3 euros par personne). Le cloître ferme à 12 h 30, la cathédrale, elle, semble rester ouverte non stop. La façade principale sur la place mériterait une restauration...

Nous prenons la rue Colbert pour chercher un restaurant.

Vers 12 h 15, repas au restaurant « Le Soleil ». Menu entrée/plat principal/dessert à 14 euros. 1 quiche tourangelle, 1 salade fêta/taboulé/carottes, 2 gigots agneau avec flageolets, 1 crème caramel, 1 gâteau aux 3 chocolats, 1/4 vin rouge, 1 coca light, pas de cafés = 36.50 euros.

Nous allons voir à pied l'extérieur du château tout proche, le bord de la Loire (en été, l'après midi du week-end, il y a des promenades sur la Loire organisées à cet endroit), le pont piétons/vélos et nous revenons prendre la voiture vers 13 h 45.

Nous partons à Saint-Pierre-des-Corps pour voir Emmaüs, rue Vaillant-Couturier, on se perd un peu et on y arrive à 14 h 15. Visite jusqu'à 14 h 45. Beaucoup de bruits d'avions à Saint-Pierre-des-Corps...

On repart à Joué-les-Tours, sur place, quelques problèmes pour retrouver la gare... à cause des travaux du tram... On reste chez Emmaüs de 15 h 30 à 16 h.

Puis, on prend la D751 pour Azay-le-Rideau et Chinon. Traversée de Chinon, très beau château et village. On passe juste voir l'horaire d'Emmaüs, route de Saumur, pour y revenir.

Ensuite, retour à Angers, via Montsoreau, Turquant (magnifique village troglodyte) et Saumur par la D947.

Ensuite, Saumur-Angers par la D347, A87 et D52.

Arrivée à Brissarthe à 19 h.

Repas simple.

Repos, on ne bouge plus aujourd'hui.

Jeudi 11 octobre 2012 – 15e jour

Départ vers 7 h 15, il pleut des cordes... mais il fait doux.

Châteauneuf-sur-Sarthe, 1 croissant, 0.80 ct, 2 cafés = 2.20 euros, lecture du journal.

8 h, départ pour Angers, c'est toujours le déluge et il pleuvra jusqu'à 10 h...

8 h 45, nous nous garons gratuitement au bout du pont de la Basse Chaîne.

A pied au centre ville en repassant devant le château, quelques magasins en ville. 1 pain au chocolat = 1 euro.

11 h 45, repas à la pizzeria La Placetta qui nous avait plu le premier jour de notre arrivée. 1 salade verte, 1 pizza Romana, 1 pizza aux fruits de mer, 1 coca, 1/4 vin rouge, 1 tarte aux pommes avec 2 boules de glace, 2 cafés = 32.90 euros. Toujours aussi bon...

1 arrêt dans un cybercafé pour imprimer un mail et réserver l'hôtel demain soir à Nantes. Hôtel Première Classe à Saint-Herblain = 2 euros (1 euro par quart d'heure en gros).

Nous quittons la ville vers 14 h 30 et rentrons à Brissarthe. A nouveau, un orage pendant 30 minutes, puis ça se calme.

Rangements, nettoyages et valises.

Vendredi 12 octobre 2012 – 16e jour

Départ vers 7 h 20. Un peu plus frais, mais soleil...

Châteauneuf-sur-Sarthe, 2 cafés = 2.20 euros, lecture du journal.

Départ vers 8 h 15 pour Nantes par RN via Ancenis.

Arrivée vers 10 h, traversée de la ville pour Saint-Herblain.

Essence E10 à 1.512 euro le litre = 34 euros.

On trouve l'hôtel Première Classe réservé, paiement de la chambre, 40.20 euros, on pose les bagages et on repart vers 11 h 15 pour La Baule. Chambre 11, au rez-de-chaussée, très petite chambre, pourrait être bruyante car route devant, mais demain samedi matin, donc assez tranquille, on a de la chance... WIFI gratuit.

Flunch à l'HyperU de Savenay vers 11 h 45. 1 coquille de poissons avec légumes à discrétion, 1 tartelette aux framboises, 1 coca light = 10.50 euros 1 mousse de canard, 1 assiette de charcuterie, 2 petits pains, 1 tartelette aux framboises, 1 bouteille de 25 cl de vin rouge = 12.10 euros.

Achat petits pains dans l'HyperU = 3.49 euros, 1 photocopie = 0.15 euros

Départ vers 12 h 45 pour La Baule.

Nous repassons le long de la plage, il se met à bruiner... puis arrêt à Pornichet, averse, 2 cafés = 2.60 euros.

Nous repartons pour Saint-Nazaire, il y a de nouveau grand soleil. Passage le long du port, petit détour pour voir le chantier STX et le MSC Preziosa..., ensuite, magnifique Pont de Saint-Nazaire sur l'estuaire.

Nous rentrons à Nantes par le pays de Retz.

16 h 10, arrêt parking Petite Hollande, maximum 2 h, 4.50 euros pour 2 h., payant jusqu'à 19 h.

On part à pied en ville, essentiellement passage Pommerays, place Royale, château des Ducs de Bretagne (très belle cour intérieure), cathédrale Saint-Pierre (gisant de François II et de son épouse), bâtiment biscuits LU, et retour à pied...

Vers 19 h, restaurant Casa del Piz, quai de la Fosse 2. 2 spaghettis bolognaise, 1 eau minérale, 1 coca = 25.30 euros.

20 h 45, retour à l'hôtel.

Une très belle journée où il n' heureusement quasiment pas plu.

Samedi 13 octobre 2012 – 17e jour

Une petite averse vers 6 h, ça commence mal...

2 cafés à une machine à l'hôtel = 2 euros.

Départ vers 7 h 30, on s'égare dans Nantes...

Arrêt près de la Baugeoire, 2 cafés = 2.60 euros

Départ vers 8 h 30, le déluge commence et ne cessera pas jusqu'à 11 h 30...

Donc, passage par Ancenis, un petit tour en voiture à l'intérieur, quasiment impossible de sortir de la voiture vu ce qu'il tombe... Très beau château, marché à côté, les maisons de la ville semblent très belles également.

Passage à Saint-Jean de Lignières, Emmaüs est fermé le matin, le déluge se poursuit...

On s'égare entre Beaucouzé et Angers en cherchant à rejoindre le restaurant Courtepaille.

Au passage, station Elf, essence E10 à 1.548 euro le litre = 28 euros.

Après quelques détours, 11 h 30 arrivée au Courtepaille (où nous avons un bon à 40 % sur les grillades), tiens, il s'arrête de pleuvoir apparemment...

2 onglets de boeuf, 1/4 Beaujolais, 1 Pepsi Max, 1 café, 1 café gourmand = 41.04 euros.

Départ 12 h 45

On rentre à Brissarthe.

Rangements et repos.

Aller-retour à Châteauneuf-sur-Sarthe, café pour consulter internet, 2 cafés = 2.20 euros

A nouveau, grosse averse...

Quelques achats pour ce soir au supermarché et à la boulangerie = 11 euros

Retour à 17 h 30 à Brissarthe.

Dimanche 14 octobre 2012 – 18e jour

Fin des valises...

Départ vers 8 h, il pleut mais peu...

Châteauneuf-sur-Sarthe, 1 croissant = 0.80 ct, 2 cafés = 2.20 euros, lecture du journal.

Départ vers 8 h 45.

Route en direction d'Angers, puis via Baugé, on fait un petit tour en ville, très jolies maisons et château.

Château-Lavallière, 2 cafés = 2.20 euros, 3 photocopies = 0.60 ct.

On arrive à Tours vers 11 h 10 à l'hôtel réservé.

B&B Hôtel, Joué-les-Tours, chambre 9 au rez-de-chaussée, parking devant la chambre à 1 m. de la porte, on s'installe et je règle les 5 nuits = 224 euros. (44 euros par nuit sans petit déjeuner et taxe de séjour de 0.44 ct par personne par jour). Chambre nettement plus grande que la nuit à Nantes, salle de bains très pratique, bien chauffé, c'est parfait. WIFI gratuit.

On retourne au centre ville de Tours après avoir essayé d'aller manger à la cafétéria Casino toute proche, mais elle semble fermée le dimanche...

Parking gratuit près des halles (car on est dimanche).

A pied, nous passons près des halles (modernes et moches) et on arrive dans la rue du Grand Marché, il est déjà 13 h env.

Repas au Pasta Café, rue du Grand Marché 30. Menu entrée/plat principal/dessert à 13.90 euros, pas mal pour un dimanche. 1 rillette de Tours, 1 salade mêlée, 2 poulets frites/haricots, 1 gâteau au chocolat, 1 tarte aux pommes, 1 verre de vin rouge, 1 coca light, 2 cafés = 39.80 euros.

Grosse averse...

On va voir la place Plumereau, belles maisons anciennes, quelques rues piétonnes alentours.

On entre voir une exposition sur les volcans dans le musée d'histoire naturelle, gratuit ce week-end car week-end de la science (3 euros d'entrée au musée sinon), on ne regarde que l'exposition au rez-de-chaussée, le reste du musée ne nous intéressant pas.

La pluie ne cessant pas, nous allons voir la basilique Saint-Martin.

Nous reprenons la voiture et nous nous arrêtons près de la gare pour la visiter.

Nous entrons dans la gare, on fait 3 mètres, mais il y a une alerte à la bombe... donc, on nous vire de l'intérieur de la gare.

Un petit tour dans le quartier et la place Jean-Jaurès, hôtel de ville très beau.

Nous retournons à l'hôtel, on se perd un peu dans Joué-les-Tours, ça devient une habitude...

17 h 30 arrivée. Repos et rangements.

19 h, nous ressortons à pied pour un petit Mc Do pas très loin de l'hôtel. A côté, il y a aussi un Courtepaille d'ailleurs, mais il vient d'être construit et n'est pas encore ouvert.

2 menus salade de chèvre chaud, 1 coca light, 1 Evian, 2 sachets pommes coupées = 16.40 euros.

Retour à 20 h 45.

Lundi 15 octobre 2012 – 19e jour

Départ à pied vers 7 h, il y a une boulangerie à côté du B&B. 2 cafés, 1 croissant = 3.20 euros.

Départ à 7 h 30 avec la voiture, il fait env. 6 degrés, mais grand soleil par la suite, ouf. Donc, on opte, entre autres, pour Villandry à cause des jardins à visiter...

Arrivée à 8 h 15 à Langeais après avoir passé un pont néogothique assez joli. Arrêt gratuit à l'entrée du village.

Visite du village, 2 cafés = 2.40 euros, lecture du journal.

Petit tour en ville en attendant l'ouverture du château à 9 h 30.

L'église serait intéressante à visiter, mais fermée, idem vers 11 h 30 d'ailleurs...

9 h 30, entrée au château, visite non guidée, 8.50 euros par personne. Magnifique mobilier et tapisseries. 1 h 15 dans le château (15 pièces à visiter). Puis, environ 15 min. pour voir le jardin. Cabanes dans les arbres pour les enfants, belles vues sur la Loire. De belles tapisseries à acheter dans la boutique du château pour les amateurs (beaucoup de choix).

Vers 11 h, encore un petit tour du village, puis repas au Bar du Marché à 11 h 45. 1 menu à 11.50 euros, entrée, plat principal, fromage, dessert, 1/4 vin rouge 1 menu à 15 euros, entrée, plat principal, fromage, dessert 2 buffets de crudités, 1 escalope milanaise/tagliatelles, 1 aiguillette de canard/tagliatelles, 1 mousse au chocolat, 1 flan caramel, 1/4 vin rouge, 1 coca light, 2 cafés = 31.40 euros. Cet établissement fait également hôtel (4 chambres) à bon prix, dès 37 euros environ selon le type de chambre. Départ vers 13 h.

13 h 20, parking gratuit devant le château de Villandry. Entrée à 9.50 euros par personne (château + jardins), billets possibles uniquement pour le jardin à 6.50 euros.

On commence par les jardins pendant qu'il y a grand soleil. Plusieurs types de jardins, tous plus beaux les uns que les autres. 1 h 15 dans les jardins. Puis, le château lui-même, moins intéressant dans l'ensemble que les intérieurs de Langeais à mon goût. Environ 45 min. pour le château.

A 15 h 30, on essaie encore d'aller visiter l'église du village, mais elle est également fermée...

Nous reprenons la voiture, repassons le pont de Langeais, puis arrêt à Cinq-Mars-la-Pile devant la Pile gallo-romaine (monument funéraire en brique de 30 m. de haut). On monte à pied plusieurs marches pour aller la voir. Il semble qu'il y en ait ailleurs en Europe (à Ostia près de Rome notamment), je n'en n'avais jamais vu personnellement.

Nous repartons par la D952 pour rentrer sur Tours en voyant au passage le château de Luynes.

Avant Luynes, un dépôt-vente sur le côté gauche de la route, juste avant l'entrée de Saint-Etienne-de-Chigny. On s'arrête pour une visite, énormément d'habits dans ce bric à brac...

Puis arrêt à Luynes. Magnifique maison XVe siècle et une halle en bois. Le château est visible de loin, même depuis la D952. On monte en voiture à l'entrée, c'est fermé et de là, on ne voit qu'une allée d'arbres...

On repart en direction de l'hôtel.

Arrêt vers 17 h 45 à la cafétéria Casino à La Riche. Elle n'ouvre qu'à 18 h 30 (pour les repas, sinon elle est ouverte pour les cafés, sandwiches, etc.).

Petit tour dans le centre commercial en attendant.

18 h 30, petit repas car pas très faim... 1 assiette de crudités, 1 saumon, 1 salade de fruits, 1 coca light 2 gâteaux aux pommes, 1 bavarois, 1 crème brûlée = 15.20 euros, mais j'avais un bon de réduction de 6 euros...

Retour à l'hôtel vers 19 h 30.

Mardi 16 octobre 2012 – 20e jour

Départ à pied pour la boulangerie à côté, 2 cafés, 2 croissants = 4 euros

Départ en voiture vers 8 h 15 en direction de Chinon par la D751

Petit détour vers 8 h 40 à Cravant-les-Côteaux pour voir l'église du IXe siècle. Elle ouvre à 9 h. Une personne du village ouvre les portes, ensuite, il y a un distributeur automatique de jetons pour activer le tourniquet d'entrée, original... 3 euros par personne. Splendide église, le détour en valait la peine. En face de l'église, très beau lavoir.

Ensuite, petite route pour rejoindre directement Chinon.

Parking gratuit le long de la Vienne.

Grand marché ici le jeudi matin.

Nous allons à pied en ville.

2 cafés = 2.40 euros

Puis, ascenseur gratuit pour monter à la forteresse, très bien fait, ceci nous fait penser à l'ascenseur de Nyon en Suisse...

10 h 30, entrée à la forteresse. 8.50 euros par personne. L'endroit est surtout intéressant pour la vue sur la région, pas de meubles, quelques diaporamas sur l'histoire du château, sur Jeanne-d'Arc. A l'entrée, on nous remet un guide (à restituer à la sortie). Avec ce guide, en le passant sur un logo, on peut également obtenir des informations à diverses bornes interactives dans le château. Il est clair que si l'on lit toutes ces pages informatiques, la visite sera beaucoup plus longue...

Il faut conserver les billets d'entrée, si on les présente à Azay-le-Rideau ou à Fontevraud, on obtient un rabais sur les billets de ces monuments (en fait à Azay, ce sera 2 euros par personne, à Fontevraud, je ne savais pas, donc je n'ai pas gardé les billets).

Vers 11 h 45, nous ressortons et descendons à pied en direction du musée et de l'église Saint-Maurice. Les deux sont fermés... mais la rue Voltaire est magnifique. Nous allons jusqu'au bout et revenons à pied par la rue parallèle. Cette ville de Chinon est vraiment très belle et très agréable.

En centre ville, un petit hôtel pas cher, hôtel de la Treille.

12 h 20, repas au restaurant « La Bonne France », place de la Victoire (avec terrasse s'il fait beau) Menu entrée/plat principal/dessert ou fromage à 12.50 euros. 1 terrine de sanglier, 1 terrine de saumon maison, 2 roulades de dinde/ratatouille/galette de pommes de terre, 1 fondant au chocolat, 1 fromage. 1/4 vin rouge, 1 coca, 2 cafés. Tout était excellent. Total 39 euros. Il faut quand même préciser que les 2 cafés ont été facturés 5.40 euros, soit le prix que nous les payons à Genève... Jamais vu un café affiché à plus de 2 euros dans la région depuis que nous y sommes... étonnant...

A 14 h, visite d'Emmaüs à Chinon.

Départ 14 h 45.

Essence chez Intermarché à la sortie de Chinon. Super 95 à 154.90 euro le litre = 34 euros.

15 h 20, parking gratuit à côté du château d'Azay-le-Rideau.

15 h 30, entrée, billet à 6.50 euros par personne (au lieu de 8.50 euros) puisque nous présentons les billets d'entrée de Chinon de ce matin.

Visite du château, magnifique mobilier, belles cheminées, passage sous la toiture en bois, puis nous faisons le tour du château par le jardin, splendide pièce d'eau. Photos non autorisées à l'intérieur du château.

Nous allons voir la chapelle du château dans le jardin, mais on ne peut pas entrer, il faut ressortir du château et se rendre de l'autre côté de l'église pour y entrer. La partie la plus intéressante est la façade au dessus de la porte d'entrée, l'intérieur n'est pas extraordinaire.

Les rues du village alentours sont assez belles, mais j'ai mieux aimé le vieux Chinon.

Départ vers 17 h.

On arrive à l'hôtel vers 17 h 30 en s'égarant un peu comme d'habitude...

Je vais prolonger d'une nuit le séjour à la réception (pour la nuit de vendredi à samedi) = 44.88 euros.

Depuis la chambre, via la WIFI, je réserve 3 nuits au B&B à Blois pour samedi, dimanche et lundi soir = 140.10 euros. L'hôtel se trouve à Vineuil au sud de Blois.

Rangement, repos.

Vers 19 h, petit footing au Mc Do à côté de l'hôtel. 1 menu Big Mac/frites, 1 salade César, 1 coca light, 1 Evian = 14.10 euros.

Retour à l'hôtel à 20 h 10.

Mercredi 17 octobre 2012 – 21e jour

Départ à pied à 7 h 30

Boulangerie à côté de l'hôtel, 2 cafés et 2 croissants = 4 euros

Départ avec la voiture à 8 h 05

Il tombe quelques gouttes et il fait tempéré, très agréable.

Passage par Villandry, puis Ussé, le château ouvre à 10 h

Nous allons au centre ville de Huisme, 2 cafés = 2.20 euros, petit tour du village en attendant.

A 10 h, entrée au château d'Ussé, 14 euros par personne (4 euros pour les enfants jusqu'à 16 ans).

Visite de la chapelle du château, des caves, des écuries, du grenier du château avec vues sur la charpente, quelques salles consacrées à la Belle au Bois Dormant. Puis, quelques salles du château avec un beau mobilier. Jardins à la française visibles depuis la terrasse du château.

Pour monter voir les salles consacrées à la Belle au Bois Dormant, les escaliers ne sont pas aisés pour les enfants ou les personnes ayant de la peine à marcher...

Départ du château à 11 h 40.

Nous allons à Candés Saint-Martin, joli village, pour manger et voir la Collégiale Saint-Martin. Nous passons à côté de la centrale nucléaire de Chinon.

12 h 20, repas devant la collégiale, restaurant « La Route d'Or », 2 assiettes de cycliste à 15 euros (salade, confit de canard, rillettes, chèvre chaud, charcuterie), sinon il y avait un menu à 17 euros qui ne nous plaisait pas. 1 coca, 1 verre de vin rouge, pas de café = 36 euros.

Averses pendant le repas, le soleil reviendra après avoir quitté Candés Saint Martin.

Nous allons visiter la collégiale en sortant. A voir essentiellement le porche sculpté, quelques sculptures à l'intérieur en hauteur, 1 plaque marquant l'endroit de la mort de Saint-Martin, évêque de Tours.

Devant l'église, le bureau de cette société offrant des visites en bateau sur la Loire, http://www.bateauamarante.com/

Nous partons à 14 h 45 pour Montsoreau, passons le pont sur la Loire et revenons sur l'autre rive en direction de Langeais.

Passage par Luynes pour voir les restes de l'aqueduc romain, le long d'une route, bien fléché depuis le centre du village.

Retour à Tours, direction Tours Nord.

15 h 30, visite d'Emmaüs, rue de Belgique, près du centre commercial de la Petite Arche (Auchan). A nouveau, pas facile dans le secteur à cause de la construction du tram...

Départ 16 h 45.

On s'égare un peu...

Retour à l'hôtel à 17 h.

Rangement et repos.

Vers 19 h, repas dans un restaurant à côté de l'hôtel, La Pataterie. 2 tartiflettes/salade, 1 coca light, 1 Badoit, 2 cafés gourmands = 37.50 euros

20 h 10, retour à l'hôtel

Jeudi 18 octobre 2012 – 22e jour

Départ à pied vers 7 h 45. Il fait beau et tempéré (env. 14 degrés)

Boulangerie près de l'hôtel, 2 cafés, 2 croissants = 4.10 euros.

Départ à 8 h 15 avec la voiture pour Loches, en suivant la route de Châteauroux (D943).

8 h 50, parking gratuit près du jardin public de Loches.

Il y a une résidence Pierres et Vacances tout près (Le Moulin des Cordeliers) offrant des locations de studios pour 4 personnes à 320 euros la semaine à cette période (et 810 euros en août...).

Nous entrons en ville, 2 cafés = 2.40 euros, puis nous montons la rue du Château en admirant les maisons.

Nous arrivons près de l'église Saint-Ours, et entrons dans le Logis vers 9 h 40, entrée 7.50 euros par personne, billet également valable pour le donjon.

Nous visitons cette partie, peu de salles, belles vues sur la ville.

Puis, nous ressortons, visitons l'église Saint-Ours, à voir essentiellement le gisant d'Agnès Sorel (installé ici depuis 2005), sous le porche, une colonne gallo-romaine réutilisée.

A côté de l'église, il y a une auberge médiévale avec des menus « d'époque » (env. 25 euros)...

Puis, nous tournons à gauche et nous rendons à 250 m. de là voir le donjon, avec souterrains, chambre de torture, cage à prisonnier (copie de 1995), beaucoup d'escaliers dans cette partie...

En route, nous voyons une plaque datant de 2006, inaugurée par J. Chrétien, premier ministre du Canada, dont les ancêtres venaient de Loches.

Nous ressortons à 11 h 45.

Nous redescendons en ville, regardons encore une exposition permanente gratuite dans le bâtiment de la Chancellerie (rue du Château).

12 h 20, repas au restaurant « Le Bistro du Balto ». Nous ne prenons pas le plat du jour, il faudra 30 minutes pour être servi, mais c'est délicieux... 1 steak tartare/frites, 1 lieu avec cassolette de légumes, 1/2 Badoit, 1 coca light, 2 cafés = 28.40 euros.

Nous regagnons la voiture et partons vers 13 h 40 pour Chenonceaux par la D31.

Nous passons à côté de la Pyramide de Saint-Quentin (au milieu d'un giratoire). http://guide37.com/...quentin-pyramide.asp

Nous passons par Bléré, jolie petite ville.

Parking gratuit devant le château de Chenonceaux vers 14 h 15. La gare de trains est juste à côté du parking.

Il y a davantage de visiteurs ici que dans les autres châteaux visités, mais c'est supportable à cette saison.

Achat des billets (château et jardins) à 11 euros par personne. Il y a d'autres versions incluant le musées de cires, l'audioguide, etc. Photos avec flash interdites dans le château, et c'est rappelé plusieurs fois par haut-parleur...

Toilettes, stand avec sandwiches/boissons avant d'entrer si nécessaire.

Nous entrons et visitons les 18 pièces du château. Beaucoup de tableaux de valeur, c'est le château où il y a le plus de tableaux pour l'instant, sinon meubles et tapisseries.

Exposition temporaire sur Rousseau (qui vécut dans le château).

Grandes cuisines en sous-sol, puis tour du jardin de Diane de Poitiers et du jardin de Marie de Médicis. Ceci nous permettant d'avoir des vues sur la partie du château enjambant le Cher.

16 h 40, départ avec la voiture. Tiens, une averse...

Arrêt à Bléré, essence Intermarché à 1.516 euro le litre de super 95 = 26 euros.

Nous rentrons par la D976 jusqu'à Saint Avertin, le village de Véretz traversé est très beau au bord du Cher.

Nous ne nous égarons pas pour une fois et arrivons à l'hôtel à 17 h 35.

Repos et internet...

Vers 18 h 45, petit footing au Mc Do voisin, 2 menus Mc Do/salade verte, 1 coca light, 1 Evian = 13.20 euros.

19 h 45, retour à l'hôtel.

Vendredi 19 octobre 2012 – 23e jour

Départ à pied à 7 h 30. 12 degrés, il ne pleut pas, très agréable.

Boulangerie à côté de l'hôtel, 2 cafés, 2 croissants = 4 euros.

Départ à 8 h avec la voiture pour Tours.

Bison futé pour arriver à Saint-Cyr-sur-Loire... Parking gratuit juste au bout du pont Wilson vers 8 h 30. On peut passer le pont à pied ou en vélo seulement car travaux du tram. A terme (2e semestre 2013), il semble que les voitures ne pourront passer le pont que dans le sens Tours-Saint Cyr.

2 cafés = 2.40 euros dans un café au bout du pont.

On traverse le pont à pied, place Anatole France, église Saint-Julien (fermée), musée du compagnonnage, musée des vins (jolis bâtiments, on n'entre pas). Rue du Commerce, musée Gouin (fermé), place Plumereau, on sillonne toutes les rues piétonnes adjacentes.

Puis rue Châteauneuf, rue des Halles (magasins chics), rue Nationale (grands magasins), place Jean-Jaurès, gare SNCF, on peut entrer voir, pas d'alerte à la bombe ce jour..., jolis carreaux représentant divers lieux français. A terme, 2e semestre 2013, on pourra prendre le tram directement dans la gare...

Gare routière juste devant la gare des trains.

Rue Palissy, place de la Cathédrale, Rue Colbert.

12 h 15, repas au restaurant l'Etable, rue Colbert 121. Menu à 14 euros entrée/plat principal/dessert. 1 salade variée, 1 terrine maison/salade, 1 saumonette gratinée, 1 sauté de canard aux oignons, 2 tartes Tatin, 1 verre de vin, 1 coca light, pas de cafés = 34 euros. Tout était excellent.

Départ vers 13 h 15, il se met à pleuvoir de plus en plus... On rejoint la voiture sous un déluge de flotte... En face, 2 cafés = 2.40 euros.

Départ pour voir le château d'Amboise vers 14 h. On longe la Loire en passant notamment par Vouvray (caves, vente de vin...)

14 h 30, parking sur le quai à Amboise, 2 euros pour 2 h.

On va au château. Entrée 10.20 euros par personne (visite guidée ou non).

Nous y voyons la chapelle Saint-Hubert (tombe Léonard de Vinci), les vues sur la Loire et sur Amboise, quelques pièces à visiter avec de beaux meubles. Assez vite visité, peu de pièces à voir, moins d'une heure après nous sommes dehors...

Nous regardons encore une ou deux rues près du château. Puis l'église Saint-Florentin avec une exposition sur la ville, son histoire, etc.

A 16 h 15, nous repartons toujours sous un déluge...

Retour à Tours, nous allons voir le magasin « Active ». rue E. Vaillant. Nous y arrivons péniblement à 17 h 15 dans une circulation chaotique (entre la météo et le tram...). De très jolis habits...

18 h, retour à l'hôtel.

Repos, nettoyage et séchage...

19 h 15, pas très faim, un petit footing au SuperU voisin, 2 sandwiches = 4.26 euros, puis 2 cafés au McDo = 3 euros.

Retour à l'hôtel à 20 h 30

Samedi 20 octobre 2012 – 24e jour

Départ à pied à 7 h 20. Pour changer, il pleut...

Boulangerie à côté de l'hôtel, 2 cafés, 2 croissants = 4 euros.

Rangement des valises et chargement.

Départ avec la voiture 8 h 15.

Passage par Tours.

9 h, 2 cafés à Rochecorbon = 2.40 euros.

Beaucoup de maisons troglodytes par ici, même un restaurant... http://www.restaurant-loubliette.com/

Nous continuons jusqu'à Blois, il pleut toujours...

A Blois, ce week-end, beaucoup de monde à cause de ceci : http://www.rdv-histoire.com/-Les-paysans-.html

10 h 30, arrivée à l'hôtel B&B à Vineuil que j'avais réservé par internet, je règle les 3 nuits à 46 euros la nuit, chambre 3 au rez-de-chaussée (chambre fumeur). Salle de bains comme dans l'autre B&B, chambre un tout petit peu plus petite, agencement un peu moins pratique, mais lit plus large... Dans cet hôtel, il y a un ascenseur. WIFI gratuit. A 100 m. de l'hôtel, arrêt des bus 13 et 14 (en provenance de Blois ?)

La chambre sera paraît-il prête dès midi.

Vu la météo, petite balade dans le centre commercial Renaissance tout proche.

Achat chez Auchan = 2.81 euros.

11 h 40, repas à la cafétéria Flunch dans le centre commercial.

2 crevettes panées, légumes à volonté. 1 coca light, 1 bouteille vin rouge, 1 tartelette citron, 1 tartelette fraises = 22.95 euros.

2 cafés dans une brasserie dans le hall = 2 euros.

Vers 12 h 50, nous revenons à l'hôtel et déchargeons la voiture. La chambre n'a pas été faite... nous laissons tout dans un coin de la chambre. Je vais voir à la réception, on me dit que la chambre va être faite sous peu...

Nous partons pour Blois centre vers 13 h.

13 h 15, parqués à gratuitement à l'entrée de la ville, le long de la Loire. Un miracle, il ne pleut pratiquement plus... 15 degrés, très doux, très agréable.

Nous passons par rue du Foix, visitons l'église Saint-Nicolas, rue Saint-Lubin, escaliers Saint-Martin pour monter au château.

Sur la place du château, musée de la Magie (fermé jusqu'à la Toussaint, ouvert en partie pour les participants à la manifestation susmentionnée).

Office du tourisme sur la place devant le château, je prends un plan de ville.

Devant le château, des attelages proposent un tour de ville, voir www.attelagesdeblois.com Une quinzaine de personnes par attelage, 7 euros par personne à payer sur place. 25 min. de balade.

Visite du château, entrée = 9.50 euros par personne. Nous entrons à 14 h 10 et sortons à 16 h 40. On a un petit peu traîné, compter 2 h au minimum pour visiter.

Dans le château, très belles pièces, tapisseries, plafonds, papiers peints, tableaux, meubles, énormément de belles choses, ensuite 8 salles du musée des beaux-arts, chapelle, vues sur la Loire et, bien sûr, l'escalier dans la cour.

Consignes à bagages (1 euro) dans des casiers, surtout pour des valises type valises cabine, mais 2-3 casiers pour valises plus grosses. + 4 ou 5 chaînes avec cadenas pour attacher des poussettes, etc.

Apparemment, photos avec flash autorisées dans le château.

Puis, nous descendons par la rue de la Voûte du Château, rue du Commerce. Rue du Puits-Châtel, belles maisons.

Rue du Bourg-Saint-Jean, retour par la première rue arrière, puis, rue Bourg Saint-Jean, Jardins de l'Evêché, Roseraie en contrebas, dans laquelle on peut descendre par un escalier (jusqu'au 30 septembre), visible d'en haut également.

Cathédrale Saint-Louis avec crypte (très sobre, bien éclairée).

Maison des acrobates à voir à côté (elle est même à vendre !)

Rue du Palais, rue Saint-Honoré, il est 18 h. Un très beau dépôt-vente d'habits luxe hommes/femmes, une petite visite...

Nous redescendons sur le quai de la Loire et revenons à la voiture. Un peu mal aux pieds...

Départ 18 h 30. Il faudra 8 minutes pour rentrer à l'hôtel...

Pas très faim, petit en-cas chez Flunch à côté, ça nous arrange...

1 pâté/salade, 2 quiches, 1 mousse poire/caramel = 9.40 euros. 1 fondant au chocolat, 1 salade de fruit, 1 yaourt myrtilles, 1 coca light = 9.25 euros.

19 h 30, retour à l'hôtel.

Dimanche 21 octobre 2012 – 25e jour

Départ à 8 h pour le centre de Blois. Ce matin, pas de pluie, mais brouillard dense... 15 degrés.

A l'entrée de la ville, 2 cafés, 1 croissant = 3.80 euros.

Puis, nous allons à Saint-Denis-sur-Loire voir le vide-greniers. Arrivée à 9 h et départ vers 10 h.

Nous allons à Chaumont-sur-Loire, arrivée vers 10 h 45, parking gratuit près de la mairie. Pas une bonne idée, nous allons à pied en ville en passant devant l'église pour rejoindre l'entrée est. Là, une grande montée à pied... Il aurait mieux fallu aller à l'entrée sud avec parking devant l'entrée... Miracle, plus de brouillard et du soleil !

Entrée pour château, jardins, écuries = 15.50 euros par personne.

Nous montons au château, visite du château, rien d'extraordinaire, puis nous allons à 12 h manger sur place au café du Parc. 2 sandwiches, 2 salades de fruits, 1 coca light = 14.40 euros.

Ensuite, visite des écuries, magnifiques, les plus belles vues jusqu'à maintenant.

Nous allons ensuite voir le festival des jardins. Plusieurs petites scènes dans des jardins contigus. Ceci ne nous plaît pas trop à vrai dire. Nous abrégeons la visite et redescendons à la voiture. Plusieurs oeuvres d'art modernes exposées un peu partout.

Si nous revenons par ici, nous ne reviendrons pas à ce château.

Nous partons avec la voiture vers 13 h 45 et allons à Cheverny où nous arrivons à 14 h 30.

Parking gratuit devant le château. Entrée pour château et jardins (sans l'exposition sur Tintin qui ne nous intéresse pas) à 8.70 euros par personne.

Visite du château, une débauche de beaux meubles, tapisseries, etc. Splendide.

Ensuite, nous allons à l'Orangerie au fond du parc.

Comme il y a du soleil, arrêt sur la terrasse. 2 cafés, 1 gâteau au chocolat, 2 gâteaux aux abricots = 20.30 euros, nous restons 1/2 h au soleil, délicieux...

Puis, nous allons voir la salle des trophées (fermée exceptionnellement, mais visible en partie depuis la vitre de la porte...) et le chenil. Pas de chiens, le bâtiment est en travaux jusqu'à fin mars 2013. Un coup d'oeil sur le jardin potager. Nous n'allons pas vers le canal où il y a un parcours en bateau possible.

Départ du château vers 16 h 30.

Nous regardons encore la façade de l'église avec un couvert.

Jolie place pour pique-niquer derrière l'église.

Nous quittons Cheverny vers 17 h et arrivons à l'hôtel à 17 h 30.

Rangements, repos et internet. Réservation d'un hôtel Première Classe à Orléans pour mardi soir à 38 euros.

Vers 19 h, on va à pied au Flunch. 1 aiguillette de canard/légumes à volonté, 1 colin/légumes à volonté, 1 salade de fruits, 1 tartelette aux fraises, 1 coca light, 1 bouteille vin rouge = 23.05 euros.

20 h. retour à l'hôtel.

Lundi 22 octobre 2012 – 26e jour

Départ vers 8 h pour Blois. Brouillard, 16 degrés.

A l'entrée de Blois, 2 cafés, 2 croissants = 4.90 euros.

Vers 9 h, départ pour Chambord, via Saint-Dye.

9 h 30 arrivée, on tourne un peu... Ah, grand soleil, magnifique !

Parking de la Canardière, gratuit, et à env. 1.5 km du château, avec une magnifique vue sur le château depuis le pont sur le Cosson. Pour le trouver, passer devant l'entrée du château (côté avec un drapeau français dessus), poursuivre la route sur env. 2 km et tourner à gauche, c'est indiqué « parking de la Canardière ».

Parkings payants plus près du château possibles, 3 euros (selon internet)

Nous admirons la vue et partons à pied le long du Cosson en direction du château. Au début, chemin assez propre, ensuite, boue, etc... On ne progresse pas très vite. 2 sangliers en vue en lisière de forêt à notre gauche à 50 mètres devant, on hésite, mais voyant qu'ils partent se cacher à notre arrivée, on poursuit et on ne les reverra plus... Ouf.

Après 30 min. de marche, on est dans le château, il est 10 h 20.

Entrée, 9.50 euros par personne.

Magnifique escalier central, de belles pièces de mobilier et tableaux, une agréable terrasse sur le toit pour déambuler...

Possibilité de manger dans la cour dans une caféteria self-service. Menu sandwich, dessert et boisson à 10.50 euros.

Nous ressortons à 12 h 40.

Nous allons brièvement regarder l'église à côté du château, fermée, et nous retournons à la voiture, mais en passant par la route pour éviter les salissures...

Départ avec la voiture, 13 h 15.

Nous revenons en direction de Vineuil.

13 h 35, parking au Flunch à côté de l'hôtel. 2 cassoulets, 1 crème au chocolat, 1 tartelette aux fraises, 1 bouteille de vin rouge, 1 coca light = 23.05 euros.

2 cafés dans un bar de la galerie marchande = 2 euros.

Vers 14 h 20, départ, nous allons faire le plein chez Auchan à côté, essence E10 à 1.476 euro le litre = 32.50 euros.

Puis, nous partons pour revoir Vendôme.

Nous y arrivons vers 15 h. Parking gratuit à l'entrée, rue Basse, après la porte Saint-Georges. Tour à pied en ville, visite de l'abbaye de la Trinité, de son cloître, fresques dans la salle capitulaire. Dans l'abbaye, vitrail de 1150 env. très beau, mais mal mis en valeur à mon avis (de par les autres vitraux l'entourant), des sculptures en bois sur les sièges des stalles très originales. Place Saint-Martin, église de la Madeleine, petite chapelle romane en ville, agréable balade sous un beau soleil...

Nous repartons à 17 h 15.

17 h 45, arrivée à l'hôtel.

Rangement, repos, internet, gros nettoyage des chaussures (suite au footing dans les prés à Chambord...).

Je réserve sur internet une nuit pour mercredi près de Nevers à l'hôtel Première Classe, 37 euros.

19 h, nous retournons à pied au Flunch. 1 tartelette aux fraises, 1 salade de fruits = 6.65 euros 1 salade mêlée, 1 salade de fruits, 1 coca light = 9 euros.

20 h. retour à l'hôtel.

Mardi 23 octobre 2012 – 27e jour

Rangement des valises...

Départ vers 8 h en direction de Blois et, à droite, d'Orléans.

Brouillard, 15 degrés.

Petit arrêt pour 2 cafés en route = 2.40 euros.

Nous poursuivons jusqu'à Beaugency, parking gratuit à l'entrée à 9 h 15, un peu de soleil.

2 croissants dans une boulangerie = 1.70 euros.

Nous faisons le tour de cette petite ville à pied.

Abbaye, donjon, château (musée fermé), bords de Loire, de nombreuses maisons magnifiques. Les chapiteaux très sobres de l'abbaye sont magnifiques.

On sort de l'abbaye, brouillard et froid...

2 cafés pour se réchauffer = 2.40 euros.

Départ de la ville à 10 h 45 pour Orléans.

On se trompe d'hôtel à l'arrivée, on repart pour Olivet.

En route, on voit le Zénith, un Courtepaille à côté et le tram.

12 h 10, on est au bon hôtel Première Classe réservé l'autre jour. Je prends la chambre à la machine avec le numéro de réservation = 38.40 euros. Nous posons la valise dans la chambre non terminée. Chambre 14 (qui semble pouvoir se transformer en chambre communicante avec la 15). Il y a de la place pour le rangement, ça va très bien, le lit doit être en 140 cm. WIFI gratuit.

Devant l'hôtel, restaurant Léon de Bruxelles (moules, etc...)

Je me renseigne où se trouve le tram. Il est à 7 min. à pied. Tram A, arrêt Les Aulnaies. Compter environ 30 min. pour être en centre ville place De Gaulle, là où les 2 trams se croisent.

Nous y allons, ticket à l'appareil à l'arrêt. Nous prenons un ticket journalier à 3.60 euros par personne (sinon 1.40 euro par trajet par personne). Il faut le composter à l'intérieur du tram.

Nous faisons 2 arrêts et descendons manger au Courtepaille, il est 12 h 50.

1 entrecôte 230 gr., 1 entrecôte 350 gr. 1/4 Beaujolais, 1 Pepsi Max, pas de cafés = 33.48 euros. Nous avions un bon de réduction de 40 % sur les 2 grillades.

Ce soir, Johnny Hallydays en concert au Zénith à côté, il y a déjà des gens qui attendent devant l'entrée...

Nous repartons vers 14 h avec le tram et en descendons juste après le pont sur la Loire.

Ensuite, à pied jusqu'à la Cathédrale, je prends un plan à l'office du tourisme à côté.

Visite de la Cathédrale, la façade devant a été partiellement nettoyée. Ce n'est pas ma cathédrale préférée à vrai dire...

Visite de 4 ou 5 salles au 1er étage de l'hôtel Groslot à côté (entrée gratuite), puis rue d'Escure (belles maisons), place du Martroi (place centrale de la ville) en travaux avec la statue de Jeanne-d'Arc.

2 cafés en route = 3 euros.

Puis, maison de Jeanne-d'Arc (reconstitution). Là, diaporama à heure fixe, nous attendons 15 min. celui de 16 h. Entrée normalement 4 euros, mais on nous applique le taux réduit de 2 euros (pour plus de 65 ans), nous devons faire plus vieux que nous ne sommes... 15 personnes au max. en même temps pour le diaporama. Le billet est également valable pour le Centre Charles Péguy tout proche.

Diaporama très intéressant, environ 15 min. Dans la même salle, après le diaporama, également consultation possible de textes et photos sur Jeanne-d'Arc (sur écrans tactiles).

Nous ressortons, enfin du soleil !

Nous nous rendons au centre Péguy tout proche. Actuellement, exposition sur Casque d'Or (jusqu'au 23 mars 2013), puis une salle sur Charles Péguy, la cour intérieure est à voir également.

Nous passons voir le bâtiment du Musée Archéologique et 2 autres belles maisons à l'arrière.

Ensuite, nous arpentons plusieurs rues piétonnes de la vieille ville (rue de Bourgogne, rue du Poirier, rue de la Chevalerie, rue Dolet, rue de la Poterne et descendons voir l'église Saint Pulcher et les bords de la Loire. De nombreuses maisons anciennes dont plusieurs en cours de restauration.

A 18 h 10, nous reprenons le tram devant la maison de Jeanne-d'Arc et arrivons à 18 h 35 à l'arrêt Les Aulnaies.

Pas très faim, nous entrons dans le Leclerc tout près, 2 sandwiches, 2 salades de fruits = 8.64 euros. Il y a une brasserie dans le centre, mais ne sert des repas qu'à midi.

Nous rentrons à l'hôtel vers 19 h.

En fin de soirée, un gros fou rire. Dans la salle de bain, il n'y a que le tuyau de douche, pas le pommeau... Nous ferons avec. J'irai râler demain matin à la réception...

Mercredi 24 octobre 2012 – 28e jour

Départ vers 7 h 45 après avoir signalé l'absence du pommeau de douche... Apparemment, il a été volé par le client précédent...

Un peu nuageux, pas de brouillard, 12 degrés.

Nous nous dirigeons vers Orléans, puis longeons la Loire en direction de Nevers.

Arrêt en route pour 2 cafés = 2.40 euros, lecture du journal.

Plus loin, arrêt devant une boulangerie, 1 croissant, 1 pain au chocolat = 1.95 euros.

Nous tentons d'aller revoir l'église de Germigny-des-Prés. Evidemment, fermée. Déjà, la dernière fois que nous y sommes allés, nous avions eu de la chance, elle était ouverte pour un groupe en car et nous avions pu nous joindre à la visite...

http://fr.wikipedia.org/wiki/Oratoire_carolingien_de_Germigny-des-Pr%C3%A9s

Ensuite, vers 9 h 45, arrêt à l'abbaye de Fleury à Saint-Benoît-sur-Loire. Magnifique porche roman (chapiteaux) et intérieur très agréable. Les couleurs des pierres sont très belles. Crypte avec reliques de Saint-Benoît. Tombe du roi Philippe 1er.

http://www.abbaye-fleury.com/

Départ vers 10 h 15.

Nous continuons la route en direction de Sully, très beau château à l'entrée de la ville.

Puis, nous arrivons à Gien, belle vue sur l'ensemble de la ville avant de franchir le pont. Faïences pour les intéressés...

Vers 11 h 30, arrêt un quart d'heure au pont canal de Briare, ça tombe bien, un bateau passe justement sur le pont... Magnifique réalisation.

A 12 h, nous nous arrêtons pour manger au Flunch de Cosne-sur-Loire.

1 poisson à la Bordelaise, 1 foie de veau poellé, 1 petit pain, 1 tarte au chocolat, 1 tarte aux fraises, 1 bouteille de Saint-Emilion, 1 coca light = 24.45 euros.

Départ vers 13 h. Grand soleil...

13 h 45, essence chez Leclerc à Varennes-Vauzelle. Super 95 à 1.53 euro le litre = 25 euros. Une mauvaise idée car essence E10 à 1.43 euro le litre chez Intermarché juste avant notre hôtel... Pas bien grave...

Puis, nous nous rendons à l'hôtel Première Classe que j'avais réservé sur internet à 37 euros. Sur place, chambre affichée également à 37 euros. Je prends la chambre à la borne automatique à l'entrée, là, je n'ai rien compris, mais on me facture la chambre 30 euros seulement...

Chambre 52, premier étage, assez calme, pas de grande route devant. Chambre avec 2 lits contigus de 80 cm de large, ce sera mieux qu'un grand lit en 140 cm... Assez pratique au point de vue rangements.

Nous repartons en direction de Nevers centre.

De 14 h 30 à 15 h 15, en route, nous visitons le magasin Noz, toujours un grand bazar...

15 h 20, parking gratuit à l'entrée de la ville, av. Colbert.

Nous partons à pied, passons la porte de Paris, traversons les rues piétonnes avec magasins, en route, 2 cafés = 2 euros.

Ensuite, de la place Carnot, nous allons au Palais ducal, très belle façade. A côté, visite de la cathédrale en travaux. Beau choeur roman, fresques, petites sculptures amusantes en hauteur sur les trifolium, crypte (fermée, mais visible par une vitre) sans chapiteaux. Baptistère du VIe siècle malheureusement fermé à cette heure-ci (affiché prochaine visite à 14 h...). Tout est magnifique sauf les vitraux modernes installés...

Puis, nous prenons la rue de la Cathédrale pour descendre au bord de la Loire, pont ancien, nous remontons en ville par la promenade des remparts, porte du Croux (très belle porte). Musée archéologique à côté (ouvert samedi et dimanche dès 15 h). Quartier où se trouvaient de nombreuses faïenceries, notamment rue Saint-Genest (en travaux). Il en reste en tout cas une, Montagnon, avec magasin de vente.

Nous rentrons jusqu'à la voiture par l'avenue De Gaulle et l'avenue Pierre Beregovoy.

Départ 17 h 45 en direction de l'hôtel.

18 h, nous nous arrêtons au McDo juste avant l'hôtel. 1 Royal cheese, 1 grande frites, 1 salade César, 1 coca light = 10.10 euros. Nous avions reçu l'autre jour un bon pour pour 1 Royal cheese gratuit... (sinon 3.90 euros).

Retour à l'hôtel à 19 h.

Repos, rangement et internet.

Jeudi 25 octobre 2012 – 29e jour

Départ à 7 h 35

A la sortie de Nevers, 2 cafés = 2.40 euro, 2 croissants = 1.80 euro Bar Le Tourbillon, qui semble proposer également des chambres. Lecture du journal. Départ vers 8 h 15

On roule jusqu'à Bourbon-Lancy, petit tour en voiture, assez jolie petite ville. Centre thermal et casino.

A 10 h, casino, on joue 3/4 d'heure et on perd 20 euros...

A côté, un hôtel Ibis, chambres avec balcon donnant sur le plan d'eau, assez sympathique comme endroit.

10 h 45, départ pour Macon.

Ca va bien un moment, puis déviation obligatoire pour Châlon-sur-Saône... On s'en serait bien passé...

Vers 12 h 20, nous arrivons à Varenne le Grand et nous arrêtons face à ce qui devait être la gare. Resto routier « Le Grand Varenne », menu avec entrée/plat principal/fromage et dessert à 12 euros. En été, terrasse sur le côté (devant très bruyant...). WIFI. 1 menu à 12 euros, buffet de hors d'oeuvre à discrétion, 1 foie de genisse, légumes, gratin de pommes de terre, fromage, mousse au chocolat 1 menu à 15 euros, buffet de hors d'oeuvre à discrétion, cuisses de grenouilles à la provençale 1/4 vin rouge, 1 coca, 2 cafés = 34.70 euros. Tout était excellent. Là aussi, il semble qu'on peut louer des chambres.

Départ vers 13 h 30

On passe par Bourg-en-Bresse, Nantua, Meyrin et on arrive à 17 h 15 à la maison à Genève.

Kilomètres au compteur de la voiture : 179'055
Costa Pacifica, synthèse et préparation hiver 2012/2013 English translation pending
by Friquette07 · 2012-10-04 · 549 replies
Et voila, j'ouvre un post pour ma croisière de 2013 afin de la préparer avec ceux qui partent, soit de savone, soit de marseille.

Douce Méditerranée Février 2013 sur le Costa Pacifica

Je ferais celle ci, cette fois, avec mes deux grands ados.. 20 et 17 ans. (la petite restera chez mamie)
Boucle de quinze jours: Los Angeles - San Diego - Las Vegas - San Franscisco - Los Angeles English translation pending
by Fancho29 · 2012-07-31 · 61 replies
Bonjour,

Tout d'abord merci pour votre site qui est une mine d'information impressionnante. Nous sommes 2 bretons qui partent bientôt sur la cote Ouest des Etats-Unis (2ème quinzaine de septembre) Je suis en train de finaliser notre parcours afin de faire nos réservations de logement (Je sais on ne s'y prend pas très tôt)

Notre avion est déjà réservé, nous faisons un aller-retour Los Angeles Paris.

Concernant les logements, nous pensons faire du camping au maximum pour limiter les coûts, mais aussi tout simplement car ça nous plait plus que les hôtels. Il n'est par contre pas évident d'avoir beaucoup d'info sur les camping (Présence de douche notamment ?)

Nous voulons voir un maximum de chose (comme tout le monde) (Un peu de ville, la cote, un peu de parcs) mais sans trop se presser non plus pour profiter de la mer et se poser un peu. Ce doit être le 1001 ème Road trip en Californie qu'on vous demande de commenter ! Voici donc ce que j'ai prévu pour le moment. J’ai déjà enlever le Grand Canyon, que je voulais voir, car ça me semblais un peu chargé, mais j’aimerai bien lui trouver une petit place quand même.

Jour 1 : Arrivé à Los Angeles vers 19h Nuit à LA

Jour 2 : Visite LA Nuit à LA

Jour 3 : Visite LA Nuit à LA

Jour 4 : Route vers San Diego, Visite San Diego Nuit à San Diego

Jour 5 : Visite San Diego Nuit à San Diego

Jour 6 : Route vers Las Vegas Soit on reste à San diego le matin, ou alors on part tôt pour arriver à Las vegas en milieu d’après midi , Visite de Las Vegas de nuit Nuit à Las vegas

Jour 7 : Visite de Las Vegas de jour puis route vers Furnace Creek Arrivée avant le coucher du soleil pour voir Zabriskie Point et si on a le temps Bad water et Artists palette (Sinon ce sera pour le lendemain) Nuit à Furnace Creek

Jour 8 : Death valley puis Bishop / Mammoth lake / Mono lake Nuit à Lee vining

Jour 9 : Visite de Bodie puis route vers Yosemite village via Tiago pass. Visite de Yosemite Nuit à Yosemite

Jour 10 : Route vers San Franscico Suivant la motivation et l’envie du moment, un peu de visite de Yosemite le matin, puis route vers SF puis on se pose sur la cote dans l’après-midi Nuit à San Franscisco

Jour 11 : Visite de San Franscisco Nuit à San Franscisco

Jour 12 : Route jusqu’à Big Sur Avec visite de Monterey, Carmel, Point Lobos… Nuit à Big Sur

Jour 13 : Route jusquà Morro Bay, Santa Maria ou Santa Barbara où nous passerons la nuit

Jour 14 : Route jusquà Malibu ou Santa Monica où nous passerons la nuit

Jour 15 : Visite LA Nuit à LA Jour 16 : Départ pour la France le matin
États-Unis 2012 "Au long du Rio Grande" English translation pending
by Zitounet · 2012-06-13 · 138 replies
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USA 2012 – Au long du Rio Grande

J'avais dis à certains d'entre vous que notre 5ème voyage dans l'Ouest Américain était le dernier, que je pensais qu'il ne nous restait plus de visites à notre portée dans les National Parks et Monuments pour justifier un nouveau séjour aux States. Mais il ne faut jamais dire jamais ! il restait le Texas et le Nouveau-Mexique...

Au programme, il y avait les Parcs Nationaux de Big Bend et Guadalupe Mountains au Texas, les Carlsbad Caverns au Nouveau-Mexique et Great Sand Dunes lors d'une intrusion au Colorado, une multitude de Monuments et autres Sites Nationaux assez connus comme White Sands, Bandelier, El Malpais etc, les terres sauvages au nord ouest du Nouveau-Mexique de Bisti, Ah-She-Sli-Pah et la découverte de Ojito, quelques parcs d'état aussi. Et il fallait inclure au programme un Pow Wow et un Rodéo, choix délicat qui décida des dates et de l'organisation du circuit.

En cours de voyage, nous nous sommes rendu compte que le Rio Grande se trouvait souvent sur notre route, au point d'être le principal point commun de ce 6ème voyage dans l'ouest américain. En tout, 28 jours, 40 sites, 8 200 km, 3 états , voilà les chiffres de notre carnet de voyage 2012.

Première partie, de Houston à Socorro.

Mardi 1er Mai – En route vers le "soleil" du Texas

Départ de l'aéroport de Nantes, quasi désert en ce jour de fête du travail, à 6h55, escale Amsterdam dans la brume, arrivée à Houston bien après les 13h55 prévus, passage à l’immigration très lent, mais pas d'attente pour récupérer les valises. Navette vers le loueur Dollar où Auto Europe nous a réservé un SUV standard, prise main d'une Jeep Grand Cherokee, chargement et programmation du GPS en hors-péage et en route vers la mer.

