Results for "Brive+et+restaurant+|+127"
8616 results found.
Karpathos (île grecque du Dodécanèse) la dernière semaine d'avril English translation pending
Bonjour à tous les voyageurs,
Je planifie d'aller à Karpathos dans le Dodécanèse grec et je peux y aller du 23 au 30 avril prochains !
Je voulais savoir si y aller à cette période me permettra d'apprécier comme il faut cette île qui a l'air magnifique ou faut il que je reprogramme mon voyage durant l'été ? Est qu'un voyageur du forum est déjà allé à Karpathos ?
Merci en tout cas pour toute l'aide que vous pourrez m'apporter...
Arnaud 😎
Émeutes en Tunisie (fin décembre 2010) English translation pending
Depuis une semaine de graves manifestations se produisent en Tunisie -en particulier a Sidi Bouzid-centre de la Tunisie-et celles ci viennent de s'étendre a Tunis
La cause: raz le bol de jeunes diplomés ne trouvant pas de travail-2 d'entre eux on tenté de se donner la mort
Situation très explosive....... en tenir compte pour les circuits
Avis sur notre parcours de trois semaines sur la côte Ouest américaine? English translation pending
Bonjour à tous,
Avec mon fiancé nous avons prévu de faire notre voyage de noce sur la côte ouest des USA. Nous arrivons les 21 aout 2010 à Los Angeles et nous repartirons le11 Septembre 2010 vers la France :-(.
Voici ci-dessous notre parcours:
21/08/2010 France / Los Angeles 22/08/2010 Los Angeles 23/08/2010 Los Angeles 24/08/2010 Los Angeles / San Diego 25/08/2010 San Diego 26/08/2010 San Diego / Palm Springs 27/08/2010 Palm Springs / Phoenix 28/08/2010 Phoenix / Grand Canyon 29/08/2010 Grand Canyon 30/08/2010 Grand Canyon / Monument Valley 31/08/2010 Monument Valley / Lac Powell 01/09/2010 Lac Powell - Page / Bryce Canyon 02/09/2010 Brice Canyon / Zion / Las Vegas 03/09/2010 Las Vegas 04/09/2010 Las Vegas / Vallée de la Mort / Bakersfield 05/09/2010 Bakersfield / Region de Yosemite 06/09/2010 Yosemite 07/09/2010 Yosemite / Sacramento / San Francisco 08/09/2010 San Francisco 09/09/2010 San Francisco 10/09/2010 San Francisco 11/09/2010 San Francisco / France 12/09/2010 Arrivée France Pourriez-vous svp nous fournir des conseils sur des hôtels ou des activités à ne pas manquer ou à éviter ?
Nous souhaitons louer une voiture décapotable, est-ce un bon choix ? Quelle compagnie nous conseillez-vous ?
Nous vous remercions d'avance pour vos réponses
Bàv
Tiffany
Avec mon fiancé nous avons prévu de faire notre voyage de noce sur la côte ouest des USA. Nous arrivons les 21 aout 2010 à Los Angeles et nous repartirons le11 Septembre 2010 vers la France :-(.
Voici ci-dessous notre parcours:
21/08/2010 France / Los Angeles 22/08/2010 Los Angeles 23/08/2010 Los Angeles 24/08/2010 Los Angeles / San Diego 25/08/2010 San Diego 26/08/2010 San Diego / Palm Springs 27/08/2010 Palm Springs / Phoenix 28/08/2010 Phoenix / Grand Canyon 29/08/2010 Grand Canyon 30/08/2010 Grand Canyon / Monument Valley 31/08/2010 Monument Valley / Lac Powell 01/09/2010 Lac Powell - Page / Bryce Canyon 02/09/2010 Brice Canyon / Zion / Las Vegas 03/09/2010 Las Vegas 04/09/2010 Las Vegas / Vallée de la Mort / Bakersfield 05/09/2010 Bakersfield / Region de Yosemite 06/09/2010 Yosemite 07/09/2010 Yosemite / Sacramento / San Francisco 08/09/2010 San Francisco 09/09/2010 San Francisco 10/09/2010 San Francisco 11/09/2010 San Francisco / France 12/09/2010 Arrivée France Pourriez-vous svp nous fournir des conseils sur des hôtels ou des activités à ne pas manquer ou à éviter ?
Nous souhaitons louer une voiture décapotable, est-ce un bon choix ? Quelle compagnie nous conseillez-vous ?
Nous vous remercions d'avance pour vos réponses
Bàv
Tiffany
Conclusion de notre voyage dans l'Ouest américain de septembre English translation pending
Hello
2.5 mois après le retour, la boucle est bouclée, j'ai fini le montage de notre voyage de Septembre, qui orne maintenant la première page du blog.
Vous trouverez ca ICI
Ca risque de rappeler pas mal de souvenirs à beaucoup de monde ici 😉
Bon visionnage !! 😉

2.5 mois après le retour, la boucle est bouclée, j'ai fini le montage de notre voyage de Septembre, qui orne maintenant la première page du blog.
Vous trouverez ca ICI
Ca risque de rappeler pas mal de souvenirs à beaucoup de monde ici 😉
Bon visionnage !! 😉

Ouest américain: itinéraire en partant de San Francisco (mais pas en boucle) English translation pending
Nous avons prévu de partir aux USA en Aout 2010 (du 3 au 18 soit 14 jours sur place). Nous commencerons par San Franscico mais nous hésitons entre repartir de Phoenix, Albuquerque, ou Denvers
Nous envisageons un circuit classique (San Franscico (1j), Yosemite (2j), Sequoia (1j), Vallée de la Mort (1j), Las Vegas (juste une nuit), Grand canyon (1j), Lake Powell (1j), Brice Canyon (1j), Capitol Reef (1j), Moab (avec Arches et CanyonLands 1j), Monument Valley (1j), Mesa Verde (1j), Durango (couplé avec Mesa Verde
Pour finir Albuquerque (solution la plus courte nous laissant plus de temps),
ou Phoenix qui permet encore de faire Petrified Forest et Flagstatt
ou Pueblo et Denvers (en fait on aimerais qu'il y ai un côté Western, ville fantome si possible pour changer un peu des parcs)
et pourquoi pas Las Vegas
Cela ne fait-il pas trop de kilomètres ?
Cela ne fait-il pas trop de kilomètres ?
Traitement anti-paludéen nécessaire pour faire une randonnée dans le Zanskar? English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars au Zanskar le 17 juin pour faire Lamayuru / Padum + boucle par Phuktal. Bien sur je passe par Delhi et j'y reste une journée avant de reprendre l'avion pour Leh. Pareil pour le retour. Ma question est la suivante : Vu que je ne reste qu'une seule journée à Delhi, est il nécessaire de prendre un antipaludéen ? Un bon antimoustique en crème peut il suffire ? Je demande çà car le traitement est long et brise l'estomac. A priori, il n'y a aucun traitement à prendre au Zanskar, vu l'altitude (à part mettre des micropurs dans l'eau au cas ou). Merci pour vos éventuelles réponses et expériences. Cordialement.
Je pars au Zanskar le 17 juin pour faire Lamayuru / Padum + boucle par Phuktal. Bien sur je passe par Delhi et j'y reste une journée avant de reprendre l'avion pour Leh. Pareil pour le retour. Ma question est la suivante : Vu que je ne reste qu'une seule journée à Delhi, est il nécessaire de prendre un antipaludéen ? Un bon antimoustique en crème peut il suffire ? Je demande çà car le traitement est long et brise l'estomac. A priori, il n'y a aucun traitement à prendre au Zanskar, vu l'altitude (à part mettre des micropurs dans l'eau au cas ou). Merci pour vos éventuelles réponses et expériences. Cordialement.
Aller directement de Chivay à Puno au Pérou? English translation pending
Bonjour,
Je pars 3 semaines au Pérou en mai prochain!
Je me demande s'il serait possible d'aller directement de Chivay à Puno (après avoir randonné dans le canyon de colca) sans revenir à Arequipa? Les guides (Lonely et Routard) ne semblent pas l'envisager... est-ce que c'est parce que les bus sont dangereux ou vraiment pas confortables entre Chivay et Puno ou n'y en a-t-il pas du tout?
Merci d'avance pour vos réponses!
Je pars 3 semaines au Pérou en mai prochain!
Je me demande s'il serait possible d'aller directement de Chivay à Puno (après avoir randonné dans le canyon de colca) sans revenir à Arequipa? Les guides (Lonely et Routard) ne semblent pas l'envisager... est-ce que c'est parce que les bus sont dangereux ou vraiment pas confortables entre Chivay et Puno ou n'y en a-t-il pas du tout?
Merci d'avance pour vos réponses!
Six jours à Las Vegas English translation pending
Bonjour,
J’aurais voulu avoir vos avis pour notre voyage à vegas fin octobre.
On sera sur place du 18 au 24. On dispose donc de 6 jours complets. Nous aimerions vraiment voir Monument Valley. Est il possible de faire le trajet jusque la en visitant Bryce Canyon et peut être Grand Canyon également. faut il ajouter 1/2 journée
Merci pour vos conseils et vos propositions d’itinéraire.
Conseils pour boucler mon séjour dans l'Ouest des Etats-Unis English translation pending
Bonjour à tous,
Je sais que le thème est souvent abordé mais je boucle mon séjour Ouest Américain et il me manque quelques renseignements. Voici le détail de ce que nous avons planifié et réservé :
Arrivé Dimanche 8 avril
Jour 1 : San Francisco (Marina Hôtel) Jour 2 : San Francisco (Marina Hôtel) Jour 3 : San Francisco (Marina Hôtel) Jour 4 : San Francisco (Marina Hôtel) Jour 5 : ? Nous voulions faire Yosemite mais après avoir parcouru les forums, je m'aperçois que c'est fermé en avril. Auriez vous une idée? Jour 6 : Death Valley mais où dormir? Jour 7 : Las Végas (Hôtel Stratosphere) Jour 8 : Las Végas (Hôtel Stratosphere) Jour 9 : Lake Powell mais où dormir? Jour 10 : Grand Canyon mais où dormir? Jour 11 : Laughlin, visite de calico sur la route (hôtel Ramada hôtel express Casino) Jour 12 : Los Angelès (hôtel Days Inn) Jour 13 : Los Angelès (hôtel Days Inn) Jour 14 : Los Angelès (hôtel Days Inn) Jour 15 : Retour sur Paris et désespoir total 😉
Vous voyez, il me manque 4 jours à boucler. Quand je demande où dormir, ce n'est pas forcément un hôtel mais une ville où je pourrais profiter au mieux de mon voyage. Merci à vous touspour votre participation à ce merveilleux forum...
Je sais que le thème est souvent abordé mais je boucle mon séjour Ouest Américain et il me manque quelques renseignements. Voici le détail de ce que nous avons planifié et réservé :
Arrivé Dimanche 8 avril
Jour 1 : San Francisco (Marina Hôtel) Jour 2 : San Francisco (Marina Hôtel) Jour 3 : San Francisco (Marina Hôtel) Jour 4 : San Francisco (Marina Hôtel) Jour 5 : ? Nous voulions faire Yosemite mais après avoir parcouru les forums, je m'aperçois que c'est fermé en avril. Auriez vous une idée? Jour 6 : Death Valley mais où dormir? Jour 7 : Las Végas (Hôtel Stratosphere) Jour 8 : Las Végas (Hôtel Stratosphere) Jour 9 : Lake Powell mais où dormir? Jour 10 : Grand Canyon mais où dormir? Jour 11 : Laughlin, visite de calico sur la route (hôtel Ramada hôtel express Casino) Jour 12 : Los Angelès (hôtel Days Inn) Jour 13 : Los Angelès (hôtel Days Inn) Jour 14 : Los Angelès (hôtel Days Inn) Jour 15 : Retour sur Paris et désespoir total 😉
Vous voyez, il me manque 4 jours à boucler. Quand je demande où dormir, ce n'est pas forcément un hôtel mais une ville où je pourrais profiter au mieux de mon voyage. Merci à vous touspour votre participation à ce merveilleux forum...
Beijing to Ulaanbaatar (Mongolia) by Bike Route
Hi there, we’ve been traveling by bike for a year now on the beautiful roads of our amazing planet. We’re currently in Vietnam. After a little 4-month loop through Southeast Asia, we’ll head to Japan and then on to China (which we already crossed in October and November).
Here’s our question: have any of you, or do you know if it’s possible to bike the few thousand kilometers between Beijing and Ulaanbaatar? Is the route allowed by Chinese authorities, who are so welcoming?!
Thanks for your replies! Elise and Brice Our site: http://petitshommesdumonde.free.fr
Here’s our question: have any of you, or do you know if it’s possible to bike the few thousand kilometers between Beijing and Ulaanbaatar? Is the route allowed by Chinese authorities, who are so welcoming?!
Thanks for your replies! Elise and Brice Our site: http://petitshommesdumonde.free.fr
Où acheter un réchaud à essence en France? English translation pending
Bonjour,
Je cherche un réchaud à essence dans les magasins mais je ne trouve rien. Savez-vous où je pourrais trouver ça ? Et si vous avez un point de vue à ce sujet, je suis preneuse : il paraît que c'est plus pratique pour les passages en avion car pas de recharge et plus économique sur le long terme.
Merci !
Location de voiture en Nouvelle-Zélande English translation pending
Je projete de partir en nouvelle-zélande en janvier. Mais je me demandais si je devais partir 2 mois et faire les 2 îles, bus, pouces, a pieds. Ou sinon, tout simplement, louer une voiture en arriver a Aucland, mais resté qu'un mois en nouvelle-zélande!? La location es t'elle cher. quelqu'un connait un site pour informations suplémentaire a ce sujet. Ou si qqun a des conseils a me donner, n'hésiter pas. Je viens du québec.
Simon
Simon
Transport maritime de trikes aux Etats Unis English translation pending
Bonjour j'envisage de faire la 66 au USA avec une bande de copain et nos drôles de machines.
Mon soucis du moment c'est le transport par voie maritime de nos engins
pourriez vous m'apporter des renseignements au depart de la France ou Belgique ou Pays bas
Martial
Mon soucis du moment c'est le transport par voie maritime de nos engins
pourriez vous m'apporter des renseignements au depart de la France ou Belgique ou Pays bas
Martial
Destinations agréables pour les enfants English translation pending
Bonjour,
Nous souhaitons organiser un voyage d'une durée de 3 semaines avec nos enfants (12, 10 et 6 ans). Voyage familial où tout le monde doit en profiter : enfants petits, grands et parents bien évidemment! Nous hésitons franchement sur les destinations, sachant que nous ne ferons pas un tel voyage tous les ans (ni tous les trois ans d'ailleurs!). Pour l'instant nous sommes très attirés par la Namibie en 4X4 + camping qui concilie paysages magnifiques, faune intéressante et gout de l'aventure mais je me demande si ce voyage sur 3 semaines ne signifie pas voiture, voiture et encore voiture... Pour ma part, j'irais volontiers au Vietnâm, mais est-ce une destination intéressante pour les enfants ? Si vous avez l'expérience inoubliable d'un voyage qui a ravi toute la famille et quelque soit la destination, pouvez-vous nous en faire profiter ? Nous envisageons de voyager en indépendants avec budget limité.
Merci beaucoup à tous.
Nous souhaitons organiser un voyage d'une durée de 3 semaines avec nos enfants (12, 10 et 6 ans). Voyage familial où tout le monde doit en profiter : enfants petits, grands et parents bien évidemment! Nous hésitons franchement sur les destinations, sachant que nous ne ferons pas un tel voyage tous les ans (ni tous les trois ans d'ailleurs!). Pour l'instant nous sommes très attirés par la Namibie en 4X4 + camping qui concilie paysages magnifiques, faune intéressante et gout de l'aventure mais je me demande si ce voyage sur 3 semaines ne signifie pas voiture, voiture et encore voiture... Pour ma part, j'irais volontiers au Vietnâm, mais est-ce une destination intéressante pour les enfants ? Si vous avez l'expérience inoubliable d'un voyage qui a ravi toute la famille et quelque soit la destination, pouvez-vous nous en faire profiter ? Nous envisageons de voyager en indépendants avec budget limité.
Merci beaucoup à tous.
Bons plans dans l'Ouest américain English translation pending
Bonjours! Je suis un nouveau membre du forum je me suis inscris car j'ai lu des réponses et trouvé de belle suggestions sur le voyage que je suis entrain de planifier.
Nous prévoyons voyagé en famille Moi et mon épouse avons deux filles une de 3 ans et l'autre de 11 mois nous pensons voyagé en motorisé durée du voyage environs 20 jours en mai 2005. Il y a deux ans nous avons fait le même type de voyage dans l'ouest Canadian et nous avons adoré la formule.
Je me demande quel sont les meilleurs site à voir autour du grand canyon
Nous aimons beaucoup faire de la marche dans la nature avec les filles avons chariot adapté au rendonné pour les filles donc pas de problème pour les visites en nature.
Zion NP, Bryce NP, Capitol reef NP, monument valley, Page, Grand Canyon etc nous prévoyons faire le tour Départ de Las Végas et retour Las Végas 20 jours plus tard. Nous aurions aimé faire la Califourni San Francisco, Yosemite, Séquoia, Death Valley mais avec les enfants je pense que c'est trop de route.
Questions ?????
Quel sont les meilleurs site ou National Park (NP) a voir
Quel sorte de route dans les NP avec un motorisé classe A 32 pieds est ce que se sera OK
Est ce OK pour des enfants de bas âges
Y a t il beaucoup de camping pour les RV.
Merci!
Nous prévoyons voyagé en famille Moi et mon épouse avons deux filles une de 3 ans et l'autre de 11 mois nous pensons voyagé en motorisé durée du voyage environs 20 jours en mai 2005. Il y a deux ans nous avons fait le même type de voyage dans l'ouest Canadian et nous avons adoré la formule.
Je me demande quel sont les meilleurs site à voir autour du grand canyon
Nous aimons beaucoup faire de la marche dans la nature avec les filles avons chariot adapté au rendonné pour les filles donc pas de problème pour les visites en nature.
Zion NP, Bryce NP, Capitol reef NP, monument valley, Page, Grand Canyon etc nous prévoyons faire le tour Départ de Las Végas et retour Las Végas 20 jours plus tard. Nous aurions aimé faire la Califourni San Francisco, Yosemite, Séquoia, Death Valley mais avec les enfants je pense que c'est trop de route.
Questions ?????
Quel sont les meilleurs site ou National Park (NP) a voir
Quel sorte de route dans les NP avec un motorisé classe A 32 pieds est ce que se sera OK
Est ce OK pour des enfants de bas âges
Y a t il beaucoup de camping pour les RV.
Merci!
