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Partir seule: comment voyager en toute sécurité? English translation pending
Bonjour,
Je souhaite partir seule en voyage pour me ressourcer, me recentrer. Cependant, je ne veux pas prendre de risques inutiles et voyager en toute sécurité. Pouvez vous donner des conseils ?
Merci
Je souhaite partir seule en voyage pour me ressourcer, me recentrer. Cependant, je ne veux pas prendre de risques inutiles et voyager en toute sécurité. Pouvez vous donner des conseils ?
Merci
Circuit entre Tuléar et Morondava English translation pending
Bonjour, Au mois d'octobre, avec un ami nous allons passé quinze jours à madagascar. Est ce quelqu'un pourrait me renseigner si c'est possible de remonter à Morondava depuis Tuléar en passant par Ankiliabo, Manja, Mandabé etc…
Est ce qu'il y a une piste praticable en 4X4 et est-ce qu'il y a un hotel du côté de Manja.
😉Merci pour votre réponse.
CDF Horizon "Soleil de Minuit" du 8 au 15 août 2015 English translation pending
Bonjour à toutes et à tous,
J'emmene mes deux bout de choux (garcon 9 et fille 5 ans) le 08/08/2015 sur la croisière "Soleil de Minuit", et j'envisage de préparer moi même toutes les excursions sans passer par CDF (tarifs exorbitants)
Tous conseils et informations sont les bienvenus 😉
Questions:
1) y a t il des excursions " compliquées" avec une fille de 5 ans ?
2) le ciel nocturne permet il d'admirer le ciel étoilé?
3) climat habituel en août ?
4) trucs et astuces de croisieristes expérimentés ?
À très bientôt pour ceux et celles que nous retrouverons sur la même croisière
😎
David
Mon expérience négative sur le forfait Allegrissimo de MSC English translation pending
Bonjour,
Je rentre ce jour d'une croisière MSC sur le MSC Preziosa d'une semaine en Méditerranée. J'écris ce message pour vous faire partager mon expérience du forfait Allegrissimo de MSC (boissons all inclusive).
Dès notre arrivée à Marseille, nous avons été abordé par un membre (serveur) de MSC qui nous a expliqué tous les bienfaits du forfait Allegressimo All-inclusive. Vendu comme étant un accès illimité aux boissons sur le bateau : eau, sodas, jus de fruits, cocktail, vins, bière, café, glaces (mais pas toutes). Prix : 12€ par jour pour les enfants ; 26€ par jour par adulte. Puis ajouter 15% de taxe. Contrainte forte : tous les occupants d'une chambre doivent le prendre en même temps.
Nous étions 8 : 2 adultes et 6 enfants. Le montant global était de 1000 euros. J'ai dit "non". Devant mon refus, le serveur a proposé de nous faire 2 enfants gratuits, mais c'était confidentiel, nous ne devions le dire à personne. Montant de la facture : 805 euros. J'ai craqué mais avec l'impression de faire une bêtise, car je ne bois pas d'alcool et mon compagnon très peu.
A bord, en effet, les boissons sont gratuites partout. Mais sur les cartes proposées, à peine 20% des boissons font partie du forfait. Et on en a vite fait le tour. Toutes les autres doivent être payées au prix fort affiché (+ 15% de taxe). Nous nous en sommes donné à cœur joie côté boissons, un peu trop même, ce forfait pousse à la consommation. Résultats des courses : nous avons pris pour 661€ de boissons. Surcoût pour nous, cadeau pour MSC : 144€.
Et cela avec 6 forfaits pour 8.
Si nous n'avions pas pris le forfait, nous n'aurions jamais autant consommé. Il est "facile" pour un enfant d'arriver à 12€ de consommation, mais 26€ pour un adulte sans boire d'alcool, il faut ne faire que cela.
De mon expérience, ce forfait ne doit surtout pas être pris. Sauf en connaissance de cause.
Merci de m'avoir lue et de partager votre expérience sur ce forfait.
Je rentre ce jour d'une croisière MSC sur le MSC Preziosa d'une semaine en Méditerranée. J'écris ce message pour vous faire partager mon expérience du forfait Allegrissimo de MSC (boissons all inclusive).
Dès notre arrivée à Marseille, nous avons été abordé par un membre (serveur) de MSC qui nous a expliqué tous les bienfaits du forfait Allegressimo All-inclusive. Vendu comme étant un accès illimité aux boissons sur le bateau : eau, sodas, jus de fruits, cocktail, vins, bière, café, glaces (mais pas toutes). Prix : 12€ par jour pour les enfants ; 26€ par jour par adulte. Puis ajouter 15% de taxe. Contrainte forte : tous les occupants d'une chambre doivent le prendre en même temps.
Nous étions 8 : 2 adultes et 6 enfants. Le montant global était de 1000 euros. J'ai dit "non". Devant mon refus, le serveur a proposé de nous faire 2 enfants gratuits, mais c'était confidentiel, nous ne devions le dire à personne. Montant de la facture : 805 euros. J'ai craqué mais avec l'impression de faire une bêtise, car je ne bois pas d'alcool et mon compagnon très peu.
A bord, en effet, les boissons sont gratuites partout. Mais sur les cartes proposées, à peine 20% des boissons font partie du forfait. Et on en a vite fait le tour. Toutes les autres doivent être payées au prix fort affiché (+ 15% de taxe). Nous nous en sommes donné à cœur joie côté boissons, un peu trop même, ce forfait pousse à la consommation. Résultats des courses : nous avons pris pour 661€ de boissons. Surcoût pour nous, cadeau pour MSC : 144€.
Et cela avec 6 forfaits pour 8.
Si nous n'avions pas pris le forfait, nous n'aurions jamais autant consommé. Il est "facile" pour un enfant d'arriver à 12€ de consommation, mais 26€ pour un adulte sans boire d'alcool, il faut ne faire que cela.
De mon expérience, ce forfait ne doit surtout pas être pris. Sauf en connaissance de cause.
Merci de m'avoir lue et de partager votre expérience sur ce forfait.
Mon séjour autour de Bergen English translation pending
bonjour
que pensez-vous de mon itinéraire (sans voiture) pour mon début de voyage
J1-J2 : Bergen
J3 : départ de bergen pour une croisière dans la sognefjord et nuit Flam
J4 : journée à flam puis train flam myrdal et retour à Bergen + nuit à Bergen
J5 : départ de bergen pour Stavanger et nuit Stavanger
J6 : rando au preikestolen et retour à Stavanger et nuit à Stavanger
J7 : départ pour Oslo
après on verra
c'est faisable?
c'est faisable?
4 jours en bivouac dans le Vercors English translation pending
Hello,
Un petit carnet tout frais : une randonnée de 4 jours dans le Vercors.

Texte en images en cliquant ici
Bonne lecture! Marie
Texte seul:
VERCORS JUIN 2015 5ème virée dans le Vercors, je décide d’explorer des endroits moins classiques, mais ne résiste pas à l’envie de retourner vers le Grand Veymont et ses paysages spectaculaires. Mon fils Arnaud qui ne connait le Vercors qu’en hiver est partant pour cette randonnée de 4 jours/3 nuits. Le temps est prévu au beau fixe pour quelques jours, pour une fois ! Samedi 27/06/15 Route sans histoire depuis Nancy et arrivée au vallon de Combeau vers 16h30. Il fait beau bien qu’un peu chaud, les derniers km de superbe route nous ont mis en appétit, c’est parti ! Négligeant la piste en plein soleil, nous grimpons en sous-bois au milieu des fleurs vers la ferme située avant la cabane de l’Essaure. Des nuées de mouches nous accompagnent et nous sommes impatients de quitter les abords de celle-ci pour nous en débarrasser ! Las, nous ne le savons pas encore mais elles vont nous accompagner pendant toute la randonnée ! Un ranger rencontré le lendemain nous explique que cela arrive parfois, quand plusieurs facteurs favorables sont réunis tels que humidité et chaleur. Heureusement, elles ne piquent pas… Arrivés à la ferme/écurie, nous prenons à G vers le Pas de la Coche. La grimpette nous révèle peu à peu la tête de Praorzel et à l’arrière-plan l’Obiou et le Grand Ferrand. Rançon du beau temps, l’atmosphère est très brumeuse… Vers le Nord, la cabane de l’Essaure et au fond le Grand Veymont et le Mont Aiguille. C’est là- haut qu’on va ! Vers le sommet de la Montagnette, accessible en hors-sentier par son versant ouest, beaucoup moins raide. Ensuite nous irons le long des crêtes vers le sommet de Ranconnet. En passant nous faisons le plein d’eau à la source de Grailler, bien alimentée. Elle se situe au fond d’un puisard maçonné recouvert d’un couvercle métallique. Après avoir dérangé une ou deux marmottes, nous voilà au sommet de la Montagnette (1972 m) Du sommet du Ranconnet, nous descendons guidés par le GPS vers la fontaine Colombette (très difficile à trouver je pense sans GPS) qui est à sec… Nous continuons donc moyennant quelques errements sur les pentes du Lautaret vers la citerne enterrée qui se trouve quelques km plus à l’ouest en allant vers la bergerie du jardin du Roi. Pas d’écoulement côté pile (ouest, là où se trouvent des bachassons) mais côté face (est) nous découvrons avec soulagement une trappe qui permet d’accéder à l’intérieur de la citerne. Il reste environ 50 cm d’eau limpide, ouf ! Bien refermer celle-ci pour éviter qu’un animal assoiffé ne s’y noie et ne contamine l’eau ! Les mouches sont toujours là aussi choisissons-nous l’endroit le plus venté pour poser la tente. En fait dès le coucher du soleil, les mouches vont au dodo afin d’être en pleine forme le lendemain ! Nous apercevons 2 randonneurs qui vont camper je pense un peu plus haut.
Dimanche 28/06/15 Un peu de vent pendant la nuit (rien entendu avec mes boules Quiès) et une rosée phénoménale ce matin. Nous avons eu trop chaud. Peut-être le ciel a-t-il été couvert pendant la nuit ? Il reste quelques nuages vers le nord. Nous faisons le plein d’eau avec la popote et une ficelle, l’eau se situe à presqu’un mètre sous la trappe. Nous descendons par le vallon du Rancou puis remontons vers la bergerie du Jardin du Roi, fermée, mais flanquée d’un appentis qui semble rester ouvert. De la bergerie un sentier mal tracé mène à la Tête du Peysse. Vue vertigineuse sur le cirque d’Archiane et à l’arrière-plan sur la montagne de Glandasse. Un sentier en contrebas nous intrigue (qui peut bien l’emprunter en dehors des bouquetins et autres chamois ?) Nous progressons ensuite laborieusement en hors-sentier jusqu’au sentier en pointillé sur IGN qui descend plein pot sur plusieurs centaines de mètres jusqu’au carrefour des 4 chemins de l’Aubaise. Il faut maintenant remonter ! La grimpette en plein cagnard dans les lacets du pierrier sur le GR93 ne nous inspirant pas, nous suivons un sentier assez bien tracé qui remonte tout simplement par le fond du vallon, le plus souvent à l’ombre, moyennant quelques pierriers sans difficulté. Nous voilà au carrefour des 4 chemins de la Ville, sur le GR, très raisonnablement fréquenté pour un dimanche estival. Cap au Nord vers la cabane de Pré Peyret. Un coup d’œil vers le sud et la Montagne du Glandasse et la Dent de Die. En contrebas grimpe le sentier du Balcon du Glandasse. Il fait chaud, le vrombissement des mouches devient pénible, aussi décidons-nous de faire une bonne pause à l’ombre dans la tente avec les boules Quiès ! Requinqués, nous arrivons à la cabane de Pré Peyret vers 19h, elle est déserte et bien sympathique, bon à savoir ! Un brin de toilette à la Fontaine des Endettés, où nous reprenons de l’eau, papouillons les 4 chiens du berger, puis nous repartons vers la plaine de la Queyrie. Le but est de dormir au plus près du Grand Veymont, afin d’y grimper demain matin à la fraîche. Etrange tache bleue dans les alpages ?! Ce sont des fleurs ! Il y en a partout, pour le plaisir des yeux et celui des insectes ! Bel arbre mort qui semble habité… L’arrivée dans la plaine de la Queyrie me fait toujours autant d’effet, d’autant qu’à cette heure les sentiers sont déserts. Le Grand Veymont apparait derrière le Roc Mazilier. Un regard en arrière vers le sud avant de basculer vers la plaine de l’Aiguillette. Avec cet éclairage rasant, les lacets du Grand Veymont me semblent plus pentus que jamais ! Nous prenons de l’eau à la Fontaine des Bachassons, marchons encore quelques centaines de mètres vers les 2 Veymont (le Grand et le Petit) et posons la tente avec une vue imprenable sur le sommet de Peyre-Rouge. Quelques bouquetins trainent dans le coin. Mais le gros de la troupe est sur les pentes du sommet de Montaveilla, où nous remarquons 2 randonneurs et leur tente. Bien vu ! Ils sont au spectacle les veinards ! Arnaud part un peu plus loin observer des chamois, tandis que je fais chauffer de l’eau pour la popote. Me sentant observée, je lève le nez et croise à quelques mètres le regard d’un renard, à peine effarouché qui s’éloigne tranquillement. Il va falloir sécuriser la bouffe cette nuit ! Nous surveillons du coin de l’œil le troupeau de bouquetins qui descend peu à peu vers le vallon des Bachassons. Nous espérons les voir venir jusqu’à nous mais en fait ils ont passé toute la soirée en joutes et duels sur les flancs les plus escarpés de ce vallon. Le bruit sec des bois entrechoqués a duré jusqu’au crépuscule !
Lundi 29/06/15 Nuit parfaite, pas un souffle de vent, pas de rosée, à peine trop chaud… Les bouquetins sont toujours au même endroit, toujours à se chamailler, quelle énergie ! Après un bon petit-déjeuner, nous dépassons la cabane de l’Aiguillette où se trouvent 2 ou 3 tentes qui commencent à bouger un peu. En prenant de l’altitude sur les pentes du Grand Veymont, nous découvrons les étranges dolines de la pelouse de l’Aiguillette et l’omniprésent Mont Aiguille, nimbé de brume. Quelques bouquetins par ici aussi, beaucoup plus paisibles (femelles et petits) Au fond les Ecrins. Petite discussion au sommet avec un jeune couple qui a dormi là et a eu la visite de bouquetins curieux ! Curieux et gourmand aussi le renard qui a troué leur tente la veille (plus bas) en essayant de chaparder de la nourriture…gare ! Nous hésitons à descendre vers le Nord par ce sentier vers le Pas de la Ville ou à rebrousser chemin vers le Sud pour aller vers le Rocher des Parquets… J’ai lu quelque part qu’il était possible de descendre directement du Grand Veymont vers le Petit Veymont et j’ai bien envie d’essayer ! Il faut en fait redescendre par le sentier sur environ 100 ou 200 m vers le sud puis bifurquer à G vers une entaille avec un sentier à peine tracé. Ca nous semble praticable sans être trop exposé : on y va ! Vue imprenable sur le Petit Veymont, le Mont Aiguille, le col de l’Aupet, le Rocher des Parquets et la Tête Chevalière où nous pensons dormir ce soir. La pente est raide mais il est possible de rester sur l’herbe et d’éviter les pierriers instables. Par temps sec, c’est tout-à-fait raisonnable. Voici le passage…la trace GPS sur Openrunner a été faite a posteriori et n’est pas très précise. Une fois parvenus au col entre les 2 Veymont, nous prenons le temps d’admirer quelques fleurs… Cap sur le Rocher des Parquets à G de la grande fleur jaune ! On tombe par hasard sur une dépression avec au moins 3 arches ! Le col s’éloigne et nous filons directement vers le Pas du Fouillet et sa colonie de marmottes. C’est d’abord la débandade puis alors que nous sommes tranquillement assis à admirer d’où nous venons depuis quelques minutes, elles finissent par (presque) nous oublier : trop mignonnes ! Nous repassons à la Fontaine des Bachassons, les bouquetins sont toujours par-là, calmés par la chaleur qui monte, à la recherche d’un peu d’ombre sur le versant est du vallon. C’est décidé, on va aller jusqu’à la Tête de Peyre-Rouge en passant juste au-dessus du troupeau histoire de profiter de leur présence pendant la pause pique-nique. On en a bien profité ! C’est reparti vers Peyre-Rouge… Petit panoramique au sommet. Le Mont Aiguille, à G l’Obiou et à D le Roc et la Tête de Garnesier. Le Grand Veymont et l’entaille du Pas des bachassons où l’on distingue le sentier qui monte vers le Pas du Fouillet.
Vue vers le SE et le Rocher des Parquets où nous allons, en hors-sentier parfois un peu laborieux. Le Mont Aiguille (2087 m) émerge d’un océan de fleurs ! Encore des bouquetins qui nous semblent ici un peu plus sauvages. Surprise ! Des edelweiss ! Je ne pensais pas qu’elles pouvaient pousser aussi bas (1900 m) Vue vertigineuse vers le Mont Aiguille ! Une petite aiguille sur le Mont Aiguille et au fond les Ecrins. Arrivés au sommet, le soleil tape fort et nous filons aussitôt vers le seul arbre du secteur pour faire une pause à l’ombre… Nous descendons ensuite en hors-sentier (facile dans la prairie, hyper laborieux dans la forêt) jusqu’à la cabane de Chaumailloux. Un peu avant le Pas de l’Aiguille nous faisons une longue pause à l’ombre et à l’abri des mouches, avec une vue imprenable sur la Tête Chevalière où nous espérons arriver ce soir. Changement de profil pour le Mont Aiguille, vu depuis la cabane de Chaumailloux. Bonne toilette à la source de Chaumailloux, ça fait du bien avec cette chaleur ! Nous poursuivons jusqu’à la bergerie de Chamousset et une fois parvenus sur le plateau qui la surplombe bifurquons en hors-sentier à G vers la Tête Chevalière. Au sommet, pas de vent, toujours les mouches, grrr ! Nous descendons un peu vers l’est où se trouve une surprenante mare (naturelle ??) Très belle lumière de fin de journée ! Le solstice d’été n’est pas loin, il est 22H30 quand nous posons la tente… 23h00 les mouches vont se coucher et nous aussi, à demain !
Mardi 30/06/15 Grand beau temps sur le Vercors ! Notre impression d’hier au soleil couchant se confirme, il y a bien un chas dans le Mont Aiguille ! Toilette matinale à la fontaine sans nom située sur le flanc sud de la Tête Chevalière, puis petit déjeuner avec vue sur la crête qui court de la Montagnette au Ranconnet où nous étions il y a quelques jours. Encore quelques km de descente et nous voilà à la voiture ! Encore une très belle balade dans le Vercors que j’adooore ! Arnaud a été emballé par cette impression d’immensité avec pourtant des paysages très variés, les possibilités de rando « le nez au vent » en hors-sentier, offertes par un relief pas trop escarpé (du moins sur les Hauts Plateaux), la quantité d’animaux rencontrés et le fait qu’on oublie totalement l’existence des voitures et autres engins motorisés.

Un petit carnet tout frais : une randonnée de 4 jours dans le Vercors.

Texte en images en cliquant ici
Bonne lecture! Marie
Texte seul:
VERCORS JUIN 2015 5ème virée dans le Vercors, je décide d’explorer des endroits moins classiques, mais ne résiste pas à l’envie de retourner vers le Grand Veymont et ses paysages spectaculaires. Mon fils Arnaud qui ne connait le Vercors qu’en hiver est partant pour cette randonnée de 4 jours/3 nuits. Le temps est prévu au beau fixe pour quelques jours, pour une fois ! Samedi 27/06/15 Route sans histoire depuis Nancy et arrivée au vallon de Combeau vers 16h30. Il fait beau bien qu’un peu chaud, les derniers km de superbe route nous ont mis en appétit, c’est parti ! Négligeant la piste en plein soleil, nous grimpons en sous-bois au milieu des fleurs vers la ferme située avant la cabane de l’Essaure. Des nuées de mouches nous accompagnent et nous sommes impatients de quitter les abords de celle-ci pour nous en débarrasser ! Las, nous ne le savons pas encore mais elles vont nous accompagner pendant toute la randonnée ! Un ranger rencontré le lendemain nous explique que cela arrive parfois, quand plusieurs facteurs favorables sont réunis tels que humidité et chaleur. Heureusement, elles ne piquent pas… Arrivés à la ferme/écurie, nous prenons à G vers le Pas de la Coche. La grimpette nous révèle peu à peu la tête de Praorzel et à l’arrière-plan l’Obiou et le Grand Ferrand. Rançon du beau temps, l’atmosphère est très brumeuse… Vers le Nord, la cabane de l’Essaure et au fond le Grand Veymont et le Mont Aiguille. C’est là- haut qu’on va ! Vers le sommet de la Montagnette, accessible en hors-sentier par son versant ouest, beaucoup moins raide. Ensuite nous irons le long des crêtes vers le sommet de Ranconnet. En passant nous faisons le plein d’eau à la source de Grailler, bien alimentée. Elle se situe au fond d’un puisard maçonné recouvert d’un couvercle métallique. Après avoir dérangé une ou deux marmottes, nous voilà au sommet de la Montagnette (1972 m) Du sommet du Ranconnet, nous descendons guidés par le GPS vers la fontaine Colombette (très difficile à trouver je pense sans GPS) qui est à sec… Nous continuons donc moyennant quelques errements sur les pentes du Lautaret vers la citerne enterrée qui se trouve quelques km plus à l’ouest en allant vers la bergerie du jardin du Roi. Pas d’écoulement côté pile (ouest, là où se trouvent des bachassons) mais côté face (est) nous découvrons avec soulagement une trappe qui permet d’accéder à l’intérieur de la citerne. Il reste environ 50 cm d’eau limpide, ouf ! Bien refermer celle-ci pour éviter qu’un animal assoiffé ne s’y noie et ne contamine l’eau ! Les mouches sont toujours là aussi choisissons-nous l’endroit le plus venté pour poser la tente. En fait dès le coucher du soleil, les mouches vont au dodo afin d’être en pleine forme le lendemain ! Nous apercevons 2 randonneurs qui vont camper je pense un peu plus haut.
Dimanche 28/06/15 Un peu de vent pendant la nuit (rien entendu avec mes boules Quiès) et une rosée phénoménale ce matin. Nous avons eu trop chaud. Peut-être le ciel a-t-il été couvert pendant la nuit ? Il reste quelques nuages vers le nord. Nous faisons le plein d’eau avec la popote et une ficelle, l’eau se situe à presqu’un mètre sous la trappe. Nous descendons par le vallon du Rancou puis remontons vers la bergerie du Jardin du Roi, fermée, mais flanquée d’un appentis qui semble rester ouvert. De la bergerie un sentier mal tracé mène à la Tête du Peysse. Vue vertigineuse sur le cirque d’Archiane et à l’arrière-plan sur la montagne de Glandasse. Un sentier en contrebas nous intrigue (qui peut bien l’emprunter en dehors des bouquetins et autres chamois ?) Nous progressons ensuite laborieusement en hors-sentier jusqu’au sentier en pointillé sur IGN qui descend plein pot sur plusieurs centaines de mètres jusqu’au carrefour des 4 chemins de l’Aubaise. Il faut maintenant remonter ! La grimpette en plein cagnard dans les lacets du pierrier sur le GR93 ne nous inspirant pas, nous suivons un sentier assez bien tracé qui remonte tout simplement par le fond du vallon, le plus souvent à l’ombre, moyennant quelques pierriers sans difficulté. Nous voilà au carrefour des 4 chemins de la Ville, sur le GR, très raisonnablement fréquenté pour un dimanche estival. Cap au Nord vers la cabane de Pré Peyret. Un coup d’œil vers le sud et la Montagne du Glandasse et la Dent de Die. En contrebas grimpe le sentier du Balcon du Glandasse. Il fait chaud, le vrombissement des mouches devient pénible, aussi décidons-nous de faire une bonne pause à l’ombre dans la tente avec les boules Quiès ! Requinqués, nous arrivons à la cabane de Pré Peyret vers 19h, elle est déserte et bien sympathique, bon à savoir ! Un brin de toilette à la Fontaine des Endettés, où nous reprenons de l’eau, papouillons les 4 chiens du berger, puis nous repartons vers la plaine de la Queyrie. Le but est de dormir au plus près du Grand Veymont, afin d’y grimper demain matin à la fraîche. Etrange tache bleue dans les alpages ?! Ce sont des fleurs ! Il y en a partout, pour le plaisir des yeux et celui des insectes ! Bel arbre mort qui semble habité… L’arrivée dans la plaine de la Queyrie me fait toujours autant d’effet, d’autant qu’à cette heure les sentiers sont déserts. Le Grand Veymont apparait derrière le Roc Mazilier. Un regard en arrière vers le sud avant de basculer vers la plaine de l’Aiguillette. Avec cet éclairage rasant, les lacets du Grand Veymont me semblent plus pentus que jamais ! Nous prenons de l’eau à la Fontaine des Bachassons, marchons encore quelques centaines de mètres vers les 2 Veymont (le Grand et le Petit) et posons la tente avec une vue imprenable sur le sommet de Peyre-Rouge. Quelques bouquetins trainent dans le coin. Mais le gros de la troupe est sur les pentes du sommet de Montaveilla, où nous remarquons 2 randonneurs et leur tente. Bien vu ! Ils sont au spectacle les veinards ! Arnaud part un peu plus loin observer des chamois, tandis que je fais chauffer de l’eau pour la popote. Me sentant observée, je lève le nez et croise à quelques mètres le regard d’un renard, à peine effarouché qui s’éloigne tranquillement. Il va falloir sécuriser la bouffe cette nuit ! Nous surveillons du coin de l’œil le troupeau de bouquetins qui descend peu à peu vers le vallon des Bachassons. Nous espérons les voir venir jusqu’à nous mais en fait ils ont passé toute la soirée en joutes et duels sur les flancs les plus escarpés de ce vallon. Le bruit sec des bois entrechoqués a duré jusqu’au crépuscule !
Lundi 29/06/15 Nuit parfaite, pas un souffle de vent, pas de rosée, à peine trop chaud… Les bouquetins sont toujours au même endroit, toujours à se chamailler, quelle énergie ! Après un bon petit-déjeuner, nous dépassons la cabane de l’Aiguillette où se trouvent 2 ou 3 tentes qui commencent à bouger un peu. En prenant de l’altitude sur les pentes du Grand Veymont, nous découvrons les étranges dolines de la pelouse de l’Aiguillette et l’omniprésent Mont Aiguille, nimbé de brume. Quelques bouquetins par ici aussi, beaucoup plus paisibles (femelles et petits) Au fond les Ecrins. Petite discussion au sommet avec un jeune couple qui a dormi là et a eu la visite de bouquetins curieux ! Curieux et gourmand aussi le renard qui a troué leur tente la veille (plus bas) en essayant de chaparder de la nourriture…gare ! Nous hésitons à descendre vers le Nord par ce sentier vers le Pas de la Ville ou à rebrousser chemin vers le Sud pour aller vers le Rocher des Parquets… J’ai lu quelque part qu’il était possible de descendre directement du Grand Veymont vers le Petit Veymont et j’ai bien envie d’essayer ! Il faut en fait redescendre par le sentier sur environ 100 ou 200 m vers le sud puis bifurquer à G vers une entaille avec un sentier à peine tracé. Ca nous semble praticable sans être trop exposé : on y va ! Vue imprenable sur le Petit Veymont, le Mont Aiguille, le col de l’Aupet, le Rocher des Parquets et la Tête Chevalière où nous pensons dormir ce soir. La pente est raide mais il est possible de rester sur l’herbe et d’éviter les pierriers instables. Par temps sec, c’est tout-à-fait raisonnable. Voici le passage…la trace GPS sur Openrunner a été faite a posteriori et n’est pas très précise. Une fois parvenus au col entre les 2 Veymont, nous prenons le temps d’admirer quelques fleurs… Cap sur le Rocher des Parquets à G de la grande fleur jaune ! On tombe par hasard sur une dépression avec au moins 3 arches ! Le col s’éloigne et nous filons directement vers le Pas du Fouillet et sa colonie de marmottes. C’est d’abord la débandade puis alors que nous sommes tranquillement assis à admirer d’où nous venons depuis quelques minutes, elles finissent par (presque) nous oublier : trop mignonnes ! Nous repassons à la Fontaine des Bachassons, les bouquetins sont toujours par-là, calmés par la chaleur qui monte, à la recherche d’un peu d’ombre sur le versant est du vallon. C’est décidé, on va aller jusqu’à la Tête de Peyre-Rouge en passant juste au-dessus du troupeau histoire de profiter de leur présence pendant la pause pique-nique. On en a bien profité ! C’est reparti vers Peyre-Rouge… Petit panoramique au sommet. Le Mont Aiguille, à G l’Obiou et à D le Roc et la Tête de Garnesier. Le Grand Veymont et l’entaille du Pas des bachassons où l’on distingue le sentier qui monte vers le Pas du Fouillet.
