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Equateur/Pérou, Pérou/Bolivie ou Pérou seul? English translation pending
by Marie31000 · 2012-05-28 · 9 replies
Bonjour

je pars 4 semaines du 14 aout au 10 septembre et j'ai le choix entre 2 vols au même tarif : 1 Aller retour Paris Lima 2 Aller Paris Quito retour Lima Paris

lequel me conseillez vous ? pour quel itinéraire ?

le 1er ? en ne visitant que le pérou ? ou pérou + bolivie ? le second en visitant l'équateur et le pérou ?

c'est mon premier voyage en amérique latine, je voyage seule à sac à dos au fil de l'eau et des envies. Ce que je préfère c'est découvrir de nouvelles cultures, de beaux paysages, alterner les périodes entre 1 journée de visite + poursuite du voyage en bus et d'autres périodes ou je reste 2/4 jours sur place pour se poser et découvrir les alentours avec ces indications que me conseillez vous ?
Circuit au Pérou avec extension en Bolivie English translation pending
by Kinireve · 2012-05-03 · 34 replies
bonjour à tous, nous préparons un voyage au Pérou avec extension à Uyuni et Sud lipez. Nous arrivons à Lima le 13 juil 2012 pour en repartir le 11 aout, soit 28 jours sur place. Nous sommes 4, 2 adultes et 2 enfants, 13 et 15 ans. Nous cherchons le confort mais pas le luxe Notre idée de circuit : Lima, pas de visite, huacachina, paracas, nazca, Arequipa, en véhicule de location ?? plutôt qu'en bus, offrant moins de liberté, et laisser la voiture à Aréquipa. Arequipa, canyon Colca par une agence : laquelle ? pas de trek mais marche de 2-3H. vol jusqu'à Cuzco, une semaine sur place. train jusqu'à puno. Lac titicaca par une agence ?? laquelle ? A copacabana puis la paz en véhicule privé. A oruro en véhicule privé, puis train à UYUNI visite du salar et du sud lipez jusqu' à Tupiza ou UYUNI - logement dans les hotels Taika obligatoire - et retour en train à Oruro, véhicule privé à la paz : quelle agence à conseiller ? vol de la paz à Lima toutes remarques/suggestions serons les bienvenues.
Avis sur itinéraire de treize jours Pérou-Bolivie English translation pending
by Newcomer · 2012-05-01 · 6 replies
Bonsoir,

je voulais vous soumettre notre projet d'itinéraire de 13 jours avec une amie entre Pérou et Bolivie, pour la première quinzaine de juillet. J'aimerais votre avis sur la faisabilité (Sucre a été ajouté, on sait bien que c'est court, mais bon...) de l'itinéraire, et vos éventuels conseils...

J1-2 : Arequipa (bus de nuit pour Cuzco en fin de J2) J3-4-5 : Cuzco (vallée sacrée) et départ pour Aguas Calientes en fin de J5 J6 : Machu Picchu (en fin de journée, nous conseillez-vous de retourner à Cuzco pour y dormir?) J7 : Cuzco - Puno - Copacabana J8 : Isla del Sol (nuit sur l'île ou Copacabana?) J9 : direction La Paz, nuit sur place J10-11: Sucre (vol le matin de J10) J12 : Vol retour pour La Paz J13 : La Paz

Mon amie repart le matin de J14. Quant à moi, je reprends l'avion le 31 juillet à Lima. Il me reste donc un peu de temps pour visiter la Bolivie. Des suggestions?
Avis sur itinéraire de vingt-cinq jours au Pérou en août? English translation pending
by ZogZog · 2012-04-10 · 13 replies
Bonjour à tous,

Nous sommes deux jeunes actifs français et planifions un voyage au Pérou en aout prochain. Nous aimerions recevoir quelques conseils sur notre itineraire que vous trouverez en pièce jointe.

Nous avons ciblé les "incontournables" du Pérou pour le moment mais comme vous le voyez, il reste quelques jours à caser.

Nous avons lu énormément de choses sur ce Forum mais difficile de trier. (trek dans la cordillère blanche ? QUel logement choisir autours de Puerto Maldonado ? etc..). L'objectif est de s'imprégner au maximum de la culture locale en rencontrant des habitants et en faisant en sorte de s'échapper si possible des chemins largement battus par la horde de touristes européens chaque année.

Merci !
Avis sur itinéraire de quatorze jours dans l'Ouest américain? English translation pending
by MailysF · 2012-03-12 · 21 replies
Bonjour,

J'ai déjà fait un road trip dans l'Ouest américain de 14 jours avec mon copain l'année dernière, avec les principaux parcs et attractions (Grand Canyon, Page, Monument Valley, Bryce, Zion, Death Vallée, Yosemite) et je m'apprête a en refaire un avec mes parents en partant de LA.

J'aimerais beaucoup avoir vos avis. Je veux caser le maximum de parcs en un minimum de temps, alors ca sera assez compact...

Je vais peut-être pouvoir rajouter une journée mais où?

Merci d'avance 🙂

Maïlys

J1 - Arrivée à LAX après-midi location voiture. Repos. J2 - ROUTE – passage à Joshua Tree J3 - Grand Canyon J4 - Grand Canyon J5 - Lake Powell/Antelope Canyon/Horseshoe bend J6 - Monument Valley/Mesa Verde J7 - Canyonlands J8 - Arches J9 - ROUTE J10 - Grand Teton J11 - Yellowstone J12 - Yellowstone J13 - Yellowstone J14 - Yellowstone J15 - ROUTE J16 - Bryce Canyon J17 - Zion Park J18 - Zion Park J19 - ROUTE – passage Vallée de la mort J20 - Yosemite J21 - Yosemite J22 - ROUTE CA1 ou Sequoia National Park J23 - Retour à LAX
Où partir au Maroc en famille au mois de mars? English translation pending
by Bealulujacky · 2012-01-24 · 5 replies
je souhaite partir au maroc en mars, où puis je aller avec ma famille pour avoir du beau temps et de la chaleur ? Bea
Que faire à partir de Varadero? English translation pending
by Jerenais · 2012-01-04 · 13 replies
Bonjour à tous!

Nous avons eu la possibilité de partir avec le comité d'entreprise de mon conjoint à Cuba, pour un prix défiant absolument toute concurrence! Nous partons du 11 au 19 Mars 2012. Nous passons là-bas 7 jours : 2 jours où on fait un circuit avec le reste des voyageurs de l'entreprise (la havane et Vallee de Vinales), et 5 jours "libres" où nous logeons dans l'hôtel Mercure 4 Palmas à Varadero.

Nous ne sommes absolument pas du genre à rester nos fesses à bronzer à l'hôtel, et souhaterions partir les journées, seuls, pour pouvoir voir du pays et être plus près de la population, parce que d'après ce que j'ai lu Varadero est une usine à touriste.

Donc ma question : comment se déplacer seul au meilleur prix (bus? Taxis?), à savoir que nous ne somme pas du tout réfractaires à l'idée de prendre des bus avec les locaux (nous l'avons fait au Mexique pendant une semaine)? Que voir qui ne soit pas trop éloigné de Varadero (le but est tout de même de rentrer dormir à l'hôtel le soir, pas forcément y manger on peut se débrouiller pour manger à l'extérieur).

Merci à ceux qui prendront le temps de me répondre!

A bientôt!

Anaïs 😊
Un mois à Madagascar en indépendant English translation pending
by Ericauquebec · 2011-09-04 · 8 replies
Bonjour à tous!

Je suis un jeune thésard (cad budget raisonable 😛) et j'aurais aimé avoir l'avis des connaisseurs de Madagascar sur mon itinéraire d'un mois à Mada en septembre.

Je pars avec ma copine et à priori on a pas prévu d'utiliser l'avion et louer une jeep avec chauffeur est bien entendu trop cher.

Après avec terminé la lecture du lonely (ma copine a le petit futé, ne vous inquiétez pas), je commence à me demander si ce voyage risque pas d'être un peu galère.

D'habitude je suis habitué à des pays ou les transports en communs permettent quand même de relier la grande majorité du pays (Amérique du Sud etc.) alors que la... il y a pas mal de passage ou la jeep semble obligatoire.

Logiquement j'ai fait une croix sur toute la partie au sud de Tuléar (Fort dauphin etc.) et je commence peut etre à envisager un aller simple en avion même si ça me réjouit pas trop.

Dans l'idéal j'aurais aimé faire la boucle Tsibirihna-Tsingys-Morondova-Tular-RN7-Tana en 3 semaines et garder une semaine paisible pour Sainte Marie mais il semble que se déplacer à Mada hors RN7 soit plus compliqué que je ne m'y attendais et je vais devoir surement dire bye bye à Sainte Marie :(

Je me demandais si vous pourriez me donner quelques infos sur certaines étapes de mon voyage: - Tsibirinha ou Manambolo? A votre avis lequel des deux vaut plus le coup? Lequel est plus facile à organiser en indépendent, à deux. Est ce que prendre le manambolo permet de rejoindre les tsnigy plus rapidemement? Bref faire le Manambolo au lieu de tsibirinha pour éviter le trajet aller en jeep Bélo aux Tsingys, ça a un intérêt? Les guides parlent bcp de locations de jeep ou circuits de Morondava pour aller aux grands tsingy en 4X4. Quid des gens qui arrivent à Belo par la Tsiribinha?! y a vraiment rien de proposé à Belo? Même question pour le retour à Morondava.

- Morondava Tuléar Si j'ai bien compris, sans 4X4 c'est de la folie. Pas de chance, on aura pas de 4X4, et l'avion pour Tuléar est pas très régulier ni bon marché... Auriez vous des conseils pour rejoindre Tuléar de manière agréable? Imaginons qu'on envisage une portion du voyage par bateau, conseillez vous de faire la portion Morondova-Morombe ou Morombe-Tuléar? Quelqu'un aurait plus d'infos sur les jours de départs des taxis brousse sur ce trajet?

- Tuléar Ici je compte aller à Anakao, moins touristique qu'Ifaty parait il. Auriez vous des conseils de spots de plongée/snorkeling?

- Les parcs (Isalo) Il semblerait qu'il soit préférable d'être motorisé pour l'accès au parc afin de ne pas perdre tro pde temps en marche en direction du parc. Il n'a a vraiment pas moyen de s'arranger pour trouver des véhicules s'y rendant? Quelles boucles conseillez vous dans l'Isalo

(Andrigitra) Est ce vrai qu'il y pleut trèèès souvent? On m'a parlé d'un parc moins dépaysant que les autres (plus montagnard. Je viens de la région grenobloise) et difficile d'accès. pourtant les guides le décrivent comme moins touristiques et plus impressionant que l'Isalo. Qu'en pensez vous?

(Ranomafana) Même question au sujet de la pluie. Sinon parmi ces trois parcs, quels seraient les 2 de votre choix et pourquoi?

- FCE Pour le moment, ma copine ne veut pas y aller car cela semble trop long, rien à faire et peu d'intérêt. pourtant la lecture de ce forum en donne de très bon échos. Vous confirmez que c'est bien? 😉

Voila ça c'était pour la boucle. maintenant imaginons que je prenne un aller de Tana pour Sainte Marie et qu'on rentre a Tana par taxi brousse, ça vous semble faisable en...5jours, 1 semaine? Si oui, ça serait possible de faire la boucle décrite précédement en coupant dans le lard?

Plus général: Sauriez vous qui contacter comme agences pour les 4X4 de locations à vide rentrant à l'agence initiale? Est ce utile d'emmener un tel portable?