Junior Ranger: 23 jours dans l'Ouest américain English translation pending
Bonjour, cet été nous allons visiter plusieurs parc nationaux. Voici mon itinéraire :
J1 : Départ Paris / Los Angeles, nuit à l’hôtel (Travel inn, réservé)
J2 : Visite Los Angeles : Hollywood Boulevard, Beverly Hills, Coucher du soleil au Griffith Observatory, nuit à l’hôtel (Travel inn, réservé)
J3 : Journée à Universal Studio, nuit à l’hôtel (Travel inn, réservé)
J4 : Visite de Los Angeles : Venice Beach et Santa Monica, départ pour Joshua Tree, nuit à l’hôtel (high desert motel Joshua tree national park, réservé)
J5 : Joshua Tree -> Oatman -> Seligman, nuit à l’hotel (Deluxe Inn, réservé)
J6 : Seligman-> Grand Canyon, nuit en camping (Mather campground, réservé)
J7 : Lever du soleil Grand Canyon -> Horseshoe Bend -> Barrage de Glenn Canyon -> Wahweap Overlook -> Lone Rock Beach, nuit au camping (wahweap rv & campground, réservé)
J8 : Camping -> Lower Antelope Canyon -> Navajo National Monument ->
Monument Valley, nuit au camping (The View campground, réservé)
J9 : Monument Valley -> Mexican Hat -> Bluff -> Moab, nuit dans un chalet (Canyonland RV Resort & Campground, réservé)
J10 : Arches, nuit dans un chalet (Canyonland RV Resort & Campground, réservé)
J11 : Canyonland : Island in the sky -> Capitol Reef, nuit au camping (Fruita campground) J12 : Capitol Reef -> Brice Canyon, nuit au camping (ruby's rv & campground) J13 : Brice Canyon -> Las Vegas, nuit à l'hôtel (Stratosphere, réservé)
J14 : Visite de Las Vegas + Renouvellement de Vœux, nuit à l'hôtel (Stratosphere, réservé)
J15 : Barrage Hoover + Visite de Las Vegas, nuit à l'hôtel (Stratosphere, réservé)
J16 : Las Vegas -> Death Valley (Badwater, Devil’s golf course, Artist palette, Zabriskie Point, Dante view -> Independence, nuit à l’hôtel, (independence Courthouse motel)
J17 : Independence -> Point de vue Mono Lake -> Bodie -> Tuolomne Meadows (Soda Springs and Parsons Lodge) -> Point de vue Lac Tenaya -> point de vue Olmstead view -> Mirror Lake, nuit ?
J18 : 4 mile trail -> Glacier point -> panorama trail-> retour a la voiture, nuit au camping (?)
J19 : Yosemite Valley -> Mariposa Groove -> San Francisco, (Balmy Alley, Twin Peaks), nuit à l’hôtel (Europa hotel & hostel, réservé)
J20 : San Francisco (Japanese Tea Garden, Haight Ashbury, Point de vue GGB, Pier 39, visite d’alcatraz), nuit à l’hotel (Europa hotel & hostel, réservé)
J21 : San Francisco, nuit à l'hôtel (Europa hotel & hostel, réservé) J22 : San Francisco -> Aéroport Oakland / Paris CDG J23 : Arrivée à Paris CDG.
Pour intéresser au maximum les enfants aux visites, nous ferons les activités juniors rangers. Pour certains parcs je sais que ça peut prendre un peu de temps. Et donc, n'ayant pas un bon niveau en anglais, j'aurai voulu les traduire avant de partir. Voici la liste de ce que j'ai télécharger :
Joshua Tree (Année 2010 A t-il changer?) Glen canyon Rainbow bridge (à faire si on a le temps) Arches Canyonland (jai vu sur leur site qu'on peut avoir un badge en faisant 3 activité à l' Explorer Pack, quelqu'un l'a t-il fait?) Capitol Reef Lake Mead Death Valley ( Version hiver. est-ce le même que l'été?) Alcatraz Marin Headland (à faire si on a le temps) Muir wood (à faire si on a le temps) Beach Buddies (à faire si on a le temps)
Savez-vous combien de temps environ il faut pour remplir correctement les livrets? Serait-il possible d'avoir de la part de l'un d'entre vous une copie (sans les réponses bien sur) des livrets qu'il me manque pour que je fasse la traduction? Quelqu'un a t-il déjà fait le Santa MonicaMountain. J'aimerai savoir la durée de visite pour remplir le livret junior rangers. Aurai-je le temps de le faire en J4? J'aimerai bien que les enfants reçoivent un badge de chaque endroit visité. Ca leur fera un joli souvenir. Merci d'avance pour vos réponses.
J1 : Départ Paris / Los Angeles, nuit à l’hôtel (Travel inn, réservé)
J2 : Visite Los Angeles : Hollywood Boulevard, Beverly Hills, Coucher du soleil au Griffith Observatory, nuit à l’hôtel (Travel inn, réservé)
J3 : Journée à Universal Studio, nuit à l’hôtel (Travel inn, réservé)
J4 : Visite de Los Angeles : Venice Beach et Santa Monica, départ pour Joshua Tree, nuit à l’hôtel (high desert motel Joshua tree national park, réservé)
J5 : Joshua Tree -> Oatman -> Seligman, nuit à l’hotel (Deluxe Inn, réservé)
J6 : Seligman-> Grand Canyon, nuit en camping (Mather campground, réservé)
J7 : Lever du soleil Grand Canyon -> Horseshoe Bend -> Barrage de Glenn Canyon -> Wahweap Overlook -> Lone Rock Beach, nuit au camping (wahweap rv & campground, réservé)
J8 : Camping -> Lower Antelope Canyon -> Navajo National Monument ->
Monument Valley, nuit au camping (The View campground, réservé)
J9 : Monument Valley -> Mexican Hat -> Bluff -> Moab, nuit dans un chalet (Canyonland RV Resort & Campground, réservé)
J10 : Arches, nuit dans un chalet (Canyonland RV Resort & Campground, réservé)
J11 : Canyonland : Island in the sky -> Capitol Reef, nuit au camping (Fruita campground) J12 : Capitol Reef -> Brice Canyon, nuit au camping (ruby's rv & campground) J13 : Brice Canyon -> Las Vegas, nuit à l'hôtel (Stratosphere, réservé)
J14 : Visite de Las Vegas + Renouvellement de Vœux, nuit à l'hôtel (Stratosphere, réservé)
J15 : Barrage Hoover + Visite de Las Vegas, nuit à l'hôtel (Stratosphere, réservé)
J16 : Las Vegas -> Death Valley (Badwater, Devil’s golf course, Artist palette, Zabriskie Point, Dante view -> Independence, nuit à l’hôtel, (independence Courthouse motel)
J17 : Independence -> Point de vue Mono Lake -> Bodie -> Tuolomne Meadows (Soda Springs and Parsons Lodge) -> Point de vue Lac Tenaya -> point de vue Olmstead view -> Mirror Lake, nuit ?
J18 : 4 mile trail -> Glacier point -> panorama trail-> retour a la voiture, nuit au camping (?)
J19 : Yosemite Valley -> Mariposa Groove -> San Francisco, (Balmy Alley, Twin Peaks), nuit à l’hôtel (Europa hotel & hostel, réservé)
J20 : San Francisco (Japanese Tea Garden, Haight Ashbury, Point de vue GGB, Pier 39, visite d’alcatraz), nuit à l’hotel (Europa hotel & hostel, réservé)
J21 : San Francisco, nuit à l'hôtel (Europa hotel & hostel, réservé) J22 : San Francisco -> Aéroport Oakland / Paris CDG J23 : Arrivée à Paris CDG.
Pour intéresser au maximum les enfants aux visites, nous ferons les activités juniors rangers. Pour certains parcs je sais que ça peut prendre un peu de temps. Et donc, n'ayant pas un bon niveau en anglais, j'aurai voulu les traduire avant de partir. Voici la liste de ce que j'ai télécharger :
Joshua Tree (Année 2010 A t-il changer?) Glen canyon Rainbow bridge (à faire si on a le temps) Arches Canyonland (jai vu sur leur site qu'on peut avoir un badge en faisant 3 activité à l' Explorer Pack, quelqu'un l'a t-il fait?) Capitol Reef Lake Mead Death Valley ( Version hiver. est-ce le même que l'été?) Alcatraz Marin Headland (à faire si on a le temps) Muir wood (à faire si on a le temps) Beach Buddies (à faire si on a le temps)
Savez-vous combien de temps environ il faut pour remplir correctement les livrets? Serait-il possible d'avoir de la part de l'un d'entre vous une copie (sans les réponses bien sur) des livrets qu'il me manque pour que je fasse la traduction? Quelqu'un a t-il déjà fait le Santa MonicaMountain. J'aimerai savoir la durée de visite pour remplir le livret junior rangers. Aurai-je le temps de le faire en J4? J'aimerai bien que les enfants reçoivent un badge de chaque endroit visité. Ca leur fera un joli souvenir. Merci d'avance pour vos réponses.
Notre premier voyage dans l'Ouest américain English translation pending
Bonjour, alors voilà je me lance. Nous sommes une famille de 5 personnes ( papa 33ans , maman (moi, 30ans ), Léa 11ans, Lucas 9ans et Noé 6ans. Cette année, on fêtera nos 10 ans de mariage, pour fêter cela, on a décidé de renouveler nos voeux à Las Vegas avec les enfants. Et on en profitera pour faire un road trip.
Après avoir fait de nombreuses recherches sur le net, j'ai établi un planning. Pour le moment, j'hésite à partir du 25 juin 2018 au 14 juillet 2018 (19 jours) ou alors du 10 août 2018 au 28 août 2018 (18 jours). Dates choisies par rapport au prix des billets d'avion.
Voici l'itinéraire prévue :
J1 : Départ Paris / Los Angeles, nuit à l’hôtel (Hollywood premiere hotel)
J2 : Visite Los Angeles : Hollywood Boulevard, Beverly Hills , Coucher du soleil au Griffith Observatory, nuit à l’hôtel
J3 : Journée à Universal Studio, nuit à l’hôtel
J4 : Visite de Los Angeles : Venice Beach et Santa Monica, nuit à l’hôtel
J5 : Los Angeles -> Joshua Tree -> Kingman, nuit à l’hotel (Tri state inn)
J6 : Kingman -> Oatman -> Seligman-> Grand Canyon, nuit en camping ( Mather campground)
J7 : Lever du soleil Grand Canyon -> Horseshoe Bend -> Barrage de Glenn Canyon -> Wahweap Overlook -> Lone Rock Beach, nuit au camping (wahweap rv & campground)
J8 : Camping -> Lower Antelope Canyon -> Navajo National Monument ->
Monument Valley, nuit au camping ( goulding campground)
J9 : Monument Valley -> Mexican Hat -> Bluff -> Brice Valley, nuit en
camping dans un tipi ( Ruby's rv park & campground)
J10 : Brice Valley-> Las Vegas, nuit à l'hôtel ( Hotel Stratosphere)
J11 : Visite de Las Vegas + Renouvellement de Voeux
J12 : Barrage Hoover + Visite de Las Vegas
J13 : Las Vegas -> Death Valley (Badwater, Devil’s golf course, Artist palette, Zabriskie Point, Dante view -> Lone Pine, nuit à l’hôtel , (best western)
J14 : Lone Pine -> Point de vue Mono Lake -> Bodie -> Tuolomne Meadows (Soda Springs and Parsons Lodge) -> Point de vue Lac Tenaya -> point de vue Olmstead view -> Mirror Lake, nuit en camping (?)
J15 : 4 mile trail -> Glacier point -> panorama trail-> retour a la voiture
J16 : Yosemite Valley -> Mariposa Groove -> San Francisco, (Balmy Alley, Twin Peaks), nuit à l’hôtel ( Europa hotel & hostel)
J17 : San Francisco (Japanese Tea Garden, Haight Ashbury, Point de vue GGB, Pier 39, visite d’alcatraz), nuit à l’hotel
J18 : San Francisco -> Aéroport Oakland / Paris CDG
Voilà ce qui est prévue. Si on part en juin juillet, je souhaiterai rajouter un journée entre j9 et j10 mais je ne sais pas où aller. On arrivera à Paris avec notre voiture qu'on laissera au parking Hollyday's Park. Je pense louer un hyundai sante fe ou similaire chez hertz a Los Angeles et rendre la voiture à San Francisco. Ce sera notre premier voyage en dehors de la France. Ce sera aussi la première fois que nous prendrons l'avion. Je prendrai en compte tous les conseils que vous me donnerai J'aimerai avoir votre avis sur l'itinéraire, ce qu'on doit à faire ou ne pas faire. Que mettre ou ne pas mettre dans la valise. Est ce qu'on prend le nécessaire camping ou on achète sur place.
J'espère que vous pourrez m'aider.
A bientôt 🙂
Après avoir fait de nombreuses recherches sur le net, j'ai établi un planning. Pour le moment, j'hésite à partir du 25 juin 2018 au 14 juillet 2018 (19 jours) ou alors du 10 août 2018 au 28 août 2018 (18 jours). Dates choisies par rapport au prix des billets d'avion.
Voici l'itinéraire prévue :
J1 : Départ Paris / Los Angeles, nuit à l’hôtel (Hollywood premiere hotel)
J2 : Visite Los Angeles : Hollywood Boulevard, Beverly Hills , Coucher du soleil au Griffith Observatory, nuit à l’hôtel
J3 : Journée à Universal Studio, nuit à l’hôtel
J4 : Visite de Los Angeles : Venice Beach et Santa Monica, nuit à l’hôtel
J5 : Los Angeles -> Joshua Tree -> Kingman, nuit à l’hotel (Tri state inn)
J6 : Kingman -> Oatman -> Seligman-> Grand Canyon, nuit en camping ( Mather campground)
J7 : Lever du soleil Grand Canyon -> Horseshoe Bend -> Barrage de Glenn Canyon -> Wahweap Overlook -> Lone Rock Beach, nuit au camping (wahweap rv & campground)
J8 : Camping -> Lower Antelope Canyon -> Navajo National Monument ->
Monument Valley, nuit au camping ( goulding campground)
J9 : Monument Valley -> Mexican Hat -> Bluff -> Brice Valley, nuit en
camping dans un tipi ( Ruby's rv park & campground)
J10 : Brice Valley-> Las Vegas, nuit à l'hôtel ( Hotel Stratosphere)
J11 : Visite de Las Vegas + Renouvellement de Voeux
J12 : Barrage Hoover + Visite de Las Vegas
J13 : Las Vegas -> Death Valley (Badwater, Devil’s golf course, Artist palette, Zabriskie Point, Dante view -> Lone Pine, nuit à l’hôtel , (best western)
J14 : Lone Pine -> Point de vue Mono Lake -> Bodie -> Tuolomne Meadows (Soda Springs and Parsons Lodge) -> Point de vue Lac Tenaya -> point de vue Olmstead view -> Mirror Lake, nuit en camping (?)
J15 : 4 mile trail -> Glacier point -> panorama trail-> retour a la voiture
J16 : Yosemite Valley -> Mariposa Groove -> San Francisco, (Balmy Alley, Twin Peaks), nuit à l’hôtel ( Europa hotel & hostel)
J17 : San Francisco (Japanese Tea Garden, Haight Ashbury, Point de vue GGB, Pier 39, visite d’alcatraz), nuit à l’hotel
J18 : San Francisco -> Aéroport Oakland / Paris CDG
Voilà ce qui est prévue. Si on part en juin juillet, je souhaiterai rajouter un journée entre j9 et j10 mais je ne sais pas où aller. On arrivera à Paris avec notre voiture qu'on laissera au parking Hollyday's Park. Je pense louer un hyundai sante fe ou similaire chez hertz a Los Angeles et rendre la voiture à San Francisco. Ce sera notre premier voyage en dehors de la France. Ce sera aussi la première fois que nous prendrons l'avion. Je prendrai en compte tous les conseils que vous me donnerai J'aimerai avoir votre avis sur l'itinéraire, ce qu'on doit à faire ou ne pas faire. Que mettre ou ne pas mettre dans la valise. Est ce qu'on prend le nécessaire camping ou on achète sur place.
J'espère que vous pourrez m'aider.
A bientôt 🙂
Jordanie, 9 jours en juin English translation pending
Bonjour à tous,
Avec ma compagne nous envisageons un voyage en Jordanie en Juin prochain. Le projet est assez concret puisque notre itinéraire est déjà bouclé aux 3/4 (il est évidement modifiable en fonction de vos retours et conseils).
J0: Arrivée à 21h30 heure locale + installation à Madaba J1: Jerash - Mont Nebo - Madaba (nuit à Madaba) J2: Wadi Mujib - Mer Morte (nuit le long de la Mer Morte) J3: Chateau de Kerak - Dana (nuit à Dana) J4: Dana - Little Petra (nuit à Petra) J5: Petra (nuit à Petra) J6: Petra (nuit à Petra) J7: Wadi Rum J8: A définir J9: Amman? J10: Départ à 1h25 heure locale
Que pensez-vous de cet itinéraire et que me conseillez-vous pour les deux derniers jours? J'ai également quelques questions plus précises: 1° Pour la Mer Morte, quelles sont les plages publiques intéressantes? Est-il mieux de passer par la plage privée de l'hôtel? 2° J'ai entendu que Kerak était peu recommandé, qu'en pensez-vous? 3° Quel organisme me conseillez-vous pour cette journée? Je pensais à Bedouin Friends, avez-vous des retours sur eux? 4° Le J9 je pensais visiter les sites romains d'Amman (je souhaitait évité la capitale dans un premier temps). Les sites valent-ils le coup? Est-ce facile de circuler dans cette ville? Niveau insécurité quels sont vos retours? 5° Est-ce facile de retirer de l'argent? J'ai lu que beaucoup de commercent ne prenaient pas de CB, mais je n'aime pas me promener avec des liasses en poche.
Voila, beaucoup de questions qui partent dans tous les sens mais j'essaie de préparer au mieux ce voyage qui nous tient à cœur. Merci d'avance pour vos réponses :)
Avec ma compagne nous envisageons un voyage en Jordanie en Juin prochain. Le projet est assez concret puisque notre itinéraire est déjà bouclé aux 3/4 (il est évidement modifiable en fonction de vos retours et conseils).
J0: Arrivée à 21h30 heure locale + installation à Madaba J1: Jerash - Mont Nebo - Madaba (nuit à Madaba) J2: Wadi Mujib - Mer Morte (nuit le long de la Mer Morte) J3: Chateau de Kerak - Dana (nuit à Dana) J4: Dana - Little Petra (nuit à Petra) J5: Petra (nuit à Petra) J6: Petra (nuit à Petra) J7: Wadi Rum J8: A définir J9: Amman? J10: Départ à 1h25 heure locale
Que pensez-vous de cet itinéraire et que me conseillez-vous pour les deux derniers jours? J'ai également quelques questions plus précises: 1° Pour la Mer Morte, quelles sont les plages publiques intéressantes? Est-il mieux de passer par la plage privée de l'hôtel? 2° J'ai entendu que Kerak était peu recommandé, qu'en pensez-vous? 3° Quel organisme me conseillez-vous pour cette journée? Je pensais à Bedouin Friends, avez-vous des retours sur eux? 4° Le J9 je pensais visiter les sites romains d'Amman (je souhaitait évité la capitale dans un premier temps). Les sites valent-ils le coup? Est-ce facile de circuler dans cette ville? Niveau insécurité quels sont vos retours? 5° Est-ce facile de retirer de l'argent? J'ai lu que beaucoup de commercent ne prenaient pas de CB, mais je n'aime pas me promener avec des liasses en poche.
Voila, beaucoup de questions qui partent dans tous les sens mais j'essaie de préparer au mieux ce voyage qui nous tient à cœur. Merci d'avance pour vos réponses :)
Carnet: Maroc 20 ans après, quoi de neuf? English translation pending
Les objectifs de notre voyage annuel au Maroc étaient les villes impériales, le secteur d'Imilchil et la vallée du Rhéris : eh oui, plus de 20 ans (déjà !) se sont passés notre dernière visite de ces sites. Occasion de comparer avec nos vieilles photos-papier et nos souvenirs.