Vue vers le SE et le Rocher des Parquets où nous allons, en hors-sentier parfois un peu laborieux. Le Mont Aiguille (2087 m) émerge d’un océan de fleurs ! Encore des bouquetins qui nous semblent ici un peu plus sauvages. Surprise ! Des edelweiss ! Je ne pensais pas qu’elles pouvaient pousser aussi bas (1900 m) Vue vertigineuse vers le Mont Aiguille ! Une petite aiguille sur le Mont Aiguille et au fond les Ecrins. Arrivés au sommet, le soleil tape fort et nous filons aussitôt vers le seul arbre du secteur pour faire une pause à l’ombre… Nous descendons ensuite en hors-sentier (facile dans la prairie, hyper laborieux dans la forêt) jusqu’à la cabane de Chaumailloux. Un peu avant le Pas de l’Aiguille nous faisons une longue pause à l’ombre et à l’abri des mouches, avec une vue imprenable sur la Tête Chevalière où nous espérons arriver ce soir. Changement de profil pour le Mont Aiguille, vu depuis la cabane de Chaumailloux. Bonne toilette à la source de Chaumailloux, ça fait du bien avec cette chaleur ! Nous poursuivons jusqu’à la bergerie de Chamousset et une fois parvenus sur le plateau qui la surplombe bifurquons en hors-sentier à G vers la Tête Chevalière. Au sommet, pas de vent, toujours les mouches, grrr ! Nous descendons un peu vers l’est où se trouve une surprenante mare (naturelle ??) Très belle lumière de fin de journée ! Le solstice d’été n’est pas loin, il est 22H30 quand nous posons la tente… 23h00 les mouches vont se coucher et nous aussi, à demain !
Mardi 30/06/15 Grand beau temps sur le Vercors ! Notre impression d’hier au soleil couchant se confirme, il y a bien un chas dans le Mont Aiguille ! Toilette matinale à la fontaine sans nom située sur le flanc sud de la Tête Chevalière, puis petit déjeuner avec vue sur la crête qui court de la Montagnette au Ranconnet où nous étions il y a quelques jours. Encore quelques km de descente et nous voilà à la voiture ! Encore une très belle balade dans le Vercors que j’adooore ! Arnaud a été emballé par cette impression d’immensité avec pourtant des paysages très variés, les possibilités de rando « le nez au vent » en hors-sentier, offertes par un relief pas trop escarpé (du moins sur les Hauts Plateaux), la quantité d’animaux rencontrés et le fait qu’on oublie totalement l’existence des voitures et autres engins motorisés.

Qui est déjà allé dans le nord des Moluques? English translation pending
Bonjour à tous,
Après un premier voyage de deux mois y a deux ans en Indonésie avec mon copain où nous sommes allés à Bali, au Timor Ouest, à Alor et à Florès, nous souhaiterions découvrir assurément les Raja Ampat et peut être le nord des Moluques.
Pour info, nous partirions de fin octobre à fin décembre. Pour les Raja Ampat, de plus en plus accessibles pour les petits budgets, je devrais trouver mon bonheur sur les forums/blogs et le site Stay Rajat Ampat.
Pour les Moluques, beaucoup d'écrits et de conseils sur les îles Banda (au centre) et les îles Kei (au sud) mais moins d'informations sur les autres. J'ai bien farfouillé sur le site East-Indonesia et ai identifié plusieurs îles qui nous intéresseraient et c'est là où cela se complique... Au delà des difficultés pour accéder à certaines et la mise en place d'un itinéraire où l'on ne trotterait pas (donc faire le deuil de certaines), trop peu de retours sur les îles suivantes :
JAILOLO / TERNATE / SERAM / TIDORE / LELEI / KAYOA / BACAN / GEBE / MOROTAI
Si jamais, vous y êtes allés y a moins de 5 ans, un grand merci d'éclairer ma lanterne sur les villages traditionnels et l'hospitalité des locaux, les possibilités de courtes randonnées dans la jungle, l'état de la flore et de la faune, la location d'un scooter (si routes existantes...) et aussi l'existence de bungalows sur la plage, de lagons où barboter même si les Raja Ampat devraient formidablement remplir ce rôle.
Plus globalement, votre parcours et vos impressions sur les îles citées ci-dessus me combleraient de joie pour faire des choix ! Maluku or not Maluku ?
En vous remerciant par avance ! Céline
Après un premier voyage de deux mois y a deux ans en Indonésie avec mon copain où nous sommes allés à Bali, au Timor Ouest, à Alor et à Florès, nous souhaiterions découvrir assurément les Raja Ampat et peut être le nord des Moluques.
Pour info, nous partirions de fin octobre à fin décembre. Pour les Raja Ampat, de plus en plus accessibles pour les petits budgets, je devrais trouver mon bonheur sur les forums/blogs et le site Stay Rajat Ampat.
Pour les Moluques, beaucoup d'écrits et de conseils sur les îles Banda (au centre) et les îles Kei (au sud) mais moins d'informations sur les autres. J'ai bien farfouillé sur le site East-Indonesia et ai identifié plusieurs îles qui nous intéresseraient et c'est là où cela se complique... Au delà des difficultés pour accéder à certaines et la mise en place d'un itinéraire où l'on ne trotterait pas (donc faire le deuil de certaines), trop peu de retours sur les îles suivantes :
JAILOLO / TERNATE / SERAM / TIDORE / LELEI / KAYOA / BACAN / GEBE / MOROTAI
Si jamais, vous y êtes allés y a moins de 5 ans, un grand merci d'éclairer ma lanterne sur les villages traditionnels et l'hospitalité des locaux, les possibilités de courtes randonnées dans la jungle, l'état de la flore et de la faune, la location d'un scooter (si routes existantes...) et aussi l'existence de bungalows sur la plage, de lagons où barboter même si les Raja Ampat devraient formidablement remplir ce rôle.
Plus globalement, votre parcours et vos impressions sur les îles citées ci-dessus me combleraient de joie pour faire des choix ! Maluku or not Maluku ?
En vous remerciant par avance ! Céline
Distilleries en Ecosse English translation pending
Bonjour
petit periple en Ecosse...Edinburgh/Iverness/Aberdeen
J'aimerais savoir sur qu'elles distilleries orienter nos visites (interet de la visite, originalité...)
Merci🙂
Camping près de Genève sur Viarhona? English translation pending
Bonjour,
nous partons le 4 septembre 2015, faire la viarhona de Lyons jusqu'à Genève et nous cherchons un camping près de Genève. Nous prévoyons coucher à Seyssel le soir d'avant, avez vous des suggestions?
Par la suite nous prévoyons faire le tour du Lac Leman.
merci!
Devant le Rideau de Bambou English translation pending

Enfin les vacances !
Celles-ci se font un peu dans la précipitation car six jours avant le départ, nous ne savons toujours pas où nous allons célébrer l’anniversaire de Ry. Pourtant ce ne sont pas les destinations qui manquent : Nouvelle Zélande, Tasmanie ou encore Corée du Sud.
Finalement nous choisissons la dernière pour son exotisme, en prime en cette période de vacances de Pâques, la Corée risque d’être moins fréquentée que les deux autres.
Le temps d’imprimer quelques pages du site Internet de l’Office de Tourisme de Corée, de demander quelques renseignements pratiques à un ami tombé amoureux de ce pays et de feuilleter rapidement quelques blogs sur VF (histoire d’avoir une petite idée sur ce qu’il y a à faire et à voir pendant les dix petits jours dont nous disposons) et c’est déjà l’heure de boucler la valise.
En fait, nous ne retenons que deux choses : 1) à Seoul, mieux vaut rester dans le quartier d’Insadong et 2) considérer d’aller faire un tour à Busan - Gyeongju. C’est peu !
Pour ma part, j’ai évidemment hâte de découvrir « the rest of the peninsula » pour reprendre la formule de Huyn (voir le compte-rendu précèdent) et de pouvoir comparer le Nord avec le Sud…
Perth Lundi 30 Mars 2015
C’est la course. Après une journée de boulot bien remplie, je retrouve Ry à la gare pour faire la tournée des bureaux de change dans l’espoir de trouver des Wons. Contre toute attente, nous en trouvons… cinq minutes avant l’heure de fermeture ! Toucher cette (petite !) liasse de beaux billets de 50 000 Wons me permet de réaliser que ça y est, nous sommes bien en vacances et que nous partons en voyage pour de vrai !
Quelques heures plus tard, nous nous faisons déposer à l’aéroport et récupérons les cartes d’embarquement pour les deux vols avec Singapore Airlines qui nous permettrons d’arriver à destination dans 13 heures… enfin 15 car nous sommes très en avance !
23h30. Tout va bien puisque je gagne les 4 premières parties de Yahtzee… avant que Ry ne me mette 3 Yahtzees (pour les novices, 1 Yahtzee = 5 dés identiques = 50 points) dans la dernière partie ! Ecœuré. Heureusement, une fois installés au fond de l’avion, l’hôtesse m’apporte rapidement un G&T maison qui me rend bientôt euphorique... Malheureux au jeu, heureux en amour !
Singapour Mardi 31 Mars 2015
6h15. Une brume de chaleur recouvre les pistes de Changi Airport. Le transfert d’un terminal à l’autre se fait rapidement, c’est que nous commençons à bien le connaitre cet aéroport ! L’escale est courte mais nous permet de prendre un café, d’essayer des nouveaux parfums et after shave et surtout de nous dégourdir les jambes.
8h30. Du hublot, je regarde les dernières manœuvres des bagagistes qui s’affairent encore autour de l’avion et les reflets du soleil sur les carlingues des avions sagement stationnés un peu plus loin. Nous attendons les passagers retardataires.
L’accélération me parait bien longue mais l’avion quitte la piste avant qu’il n’y en ait plus (préférable) puis se perd rapidement dans les nuages. Les volets se baissent il n’y a plus rien à voir, nous allons survoler les Mers de Chine pendant les cinq ou six heures suivantes.
Quelques heures plus tard, le pilote nous ramène à la réalité en annonçant la descente sur Séoul où il pleut et où la température n’est que de 12°. Une épaisse couche de nuages recouvre la Corée… du Nord au Sud ! Il n’y a donc toujours rien à voir sinon qu’un bout de mer juste quelques secondes avant de rouler sur le tarmac mouillé.
Welcome to Incheon
15h30. Sur les interminables tapis roulants nous découvrons la Corée, enfin quelques publicités touristiques et derrière les baies vitrées, les pistes et un ciel bas et gris. Au hasard, nous choisissons cette file d’attente plutôt que ses voisines. Elle s’avère être plus lente que celle à droite mais plus rapide que celle à gauche en prime celle-ci passe devant une douanière souriante plutôt que devant des douaniers trop sérieux. Empreintes digitales scannées, léger sourire pour la photo et en échange : un petit tampon apposé avec délicatesse sur mon tout nouveau passeport.
Puisque nous voyageons légers, nous ne devons pas cette fois nous inquiéter pour savoir si nos valises apparaîtront ou pas sur l’un des carrousels. Direction les portes coulissantes du hall des arrivées derrière lesquelles des familles guettent les passagers avec impatience, des agents agitent des panneaux où sont écrits les noms de leurs clients et des chauffeurs de taxi évaluent leurs chances de trouver le voyageur idéal. Personne ne semble être intéressé par notre arrivée.
Au guichet de l’Office du Tourisme, en plus de récupérer une carte de Séoul et plusieurs dépliants touristiques, nous apprenons que nous pouvons attendre le bus 6011 sur le quai couvert à la Porte 7 et que nous pouvons payer directement au chauffer les 10,000 Wons ($US10) nécessaires pour aller à Angkuk, une station de métro dans le quartier d’Insadong. Le prochain bus est dans 20 minutes. Nickel et efficace, ça me plait !
Ce qui me plait moins c’est ce temps pourri car dehors ça caille et ça mouille. Ce ne sont pas les bus qui manquent ! Ils vont partout, aussi dans les différents coins de la méga-capitale que vers les petites villes de province du pays. Le nôtre arrive à l’heure indiquée et embarque une demi-douzaine de passagers que le chauffeur salue en faisant une courbette dans l’allée centrale avant de reprendre le volant.
Autoroutes, terrains vagues, plans d’eau, constructions diverses, le tout sous un ciel gris digne des cieux du Plat Pays. Un immense pont enjambe un bras de mer qui se perd dans le crachin, des alignements de barres d’immeubles, des champs vides puis un autre pont, quelques collines et voilà déjà les interminables faubourgs de la capitale.
Le boulevard que nous suivons est bordé d’immeubles hétéroclites plus ou moins récents, sans grand intérêt, et d’arbres aux branches fraichement élaguées ainsi que de quelques autres en pleine floraison. Sur les larges trottoirs, déjà envahis par les écoliers et bientôt par les employés de bureaux sortent leur parapluie. A gauche, derrière un long mur en pierres et en briques émergent un ensemble de toits recourbés : le Palais National et de son musée. Quelques centaines de mètres plus loin voilà notre arrêt… juste devant le QG de la Police… gardé par un cordon de jeunes recrues.
Nous repérons l’Amandier, une pâtisserie de l’autre côté du boulevard Yulgok-ro, le point de départ des instructions pour trouver notre logement ce soir. Nous suivons donc une petite rue bordée d’un côté d’un beau mur et de l’autre de plusieurs écoles en train de se vider. Nous découvrons Angkuk-dong, un quartier pittoresque avec ses petites rues et ses vieilles maisons. Atmosphère paisible de petit village juste à quelques pas de l’un des boulevards les plus importants et encombrés de Séoul.
Premier hic mais il est important, la carte de visite de la pension traditionnelle, où nous avons réservé une chambre pour ce soir, est en anglais et non en coréen ! Première demande de renseignement donc auprès d’une jeune fleuriste qui de suite sort son portable pour afficher la carte du quartier. Facile il suffit de suivre le dédale de ruelles !?!?
Au moins nous partons dans la bonne direction mais nous ne tardons pas à redemander notre direction à un monsieur cette fois. Ce dernier se gratte rapidement la tête puis décide d’arrêter à son tour un passant. Grande discussion entre eux, rotations de têtes ponctuées d’interjections interrogatives. Le second sort à son tour un portable mais pour, il nous semble, composer le numéro de téléphone sur la carte de visite. Nouvelle discussion cette fois ponctuée d’interjections affirmatives. Il y a donc amélioration. Il finit par pointer une ruelle derrière nous qui monte et qui semble se terminer en cul-de-sac. Quoi, tout ça pour ça ! Courbettes de remerciement et premier essai (plutôt lamentable) de coréen.
Effectivement, 50 mètres plus loin, nous apercevons un muret et un portique en bois. Derrière se cache un ensemble de bâtiments surmontés de toits traditionnels en tuiles sombres. Un panneau confirme que nous sommes bien arrivés.
Nouveau hic, nous avons beau sonner, taper sur la porte de plus en plus fort, toujours pas de réponse. Restons Zen ! Nouveau round de sonneries suivi d’une autre série de tambourinage mais le résultat reste le même. Au moment nous concluons qu’il va falloir trouver une solution de rechange, voilà une vieille dame qui apparait derrière nous. Code secret entré, nous entrons. Un court passage mène à une espèce de petit patio entouré de panneaux en bois et de portes en papier havre de paix tout à fait charmant et dépaysement complet. Après avoir laissé nos chaussures sur la première marche et fait coulisser une paire de portes nous découvrons notre chambre ou plutôt notre cellule ! Elle est minuscule et mis à part une télé accrochée au mur elle est complètement vide ?! Pas de panique, les futons et couvertures sont pliés dans la buanderie près des toilettes… frigorifiées ! Hum, pas vraiment enthousiastes…
Autres hics, après un dialogue très laborieux, il en ressort que le prix est de 90,000 Wons par nuit (petit déj. coréen inclus) et que nous devons rester un minimum de trois nuits, ce qui ne nous emballe pas vraiment.
Mise en place du plan B, c’est-à-dire nouveau déambulage dans les rues de Bukchong à la tombée de la nuit à la recherche d’une alternative ! Heureusement la pluie a cessé.
Par hasard, trois cents mètres plus loin nous tombons sur un panneau sur le trottoir indiquant l’Association des Homestay/Guesthouses du quartier. Nous trouvons les bureaux aux fins fonds d’un dédale de ruelles alors qu’ils sont sur le point de fermer. Le jeune gars nous déniche ce qu’il nous faut au Moon Guesthouse qui se trouve parait-il à proximité, juste de l’autre côté de la station de métro, suivre Samil-daero et prendre une petite rue derrière le palais Unhyeongung. O miracle nous trouvons l’endroit du premier coup, au fond d’une ruelle, près d’une cour de récréation.
Le format et décor sont identiques à ceux de la pension de tout à l’heure, mais la chambre est bien plus spacieuse et plus agréable. La jeune fille de la maison, encore dans son uniforme d’école, traduit les instructions du père et nous confie le code secret… après nous avoir allégé notre portefeuille de 100,000 Wons.
Nous ressortons rapidement poussés par la faim… et la curiosité. Nous nous retrouvons dans des ruelles sombres et sans trottoir et partons en direction de l’une des rues principales illuminées de néons multicolores. Il faut remonter les cols, le vent et l’humidité nous fait frissonner. Ce n’est vraiment pas encore le Printemps… Une fois encore, nous avons quitté un Automne austral plus que clément pour un Printemps septentrional encore boréal !
Tels des papillons de nuit, l’attraction des enseignes lumineuses est trop forte, elle nous emmène vers une rue piétonne (Insadong-gil) encore animée malgré le mauvais temps. Boutiques élégantes, restaurants, magasins divers et kiosques où l’on trouve aussi bien des marrons chauds, des gâteaux de riz que des beignets de poissons ou autres crêpes mystérieuses.
Le crachin revient pour un encore. Nous entrons donc dans un petit resto tout simple où sont attablés un couple et quelques collègues de boulot. Une jeune serveuse nous tend une page plastifiée avec quelques photos de plats en guise de menu. Les soupes semblent appétissantes, idem pour cette espèce d’omelette aux légumes.
Voilà donc notre premier repas (sud) coréen qui arrive… qui arrive encore et encore. Nous nous retrouvons avec une demi-douzaine de timbales remplies d’assortiments de condiments de légumes, de poissons et d’algues plus autant de raviers remplis de sauces la table se métamorphose en palette colorée. Quant à l’éventail des saveurs, il est tout simplement surprenant tout comme celui des épices d’ailleurs… Puis viennent les soupes fumantes (délicieuses) et cette omelette qui n’en est pas une, il s’agit en fait de choux frit, garni et… épicé !
La bouche en feu, l’air frais de dehors fait du bien. Sur le chemin du retour nous passons devant quelques hôtels dont l’Ibis qui propose des chambres à 87,000 Wons !? Nous savons déjà où nous allons dormir demain !
En attendant, nous regagnons notre futon au Moon. Inutile de nous bercés ce soir.
Séoul Mercredi 1 Avril 2015
Ce sont les cris des gamins en train de jouer dans la cour de récréation de l’école d’à côté qui nous sortent de nos rêves. Personne dans la maisonnette mais la cuisine est juste à côté. Il suffit de lire le monde d’emploi pour se faire un café et suivre les instructions pour trouver le reste… et de faire la vaisselle avant de partir.
Nous déposons nos valises à l’Ibis, ravis non seulement d’échanger un futon contre un bon lit et d’avoir une vraie salle-de-bains mais en plus de faire des économies !
C’est sous un ciel bien nuageux que nous dirigeons vers le premier d’une longue série de temples que nous comptons visiter à Séoul : le palais Gyengbokgung.
L’entrée, sur le côté, est plutôt discrète et ne permet pas d’avoir une vue d’ensemble du palais et de sa multitude de bâtiments. Au guichet, nous optons pour un passe qui permet de visiter cinq temples pour 10,000 Wons. Pas sûr que nous les visitions tous mais les calculs sont vite faits.
Comme la Cité Interdite de Pékin, ce palais est composé d’une succession de portes, cours, palais, pavillons, temples, jardins, bassins, de ponts et autres enfilades de bâtiments servant aux soldats et au personnel, le tout respectant une certaine symétrie.
Cet ensemble a été construit en 1394 par le roi Taejo, premier roi de la dynastie Joseon. Malheureusement, la majorité du palais a été détruite par les flammes au cours des invasions japonaises de 1592–1598. Gyeongbokgung a été laissé à l'abandon pendant plus de 250 ans, puis il a finalement été reconstruit à l’identique en 1868 sous l'ordre du prince régent de l’époque. 500 bâtiments ont été construits sur un terrain de plus de 40 hectares constituant ainsi une véritable petite ville.
Gyeongbokgung fut détruit à plus de 90% une seconde fois lors de l'occupation japonaise (1910-45) et remplacé par des bâtiments de l’administration coloniale japonaise. J’imagine que beaucoup de touristes japonais doivent ressentir un certain malaise quand ils visitent les palais et temples coréens car pratiquement tous ont été détruits ou endommagés par leurs ancêtres…
Depuis 1990, un effort considérable a été fait pour rétablir pleinement le palais Gyeongbokgung dans son ancienne gloire. Les bâtiments coloniaux ont été démolis, la porte de Heungnyemun a été restaurée dans son état d'origine ainsi que les quartiers royaux et le palais de l'Est du prince héritier. Près de la moitié des structures existantes avant l'occupation japonaise de la Corée a maintenant été restaurée ou reconstruite.
Ceci explique pourquoi tout apparait être trop beau, trop parfait, les peintures trop fraiches pour être vrai, un peu à l’image du château de la princesse à EuroDisney !!! Mais à l’opposé d’EuroDisney, tout a été reconstruit très scrupuleusement à l’identique selon les plans d’origine par des artisans talentueux.
Il ne nous reste plus qu’à déambuler sur les pavés des cours successives et à admirer l’extraordinaire travail de restauration effectué depuis deux décades et demie et à tomber sous le charme des lieux. Le vent a fini par chasser les derniers nuages et le soleil apparait enfin. Nous découvrons ainsi combien les montagnes sont proches et forment un superbe arrière-plan.
Chaque bâtiment a un nom, souvent presque similaire mais toujours imprononçable ! Tous finissent par se mélanger ainsi que leurs fonctions d’ailleurs. Quel est celui qui servait de lieu de résidence du roi… ou de la reine, celui qui faisait office de salle du trône, de salle de réception extraordinaire… ou ordinaire, celui réservé aux banquets… ou aux études des princes ? Geunjeongmun, Heungnyemun, Sajeongjeon, Oejeon, Najeon, Jaseondang, Gyeonghoeru, Gyeonghoeru, Hyangwonjeong, Sajeongjeon… la liste continue mais aucun ne nous échappe !
Si la plupart des bâtiments sont fermés ceux qui ne le sont pas révèlent des intérieurs somptueusement décorés et extrêmement colorés. L’un d’eux, Jagyeongjeon, résidence de la reine Sinjeong (reconstruit en 1888 et l’unique demeure royale à ne pas avoir été rasée lors de l’occupation japonaise) permet de voir et comprendre l’ingénieux système de chauffage (au sol s’il vous plait !) et d’admirer de superbes cheminées disposées à l’extérieur.
A proximité de la jolie pagode se trouve un intéressant petit musée où sont exposés objets, bijoux, armes, gravures et illustrations de la vie à la cour. Dehors ce sont des statues en pierre qui tiennent la vedette. Enfin juste derrière, l’aménagement d’une ‘rue’ des années soixante avec ses vitrines, atelier, épicerie, quincaillerie…etc. permet de se replonger dans les années yé-yé. Que de chemin parcouru depuis !
Après avoir refait le tour en sens inverse (pour s’assurer de n’avoir rien oublié !!!) nous tombons sur les cérémonies de la relève de la garde à la Porte Gwangwamun. Parade en habits traditionnels aux sons d’anciens instruments de musique… on pourrait bien se croire revenu au temps des rois... mais les bruits de circulation nous ramènent vite à la réalité du présent.
C’est déjà l’heure du déjeuner et les voyages dans le temps ouvrent l’appétit. Heureusement nous trouvons rapidement notre bonheur dans un charmant petit restaurant dans le quartier de Bukchon. Une fois encore ce sont les photos des plats qui nous sauvent. Celle-ci a l’air sympa… Arrive un véritable banquet, la grande table se recouvre d’une multitude de petits plats bien mystérieux mais tous délicieux. La serveuse nous montre le mode d’emploi : telle sauce pour tel plat, telle salade pour tel sauce. Elle oublie seulement de préciser que toutes sont fortement épicées.
Nous allons bruler l’excèdent d’énergie en marchant dans les petites rues tranquilles de Bukchon en direction du palais Changdeokgung aussi nommé palais de la Prospérité dont l’histoire est aussi compliquée que celle du palais Gyeongbokgung.
Commencé en 1405, sous le règne du roi Taejong (sombre histoire d’égo) puis agrandit sous ce celui du roi Sejo, le palais Changdeokgung finit par remplacer le palais Gyeongbokgung et devient le palais favori des rois de la dynastie Joseon. 1592, première catastrophe : les Japonais débarquent et brulent le tout. 1609, les Coréens reconstruisent l’ensemble. 1623, deuxième catastrophe, une révolte qui tourne mal et qui se termine par l’incendie d’une partie du palais. Nouvelles reconstructions, nouvelles catastrophes, elles ne manquent, cependant Changdeokgung reste le palais le mieux préservé parmi les cinq palais de la dynastie Joseon encore debout. C’est aussi dans ce palais que Sunjong, le dernier empereur de Corée, vécut jusqu’à sa mort en 1926.
Aujourd’hui il ne reste que treize bâtiments dans l’enceinte du palais et vingt-huit pavillons dispersés dans les jardins. Contrairement aux bâtiments du palais Gyeongbokgung qui suivent un ordre architectural strict, ceux du Changdeokgung suivent les principes du Feng Shui et s’accordent davantage à la topographie des lieux.
Une fois la porte monumentale Donhwamun (restaurée en 1608) franchie, nous suivons un groupe d’écoliers en excursion sur le plus vieux pont de Séoul (Geumcheongyo, construit en 1411) mais les laissons volontiers prendre un peu d’avance afin de pouvoir admirer l’imposant Injeongjeon (salle du trône) et l’élégant Seonjeongjeon (salle de réception et de travail), situé un peu plus loin, en toute tranquillité. Si le style (double toits, tuiles, couleurs, intérieurs) de ces deux bâtiments est assez similaire à ceux du palais Gyeongbokgung, les bâtiments suivants donnent dans le sobre et le rustique grâce à leurs murs blancs tranchant avec le bois sombre des piliers, portes et terrasses. Le tout est agrémenté par de nombreux bosquets d’arbres en fleurs qui font le bonheur d’une poignée de photographes hyper bien équipés.
Une queue de touristes se forme près d’une grille fermée. Intrigués nous allons voir ça de plus près et comprenons rapidement qu’ils attendent l’heure de la visite guidée en anglais du Jardin Secret. Délestés d’une paire de milliers de Wons, nous nous joignons au groupe. La visite du Jardin Secret (Huwon) ne se faisant qu’en groupe, nous attendons patiemment trois heures.
La jeune guide ajuste son microphone puis commence son monologue que nous écoutons religieusement. Ainsi nous apprenons que ces collines boisées servaient de lieux de repos, de promenade et de jeux aux membres à la famille royale, que l’on y trouve plus d’une centaine d’essences différentes et que ni la disposition ni la végétation n’ont pratiquement pas changé depuis des siècles. La balade est agréable et est ponctuée de nombreux arrêts permettant d’admirer et d’approcher plusieurs pavillons perdus, des bassins fleuris et des fontaines… aux noms très exotiques (Buyongjeong, Buyongji, Juhabru, Eosumun, Yeonghwadang, Bullomun, Aeryeonjeong, Yeongyeongdang sans oublier la plus minuscule des chutes (Ongnyucheon) que l’on repère grâce au poème gravé sur un rocher.
La promenade se termine par la visite d’un ensemble de bâtiments qui servaient aux servants et aux gardes et par ce cyprès 5 fois centenaire, vaillant vieillard soutenu par de solides piliers en bois.
Il nous reste encore un peu de temps pour refaire un petit tour dans le palais et admirer les jardins tout au fond où sont regroupés des dizaines d’arbres en fleurs et même de prendre un café à la cafétéria. Alors que nous nous dirigeons vers la sortie nous croisons des jeunes musiciens et acteurs en costume traditionnels qui se préparent pour le spectacle sons et lumières de ce soir… sur invitation uniquement !
Il est grand temps d’aller reposer nos pauvres pieds dans notre chambre d’hôtel, juste une heure devrait suffire !!! Une heure + prolongations plus tard, nous revoilà repartis pour une visite du quartier. Celle-ci nous mène jusqu’à une grande avenue sans grand intérêt, puis dans les allées d’un immense marché spécialisé dans les pièces détachées électriques et électroniques ?!
Enfin nous tombons sur ce que nous cherchions : la rivière Cheonggyecheon, un petit cours d’eau récemment aménagé en promenade. Mais il est déjà trop tard, le soleil se couche. Il ne nous reste plus qu’à refaire exactement le chemin en sens inverse, le plus sûr moyen de ne pas se perdre puis de faire la tournée des petits restaurants d’Insadong … bien emmitouflés car ça caille ce soir !
