Results for "Trois+ilets+|+50+>+148"
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De Pointe-à-Pitre vers Terre-de-Bas (aux Saintes) English translation pending
Bonjour,
Je souhaite aller à Terre du Bas. Mon vol arriverait à Pointe à Pitre de Montréal vers 14:30.
Suis-je mieux de prendre une navette (terrestre ou le bus) de l'aéroport de PAP jusqu'à Trois-Rivières et ensuite prendre le bateau de Trois-Rivières à Terre du Bas?
Ou, prendre une navette de la gare maritime de Bergevin vers Terre du Bas ?
Combien ça pourrait me coûter ?
Merci !
Je souhaite aller à Terre du Bas. Mon vol arriverait à Pointe à Pitre de Montréal vers 14:30.
Suis-je mieux de prendre une navette (terrestre ou le bus) de l'aéroport de PAP jusqu'à Trois-Rivières et ensuite prendre le bateau de Trois-Rivières à Terre du Bas?
Ou, prendre une navette de la gare maritime de Bergevin vers Terre du Bas ?
Combien ça pourrait me coûter ?
Merci !
Itinéraire 7 jours Guadeloupe English translation pending
Bonjour, nous partons une semaine en Guadeloupe du 23 au 31 décembre avec mon compagnon, je sais que c'est peu mais il était impossible de partir plus longtemps et nous avions besoin de vacances au soleil tous les deux.
J'aimerais votre avis sur notre itinéraire, je sais qu'il est chargé mais nous aimerions voir le plus de choses possibles. Nous adorons les belles plages, les endroits authentiques et faire du snorkeling. Nous logerons dans des bungalows (fleur des îles) près de la plage de grande anse.
Jour 1:
Découverte de la plage de grande anse et anse Tillet, route de la traversée après midi avec cascade des écrevisses, saut de la lezarde et acomat
Jour 2
Départ pour les Saintes de trois rivieres. Balade au fort Napoleon et plage
Jour 3
Grande Terre: Port louis, plage anse du souffleur le matin et balade grande vigie après midi et porte des enfers
Jour 4
Excursion à Petite Terre. Parait il que c'est magnifique, super pour la faune (iguanes) et snorkeling. Qu'en pensez vous? J'ai lu plusieurs avis très élogieux...Peut on réserver de Deshaies à l'avance car nous ne pourrons pas payer sur place au vu de la distance?
Jour 5
Plage Malendure. Kayak le matin aux ilets Pigeon, et plongée l'après midi à la réserve Cousteau
Jour 6
Grande Terre: Visite du marché de Sainte Anne (achat de cadeaux) et plages le matin. Après midi: Saint François et pointe des châteaux
Jour 7
Visite du jardin de Deshaies le matin. Puis départ. Décollage à 18h
Qu'en pensez vous? J'ai fait l'impasse sur les chutes du garbet car apparemment beaucoup sont fermées, et certaines ne se voient que de loin, ainsi que sur le volcan car apparemment la brume empêche très souvent d'avoir une bonne visibilité. Alors c'est dommage. J'ai déjà vu un volcan embrumé à Bali et j'en suis ressorti un peu déçu je dois dire. alors bon...
J'ai aussi entendu parler de l'ilet caret en partant de sainte rose, plus près de chez nous mais je ne sais pas si ça vaut le coup? A la place de l'excursion à Petite Terre????
Merci de vos avis!
Excursions en Guadeloupe English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars en guadeloupe dans 15 jours et je commence à me dire que décidément 12 jours c'est bien trop court. Il y a tellement de chose à voir! Pourriez vous me conseiller ? J aimerai faire du Kayac, aller sur les ilets deserts ( enfin presque), faire du jet ski ( enfin mon mari), voir des dauphins, faire de la plongee (masque et tuba), fairec de la rando et surtout profiter du paysage. Merci d avance. Nous logerons à Deshaie.
Je pars en guadeloupe dans 15 jours et je commence à me dire que décidément 12 jours c'est bien trop court. Il y a tellement de chose à voir! Pourriez vous me conseiller ? J aimerai faire du Kayac, aller sur les ilets deserts ( enfin presque), faire du jet ski ( enfin mon mari), voir des dauphins, faire de la plongee (masque et tuba), fairec de la rando et surtout profiter du paysage. Merci d avance. Nous logerons à Deshaie.
Randonnée sur le GR2 (Réunion): itinéraire? English translation pending
Bonjour la communauté, 😎
Je pense faire le GR2 en Novembre et j'aimerais avoir quelques renseignements concernant :
- le ravitaillement en eau sur ce parcours car sur le topo de la frpp, ils préviennent que sur certains tronçons il n'y a rien (Dos d'Ane-Aurère/Marla-Cilaos/ Caverne Dufour-Bourg Murat) . Notamment peut-on "faire le plein" au gite de la caverne Dufour.
- A Roche Plate, je pense emprunter le sentier de droite qui rejoint directement Marla (GR3); quelqu'un a-t'il des infos sur cet itinéraire ?
Merci pour tous vos bons conseils et renseignements
Amicalement
Découverte des îles de la Guadeloupe en juin prochain: que pensez-vous de notre itinéraire? English translation pending
Bonjour,
On a prévu de partir en famille (couple + enfant de 2 ans) en Guadeloupe en fin mai et de faire :
- arrivée Pointe à Pitre en début d'après midi et transfert direct vers Trois Rivières - 2 nuits au Jardin Malanga - aller passer une nuit aux Saintes ( hôtel Lo Bleu) - retour au Jardin Malanga pour 1 nuit - remonter vers le nord de Basse Terre et rester 2 nuits à Deshaie (habitation Grande Anse) - aller passer 2 nuits à Marie Galante ( hôtel Soleil Levant) - finir par 3 nuits à Saint Anne (La Toubana)
Que pensez vous de notre itinéraire ? Qu'y a-t-il à visiter et à faire impérativement d'après vous ? A votre avis, où peut on garer notre voiture de location durant notre WE sur Marie Galante ? ( et peut on laisser sans crainte des affaires dans le coffre ou pas )
Merci d'avance
On a prévu de partir en famille (couple + enfant de 2 ans) en Guadeloupe en fin mai et de faire :
- arrivée Pointe à Pitre en début d'après midi et transfert direct vers Trois Rivières - 2 nuits au Jardin Malanga - aller passer une nuit aux Saintes ( hôtel Lo Bleu) - retour au Jardin Malanga pour 1 nuit - remonter vers le nord de Basse Terre et rester 2 nuits à Deshaie (habitation Grande Anse) - aller passer 2 nuits à Marie Galante ( hôtel Soleil Levant) - finir par 3 nuits à Saint Anne (La Toubana)
Que pensez vous de notre itinéraire ? Qu'y a-t-il à visiter et à faire impérativement d'après vous ? A votre avis, où peut on garer notre voiture de location durant notre WE sur Marie Galante ? ( et peut on laisser sans crainte des affaires dans le coffre ou pas )
Merci d'avance
Réunion: fermeture du GR R1 entre le gîte de Belouve et le Cap Anglais? English translation pending
Bonjour,
Je pars dans une semaine dans la Reunion pour 15 jours. La première semaine nous allons faire la traversée qui suit, pour laquelle nous avons déjà reservé les gites:
J1: Cilaos - Marla J2: Marla - Roche Plate par Nouvelle J3: Roche Plate - Ilet-à- Bourse par l'Ilet-des-Lataniers J4: Ilets-à-Bourse - Grand-Ilet J5: Grand-Ilet - Gite de Belouve par Hell-bourg. J6: A/R sentier trou-de-fer + Belouve - Caverne-Dufour. J7: A/R Piton des Neiges + descente à Cilaos.
Par contre, je viens de voir sur le site de Reunion Nature que le tronçon du GR R1 entre Belouve et le Cap Anglais est fermé. Donc nous serions obligés le J6 de redescendre à Hell-bourg et monter d'ici au Cap Anglais (et oublier peut-être le detour au trou-de-fer).
Personne ne connait si la fermeture est provisoire et les possibilités d'ouverture d'ici à 15 jours? Je suppose que la veille à Hell-bourg ou au gite de Belouve saurons nous confirmer si le sentier est toujours fermé.
Merci en tous cas aux personnes qui participent à ce forum de la Reunion, qui m'ont beaucoup aidé pour la planificiation de mon voyage.
Oracio
Je pars dans une semaine dans la Reunion pour 15 jours. La première semaine nous allons faire la traversée qui suit, pour laquelle nous avons déjà reservé les gites:
J1: Cilaos - Marla J2: Marla - Roche Plate par Nouvelle J3: Roche Plate - Ilet-à- Bourse par l'Ilet-des-Lataniers J4: Ilets-à-Bourse - Grand-Ilet J5: Grand-Ilet - Gite de Belouve par Hell-bourg. J6: A/R sentier trou-de-fer + Belouve - Caverne-Dufour. J7: A/R Piton des Neiges + descente à Cilaos.
Par contre, je viens de voir sur le site de Reunion Nature que le tronçon du GR R1 entre Belouve et le Cap Anglais est fermé. Donc nous serions obligés le J6 de redescendre à Hell-bourg et monter d'ici au Cap Anglais (et oublier peut-être le detour au trou-de-fer).
Personne ne connait si la fermeture est provisoire et les possibilités d'ouverture d'ici à 15 jours? Je suppose que la veille à Hell-bourg ou au gite de Belouve saurons nous confirmer si le sentier est toujours fermé.
Merci en tous cas aux personnes qui participent à ce forum de la Reunion, qui m'ont beaucoup aidé pour la planificiation de mon voyage.
Oracio
Randonnées à la Réunion et réservations d'hébergements? English translation pending
Bonjour!
Mon ami et moi serons à la Réunion du 10 décembre au 10 janvier. Nous avons prévu plusieurs randonnées: boucle dans le Haut Mafate, le tour des îlets du bas Mafate, la région des volcans et le tour des cirques.
On aimerait bivouaquer un maximum pour des raisons financières et aussi pour l'amour du bivouac.
Quelqu'un airait-il des conseils à me donner à ce sujet?
Nous allons également passer quelques nuits dans des gîtes, mais dans les guides nous n'avons que des numéros de téléphone, il n'est apparemment pas possible de réserver en ligne. Pensez-vous qu'il est possible d'effectuer des réservations à notre arrivée? En sachant que nous arrivons à la Réunion le 10 mais n'avons pas prévu de dormir dans des gîtes avant le 20, mais en sachant également que ce sera les vacances scolaires!🤪
Merci en tout cas à ceux qui le peuvent, de me donner des infos et conseils quant aux randos et à l'hébergement qui va avec!!!
Dans l'attente,
Malo
Merci en tout cas à ceux qui le peuvent, de me donner des infos et conseils quant aux randos et à l'hébergement qui va avec!!!
Dans l'attente,
Malo
Voyage à la Réunion du 31 octobre au 21 novembre English translation pending
Bonjour à toutes et à tous,
Ouverture des débats pour notre voyage..😉 Nous partons sur la réunion du 31 octobre au 21 novembre pour la 1ere fois....😏 Bien sur nous aimerions nous rendre une journée sur l'ile maurice, comment faire ? Le tour de l'ile de la réunion en hélico ! quelqu'un l'a t-il fait ? J'aimerais faire trois plongées N3, sur la région de St Gille! que me conseillez-vous ? Merci pour vos commentaires et votre aide..
Bien cordialement
Françoise et Bruno
Ouverture des débats pour notre voyage..😉 Nous partons sur la réunion du 31 octobre au 21 novembre pour la 1ere fois....😏 Bien sur nous aimerions nous rendre une journée sur l'ile maurice, comment faire ? Le tour de l'ile de la réunion en hélico ! quelqu'un l'a t-il fait ? J'aimerais faire trois plongées N3, sur la région de St Gille! que me conseillez-vous ? Merci pour vos commentaires et votre aide..
Bien cordialement
Françoise et Bruno
Hébergement en Guadeloupe pour tout le mois de mars? English translation pending
Bonjour à tous,
Je sais, je m'y prend sans doute un peu tard 😊, mais je cherche un hébergement en Guadeloupe pour tout le mois de Mars pour 2 personnes. Si possible à un prix raisonnable 😉 .
Plutôt avec la mer accessible à pied ainsi que les commerces (nous pouvons marcher un peu).
S'il y en a parmi vous qui ont des bonnes adresses, je les en remercie d'avance.
Vous pouvez aussi me donner des liens de site où l'on trouve ce genre de choses.
Merci et à bientôt de vous lire.
Voyager la Guadeloupe en juillet-août? English translation pending
Bonjour,
De retour d'un périple côte ouest des USA, on recherche dejà des infos pour preparer un voyage l'année prochaine.
Quelqu'un a t-il déjà voyagé en guadeloupe en juillet aout, quelle meteo peut on prevoir à cette epoque?
Quels sont les endroits sympas et tranquilles pour buller quelques jours sur une belle plage?
Quelqu'un a t-il des bons plans? des hotels sympas avec kitchentte par exemple ou des gites.
Pour les billets d'avion, combien faut-il prevoir pour cette periode de l'année.
Merci par avance pour votre aide
Activités et visites en Martinique avec 3 enfants English translation pending
bonjour
dans 15 jours, nous partons en martinique avec nos 3 enfants âgés de 5, 8 et 9 ans . nous logeons à ste-Luce ( Pierre et Vacances )
Nous voulons profiter au max de notre séjour et aimerions faire découvrir plein de choses à nos enfants . Avez-vous des idées de visites, ballades, plages pour admirer des poissons avec masques et tubas ...?
J'attends vos idées avec impatience merci
dans 15 jours, nous partons en martinique avec nos 3 enfants âgés de 5, 8 et 9 ans . nous logeons à ste-Luce ( Pierre et Vacances )
Nous voulons profiter au max de notre séjour et aimerions faire découvrir plein de choses à nos enfants . Avez-vous des idées de visites, ballades, plages pour admirer des poissons avec masques et tubas ...?
J'attends vos idées avec impatience merci
Avis sur itinéraire de 15 jours en Guadeloupe English translation pending
Bonjour,
J organise un voyage de 15j pour les 40 ans de mon mari, je pense partir début avril. Apres de longues recherches pour trouver les différentes visites ou excursion a faire j ai enfin pu établir mon voyage jour par jour. Je voudrais avoir votre avis sur mon itinéraire afin de le peaufiner si besoin, nous serons 3 donc mon mari , moi et mon fils de 5 ans. J ai essaye d établir un planning pas trop "hard" afin qu on puisse se détendre et apprécier aussi..