High-Clearance, la Grand Cherokee, ça c'est sur, même bien haut pour grimper dedans, mais pas 4x4, dommage pour le J3. Pas de rapport court à la boite de vitesse automatique, ça aurait pu servir. Une semaine pour bien assimiler les subtilités du régulateur de vitesse mais à l'arrivée, une voiture très satisfaisante et une consommation moyenne de 9,77 l/100km. En route vers la mer, donc – le retard de l'avion et la durée des procédures font qu'il est trop tard pour une visite avec le NASA tram quand nous passons auprès de Space Center Houston ; donc direct le Best Western Beach Front Inn de Galveston.



Vue du balcon sur la mer.

Galveston (sur l'île-barriere du même nom, 57 000h) est célèbre pour avoir été victime de la plus grande catastrophe naturelle des États-Unis qui fit 8 000 victimes lors d'un l'ouragan en 1900. Henry Robert, ingénieur militaire à la retraite, fit construire une digue en béton, sur 16 km de long pour une hauteur de 5 m ; la digue est nommée le Seawall. Le 13 septembre 2008, l'ouragan Ike a frappé directement Galveston avec des vents de 177km/h. Malgré le mur de protection et les ordres d'évacuation, on déplora une soixantaine de morts.

Bon, ça va, pas d'ouragan en prévision. Juste le Seawall boulevard à traverser pour descendre sur la plage : le Golfe du Mexique, ça change du Pacifique ! Qu'est-ce qui change, me direz-vous ? Tout d'abord, pas de brume, une eau plus chaude et une épaisse bande d'algues sur la plage, mais surtout quand on regarde au large, les nombreuses plate-formes pétrolières à l'horizon.

Et les oiseaux ! Dans le ciel passent des groupes de grands oiseaux volant en formation. Avec difficulté, j'arrive à en capturer quelques uns dans l'appareil photo.



Vol de pélicans

Sur la plage, une multitude d'oiseaux marins s’agglutinent autour d'une famille qui leur jette à manger. A donner des frissons aux fans d'Alfred Hitchcock, mais on est pas à Bodega Bay.



Presque une scène dans "The birds"

Quand on tourne le dos à la mer, on peu admirer des énormes poissons sur le mur du Seawall. Il paraitrait (dixit Wikipedia) que ces fresques ont été peintes par des enfants sur de nombreux miles.



Poissons trop gros pour les mouettes

Sans attendre le coucher de soleil (la journée à été longue), nous nous dirigeons vers le Torcuga Mexican Kitchen, à coté de l'hôtel, histoire de renouer avec la cuisine locale.

Mercredi 2 Mai – Les habitants d'ARANSAS National Wildlife Refuge

Lever très tôt, courses au Kroger voisin pour les essentiels : glacière, eau et de quoi manger dans la journée puis retour à l'hôtel pour le breakfast à l'ouverture. La matinée commence par longer la mer jusqu'à la pointe ouest de Galveston Island, sur 35km, Au départ sur le Seawall, la route s'écarte de la plage pour continuer entre 2 rangées de maisons sur pilotis, généralement assez espacées, mais sans clôture. Parfois, ce sont de véritables villages dont certains s'étalent les pieds dans l'eau du coté de la lagune. Petites villas de vacances, en hauteur.

De temps à autres, des routes accèdent à des parking où des passerelles conduisent à la plage. Le sable est en parti recouvert d'une couche d'algues entassées par les marées. C'est l'univers de milliers d'oiseaux marins, mouettes, goélands et bécasseaux (?)

La plage à Isla del Sol

A la fin de la San Luis Pass, un pont à péage (2$) de plus de 2 km relie à une autre île-barrière beaucoup moins habitée.

Galveston Toll Bridge

Nous quittons provisoirement la mer pour traverser la campagne texane en direction de Corpus Christi avec pour objectif le National Wildlife Refuge de Aransas. Ce n'est pas le seul lieu de préservation de la faune dans ce secteur, mais c'est le plus important et le mieux organiser pour visiter.



Le prix d'entrée est de 5$, mais le parc fait partie du réseau fédéral, donc nous en profitons pour acheter notre "American the beautiful" 2012. Pas très belle la carte cette année, mais c'est une bonne chose de faite, nous la présenterons 16 fois par la suite.

La route longe la côte et donne accès à divers trail et overlook. Dès le début, la rencontre de jeunes cerfs est prometteuse pour la suite. Le premier petit bird trail était bien engageant, 200 m dans la forêt pour approcher des oiseaux qu'on entendait gazouiller dans les arbres. C'était sans compter sur d'autres occupants bien moins sympathiques : au bout de 30 m, nous faisons demi-tour sous la pression des nuées de moustiques. Un peu plus loin, l'aire de pique-nique est aussi mal fréquentée, si bien que nous allons déjeuner sur une avancée sur la mer, aménagée pour la pêche.

White-tailed deer

Plusieurs autres points sont fermés, mais le principal est la tour d'observation, à la fin de la route, curieuse tour car on y monte par une rampe en pente douce. D'au dessus des arbres, on voit la baie de San Antonio (nom de l'anse qui jouxte le parc) et quelques grands oiseaux, de loin. Plus proche, l'avancée du Big Tree trail, dont l'accès au sol est fermé, accueille une aigrette. En fait ce n'est plus la saison où les grandes grues blanches d’Amérique nidifient dans le parc. Les dernières sont partie depuis la mi-avril.

Aigrette dans son petit bassin

Le retour peut se faire par une piste qui s'enfonce dans la forêt, peuplée de deers et javelinas et autres mammifères - 12 km, bien agréables, mais peu de rencontres. En fait les plus intéressantes seront celles des habitants du pool proche de l'entrée du parc : les alligators. Une grille empêche de les approcher de trop près.

Ça change des rencontres habituelles

Direction le Best Western Inn in the Bay, puis promenade vers Aransas Bay ; on peu y voir des groupes de pélicans bruns posés sur les pontons. Dîner dans un restaurant sur les quais : huitres et crevettes.

On en avait vu que en vol

Jeudi 3 Mai – Le plaisir de rouler sur la plage

Nous rejoignons Padre Island par Aransas Pass et Port Aransas, pour cela il faut prendre un ferry pour traverser le dernier bras de la baie de Corpus Christi – la traversée d'environ 500m est gratuite.

Port Aransas, du ferry

Padre Island est une île-barrière ; dans la partie nord, outre le Port Aransas, se trouve divers State Parks destinés au camping et aux activités balnéaires. Nous arrêtons dans un CVS/pharmacy faire nos achats pour déjeuner. On connaissait le rayon pharmacie des Walmart, mais pas les rayons bouffes des pharmacies.



La partie sud de Padre Island est inscrite au littoral national et protégé. Visite au Malaquite Visitor Center, vidéo, explication des rangers. Au delà du bâtiment, le parc est une étroite bande de sable et de dune. La piste sur le sable est roulable sur les 5 premiers miles par tout véhicule. Au delà, la piste continue sur 55 miles mais n'est autorisée qu'en 4x4, de préférence à plusieurs.

Entre les algues et la dune

Les 5 premiers miles suffisent bien pour gouter au plaisir de conduire sur la plage. Quelques familles sont installées pour la journée, un homme est à la pêche, nous croisons 2 ou 3 autres voitures sur le circuit. Les algues amassées par les marées forment une bande épaisse où se mêlent les débris rejetés par la mer. Nous ne remarquons pas d'odeur particulière, mais ça et là, il semble y avoir des traces de mazout (au-delà des 5 miles, la plage s'appelle Little Shell Beach, puis plus loin, Big Shell Beach et il y a toujours des plate-formes pétrolières à l'horizon).

Au bord de l'eau ou dans les dunes, c'est le domaine des milliers d'oiseaux, où se distinguent les grands cormorans, hérons et aigrettes. Pas de tortues de mer, il faut aller beaucoup plus loin et ce n'est probablement pas la saison de ponte.

Sternes Huppées Cormoran Grand Héron

Nous retournons déjeuner sur une table à l'ombre du Visitor Center. Peut après, des school bus arrivent et des groupes d'enfants envahissent le secteur avant de s'installer pour divers cours de géographie ? botanique ? science naturelle ?

Nous quittons le centre pour un autre site du parc nommé Bird Island Basin, brève halte car c'est surtout un lieu d’apprentissage de la planche à voile.

Et en route pour San Antonio à 265 km. Premier plein à la sortie de Corpus Christi, 3,699$ le gallon. Diantre, le calcul de consommation fait le soir donne 12,3 l/100km. C'est bien beaucoup !

A San Antonio, nous avons réservé pour 2 nuits au Day Inn Alamo, le seul hôtel à prix abordable en plein centre de la ville (300m d'Alamo Plazza) au milieu des grands hôtels.

La promenade en fin d'après-midi et le dîner seront un avant goût des attractions du lendemain.

Vendredi 4 Mai – THE Alamo

La mission San Antonio de Valero, dans le plein centre de la ville est surtout connu sous le nom de Alamo, ou Fort Alamo ou encore THE Alamo comme l'a baptisé THE John Wayne, là où en 1836 THE Davy Crockett et quelques 200 américains ont tenu jusqu'à la mort face à l'armée du général mexicain Santa Anna. Prémonitoire de l’indépendance du Texas avant son rattachement aux États-Unis, l'évènement est inscrit dans l'histoire et le site est un lieux de pèlerinage pour les Texans et tous les américains.

Mémorial – face William Travis et David Crockett

Et ils sont là, les petits texans, ils arrivent par cars entiers juste avant l'ouverture des portes, groupés par couleur de tee-shirt, pour suivre leur cour d'histoire.

Après les verts et les bleus, il y a les roses, les jaunes, les rouges, les noirs ...

Entrée gratuite, vidéo qui retrace l'histoire du lieu avec un chapitre important sur 1836 (notez que le film de John Wayne est très proche de l'histoire officielle), musée des objets d'époque.

La façade du sanctuaire, en dehors des heures de visite

Il faut faire une longue queue pour entrer dans le sanctuaire dédié à la mémoire des hommes tombés lors de la défense d'Alamo. Il se visite en file, photos interdites, sortie par une aile dans le parc. Le jardin très ombragé contient de nombreuses espèces locales. Il est traversé par un canal, vestige du système d’irrigation de l'époque espagnole.

Ocotillos, cactus et palmiers

On peut y voir un canon de 18 pounds, le plus gros possédé par les défenseurs. Une présentation des armes d'époque est faite dans le parc. Deux autres bâtiments importants sont en périphérie du jardin : le musée-boutique du Texas, qui sort aussi directement sur la rue, et une bibliothèque "des Filles de la République" où nous nous introduisons par curiosité et sommes accueillis aussi avec curiosité.

Présentation des armes en service lors du siège d'Alamo

Mais San Antonio ne se limite pas à Fort Alamo. A quelques minutes de marche, le RiverWalk est une promenade sur les rives de la rivière San Antonio qui serpente à travers la ville. Une kyrielle de bars et de restaurants occupent les rives, à l’ombre de cyprès. On peut y fait un tour de bateau, soit individuel en bateau-taxi ou tour collectif commenté. La balade d'environ une heure sillonne les coins et recoins de la rivière, en passant sous toutes sortes de ponts et passerelles, approchant des sites caractéristiques de la ville.

Avec le Rio San Antonio Cruises

C'est sur des terrasses au bord de l’eau que nous faisons nos 3 repas à San Antonio, en variant le genre de cuisine. Plusieurs groupes de mariachis passent de table en table en proposant quelques spécialités de leur répertoire. La Cucaracha !

Le circuit des missions : en plus de la mission de San Antonio de Valera (Alamo), 4 missions sont inscrites au registre des " National Historical Park ". Un itinéraire est jalonné pour aller de l'une à l'autre. Elles furent construites par les missionnaires espagnols catholiques aux environs de 1700.

La plus proche est la mission Concepcion, qui constitue la plus vieille église restaurée au USA. C'est la plus importante et c'est là qu'est installé le Visitor Center. On peu visiter plusieurs salles et on y voit de nombreuses fresques du XVIIIème.

Vue d'ensemble de la mission Concepcion

La mission San José, dont le façade finement sculptée est entièrement d'époque. Les décors, couleurs et dorures du chœur sont étonnantes.

Façade de la mission San José A l'intérieur de la mission San José

Des travaux routiers et une déviation nous éloigne de la mission San Juan Capitrano. Nous y revenons plus tard (après 17h) pour constater que l'accès est fermé. Mais nous arrivons à la mission San Francisco de la Espada avant la fermeture de l'entrée.

Le clocher de la petite église de Espada

Ah, j'oubliais, ces soirs là, THE Tony Parker et les Spurs ne jouaient pas à domicile, dommage, j'aurais bien pris des billets.

Samedi 5 Mai – Rio Grande, un pied au Mexique

De San Antonio, nous sommes trop loin de Big Bend pour nous y rendre en 1 seule journée, aussi nous avons prévu de faire étape à Del Rio. En route, près de Brackettville, John Wayne avait fait construire Alamo village en 1950, pour le tournage de son film. La façade de la mission est une réplique de la vraie. Depuis, le lieu a servi au tournage d'autres westerns. Il se visitait jusqu'en juillet 2009, date du décès du propriétaire et depuis, c'est fermé. Dommage, j'avais initialement prévu le détour.

Donc direct le Best Western Inn of Del Rio déposer les valises avant de partir visiter Amistad National Recreation Area. Passage au Visitor Center pour questionner les rangers sur les plus intéressants points à voir. Petite séance vidéo, surtout consacrée à l'histoire du barrage. Diable, que les poissons empaillés sur le mur sont gros !

Le ranger nous a indiqué 3 points. Tout d'abord Amistad Dam, le barrage commun avec le Mexique construit en 1969 sur le Rio Grande, à sa jonction avec la Devil River. L'opération avait 3 objectifs : la réserve d'eau, la production d'électricité et le loisir. La visite est particulière, on laisse sa voiture avant la douane et on continue sur le pont à pied. Le panorama en amont montre l'immensité de la retenue du Rio Grande. Une promenade en bateau serait inutile, mais un survol pourrait être intéressant.



Petit coin de pêche

En aval, le Rio Grande serpente entre les falaises et continue de séparer USA et Mexique jusqu'à la mer.

Le Rio grande sert de frontière naturelle sur 2018 km

Les statues des aigles au milieu du barrage constitue la destination principale des visiteurs. Là, on peut mettre 1 pied au Mexique, même les 2, mais on ne peut pas ressortir à l'autre bout du pont.



Entre l'aigle mexicain et l'aigle américain, la frontière est marquée par des clous

Le deuxième point est Governors Landing. La route passe sous le pont pour arriver à une plage (de gros cailloux), équipée avec tables etc. On est samedi, malgré le temps couvert et lourd, toutes places sont occupées. Mais il y a peu de baigneurs,



Governors Landing

Le troisième point est Diablo East, colline sillonnée par plusieurs pistes vers des points de vues sur l’immensité du lac, des lieux de pêche et un petit port abrité.

Lake Amistad Marina

Dimanche 6 Mai – Le Big " Big Bend "

En partant de Del Rio, un plein rassurant, la consommation passe à 10,1 l/100

Sur la route de Big Bend NP, il y a plusieurs lieux intéressants. Le premier, Seminole Canyon State Park est juste en amont de la retenue d'Amistad. La principale attraction, des pétroglyphes, ne se visite que guidé, avec un départ le matin et un l'après-midi. Pas dans nos horaires et trop de marche pour nous.

Le second est à Langtry, petit village sur la rive du Rio Grande, où le Judge Roy Bean rendait la justice à la fin du XIXème. Ce barman-truant devenu juge arbitraire se prétendait seul représentant de la loi " à l'ouest de Pecos "

L'ouest de Pecos nécessite une explication. Le Rio Pecos ou Pecos river est un affluant du Rio Grande considéré à l'époque comme la limite de l'ouest sauvage. Nous l'avons traversé un peu avant Langtry. Nous retrouverons la Pecos River à Carlsbad et à Santa Fé.



Le Rio Pecos vu de la US90

Derrière un sympathique Visitor Center, on peut visiter le saloon de Roy Bean où il rendait la justice, la salle de billard et la salle d'opéra de Jersey Lilly. Je ne raconterai pas ici tout ce qui fit de Roy Bean une véritable légende de l'ouest, au même titre que Davy Crockett ou Buffallo Bill.



The Law West of the Pecos

Nous sommes ici à l'entrée du désert Chihuahua qui s'étend sur le Mexique et 3 états des USA, un désert aussi grand que la France. Un intéressant petit circuit botanique nommé Cactus Garden jouxte le saloon.



Cactus, Yuccas, Agaves etc.

Nous reprenons la route vers Big Bend, à travers des étendues désertiques. La dernière bourgade à l'embranchement de la route du parc s’appelle Marathon, mais de là nous sommes à 60km de l'entrée du site et 123 du Chicos Basin, notre destination. Faire le plein avant d'entrer dans le parc serait une fausse-bonne idée : à Marathon l'essence est au même prix qu'à l'intérieur du parc soit 70 à 80 cents plus cher qu'en moyenne au Texas.



Big Bend National Park est un des 10 plus grands des USA avec 3200 km2, séparé du Mexique par le Rio Grande sur plus de 100km. Nous allons chercher la fraicheur au milieu des Chicos Mountains. La route en lacet qui y mène passe un col à 1640m et est interdite aux véhicules longs ; en montant la végétation change et on traverse une forêt de conifères. De l'autre coté, elle descend dans un bassin entouré de pics crénelés : nous sommes au fond du cratère d'un très ancien, mais énorme volcan.



Chicos Mountains Lodge est la seule possibilité de logement autre que le camping dans le parc. Le village comporte un Visitor Center, un magasin et un restaurant.



Lors d'une première visite chez les rangers, nous sommes surpris par la taille du lion de montage exposé dans le hall. Mais c'est à une carte que nous prêtons le plus d'attention, celle où, au jour le jour, sont reportés les lieux où ont été vus des ours. Y aura t'il une punaise de plus sur la carte à notre départ ?

Une fois installé dans notre appartement (nettement mieux qu'à Canyon Village de Yellowstone ou encore Stovepipe Wells de Death Valley) nous partons explorer l'est du parc. Petit arrêt à Duggout Wells faire la promenade botanique du Chihuahuan Desert Nature Trail et découvrir quelques espèces particulières du parc. Le circuit se termine dans la fraicheur toute relative d'un oasis.



Une des 60 espèces de Cactus du parc

Rio Grande Overlook nécessite de monter une centaine de mètres jusqu'à un point de vue. De là, on découvre l'immensité du désert. La bande de verdure sur la droite est tout ce qu'on devine du Rio Grande.



Le Chihuahua, un endroit pour le Tirelipompon, Mr Carlos ?

La route se termine à l'est à Boquilla Canyon overlook d'où on peut voir le Rio Grande. Il n'est pas impressionnant ici, et le débit semble bien faible. Un trail part du parking, assez abrupt au départ, pour redescendre sur la rive et s'engouffrer entre les falaises dans le Boquilla Canyon.



L'entrée du Boquilla Canyon

Près de là, à Rio Grande Village nous attend un couple de roadrunners, autrement dit des Grands Geocoucou plus connu en dessin animé comme Bip Bip. Ce n'est pas la première fois que nous en voyons ce coureur des déserts, mais cette fois, nous pouvons les photographier.



Pas de coyote à l'horizon

De retour à Chicos Basin, le soir descend et colore les sommets autour. Le plus impressionnant est certainement le Casa Grande.



Casa Grande, 7325 feet

Par derrière les bâtiments, un petit parcours botanique fait découvrir les variétés d'altitude. Il y a du monde à cette heure là, car le parcours offre quelques beaux points de vue sur The Window, une fenêtre dans les sommets entourant le village, avec vue sur le désert.



The Window

Or cette fenêtre est orientée vers le soleil couchant. Et à 20h30, on comprend qu'il y ait foule. Le gros matériel est de sortie, avec pieds et tout et tout. J'ai l'air ridicule avec mon petit numérique de poche. Quelques gouttes de pluie nous accompagnent au retour, tandis que l'orage qui va se déchainer pendant la nuit commence à se faire entendre.



Bof, c'est quand même pas trop mal, non ?

Lundi 7 Mai – Le Big " Big Bend " suite

L'orage a duré une partie de la nuit et a provoqué des coupures d'électricité. J'ai une crainte pour mon netbook resté en charge durant la nuit. Mais tout fonctionne, la WiFi aussi. Ah, on a un nouveau président.

Bign Bend ne se visite pas en quelques heures. Aujourd'hui, c'est la partie ouest. Dans les lacets qui nous ramène vers le désert, une surprise : à quelques mètres de la route, un black bear fouille dans le sol. Nous arrêtons en douceur à sa hauteur pour le photographier. Il se déplace un peu, sans s’intéresser à nous. Plus tard, je préciserai le lieu au ranger rencontré la veille. En voyant les photos, il nous diras qu'il doit avoir 2 ans. En raison de la sècheresse, les ours manquent de nourriture et sont de taille inférieure à la normale.



Il y aura une punaise de plus sur la carte

La partie ouest se visite par la Ross Maxwell Scenic Drive. Premier point d'intérêt pour nous, le Sotol Vista Overlook. La vue au loin porte au delà de la rivière. Le Santa Elena Canyon est en face au milieu à plus de 20km à vol d'oiseau.



Le sotol est une plante dont les mexicains tirent de l'alcool

Un peu plus loin, un embranchement conduit à Burro Mesa Pouroff. Le chemin qui en part s'enfonce au milieu des ocotillos vers la vallée asséchée du Javelina wash. A 9h00, il fait encore frais, mais pas pour longtemps.



Au pied de la Burro Mesa

Il fait déjà plus chaud quand nous rejoignons le Tull Canyon. Plusieurs points de vue d'en haut et la possibilité de descendre le parcourir sur 3/4 de miles.



Le Tull Canyon vu du west overlook

Arrivé au bord du Rio Grande, le Castolon Visitor Center est fermé. La route continue le long de la rivière jusqu'à Santa Elena Canyon river access. Le débit du Rio est bien faible ici pour autre chose que du canoé.Ce n'est pas la saison des pluies (rares par ici) ou la fonte des neiges de San Juan dans le Colorado qui l'approvisionne beaucoup, en ce printemps 2012.



Le Rio pas très Grande

Mais l'attraction principale est le Santa Elena Canyon. Le Rio Grande s'écoule entre les falaises de 450m de haut, couloir étroit mais d'un coté au Mexique, de l'autre au Texas. Le point de vue est impressionnant.

Un trail part à flan de falaise et monte vers des points de vues surprenants.



Le chemin dans le canyon



Le lit de la rivière est en partie asséché depuis longtemps

Le parking est équipé de tables et bans, mais les places à l'ombre sont rares. Après manger, nous repartons par la piste de Old Maverick Road, une façon d'entrer plus profond dans le Chihuahua. Peu de visiteurs ici, mais un agréable parcours sur une piste facile. Moins facile, nous faisons un détour vers les ruines de Terlingua Abajo, la piste est plus étroite et plus délicate.



La piste de Old Maverick Road

Un bref arrêt pour visiter la curieuse habitation de Luna's Jacal, où Gilberto Luna vécu et mourut à 108 ans en 1947.



Jacal, c'est le type d'habitation

Nous nous arrêtons plus loin pour photographier cette curieuse vallée, sans information particulière.

De retour au village, un groupe de jeune quadrupèdes se promènent près de notre porte.

Carmen Mountains white-tailed deer

Mardi 8 Mai – En longeant l'autre " Big Bend "

Quand on sort du Big Bend NP par l'ouest, on arrive sur Trelingua, créée pour l’exploitation des mines de sulfure de mercure au début du XXème. En partant à gauche vers le Rio Grande, on passe à Terlingua Ghostown. Pas si Ghostown que ça, l'ancienne Terlingua, les vieilles maisons semblent toutes occupées et on a l'impression de déranger les habitants quand on s'aventure dans les ruelles.



Comment traduire " Birth place to all chili cook offs world wide "

Le cimetière daté de 1902 est inscrit sur le registre national des sites historiques. Nous ne sommes pas seul à visiter, à 8h du matin.



L'ancien cimetière est très Ghost !

On rejoint le fleuve à Lajitas, l'autre bout du San Elena canyon. La route 170 longe le Rio Grande sur 80 km. A gauche la rivière, à droite le Big Bend Ranch State Park, 110 000 ha de terres sauvages pour les randonneurs-explorateurs. Si la TX 170 passe devant le panneau, elle n'entre pas dans le parc. En fait le spectacle est sur la route surnommée la River Road, avec ses canyons, arroyos, falaises … et les vues changeantes sur le fleuve et le Mexique sur l'autre rive.



Fausse entrée

Un des point particulier le long de cette route est le Contrabando movie set site, lieu de tournage de quelques westerns de série b dans un décors mexicanisants. Le plus connu est Streets of Laredo, sorti en France en 1949 sous le titre la chevauchée de l'honneur.



On voit le site avant le panneau

Peu de place pour stationner. Le lieu est désert, les bâtiments sur la rive du Rio grande sont encore en bon état, mais rien à voir à l'intérieur.



Pour une courte halte

En regardant de près, l'église laisse apparaître sa structure du décor.



Carton-pâte !

A Mandera Canyon, l'aire The Teepees est équipée de table à l'abri de tentes indiennes.



Les tentes sont en dur

Plus que les tentes, ce sont les habitants qui nous intriguent. Ces charognards, communs des westerns, ne sont pas dérangés par notre passage. Nous aurons cherché longtemps le nom exact de ces oiseaux de la famille des vautours.



Urubus à tête rouge

La route s'élève par moment pour franchir les parties étroites et grimpe jusqu'à 15% comme près de Colorado Canyon. J'ai dis que la boite automatique de la Jeep n'avait pas de rapport court, là c'était utile.



Vue d'en haut sur le Rio Grande

A Presidio, petite ville frontière, nous quittons provisoirement le Rio Grande. Après quelques courses alimentaires, nous partons vers Fort Davis à 130km. Le temps couvert se dégrade peu à peu et il commence à pleuvoir lorsque nous entamons la visite de Fort Davis National Historic Site. Mais l'essentiel est en intérieur.



Nous devons attendre la sortie du cours d'histoire des enfants, TS de la même couleur, pour voir la vidéo au visitor center, mais rien ne presse.

Des bâtiments conservés, on peu visiter les chambres des hommes de troupe, la salle des canons et par les fenêtres, quelques chambres d'officier.









Le Fort fut en service de 1854 à 1891, sur ce qui était la seule route entre El Paso et San Antonio. Il fut un poste clé du système de défense de l'ouest du Texas. Défense contre qui, me direz-vous ? Contre les indiens, bien sûr, en particulier les comanches et les apaches menés par le terrible Victorio.



Victorio

Je demande des explications sur une curieuse histoire évoquée dans un coin du musée : ici servit le Lt Henry Flipper, le premier officier noir de l'armée américaine, condamné en court martiale sur des accusations douteuses et renvoyé de l'armé en 1882 puis gracié en 1999 (!) à titre posthume, bien sûr.

Nous rejoignons la petite ville de Van Horn par la route 118, route qui aurait pu être agréable sans la pluie, puis la I 10. A Van Horn, 2435h, nous avons réservé au Day Inn – rien à redire. La piscine à l'extérieur était tentante, mais pas sous la pluie.

Mercredi 9 Mai – Guadalupe, l'autre parc national du Texas

S'il est un endroit à l'écart de tout, y compris des visiteurs, c'est bien le 2ème parc national du Texas. En partant de Van Horn, il faut faire 90 km vers le nord, à travers le désert du Chihuahua, avec seulement quelques entrées de ranch comme seule trace de vie. En approchant du parc par le sud, le sommet d' El Capitan (2464m) se cache dans les nuages.



El Capitan, ce nom rappelle un autre lieu, non ?

Le Guadalupe Mountains National Park est dans la partie sud de la Guadalupe Mountains, avec 3 entrées à l'est sur la route 180 et une au nord, en faisant un détour de 100 km ! (petit détour que nous n'avons pas fait).



Nous passons la limite des faisceaux horaires sans changer d'état et gagnons une heure. Le siège du visitor center est à Pine Spring où, après la traditionnelle vidéo, nous nous renseignons sur les visites possibles. Pine Spring est le point de départ du Devil's Hall trail et du Guadalupe Peak trail, 2 promenades de montagne hors de portée pour nous. Le Guadalupe Peak, sommet le plus élevé du Texas, se détache temporairement entre les nuages.



Guadalupe Peak, 2667m

La seule visite abordable ici est celle du Pinery Trail, qui mène pas un sentier pavé aux ruines de la Pinery Station du Butterfield Overland Mail. Agréable promenade botanique où nous découvrons de nouvelles espèces typiques du Chihuahua ou du Texas.



L' Apache Plume

Deux arbres aussi sont spécifiques à cette partie du Texas, le sapin alligator (?) et le Texas Madrone (l'arbre rouge) tous deux sur cette photos. Nous en reverrons ailleurs dans le parc, mais nulle part en dehors.



L'un a une écorce en peau de croco, l'autre est rouge

Un peu plus au nord, les bâtiments du Frijole Ranch Historic Museum ont la mauvaise particularité d'être fermés lors de notre passage. Petit tour dans le jardin sans plus, mais Smith Spring trail ne nous attire pas.



Pour vendre leurs produits, les fermiers devaient se rendre au marché de Van Horn (90km) !

Le 3ème site est 10 km à l'écart de la route. McKittrick Canyon propose un circuit nature et 2 grands chemins de randonnée. Le McKittrick Canyon Trail mène à McKittick Ridge Campground à 7,8 miles. Mais on peut s'arrêter à Grotto (à 3,4 mi) ou à Pratt Cabin (2,4mi). Malgré le temps incertain, nous partons y faire un petite promenade.



Le sentier de pierre, très mauvais pour les godasses, descend dans le canyon puis continue sur les rives.



La descente



Ici la marche est plus facile

Belles rencontres végétales, mais la faune se fait discrète. Nous avions remarqué les 2 school bus sur le parking : nous ne tardons pas à croiser des troupeaux d'addos, TS de couleur, rentrant harassés de leur cours de géo ou de botanique. Nous irons moins loin qu'eux.



Traversée empierrée

En reprenant la route vers le nord, nous entrons au Nouveau-Mexique. Whites City est un petit village de ghostmotels imitant les constructions en adobe (peut-être en cour de rénovation). Seul le Rodeway Inn est logeable, c'est d’ailleurs là que nous logeons pour 2 nuits. Il ne semble pas y avoir beaucoup de clients à cette saison. Le prix est bien élevé pour cette catégorie de motel si ce n'était la proximité d'un des musts de l'ouest, les Carlsbad Caverns.



Whites City downtown

Le temps de déposer les valises et nous fonçons au visitor center du parc (20 minutes mini) demander si il y a spectacle ce soir (?) Big Visitor Center, ici, proportionnel à la taille du parking, on n'avait pas vu si grand cette année. Le ranger de service nous dit que oui, elles sont bien là, et nous convie à l'entrée de amphithéâtre à 7h30 PM.

Avant 7h30, nous sommes sur le parking et d'autres voitures nous rejoignent. Mais il pleut, un peu, pire, des grondements s'entendent du lointain. Nous enfilons nos équipements de pluie et rejoignons un groupe d'une vingtaine de spectateurs, réfugiés sous un abri à l'entrée de l'amphi. Là, le même ranger explique que ces dames ne sortent pas sous la pluie et encore moins avec les éclairs de l'orage. C'est raté pour ce soir, on verra demain.

Ah oui, qui sont donc ces stars ? Les 400 000 chauve-souris qui habitent la caverne d'avril à octobre et sortent ensemble tous les soirs de beau temps!!!

Jeudi 10 Mai – Colossale visite de cave

Carlsbad Caverns est le seul parc national au Nouveau- Mexique. Il est tellement à l'écart que bien peu de d'européens l'inscrivent à leur circuit dans l'ouest américain. Et pourtant, il vaut le détour, largement au-dessus des 4 que nous avions visité en 2009, en Arizona, Sud-Dakota et Nevada.



Le parc national est dans la partie nord des Guadalupe Mountains et est attenant au parc visité la veille. A principale attraction part du Visitor Center proche de Whites City : le Big Room. Situé à 754 pieds sous terre, on y descend soit par le chemin naturel, compter 1h30 de marche, soit par l’ascenseur, en 1 minute, au moins indispensable pour le retour. La visite est libre, intéressant pour ceux qui comme nous s'ennuient à essayer de suivre un commentaire qu'ils ne comprennent pas, avec toujours quelqu'un dans le champ de l'objectif. Le circuit de 2,1 km est plat et une grande partie est accessible aux fauteuils roulants. Il fait le tour d'une gigantesque salle souterraine ornée des concrétions le plus variées. La visite peut aussi se faire guidée, nous croiserons d’ailleurs un groupe.

The Big Room

Nous allons mettre 2h1/4 pour faire le tour à notre rythme, en multipliant les photos pour espérer en avoir quelques unes de correctes, en prenant le temps de lire les panneaux placés aux sites particuliers, en laissant passer ceux qui vont plus vite que nous.

Le circuit est en sens unique anti-horaire

Le spectacle est tout au long du circuit : stalactites, stalagmites, colonnes, drapeaux ou champignons, mis en valeur par un éclairage mettant en valeur les couleurs naturelles.

Stalactites et colonne

Les concrétions les plus spectaculaires ont un nom comme la salle des Géants, le Temple du Soleil, the Rock of Ages ou encore le théâtre chinois. De temps à autre, on croise les rangers toujours prêts à renseigner.

Parmi les lieux les plus spectaculaires

D'autres parties des cavernes se visitent guidées par les rangers, certaines avec casques et lampes

Nous déjeunons à la cafétaria du magasin à coté du visitor center et faisons quelques achats souvenirs.

Il y a d'autres lieux à voir dans le parc. Déception, le Valnut Canyon Desert Drive, circuit auto à sens unique de 18km proche du visitor center, est fermé suite aux pluies de ces derniers jours. C'était à notre programme de l'après-midi. Notre visite du matin étant jugée suffisante, nous n'envisageons pas d'aller à Slaugther Canyon Cave, point de départ de randonnées et de visites souterraines.

Nous profitons de l'après-midi pour faire quelques courses particulières au Walmart de Carlsbad (ville) à 30km. Au retour nous arrêtons au Trading Post proche de Whites City pour quelques autres achats.

Un peu vieillot, mais bien achalandé en produits indiens

Et les chauve-souris me demandez-vous ? Il n'a pas arrêté de pleuvoir toute la journée, ce n'est même pas la peine d'essayer. Par contre le restaurant de Whites City a l'air pas mal. Des étudiants (?) spéléologues, tenue, casque, lampe et tout en sortent pour monter dans un school bus.

Vendredi 11 Mai – Fantastique White Sands

La pluie a cessé quand nous prenons la route de Alamogordo. Il y a 270 km, avec la traversée montagneuse de la Lincoln National Forest. Dans cette partie sinueuse bien différente du désert, nous sommes retardés par un camion en travers de la route. Un agent chargé de la circulation nous fait contourner par le fossé, limite...

Malgré la taille de la ville (Alamogordo a 36000h), il est difficile de trouver un restaurant intéressant. Nous finissons par déjeuner dans un restaurant asiatique, avant d'aller déposer nos valises au Best Western Desert Aire Hotel.



Il y a 25km jusqu'à l'entrée de White Sands National Monument. En s'y rendant, on longe la Holloman Airforce Base en pensant que la majeure partie du désert blanc autour du parc est une zone de tir de missiles et que c'est près d'ici qu 'à eu lieu le premier essai nucléaire en 1945.

Vidéo instructive sur les origines des dunes de gypse au Visitor Center et nous partons à la découverte des sables blancs. La voiture est restée au soleil, il y a peu de nuages pour le moment pour rafraîchir la chaleur des lieux. Nous croisons des familles qui sortent du magasin voisin avec des planches de luge. Un bâtiment dans le style mexicain

La route unique qui s'enfonce dans un paysage de désert est très ordinaire au départ. Mais tout change lorsque apparaissent les premières dunes blanches et que le bitume semble traverser la neige.

Là, les bas-côtés de la route changent

Après 7 km, le bitume disparaît laissant la place à une piste immaculée sur encore 5km. Ça et là, des parkings avec quelques voitures et des gens qui se promènent dans le sable. Les enfants font de la luge dans les pentes.

Ici, c'est la route qui change

Nous allons à Hearth of the Sand, le parking final, faire une petite balade sur les dunes. Le gypse blanc est chaud, mais ferme, peut-être après les pluies récentes, on ne s'enfonce pas.

Et là, c'est blanc tout autour.

Du parking final part le Alkali Flat Trail - une boucle de plus de 7km, réputée difficile car une partie est dans des sables mous.

Le balisage de Alkali Flat

Quelques autres courtes excursions sont possibles, Dune Life Nature Trail ou Playa Trail. Du parking de Interdune Boardwalk, une passerelle entre 2 dunes sillonne parmi une végétation adaptée au sable ou vivent quelques lézards et des insectes.





Retour à l'hôtel pour diner. Nous surveillons le ciel qui se couvre de gros nuages noirs, mais à 19h, nous tentons de retourner au Cœur du Sable, espérant assister au coucher de soleil avant l'arrivée de l'orage. Vers le sud, le ciel n'a jamais été aussi noir.

Nous ne sommes pas seuls sur le parking, mais presque

Entre les nuages, le soleil descend peu à peu et teinte les dunes de couleurs variant l'orange au rose. Nous allons passer plus de 3/4 h sur place. Et le ciel se fait de plus en plus menaçant.







L'orage commence lorsque nous retournons à l'hôtel.

Samedi 12 Mai – Mother's Day Pow Wow

Ciel bleu, ce matin, quand nous prenons la route vers Socorro. Pour ceux qui se demandent où se trouve ce patelin (plus de 8000 h, quand même), c'est sur la I 25, à 120km au sud d'Albuquerque et sur les bords du Rio Grande. Pour nous y rendre il faut contourner l'immense White Sands Missile Complexe.

Seule attraction connue (sur le forum), la ville mythique de Carrizozo, là où il y a rien à voir.

A Carrizozo, il y a bien 2 stations d'essence - certains en doutent

Pourtant, juste à la sortie de Carrizozo sur la US380W , le Valley of Fire Recreation Area mérite un arrêt.

Rien à voir avec son homonyme du Nevada.

Ici pas de roches rouges, mais une coulée de lave d'un noir aussi noir que les White Sands sont blanc. Pour s'en faire une idée, il suffit de regarder sur google map, mode satelitte, ou google earth.

Noir, c'est noir

Juste avant Socorro, nous traversons le Rio Grande à San Antonio, un village de périphérie aux limites incertaines. A Socorro, nous avons réservé pour 2 nuits au Best Western, juste en face du Sedillo Park où se déroule tout le week-end le Mother's Day Pow Wow. Il est juste midi, trop tôt pour espérer disposer d'une chambre. Mais on nous en trouve une de disponible, c'est très bien. Le temps de décharger les valises et traversons la rue (5 voies au total, pas de passage piétons). En face un magasin Family Dollar et le Sedillo Park derrière.

Au milieu du parc

Environnement familier d'un pow wow, la grande tente au milieu du parc et les stands des vendeurs autour. Rien n'est vraiment commencé, nous cherchons d'abord à manger, des spécialités indiennes de préférence. Les Navajo Burgers feront l'affaire.

Quelques stands autour du terrain

Le programme du 12ème Pow Wow de la fête des mères commence par un après-midi de Gourd Dancing. Nous ne connaissons pas. Si les chaises disposées autour de la piste sont réservées aux indiens, les gradins à l'extérieur sont libres.

Le tambour au centre entouré des chanteurs et des chanteuses

Les danseurs avec leur gourde

Nous avons l'impression d'assister à une cérémonie. Mais c'est assez répétitif et pas folichon, surtout quand on ne comprend pas. Un tour des vendeurs sera le bienvenu, nous y faisons un achat inespéré. Mais le ciel s'est couvert et que l'orage arrive. Nous rentrons hâtivement à l'hôtel. C'est l'occasion d'une recherche sur internet sur ce que nous venons de voir. En voici un résumé :

Le Gourd Dancing est une pratique de célébration et de cérémonie. La Gourd Dance peut précéder un Pow Wow ou peut être un événement distinct. La gourde es traditionnellement fabriquée à partir d'une calebasse en aluminium. Le hochet calebasse peut avoir des perles sur la poignée. La ceinture associée est nouée autour de la taille. Les femmes portent une couverture sur les épaules, les hommes un gilet. Le gilet a 2 couleurs, bleu et rouge, le rouge est porté à gauche pour symboliser le coeur. La Gourd dance se déroule dans une arène circulaire. Le tambour est placé au centre, entouré des chanteurs et chanteuses. Les danseurs prennent place autour du périmètre de la zone.

Pendant la majeur partie du chant, les danseurs dansent sur place, en levant leurs pieds et secouant leur gourde. A certain point dans le chant, les battements de tambour changent. Quand ils se transforment en doux battements, les danseurs avancent sur une courte distance. En général, la danse commence dans l'après-midi par la chanson d'ouverture considérée comme chant d'appel. Le chanteur de tête détermine combien de chansons seront chantées. Habituellement, les chansons sont sur un rythme plus lent au début et progressivement plus rapide. Quand la Gourd dance tire à sa fin, une chanson rapide connue sous le nom de « chanson de Charlie Brown » est généralement la dernière à être exécutée Pluie et grêle sont bien tombées pendant 1 heure, maintenant le ciel est à nouveau dégagé. En fin d'après-midi nous retournons au Pow Wow, cette fois pour assister à la Grand Entry. Avec l'orage, au moins la moitié des vendeurs ont plié leur stand. Un navajo taco pour dîner et nous sommes installés près de l'entrée de la grande tente.

Les danseurs s'habillent de leur regalia multicolores et se regroupent à coté le l'entrée principale de la grande tente.

Le vieux chef en fauteuil roulant, porteur du drapeau du Nouveau-Mexique, sera le premier à pénétrer sur la piste, au milieu des autres anciens. Les anciens sont toujours à l’honneur

Il sera suivi des danseurs qui ont revêtu leurs chatoyantes tenues traditionnelles. En fait il s'agit des tenues de compétition dont la composition est liée au type de danse pour laquelle ils vont concourir. Il y en a tout age, les plus jeunes marchent à peine. Le déroulement de l'entrée est ordonnancé par le directeur d'arèna.

Parmi les spectateurs, bien peu de touristes, tout juste les habitants voisins. C'est quand même pas croyable, nous sommes installé juste devant une jeune française, stagiaire à l'Institut des Mines du Nouveau-Mexique à Socorro. La nuit tombe, le froid aussi, le faible éclairage sous la tente est insuffisant. Nous ne tardons pas à rentrer, demain, les concours de danse reprennent.

Dimanche 13 Mai – Bosquet Apache et Dancing Contest

Le Pow Wow ne reprend que l'après-midi, tardivement nous avons découvert un lieu d'intérêt pour la matinée : Bosque del Apache National Wildlife Refuge

La zone marécageuse le long du Rio Grande 30km au sud de Socorro est en fait toute une ramification de canaux permettant de garder en eau divers étangs fréquentés par de nombreux oiseaux. Au sympathique Visitor Center, nous sommes les seuls visiteurs ce dimanche matin. Une fenêtre du hall permet d'observer certaines espèces comme des colibris et des Gambel Quails

Les piments à sécher, mode locale ?

Les rangers nous expliquent dans quels secteurs nous allons voir des oiseaux à cette saison, sur les 15 miles de l'auto-tour. Pas de chance, les gigantesques Sandhille Crane (Grue du Canada), plus de 2m d'envergure, ne nichent ici qu'en hiver. A en voir des photos, ils viennent par milliers. Mais nous voyons pas mal de grands oiseaux et des tortues. On nous avait indiqué un secteur à Javelinas, mais nous n'en avons pas vu.







L'après-midi nous retournons au Pow Wow. Entre temps, nous avons recherché quelques infos sur les différentes styles de danses des compétitions. En voici un résumé (Source Wikipedia fr.):

Les Danses du Pow Wow

Danse d'hommes traditionnelle: danse ancienne, où les guerriers et les chasseurs racontaient leurs histoires de courage et de ruse, montrant la façon dont ils ont traqué l'ennemi ou la proie. Les regalia (tenues) portés par ces danseurs comportent divers éléments qui rappellent les anciens guerriers.

Grass Dance : danse de rythme, de grâce et de symétrie. Les danseurs portent des regalia couvertes de franges, faites de rubans, de bouts de tissu ou de laine. Leurs pas touchent doucement le sol, et ce qu'ils font avec un pied, ils le font ensuite avec l'autre. Leurs différents mouvements font bouger les franges qu'ils portent d'une façon à rappeler le mouvement des herbes dans la praire.

Fancy Feather Dance : danse créée à la fin des années 1920, à une période où les danses autochtones étaient interdites au Canada et aux États-Unis. Bien que inspirée par les danses de guerriers, elle s'en différait assez pour que les autorités de l'époque la trouvent acceptable. Cette danse est spectaculaire, avec des pas rapides et même parfois des mouvements acrobatiques comme la roue, le grand écart ou la culbute arrière.

Les danses des hommes Danses des femmes

Danse de femmes traditionnelle : danse ancienne, et l'honneur qu'elle dégage démontre la valeur de la femme dans les sociétés amérindiennes traditionnelles. Les pas, précis et contrôlés, évoquent la grâce et la beauté.

Danse de la robe à clochettes : (Jingle Dress Dance) Contrairement à ce que son nom indique, la robe de ces danseuses n'est pas ornée de clochettes, mais de cônes de métal, qui s'entrechoquent entre eux lors de la danse, ce qui fait son bruit de clochettes particulier. Fancy Shawl : C'est une danse plus spectaculaire que les autres danses de femmes, les danseuses exécutant des sauts, des coups de pied et des tours rapides au rythme de la musique. Elles doivent toutefois le faire d'un mouvement fluide et avec une certaine grâce. La métaphore souvent utilisée pour décrire le Fancy Shawl est le papillon, les mouvements que la danseuse exécute avec son châle évoquant le vol d'un papillon.

Les drums se relaient pour assurer musique et chants

Danseur de Fancy Feather Dance Danseurs de Grass Dance (sauf la casquette)

Danseuses de Fancy Shawl, danse du papillon

Défilé final des organisateurs avec au premier plan, une danseuse en robe à clochettes

Là se termine la première partie du voyage. Il reste encore plus de 2 semaines avec des visites aussi étonnantes que variées. Mais avant de clore cette partie, je tiens à expliquer qu'on inclut pas un Pow Wow dans un circuit, on construit le circuit autour du Pow Wow. Il n'est pas toujours facile de connaître les lieux où sont prévus les pow wow, mais il sont souvent reconduits d'une année sur l'autre, généralement le weekend. En fonction des visites de bases qui servent à bâtir un itinéraire, il faut choisir les dates (au jour près) pour se trouver au bon endroit au bon moment. C'est aussi cela qui explique le choix de notre départ le 1er Mai.

Bientôt la suite, après les indiens d'aujourd'hui, les indiens d'hier et les curiosités géologiques du Nouveau Mexique, entre d'autres rencontres avec le Rio Grande.

SUITE EN PAGE 4

Voir aussi 2009 : voyageforum.com/...ost=2697683;#2697683

et 2010 : voyageforum.com/...ost=3750053;#3750053

et les parcs rarement évoqués : voyageforum.com/...ost=4192400;#4192400
Projet de road trip dans l'Ouest américain en juillet 2013 English translation pending
by Lol64 · 2012-03-22 · 54 replies
Bonjour,

Bon, je me lance, j'ai un projet pour ... oui, vous avez bien lu, l'été 2013 et je le tourne dans ma tête depuis un bon mois déjà en vous lisant, plongeant dans les guides papiers, scrutant les divers sites. Vous ne me connaissez pas et pourtant certains de vous sont devenus pour moi, presque de vieilles connaissances: entre autres vazyvite, itat, papj59, Bastinj ...

Nous sommes 4, 2 adultes et 2 ado (enfin... presqu'adultes) 16 et 19 ans en 2013! On voit ce projet comme notre "dernier" voyage en famille avant "l'envol des oisillons" ;)) en tout cas, un truc exceptionnel (avant c'était toujours l'Europe).

Nous, les parents, on aime les paysages, la rando. Eux, les ados, pas trop! Compromis en vu mais ils sont tous partants ! J'ai promis: pas de rando de plus de 4h, des hotels avec piscine et un peu de temps pour en profiter (oui, oui, comme les petits) et des activités diversifiées ("pas que de la marche et des cailloux" dixit mon fils). Je rêve secrètement de loger au plus près des sites et de les abandonner, parfois, tôt le matin ou en soirée pour des balades lever/coucher de soleil en amoureux !!! (Mère indigne, ne vous inquiétez pas, je culpabilise déjà😉).

Voici donc mon programme (puisqu'il faut bien budgétiser en first), certes pas très original pour vous mais j'attends vos critiques, suggestions, et avis pertinents, avec beaucoup d'intérêt, et, il faut bien l'avouer, une certaine appréhension (Aïe, encore des sales mômes qui râlent alors qu'ils ont cette chance inespérée...😮😠... bref, on a eu, nous aussi, de mignons bambins qui sont devenus de grands ados parfois très ch... 😊)

J1: arrivée Phoenix, nuit Phoenix (est-il raisonnable d'envisager faire un peu de route pour s'avancer dès l'arrivée ou est-on vraiment largué en débarquant ?) J'aurais bien dormi à Flagstaff ... J2: Phoenix-Grand canyon nuit GC: visite après-midi J3: Grand canyon-Page nuit Page: suite visite GC le matin puis route J4: Nuit Page: bateau, Antelope J5: Page-Monument Valley, nuit MV:arrivée l'après-midi, tour+coucher soleil J6: Monument Valley-Moab, nuit Moab: via gooseneck overlook, needles overlook J7: Nuit Moab: island in the sky, dead horse point, coucher de soleil delicate arche (pour les volontaires uniquement!) J8: Moab-Capitol reef, nuit Torrey: plein d'idées de choses à faire (trop!!) J9: Torrey-Bryce canyon, nuit Springsdale via scenic road J10: nuit Springsdale: Visite BC, cheval (?), rodéo (?) J11: Springsdale-Zion, nuit Zion: balade Zion après-midi J12: Zion- Las Vegas, nuit LV: Riverside walk le matin, valley of fire fin pm, arrivée LV en soirée (raisonnable?) J13: nuit LV J14: LV-Death Valley, nuit Furnace creek: avec sur fin pm Dante, Zabrisky ... J15: Furnace creek-Bridgeport, nuit bridgeport: départ matinal avec visite sand dunes le matin et monolake en fin pm J16: Bridgeport-Yosemite, nuit El Portal: via Tioga road, visite Bodie en matinée J17: Nuit El Portal: Mariposa grove, Glacier Point ... J18: El portal-San Francisco, nuit SF: via Sausalito et entrée par GGB J19: nuit SF J20: nuit SF J21: SF-Carmel, nuit Carmel:visite Monterrey, mission Carmel, Point Lobos J22: Carmel-SLO, nuit SLO: Big sur, Julia Pfeiffer Burn, Heart Castle (?) J23: SLO- Santa Barbara, nuit Santa Barbara: balade cool dans SB J24: SB- Los Angeles et envol France

Bon, voilà THE projet. Je sais, vous allez me dire qu'il manque une nuit à Moab mais c'est volontaire de zapper Arche, j'ai peur que mes loustics soient saturés de cailloux pour accepter de marcher encore en plein "cagnard". J'ai hésité à mettre 2 nuits à Page mais avec le bateau, Antelope, horseshoe bend et Cathedral wash où je rêve secrèrement de les entraîner, je pense qu'il faut bien ça ? La côte pacifique aussi, c'est un choix pour voir un peu autre chose que les parcs. Je les ai prévenu qu'il faisait froid, souvent brumeux et qu'il ne serait pas question de plage ! Volonté de tous également de zapper LA (ça n'intéresse personne). Pour le nombre de jours, je suis au max mais avec 23 nuits, j'ai l'impression que ça devrait être pas mal niveau rythme (ou alors je me trompe ?)

Je vous avais prévenu que j'avais déjà beaucoup cogité 😉 Bon ben, à vos claviers si le coeur vous en dit ! Laure
Vos conseils pour notre second circuit dans l'Ouest américain English translation pending
by Jororemy · 2011-09-23 · 43 replies
Bonjour a tous,

après notre premier voyage en Juin 2010 d'un mois dans l'Ouest pour une boucle classique que j'ai pu en partie préparé grâce a votre aide , je me lance dans la préparation de notre second voyage de trois semaines pour septembre 2012. Cette fois nous souhaitons visiter ou revoir les sites suivants :

San Francisco 1 jour Yosemite(Lake Tahoe, Mono Lake, Tiago Pass etc..) 2jours Death Valley 1 jour Las Vegas 2 jours Yellowstone 1 semaine Cody 1 jour Salt Lake City 2 jour

Pour commencer j'ai 3 interrogations : - Je ne suis pas certain que cet ordre pour faire cette boucle soit des plus optimum. Qu'en penser vous?

- Entre Las Vegas et Salt Lake city ou inverse, je vais prendre la 15 . Il y a un peut prêt 7h00 de route et bien que l'on pourrait faire la route d'un seul trait, nous souhaitons prendre notre temps donc selon vous quelle ville serait idéal pour une étape?

- Que penser vous du nombre de jours dans chaque endroit? Vous semble t-il correct? Sachant que pour SF 1 jour nous suffit puisque nous étions resté lors de notre premier voyage 3 jours sur place.

Merci de nouveau pour tous vos conseils.
Ouest américain: troisième voyage English translation pending
by Mlefevre · 2011-09-04 · 126 replies
Hello, Voici le carnet de notre 3ème voyage dans l'ouest américain.

Pour la version en images, cliquez ici :
https://sites.google.com/site/sibellelaterreusaouest3eme/home Bonne lecture!