Séoul Jeudi 2 Avril 2015
Après un petit déjeuner dinette dans la chambre, nous voilà prêts pour une nouvelle journée découverte de la capitale. Programme chargé (comme d’hab. !) avec nouvelles visites de palais, temples, jardins mais dans d’autres quartiers.
Comme hier, le vent chasse les nuages gris et permet au soleil de montrer ses beaux rayons. Premier sur notre liste, le sanctuaire deJongmyo situé près de l’avenue aperçue hier en fin d’après-midi. L’entrée n’est pas facile à trouver car les palissades entourant un chantier la camouflent plutôt bien. Quand finalement nous la trouvons, une corde barre le passage. Pas de panique, le sanctuaire ne se visite qu’en visite guidée, il nous faut simplement attendre une petite demi-heure pour la suivante.
Nous en profitons donc pour aller faire un tour dans les allées du petit parc juste en face. Curieusement ce petit espace de verdure est très fréquenté… par des hommes d’un certain âge assis sur des bancs et s’imprégnant des rayons d’un soleil printanier. Si certains donnent à manger aux oiseaux, d’autres préfèrent lire des journaux ou encore faire quelques exercices d’assouplissement, mais la plupart restent concentrés devant les damiers de leur jeu de Go. Pendant de longues minutes, nous nous joignons aux petits groupes d’observateurs-experts rassemblés silencieusement autour des parties les plus serrées mais rien à faire nous n’arrivons pas à saisir la stratégie employée pour entourer et ramasser les pastilles blanches et noires.
Nous sommes une bonne vingtaine de touristes à marcher derrière la jeune guide qui a revêtue pour l’occasion son beau costume traditionnel. Nous la suivons sur des chemins dont la partie centrale est pavée et uniquement réservée aux dignitaires… que nous ne sommes pas donc prière de rester sur les graviers !
Ce sanctuaire confucéen, nous apprend-t-elle est dédié aux membres de la famille royale de la dynastie Chosŏn. L’ensemble comprend plusieurs bâtiments sombres dispersés dans un beau parc, mais les principaux sont le Jeongjeon et le Yeongnyeongjeon. Le premier construit en 1394, détruit en 1592 par l’on sait qui, puis reconstruit en 1601, abrite, dans les dix-neuf salles qu’il comporte, 49 tablettes en bois commémorant les rois et reines qui se sont succédés au fil des siècles. Le second (construit plus tard pour accommoder les nouveaux rois décédés), est la copie conforme du premier mais ne comprend que seize chambres contenant 34 tablettes… que nous ne verrons d’ailleurs pas car tous deux sont fermés !?
Nous ne pouvons donc qu’apprécier l’architecture extérieure (tuiles noires, boiseries et colonnes en rouge foncé) du fond de la grande cour pavée qui s’étend devant les édifices bâtis tout en largeur et nous contenter de regarder les panneaux remplis de photographies prises lors des rituels qui ont lieu chaque premier Dimanche de Mai.
Une visite plutôt décevante que nous oublions rapidement en remontant la rue commerçante que nous commençons à bien connaitre. Une fois encore, en passant devant l’un des magasins d’instruments de musique, je ne peux pas m’empêcher de taper sur les tambours qui envahissent une partie du trottoir.
Nous nous retrouvons bientôt devant les murs d’enceinte du palais Changdeokgung, (celui que nous avons visité hier après-midi) mais encore bien loin du restaurant traditionnel à ne pas manquer dans le quartier universitaire et branché de Marronnier Park que Ry avait repéré dans l’une des brochures du Tourism Office.
Un taxi nous y emmène en quelques minutes… enfin nous dépose dans la rue car pour trouver le fameux restaurant en question, c’est toute une autre histoire.
Commerçants et passants à qui nous demandons ne semblent pas connaitre. L’un d’eux nous prend en charge, nous fait faire le tour du pâté de maisons une paire de fois avant de tomber sur deux de ces amis qui lui (nous) apprennent que le restaurant n’existe plus depuis quelques mois. Déçus et affamés mais impressionnés par la gentillesse des Coréens, il ne nous reste plus qu’à aller avaler un sandwich au Paris Croissant du coin. Pour nous consoler, nous commandons même une demi-douzaine de mini-croissants en guise de dessert. Quelle surprise quand nous réalisons qu’ils ont un gout d’ail certes discret mais… franchement désagréable !!!
C’est en mâchouillant des chewing-gums que nous arrivons devant l’entrée du quatrième palais, celui de Changgyeonggung (le palais d’Eté) qui connecte avec le Jardin Secret lui aussi visité hier.
L’agencement des édifices est aussi classique mais moins impressionnant et solennel que celui du palais Gyeongbokgung. Portique principal (Honghwamun), petit pont (Okcheongyo), autre porte (Myeongjeongmun), cour pavée et escaliers conduisant aux Myeongjeongjeon (salle des Audiences), Munjeongjeon (salle du Conseil), Sungmundang et Binyangmun (j’ai depuis oublié la différence qu’il existe entre ces deux-là !) puis une autre cour plus spacieuse où sont regroupés le Haminjeong (espèce de kiosque à musique surélevé) le Gyeongchunjeon, la résidence de la reine-mère et Hwanggyeongjeon, celle du roi et de la reine sans oublier le Tongmyeongjeon ni le Yanghwadang et surtout pas le Punggidae ni l’Angbuilgu dont les fonctions exactes m’échappent !!!
Une courte averse vient perturbée la visite et nous n’avons que le temps de nous abriter sous le Haminjeong (le kiosque). Après une longue promenade dans les recoins détrempés du parc, il ne nous reste plus qu’à regagner notre hôtel.
En chemin, nous passons devant le palais Unhyeongung. Sur notre lancée, nous franchissons la porte d’entrée pour découvrir un petit palais plutôt sobre mais enchanteur avec ses nombreuses colonnes, planchers extérieurs et panneaux en bois. Si le site date du XIVème siècle, les trois structures que nous visitons sont bien plus récentes (1864). C’est dans ce petit palais que naquit et grandit Gojong (le 26ème roi de la dynastie Joseon) avant d’accéder au trône. C’est également dans ces lieux qu’il se mariât en 1866.
Le bâtiment principal (Norakdang), était utilisé lors de réunions, fêtes et autres évènements importants (dont le mariage du roi) et également comme l’une des deux résidences réservées aux femmes. Le bâtiment à côté (Naondang) servait lui de salle de travail au père du roi et le troisième (Irodang) était l’autre résidence réservée aux femmes. Contrairement aux précédents palais que nous avons visités et qui nous paraissaient toujours vides et sans âme, celui-ci est plus gai presque vivant grâce à toute une série de mises en scène retraçant la vie quotidienne à l’époque à l’aide de mannequins costumés. Par les fenêtres ouvertes, nous pouvons apprécier la décoration, le mobilier et deviner la fonction de chacune des pièces. Un bien agréable voyage dans le temps, renforcé alors que nous apprêtons à sortir, par un petit groupe de jeunes gens et un couple de jeunes mariés en costume traditionnels en train de poser et de prendre des photos.
Nous apprenons ainsi que ce petit palais est particulièrement prisé par les jeunes mariés coréens non seulement pour le décor mais aussi parce que chaque année se tient une spectaculaire réédition costumée du mariage royal.
Après une pause à l’hôtel, il est temps de repartir, sous la pluie cette fois, jusqu’au marché couvert de Gwangjang, situé à proximité du sanctuaire de Jongmyo visité ce matin. Re-rue commerçante (sous les néons maintenant) et re-tapage sur les tambours (protégés par des feuilles plastifiées).
Eclairs, coups de tonnerre, nous n’échappons au déluge que de justesse en nous joignant à la queue qui s’est formée sous l’abribus. Quelques minutes plus tard, nous trouvons l’une des entrées du marché.
Dans cette allée, les marchands de vêtements sont en train de fermer boutique mais les magasins alimentaires sont eux encore ouverts et plein de monde. Les différentes allées du marché convergent vers un espace central où sont regroupés plein de bouisbouis et stands à bouffe entourés de banquettes en bois. De puissants projecteurs permettent de voir ce que les cuisinières sont en train de préparer et de cuire. Les étals sont remplis de choses colorées (le rouge domine), la plupart appétissantes. Pas facile de trouver une paire de places sur les bancs, ni de comprendre ce qui est proposé. Notre solution : pointer du doigt l’assiette du voisin en espérant que nous avons les mêmes gouts culinaires… Nous nous en sortons plutôt bien !
Nous apprécions également l’atmosphère populaire et chaleureuse qui règne dans ces espèces de halles où les gens se retrouvent autour d’un repas simple, sans chichi et bon marché. Rassasiés, il ne nous reste plus qu’à faire une paire d’allées, de regarder la quantité de produits inconnus étalés un peu partout et parfois tenter de deviner ce qu’ils peuvent bien être.
Retour à l’hôtel… sans oublier de passer au Paris Croissant pour le petit déjeuner demain matin. Hélas, il n’y a plus de croissants ni de petits pains au chocolat. Il nous faut donc nous rabattre sur les muffins… en s’assurant qu’ils sont bien aux myrtilles et non à l’ail ou pire aux piments…
Séoul Vendredi 3 Avril 2015 Happy Birthday Ry
Pour cette journée spéciale, une mission : trouver une bouteille de Champagne de France. Nous avions bien commencé nos recherches les jours précédents mais sans succès, en fait nous n’avions déniché que du mousseux chinois. Heureusement nous avons trouvé à la réception de l’hôtel un dépliant touristique mentionnant l’existence d’un quartier français à Séoul (Seorae Maeul). Qui dit Français dit Champagne !
Après un bon petit déjeuner au lit, première célébration de ce grand jour, nous découvrons que le soleil n’est pas au rendez-vous, ou plutôt qu’il est prisonnier derrière un manteau brumeux. Pas de risque d’insolation aujourd’hui !
Cette fois nous allons pouvoir faire notre marche le long de la rivière Cheonggyecheon, ce cours d’eau sauvé du bitume qui le cachait et aujourd’hui aménagé en promenade. Oasis de verdure coincé au milieu des gratte-ciel dont les façades ne reflètent que le gris du ciel. Par contre les gargouillis des rapides artificiels couvrent parfaitement les bruits de la circulation. En chemin, nous ne croisons que quelques joggeuses et employés de bureau (en retard !) puis, alors que nous arrivons aux ‘chutes’ finales, un groupe de jeunes touristes emmitouflées en plein concours de selfies.
Arrivés à la place Cheonggye (marquée d’une curieuse sculpture mauve en forme de coquillage allongé), nous n’avons que le choix de remonter à la surface pour retrouver la foule et les embouteillages. Foule des grands jours car nous tombons en plein milieu d’une distribution gratuite d’arbustes par un parti politique ou association quelconque. Il doit s’agir d’un grand évènement puisque plusieurs équipes de télévision se disputent le meilleur endroit pour le filmer. Peut-être figurerons-nous aux actualités télévisées de ce soir !
Nous poursuivons le long de cette large avenue (Sejong-Daero) bordée de banques et autres prestigieuses institutions jusqu’à la Seoul Plazza où se trouve le City Hall et l’entrée du palais Deoksugung le cinquième et dernier des grands palais.
A l’origine ce site était le lieu de résidence du prince Wolsan (frère du roi Seonjong) mais lorsque tous les autres palais royaux furent détruits ou endommagés lors de l’invasion japonaise en 1592, les bâtiments résidentiels encore debout servirent de … palais royal de secours durant la période de reconstruction. Près de trois siècles plus tard, en 1897 le roi Gojong réinvestit les lieux et fait ajouter plusieurs nouveaux édifices traditionnels et d’architecture occidentale, renforçant ainsi sa détermination à moderniser le royaume. Surprise donc en voyant, jouxtant les superbes anciens bâtiments en bois, une paire de buildings de style néo-classique qui auraient plus leur place à Londres qu’à Séoul et qui font office de nos jours de musées.
La page culturelle tournée, il est temps de nous préoccuper de notre Champagne. Le métro permet de passer de l’autre côté du fleuve Han et de se perdre dans les banlieues où les hautes et étroites tours d’habitations sont aussi nombreuses que les arbres dans la forêt de Fontainebleau. Nous marchons le long d’une voie rapide puis tournons à gauche avant la passerelle pour piétons. Changement radical de décor. Nous nous retrouvons maintenant dans une petite rue qui tourne et monte doucement, bordée de magasins et d’immeubles de quelques étages. Il y règne presque une ambiance de village tant tout est calme. Il faut chercher les quelques enseignes en français mais elles existent bien, prouvant ainsi que nous sommes bien arrivés à Seorae.
Ce petit bout de banlieue tranquille est devenu, depuis le déménagement du l’Ecole Française de Séoul, le point de ralliement d’une importante partie de la communauté française expatriée dans cette partie du monde. Nous y trouvons de nombreux commerces incontournables en rapport avec la culture française : boulangerie, épicerie fine, restaurants, cafés, coiffeurs, même une boutique d’outillage et surtout un marchand de vins… Ouf ! Incroyable mais vrai nous achetons l’unique bouteille de Champagne !
Nous laissons la visite du Parc Montmartre à une autre fois, le temps n’étant toujours pas propice à la balade dans la nature et commençons à marcher en direction du quartier de Gangman. Plus judicieusement nous hélons un taxi qui quelques minutes plus tard nous dépose au croisement de deux immenses avenues : le cœur de ce quartier branché rendu célèbre le temps d’une chanson et d’une dance reconnues aujourd’hui dans le monde entier.
Au pied des gratte-ciel, les magasins et boutiques de luxe se succèdent à l’infini. Sur les larges trottoirs, les jeunes rivalisent pour trouver la tenue ou la coupe de cheveux la plus… cool ou la plus déjantée. Dans les petites rues parallèles bordées d’enfilades de fils électriques, ce sont les bars, bistrots, restaurants qui se disputent la jeune clientèle.
C’est d’ailleurs ici que nous trouvons un petit resto au décor zen et au menu encore plus zen (plat unique : Anping chicken, deux options très épicé ou hyper épicé). Le serveur nous remet une paire de ciseaux ( ?) puis arrive avec une espèce de plat à paella rempli de grosses pates (d’où les ciseaux) et de gros morceaux de poulet, le tout baignant dans une épaisse sauce rouge. Je n’ose pas imaginer ce que doit être la seconde option car dès la deuxième bouchée, je me sens devenir dragon ! Quant à l’exercice manuel, je ne peux que constater mon cruel manque de dextérité à l’emploi de baguettes en métal rondes pour désosser les morceaux de poulet.
L’exploration du quartier se poursuit la bouche ouverte, non pas sous l’effet de surprise (bien que…) mais plus simplement pour la rafraichir. Idem dans le métro bondé sur le trajet du retour à l’hôtel… au risque de me faire passer pour l’idiot du village...
Le temps de mettre la bouteille au frais et d’en profiter pour sucer quelques glaçons et nous revoilà repartis vers la rue commerçante (celle avec les tambours !) en direction de la tour de télécommunication perchée en haut de sa montagne et qui me nargue depuis mon arrivée.
Le soleil ayant enfin percé la carapace nuageuse, nous pouvons espérer assister à son coucher tout en admirant la vue panoramique sur la capitale. Arrivés au pied de la petite montagne, nous réalisons qu’il nous faut encore prendre un taxi jusqu’au téléphérique… Le soleil prenant une teinte orangé, nous achetons vite nos tickets. Horreur, la queue, que nous pensions minuscule, s’étale dans les escaliers. Pas moyen d’en voir la fin. 45mn plus tard, nous nous serrons comme des anchois dans un bocal dans l’unique cabine du téléphérique. Le soleil ne nous a pas attendus ! Panorama nocturne donc qui prend la forme d’un immense tapis lumineux qui se perd dans la brume et la nuit. Quelle déception ! Cinq minutes plus tard, nous sommes de nouveau dans notre bocal… vide cette fois !?
Une nouvelle fois les milliers de néons colorés clignotants nous attirent irrésistiblement. C’est ainsi que nous découvrons les rues animées du marché de Myeongdong. Avalanche de lumières, foule compacte en train de faire du lèche-vitrine ou de savourer les spécialités disponibles sous les toiles de tente et parasols qui ont envahis le milieu de la rue.
De loin, nous repérons la Jongno Tower qui, depuis plusieurs jours nous, sert de phare et nous permet de retrouver notre chemin dans ce labyrinthe de petites rues dégoulinantes de lumières.
Il est maintenant grand temps de sabler le Champagne !

Séoul Samedi 4 Avril 2015
Aujourd’hui changement d’air puisque nous partons à Busan, la deuxième ville de la Corée du Sud, située sur les bords de la Mer du Japon. Hélas pas de baignade prévue car la météo n’annonce pas du beau temps… pour le sud !
Il ne faut que quelques minutes en métro pour se retrouver sur le parvis de la gare ferroviaire de Séoul, également le point de rendez-vous des sans-abris et clochards de la capitale. Sous les petits chapiteaux en toile, c’est la prêche avant la distribution. A droite de l’ancien bâtiment en briques rouges et au dôme vert se trouve l’entrée de la nouvelle gare tout en verre et en acier. Tickets du KTX (TVG local) en poche il ne nous reste qu’une petite heure pour prendre café et croissant au Paris Croissant de la gare et même en profiter pour acheter des sandwiches pour le déjeuner qui se prendra dans le train.
Au début des années 2000, la SNCF ayant fait de bonnes affaires ici, il n’est donc pas surprenant de constater, entre les TGVs coréens et français, certains traits de similitude à commencer par un certain look, le confort (ou plutôt le manque de), certains bruits et aussi certaines odeurs. Il ne manque plus que le jingle… mais les Coréens ont les leurs !
A la minute près, le train démarre doucement puis retrouve l’air libre pour filer sur le pont qui enjambe le fleuve et se faufiler entre les nouveaux gratte-ciel et innombrables tours d’habitations de la rive sud.
Banlieues, zones industrielles, routes, lignes électriques, poteaux, ponts, tunnels, champs vides, bouts de montagne puis une incroyable marée de serres envahissant tous les recoins des vallées qui se succèdent le long des 417 km qui séparent Séoul de Busan. La séquence des paysages se répète à deux reprises, l’une à Daejeon et l’autre à Dongdaegu, deux villes étapes.
2h18 plus tard nous voilà arrivés à Busan. Il fait gris et froid et le ciel est de plus en plus menaçant. La météo ne semble pas avoir refroidi les nombreux touristes coréens qui, une fois le weekend arrivé, se précipitent à Busan… et envahissent les hôtels !
Nous découvrons que le hasard du calendrier ne fait pas bien les choses pour nous : pénurie de chambres et forte augmentation du prix le weekend, heureusement nous pouvons compter sur l’efficacité de la jeune fille au guichet du Tourism Office de la gare qui nous trouve la dernière chambre d’un hôtel pas trop onéreux à 100 mètres de la gare.
Hôtel de marins en transit. La chambre est curieuse : immense avec un salon et des tentures rouges et la vue minable : plongeante sur un chantier et les parkings de la gare puis au-delà panoramique sur les haubans d’un pont, des grues et tout au fond sur les reliefs qui disparaissent dans la brume.
Eclairs, tonnerres et averses. Installés au chaud dans notre beau salon, nous épluchons les prospectus touristiques récupérés à la gare et préparons quelques itinéraires les choses à voir sont en effet dispersées et la topographie des lieux ne simplifie pas la tâche.
Ce n’est pas la pluie qui ne cesse de tomber qui va nous arrêter. Direction la station de métro en face de la gare, derrière la fontaine illuminée. Ici le métro est plus facile à négocier, d’une part il y a moins de lignes et d’autre part les distributeurs plus compréhensibles en plus c’est moins cher !
Direction le marché de Jagalchi, un marché aux poissons qui vaut apparemment le détour. Pendant le trajet nous observons les passagers qui ont un petit air de province en tout cas une attitude plus relâchée.
Nous descendons deux stations plus loin. Les averses sont encore plus intenses et le jour n’en a plus pour très longtemps. Nous marchons avec précipitation mais précaution sur les trottoirs détrempés, encombrés d’étalages bâchés et envahis par des piétons mouillés et résignés. Nous suivons les néons qui conduisent vers les quais et une petite allée bordée d’un coté de petits restaurants et de l’autre d’étalages remplis de fruits de mers et de poissons, de pieuvres, de calamars et autres créatures inconnues. Grosse bousculade dans les flaques d’eau et sur les pavés glissants, mais ambiance bon-enfant malgré le déluge qui nous tombe dessus.
Chaque petit restaurant a sa crieuse de menu et une ‘cuisine’ placée juste à l’entrée, sur le trottoir. L’avantage est que nous pouvons voir ce qui cuit dans les marmites ou sur les braises. Nous trouvons le seul bouiboui dont une partie de la minuscule salle-à-manger contient également des tables et des chaises et non uniquement des tables basses sur des tatamis.
Il règne une sacrée ambiance et de bonnes odeurs dans ce troquet du bout du monde. Ça ne traine pas ici et les tables sont constamment renouvelées par trois serveuses rigolotes. Il suffit de pointer un poisson sur le grill et d’attendre… à peine quelques minutes avant de voir débarquer une dizaine de petites assiettes remplies d’un tas de trucs différents souvent froids mais hyper épicés. Riz et poisson suivent rapidement. Mais qu’est-ce que c’est bon tous ces machins ! Quelques instants plus tard, la bouche est en feu, les papilles en ‘foufele’ et l’estomac heu-reux.
Métamorphosés en radiateurs ambulants, nous poursuivons la balade dans le marché mais la pluie gâche le plaisir de la promenade digestive. Autant revenir demain. Après un bref détour par la gare pour acheter un gobelet de chocolat chaud, il ne nous reste qu’à nous mettre sous la couette, écouter la pluie cogner sur les vitres et regarder les éclairs à travers les rideaux… rouges.
Busan Dimanche 5 Avril 2015
Derrière les vitres, j’aperçois un ciel bas et gris mais pas de pluie. La température aujourd’hui ne devrait pas dépasser 9° nous a averti la speakerine hier soir.
Le petit dej. se passe au Paris Croissant de la gare, pourquoi s’en priver ?! Ce matin nous distinguons un peu plus clairement les immeubles et maisons accrochés aux flancs des reliefs en face de la gare et au-dessus de Chinatown, ce paysage me ramène presque à Nagasaki ou à Valparaiso.
Nous reprenons la promenade au marché de Jagalchi, là où nous l’avions laissée hier soir, c’est-à-dire devant le bâtiment moderne de deux étages : le marché officiel où sont rassemblés plusieurs dizaines de vendeurs de poissons et de fruits de mer. Du jamais vu et ce à plusieurs niveaux. D’abord le nombre et la grandeur des aquariums, basins, baignoires de chacun des vendeurs, ensuite l’extraordinaire variété d’espèces de poissons, d’algues, de coquillages, l’incroyable quantité des produits proposés (de quoi nourrir la Terre entière !), puis l’odeur d’iode et plus qui prend les narines et enfin le bruit des bulles dans tous ces aquariums.
L’air frais des quais fait du bien. Du ponton nous admirons les chalutiers, bien serrés cote à cote comme s’ils se tenaient au chaud et plus loin les installations portuaires qui s’étendent à perte de vue. A droite, il y a tellement de maisons bleues accrochées à la colline que Maxime s’y perdrait.
Quant à nous, nous nous perdons dans les ruelles commerçantes du marché d’en face. Ici les poissons sont remplacés par… tout le reste, des légumes aux vêtements, de l’outillage aux confiseries... etc. Curieusement, les rares touristes occidentaux que nous croisons parlent tous le russe. Mais est-ce vraiment surprenant ? Vladivostok n’est qu’a une poignée de centaines de milles marins !
Il est temps d’aller voir de plus près ces fameuses maisons bleues qui nous intriguent depuis notre arrivée à Busan. Pour quelques Euros, un taxi nous emmène sur les hauteurs jusqu’à l’école primaire du village de Taegeukdo.
Plutôt que de descendre vers le village, nous préférons remonter la route qui va vers un parc boisé. Peut-être aurons-nous une meilleure vue de là-haut ? Pas vraiment car le chemin forestier tourne le dos au village mais au fur et à mesure que nous grimpons, nous découvrons toute une série de vues panoramiques brumeuses sur Busan, son port, ses différents quartiers, ses plages et les montagnes qui l’entourent. Dans les arbres, qui commencent à peine à bourgeonner, quelques écureuils jouent à cache-cache au-dessus de nos têtes. Impossible de connaitre toutes ces essences mais nous prenons bien soin d’emmagasiner les senteurs de cette forêt, elles sont si différentes de celles que l’on trouve dans les forêts d’eucalyptus australiennes.
Le chemin se termine dans un parc où sont regroupées des dizaines de sculptures d’artistes coréens. Culture et Nature. Nous rebroussons chemin plutôt que de nous aventurer sur les sentiers boueux et sombres à l’intérieur de la forêt.
De nouveau devant l’école primaire, cette fois nous traversons la rue qui domine le village accroché aux flancs abrupts des collines. Nous découvrons un panorama aussi surprenant qu’inattendu, une myriade de petits cubes colorés et d’étroits passages qui descendent jusqu’à la mer que l’on aperçoit tout en bas. Sur les hauteurs du village, quelques jardins potagers et arbres en fleurs forment une ceinture pas encore verte.
L’histoire de ce village, devenu maintenant une attraction touristique prisée, est récente puisqu’elle ne remonte qu’à la guerre civile (début des années 50) quand quelques 4000 adeptes du mouvement religieux Taegeukdo fuyant les régions détruites par la guerre, s’installèrent sur ces collines, à l’écart de Busan. Ils y construisirent 800 cabanes en bois et furent rapidement rejoints par d’autres adeptes ou habitants à la recherche de logements à petit loyer. Dans les années 80, la population atteint le nombre de 20000 puis commence à chuter dans les années 90, (les nouveaux appartements dans les tours d’habitation que l’on construit à tour de bras sont certainement plus confortables et spacieux). Aujourd’hui le village ne compterait ‘que’ 10000 habitants… et de nombreuses maisons vides !
Depuis 2010, afin de rompre le déclin de la communauté, la ville a pris toute une série de mesures pour promouvoir l’identité traditionnelle du village tout en le transformant en village d’art et de culture. Les maisons vides sont ainsi devenues des galeries d’art, des ateliers, des cafés, boutiques…etc. A voir le nombre de touristes, ce Dimanche, on peut croire que le succès est au déjà au rendez-vous… pour certains en tout cas !
A notre tour donc d’explorer ce labyrinthe de passages et de visiter les différentes ‘maisons d’art’ et installations dispersées partout dans le village. Si certaines sont plus intéressantes que d’autres, toutes conservent un coté amateur et local rafraichissant car sans prétention. Heureux d’avoir fait le détour jusqu’ici. Tous ces exercices physiques et culturels de la matinée nous ont ouvert l’appétit. Un taxi nous ramène au marché Jagalchi et notre mémoire nous ramène au même restaurant qu’hier soir !
Après avoir soigneusement choisi nos poissons à l’extérieur, nous nous installons à l’intérieur où nous sommes de suite reconnus par le personnel surpris de nous revoir. En quelques instants, notre statut passe de touristes anonymes à celui de Stars of the week… et de constater que plusieurs raviers supplémentaires contenant d’autres délicieux kimchis sont servis discrètement. Repus, nous saluons notre petit monde et partons prendre le métro en direction de Haeundae Beach qui se trouve à l’autre extrémité de la ville. Après près d’une heure de trajet, nous émergeons sur une avenue venteuse bordée d’immeubles luxueux, d’hôtels, de restaurants et clubs et ce jusqu’à la promenade qui longe la plage.
Froid, vent, nuages et légère pluie, pas vraiment le meilleur temps pour aller à la plage. D’ailleurs nous n’y trouvons pas grand-monde sinon que les conducteurs d’engins qui ratissent le sable. Sur la mer, plusieurs dragueurs (les bateaux, pas les mecs !) s’arrangent pour boucher la vue sur les reliefs de la cote et les trois ilots rocheux aux formes particulières. Quant au bord de mer, il a tout simplement été, comme partout ailleurs, le terrain de jeu des spéculateurs et des constructeurs qui se sont appliqués à le gâcher complètement en édifiant des milliers d’appartements sur des dizaines de niveaux. Bienvenue à la Costa del Sol ou la Gold Coast version coréenne.
Au bout de la plage, se trouve entre deux petites digues artificielles Mipo Harbour, un minuscule port où quelques petits bateaux de pêche ne cessent d’acquiescer de la proue devant quelques hangars et plusieurs restaurants. Au-delà, la cote devient inaccessible car trop rocheuse et trop raide.
