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Croisière sur l'Horizon en mai 2012: retour English translation pending
by Familycosta · 2012-06-07 · 11 replies
Bonjour, Nous rentrons de croisière du 20 au 27 mai sur l'Horizon, Marseille, Olbia, Tunis, Ibizza, Mahon et Barcelone.

Superbe croisiére, sans aucune excursion. Olbia devrait être retirée des escales car elle n'est pas une ville interessante, sauf si vous prenez les excursions (et encore!!!) Le bateau, évidemment nous étions habitués au BDF, donc un peu de nostalgie, mais nous avons retrouvé la pluspart de nos "petits préférés" comme Aschwin au restaurant, Eric le Chef du restaurant, et bien sûr Johana. Mais elle était cette semaine là au café intérieur donc nous nous sommes moins vus.

Le bateau est plus "aéré" du fait qu'il y a plus de pièces publics, nous pouvons toujours profiter des ponts extérieurs d'ailleurs beaucoup de transat sont prévus (malheureusement nous n'avons pas eu de beau temps durant cette semaine sauf les 3 derniers jours...)

L'animation en revanche y est beaucoup moins bien, certes présente à l'intérieur du bateau mais en extérieur elle était quasi inexistante, peut etre dû au temps, mais j'en doute, car le peu de jour où il a fait beau, il commencait à avoir de l'ambiance autour des piscines et là poufff, l'orchestre s'arrête de jouer (timming !!!).

La restauration y est toujours excellente, je vous déconseille les cabines 6001 /6002 /6003 TROP BEAUCOUP TROP au fond du couloir et tout de vant du bateau, il y avait une porte en bois où passait les techniciens et c'était trés bruyant, en plus pour le même prix que quelques cabines à côté nous avions un hublot au lieu de fenêtre (4 cabines réservées la 6008 était trés bien);

Gros probléme de climatisation aussi où en 1 semine le technicien est intervenue à 3 reprises et il y faisait toujours une chaleur insoutenable dans les cabines (6001/6002/6003).

Mais ce fût une croisiére géniale par notre ambiance en famille, l'accueil et la disponibilité de tout le personnel, et sans probléme je réserverai de nouveau sur ce paquebot.

Voilà ce petit "bilan" car je sais que c'est important de savoir où l'on va, j'ai moi-même cherché les infos dans les forums avant de partir.
Circuit au Guatemala fin janvier, début février English translation pending
by Marinoux · 2012-05-30 · 10 replies
nous envisageons de faire un circuit accompagné au guatemala fin janvier, début février ; avec quel tour opérateur français et quelle sera la météo merci pour vos réponses
Planning d'un voyage à New York City English translation pending
by Keysersauze · 2012-05-18 · 24 replies
bonjour nous partons avec ma compagne a NYC du 12 juin 2012 au 18 juin 2012

ma compagne a fait un planning, si on pouvait nous donner des avis ou autres merci !!!

1er jour

arrivée a jfk a 12h45 et installation hotel ballade vers 16/17 h ds central park times square mnm's store puis manger ds un resto+ un peu de shopping descente de broadway jusqu a l empire state building pour une vue de nuit

2eme jour

statue de la liberté et island se diriger vers bowling green maison indian wall street trinity church ground zero st patrick church vendeur de glace (strawberryfiels port) traverser manathan pour aller pont de brooklyn balade time square

3 eme jour

visite musée american museum of natural history pause déjeuner a centrale park+ballade place columbus circle+shopping madison square garden broadway empire state building de jour shopping macy's passage rapide devant le flatiron building

4eme jour

zoo du bronx dejeuner musée madame tussaud m&m toy's r us new york en lego hershey's madison square garden macy's

5eme jour

chinatown mahayana buddist temple mulberry street little italy soho little singer building century 21 macy's comedie musicale

6eme jour

visite harlem pause dejeuner café make my cake messe gospel dejeuner centreale park boutique apple rockfeller center top of the rock

voila vos avis ns interesse merci
Idées de circuit en Scandinavie du Sud sur trois semaines? English translation pending
by Maoul51 · 2012-04-16 · 14 replies
Bonjour à tous ! 🙂

Je suis à la recherche d’infos, de conseils, d’idées, pour préparer au mieux un voyage en Scandinavie du sud en juillet. Voici les détails : avec ma copine, nous voulons faire un tour Danemark-Norvège-Suède cet été, au départ de Reims en voiture. L’itinéraire envisagé commence à être mieux connu, en donnant les grandes étapes cela donne (on n’a pas encore réservé les ferries):

Départ de Reims le 10 juillet Arrivée au Danemark le 11 juillet Ferry Hirtshals-Kristiansand le 14 juillet au soir Trajet jusqu’à Bergen par la route des fjords, avec les tunnels et les ferries Visite de Bergen une journée, puis quelques jours de découverte des fjords, notamment randonnée dans le Sognefjord Traversée ouest-est de la Norvège jusqu’à Olso, éventuellement arrêt à Oslo, mais ça n’a pas l’air si fameux que ça Descente en plusieurs jours le long de la côte ouest suédoise Visite de Copenhague le 30 juillet Redescente le 31 avec ferry Rodby-Puttgarden le soir pour être à Wacken en Allemagne le 1er août.

Et tout cela en dormant sous tente ou dans la voiture, donc camping sauvage.

Voilà 🙂 alors il reste encore beaucoup d’interrogations… Je n’ai pas mis de dates entre le 14 et le 30 car on aimerait pouvoir improviser un minimum, en dehors des dates imposées par les réservations de ferries, et de départ/arrivée non modifiables…

Alors d’abord, est-ce que cela vous semble réaliste ? Tout ce trajet en si peu de temps, tout en ayant le temps de s’arrêter dans les fjords et en Suède où il y a l’air d’avoir des beaux parcs nationaux pour randonner, vers Arvika par exemple.

Après, on se pose surtout des questions sur le contenu du voyage, alors dans l’ordre (ça va peut-être faire beaucoup ^^’) : On aurait 2 jours libres au Danemark à l’aller, où s’arrêter pour voir des belles choses ? J’ai entendu parler du Jutland, nous aimons les paysages sauvages, naturels… ou peut-être passerions-nous à Legoland une journée. Ensuite, combien de temps faut-il compter de Kristiansand à Bergen avec les 2 ferries intermédiaires ? Ou avec un détour par Preikestolen ? Y a-t-il des chemins balisés pour randonner plusieurs jours de suite dans les fjords ? Sur la route Sognefjord-Oslo, que ne faut-il pas manquer ? Et enfin, même question pour la route Olso-Rodby, et pour les chemins balisés pour la rando en Suède dans cette région…

Tout est un peu fouillis j’imagine ^^’ vu que le temps disponible ne sera pas de trop il vaut mieux être bien préparés 🙂

Merci beaucoup pour votre aide ! 😉
Conseils pour Mexique, Bélize et Guatemala English translation pending
by GoHaabsgo · 2012-04-06 · 13 replies
Buenos dias.

Je pars dans une semaine pour l'Amérique centrale, pour 30 jours. Est-ce difficile de traverser la frontière Mexique - Bélize ? Bélize - Guatemala ? Je n'ai toujours pas de billet de retour, je suis très flexible pour mon itinéraire. Quels sont les endroits à éviter dans la trajectoire Cancun, Chatumel, Bélize City, Caye Caulker ??? Quelqu'un aurait des coups de coeur pour le Guatemala...

Merci
Croisière sur le MSC Lirica: tuyaux pour ces escales? English translation pending
by Jany95 · 2012-03-06 · 8 replies
Bonjour à tous,

Nous avons réservé la croisière de 12 j sur le Lirica en Août 2012 au départ d'Amsterdam et qui fait escale à :

Hambourg, Helgoland, South Queensferry, Invergordon, Kirkwall, Stornoway, Oban, Dublin et Cork

Y avez vous déjà fait escale et qu'y a t'il à faire et à voir par soi même ?

C'est un nouvel itinéraire mais peut être y avez vous escale au cours d'une autre croisière ?

Par avance je vous remercie de vos réponses

Cordialement
Huit jours au Siquijor en mars: visites hors des guides touristiques (Philippines) English translation pending
by Anamite3864 · 2012-02-13 · 6 replies
Bonjour à tous et à toutes,

Tout d'abord je voulais remercier tout ceux qui contribuent à ce forum des philippines que je consulte quotidiennement depuis quelques mois pour préparer notre première incursion dans ce pays.

Ne disposant que de 10 jours (évidemment j'aurais bien aimé m'y "perdre" plusieurs semaines), nous avons opté pour l'ile de Siquijor avec 2 nuits sur Manille au retour où nous serons du 2 au 8/03/2012.

