Episode 10 : Excursion dans la baie de Phang Nga

Dernier jour à Ao Nang et dernière excursion du voyage, aujourd’hui, je me rends dans la baie de Phang Nga, la "Hâ Long" thaïlandaise. L’îlot de Koh Tapu ("le clou") en est l’image la plus connue, décor d’un James Bond : L’homme au pistolet d’or.
J 10 (11 mars 2013) : Ao Nang – Ao Phang Nga – Wat Suwankuha – Cascade Raman – Krabi – Ao Nang

1. Ao Nang ; 2. Phang Nga Pier ; 3. Koh Phing Kan & Koh Tapu (James Bond Island) ; 4. Koh Talu ; 5. Koh Panyi ; 6. Wat Suwankuha ; 7. Cascade Raman ; 8. Krabi Town
Cette fois ci, j’ai décidé contrairement à la veille de réserver une excursion VIP. Enfin, VIP pour aujourd’hui, ça voudra surtout dire groupe réduit. Même si nous passons par la même agence pour la 3ème fois, c’est un 3ème tour operator différend qui s’occupera de la journée. Je vous mets comme pour les deux précédents un scan du dépliant de ce dernier.


Le départ est prévu à 9h00, à l’heure H, un minibus vient me chercher devant l’hôtel. Je me retrouve, avec une petite dizaine de personnes, parti en direction du nord et de Phang Nga. Il faut plus d’une heure de route pour atteindre l’embarcadère d’où nous devons prendre la direction de la baie.
La Baie de Phang Nga se trouve entre l’île de Phuket au sud ouest et la côte située au Nord de Krabi à l’est. Elle marque l’extrémité Nord du golfe contenu entre Phuket et la côte à 90 kilomètres plus à l’est. La baie est formée de nombreux pitons calcaires pouvant atteindre jusqu’à 70 mètres de haut et de mangrove plus on se rapproche des côtes. Il n’y a pas de plage pour la baignade à l’intérieur de celle-ci.
Arrivés à l’embarcadère de Phang Nga, nous ne sommes pas le seul minibus sur place et nous formons finalement un groupe d’une centaine de touristes. Vive le côté VIP ! On embarque dans deux grands longtails boat et partons de suite en direction de la baie.
Tout autour de nous, la mangrove et ses palétuviers nous entoure dans ce bras de mer naviguable. Au loin les silhouettes des formations rocheuses apparaissent, majestueuses.

Seulement après à peine 5 minutes de navigation le moteur de notre longtail rend l’âme et nous voilà à dériver mollement en direction des palétuviers. On essaye plusieurs fois de redémarrer, le 2nd bateau reste à côté de nous par sécurité mais rien n’y fait. Finalement, notre guide doit appeller un autre bateau.
Nous attendons près d’une heure en plein soleil. Le nouveau navire arrive enfin et nous devons migrer en plein milieu du chenal vers notre nouvelle embarcation. C’est plus d’une heure que nous aurons perdu dans cette mésaventure.
Reprenant notre navigation, nous nous rapprochons très vite de la baie. Autour de nous, le relief s’élève pour atteindre un premier point de vue sur l’île de Koh Panyi.

Koh Panyi est un village de pêcheurs construit sur pilotis et adossé à un énorme pain de sucre. Les pêcheurs qui l’habitent font partie d’une communauté musulmane d’origine malaise et qui a un statut de minorité dans le sud de la Thaïlande. Ces pêcheurs sont isolés du reste du pays et il leur faut plus de 20 minutes de pirogue pour rejoindre le continent où se trouvent les infrastructures les plus basiques (médecin, écoles …). Ils sont coupés du reste du monde dès la moindre tempête. Si ces pêcheurs malais se sont installés sur ces pilotis au cours du XVIIIème siècle c’est car la législation thaïlandaise ne leur permettait pas de posséder des terres.

C’est lors de la saison des pluies que l’occupation du village devient la plus difficile. Mais grâce aux tourisme, les pêcheurs ont pu trouver un nouveau moyen de subsistance. Pour l’instant nous ne débarquerons pas sur Koh Panyi. Une escale y est prévu à l’heure du déjeuner pour se restaurer. Nous continuons notre croisière en direction de l’île de Koh Phing Kan.
Il nous faut encore une bonne dizaine de minutes de mer pour la rejoindre. Les îlots calcaires se succèdent jusqu’à ce que l’on s’approche plus particulièrement de l’un d’eux.