Tout autre conseil est le bienvenue!

Désolé pour l'avalanche de question et merci d'avances pour vos tuyaux! C'est pas évident de savoir comment ça se passe sur place d'ici!

Eric
Circuit de dix-sept jours au Japon en octobre English translation pending
by Gallys · 2011-08-04 · 22 replies
Bonjour à tous,

Nous partons pour 17 jours au Japon en octobre et j'aurais aimé avoir votre avis sur notre itinéraire.

J1-J4: Tokyo J5-J7: Matsumoto-Takayama J8-J11: Kyoto J12-J15: Péninsule d'Izu J16: Tokyo J17: Départ

L'arrivée et le départ de Tokyo sont obligatoires car nous avons déjà pris nos billets d'avion. C'est notre voyage de noce et l'on voudrait se faire un beau ryokan avec onsen pour 2 nuits (on aimerait bien plus mais question budget ça va coincer...). On hésite entre Takayama et la Péninsule d'Izu, qu'en pensez vous? La péninsule d'Izu vaut-elle vraiment le coup? ou voudrait-il mieux lui préférer la péninsule de Noto ou Ise ?

Merci d'avance! Gallys
Itinéraire au Costa Rica? English translation pending
by Craquine · 2011-07-30 · 2 replies
bonjour ensoleillé de la méditerannée.

dans le cadre de mon prochain voyage au CR j'aimerais savoir si l'on peut faire Tortuguero - rio pacuare pour faire du raft sans voiture de location , pour pouvoir ensuite descendre vers cahuita - manzanillo et de là, (puerto viejo) prendre 1 voiture de location et remonter vers la vallée centrale et a l'occasion la côte pacifique?
Avis sur itinéraire de quinze jours dans l'Ouest américain en octobre? English translation pending
by Luppiracing · 2011-07-26 · 37 replies
Bonjour à tous,

Je me lance donc pour mon premier post sur ce super forum passionné et passionnant. Après avoir pris quelques heures (et quelques jours..loll) à lire et relire les différents sujets, je vous demande aujourd'hui quelques conseils afin de préparer au mieux notre premier voyage (qui sera aussi notre voyage de noces) au pays des "cowboys et des indiens" 🙂

Avec ma femme, nous désirons faire un itinéraire de 15 jours (du 16 au 30 octobre) entre San Francisco et Las Vegas via le "Grand Circle". Comme ville d'arrivée nous avons donc prévu San Francisco où nous souhaitons passer quelques jours pour visiter et après cela louer une voiture pour commencer notre grande ballade. Voici donc le programme:

J1: Départ Nice > San Francisco J2: San Francisco J3 : SF > Yosemite J4: Yosemite > Lee Vining (La Tioga Road sera t'elle encore ouverte ??) J5: Lee Vining > Furnace Creek (Vallée de la mort) J6: Furnace Creek > Las Vegas J7: Las Vegas > Zion J8: Zion > Bryce Canyon J9: Bryce Canyon > Moab J10: Moab J11: Moab > Mesa Verde J12: Mesa Verde > Monument Valley J13: Monument Valley > Grand Canyon J14: Grand Canyon > Las Vegas J15: Las Vegas > Arrivée Nice ...sniff

Que pensez vous du parcours, qui parait plutôt "banal" mais j'espère équilibré ?? N'hésitez pas à nous apporter vos remarques. Nous sommes totalement néophytes dans l'organisation ce type de voyage et la moindre information sera bonne à prendre. Si vous avez des idées ou des bons plans pour les hotels, n'hésitez pas non plus !! 🙂

Merci d'avance et bonne soirée..... Seb et Rachel 😉
Quatorze jours en Turquie sans Istanbul: commentaires sur mon trajet? English translation pending
by Faiyech · 2011-05-04 · 8 replies
Bonjour à tous,

Après avoir écumé le site et commencé à parcourir un guide papier, j'ai monté un projet sommaire de parcours, sachant que contrairement à beaucoup d'autres internautes, j'exclus Istanbul (déjà visité 7 jours).

Le contexte : - arrivé à Izmir le samedi 7/05 à 21h30, départ de Ankara le dimanche 22/05 vers 12h00. Donc 14 jours pleins. - rien de réservé, mode sac à dos (solo), pensions, guest houses etc. Budget modeste. - je privilégie le patrimoine historique architectural et les paysages (la plage est très optionnelle) - je souhaite faire un voyage pas trop fatiguant donc avec un rythme raisonnable et en évitant les plans "compliqués", d'autant que je visite toujours plus longtemps que les touristes "moyens" - a priori, pas de location de voiture ou scooter envisagées - niveau sport, j'ai le PADI de base et je peux faire des randonnées de 3-4h.

Sachant tout cela, voici un parcours encore un peu trop long (trop long d'un jour sur le papier et sans doute un peu "juste" en général), et sans doute très classique. Pouvez-vous me dire ce que vous retireriez ou ajouteriez comme : - étape - comme visites sur les étapes mentionnées ?

Je mets aussi quelques questions au fil des étapes.

J1 : Izmir (nuit). -- question : je n'ai pas encore d'hôtel, avez-vous des suggestions en catégorie "budget" ? J2 : Izmir : kordon, parc, agora, port... J3 : matin, départ pour Pergame et visite d'Asclépiéion, Basilique rouge et Acropole -- question : 3 sites atteignables à pied ? J4 : matin, bus pour Selcuk (en passant par Izmir j'imagine) et visite d'Ephèse. J5 : Selcuk, excursion organisée Priene / Milet / Didyme -- question : ces 3 derniers sites valent-ils le coup ? Est-il facile de les visiter en indépendant ? J6 : Selcuk : marche/visite, basilique, mosquée, musée + Sirince (intéressant ?) J7 : matin, bus pour Pamukkale : Travertin, Hiérapolis J8 : Pamukkale : visiste Aphrodisias J9 : matin, bus pour Kas - kayak sur Ucagiz et marche/visite de la ville si possible J10 : Kas et ses environs : excursion/croisière îles et/ou randonnée et/ou plongée -- question : si seulement 2 jours à Kas, quelles "sorties" privilégier ? J11 : départ pour Antalya, visite des quartiers intéressants et/ou des sites environnants -- question : quels sites visiter en priorité ; en valent-ils la peine ? J12 : Antalya toujours, visite du musée, bus de nuit pour Goreme -- question pas de problème pour un bus de nuit ? Urgup est-il plus recommandé pour la praticité de visite de la région (logement, transports...) ? J13, 14, 15 : Cappadoce -- question : 3 jours sont-ils raisonnables ? Quels sont les sites / randonnées à ne pas manquer ? J16 : bus pour Ankara, visite du musée des civilisations anatoliennes -- question : autres visites intéressantes à Ankara ? (citadelle, autres musées ?) J17 (un jour de trop donc !!) : avion à 12h.

Dernière question : une idée de budget ? J'étais parti sur environ 600 € hors avion : - nourriture & boissons : 30TL /j (450TL) - pensions : 25TL /j (375TL) - bus : 200TL - entrées et excursions : 300TL ? - total : 1325TL = 600€

Merci de votre aide.

Julien
Trek en Inde du Nord au mois de mai English translation pending
by Faniouch · 2011-03-16 · 10 replies
Bonjour je serai en Inde du Nord les 15 premiers jours de Mai et nous aurions aimé faire un trek d'une 10aine de jours. Que me conseillez vous? Merci
Quinze jours sur l'île de Rhodes en juin 2011 (Grèce) English translation pending
by Hellosarah · 2011-03-04 · 7 replies
Bonjour, je pars sur l'Ile de Rhodes en tout inclus pendant 15 jours le 5 Juin, et moi qui adore visiter mais surtout découvrir les paysages et la nature des pays où je pars, j'aimerai savoir les choses à ne pas manquer sur cette Ile. Connaître les éventuelles excurtions possibles sur les autres Ile Grecques, et également vers la Turquie, et le budget qu'il faut compter. J'ai pu voir quelques discutions sur ce forum, donc pour les villes pas de problème tout le monde en parle, mais la nature ???. Ma demande est vraiment situé la dessus. De plus je pars avec Look Voyage, dans le club Princess Sun, donc j'ai un apperçu de leurs excurtions mais je sais qu'il y a d'autres organismes qui peuvent en proposer donc si vous avez leurs coordonnées ou sites internet cela m'interesse.

Merci d'avance pour vos réponse.
Avis sur programme de seize jours au Costa Rica? English translation pending
by Maaze · 2011-02-26 · 4 replies
Bonjour,

Nous partons dans un mois au Costa Rica pour 16 jours en bus uniquement. Dans notre programme, nous pensons voir : - Dominical - Quepos (Manuel Antonio) - Monteverde (Sta Elena) - Playa Grande, Playa Flamingo, Playa Conchal - La Fortuna (Arenal) - Alajuela et volcan Poas - Parc Tortuego - Cahuita - Turrialba - Vallée d'Orosi

Un programme qui est assez chargé. J'aimerais avoir votre avis sur ce voyage en bus. Y-a-til des endroits que j'ai oublié ? (on va pas à Corcovado malheureusement trop difficile d'accès) ou alors des endroits qui sont similaires dansle programme?

Nous ne souhaitons pas rééllement nous retrouver dans des zones trop touristiques.

En vous remerciant par avance.

Sylvain, Céline et Julien
Tour dans l'Ouest américain du 27 mai au 20 juin English translation pending
by Photopolox · 2011-02-20 · 16 replies
Bonjour,

Je fais un tour dans l'ouest des USA en juin. Je pars le 27 mai et reviens en Belgique le 20 juin au matin. Donc je passe 23 nuits sur place.

Voici en gros ce que je prévois sachant que le planning exact n'est pas encore finalisé car j'attends un feedback des Dodson pour passer plusieurs jours chez lui. Donc les dates et ordre de passage dans les villes risque de changer.

27/05: arrivée à Vegas et nuit à Vegas 28/05: Valley of fire et Red Rock Canyon et nuit à Vegas 29/05: Vallée de la mort et nuit à Stovepipe (230) 30/05: Bristlecone Pine et Mono Lake et nuit à Bishop (230) 31/05: Alabama Hills et vallée de la mort et nuit à Stovepipe (230) 01/06: Vallée de la mort et nuit à Vegas (230) 02/06: route vers paria en passant par Cathedral Gorge et nuit à Paria Outpost si possible (400) 3 au 6/06: CBS Sud + the wave + Edmaier secret + yellow rock + hoodoos du coin et 4 nuits à Paria 07/06: en route wers Farmington en passant par Ship rock et nuit à Farmington (500) 08/06: Ah-Shi-Sle-Pah + Bisti et nuit à Farmington 09/06: De-Na-Zin et nuit à Kayenta (210) 10/06: Monument Valley et nuit à Kayenta 11/06: Road et Leprechaun canyon + Gooseneck et nuit à Hanksville (280) 12/06: Goblin valley avec little wild horse et crack canyons et nuit à Hanksville 13/06: Little Egypt et Factory Butte et nuit à Escalante (180) 14/06 au 16/06: devil's garden + Zebra slot + Peek a Boo + Grosvenor Arch + Willis Creek et 3 nuits à Escalante 17/06: Kodachrome et nuit à Vegas (500) 18/06: retour Belgique

Les nombres entre ( ) sont les km à parcourir entre les différentes étapes

Oui il manque une nuit: une journée est prévue à Red and White Canyon et logement tout près - à vous de voir où mettre cette journée 😏 😇

Ca c'est le planning que je prévois sachant qu"il arrivera en cours de route que je supprime l'une ou l'autre étape et remplace par une autre ou part du farniente 😎

Merci de me dire si ça tient la route ou trop lourd.🏴‍☠️

Paul
Inde: où trouver un havre de paix pour écrivain? English translation pending
by In2011 · 2011-02-09 · 14 replies
Bonjour,

Connaissez-vous un lieu calme en Inde, propice à l'écriture ? Un lieu peu onéreux et sûr où poser ses valises ?
Virée de deux-trois mois en Amérique du Sud (Pérou-Bolivie) English translation pending
by Zorglub99 · 2010-12-13 · 5 replies
Salut à tous,

Déjà un grand grand merci à tout ceux qui participent à ce forum, et m'ont déjà permis à deux reprises de réaliser des supers voyages (Ouest des USA en 2008 & Corse en 2009) grâce à leurs bons conseils.