Nous resterons au Coco Grove que j'ai découvert grâce à certain d'entre vous. Nous pensons louer des motos et utiliser les transports publiques pour silloner l'île. Je suis à la recherche de bons plans hors de tous ce que les guides mentionnent. Nous aimons prendre notre temps, rencontrer les habitants, faire les marchés, manger dans de tous petits restos perdus, faire du snorkeling... A tous ceux qui y vont régulièrement, je suis preneuse de vos tuyaux et vous en remercie d'avance.🙂 Anne
Guide local francophone à Saint-Pétersbourg? English translation pending
by Cath60 · 2012-02-12 · 13 replies
Bonjour Nous aimerions aller cet été à Saint Petersburg mais ne parlant pas la langue ni l'anglais de façon courante, auriez vous connaissance d'un organisme avec guide local francophone à un prix correct. Les opérateurs que j'ai trouvé ne propose pas de guide mais s'occupe uniquement de la logistique (avion + hotel). Merci par avance pour votre aide Cath
Trois/quatre jours à petit prix à Vienne et alentours en août English translation pending
by MrTambourine · 2012-01-30 · 4 replies
Bonjour à toutes et à tous,

Dans le cadre d'un tour d'Europe cet été avec Interrail, j'aurais aimé avoir quelques conseils sur la partie autrichienne de notre voyage 🙂 Pour présenter un peu ma situation, je pars avec 4 ami/es pour un tour d'Europe à fraix réduits début aout 2012, pour une durée de 4 semaines. Nous avons prévu un budget de 1300/1500€ en incluant la totalité de nos dépenses. Ce qui nous laisse donc des frais réduits. J'ai conscience que nous partons à la période la plus touristique et surement la plus cher, mais nos statuts de jeunes étudiants (nous aurons entre 18 et 20 ans) ne nous laisse pas d'autres possibilités...

Après 2jours en Italie, environ 1semaine en Croatie, et 2 jours en Hongrie, nous arriverons donc sur Vienne. Nous comptons rester 3-4 jours en Autriche, dont au moins 2 jours à Vienne qui a l'air d'etre une ville merveilleuse ! Seulement notre petit budget nous contraint à bien gérer nos dépenses sur place, c'est pourquoi j'aurais voulu avoir quelques conseils de routards chevronnés 😉

Notamment concernant l'hébergément. Notre buget actuel est de 10-15€ par personne par nuit. Après quelques recherches, j'ai trouvé 2 endroits intéréssants :
https://www.meininger-hotels.com/index.php?id=476&L=2 Un hotel peu cher http://www.campingwien.at/ww/fr/preise.asp Un camping pas trop éloigné de Vienne

Connaissez vous ces endroits ? Et surtout connaissez vous des endroits encore plus attractifs au niveau du prix ? On n'est pas trop regardant sur le confort !

Ensuite au niveau des choses à voir à Vienne, leur nombre est conséquent mais à ce que j'ai compris, elles restent chères.. Notre objectif n'est pas un gavage culturel, nous aimerions avant tout voir des endroits sympas, nous imprégner de la vie locale. Si certains d'entre vous qui sont déjà allé à Vienne ont des endroits sympas et pas trop chers à nous conseiller, pour découvrir la beauté de Vienne, ce serait bien sympa. Des idées pour boire un coup une fois la nuit tombée ? 😛

Enfin une ultime question. Comme je l'ai dit nous ne comptons pas passer plus de 4 jours en Autriche, et nous nous rendons à Prague ensuite. Y a t il des beaux endroits sauvages dans les alentours de Vienne ? On aimerait bien couper un peu des gares et trains locaux par une journée orientée nature ! J'ai vu que les alentours de Salzburg sont magnifiques, et que les Alpes autrichiennes sont certainement la plus belle partie de la chaine, mais j'ai peur que nous soyons un peu juste pour aller jusque là...

Merci d'avance poru vos conseils avisés !
Quatorze jours à la Réunion en novembre 2012 English translation pending
by Kalissia1 · 2012-01-17 · 14 replies
Bonjour!

Je pars avec mon chéri à la Réunion du 18/11 au 02/12/12. Location de voiture prise.

On souhaite loger en appartement et à 2 endroits différents. Pour vous quels sont les 2 endroits stratégiques pour profiter de l'île à fond? J'avais pensé à La plaine des Cafres 1 semaine et l'autre vers Saint gilles. Est ce un bon plan ou non? à vous de me le dire!

Quel temps fait-il réellement à cette période et suivant la géographie de l'île?

Quel itinéraire me proposez vous? Ou du moins, quels sont les choses à faire absolument?

Je vous remercie!
Une belle ville à visiter? English translation pending
by Lychee11 · 2011-12-21 · 51 replies
Bonjour tout le monde !

Alors voilà, pour 2012 nous avons envie d'économiser un peu niveau voyage.

Du coup, au lieu de faire un circuit comme nous le faisons d'habitude, nous aimerions trouver une ville avec enormement de choses à voir afin de pouvoir y rester une semaine sans s'ennuyer (un peu comme Rome mais en moins cher ;) sauf si vous avez des bons plans !..).

Nous avons déjà fait -le principal- : Liban / Grèce / Ecosse / Andalousie / Pyrenées / Alpes / Malte et Marrakech (nous n'avons pas vraiment aimé ce dernier).

Voilà, donc si vous avez des idées/conseils de villes/capitales sympas à voir, où on ne s'ennuit pas et pas trop cher, une petite liste est la bienvenue !

Merci d'avance ! Lychee.
Notre retour budgétaire sur nos cinquante jours en Équateur English translation pending
by Fabinuk · 2011-12-12 · 6 replies
Nous avons passé 50 jours en Equateur et avons dépensé 25 euros/jour/2personnes ou 32$/jour/2personnes. (La monnaie est le dollar) Frontières :

Colombie – Equateur : Passage à Ipiales. Sans frais et aucun problème. Vous n’avez pas besoin de prendre de taxi. Le bus vous emmène jusqu’au poste frontière, vous traverser le pont à pied et attendez pour un autre bus côté Equatorien qui vous emmènera à Tulcan. Equateur – Pérou : Passage à Zumba. Sans frais et aucun problème. Prendre le bus de 6h30 à Vilcambamba jusqu’à Zumba. De là, attendre le collectivo de 14h30 pour vous emmener au poste frontière : La Balsa. Transports : C’est facile et pas cher. Les prix sont indiqués car fixés par l’état. Facile, car il y a des terminaux de bus qui desservent toutes les destinations alentours. Un vrai bonheur !! Il nous en a couté environ 50 euros de bus par personne ou encore 62$-soit 8% du budget. Logements : Nous en avons très peu à vous recommander car nous avons fait (encore une fois !!) beaucoup de Couchsurfing où nous avons eu de très belles expériences. Nous avons dépensé 39 euros par personne ou 48$ -soit 6% du budget- Quito :

Nous avions trouvé une chambre dans une maison pour expats. Adresse de bouches à oreilles. 25$/2pers Riobamba : Hôtel « La estacion », juste à côté de la station de train, il y a un mini dortoir de 4 personnes à 8$/pers avec un super petit dej, internet, douche commune. Bien pour 1 ou 2 nuits car le dortoir est vraiment minuscule, mais ils ont aussi de très belles chambres doubles. Propre, vraiment sympa et une superbe Terrace. www.hotelaestacion.com. Logements lors du trek –Quilotoa-Chugchilan-Isinlivi

Nous avions emmené notre tente, donc nous recherchions plus un endroit pour camper et les hostels suivants nous ont laissé camper gratuitement, en échange nous avons pris les repas chez eux. Quilotoa : Hostel Pachamama Chugchilan : Cloud forest Loisirs :

Nous avons dépensé 163 euros/pers ou 204$/pers – soit 26% du budget. La bonne nouvelle était que depuis 2011, toutes les entrées des parcs nationaux étaient à 2$ pour tout le monde et pour tous les parcs, exceptés pour les Galápagos. De plus les refuges du Chimborazo sont encore gratuits pour le moment, ce qui permet d’admirer ce géant de près de jour comme de nuit. Quito

Teleferico : 8.50$/pers. Une attraction qui vaut vraiment le coup, spécialement si le ciel est dépourvu de nuages, vous pourrez y admirer quasiment tous les principaux pics de l’Equateur. Couvent San Francisco : 2$ /pers, encore des reliques religieuses mais l’église est impressionnante. Ne pas rater le magasin de souvenirs en dessous qui se situe dans les tunnels du couvent. Riobamba

Ascension du Chimborazo avec Andean Adventures à Riobamba (Ad : Daniel Leon Borja 35-17et Uruguay ; www.andeannadventures.com). 240$/pers. Inclus le guide, tous les vêtements et chaussures, sac à dos, frontale, transports et nourritures pour 2 jours. Un super guide bien expérimenté et super cuisto. On la recommande, c’est bien une des rares agences qui nous ait dit ‘Pour grimper le Chimbo, il va falloir attendre car la météo est trop mauvaise et c’est plutôt dangereux’. Des paroles que vous n’entendrez certainement jamais à Quito, tant les agences et les guides ne voient que le gain d’argent. Entrée des eaux thermales de Guallabamba : 2$ /pers Cuenca :

Entrée des eaux thermales de Banos : 6.50$ /pers Boutiques du chapeau du Panama : Le plus beau musée est celui dans la fabrique de chapeaux qui se situe à côté de la station de bus, très complet, Boutique Romero. Les chapeaux y sont plus chers mais de qualite plus fine. Personnel assez froid. La boutique en ville : Casa Paredes Roldan (Barranco), les chapeaux y sont moins chers, le personnel est tres sympa Les 2 boutiques envoient vos chapeaux en France, pour un prix raisonnable. Vilcabamba :