C’est seulement lorsque l’on arrive à quelqus encablures de celui-ci que l’on découvre le petit ponton de béton qui va servir au débarquement.

La houle faîte par les nombreux longtails boat rend celui-ci un peu mouvementé mais je suis très heureux de toucher enfin terre.
Koh Phing Kan

L’île de Koh Phing Kan renferme deux pitons rocheux reliés par un isthme sablonneux. C’est sur celui-ci que se trouve le débarcadère des longtails boat sur sa partie sud et le principal point de vue sur Koh Tapu sur la partie nord. Entre les deux, de nombreuses boutiques de souvenirs sont là pour les touristes. Sur la gauche part un petit sentier offrant d’autres angles de vue sur le rocher. Si on le suit jusqu’au bout, on tombe sur une autre petite plage, ancrage pour d’autres embarcations. Sur la partie gauche de l’isthme se trouve une immense faille dans la falaise par laquelle s’engouffre le soleil.
Enfin, c’est au nord de Koh Phing Khan, à moins de 100 mètres que se trouve le rocher de Koh Tapu, le "clou" dans une sorte de petite baie abritée. On voit également à l’arr!ère plan la silhouette de l’île de Koh Talu
Je me dirige en premier sur le petit sentier qui permet d’avoir un point de vue différent sur le rocher.

Cela permet également d’attendre que certains groupes en excursion comme moi quittent l’île, et ainsi pouvoir profiter du point de vue avec le moins de monde possible. Au bout du sentier on arrive sur une plage.

De retour sur la plage, j’immortalise le lieu comme tout le monde.

Un rapide tour vers les boutiques me dit qu’il ne sert à rien d’y faire des emplettes, les prix étant le double de ceux d’Ao Nang. Après 30 minutes sur place il est déjà l’heure de repartir, mais il n’y a vraiment pas besoin de rester plus longtemps.
On prend ensuite la direction de la deuxième étape de la journée aux abords de l’île de Koh Talu. Là, nous nous ammarons à une immense barge couverte, depuis laquelle s’effectue le départ d’un tour en kayak prévu dans le descriptif de la journée.

En fait, le tour est plus un attrappe touriste qu’autre chose ! Nous suivons tous le même trajet à la queue leu leu, faisons la queue pour rentrer chacun notre tour dans les quelques grottes de l’île.

On s’arrête à tour de rôle près d’un longtail qui attend pour nous vendre des noix de coco. Et comble de la sortie on ne peut même pas pagayer par soi-même. Il faut se laisser promener par un thaï dont je n’envie pas le métier. Passer sa journée à pagayer pour les touristes. J’ai carrément honte de participer à cela et n’attend qu’une chose, que le tour soit fini. Surtout que le thaï qui est là pour me "promener" serait à la retraite depuis bien longtemps chez nous. Je ne peux que lui donner un gros pourboire à la fin du tour et regarder dubitatifs les autres vacanciers heureux de leur expérience.
Nous reprenons finalement la direction de Koh Panyi où nous nous arrêterons cette fois-ci pour manger.

A peine débarqués sur l’île on nous attable à un restaurant, nous prévenant que nous disposons d’une heure pour manger. J’engloutis en à peine une demi heure mon repas histoire de pouvoir m’enfoncer dans la partie moins touristique du village.
A côté des pontons se trouvent les restaurants accueillant les touristes. Pour se rendre dans le village, on doit alors passer par l’arrière du restaurant qui débouche sur l’arrière des boutiques donnant sur la première ruelle du village. Arrivés dans celle ci, je prends des repères visuels pour retrouver au retour par quelle arrière boutique je suis arrivé et ainsi retrouver mon chemin plus facilement. En effet, une enfilade de boutiques qui se ressemblent toutes, ça pourrait être problématique au moment de retourner au bateau.
Je quitte cette première ruelle et m’enfonce dans le village. Très vite, je suis le seul européen, les gens sont nonchalamment postés devant leur entrée, quelques chats on fait des ruelles leurs terrains de jeu. je longe les maisons sur pilotis avant d’observer ça et là quelques parcelles de vase en conrebas. Je continue jusqu’à l’extrémité de l’île où la ruelle s’arrête brutalement sur la baie ouverte.