J1 > Récupérer la voiture a l aéroport de PAP et logement aux alentours de pointe noire
J2 > Jardin botanique de deshaies et farniente sur les plages la perle, anse tillet
J3 > Visite de la maison du cacao et aprem aux ilets pigeon
J4 > Parc des mamelles et aprem cascade des ecrevisses et saut de la lezarde
J5 > Excursion a grand cul se sac marin (je pense que ca sera en organise)
J6 > Chutes de carbet , en redescendant vers la plage de grande anse faire des photos a l allee dumanoir aprem farniente plage grande anse
J7 > Faire ce qu on veut...j avais pense a la souffriere mais mon fils de 5 ans est un flemard né donc ca va pas etre possble, j avais pense ducoup au saut d acomat..a voir
J8 > Excursion la journée aux saintes
J9 > Depart pour grande terre au passage visite de PAP récupérer logement a saint francois (je trouve ca plus sympa que sainte anne après chacun ses goûts :)
J10 > pointe des châteaux et visite de la distillerie de damoiseau
J11 > Excursion a petite terre
J12 > Pointe de la grande vigie puis baignade du cote de anse bertrand, plage du souffleur..et balade a saint louis
J13 >Journee farniente du cote de sainte anne avec plage de la caravelle et bois jolan
J14 > Excursion journée marie galante (je pense qu on prendra la navette et qu' on le fera par nous meme)
J15 > Retour maison
Voila j ai essaye de faire un planning ou on peut voir les choses les plus "intéressante" sachant qu on aura un enfant donc bon faut concilier les 2
Merci a ceux qui prendront le temps de me répondre et de me donner leur avis sur mon itinéraire.
Par ailleurs j ai 2 autres questions , faut il un permis international pour conduire las bas? des agences de location le demande?
Egalement j ai un fils de 5 ans faut il que je le fasse vacciner contre l hepatite A? je sais rien d obligatoire mais juste conseille peut etre?
Merci a tous!
bonne soirée
J organise un voyage de 15j pour les 40 ans de mon mari, je pense partir début avril. Apres de longues recherches pour trouver les différentes visites ou excursion a faire j ai enfin pu établir mon voyage jour par jour. Je voudrais avoir votre avis sur mon itinéraire afin de le peaufiner si besoin, nous serons 3 donc mon mari , moi et mon fils de 5 ans. J ai essaye d établir un planning pas trop "hard" afin qu on puisse se détendre et apprécier aussi..
J1 > Récupérer la voiture a l aéroport de PAP et logement aux alentours de pointe noire
J2 > Jardin botanique de deshaies et farniente sur les plages la perle, anse tillet
J3 > Visite de la maison du cacao et aprem aux ilets pigeon
J4 > Parc des mamelles et aprem cascade des ecrevisses et saut de la lezarde
J5 > Excursion a grand cul se sac marin (je pense que ca sera en organise)
J6 > Chutes de carbet , en redescendant vers la plage de grande anse faire des photos a l allee dumanoir aprem farniente plage grande anse
J7 > Faire ce qu on veut...j avais pense a la souffriere mais mon fils de 5 ans est un flemard né donc ca va pas etre possble, j avais pense ducoup au saut d acomat..a voir
J8 > Excursion la journée aux saintes
J9 > Depart pour grande terre au passage visite de PAP récupérer logement a saint francois (je trouve ca plus sympa que sainte anne après chacun ses goûts :)
J10 > pointe des châteaux et visite de la distillerie de damoiseau
J11 > Excursion a petite terre
J12 > Pointe de la grande vigie puis baignade du cote de anse bertrand, plage du souffleur..et balade a saint louis
J13 >Journee farniente du cote de sainte anne avec plage de la caravelle et bois jolan
J14 > Excursion journée marie galante (je pense qu on prendra la navette et qu' on le fera par nous meme)
J15 > Retour maison
Voila j ai essaye de faire un planning ou on peut voir les choses les plus "intéressante" sachant qu on aura un enfant donc bon faut concilier les 2
Merci a ceux qui prendront le temps de me répondre et de me donner leur avis sur mon itinéraire.
Par ailleurs j ai 2 autres questions , faut il un permis international pour conduire las bas? des agences de location le demande?
Egalement j ai un fils de 5 ans faut il que je le fasse vacciner contre l hepatite A? je sais rien d obligatoire mais juste conseille peut etre?
Merci a tous!
bonne soirée
Guadeloupe: randonnées, sites naturels à me conseiller et plongée, départ imminent English translation pending
bonjour
nous partons pour la première fois en Guadeloupe du 20 janvier au 28 à bouillante et du 28 au 1er à le moule nous aimerions avoir des conseils en matière de randonnées en fonction de nos critères : pas de grand dénivelé mais je crois que ce n'est pas trop élevé des endroits où il y a des belles cascades et surtout une végétation luxuriante dépaysante et d'autres où il y des beaux point de vue des marches de 4H -4h30 aller retour maxi et certaines juste pour la matinée de 2H30-3H
j'ai vu comme rando déjà les chutes de carbet lesquels sont à voir au dessus de st claude la soufrière ste rose s'il y en a d'autres dans le parc ou hors des sentiers battus je veux bien les connaître que me conseillez vous en bain d'eau chaude naturel car il y en a beaucoup ?
enfin côté mer on m'a dit de ne pas manquer le réserve cousteau peut on l'explorer nous même avec masque et tuba ou doit on obligatoirement y aller avec un club de plongée ? où peut on admirer les tortues ?
je vous en remercie par avance
je pars bientôt
nous partons pour la première fois en Guadeloupe du 20 janvier au 28 à bouillante et du 28 au 1er à le moule nous aimerions avoir des conseils en matière de randonnées en fonction de nos critères : pas de grand dénivelé mais je crois que ce n'est pas trop élevé des endroits où il y a des belles cascades et surtout une végétation luxuriante dépaysante et d'autres où il y des beaux point de vue des marches de 4H -4h30 aller retour maxi et certaines juste pour la matinée de 2H30-3H
j'ai vu comme rando déjà les chutes de carbet lesquels sont à voir au dessus de st claude la soufrière ste rose s'il y en a d'autres dans le parc ou hors des sentiers battus je veux bien les connaître que me conseillez vous en bain d'eau chaude naturel car il y en a beaucoup ?
enfin côté mer on m'a dit de ne pas manquer le réserve cousteau peut on l'explorer nous même avec masque et tuba ou doit on obligatoirement y aller avec un club de plongée ? où peut on admirer les tortues ?
je vous en remercie par avance
je pars bientôt
Carte SIM pour la Martinique et la Guadeloupe English translation pending
Bonjour à tous !
Nous prévoyons un voyage et Martinique et Guadeloupe cet hiver ou l'hiver prochain.
Pourriez-vous me suggérer un bon fournisseur cellulaire où je pourrais acheter une carte SIM non seulement pour utilisation du téléphone, mais également pour le données (data) 4G LTE.
Merci !
Nous prévoyons un voyage et Martinique et Guadeloupe cet hiver ou l'hiver prochain.
Pourriez-vous me suggérer un bon fournisseur cellulaire où je pourrais acheter une carte SIM non seulement pour utilisation du téléphone, mais également pour le données (data) 4G LTE.
Merci !
Snorkeling à Îlet Caret et Petite-Terre English translation pending
Bonjour à tous, je pars seule durant 2 semaines en Janvier, à proximité de Ste Anne. Que faut il visiter impérativement, en voiture ?
Je veux également faire des excursions à Ilet Caret et à Petite Terre , pour pratiquer le snorkeling. Votre point du vue m'aiderait beaucoup. Les bus vont ils partout ? A quelle heure commencent-ils et s'arrêtent -ils ?
Pièges à éviter ? Danger le soir ?
Où trouve t-on des chutes d'eau spectaculaires ?
De France aux Antilles en porte-conteneurs - 2ème partie (Transat de Saint-Nazaire à Fort de France) English translation pending
DEPART DE SAINT-NAZAIRE
Lundi 26 Novembre 2012 - 1er jour de traversée
08 h 00, la manutention a repris de plus belle, trois portiques s'occupent du Fort Sainte-Marie. Et c'est justement la travée la plus proche de ma cabine qui est concernée. Depuis Rouen, cette travée est complètement vide y compris la cale. Toute la matinée, ce ne sont pas moins de 90 conteneurs qui vont être chargés en passant à raser le sabord de ma cabine (un sabord c'est carré ou rectangulaire, un hublot c'est circulaire), obscurcissant le ciel à chaque passage. A en donner le tournis.
15 h 20, je suis sur l'aileron de passerelle pour aider le commandant et le pilote à l'appareillage. Une manœuvre, cette fois-ci, sans remorqueur, uniquement à l'aide des propulseurs d'étrave et de poupe. Les amarres sont larguées les unes après les autres, le bateau décolle lentement du quai et gagne l'axe du chenal en passant sous le pont de Saint-Nazaire. Nous longeons plusieurs quartiers de la ville, des plages, des petites falaises brunes avant que le chenal n'oblique vers le Sud. Dernière vision de la terre avant longtemps.
16 h 35, le pilote débarque à l'extrémité du long chenal. Le Fort Sainte-Marie est en eau libre, cap à l'ouest. Au large, le vent n'a pas beaucoup molli. La mer est toujours bien formée, le bateau passe en force et tape de temps à autre dans les vagues en formant de jolies gerbes d'embruns.
Pointe à Pitre, la prochaine escale est encore loin. Et à partir de maintenant, il faut s'installer dans la durée.
17 h 45, fin de mon "quart". La nuit tombe rapidement et je pars à la chasse aux petits bruits dans la cabine…
18 h 15, ouverture de "La cave", qui est le magasin hors taxes du bord, géré par le commandant lui-même. Pas beaucoup de parfums dans cette boutique duty free, mais essentiellement des produits destinés à améliorer l'ordinaire de l'équipage et des passagers…
Remonté à la passerelle après le dîner. La mer est très forte, tout en puissance le bateau tape dans les vagues. On sent bien le choc et quelques secondes plus tard on voit une grosse gerbe jaillir de l'étrave jusqu'au-dessus des conteneurs, et être rabattue sur l'autre bord par la violence du vent.
Le Fort Sainte-Marie tangue et roule, il est difficile de tenir debout. En tout début de voyage, ces mauvaises conditions de mer cueillent tout le monde à froid, et il faut du temps pour s'y accoutumer. Lors du dîner, deux passagers font la grimace…
Après le dîner, sur la passerelle, j'ai encore bien discuté avec le lieutenant roumain, intrigué par mon expérience de la voile. Habitué des gros navires, il n'imagine pas que l'on puisse traverser un océan, ni parfois subir un tel temps sur un bateau de 11 ou 12 mètres. Il est étonné, comme moi je le suis dans l'autre sens par le gigantisme, la vitesse, la puissance du bateau qui se joue des mêmes éléments. Le partage du même milieu mais deux approches différentes.
A minuit, nous avons quitté le plateau continental pour naviguer au-dessus des grands fonds de l'Atlantique. Même si les vagues sont moins escarpées, le vent souffle presque dans l'axe, force 8 à 9. Le bateau roule et tape toujours. La nuit s'annonce agitée.
L'ATLANTIQUE
Mardi 27 Novembre 2012 - 2ème jour de traversée
Depuis hier soir 22 h 00, nous naviguons au-dessus des grands fonds. La haute marche entre les abysses atlantiques et le plateau continental du Golfe de Gascogne n'est pas sans influence sur l'état de la mer en cas de gros temps. La longue houle et les vagues escarpées perdent un peu de leur rudesse. S'il roule encore et est bien secoué, le bateau ne tape plus dans les vagues les plus hargneuses.
A minuit, nous avons passé l'heure du bord en heure T.U., c'est-à-dire reculé les montres d'une heure. Cette opération aura lieu cinq fois durant la traversée pour compenser le décalage horaire. Deux gros avantages : une heure de grasse matinée supplémentaire et une arrivée aux Antilles sans perturbation de l'horloge interne. Avantages que n'offre pas le voyage en avion.
A 03 h 00, nous avons croisé le trafic allant du cap Finisterre (Nord-Ouest de l'Espagne) à Ouessant. Tous les navires venant de Méditerranée, d'Afrique de l'Ouest, d'Amérique du Sud et qui remontent vers les ports du nord, et inversement, suivent cette route. J'avoue n'avoir pas eu le courage de me lever pour aider le lieutenant et le timonier de quart à faire la veille au milieu des autres cargos…
08 h 00, longitude du cap Finisterre. Bof ! Ciel chargé et bas, vent toujours fort, visibilité douteuse. La mer est hérissée de crêtes blanches jusqu'au bout de l'horizon. Pas suffisant pour remonter le moral des passagers qui attendent impatiemment l'embellie.
L'après-midi, les grains se succèdent en rangs serrés. Le Fort Sainte-Marie, droit sur sa trajectoire, ne fait rien pour les éviter. En hauteur, on les voit bien arriver. Au loin, l'horizon se voile, la mer s'aplatit sous la pluie et change de couleur, la pluie bat violemment sur les baies vitrées de la passerelle. Et le calme revient derrière le grain, une brève éclaircie nous offre un timide arc-en-ciel, quelques minutes de tranquillité et le grain suivant arrive déjà. Du fait de la vitesse du bateau, la cadence à laquelle nous arrivent ces grains me surprend, la rapidité à laquelle on les traverse, aussi.
Début de soirée, le vent et la mer semblent vouloir s'apaiser et prendre une direction qui nous soit plus favorable. Le baromètre amorce une timide remontée.
En cours de journée, je monte de temps en temps à la passerelle voir l'évolution des choses, jeter un œil sur la table à carte où les points GPS sont méthodiquement reportés toutes les heures. La table à cartes a toujours fait partie pour moi, du voyage en mer et du départ vers ailleurs.
Pourtant bien plus précis, les GPS, radars et cartes numériques, devenus indispensables, n'ont pas ce pouvoir de faire rêver. La carte papier synthétise d'un seul coup d'œil la navigation en cours. Elle concrétise le rythme d'une traversée en redonnant aussi la vraie dimension du monde et des océans. Si j'aime regarder une carte marine, je ne jette qu'un œil informatif sur un écran GPS, un radar ou une carte numérique, sans être capable de pouvoir m'y attarder.
J'aime bien passer un moment à la passerelle après le dîner. Il fait nuit, j'y retrouve mon ami, le lieutenant roumain. Un personnage cultivé et intéressant, parlant parfaitement le français, jovial et avenant, il contraste avec tous les autres marins ou officiers roumains du bord qui semblent porter avec tristesse, fatalité et résignation tout le poids de leur Histoire, sans un mot ni un sourire.
Il a 25 ans de marine marchande derrière lui. Passionné par son métier, il prend visiblement du plaisir à partager ce qu'il sait sur le bateau, la navigation, les instruments, l'organisation du bord ou ses responsabilités. Mon cursus nautique l'intrigue car la voile n'est pas dans la culture roumaine et il ne connait pas. Souvent, c'est lui qui revient vers moi et me pose des questions, en faisant des allers et retours entre voiliers et cargos.