Balade à cheval : 45$ /2pers La balade était sympa, mais les guides ne respectent pas du tout le temps qu’il vous promette la vieille. Ce n’est pas la première fois que cela arrive. Définissez bien les conditions, par exemple si ils vous promettent une demi-journée (4h) et que la balade ne dure que 2h. Soyez clair avec eux que vous ne payez que la moitié.
Six heures d'escale à Katakolon (Grèce) English translation pending
by Gillier · 2011-10-26 · 27 replies
Bonjour,

Je prépare une croisière pour octobre 2012. Nous sommes 7 à partir (dont 2 enfants de 6 et 11 ans). Nous souhaitons visiter Olympie mais par le manque de temps (6 heures d'escale), j'hésite à prendre le train. Que pouvez vous me dire si il est préférable de prendre un bus ou un taxi ? La même chose pour l'escale à Rhodes mais là nous avons toute la journée : est il préférable de louer une voiture (7 personnes) ou bien de prendre le bus pour aller à Lindos sachant que nous ferons Lindos le matin et retour l'après midi pour visiter la ville de Rhodes. Merci pour vos précieuses informations accompagnés des tarifs si possible. Bonne journée
Quatre jours à Milan: les incontournables? English translation pending
by Dice · 2011-10-15 · 14 replies
Salut je pense passer 4 jours à Milan en fin d'année Ben oui toujours l'Italie, que j'aime tant vous commencez à le savoir 😛 Donc bien sur le Duomo, la Gallerie Vittorio Emanuele, la Cène et le Castello Sforzesco avez vous d'autres bon plan ? Musées ou autres Shopping pas trop pour moi Concernant l'hôtel quel quartier me conseillez vous, la gare ? Ce que je cherche un hôtel sympa pas trop cher et calme (je sais c'est beaucoup demander) Les restos si vous avez des adresses sympa Coin sympa pour aller boire un verre le soir Merci pour tout Dice

@Chrissand: j'ai vu ton blog sympa ça donne des idées😉

PS: 4 jours c'est bien ou bien 3 jours suffisent dans ce cas je me réserve une journée vers les lacs ???
Hôtel Melia Las Dunas à Cuba English translation pending
by Chantal9 · 2011-10-07 · 10 replies
Bonjours,

je part pour le melia las dunas le 4 decembre avec air canada!!! j'aimerais savoir si ya d'autre personne sur le forum qui y seras en meme temps que moi !!! je quitte seul...et j'espere bien ne pas trop m'ennuyer!!!
Où aller/quoi faire à Melaque au Mexique? English translation pending
by PetGB · 2011-09-04 · 8 replies
Je démarre cette discussion car les autres sont un peu viellottes ou n'ont pas rapport à la destination "Melaque au Mexique".

J'ai réservé pour un séjour à Mélaque du 29 déc au 27 janvier 2012. Comme on peut constater, nous serons là durant la période du Nouvel An. Nous sommes logés dans un bel habitacòn dans l'Est de la ville c.a.d. dans la section en direction (Sud) Manzanillo (La ville est orientée Est - Ouest sur la côte) nous sommes logés près du laguna de Jule. (pas important).

On me dit que cet endroit (Melaque) est quasi paradisiaque, fortement peuplé par le touriste canadien durant la période de l'hiver mais pas trop pour en être déplaisant. Le climat est chaud (de + 20 C le soir à + 30 le jour) sec (durant l'hiver) plus puvieux durant l'été.

Pas pour décourager ceux ou celles qui recherchent pour cet hiver, bonnes chances car à ce temps de l'année (debut sept) il ne restent que peu d'endroits disponibles.

J'ai trouvé plusieurs endroits qui donnent des informations sur cette destination, mais peu d'information sur des activités spécifiques. De façon générale ce sont des informations du genre "publicité" et non des informations spontanées par le genre de gens qui suivent ce genre de site.

Comme l'entête l'indique je cherche des informations fiables pour des activités planifiables durant mon séjour. Je sais qu'il semble y avoir plusieurs endroits de restauration intéressants et la plage est à la porte. Je sais que la plage est plus belle au Nord qu'au Sud la la baie, etc. Je cherche plutôt des informations sur les activités à faire:Excursions disponibles, du genre eco-tourisme. Le sujet est très large mais je sais que vous serez à la hauteur de la tâche.Moins important mais, le 1 janvier est-il bien fêté à Melaque ?J'apprécierai toute information fournie.

Merci, Paul & Ginette.
De retour de deux semaines en Islande avec deux adolescents English translation pending
by Mimsoh · 2011-08-20 · 6 replies
Bonsoir,

Me voici donc, depuis quelques jours, de retour de mes deux semaines en Islande. Voici ce que nous avons pu faire : première semaine à Reykjavik : - J1 Découverte de Reykjavik (à pied) c'est vraiment sympa une ville à taille humaine ! - J2 : Thingvellir, Geysir, Gulfoss - J3 : Skogafoss, Vik, ... jusqu'au Vatnajokull et le fameux Jokulsarlon !!! 😄 (j'ai laissé la voiture au parking de l'hôtel et nous avons fait cette virée en bus avec un guide français !) c'est mieux de faire une balade qui dure facilement douze heures au départ de Reykjavik sans avoir à conduire. Au passage, on a pu voir quelques volcans (Hekla et un autre au nom imprononçable qui est entré en éruption cette année en mai), des langues glaciaires. Balade en bateau sur le lac avec un guide gentiment timbré qui a beaucoup fait rire les gosses. - J4 : île de Videy le matin. Après-midi au Blue Lagoon (au bout de deux heures, j'ai eu droit au "On peut rentrer ? On s'ennuie"😏 c'est vrai que barboter dans de l'eau chaude avec de la silice sur le visage, ça n'occupe qu'un moment; - J5 : Reykjanes, Keflavik où on a mangé dans un succulent resto Thaï. On est allé jusqu'au pont entre les deux continents. Puis rando après Hafnir jusqu'aux falaises Après-midi dans la piscine de Laugardalur - J 6 : Transfert par avion vers Akureyri (où les feux rouges sont en forme de coeur, si si) C'est une fantaisie qui est rare. Balade dans Akureyri pour repérer les resto (oui, nous en vacances, on ne pense qu'à manger). On a mangé d'excellentes moules-frites. - J7 : Visite de l'église d'Akureyri (avec son navire accroché au plafons, son orgue absolument monumental). L'après-midi, nous sommes allés à un bois situé au Sud de la ville où se trouve une aire de jeux et des parcours. Les gosses ont pu se dégourdir les jambes. - J8 : île de Hrisey. Un truc sympa : on peut visiter l'île en tracteur, les gosses adorent. Lors de notre virée en tracteur, nous avons vu des baleines. Après-midi à la piscine de Hrisey - J9 : Godafoss, Myvatn (rando à Dimmuborgir) J'en ai profité pour réserver à l'office de tourisme le day tour pour Askja en super jeep Après-midi à la piscine de Myvatn - J10 : Husavik pour le whale watching (on a eu de la chance car je crois que les jours suivants les sorties en mer ont été annulées pour cause de mauvais temps) - J 11 : le 14 août, le fameux day tour en super jeep à Askja, tant attendu. Il pleuvait comme vache qui p... à Reykjahlid. Le guide me fait "I think there is snow at Askja." L'aller par la F88 avec de nombreux arrêts pour les chutes d'eau, les rivières glaciaires, un outlaw shelter (un abri où un hors la loi avait passé l'hiver en 1774) rien que de voir cette construction en pierre sans chauffage à l'intérieur vous enlève l'envie d'être en délicatesse avec la justice. Puis Askja !!! Il faisait 1°C. Il neigeait. Il ventait. Avant de nous laisser sortir de la jeep, notre guide nous a dit "Take all the clothes you have" en rigolant. On s'est gelé mais quels souvenirs !!! Retour par la F910 avec un dîner à Modrudalur, un lieu accueillant au milieu de nulle part. - J 12 : Repos (il le fallait bien après notre folle journée de la veille) - J 13 : Retour à Reykjavik Après-midi à la piscine de Laugardalur - J 14 : retour au bercail

Ce que j'en ai retenu : l'Islande est un pays qu'on n'a jamais fini de découvrir. Ne jamais oublier se prendre son maillot de bain où qu'on aille 😏. La plupart des piscines louent des serviettes. Pour ce qui est de l'hygiène, il faut se doucher entièrement nu avant d'enfiler le maillot🤪. Ce n'est dur que la première fois. Après on le fait sans problème car quand on voit les autres nus, sans complexe on se dit "pourquoi, moi, je devrais en avoir des complexes ?"

Pour ce qui est des day tours, malgré le fait que le coût soit différent, c'est vraiment bien de visiter avec un guide car il raconte des anecdotes qu'on ne trouve dans aucun guide touristique.