1. Ryanair nous transporte pour pas cher de Toulouse à Fès ; à l'aéroport (petit, mais de classe) le Duster nous attend ou plutôt nous attendons que le loueur se débarrasse du client précédent quelque peu tatillon (je crois qu'il n'est pas dans le ton du pays 😉 ) pour partir avec ledit Duster vers Volubilis. là-bas, 4 cars de touristes sont éparpillés dans le site, le soleil déclinant illumine les quelques colonnes encore debout ; pas de quoi fouetter un chat, c'était le souvenir que j'en avais. Si on veut voir des ruines antiques intéressantes, mieux vaut aller en Tunisie (!), en Lybie (!!!) ou en Turquie. Il est trop tard pour Moulay Idriss, mais le soleil couchant met en valeur ses blanches maisons et ses deux collines.
Et on arrive à notre camp de base pour 3 nuits, le riad Yacout à Meknès que je recommande sans l'ombre d'une hésitation. Ce soir-là, le Maroc se qualifie pour la Coupe du Monde, c'est l'hyper-liesse en ville, klaxons, chants, drapeaux, on court dans tous les sens. Panem, je sais pas, mais circenses ça marche !
2. Aujourd'hui Rabat. D'abord le Chellah; autrefois c'était un terrain vague entouré de remparts surmontés de cigognes; aujourd'hui c'est un joli jardin, avec des allées qui nous conduisent vers des ruines élégantes toujours surmontées de cigognes claquant du bec. Très agréable.
Ensuite la casbah des Oudayas (là, nous y étions repassés il y a 8 ans), bien entretenue, fleurie, avec souvent du bleu au bas des murs à la mode Chechaouen.
Et puis les souks où autrefois on pouvait trouver de beaux objets anciens et aujourd'hui inodores et sans saveur.
Pour finir, le mausolée de Mhd V, joyau de l'art marocain. Où le grand et terrible hassan II, son fils, s'est glissé discrètement dans un coin, pour ne pas faire de l'ombre à son géniteur.
Avant de partir, un thé sur la plage où on se baigne encore (en novembre !), où on joue au ballon torse nu. Ambiance familiale du dimanche.
2. Aujourd'hui Rabat. D'abord le Chellah; autrefois c'était un terrain vague entouré de remparts surmontés de cigognes; aujourd'hui c'est un joli jardin, avec des allées qui nous conduisent vers des ruines élégantes toujours surmontées de cigognes claquant du bec. Très agréable.
Ensuite la casbah des Oudayas (là, nous y étions repassés il y a 8 ans), bien entretenue, fleurie, avec souvent du bleu au bas des murs à la mode Chechaouen.
Et puis les souks où autrefois on pouvait trouver de beaux objets anciens et aujourd'hui inodores et sans saveur.
Pour finir, le mausolée de Mhd V, joyau de l'art marocain. Où le grand et terrible hassan II, son fils, s'est glissé discrètement dans un coin, pour ne pas faire de l'ombre à son géniteur.
Avant de partir, un thé sur la plage où on se baigne encore (en novembre !), où on joue au ballon torse nu. Ambiance familiale du dimanche.Pratiques abusives de la compagnie aérienne Blue Panorama English translation pending
Lors d'un voyage Rome Tirana sur la compagnie Blue express/ Blue panorama, les 19 juin et 2 juillet 2017, le bureau d'embarquement, à Rome, a refusé d'éditer notre carte d'embarquement au prétexte que les prénoms et nom du passeport n'étaient pas identiques à ceux du billet.
Je précise qu'il n'y avait aucune erreur dans nos noms et prénoms.
Nous avions acheté nos billet sur le net en indiquant le prénom usuel. Il nous a fallu payer 50€ par personne pour faire ajouter les prénoms manquant et obtenir la précieuse carte. Notons que les prénoms rajoutés, ne figurèrent pas ou seulement partiellement sur la carte d'embarquement.
Nous pensions avoir réglé le problème pour le billet retour, pas du tout, il fallut payer 60€ par personne à Tirana pour, à nouveau, obtenir la carte d'embarquement.
Je ne sais pas si cette pratique s'appuie sur des textes légaux, en tout cas elle refuse de rembourser les sommes perçues abusivement. Y-a-t-il d'autres compagnies qui agissent de la sorte?
Itinéraire road trip Ouest américain English translation pending
Bonjour à tous !
Je pars en Septembre aux Etats Unis pour un road trip de 2 semaines. J'avais déjà eu l'occasion d'en faire un en Octobre 2014 d'une durée de 3 semaines.
Cette fois-ci il sera donc plus court et je serai amené à visiter beaucoup de lieux que j'ai déjà fait. J'espère pouvoir découvrir de nouvelles choses.
Voici mes contraintes :
- J’atterris à Las Vegas le 09 Septembre à 19h45 - Je dois être à Los Angeles le 18 septembre au soir
J'ai élaboré un petit itinéraire. N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez et à me conseiller :)
Je vais mettre parfois les temps de trajet que j'ai obtenu sur google map (ils sont peut-être erronés)
09/09 : Arrivée à vegas. Check-in puis soirée au casino de caesar palace
10/09 : visite des casinos + soirée supplémentaire car nous n'aurons pas eu l'occasion d'en profiter la veille avec le jet lag
11/09 : checkout + recupération de la voiture à l'aéroport. Question : Je compte me rendre à Springdale pour y passer la nuit (environ 3h de route depuis Vegas). Est-ce que j'ai le temps de faire un passage eclair à la "Valley of fire" (que je n'ai jamais fait). Et est-ce que ça vaut le coup ?
12/09 : Visite de Zion (randos sur toute la journée). Et trajet jusqu'à Hatch (1h de route environ)
13/09 : Visite de Brice Canyon. Trajet jusqu'à Page (environ 3h de route)
14/09 : Visite d'Antelope Canyon. Je compte faire une journée kayak car je n'avais pas pu en profiter pleinement la dernière fois. Trajet jusqu'à Kenyenta (environ 2h de route)
15/09 : Visite de Monument Valley puis trajet jusqu'à Flagstaff (environ 3 h de route)
16/09 : Visite du grand Canyon puis trajet jusqu'à Williams pour pouvoir manger des burgers énormes :) (environ 1h de trajet)
17/09 : Départ pour Los angeles. Question : Je sais que c'est la question que tout le monde se pose. Il y a plusieurs points d'intéret à visiter mais pas de gros parcs nationnaux. J'aimerais splitter cette journée de trajet en 2 pour que ça fasse moins de route d'un coup, sans pour autant perdre ces 2 jours en ne faisant rien d'interressant.
Est-ce que vous pensez que le Joshua tree park peut être une bonne alternative ? Et comme ça on dors dans le coin.
18/09 : (en attente de vos suggestions)
Merci d'avance pour vos réponses !
Je pars en Septembre aux Etats Unis pour un road trip de 2 semaines. J'avais déjà eu l'occasion d'en faire un en Octobre 2014 d'une durée de 3 semaines.
Cette fois-ci il sera donc plus court et je serai amené à visiter beaucoup de lieux que j'ai déjà fait. J'espère pouvoir découvrir de nouvelles choses.
Voici mes contraintes :
- J’atterris à Las Vegas le 09 Septembre à 19h45 - Je dois être à Los Angeles le 18 septembre au soir
J'ai élaboré un petit itinéraire. N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez et à me conseiller :)
Je vais mettre parfois les temps de trajet que j'ai obtenu sur google map (ils sont peut-être erronés)
09/09 : Arrivée à vegas. Check-in puis soirée au casino de caesar palace
10/09 : visite des casinos + soirée supplémentaire car nous n'aurons pas eu l'occasion d'en profiter la veille avec le jet lag
11/09 : checkout + recupération de la voiture à l'aéroport. Question : Je compte me rendre à Springdale pour y passer la nuit (environ 3h de route depuis Vegas). Est-ce que j'ai le temps de faire un passage eclair à la "Valley of fire" (que je n'ai jamais fait). Et est-ce que ça vaut le coup ?
12/09 : Visite de Zion (randos sur toute la journée). Et trajet jusqu'à Hatch (1h de route environ)
13/09 : Visite de Brice Canyon. Trajet jusqu'à Page (environ 3h de route)
14/09 : Visite d'Antelope Canyon. Je compte faire une journée kayak car je n'avais pas pu en profiter pleinement la dernière fois. Trajet jusqu'à Kenyenta (environ 2h de route)
15/09 : Visite de Monument Valley puis trajet jusqu'à Flagstaff (environ 3 h de route)
16/09 : Visite du grand Canyon puis trajet jusqu'à Williams pour pouvoir manger des burgers énormes :) (environ 1h de trajet)
17/09 : Départ pour Los angeles. Question : Je sais que c'est la question que tout le monde se pose. Il y a plusieurs points d'intéret à visiter mais pas de gros parcs nationnaux. J'aimerais splitter cette journée de trajet en 2 pour que ça fasse moins de route d'un coup, sans pour autant perdre ces 2 jours en ne faisant rien d'interressant.
Est-ce que vous pensez que le Joshua tree park peut être une bonne alternative ? Et comme ça on dors dans le coin.
18/09 : (en attente de vos suggestions)
Merci d'avance pour vos réponses !
2 parcours dans l'Ouest américain, juillet 2016 English translation pending
Bonjour aux pro voyageurs forumeurs de l ouest americain j'ai besoin de vos avis entre 2 parcours . En gros j'ai 15 jours cet été dans l ouest americain on fait une croisière à Miami et après nous souhaitions nous envoler pour l'ouest. Je n'ai pas encore pris mes vols interne donc je suis ouverte a toutes vos suggestions . Au début j'avais convenu d'un parcours classique avec les essentiels de l'ouest donc parcours assez soutenu 30h de voitures me dit Google maps) et la mon mari étant seul à conduire m'a mis un stop monumental pour lui trop de trajet trop d'hôtel trop de parcs trop tout quoi😩😩 sauf que lui il lit pas vos magnifiques CR vos photos à tomber par terre et tous ce qui donne envie c'est donc la mort dans l'âme que j'ai tranché dans le vif donc entre ces 2 parcours si vous étiez obligé de choisir vous prendriez lequel?? Numéro 1 : 3 jours LA je monte au GC 2 jours 1j MV 1J bryce canyon 1j page et ses environs 3j LV et vol interne pour SF pour 2 jours. Ou bien J’arrive à Phoenix GC pour 2j 3j LV 1J DV 2J Yosemite 2j SF et 3J LA.. Je vous remercie pour votre et désolé si la lecture n'est pas agréable je poste de mon iPhone.. Stephany
Périple de 10 jours en Islande, un couple plus deux personnes English translation pending
Bonjour,
Merci de me donner un itinéraire du sud au nord, budget réduit,
adresse ou conseils d'hébergement en chambre d'hôte ou équivalent ...
Au plaisir,
Jack
Trajet Grand Canyon / San Diego English translation pending
Bonjour tous le monde,
en avril 2017 nous partons faire un grand tour sur la cote ouest des Etat-Unis, je commence a préparer le trajet, et là j'arrive au grand trajet entre Grand Canyon et San Diego. En suivant les différents conseil sur les forums, nous allons prendre la route de Grand Canyon-Prescot-San Diego, mais voilà ma question est: Où s'arrêter pour dormir? quel ville a mis chemin entre grand canyon et San Diego? merci beaucoup pour votre aide,
Aurore
en avril 2017 nous partons faire un grand tour sur la cote ouest des Etat-Unis, je commence a préparer le trajet, et là j'arrive au grand trajet entre Grand Canyon et San Diego. En suivant les différents conseil sur les forums, nous allons prendre la route de Grand Canyon-Prescot-San Diego, mais voilà ma question est: Où s'arrêter pour dormir? quel ville a mis chemin entre grand canyon et San Diego? merci beaucoup pour votre aide,
Aurore
Location de voiture: avis sur Rentals Car (États-Unis) English translation pending
Je souhaite faire part de mon retour d'expérience sur la location de voiture par Rentals Car cet été aux Etats unis : je suis passé par cette société qui proposait les prix les plus intéressants du marché à ce moment-là (3 mois avant le départ). J'ai loué à Las Vegas et pour 18 jours un Toyota Highlander avec l'option conducteur supplémentaire, ce qui me donnait droit à un plein gratuit (pas besoin de rendre le réservoir plein à l'arrivée). L'agence était Dollar, j'ai été bien accueilli (10min de queue, 10 minutes au guichet, aucun forcing pour les assurances). Les employés m'ont même longuement expliqué le fonctionnement du gps avant que je ne décline leur offre (trop chère) : aucun agacement devant mon refus.
Lors de la prise de la voiture, j'ai signalé qq éraflures sur la voiture : on m'a conseillé de les écrire sur un document dont il a été fait une copie
Aucun problème au retour à Phoenix
Je recommande donc cette société bien que plusieurs ici m'avaient vivement (le mot est faible 😉) mis en garde contre ces intermédiaires et conseillé de passer par Hertz ou autre Alamo. Au total une économie de 80euros (10%) vs Dollar en direct qui aurait pu être de 120 euros si j'avais été plus réactif
(seul bémol : la consommation de 16L/100 😠)
Projet Cyclades fin août-début septembre 2015 English translation pending
Bonjour à tous ! ^^
Mon rêve serait de partir en amoureux en Grèce, pour fin août-début septembre 2015. Nous aimons par dessus-tout visiter des jolies plages et des beaux paysages, avec un budget raisonnable.
Malgré les nombreuses sources sur le sujet, je suis toujours hésitante quant au budget à prévoir, j'aimerais donc avoir vos avis sur mes estimations. Je décide de prévoir large pour parer aux imprévus.
L'idéal serait de partir 12 jours (dont une nuit à Athènes le premier jour et une autre pour le voyage retour). Nous hésitons entre trois îles à choisir entre: Milos, Paros, Naxos et Santorin (si possible ne pas mettre une croix sur Santhorin, ou alors voir si nous pouvons faire les 4 avec un petit passage la-bas).
Donc, en comptant 1 billet allez-retour pour Athènes avec la compagnie SWISS (300 € par personne), deux nuits à Athènes (200 €), 10 nuits dans un logement chez l'habitant dans les différentes îles (350 €), les transports + coût de la vie quotidienne, je compte dans les 1200 € par personne.
Est-ce trop ou pas assez ? Avez-vous des bons plans pour minimiser le prix ? :)
J'ai beaucoup entendu parler du faite qu'il n'était pas nécessaire de réserver des chambres, vu que nous aurons des offres dans les ports. Je dois compter combien dans ce cas pour quelque chose de confortable mais pas cher ?
Je prends tous vos avis. =)
Merci d'avance pour vos réponses ! :)
L'Ouest américain revu à la baisse? English translation pending
Hola !
Suis de retours avec mes petites questions je voudrais vous posez une petite question voilà nous avions prévus de partir 3 semaines dans l'ouest et finalement notre voyage a été revu à la baisse pour diverses raisons donc qui dit moins de temps dit evidement moins de ville à vistier en gros nous partons pour 10 jrs 9 nuits! et avant ça on reste une semaine en floride. donc, mon trip de départ (on avaient pris 18 jours/17nuits) de faire LA, San Diego, Las Vegas et Grand Canyon) aujourd'hui est ce que vous pensez qu'en 9 jours je peux faire :
Los Angeles : 3 jrs / 2 nuits San Francisco : 3 jrs / 2 nuits Grand Canyon : 2 jrs / 1 nuit
on arrive et on repart de Los Angeles donc pas possible de terminer par San Francisco. 🏴☠️
est ce possible ou alors je rêve en couleurs ?
gracias et merci pour vos réponses
Suis de retours avec mes petites questions je voudrais vous posez une petite question voilà nous avions prévus de partir 3 semaines dans l'ouest et finalement notre voyage a été revu à la baisse pour diverses raisons donc qui dit moins de temps dit evidement moins de ville à vistier en gros nous partons pour 10 jrs 9 nuits! et avant ça on reste une semaine en floride. donc, mon trip de départ (on avaient pris 18 jours/17nuits) de faire LA, San Diego, Las Vegas et Grand Canyon) aujourd'hui est ce que vous pensez qu'en 9 jours je peux faire :
Los Angeles : 3 jrs / 2 nuits San Francisco : 3 jrs / 2 nuits Grand Canyon : 2 jrs / 1 nuit
on arrive et on repart de Los Angeles donc pas possible de terminer par San Francisco. 🏴☠️
est ce possible ou alors je rêve en couleurs ?
gracias et merci pour vos réponses
Le Corbeau (50 jours à pied en Papouasie, 2ème partie) English translation pending
Second Tome, Chapitre XIII - Le Corbeau
Encore de la magie noire, encore des cochons et encore des villages, rien de nouveau sous le soleil en somme...