DES BOÎTES, DES BOÎTES…
Mercredi 28 Novembre 2012 - 3ème jour de traversée
Encore une heure de décalage des montres cette nuit. Nous sommes maintenant en TU-1. La mer s'est calmée, la fin de nuit a été si paisible qu'un des passagers se croyait (encore ou déjà) à quai. Il est vrai que nous sommes loin des conditions d'inconfort d'il y a deux jours tant la mer s'est apaisée.
Ce matin, le second capitaine organise une visite guidée à notre attention. C'est lui qui est en charge de la gestion de la cargaison et nous explique que les conteneurs sont repérés en X, Y et Z (par travée, rangée et étage) par des numéros que l'on retrouve gravés sur les cloisons des cales. C'est grâce à ces X, Y et Z que les portiqueurs chargent la bonne boîte au bon endroit.
Le plan de chargement est établi préalablement par l'armateur mais c'est le second capitaine qui finalise le positionnement des conteneurs en fonction des contraintes mécaniques que la cargaison fait subir au bateau, en fonction des boîtes contenant des matières dangereuses, des reefers, du port de débarquement, etc..
Par informatique, les conteneurs sont également repérés par des codes de couleur selon les ports de provenance ou de destination, les matières dangereuses qui ne peuvent pas cohabiter ensemble, les branchements aux prises électriques pour les reefers. De puissants logiciels optimisent le remplissage des ballasts équilibrant l'assiette du bateau lors du chargement ou déchargement.
Aux escales, le second capitaine a aussi un gros travail administratif à exécuter avec l'armateur, la douane, les autorités portuaires, les sociétés de manutention avant que le bateau ne puisse larguer les amarres.
Il nous emmène ensuite dans le cœur du bateau, un dédale de coursives étroites ponctuées de portes étanches qu'il faut enjamber. Des files de câbles ou de canalisations courent sur les cloisons ou aux plafonds. Nous sommes dans la cale, assourdis par le grincement des conteneurs frottant les uns contre les autres, le puissant ronflement des appareils de ventilation qui tournent à plein régime, (dans la cale, il faut aussi refroidir le système de réfrigération des reefers… !). Le niveau sonore élevé nous plonge dans une ambiance industrielle.
Nous progressons vers l'avant passant d'une travée de conteneurs à l'autre et arrivons vers l'étrave dans un large espace occupé par des gros tubes en diagonale où passent les chaînes d'ancre. C'est un vaste local servant à stocker tout le matériel dont le bosco a besoin, amarres, câbles, caisses de matériel de rechange, consommables, etc… Sur un tas d'aussières en vrac, un cercueil est négligemment posé… Au cas où !
Nous repassons à l'extérieur et montons au poste de manœuvre avant. Le seul endroit calme du bateau où l'on n'entend plus que le bruit du vent et le chuintement du bulbe d'étrave fendant obstinément la mer. En navigation, l'endroit est donc plutôt paisible. Au port, d'énormes treuils servent raidir les aussières et moins utilisés, deux autres cabestans permettent de remonter les ancres au moyen de chaînes largement calibrées.
Nous terminons la visite par le local incendie au pied du château et de l'hôpital… On n'a pas trouvé l'infirmière !
Avant le dîner, le commandant nous fait l'honneur du salon des officiers pour un pot d'accueil des plus sympathiques où chacun peut mieux se connaître en discutant un verre à la main avec le chef-mécanicien, et deux jeunes lieutenants. Toutes les meilleures traditions de la Marine ne sont pas encore perdues.
DÉJÀ LES AÇORES !
Jeudi 29 Novembre 2012 - 4ème jour de traversée
Pas de décalage horaire cette nuit. En début de matinée, au milieu de l'Atlantique, nous croisons sans le voir le CMA CGM Fort Saint-Louis qui fait la route inverse, à 37 milles sur notre bâbord, c'est-à-dire tout près de nous, à l'échelle de l'océan.
Les rencontres avec d'autres bateaux sont des évènements plutôt rares tant la mer est immense et les routes différentes. Et comme par hasard, le second bateau rencontré dans la journée suit une route de collision obligeant à changer le cap jusqu'à ce que le danger soit écarté.
Le lieutenant navigation et le timonier de quart assurent une veille visuelle permanente jour et nuit, ce qui est un facteur de sécurité. Ils sont aidés par le radar qui le cas échéant, leur indique à quelle distance et dans quel laps de temps aura lieu la collision éventuelle avec un autre bateau. A eux d'agir au bon moment pour que cela ne se produise pas.
Deux fois par jour, dans le cadre d'un partenariat entre la compagnie et Météo France, un des membres d'équipage gonfle à l'hélium un ballon muni d'une sonde météorologique. Un fois lâché le ballon grimpe dans la stratosphère et explose vers 30.000 mètres d'altitude. Pendant son ascension puis sa chute, la sonde enregistre la température, la pression atmosphérique, le taux d'humidité, la vitesse et la direction du vent, etc. Ces informations sont retransmises à bord en continu et ensuite réexpédiées à Evelyne Dhéliat ou Nathalie Rihouet pour que vous ayez des informations météo fiables à la télé. Il en est ainsi sur les quatre bateaux de la ligne.
11 h 40, l'attraction du jour se dévoile progressivement. Tout au bout de l'horizon, sur notre avant tribord, on devine en filigrane à quarante milles, les silhouettes de Corvo et Flores, deux îles très isolées au nord-ouest de l'archipel des Açores. Lentement, leur contour se précise, abrupt pour Corvo et en pente plus douce pour Flores.
13 h 00, nous passons à 10 milles, au plus près de Flores, couverte de prairies verdoyantes. On arrive à deviner les constructions blanches de sa capitale, Santa Cruz. La proximité de la terre permet de téléphoner en direct à la famille et la communication est parfaitement claire.
16 h 15, exercice incendie obligatoire. Une sonnerie stridente met tout le bateau en alerte. Tous les passagers doivent se rassembler aussitôt à la passerelle. Le feu s'est déclaré dans un conteneur dans la cale à l'avant du bateau. Les échanges par talkies-walkies fusent. Bien sûr, l'exercice est émaillé de contretemps pour mettre les équipes de sécurité en situation. Finalement, le feu virtuel est éteint et tout est rentré dans l'ordre.
L'incendie est ce qui est le plus redouté à bord de tous les bateaux. Pourtant, ce n'est jamais l'eau qui manque autour ! La propagation du feu peut être extrêmement rapide et la chaleur peut provoquer des réactions en chaîne immaîtrisables. D'autant que le bateau transporte aussi de multiples matières chimiques dangereuses qui ne réagissent pas bien ensemble. Vous n'imaginez pas tous les risques que je prends durant ce voyage. Il suffit juste d'une fois. Et ces exercices périodiques sont faits pour éviter le pire.
QUE FAIRE A BORD ?
Vendredi 30 Novembre 2012 - 5ème jour de traversée
Il n'y a pas eu de changement de l'heure du bord à minuit. Et ce matin, le jour n'en finit pas de se lever. En réalité, c'est la pleine lune qui éclaire la cabine.
Lever à 07 h 00 et montée immédiate à la passerelle. Il fait encore bien nuit et la lune tombante se reflète largement sur la mer. Il y a quelque chose de différent ce matin, un changement imperceptible dans l'air du temps, une douceur relative de la température, une humidité plus palpable, des nuages plus légers et quand le jour finit de se lever, une autre densité dans la couleur de la mer. Le vent a repris de la force mais sa direction a changé aussi, passant au sud-est, trois-quarts arrière du bateau.
La température de la mer augmente régulièrement, 21.8 °C ce matin, et depuis l'une des coursives extérieures j'ai aperçu les premières sargasses, ces algues qui naissent dans la mer du même nom, bien au large de la Floride, et qui se baladent dans l'Atlantique au gré des courants. Autant de signes ténus, nous indiquant que nous changeons de zone climatique et que l'hiver… est bientôt derrière nous.
Je suis maintenant bien dans le rythme de ce voyage au long cours. Les notions de jours et de distances s'estompent progressivement. Le temps se dilue à mesure que le bateau progresse. Je ne sais déjà plus trop quand j'ai quitté Saint-Nazaire, ni combien de milles il reste à parcourir pour rallier Pointe à Pitre. Je ne me pose même pas la question. Est-ce si important de le savoir ?
Chaque jour à bord, il n'y a que les repas qui soient les points obligés auxquels les passagers se retrouvent pour échanger. En dehors de cela, aucune règle, aucune contrainte horaire, et chacun dispose de lui-même selon ses goûts et ses envies du moment : broderie, lecture, visionnage de DVD, randonnée sur les coursives extérieures, ascension des escaliers, information auprès de l'équipage, sieste, etc, etc… Que sais-je encore ? Une seule occupation : l'auto gestion !
Mon rythme à moi : après le p'tit dej, je vais à la passerelle pour vérifier s'il y a toujours de l'eau dans la mer et discuter de la situation avec le lieutenant roumain, puis un tour sur le pont du bateau, (430 mètres de parcours du combattant tant les obstacles fonctionnels sont nombreux et cinq étages à pied, bien qu'il y ait un ascenseur). Retour en cabine pour la tenue à jour des notes sur le déroulement du voyage. De nouveau à la passerelle avant le déjeuner, et sieste après celui-ci pour… récupérer.
L'après-midi se déroule à peu près au même rythme avec des passages plus fréquents à la passerelle pour regarder l'horizon pourtant vide, observer l'évolution des conditions météo, me pencher sur la table à cartes ou les instruments de navigation.
Après le dîner, long moment de méditation dans l'obscurité de la passerelle avant d'entamer une discussion philosophique avec le lieutenant roumain, puis descente en cabine pour transfert des photos et vidéos prises dans la journée.
Eh bien, malgré que certaines durent vingt-cinq heures, à cette cadence, il me semble que chaque journée est trop courte.
Et pendant ce temps le Fort Sainte-Marie, imperturbable, seul au milieu de l'Atlantique, taille sa route : 460 milles régulièrement parcourus chaque jour (852 km).
LA CROISIÈRE S'AMUSE (-t-elle ?)
Samedi 1er Décembre 2012 - 6ème jour de traversée
00 h00, encore un décalage de la montre du bord, réglée à TU-2, trois heures de différence avec la France.
Un gros grain ce matin au réveil et une épaisse couche de nuages gris barre l'horizon. L'air s'adoucit progressivement, il fait 21°C et il devient agréable de rester sur les ailerons de passerelle pour contempler tranquillement le paysage.
Nous sommes trois passagers à avoir demandé à visiter la salle des machines. Munis de bouchons d'oreilles, nous sommes pris en charge par un lieutenant pour descendre dans les tréfonds du Fort Sainte-Marie. Ca commence très fort, car nous pénétrons d'emblée dans une immense salle où le bruit et la chaleur nous assaillent déjà. Face à nous, l'énorme moteur principal de 8 cylindres assure la propulsion du bateau dans un boucan d'enfer. Nous sommes dans les entrailles du Léviathan, nous évoluons dans la démesure.
En dehors du moteur principal, il faut également gérer 4 énormes groupes électrogènes spécialement dédiés aux reefers qui consomment beaucoup d'électricité au retour des Antilles, des groupes pour ventiler l'atmosphère, climatiser l'air, dessaliniser l'eau de mer, produire du chaud, du froid, de la vapeur, etc, etc…
Les bruits de tous ces appareils s'ajoutent, se mélangent les uns aux autres. Toute cette mécanique dégage beaucoup de chaleur en tournant et rend l'atmosphère de cette salle étrangement pesante.
Après avoir bien transpiré à fond de cale, le retour à l'extérieur est un soulagement. C'est la première fois où la température est très douce et agréablement supportable. Je suis monté à plusieurs reprises à la passerelle, dont un long moment sur l'aileron bâbord en fin d'après-midi à discuter avec les deux autres passagers et le commandant qui n'est pas avare d'informations sur la marine marchande. Très intéressant à écouter. Le soleil s'est couché dans les nuages en produisant des effets orangés presque dramatiques.
19 h 00, soirée barbecue autour de la piscine. Là, il faut oublier tous les clichés que la série TV "La croisière s'amuse" à instillé dans l'inconscient candide et crédule des téléphages… La piscine est un trou de 4x4 m en tôle peinte en bleu foncé, située au pied d'une grue et à proximité d'une rangée de conteneurs. Et pas de fauteuils transat moelleux pour siroter nonchalamment un cocktail sirupeux servi par un steward empressé. Il faut oublier tout ça !
Pour le barbecue : apéritif, gambas, merguez, bœuf, cuisses de poulet à griller soit même au-dessus d'un demi-bidon de 200 litres rempli de braise. De quoi être rôti bien avant la viande… Nous avons partagé ce repas avec tout l'équipage, officiers et matelots roumains, assis sur des bancs en bois, face aux tables recouvertes de nappes en papier. Là encore, pas de sophistication dans le service. Cela n'a pas empêché de vivre un agréable moment de convivialité à se raconter histoires et anecdotes.
Et après le barbecue, pas de soirée romantique accoudé au bastingage du pont-promenade sous le clair de lune… Il n'y a tout simplement pas d'endroit équivalent pour cela à bord !
Plus sérieusement, comme chaque soir, je suis monté à la passerelle. Pas de vent sur l'aileron, l'air y était vraiment agréable, j'y suis resté un bon moment… à discuter avec le lieutenant roumain. Le porte-conteneurs, ce n'est pas "La croisière s'amuse" !
SOUS LE TROPIQUE
Dimanche 02 Décembre 2012 - 7ème jour de traversée
00 h 00, avant-dernier décalage de la montre du bord. Nous sommes passés à TU-3, soit quatre heures de différence avec la France.
Tenue d'été ce matin. On sent la chaleur en sortant du château. Le soleil brille généreusement, les petits cumulus sont bien alignés dans le ciel, la mer a pris une couleur bleu marine très dense et les poissons volants sont de sortie. Autant de signes qui ne trompent pas, nous sommes tout près d'entrer dans la zone tropicale. Ce que confirment les relevés de températures, air : 25.5°C, mer : 26.8°C.
Après le petit-déjeuner, je pars en randonnée autour du bateau en suivant prudemment un itinéraire ponctué d'obstructions diverses qui ne permettent pas de marcher bien vite. Arrivé sur la plage avant, je m'installe un long moment sur la petite plate-forme qui domine l'étrave. C'est le seul endroit du bateau où l'on n'entende pas un bruit. Le silence complet, un vrai luxe à bord.
De ma plate-forme, je n'ai même pas besoin d'étendre les bras à l'horizontale pour devenir le roi du Monde, comme dans une scène d'un film célèbre… (Il est vrai que les icebergs sont très rares dans la région).
Je vais ainsi passer une bonne partie de la journée entre le pont, l'étrave et la passerelle à profiter de la douceur du climat, à fixer l'horizon. A ce rythme, il est vraiment impossible de s'ennuyer.