Marie

USA 2011

INTRODUCTION Jamais 2 sans 3 dit-on ! Voici donc le récit de notre 3ème voyage dans l'ouest américain : Le 1er en 2006 nous avait permis de découvrir les « classiques » tout en goûtant aussi à quelques sites plus confidentiels. Le virus était pris ! Le second en 2009, en partie réalisé avec nos amis les Grisemote, fut résolument plus aventureux. Pour le 3ème j'avais pour mission, de la part des enfants, de privilégier les « endroits pas trop caniculaires » : c'était donc l'occasion de découvrir San Francisco, Yosemite et de retourner au Yellowstone et à Grand Teton NP. Comme il fallait bien relier ces lieux tempérés j'en profitai pour glisser subrepticement dans le parcours des endroits un peu (beaucoup!) plus chauds en été... Notre voyage nous mènera donc de San Francisco à Jackson Hole, Wyoming, d'où nous reprendrons l'avion 25 jours plus tard. NB : le récit est copieux, peut-être pour certains un peu indigeste mais j'ai essayé de combiner renseignements utiles pour d'éventuels futurs voyageurs de l'ouest et anecdotes/photos que la famille regardera avec plaisir (enfin j'espère!) et nostalgie d'ici quelques années.

ARRIVEE A SAN FRANCISCO Mercredi 20 juillet J1 Après un vol cher (30 % de plus qu'en 2009) mais confortable (pas trop serrés, écran individuels avec plein de films dont certains en Français) avec British Airways depuis Francfort via Londres, nous découvrons ébahis la fameuse baie de San Francisco, sous le soleil -quelle chance! On reconnaît immédiatement le très fameux Golden gate Bridge, le Financial District de SFO et le Bay Bridge. L'avion se pose à l'heure prévue (16h45), nous récupérons les bagages et passons la douane en un clin d'oeil puis nous dirigeons un peu anxieux vers le comptoir Alamo pour récupérer notre voiture de location. Nous avons pas mal de pistes au programme, sommes 5 de gabarit adulte (Caroline, Arnaud et Marion sont maintenant âgés de 18, 16 et 15 ans) et transportons du matériel de camping. J'ai donc réservé un SUV full size (pas trouvé de premium sur SFO). Plus de véhicule de cette catégorie chez Alamo, gloups ! On nous en propose un (seul...) de chez National (il paraît que c'est la même Cie) Après une rapide inspection : vrai 4X4 avec boite courte/longue, vraie roue de secours, volume suffisant, pneus « corrects sans plus », 20000 miles au compteur, prochaine révision dans 4500 miles, une bosse à l'avant et plein de rayures partout sur la carrosserie, nous sommes rassurés. Ce Nissan Armada semble avoir déjà avoir pas mal bourlingué (vu l'état de la carrosserie!), il devrait faire l'affaire ! On est super soulagés d'avoir un vrai 4X4, on a tous nos bagages et en plus il fait beau ! En route pour le Golden Gate Bridge !

GOLDEN GATE BRIDGE Mercredi 20 juillet J1 (suite) Nous y arrivons vers 19h00 après une grosse demi-heure de circulation fluide . Il fait 17°C avec pas mal de vent (nous sommes sur le pont à 200 m au-dessus du niveau de la mer!), petite laine de rigueur. A cette heure, nous sommes à contre-jour d'autant plus que nous n'avons pas trouvé comment accéder au côté ouest du pont ! Pas question de traverser les 6 voies même au triple galop. Je ne peux m'empêcher de penser à ce qu'il adviendra de cette belle construction art-déco (il fut achevé en 1937) quand surviendra le Big One. Seul le Bay Bridge avait été endommagé lors du dernier gros séisme - 6,9 sur Richter, une pécadille par rapport à Fukushima - à la fin des années 80. Nous ne parcourons que la moitié des 2 km du pont avant de faire demi-tour car nous sommes attendus à Sausalito, juste au nord du pont.

ISSAQUAH DOCK, SAUSALITO Mercredi 20 juillet J1 (suite) Je suis super impatiente de découvrir ce qui sera notre « base » pour les 3 nuits à venir. J'ai eu la chance de trouver à louer un houseboat sur Issaquah Dock. Pas facile ! Tout était trop cher, trop petit, ou nécessitait une location d'au minimum 1 semaine. A tel point que j'avais fini par réserver un hôtel près du Pier 39... Finalement, quelques semaines avant de partir, j'ai à nouveau farfouillé sur le site de VRBO et un propriétaire a accepté de louer son houseboat pour seulement 3  jours car il y avait un trou dans son planning. J'ai eu affaire à un francophile, d'ailleurs aussi +/- francophone, car c'était juste au début de l'affaire DSK ! C'est certes un peu plus cher (780$ pour 3 nuits, taxes et ménages compris) que l'hôtel pour 5 mais c'est une vraie maison avec une vue à tomber et tout le confort moderne (cuisine, LV, LL et... WIFI !) Luis (le propriétaire vit sur la côte est et vend son bateau ½ million de dollars. Avis aux amateurs ! Tapez 22 Issaquah Dock sur Google et vous verrez plein d'annonces) nous attend patiemment (le Golden Gate nous a mis un peu en retard), nous fait faire le tour du propriétaire, nous souhaite un bon séjour et voilà ! Nous sommes chez nous pour 3 jours ! On a littéralement ADORE cet endroit. Je crois que si j'habitais à SFO je ferais tout pour y vivre ! Pendant que les enfants déballent les affaires, je vais avec Fred faire quelques courses à l'épicerie située à une centaine de mètres (pas grand choix à part les boissons alcoolisées!), puis dîner rapide, tournée générale de Stilnox et au lit ! Il est déjà demain et 6h du mat en France... Bonne nuit, délicatement bercés par le vent qui, du fait du fardage des superstructures, fait très doucement rouler le houseboat. J'adooore !

MUIR WOODS Jeudi 21 juillet J2 Je n'ai pas de programme pré-établi pour SFO car je sais que la météo y est très changeante avec un fort risque de brouillard en été. Notre seule contrainte est d'aller faire un tour chez Rei, grande chaîne de matériel outdoor pour y acheter du matériel de camping. Nous nous réveillons de bonne heure-décalage horaire oblige- et en attendant l'ouverture du magasin (10h) décidons d'aller faire un tour à Muir Woods puisque nous sommes tout près. Nous y arrivons un peu avant 8h et ne croiserons que 2 ou 3 biches et autant de photographes équipés de trépieds qui attendent LA lumière. Ils sont bien courageux car cette vallée étroite est en plein dans un brouillard tenace qui se cramponne aux cimes des séquoias géants (leur diamètre n'est pas énorme mais ils sont très haut, jusqu'à plus de 80 m, et très vieux : 600 à 800 ans en moyenne) L'endroit est très aménagé mais c'est un bon hors d’œuvre pour nous qui sommes en plein jet-lag.

SAN FRANCISCO Jeudi 21 juillet J2 (suite) La circulation est fluide ce matin pour entrer à SFO via le Golden Gate Bridge (gros bouchon hier soir vers 19h, toujours pour aller vers SFO. C'était fluide dans l'autre sens) Nous trouvons assez facilement le magasin REI (nous n'avons pas de GPS auto) et y faisons rapidement nos achats (j'ai été un peu déçue par ce magasin. Il est banalement normal... Je m'attendais à quelques efforts de présentation ou de mise en scène. Bah non on se croirait chez Déc... avec toutefois plus de matériel technique) : - 2 tentes autoportantes (Marmot Limelight 2 personnes et Rei Quarter Dome 3 personnes), légères avec tente intérieure en mesh super aérée que l'on peut monter sans double-toit. C'est GENIAL de confort et de simplicité ! - un filtre à eau (MSR Miniworks EX) qui permet de ne pas se trimbaler des m3 d'eau quand on randonne dans un endroit où il y a au moins une rivière ou un plan d'eau. Marche du tonnerre mais on ne l'a pas essayé avec une eau très chargée en particules. - des cartouches de gaz (on a 2 petits réchauds, ce qui permet de faire un vrai repas plus commodément qu'avec un seul)

Après un très bon repas dans une « cantine thaï » très exotique au milieu d'habitués tous d'origine asiatique, nous allons faire un tour « au bord de la mer » vers Pier 39. Le côté cosmopolite de SFO est flagrant : nous sommes aux portes de l'Asie et ça se voit ! C'est très dépaysant. Contrairement à ce que j'avais lu ici ou là, circuler et se garer à San Francisco n'est pas plus compliqué ni plus cher que dans une ville européenne (je dirais même bien plus facile qu'à Nancy ou Paris!) Il y a un monde fou vers le Pier 39, ça nous gave assez vite ! Les pontons qui accueillaient des dizaines d'otaries sont quasi désertés. L'atmosphère est très vivifiante avec ce vent d'ouest qui balaie la baie ! On se croirait en Bretagne, en plus chaud, c'est très bizarre mais ça nous plaît bien ! Le Golden gate est dans la brume, on a bien fait d'en profiter hier. On aperçoit la fameuse Coït Tower. On décide de longer le bord de mer jusqu'au Pier 43 où Caroline a aperçu un superbe vieux gréement. Malheureusement celui-ci n'est visitable que le lendemain nous explique un matelot chilien. On est tout près du financial district mais on n'a pas envie de quitter le bord de mer. D'ailleurs on n'est pas du tout « ville » et après tout personne ne nous oblige à « faire » les « classiques » de SFO». C'est les vacances hein ! Nous reprenons des forces en mangeant au resto du pier puis sautons dans un tram pour regagner le San Francisco Maritime National Historic Park. On y trouve quelques bateaux anciens dont la visite vaut la peine : il y a très peu de monde alors que nous sommes à quelques centaines de mètres du Pier 39, bondé...

Nous reprenons ensuite la voiture, un peu vannés, et montons jusqu'à Twin Peaks dans l'espoir de profiter d'une vue « aérienne » de SFO. Le brouillard en profite pour s'installer là-haut et nous ne verrons rien du tout, dommage.

Il est temps de retrouver notre douillet houseboat : pendant que les enfants bullent sur internet, nous allons faire de vraies courses chez Mollies Stone's Market, à quelques centaines de mètres d'Issaquah Dock. On est vraiment chez les bobos ! Le supermarché est super bien achalandé en fruits et légumes (je n'ai JAMAIS vu une telle variété) délicieux , on trouve plein de produits d'origine européenne, un rayon épicerie fine d'une incroyable variété, ne parlons pas du rayon vins ! On est épaté ! Ça change des Walmart où parfois il n'y a même pas de rayon frais !

POINT REYES Vendredi 22 juillet J3 Après un rapide conciliabule, nous estimons en avoir assez vu de SFO (chocking pour beaucoup, oui, je sais!) et préférons consacrer la journée qui nous reste à découvrir la nature de la région. Il y a dans le houseboat pas mal de guides et cartes et je trouve une balade vers Point Reyes qui pourrait nous plaire, vers Abotts Lagoon (route 1 puis bifurquer vers Tomales Bay State Park puis prendre la Pierce Point Road. Le parking est au 38° 7.412 N 122° 56.140 O, http://www.bahiker.com/northbayhikes/abbottslagoon.html)

Nous arrivons vers 9h au sud de Tomales Bay : l'endroit est magnifique ! On se croirait en Ecosse (avec plus de soleil!) et il y a d'ailleurs un village nommé Inverness ! On se trompe un peu et on arrive sur une plage assez sauvage (avec panneau de mise en garde : courants, vagues, requins ! On n'est plus en Bretagne!) Nous sommes juste à la lisière des nuages et l'atmosphère est assez spéciale, presqu'un peu inquiétante. Naviguer dans ces parages ne doit pas toujours être facile, avec ce brouillard qui tombe d'un coup ! On décide de pousser jusqu'à la pointe de Point Reyes et là, c'est vraiment l'Ecosse : purée de poix ! On ne voit rien et la température chute de plusieurs degrés en quelques mètres ! Ce climat curieux engendre une végétation très originale pour nous autres européens : un mélange de végétation méditerranéenne, de lande écossaise et d'arbres couverts de lichen...californiens ! C'est beau ! Cette belle balade nous prendra environ 2H (sieste comprise!), il n'y a quasiment pas de dénivelé et nous ne rencontrerons qu'une demi-douzaine de personnes. On aperçoit au loin Abotts Lagoon, un lac d'eau douce qui se marie au pied d'une jolie dune avec une grande lagune d'eau de mer. L'endroit attire pas mal d'oiseaux, on les comprend ! Impossible, décalage horaire et chaleur aidant, de ne pas faire une petite sieste sur une dune aussi avenante ! C'est l'occasion de tester notre filtre à eau : ça marche ! L'eau est bonne et fraîche et à volonté ! En arrivant à la lagune, la promenade, de champêtre, devient maritime ! Ça souffle ! Ce héron ébouriffé serait bien mieux côté lac ! Ici c'est le domaine des oiseaux de mer... L'aigrette l'a bien compris, qui pêche avec concentration, indifférente à notre présence. Cette petite balade nous a enchantés : à recommander ! Nous prenons le chemin des écoliers pour retourner à Sausalito et découvrons une jolie campagne vallonnée et proprette mais vraiment très sèche dès que l'on s'éloigne de quelques km de la côte.

HOUSEBOATS Vendredi 22 juillet J3 (suite) Après une petite pause/pastèque sur notre bateau, l'après-midi est consacré à la visite en long en large et en travers des pontons de houseboats. Je crois qu'on pourrait y passer 2 ou 3 jours pour bien apprécier tous les détails de chacun d'eux ! Il y en a environ 400 répartis sur une bonne demi-douzaine de pontons : on n'a pas tout vu ! Ce village de bateaux/maisons est un héritage de la période hippie : des gens ont commencé à récupérer de vieilles coques issues d'un chantier naval abandonné et les ont bricolées pour les rendre habitables. On trouve encore quelques vestiges directement hérités de cette époque mais aussi des houseboats dignes des plus grands magasines de décoration ou d'architecture contemporaine. Le mélange est détonnant, une alchimie incroyable. C'est un régal de déambuler ainsi à l’affût du détail le plus comique, de la maison la plus bizarroïde ou de sa maison « idéale » Les pontons sont très joliment fleuris, il y a même des chats, très câlins ! Avec même des planches de salut pour chats naufragés ! Même les vélos ici sont couverts de lichen (la faute au brouillard sans doute) Le clou de la visite aura été la vision absolument surréaliste de cette famille navigant à bord de son jacuzzi flottant !!!

Bref j'ai fait plein (trop!) de photos :

YOSEMITE PANORAMA TRAIL Samedi 23 juillet J4 En route vers Yosemite ! J'ai lu et relu partout qu'il fallait éviter ce parc le WE mais impossible de faire autrement avec nos dates. On va essayer de jouer au plus fin avec la foule ! On laisse les clés sur la table de la cuisine (cool) et on décolle vers 8h. Google maps annonce 3h13 de route jusqu'au Crane Flat Campground à Yosemite où j'ai réservé une place il y a 6 mois (à faire le jour de l'ouverture des résa, après c'est trop tard!) L'endroit est stratégiquement bien placé pour aller vers la Tioga Road. Nous y arrivons vers 14h30 seulement (courses, repas de midi, circulation se densifiant an approchant du parc) et préférons installer de suite les tentes (on a bien fait!) La suite fut nettement moins bien jouée du point de vue stratégique : où comment manquer de figurer en 1ère page du journal local ! Voici la recette à (ne pas) suivre : rêver d'une rando mythique, Panorama Trail http://www.yosemitehikes.com/glacier-point-road/panorama-trail/panorama-trail.htm, depuis quelques mois jubiler du beau temps installé sur Yosemite perdre un temps fou à 2 à l'heure derrière des traînards dans la montée vers Glacier Point, point de départ de la rando (au moins 2 h au lieu de 1h30 en temps normal) perdre encore 20 min dans le bouchon du parking gagner à la courte paille qui des 2 adultes va faire la rando tandis que l'autre devra redescendre en voiture jusqu'à l'arrivée de la rando au fond de Yosemite Valley pour récupérer les chanceux qui vont faire THE rando de Yosemite se dire que 8 miles se font en 3 ou 4 h en marchant bien puisque « ça descend tout le temps » oublier qu'il y a tout de même une bonne grimpette après Illilouette Falls ne pas prendre le GPS. A quoi bon, c'est balisé et il y a du monde... ne pas prendre les lampes frontales. On a l'temps, à quoi bon perdre encore du temps à les chercher ! ne pas prendre une fourrure polaire. Il fait grand beau, à quoi bon se charger inutilement !

Bref, nous voilà partis tout guillerets vers 17h20, les enfants et moi, ravie d'avoir gagné à la courte paille, tandis que Fred va se consoler en faisant la petite rando vers Sentinel Dôme http://www.yosemitehikes.com/glacier-point-road/sentinel-dome/sentinel-dome.htm . Arrêts pipi, photo (le Half-Dome est assez fascinant), anti-moustique (l'un après l'autre hein, pas tous les 4 en même temps!), crème solaire, caillou dans la chaussure, épine dans la chaussette, zoziaux, contemplation. Oh, c'est beau ! Je trouve au bout d'un moment que le soleil est déjà très bas et qu'en plus il descend vachement vite. Mais qu'est-ce que c'est que cet astre qui descend à toute vitesse ! Bé oui, on est ici à la latitude du nord de la Tunisie et même si ce ne sont pas les tropiques, le crépuscule se fait en accéléré sapristi ! Il est 18h20 quand nous arrivons à Illilouette Falls et que je découvre la grimpette pas prévue au programme. Grmblll ! En plus elle est encore au soleil. Je suis à fond, c'est-à-dire que les enfants ne m'attendent que pendant 10 mn une fois arrivés en haut ! Pfff ! Voilà que le soleil disparaît derrière la falaise : il n'est même pas 19h et la luminosité baisse aussitôt considérablement (bah oui on descend au fond d'une vallée de 1000m!) Conscients du problème qui s'annonce on accélère le pas mais une biche vient faire sa belle et nous retarde encore un peu plus, la coquine ! Je commence à comprendre pourquoi on n'a vu quasiment personne sur ce trail : d'ailleurs on n'a fait que croiser quelques personnes qui remontaient et ce sur le 1er km de la balade. Il est 20h quand nous arrivons à Nevada Falls : L'eau a un pouvoir d'attraction magique sur notre famille et on ne peut pas s'empêcher d'y tremper quelques orteils (déchaussage, rechaussage...) On passe un coup de fil à Fred qui est encore dans les bouchons en fond de vallée, une heure sans bouger ! Ça tombe bien si on est en retard, lui aussi ! La cascade est dans l'ombre depuis belle lurette, bien sûr. Raté pour les photos ! Mais il faut relativiser, ce n'est qu'un problème mineur par rapport à celui qui nous attend quelques dizaines de mètres plus bas quand nous entrons dans une épaisse forêt de sapins. Juste avant, je fais une ultime photo à 5000 iso à 20h30. Ensuite plus de lumière, plus de photos. Arnaud qui a des yeux de chat se débrouille pour suivre le sentier pendant encore quelques minutes, puis Marion prend le relais avec l'éclairage de son téléphone (qui ne la quitte pas vu que son chéri est resté en France-merci à lui d'exister!) Heureusement qu'on a pris les bâtons de marche (seule bonne idée de la journée) car je marche à tâtons alors que le sentier est assez chaotique. Arrivés près de Vernal Falls, nous perdons totalement le sentier. La cascade rugit à quelques mètres. S'il y a un ours dans le coin nous ne l'entendrons pas venir. Ne parlons pas du risque de faux pas dans cet endroit escarpé. On n'y voit vraiment plus rien même avec le téléphone (bah oui c'est la nouvelle lune et en fond de vallée...) On décide de revenir sur nos pas jusqu'au miraculeux panneau « toilettes » que nous avons croisé et nous finissons par les trouver dans l'obscurité. Ouf, nous savons où nous sommes (c'est glorieux : « dans les toilettes de Vernal Falls ») et nous avons un abri. Nous nous préparons psychologiquement à y passer la nuit et alors que Marion commence à frissonner nous apercevons une faible loupiote un peu plus haut. Nous la hélons et voyons arriver ravis 2 espagnols qui avaient perdus le sentier mais avaient une lampe de poche. Immense soulagement. Ils viennent du bas et donc connaissent un peu le chemin. Après avoir un peu tâtonné, nous finissons par retrouver le sentier escarpé qui longe les Vernal Falls. En cette fin juillet, les cascades de Yosemite sont inhabituellement puissantes car le printemps et le début de l'été ont été pourris avec des chutes de neige importantes et tardives. On progresse donc dans les embruns de la cascade, sur des marches irrégulières et trempées, à 6 avec une lampe de poche. Les Espagnols prennent soin de nous indiquer les flaques mais à quoi bon on est trempé ! Plus bas le sentier devient facile et régulier, ouf ! Quelle aventure ! Nous arrivons finalement vers 22H45 au parking du trailhead où Fred nous récupère avec la voiture (la nuit est si noire qu'il est passé une 1ère fois à côté de nous sans nous voir!) Lui aussi a passé une fin de journée difficile entre les bouchons et l'inquiétude de nous savoir bloqués par la nuit. Pour une fois il avait du réseau, du moins à certains endroits de la vallée (Marion en a partout du moment que c'est un peu civilisé) Il a bien essayé de nous rejoindre mais n'est pas monté assez haut (et de toute façon je ne suis pas sûre qu'il aurait trouvé le sentier. Et ensuite le risque de nous croiser sans nous voir n'était pas nul!) On remercie chaleureusement les Espagnols : sans eux... On est tellement fatigués qu'on se couche directement sans manger ! Des gens arrivent vers minuit et installent bruyamment leur bazar : pfff ! A défaut de boules Quies, restées dans la voiture, je me console en me disant qu'on se fera un malin plaisir à les réveiller demain matin... Un peu de mal à m'endormir quand tout se calme, le stress rétrospectif ! Pas fière non plus...Moralité de l'histoire : il n'y a pas de petite rando ! On s'est laissé aller du fait du caractère hyper fréquenté du parc. On ne nous y reprendra plus !

YOSEMITE TWENTY LAKES BASIN Dimanche 24/07 J5 On quitte sans regret le Crane Flat Campground (bruyant, sanitaires dégueulasses) en route vers Saddlebag Lake qui se situe juste à l'est de la Tioga Pass, juste en dehors du Yosemite National Parc. Après une 1ère partie inintéressante dans la forêt, la Tioga Road devient très belle : cette route d'altitude se faufile entre lacs et dômes granitiques caractéristiques du Yosemite. On fait un petit arrêt à Olmstedt Point et à Tenaya Lake (on dirait un lac norvégien, il y a même des moustiques!) puis après avoir quitté le parc on tourne vers le Nord sur une piste qui mène à Saddlebag Lake où j'espère avoir une place au camping qui fonctionne sur le mode du 1er arrivé/1er servi. Il est fermé ! Encore enneigé fin juillet ! Pas grave, j'avais, pour assurer le coup, réservé au Trumbull Lake campground situé sur le flanc est de la Sierra Nevada. Les rives du Saddlebag Lake sont encore enneigées, du moins du côté le moins ensoleillé. Pour atteindre le 20 lakes basin, situé au N du Saddlebag Lake, on peut marcher mais aussi prendre un bateau-navette ou louer un petit canot à moteur. A 5, c'est quasiment le même prix (60$ pour 5h) et c'est bien plus amusant d'être autonomes. On s'amuse à frôler la rive enneigée et en 20 mn on arrive au petit ponton aménagé à l'embouchure d'une rivière où l'on voit 2 ou 3 pêcheurs. Une navette a déposé un peu avant nous une dizaine de personnes, que nous ne reverrons pas. Nous croiserons par la suite un couple de Japonais et apercevrons moins d'une demi-douzaine de personnes à la fin de la balade. Pas la foule donc pour cet endroit superbe, par un dimanche ensoleillé. Le bassin est encore très enneigé (en repartant nous verrons d'ailleurs 2 personnes avec des skis de rando... sur le dos) si bien que nous devrons raccourcir la boucle initialement prévue. Très bel endroit, la neige ne nous a pas gênés finalement, c'était encore plus beau comme ça ! Pas vu d'animaux, dommage...

http://www.verber.com/mark/outdoors/destinations/20lakes-map.pdf

http://www.alpiner.net/FUN/Mountains/Twenty-Lakes-Basin-hike/9088708_LSBNj#606435240_pZQGS

http://tedmuller.us/Outdoor/Hiking/2010/100828-TwentyLakesBasin.htm

http://www.verber.com/mark/outdoors/destinations/20lakes.html

TRAVERTINE HOT SPRINGS Dimanche 24 juillet J5 (suite) Il n'y a de douches ni à Crane Flat ni à Trumbull Lake Campground où nous dormirons ce soir et l'eau des lacs est trrrès fraîche, aussi j'emmène mes troupes faire trempette dans les Travertine Hotsprings. http://www.gonomad.com/destinations/0409/hot_springs_of_the_sierras.html Nous passons le Monolake que je suis impatiente de découvrir plus en détails et filons vers le Nord jusque un peu avant Bridgeport et nous tournons vers l'est sur une bonne piste qui nous mène en 1 mile aux sources chaudes. Il y a là une famille russophone qui très discrètement quitte l'endroit quand nous arrivons : cool ! Nous sommes seuls avec la vue sur la Sierra Nevada ! Petit bémol, en cette fin de journée les pools sont en plein soleil et on sent nos mélanocytes crépiter. L'eau est à 40°C, on arrive assez vite à ébullition. Pas très rafraîchissant ce petit bain mais assez amusant... Nous rejoignons le Trumbull Lake Campground par une très belle route de montagne et nous installons pour la nuit. Alors que nous dînons paisiblement, Caroline s'écrie : Tiens un ours ! Un (vraiment) gros ours noir passe à une cinquantaine de mètres et se dirige vers le lac et l'autre extrémité du camp. Je crie : a beer ! Aucune réaction dans le camp. Ils sont tous blasés ou quoi ? Fred et les enfants se moquent de moi : tu dis toujours a beer (une bière pour les nuls en anglais) mais on dit a bear (un ours quoi!) Ils ont du me prendre pour une saoûlotte, du coup je n'ose plus rien dire. Avec tout ça la bestiole est partie plus loin et comme nous sommes tout de même un peu blasés, on continue de dîner (les pâtes vont refroidir sinon!) Ça s'agite un peu plus loin, les autres ont repéré l'ours... Avant de me coucher je choisis le bâton de marche le plus acéré et le place au cas où à l'entrée de la tente. Blasée peut-être mais pas à 100% !

Lundi 25 juillet J6 Nuit hyper paisible (eh oui c'est possible même en camping civilisé) Je fais un petit tour vers le lac pendant que le reste de la troupe émerge. Belle lumière matinale. L'atmosphère est limpide, on est à 3000 m d'altitude. Il fait encore beau, quelle chance !

YOSEMITE TUOLUMNE MEADOWS Lundi 25 juillet J6 (suite) J'ai repéré pour aujourd'hui une balade dans le coin de Tuolumne Meadows juste au nord de la Tioga Road. Nous avons en fait contourné le Pothole Dome par son flanc est pour rejoindre la Tuolumne River et la longer un peu vers l'aval. Je m'étais inspirée de ce récit de rando http://tedmuller.us/Outdoor/Hiking/2009/090916-TuolumneFalls.htm (on n'est pas allé aussi loin qu'eux) et je suis épatée de voir la différence de débit de la Tuolumne River : cette année 2011 est vraiment exceptionnelle ! La prairie où passe le sentier est d'ailleurs encore sous l'eau. Après une séance pschittage anti-moustiques qui intrigue une jolie biche, nous commençons à patauger gaiement dans une belle herbe printanière. L'eau est limpide, j'adore ! Je vois soudain filer sous mon pied un joli serpent dont j'ignore la dangerosité. Les « va nu-pieds » se rangent prudemment derrière Marion et moi qui sommes restées chaussées (il fait si beau que ça sèche très facilement) Après recherche, il doit s'agir d'un Gartersnake, inoffensif (http://www.californiaherps.com/identification/snakesid/gartersnakes.id.html) Nous arrivons très vite aux rapides : ça dépote ! Un vrai paysage de Yakari : il ne manque qu'un ours... qu'on ne verra pas.... J'adore ces dalles de granit discrètement colonisées par une végétation persévérante. Quelle harmonie ! Nous montons sur un petit dôme tout proche et admirons la vue vers Cathedral Peak (je crois). Après 2h00 de balade tranquille au cours de laquelle nous n'avons croisé qu'une famille de 4 personnes, nous rejoignons la voiture pour quitter définitivement le Yosemite. On a vraiment aimé la géologie du parc, assez unique. La foule n'est gênante qu'en voiture. A pied, il suffit de marcher 5 minutes (littéralement) pour être tranquille voire complètement seul. Mais il faut dire que nous avons choisi de zapper la vallée de Yosemite, complètement saturée, ainsi que Mariposa Grove et ses séquoias géants. Bah oui il faut faire des choix.

DE MONOLAKE A MAMMOTH HOT CREEK PAR LES PISTES Lundi 25 juillet J6 (suite) Nous arrivons au Mono Lake vers midi et bien que la lumière ne soit pas des plus favorables, les fameux tufas nous plaisent déjà beaucoup. Ce lac vieux de plus d'un million d'années n'a pas d'effluents et les sels minéraux s'y sont accumulés du fait de l'évaporation. L'eau du lac est 2 fois ½ plus salée que celle de l'océan. Les fameuses tours calcaires ont été crées par l'irruption de sources d'eau claire dans le lac très alcalin. Elles étaient auparavant sous-marines mais la baisse de niveau du lac les a fait apparaître. La navigation y est difficile compte-tenu de ces obstacles, la baignade peu agréable. Ce lac préservé est le refuge de centaines de milliers d'oiseaux durant les périodes migratoires et l'accès aux 2 îles interdit pendant la période de nidification des goélands. Nous sommes pourtant en contrebas de la Sierra Nevada qui culmine à 4400 m et ensuite il y a encore 250 km jusqu'au Pacifique.

Nous essayons de suivre la côte du lac vers l'est mais les pistes sont très étroites (bon la carrosserie ne craint plus les griffures des buissons de sauge) et extrêmement sableuses. Arnaud finit par repasser le volant à Fred : on retrouve à notre grand soulagement une gravel road parfaite et nous filons vers le sud en passant sur les versants est des petits cratères qui bordent la rive sud du lac. On se trouve un coin à l'ombre d'un beau pin pour pique-niquer : il fait bon, nous sommes à 2000 m tout de même. En route vers Mammoth Hot Creek ! http://wanr.earthbiz.net/MammothHotSprings.html

La piste est agréable et descend doucement vers une zone évidemment volcanique : la couleur de cet étang ne laisse aucun doute. On approche ! Le GPS n'est pas inutile car il n'y a aucune indication de ce côté des sources chaudes (il y a un panneau si on vient par la route 395) Nous arrivons enfin sur un parking où se trouvent 2 ou 3 voitures, nous garons et au bout de 2 secondes les enfants nous crient « Venez vite, c'est super ! » En contrebas dans une vallée multicolore, nous découvrons une belle petite rivière issue de la sierra dans laquelle se baignent 4 personnes, avec un air parfaitement décontracté. De toute évidence il y a des sources chaudes qui se mélangent à un endroit précis avec l'eau fraîche de la montagne. Ça nous rappelle la rivière chaude du Landmannalaugar en Islande sauf qu'ici il fait beau et que... la baignade est interdite. Le site est clôturé et un panneau met en garde contre les brusques changements de température de la rivière. Flûte ! Et les ceusses qui font trempette alors, des Américains pur jus qui enfreignent une loi ! Ce ne doit pas être trop grave. Arnaud repère soigneusement leur position dans la rivière : pour l'atteindre il est nécessaire de la traverser en nageant vigoureusement dans l'eau froide (mais ça va finalement) jusqu'à la rive opposée. Il faut prendre garde à ne pas se laisser entraîner par le courant en aval des sources (très) chaudes. 14 personnes sont mortes ébouillantées ces dernières années dit le panneau. Quand nous arrivons, ils quittent l'endroit (je ne sais pas si c'est le fruit du hasard ou d'une bonne éducation mais hier nous avions eu la même chance de la part des occupants de Travertine Hot Springs) Délicieuse baignade un peu écourtée par la peur du « gendarme » dans un site où il faut savoir faire abstraction des clôtures absolument moches et visiblement régulièrement enjambées (il me semble qu'un panneau d'interdiction suffirait pour « dédouaner » le responsable local en cas d'accident) Quand nous partons arrivent quelques personnes, eux aussi ont soigneusement repéré l'emplacement magique. Je ne crois pas que nous aurions osé nous baigner si nous n'avions vu personne. L'endroit paraît vraiment chaud-bouillant de partout !

Bon vous êtes prévenus, c'est interdit et en plus dangereux ! Il est sans doute préférable d'aller explorer les hotpools disséminés dans le coin (voir carte dans le lien ci-dessus) (pas fait)

MONOLAKE Lundi 25 juillet J6 (suite) Nous remontons ensuite vers le nord par la route 395 puis bifurquons vers le Monolake. J'adore ce paysage d'autant plus lunaire que ça a brûlé récemment ! Nous descendons peu à peu vers le lac. Il y a plus de monde qu'à midi mais ça reste raisonnable. La lumière du soir est très belle, l'endroit est vraiment unique.

Pour bien profiter du lac j'ai réservé une chambre à Lee Vining au Yosemite Gateway Motel (cher et décati, vue à 99% sur le parking et à 1% sur le lac) décevant mais j'ai l'impression qu'il est difficile de trouver un bon rapport qualité/prix à proximité du Yosemite. Repas au resto juste en face, correct sans plus. Lessive au laundromat à 50 m. Nous voilà requinqués avant notre virée dans Death Valley !

ANCIENT BRISTLECONE PINE FOREST Mardi 26 juillet J7 Après concertation on choisit plutôt que de retourner voir le lac dans la lumière matinale d'aller voir cette forêt de pins très anciens, située à plus de 3000 m d'altitude un peu au NE de Big Pine où nous faisons un ravitaillement. Auparavant nous passons voir ce que j'appelle « ma curiosité géologique » que j'ai repérée sur Google Earth (un pan qui semble blanc et bleu) mais la piste qui y mène nous semble vraiment trop agressive pour les pneus. N'allons pas chercher les crosses avant Death Valley ! La piste qui monte à Bristlecone Pine Forest est longuette : de là-haut la vue sur le sierra est magnifique et il fait juste bon avec une polaire pour pique-niquer. Il n'y a pas foule, une dizaine de personnes. Étonnant car la balade de 1 mile que nous faisons parmi ces arbres multimillénaires (le plus ancien aurait 4750 ans!) est extra ! Vers 14h30 nous quittons les lieux, repassons à Big Pine faire les pleins d'eau (environ 80l) et d'essence (autonomie de 600 km sur route, la bestiole est gourmande, presque 14 L/100 km sur route, jusqu'à 31 L sur piste en montée !!!) puis direction Death Valley.

DEATH VALLEY EUREKA DUNES Mardi 26 juillet J7 (suite) Nous entrons dans Death Valley par la Big Pine Road et sommes de suite plongés dans l'ambiance. Nous sommes à 1800 m d'altitude, il fait une chaleur tout à fait supportable (30°C) et c'est le royaume des Joshua Trees. Puis nous descendons assez vite dans Eureka Valley et les arbres cèdent la place aux roches multicolores. Nous bifurquons bientôt sur la piste qui mène à Eureka Dunes. Arnaud prend le volant avec pour consigne de ne pas dépasser les 20 miles à l'heure (la piste fait 10 miles... ça va) car j'ai lu partout qu'on crevait facilement sur les pistes de Death Valley. Les dunes apparaissent à l'horizon. J'adore imaginer les tourbillons qui ont créé ces formes si douces dans un environnement si minéral et austère. Il y a un primitive campground (avec toilettes sèches, pas d'eau) aménagé au pied des dunes. Pas un « chat » à des kilomètres à la ronde, on aime ! Nous sommes à 1000 m d'altitude et il fait 40°C quand nous arrivons : une chaleur à laquelle nous sommes habitués dans l'Utah ou l'Arizona. Avec le vent c'est très supportable. Nous installons le tarp de façon à avoir de l'ombre. Je laisse mes troupes jouer aux cartes et part faire un tour vers les dunes. Tout près des dunes se trouve un immense lac de sel asséché qui reflète le soleil couchant. A part quelques oiseaux, mouches et moustiques, je ne vois pas le moindre animal. Quelques traces de scarabées, c'est tout. Sitôt le soleil couché, la température baisse à 36°C. Fred allume le feu (quelqu'un a laissé plein de bois, cool!) et nous mitonne des steaks avec patates dans la braise et bonnes tomates californiennes. Miam ! Aussitôt, de petites chauve-souris apparaissent comme par magie et virevoltent silencieusement dans le crépuscule. Comme souvent le vent forcit subitement juste au moment du coucher du soleil ce qui donne une atmosphère un peu inquiétante que j'adore. On arrime solidement nos tentes. Je me réjouis déjà à l'id��e de dormir sous le ciel étoilé dans la brise nocturne : ces tentes sont géniales (un peu fraîches toutefois en montagne) On passe un bon moment à observer le ciel et à faire des jeux de lumière avec l'appareil photo.

Le vent s'est calmé durant la nuit, le feu est éteint (le frigo électrique aussi : on n'a pas osé le laissé branché ici !), la luminosité augmente, on se réveille un peu avant 6h00. Il fait 24°C. 1ère réflexion spontanée de toute la famille : quel silence incroyable. On n'a pas entendu le moindre animal pendant la nuit, c'en est impressionnant. Nous sommes encore à l'ombre de la montagne, il fait une température idéale. On déjeune tranquillement puis le soleil arrive et nous quittons les dunes vers 7h00, enchantés...

GOLD POINT GHOST TOWN Mercredi 27 juillet J8 (suite) En démarrant la voiture, Caroline remarque une alarme : « check tire pressure »! Bizarre... les pneus ont l'air gonflé. L'ordinateur de bord indique 24 de pression au lieu de 33 pour le pneu AR G. Crevaison lente donc... ça ne nous inquiète pas car nous avons pris le petit compresseur portable 12 V qui se branche sur la batterie. Si ça baisse encore, on regonflera mais vu la vitesse à laquelle nous allons rouler, ça ira comme ça. On surveillance à l'écran la pression des 4 pneus, super pratique !

Le plan de la matinée est de rejoindre la ville fantôme de Gold Point (http://www.ghosttowngallery.com/htme/goldpoint.htm), située au Nevada juste au nord de DeathValley. Une fois arrivés à Cranshaft Junction, nous prenons la piste qui mène vers Tule Canyon. Le début est assez pénible avec de grosses pierres pas très sympathiques et j'envisage de faire demi-tour mais Fred insiste. Il a bien fait car au bout de quelques miles la piste devient bien plus facile. Nous faisons un petit arrêt près d'une mine abandonnée, dont la galerie a été comblée. Quelle drôle de vie pour les gens d'ici ! Le puits de Roosevelt Well est à sec. Plus d'or, plus d'eau, plus personne. Si ! Il y a un gros nid d'oiseau dans la maison...

Vers 10h nous arrivons en vue de Gold Point. Il y a un point d'eau inattendu ici : ces chevaux ont de la compagnie puisqu'on y trouve de gros poissons rouges ! Sans doute un fermier poète.

Il y a une source ici, une mini-oasis qui abrite ce beau lièvre.

Gold Point a compté 2000 habitants il y a une centaine d'années. L'exploitation d'or et d'argent fut totalement abandonnée dans les années 60. Aujourd'hui ils sont 8. Des originaux qui entretiennent quelques bâtiments et même un petit musée (que nous n'avons pas visité) On a trouvé un drôle d'attirail de chimiste ou de géologue qui avait l'air relativement récent. Un tamis mécanique aussi. De gros réservoirs de fuel. Bref tout un bazar post industriel assez étonnant. On quitte la ville un peu avant midi : nous sommes à 1600 m et il fait 40°C. On apprécie la clim de la voiture. Nous passons cette fois par la route : 774, puis 266, puis 95 puis 267 (toutes hyperdésertiques) et arrivons soudain dans Grapevine canyon : 1 mile avant d'arriver à Scotty's Castle nous entrons dans une oasis luxuriante (il doit y avoir une source de fort débit dans le coin) qui nous épate ! Il y a pas mal d'oiseaux et même un héron en plein milieu de la route ! Impossible de résister à l'appel de l'ombre des cottonwoods, il fait 46°C (900 m d'altitude) Heureusement il y a du vent. Nous pique-niquons surveillé de près par un renard opportuniste. Ensuite une sieste s'impose dans cette herbe drue et verte inattendue. A Scotty's Castle, nous espérons prendre de l'essence. Mauvaise pioche, c'est réservé aux cas d'urgence.(Ne pas se fier à la carte du National Geographic!) On fait nos calculs, en tenant compte d'une consommation très augmentée sur les pistes et en montée, ça devrait aller avec une marge raisonnable. En route cette fois vers Racetrack Playa !

RACETRACK PLAYA Mercredi 27 juillet J8 (suite) Comme nous sommes garés à l'ombre des cottonwoods nous prenons soin avant de partir de regonfler le pneu avec la crevaison lente. Nous refaisons aussi le plein d'eau. La piste n'est pas bien loin : Arnaud y prend le volant. Seul un adolescent de 16 ans encore ingénu vis-à-vis de la conduite automobile peut avoir la patience de rouler à moins de 20 miles à l'heure sur cette piste facile mais aux pierres réputées tranchantes. C'est LA piste où l'on crève à Death Valley. Quel flegme ! Nous arrivons finalement vers 16h à Teakettle Junction (plus que 3 théières sur le panneau, un fétichiste est passé par là. Pas glop!) Je propose à Arnaud de le relayer, il en a tout de même un peu marre.... Quelques minutes plus tard apparaît la playa. C'est beau. Inconsciemment j'accélère l'allure et soudain nous voyons la pression diminuer lentement mais sûrement. J'ai juste assez d'air pour arriver jusqu'au parking du Racetrack. Pfff ! 2ème crevaison et celle-là est une vraie de vraie. Coup de chance, c'est le côté à l'ombre de la voiture (il fait 40°C, on est à 1000 m) On décide de changer la roue de suite, le temps de laisser le soleil baisser un peu pour avoir une plus belle lumière. Quelle chance, le trou paraît sympathique, tout-à-fait accessible à une réparation. Je sors le kit de réparation et merdum : il manque la colle (pas vérifié depuis sa dernière utilisation en 2009) Grmbl ! Bon on verra plus tard. Allons déjà voir de plus près ces fameuses sailing stones (pierres qui naviguent) J'ai lu qu'elles se situent à l'extrémité sud du lac asséché et qu'elles viennent d'une falaise située à l'est. On les trouve très vite : d'abord 1 puis 2 puis PLEIN ! Les trajectoires sont complètement farfelues : 10 m vers l'ouest puis plein nord sur 20 m puis demi-tour. Je remarque soudain un nuage inhabituel dans le ciel (bah oui il fait 100% beau depuis notre arrivée à San Francisco!) : sapristi ! Il doit y avoir un incendie à l'ouest et la fumée se rapproche dangereusement du soleil ! M...flûte ! Je me dépêche de faire quelques photos avant que le soleil ne soit voilé. Atmosphère étrange ! Le soleil est orange en pleine après-midi ! Nous remontons jusqu'à la « source » au pied de la falaise. Qui sait combien de temps il a fallu pour que cette grosse pierre arrive jusqu'ici ? Le mécanisme exact de ces déplacements de pierres reste flou : on suppose qu'il se produit quand le lac- presque parfaitement plat (4 cm de différence d'une extrémité à l'autre alors qu'il mesure 4,5 km de long) - est recouvert d'une fine pellicule de boue et qu'il y a des vents puissants. Peut-être la glace joue-t-elle aussi un rôle ? Personne n'a jamais pu filmer le déplacement de ces pierres. Alors que nous regagnons la voiture sans trop savoir que décider pour la suite, nous remarquons vers le nord un petit nuage de poussière : une voiture arrive ! Pour une fois on est content de voir du monde ! C'est un gros 4X4 et j'espère bien qu'il aura un kit de réparation complet lui ! Raté, ils n'ont rien (mais n'ont pas crevé eux!) : le gars nous explique qu'il sera derrière nous pour le retour et nous aidera en cas de problème. C'est sympa mais nous avons prévu de ne pas revenir sur nos pas mais de continuer vers le sud par la piste de Hunter Mountain Road et South Pass jusqu'à Panamint Springs. Il nous dit aussi qu'il pense que l'on peut utiliser les mèches de réparation sans colle. On avait bien l'intention d'essayer mais du coup le moral remonte en flèche. La nuit porte conseil, il est déjà 18h, donc trop tard pour envisager maintenant la piste montagneuse. On décide de dormir là, du moins environ 1 mile plus au sud où il y a un primitive campground (toilettes sèches, pas d'eau) un peu cracra (on fait le ménage en arrivant) : un comble dans ce coin perdu (rien de dramatique non plus, qq canettes en fait)

On recycle la roue crevée en table basse, on dîne puis on répare (ça prend exactement 2 sec 3 dixièmes) et on part se coucher en croisant les doigts. On laisse « sécher » pendant la nuit...

Jeudi 28 Juillet J9 Très bonne nuit pas trop chaude. L'altitude est vraiment LE facteur déterminant de Death Valley. Au-dessus de 1000 m ça nous a semblé tout-à-fait gérable. Victoire ! Après regonflage nous ne décelons aucune fuite. Yesss ! L'incendie est maîtrisé, le ciel est pur : on repasse par Racetrack Playa avant d'attaquer Hunter Mountain Road. Il est 7h15, la lumière est très belle, on s'en met plein les yeux. Quel endroit incredible ! Cerise sur ce magnifique gâteau, une île noire (le Grandstand) offre un contraste presque maléfique avec le reste du site. Envoûtant !

DEATH VALLEY HUNTER MOUNTAIN ROAD Jeudi 28 Juillet J9 (suite) En route donc pour cette piste peu difficile mais perdue et très peu fréquentée surtout en été (on ne verra personne : http://www.backroadswest.com/deathvalley/RoadTripHunter.htm) Nous sommes bien équipés (à part les pneus, mais nous avons de quoi réparer et regonfler), avons de l'eau en quantité, de quoi camper et même le téléphone satellite que mon père nous a prêté. J'ai noté le numéro de téléphone du dépanneur de Big Pine et il y a ce qu'il faut sur le compte en banque pour payer un éventuel remorquage (j'ai lu qu'on paie avant qu'il se déplace en donnant son N° de CB et vu l'éloignement et sa situation de monopole, ça douille!) Il nous faudra 3h30 pour parcourir les 57 miles de piste. En effet nous roulons superlentement vu la qualité de nos pneus et en plus on s'est un peu perdu un peu avant Harris Grade : il y a pas mal de pistes qui partent dans tous les sens (plein d'anciennes mines) et les cartes Garmin ne correspondent pas à la réalité. Ne pas hésiter à se fier à son instinct plutôt qu'au GPS ! Nous traversons d'abord la belle Hidden Valley aux reliefs très doux (potentiellement problématique s'il a plu) puis nous grimpons dans la montagne. En quelques miles, la végétation se transforme complètement. Quel contraste ! Nous ne prenons pas le temps de jeter un œil à la Hunter Cabin (où nous aurions du dormir la nuit dernière, il y a une source) car nous avons peur d'être justes en essence. On néglige aussi Jackass Spring où l'on peut parait-il faire trempette (il y aurait aussi qq pétroglyphes) : c'est un peu la jungle et il y a pas mal de moustiques et nous arrivons finalement à South Pass, point culminant de la piste à 2000 m. 1600 m plus bas (et à contrejour) nous apercevons Panamint Valley et ses dunes. On passe dans une « forêt » d'énormes Joshua Trees (on n'en a jamais vu d'aussi gros) Arrivés à Panamint Springs, il nous reste de quoi faire 75 km : gros plein d'essence pas donnée (environ 6$ le gallon je crois) et repas correct au resto du coin dont les murs sont décorés de dizaines de photos de l'ouest américain : ça tombe bien car le service est longuet. Il fait 46°C à 400 m d'altitude et la route descend encore. On ne descend même pas de la voiture pour cette photo des Panamint Dunes. J'ai réservé pour cette nuit une chambre (bien, clim performante et pas trop bruyante pour une fois) au Furnace Creek Ranch et bien que le check in ne soit théoriquement qu'à 16h, nous tentons le coup à 14h30 et obtenons aussitôt notre chambre. Chouette ! Douche, repos pendant une paire d'heures en attendant que le soleil baisse un peu. Je prends la voiture pour aller mettre en route une lessive au laundromat situé à 300 m ! Il fait 54°C sur le parking. Nous sommes à 50 m en dessous du niveau de la mer. On se sent vraiment en « sursis » quand on transite entre 2 endroits climatisés. On a une pensée émue pour les employés de l'hôtel qui travaillent dans ces conditions incroyables : tous se déplacent avec une grande gourde à la main, on les comprend !

DEATH VALLEY LES CLASSIQUES Jeudi 28 Juillet J9 (suite) On repart ensuite pour aller faire un tour vers Twenty Mule Canyon mais la route est fermée. On a la flemme de monter vers Dante's View : on serait à contre-jour et on a déjà bien profité de vues panoramiques depuis Hunter Mountain. On va faire un tour à Artist Drive : 59°C ! Seul Fred a le courage de sortir de la voiture faire quelques photos. L'endroit est beau certes mais il nous manque ce petit frisson d'aventure que nous aimons tant. Tous ces cirrus laissent présager un changement de temps...

De retour à l'hôtel, je profite du wifi pour consulter la météo, très orageuse pour les jours à venir et je juge plus prudent d'annuler la descente d'Orderville Canyon à Zion NP (j'avais réservé une navette pour nous déposer au départ de la rando) Je réserve aussi un motel à Kanab car je crains que la piste vers Alstrom Point où nous avions prévu de dormir ne soit impraticable (nous y sommes allés il y a 2 ans et savons qu'elle passe dans une zone de bentonite où l'enlisement est garanti en cas de pluie) Fred nous prépare une bonne salade de riz (on commence à saturer de la bouffe américaine) en faisant cuire riz et œufs sur le balcon à une vitesse inédite ! On se couche de bonne heure afin d'être frais et dispo demain matin pour le lever de soleil à Artist Point.

Vendredi 29 Juillet J10 A 6h20 nous attendons le soleil ! Manly Beacon est toujours à l'ombre. J'avais envisagé d'y monter (http://joeidoni.smugmug.com/Death-Valley/Manly-Beacon-32804/1958809_cFvCs#99535306_TT5ZZ) mais le temps est incertain (glaise+pluie= grosse gadoue) et surtout il fait déjà chaud (34°C) et très lourd. Le soleil a bien du mal à s'imposer. On a droit a un fugace rayon de soleil. Puis un gros nuage reprend le dessus. On file ensuite vers Devil's Golf course où la lumière est superbe avec ce ciel d'orage. A Badwater il fait une chaleur humide très désagréable(le temps ? Le sel?), 40°C, et nous n'avons pas le courage de marcher assez loin pour voir les fameux polygones de sel. Ça sent vraiment la pluie : ce serait super de se retrouver sous la pluie à Badwater, un des endroits les plus chauds (-80 m) et sec au monde (40 mm/an, 700 mm à Nancy, 50 mm au Sahara) J'avais envisagé de quitter Death Valley par les pistes du sud et d'aller faire un tour à Saratoga Springs (http://www.backroadswest.com/MonthTrips/Saratoga.htm) mais avec la pluie qui s'annonce, nous risquons des difficultés aussi préférons-nous partir directement vers notre prochaine destination : le parc de Zion. Ça y est, il pleut ! C'est superbe !

ZION NORTHGATE PEAK Vendredi 29 Juillet J10 (suite) Nous avions négligé ce parc lors de nos 2 précédents voyages (avis mitigés sur voyageforum : foule+++, système de navettes chronophage, paysages bof...) et j'étais cette fois décidée à me faire ma propre opinion. Je décidai donc d'essayer d'aller où les autres ne vont pas (on est complètement agoraphobes!) Après un ravitaillement à Las Vegas (dont nous ne verrons qu'un supermarché hispanique dans la banlieue où j'ai envie de tout essayer au rayon fruits et légumes : il y a plein de choses inconnues et appétissantes et en plus c'est donné!), nous entrons enfin en Utah. Nous retrouvons aussitôt les paysages de roches rouges que nous aimons tant : cet état a vraiment une géologie incroyable ! Le ciel d'orage est superbe, on adore ! J'espère pouvoir dormir au Lava Point campground, situé dans la partie Kolob Reservoir au NO de Zion Canyon. La piste est assez longue, j'y double 2 traînards (avec en accélérant une pensée pour nos pneus...) car l'heure tourne et le camping fonctionne sur le mode du 1er arrivé 1er servi. Nous y prenons in extremis la dernière place, ouf ! Une demi-douzaine d'autres voitures feront ensuite choux-blanc. Donc ne pas y arriver trop tard (16h30 en ce qui nous concerne) Si le camp est plein il est possible de camper pas très loin en dehors du parc près de Kolob Reservoir : l'avantage de ces 2 sites est leur altitude : 2400 m à Lava Point et il y fait très bon en plein été. Toilettes sèches, pas d'eau. Le temps d'installer les tentes et le tarp, la pluie arrive, pas trop forte heureusement. Fred et Arnaud profitent de la fraîcheur ambiante pour replacer la roue réparée, histoire de s'assurer qu'elle tient bien la pression. « MERDE ! » nous écrions- nous en cœur quand le cric et la voiture basculent d'un coup (le frein à main était mis et la voiture en position parking mais il aurait fallu en plus mettre des cales pour bien bloquer les roues) Je crois qu'un coup de vent d'orage a entraîné une traction sur le tarp attaché à la voiture. Gros coup d'adrénaline ! Notre expression bien française fait accourir un sympathique américain et son copain : il parle Français, c'est cool. Il nous apporte son cric. Le nôtre est intact. Le pare-choc arrière s'est en fait posé sur un rocher (le bol!) si bien que l'on glisse facilement les 2 crics sous la voiture. Pas de dégâts ! Ouf ! On dîne à l'abri du tarp, ça nous rappelle l'Alaska, en plus chaud !

SAMEDI 30 juillet J11 Après l'orage et la pluie de la nuit, il fait beau ! Nous partons de bonne heure vers Northgate Peak : http://www.citrusmilo.com/zionguide/northgatepeaks.cfm Il y a déjà quelques voitures sur le parking du Wildcat Canyon Trailhead car c'est aussi de cet endroit que part la fameuse rando du Subway (qui nécessite un permis et une navette) Après nous être trompés de dôme (bien la peine que je note dans les randos dans le GPS si Fred ne le regarde pas -moi je suis derrière, Je prends des photos!) nous cheminons le long d'une prairie fleurie et parvenons entre les 2 Northgate Peaks. Il y a une belle végétation de rocaille. J'adore ce mélange de verdure sur fond de roches rouges et blanches. Comment ces pins peuvent-ils vivre sur cette crête exposée ? Il est assez facile de monter sur celui de l'est (7159') et la vue du sommet en vaut la peine. Quel fouillis ! J'imagine la prise de tête pour les cartographes !

