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Spectacle "Son et Lumières" à Abu Simbel English translation pending
by Sabine1975 · 2011-07-05 · 45 replies
Bonsoir à tous!

J'aimerais savoir si le spectacle son & lumières à Abu Simbel a encore lieu tous les soirs. Je vais là-bas au mois d'août et j'aimerais savoir si ça vaut la peine de rester dormir une nuit pour voir le spectacle. Merci pour votre aide!

Sabine
Xbox live en Thaïlande English translation pending
by Sixkiller · 2011-07-01 · 220 replies
Bonjour a tous Je vais en thailande un mois a Pattaya en vacances bientot. Je voudrai emmener ma Xbox francaise (vu qu'il n'y a rien a faire la journée en thai et qu'il fait trop chaud + periode de pluie ) avec moi pour joué sur le Live la journée, mais vu qu'il est payant je ne sais pas si ca marche labas , si quelqu'un qui habite en thai ou a déjà ramener sa Xbox peux me renseigner, sinon je ramene ma PS3 si ca marche pas, mais bon je suis quand meme plus Xbox. D'autre part si quelqu'un peux me donner le nom d'un hotel sur pattaya et bangkok aussi ( vu que je reste longtemps j'irai faire un tour labas ) ou le debit et vraiment bon car j'aimerai pas trop lagguer surtout sur COD. (budget Max 1500 - 2000bath la nuit) PS : J'ai jamais trouver des hotel avec du super debit avant. Merci et bonne journée
De retour de 3 semaines dans le Nooooooord (Ouest) américain - Compte rendu rapide (avant carnet) English translation pending
by Itat · 2011-06-29 · 139 replies
Hello à tous!

Tout d'abord un grand remerciement à ceux qui ont répondu à mes questions pour préparer ce voyage et à ceux qui m'ont inspiré avec leurs posts et leurs carnets de voyages. Ils se reconnaitront 😉.

Alors que dire? Presque la perfection ce voyage! On n'a même pas crevés! Pour une fois! 😎 Pas de problème de pare-brise non plus... 😛

Les vols: Paris - Los Angeles et San Francisco - Paris sur A380 (oui Sabine, il est beaucoup plus silencieux que les autres avions qu'on a expérimenté 😉). Voyages sans histoires, juste 45 minutes de retard à l'aller à cause d'une grève du personnel de nettoyage à Roissy.

La voiture: on a décidé de se faire plaisir. On a eu une Jeep Grand Cherokee. Spacieuse. Neuve (à peine 2000 miles au compteur). Aucun pépin! Rendue sans une égratignure 😛. Et pas de soucis avec Alamo en passant par locationdevoiture.fr.

La rencontre: Ninou et Pat à Death Valley. Sympas, gentils, marrants! Ils nous ont converti à la Margarita. On aura partagé un repas et un petit déjeuner à Stovepipe Wells et une marche dans les dunes de Mesquite au coucher de soleil. Les photos sont superbes 😛. De façon coquasse, on aura fait sans le savoir plusieurs dizaine de miles l'un derrière l'autre sur la route de Panamint Springs à Stovepipe Wells. J'ai d'ailleurs une photo prise de notre voiture avec la voiture de Pat et Ninou et le paysage grandiose de Death Valley.

Le temps: que du beau, pas de pluie. Juste un ciel gris 2 jours sur 3 à LA et du brouillard sur la côte Nord Californienne et les Redwoods (magique). Bonnes températures partout sauf, chaud à Death Valley et venteux et très frais à San Francisco.

La bonne surprise: ouverture de la Tioga Pass le 18 juin, jour où on devait l'emprunter! 😎 Route sublime, mais pas de balades possibles à cause de la neige!

La neige...: qui nous aura empêché de faire Taft Point (pas de chemin, épaisseur de neige conséquente). Qui ne nous aura pas permis de marcher à Crater Lake, épaisseur de neige de plus de 2 mètres! Du coup on a annulé une nuit à Crater Lake (auprès de Xanterra, pas de soucis...) et on l'a reporté dans les Redwoods!

Les coups de cœur: presque tout...

Death Valley: immense! Et quel bonheur de dormir au cœur de la vallée! Un endroit vraiment particulier.

Sequoia: encore de la neige près de Giant Forest. Sublime de voir les sequoias géants dans la neige. La faune très présente. En une seule journée on aura croisé 3 ours noirs sur les trails! Donc autant dire à moins de 10 mètres de nous! Dont un au milieu des touristes sur le Congress Trail et qui a commencé à charger des photographes un peu imprudents! Moment de panique avec tout le monde courant sur les talus! Mais grand moment après coup 🙂. Les Tokopah Falls chargées à bloc! Magique!

Yosemite: les chutes chargées à bloc. Douche garantie. Le Mist Trail sublime jusqu'à Nevada Falls. Petite déception pour Mariposa Grove, largement moins impressionnant que la forêt de Sequoia NP. Par contre, beaucoup de monde dans la vallée, des embouteillages à n'en plus finir! Je comprends que les gens qui ne passent qu'une demi-journée dans le parc soient déçus! C'est un parc où il faut absolument marcher pour fuir les foules.

Lava Beds: parc absolument pas fréquenté. On était à chaque fois seuls dans les tubes de lave avec pour seul compagnon notre lampe torche fournie par le Visitor Center. Merci à Bern ne m'avoir indiqué cet endroit. C'est étrange, fascinant et vaut mieux pas être claustrophobe! Par contre difficile de faire des photos dons ne vous attendez pas à en avoir des dizaines dans le carnet 😛

Crater Lake: sous la neige! Impossible de rater une photo sous un ciel aussi bleu! Le lac est hallucinant de beauté! Malheureusement tout est fermé à cause de la neige... Donc on aura écourté le séjour. Aucun regret d'avoir fait autant de kilomètres pour voir ce lac.

Les Redwoods: radicalement différent de la forêt de Sequoias car plus humide. Dans le brouillard, ça donne un sentiment d'étrangeté.

Un bémol, mais c'est bien quand même 😛:

San Francisco: alors déjà le climat ne me convient pas du tout. 😏 15° au plus chaud de la journée alors que quelques kilomètres à l'intérieur des terres il fait le double... Puis ce brouillard toujours présent à un moment ou à un autre de la journée 🤪. Bref, mon pull et mes 2 vestes m'auront servi à quelque chose 😛. Alors, oui, quelques belles choses dans la ville: le Golden Gate mon coup de cœur! Et la vue depuis Twin Peaks. Pour le reste rien d'exceptionnel à mon goût mais je suis plus nature que ville 😉. Ah oui, les seuls coups de klaxon de notre séjour on les a entendus à San Francisco! Une circulation finalement plus pénible qu'à Los Angeles. J'ai finalement été heureux de loger en dehors du "centre".

Voilà pour le moment! Il y aura sans doute des rajouts par la suite car pour l'instant le brouillard de San Francisco est venu se loger dans ma tête à cause du décalage horaire! 😄

@++ 😉
La larme de l'Inde: deux semaines de Sri lanka English translation pending
by Senmout · 2011-06-28 · 10 replies
La larme de l’Inde : deux semaines au Sri Lanka

Nous devions partir au Japon mais le tsunami nous a dissuadé tant pour le danger nucléaire que pour le fait de se retrouver touriste dans un pays en plein drame humain. Faire un choix en moins de 3 semaines , trouver 6 billets d’avion à prix abordables et un pays facile à se déplacer à 6 ne donnait pas l’impression d’être tâche facile mais finalement cela s’est résolu en 2 jours : ce serait le Sri Lanka ! Nous avons tracé ‘à la louche ‘ un itinéraire, j’ai quand même fait quelques réservations car improviser à 6 n’est pas toujours facile surtout en basse saison , préparer les sacs à dos et hop c’était parti ! ! ! Nous avions la nostalgie de laisser derrière nous notre voyage au Japon qui nous faisait envie depuis si longtemps , l’âme en peine pour les Japonais mais le Sri Lanka , à juste titre , ‘pays du sourire’ a su panser nos regrets… Petite île extrêmement diversifiée de part ses paysages permettant d’allier nature, culture et plage , il y en a donc pour tout le monde ! Et quel accueil ! Des sourires, des bonjours, se faire accoster pour discuter… furent aussi un moment fort de notre voyage ! En 15 jours , nous n’avions pas la prétention de tout voir mais nous avons picoré un peu partout : triangle culturel, montagnes du centre, plages du sud et aménagé les journée afin que nos 4 jeunes , tous en préparation d’un examen puissent réviser . Nous avons aussi pour la première fois eu le plaisir de partager ce voyage avec Nadia , la petite amie de notre fils aîné . Sachant qu’il va maintenant falloir compter les voyages qui nous permettront de réunir notre tribu au complet , nous avons apprécié et savouré ces moments en famille , fous-rires autant que coups de gueule voyant se dessiner l’année prochaine où nous ne partirons qu’à deux pour un autre type de voyage .

CLIMAT : Début de la grande mousson donc très, très chaud. Kandy : pluie entre 14h et 16h Triangle culturel : chaleur très sèche, difficile Montagnes : matins brumeux et déluge l’après-midi Plages : chaleur moite , tantôt ensoleillé , tantôt gris mais rarement de la pluie

CHANGE : 100 roupies = 0,65 e ATM de partout

GUIDES : J’avais un vieux routard de 2003 ‘plus édité actuellement) qui nous a servi à débroussailler. Lonely planet : source principale Petit futé : comme d’habitude très moyen mais j’y apprécie leurs cartes

BUDGET : total pour 6 : 7872e Avion de Paris avec Emirate ( escale à Dubai) : 640 e par pers TGV Valence –Paris : 90e AR par pers Repas : total 920 e ( petit dej- midi- soir) Visites : total 620 e Hébergement : 1623 ( voir plus loin un souci qui nous a coûté très cher) Déplacement : 330e Hôtel Formule 1 Roissy : 78e

DEPLACEMENTS :

Nous avions misé sur les déplacements bus et train mais quand on est 6 , on a e amorti un van beaucoup plus facile et rapide . Le rapport qualité / prix / gain de temps , nous a fait opter le plus souvent pour cette solution qui finalement nous est revenue à 3,70 e par jour et par pers. Quelques exemples : Aéroport –Kandy : 7000 rp 3 jours de van de Kandy et triangle culturel . Déposés à Haputale : 6000 rp / j Van Ella / Tangalle : 5000 Van Tangalle/ Mirissa : 3500 Van Mirissa/ Negombo : (5h) 8000 Tuk tuk à la journée autour d’Ella : 3000 le tuk tuk A recommander : Sur Ella : Bernard 0777 437 996

REPAS : Une moyenne de 10e par jour et par personne sans se priver ! Restos ayant retenus notre attention : Amarasinghe GH à Haputale : prix modique , bonne cuisine, copieux (rice and curry 350) Adam’s breeze à Ella sur la route du mini adam’s peak : carte diversifiée , super accueil , cadre magnifique , couleurs chatoyante , prix cool et bonne cuisine. Blue Horizon à Tangalle ( le long de la plage à 5 mn des bungalows de Séverine) . Tenue par une famille charmante. Cuisine bonne et diversifiée. Poisson excellent ( poisson frais et frites 450) . Petits prix Mirissa beach inn ( sur la plage) Ambiance reggae, jeune patron venant de racheter le resto . Carte variée. Très bon poisson , crevettes…

HEBERGEMENT : Kandy Cottage : 24e la chambre Sur les hauteurs de Kandy ( tuk tuk indispensable) , au milieu d’une Nature luxuriante et loin du brouhaha de la ville grouillante. Petite GH pouvant accueillir au maximum 7 personnes dans un pavillon de plain-pied. Très spacieux, propre et eau chaude. Accueil sensationnel par Koumar serviable et souriant. Repas très copieux à la demande pour 450 rp . Une excellente adresse ! ! ! ! ! ! ! ! Cinnamon lodge à Habanara Au départ , le site AGODA ( A FUIR !) , proposait 78e la chambre double pour une nuit. Cela devait être notre petit coup de folie du voyage mais cela est devenu l’enfer du voyage qui a plombé notre budget car nous ne saurons jamais qui a commis une erreur ( car Agoda n’a donné suite à aucune de mes réclamations) mais sur place , étaient retenues 3 chambre simple … bizarre pour 6 … Accueil absolument pas commercial voir hautain . Nous avions le choix entre perdre notre réservation ou ajouter le supplément et voir la chambre passer à 120e la nuit …Nous avions réservé 2 nuits ! Bref , l’horreur ! Sinon très bel hôtel certes mais absolument du type que nous fréquentons habituellement avec une clientèle exigeante, imbus de leur personne… Mal-être… Petits bungalows tout confort , magnifique piscine, jardins splendides… Restaurants à prix excessif 2500rp le buffet. Notre mésaventure ne nous a pas permis de profiter pleinement de l’endroit. Amarasinghe GH à Haputale Petite Gh avec chambre toute simple mais très propre dotée d’un balcon, au milieu d’un joli jardin prés d’un cours d’eau. Les chambres du bas ne sont pas agréables) . Les patrons, un couple , sont absolument adorables. Excellent repas. Une très bonne adresse ! Ambiente Hotel à Ella Perchée sur les hauteurs d’Ella ( tuk tuk indispensable) Vue imprenable et sublime ( on se croirait dans le film dinotopia) sur les forêts, cascades, little adam’s peak… Chambre confortable. Accueil mitigé. Restauration : lenteur du service franchement exaspérante ! Patini bungalow à Tangalle : notre coup de CŒUR ! A l’Est de la ville, sur une plage paradisiaque, au milieu d’un beau jardin, deux magnifiques bungalows double ( Séverine a eu la gentillesse d’ajouter 2 matelas pour nos ados) . On sent que les matériaux sont de valeur et que rien n’a été laissé au hasard. Agréable, spacieux, ventilateur, grande sdb, terrasse avec salon de jardin pour 3000 rp la nuit ! Accueil extrêmement chaleureux de Séverine toujours à disposition pour rendre service et donner des conseils… Néanmoins attention baignade très dangereuse ! On a adoré !

Palm Villa à Mirissa Sur la plage , petit complexe de chambres accolées avec terrasse. Belle vue sur le promontoire et une plage paradisiaque tout à fait praticable pour la baignade. Joli jardin avec hamac et transat. Accueil sympa du patron qui parle français. 32e la chambre double avec vue mer petit déjeuner copieux compris. Golden beach à Negombo Réservé sur booking ( et sans mauvaise surprise ! ! ! !) . Grosse structure ayant juste l’avantage d’ être prés aéroport , avoir une jolie piscine et le confort de la dernière nuit. Très impersonnel pour l’accueil. Célébration d’un mariage ( voir dans récit) pas cool pour ceux qui veulent DORMIR !

VISITES : Temple de la dent d’or à Kandy : 1000/pers + chaussures 20 Joli temple, très animé, vaste espaces verts. Lieu de pèlerinage. Détient le reliquaire d’une dent de Bouddha. Musée Jardin botanique à Kandy 10$ ( étudiant 5$) Arbres centenaires, fleurs, lieu de rdv des amoureux, arboreum, jardins aux orchidées… relaxant et très chouette balade Jardin aux épices n° 100 à Matale Découverte sympa mais vente languissante Temple de Nalanda : 50 rp Cadre magnifique au bord d’un petit lac. Minuscule petit temple en pleine Nature . Un bon souvenir ! Polonaruwa Ticket valable pour plusieurs sites : 50$ Bien conservé, intéressant mais vers 14h la chaleur nous a fait fuir … Sigiriya Ticket comprenant entrée A faire tôt le matin pour l’effort physique et pour y être au calme. Ascension moins vertigineuse que celle annoncée par les guides. Superbes fresques et vue panoramique inoubliable ! Dambulla temple : 1200 /pers L’effort est récompensé par la visite des grottes et de la multitudes de bouddhas. Lipton’s seat : 50/pers Magnifique balade au milieu des plantations de thé… compter 2h Fabrique de thé : 200/pers Très instructive ! Temple de dowa à Ella: 100/pers Massage ayurvédique à Ella : 30e / pers Massage facial, crâne, hammam, sauna, massage corps, huile sur le front Temple de Buduragawala : 200/pers Black hole : 200/pers Tangalle Temple de Mukirigala : 200/pers Tangalle Turtle project Pekawa : 1000/pers Fantastique !

ITINERAIRE : 21 avril : Depart Tgv de Valence . Paris-Dubaï

22 : Arrivée à Colombo à 8h30 ; transfert en van vers kandy ( 4h) Repos à Kandy cottage 23 : Visite de Kandy dont le temple de la dent d’or et le jardin botanique 24 : Kandy / Matale/ Nalanda/ Dambulla/ Habanara 25 : Habanara/ Polonaruwa/ Habanara 26 : Habanara / Haputale ( journée de route ) 27 : Lipton’s seat et visite de la fabrique 28 : Haputale/ Ella en train . Massage à Ella 29 : Ella et ses environs 30 : Ella/ Tangalle . Après-midi plage 1er mai : Tangalle à pied , marché local , plage 2 : Temple Mukirigala/ Black hole / Plage / Soir : ponte des tortues 3 : Tangalle/Mirissa : farniente 4 : Visite de galle 5 : Matin visite de Matara / puis farniente 6 : Mirissa/ Negombo 7 : vol retour via dubaï

LE VOYAGE :

Le 22/04 Arrivée à Colombo sous une chaleur moite et étouffante, nous sommes ravis d’avoir pris l’initiative d’avoir réservé un van pour aller jusque Kandy ! On comprend vite que la réputation sur la conduite sri lankaise n’est pas imaginaire… Pas grave , nous sommes fatigués, nous dormirons tout le trajet , de toute façon , il valait mieux ne rien voir … Transfert au Kandy Cottage qui nous plait tout de suite par son isolement et sa situation en pleine nature ! Koumar nous a préparé un excellent repas ! Sieste réparatrice . La maison est à notre disposition, nous nous sentons chez nous .

Le 23/04 Départ en tuk tuk pour la visite du temple de la dent d’or . Après avoir traversé le parc où les sri lankais arrivent les bras chargés d’offrandes : fleurs, encens se mêlent … , et déposé nos chaussures ( j’appréhendais un peu car je suis un peu ‘chochotte quand il s’agit de marcher pied nu, mais ouf c’est d’une grande propreté) , nous nous laissons emmener par la foule jusqu’à apercevoir l’ouverture du reliquaire. Ferveur, dévotion, entassé les uns contre les autres , le tout avec le sourire … Très beau temple mais musée , à notre goût bof… Je suis aux anges mais Thomas , claustro, n’apprécie pas , nous ne nous éternisons pas … On rejoint ensuite la tour de l’horloge en se baladant dans la ville pour y prendre le bus et se rendre au jardin botanique. Ville grouillante , bruyante mais propre. Nous sommes rapidement abordés par un sri lankais parlant parfaitement français qui nous vient en aide pour l’achat d’une carte sim’s. Celui-ci engage la conversation ; certains sont sur leur garde , persuadés d’être tombé sur un faux-guide ; il nous emmène au marché en précisant bien que c’ets gratuit , nous aide à acheter nos épices ( beaucoup, beaucoup moins chers que dans les jardins aux épices de Matale) puis nous place dans le bus . Nous le remercions chaleureusement et effectivement , il l’a fait par plaisir sans rien nous demander … eh oui c’est aussi cela l’accueil sri-lankais ! Le bus nous amène directement au jardin … les receveur nous dit que pour nous c’est ‘free’ … deuxième étonnement de la journée ! Dans le bus , déluge de sourires et de surprise de nous trouver là … Nous arrivons au jardin botanique sous des trombes d’eau ; c’est parti pour 2h de mousson. Nous trouvons abri sous un arbre du voyageur qui porte bien son nom mais la pluie redoublant , nous allons patienter à la cafétéria. Déjeuner quelconque et plutôt onéreux… S’ensuivent 2h de balade très agréable au milieu des arbres majestueux et multi centenaires, des fleurs éblouissantes, des amoureux qui se cachent derrière les arbres.. pavillon des orchidées magnifiques. Cela nous aère de la ville bruyante ! Je sème la panique dans les rangs d’un groupe scolaire en prenant un portrait ( sollicité ! ! ! quand même je ne me serai pas permise !), puis un second, puis…tous se bousculant ( essentiellement les garçons) en criant ‘i’m beautiful’ et en éclatant de rire en se visionnant ! Regard amusé de l’institutrice qui attend patiemment la fin de la séance photo ! Retour en bus dans le centre , balade puis retour à la Gh où Koumar nous attend avec le thé ( décidemment il est parfait !) et nous annonce qu’il a trouvé un van moins cher qu’il ne le pensait pour nos trois jours au triangle culturel. Sourire radieux sous nos félicitations . Eh oui c’est aussi facile que cela l’ Asie , comme toujours ! ! ! A nouveau excellent dîner et gros dodo !

Le 24/04 Départ de la Gh à 8h30. Raja , un grand monsieur , sera notre chauffeur pour trois jours. Il est souriant, prévenant, de bons conseils et surtout très prudent ! Premier arrêt dans le jardin aux épices n° 100 . découverte attractive des différentes épices mais barbante présentation des produits comme toujours . Ce n’est pas payant ; on donnera un pourboire au guide et achèterons un produit en dédommagement. Second arrêt à Nalanda , petit temple mi-bouddhiste / mi-hindouiste, perdu au milieu d’une végétation dense, au bord d’un lac avec ses pêcheurs. Grand moment de sérénité ! Troisième arrêt à Dambulla . Il est 12h30 , il fait extrémement chaud . Mais notre effort pour monter les nombreuses marches sera largement récompensé par les temples troglodytes contenant des dizaines statues de bouddha dont un couché de 15m de long. La vue sur les environs est magnifique ; on aperçoit même Sigiriya. Déjeuner à l’ Eden hôtel . Ambiance touristique et accueil pincé bof… Arrivée au Cinammon hôtel à 15h . On pensait rapidement profité de la piscine et c’est le pourquoi , nous avions mis un coup de griffe dans le budget. Nous arrivons dans l’ambiance ‘coincée ‘ de ces grands hôtels que nous n’apprécions guère. Nous avions réservé par la centrale Agoda ( A FUIR !) Très vite , on se rend compte qu’il y a un problème, cela chuchote , va et vient… J’ai fait la réservation pour 3 doubles et agoda pour 3 simples… Ou on perd la réservation ou on rajoute la bagatelle de 350$. Deux heures d’explications ne serviront à rien , aucun geste commercial … refus d’ajouter juste un extra bed dans chaque chambre etc… bref on paye mais là l’hôtel qu’on savait cher devient exorbitant ! C’est dur à avaler ! Fin d’après-midi piscine et repas sur place , lui aussi à prix exorbitant dans une ambiance club med avec des indiens complètement imbus de leur personne … Bref , on n’aimait déjà pas beaucoup ce type d’hôtel , pour le coup c’est fini , on ne nous y reprendra plus !

25/04 Lever 6h30 et départ 7h30 pour Polonaruwa . Nous avons compris qu’il valait mieux visiter tôt que de mourir accablés par la chaleur. Mais à notre arrivée à 9h , la chaleur est déjà implacable …On opte donc pour la visite avec le van plutôt que le vélo ( yes ! ! ! ! moi , je ne vais pas me plaindre lol ; cf voyage au Laos). Ruines encore merveilleusement bien conservées, dissiminées sur un large site. Moment suprême : le recueil et la prière d’une trentaine de sri lankaise au pied du Bouddha haut d’une trentaine de mètres. Récitation du bonze … nous restons là , bercés par la prière. Repas de midi dans petit resto connu de notre guide , tout simple et pas cher. Retour à l’hôtel ( faut bien amortir cette horrible dépense ! ! !) et après-midi détente.

26/04 Lever 6h et départ 6h30 pour la forteresse de Sigiriya ‘ à la fraîche’ . Ascension de 45 mn ; nous sommes seuls au monde, c’est magique ! !Je m’attendais au pire pour le vertige vu ce qui est annoncé dans les guides mais pas du tout , aucun problème ! Les fresques sont tout simplement sublimes de grâce , beauté , élégance.. Dernière étape après avoir franchi ‘ les pattes du lion’ pour une vue panoramique à 360° superbe ! Nous savourons l’instant … Quand nous redescendons les groupes commencent à arriver ! Le reste de la journée sera de la voiture pour aller rejoindre Haputale au centre des montagnes. Pause resto à Kandy dans un hôtel plutôt mafieux et pause dans une tea factory. Paysage de montagne et cascades magnifiques ! On croirait avoir changer de pays ! Nous arrivons à l’ amarasinghe Gh vers 19h . Accueil convivial et excellent repas pour clore cette journée !

27/04 On s’accorde une grasse mat et on se lève sous un ciel brumeux. On part dans le village et nous négocions 2 tuk tuk pour nous déposer au chemin qui mène à Lipton’s seat. Ascension de 15mn : le paysage est à tomber à genoux . Nous voilà seuls au monde au milieu des plantations . pour quelques roupies, un vieux monsieur nous propose une tasse de thé qui sera sûrement la meilleure de toute ma vie tant nous sommes bien ! Nous redescendons vraiment tout tranquillement jusque la fabrique de thé de Lipton . On se croirait dans un tableau avec ses nuances de vert et ces petites touches multicolores des saris des cueilleuses. Magnifique balade ! Tout est beau à l’œil et toutes ces femmes ont le sourire mais nous nous cachons pas la face devant la pénibilité de la tâche . Nous traversons le village à l’heure de l’entrée en classe. Romain ne résiste pas à engager la conversation avec les instituteurs qui nous proposeront finalement de visiter l’école. Nous déclenchons à nouveau la folie avec nos appareils photos mais un simple rappel à l’ordre y mettra un terme… On est loin de la discipline en France ! Un beau moment de bonheur et de partage comme nous les aimons. Le temps devient menaçant , il commence à pleuvoir , nous hâtons le pas … Bien , nous en a pris car à peine dans l’usine une pluie torrentielle s’abat ! Visite très intéressante de l’usine et découverte des différentes phases de fabrication. A nouveau , les conditions de travail sont difficiles , notamment pour les porteurs de sacs de feuilles qui ont à charrier 1,2 tonnes par jour dans une chaleur étouffante! Nous voulions rentrer en bus mais le déluge ne cesse pas ; nous prenons le tuk tuk et le retour ressemble à la fin du monde avec routes écroulées, torrents de boue… nous ne sommes guère rassurés mais arriverons à bon port et juste avant que la route de la Gh ne s’effrondre , elle aussi…

28/04 Départ vers la gare ferroviaire pour prendre le train vers Ella. Regards souriants mais étonnés des voyageurs. On met au chauffeur de tuk tuk au bord du suicide en lui disant qu’on ne veut pas de tuk tuk mais le train même si c’est plus long et que celui-ci est en retard de plus d’une heure… ah ces occidentaux ! Parcours cahin-cahan dans un paysage somptueux tantôt de forêts de sapins tantôt de théiers, de rizières, de villages . Nuit à l’Ambiente dont la réputation de panorama superbe ne fait pas défaut ! On resterait des heures sur la terrasse ! Après –midi au centre de massage ayurvédique. On choisit le forfait complet soit 2h de soins : massage de la tête , facial, corps, hammam ‘ en caisson) , sauna, shirodhara ( huile chaude coulant sur le front) Une merveille… on se retrouve 2h après complètement alanguis. Douche nécessaire car nous sommes gras comme des sardines… Dîner à l’Ambiente où chacun y va de sa petite anecdote sur le soin , de ses préférences ….

29/04 Lever à 7h mais le muezzin hurle déjà depuis 1h. Tentative d epetit déjeuner mais une fois de plus notre commande de la veille est restée incomprise ; nous quittons la table. Nous avons loué pour la journée 2 tuk tuk . Première étape : le magnifique petit temple troglodytes de Dowa ; Deuxième étape : le demodora nine arch bridge : joli pont à neuf arches que nous rejoignons après un sympathique balade sur la voie de chemin de fer au milieu d’une végétation luxuriante. Troisième étape : le little adam’s peak . Chouette balade au milieu des plantations de thé et vue superbe sur les environs et la cascade de ravana. Pause au chaleureux adam’s breeze pour y déguster un jus de fruits frais et y commander notre déjeuner. Nos tuk tuk nous emmène ensuite à la grotte de Ravana que seuls 2 d’entre nous atteindrons mais sans pouvoir y rentrer car des macaques agressifs en garde l’entrée. Chaleur absolument torride ! Visite du temple de Ravana, modèle réduit de Dowa. Déjeuner très agréable , prix doux , cadre magnifique et rice & curry adapté à nos palais occidentaux. Une excellente adresse ! Dernière étape aux Ravana falls. Beauté du site et chaleur humaine des sri lankais qui viennent s'y doucher. Retour à L’Ambiente à 16h ; grande pause terrasse pour admirer le paysage et bouquiner. Un jour sans mousson . Nous avons aimé ce petit village à notre goût lus convivial qu’Haputale.

30/04 Nous devions passer par Tissa mais la veille , Séverine nous a envoyé un texto disant que les bungalows étaient finalement libres … Nous rejoignons donc Tangalle directement. Petit arrêt à Wellawaya pour faire retrait ATM et acheter quelques provisions. Arrêt à Buduruwagaba , site paisible au milieu des rizières, des mangroves. Immense rocher à pic sculpté il y a 10 siècles avec au centre un Bouddha de 15m de haut. Très chouette ! Arrivée à 13h au Patini bungalows si souvent recommandés sur le forum et accueil chaleureux de Séverine. Un havre de paix avec 2 magnifiques bungalows tout confort au bord de l’océan ( attention à la houle ! baignade dangereuse) . Plage paradisiaque même si baignade agitée. Un bon moment de détente et de fous –rires. Nous prendrons nos deux repas à l’Ibis GH juste à côté mais les prix et l’accueil mitigé , nous font promettre que nous chercherons ailleurs dés le lendemain. 1er mai Balade dés 8h, pour éviter la chaleur qui nous rattrapera bien vite , dans la petite ville de Tangalle. Cela tombe bien , c’est le jour du marché local ! ! ! Et cela : j’adoooooore ! Ville en elle-même sans grand intérêt mais ambiance décontractée. Dans le marché , nous faisons l’objet de tous les regards, du fait déjà d’ être touriste mais en plus d’être en tribu .Mille couleurs , mille sentuers, mille sourires : que demander de plus ? ! Retour au bungalow ; sur la route du retour , nous assistons au reportage photos de mariés, tenues superbes, sourires …. Déjeuner au Blue Horizon tenu par une famille locale qui deviendra un peu notre quartier général car repas copieux, variés, prix modiques et accueil chaleureux ! Après-midi farniente et travail scolaire pour les ados !

2 mai Départ à 8h avec 2 tuk tuk (dont 1 que nous surnommerons à très juste titre ‘Mario Kart’ pour sa conduite plus que sportive…) pour le temple de Mulkirigale, situé à 20km. Paysages magnifiques de rizières. Ce temple est un des plus anciens de l’île et bien sûr en hauteur ( allez quelques marches de plus , cela fait du bien pour la cellulite !) mais sur 3 niveaux différents de grottes et en haut un dagoba resplendissant de blanc. Une belle sortie ! En redescendant la colline , nous faisons une halte dans une école maternelle et jouons à nouveau les trouble-fêtes… encore un moment authentique au milieu des cris de joie. Destination le ‘Black Hole’ : geyser provoqué par l’eau s’engouffrant entre 2 cavités d’une falaise ; un bel effet ! Impressionnant , naturel avec vue superbe sur la mer et ses plages paradisiaques. Après-midi : farniente Après le dîner ‘mario kart’ vient nous chercher pour nous emmener sur la plage de rekawa voir la ponte des tortues ; celle-ci est située à 15km. Création d’une petite ONG pour la protection des œufs de tortues qui peuvent venir pondre en toute tranquillité et les œufs sont surveillés. A peine arrivés , un volontaire, nous fait un appel lumineux disant que la tortue est installée et a pondu son premier oeuf ( quand elle a commençait à pondre , elle ne repart plus) . Spectacle émouvant de la Nature. Une tortue peut pondre entre 50 et 100 œufs et revient pondre où elle est née même trente ans plus tard… La ponte terminée , on la laisse ensevelir ses œufs ; Attente sous un ciel étoilé, bercé par les vagues… Elle retournera à la mer , nous laissant des images merveilleuses plein la tête … Ah la richesse de la vie animale !

3 mai On quitte aujourd’hui à regret les bungalows, Séverine . Son mari Daya nous emmène en van jusque la Palm villa que nous avons réservée. Après 1h30 de route, nous voici à Mirissa. Installation dans nos chambres , un autre cadre , une autre ambiance mais aussi une mer beaucoup plus calme et plage tout aussi paradisiaque. Détente.

4 mai Grasse mat et au réveil , on réalise qu’un copieux et délicieux petit déj est compris dans la prestation : plutôt une bonne nouvelle ! Baignade, repos, jeux de cartes, lecture dans le petit jardin face au chambre et avec vue magnifique sur la mer et le parrot’s rock . A 15h30 , nous partons pour Galle , ancien fort hollandais . La route de la côte est jolie avec ses petites et son animation : pécheurs, étals de poissons, fruits… amis la concentration de tombes et maisons délabrées dues au tsunami finissent par nous miner le moral. Bref , nous arrivons , en plus d’un ciel gris , plafond bas, à Galle qui présente le même état de délabrement ( ici le tsunami a été particulièrement meurtrier car la vague s’est engouffrée dans la ville ne laissant aucune chance aux habitants. Bref , nous n’arriverons pas à apprécier notre visite même en faisant le tour des remparts… La nouvelle ville ne présente aucun intérêt , nous rentrons !

5 mai Départ dans la matinée en tuk-tuk pour Matara , histoire de se changer les idées de la veille… Jolie bord de mer , petit temple sur un îlot, animation garantie des villes sri lankaise, moment de ferveur au temple, bric à brac de petits commerce.. bref la vie et cela nous fait beaucoup de bien. Retour à la villa et après midi farniente.

6 mai Aujourd’hui long transfert entre Mirissa et Negombo afin de nous approcher de l’aéroport. Cinq de route dont deux heures d’embouteillage à Colombo. Après le déjeuner, baignade dans la piscine ; ici le bord de mer est moins attrayant… Balade et derniers achats dans quelques boutiques touristiques ( je pense que c’est le pays où nous n’avons , à part à Negombo et Kandy, rencontrer le moins de boutique touristique ;.. attention , ce n’est pas une critique) . L’hôtel est un grand complexe comme nous ne les aimons pas et au moment de prendre notre dîner , comme ils y célèbrent une noce , on vous nous obliger à prendre le buffet hors de prix plutôt que de manger à la carte … nous quittons la table ! A notre retour , la fête bat son plein et on commence à se faire du souci pour notre nuit car même enfermés dans la centre , on se croirait sur la piste de danse. Tout s’arrête fort heureusement à minuit…

7 mai Transfert en tuk-tuk en 20 mn à l’aéroport et éternelle fin de voyage que vous connaissez tous ….

EN CONCLUSION Petit pays d’environ ¼ de la France . Nous avons respectés ce que nous nous étions fixés : visite et temps de repos ! cela nous a bien convenu vu le travail que les enfants avaient et vu la chaleur. Plus cher , certes que l’Asie du sud-est , mais nous ne sommes privés de rien. L’accueil des plus chaleureux décrit sur le forum n’est pas un leurre : des milliers de sourires sans cesse ! Le paysage présente l’énorme avantage d’être extrêmement diversifié et on y alterne facilement visites culturelles, randonnées, nature , plages… cela a donc plu à toute la tribu !