17 h 08, nous franchissons allègrement le Tropique du Cancer par 23°27' Nord. C'est une ligne fictive parallèle à l'Equateur, reliant tous les points du globe où le soleil est au zénith le jour de l'été. Pas de cérémonie spéciale pour le passage de cette ligne ; dommage, cela méritait bien un coup de rhum.
DE L'AUTRE CÔTÉ
Lundi 03 Décembre 2012 - 8ème jour de traversée
Minuit, dernier décalage de la montre du bord. Nous sommes maintenant à l'heure antillaise, TU-4, cinq heures de différence avec la métropole.
Réveil dans la grisaille. Des nuages noirs lourds de menaces s'accumulent au-dessus de l'horizon. Dans la matinée, je me hasarde à faire ma rando quotidienne autour du navire. Je n'ai pas été bien loin, je n'ai eu que le temps de trouver refuge au poste de manœuvre, à l'arrière du bateau, quand un violent grain est tombé brutalement, aplatissant la mer et ramenant la visibilité à rien. Il en a été ainsi toute la matinée.
Aujourd'hui est le dernier vrai jour de navigation avant Pointe à Pitre, où nous arriverons demain aux petites heures. Le voyage n'est pas fini, mais la traversée, elle, se termine ! Et je ne peux pas dire que cela me mette en joie. Hier, avant-hier, avec le voilier c'était quatre fois plus de temps, mais la sensation ressentie à la veille de l'arrivée reste toujours la même : qu'elle soit courte ou longue, la traversée aurait pu durer plus longtemps.
C'est à chaque fois pareil : est-il nécessaire que cela s'arrête si vite ? Pourquoi ? Parce que, mentalement, ce voyage s'inscrit dans la durée, j'ai intégré cette durée et trouvé à bord le rythme me convient pour y parvenir.
Avec ce cargo, j'ai remis les Antilles à la bonne place sur la surface du globe, en distance et aussi en temps. Les Antilles ne se situent pas à l'extrémité de la piste d'Orly, elles sont bien de l'autre côté de l'océan Atlantique, au bout de 3.430 milles (6.353 km) et quasiment huit journées complètes de navigation depuis Saint-Nazaire. La traversée, c'est le voyage lui-même !
Et ce qui devait arriver, arrivât ! En début d'après-midi, le lieutenant de quart a sorti la carte d'atterrissage de la Guadeloupe et commencé à reporter les points dessus… J'ai bien demandé au commandant de ralentir, j'ai l'impression de ne pas avoir été entendu.
J'ai terminé la rando entamée ce matin, je suis resté un long moment assis sur la petite plate-forme qui surplombe l'étrave. Silence, soleil, pas trop de vent et l'océan immense… Je suis venu me faire la dernière piqure d'eau de mer avant l'arrivée…
De quart en fin de journée sur la passerelle. Nous croisons la route d'un vieux gréement, une grande goélette de 33 mètres qui se rend (au moteur, malheureusement), à Saint-Martin. De la passerelle, elle parait minuscule. Sa coque et sa mâture se détachent en silhouette dans la lumière du soleil qui décline trop rapidement. Ce moment-là aussi, aurait pu durer !
LA GUADELOUPE
Mardi 04 Décembre 2012 - 9ème et dernier jour de traversée
Pas de décalage horaire cette nuit. A minuit, il reste 89 milles à parcourir ; autant dire, rien !
04 h 30, réveil et montée immédiate à la passerelle pour aider le commandant. Le bateau est en avant lente devant l'îlot de Gosier à quelques encablures de Pointe à Pitre, en attendant l'embarquement du pilote prévu à 05 h 00.
Après avoir remonté le chenal qui serpente entre les îlets et les cayes, nous accostons au quai de Jarry en même temps que le jour se lève sur la ville. Tout doucement le profil de la côte émerge dans le contre-jour du petit matin. La température est douce sur l'aileron. Une belle arrivée !
Une belle arrivée après une jolie traversée. Les heures mouvementées du début sont déjà oubliées pour ne garder que le meilleur… Un beau parcours de 4.315 milles depuis Dunkerque (7.990 km), dont 3.430 milles de traversée pure (6.353 km).
Avant que tout ne soit complètement terminé, avec deux autres passagers, nous louons une voiture pour nous rendre à Basse Terre, chef-lieu de la Guadeloupe. Je ne connais pas cette ville et en dehors de la découverte, j'ai le secret espoir de trouver un spot Wi-Fi.
Rapidement, je comprends que je dois adapter mon mode de pensée à la philosophie locale et faire avec, ou plutôt faire sans. Je me fais promener d'un quartier à l'autre, de renseignements obsolètes en coups foireux, pour me rendre à l'évidence, je ne me connecterai pas à Internet aujourd'hui… Tant pis pour Internet, place à la découverte !
Cette chasse au spot Wi-Fi m'a donc permis de parcourir une petite ville tranquille par rapport aux souvenirs qu'il me reste de Pointe à Pitre : des rues étroites, bordées de vieilles maisons de style colonial dont certaines construites en pierre de lave, tout comme l'église. Un marché couleur locale. Une mairie toute blanche et au bout d'une large esplanade engazonnée, un monument aux Morts de la Grande Guerre, également blanc, se détache sur fond de Soufrière. Une longue esplanade en bord de mer, qu'une employée de la mairie, comparera à la Promenade des Anglais, pour que je comprenne bien.
Nous déjeunons au-delà de la "Promenade des Anglais" dans un petit restau de la marina de Rivière Sens les pieds dans l'eau, face à quelques bateaux de plaisance. Bah oui, on y revient toujours ! Ce restaurant s'appelle "Kafé Signes" sous-titré "Pou palé sans pawol" (véridique). Il est géré par une association d'aide et d'insertion de muets et malentendants. Le service est remarquable par sa discrétion bien sûr, mais plus sérieusement par l'extrême amabilité et la gentillesse de tout son jeune personnel, qui nous avait préparé une excellente assiette de produits de la mer.
Sur la route du retour, nous faisons un crochet vers les chutes du Carbet, au flanc du volcan de la Soufrière. Pour y parvenir, une petite route sinue à travers des paysages vallonnés et luxuriants. La nature ayant repris ses droits, ce site n'est plus vraiment accessible à pied, suite à un ancien séisme et des inondations. Cela nous permet néanmoins de suivre un parcours à travers la forêt humide guadeloupéenne : fougères arborescentes, lianes, plantes épiphytes sur les arbres, etc. Je n'ai pas de talents de botaniste, mais tout est démesuré, troncs, tiges et feuilles. Cela pousse sans problème.
Appareillage fixé à 23 h 00, arrivée en Martinique demain matin à 05 h 00. En prévision d'une courte nuit, je m'octroie un peu de repos après le dîner. Avant que le réveil ne sonne, dans un demi-sommeil, je réalise péniblement que le bateau est en route. Les lumières de Pointe à Pitre s'éloignent dans le sillage du Fort Sainte-Marie. Je n'ai toujours pas compris comment le commandant a pu appareiller avec une heure d'avance sans mon aide ! Vexant !
FORT DE FRANCE
Mercredi 05 Décembre 2012
Ayant raté le dernier appareillage de ce périple, hors de question de manquer l'ultime accostage ce matin à Fort de France. D'autant que mon épouse me tire de mon sommeil à 04 h 00 par téléphone pour me dire qu'elle me suit à la trace sur MarineTraffic et me confirme que j'arrive bien en Martinique. Bah oui, pendant qu'il est 09 h 00 du matin en France, il fait nuit noire aux Antilles !
Je m'octroie donc une grasse matinée jusqu'à 04 h 45 avant de monter à la passerelle rejoindre le commandant qui est déjà à son poste. "Bonjour commandant ! Cette fois, je suis bien réveillé. Vous pouvez compter sur moi !". Il a bien compris la signification de cette aide qui tient évidemment plus du gag que de l'efficacité réelle. C'est pour moi, une façon détournée de lui exprimer mon intérêt pour la navigation et tout ce qui rapporte à la marche du bateau.
Le Fort Sainte-Marie pénètre à petite vitesse dans la baie de Fort de France. Depuis l'aileron bâbord dans l'air tiède, je savoure, je distille ces dernières minutes de navigation devant les lumières de la ville qui défilent lentement.
06 h 10, le bateau est à quai, amarres capelées. L'ordre fuse dans les talkies walkies : "TPLM ! Terminé pour la machine !"… Terminé pour moi !
La voiture de location que j'avais réservée pour la suite des vacances ne sera pas disponible avant l'après-midi. A cause des lourds bagages, difficile d'aller et venir librement en attendant. Je suis donc contraint de rester à bord toute la matinée, ce qui me permet de poursuivre la mise à jour de mes notes de voyage.
En réalité, cela m'arrange bien, je ne suis pas pressé de débarquer…
1ère partie : de Dunkerque à Saint-Nazaire: http://voyageforum.com/v.f?do=post_edit;post=5847958;
Lundi 26 Novembre 2012 - 1er jour de traversée
08 h 00, la manutention a repris de plus belle, trois portiques s'occupent du Fort Sainte-Marie. Et c'est justement la travée la plus proche de ma cabine qui est concernée. Depuis Rouen, cette travée est complètement vide y compris la cale. Toute la matinée, ce ne sont pas moins de 90 conteneurs qui vont être chargés en passant à raser le sabord de ma cabine (un sabord c'est carré ou rectangulaire, un hublot c'est circulaire), obscurcissant le ciel à chaque passage. A en donner le tournis.
15 h 20, je suis sur l'aileron de passerelle pour aider le commandant et le pilote à l'appareillage. Une manœuvre, cette fois-ci, sans remorqueur, uniquement à l'aide des propulseurs d'étrave et de poupe. Les amarres sont larguées les unes après les autres, le bateau décolle lentement du quai et gagne l'axe du chenal en passant sous le pont de Saint-Nazaire. Nous longeons plusieurs quartiers de la ville, des plages, des petites falaises brunes avant que le chenal n'oblique vers le Sud. Dernière vision de la terre avant longtemps.
16 h 35, le pilote débarque à l'extrémité du long chenal. Le Fort Sainte-Marie est en eau libre, cap à l'ouest. Au large, le vent n'a pas beaucoup molli. La mer est toujours bien formée, le bateau passe en force et tape de temps à autre dans les vagues en formant de jolies gerbes d'embruns.
Pointe à Pitre, la prochaine escale est encore loin. Et à partir de maintenant, il faut s'installer dans la durée.
17 h 45, fin de mon "quart". La nuit tombe rapidement et je pars à la chasse aux petits bruits dans la cabine…
18 h 15, ouverture de "La cave", qui est le magasin hors taxes du bord, géré par le commandant lui-même. Pas beaucoup de parfums dans cette boutique duty free, mais essentiellement des produits destinés à améliorer l'ordinaire de l'équipage et des passagers…
Remonté à la passerelle après le dîner. La mer est très forte, tout en puissance le bateau tape dans les vagues. On sent bien le choc et quelques secondes plus tard on voit une grosse gerbe jaillir de l'étrave jusqu'au-dessus des conteneurs, et être rabattue sur l'autre bord par la violence du vent.
Le Fort Sainte-Marie tangue et roule, il est difficile de tenir debout. En tout début de voyage, ces mauvaises conditions de mer cueillent tout le monde à froid, et il faut du temps pour s'y accoutumer. Lors du dîner, deux passagers font la grimace…
Après le dîner, sur la passerelle, j'ai encore bien discuté avec le lieutenant roumain, intrigué par mon expérience de la voile. Habitué des gros navires, il n'imagine pas que l'on puisse traverser un océan, ni parfois subir un tel temps sur un bateau de 11 ou 12 mètres. Il est étonné, comme moi je le suis dans l'autre sens par le gigantisme, la vitesse, la puissance du bateau qui se joue des mêmes éléments. Le partage du même milieu mais deux approches différentes.
A minuit, nous avons quitté le plateau continental pour naviguer au-dessus des grands fonds de l'Atlantique. Même si les vagues sont moins escarpées, le vent souffle presque dans l'axe, force 8 à 9. Le bateau roule et tape toujours. La nuit s'annonce agitée.
L'ATLANTIQUE
Mardi 27 Novembre 2012 - 2ème jour de traversée
Depuis hier soir 22 h 00, nous naviguons au-dessus des grands fonds. La haute marche entre les abysses atlantiques et le plateau continental du Golfe de Gascogne n'est pas sans influence sur l'état de la mer en cas de gros temps. La longue houle et les vagues escarpées perdent un peu de leur rudesse. S'il roule encore et est bien secoué, le bateau ne tape plus dans les vagues les plus hargneuses.
A minuit, nous avons passé l'heure du bord en heure T.U., c'est-à-dire reculé les montres d'une heure. Cette opération aura lieu cinq fois durant la traversée pour compenser le décalage horaire. Deux gros avantages : une heure de grasse matinée supplémentaire et une arrivée aux Antilles sans perturbation de l'horloge interne. Avantages que n'offre pas le voyage en avion.
A 03 h 00, nous avons croisé le trafic allant du cap Finisterre (Nord-Ouest de l'Espagne) à Ouessant. Tous les navires venant de Méditerranée, d'Afrique de l'Ouest, d'Amérique du Sud et qui remontent vers les ports du nord, et inversement, suivent cette route. J'avoue n'avoir pas eu le courage de me lever pour aider le lieutenant et le timonier de quart à faire la veille au milieu des autres cargos…
08 h 00, longitude du cap Finisterre. Bof ! Ciel chargé et bas, vent toujours fort, visibilité douteuse. La mer est hérissée de crêtes blanches jusqu'au bout de l'horizon. Pas suffisant pour remonter le moral des passagers qui attendent impatiemment l'embellie.
L'après-midi, les grains se succèdent en rangs serrés. Le Fort Sainte-Marie, droit sur sa trajectoire, ne fait rien pour les éviter. En hauteur, on les voit bien arriver. Au loin, l'horizon se voile, la mer s'aplatit sous la pluie et change de couleur, la pluie bat violemment sur les baies vitrées de la passerelle. Et le calme revient derrière le grain, une brève éclaircie nous offre un timide arc-en-ciel, quelques minutes de tranquillité et le grain suivant arrive déjà. Du fait de la vitesse du bateau, la cadence à laquelle nous arrivent ces grains me surprend, la rapidité à laquelle on les traverse, aussi.
Début de soirée, le vent et la mer semblent vouloir s'apaiser et prendre une direction qui nous soit plus favorable. Le baromètre amorce une timide remontée.
En cours de journée, je monte de temps en temps à la passerelle voir l'évolution des choses, jeter un œil sur la table à carte où les points GPS sont méthodiquement reportés toutes les heures. La table à cartes a toujours fait partie pour moi, du voyage en mer et du départ vers ailleurs.