Cette fois ci, je sors le grand jeu car j'ai pris un congé sabbatique de 6 mois (qui prend fin au 30 mai 2011) au cours duquel je compte visiter une partie de l'Amérique du sud et en particulier le Pérou et la Bolivie et un petit bout de Chili. Je passe sur les vaccins, la méthode assimil espagnol (je parle couramment anglais, mais j'ai cru comprendre que cette langue n'était pas en odeur de sainteté et j'ai appris à dire "no soy un gringo ;)", etc...

Je compte donc essayer de prendre un peu plus mon temps, à contrario des deux précédents voyages qui étaient "denses" Je voyage seul, et compte couchsurfer autant que possible pour rencontrer du monde -pas pour économiser sur l'hotel , abordable pour mon budget). Le programme : du 2 mars au 20 mai environ (pas encore pris les billets - trouvé un AR Paris Lima à 730€)

Le road book , avec grosso modo les trucs que j'ai noté comme "à voir" (pas forcément tout, mais au moins la vallée sacrée et le Machu Pichu qui devraient être selon les dires de beaucoup le 'clou du spectacle'!) :
http://maps.google.com/...bbab&t=h&z=5 (encore merci à ceux d'entre vous qui m'ont donné plein d'idées

Ma grande question est de savoir ou arriver et d'ou repartir et dans quel sens voir tout ça, est -ce que 2 mois et demi c'est trop , pas assez ? Tout plein de questions existentielles forcément. On est un peu perdu au départ quand on défriche, et je suis preneur de toutes vos remarques;

J'ai bien noté que jusqu'en Mars , la saison des pluies est de rigueur sur les Andes, et qu'il vaut donc mieux éviter.

C'est pourquoi , en supposant arriver à Lima, je pense commencer par descendre vers Pisco (Islas Balletas, Huacachina, Arequipa (Colca Canyon) histoire de monter progressivement en Altitude, puis direction la Bolivie, Lac Titicaca, La Paz, Rurebenaque (pour gouter a l'Amazonie) , L'oriente, puis revenir vers l'ouest, Sucre, Potosi, Uyuni & Sud Lipez, Chili : San Pedro de Atacama, puis revenir vers le Pérou, Cuzco, Machu Pichu, , Ollantaytambo, puis direction le nord, Huaraz, la cordillère Blanche (trek de Santa Cruz), Chachapoya (Kuelap, chute de Gocta) sur les bons conseils de Zitoune et enfin Tumbes pour finir au bord de la mer avant de renquiller pour Trujillo (Sipan?), Lima et repartir vers l'Europe

En 2-3 mois, est-ce raisonnable ? Trop ? Pas assez ? Je compte me déplacer principalement en Bus , mais des étapes de liaisons possibles en Avion. Et pourquoi pas louer une voiture ici et là)

Y-a-t-il des coins-à-voir-absolument-à-voir autour de mon itinéraire que j'aurais zappé (Iguazu?), malgré une lecture attentive du forum, du guide du routard et du lonely planet ?

Je me dis aussi qu'il est dommage de ne pas essayer de profiter de tout ca pour aller voir du coté du sud du Chili (Torre del Paine) ou de l'Argentine (Bariloche, El Calafate, ), mais ça fait super loin...

L'alternative serait de débarquer vers le sud du CHili / argentine, pour voir tout ça et de remonter tranquillement vers le nord pour repartir de Lima / La paz en fin d'itinéraire. Mais est-ce que ca va pas faire trop ? Et quid des billets ou on repart d'une autre endroit que celui ou on arrive (jamais essayé, c'est compliqué ? il faut passer par une agence ?)

Bref, voilà pour mes interrogations de béotiens, j'essaierais d'alimenter ce topic au fur et à mesure de mes recherches, histoire que ca puisse servir à d'autres, et et je viendrais y rajouter l'adresse du blog que je compte bien démarrer pour raconter mes aventuuuuuuures !

Merci de m'avoir lu , merci à Voyageforum d'exister, amitiés à tous,

PS : j'attends aussi ma carte Michelin du Pérou (avec 'routes pittoresques inside"), commandée hier sur viamichelin.com pour affiner les itinéraires. :)
Trois mois Buenos Aires => Lima: itinéraire? English translation pending
by Romain48 · 2010-11-03 · 8 replies
Hola,

Après une petite brouille avec mon employeur, j'ai posé ma démission et avant de chercher ailleurs je vais partir voyager 7 mois. Le début de mon voyage commence par 3 mois en Amérique du Sud, la décision s'est faite rapidement pour les raisons évoquées ci-dessus et les délais de préparation sont courts. C'est une des raisons pour laquelle je fais appel à vos expériences...

Pour poser les bases : j'arrive à Buenos Aires le 17 janvier 2011 et repars de Lima le 17 avril. J'envisage dans un premier temps d'aller voir les chutes d'Iguazu puis de redescendre toute l'Argentine pour aller à Ushuaia et ensuite remonter par le Chili, Bolivie puis Pérou. Tout ça en bus, en stop, à pieds... et si il le faut une partie par avion pour économiser mon précieux temps.

Mon itinéraire vous semble-t-il jouable en 3 mois sachant que je souhaite profiter au maximum (pas non plus un budget dingue, max de max 1000€/mois)? Avez-vous fait un voyage similaire? Que me conseillez-vous comme parcours? Des volontaires?

Pour le moment, je pars de pas grand chose donc toutes vos infos sur l'itnéraire seront utiles.

Romain
Mai en Kirghizie: trop tôt pour faire des treks? English translation pending
by Pacoloco · 2010-10-26 · 11 replies
Salut à tous, je compte partir sur 1 mois en mai prochain seul en kirghizie donc est ce trop tot en saison en montagne pour faire des treks? plus précisément dans les chaines du teskey ala-tool vers karakol, du turkestan vers isfana, dans le ferghana, et vers sary tash (vallée d'alay). est ce possible de se rendre en transport à l'extrémité sud-ouest du pays, vers batken, isfana, sans risque et sans agence? et est ce que ça vaut le coup pour marcher, rencontrer du peuple? je suis pas alpiniste mais bon marcheur en altitude et je verrai sur place pour louer un guide avec une mule si c'est possible dans ce pays??? ou on doit bien pouvoir se joindre à un groupe qui part si c'est hors de prix? par contre, je parle pas russe ni turc donc à part avec le lexique LP ou autre, je vais pas mal galérer mais bon j'ai l"habitude...autres faits, je fais pas de cheval , j'ai pas peur de la vodka (enfin les 1ers verres...) et c'est l'inconnu total qui m'attire dans ce pays! merci de votre aide, pacoloco
Aide sur parcours à travers les Etats-Unis English translation pending
by Zappa59 · 2010-10-16 · 57 replies
Bonjour,

Voilà, après 2 voyages aux États-Unis en 2006 et 2008, je me lance dans la préparation du 3eme pour l'été prochain (2011) et j'en suis au tout début c'est-à-dire au choix du parcours global. Voilà pourquoi j'ai grandement besoin de l'avis des grands connaisseurs qu'il y a sur ce forum pour me décider 😉

En gros, j'ai une "contrainte" d'arrivée et une de départ : - arrivée à (ou proche de) Indianapolis pour visiter des amis et aussi l'envie de voir Chicago pas très loin.

- départ : finir par quelques jours à San Francisco où vit mon fiston.

Ce que j'ai déjà visité (donc que je peux éviter) : - En 2006 : Los Angeles, Las Vegas, Death Valley, Séquoia Park, Yosemite Park, Lake Tahoe, Sacramento, Napa Valley, San Francisco puis stop à New York avant retour. - En 2008 : Los Angeles, Las Vegas, Grand Canyon, Flagstaff, Lake Powell, Page, Antelope Canyon, Monument Valley, Valley of Gods, Moab, Petrified Forest, Painted Desert, Gallup, Santa Fe, Canyonland, Mesa Verde, Arches, Capitol Reef, Bryce Canyon, Las Vegas puis vol vers San Francisco avant retour.

J'ai en tête 2 idées totalement différentes et donc grand besoin de vos connaissances pour faire un choix puis affiner le parcours avec les choses à ne pas rater : 1. Faire Chicago - San Francisco par la route (les km ne me font pas peur, nous avons fait 5800 km en 2008 sur 4 semaines et c'est un vrai plaisir de parcourir ce pays). Mais quels sont les points d'intérêt me permettant de construire l'itinéraire ? sachant que je souhaite visiter au moins le Mont Rushmore (un rêve de gosse depuis La mort au trousses d'Hitchcock🤪) et Yellowstone Park. 2. Faire Chicago – Miami par la route puis un vol intérieur Miami – San Francisco. La aussi, quel parcours et quels points d'intérêt ? sachant que je souhaiterais visiter au moins Nashville, Memphis et la Nouvelle Orléans avant de rejoindre la Floride, les Keys, …

Voilà, merci de m'avoir lu et merci d'avance pour tous les conseils et suggestions que vous pourriez m'apporter (voire de critiques si parcours sans intérêt) sur ces 2 embryons de périple. Comme je ne suis qu'au tout début, si vous avez même d'autres suggestions de parcours n'hésitez pas, je sais qu'il y a de vrais spécialistes des US sur ce forum.
Dix-sept jours à vélo à travers les Préalpes françaises English translation pending
by Lucbertrand · 2010-07-09 · 3 replies
Préalpes juin 2010

Depuis bientôt un an nous projetions une randonnée à vélo de deux ou trois semaines à travers les bosses autour de la vallée du Rhône, en passant par la Chartreuse, le Vercors, le Mont Ventoux, la Montagne de Lure et puis par les monts d’Ardèche pour rentrer à Lyon. La période choisie n’a pas été très favorable au point de vue météorologique mais nous n’en avons pas moins pédalé. Certes l’itinéraire initial a subi des modifications importantes, dues à des chutes de pluie torrentielles et des prévisions de vent très violent, mais les 17 jours d’errance à deux roues que nous avons vécus nous ont permis de toujours connaître mieux ce fabuleux pays qu’est la France, et nous y avons éprouvé un grand plaisir dans l’effort physique.