NOUS AVONS AIME :

La diversité des paysages Les sourires La ponte des tortues Les plages paradisiaques L’accueil chaleureux de Séverine au Patini bungalow qui nous a beaucoup expliqué les us et coutumes du pays.

NOUS AVONS MOINS AIME : La conduite relevant plus d’un jeu vidéo que de la sécurité routière La lenteur du service à table qui nous a monopolisé beaucoup de temps surtout le midi Tout est payant ( on se croirait en France) et les prix parfois prohibitifs La ville de Galle

NOUS N’AVONS PAS AIME : Les moustiques et les fourmis Les nombreuses erreurs sur les additions au restaurant Le cauchemar de l’hôtel Cinammon et la prestation AGODA
Une journée à Paris avec deux filles de 9 ans? English translation pending
by Cockatoo · 2011-06-26 · 18 replies
Bonsoir à tous,

j'accompagne une amie à Paris dans deux semaines et j'aimerais avoir quelques conseils de visites. Ce sera la première fois que ses filles iront à Paris donc nous aimerions leur concocter une jolie journée découverte...

J'ai lu quelques discussions et en ai tiré quelques idées déjà...

On pense éviter les musées d'art, tout simplement parce que ce n'est pas le plus attractif pour des petites. Et dans l'idéal nous aimerions varier les plaisirs.

Bien sûr il y a des incontournables : voir la Tour Eiffel, l'Arc de triomphe etc.

J'ai bien noté que pour monter en haut de la Tour Eiffel, il faut attendre longtemps pour parfois pas grand-chose, du coup je ne pense pas qu'on le fera.

Parmi les choses qui retiennent notre attention se trouvent :

- le Jardin des Plantes : quoi voir ? La ménagerie peut-être ? Ou le muséum d'histoire naturelle ?

- le Musée des Arts et des Métiers : j'ai vu que nombre d'entre vous le recommandent... Que propose-t-il d'intéressant pour les enfants ?

- le Musée du Parfum : quelqu'un l'aurait-il visité ? J'ai pensé que pour 4 femmes / filles, ça pouvait être une étape appréciée...

- les Puces de St Ouen : pensez-vous que cela pourrait être intéressant d'aller y faire un petit tour ?

- mon amie a repéré différents spectacles de Guignol dans la capitale, les connaissez-vous et si oui lequel privilégier ? De mémoire, il y a celui du Champ de Mars ; un autre dans le jardin des Champs-Elysées.

Plus vaguement, pourriez-vous me conseiller :

- un grand magasin : Bon Marché, Galeries Lafayette, Printemps ? Autre chose ?

- un quartier charmant : Montmartre ? Buttes-Chaumont ? Ile de la Cité ?

- un point de vue sur Paris : Montmartre ?

Je sais bien que nous ne ferons pas tout ce qui sera inscrit sur le programme mais le but est d'avoir pas mal d'idées pour improviser le jour même, en fonction de la météo par exemple.

N'hésitez pas à me proposer des choses auxquelles je n'aurais pas pensé, vos coups de coeur et à l'inverse, ce que vous n'auriez pas aimé...

Merci beaucoup !
Kribi, Limbe, bons plans économiques? (Cameroun) English translation pending
by Peelou · 2011-06-26 · 57 replies
Bonjour à tous et toutes !

Je vais me reposer à Kribi et Limbe sur une grosse semaine en Août. Je souhaiterai donc avoir des infos (les plus précises possible) sur ses deux localités.

Je précise juste que je me suis permis d'ouvrir une nouvelle discussion car celles à ce sujet sont soit non actualisées, soit pas suffisamment précises pour répondre à mes attentes.

Ausssi je précise juste que je ne suis pas difficile, un confort minimal me suffit amplement (pas besoin de clim, ni piscine, pas d'souci avec la douche froide au sceau, pas de problème avec les transports en commun locaux, etc.).

Voilà mes questions listées :

1 - les trajets en bus ou voiture : Douala-Limbe et Douala-Kribi. Si vous pouvez me renseigner sur les temps de voyages, horaires, des prix et compagnies (avec numéro de tél et/ou sites internet et/ou localisation à Douala) ça serait génial.

2 - des hotels pas cher dans le centre de Douala (il sera juste question d'une nuit).

2- des bons plans pas cher (désolé ça revient bcp mais ça fait partie de mes contraintes) hôtels et/ou guesthouse et/ou gites à Kribi et à Limbé. Mes exigences sont "simplement" avoir accès direct à la plage et une chambre à un prix très abordable, confort minimal mais propre. Faudrait pas non plus que ça soit très éloigné du centre... de la même façon si vous avez des numéros de tél, contacts mails, sites internet, je suis preneur ! J'attends des prix et contacts !

3- des bons plans pour manger dans ces 2 localités. Crevettes, poissons, etc.

4 - les possibilités de sorties autres que la plage, pour varier un peu. Même si l'objectif reste de se reposer.

5- les boites de nuits et bars sympas à Kribi et Limbe. Histoire de chercher un peu d'ambiance...

6- est-il possible de louer des motos (type basiqueschinoise semi-automatique) à Kribi et Limbé ? Si oui quel est le prix et à qui m'adresser ?

Voilà pour l'essentiel... N'hésitez si vous avez d'autres infos à partager, je suis preneur !!

Merci d'avance, je compte sur vous !

Bon week end 😉

Peelou
Bolivie-Chili-Argentine: entre lagunes, salars, geysers et volcans English translation pending
by Krikri6792 · 2011-06-15 · 175 replies
Ci-dessous le récit de notre voyage de cinq semaines en mai 2011 au départ de La Paz à travers le sud-ouest de la Bolivie, le nord du Chili et le nord-ouest de l'Argentine... en 4X4 et en self-drive !

Le récit accompagné de photos est ici :

https://sites.google.com/...uleuxvoyagesbolivie/



Présentation

En 2005, il y avait eu l’Equateur… et depuis, l’envie de retrouver les paysages andins ne nous a pas quittés. Mais l’Amérique du Sud, c’est vaste… alors quel(s) pays choisir pour ce deuxième séjour ?

C’est le Nord du Chili et notamment le désert d’Atacama qui nous ont attirés en premier (Ah, la vallée de la Lune) et puisque la frontière argentine n’était pas si éloignée, autant la traverser pour découvrir le Nord-Ouest argentin, réputé pour sa belle quebrada classée au patrimoine mondial.

Mais quand nous avons commencé à lorgner sur les paysages du sud de la Bolivie, le coup de foudre fut immédiat. A partir de ce moment-là, nous ne pouvions plus imaginer un voyage dans cette région sans y inclure le Sud bolivien avec ses lagunes colorées, ses geysers bouillonnants, ses volcans aux sommets enneigés et le fameux Salar d’Uyuni… mais c’est là que le projet se corsa !

En effet, la quasi-totalité des voyageurs parcourt le Sud bolivien dans des 4X4 de tours opérateurs. Seuls quelques irréductibles se lancent dans un parcours en solo… et fidèles à nos valeurs, nous voulions le tenter seuls !

Merci aux membres de VoyageForum qui nous ont précédés dans cette aventure et qui nous ont confirmé que c’était bien possible : Misele, Paratte, Quai67, Tichodrome, Tsarang974.

La seule contrainte : commencer et finir le voyage à La Paz car c’est là que nous pouvions louer un 4X4 chez Petita qui rend possible le passage dans les pays voisins.

Nous imaginons alors le parcours suivant en cinq semaines, du 28 avril au 3 juin 2011.

Même si c’est le début de l’hiver, c’est en principe la saison sèche et pas encore la période la plus froide. Restait à déterminer le sens… horaire ou antihoraire. Nous avions préparé notre itinéraire dans le sens des aiguilles d’une montre mais c’est finalement la météo qui décidera pour nous car, en raison de pluies importantes fin mars début avril, le Salar d’Uyuni est recouvert de vingt à cinquante centimètres d’eau et sa traversée toujours impossible quelques jours avant notre départ.

Par conséquent, nous nous dirigerons d'abord vers la frontière chilienne via le parc national de Sajama, traverserons ensuite le Nord du Chili et le Nord-Ouest de l'Argentine avant de finir par le Sud-Ouest de la Bolivie et le Salar d'Uyuni, qui aura eu le temps, on l'espère, de s'assécher d'ici là…

Partant hors saison, nous avons uniquement réservé notre première nuit à La Paz ainsi que notre séjour de cinq jours à San Pedro de Atacama. Nous espérons trouver facilement des hébergements sur notre parcours. Dans le cas contraire, notre véhicule (châssis long) est équipé à l’arrière d’un couchage pour deux personnes qui pourrait nous servir ponctuellement.

Enfin, pour me mettre dans le bain linguistique, je décidais de m’initier à l’espagnol. C’est ainsi que pendant toute l’année scolaire j’ai suivi deux heures de cours tous les lundis qui m’ont permis de bien progresser : une petite pensée pour Gabriela et mes collègues du cours.

Alors, prêts à suivre nos aventures ?

Notre parcours



La Paz ou le mal des montagnes

J1 et 2 : Jeu 28 et Ven 29 /04/11

Alors que le monde a les yeux tournés vers le mariage de Kate et du prince William, nous embarquons pour vingt-quatre heures de voyage… via Madrid et Lima. Rien de particulier à signaler : c’est long certes, mais moins que pour l’Australie… ça aide à supporter !

Avant de quitter Lima, nous prenons nos premiers comprimés de Diamox en prévention d’éventuels troubles liés à l’altitude mais deux heures plus tard, alors que nous atterrissons à 4100 mètres à La Paz, nous sommes tout étonnés de ne rien ressentir de particulier… en tout cas, pas pour l’instant !

A l’aéroport, le chauffeur envoyé par notre hôtel nous attend. A bord de son taxi, nous découvrons avec enthousiasme la banlieue d’El Alto dans un dédale de maisons en pisé et briques orange, de boutiques, d’usines et de marchés sous un ciel parfaitement bleu et un soleil radieux.

Le dépaysement est total ! Il l’est plus encore quand le taxi s’arrête à un point de vue. La ville se dévoile à nos pieds, grouillante et trépidante, entourée de quelques sommets prestigieux dont l’Illimani (6462 m) et le Huayna Potosi. (6094 m). Nous restons bouche bée !

Quatre-cents mètres plus bas, à l’hôtel « A la Maison » dans le quartier résidentiel de Sopocachi, Ludo nous accueille en français. Il nous a réservé un appartement très douillet de 120 m2 au troisième et dernier étage… sans ascenseur. C’est à ce moment-là que nous ressentons véritablement que nous ne sommes pas au niveau de la mer ! La montée des trois niveaux est éreintante !

Pourtant, aussitôt nos valises déposées, nous repartons, toujours en taxi, chez notre loueur de 4X4. Aldo, propriétaire suisse de l’agence Petita, nous présente notre véhicule… et tous ses petits secrets. Il reprend ensuite avec nous tous les détails de notre itinéraire. Tout l’après-midi y passe.

La réception définitive du 4X4 ne se faisant que demain, le retour à notre hôtel se fait à pied… ça descend… ouf… car on commence à se sentir un peu bizarres… comme dans le coton… surtout moi !

Nous décidons malgré tout d’aller dîner même si je sais par avance que je ne pourrai sans doute pas manger grand-chose. A la Comédie, Hervé se régale d’une soupe à l’oignon et d’un filet de lama. Je mange du bout des lèvres quelques cuillerées de soupe au potiron.

Au retour, les trois étages de la Maison ont définitivement raison de moi. Je m’affale épuisée et nauséeuse sur le canapé, gagnée par le mal des montagnes.

La nuit est difficile. J’ai d’importants vertiges et toujours des nausées. Au fond de mon lit, je me dis que jamais je ne pourrai me lever demain matin, encore moins faire de la route. Il faudra certainement décaler le départ… à moins qu’il faille songer à me rapatrier ! Mais demain est un autre jour…

Deux jours à Tomarapi au pied du volcan Sajama

J3 : Sam 30/04/11

Après cette nuit chaotique, j’appréhende le lever. Je commence par m’asseoir sur le lit… ça a l’air d’aller ! Je me lève… ça va ! Je me dirige vers la salle de bains… je suis étonnée que ça aille ! Hervé a préparé le petit-déjeuner, je m’attable et je peux manger… un peu !

Certes ce n’est pas le grand appétit ni la grande forme mais je vais bien mieux qu’hier soir. On décide donc de ne rien changer à nos projets et de prévoir les courses, la prise de la voiture et notre première étape.

Aldo nous a conseillé de faire les courses en taxi car à La Paz, circuler et stationner dans le centre relève de la gageure. Ici, le taxi est très bon marché, 7 bolivianos = 0,70 euros pour une course, autant ne pas s’en priver !

Une fois les provisions et les bagages chargés, notre 4X4 est prêt pour le départ. Quelques mots sur son pedigree.

C’est un Nissan Patrol, 149 000 km au compteur. Affectueusement, nous le baptiserons « El Coche ». Le voilà, photographié au cours du voyage.

Ses équipements : sur la galerie, un réservoir supplémentaire de 100 litres pour accroître l’autonomie à 800 km espérés, deux roues de secours, une pelle, un couchage pour deux personnes, de la vaisselle, un réchaud et une lampe à gaz, une table et deux chaises pliantes. Nous avons des autorisations (actes rédigés par notaire) pour sortir le véhicule de Bolivie et le rentrer en Argentine et au Chili. Dans nos bagages, nous avons prévu des sacs de couchage pour une température jusqu’à -10°, des chaussures de marche, des vêtements chauds dont anoraks, bonnets et gants. Nous avons également téléchargé sur notre GPS les cartes des trois pays prévus et enregistré plus de cent points. Bref, nous sommes parés !

Aldo nous guide sur les premiers kilomètres… puis nous lâche sur les hauteurs d’El Alto où nous ne tardons pas à trouver la route à péage en direction du sud. Première destination : Patacamaya à un peu moins de 100 km.

Mais avant tout, il faut faire le plein du réservoir supplémentaire, de préférence avant Patacamaya nous a recommandé Aldo, car dans cette localité à 200 km de la frontière chilienne, on est vite soupçonné de vouloir faire de la contrebande d’essence.

Mais à force de voir défiler le paysage, nous laissons passer les stations-service une à une avant de réaliser que la suivante est déjà celle de Patacamaya. Alors arriverons-nous à faire le plein comme prévu ?

Quand je vois le monde à la station, j’ai des doutes. Il y a là une bonne vingtaine de véhicules qui attendent et surtout plein de Boliviens et de Boliviennes, chacun avec son jerricane, tous agglutinés autour de la pompe.

Quand arrive enfin notre tour et que nous annonçons vouloir plus de cent litres, le pompiste nous dit niet. A force d’insister, il accepte de mettre 20 litres dans notre réservoir principal et 20 autres litres dans le réservoir supplémentaire. C’est tout mais ça a l’avantage de ne pas être cher : 40 litres pour 150 Bolivianos = 15 euros, le rêve pour nous Européens ! Nous sommes tout de même un peu contrariés car la prochaine pompe se trouve à la frontière bolivo-chilienne… en espérant qu’elle soit approvisionnée !

Cap à l’ouest vers le Chili, sur une route parfaitement asphaltée ! La piste, ce sera pour plus tard !

Sur notre trajet, quelques curiosités retiennent notre attention. D’abord, ces chullpas… des tours funéraires en pierre ou en adobe, très nombreuses dans la région. Elles étaient construites par divers groupes aymaras (Indiens de Bolivie) pour abriter les restes momifiés d’ancêtres notables ou hautement estimés.

Plus loin, ce sont des paysages de mesas, nous rappelant un peu le Nouveau-Mexique, notamment cet ensemble de roches aux formes évocatrices… les sommets enneigés, en plus ! A gauche, c’est le Sajama, point culminant de Bolivie avec ses 6542 m. A droite, le Parinacota (6348 m) et le Pomerape (6240 m)… au Chili !

De plus près, on y verrait bien une tête de puma, non ?

C’est au pied du Sajama que nous avons prévu de faire étape. Nous quittons par conséquent l’asphalte au kilomètre 145 pour une piste cahoteuse qui mène au village de Tomarapi à la lisière nord du parc national de Sajama.

A côté de l’église typique de l’altiplano, l’Ecolodge Tomarapi, tenu par la communauté villageoise, offre l’hébergement le plus confortable : des chambres simples mais équipées de chauffage et de salle de bains avec eau chaude. Pour cette région, c’est le grand luxe car si en arrivant, nous n’avons pas tout de suite l’utilité du chauffage, nous serons très contents d’en bénéficier un peu plus tard car, dès que le soleil se couche, la température chute terriblement.

Au restaurant du lodge, nous goûtons au quinoa et à la viande d'alpaga… enfin, surtout Hervé, car moi, je picore… je n’ai pas encore retrouvé l’appétit ! L’altitude, c’est éprouvant !

Ce soir, nous dormons à 4200 mètres d’altitude !

J4 : Dim 01/05/11

La température est descendue bien au-dessous de zéro cette nuit et ce matin, au petit-déjeuner, bonnets et manteaux ne sont pas de trop.Mais déjà, au dehors, le soleil brille et invite à la découverte des sites du parc national voisin.

A peine sortis du village, nous apercevons les vedettes du parc... Le volcan bolivien Sajama qui a donné son nom au parc !

Et les jumeaux chiliens Pomerape et Parinacota…

… à moins que ce ne soient les lamas et alpagas qui jouent les stars… avec leurs pompons colorés.

Après un arrêt au bord de la lagune Huaña Cota dont les bords sont encore gelés,

… direction les sources d’eau chaude… si, si… on a bien l’intention de se baigner même si pour l’instant on apprécie de porter une grosse polaire !

Voici notre accompagnatrice, elle fait partie de la communauté de Manasaya qui gère cette activité dans le parc. Dans son cabas, elle porte son carnet à souches sur lequel elle nous enregistre. Pour deux, nous payons 60 Bol = 6 euros, serviettes fournies.

Elle nous guide au milieu des bodefales, végétation de tourbe et d’herbe rase typique de l’altiplano… où paissent nombre de lamas pas effarouchés du tout.

Ici c’est déjà très sympa… mais c’est le bassin suivant, idéal pour deux, que notre cholita nous a réservé !

Là, c’est tout simplement divin… l’eau est chaude (33°) et le cadre unique…

On a un peu de mal à s’extraire de ce spa naturel bienfaisant… mais d’autres découvertes nous attendent.

D’abord le village de Sajama… plutôt quelconque… sauf sa jolie petite église au toit de chaume !

Dans le parc, les guides mentionnent également un site de geysers… pour y accéder, il y a bien un petit pont blanc par dessus le rio pour les piétons, mais pour les voitures, le passage à gué est inévitable.

La photo a été prise au retour ! Impressionnant mais facile !

Sept kilomètres à l’ouest du village, voilà cet étonnant champ de geysers !

Ici ni barrière ni balisage, on se promène en toute liberté au milieu des résurgences… mais pas sans précaution, car ça glougloute, ça fait des bulles, ça crache, ça bouillonne, pas de doute, il y a une certaine activité sous nos pieds !

Nous y découvrons aussi nos premiers spécimens de « llareta »(Azorella Yareta), une plante à fleurs qui pousse en Amérique du Sud entre 3200 et 5000 mètres. Elle servait de combustible par le passé mais elle est aujourd’hui protégée.

Enfin, le queñua (Polylepis tarapacana), le seul arbuste au monde à pousser à de telles altitudes.

Pour clore la journée, nous suivons une piste vers une forêt de queñuas à 4500 mètres et finissons à pied les 50 derniers mètres dans les rochers. Cinquante mètres de dénivelé, cela paraît très peu mais à cette altitude, c’est déjà un petit exploit… ça correspond tout de même à 15 étages ! Là-haut, nos efforts sont récompensés, la vue est tout simplement grandiose ! On devine au loin le village de Sajama et en face de nous, majestueux, les deux jumeaux chiliens.

Excellente journée ! En plus, je commence à me sentir vraiment bien et au dîner, je peux enfin apprécier la bonne cuisine andine.

Deuxième nuit à Tomarapi !

Une journée de galère pour passer la frontière

J5 : Lun 02/05/11

Dès 8 heures du matin, nous quittons l’auberge de Tomarapi avec comme objectif de rallier le Chili après une dernière excursion en Bolivie vers les chullpas colorées du Rio Lauca, un détour d’une cinquantaine de kilomètres tout de même.

La piste d’accès se trouve à gauche tout juste avant Tambo Quemado, le poste frontière bolivien où se trouve aussi la seule station d’essence avant longtemps. Hervé a la bonne idée de vouloir s’assurer de l’approvisionnement de cette pompe avant de décider du détour. Grand bien lui en a pris car à la station, on nous décrète : « No gasolina ! No hay antes Arica ! »… Ai-je besoin de vous traduire ? Il n’y a pas d’essence avant Arica, la grande ville du bord de mer à 160 km !

Bon, il reste dans notre réservoir environ de quoi faire une petite centaine de kilomètres, guère plus. Dans ces conditions, le détour vers les chullpas est compromis…

Voici ce qu’on a loupé !

Il nous reste un petit espoir, celui de trouver de l’essence (en bidon) à Putre au Chili, à 60 kilomètres.

En attendant, nous voici sur le point de traverser la frontière. Hervé se gare sur le côté pour se renseigner sur les démarches à faire pour la sortie de la voiture du territoire bolivien. Un douanier nous fait signe de passer… OK, on passe mais à peine passés, le doute nous assaille ! Ne devions-nous pas régler les formalités ici ????

Une dizaine de kilomètres plus loin, nous voilà à Chungara, le poste chilien. C’est bien ici qu’on doit valider la sortie de Bolivie, du moins en ce qui concerne les personnes. Pour le véhicule, on nous envoie dans une cahute voisine et là, catastrophe, après avoir fait la queue pendant une demi-heure, Hervé s’entend dire qu’il manque LE document que nous devions faire établir à Tambo Quemado.

Alors retour à la case départ… au poste bolivien dix kilomètres derrière nous. Après moultes explications plus ou moins compréhensibles, le douanier, par ailleurs fort sympathique, finit par nous délivrer le fameux sésame puis nous envoie le photocopier dans une boutique voisine tout en nous répétant plusieurs fois « Numero de memorizad, si ?…» Nous répondons bêtement « Si, si ». Mais c’est quoi, ce fichu numéro ? Et où l’obtient-on ??

Heureusement, la dame au photocopieur nous rend attentive au numéro manquant et nous emmène à côté, dans une agence, où en quelques clics sur un ordinateur et pour quelques bolivianos, le gars fait le nécessaire et reporte sur le document initial ce fichu numéro.

Ouf, après un dernier passage auprès de notre sympathique douanier, nous voilà enfin en règle, prêts à retourner au poste chilien. Entretemps, la file d’attente s’est considérablement allongée. Après avoir tout validé pour la sortie de Bolivie, pour nous et pour notre « Coche », il nous reste à refaire les mêmes démarches pour l’entrée au Chili.

Pas de chance, nous tombons derrière les occupants d’un bus… je vous laisse imaginer la queue ! Quelques tampons plus tard et après être passés part trois ou quatre bureaux et guichets différents, il ne reste plus que la fouille du véhicule.

En effet, aucun fruit ni légume provenant de Bolivie n’a le droit de pénétrer au Chili et les douaniers ont l’œil. Tout y passe, les valises bien sûr… mais aussi la boîte à gants et autres petites caches. Heureusement qu’on avait mangé toutes les bonnes choses contenues dans la glacière pendant toutes ces heures d’attente.

Quand nous sommes enfin libérés, il est 12 h 15 heure bolivienne, 13 h 15 au Chili… soit plus de quatre heures passées en formalités !

Il est temps de jeter un œil au paysage environnant car il en vaut la peine ! Nous sommes à présent au bord du lac Chungara (4500 m), l’un des lacs les plus hauts du monde, dominé par le Parinacota (celui qu’on voyait déjà hier, mais de loin !).

Zoom sur son sommet !

Une petite balade sur les rives du lac nous permet de mieux apprécier la couleur vert émeraude de ses eaux et d’y observer une foulque en train de construire son nid.

Un peu plus loin, c’est notre première rencontre avec les vigognes (Vicugna vicugna), ces camélidés sauvages qui vivent à plus de quatre mille mètres.

Mais nous n’avons pas la tête à faire du tourisme tant que le problème de l’essence n’est pas résolu. Alors tant pis pour les autres merveilles du Lauca NP (on y reviendra peut-être demain ?), on décide de filer directement vers Putre.

La route internationale habituellement bitumée est en cours de réfection. Sur plus de 50 kilomètres, le revêtement a été retiré sans être remplacé. Je vous laisse imaginer la poussière ! Ajoutons à cela la perte de mille mètres de dénivelé et vous comprendrez que notre attention se focalise davantage sur le ruban de terre !

Enfin, après un dernier tronçon vertigineux avant Putre, nous voilà dans le centre du village… à la recherche d’essence. On nous indique qu’il y en a dans la maison rouge… en fait, une épicerie qu’on appelle ici supermarché… et qui en vend en bidons de vingt litres.

C’est le coup de massue ! Le prix du litre frôle les mille pesos soit 1,50 euro, rien à voir avec le prix bolivien. Mais nous n’avons pas le choix car, dans les prochains jours, nous avons programmé plus de quatre-cents kilomètres sans station d’essence sur le trajet.

Maintenant que nous avons réglé nos questions d’intendance, nous pouvons songer à trouver un hébergement. J’avais repéré le Terrace Lodge. Une chambre douillette et claire, décorée avec beaucoup de goût, une belle vue sur la falaise, un accueil très chaleureux par les propriétaires italiens et un prix très raisonnable : c’est parfait, on prend sans hésitation !

Nous nous y sentons si bien que nous n’avons pas envie de quitter la chambre et y improvisons une petite dînette. Nous dormons ce soir à 3500 mètres. Ah ! On se sent revivre !

A travers 4 parcs nationaux chiliens : Lauca, Vicuñas, Surire, Isluga

J6 : Mar 03/05/11

C’est parti pour plus de quatre cent kilomètres… mais pas en une seule journée, nous prévoyons au moins deux jours (voire trois) pour en profiter pleinement et tranquillement, d’autant qu’après une nuit de relâche, nous rejoignons à nouveau la haute altitude.

Pour ce soir, nous avons réservé, auprès de la CONAF, l’administration des parcs nationaux chiliens, deux lits dans le refuge du Salar de Surire à 4200 mètres.

Ce sera, par conséquent, une toute petite étape de 120 kilomètres… ponctuée de plusieurs arrêts.

Comme nous avons zappé quelques points d’intérêt du Lauca NP hier, c’est le moment de nous rattraper. Mais en raison du mauvais état de la route, nous nous contenterons de ceux qui se trouvent sur notre trajet sans retourner à la hauteur du lac Chungara.

A l’entrée du parc, les rochers de las Cuevas sont réputés abriter des viscaches (Lagidium viscacia), des rongeurs de la famille des Chinchillas ressemblant à des lapins avec une queue d’écureuil. En empruntant le petit sentier, nous ne tardons pas à en apercevoir.

Cherchez l’animal !

En y regardant mieux, il y en a partout… certains se dorent au soleil, d’autres préfèrent l’ombre !

En tout cas, la vue de ce bodefal sur fond de volcans vaut le détour. C’est magnifique !

Immédiatement après cette zone humide bien verte, une piste nous fait traverser des paysages plus désertiques vers le site archéologique « El Chacu ».

Il s’agit d’un site utilisé par les Incas et les Aymaras pour capturer les vigognes et autres camélidés. D’une longueur maximale de 100 mètres et d’une largeur de 30/40 mètres, il se situait sur la pente descendante d’un petit canyon, ce qui évitait qu’il soit visible des animaux arrivant de la pampa voisine. Chacu

Pour Lauca, ce sera tout ! Deux kilomètres après la maison des rangers de Las Cuevas, nous quittons la route internationale et tournons à droite vers Guallatire sur une bonne piste entretenue.

Guallatire, c’est à la fois ce sommet à 6060 mètres et un petit village où nous faisons notre arrêt du midi. Le volcan est actif. Voyez les fumeroles qui s’en échappent !

Guallatire, l’église du village et le petit kiosque idéal pour notre pique-nique.

Hervé en profite pour explorer le campanile.

Si le village a l’air dépeuplé, en revanche, le bodefal voisin est fréquenté par une multitude de lamas et d’alpagas ! Ils ont la belle vie dans ce cadre somptueux !

Bientôt un panneau nous indique l’entrée dans la Reserva Nacional Las Vicuñas… et comme son nom l’indique, ces camélidés graciles aux grands yeux sombres sont légion dans ce parc aux badlands colorés.

Le Salar de Surire n’est alors plus très loin… plus que quelques virages sur cette piste !

Au refuge, il n’y a personne pour l’instant. Le ranger devrait arriver dans la soirée… en tout cas, nous l’espérons. D’ici là, nous en profitons pour explorer les environs tout en scrutant l’horizon dans l’attente d’un éventuel panache de poussière.

Derrière le refuge, des viscaches en nombre posent pour la photo ! C’est l’occasion de les approcher de très, très près !

Puis en prenant de la hauteur (une centaine de mètres de dénivelé cette fois, on progresse, on progresse !), nous découvrons l’étendue du salar en dégradés de rose, gris et bleu !

Avant l’arrivée du ranger, nous voyons arriver deux autres véhicules dont descendent de l’un, deux couples suisses et leur accompagnateur, de l’autre 3 vététistes et leur guide. Manifestement, il va falloir partager les lieux.

Enfin, peu après 18 heures, le garde arrive en compagnie de deux de ses acolytes. Nous sommes par conséquent 14 personnes à vouloir loger ici cette nuit. Je me demande comment tout ce petit monde va pouvoir cohabiter mais le refuge, composé d’un bâtiment principal et d’un préfabriqué, est plus grand que je ne le pensais et chacun y trouve aisément sa place. On nous octroie une chambre à deux lits, rien que pour nous, super ! Les sanitaires sont partagés et limités au strict minimum : eau froide, pas d’eau courante au WC mais un broc, pas de douche ni de chauffage.

Dans la cuisine commune, Enrique, le guide des Suisses, prend rapidement les choses en main et mitonne des pâtes au thon pour son groupe. Pour nous deux, ce sera plus frugalement soupe, petits pois et pomme, le tout arrosé d’un verre de Merlot généreusement servi par Enrique.

Toutes les langues se mêlent pendant le dîner, de l’allemand à l’espagnol en passant par l’anglais, et le français. Alors qu’un bon feu crépite dans le poêle, manteaux et polaires restent cependant de rigueur.

Au moment de faire notre petite vaisselle, il n’y a plus d’eau au robinet de la cuisine, signe que les tuyaux ont déjà gelé. Température attendue dans la nuit : -10° ! Nous nous pelotonnons dans nos sacs de couchage pour une nuit très froide à 4200 m.

Vigognes dans le PN Las Vicuñas



La suite dans les parcs chiliens : Surire et Isluga

J7 : Mer 04/05/11

Au réveil, la vitre de la fenêtre de notre chambre est recouverte d’une fine couche de givre… à l’intérieur !

A 7 h 30, nous sommes pourtant les premiers levés et une heure plus tard déjà sur la route (pardon, la piste !) alors que nos compagnons de nuit émergent à peine de leur sac de couchage.

Notre destination de fin de journée est encore indéterminée : Colchane à 90 km ou Iquique à 315 km. Nous déciderons le moment venu.

Pour l’instant, direction les thermes et geysers de Polloquere en longeant la rive du salar. Surire n’a rien à voir avec notre humeur (sourire !) mais provient du nom « suri » donné au nandou, cet oiseau voisin de l’autruche présent sur l’Altiplano.

D’ailleurs, l’endroit mérite bien son nom, déjà les volatiles sont en vue. Mais à peine le photographe a-t-il dégainé qu’ils prennent leurs pattes à leur cou et détalent à vitesse grand V. Nous aurons l'occasion d'en revoir quelques jours plus tard, j'y reviendrai !

Les colonnes de vapeur s’échappant des piscines naturelles de Polloquere se devinent de loin et témoignent de l’intense activité volcanique.

Nous n’avons pas l‘intention de nous baigner à cette heure-ci mais un visiteur insolite occupe déjà l’un des bassins. Il se réchauffe sans doute les pattes !

C’est un flamant andin !

Après ce détour, nous retrouvons sur la piste principale nos compagnons suisses dans leur minibus jaune. Nous n’arrêterons pas de les doubler ou de les rattraper à différents points d'intérêt du parcours et… notamment devant le tableau de ce couple de viscaches en pleine bouderie.

Ils nous rejoignent ensuite au passage de ce col ! Comparaison des données de nos GPS respectifs, ils affichent bien tous les deux 4730 mètres… le point culminant de la journée ! Maintenant place à la descente !

Place à des paysages plus verdoyants, à de vastes prairies spongieuses où les eaux ont modelé des milliers de petits îlots aux formes douces et rondes où la gelée matinale a déposé un bel ourlet blanc.

Depuis le mirador voisin, nous contemplons cette zone humide géante et profitons de l’endroit pour déjeuner au « balcon ».

Après le repas, nous ne tardons pas à franchir l’entrée du parc national du volcan Isluga. C’est maintenant le sommet du même nom (5530 m) qui règne en maître !

A ses pieds, les bords de la lagune Arabilla voient les Ouettes des Andes (Guallata andina) cohabiter harmonieusement avec les lamas.

Après un bain aux thermes d’Enquelga (toujours seuls !), nous débouchons sur la route asphaltée reliant Colchane à Iquique vers 15 heures et décidons de rejoindre la ville du bord de mer dès ce soir.

Après une nuit rustique et plusieurs jours de piste poussiéreuse, nous avions envie d’un bel hôtel pour nous coucouner et d’un bon repas pour nous remettre d’aplomb… je salivais déjà à l’idée d’un bon poisson ! Mais pour l’instant, nous sommes encore à plus de 300 km… et à près de 4000 mètres d’altitude !

Alors que la route était censée nous mener au niveau de la mer, la voilà qui continue encore à grimper jusqu’à 4300 mètres avant d’ enchaîner des montées et descentes incessantes sur des dizaines de kilomètres. On se croirait sur des montagnes russes… ou plutôt chiliennes, en l’occurrence !

Notre tacot a un peu de mal dans les côtes. Alors qu’il assume parfaitement sur les pistes, sur l’asphalte, ce n’est pas une flèche et on a l’impression de ne pas avancer. A cette allure, on n’est pas prêts d’arriver à Iquique…

Heureusement, un petit arrêt du côté de « Los Penitentes » va nous permettre de souffler et nous détendre un peu au milieu de ces curieuses silhouettes de pierre… qui nous en rappellent d’autres, quelque part dans l’Ouest américain ou australien ! On adore !

Ils ont tous une bonne bouille, ces Pénitents !

Après cet intermède, la route commence véritablement à amorcer sa descente dans un décor de montagnes colorées.

Puis la végétation change au fur et à mesure de la perte d’altitude et se fait de plus en plus rare jusqu’à devenir sable et poussière à l’étage inférieur. C’est dans ce paysage désolé à 100 km de la ville d’Iquique que l’on peut apercevoir un géoglyphe, visible du sol, le Gigante d’Atacama que nous ne voulons bien sûr pas louper. Hervé se dévoue pour se rendre à ses pieds !