[ Les photos sont sur mon blog (voir la signature en fin de message), et pour qui a manqué la première partie c'est ici: http://voyageforum.com/discussion/50-jours-pied-dans-interieur-papouasie-1ere-partie-d6318144-4/ ]
Dès la sortie du village ça commence bien, une descente vertigineuse. Cousin et tantine se la dévalent ventre à terre, naps recommence à pester parce que les lois de la gravité étant ce qu'elles sont ça le force à plus appuyer sur son pied qui commençait à peine à se remettre un peu des marches précédentes. M'est avis qu'il va bien se remettre, oui, se remettre à me faire mal... Ça finit par s'aplanir, on va vers le sud. Le paysage est somptueux, on longe une rivière dominée par une chaîne de montagnes couvertes de jungle interrompue seulement par l'une ou l'autre cascades qui coupent l’écrin vert émeraude de la forêt de leurs fils d'argent. C'est féerique, j'en oublie même ma patte folle tiens ! On rencontre deux papous, arcs et flèches en main comme toi tu as ton portable et ton cabas, et cousin leur propose un petit échange, quelques bananes contre deux flèches. Ils acceptent, les roseaux pour faire les flèches ne manquent pas dans la région, alors que les bananes... Du coup j'ouvre une parenthèse car dans le chapitre précédent j'ai oublié de te parler d'un certain nombre de choses et notamment de l'agriculture, ou plutôt ce qui en tient lieu. Je veux pas encore critiquer les missionnaires mais c'est quelque chose qu'ils auraient pu, et auraient dû, développer dans la région, parce que c'est bien gentil le petit Jésus, la Marie, le Joseph, l’âne et le bœuf mais l'homme n'a pas besoin que de nourriture spirituelle (si tant est qu'on puisse qualifier leurs enseignements transplantés du moyen-âge de spirituels), il a aussi et surtout besoin de nourriture physique. L'environnement est très propice, pense un peu, en altitude sous le soleil et les pluies de l’équateur, mais figure-toi qu'à part leurs patates douces et trois bananes ils cultivent pas grand chose. Pourtant sous un tel climat les fruits de la passion, les pommes, les patates pas douces et tout un tas d'autres fruits et légumes pousseraient comme du chiendent, c'est quand même bizarre qu'ils n'en plantent pas. J'en avais discuté avec des papous au chapitre précédent, ils m'avaient répondu que oui mais on n'a pas de graines. Je leur avais dit que les missionnaires auraient pu s'en occuper, et que de nos jours ben il suffirait qu'un gars de la tribu Yali (car ainsi se nomme leur ethnie, oui, à ce niveau aussi j'avais oublié de te mettre au parfum) qui va à Jayapura pour ses affaires en ramène. Bon je te raconte ça histoire de, parce que j'ai hélas l'habitude de ce genre de conversations que des fois je me demande pourquoi je continue à en avoir vu qu'elles n'ont guère plus d'effets que de pisser dans un violon. Ce qui est plus grave c'est que chaque année à la même époque il y a ce qu'ils appellent la saison de la famine. Il s'agit d'une saison où ils n'ont pas planté de patates douces, et qui fatalement se solde par pas de récolte et un déficit alimentaire jusqu’à la saison suivante. Comment se fait-ce ? Cela se fait que c'est la saison d'une espèce d'amande sauvage, et qu'ils sont tellement occupés avec la cueillette qu'ils en oublient de planter leur manioc (autre nom de la patate douce, merci naps si tu le savais pas). Étonné je leur demande pourquoi ça arrive chaque année parce que ma foi, il suffirait de se calmer sur la collecte des amandes et tout rentrerait dans l'ordre. Ah oui mais non, ces amandes sont un cadeau du bon Dieu et ce serait pécher que de les laisser perdre ! M'ouais, et se serrer la ceinture et faire se serrer la ceinture à toute la famille c'est pas pécher ? Je renonce à comprendre et vais pisser dans mon violon, et pour l'heure reprenons la marche où elle en était... Le sentier est un peu étroit, mais les passages dangereux dont les locaux nous avaient parlé ça doit pas être ici parce que pour se ramasser en contrebas faudrait vraiment être soit complètement débile, soit complètement alcoolisé, soit plus probablement les deux à la fois. L'ubiquiste boue est évidemment au rendez-vous mais il pleut pas, je peux trop pas me plaindre pour une fois. On fait une halte dans un hameau de quelques huttes perchées au sommet d'une colline avec une vue à couper le souffle. Le spectacle naturel est magnifique mais on est éloigné de tout, si tu veux vivre ici t'as intérêt à aimer la solitude et à savoir gérer tes réserves de patates douces comme il se doit quand la disette survient... On reprend la route, cousin et tantine font cavaliers seuls en aval tandis que naps discute avec parrain en amont. Il est sympa ce parrain, au début il était pas causant mais dès qu'il avait compris qu'on tenait pas les autorités indonésiennes dans nos cœurs, et après quelques tirades de naps sur l'incurie et la malhonnêteté des moustachus (un peu pour le mettre à l'aise et peut-être aussi, quoiqu'inconsciemment, un peu pour se passer les nerfs rapport à ce foutu pied), il s'était détendu et on s'était fait potes. Comme quasiment tous les papous il souffre de la colonisation indonésienne, et il espère qu'à notre retour en France on pourra en toucher quelques mots à notre président. Plutôt que de le laisser espérer en vain je me vois contraint de lui expliquer qu'en France je suis un zéro sans chiffre, et que cousin et tantine c'est guère mieux... Il espère quand même qu'un jour ils seront indépendants et là je la ramène pas, car je crains fort que ce jour ne soit pas près d'arriver si tant est qu'il arrive jamais. Silence radio coupable des médias occidentaux donc forcément la majorité des occidentaux ne sait même pas que la Papouasie existe, et encore moins qu'elle est colonisée violemment par l'Indonésie, et partant de là aucune mobilisation internationale. Aucun soutien de la part d'aucun pays et aucune reconnaissance du droit des papous à l’indépendance, à part leurs cousins du Vanuatu mais si tu as déjà entendu parler de cet archipel perdu du Pacifique tu peux imaginer le poids qu'il a sur la scène internationale. J'ai pas le cœur d'expliquer tout ça à parrain... Ben oui, la Papouasie c'est pas le Tibet, z'ont pas de Dalaï-lama en Papouasie. Et puis faut dire que le Tibet est colonisé par les vilains chinois alors que la Papouasie est colonisée par les gentils indonésiens, qui d'ailleurs ont fait cela avec l'accord et l'aval de l'ONU et de nos nations démocratiques ce qui veut dire qu'officiellement on peut même pas dire qu'il s'agit d'une colonisation, la bonne blague (si ce n'est déjà fait va lire le chapitre IX, tu y trouveras de plus amples informations à ce sujet). Remarque, faut dire encore que c'est vrai qu'ils sont sympas avec nous les indos, ils nous laissent extraire leurs ressources naturelles à des prix défiant toute concurrence et il est donc un peu normal qu'en retour on les laisse coloniser la Papouasie et s’asseoir sur les droits de l'homme. Liberté - égalité - fraternité et charte des droits de l'homme et du citoyen, fiertés françaises de la culture du cocorico, oui mais pas pour tous les peuples, faut croire que certains ne méritent pas le qualificatif d’être humain aux yeux de nos dirigeants... Business is business, on a besoin de matières premières et de produits manufacturés à vendre pas cher en Occident pour satisfaire la boulimie de consommation et de gaspillage de nos contemporains, et comme on dit on fait pas d'omelettes sans casser d’œufs. Tout va bien alors, sauf pour les œufs bien sûr mais ça ne semble guère déranger les consommateurs d'omelettes... En fin de journée on arrive à un village et on demande l’hospitalité. Elle nous est comme d'habitude accordée sans problèmes, on va dormir chez l'instituteur. Monsieur l'instituteur a une hutte-case, comme tout le monde ici, mais sans cochons, la nuit va être calme. Pour l'instant il fait encore jour et cousin et tantine vont visiter les alentours, naps reste à la maison et s'y détend les extrémités inférieures... Ils reviennent et me décrivent le centre-ville et son petit terrain de volley où ils ont vu un spécimen rare : un jeune adulte en étui pénien ! D'habitude on ne voit guere que quelques vieux qui soient habillés de la sorte et pour le coup voir un jeune, en plus jouant au volley avec sa courge phallique battant au rythme de ses sauts, ça devait être un spectacle que je regrette d'avoir loupé. Bon c'est pas le tout mais c'est l'heure de faire à manger. Ça non plus je t'en avais pas parlé dans le chapitre précédent, mais c'est que je n'ai pas grand chose à te mettre sous la dent à ce sujet car on n'a en tout et pour tout que du riz blanc qu'on agrémente de feuilles de manioc et parfois de quelques nouilles instantanées. Pas d'autres légumes, à part de temps en temps un genre de cucurbitacée dont je ne saurai te déclamer le nom exact en latin, pas d’œufs, voilà quoi. Ah si, j'oubliai les patates douces dont les feuilles sont issues, ça la région n'en manque pas tant qu'on n'est pas en saison de famine, et le « kradi » qui est une variété de tubercule à la chair blanche et ferme dont la saveur est ma foi tout à fait à notre goût... Mais crois pas, on meure pas de faim, car si la diversité n'est pas au rendez-vous la quantité, elle, est tout ce qu'il y a de raisonnable. Et puis de toute façon, qui commence à se plaindre de ce genre de détails ferait mieux de rentrer chez Papa-Maman manger la soupe et le steak du soir... On se fait une plâtrée de riz aux feuilles et on se mange ça avec parrain, l'instituteur et un voisin qui a emmené son fils d'une dizaine d’année pour l'occasion. On discute en se remplissant la panse, et on ne peut pas ne pas remarquer le minot qui mange les yeux fixes sans dire un mot. Il finit avec une célérité impressionnante une première assiette bien garnie, et il en demande une seconde. On lui en sert une aussi bien garnie que la première et il se l'enfile à la vitesse de l’éclair, toujours avec le regard fixe et toujours sans décrocher une parole. Il en redemande une troisième, même scenario. Je ne me souviens plus combien il en avait mangé au total mais c’était plus que n'importe lequel des adultes présents, à se demander où il les mettait et en espérant qu'il n'allait pas se faire une indigestion, pauvre petit qui devait pas manger souvent du riz. Car le riz est un aliment de luxe dans la région, il n'est pas produit localement et doit être acheté avec de l'argent, dont la plupart des villageois manque cruellement... Il est temps de dormir dans cette hutte spacieuse, autour d'un bon feu et avec l'assurance de ne pas être réveillé par les pourceaux à l'aube, après un repas de luxe une nuit de luxe, on se refuse rien. Le lendemain c'est reparti, les enfants du village nous suivent un bon moment en nous donnant la main, c'est comme ça à chaque fois. Une équipe de petites frimousses papoues, tous plus croquignolets les uns que les autres, rien à voir avec les enfants indonésiens qui sont souvent délurés et je te parle pas des enfants français... Arrivés à la limite de la commune, signalée par un portique-barrière en bois, ils nous laissent partir à regrets et nous font des au revoir de la main tandis que nous nous éloignons, moment d’émotion parce que quoi que tu en croies j'ai pas un cœur de pierre (oui je sais, je le cache bien). La marche du jour c'est à peu près la même qu'hier donc je te la refais pas, je me suis encore fait critiquer récemment rapport à mon style par la ligue de défense des belles lettres qui ont avalé leur parapluie alors je vais pas me lancer dans des répétitions trop répétitives. Enfin y a quand même une différence notable car on passe quelques ponts suspendus, qui sont pas flambants mais qui ne nous semblent pas être les ponts qu'on nous avait décrits comme extrêmement dangereux. N'y tenant plus je demande à parrain où est ce sentier si escarpé et ces ponts prêts à s'effondrer, il me répond que le sentier c’était hier et que les ponts on vient de les passer. Oah parrain, c’était rien du tout, pourquoi avec le chef vous nous en avez fait une telle description ? Ben c'est que vous êtes des blancs, et comme vous êtes pas habitués on s’inquiétait ! J’espère que te voila rassuré mais tu sais, chez nous aussi y a des rivières et des montagnes... Ahhhhh, une bonne pluie, ça faisait longtemps ! Ohhhhh, un bon champ de boue bien profonde, quel plaisir, on en a jusqu'au mollets ! C'est encore loin parrain ? Non, pas trop ! Je sais bien qu'ici loin ou pas loin ça veut pas dire grand chose, les distances se comptant en jours de marche papoue que tu multiplies par deux pour convertir en marche européenne, et par trois pour la marche à la naps, mais ça te donne malgré tout une vague idée et un peu de cœur au ventre. Certes ça ne change rien au fond du problème, car tu arrives quand tu arrives, mais on apprécierait quand même plutôt bien de dormir au sec ce soir... La pluie et la boue continuent de plus belle pas et la journée tire à sa fin, quand soudain on aperçoit quelques constructions dans le lointain. C'est quoi ça parrain ? C'est le village, on y est presque ! On est accueilli par une équipe hétéroclite de papous de tous âges et de tous sexes, on va pas s'ennuyer je le sens ! Le village en question, c'est le plus « moderne » qu'on ait vu jusqu’à maintenant. Par moderne je veux dire qu'il y a beaucoup de maisons en planches au lieu des habituelles huttes en paille, et justement parrain nous a dégotté des places dans un de ces bâtiments d'avant-garde. Encore plus luxueux qu'hier soir dis, on a une chambre de quatre mètres carrés pour nous trois. Désolé cousin et tantine, je vous aurais bien laissé seuls mais de toute façon vu qu'on s'est pas lavés depuis Wamena à mon humble avis vous auriez pas fait grand chose, non ? Les gens sont sympas mais l'ambiance est bizarre, le maire vient de décéder dans des conditions mystérieuses que les locaux attribuent à la magie noire. Il avait eu une histoire de cochons avec un bled de vilains entêtés qui ont refusé de se convertir au christianisme et qui sont toujours dans les pratiques de sorcellerie jusqu'au cou, un peu comme le chef du chapitre précédent, et bien qu'ils lui aient envoyé plusieurs fois le corbeau il avait refusé de s'acquitter de sa dette, se croyant probablement plus fort que le swangi du fait de sa position d'homme fort d'un village moderne... Un corbeau ? Ça me rappelle des histoires du temps jadis de chez nous et du coup je m’intéresse : ce corbeau, ça se passe comment exactement ? Et bien c'est un corbeau qui t'est envoyé par le sorcier qui a été payé par ceux qui te veulent du mal, il vient se poser sur une branche pas loin de toi et il te parle, mais y a que toi qui l'entends, dans ta tête, et il te met en garde que si tu payes pas ça va mal finir ! Et le maire a pas voulu écouter ? Non, et il est mort en quelques jours alors qu'il avait à peine trente cinq ans et n’était pas malade, et quand on l'a emmené à l’hôpital de Wamena les docteurs ont dit que tous les organes à l’intérieur de son corps avaient été comme broyés et qu'ils ne comprenaient pas ce qu'il s’était passé ! De là vous en avez déduit que c’était le swangi ? Bien sûr, quoi d'autre ? Le corbeau lui avait été envoyé à plusieurs reprises, et puis c'est pas la première fois que ce genre de mort se produit... Ah ben dis donc, quelle histoire et c'est pas fini, demain le gouverneur va venir en personne, et en attendant y a la famille en deuil et en lamentations que c'est un spectacle sorti de la nuit des temps... Personne ne nous a proposé d'aller faire nos condoléances et on observe prudemment l'action à bonne distance, parce que la scène est dantesque. Ça pleure et ça pousse des plaintes lancinantes dans tous les sens et une jeune femme, qu'on nous indique être la fille du décédé, plus ou moins à poil et le corps recouvert de cendres et de peintures funéraires, semble possédée par un esprit malin. On se croirait dans un film d'horreur et j’exagère pas, elle se frappe le corps hystériquement, fait des gestes et des bonds désordonnés, pousse des cris d'un autre âge, non vraiment, ça donne pas envie d'aller lui serrer la main et de lui dire courage ma fille... C'est dans ce genre de moment qu'on réalise que le travail des missionnaires n'a fait qu'effleurer la surface, on n'efface pas comme ça des millénaires d'histoire animiste, de guerres tribales et de magie noire. En parlant des missis, aux dires des locaux ils sont arrivés par la même route que nous par un beau matin des années soixante-dix, autant dire que ça fait pas très longtemps... À part ça, on est bien lotis dans notre palace moderne. Y a un bon feu, les patates douces et leurs feuilles coulent à flot, et toute l’équipe de nos hôtes est très communicative. Le lendemain le gouverneur et sa clique se pointent en avion, car tu penses bien qu'une métropole aussi moderne se doit d'avoir une piste d'atterrissage et qu'un gouverneur va pas se taper plusieurs jours de marche, et je les espionne, me demandant à quoi ça peut bien ressembler un gouverneur papou. Est-ce un papou de souche ou est-ce un indonésien ? C'est un papou, et vu son embonpoint la place doit être bonne. Les locaux nous expliquent que sa grande activité est de faire le tour de son gouvernorat en avion, genre il est près du peuple, mais à mon avis il aurait sûrement des choses plus importantes à faire que de chartériser un avion tous les jours avec l'argent public et d'aller se promener ici ou là. Au hasard, développer l'agriculture? Je m’égare, retour au récit... Les minots nous ramènent un phasme, tu sais, cet insecte qui ressemble à une branche, et ils nous ramènent aussi une sorte de croisement entre une sauterelle et un criquet, un spécimen impressionnant car aussi long qu'une main, très courant dans les champs nous disent-ils. J'en avais déjà vu de bonne taille à Bornéo mais jamais à ce point, âmes sensibles changez de chaîne ! Vu l'ambiance du bled, et vu qu'on est un peu obligés de raser les murs car on a bien compris qu'il fallait pas trop qu'on la ramène, on passe trois nuits et on se dit qu'il est temps de partir. On paye à parrain ce qu'on lui doit plus la journée qu'il va mettre à rentrer au bercail, poignée de main, ça a été un plaisir et un honneur de te connaître parrain ! On y va, ce coup-ci notre guide est un jeune, Sam... La route reprend sa descente, d'ici quelques jours on va se retrouver dans la jungle de basse altitude. Il y fera plus chaud, ce qui n'est pas un mal, mais aussi plus humide et plus plein de saletés plus ou moins suceuses de sang. Pour l'instant on est encore à moyenne altitude et les paysages sont toujours aussi somptueux, profitons-en parce qu'une fois dans la grosse jungle tu vois plus que du vert, de la boue et des moustiques et autres parasites. Il est pas très sympa ce Sam, il nous ignore superbement, marche à une vitesse telle que même cousin et tantine ont du mal à suivre, et pour tout dire s'en fout plus que pas mal de nos personnes. La fin de l’après-midi s'approche, il va falloir songer à faire le camp. On remonte un lit de galets qui m’apparaît être une rivière asséchée et on y est, un endroit un peu surélevé et plat où on devrait être à l'abri des inondations. On sort nos hamacs mais hé Sam, tu vas dormir où ? T'as rien prévu ? Oh pas besoin, je vais me faire un lit de feuilles ! Oui, mais tu sais bien qu'il y a de grandes chances qu'il pleuve pendant la nuit ! C'est pas grave, je dormirai en dessous de ton hamac et je me protégerai avec de l’écorce, regarde, j'en ai déjà préparé ! En effet, il a découpé des pans entiers d’écorce et tous les morceaux mis bout à bout font à peu près sa longueur, surtout qu'il est pas grand, et la forme semi-circulaire s'adapte bien à celle du corps humain. Pas mal la couverture papoue, je retiens la combine... Ça me gêne malgré tout de le laisser dormir comme ça mais d'un autre côté, et d'une j'ai pas des masses envie de partager mon hamac, et de deux on lui avait bien dit de prévoir une bâche ou quelque chose dans le genre. Je sais d’expérience qu'à deux dans un hamac ça finit collet serré inconfortablement entassés au milieu, et déjà qu'avec une personne de sexe féminin qui s’avère être ma cops c'est limite tu dois pouvoir comprendre sans peine pourquoi dans le cas présent je suis pas très chaud. Il a pas voulu écouter et c'est son droit, mais à la réflexion y a pas de raison que j'en porte les conséquences et me retrouve à dormir en mode lune de miel avec lui. Je me réveille pour mon petit besoin nocturne, car buvant beaucoup d'eau fatalement faut que ça sorte, et évidemment il pleut. J'en profite pour jeter un œil sous mon hamac, le Sam dort paisiblement emmitouflé dans sa couverture ligneuse, parfait. Le lendemain j'ai pas le moral, et c'est rien de le dire. Mon pied me fait bien sûr horriblement mal mais c'est pas tant ça le problème, le problème c'est que je ralentis cousin et tantine et que j'ai l'impression d’être un fardeau pour eux et ça, ça me va pas mais alors pas du tout. Je m’épanche un peu à tantine mais elle me dit de ne pas m’inquiéter, ils ont tout leur temps et puis je les ralentis pas tant parce qu'ils marchent à leur rythme et se font juste des haltes de temps en temps pour m'attendre, ce qui ne les dérange pas car du coup ça leur donne l’occasion d'observer les lieux de plus près. Bon, vu sous cet angle je me sens mieux, du moins psychologiquement parce que physiquement c'est pas la gloire. Ça descend toujours, on commence à sentir qu'il fait plus chaud. Je traîne tellement la patte qu'on réussit pas à atteindre le prochain village, mais pour le coup on s'en tire pas trop mal parce qu'on passe par une case vide qu'on investit pour la nuit. Sam nous explique que les locaux l'ont construite pour être près de leurs champs, mais qu'en ce moment ils n'y sont pas pour cause de pause entre deux récoltes. Un feu, du riz, quelques kradis sous la cendre, un toit sur la tête, luxe quand tu nous tiens ! Le jour suivant on arrive à ce qui ma foi est plus un hameau d'une dizaine de huttes qu'un village, et une famille nous adopte. Sam repart vers sa cité moderne avec ses émoluments et on le laisse partir sans regrets, c'est pas qu'il était méchant mais contrairement aux autres guides qu'on a eus il ne nous manquera pas. Il est sympa ce hameau, y a toute une ribambelle de mioches et les gens qui nous ont accueillis sont adorables. Des voisins viennent nous faire une petite visite de courtoisie et c'est la fête, en avant les patates douces et les feuilles ! Ce coup-ci c'est de nouveau dodo avec les cochons, pas de barrière entre eux et nous mais ils savent se tenir et ne viennent pas nous déranger pendant la nuit. Au petit matin à l'heure de leur repas c'est évidemment la foire mais que dire, ils sont chez eux que diable... Le prochain village n'est pas très loin, et pour y aller il y a un sentier qui d’après nos hôtes est facile à suivre. Très bien alors on va se faire ça sans guide, comme des grands ! Le sentier est en effet bien marqué, chose étonnante si l'on considère qu'on est quand même un peu au beau milieu de nulle part, et serpente à travers la jungle. Quelques heures de marche sans histoire et on arrive, à la vue de ces trois faces de craie qui débarquent dans leur village les papous sont estomaqués : vous arrivez d’où comme ça ? Et ils sont où vos guides et vos porteurs ? On rigole : on arrive de Wamena et quant aux guides et porteurs comme vous voyez on n'en a pas, c'est qu'on n'est pas des pros ! De Wamena, tous seuls ? Des porteurs on n'en jamais eu, et des guides on en a eu jusqu'au dernier village avant le vôtre mais de là on est venus tous seuls en effet, c'est pas loin ! Et vous allez où ? On va vers le sud... On prend nos quartiers, et une fois en place on engage la discussion avec le chef au