Ce dimanche 6 juin, avec Jean nous démarrons de Lyon, tardivement, en suivant le bord du Rhône en direction de Crémieu, où nous rejoignons Evelyne qui complétera le trio. Tout commence sous les augures du temps incertain que nous subirons durant notre voyage. Sitôt tourné le coin de la rue, de gros nuages menaçants donnent la couleur, très sombre. Quelques gouttes sont les premiers signes d’alarme, mais dans notre enthousiasme du départ nous poussons d’autant plus sur les pédales, nous disant que l’étape du jour ne fera que 45km. Il est donc trois heures de l’après-midi. Après un court passage sur le goudron, nous voilà le long du canal de Jonage. Nous espérons remonter, par le chemin qui longe d’abord le canal, puis le Grand Large (plan d’eau) et finalement suivre le Rhône, jusqu’au confluent avec la rivière Ain. Le temps menaçant semble se cantonner à l’ouest alors que nous fonçons vers le nord-est avec l’espoir d’échapper à l’averse. Dans un premier temps, tout se déroule au mieux. Le chemin est très agréable, la végétation nous entourant bien verte, par endroits de grands arbres nous dominent donnant un air forestier à la balade.

Je me souvenais, pour l’avoir déjà fait à pied, que le chemin après le village de Jons pouvait être problématique. Effectivement mes souvenirs étaient exacts. Le chemin s’insinue entre un terrain de golf et des zones marécageuses le long du fleuve. Les ornières, sur ce qui n’est plus un chemin mais un sentier sinueux, deviennent profondes et larges. La pluie se met franchement de la partie. Une glaise visqueuse nous cloue littéralement au sol. La végétation envahit notre espace de roulement. Il nous faut coller la tête au guidon pour espérer passer sous les nombreuses branches qui gênent l’avancement. Cela implique la peine de la double douche. Avec nos vélos chargés d’une vingtaine de kilos la conduite devient mal aisée. Je me retrouve au fond d’une ornière de large taille dans une position d’équilibre précaire, les deux chaussures flottant sur une mare de boue. J’ai la sensation que je coule lentement. J’effleure juste la boue de mes semelles, reportant le gros de mon poids sur la selle, souhaitant que mes pieds ne soient pas immergés dans cette matière grise et gluante. Quelques kilomètres avant le confluent de l’Ain nous devons renoncer à suivre cette piste, et nous prenons le premier itinéraire de remplacement qui offre une issue non mouvante. Un peu au petit bonheur la chance nous rejoignons le village de Villette-d’Anthon. Au centre nous nous abritons alors que des trombes d’eau s’abattent de plus belle. Il ne fait pas très chaud. Cela promet pour la suite. Enfin la chute d’eau se calme, et miracle, il ferait presque beau. Nous décidons de reprendre, avant de nous rendre à Crémieu, le détour par le site du lieu de rencontre de l’Ain et du Rhône. Cet endroit est magnifique. Voir les eaux de deux cours d’eau qui se mêlent est toujours passionnant. Dans le cas présent il s’agit d’un fleuve et d’une rivière, tous deux au cours vif, le Rhône au flot puissant bien endigué et l’Ain, plus modeste qui court entre des plages de galets. Je me rends souvent sur ce lieu et ma curiosité pour ces eaux qui se rencontrent est toujours la même. Mission accomplie, je voulais absolument montrer à Jean cet endroit qui me plaît tant. Après avoir bien profité de ce spectacle, en une dizaine de kilomètres par une route fréquentée nous atteignons la jolie ville de Crémieu. Ancienne cité médiévale enserrée au milieu de plateaux calcaires, son histoire est riche et sa visite vaut le déplacement. Evelyne nous attend et voit deux tas de boue mobiles venir à sa rencontre. Les bords du Rhône nous ont laissé quelques souvenirs tangibles.

Lundi 7 juin

Départ par des routes détournées et tranquilles, et des villages déserts avec l’intention de rejoindre le lac d’Aiguebelelle. Les senteurs de fin de printemps nous accompagnent. Que le vélo dans la campagne est agréable à cette époque de l’année. Après les bourgs de Dizimieu et Soleymieu, ainsi que d’autres nous nous arrêtons à Brangues, village sur une butte. Je me souviens y être venu à l’occasion d’un marché du livre. De ce village sont originaires Stendhal et Paul Claudel. Concernant ce dernier, nous sommes allés nous recueillir sur sa tombe, qui est située au fond d’une grande propriété. Le lieu exhale la tranquillité et la sérénité, une impression de permanence, même d’éternité par rapport aux outrages du temps. Cependant la sépulture, elle, n’est pas imprégnée de cette paix. Cette vaste tombe de marbre aux courbes arrondies, dont la surface par endroits est mangée d’une fine mousse, semble recouverte d’un voile de tristesse. L’épitaphe est étrange et génère un trouble au lecteur que je suis : ici reposent les restes et la semence de Paul Claudel.

Après avoir pique-niqué sur la place du village nous reprenons notre route en direction du lac qui ponctuera notre étape de ce jour. Encore de charmants villages, la France en regorge, sur les 36000 communes que de lieux pittoresques ! Au cours de ces 17 jours nous en visiterons une multitude, tous plus jolis les uns que les autres. Arrivés dans la charmante petite ville de Saint-Genix-sur-Guiers, nous touchons aux premiers contreforts du massif de la Chartreuse. Eh bien évidemment ça commence à grimper dur. Après nous être égarés par des chemins caillouteux et très pentus, à la recherche du château du fameux Mandrin, aimé des pauvres car il détroussait les riches à leur profit, un aimable autochtone nous indique comment revenir sur notre route. Le premier col d’une longue série est franchi. Il s’agit du col de la Crusille, qui culmine fièrement à 573 mètres d’altitude. Après l’effort dans la montée, le plaisir de la descente est immédiat, et là on a plus l’impression de glisser que de rouler. Je suis toujours étonné de constater que mon vélo lancé à plus de cinquante voire soixante à l’heure, donne une grande impression de stabilité.

Après une agréable cure de vitesse à travers champs jusqu’à la modeste ville de Novalaise, nous faisons une constatation étrange, impossible de trouver le moindre ravitaillement en ce lundi après-midi. Dans les coins les plus reculés de l’Albanie ou du fin fond de la Pologne, il y a toujours une petite épicerie qui est ouverte ou qui vous accueille comme par enchantement lorsque vous demandez, mais là dans notre bon pays de France que nenni ! Pas très inquiets nous nous disons que sur le bord du lac d’Aiguebelette en ce mois de juin, le tourisme aidant, nous trouverons ce qu’il nous faut pour ce soir. Rapidement nous atteignons un camping remarquablement situé, juste en bordure d’eau, mais à l’aspect un peu glauque et à la propreté négligée. Enfin pour ce soir cela fera bien l’affaire. Une fois les tentes montées, renseignements pris, aucun moyen de se ravitailler. Un couple de retraités habitué des lieux, ayant pitié de nous, pauvres cyclistes affamés, nous offre deux sachets de riz qui nous permettent d’effectuer un excellent repas, tout en regardant les poissons du lac se livrer à leur dernière agitation avant la nuit. La surface d’huile est trouée par une myriade de petites ablettes fuyant en ordre dispersé devant ce qui me semble être une truite tentant de faire son dernier repas de la journée.

Mardi 8 juin

Bien qu’il n’ait pas plu cette nuit, la proximité du lac a généré une très forte humidité et je me retrouve avec une flaque dans ma tente. Aurait-elle vieilli prématurément? Je l’utilise depuis plus de trois ans de façon assez intensive, elle est particulièrement légère, un kilogramme deux cents, piquets compris, mais la contrepartie de la légèreté sans doute implique une durée de vie plus courte. Après un agréable petit déjeuner dans un décor idyllique, certes frugal à base du dernier croûton de pain que nous partageons en trois, nous décidons de commencer notre journée, qui promet d’être rude par le tour du lac. En effet ce contour, bien qu’il nous rallonge de quelque distance donne l’occasion d’admirer de magnifiques panoramas lacustres ponctués de barques de pêche multicolores, qui glissent paisiblement à la recherche des bons coins prometteurs en belles prises.

Nous nous arrêtons sur la rive sud du lac pour prendre un vrai petit déjeuner. Une boulangerie pâtisserie permet la consommation sur place, cela nous rappelle les grosses ventrées de gâteaux et autres forêts noires au cours de notre traversée de l’Allemagne le long du Danube. Mais je dois dire que les pâtisseries allemandes nous en avons abusé, mais jamais nous n’avons eu une sensation d’écœurement, ce qui n’est pas le cas ce matin. Enfin nous repartons bien rassasiés et sans trop de risque de prendre le coup de fringale si terrible à vélo. Très vite la route s’élève parmi les champs où l’herbe haute n’a pas encore été coupée. Des multitudes de fleurs rouges, jaunes ou bleues ponctuent les pâturages. Les senteurs toujours plus présentes, en particulier le tilleul, nous rapprochent de la nature. Un même trajet en voiture, en apparence permet de voir des paysages semblables et d’éprouver des sensations identiques, mais en réalité non. En effet d’une part la lenteur et d’autre part l’effort physique, forçant à de grandes inspirations sans la protection de l’habitacle d’un véhicule, abolissent un certain nombre de barrières à la nature. Contempler un champ, au milieu d’un foisonnement d’odeurs dues à l’herbe, aux fleurs ou aux arbres, nous projette au beau milieu de cette nature un peu plus comme acteurs que comme spectateurs. Une sorte de symbiose se crée, on se sent un peu moins intrus.

Nous n’avons pas toujours le loisir d’éviter les routes à grande circulation, mais en général nous y réussissons. Le temps semble se dégrader, cependant les sommets de la Chartreuse ne se dévoilent pas. La pluie nous cueille au pied du col de la Placette qui donne accès à Voreppe. Heureusement, elle est de courte durée. Encore une belle, raide et sinueuse descente, dans laquelle il faut rester prudent car la chaussée est humide. Arrêt dans cette agglomération, le temps de boire un café et de faire quelques courses car ce soir nous comptons dormir quelque part dans le Vercors.

Une question nous tracassait, comment passer Grenoble sans avoir à plonger dans un trafic important. La réponse nous est donnée par la carte série verte au 100 000 ième, édition 2010. En effet, une piste cyclable depuis Voreppe suit l’Isère vers l’aval sur plusieurs dizaines de kilomètres. Elle nous conduira, de plus avec un bon vent dans le dos jusqu’au village de Cognin-les-Gorges, au pied de Malleval, hameau perché que nous comptons atteindre ce soir. On constate qu’en France les choses bougent en matière de pistes cyclables. D’une part de plus en plus de routes laissent un couloir protégé pour les cyclistes et d’autre part les vraies pistes cyclables sont toujours plus nombreuses, comme celle de l’Isère qui nous a-t-on dit allait de Grenoble à Valence.

Nous voilà au pied de la terrible montée de la gorge du Nan. Ce soir nous ne ferons que 900 mètres de dénivelé le long d’une route qui s’accroche entre hautes parois et ravins, et qui cherche son chemin au travers de la roche par des tunnels qui surplombent le vide. Enfin, après une montée très exigeante de plus de neuf kilomètres qui nous a demandé pas loin d’une heure et demie, au détour du dernier lacet les quelques maisons de Malleval apparaissent. Le lieu semble passablement désert, le camping est ouvert, l’ambiance venteuse et les mille mètres d’altitude rendent ce coin de montagne hostile. Evelyne et moi ne nous sentons pas trop l’âme campeuse ce soir après une étape assez longue, 90 kilomètres, et difficile. Je vais m’enquérir auprès d’une petite auberge des différentes possibilités de logement. Très gentiment le propriétaire nous ouvre un grand gîte pour nous trois. Nous y passerons une agréable et calme nuit.

Mercredi 9 Juin

La journée s’annonce belle. L’étape commence par une montée de quelques cinq cents mètres de dénivelé, qui conduit sur le plateau du Vercors. La nature est éclatante, la petite route pratiquement déserte. De vastes champs bien verts constellés de fleurs sont bordés de hautes falaises blanches qui barrent l’accès au plateau. Après une montée raide mais plaisante à travers prairies puis le long d’escarpements et finalement en traversant une jolie forêt de feuillus, nous atteignons le col du Mont Noir à 1431 mètres d’altitude.