Aux portes d’Iquique nous sommes toujours à 800 mètres d’altitude. C’est dire combien la descente finale va s’avérer impressionnante. Des lacets en épingle à cheveux, heureusement en sens unique, vont nous faire "tomber" au pied de la dune.

La nuit, elle aussi, est tombée quand nous nous arrêtons devant le Terrado Suites, un hôtel de classe internationale où nous demandons en chœur une chambre avec vue sur mer.

"Une chambre ? Mais l’hôtel est complet", nous répond-on ! On a du mal à croire qu'un hôtel de cette taille, avec près de 100 chambres, soit complet en semaine, au mois de mai. Eh bien oui, car fréquenté +++ par des hommes d’affaires en costume cravate ! On avait oublié que dans les hôtels des grandes villes il n’y avait pas uniquement que des touristes ! La déception est grande !

Commence alors la tournée des autres hôtels que j’avais notés, mais au Holiday Inn, au Radisson, au Gavina… la réponse est toujours la même. Completo !

Dans ce dernier, un réceptionniste compatissant accepte de passer quelques coups de fil pour nous tout en nous faisant comprendre que seuls les hébergements de catégorie inférieure auraient des disponibilités. Il nous trouve alors une cabine à l’autre bout de la ville… basique… très basique… loin de nos rêves de confort cosy… mais à moins de dormir dans notre carrosse, nous n’avons guère d’autre choix, vu l’heure !

Au final, en guise de dîner à base de poisson, nous nous préparerons, vite fait, une salade composée au thon… en boîte… Sans commentaire !

Iquique - Tocopilla... au bord de la mer !

J8 : Jeu 05/05/11

Nous avons bien envie de passer une journée et une nuit supplémentaire à Iquique mais pas dans cette cabine. Le premier objectif de la matinée est donc de trouver un hébergement plus sympa !

L’office du tourisme nous conseille le Divasto Hôtel mais, après une rapide visite, c’est finalement en face, à l’Hosteria Cavancha Beach en front de mer, que nous nous posons.

La salle de bains aurait certes besoin d’un petit coup de rafraîchissement mais la chambre est vaste et ses deux grandes baies vitrées donnent sur une agréable terrasse surplombant la plus belle plage d’Iquique, Cavancha Beach.

Le comble est qu’il est immédiatement voisin du Terrado, celui où on a fait chou blanc hier… Ah ! Si on avait su !

Après un bain de soleil fort apprécié sur la terrasse, nous consacrons le reste de la journée à la découverte de la ville.

Si Iquique est avant tout le plus grand port du nord du pays, elle garde encore quelques avenues bordées de maisons coloniales témoignant du passé florissant dans l’industrie du salpêtre. Elle possède également quelques plages agréables.

Promenade sur les planches de long de la plage. On se croirait presque à Deauville !

En passant, quelques belles fresques de street art !

A l’extrémité de la plage, nous quittons le bord de mer pour rejoindre le centre-ville.

Passage par la calle Baquedano avec ses demeures en pin d’Oregon aux façades et vérandas aux tons pastel. S’il y en a autant à Iquique, c’est que les bateaux, lourdement chargés de salpêtre pour les Etats-Unis, rentabilisaient toujours leur voyage retour avec du fret, comme le pin d’Oregon, qui se revendait ici à un bon prix dans la construction.

Dans cette rue, le guide du Routard recommande de jeter un œil au Palacio Astoreca, la demeure d'une riche famille d’aristocrates, bâtie en 1904, entièrement en pin d’Oregon, justement.

Il se trouve que ce palais abrite à partir d’aujourd’hui une exposition itinérante de tableaux de peintres chiliens (musée des Beaux-Arts de Santiago) : Coleccion in viaje … collection en voyage, joli nom ! Au moment où nous nous présentons, on s’empresse de nous ouvrir les portes des différentes salles d’exposition. Serions-nous les premiers visiteurs ? Tout laisse à le penser. En tout cas, l’inauguration n’aura lieu qu’en soirée.

Voici une des œuvres exposées !

Après cette parenthèse culturelle, nous arrivons dans le cœur de la ville sur la plaza Arturo Prat où trône la pittoresque « Clock Tower ». Derrière la tour de l’horloge, on aperçoit le théâtre !

Au retour, nous ne résistons pas à tremper les pieds dans l’eau, elle est aussi froide qu’en Bretagne ! En revanche, l’air est doux et ensoleillé. Température autour de 25°. Ça fait du bien !

Fin d’après-midi sur notre terrasse à regarder les lions de mer batifoler dans les flots et les pélicans s’ébrouer sur la jetée.

La vue depuis notre terrasse !

La soirée se poursuit au restaurant de l’hôtel, tout seuls, sur la terrasse (c’est dire qu’il fait bon !) à profiter de la baie et à nous régaler d’un excellent filet de sébaste dont on rêvait depuis la veille... puis s'achève au casino à claquer quelques milliers de pesos !!!

J9 : Vend 06/05/11

En raison de la courte étape qui nous attend, pas la peine de partir aux aurores, autant profiter encore un peu de la vue sur la plage de Cavancha. Au moment de charger la voiture, la couche de poussière amassée pendant cette première semaine sur les pistes se rappelle à nous : elle s’est incrustée partout ! Si on a le malheur de frôler les portières même intérieures, nos habits se transforment en serpillères. C’est une horreur !

Pour 8000 pesos (12 €), le garage voisin nous propose un lavage intérieur/extérieur. En fait, avec un seul seau d’eau, le gars va nettoyer tout le véhicule… (économie d'eau oblige ?) Mais notre Coche va sortir de là astiqué comme un sou neuf ! Quel plaisir alors de reprendre place à son bord !

Maintenant, route vers Tocopilla ,225 km par la Ruta 1… un air de désert du Sinaï avec la montagne désolée et poussiéreuse tombant dans la mer… et une route rectiligne… à l'infini !

Sur notre trajet, à 150 km d'Iquique, nous sommes très surpris de trouver un poste de douane… pourtant, on est bien au Chili… peut-être en raison d'un changement de région ? En tout cas, les douaniers n'ont pas voulu voir nos passeports, uniquement le document de douane du 4X4. Un petit coup de tampon et hop ! C'est reparti !

Quelques kilomètres avant Tocopilla, plus exactement tout juste avant le tunnel, nous nous arrêtons à la Caleta de la Cuchara qu'Aldo nous avait recommandée.

Effectivement, l'endroit est sympa et nettement plus accueillant que la ville industrielle voisine. Nous décidons par conséquent d'y rester pour la nuit et d'inaugurer le couchage dans le véhicule.

Nous partageons la crique avec quelques condors !

La soirée est douce et agréable. Après le dîner et une petite balade vespérale à la lumière de nos lampes frontales, nous nous endormons vite les yeux rivés sur les étoiles, bercés par les vagues du Pacifique !

Vers le désert d'Atacama : Chiu-Chiu, Caspana et les geysers de Tatio

J10 : Sam 07/05/11

Après deux jours au niveau de la mer, nous prévoyons aujourd'hui un retour dans l'Altiplano. A l'origine, nous pensions dormir dans le 4X4 sur le site des geysers de Tatio à 4300 mètres d'altitude. Mais finalement passer de 0 à 4300 mètres en une journée n'était pas raisonnable. On nous avait parlé d'une auberge à Caspana (3200 m) à environ une heure de route des geysers (en réalité un peu plus !)… Alors OK, direction Caspana à 230 km dont 80 km de piste.

Nous quittons donc notre petite crique du côté de Tocopilla à l'assaut des montagnes à travers un paysage gris et aride le long d'une route flanquée d'une double ligne à haute tension… pas vraiment glamour ce début de parcours !

Ici c'est une région propice à l'extraction de nombreux minerais. D'ailleurs, à proximité de Calama, nous entrevoyons la mine de cuivre de Chuquicamata, la plus grande mine à ciel ouvert du monde. Mais elle ne se visite pas le week-end alors ce n'est pas la peine de s'attarder à Calama.

Nous cherchons vainement un endroit pour pique-niquer mais jusque ici (150 km et un peu plus de trois heures), nous n'avons pas vu un seul brin d'herbe. Nous attendrons encore 40 km de plus avant de trouver notre bonheur dans l'oasis de Chiu-Chiu.

Sur la place du village, un arbre aux baies roses (un faux poivrier) nous prodigue son ombre bienfaisante et nous pouvons enfin nous attabler.

Il fait chaud, presque orageux et les sommets des Andes sont couverts de nuages. Espérons que le temps ne se gâte pas là-haut !

En attendant, profitons-en pour faire un tour dans le village, visiter son église, l'une des plus anciennes du Chili, à l'architecture coloniale typique, d'aspect massif avec d'épais murs en adobe et une menuiserie en bois de cactus.

Aux alentours, j'avais noté un site de pétroglyphes, plus précisément à mi-chemin entre Chiu-Chiu et Lasana. Nous ne tardons pas à les repérer mais certains sont difficiles d'accès car situés sur la pente pierreuse de ce canyon.

Le lama est très présent dans ces représentations de scènes pastorales.

Ici le berger avec sa crosse nous rappelle un peu le Kokopelli des Indiens pueblos d'Amérique du Nord.

Avant de rejoindre les montagnes, nous faisons un dernier arrêt prêt d'une drôle de lagune parfaitement circulaire dite sans fond !

Puis nous attaquons les 80 kilomètres de piste, plutôt bonne dans l'ensemble, à destination du joli village de Caspana, adossé au pied d'une falaise et entouré de nombreuses terrasses cultivées.

Nous y trouvons bien une auberge mais elle est fermée. Tant pis, nous sommes maintenant rodés, nous prévoyons donc une nouvelle nuit dans notre Coche et installons notre campement devant le bâtiment.

Après un tour dans le village et une visite du petit musée, c'est l'heure de la tambouille… puis coucher de bonne heure… car demain, il faut se lever aux aurores si nous voulons être aux geysers du Tatio pour le lever du soleil car c'est le matin très tôt que les geysers sont les plus impressionnants.

Eglise de Chiu Chiu



J11 : Dim 08/05/11

Réveil à 4 h 30… Les affaires sont rapidement rangées et le départ aussitôt donné. Soixante-cinq kilomètres de pistes à effectuer de nuit nous attendent jusqu'au Tatio.

On commence par louper le premier carrefour… ça commence mal ! Il faut être particulièrement concentré, à la fois sur le GPS pour suivre précisément l'itinéraire prévu, et sur l'état de la piste.

Il n'y a personne d'autre sur ce trajet sauf… tout d'un coup, une torche est braquée sur nos yeux. En fait des carabineros qui nous arrêtent au beau milieu de nulle part, en pleine nuit. Ils nous réclament les documents du véhicule et le permis de conduire d'Hervé, pas même nos passeports… puis nous adressent un franc "Adelante" !… En avant !

En avant, en avant… mais ça n'avance pas vite ! La piste est pentue, très pentue, notre tacot s'essouffle, Hervé est obligé de monter en première. La route nous apparaît également étroite, nous roulons probablement à flanc de montagne.

Ouf, ça va mieux quand nous passons le col, 4500 mètres… ce n'est pas rien !

Peu après, la piste rejoint celle venant de San Pedro de Atacama. On pensait qu'à partir de là nous rencontrerions la caravane des véhicules des tours opérateurs mais personne encore pour l'instant.

Entre 6 heures et 6 H 30, nous arrivons sur les lieux et il fait toujours nuit… nous sommes la deuxième voiture à pénétrer sur le site. L'entrée est payante comme tous les sites de la région. Ici, 5000 pesos = 7,50 € par personne.

En sortant de la voiture, le froid nous surprend, il fait -5/-10°. Polaire, doudoune, bonnet et gants sont bienvenus.

Le jour commence tout doucement à se lever dans une ambiance un peu irréelle. Les geysers se mettent à cracher leurs jets bouillonnants et nous commençons à distinguer les panaches de fumerolles s'étirant vers le ciel !

Dès que le soleil darde ses rayons, l'activité des geysers diminue mais celle des tours opérateurs est alors à son maximum. Pour tous, c'est l'heure du petit-déjeuner…pour les touristes, les œufs sont cuits dans les sources bouillantes. Pour nous, ce sera tout simplement un café au lait bien chaud accompagné de tartines.

Ensuite, pour échapper au monde, nous grimpons sur la corniche surplombant le parking pour nous retrouver seuls, absolument seuls sur les hauteurs de l'Altiplano. De là, nous dominons tout le site et apprécions la balade au milieu des rochers !

C'est aussi l'endroit idéal pour surveiller la fréquentation des lieux car les touristes ont tous rendez-vous dans la piscine naturelle après la visite des geysers. Si nous ne voulons pas partager le bain avec cinquante personnes, il est utile de garder un œil sur les parcs de stationnement. Quand il ne reste plus que notre voiture sur le parking, nous redescendons de la montagne.

Sous un ciel d'azur et un soleil radieux, les geysers ont maintenant une toute autre tête !

Certaines sources chaudes révèlent encore des merveilles insoupçonnées. Admirez celle-ci, entourée d'un joli jardin suspendu et installée dans une prairie fumante !

Avec le départ des touristes, les vigognes reprennent possession des lieux. Ces deux-là sont amusantes !

Près des thermes, il n'y a maintenant plus grand monde… c'est le moment de nous délasser dans le bassin d'eau chaude en compagnie de quelques baigneurs chiliens.

Il est midi quand nous quittons le Tatio en direction de San Pedro de Atacama par la piste qui passe par Machuca.

Nous n'arrêtons pas de nous extasier devant le panorama de ce haut plateau désertique aux couleurs mordorées, dominé par les sommets enneigés d'une ribambelle de volcans prestigieux.

Ce nandou ne s'y est d'ailleurs pas trompé... il se plaît bien dans ce décor.

Ce n'est sans doute pas pour rien que le village de Machuca s'est implanté ici, le site est magnifique.

En bonus, une belle lagune aux eaux miroitantes finit de parfaire l'image idyllique de carte postale.

Après Machuca (encore à 4000 mètres), la piste commence à perdre tout doucement de l'altitude jusqu'à San Pedro (2500 m). Nous passons les thermes de Puritama (payants)… le bain, c'est déjà fait… ainsi que le canyon de Guatin… impatients d'arriver à destination après deux nuits de bivouac et un lever matinal.

Mais avant de rejoindre l'Atacama Lodge que nous avons réservé pour cinq nuits, il est essentiel de faire un ravitaillement général dans le village de San Pedro.

Ne cherchez pas de supérette, encore moins de supermarché, à notre grande surprise, il n'y en a pas… uniquement de petites boutiques à l'ancienne ayant chacune sa spécialité. En revanche, si vous cherchez la station d'essence, il vous faudra bien chercher car elle est cachée au fin fond d'un cul de sac. Ajoutez à cela des rues non pavées et encore moins asphaltées, des piétons, des cyclistes, des 4X4… une poussière monstre… et une chaleur à laquelle on n'était plus habitués. C'est ainsi que nous est apparu ce village touristique qu'on nous avait vanté comme étant "un splendide petit village d'adobe". Bon, avec un petit peu de recul, c'est vrai que le village est sympa, surtout quand on laisse son véhicule à l'extérieur, mais nous sommes tout de même contents de ne pas y loger.

A 6 kilomètres au sud de San Pedro, l'Atacama Lodge est un véritable havre de paix. Propriétés de Alain Maury, astronome français et organisateur de séances d'observation du ciel, les lodges accueillent essentiellement des astronomes amateurs souhaitant observer le ciel parmi les plus clairs du monde dans des télescopes performants mais aussi des individuels ou groupes qui veulent tout simplement profiter d'un séjour au grand calme.

C'est notre cas et nous sommes ravis de notre choix. Nous héritons d'un lodge en adobe et toit de paille d'une quarantaine de mètres carrés comprenant une cuisine équipée, une salle de bains avec hydromassage (!) et une chambre avec… vue sur le volcan Licancabur. A cela s'ajoute une terrasse d'une surface équivalente à partager avec le lodge mitoyen… mais comme nous sommes les seuls occupants… Promis, on vous mettra des photos plus loin !

Atacama : la vallée de la Lune en long en large et en travers

J12 : Lun 09/05/11

A 8 h 45, nous sommes déjà devant la guérite d'entrée de la vallée de la Lune censée ouvrir à 8 h 30. Personne ! Tant pis, nous paierons plus tard, déplaçons la barrière et entrons… (Deux jours plus tard, nous réaliserons que, dans la région, l'heure n'est pas la même que dans le nord du pays… il devait être par conséquent 7 h 45).

Située à 10 km à l'ouest de San Pedro et à 2500 mètres d'altitude, la vallée, formée il y a 22 millions d'années, présente d'étranges paysages aux allures lunaires. L'absence de vie animale et végétale en fait un des endroits les plus inhospitaliers au monde.

Le premier site sur notre route, c'est la Quebrada de Kari… un canyon aux parois couvertes de cheminées et de flèches pétrifiées, saupoudrées d'une fine pellicule de sel. Si vous prêtez l'oreille, vous entendrez craquer le sel qui se dilate sous le soleil !

Une randonnée agréable de 4 km A/R jusqu'au pied de la Cordillère… de Sal ! Deux heures d'exploration tranquille !

Du sel, encore du sel, cette fois dans les Cavernas… de Sal ! Mais d'abord, on nous réclame notre droit d'entrée au contrôle intermédiaire, juste au niveau des cavernes. Nous nous mettons en règle : 2000 pesos par personne, valable pour la journée… avec en prime, un plan sommaire du site et quelques indications dans un anglais… sommaire aussi !

Bon, nous voilà documentés pour découvrir les deux curiosités suivantes : les Cavernas de Sal et le Cañon. Les deux itinéraires peuvent être enchaînés en boucle en une heure environ.

Equipés d'une torche, nous nous glissons, parfois au ras du sol, dans les cavernes successives. C'est fatigant mais amusant ! Contorsions obligatoires surtout avec un sac à dos !

Heureusement, la balade se poursuit ensuite à l'air libre entre dunes et mesas…

… sous l'œil attentif de ce hoodoo à l'expression humaine.

Sur une si bonne lancée, enchaînons avec El Cañon, immédiatement voisin… qui, en cette fin de matinée, a drapé son entrée de rouge !

Le sentier, d'abord coincé entre deux parois, s'élève bientôt vers un plateau torturé d'où dépasse la chaîne des volcans environnants.

La descente n'est pas évidente à trouver, un balisage confus nous conduit dans une pente périlleuse... nous obligeant à revenir sur nos pas pour choisir une voie plus sûre : la route toute proche, tout simplement !

La matinée a filé à toute vitesse et nous n'avons exploré que la moitié de la vallée. Néanmoins, nous préférons reporter le reste en fin d'après-midi afin de profiter par la même occasion du coucher du soleil.

En attendant, le meilleur endroit de repli est assurément la terrasse du lodge.

Vers 16 heures, retour dans la vallée de la Lune pour la suite de la visite. Premier objectif : la grande Dune !

Depuis peu, l'accès direct à la Dune est interdit… un nouveau sentier, plus discret, mène sur une crête voisine. Mais quelle crête ! Des vues époustouflantes… de part et d'autre, des creux, des pointes, des vagues, des pics, des arêtes, des croûtes… de sel, de sable et de pierre sculptées par l'érosion.

On a vraiment du mal à détacher notre regard de ce paysage !

Mais la dune nous attend. Zut, au moment où on approche, le soleil joue à cache-cache avec un nuage ! On décide d'attendre… un ange passe !

Le soleil revient timidement !

Allez, en passant, un dernier panorama sur le Licancabur et ses voisins. Immédiatement à sa droite, le Juriques et encore plus à droite, le Cerro Toco que nous aurons l'occasion d'évoquer prochainement.

Au moment où nous quittons la dune pour rejoindre les Tres Marias, nous voyons arriver les premiers minibus des agences de San Pedro. Houla, devant les trois statues de pierre, il y a foule !

Après deux, trois clichés, nous nous enfuyons par une piste défoncée vers d'anciennes mines de sel.

Et à notre retour devant les trois Marie, nous avons les lieux pour nous tout seuls. Nous décidons d'assister au coucher du soleil ici plutôt que sur LE lieu habituellement dédié qu'est la grande dune. Nous nous postons sur une crête et attendons !

Les derniers rayons du soleil inondent la vallée de leur lumière douce et chaude !

Le ciel rosit maintenant derrière les trois statues !

Puis c'est tout le désert qui se met à rougeoyer au soleil couchant !

La vallée de la Lune se serait-elle transformée en planète rouge… Décidément, elle n'en finit pas de nous étonner ! Nous l'avons explorée en long, en large et en travers mais bien sûr, il y aurait encore tant à voir ! Pour une autre fois, peut-être ! Pour l'instant, les gardes surveillent le départ de tous les véhicules, il est interdit de passer la nuit sur le site.

Deuxième nuit à l'Atacama Lodge.

Dans la Vallée de la Lune



Atacama : de la vallée de la Mort à la vallée de l'Arc-en-ciel

J13 : 10/05/11

Dans une région réputée pour son ciel très clair, il fait ce matin bien gris. Nous prenons tout de même la route en espérant une amélioration en cours de journée. Au programme : deux autres vallées et un site de pétroglyphes.

A 4 km à l'ouest de San Pedro, sur la route de Calama, une piste très rugueuse nous conduit dans la vallée de la Muerte dont le nom est en fait une déformation de "Valle de la Marte" (Mars). Nous espérions la parcourir d'une extrémité à l'autre afin de pouvoir rattraper plus loin la route vers Calama jusqu'à notre point d'intérêt suivant.

Mais bientôt, la piste devient sableuse. Enclenchement du 4X4… ça passe… puis le sable devient de plus en plus profond et la pente de plus en plus importante. Il faut se faire une raison, renoncer au trajet "one way" et continuer un peu à pied. Pourtant des traces témoignent du passage de véhicules : en réalité, l'astuce consiste à faire le parcours dans le sens inverse pour bénéficier de la descente. Avis aux amateurs !

Nous longeons alors le champ de dunes à pied (c'est ici que se pratique le snowboard) avant de grimper sur un escarpement rocheux d'où notre regard embrasse toute la vallée. Malheureusement, de gros nuages s'accrochent toujours aux sommets et les conditions ne sont pas parfaites !

Retour sur la route de Calama que nous suivons jusqu'au km 55 après avoir franchi un col à 3500 mètres. Là, nous prenons, à droite, la piste vers Rio Grande.

Youpi, le soleil fait une percée alors que nous approchons de notre destination !

A 23 km du carrefour précédent se trouve un site d'art rupestre : Hierbas Buenas. Nous pensions devoir chercher les pétroglyphes, pas du tout, ils nous sont quasiment servis sur un plateau.

Un cabanon pour le gardien, un abri pour le pique-nique, des poubelles, des toilettes, des emplacements de parking, des sentiers délimités par plein de petits cailloux… tout est parfaitement signalés et aménagés aussi bien que dans les parcs américains ou australiens. Dans ces conditions, l'accès coûte 2000 pesos (3 €) par personne comprenant aussi les droits pour la vallée de l'Arc-en-ciel (Arcoiris).

Il n'y a plus qu'à aller contempler… et il y a matière ! Le site à lui seul vaut le coup d'œil : un ensemble de roches, couleur vanille, chapeautées d'une couche chocolat… très esthétique !

A l'époque préhispanique, le site servait d'étape aux caravaniers qui faisaient du troc. Les habitants de l'Atacama auraient gravé des messages sur les pierres à destination de ces voyageurs.

Les motifs sont nombreux et représentent principalement des animaux tels que lamas, renards et flamants.

Après avoir observé les différentes gravures sous tous les angles, en route pour la vallée de l'Arc-en-ciel… quelques kilomètres plus loin !

A l'entrée dans ce large canyon… premières impressions ! Waouh ! Que de couleurs !

Nous décidons d'aller jusqu'au fond de la vallée en voiture avant de revenir petit à petit en explorant à pied les secteurs qui nous paraissent particulièrement intéressants.

Nous commençons par remarquer ce massif de hoodoos. Et si nous allions y faire un tour ?

Nous nous y faufilons aussitôt.

Depuis l'entrée de ce massif, les teintes de la vallée sont encore plus flagrantes !

Nous poursuivons notre balade dans la palette de couleurs…

… en nous attardant sur quelques tableaux !

Celui-ci est tout simplement fascinant !

Bien que les nuages aient à nouveau pris le dessus, nous faisons une dernière incursion dans la vallée voisine, parallèle, très colorée aussi et dont les parois sont couvertes de quelques cactus remarquables. Un cactus de sexe féminin ?

Puis c'est le retour à San Pedro sous un ciel de plus en plus chargé qui va même donner quelques gouttes de pluie ici dans le désert. Sur les sommets, il doit pleuvoir… ou peut-être même neiger !

La séance d'observation du ciel que nous avons prévue depuis notre arrivée n'est pas encore pour ce soir !

Atacama : à l'assaut du cerro Toco, à 5604 mètres

J14 : Mer 11/05/11

Il a fait très mauvais hier soir et neigé en altitude. En regardant par la fenêtre, on distingue une fine couche de neige fraîchement tombée sur les sommets et sur l'Altiplano. La température matinale s'en ressent aussi.

Dans ces conditions, tenter l'ascension du Cerro Toco (5604 mètres) tombe à l'eau.

En revanche, c'est un temps idéal pour faire du vélo. Nous laissons "El coche" sur le parking municipal de San Pedro et arpentons dès 8 h 30 les rues du village à la recherche d'un loueur. Nous en repérons un, au joli nom de "Km Zero", qui devrait ouvrir à 9 heures. En attendant, capucino et expresso au salon de thé O2 en face nous font patienter. 9 h 15, toujours personne dans la "tienda de bicicletas". Le patron du café que nous sollicitons s'empresse de se renseigner par téléphone. Le loueur est à Calama et ne comptait pas ouvrir sa boutique mais il nous envoie son père. Dix minutes plus tard, notre homme est sur place et à 9 h45, nous enfourchons enfin nos montures pour une demi-journée (5 heures) ou plus.

Le soleil a fini par triompher des nuages. Il fait très beau et déjà chaud.

Au programme, une boucle par la vallée de Quitor et le tunnel de l'ancienne route de Calama puis retour par l'actuelle route de Calama jusqu'au point de départ.

Dès la sortie du village, le ton est donné. Avec tout ce qu'il a plu en montagne, le rio est bien alimenté et s'étale sur toute la largeur de la vallée de Quitor. On a beau zigzaguer entre les petits îlots en évitant de poser le pied par terre, on finit inévitablement par se tremper les extrémités après plusieurs gués consécutifs.

La Quebrada del Diablo est la première curiosité au programme de cette sortie mais un rio encore plus profond que les précédents va faire capoter le projet.

Nous revenons sur nos pas dans cette vallée verdoyante parsemée d'herbes de la pampa ondulant sous le souffle du vent… pour nous diriger vers le fameux tunnel

Commence alors une rude montée dans une gorge aux roches rouges. Altitude de la vallée 2480 m, altitude du tunnel 2640 m, dénivelé 160 mètres. Jusqu'à 100 mètres de dénivelé, je résiste, je serre les dents et je reste en selle. Au-delà, je triche un peu en poussant mon destrier.

Encore quelques tours de roue et place à un beau panorama sur les crêtes environnantes, tout juste avant le tunnel !

La traversée se fait dans la pénombre (on a oublié de prendre nos lampes frontales) à peine percée par un filet de lumière venant de l'extrémité opposée.

C'est maintenant la descente tout en douceur mais par endroit dans du sable mou, ce qui oblige à pédaler même en descendant. Le pique-nique permet heureusement de recharger les batteries. Hervé annonce qu'il reste quatre kilomètres jusqu'au carrefour avec la route asphaltée mais j'ai l'impression que plus je pédale, plus la route s'éloigne.

Le parcours devient vraiment inconfortable avec une alternance de caillasse et de sable mou. Par moment, il faut carrément s'écarter de la piste, trop mauvaise, pour pédaler hors trace. Les kilomètres s'accumulent… Ça use, ça use !

Enfin la route ! A ce point du parcours, il reste 15 km à couvrir jusqu'à San Pedro… que j'espérais en descente. Pas du tout, la descente finale n'est pas pour tout de suite. D'abord 10 km de montée… de quoi me mettre le moral à plat. Heureusement une bonne orange bien juteuse va nous prodiguer l'énergie nécessaire pour les juguler. Après cet ultime effort, c'est la descente libératrice, 5 km qu'Hervé dévale à tombeau ouvert pendant que je reste loin derrière, agrippée à mes freins.

Nous posons le pied à terre au "Km zéro" à 14 h 45 après 5 heures soit une demi-journée de location (12 euros pour deux) et avec 35 km au compteur dont 20 de piste défoncée… un sacré périple !

Nous sommes fourbus mais contents. Un entraînement bénéfique, dans la perspective d'une prochaine ascension de sommet.

Fin d'après-midi cool à la terrasse d'un café à San Pedro puis retour au lodge pour un repos bien mérité.

En cours de soirée, Hervé entend un craquement en se baissant. Une fermeture Eclair qui a cédé ? Non, plus grave… il sort de sa poche la carte bleue… cassée en deux (c'est la seule en notre possession !). La puce électronique est intacte mais ici c'est la bande magnétique qui importe. Nous avons bien encore quelques devises mais pas de quoi terminer le voyage. Alors sommes-nous condamnés à finir clochards ? A suivre…

J15 : Jeu 12/05/11

Ciel très dégagé ce matin ! C'est l'occasion ou jamais de tenter l'ascension du Cerro Toco que nous contemplons depuis notre fenêtre depuis quatre jours maintenant.

Le voici photographié la veille depuis notre lodge… les Chiliens le qualifient de montagne à vaches… mais il culmine tout de même à plus de 5600 mètres…

Entre les différents sommets qui nous entourent, celui-ci a l'avantage de pouvoir être tenté sans guide et sans équipement technique. En outre, une piste menant vers un ancien camp minier permet de monter en véhicule jusqu'à 5200 mètres et des poussières… réduisant à moins de 400 mètres le dénivelé à gravir.

Certes nous étions déjà montés à 4810 mètres au refuge du volcan Cotopaxi en Equateur… mais jamais davantage ! Comment allions-nous réagir et pourrions-nous même y arriver ? That is the question !

C'est donc un peu fébriles que nous prenons, dès 8 heures, la direction du Toco par la route internationale du Paso de Jama. C'est la route reliant le Chili à l'Argentine et elle est largement empruntée par les poids lourds. Leur vitesse témoigne de l'extrême difficulté de la pente … on dirait qu'ils sont arrêtés tant ils ont du mal à monter. Derrière eux, "el Coche" est à peine plus vaillant, la plupart du temps en seconde. De surcroît, la route est jonchée de grosses pierres ayant servi aux chauffeurs à bloquer leurs camions en panne pour éviter de reculer.

Régulièrement, on se concerte : ça va? Oui, moi ça va, et toi ? Pour l'instant tout est OK.

A 4200 mètres d'altitude et à une quarantaine de kilomètres de SPA, nous quittons la route internationale pour une piste caillouteuse et pour 1000 mètres de plus à grimper. Nous dépassons le véhicule d'une agence, à l'arrêt pour une pause.

4800 mètres : ça y est, nous sommes à la hauteur du Mont Blanc et à celle du refuge du Cotopaxi.

5000 mètres, la piste devient de plus en plus étroite et pentue.

5260 mètres : fin de la piste près de l'ancien camp minier. Il fait très beau… et moins froid qu'on ne le craignait. Nous nous équipons cependant sérieusement : chaussures de marche, pantalons épais, polaires, doudounes, bonnets, gants, bâtons de marche, sacs à dos avec boisson chaude et en-cas… et bien sûr l'appareil photo. Le véhicule croisé précédemment nous rejoint.

La consigne que nous nous sommes fixés est la suivante : marcher très lentement et surtout redescendre au moindre signe de mal des montagnes. 9 h 45 : c'est parti sur un sentier bien tracé, légèrement verglacé par une fine pellicule de neige. Nous avançons tout doucement, en veillant à bien ventiler à chaque pas. Les gars conduits par l'agence entament leur montée derrière nous.

10 heures, 5309 mètres : déjà une première pause et une belle vue !

Une pause plus loin, des "jeunes", un Français et un Russe conduits par un guide chilien… nous rattrapent ! Ils viennent d'abandonner leur coéquipier brésilien déjà gagné par le mal des montagnes. Ils nous invitent à les suivre mais nous n'avons pas ni le même âge ni le même rythme. Nous avons besoin de prolonger notre halte car chaque mètre gagné demande un gros effort. Quand nous nous mettons enfin debout, ils sont déjà loin !

11 heures, 5440 mètres : nous arrivons dans un secteur de plus en plus enneigé. Le sentier, au début très visible, disparaît entre les pierres et sous la neige.

Ni cairn, ni balisage… alors par où passer ? On a beau scruter la montagne, les gars devant nous ne sont plus en vue ! Nous avons aussi perdu leur trace. Heureusement, Hervé, rusé comme un Sioux, finit par retrouver quelques traces de pas ténues lui paraissant fraiches… nous voilà tirés d'affaire et prêts à reprendre la lente ascension.

12 heures, 5545 mètres et un arrêt de plus ! Côté souffle, tout va bien mais la fatigue est réelle. A chaque halte, je ne peux m'empêcher de m'affaler sur un rocher et ai toutes les peines du monde à me relever. Pendant que je m'attarde, Hervé en profite pour explorer le large plateau devant nous à la recherche du meilleur panorama.

Il cherche en outre un indice pour valider la suite de l'itinéraire car, à nouveau, nous sommes dans l'interrogation. Par où passer ? Pas l'ombre d'une silhouette en vue ! Mais où sont passés les gars ? Hervé m'affirme être sûr de son itinéraire mais moi, je commence vraiment à douter. Et si nous n'étions pas sur la bonne trace ? Franchement, parmi les sommets qui nous entourent, lequel est celui que nous cherchons ?

Hervé, confiant, décide de suivre son intuition et moi, je n'ai pas d'autre choix que de le suivre tout en continuant à douter à voix haute… quand soudain, du haut de la montagne, dévalent à toute vitesse les trois gars de tout à l'heure. Nous sommes bien sur la bonne voie et cette bonne nouvelle nous donne des ailes pour vaincre les dernières difficultés.

12 h 30, 5600 mètres… et enfin la vue sur l'autre versant vers les lagunes Verde et Blanca en Bolivie. ! Extraordinaire ! Dire que nous serons à leur pied dans quelques semaines.

Sur le chemin de crête… l'arrivée est imminente !

12 h 35 : ça y est, Hervé est le premier à poser devant le mât du sommet !

Le GPS affiche 5622 mètres… on a du mal à le croire… mais nous avons vaincu le Cerro Toco !

Nous nous accordons quelques minutes pour savourer notre performance et… contempler le panorama. De gauche à droite, le Licancabur, le Juriques et les lagunes boliviennes.

Mais déjà il faut se dépêcher de descendre pour éviter le mal de montagne qui tente de nous envahir. Nous essayons de limiter les arrêts mais je me sens curieusement moins bien dans la descente que dans la montée… un peu comme si j'étais saoule. Au bout d'une heure dix, nous atteignons néanmoins la voiture... fatigués mais ravis de notre "exploit".