Pourtant bien plus précis, les GPS, radars et cartes numériques, devenus indispensables, n'ont pas ce pouvoir de faire rêver. La carte papier synthétise d'un seul coup d'œil la navigation en cours. Elle concrétise le rythme d'une traversée en redonnant aussi la vraie dimension du monde et des océans. Si j'aime regarder une carte marine, je ne jette qu'un œil informatif sur un écran GPS, un radar ou une carte numérique, sans être capable de pouvoir m'y attarder.
J'aime bien passer un moment à la passerelle après le dîner. Il fait nuit, j'y retrouve mon ami, le lieutenant roumain. Un personnage cultivé et intéressant, parlant parfaitement le français, jovial et avenant, il contraste avec tous les autres marins ou officiers roumains du bord qui semblent porter avec tristesse, fatalité et résignation tout le poids de leur Histoire, sans un mot ni un sourire.
Il a 25 ans de marine marchande derrière lui. Passionné par son métier, il prend visiblement du plaisir à partager ce qu'il sait sur le bateau, la navigation, les instruments, l'organisation du bord ou ses responsabilités. Mon cursus nautique l'intrigue car la voile n'est pas dans la culture roumaine et il ne connait pas. Souvent, c'est lui qui revient vers moi et me pose des questions, en faisant des allers et retours entre voiliers et cargos.
DES BOÎTES, DES BOÎTES…
Mercredi 28 Novembre 2012 - 3ème jour de traversée
Encore une heure de décalage des montres cette nuit. Nous sommes maintenant en TU-1. La mer s'est calmée, la fin de nuit a été si paisible qu'un des passagers se croyait (encore ou déjà) à quai. Il est vrai que nous sommes loin des conditions d'inconfort d'il y a deux jours tant la mer s'est apaisée.
Ce matin, le second capitaine organise une visite guidée à notre attention. C'est lui qui est en charge de la gestion de la cargaison et nous explique que les conteneurs sont repérés en X, Y et Z (par travée, rangée et étage) par des numéros que l'on retrouve gravés sur les cloisons des cales. C'est grâce à ces X, Y et Z que les portiqueurs chargent la bonne boîte au bon endroit.
Le plan de chargement est établi préalablement par l'armateur mais c'est le second capitaine qui finalise le positionnement des conteneurs en fonction des contraintes mécaniques que la cargaison fait subir au bateau, en fonction des boîtes contenant des matières dangereuses, des reefers, du port de débarquement, etc..
Par informatique, les conteneurs sont également repérés par des codes de couleur selon les ports de provenance ou de destination, les matières dangereuses qui ne peuvent pas cohabiter ensemble, les branchements aux prises électriques pour les reefers. De puissants logiciels optimisent le remplissage des ballasts équilibrant l'assiette du bateau lors du chargement ou déchargement.
Aux escales, le second capitaine a aussi un gros travail administratif à exécuter avec l'armateur, la douane, les autorités portuaires, les sociétés de manutention avant que le bateau ne puisse larguer les amarres.
Il nous emmène ensuite dans le cœur du bateau, un dédale de coursives étroites ponctuées de portes étanches qu'il faut enjamber. Des files de câbles ou de canalisations courent sur les cloisons ou aux plafonds. Nous sommes dans la cale, assourdis par le grincement des conteneurs frottant les uns contre les autres, le puissant ronflement des appareils de ventilation qui tournent à plein régime, (dans la cale, il faut aussi refroidir le système de réfrigération des reefers… !). Le niveau sonore élevé nous plonge dans une ambiance industrielle.
Nous progressons vers l'avant passant d'une travée de conteneurs à l'autre et arrivons vers l'étrave dans un large espace occupé par des gros tubes en diagonale où passent les chaînes d'ancre. C'est un vaste local servant à stocker tout le matériel dont le bosco a besoin, amarres, câbles, caisses de matériel de rechange, consommables, etc… Sur un tas d'aussières en vrac, un cercueil est négligemment posé… Au cas où !
Nous repassons à l'extérieur et montons au poste de manœuvre avant. Le seul endroit calme du bateau où l'on n'entend plus que le bruit du vent et le chuintement du bulbe d'étrave fendant obstinément la mer. En navigation, l'endroit est donc plutôt paisible. Au port, d'énormes treuils servent raidir les aussières et moins utilisés, deux autres cabestans permettent de remonter les ancres au moyen de chaînes largement calibrées.
Nous terminons la visite par le local incendie au pied du château et de l'hôpital… On n'a pas trouvé l'infirmière !
Avant le dîner, le commandant nous fait l'honneur du salon des officiers pour un pot d'accueil des plus sympathiques où chacun peut mieux se connaître en discutant un verre à la main avec le chef-mécanicien, et deux jeunes lieutenants. Toutes les meilleures traditions de la Marine ne sont pas encore perdues.
DÉJÀ LES AÇORES !
Jeudi 29 Novembre 2012 - 4ème jour de traversée
Pas de décalage horaire cette nuit. En début de matinée, au milieu de l'Atlantique, nous croisons sans le voir le CMA CGM Fort Saint-Louis qui fait la route inverse, à 37 milles sur notre bâbord, c'est-à-dire tout près de nous, à l'échelle de l'océan.
Les rencontres avec d'autres bateaux sont des évènements plutôt rares tant la mer est immense et les routes différentes. Et comme par hasard, le second bateau rencontré dans la journée suit une route de collision obligeant à changer le cap jusqu'à ce que le danger soit écarté.
Le lieutenant navigation et le timonier de quart assurent une veille visuelle permanente jour et nuit, ce qui est un facteur de sécurité. Ils sont aidés par le radar qui le cas échéant, leur indique à quelle distance et dans quel laps de temps aura lieu la collision éventuelle avec un autre bateau. A eux d'agir au bon moment pour que cela ne se produise pas.
Deux fois par jour, dans le cadre d'un partenariat entre la compagnie et Météo France, un des membres d'équipage gonfle à l'hélium un ballon muni d'une sonde météorologique. Un fois lâché le ballon grimpe dans la stratosphère et explose vers 30.000 mètres d'altitude. Pendant son ascension puis sa chute, la sonde enregistre la température, la pression atmosphérique, le taux d'humidité, la vitesse et la direction du vent, etc. Ces informations sont retransmises à bord en continu et ensuite réexpédiées à Evelyne Dhéliat ou Nathalie Rihouet pour que vous ayez des informations météo fiables à la télé. Il en est ainsi sur les quatre bateaux de la ligne.
11 h 40, l'attraction du jour se dévoile progressivement. Tout au bout de l'horizon, sur notre avant tribord, on devine en filigrane à quarante milles, les silhouettes de Corvo et Flores, deux îles très isolées au nord-ouest de l'archipel des Açores. Lentement, leur contour se précise, abrupt pour Corvo et en pente plus douce pour Flores.
13 h 00, nous passons à 10 milles, au plus près de Flores, couverte de prairies verdoyantes. On arrive à deviner les constructions blanches de sa capitale, Santa Cruz. La proximité de la terre permet de téléphoner en direct à la famille et la communication est parfaitement claire.
16 h 15, exercice incendie obligatoire. Une sonnerie stridente met tout le bateau en alerte. Tous les passagers doivent se rassembler aussitôt à la passerelle. Le feu s'est déclaré dans un conteneur dans la cale à l'avant du bateau. Les échanges par talkies-walkies fusent. Bien sûr, l'exercice est émaillé de contretemps pour mettre les équipes de sécurité en situation. Finalement, le feu virtuel est éteint et tout est rentré dans l'ordre.
L'incendie est ce qui est le plus redouté à bord de tous les bateaux. Pourtant, ce n'est jamais l'eau qui manque autour ! La propagation du feu peut être extrêmement rapide et la chaleur peut provoquer des réactions en chaîne immaîtrisables. D'autant que le bateau transporte aussi de multiples matières chimiques dangereuses qui ne réagissent pas bien ensemble. Vous n'imaginez pas tous les risques que je prends durant ce voyage. Il suffit juste d'une fois. Et ces exercices périodiques sont faits pour éviter le pire.
QUE FAIRE A BORD ?
Vendredi 30 Novembre 2012 - 5ème jour de traversée
Il n'y a pas eu de changement de l'heure du bord à minuit. Et ce matin, le jour n'en finit pas de se lever. En réalité, c'est la pleine lune qui éclaire la cabine.
Lever à 07 h 00 et montée immédiate à la passerelle. Il fait encore bien nuit et la lune tombante se reflète largement sur la mer. Il y a quelque chose de différent ce matin, un changement imperceptible dans l'air du temps, une douceur relative de la température, une humidité plus palpable, des nuages plus légers et quand le jour finit de se lever, une autre densité dans la couleur de la mer. Le vent a repris de la force mais sa direction a changé aussi, passant au sud-est, trois-quarts arrière du bateau.
La température de la mer augmente régulièrement, 21.8 °C ce matin, et depuis l'une des coursives extérieures j'ai aperçu les premières sargasses, ces algues qui naissent dans la mer du même nom, bien au large de la Floride, et qui se baladent dans l'Atlantique au gré des courants. Autant de signes ténus, nous indiquant que nous changeons de zone climatique et que l'hiver… est bientôt derrière nous.
Je suis maintenant bien dans le rythme de ce voyage au long cours. Les notions de jours et de distances s'estompent progressivement. Le temps se dilue à mesure que le bateau progresse. Je ne sais déjà plus trop quand j'ai quitté Saint-Nazaire, ni combien de milles il reste à parcourir pour rallier Pointe à Pitre. Je ne me pose même pas la question. Est-ce si important de le savoir ?
Chaque jour à bord, il n'y a que les repas qui soient les points obligés auxquels les passagers se retrouvent pour échanger. En dehors de cela, aucune règle, aucune contrainte horaire, et chacun dispose de lui-même selon ses goûts et ses envies du moment : broderie, lecture, visionnage de DVD, randonnée sur les coursives extérieures, ascension des escaliers, information auprès de l'équipage, sieste, etc, etc… Que sais-je encore ? Une seule occupation : l'auto gestion !
Mon rythme à moi : après le p'tit dej, je vais à la passerelle pour vérifier s'il y a toujours de l'eau dans la mer et discuter de la situation avec le lieutenant roumain, puis un tour sur le pont du bateau, (430 mètres de parcours du combattant tant les obstacles fonctionnels sont nombreux et cinq étages à pied, bien qu'il y ait un ascenseur). Retour en cabine pour la tenue à jour des notes sur le déroulement du voyage. De nouveau à la passerelle avant le déjeuner, et sieste après celui-ci pour… récupérer.
L'après-midi se déroule à peu près au même rythme avec des passages plus fréquents à la passerelle pour regarder l'horizon pourtant vide, observer l'évolution des conditions météo, me pencher sur la table à cartes ou les instruments de navigation.
Après le dîner, long moment de méditation dans l'obscurité de la passerelle avant d'entamer une discussion philosophique avec le lieutenant roumain, puis descente en cabine pour transfert des photos et vidéos prises dans la journée.
Eh bien, malgré que certaines durent vingt-cinq heures, à cette cadence, il me semble que chaque journée est trop courte.
Et pendant ce temps le Fort Sainte-Marie, imperturbable, seul au milieu de l'Atlantique, taille sa route : 460 milles régulièrement parcourus chaque jour (852 km).
LA CROISIÈRE S'AMUSE (-t-elle ?)
Samedi 1er Décembre 2012 - 6ème jour de traversée
00 h00, encore un décalage de la montre du bord, réglée à TU-2, trois heures de différence avec la France.
Un gros grain ce matin au réveil et une épaisse couche de nuages gris barre l'horizon. L'air s'adoucit progressivement, il fait 21°C et il devient agréable de rester sur les ailerons de passerelle pour contempler tranquillement le paysage.
Nous sommes trois passagers à avoir demandé à visiter la salle des machines. Munis de bouchons d'oreilles, nous sommes pris en charge par un lieutenant pour descendre dans les tréfonds du Fort Sainte-Marie. Ca commence très fort, car nous pénétrons d'emblée dans une immense salle où le bruit et la chaleur nous assaillent déjà. Face à nous, l'énorme moteur principal de 8 cylindres assure la propulsion du bateau dans un boucan d'enfer. Nous sommes dans les entrailles du Léviathan, nous évoluons dans la démesure.
En dehors du moteur principal, il faut également gérer 4 énormes groupes électrogènes spécialement dédiés aux reefers qui consomment beaucoup d'électricité au retour des Antilles, des groupes pour ventiler l'atmosphère, climatiser l'air, dessaliniser l'eau de mer, produire du chaud, du froid, de la vapeur, etc, etc…
Les bruits de tous ces appareils s'ajoutent, se mélangent les uns aux autres. Toute cette mécanique dégage beaucoup de chaleur en tournant et rend l'atmosphère de cette salle étrangement pesante.
Après avoir bien transpiré à fond de cale, le retour à l'extérieur est un soulagement. C'est la première fois où la température est très douce et agréablement supportable. Je suis monté à plusieurs reprises à la passerelle, dont un long moment sur l'aileron bâbord en fin d'après-midi à discuter avec les deux autres passagers et le commandant qui n'est pas avare d'informations sur la marine marchande. Très intéressant à écouter. Le soleil s'est couché dans les nuages en produisant des effets orangés presque dramatiques.
19 h 00, soirée barbecue autour de la piscine. Là, il faut oublier tous les clichés que la série TV "La croisière s'amuse" à instillé dans l'inconscient candide et crédule des téléphages… La piscine est un trou de 4x4 m en tôle peinte en bleu foncé, située au pied d'une grue et à proximité d'une rangée de conteneurs. Et pas de fauteuils transat moelleux pour siroter nonchalamment un cocktail sirupeux servi par un steward empressé. Il faut oublier tout ça !
Pour le barbecue : apéritif, gambas, merguez, bœuf, cuisses de poulet à griller soit même au-dessus d'un demi-bidon de 200 litres rempli de braise. De quoi être rôti bien avant la viande… Nous avons partagé ce repas avec tout l'équipage, officiers et matelots roumains, assis sur des bancs en bois, face aux tables recouvertes de nappes en papier. Là encore, pas de sophistication dans le service. Cela n'a pas empêché de vivre un agréable moment de convivialité à se raconter histoires et anecdotes.
Et après le barbecue, pas de soirée romantique accoudé au bastingage du pont-promenade sous le clair de lune… Il n'y a tout simplement pas d'endroit équivalent pour cela à bord !
Plus sérieusement, comme chaque soir, je suis monté à la passerelle. Pas de vent sur l'aileron, l'air y était vraiment agréable, j'y suis resté un bon moment… à discuter avec le lieutenant roumain. Le porte-conteneurs, ce n'est pas "La croisière s'amuse" !