sujet de la suite des événements. Il nous explique qu'il est impensable de rejoindre le village suivant sans guide, il faut impérativement être accompagné par quelqu'un qui connaisse le chemin car il n'y a pas de sentier et il faut traverser la forêt jusqu’à un endroit précis au bord d'une rivière d’où on pourra prendre une barque pour notre destination. Donc jusqu’à un village ? Non, il n'y a pas de village et personne n'y vit, c'est juste un point de ralliement ! Mais alors comment on pourra être sûr qu'il y aura quelqu'un ? On a une radio, et si vous êtes OK pour acheter de l'essence pour la charger au générateur on peut s'occuper du rendez-vous ! Ma foi c'est normal, vu que l'essence vient à dos d'homme, et puis de toute façon y a pas vraiment d'autre solution parce que personne ne nous emmènera à pied tout du long, ils disent que c'est trop loin. Si tout le monde prend la barque ça semble logique remarque... Et au niveau du guide ? Le chef nous présente un gaillard barbu, affaire conclue. C'est joli par ici, on est en hauteur et on a une vue imprenable sur la région, un épais tapis végétal qui s’étend à perte de vue dans toutes les directions jusque là-bas tout au bout de l'horizon. Il est temps de passer aux patates douces, puis à une nuit tout aussi douce... Le lendemain le barbu se pointe avec quatre gamins qui sont, dit-il, ses petits frères, et qui vont venir avec nous. Froncement de sourcil : euhhh, quatre bouches de plus à nourrir ça va pas le faire, nos stocks sont limités ! Ne vous inquiétez pas, ils ont leurs propres provisions ! On est malgré tout pas très chauds, le plus grand doit avoir douze ans, le plus petit peut-être huit, à tous les coups ça va gripper à un moment ou à un autre. Non, non, non, on refuse catégoriquement, pas envie de faire garderie en plus du reste. On part, ça descend et très vite on se retrouve dans une bonne forêt épaisse et moite. C'est quoi ces bruits derrière nous ? Ce sont les minots pardi, ils nous ont suivi ! Et maintenant on fait quoi ? On est déjà loin du village, ça va, ils ont gagné... On reprend la marche avec ces renforts impromptus et ma foi, pour l'instant ça va, on peut pas dire qu'ils nous ralentissent parce que pour marcher moins vite que naps en ce moment je verrais guère qu'un paralytique. Je t'avais pas dit d'ailleurs mais ça faisait déjà quelques jours que outre mon bâton de marche en aluminium j'utilisais un second bâton que m'avait fait un guide précédent, tu vois le tableau, naps en béquilles au milieu de la jungle... On arrive dans une zone glissante, car en descente boueuse et caillouteuse, et évidemment je me vautre les quatre fers en l'air. Emporté par le feu de l'action, et par la sangle qui le tient fermement attaché à ma main, le bâton en alu se dresse et me percute la face un peu en dessous de l’œil gauche. J'en vois trente-six chandelles et tout de suite je sens un liquide chaud me couler le long de la joue, ceci dit je te rassure, ce ne sont pas des larmes mais du sang. Petit état des lieux, apparemment je me suis bien amoché (c'est qu'on fait jamais les choses à moitié dans la famille naps) et tantine estime qu'il faudrait faire un ou deux points. Comme on n'est pas vraiment près d'un hôpital elle me colle deux steri-strips pour maintenir les chairs en place, et pronostique qu'il restera sans doute une petite cicatrice. Ça me fera un souvenir, allez, en route ! Ça doit pas être mon jour, un peu plus loin ce foutu bâton en alu casse. Ça devait bien arriver à un moment ou à un autre, il avait été plié et remis droit dans le chapitre X et ce genre de matériau quand ça a été fragilisé une fois il ne faut pas bien longtemps avant que ça ne rende l’âme. Le barbu m'en taille un nouveau, je le trouve un peu lourd, il m'en taille un autre plus dans ma gamme de poids. Il me demande s'il peut garder ce qu'il reste du bâton en alu et je le lui cède bien volontiers, ça sera toujours ça de moins à trimballer. Vers la mi-journée on se fait une pause déjeuner et on constate que quoi que leur grand frère en ait dit ce matin les minots n'ont pas beaucoup de provisions, le rationnement n'est pas loin. Mis à part ça ils sont mignons ces gosses, ils nous font penser aux Jackson Five, même s'ils ne sont que quatre, parce qu'ils leur ressemblent un peu et parce que le plus petit est le leader quand ils chantent. Car ils chantent en effet, a cappella dans la langue de leur village, et franchement ils assurent, ça égaye l’atmosphère tout au long de la journée. En fin d’après-midi on fait le camp sous une pluie battante, dans un coin pas vraiment propice mais pas le choix. Le barbu est bien équipé, il a emmené une grande bâche qui fait un abri suffisant pour loger tout le monde. Du coup j'ai la flemme d'installer mon hamac et vais dormir près du feu avec eux, tandis que cousin et tantine se font un petit nid douillet dans leur hamac perso. Le repas, les petits n'ont plus grand chose à se mettre dans l'estomac et que faire, on leur avait bien dit de pas nous suivre mais maintenant qu'ils sont là on peut pas les laisser se coucher le ventre vide et on partage ce qu'on a... Le lendemain, pauvre de moi... On longe une rivière et c'est cailloux à perte de vue, cailloux glissants de surcroît, imagine-toi comme c'est facile et agréable de marcher sur ce type de terrain pour quelqu'un qui s'aide de deux bâtons. J'avance précautionneusement, pas que j'aille encore me ramasser surtout que ça descend et surtout qu'atterrir sur de la roche ça fait bobo, les autres sautent prestement de pierres en pierres. La rivière s’élargit et plus moyen de l’éviter, on est toujours sur des cailloux et je passe à un numéro d’équilibriste parce que qui dit cailloux mouillés dit cailloux encore plus glissants que tout à l'heure. Ça s'aplanit, des bas-côtés apparaissent et on peut marcher à pied sec sans trop risquer de se vautrer, déjà pas mal même si c'est toujours caillouteux. À croire que les types du village des sorciers m'en veulent, pourtant je te jure que je mange pas de cochon, parce que je me retrouve sur le passage d'un essaim d'abeilles sauvages et me fais copieusement piquer. Je tape un sprint clopin-clopant en serrant les dents parce que ça fait mal, et au pied et là où je me fais piquer, et réussis à échapper aux dards acérés. Je ne me formalise pas, allez, y a encore du chemin. Après quelques minutes je commence à avoir chaud, très chaud, faut que je m'assoie. Qu'est-ce que t'as ? Chais pas, j'ai chaud et ça me gratte dans tout le corps ! Ma voix est bizarre, toute enrouée, et je commence à voir du mal à avaler ma salive. Tantine m'examine, diagnostic : allergie aux piqûres ! Ah ben ça alors, pourtant c'est pas la première fois que ça m'arrive, va comprendre... Bon, c'est pas grave, on va attendre que ça passe ! Non, non, me dit tantine, tu as déjà les yeux qui te sortent de la tête et si ça continue tu vas en arriver à un point où tu vas plus pouvoir respirer et où il va falloir te trachéotomiser ! OK tantine, mais que faire ? J'ai des cachets antihistaminique, ça va te retaper ! Du chimique ? J'aime pas trop ça, et puis je pense pas que ça va finir en trachéotomie, mais essaye de refuser quelque chose à tantine, j'avale les pilules. Assez vite ça va mieux, on repart... C’était quoi comme cachets ? Ben figure-toi que j'ai oublié, pourtant à l’époque je m’étais bien enfoncé le nom de la molécule dans le crâne en me disant que ça pourrait servir, je dois me faire vieux... En parlant d'oubli, d’après la carte où j'avais noté tous les endroits par où on était passés il semble qu'on ait dormi une nuit de plus à la belle étoile, mais pas moyen de me souvenir ni où ni comment, faudra que je demande à cousin et tantine la prochaine fois que je les vois. Toujours est-il qu'on finit par arriver à bon port, ce qui est le cas de le dire vu que trois barques sont au rendez-vous. Merci notre ami barbu et merci les jeunes pour votre compagnie et qui sait, peut-être qu'on se reverra un jour ou qu'on entendra parler de vous si vous fondez un groupe ! Maintenant je suis bien content, finies les douleurs pédestres, on va finir à la rame. Au fait, pourquoi vous êtes venus à trois barques ? C'est qu'on pensait que vous seriez plus nombreux, à la radio ils nous avaient pas dit combien vous étiez ! D'accord, et on fait comment ? Oah, on va s'arranger, on partagera les sous en trois et puis voilà ! On se laisse porter par le courant, et je remarque qu'ils utilisent de grandes rames. Si je te signale ce fait en apparence anodin c'est parce que deux jours plus tard j'en vis une de près, mais nous n'en sommes pas encore à ce stade du récit... La suite et fin du voyage est confortable, il fait agréablement chaud (même si les fesses mouillées pour cause d'assis à fond de coque parce qu'il faut pas t'imaginer qu'il y a des sièges) et on a une vue imprenable sur la forêt, le luxe, y a que ça de vrai ! Mais c'est qu'il y a de la distance dis donc, à pied ça aurait été la croix et la bannière pour sûr... On finit pas jeter l'ancre en face d'un village de cases toutes de bois faites, nous y sommes. Ici aussi ils sont étonnés de voir qu'on n'est que trois : mais elle où votre expédition ? Quelle expédition ? Ben on voit rarement des blancs, genre à peine une ou deux fois par an, mais quand il en vient ils sont toujours accompagnés d'une bonne dizaine de guides, porteurs et cuisiniers ! Ah oui, seulement eux ce sont des pros, nous on est encore en classe amateur ! On y travaille, on y travaille, mais n'est pas pro qui veut... Ce coup-ci on dort chez le premier adjoint du maire, ou quelque chose d'approchant, qui nous accueille à bras ouverts. Il nous présente sa femme et leur bébé, et la petite chambre où on va dormir. On s'installe, puis on part aux commissions. Y a évidemment pas de marché ni de magasins mais on nous propose des feuilles et des patates, tout va bien. Le grand balèze à qui j’achète de la verdure n'a pas de monnaie, il dit qu'il me la donnera demain. J'aime pas trop ce genre de situation, parce que souvent demain ça veut dire dans un futur indéterminé et en tout cas pas proche voire utopique, mais le gars a l'air honnête et comme la somme n'est pas très importante je décide de lui faire confiance. On est de retour dans la moiteur tropicale, ça fait plaisir cette chaleur. Cousin et tantine en profitent pour se faire un coup de débarbouillage dans la rivière, naps se fait un petit visage-mains-pieds qui suffira bien comme ça. Le village a un style architectural différent de ceux des montagnes et on voit que le bois ne manque pas, toutes les maisons sont construites dans ce matériau. Par contre qui dit chaleur et humidité dit aussi moustiques, une engeance qu'on avait un peu oubliée mais qui se rappelle à notre souvenir dès la fin de la journée, saleté tiens. De là forcément on a dû installer nos moustiquaires dans l'espace exigu qui nous a été dévolu, et le problème c'est que la mienne a été modifiée par mes bons soins pour s'adapter au hamac. C'est-à-dire que je l'ai fort raccourcie, ce qui ne laisse que peu d'espace à l’intérieur et fait que la respiration crée un effet de serre. C'est un avantage si on dort dehors car il fait frais la nuit, mais ça devient un inconvénient si on dort à l’intérieur d'une maison où il fait très chaud et où il y a un je ne sais quel parasite qui pique voracement toutes chairs en contact avec les parois de la moustiquaire, je me lève le matin les bras couverts de vilaines piqûres qui démangent. J'ai déjà eu affaire à cette vermine en d'autres lieux et j'ai remarqué qu'à chaque fois, ici y compris, il y a des chemins de termites le long des murs (tu sais, ces canaux en terre qui servent d'autoroutes-tunnels aux rampants), ceci pourrait expliquer cela. Pas trace du balèze et de la monnaie, peut-être a-t-il eu un contretemps ? Je lui laisse encore une chance, mais si demain il ne se montre pas je devrai me mettre en quête de sa personne. Le lendemain toujours personne, je m’enquière à droite à gauche à son sujet. Je ne connais pas son nom mais n'ai pas de mal à le décrire physiquement, les mastodontes de facile un mètre quatre-vingt quinze ça court pas les rues. Tout le monde le connaît et à ce que j'entends c'est un type pas commode qui frappe sa femme et ses enfants, il habite vers là-bas. J'y vais de ce pas, pas question que je lui fasse cadeau de sa dette, pas pour la somme en elle-même mais pour le principe. Je cherche et finis par le trouver, il est assis devant sa maison. Hé m'sieur, vous êtes pas venu me rendre la monnaie ! Oah c'est bon, de quoi tu me parles, c'est pas des millions ! À ces mots la moutarde me monte au nez : pardon ? Une dette est une dette, vous aviez dit que vous viendriez me rendre l'argent et maintenant vous me dites d'aller me faire voir ? Ce type de raisonnement ne semble pas lui faire grand effet : allez, casse-toi et rentre chez toi ! Non, je ne partirai pas tant que je n'aurai pas l'argent ! Le ton monte, il m'aboie une nouvelle fois de partir, je lui réponds qu'il se dit chrétien et que pour autant que je sache le vol n'est pas autorisé par cette religion (j'aime bien citer les bondieuseries dans ce genre de situation, ça leur fait honte et leur met le nez dans leur caca). Il rentre dans sa maison et je me dis qu'il va aller me chercher les sous mais non, il ressort armé d'une de ces rames dont je te parlais plus haut, un bout de bois d'un bon deux mètres cinquante de haut, et m’éructe un : MAINTENANT TU TE CASSES, TOUT DE SUITE ! Non m'sieur, j'attends, j'ai tout mon temps ! Il repart dans l’arrière-boutique, et cette fois en ressort en brandissant une longue machette : JE T'AI DIT DE DÉGAGER ALORS TU DÉGAGES ! Les chances de récupérer mon dû s'amenuisent, et vu la taille du mec et de son coupe-coupe mon espérance de vie n'est pas brillante non plus. C'est plus que tendu et je ne donne pas cher de mes chances, l’idée me vient de prendre mes jambes à mon cou. Ah ça non, je vais pas lui donner le plaisir de me voir déguerpir comme un pleutre, et puis de toute façon en deux enjambées il m'aurait rattrapé donc tant qu'à me faire découper autant me faire découper la tête haute, et s'il ne me découpe pas j'aurai sauvé l'honneur de la famille naps. Je lui lance un ultime : OK, Dieu a tout noté et rétribuera chacun selon ses mérites ! Je tourne les talons calmement et dignement et m’éloigne tout aussi calmement et tout aussi dignement, du moins en apparence parce que j'ouvre bien grand mes oreilles au cas où le grand escogriffe se mettrait dans la tête de me poursuivre. Au détour d'une case un papou me fait signe : tiens, voilà l'argent qu'il te doit ! Pourquoi tu veux me rembourser pour lui ? Laisse tomber, y a aucune raison, et puis c'est pas pour les sous mais pour le principe ! Si, si, prend l'argent, c'est mon beau-père et avec ma femme on veut pas que son péché retombe sur nous et que Dieu nous punisse à cause de lui ! Meuh non, faut pas s’inquiéter, Dieu sait bien qui a fait quoi ! Le gars insiste, et insiste, et je me fois forcé d'accepter car je sens que sinon il va pas dormir tranquille ce soir. A-t-il peur que je lui envoie un corbeau le maudire sur douze générations ? Va savoir, j'empoche les billets et rentre à la maison. Notre hôte s’inquiétait un peu, car il savait à qui j'allais réclamer une dette, et je vois qu'il est soulagé de me voir rentrer en un morceau. Moi aussi remarque, quand j'y pense... Il est temps de reprendre la route, mon pied est toujours dans le même état et même pire et la perspective de nouvelles journées de marche ne me ravit pas des masses. Ouais, pour être franc j'ai le moral au ras des pâquerettes et j'aurais volontiers jeté l’éponge, sauf que c'est pas possible car il n'y a pas d'autre moyen de quitter ce village qu'à pied. Enfin si, y a le bateau pour revenir sur ses pas, mais bon... Haut les cœurs naps, la prochaine étape est la capitale de la Papouasie du centre, une métropole dont on entend parler depuis déjà un brave moment et où il y aura sûrement moyen de te reposer ! Notre hôte et sa femme partent en même temps que nous, il a des courses à faire et pour une fois sa dame l'accompagne car, nous dit-il, n'ayant jamais vu de voitures de sa vie elle veut voir à quoi ressemblent ces engins fabuleux. Il y a des voitures dans cette capitale du bout du monde ? Un peu étonnant parce qu'il n'y a pas de routes qui y accèdent mais bon, on verra quand on y sera... On se met en route et ils nous distancent très vite vu la vitesse de pointe de l'handicapé de service... La jungle est épaisse et détrempée à souhait, et tu sais pas quoi ? Elle est pleine de sangsues ! Je t'en reparlerai plus tard car pour l'instant on croise un attelage pour le moins incongru, des locaux tirant un bateau. On se regarde un peu incrédules, faut convenir que c'est pas courant. Un peu plus loin on découvre le pourquoi du comment, un chantier naval local. Tu choisis un arbre de belle taille et de bonne qualité, tu l'abats et ensuite tu tailles ton bateau directement dans son tronc. Le tour est joué, tu n'as plus qu'à le transporter jusqu’à la rivière. De temps en temps on voit des petits bâtons à l’extrémité peinte en rouge fichés ici ou là. On demande à Moïse notre guide ce qu'il en est. Ça, ce sont des marqueurs pour la future route ! Ils veulent construire une route ici ? Oui enfin c'est ce qu'ont dit ceux qui sont venus planter ces bouts de bois ! Beau projet, à en juger à la vitesse où travaillent les travaux publics dans ce pays on peut présumer de la date d'inauguration mais c'est peut-être pour ça qu'ils ont déjà des voitures de prêtes, comment on dit mettre la charrue avant les boeufs par ici ? On avance péniblement dans cet enfer vert, comme on dit dans les vrais livres, c'est que c'est boueux bien comme il faut et infesté de sangsues. Il en vient de partout, du sol bien sûr mais aussi des feuillages que nous ne manquons pas de frôler sur notre passage, et même du ciel car il en tombe des arbres. On en a sur tout le corps et certaines petites malines, j'ai nommé celles qui viennent d'en haut, cherchent, et parfois réussissent, à s'arrimer qui sur une lèvre, qui dans une oreille, qui dans une narine, qui sur une paupière. C'est un peu déloyal de se laisser choir ainsi du haut d'un arbre, les gentilles sangsues comme celles auxquelles j'avais eu affaire dans le passé se cantonnaient à monter du sol et pouvaient facilement être tenues à l’écart en imbibant régulièrement le bas de son pantalon de jus de tabac mouillé. Il y en a de différentes couleurs, des noires, des marrons et même des roses striées (sans rire), et il y en a en quantités telles qu'on est obligés de s’arrêter souvent pour se faire un état des lieux et arracher ces limaces vampires. Parce que si tu es du genre étourdi et les laisses faire elle vont te pomper jusqu’à plus soif, et quand elles sont rassasiées elles se décrochent, merci et au revoir, et toi tu saignes comme un goret à cause de l'anticoagulant qu'elles t'ont injecté pour fluidifier ton sang, charmant... Je me suis toujours demandé comment fonctionnaient ces créatures. Elles semblent n'avoir ni œil ni oreille mais pourtant elles te perçoivent quand même, car dès que quelqu'un passe elles se dressent prêtes à mordre. Elles doivent réagir à la chaleur ou au mouvement, je vois que ça comme explication... Vers la fin de la journée on se prend notre énième pluie, et celle-là elle est pas bonne car comme on va bientôt s’arrêter de marcher nos vêtements n'auront pas le temps de sécher in situ comme dans le cas d'une pluie matinale. Elle redouble de plus belle et on monte le camp sous des trombes d'eau. Moïse est le roi du coupe-coupe, hop, deux branches en guise de piliers, une pour faire la faîtière, quelques grandes feuilles pour le toit et d'autres pour le lino, nous voilà à l'abri même si trempés. Par contre, s'il a passé haut la main l’épreuve de construction d'abri aux exams du parfait papou il a été recalé à celle du feu car il a beau s'escrimer, impossible de faire partir les flammes. À sa décharge tout est détrempé, pas facile de faire prendre du bois dans ces conditions et finalement il abandonne. Tantine rougne, on va dormir tout mouillés et le ventre vide car qui dit pas feu dit pas bouffe, cousin est comme à son habitude très maître de lui-même et ne semble pas trop gêné par la situation, Moïse quant à lui a l'air de carrément s'en foutre. C’était compter sans naps, qui lui est sorti major de la promotion feu en milieu hostile car il maîtrise un instrument fort utile dans le cas présent : la bougie ! Avec l'aide de bois débité menu par cousin, qui sous ses dehors impassibles devait sûrement pas être contre se faire sécher le postérieur et manger quelques bonnes feuilles bien chaudes, et après un certains laps de temps à souffler et souffler et souffler sans se décourager, car naps a la tête dure (il en casse même des bâtons en alu, cf plus haut), le feu démarre. Je l'avais jamais dit à personne avant ce jour, même pas à cousin et tantine, mais j’étais très content de moi de m’être, finalement, rendu un peu utile, parce que tu as dû remarquer que depuis le début de cette épopée j'avais pas vraiment brillé ni par mes compétences ni par mes performances. Trêve de confidences, il est temps de faire à manger et de faire sécher nos vêtements. Impatient comme à l’accoutumée je veux faire sécher mon tee-shirt trop vite et trop près du feu et récolte un beau trou, le voilà assorti à mon caleçon qui en avait déjà un énorme pour la même raison. La flemme de sortir les hamacs, on dort tous autour du feu. Pas de cochons mais une myriade d'insectes non identifiés qui se glissent dans tous les recoins, ça gratte et ça chatouille partout, même en des endroits inavouables... De bonne heure c'est reparti, cette journée sera sous le signe des passages de rivières. Certaines pas très profondes (quoique je me souviens d'une qui avait un sacré courant et l'eau qui montait jusqu’à mi-cuisses, pas facile quand on n'a qu'un pied de valide), d'autres que je passe sur le dos de cousin pour éviter de remouiller le pied et d'aggraver l'infection, et d'autres encore qu'on franchit en barque car Moïse connaît les points de passage où se trouvent ce qu'on pourrait qualifier de barques en self service comme les vélos chez nous. Toujours autant de sangsues et de boue, des lits de rivières caillouteux (pas mon relief préféré en ce moment comme tu as dû comprendre), la douleur au pied, j'en peux vraiment plus. Encore une nuit à la belle étoile et finalement s'annonce le Graal, la métropole ! Enfin métropole comparée aux villages d’où on vient parce qu'il faut pas t'imaginer Tokyo non plus, y a une rue principale, trois magasins et quelques maisons. Et aussi quelques indonésiens, mais on reparlera de tout ça dans le prochain chapitre. C'est une fois de plus l'instituteur qui nous offre l’hospitalité, un papou sympa à defaut d’être moustachu. On paye ce qu'on doit à Moïse et il disparaît prestement, j'imagine qu'il va dépenser une partie de sa paye dans l'une ou l'autre des tentations offertes par la capitale. Et le chef de guerre papou ? Ah oui c'est vrai, j'ai oublié de t'en parler mais patience, je te raconterai l'anecdote dans le prochain chapitre parce que là je suis un peu fatigué mine de rien... On est le vingt huitième jour et il est temps maintenant de faire un petit constat, ou si tu préfères d'inspecter notre matériel, laver ce qui a besoin d’être lavé et notamment naps qui ne s’était même pas complètement débarbouillé dans le village précédent cochon qu'il est, et organiser la suite du voyage vers le territoire de ces tribus qui vivent dans des maisons construites dans les arbres. Tout un programme car maintenant s'annonce la partie sud de la Papouasie, une région infestée de marécages et de neuro palu, je sens qu'on va rigoler...