A 5000 mètres, nous obliquons vers le plateau du Chantajor afin de voir à quoi ressemblent les radiotélescopes en construction. Avec la mise en service en 2012 du plus grand observatoire de radioastronomie jamais construit au monde (projet regroupant Américains, Européens et Japonais), la région est en passe de devenir une plate-forme scientifique incontournable sur la planète.

Un bel alignement !

Retour à San Pedro par la route internationale, encore plus impressionnante et dangereuse dans la descente, pourvue de nombreuses voies de freinage d'urgence tous les kilomètres, pour les poids lourds en détresse. "El coche" qui se traînait à l'aller a maintenant besoin d'un sérieux coup de bride pour être ralenti.

Arrêt au village pour tester notre carte bancaire que nous avons pris soin de réparer à la bande adhésive. Mais les terminaux informatiques sont en panne dans tous les commerces, aussi bien le distributeur automatique que la station d'essence. Nous ne serons donc pas encore fixés sur notre sort et réglons nos dépenses en devises… tant qu'il nous en reste !

La fin de l'après-midi est consacrée à la préparation des bagages (départ demain matin pour l'Argentine) et accessoirement à un peu de repos car la journée n'est pas finie. Ce soir, nous avons rendez-vous avec la lune…

A 21 heures, nous rejoignons un groupe d'une vingtaine de Francophones dans le jardin d'Alain Maury pour une séance d'observation du ciel, d'abord à l'œil nu puis grâce à des télescopes performants. Etoiles, planètes, nébuleuses, galaxies, tout y passe et bientôt, grâce aux explications passionnées de l'astronome et de son épouse chilienne Alejandra, la Croix du Sud, la Mouche, Alpha du Centaure ou Saturne n'ont plus de secrets pour nous ! Enfin, la vedette du spectacle est incontestablement … la lune !

Une belle soirée qui nous a permis d'améliorer nos connaissances du ciel tout en passant un agréable moment ! A recommander ! Dernière nuit à l'Atacama Lodge.

Au cours de la montée du Cerro Toco

Vers l'Argentine par le désert de Tara

J16 : Ven 13/05/11

Notre séjour à San Pedro de Atacama s'achève. Nous avons volontairement zappé toutes les lagunes aux alentours : Cejas, Tebenquiche, Miscanti, Miniques… car nous devrions en voir d'autres, encore plus belles, dans le Sud-Ouest bolivien.

Nous prenons donc la route vers l'Argentine… oups, pas immédiatement … heureusement que nous avons pensé à demander confirmation car nous allions filer directement vers le Paso de Jama. En effet, les formalités douanières relatives à la sortie du Chili doivent se faire ici au poste de douane à l'entrée de San Pedro, 120km avant la frontière réelle !

Il y a un peu d'attente mais au final, en une demi-heure, tout est réglé.

Cap sur le Paso de Jama, comme hier, par cette incroyable route internationale. Sur les quarante premiers kilomètres, nous sommes en terrain connu… après, place à la nouveauté !

Le point de chute, ce soir, est prévu dans le village argentin de Susques à 300 kilomètres de San Pedro mais avec le détour dans le désert de Tara, il faut compter une cinquantaine de kilomètres de plus. Ni village, ni station-service sur cette route avant la frontière argentine, il faut le savoir aussi !

Rien que des volcans… aux flancs marbrés… à perte de vue !

… et quelques lagunes aussi ! Celle de Pujsa à 80 km de SPA mérite un arrêt !

A l'approche du Salar de Tara, à 4500 mètres d'altitude, les imposants monolithes des Monjes de la Pacana montent la garde à proximité de la nationale.

Mais les paysages autour de ces colosses ne constituent qu'une mise en bouche. Il faut s'aventurer au cœur du désert pour découvrir ses trésors cachés. Pour les atteindre, il faut impérativement un 4X4 car le risque d'ensablement est sérieux.

Aucune piste n'y mène! Après le sable mou, on a le choix, sur cette grande ligne droite, entre des centaines de traces. Il vaut donc mieux avoir préparé son itinéraire !

Seul repère dans cette immensité : ce cactus en forme de coussin… Cumulopuntia boliviana ignescens.

Suivre les cailloux du Petit Poucet risque aussi de vous conduire sur une fausse piste ;-)

Au milieu de cette étendue désertique surgissent alors des formations rocheuses tout en rondeur, dont les couleurs et les formes nous font penser à celles du désert Blanc en Egypte ou encore aux Coyote Buttes en Arizona.

Comme pour leurs "cousines", la nature y a dessiné des anneaux, des courbes et des vagues.

Mais ces doigts pointés vers le ciel annoncent d'autres formations encore plus singulières !

Quand apparaît devant nous cette immense falaise, nous savons que nous avons atteint les "Cathédrales de Tara".

Cette mesa s'interrompt brusquement pour laisser place à une lagune… le "Salar de Tara" ! Nous sommes à 4300 mètres d'altitude.

Sur ses rives, un petit abri tombe à pic pour le déjeuner. Le banc est déjà prévu, nous n'avons qu'à installer notre table et à déballer nos victuailles.

Un décor de rêve !

A 15 heures, nous sommes de retour sur la route internationale et une heure plus tard, à la frontière argentine. Quelle chance, il n'y a aucune attente, les formalités sont accomplies dans la foulée, le véhicule à peine fouillé… tout se passe comme sur des roulettes. Nous réglons nos montres, il y a une heure de décalage entre les deux pays.

Encore deux bonnes heures jusqu'à Susques… en passant de 4200 à 3600 mètres.

Le premier hôtel sur notre trajet est le Pastos Chicos… un complexe touristique comprenant une station-service, un restaurant et un hôtel. Nous demandons à visiter… la décoration est chaleureuse… mais la chambre sent très fort la peinture fraiche et la fenêtre ne s'ouvre pas. Nous laissons tomber avec regret !

Dans le virage suivant, Unquillar Hotel a l'air fermé mais en frappant à la porte, une jeune femme se précipite pour nous ouvrir. L'endroit est accueillant, joliment décoré également, la chambre mignonne, équipée de chauffage pour un prix bien inférieur que le précédent. Nous prenons sans regret !

La patronne du Pastos Chicos aura la bonne surprise de nous revoir un peu plus tard dans la soirée… pour le dîner. Au menu, une bonne viande d'Argentine accompagnée d'un excellent Malbec.

Nous n'avons toujours pas pu tester notre carte bancaire rafistolée (pas de banque aux alentours) et continuons à payer en devises. Pour combien de temps encore ?

Monjes de la Pacana



De Susques à Salta par la Ruta 40

J17 : Sam 14/05/11

Aujourd'hui, route vers Salta, plus de 300 km, par la R 40… hum, "route" est un peu prétentieux car il s'agit d'une piste... du moins jusqu'à mi-parcours, ce qui devrait bien faire une journée de trajet, entrecoupée de quelques sites remarquables.

L'accès de cette Ruta 40 se prend juste avant l'hôtel Pastos Chicos. Au début, la piste se présente bien, large et lisse, avec de temps en temps un peu de tôle ondulée. Elle grimpe doucement vers la Puna - l'altiplano argentin à 4200 m - dans un paysage mamelonné ponctué de quelques villages perdus.

Au loin on commence à distinguer la silhouette massive du volcan Tuzgle. Il compte, autour de sa base, quelques merveilles qui vont tour à tour nous occuper toute la matinée.

Tout d'abord, sur ses contreforts apparaît une falaise rocheuse et à ses pieds, le site d'escalade qui nous intéresse.

A vrai dire, nous n'avons aucune intention de pratiquer cette activité mais simplement d'explorer de long en large ce site de boulders, l'un des plus beau d'Amérique du Sud aux dires des connaisseurs de ce sport.

Nous l'avons découvert en regardant le film d'un groupe de grimpeurs, une Suissesse et neuf Grenoblois qui, fin 2010, ont été les premiers à y ouvrir des voies.

L'endroit est tout simplement fascinant, avec ses amas rocheux éparpillés sur toute la pente comme si un géant les avait fait dégringoler de la montagne.

Je sers à donner l'échelle… ou à retenir le caillou ?

Toujours au pied du Tuzgle, mais un peu plus loin, voilà une ancienne mine de soufre désaffectée… et une nouvelle occasion d'explorer ses moindres recoins. Seuls quelques murs restent encore debout !

Le camp était situé dans un environnement naturel exceptionnel au milieu d'une belle prairie marécageuse dominée par le cône veiné du volcan.

Enfin, pour finir, nous suivons la piste derrière la mine jusqu'au bout…

Quelle ne fut notre surprise de trouver là, si loin de tout, et surtout si loin de la R40, une maison… habitée… un peu comme celle-ci !

Après toutes ces flâneries, il est déjà 14 heures et grand temps d'avancer vers Salta. Allez, un dernier coup d'œil au Tuzgle, omniprésent !

Mais, à peine repartis, nous voilà à nouveau arrêtés, bouche bée, à l'entrée de cette vallée colorée où prédomine soudain le rouge carmin.

La piste continue à serpenter entre les collines en direction du viaduc de la Polvorilla.

Son état se dégrade nettement à cet endroit, et si on avait dû commencer par là, on aurait sans doute hésité à poursuivre tant la trace se perd dans le lit de la rivière !

Le viaduc est vraiment un bel ouvrage… apparemment on peut y monter, mais nous, on s'est contenté de l'admirer d'en bas.

Il est 14 heures, nous sommes à peine à moitié route de Salta, nous sommes samedi, nous n'avons pas réservé d'hébergement et nous craignons que le scénario d'Iquique ne se répète.

Nous décidons par conséquent de limiter les arrêts et de tracer jusqu'à la ville. Nous comptons sur le retour de l'asphalte pour augmenter notre vitesse moyenne mais ce n'est qu'après San Antonio de los Cobres que nous retrouvons le bitume.

A partir de ce village, une interminables série de lacets va nous faire perdre 2500 mètres d'altitude (Salta est à 1200 mètres) et alors qu'on croyait en avoir fini avec la piste, voilà que, cinquante kilomètres avant Salta, une nouvelle portion largement fréquentée par des camions nous inflige encore une fin de parcours dans une poussière infernale.

Quand enfin Salta se profile, nous sommes soulagés ! Il n'y plus qu'à se diriger vers le centre pour trouver un hébergement. J'avais repéré le Convento Antiguo qui m'avait fait bonne impression sur Internet. Malheureusement, ce que nous craignions, est arrivé : il est complet. Un plan en main, nous passons en revue tous les hôtels des rues Caseros et España mais quand ils ne sont pas complets, ils sont soit bruyants, soit moches, soit trop excentrés. Finalement, quand le Wilson Hotel nous propose sa dernière chambre, une grande suite avec parking, Wifi et petit déjeuner, nous n'hésitons plus… et posons nos valises dans cet hôtel moderne en plein centre.

Mais avant tout, il devient urgent de retirer des liquidités. Notre carte bleue raccommodée voudra-t-elle bien fonctionner ? Suspense… Hervé s'applique à l'introduire fermement dans le distributeur automatique. La machine hoquette, crachote… nous retenons notre souffle… et finalement accepte de nous délivrer nos billets ! Nous voilà tranquillisés sur la poursuite de notre voyage… du moins jusqu'au prochain retrait !

La bourse bien remplie et le cœur léger, nous partons visiter le centre-ville : la Cathédrale richement décorée, les abords de la Plaza 9 de Julio entourée de beaux bâtiments coloniaux admirablement préservés.

Il fait doux bien qu'un peu nuageux. Salta est très animée en ce samedi soir : beaucoup de monde dans les rues, aux terrasses des cafés, de la musique … et pour nous, l'envie de prolonger la soirée dans un restaurant près de la place centrale (dont j'ai oublié le nom).

Dans le désert de Tara

Dans la Quebrada de Humahuaca : Purmarcara et Tilcara

J18 : Dim 15/05/11

Déception au réveil, le ciel est désespérément gris ! On espérait approfondir la visite de Salta ce matin et admirer la ville depuis le mirador du Cerro Bernardo mais vu l'état du ciel, cette prolongation ne se justifie plus. Après quelques courses dans le supermarché du quartier, nous quittons la ville après le check-out à 11 heures.

Nous assurons néanmoins notre gîte de ce soir à Tilcara par une réservation téléphonique. Le village de Tilcara se situe dans la Quebrada de Humahuaca à environ 200 km au nord de Salta. Pour rejoindre la région, deux possibilités jusqu'à Jujuy : l'autoroute ou la Ruta 9 dite de la "Cornisa" (de la corniche).

Cette dernière est bien plus pittoresque et c'est pour cela que nous l'avons choisie. Etroite et sinueuse, elle traverse une forêt humide (oui, oui, humide !) où les lianes et les fougères rivalisent avec les eucalyptus… dans une ambiance très brumeuse. Parfois réduite à quatre mètres de largeur à peine, elle enchaîne les virages dans lesquels on ne peut se croiser et qu'il faut négocier "uno por vez", chacun son tour. Heureusement qu'il y a très peu de monde ! A ce rythme, trois heures pour parcourir les 90 km est une bonne moyenne.

Pour corser le tout, voilà que la pluie s'en mêle alors que nous espérions nous arrêter près du lac de la Cienega. Tant pis, on continue et ce n'est que bien plus au nord que le ciel laisse apparaître l'espoir d'une amélioration.

Ce n'est finalement qu'à l'approche de Purmamarca que le temps s'améliore réellement, nous sommes à plus de 2000 mètres d'altitude à l'entrée de la Quebrada de Humahuaca, classée au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Alors finis les nuages et la végétation luxuriante, place à un univers à nouveau plus minéral, presque sans herbe, avec comme seules silhouettes celles des cactus, en suivant le lit du rio Grande… presque complètement asséché.

Avec le retour du soleil, le petit détour jusqu'à Purmamarca vaut vraiment le coup, afin d'approcher une des curiosités géologiques de la Quebrada de Humahuaca : la montagne aux Sept Couleurs !

Vue sur Purmarcara depuis le mirador.

Le "Paseo de los Colorados", un sentier de 3 km, permet d'être aux premières loges pour admirer la montagne colorée et ses replis. Il y a un vent terrible… j'ai du mal à tenir debout au passage de ce ressaut !

Du beige au violet en passant par le rouge orangé et le vert, la montagne aux Sept Couleurs exhibe la richesse minérale de la quebrada.

Poursuivons maintenant vers Tilcara. Après la montagne colorée, voici les outils du peintre… de grandes plaques rocheuses, aux reflets rouge, ocre, vert-de-gris ou ardoise, alignées les unes à côté des autres, telles des dizaines de palettes. Nous sommes en face de la "Paleta del Pintor" (la Palette du Peintre).

Plus que quelques kilomètres et nous voici à Tilcara. Nous avons réservé une "cabaña" au "Cerro Chico, lo del francés…" à l'écart du village, tout au bout d'une piste chaotique.

Sur les flancs du Cerro Negro, Nourredine, un ancien ingénieur français, a construit sept bungalows au milieu de verdoyantes terrasses en culture, de vergers et d'un parc boisé, réalisant ainsi son rêve d'enfant : créer un petit village dans la montagne.

Il nous réserve un accueil sympathique et chaleureux, nous laissant le choix entre deux cabañas. Elles sont toutes décorés dans un style rustique traditionnel, équipées de salle de bains avec eau chaude 24 h/24 et d'un poêle à bois… et offrent une vue panoramique exceptionnelle sur la Quebrada,

Nous choisissons la plus grande avec la meilleure vue, tant pis s'il faut monter les bagages un peu plus haut ! Conquis, nous réservons immédiatement une deuxième nuit.

Pour plus de photos du Cerro Chico, c'est ICI. Nous profitons de ce cadre exceptionnel jusqu'à la tombée de la nuit avant de nous retirer à l'intérieur, près du poêle bien chaud pour un dîner improvisé. Première nuit au Cerro Chico.

J19 : Lun 16/05/11

Réveil avec le soleil levant, inondant la quebrada. Excellent petit déjeuner avec les meilleurs croissants de tout le séjour ! Nous sommes si bien au Cerro Chico que nous avons envie de profiter pleinement des lieux, du moins ce matin. Nourredine nous a indiqué une balade en boucle sur les hauteurs de la propriété alors… vamos !

Une petite sente raide s'élève derrière notre cabine. Du point de vue, au premier plan, les bungalows et la piscine, au centre le lit du rio Grande et parallèle à la rivière, la route qui mène plus au nord vers la Quiaca et la frontière bolivo-argentine.

Tout le flanc de montagne au-dessus de la propriété a été aménagé en terrasses, avec des cactus et toute une variété de plantes grasses. On se croirait dans un jardin botanique !

En poursuivant la promenade, une nouvelle vue sur la propriété : au fond à gauche, on distingue maintenant le village de Tilcara et, au milieu, un petit étang : la laguna de los patos (le lac aux canards).

Alors que nous nous rapprochons à nouveau des habitations, nous tombons nez à nez avec un renard, "el zorro" en espagnol ! Il nous regarde droit dans les yeux !

Enfin, le tour ne serait pas complet sans un saut jusqu'à l'enclos des lamas. N'est-il pas mignon celui-ci, avec sa tresse ?

Après un déjeuner sur la terrasse, il est temps de découvrir les autres attractions touristiques de Tilcara et, en premier lieu, la Pucara de Tilcara. Il s'agit d'une forteresse de l'époque précolombienne construite il y a environ 900 ans par les Indiens Tilcaras, et qui a été restaurée à l'identique par des archéologues de l'université de Buenos Aires. Nous sommes lundi, ça tombe bien, l'entrée est gratuite avec donation.

Vue générale du site.

On peut y voir un ensemble d'habitations labyrinthiques de pierre, soigneusement reconstituées… au milieu d'un jardin de cactus.

Les poutres des maisons sont en bois de cactus, les murs et les toits en pierre.

A son apogée, le site hébergeait plus de 2000 habitants. Vu la hauteur des plafonds, on peut aisément imaginer qu'ils étaient de petite taille. Quant aux habitantes, probablement ressemblaient-elles à cela ?

En tout cas, ils jouissaient d'une vue imprenable sur toute la quebrada, ce qui facilitait beaucoup la protection des lieux.

Après cette agréable balade dans le temps, en route vers une autre attraction vantée dans les guides : la Garganta del Diablo. Pour y accéder, une piste de 8 km pour les véhicules ou un sentier à pied de 4km pour les piétons. Nous sommes un peu fainéants aujourd'hui alors nous optons pour la première solution. Nous imaginions une belle chute d'eau, en fait la Garganta, une cascade artificielle créée par un canal d'irrigation, n'a rien d'exceptionnel.

De retour au village, comme l'hôtel n'accepte pas la carte bancaire, nous passons une fois de plus au distributeur. Confiant, Hervé introduit la carte (la fameuse carte cassée et recollée), la machine hésite… hésite encore et… ô stupeur, avale la carte. La banque attenante est fermée, ouverture demain matin ! Nous voilà dans de beaux draps ! Affolés, nous nous précipitons dans le centre téléphonique voisin pour appeler un numéro d'urgence. Mais impossible ni de comprendre ni de se faire comprendre vraiment ! Finalement, la meilleure solution n'est-elle d'attendre tout simplement demain matin et l'ouverture de la banque pour qu'on nous rende la carte ? Mais qu'allons-nous devenir si nous ne pouvons obtenir de retrait ?

En attendant, avec les derniers pesos et pour nous remonter le moral, nous nous offrons un bon dîner à "El Patio" sur les conseils de Nourredine. Brochettes de lama pour Hervé et lama à l'orange pour moi accompagnés d'une bonne bouteille de Cabernet Sauvignon !

Deuxième nuit au Cerro Chico !

De Humahuaca à Iruya : Cerro Hornocal, San Isidro

J20 : Mar 17/05/11

Dès 9 heures, nous attendons de pied ferme l'ouverture de la banque. Avec mon espagnol sommaire, j'explique à l'employé que "nuestra tarjeta Visa esta bloqueada en la machina". Il se dirige aussitôt vers le cagibi renfermant le distributeur. Il revient avec la carte dans un triste état et décrète qu'elle n'est plus bonne à rien. Mais alors que faire ?

Après un moment de réflexion, nous lui demandons une seconde chance. Si nous retentions un deuxième essai après avoir réparé la carte une nouvelle fois ? Nous ne risquons pas grand chose maintenant que la banque est ouverte.

Aussitôt dit, aussitôt fait … la machine hoquette, crachote… et... et… et… Hourra ! les billets apparaissent. Nous sommes sauvés… pour l'instant… jusqu'au prochain retrait en Bolivie !

Après une pause café et un petit tour au marché, nous prenons la route vers Humahuaca, 45 km au nord de Tilcara. Au bout de trois semaines, nous découvrons enfin que "el Coche" possède une antenne (rétractable), ce qui nous permet d'écouter de la musique… enfin détendus !

Le village d'Humahuaca (où nous arrivons à 11 heures) ne nous inspire guère mais, aux alentours, un point de vue remarquable ne nous a pas échappé lors de la préparation du voyage. Sa localisation a été tout particulièrement difficile à établir.

La Ruta 73 (en réalité, une piste) s'éloigne de Humahuaca (2950 m). En ligne de mire, un sommet garni d'antennes, et pour l'atteindre une série de lacets serrés. Ici, la vue à la descente !

Au bout de 25 km et à 4200 mètres, un replat offre un point de vue idéal vers la montagne en face… sur les arches multicolores du Cerro Hornocal. Un tableau grandeur nature !

En réalité, ce cordon montagneux est issu d'une formation géologique particulière appelée "Yacoraite", composée principalement de schistes plus ou moins plissés, recouverts de grès tendre, rouge foncé, mais aussi bleu, jaune, vert, violet, ce qui donne cet effet de couleurs absolument incroyable !

Nous espérions y rester un moment et pique-niquer en face de ce chef-d'œuvre de la nature. Mais un vent violent nous en dissuade aussitôt le nez dehors. Malgré le froid, nous grimpons néanmoins sur le haut de la colline pour un point de vue encore plus grandiose. Nous avons le souffle coupé à la fois par l'altitude, le vent et… le panorama !

Quant à notre coin de pique-nique, nous l'installons, un étage plus bas, à l'abri du vent derrière les murs d'une masure abandonnée… en veillant à ne pas se faire piquer par ces cactus, des figuiers de Barbarie.

Nous retrouvons la route nationale vers 14 h 30, pas pour très longtemps, car une quinzaine de kilomètres plus loin, nous tournons à nouveau à droite vers Iruya à 60 km.

Une piste caillouteuse, où circulent malgré tout bus et camions, nous emmène d'abord à un col à 4000 mètres en passant par quelques hameaux aux noms insolites : Iturbe, Chaupi Rodeo et même… New-York… heu, pardon, Muyoc !

A partir de là s'enchaînent de belles vallées et gorges encaissées puis, soudain au détour d'un virage, une nouvelle œuvre de la nature : une montagne colorée aux larges marbrures roses… à ne pas manquer !

Alors que nous nous apprêtons à photographier ce sommet remarquable, une bergère bien audacieuse vient nous réclamer un droit pour avoir pris ses moutons en photo. Mais alors que nous acceptons bien volontiers de la dédommager de quelques pesos, elle en exige davantage. Alors nous la laissons à… ses moutons et reprenons la route !

Les paysages qui nous attendent à partir du col sont encore plus étonnants ! D'abord, une chaîne montagneuse aux flancs lisses et doux comme drapés de velours !

Une piste serpentant en mille lacets dans une descente vertigineuse. On ose à peine imaginer qu'on va passer par là ! Mais quand on sait que le col culmine à 4000 m et que le village d'Iruya est situé à 2500 m, on comprend mieux !

Puis des à-pics impressionnants !

Enfin… après plus de deux heures, une église et quelques maisons accrochées à une falaise : Iruya, un village… au bout du monde, vraiment !

Nous nous mettons tout de suite à la recherche d'un hébergement (pour deux nuits) et nous n'aurons pas à chercher longtemps… à l'hosteria Federico III, il y a tout ce qu'il nous faut : une petite chambre au mur de galets chaulés, avec chauffage, eau chaude, petit déjeuner, donnant sur une terrasse proprette avec vue sur la falaise, pour un prix certes presque équivalent à celui de la cabaña de la veille mais ici, on est loin de tout…

Une fois installés, allons voir le village ! Une belle église restaurée, de petites venelles pavées très pentues… Iruya ne manque pas de charme !

Mais alors que le village est vraiment isolé, il n'en est pas moins vivant et résonne en permanence des jeux et des rires d'un grand nombre d'enfants et de jeunes.

Le Federico III fait aussi restaurant. Nous n'avons alors qu'à traverser la cour pour mettre les pieds sous la table devant des "brisas norteñas" (sorte de tourte) pour Hervé et un "Federico III pastel" (sorte de crêpe au fromage et oignons) pour moi. En dessert, nous nous partageons une crêpe au caramel… si bonne que nous ne résistons pas à en commander immédiatement une seconde.

J21 : Mer 18/05/11

Aujourd'hui à priori "el coche" devrait rester au repos et nous, randonner à pied jusqu'à Isidro soit une quinzaine de km A/R. Cet itinéraire est un classique souvent évoqué sur notre forum préféré. Il suffit de suivre la piste qui, elle, remonte le rio.

Le départ est donné de bonne heure et le pas rapide au début… forcément on commence par descendre… mais dès que le sens de la pente s'inverse, bouh ! on ressent immédiatement la différence… c'est comme si quelqu'un nous retenait par les épaules !

Mais ce que nous n'avions pas prévu, c'est qu'à cette saison, le rio est bien plus profond qu'en pleine saison sèche et sauf à se mouiller les mollets, nous ne voyons pas de moyen de traverser. Alors quand les occupants d'un 4X4 passant à ce moment-là nous préviennent que ce ne sera pas la seule fois où nous devrions franchir la rivière, nous changeons nos plans et rebroussons chemin jusqu'au village.

"El coche" va donc reprendre du service immédiatement. En réalité, il y a une bonne quinzaine de gués (nous les avons comptés), certains doubles et le torrent coule très fort. 4X4 obligatoire !

La piste s'arrête au pied du village de San Isidro, perché sur une falaise 30 à 40 mètres plus haut. Un autre village du bout du monde !

Un petit sentier y grimpe directement mais Hervé, qui aime bien les variantes, décide de partir dans le sens opposé par le lit de la rivière. Quelle idée saugrenue ! Je le suis en grognant ! Au bout de quelques centaines de mètres, il finit par admettre son mauvais choix. Mais maintenant qu'on a fait tout ce chemin pourquoi ne pas tenter une boucle nous ramenant vers le village plutôt que de revenir sur nos pas ? Pas si facile ! Après avoir trouvé un canyon latéral, Hervé persévère puis aperçoit un homme sur un sentier, un peu plus haut ! Un peu d'escalade et nous voilà tirés d'affaire, sur la bonne voie pour atteindre San Isidro… hum, d'une façon très peu conventionnelle !

Ça y est, le village est en vue !

Comme son voisin Iruya et contrairement à ce qu'on pourrait croire, le village est habité et animé. D'ailleurs, en le traversant, nous rencontrons à cette heure-ci (12/13h) beaucoup d'écoliers.

Pour survivre, les habitants ont sans doute besoin d'être autosuffisants, ceci expliquant sans doute la scène suivante : de la viande de lama séchant sur un fil… à côté du linge !

Sur le chemin du retour à Iruya, nous faisons une pause pour admirer les étonnantes couleurs du canyon en dégradés de roses et gris.

Les nombreux passages dans la rivière nous donnent une idée, d'autant que nous bénéficions d'un peu de temps : et si on faisait une toilette approfondie à notre "coche" ?A l'aide d'une petite bassine et d'une bouteille plastique, nous l'aspergeons abondamment avant de le frotter à l'intérieur comme à l'extérieur. Le voilà pimpant et rutilant… mais pour combien de temps ?

De retour à l'hôtel, la fin de l'après-midi passe à buller sur la terrasse. Nous ne sommes pas les seuls, lui aussi apprécie le farniente !

Mais dès que le soleil décline, il fait vite frisquet. C'est le moment de bouger et de courir le village à la recherche d'un comedor où dîner ce soir. Nous en repérons plusieurs mais à l'heure du dîner, leurs portes sont étonnamment fermées. Alors il n'y a plus qu'à retourner manger au Federico, le seul à être ouvert. Des escalopes milanaises au menu de ce soir et pour le dessert, une valeur sûre : comme hier, des crêpes au caramel !

Deuxième nuit au Federico III.

Cerro Hornocal

De la Quebrada de Chulin à Yavi : des pétroglyphes à gogo

J22 : Jeu 19/05/11

A 9 h 30, nous quittons Iruya par la même piste qu'à l'aller, celle aux mille lacets. Nous avons de la chance car, jusqu'au col, nous ne croisons aucun véhicule et finalement, nous mettons moins de 2 heures pour rejoindre la nationale.

Nous poursuivons vers le nord et la frontière bolivienne. Ce soir, nous avons prévu d'être à Yavi, toujours en Argentine, soit un trajet de près de 250 km depuis Iruya, mais pas d'une traite… nous avons quelques projets pour la journée.

Près de Tres Cruces, voilà déjà le premier arrêt avec, comme objectif, celui de rejoindre un canyon du nom de Quebrada de Chulin où se trouve une caverne (Inca Cueva) où a été découverte en 1937 une momie vieille de 6000 ans.

Plus que la caverne, c'est la quebrada qui nous intéresse. D'après notre documentation, ce serait un beau canyon aux roches rouges renfermant en outre une belle collection de pétroglyphes.

Le site se trouve à environ deux heures de marche du Rio Grande et le point de départ se situe près du carrefour de Tres Cruces, au niveau d'un pont ferroviaire abandonné. Altitude 3560 m.

Aucun panneau, ni balisage ni cairn. A part les coordonnées GPS de la grotte aux momies, pas d'autre indication en notre possession !

Nous laissons "el coche" (avec toutes nos affaires) garé sur le bord de la route, certes avec un brin d'appréhension, et suivons le lit asséché de la rivière en direction d'une paroi rouge, visible de loin. Il est presque midi.

Au bout d'une heure, nous approchons du point GPS programmé mais, à part deux petites maisons abandonnées, rien qui ne puisse évoquer la grotte en question. Peut-être est-ce l'ancien camp des chercheurs de momies ?

Sans aucune indication supplémentaire, nous étions sur le point d'abandonner quand Hervé propose de continuer encore un peu, à gauche des masures, pendant un quart d'heure au maximum… n'oublions pas qu'on a laissé le 4X4 sur le bord de la nationale !

Quinze minutes plus tard, voilà les premières parois rouges annonçant l'entrée dans la Quebrada de Chulin. Nous sommes à présent à 3700 mètres.

Alors plus question de renoncer, explorons davantage ! Des rochers rouges et lisses… agrémentés de bouquets d'herbes de la pampa ! Un filet d'eau stagnant dans des potholes ! Ça nous rappelle quelque chose.

Des falaises rouges percées d'une arche naturelle auxquelles s'accrochent quelques arbustes ! Du slickrock ! Assurément on a déjà vu ça ailleurs !

Ma parole ! On se croirait dans un "red canyon" de l'Utah !

Et par-dessus le marché, comme là-bas, un site de pétroglyphes, caché sous une voûte !

Vraiment, ce canyon est un petit bijou et on aurait aimé y passer l'après-midi. Peut-être aurions nous fini par trouver la grotte aux momies, cachée quelque part dans les hauteurs ! Mais nous ne sommes pas totalement rassurés d'avoir laissé la voiture sans surveillance aussi longtemps. Avec quelques regrets, nous décidons de ne pas poursuivre.

Quarante cinq minutes plus tard, nous sommes de retour auprès d'el coche qui se porte comme un charme. Sans doute ne risquait-il pas plus ici que sur un parking dans la forêt de Fontainebleau !

Cap au nord : Abra Pampa, bourgade triste balayée par les vents où nous pique-niquons sur un banc de la place centrale, puis encore plus au nord vers la ville frontière de La Quiaca, tout aussi déprimante.

Entre les deux, un immense plateau à 3500 mètres clôturé des deux côtés de la route et consacré à l'élevage de vaches, de moutons et de lamas. A l'entrée de la Quiaca, nous prenons immédiatement à droite la direction de Yavi.

Mais avant notre destination finale, un dernier détour… vers la Laguna Colorada (pas celle de Bolivie, mais celle de Yavi !) où l'on peut observer là aussi un grand nombre de pétroglyphes.

En approchant de la lagune, ils ne sont pas visibles d'emblée. Mais des amas de pierre érigés en murets attirent mon attention. Bingo… j'ai trouvé. Chaque enceinte abrite bien un site de pétroglyphes, il ne reste plus qu'à visiter chaque cachette. Certaines sont néanmoins condamnées par un portail cadenassé.

Pour rejoindre Yavi, Hervé décide d'essayer une piste non indiquée sur la carte du GPS mais semblant aller dans la bonne direction. Encore une de ses lubies ! Rapidement il faut nous rendre à l'évidence : pas moyen d'arriver sur la piste principale par cette variante. La trace se perd dans le décor… et nous avec ! Nous avançons hors piste, au rythme des creux et des bosses au beau milieu du plateau. Impasse totale !

Finalement, le chauffeur fantaisiste au volant d'un 4X4 efficace finit par nous tirer de là avec quelques suées avant de reprendre sagement la piste classique jusqu'à Yavi.

Yavi : des maisons en adobe et toit de chaume alignées le long de la rue principale et tout au bout, à la sortie du village, l'Hostal & Cabañas de Yavi où nous espérions trouver un hébergement. Personne…

La voisine nous indique que la propriétaire ne vit pas en permanence sur place mais habite quelque part dans le village. Il va bientôt faire nuit et nous n'avons pas trop envie de chercher alors quand la jeune femme nous propose une chambre chez elle, nous sommes intéressés.

Intérieur kitsch mais chaleureux ! Certes l'eau de la douche est à peine tiède, la pression faible, il n'y a pas de chauffage mais le petit déjeuner est compris et le prix imbattable : 80 ARS soit 16 €. Nous acceptons illico ! Son nom : Posada "Aires de Yavi".

Après un petit tour dans le village (église, musée), nous papotons avec la propriétaire et ses deux petites filles autour d'un bon feu de cheminée avant de sortir dîner. Le seul restaurant de Yavi est en panne de gaz, la soirée se poursuit dans notre chambre autour d'une soupe, vite préparée sur notre réchaud. C'est un jour de chance pour notre hôtelière : peu après, elle louera sa deuxième chambre à cinq touristes argentins !

Retour en Bolivie : Tupiza et ses canyons

J 23 : Ven 20/05/11

Après le petit déjeuner à la Posada, direction la frontière argentine avec un peu d'appréhension devant les formalités qui nous attendent.

Quelques véhicules argentins sont déjà arrêtés devant le poste et leurs conducteurs en train de faire la queue devant l'un des bureaux. Après nous être brièvement renseignés, en précisant bien que nous étions français et notre véhicule bolivien, on nous indique de patienter derrière les autres, manifestement tous argentins, propriétaires de leur véhicule. L'attente s'éternise. Apparemment dans le bureau, le douanier a l'air de gérer un cas litigieux. Nous piétinons dans le froid et les courants d'air, passablement énervés. Quand enfin vient notre tour, nous apprenons avec quelque agacement que notre cas relève du bureau voisin. Dire qu'on a fait attendu tout de temps pour rien ! Mais, à côté, la douanière très embarrassée ne sait pas trop quoi faire de nos papiers. Après un coup de fil prolongé, elle finit par conserver tous nos documents et nous dit que c'est OK.