Ce col porte un nom curieux, car cet endroit aurait été victime des brûleurs de loups. En effet, pour les traquer et les acculer, ils incendiaient certains secteurs. Mais parfois il arrivait que le feu se propage plus loin que prévu, c’est ainsi que ces zones brûlées auraient été qualifiées de noires, d’où le nom du col.

Il fait frais pour la saison, on ne se croirait pas en juin. Nous redescendons vers le col de Romeyère, quatre cents mètres plus bas, par lequel initialement nous voulions arriver. Mais on nous avait indiqué que la route était fermée suite à des éboulements. Entre Chartreuse et Vercors de nombreuses routes sont impraticables suite à des effondrements. Sont-ils dus aux rudes conditions de cet hiver ou alors s’agit-il d’un phénomène plus général, conséquence du changement climatique?

Dans ce matin à l’air vivifiant, les couleurs sont tranchées, qu’il s’agisse des prés, des fleurs, des arbres, des parois ou des nuages. Rapidement nous rejoignons le village de Rencurel. Je trouve que pour un plateau nous descendons beaucoup, certes la vitesse est agréable, mais nécessairement il va falloir reprendre l’altitude perdue. Dans ce minuscule village balayé par un vent froid, bien qu’il vienne du sud, nous nous blottissons dans un bar bien sympathique l’espace d’un café. Mais le temps passe vite et l’heure du repas n’est pas loin. Nous poussons jusqu’à la Balme de Rencurel. Là, une épicerie nous fournit le minimum, et dans un recoin de la fontaine municipale protégée du vent, bien installés au soleil nous profitons de notre pause de midi. Un pêcheur de truites marque l’arrêt sur le pont à proximité. J’en profite pour l’interroger sur la population de truites de la Bourne. Ce torrent descend vers la très célèbre paroi d’escalade de Presles, qui abrite la curieuse grotte de Choranche avec ses fistuleuses parmi les plus longues au monde. Il s’agit de multitudes stalactites de la section d’un cheveu ou presque et qui font, si je me souviens bien, un ou deux mètres de long. Pour en revenir à notre pêcheur, il se plaint du fait que les écologistes s’opposent depuis quelques années au rempoissonnement des cours d’eau de la région, d’où une très nette baisse de l’intérêt de la pêche. Effectivement doivent-ils se mêler de tout ? C’est un autre débat, mais ne lançons pas la polémique, même si je suis séduit par la proposition du pêcheur préconisant de les mettre eux (les écologistes) dans un zoo !

Il faut s’arracher à notre douce torpeur et regagner l’altitude perdue. Par un raccourci à la pente redoutable, supérieure à 10% nous regagnons les 900 mètres. Un vent bien établi de face nous donne la sensation d’une belle côte sur les vingt kilomètres qui viennent. J’ai un petit coup de barre et Jean propose gentiment de prendre une partie de mes affaires. En effet j’ai emmené du matériel d’escalade. Est-ce vraiment utile ? La suite nous le dira. Après avoir traversé Saint-Martin-en-Vercors et Saint-Agnan-en-Vercors nous arrivons au hameau de Rousset. Le vent ne faiblit pas et le col du Rousset dresse devant nous ses grands virages. Mais la route est dessinée et l’effort modéré, d’autant plus que selon les virages le vent est avec ou contre nous.

Enfin le col est atteint, un tunnel de 700 mètres de long nous épargne les derniers efforts de la montée. Ce n’est jamais très agréable à vélo de circuler dans ces espaces clos, mais en l’occurrence il est bien éclairé. L’arrivée sur le versant sud est époustouflante. Une descente de plus de vingt kilomètres nous conduit directement à Die. Le vent est si violent, que parfois les bourrasques nous arrêtent en pleine descente et nous devons mettre pied à terre. Cela déplaît tout particulièrement à Evelyne, sans doute du fait de son poids plume.

Enfin la ville, nous nous procurons pour commencer une bouteille de clairette que nous savourerons au camping. Le temps est particulièrement sec, ce vent du sud me fait penser au vent d’Autan à Toulouse. Du camping municipal, à l’accueil très sympathique, nous avons une vue magnifique sur la montagne de Glandasse et sa magnifique paroi aux escalades célèbres, la voie de la Pentecôte et le pilier Leprince-Ringuet, pour n’en citer que deux. La soirée sera bien agréable assis dans l’herbe, le climat du midi prenant le dessus, ce qui se voit en particulier au changement de végétation.

Jeudi 10 juin

La nuit fut venteuse mais en contrepartie la sécheresse a régné, donc pas de tente à faire sécher. Si tous les matins l’état d’humidité du matériel de camping était aussi faible, alors cela deviendrait un vrai plaisir. Mais malheureusement, souvent cela s’apparente, il faut bien le reconnaître, à une corvée. Je sais que je risque de faire hurler les puristes et les inconditionnels de la tente. Mais cela n’est que mon humble avis.

La journée commence par un trajet d’une dizaine de kilomètres le long de la Drôme jusqu’au village de Pontaix. Splendide et austère hameau qui se niche au pied d’une falaise. Les murs de ses maisons canalisent littéralement la rivière. Aujourd’hui elle ne charrie pas beaucoup d’eau, elle étale son onde claire sur des plages aux galets lumineux. Au-dessus du village au sommet d’une colline, aux flancs abrupts, les ruines d’un très vieux château se découpent sur un ciel aux teintes grisées. Il se dégage de ce lieu une impression de quiétude et de bien-être. Mais nous ne sommes qu’au début de notre étape du jour, donc je prends juste le temps de faire quelques photos et nous reprenons la route. Une départementale sans circulation nous conduit au départ de la sauvage vallée qui perce les collines de la Provence drômoise jusqu’à Rémuzat.

La montagne des Trois Becs dévoile son imposante paroi de deux cent cinquante mètres de haut, appelée par les alpinistes la Pelle. Je reste hypnotisé par ce spectacle. En effet ma jeunesse défile dans ma mémoire. Cette paroi je l’ai gravie cinq fois, et à chaque reprise le plaisir était aussi intense. Voie d’escalade qui serpente au milieu de surplombs et qui toujours procure un itinéraire de toute beauté. En particulier, je me souviens de ce passage sur une dalle verticale au-dessus d’un surplomb, que l’on traverse de gauche à droite les pieds posés sur de petits silex qui sortent du rocher. On y ressent une forte impression de vide. Et puis le souvenir me revient de cette fois où nous avions débuté tardivement. La nuit avait failli nous bloquer un peu avant le sommet. Cette dernière longueur de corde heureusement pas trop difficile, cependant pas éloignée de la verticale, je l’avais parcourue à vive allure dans les ténèbres qui commençaient à prendre possession de l’espace. Et à chaque fois, l’arrivée au sommet de cette montagne dans un grand pré en pente était un bonheur. Souvent nous débouchions en fin d’après-midi dans des herbes éclairées par un soleil rasant déjà bien loin à l’ouest. En fin d’automne nous trouvions d’immenses chardons dont parfois nous cueillions une ou deux magnifiques corolles, qui allaient décorer notre bibliothèque.

Nous roulons et les perspectives se succèdent, au revoir montagne des Trois Becs. La vallée plein sud nous accueille avec un fort vent de face que nous allons combattre toute la journée dans une chaleur épuisante. Le premier village rencontré, Saint-Benoit-en-Diois, arbore sur un monticule une surprenante église, dont la silhouette est rehaussée par quatre cyprès qui se lancent à l’assaut du ciel. Chacun de ces villages traversés a sa propre personnalité, son cachet propre, son atmosphère particulière. Je suis toujours étonné de cette diversité, de cette originalité de ces trente six mille communes de France. La vallée passe quelques verrous calcaires au travers desquels l’eau a creusé son chemin. La roche calcaire est toujours superbe et cela pour de multiples raisons. Tout d’abord, généralement elle est de couleurs éclatantes. Dans les zones verticales, elle prend une belle teinte gris clair, souvent promesse d’exaltantes escalades, les pieds en adhérence sur une matière rugueuse à souhait et les doigts enfoncés dans de petites prises en forme de goutte d’eau justement creusées par l’eau. Dans les zones en surplomb les couleurs varient entre le jaune et le rouge. Et toujours, on a tout loisir d’observer des strates épousant toutes les formes et montrant toutes les épaisseurs, au gré des plissements qui au cours des âges ont pétri cette fantastique matière, créée au fond des mers par des organismes vivants qui se déposaient et formaient ces couches de sédiments, qui à leur tour surgiraient du tréfonds des mers pour s’élever en somptueuses montagnes.

La vitesse du vélo est idéale afin d’admirer à profusion toutes ces beautés de la nature. Je me rends compte que ce mode de déplacement me plaît par ces découvertes à petit rythme qu’il autorise et qui se renouvellent à l’infini au long de la route ou du chemin. L’effort physique me convient aussi, mais contrairement à certains, je ne me sens pas motivé pour enfiler les cols les uns derrière les autres lorsque je connais déjà la route. De ce fait, hors les voyages j’ai beaucoup de mal à me motiver pour aller m’entraîner autour de chez moi sur des itinéraires que nécessairement je connais.

Que cette vallée étroite et sinueuse se révèle sauvage, une petite rivière, dont je ne me souviens pas du nom, déroule ses méandres amples et parsemés de galets éclatants. Le village de Saint-Nazaire-le-Désert, le bien nommé, est atteint. Nous arrivons deux minutes après les douze heures trente fatidiques, heure de fermeture de la petite épicerie. Donc nous nous contenterons d’une boîte de maquereaux, d’un petit morceau de gruyère et de quelques fruits secs. Assis à l’ombre nous souffrons cependant sous une chaleur accablante et sous les coups de boutoir de ce vent du sud rageur. Dans un recoin du village un bar sympathique caché au détour d’une mignonne placette, nous autorise à remplir notre rite sacré quotidien du café après le déjeuner.

A nouveau sur la route, par des itinéraires dérobés, la progression s’effectue par bosses, vent adverse et chaleur en direction de notre but de la journée, Rémuzat. Une longue descente finale donne une touche particulièrement agréable à cette belle étape à travers le Diois et la Drôme Provençale.

Rémuzat est célèbre pour sa magnifique falaise qui domine de façon imposante le site. Si vous la regardez, vous ne tarderez pas à apercevoir d’immenses vautours qui planent nonchalamment le long des à-pics. Au fond d’une ruelle nous dégottons un gîte absolument adorable, implanté dans une ancienne maison de notables, construite depuis plusieurs centaines d’années. Les prix sont modiques, et l’accueil très chaleureux. J’y reviendrai un jour pour arpenter les chemins autour de ce pittoresque village.

Vendredi 11 juin

Le lieu de Rémuzat est vraiment très agréable, et en ce début de mois de juin il n’y a pas grand monde. Dans ce gîte, à part nous, sont hébergées trois femmes habituées du coin qui viennent chaque année pour se promener au milieu de la garrigue et des barres rocheuses.

Aujourd’hui notre but se situe dans les environs de Malaucène, village mythique au pied du Mont Ventoux. Le premier tronçon de notre itinéraire nous mène le long de la magnifique gorge de l’Eygues, rivière bordée de jolies et longues falaises. Au passage nous admirons le pittoresque village de Saint-May, perché sur son verrou dans un méandre du cours d’eau. Cette première partie au petit matin, en descente, dans un décor superbe de roches multicolores et plissées, le long d’une jolie rivière et de plus avec une circulation raisonnable, est un vrai bonheur.