L’ambiance semble authentique alors qu’on doit être, à tout casser, à deux cent mètres des restaurants pour touristes.
Alors qu’il ne reste que 10 minutes sur l’horaire je reprends la direction de l’embarcadère. Je retrouve sans difficulté la ruelle ou s’égrainent toutes les boutiques, mais une fois dans celle-ci je suis incapable de retrouver le repère visuel que j’avais pourtant sogneusement pris à l’aller : une robe colorée, accrochée dans une boutique et qui semble avoir disparu. Et là petit coup de stress, je cherche un passage pour quitter la ruelle et retourner sur le ponton mais n’en trouve pas. Après 5 minutes, j’en trouve un, mais il débouche dans un autre restaurant qui ne communique pas avec celui ou j’étais 30 minutes plus tôt. Je commence à flipper, si l’on ne m’attend pas, je suis dans de beaux draps, même pas 100 baths sur moi pour rentrer à Krabi ! Fianelement une vendeuse se rend compte de mon embarras et m’indique le chemin à suivre. Je cours à travers la cuisine et la salle du restaurant et monte finalement en dernier dans le bateau. C’était moins une !
L’excursion continue sans se soucier de mon moment "180 pulsations minute". On reprend désormais la direction de Phang Nga et de la terre ferme. J’en profite une dernière fois pour observer le magnifique panorama sur la baie. 20 minutes plus tard nous arrivons à destination. De retour dans notre minibus, nous prenons la direction d’un temple troglodyte situé à quelques kilomètres au nord de là : le Wat Suwankuha. Ce temple est aussi appelé dans les différentes brochures d’excursion Monkey Temple : le temple des singes.
Dès le parvis du temple, de nombreux macaques attendent, se baladent, quémandent de la nourriture et des bananes ou tout simplement fouillent dans les poubelles. Très vite un attroupement se forme (de touristes l’attroupement) pour observer les primates.
A l’intérieur du temple des statues de bouddah attendent les offrandes. La grotte dans laquelle ils sont disposés est très grande. A l’extrémité de celle-ci se trouvent des marches amenant à une sorte de pallier à ciel ouvert où la végétation à élue domicile. Je me pose là pour passer le temps, alors que l’arrêt dans le temple doit durer 20 minutes.

De retour au minibus il est déjà presque 15h30. Nous devrions déjà être rentrés à Krabi mais l’incident de bateau de ce matin nous a fait prendre beaucoup de retard et nous devons encore nous rendre à un dernier point d’intérêt, les cascades de Raman.
Autant dire que je commence à trouver le temps long. Surtout que les cascades où l’on nous amène sont sans grand intérêt. Le dépliant indique que l’on peut s’y baigner; mais lorsque je vois la couleur de l’eau, je préfère rester au sec plutôt que d’attraper un staphylocoque.
J’observe très vite les 3 ou 4 bassins et retourne à la buvette, à l’entrée du lieu, histoire de passer le temps avec un coca bien frais.

Finalement il est enfin l’heure de reprendre la route de Krabi. Une heure plus tard, nous arrivons à Krabi. Le minibus me fait visiter la ville, le temps de déposer les autres touristes à leurs hôtels, puis enfin il me dépose devant mon hôtel à Ao Nang. Il est presque 18 heures quand j’arrive enfin, avec près de deux heures de retard. A peine le temps d’aller profiter de la piscine de l’hôtel avant le soir.
Le soir venu, nous allons manger rapidement dans la rue principale de notre hôtel avant de rentrer dormir car la journée de demain s’annonce fatiguante. Nous prendrons la direction du sud et de l’île de Koh Kradan, île dont aucun thaïlandais n’a semble t’il entendu parler car ils nous demandent tous des informations sur notre destination dès qu’on leur en parle. Avons nous donc trouvé là un lieux encore préservé du bouche à oreille et digne d’intérêt ? Nous verrons demain !