Nous allons ensuite pique-niquer au bord du Kolob Reservoir, petit lac artificiel très prisé des locaux. Cela semble assez bucolique sur les photos mais en fait l'endroit est parasité par les quads : les Américains sont tout de même les champions des loisirs motorisés ! Cela ne nous empêche pas de faire une petite sieste car ils ont la délicatesse de ralentir en passant à notre hauteur. On a aussi passé un bon moment à observer ces petits canards dont l'un tombait de sommeil ce qui le faisait régulièrement tomber dans l'eau ! Pas doué non plus pour remonter sur son perchoir ! Gros éclats de rire à chaque fois !

En route vers le village fantôme de Grafton, nous passons à la hauteur de Hoodoo City (un peu à l'ouest de Wildcat Canyon Trailhead) sans nous y arrêter.

Cette partie du parc nous a beaucoup plu : un rafraîchissant (on est en altitude) mélange de verts pâturages (il y a quelques fermes et vaches) et de roches rouges et blanches et vraiment pas grand monde. (personne sur Northgate Peak)

GRAFTON GHOSTTOWN SAMEDI 30 juillet J11 (suite) Ce petit village fantôme se situe juste au sud de la route 9. http://www.ghosttowns.com/states/ut/grafton.html Après un rapide petit tour au cimetière, touchant de simplicité, nous poursuivons vers les quelques maisonnettes dont la plupart ont été restaurées. On ne peut en visiter qu'une ou deux, les autres sont fermées et l'endroit serait sous vidéosurveillance (nombreux panneaux d'avertissement à l'entrée) Ça casse un peu le charme mais la visite n'est pas désagréable si on passe dans le coin. On arrive sous l'orage au Quality Inn de Springdale (bien) que j'ai réservé pour 2 nuits. Très grosse averse, on a la vue sur le camping (et les falaises) et on compatit ! Lessive, internet... On va manger au Zion Pizza and Noodles, recommandé chezplusoù : NUL ! Aucun service bien qu'il soit dûment facturé d'office sur la note, bouffe très médiocre, table gluante, décor quelconque, verres en plastique. On doit se placer soi-même (chacun se jette sur une table pleine d'assiettes sales), faire la queue (une bonne demi-heure debout pour aller commander à un guichet comme à la poste), aller chercher à boire... La négation de l'habituel service à l'américaine. Et pourtant c'est bondé !

ZION NARROWS Dimanche 31 Juillet J12 Ciel très couvert ce matin. Je me félicite d'avoir annulé la rando/canyoning prévue dans Orderville Canyon (http://www.citrusmilo.com/zionguide/ordervillecanyon.cfm). Pas envie de finir dans le journal : le canyon est très étroit et donc à haut risque de flashflood mortel en cas de forte pluie. On se rabat donc sur les Narrows (http://www.citrusmilo.com/zionguide/narrowsday.cfm) que j'avais d'abord écartés pour cause de surfréquentation. Après avoir croisé quelques personnes sur le sentier bétonné (beerkkk) nous arrivons au départ de la marche dans la rivière un peu avant 8h. On y trouve quelques bâtons, des chaussettes, des pulls et même une paire de chaussures de marche !

L'eau est bonne et ça vaut mieux car peu de temps après nous croisons des gens rebroussant chemin qui nous annoncent un passage avec de l'eau jusqu'à la poitrine. On passe sans problème, le courant n'est pas trop fort (pas de photo, l'appareil est au fond d'un sac étanche!) Au-delà, il n'y a personne : on a les Narrows pour nous tous seuls ! Je n'en reviens pas ! Le ciel est toujours couvert : j'essaie de mémoriser au fur et à mesure de notre avancée les échappatoires éventuels en cas de montée des eaux. Il y en a beaucoup, mais cependant pas partout... On s'enfonce dans le canyon, d'autant plus sombre que le soleil est absent. Chacun choisit son option, avec plus ou moins de succès. Les bâtons de marche sont vraiment indispensables car même si l'eau est limpide, il y a pas mal de courant à certains endroits. Vers 9h30 nous arrivons dans une partie plus étroite (pas d’échappatoire!) assez impressionnante. L'atmosphère est vraiment spéciale. Le ciel s'assombrit et je me dis que si nous n'avons sommes absolument seuls c'est que les autres, plus disciplinés que nous, sont passés par le visitor center (chose que nous ne faisons jamais) et ont été dissuadés par les rangers de faire cette rando. Peu après (2h de marche environ depuis le départ) nous arrivons à la jonction avec Orderville Canyon. Au moment où nous commençons à le remonter retentit au loin un coup de tonnerre. Gloups ! Demi-tour fissa, nous repassons les Narrows à toute vitesse puis reprenons notre souffle d'autant que le soleil apparaît. (Ce qui n'empêche qu'un orage peut éclater en amont et entraîner un flashflood sous le ciel bleu, mais ensuite on peut facilement grimper sur les berges) Les enfants décident de redescendre à la nage quand c'est possible. Ils profitent des quelques plages de soleil pour se réchauffer un peu en nous attendant. On finit par rencontrer quelques personnes : ma théorie était donc fausse, ouf ! On prend le temps au retour d'immortaliser le passage profond, qui a le mérite de limiter la fréquentation en amont. Je rejoins Caroline écarlate à force de se retenir de rigoler : un grand balèse a porté sur ses épaules sa femme chargée du sac à dos et de leur bébé dans ses bras, a parfaitement réussi la traversée mais toute la pyramide s'est écroulée dans un grand splash ! quand sa femme a voulu descendre. Un vrai vidéogag. On est méchant ! Ensuite c'est la foule jusqu'au parking où nous arrivons trempés et frigorifiés un peu avant midi. Jamais je n'aurais pensé avoir froid à Zion ! On se félicite d'avoir pris la voiture jusqu'au visitor center plutôt que de la laisser à l'hôtel. On pique-nique en vitesse et on saute dans l'une des très nombreuses navettes qui sillonnent le parc. On a vraiment apprécié la rando, super ludique mais on est crevé (surtout les enfants qui ont pas mal nagé dans l'eau fraîche) Grosse flemme l'après-midi, shopping entre 2 gouttes, resto Thaï (Thaïsapa) pas mal du tout. On hésite à aller vers Many Pools mais l'absence de soleil ne nous motive pas : on ira demain...

ZION MANY POOLS Lundi 1er août J13 Nous quittons de bonne heure (7h00) Zion NP vers l'est. Au passage, nous jetons un œil sur la Virgin River : elle est couleur caramel. Pas de doute il s'est passé quelque chose ces dernières heures ! Cela me sera confirmé par le graphique du débit de la rivière : il y a bien eu un flashflood pile le jour où on devait descendre le canyon d'Orderville, en fin de journée certes mais bon. Merci les prévisions météo !

Photo graphique

Le ciel est encore bien couvert et à cette heure matinale la ribambelle de pools est encore dans l'ombre : on est un peu déçu, d'autant que visiblement, ici, il n'a pas plu depuis longtemps. Les pools sont pleines de soupe et de dizaines de têtards ! Certaines flaques sont presque à sec et Marion donne un sursis aux bestioles en y faisant couler un peu d'eau. Je pense que l'endroit doit être fantastique sous une grosse pluie orageuse : ça doit dégouliner de partout ! On fait demi-tour au bout de quelques centaines de mètres (1h30 de balade tranquille mais on peut continuer plus haut vers le plateau), impatientes de faire découvrir aux garçons une rando qu'ils ne connaissent pas (nous les filles l'avions découverte il y a 2 ans pendant que Fred et Arnaud allaient se rincer l’œil à the Wave)

EDMAIER'S SECRET Lundi 1er août J13 (suite) http://www.thewave.info/EdmaiersSecretMap.htm Cette balade nous avait enthousiasmées il y a 2 ans (https://sites.google.com/site/usa09suitesibellelaterre/edmaier-s-secret) et je craignais un peu d'être déçue. Il n'en fut rien, au contraire ! Nous avons eu une température bien plus raisonnable que la dernière fois (31°C) et en plus la chance de trouver une dizaine de pools pleines d'une belle eau claire, le tout avec de magnifiques cumulus d'orage. On s'est régalé ! Nous avons suivi à peu près le même cheminement que la dernière fois : si Buckskin Gulch était bien boueux, le sable encore humide du grand wash est bien plus facile à fouler que la dernière fois. Certaines parties du site sont extrêmement fragiles … Marion aime bien nous causer quelques émotions : nul besoin de s'aventurer sur cette falaise de slickrock pour visiter le site, scrogneugneu ! Alors que je suis occupée avec ce beau volatile, j'entends les grands, bien plus haut, me crier : « Maman ! On a trouvé une poule ! » Après un moment de compassion pour cette poule perdue en milieu désertique, me demandant comment elle avait bien pu arriver là (véridique!) je reprends mon souffle et mes esprits en réalisant qu'ils parlent d'une pool (un bassin!) En effet ! Un peu échaudé par la grimpette, on se retrouve tous à faire trempette : quel régal inattendu ! Alors que je m'éloigne un peu pour une photo, je réalise qu'il y en a plein d'autres en contrebas : la chance ! Ici point de têtards, juste un gros moustique minéral. Il y a tout un microcosme dans ces pools : animal et végétal et nous faisons attention de ne pas le déranger. La vue sur ces étendues de brainrocks est vraiment étonnante. Tiens un vaisseau spatial ! Gros nuage d'orage qui arrive vers the Wave située à quelques miles au sud. Beaucoup plus bas il y a encore une belle grande mare. Pas encore de têtards mais plein d'oeufs accrochés aux branches d'un buisson desséché. Le temps se gâte et on prend doucement le chemin du retour vers les tipis près de Buckskin Gulch.

J'avais initialement prévu de dormir ce soir à Alstrom Point (http://www.utah-tip.com/serv1.php?type=hike&item=alstrom_point) mais vu les prévisions j'ai préféré réserver pour ce soir un motel à Kanab (rien trouvé à Page au dernier moment) car nous savons pour y être déjà allés (https://sites.google.com/site/usa09suitesibellelaterre/vers-alstrom-point) que la piste qui y mène devient infernale si elle est mouillée (j'ai lu ensuite qu'elle était de fait impraticable)

OLD PARIA Lundi 1er août J13 (suite)

Avec ce beau ciel, c'est l'occasion de revoir Old paria et ses étonnants badlands colorés (http://www.america-dreamz.com/utah/paysages/escalante_grand_staircase/old_paria.php)

On aperçoit au loin avec émotion Yellow Rock et Castle Rock (https://sites.google.com/site/usa09suitesibellelaterre/yellow-rock-castle-rock)

plus près de nous Red Top (où nous ne sommes pas encore allés)

On trouve une piste qui nous mène jusqu'à la Paria River. Ces 2 photos montrent à ceux qui l'avait envisagé que son accès n'est pas simple (et interdit via Box Canyon d'ailleurs)

En soirée le ciel se dégage et est parfaitement pur quand nous arrivons au Quail Park Lodge de Kanab (décevant : cher, plomberie farfelue-gare aux chauds et froids- chambre petite et mobilier de grand-mère, petit-déjeuner ridicule) On aurait mieux fait de camper ! Dîner au rockingVcafé, conseillé par le gérant, quelconque et cher. Grosse rigolade quand la serveuse, nous ayant demandé si on voulait un peu de glace sur nos tartes, nous les amène couvertes d'une pelletée de glace ! Comment a-t-elle su qu'on était gourmand ?! On se couche sous un ciel étoilé et on est bien content car demain est une belle journée !

WHITE POCKET Mardi 2 août J14 Après un ravitaillement au supermarché de Kanab, nous reprenons la route 89 et bifurquons ensuite sur la House Rock Valley Road en direction de White Pocket (http://www.zehrer-online.de/htm_hikes_whitepocket.htm) Nous avions découvert cet endroit incroyable en 2009 en compagnie des Grisemote (https://sites.google.com/site/usa09suitesibellelaterre/white-pocket) et il nous tardait d'y retourner, avec toutefois un peu d'appréhension compte-tenu des difficultés d'accès puisque la piste est à la fois sableuse et pentue. Pour cette raison j'avais entré les points GPS de l'accès par l'ouest depuis Poverty Flat mais aussi ceux de l'accès sud dont l'étude attentive sur Google Earth montre moins de dénivelée.

Nous passons donc le trailhead de the Wave puis continuons tranquillement plein sud (toujours à 2 à l'heure vu l'état de nos pneus) et au moment de bifurquer vers l'est (nous sommes encore sur la HRVR, juste avant le corral), l'alarme retentit : on a ENCORE crevé ! Pfff ! C'est la 3ème fois (pour ceux qui ont suivi. Pneu AR droit pour changer un peu. En un clin d’œil on rassemble cric et manivelle (désormais toujours à portée de main!), on change la roue, on répare le trou (encore une fois bien sympathique. On a de la « chance » hum!) mais on ne regonfle pas de suite pour « laisser sécher » (je ne sais pas s'il y a un réel intérêt?) Bref nous voilà partis pour un endroit pas facile d'accès avec une roue « peut-être » réparée (impossible d'en être sûrs tant qu'elle n'est pas regonflée mais nos expériences précédentes -et récentes!- nous rendent confiants) On roule cette fois à 1 à l'heure (!). Il nous a déjà fallu une heure depuis la 89 pour arriver jusqu'ici. Pas grave, on a le temps... La piste vers Poverty Flat nous semble plus abîmée que la dernière fois. C'est aussi beaucoup plus vert et il y a même pas mal de vaches (pas vues ni en 2006 ni en 2009, cette année est spéciale, beaucoup plus humide et les vaches ont été laissées sur place) Quant à la piste vers White Pocket, nous aurions juré Fred et moi ne pas être passés au même endroit que la dernière fois ! Elle est méconnaissable (on a vérifié en rentrant sur Google Earth, on a bien pris la même puisqu'il n'y en a qu'une) Nous avions le souvenir d'une piste quasi uniquement sableuse avec une grande descente -donc remontée au retour que nous appréhendions. Cette fois la piste alterne des passages rocheux assez cassants et des portions de sable profond, elle passe près de 2 corrals dont nous n'avions aucun souvenir et nous n'avons même pas remarqué la descente, segmentée par des passages rocheux sans doute. Bref on n'y comprend rien mais on arrive sans encombre à White Pocket après encore une bonne heure de piste (soit 2h depuis la 89) Il y a là une voiture de Paria Outpost, l'outfitter qui emmène les gens qui ne souhaitent pas prendre le risque d'y aller par eux-mêmes. Nous pique-niquons tranquillement à l'ombre et lorsque nous débutons la visite croisons les autres qui repartent. Chouette, on a White Pocket pour nous tous seuls ! Fred se dépêche de monter sur une colline de brainrocks pour voir par où ils repartent mais la voiture disparaît très vite derrière les dunes. On verra bien ! Profitons d'abord du site, encore une fois par une température tout à fait supportable de 34°C avec du vent et quelques beaux nuages. On a vraiment de la chance d'avoir ce ciel spectaculaire, j'adore ! C'est comme de la chantilly sur la glace ! Après presque 3 h de vadrouille, nous reprenons la voiture et prenons une piste que nous croyons être celle de la dernière fois (moins cassante donc que celle empruntée tout à l'heure) Au bout de qq km nous réalisons que nous sommes en fait sur la piste qui part plein sud, ce qui nous fait faire un bon détour (d'environ 1h finalement). Trop tard on continue sur une piste avec du sable bien profond par endroits mais pas de portions cassantes. On arrive finalement vers Pine tree Pocket et on repart vers notre prochaine étape : Coyote Butte South (Voir cette carte : http://www.synnatschke.de/cbs/cbs-white-pocket-topo-map.jpg A l'aller on est passé par la piste en trait rouge plein et au retour par celle en pointillés rouges.)

COYOTE BUTTE SOUTH Mardi 2 août J14 (suite) Nous avions acheté des permis sur le net pour demain (il n'y en avait plus pour aujourd'hui) mais avons pu en trouver hier à la Paria Ranger Station, ce qui nous arrange bien. C'est la 3ème fois que nous venons ici et on ne s'en lasse pas. Les rangers ont bien amélioré la signalisation depuis 2006, édité un plan, fermé les pistes piégeuses et nous y arrivons donc sans problème (et sans crevaison!) Il est tout de même prudent de potasser un peu le sujet à l'avance (et pour WP encore plus, of course!) : http://www.zehrer-online.de/htm_hikes_cottonwoodteepees.htm Il fait toujours aussi bon et il ne nous faut qu' ¼ h de marche pour arriver au pied des tipis (dans mon récit de 2009 j'indique 1H ce qui est sans doute exagéré) Ici aussi il y a de l'eau et c'est bien agréable. On se balade environ 2h sur le site (personne...), reconnaissons pas mal d'endroits et en découvrons d'autres. La lumière de fin de journée est superbe, le ciel aussi, on se régale !

On installe ensuite les tentes à notre endroit habituel (juste en dehors du parc où le camping est interdit). Pas le moindre insecte cette fois-ci (plein de mouches en 2009) mais pas mal de bouses de vaches séchées que nous dispersons à la pelle. Gros feu, grillades, chamallows, étoiles et très bonne nuit avec une température idéale (fournaise la dernière fois)

EN ROUTE VERS ESCALANTE Mercredi 03 août J15 Séance gonflage au réveil (ça devient une habitude, un peu comme le brossage de dents!) : la réparation tient bon, ouf ! Il nous faut 2h jusqu'à la 89 puis nous prenons la Cottonwood Canyon Road (c'est la 3ème fois, on ne fait qu'un arrêt pique-nique un peu après Yellow Rock. En étant attentif on voit une table de pique-pique en contrebas de la piste : on peut camper à l'ombre le long de la Cottonwood Creek. (peut-être 37° 19.438 N111° 52.946 O, à vérifier) quelques moustiques) Le ciel s'assombrit à vue d'oeil et on se dépêche (mais pas trop... les pneus...) de quitter cette piste qui se transforme en patinoire quand il pleut. Le réservoir de l'Escalante Statepark Campground, petit lac artificiel, est plein à ras-bord (il était presque vide en 2009 et la baignade y était d'ailleurs interdite à cause d'un parasite) Nous retrouvons notre place « habituelle » (3ème fois aussi) dans ce petit camping très bien tenu (et équipé de douches!) Réservation conseillée en été. On installe tentes et double-toits et on file vers la Hole in the Rock Road dans l'espoir (de plus en plus ténu au fil des km) de pouvoir retourner à the Volcano (https://sites.google.com/site/usa09suitesibellelaterre/the-volcano) en passant cette fois-ci par le Harris Wash Trailhead : il y a une ancienne piste qui traverse le wash et se rapproche pas mal du Volcano mais je ne connais pas son état. Nous n'aurions pas le temps d'y aller comme la dernière fois par la Old Sheffield Road. Au bout de qq miles sur la Hole in the Rock Road, il faut nous rendre à l'évidence : ce n'est pas un temps à faire des pistes de glaise et à traverser un wash, d'autant plus que nous avons à nouveau une crevaison lente, cette fois sur la roue de secours, pourtant toute neuve ! 4ème crevaison ! 2 dans la même journée ! Demi-tour ! Dommage, on aurait bien aimé montrer ce drôle de « volcan » aux enfants. On fait qq emplettes à la Groceries d'Escalante qui nous paraît bien mieux achalandée que la dernière fois en prévision de la randonnée des 2 jours à venir. Fin de journée tranquille au campground (on remplace la roue de secours avec sa crevaison lente par la roue réparée...) quand nous voyons arriver nos voisins : un minivan lourdement chargé (normal il en sort 8 personnes en cinq bonnes minutes, les derniers ayant visiblement du mal à émerger d'un profond sommeil) avec une grande remorque pleine de sacs-à-dos, glacières... Une véritable réincarnation des pieds nickelés : ça sort un bout de toile de tente, le touille un peu, le laisse tomber à terre, va se faire un sandwich en piochant dans la glacière, trouve un piquet, boit un coup. Tout ça X 8 sans aucune entraide ni coordination. On n'en revient pas. Il y a là 2 adultes et 6 ados qui nous donnent l'impression d'être en stage de réinsertion pour ados à problème. Quand l'un d'eux rote bruyamment, je ne peux m'empêcher de lâcher un retentissant « beeerrrkkk » en expliquant aux enfants : « bah quoi, c'est pas d'ma faute, c'est sorti tout seul ! » Au bout de 2h les tentes tiennent à peu près debout : le plus jeune, une dizaine d'années, n'en a pas et dormira dans une bâche en plastique (il y a un auvent - heureusement d'ailleurs car il a pas mal plu pendant la nuit- mais aussi un serpent non identifié que nous avons vu dans un buisson à qq mètres.) Bref, on est au spectacle ! A 10h tout le monde est couché, y compris les pieds nickelés mais comme ils ont roulé toute la journée en dormant, ils se lancent des vannes (certainement subtiles...) dont tout le camp profite jusqu'à ce qu'une dame vienne râler. Aucune autorité de la part des adultes dont l'un -sans doute le chauffeur- sitôt endormi, a ronflé très bruyamment toute la nuit (il ne m'a réveillé qu'à 4h mais Fred et les enfants en ont bien profité) Vive la vie en communauté ! On doit vraiment être des asociaux !

COYOTE GULCH Jeudi 04 août J16 On se lève aux aurores, non sans passer et repasser bruyamment à côté des tentes des affreux-jojos, ce qui dérègle le ronflement du chauffeur qui a des ratés et au moment où nous démarrons vers the Famous rando super perdue et sauvage, un des adultes, nous ayant vu préparer nos sacs-à-dos, nous demande où nous allons faire du backpacking. Quand je lui dis que nous allons à Coyote Gulch, il nous lance un enthousiaste « We too ! » « Very nice ! » lancé-je avec mon sourire le plus faux. Merdum ! C'est bien ce que je craignais hier en voyant leurs sacs-à-dos. Bon, on relativise en se disant que Coyote Gulch, c'est grand et qu'avec leur remorque ils ne prévoient sans doute pas de partir comme nous du Fortymile Ridge Trailhead. http://www.wildbackpacker.com/backpacking-trails/coyote-gulch/ Arrivés près du watertank nous prenons en stop un jeune américain qui va récupérer sa voiture au Trailhead (ils ont remonté un bout de l'Escalante river puis Coyote Gulch et sont sortis à Jacob Hamblin Arch. Je ne comprends pas pourquoi il n'est pas ensuite retourné à sa voiture car ce n'est pas beaucoup plus loin que ce watertank. Après coup nous pensons qu'ils ont préféré suivre les cairns qui mènent de JHA au watertank alors qu'il n'y en a pas pour rejoindre le 40 mile ridge TH : GPS indispensable) Il nous explique que le lit de Coyote Gulch est très agréable et que l'on peut y marcher pieds nus dans qq cm d'eau. Il nous dit aussi qu'il y a au moins 3 sources. Cool ! Il est déjà 10h quand nous démarrons la balade. Ne vous fiez pas aux apparences ! Marion n'est pas une enfant martyre : elle transporte les matelas, volumineux mais légers ! Après une heure de descente dans le sable mou (féchô!) nous parvenons au bord de la falaise qui surplombe la confluence de Coyote Gulch et de l'Escalante River. Les cairns nous mènent sans problème à l'unique passage qui permet d'en descendre : Crack in the Wall, une étroite fissure d'une quarantaine de cm par laquelle on peut se faufiler et qui mène au sommet d'une très grande dune qui plonge vers les rivières. Le décor est grandiose et dégage une impression très forte. Nous utilisons une corde (10 ou 15 m sont suffisants) pour descendre les sacs qui sont trop gros pour la fissure. En descendant cette grande dune de sable mou on espère bien pouvoir sortir comme prévu à Jacob Hamblin Arch (sortie réputée un peu acrobatique) car remonter par là ne nous dit rien du tout (il y a toutefois moyen de passer vraiment au pied de la falaise par un sentier plus ferme et ombragé une partie de la journée. Reste encore la dune au-dessus de la falaise qui doit être aussi bien toxique en fin de rando!) On aperçoit la très massive et aérienne à la fois Stevens Arch. Il nous faut environ 1h pour passer la fissure et arriver au fond du canyon : on aperçoit la verdure, puis le ruisseau. On vide les chaussures pleines de sable et tout le monde (sauf moi, j'ai la peau sensible, hé oui!) continue pieds-nus dans l'eau limpide. Pause pique-nique à l'ombre, bienvenue car il fait très chaud. On n'en souffre pas car on peut se rafraîchir à loisir. Pas le moindre taon ni moustique à l'horizon, cool ! Nous arrivons bientôt à la 1ère source, difficilement exploitable pour refaire le plein (on a notre filtre au cas où) Vers midi (soit 2h après le départ, pause pic-nic comprise) nous atteignons la 1ère cascade, puis la 2ème source 10 minutes plus tard (d'un bon débit celle-ci, on refait le plein en prenant une douche. Ça fait du bien!) La 2ème cascade nécessite qq acrobaties mais est négociée toujours pieds-nus. Le paysage est varié, alternant alcôves et petite arche. Tout le monde doit se rechausser brièvement pour la 3ème cascade (2h45 du départ dont pique-nique), à la sortie d'un chaos où se mêlent roches et branches, rien de compliqué toutefois. Enfin (4h15 dont pique-nique et innombrables arrêts photos/vidéos) nous arrivons à Coyote Bridge. Petit coup de pompe (bah oui on n'a pas l'habitude des sacs), grosse sieste à l'ombre dans le sable, et ça repart ! Il doit rester une petite heure de marche jusqu'à Jacob Hamblin Arch où nous prévoyons de camper. Ruissellement, Passage plus étroit, 4ème cascade, alors qu'on approche du but, on commence à entendre des cris « débiles » Je pense aussitôt à nos pieds nickelés mais non il s'agit d'une autre bande d'ados... Au moins aussi bruyante ! Pfff, le canyon résonne de cris de singes, ça glousse, ça caquette, ça siffle, ça roucoule, ça couine. On croise encore 3 personnes, « normales ». Puis encore 4 autres. La foule ! Et on aperçoit les toilettes : on est arrivé ! Il est 16h (6h de marche - pieds nus pour Fred et les enfants, pas banal, pauses comprises) Grosse déception : j'espérais pour notre première rando en backpacking pouvoir profiter d'une atmosphère magique, perdus seuls loin de tout au fond d'un canyon du Grand Staircase National Monument et nous voilà réduits à camper près de toilettes (nécessaires évidemment vu la fréquentation mais qui cassent un peu le mythe) en supportant une bande d'ados débiles. Le moral remonte en flèche quand le silence revient : ils sont partis, ouf ! Bon débarras !

On repère l'endroit par où l'on peut sortir du canyon (à 20 m à droite des toilettes qd on les regarde depuis le ruisseau), ça a l'air d'aller, on est confiant.

On se trouve un endroit douillet à bonne distance des toilettes pour installer les tentes (on a le choix, on est tout seul) qui - c'est pratique- se trouve juste en face de la 3ème source (d'un débit tout-à-fait correct, nous n'aurons donc pas à utiliser notre filtre. De l'Aquatabs suffira) et avec la vue sur Jacob Hamblin Arch. On se repose un peu et je pars avec Fred un peu en amont de l'arche : il y a une voûte gigantesque qui permet de bivouaquer à l'abri de la pluie, mais un peu loin de la source. Pas de risque de pluie pour cette nuit : le temps est au beau fixe. On aurait donc pu ne pas prendre les double-toits et les vestes de pluie (mais ça on ne le sait qu'après coup) Nous avions aussi pris les bâtons de marche, absolument inutiles eux. Ne parlons pas des pots de Nutella et de confiture (en verre!) que Fred a pris « pour le moral des troupes » (bah, c'est lui qui a porté la bouffe et les tentes : une douzaine de kg à mon avis tandis que les autres sacs ne devaient pas dépasser les 6-8 kg, eau comprise) On avait nos sacs de couchage « habituels » beaucoup trop chauds pour la circonstance, d'autant plus que nous étions au pied d'une falaise noire qui a réfracté toute la nuit la chaleur accumulée dans la journée. On a eu trop chaud cette nuit-là (la seule du voyage en fait)

Nous poursuivons encore un peu en amont et soudain inquiète, je tends l'oreille ! Non, ce n'est pas possible ! Si! C'est eux ! Ils apparaissent au détour d'un méandre : si l'un ou l'autre des enfants a encore l'énergie de grimper partout en criant, derrière c'est la Berezina ! Chacun des adultes porte 2 sacs, ils en ont visiblement plein les pattes. Fred va au devant d'eux : ils n'ont plus d'eau et ne soupçonnaient pas qu'ils étaient presque arrivés à Jacob Hamblin Arch. Il leur indique que la source est au prochain méandre, leur demande où ils vont bivouaquer et leur recommande d'être plus discrets que la nuit dernière. Nous regagnons les tentes, enchantés (!) pour aller annoncer la nouvelle aux enfants. Pfff ! Finalement on n'entend plus rien : ils ont installé leur camp sous la voûte et les adultes ont sans doute un peu plus d'autorité sur des ados crevés. Un peu plus tard, on voit arriver les adultes accompagnés d'un enfant, chargés de gourdes : ils passent devant la source sans la voir (j'te jure!). Je vais les voir et la leur indique. Ils ont marché 7h depuis Hurricane Wash Trailhead et pensent glandouiller dans le coin 2 nuits avant de remonter par le même chemin. Les adultes ne se sont pas absentés depuis 5 min que les cris recommencent : j'en remets une couche ! Alors que la nuit tombe, on voit encore passer un groupe de 6 personnes (de jeunes adultes « normaux ») Nuit trop chaude mais tranquille finalement (bon ils sont tout de même à plusieurs centaines de mètres)

Vendredi 05 août J17 On attaque la montée vers 6h30 : si on a le pied sûr, quelques notions basiques d'escalade, des sacs de taille raisonnable et une corde d'une dizaine de mètres, c'est tout-à-fait faisable (toutes ces conditions doivent être réunies hein!) Il y a un pas un peu délicat pour lequel Fred a assuré l'adhérence de nos chaussures en les tenant de la main, puis nous lui avons lancé une corde (que l'on peut fixer au rocher, il en est même usé) pour l'assurer à notre tour. Sans corde ce passage est risqué. En une demi-heure à peine nous sommes sortis du canyon. Je trouve l'arche plus belle du dessus finalement. Il nous faut en tout 2h pour retrouver la voiture : la rando est donc faisable en un jour puisqu'il y a en tout 8h de marche mais la fin est assez fastidieuse, on aurait eu du mal. Impression mitigée pour cette rando finalement, principalement à cause du monde que nous y avons croisé (on ne s'y attendait vraiment pas) Rapport effort (poids des sacs)/intérêt/ambiance pas terrible en fait. Sur les 8h de marche, seulement 4 dans le Gulch (mais la descente de Crack in the Wall vers le ruisseau est superbe!), 1ère et 2 dernières heures pas passionnantes. Attention : vu le débit somme toute modeste des sources, il n'est pas sûr qu'on les trouve lors d'un été très sec. Mieux vaut avoir un filtre.

EN ROUTE VERS DINOSAUR NM Vendredi 05 août J17 (suite)

Une longue étape de transition est prévue pour le reste de la journée : je voudrais me rapprocher autant que possible de Dinosaur National Monument, situé à 2h de piste + 8h de route ! C'est pas gagné, mais après cette grande balade, on devrait supporter un peu de voiture ! Nous prenons tout de même le temps de nous rafraîchir sur le parking du trailhead avant de retourner à la civilisation. Piste, route 12 toujours aussi belle vers Torrey où nous avalons des burgers pas mauvais, traversée de Capitol Reef (on aime!), Hanksville (je dors), puis Autoroute I 70 où... nous crevons pour la CINQUIEME FOIS, un peu avant la bifurcation vers le N et Rangely. C'est encore la roue AR D (ça vaut mieux, on change la roue sur la bande d'arrêt d'urgence) HEUREUSEMENT que nous avions l'indication et l'alarme de pression des pneus sinon nous les aurions certainement éclatés...

Cette fois s'en est trop, si on crève même sur les autoroutes, comment envisager de faire encore les dizaines de miles de piste au programme ?! On répare (encore une fois un bon trou, c'est dingue) puis on décide d'aller à l'agence Alamo de l'aéroport de Grand Junction (Fred a internet sur son tél) demander à changer de voiture. On le trouve facilement mais pour éviter d'éveiller les soupçons on va d'abord laver la voiture (déjà qu'elle est toute rayée et a une bosse!) Ils n'ont « en rayon » qu'un Chevrolet Tahoe : le gars nous indique que c'est plus petit que le Nissan Armada. « Pas grave », lui dit-on (le volume extérieur est le même) On fait les papiers, on vide notre voiture (1 milliard de bidules dans tous les coins) puis il faut se rendre à l'évidence, ça ne rentre pas ! La 3ème rangée de sièges du Tahoe, une fois repliée, ne rentre pas dans le sol comme sur l'Armada : il nous manque 40 cm de coffre. Retour au guichet, le gars est parti. La fille du guichet voisin prend le relais, adorable, nous propose de faire changer les pneus (ils ont un accord avec Firestone), téléphone, s'assure qu'ils en ont, trop tard pour ce soir, prend RDV pour demain, nous explique que nous n'aurons rien à payer puisque nous avons l'assurance CDW, que le gars de Firestone verra s'ils doit changer 2 ou 4 pneus) Bref, nous n'avons plus qu'à passer la nuit à Grand Junction où nous trouvons une chambre familiale (6 couchages) au motel 8 pour 80$ petit-déj inclus, faisons une lessive, un ravitaillement. Bref on optimise le temps perdu au mieux.

Samedi 06 août J18 Nous arrivons à la 1ère heure chez Firestone (tout près), le gars nous assure que les pneus avant sont encore bons (il aura raison) et une heure après nous repartons avec de bons gros pneus bien costauds : on a donc crevé 5 fois (dont 2 crevaisons lentes mais bon) avec les pneus arrière : voiture chargée et propulsion les sollicitent plus que les pneus avant. Ils ont même vérifié les niveaux, ça c'est du service ! Il n'empêche que ça reste pénible de devoir s'occuper de l'entretien normal (changer les pneus quand ils sont usés) d'une voiture alors que l'on est en vacances.

DINOSAUR NATIONAL MONUMENT Samedi 06 août J18 (suite) Après 2h30 de route pas désagréable, nous traversons le très glauque village de Dinosaur et entrons dans le parc de Dinosaur, côté Colorado donc (nous ne visiterons pas la partie Utah) http://www.america-dreamz.com/colorado/paysages/dinosaur_national_monument.php

La piste épouse les courbes douces du plateau, nous allons directement vers Echo Park Campground et faisons une petite halte à Whispering Cave : une fissure sépare une énorme dalle rocheuse et de la paroi et génère un courant d'air frais qui contraste agréablement avec la chaleur ambiante (35°C) Bien que nous soyons un WE, il y a plein de places au campground et nous en choisissons une à l'ombre, pas trop loin d'un point d'eau. Déception : pas la moindre vue sur la rivière depuis le camping, une épaisse végétation l'occulte complètement. Après le repas de midi nous partons pour la randonnée de Mitten Park Trail dont la 1ère moitié en ce début d'après-midi est déjà à l'ombre : on chemine à flanc de pierrier en contrebas d'une grande falaise de grès en remontant le cours de la Green River. Le sentier s'élève doucement puis on redescend dans une prairie fleurie avant d'arriver sur une plage de sable fin : la fraîcheur de l'eau refroidit très vite nos ardeurs de baignade (de plus le courant est assez fort) Un peu plus loin une autre plage est défendue par quelques taons : retour à la première, épargnée, pour une petite sieste. Impressionnante « biquette » de strates rouges !

Nous prenons tranquillement le chemin du retour (rencontré une jeune femme seule avec une petite bouteille d'eau... il fait 35°C), l'ombre a gagné du terrain et coupe la rivière en 2 (il est 16h) 2h30 de balade, sieste comprise

Les enfants préfèrent rester au camp tandis que je reprends la voiture avec Fred pour aller faire la rando de Harper's Corner Trail  http://www.nps.gov/dino/planyourvisit/harperscornertrail.htm Le parc est très étendu et on passe pas mal de temps sur les pistes/routes, heureusement fort belles. Cette balade en aller-retour de 2 miles offre une vue plongeante sur les méandres de la Yampa et de la Green River, qui ont modelé un paysage impressionnant. On reconnaît la biquette rouge : nous sommes juste au-dessus du Steamboat Rock et de Echo Park campground. Whirlpool Canyon est à contre-jour et la Green River ressemble à un ruban d'argent.

La route du retour est vraiment magnifique : le soleil rasant donne un cachet tout particulier à ce parc. Nous n'avons cependant pas ressenti le grand frisson comme dans les parcs de l'Utah, de l'Arizona ou du Nouveau-Mexique : je dirais que le parc est beau « à grande échelle » mais ça manque de petits détails géologiques à taille humaine (peut-être avons-nous visité le parc trop rapidement) C'est un parc de « points de vue » : on a le sentiment d'être au cinéma mais pas « dans le film » J'adorerais le traverser en bateau !

Quand nous arrivons au campground (quasiment 1h de route/piste encore pour redescendre), les tentes sont montés, le feu crépite sous la surveillance d'Arnaud tandis que les filles se sont réfugiées dans la tente, à cause des moustiques (bah oui on est partis avec le pschitt dans la voiture...) Il y a en a peu mais Caroline est leur proie favorite. C'est la pleine lune (eh oui lune montante à Yosemite il y a 3 semaines...) Elle illumine le steamboat. On finit par éteindre le feu pour bien profiter du ciel étoilé. Nuit assez fraîche, très calme.

RED DESERT ADOBE TOWN Dimanche 07 août J19 Cette région méconnue du Wyoming sud se situe à l'est de Rock Springs. http://www.america-dreamz.com/wyoming/paysages/chevaux_sauvages_red_desert.php Il s'agit d'un désert froid, situé sur la ligne de Partage des Eaux (Atlantique/Pacifique) actuellement menacé par la prospection minière (plus que menacé d'ailleurs puisqu'il y a déjà pas mal de derricks, pipe-lines un peu partout) pour la recherche de gaz et de pétrole. C'est aussi le domaine de dizaines de milliers de pronghorns (grosses antilopes) et de milliers de chevaux sauvages, qui se sont si bien adaptés au milieu que le gouvernement juge nécessaire d'en déporter chaque année une bonne partie afin d'éviter d'aggraver la désertification. Des associations luttent contre cette action jugée violente (on traque les chevaux par hélicoptère et on bouscule la hiérarchie des hordes en les séparant au hasard) Voir ce très beau blog : http://www.wildhoofbeats.com/blog/wild-horses-their-last-days-of-freedom-in-adobe-town

En route donc vers Adobe Town http://www.voiceforthewild.org/greatdivide/pubs/adobe_town_brochure_final.pdf et les chevaux sauvages du Wyoming.

Mon plan est de passer par la Yampa Bench Road pour quitter le Dinosaur NM, puis à partir de Baggs, Wy, de prendre une piste vers l'ouest pour rejoindre Adobe Town. Après quelques km sur la Yampa B Road, nous préférons faire demi-tour : elle est mauvaise, on n'avance pas et en plus on ne voit rien de spécial. On repasse donc par Vernal puis Rock Springs (très belle route 191 : géologie très variée, hauts plateaux désertiques, quelques lacs et rivières.) où nous déjeunons rapidement (ville minière sans grand charme. Il faut que je relise le bouquin de Rick Bass intitulé Rock Springs...) Il nous faut environ 1h30 de piste agréable (quelques biches et chevaux par-ci par-là, mauvaise sur les derniers miles) pour arriver à Adobe Town. A l'unanimité : on est déçu ! Bof quoi, on a déjà vu trop de badlands superbes pour vraiment apprécier ce fatras grisâtre. Le seul véritable intérêt du site est la piste qui y mène, belle sans être magique, mais j'aime ces douces prairies ondulées et ce Big Sky ! Au retour on aperçoit une horde de chevaux sauvages, près d'un point d'eau (comme souvent) Je profite des buissons de sauge pour m'en rapprocher discrètement. Ils ne m'ont pas vue. Pour les faire un peu bouger, je me montre : alerte Puis fuite ! C'est superbe ! Pas si mal Adobe Town finalement...

RED DESERT KILLPECKER SAND DUNES Dimanche 07 août J19 (suite) Situées à une trentaine de miles au N de Rock Springs, ces dunes font partie du champ de dunes le plus actif de l'Amérique du nord. C'est une zone de grand intérêt biologique où cohabitent animaux sauvages (cerfs, pronghorns, chevaux), quads (mais limités à la partie est des dunes) et exploitation minière (encore...) On peut camper sur le parking destiné au quads. http://www.duneguide.com/sand_dune_guide_killpecker.htm (Contrairement à ce qui est indiqué sur ce site, il n'y a pas d'eau, juste des toilettes sèches.)

La piste qui mène aux dunes est sans problème. Nous repérons la bifurcation vers les pétroglyphes de White Mountain où nous irons demain et prenons la piste vers la zone protégée interdite aux quads (panneau Wilderness Study Area ou qq chose comme ça) Au sortir d'une petite bosse, on tombe sur ce magnifique spectacle : une horde de chevaux sauvages, près d'une petite mare dunaire, avec le belle lumière de fin de journée, sur fond de dunes. C'est si beau que ne s'en approche pas : impossible de bousculer une telle harmonie. La piste continue, devient sableuse, très sableuse, trop sableuse. Le vent qui souffle fort a poussé le sable sur la piste, ça monte, on ne passe plus. Allégé de ses passagers, la voiture recule finalement sans difficultés (ça descend...) Dommage... On roule ensuite vers le parking des quads : en plein vent, pas très plat, avec des quads, bof ! J'avise en contrebas des dunes une prairie qui devrait être plus abritée. C'est le cas, l'endroit est très agréable, on a la vue sur les dunes, plein de bois mort pour le feu. On profite des derniers rayons du soleil, c'est beau !

Lundi 08 août J20 6°C au réveil : on attend que le soleil réchauffe un peu l'atmosphère avant de quitter les sacs de couchage. On a bien dormi malgré le bruit des pompes (pour les gisements de gaz?) apparu quand le vent est tombé (ça nous a rappelé Angel peak, https://sites.google.com/site/sibellelaterreouestusa2009/great-sand-dunes-np) On a aussi entendu quelques coyottes. Petit-déj au coin du feu. En route vers les White Mountain Petroglyphes (http://www.frankstehno.com/sagemesa/destinations/wyoming/whitemountain/whitemtnpetrosintro.htm) Ils se situent sur cette falaise : l'accès en est très facile si bien qu'il y a eu pas mal de dégradations sur le site (pétroglyphes repassés à la craie, graffitis contemporains) Bref, pas transcendant du tout : seuls les gros nids d'oiseaux nichés dans la falaise très tarabiscotée pleine de cavités nous ont vraiment intéressés.

RED DESERT OREGON BUTTES Lundi 08 août J20 (suite) Au début de notre voyage de 2006, nous avions découvert le Great Desert Basin qui nous avait fait forte impression : https://sites.google.com/site/sibellelaterreouestusa/les-chevaux-sauvages-du-great-divide-basin J'avais donc repéré sur les cartes Garmin un parcours par les pistes jusqu'aux Oregon Buttes avant de rejoindre South Pass/atlantic City. J'aurais mieux fait d'utiliser Google Earth car les pistes repérées n'existent pas (du moins pour certaines) On se perd un peu (beaucoup) sur des pistes parfois pas très faciles (je garde un oeil sur la jauge), on ne croise que quelques chevaux isolés (bizarre car cet animal aime vivre en société), quelques montagnes tabulaires, et on finit par retomber sur nos pattes et par arriver en vue des badlands. Ciel superbe encore une fois (c'est ce que je préfère au Wyoming)

On retrouve enfin la route et on file vers Atlantic City et South Pass.

ATLANTIC CITY SOUTH PASS Lundi 08 août J20 (suite) Ces 2 villages distants de quelques miles sont d'anciennes villes de chercheurs d'or. Atlantic city compte encore une quarantaine d'habitants et quelques résidences secondaires (!) On pique-nique confortablement installé devant la petite église (toujours ce beau ciel du Wyoming) avant d'aller faire un tour à South Pass où quelques passionnés rénovent patiemment les maisons du village, avec un souci du détail touchant. Il nous faut encore 2h de belle route avant d'arriver au super 8 de Dubois (assez cher, très belle vue mais petit déj indigent dans les gravats), notre dernière étape avant le parc du Grand Teton. On dîne dans le seul restaurant ouvert ( ? la crise?), quelconque (oublié le nom)

GRAND TETON 1 Mardi 09 août J21 Dubois est vraiment aux portes du Grand Teton NP et nous y arrivons vers 8h : grand beau sur les montagnes, comme en 2006, quelle chance ! On est (forcément) moins époustouflés qu'en 2006 mais c'est tout de même très beau. On en profite pour monter à Signal Mountain profiter de la vue sur le Jackson Lake d'un côté et la Snake River de l'autre. On file ensuite vers le nord et le PN du Yellowstone, qui jouxte celui du Grand Teton.

YELLOWSTONE SENTINEL MEADOWS Mardi 09 août J21 (suite) Il y a encore plus de monde qu'en 2006, c'est fou ! On file directement vers une balade que j'ai repérée au N de Old Faithfull au bout de la Fountain Flat Drive. Nous reconnaissons l'endroit où nous nous étions baignés la dernière fois (l'eau de la Firehole River est chaude : https://sites.google.com/site/sibellelaterreouestusa/yellowstone-sud-ouest) Après un pique-nique rapide, nous allons faire une balade très amusante (http://www.americansouthwest.net/wyoming/yellowstone/sentinel-meadows.html) d'un excellent rapport effort/intérêt (personne sur cette rando sauf sur les premiers et derniers 1/4h) On passe la Firehole River sur un pont situé près de Ojo Caliente Spring puis on traverse ce petit ruisseau « herbu » (eau à 40°C) et au sortir d'un bosquet on pénètre dans une vaste prairie qui semble plaire aux bisons (os à gogo, traces partout) On aperçoit des monticules jaunes clairs qui fument (3 ou 4) : chacun correspond à un geyser et c'est l'accumulation de sels minéraux qui a créé ces « collines » On grimpe évidemment au sommet prudemment mais avec délectation (personne, pas de panneau, pas de ponton, pas de barrière, ahhhh ! Que ça fait du bien!!!)

L'eau des sources coule en jolies ruisseaux multicolores dans la verte prairie : c'est assez sploutch !

Les bords du geyser suivant sont particulièrement acérés (si quelqu'un a une explication?)

On a un ciel terrible, je jubile !

On aperçoit depuis le 2ème dôme la cabane décrite dans le topo : là ça devient trrrès sploutch ! Elle était autrefois utilisée pour se baigner mais aujourd'hui ça n'est pas vraiment engageant : on dirait un bain d'acide! On adore cet endroit perdu (mais à moins de 2 miles de la voiture!) Des taons opiniâtres nous font déguerpir (on a eu l'impression d'être piqué mais finalement non : nos taons sont bien pires!) d'autant que le ciel devient franchement menaçant. On repasse près de Ojo Caliente Spring et on retrouve la voiture, avant la pluie finalement. On va faire un tour rapide à Midway Geyser Basin où la foule nous gave rapidement ! Je remarque en face (donc à l'est de la route) une vallée pleine de fumerolles qui me fait bien envie : on ira demain voir de quoi il retourne (c'est notre 2ème visite dans ce parc et on a déjà vu les « marronniers » la dernière fois. La pluie nous rattrapera un peu plus tard alors que nous asistons à l'éruption du Old Faithfull parmi des centaines d'autres spectateurs (ce geyser nous déçoit, comme la dernière fois)

J'ai réservé une cabin pour 3 (bah oui, il n'y avait plus rien d'autre) avec sdb dont nous nous accommodons sans mal à 5. Gros orage durant la nuit (rien entendu avec mes boules Quies... dommage!)

YELLOWSTONE BISCUIT BASIN Mercredi 10 août J22 On décolle un peu avant huit heures, le fond de l'air est frais (6°C) et ça fume de partout. IL n'y a pas grand monde aussi en profitons-nous pour faire un tour à Biscuit Basin (dont le parking était totalement embouteillé hier après-midi) Ça fume vraiment de partout : il y a même des trous sur le parking ! Ponton, geyser, ponton, flaque bleue, ponton, panneau, barrière : ça nous paraît bien fade après notre randonnée d'hier. Allons voir un peu de quoi il retourne dans cette vallée aperçue hier. En route nous apercevons un grizzly sur le bord de la route (photos floues pfff!), 2è (et dernier) ours du voyage.

YELLOWSTONE BALADE MAGIQUE Mercredi 10 août J22 (suite) Nous allons faire une balade courte (2h30 pause contemplatives comprises mais on peut prolonger) et quasi sans dénivelé qui vaut presque le voyage à elle seule. Je vous déconseille de la faire au début de votre séjour à Yellowstone : tout vous semblera ensuite bien fade ! On débute la rando un peu avant 9h et ça fume encore pas mal, ce qui facilite le repérage des sites géothermiques. Nous allons remonter une rivière d'eau chaude, multicolore. La traverser à plusieurs reprises pour le fun (attention c’est chaud - mais pas brûlant...) Découvrir des geysers aux couleurs des mers du sud rien que pour nous. Contourner des zones de boue écarlate. Sursauter quand ce sombre geyser outremer va se réveiller alors que nous lui tournons le dos. Fred va courageusement approcher sa main de l'eau (vraiment) brûlante rien que pour la photo ! Aller de découverte en découverte en remontant la vallée. Avoir le vertige au bord de ce gouffre abrupt. Trouver un geyser où seule la nature a jeté des trucs. Nous étonner des grosses bulles qui s'échappent de fissures invisibles Enfin repartir enchantés, émerveillés, sur un nuage... Il est donc possible à Yellowstone de trouver des endroits magnifiques non aménagés sans marcher pendant des heures et des heures. Un seul regret : l'absence d'animaux (mais nombreuses traces de bisons...) Voici où nous étions garés. 44° 31.084' N 110° 49.522' O De cet endroit il faut donc remonter la vallée se trouvant à l'est de la route (en regardant sur Google Earth, je me rends compte qu'il y a des bassins rouges que nous n'avons pas vus : avis aux amateurs!)

YELLOWSTONE MAMMOTH HOT SPRINGS Mercredi 10 août J22 (suite) On aime cet endroit super photogénique (mais on n'est pas les seuls!) Superbe ciel encore une fois ! Après une visite rapide, nous repartons vers Tower Roosevelt et la Lamar Valley. Comme tout le monde (!) on va chercher la tranquillité sur la piste de Blacktail Plateau Drive (erreur fatale : tout le monde fait comme nous et ça bouchonne presque. Paysages banals. Pas d'animaux vu la foule...) où nous décidons de pique-niquer pour ne pas avoir l'impresion d'avoir vraiment perdu notre temps à passer par là (à bon entendeur...)

YELLOWSTONE LAMAR VALLEY Mercredi 10 août J22 (suite) Depuis ce matin on s'étonne du peu d'animaux rencontrés : ni cerfs ni bisons. Ont-ils tous décampé, leur 6ème sens les ayant avertis de l'arrivée imminente de l'énorme explosion attendue pour ce mégavolcan qui se trouve sous le parc du Yellowstone ? On commence à désespérer (et à s'inquiéter!) quand enfin nous apercevons un puis deux puis une dizaine de bisons juste au bord de la route. Ouf ! L'explosion n'est pas pour tout de suite (ou alors les bisons n'ont pas de 6ème sens...) Arnaud et Marion, juchés sur le toit de la voiture, aperçoivent alors au loin toute une file de bisons qui marche résolument vers l'ouest. On dirait des animaux en migration : nous nous garons un peu plus loin et marchons à travers les buissons de sauge pour nous rapprocher. Bien que plus éloignés, ils sont paradoxalement beaucoup plus impressionnants que ceux qui se faufilent entre les voitures sur la route. D'autant plus que la voiture est loin ! On se sent tout petit et vulnérable face à une telle masse de bestiaux. On se dissimule plus ou moins derrière un rocher pour ne pas attirer leur attention. Le but de leur « migration » est un lac situé un peu plus loin que l'on ne voit pas depuis la route. Une biche qui passait par là se fait courser par un jeune bison : on se cache un peu mieux ! On passe un bon moment à les observer puis une fois désaltérés la troupe fait insensiblement demi-tour et commence à brouter se rapprochant lentement mais sûrement de notre rocher. On préfère donc retourner tranquillement à la voiture avant que le triple-galop ne devienne nécessaire ! Encore plein de bisons un peu plus loin !

YELLOWSTONE GRAND CANYON Mercredi 10 août J22 (suite) En milieu d'après-midi, nous enchaînons avec une très belle petite rando au départ de Artist Point près du Grand canyon du Yellowstone en direction de Point Sublime. On a de la chance, le trail a été fermé jusque tout récemment à cause d'une attaque d'ours qui a fait un mort (gloups, même si on ne l'a appris qu'après...) Balade toute en contrastes : eau turquoise, vert tendre printanier des pins, roches rouges jaunes et noires, ciel d'azur : 2 superbes miles A/R. (croisé une dizaine de personnes)

YELLOWSTONE HAYDEN VALLEY Mercredi 10 août J22 (suite) Fin de journée dans la très belle Hayden Valley : je l'adore... On a vraiment vu plein de bisons cette année (mais quasiment pas de cerfs ni d'élans) Nuit tranquille à Canyon Village dans une cabin spacieuse mais qui ressemble à un baraquement militaire.

YELLOWSTONE NORRIS GEYSER BASIN Jeudi 11 août J23 La grisaille ne nous avait pas permis d'apprécier ce site en 2006. C'est à 20 mn de canyon Village, allons voir. Pas mieux en 2011 avec le soleil : on n'accroche pas. On dirait un terrain vague plein de remblai... Belles montagnes au loin qui nous font envie...

YELLOWSTONE POTTS HOT SPRING BASIN Jeudi 11 août J23 (suite) Notre balade magique nous donne envie de redégoter un coin « sauvage » Sur la route qui mène à West Thumb nous remarquons des fumerolles (il est encore tôt et le fond de l'air est frais) au bord du lac du Yellowstone. On se gare, et on descend vers elles à travers une forêt de pins. On découvre de belles mares multicolores, ça crachouille, ça fume, ça glougloute. Aucun aménagement, pas un chat, mais tout de même le bruit de la route pas loin au-dessus. Il y a là une lagune habitée par un troupeau d'oies que nous n'aurons pas le cœur de déranger. Marion fait son marché et choisira une « belle » vertèbre de bisons (traces et os partout) Encore un endroit étonnant mais un peu trop près de la route. De plus nous allons réaliser en prenant la voiture que l'accès à cet endroit est interdit (plein de panneaux le long de la route un peu après l'endroit où nous nous sommes garés...) Petit tour rapide à West Thumb pour comparer : les mares de west Thumb sont sans doute un peu plus belles mais... très aménagées. J'ai réservé pour nos 2 dernières nuits une cabin à Colter Bay dans le PN du Grand Teton. En route vers le sud donc, pas bien loin en fait...