SOUS LE TROPIQUE
Dimanche 02 Décembre 2012 - 7ème jour de traversée
00 h 00, avant-dernier décalage de la montre du bord. Nous sommes passés à TU-3, soit quatre heures de différence avec la France.
Tenue d'été ce matin. On sent la chaleur en sortant du château. Le soleil brille généreusement, les petits cumulus sont bien alignés dans le ciel, la mer a pris une couleur bleu marine très dense et les poissons volants sont de sortie. Autant de signes qui ne trompent pas, nous sommes tout près d'entrer dans la zone tropicale. Ce que confirment les relevés de températures, air : 25.5°C, mer : 26.8°C.
Après le petit-déjeuner, je pars en randonnée autour du bateau en suivant prudemment un itinéraire ponctué d'obstructions diverses qui ne permettent pas de marcher bien vite. Arrivé sur la plage avant, je m'installe un long moment sur la petite plate-forme qui domine l'étrave. C'est le seul endroit du bateau où l'on n'entende pas un bruit. Le silence complet, un vrai luxe à bord.
De ma plate-forme, je n'ai même pas besoin d'étendre les bras à l'horizontale pour devenir le roi du Monde, comme dans une scène d'un film célèbre… (Il est vrai que les icebergs sont très rares dans la région).
Je vais ainsi passer une bonne partie de la journée entre le pont, l'étrave et la passerelle à profiter de la douceur du climat, à fixer l'horizon. A ce rythme, il est vraiment impossible de s'ennuyer.
17 h 08, nous franchissons allègrement le Tropique du Cancer par 23°27' Nord. C'est une ligne fictive parallèle à l'Equateur, reliant tous les points du globe où le soleil est au zénith le jour de l'été. Pas de cérémonie spéciale pour le passage de cette ligne ; dommage, cela méritait bien un coup de rhum.
DE L'AUTRE CÔTÉ
Lundi 03 Décembre 2012 - 8ème jour de traversée
Minuit, dernier décalage de la montre du bord. Nous sommes maintenant à l'heure antillaise, TU-4, cinq heures de différence avec la métropole.
Réveil dans la grisaille. Des nuages noirs lourds de menaces s'accumulent au-dessus de l'horizon. Dans la matinée, je me hasarde à faire ma rando quotidienne autour du navire. Je n'ai pas été bien loin, je n'ai eu que le temps de trouver refuge au poste de manœuvre, à l'arrière du bateau, quand un violent grain est tombé brutalement, aplatissant la mer et ramenant la visibilité à rien. Il en a été ainsi toute la matinée.
Aujourd'hui est le dernier vrai jour de navigation avant Pointe à Pitre, où nous arriverons demain aux petites heures. Le voyage n'est pas fini, mais la traversée, elle, se termine ! Et je ne peux pas dire que cela me mette en joie. Hier, avant-hier, avec le voilier c'était quatre fois plus de temps, mais la sensation ressentie à la veille de l'arrivée reste toujours la même : qu'elle soit courte ou longue, la traversée aurait pu durer plus longtemps.
C'est à chaque fois pareil : est-il nécessaire que cela s'arrête si vite ? Pourquoi ? Parce que, mentalement, ce voyage s'inscrit dans la durée, j'ai intégré cette durée et trouvé à bord le rythme me convient pour y parvenir.
Avec ce cargo, j'ai remis les Antilles à la bonne place sur la surface du globe, en distance et aussi en temps. Les Antilles ne se situent pas à l'extrémité de la piste d'Orly, elles sont bien de l'autre côté de l'océan Atlantique, au bout de 3.430 milles (6.353 km) et quasiment huit journées complètes de navigation depuis Saint-Nazaire. La traversée, c'est le voyage lui-même !
Et ce qui devait arriver, arrivât ! En début d'après-midi, le lieutenant de quart a sorti la carte d'atterrissage de la Guadeloupe et commencé à reporter les points dessus… J'ai bien demandé au commandant de ralentir, j'ai l'impression de ne pas avoir été entendu.
J'ai terminé la rando entamée ce matin, je suis resté un long moment assis sur la petite plate-forme qui surplombe l'étrave. Silence, soleil, pas trop de vent et l'océan immense… Je suis venu me faire la dernière piqure d'eau de mer avant l'arrivée…
De quart en fin de journée sur la passerelle. Nous croisons la route d'un vieux gréement, une grande goélette de 33 mètres qui se rend (au moteur, malheureusement), à Saint-Martin. De la passerelle, elle parait minuscule. Sa coque et sa mâture se détachent en silhouette dans la lumière du soleil qui décline trop rapidement. Ce moment-là aussi, aurait pu durer !
LA GUADELOUPE
Mardi 04 Décembre 2012 - 9ème et dernier jour de traversée
Pas de décalage horaire cette nuit. A minuit, il reste 89 milles à parcourir ; autant dire, rien !
04 h 30, réveil et montée immédiate à la passerelle pour aider le commandant. Le bateau est en avant lente devant l'îlot de Gosier à quelques encablures de Pointe à Pitre, en attendant l'embarquement du pilote prévu à 05 h 00.
Après avoir remonté le chenal qui serpente entre les îlets et les cayes, nous accostons au quai de Jarry en même temps que le jour se lève sur la ville. Tout doucement le profil de la côte émerge dans le contre-jour du petit matin. La température est douce sur l'aileron. Une belle arrivée !
Une belle arrivée après une jolie traversée. Les heures mouvementées du début sont déjà oubliées pour ne garder que le meilleur… Un beau parcours de 4.315 milles depuis Dunkerque (7.990 km), dont 3.430 milles de traversée pure (6.353 km).
Avant que tout ne soit complètement terminé, avec deux autres passagers, nous louons une voiture pour nous rendre à Basse Terre, chef-lieu de la Guadeloupe. Je ne connais pas cette ville et en dehors de la découverte, j'ai le secret espoir de trouver un spot Wi-Fi.
Rapidement, je comprends que je dois adapter mon mode de pensée à la philosophie locale et faire avec, ou plutôt faire sans. Je me fais promener d'un quartier à l'autre, de renseignements obsolètes en coups foireux, pour me rendre à l'évidence, je ne me connecterai pas à Internet aujourd'hui… Tant pis pour Internet, place à la découverte !
Cette chasse au spot Wi-Fi m'a donc permis de parcourir une petite ville tranquille par rapport aux souvenirs qu'il me reste de Pointe à Pitre : des rues étroites, bordées de vieilles maisons de style colonial dont certaines construites en pierre de lave, tout comme l'église. Un marché couleur locale. Une mairie toute blanche et au bout d'une large esplanade engazonnée, un monument aux Morts de la Grande Guerre, également blanc, se détache sur fond de Soufrière. Une longue esplanade en bord de mer, qu'une employée de la mairie, comparera à la Promenade des Anglais, pour que je comprenne bien.
Nous déjeunons au-delà de la "Promenade des Anglais" dans un petit restau de la marina de Rivière Sens les pieds dans l'eau, face à quelques bateaux de plaisance. Bah oui, on y revient toujours ! Ce restaurant s'appelle "Kafé Signes" sous-titré "Pou palé sans pawol" (véridique). Il est géré par une association d'aide et d'insertion de muets et malentendants. Le service est remarquable par sa discrétion bien sûr, mais plus sérieusement par l'extrême amabilité et la gentillesse de tout son jeune personnel, qui nous avait préparé une excellente assiette de produits de la mer.
Sur la route du retour, nous faisons un crochet vers les chutes du Carbet, au flanc du volcan de la Soufrière. Pour y parvenir, une petite route sinue à travers des paysages vallonnés et luxuriants. La nature ayant repris ses droits, ce site n'est plus vraiment accessible à pied, suite à un ancien séisme et des inondations. Cela nous permet néanmoins de suivre un parcours à travers la forêt humide guadeloupéenne : fougères arborescentes, lianes, plantes épiphytes sur les arbres, etc. Je n'ai pas de talents de botaniste, mais tout est démesuré, troncs, tiges et feuilles. Cela pousse sans problème.
Appareillage fixé à 23 h 00, arrivée en Martinique demain matin à 05 h 00. En prévision d'une courte nuit, je m'octroie un peu de repos après le dîner. Avant que le réveil ne sonne, dans un demi-sommeil, je réalise péniblement que le bateau est en route. Les lumières de Pointe à Pitre s'éloignent dans le sillage du Fort Sainte-Marie. Je n'ai toujours pas compris comment le commandant a pu appareiller avec une heure d'avance sans mon aide ! Vexant !
FORT DE FRANCE
Mercredi 05 Décembre 2012
Ayant raté le dernier appareillage de ce périple, hors de question de manquer l'ultime accostage ce matin à Fort de France. D'autant que mon épouse me tire de mon sommeil à 04 h 00 par téléphone pour me dire qu'elle me suit à la trace sur MarineTraffic et me confirme que j'arrive bien en Martinique. Bah oui, pendant qu'il est 09 h 00 du matin en France, il fait nuit noire aux Antilles !
Je m'octroie donc une grasse matinée jusqu'à 04 h 45 avant de monter à la passerelle rejoindre le commandant qui est déjà à son poste. "Bonjour commandant ! Cette fois, je suis bien réveillé. Vous pouvez compter sur moi !". Il a bien compris la signification de cette aide qui tient évidemment plus du gag que de l'efficacité réelle. C'est pour moi, une façon détournée de lui exprimer mon intérêt pour la navigation et tout ce qui rapporte à la marche du bateau.
Le Fort Sainte-Marie pénètre à petite vitesse dans la baie de Fort de France. Depuis l'aileron bâbord dans l'air tiède, je savoure, je distille ces dernières minutes de navigation devant les lumières de la ville qui défilent lentement.
06 h 10, le bateau est à quai, amarres capelées. L'ordre fuse dans les talkies walkies : "TPLM ! Terminé pour la machine !"… Terminé pour moi !
La voiture de location que j'avais réservée pour la suite des vacances ne sera pas disponible avant l'après-midi. A cause des lourds bagages, difficile d'aller et venir librement en attendant. Je suis donc contraint de rester à bord toute la matinée, ce qui me permet de poursuivre la mise à jour de mes notes de voyage.
En réalité, cela m'arrange bien, je ne suis pas pressé de débarquer…
1ère partie : de Dunkerque à Saint-Nazaire: http://voyageforum.com/v.f?do=post_edit;post=5847958;
Logement en Guadeloupe les deux dernières semaines d'août English translation pending
Bonjour à tous,
je compte me rendre en Guadeloupe les deux dernières semaines d'aout auriez vous des adresses pas trop cher style bungalow pour que l'on puisse se faire à manger. Nous serions deux.
merci
fafa😉
Itinéraire de quinze jours en Guadeloupe en novembre-décembre 2012 English translation pending
comme le forum m'a été utile pour établir mon voyage, je viens à mon tour vous donner ce que l'on a pu faire, voir en 2 semaines
J1 : arrivée 15h10 à PàP. récupération bagages un peu longue!!
récupération de la voiture (Rev Car) puis départ pour la plage caraïbe, lieu de notre location (~5 km sud de pointe noire) (à aucun moment je ne regretterai le choix de la location ni le lieu). accueil par la propriétaire
J2 :1ère baignade. puis course le matin, puis visite et déjeuner à la ferme aquacole de Pointe Noire. Balade le long de la côte jusqu'à Ferry(baignade) puis le saut d'Acomat (baignade)
J3 : Deshaies : visite de la "ville", du jardin botanique. plage de grande anse (mais pas la partie touristique, on a pris un chemin tout défoncé pour y arriver): baignade (mer agitée : grosses vagues) repas "chez Samy" (à la bonne franquette mais sympa), puis on longe la côte jusqu'à la plage de la perle : superbe plage, décor de rêve
J4 : sortie mangrove avec "Marie Laure", une super journée, dans le rire et la bonne humeur, déjeuner sur l'ilet caret,
J5 : départ pour le sud de Basse Terre : visite du marché de Basse Terre, une partie de la ville , le fort Delgres, puis Trois rivière et visite du parc aux roches gravées. Déjeuner face aux Saintes. visite du centre de broderie traditionnel de Vieux Fort
J6 : départ 8h pour Grande terre par la route de la traversée : on passera Jarry PàP sans problème à 8h30. Ste Anne (baignade plage de la caravelle), St François (le marché) puis balade à la Pointe des Chateaux. Déjeuner. Baignade au retour et direction le Moule : visite de la ville et baignade plage de l'autre côté
J7 : cascade aux écrevisses. direction le Lamentin, Morne Rouge, Ste Rose. Rando aux saut des 3 cornes par le chemin botanique, baignade, retour par la route forestière, douche chaude à l'arrivée. Déjeuner "chez Sam" à Ste Rose
Visite du musée du rhum avec une très belle expo sur les insectes et papillons, les bateaux
J8 : visite du parc zoologique des mamelles, après midi baignade PMT à notre plage
J9 : rando au saut de la lézarde, baignade.
Goyave pour acheter de quoi pique niquer, et rando pour la cascade de bras de fort : baignade (plus longue que prévu car on s'est trompé de route!!!on a rejoint la rivière dès le parking😕)
retour par Ste Marie et Capesterre et l' allée Dumanoir
J10 : départ toujours 8 h pour le nord de Grande Terre cette fois. aucun problème d'embouteillage. Morne à l'eau (cimetière de faïence), Petit Canal (escalier aux esclaves et petit port), Port Louis : baignade plage du souffleur (mer calme), Anse Bertrand, pointe de la Grande Vigie (petite balade à pieds : paysage splendide)
on longe la côte vers Le Moule, arrêt déjeuner et balade à pieds au lagon de la porte d'enfer.
J11 : journée cool de prévue. Puis on décide de partir vers St Claude. A 9 h on aperçoit le sommet de la soufrière qui est bien dégagé, donc on décide d'y aller.
stationnement aux bains jaunes, puis grimpette à la savane aux mulets, le temps est toujours dégagé, on décide de monter.
la pluie nous rattrapera au sommet mais on ira jusqu'au cratère (on est parti 1 petite heure trop tard) : paysage étonnant : brouillard, bruit du cratère, odeur...)
J12 : sortie PMT avec Antoine sur les ilets pigeon. super matinée de plongée avec pleins de poissons, coraux, même une tortue et des explications très interressantes. AM cool sur notre plage, après un déjeuner langoustes!!
J12 : balade à pieds le long de la côte à partir de notre plage
déjeuner à Deshaies, chez Lelette de lembis en fricassées, puis baignade et repos plage de grande anse (la touristique cette fois)
J13 : départ pour Petite Malendure : on fera plus de 2 h de PMT : poissons, coraux, tortues etc...à partir du bord de la plage : un régal pour les yeux
J14 : c'est le jour du retour. hélas tout à une fin!!!