Pour poursuivre la balade le long de la cote, il n’y a pas d’autre choix que de prendre Dalmaji Road qui à cette époque de l’année attire une foule incroyable de promeneurs et de voitures nous ne tardons pas à comprendre pourquoi…
En effet, tout le long de cette route du bord de mer, des milliers de cerisiers et pruniers en pleine floraison forment un fantastique dôme de pétales. C’est une vision tout à fait extraordinaire que partage allègrement toute la population de la ville. Ravis de participer à cette allégresse et de tomber sous le charme de Sakura.
Nous suivons les ondulations de la route, à gauche maisons et appartements de luxe, hôtels avec salle de réception de mariage (si l’on en juge le nombre de jeunes mariés !), à droite les versants boisés des collines qui se métamorphosent en falaises dès qu’elles touchent la mer, une mer grise très discrète que l’on aperçoit parfois au travers d’une trouée.
Plusieurs kilomètres plus loin, alors que nous venons de dépasser un petit port avec un phare rouge et un phare blanc, nous faisons demi-tour. La nuit commence à tomber et la démarche devient de plus en plus mécanique. D’ailleurs la foule a disparu, il ne reste que les purs et durs munis de leurs appareil-photos qui ressemblent à des télescopes.
A Mipo Harbour nous trouvons un restaurant sur la mer. Spécialités fruits de mer et poissons… crus de préférence. Quelques difficultés à comprendre le menu car personne ne parle une langue commune… Ah le pouvoir des photos, voilà le manager qui nous sort son portable et nous montre toute une série de photos de plats garnis. Même le chef, avec ses bottes blanches en caoutchouc, sort de sa cuisine pour nous montrer des fruits de mer inconnus. Abracadabra… nous commandons une photo deux et une photo cinq… plus quelques sushis… au cas où !
Quelques instants plus tard, le ballet des plats commencent. La promenade digestive sur la plage est obligatoire tant nous avons mangé. Ne sentant même plus le froid, nous faisons de grands dessins dans le sable sous la lumière des projecteurs. Sur la promenade, un joueur de flûte traditionnelle joue au vent, plus loin qu’un jeune rocker accorde sa guitare. Nous retrouvons l’avenue de la station de métro. Nous ne la reconnaissons à peine maintenant qu’elle a revêtu sa tenue de soirée. Mini Vegas.
Décidément c’est fou ce que l’on voyage à Busan !!!

Busan Lundi 6 Avril 2015
Les exercices pédestres d'hier nous aurons fait passer une bonne nuit et notre beau moral n'est même pas atteint en découvrant qu'il peut toujours, que le ciel est toujours aussi gris et le vent toujours aussi frais. Aujourd'hui, nous changeons d'air, Adios Busan, Hello Gyeongju ! Evidemment, nous réalisons bien que la météo 70 kilomètres plus au nord ne risque pas d'être très différente.
Nous en avons confirmation tout au long du trajet car derrière la buée et au travers les gouttelettes de pluie accrochées aux vitres, les paysages de collines qui aimeraient être montagnes, les champs qui attendent de redevenir rizières et les routes qui rêvent de devenir autoroutes, sont plutôt malmenés par des averses discrètes puis torrentielles.
Quand nous débarquons dans la petite gare des bus, près du fleuve, le Dieu de la Pluie fait une trêve remarquée et bienvenue. Petit tour au kiosque du Tourism Office (il y en a vraiment partout) pour récupérer plans, prospectus et surtout une adresse d'hôtel.
Là nous apprenons que cette ville n'est pas simple. La gare de bus où nous sommes est située à 2-3 kilomètres du centre-ville et les hôtels sont regroupés près du lac à 8 kilomètres du centre-ville. Dans cette partie de la ville, à part l'hôtel de luxe juste à côté, il n'y a que des motels (autre mot pour désigner les Love hotels) nous informe l'hôtesse d'un air mi-navré mi-horrifié.
Une petite marche en trainant la valise sur les trottoirs mouillés peut parfois être un remède contre l'indécision. En avant donc en direction du centre-ville. Nous passons devant plusieurs magasins proposant la spécialité du coin : le Barley Bread, dans des boites de toutes les tailles (nous le gouterons plus tard et constaterons qu'il s'agit en fait de petits pancakes).
Plus étonnant, après le premier gros carrefour, nous découvrons une première série de tumulus au milieu d'un parc. Les voilà donc ces fameuses tombes royales et princières. Nous aurons surement l'occasion de les voir de plus près, quand nous serons installés. Patience.
De méchants nuages noirs s'accumulent au-dessus de nos têtes alors que nous arrivons devant la station de trains cette fois. Nouvelle visite au Tourism Office, même son de cloche, les hôtels sont près du lac. Nous montons dans le premier taxi. Le chauffeur fonce sur la route bordée d'arbres en fleurs longeant le fleuve puis le lac. Arrivés à destination, nous constatons que les hôtels ne sont en fait que des resorts entourés de terrains de golf, loin de tout et sans intérêt pour nous !
Demi-tour direction l'hôtel près de la gare de bus. Nous venons de perdre une bonne heure et de dépenser une petite fortune en taxi pour revenir exactement là où nous sommes arrivés. Il y a des jours comme ça !!!
Au diable l'avarice, ce sera l'Hotel The DY. C'est vrai qu'il est confortable et puis la salle de bains sort tout droit d'un ouvrage de science-fiction. En fait après avoir été débité d'environ 150 000 Wons, nous finissons par lui trouver que des avantages… On se console comme l'on peut !
Après un sérieux épluchage des prospectus touristiques, il en ressort que la plupart des zones historiques sont assez éparpillées dans la ville mais surtout autour de la ville. Nous prendrons donc une excursion demain pour aller voir les monuments les plus éloignés et resterons en ville aujourd'hui.
Grâce à la culture florissante de la dynastie Silla (de 57 avant J.-C. à 935 après J.-C.), ce ne sont pas les vestiges qui manquent dans cette ancienne capitale et ses environs. Entre les temples, palais, forteresses, remparts, tombes, pagodes, bas-reliefs, sculptures et musées, il y a de quoi faire et nous avons assez perdu de temps… mais nous avons faim !
L’heure du lunch est passée mais nous trouvons facilement un petit restaurant dans les abords du quartier chaud. Nous sommes les uniques clients parmi les empilements de cartons. Comme à Busan, la charmante femme sort son portable pour nous montrer le menu. Quelques instants plus tard, une demi-douzaine de raviers remplis de kimchis sont servis en attendant l’arrivée d’une délicieuse soupe toute fumante.
La température extérieure ne passe pas au-dessus de 9° mais il ne pleut pas. Nous partons inspecter ces curieux dômes en terre couverts de pelouse fraichement coupée (comment font les jardiniers ?!).
Passé le portail en bois, nous découvrons un parc pour le moins particulier. Quelques étangs pour le bonheur des canards puis une c’est une succession de grosses bosses de terre arrondies et régulières, certaines plus imposantes que d'autres elles diffusent une atmosphère paisible et à la fois étrange aux lieux. L'une des tombes, (Cheonmachong - datant du V ou VIème siècle), est ouverte au public. Elle a été aménagée de façon à comprendre leur secret de fabrication (rondins et pierres, le tout couvert de terre) et d'apprécier ce qu'elles contiennent grâce à la série de vitrines où sont exposés de nombreux objets funéraires retrouvés lors de l'excavation dans les années soixante-dix. Les dimensions de cette tombe, même si elle est loin d'être la plus grande, restent imposantes : 47 m de diamètre presque 13 m de hauteur.
La balade est bien agréable d'autant plus que les arbres en fleurs sont nombreux et de toute beauté. En tout cas ils nous font oublier le froid et l'humidité. Au-dessus des gros murs formant l'enceinte du parc, l'on aperçoit les toits compliqués d'un temple et ceux des maisons traditionnelles rescapées. C'est par là que nous nous dirigeons.
A l'entrée du temple Sunghyejeon, un petit pavillon contient trois anciennes plaques commémorant trois anciens rois Silla. Plus loin plusieurs petits bâtiments de couleurs différentes sont fermés. Dans l'un d'eux, un groupe d'hommes est rassemblé devant une table basse tout en longueur. Pas moyen de savoir s'ils se sont réunis pour prier ou pour tenir un meeting bien arrosé.
Quelques nouvelles constructions, futurs restaurants faussement traditionnels séparent le petit temple de la vaste pelouse bordée de rangées d'arbres en fleurs qui entoure l'Observatoire Cheomseongdae. Ce dernier, construit dans la première partie du VIIème siècle sous le règne de la reine Seondeok, servait à l'observation des étoiles et à faire des prévisions météorologiques. En forme de cylindre il est composé de 362 pierres (correspondant au nombre de jours dans une année lunaire), repose sur une pierre de base de plus de 5 m de côté et il s'élève à une hauteur de 9 m. Il est donc relativement petit, surtout au milieu de cet espace vide, mais le fait qu'il soit encore debout est un miracle.
Plus loin, les champs jaunes de colza sont pris d'assaut par des touristes qui se photographient les uns les autres. Ça change des cerisiers ! Au fond les jardins et rizières n'attendent que le soleil pour commencer la nouvelle saison. Bientôt ils seront la vedette du show.
Nous continuons d'explorer le site du palais en ruines de Wolseong, la forêt de Gyerim et apercevons le bassin d'Anapji, sur le site du palais en ruines d'Imhaejeon. Dans une petite salle de projection surchauffée, nous assistons à la diffusion d'un petit film d'animation retraçant l'histoire des Silla et illustrant en 3D la disposition des lieux et la grandeur de leurs palais et pagodes maintenant en ruines ou ayant complètement disparus. Non seulement nous nous sommes réchauffés mais en prime nous avons une meilleure appréciation de l'importance et l'éclat qu'a apporté la dynastie Silla à cette région.
Un signe indique un autre temple (Bunhwangsa) à moins d'un kilomètre et demi. Nous suivons donc la longue route bordée d'arbres en fleurs et recouverte de pétales blancs. C'est magique on dirait de la neige… d'ailleurs le ciel est si gris et bas que l'on a l'impression qu'il va neiger d'un instant à l'autre.
Toujours pas de temple, à la place nous errons au milieu des rues en terre d'une zone semi-industrielle déprimante et d'une banlieue oubliée. Nous rebroussons chemin et revenons du côté de l'Observatoire. Nous poussons la porte d'un petit café sympa. Le jeune couple derrière le comptoir nous propose de gouter à leur assortiment coloré de gâteaux de riz faits maison. Evidemment que je craque !
Le jour commence à disparaitre et il est temps de regagner notre chambre.
Une paire d'heures plus tard, nous trouvons l'énergie pour affronter le vent glacé qui souffle. Nous allons voir les lampions qui éclairent l'autre rive. En fait nous ne sommes pas déçus, car en plus des illuminations multicolores des cerisiers, des tentes sont installées le long du fleuve. Nous sommes en pleine mini fête foraine avec des spectacles traditionnels et karaoké, des stands à bouffe et de jeux d'adresse. Excellente occasion pour se fondre au milieu d'une atmosphère locale, sympathique et joyeuse et de gouter à quelques délicieuses recettes locales bien épicées qui nous font vite oublier le froid ambiant.
Gyeongju Mardi 7 Avril 2015
Petit dej. dans la chambre. De la fenêtre, je constate que le ciel est toujours aussi bas et gris qu'hier.
A 10h. nous attendons le bus dans les bureaux de l'agence en compagnie d'une trentaine de retraités coréens et d'un couple de Français ! Nous le savions, la visite guidée ne se fait qu'en Coréen. A écouter le flot rapide de la voix de la guide et à regarder l'air concentré des passagers, je crois que nous passons à côté d’un récit passionnant.
Et c'est parti. Le bus reprend en partie la route parcourue hier en taxi avant de rejoindre les premières collines et la voie rapide qui mène à la gare « TGV » où nous récupérons d'autres passagers venus de Busan.
La vraie visite peut commencer. Direction les faubourgs au sud et un parc (Taejong Muyeol) adossé à une colline boisée. Là se trouve, comme l’indique la stèle gravée, la tombe du roi Myeol (654-661), le 29éme de la lignée des Silla et qui, avec l’aide de son copain l’Empereur de Chine, unifiât la péninsule coréenne. Impression de déjà-vu car rien ne ressemble plus à un cumulus qu'un autre cumulus, certes ces trois ci sont regroupés de manière particulièrement symétriques.
Nous profitons d'une petite porte ouverte pour nous diriger vers un sous-bois un peu à l'écart et découvrir une tombe semi-sphérique bien plus discrète mais bien plus originale et jolie que les autres. Celle-ci est encerclée de pierres et ornée de statues et de stèles en pierre. Un panneau nous apprend qu'il s'agit de la tombe du Roi Heonan (857-861) le 47ème de la lignée des Silla.
Contents de retrouver la chaleur du bus et nos petits retraités coréens sympathiques, nous retournons en ville pour visiter d’autres cumulus (on n’en sort plus !), ceux justement que nous avions découverts hier en arpentant le parc Cheonmachong ! La balade est aussi agréable qu’hier et nous en profitons pour marcher vers les allées sur le côté du parc, là où sont rassemblées des centaines de pierres gravées provenant des différentes tombes. Très joli puzzle géant apparemment insoluble.
Troisième arrêt, dans un autre parc à proximité du musée. Nous sommes sur le site de l’ancienne forteresse Banwolseong érigée au premier siècle par le roi Pasa (cinquième des Silla) mais dont il ne reste ici que quelques douves.
De l’autre côté de la route, les ruines du palais du Prince Héritier: Donggung qui comprenait de nombreux bâtiments dont le célèbre Imhaejeon Hall où étaient reçus les dignitaires les plus importants et où se tenaient les fêtes les plus prestigieuses.
Nous avons trois quarts d’heure pour admirer les trois ravissants pavillons (reconstruits) en bois peints en rouge et finement décorés et faire le tour du très romantique bassin d’Anapji. C’est exactement le temps qu’il faut pour examiner au plus près les plus beaux objets (tuiles, bijoux, statuettes, poteries…) repêchés dans ce bassin et aujourd’hui les témoins de la grandeur de la dynastie Silla et de la splendeur de l’art à cette époque, et pour se promener autour du bassin en s’émerveillant devant la beauté des arbres en fleurs et la vivacité de cet écureuil curieux.
La culture, ça creuse ! Arrêt pour le déjeuner, près de l’observatoire. Nous suivons nos petits retraités dans une salle de restaurant déjà prête. La guide nous propose de nous asseoir avec eux et de profiter du super menu à 10,000 Wons (8 Euros).
Bien nous en a pris car une fois de plus nous gouttons à une variété de plats les plus exquis les uns que les autres. Nous repérons également la manière de manger certains d’entre eux, comme par exemple ces feuilles que l’on enduit allègrement de sauce épicée puis que l’on enroule autour d’une boulette de riz ou encore la séquence à suivre pour le parfait Hot Pot.
Un thé brulant pour faciliter la digestion et nous empêcher de piquer du nez. C’est qu’il en reste des choses à voir !
Et ça repart, cette fois en direction du sud-est vers le Mont Toham. Il ne faut pas longtemps pour observer et s’amuser du mouvement parfaitement synchronisé que font les têtes des passagers à chaque virage… et il y en a pour arriver jusqu’au parking de la grotte de Seokguram ! Sur les hauteurs, au milieu d’une forêt humide et brumeuse, le thermomètre plonge. Pour se réchauffer, c’est au pas de course que nous parcourons le chemin forestier qui mène à la grotte.
Cette grotte artificielle, aménagée au VIIIème siècle, contient une superbe statue de Bouddha entourée d’une dizaine d’autres délicatement sculptées dans du granite blanc représentant Bodhisattvas et disciples. En partie effondrée à cause d’infiltrations, la coupole fut entièrement reconstruite et consolidée entre 1913 et 1915. On n’y voit que du feu car tous les regards se dirigent instinctivement vers le sourire apaisant du Bouddha. Ne pouvant pas rester planter devant la vitre protectrice, nous faisons plusieurs fois le tour de la grotte.
Les petits temples, situés en contrebas sont soit en pleine rénovation soit en pleine décoration. L’anniversaire de Bouddha approchant, des centaines de lanternes de couleurs différentes sont soigneusement accrochées un peu partout et donne à la forêt un peu air de fête. Sur le chemin du retour qui monte, nous nous arrêtons fréquemment pour photographier de jolies fleurs sauvages… signe que le Printemps n’est plus très loin.
Il ne nous reste qu’un arrêt et c’est sans conteste le clou de l’excursion : le temple de Bulguksa. Construit entre 751 et 774, ce temple était l’épicentre du bouddhisme durant la dynastie des Silla, on y venait prier pour la protection du royaume face à une invasion extérieure. Les prières ne devaient pas être très efficaces car (comme pour la majorité des temples en Corée d’ailleurs) Bulguksa fut détruit lors de l’invasion japonaise en 1593. La plupart des principaux bâtiments furent rapidement reconstruits mais il est intéressant d’apprendre que la restauration complète ne date que de 1973. Ce laborieux travail fut récompensé en 1995 quand ce complexe religieux fut inscrit sur les listes du Patrimoine Mondial.
Nous franchissons un premier porche en bois abritant quatre féroces statues en bois et poursuivons jusqu’au pied des escaliers ou ponts Yeonhwagyo et Chilbogyo qui conduisent à l’entrée principale du Geungnakjeon. Les élégantes terrasses en pierre surélevées supportent un ensemble de bâtiments en bois plus beaux et plus délicatement décorés les uns que les autres. Deux yeux ne suffisent pas pour apprécier toute la finesse des décorations et des sculptures ni l’harmonie des couleurs ou encore les détails des panneaux en bois aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur. C’est tout simplement époustouflant.
Nous visitons lentement chacune des parties censées représenter le pays de Bouddha. D’abord ici, le Geungnakjeon Hall (Salle de la Béatitude Suprême), là le Birojeon et son Vairocana Hall et plus loin le Daeungjeon Hall (Salle de la Grande Illumination), sans oublier les deux pagodes (Seolgatap et Dabotap). Nous venons de visiter certainement l’un des plus beaux temples de Corée.
En attendant que tout le groupe regagne le bus, nous regardons les groupes de jeunes qui, après une donation, s’efforcent à pousser, le plus fort possible, le vieux balancier en bois sur la grosse cloche de manière à la faire résonner le plus longtemps possible.
Après avoir déposé une famille à la gare, nous faisons la tournée des hôtels près du lac pour y déposer différents groupes de retraités. Ce petit détour nous permet de passer devant le temple et la pagode de Bunhwangsa, que nous n’avions pas trouvés hier…
Retour à l’hôtel et appréciation de son confort…
Encore une fois la nuit est tombée d’un coup. Nous tentons de trouver un petit resto dans les rues derrière l’hôtel. Celui que nous trouvons est parfait, rendez-vous populaire dont la spécialité de la cheffe est le Hot Pot… Exactement ce qu’il fallait pour conclure cette froide mais superbe journée.
Gyeongju Mercredi 8 Avril 2015
8h.30 J’ouvre les rideaux pour découvrir un ciel plombé qui recouvre les montagnes à l’horizon. Les passants que j’aperçois sont emmitouflés et la chaussée mouillée. Mais en cherchant bien, on arrive à distinguer quelques trouées lumineuses qui approchent.
Le café et le croissant avalés, je sors en direction de la forteresse censée se trouver dans les environs proches. Je parcours ce boulevard qui se réveille doucement et sent si bon la province avec son animation tranquille. Les devantures des commerces s’ouvrent les unes après les autres, les petits vieux se saluent et les ménagères sont déjà à l’affut des bonnes affaires.
Mais toujours pas de forteresse ?! Peut-être est-elle comme celle d’hier, juste un emplacement vide et non pas des ruines comme je l’espérais.
Dépité, je fais demi-tour en passant par une petite rue piétonne balisée de panneaux relatant des anecdotes historiques sur la ville et ses habitants et illustrées de photos anciennes. Voyage dans une autre époque ou plutôt sur autre planète tant tout est devenu méconnaissable… sauf ces étonnantes mottes de terre (collines plutôt) rondes, abritant des tombes royales…
Elles sont vraiment partout dans la ville ! Celles-ci ne semblent pas être particulièrement protégées et l’endroit ressemble davantage à un parc de jeu pour gamins intrépides d’autant plus que de grands arbres ont fini par pousser sur les pentes. L’une de ces mini collines est toutefois entourée de barrières et en partie recouverte par des bâches bleues. Un panneau indique que des recherches archéologiques sont en cours. Plus loin une stèle m’apprend que le roi Gustaf VI Adolph de Suède est venu ici au début du siècle dernier pour participer aux travaux d’excavations d’une autre tombe. Peut-être fallait-il un Royal pour déterrer un Royal !?
Parmi l’ensemble des tumulus en voilà un tronqué, trépané, la belle harmonie des courbes est soudainement rompue peut-être à cause d’un prince fauché ou mal aimé !
Dans un coin du parc des groupes de retraités se forment en fonction de la couleur de la veste qu’ils portent. Le groupe rouge à droite, le jaune au centre et le bleu à gauche, il semblerait que les équipes s’apprêtent à participer aux de travaux communautaires prévus pour ce matin.
Je reprends la direction de l’hôtel en passant par les petites rues du quartier qui se la jouait à la Las Vegas hier soir avec ses cascades de néons. Atmosphère de gueule de bois ce matin, les bars et love hotels se refont une beauté ou plus simplement la grâce matinée.
Comme l’indique le panneau électronique à côté du conducteur, nous ne sommes que sept passagers dans ce bus qui relie Gyeongju à Seoul. Les gros fauteuils rouges sont spacieux et se transforment en lits confortables.
Midi. On démarre et le temps de rejoindre l’autoroute sur les hauteurs et lire trois pages de mon thriller et je m’endors. A intervalles réguliers, j’ouvre un œil pour m’assurer que je ne loupe rien point de vue paysage et le referme illico rassuré. Collines couvertes d’arbres déplumés, vallées couvertes de serres et zones urbaines couvertes de tours d’habitations le tout parcouru de quelques rivières qui deviennent parfois fleuves avant de disparaitre derrière une nouvelle série de petites montagnes.
Arrêt à mi-chemin dans un restoroute géant où j’arpente un rayon de boites et de bouteilles chaudes de café/moka/chocolat et trouve même un paquet de Digestive.
Trois nouvelles pages de mon thriller qui ne me thrille pas trop et nous voilà bientôt dans les banlieues interminables de la capitale et un peu plus tard dans l’immense gare de bus aperçue quelques jours plus tôt alors que nous cherchions notre bouteille de Champagne. Le soleil fait des clins d’œil et ils sont les bienvenus.
Ligne de métro directe mais wagons pleins. Pas drôle de voyager à l’heure de pointe. Enfin nous retrouvons notre petit quartier et nos points de repère. C’est carrément un retour à la maison puisque nous retrouvons le même hôtel, la même chambre (mais pas au même étage !).
Nous profitons de cette fin d’après-midi ensoleillée pour aller nous promener dans le quartier de Bukchon, réputé pour ses rues pittoresques et l’architecture des maisons traditionnelles aperçues le premier jour.
La réputation n’est pas surfaite car à mesure que nous grimpons sur la colline nous nous ‘perdons’ un labyrinthe de petites rues tranquilles, certaines bordées d’adorables maisons en bois, et de superbes vues panoramiques sur la ville moderne. Etonnants contrastes : paisible, frénétique, tradition, modernité.
Le soleil disparait et la température descend dramatiquement. Nous nous retrouvons dans la rue piétonne d’Insadong à faire du lèche-vitrine devant les magasins de souvenirs avant de nous attabler vite fait à l’intérieur d’un restaurant traditionnel au décor très agréable et surtout… bien chauffé !

Séoul Jeudi 9 Avril 2015
En ouvrant la fenêtre au verre teinté, je découvre que le ciel que je croyais gris-marron est en fait bleu et que le soleil brille. Bras-le-bas le combat. Je descends vite acheter des croissants et pains au chocolat au Paris Croissant du coin, rien que pour le plaisir de pouvoir les tremper dans ma tasse de café.
Quelques ‘instants’ plus tard, nous allons profiter de cette magnifique journée de Printemps en prenant… le métro ! Direction l’Assemblée Nationale située sur la rive sud du fleuve, là où se trouvent non seulement le Parlement mais également un parc et une longue avenue bordée d’arbres en fleurs.
Nous ne sommes pas les seuls à descendre à cette station d’ordinaire… ordinaire. Il suffit de suivre la foule dans les couloirs puis sur les escaliers roulants. Dehors un ciel légèrement voilé nous accueille. Tous ensemble et presque au pas, nous traversons une large avenue puis passons les grilles gardées par un cordon de jeunes policiers. En haut de la pelouse, en partie occupée par des groupes de pique-niqueurs, se trouve un immense parallélépipède gris soutenu par des colonnes carrées et surmonté d'un dôme vert. Plutôt moche ce truc, en fait on pourrait se croire de l’autre côté de la ligne de démarcation !!!
Heureusement le parc est agréable et, à voir la foule, très populaire. De nombreux groupes d’amis, de collègues ou des familles se sont déjà installés pour un déjeuner sur l’herbe, certains très élaborés et incluant barbecues portables.
Nous poursuivons vers les berges et prenons la route en contrebas, fermée à la circulation mais envahie par les badauds venus admirer les splendeurs du Printemps enfin de retour. Les hivers pouvant être longs et rigoureux en Corée, ce spectacle extraordinaire, qui se renouvelle chaque année, est toujours attendu avec impatience et occasionne une certaine ferveur difficilement compréhensible pour ceux, qui comme nous, habitent un endroit où les températures ne descendent pas en-dessous de zéro et où les saisons ne sont pas vraiment marquées.
Comme à Busan, nous tombons sous le charme de Sakura, en plus sous le soleil et au milieu d’une foule souriante et de bonne humeur. Au bout de l’avenue fleurie, des arrangements floraux multicolores volent la vedette aux cerisiers et pruniers. Comme les autres, nous faisons demi-tour pour profiter de la féerie encore plus longtemps.
Nouveau petit tour en métro pour revenir dans le centre-ville, plus exactement au marché Namdaemun, en face de la station Hoehyeon. A croire que la population de Séoul qui n’était pas dans les jardins de l’Assemblée Nationale doit se trouver ici ! Toutes les rues de ce quartier commerçant, grouillent de monde.
En fait, en plus d’être un lieu historique ce marché est une véritable institution. Depuis le XVème siècle, ces souks version coréenne, proposent de tout, absolument tout. Bien vite nous nous retrouvons au milieu de ce qui partait être un croisement entre le marché d’Aligre et un super Monoprix sur plusieurs niveaux.
Successions d’étalages où s’empilent des vêtements, des cosmétiques, des ustensiles de cuisine, de la vaisselle, de l’outillage, des appareils électroménagers, des produits agricoles et de la mer (vivants, séchés, frais, décomposés…), de fruits secs, de graines sans oublier les bouisbouis et les mini-restaurants.
Bref, le genre d’endroit où les yeux, les narines et dans une moindre mesure les oreilles sont sollicités en permanence. Nous y goutons l’une des soupes les plus fades de notre séjour mais aussi les gaufres locales les plus délicieuses préparées par deux grand-mères pleines d’énergie.
Au bout d’une allée, nous apercevons le double toit de la Porte Sungnyemun. Nous allons donc la voir de plus prés. La célèbre porte se trouve à l’intersection d’avenues importantes, au pied d’un assortiment de buildings récents assez moches ou en construction. Le contraste entre deux architectures, l’ancienne et la moderne, ne peut difficilement être aussi flagrant.
Sungnyemun est la porte sud de Séoul et la plus grande structure en pierres avec une entrée en forme d’arche. Elle est surmontée d’un magnifique bâtiment en bois de deux étages finement décoré. La porte fut érigée en 1398 sous le règne du roi Taejo, le fondateur de la dynastie Joeson. Elle perdit une partie de ses murs lors de l’occupation japonaise en 1907 puis fut sérieusement endommagée durant la guerre de Corée (1950-53). Entre 1960 et 1962, elle fut entièrement démontée, restaurée puis remontée. Ce long travail de restauration fut réduit à néant en février 2008 par un déséquilibré qui y mit le feu. Après cinq nouvelles années de restauration, le trésor national No1 fut ouvert au public en mai 2013. Les apparences sont donc parfois trompeuses… car ce magnifique bâtiment que l’on croyait plusieurs fois centenaire est en fait plus récent que la Bank of Korea qui lui fait face !
Du carrefour, nous reconnaissons d’un côté l’Hôtel de Ville, de l’autre la gare. Le plan semble indiquer que la station de la gare sera la plus directe pour revenir vers Insandong. D’après la brochure du Tourist Office, il resterait encore un temple et une pagode dans les parages qui auraient échappés à mon radar.
Quelques demandes de renseignement plus tard, nous voilà devant le portique du temple Jogyesa protégé par de féroces silhouettes guerrières et décoré de centaines de rangées de lanternes de couleurs qui ondulent doucement à la légère brise.
Comme pour la Porte Sungnyemun, le mélange ancien et moderne est saisissant et encore plus brutal ici car il n’existe même pas un petit espace vert pour servir de transition.