Au cours de la pratique du vélo, contrairement à celle de la marche à pied, les moments agréables et les difficiles alternent souvent sans crier gare. Une côte, une descente, un vent contraire ou favorable dû à un changement de direction et le rythme et les conditions d’effort s’inversent spontanément. A pied par contre, la pente raide fera prendre un rythme lent, la descente elle bien souvent obligera à freiner son allure, ce qui générera une forme de fatigue due à cet effort de retenue. On ne ressent pas ce passage brutal de l’effort physique à la joie de la vitesse sans peine. Mais attention, je ne dénigre surtout pas la marche à pied. Au fond de mon cœur, le voyage à pied tient une très grande place. A une allure plus faible, il permet cependant d’atteindre des lieux auxquels le vélo ne donne pas accès. La liberté est plus grande dans les zones accidentées. Traverser les Alpes par un chemin de grande randonnée ou traverser les Pyrénées par la Haute Route des Pyrénées représentent des aventures, qui m’enthousiasment beaucoup plus que de parcourir les grands cols de ces montagnes à vélo.

Revenons à notre vallée de l’Eygues que nous allons maintenant quitter pour escalader le col de d’Ey qui culmine à 962 mètres, ce qui donne approximativement 500 m de dénivelé pour 6 kilomètres. Cette montée est rendue très agréable du fait de la présence d’une multitude d’adolescents lancés avec leurs professeurs de collège dans un voyage à deux roues d’une semaine autour de la vallée du Rhône. Nous nous retrouvons tous au col, et le lieu retentit de tous les cris de joie de ces enfants heureux d’avoir gravi leur dernière difficulté. En effet leur périple s’arrêtera à Buis-les-Baronnies après quelques 6 kilomètres de descente. En quittant le col nous croisons un couple lourdement chargé, qui chacun à un rythme lent escalade la pente raide sur son vélo couché. Ils n’ont pas l’air de peiner et la position semble très confortable.

Halte de midi dans cette charmante petite agglomération capitale des Baronnies, assis sur un banc public nous déjeunons. Ensuite une courte promenade à travers le centre ville aux rues étroites nous permet de sentir l’âme de cette cité. Nous prenons notre temps, car l’étape de cet après-midi n’est pas très importante. Nous avons rendez-vous vers les 17 heures chez Nadine au Hameau des Valettes à quelque distance au nord de Malaucène. En chemin nous passons le village de Mollans-sur-Ouvèze, au-dessus duquel trône une incroyable église, perchée sur un immense rocher plat. Un camarade m’avait dit qu’elle avait été construite par un notable de la région, ayant fait le vœu de la bâtir si son fils revenait de la première guerre mondiale. Le vœu a manifestement bien été exaucé.

Notre arrivée à Malaucène me surprend par le nombre de cyclistes qui s’y trouvent. En effet il s’agit de l’un des trois accès au Mont Ventoux. A l’heure qu’il est, nombreux sont ceux qui en descendent, le pourcentage d’étrangers est important. On sent que le lieu respire la fête de la petite reine. En fin d’après-midi nous effectuons les cinq kilomètres qui nous conduisent à notre point de rendez-vous. La pluie se met de la partie. Nadine nous accueille dans son adorable petite maison de village.

Samedi 12 juin

Aujourd’hui nous devrions faire une facile balade de récupération sans les sacoches. Je me réjouis d’avance d’un petit effort dans cette région aux mille beautés. Mais la balade de santé va en définitive se transformer en un tour du Mont Ventoux, qui se déroulera tout de même sur 118 kilomètres. Nadine est une pédaleuse effrénée, elle a déjà parcouru de nombreux kilomètres à travers le monde, et elle compte à son actif au moins une quinzaine de montées au Mont Ventoux par tous ses itinéraires. Quand je la vois pédaler à vive allure en côte sans la moindre peine, je me demande si elle n’aurait pas un petit moteur caché dans le cadre, ce dont on a soupçonné Cancellara ces derniers jours.

Nous démarrons notre circuit par la départementale 40 qui contourne le Mont Ventoux par le nord. Toujours ce satané vent du sud en pleine figure qui ne veut pas s’arrêter. Cela fait presque depuis notre départ de Lyon, qu’en général, nous pédalons contre le vent. La vue sur le Mont Ventoux est impressionnante. Mais rapidement le temps se détériore et les nuages nous cachent le sommet. Nous effectuons une halte à la fontaine de Saint-Léger-du-Ventoux et nous repartons sur un bon train. Ces coins sont très fréquentés par les cyclistes. Un petit détour par une pente terriblement raide mais heureusement courte nous mène au joli village de Montbrun-les-Bains. Aujourd’hui samedi jour de marché, les étals se parent de toutes les couleurs et de toutes les senteurs. La rue centrale a été fermée à la circulation et le marché se développe au beau milieu de la chaussée. De nouveau sur la route, nous passons Revel et marquons une pause prolongée à Sault, autre village légendaire sur le chemin du Ventoux.

Une grande partie de plaisir nous attend dans un décor réputé, il s’agit de la descente des gorges de la Nesque. Sur une trentaine de kilomètres nous nous adonnons aux joies de la vitesse sur une route sinueuse surplombant une gorge profonde aux roches éclatantes donnant sur des profondeurs impressionnantes. Arrêt à un belvédère, où nous faisons la photo classique de groupe dans l’un des méandres les plus caractéristiques de la rivière. Un homme vend des bouquets de lavande et une multitude de produits dérivés de cette plante extraordinaire. Son coffre de voiture lui sert d’échoppe. Il l’a agencé avec beaucoup de goût et un esthétisme certain. Il m’autorise à faire une photo de son étalage.

Une fois la descente terminée, les cent kilomètres au compteur ne sont pas loin et il nous faut encore en effectuer une vingtaine, en particulier quelques côtes raides pour rejoindre notre tranquille maison de village au Hameau des Valettes. Nous passons quelques affleurements d’ocre, qui ont rendu la région célèbre. Avant de rentrer dans le bourg, Nadine s’arrête dans un champ de cerises appartenant à son cousin et nous invite à une merveilleuse dégustation sur l’arbre. Ce seront les seules cerises dignes de ce nom que je mangerai en ce mois de juin particulièrement froid et peu ensoleillé. Eh bien ! En d��finitive, cette journée de repos aura été bien occupée.

Dimanche 13 juin

Après une agréable soirée et une bonne nuit, ce matin plusieurs choix sont possibles. Le premier consiste en une montée au Mont Ventoux par Malaucène. Jean et René, le compagnon de Nadine, vont opter pour cette alternative. En ce qui me concerne la motivation n’est pas énorme, et la fatigue accumulée depuis une semaine, un argument supplémentaire pour proposer un circuit plus clément. Evelyne n’est pas non plus très enthousiaste pour une grosse défonce. Nadine nous emmène pour un tour plus « cool ». Nous partons pour une boucle qui fera tout de même une quarantaine de kilomètres avec quelques montées sévères et un timing final serré pour arriver à temps pour préparer le repas. Dans une belle nature de printemps qui explose de toutes parts, nous passons d’abord à l’abbaye du Barroux, puis nous visitons le village du même nom. Il est de toute beauté, bien établi sur une butte, enserré dans son ancien mur de protection, et abritant en son sein un château de grande taille. Puis nous prenons la direction du très pittoresque village de la Roque Alric, tout à fait étonnant. En effet ses maisons semblent lancées à l’assaut du rocher qui les domine, ce qui lui donne une touche magnifique. Bien évidemment une belle luminosité comme le midi de la France sait en distiller ajoute à l’esthétique du site. Notre chemin se poursuit en passant à proximité des dentelles de Montmirail, roches réputées pour l’escalade qui affichent leur verticalité éclatante de blancheur. Je suis toujours étonné de constater la diversité des paysages en France et la rapidité avec laquelle on passe de l’un à l’autre, qu’il s’agisse de sites naturels ou de constructions. Puis notre route va nous conduire vers un col, qui a une particularité bien singulière. En effet lorsqu’on en atteint le sommet avec le panneau nous indiquant que nous y sommes, et bien on continue à monter pendant plusieurs kilomètres à flanc de montagne. Enfin arrive le moment de nous lancer dans une belle descente vers Malaucène. Mais Nadine pressée de rentrer pour commencer le repas, nous avait littéralement déposés sur le bord de la route au bas de la côte. Comment fait-elle ? Enfin nous arrivons au centre de Malaucène. Nous y retrouvons nos deux camarades, qui de retour du Mont Ventoux prennent tranquillement une bière au centre du village. Nous rentrons tous les quatre et retrouvons Nadine qui s’active en cuisine. Encore un moment très agréable en perspective autour de plats concoctés avec goût et qui nous laissera un excellent souvenir.

En ce dimanche après-midi, Nadine et René vont devoir partir. Eh oui ! Demain matin il leur faut aller au boulot. Donc nous nous retrouvons à trois Jean, Evelyne et moi. Nous quitterons cet endroit charmant pour poursuivre notre périple itinérant.

Lundi 14 juin

Aujourd’hui avec une petite pointe de tristesse, nous laissons ce charmant Hameau des Valettes, avec cependant l’espoir d’y revenir, Nadine nous ayant proposé de nous retrouver l’année prochaine pour quelques jours de pédalage intensif.

Notre objectif de la journée se trouve plein est et se nomme Banon, petit village réputé, une vingtaine de kilomètres à l’ouest de la vallée de la Durance. Nous devons reprendre sur les trente premiers kilomètres l’itinéraire que nous avons suivi avant-hier, de plus aujourd’hui nous avons nos bagages. Mais tout se passe très bien et la vue permanente sur le Mont Ventoux que l’on contourne par le nord est un spectacle suffisamment grandiose pour que nous ne trouvions pas le temps de nous ennuyer. Nous en profitons pour monter au village de Brantes. Encore un lieu perché, il nous faut laisser nos vélos à l’entrée et y pénétrer par un long escalier de pierre multi centenaire. Nous nous promenons parmi les vieilles maisons rénovées et nous laissons envoûter par le charme du lieu qui fait face au Mont Ventoux. Puis reprenant notre chemin, rapidement nous marquerons l’arrêt pour la pause de midi dans le très tranquille minuscule hameau de Savoillan. Une charmante boulangerie donnant sur l’église, exhale une bonne odeur de pain cuit au feu de bois, nous en avons l’eau à la bouche. Après que nous ayons effectué quelques achats, la boulangère nous autorise à nous assoir à la table devant sa vitrine. Qu’il est agréable de voyager de la sorte tout en prenant son temps et de se laisser guider dans nos haltes par le hasard, toujours heureux. Cela nous permet de nous imprégner de toutes ces atmosphères de Haute Provence, et bien entendu des auteurs comme Giono ou Bosco nous viennent à l’esprit.

Nous repartons après le rituel café du midi pour les quelques 35 kilomètres qui mènent à Banon. Le ciel est magnifique, de gros cumulus éclatants bourgeonnent tout en laissant de grandes trouées bleues. Des averses sont tombées car par endroits la route est mouillée, mais jamais nous ne recevons une goutte. L’altitude relative, le vent, la nature mouillée et la luminosité s’associent pour nous offrir des paysages de toute beauté. Le plaisir de pédaler est immense, cette nature on en fait vraiment partie, et puis ces odeurs de fleurs toujours présentes, donnent encore plus cette sensation d’intégration de nos corps au milieu naturel.