GRAND TETON 2 Jeudi 11 août J23 (suite) Il fait moins beau ce matin et ça souffle sur le lac ! Nous allons faire un tour sur la piste qui part du sud de Signal Mountain et file vers l'est et la Snake River (la piste qui continue vers le sud en longeant à distance la Snake River est fermée) : bof. Le coin de Mormon Row a toujours autant de charme à nos yeux : bisons, chevaux, vieilles granges dans leur jus. Encore habitées pour certaines !

Petit pèlerinage à Schwabacher Landing où nous avions vu un élan la dernière fois : à défaut d'élan nous y découvrons une cérémonie de mariage assez intimiste (vestiaire derrière les buissons) : une dizaine de personnes, un violon et la Snake River et le Grand teton en toile de fond : pas mal !

Beau paysage de western un peu plus au nord. Séance DVD dans notre douillette cabin.

IDAHO Vendredi 12 août J24 Nous avons envie de voir à quoi ressemblent les Grands tetons depuis leur versant ouest. La Grassy Lake Road se faufile vers l'ouest entre Yellowstone et Grand Teton. On passe tout d'abord devant plusieurs emplacements de camping assez idylliques (mais à plusieurs miles de piste de la route) puis la piste grimpe dans la montagne (peu de vues, on est dans les sapins), redescend vers ce lac recouvert d'une quantité incroyable de nénuphars (jamais vu autant!) puis vers la plaine agricole de l'Idaho (le pays des Famous Potatoes!) C'est très rural puis en approchant de Driggs on rencontre des maisons de plus en plus cossues : on n'est pas loin de Jackson Hole, station de ski très prisée. On ne veut pas déjeuner dans cette ville, on veut de l'authentique alors on s'arrête à Tetonia lorqu'on voit un resto devant lequel sont garées plusieurs voitures (on choisit de préférence les restos où il y a tout de même quelques clients en évitant ceux où il n'y a pas un chat...) Stratégie mise en défaut de façon assez hilarante quand Fred (je vois encore sa tête ! ) se fait servir une énorme bouse de vache (un faux steack reconstitué côtoyant 2 Famous Potatoes, le tout recouvert de 2 litres de sauce diarrhéique figée et froide!) Impossible de ne pas rigoler ! On a oublié de faire une photo ! Le reste était à l'avenant.

Petite pause un peu à l'ouest de Jackson Hole là où arrivent les rafts qui descendent la Snake River (ça a l'air très tranquille) puis petit tour en ville et bon dîner dans un restaurant Thaïlandais (Thaï sapa je crois) Retour vers Colter Bay en passant par Oxbow Bend. Dernière nuit dans l'ouest, demain c'est l'avion...

RETOUR Samedi 13 août J25 Un dernier regard vers les glaciers (maigrichons) des Grands Tetons. Salle d'attente formidable de l'aéroport de Jackson Hole. Personnel convivial (vive les petits aéroports) 2 h coincés dans l'avion sur la piste pour cause de gros orage sur Chicago puis enfin on décolle vers 14h. Correspondance sans problème à Chicago (heureusement qu'on avait 4h, réduites à 2) Comme à l'aller avion confortable avec écran individuel, films, jeux... Puis à Londres et arrivée à Francfort (à J+1 13h30) où il ne manque qu'un sac (…) British Airways nous le livrera à domicile qq jours plus tard (comme d'habitude, on ne s'en fait plus)

CONCLUSION

Encore un belle virée dans l'ouest américain, même s'il faut reconnaître que l'impression de découverte s'émousse au fil des voyages (impossible d'y échapper je pense) Toujours autant de plaisir dans la préparation et toujours autant de facilité dans la réalisation : no stress ! Les Américains sont fiables et réglos (bon, une petite recherche avec Google ne nuit pas de temps en temps quand on a un doute)

4000 miles au compteur comme prévu « à la louche » La seule journée « pénible » prévue au programme a finalement été écourtée par la 5ème crevaison.

On s'est bien sûr félicité d'avoir pris de quoi réparer et regonfler : ça nous a évité de bouleverser nos plans. Le compresseur pèse moins de 4 kg (http://www.best-of-land.com/compresseur-tmax-p-299.html), le kit de réparation qq centaines de grammes (http://motardsardechois.free.fr/Page%20Futura%20Technique/RST%20consommables/Utilisation%20kit%20reparation%20pneu.pdf) Je ne sais pas ce que vaut ce type de réparation sur le long terme : à signaler donc en rendant la voiture (le problème ne s'est pas posé pour nous puisque les pneus ont finalement été changés) Pelle bien utile aussi pour creuser un peu la piste quand il manque qq mm pour mettre en place la roue de secours (cric un peu court?) Les plaques de désensablement n'ont pas servi (sauf pour s'asseoir dessus!), la sangle de remorquage non plus (ouf!)

Notre (tout) petit frigo électrique qui en est à son 3ème voyage a parfaitement fonctionné (il a fallu changer la prise-allume cigare qui ne correspondait pas avec celle de la voiture, trouvé sans pb dans le 1er Walmart venu) La batterie était assez puissante pour le laisser branché en permanence même la nuit (Pas osé toutefois dans les coins perdus loin de tout. La batterie du gros Suburban de 2009, elle, ne tenait pas le coup. Pas de soucis avec un Dodge Durango en 2006)

Un voyage un peu trop « civilisé » finalement : on a trouvé que les nuits en motels cassaient un peu le rythme et l'ambiance (surtout quand il y a du Wifi, difficile de résister!). On aurait du camper plus souvent mais je craignais d'avoir du mauvais temps pour la partie nord du voyage (nous l'avons eu en fait à Zion...et uniquement à Zion. Beaucoup de chance avec la météo!) On a eu parfois un peu la nostalgie de nos aventures de 2009 avec les Grisemote (coucou!)

Un budget explosé par rapport à 2009 : avion +30%, voiture avec 300$ de frais de drop off , cabins et motels, restos...La Californie n'est pas donnée ! Budget quasiment doublé donc, avec un niveau de confort certes supérieur et un voyage plus varié mais moins aventureux (on avait campé presque tout le temps en 2009)

AVION POUR 5 avec British Airways Francfort-Londres-San Francisco Jackson Hole-Chicago-Londres-Francfort 4 913,00 € 4X4 full size 25j chez Alamo via autoeurope frais de drop off à Jackson Hole 300 $ 1 483,00 € Houseboat 3 nuits 547,00 € Crane Flat campground Yosemite 14,00 € Trumbull Lake Campground 18,00 € Yosemite Gateway Motel 2 grands lits 133,00 € Furnace Creek Ranch 2 grands lits 155,00 € Quality Inn at Zion 2 grands lits 2 nuits 220,00 € 2X5 permits pour Coyote Butte South 36,00 € Escalante Petrified Forest campground 18,00 € Grand Junction Super 8 motel 3 grands lits 56,00 € Echo Park campground Dinosaur 6,00 € Dubois Super 8 motel 2 grands lits 81,00 € Yellowstone Old Faithfull lodge Frontier Cabin 1 grand lit+ 1 lit simple, SDB 88,00 € Yellowstone Canyon Lodge Pionner Cabin 2 grands lits, SDB 75,00 € Grand Teton Colter Bay Room Cabin 3 grands lits, SDB 2 nuits 289,00 € Essence : 15j/100, 6400 km 1 066,00 € Divers : resto, pique-niques 1 500,00 €

Total pour 25 jours à 5 9 303,00 €
Idées de voyage de trois semaines dans l'Ouest canadien (Alberta et Colombie-Britannique)? English translation pending
by Syl08 · 2011-07-11 · 90 replies
Bonjour,

De retour d'un mois d'un fabuleux voyage dans l'Ouest américain, nous projetons de partir l'an prochain dans l'Ouest Canadien afin de poursuivre notre découverte des Rocheuses.

Nous souhaiterions partir 3 semaines environ, louer un véhicule et parcourir les parcs nationaux de l'Alberta (Parcs de Banff, Jasper, Yoho, kootenay et du Glacier...) et leurs magnifiques lacs (Louise, Moraine, Maligne, Peyto, O'hara, Emeraude ...) et chutes (Takakkaw Falls, Athabasca Falls, ...)en empruntant l'Icefields Parkway (route de 230 km reliant le Lac Louise à Jasper).

Nous souhaiterions découvrir également Vancouver et sa région et prendre le ferry pour faire le Passage Intérieur reliant Port Hardy (île de Vancouver) à Prince Rupert. (15 heures, 499 km).

Ainsi, quel circuit me conseillez-vous au départ de Vancouver, sachant que nous voulons profiter au moins 2 nuits dans les parcs et faire les parcs et sites précités? Si des petits détours pour voir de belles choses sont à conseiller, n'héistez pas à nous en faire part.

Nous sommes des grands randonneurs et si vous connaissez des randos sympas dans les parcs, même des difficiles, nous sommes preneurs.

Devons nous louer un SUV ou un 4X4?

Enfin, nous souhaiterions partir en juin l'année prochaine. Est-ce une bonne période ? quelle est la meilleure période pour partir, sachant que nous voulons éviter juillet-août? Merci beaucoup pour vos réponses. Bonne journée

Sylvie
Avis sur parcours de cinq semaines aux Etats-Unis en été 2011? English translation pending
by PepsiO1 · 2011-03-19 · 21 replies
Bonjour, Nous sommes 3 français et nous nous organisons un voyage aux Etats Unis et Canada. La durée du séjour aux Etats- Unis est de 5 semaines, nous avons déjà prévu un parcours sans savoir où nous allons dormir ni le temps que nous restons dans chaque villes. Nous louerons une voiture surement à New York, ville que nous aurons rallié par le bus depuis Montréal. Le trajet est New York – Washington – Orlando – Miami – Austin – Las Vegas – Los Angeles – San Francisco. Bien évidement, les parcs nationaux, parcs d’attraction, musées sont sur la liste du parcours. Et enfin nous pensons retraverser les Etats Unis en avion depuis San Francisco. Qu'en pensez- vous? Est- il nécessaire de réserver pour loger dans une auberge de jeunesse , et est-ce qu'il est facile de trouver des chambres dans les motels ? Notre budget total pour tous les trois est de 12 000 dollars pour les 5 semaines.

Merci par avance , Marco
Voyage en Espagne en septembre 2010 English translation pending
by Nonzan · 2011-01-24 · 8 replies
Voyage en Espagne en septembre 2010

Vous trouverez d’autres photos dans les albums 24 à 35 sur :
http://picasaweb.google.com/nonzan8

1re journée - Départ de Montréal dans la soirée pour Barcelone

BARCELONE – du 12 au 17 septembre

2e journée – Nous arrivons à l’aéroport de Barcelone à 11 h 30. Nous prenons l’autobus pour nous rendre à la Plaça de Cataluyna et, de là, nous nous dirigeons à pied vers notre appartement en empruntant les Remblas, cette grande artère colorée et animée de Barcelone. Cette marche nous permet d’entrer rapidement en contact avec la ville.

Nous prenons possession de notre appartement au début de l’après-midi. Il est situé sur Carrer de Sant Domènec del Call 14 dans le quartier du Barri Gotic. L'appartement est confortable et a une terrasse. Nous habitons sur une rue étroite et piétonne et, à côté de notre édifice, il y a un salon de thé et un petit bar avec du jazz, charmant.

Le Barri Gotic c’est le cœur de la ville, le quartier médiéval, formé d’un dédale de rues, de ruelles et de places autour de la cathédrale. Cet après-midi nous marchons dans notre quartier et découvrons, entre autres, la Plaça Sant Jaume. Sur cette place se croisaient jadis les deux rues principales de la ville romaine. Deux importants bâtiments bordent la place : l’hôtel de ville et le palais de la Generalitat. Ce soir nous nous mêlons à la foule venue assister à des spectacles sur la Plaça Nova, en face de la cathédrale. Hier, le 11 septembre, c’était la fête nationale catalane.

3e journée - Nous déjeunons sur la terrasse, agréable chaleur en ce lundi de mi-septembre. Dans la matinée nous allons au célèbre marché de Barcelone, le Mercat de la Boqueria. Enfin nous y voilà dans ce grand marché renommé qui fait la fierté des Barcelonais. Il y a beaucoup de monde, surtout à l’entrée, c’est animé. Nous en avons plein la vue : poisson frais, viande, œufs, herbes aromatiques, fruits, légumes, etc. Impressionnant de voir ces grosses pièces de jambon suspendues! Il y a plusieurs comptoirs de restaurants, des gens attendent pour avoir une place. Après avoir passé et repassé devant les nombreux comptoirs, nous faisons quelques achats et nous dînons à l’appartement.

Dans l’après-midi nous allons dans le quartier de la Ribera, qui est l’autre version de la vieille ville de Barcelone et voisin du quartier du Barri Gotic. Nous traversons la rue Laietana qui sépare les deux quartiers et empruntons le carrer de Sant Pere Més Baix pour voir le Palais de la Musica Catalana construit au début XXe siècle. Un magnifique édifice en mur de briques rouges rehaussé de céramique, avec des vitraux, du fer forgé… Nous entrons dans la cathédrale Santa Maria del Mar qui est, selon nos informations, le chef-d’œuvre du gothique catalan. C’est une très belle église tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. L’église a été construite en une cinquantaine d’années à partir de 1329.

Pas très loin de la cathédrale, sur le carrer de Basea, nous nous installons au bar du restaurant Sagardi et mangeons nos premiers tapas, le tout accompagné d’une bière. On s’est régalé! À midi et le soir, les bars à tapas proposent sur leurs comptoirs de petits amuse-gueule faits de pain avec du jambon, saucisse, crevette…

4e journée - Aujourd’hui nous visitons le quartier Eixample, ville nouvelle. C’est le quartier chic de la ville, avec ses beaux immeubles d’habitation qui côtoient les commerces à la mode et les grands hôtels. Grâce à notre guide de voyage Évasion en ville, nous dénichons un restaurant bon marché mais avec une nourriture savoureuse : potage, poisson et un gâteau pastec, sublime. C’est au cours de cet itinéraire que nous découvrons de magnifiques bâtiments de l’architecture moderniste, spécialement ceux de Gaudi et de Domènech i Montaner, dont la Sagrada Familia de Gaudi, l’un des bâtiments les plus célèbres de Barcelone. Le chantier de cette église débuta en 1882 et se continue encore aujourd’hui. Le 7 novembre 2010, à Barcelone, le pape Benoît XVI a élevé au rang de basilique la Sagrada Familia, plus important qu’une église dans la hiérarchie catholique. 5e journée – Comme pour les journées précédentes, nous poursuivons notre visite de Barcelone à pied. Nous allons au musée Picasso qui est situé dans le quartier de la Ribera. Le musée réunit une bonne partie des œuvres du peintre et présente principalement ses œuvres de jeunesse. Un très beau moment passé avec un artiste de génie!

Dans l’après-midi nous découvrons un autre quartier de Barcelone : sa façade maritime. Pour s’y rendre nous longeons le quartier de la Barceloneta, le quartier des pêcheurs. Sur le bord de la mer il y a le vieux port, mais aussi des immenses plages. Nous revenons vers notre quartier en empruntant les Remblas, cette large promenade, en passant devant le musée de la Marine et du monument Colomb, érigé en mémoire de Christophe Colomb.

6e journée - Aujourd’hui nous nous rendons sur la colline de Montjuic. Nous marchons vers la Plaça de Catalunya et prenons le métro jusqu’à la Plaça d’Espanya. Nous allons voir le Museu National d’Art de Catalunya et limitons notre visite au hall d’entrée de ce grand musée sur l’art de la Catalogne, car nous avons décidé de visiter la Fudacio Joan Miro (musée) qui est situé aussi sur le Montjuic.

La fondation Joan Miro est un très beau musée. Il a été construit dans les années 1970 et rassemble une collection de plusieurs milliers de pièces : peintures, sculptures, tapisseries ainsi que plusieurs documents. Nous regardons, nous nous laissons imprégner par les couleurs et les formes des tableaux de Miro, sa peinture nous touche, nous impressionne. C’est une découverte pour nous. À voir! Quel grand artiste!

Après la visite du musée, nous retournons vers les Remblas en prenant le funiculaire. Avant de nous rendre à notre appartement, nous passons par le Mercat de la Boqueria pour acheter des dorades et autres victuailles pour le souper. 7e et dernière journée à Barcelone - On se promène dans le quartier Barri Gotic. Ce midi nous mangeons au restaurant La Cassala qui est près de notre appartement. Le repas : tortellini à la crème comme entrée, dinde au curi et assiette de crevettes comme plats principaux, tarte au citron pour dessert et, bien sûr, du vin. Très bon dîner. Dans l’après-midi nous allons dans le quartier des Remblas voir l’église Santa Maria del Pi, la Plaça Real, le Palau Güell…

Commentaires sur Barcelone – Barcelone est une des belles villes européennes que nous avons visitées au cours des années. Elle a tout pour plaire, c’est une ville attrayante avec ses quartiers anciens, ses élégantes avenues de l’Eixample, son bord de mer…

Nous avons bien aimé le quartier Barri Gotic, plus précisément cet ensemble de ruelles dont Sant Domènec, la rue où nous habitions. La Plaça de Sant Jaume et la Plaça Sant Filip Neri avec sa charmante petite place autour d’une fontaine, sont des endroits que nous avons particulièrement appréciés.

COSTA BRAVA, RIPOLL, SARAGOSSE - du 18 au 25 septembre

8e et 9e journées - Adios Barcelona. Nous prenons le métro pour prendre possession de notre auto que nous aurons durant une semaine.

La Costa Brava est une zone côtière située au nord de Barcelone qui s’étend jusqu’à la frontière française sur une distance de 120 km. La beauté de ses paysages a suscité l’admiration de nombreux artistes dans la première partie du 20e siècle. Aujourd’hui la Costa Brava est devenue une région très touristique, surtout durant les mois de juillet et août.

Nous couchons deux nuits dans la ville de Tossa de Mar qui est située à 100 km à l’est de Barcelone. Nous logeons dans un hôtel de type familial, une pension, pensio en espagnol. La chambre est confortable et simple. La pensio est à quelques rues de la mer. Nous passons d’agréables moments dans cette ville et avons particulièrement apprécié l’enceinte fortifiée de la Vieille Ville (12e–14e s.), ainsi que ses plages de sable fin, idéales pour la baignade (nous avons un problème avec notre appareil photo, les photos sont brouillées, l’appareil n’est plus fonctionnel - dommage!).

10e journée - Nous couchons dans le village de Peratallada qui est situé à 32 km au nord de Tossa de Mar. Ce village fortifié est considéré comme l’un des meilleurs ensembles d’architecture médiévale de la région. Notre hébergement, la Casa Rural Ca Aliu, est un bâtiment situé le long des remparts qui était autrefois d’anciennes écuries qui ont été rénovées en 1997. Nous dînons sous un arbre dans une cour intérieure d’un restaurant du village. Le soir il est agréable de se promener dans ce village médiéval, les rues sont désertes. Le lendemain matin un belle surprise nous attendait : un déjeuner d’un grand raffinement, du salé au sucré.

Dans l’avant-midi nous visitons quelques villages voisins de Peratallada et dînons à Roses qui est devenue une petite ville à l’avant-garde de la gastronomie mondiale. C’est à Roses que se trouve le fameux restaurant El Bulli (le buldogue) de Ferran Adria, ce cuisinier catalan de génie. Avec sa trentaine de plats, son menu dégustation offre une gastronomie dite « moléculaire ».

11e journée - Cadaqués est un des villages les plus réputés de la Costa Brava. C’est un village entre mer et montagne. Notre principale activité : se promener, regarder, flâner et, le soir, manger dans un restaurant face à la mer. La pizza est délicieuse.

12e journée - Ce matin nous quittons Cadaqués pour visiter le monastère Sant Pere de Rodes par une route tortueuse sur une distance de 35 km. Sur le front abrupt du mont Sant Salvador, dans un site impressionnant, se dressent les ruines d’un monastère bénédictin. Sa construction remonte au 10e s. La présentation audiovisuelle nous montre que son histoire est un véritable roman-feuilleton. Nous dînons au restaurant du monastère avec une vue exceptionnelle du golfe de Lion et la péninsule du cap de Creus.

Dans l’après-midi nous nous rendons à Figueras et, au lieu d’une chambre comme hébergement, c’est dans un appartement que nous passerons la nuit et ça, pour le même prix qu’une chambre. Ce n’est pas pour visiter la ville que nous sommes à Figueras, mais pour rencontrer l’univers de son enfant le plus illustre, Salvator Dali, qui est devenu l’un des plus célèbres peintres surréalistes. Ce soir nous mangeons à l’appartement.

13e journée - Visite théâtre-musée Dali. Dans l’aménagement des places extérieures au musée, il y a des statues de personnages masqués, juchées sur des colonnes de pneus. Bien que l’ensemble des œuvres soit de Dali (peintures, dessins, sculptures, montages, etc.), il y a des œuvres d’autres artistes. Nous avons été particulièrement attirés par les dessins de Dali. C’est plein de surprises et de découvertes. Merci Salvatore d’avoir osé!

Dans l’après-midi nous pénétrons dans les Pyrénées et nous couchons à Ripoll.

14e journée - Une journée de route. Nous quittons Ripoll et faisons 340 km pour nous rendre à Saragosse. La première partie du trajet se fait dans les Pyrénées (vallées et nombreux tunnels) et le reste du trajet dans la région de l’Aragon. De très nombreux camions circulent sur ces routes. Nous prenons un copieux repas dans un des restaurants le long de la route qui est entre Lérida et Saragosse.

Pour l’hébergement à Saragosse, nous utilisons le Guide Vert Michelin. Notre choix est l’Hôtel Sauce. On dit que c’est un hôtel central, à deux pas de la Plaza del Pilar. Établissement familial et service aimable. Ce qui est exact.

Nous allons nous promener sur la place principale dominée par les tours et les coupoles de la basilique del Pilar. La basilique est immense et c’est vraiment impressionnant de la visiter. Saragosse est une métropole religieuse. La dévotion à la Vierge du Pilier en fait le premier sanctuaire marial de l’Espagne.

15e journée - Nous quittons Saragosse la capitale de l’Aragon, pour Madrid la capitale de l’Espagne. La distance entre les deux villes est de 320 km. Nous sommes dans la partie centrale de l’Espagne qui est un immense plateau avec une altitude moyenne de plus de 600 mètres. Le paysage est magnifique avec ses grandes étendues souvent rocailleuses et sèches.

Nous restituons l’auto dans le centre-ville de Madrid, plus précisément à quelques rues de la gare d’Atocha. Très utile le GPS dans ces circonstances.

MADRID - du 25 au 30 septembre

Nous nous rendons à pied dans le quartier où nous avons loué un appartement. La réservation commence demain et non aujourd’hui, car nous avons modifié nos plans de voyage dernièrement. Après un appel au responsable de la location, il nous dit que l’appartement est libre et que nous pouvons le prendre dès aujourd’hui. Madrid est à nous!

L’appartement se trouve sur Calle de Nunez de Arce 14, près de la Plaza de Santa Ana. C’est dans le centre-ville de Madrid. Nous avons un très bel appartement sur une rue où la circulation se fait davantage à pied qu’en auto. C’est samedi, nous sommes impressionnés de voir tant de monde dans les rues, dans les restaurants et dans les bars. Madrid est une ville animée et festive. Nous n’oublierons pas les premières heures passées dans cette ville. Nous sommes déjà sous le charme! 16e journée - Nous avons bien dormi en ce samedi soir à Madrid, grâce à nos bouchons et au système de portes en accordéon qui isole les fenêtres. À 6 heures du matin, des fêtards passent dans la rue en parlant fort et en criant, ça ne dure qu’une vingtaine de minutes.

C’est dimanche et comme tous les dimanches matins, des centaines de Madrilènes et de touristes viennent faire des affaires dans le plus célèbre marché aux puces de Madrid : le Rastro. Le marché est installé principalement sur la rue de la Ribera. Il y a foule et il faut se frayer un chemin pour circuler. Nous poursuivons notre chemin en passant par le quartier Lavapiés et nous nous rendons jusqu’au musée Reina Sofia que nous visiterons dans les prochains jours. Nous revenons dans notre quartier et nous dînons à un restaurant voisin de notre appartement, Nous mangeons une délicieuse paella. Un endroit agréable.

Après un moment de repos dans l’appartement, nous poursuivons notre visite de la ville en marchant sur la Calle de Alcala, une large avenue qui traverse une partie de Madrid d’ouest en est. Il faut faire cette promenade en levant le nez. L’ancien cœur financier de la capitale est très présent par l’architecture de ses bâtiments, on dit que c’est le parcours de façades. On y rencontre des grandes places : Plaza Cibeles, Plaza de Independencia avec ses fontaines, ses sculptures, et de très beaux édifices. Nous allons jusqu’au parc du Retiro, juste pour y mettre les pieds, la visite du parc se fera dans les jours suivants.

17e journée – Dans la matinée nous commençons par la Plaza Major qui est une place incontournable de Madrid. Ce rectangle pavé et piéton est bordé d’édifices administratifs et compte neuf portes d’accès. L’endroit est intéressant à voir mais sans plus. Nous allons au marché couvert de San Miguel qui est à côté de la Plaza Major. C’est un marché pour les produits fins et gastronomiques. On est loin du marché de la Boqueria de Barcelone.

Après notre repas du midi pris à l’appartement, nous allons vers l’est de la ville pour nous promener dans le parc du Retiro. C’est un immense espace de 116 hectares situé en pleine ville de Madrid et qui a été construit au XVIe siècle par le roi Philippe IV pour les divertissements et le repos de la monarchie.

Nous entrons dans le parc en empruntant le Paseo de Argentina qui est une rue importante du parc. Nous sommes aux antipodes des bruits de la ville, c’est bucolique. Il y a un lac avec un énorme monument, impressionnant. Nous entrons dans le Palacio de Vélaquez où il y a une exposition sur la nourriture qui fait appel à tous nos sens. Chapeau aux concepteurs de cette exposition. Nous faisons ensuite une brève visite au Palacio de Cristal.

18e journée – Madrid est une capitale qui compte trois des plus beaux musées européens, ce qu’on appelle le « Triangle d’or ». Ce sont les musées du Prado, de Reina Sofia et de Thyssen-Bornemisza. Nous irons voir deux de ces trois musées, soit le Prado et le Reina Sofia.

Aujourd’hui, nous consacrons la journée au musée du Prado. Munis d’un audio-guide et d’un plan, nous pouvons commencer la visite. Il y a de la peinture espagnole, allemande, française, flamande, britannique, hollandaise ainsi que de la sculpture. Au verso du plan 50 chefs-d’œuvre sont identifiés. Nous passons 7 heures au musée. C’est un des moments forts de notre séjour en Espagne, une journée remplie de bonheur et de découvertes. Voici quelques-uns des peintres : Velasquez, Rembrandt, Murillo, Rubens, Goya, Ribera, Le Greco, Raphael, Brueghel…

Notre promenade d’avant le repas du soir nous amène à la Plaza de la Puerta del Sol. Nous achetons du jambon, oui, le sacré cochon espagnol. Il paraît que le jamon ibérico est l’un des meilleurs jambons au monde.

Ce soir nous allons nous promener à la Plaza de Santa Ana qui est à quelques centaines de mètres de notre appartement. Au milieu de la place il y a une scène et les chanteurs ou musiciens amateurs se présentent à tour de rôle pour faire leur prestation.

19e journée – Dans l’avant-midi nous allons dans le quartier autour du palais royal. Sur notre chemin, entre la Plaza Major et près de ce quartier, il y a dans une rue des soldats habillés en costumes d’époque montés sur de magnifiques chevaux bien dressés. Chaque peloton de soldats a un costume différent. Que font-ils là? Et puis passe un carrosse, il n’y a personne dans le carrosse. Quelques minutes plus tard, le défilé se met en marche avec les chevaux et les soldats et, dans le carrosse, il y a un homme. Qui est-il ? Est-ce le roi ? Mystère!

Le palais royal est la résidence officielle de tous les rois d’Espagne depuis Charles III (1759). Le palais est toujours utilisé lors d’importantes cérémonies. Il est possible de le visiter. Nous profitons de cette belle journée pour nous promener dans les jardins adjacents au palais et sur la plaza de Oriente et visiter la cathédrale de la Almudena qui est en face du palais.

Dans l’après-midi nous allons dans un quartier huppé où il a des boutiques et des bars à la mode : c’est le quartier de Salamanca. De la Plaza de Santa Ana, nous nous rendons jusqu’à la Plaza de Cibeles et prenons le paseo de Prado. Ce qu’il y a de frappant en pénétrant dans ce quartier c’est de voir les chics magasins et restaurants, mais c’est aussi de voir ces rues rectilignes en damier ainsi que les immeubles cossus.

Et dans ce quartier huppé il y a un marché, le mercado de la Paz, qui est l’un des plus charmants marchés couverts de Madrid. À l’intérieur du marché il y a des restaurants dont un ferait bien notre bonheur. Il y a du monde à l’entrée, il faut attendre, mais après un certain temps, nous avons une table. Quelle ambiance, les serveurs s’engueulent, quelle fébrilité. Le repas est excellent : soupe, escalope de poulet et gâteau, à prix très raisonnable.

Si tout est calme aujourd’hui à Salamanca, le centre-ville de Madrid, lui, est en effervescence. C’est la grève générale. Nous allons à la Plaza del Sol, il y a des milliers de manifestants, des centaines de policiers, des discours sur la grande place. Madrid est vraiment une ville animée, avec ou sans grève.

20e journée – Il est 4 h 30 du matin, le bruit provenant de la rue nous réveille, ce sont les pompiers, ils cognent à la porte, il y a une alarme, nous nous habillons en vitesse et nous sortons de l’édifice. Les pompiers sont entrés par la fenêtre de l’appartement voisin et jettent dans la rue un objet d’où sortent des étincelles et de la fumée. Rien de grave, nous retournons à l’appartement.

Aujourd’hui nous allons au musée Reina Sofia qui a ouvert ses portes en 1986. C’est un magnifique musée. Nous y passons 3 heures et y voyons les œuvres de Dali, de Miro, de Picasso et les grands noms de l’art contemporain. Quelques artistes: Georges Braque, Juan Gris, Fernand Léger, René Magritte, Albert Gleizes et beaucoup d’autres. La grande vedette du musée est le Guernica de Pablo Picasso.

En retournant vers notre appartement nous trouvons un restaurant « La Sanabrasa » sur calle del Amor de Dios. Un autre excellent repas : paella en entrée, dorade comme plat principal, flan avec de la crème pour désert et du vin, le tout pour deux personnes : 21 euros, environ 30$.

Commentaires sur Madrid - Nous avons passé six magnifiques journées à Madrid. Nous l’avons visitée à pied, à différentes heures de la journée, dont entre 19 h et 20 h comme le font les Madrilènes. Nous avons bien apprécié les repas du midi avec leur formule complète, à des prix raisonnables. Nous avons beaucoup aimé cette ville animée et festive, avec tout ce monde dans les rues, les places, les terrasses, les restaurants et les bars, les gens qui parlent beaucoup et fort. Nous retenons des habitants de cette ville leur joie de vivre. Nous n’oublierons jamais le murmure constant de la rue à toute heure du jour. Quant à nous, nous nous sommes facilement adaptés au rythme des Madrilènes.

21e journée - Départ de Madrid pour Montréal et retour à Saint-Félix-de-Valois dans la région de Lanaudière.

Jean-Claude et Johanne Novembre 2010

Légende des photos

1. Carrer de Sant Domènec 2. Palais de la Generalitat 3. Barri Gotic 4. Palais de la Musica Catalana 5. Quartier Eixample 6. Sagrada Familia 7. Les Remblas 8. Fudacio Joan Miro 9. Tossa de Mar 10. Notre voisin à Madrid
Et pourquoi pas un quatrième voyage dans l'Ouest américain? English translation pending
by Bastinj · 2011-01-16 · 122 replies
Hello everybody,

Je vous soumets l'ébauche de mon 4ème voyage ds l'ouest US. Il s'agit maintenant d'approfondir les visites de notre 1er voyage fait en 2009, avec pour sujet principal, les pistes de l'Utah, et les randos prévues en 2009 mais annulées par manque de temps!

Toute remarque ou suggestion est la bienvenue😉😉😉 Je me demande déjà si je ne zigzague pas trop, et si mon parcours est optimisé???

J1 : Arrivée à Denver ou à Salt Lake City : location de 4x4 plus facile Nuit à Denver ou à Salt Lake City

J2 : De Denver : Route (340Mi/6H) vers Moab, bain à Glenwood Springs, rando Fisher Towers ou Negro Bill Canyon Nuit à Moab ou De SLC :Route (240Mi/4H30) vers Green River, Wedge Scenic Overlook + San Rafael Reef Scenic Overlook, Nuit à Green River

J3 : De Green River: Route vers Moab, (50Mi/1H) - survol de Canyonlands NP (1H) (aéroport au nord de Moab) (déjà vol de 3H en 2009... mais envie de recommencer!!) - visite de Arches NP (partie non faite en 2009):rando Double O Arch + Primitive Trail... - Sunset à Fisher Towers ou Negro Bill Canyon?? Nuit à Moab

J4 : The Maze: Journée pistes 4x4 avec Tag A Long (Est-ce possible de faire une journée 4x4 ds The Maze avec Tag A Long?? ou alors quelle visite faire en 4x4 avec Tag a Long?) Nuit à Moab (ou si possible Monticello, s'arranger avec Tag a Long!)

J5 : Départ tôt de Moab : Route (1H30)vers The Needles et visite de The Needles: rando Chesler Park Route(3H) et sunset à Monument Valley(visite pdt 2H, déjà faite en 2009, mais envie de recommencer...) Nuit à Monument Valley, (au View)

J6 : Route vers Torrey, avec visites au choix:

Route 261(2H) : Goosenecks Overlook + Moki Dugway + Muley Point + Indians Ruins? (Mule Canyon, ou autre...) (Tout ça a déjà été vu en 2009) Route 95(2H) : Natural Bridges NM (2H) + Hite Overlook + Leprechaun slot Canyon (1H30)+ Little Egypt (30 min) Route 24 (1H) jusque Torrey Nuit à Torrey

J7 : Piste Cathedral Valley Nuit à Torrey

J8 : Route (1H20) vers Escalante et piste Hole in The Rock : - Zebra Slot (4H) + The Volcano (5H), ou - Peekaboo slot canyon(2H) +Broken Bow Arch (3H) +Dance Holl Rock (30min) +Sunset Arch (1H30) ou quels sont vos conseils de visite pour une seule journée à passer ds la piste Hole in The Rock ?? Nuit à Escalante

J9 : Route (1H) vers Cannonville , avec piste Skutumpah Rd (rando Willis Creek2H) Route (30 min) vers Tropic, rando Mossy Cave, visite de Bryce Canyon (en 2009, déjà fait Navajo Loop + Queen's Garden, cette fois-ci, on ferait la rando Peekaboo Loop) et/ou tour en quad pour les enfants(1H) Nuit à Bryce Canyon

J10 : Piste CCR: Grosvenor Arch(30 min), Narrows/ Candyland, Yellow Rock(2-3H)??, + piste BLM 431 > Whaweap Hoodoos (3H), Rte 89 jusque Page Nuit à Page

J11 : Rte 89 : White Rocks (2H)+ Toadstool Hoodoos (2H)+ Catstair Canyon + Paria Movie Set (1H), la rim de WaterHoles au sunset (1H) Nuit à Page

J12: Rte 89 et Piste House Rock Valley Rd: Edmaier’s Secret(4-5H) (ou CBN... mais déjà fait en 2009) + Wire Pass- Buckskin Gulch (4-5H) Nuit à Page

J13 : Rte 89 et Piste House Rock Valley Rd : CBS + White Pocket (avec un outfitter) Nuit à Page

Y-a-t-il moyen de dormir quelque part sur la Route 89?? Car la route est longue pour retourner chaque soir à Page... En fait, c'est pas mieux que Nageezi (ptit clin d'œil à Patrick/LeTigre....🙂). Ici aussi on pourrait y construire un hôtel...

J14 : près de Page: Lower Antelope Canyon(1H30) (fait l'Upper en 2009) + Horseshoe Bend(1H) (déjà fait en 2009) Route(45 min) vers Marble Canyon : rando Cathedral Wash(2-3H) Route(1H50) vers Grand Canyon Rive Nord Nuit au Grand Canyon Rive Nord

J15 : Route(3H) vers Zion NP: The Narrows, (4-5H... pour aller plus loin qu'en 2009) ou Angel Landing(3-4H) Nuit à Springdale

J16 : - le matin : Rester à Zion (Quoi voir du côté de Kolob Canyon, de 8H à 14H??) ou Route(50 min) vers St Georges : Red Cliffs (1H30) ou Snow Canyon (3H) - vers 14H30: Route(1H45) vers Valley of Fire (3H) - puis route(1H15) vers Las Vegas Nuit à LV

J17 : visite de Las Vegas, soirée spectacle Cirque du Soleil Nuit à LV

J18 : retour LV -Bx

Déjà merci à tous(tes) ceux (et celles) qui ont lu "ma tartine" et qui voudront apporter leurs lumières🙂

Jacqueline
Bien préparer sa prochaine croisière English translation pending
by Alcati · 2010-12-03 · 209 replies
😉😉😉😉Bonsoir à vous tous,

Me voilà de retour dans une nouvelle discussion. Vous me manquiez et encore merci pour vos messages de soutien aux plus fidèles amis de ce forum.

Certes, le titre de cette discussion a été revu et corrigé afin de mentionner là tout ce qui peut-être utile pour préparer sa prochaine croisière.

Je vous suggère de parler de vos démarches concernant la réservation, cela permettra de nous faire apprécier ou pas les services rendus des différentes agences que ce soit par le net ou en directement en agence. De la préparation, de l'accès au port d'embarquement, de votre circuit, des escales, des excursions et de votre retour.

Vos textes, vos récits et photos seront bien venus car il ne faut pas oublier qu'il y a toujours des nouveaux sur ce site. Alors aidons les à faire le bon choix.

Les choix des compagnies, des navires, des circuits seront mentionnés ici afin d'en savoir plus sur les différentes prestations présentées et ressenties.

Il est évident que vos remarques dans cette discussions ne seront pas là pour obliger telle ou telle personne de s'orienter vers une compagnie suggérée mais pour simplement la découvrir. Chacun appréciera ou pourra poser la ou les questions utiles.

Merci à vous de lire vos commentaires à venir.

Cordialement à tous.

PS : je mentionne ici l'accès à toutes mes discussions sur ce forum au cas où :

voyageforum.com/v.f?do=resultats_recherche&search_user_username=ALCATI&first_post=1&

JC
Une nouvelle fois: qui va aux États-Unis en septembre 2011? English translation pending
by LeTigre · 2010-11-14 · 366 replies
Finallement, en regardant bien, y'aurait peut être un créneau à c'tte époque là alors si vous voulez qu'on se refasse un beau

Tableau Integrant et Générant les Rencontre aux Etats Unis

( © Spartiate & LeTigre 😛😛😛 )

Et bien vous savez ce qui vous reste à faire ... postez ici vos dates et vos itinéraires et ... je ferai le reste 😎😎
Retour sur trois semaines de visites au Pérou English translation pending
by Doumechris · 2010-10-31 · 17 replies
L’organisation du voyage :

Depuis 3 ans, nous repartons au long cours pour les vacances. 2008 a été l’année qui a mis le feu aux poudres. Grâce à un ami travaillant en Ethiopie, ma femme et moi ont convenu qu’il fallait de nouveau voyager, les enfants ayant grandi. Grâce à internet, ce premier voyage a été préparé de notre bureau à coup de mails envoyés à des agences locales de tourisme suite à la découverte du site d’Ethiopian airlines proposant des circuits en plus des vols aériens internationaux et domestiques. Durant près de 2 mois, toute l’information possible sur le pays a été rassemblée afin de connaître les sites les plus intéressants à voir dans un laps de temps très court. Notre idée est d’en voir le maximum tout en supportant un rythme de voyage acceptable et assimilable par l’organisme. Le succès de ce circuit nous a confortés dans l’idée que l’on pouvait maintenant prendre les enfants avec nous afin qu’ils bénéficient des bienfaits d’une ouverture au monde. En 2009, après un projet de vacances au Kenya/Tanzanie, j’ai réussi à argumenter pour se diriger vers la Namibie. Autotour et préparation avec un T.O. local nous ont ainsi permis de visiter une grande partie du pays sans dégoûter les enfants par des kilométrages délirants. Des grands espaces, des animaux sauvages en quantité, un climat frais mais beau ont laissé d’excellents souvenirs à tous. En 2010, il fallait trouver autre chose à voir. L’Asie a été envisagé mais le climat durant l’été n’est pas trop favorable. Peut-être une tentative sera-t-elle tentée à de prochaines vacances de printemps afin de bénéficier d’un temps plus supportable pour visiter l’Inde que personne dans la famille ne connaît ou le Népal. Après un regard sur la mappemonde, l’Amérique du Sud a été trouvée comme prochain point de chute pour l’été. La Bolivie ayant été écartée d’office puisque le père l’a déjà visité il y a près de 20 ans, la destination a été ensuite choisie à l’unanimité : le Pérou. Personne n’y était allé et certains sites étaient déjà bien connus : Machu Picchu, lac Titicaca, les Incas, le seigneur de Sipan. Question climat, on restait dans l’esprit Namibie c’est-à-dire beau mais frais à cela s’ajoute l’altitude qui augmente la baisse de la température. Cela refroidit un peu les envies des plus jeunes mais les arguments des parents l’emportent. Il allait falloir maintenant trouver le circuit que l’on allait monter. Pour cela, internet permet en quelques instants de trouver les principaux centres d’intérêt du pays en parcourant les catalogues des T.O. les plus connus. Ensuite comme pour nos précédents, nous avions prévu de faire confiance à un T.O. local, les expériences ayant été concluantes. Nous dénichons quelques locaux francophones puisque l’espagnol n’est pas parlé dans la famille excepté notre fille mais qu’elle balbutie plus qu’elle ne le parle. Nous envoyons quelques demandes après déchiffrage de leur site. Nous adressons des demandes à ceux nous paraissant les plus sérieux. Après quelques jours d’attente, nous commençons à recevoir des devis qui nous interpellent. Certains nous font découvrir des régions non envisagées au départ tel que le Nord-Pérou et les régions montagneuses de la Cordillère Blanche moins connues que Cuzco. De 15 jours prévus au départ nous entamons une progression dans la durée du circuit y ajoutant par ci par là de nouvelles extensions. Au nord vient se joindre l’Amazonie. Comme l’on prévoit un T.O. local, il faut parallèlement prévoir de notre côté l’achat du billet d’avion Paris/Lima ce qui n’est pas une mince affaire. Les billets doivent satisfaire à plusieurs contraintes : être les moins chers, être aux bonnes dates par rapport à la longueur du circuit retenu, ne pas nous faire passer par les USA, la durée la plus courte possible de l’escale à Madrid car cela nous est apparu très rapidement que le vol serait via Madrid. Fin février, les choix ont été faits : circuit du 18 Juillet au 9 Août Paris-Paris sur vol Ibéria et avec LatinAndes comme T.O. local. Notre interlocuteur sur place s’appelle Walter Candia Valer. Nous discutons par mails pour mettre en place le circuit définitif et le tarif qu’il nous propose nous encourage (environ 2000 euros Lima/Lima par personne) . Du circuit la « terre des pumas » , nous avons choisi de visiter le Pérou dans sa quasi-totalité. Nous trouvons le billet aérien avec escale à Madrid comme convenu. Il n’y a plus alors qu’à attendre le départ avec cependant quelques incertitudes : Nous effectuons les virements de paiement du circuit sans aucune assurance de la notabilité du TO mais nous gardons confiance dans le fait que les années précédentes tout s’est très bien déroulé. Le déroulement jour par jour

Dimanche 18 Juillet : 8h30, départ de notre domicile pour nous rendre à Orly en taxi. Les bagages pour 4 sont trop imposants pour envisager un transfert par RER . Direction Orly-Sud, mais par acquit de conscience Maman vérifie les billets : ce n’est pas Sud mais Ouest où il faut se rendre. Papa s’était trompé par précipitation. Décollage à 10H50 sans encombre, direction Madrid où nous arrivons en fin de matinée. L’enregistrement des bagages et des places sur les 2 vols a été fait jusqu’à Lima ce qui nous laisse du temps pour aller visiter la ville puisque nous repartons à 1H15 du matin. L’aéroport de Barajas est immense ce qui nécessite de prendre des navettes automatiques pour rejoindre le métro qui dessert directement le centre ville. Nous avions préparé notre petite escapade madrilène en prenant plan de la ville et des sites à visiter lors d’un passage-éclair. Nous descendons « place d’Espagne » où une température caniculaire nous attend (37°). Il est près de 15h et la ville est encore assoupie. La faim nous tenaille et nous trouvons vite un restaurant typique où les choix de plats satisfont les différents appétits. Après cette diversion, nous entamons notre périple dans le Madrid touristique via le palais royal, la cathédrale de la Almudena. Nous entrevoyons, sans s’en approcher, le Théâtre Royal tant la chaleur est difficilement supportable. Nous longeons les murs. Nous rejoignons les plazas de la Villa et San Miquel où des halles abritent un marché très à la mode, avant de passer à la plaza mayor à la magnifique unité architecturale. Nous recherchons de l’eau afin de rafraîchir les gosiers assoiffés par la chaleur suffocante de cette fin d’après midi . Nous retrouvons les madrilènes dans les zones commerciales ouvertes le dimanche autour de la « puerta del sol » jusqu’à la « plaza del callao » sur Gran Via. Nous décidons de nous rendre à la « plaza de Alcala ». De beaux immeubles des années 1900 constituent l’essentiel des bâtiments croisés. Les grandes artères que nous parcourons assurent un minimum l’évacuation de la chaleur de la ville entretenue par un soleil toujours aussi vif. Les pieds commencent à s’échauffer et de grosses voix s’élèvent pour demander un arrêt pour manger sachant que dans l’avion, cette nuit, l’attente sera longue. Nous prenons place dans une trattoria sur Alcalà. La cuisine italienne a bien des adeptes partout dans le monde en raison du faible coût des produits utilisés et d’une facile accoutumance aux plats principaux en particulier chez les jeunes. Pâtes et pizzas seront à la table de nombreux repas tout au long du circuit. Après le dîner , nous reprenons le métro pour nous rendre une dernière fois dans le vieux centre. Nous descendons à « la Puerta del Sol » et entamons à la nuit presque tombée un passage vers la place Isabel II où se trouve le théâtre royal. Nous traversons « la plaza de oriente » où un jardin verdoyant concentre une foule multiculturelle . Nous retrouvons ensuite le monument élevé à la gloire de Cervantès représentant Don Quichotte et son fier écuyer monté sur son âne. Une fête gastronomique aux accents de Galice bat son plein sous des barnums au pied de la tour de Madrid. Nous remontons ensuite « Gran Via » jusqu’à la station de métro du même nom pour profiter quelques instants encore de la chaude ambiance de la ville qui commence à s’animer. Une heure de métro plus tard, nous sommes dans l’enceinte de l’aéroport pour attendre notre vol en partance pour Lima.

Lundi 19 Juillet : La journée commence et nous ne sommes pas encore couchés. Nous sommes dans l’Airbus A340, long courrier quadrimoteur qui nous nous fait traverser l’Atlantique et l’Amazonie avant de rejoindre la côte de l’océan Pacifique. Tout le monde s’installe pour une longue nuit qui va nous faire remonter le temps puisque en 12heures nous revoilà 7 heures plus tôt. Repas succinct mais correct. Réveil à 11h plutôt 4h pour avaler un petit déjeuner. 5h30, arrivée dans la nuit noire à Lima. Beaucoup de temps pour récupérer les bagages, mais enfin pas de problème; tous nous ont bien suivis. Maintenant vient l’angoisse : David le guide prévu par le TO sera-t-il bien là ? Après le passage à la douane, tout le monde retient son souffle en sortant de la zone de débarquement et de passage des frontières. Derrière la barrière qui nous sépare des réceptifs cherchant à retrouver les arrivants, nous apercevons le panneau sur lequel est écrit notre nom : Ouf, il est bien là David. Toute notre angoisse disparaît , le voyage peut réellement commencer. Après les présentations, toutefois un premier désagrément: pas de chauffeur pour nous conduire en ville à l’hôtel. David s’empresse auprès du chauffeur de connaître le motif de son absence. Il s’est tout simplement trompé d’heure. On lui avait dit 6h30 mais il s’était plus souvenu si il s’agissait du main ou du soir. Après ce contretemps, nous avons rejoint le minibus, avec une heure de retard, commencé à se mêler aux embouteillages de Lima et à s’imprégner de l’ambiance grise et fraîche de cette mégalopole. Un brouillard fin s’abat tous les matins d’hiver pour se dissiper vers midi. D’ici là, il faut s’adapter pour vivre dans cette ville aux banlieues lépreuses où les mototaxis encombrent les rues. Peu de véhicules particuliers toutefois, mais une foule de bus , d’autobus de ligne, de taxis en tout genre. En 45 minutes nous rejoignons notre hôtel (Kamara) situé quasiment en plein centre historique. Des mesures de sécurité importantes permettent de vérifier l’attention toute particulière qu’il faut faire au cours de déplacements. Grilles aux portes de l’hôtel, vigiles sont monnaie courante devant de nombreux établissements commerciaux. Nous rejoignons nos deux chambres et après une toilette réparatrice, nous allons prendre un petit déjeuner. A 10h, le guide nous rejoint pour nous faire visiter le centre historique. Nous commençons par une rue pleine de libraires qui donne dans la place San Martin . Ce personnage est un des héros de l’indépendance du Pérou au cours du XIXème siècle. Après la canicule de la veille, le temps breton nous réveille pour continuer la visite en direction de la plaza mayor qui est entourée de tous les bâtiments caractéristiques d’une capitale coloniale espagnole. Cathédrale, administration centrale, présidence de la république, banque centrale et autres. Avant le premier déjeuner péruvien, nous visitons quelques églises de style baroque car de nombreuses originales du XVIème siècle ont été détruites lors de tremblements de terre. Peu avant midi, nous retournons devant la présidence de la république sur la plaza mayor pour assister à la relève d la garde, événement qui voit arriver une forte concentration de touristes. A l’occasion de notre repas pris dans un restaurant à deux pas du centre touristique, nous goûterons le cocktail local, le « Pisco Sour » ainsi que la cuisine locale qui s’avérera très variée à base de céréales comme le quinoa, de viandes souvent exotiques telles que l’alpaga. Après le repas, nous continuons nos visites par celle du musée de l’Inquisition qui fit tant trembler jusqu’au XVIIIème siècle et celle d’un musée privé (musée Cohen) présentant de magnifiques collections d’objets des différentes civilisations ayant traversé l’histoire du Pérou. Après cela nous retournons à l’hôtel, fatigués par la promenade, le décalage horaire et les différences de température subies depuis deux jours. Nous prenons congé de notre guide qui nous rejoindra le lendemain pour nous conduire à la gare routière. Un cadenas sur un bagage qui ne veut pas s’ouvrir viendra ternir l’ambiance en cette fin d’après midi. Il a fallu ressortir pour le remplacer (Cela nous a permis de tester notre espagnol) et puis, par hasard la combinaison s’est de nouveau ouverte. Après ce petit contretemps sans grave conséquence, nous prenons la décision de dîner à l’hôtel afin de nous économiser un peu, demain étant une journée de voyage en bus de ligne. Pour le repas, nous choisissons cuisine italienne ce qui ravira l’ensemble des convives. Les enfants vont se coucher mais les parents attendent une visite : notre T.O. doit venir nous rencontrer afin de nous donner les éléments pour continuer le voyage. A 21h30, Walter apparaît dans le hall de l’hôtel et se présente à nous. Il vient de monter son agence à Cuzco depuis quelques mois et cherche encore des clients malgré un emploi du temps déjà bien chargé. Il accompagne aussi un groupe de touristes français . Il nous explique qu’à chacune de nos étapes un guide , un chauffeur et un van nous attendront pour nous faire visiter la région et nous conduire jusqu’au prochain moyen de transport qui nous amènera à notre destination suivante. Au Pérou, afin de diminuer le chômage en province, les accompagnateurs de circuit sont des locaux assermentés, associés chacun à une région et souvent à une spécialité comme guide de haute ou moyenne montagne. Nous prenons congé de notre hôte après ses précieux renseignements fournis pour le déroulement ultérieur de notre aventure. A 22h30, extinction des feux.