(à suivre...)
Encore de la magie noire, encore des cochons et encore des villages, rien de nouveau sous le soleil en somme...
[ Les photos sont sur mon blog (voir la signature en fin de message), et pour qui a manqué la première partie c'est ici: http://voyageforum.com/discussion/50-jours-pied-dans-interieur-papouasie-1ere-partie-d6318144-4/ ]
Dès la sortie du village ça commence bien, une descente vertigineuse. Cousin et tantine se la dévalent ventre à terre, naps recommence à pester parce que les lois de la gravité étant ce qu'elles sont ça le force à plus appuyer sur son pied qui commençait à peine à se remettre un peu des marches précédentes. M'est avis qu'il va bien se remettre, oui, se remettre à me faire mal... Ça finit par s'aplanir, on va vers le sud. Le paysage est somptueux, on longe une rivière dominée par une chaîne de montagnes couvertes de jungle interrompue seulement par l'une ou l'autre cascades qui coupent l’écrin vert émeraude de la forêt de leurs fils d'argent. C'est féerique, j'en oublie même ma patte folle tiens ! On rencontre deux papous, arcs et flèches en main comme toi tu as ton portable et ton cabas, et cousin leur propose un petit échange, quelques bananes contre deux flèches. Ils acceptent, les roseaux pour faire les flèches ne manquent pas dans la région, alors que les bananes... Du coup j'ouvre une parenthèse car dans le chapitre précédent j'ai oublié de te parler d'un certain nombre de choses et notamment de l'agriculture, ou plutôt ce qui en tient lieu. Je veux pas encore critiquer les missionnaires mais c'est quelque chose qu'ils auraient pu, et auraient dû, développer dans la région, parce que c'est bien gentil le petit Jésus, la Marie, le Joseph, l’âne et le bœuf mais l'homme n'a pas besoin que de nourriture spirituelle (si tant est qu'on puisse qualifier leurs enseignements transplantés du moyen-âge de spirituels), il a aussi et surtout besoin de nourriture physique. L'environnement est très propice, pense un peu, en altitude sous le soleil et les pluies de l’équateur, mais figure-toi qu'à part leurs patates douces et trois bananes ils cultivent pas grand chose. Pourtant sous un tel climat les fruits de la passion, les pommes, les patates pas douces et tout un tas d'autres fruits et légumes pousseraient comme du chiendent, c'est quand même bizarre qu'ils n'en plantent pas. J'en avais discuté avec des papous au chapitre précédent, ils m'avaient répondu que oui mais on n'a pas de graines. Je leur avais dit que les missionnaires auraient pu s'en occuper, et que de nos jours ben il suffirait qu'un gars de la tribu Yali (car ainsi se nomme leur ethnie, oui, à ce niveau aussi j'avais oublié de te mettre au parfum) qui va à Jayapura pour ses affaires en ramène. Bon je te raconte ça histoire de, parce que j'ai hélas l'habitude de ce genre de conversations que des fois je me demande pourquoi je continue à en avoir vu qu'elles n'ont guère plus d'effets que de pisser dans un violon. Ce qui est plus grave c'est que chaque année à la même époque il y a ce qu'ils appellent la saison de la famine. Il s'agit d'une saison où ils n'ont pas planté de patates douces, et qui fatalement se solde par pas de récolte et un déficit alimentaire jusqu’à la saison suivante. Comment se fait-ce ? Cela se fait que c'est la saison d'une espèce d'amande sauvage, et qu'ils sont tellement occupés avec la cueillette qu'ils en oublient de planter leur manioc (autre nom de la patate douce, merci naps si tu le savais pas). Étonné je leur demande pourquoi ça arrive chaque année parce que ma foi, il suffirait de se calmer sur la collecte des amandes et tout rentrerait dans l'ordre. Ah oui mais non, ces amandes sont un cadeau du bon Dieu et ce serait pécher que de les laisser perdre ! M'ouais, et se serrer la ceinture et faire se serrer la ceinture à toute la famille c'est pas pécher ? Je renonce à comprendre et vais pisser dans mon violon, et pour l'heure reprenons la marche où elle en était... Le sentier est un peu étroit, mais les passages dangereux dont les locaux nous avaient parlé ça doit pas être ici parce que pour se ramasser en contrebas faudrait vraiment être soit complètement débile, soit complètement alcoolisé, soit plus probablement les deux à la fois. L'ubiquiste boue est évidemment au rendez-vous mais il pleut pas, je peux trop pas me plaindre pour une fois. On fait une halte dans un hameau de quelques huttes perchées au sommet d'une colline avec une vue à couper le souffle. Le spectacle naturel est magnifique mais on est éloigné de tout, si tu veux vivre ici t'as intérêt à aimer la solitude et à savoir gérer tes réserves de patates douces comme il se doit quand la disette survient... On reprend la route, cousin et tantine font cavaliers seuls en aval tandis que naps discute avec parrain en amont. Il est sympa ce parrain, au début il était pas causant mais dès qu'il avait compris qu'on tenait pas les autorités indonésiennes dans nos cœurs, et après quelques tirades de naps sur l'incurie et la malhonnêteté des moustachus (un peu pour le mettre à l'aise et peut-être aussi, quoiqu'inconsciemment, un peu pour se passer les nerfs rapport à ce foutu pied), il s'était détendu et on s'était fait potes. Comme quasiment tous les papous il souffre de la colonisation indonésienne, et il espère qu'à notre retour en France on pourra en toucher quelques mots à notre président. Plutôt que de le laisser espérer en vain je me vois contraint de lui expliquer qu'en France je suis un zéro sans chiffre, et que cousin et tantine c'est guère mieux... Il espère quand même qu'un jour ils seront indépendants et là je la ramène pas, car je crains fort que ce jour ne soit pas près d'arriver si tant est qu'il arrive jamais. Silence radio coupable des médias occidentaux donc forcément la majorité des occidentaux ne sait même pas que la Papouasie existe, et encore moins qu'elle est colonisée violemment par l'Indonésie, et partant de là aucune mobilisation internationale. Aucun soutien de la part d'aucun pays et aucune reconnaissance du droit des papous à l’indépendance, à part leurs cousins du Vanuatu mais si tu as déjà entendu parler de cet archipel perdu du Pacifique tu peux imaginer le poids qu'il a sur la scène internationale. J'ai pas le cœur d'expliquer tout ça à parrain... Ben oui, la Papouasie c'est pas le Tibet, z'ont pas de Dalaï-lama en Papouasie. Et puis faut dire que le Tibet est colonisé par les vilains chinois alors que la Papouasie est colonisée par les gentils indonésiens, qui d'ailleurs ont fait cela avec l'accord et l'aval de l'ONU et de nos nations démocratiques ce qui veut dire qu'officiellement on peut même pas dire qu'il s'agit d'une colonisation, la bonne blague (si ce n'est déjà fait va lire le chapitre IX, tu y trouveras de plus amples informations à ce sujet). Remarque, faut dire encore que c'est vrai qu'ils sont sympas avec nous les indos, ils nous laissent extraire leurs ressources naturelles à des prix défiant toute concurrence et il est donc un peu normal qu'en retour on les laisse coloniser la Papouasie et s’asseoir sur les droits de l'homme. Liberté - égalité - fraternité et charte des droits de l'homme et du citoyen, fiertés françaises de la culture du cocorico, oui mais pas pour tous les peuples, faut croire que certains ne méritent pas le qualificatif d’être humain aux yeux de nos dirigeants... Business is business, on a besoin de matières premières et de produits manufacturés à vendre pas cher en Occident pour satisfaire la boulimie de consommation et de gaspillage de nos contemporains, et comme on dit on fait pas d'omelettes sans casser d’œufs. Tout va bien alors, sauf pour les œufs bien sûr mais ça ne semble guère déranger les consommateurs d'omelettes... En fin de journée on arrive à un village et on demande l’hospitalité. Elle nous est comme d'habitude accordée sans problèmes, on va dormir chez l'instituteur. Monsieur l'instituteur a une hutte-case, comme tout le monde ici, mais sans cochons, la nuit va être calme. Pour l'instant il fait encore jour et cousin et tantine vont visiter les alentours, naps reste à la maison et s'y détend les extrémités inférieures... Ils reviennent et me décrivent le centre-ville et son petit terrain de volley où ils ont vu un spécimen rare : un jeune adulte en étui pénien ! D'habitude on ne voit guere que quelques vieux qui soient habillés de la sorte et pour le coup voir un jeune, en plus jouant au volley avec sa courge phallique battant au rythme de ses sauts, ça devait être un spectacle que je regrette d'avoir loupé. Bon c'est pas le tout mais c'est l'heure de faire à manger. Ça non plus je t'en avais pas parlé dans le chapitre précédent, mais c'est que je n'ai pas grand chose à te mettre sous la dent à ce sujet car on n'a en tout et pour tout que du riz blanc qu'on agrémente de feuilles de manioc et parfois de quelques nouilles instantanées. Pas d'autres légumes, à part de temps en temps un genre de cucurbitacée dont je ne saurai te déclamer le nom exact en latin, pas d’œufs, voilà quoi. Ah si, j'oubliai les patates douces dont les feuilles sont issues, ça la région n'en manque pas tant qu'on n'est pas en saison de famine, et le « kradi » qui est une variété de tubercule à la chair blanche et ferme dont la saveur est ma foi tout à fait à notre goût... Mais crois pas, on meure pas de faim, car si la diversité n'est pas au rendez-vous la quantité, elle, est tout ce qu'il y a de raisonnable. Et puis de toute façon, qui commence à se plaindre de ce genre de détails ferait mieux de rentrer chez Papa-Maman manger la soupe et le steak du soir... On se fait une plâtrée de riz aux feuilles et on se mange ça avec parrain, l'instituteur et un voisin qui a emmené son fils d'une dizaine d’année pour l'occasion. On discute en se remplissant la panse, et on ne peut pas ne pas remarquer le minot qui mange les yeux fixes sans dire un mot. Il finit avec une célérité impressionnante une première assiette bien garnie, et il en demande une seconde. On lui en sert une aussi bien garnie que la première et il se l'enfile à la vitesse de l’éclair, toujours avec le regard fixe et toujours sans décrocher une parole. Il en redemande une troisième, même scenario. Je ne me souviens plus combien il en avait mangé au total mais c’était plus que n'importe lequel des adultes présents, à se demander où il les mettait et en espérant qu'il n'allait pas se faire une indigestion, pauvre petit qui devait pas manger souvent du riz. Car le riz est un aliment de luxe dans la région, il n'est pas produit localement et doit être acheté avec de l'argent, dont la plupart des villageois manque cruellement... Il est temps de dormir dans cette hutte spacieuse, autour d'un bon feu et avec l'assurance de ne pas être réveillé par les pourceaux à l'aube, après un repas de luxe une nuit de luxe, on se refuse rien. Le lendemain c'est reparti, les enfants du village nous suivent un bon moment en nous donnant la main, c'est comme ça à chaque fois. Une équipe de petites frimousses papoues, tous plus croquignolets les uns que les autres, rien à voir avec les enfants indonésiens qui sont souvent délurés et je te parle pas des enfants français... Arrivés à la limite de la commune, signalée par un portique-barrière en bois, ils nous laissent partir à regrets et nous font des au revoir de la main tandis que nous nous éloignons, moment d’émotion parce que quoi que tu en croies j'ai pas un cœur de pierre (oui je sais, je le cache bien). La marche du jour c'est à peu près la même qu'hier donc je te la refais pas, je me suis encore fait critiquer récemment rapport à mon style par la ligue de défense des belles lettres qui ont avalé leur parapluie alors je vais pas me lancer dans des répétitions trop répétitives. Enfin y a quand même une différence notable car on passe quelques ponts suspendus, qui sont pas flambants mais qui ne nous semblent pas être les ponts qu'on nous avait décrits comme extrêmement dangereux. N'y tenant plus je demande à parrain où est ce sentier si escarpé et ces ponts prêts à s'effondrer, il me répond que le sentier c’était hier et que les ponts on vient de les passer. Oah parrain, c’était rien du tout, pourquoi avec le chef vous nous en avez fait une telle description ? Ben c'est que vous êtes des blancs, et comme vous êtes pas habitués on s’inquiétait ! J’espère que te voila rassuré mais tu sais, chez nous aussi y a des rivières et des montagnes... Ahhhhh, une bonne pluie, ça faisait longtemps ! Ohhhhh, un bon champ de boue bien profonde, quel plaisir, on en a jusqu'au mollets ! C'est encore loin parrain ? Non, pas trop ! Je sais bien qu'ici loin ou pas loin ça veut pas dire grand chose, les distances se comptant en jours de marche papoue que tu multiplies par deux pour convertir en marche européenne, et par trois pour la marche à la naps, mais ça te donne malgré tout une vague idée et un peu de cœur au ventre. Certes ça ne change rien au fond du problème, car tu arrives quand tu arrives, mais on apprécierait quand même plutôt bien de dormir au sec ce soir... La pluie et la boue continuent de plus belle pas et la journée tire à sa fin, quand soudain on aperçoit quelques constructions dans le lointain. C'est quoi ça parrain ? C'est le village, on y est presque ! On est accueilli par une équipe hétéroclite de papous de tous âges et de tous sexes, on va pas s'ennuyer je le sens ! Le village en question, c'est le plus « moderne » qu'on ait vu jusqu’à maintenant. Par moderne je veux dire qu'il y a beaucoup de maisons en planches au lieu des habituelles huttes en paille, et justement parrain nous a dégotté des places dans un de ces bâtiments d'avant-garde. Encore plus luxueux qu'hier soir dis, on a une chambre de quatre mètres carrés pour nous trois. Désolé cousin et tantine, je vous aurais bien laissé seuls mais de toute façon vu qu'on s'est pas lavés depuis Wamena à mon humble avis vous auriez pas fait grand chose, non ? Les gens sont sympas mais l'ambiance est bizarre, le maire vient de décéder dans des conditions mystérieuses que les locaux attribuent à la magie noire. Il avait eu une histoire de cochons avec un bled de vilains entêtés qui ont refusé de se convertir au christianisme et qui sont toujours dans les pratiques de sorcellerie jusqu'au cou, un peu comme le chef du chapitre précédent, et bien qu'ils lui aient envoyé plusieurs fois le corbeau il avait refusé de s'acquitter de sa dette, se croyant probablement plus fort que le swangi du fait de sa position d'homme fort d'un village moderne... Un corbeau ? Ça me rappelle des histoires du temps jadis de chez nous et du coup je m’intéresse : ce corbeau, ça se passe comment exactement ? Et bien c'est un corbeau qui t'est envoyé par le sorcier qui a été payé par ceux qui te veulent du mal, il vient se poser sur une branche pas loin de toi et il te parle, mais y a que toi qui l'entends, dans ta tête, et il te met en garde que si tu payes pas ça va mal finir ! Et le maire a pas voulu écouter ? Non, et il est mort en quelques jours alors qu'il avait à peine trente cinq ans et n’était pas malade, et quand on l'a emmené à l’hôpital de Wamena les docteurs ont dit que tous les organes à l’intérieur de son corps avaient été comme broyés et qu'ils ne comprenaient pas ce qu'il s’était passé ! De là vous en avez déduit que c’était le swangi ? Bien sûr, quoi d'autre ? Le corbeau lui avait été envoyé à plusieurs reprises, et puis c'est pas la première fois que ce genre de mort se produit... Ah ben dis donc, quelle histoire et c'est pas fini, demain le gouverneur va venir en personne, et en attendant y a la famille en deuil et en lamentations que c'est un spectacle sorti de la nuit des temps... Personne ne nous a proposé d'aller faire nos condoléances et on observe prudemment l'action à bonne distance, parce que la scène est dantesque. Ça pleure et ça pousse des plaintes lancinantes dans tous les sens et une jeune femme, qu'on nous indique être la fille du décédé, plus ou moins à poil et le corps recouvert de cendres et de peintures funéraires, semble possédée par un esprit malin. On se croirait dans un film d'horreur et j’exagère pas, elle se frappe le corps hystériquement, fait des gestes et des bonds désordonnés, pousse des cris d'un autre âge, non vraiment, ça donne pas envie d'aller lui serrer la main et de lui dire courage ma fille... C'est dans ce genre de moment qu'on réalise que le travail des missionnaires n'a fait qu'effleurer la surface, on n'efface pas comme ça des millénaires d'histoire animiste, de guerres tribales et de magie noire. En parlant des missis, aux dires des locaux ils sont arrivés par la même route que nous par un beau matin des années soixante-dix, autant dire que ça fait pas très longtemps... À part ça, on est bien lotis dans notre palace moderne. Y a un bon feu, les patates douces et leurs feuilles coulent à flot, et toute l’équipe de nos hôtes est très communicative. Le lendemain le gouverneur et sa clique se pointent en avion, car tu penses bien qu'une métropole aussi moderne se doit d'avoir une piste d'atterrissage et qu'un gouverneur va pas se taper plusieurs jours de marche, et je les espionne, me demandant à quoi ça peut bien ressembler un gouverneur papou. Est-ce un papou de souche ou est-ce un indonésien ? C'est un papou, et vu son embonpoint la place doit être bonne. Les locaux nous expliquent que sa grande activité est de faire le tour de son gouvernorat en avion, genre il est près du peuple, mais à mon avis il aurait sûrement des choses plus importantes à faire que de chartériser un avion tous les jours avec l'argent public et d'aller se promener ici ou là. Au hasard, développer l'agriculture? Je