Un portique imposant, deux superbes pavillons en bois mais où est donc la pagode !? Elle est bien là, toute minuscule dans un coin, vraiment rien de spectaculaire… contrairement aux admirables panneaux en bois décorant les deux pavillons. Derrière les baies vitrées du Dewungjeon (temple principal) on aperçoit trois bouddhas dorés et vénérés par une vingtaine de croyants. L’un des avantages des temples en bois est qu’ils peuvent être démontés et reconstruits ailleurs. C’est le cas du Dewungjeon originaire de la province de Jeolla dans le sud mais réassemblé ici en 1938.
Perchés sur une nacelle, deux jeunes ajoutent des guirlandes aux branches d’un grand pin et alignent toujours plus de rangées de lanternes en préparation de l’anniversaire de Bouddha : un évènement important pour l’Ordre du bouddhisme coréen de Jogye dont Jogyesa est le temple principal. Les rayons du soleil couchant illuminent une dernière fois les dorures des toits et des peintures. Il est temps de regagner l’hôtel et de souffler un peu.
Impossible de quitter ce pays sans gouter aux grillades coréennes. La mission de cette dernière soirée à Séoul est donc d’arpenter les rues du quartier et de trouver un restaurant spécialisé dans les grillades. Mission accomplie moins de vingt minutes plus tard. Nous n’avons qu’un regret, celui de ne pas l’avoir fait plus tôt !!!
Sur le chemin du retour, nous faisons un premier arrêt devant la charrette du marchand de marrons chauds puis un second à la pâtisserie traditionnelle du coin dont la devanture est remplie d’une incroyable sélection de gâteaux de riz. Ils remplaceront, demain matin, les croissants et pains au chocolat du petit déjeuner !
Séoul Vendredi 10 Avril 2015
Réveil tardif pour ce dernier jour des vacances… déjà ! Dehors, beau soleil, une magnifique journée printanière qui s’annonce mais nous n’aurons pas la chance d’en profiter. Je me console en dégustant des gâteaux de riz et en regardant un documentaire québécois sur TV5. Ici nous avons même le choix : TV5 Asie ou TV5 Pacifique. Entre les deux mes yeux zappent.
11h. Il est temps de trainer nos petites valises sur les trottoirs de ce petit quartier que nous commençons à bien connaitre. Pincement au cœur car nous n’avons pas vraiment envie de partir. Notre désir de revenir s’accroit à mesure que nous approchons de l’arrêt de bus… situé à proximité de l’Amandier, le point de départ de nos ‘aventures’ sud-coréennes. Nous en profitons pour y aller acheter notre lunch.
Malgré la circulation le 6011 arrive à l’heure indiquée. Comme à l’aller, les rares passagers ne tardent pas à piquer un somme. C’est vrai que le paysage, même ensoleillé, n’est pas folichon : successions de banlieues avec des tours numérotées, de zones industrielles et de zones en travaux entrecoupées de canaux et de rizières et d’espaces verts qui ne le sont pas encore.
Une fois passée la douane, il nous reste une paire d’heures pour découvrir cet aéroport (classé, depuis plusieurs années, premier au monde ?!) avant de nous envoler direction plein sud.
Du hublot et au travers des nuages, je suis des yeux la côte déchirée de l’ouest de la péninsule qui peu à peu finit par se perdre dans une brume puis se confondre avec l’océan.
A quand la prochaine fois ?
Quant à la comparaison entre le Nord et le Sud de la péninsule ? Il n’y a bien sûr pas photo et le Chti que je suis doit admettre que pour une fois le Sud est bien mieux que le Nord !
J’ai également appris que les Coréens du Sud aiment manger épicé… (très épicé !) mais qu’ils partagent avec moi une sacrée « sweet tooth » (chose plutôt rare en Asie). C’est aussi ici que j’ai trouvé les meilleurs croissants au monde… (OK après la France !) et qu’heureusement ils ne se sont pas toujours à l’ail !!!
La Corée du Sud est un joli pays avec une longue histoire, Seoul et Busan sont deux villes excitantes, et les Coréens sont des gens charmants et serviables. Ces quelques jours passés chez eux nous ont tellement enchantés que nous avons hâte d’y retourner.
Pour les photos, c’est ici et là.
Québec: campings avec sites éloignés English translation pending
Bonjour!
Nous recherchons un camping rustique, voire sauvage, éloigné des voisins et à moins de 3-4 heures de voiture de Montréal. On a déjà regardé les campings privés et avec la SEPAQ, mais ils ne semblent pas vraiment offrir d'endroits où on ne peut pas voir nos voisins. On recherche une grande intimité et ne voulant pas être dérangé, ou être dérangeant. Ce n'est pas qu'on veut faire la fête, mais on s'est fait dire l'année passée dans un parc de la SEPAQ que nous avions fait trop de bruit, alors qu'on ne faisait que parler et n'avions pas mis de musique du tout.
On préférerait dans le bois et les services peuvent être inexistants. On serait 5 personnes avec 3 tentes.
Avez-vous des idées?
Merci!
Nous recherchons un camping rustique, voire sauvage, éloigné des voisins et à moins de 3-4 heures de voiture de Montréal. On a déjà regardé les campings privés et avec la SEPAQ, mais ils ne semblent pas vraiment offrir d'endroits où on ne peut pas voir nos voisins. On recherche une grande intimité et ne voulant pas être dérangé, ou être dérangeant. Ce n'est pas qu'on veut faire la fête, mais on s'est fait dire l'année passée dans un parc de la SEPAQ que nous avions fait trop de bruit, alors qu'on ne faisait que parler et n'avions pas mis de musique du tout.
On préférerait dans le bois et les services peuvent être inexistants. On serait 5 personnes avec 3 tentes.
Avez-vous des idées?
Merci!
Obtention de visas pour l'Azerbaïdjan et l'Ouzbékistan en route... (à vélo) English translation pending
Bonjour tout le monde
Suite aux épisodes précédents (refus de visa russe etc...) Je vais donc faire Odessa-Istanbul-Tbilissi-Bakou . Je voudrais savoir si quelqu'un a récemment demandé/obtenu un visa pour l'Azerbaidjan en Turquie ou en Géorgie (prix? délais?) et si une fois à Bakou on peut obtenir de la mm façon un visa pour l'Ouzbekistan. Apparemment sur le blog "passe le grand plateau" ils disent (Azerbaidjan) que ça s'obtient sans pb ni invite pour quelques euros et deux jours d'attente à Istanbul et Tbilissi. Vous confirmez? (et il faut aller ou?) Merci beaucoup
Eric
Suite aux épisodes précédents (refus de visa russe etc...) Je vais donc faire Odessa-Istanbul-Tbilissi-Bakou . Je voudrais savoir si quelqu'un a récemment demandé/obtenu un visa pour l'Azerbaidjan en Turquie ou en Géorgie (prix? délais?) et si une fois à Bakou on peut obtenir de la mm façon un visa pour l'Ouzbekistan. Apparemment sur le blog "passe le grand plateau" ils disent (Azerbaidjan) que ça s'obtient sans pb ni invite pour quelques euros et deux jours d'attente à Istanbul et Tbilissi. Vous confirmez? (et il faut aller ou?) Merci beaucoup
Eric
Taux de change Bank of America English translation pending
bonjour ,
j ai un doute sur le taux de change qui sera appliqué lors d'un retrait a un distributeur de bank of america .
sur boursorama le cours du jour : 1.10 environ http://www.boursorama.com/taux-de-change-euro-dollar-eur-usd
sur bank of america : 1.16 environ https://www.bankofamerica.com/foreign-exchange/foreign-currency-exchange.go
si je retire aujourd’hui , c'est le taux de bank of america qui sera pris en compte ? avec ensuite les taxes des banques française . pourquoi cette différence ? merci
sur boursorama le cours du jour : 1.10 environ http://www.boursorama.com/taux-de-change-euro-dollar-eur-usd
sur bank of america : 1.16 environ https://www.bankofamerica.com/foreign-exchange/foreign-currency-exchange.go
si je retire aujourd’hui , c'est le taux de bank of america qui sera pris en compte ? avec ensuite les taxes des banques française . pourquoi cette différence ? merci
Koh Samui avec 2 enfants (Thaïlande) English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis nouvelle sur ce forum et je viens chercher des infos pour un voyage en thailande de semaines, surtout pour les jours que nous allons passé à chaweng..... je cherche des activités à faire avec nos 2 enfants de 4 et 6 ans!!???
après nous allons 2 jours à Koh tao et retour sur koh samui mais lamai pour les 3 derniers jours.
Avez vous des infos des blogs ou site pratique à me conseiller.???
Merci de votre aide.
Séverine
Je suis nouvelle sur ce forum et je viens chercher des infos pour un voyage en thailande de semaines, surtout pour les jours que nous allons passé à chaweng..... je cherche des activités à faire avec nos 2 enfants de 4 et 6 ans!!???
après nous allons 2 jours à Koh tao et retour sur koh samui mais lamai pour les 3 derniers jours.
Avez vous des infos des blogs ou site pratique à me conseiller.???
Merci de votre aide.
Séverine
Réserver à Riverline ghesthouse Bangkok English translation pending
Bonjour
Je passe par Bangkok dans 10 jours et j'aurais voulu réserver une chambre à Riverline Guesthouse que je connais et qui est très bien mais malheureusement le mail que j'avais est périmé. Est ce que quelqu'un a leur nouveau mail? Pour préciser, il s'agit d'une guesthouse qui est situé vers la soi 1 de Samsen road près de la chao praya Mille merci!
Je passe par Bangkok dans 10 jours et j'aurais voulu réserver une chambre à Riverline Guesthouse que je connais et qui est très bien mais malheureusement le mail que j'avais est périmé. Est ce que quelqu'un a leur nouveau mail? Pour préciser, il s'agit d'une guesthouse qui est situé vers la soi 1 de Samsen road près de la chao praya Mille merci!
Air Madagascar en grève English translation pending
Bonjour,
pour information Air Madagascar est en grève :
http://www.lexpressmada.com/blog/actualites/greve-des-employes-dair-madagascar-leconomie-nationale-au-bord-de-lasphyxie-36548/
Le pays est en voie de développement !!
Tour du Mont-Blanc début juillet English translation pending
Bonjour !
Je suis en train de préparer un tmb pour tout début juillet et j'ai quelques questions en suspens malgré une bonne dose de lecture.
Pour contextualiser : on a prévu un tour avec variantes classiques à 3 (ou un 3/4 de tour, on a que 7 jours), uniquement en bivouac au départ des Houches en zappant la montée pénible vers Voza par le téléphérique de Bellevue.
1/ Pour des questions d'organisation, il est possible que nous arrivions un dimanche vers 18H-19h aux Houches et je me demandais où bivouaquer à +- 1h de marche dans un coin tranquille et sympa depuis lequel on pourra raccrocher le lendemain matin la variante pour le col de Tricot. Ou le cas échéant un coin accessible en voiture près duquel on puisse planter en toute tranquillité.
2/ Autre interrogation, plus large : nous aimerions éviter au maximum de bivouaquer à proximité des refuges et j'ai donc déjà repéré quelques coins qui pourraient être sympas. La fin du parcours me semble plus confuse en revanche. Il va sans dire que je parle bien de bivouac discret posé après 19h et levé avant 7h.
- lac d'Armancette en passant par le Chemin Claudius Bernard
- lacs Jovet
- aux alentours du lac de Mya au dessus de la Ville des Glaciers : là j'ai des doutes, peut-être mieux de descendre puis de chercher vers Ville des Glaciers ?
- avant ou au lac Chécrouit
- Malatra (variante par Testa Bernarda)
- un peu après Arpette dans les sous-bois
- plus confus pour moi après le passage de la fenêtre d'Arpette : nous ferons sans doute la variante de Grands et je me demandais si il y avait un coin entre le Chalet des Glaciers et Col de la Balme ou encore mieux après le Col de Balme pour être tranquille.
- sur grossièrement la journée col de Balme - la Flégère (par le lac Blanc) un coin ? Quitte à dépasser la Flégère en direction du lac Cornu ou de Planpraz si il faut.
3/ Enfin je surveille la météo mais si je pouvais avoir des nouvelles fraiches / de première main sur l'enneigement et l'état des névés, en particulier sur les variantes, ce serait vraiment super.
Voilà pour les, au final, nombreuses questions !
Merci d'avance
Je suis en train de préparer un tmb pour tout début juillet et j'ai quelques questions en suspens malgré une bonne dose de lecture.
Pour contextualiser : on a prévu un tour avec variantes classiques à 3 (ou un 3/4 de tour, on a que 7 jours), uniquement en bivouac au départ des Houches en zappant la montée pénible vers Voza par le téléphérique de Bellevue.
1/ Pour des questions d'organisation, il est possible que nous arrivions un dimanche vers 18H-19h aux Houches et je me demandais où bivouaquer à +- 1h de marche dans un coin tranquille et sympa depuis lequel on pourra raccrocher le lendemain matin la variante pour le col de Tricot. Ou le cas échéant un coin accessible en voiture près duquel on puisse planter en toute tranquillité.
2/ Autre interrogation, plus large : nous aimerions éviter au maximum de bivouaquer à proximité des refuges et j'ai donc déjà repéré quelques coins qui pourraient être sympas. La fin du parcours me semble plus confuse en revanche. Il va sans dire que je parle bien de bivouac discret posé après 19h et levé avant 7h.
- lac d'Armancette en passant par le Chemin Claudius Bernard
- lacs Jovet
- aux alentours du lac de Mya au dessus de la Ville des Glaciers : là j'ai des doutes, peut-être mieux de descendre puis de chercher vers Ville des Glaciers ?
- avant ou au lac Chécrouit
- Malatra (variante par Testa Bernarda)
- un peu après Arpette dans les sous-bois
- plus confus pour moi après le passage de la fenêtre d'Arpette : nous ferons sans doute la variante de Grands et je me demandais si il y avait un coin entre le Chalet des Glaciers et Col de la Balme ou encore mieux après le Col de Balme pour être tranquille.
- sur grossièrement la journée col de Balme - la Flégère (par le lac Blanc) un coin ? Quitte à dépasser la Flégère en direction du lac Cornu ou de Planpraz si il faut.
3/ Enfin je surveille la météo mais si je pouvais avoir des nouvelles fraiches / de première main sur l'enneigement et l'état des névés, en particulier sur les variantes, ce serait vraiment super.
Voilà pour les, au final, nombreuses questions !
Merci d'avance
Plongée et snorkelling dans le golfe de Thaïlande (ou ailleurs) cet été English translation pending
Bonjour à tous,
Nous partons à deux en juillet août en Thaïlande, trois semaines. Cinq jours à Angkor (ok, c'est pas en Thaïlande :-)), cinq jours vers Kanchanaburi, et nous comptons consacrer une dizaine de jours à la plongée (je suis AOD) et au snorkelling (du bord, si possible !). Evidemment nous tablions jusqu'à il y a quelques jours sur Tao, mais là j'ai un gros doute, malgré la beauté de certaines photos de l'île elle-même - entre la sale ambiance (crimes chelou, inutile de relancer les débats, j'ai suffisamment lu et j'ai froid dans le dos), le corail mort et la foule... Je sais bien que je ne trouverai pas en Thaïlande ce que j'ai vécu en Mer Rouge (ni, très différemment, des Açores l'été dernier), mais j'essaye de trouver une alternative. - Savez-vous si le parc de Chumphon a le même temps a priori préservé de la mousson en été que Tao ? Est-ce que le snorkelling (offshore, je le crains) et la plongée dans les îles du parc (Koh Ngam, Koh Khai...) valent le coup ? Le club Wet Cats a l'air sympathique. - Faut-il renoncer à Tao ? - J'ai repéré une petite île au sud du parc d'Angthong, Koh Phaluai, avec des bungalows en bois super mignons, une vie locale qui a l'air cool et des ballades possibles dans les îles du parc... Idem dans les bungalows du parc sur Koh Wua Talaap. Mais je n'ai aucune idée de la qualité du snorkelling, ni dans le parc, ni sur les deux îles en question (pas de plongée bouteille à l'horizon). Quelqu'un connait ? J'ai cru lire que le snorkelling était bien inférieur à Tao. - Est-ce qu'on voit quoi que ce soit sous l'eau à Khanom, à part avec un peu de chance des dauphins roses (ce qui en soi peut être bien cool) ? - J'oublie vraiment la mer d'Andaman (ou Koh Kut) pour plonger/snorkeller en juillet-août ? - Après, autre solution, on s'envole pour les Perenthian voire Kota Kinabalu, mais ça fait mal au coeur, et au porte-monnaie... - Une autre suggestion ? Même en MP, si c'est un secret bien gardé et à ne pas divulguer... Mais là je rêve peut-être. A vous lire ! Piero
Nous partons à deux en juillet août en Thaïlande, trois semaines. Cinq jours à Angkor (ok, c'est pas en Thaïlande :-)), cinq jours vers Kanchanaburi, et nous comptons consacrer une dizaine de jours à la plongée (je suis AOD) et au snorkelling (du bord, si possible !). Evidemment nous tablions jusqu'à il y a quelques jours sur Tao, mais là j'ai un gros doute, malgré la beauté de certaines photos de l'île elle-même - entre la sale ambiance (crimes chelou, inutile de relancer les débats, j'ai suffisamment lu et j'ai froid dans le dos), le corail mort et la foule... Je sais bien que je ne trouverai pas en Thaïlande ce que j'ai vécu en Mer Rouge (ni, très différemment, des Açores l'été dernier), mais j'essaye de trouver une alternative. - Savez-vous si le parc de Chumphon a le même temps a priori préservé de la mousson en été que Tao ? Est-ce que le snorkelling (offshore, je le crains) et la plongée dans les îles du parc (Koh Ngam, Koh Khai...) valent le coup ? Le club Wet Cats a l'air sympathique. - Faut-il renoncer à Tao ? - J'ai repéré une petite île au sud du parc d'Angthong, Koh Phaluai, avec des bungalows en bois super mignons, une vie locale qui a l'air cool et des ballades possibles dans les îles du parc... Idem dans les bungalows du parc sur Koh Wua Talaap. Mais je n'ai aucune idée de la qualité du snorkelling, ni dans le parc, ni sur les deux îles en question (pas de plongée bouteille à l'horizon). Quelqu'un connait ? J'ai cru lire que le snorkelling était bien inférieur à Tao. - Est-ce qu'on voit quoi que ce soit sous l'eau à Khanom, à part avec un peu de chance des dauphins roses (ce qui en soi peut être bien cool) ? - J'oublie vraiment la mer d'Andaman (ou Koh Kut) pour plonger/snorkeller en juillet-août ? - Après, autre solution, on s'envole pour les Perenthian voire Kota Kinabalu, mais ça fait mal au coeur, et au porte-monnaie... - Une autre suggestion ? Même en MP, si c'est un secret bien gardé et à ne pas divulguer... Mais là je rêve peut-être. A vous lire ! Piero
France: camping sauvage English translation pending
salut a tous
je suis un jeune qui voudrai avec sa bande de pote faire du camping sauvage
le problème ;malgré avoir lu la législation j ai du mal a avoir les idées claires sur ou et quand
On est 17 voir moins pour une durée de 2j prevue debut juillet
nous habitons dans des pt village de 150 habitant entourée de foret et de champs
alors les questions sont
A qui faudrait il adressé pour des renseignements ?
Comment évitée de rencontrée du gibié sanglier et autre ?
Des conseilles pour l'amenagement du camping?
je précise que nous sommes des jeunes de 15 a17ans
que tous sera propre et rien ne sera abîmée quand nous partirons
merci d'une réponse correcte et non d'une réponse qui a rien avoir
cordialement chary123456
Islande en bus: possibilité de visiter les alentours de Myvatn à pied? English translation pending
Bonjour,
Nous partons dans 2 semaines pour l'Islande, notre programme de périple est en cours d'affinolage. Tous 2 étudiants, notre budget est limité et nous avons opté pour faire le tour de l'île en bus et randonner à chaque étape.
A priori, tout semble faisable mais je me posais la question à propos de la région du Myvatn : étant donné qu'on sera à pied, est-ce que les sites qui entourent le lac sont accessibles à pied depuis Reykjahlid ? ou bien existe-t-il des bus sur place pour accéder aux sites ? je parle notamment de Namafjall, Hverfell, Dimmuborgir, les bains naturels, Hofdi, ... etc ...
Nous comptons rester dans le coin 2 ou 3 jours...
Merci de vos réponses !
Nous partons dans 2 semaines pour l'Islande, notre programme de périple est en cours d'affinolage. Tous 2 étudiants, notre budget est limité et nous avons opté pour faire le tour de l'île en bus et randonner à chaque étape.
A priori, tout semble faisable mais je me posais la question à propos de la région du Myvatn : étant donné qu'on sera à pied, est-ce que les sites qui entourent le lac sont accessibles à pied depuis Reykjahlid ? ou bien existe-t-il des bus sur place pour accéder aux sites ? je parle notamment de Namafjall, Hverfell, Dimmuborgir, les bains naturels, Hofdi, ... etc ...
Nous comptons rester dans le coin 2 ou 3 jours...
Merci de vos réponses !
Parcours Laos English translation pending
Bonjour, je soumets mon projet de parcours à la communauté....
En 28 jours, ça tient la route ?
Merci de vos avis éclairés
Ps: séjour sur Juillet Août
Ps: séjour sur Juillet Août
St Lucia - Kruger par le Swaziland ou pas? English translation pending
le programme en Afrique du Sud que nous sommes en train de finaliser prévoit un trajet entre sainte Lucia et le Kruger (Skukuza)
au milieu le Swaziland et des interrogations
faut-il traverser (ce que nous envisageons a priori) ou contourner si nous traversons, est ce possible en voiture de location ou faut il prévoir des surtaxes, difficultés à la frontière, etc...
une fois dedans 2 options
1 ) route coté Ouest par manzini, Mbabane le parc de Malotoja et entrée dans le Kruger par Melalane 2 ) route coté est parLowumissa, Big bend, Hlane national park, Simunye et entrée dans le Kruger par Crocodile bridge
dans les deux options nous envisageons e passer une nuit dans le Swaziland (endroit à déterminer selon l'option)
Vous qui connaissez vous nous conseillez quellle option
- contournement ou traversée ? - option 1 ou 2 si traversée? - à voir à faire au Swaziland ( nous redoutons la visite de "l'authentique village " avec sa danse tribale et sa boutique souvenir "good price for you my friend" ) - où envisager la nuit
merci d'avance pour vos idées, expériences, suggestions
faut-il traverser (ce que nous envisageons a priori) ou contourner si nous traversons, est ce possible en voiture de location ou faut il prévoir des surtaxes, difficultés à la frontière, etc...
une fois dedans 2 options
1 ) route coté Ouest par manzini, Mbabane le parc de Malotoja et entrée dans le Kruger par Melalane 2 ) route coté est parLowumissa, Big bend, Hlane national park, Simunye et entrée dans le Kruger par Crocodile bridge
dans les deux options nous envisageons e passer une nuit dans le Swaziland (endroit à déterminer selon l'option)
Vous qui connaissez vous nous conseillez quellle option
- contournement ou traversée ? - option 1 ou 2 si traversée? - à voir à faire au Swaziland ( nous redoutons la visite de "l'authentique village " avec sa danse tribale et sa boutique souvenir "good price for you my friend" ) - où envisager la nuit
merci d'avance pour vos idées, expériences, suggestions
Alghero, une autre facette de l'Italie English translation pending
Alghero... Je ne sais pas pourquoi le nom m'a fait rêver. Vous ne savez pas où c'est ? Moi non plus, en tous les cas pas avant de réserver mon vol.
J'ai 4 jours de liberté mais je n'ai rien préparé, je vais le faire à l'envers et regarder ce que propose Ryan Air au départ de Gérone *
Ce sera Alghero, en Sardaigne... Pourquoi pas ?
La première apparition donne le ton. Nous sommes en Italie, pas de doutes. Un joli couple, chic et coquin, assorti jusque dans le choix des vêtements, se promène le long de la jetée.

Une bande de nanas refait le monde, juchée sur une vieille catapulte en bois.

Les garçons de restaurant se battent avec le vent. Je doute qu'il soit possible de déjeuner dans des conditions pareilles. Pourtant, nous en rêvons de la pizza promise... Et pas question de s'enfermer !

* Au départ de Gérone (Espagne), 1 heure de vol, 48€ A/R.
Ce sera Alghero, en Sardaigne... Pourquoi pas ?
La première apparition donne le ton. Nous sommes en Italie, pas de doutes. Un joli couple, chic et coquin, assorti jusque dans le choix des vêtements, se promène le long de la jetée.

Une bande de nanas refait le monde, juchée sur une vieille catapulte en bois.

Les garçons de restaurant se battent avec le vent. Je doute qu'il soit possible de déjeuner dans des conditions pareilles. Pourtant, nous en rêvons de la pizza promise... Et pas question de s'enfermer !

* Au départ de Gérone (Espagne), 1 heure de vol, 48€ A/R.
Stewart Island North West circuit English translation pending
Petit retour d'expérience sur ce circuit qu'on a fait du 6 au 16 mai 2015
Super expérience malgré la difficulté du trek : autonomie de nourriture pour 12 jours, la quantité de boue est parfois difficile à gérer mentalement, ça monte et ça descend tout du long, pas de grand dénivelé mais en cumulé ça commence à faire !
Trek de 11 jours sur stewart island, north west circuit : ( la durée du temps de marche et avec les petits break sans le lunch, il dépend de la forme physique que vous avez, on avait un bon entraînement et nous sommes de marcheurs expérimentés)
J1 Halfmoon bay – Bungaree hut 6h 19km J2 Bungaree hut – Christmas village hut 5h 12,7 km J3 Christmas village hut – Yankee river hut 5h 12 km J4 Yankee river hut – Long Harry hut 4h 8,5 km J5 Long Harry hut – East ruggedy hut 5 h 9,5 km J6 East ruggedy hut – Big Hellfire hut 5h1/2 14 km J7 Big Hellfire Hut – Mason bay Hut 6h 15 km J8 Jour de repos à Mason bay hut J9 Mason hut – Fresh water hut 3h1/2 15km J10 Fresh Water hut – North Arm hut 6h 13 km J11 North arm hut - Halfmoon bay par la côte 4h 15km
Toutes les huts ont un système de chauffage, poêle en l’occurrence, pas de problème à ce propos. Le feu est parfois un peu dur à allumer car le bois est humide souvent... penser à prendre des « allume feu », ça peut être utile. Penser à prendre un sac imperméable(grand sac jaune, ils en vendent dans les magasins de sport ou au DOC) pour mettre toutes vos affaires à l’intérieur de votre sac dans ce sac, au sec quoi qu'il arrive. On a trouvé ça très utile car les « rain cover » n'auraient pas été utile seule ! On a pris des vêtements pour le trek la journée (une tenue) et des vêtements qui sont toujours secs pour le soir. Ne surtout pas s'encombrer de trop de vêtements, la tenue de journée séchera le soir et la nuit(à part les chaussures qui pour nous sont resté mouillés plus ou moins du début jusqu'à la fin...) Préférer les vêtements de type mérinos pour la journée car même mouillé ils tiennent chaud. Penser bien évidemment à prévoir méticuleusement votre nourriture, quantité exacte pour en avoir assez et ne pas en porter trop !! Voilà quelques idées parmi d'autre : semoule (120gr par pers/repas pour nous c'est bien !), backcountry ( repas lyophilisé) , riz ( eau bouillante et apres réservez au chaud dans votre duvet ou votre veste), purée lyophilisé, wraps, peanut butter, avoine pour porridge le matin avec quelques noix ou dattes, barres céréales, noix ou cacahuètes pour ceux qui sont plus salé que sucré, salami et même du beurre et de l'ail ( pour cuisiner les pauas si vous en trouver, ou meme les moules ) !
Le trek est juste magique, bien observer la nature, on a vu des kiwis et pas mal d'oiseau, des forêts sublimes, des plages magnifique, des ciels différents à chaque minutes, des dunes de sables... Bref une superbe rando pour des randonneurs préparés et qui connaissent ce sport !
Si on peut recommander un backpacker en été pusqu 'en hiver il n'y en a qu' un et c'est celui ci, Stewart island Backpacker, Vicky anime les différentes activité d' Oban et anime très bien le backpack, nous qui sommes un peu sauvage et on n'aime pas trop les ambiances groupe on étaient la bas comme à la maison ! 36 $ par personne oui ca pique un peu mais c'est le moins cher en hiver !
La documentation du doc au sujet de la track, et n'oubliez pas de les visités pour les heures des marrées et pour avoir des conseils... http://www.doc.govt.nz/Documents/parks-and-recreation/tracks-and-walks/southland/rakiura-northwest-southerncircuitbrochure.pdf
renseignez vous aussi sur l 'ambre gris à Mason bay... on ne sait jamais!
On reste a votre dispo si vous avez des questions auxquelles on peut répondre ! En attendant, randonnés bien !!
Super expérience malgré la difficulté du trek : autonomie de nourriture pour 12 jours, la quantité de boue est parfois difficile à gérer mentalement, ça monte et ça descend tout du long, pas de grand dénivelé mais en cumulé ça commence à faire !