Mardi 20 Juillet : Réveil à 5h15, rassemblement des bagages puis petit déjeuner au restaurant de l’hôtel Kamana où nous avons passé une excellente nuit réparatrice. A 6h45, nos guides et chauffeur viennent nous chercher pour rejoindre la gare routière située au sud de Lima dans une banlieue glauque que le temps gris n’améliore pas. Nous déposons les bagages qui seront mis en soute et attendons patiemment la montée après contrôle par caméra. Nous partons à 8h10 dans le bus de ligne de la Compagnie Movil Tour en direction de Mancos via Huaraz dans la Cordillère Blanche, une chaîne de montagne où de nombreux sommets dépassent les 6000 m. C’est notre 1ère expérience de ce type de transport. Par crainte de souci de mal au cœur, Pierrine, notre fille a pris des médicaments qui s’avéreront efficaces. Le bus est confortable, muni de WC, de TV , de sièges inclinables afin de supporter un long trajet. Aujourd’hui, ce sera essentiellement du repos avec découverte de différents paysages qui s’étageront du niveau de l’océan à plus de 4000 m. Nous traversons tout d’abord Lima par de grands axes souvent encombrés, puis la Rimac, le fleuve qui sépare la ville en deux . Au nord, nous atteignons la banlieue et la ville de Callao où se situe notre premier arrêt. Nous accueillons quelques voyageurs supplémentaires avant d’emprunter la Panaméricaine, l’axe mythique qui joint les Amériques. Dès que nous quittons la métropole, nous longeons l’océan Pacifique qui vient se jeter sur la plage en de nombreux rouleaux. De hautes dunes de sable bordent la route côté oriental et cela sur des dizaines de kilomètres. De temps en temps , des oasis de verdure apparaissent au débouché des quelques fleuves se jetant ans l’océan en provenance des contreforts de la cordillère. Des cultures de cannes à sucre forment l’essentiel de l’agriculture associée à une culture maraîchère qui assure l’approvisionnement de la capitale en légumes frais. Les arrêts sont fréquents pour franchir des péages qui sont établis sur les axes principaux de l’ensemble du pays. Le réseau routier que nous parcourrons durant notre circuit, est dans l’ensemble en bon état . A midi nous nous arrêtons à Barranca pour déjeuner dans un restaurant de station-service. Afin de diminuer le temps d’arrêt, nous prenons un plat unique de riz-poulet de qualité tout à fait acceptable. Nous nous sommes dérouillés un peu les jambes avant de continuer le voyage. En reprenant la route qui commence à s’élever le long du rio Fortaleza, le soleil fait son apparition. Nous traversons quelques villages avant que les virages deviennent de plus en plus nombreux alors que la route grimpe à l’assaut du col de Conococha qui culmine à 4200m. De là haut, la vue est très étendue à la fois sur la lagune qui s’étend à nos pieds et sur la cordillère de Huayhuash qui barre le paysage vers le sud-ouest. Le col est une grande étendue plate parsemée de marais où paissent des troupeaux de moutons pour l’essentiel. Nous entamons la descente vers Huaraz, tout de même situé à 3060 m. Nous nous arrêtons pour faire descendre l’essentiel des clients qui viennent ici pour la découverte de la haute montagne andine en participant à des treks . Encore une heure de route avant de rejoindre Mancos où nous attend notre guide Eduardo. Il nous conduit chez l’habitant d’après ce qui était prévu dans notre programme mais nous découvririons en fait un petit lodge de montagne très confortable. Situé au pied du Huascaran, la plus haute montagne du Pérou, il bénéficie d’une vue imprenable sur la montagne depuis un très agréable jardin. Les chambres sont simples mais disposent de tout le confort nécessaire pour y passer deux nuits. A 2600 m, nous n’appréhendons pas trop cette altitude qui ne nous pèse pas trop. Nous n’aurons pas de malaises, ni de difficultés particulières pour dormir. La fin d’après midi se passe à s’installer tranquillement et à profiter d’un paysage somptueux que bien des montagnards que l’on connaît nous envieraient. Le soleil couchant sur les deux sommets du Huascaran embrase l’ensemble de la montagne qui nous domine. Le dîner servi dans une petite salle, où de nombreux souvenirs de montagne ( photos d’ascension, piolets) sont accrochés aux murs, est composé d’une excellente soupe de légumes et de riz-poulet suivi d’une salade de fruits. A 21h15, nous nous endormons.

Mercredi 21 Juillet : Ce matin réveil à 7 heures, un soleil magnifique inonde les fenêtres de notre chambre et le Huascaran enneigé. Très bon petit déjeuner où nous sommes accueillis par Walter, notre hôte patron de la « Casa de my habuela ». Aujourd’hui, nous allons en haute montagne visiter les lagunes de Llanganuco, une promenade plus qu’une marche au long cours. A 8heures comme prévu, Eduardo et le chauffeur viennent nous chercher. Nous nous arrêtons tout d’abord au Campo Santo de Yungaï, souvenir d’un tremblement de terre suivi d’un glissement de terrain qui fit 80000 victimes dans la vallée en 1970. La ville a été reconstruite à quelque distance de la ville ancienne afin d’éviter de nouveau une même tragédie. Ensuite, nous entrons dans le parc naturel du Huascaran, qui fait partie des sites naturels de l’Unesco ce qui implique une forte implication dans le respect de la nature. Nous passons alors dans une brèche impressionnante faite entre 2 sommets emblématiques des Andes le Huandoy, d’un côté et le Huascaran de l’autre. Au fond, s’étalent les deux lagunes successives de Llanganuco établies à 3850m. Le soleil brille et aucun vent glacial prévisible en cette saison ne souffle ce qui permet de profiter au maximum d’un environnement magnifique à la végétation impensable, pour un européen, à de telles altitudes : arbres de différentes espèces, roseaux, etc… Nous continuons notre route qui est en fait un chemin gravillonné jusqu’à un belvédère à 4750 m où nous embrassons un paysage extraordinaire avec des dizaines de sommets dépassant 5500 m. Malgré que ce soit l’hiver, il faut atteindre plus de 5000 m pour voir de la neige accrochée aux pentes. A cette hauteur, la marche s’avère difficile et nous profitons de ces quelques instants pour immortaliser notre passage dans ce haut lieu de l’andinisme. Lionel Terray n’a-t-il pas gravi le Huandoy que nous voyons en face de nous, en 1956. Ensuite, nous redescendons à la lagune Coracincha située à 3850 m pour pique-niquer au pied des chênes quena , arbres endémiques de la région. Temps magnifique et même chaud puisque nous restons en T-shirt. Le lac permet le canotage mais pas la baignade. Nous faisons après le repas une petite promenade afin de profiter du site constitué de vertigineuses falaises tombant directement sur les eaux turquoises. C’est un lieu très fréquenté par les excursionnistes le plus souvent péruviens. La suite de l’après midi se déroule dans le jardin de l’hôtel afin de contempler la vue majestueuse sur les sommets environnants. A 2600 m, on reprend également son souffle. La descente a été l’occasion de voir la vie difficile des montagnards occupés aux travaux des champs avec le plus souvent comme moyen de traction des charrues, des bœufs. Le dîner passé, le coucher s’effectue à 21h15.

Jeudi 22 Juillet : Le guide nous a donné rendez-vous à 7h45, aussi sommes nous debout à 7h afin de profiter de l’excellent petit déjeuner du lodge. Comme les jours précédents, il fait un soleil magnifique mais la fraîcheur est là également. Nous embarquons pour une heure de taxi pour nous rendre sur les hauteurs de la vallée du rio Santa au pied du Huascaran. Ce matin, un petit trek nous attend afin de nous imprégner de la vie rurale dans la cordillère blanche. Nous sommes déposés à 3400m dans un petit village en pleine activité. Les hommes et femmes s’affairent à nourrir les bêtes – moutons, porcs, vaches- soit dans les fermes, soit dans les champs. Nous croisons un préposé chargé de s’assurer d’une parfaite équité dans la distribution d’eau entre les propriétaires des champs de la communauté. Pour cela, il ouvre et ferme de petites vannes de pierre situées sur les rigoles qui transportent l’eau issue des sommets. Nous descendons le long d’un sentier qui nous ramènera au lodge après une marche d’environ 4 heures à travers les petits villages créés autour d’une place centrale dotée d’un jardin planté de palmiers et où l’église et la mairie constituent les bâtiments principaux. Nous avons la chance de rentrer dans une école maternelle dans laquelle nous donnons quelques stylos et cahiers. La maîtresse et les enfants nous en remercient en chantant. La région est truffée de mines, une d’or est visible à bonne distance, et une seconde, de charbon permet de voir la fin de l’extraction à la sortie des boyaux. Des bosquets d’eucalyptus embaument l’atmosphère. Ces arbres à la pousse rapide, ont permis la reforestation après de trop nombreuses coupes des espèces indigènes en raison des besoins des populations en bois de chauffe. Un bon repas pris en plein air nous permet de reprendre des forces après notre demie journée de marche. L’après midi, nous en profitons pour lire et se divertir avant de rejoindre Huaraz où nous prendrons le bus de nuit pour Trujillo : une nouvelle expérience pour nous tous. A 17 h, le guide et le chauffeur nous conduisent à la « Chamonix » des Andes en remontant la vallée du rio Santa ce qui nous permet de profiter de très belles échappées sur la Cordillère Blanche. De la gare routière où nous avons laissé nos bagages, il nous faut environ 30 minutes pour rejoindre le centre ville. Le calme de Mancos est remplacé, pour quelques heures, par l’animation d’une ville vouée à la haute montagne. Vêtements et équipements d’escalade apparaissent aux vitrines de nombreuses boutiques de même que des sociétés de guides et de treks. A la nuit tombée, nous nous engouffrons dans un restaurant….italien au menu à 11 soles. Nous rejoignons ensuite le terminal des bus en traversant des quartiers aux rues vides, aux boutiques au rideau baissé où dominent la couleur blafarde des néons et les aboiements de chiens qui semblent pas toujours bien intentionnés. Une heure à attendre avant de monter dans le bus qui nous mène à Trujillo. Nous laissons là notre guide Eduardo qui nous a permis de bien découvrir sa région. A 21h30, nous nous installons au rez de chaussée d’un bus à étage disposant de tout le confort pour passer une nuit à bord. Couverture et petit en-cas nous sont distribués par une hôtesse comme dans un avion. La télé dispense un film d’aventure avant l’extinction des feux.

Vendredi 23 Juillet : Nous trouvons notre nouveau guide Pedro au terminal routier de Trujillo à notre arrivée à 7h30 à Trujillo. Nous sommes emmenés à l’hôtel Pullmann situé en centre ville où nous prenons le petit déjeuner et nous nous accordons quelques minutes pour faire un brin de toilette avant d’attaquer nos visites. Ce matin, nous quittons la ville par le sud pour rejoindre le site de la « Huaca de la Luna » où sont entreprises depuis une vingtaine d’années des fouilles archéologiques. Il s’agit d’une pyramide détruite en grande partie par les intempéries, construite en briques et appartenant à la civilisation « moche » datée entre le II et le VIII ème siècle. De nouveaux trésors y sont découverts presque tous les jours. Cette civilisation a construit en empilant les édifices religieux les uns au-dessus des autres ce qui permet d’espérer des découvertes dans les couches les plus profondes non encore creusées. Sous des auvents protégeant les zones de tombes et de salles aux murs colorés, nous pouvons voir les différentes représentations des dieux, en particulier du dieu principal dit « l’égorgeur ».sous forme de bas-reliefs polychromes . Durant près de deux heures, nous parcourons les différentes époques de cette civilisation situées à des niveaux différents de fouille et apercevons la « Huaca del Sol », la plus grande pyramide d’Amérique du sud qui n’est pas encore inventoriée. A la fin de la visite, nous traversons un ensemble de stands de produits d’artisanat d’une grande finesse (céramiques, bijoux, etc…). Pour déjeuner, nous partons au nord de Trujillo sur la côte Pacifique dans la station balnéaire de Huanchaco où je mangerai mon premier ceviche, spécialité culinaire à base de poissons crus assaisonnés d’une vinaigrette au citron vert. Le restaurant domine la plage où les nombreux rouleaux permettent le surf et la pratique des cabalittos de totora, embarcations en roseaux servant à la pêche et utilisées depuis des centaines d’années. Le soleil brille de nouveau après dissipation des brumes matinales qui enveloppent toute la région côtière. En retournant à Trujillo, nous nous arrêtons à Chan Chan, cité conquis par les ncas à la fin du XVème siècle après un siège de 10 ans. La ville s’étend sur 20 km². Elle appartient à la civilisation Chimu qui succéda aux Moche. C’est une enceinte fortifiée construite en adobe. Nous y visitons la citadelle Tschudi Nous voyons la place centrale, lieu des cérémonies et de sacrifices, la zone de l’administration où de petites cellules constituaient les bureaux des fonctionnaires gérant les différentes régions du royaume. A proximité de la mer, se trouvent d’autres enceintes, témoignage d’une autre période de cette civilisation encore mal connue. De retour à Trujillo, nous allons parcourir le centre ville historique situé autour de la plaza de armas et à peu de distance de l’hôtel. La rue de l’hôtel est remplie de stands temporaires d’artisanat ce qui favorise les dépenses de souvenir (nappe en coton , pena, etc…). Ce soir là, nous faisons un repas dans un restaurant chic de la rue Pizarro.

Samedi 24 Juillet : A 7h40, départ en voiture privée pour Chiclayo. Comme tous les jours, brume et fraîcheur sont au rendez-vous. Nous empruntons la panaméricaine direction nord. A environ 40 km de Trujillo, nous la quittons pour rejoindre un site archéologique nouvellement ouvert aux visites. Il s’agit de la Huaca de Cao au musée créé en 2009 à la suite de la découverte d’une magnifique tombe d’une femme de haut rang de la civilisation Chimu. Le musée très sobre, en béton brut, conserve les trésors découverts dans une pyramide située à proximité immédiate de l’océan. Comme à la Huaca de la luna, de nombreux bas-reliefs présentent des motifs géométriques et des représentations du dieu égorgeur et de poissons. Des échafaudages de protection permettent de maintenir en état les restes de tombes o�� de nombreuses pièces de poterie et des bijoux ont été retrouvées de même que des momies bien conservées regroupées dans le musée nouvellement installé grâce à des fonds allemands. Après la visite du site, nous continuons par celle du musée où ont été rassemblées les pièces essentielles découvertes lors des fouilles. Les salles à la lumière parfaitement adaptée, jouissent d’une magnifique mise en valeur des objets d’orfèvrerie, des tissus multicolores souvent associés à des plumes d’oiseaux d’Amazonie trouvés dans les différentes couches de la pyramide principale. Nous reprenons ensuite la route de Chiclayo en traversant de nombreux villages où la principale industrie est la riziculture. Avant midi, nous nous dirigeons vers Zana, ancienne ville coloniale importante pillée au XVIIème siècle par les pirates anglais . Il reste les vestiges de nombreuses églises qui sont devenus le repaire de vautours. A l’importance de la taille de ces monuments, on s’imagine quel pouvait être le rôle de cette cité dans le commerce local et dans l’exportation vers l’Espagne des produits agricoles locaux tels que la canne à sucre dont la culture est toujours essentielle pour la région. Midi approchant la recherche d’un restaurant s’est confirmée mais a été contrariée par la crevaison d’un pneu sur notre van. Cela nous a permis de nous attarder dans un village et d’y voir la vie s’y dérouler en particulier autour d’un puits qui semblait être la seule source d’eau possible. Après le repas pris dans un restaurant local où nous avons goûté un excellent canard cuisiné aux haricots blancs, nous nous sommes rendus au site où a été trouvé la tombe du « Seigneur de Sipan », l’équivalent au Pérou de la tombe de Toutankhamon pour l’Egypte. Comme pour les sites précédents, nous voyons émerger des buttes qui constituent souvent le seul relief dans le paysage et qui sont en réalité les restes de pyramide de brique en partie effondrée. C’est dans l’une d’elles, la Huaca Rajada, qu’ont été découvertes les tombes inviolées de riches personnages datant de 1750 ans et appartenant à la civilisation moche. Une reconstitution permet de voir les tombes telles qu’elles ont été découvertes en 1987. L’intérieur des tombes constitué en plus des corps, d’objets nécessaires à la vie dans l’au-delà et même de personnes sacrifiées lors de l’enterrement du propriétaire, a été installé dans un musée à Lambayeque ouvert en 2002. Après cette série de visites, nous rejoignons l’hôtel Inti à Chiclayo en s’arrêtant en ville à la promenade des Muses, dont notre guide était très fier mais qui, pour nous, par ses statues et monuments pseudo romains semblait très kitsch. Situé en plein centre, notre hôtel nous a permis de visiter la partie la plus pittoresque constituée bien entendu par la plaza mayor dominée par la cathédrale. Ce soir-là, il nous a fallu près d’une heure et demie pour se décider sur un restaurant qui a plu à nos papilles puisque nous y sommes retournés le lendemain soir.

Dimanche 25 Juillet : Grasse matinée, départ à 9heures. Nous commençons nos visites par celle du marché aux sorciers. En effet, le chamanisme est encore très vivant au Pérou et les ingrédients nécessaires aux cérémonies se trouvent rassemblés dans ce lieu. On trouve ainsi plantes hallucinogènes, peaux de bêtes sauvages, squelettes et gris-gris en tout genre. Par la route ensuite, nous rejoignons Tucume aux 26 pyramides disséminées dans la plaine. Le musée regroupe les découvertes récentes faites en particulier dans la Huaca Larga, la plus grande construction en adobe du monde. Nous montons ensuite sur un belvédère d’où nous pouvons avoir une vue panoramique sur les amoncellements de briques, restes des pyramides de la civilisation sican. Nous rejoignons, pour midi, Lambayeque afin de visiter, après le déjeuner, le musée des tombes royales de Sipan où ont regroupées toutes les découvertes des sépultures du seigneur de Sipan, de son aïeul et du grand prêtre qui appartenaient à la civilisation moche du début de l’ère chrétienne. Le monument reprend la forme des pyramides moche et la couleur du sang tellement présent dans la vie telle qu’elle a été représentée sur les poteries très détaillées découvertes dans les tombes. La visite se fait en descendant. Tous les aspects de la civilisation moche sont présentés à partir des œuvres trouvées. Céramiques, tissus, orfèvrerie représentent la vie religieuse, politique, militaire avec les vainqueurs et les vaincus. Les squelettes sont présentés avec les ornements (pectoraux en or, ceintures, armes etc…) qui les ont accompagnés lors de leur dernier voyage. Cela se termine par une reconstitution animée de la cour du vieux seigneur. Toutes les explications nous ont été données par notre guide Pedro. Vers 16h nous retournons à l‘hôtel Inti afin de préparer les bagages simplifiés que nous emporterons avec nous dans le lodge amazonien. Papa part faire quelques photos dans le centre historique afin de profiter d’un éclairage différent . Pour le dîner, nous retournons au Campero chicken où chacun se régale. Nous nous couchons tôt après avoir reçu par anticipation le petit déjeuner en prévision de notre départ très matinal.

Lundi 26 Juillet : Réveil 4h. En effet, ce matin nous prenons l’avion pour nous rendre à Puerto Maldonado dans l’est du Pérou. Nous changeons d’avion à Lima et faisons ensuite escale à Cuzco. A 5 heures, le guide est à l’heure mais le chauffeur est un peu en retard .Le vol (Airbus A319-Lan Peru) pour Lima est à 6h10. Il faut payer des taxes aéroportuaires avant l’embarquement. Après 70 minutes de vol, nous arrivons à Lima pour un transit d’environ 2h passées à faire les boutiques très coûteuses de l’aéroport. Le vol de 55mn pour Cuzco est splendide en raison du survol des Andes sous un soleil magnifique. L’escale d’une trentaine de minutes nous permet de faire connaissance visuellement avec Cuzco que nous visiterons à notre retour d’Amazonie. Après 35 minutes de vol, nous nous posons à Puerto Maldonado, 250 mètres d’altitude. Nous nous attendons à une chaleur importante surtout qu’il est 13 heures à notre arrivée. Nous rejoignons l’aéroport à pied en traversant le tarmac. Nous sommes un peu surpris par la température trop agréable à note goût (27°). Le TO local nous attend avec un bus très coloré aux sièges en bois, sans vitres tout à fait adapté aux conditions climatiques locales. Nous traversons une ville aux basses maisons de bois. L’essentiel du transport s’effectue avec des mototaxis. L’atmosphère nous rappelle celle des villes des trappeurs et de contact multiculturel. Les indiens des Andes et les indiens de l’Amazonie se croisent . Nous déposons l’essentiel de nos bagages dans les locaux de l’agence qui possède le lodge où l’on va séjourner durant 2 jours au bord du Madre de Dios, un affluent de l’Amazone. Ensuite, le bus nous conduit au port fluvial où l’on embarque sur une longue pirogue pour rejoindre notre base à 90 minutes de navigation en aval. Puerto Maldonado est une ville en constante évolution, point de rencontre entre des peuples en constante hostilité depuis des lustres. Au fil du fleuve, nous découvrons la manière de vivre des garimperos, chercheurs d’or- orpailleurs qui fouillent le fleuve à la recherche d’éventuelles pépites qui pourraient les sortir de la misère, en polluant l’eau par l���utilisation de mercure. La pêche est interdite, en principe, en raison de cette pollution. A 15h, nous abordons au ponton situé au pied du lodge qui nous hébergera 2 nuits. Construit avec des matériaux locaux (bois, palmes, etc…), il est fait de bungalows sur pilotis construits autour d’un bâtiment central au milieu d’une végétation tropicale luxuriante. Les fortes précipitations ont conduit à protéger par des toits en palme les liaisons piétonnes surélevées disposées entre les bâtiments centraux et les paillottes confortables qui nous hébergent. Chacune possède une véranda dotée de rocking chairs et de hamacs qui feront la joie des enfants et même des plus grands. En raison de la chaleur, les murs y sont à claire-voie . Après dépose des bagages, nous allons vite déjeuner car l’heure avance et à 16 heures, nous entamons une promenade à l’île des singes. Nous abordons une plage sablonneuse située en face du lodge, où le guide nous fait les recommandations d’usage avant de s’enfoncer dans la forêt tropicale, en particulier de ne pas s’éloigner du sentier balisé et de ne pas s’approcher de la végétation qui peut s’avérer dangereuse. Les bruits de la forêt se font de plus en plus entendre, cris de singes, chants d’oiseaux, vent dans le feuillage d’arbres immenses qui obscurcissent la lumière dès lors que l’on rentre sous le couvert. Après quelques minutes de marche, nous voyons, tout d’abord assez haut dans les branchages puis de plus en plus près de nous, des colonies de singes de différentes espèces qui semblent très habitués à la présence humaine. En effet, notre guide porte avec lui un sac rempli de bananes qui serviront à les attirer. Ainsi il sera plus facile de photographier ces singes que la plupart n’a vu que dans des zoos. Nous verrons ainsi quatre espèces différentes dont des capucins blancs qui viendront à tour de rôle se laisser photographier et approcher. Nous restons ainsi une heure à traverser la forêt avant de rejoindre la rive du fleuve que nous retraversons en pirogue. Nous finissons la fin de l’après midi au bar du lodge qui comporte baby foot, ping pong pour l’amusement de tous. Après le dîner, nous discutons avec des canadiennes au sujet de nos circuits réciproques et nous comparons nos expériences réciproques en particulier sur la qualité des agences de voyages. D’après les dire de chacun, nous avons fait un bon choix car jusqu’à présent, les prestations promises sont tenues et la qualité de celles-ci est respectée. A 20 heures, nous embarquons sur une pirogue afin d’aller à la rencontre des caïmans le long des rives du Madre de Dios. A la lueur d’une puissante torche, le guide recherche les reptiles mais nous n’en croiserons que deux ou trois de petite taille. La fraîcheur humide s’est installée ce que l’on avait pas prévu pour dormir et il a fallu rassembler des couvertures pour passer une nuit tranquille au sommeil réparateur.

Mardi 27 Juillet : Lever à 6 heures mais le réveil a été bien plus matinal en raison des cris des différents animaux qui peuplent les environs. La toilette a été rapide car la chaleur amazonienne n’est pas là. A 7 heures, nous entamons une visite de la forêt qui entoure le lodge. Le guide nous présente tous les aspects de cet écosystème tant au niveau des fleurs, des arbres , de la vie animale tant terrestre, nautique qu’aérienne. Durant près de 2 heures nous nous enfoncerons dans la jungle sous un couvert oppressant en raison de la hauteur des arbres, de l’impossibilité de quitter le sentier sans disparaître dans une végétation envahissante et quelquefois dangereuse. La saison sèche fait que l’humidité n’imprègne pas nos vêtements comme on peut l’imaginer. Le soleil perce la canopée et vient éclaircir le sol où les fourmis processionnaires portent sur des distances importantes des déchets de feuille pour alimenter leur nid. Nous rejoignons un petit lac après avoir traversé un marigot sur un pont de liane. Un mirador d’une vingtaine de mètres de haut permet d‘admirer la vie lacustre: plantes, oiseaux, petits mammifères, reptiles. C’est le seul endroit qui permet d’avoir une vue étendue sur la forêt. Après la vue d’en-haut, nous montons dans une petite barque pour faire le tour du petit lac et approcher au plus près la vie aquatique en particulier nous pourrons voir un petit caïman qui viendra frôler notre embarcation. Nous retournons au lodge par un autre sentier ce qui nous permet d’observer d’autres éléments vivants de la forêt amazonienne en particulier des singes plus sauvages que la veille. Le guide nous montrera comment faire des flèches à partir de branche de certains arbres et des arcs de certaines lianes. Il nous fera également goûter des plantes comestibles bien utiles à connaître si l’on se perd dans cette immensité. De retour à 11 heures, nous nous préparons pour aller à la piscine, intérieure pour faciliter son entretien et son utilisation à la période des pluies. Hélas, la fraîcheur de l’eau refroidira l’ardeur même des plus jeunes. Après le repas pris sous forme de buffet ce qui permet à tous de trouver son bonheur, nous nous reposons dans les hamacs jusqu’à 15h30, heure de reprise des activités. Cette après midi nous partons jusqu’à un marigot où vit une troupe de caïmans . Lorsque nous parvenons à ce petit étang entouré par la forêt, un guide a préparé un petit banquet pour nos hôtes constitué de pièces de viande posées sur des planches. Petit à petit, l’eau est percée par des yeux globuleux de plus en plus nombreux et gros. En effet, les petits sont envoyés en éclaireur mais ce sont les plus gros qui sortiront les premiers de l’eau pour s’approcher du festin. Craintifs, ils sont, mais affamés encore plus ce qui fait que bientôt les pièces de viande sont l’objet de convoitise de la part des anciens qui ne laisseront que des miettes aux jeunots. Cela permet de faire crépiter les appareils photos. Après avoir assisté à une heure de festin où viendront se mêler quelques oiseaux chapardeurs, nous rejoignons notre hébergement pour profiter d’un apéritif bien mérité, pour les uns, du baby foot pour les autres.

Mercredi 28 Juillet : Aujourd’hui fête nationale au Pérou. Lever 6 heures après une nuit toujours aussi froide pour le lieu . Ce matin est prévu notre retour à Cuzco par avion mais l’heure du vol n’est pas connue ce qui semble le cas pour l’ensemble des hôtes qui quittent le lodge. Tous les vols partent en fin de matinée. Après le petit déjeuner et le rassemblement des bagages, nous embarquons sur notre pirogue direction Puerto Maldonado. Temps ensoleillé qui se réchauffe au fur et à mesure que la matinée avance. Nous croisons ou doublons des longues pirogues étroites sensiblement semblables à la nôtre qui constituent le seul moyen de transport disponible sur le fleuve. Celui-ci est à un bas niveau puisque nous sommes à la saison sèche dégageant ainsi de vastes plages de sable. Sur les rives, nous apercevons quelques villages de cases qui vivent de l’agriculture et de l’élevage de porcs et de volaille. A l’arrivée au port, c’est l’effervescence autour des bacs assurant le passage de la rvière. Bientôt, un pont, en construction, franchira le Madre de Dios pour faciliter les échanges entre la Selva péruvienne et la Bolivie. Nous rejoignons les bureaux de l’agence et récupérons nos bagages. Nous traversons de nouveau la ville en direction de l’aéroport en passant par de fréquents chantiers routiers, preuve que la région est en pleine révolution en voulant développer le tourisme par la création de voies désenclavant le bas Pérou depuis l’altiplano. A l’aéroport, les deux heures d’attente seront occupées à farfouiller dans les petites boutiques d’artisanat mettent en valeur la production régionale autour des plumes d’oiseaux multicolores, de bois sculptés représentant la faune tropicale. A 11h30, décollage pour 35 mn de vol en direction de Cuzco. Nous survolons tout d’abord la forêt amazonienne coupée par les méandres des rivières à la couleur sable qui finiront toutes dans l’Amazone quelques centaines de kilomètres en aval. Les dernières minutes de survol , nous les passons au-dessus de hauts sommets entourant la capitale des Incas. A notre arrivée, nous avons la déception de récupérer une valise abîmée et malgré note demande via notre guide, Lan Peru ne veut pas en tenir compte pour un éventuel dédommagement. Elle finira quand même le voyage avec quelques attentions de notre part. Nous allons directement à l’hotel Casa de Campo, situé sur les hauteurs dans le quartier san Blas, très pittoresque avec ses vieilles maisons coloniales et ses boutiques de peintres. L’étroitesse des rues fait que nous sommes obligés de porter nos bagages pour atteindre notre hébergement. Nous y déposons nos affaires, puis allons à la recherche d’un restaurant que nous trouverons vite car le quartier en est bien pourvu. San Blas est l’endroit à la mode qui réunit une bonne partie des commerces et activités liés au tourisme. Ici, nous trouvons en effet beaucoup plus de touristes qu nulle part ailleurs au Pérou. Après le repas pris dans un restaurant siège d’une association caritative, nous retournons à l’hôtel afin de refaire les bagages et de se reposer un peu avant de plonger dans les visites du quartier historique. A 3300 m d’altitude, les montées sont rudes d’autant que les rues sont ponctuées de marches aux pavés restaurés. Nous descendons jusqu’à la plaza de armas, centre historique de la capitale des Incas. Toutes les constructions ont des soubassements faits d’anciens murs incas que les Espagnols n’ont pu ou pas voulu détruire. L’assemblage des pierres aux magnifiques jointures laisse perplexe sur la méthode de construction et le temps pour parvenir à de tels résultats. Sur notre chemin, nous nous arrêtons à des centres d’artisanat le plus souvent installés dans de vieilles demeures coloniales où s’amoncellent quantités de tricots multicolores, ponchos, bonnets couvrant les oreilles , flûtes de Pan et autres produits de l’artisanat des Andes faits en laine de lama, ou d’alpaga. Une autre spécialité de Cuzco est la peinture qui se vend dans de nombreuses boutiques des quartiers touristiques. La plaza de armas est bordée de maisons à arcades, de la cathédrale et la Compania, église des Jésuites. Comme c’est la fête nationale , une prise d’armes avec fanfare a lieu lors de notre passage ce qui a rassemblé une foule importante essentiellement formée de Péruviens. A la tombée de la nuit, nous continuons notre découverte de la vieille ville en parcourant de nombreuses places où sont situés les musées principaux et des églises de l’époque coloniale tel la Merced et San Francisco. De retour à l’hôtel nous nous arrêtons dans un petit restaurant au menu touristique à 10 soles qui fera la joie de tous.

Jeudi 29 Juillet : Après un réveil à 8 heures, nous prenons le petit déjeuner dans une salle de l’hôtel qui domine toute la ville éclairée par un très soleil - Nous profitons ainsi de la vue avant d’entreprendre avec notre guide Luis , la visite expliquée du centre historique que nous avions découvert la veille par nous-mêmes. Nous traversons la place san Blas puis nous nous dirigeons vers le monastère Santo Domingo qui s’est intégré dans le temple du soleil inca (Qoricancha). Nous goûtons aux tamales, spécialité culinaire péruvienne à base d’épi de maïs. Nous passons par la plaza de armas avant d’attaquer la montée qui nous mène au site de Sascahuayman . 40 minutes d’effort soutenu pour atteindre le temple inca, souvent présenté comme une forteresse en raison de sa triple enceinte. Une grande esplanade permettait d’y faire des fêtes religieuses associées au culte du soleil. Les constructions cyclopéennes laissent perplexe quant au mode de construction sachant que certaines pierres pèsent plus de 130 tonnes. Nous continuons ensuite notre marche jusqu’à Q’enqo, autre site inca où des manifestations religieuses se déroulaient. Nous retrouvons notre minibus chargé de nos bagages pour continuer nos visites dans la Vallée Sacrée des Incas. Prochain arrêt : Pisac, village situé sur la rivière Urubamba. Nous déposons nos bagages dans un petit hôtel local qui nous hébergera pour la nuit. C’est très rustique et rudimentaire. La patronne, très aimable tient également une petite boutique et un restaurant où nous mangerons le soir. Pour l’instant, nous reprenons le minibus pour aller déjeuner au pied du site inca. Nous le visitons en début d’après midi après une montée en bus d’environ 20 minutes. Dominant la vallée, la forteresse de Pisac est bâtie à partir de terrasses de soutènement , en plusieurs parties établies sur la crête d’une montagne. Une partie administrative complète les parties militaires et religieuses . Un chemin relie ces différentes parties et emprunte même un tunnel. A son débouché, on profite d’un admirable panorama sur le centre cérémoniel : l’Intiwatana qui possède également des constructions pré incaïques repérables au fait d’un appareillage de pierres différent . Nous continuons la descente en passant par des tours de guet protégeant d’une possible intrusion la citadelle. Toute la montagne est dotée de terrasses au fonction agricole. En arrivant au village dans la vallée après près de deux heures de promenade, nous traversons le marché assurant la vente des produits d’artisanat local pour les touristes et des produits de consommation courante pour les locaux en particulier pommes de terre, base de la nourriture péruvienne. De retour à l’hôtel, papa abandonne sa petite famille qui demande à se reposer , afin de retourner déambuler dans le village et son marché. A 18h45, nous prenons un excellent souper préparé par note hôte composé d’une soupe de légumes, de nouilles et de poulet.

Vendredi 30 Juillet : Départ prévu à 8h45, nos chauffeur et guide venant de Cuzco. Durant cette attente, notre hôte nous déguise avec les vêtements servant aux fêtes religieuses où se mêlent christianisme et croyance inca. Masque , bonnet, chapeaux, vestes chatoyants sont mis à notre disposition pour immortaliser notre passage dans son établissement. Nous nous imaginons défilant au son des tambours, flûtes et autres cymbales à l’occasion des fêtes religieuses accompagnant les périodes importantes des cultures. Après cet intermède et avoir remercié notre hôte pour son accueil, nous reprenons le fil de nos visites dans la vallée sacrée en rejoignant Moray et ses terrasses agricoles circulaires établies sur l’altiplano dans une cuvette naturelle. Elles auraient servi pour tester des cultures de maïs en raison des microclimats créés à leurs différents niveaux. Actuellement, les hauts plateaux permettent la culture du blé et l’élevage du mouton. Après avoir traversé le village de Maras où il reste de nombreux vestiges de époque coloniale espagnole, nous descendons vers la rivière Urubamba, qui a permis le développement d’un grenier agricole en raison de la présence de l’eau et d’un climat favorable. Dominant le fond de cette vallée, dans une échancrure de celle-ci nous visitons les salines de Maras, où depuis la période pré incaïque, l’évaporation endiguée d’une eau fortement minéralisée permet le ramassage d’un sel servant aux hommes et aux animaux. 4000 bassins appartenant aux habitants de Maras sont travaillés afin d’en tirer un sel servant à l’alimentation humaine et animale. Toute l’extraction s’effectue à la main. Un petit magasin permet aux touristes de s’approvisionner en divers produits dérivés. Nous rejoignons ensuite Ollentaytambo, petit village placé à un défilé du rio Urubamba. Ce fut le lieu d la dernière victoire des Incas sur les Espagnols. La ville conserve le plan d’origine et bon nombre de maisons réutilise le soubassement en pierre datant des constructions incas. Les rigoles servant à l’alimentation en eau sont toujours utilisées de même que le pavage des chemins. Nous déjeunons dans un petit restaurant situé sur la plaza de armas. A 14h le guide vient nous chercher pour la visite de la forteresse qui se dresse en surplomb de la ville. Nous arrivons dans les premiers et après les explications de Luis sur l’histoire de la cité et les différents sites que nous découvrons depuis le pied du site , nous escaladons les terrasses qui équipent toute la pente jusqu’au sommet où se situe le sanctuaire , lieu des cérémonies religieuses et de sacrifices de lamas. Comme de nombreux sites incas, celui-ci n’était pas terminé et des blocs de roche en cours de déplacement sont encore visibles sur des rouleaux de pierre. Sur la montagne en face, nous apercevons les entrepôts servant à garder les récoltes en particulier la maïs et les prisons. A 15h 30, nous nous rendons à la gare déposer nos bagages en consigne chez un commerçant afin de pouvoir continuer notre promenade dans le village jusqu’à l’heure de départ du train qui nous mènera à Aguas Calientes. Nous prenons congé de Luis et du chauffeur jusqu’à notre retour. Le train est annoncé à 19h30 et d’ici là nous remontons jusqu’au village afin de profiter des boutiques d’artisanat situées à l’entrée du site inca et des ruelles aux maisons anciennes . Nous patienterons presque 2 heures à la gare avant de monter dans le train qui nous conduit à Aguas Calientes. Arrivés là bas 2 heures après , nous attendons en vain notre guide et connaissant le nom de l’hôtel, nous nous y rendons par notre propre moyen. Nous trouvons là notre guide Raul qui nous présente le programme du lendemain. L’hôtel Pachacutec est situé dans la rue du même nom, pratiquement la rue la plus commerçante du village créé de toute pièce pour servir d’accès au Machu Picchu. Les chambres qui nous sont attribuées sont d’un style kitsch rappelant les hôtels chinois. Une chambre donnant sur la rue très animée jusqu’à tard dans la nuit empêchera une bonne nuit pour leurs locataires. Quant à la seconde, elle est dans le couloir très passant , gênant également un sommeil réparateur, en raison du réveil matinal des touristes se rendant au Machu Picchu.

Samedi 31 Juillet : Nous avons rendez-vous directement à l’entrée du Machu Picchu avec Raul qui y monte à pied tous les samedis. Afin d’être à l’heure, nous quittons l’hôtel vers 8h pour nous rendre au départ des bus navettes qui montent les touristes à l’entrée du site. Nous y arrivons vers 9h sans avoir attendu. Les touristes préfèrent partir aux aurores afin de pouvoir gravir le Huayna Picchu dans les 400 premiers. Sinon c’est impossible. Nous ne comptions pas faire cette excursion en raison des risques de vertige possible. A 9h 30 comme prévu, notre guide arrive et nous entamons la visite d’un site que nous avions déjà commencé d’admirer. Malgré que nous le connaissions par des films, des photos et des lectures, il s’avère que le cadre et l’atmosphère qui s’en dégagent, sont encore plus merveilleux que dans l’imaginaire. Une excellente luminosité que ne trouble aucun nuage permet à chacun de faire crépiter les appareils photos , même si les clichés réalisés sont tous connus et rabâchés. Raul nous fera faire le grand tour des vestiges très bien conservés et admirablement mis en valeur. De plus, des gardes empêchent tout dépôt quelconque d’ordures et même d’accéder à des endroits sensibles pour leur fragilité. De plus, afin de ne pas laisser de graffitis, certains murs ne sont plus accessibles ce qui permet d’éviter des dégradations préjudiciables à la conservation des lieux . Nous parcourons pendant plus de 4 heures les différents niveaux de terrasse et de bâtiments où se déroulaient les cérémonies. Que des hypothèses nous sont présentées sur l’utilité du lieu : lieu de repos de l’Inca, forteresse , etc…. Raul nous laisse finir la visite l’après midi. Nous pique-niquons ce qui est théoriquement interdit dans l’enceinte du site. Ensuite, nous allons par un sentier vertigineux à flanc de montagne qui mène jusqu’au pont de l’Inca, pont de bois jeté sur le vide servant à la protection, en cas d’invasion, en ôtant les planches disposées sur quelques mètres. Pour en assurer la sécurité, à l’entrée du chemin il est nécessaire d’inscrire son nom sur un cahier complété par l’heure d’entrée. Au retour, on note son passage à cette cabane où un préposé veille. Si le soir , il manque des signatures….. Ayant du temps avant de redescendre dans la vallée, maman et moi s’engageons dans le chemin de la porte du soleil qui est une partie du trek du chemin de l’inca qui mène à Cuzco. Cela permet de dominer le site et d’avoir ainsi une vue panoramique sur l’ensemble des constructions et des terrasses qui descendent très bas dans la vallée. Certaines ne sont pas encore déblayées de l’amoncellement de végétation tropicale accumulée en six siècles. Les enfants ne nous ont pas suivis dans ce chemin où nous croisons pas mal de randonneurs. Plus on avance dans la journée moins le site est rempli par les hordes de touristes. Vers 15h 30, nous reprenons la navette pour rejoindre Aguas Calientes où nous irons manger dans un restaurant dominant la route voie ferrée. Nous ferons la connaissance d’une famille franco britannique avec qui nous partagerons nos expériences péruviennes. Après cette rencontre, nous retournons récupérer nos bagages à l’hôtel sans avoir oublier de faire le tour des boutiques d’artisanat qui essaiment dans le centre du village autour de la gare. Vers 18h45, nous sommes dans la salle d’attente où s’entassent des centaines de touristes rejoignant Cuzco ce que nous ferons à 23h15 après avoir retrouvé notre chauffeur à Ollentaytambo. Nous rejoignons notre hôtel où nos chambres n’avaient pas été réservées, mais en quelques minutes un arrangement a été trouvé et nous avons pu nous installer pour récupérer d’une journée bien chargée.

Dimanche 1 Août : Lever 8heures, maman commence par refaire les bagages après le petit déjeuner. A 10h15, nous partons à notre rythme visiter de nouveau la ville . Le temps est superbe mais frais. Nous retournons vers la place san Blas et l’église de Santo Domingo qui abrite le temple du soleil des empereurs incas. Mais en cette matinée, elle est fermée et nous y retournerons l’après midi. Nous visitons le musée historique régional installé dans la maison natale d’un des premiers colons né d’une mère indienne et d’un père espagnol. Il écrivit une chronique sur l’histoire du peuple inca. Ce musée présente nombre de peintures de l’école cuzquénienne ainsi que des vestiges des différentes cultures de la région. Après le repas pris à proximité de la plaza de armas sur Plateros, nous nous rendons à l’église de la Compagnie construite sur les fondations d’un ancien palais inca comme bon nombre de bâtiments de l’époque coloniale. Magnifiques retables rehaussés d’or . En montant à l’étage, nous avons une belle vue d’ensemble sur la plaza de armas. Nous quittons l’église en empruntant la calle Loretto en longeant le monastère santa Catalina dont les soubassements des murs sont d’époque inca pour rejoindre le monastère santo Domingo et le temple du soleil. Celui-ci était un dépôt d’or en plus d’être le lieu principal des cérémonies religieuses présidées par l’Inca. Le cloître principal a été reconstruit après le tremblement de terre de 1650 qui a pratiquement rasé tous les bâtiments construits dès la prise de la ville par les Espagnols en 1534. Il y a mélange des deux types de construction: inca et hispanique avec enchevêtrement des chapelles des 2 religions. Des restes de l’empire inca sont présentés de même que de nombreuses peintures de l’école de Cuzco du XVII ème siècle. Du jardin s’étendant au pied du monastère, nous avons une excellente vue sur le temple du soleil (Qoricancha) aux murs circulaires. Nous continuons notre pérégrination à travers le vieux Cuzco avant de rejoindre notre hôtel vers 16h30 afin de profiter depuis les terrasses de la magnifique vue sur les toits roses. C’est le moment pour lire et envoyer des mails afin de rester en contact avec la famille . Grâce à Internet, la punition des cartes postales est en voie d’extinction !!! Vers 19h , nous retournons au restaurant situé sur Canchi Pata où nous avions dîné pour 10 soles chacun lors de notre Ier passage.

Lundi 2 Août : Lever à 6 heures pour un départ à la gare de bus à 7. Pour rejoindre le minibus, nous devons porter nos bagages car celui-ci ne peut pas tourner dans la rue minuscule desservant l’hôtel. Nous traversons la ville en passant devant la statue de Pachacutec, l’Inca du XVème siècle qui développa le plus l’Empire par ses constructions et ses conquêtes. La gare routière est une sorte d’aérogare où sont concentrées les lignes de bus desservant une grande partie du sud Pérou. La cour peut recevoir une vingtaine de bus d’où descendent des voyageurs fatigués par de longs trajets de nuit réalisés le plus souvent, quand même, dans de bonnes conditions de confort. Aujourd’hui, nous rejoignons Juliaca où nous attend l’équipe qui nous mènera jusqu’au lac Titicaca, nom qui fait la joie des enfants et qu’ils attendent de voir avec impatience. Départ du bus à deux étages à 8h10 après s’être acquitté de la taxe routière de 1 sole. Nous sommes installé à l’étage en première ligne ayant ainsi une vue bien dégagée sur les paysages et la route. Nous longeons tout d’abord la piste de l’aéroport avant de traverser la banlieue puis de remonter le cours du rio Vilnacota . La montée au col de la Raya s’effectue en 200 km pour grimper de 1000m. Nous atteindrons ainsi les 4338m. Nous traversons quelques villages dont Sicuani où nous voyons les femmes en tenue locale très colorée, venues au marché quotidien. Elles portent le chapeau traditionnel en forme de melon des hauts plateaux andins. Au col, le bus s’arrête afin de nous permettre de nous accoutumer à l’altitude et de profiter des stands d’artisanat tenues par les femmes de la région. Bonnets, ponchos, couvertures multicolores sont l’objet de tractations commerciales enfiévrées mais dans une moindre proportion que dans certains pays d’Afrique. Nous profitons d’un paysage grandiose de haute montagne où le moindre sommet culmine à 5000 m. Même à de telles altitudes, la neige est peu présente. La route est suivie par la voie de chemin de fer très peu utilisée en raison de son exploitation par une compagnie (l’Orient Express) qui impose des tarifs prohibitifs. Nous pique-niquons dans le bus en redescendant le col- côté Puno. Nous sommes maintenant sur l’altiplano, vaste étendue herbeuse où paissent des troupeaux d’ovins et de lamas que nous voyons enfin en grand nombre. Vers 14h30, nous arrivons à Juliaca, ville principale de la région où nous montons dans un minibus pour rejoindre la presqu’île de Capachica où nous attendent nos hôtes puisque ce soir nous dormons chez l’habitant. La route nous semble longue d’autannt que notre chauffeur en voulant faire des exploits se plante légèrement ce qui nous fait perdre une petite demie heure, le temps de remettre le véhicule sur ses quatre roues. Nous passons sur l’ancien site du lac Titicaca qui s’est asséché et qui constitue maintenant des terres agricoles et d’élevage. C’est terriblement plat sur plus de 50 kilomètres avant d’atteindre les bords actuels du lac et la presqu’île rocheuse qui le surplombe. La région est en plein développement dirigé vers le tourisme. La route, actuellement une piste, est en voie de goudronnage afin d’en faciliter l’accès depuis Juliaca et Puno. La route monte pour dominer le lac et atteindre le petit village de Llachon où nous allons passer la nuit. Nous sommes attendus par nos hôtes sur la place du village .Il s’agit d’un couple de vieux paysans qui ont transformé leur petite ferme en maison d ‘hôte grâce à une association qui a mis en relation les habitants qui se sont regroupés à des tours opérateurs. Nous occuperons 2 chambres au confort très sommaire sans eau ni toilette, celle-ci étant située dans une cabane …...au fond du jardin. Nous sommes équipés pour pouvoir supporter une nuit très fraîche, maman ayant prévu polaires et Damart. Le matelas semble confortable mais la couverture pèse une tonne….Nous passons un petit moment avec nôtre charmant couple d’hôte qui nous fait visiter sa maison de couleur ocre et les appentis de la ferme où sont rangés les quelques ustensiles servant aux travaux des champs et où sont entreposées les récoltes de fourrage et de blé. Les enfants sont un peu effarouchés par les conditions de vie au bord du lac, ce qui nous rappelle la vie à la campagne chez nous d’il y a 50 ans dans des lieux reculés de montagne. Une visite surprise, Walter notre TO vient prendre de nos nouvelles et s’enquérir du bon déroulement du circuit. Nous passons quelques instants ensemble à lui raconter les excellents moments que nous avons passés depuis notre départ et lui rapporter la bonne qualité des prestations. Après s’être équipé de vêtement un peu plus chaud, nous partons à la découverte des bords du lac qui s’étale en contrebas du petit hameau où nous logeons. Malgré l’altitude (3800m ), la végétation est importante avec des bosquets d’arbre et des cultures qui descendent jusqu’à la rive. Des roseaux (totora) occupent une bonne partie des plages et servent à l’alimentation du bétail. Anciennement ils étaient utilisés à la confection des embarcations servant au transport et à la pêche sur le lac mais cela tend vraiment à disparaître , les bateaux qu nous verront étant principalement en bois ou en plastique. Quelques petites jetées en pierre permettent d’accrocher ces barques de même que les unités plus grosses servant au transport des touristes pour la visite des îles. A la nuit tombante, nous retournons chez notre hôte pour revêtir des costumes traditionnels à la grande joie de la grand’mère. C’est l’occasion de faire quelques photos rigolotes. Pour le souper, nous sommes conviés au restaurant de l’association locale qui organise l’hébergement des touristes. Nous dégusterons soupes et plats locaux qui ne feront pas toujours la joie des enfants. C’est encore l’occasion de vêtir les costumes locaux encore portés par les femmes âgées tous les jours et par les hommes, lors des festivités.

Mardi 3 Août : Lever à 7h, après une nuit que l’on pensait plus fraîche. Les maisons traditionnelles en adobe conservent bien la chaleur emmagasinée durant les chaudes journées d’autant que le vent froid n’a pas soufflé, ce que nous avions craint. Malgré tout, il a fallu pour certains se rendre aux toilettes durant la nuit et là ce fut une petite expédition (froid + nuit sans éclairage) !!! Pour la toilette, notre hôte nous apporte 2 cuvettes d’eau chaude. Quant au petit déjeuner, il est servi dans la cour de la ferme à l’extérieur. Il doit faire 5° !!! mais tout se passe bien et les bagages sont emmenés au bateau sur le dos de mulets. Nous quittons nos hôtes en leur remettant quelques petits cadeaux pour les remercier de leur chaleureux accueil. Nous descendons au petit port où nous attend notre bateau, une embarcation pour 28 personnes où nous serons les seuls occupants avec le capitaine et notre guide. Direction l’île de Taquile, 55 minutes de traversée sur une eau calme et un temps radieux. Le soleil réchauffe vite l’atmosphère. Nous quittons rapidement la côte où la vie pastorale s’éveille, pour rejoindre l’île et le petit port de la côte orientale. L’île est toute en longueur et relativement montagneuse. Il faut grimper un sentier tracé entre les champs séparés par des murets de pierre sèche. Nous passons sous des arches qui délimitent les 6 différentes communautés qui composent administrativement l’île. Après une petite heure de marche en côte qui nous permet d’admirer l’étendue du lac en direction de la Bolivie et de la Cordillère Royale, nous atteignons le village central où se déroule la fête des moissons à l’occasion de la St Jacques. Durant une dizaine de jours, il y a rassemblement de toutes les communautés de l’île pour fêter la fin des cultures. Les autorités masculines et féminines président ces festivités qui consistent en des danses traditionnelles réalisées en costumes folkloriques. Un alcool local est servi à ces autorités qui portent chacunes la chusca, le petit sac de toile où sont transportées les feuilles de coca. Chaque communauté dispose de vêtement typique et différent. Le bonnet long est porté par les hommes. Une de leurs occupations principales est le tricot en plus de vaquer aux travaux des champs et à l’élevage des ovins. Toutes ces festivités se déroulent sur la place centrale où se trouve également un centre artisanal communautaire. Les petits stands regorgent des différents articles réalisés à partir de la laine de lama, les moins chers, d’alpaga, plus coûteux la laine de vigognes est introuvable car trop coûteuse. Après le rituel des achats, nous nous rendons dans un petit restaurant lui aussi communautaire où nous mangeons, pour certains bien sûr, la truite du lac élevée en pisciculture depuis une vingtaine d’années. A la fin du repas nous continuons notre traversée de l’île pour rejoindre l’autre port situé en bas d’un escalier de plus de 500 marches tarabiscotées au milieu de terrasses de culture vivrière. Les enfants jouent au cerf-volant pour occuper l’après midi , étant en vacances pour deux semaines. Il nous faut maintenant rejoindre Puno via les îles Uros : cela prendra environ 2h ½ utilisées par certains pour s’allonger au soleil sur le pont supérieur de notre vedette. Le soleil brille, il fait bon : on se croirait sur la côte d’azur au printemps !!! Nous longeons la rive Ouest du lac où se trouvent des installations constituées de filets pour la pisciculture de la truite puis des îlots de roseaux où viennent se fournir les habitants de la région pour la construction des îles flottantes que nous partons visiter. Celles-ci sont situées de part et d’autre d’un chenal - Les cabanes de pêcheurs sont réalisées à partir de ces roseaux qui forment également la base de l’île flottante. Lorsque l’on y accoste, et que l’on marche dessus, une impression étrange donne l’impression que l’on va s’enfoncer. On est reçu avec tous les honneurs dus aux touristes. Explication sur la fabrication des îles, des cabanes et du mode de vie essentiellement tourné à l’origine vers la pêche. Aujourd’hui, c’est essentiellement le tourisme qui fait vivre ces îles. On nous fait visiter l’intérieur des cabanes et l’on nous présente tous les petits objets en roseau réalisés par les femmes du village. C’est incontestablement le site le plus touristique que nous aurons l’occasion de voir durant notre circuit. Cela semblait plus authentique lorsque cela nous avait été présenté dans certaines émissions télévisées. Malgré tout, même si l’ensemble semble être conservé artificiellement, cela permet de se faire une idée de la vie de ces tribus qui voulaient échapper à l’Inca lors de la conquête de leurs territoires, en s’isolant sur ces terres flottantes dans le but de conserver leur coutumes et leur langue : l’Aymara. Nous reprenons notre bateau pour venir au port de Puno. Cela prend 30 minutes. Nous y voyons d’anciens vapeurs abandonnés le long des quais. En effet, à part un petit chenal, l’accès au port semblerait bien difficile pour de telles embarcations. Comme d’habitude, une équipe nous attend pour nous accompagner à notre hôtel (Gran Puno inn) situé en plein centre. Les chambres qui nous sont allouées sont grandes et confortables et donnent sur un patio intérieur à la décoration très kitsch. Nous serons les seuls clients ce soir là. Comme tous les autres soirs, nous ferons une petite découverte de la ville et de son centre parcouru par une rue piétonne menant à la plaza de armas dominée par la cathédrale de type colonial. Nous trouverons un restaurant agréable (repas 15 soles ) où des groupes musicaux semblent se produire mais nous n’aurons droit qu’à de la musique pop des années 70. Une bonne douche permet de s’endormir rapidement.