Nous atteignons le charmant village de Banon. Un cyclotouriste hollandais nous entretient sur son périple à travers la France. Souvent les personnes qui pratiquent le voyage à vélo sont seules, et les Français sont très peu nombreux. Les Allemands et les Bataves fournissent le gros des effectifs. Les vélos lourdement chargés sont souvent regardés avec curiosité en France. Les cyclistes sur leur vélo de course nous regardent souvent avec un certain dédain. Je me souviens d’une réflexion entendue dans un groupe qui nous croisait à vive allure l’année dernière en Corse, l’un des participants nous apercevant avait fait le commentaire suivant : « Eh bien ! Du vélo comme ça non merci ! ». Heureusement tous n’ont pas cette attitude, certains vont même jusqu’à nous encourager. Parfois la vue de ces deux roues lourdement chargés provoque des commentaires étranges. Il y a quelques jours, à l’entrée d’un village un groupe de randonneurs se préparait au départ. Une femme nous remarque et dit à ses compagnons : « Tiens voilà des sacochards ». Quel terme horrible !

Banon, ravissant village provençal, nous y découvrons quelques boutiques d’alimentation qui proposent des produits de qualité, en particulier le fameux fromage qui porte le nom du lieu. Après quelques achats nous rejoignons le camping un peu excentré. Dilemme, plante-on la tente ou loue-t-on un mobil home ? Le temps semble beau, l’air absolument pas humide, Jean opte pour la tente, Evelyne pour le mobil home, et moi je reste relativement indécis. Mais en finale, nous choisissons la solution en dur. Grand bien nous en a pris. A partir de onze heures du soir la pluie va se mettre à tomber et durant trente six heures ce sera un véritable déluge. J’ai rarement vu une pluie aussi violente durant une si longue période. D’ailleurs les résultats ne se sont pas fait attendre, des inondations catastrophiques ont eu lieu un peu plus au sud dans le Var, en particulier à Draguignan.

Mardi 15 juin

Une bonne partie de la nuit les précipitations ont martelé le toit de notre abri. Il fait froid et humide, on ne se croirait pas au mois de juin dans le sud de la France. La journée s’annonce morose, nous sommes quasiment dans les nuages et le mauvais temps semble très bien installé. Il va falloir nous armer de patience. Un petit intermède de repos ne fera pas de mal. De plus j’ai un livre extrêmement intéressant, journal d’un conjuré 1938-1944, d’Ulrich von Hassel. Ce diplomate qui s’était toujours opposé au national-socialisme, décrit de l’intérieur l’Allemagne de cette époque. Il analyse les doutes et les espoirs des hommes influents, en particulier, il montre l’état d’esprit des généraux qui au gré des victoires ou des défaites de Hitler pouvaient être plus ou moins enthousiastes et se montrer favorables ou non au système nazi.

Nous ne passons pas la journée dans notre baraque. A la première petite interruption des averses, je prends mon vélo et pars au centre de Banon. J’y découvre, vraiment étonné, une très grande librairie, le Bleuet. Dans un si petit village, pourquoi un établissement d’une telle taille. Les ouvrages disponibles sont très nombreux, certaines collections sont complètes, plus importantes que dans les grandes librairies réputées que j’ai l’habitude de fréquenter à Paris, Lyon ou Bordeaux. Manifestement, il doit y avoir beaucoup d’intellectuels ou passionnés de lecture qui se cachent dans la campagne environnante. Au demeurant, profitant de l’aubaine je passe un bon moment alors que le temps reste maussade.

Mercredi 16 juin

Ce matin nous avons franchement froid, au point que je me mets à grelotter. Je n’aime vraiment pas cette humidité. Il nous faut prendre des décisions, on ne peut rester cloués une journée de plus dans notre camping, cette situation est très mauvaise pour le moral. Seul le mouvement ramène la paix dans les esprits. Nous décidons de rouler jusqu’au village de Sait-Etienne-les-Orgues, situé au pied de la Montagne de Lure. Une fois sur place nous aviserons. Nous laissons nos bagages avec l’intention de revenir passer une troisième nuit à Banon. Nous voilà partis, il ne pleut pas, mais les reliefs sont accrochés par des bancs de nuages pas très prometteurs de beau temps. Une fois notre village atteint, au bistrot de la place nous prenons un café et interrogeons le propriétaire sur le temps et les conditions sur Lure. Il nous dissuade d’y aller, nous relatant la mésaventure de cyclistes qui les jours précédents ont été soumis à un véritable bombardement de grêlons. Comme si les éléments l’entendaient, la pluie reprend. Armons-nous de patience. Il est midi, profitons de ces conditions pour tranquillement déguster le plat du jour proposé. A la fin du repas, il ne pleut plus et le temps semble s’améliorer. Jean propose de faire « pour voir » les premiers kilomètres sur la route de la montagne de Lure. On se doute bien que ça y est nous y sommes et que pour nous arrêter il va falloir des grêlons gros comme des œufs de poule.

En effet, un bon rythme est pris, la route bien tracée ne présente pas de pente trop raide. Le temps tout de même incertain, nous motive pour profiter de cette fenêtre favorable, et nous avons tendance à appuyer sur les pédales. Le soleil de début d’après-midi réchauffe l’atmosphère. Vers les 1500 mètres d’altitude nous rentrons dans le brouillard et l’air se rafraîchit. Maintenant nous irons au sommet quoiqu’il arrive. La route passe à un kilomètre sous le sommet. Par un accès en mauvais état et très raide nous nous dirigeons vers les antennes qui matérialisent le sommet que nous convoitons, à l’altitude de1826 mètres. Les jeux de lumières parmi les nuées qui circulent sont magnifiques et les contrastes très accentués. Nous y sommes, cet endroit baigné dans le brouillard nous apparaît quelque peu fantomatique et mystérieux. La montagne y gagne en grandeur. Nous sommes contents d’avoir effectué cette randonnée malgré le temps plus qu’incertain. Et puis cette montagne de Lure constitue l’un des passages importants de notre circuit. Cependant le plaisir du sommet ne s’éternise pas, toujours un peu inquiets, des fois que l’orage se déclenche, l’endroit deviendrait assez malsain. Donc nous nous lançons dans une longue descente. Les premiers kilomètres sont vivifiants, puis nous sortons du brouillard et la chaleur revient. De retour au bar de la place, nous prenons un rafraîchissement et rentrons à Banon. La journée qui ne semblait pas très prometteuse nous aura cependant permis une belle escapade d’un peu plus de 80 kilomètres.

Jeudi 17 juin

Les conditions de temps n’étant pas très favorables, nous apportons une modification radicale à notre itinéraire. Au lieu de partir sur le Luberon, puis de remonter par la vallée du Rhône ou par les monts d’Ardèche, de peur du fort mistral, nous préférons remonter directement en direction du Dévoluy.

Ce jour nous donne l’occasion de vivre une étape mémorable entre toutes. En effet, pour éviter de reprendre une route déjà empruntée, nous décidons de quitter Banon en direction de l’un des cols sur la crête de la Montagne de Lure, afin de descendre directement dans la vallée du Jabron, d’où nous mettrons le cap sur le village d’Orpierre. Seul petit hic, l’itinéraire choisi est normalement utilisé par les randonneurs à pied. Mais nous verrons bien, un peu d’aventure a plutôt tendance à aiguiser notre curiosité.

Ce matin encore les sommets sont accrochés par des nuages qui ne sont pas présage de temps sec. Mais la nature après les grandes pluies des jours derniers semble toute propre, et elle luit de mille feux, vert tendre de l’herbe, lumières multicolores des différentes fleurs, où le jaune des pissenlits et des boutons d’or domine, suivi de près par le rouge ponctué de noir des coquelicots.

Nous entrons dans une étroite vallée qui conduit au bout du monde, au village de Saumane. Le lieu dépassé, la route devient presque chemin et puis le goudron prend fin. Le sentier raide assez plat nous permet pendant quelques kilomètres de rester sur nos montures. Nous nous demandons où nous allons. Au-dessus de nous un versant raide et boisé va se perdre dans le brouillard. Notre itinéraire se trouve là quelque part entre arbres et brume. Un carrefour en Y nous fait hésiter. Heureusement dans la forêt se trouve un bûcheron, il nous renseigne. Plus de doute notre voie en direction du col Saint-Vincent va nous occasionner une bonne séance de sport en poussant les vélos. Un chemin très raide parsemé de gros cailloux donne le ton. Nous voilà tous les trois à pousser dans la pente. Cela nous rappelle des expériences passées au fond de la Slovaquie. Pas de répit, ni du côté de la déclivité ni de celui de la grosseur des cailloux qui bloquent en permanence les roues. De plus pour que le jeu soit encore plus plaisant, la pluie se met de la partie. Cette manutention de bicyclettes est franchement épuisante, la douleur se fait sentir aux articulations des poignets. Et puis la pente se redresse, il faut alors se mettre à deux pour pousser un seul vélo. Le sol détrempé laisse l’eau s’écouler et par endroits on se croirait dans le lit d’un torrent. Mais avec opiniâtreté, nous poussons prenant l’eau par le haut et par le bas. Nous avons vraiment l’impression de monter dans le ciel avec nos vélos. Si nous croisions des randonneurs, ils nous prendraient probablement pour des fous, mais dans cette ambiance très humide nous sommes seuls. Enfin au détour d’un raidillon, je pars sans mon vélo et quelques dizaines de mètres après un espace plat apparaît. Il est verdoyant, et il arbore un magnifique panneau annonçant col Saint-Vincent 1287 mètres. Je pousse un cri de joie et rejoins mes compagnons pour un dernier effort. Ce col je me souviens y être passé en sens inverse, à pied, il y a trois ans lorsque j’avais réalisé une magnifique randonnée de 9 jours du Vercors à la Méditerranée. Tout était très différent, on était en automne, les arbres prenaient toutes les teintes de cette magnifique saison et il faisait très beau. En 9 jours je n’ai pas le souvenir d’avoir vu un seul nuage, seulement les habituelles brumes matinales saisonnières qui donnent un véritable cachet à la nature en y ajoutant une touche de mystère.

Au col nous ne nous attardons pas, car nous sommes trempés et le refroidissement guette. Nous plongeons sur la vallée du Jabron. Le chemin est si raide et si mal pavé que nous ne pouvons pas enfourcher nos montures, bien qu’il s’agisse d’une descente. Mais ces grandes forêts de feuillus, à la frondaison encore tendre, sont si belles sous la pluie que nous éprouvons un vrai plaisir à nous trouver en ces lieux si peu propices au vélo, surtout avec des bagages. Cependant, par endroits nous nous risquons à enfourcher nos deux roues. Il faut faire attention de ne pas tomber, entre cailloux et terre glissante. Bien doser la pression sur les freins est indispensable pour conserver un équilibre subtil et précaire. Dans les grands lacets il nous faut descendre à pied et avancer avec précaution, pour ne pas se faire emporter dans une glissade glaiseuse par le poids de nos engins. Enfin, nous sommes sous la couche nuageuse et voyons le fond de la vallée. Nous n’allons pas tarder à nous retrouver sur un terrain presque plat. Le chemin s’élargit, nous prenons de la vitesse et arrivons en vue de la première voiture rencontrée depuis bientôt trois bonnes heures. Ses occupants doivent vraiment se demander d’où nous venons.