Un très bon séjour, les guadeloupéens sont accueillants, les paysages diversifiés. Nous n'avons pas fait les chutes du Carbet, ni visiter PàP, ni les îles, surement l'occasion d'un autre séjour. merci pour ceux qui me liront jusqu'au bout, c'est un peu long peut être si vous voulez des prix, des adresses, je vous les donnerai en MP pour ceux qui veulent voir les photos :
https://picasaweb.google.com/rulland.p/LaGuadeloupeDu25NovembreAu8Decembre2012
Un très bon séjour, les guadeloupéens sont accueillants, les paysages diversifiés. Nous n'avons pas fait les chutes du Carbet, ni visiter PàP, ni les îles, surement l'occasion d'un autre séjour. merci pour ceux qui me liront jusqu'au bout, c'est un peu long peut être si vous voulez des prix, des adresses, je vous les donnerai en MP pour ceux qui veulent voir les photos :
https://picasaweb.google.com/rulland.p/LaGuadeloupeDu25NovembreAu8Decembre2012
Guadeoupe: recommandations d'hébergements et circuit pour deux semaines? English translation pending
Bonjour,
Nous partons fin novembre pour 2 semaines en Guadeloupe. Nous aurons une voiture.
Nous recherchons des recommandations d'hébergement (de type chambres d'hôtes: coins douillets pour être au calme, éventuellement avec piscine) afin de profiter au mieux de la Guadeloupe, et d'etre à proximité de nos activités de prédilections, qui sont: - randonner - observer les petits poissons en masque-tubas
Nous comptons adopter successivement 3 pieds-à-terre. Auriez-vous des sugestions? - 1 sur Grande Terre (5 j) - 1 aux Saintes (2 j) - 1 sur Basse Terre (5 j)
Deshaies vous semble-t-il une bonne base pour faire Basse-Terre? je ne me rends pas compte des distances: la route n'est-elle trop longue jusqu'aux différents endroits à voir depuis Deshaies (en particulier, trop loin de la Soufrière pour compter y être très tôt le matin?). Ou Pointe-Noire? Ou Saint-Claude? Peut-être vaudrait-il mieux loger aux piedsd e la Soufrière pour en faire l'ascension?
Qu'en dites-vous?
Merci d'avance!
Nous partons fin novembre pour 2 semaines en Guadeloupe. Nous aurons une voiture.
Nous recherchons des recommandations d'hébergement (de type chambres d'hôtes: coins douillets pour être au calme, éventuellement avec piscine) afin de profiter au mieux de la Guadeloupe, et d'etre à proximité de nos activités de prédilections, qui sont: - randonner - observer les petits poissons en masque-tubas
Nous comptons adopter successivement 3 pieds-à-terre. Auriez-vous des sugestions? - 1 sur Grande Terre (5 j) - 1 aux Saintes (2 j) - 1 sur Basse Terre (5 j)
Deshaies vous semble-t-il une bonne base pour faire Basse-Terre? je ne me rends pas compte des distances: la route n'est-elle trop longue jusqu'aux différents endroits à voir depuis Deshaies (en particulier, trop loin de la Soufrière pour compter y être très tôt le matin?). Ou Pointe-Noire? Ou Saint-Claude? Peut-être vaudrait-il mieux loger aux piedsd e la Soufrière pour en faire l'ascension?
Qu'en dites-vous?
Merci d'avance!
Randonnée en autonomie à la Réunion avec un bébé d'onze mois English translation pending
Bonjour à tous,
Nous partons à la réunion pour 3 semaines en septembre. Adeptes de rando/trek, nous comptions de longue date faire la traversée de l'île sur le GR. Ayant maintenant une petite qui aura 11 mois nous nous demandons si la traversé est toujours faisable ?Comment gèrer les couches quand on est en autonomie ou semi-autonomie ?Et la nourriture : elle sera diversifiée, mais risque de manger encore "en purée", comment faire ?Le climat de l'île "en rando" (pluie n'co) est-il gérable avec un bébé ?Je compte acheter un porte bébé de rando mais comment protéger efficacement le bébé de la pluie - faut-il un pancho de plus ?Dormir en dortoir dans les gites d'étape est-ce faisable avec un bébé ?...En bref, je suis preneur de tout conseil et expérience pour nous permettre de reprendre la rando et d'en faire profiter notre petite crevette !!!
Merci d'avance Tom
Nous partons à la réunion pour 3 semaines en septembre. Adeptes de rando/trek, nous comptions de longue date faire la traversée de l'île sur le GR. Ayant maintenant une petite qui aura 11 mois nous nous demandons si la traversé est toujours faisable ?Comment gèrer les couches quand on est en autonomie ou semi-autonomie ?Et la nourriture : elle sera diversifiée, mais risque de manger encore "en purée", comment faire ?Le climat de l'île "en rando" (pluie n'co) est-il gérable avec un bébé ?Je compte acheter un porte bébé de rando mais comment protéger efficacement le bébé de la pluie - faut-il un pancho de plus ?Dormir en dortoir dans les gites d'étape est-ce faisable avec un bébé ?...En bref, je suis preneur de tout conseil et expérience pour nous permettre de reprendre la rando et d'en faire profiter notre petite crevette !!!
Merci d'avance Tom
Retour de Martinique English translation pending
Bonjour,
de retour de 15 jours en Martinique, voici quelques éléments qui pourront intéresser les futurs voyageurs :
Les plages : Les salines bien sûr, mais aussi pour les vagues plage du Diamant et Anse Trabaud et pour les poissons plage du Bourg aux Anse d'arlets, Anse Dufour et Anse noire. D'ailleurs juste avec palmes masque tuba, on peut admirer multitude de poissons tropicaux, étoiles de mer et même tortues (à Anse noire). Anse Céron et Anse couleuvre (même si cette dernière a payé un lourd tribut au dernier cyclone) pour le sable noir et la route d'accès, baie du trésor pour le calme
Les randonnées : comme nous étions avec des enfants et ados, cette rubrique est un peu limitée à mon gout. Nous avons fait la trace des jésuites (attention pour ceux qui partent bientôt la route de retour est coupée), la grande boucle de la presqu'île de la caravelle et une partie de la trace des caps. Les trois sont étonnantes dans leur genre et très différentes
Les visites : habitation Clément (jardin magnifique ainsi que la maison de maître), distillerie Depaz ( à voir particulièrement en période de coupe de la canne à sucre), jardin de Balata (même si le prix a augmenté, il reste superbe), anse Cafard (statues émouvantes), le marché de Ste Anne (par ailleurs sympa pour les achats souvenirs), Saint Pierre (peu visitée car jour de carnaval, seul regret) Fort de France (bof, mais marchés à voir), le carnaval (si vous y allez à cette époque faites au moins un vidé)
Sorties en mer : une demi-journée en mer pour voir les dauphins avec Patrick Ledoux (trés bien, nous avons vu plein de dauphins et sommes restés longtemps sur le site), une demi-journée avec les Kayaks du Robert pour voir l'ilet Chancel et ses iguanes et le début des fonds blancs (location très sympa, balade géniale hors des fonds blancs à touristes).
Se nourrir : nous avons aimé le resto le littoral au Bourg des Anses d'Arlets, "Chez Geneviève" sur le marché de Fort de France (réservez tôt en arrivant), le Mélodie au Prêcheur et surtout plébiscite pour Ziouka Glaces au Carbet (ne pas se fier à la devanture, les glaces y sont divines, les parfums top et le propriétaire adorable). Par contre attention pour les pressés, quelque soit le menu ou le restaurant, il faut compter 2 heures pour manger. Ne pas hésiter à agrémenter les pique-niques de poulet boucané ou d'accras achetés au bord des routes...
Pratique : les distances sont faibles mais les routes tournent et sont toujours encombrées (en particulier autour de FDF), compter 40km/h de moyenne maximum. Le soleil se couche tôt et rapidement, les endroits à visiter ferment souvent à 17h-17h30. Pour les moustiques, les produits de protection sont beaucoup plus efficaces la-bas (même si ce sont les mêmes marques, on a testé). N'hésitez pas à ramener des fleurs, elles voyagent bien et vous trouverez partout des entreprises qui vous les emballent et vous les livrent à l'aéroport Attention aux mancenilliers (malgré nos précautions 2 personnes sur 10 ont eu des brûlures légères). Nous partions toujours avec les maillots dans la voiture , il y a toujours une plage qui vous attend et elles toutes leur cachet... Les martiniquais sont des gens adorables et nous avons partout été accueillis avec le sourire. Voilà, si vous avez des questions n'hésitez-pas !
Les plages : Les salines bien sûr, mais aussi pour les vagues plage du Diamant et Anse Trabaud et pour les poissons plage du Bourg aux Anse d'arlets, Anse Dufour et Anse noire. D'ailleurs juste avec palmes masque tuba, on peut admirer multitude de poissons tropicaux, étoiles de mer et même tortues (à Anse noire). Anse Céron et Anse couleuvre (même si cette dernière a payé un lourd tribut au dernier cyclone) pour le sable noir et la route d'accès, baie du trésor pour le calme
Les randonnées : comme nous étions avec des enfants et ados, cette rubrique est un peu limitée à mon gout. Nous avons fait la trace des jésuites (attention pour ceux qui partent bientôt la route de retour est coupée), la grande boucle de la presqu'île de la caravelle et une partie de la trace des caps. Les trois sont étonnantes dans leur genre et très différentes
Les visites : habitation Clément (jardin magnifique ainsi que la maison de maître), distillerie Depaz ( à voir particulièrement en période de coupe de la canne à sucre), jardin de Balata (même si le prix a augmenté, il reste superbe), anse Cafard (statues émouvantes), le marché de Ste Anne (par ailleurs sympa pour les achats souvenirs), Saint Pierre (peu visitée car jour de carnaval, seul regret) Fort de France (bof, mais marchés à voir), le carnaval (si vous y allez à cette époque faites au moins un vidé)
Sorties en mer : une demi-journée en mer pour voir les dauphins avec Patrick Ledoux (trés bien, nous avons vu plein de dauphins et sommes restés longtemps sur le site), une demi-journée avec les Kayaks du Robert pour voir l'ilet Chancel et ses iguanes et le début des fonds blancs (location très sympa, balade géniale hors des fonds blancs à touristes).
Se nourrir : nous avons aimé le resto le littoral au Bourg des Anses d'Arlets, "Chez Geneviève" sur le marché de Fort de France (réservez tôt en arrivant), le Mélodie au Prêcheur et surtout plébiscite pour Ziouka Glaces au Carbet (ne pas se fier à la devanture, les glaces y sont divines, les parfums top et le propriétaire adorable). Par contre attention pour les pressés, quelque soit le menu ou le restaurant, il faut compter 2 heures pour manger. Ne pas hésiter à agrémenter les pique-niques de poulet boucané ou d'accras achetés au bord des routes...
Pratique : les distances sont faibles mais les routes tournent et sont toujours encombrées (en particulier autour de FDF), compter 40km/h de moyenne maximum. Le soleil se couche tôt et rapidement, les endroits à visiter ferment souvent à 17h-17h30. Pour les moustiques, les produits de protection sont beaucoup plus efficaces la-bas (même si ce sont les mêmes marques, on a testé). N'hésitez pas à ramener des fleurs, elles voyagent bien et vous trouverez partout des entreprises qui vous les emballent et vous les livrent à l'aéroport Attention aux mancenilliers (malgré nos précautions 2 personnes sur 10 ont eu des brûlures légères). Nous partions toujours avec les maillots dans la voiture , il y a toujours une plage qui vous attend et elles toutes leur cachet... Les martiniquais sont des gens adorables et nous avons partout été accueillis avec le sourire. Voilà, si vous avez des questions n'hésitez-pas !
Quel bateau pour aller vers les Saintes? (Guadeloupe) English translation pending
bjr,
je cherche une compagnie de bateau partant de basse-terre ou 3 rivières pour les Saintes avec un horaires de départ le plus tôt possible pour pouvoir en profiter un maximum. Existe t'il des bateaux taxi? Nous Logerons à Deshaies en février. Pour les scooters y t'il moyen de réserver à l'avance? merci d'avance pour vos réponses
je cherche une compagnie de bateau partant de basse-terre ou 3 rivières pour les Saintes avec un horaires de départ le plus tôt possible pour pouvoir en profiter un maximum. Existe t'il des bateaux taxi? Nous Logerons à Deshaies en février. Pour les scooters y t'il moyen de réserver à l'avance? merci d'avance pour vos réponses
Conseils pour choix des gites dans Mafate (Réunion) English translation pending
Bonjour,
J'envisage de randonner dans Mafate au moi de Novembre prochain. Je prévois un circuit de 4 jours avec nuitée en gite comme suit:
Jour 1 : Cilaos/Marla Jour 2 : Marla/Ilet des Orangers. Jour 3 : Ilet des Orangers/La Nouvelle. Jour 4 : La Nouvelle/Cilaos.
Question:
1. Sachant qu'il existe plusieurs gites sur Marla/La Nouvelle. Parmi tous ces gites, est-ce que quelqu'un peut me conseiller un gite sur Marla et La Nouvelle? Pour info, je connais déjà le site de la maison de la mer et de la montagne.
2. Sur ilet aux Orangers, apparament, il n'existerai qu'un seul gite: celui de Mr Yoland. Est-ce que quelqu'un connait?
3. En ce qui concerne le parcours, quelqu'un pourrait-il me dire si ce parcours est réalisable dans point de vue technique (ouverture des sentiers? par exemple peut-on rallier Grand Place a La Nouvelle?).
Merci pour votre retour. A bientôt. Badou.
J'envisage de randonner dans Mafate au moi de Novembre prochain. Je prévois un circuit de 4 jours avec nuitée en gite comme suit:
Jour 1 : Cilaos/Marla Jour 2 : Marla/Ilet des Orangers. Jour 3 : Ilet des Orangers/La Nouvelle. Jour 4 : La Nouvelle/Cilaos.
Question:
1. Sachant qu'il existe plusieurs gites sur Marla/La Nouvelle. Parmi tous ces gites, est-ce que quelqu'un peut me conseiller un gite sur Marla et La Nouvelle? Pour info, je connais déjà le site de la maison de la mer et de la montagne.
2. Sur ilet aux Orangers, apparament, il n'existerai qu'un seul gite: celui de Mr Yoland. Est-ce que quelqu'un connait?
3. En ce qui concerne le parcours, quelqu'un pourrait-il me dire si ce parcours est réalisable dans point de vue technique (ouverture des sentiers? par exemple peut-on rallier Grand Place a La Nouvelle?).
Merci pour votre retour. A bientôt. Badou.
Séjour en Guadeloupe: Marie-Galante ou La Désirade? English translation pending
Bonjour à tous,
Mon séjour en Guadeloupe se rapproche à grands pas et je m'en réjouis😎😎!!!!
J'ai quand même 1000 et 1 questions qui trottent dans ma tête 😇....mais on va commencer tranquille!
Aujourd'hui, c'est les îles et îlets avoisinants.