Mais ce n'est pas fini pour autant, il reste à passer l'immigration (pour les personnes). Pas de chance, nous tombons là encore derrière les occupants d'un bus !

Finalement nous sommes libérés au bout de deux heures… pour l'instant… car il reste à valider l'entrée en Bolivie et la file d'attente déborde là aussi du trottoir. Heureusement, tout se règle en cinq minutes car on nous indique immédiatement le bon guichet pour lequel il n'y a pas de queue. Ouf !

Nous ne nous attardons pas dans la ville frontière de Villazon sauf pour acheter quelques fruits au marché. Nous comprenons au vu des centaines de boutiques et de vendeurs ambulants pourquoi tant d'Argentins traversent la frontière, notamment à pied : pas besoin de passer l'immigration pour une simple escapade de quelques heures, il suffit de franchir le pont. Le prix des marchandises en Bolivie permet sans doute de faire de bonnes affaires.

Très vite nous prenons la route pour Tupiza à 90 km, une route encore en construction, asphaltée presque en totalité sauf les ouvrages (ponts). Nous avons donc droit régulièrement à quelques déviations poussiéreuses jusqu'à notre arrivée.

Nichée à 2950 m d'altitude dans la vallée du rio Tupiza, entourée d'un paysage déchiqueté et bénéficiant d'un climat doux toute l'année, cette petite ville (22 000 habitants tout de même) est, paraît-il, le lieu idéal pour se reposer quelques jours.

Ça tombe bien, telle est notre intention pour les deux prochaines journées avant d'entamer l'expédition tant attendue vers le Sud Lipez et ses lagunes.

Pour notre hébergement, nous avons en tête d'aller au Mitru Hotel situé en plein centre, qui, selon le guide LP, est le meilleur de la ville. Une chambre très propre équipée de mobilier en bois de cactus, une bonne couette bien chaude car il n'y a pas de chauffage, une salle de bains privée avec eau chaude 24h/24, la télé, le petit déjeuner et la Wifi. En sus, un petit coin de gazon autour d'une belle piscine, un environnement fleuri, une place dans un parking fermé pour "el coche"… tout cela pour 260 Bolivianos = 26 €. Pas d'hésitation, nous prenons sur le champ !

Après un déjeuner rapide sur la terrasse, nous nous empressons de régler quelques questions d'intendance : passage à la banque (ouf, la carte après quelques balbutiements a bien voulu fonctionner), courses au marché, laverie… avant de nous octroyer quelques heures de détente.

Comme annoncé, le centre-ville dégage une atmosphère provinciale très appréciable. Beaucoup de petites boutiques (ne cherchez pas de supermarché !), des restaurants, des cafés, des agences touristiques, un marché… et le spectacle des Boliviennes pour beaucoup encore en tenue traditionnelle… dépaysement garanti !

La cathédrale

Une "tienda de bicicletas"

Bref, à la fois un rythme de vie paisible et une joyeuse animation ! Une ville très agréable !

Fin de journée sur une chaise longue tout en prenant le soleil, si, si… à l'abri du vent près de la piscine, il fait très chaud. Bikini et crème solaire sont d'ailleurs les accessoires indispensables pour la plupart des jeunes touristes de l'hôtel. Mais dès le coucher de soleil, petite laine de rigueur !

A Tupiza, difficile d'échapper à la soirée "tout" pizza ! Plus qu'un jeu de mot, c'est devenu une institution et les pizzerias fleurissent à tous les coins de rue ! Alors nous nous laissons tenter, d'autant qu'à deux pas de l'hôtel, nous avions repéré le restaurant "Italiana" au cadre à la fois rustique et stylé. La cuisine est à la hauteur du décor… délicieuse et goûteuse. On y reviendra.

J24 : Sam 21/05/11

C'est à nouveau jour de repos pour "el coche" et pour nous, jour de rando, en l'occurrence dans le "Cañon del Inca", soit une quinzaine de km. Départ à pied en direction… de la décharge ! Dommage pour cette pollution visuelle car au second plan, on commence déjà à entrevoir les rochers rouges de la quebrada.

C'est par la "Puerta del Diablo" que nous pénétrons dans le canyon.

Plus loin, ces pics élancés nous confirment que nous arrivons maintenant dans la "Valle de los Penes" ou "los Machos" !

Mais bientôt le sentier s'arrête au pied d'une grande paroi où coule un petit filet d'eau, nous sommes dans le canyon de l'Inca !

Serait-ce lui, l'Inca ?

Au fond de cette vallée, nous essayons de repérer une trace qui nous permettrait de rejoindre Tupiza en faisant une boucle. La petite carte sommaire distribuée par les agences de la ville laisse à penser que celle-ci existe, d'autant que la carte de Google Earth laissait également deviner une trace ténue. Ceci dit, la carte locale n'est pas à l'échelle et entre la carte satellite et la réalité du terrain, il y a un abîme !

Voici la carte en question, en vert fluo l'itinéraire qu'on espère pouvoir suivre !

Ayant remarqué des marques de pas et/ou de pattes d'animal (chien ?) à l'entrée d'une ravine, nous pensons être sur la bonne voie et commençons à grimper dans un amas rocheux !

50 m, 100 m, 150 m de dénivelé : nous progressons régulièrement, de rocher en rocher, en espérant ne pas avoir à faire demi-tour car plus que la montée, c'est la descente dans ces éboulis de pierres instables que je crains.

200 mètres de dénivelé : stop, Hervé annonce qu' il faut renoncer, la pente devient vraiment trop scabreuse. Nous sommes manifestement sur une fausse piste… impossible de franchir ces parois !

Retour chez l'Inca pour profiter d'un déjeuner à l'ombre.

Mais pas question de rester sur notre faim ! Immédiatement après la pause du midi, nous repartons musarder dans les canyons, non pas pour tenter de retrouver une quelconque trace, nous avons fait une croix dessus, mais pour découvrir toutes les facettes de ces paysages. X heures à aller et venir !

Des vallées envahies de cactus… un petit air de Nouveau-Mexique !

Et une armée de pénitents ?

A force d'arpenter ainsi tous les canyons latéraux, on en a plein les bottes et en arrivant à Tupiza à 15 heures, nous ne rêvons que d'une chose, tremper nos pieds surchauffés dans la piscine !

La trempette va être rapide car glaciale. En revanche, comme hier, un peu de bronzette ne fait pas de mal ! Profitons, profitons… car demain débute notre expédition dans la région de Los Lipez et nous nous attendons à des conditions plus rustiques.

Dernières courses afin de faire le plein de provisions pour 5 à 7 jours puis dîner au restaurant italien, cette fois-ci en compagnie de Marie Josée, une jeune Québécoise avec laquelle nous parlons de… voyages, bien sûr !

Dans les canyons de Tupiza

Sur les pistes du Sud Lipez : des hauts et des bas

J25 : Dim 22/05/11

Après différents réaménagements du parcours, nous avons à cette date deux journées d'avance sur notre planning initial, une marge confortable au moment d'aborder la partie cruciale de notre voyage, celle dont beaucoup prétendaient qu'elle ne pouvait pas se faire sans tour-opérateur.

Alors que le circuit classique proposé par les agences se déroule en 3 jours/2 nuits au départ d'Uyuni ou 4 jours/3 nuits depuis Tupiza, nous pensons le faire en 5 à 7 jours en alternant des hébergements 5 étoiles (boliviennes !) et d'autres… plutôt 5 cactus !

Notre première étape doit nous amener à San Pablo de Lipez où nous devrions passer la nuit à l'hôtel Tayka Los Volcanos, classé confortable, mais nous n'avons fait aucune réservation et espérons qu'il sera ouvert en ce tout début de saison malgré sa situation excentrée. Tout ceci va nous réserver bien des surprises !

Déjà le début de matinée commence par quelques coups de sang ! Sortir "el coche" du garage n'est pas une mince affaire. Réveiller les propriétaires garés derrière nous, trouver les clés, déplacer tous les véhicules, tout ça prend du temps ! Enfin, ça y est, nous voilà dans la rue mais pas encore partis pour autant. En effet, le marché du dimanche étale ses stands sur toute la rue principale, sans aucune déviation mise en place ! Nous tournons en rond ! C'est finalement en suivant par hasard une voiture locale que nous finissons par sortir de ce labyrinthe.

Ça y est, cette fois-ci, les formations en ailerons de la quebrada de Palala, à la sortie de Tupiza, confirment que nous sommes bien sur le début de la piste vers le Sud Lipez. Nous voilà vraiment partis !

La route commence alors à escalader une quebrada abrupte et étroite pendant une dizaine de kilomètres jusqu'à une crête, prise en étau entre deux pics et deux vallées : el Sillar = la Selle ! Vous remarquerez les veines bleutées provoquées par la présence de plomb dans la roche !

Les flancs de la montagne sont recouverts d'une forêt d'aiguilles pétrifiées.

J'avais lu qu'il pouvait y avoir jusqu'à 60 véhicules de tours-opérateurs au départ d'Uyuni, chaque jour. De Tupiza ils sont en général moins nombreux. En tout cas, pour l'instant, nous apercevons un seul véhicule devant nous au Sillar et un autre loin derrière, ce n'est pas pour nous déplaire et plutôt rassurant.

Voilà le 4X4 loin devant nous !

De crête en crête, de versant en versant, la surprise est de tous les instants avec l'impression de contempler ces paysages depuis le hublot d'un avion !

Petit à petit, nous avalons les dénivelés, doucement, parfois péniblement jusqu'à franchir le point culminant de la journée à 4390 mètres. Jamais guère plus de 20 à 25 km à l'heure et parfois beaucoup moins ! Le déplacement risque d'être plus long que prévu !

En outre, pas ou peu de panneaux et quand les noms des localités sont indiqués, ils sont parfois différents de ceux mentionnées sur les cartes. A chaque carrefour, nous sommes obligés de nous arrêter pour vérifier notre direction.

Pour corser le tout, un vent terrible… à en ébouriffer le pelage des lamas et le plumage des nandous !

A la mi-journée, après plus de trois heures de route, une pause est bienvenue mais pas n'importe où, nous cherchons de préférence un coin abrité. Après avoir repéré un escarpement coupe-vent, Hervé s'écarte de la piste et s'engage… dans le sable mou !

Zut, zut, zut, nous sommes immédiatement ensablés ! Il me garantit que nous sortirions de là d'un coup de 4X4 mais il a beau faire, nous nous enfonçons de plus belle.

Bon, rien ne sert de s'acharner, il faut retrousser nos manches. Hervé commence à manier la pelle pendant que je vais ramasser un maximum de grosses pierres. A plus de 4000 mètres d'altitude, le souffle est court et la tâche éreintante.

Vautré dans le sable, Hervé rehausse el coche à l'aide du cric et remplit le trou avec les pierres amassées. Déjà une heure que nous trimons comme des fous et je ne vois pas très bien comment nous allons nous en sortir. Il y avait bien un 4X4 derrière nous au départ mais je trouve qu'il aurait déjà dû nous rattraper… à moins qu'il n'ait pris une direction différente. Dans ce cas-là, serons-nous obligés d'attendre ici jusqu'à demain ?

Juste à ce moment-là, je vois le 4X4 arriver. Je me poste en plein milieu de la piste en faisant de grands signes au conducteur. Le véhicule s'arrête et j'explique au chauffeur avec mes rudiments d'espagnol que "nuestro coche esta bloqueado aqui". "Por que ?", me demande-t-il. Porque, porque… le vocabulaire me manque, qu'il vienne plutôt voir !

Quatre touristes (parlant parfaitement l'anglais et l'espagnol), le chauffeur et un jeune guide descendent de voiture. Hervé expose brièvement la situation et demande qu'on nous remorque.

Le chauffeur est perplexe : avec un 4X4, nous n'aurions pas dû avoir de problème. Il propose que tout le monde pousse, cela devrait suffire. Hervé se met au volant : à la une, à la deux, tout le monde pousse et… rien ne se passe !

Le Bolivien se gratte la tête : hum, il y a bien une touffe de "paja brava" coincée sous le châssis mais avec un 4X4… "Etes-vous sûr d'avoir enclenché le 4X4 ?" interroge-t-il. Hervé persuadé que oui vérifie pour la bonne cause et là, honte à nous, honte à lui, dans l'énervement il avait bien enclenché le 4X4 dans la voiture mais pas sur les roues.

Il se remet au volant, tout le monde pousse d'une chiquenaude, "el coche" bondit hors du sable sous les applaudissements. Une des touristes a photographié la scène. Dommage, nous ne l'avons pas revue par la suite mais qui sait, peut-être l'image traîne-t-elle quelque part sur un blog.

En tout cas, ils ont bien dû se moquer de nous !

Nous nous étions arrêtés pour déjeuner mais l'incident nous a pour l'instant coupé l'appétit. Il est 14 heures, nous repartons pour une heure et demi de plus en traversant des villages isolés : Cerrilos, Pululu… avant de manger un morceau, vite fait, debout à côté de la voiture.

El coche avance comme une tortue et le soleil commence déjà à décliner quand nous arrivons près d'un village au pied du Cerro Lipez. Il est 17 heures.

Nous pensions notre destination finale proche quand tout d'un coup, en regardant attentivement le GPS, je me rends compte que nous n'avons pas invoqué le bon saint. Ici c'est San Antonio et non San Pablo. Décidément, ce n'est pas notre jour !

Nous aurions pu dormir dans le carrosse ou chercher un logement chez l'habitant à San Antonio. Mais comme il nous reste une heure avant la tombée de la nuit, nous rebroussons chemin jusqu'au carrefour manqué pour prendre la direction de San Pablo afin de trouver plus de confort après toutes ces péripéties… à condition que l'hôtel soit ouvert.

Une vingtaine de kilomètres à peine mais une bonne heure de conduite sur une mauvaise piste… nous arrivons épuisés devant l'hôtel Los Volcanes. Ce que nous redoutions est arrivé : sans réservation, il n'y a personne !

En plus, les conditions de piste difficiles ont fortement entamé nos réserves de carburant et la jauge d'huile clignote. Au village de San Pablo, alors que la nuit vient de tomber, deux jeunes nous indiquent où trouver du carburant (certains habitants ont des réserves) et où trouver la personne possédant les clés de l'hôtel.

Pendant qu'Hervé complète le réservoir et fait l'appoint d'huile, les garçons m'amènent à l'autre bout du village frapper à une porte. Le fils de la maison m'assure qu'il y a un gardien dans l'hôtel, mais en m'accompagnant à nouveau sur place, il est forcé d'admettre qu'il n'y a personne.

En discutant avec lui, je finis par saisir le mot "alojamento" et la possibilité de dormir chez l'habitant. Le garçon nous accompagne alors chez Doña Flora. La vieille dame nous propose pour 20 Bol (2 euros) une chambre spartiate mais propre avec trois lits. Vu notre état de fatigue et l'heure, nous la trouvons "muy bien". Bien sûr à ce prix, les toilettes (avec chasse d'eau !) sont dans la cour, il n'y pas de douche, tout juste un lavabo avec de l'eau froide et le petit déjeuner n'est pas prévu. Après la journée qu'on vient de passer, c'est mieux que de dormir dans le 4X4.

Nous avons finalement parcouru 230 km en 9 heures (dont 1 h 30 d'arrêt), soit une moyenne de 20 km/h à peine. Les pistes du Sud Lipez sont vraiment difficiles, nous le confirmons, bien davantage que celles que nous avons expérimentées jusque là dans l'Ouest américain ou en Australie.

Après ça, dodo illico sans même dîner. Nous sommes KO.

J26 : Lun 23/05/11

J'ai eu du mal à m'endormir et ce matin au réveil, je me sens un peu vaseuse. Est-ce en raison de l'altitude (plus de 4100 m) ou simplement parce que je n'ai pas mangé grand chose hier ? Pour me remettre sur pied, Hervé me sert le petit déjeuner : eau chaude + café et lait en poudre + tartines déjà un peu rassies. Ça fait du bien !

Avant 8 heures, nous prenons congé de Doña Flora et de son mari en les remerciant pour leur accueil. Comme nous avons dormi dans nos sacs de couchage, la chambre va être vite remise en ordre !

Un coup d'œil au village de San Pablo de Lipez avant de partir !

L'étape prévue est deux fois plus courte que celle de la veille, soit 120 km environ jusqu'à Quetena Chico où nous devrions trouver une auberge où passer la nuit. Nous espérons par conséquent faire un trajet moins fatigant et surtout moins long… mais rien n'est moins sûr !

Le clou de la journée devrait être le passage d'un col à près de 5000 mètres ! Waouh !

Pour atteindre cette altitude, la montée se fera par palier. Il nous faut d'abord retourner à l'endroit où nous nous sommes aperçus de notre erreur hier : San Antonio de Lipez, au pied du Cerro du même nom.

Après San Antonio, la piste se met à chevaucher les monts environnants… pour s'envoler vers les sommets.

Un peu avant 10 heures, un premier col est atteint : 4790 mètres nous annonce un panneau à l'entrée de ce village fantôme. Ici c'est San Antonio Viejo… Emouvant, ce grand pueblo abandonné, au pied du Cerro Nuevo Mundo… pour une sombre histoire de diable, paraît-il. Superbe site pourtant !

Mais ce n'est pas fini : après une courte descente, la piste repart vers des hauteurs extrêmes au prix de secousses incessantes. Je ne suis pas en grande forme et lors de certains arrêts, je n'ai même pas le courage de sortir de la voiture. Heureusement Hervé assure côté conduite et côté photos car les paysages sont fabuleux !

Il est 11 heures. Pourtant, l'eau qui stagne dans cette prairie marécageuse est toujours gelée, preuve qu'il fait très, très froid. Ça n'a pourtant pas l'air de gêner les lamas !

Un quart d'heure plus tard, nous approchons du col !

4904 mètres : c'est le point le plus élevé de tout le parcours dans le Sud Lipez. Ça mérite que je sorte de la voiture malgré ma petite forme et pour marquer l'avènement, nous laissons El Coche pour parcourir les derniers mètres à pied.

Juste après le col, voici qu'apparaît la lagune Morejon aux reflets gris-bleu, ourlée de sel, à 4855 mètres d'altitude dominée par le volcan Uturuncu !

Il est maintenant 13 heures mais impossible d'envisager de manger en plein air, il y a beaucoup trop de vent. Alors quand à l'entrée du parc national Eduardo Avaroa les rangers nous proposent leur coin-salon, nous sommes soulagés après ces cinq heures de piste éprouvante. C'est aussi ici que nous réglons les droits pour le parc : 150 BOL/personne, entrée valable trois jours.

Requinqués par un bon casse-croûte, nous repartons plein d'entrain, d'autant que nous savons notre destination finale proche. Il ne reste qu'une quinzaine de kilomètres jusqu'à Quetena Chico.

Après un dernier passage de gué large et boueux, nous arrivons au village un peu après 14 heures, heureux d'avoir fini notre journée de route. Nous pénétrons dans la cour de ce qui semble être une auberge. En attendant la gérante, nous visitons les chambres toutes inoccupées à cette heure de la journée et destinées à des groupes de 2 à 6 personnes.

En demandant une chambre pour deux, la propriétaire annonce qu'il n'y a pas de chambre pour ce nombre. Nous insistons en nous disant prêts à louer une chambre plus grande (30 BOL par lit soit 120 BOL pour une chambre de 4 lits, ce qui ferait 12 euros). Mais rien n'y fait, elle veut absolument nous envoyer ailleurs, dans une autre auberge du village ou dans un village voisin. Mais nous ne voulons pas faire un kilomètre de plus et insistons encore. Elle finit par accepter à contrecœur.

Elle nous installe alors dans une chambre pour quatre. Les toilettes sont partagées, il y a un lavabo avec de l'eau froide, pas de chauffage mais, bonne surprise, une douche !

Nous nous empressons de nous renseigner sur son fonctionnement et tombons sur une aimable jeune femme qui nous affirme que dans une heure, l'eau sera chaude. Parfait !

Peu après, celle qui nous a si froidement accueillis vient nous prévenir que pour la douche, ce sera 10 BOL (1€) de plus. Que ne donnerait-on pas pour prendre une douche alors soit !

L'aimable jeune fille revient finalement toute gênée pour nous avertir que les tuyaux avaient gelé, donc pas de douche ! Info ou intox ? Bref, il faudra se contenter aujourd'hui encore d'une toilette de chat.

Nous passons tout l'après-midi à bouquiner, à préparer l'itinéraire des jours suivants, à nous détendre… jusqu'à l'arrivée d'un autre 4X4. Tiens, comme el coche, il a un réservoir d'essence sur le toit ! En y regardant de plus près, nous découvrons l'autocollant de Petita, celui de notre loueur, apposé sur sa lunette arrière.

Ses occupants : un couple d'Allemands voyageant comme nous en individuels. Comme quoi nous ne sommes pas les seuls baroudeurs à se frotter aux pistes du Sud Lipez ! Ils font le parcours dans le sens d'inverse, ce qui nous donne l'occasion de profiter de nos bons et mauvais plans réciproques.

Pour le dîner, nous nous concoctons une marmite de spaghettis à la sauce tomate… de quoi nous requinquer définitivement.

Alors qu'il fait nuit depuis belle lurette, un dernier groupe arrive : trois jeunes Russes en compagnie de leur chauffeur et de leur cuisinière. Nous craignons une ambiance bruyante mais non, très rapidement, c'est l'extinction des feux pour tous ! Nous dormons à 4100 mètres d'altitude.

Verde et Blanca, des lagunes hautes en couleurs

J27 : Mar 24/05/11

Réveil aux premières lueurs du jour. Les trois Russes sont déjà dans les starting blocks, prêts à faire l'ascension du volcan Uturuncu (6006 mètres). Un peu comme au Cerro Toco au Chili, la piste ici monte jusqu'à 5750 mètres. Nous avions envisagé cette ascension, mais après l'expérience du Toco, nous préférons rester sur une réussite, d'autant qu'aujourd'hui la météo n'est pas vraiment clémente.

En effet, le ciel est très chargé et la voisine de l'auberge (à qui nous achetons un peu d'essence) nous annonce pluie et neige dans la direction que nous allons prendre.

Une étape équivalente à celle d'hier (120 km) doit nous conduire au pied du volcan Licancabur, à proximité des lagunes Blanca et Verde où se trouve un refuge offrant une prestation équivalente à celle des hébergements précédents.

Aux dires du couple allemand rencontré à l'auberge, la piste serait meilleure à partir de maintenant mais à peine sortis de Quetena, les cahots reprennent. Cela ne nous empêche pas de pousser jusqu'à Barrancas, un détour de 6 km pour admirer le village abandonné blotti au pied d'une falaise déchiquetée. Les ruines laissent apparaître quelques dates repères : 1925 pour l'église, 1993 pour l'école, preuves que les lieux n'ont été désertés que récemment.

Sans doute la faute au rio : aujourd'hui nous le franchissons à gué mais qu'en est-il quand il est en crue ? Les habitants devaient être piégés !

Le bodefal voisin du village fantôme !

Après le village de Quetena Grande qui en dépit de son nom compte moins de maisons que son homonyme Chico, nous nous apprêtons à traverser des zones désertiques et reculées qui, sous les nuages, paraissent encore plus hostiles !

La voisine de l'auberge avait raison : à l'approche des lagunes Hedionda et Kollpa, les intempéries se précisent.

Mais les averses sont très localisées. Au fil de notre progression, nous sommes les témoins privilégiés de la transformation des paysages sous des cieux changeants.

Ici, le plateau saupoudré de neige se plaît à se refléter à la surface de la lagune Hedionda sous un ciel parfaitement bleu.

Là, le soleil perce timidement en dépit d'une grande traîne nuageuse.

Mais en prenant à l'ouest du salar de Chalviri la direction de Hijo Hiton vers la frontière bolivo-chilienne, le ciel s'obscurcit vraiment dans une atmosphère dramatique.

L'aspect de la piste est aussi hostile que celle du ciel et depuis ce matin, nous n'avons croisé qu'un seul véhicule.

Il est bientôt midi, nous approchons de la mine Orsu après avoir franchi à 4800 mètres le point culminant de la journée. A cette altitude, la piste est truffée de petites plaques de neige et de glace. Prudence !

Les lagunes Verde et Blanca ne sont alors plus très loin. Devant nous, le Juriques en robe carmin et caché derrière son dos, le Licancabur, les deux sommets que nous observions depuis la fenêtre de notre lodge à San Pedro de Atacama. A droite, on devine les prémices de la lagune Blanca.

Nous avons couvert les 120 km de notre étape en 4 heures environ, notre vitesse moyenne est donc légèrement en hausse. Les Allemands avaient raison : la piste est un peu meilleure.

Il est 13 heures quand nous franchissons le seuil du refuge de la Laguna Blanca. Plusieurs groupes sont venus y déjeuner à l'abri car plus encore que les jours précédents, un vent fou balaie les abords de la lagune et s'engouffre dans le refuge, faisant claquer les portes et trembler le toit. Espérons qu'il ne va pas s'envoler !

On nous propose une chambre pour deux avec "baño privado" certes, mais comme le froid intense empêche toute installation sanitaire de fonctionner correctement, il n'y a pas d'eau courante ni au lavabo ni au WC et la douche n'est là que pour le décor. Pas de chauffage non plus, ni d'électricité permanente. C'est le système D : un fût rempli d'eau plus un broc et l'électricité entre 18 et 20 heures seulement. Le prix : 120 BOL pour deux (12 $). Le refuge peut aussi servir le dîner et le petit déjeuner pour quelques bolivianos supplémentaires. Nous prenons tout le package.

En attendant, pour le midi, nous puisons dans nos provisions pour notre salade au thon journalière.

Nous aurions tellement aimé nous promener à pied autour du refuge au bord des lagunes blanche et verte mais impossible avec ce vent. : 60? 80? 100 km/h ? Alors c'est à bord de notre tacot que nous allons les découvrir mais pas sans penser à glisser dans notre sac maillot de bain et serviette !!!

Entre les deux lagunes se dresse un petit abri en pierre et à ses pieds, un bassin d'eau chaude. Les chauffeurs se gardent bien d'y amener leurs clients, ils se réservent, dit-on, ce petit bain pour eux tout seuls après leur journée de conduite. A cette heure-ci, ils sont encore tous au volant alors à nous, la baignade !

Bien que la température extérieure ressentie avoisine les -5°, nous n'avons aucun mal à nous plonger avec délice dans ce bain à plus de 30 degrés. Pendant plus d'une demi-heure, nous profitons de la douce chaleur de l'eau dans ce décor de sable, de sel et de pierre, repoussant sans cesse le moment crucial d'en sortir.

Pour s'en extraire, c'est une autre affaire ! Affronter mouillé les rafales de vent glacial, c'est pire que de se tremper l'été dans un torrent corse, au bout de quelques secondes, vous êtes anesthésié. Une expérience inoubliable ! Dire qu'il y a quelques instants, j'étais en maillot de bain !

Après avoir fait le tour complet du couple de lagunes, retour au chaud au refuge. Chaud, chaud… tout est relatif. En fait, la température à l'intérieur du refuge reste très correcte en journée tant que le soleil chauffe à travers le toit en polycarbonate (pour éviter la casse). Mais en soirée, dès qu'il se couche, il y fait très froid. Sous-vêtements longs, pantalon de ski, petite et grosse polaire, doudoune avec capuche, bonnet et gants : c'est dans cette tenue que nous nous présentons au dîner. Heureusement, une bonne soupe aux légumes nous prodigue un peu de réconfort. Nous n'en laissons pas une goutte !

Mais la chaleur, nous ne la trouverons réellement que sous la couette… plus exactement dans notre sac de couchage prévu pour supporter une température jusqu'à -10°. Cette nuit, c'est indispensable ! Altitude 4350 mètres

Colorada, la plus colorée des lagunes

J28 : Mer 25/05/11

- 13° à 8 heures : el coche fait son premier caprice en refusant de démarrer. Hervé desserre le frein pour le faire reculer au soleil et capot ouvert, nous attendons une bonne demi-heure qu'il se réchauffe. J'ai les doigts qui m'en tombent tellement il fait froid. Quand la température remonte à -8, nous démarrons enfin.

Alors que jusqu'à présent nous n'avons croisé que très peu de véhicules, nous sommes soudain très surpris de les voir arriver en nombre. En effet, à 8 heures, à la Laguna Verde, c'est l'heure de pointe des tours-operateurs. Entre ceux qui sont vides et qui rejoignent la frontière pour chercher des touristes en provenance du Chili et ceux qui ont démarré très tôt avec leurs clients, c'est le défilé incessant. Il vaut mieux être prudents, ils foncent à tombeau ouvert à travers le désert : plusieurs morts chaque année.

Précisons que la piste est maintenant large et bonne, une vraie autoroute. Peu après ce rush matinal, c'est à nouveau l'accalmie (ouf!) et nous pouvons profiter tranquillement des merveilleuses couleurs des montagnes environnantes.

Ce soir, nous espérons pouvoir bénéficier d'un hébergement de qualité à l'hôtel Tayka del Desierto. Avec un peu de chance, il est ouvert car situé sur le circuit classique du Sud Lipez, à proximité de la Laguna Colorada et de l'Arbol de Piedra. Alors croisons les doigts ! Cent cinquante kilomètres nous en séparent.

En attendant, nous progressons vers le nord, longeons le désert de Dali, encore à l'ombre, boudons les thermes de Polques archibondés et roulons vers Sol de Mañana, un champ de geysers à 4850 mètres d'altitude !

Sol de Mañana… seuls sur les lieux, dans un froid polaire alors que sous nos pieds, la terre bouillonne !

A l'approche de la Laguna Colorada, les 4X4 des tours-opérateurs reviennent en force et leurs panaches de poussière gâchent un peu la vue. Mais alors qu'ils s'engagent tous à l'est, notre route passe à l'ouest de la lagune. Nous voilà à nouveau au calme et aux premières loges pour admirer un flamant andin isolé sur la lagune colorée. Quelle merveille… cette couleur allant du rouge au rose et au mauve !

Il est midi et le refuge de la lagune Colorada tombe à point pour déjeuner à l'abri du vent (moins violent qu'hier malgré tout) en compagnie de cinq jeunes filles et leur guide. Ils nous donnent les dernières nouvelles sur l'état du salar d'Uyuni : praticable mais pas encore sec en totalité. A méditer !

Après le repas, nous prenons le petit sentier longeant la rive et amenant au mirador Aguas Calientes où l'on peut observer lamas et flamants.

Mais c'est surtout l'occasion de contempler cette incroyable palette de couleurs… en bleu-blanc-rouge… tiens, tiens !

En retournant à la voiture, le vent se lève à nouveau et comme nous l'avons dans le nez, nous avançons péniblement. N'oublions pas que nous sommes à plus de 4300 mètres.

La Laguna Colorada marque le limite de la Réserve Nationale. Immédiatement après, la piste se dégrade, laissant place à de longues distances de tôle ondulée.

Dix-huit kilomètres plus au nord, encore une autre attraction : le fameux Arbol de Piedra, magnifique sculpture naturelle.

Puis, dernière ligne droite jusqu'à l'hôtel Tayka, harmonieusement intégré au paysage ocre du désert de Siloli !

Yes, il est ouvert :-) Un lit confortable, une couette douillette, du chauffage, de l'eau chauffée à l'énergie solaire… au bout de quatre jours, quel bonheur ! En prime, un excellent repas… elle n'est pas belle, la vie !

Laguna Colorada

On a roulé sur le salar d'Uyuni encore inondé

J29 : Jeu 26/05/11

- 5° ce matin : el Coche, garé à l'ombre, fait encore des siennes. Au bout de plusieurs tentatives infructueuses, le chauffeur d'un tour-opérateur vole à notre secours et le fait démarrer en insistant sur le démarreur. Ils ont la main, les gars !

Notre projet pour les jours suivants a été un peu revu à la baisse. A l'origine, nous avions prévu de contourner le salar par l'ouest, de rejoindre ensuite l'île Incahuasi puis le village de Coquesa au nord. Nous pensions zapper Uyuni.

Aldo, notre loueur, nous avait indiqué que le contournement du salar par l'ouest était certes un projet très intéressant mais que sur certaines portions de piste nous ne dépasserions pas les 5 km/h. Or on a déjà eu notre compte de mauvaises pistes alors on préfère laisser tomber, d'autant qu'on manque d'infos précises sur l'état du salar dans cette partie.

Nous nous dirigerons par conséquent d'abord vers Uyuni. De là, nous pourrons rallier l'île Incahuasi puis éventuellement, si toutes les conditions sont réunies, le nord du salar.

Pour rejoindre Uyuni, nous choisissons de passer par Villa Alota, la Valle de Rocas, San Agustin et San Juan, un itinéraire à l'écart du circuit des TO.

Si nous sommes endurants, nous pourrons être à Uyuni (plus de 300 km) dès ce soir. Sinon, nous nous arrêterons à mi-chemin à San Juan.

Cette journée commence alors par la route des Joyaux Andins, cinq lagunes (Ramaditas, Honda, Char Khota, Hedionda, Cañapa), posées comme autant d'émeraudes au pied d'un des plus prestigieux sommets andins, l'Ollagüe (5863 mètres).

La lagune Hedionda est réputée pour ses rassemblements de flamants roses. Aujourd'hui pas un seul à l'horizon. En revanche, partout de curieux petits tas de terre dûs à ces drôles de petits rongeurs. En voici un qui pointe son nez !

En prenant à l'est après la dernière des cinq lagunes vers Villa Alota, nous nous écartons du tour classique et du flot des 4 x 4 en provenance d'Uyuni. Mais pas question pour l'instant d'augmenter notre vitesse moyenne. Piste caillouteuse, gués boueux et arrêts photos vont nous occuper une bonne partie de la matinée.

Bientôt, nous distinguons au loin une large voie. Un gazoduc ? Une autoroute ? Presque… en réalité, une piste très large et bien entretenue que nous ne tardons pas à rejoindre et qui va nous permettre d'augmenter enfin notre vitesse de croisière. 70 km/h à l'aise, d'ailleurs les véhicules que nous croisons font largement du 100. Poussière garantie L

Dire qu'il n'y en a pas un seul qui s'arrête dans cette magnifique Valle de Rocas qui s'étend à présent devant nos yeux, sauf nous.

Une heure d'exploration dans ces ravines aux formes insolites.

Wings, mushroom, balanced rocks… et autres formes rocheuses stimulant l'imagination !

Un étrange labyrinthe et une lointaine parenté avec un certain Maze en Utah.

Après cette incursion dans la vallée des roches, un peu avant Villa Alota, nous délaissons à nouveau la grande route pour un itinéraire plus confidentiel en direction de San Agustin, une piste coincée entre une haute falaise et un rio où paissent nombre de lamas.

Après un col à 4200 mètres, la vallée s'élargit, laissant bientôt place aux champs de quinoa.

Pique-nique sur la place du village de San Agustin, puis descente vers San Juan sur une piste sablonneuse et du coup poussiéreuse comme jamais. On a l'impression de rouler sur de la farine, la poussière pénètre partout. A chaque cahot, celle accumulée dans la voiture se soulève en un voile brumeux. Je suis au bord de l'asphyxie.

En traversant la voie ferrée, un avant-goût de salar : c'est l'extrémité de celui de Chiguana.

Le village de San Juan n'a rien d'attrayant. Il est 15 heures. Plus de cent cinquante kilomètres nous séparent d'Uyuni, il reste trois heures avant la tombée de la nuit. Ça va être juste mais tentons quand même !