m’égare, retour au récit... Les minots nous ramènent un phasme, tu sais, cet insecte qui ressemble à une branche, et ils nous ramènent aussi une sorte de croisement entre une sauterelle et un criquet, un spécimen impressionnant car aussi long qu'une main, très courant dans les champs nous disent-ils. J'en avais déjà vu de bonne taille à Bornéo mais jamais à ce point, âmes sensibles changez de chaîne ! Vu l'ambiance du bled, et vu qu'on est un peu obligés de raser les murs car on a bien compris qu'il fallait pas trop qu'on la ramène, on passe trois nuits et on se dit qu'il est temps de partir. On paye à parrain ce qu'on lui doit plus la journée qu'il va mettre à rentrer au bercail, poignée de main, ça a été un plaisir et un honneur de te connaître parrain ! On y va, ce coup-ci notre guide est un jeune, Sam... La route reprend sa descente, d'ici quelques jours on va se retrouver dans la jungle de basse altitude. Il y fera plus chaud, ce qui n'est pas un mal, mais aussi plus humide et plus plein de saletés plus ou moins suceuses de sang. Pour l'instant on est encore à moyenne altitude et les paysages sont toujours aussi somptueux, profitons-en parce qu'une fois dans la grosse jungle tu vois plus que du vert, de la boue et des moustiques et autres parasites. Il est pas très sympa ce Sam, il nous ignore superbement, marche à une vitesse telle que même cousin et tantine ont du mal à suivre, et pour tout dire s'en fout plus que pas mal de nos personnes. La fin de l’après-midi s'approche, il va falloir songer à faire le camp. On remonte un lit de galets qui m’apparaît être une rivière asséchée et on y est, un endroit un peu surélevé et plat où on devrait être à l'abri des inondations. On sort nos hamacs mais hé Sam, tu vas dormir où ? T'as rien prévu ? Oh pas besoin, je vais me faire un lit de feuilles ! Oui, mais tu sais bien qu'il y a de grandes chances qu'il pleuve pendant la nuit ! C'est pas grave, je dormirai en dessous de ton hamac et je me protégerai avec de l’écorce, regarde, j'en ai déjà préparé ! En effet, il a découpé des pans entiers d’écorce et tous les morceaux mis bout à bout font à peu près sa longueur, surtout qu'il est pas grand, et la forme semi-circulaire s'adapte bien à celle du corps humain. Pas mal la couverture papoue, je retiens la combine... Ça me gêne malgré tout de le laisser dormir comme ça mais d'un autre côté, et d'une j'ai pas des masses envie de partager mon hamac, et de deux on lui avait bien dit de prévoir une bâche ou quelque chose dans le genre. Je sais d’expérience qu'à deux dans un hamac ça finit collet serré inconfortablement entassés au milieu, et déjà qu'avec une personne de sexe féminin qui s’avère être ma cops c'est limite tu dois pouvoir comprendre sans peine pourquoi dans le cas présent je suis pas très chaud. Il a pas voulu écouter et c'est son droit, mais à la réflexion y a pas de raison que j'en porte les conséquences et me retrouve à dormir en mode lune de miel avec lui. Je me réveille pour mon petit besoin nocturne, car buvant beaucoup d'eau fatalement faut que ça sorte, et évidemment il pleut. J'en profite pour jeter un œil sous mon hamac, le Sam dort paisiblement emmitouflé dans sa couverture ligneuse, parfait. Le lendemain j'ai pas le moral, et c'est rien de le dire. Mon pied me fait bien sûr horriblement mal mais c'est pas tant ça le problème, le problème c'est que je ralentis cousin et tantine et que j'ai l'impression d’être un fardeau pour eux et ça, ça me va pas mais alors pas du tout. Je m’épanche un peu à tantine mais elle me dit de ne pas m’inquiéter, ils ont tout leur temps et puis je les ralentis pas tant parce qu'ils marchent à leur rythme et se font juste des haltes de temps en temps pour m'attendre, ce qui ne les dérange pas car du coup ça leur donne l’occasion d'observer les lieux de plus près. Bon, vu sous cet angle je me sens mieux, du moins psychologiquement parce que physiquement c'est pas la gloire. Ça descend toujours, on commence à sentir qu'il fait plus chaud. Je traîne tellement la patte qu'on réussit pas à atteindre le prochain village, mais pour le coup on s'en tire pas trop mal parce qu'on passe par une case vide qu'on investit pour la nuit. Sam nous explique que les locaux l'ont construite pour être près de leurs champs, mais qu'en ce moment ils n'y sont pas pour cause de pause entre deux récoltes. Un feu, du riz, quelques kradis sous la cendre, un toit sur la tête, luxe quand tu nous tiens ! Le jour suivant on arrive à ce qui ma foi est plus un hameau d'une dizaine de huttes qu'un village, et une famille nous adopte. Sam repart vers sa cité moderne avec ses émoluments et on le laisse partir sans regrets, c'est pas qu'il était méchant mais contrairement aux autres guides qu'on a eus il ne nous manquera pas. Il est sympa ce hameau, y a toute une ribambelle de mioches et les gens qui nous ont accueillis sont adorables. Des voisins viennent nous faire une petite visite de courtoisie et c'est la fête, en avant les patates douces et les feuilles ! Ce coup-ci c'est de nouveau dodo avec les cochons, pas de barrière entre eux et nous mais ils savent se tenir et ne viennent pas nous déranger pendant la nuit. Au petit matin à l'heure de leur repas c'est évidemment la foire mais que dire, ils sont chez eux que diable... Le prochain village n'est pas très loin, et pour y aller il y a un sentier qui d’après nos hôtes est facile à suivre. Très bien alors on va se faire ça sans guide, comme des grands ! Le sentier est en effet bien marqué, chose étonnante si l'on considère qu'on est quand même un peu au beau milieu de nulle part, et serpente à travers la jungle. Quelques heures de marche sans histoire et on arrive, à la vue de ces trois faces de craie qui débarquent dans leur village les papous sont estomaqués : vous arrivez d’où comme ça ? Et ils sont où vos guides et vos porteurs ? On rigole : on arrive de Wamena et quant aux guides et porteurs comme vous voyez on n'en a pas, c'est qu'on n'est pas des pros ! De Wamena, tous seuls ? Des porteurs on n'en jamais eu, et des guides on en a eu jusqu'au dernier village avant le vôtre mais de là on est venus tous seuls en effet, c'est pas loin ! Et vous allez où ? On va vers le sud... On prend nos quartiers, et une fois en place on engage la discussion avec le chef au sujet de la suite des événements. Il nous explique qu'il est impensable de rejoindre le village suivant sans guide, il faut impérativement être accompagné par quelqu'un qui connaisse le chemin car il n'y a pas de sentier et il faut traverser la forêt jusqu’à un endroit précis au bord d'une rivière d’où on pourra prendre une barque pour notre destination. Donc jusqu’à un village ? Non, il n'y a pas de village et personne n'y vit, c'est juste un point de ralliement ! Mais alors comment on pourra être sûr qu'il y aura quelqu'un ? On a une radio, et si vous êtes OK pour acheter de l'essence pour la charger au générateur on peut s'occuper du rendez-vous ! Ma foi c'est normal, vu que l'essence vient à dos d'homme, et puis de toute façon y a pas vraiment d'autre solution parce que personne ne nous emmènera à pied tout du long, ils disent que c'est trop loin. Si tout le monde prend la barque ça semble logique remarque... Et au niveau du guide ? Le chef nous présente un gaillard barbu, affaire conclue. C'est joli par ici, on est en hauteur et on a une vue imprenable sur la région, un épais tapis végétal qui s’étend à perte de vue dans toutes les directions jusque là-bas tout au bout de l'horizon. Il est temps de passer aux patates douces, puis à une nuit tout aussi douce... Le lendemain le barbu se pointe avec quatre gamins qui sont, dit-il, ses petits frères, et qui vont venir avec nous. Froncement de sourcil : euhhh, quatre bouches de plus à nourrir ça va pas le faire, nos stocks sont limités ! Ne vous inquiétez pas, ils ont leurs propres provisions ! On est malgré tout pas très chauds, le plus grand doit avoir douze ans, le plus petit peut-être huit, à tous les coups ça va gripper à un moment ou à un autre. Non, non, non, on refuse catégoriquement, pas envie de faire garderie en plus du reste. On part, ça descend et très vite on se retrouve dans une bonne forêt épaisse et moite. C'est quoi ces bruits derrière nous ? Ce sont les minots pardi, ils nous ont suivi ! Et maintenant on fait quoi ? On est déjà loin du village, ça va, ils ont gagné... On reprend la marche avec ces renforts impromptus et ma foi, pour l'instant ça va, on peut pas dire qu'ils nous ralentissent parce que pour marcher moins vite que naps en ce moment je verrais guère qu'un paralytique. Je t'avais pas dit d'ailleurs mais ça faisait déjà quelques jours que outre mon bâton de marche en aluminium j'utilisais un second bâton que m'avait fait un guide précédent, tu vois le tableau, naps en béquilles au milieu de la jungle... On arrive dans une zone glissante, car en descente boueuse et caillouteuse, et évidemment je me vautre les quatre fers en l'air. Emporté par le feu de l'action, et par la sangle qui le tient fermement attaché à ma main, le bâton en alu se dresse et me percute la face un peu en dessous de l’œil gauche. J'en vois trente-six chandelles et tout de suite je sens un liquide chaud me couler le long de la joue, ceci dit je te rassure, ce ne sont pas des larmes mais du sang. Petit état des lieux, apparemment je me suis bien amoché (c'est qu'on fait jamais les choses à moitié dans la famille naps) et tantine estime qu'il faudrait faire un ou deux points. Comme on n'est pas vraiment près d'un hôpital elle me colle deux steri-strips pour maintenir les chairs en place, et pronostique qu'il restera sans doute une petite cicatrice. Ça me fera un souvenir, allez, en route ! Ça doit pas être mon jour, un peu plus loin ce foutu bâton en alu casse. Ça devait bien arriver à un moment ou à un autre, il avait été plié et remis droit dans le chapitre X et ce genre de matériau quand ça a été fragilisé une fois il ne faut pas bien longtemps avant que ça ne rende l’âme. Le barbu m'en taille un nouveau, je le trouve un peu lourd, il m'en taille un autre plus dans ma gamme de poids. Il me demande s'il peut garder ce qu'il reste du bâton en alu et je le lui cède bien volontiers, ça sera toujours ça de moins à trimballer. Vers la mi-journée on se fait une pause déjeuner et on constate que quoi que leur grand frère en ait dit ce matin les minots n'ont pas beaucoup de provisions, le rationnement n'est pas loin. Mis à part ça ils sont mignons ces gosses, ils nous font penser aux Jackson Five, même s'ils ne sont que quatre, parce qu'ils leur ressemblent un peu et parce que le plus petit est le leader quand ils chantent. Car ils chantent en effet, a cappella dans la langue de leur village, et franchement ils assurent, ça égaye l’atmosphère tout au long de la journée. En fin d’après-midi on fait le camp sous une pluie battante, dans un coin pas vraiment propice mais pas le choix. Le barbu est bien équipé, il a emmené une grande bâche qui fait un abri suffisant pour loger tout le monde. Du coup j'ai la flemme d'installer mon hamac et vais dormir près du feu avec eux, tandis que cousin et tantine se font un petit nid douillet dans leur hamac perso. Le repas, les petits n'ont plus grand chose à se mettre dans l'estomac et que faire, on leur avait bien dit de pas nous suivre mais maintenant qu'ils sont là on peut pas les laisser se coucher le ventre vide et on partage ce qu'on a... Le lendemain, pauvre de moi... On longe une rivière et c'est cailloux à perte de vue, cailloux glissants de surcroît, imagine-toi comme c'est facile et agréable de marcher sur ce type de terrain pour quelqu'un qui s'aide de deux bâtons. J'avance précautionneusement, pas que j'aille encore me ramasser surtout que ça descend et surtout qu'atterrir sur de la roche ça fait bobo, les autres sautent prestement de pierres en pierres. La rivière s’élargit et plus moyen de l’éviter, on est toujours sur des cailloux et je passe à un numéro d’équilibriste parce que qui dit cailloux mouillés dit cailloux encore plus glissants que tout à l'heure. Ça s'aplanit, des bas-côtés apparaissent et on peut marcher à pied sec sans trop risquer de se vautrer, déjà pas mal même si c'est toujours caillouteux. À croire que les types du village des sorciers m'en veulent, pourtant je te jure que je mange pas de cochon, parce que je me retrouve sur le passage d'un essaim d'abeilles sauvages et me fais copieusement piquer. Je tape un sprint clopin-clopant en serrant les dents parce que ça fait mal, et au pied et là où je me fais piquer, et réussis à échapper aux dards acérés. Je ne me formalise pas, allez, y a encore du chemin. Après quelques minutes je commence à avoir chaud, très chaud, faut que je m'assoie. Qu'est-ce que t'as ? Chais pas, j'ai chaud et ça me gratte dans tout le corps ! Ma voix est bizarre, toute enrouée, et je commence à voir du mal à avaler ma salive. Tantine m'examine, diagnostic : allergie aux piqûres ! Ah ben ça alors, pourtant c'est pas la première fois que ça m'arrive, va comprendre... Bon, c'est pas grave, on va attendre que ça passe ! Non, non, me dit tantine, tu as déjà les yeux qui te sortent de la tête et si ça continue tu vas en arriver à un point où tu vas plus pouvoir respirer et où il va falloir te trachéotomiser ! OK tantine, mais que faire ? J'ai des cachets antihistaminique, ça va te retaper ! Du chimique ? J'aime pas trop ça, et puis je pense pas que ça va finir en trachéotomie, mais essaye de refuser quelque chose à tantine, j'avale les pilules. Assez vite ça va mieux, on repart... C’était quoi comme cachets ? Ben figure-toi que j'ai oublié, pourtant à l’époque je m’étais bien enfoncé le nom de la molécule dans le crâne en me disant que ça pourrait servir, je dois me faire vieux... En parlant d'oubli, d’après la carte où j'avais noté tous les endroits par où on était passés il semble qu'on ait dormi une nuit de plus à la belle étoile, mais pas moyen de me souvenir ni où ni comment, faudra que je demande à cousin et tantine la prochaine fois que je les vois. Toujours est-il qu'on finit par arriver à bon port, ce qui est le cas de le dire vu que trois barques sont au rendez-vous. Merci notre ami barbu et merci les jeunes pour votre compagnie et qui sait, peut-être qu'on se reverra un jour ou qu'on entendra parler de vous si vous fondez un groupe ! Maintenant je suis bien content, finies les douleurs pédestres, on va finir à la rame. Au fait, pourquoi vous êtes venus à trois barques ? C'est qu'on pensait que vous seriez plus nombreux, à la radio ils nous avaient pas dit combien vous étiez ! D'accord, et on fait comment ? Oah, on va s'arranger, on partagera les sous en trois et puis voilà ! On se laisse porter par le courant, et je remarque qu'ils utilisent de grandes rames. Si je te signale ce fait en apparence anodin c'est parce que deux jours plus tard j'en vis une de près, mais nous n'en sommes pas encore à ce stade du récit... La suite et fin du voyage est confortable, il fait agréablement chaud (même si les fesses mouillées pour cause d'assis à fond de coque parce qu'il faut pas t'imaginer qu'il y a des sièges) et on a une vue imprenable sur la forêt, le luxe, y a que ça de vrai ! Mais c'est qu'il y a de la distance dis donc, à pied ça aurait été la croix et la bannière pour sûr... On finit pas jeter l'ancre en face d'un village de cases toutes de bois faites, nous y sommes. Ici aussi ils sont étonnés de voir qu'on n'est que trois : mais elle où votre expédition ? Quelle expédition ? Ben on voit rarement des blancs, genre à peine une ou deux fois par an, mais quand il en vient ils sont toujours accompagnés d'une bonne dizaine de guides, porteurs et cuisiniers ! Ah oui, seulement eux ce sont des pros, nous on est encore en classe amateur ! On y travaille, on y travaille, mais n'est pas pro qui veut... Ce coup-ci on dort chez le premier adjoint du maire, ou quelque chose d'approchant, qui nous accueille à bras ouverts. Il nous présente sa femme et leur bébé, et la petite chambre où on va dormir. On s'installe, puis on part aux commissions. Y a évidemment pas de marché ni de magasins mais on nous propose des feuilles et des patates, tout va bien. Le grand balèze à qui j’achète de la verdure n'a pas de monnaie, il dit qu'il me la donnera demain. J'aime pas trop ce genre de situation, parce que souvent demain ça veut dire dans un futur indéterminé et en tout cas pas proche voire utopique, mais le gars a l'air honnête et comme la somme n'est pas très importante je décide de lui faire confiance. On est de retour dans la moiteur tropicale, ça fait plaisir cette chaleur. Cousin et tantine en profitent pour se faire un coup de débarbouillage dans la rivière, naps se fait un petit visage-mains-pieds qui suffira bien comme ça. Le village a un style architectural différent de ceux des montagnes et on voit que le bois ne manque pas, toutes les maisons sont construites dans ce matériau. Par contre qui dit chaleur et humidité dit aussi moustiques, une engeance qu'on avait un peu oubliée mais qui se rappelle à notre souvenir dès la fin de la journée, saleté tiens. De là forcément on a dû installer nos moustiquaires dans l'espace exigu qui nous a été dévolu, et le problème c'est que la mienne a été modifiée par mes bons soins pour s'adapter au hamac. C'est-à-dire que je l'ai fort raccourcie, ce qui ne laisse que peu d'espace à l’intérieur et fait que la respiration crée un effet de serre. C'est un avantage si on dort dehors car il fait frais la nuit, mais ça devient un inconvénient si on dort à l’intérieur d'une maison où il fait très chaud et où il y a un je ne sais quel parasite qui pique voracement