Mercredi 4 Août : Départ à 8 heures après un petit déjeuner copieux et une bonne nuit réparatrice . Nous quittons Puno en grimpant un petit raidillon qui permet de jouir d’une vue très étendue sur la ville, le port, les îles Uros et l’immensité du lac Titicaca que nous quittons avec regret. Comme les autres jours, le temps est radieux et frais. Nous traversons Juliaca puis montons tranquillement un col situé à 4525 m qui domine les lagunes de Lagunillas près desquelles nous rencontrons quelques troupeaux de lamas et alpagas ce qui permet de faire quelques clichés de plus. C’est toujours l’altiplano, qui nous suivra toute la journée. De grandes étendues herbeuses où coulent, dans le fond des vallons, des rivières aux larges méandres tant la dénivellation est faible. De nombreux marécages couvrent souvent ces étendues planes et forment une zone très prisée des oiseaux migrateurs. Juste avant d’arriver à Chivay, notre étape du soir, nous grimpons au col de Tamba Pata situé à près de 4900m. Nous nous y arrêtons afin de profiter du merveilleux point de vue malheureusement perturbé par une nébulosité laiteuse d’altitude . Nous pouvons observer vers le Nord, des volcans comme l’Ampato dont le sommet à près de 6000 m est enneigé. Des centaines de petits cairns sont disposées au bord de la route, souvenirs ex voto déposés après un passage scabreux au cours de tempêtes de neige. Nous arrivons au Colca inn, hôtel agréable situé dans la rue principale de Chivay où l’on accède après s’être acquitté d’un octroi. Nous pouvions aller à des bains chauds situés en dehors de la ville mais nous déclinons la sortie. Nous irons visiter, à pied, le village et le marché où l’on trouve tous les produits agricoles utilisés dans la gastronomie locale (pommes de terre, maïs, avocats, goyaves) ainsi que la quincaillerie, les textiles pour la confection de vêtements (jupes ) réalisés sur place par des couturières. A 19 h, notre guide vient nous chercher pour nous conduire à un restaurant typique où à la gastronomie locale viendront s’ajouter des danses folkloriques accompagnées par des instruments comme la quenà et la flûte de Pan. A 21 h, nous rejoignons l’hôtel après avoir traversé un village encore bien animé de vie locale malgré la fraîcheur déjà tombée de la nuit.

Jeudi 5 Août : Départ matinal pour le canyon de Colca afin de se rendre à la Cruz del Condor. 50 km de piste poussiéreuse le long de la vallée du rio Colca qui s’enfonce de plus en plus dans la montagne. Nous traversons quelques petits villages d’où émerge le clocher d’église d’époque coloniale. Sur la rive opposée, des terrasses agricoles dessinent les courbes du terrain en de multiples couleurs. Des sommets de plus en plus hauts surplombent la vallée qui devient de plus en plus aride au fur et à mesure que nous la descendons. La rivière s’enfonce au fond d’un ravin qui se transforme en gorge, en défilé puis en canyon. Nous traversons une zone de fracture de la croûte terrestre qui s’est ouverte lors d’un tremblement de terre au début des années 2000. C’est assez impressionnant dans la mesure où la cassure de la chaussée approche des 5 mètres ce qui prouve la violence de la secousse tellurique. Après 90 mn de route nous atteignons la Croix du Condor et son parking où de nombreux minibus de touristes sont déjà présents. Après le Machu Picchu, c’est le 2ème site où nous rencontrons autant de visiteurs. Le temps est magnifique et le vent léger soulève une poussière grise. C’est grâce à ce souffle d’air dû au défilé au fond duquel coule la rivière Colca que l’on peut voir les condors qui profitent des courants pour planer jusqu’à nous frôler. Ils apparaissent au bout d’une trentaine de minutes. C’est un, puis deux et trois oiseaux qui viennent dont on ne sait où. Les appareils photos crépitent mais il est bien difficile de savoir si les clichés sont réussis, si l’on aura l’oiseau en entier ou en morceaux. Heureusement que le numérique a remplacé l’argentique !! La zone permettant de voir les oiseaux au bord du canyon est vaste et étendue ce qui permet un étalement du flot de touristes, important au cours de la première partie de la matinée, seules heures où les condors viennent flotter dans les courants d’air. Nous pouvons même voir se poser un jeune à quelques mètres de nous ce qui assure la qualité des clichés. Nous restons près de 90 minutes à longer le défilé en tentant de voir un maximum d’oiseaux. Nous retournons ensuite à Chivay par la même route. En chemin, nous nous arrêtons à Maca et Yanque, villages où nous visitons de magnifiques églises baroques d’un blanc immaculé ressortant dans un ciel bleu sans nuage. A Chivay, nous prenons notre repas au restaurant Wititi où est présenté un copieux buffet permettant de rassasier petits et grands. Durant près de 2 heures nous empruntons la même route qu’en venant de Puno. Nous nous arrêtons de nouveau au col où cette fois, le ciel radieux permet de refaire des photos des volcans et des stands d’artisanat. Nous croisons aussi des troupeaux de lamas et d’alpagas gardés par des femmes vêtues de costumes traditionnels très colorés. C’est ensuite la traversée de l’altiplano jusqu’à l’approche d’Arequipa qui s’effectue dans une vallée industrieuse où la circulation importante ralentit notre progression. Entre temps, nous avions vu des vigognes, variété de lamas sauvages en traversant la réserve d’Aguas Blancas. Arequipa, la ville blanche située à 2350 m d’altitude nous accueille par des embouteillages dont nous n’avions plus l’habitude. Nous sommes déposés à l’hôtel Santa Marta où nous disposerons d’une chambre à 4 lits. La proximité du centre ville nous permet de partir rapidement à la découverte de ….la plaza de armas. Celle-ci est certainement la plus réussie d’un point de vue architecturale. Unité de construction sur 3 côtés, le quatrième étant garni par la cathédrale bâtie longitudinalement à la place. Les arcades abritent des restaurants, des commerces touristiques, des agences de tourisme. Au centre , un jardin où s’élève en son milieu une fontaine est le lieu de rendez-vous des locaux, les touristes préférant s’asseoir sur les marches des escaliers situés au pied de la cathédrale. Avec la baisse de l’altitude par rapport aux soirées précédentes, nous pourrons dîner à la terrasse d’un restaurant surplombant la place merveilleusement illuminée à la nuit tombée.

Vendredi 6 Août : Aujourd’hui nous allons passer à visiter la ville blanche. Faite d’une pierre volcanique blanche, Arequipa est aux pieds de plusieurs volcans dont le Misti et le Chachani. Ceux-ci sont en sommeil depuis des siècles mais leur réveil brutal peut anéantir la ville comme l’a fait auparavant le Vésuve en ensevelissant Pompéï et Herculanum en 79 notre ère. Ce matin, notre guide nous emmène au Musée Santuarios Andinos où se trouve la momie prénommée « Juanita », jeune fille trouvée près du sommet du volcan Ampato à près de 6000 m lors de l’éruption d’un volcan voisin. Le musée présente les objets et offrandes retrouvés dans la tombe de la jeune martyr sacrifiée au XVème siècle à l’occasion de cérémonies chamaniques. La momie est présentée dans un cube de verre protégé des détériorations possibles grâce à une atmosphère contrôlée en température et hygrométrie. Après cette visite émouvante, le guide nous emmène au monastère de Sta Catalina, une ville dans la ville, construit en 1570. Un imposant mur d’enceinte séparait les religieuses cloîtrées à vie de la population locale. Les cellules où elles pouvaient vivre avec un certain luxe autorisé par la mère supérieure, sont ouvertes à la visite de même que les différents cloîtres , les chapelles, les lieux de vie tels que les jardins potagers, les cuisines, les lavoirs. Comme dans toute ville, on retrouve des rues, des places, des fontaines. La couleur rouge domine sur les murs dans les allées cheminant entre les différents bâtiments. Les tableaux aux motifs religieux peints entre le XVI et le XVIII ème siècle sont regroupés et présentés dans les anciens dortoirs et salles à manger aux hautes voûtes. Après la visite guidée, nous pouvons retourner faire un tour dans les parties les plus attractives en particulier le belvédère d’où l’on jouit d’une vue panoramique sur la ville et son environnement de volcans. A la sortie du monastère il est temps d’aller manger ce que nous faisons dans un pub irlandais installé dans une voie piétonne située derrière la cathédrale. L’après midi se passe à flâner dans le vieux centre où nous découvrons d’anciennes façades magnifiques de palais et d’églises. Nous entrons dans le cloître de la Compagnie qui abrite, de nos jours, des boutiques et en particulier un bar proposant un grand choix de vins de Bordeaux. Nous allons ensuite nous poser un peu sur les marches de la cathédrale afin de profiter de la vue sur la plaza de armas au cours de cette douce après midi. Nous reprenons ensuite le cours de nos pérégrinations à la recherche de quelques achats à faire. C’est à ce moment que Maman est prise d’un léger malaise qui nous contraint à rejoindre l’église de la Compagnie pour qu’elle puisse un peu se reposer. Cette église édifiée par les Jésuites au XVII ème siècle possède un retable magnifique et une coupole multicolore surplombant la croisée du chœur et de la nef. Nous nous en retournons ensuite à l’hôtel situé à peu de distance du centre. Les enfants se jettent sur internet pour occuper le temps qu’il reste avant de prendre le bus de ligne dans lequel nous passerons la nuit. J’en profite pour visiter un peu le quartier et en particulier l’église Sta Marta. En retournant à l’hôtel, j’entends de la salsa ce qui me mène à un dancing où joue un orchestre mené par une chanteuse très aguicheuse pour l’assistance très machiste peu habituée à voir un touriste s’encanailler. Nous allons chercher en ville quelques victuailles pour s’alimenter parce que personne n’a suffisamment faim pour aller au restaurant. A 20 h, le chauffeur vient nous chercher pour nous accompagner à la gare routière. A 22h, nous embarquons dans le bus de la compagnie « Cruz del sur » qui nous emmènera à Nazca . Le confort est au rendez-vous de même que le service.

Samedi 7 Août : Arrivée à 7h à Nazca, ville sale et poussiéreuse où nous attend une nouvelle équipe de chauffeur et guide. Nous prenons le petit déjeuner dans un bar de la ville qui s’éveille tout juste. Nous partons visiter le cimetière de Chauchilla situé à une vingtaine de kilomètre au sud. Dans une plaine sablonneuse s’ouvrent des trous correspondant à des tombes de la civilisation pré-incaïque Icachincha. Les momies réelles ont été déplacées mais des copies ont été remises en situation, associées aux offrandes jointes lors des enterrements. Un petit musée présente des momies bien réelles dont l’une présente une chevelure de près de 2m. Nous repassons à Nazca où nous arrêtons voir un potier travaillant la terre comme les Incas et modelant de superbes copies d’objet ancien. Maintenant, direction plein Nord sur la panaméricaine pour voir les lignes de Nazca . Nous avons décidé de ne pas faire l’excursion en avion suite aux lectures de forums indiquant le risque de mal au cœur résultant des virages très courts pris par les pilotes pour voir les différentes lignes. Nous monterons sur le mirador ce qui nous permet de voir 3 figures dont une est coupée en deux par la panaméricaine. Les lignes sont incrustées dans le sol d’une plaine caillouteuse. Peu d’explications plausibles sont avancées sur les raisons de leur création. Nous rejoignons l’oasis de Huacachina pour midi après avoir traversé la principale région viticole du Pérou autour de Pisco et d’Ica. Les vents d’ouest ont apporté des sables venus de l‘océan et qui se sont déposés sur les premiers obstacles qu’ils ont rencontrés. Cela a créé un paysage de dunes au milieu duquel s’est maintenue une lagune qui fait la joie des touristes même si les eaux ne sont pas d’une limpidité parfaite. Les pentes des dunes se prolongent jusqu’à la lagune bordée d’établissements touristiques tels qu’hôtels, restaurants, boutiques de locations de sandboards et de quads pour dévaler ou avaler les dunes. La chaleur, au rendez-vous, nous permet de manger à la terrasse d’un de ces restaurants situé au raz de l’eau. Après le repas nous faisons le tour de la lagune avant de continuer notre route jusqu’à Paracas, notre escale de ce soir. Nous dormons au « Refuge du pirate », un hôtel situé en quasi bordure de la plage, qui est également tour opérateur pour l’organisation des visites aux îles Ballestas. Il est typique de l’architecture péruvienne, fait de bric et de broc, d’escalier sans rambarde, de fenêtre donnant sur un vis-à-vis placé à 2 mètres ou directement sur un couloir, mais propre et doté de sanitaire où l’eau chaude arrive souvent avec parcimonie. Nos chambres sont au 2ème donnant directement sur une terrasse très agréable certainement en été. Nous en profiterons pour assister au très beau coucher de soleil. D’ici là, nous irons parcourir la promenade de la plage où se trouvent restaurants et boutiques de souvenirs. Un attroupement nous interpelle. Un homme nourrit des pélicans avec des déchets de poissons, histoire de se faire un peu d’argent de la part des touristes. La plage de sable doit être bien occupée durant l’été mais en cette période, c’est plutôt calme. De retour à l’hôtel, en attendant le coucher de soleil sur la terrasse, nous sommes attirés par des chants de coqs. Nous apercevons sur un terrain doté de gradins quelque peu garnis, deux hommes portant sous le bras des coqs qu’ils vont bientôt mettre en position pour se combattre. Ce sport est très fréquent au Pérou et doit faire l’objet de paris. Les combats ne durent qu’une ou deux minutes et les propriétaires viennent rapidement mettre fin avant toute issue fatale. Avant le coucher de soleil, nous verrons une dizaine de ces combats. Le soir, nous dégusterons un repas de poissons en particulier de céviche (poissons crus au citron vert) et de chicharron de calmar (beignets).

Dimanche 8 Août : Dernier jour au Pérou, mais pas le moins occupé. Il faut se préparer pour prendre l‘avion ce soir à Lima, mais d’ici là, nous ferons une minicroisière pour visiter les îles Ballestas. Réveillés aux aurores par le chant des coqs de combat encagés au-dessus du stade de leurs exploits, nous prendrons le petit déjeuner sur la terrasse embrumée par la bruine matinale qui enveloppe la plage. A 8h, notre hôte, organisatrice de notre sortie en mer nous accompagne à l’embarcadère où une taxe de 1 sole nous est demandée. Nous nous mettons sagement en rang et en file par 2, par bateau dans l’attente de l’embarquement. C’est le matin tôt qu’ont lieu les visites des îles en raison des risques d’arrivée du mauvais temps dans la journée. Les bateaux comportent une quarantaine de places toutes découvertes. A cette période de l’année, il est préférable d’être bien équipé contre le froid et les embruns. Le temps est gris mais sans vent. Un accompagnateur nous donne les consignes de sécurité et tout au long du parcours nous donnera des renseignements sur les sites que l’on verra, les oiseaux et les mammifères que l’on croisera . Dès la sortie du port, les deux moteurs sont lancés à pleine puissance afin de rejoindre, au plus vite, l’extrémité de la presqu’île tout d’abord, afin de voir le chandelier que l’on devine sur la falaise surplombant la côte. Ce candélabre tracé dans le sable serait-il un repère pour les cap-horniers, aucune explication n’est apportée sur sa signification. Après un arrêt de quelques instants pour immortaliser la figure bien visible malgré les embruns nous prenons la direction du large pour nous rendre à l’archipel des îles Ballestas. Ces îles sont les lieux de reproduction de nombreuses espèces d‘oiseaux (fous de Bassan, pétrels, cormorans, pingouins de Humboldt ) et de mammifères marins dont les lions de mer que l’on verra en grand nombre posés sur les rochers. Les nombreux bateaux de touristes qui croisent dans les parages ne semblent en aucun cas les déranger. Par contre, les nombreux arrêts occasionnent chez certains passagers des désagréments nauséeux. Dans l’île principale, nous verrons une installation permettant l’extraction et le transport du guano exploité depuis le milieu du XIX ème siècle. Actuellement, il n’y a pas de présence humaine en permanence sur ces îles exploitées seulement tous les 7 ans afin que les ressources en guano se régénèrent. Le mal de mer ne touchant personne de notre famille, tout le monde profite au maximum du paysage sur les îles au relief très découpé avec des arcs rocheux sous lesquels s’engagent les bateaux pour rejoindre d’autres îles. La croisière dure environ deux heures. De retour à l’hôtel, fermeture des valises pour le grand retour après s’être débarrassé des Kways et autre fourrure polaire bien utiles sur le bateau. Pour nous accompagner à l’aéroport notre dernière destination péruvienne, seul est nécessaire notre chauffeur qui aura à rouler près de 500 km. Nous emprunterons essentiellement la panaméricaine qui nous permet d’apercevoir l’océan une grande partie du trajet . Le paysage est essentiellement désertique et la côte relativement découpée avec des falaises tombant à pic dans l’eau. La houle crée en arrivant sur le rivage d’importants rouleaux favorables à la pratique du surf même en cette période hivernale. En approchant de Lima, c’est une multitude de stations balnéaires que l’on aperçoit en bordure de l’océan. Les derniers kilomètres s’effectuent sur une autoroute peu fréquentée en ce dimanche ce qui n’est pas le cas des boulevards périphériques de la capitale qui sont eux bien embouteillés à proximité des centres commerciaux et de loisir. Nous traversons ainsi tout Lima avant de rejoindre dans les temps l’aéroport où nous prenons congé de notre chauffeur. Pour que l’on est pas trop de regret, ce dernier jour sera le seul où les soleil ne se sera pas montré. Nous enregistrons les bagages puis faisons le tour des commerces pour attendre l’heure de l’embarquement. Pour occuper le temps, notre fils se mettra à remplir son cahier de devoir de vacances jusque là oublié au fond du sac !! Une obligation à laquelle nous ne pourrons s’échapper : c’est le paiement de la taxe d’aéroport de 360 soles. A 19h45, l’airbus A340 d’Ibéria décollait pour Madrid : fin du circuit Pérou avec pleins d’images dans la tête.

Lundi 9 Août : Vol sans histoire avec une arrivée à Madrid avec 30 minutes d’avance. Il est 14h ici mais 7h au Pérou : c’est pourquoi, le second repas servi dans l’avion est le petit déjeuner. A la différence de l’aller, nous n’avons pas un temps de transit suffisamment long pour retourner visiter Madrid. Nous patientons donc en changeant de terminal où nous retrouvons des français rencontrés au début du circuit à Mancos dans la Cordillère Blanche. Comme nous , leur trek s’est bien passé., mais nous n’aurions pas pris leur place: la marche : oui mais en petite quantité !!! Aucun problème sur le vol de Paris où nous arrivons vers 21h30. Avons trouvé un taxi rapidement et une heure plus tard nous retrouvions notre chez nous , prêts à repartir…. Pour l’ Aveyron quelques jours plus tard. Nous remercions notre Tour operateur local :Walter Candia Valer et son agence pour l’excellent circuit qu’il nous a concocté, son efficacité et les visites qu’il nous a rendu pour prendre soin de nous et vérifier le respect des prestations promises. Les guides, chauffeurs pour leur travail efficace. Le Pérou en général pour nous avoir gratifié d’un très beau temps pas aussi froid que prévu. Les Péruviens pour leur accueil et leur amabilité.

Pour voir plus de photos:
http://www.panoramio.com/user/2279867/tags/P-Pérou -Peru
L'Ouest américain! c'est beau, c'est très beau et c'est possible aussi quand on n'est plus tout jeune English translation pending
by Ninou98 · 2010-08-24 · 132 replies
Bonsoir,

Nous sommes deux "novices" question voyages. A part quelques voyages professionnels, hyper organisés et quelques courtes échappées, en 18 ans de vie commune, nous ne sommes jamais partis en vacances.

En 2003, mon mari (dit Le Grand) a eu un cancer du pancréas. Il avait 53 ans à ce moment là, moi 48. On croyait notre vie finie. Les années 2003/2004 ont duré longtemps... très longtemps et notre terreur était de voir le cauchemar se terminer, car nous n'avions que peu d'espoir d'un réveil heureux. Pendant qu'il se battait contre cette saloperie, un de nos amis m'a demandé ce qu'il pouvait lui offrir pour lui faire vraiment plaisir. Je lui ai expliqué que le rêve d'enfant du Grand avait été de "voir en vrai les paysages des vrais westerns". Il lui a offert un livre somptueux qui n'a plus quitté sa "table de nuit" d'abord à la clinique, puis à la maison.

En 2005, Il a bénéficié d'une opportunité intéressante pour s'arrêter de travailler en janvier. Le 21 juin 2005 nous nous sommes envolés. Bien entendu, en raison de notre grand âge il n'était pas question de crapahuter en nous mettant dans des situations délicates. Donc le voyage que je vais vous raconter risque fort de décevoir les "aventuriers", quoique...

Nous n'avons rien préparé, nous avons juste réservé une voiture (chez Alamo via Auto Escape) et nos billets d'avion (par Expedia) : Paris-Montréal le 21 juin 2005 Toronto-San Francisco le 11 juillet San Francisco-Montréal le 20 septembre Montréal-Paris le 12 octobre.

Dans nos bagages le Guide vert et le Routard.

Le Grand a été un petit peu scout quand il était gamin, moi je n'ai jamais campé de ma vie et, surtout, je n'ai jamais imaginé que je camperai un jour. Pourtant, la veille du départ nous avons acheté une tente Quechua "On ne sait jamais..."

Après quelques jours au Québec,



le 11 juillet 2005 nous embarquons à Toronto pour San Franscico, c'est la journée des mésaventures. Et ça commence très tôt le matin. Les formalités de police se font directement avant l'embarquement. Nous tombons sur un policier américain qui affiche son nom sur une jolie petite étiquette agrafée sur le revers de sa poche poitrine : A. Di Narco, ça me fait rigoler mais je ne vais rigoler longtemps.

Il épluche nos passeport et la carte sur laquelle on doit tout décrire de nous : "I need an address in San Francisco". Oh, mais nous comprenons bien cher Monsieur, mais nous n'avons pas d'adresse à San Francisco. Nous atterrissons là-bas, nous prenons la voiture de location, dont voici le contrat, et nous partons à l'aventure. "I need an address in San Francisco". On se regarde éberlués. Ben, il ne nous a pas compris. Notre accent peut-être ? On recommence en articulant. "I need an address in San Francisco". Ca a duré au moins 20 minutes. Plus on s'énervait, plus il restait froid comme un zombie. Il a répété de sa voix monocorde "I need an address in San Francisco" une quinzaine de fois, jusqu'à ce que le Grand retourne dans le hall, appelle un hôtel de chaîne et demande à la réception l'adresse de leur hôtel à San Francisco. On écrit avec application l'adresse de cet hôtel où nous ne mettrons jamais les pieds et Monsieur Di Narco toujours aussi "souriant" nous donne le coup de tampon sésame pour nous permettre d'entrer aux Etats-Unis !

Il n'est pas 9 heures du matin, je suis déjà bien énervée par mon pote Di Narco, on a quelques 8 heures à passer dans les aéroports et les avions et je m'aperçois que j'ai oublié d'acheter des cigarettes et de "m'en griller une" avant d'entrer dans l'aéroport. Un paquet de cigarettes dans les boutiques de l'aéroport : 13 $can 😮 et une zone fumeurs infecte. Je sens que la journée va être géniale !

Comme nous n'avons rien préparé, nous choisissons dans l'avion notre première destination. Je propose au Grand de partir vers le nord pour visiter dans un premier temps Redwood National Park, puis nous irons vers Crater Lake.

On atterrit vers 17 heures. On récupère nos sacs de voyage tous sens dessus-dessous, verrous forcés. J'ai pris la précaution de répartir les médocs du Grand dans les trois sacs pour éviter toute catastrophe que ne manquerait pas de provoquer la perte de ses précieux remèdes. Heureusement que j'ai mis avec chaque paquet de gélules une copie de la lettre que son médecin a faite pour ses confrères américains "au cas où", sinon je pense qu'ils nous auraient arrêtés pour nous demander ce que l'on trafiquait LOL ! On va chercher la voiture... je n'ai toujours pas fumé. Sur le parking, pendant que le Grand fait son choix, je m'en allume une avec bonheur. La préposée de l'agence se précipite sur moi, hystérique, ici aussi on n'a pas le droit de fumer 😛. L'heure tourne, le Grand a faim, comme d'hab, j'ai envie de fumer, comme d'hab - enfin... encore plus que d'hab. On file vers le Nord. Objectif : un restau et un p'tit coin où il n'y a pas de panneau "No smoking".

On roule, la circulation est infernale. Je surveille les panneaux de limitation de vitesse et je rappelle à l'ordre Le Grand chaque fois qu'il dépasse le bon niveau sur le compteur. Ce qui l'énerve, puisque tous les autres roulent beaucoup plus vite. Mais je commence une crise de parano qui va me durer deux, trois jours. J'ai une peur bleue que l'on nous arrête pour excès de vitesse et que l'on se retrouve en prison, pour fausse déclaration à notre cher ami Di Narco.

On roule. En consultant la carte, j'ai décidé qu'on allait dormir à Petaluna, parce que le nom me plaît et que pour ce soir c'est bien assez loin. Péage sur le Richmond - San Rafael Bridge. Et qu'est-ce qu'ils ont oublié les deux gros malins ? ... de prendre des dollars à la machine à sous ! Le péage n'accepte ni nos euros, ni les dollars canadiens, ni les cartes Visa. Imaginez le sketch : faire demi tour, à un péage, dans la circulation dense, quand on ne connait pas la voiture et qu'on est passablement énervés, lui parce qu'il a de plus en plus faim, moi parce qu'on n'a toujours pas trouvé, sur cette 🤪 d'autoroute, une aire de repos... Ca commence à me plaire l'Amérique LOL ! On a fini par trouver des sous autochtones, on a eu beaucoup de mal à trouver un restau encore ouvert passé 22 heures et on s'est endormis comme des souches dans le premier motel venu.

Nous n'aurons plus de galère pendant tout notre voyage. On a tout concentré sur le premier jour.

12 juillet

Après quelques achats de première nécessité - glacière, eau, pique-nique - nous passons la première journée à découvrir la cote sur la route 1 entre Salmon Creek et Eureka. Il fait beau, il fait chaud, les paysages sont somptueux. On est heureux.





Notre premier coucher de soleil sur le Pacifique à Humbold bay me met les larmes aux yeux.



On dort à Eureka dans un joli petit motel. On nous avait dit qu'on pouvait "négocier" les prix dans les motels. On n'imaginait pas le faire. Mais quand la charmante réceptioniste nous voit discuter entre nous une fois qu'elle nous a annoncé son prix, d'elle même, elle descend de 65 $ à 40 😏. Le pli est pri. Lorsque que nous arrivons dans un hôtel, Le Grand demande le prix, se tourne vers moi, me dit quelque chose en français, je réponds systématiquement n'importe quoi en faisant "non" de la tête et presque à chaque fois le prix chute de 20 à 30%.

13 juillet

Redwood National Park. Nous découvrons les Visitors centers que nous allons beaucoup fréquenter. Nous prenons notre pass pour les parcs nationaux et pour un tout petit droit de passage le ranger nous explique que nous pouvons aller à Tall Trees Grove. Nous nous acquittons de ce droit et il nous donne la combinaison d'un cadenas. La gentillesse des rangers et des gens en général nous enchante.

Le parc est magique. Un océan vert cotoie le bleu. Les séquoia sont ici, on le découvrira plus tard, moins gros que ceux du Yosemite ou de Sequoia Park mais ils sont immenses. Deux jeunes femmes rangers avec qui nous allons dicuter un bon moment nous expliqueront d'ailleurs que la "bataille des sequoias" entre les parcs est sévère. L'un revendique le plus vieux, l'autre le plus gros, ici, ils ont les plus grands. Avec beaucoup d'humour d'ailleurs, elles nous diront "vous verrez aux USA, c'est toujours "le plus".





La balade à Tall Trees Grove est superbe. Nous marchons tous les deux seuls dans cette immense cathédrale de troncs rouges. La flore est abondante et colorée, en particulier les digitales qui ont du être génétiquement modifiées par les gènes des sequoias. Certaines sont plus grandes que moi - bon ça d'accord, ce n'est pas difficile - mais que le Grand aussi, donc elles font plus de 2 m ! Et je ne parle pas des fougères ! Je crois bien avoir entrevu un ours, mais cela s'est passé si vite... Ai-je rêvé ? Le Grand joue au trappeur et cherche des empreintes d'animaux. Ca marche ! Il repère des traces mais de là à savoir de quel animal il s'agit ? Tout ce qu'il peut dire c'est que ce doit être un gros félin. Un cougar peut être ?

Après un pique nique où de superbes oiseaux bleus tentent de nous piquer nos provisions, nous marchons jusqu'à Lady Bird Johnson Grove. Les séquoias sont un peu moins haut dans cette partie du parc, mais que c'est beau. Ici les sous bois sont envahis de rhododendrons et malgré l'époque tardive, certains sont encore en fleurs. Blanc limpide, jaune citron, rose nacré, rose bonbon, jaune vert. Impossible de choisir "le plus" beau. Ils ont tous un plus.

Nous reprenons notre route vers le nord, toujours en longeant la cote et en nous arrêtant pour admirer certains points. On aperçoit au loin quelques baleines. Direction Crescent City et Point St George. Le ranger, ce matin, nous a dit qu'il fallait voir le coucher du soleil à Point St George. Il avait raison.

America the beautiful (partie 1 et suite) English translation pending
by Lanfeust77 · 2010-08-05 · 135 replies
Je commencerai mon récit par un retour direct dans le passé, un bond au temps n-1 où notre excitation, à mon père (autre membre de cette expédition) et moi, a atteint ses limites, à l’instant x où nous nous préparons à mettre le pied dans un avion qui va nous mener sur le nouveau continent, au pays des mille et une merveilles, au cœur du gigantisme, de la démesure –humaine et naturelle. Nous partons pour plus qu’une découverte, nous partons à l’aventure dans le Grand ouest Américian…

Mercredi 12 mai :

Nous y voilà presque, le grand jour, le D Day, le débarquement des frenchies va bientôt s'amorcer... Après avoir compté les mois depuis l'an dernier et plus précisément depuis Janvier où notre projet s'est précisé, après avoir compté les semaines et enfin les jours nous sommes maintenant à seulement quelques heures de notre envol vers nos chères roches rouges d'Amérique du Nord!!!! Alors bienvenue sur "America the beautiful"

Au programme cette année pas moins de 8 états (soit le double de l'an passé), près de 6000 Km de route (pour plus de 5000 l'an dernier), 22 jours pleins sur place, départ le Jeudi 13 Mai avec près de 20 heures et 30 minutes de voyage aller (Paris-Atlanta en 09h25, 7h45 d'escale puis Atlanta-Denver en 3h27) et retour le Dimanche 06 Juin (Départ la veille Denver-Detroit en 2h50, 2 heures d'escale puis Detroit-Paris en 7h45: soit 12h35!!!). En partant de Denver dans le Colorado nous prendrons d’abord direction plein sud, en débutant avec les plus grandes dunes sahariennes d'Amérique du Nord les Great Sand Dunes. Puis, après avoir longé les berges du Rio Grande, nous continuerons notre descente dans le Nouveau-Mexique et ses petits villages aux maisons en adobe en faisant une halte à Santa Fe... Nous virerons ensuite vers les étendues désertes du nord-ouest du Nouveau-Mexique avant de traverser la frontière de l'Arizona et d'aller contempler les vestiges des dernières batailles indiennes du Canyon de Chelly. S'il est un endroit unique et merveilleux dans le grand Ouest américain, il s'agit bien de la région du lac Powell qui mérite à elle seule d'écrire un roman: cela tombe bien car nous installerons nos quartiers pour plus de 4 jours dans la ville de Page (où nous avions déjà séjourné l'an passé avant de rejoindre Monument Valley). Cette année Page deviendra notre camp de base pour quatre nuits car nous sommes bien décidés à tout tenter afin d'avoir le privilège de contempler la beauté des vagues figées dans la roche de The Wave et/ou d'admirer les sculptures délicates des Coyote Buttes Sud: en effet afin de protéger les lieux un système de loterie n'accorde le précieux sésame qu'à 20 chanceux par jour (dont 10 le jour même sur place) pour chacun des deux sites... Si nous perdons cela fera une réelle motivation pour revenir, mais rassurez vous nous avons déjà un programme plus que chargé concernant les autres sites libres d'accès du coin... Rassasié (ou pas?) des merveilles du nord de l'Arizona et du sud de l'Utah nous emprunterons une piste au milieu de nulle part, au fin fond du plateau du Colorado afin de remonter vers le canyon de Bryce qui avait été un coup de coeur l'an passé et qui se trouve en plein sur notre route, heureuse coïncidence!!! Comment parler de l'Utat sans parler des mormons...eh bien oui nous passerons dans la fameuse patrie de Joseph Smith, Salt Lake city, avant de poursuivre notre pèlerinage vers le Wyoming, en passant brièvement par une petite portion de l'Idaho (en route dans l'Utah, passage obligé dans les grandes villes européennes de Paris, Montpelier, Genève) avant de gagner la ville de Jackson-Wyoming, porte d'entrée des Grand Tétons (souvenir de trappeurs Canadiens imaginatifs et contemplatifs face aux pics enneigés qu'ils avaient en face d'eux...de quoi réchauffer l'ambiance) où nous passerons une bonne journée en pleine nature avec des premiers contacts nous l'espérons avec élans, Wapitis, bisons, et peut être Grizzli... Puis cap au nord à nouveau car comme il est indiqué dans de nombreux guides et récits de voyages, les Tétons constituent les Champs Elysées qui mènent au jardin d'Eden: le parc national de Yellowstone...nous avions pensé nous y rendre plus tard, mais 2012 approchant, les photos risqueraient d'être un peu ratées à ce moment là, éruptions cataclysmiques oblige... Quatre bonnes journées nous donneront déjà un bon aperçu, nous l’espérons, des merveilles de cet endroit et de ce qui se déroule juste sous nos pieds...à moins de 5 km sous terre à cet endroit! Gardiner dans le nord du parc nous permettra de poser les pieds dans le Montana et Cody, capitale mondiale du rodéo, sera notre porte de sortie du coté Est du parc. Nous filerons alors déjà vers le Dakota du Sud non sans faire une halte en cours de route au Devils Tower et dans la charmante petite bourgade de Deadwood: celles et ceux qui sont amateurs de série télévisées pourront vous confirmer qu'il s'en est passé des choses dans ce coin...on a sacrément gratté pour chercher un petit métal jaune très couru!!! Le Dakota du sud c'est aussi des Badlands (traduisez des mauvaises terres ou rien ne pousse, si ce n'est quelques tipis indiens), un très beau parc animalier (Custer park), mais aussi une satue équestre monumentale de Crazy Horse faisant concurrence directes à celles toutes proches au Mont Rushmore, -mais bien moins hautes- des 4 présidents américains, symboles de la conquête de l'ouest... Deux journées ne seront pas de trop pour découvrir tout ce coin mais il sera alors temps de redescendre vers le Colorado non sans avoir fait nous l'espérons une petite incursion de dernière minute dans les Rocheuses toutes proches...une petite friandise avant le retour!!!



Voilà donc le prélude à notre nouvelle aventure.

Jeudi 13 Mai : Première carte postale du pays de l'oncle Sam :

Levés à 6h30, nous partons à 7h45. Nous patientons un bon moment pour nous enregistrer et prendre notre vol... qui est retardé bien sûr : en effet certains bagages en soute n’ont toujours pas trouvé de propriétaire !!! Le vol est cependant très agréable avec de nouveaux écrans tactiles et un grand choix de films et documentaires. Malgré l’estampillage Air France, la nourriture est pas mal non plus. Une fois arrivés à Atlanta, dans un aéroport surdimensionné, nous passons l'immigration : une bonne heure d'attente, mais vu le nombre de passagers débarqués, une heure reste une attente plus que correcte. Nous prenons ensuite le train



...non pas pour changer de ville mais tout simplement pour rejoindre notre Concourse-Terminal. Sept heures d'attente, une bière et un repas plus tard, nous prenons notre correspondance pour Denver. Comme les avions sont des charters locaux (Delta Airlines, le Easyjet du coin) l’économie est à l’honneur, les gens se plaçant où ils veulent…À cette heure là, l’ambiance est franchement assez irréelle : il ne manque que la voix de l’hôtesse pour annoncer que nous venons de plonger dans la quatrième dimension... La fatigue aidant nous piquons néanmoins rapidement du nez –heureusement cela ne concernera que les passagers et pas l’avion- et nous réveillons plus de trois heures plus tard à Denver, avec deux heures de décalage en plus, soit tout de même huit heures dans la journée !!! De nouveau nous prenons le train pour changer de terminal puis nous appelons notre hôtel pour faire venir la navette…Un sacré chalenge pour cette première journée !

Petit aperçu de l’intérieur d’un des terminaux :



Vendredi 14 mai :

Aujourd’hui c’est journée préparation: récupération de la voiture et achats « spécial rando ». Question voiture, nous avons eu la main heureuse : nous étions passés par Locationdevoiture.fr qui sous-traite avec Drive FTI qui eux mêmes passent par Alamo. Nous avions demandé un SUV standard suivant les conseils que nous avions reçus sur ce salon. Le problème étant que l’on réserve une classe de voitures et non un modèle… Mais une fois sur place les choses se déroulent on ne peut mieux : la préposée du parking très sympathique fini par nous trouver parmi les voitures retournées LA voiture que nous souhaitions (enfin la deuxième sur notre liste), à savoir une Ford Explorer!!!! La Ford explorer on peut rouler partout avec, on peut y mettre 10 personnes (ou presque), on peut y manger, y boire, y dormir...bref nous sommes TRES heureux d'avoir eu ce modèle!!!!



Maintenant parés pour la route, nous nous rendons immédiatement au Outdoor World de Denver que nous a conseillé Sedonax, à savoir le paradis des randonneurs, des pêcheurs, des chasseurs, des grands et des petits...



Une fois n’est pas coutume, c’est le choc culturel: c'est immense (mais bon ça on s'y attend aux USA), mais c'est surtout une vraie aventure de s'y balader...on pénètre par une grande porte gardée, comme les cadis, par les ours.



Au rayon pêche d'immenses poissons sont accrochés, des chats sauvages, des bisons et des randonneurs trônent au dessus des cabines d'essayage, une tête de cerf orne le dessus de l'ascenseur dont le fond s’ouvre sur un immense aquarium...





A Outdoor World on trouve tout ce que l'on cherche –même des vendeurs souriants et disponibles continuellement pour vous renseigner- et même plus pour toutes les activités: chasse, pêche, rando, ...bref nous y passons beaucoup de temps mais nous avions une bonne liste de courses et l’avenir nous montrera que nous avons bien fait passer ces heures à chercher tout ce qu’il nous fallait. Repas au très bon restaurant du Outdoor world près d’une immense FAUSSE cheminée en observant un VRAI plongeur nettoyer l’aquarium du restaurant. 37$ (prix indiqué pour à deux à chaque fois) avec steak-poulet-bières (premières Samuel Adams)-cafés.



En sortant à 16h les trombes d’eau finissent de nous refroidir après la note des courses...même au pays du shopping rien n'est encore gratuit... Après les très gros embouteillages à la sortie de Denver, la pluie nous rattrape et même nous précède tout le long de la longue route du sud qui nous mène aux Dunes. La nuit tombe sur le Colorado quand nous réussissons finalement à semer la pluie. Mais au sortir de la station essence de Walsenburg où nous avons stoppé pour demander notre route (je monte même dans le cockpit d’un camionneur au passage pour indiquer notre « destination finale » ), nous croisons les déneigeuses qui reviennent du col de montagne menant aux dunes...en effet nous avons la surprise de distinguer 10-15 cm sur les bas côtés de la route…finalement nous traversons sans embûches les derniers kilomètres fantômatiques et le chalenge du jour reste quand même de trouver notre lodge dans le parc des Great Sand dunes…nous sommes les derniers arrivés à 22h15 et prenons possession de notre chambre très propre mais très froide…n’ayant rien avalé depuis le midi nous nous contenterons de quelques chips et cookies pour ce soir…

Samedi 15 Mai :

C'est au petit matin (traduisez pré 06h00) que nous nous levons pour attaquer notre journée. Et comme l'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt, les clichés photographiques d'exception également: sur la route qui nous mène aux dunes, nous avons eu le bonheur de voir un troupeau de deux cerfs et de biches sur notre gauche, avec les dunes de sable et les monts enneigés en toile de fond...le troupeau attend bien sagement que nous ayons la gentillesse d’avancer afin de traverser la route…



Un autre troupeau peu farouche nous a accueille au parking pour le départ de notre randonnée. Une autre rencontre d'exception, les animaux étant éloignés seulement de quelques mètres...



Parés de nos blousons en Gore-tex achetés la veille (et nous ne les avons pas regretté en montant les dunes, fouettés par le vent de sable), nous traversons un petit rio glacial pieds nus. Une fois passés de l'autre coté, l’attaque de l'ascension des dunes permet de réchauffer les blocs de glace qui nous tiennent lieu de pieds. Les couleurs sont magnifiques, le dépaysement total...le contraste entre les dunes à perte de vue d’un côté et l’eau, la verdure et les sommets enneigés de l’autre est saisissant…







Une idée des distances





Après deux bonnes heures de balades, nous décidons de raccourcir notre balade car de la route nous attend. Nous reprenons la route du sud vers 10 heures. La frontière Colorado/Nouveau-Mexique passée et le gore tex remisé en voyant la température monter en flèche, nous atteignons le pont du Rio Grande très impressionnant.





Nous rejoignons ensuite le village de Taos Pueblo (vers 14h45) classé patrimoine mondial de l'Unseco. Visite intéressante avec des très belles maisons en adobe, très typiques. Une petite église de carte postale et le clocher restant d'une église détruite en représailles de la révolte des indiens pueblos finissent de nous faire voyager dans le temps et les souvenirs d’un autre âge. Nous traversons Taos, ville très touristique et faisons une courte halte en centre ville puis à l’église San Francisco de Assis.





Il est malheureusement bien trop tard (17h30) pour faire la route des églises et nous prenons donc la route la plus directe pour rejoindre Santa Fe. Sur la route, à 73km de notre destination arrêt devant une montagne similaire à Valley of the Gods (Chiripida ?), suivi d’une halte devant le Rio Grande puis devant le Camel Rock (18h45) à 20km de Santa Fe.



Nous posons les valises au El Rey Inn à 19h15, hôtel vraiment charmant.



Mauvaise nouvelle au moment de chercher pour trouver un restau sympa dans les environs : j’ai perdu mon guide du Routard…et pour couronner le tout le Lonely Planet du Yellowstone n’est plus là non plus…Après un repas tendance mexicaine, correct mais pas non plus extraordinaire, au Guadalupe (46$ avec tip), nous regagnons nos pénates.

Dimanche 16 Mai :

Aujourd'hui c’est dimanche, et pourtant nous sommes levés à 06h30. Après un très bon petit-déjeuner au El Rey Inn, nous attaquons la journée par une visite de la magnifique ville de Santa Fe et ses maisons en adobe.





Durant deux heures, nous déambulons dans les rues : en longeant le Old Santa Fe trail nous passons d’abord devant la plus vieille église des USA, la mission San Miguel



puis devant la très belle chapelle Loretto. Après avoir admiré la cathédrale St Francis



nous rejoignons la fameuse place des gouverneurs. Nous faisons le tour de la place avec un monument au centre dédié au souvenir des héros américains morts lors des batailles contre les Indiens : cette stèle sert maintenant plus au souvenir de ces conflits inutiles qui ont coûté tant de vies…



Après avoir retraversé dans le sens nord-sud la « Agua Fria », nous flânons un peu dans le fameux quartier des artistes Canyon Road, ensemble de rues très typiques et très cossues où les artistes locaux exposent leurs œuvres dans leurs jardins.







Ce n'est malheureusement pas la période où les habitants (basques émigrés?) font pendre leurs piments rouges à leurs maisons...

10h30/11h et nous voilà de nouveau sur les routes, direction Farmington au nord ouest du Nouveau-Mexique. Après avoir emprunté la grande autoroute qui mène à Albuquerque, nous bifurquons vers l’ouest 30 km avant d’atteindre cette grande ville, direction cuba ! Sur cette route, l’US64, le spectacle est au rendez-vous et c’est un feu d’artifice de teintes multicolores ou bien de canyons dissimulés qui jalonnent chaque coté de la route et ce pendant 15 minutes magiques, 30 km avant d’arriver à Cuba. Nous rejoignons cette dernière vers 12h45 et profitons de notre pause déjeuner pour nous renseigner sur la localisation exacte de Lybrook un point de vue extraordinaire que nous souhaiterions découvrir…nous passerons finalement à côté… Vers 15h nous sommes à Farmington où nous « jetons » nos affaires avant de repartir vers 15h40 en direction notre excursion du jour : les Bisti Badlands. Nous sommes partis tellement vite de l’hôtel que je m’aperçois 20 minutes plus tard que les piles de mon GPS de rando sont déchargées (il ne reste qu’une barre) or nous allons avoir vraiment besoin de cet outil pour toute la fin de l’après-midi… nous décidons donc d’utiliser au maximum les cartes que j’ai également emportées avec moi… Comme leur nom l’indique, les Badlands sont des mauvaises terres où très peu de végétation peut pousser, et la piste qui nous y conduit décourage déjà une venue trop nombreuse sur le site : nous n’allons pas nous en plaindre tant la beauté intemporelle des lieux nous saisit dès notre arrivée. Sur la piste nous croisons un photographe venu ici pour prendre quelques clichés de repérages : en effet au parking nord un campement a été installé, celui de l’équipe de tournage de Stargate !!! Il semblerait donc que les Badlands attirent même quelques touristes venus de l’espace… Sur place à 16h45, nous ne ressortirons que trois heures trente plus tard…Entre temps notre parcours lunaire nous aura amené au pied des magnifiques hoodoos









...dunes érodées et paysages lunaires lieux de croissance de champignons proprement hallucinogènes













...et enfin, pour clore le spectacle de la journée nous terminerons grâce à l’aide indispensable du GPS par la « fabrique des œufs », endroit magique, magnifique, incroyable, stupéfiant…la lumière du soir est un vrai cadeau et les roches semblent soudain reprendre vie sous nos yeux, sorte d’œufs de dinosaures fossilisés voici des millions d’années, tandis que les ombres s’allongent…





Mélange de tortue et de poule voici la pondeuse des lieux



Et voici ses œufs tout juste éclos....



Moi je dis chapeau l'artiste!!





35 minutes sont nécessaires à marche rapide pour rejoindre la voiture et 50 minutes de nuit pour rejoindre Farmington. La ville s’est parée de ses plus belles lumières mais les restaurant ont déjà éteint les leurs , il n’est que 21h15…Nous nous rabattons sur un Dennies pour 26 petits billets…

Fin de cette première partie....
Australie: 4x4, randonnées, plongées et "wilderness" English translation pending
by Krikri6792 · 2010-08-04 · 93 replies
Vous trouverez ci-dessous le récit de notre voyage de cinq semaines en Australie (30 mai au 5 juillet 2010)... de Darwin à Perth, en passant par les parcs nationaux du Top End, du Kimberley, du Pilbara et de la côte occidentale.

Au programme : 4X4, randonnées, plongées et wilderness.

La version complète avec davantage de photos est ici :

sites.google.com/...euxvoyagesaustralie/

Bonne lecture à tous !



Présentation

L’Australie, on y pensait depuis plusieurs années déjà !

Dès 2006, j’ai acheté un guide. Après l’avoir parcouru, je l’ai abandonné sur une étagère, n’ayant pas réussi à surmonter le dilemme qui se pose à tout voyageur vers ce pays-continent : par où commencer ? J’ai fini par renoncer à ce géant.

Mais, cette année, c’est décidé ! On a envie de pistes, de grands espaces sauvages, d’outback… c’est l’Australie qu’il nous faut ! Je décide de prendre le problème à bras-le-corps afin de déterminer le meilleur itinéraire. Pas facile !

Après avoir parcouru mon forum de voyages préféré (merci à Nomad74, Nuggets et Platypup) et compulsé le fameux guide, quelques sites me paraissent vite incontournables. Je les mets en tête de liste : Kakadu NP, Katherine Gorge et le Kimberley.

Mais ensuite ? Faut-il y ajouter le Centre Rouge… et/ou la barrière de Corail… et/ou la côte occidentale ? Après réflexion et contrairement à la majorité des touristes européens (et pour ne pas faire comme tout le monde !), nous décidons de zapper le Centre Rouge … tant pis, ce sera pour une autre fois. Quant à la barrière de Corail uniquement accessible en bateau et architouristique, nous lui préférons une petite barrière proche de la côte (occidentale) accessible à la nage : Ningaloo Reef.

A partir de là, le parcours devient très clair : départ Darwin, retour Perth en passant par Kakadu NP, Katherine Gorge, le Kimberley par la Gibb River Road avec une extension au sud vers les Bungle Bungle et au nord vers Mitchell Plateau, puis Broome, Karijini NP, Coral Bay et Cape Range, Shark Bay et Cape Peron, Kalbarri NP, Yanchep NP et Pinnacles Desert.

Afin d’allier confort et wilderness, nous choisissons d’alterner l’hébergement en hôtel ou B&B quand c’est possible et le camping sous tente dans les coins les plus reculés. Pour nous permettre de rouler sur les pistes de l’outback et de traverser des gués, nous optons pour la location d’un solide 4X4 équipé d’un snorkel. Afin d’adapter le parcours avec un maximum de liberté, nous ne réservons que quelques hôtels, avec une option d’annulation. Seul le séjour de cinq nuits à Coral Bay est réservé de façon ferme.

Prévision : plus de 6000 kilomètres en cinq semaines.

Juin nous paraît être une bonne période : c’est certes l’hiver mais dans le nord tropical, c’est la saison sèche, il devrait faire beau et chaud puis de plus en plus frais en allant vers le sud.

A partir du début du mois de mai, je commence à surveiller la météo et les conditions d’ouverture des parcs nationaux après la saison des pluies censée se terminer en avril. Pas de chance, cette année, non seulement la pluie perdure dans le Top End mais certains parcs du Kimberley qui avaient ouvert début mai sont à nouveau fermés mi-mai en raison d’un important épisode pluvieux inhabituel en cette saison. A la veille de notre départ, la plupart des sites concernés ne sont toujours pas rouverts. Alors… wait and see !

Autre désagrément de dernière minute : la British Airways qui opère nos vols Paris – Londres et Londres – Singapour prévoit un mouvement de grève de son personnel de bord entre le 25 mai et le 9 juin. Notre vol Paris – Londres est finalement annulé mais la compagnie nous reporte sur le vol précédent. Résultat : deux heures d’attente de plus à Londres et en tout un voyage de plus de vingt-sept heures.

Notre parcours

Vingt-sept heures de voyage et premières impressions

J1 & 2 : Dim 30 & Lu 31/05/10

C’est vraiment très chargés que nous nous présentons au comptoir d’enregistrement de la British Airways à Roissy : 45,4 kg sur les 46 kg autorisés pour nous deux, cinq bagages en tout dont une tente « deux secondes » plus un bagage à main de près de 10 kg chacun. La BA étant réputée pour perdre souvent des bagages, nous avons prévu des vêtements de rechange dans notre sac. D’ailleurs ce n’est sans doute pas pour rien que l’hôtesse au check-in nous précise de vérifier à Londres si nos bagages apparaissent bien dans le système (informatique).

C’est donc la première démarche que nous nous empressons d’effectuer en posant le pied à Heathrow. Derrière son comptoir, l’employé nous annonce qu’ils n’y sont pas ! Ils sont probablement restés à Paris (?).

Oh ! Non, pas de chance ! Une heure avant notre vol suivant, il nous confirme qu’ils ne sont toujours pas visibles dans le système.

Alors c’est un peu fébriles que nous nous présentons treize heures plus tard au comptoir d’enregistrement de Jetstar qui opère notre dernier vol, Singapour – Darwin.

Des bagages, toujours pas de trace. En revanche, pour nous délivrer nos cartes d’embarquement, l’hôtesse nous demande nos visas. Des visas ? Quels visas ? Il faut un visa pour l’Australie ? Je tombe des nues et, incrédule, j’extirpe mon guide du fin fond du sac. Eh ! oui, au chapitre « Visas », j’apprends qu’il faut une « autorisation électronique de voyage » = ETA, le pendant de l’ESTA américaine. J’en ai pourtant lu des tonnes avant de partir mais ce chapitre-là m’a complètement échappé et à aucun moment, ni la compagnie aérienne, ni l’agence en ligne (celle avec trois O) n’a attiré notre attention sur cette obligation.

Heureusement, au point Internet voisin, quelques clics suffisent pour obtenir le fameux sésame… en principe… car pour moi, ça marche illico mais pour Hervé, rien à faire ! Il a fallu l’intervention d’une responsable de la compagnie aérienne pour persuader les services de l’immigration de bien vouloir le laisser partir ! Pour un peu, je partais seule en Australie !

Voilà un premier épisode qui se finit bien. Le suivant se déroule devant le tapis à bagages à Darwin. Quel ne fut notre étonnement de voir arriver un, puis deux, puis trois, quatre et cinq bagages. Hourra ! Nos vacances vont pouvoir enfin commencer !

J3 : Mar 01/06/10

Après toutes ces heures de voyage de nuit, on a hâte de voir le jour. Mais il faut patienter encore un peu, car il est 4 h 30 du matin. Requinqués par un cappuccino extra-fort, nous piaffons d’impatience dans l’aérogare et tentons de tuer le temps jusqu’aux premières lueurs du jour.

A 7 h 30, un taxi nous dépose devant les bureaux de Britz. Le temps de remplir les papiers (en précisant bien quelles pistes nous prévoyons d’emprunter) et de visionner un DVD nous présentant les subtilités de notre véhicule, nous voilà prêts à réceptionner le carrosse : un 4X4 Toyota Land Cruiser, boîte manuelle, 140 554 km au compteur, équipé d’une glacière électrique et d’un snorkel, un véhicule dans lequel nous entassons nos 60 kg de bagages.

Les premiers instants de conduite sont hésitants : attention à bien rouler à gauche, à ne pas confondre clignotantessuie-glace et à bien passer les vitesses de la main gauche. Une véritable rééducation !

En route vers l’est et les parcs de Kakadu et Mary River. Les traditionnelles premières courses sont faites à la sortie de Darwin : notre glacière électrique va bien nous simplifier les choses, nous la remplissons à ras bord de fruits, légumes et produits frais pour plusieurs jours.

Comme nous sommes un peu en avance sur notre planning, je propose de faire notre pause du midi vers Fogg Dam, une réserve naturelle fréquentée par une multitude d’oiseaux aquatiques.

Mais de la réserve nous n’aurons qu’un bref aperçu car en voulant déballer le matériel de pique-nique, je m’aperçois qu’un des sacs (celui contenant tout le matériel de camping) a été oublié chez le loueur. Il n’y a plus qu’à faire demi-tour et un aller-retour de 120 km. Quelles têtes de linotte !

Une fois le sac récupéré, nous pouvons enfin poursuivre sur Arnhem Hwy dans des paysages mêlant eucalyptus et pandanus. Nous découvrons aussi les premières termitières géantes au bord de la route.

Mais bientôt nous quittons la Highway pour emprunter la petite route du Point Stuart, et après avoir jeté un œil à la Mary River au bout de la piste de Rockhole, notre première journée s’achève au Point Stuart Wilderness Lodge.