Trek de 11 jours sur stewart island, north west circuit : ( la durée du temps de marche et avec les petits break sans le lunch, il dépend de la forme physique que vous avez, on avait un bon entraînement et nous sommes de marcheurs expérimentés)
J1 Halfmoon bay – Bungaree hut 6h 19km J2 Bungaree hut – Christmas village hut 5h 12,7 km J3 Christmas village hut – Yankee river hut 5h 12 km J4 Yankee river hut – Long Harry hut 4h 8,5 km J5 Long Harry hut – East ruggedy hut 5 h 9,5 km J6 East ruggedy hut – Big Hellfire hut 5h1/2 14 km J7 Big Hellfire Hut – Mason bay Hut 6h 15 km J8 Jour de repos à Mason bay hut J9 Mason hut – Fresh water hut 3h1/2 15km J10 Fresh Water hut – North Arm hut 6h 13 km J11 North arm hut - Halfmoon bay par la côte 4h 15km
Toutes les huts ont un système de chauffage, poêle en l’occurrence, pas de problème à ce propos. Le feu est parfois un peu dur à allumer car le bois est humide souvent... penser à prendre des « allume feu », ça peut être utile. Penser à prendre un sac imperméable(grand sac jaune, ils en vendent dans les magasins de sport ou au DOC) pour mettre toutes vos affaires à l’intérieur de votre sac dans ce sac, au sec quoi qu'il arrive. On a trouvé ça très utile car les « rain cover » n'auraient pas été utile seule ! On a pris des vêtements pour le trek la journée (une tenue) et des vêtements qui sont toujours secs pour le soir. Ne surtout pas s'encombrer de trop de vêtements, la tenue de journée séchera le soir et la nuit(à part les chaussures qui pour nous sont resté mouillés plus ou moins du début jusqu'à la fin...) Préférer les vêtements de type mérinos pour la journée car même mouillé ils tiennent chaud. Penser bien évidemment à prévoir méticuleusement votre nourriture, quantité exacte pour en avoir assez et ne pas en porter trop !! Voilà quelques idées parmi d'autre : semoule (120gr par pers/repas pour nous c'est bien !), backcountry ( repas lyophilisé) , riz ( eau bouillante et apres réservez au chaud dans votre duvet ou votre veste), purée lyophilisé, wraps, peanut butter, avoine pour porridge le matin avec quelques noix ou dattes, barres céréales, noix ou cacahuètes pour ceux qui sont plus salé que sucré, salami et même du beurre et de l'ail ( pour cuisiner les pauas si vous en trouver, ou meme les moules ) !
Le trek est juste magique, bien observer la nature, on a vu des kiwis et pas mal d'oiseau, des forêts sublimes, des plages magnifique, des ciels différents à chaque minutes, des dunes de sables... Bref une superbe rando pour des randonneurs préparés et qui connaissent ce sport !
Si on peut recommander un backpacker en été pusqu 'en hiver il n'y en a qu' un et c'est celui ci, Stewart island Backpacker, Vicky anime les différentes activité d' Oban et anime très bien le backpack, nous qui sommes un peu sauvage et on n'aime pas trop les ambiances groupe on étaient la bas comme à la maison ! 36 $ par personne oui ca pique un peu mais c'est le moins cher en hiver !
La documentation du doc au sujet de la track, et n'oubliez pas de les visités pour les heures des marrées et pour avoir des conseils... http://www.doc.govt.nz/Documents/parks-and-recreation/tracks-and-walks/southland/rakiura-northwest-southerncircuitbrochure.pdf
renseignez vous aussi sur l 'ambre gris à Mason bay... on ne sait jamais!
On reste a votre dispo si vous avez des questions auxquelles on peut répondre ! En attendant, randonnés bien !!
Compte-rendu Cambodge: 1 semaine en mars 2015 English translation pending
Après 2 semaines passées au Sri Lanka début mars, j'avais vu que je n'étais pas très loin du Laos et Cambodge que j'avais déjà visité en partie en 2010 et 2011, mais je n'avais pas fait le Nord-Est et Sud Est du Cambodge ; comme ces pays m'avaient beaucoup plu, j'ai souhaité y revenir.
Remarques et conseils: La monnaie est le Riel - début 2015, 1€ = 4500 Riels et 1$ = 4000 Riels Indicatif téléphonique : 855 Décalage horaire : + 5h / France en été et + 6h en hiver. Dépenses : De 16 à 18€/j pour logement + nourriture Pour ce circuit, je me suis aidé du guide du Routard et de différents forums (voyageforum.com, lonelyplanet.fr/forums, ...) ainsi que des blogs de voyageurs.
dimanche 22 mars : Arrivée KRATIE
La route goudronnée est très mauvaise de la frontière du laos jusqu'à Stung Treng : on est secoué pendant plus d'1 heure ! 2h plus tard, on fait un arrêt de 20mn ; j'achète 1 bouteille de boisson (39cl : pas cette contenance chez nous !) et 1/2 ananas. Arrivée à Kratie à 16h10. Tuk tuk pour l'hôtel « Oudom Sambath » 439, Riverfront Street, à 100m au nord du port, (tel 012 92 44 42) qui propose des grandes chambres à 7$ avec SDB, WIFI, TV. Après 1 douche, je vais faire un tour en ville ; je cherche un ATM mais il y a 4$ de frais de retrait (c'est indiqué avant de taper le code, ce qui est rare!). Je ne retire donc pas et utiliserai les dollars que j'ai changés en France.
lundi 23 mars : KRATIE
Levé 7h, petit déjeuner chez You Hong GH vers le marché. Ils font aussi agence et proposent des billets de minibus pour Kompong Cham à 6$ pour 3h de trajet (le bus est à 7$ et met 4h car il ne prend pas la même route !). Je réserve pour demain 7h. Un chauffeur de tuk tuk qui parlait très bien français m'avait proposé hier soir de m'emmener pour une visite des alentours mais il n'est plus devant le restaurant devant lequel je l'avait rencontré. Après renseignement, on me dit qu'il n'est jamais là le matin car il donne des cours de français à l'école. Je trouve un moto driver qui me propose pour 15$ de faire Sambor (visite du temple), Sambok Mountain (lieu de méditation) et Kampi (joli lieu de repos et pique nique ombragé par des installations en paille et baignade pour les locaux) ; 80km et 4h de visite ainsi que de jolis paysages le long du Mékong :Sambor, Kampi, Sambok Mountain. De retour en ville, je cherche à louer un vélo mais je n'en trouve pas !? Je prends le bac pour aller sur l'île en face (Kaoh Trong) et trouve un vélo à louer pour faire le tour de l'île (1$ pour 1h30). Bac de retour à 16h45. Je retrouve sur le quai un des touristes qui était resté coincé à la frontière du laos hier avec le groupe de français. Il me raconte qu'après 3h d'attente et menace d'alerter le consulat, ils ont finit par avoir gain de cause et n'ont payé que 30$ pour le visa mais ils ont dû payer une autre bus qui les a laissé à Stung Treng, payer une nuit d'hôtel, reprendre un bus pour Kratie (et il a perdu également son billet de bus qui devait l'emmener à Phnom Penh) ; au total, il m'a dit avoir perdu plus de 30$ (au lieu des 8$ demandés à la frontière). Nous partageons un tuk tuk à 2 (3$) pour aller voir un village de pêcheurs à 4 km au sud de Kratie : on traverse des villages typiques avec une population très sympathique. Après photo du coucher de soleil sur le Mékong, je retourne à l'hôtel, prend encore une douche puis vais dîner dans un restaurant un peu plus loin sur la route longeant le Mékong. Couché à 21h30.
mardi 24 mars : KRATIE – KOMPONG CHAM
Levé 5h30, petit déjeuner chez You Hong GH où j'attendrai le bus pour Kompong Cham. Le minibus qui devait me prendre à 7h ici n'est toujours pas arrivé à 7h45 ?! Un moto driver vient me chercher pour m'emmener à la station de minibus et me dit de compléter celui qui part à 8h. Comme souvent dans les mini bus, on est en surplus (5 par sièges au lieu de 3, ce qui fait qu'on arrive à mettre 20 personnes !) mais je voyage avec des locaux très sympathiques (dont 1 famille de 8 avec 4 enfants) et il y en a qui descendent 1h plus loin ce qui fait qu'on est un peu moins serrés. Arrivée vers 11h à Kompong Cham. Je prend un tuk tuk pour aller à « Mekong Hotel » où je trouve une chambre à 7$ avec SDB, Télé, WIFI et très calme puisque côté cour. Je loue un vélo à l'hôtel (1$) pour aller faire un tour en ville et voir le temple à 2km au nord. Je retire 100$ dans un ATM (ici, les distributeurs donnent des $ et non de l'argent local car ça fait moins de billets et comme ils acceptent et préfèrent partout les $, pas de problèmes). Le policier (ou agent de sécurité) qui se trouve devant cet ATM me fait enlever ma casquette avant de rentrer à l'intérieur !? Je fais le tour des agences de bus pour Phnom Penh et décide de prendre un billet chez Capitol (4$) pour demain 8h (3h30 de trajet). Dans l'après midi, je traverse le pont de bambou en vélo pour aller sur l'île de Koh Paen : péage 2$ à l'arrivée sur l'île. Je parcours en 2h de vélo une petite partie de cette grande île : beaucoup de fruits à vendre le long du chemin, 1 temple, du tabac et du maïs qui sèchent par terre, des charettes à cheval et la vie des locaux à observer tout le long avec de superbes vues sur le Mékong et le coucher de soleil au retour en retraversant le pont de bambou. Je constate qu'il y a beaucoup de quartiers musulmans dans cette ville ainsi que sur l'île. Après une bonne douche, je vais dîner vers 19h chez « Mekong Crossing » (très bon Lok Lak à 3,5$ mais manque un peu de riz pour moi). Un groupe d'une vingtaine de touristes français arrive vers 19h30 en terrasse : beaucoup de bruit ! Retour à l'hôtel et couché 22h.
mercredi 25 mars : KOMPONG CHAM – PHNOM PENH – KOH KONG
Levé 6h, petit déjeuner à l'hôtel et départ à pied pour la station de bus Capitol ( à 20mn ). Le bus part à l'heure à 8h. Arrêt 10 mn à Skun. Arrivée à la station de bus Capitol de Phnom Penh à 11h (après 30mn de circulation au pas en ville). Je me renseigne pour connaître les bus qui partent pour Koh Kong aujourd'hui. Je n'ai pas envie de rester plus longtemps dans cette grande ville que j'ai déjà visitée en 2010 (trop de monde et trop bruyante) et je préfère passer 1 jour de plus avec les enfants de l'orphelinat de Koh Kong dans lequel j'ai fait 1 mois de bénévolat en 2011. Capitol n'a qu'un départ à 7h le matn, idem pour Sorya. Un motobike m'emmène vers le marché où il y aurait des bus aujourd'hui mais rien. Un autre me dit qu'il sait où il y en a et m'emmène à une agence qui vend des billets pour un départ à 11h30 (10$ le billet que je négocie à 8$ ; le nom du transporteur est « Olympic Transport Co ou Olympic Express Limousine Bus Co ») mais le bus ne part pas d'ici mais à 2km plus loin. Il m'y emmène gratuitement. Le bus se trouve stationné dans une petite rue à côté d'une autre agence (KSO). Il est 11h40 mais en fait le bus ne partira qu'à 12h. Je demande à 2 touristes américains qui vont aussi à Koh Kong combien ils ont payé leur billet : 7$ par leur hôtel. J'ai bien fait de négocier à 8$. Cette compagnie de bus à l'air correcte. On roule doucement pour sortir de la ville (comme à l'arrivée). Vers 12h40 on passe à côté de l'aéroport. A 13h10, on fait un arrêt de 10mn. A 13h30 on est à Kompong Speu. A 14h30, arrêt de 20 mn puis à 15h45 10mn encore. On arrivera à Koh Kong vers 18h. Je prends une chambre à « KT Hotel » où je suis allé 1 semaine en 2011. Cet hôtel est situé en face Acleda Bank, vers le rond point à 500m du pont qui mène à la frontière et proche de la station de bus extérieure à la ville. Il propose ses premières chambres à 8$ (très correctes avec SDB privée, shampoing en distributeur, WIFI, télé et 2 bouteilles d'eau de 50cl fournies tous les jours) ; les plus chères (avec clim) sont à 15$,20$ et 25$ ; un mini market est attenant (même propriétaire). Tel (855) 35 67 68 999 ou (855) 97 82 82 168. Je vais dîner chez « Fat Sam » qui est un très bon restaurant (non loin du rond point du centre ville) mais un peu plus cher que d'autres (3,75$ pour un plat de riz+poulet). Je téléphone à Thary, la gérante de l'orphelinat, pour savoir quand je pourrai passer. Elle me dit que les grands sont à l'école jusqu'à 20h et que je pourrai venir après. Je resterai jusqu'à 21h en discutant avec ceux qui étaient présents en 2011 et qui me reconnaissent. Plus de la moitié sont partis et remplacés par d'autres (ils sont environ 24 en ce moment). Demain jeudi, il n'y a pas école (1 jeudi/mois). C'est bien car je pourrai revenir et les occuper. Je rentre à l'hôtel et couché 22h30.
jeudi 26 mars : KOH KONG
Je vais prendre le petit déjeuner chez « Otto's » pour 2$. Je vais chez le coiffeur car le peu de cheveux qui me restent sur la tête me tiennent chaud (5000 Riels la coupe et 20mn). Je donne 1kg de linge à laver en ville (1$/kg) et retourne à l'orphelinat. J'emmène 8 enfants sur le marché pour acheter des fruits car ils n'en mangent pas souvent. Je prends 2 ananas (1$), 1kg de mangues (1$) et 2kg de bananes (1$) avec 2 bouteilles de coca de 1,25l à 0,78$ l'une. Je vais manger derrière le marché dans un petit restaurant avec Antoine, le bénévole actuel. Pour l'après midi, j'ai demandé au patron de l'hôtel « Oasis Resort » situé à 2 km en dehors de la ville si on pouvait venir se baigner avec 10 enfants. Le patron toujours très sympathique et parlant très bien anglais, est d'accord. Il propose gratuitement sa grande piscine pour ces enfants depuis plusieurs années. Pour ceux qui ont plus de moyens que moi, pour info, les chambres sont à 30$. Pour y aller, le bénévole qui est actuellement à l'orphelinat pour 3 mois, propose de louer un tuk tuk (2$) qui viendra récupérer les enfants à l'orphelinat et on entassera 12 enfants (incroyable !) car finalement certains qui ne voulaient pas venir se sont décidés au dernier moment ! Ce transport n'est pas trop dangereux car on sera la plupart du trajet sur un chemin de terre. Moi, je suivrai (ou précèderai) en vélo car très chargé, le tuk tuk n'avance pas vite ! Après 2h de baignade pour le bonheur de tous (y compris les clients de l'hôtel qui sont émerveillés devant la joie des enfants), retour à l'orphelinat par le même moyen de transport que nous avons redemandé. Je leur montre les photos que j'ai prises fin 2011 : beaucoup de changement en 3 ans1/2 ! Je rentre prendre une douche et vais dîner le long du port.
vendredi 27 mars : KOH KONG
Ce matin, c'est la pluie qui me réveille ! Mais ça ne dure pas longtemps (20mn). Je vais prendre mon petit déjeuner chez « Koh Kong GH » le long du port où je discute avec un moto-driver qui me propose de m 'emmener demain à la frontière pour 3$. Je lui dit de venir me prendre à mon hôtel à 8h. Je retourne à l'orphelinat pour réparer 4 vélos qui sont crevés ou dégonflés. J'irai acheter une pompe (celle que je leur avais acheté en 2011 est cassée) et des rustines. Je partirai vers 18h après les adieux aux enfants. Je retourne dîner chez « Fat Sam » (Lok Lak super bon), car il commence à pleuvoir et je n'ai pas envie de chercher ailleurs et me faire mouiller. Je rencontre un italien qui me donne l'adresse de sa GH à Pattaya (Thaïlande) où je vais aller demain.
samedi 28 mars : KOH KONG – PATTAYA (Thaïlande)
Ce matin, je n'ai plus sommeil et me lève à 6h. J'attendrai mon moto-driver jusqu'à 8h10 et comme il ne vient pas, je parts à pied, en trouve un autre sur le chemin qui accepte pour le même prix. En cours de route, il aperçoit un contrôle de police au loin et fait demi-tour car il n'a pas de casque (moi non plus mais il paraît que ce n'est pas obligatoire pour les passagers ; j'aurai pourtant bien aimé en avoir un, question sécurité). Il passe chez lui, récupère un casque et nous voilà repartis. On arrive à 8h30 à la frontière « Hat Lek ». 15 mn plus tard, j'ai terminé les formalités avec le Cambodge et la Thaïlande (sans problème de corruption ici !). Pour le reste de mon séjour, voir la rubrique Thaïlande ou mon blog avec beaucoup de photos (https://www.blogger.com/blogger.g?blogID=4571282263046055128#allposts/postNum=1)
Remarques et conseils: La monnaie est le Riel - début 2015, 1€ = 4500 Riels et 1$ = 4000 Riels Indicatif téléphonique : 855 Décalage horaire : + 5h / France en été et + 6h en hiver. Dépenses : De 16 à 18€/j pour logement + nourriture Pour ce circuit, je me suis aidé du guide du Routard et de différents forums (voyageforum.com, lonelyplanet.fr/forums, ...) ainsi que des blogs de voyageurs.
dimanche 22 mars : Arrivée KRATIE
La route goudronnée est très mauvaise de la frontière du laos jusqu'à Stung Treng : on est secoué pendant plus d'1 heure ! 2h plus tard, on fait un arrêt de 20mn ; j'achète 1 bouteille de boisson (39cl : pas cette contenance chez nous !) et 1/2 ananas. Arrivée à Kratie à 16h10. Tuk tuk pour l'hôtel « Oudom Sambath » 439, Riverfront Street, à 100m au nord du port, (tel 012 92 44 42) qui propose des grandes chambres à 7$ avec SDB, WIFI, TV. Après 1 douche, je vais faire un tour en ville ; je cherche un ATM mais il y a 4$ de frais de retrait (c'est indiqué avant de taper le code, ce qui est rare!). Je ne retire donc pas et utiliserai les dollars que j'ai changés en France.
lundi 23 mars : KRATIE
Levé 7h, petit déjeuner chez You Hong GH vers le marché. Ils font aussi agence et proposent des billets de minibus pour Kompong Cham à 6$ pour 3h de trajet (le bus est à 7$ et met 4h car il ne prend pas la même route !). Je réserve pour demain 7h. Un chauffeur de tuk tuk qui parlait très bien français m'avait proposé hier soir de m'emmener pour une visite des alentours mais il n'est plus devant le restaurant devant lequel je l'avait rencontré. Après renseignement, on me dit qu'il n'est jamais là le matin car il donne des cours de français à l'école. Je trouve un moto driver qui me propose pour 15$ de faire Sambor (visite du temple), Sambok Mountain (lieu de méditation) et Kampi (joli lieu de repos et pique nique ombragé par des installations en paille et baignade pour les locaux) ; 80km et 4h de visite ainsi que de jolis paysages le long du Mékong :Sambor, Kampi, Sambok Mountain. De retour en ville, je cherche à louer un vélo mais je n'en trouve pas !? Je prends le bac pour aller sur l'île en face (Kaoh Trong) et trouve un vélo à louer pour faire le tour de l'île (1$ pour 1h30). Bac de retour à 16h45. Je retrouve sur le quai un des touristes qui était resté coincé à la frontière du laos hier avec le groupe de français. Il me raconte qu'après 3h d'attente et menace d'alerter le consulat, ils ont finit par avoir gain de cause et n'ont payé que 30$ pour le visa mais ils ont dû payer une autre bus qui les a laissé à Stung Treng, payer une nuit d'hôtel, reprendre un bus pour Kratie (et il a perdu également son billet de bus qui devait l'emmener à Phnom Penh) ; au total, il m'a dit avoir perdu plus de 30$ (au lieu des 8$ demandés à la frontière). Nous partageons un tuk tuk à 2 (3$) pour aller voir un village de pêcheurs à 4 km au sud de Kratie : on traverse des villages typiques avec une population très sympathique. Après photo du coucher de soleil sur le Mékong, je retourne à l'hôtel, prend encore une douche puis vais dîner dans un restaurant un peu plus loin sur la route longeant le Mékong. Couché à 21h30.
mardi 24 mars : KRATIE – KOMPONG CHAM
Levé 5h30, petit déjeuner chez You Hong GH où j'attendrai le bus pour Kompong Cham. Le minibus qui devait me prendre à 7h ici n'est toujours pas arrivé à 7h45 ?! Un moto driver vient me chercher pour m'emmener à la station de minibus et me dit de compléter celui qui part à 8h. Comme souvent dans les mini bus, on est en surplus (5 par sièges au lieu de 3, ce qui fait qu'on arrive à mettre 20 personnes !) mais je voyage avec des locaux très sympathiques (dont 1 famille de 8 avec 4 enfants) et il y en a qui descendent 1h plus loin ce qui fait qu'on est un peu moins serrés. Arrivée vers 11h à Kompong Cham. Je prend un tuk tuk pour aller à « Mekong Hotel » où je trouve une chambre à 7$ avec SDB, Télé, WIFI et très calme puisque côté cour. Je loue un vélo à l'hôtel (1$) pour aller faire un tour en ville et voir le temple à 2km au nord. Je retire 100$ dans un ATM (ici, les distributeurs donnent des $ et non de l'argent local car ça fait moins de billets et comme ils acceptent et préfèrent partout les $, pas de problèmes). Le policier (ou agent de sécurité) qui se trouve devant cet ATM me fait enlever ma casquette avant de rentrer à l'intérieur !? Je fais le tour des agences de bus pour Phnom Penh et décide de prendre un billet chez Capitol (4$) pour demain 8h (3h30 de trajet). Dans l'après midi, je traverse le pont de bambou en vélo pour aller sur l'île de Koh Paen : péage 2$ à l'arrivée sur l'île. Je parcours en 2h de vélo une petite partie de cette grande île : beaucoup de fruits à vendre le long du chemin, 1 temple, du tabac et du maïs qui sèchent par terre, des charettes à cheval et la vie des locaux à observer tout le long avec de superbes vues sur le Mékong et le coucher de soleil au retour en retraversant le pont de bambou. Je constate qu'il y a beaucoup de quartiers musulmans dans cette ville ainsi que sur l'île. Après une bonne douche, je vais dîner vers 19h chez « Mekong Crossing » (très bon Lok Lak à 3,5$ mais manque un peu de riz pour moi). Un groupe d'une vingtaine de touristes français arrive vers 19h30 en terrasse : beaucoup de bruit ! Retour à l'hôtel et couché 22h.
mercredi 25 mars : KOMPONG CHAM – PHNOM PENH – KOH KONG
Levé 6h, petit déjeuner à l'hôtel et départ à pied pour la station de bus Capitol ( à 20mn ). Le bus part à l'heure à 8h. Arrêt 10 mn à Skun. Arrivée à la station de bus Capitol de Phnom Penh à 11h (après 30mn de circulation au pas en ville). Je me renseigne pour connaître les bus qui partent pour Koh Kong aujourd'hui. Je n'ai pas envie de rester plus longtemps dans cette grande ville que j'ai déjà visitée en 2010 (trop de monde et trop bruyante) et je préfère passer 1 jour de plus avec les enfants de l'orphelinat de Koh Kong dans lequel j'ai fait 1 mois de bénévolat en 2011. Capitol n'a qu'un départ à 7h le matn, idem pour Sorya. Un motobike m'emmène vers le marché où il y aurait des bus aujourd'hui mais rien. Un autre me dit qu'il sait où il y en a et m'emmène à une agence qui vend des billets pour un départ à 11h30 (10$ le billet que je négocie à 8$ ; le nom du transporteur est « Olympic Transport Co ou Olympic Express Limousine Bus Co ») mais le bus ne part pas d'ici mais à 2km plus loin. Il m'y emmène gratuitement. Le bus se trouve stationné dans une petite rue à côté d'une autre agence (KSO). Il est 11h40 mais en fait le bus ne partira qu'à 12h. Je demande à 2 touristes américains qui vont aussi à Koh Kong combien ils ont payé leur billet : 7$ par leur hôtel. J'ai bien fait de négocier à 8$. Cette compagnie de bus à l'air correcte. On roule doucement pour sortir de la ville (comme à l'arrivée). Vers 12h40 on passe à côté de l'aéroport. A 13h10, on fait un arrêt de 10mn. A 13h30 on est à Kompong Speu. A 14h30, arrêt de 20 mn puis à 15h45 10mn encore. On arrivera à Koh Kong vers 18h. Je prends une chambre à « KT Hotel » où je suis allé 1 semaine en 2011. Cet hôtel est situé en face Acleda Bank, vers le rond point à 500m du pont qui mène à la frontière et proche de la station de bus extérieure à la ville. Il propose ses premières chambres à 8$ (très correctes avec SDB privée, shampoing en distributeur, WIFI, télé et 2 bouteilles d'eau de 50cl fournies tous les jours) ; les plus chères (avec clim) sont à 15$,20$ et 25$ ; un mini market est attenant (même propriétaire). Tel (855) 35 67 68 999 ou (855) 97 82 82 168. Je vais dîner chez « Fat Sam » qui est un très bon restaurant (non loin du rond point du centre ville) mais un peu plus cher que d'autres (3,75$ pour un plat de riz+poulet). Je téléphone à Thary, la gérante de l'orphelinat, pour savoir quand je pourrai passer. Elle me dit que les grands sont à l'école jusqu'à 20h et que je pourrai venir après. Je resterai jusqu'à 21h en discutant avec ceux qui étaient présents en 2011 et qui me reconnaissent. Plus de la moitié sont partis et remplacés par d'autres (ils sont environ 24 en ce moment). Demain jeudi, il n'y a pas école (1 jeudi/mois). C'est bien car je pourrai revenir et les occuper. Je rentre à l'hôtel et couché 22h30.
jeudi 26 mars : KOH KONG
Je vais prendre le petit déjeuner chez « Otto's » pour 2$. Je vais chez le coiffeur car le peu de cheveux qui me restent sur la tête me tiennent chaud (5000 Riels la coupe et 20mn). Je donne 1kg de linge à laver en ville (1$/kg) et retourne à l'orphelinat. J'emmène 8 enfants sur le marché pour acheter des fruits car ils n'en mangent pas souvent. Je prends 2 ananas (1$), 1kg de mangues (1$) et 2kg de bananes (1$) avec 2 bouteilles de coca de 1,25l à 0,78$ l'une. Je vais manger derrière le marché dans un petit restaurant avec Antoine, le bénévole actuel. Pour l'après midi, j'ai demandé au patron de l'hôtel « Oasis Resort » situé à 2 km en dehors de la ville si on pouvait venir se baigner avec 10 enfants. Le patron toujours très sympathique et parlant très bien anglais, est d'accord. Il propose gratuitement sa grande piscine pour ces enfants depuis plusieurs années. Pour ceux qui ont plus de moyens que moi, pour info, les chambres sont à 30$. Pour y aller, le bénévole qui est actuellement à l'orphelinat pour 3 mois, propose de louer un tuk tuk (2$) qui viendra récupérer les enfants à l'orphelinat et on entassera 12 enfants (incroyable !) car finalement certains qui ne voulaient pas venir se sont décidés au dernier moment ! Ce transport n'est pas trop dangereux car on sera la plupart du trajet sur un chemin de terre. Moi, je suivrai (ou précèderai) en vélo car très chargé, le tuk tuk n'avance pas vite ! Après 2h de baignade pour le bonheur de tous (y compris les clients de l'hôtel qui sont émerveillés devant la joie des enfants), retour à l'orphelinat par le même moyen de transport que nous avons redemandé. Je leur montre les photos que j'ai prises fin 2011 : beaucoup de changement en 3 ans1/2 ! Je rentre prendre une douche et vais dîner le long du port.
vendredi 27 mars : KOH KONG
Ce matin, c'est la pluie qui me réveille ! Mais ça ne dure pas longtemps (20mn). Je vais prendre mon petit déjeuner chez « Koh Kong GH » le long du port où je discute avec un moto-driver qui me propose de m 'emmener demain à la frontière pour 3$. Je lui dit de venir me prendre à mon hôtel à 8h. Je retourne à l'orphelinat pour réparer 4 vélos qui sont crevés ou dégonflés. J'irai acheter une pompe (celle que je leur avais acheté en 2011 est cassée) et des rustines. Je partirai vers 18h après les adieux aux enfants. Je retourne dîner chez « Fat Sam » (Lok Lak super bon), car il commence à pleuvoir et je n'ai pas envie de chercher ailleurs et me faire mouiller. Je rencontre un italien qui me donne l'adresse de sa GH à Pattaya (Thaïlande) où je vais aller demain.
samedi 28 mars : KOH KONG – PATTAYA (Thaïlande)
Ce matin, je n'ai plus sommeil et me lève à 6h. J'attendrai mon moto-driver jusqu'à 8h10 et comme il ne vient pas, je parts à pied, en trouve un autre sur le chemin qui accepte pour le même prix. En cours de route, il aperçoit un contrôle de police au loin et fait demi-tour car il n'a pas de casque (moi non plus mais il paraît que ce n'est pas obligatoire pour les passagers ; j'aurai pourtant bien aimé en avoir un, question sécurité). Il passe chez lui, récupère un casque et nous voilà repartis. On arrive à 8h30 à la frontière « Hat Lek ». 15 mn plus tard, j'ai terminé les formalités avec le Cambodge et la Thaïlande (sans problème de corruption ici !). Pour le reste de mon séjour, voir la rubrique Thaïlande ou mon blog avec beaucoup de photos (https://www.blogger.com/blogger.g?blogID=4571282263046055128#allposts/postNum=1)
Retour de Malaisie English translation pending
Bonjour,
J'utilise souvent ce forum pour préparer mes voyages. J'ai décider de faire un retour d'ascenseur en écrivant au retour ce que j'aurai aimé lire avant de partir.