toutes chairs en contact avec les parois de la moustiquaire, je me lève le matin les bras couverts de vilaines piqûres qui démangent. J'ai déjà eu affaire à cette vermine en d'autres lieux et j'ai remarqué qu'à chaque fois, ici y compris, il y a des chemins de termites le long des murs (tu sais, ces canaux en terre qui servent d'autoroutes-tunnels aux rampants), ceci pourrait expliquer cela. Pas trace du balèze et de la monnaie, peut-être a-t-il eu un contretemps ? Je lui laisse encore une chance, mais si demain il ne se montre pas je devrai me mettre en quête de sa personne. Le lendemain toujours personne, je m’enquière à droite à gauche à son sujet. Je ne connais pas son nom mais n'ai pas de mal à le décrire physiquement, les mastodontes de facile un mètre quatre-vingt quinze ça court pas les rues. Tout le monde le connaît et à ce que j'entends c'est un type pas commode qui frappe sa femme et ses enfants, il habite vers là-bas. J'y vais de ce pas, pas question que je lui fasse cadeau de sa dette, pas pour la somme en elle-même mais pour le principe. Je cherche et finis par le trouver, il est assis devant sa maison. Hé m'sieur, vous êtes pas venu me rendre la monnaie ! Oah c'est bon, de quoi tu me parles, c'est pas des millions ! À ces mots la moutarde me monte au nez : pardon ? Une dette est une dette, vous aviez dit que vous viendriez me rendre l'argent et maintenant vous me dites d'aller me faire voir ? Ce type de raisonnement ne semble pas lui faire grand effet : allez, casse-toi et rentre chez toi ! Non, je ne partirai pas tant que je n'aurai pas l'argent ! Le ton monte, il m'aboie une nouvelle fois de partir, je lui réponds qu'il se dit chrétien et que pour autant que je sache le vol n'est pas autorisé par cette religion (j'aime bien citer les bondieuseries dans ce genre de situation, ça leur fait honte et leur met le nez dans leur caca). Il rentre dans sa maison et je me dis qu'il va aller me chercher les sous mais non, il ressort armé d'une de ces rames dont je te parlais plus haut, un bout de bois d'un bon deux mètres cinquante de haut, et m’éructe un : MAINTENANT TU TE CASSES, TOUT DE SUITE ! Non m'sieur, j'attends, j'ai tout mon temps ! Il repart dans l’arrière-boutique, et cette fois en ressort en brandissant une longue machette : JE T'AI DIT DE DÉGAGER ALORS TU DÉGAGES ! Les chances de récupérer mon dû s'amenuisent, et vu la taille du mec et de son coupe-coupe mon espérance de vie n'est pas brillante non plus. C'est plus que tendu et je ne donne pas cher de mes chances, l’idée me vient de prendre mes jambes à mon cou. Ah ça non, je vais pas lui donner le plaisir de me voir déguerpir comme un pleutre, et puis de toute façon en deux enjambées il m'aurait rattrapé donc tant qu'à me faire découper autant me faire découper la tête haute, et s'il ne me découpe pas j'aurai sauvé l'honneur de la famille naps. Je lui lance un ultime : OK, Dieu a tout noté et rétribuera chacun selon ses mérites ! Je tourne les talons calmement et dignement et m’éloigne tout aussi calmement et tout aussi dignement, du moins en apparence parce que j'ouvre bien grand mes oreilles au cas où le grand escogriffe se mettrait dans la tête de me poursuivre. Au détour d'une case un papou me fait signe : tiens, voilà l'argent qu'il te doit ! Pourquoi tu veux me rembourser pour lui ? Laisse tomber, y a aucune raison, et puis c'est pas pour les sous mais pour le principe ! Si, si, prend l'argent, c'est mon beau-père et avec ma femme on veut pas que son péché retombe sur nous et que Dieu nous punisse à cause de lui ! Meuh non, faut pas s’inquiéter, Dieu sait bien qui a fait quoi ! Le gars insiste, et insiste, et je me fois forcé d'accepter car je sens que sinon il va pas dormir tranquille ce soir. A-t-il peur que je lui envoie un corbeau le maudire sur douze générations ? Va savoir, j'empoche les billets et rentre à la maison. Notre hôte s’inquiétait un peu, car il savait à qui j'allais réclamer une dette, et je vois qu'il est soulagé de me voir rentrer en un morceau. Moi aussi remarque, quand j'y pense... Il est temps de reprendre la route, mon pied est toujours dans le même état et même pire et la perspective de nouvelles journées de marche ne me ravit pas des masses. Ouais, pour être franc j'ai le moral au ras des pâquerettes et j'aurais volontiers jeté l’éponge, sauf que c'est pas possible car il n'y a pas d'autre moyen de quitter ce village qu'à pied. Enfin si, y a le bateau pour revenir sur ses pas, mais bon... Haut les cœurs naps, la prochaine étape est la capitale de la Papouasie du centre, une métropole dont on entend parler depuis déjà un brave moment et où il y aura sûrement moyen de te reposer ! Notre hôte et sa femme partent en même temps que nous, il a des courses à faire et pour une fois sa dame l'accompagne car, nous dit-il, n'ayant jamais vu de voitures de sa vie elle veut voir à quoi ressemblent ces engins fabuleux. Il y a des voitures dans cette capitale du bout du monde ? Un peu étonnant parce qu'il n'y a pas de routes qui y accèdent mais bon, on verra quand on y sera... On se met en route et ils nous distancent très vite vu la vitesse de pointe de l'handicapé de service... La jungle est épaisse et détrempée à souhait, et tu sais pas quoi ? Elle est pleine de sangsues ! Je t'en reparlerai plus tard car pour l'instant on croise un attelage pour le moins incongru, des locaux tirant un bateau. On se regarde un peu incrédules, faut convenir que c'est pas courant. Un peu plus loin on découvre le pourquoi du comment, un chantier naval local. Tu choisis un arbre de belle taille et de bonne qualité, tu l'abats et ensuite tu tailles ton bateau directement dans son tronc. Le tour est joué, tu n'as plus qu'à le transporter jusqu’à la rivière. De temps en temps on voit des petits bâtons à l’extrémité peinte en rouge fichés ici ou là. On demande à Moïse notre guide ce qu'il en est. Ça, ce sont des marqueurs pour la future route ! Ils veulent construire une route ici ? Oui enfin c'est ce qu'ont dit ceux qui sont venus planter ces bouts de bois ! Beau projet, à en juger à la vitesse où travaillent les travaux publics dans ce pays on peut présumer de la date d'inauguration mais c'est peut-être pour ça qu'ils ont déjà des voitures de prêtes, comment on dit mettre la charrue avant les boeufs par ici ? On avance péniblement dans cet enfer vert, comme on dit dans les vrais livres, c'est que c'est boueux bien comme il faut et infesté de sangsues. Il en vient de partout, du sol bien sûr mais aussi des feuillages que nous ne manquons pas de frôler sur notre passage, et même du ciel car il en tombe des arbres. On en a sur tout le corps et certaines petites malines, j'ai nommé celles qui viennent d'en haut, cherchent, et parfois réussissent, à s'arrimer qui sur une lèvre, qui dans une oreille, qui dans une narine, qui sur une paupière. C'est un peu déloyal de se laisser choir ainsi du haut d'un arbre, les gentilles sangsues comme celles auxquelles j'avais eu affaire dans le passé se cantonnaient à monter du sol et pouvaient facilement être tenues à l’écart en imbibant régulièrement le bas de son pantalon de jus de tabac mouillé. Il y en a de différentes couleurs, des noires, des marrons et même des roses striées (sans rire), et il y en a en quantités telles qu'on est obligés de s’arrêter souvent pour se faire un état des lieux et arracher ces limaces vampires. Parce que si tu es du genre étourdi et les laisses faire elle vont te pomper jusqu’à plus soif, et quand elles sont rassasiées elles se décrochent, merci et au revoir, et toi tu saignes comme un goret à cause de l'anticoagulant qu'elles t'ont injecté pour fluidifier ton sang, charmant... Je me suis toujours demandé comment fonctionnaient ces créatures. Elles semblent n'avoir ni œil ni oreille mais pourtant elles te perçoivent quand même, car dès que quelqu'un passe elles se dressent prêtes à mordre. Elles doivent réagir à la chaleur ou au mouvement, je vois que ça comme explication... Vers la fin de la journée on se prend notre énième pluie, et celle-là elle est pas bonne car comme on va bientôt s’arrêter de marcher nos vêtements n'auront pas le temps de sécher in situ comme dans le cas d'une pluie matinale. Elle redouble de plus belle et on monte le camp sous des trombes d'eau. Moïse est le roi du coupe-coupe, hop, deux branches en guise de piliers, une pour faire la faîtière, quelques grandes feuilles pour le toit et d'autres pour le lino, nous voilà à l'abri même si trempés. Par contre, s'il a passé haut la main l’épreuve de construction d'abri aux exams du parfait papou il a été recalé à celle du feu car il a beau s'escrimer, impossible de faire partir les flammes. À sa décharge tout est détrempé, pas facile de faire prendre du bois dans ces conditions et finalement il abandonne. Tantine rougne, on va dormir tout mouillés et le ventre vide car qui dit pas feu dit pas bouffe, cousin est comme à son habitude très maître de lui-même et ne semble pas trop gêné par la situation, Moïse quant à lui a l'air de carrément s'en foutre. C’était compter sans naps, qui lui est sorti major de la promotion feu en milieu hostile car il maîtrise un instrument fort utile dans le cas présent : la bougie ! Avec l'aide de bois débité menu par cousin, qui sous ses dehors impassibles devait sûrement pas être contre se faire sécher le postérieur et manger quelques bonnes feuilles bien chaudes, et après un certains laps de temps à souffler et souffler et souffler sans se décourager, car naps a la tête dure (il en casse même des bâtons en alu, cf plus haut), le feu démarre. Je l'avais jamais dit à personne avant ce jour, même pas à cousin et tantine, mais j’étais très content de moi de m’être, finalement, rendu un peu utile, parce que tu as dû remarquer que depuis le début de cette épopée j'avais pas vraiment brillé ni par mes compétences ni par mes performances. Trêve de confidences, il est temps de faire à manger et de faire sécher nos vêtements. Impatient comme à l’accoutumée je veux faire sécher mon tee-shirt trop vite et trop près du feu et récolte un beau trou, le voilà assorti à mon caleçon qui en avait déjà un énorme pour la même raison. La flemme de sortir les hamacs, on dort tous autour du feu. Pas de cochons mais une myriade d'insectes non identifiés qui se glissent dans tous les recoins, ça gratte et ça chatouille partout, même en des endroits inavouables... De bonne heure c'est reparti, cette journée sera sous le signe des passages de rivières. Certaines pas très profondes (quoique je me souviens d'une qui avait un sacré courant et l'eau qui montait jusqu’à mi-cuisses, pas facile quand on n'a qu'un pied de valide), d'autres que je passe sur le dos de cousin pour éviter de remouiller le pied et d'aggraver l'infection, et d'autres encore qu'on franchit en barque car Moïse connaît les points de passage où se trouvent ce qu'on pourrait qualifier de barques en self service comme les vélos chez nous. Toujours autant de sangsues et de boue, des lits de rivières caillouteux (pas mon relief préféré en ce moment comme tu as dû comprendre), la douleur au pied, j'en peux vraiment plus. Encore une nuit à la belle étoile et finalement s'annonce le Graal, la métropole ! Enfin métropole comparée aux villages d’où on vient parce qu'il faut pas t'imaginer Tokyo non plus, y a une rue principale, trois magasins et quelques maisons. Et aussi quelques indonésiens, mais on reparlera de tout ça dans le prochain chapitre. C'est une fois de plus l'instituteur qui nous offre l’hospitalité, un papou sympa à defaut d’être moustachu. On paye ce qu'on doit à Moïse et il disparaît prestement, j'imagine qu'il va dépenser une partie de sa paye dans l'une ou l'autre des tentations offertes par la capitale. Et le chef de guerre papou ? Ah oui c'est vrai, j'ai oublié de t'en parler mais patience, je te raconterai l'anecdote dans le prochain chapitre parce que là je suis un peu fatigué mine de rien... On est le vingt huitième jour et il est temps maintenant de faire un petit constat, ou si tu préfères d'inspecter notre matériel, laver ce qui a besoin d’être lavé et notamment naps qui ne s’était même pas complètement débarbouillé dans le village précédent cochon qu'il est, et organiser la suite du voyage vers le territoire de ces tribus qui vivent dans des maisons construites dans les arbres. Tout un programme car maintenant s'annonce la partie sud de la Papouasie, une région infestée de marécages et de neuro palu, je sens qu'on va rigoler...
(à suivre...)
Coup de la feuille rose à Paris/Saint-Séverin English translation pending
Bien assis à la terrasse du Bistro le St-Séverin vendredi passé au midi, par une belle journée ensoleillée, chaude et touristique, première rangée, un verre de 16, rien sur la table ni près de moi, je suis un "parisien" à Paris, pas de doute...
Près de moi à gauche, deux dames bien mises avec sacs à mains, téléphone intelligents, cigarettes, elles n'ont qu'un café pour l'instant. À leur gauche, un jeune homme avec sa copine, collégiens et parisiens, ils boucanent en regardant leur "smartte-fun".
Devant moi, au coin de la rue de la Harpe, des groupes de touristes pullulent dans chaque direction, des asiatiques, des allemands, des belges, entrecoupés des autres qui marchent vite, les yeux rivés sur leur St-Graal...
Et puis soudainement, deux jeunes garçons (l'un a 6 ans et l'autre pas plus de 8, des Roms évidemment) arrivent et s'asseoient sur le coin de la rue, pari risqué vu leur taille et la marée humaine qui déambule de partout sans vraiment regarder où elle mets les pieds, avec en plus la rue en pavés... Les bambins regardent tout autour d'eux, nos yeux se croisent une fraction de seconde... Quelques minutes plus tard, les garçons se décident, se lèvent et se dirigent droit vers la table des dames à ma gauche. Le plus vieux tend alors une feuille rose plastifiée à la dame au-dessus de sa table, feuille pliée en trois (on voit les plis) en baragouinant quelque chose d'inaudible de ma table. Il y a un long texte d'écrit en tout petit sur la feuille mais je ne peux pas voir... Les dames, interpellés, regardent avec surprise le document et les garçons et puis...
Un homme surgit alors de nulle part, un monsieur du quartier c'est sûr, il invective de haute voix les garçons qui retirent leur feuille et se poussent du devant de la table et de la terrasse du St-Séverin; les trois se regardent frondeurs, le monsieur les engueulent, les jeunes font mine de riposter mais reculent devant les cris et l'insistance puis se poussent vers la rue achalandée...
Arnaque: Lorsque le plus vieux des garçons présente la feuille rose plastifiée (vive le recyclage!) devant la table des dames et que celles-ci la lise (ou tentent de le faire), le deuxième garçon subtilise habilement les effets personnels qui sont sur la table (et sous la feuille rose): cellulaire, portefeuille, argent, etc...
Quelle ville quand même...
"😎😎"
ps: précision, les garçons n'ont rien pris, ils n'ont pas eu le temps étant donné l'intervention rapide du parisien...
Près de moi à gauche, deux dames bien mises avec sacs à mains, téléphone intelligents, cigarettes, elles n'ont qu'un café pour l'instant. À leur gauche, un jeune homme avec sa copine, collégiens et parisiens, ils boucanent en regardant leur "smartte-fun".
Devant moi, au coin de la rue de la Harpe, des groupes de touristes pullulent dans chaque direction, des asiatiques, des allemands, des belges, entrecoupés des autres qui marchent vite, les yeux rivés sur leur St-Graal...
Et puis soudainement, deux jeunes garçons (l'un a 6 ans et l'autre pas plus de 8, des Roms évidemment) arrivent et s'asseoient sur le coin de la rue, pari risqué vu leur taille et la marée humaine qui déambule de partout sans vraiment regarder où elle mets les pieds, avec en plus la rue en pavés... Les bambins regardent tout autour d'eux, nos yeux se croisent une fraction de seconde... Quelques minutes plus tard, les garçons se décident, se lèvent et se dirigent droit vers la table des dames à ma gauche. Le plus vieux tend alors une feuille rose plastifiée à la dame au-dessus de sa table, feuille pliée en trois (on voit les plis) en baragouinant quelque chose d'inaudible de ma table. Il y a un long texte d'écrit en tout petit sur la feuille mais je ne peux pas voir... Les dames, interpellés, regardent avec surprise le document et les garçons et puis...
Un homme surgit alors de nulle part, un monsieur du quartier c'est sûr, il invective de haute voix les garçons qui retirent leur feuille et se poussent du devant de la table et de la terrasse du St-Séverin; les trois se regardent frondeurs, le monsieur les engueulent, les jeunes font mine de riposter mais reculent devant les cris et l'insistance puis se poussent vers la rue achalandée...
Arnaque: Lorsque le plus vieux des garçons présente la feuille rose plastifiée (vive le recyclage!) devant la table des dames et que celles-ci la lise (ou tentent de le faire), le deuxième garçon subtilise habilement les effets personnels qui sont sur la table (et sous la feuille rose): cellulaire, portefeuille, argent, etc...
Quelle ville quand même...
"😎😎"
ps: précision, les garçons n'ont rien pris, ils n'ont pas eu le temps étant donné l'intervention rapide du parisien...
Travailler sur un bateau de croisière English translation pending
Salut je suis Hadassa,
Je suis etudiante en deuxieme annee, la possibilite que j'ai pour travailler actuellement c'est sur un bateau de crosiere mais j'ai besoin de savoir si je pourrais suivre via internet mes cours pendant que je travaille sur le bateau de croisire de royal caribbean.
Merci de me repondre.
Merci de me repondre.