Nous serons là bas 2 sem et aimerions visiter soit MG soit La Désirade durant 2j! (pas les deux, budghet oblige)
Chacune d'entre elles à ses charmes, mais nous avons du mal à nous décider. Pourrais-je avoir votre point de vue? Je suis preneur et avide de commentaires!! Nous souhaitons également effectuer un p'tit passage par les îles de Petite Terre: peut-on éventuellement louer un bateau, ou existe-t-il des désertes quotidiennes (j'ai mon permis et une solide expérience mais les passes et fonds sont tout de même bien connus par les locaux!!). De même pour l'îlet blanc et l'île Fajoux!
Pour info, nous partons pour découvrir une îles réputée mais aussi pour le kite....
Merci pour vos réponses.
Guadeloupe: bons tuyaux sur un séjour planifié? English translation pending
Bonjour,
Avant tout, merci a tout le monde pour partager autant d’infos sur la Guadeloupe sur ce forum. Vous m’avez beaucoup aidé a planifier mon séjour dans les îles.
Nos partons a Pointe-à-Pitre le 28 décembre. Voici l’itinéraire prévu :
- 1 nuit a Trois Rivières, Basse-Terre - 3 nuits a Tèrre-de-Haut, aux Saintes - 3 nuits a Saint-Claude, Basse-Terre - 3 nuits a Ferry, près de Deshaies, Basse-Terre
Même si normalement nous n’aimons pas réserver les logements pour la totalité de nos voyages, cette-fois ci nous l’avons fait. Surtout il ne faut pas me dire maintenant que c’est ne pas nécessaire à cette époque…
Nous avons aussi réservé une voiture de location pour les dernières 7 jours / 6 nuits. On nous rendra la voiture au débarcadère de Trois Rivières quand nous arriverons des Saintes et nous la laisserons a l’aéroport en fin de séjour.
Bon, en tenant compte des villages ou nous allons dormir, pourriez-vous nous aider avec des bons tuyaux sur les randonnées à la journée sur les Saintes et Basse-Terre, sur les lieux les meilleurs pour les séances de snorkel, où trouver les bons bokits à la morue pour nous accompagner en randonnée, les bons restos pour déguster la gastronomie locale le soir, et même ces petits endroits pour partager un bon vieux rhum en plus de la conversation?
Et en plus, un bon resto animé ou passer le reveillon en Terre-de-Haut?
Je le sait, je demande trop…
Oracio
Avant tout, merci a tout le monde pour partager autant d’infos sur la Guadeloupe sur ce forum. Vous m’avez beaucoup aidé a planifier mon séjour dans les îles.
Nos partons a Pointe-à-Pitre le 28 décembre. Voici l’itinéraire prévu :
- 1 nuit a Trois Rivières, Basse-Terre - 3 nuits a Tèrre-de-Haut, aux Saintes - 3 nuits a Saint-Claude, Basse-Terre - 3 nuits a Ferry, près de Deshaies, Basse-Terre
Même si normalement nous n’aimons pas réserver les logements pour la totalité de nos voyages, cette-fois ci nous l’avons fait. Surtout il ne faut pas me dire maintenant que c’est ne pas nécessaire à cette époque…
Nous avons aussi réservé une voiture de location pour les dernières 7 jours / 6 nuits. On nous rendra la voiture au débarcadère de Trois Rivières quand nous arriverons des Saintes et nous la laisserons a l’aéroport en fin de séjour.
Bon, en tenant compte des villages ou nous allons dormir, pourriez-vous nous aider avec des bons tuyaux sur les randonnées à la journée sur les Saintes et Basse-Terre, sur les lieux les meilleurs pour les séances de snorkel, où trouver les bons bokits à la morue pour nous accompagner en randonnée, les bons restos pour déguster la gastronomie locale le soir, et même ces petits endroits pour partager un bon vieux rhum en plus de la conversation?
Et en plus, un bon resto animé ou passer le reveillon en Terre-de-Haut?
Je le sait, je demande trop…
Oracio
Visites en Guadeloupe English translation pending
Bonjour, notre date de départ approche et nous aimerions connaitre les choses à voir en guadeloupe, merci pour vos réponses.
Séjour en Guadeloupe en juillet 2007 English translation pending
🙂 salut a tous, je dois partir en guadeloupe en juillet 2007 et j'ai besoin d'info!
je ne souhaite pas partir en voyage organisé et c'est pour cela que je pense que vous pouvez m'aidez. Mon voyage durera trois semaines environ, je pense avoir trouvé un logement a malendure, je ne recherche pas la ville mais j'ai cru voir que c'était pas si loin que ca de point à pitre?? est ce le cas??
une fois sur place je voudrais louer une voiture parce que j'ai vu que c'était indispensable?
autre question: Basse-terre est ce plus interessant que haute-terre, si on souhaite un voyage tout en nature?
encore des questions!!! qu'est ce qui est indispensable d'emmener en guadeloupe (vetements, equipements..)
bon j'ai d'autres questions mais je ne veux effrayer personne alors j'attend d'abord les premieres réponses.
merci merci et merci bizous a tous et bonnes fêtes😛
cynthia.
merci merci et merci bizous a tous et bonnes fêtes😛
cynthia.
Is it better to visit Martinique or Guadeloupe in April?
hi
need some info—I’m torn between Martinique and Guadeloupe for April.
also, which island is bigger in terms of trip length?
thanks in advance
Have you considered Reunion Island as a destination?
Reunion Island, a French island located in the Indian Ocean, is characterized by remarkable geographical and cultural diversity. This island offers an immersive experience that harmoniously blends wild nature and human heritage, between active volcanoes, mountainous cirques, impressive waterfalls, and charming villages. This report explores the must-see spots, from the lunar landscapes of Piton de la Fournaise to the mountainous trails of the Mafate cirque, not forgetting the natural pools and tropical gardens. Each section highlights a distinct aspect of this vibrant island, supported by geological and historical information, as well as accounts from those who have visited.
Piton de la Fournaise, which reaches a height of 2,632 meters, is one of the most active volcanoes on our planet. Its frequent eruptions constantly shape the landscape, offering a natural spectacle where burning lava meets the ocean. The trail leading to the Dolomieu crater, though difficult to access, is open to hikers and rewards them with a panorama of vast expanses of solidified lava and volcanic gas emissions. It’s usually best to visit at this time of day to avoid clouds and enjoy the low light that enhances the lunar reliefs.
Volcanic activity has also given rise to unique structures, such as the lava tunnels of Grand Brûlé, where tourists can walk along cooled lava flows. For geology enthusiasts, the site of Cassé de la Rivière de l'Est reveals incredible basaltic organ pipes, testifying to ancient eruptions.
Despite its inactivity, Piton des Neiges (3,071 m) remains the island’s highest peak. Its ascent, via the GR R2 trail, passes through virgin forests before reaching rocky landscapes where sunrise offers a 360° panoramic view of the three cirques. This extinct volcano symbolizes Reunion Island’s geological history, characterized by successive collapses that gave birth to the surrounding cirques.
A UNESCO World Heritage site, the Salazie cirque charms with its lush greenery and hamlets clinging to cliffs. Hell-Bourg, listed among France’s most beautiful villages, delights with its brightly colored Creole houses and picturesque cobblestone streets. The trek to Voile de la Mariée, a famous waterfall, winds through bamboo groves and natural pools perfect for a swim.
Mafate, a preserved haven of tranquility, is accessible only on foot or by helicopter. Places like La Nouvelle or Marla, small villages called "îlets," offer a glimpse into traditional life on Reunion Island. The GR R1 trail, which circles Piton des Neiges, immerses hikers in breathtaking landscapes, alternating between rocky ridges and narrow valleys.
Known for its lentils and wines, Cilaos combines culinary delights with stunning scenery. The healing properties of the thermal springs at Bras-Rouge are highlighted by the trails leading to them, which also offer panoramas like the Col du Taïbit, a privileged access point to Mafate.
This unique spot features pebble beaches, waterfalls by the sea, and a palm forest. Picnickers enjoy its peaceful atmosphere, while local fishermen maintain ancient traditions. Nearby, the Garden of Perfumes and Spices cultivates vanilla, cloves, and turmeric, offering an olfactory experience at the heart of Reunionese agriculture.
Bassin Boeuf, famous for its turquoise waters, is a popular swimming spot, framed by volcanic formations. Further south, the Langevin River creates a series of waterfalls and natural pools, including the famous Trou de Fer, a 300-meter-deep canyon where water cascades in a shimmering curtain.
The island’s capital blends colonial heritage with modernity. The Léon Dierx Museum showcases modern art, while the Grand Marché draws visitors with its spices and local crafts. The Barachois promenade, along the sea, evokes the city’s maritime past with its 18th-century cannons.
The Domaine de Villèle, once a colonial plantation, now houses a museum dedicated to the history of slavery and a geranium distillery. The Chapelle Pointue, with its neo-Gothic style, offers a striking contrast to the brightly colored Tamil temples surrounding it.
The GR R1 and R2 trails are popular with experienced hikers, but more accessible routes like the Piton Maido (2,200 m) are suitable for beginners. The latter offers an unparalleled view of the Mafate cirque at dawn.
The coast of Saint-Gilles offers activities like diving, surfing, and paddleboarding, while ULM flights provide an impressive aerial view of Piton de la Fournaise.
Reunion Island presents itself as a microcosm where every landscape tells a story—geological, cultural, or human. Between the fury of volcanoes and the calm of cirques, between the bustle of markets and the tranquility of natural pools, this destination offers a diverse experience. Travelers are encouraged to mix their activities: morning hikes, cultural visits during the day, and moments of relaxation at dusk. Preserving these wonders relies on responsible tourism, respectful of fragile ecosystems and local communities.
Piton de la Fournaise, which reaches a height of 2,632 meters, is one of the most active volcanoes on our planet. Its frequent eruptions constantly shape the landscape, offering a natural spectacle where burning lava meets the ocean. The trail leading to the Dolomieu crater, though difficult to access, is open to hikers and rewards them with a panorama of vast expanses of solidified lava and volcanic gas emissions. It’s usually best to visit at this time of day to avoid clouds and enjoy the low light that enhances the lunar reliefs.
Volcanic activity has also given rise to unique structures, such as the lava tunnels of Grand Brûlé, where tourists can walk along cooled lava flows. For geology enthusiasts, the site of Cassé de la Rivière de l'Est reveals incredible basaltic organ pipes, testifying to ancient eruptions.
Despite its inactivity, Piton des Neiges (3,071 m) remains the island’s highest peak. Its ascent, via the GR R2 trail, passes through virgin forests before reaching rocky landscapes where sunrise offers a 360° panoramic view of the three cirques. This extinct volcano symbolizes Reunion Island’s geological history, characterized by successive collapses that gave birth to the surrounding cirques.
A UNESCO World Heritage site, the Salazie cirque charms with its lush greenery and hamlets clinging to cliffs. Hell-Bourg, listed among France’s most beautiful villages, delights with its brightly colored Creole houses and picturesque cobblestone streets. The trek to Voile de la Mariée, a famous waterfall, winds through bamboo groves and natural pools perfect for a swim.
Mafate, a preserved haven of tranquility, is accessible only on foot or by helicopter. Places like La Nouvelle or Marla, small villages called "îlets," offer a glimpse into traditional life on Reunion Island. The GR R1 trail, which circles Piton des Neiges, immerses hikers in breathtaking landscapes, alternating between rocky ridges and narrow valleys.
Known for its lentils and wines, Cilaos combines culinary delights with stunning scenery. The healing properties of the thermal springs at Bras-Rouge are highlighted by the trails leading to them, which also offer panoramas like the Col du Taïbit, a privileged access point to Mafate.
This unique spot features pebble beaches, waterfalls by the sea, and a palm forest. Picnickers enjoy its peaceful atmosphere, while local fishermen maintain ancient traditions. Nearby, the Garden of Perfumes and Spices cultivates vanilla, cloves, and turmeric, offering an olfactory experience at the heart of Reunionese agriculture.
Bassin Boeuf, famous for its turquoise waters, is a popular swimming spot, framed by volcanic formations. Further south, the Langevin River creates a series of waterfalls and natural pools, including the famous Trou de Fer, a 300-meter-deep canyon where water cascades in a shimmering curtain.
The island’s capital blends colonial heritage with modernity. The Léon Dierx Museum showcases modern art, while the Grand Marché draws visitors with its spices and local crafts. The Barachois promenade, along the sea, evokes the city’s maritime past with its 18th-century cannons.
The Domaine de Villèle, once a colonial plantation, now houses a museum dedicated to the history of slavery and a geranium distillery. The Chapelle Pointue, with its neo-Gothic style, offers a striking contrast to the brightly colored Tamil temples surrounding it.
The GR R1 and R2 trails are popular with experienced hikers, but more accessible routes like the Piton Maido (2,200 m) are suitable for beginners. The latter offers an unparalleled view of the Mafate cirque at dawn.
The coast of Saint-Gilles offers activities like diving, surfing, and paddleboarding, while ULM flights provide an impressive aerial view of Piton de la Fournaise.
Reunion Island presents itself as a microcosm where every landscape tells a story—geological, cultural, or human. Between the fury of volcanoes and the calm of cirques, between the bustle of markets and the tranquility of natural pools, this destination offers a diverse experience. Travelers are encouraged to mix their activities: morning hikes, cultural visits during the day, and moments of relaxation at dusk. Preserving these wonders relies on responsible tourism, respectful of fragile ecosystems and local communities.
Visiting Martinique and Guadeloupe in 15 days
Hi everyone,
I bought tickets for Martinique in April 2025 for 15 days, without really looking into what there was to do, and with the idea in my head that we could: hike, do water activities, swim, visit rum distilleries...
But... I’m worried I’ll get bored over 15 days and I’m considering maybe spending 1 week in Guadeloupe and 1 week in Martinique. For example, I don’t know how to spend a whole afternoon at the beach. 2 hours, max.
I know it’s a personal question and depends on how you travel, but I’d love to hear your thoughts if you’ve done it: - Did you feel too rushed? - Is it reasonable to do? - How much time would you spend on each island?
I’m open to all your comments.
Thanks so much.
Have a lovely afternoon! :)
I bought tickets for Martinique in April 2025 for 15 days, without really looking into what there was to do, and with the idea in my head that we could: hike, do water activities, swim, visit rum distilleries...
But... I’m worried I’ll get bored over 15 days and I’m considering maybe spending 1 week in Guadeloupe and 1 week in Martinique. For example, I don’t know how to spend a whole afternoon at the beach. 2 hours, max.
I know it’s a personal question and depends on how you travel, but I’d love to hear your thoughts if you’ve done it: - Did you feel too rushed? - Is it reasonable to do? - How much time would you spend on each island?
I’m open to all your comments.
Thanks so much.
Have a lovely afternoon! :)