Jungle, îles paradisiaques, découvertes culinaires et petits prix sont pour moi les grands attraits de la Malaisie. On y trouve beaucoup de mulsulmans (et donc relativement peu d'alcool!), des indiens, des chinois (ce qui n'est pas mutuellement exclusif, j'en suis bien consciente), ce qui fait qu'il est dur de coller une image quelconque aux malais. Le niveau de développement est aussi un mélange: on peut voir des familles entières sur un scooter, mais aussi des rues propres et calmes comme chez nous, avec les prix qui vont avec (nous l'avons constaté surtout à Ipoh et dans les Cameron Highlands). En général, on ne voit pas de pauvreté, par contre on peut manger et se loger pour pas cher: environ 20 MYR le repas et 50 MYR la chambre pour deux (pour les prix en euros il suffit de diviser par quatre). La Malaisie est découpé en deux partie, la Malaisie péninsulaire (entre Singapour et la Thaïlande) et "l'autre partie" sur l'île de Bornéo (partagée avec l'Indonésie). Nous sommes restés en Malaisie péninsulaire.
Quelques infos pratiques Les prises électriques L'astuce de la touillette en bois découverte à Singapour est valable aussi en Malaisie (ce sont les mêmes prises). Plutôt que d'acheter un adaptateur, utilisez une touillette en bois! Fichez la dans le trou du haut, insérez votre prise européenne, retirez la touillette - ça charge! Les boissons Au restaurant la même boisson (le café par exemple) sera souvent plus chère froide que chaude. Le surcoût doit venir des glaçons car les boissons froides arrivent chaudes mais avec des glaçons! Pour les jus c'est différent, souvent ils sont dilués à l'eau, mais s'il ne le sont pas ils sont plus chers sans glaçon car il y a plus de fruit. A essayer: Milo (boisson chocolatée), Horlick (boisson au céréales), Bandung (lait-rose). Quant à la bière, souvent "une bière" correspond à "une bouteille de 1 litre"! La bouffe En une vingtaine de jours je n'ai toujours pas bien compris comment fontionnait une carte, j'ai toujours une surprise quand arrive le plat, sur la quantité, les ingrédients, la consistance (tiens, j'avais commandé une soupe?). Mais grosso modo, on choisi soit un plat de nouille, soit un plat de riz ("nasi"). On peut aussi prendre une viande (ex: poulet, "ayam"), qui vient toujours avec de la sauce et des légumes, et commander du riz avec. L'écueil à éviter selon moi est de commander seulement des "vegetables". Des fois il s'agit d'un plat complet avec du riz et même de la viande (si si!) mais des fois il ne s'agit vraiment que de légumes! Il y aussi de nombreuses spécialités mais il n'est pas évident pour un touriste de les dénicher. A noter: -les "roti canai" (cuisine indienne: une galette feuilletée accompagnée de sauce aux lentilles) est ce qui se rapproche le plus des croissants du matin. -"ABC" est une étrange glace aux haricots rouges et au maïs. -le durian est un fruit qui pue tellement qu'il est interdit dans les lieux publiques, au même titre que la cigarette! Les bus Les bus locaux ne coûtent presque rien mais semblent passer un peu aléatoirement. Les car, plus fiables, ne sont pas très chers non plus et ont des fauteuils de première classe! La plomberie Il n'y a pas toujours d'eau chaude dans les hôtels. Les douches "à l'italienne" semblent concues pour innonder toute la salle de bain y compris la cuvette des toilettes. Prévoyez les tongues si vous ne voulez pas vous mouiller les pieds en allant faire pipi! Prévoyez aussi du papier toilette car l'usage ici c'est de se laver au jet. C'est peut-être pas plus mal mais un peu technique
Première étape: rallier Tioman depuis Singapour Arrivant par Singapour en Malaisie, nous avons décidé d'aller d'abord sur l'île de Tioman, pas si loin à vol d'oiseau. Le ferry pour Tioman part de Mersing (35 MYR aller). Il dépend de la marée et a donc des horaires variables. Il faut arriver le plus tôt possible à Mersing, car plus on arrive tard plus on risque d'avoir à attendre un ferry jusqu'au lendemain. Il y a des navettes directes Singapour / Mersing, mais elles sont au prix fort. Nous avons préféré utiliser les bus locaux, plus lents, quite à attraper le ferry un jour plus tard. Nous avons choisi de passer la muit à Johor Bahru ("Djébi" pour les intimes), la ville voisine de Singapour, qu'on atteint en quelques heures de bus et quelques salamalèques de la douane. Initiallement nous avions préféré nous arrêter pour la nuit à JB plutôt qu'à Mersing car sur internet l'offre en hébergement nous avait semblé plus pauvre à Mersing. Mauvais calcul! A JB les hébergements en centre sont très chers, ce fut notre nuit au plus mauvais rapport qualité/prix de toute la Malaisie: 100 MYR pour une chambre sans fenêtre. En partant de JB vers 9h nous sommes arrivés à Mersing alors que le dernier ferry partait et avons du passer aussi une nuit à Mersing! On a pu d'ailleurs constater sur place qu'on y trouve plein d'hôtels pas cher. Au moins, JB nous a laissé deux bons souvenirs: les stands de poisson frais (montrez celui que vous voulez, il est pesé, cuisiné et servi dans une feuille de bananier sur le champ), et le coiffeur-barbier à 12 MYR! Pour les filles, c'est beaucoup plus cher et pas terrible. Les coupes sont accompagnées de massages, voir de manipulations style osthéopathe. A Mersing en revanche, on a eu une mauvaise surprise en mangeant à un buffet: une addition à 80 MYR, la plus chère de tout notre séjour. Les coupables étaient les fruits de mer (écrevisse, calamar), étrangement hors de prix dans ce petit port.
Tioman C'est la plus au sud des îles de la côte est. Elle est traversée en son milieu par une route, tout autour il y a des petits villages (dont certains accessibles par bateau uniquement), et tout le reste, c'est de la jungle bien dense. Nous y avons passé une semaine nous sommes contentés des parties accessibles à pied. Ce serait un vrai petit paradis s'il n'y avait pas des déchets qui trainent à droite à gauche... Heureusement les fonds marins sont épargnés! Le snorkelling (masque et tuba) et la plongée sont les activités phares sur l'île, avec le bouquinage sur la plage et les tentatives d'ouverture de noix de coco. Tekek C'est le village par lequel on arrive. Il y a des boutiques "duty free" avec de la bière pas chère (allez savoir pourquoi) et comme partout ailleurs sur l'île des lézards géants, mais rien qui ne nous ait donné trop envie de s'attarder. Il faut dire que notre arrivée correspondait à la fin de la haute saison, c'était relâche pour tous les habitants qui vivent du tourisme:tout était fermé. Air Batang (ABC) C'est le village voisin de Tekek, juste au nord. On y trouve des bungalows, des restos, des bars, des fonds marins à visiter en snorkelling ou en plongée - tout ce qu'il faut pour des vacances relax! Il faut juste se méfier des singes qui n'hésitent pas à visiter les bungalows pour piquer de la bouffe! Il n'y a pas vraiment de route, les seuls véhicules à moteur sont des scooters sur lesquels sont bricolés des side-cars. Nous avons trouvé notre bonheur "Chez Mohktar", qui gère avec sa petite famille des bungalows et un resto qui fait des bons petits plats (les légumes au lait de coco déchirent). Le snorkelling est génial, on a vu des poissons clown qui semblent défendrent leurs anémones, des raies, des requins et des paysages sous-marins fantastiques crées par les coraux et autres bestioles. Au nord du village, un chemin dans la jungle permet de rejoindre "Monkey Bay" (une plage déserte, hormi les singes) puis le village suivant. Comme toujours dans la jungle, la progression est lente et difficile et cette partie est complètement sauvage. Ne comptez pas comme nous sur d'hypothétiques bars de plage pour étanchez votre soif, vous n'iriez pas loin. De Juara a Tekek Il y a une route mais aussi un chemin de randonnée, qui part de la mosquée. Ca grimpe un peu et avec la chaleur humide de la jungle, c'est sport! Vers le sommet on rejoint la route. Plus loin une cascade et un bassin où faire trempette ont un goût de récompense (petit chemin sur la droite juste avant la grande maison abandonnée). Autre distraction sur la route: la "mouse deer farm" où sont élevés des chevrotains, des sortes de biches de la taille d'un lapin. Juara Le village est assez similaire a Air Batang, mais il y a beaucoup, beaucoup moins à voir en snorkelling - sauf à être chanceux et croiser une tortue. Les tortues viennent pondre sur la plage. Tout le monde ne se fait pas (comme nous :) réveiller par une tortue en pleine nuit, mais on peut au moins rendre visite à "Turtle Project", une association qui les protège. En partant de "Turtle Project" justement, il y a une superbe rando qui mène à une rivière et un très bon spot de baignade. Le chemin est juste assez tracé pour être praticable, on le découvre au fur et à mesure en contournant un rocher, escaladant une racine... Un panneau indique que le chemin est fermé car les gens s'y perdent - au cas où nous avions un GPS sur notre smartphone (avec l'appli OSMAND qui fonctionne hors ligne). Il y a un autre accès qui part plus loin sur la plage, il est donc possible de faire une boucle. Enfin, à Juara, il y a du surf. Mais c'est seulement à la saison des pluies! Note: ne pas loger chez Starfish (juste avant Beach Shack) si on aime les salles de bain propres comportant au moins un lavabo et les gens souriants.
Taman Negara Après en avoir bien sué dans la jungle à Tioman, je n'étais qu'à moitié partante pour le Taman Negara, une immense jungle. Pourtant j'ai adoré! Le village par lequel on y accède, Kuala Tahan, est charmant. Coupé en deux par une impressionante rivière (telle que je m'imagine l'amazonie), on traverse en barque (1 MYR la traversée). Il y a aussi des "floating restaurants", sortes de péniches, où la bouffe n'est pas terrible mais le cadre est extraordinaire. On a fait la "night jungle walk" avec un guide (25 MYR), sympa même si la foule casse un peu l'ambiance. Le clou du tour était l'animal semi-domestique du coin (dont je tairai l'espèce pour préserver le suspens) - à ne surtout pas louper. En rando on peut faire la "canopywalk" (5 MYR) et un petit sommet, ce n'est pas très long mais avec la chaleur ça nous a suffit pour la journée. En deux jours on peut aller jusqu'à un abri pour observer les animaux, mais pour aller plus loin les guides sont à priori obligatoires. Il est aussi possible de s'enfoncer dans le parc en bateau et voir ainsi des villages d'aborigènes (Orang Asli), des cascades... Mais on n'a pas fait. Pour arriver à Kuala Tahan nous avions pris un bateau (3 heures, 35 MYR) qui part des environs de Jerantut et remonte la rivière. C'est assez magique, mais si c'était à refaire, pour environ le même budget, j'irai peut être à Kuala Tahan en bus puis je prendrai le bateau (45 min, 40 MYR) pour m'enfoncer dans le parc. Ceux qui en revenaient étaient trempés à cause des passages de rapides - ça a l'air fun! Les sangsues Il faut faire avec, alors dites vous que vous expérimentez de près la faune sauvage! La technique de rentrer son pantalon dans de grosses chaussettes donne des résultats, mais elles sont quand même assez douées pour se faufiler discrêtement sous les vêtements pendant que vous randonnez. Pour nous c'était trois par personnes, aux chevilles, sur le dos et le ventre. La bonne nouvelle c'est qu'on ne sent rien, la mauvaise c'est que ça laisse des traces un moment! En chemin A mi-chemin entre Kuala Lumpur et Taman Negara se trouve Kualah Gandah Elephant Sanctuary. On peut assister au bain des éléphants, les nourir et les voir faire des tours. Et un documentaire très intéressant est projeté. Le centre est financé par l'état et les plantations de palme et a pour but de protéger les éléphants. Quand leur habitat est détruit, une équipe de choc de Kuala Gandah les relocalise dans le Taman Negara. Ils en ont déjà relocalisé 700. L'entrée est gratuite, seul frais eventuel: 50 MYR par groupe + 10 MYR par personne pour prendre un bain avec un éléphanteau. Plus le taxi pour y'aller, car il n'y a pas de bus (60 MYR de Tamerloh, certainement moins de Lanchang). Si vous passez à Tamerloh, vous pouvez faire réparer vos chaussures et vos vêtements dans la rue pour quelques MYR, et tester le "tempoyak ikan patin", du poisson dans une soupe de durian bien épicée. Vous serez certainement amené à passer une nuit à Jerantut, pas de panique, il y a le NKS hostel, pas cher du tout (25 MYR la chambre double) et ils s'occupent de tout. D'ailleurs on suppose qu'ils compensent les nuités pas chères avec les marges prises sur les transports et les tours.
Ipoh Pour mettre un peu de cuture dans notre voyage, nous nous sommes arrêtés dans cette ville classée au patrimoine mondial de l'Unesco (et sur le chemin des Cameron Highlands). J'ai trouvé la ville pas inintéressante, mais pas renversante non plus. Par contre nous avons adoré manger à Kong Hang, une petite salle bondée qui ne paye pas de mine entourée de plusieurs petits stands. On y a goûté les popiah (sortes de rouleaux de printemps à je-ne-sais-quoi-qui-est-bon), les brochettes de porcs (la spécialité) et le Ipoh White Coffee, qui nous a même été offert par notre voisine de table: "Quand vous partirez de malaisie, vous vous rappellerez de la gentillesse des gens" nous a-t-elle dit. C'est gagné! A quelques kilomètres au nord de la ville (15 MYR aller en taxi) se trouve "Perak Cave Temple", un temple boudhiste chinois installé dans une gigantesque grotte, dont les recoins sont décorés de statues et peintures (et de textes, mais c'est littéralement du chinois). Des escaliers partent dans tous les sens, épousant la roche. Certain mènent bien au dessus de la grotte, donnant un point de vue sur la vallée. La visite-ballade est super.
Cameron Highlands D'astucieux businessmen ont fait de la culture hors sol une attraction touristique majeure. La fraise en est la figure de proue, les boutiques déclinent la fraise en mille et un produits dérivés. On peut les cueillir directement dans les serres, mais ne comptez pas faire une affaire en économisant la main d'oeuvre: c'est 4 MYR les 100g! Les plantations, principalement de thé, forment des paysages originaux. La région des Cameron Highlands est en altitude, sa fraîcheur relative participe à son succès. Nous sommes restés a Brinchang, principale ville du coin avec Tana Rata. Il semblerait qu'une des spécialités culinaires ici soit le "Steamboat": on vous amène une quantité délirante d'ingrédients crus, un réchau avec une sorte de bouillon, et c'est à vous de faire la popote. Il faut bien ça pour prendre des forces si on veut visiter la "Mossy Forest". En taxi c'est 60 MYR aller, à pied c'est deux heures de grimpette dans la jungle, en s'accrochant parfois aux racines pour se hisser! En haut, une forêt un peu fantastique, avec des points de vue bien aménagés. Il est possible de continuer et d'atteindre un sommet (et même d'y camper), mais c'est ardu! En l'occurence nous avons fait demi-tour à 1/3 du chemin, de fortes pluies ayant transformé le chemin en bain de boue. La bonne nouvelle, c'est que pour rentrer à Brinchang, si on en a marre de la jungle, on peut prendre la route (11 km) où dans ce sens il est facile de faire du stop. Au passage on peut cueillir des fraises, admirer les iconiques plantations de thé, visiter une "bee farm" (gratuit -ballade au milieu des ruches et boutiques de souvenirs) et une "butterfly farm" (pas testé). Par contre une fois qu'on a fait tout ça, il ne semble pas rester grand chose à faire dans la région! A Brinchang, la "Big Red Strawberry Farm" semble être le leader du tourisme hors sol. On peut la visiter et manger et boire de la fraise à leur café, avec la vue sur les salades en serre et du bon wifi. On peut y cueillir des fraises, mais seulement en saison (vers août), alors que sur la route de Mossy Forest on a pu en cueillir en mai. Enfin à Brinchang, ne loupez pas l'excellent et très peu cher "vegetarian fast food" et ses fameuses ailes de poulet végétariennes (incroyable mais vrai).
Kuala Lumpur (Kéèl pour les intimes) Pour nous la capitale fut juste une ville de transit, tout ce qu'on sait, c'est qu'il y a une alternative au train express à 35 MYR pour l'aéroport: le bus à 10 MYR!
J'utilise souvent ce forum pour préparer mes voyages. J'ai décider de faire un retour d'ascenseur en écrivant au retour ce que j'aurai aimé lire avant de partir.
Jungle, îles paradisiaques, découvertes culinaires et petits prix sont pour moi les grands attraits de la Malaisie. On y trouve beaucoup de mulsulmans (et donc relativement peu d'alcool!), des indiens, des chinois (ce qui n'est pas mutuellement exclusif, j'en suis bien consciente), ce qui fait qu'il est dur de coller une image quelconque aux malais. Le niveau de développement est aussi un mélange: on peut voir des familles entières sur un scooter, mais aussi des rues propres et calmes comme chez nous, avec les prix qui vont avec (nous l'avons constaté surtout à Ipoh et dans les Cameron Highlands). En général, on ne voit pas de pauvreté, par contre on peut manger et se loger pour pas cher: environ 20 MYR le repas et 50 MYR la chambre pour deux (pour les prix en euros il suffit de diviser par quatre). La Malaisie est découpé en deux partie, la Malaisie péninsulaire (entre Singapour et la Thaïlande) et "l'autre partie" sur l'île de Bornéo (partagée avec l'Indonésie). Nous sommes restés en Malaisie péninsulaire.
Quelques infos pratiques Les prises électriques L'astuce de la touillette en bois découverte à Singapour est valable aussi en Malaisie (ce sont les mêmes prises). Plutôt que d'acheter un adaptateur, utilisez une touillette en bois! Fichez la dans le trou du haut, insérez votre prise européenne, retirez la touillette - ça charge! Les boissons Au restaurant la même boisson (le café par exemple) sera souvent plus chère froide que chaude. Le surcoût doit venir des glaçons car les boissons froides arrivent chaudes mais avec des glaçons! Pour les jus c'est différent, souvent ils sont dilués à l'eau, mais s'il ne le sont pas ils sont plus chers sans glaçon car il y a plus de fruit. A essayer: Milo (boisson chocolatée), Horlick (boisson au céréales), Bandung (lait-rose). Quant à la bière, souvent "une bière" correspond à "une bouteille de 1 litre"! La bouffe En une vingtaine de jours je n'ai toujours pas bien compris comment fontionnait une carte, j'ai toujours une surprise quand arrive le plat, sur la quantité, les ingrédients, la consistance (tiens, j'avais commandé une soupe?). Mais grosso modo, on choisi soit un plat de nouille, soit un plat de riz ("nasi"). On peut aussi prendre une viande (ex: poulet, "ayam"), qui vient toujours avec de la sauce et des légumes, et commander du riz avec. L'écueil à éviter selon moi est de commander seulement des "vegetables". Des fois il s'agit d'un plat complet avec du riz et même de la viande (si si!) mais des fois il ne s'agit vraiment que de légumes! Il y aussi de nombreuses spécialités mais il n'est pas évident pour un touriste de les dénicher. A noter: -les "roti canai" (cuisine indienne: une galette feuilletée accompagnée de sauce aux lentilles) est ce qui se rapproche le plus des croissants du matin. -"ABC" est une étrange glace aux haricots rouges et au maïs. -le durian est un fruit qui pue tellement qu'il est interdit dans les lieux publiques, au même titre que la cigarette! Les bus Les bus locaux ne coûtent presque rien mais semblent passer un peu aléatoirement. Les car, plus fiables, ne sont pas très chers non plus et ont des fauteuils de première classe! La plomberie Il n'y a pas toujours d'eau chaude dans les hôtels. Les douches "à l'italienne" semblent concues pour innonder toute la salle de bain y compris la cuvette des toilettes. Prévoyez les tongues si vous ne voulez pas vous mouiller les pieds en allant faire pipi! Prévoyez aussi du papier toilette car l'usage ici c'est de se laver au jet. C'est peut-être pas plus mal mais un peu technique
Première étape: rallier Tioman depuis Singapour Arrivant par Singapour en Malaisie, nous avons décidé d'aller d'abord sur l'île de Tioman, pas si loin à vol d'oiseau. Le ferry pour Tioman part de Mersing (35 MYR aller). Il dépend de la marée et a donc des horaires variables. Il faut arriver le plus tôt possible à Mersing, car plus on arrive tard plus on risque d'avoir à attendre un ferry jusqu'au lendemain. Il y a des navettes directes Singapour / Mersing, mais elles sont au prix fort. Nous avons préféré utiliser les bus locaux, plus lents, quite à attraper le ferry un jour plus tard. Nous avons choisi de passer la muit à Johor Bahru ("Djébi" pour les intimes), la ville voisine de Singapour, qu'on atteint en quelques heures de bus et quelques salamalèques de la douane. Initiallement nous avions préféré nous arrêter pour la nuit à JB plutôt qu'à Mersing car sur internet l'offre en hébergement nous avait semblé plus pauvre à Mersing. Mauvais calcul! A JB les hébergements en centre sont très chers, ce fut notre nuit au plus mauvais rapport qualité/prix de toute la Malaisie: 100 MYR pour une chambre sans fenêtre. En partant de JB vers 9h nous sommes arrivés à Mersing alors que le dernier ferry partait et avons du passer aussi une nuit à Mersing! On a pu d'ailleurs constater sur place qu'on y trouve plein d'hôtels pas cher. Au moins, JB nous a laissé deux bons souvenirs: les stands de poisson frais (montrez celui que vous voulez, il est pesé, cuisiné et servi dans une feuille de bananier sur le champ), et le coiffeur-barbier à 12 MYR! Pour les filles, c'est beaucoup plus cher et pas terrible. Les coupes sont accompagnées de massages, voir de manipulations style osthéopathe. A Mersing en revanche, on a eu une mauvaise surprise en mangeant à un buffet: une addition à 80 MYR, la plus chère de tout notre séjour. Les coupables étaient les fruits de mer (écrevisse, calamar), étrangement hors de prix dans ce petit port.
Tioman C'est la plus au sud des îles de la côte est. Elle est traversée en son milieu par une route, tout autour il y a des petits villages (dont certains accessibles par bateau uniquement), et tout le reste, c'est de la jungle bien dense. Nous y avons passé une semaine nous sommes contentés des parties accessibles à pied. Ce serait un vrai petit paradis s'il n'y avait pas des déchets qui trainent à droite à gauche... Heureusement les fonds marins sont épargnés! Le snorkelling (masque et tuba) et la plongée sont les activités phares sur l'île, avec le bouquinage sur la plage et les tentatives d'ouverture de noix de coco. Tekek C'est le village par lequel on arrive. Il y a des boutiques "duty free" avec de la bière pas chère (allez savoir pourquoi) et comme partout ailleurs sur l'île des lézards géants, mais rien qui ne nous ait donné trop envie de s'attarder. Il faut dire que notre arrivée correspondait à la fin de la haute saison, c'était relâche pour tous les habitants qui vivent du tourisme:tout était fermé. Air Batang (ABC) C'est le village voisin de Tekek, juste au nord. On y trouve des bungalows, des restos, des bars, des fonds marins à visiter en snorkelling ou en plongée - tout ce qu'il faut pour des vacances relax! Il faut juste se méfier des singes qui n'hésitent pas à visiter les bungalows pour piquer de la bouffe! Il n'y a pas vraiment de route, les seuls véhicules à moteur sont des scooters sur lesquels sont bricolés des side-cars. Nous avons trouvé notre bonheur "Chez Mohktar", qui gère avec sa petite famille des bungalows et un resto qui fait des bons petits plats (les légumes au lait de coco déchirent). Le snorkelling est génial, on a vu des poissons clown qui semblent défendrent leurs anémones, des raies, des requins et des paysages sous-marins fantastiques crées par les coraux et autres bestioles. Au nord du village, un chemin dans la jungle permet de rejoindre "Monkey Bay" (une plage déserte, hormi les singes) puis le village suivant. Comme toujours dans la jungle, la progression est lente et difficile et cette partie est complètement sauvage. Ne comptez pas comme nous sur d'hypothétiques bars de plage pour étanchez votre soif, vous n'iriez pas loin. De Juara a Tekek Il y a une route mais aussi un chemin de randonnée, qui part de la mosquée. Ca grimpe un peu et avec la chaleur humide de la jungle, c'est sport! Vers le sommet on rejoint la route. Plus loin une cascade et un bassin où faire trempette ont un goût de récompense (petit chemin sur la droite juste avant la grande maison abandonnée). Autre distraction sur la route: la "mouse deer farm" où sont élevés des chevrotains, des sortes de biches de la taille d'un lapin. Juara Le village est assez similaire a Air Batang, mais il y a beaucoup, beaucoup moins à voir en snorkelling - sauf à être chanceux et croiser une tortue. Les tortues viennent pondre sur la plage. Tout le monde ne se fait pas (comme nous :) réveiller par une tortue en pleine nuit, mais on peut au moins rendre visite à "Turtle Project", une association qui les protège. En partant de "Turtle Project" justement, il y a une superbe rando qui mène à une rivière et un très bon spot de baignade. Le chemin est juste assez tracé pour être praticable, on le découvre au fur et à mesure en contournant un rocher, escaladant une racine... Un panneau indique que le chemin est fermé car les gens s'y perdent - au cas où nous avions un GPS sur notre smartphone (avec l'appli OSMAND qui fonctionne hors ligne). Il y a un autre accès qui part plus loin sur la plage, il est donc possible de faire une boucle. Enfin, à Juara, il y a du surf. Mais c'est seulement à la saison des pluies! Note: ne pas loger chez Starfish (juste avant Beach Shack) si on aime les salles de bain propres comportant au moins un lavabo et les gens souriants.
Taman Negara Après en avoir bien sué dans la jungle à Tioman, je n'étais qu'à moitié partante pour le Taman Negara, une immense jungle. Pourtant j'ai adoré! Le village par lequel on y accède, Kuala Tahan, est charmant. Coupé en deux par une impressionante rivière (telle que je m'imagine l'amazonie), on traverse en barque (1 MYR la traversée). Il y a aussi des "floating restaurants", sortes de péniches, où la bouffe n'est pas terrible mais le cadre est extraordinaire. On a fait la "night jungle walk" avec un guide (25 MYR), sympa même si la foule casse un peu l'ambiance. Le clou du tour était l'animal semi-domestique du coin (dont je tairai l'espèce pour préserver le suspens) - à ne surtout pas louper. En rando on peut faire la "canopywalk" (5 MYR) et un petit sommet, ce n'est pas très long mais avec la chaleur ça nous a suffit pour la journée. En deux jours on peut aller jusqu'à un abri pour observer les animaux, mais pour aller plus loin les guides sont à priori obligatoires. Il est aussi possible de s'enfoncer dans le parc en bateau et voir ainsi des villages d'aborigènes (Orang Asli), des cascades... Mais on n'a pas fait. Pour arriver à Kuala Tahan nous avions pris un bateau (3 heures, 35 MYR) qui part des environs de Jerantut et remonte la rivière. C'est assez magique, mais si c'était à refaire, pour environ le même budget, j'irai peut être à Kuala Tahan en bus puis je prendrai le bateau (45 min, 40 MYR) pour m'enfoncer dans le parc. Ceux qui en revenaient étaient trempés à cause des passages de rapides - ça a l'air fun! Les sangsues Il faut faire avec, alors dites vous que vous expérimentez de près la faune sauvage! La technique de rentrer son pantalon dans de grosses chaussettes donne des résultats, mais elles sont quand même assez douées pour se faufiler discrêtement sous les vêtements pendant que vous randonnez. Pour nous c'était trois par personnes, aux chevilles, sur le dos et le ventre. La bonne nouvelle c'est qu'on ne sent rien, la mauvaise c'est que ça laisse des traces un moment! En chemin A mi-chemin entre Kuala Lumpur et Taman Negara se trouve Kualah Gandah Elephant Sanctuary. On peut assister au bain des éléphants, les nourir et les voir faire des tours. Et un documentaire très intéressant est projeté. Le centre est financé par l'état et les plantations de palme et a pour but de protéger les éléphants. Quand leur habitat est détruit, une équipe de choc de Kuala Gandah les relocalise dans le Taman Negara. Ils en ont déjà relocalisé 700. L'entrée est gratuite, seul frais eventuel: 50 MYR par groupe + 10 MYR par personne pour prendre un bain avec un éléphanteau. Plus le taxi pour y'aller, car il n'y a pas de bus (60 MYR de Tamerloh, certainement moins de Lanchang). Si vous passez à Tamerloh, vous pouvez faire réparer vos chaussures et vos vêtements dans la rue pour quelques MYR, et tester le "tempoyak ikan patin", du poisson dans une soupe de durian bien épicée. Vous serez certainement amené à passer une nuit à Jerantut, pas de panique, il y a le NKS hostel, pas cher du tout (25 MYR la chambre double) et ils s'occupent de tout. D'ailleurs on suppose qu'ils compensent les nuités pas chères avec les marges prises sur les transports et les tours.