Cette matinée a été éprouvante du fait de cette pratique du vélo dans des conditions particulières. Je ne crois pas que nombreux soient les cyclotouristes chargés qui ont emprunté le col Saint-Vincent. C’est sans doute un bon avant-goût pour le périple que nous envisageons à travers l’Amérique du Sud dans deux mois, l’altitude en moins bien sûr, parce que dans les Andes on évolue généralement vers les 4000 mètres.

De retour sur le bitume, on a l’impression d’avoir des ailes. Le temps se stabilise et un rayon de soleil nous gratifie de sa chaleur. Dans cette vallée du Jabron, nous marquons la pause et mangeons à belles dents, car les cailloux et la boue nous ont ouvert l’appétit. Mais le lieu est désert, pas le moindre petit bar pour le rituel café. Donc un peu frustrés nous repartons. Dans le village Les Omergues, enfin le bistrot tant désiré. Il arrive d’autant mieux que la pluie fait une fois de plus son apparition, et il fait froid. A l’intérieur de la salle une douce chaleur. Nous allons devoir nous faire violence pour reprendre notre chemin. Le moment redouté arrive, nous enfilons nos imperméables et stoïquement nous attaquons le col qui nous sépare de Séderon. Les muscles se réchauffent, la beauté du relief aidant, le plaisir revient.

Après Séderon, ne pas louper la petite route qui conduit au col Saint-Pierre. Après quelques hésitations nous attaquons cette dernière difficulté de la journée, qui monte à plus de mille mètres. Il s’agit d’une belle rampe de cinq kilomètres qui s’élève en courbes raides. Au milieu de la montée, un monument commémoratif rappelle la résistance au nazisme, qui dans la région fut active et en en a payé le prix fort.

Le dernier effort de cette journée terminé, nous n’avons plus qu’à nous laisser glisser vers Orpierre en passant par le village de Laborel. Dans le lointain Orpierre est bien balisé par son fameux Quiquillon, flèche de calcaire de 150 mètres de haut qui attire une multitude de grimpeurs.

Vendredi 18 juin

La journée d’hier a laissé quelques traces dans les cuisses, les mollets les bras et les poignets. Nous aspirons à nous reposer. Le cadre est propice à cette activité, un joli village enserré entre des parois calcaires qui de toutes parts dressent leurs à-pics.

Samedi 19 juin

Aujourd’hui nous allons partir pour la journée dans le but d’assister à une messe au monastère de Rosans. Il héberge des sœurs bénédictines. Je ne suis pas particulièrement pratiquant, mais prendre part à un office au sein d’un ordre régulier a toujours provoqué chez moi une forte émotion, d’une part sans doute du fait du lieu reculé où ces ordres généralement s’établissent, d’autre part du fait du côté confidentiel, bien souvent très peu de fidèles assistent à la messe. Ce jour en dehors de notre petit groupe, un quatrième ami s’étant joint à nous, une seule personne était présente. Au retour nous avons effectué une visite guidée du prieuré de Saint-André-de-Rosans. Petit intermède très instructif sur la vie de la région au cours des siècles. Cela nous a permis d’admirer de belles mosaïques multi centenaires. Encore une agréable et intensive journée de vélo (plus de 90km) à but culturel, le long de superbes petites routes sauvages et accidentées loin de la circulation, au contact d’une nature épanouie par l’abondance d’eau que cette année a apportée.

Dimanche 20 juin

Matin froid et venteux, les ruelles d’Orpierre sont de vraies glacières traversées par une bise aigre. Le courage nous manque et nous ferons une journée de visite de la magnifique vallée du Jabron, mais en voiture. Au moment de partir deux Allemandes aux vélos lourdement chargées stationnent sur la place du village. Immédiatement nous les abordons. Elles ne sont pas toutes jeunes, à mon avis 65 ans, voire sans doute plus pour l’une d’elles. Elles arrivent de Stuttgart à travers les massifs montagneux français, Vosges, Jura, Chartreuse, Vercors. Ce trajet elles l’ont accompli en douze jours, belle performance eu égard à leur chargement, les mauvaises conditions des deux semaines passées et puis de leur âge.

Lundi 21 juin

Nous nous retrouvons seuls avec Jean, Evelyne étant repartie en voiture avec François pour Crémieu. Nous allons vivre le dernier jour de notre périple dans les Préalpes. Notre intention est de rejoindre Veynes, d’y déposer nos affaires à l’hôtel et de gravir quelques cols cachés au cours de l’après-midi. Une fois de plus le vent sera contraire et nous obligera à forcer sur les pédales. Un petit café dans un bistrot du centre ville de Serres, nous procure un agréable moment. J’aime beaucoup cette petite agglomération au pied d’un gros rocher. On n’y recherche pas le calme, car c’est un axe routier très fréquenté, mais le lieu est très esthétique, et de voir ces foules de voitures de camping-cars et de motos, dont beaucoup d’étrangers déferler, cela donne un petit goût de vacances !

A Veynes, l’agréable hôtel du centre, établissement au charme désuet, à l’ombre d’une place ombragée par des platanes centenaires, nous propose une chambre de tout confort. Nous déjeunons sur place, laissons nos bagages et partons pour notre dernière petite virée. Deux jolis cols déserts, col de la Bachassette et col des Verniers, cachés au milieu de montagnes érodées, nous laisserons nos dernières sensations de ces deux semaines d’errance. A la descente du second des vues de toute beauté nous dévoilent le Pic de Bure et la crête de Bergers, cimes du Dévoluy qu’affectionnait particulièrement René Desmaison. Je reste à rêver sur ces montagnes, me disant que bientôt d’autres horizons bien plus lointains vont s’ouvrir. Demain nous prendrons le train direction Lyon, et chacun rentrera chez lui dans l’attente du prochain rendez-vous.
Pérou pendant quinze jours English translation pending
by Lili0608 · 2010-07-09 · 9 replies
bonjours, je souhaite partir au perou au moi de novembre prochain, n'ayant que 15 jours de vacances je souhaite optimiser une région plutot que survoler tout au pas de course, je souhaiterai faire la région de cuzco que me conseillerai voir de voir en 15 jours?
Trek au Maroc en mai: choisir Toubkal ou M'Goun? English translation pending
by Julien74 · 2010-03-15 · 23 replies
Bonjour,

Je pars au Maroc du 18 au 27 mai. Je compte faire un trek de 8 jours aux alentours du Toubkal + ascension ou aux alentours du M'goun + ascension (si possible car neige dans les 2 cas). Apparemment le M'goun via la "vallée heureuse" et tout aussi bien que le TRES fameux Toubkal... j'hésite... Je connais déjà l'Atlas via voitures de locations et 4x4 mais pas en randonnée trek

Avez-vous des expériences/conseils à me faire partager concernant ces 2 destinations?

D'avance merci,

Julien
Circuit de dix jours à Cuba English translation pending
by Setzer · 2010-02-14 · 6 replies
Bonjour,

Nous pensons partir en autotour à Cuba fin mars pour 10-11 jours.

J'aimerai avoir votre avis pour notre circuit :

Jour 1 : La Havane Arrivée à l’aéroport de La Havane (on a des vols qui arrivent en soirée à la havane)- Jour 2 et 3 : La Havane Jour 4 : La Havane - Viñales Une journée à Viñales, dans la célèbre vallée - visite chez les paysans du Tabac : Visite d’un «despalillo», du jardin de Caridad. - Jour 5 : Viñales - Cayo Levisa ou cayo jutias- Viñales Journée de plage sur le Cayo Levisa ou Cayo jutias . Jour 6 : Viñales - La Havane - Cienfuegos Retour par la route du nord à La Havane, pour halte déjeuner puis route pr Cienfuegos. Visite ville Jour 7 : Cienfuegos - Trinidad Ballade et visite de la ville puis route en direction de Trinidad. - Tour du centre historique de Trinidad - Jour 8 : Trinidad Journée à Trinidad : La Ville, mais aussi à voir ( l'escambray, vallée de los ingenios). - Jour 9 : Trinidad - Santa Clara - Remedios Route en direction du nord. On passe par Topes de Collante pour atteindre Santa Clara. arrêt au Mausolée du Ché, visite du petit musée. Route de nouveau, jusqu’à Remedios. , Jour 10 : Remedios - Cayo Las Brujas - Remedios Une journée plage, Jour 11 : Remedios - La Havane Retour vers La Havane pour départ vers France

merci pour vos retours
Transport au Pérou (bus ou avion?) English translation pending
by France70 · 2010-01-05 · 8 replies
Nous allons au Pérou 3 semaines en juin 2009!!! (28 mai au 19 juin) On veut visiter (ceci n'est pas une liste nécessairement chronologique): - la côte ouest entre Lima et Arequipa (Pisco-Ica-Nazca) - le Canyon de Colca - Puno et le lac Titicaca - Cuzco, la Vallée Sacrée et le Macchu Picchu - si le temps le permet le trek "Santa Cruz" m'intéresse aussi. Après un vol Montréal-Lima je me demande dans quel ordre et par quel transport on devrait voyager. Pour les longues distances est-ce que l'autobus est une "perte de temps"...? Oui, on gagne du temps en avion, mais à quel prix? Merci!!!
Partir en Égypte est-ce synonyme de croisière? English translation pending
by 1000Plumes · 2009-12-11 · 13 replies
Bonjour bonjour,

Je souhaiterais partir avec mon amoureux en Égypte.

Je suis une voyageuse et j'ai l'habitude des "vadrouilles" et des explorations sauvages mais là, je cherche un temps de découverte sans trop de péripéties et sans trop de touristes non plus.

La croisière est ce le meilleure moyen de découvrir le pays ? n'est pas trop touristique ?

Existe t'il un tourisme vert là bas ?

Merci pour toutes les informations a venir,

Bien à vous et bonne découvertes du monde ,

elodie
Eurostar: promotions depuis plusieurs grandes villes françaises? English translation pending
by Lgerard · 2009-11-02 · 4 replies
bonjour,

on m'a dit que Eurostar allait sortir des promos depuis plusieurs grandes villes françaises type Lyon et Toulouse, est ce que quelqu'un à des infos la dessus?? je trouve rien sur internet il s'agirait d'une compilation SNCF + billet Eurostar depuis Paris jusqu'à Londres??! merci d'avance!
Itinéraire de San Pedro de Atacama vers Santiago? English translation pending
by Husquy · 2009-10-18 · 3 replies
re bonjour à tous,

voila grace a votre site j'ai pu bien préparer mon voyage au pérou et bolivie et je vous en remercie.

J'ai une petite question, en bolivie aprés uyuni , sud lipez, lagunes... nous arriverons a san pédro de atacama pour rentrer sur santiago (que nous faisons toute seule pas par agence)

avez vous un itinairaire a me conseiller san pédro _ santiago, y a t-il des choses a voir sur le chemin car je pense qu'il va nous rester un peu de temps ou bien doit on rentrer direct , voila je vous rappelle que nous serons en novembre.

Merci de vos réponses
Préalpes sur huit jours: itinéraire à vélo Grenoble-Marseille? English translation pending
by Opai · 2009-09-07 · 17 replies
Bonjour,

Je projette un voyage Grenoble-Marseille pendant les vacances de la toussaint. Je souhaite voir le Vercors la chartreuse et éventuellement le Verdon. Le lubéron, je connais déjà et ne tiens pas à y retourner.

A part ça, je ne sais pas encore trop!!

Avez vous des itinéraire à me conseiller? Il est envisageable de faire des morceaux en TER.

Par ailleurs, savez vous où trouver une liste de gites d'étapes dans la région?

Merci d'avance

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