Perdu au beau milieu des billabongs, le lodge n’est guère fréquenté à cette période, pas plus de trois chambres occupées, mais sur les pelouses, en revanche, il y a du monde… des dizaines de wallabies qui détalent comme des lapins dès qu’on les approche. Dommage !

Au dîner, je goûte la spécialité dede la région, le barramundi, un poisson de rivière à grandes écailles, alors qu’Hervé préfère un classique « scotch filet » qu’il va vite regretter.

Après ça, au lit de bonne heure car on a quelques heures de sommeil à rattraper !

Mistake Billabong

Kakadu Ubirr Rock

J4 : Me 02/06/10 Il faut croire que nous sommes vraiment décalés : après un petit déjeuner en pleine nuit à 2 heures du matin, nous refaisons un petit somme. Alors quand le jour se lève (ici, il se lève à 7 heures), nous partons directement explorer la forêt humide derrière le lodge.

Jimmy Creek Trail nous emmène dans une jungle impénétrable, peuplée d’oiseaux mais aussi de quelques beaux spécimens d’arachnides. Par précaution, Hervé agite sa casquette devant lui pour éviter les toiles et leurs occupantes.

Après cette petite balade matinale et un deuxième petit déjeuner, il est temps de prendre la route en direction du parc national de Kakadu, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO pour des critères naturels et culturels.

Forêt humide, plaines marécageuses et savanes boisées se succèdent.

Mais déjà un stop… car on a aperçu des oiseaux ! Le premier est un Galah, Cacatua roseicapilla, un cacatoès rose et gris endémique d’Australie, notre favori… l’autre un cacatoès à huppe jaune Cacatua galerita, très répandu dans le nord du pays !

Le but du jour est de rallier Ubirr Rock en fin de journée, 186 kilomètres.

A l’entrée du parc, nous sommes tout étonnés de ne voir aucune guérite. Nous achetons sagement nos pass (25 AUD/pers. valable 14 jours) au Kakadu Resort, voisin de l’entrée. Entre nous soit dit, ils ne nous seront jamais ni réclamés ni vérifiés.

C’est également là que sont disponibles les mises à jour concernant les sites ouverts. Comme je le craignais, Mamukala Trail, prévu ce matin, n’est pas accessible. Je décide de le remplacer par Gungarre Walk (3,6 km) qui traverse la forêt derrière le resort et aboutit à un plan d’eau, un billabong comme on l’appelle ici, recouvert d’une mer de nénuphars… pas exceptionnel !

A présent, cap encore plus à l’est vers le mythique Ubirr Rock. En quittant la Highway pour la petite Oenpelli Road, on imagine bien à quoi doit ressembler le parc pendant la saison des pluies. A Magela Crossing, l’eau passe sur la route et toute la zone a encore les pieds dans l’eau ! En fait, il ne fait sec que depuis quelques jours.

Pourtant, peu après ces plaines marécageuses, se dresse devant nous l’escarpement de la Terre d’Arnhem, une majestueuse ligne de falaises de grès culminant par endroits à 200 mètres. La route s’arrête en cul de sac au pied du rocher d’Ubirr, un affleurement isolé, mondialement réputé pour ses galeries d’art aborigène.

Nous découvrons une à une ces merveilles.

Puis nous grimpons au point de vue de Nardab où s’offre à nous un panorama à 360° sur les plaines inondables environnantes.

Là, nous attendons tranquillement le coucher de soleil.

A force de nous attarder, nous oublions qu’ici la nuit tombe vite après le coucher du soleil. Nous n’avons que quelques kilomètres à parcourir jusqu’au camping de Merl mais déjà il fait nuit.

Nous nous arrêtons au premier emplacement disponible et plantons la tente en deux secondes… qui nous paraissent être une éternité tant les moustiques nous assaillent. Nous ne trouvons pas d’autre issue que de nous réfugier sous la toile… sans même dîner… d’ailleurs, tout ça nous a coupé l’appétit !

Mais alors qu’Hervé finit par s’endormir à poings fermés, je dresse l’oreille au moindre bruit : les rires des voisins, le claquement de porte d’un camping-car, l’envol d’un oiseau, les bonds d’un kangourou, le frôlement d’une feuille… sans compter la chaleur… Bref, je ne parviens pas à fermer l’œil de la nuit !

Ubirr Rock Art

Kakadu : Nourlangie Rock

J5 : Jeu 03/06/10

Après cette nuit blanche et toujours sous le coup du décalage horaire, je suis assez vaseuse ce matin. Les moustiques nous attendent au tournant et dès qu’on sort la tête de la tente, ils sont là. Pas question de s’attarder ! Nous replions notre toile en un peu plus de deux secondes… et des centaines de moustiques avec ! Dire qu’il y en a encore autant qui sont arrivés à s’introduire dans le 4X4 !

Pas question d’envisager quoi que ce soit avant d’avoir acheté une bombe insecticide pour lutter contre ce fléau. Détour par le supermarché de Jabiru. La bombe en main, on va pouvoir réellement démarrer la journée.

Jim Jim Falls et Twin Falls, initialement prévues, font partie des sites encore inaccessibles en raison des intempéries récentes, leur ouverture prévue début juin a été repoussée à la première quinzaine de juillet.

Ayant fait le deuil des fameuses chutes, nous nous dirigeons vers Nourlangie Rock à 62 km du camping. Cette masse longiligne de grès rouge strié d’orange, de blanc et de noir, émerge des forêts environnantes pour tomber d’un côté en falaises escarpées, au pied desquelles se trouve un autre site d’art aborigène très connu.

Nous aurions pu nous contenter de voir les galeries de peintures rupestres au bout d’un court sentier asphalté mais on avait envie de quelque chose de plus consistant. Qu’à cela ne tienne, Barrk Walk suit l’avancée rocheuse à sa base sur 12 kilomètres en six heures d’après notre documentation. La randonnée est censée s’adresser à un public « fit and well prepared » et il vaut mieux la commencer avant 10 heures du matin.

Nous avons tout faux car je ne suis pas sûre que nous soyons au top côté forme… et en plus, il est déjà plus de 10 h 30 quand, enfin, nous quittons le parking.

D’abord un coup d’œil aux peintures !

Puis la grimpette commence, raide dans un éboulis rocheux où on manque à chaque pas de se tordre une cheville. L’avancée est lente et pénible : aurions-nous présumé de nos forces ? J’ai l’impression de faire du sur-place et je n’en vois plus la fin.

Sous la falaise ombragée à laquelle s’accrochent quelques pandanus téméraires, nous goûtons à un peu de fraîcheur tout en admirant la vue.

A l’horizon, on devine de la fumée : le feu est un élément déterminant pour régénérer la végétation.

Nous sommes à présent sur le plateau, partout autour de nous des rochers… un air de déjà vu… Chiricahua NP (Arizona USA) peut-être ? Avec les pandanus en plus !

Balanced Rocks ?

Elephant Rock ?

A mi-parcours, on domine toutes les terres basses et la forêt à perte de vue ! Dire qu’il va falloir redescendre tout ça… et nous sommes encore loin !

Heureusement après avoir atteint le pied de la falaise, un sentier plat et facile nous permet d’accélérer le rythme et c’est une véritable autoroute qui nous ramène au point de départ… après un ultime détour par Nanguluwur Gallery.

Avouons que seul Hervé s’y rend. Alors qu’il y a à peine 300 mètres A/R entre le chemin et la galerie, je comprends qu’il y a 3 kilomètres, ce qui me paraît au-dessus de mes forces, je préfère m’économiser pour la fin du retour.

Dommage… car il y a là quelques belles fresques, certaines anciennes, d’autres plus contemporaines.

Bon, finalement nous serons de retour à la voiture avant 15 heures… soit seulement quatre heures trente (au lieu des six heures escomptées)… pas mal pour quelqu’un qui n’a pas fermé l’œil de la nuit ! A croire que les Australiens comptent très largement leur temps de randonnée. C’est bon à savoir !

Le trajet jusqu’au Gagudju Lodge à Cooinda (35 km) se fait au radar ! Nous avons, tous les deux, du mal à garder les yeux ouverts et arrivés à l’hôtel, nous n’avons plus la force de quitter la chambre, même pas pour la très belle piscine !

D… O… D… O !

Nourlangie Rock Art

Kakadu : Gubara Pools et Yellow Water Cruise J6 : Ve 04/06/10

Voici Koolpin Gorge, uniquement réservée à une quarantaine de personnes par jour, munies d’un permis. Ce permis, nous l’avons… pour aujourd’hui… mais hélas, l’accès à cette gorge est toujours fermé. L’ouverture prévue fin mai a été retardée de plus d’un mois, le site ouvrira le 19 juin. A cette date, nous étions loin ! Une nouvelle fois, il faut adapter nos activités.

Notre hôtel se trouve à proximité du Yellow Water Billabong et une croisière sur ce plan d’eau est considérée comme un point fort d’une visite du Kakadu. La plus matinale (à 6 h 30) est sans doute la plus propice pour observer les oiseaux en pleine activité, mais honnêtement ce matin, nous n’avons pas le courage de nous lever aux aurores.

Parmi les autres horaires proposés, nous réservons celui de 16 heures afin d’assister du même coup au coucher du soleil. Cela nous laisse le temps de faire autre chose jusqu’au milieu de l’après-midi.

Pas énormément de choix dans les destinations, il faut faire avec ce qui est ouvert. Je propose de retourner dans le même secteur qu’hier, sauf qu’à cinq kilomètres de Nourlangie, il faut prendre la direction de Gubara Pools.

Au bout d’une piste facile de neuf kilomètres, truffée de quelques nids-de-poule bien signalés, un sentier de 3 kilomètres serpente dans un environnement vert tendre !

Et au bout… plusieurs bassins bien ombragés dans la forêt humide ! Personne… jusqu’à ce que je me retourne : « Oh ! C’est quoi, ça ? » Un très beau varan nous fait face !

Soudain, l’animal plonge dans le bassin et refait surface avec un poisson qu’il déguste sous nos yeux, puis une fois repu, se repose sur un rocher.

J’ai moi aussi une furieuse envie de me tremper. Un panneau indique que la baignade n’est pas interdite mais signale néanmoins la présence possible de crocodiles d’eau douce. Alors je me tâte : y vais-je ou pas ?

Finalement, j’y vais… pendant qu’Hervé surveille les crocos. L’eau est délicieuse.

Nous restons à flâner au bord de l’eau jusqu’à la mi-journée goûtant une relative solitude partagée avec deux autres couples. Sur le chemin du retour, bien qu’étant en hiver, nous sommes étonnés de voir autant de fleurs.

La galerie d’art aborigène que j’ai loupée hier n’est qu’à 1,7 km de la piste, alors nous faisons le détour afin que je puisse admirer le fameux trois-mâts… et cette drôle de « Lighting Women ». La photo n’est pas à l’envers… c’est la dame qui a la tête en bas !

En revenant à l’hôtel, nous avons tout juste le temps de profiter de la belle piscine avant la croisière de deux heures sur Yellow Waters à 16 heures.

Le point de rendez-vous est devant l’hôtel. C’est un minibus haut sur pattes qui nous conduit sur les lieux pourtant à peine éloignés d’un kilomètre mais, ici aussi, l’eau passe toujours sur la route et les parkings sont inondés. L’ouverture du boardwalk n’est pas prévue avant début juillet.

Le bateau, une sorte de bateau-mouche, glisse sur les eaux calmes miroitant dans une belle lumière à travers les marécages… le décor est planté !

Déjà un crocodile de mer (Crocodylus Porosus) se montre !

De plus près ! Bad look !

Repu sur la berge !

Cet aigle marin, un Pygargue blagre (Haliaeetus leucogaster) vient de se faire attaquer en vol par d’autres oiseaux à qui il venait de subtiliser un oisillon. On ne l’aperçoit pas sur la photo, mais il tient sa proie entre ses serres. Le même… à contre-jour!

En s’approchant du bord, des centaines de canards (Dendrocygna eytoni) caquettent… On se croirait dans une basse-cour !

Une oie semi-palmée (Anseranas semipalmata) atterrit au sommet d’un arbre… alors que des jabirus (Ephippiorhynchus asiaticus) ont fait leur nid sur l’arbre voisin.

Le guêpier arc-en-ciel (Merops ornatus) est rayonnant !

Un Anhinga australien, une sorte de cormoran à long cou (Anhinga melanogaster novaehollandiae) pêche en direct et remonte un poisson qu’il dévore devant nous !

Le Jacana à crête (Irediparra gallinacea)est tellement léger qu’il peut sans problème marcher sur l’eau de feuille en feuille.

Voici les fameuses fleurs et feuilles de nénuphars !

Cette croisière reposante et instructive tire sur sa fin. Le bateau s’immobilise au cœur du billabong pour le spectacle final du coucher de soleil ! Vraiment à recommander !

Deuxième nuit au Gagudju Lodge à Cooinda.

Yellow Water Cruise

Kakadu : Gunlom Falls & Pools J7 : Sa 05/06/10

Avant de quitter le parc par le sud en direction de Pine Creek puis de Katherine, consacrons une partie de la journée à un dernier site du Kakadu, en l’occurrence Gunlom Falls & Pools, où a été tournée une scène du célèbre film Crocodile Dundee.

Engagés sur la Kakadu Hwy de bon matin, nous ne tardons pas à traverser le pont sur South Alligator River, une large rivière recouverte de brume. Les Aborigènes n’appellent-ils pas cette période allant de mai à mi-juin « Yekke », la saison des brumes ?

Vues de part et d’autre du pont.

Puis la route, sur les 93 kilomètres suivants, nous livre un paysage de bush, dans lequel se dressent de nombreuses termitières.

Les chutes de Gunlom se méritent, elles se trouvent à l’extrémité d’une piste poussiéreuse (gravel road) de 37 kilomètres. En plus, pour atteindre les piscines naturelles, un ultime effort est nécessaire pour parcourir le dernier kilomètre jusqu'au sommet des Falls

Ça y est ! On y arrive enfin !

Pas d’hésitation ! Après cette grimpette, on est mieux dans l’eau. Et les crocodiles ? Après la saison des pluies, les rangers contrôlent les bassins avant de les ouvrir aupublic, en y installant des pièges, mais on ne peut jamais être assuré à 100 % qu’il n’en reste pas. La baignade se fait toujours à ses propres risques.

Comme les autres baigneurs, on prend le risque ! La piscine à débordement est un vrai régal !

En remontant le cours d’eau, d’autres piscines toutes aussi belles se dévoilent. La fin de matinée passe à lézarder sur les rochers.

En début d’après-midi, le voyage se poursuit vers Katherine, 170 km, soit deux bonnes heures de route.

A la sortie du parc, une termitière retient tout particulièrement notre attention.

A Pine Creek, nous retrouvons la Stuart Highway qui relie Darwin à Alice Springs mais la vitesse maximale autorisée est la même sur toutes les routes du Territoire du Nord, soit 130 km/heure. Avec notre tacot, nous ne dépassons pas souvent les 100 km/heure… nous prenons notre temps et une conduite économique permet de sauver quelques dollars !

A Katherine, nous avons réservé une nuit au All Seasons Hotel, un hôtel de la chaîne française Accor : un excellent rapport qualité/prix pour ce motel sans prétention, situé un peu à l’écart du centre, proposant toute la gamme des services : piscine, tennis, laverie, restaurant, espaces pour barbecue… et même camping. Pour le restaurant, inutile de chercher bien loin, ce sera celui de l’hôtel. Nous demeurons fidèles au barramundi local… honnête… mais le service est lent, même en vacances.

Gunlom Pools

Nitmiluk (Katherine Gorge) : Smitt’s Rock... A SUIVRE !
Itinéraire pour trois semaines dans le Wyoming en juillet 2011? English translation pending
by Bridgitt · 2010-06-22 · 55 replies
Bonjour, Je projette un séjour de trois semaines dans le Wyoming en juillet 2011 et souhaiterais profiter de l'expérience de ceux d'entre vous qui ont visité cette région. Où atterrir (nous partons de Bruxelles) ? Quel itinéraire adopter (et dans quel sens) sachant que je souhaiterais passer 5 à 6 jours à Yellowstone et 2 jours à Grand Teton (je me base sur les récits de voyages pour estimer le temps nécessaire pour visiter ces parcs) et quels autres sites, quelles villes valent le détour ? Pouvez-vous me conseiller des hôtels, restaurants, excursions, réservations à effectuer avant le départ ? Quel(s) guide(s) vous a (ont) été le plus utile(s) ? Je vous remercie d'avance pour tous vos conseils, récits, ...
Fin des hostilités en Thaïlande? English translation pending
by Toufdepoil · 2010-05-04 · 600 replies
Le 1er ministre a annoncé une dissolution de l'assemblée et des élections pour novembre, ainsi qu'une commission d'enquête indépendante sur les affrontements. Sa proposition englobe une démarche de réconciliation nationale et une protection de la monarchie. Il répond à peu prêt aux demande des chemises rouges. La réponse de ceux ci est attendu aujourd'hui pour une levée de leur "camp" sur Bangkok et la fin des manifestations.

🙂
Urgent: trop de billets de cent dollars aux États-Unis English translation pending
by Charlene1818 · 2010-04-07 · 113 replies
bonjour,

nous avons changé les billets aujourd'hui et nous avons beaucoup trop de billets de 100$ qui sont soit disant difficile à passer au états unis et surtout pas pratique. Alors ma question est : peut on aller dans une banque et demander d'avoir des coupures de billets plus petite???
Itinéraire de vingt-neuf jours Colorado - Utah - Arizona - Nouveau-Mexique - Colorado English translation pending
by Laurence49b · 2009-10-17 · 247 replies
2 voyages aux USA c'est déjà beaucoup et bien peu aussi , à qui veut approfondir le Grand Ouest...

C'est notre cas et nous venons de crier notre ouf de soulagement " Yeah, we will go " suite à quelques réflexions et contraintes financières et professionnelles.

L'itinéraire s'est vite imposé à nous en fonction de nos désirs et de la consultation contemplative de nombreux carnets de voyage ( Krikri, Mokalhki, Derennes, Veileen et bien d'autres encore ! )- quel vrai plaisir de chercher / fouiner / créer / remodeler !!-

Un premier jet avec une arrivée à SLC puis , la découverte du site et voyage 09 de mlefevre nous a émerveillé et décontenancé.. et orienté sur d'autres horizons ... Soit, nous aborderons l' Ouest non plus par SLC mais par Denver ... Merci, Marie ...

Bien d'autres bases nous ont servi à la construction du trajet dont certains sites n'ayant plus lieu ou raison d'être cités car hautement compulsés par nous tous ou presque .... Merci à Philippe S, Thierry L, Dominique C, vazyvite... etc

Juin et 4 semaines seront nécessaires pour profiter des merveilleuses contrées dont voici le tracé

J1 Arrivée à Denver en soirée

J2 Denver/Moab 5h30 de route +Trails à Arches Marching Men/Tower Arch - Delicate Arch

J3 Canyonlands - Island in The Sky Mesa Arch : False Kiva / Shafer Trail / Musselman Arch

J4 Moab /Hanksville 2 h de route + Horseshoe Canyon ( trail + piste environ 5 h )

J5 Hanksville / San Rafael 1/2 h de route Crack Canyon (trail 2h )+ Little Wild Horse Canyon ( trail 3h ) + Goblin Valley( 2h sur place)

J6 Hanksville/Capitol Reef 2 h de route en passant par Factory Butte ( 2h ) + Hickman Bridge ( trail 1h) + Cohab Canyon ( trail 2h ) + Cassidy Arch ( trail de 1h )+ Chimney Rock ( trail 2h ) + Sulfur Creek ( trail 4h ) Journée à revoir trop chargée

J7 Capitol Reef Cathedral Valley + trail des Monolith + voir avec Veileen Glass Mountain

J8 Torrey/ Escalante par la Notom Road et Burr Trail 4h30 de route et piste + trail Upper Muley Twist Canyon ( trail 5h)

J9 Escalante/Hole in the Rock Zebra Slot canyon / Peekaboo Slot Canyon /Sunset & Brocken Bow Arches

J10 Escalante The Volcano

J11 Escalante Neon Canyon / Devil's Canyon

J12 Escalante/Willis Creek/Bryce Canyon 3h de route Willis Creek ( trail 2h )+Bryce canyon ( trail Peekaboo Loop 4h )

J13 Tropic/Cedar Breacks/Zion 3h30 de route Cedar Breaks ( trail 2h ) + Zion ( trail Narrows )

J14 Zion The Subway si permis ou West Rim trail ( trail de 7h )

J15 Zion / Valley of Fire White Dome ( trail 1h )+ Fire Canyon/Ephemeral Arch ( trail 1h30 ) + Rainbow Vista /Elephant Arch

J16 Valley of Fire / Vermilion Cliffs 4 h de route + Old Paria + Toadstools Hoodoos

J17 CBN ou CBS + White Pocket si permis ou Walk-in Permit ( les 4 journées sur la région de Page seront planifiées en fonction de l'obtention ou non des permis pour CBN et CBS & WP )

J18 CBS + White Pocket ou CBN si permis ou Walk-in Permit

J19 Cottonwood Road / Grand Staircase/ Glen Canyon Grovenor Arch + Yellow Rock + Alstrom Point ou Walk-in Permit CBN / CBS & White Pocket

J20 Glen Canyon National Recreation Area Rainbow Bridge ( boat tour + trail ) + Waterholes Canyon ou Wahweap Hoodoos

J21 Page /Tuba City 1h30

J22 Tuba City / Monument Valley / Canyon de Chelly 4h30 de route + White House Trail (trail 2h )

J23 Canyon de Chelly visite + trail + route vers Thoreau

J24 Thoreau / A Shi Sle Pah ( 2h15 de route )/ Bisti Badlands ( 1h15 de route ) / Farmington ( 1h30 de route Visite des 2 sites A Shi Sle Pah + Bisti Wilderness

J25 Farmington / Durango ( visite de la ville ) / Great Sand Dunes 5h de route + High Dune trail ( trail 2h )

J26 Great Sand Dunes Trails

J27 Great SD / Colorado Springs 3h30 de route + Garden of the Gods ( trails Chambers / Palmer/ Bretag Trail )

J28 Manitou Springs / Denver 1h30 de route + Achats cadeaux + Roxborough SP

J29 Départ Vol Denver / Londres /Paris

De nombreux trails sont intégrés à notre programme , les grandes villes ont été délibérément squeezées du parcours laissant nos préférences à la découverte de la nature en sac à dos et chaussures de rando ... sans compter les quelques miles nous séparant des différentes étapes en écrasant les pneus du véhicule ... des plans B voire C seront à prévoir .. en fonction surtout de la météo et des éventuels travaux sur pistes

Nous attendons avec plaisir toutes vos remarques , opinions et idées diverses . Rien est encore vraiment fixé alors n'hésitez pas, sans abuser quand même! 😛 ne cherchez pas à tout nous chambouler, tout de même ! 😉 un avis du roi de l'asphalte US, l'itinéris Maestro : ITAT ... sera le bienvenu

Et merci d'avoir eu la patience de lire ..jusqu'au bout ..du monde ..

Bonne soirée et à très bientôt

Laurence et Patrick
De Mile High City à Sin City... à travers le Colorado, l'Utah, l'Arizona et le Nevada en juin 2008 (2e partie) English translation pending
by Vnoa · 2009-07-16 · 56 replies
Hello,

Voici la 2ème partie de notre carnet de voyage sur notre trip de Juin 2008 entre Denver (Mile High City) et Las Vegas (Sin City), entre Colorado, Utah, Arizona et Nevada !

> La 1ère partie se trouve ICI <

Au menu : - Part 1 : Denver, Red Rocks Park & Amphitheater, Roxborough State Park, US Air Force Academy, Garden of Gods, Rocky Mountain NM, Maroon Bells, Crested Butte, Canyon of the Gunnison NP south rim, Colorado NM, Moab : Arches, Canyonlands (Island in the Sky, Needles), Capitol Reef NP, Cathedral Valley

- Part 2 : Scenic Bwy 12, Burr Trail, Lower Calf Creek Falls, Devil’s Garden, Kodachrome Basin SP, Cottonwood Canyon Road, Old Paria, Coyote Buttes South (Hole, Cottonwood Cove, White Pocket), Coyote Buttes North (The Wave), Wahweap Hoodoos, Horseshoe Bend, Upper Antelope Canyon, Marble Canyon, Zion NP, Valley of Fire SP, Las Vegas.

J9 (sa 14 juin) : Torrey –> Escalante = Highway 12

- Réveil ~7h, petit déj~7h30 (des pancakes à la myrtille et des french toast à la cannelle : miam !), départ ~8h30.

- Arrêts photo aux Overlooks le long de la très belle et très Scenic Bwy 12 qui serpente au milieu de la verdure et des bouleaux.



- A Boulder, nous nous engageons sur le Burr Trail avec juste la partie jusque Long Canyon : c’est superbe.















- Entre Boulder et Escalante : vers 13h, nous partons faire la balade aux Lower Calf Creek Falls (11km dans le sable sous le cagnard en plein midi, ce fut rude ! mais la chute est sympa et fait brumisateur !). Retour à la voiture vers 16h45 après un bon arrêt aux chutes et de nombreux arrêts à l’ombre pour boire et tenter de ne pas cuire…



- Retour sur la SB12 et on bifurque sur la Hole in the Rock Road pour aller à Devil's Garden où nous arrivons vers 17h30. Il fait encore plus de 90°F… On n'ira pas plus loin car il est déjà tard et on est un peu "refroidi" par une partie en sable mou sur la route vers Peekaboo, Dry Fork... un + gros 4x4 arrive à passer mais on sent qu'il peine... bref, pas eu envie de faire les malins à ce moment là (même si après d'autres personnes nous ont dit que ça allait) ! Et de toute façon la grimpette pour aller dans Peekaboo semble un peu hors de ma portée…

















- On se remet sagement en route vers Escalante et le Rainbow Country B&B où Catherine nous accueille très gentiment vers 19h15. Direction la chambre Horizon, une douche, un peignoir… le bonheur ! Un grand merci à Sedonax (Philippe) pour cette super adresse !

- Dîner au Cowboy Blues Restaurant. Ca ne paye pas de mine, mais repas correct.

Grosse crise de rigolade au moment de payer (je me lève et on aurait dit que j’allais entonner une petite chanson… il est temps qu’on aille se reposer !… les autochtones ont dû nous prendre pour des dingues…).

Dodo à Escalante (Rainbow Country Inn)

J10 (di 15 juin) : Escalante - Page

- Réveil 6h45, petit déj 7h30 (french toasts aux fruits rouges à tomber !), départ ~8h30.

- Nous allons faire un petit tour à Kodachrome Basin SP sur la Cottonwood Canyon Road entre 10h et 12h. Nous nous baladons sur Shakespeare Trail + Nature Trail + Grand Parade Trail... la flemme de faire Panorama Trail... chaleurs et moustiques nous ont fait nous replier !







- Nous continuons ensuite sur la Cottonwood Canyon Road avec arrêt à la Grosvenor Arch, aux Cottonwood Narrows, aux Cockcombs… La route est superbe ! Vers 15h, nous trouvons la Brigham Plain Road (BLM Road 430), il fait 98°F et la montée à Yellow Rock avec sa pente à 100% (45°) nous semble bien trop ardue ! Nous décidons donc de ne pas y aller à pied, mais de monter en 4x4 sur la BLM 430 jusqu’à la crête pour admirer le panorama ! Ca monte raide, le virage en épingle à cheveux dans le sable n’est pas des plus sympas (on dérapera, heureusement sans conséquence, en redescendant) et il n’y a pas la place pour se croiser, donc on espère que personne d’autre n’a lu Photographing The Southwest aujourd’hui ! La vue en haut de la colline sur la vallée, les Cockcombs et Yellow Rock en face est incroyable ! On ne marchera pas sur la roche jaune, mais pas de regret !















- Nous en terminons avec la Cottonwood Canyon Road qui sur sa fin est moins colorée et livre des paysages grisâtres assez lunaires… Nous allons sur la 89 direction Old Paria : même si le site contenant qq décors de cinéma a brûlé en 2006, il y a toujours les falaises ocres et les talus aux strates multicolores (orange, rouge, violet, gris, blanc)… Nous poussons jusqu’au cimetière de Pahreah.







- Retour sur la 89. A 17h30, il fait toujours 98°F, mais nous décidons tout de même d’aller voir les Toadstool Hoodoos. Les 1.6 miles sous cette chaleur sont éprouvants…





- A 19h, nous arrivons à Wahweap Marina et au Lake Powell Resort.

Dîner au Béné Pizza dans l’hôtel (la flemme de chercher ailleurs, mais va falloir se motiver pour les prochains jours !).

Dodo à Page (Lake Powell Resort à la Wahweap Marina)

J11 (lu 16 juin) : Coyote Buttes South, Page

- Réveil 6h15 (heure d’Utah, 5h15 en Arizona !), petit déj 7h et départ vers 7h45.

- Ce matin, nous allons à loterie à la Paria Ranger Station pour tenter d’obtenir un des 10 « walk in permit » pour aller à The Wave le lendemain. On arrive à 8h20, le bureau ouvre à 8h30, nous remplissons le formulaire et le tirage au sort (digne du bingo de mamie !) commence à 9h. Il y a 23 participants (11 « couples » et 1 personne seule) et 12 boules de bingo. Nous avons le N°6. Le tirage commence : le N°3 est tiré, puis N°4, N°9, N°1… il reste alors 3 permis…je fais signe à Guy que c’est sans doute cuit pour nous… et c’est le N°6 qui sort !!! ON GAGNE NOS 2 PERMIS pour Coyote Buttes North et la mythique THE WAVE le lendemain !!!!!!!!!!! Yes !!!!!! Faut se retenir de ne pas crier sa joie ! Mais quel bonheur !!!

- Le temps de remplir les papiers, d’avoir les permis, les explications et de payer les 2x5$ pour les permis, nous partons à 9h15 vers le Paria Outpost (juste à côté, ça tombe bien) où nous avons RDV avec Steve et Susan Dobson pour une visite de Coyote Buttes South (encore un très bon plan donné par Philippe ! ;-)). Nous signons un formulaire de décharge, nous chargeons le 4x4 d’une énorme glacière contenant des boissons variées et le déjeuner et en route après un gros « hug » de Susan ! Steve est au volant de son gros 4x4 GC, moi à côté, Guy derrière avec un Montréalais (Brian) et au fond l’autre Montréalais (Steve) et Shawon (orthographe incertaine ?) qui travaille le week-end au resto avec Steve et Susan et dont c’est la 1ère visite à CBS. La jeune femme a dans les 25 ans, mais elle a l’air d’en avoir 15 ! Je lui ai même demandé au départ où étaient ses parents !! Steve peut paraître un peu taciturne au 1er abord, mais en fait il n’en est rien. Nous avons beaucoup bavardé. Il conduit comme un pro (un as de la conduite dans le sable (à fond, à fond, à fond !)), connaît beaucoup de choses et vraiment la visite en sa compagnie a été super. Nous n’avons vraiment pas regretté d’avoir pris la visite avec un outfitter : entre la conduite dans un sable très mou et très profond (il n’a pas plu depuis longtemps et nous nous serions sûrement ensablés ! Steve, d’ailleurs, aide souvent à désensabler des 4x4 en perdition), les obstacles à passer (rochers), le fait que toutes les pistes se ressemblent (sens de l’orientation ou GPS obligatoire), le t��léphone qui ne passe pas, des endroits pas évidents à trouver (à pied dans le sable, on se serait crevé sans Steve pour nous guider aux bons endroits), etc… bref, pour nous, la visite n’aurait pas été aussi bien, c’est évident et à coup sûr aurait pu être une vraie galère !

- Dans la matinée et le début d’après midi, nous visitons Paw Hole et Cottonwood Cove, White Pocket... : SUBLIME ! (le site et la visite avec Steve !). Les paysages sont époustouflants, variés, colorés… Steve marche vite, mais il nous attend toujours et nous laisse plein de temps pour nous balader, apprécier et photographier à notre aise. Il fait chaud et la marche dans le sable est parfois un peu dure (surtout avec le barda photo et les 3L de flotte du camelbag), mais on est motivé par de tels paysages ! Petite pause déjeuner à ~ 15h et là nous découvrons la gentillesse, et la patience inaltérable de Steve car l'un des 2 Canadiens qui étaient avec nous a tout essayé pour se prendre un bourre-pif... j'ai même cru que j'allais me dévouer ! ... ce couillon nous a fait un vrai sketch sur « j’ai faim » (alors qu’il y avait largement assez à manger, je lui ai même filé mon sandwich pour qu’il arrête de nous gonfler) et ensuite sur « j’avais pas compris que ça durait toute la journée, j’suis fatigué, j’veux rentrer, j’veux aller à la piscine » NON MAIS TU LE CROIS CA ??????? On se trouve au milieu de paysages magnifiques et l’autre idiot veut aller à la piscine ??? Il tente même de nous convaincre d’en terminer au plus vite… t’es mal tombé mon gars… Steve reste de bonne composition, mais le Brian a gonflé tout le monde… Il achèvera de se ridiculiser par la suite en refusant d’avancer, en criant ensuite « attendez-moi » comme un gosse boudeur (le gars devait avoir dans les 45-50 ans) qui n’intéressait plus personne de toute façon... Nous nous entendons bien avec Steve et Shawon et nous continuons de profiter de la balade comme si de rien était… et je crois que Steve prend un malin plaisir à nous en montrer le plus possible (y compris 2 bébés rapaces, 2 rattlesnakes croisés en route qui nous feront bien entendre leur sonnette)…































- Retour et dîner au Paria Outpost vers 19h45 avec Steve, Susan et Shawon, notre désormais copine serveuse de l'Idaho (et on est « roots » dans l’Idaho) ! Steve nous explique 2/3 coins à voir (dont les Wahweap Hoodoos) et nous prête un livre de M. Kelsey sur la région. Il nous invite même à un prochain « tour » gratuit à notre prochain passage dans la région pour s‘excuser du comportement du casse-pied canadien ! ;-)) Un comble ! Il n’y est pour rien et franchement, ça ne nous a pas gâché la journée, loin de là…

- On se remet en route vers Page pour qq courses au Walmart. Retour à l’hôtel vers 22h30.

Dodo à Page (Lake Powell Resort à la Wahweap Marina)

J12 (ma 17 juin) : Coyote Buttes North, Page

- Réveil 6h15, petit déj 7h et départ 7h30.

- Nous prenons la route direction la House Rock Valley Road et nous arrivons vers 8h30 au parking du Wire Pass Trailhead d’où démarre le trail pour aller à The Wave. Il fait déjà chaud et dans la journée, on sera encore à plus de 100°F ! Armés du plan du BLM, nous nous mettons en route vers 8h50 et nous trouvons notre chemin assez facilement. Nous atteignons le St Graal vers 10h40 (après qq pauses photos et repos) après une dernière montée dans le sable des plus torrides ! Nous découvrons enfin THE WAVE !!!!!!!!!! SUPERBE, SUBLIME, EPOUSTOUFLANT... tous les superlatifs peuvent y passer !!!!! Nous profitons du lieu assez magique et où nous croisons finalement que peu de monde… Nous allons voir la 2nd Wave et qq trucs autour dont le Hamburger Rock mais sans la montée à Top Rock trop périlleuse pour nous !

A 13h, nous repartons sous un soleil de plomb… retour à la voiture vers 14h50 (après s’être un peu paumé car on est redescendu trop tôt dans le wash... sans conséquence car on a suivi le wash jusqu'à retrouver le bon chemin). Les 6 L d’eau y sont passés ! Ma qué calor !



























- La balade à The Wave nous ayant un peu achevés, on fait l'impasse sur Wire Pass et Buckskin Gulch mais on s'achève avec la balade aux Wahweap Hoodoos en passant par la Cottonwood Canyon Road et la BLM 431 (que même les Rangers conseillaient car il faut trop chaud pour se taper la grande balade) ! La marche dans le wash pour atteindre le 1er groupe de hoodoos est éprouvante car à 16h, il fait toujours près de 100°F... Retour à la voiture vers 18h et à l’hôtel vers 19h. Encore une bonne journée !



- Dîner au Taco Bell et nous dégustons un sundae de chez McDo (oui, oui, on sait, c’est de la junk food) à Navajo Point face au Lake Powell, la Navajo Mountain, le barrage, la Navajo Generating Station et la plein lune en fond !



Dodo à Page (Lake Powell Resort à la Wahweap Marina)

J13 (me 18 juin) : Page --> Zion

- Réveil 7h, petit déj à 8h15 au Denny’s et départ ~9h.

- Arrêt sur la Scenic Road pour la vue sur le barrage (Glen Canyon Dam).



- Petite balade à Horseshoe Bend : très très beau ce fer à cheval posé sur le Colorado, mais il faut très très chaud !



- Retour à Page et nous tuons le temps avant d’aller à Antelope Canyon avec le « photographer tour » de R&C Ekis. Le tour dure 2h et part à 11h30 (heure de Page, Arizona ; soir 12h30 heure d’Utah), la « bonne » heure pour voir les rayons de lumière au fond du canyon. A l’heure prévue, nous embarquons à 12 dans la bétaillère 4x4 de Rosita, alias Rosie, qui nous emmène en ~ 20 minutes sur le site d’Upper Antelope Canyon. La traversée dans le sable est « a little bit bumpy ». Lorsque nous arrivons à l’entrée du canyon, plusieurs 4x4 sont déjà là. Nous pénétrons dans le canyon et nous voyons tout de suite les fameux rais de lumière ! C’est très beau, mais il y a beaucoup de monde et on se dit que ça va être la foire pour faire des photos… Le 1er quart d’heure nous met un peu la pression, mais très vite notre guide Navajo a très bien su « faire le ménage » (en éloignant ou arrêtant les autres groupes) et nous indiquer les meilleurs spots afin de prendre qq clichés sans la foule... Ensuite le site se vide et nous avons encore 1h pour faire des photos à notre guise (les rais de lumière ne sont plus là mais il y a toujours des couleurs et des formes incroyables). On arrive même à faire des pauses de 15 secondes sans personne ! Arrivés à ~11h50 sur le site, nous en repartons vers 14h, Rosie n’étant pas trop pressante avec ceux qui trainent... Retour à Page vers 14h30.









- Nous nous mettons en route vers Marble Canyon pour une petite visite au Colorado du côté de Lee's Ferry sous un cagnard qui frôle les 105°F/40°C ! Arrêt au Navajo Bridge.



- Puis, route vers Zion NP en passant par les Vermillon Cliffs et la forêt de Kaibab et arrivée par l'entrée Est vers 19h30... malheureusement, il est tard et l'ombre envahit déjà les lieux... on profite néanmoins de la route (Checkerboard Mesa, les tunnels...).



- Arrivée au Pionner Lodge à Springdale vers 20h30 et dîner au Pionner Restaurant.

Dodo à Springdale (Pioneer Lodge)

J14 (je 19 juin) : Zion --> Las Vegas

- Réveil 6h15, petit déj 7h et départ 7h45.

- Direction le Visitor Center de Zion NP pour prendre la navette du parc. Bon disons le tout net : Zion ne nous a pas plu et ce n'est sans doute pas la faute du parc mais on est à J-1 du départ, on est un peu KO et la chaleur va encore nous achever (Angel's Landing, on va oublier !)... et après les merveilles de ces derniers jours, le parc nous apparait un peu « plat » (à tort on veut bien le reconnaître car on n'a sans doute pas vu le meilleur) et surtout la foule va nous faire fuir !!!! Insupportable surtout que les jours d'avant on n'avait pas trop connu ça ! Et il faut ajouter au tableau que des travaux ont lieu pour refaire la route désorganisant complètement les navettes, l'attente est longue, les navettes bondées... bref à 13h, après avoir fait Riverside Walk, Weeping Rock (pas terrible en cette saison), Emerald Pools (lower et middle, et même remarque que précédemment), on craque et on décide de se barrer !!! On rate sans doute qq paysages sympas, on n'en convient et on reviendra mais à une autre saison !













- A 14h30, nous sommes en route vers Valley of Fire. Nous gagnons une heure en route car nous passons de l’Utah au Nevada et nous arrivons vers 16h15 juste avant que le Visitor Center ne ferme (dommage il y avait une belle expo photo !). La chaleur est accablante, le parc porte bien son nom (110°F/42°C)... les 1/8 de miles pour aller à Elephant Rock sont éprouvants... du coup, comme on est quasi seuls dans le parc, on va faire les touristes en voiture et on s'arrête sur le bord de la route (là où c'est écrit en gros « no parking at anytime ») pour qq photos (Seven Sisters, Petrified Log...) ... On fera la Scenic Road vers Rainbow Vista (waouh les couleurs pastel !!!) et un tout petit bout du trail dans les White Domes (intenable !!!!) + qq autres petits arrêts (Atatl et Arch Rock)... On a bien aimé ce parc, dommage que la chaleur ne nous ait pas permis d'en faire plus !









- Arrivée à Las Vegas vers 19h45. Installation au Bellagio dans une superbe Deluxe Lake View Room au 24ème étage avec une belle vue sur les fontaines et le Paris Las Vegas en fond : génial !!!

Notre ami Didier qu'on a au téléphone (alors qu'il est 20h et que les grandes eaux se déchainent sous nos yeux !) nous conseille de nous dépêcher de nous doucher, de sauter dans un taxi et de filer voir le spectacle "Le Rêve" à 21h30 (on a vérifié par tél : il reste des places !). Le taxi nous charge vers 20h50 et fait tout ce qu'il peut pour nous éviter les embouteillages du strip (merci !). A 21h15 après un petit sprint dans le casino du Wynn, nous voilà en possession de nos 2 billets ! Bon, je ne suis pas fan de ce genre de spectacle mais là c'est 1h30 d'un spectacle impressionnant ! Quelles prouesses physiques (et quels physiques ! ;-)) ! Bref, on ne regrette pas notre investissement !

- Retour au Bellagio et on se fait les 3 derniers spectacles de jets d'eau depuis notre chambre avant une petite balade entre minuit et 2h du mat vers le MGM, NY-NY, Excalibur, etc... comme la 1ère fois, Las Vegas ne nous séduit pas... on trouve ça glauque et vulgaire derrière les 2/3 loupiottes... mais bon c'est très perso !













Dodo à Las Vegas (Bellagio)

J15 (ve 20 juin) : Las Vegas et avion ? ah ben non... on va rester 1 jour de + à Vegas !

- Réveil 6h45 et petit déj à 8h au Buffet du Bellagio. Très bon et pas très cher !

- Nous remontons à la chambre ranger notre barda (la balance dans la salle de bain nous aide bien à répartir le poids dans les valises !). A 10h, nous avons chargé la voiture et quitté l’hôtel pour aller faire qq courses (boutique Bonanza pour acheter des jeux de cartes utilisés dans les casinos mais quasi neufs et à 1$50/paquet ! + un petit tour au Las Vegas Outlet Center où nous n’achetons rien !) avant de rendre la voiture à l'aéroport vers 12h

- A l’aéroport, nous apprenons que notre vol de Las Vegas à Chicago est retardé à cause des intempéries dans l'est... bilan tout notre itinéraire est annulé et on est casé sur 2 vols le lendemain (et on est surclassé en 1ère pour le 1er vol Las Vegas à New York).

- Retour à Las Vegas (American Airlines nous payera les taxis mais pas l'hébergement car en cas d'intempéries ils ne sont tenus à rien apparemment... on n'a pas trop réfléchi et on se décide en 2 sec pour une chambre à l'Excalibur car vendredi soir les prix sont montés un peu partout... on choisit mal la chambre car on ne prend pas une des "remodeled" et franchement, la chambre elle ne faisait pas rêver ! mais bon... pas grave... même si la transition est rude après le Bellagio…).

- A 15h30, nous repartons faire un peu de shopping au Fashion Show Mall. Guy trouve des chaussures de running bien moins chères que chez nous (en fait au même prix mais en $ ! et vu que 1€ = ~1.5 $) et nous achetons 2 Levi’s à 25$ et 30$... pas la ruine quoi !

- Sur les bons conseils de Didier, nous allons ensuite dîner au buffet du Wynn (si on veut bien manger, ne pas hésiter !) sous l'atrium (l'espèce de verrière, c’est beau et bien plus sympa que dans les parties sous éclairage artificiel). Quantité, qualité, diversité (soupes, salad bar, coin italien, pâtes à la demande, viandes de toutes sortes, sushi, marocain, chinois, saumon, homard… buffet des desserts à tomber) : tout y est !

- En sortant, nous allons voir le spectacle des Sirènes au TI : un résumé de Las Vegas : bruyant et vulgaire ! (t’avais raison Didier ! ;-))

- On s'arrêtera là ! On est KO (chaleur, foule, bien mangé…).

Dodo à Las Vegas (Excalibur)

J16 (sa 21 juin) et J17 (di 22 juin) : retour en Europe

- Réveil à 3h45 !! Départ 4h30 de l’hôtel pour l’aéroport.

- Vol Las Vegas à New York (en 1ère, c’est classe ! ;-))

En plus, nous survolons Las Vegas, qq beaux paysages et Manhattan !

(sorry pour la qualité ds photos, mais à travers le hublot et au compact...)















- Vol New-York à Bruxelles (en 2nde classe, c’est la bétaillère !) où on arrive le dimanche matin… une grosse sieste dans l’après midi et hop pas trop de problème avec le décalage horaire !

Voilà c'est fini ... Merci de nous avoir suivi jusque ici ! (pour rappel : > La 1ère partie se trouve ICI <)

Allez il faut penser au prochain voyage ! ;-))

@+ Vnoa
Impressions birmanes (Myanmar) octobre-novembre 2006 English translation pending
by Lahaut · 2006-11-18 · 63 replies
🙂 Min-gala-ba tout le monde (bonjour en birman mais qui veut dire "c'est une bénédiction ")

Voila quelques notes sur le Myanmar qui pourront etre utiles pour les futurs voyageurs Mes impressions, les explications de certains lieux et evenements et les photos je les mettrai à la suite de ce carnet pratique

Tout d'abord je suis passé par la Qatar airway (escale à Doha 1 heure environ ) 14 heures de voyage(vivement que la téléportation comme dans Star trek soit inventé 😏 )pour le prix de 870 euros aller retour (mais en consultant le comparateur de prix de ce site 15 jours avant de partir on pouvait trouver le meme billet avec une cinquantaine d'euros en moins si je me rappelle bien !!😕)

Nous étions 5 personnes et pour nous faciliter la vie sur place (et etant donné que pas une seule personne d'entre nous parle correctement l'anglais 😕😕!) nous sommes passés en utilisant internet par une agence locale directement sur place tenue par un français pour nous reserver les hotels (indispensable pour voir la fête des ballons à Taunggyi mais hotels de categorie moyennes gammes selon le GDR et Lonely (entre 20 et 25 Dollars )et donc ce n'est pas les hotels bons marchés comme pour les vrais routards (donc on a pris 1 chambre triple et une chambre double ce qui nous fera environ 10 à12 dollars par pers.la nuit ), les billets d'avions interieur et de trains et quelques voitures privés avec chauffeur qui seront fort utiles pour visiter certains sites .

Je ne ferai que des compliments pour cette agence (petit cadeau à l'arrivée, explication de l'essentiel sur le pays, ..) qui nous a facilité le deroulement de notre périple Pour les personnes interessées je communiquerai le nom de l'agence en Mp pour ne pas faire de publicité Un moment, un de leur sous traitant nous a completement oublié et pour s'excuser l'agence nous a offert un superbe resto sur le site de Bagan tout compris avec les boissons 🙂

Donc nous avons payé à l'arrivée le solde en euro ou en dollars (aprés avoir fait un virement internationale de 30 pour cent) et donc on ne connait pas finalement exactement le prix des billets de train et d'avion, d'hotels et du minibus privé puisque c'etait un prix total à regler

Voilà notre itineraire (en gros )que nous avons planifié directement en France avec des propositions de cette agence (il y a eu beaucoup de modifications entre le debut et le projet definitif !!)

jour 1 arrivée à yangon le matin jour 2 visite de la ville jour 3 train entre Yangon et Mandalay jour 4 visite de Mandalay jour 5 Pont U Bein le matin et Mingun l'aprés midi jour 6 colline de Sagaing et Ava (Inwa) et pnt Ubein le soir jour 7 Monywa et grottes de Hpo Win Daung jour 8 Monywa- Pakoku et bateau pour Bagan jour 9 Visite de Bagan jour 10 Mont Popa jour 11 Montgolfiére puis visite de Bagan en bicyclette jour 12 Avion Bagan (via Mandalay) Heho pour la fête de ballons à Taunggyi (EXTRAORDINAIRE 🙂🙂!!) jour 13 Kaku et fete des ballons jour 14 Pindaya kalaw jour 15 debut du trek et nuit dans un monastère jour 16 Trek et nuit dans un monastère jour 17 fin du trek et arrivée au lac Inlé jour 18 visite du lac Inlé jusqu'au lac Sagar en bateau jour 19 Avion Heho Yangon le matin jour 20 depart pour le rocher d'Or jour 21 visite de la ville de Bago et retour à Yangon jour 22 depart de yangon et retour à Paris

Pour le change 1 euro = 1600 kyats 1 dollar = 1300 kyats On peut facilement changer les euros et les dollars à Yangon On a aussi changé des euros à Bagan pour 1 euro = 1550 kyats et 1 dollar pour 1250 kyats

Une course moyenne en taxi à Yangon se situe aux alentours de 1500k Un plat pris directement sur le trottoir se situe en dessous 1000k Un plat pris dans de petits restos typiques se situe entre 1000k et 2000k (que nous avons abondement utilisés) Les resto assez chics cela se situe entre 3000 et 5000 k et plus

Les bouteilles d'eau entre 200 et 300 k je vous conseille la bière Myanmar (dans les 1200 k )par rapport à la Tiger moins bonne (1000k) il y a aussi l'ABC (brune ) et la Mandalay (red plus forte que la blue)

Les enfants à yangon vous vendent une serie de 20 de cartes postales pour 1000k Le timbre coute 30 k

Les entrés dans les sites : Parc et lac Kandawgyi 1000k par pers. Shwedagon 5 dollars et eventuellement guide français 10 dollars Mandalay :achat d'un pass de 10 dollars (Shenandaw, Atumashi, Kuthodaw, colline de Mandalay, Amarapura Inwa ) achat d'un pass 3 dollars (Mingun sagaing) Bateau pour Inwa 1000 k par pers caleche (2 heures environ indispensable) à Inwa pour 2 personnes 3000k (+1500k pour une troisiéme pers.) Barque pour voir le coucher de soleil au pont u Bein (2000k) A conseiller temple Paya thanboddhay 3 dollars grottes Hpo Win Daung 2 dollars + guide 3000k Montgolfiere à Bagan 245 dollars (prevoir de reserver à l'avance !) Velo à la journée à bagan 3000 k Caleche à bagan pour environ 3 heures 3000k Site de Kaku 3 dollars Grottes de Pindaya 3 dollars + supplement photos 200k Rocher d'or 6 dollars Navette en camion 800k à payer à l'aller et 800k à payer au retour le pass à Bago 10 dollars (Shwemawdaw, Kanbawzathadi, kyaik punshwethalyang)

J'ai oublié mais dans pas mal de site il y a des supplements photos (surtout dans les pagodes !) qui sont de l'ordre de 100 à 200k

Au sujet de bagan on a lu sur les guides qu'il y a un pas de 10 dollars à acheter mais bien qu'en faisant tous les sites importants de la plaine (en general les pass sont à acheter en entrant sur les sites !) personne ne nous a rien demander et finalement on n'a pas payé ce pass

Au sujet du lac Inlé c'etait inclu dans la prestation avec un bateau privé et donc on ne connais pas le droit d'entrer

Au sujet de la visite de Kaku qui doit se faire avec un guide pao, au moment du départ, la guide que l'on avait reservée par l'intermediaire de l'agence est venue nous dire qu'elle ne pouvait pas venir avec nous et donc on a fait la visite du site sans guide !!(elle etait gonfllée car aprés on l'a vu partir avec un autre groupe de touristes !!)

Impressions et photos c'est pour bientôt!!
Le jeu des photos (encore et encore) English translation pending
by Tylassin · 2006-11-10 · 516 replies
En route vers de nouvelles aventures.

Comme d'habitude, Quoi et Où?
Rencontre chez Parvat (Belgique) le samedi 26 août 2006 English translation pending
by Parvat · 2006-07-05 · 538 replies
Ca fait vraiment un long bout de temps que j'envie d'une tite fête entre nous chez moi... J'ai de la place, il devrait faire soleil (inch'allah stp allah...) Pour le moment, 32°c: le pied!!! Et c'est pas les grosses vaches du pré d'à côté qu'on va déranger... 🙂 J'espère que mes amis vfistes préferés (ils se reconnaitront) seront libres, quand aux futurs amis vfistes, welcome! 🙂 S'il y en a qui veulent dormir ici, (j'habite en pleine campagne) je peux heberger au moins 10 personnes dans des lits. (quand je vous dit que j'ai de la place...) Et le terrain est grand assez pour planter des tentes. Au programme, au choix je précise 😉 Jardinage: nettoyer les mauvaises herbes du potager, becher le fond du jardin, faire des buches du peuplier tombé ya 2 ans, élaguage, tonde du gazon, etc... Rejointoillage de murs, de la terrasse... Siestes dans les 4 hamacs... Promenade tour du paté de maison (3/4h->?)... Promenade chez Gaston pour chercher des oeufs frais... Promenade visite des animaux d'une ferme... Etc etc etc...

En dégustation... Crèmes glacées faites dans une ferme Fromages de la région (à pâte dure) Quiches et tartes aux légumes faites maison... Salades, poussées et récoltées... maison! Limoncello et alcools de fruits faits maison...

Et si une bonne âme veut bien le faire 'aargh glub'... : Un Flan coco!!!??? :o)))

Participation: (si vraiment vous insistez, pour les mauvaises herbes...😏) sinon : Zéro €!

Ya un hic... J'ai pas de voiture, juste une décapotable style mob' une personne, donc faut vous arranger entre vous et partager des voitures pour venir. Ou si vous dites à quelle heure vous arrivez à la gare la plus proche, "Silly", on trouvera bien un moyen pour venir vous chercher..

C'est à mi chemin entre Lille et Bruxelles, sur l'A8 sortie 28.

Voilà c'est parti! 😎

(sur ce je vais aller repiquer mes 50 poireaux (les tartes!), j'attendais la fraîcheur, mais qd même, j'ai pas envie de faire ca à la lampe de poche...😏)

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