Car Uyuni, ce n'est pas la porte à côté, le salar n'est pas accessible partout, il faut rejoindre une rampe d'accès, le trajet nous parait interminable et l'heure tourne.

Quand nous atteignons enfin la rampe de Colcha K, c'est pour nous apercevoir qu'il reste jusqu'à une trentaine de centimètres d'eau sur la surface du salar. Je me renseigne auprès d'un gars dans un engin de chantier, il m'assure qu'on peut traverser "sin problema". D'ailleurs, nous ne sommes pas les seuls.

On espère tout de même trouver du sec plus loin car sinon atteindre Uyuni avant la nuit est tout bonnement mission impossible.

Hervé règle la boussole sur son GPS et c'est parti à 5 km/h dans 30 centimètres d'eau.

Quelle impression étrange alors que tout autour de nous, la terre se confond avec le ciel.

Ouf, au bout de 5 kilomètres, nous arrivons sur la surface sèche, ce qui permet d'appuyer sur le champignon pour atteindre les 70 à 90 km/h ! C'est alors aussi facile que de rouler sur une autoroute !

Nous retrouvons à nouveau un peu d'eau à la hauteur de Colchani, au moment de sortir du salar.

Entre-temps, le soleil s'est couché, teintant le ciel d'un voile mauve. Mais nous n'avons pas le courage de faire des photos, ne songeant qu'à une chose, vite, vite rejoindre la ville et trouver un toit, sans réservation, mais pas n'importe où.

Depuis plusieurs mois, nous étions en contact avec Christophe, propriétaire de la maison d'hôtes "La petite porte". C'est là que nous aimerions loger mais il n'a que deux chambres alors…les chances sont minces.

Il est 18 h 30 et il fait nuit quand nous arrivons sur place. Un coup de sonnette, personne ! Un deuxième coup… toujours personne… quand soudain, la porte s'ouvre et Janette l'épouse bolivienne de Christophe, nous accueille en confirmant la disponibilité de la chambre. Ouf, ouf, ouf !

Derrière une façade quelconque dans une rue triste et poussiéreuse, nous découvrons alors un paradis et c'est couverts de poussière, les valises pleines de linge sale que nous passons la porte.

Séduits par les lieux, nous décidons immédiatement d'y rester deux nuits, histoire de récupérer.

Une fois bien installés, nous finissons la soirée à la Loco autour d'un délicieux filet de lama au roquefort pour Hervé, au poivre vert pour moi accompagné de quinoa aux légumes et suivi d'une part de tarte aux noix et chocolat du Brésil ! Un des meilleurs repas de notre voyage.

J30 : Ven 27/05/11 Après son passage dans le salar, el Coche, en plus de la poussière dont il était déjà garni, est maintenant recouvert d'une belle couche de cristaux de sel allant jusqu'à former de petits stalactites sous le bas de caisse. Mais pour l'instant pas question de le passer au lavage, nous comptons lui infliger le même sort aujourd'hui en retournant dans le désert de sel jusqu'à l'île Incahuasi.

Plus vaste réserve de sel et de lithium au monde, le salar d'Uyuni s'étend sur plus 1 200 000 km2 à 3653 mètres d'altitude.

En accédant au salar à Colchani, la progression se fait d'abord les roues dans l'eau ! A la vue de ces îlots de sel encerclés d'eau, on pourrait presque se croire au bord d'un océan à marée basse !

Puis, un peu plus loin, nous ne tardons pas à trouver une surface presque sèche… une vaste étendue désolée d'un blanc aveuglant et d'une incomparable pureté. Juste le ciel, le sel et nous !

Une mer blanche et plane de plaques de sel de forme hexagonale ! Leurs contours moins nets qu'en plein hiver trahissent leur assèchement récent.

Quel bonheur de faire notre propre trace dans cette immensité avec comme seul repère le relief à l'horizon mais… en évitant ces grandes auréoles grisâtres dans lesquelles, raconte-t-on, on peut s'enfoncer dangereusement.

Bientôt l'île émerge au loin. Appelée Incahuasi ou la maison de l'Inca, elle est également connue sous le nom de lsla del Pescado. En la voyant ainsi posée sur cet océan de sel, son allure de poisson se confirme.

Mais on pourrait aussi l'appeler l'île aux cactus car elle est entièrement recouverte de Trichoreceus.

Très appréciée des touristes, elle est souvent envahie de monde, surtout à l'heure du midi où tous les groupes s'y arrêtent pour la pause déjeuner. Mais aujourd'hui la fréquentation se limite à quatre ou cinq véhicules et pas plus d'une dizaine de touristes. La balade vers les hauteurs de l'île est très agréable et la vue magnifique sur le salar.

Pour nous aussi, le cadre de l'île est idéal à l'heure du déjeuner. Pas besoin de déballer notre matériel : des tables constituées d'une plaque de sel et des tabourets de sel sont immédiatement disponibles… avec vue sur le désert blanc. Parfait pour tirer le repas du sac.

Mais déjà une autre île se profile au loin, qu'on aimerait bien atteindre. C'est parti pour une vingtaine de kilomètres de plus sur cet océan de sel.

D'après notre carte, ce serait celle-ci l'île Pescado mais elle est parfois aussi nommée Isla Pescador ou Isla Grande. Bref, comme souvent en Bolivie, d'un document à l'autre, les noms varient. En tout cas, elle est beaucoup plus grande que la précédente, également recouverte de cactus mais beaucoup plus sauvage et non aménagée. D'ailleurs, aucun autre véhicule n'a poussé jusque là… est-ce mauvais signe ?

Cela doit nous inciter à la prudence. Pas question d'y accoster, l'état de la couche de sel ne nous assure pas confiance. Ce n'est pas le moment de s'embourber ! Nous nous contenterons de la contempler à distance.

Puis retour à Uyuni non sans aller tâter un peu de surface inondée, histoire de voir les sommets andins s'y refléter et les cristaux de sel y briller.

Après la magie de ce désert de sel et d'eau, retour à la réalité car el Coche est dans un sale état. Heureusement, à l'entrée d'Uyuni, une station de nettoyage quasi professionnelle tombe à point nommé pour un décapage au "Karcher".

De retour à "la petite porte", il est temps de penser à l'organisation des prochains jours.

Nous avons en effet décidé d'abandonner définitivement l'idée de rejoindre Coquesa au nord du salar, cette zone étant en général la dernière à s'assécher.

Après avoir rapidement potassé nos guides pour trouver une nouvelle destination, nous consacrerons donc les trois jours prochains à une escapade à Sucre via Potosi, avant de passer les deux derniers jours de notre voyage à La Paz.

Afin de ne pas faire chou blanc à Sucre un week-end, nous assurons une réservation d'hôtel pour les deux prochaines nuits dans cette ville.

Voiture décrassée, linge lavé, courses faites, valises préparées… tout est prêt pour cette dernière phase du voyage. Il ne reste plus qu'à aller dîner et puisque la Loco nous a fait une si bonne impression pourquoi changer ? Le filet de lama au poivre vert ravit une fois de plus nos papilles.

Deuxième nuit à la Petite Porte.

Potosi la rude et Sucre la douce

J31 : Sam 28/05/11

Nous quittons le doux cocon de la Petite Porte à 7 h 30 car la journée risque d'être longue : 208 km mais 5 heures de route jusqu'à Potosi puis 160 km et 3 heures de plus jusqu'à Sucre. Entre Potosi et Sucre, la route est asphaltée mais celle entre Uyuni et Potosi est encore en construction, uniquement bitumée aux trois quarts.

Allons, courage… car pour commencer, c'est de la piste pendant les 20 premiers kilomètres jusqu'à Pulacayo. Après cette petite localité, nous accueillons le bitume comme une libération. Après des jours et des jours de piste poussiéreuse, enfin une belle route, fraîchement terminée, comme en témoigne encore l'absence de marquage au sol. Cerise sur le gâteau, elle nous fait aussi traverser de somptueux paysages.

Ce beau ruban asphalté nous amènerait-il à Potosi en moins de temps que prévu ? Hélas, non ! Déjà au loin, on distingue des panaches de poussière, signes que les véhicules circulent sur une piste de terre. Effectivement, nous ne tardons pas à arriver au cœur d'un vaste chantier. Partout ouvriers et engins s'activent à la construction de la route. Au fil des kilomètres, nous assistons, intéressés et amusés, aux différentes étapes : du tas de terre prêt à être étalé… à la route déjà lissée sur le point d'être recouverte.

Jusqu'à Potosi se succèdent alors des portions bitumées et d'autres non. Le plus étonnant des ouvrages est sans aucun doute ce superbe pont à arche en cours de construction. Une très belle œuvre !

De chantier en déviation, nous arrivons finalement à Potosi vers midi. Notre estimation était bonne. Après avoir cherché en vain un parking gardé pour el Coche, nous finissons par le laisser près de la plaza Estudiante afin de faire un petit tour à pied dans la ville. N'ayant pas vraiment potassé les curiosités à y voir, nous errons sans véritable but dans le centre historique et au hasard des rues, admirons l'une ou l'autre des 80 églises héritées de l'époque coloniale ainsi la vue sur le Cerro Rico qui a fait la richesse de la ville avec ses mines d'argent.

Mais la foule grouillante en ce samedi et l'altitude (4000 mètres) deviennent vite oppressantes et je ne suis pas mécontente de poursuivre vers Sucre. Les paysages changent rapidement, les montagnes s'arrondissent, des eucalyptus apparaissent au bord de la route ainsi que des champs de céréales et de nombreux villages.

A mi-chemin, la route plonge de 1000 mètres dans un canyon, Sucre n'est alors plus très loin. Il est 16 heures quand, soudain, au détour d'un virage… un gros encombrement… tous les véhicules sont arrêtés, engorgeant les deux voies de circulation. Mais que se passe-t-il ? La route serait-elle barrée par un bloqueo (grève)? Je me renseigne auprès des occupants de la voiture voisine. Je ne comprends pas toute la réponse de la dame, simplement qu'il faudra patienter au moins une heure et comme elle mime un volant de voiture, je conclus qu'il doit s'agir d'un accident.

En fait, pas du tout, la circulation a été interrompue en raison d'une course automobile sans qu'aucune déviation ne soit prévue. D'ailleurs en prêtant l'oreille, on entend le crissement des pneus des bolides et en tournant le bouton de la radio, on assiste aux commentaires en direct. Ambiance locale assurée !

Quand à 17 h 30 le convoi s'ébranle enfin, nous avons tout juste le temps de rejoindre notre hôtel avant la tombée de la nuit. El Parador Santa Maria la Real… encore un paradis !

Élégant et raffiné, cet hôtel historique possède une cour à arcades, des meubles anciens, une terrasse avec vue et une étrange partie historique. Nous nous y sentons comme des coqs en pâte !

Nichée à 2750 mètres d'altitude dans une vallée entourée de basses montagnes, Sucre jouit d'un climat doux et agréable. C'est effectivement le cas en cette belle soirée de mai qui se prête fort bien à un dîner au balcon au "Los Balcones Restaurant" sur la plazza 25 de Mayo. Un assortiment de viandes pour Hervé et une brochette pour moi… des portions énormes pour un prix lui aussi très doux ! Je sens que Sucre va nous plaire !

Dim 29/05/11

Un petit déjeuner digne des plus grands hôtels dans une salle à manger au décor ancien… voilà de quoi bien démarrer la journée.

Après avoir visité la partie souterraine historique de l'hôtel, la journée est consacrée à la visite de la ville, réputée être la plus belle de Bolivie et qui est aussi la capitale constitutionnelle du pays.

La course automobile s'est installée aujourd'hui au cœur de la cité et sur la plaza 25 de Mayo, les bolides sont, ce matin, sur la ligne de départ. Devant la cathédrale

Tous les Sucrites sont au rendez-vous et bien sûr, les vendeurs de barbe à papa, de bonbons, de sandwichs et de boissons. Une grande fête populaire !

La rue principale, théâtre de la course, est barrée mais nous finissons par trouver un moyen de contourner les barrières afin de pouvoir poursuivre notre visite.

Sucre conserve de belles églises et un magnifique ensemble de bâtiments chaulés hérités de l'époque coloniale et très bien conservés grâce notamment à son inscription depuis 1991 au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Nous poursuivons notre balade jusqu'au parc Bolivar où trône une réplique miniature de la tour Eiffel réalisée par l'auteur de l'original en 1906.

Le marché fait aussi partie des incontournable de la ville : un véritable festival de couleurs et de senteurs… et des fruits et légumes à profusion !

Pour le déjeuner, ce sera au Patio, c'est une salteñeria… qui sert (mais on peut aussi emporter) de délicieux salteñas, sorte de chaussons fourrés de viande, petits pois, raisins secs et olives, le tout légèrement pimenté…

Installé dans le patio d'une demeure ancienne, le lieu est très agréable et très apprécié des locaux. D'ailleurs, on y fait la queue en ce dimanche midi.

Sucre est aussi la capitale bolivienne du chocolat, nous ne résistons pas à en goûter quelques-uns mais ils n'arrivent pas à la cheville des chocolats belges. En revanche, chez Para Ti Chocolates, celui au quinoa est très original.

Chocolat et chaussons fourrés nous ayant bien plombés, le retour pour quelques heures à l'hôtel est bienvenu. C'est alors l'occasion de découvrir la vue depuis la terrasse, par-dessus les toits.

En fin d'après-midi, nous grimpons par d'étroites rues pentues vers le jardin de la Recoleta.

Pendant ce temps, sur la plaza 25 de Mayo, les vainqueurs de la course se voient remettre leur prix alors que nous allons finir la soirée par un excellent dîner à la Taverne, le restaurant de l'Alliance française.

Une très belle journée à Sucre et un véritable coup de cœur pour cette ville !

J33 : Lun 30/05/11

Impossible de rejoindre La Paz (à 700 km) en une journée, il faut scinder le trajet en deux, c'est donc une étape de transition qui nous attend jusqu'à Oruro.

Le départ est à nouveau matinal. Jusqu'à Potosi (150 km, 3 heures) nous reprenons exactement la même route qu'à l'aller.

Cent cinquante kilomètres nous attendent ensuite jusqu'à Chalapatta à travers des canyons impressionnants, des cols à plus de 4000 mètres, des montées et descentes terribles. El coche se traîne et la route nous semble interminable.

A Chalapatta, nous rattrapons la route venant d'Uyuni. Il reste encore 117 km jusqu'à Oruro mais heureusement là, c'est en ligne quasi droite sur un haut plateau jusqu'à notre destination finale.

Oruro, une ville horrible que nous nous hâtons de quitter ! A 15 km au nord-est, j'avais repéré les thermes d'Obrajes, un "complexe touristique" comprenant une sorte de piscine d'eau thermale chaude et un hostal familial. Je ne m'attendais pas à monts et merveilles et effectivement il valait mieux. L'accueil peu aimable et la chambre glaciale ne nous paraissent même pas valoir les 220 BOL (22 €) demandés.

Finalement, pour cette dernière nuit avant La Paz, nous serons aussi bien à dormir dans el Coche sur le parking, tout simplement.

Salar d'Uyuni inondé !

Derniers jours à La Paz

J34 : Mar 31/05/11

Nous avons si bien dormi dans notre 4 x 4 sur le parking des thermes d'Obrajes que nous sommes tout surpris de trouver un second véhicule garé à côté du nôtre et encore plus étonnés de constater qu'il remorque une des voitures ayant participé à la course automobile de Sucre.

Nous replions vite fait nos affaires, ça caille, et après un rapide petit déjeuner debout à côté d'el Coche, nous prenons la direction de La Paz. Le trajet est rapide bien que la circulation sur ce tronçon soit bien plus chargée que sur les autres routes boliviennes. De nombreux chantiers sont également en cours afin de doubler à terme cet axe de circulation, l'un des plus empruntés du pays.

A 11heures, nous rendons le véhicule chez Petita (rien à signaler) et une heure plus tard, le taxi nous dépose à la Loge. Au moment de préparer ce voyage, nous avions hésité entre la Maison et la Loge, tous les deux proposant un hébergement sous forme d'appart'hôtel. Pour couper la poire en deux, nous avions passé la nuit de l'arrivée dans le premier et réservé le deuxième pour le retour.

Dans le quartier résidentiel de Sopocachi, dans une petite rue qui ne paie pas de mine, un bâtiment en forme de bateau ! Nous y sommes !

Au rez-de-chaussée, le restaurant la Comédie. Dans les étages, cinq appartements. Bernardo nous a réservé celui du deuxième étage, un deux-pièces clair et moderne aux tons brique, ocre chaud et bois sombre, avec télé et ordinateur connecté à Internet. Formule petit déjeuner à domicile avec tous les ingrédients prévus dans le frigo et le pain frais accroché à la porte le matin à 7 heures. En plus du ménage quotidien, le lavage, séchage et repassage du linge est inclus (ça, c'est inespéré). Tout cela (pour moins de 50 €) promet une fin de voyage très agréable.

Après quelques heures de repos, il est temps d'explorer à pied le quartier. Le centre, ce sera pour demain.

La ville la plus haute du monde se laisse encore mieux apprécier depuis les quelques belvédères qui l'entourent. Le plus proche de notre appartement est celui du parc Monticulo. C'est donc là que nous nous rendons en cette fin d'après-midi.

A La Paz, les quartiers les plus riches se situent dans le fond du canyon alors que les plus pauvres se concentrent sur les hauteurs. C'est particulièrement visible ici :

De beaux immeubles modernes côtoient des petites bicoques rudimentaires, le tout dominé par une impressionnante chaîne montagneuse.

Au fil de notre balade, deux détails ont retenu notre attention. Impossible d'échapper aux rues en pente !

Et partout, des enchevêtrements de fils électriques

Après avoir arpenté le quartier de bas en haut et de haut en bas, nous n'avons heureusement pas de kilomètres à faire pour trouver une bonne adresse pour le dîner. Il nous suffit de descendre d'un étage et de nous attabler à la Comédie et si Hervé se laisse une nouvelle fois tenter par une viande, moi je choisis une truite du lac Titicaca. Cuisine excellente et service impeccable. Nous y reviendrons !

J35 : Mer 01/06/2011

A 7 heures, comme prévu, le pain frais est déposé devant la porte de notre appartement et une heure plus tard, nous sommes déjà dehors, avec comme but de rallier le centre à pied… 2,5 km… en montée.

Ce qui est curieux, c'est qu'on commence par descendre… forcément, nous partons dans la mauvaise direction, ce qui nous donne l'occasion de jeter un œil sur le quartier des ambassades et des grandes entreprises.

De grands immeubles de bureaux… on pourrait se croire dans une ville comme Calgary, par ex.

Mais cette erreur matinale va nous coûter beaucoup d'énergie car la montée sera d'autant plus longue et la traversée du quartier du Prado interminable.

Nous en avons plein les bottes en arrivant à la plaza San Francisco et sommes heureux de pouvoir trouver quelques instants de paix et de repos dans l'église du même nom.

La place est en complète rénovation et une armée d'ouvriers s'y active déjà de bon matin.

Mais si nous sommes venus jusque là, c'est pour découvrir l'un des marchés les plus curieux de La Paz, celui des Sorcières.

Entre les boutiques d'artisanat pour touristes, quelques marchandes vendent des ingrédients bien étranges : des ongles de camélidés et des fœtus de lamas momifiés, destinés à influencer ou à amadouer les esprits bienveillants ou malveillants de l'univers aymara.

Une balade agréable dans ces petites rues pavées… au fil des boutiques hautes en couleurs !

Une balade entre tradition et modernité car ici, on croise aussi bien des cholitas aux longues tresses, chapeau melon, jupe traditionnelle et châle aux couleurs vives que leurs filles en jeans et tee-shirt moulant.

En milieu de matinée, la ville grouille d'activité et les vendeurs et vendeuses sont tous à leur poste. Car ce qui frappe par-dessus tout, c'est que tout se vend et s'achète dans la rue. Beaucoup ont investi dans un petit kiosque, en fait plutôt un minuscule placard renfermant toutes sortes de marchandises, de la friandise à la boisson en passant par des jouets ou des billets de loterie. Mais la plupart vendent à la sauvette à un coin de rue.

Les plus étonnants : un vendeur de loupes, un autre vendant des pochettes et porte-documents en plastique, un troisième des casquettes usagées… bref, ce spectacle donne lieu à une intense activité, chacun criant et attirant le badaud.

Sans compter une cohorte de cireurs de chaussures, disponibles à chaque coin de rue. Vous n'avez aucune excuse de ne pas avoir vos chaussures parfaitement cirées. Ces lustrabotas portent souvent une cagoule ou une casquette enfoncée jusqu'aux yeux pour, dit-on, éviter l'opprobre sociale.

En cette fin de matinée, la circulation atteint son maximum, les rues principales sont engorgées de véhicules, essentiellement des taxis, des bus et surtout une flopée de microbus. A la fenêtre de chacun d'eux, un gars débite en permanence et en criant les noms de toutes les rues desservies… au milieu de klaxons incessants.

Traverser les grandes artères dans ces conditions relève alors du parcours du combattant. Personne ne respecte rien, les Boliviens sont aussi mauvais conducteurs que les Egyptiens ou les Equatoriens et même aux passages pour piétons, on n'est pas complètement en sécurité. Depuis quelque temps pourtant, une campagne de sensibilisation a été mise en place et des "zèbres" régulent le trafic à proximité de certains carrefours. Une approche ludique mais pas toujours prise aux sérieux par les conducteurs. J'ai bien failli me faire renverser.

Ajoutez à cela la pollution et l'altitude ! Dans ce contexte pas étonnant que nous ayons un peu la tête qui tourne au bout d'une matinée dans cette ville grouillante, surotu après cinq semaines dans la solitude des déserts. J'avais listé bien d'autres points d'intérêt mais pour aujourd'hui dans le centre, on s'arrête là. Alors le retour, en taxi ou à pied ? Bon, ça descend… alors à pied !

S'il n'est pas question de retourner dans le centre, nous promener dans un parc pour profiter d'une belle vue n'est pas exclu Après le mirador du Monticulo hier, c'est donc le point de vue du Laikakota qui nous attend cet après-midi. Et toujours à pied !

Bien que le parc soit visible de loin, nous nous perdons dans le dédale des rues et des escaliers des alentours. Pensant y arriver par un raccourci, nous débouchons finalement sur la terrasse d'une propriété privée. Une belle vue mais une impasse !

En arrivant là-haut, force est de constater que le parc est actuellement fermé pour travaux. D'ailleurs c'est tout le site qui est en restructuration. La ville y a créé une passerelle piétonne et une piste cyclable reliant le parc Laikakota au parc Roosevelt, une promenade très agréable dans des espaces verts joliment aménagés et une très belle vue en prime… depuis la "via Balcon".

Finalement, à notre compteur, largement plus d'une dizaine de kilomètres aujourd'hui. A 4000 mètres d'altitude, ça creuse, alors nous sommes encore bien contents, ce soir, de pouvoir mettre les pieds sous la table à la Comédie.

Reste la corvée des valises mais avec tout le linge déjà lavé et repassé à la Loge, cela devient une simple formalité ! Merci Bernardo de proposer ce service inclus qui va drôlement me faciliter la vie au retour ! Merci aussi pour tous les cafés si gentiment offerts. Un accueil vraiment top !

J36 : Jeu 02/06/2011

Comme notre vol est prévu à 17 h 30 ce soir, il nous reste toute la matinée pour finir la découverte de la ville. Les points à voir absolument sont alors cochés sur un plan et c'est parti, une nouvelle fois à pied.

De bon matin, nous reprenons la passerelle de la via Balcon en appréciant une fois encore le panorama.

Ensuite, direction le Museo del Aire Libre où l'on peut voir des répliques de statues trouvées sur le site de Tiwanaku, un grand centre cérémoniel pré-inca. Il est sans doute plus intéressant de voir les originales sur le site archéologique mais à défaut, on s'en contentera.

J'arrive finalement à persuader Hervé que le centre-ville n'est pas si éloigné alors nous mettons le cap sur le quartier de la cathédrale. La cathédrale

A l'intérieur, un des ses principaux attraits, ses vitraux !

La plaza Murillo devant la cathédrale

La Calle Jaén, la plus jolie rue coloniale

Cette ville grouillante, que nous trouvions hier presque hostile, se présente aujourd'hui sous une facette plus sereine et alors que nous déambulons à nouveau sur le Prado pour revenir à Sopocachi, nous supportons beaucoup mieux son agitation. A croire qu'en deux jours, elle a su nous apprivoiser.

En tout cas, même si elle n'a pas la beauté et la douceur d'une ville comme Sucre, elle dégage, grâce à sa situation exceptionnelle, quelque chose de fascinant.

C'est sur cette impression que se termine notre voyage de cinq semaines… dans des contrées à l'image de sa capitale… parfois hostiles mais toujours fascinantes. Bref, un fabuleux voyage !

Marché de la Paz



En conclusion

Un parcours de 5300 km, un kilométrage très proche de notre estimation initiale mais un itinéraire revu et adapté sur place et finalement bien équilibré. Des étapes parfois courtes en distance mais pas forcément en temps en raison de l'état du réseau routier, surtout en Bolivie. Des conditions climatiques parfois rudes mais jamais extrêmes, des altitudes toujours élevées. Des paysages à couper le souffle et un dépaysement total ! Un voyage qui nous a enchantés !

Commençons par ce que nous n'avons pas aimé : — la poussière… omniprésente ! — le passage des frontières… long, très long. Prévoir une demi-journée pour le passage depuis ou vers la Bolivie. Entre le Chili et l'Argentine, les formalités sont un peu plus rapides. Sinon, la solution est de consacrer un voyage à chaque pays. Ce que nous avons aimé : — Tout le reste… et particulièrement les paysages extraordinaires du Sud Lipez mais aussi ceux des parcs nationaux le long de la frontière bolivo-chilienne, du désert d'Atacama et notamment du salar de Tara sans oublier le parc national de Sajama. — après tant de beauté sauvage, la Quebrada de Humahuaca nous a fait un peu moins d'impression même si nous avons beaucoup aimé les arches du Cerro Hornocal ou la piste menant à Iruya. — enfin, un coup de cœur pour la ville de Sucre !

Sur le mode de déplacement Le Nissan Patrol, loué chez Petita, très bien équipé et entretenu par Aldo et son mécanicien, était parfaitement adapté aux conditions de piste difficiles de ces régions isolées. Pas une seule crevaison malgré le mauvais traitement infligé par le terrain. Il était malgré loin d'être étanche à la poussière. Très efficace pour le franchissement, un peu moins sur la route, il est néanmoins gourmand en carburant (25 l au 100 en moyenne). Heureusement, l'essence en Bolivie a l'avantage d'être très bon marché. Au Chili et en Argentine, le prix est proche de celui de l'Europe. La location d'un tel véhicule reste cependant une pratique marginale, la plupart des voyageurs utilisant les bus (parfois de nuit) pour les grands déplacements et les tour-opérateurs pour faire des excursions d'un ou plusieurs jours. Il donne assurément une très grande sensation de liberté. La conduite sur les pistes particulièrement en Bolivie n'est toutefois pas à prendre à la légère et exige un peu d'expérience. Il est également primordial de préparer minutieusement son itinéraire en raison de l'inexistence totale d'indications routières. Contrairement à que prétendent certains, circuler en indépendants dans la région de los Lipez est alors tout à fait faisable dans ces conditions.

Sur le mode d'hébergement Nous avons volontairement mixé des hébergements de type refuge certes rudimentaires mais permettant d'être au plus près des sites naturels et des hôtels plus confortables quand c'était possible. Dans les hôtels, le petit déjeuner est toujours inclus. Nos hébergements préférés : l'Atacama Lodge à SPA, le Cerro Chico à Tilcara, le Parador Santa Maria à Sucre et la Loge à La Paz. Les hébergements sont dans l'ensemble bon marché en Bolivie. Au Chili et en Argentine, ils sont plus proches du standard européen.

Sur la sécurité A aucun moment, nous n'avons ressenti un quelconque sentiment d'insécurité. Comme partout, il s'agit d'être vigilant et de ne pas exhiber de signe ostentatoire de richesse. Dans les villages, il n'y a aucun problème. En ville, notre véhicule était toujours garé dans un parking fermé, la nuit (toujours compris dans le prix des hôtels). Les habitants de l'altiplano andin sont des gens discrets, nous n'avons jamais été sollicités, pas même par les enfants.

Quelques données bibliographiques Pour la Bolivie, j'ai investi dans le guide Lonely Planet. Pour le Chili et l'Argentine, je me suis contentée de consulter le Routard et le LP à la bibliothèque municipale. En fait, nous avons surtout utilisé Google Earth pour visualiser et préparer l'itinéraire et Internet en général pour diverses informations. Ci-dessous, les coordonnées de quelques internautes dont les récits et/ou les témoignages m'ont aidés dans la préparation de ce voyage : http://www.namast.com/pag.php?pag=chi10 http://sites.google.com/...aterreargentine/Home http://www.enroutepourlemonde.fr/...Argentine/in... http://www.bourlingueurs.com/ Voilà vous savez tout, ou presque… en tout cas, si ce récit vous a donné envie de suivre nos traces, si vous avez besoin de renseignements complémentaires, n'hésitez pas, nous nous ferons une joie de vous répondre. Vous pouvez nous contacter par l'intermédiaire de notre forum préféré ou de notre livre d'or. Christine (récit) et Hervé (photos)

FIN...

Cerro Hornocal... encore !
Voyage sur la côte ouest des États-Unis: intérêt de San Francisco et Los Angeles? English translation pending
by Coco58mike85 · 2011-06-14 · 162 replies
Bonjour tout le monde , Je suis en train d'organiser un voyage d'environ 3 semaine au etats-unis (depart le 12/09/11) mais il y a telement de ville qui me semble bien à visiter que je ne sais pas quoi faire ^^ . Donc deja ce qui est sur c'est que je veux rester environ 1 semaine dans un hotel a las vegas 1 semaine et visiter ses alentours comme grand canyon etc... mais je voudrai savoir si d'apres vous sa vaut le coup de se rendre à san fransisco et los angeles ( sachant que j'aimerai bien passer environ 3 jour sur les plages) et je voudrai aussi descendre en voiture une journée ou 2 au mexique (si selon vous c'est interessant car c'est juste a la frontiere). Et si vous me dites qu'il y a juste las vegas et los angeles de bien j'irai surement 5 jour a new york . Oui désolé je suis compliqué mais ça va etre mon premier voyage au etats-uni et j'ai un peu envie de tout faire 😛 Merci beaucoup d'avance à se qui me lisent et me repondront .
Visite du bateau de croisière RCI Liberty OTS English translation pending
by Dacy · 2011-06-09 · 343 replies
Bonsoir toutes et tous,

Aujourd'hui, Josiane (JIBE) son mari et nous, avons visité le CELEBRITY ECLIPSE à La Seyne. La viste privée avait été organisée par une agence lyonnaise dont fait partie JIBE et nous avons été invités car nous avions réservé une croisière Célébrity. C'est une pure merveille ce bateau, c'est pas notre ami TITI qui nous contredira ; partant sur le Solstice, je pense que nous allons passer une croisière magnifique. Je vais essayer de mettre quelques photos.

Nous avons rencontré le représentant de la Compagnie ; il se trouve que c'est une personne bien sympathique😉😉 et profitant de sa sympathie🤪, nous avons pensé aux membres du forum et lui avons demandé si une visite du LIBERTY OF THE SEAS pouvait être organisée en lui expliquant qu'à nous seuls, les VF nous serions assez nombreux😎😎. Ce bateau sera en escale à La Seyne tous les dimanches à partir du 12 Juin.

Eh bien devinez quoi????????????? il a dit OUIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII😉😉 . C'est pas le top çà. On va pouvoir être tous réunis à nouveau. Il m'a proposé Juillet ou Septembre avec une date à voir et là, c'est sûr, il va falloir s'organiser 🤪🤪 pour qu'un maximum de personnes puissent être présentes!!!!!!!!! D....d si vous nous lisez, il faudra tenir parole😉😉😉 et nous l'organiser cette visite!!!!!!!!!!!!!!!😎😎

Voilà, j'espère que cette nouvelle vous fera plaisir😉😉😉😉

On se contacte. A plus

Reine
Formalités pour se marier avec un Algérien? English translation pending
by Minimoyz · 2011-06-01 · 55 replies
bonsoir ,

voila depuis quelques mois je discute avec un algérien( ayant des sentiments virtuel tous les 2 ) , et au mois d'avril j'ai décidée d'aller le rencontrer en Algérie , au premier regard sa était le coup de foudre , et nous avons décider d'aller plus loin c'est à dire le mariage islamique. ( imam venu chez lui )

ma question est , comment se passe un mariage islamique ( juste pour voir si je me suis pas fait berner , car je ne connais rien de l'islam ).

et mon autre question est , comment se passe un " vrai " mariage avec une française habitant en France et un algérien vivant en Algérie ? et surtout que faut il comme papier , et combien sa met de temps pour que lui puisse venir en France ?
Discussion autour du thème du concours du mois de juin 2011 "Bouffe" English translation pending
by Ragamuffin · 2011-05-31 · 411 replies
C'est ici pour faire tous les commentaires à propos du concours photo du mois de Juin 2011
Assurance de tour du monde: Mondial Assistance? English translation pending
by Elvain · 2011-05-27 · 79 replies
Bonjour,

Nous partons en tour du monde en septembre prochain pour un peu moins d'un an.

Nous souhaitons souscrire à une assurance pour être couvert au mieux. Les messages postés laissent entendre que Mondial Assistance n'est pas mal.

Nous hésitons entre deux formules proposés par Mondiale assistance: World Gold protection (270€/an/Personne) ou la simple Classic protection (90€/an/personne). Cette dernière ne couvre que les personnes mais est nettement moins cher.

Nous avons un petit budget et voyageons principalement à pied et transport en commun. Nous prenons quelques fois l'avion (pas de ticket tour du monde, mais que des allés simples).

Pensez-vous qu'il soit plus prudent de prendre la World pour assurer nos vols, nos bagages, ... ? ou la Classic suffit-elle pour le type de voyage entrepris (pas de véhicule, pas d'habitation en Belgique, ...)

Que feriez-vous? Ou si vous avez été dans cette situation, qu'avez-vous fait?

Malgré notre petit budget, nous n'hésiterons pas à débourser plus lorsqu'il s'agit d'assurance...

Un grand merci d'avance pour vos conseils
Impressions de Bangkok English translation pending
by Nolack · 2011-05-19 · 42 replies
bonjour à tous,

d'abord merci à tous les contributeurs dont j'ai lu les post, qui m'ont consolée de ne pas être là bas et m'ont donné des idées pour mon voyage actuel.

je suis déjà allée plusieurs fois en thailande et n’y vais pas cette fois pour visiter le pays mais pour essayer de connaitre un peu mieux les thailandais, c'est pourquoi mes choix ne seront peut etre pas d'une grande aide aux primo voyageurs, mais on ne sait pas.

Allez-y ! les billets ne sont pas chers en ce moment, j'ai payé 540€ pour un vol sur la superbe qatar , avec une tout petite escale à doha, juste le temps de voir le désert par le hublot et de me dégourdir les jambes. Appréciable : j'avais 3 sièges pour moi toute seule. Saison des pluies ? il ne faut pas s’affoler, je trouve que ce n’est pas pire qu’en été. Arrivée samedi soir, j'ai logé, comme d'habitude à l'Atlanta, que les gens n'aiment pas généralement sur les forums, mais moi, si. L'hotel le plus puritain et le plus joli de sukumvit. J'ai pris le nouveau métro airport link, très facile !