Mon regret : les rando. J'aime marcher mais étant sujette au vertige ce n'est pas toujours facile. Je ne m'en prive pas pour autant. A Askja, j'avais l'impression que j'allais tomber dans le lac alors que j'étais à quelques mètres du bord. Je ne vous dis pas le trip : descendre le bord sur les fesses en rampant et remonter à quatre pattes dans la neige. Heureusement qu'il n'y avait pas grand monde pour assister à ma décrépitude. Sauf mes gosses qui me regardaient comme un specimen étrange (Mais pourquoi elle fait ça ?). Mais le guide a été super sympa.

Je voudrais aussi remercier les personnes, sur ce site, qui m'ont conseillé pour ce voyage (en particulier qui m'ont fait comprendre que Jokulsarlon était un site magique).

Si certains d'entre vous ont besoin de renseignements, je peux vous aider dans la limite de mes moyens.

L'Islande est un pays qui ne ressemble à aucun autre que j'ai visité.

Mimsoh
Que faire pour un jour à Colombo Sri Lanka? English translation pending
by Takacoser · 2011-07-27 · 7 replies
Bonjour à tous, Nous embarquons le 11 Avril 2012 sur le Costa Victoria, et nous cherchons des informations sur ce qu'il ne faut pas manquer à l' escale de Colombo, on nous propose Pinnawela, orphelinat des éléphants sachant que nous aimons plutôt les beaux paysages, les scènes de la vie genre marchés..., que nous aimons modérément les monuments et les musées, que nous ne tenons pas à faire du shopping.

Je vous remercie pour vos informations,

A bientôt,

Cécile
Voyage en Turquie fin août 2011 English translation pending
by Fargeas · 2011-07-21 · 71 replies
nous allons partir en turquie à 3 en louant une voiture et avons choisi de visiter l EST de la Turquie voici notre programme pour 16 jours arrivée à ERZURUM puis KARS, ANI, DOGUBAYAZIT, LE LAC DE VAN, DIYARBAKIR, MARDIM, SALIURFA NEMRUT, 4 jours en Capadocce retour par ANKARRA qu en pensez vous ? avez vous quelques conseils à me donner (adresses sympas d hotels, restau, ) pensez vous qu'il est possible avec une CLIO d 'accéder au site de NEMRUT ? (à quelle heure le matin faut il etre sur place avant l 'arrivée des touristes ?) (y a t il des auberges pas loin ?) merci bcp pour votre aide bel été 2011 sylvie
Retour du Bavaro Princess à Punta Cana (juin 2011) English translation pending
by Marithé28 · 2011-06-11 · 3 replies
retour hier de Punta Cana, hotel Bavaro Pincess magnifique, endroit vraiement tres propre, un parc verdoyant, la chambre etait dans le batiment principal, pour 3 personnes, spacieuse, avec une terrasse, la salle de bain ^pas terrible merite un rafraichissement, mais au bout de 2 nuits nous avons eu des infiltrations du a la pluie qui es tombée la veille nous avons appelé la reception et quelqu un es venu (reparer)!!!! mais la vissure etait grande et l eau oontinuait a coulerdans la chambre on nous a changer de chambre et on nous a proposé une suite avec jaccuzi, pres de la plage en chmbre rénovée!!! le paradis!!!mieux que celle que nous avions et sans supplement!!!!dans une vegetation tropicale!!!!la plage est superbe et nous avions des transats a n importe quelle heure, mais il faut dire que nous avons eu beaucoup de pluie cette semaine, dommage, mais il fait chaud quand meme, et profitions de la mer et la piscine, quand au buffet pas trop de changement, pas trop varié mais bon quand on a faim......sinon reserver les 3 restaurants le matin des 9h car apres complet, nous avons pu faire le Pescador resto de poissons, langoustes, et Italien mais la pizza pas terrible!!!!et on a pas pu faire l autre.....pour les excurions elles sont assez cheres a l hotel, on a fait le Safari on s est bien amusés sur le camion avec Filo , le guide et le responsable du bar!!!!! alcool a vonlonté!!!!! l excurion nous a bien plu, visit d une ecole, d une eglise a HIGUEY, plantation de canne a sucre, visite d une habitation dans la montagne et degustation de chocolat, tres bon, de mamaruena, excellant, et dejeuner dans un ranch avec balade a cheval, journée ou nous avion eu beau, en resumé je recommande cet hotel, et j y retournerais certainement, y a que le temp qui nous a un peu deçu, voila si vous voulez d autres details je vous repondrais et aussi couvrer vous de lotion pour les moustiques, car avec l humidité on es piqué meme en pleine journée.
Visites en Normandie? English translation pending
by Claude33 · 2011-06-10 · 7 replies
Bonjour a tous Je veux visiter en 3 à 5 jours quelques lieux et vestige du débarquement et quelques sites historiques de la Normandie. J'aimerais avoir vos suggestions et vos incontournables, connaitre un lieu centralisé et intéressant d'où je peux faire mes visites sans changer d’hôtel à chaque jour. Comment sont les plages, sans être le sud sont-elles "baignable". Merci d'avance
Quelles visites faire sur Siquijor en une journée? English translation pending
by Dibang · 2011-06-10 · 6 replies
Bonjour a tous,

Je fais appel a ceux qui vivent ou connaissent bien l'ile de Siquijor! Je vis a Dumaguete et je prevois de passer une journee sur Siquijor.

Quelles sont selon vous les visites les plus interessantes ou activites a faire en une journee avec son propre vehicule sur Siquijor (hormis plongee et hotel)?

Merci d'avance pour vos suggestions!!!
Saint-Gervais Briançon par le GR5 (France) English translation pending
by Lucbertrand · 2011-06-04 · 0 replies
Saint-Gervais Briançon par le GR5

Une fois de plus je me retrouve au départ d'une grande randonnée en solitaire. Le train s'est arrêté en gare de Saint Gervais, plus exactement au Fayet, quelques kilomètres plus bas. Nous sommes en septembre, le temps présente toutes les caractéristiques d’une promesse de tempête de ciel bleu pour la semaine. Les grandes vacances sont terminées, je m’imagine que la montagne est délaissée pour le plus grand plaisir des privilégiés comme moi. En effet, à ces moments j’ai la sensation qu’elle révèle ses beautés et trésors pour moi seul, de toute évidence illusion orgueilleuse. Mais cela ne fait rien, lui le plaisir de la solitude en montagne est bien réel. Mais non dans cette première demi-journée de mon périple, la montagne n'est pas désertée, loin s’en faut. En effet nous sommes en début de week-end et de plus le commencement de mon parcours coïncide avec le tour du Mont Blanc, chemin fréquenté à toutes les époques de l'année lorsqu'il n'y a plus de neige.

Dès que je saute du train je me mets en route en ce début d'après-midi. Comme d'habitude, mon but, lors d’une première étape d’une demi-journée, est de monter le plus haut possible. Dans le cas présent il s’agit de se rapprocher du col du Bonhomme. Le premier jour, il est souvent délicat de faire un planning, car la mise en train n'est jamais la même. Parfois le démarrage est pénible, et puis il arrive que je parte comme une flèche. Je ne sais jamais à l'avance quelle va être la forme. Et je n'ai jamais pu élaborer de théorie me permettant de savoir comment j'allais vivre une première étape.

Tout commence au mieux. Je longe la voie ferrée du train à crémaillère quelques centaines de mètres, puis je traverse Saint-Gervais. Joli village aux grands chalets cossus derrière lesquels les immenses pentes éclatantes du Mont Blanc se découpent. Vision magnifique, on se croirait sur la carte postale type de la région de Chamonix. Les pentes glacées de Bionnassay hérissées de séracs dévalent de quatre mille mètres. Le soleil darde ses rayons sur ce versant et le fait resplendir d’un éclat presque irréel dans cet après-midi d’automne. Ma randonnée commence sous de bons auspices. Je marche d’un pas alerte en remontant cette magnifique et riante vallée des Contamines-Monjoie. Je réussis à ne pas rester sur la route goudronnée, en empruntant un chemin rive gauche. Les dix kilomètres qui conduisent à la chapelle de la Gorge sont abattus rapidement et sans fatigue. De toute évidence la forme est là dès le premier jour. Ce nom résulte de la géographie des lieux. En effet à proximité un torrent impétueux saute tout en écume un grand ressaut dans une gorge resserrée. Je m’y arrête pour le contempler et l’air frais qu’il déclenche dans son impétuosité apporte une fraîcheur agréable.