Ipoh Pour mettre un peu de cuture dans notre voyage, nous nous sommes arrêtés dans cette ville classée au patrimoine mondial de l'Unesco (et sur le chemin des Cameron Highlands). J'ai trouvé la ville pas inintéressante, mais pas renversante non plus. Par contre nous avons adoré manger à Kong Hang, une petite salle bondée qui ne paye pas de mine entourée de plusieurs petits stands. On y a goûté les popiah (sortes de rouleaux de printemps à je-ne-sais-quoi-qui-est-bon), les brochettes de porcs (la spécialité) et le Ipoh White Coffee, qui nous a même été offert par notre voisine de table: "Quand vous partirez de malaisie, vous vous rappellerez de la gentillesse des gens" nous a-t-elle dit. C'est gagné! A quelques kilomètres au nord de la ville (15 MYR aller en taxi) se trouve "Perak Cave Temple", un temple boudhiste chinois installé dans une gigantesque grotte, dont les recoins sont décorés de statues et peintures (et de textes, mais c'est littéralement du chinois). Des escaliers partent dans tous les sens, épousant la roche. Certain mènent bien au dessus de la grotte, donnant un point de vue sur la vallée. La visite-ballade est super.
Cameron Highlands D'astucieux businessmen ont fait de la culture hors sol une attraction touristique majeure. La fraise en est la figure de proue, les boutiques déclinent la fraise en mille et un produits dérivés. On peut les cueillir directement dans les serres, mais ne comptez pas faire une affaire en économisant la main d'oeuvre: c'est 4 MYR les 100g! Les plantations, principalement de thé, forment des paysages originaux. La région des Cameron Highlands est en altitude, sa fraîcheur relative participe à son succès. Nous sommes restés a Brinchang, principale ville du coin avec Tana Rata. Il semblerait qu'une des spécialités culinaires ici soit le "Steamboat": on vous amène une quantité délirante d'ingrédients crus, un réchau avec une sorte de bouillon, et c'est à vous de faire la popote. Il faut bien ça pour prendre des forces si on veut visiter la "Mossy Forest". En taxi c'est 60 MYR aller, à pied c'est deux heures de grimpette dans la jungle, en s'accrochant parfois aux racines pour se hisser! En haut, une forêt un peu fantastique, avec des points de vue bien aménagés. Il est possible de continuer et d'atteindre un sommet (et même d'y camper), mais c'est ardu! En l'occurence nous avons fait demi-tour à 1/3 du chemin, de fortes pluies ayant transformé le chemin en bain de boue. La bonne nouvelle, c'est que pour rentrer à Brinchang, si on en a marre de la jungle, on peut prendre la route (11 km) où dans ce sens il est facile de faire du stop. Au passage on peut cueillir des fraises, admirer les iconiques plantations de thé, visiter une "bee farm" (gratuit -ballade au milieu des ruches et boutiques de souvenirs) et une "butterfly farm" (pas testé). Par contre une fois qu'on a fait tout ça, il ne semble pas rester grand chose à faire dans la région! A Brinchang, la "Big Red Strawberry Farm" semble être le leader du tourisme hors sol. On peut la visiter et manger et boire de la fraise à leur café, avec la vue sur les salades en serre et du bon wifi. On peut y cueillir des fraises, mais seulement en saison (vers août), alors que sur la route de Mossy Forest on a pu en cueillir en mai. Enfin à Brinchang, ne loupez pas l'excellent et très peu cher "vegetarian fast food" et ses fameuses ailes de poulet végétariennes (incroyable mais vrai).
Kuala Lumpur (Kéèl pour les intimes) Pour nous la capitale fut juste une ville de transit, tout ce qu'on sait, c'est qu'il y a une alternative au train express à 35 MYR pour l'aéroport: le bus à 10 MYR!
Retour de 15 jours à Sao Tomé en mars 2015 English translation pending
Pour m'être largement aidée des témoignages que j'ai pu lire, je vous livre ma contribution de retour de voyage. Quels voyageurs sommes-nous ? La bonne cinquantaine, nous sommes trop indépendants pour les voyages organisés avec prise en charge collective et apprécions un confort de bon aloi. Pour ce séjour de 2 semaines nous avons contacté Adilson, guide très largement recommandé sur ce forum. C’est mérité et ça nous a bien facilité la vie.
- JOUR 1 - Samedi:
Arrivée de l’avion TAP à Sao Tome à 17H, un peu en avance. La sortie de l'aéroport est rapide, Adilson nous attend.
- JOUR 2 - Dimanche:
Départ par la route de Guadalupe explorer les exploitations de cacao et la côte nord. 1er arrêt à la roça Bela Vista avec la découverte des installations de production: gigantesques fours de séchage alimentés au bois jour et nuit et plateaux de séchage à l'air libre sur lesquelles les fèves étalées sont ratissées pour faciliter l'évaporation de l'eau. Le fait d'être accompagnés par notre guide nous permet de faire le tour des habitations. C'est un choc. Les cases construites par les colons n’ont connu aucune amélioration, les habitants vivent dans une très grande précarité, sans eau courante ni aucune installation sanitaire, même rudimentaire.
Nous poursuivons notre route avec un arrêt à la roça Agostinho Netto, à l’abandon, les constructions tombent en ruine. C'est la vision effarante de ce pays où la population manque de logements mais à qui le gouvernement interdit l'occupation des bâtiments coloniaux, excepté les cases d'esclaves.
Passé Guadalupe, nous bifurquons vers Morro Peixe, petit village de pêcheurs au bord de la plage, lieu d'installation du poste de sauvegarde des tortues marines. Hipolito est l'aimable personnage qui voue sa vie à la protection des tortues et fait un travail remarquable.
Poursuite par la praia Tamarinos. C'est dimanche, jour de pique nique sur la plage, avec musique à fond, chacun la sienne...avant un déjeuner copieux et délicieux au resto Celvas, à Guadalupe.
On continue notre périple en passant par praia das conchas puis on file vers praia Lagoa Azul, sa petite plage dans une petite crique et ses gros baobabs.
- JOUR 3 - Lundi
En route vers Ponta Figo et Manuel Morales par la route de Guadalupe pour faire la balade des tunnels. La route coupe le Rio Provaz. Les draps qui sèchent sur les berges caillouteuses de la rivière constituent un magnifique tableau de grands aplats colorés.
A 20 minutes de voiture de Ponta Figo sur un chemin montagneux, c'est le départ pour la balade vers la plus haute chute de l'ile. Le chemin traverse des champs de légumes, des cacaoyers et une foret secondaire, puis suit le petit canal d’alimentation du barrage.
Dans la foret, des tas de grosses coquilles jonchent le sol: les escargots locaux sont géants !Une fontaine improvisée en bambou permet de se rafraichir avant de franchir le premier tunnel. Le canal en pierre passe sous une voute de 200 mètres de long. Courage! L'eau fraiche et arrive au genou. Au bout du tunnel, une belle cascade....et un 2eme tunnel, il y en a ainsi 5 autres à franchir pour atteindre la grande cascade. On décide de s'arrêter là, il faut refaire le chemin inverse, jouer les taupes sous terre avec au bout du tunnel une petite halte de nettoyage à la fontaine. On retrouve la voiture, l'expédition nous a pris 2 heures, aller-retour.
Pour nous remettre, déjeuner à Neves au Santola, l'endroit le plus improbable qui soit pour déjeuner L'auberge ne paye vraiment pas de mine et pourtant c'est là qu'on mange le plus délicieux des crabes, avec une belle chair ferme et gouteuse, servis sur une planche en bois avec un marteau, plaf! Un grand coup sur les pinces, un régal.
Nous poussons ensuite la découverte de la cote ouest jusqu'à Sainte Catherine et le Rio Binda, qui signe la fin de la route. Après c'est une piste impraticable. La route qui longe la cote au plus près est magnifique, sauvage, avec des petites cascades qui arrachent la route par endroits.
- JOUR 4 - Mardi:
Départ pour jardin botanique à Bom Sucesso, point de départ de la randonnée au lac Amalia à 1 465 m d'altitude, 4H1/4 de marche Aller-retour. Pour y accéder, il faut pénétrer dans l'enceinte du parc OBO. Le chemin n'est pas tracé, c’est physique, parfois escarpé, constamment glissant du fait des pluies quotidiennes, avec des racines et des embuches partout, c'est la jungle!
Le lac se dévoile enfin, étendue verte bordée par des pétunias géants fleuris à plus de 2 mètres haut! A nous l'expérience du sol mou: ancien cratère, le lac s'est rempli d'une couche végétale spongieuse, irrégulière et très épaisse qui affleure la surface de l'eau... C'est pas des sables mouvants, quoique...
Retour à Sao Tome en passant par la cascade Nicolau.
- JOUR 5 - Mercredi:
Le temps est couvert, il a plu l’après-midi, alors shopping et visites à la capitale. Le temps d’une éclaircie, déjeuner à la roça Bombaim en passant par la cascade Bombaim. Le trajet est absolument magnifique, la route serpente à flan de coteaux dans les plantations de cacaoyers.
Puis visite de l'atelier de Claudio Corallo, pour une leçon de chocolat. C'est la première fois que je vois une visite d'atelier payante! et en plus c'est pas donné, 100 000 dobras par visiteur, 25 visiteurs en troupeau, ça fait quand même 100 euros de recette quand il paye ses salariés moins de 50 euros par mois.
Je pensais qu'à ce prix on verrait des fèves, des machines, du chocolat partout et sous toutes ses formes, mais que nenni! Rien à regarder, rien à toucher, c'est modeste et aseptisé. L'atelier ne fonctionne pas, Claudio Corallo se met en scène, comme au théâtre, dans un speech à sa gloire. Tout n'est pas faux heureusement, mais pour goutter 3 microscopiques bouts de chocolat, autant acheter directement le produit au super marché juste en face, c’est moins cher ! Il faut prendre l'argent là où il est, certes, mais dans ce cas c'est vraiment sans vergogne.
- JOUR 6 - Jeudi:
Aujourd’hui descente de la cote est jusqu'à Sao Joao de Angolares, avec visite de la roça Agua Ize encore en activité. Dans d'immenses hangars, des fours cylindriques en acier gros comme des wagons SNCF s'alignent... Un peu plus loin, une odeur de vinaigre pique le nez: nous arrivons dans les immenses cases de fermentation pour les fèves fraiches. Remuées à la pelle de case en case pendant 8 jours, elles sont prêtes pour le séchage, puis la mise en sac et enfin l'exportation.
En haut de la roça, le petit hôpital est une charmante maison en pierre avec rotonde et escalier à double révolution, en ruine... En bas de la roça, dans le jardin de l'habitation des maitres abandonnée, on devine le vestige de ce qui a été une petite piscine d'eau douce....
Un peu plus loin nous arrivons à la "bouche d'enfer", un curieux phénomène de reflux de la mer dans une coulée volcanique qui offre un beau spectacle d'eau. Nous poursuivons en direction de praia Micondo, une jolie plage, assez longue, accessible par un chemin le long d'une petite rivière.
Dans un virage, un sculpteur expose sur un mur, à l'air libre, des œuvres en bois vraiment belles...Personne pour les garder, ni pour les vendre. Le sculpteur a du vaquer à d'autres occupations. Nous arrivons à Sao Jao dos Angolares pour déjeuner à la roça San Joao, une magnifique maison d'hôtes propriété du peintre Carlos Silva. Un personnage! Ce passionné de cuisine tient les casseroles et les farandoles de saveurs se bousculent dans les assiettes.
Au retour, nouvel essai pour le mur des sculptures. Pas mieux!
JOUR 7 - Vendredi:
En route en direction des plages du sud jusqu'à Porto Alegre (3 heures de route) pour un tour de pirogue dans la mangrove. Une famille singe passe d'arbres en arbres, hop hop hop, pendus par la queue.
Nous poursuivons vers praia piscina, une curiosité basaltique: la mer passe dans une première "piscine" pour remplir une autre, plus petite et sableuse. Le cadre est beau, mais la baignade nous tente peu: sentier glissant, vagues, oursins, quelques déchets coupants ou métalliques sur la plage.
Déjeuner au jale éco-lodge à Porto Alegre. Pour l'observation de la ponte des tortues, c'est l'endroit au top, on ne peut faire mieux. Manuel le restaurateur, vraiment un chic type, pratique la pêche sous marine pour fournir le déjeuner du jour!
En fin d’après-midi, bateau navette de l’ile Rolas pour une traversée de 20 minutes. Nous abandonnons Adilson.
- JOURS 8 à 11- Ila Rolas, samedi à mardi
Pour déjeuner correctement sur l’ile sans se ruiner, il faut s'adresser à Rinaldo, un habitant débrouillard qui a parfaitement compris que la nourriture épouvantable du Pestana peut lui fournir une petite clientèle à la recherche de poisson frais grillé, servi sur la plage.
Faire le tour de l'ile à pieds demande 2 heures environ, avec des curiosités géologiques spectaculaires et des plages paradisiaques, sable fin et blanc, eau turquoise. Au retour nous récupérons une voiture en fin d’après-midi, pour rejoindre Santana.
JOURS 12 et 13 - Club Santana, mercredi et jeudi
La voiture nous permet une liberté de déplacement appréciable, même si nous prenons le rythme local « leve-leve », c’est-à-dire tranquille tranquille….
- JOUR 14 - Vendredi:
Nous quittons le Santana à regrets pour rejoindre Mucumbli, sur la côte ouest. Puisqu'on passe devant, une petite visite au CKado nous permet de faire une ample provision de chocolat Claudio Corallo. Puis on file à Mucumbli. Cet hébergement est notre coup de cœur du séjour.
- JOUR 15 - samedi
Dernier jour, le paiement de la taxe de sortie est rapide, l'entrée dans l'aéroport l'est moins: le contrôle sécurité des bagages est manuel et c'est seulement après qu'on entre et qu'on peut accéder aux guichets. Reste plus qu’à attendre l’embarquement.
Rétrospectivement, les bonnes et les moins bonnes options de notre voyage
A retenir : - Adilson, un guide qui mérite largement sa bonne réputation - notre séjour à Santana
Ce que nous regrettons : - 4 jours à Ila Rolas, c'est LA journée de trop! - ne pas avoir commencé le séjour par Mucumbli, un hébergement d'un charme infini, idéalement situé pour l'exploration de la cote ouest et la randonnée au lac Amalia.
Ce qui peut se discuter: - ne pas avoir été à Principe, découvrir ses plages et ses perroquets
Si vous souhaitez avoir le trajet complet, avec tous les détails, les cartes et tous les liens internet des lieux visités et des hôtels, les contacts téléphoniques divers, les prix payés, le scan de mon guide, répondez à ce message en mettant en CLAIR dans le texte de votre RÉPONSE votre ADRESSE EMAIL, mais pas Free qui n’accepte pas les gros envois !
Je vous adresserai en retour le fichier qui fait 20 pages.
Vous pouvez aussi avoir accès à toutes mes contributions en cliquant sur mon nom.
- JOUR 1 - Samedi:
Arrivée de l’avion TAP à Sao Tome à 17H, un peu en avance. La sortie de l'aéroport est rapide, Adilson nous attend.
- JOUR 2 - Dimanche:
Départ par la route de Guadalupe explorer les exploitations de cacao et la côte nord. 1er arrêt à la roça Bela Vista avec la découverte des installations de production: gigantesques fours de séchage alimentés au bois jour et nuit et plateaux de séchage à l'air libre sur lesquelles les fèves étalées sont ratissées pour faciliter l'évaporation de l'eau. Le fait d'être accompagnés par notre guide nous permet de faire le tour des habitations. C'est un choc. Les cases construites par les colons n’ont connu aucune amélioration, les habitants vivent dans une très grande précarité, sans eau courante ni aucune installation sanitaire, même rudimentaire.
Nous poursuivons notre route avec un arrêt à la roça Agostinho Netto, à l’abandon, les constructions tombent en ruine. C'est la vision effarante de ce pays où la population manque de logements mais à qui le gouvernement interdit l'occupation des bâtiments coloniaux, excepté les cases d'esclaves.
Passé Guadalupe, nous bifurquons vers Morro Peixe, petit village de pêcheurs au bord de la plage, lieu d'installation du poste de sauvegarde des tortues marines. Hipolito est l'aimable personnage qui voue sa vie à la protection des tortues et fait un travail remarquable.
Poursuite par la praia Tamarinos. C'est dimanche, jour de pique nique sur la plage, avec musique à fond, chacun la sienne...avant un déjeuner copieux et délicieux au resto Celvas, à Guadalupe.
On continue notre périple en passant par praia das conchas puis on file vers praia Lagoa Azul, sa petite plage dans une petite crique et ses gros baobabs.
- JOUR 3 - Lundi
En route vers Ponta Figo et Manuel Morales par la route de Guadalupe pour faire la balade des tunnels. La route coupe le Rio Provaz. Les draps qui sèchent sur les berges caillouteuses de la rivière constituent un magnifique tableau de grands aplats colorés.
A 20 minutes de voiture de Ponta Figo sur un chemin montagneux, c'est le départ pour la balade vers la plus haute chute de l'ile. Le chemin traverse des champs de légumes, des cacaoyers et une foret secondaire, puis suit le petit canal d’alimentation du barrage.
Dans la foret, des tas de grosses coquilles jonchent le sol: les escargots locaux sont géants !Une fontaine improvisée en bambou permet de se rafraichir avant de franchir le premier tunnel. Le canal en pierre passe sous une voute de 200 mètres de long. Courage! L'eau fraiche et arrive au genou. Au bout du tunnel, une belle cascade....et un 2eme tunnel, il y en a ainsi 5 autres à franchir pour atteindre la grande cascade. On décide de s'arrêter là, il faut refaire le chemin inverse, jouer les taupes sous terre avec au bout du tunnel une petite halte de nettoyage à la fontaine. On retrouve la voiture, l'expédition nous a pris 2 heures, aller-retour.
Pour nous remettre, déjeuner à Neves au Santola, l'endroit le plus improbable qui soit pour déjeuner L'auberge ne paye vraiment pas de mine et pourtant c'est là qu'on mange le plus délicieux des crabes, avec une belle chair ferme et gouteuse, servis sur une planche en bois avec un marteau, plaf! Un grand coup sur les pinces, un régal.
Nous poussons ensuite la découverte de la cote ouest jusqu'à Sainte Catherine et le Rio Binda, qui signe la fin de la route. Après c'est une piste impraticable. La route qui longe la cote au plus près est magnifique, sauvage, avec des petites cascades qui arrachent la route par endroits.
- JOUR 4 - Mardi:
Départ pour jardin botanique à Bom Sucesso, point de départ de la randonnée au lac Amalia à 1 465 m d'altitude, 4H1/4 de marche Aller-retour. Pour y accéder, il faut pénétrer dans l'enceinte du parc OBO. Le chemin n'est pas tracé, c’est physique, parfois escarpé, constamment glissant du fait des pluies quotidiennes, avec des racines et des embuches partout, c'est la jungle!
Le lac se dévoile enfin, étendue verte bordée par des pétunias géants fleuris à plus de 2 mètres haut! A nous l'expérience du sol mou: ancien cratère, le lac s'est rempli d'une couche végétale spongieuse, irrégulière et très épaisse qui affleure la surface de l'eau... C'est pas des sables mouvants, quoique...
Retour à Sao Tome en passant par la cascade Nicolau.
- JOUR 5 - Mercredi:
Le temps est couvert, il a plu l’après-midi, alors shopping et visites à la capitale. Le temps d’une éclaircie, déjeuner à la roça Bombaim en passant par la cascade Bombaim. Le trajet est absolument magnifique, la route serpente à flan de coteaux dans les plantations de cacaoyers.
Puis visite de l'atelier de Claudio Corallo, pour une leçon de chocolat. C'est la première fois que je vois une visite d'atelier payante! et en plus c'est pas donné, 100 000 dobras par visiteur, 25 visiteurs en troupeau, ça fait quand même 100 euros de recette quand il paye ses salariés moins de 50 euros par mois.
Je pensais qu'à ce prix on verrait des fèves, des machines, du chocolat partout et sous toutes ses formes, mais que nenni! Rien à regarder, rien à toucher, c'est modeste et aseptisé. L'atelier ne fonctionne pas, Claudio Corallo se met en scène, comme au théâtre, dans un speech à sa gloire. Tout n'est pas faux heureusement, mais pour goutter 3 microscopiques bouts de chocolat, autant acheter directement le produit au super marché juste en face, c’est moins cher ! Il faut prendre l'argent là où il est, certes, mais dans ce cas c'est vraiment sans vergogne.
- JOUR 6 - Jeudi:
Aujourd’hui descente de la cote est jusqu'à Sao Joao de Angolares, avec visite de la roça Agua Ize encore en activité. Dans d'immenses hangars, des fours cylindriques en acier gros comme des wagons SNCF s'alignent... Un peu plus loin, une odeur de vinaigre pique le nez: nous arrivons dans les immenses cases de fermentation pour les fèves fraiches. Remuées à la pelle de case en case pendant 8 jours, elles sont prêtes pour le séchage, puis la mise en sac et enfin l'exportation.
En haut de la roça, le petit hôpital est une charmante maison en pierre avec rotonde et escalier à double révolution, en ruine... En bas de la roça, dans le jardin de l'habitation des maitres abandonnée, on devine le vestige de ce qui a été une petite piscine d'eau douce....
Un peu plus loin nous arrivons à la "bouche d'enfer", un curieux phénomène de reflux de la mer dans une coulée volcanique qui offre un beau spectacle d'eau. Nous poursuivons en direction de praia Micondo, une jolie plage, assez longue, accessible par un chemin le long d'une petite rivière.
Dans un virage, un sculpteur expose sur un mur, à l'air libre, des œuvres en bois vraiment belles...Personne pour les garder, ni pour les vendre. Le sculpteur a du vaquer à d'autres occupations. Nous arrivons à Sao Jao dos Angolares pour déjeuner à la roça San Joao, une magnifique maison d'hôtes propriété du peintre Carlos Silva. Un personnage! Ce passionné de cuisine tient les casseroles et les farandoles de saveurs se bousculent dans les assiettes.
Au retour, nouvel essai pour le mur des sculptures. Pas mieux!
JOUR 7 - Vendredi:
En route en direction des plages du sud jusqu'à Porto Alegre (3 heures de route) pour un tour de pirogue dans la mangrove. Une famille singe passe d'arbres en arbres, hop hop hop, pendus par la queue.
Nous poursuivons vers praia piscina, une curiosité basaltique: la mer passe dans une première "piscine" pour remplir une autre, plus petite et sableuse. Le cadre est beau, mais la baignade nous tente peu: sentier glissant, vagues, oursins, quelques déchets coupants ou métalliques sur la plage.
Déjeuner au jale éco-lodge à Porto Alegre. Pour l'observation de la ponte des tortues, c'est l'endroit au top, on ne peut faire mieux. Manuel le restaurateur, vraiment un chic type, pratique la pêche sous marine pour fournir le déjeuner du jour!
En fin d’après-midi, bateau navette de l’ile Rolas pour une traversée de 20 minutes. Nous abandonnons Adilson.
- JOURS 8 à 11- Ila Rolas, samedi à mardi
Pour déjeuner correctement sur l’ile sans se ruiner, il faut s'adresser à Rinaldo, un habitant débrouillard qui a parfaitement compris que la nourriture épouvantable du Pestana peut lui fournir une petite clientèle à la recherche de poisson frais grillé, servi sur la plage.
Faire le tour de l'ile à pieds demande 2 heures environ, avec des curiosités géologiques spectaculaires et des plages paradisiaques, sable fin et blanc, eau turquoise. Au retour nous récupérons une voiture en fin d’après-midi, pour rejoindre Santana.
JOURS 12 et 13 - Club Santana, mercredi et jeudi
La voiture nous permet une liberté de déplacement appréciable, même si nous prenons le rythme local « leve-leve », c’est-à-dire tranquille tranquille….
- JOUR 14 - Vendredi:
Nous quittons le Santana à regrets pour rejoindre Mucumbli, sur la côte ouest. Puisqu'on passe devant, une petite visite au CKado nous permet de faire une ample provision de chocolat Claudio Corallo. Puis on file à Mucumbli. Cet hébergement est notre coup de cœur du séjour.
- JOUR 15 - samedi
Dernier jour, le paiement de la taxe de sortie est rapide, l'entrée dans l'aéroport l'est moins: le contrôle sécurité des bagages est manuel et c'est seulement après qu'on entre et qu'on peut accéder aux guichets. Reste plus qu’à attendre l’embarquement.
Rétrospectivement, les bonnes et les moins bonnes options de notre voyage
A retenir : - Adilson, un guide qui mérite largement sa bonne réputation - notre séjour à Santana
Ce que nous regrettons : - 4 jours à Ila Rolas, c'est LA journée de trop! - ne pas avoir commencé le séjour par Mucumbli, un hébergement d'un charme infini, idéalement situé pour l'exploration de la cote ouest et la randonnée au lac Amalia.
Ce qui peut se discuter: - ne pas avoir été à Principe, découvrir ses plages et ses perroquets
Si vous souhaitez avoir le trajet complet, avec tous les détails, les cartes et tous les liens internet des lieux visités et des hôtels, les contacts téléphoniques divers, les prix payés, le scan de mon guide, répondez à ce message en mettant en CLAIR dans le texte de votre RÉPONSE votre ADRESSE EMAIL, mais pas Free qui n’accepte pas les gros envois !
Je vous adresserai en retour le fichier qui fait 20 pages.
Vous pouvez aussi avoir accès à toutes mes contributions en cliquant sur mon nom.
Tour de la France à vélo, en famille English translation pending
bonjour, nous parton a l'été 2016 faire le tour de la France en vélo . Mon conjoint mes deux garcons (12 et 15 ans) et moi bien sur ;) nous savons qu'en véLo il est plus économique ! En fesant mes recherche j'ai découvert que vous en france , le camping sauvage et le biouvac( desoler si cela ne s'écris pas comme cela ) ne sont pas praticable partout! Seriez vous en mesur de me donner des noms d'organisme , de camping, ou autre ou nous serion en mesur de loger a moindre coup voir même gratuitement ( nous avons nos tentes) nous pouvons aider au tâches , nous n'avons pas peur de ce salir les mains !!!
Merci d'avance , une maman Quebecoise qui ce meurt d'impatience de partir !
Hôtel aéroport de Porto English translation pending
qui peut me renseigner pour un hotel à cote de l'aeroport de porto (pas trop cher), merci!
Popote titane pour 4 personnes (à vélo) English translation pending
Notre popote familiale (D4 4 personnes) vient de mourir après fort peu d'utilisations 😠 : le revêtement téflon part en miettes (pourtant, on n'a jamais râcler avec du métal dedans, bref...).
Quitte à en racheter une, autant en prendre une légère et sans rêvetement, et sans alu tant qu'à faire. Le plus gros qu'on ait trouvé, c'est 2L, est-ce que vous connaissez de plus grossses casseroles en titane ? Ou bien, pour cuisiner de grosses quantités, est-ce que vous utilisez plusieurs casseroles (en séparant légumes et féculents, plutôt qu'une grosse tambouille par exemple) de 1.5L par exemple ?
Bref, comment faites-vous pour cuisiner pour une famille en voyage à vélo tout en restant léger ?
Quitte à en racheter une, autant en prendre une légère et sans rêvetement, et sans alu tant qu'à faire. Le plus gros qu'on ait trouvé, c'est 2L, est-ce que vous connaissez de plus grossses casseroles en titane ? Ou bien, pour cuisiner de grosses quantités, est-ce que vous utilisez plusieurs casseroles (en séparant légumes et féculents, plutôt qu'une grosse tambouille par exemple) de 1.5L par exemple ?
Bref, comment faites-vous pour cuisiner pour une famille en voyage à vélo tout en restant léger ?