En arrivant, des orchidées dans l'aéroport, oui, c'est bien la Thailande et c'est bien moi qui y suis à nouveau. Un pied dehors, premier choc thermique, l'impression de rentrer dans un aquarium tropical, Deuxième choc thermique inverse dans le métro, ils sont toujours aussi forcenés de la climatisation. Mais quel plaisir, déjà la nuit, il fait toujours aussi chaud mais j’ai l’impression que ma peau après des mois de sécheresse, a enfin repris un taux d’hydratation normale, je me sens toute détendue, plus besoin de me recroqueviller pour me protéger du froid, je vais m’acheter quelque chose à manger, ca va être des fruits, une brochette et, soyons fous, une chang. C’est que dans l’avion, ils vous donnent à manger toutes les deux heures, ça finit par perturber. Quelle cohue dans la rue, très attention en traversant ! les uns partent s’amuser, les autres travailler ; le début de la nuit ici, ca fait gai comme à Paris, les premiers jours de l’année où il fait vraiment beau, tout le monde sort. Dans quelques heures, des images plus cruelles surement. Le lendemain, rendez vous avec thuan pour qu'il me montre les khlongs, je ne ferai qu'en rajouter à ce qu'on dit tous les précédents forumeurs qui sont allés avec lui, l'émerveillement, tout se fait doucement. Quand on aime les plantes tropicales, on se régale. Quand on aime les gens, on est épaté par ce que thuan raconte sur les habitants. Il y a aussi de très belles maisons. En plus, comme je suis venue seule, donc moins lourde que ceux qui viennent à deux ou plus, j'ai eu la chance d’aller sur des khlongs dont l'eau est très peu profonde, empruntés principalement par les cultivateurs avec des bateaux très peu chargés ; incroyable toutes ces cultures en plein bangkok. les jours suivants, j'ai quand mème eu un peu de jetlag, alors je l'ai joué club med, un peu de ballade, beaucoup de piscine et de massages. J 'ai eu envie d'aller au Wat saket, suite au très joli post d'un membre, il devait y avoir une fète parce qu'il y avait ce mélange de kermesse et de ferveur qu'on trouve souvent dans les temples, je n'ai pas réussi à me lever très tôt, c'est donc sous le cagnard que j'ai grimpé la montagne d'or. Très belle vue. J’ai pris mon temps. Mais pour y aller, je me suis familiarisée avec le bateau bus, auquel je ne comprenais rien avant et maintenant je l'utilise tout le temps. Je suis aussi allée aussi à Chinatown, où j’aime bien me perdre.

J'ai eu envie de revoir les khlongs. J’ai aussi un autre projet, c’est d’apprendre le thai ; je me suis escrimée un bon moment, l’année dernière, sur la méthode assimil et cette année, je me suis décidée à prendre des cours. Mais alors, pas si fréquent de pouvoir parler thai, vu que tous les thai essaient d’apprendre à parler anglais eux même…Donc, je cherche des coins pas touristiques où m’immerger. Et là, bingo ! Thuan le jaidee, encore une fois, connait une guest dans les khlongs.

Il m’y a amenée et j’y reste quelques jours, première farang dans cette guest, parait il.(500 bath, avec petit dej). Une très jolie maison, confortable, et il y a internet, mais c’est thai quand même, c'est-à-dire qu’il faut savoir manier le jet dans les toilettes et manger assis par terre, je n’ai pas encore vu le petit dej, mais il n’y a surement pas de pain. Pour ce que j’en saisis, les codes sont vraiment différents. Ce sont des gens adorables, mais ils m’ont surprise, ils m’ont proposé de dormir avec eux, tellement ça leur brisait le cœur que je sois seule dans ma chambre, j’ai refusé, en espérant n’avoir pas été trop impolie. Sinon, parler thai, ca marche pas si bien encore, c’est affreusement difficile, j’use d’un quasi perpétuel sourire pour suppléer à mes misérables bredouillements.

En plus, ils font, enfin la dame fait, des trucs terriblement bon à manger, je n’ai jamais trouvé aussi bon au restaurant ni même en famille. Ce soir : tomyam crevette, magrets de canard un peu sucrés, un très gros poisson grillé, quelque chose (bœuf et légume) que je n’ai pas reconnu mais épicé et bon, + riz gluant à la banane, mangues et farang…heureusement, je sais dire « je n’ai plus faim ». Ils ont eu la gentillesse d’essayer de parler tout le temps avec moi, pour aujourd’hui, je n’ai pas voulu boire le whisky que le monsieur me proposait, mais demain, j’en prends, ca ne peut que soutenir mes efforts linguistiques.

Les khlongs, toujours aussi beaux, je me suis promenée un bon moment, à pied, puis lamentablement perdue et un vieux monsieur m’a ramenée en rigolant tout du long.

Je compte rester un peu ici, je ne sais pas où j’irai après, mais j’ai 3 semaines, ca va. J’espère me trouver un aussi bon coin où je pourrai essayer de parler thai, si vous avez des idées ? je terminerai par quelques jours de mer. Spéciale dédicace à beautoucan, je suis en train de lire ton livre, je m’étais « retenue » de le lire en France, je préfère le lire en situation, très sympa A bientôt
Excursion dans le parc de Manu depuis Cuzco? (Pérou) English translation pending
by Elwenn1er · 2011-05-17 · 21 replies
Bonjour, Nous aimerions faire une excursion de 3 jours – 2 nuits dans le Parc de Manu, nous avons trouvé plusieurs formules intéressantes, mais la plupart des circuits démarrent à l’aéroport de Puerto Maldondo. Nous n’avions pas spécialement prévu de prendre un vol intérieur, et on a du mal à trouver des infos sur les liaisons en bus. Avez-vous des informations concernant les trajets en bus ? Ou le contact d’une agence sérieuse qui puisse nous prendre en charge depuis Cuzco ?

D’avance merci !
Sortir à Paris et... visites en dehors de Paris? English translation pending
by Maude07 · 2011-05-14 · 105 replies
Salut tout le monde!

Je vais à Paris en famille pour deux semaines, début juillet (je sais, ça aurait été mieux en mai ou en septembre, mais l'université m'en empêche). J'ai déjà lu des tas de carnets, mais j'aimerais avoir d'autres infos!

J'aimerais avoir vos conseils sur plusieurs de ces sujet:

1- Les boutiques : ma soeur et moi sommes fascinées par la mode. Nous aimerions savoir où les bonnes boutiques à petits prix (ou bien juste raisonnables) se trouvent (des choses originales, en solde, autre?)... J'ai lu sur les marchés aux puces, les marchés à ciel ouvert. S'il y a des endroits qui sont moins touristiques, j'aimerais les connaître. (Mon but ultime serait de trouver une antiquité : un camée, mais ça doit être hors de prix, non?)

2- Les petits restos pas chers et typiques. Le midi nous aimerions manger dans les parcs, donc pour emporter et le soir, une table d'hôte pas cher. Encore une fois, on préfère les endroits que les Parisiens aiment... pas ceux des touristes. D'ailleurs, si vous connaissez des bons endroits pour des gélatos, des cafés, autre!

3- Les endroits à visiter en-dehors de Paris :On aimerait se permettre deux-trois jours en dehors de Paris. Versailles? Strasbourg? Est-ce qu'il y aurait une plage où on pourrait aller (peut-être en Normandie... on aurait peut-être voulu y aller!?) si on tombe en plein canicule? Avez-vous d'autres idées d'escapades qui se font en une journée ou bien en deux jours?

3- Les spectacles: On aimerait peut-être aller voir un spectacle durant notre séjour. Opéra, ballet? Autre? Cinéma? J'ai entendu parlé qu'il y avait de jolis et vieux cinéma ou on peut vraiment plonger dans le passé. C'est lequel le meilleur? :P

Ça fait déjà beaucoup de questions, merci pour votre aide!

Maude
Qui va dans dans l'Ouest américain et quel circuit en août 2011? English translation pending
by Max68 · 2011-05-02 · 143 replies
Bonjour à tous,

J'ai trouvé super le travail de VNOA pour Mai et Juin 2011, je me propose donc de reprendre son flambeau pour le mois d'Août. Ce post concerne l'Ouest Américain (et non ! ... Arnho pas l'Est 😉)

Je peux saisir vos dates et lieux afin que chacun puisse voir s'il y a quelqu'un d'autre dans la même ville que lui. L'an passé j'avais ainsi rencontré PAT124 au milieu de nulle part et j'avais trouvé cette rencontre très sympathique 🙂. Il ne s'agit en aucun cas de chercher un compagnon de voyage. Il appartient donc à chacun de regarder ses interactions avec les autres V Forumeurs et de les contacter.

VOICI LE TABLEAU

A+, cordialement

Max
Pat et Ninou au jour le jour dans l'Ouest américain English translation pending
by Ninou98 · 2011-04-15 · 750 replies
Hello, Hello,

Je viens d'indiquer l'adresse de cette file à nos ami(e)s qui nous suivent sur le site et qui ne peuvent pas nous répondre puisque je suis incapable de créer un livre d'or. Je compte sur tous les gentils V-Forumeurs pour accueillir ceux qui voudront bien s'inscrire pour nous répondre ici.

Le site est à jour (sans les photos mais ca va venir jusqu'au départ pour CARRIZOZO !

Amicalement à tous, Bises tendres de l'Ouest Ninou
Le Mont Olympe en avril, sur les traces d’Alexandre et de Philippe (Grèce) English translation pending
by Tomas3 · 2011-04-09 · 99 replies
Le Mont Olympe en avril, sur les traces d’Alexandre et de Philippe

Avril est parfois hasardeux quand on décide un trekking en Europe, surtout en montagne. Pourtant le Mont Olympe, avec ses 2917 mètres d’altitude, à quatre heures de Bâle-Mulhouse, montagne modeste, mais combien mythique, obsèdent de nombreux randonneurs…

Surtout s’ils savent que pas moins de douze dieux habitent ces trois sommets: le STEPHAN I (siège de Zeus) le SKOLIO (2911 m) deuxième sommet du massif, et ce fameux MYTIKAS, qui culmine, divin, à 2917 m…

Seulement voilà, la plupart des guides de voyages décrivent la difficulté des 300 derniers mètres, qui surplombent un à-pic de 450 mètres… »Un guide est vivement recommandé »…’Passage en cordée obligatoire »….

En fait cette montagne est à ce point difficile qu’elle ne fût conquise pour la première fois qu’en I913...

Ulysse avait cependant un compte à régler avec l’hiver européen, il espérait que l’anticyclone des Acores qui balaierait l’Europe en semaine 14 accélèrerait la fonte des neiges que l’on voit sur les photos des guides et que l’ouverture des gîtes en début de saison(avril-mai) en serait accélérée…

Hélas, à l’arrivée à Thessalonique, le survol des Alpes et des sommets de Macédoine et d’Albanie, avait procuré à Ulysse et à Zou z, son guide préféré(cf. »le raisin est plus vert à Mascate »sultanat d’Oman) quelques sombres pressentiments…

Pourtant l’office de tourisme de l’aéroport international de Thessalonique ne les détrompa pas: « il n’y avait plus de neige à cette époque au sommet de l’Olympe… » Première rencontre avec le dieu Hermès(le dieu du commerce et des voleurs) les grecs certes avaient intérêt à vendre leur tourisme, vu l’état de leur balance des paiements….
Déménagement au Brésil: vendre ou emporter mes électroménagers? English translation pending
by Tidakmau · 2011-03-31 · 16 replies
Bonjour,

je déménage au Brésil dans les prochains mois et j'ai un dilemne quant à mes éléctroménagers français: vendre ou emporter?

d'un côté, ça me fait de la peine de vendre des beaux électroménagers tout neufs d'un autre côté, je me dis que (i) ça risque de me coûter bonbon en taxes d'importation et (ii) ils ne marcheront de toutes façons pas au Brésil

je vais à São Paulo

=> pensez vous que ma TV marchera? (pal-M... je sais pas si c'est compatible sur une TV française récente) =>> quid des lave linge, frigo, cave à vin, etc. ? (220V...)

des expériences de déménagements récents? des conseils?

merci !!!

J
Avis sur mon parcours pour les dix premiers jours aux Etats-Unis? English translation pending
by Nounoupoun · 2011-03-24 · 31 replies
J'ai terminé le parcours tel que je le veux (en tentant de mettre des détails avec les plans des parcs que j'ai - une amie me les a ramené) et je voudrais vos avis sur:

- la faisabilité (notamment en terme de temps) - les décalages horaires car je me les mélange un peu tous - les gros oublis ou à l'inverse les trucs trop ...! - et la question (vous comprendrez en lisant le parcours): je fais quoi à Zion la journée suivante (celle qui ne figure pas encore sur le parcours)?

C'est parti et merci d'avance de m'aider à régler cette première partie de voyage!

Rappel: je dors à Scottsdale la première nuit après l'arrivée à Phoenix

J'ai tenté de faire tout ça étape par étape pour que ce soit clair

Mon but est de ne rien oublier et de préparer au maximum parce que pour ce type de voyage ca me semble pas mal.

ETAPE 1: SCOTTSDALE - SEDONA

route de Scottsdale à Sedona par l’Apache Trail. Environ 3h.

route faite de Cactus. Absolument superbe.

Sur la route : Goldfield Ghost Town (tenter d’arriver assez tôt pour éviter le monde) Ancienne ville minière, ville fantôme.

La boucle vers Tortilla: 3h - 3h30 Le trajet jusqu'à Sedona: 2h15 Repas vers Sedona Sud Ballade Courthouse / Bell Rock: 2h

ETAPE 2 GRAND CANYON

JOUR 1:

Arrivée depuis Sedona (environ 45 minutes)

10h : tour en hélicoptère pour le survol du Grand Canyon (environ 30 minutes)

Après-midi : Hermit Road. A faire à pieds ou en navette (plusieurs arrêts) le long du Canyon.

Coucher de soleil sur Hermit Road

JOUR 2:

5h : lever du soleil à Mather Point puis enchaîner sur Kaibab trail road (environ 3h)

après midi : Desert View Drive puis départ pour Page

route pour Page : route magnifique. Passer par Lee’s Ferry pour admirer les falaises de Vermillon Cliffs en fin de journée et Navajo Bridge (pont piétonnier)

19h30 : coucher de soleil sur le lac ? Hotel à Page

ETAPE 3: LAKE POWELL

JOUR 1:

vers 9-10h : Horseshoe Bend

croisière sur le lake powell (environ 6h) jusqu’à Rainbow Bridge ou location bateau pour la journée voir horaires départ (on ne pourra peut être pas faire Horseshoe Bend à cette horaire)

JOUR 2: ANTELOPE CANYON

Si pas fait la veille : Horseshoe Bend vers 9-10h

Antelope Canyon (être vers midi dans le canyon pour les puits de lumières)

Barrage de Glen Canyon de 8h30 à 16h. Départ toutes les 30 minutes.

Partir vers 13h pour Valley Drive (scenic drive 12). Environ 3h de route.

Coucher du soleil : John Ford’s point

ATTENTION ON PERD UNE HEURE Hotel à Monument Valley

ETAPE 4: MONUMENT VALLEY

Matin:

Voir le lever du soleil (obligatoire)

Valley drive. On peut y accéder en voiture seuls.

Choses à voir sur la route entre autre : Sentinel Mesa, Big Indian, Castle Butte, Raingod Mesa, Thunderbird Mesa, Spearhead Mesa, John Ford's Point, Camel Butte, Totem Pole, Artist's Point, North Window

Après-midi :

En direction de Moab (donc sur la route)

Mexican Hat / Gooseneck State Park

(Eventuellement Muley point, mais plus loin)

Valley of the Gods

Dead horse point (ou le lendemain, en fonction)

ETAPE 5: MOAB ET ENVIRONS

JOUR 1:

Dead horse point overlook

Canyonland : Island in the sky, toute la journée

- la route jusqu’à Grand Viex Point Overlook

- la route jusqu’à Whale Rock (ou bien sur le retour vers Moab, la route de Potash et Petroglyps)

à possibilité de faire la balade de Mesa Arch et Green River Overlook

voir pour la faire Shafer Trail Road (assez tortueux) pour se rendre à Gooseneck Overlook

JOUR 2: ARCHES PARK

Dead Horse point overlook si toujours pas fait

Arches Park, toute la journée :

- The Great Wall (en voiture) avec points de vue

- Randonnée de Devil’s Garden (vers le nord)

- Redescendre jusqu’à The Windows Section

A la rigueur, si fatigue et chaleur retour à Moab à l’hôtel se poser pour repartir IMPERATIVEMENT pour 18h

- Randonnée de 2 km de Delicat Arch Trail (point de départ). Rando à faire en fin d’après midi (vers 18h) pour le coucher du soleil superbe.

ETAPE 6: CAPITOL REEF Route vers Torrey et Capitol Reef

Prendre la route 128 (très léger détour) et faire un crochet à Fisher’s Tower (magnifique), sur la droite de la 128.

En passant à Caineville, arrêt à Mesa Ferme Market : fruits et légumes frais 100% bio. Très bons

Poursuite sur la route 24 en traversant une partie de Capitol Reef jusqu’au Visitor’s center. En passant et s’arrétant Fruita District et aller voir les Pétroglyps.

Puis faire la Scenic Drive (2h AR) et revenir au Visitor Center

Poursuivre jusqu’à Torrey avec la points de vue The Castle, Chimney Rock…(qui sont déjà sur la route scenic drive 12) ne pas rater point de vue et coucher de soleil à Gooseneck Overlook hotel à Torrey

ETAPE 7: BRYCE CANYON et ZION PARK

JOUR 1: BRYCE

Départ de Torrey en passant par la Scenic Drive byway 12. Fantastique (surtout entre Escalante et Boulder)

Faire Anasazi State Park (environ 1h30) de 8h à 18h près de Boulder.

Arrivée sur Bryce : faire la partie Nord (« Amphithéatre »)

Coucher de soleil à Paria View !!

JOUR 2: BRYCE

Lever du soleil à Sunrise Point. Impératif ! Ne pas rater l’embranchement. Gros pull il fait 10 degrés.

Faire la Scenic Drive qui traverse le parc avec les points de vue (Fairview Point, Aqua Canyon …), partie sud

Coucher du soleil à Sunset Point

JOUR 3: ZION

le matin :

2 rando : - Navajo Loop Trail (pour descendre)

- Queen’s Garden Trail (pour remonter)

Au total : boucle de 5 km permettant de descendre au cœur même de l’amphithéatre ! impératif pour vraiment se rendre compte de la grandeur de Bryce. Ne pas partir trop tard pour éviter le monde.

Pic-nic puis partir vers 15h pour la route de Zion

Si temps et volonté : petite rando Pink Canyon SP

A l’issue, tunnel long à passer car très étroit. donc circulation alternée

Prendre la Zion Canyon Scenic Drive (environ 10 km, en cul de sac très belle) en navette uniquement.

Canyon overlook trail (rando 1h AR) pour vue panoramique impressionnante

hôtel à Zion
Retour des États-Unis! English translation pending
by Lydia03 · 2011-03-16 · 19 replies
bonjour !!! me voici donc de retour ! alors depart bordeaux pr paris il reste une place pres de nous et la un monsieur arrive que je ne connais absolument pas mais mon copain SIIII !!! cest gernoth rohr ? un gars qui entraine maintenant lequipe du gabon ?mouaiss ok et cest lancien entraineur de bordeaux , il a entrainé zizou ok ok mouais bon sa me parle pas mais mon copain limite les larmes aux yeux bref j'ai papotté avc se monsieur pdt 1 h trop sympa !! ensuite paris los angeles on passe la douane nikel ! meme pas peur !!!lol et la pres de nous ds l'avion fabrice éboué ! bref que des stars lol trop fort ! la j'arrive a los angeles rhoo trop contente ! entre le moment ou l'avion se pose , que je passe la douane que je recupere ma valise ( 20 mn chrono ) pas une de plus ! trop bien ! on se retrouve ds un monde parallele mdr et les douaniers de los angeles ou san francisco trop trop sympa ,

jour 1 decouverte de los angeles surtt hollywood boulevard waouh cest trop jolie ! je suis en pleine forme !! il est 17 h et la nuit tombe deja sniff ptite promenade ....qlq achats . sa brille cest beau ! hooo des sosies trop chouette !! HOOO des mega pizza !!!! pizza geante a 2h on fonce avc juju on fonce !! on dévore une super pizza de fou et direction lhotel (hollywood city inn ) pas trop cher hotel propre et sympa avc jolie piscine a 2 klm dhollywood boulevard ) hop dodo a 19 h ! (jour 2 )le lendemain matin a 3 h30 jetais prete lavé , maquillé ! juju leve toi on va a beverly hills mdrr le pauvre a 3 h30 du mat ! impossible de dormir pr moi avec le décalage bref il rouspette ....donc on quitte lhotel a 5h00 ! le jour se leve tres tot la bas et cest tres bien ! visite de beverly hills mouais on passe quoi ... santa monica 6 h du mat deja le soleil qui brille cest tres tres jolie !!! surtt santa monica pier ptit café avec croissant francais .......3 minutes au micronde le croissant je vous raconte pas la tete du truc ! bref ! direction venice beach vers 7h30 un ptit tour puis on sen va tres tres rapidement ben ouais... on ne pense pas a sa non plus ... , a 7 h30 les SDF se leve ...les toxico eux se couche ........bref au bout de 4 ou 5 personnes que je croise en train de se vormir dessus on decide de faire demi tour tres rapidement !on sen va .......venice beach a 7h30 du mat cest pas une bonne idée mais vraiment pas bonne du tout ...ou peu etre que cest juste pas de chance et que les autres jours cest pas comme sa le matin ? bref direction hollywood sign , waouh top ! photo photo photo ! la juju en train de conduire la voiture ( boite auto ) voila que monsieur ne tente pas de passé une vitesse ? gros dérapage a hollywood moi la tete ds le pare-brise ! genial des le matins un peu peur mais bon ! BRAVO QUI , ? bravo juju ! direction le griffith obsvertatoire cest tres jolie ! rien a dire cest vraiment a voir ! puis on retourne a hollywood boulevard la un super parking qui se trouve a 50 metres du graumans chineses theatre voici ladresse au cas ou 1738 north orange drive ( 2$ de lheure ) je pense que 2 jours a los angeles son suffisant pour voir le plus interressant ) sans faire les parcs biensur )

- -- jour 3 direction palm springs ! on se leve tot encore style a 4h .... directino cabazon pour voir les outlets mais on arrive trop tot a n'ouvre que vers 10 h donc on decide de prendre un ptit dej puis direction palm springs gros coup de coeur pr cette petite ville es la ville parfaite ? palm desert cets tres tres jolie aussi , 9 h du mat 30 degres un paysage de fou !des montagnes ! ces cocotiers !des palmiers ; cest propre, cest beau , cest waouhh notre hotel le caliente tropic tjr a prix abordable rien a dire cest juste parfait une chambre de malade !!!piscine jaccuzi ! hop maillot de bain pour juju et un ptit plouf ds la piscine lhotel deco hawaienne ... et tte la nuit un ptit oiseau ses mis a chanté jusquau matin au moins 25 sons differents ! j'ai jamais entendu sa , un petit pavarotti en puissance ! quel bonheur de se levé avec sa ! loiseau du paradis :) a savoir que le jeudi soir il y a un grand marché ds la ville au moins 200 vendeurs cest juste Top !! palm springs cest le reve ....! l'herbe est si verte que sa pique aux yeux si si ! - -- jour 4 direction oatman. kingman, route 66 sur la route qui mene a oatman des anes un peu partout ! cest trop mignon ! et le village de oatman un veritable village de cowboy ! on a eu le droit a une bagarre entre 2 cowboy avc pistolet ect enorme quoi ! village vraiment tres tres tres jolie a voir absolument ! puis ptit hamburger avec french fries au coeur du village ( et pourquoi french fries au fait ?? belge fries plutot non ? !!! bref les gens du village super gentil, agreable , bref ptit village tout simpement ENORME !!! direction kingman par la route 66 et la des maisons au millieu de rien ? mais qui habite la ? cest tres beau ....mais aussi lugubre ! et la au bout de qlq klm KINGMAN !!! waouhhh quel coup de blues quel horreur que cest moche cest triste cest gris cest berkkk rien a voir rien a faire a si peu etre le musée route 66 mais bon sa vaut pas le détour je trouve on arrive a lhotel la le gars nous jette carrement ...on tel a hotel .com en france et la la femme nous dit simplement ah oui !! on ne travail plus avec eux ! sympa de prevenir a lavance! vraiment sympa ! on cherche un hotel par nous meme ds cette ville qui me donne envie de partir .... bref on trouve un hotel la on se couche tres tot pr oublié cette ville de M...E et la vers 21h sa tape fort a la porte mais fort et sa parle en anglais ...etre reveillé comme sa je vous promet j'ai flippé ! je regarde par l'oeil de la porte et la je voi 7 ou 8 gars de 25 ans en train dhurlé devant notre porte ...la flippe ... mon copain qui me rassure ( ca y est on va mourir ) ta gueule juju !...... bref on se remet au lit sans ouvrir la porte biensur 2h apres rebelote sa tape sans cesse pdt 10 mn et sa gueule sa gueule ( juju ca y cette fois cest fini pour nous ) ho mais ferme la !!!!! bref je ne sais pas si cest une erreur , si l'acool avaia avoir qlq choses la dedans ou non mais j'ai eu la peur de ma vie ( 2x ) A 4H30 hop on se leve on sen va de cette ville de fou - -- jour 5 direction seligman , williams, grand canyon

seligman ptite ville de la route 66 tres mignon , un bon ptit dej ds le village hummm des pancakes ! williams pareil cet charmant comme petite ville et la grand canyon pour 2 nuits rien a dire ! cest grand canyon quoi !!! le 1er soir a lhotel au retour du grand canyon je commence a avoir la jambes tte rouge et des plaques ...ho non je suis défiguré des jambes !!! j'ai du me faire piqué par une bestiole je sais pas trop ....je demande a lhotel avec mon super anglais la pharmarcie la plus proche la femme ne capte rien normal koi ! mon copain parle un peu anglais et arrive a se faire comprendre la dame me repond la 1ere pharmacie est a williams ! a 100klm ! genial bref je vais au supermarket du coin le type me donne une creme qui me brule a base de menthol qui m'arrache les jambes sa me brule 10x plus le lendemain on decide de partir et de perdre la nuit pour trouvé une pharmacie a williams - -- donc jour 6 direction seligman peach springs lac mead sur la route si je ne me trompe pas ??? bref la route 66 de peach springs limite lugubre au millieu de rien 2 ou 3 maison a 150 bornes de tout mais qui habite la ? cest fou ! lac mead magnifique , le barrage boulder genial ! on arrive a las vegas 1 nuit au stratosphere ho cest beau sa brille sa clignotte de partout ! le casino tres sympa , la chambre un peu moins tres chaud pas de clim .....bon cest pas bien grave la on sen va du casno direction le strip ....hooo cest loin !!! et en plus de sa chaques 10 metres 1 sdf dont 1 que jai eu peur avec des (seringues) au moins 6 ou 7 a ses pieds un regarde de fou bon on va prendre un taxi !!!! alé on se promene genial ptit resto ds le stratospehere trop trop bien ! toute les 20 mn les serveuses et serveur chantent ! des chanson de grease ! cest kitch mais j'adore ! tape dans tes mains juju !!! force toi ...men fou ! le lendemain direction excalibur pour 2 nuits casino magnifique mais beaucoup beaucoup trop ! on sy perd ! la chambre horrible une chaleur a mourrir , pas moyen douvrir les fenetres et pas de clim un bruit infernal jour et nuit ds le couloir et ds la rue bref 2 nuits sans dormir il ya mieux pour le meme prix je pense bref on se promene on passe les fameux pont et la au loin sur le pont une grand mere de peu etre 80 ans en train de faire la manche elle me regarde avec un mega sourire de ptite mémé hoooo et elle a une pancarte autour du coup welcome to las vegas les yeux plein de detresse quel horreur je lui donne un peu de monnaie et a partir de ce moment je voulais juste une choses partir de las vegas il ya beaucoup trop de contraste entre ce coté bling bling sa brille cest top cest jolie magnifique grandiose et les sdf tous les 10 metres en train de faire la manches il ya un nombre incroyable de clochard ds cette ville ... trop de difference a mon gout ... - --

le lendemain direction la vallee de feu cest super encore une fois je me repete mais cest vraiment vraiment bien on decide de se faire un ptit pic-nic ! sandwich , chips ... et la a l'air de repos il y a une ptite bestiole mi ecureuil mi hamster bref UN CHIPKMUNS !!!! troooppp mignonnnn !! je craque ! hooo je lui lance un ptit bout de pain il me regarde lair de dire connasse je suis un rongeur ! j'en veux pas de ton pain de mie tout moue ! alors je lui lance un chips et la il se sauve avec !!! et a mon avis il a du lancé l'alarme ( lesssss meccsss ya des touristes avec CHIPSSSSSS ) 1 puis 2 puis 3 puis 10 puis 20 puis une trentaine de chipkmuns !!!! ho le reve pour moi !!! juju sen va vite fermé le porte de la voiture car yen a un qui tente de monté dedans ! il voulais nous piqué la caisse quoi ! et je ne lance plus les chips les ptite bebete trop mignonne vienne carremenet me mangé dans la main chacun leurs tours !ho que cest choux !

on retourne a las vegas - -- le lendemain direction beatty la au dessus de nos teets des drones ???? trop trop etrange des ovni en forme de triangle noir qui ne bouge presque pas ds le ciel incroyable ! nuit a beatty et visite de rhyolite sympa ! coup de soleil au passage __ on rentre donc ds death valley le lendemain on aime ou pas moi cest plutot bof le bad water cest magnifique parcontre apres le reste voila cest pas mon truc - -- nous voila a bakersfield hotel a chier 2 eme etages sans ascenseur avec valises et gros sac ppfff 35 degres ds la chambre , pas de clim , crade , une grande fenetre ouaiss genial ! qui donne sur l'autoroute un camion toute les 20 sc impossible de dormir - -- 3 h du mat direction san francisco ho le golden brige genial ! on passe on en suite vers sausalito on se balade on va en direction des house boat et la le telephone sonne mi mama .......??? elle me di ne reste pas pres de l'eau il y a eu un tsunami au japon et sa arrive sur les cotes vers san francisco ........ heinnn ? pas de journaux , on regarde pas la tv , on comprend rien a la radio ........ bref 5 mn apres la mere de mon copain qui lui tel et elle lui dit un truc du genre ( COUR COUR ASTERIX ) ptain ! on monte ds la voiture direction le plus loin possible ! mettez vous a notre place on vous appels coup sur coup pour vous dire de fuire ...... on flippé ! on loue la voiture 1 jour de plus 80$ au passage on annul la nuit a san francisco et on sen va a 40 klm de la ds les terres ....... on se renseigne un peu partout il y a la des dixaine touristes a lhotel que lon trouve un peu comme nous.... eux aussi on eu peur bref le lendemain on se reseigne tout va bien on va a notre hotel a chinatown trop trop bien ya de tout la bas cet pas chers 1$90 le t-shirt san francisco ou autres ! j'achete ! des gadgets , des souvenirs , des bijoux un truc de dingue !!!! j'adore ! direction market street pour voir les vetements et la une boutique formidable ( navy ) je craque j'achete pleins de vetenement mon copain aussi a la caisse on me demande seulement 100$ ! pour tout sa ? 100$ ? juju on pose tout a lhote et on y retourne ! mais le probleme cest que les valise son deja pleine a craqué ! et son tres lourdes que faire ? je jette les medicaments , shammpoing, gel douche , parapluie , trousse de secour bref on sen fou cest nos 2 dernier jour ! un peu plus et je voulais jetté mes culottes !pour avoir de la place mdrr visite de fishermans warf la un sdf avec une carte( on a survecu au TSUNAMI donné moi 1 $ ! vous etes vivant !!! enorme ! puis loin un autre sdf qui a trouvé un super combine pour se faire de largent il a été cherché je sais pas ou des branche d'arbreavec des feuilles il a fait un gros tas avec se cache dedans et quand tu passe pres de lui il saute et se met a rugir avec ses branches ( tu flippe mais cets trop marrant ) ! tout le monde rigole et sa y va les $$$$ pour lui ! visite d'alcatraz genial ! la on croise 3 ou 4 personnes avec qui on a pris l'avion ! visite de lombard street je suis arrivee la haut sur les rotules ..........a 4 pattes vraiment ..... la au loin un taxi ! mon sauveur ! juju on va faire comme ds sex and the city on leve la main pour lui faire signe ! taxi taxi que dale !!!!! men fou le prochain je me met sous ses roues , mais hors de question que je rentre a pieds je peux plus la .....! on va se prendre ensuite les ticket de cable car , pour rien car au bout d'une heure on en a eu marre d'attendre on a filé nos tickets a une dame des centaines de gens pour monté dedans bref ! pas grave

san francisco cest vraiment la ville que je prefere cest tout simplement magnifique genial bref le top du top quand nous sommes parti de dax cetai moche .........mais a notre retour cetais encore plus moche quel horreur ! - --

ah oui tien pk french fries ? cest pas plutot belge fries ?

et le retour paris bordeaux encore 2 stars du ballon rond de bordeaux impossible de vous dire leurs nom bref mon copain aux anges ! parcontre ben j'ai vu aucun americain de mignon ........ il sont ou les brad pitt et keanu reeves ? a la tv seulement ! les mega dents blanche bien carré ben a la tv aussi mais pas ou je suis allée ! les gens super sympa agreable et gentil ! on arrive a un carrefour avec 4 stop , tout le monde reste en place , pas de coup de klaxonne rien chacun son tour ! en france 4 francais a 4 stop ca serai la bagarre d'office ! tout le monde veux passer au meme moment ! le 1er arrivé cest moi non moi non cest moi ! ca serai le gros bordel ! conduite exellente la bas , sauf que quand tu monte une mega grande cote que la voiture a du mal a atteindre les 100klh et qu'une camion te double comme une bombe et s'eloigne rapidement de toi tu demande .......c'est quoi comme moteur ? cest quoi ce probleme ? UN camion qui me douche ds une monté ! enorme ! sinon pdt mes 15 jours la bas ( je n'ai pas vu un chat ) non mais vraiment les chats quoi ! yen a pas en amerique ? lol jai du voir 4 ou 5 chiens pas plus et alors n'importe quel ville ou je susi allée cest d'une propreté incroyable meme hollywood bld il ya des milliers de visiteurs chaques jours et pas un papier par terre on devrai prendre exemple sur eux pour sa !

les grand pere et les mémé qui travail encore a 75 balais ds les supermarket sa me choque beaucoup ......j'ai eu du mal a y croire quand j'ai vu un papy en train de rangé les rayons .......

ds les hotels comme grand canyon ou ceux de las vegas personne ne parle francais , ni italien ni rien d'ailleurs des centaines de visiteur chaques jours et aucune personne de l'accueil ne parle autres choses que l'anglais cest moyen je trouve alors au debut a los angeles facile pour moi j'ai bcp parlé en espagnol apres bcp moins ds les terres ou a las vegas d'ailleurs los angeles vous etes sur que cest pas le mexique ? j'ai vu que des mexicains !

donc moi et mes 5 kilos en plus grace aux hambugers french fries milkshake et autres cochonnerie on vous remercie !

je vais mettre un autres post sur ( dollars )
Road trip de trois semaines sur la côte ouest des États-Unis English translation pending
by Angelfie · 2011-03-11 · 37 replies
Bonjour à tous,

Rien d'original dans mon message. Je sais que l'on est nombreux à vous solliciter ;-)

Mon mari et moi-même sommes des adeptes des USA, nous en sommes à une dizaine de voyages.