Je visite cette charmante église entretenue avec soin. Beaucoup de monde en fait de même. Les décors intérieurs et extérieurs sont de toute beauté. Elle est ornée jusque sous la partie boisée de son avant-toit. Je reprends ma route, et immédiatement le goudron prend fin, et de ce fait les voitures ne peuvent aller plus loin. Le chemin est raide. Sur la gauche un panneau indique le refuge des Conscrits. Me reviennent en mémoire une multitude de souvenirs. Lorsque j’étais jeune je pratiquais volontiers le ski de randonnée avec mon père, je dois même dire que c’était mon compagnon préféré. Je nous revois le long de cet immense glacier de Tré-la-Tête, un jour bas au ciel gris. Dans ces conditions la montagne est impressionnante et menaçante. Elle ne cache pas son hostilité, et en guise de mise en garde vous dévoile dans une atmosphère trouble quelques grosses crevasses insondables. Je me souviens aussi d’une tentative aux Dômes de Miage avec un camarade, qui s’était terminée par une débâcle due à une grosse tendinite à cause d’une chaussure mal adaptée. Et puis plus récemment, cela fait sans doute bien quinze ans, j’emmenai deux amis non montagnards pour les Dômes de Miage. Au lieu de monter aux Conscrits j’avais fait l’erreur de rester au refuge de Tré-la-Tête, pensant que cela ne nous empêcherait pas d’aller au sommet le lendemain. C’était compter sans la vitesse lente de notre caravane. Lorsque nous sommes arrivés au refuge des Conscrits bien sûr, il n’y avait que le gardien. Et il nous a accueilli avec ces paroles « arriver ici à neuf heures du matin soit vous êtes terriblement en avance pour demain ou excessivement en retard pour aujourd’hui ».Et voilà comment une fois de plus je n’ai pas atteint ce sommet si attirant.

Revenons à notre occupation du moment, prendre la direction du col du Bonhomme. Je m’élève rapidement. La vallée que je viens de parcourir se révèle dans toute sa beauté, grandes forêts de sapins sombres qui montent à l’assaut de pentes raides. Je rejoins le refuge hôtel de la Balme. Il est complet, pas possible d’avoir une place, même pour le solitaire que je suis. De la cuisine émane un effluve prometteur quant au dîner du soir. Cela me donne l’eau à la bouche, mais ce ne sera pas pour moi. Avec je recul je m’en réjouis. Heureusement que les circonstances ne m’ont pas permis de succomber à la tentation de la facilité car je vais vivre l’une des plus intenses émotions de ma vie au cours de la nuit à venir au grand air.

Je reprends donc mon chemin en direction du col du Bonhomme avec l’intention de trouver un petit replat afin d’installer ma tente. Après quelque distance, dans une petite dépression au niveau du chalet du Lavet, je découvre un endroit qui devrait convenir. Il me faut l’aménager en poussant quelques cailloux, et me voilà installé à proximité d’une petite mare à l’eau courante qui me permettra tout le confort. Que je suis bien sur ce replat à regarder la nuit venir dans un décor féerique, alors que ma platée de pâtes mijote tranquillement. Une fois mon repas pris et comblé de ce spectacle de la nuit qui prend possession de la montagne, je me glisse dans ma tente et attaque le livre que j’ai toujours avec moi. Il s’agit cette fois de « cent ans de solitude » de Gabriel Garcia Marquez, quel foisonnement !

La fatigue aidant, il est temps de dormir. Mais hélas, n’ayant pas le sommeil profond, comme souvent à deux heures du matin, je m’éveille, et reprends ma lecture. Mais bien que réveillé, la fatigue est présente. L’activité intellectuelle dans ces conditions demande une concentration difficile, et la simple lumière de ma frontale n’est pas pour faciliter l’exercice. Après quelques pages toujours aussi époustouflantes, je pose mon livre et sors la tête de la tente afin de contempler le ciel étoilé dans un air immobile. Cinq cents mètres au-dessus de moi les aiguilles acérées de la Penaz culminent à presque deux mille sept cents mètres. Derrière ces pics la lune monte, mais je reste dans la partie ombrée. Sur l’autre versant de la vallée une lumière diffuse commence à révéler les différents reliefs. Mais face à moi seule cette face impressionnante qui se découpe en ombre chinoise, se déploie. Juste au sommet pointu, une étoile filante apparait, je la suis du regard. Elle semble tomber vers la terre. L’illusion de la perspective aidant, je la vois surfer l’arête tranchante et inclinée qui me domine de profil. Spectacle fantastique, cette crête de pierre et l’étoile filante se sont donné un rendez-vous merveilleux le temps d’un frôlement improbable pour le plus grand plaisir de l’œil qui n’arrivait pas à se fermer. Des instants comme celui-là, si brefs soient-ils, laissent une trace indélébile par l’émotion qu’ils suscitent. On est alors comme frappé d’une étincelle de bonheur fulgurant. Je me dis que si j’avais dormi au refuge, cette nuit se serait perdue dans le long fleuve des nuits ordinaires en montagne. Tandis que là, l’expérience vécue a exacerbé l’envie de parcourir la montagne au plus proche de sa nature secrète et a fait naître une curiosité toujours plus vive à la recherche de l’éphémère et fugace mais grandiose spectacle que la nature sait distiller par instants brefs à ceux qui prennent le temps de la contempler.

Au matin, un temps magnifique me permet dès les prémices de l’aube de profiter d’un spectacle toujours renouvelé mais toujours différent de la clarté qui reprend ses droits dans ces lieux d’altitude. Dans ma prairie l’herbe est mouillée et ma tente mono paroi dans ce contexte de forte hygrométrie a favorisé la condensation. Ce type de tente est pratique du fait de son poids, mais le confort s’en ressent du fait de l’eau qui ruisselle systématiquement sur les parois, malgré le petit filet sensé jouer un modérateur.

Mes affaires sont vite repliées et en quelques vingt minutes j’atteins le col du Bonhomme. Le sol est mouillé, la grande vallée que j’ai remontée la veille est encore plongée dans l’ombre alors que les cimes qui s’élèvent au dessus du col sont déjà baignées d’une lumière vive. A cette heure encore personne sur le chemin, je m’octroie une courte pose, afin de profiter de ce moment magique, où le soleil, encore bas sur l’horizon, produit une multitude de jeux d’ombre et de lumière, qui évoluent de seconde en seconde. L’heure après le lever du soleil, ainsi que celle qui précède son coucher, sont des moments magiques, particulièrement mis en valeur par le bivouac. Au col, un grand cairn, un peu à la manière d’un chorten, est couvert de morceaux de tissus qui rappellent les cinq couleurs de la religion bouddhiste.

La descente sur le refuge du col de la Croix du Bonhomme est courte. Je le distingue et constate qu’il est en effervescence. Eh oui, j’avais presque oublié que sur ce premier tronçon de mon parcours je me trouve sur la fameuse randonnée « le Tour du Mont Blanc ». Un groupe de Japonais débute l’étape de la journée. Ils sont accompagnés de mules qui portent leurs bagages. J’ai l’impression de me retrouver dans une ambiance de treks lointains, quelque part au Maroc ou dans des massifs d’autres continents. Mais mon chemin dès le refuge va piquer plein sud et je vais à nouveau me retrouver seul le long d’une crête très curieuse, acérée mais au milieu d’une prairie, où les vaches me regardent passer. Par endroits elles colonisent de petits pics tout en broutant. L’altitude est de deux mille cinq cents mètres. De grandes vallées partent de toutes parts, et leurs fonds sont encore emplis des mystères de l’ombre alors que les doux rayons du soleil me réchauffent déjà.

Par d’immenses zones herbeuses, je descends vers le lac de Roselend. Je croise un randonneur seul, nous échangeons quelques mots et reprenons notre cheminement. Dans ces marches solitaires, il est toujours agréable de communiquer de cette façon, brièvement au cours d’une rencontre éphémère. Rapidement je rejoins la route goudronnée et le refuge du plan de la Lei. J’y effectue une petite halte et me restaure. La gardienne vend de jolies cartes. J’en écris quelques-unes. Elle n’a pas de timbre, mais me promet d’en mettre lors de son prochain ravitaillement dans la vallée. Elle tiendra parole, mais il m’est déjà arrivé à plusieurs reprises que ce type de promesses ne soit pas tenues, toujours à l’étranger et particulièrement dans un pays dont j’adore les montagnes, raison pour laquelle je ne le dénoncerai pas.

Une fois reparti j’évolue au-dessus du lac, immense ruban vert émeraude enchâssé dans un écrin de prairie au ton plus clair, mais piqueté de sapins sombres. J’imagine quelques pêcheurs de truites s’en donnant à cœur joie dans cette matinée sans un souffle d’air. De grandes cascades ruissèlent dans des pentes d’herbe et de mousse. Là encore les tons de vert rivalisent, tout en se mesurant au blanc éclatant de l’écume de l’eau qui s’étale en larges traînées de faible épaisseur. Ce matin, les conditions météorologiques associées à ce décor grandiose donnent à la montagne un aspect particulièrement accueillant. Dans ces moments, on sait pourquoi on part seul pour ces voyages au long cours. Lorsqu’on se remémore ses différents voyages en solitaires, certains épisodes comme celui-là, resurgissent et laissent leur trace profondément ancrée en vous pour des années. En me retournant, je peux contempler le Mont Blanc dans toute sa majesté. L’air est si pur que j’ai l’impression de pouvoir le toucher.

Au-dessus de moi le col de Bresson dominé par la Grande Parei, qui mille mètres de dénivelé au-dessus du lac affiche une belle silhouette. Cette montagne, sous un certain angle, rappelle le Mont Aiguille, sans cependant en avoir l’ampleur. Le chemin se fait plus raide, et la chaleur arrive. Après un dernier raidillon dans la caillasse, enfin le col est rejoint. Le point de vue est superbe de tous côtés. Au sud le regard embrasse un vaste panorama en direction de la Vanoise. Je m’adonne à l’un de mes grands plaisirs, essayer de mettre des noms sur les montagnes. Même lorsqu’on les a déjà gravies, elles restent souvent rebelles à vous révéler au premier coup d’œil leur identité. En face de moi, très vraisemblablement le Mont Pourri, mais je le connais sous des perspectives plus élancées et puis aussi cette grosse masse de belle altitude, il doit s’agir du Dôme de la Sache. Mais je n’ai aucune certitude, car la perspective est nouvelle pour moi, n’étant jamais passé par ce col. En ce lieu l’herbe est grasse et de nombreux moutons broutent paisiblement. Après un petit arrêt au cours duquel j’ai cherché à visualiser mon chemin à venir à travers la Vanoise je rejoins le refuge de la Balme. Quelques personnes assises au soleil dégustent bières et autres boissons. Il ne m’en faut pas plus, réflexe de Pavlov aidant, à mon tour je m’attable et commande un coca-cola. Alors que je savoure ma boisson bien fraîche, un bruit familier emplit la vallée. Je lève les yeux et distingue la silhouette caractéristique d’un mirage 2000, qui quelques centaines de mètres au-dessus engage un virage serré, ce qui permet au pilote durant quelques secondes de contempler ce refuge, niché au centre d’un foisonnement de montagnes bien individualisées et qui jaillissent vers le ciel.

Depuis ce matin la distance parcourue est déjà longue, mais je ne compte pas en rester là. Pourtant je m’y trouve bien dans ce refuge perché en pleine pente, il y fait bon et le décor est somptueux. Mais voilà, pour satisfaire au sacro-saint moral et faire en sorte qu’il ne chute pas, tant que je peux avancer, je me fais un devoir de le faire. J’aimerais pouvoir me satisfaire d’une marche lente, agrémentée d’arrêts aux endroits qui me plaisent. En effet, quel est l’intérêt de foncer à la recherche de je ne sais quel exploit. Mais voilà, même si parfois je trouve ma démarche incompréhensible, voire stupide, le mouvement est le plus fort. Je me lance donc dans une immense descente jusqu’au fond de la vallée de la Tarentaise, où coule l’Isère. Du refuge cela fait un dénivelé de quelques mille deux cents mètres. La distance jusqu’à l’Isère me semble infinie. Je me mets à courir en prenant un petit rythme. Mon sac est bien rivé à mon dos, ce qui évite tout à-coup. Dans mes chaussures souples, je prends toujours la précaution de mettre des semelles thermo-moulées, ce qui constitue un bon amortisseur. Sans souffrir, cela me permet de maintenir une très bonne cadence sur ce type de terrain en descente.

Bien que je sois sur un GR, je vais perdre mon chemin. Sans doute emporté par ma vitesse, je ne vais pas rester assez à flanc en altitude. Je vais me retrouver à dévaler de grandes prairies entrecoupées de haies pas toujours faciles à franchir. Le bouquet consiste en une petite forêt inextricable et très raide qui me permettra de déboucher à même la route très passante du fond de vallée. Etant descendu trop à l’ouest il me faut suivre la route sur plusieurs kilomètres. Il fait une chaleur torride. Pas un brin d’air, des bouffées étouffantes montent du macadam. De gros camions lancés à toute allure me frôlent. Par endroits dans les virages, les murs de soutènement laissent un espace tellement restreint au marcheur, qu’il me faut me plaquer à la pierre, pour ne pas être fauché par un mastodonte lancé à pleine vitesse, dont le chauffeur n’a qu’une visibilité restreinte à l’avant. Un petit renfoncement, un arbre y dispense son ombre. Je m’assois à son pied à la limite du coup de chaleur.

A quelques kilomètres, sur le versant gauche de la vallée le petit village de Landry marque l’entrée de la vallée qui me permettra demain de m’enfoncer dans le massif de la Vanoise. Si j’y trouvais un hôtel, je me laisserais tenter. Autant le bivouac en pleine montagne est un vrai plaisir, autant le camping en fond de vallée constitue à mon sens un calvaire.

La chance est avec moi, un bar tabac restaurant propose quelques chambres. Il ne m’en faut pas plus. J’adore les vieilles chambres au parquet en bois qui craque, cela leur donne un air d’ancien authentique et original, alors que nos chambres modernes aseptisées et standardisées sont trop dépersonnalisées et me laissent un sentiment de déprime. Dans le cas présent, l’ancienneté ne rime pas avec ménage négligé. Non, tout est bien propre, le lit fait avec les draps et couvertures tirés avec minutie. Il se dégage de ces pièces anciennes où le bois prédomine une véritable hospitalité, et immédiatement on se sent le bienvenu. Le repas du soir sera copieux dans une salle agréable. Cette deuxième étape aura été de belle taille, et les conditions de chaleur des dernières heures, particulièrement éprouvantes. Mon corps a surmonté l’épreuve sans trop de difficulté, et le soir après de telles épreuves, je ressens une grande satisfaction. L’effort physique lorsqu’il est intense et soutenu déclenche sans doute des sécrétions d’endomorphines et cela procure cet état de félicité. Cela crée une addiction, qui vous pousse vers des étapes toujours plus longues et difficiles. D’autre part, le soir dans mon lit avant de plonger dans le sommeil, le bonheur procuré par l’examen sur la carte du cheminement de la journée, de vallées en cols, constitue une motivation supplémentaire au voyage à pied. Je me prends à douter de la réalité d’une telle chevauchée accomplie à travers ces grands reliefs des Alpes, montagnes redoutables.

Demain je vais rentrer dans le sanctuaire de l’un des plus beaux parcs nationaux français, la Vanoise. Je le traverserai dans sa grande longueur du nord au sud. Je sais que je pars sur les traces de mes joies d’enfant, lorsqu’avec mon père j’arpentais ces magnifiques montagnes en ski de randonnée. Dès l’âge de treize ans, j’ai eu la chance de faire de belles montagnes, telles que la Pointe de la Galise, la Tsanteleina, le Mont Pourri et bien d’autres. Tous ces souvenirs de jeunesse, vieux maintenant de quarante ans sont très présents dans ma mémoire. Je me revois avec mes yeux émerveillés sur ces sommets de plus de trois mille mètres au côté de mon père tout fier de son fils, et pourtant il était assez avare de compliments. Il faisait partie de ces êtres d’exception qui réussissent toujours devant les autres tout ce qu’ils entreprennent, en affichant un profond désintérêt pour les apparences et l’enrichissement matériel. Ce sentiment de joie et de nouveauté face à la montagne ne m’a pas quitté, et au lieu de s’altérer avec le temps, il s’est au contraire renforcé. Ce plaisir spontané est resté intact. La vie et ses turpitudes n’ont apporté aucun voile à ce plaisir simple d’être en montagne. Je me rappelle les dernières années de la vie de mon père. Homme de grande sagesse, qui ne se plaignait jamais de rien, il me disait seulement que de ne plus pouvoir aller en montagne lui manquait beaucoup. Donc durant les quelques jours à venir, cette traversée de la Vanoise, je vais l’accomplir comme un pèlerinage à la mémoire de ce père, qui a su me donner le goût de l’effort et m’a appris à jouir des beautés de la nature.

Après un petit déjeuner copieux et quelques achats, jambon, pain et fruits je quitte ce village de fond de vallée. Suite à quelques hésitations, un chemin très agréable bien que raide me conduit à travers une forêt de grands sapins en direction du lointain col du Palet qui se situe deux mille mètres de dénivelé plus haut. La distance est importante, mais les différents plans qu’offre ce vallon sont superbes, et les kilomètres semblent plus courts. Je croise un jeune marcheur autrichien, en train d’accomplir le tour de la Vanoise. Après la zone arborée, les versants de la combe deviennent plus abrupts. De hautes falaises barrent les pentes. Des cascades à fort débit se succèdent et toutes avec la même impétuosité s’élancent dans le vide sur plusieurs centaines de mètres. La marche dans ces conditions n’est jamais difficile. La curiosité avivée, on cherche à accélérer le pas pour découvrir impatiemment ce qui se cache au détour du prochain accident du terrain. Je dépasse le chalet refuge du Rosuel.

Le vallon se transforme, les versants deviennent plus arrondis, les à-pics rocheux le bordant ont disparu. Les sommets se sont rapprochés, les glaciers et leurs crevasses sont très nettement discernables. La Grande Motte trône impériale en imposant ses magnifiques formes arrondies devant moi. À ma gauche et à ma droite de beaux sommets aux noms réputés, sommet de Bellecôte et dôme de la Sache affichent leur altitude respectable. Je pénètre bien dans le domaine de la haute montagne. Durant la trentaine de kilomètres à venir je ne redescendrai pas en dessous des deux mille mètres. J’effectue une halte au niveau d’un lac aux formes rectangulaires. Bien assis dans l’herbe, je profite du lieu tout en consommant mes tranches de jambon et mon pain à la croûte épaisse et croustillante. Je suis seul. Le GR 5 à cette époque, début septembre est déserté. Quelques nuages et une légère brise font chuter la température. Il est temps de me remettre en route. Un dernier coup de collier et le col du Palet est atteint. A mes pieds Super Tignes étale ses installations, elles aussi désertées à cette période. Une station de ski sans neige et sans activité est toujours laide. En effet les pistes apparaissent comme de larges cicatrices qui entaillent la montagne. Mais des marmottes peu farouches donnent une touche de gaité à cette nature quelque peu bouleversée par l’homme.