Habituellement nous prenons les billets, réservons un hôtel central qui nous sert de "pied à terre" et nous visitons au gré de nos envies en découchant régulièrement.

Cependant cette année nous avons décidé de faire les choses un peu différemment et de préparer notre voyage afin de l'optimiser au mieux.

Notre voyage se ferait sur juin et juillet du 19 juin au 10 juillet.

Je vous avoue que je suis un peu perdue, et votre aide précieuse et experte me serait bien utile.

Voici ma première idée pour notre itinéraire :

Los Angeles Phoenix ??? Flagstaff ??? Grand canyon Bryce canyon Parcs plus à l'ouest (Monument valley, lake powell...) ??? Las Vegas (pour le fun et les enfants...) Death valley Yosemite Bodie Mono Lake Lake tahoe Sacramento San Francisco Monterey/Carmel Big sur/Hearth castle Santa Barbara Los Angeles

Nous n'avons pas besoin de temps à LA, c'est une ville que nous connaissons déjà très bien ;-).

Tout comme nous n'avons pas besoin d'aller en direction de Palm Springs, Joshua Tree .. que nous avons déjà visités à plusieurs reprises.

Nous ne ferons bien évidemment toutes les étapes, certaines seront sacrifiées à regret.

Nous voulons quelques choses de complet mais sans courir et passer notre temps sur la route.

Nous avons loué un 4x4 chez National, nous atterrissons à LA et retour par LA également.

Voilà, voyez-vous d'autres étapes à nous conseiller, moins connues, moins touristiques?

En échange de vos conseils, je me ferais un plaisir de vous faire un retour de notre voyage avec photo (mon mari est photographe) ;-) 😎

Merci à vous.

Amicalement.

Angélique
Bon moment pour voyager seule en Algérie? English translation pending
by Shoukie · 2011-03-07 · 44 replies
Bonjour, Je suis une femme de 18 ans qui aimerait voyager en Algérie bientôt pour mes 19 ans. Bien sûr ce voyage je le ferai seule et irai me loger chez un ami rencontré sur internet, beaucoup me diront de faire attention, j'aimerais simplement votre avis. Le connaissant depuis peu, et passant de bons moments avec lui j'aimerais le rencontré. Bien sur, je connais plusieurs de ces amis proches puisque je leur parle toujours avec la voix ( skype) Étant une fille qui a peu confiance aux autres j'aime me renseigner sur sa religion ou sur les évènements qui se passent en Algérie. D'ailleurs, il m'a fait part que sa mère était au courant de mon existence et qu'Elle m'ouvrait la porte si je voulais venir séjourner chez lui.

Bref, j'aimerais avoir quelques informations, si Blida (la ville ) est une ville sûr, malgré les informations que je lis. J'aimerais aussi savoir la manière dont je dois être si je vais chez lui. Bref, quelques petits conseilles ne serait pas de refus.

Merci cordialement
Hôtel Sol Cayo Coco English translation pending
by 3722 · 2011-03-05 · 46 replies
Nous irons au Sol Cayo Coco en mars pour une semaine. C'est notre premier voyage à Cuba et dans les îles. J'aimerais savoir comment fonctionne le choix des chambres car j, ai lu que des personnes demandaient un surclassement pour leur chambre a l'hôtel. je voudrais savoir comment ils font et aussi si je dois savoir autres choses sur mon hôtel. Nous avons très hâte et en même temps je me sens un peu insécure étant donné que c'est la première fois et que nous ne maîtrisons pas l'Espagnol.je sais aussi qu'il faut réservé nos restos a la carte en arrivant. Merci à vous tous qui saurai m'aider.
Premier voyage familial en Thaïlande (enfants de 3 et 2 ans) English translation pending
by Seabel · 2011-03-05 · 23 replies
Bonjour à tous,

Nous sommes une famille de 2 adultes + 2 enfants en bas âge ( 3 ans et 2 ans).

Nous avons décidé de partir en famille pour la première fois avec nos enfants, le choix de la Thaïlande s'est fait naturellement, car nous avions trouvé ce pays très accueillant et un peu de recherche sur le net nous a reconforté dans le fait que c'est un pays "facile" pour voyager avec des enfants.

Mais après avoir parcouru les différents post de ce forum en long et en large et je suis toujours autant perdue dans mon organisation pour notre 1er voyage familliale pour la période du 11 juillet au 1er août.😊 Nous avons déjà réservé nos billets PAR/BKK avec Oman Air. ça c'était facile 😛, mais maintenant je sèche un peu pour l'organisation du séjour même 🤪

Pouvez vous m'aider afin d'y voir plus clair ????

Je me permet de vous soumettre notre programmation voyage avec des lieux, attractions qui nous attirent. N'hésitez pas à donner votre avis 🙂 (les dates de voyage sont flexibles)

- (J1-J2) 11-12/07 : PARIS-BANGKOK arrivée J+1 à 19h15 / nuit à Bangkok

- (J3-J6) 13-15/07 : Kanchanaburi (balades river Kwai et alentours, Safari parc open zoo, Tiger Temple ?)/ 3 nuits

- (J6) 16/07 : BKK ? et BKK hua hin (je sèche sur ce trajet là, je ne sais pas si le fait de retourner sur bangkok est + simple pour rejoindre ensuite Hua Hin? quitte à rester 1 nuit sur BKK...)

- (J7-J10) 17-20/07 : Hua Hin et alentours / 3 nuits

- (J10-J17) : Koh Tao (via Chumphon), Koh Phangan ou directement Koh Samui ?/ 6 nuits

- (J18-21) : Retour sur BKK (Parc Siam, Dream World, Khlongs, Siam World...) / 4 nuits

- (J22) : Retour sur Paris

Qu'en pensez vous ??

Merci d'avance pour vos avis et conseils :)
États-Unis: carnet de route dans l'Ouest English translation pending
by Groucha · 2011-03-01 · 2 replies
U.S.A 2001

CARNET DE ROUTE… 20 Aout / 10 Septembre Californie/Nevada/Utah/Colorado/Arizona.

Lundi 20 Août Nous nous levons à 3h30 🤪 du matin au grand dam de Jérôme qui, lui, n’a pas peur de rater l’avion… ! Décollage de Toulouse-Blaganc à 6h50 avec KLM direction Amsterdam. Dans l’avion, nous découvrons le petit déjeuné Hollandais : sandwich viande & fromage et le pire, sandwich beurre de cacahuette et concombre…dur😕! Après une escale à Amsterdam, nous décollons pour Los Angeles. 10h40 de vol. La fatigue commence à se faire sentir. A bord, nous sommes chouchouté. Nous survolons les glaces du groendland. C’est magnifique. Puis le Canada et ses immenses etendues sans une route. Ensuite les Rocheuses, Las Vegas et enfin LA ou nous atterrissons à 13h30 heure locale. Ensuite, c’est la douane. 3 passages ! on ne rentre pas au USA comme ça. Nous prenons possession de notre Pontiac Gran Dam. Nous découvrons la boite auto et le cruise control : c’est génial, la voiture avance toute seule !. En route pour l’hôtel. L.A. est immense et les autoroute sont des 2X6 voies ! nous nous perdons un moment avant de trouver la bonne route. Jérôme conduit et je joue le co-pilote. On gère ça comme des chefs !!. Nous arrivons enfin à notre hôtel, un Motel6 dans le quartier de Pomona. Nous faisons un plouf dans la piscine et nous allons manger au « Denny’s Dinner ». Découverte de la nourriture américaine : ils servent les pancakes avec une boule de beurre qu’il étale dessus😮. Et comme si ce n’était pas assez lourd, ils recouvrent le tout de sirop d’érable. Même le « pain » est frit à la poêle. Epuisé, nous nous couchons à 10h00 (soit 5h du matin en France après une journée de 26h).

Mardi 21 Août : Décalage horaire oblige, nous nous levons en pleine forme à 5h du matin😉. Impatient de découvrir l’Amérique, nous nous préparons. Petit déjeuné chez Denny’s : café (il nous fera pas mal), jus d’orange et pancake (avec sa boule de beurre bien sur). Des routiers sont là. Ils ont garé leur trucks chromés et clinquant sur le parking pour déjeuner copieusement : viande panée sur un pancake/ketchup et frites arrisé de fromage fondu…burp…mais comment ils font pour manger ça à 6h du mat’. En route ! Nous partons vers le nord et quittons Los Angeles sans encombre. Plus nous avançons et plus les paysages deviennent sauvages. La côte californienne est très découpée. Ce n’est pas l’image que l’on en a. Nous stoppons à San Siméon ou nous visitons Hearst Castle : un magnat de la presse qui a construit un château. C’est le 2d site le plus visité des USA après Disneyworld. An fait, quand on le regarde avec un œil européen, c’est un amas de chefs d’œuvre inestimables qui ne sont pas du tout mis en valeur dans un environnement plus ou moins méditerranéen sur 6000m2 de construction. Les 2 piscines, intérieure et extérieure toutes en mosaïques sont superbes !. Nous continuons notre route vers Monterey ou nous arrivons vers 19h30. Nous mangeons chez…Denny’s. Nous cherchons fébrilement de la verdure dans la carte. Oh joie ! Une salade, un steak, des haricots vert et u peu de purée. Enfin un semblant de nourriture européenne. Déception devant l’assiette : le steak est de la viande agglomérée et panée. Les haricots verts sont arrosés de beurre fondu. Et la purée ne serai pas mauvaise si le tout n’était pas recouvert d’une épaisse couche de…béchamel !!! Ignoble🙁🙁. En mangeant nous voyons passer des camping car (ou plutôt des bus) américain traînant leur voiture à l’arrière.

Mercredi 22 Aout

Re-petit dej chez Denny’s et toujours aussi léger. En route vers San Francisco ou nous arrivons 2h après. Le Spaulding Hôtel est à Downtown à deux pas du Financial District. L’arrivée sur San Francisco est magnifique avec sa vue sur le Bay Bridge et le Financial District. Par contre, c’est galère pour la voiture ! Trouver une place est quasi impossible! Au final, nous en trouvons quand même une près du Fisherman Warf ou nous découvrons une vue splendide sur Alcatraz et le Golden Gate. Alcatraz est tout près de la côte, à seulement 1,5 km, on pourrait presque toucher la prison du doigt. Nous flânons dans le Fisherman Warf et ses magasins à touriste et nous empruntons ensuite le Cable Car : Génial ! accroché à l’extérieur, comme dans les film, nous parcourons les collines de San Francisco…les descentes sont impressionnantes, il faut faire confiance au gros black qui gère le frein! Le soir, nous dinons chez Rémi et Cécile à San José : un pot-au-feu ! Enfin un repas européen ! Un délice ! Nous nous couchons épuisé à 1h du matin.

Jeudi 23 Aout:

Levé 8h. Nous garons la voiture au même endroit que la veille. Nous repassons au Fisherman Warf ou nous achetons quelques souvenirs. A Pier 39, une colonie de Lions de Mer se dore au soleil sur les pontons flottants. Quel Bruit !! Et quelle odeur ! Ca pue le poisson à dix lieux à la ronde! Nous partons ensuite pour north Beach, le quartier Italien et Chinatown. Passé la porte d’entrée du quartier chinois, on rentre dans un autre monde : tout est en chinois, des enseignes de magasin au gens que l’on croise. Nous mangeons un sandwich dans le Financial District et nous partons ensuite pour le Golden Gate. Dommage, il est dans la brume, nous aurions du y aller hier ou tout était dégagé. Mais il est quand même grandiose et la vue sur SF de l’autre coté du pont est splendide. Nous continuons en direction du nord vers Sausalito ou nous découvrons les Home Boat, ces maisons flottantes qui forment une petite ville. Un seul regret : ne pas être aller visiter Alcatraz (visites complète) et ne pas avoir fait la croisière sous le golden Gate (idem).

Vendredi 24 Aout:

Nous partons de San Francisco à 9h30 sans regret car la brume envahie tout, même le haut des gratte ciel. Nous empruntons le Bay Bridge et partons pour Yosemite National Park. Après avoir passé les collines de San Francisco, la brume disparait comme par magie pour laisser place à un grand ciel bleu. Nous croisons un champ d’éoliennes et beaucoup d’arbres fruitiers. Plus nous avançons, plus la densité des sapins et l’altitude augmente. L’arrivée sur Yosemite est impressionnante : de monstrueux bloc de granit entoure la route de part et d’autre de la rivière qui serpente au fond de cette vallée glacière. Notre camping est sympa, à l’image de l’Amérique, rien n’est laissé au hasard : sur chaque emplacements, une table, des bancs, un Barbecue et un « Food Storage » : une grosse boite en fer dans laquelle stocker la nourriture, ours oblige (si!si!). Nous faisons connaissance avec les écureuils « Tic & Tac ». Le tout est au beau milieu des pins. C’est assez sauvage et super agréable…mais il parait qu’il y a des lions sauvage dans ces montagne…Une fois installé nous allons à Bridaveil Falls. Nous grimpons sur les énormes blocs glissant (je me suis ramassé 2 fois) jusqu’au pied de la cascade. Un écureuil intrépide est venu nous quémander un bout de sandwich. Il s’est même risqué à renifler le bout de mes baskets. A près quelques course (100$ quand même !) nous rentrons au camping. La fraîcheur tombe, nous sommes à 2200m et Jérôme s’acharne à allumer un Barbecue pour faire griller un bout de steak. On goute des marshmallows grillé piqué sur un bout de bois Mmmm !!

Samedi 25 Aout:

La nuit à été Gla-cia-le . On a dormi à peu près bien au levé du soleil. Il fait 5c° la nuit Brrrr. De ce fait, on a émergé à 10h30. On a trainé jusqu’a13h et on est parti pour Vernal Falls. Le sentier est raide, bien emménagé mais la fins est terrible : une bonne centaine de volée de marches pour nous achever. Mais le déplacement en vaut la peine : en haut des chutes de Vernal Falls, il y a un lac superbe. Il est alimenté par un cour d’eau qui descend sur ne plaque de granit. Vu qu’au camping y’a pas de douche, le lac nous a servi de baignoire…à 2400m d’altitude! L’eau n’est pas chaude, environ 12c° mais il faut bien se laver !. On a passé l’après midi là tranquillement. De retour au camping, une bande de mexicains nous avait squatté notre emplacement et brulé tout le petit bois que j’avais ramassé. Au menu, Chili et Marshmallows. Pendant le repas, une biche est venue près de noter tente.

Dimanche 26 Aout:

Cette fois ci, on s’est pas fait avoir, on a dormi tout habillé de la tête au pied et la nuit à été meilleure! Aujourd’hui, direction Wawona et plus précisément Mariposa Grove et sa forêt de Séquoias géant. Ils sont immenses ! Les plus impressionnants sont le Grizzly Giant et le Séquoia Tunel ou une voiture peut passer à travers le tronc. Retour au camp vers 17h. On est reparti vers Yosemite Village pour acheter à manger et se laver dans la rivière. Ce soir au menu, Purée, saucisse et yaourt : Jérôme est un vrai Davy Crockett.

Lundi 27 Aout:

Un coyote a hurlé cette nuit à coté de notre tente et m’a fichue une trouille bleue…pas le coyote en lui-même, ça aboie comme un Yorkshire (!) mais l’ours potentiel qui pouvait être la cause de ses aboiement !! A 11h45 on lève camps direction La vallée de la Mort. En descendant de Yosemite on a vu un jeune ours brun, il parait que c’est rare. Après 6 h de route on arrive aux abords de la Death Valley. La température est à peut près aussi fraîche que dans un four ! Je marche quelques minutes pour aller chercher du sable dans les dunes et au retour, je frise le malaise. Jérôme lui, récupère du sel séché au fond de la vallée. Grosse déception, nous arrivons à Zabrisky Point après le couché du soleil et nous manquons ce fantastique spectacle. Je suis déçue car il fait trop noir pour voir les principaux point de la Death Valley : Badwater Point (point le plus bas de l’hémisphère nord : -80m en dessous du niveau de la mer), Artist Pallet, Devil’s Golf Course (Le Terrain de Golf du Diable). Nous nous sommes contenté de faire la traversée en voiture. Cette dernière n’a pas trop souffert d’ailleurs…nous avons bien respecté les consignes de sécurité : rouler sans clim toutes vitres ouvertes pour éviter la surchauffe. Nous continuons vers Las Vegas dont nous distinguons le halo de lumières à plus de 150 km !!! L’arrivée est un choc : Du noir profond et de la solitude du désert de la vallée de la mort, on passe en un claquement de doigt au centaine de milliers d’ampoules et de néons clignotant de la Sin City (ville du péché) qui nous en mettes plein la vue. Les hôtels sont grandioses. Un européen ne peut pas prendre la mesure de ce qu’est Las Vegas sans y être allé…nous n’avons aucun équivalent sur le vieux continent. Après 3 jours en camping, sans électricité, ni eaux et au milieu des ours, ça fait drôle ! Nous logeons à l’Excalibur, hôtel sur le thème du roi Arthur avec ses tours, ses créneaux, ses douves, Arthur et Merlin…merlin que l’on rencontre au beau milieu des machine à sous « Haaa ! Bonnnjourr ! Vous êtes frannncaiis ! Parisss ». Notre chambre de 50m2 est située au 17ème étage d’une tour qui en comporte 38 (!!). 1er geste : La douche ! Et quelle douche ! On peu facilement y tenir à 3 ou 4. Une fois propre comme un sous neuf, en avant sur le strip! Je dilapide les $ que ma mère m’a charger de jouer pour elle au Louxor…le Jackpot n’est pas pour aujourd’hui. Nous remontons le strip : le Luxor, le New York New York, le Monte-Carlo, le Paris ou nous nous arrêtons y boire un verre. Les clichés américains sur Paris nous font sourire : rue pavés, lampadaire, Métropolitain, les publicisée belle époques « Les petites femmes de Paris », le tout sous un ciel artificiel. Ils sont fort ces américains…

Mardi 28 Aout:

La nuit à été bonne (enfin un vrai matelas!). Après avoir pris un petit déjeuné gargantuesque au buffet du Louxor (on mange dans un chantier de fouille reconstitué), on s’est vautré à la piscine de l’hôtel sur des transats. Le cadre est superbe : verdure cascade et toboggan avec vue sur la pyramide du Louxor d’un coté et les tours de New York de l’autre. L’air est chaud et on tien difficilement au soleil hors de l’eau. Après une bonne heure de sieste, on repart sur le strip et on commence la tournée des casinos. LOUXOR : Fantastique décors pharaonique, e suis aux anges. Le sphinx est immense et la pyramide (échelle 1 de celle de Khéops qui contient le casino et l’hôtel) projette un faisceau lumineux à son extrémité…magique ! NEW YORK-NEW YORK : reconstitution de Manhattan, de la statue de la liberté et du Brookling Bridge à l’extérieur. A l’intérieur, on déambule dans les « rue » de NY avec ses boutiques et le casino est au milieu de « Central Park ». MONTE CARLO : superbes statues et fontaines à l’entrée. PARIS : Ambiance toujours aussi française avec ses « Jacques Pot » et ses gardiens de sécurité à habillé mi-gendarme/mi-douanier. BELLAGIO : Fantastique jeux d’eau sur fond de musique classique. CEASAR’S PALACE : Immense! Galerie commerçante de la Rome antique, des statues, des fontaines sous un ciel artificiel. VENETIAN : Mon préféré! Ils ont reconstitué le grand canal de Venise, avec gondoles et Gondoliers, la place St Marc, le pont des soupirs…on s’y croirai! On l’a visité à 11h du soir, il faisait nuit noire à l’extérieur mais une luminosité de 9h du matin sous le ciel artificiel du casino.THE MIRAGE : Superbe volcan devant le casino avec projection de flamme et de « lave ». TREASURE ISLAND : Deux galions se battent l’un contre l’autre à coup de canon, de sabre, de fusils et autres explosifs de chaque coté de l’entrée du casino. Le décor rappelle l’attraction « Pirates des caraïbes » chez Mickey. On se croirait vraiment dans la baie des boucaniers. L’un des galions sombre même à la fin de la bataille. Bien sur dans tous ces casinos il y a des centaines et des centaines de machine à sous. Mais on peut largement passer un séjour à Las Vegas sans jouer, il y a tellement d’attraction autour et dans les casinos que, pour une personne qui n’est pas accro aux jeux, ces derniers peuvent paraîtres secondaires. Mais j’ai quand même joué quelque $ pour le fun ! Le souci quand on rentre dans un casino…c’est dans sortir ! La sortie est quasiment pas indiquée, tout est étudié pour vous faire déambuler dans les dédales de machines à sous, de table de poker et de roulette. Perso, on a eu particulièrement du ml à s’extirper du Venetian et du Caesar. Globalement, Las Vegas est un immense parc d’attraction pour adulte. A n’importe quelle heure du jour et de la nuit, on entend les « Blin-Bling » des machines à sous. Il y a même des écrans de jeux qui sont incrusté dans les comptoirs des bars. Ils n’ont pas (encore) poussé le vice à mettre des machines à sous dans les chambres. Sur le strip, quelques Kékes se baladent en décapotable, musique à fond et bimbos peroxydées à l’arrière. C’est leur Champs Elysée. Je n’ai jamais vu autant de limousine de ma vie! Dans les rues, ils ont même mis des petits micros dans les buisons qui diffusent des « Grigri » de Grillons pour l’ambiance. La bouffe est omniprésente! Y’en a tout les 10 mètres. Enter les Fast Food, les buffets des casinos et les restos, on ne peur pas de faim à Vegas ! Bref, on s���écroule épuisé dans notre château à 1h30 après un péri de 6 km sur le strip.

Mercredi 29 Aout :

Debout à 9h30 après une excellente nuit. On dit bye-bye à note palace et partons pour Bryce Canyon. Le trajet se passe sans problème. Nous arrivons enfin à Bryce Canyon : des centaines de cheminée de fées rouges orangés couvrent les flans en pente douce d’un plateau qui s’est érodé. Déception, aujourd’hui Bryce est couvert de gros nuages. Il fait frais, ça rappelle Yosemite. Les rangers nous ont dit que demain il ferait le même temps. J’ai quelques espoirs de voir Bryce sous le soleil. Ce soir, camping et purée saucisse ! On ne change pas les bonnes habitudes !

Jeudi 30 aout

Le ciel nous a entendus ! Il fait un grand soleil et Bryce est superbe! Nous faisons les différents points de vue avant de s’aventurer dans la forêt d’aguille (les Hoodoos) par un sentier plus que sinueux et escarpé. C’est largement plus beau vu d’en bas ! Les couleurs rouge/rose/jaune et orangé donnent une lumière magique ! La remonté se fait sous une chaleur torride…rude ! Ici les écureuils sont très curieux : on tend un doigt et ils arrivent. Ils mangent même dans la main. Nous prenons ensuite la route en direction de Moab ou nous arrivons dans la soirée. La patronne de l’hôtel, une belge, est super sympa. D’abord, une douche ! et ensuite, Jérôme a entrepris la corvée de lessive. Nous avons mangé au Moab Brewery des Du chili recouverts de nachos le tout arrosé de fromage fondu (et c’était super bon !). Le tout arrosé de la bière maison : La Dead Horse ! En un mot : Fameux !

Vendredi 31 Aout

Réveil à 7h30 (dur, dur) et on fonce chez Tag A Long pour un périple en rafting sur le Colorado. On avale un café et quelques cookies. On se retrouve avec un groupe de français. Les paysages sont grandiose mais les rapides sont décevant : la preuve, on c’est même baigné en passant les rapide. A midi, sandwich et fruit sur une plagette au bord du fleuve. L’après midi, grande bataille entre radeau à coup de seaux d’eau. Le Colorado est boueux, et on cède à la tentation d’une bataille de boue. Autant dire qu’on est ressorti propre ! Retour à 17h au motel ou l’on se pose jusqu’au soir. Nous allons manger dans un resto/bar/karaoké sur les conseils de la patronne. Pour 10$, un steak de 80 Oz avec du chili, des frites et de la salade. La viande est hyper tendre, vives les hormones, mais j’adore! Les américains qui viennent chanter sont des caricatures : Chapeau de cowboys, moustaches gilet, santiag et country music ! Vraiment marrant !

Samedi 1er Septembre :

Levé 10h30. On visite Arches National Park. Superbe ! On comprend pourquoi Hollywood vient y tourner des films. Ce sont des arches de pierre naturelle d’une taille impressionantes.

On va faire quelques courses au City Market, on achète un café, des cookies et au moment de rentrer dans la voiture…Jérôme avait laissé les clefs à l’intérieur. On a appelé un sérurier qui est arrivé immédiatement et nous a gentiment fait un double des clefs. A près cet incident, direction Monument Valley. Nous y arrivons au couché du soleil : époustouflant ! Les butes sont immenses et prennent des couleurs rouge foncé au couché du soleil. Le décor est grandiose et on s’attend à voir débarquer John Wayne. On s’installe au camping ou on a un mal de chien à planter les sardines de la tente : le sol est du vrai béton ! Chouette, y’a une petite piscine ! Et des douches chaudes ! Le luxe ! Et même m’électricité dans les sanitaire…là, c’est Versailles ! Jérôme s’acharne à allumer 3 bout de charbon pour faire griller le steak : on est plus dans la forêt, y’a pas de bois autour…c’est le désert. La lune c’est levée, elle est pleine et on y voit comme en plein jour. Il fait doux et je pense que la nuit ne sera pas froide.

Dimanche 2 septembre :

Réveil 8h00 à cause de la chaleur. La tente est un vrai four ! Nous écrivons les cartes postales, un plouf dans la piscine et nous quittons le camping. Nous allons faire un tour dans les magasins indiens du bord de la route (ou plutôt des taudis), j’achète ma bague et nous allons chez Ed Black pour confirmer noter réservation. On arrive sur un parking poussiéreux…un indien mal réveillé (Jimmy en fait) nous accueille, surpris d’avoir des clients. Je maudis sur 7 générations l’agence de réservation et je garde mon calme. Bref, après moult palabre, l’affaire est arrangée et nous voila parti pour un périple de 24 heures à cheval dans monument Valley. Nous bullons à l’ombre toute l’après midi, le temps que la chaleur soit plus supportable et à 16h, nous voila en selle, guidé par Jimmy et Doggy le chien, Jérôme sur « Magic » et moi sur … »Geronimo » ! Et, à partir de ce moment là, le spectacle commence : on passe devant la butte Mitchell, on longe le plateau des esprits, du dieu de la pluie, de l’oiseau du tonnerre. Nous découvrons la formation rocheuse des 3 sœurs, l’oreille du vent, l’œil du soleil, le grand Hogan, des peinture rupestre dans la lumière fantastique du soleil couchant et dans un cadre grandiose. Notre guide est très sympa mais n’est pas toujours facile à comprendre (l’américain avec l’accent Navarro, ce n’est pas évident !). Nous faisons de grand galop dans la pleine en laissant une grande trainée de poussière derrière nous…mais ou est la cavalerie ? Nous traversons même un troupeau de vache en liberté. Après 3 heures de randonnée nous arrivons au bivouac. Devant nous, s’étend la plaine et, au loin, se dresse Totem Pole, une longue pierre miraculeusement verticale. Note campement se trouve entre 2 parois rocheuse et l’écho est extraordinaire (X3 !!) dans un silence absolu. Marvin, le cuistot, nous a rejoint en 4X4 pour la nuit. Au menu, steak et Navarro Tacos : de la pate frite dans de l’huile sur laquelle on étale des haricots rouges (pour changer !) du fromage râpé, de la salade et quelques olives. C’était simple, mais très bon. Ensuite, au tour du feu, Marvin et Jimmy nous on chaté des chansons indiennes en frappant sur un petit tambour. Quand à nous, on s’est essayé au classique d’Edith Piaf. Mais Jérôme à été la star de la soirée quand il a sorti son stock de blague. A près cette bonne soirée, dodo à 11h à la belle étoile sous le ciel de Monument Valley.

Lundi 3 Septembre

4h30 : j’entends le 4×4 démarrer et partir en trombe dans la nuit. Bon sang, j’ai une trouille bleu : nous sommes en plein milieu du désert du Nevada à 2h de cheval du Visitor Center. Jérôme se rendort en disant qu’on avisera au levé du soleil. Quand à moi, tout cela plus la lumière de la lune m’empêche de me rendormir. 6h : le 4×4 revient. En fait, les chevaux s’étaient échappés en grignotant la corde de l’enclos. Nous assistons à un lever de soleil spectaculaire su totem pole, d’abord le noir, le bleu profond, l’orange et le jaune. Enfin le soleil se lève et éclaire les parois rouges/ocre tout autour de nous. Après un grand café et un petit dej’ préparée sur les braises, en selle! On la les fesses en compote ! Nous quittons le campement au soleil levant à 7h30. Les trots et les galops sont douloureux mais les paysages sont grandioses. Nous arrivons au Coral à 9h30. Nous saluons chaleureusement nos guides et partons pour le Lake Powell. Ce lac à été crée grâce à la construction du Glen Canyon Dam et régule l’alimentation en eau de Las Vegas et Los Angeles. Il fait 400km de long (!!) et est constitué de milliers de canyons inondés et à mis 17 ans à se remplir ! En route, nous stoppons à Navarro National Monument : un village primitif niché au fond d’une cavité rocheuse. Nous arrivons au Lake Powell vers 15h30. Vite ! On a envie d’un un plouf dans les eaux chaudes du lac ! Sur les bons conseils du Routard nous trouvons une petite crique isolée et très jolie : Le plateau de roches orangées s’avance en plaques dans le lac avant de tomber à pic vers les profondeurs du canyon inondé. Après une après midi farniente, on renter au camping et on fait griller du maïs au repas du soir.

Mardi 4 septembre :

Les effets du cheval se font encore sentir ! La chaleur nous réveille à 8h30. On traine un peu au camping et on part à la marina. On voulait louer des canoës pour la demi-journée mais tout était déjà pris…dommage ! Du coup, nous repartons à la crique d’hier ou nous passons une partie de l’après midi. Nous allons ensuite faire un tour à « horse shoe Bend » : une vue plongeante sur un méandre du Colorado. La marche sous le soleil à été éprouvante mais cela valait vraiment le détour. Nous faisons 3 courses et nous rentrons au camping ou nous passons tranquillement la soirée. Dans les arbres, il y a de drôles d’oiseaux que nous avons baptisé des « Glou-Glou » à cause de leurs cris….même aujourd’hui, ces « Glou-Glou » restent un mystère.

Mercredi 5 septembre :

Levé à 9h, toujours à cause de la chaleur. On lève le camp et on va se tremper à Warm Creek Bay, comme les jours précédents. Vers midi, en route pour le Grand Canyon. Après 2 heures de route nous rentrons dans le parc national. Les premiers points de vue sont décevants : Desert View, Grand View, Hipan Point…en fait, c’est tellement immense que l’on a l’impression de voir une vallée au lieu d’un canyon. Nous marchons ensuite ver Yaki Point avant de se rendre à Grand Canyon Village ou nous prenons la West Rim Drive en navette qui nous dépose à Maricopa Pont, Mohave point et Hopi Point d’où nous admirons le couché du soleil. Plus le soleil baisse, plus les couleurs du canyon ressorte, en majorité du rouge et du ocre. Les ombres se détachent, c’est joli mais j’ai été plus impressionné par celle de Monument Valley. La nuit tombe et nous prenons la route de Flagstaff ou nous passerons la nuit. 1h30 plus tard, nous débarquons dans l’hôtel, qui est plutôt une auberge de jeunesse, peuplé de Baba cool. En fait, la ville semble être peuplé de Bab’s. Une bière, une pizza, un lit douillet…ahhhhh…et là, ça a commencé ! Le cauchemar ! Flagstaff est une ville traversé par des convois de train qui traverse l’Amérique d’ouest en est. Vu que ces convois sont démesurés, 3 locomotives, une 100ène de wagon et 1,5 de long, ils ne peuvent pas ralentir pendant la traversé des villes. Faute de frein, y’a le klaxon ! Ils traversent toute sirène hurlante la ville, de jour, comme de nuit. En sachant qu’il y en a 1 toutes les 20 minutes, autant dure que j’ai pas beaucoup dormi ! Curieusement, Jérôme, lui, oui !

Jeudi 6 septembre :

Après cette nuit mémorable, nous partons pour Palm Springs. 6h de route dans le désert, vive la clim’ ! Les étendues sont toujours aussi immenses. On arrive crevé à Palm Springs. Noter hôtel est super, la chambre est aussi grande qu’à l’Excalibur, le lit fait 2m sur 2. La piscine et le jacuzzi sont chauffé (on se demande bien pourquoi !). Le soir on va flâner au centre ville piétonnier ou il y a des marchands de breloque. L’air est tiède et la soirée super agréable.

Vendredi 7 septembre :

Réveil à 8h30 à cause d’un mexicain qui souffle les feuilles devant noter chambre! On part au Castorama local pour acheter une boîte aux lettres américaine. Nous partons ensuite au Joshua tree National Park : un peut décevant par rapport aux autres parcs. On voit une oasis, une forêt de cactus et…des Joshua tree. Retour à Palm Springs, plouf dans la piscine et on va ensuite dans un resto italien (pas terrible du tout d’ailleurs, avec ses pâtes insipides).

Samedi 8 septembre :

Réveil 7h00 et en route pour Los Angeles ! On arrive en fin de matinée devant le Man’s Chinese Theater ou il y a les empreinte des stars. Moment unique je pose mes mains dans les empreintes d’Harrison FORD! L’endroit est sympa mais bourré de touristes !! On se balade en voiture dans Beverly Hills. Derrière les hauts portails, il y a des maisons magnifiques : j’y vivrai bien ! On continue vers Venise Beach. Les rouleaux de l’océan pacifique sont énorme et on se régale en sautant dedans après 3 semaines de désert. On se balade ensuite sur le Sea front Walk. C’est la cour des miracles : des tatoueurs, des masseurs, des vendeurs de tableaux, de breloque et même…même…un diseur de bonne aventure qui prétend être la réincarnation d’un prophète russe !! des virtuose du roller et du skate font des démo sur de la musique funky. Par contre, pas de Paméla siliconé, ni de schwarzy gonflé, mais c’est quand même très sympa !

Dimanche 9 septembre :

Levé 9h. On s’acharne à tout faire rentrer dans les sacs. On quitte le Motel 6 et on va rendre notre chère Pontiac. Nous voila à l’aéroport en train de poireauter. Bref, après un vol sans problème, nous arrivons à Amsterdam après 11h de vol. 4h de retard pour le vol de Toulouse et…enfin, nous posons à nouveau le pied sur le sol français. Même comparé à une bourgade du fin fond de l’Arizona, Toulouse nous semble petite : rocade, maison, route…tout ! Mais quel bonheur de retrouver notre vieille France, avec ses bon petits vin et ses bon petit plats !.

That’s all Folks ! See you soon for an another adventure!

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