Je m’engage dans la descente en jetant un dernier regard d’ensemble sur Super-Tignes. Le panorama d’ensemble, malgré les pistes déneigées, est de toute beauté. Le lac prend une couleur turquoise. En arrière plan La Grande Sassière, magnifique pointe acérée, qui jaillit jusqu’à plus de 3700 mètres, d’un jet au-dessus du lac du Chevril, rehausse le tableau d’une belle touche. Rapidement je rejoins, le quartier sud de la station, appelé le Val Claret. A la première personne rencontrée, je demande si elle peut m’indiquer un lieu où passer la nuit. Du tac au tac elle me répond « pas de problème, l’hôtel en face j’en suis la propriétaire ». J’adore lorsque les choses se passent rapidement pour trouver un hébergement. Cela pourrait paraître contradictoire avec ma démarche. En effet l’une de mes grandes motivations, justement c’est de ne pas savoir où je vais dormir à la fin de l’étape de la journée.

Durant cette soirée beaucoup de souvenirs me reviennent en mémoire. Les plus forts sont les suivants :

Il y a bien longtemps j’avais à l’époque une quinzaine d’années, nous passions avec mes frères les vacances de Pâques au ski. Nous étions hébergés dans l’ancien chalet du Club Alpin Français de Super Tignes. Les conditions d’enneigement étaient exceptionnellement imporantes. Un après-midi la gendarmerie est venue nous évacuer pour des raisons de sécurité et nous a relogés en face sur l’autre versant de la station. Le lendemain matin auréveil, en jetant un coup d’œil par la fenêtre de notre appartement, nous constatons avec stupéfaction que notre chalet, que nous venions d’habiter une semaine, avait tout simplement disparu, emporté par une avalanche. Merci les gendarmes ! Et dire que jeunes et rebelles, nous avions failli nous cacher pour ne pas évacuer ! Donc nous sommes restés plusieurs jours bloqués dans notre appartement. Bien sûr les pistes étaient fermées et ils nous étaient même interdit de sortir dans les rues, car les avalanches menaçaient jusqu’au cœur du village. Nous n’étions pas du style à rester tranquillement à lire. Etant habitués aux sauts et plongeons de grande hauteur en mer, l’un de mes frères eut l’idée d’essayer de sauter du troisième étage, l’épaisseur de neige devant servir d’amortisseur. Par sécurité deux d’entre nous se mettent à proximité du lieu d’arrivée du sauteur, et c’est parti. Effectivement la neige rendait le choc très doux. Mais le sauteur disparaissait complètement et il fallait venir l’extirper, car même sa tête avait disparu. L’un de nos camardes saute, et il ne s’enfonce pas et tombe sur le côté, assez gravement atteint aux vertèbres. Il avait atterri sur une protubérance de béton, recouverte seulement d’un cinquantaine de centimètres de neige !

Quelques années plus tard étant à l’école de l’air, avec un groupe de camarades nous faisions un stage de montagne, encadrés par un moniteur des chasseurs alpins. Après plusieurs jours de randonnée et de montagne, en particulier la jolie face nord de la Tsanteleina qui culmine à plus de 3600 mètres, ce matin nous devons partir faire une escalade dans le coin de la Grande Motte. L’instructeur manifestement n’est pas chaud, mais je ne vois pas pourquoi nous n’irions pas. Entre lui et moi le désaccord est consommé. Je lui dis que je n’ai pas besoin de lui et que je suis à même d’emmener mes camarades. Ceci dit, deux de mes copains se joignent à moi et nous voilà partis pour l’aiguille Noire de Pramécou. Mais dès notre départ, l’instructeur a rendu compte de la situation au colonel de l’armée de l’air qui nous encadrait. Lors de notre retour, ça a été ma fête ! Rien ne m’a été épargné, j’avais été l’instigateur à la désobéissance de notre groupe. Je me suis bien gardé de dire, que j’avais failli tuer l’un de mes deux camarades en faisant tomber une énorme pierre dans notre tentative d’escalade. Eh oui, il me fallait bien apprendre le respect de la discipline, même quand le chef justifiait par une mauvaise raisons le fait de ne rien faire. Mais l’armée de l’air n’est pas rancunière et j’y ai passé 30 années de grande intensité, que je ne regrette vraiment pas!

Revenons à ma randonnée. Aujourd’hui l’étape doit me conduire à Pralognan la Vanoise, en restant pratiquement toujours au-dessus des deux mille mètres. Le temps est magnifique, pas un nuage. La calotte neigeuse de la Grande Motte très esthétique et élancée se découpe sur le bleu du ciel. Elle est bordée d’éperons rocheux qui mettent en valeur ce glacier aux courbes harmonieuses. Ce premier spectacle donne le ton de la journée, qui sera axé sur l’esthétique des sommets de la Vanoise.

D’un pas alerte je m’engage dans le petit vallon qui mène au col de la Leisse, 750 mètres plus haut, presque à deux mille huit mètres d’altitude. Les différentes couches géologiques, que traverse le chemin, donnent à la montagne des allures de tableaux aux touches de couleurs. De grands bancs de pierre érodés, que l’usure a coloré en blanc sont juxtaposés à des couches de grès à la teinte mauve mat. Cette haute vallée pelée, à l’herbe rase, qui cède rapidement la place aux pierriers qui à leur tour capitulent devant les barres rocheuses, la glace et la neige, est symbole de haute montagne dans toute son austérité. Je suis seul, ce qui ajoute à l’atmosphère du lieu.

En me retournant, je constate que le Mont Blanc jaillit et occupe une grande partie du panorama. Pourtant il est à quarante kilomètres à vol d’oiseau. Je suis stupéfait de le voir aussi imposant. Une fois parvenu au col, le versant sud de la Grande Motte se développe sur plus de mille mètres, de pierre de glace et de neige. Les montagnes françaises, même si elles n’atteignent pas des altitudes comme dans d’autres massifs en Asie ou ne Amérique, elles affichent une nature rude et farouche. Je longe sur plusieurs kilomètres ce chaos minéral. Puis, perdu au beau milieu de cette immense vallée d’altitude, une petite silhouette perchée sur un mouvement de terrain, le refuge de la Leisse se dévoile. Dans ce décor, il apparait minuscule, comme l’une des pièces d’un jeu de mécano. On réalise par ce type de contraste l’immensité du décor. En m’approchant, aucun mouvement, une porte est ouverte. Le gardien passe, je le salue mais ne m’arrête pas, trop content du rythme qui est le mien.

La vallée s’incurve en prenant la direction du sud. Ce changement de cap de quatre vingt dix degrés s’accomplit en deux kilomètres, en un gigantesque quart de cercle autour d’un impressionnant sommet conique. De l’autre côté de la vallée, au-dessus de moi la Grande Motte a cédé la place à la Grande Casse. Cette dernière constitue le point culminant de la Vanoise. Sa cime s’élève à plus de trois mille huit cents mètres. Devant moi, un peu en amont du chemin une grosse tache blanche. Non, il ne s’agit pas de neige mais d’un troupeau de moutons conséquent. Alors que je m’en rapproche, sortant de la masse un animal de belle taille, mais dissimulé jusqu’à présent du fait de sa couleur blanche, vient à ma rencontre. Il s’agit de l’un de ces fameux patous. Ce sont de redoutables gardiens qui ont pour première vocation d’éloigner les loups et de les mettre en déroute s’ils se montrent trop entreprenants. Gare aux hommes qui sans méfiance pénètrent dans un troupeau, ils s’exposent à un réel danger. C’est pour cela que je ne m’en approche jamais trop près, sauf si je vois le berger. Mais dans le cas présent, bien que je sois en train de me rapprocher de l’objet de toute son attention, mon chemin passe une centaine de mètres en dessous du troupeau. Le patou arrive à ma rencontre sans se presser et sans animosité dans le cadre d’une action de prévention. Il vient à mon contact à un mètre tout au plus, me regarde. Il se met à mon côté tout le temps que mon chemin reste en rapprochement du troupeau, mais en s’interposant, pour me signifier que je ne dois pas aller plus près mais bien passer ma route. Il a un pelage touffu et brillant, j’aurais envie de le caresser mais je me retiens, car je ne dois pas oublier que c’est une espèce d’arme de guerre, et avec ces engins on ne s’amuse pas. Puis, une fois que je suis en éloignement du troupeau, il m’accompagne encore quelques dizaines de mètres et s’étant assuré que je m’éloignais définitivement, il est reparti garder ses ouailles. Mais si j’avais pris l’initiative de me diriger directement sur les moutons, là je pense qu’il aurait manifesté de l’agressivité, et ce genre de chien doit bien faire quarante kilos!

Je quitte la vallée principale que je suivais depuis Super-Tignes et je m’engage sur un sentier qui semble monter directement dans le ciel en direction du col de la Vanoise. La pente est si raide que la section du sentier se découpe sur le ciel. J’ai rarement eu une telle perspective sur un chemin. Je dépasse un groupe important, ces personnes sont arrêtées et cassent la croûte dans la bonne humeur. Je me dis qu’à mon tour il serait temps que je m’alimente. Mais les conditions si favorables ce jour et la beauté des montagnes qui m’entourent associées à mon excellente forme physique me font presque oublier ces contingences du corps. Autant à vélo je suis sensible au défaut d’alimentation, autant à pied je peux me déplacer une journée sans éprouver le besoin de me sustenter. Quelle est la raison de cette différence de fonctionnement de mon organisme ? Je n’en sais fichtre rien !

Je suis en train de tourner autour de la Grande Casse. Cela me rappelle mon père. Alors que j’étais très jeune treize ans, nous y avions fait une tentative un peu kamikaze, à mon point de vue. Quant à lui, tout lui était apparu comme normal et sans difficulté. Mais me retrouver avec des crampons de mauvaise qualité sur une glace noire très dure ne m’avait pas vraiment plu. La tête en l’air, tous ces souvenirs vieux de quarante ans défilent devant mes yeux. Mais la physionomie du glacier a complètement changé. L’endroit où nous passions à cette époque n’est plus praticable, la glace s’étant retiré laissant la place à une paroi lisse.

Ce vallon qui conduit au col de la Vanoise est jalonné de grands poteaux hauts de plusieurs mètres. A quoi pouvaient-ils servir? Tout simplement à baliser la route aux caravanes qui aux siècles passés voyageaient par ces chemins d’altitude. Eh oui à ces époques, il était beaucoup plus court de passer directement à travers les zones montagneuses, que d’en faire le tour, ce qui impliquait des contours considérables. Aujourd’hui nous n’avons plus la même approche car ces longs contournements nous les effectuons sur grande route voire autoroute. A certaines époques, par exemple à la période du petit âge glaciaire, qui dura trois siècles de 1550 à 1850, le glacier de la Grande Casse s’était terriblement développé, et les caravanes avaient des difficultés à passer des zones de séracs. Par ce col étaient acheminés des produits qui venaient d’Italie, il s’agissait de l’un des itinéraires qui reliaient Chambéry à des grandes villes italiennes comme Turin, Gênes ou Venise.

Derrière le col, je tombe rapidement sur le refuge du même nom. Là encore de nombreux souvenirs me reviennent en mémoire. Le temps évolue, va-t-il pleuvoir avant que je rejoigne Pralognan? Je m’engage promptement dans la descente. Une autre montagne prestigieuse me domine, l’aiguille de la Vanoise. Selon les perspectives, elle a l’allure d’une flamme de pierre de quatre cents mètres de haut, en quelque sorte une Aiguille Dibona de la Vanoise.

Une fois dans la vallée, je rejoins le camping et m’installe. L’étape de ce jour aura été exceptionnelle par son parcours en altitude. Une fois douché, d’ailleurs en gardant mes habits techniques pour les laver, je pars me promener dans cette jolie station de ski. Il n’est pas très tard et le soleil se maintient. De ce fait mes habits sèchent rapidement. Non seulement j’ai pris ma douche mais j’ai accompli ma lessive pour les trois jours à venir. Vivent les habits techniques ! Il ne me reste plus qu’à aller boire une bière bien fraîche, écrire quelques cartes postales et attendre l’heure de me trouver un restaurant sympathique. Au cours de ces voyages à pied à travers les montagnes, à l’étape après un effort soutenu de plusieurs heures, je ressens un grand bien-être. C’est peut-être un peu cela le bonheur?

La nuit a été bonne, elle m’a apporté le repos, je me prépare à accomplir une étape longue jusqu’à Modane en passant par le col de Chavière, culminant à 2801 mètres. Après quelques hésitations dans un bois à la recherche d’un raccourci, je prends un rythme rapide pour remonter ce très long vallon orienté plein sud. La lumière rasante du matin, laisse apparaître en ombres chinoises un foisonnement de pics acérés à ma gauche. Ce massif recèle une multitude de montagnes qui ne cessent de me surprendre par leurs dimensions et leur esthétique. Je suis un large chemin utilisé par les voitures, et la circulation n’est pas négligeable. C’est la première fois depuis mon départ hormis la première étape, il y a maintenant cinq jours que je vois du monde sur mon chemin. Mais cela ne va pas durer. Quelques kilomètres plus loin, un parking bien rempli et de nombreuses personnes attablées sur la terrasse d’un chalet bar restaurant. Je ne m’arrête pas et rapidement je me retrouve seul sur le chemin qui conduit à un col perdu.

Tout au long de ce parcours les marmottes m’accompagnent et ne sont pas farouches du tout. Je les approche à quelques mètres seulement. Sur la droite le dôme de Polset prend de l’ampleur. Je passe à quelques encablures du refuge du même nom. Il a l’air neuf, au moins repeint, mais je ne m’approche pas. Le sol change d’aspect. L’herbe a disparu et la roche est noire. Quelle austérité dégage ce col qui se dresse devant moi. Une zone plate couverte de cairns de petite taille donne une atmosphère étrange au lieu. Un dernier raidillon particulièrement marqué dans la caillasse donne accès au point de basculement vers la Maurienne.

Sur le versant sud qui s’ouvre à moi, la lumière du soleil rend le paysage plus riant que dans l’austère versant nord qui était déjà à l’ombre. Une longue descente de près de 1800 mètres m’attend. Je ne vais rencontrer qu’un couple de personnes d’un âge respectable, plus de soixante dis ans, qui veulent aller jusqu’au col. Je croise une source. L’eau y est très bonne, car elle s’appelle « source du vin ». Plus je descends et plus l’air est étouffant. Arrivé à Modane, à nouveau le macadam et ses bouffées d’air chaud. Je rejoins le camping, installé dans un endroit peu bucolique, au creux d’une épingle de la route. Mais la fatigue aidant, je suis pressé de monter ma tente et de me décharger de mon sac bien qu’il ne dépasse pas les dix kilos. Je pars faire un petit tour en ville. Que ces fonds de vallée industrielle sont tristes. Tout est gris du fait entre autre de la pollution automobile. J’ai un petit coup au moral. Sans doute cela est dû à la présence de la gare et je me dis qu’en quelques heures je pourrais rentrer chez moi, où mon fils qui est venu en stage à Lyon m’attend. Mais il faut résister. Ce soir pas moyen de trouver de ravitaillement. Au camping, je réussis à me faire réchauffer une pizza congelée, puis je m’enfonce dans ma tente sous une pluie d’orage.

Au lever tout est trempé, et avec ma tente mono-paroi ça n’arrange pas les choses. Mais ce matin le temps est à peu près au beau et il ne fait pas froid. Mon petit coup au moral persiste et la gare me fait des grands clins d’œil. Après avoir hésité je décide de prendre la direction du col de la vallée étroite quelques mille quatre cents mètres plus haut. Ayant quitté le GR5 pour rejoindre le camping, il me faut maintenant retrouver le chemin qui passe cinq cent mètres de dénivelé plus haut. Aux grands maux les grands moyens, je me lance dans la remontée de la route goudronnée qui zigzague dans la forêt. Après une vingtaine d’épingles à cheveux j’identifie enfin les fameuses traces rouges et blanches. Que cette montée était monotone, bien que le regard donne sur des ouvrages de fortifications militaires très intéressants datant probablement de Vauban. Je suis aussi passé devant l’entré monumentale du tunnel ferroviaire du Mont Cenis. Une magnifique micheline d’une époque révolue témoigne de l’activité plus que centenaire de cet ouvrage. Il a été inauguré en 1871. A mes pieds, la ville de Modane, enserrée par des parois rocheuses aux teintes sombres, et dont on ne voit que son énorme alignement de voies ferrées ne donne pas envie de venir y habiter, bien qu’elle se trouve au carrefour de magnifiques massifs alpins.

Le chemin s’insinue dans une gorge étroite au fond de laquelle un torrent tout en écume ajoute une touche vive, qui tranche sur le vert des arbres, qui s’accrochent par touffes là où les faiblesses de la paroi le permettent. De l’autre côté de ce vallon étroit une très ancienne église s’agrippe à la falaise, reliée au chemin sur l’autre versant par un pont d’époque, dont la pierre est dans les tons de celle qui constitue la construction.

Une fois encore la seconde guerre mondiale se rappelle à moi. Dans cette vallée bien nommée, les ouvrages défensifs du type ligne Maginot ont fleuri et sont encore visibles, probablement pour des siècles. La gorge donne en finale accès à des zones de grandes pelouses qui s’ouvrent sur de magnifiques sommets comme le Mont Thabor. Cette région tampon entre deux célèbres parcs nationaux que sont la Vanoise et les Ecrins n’a rien à leur envier. Ses sommets sont sauvages et arides, et pour y accéder souvent on passe auprès d’une multitude de lacs aux couleurs multiples et aux noms mystérieux, comme par exemple le lac du Serpent. Une grande croix et une petite mare matérialisent le col. Que ce chemin était long depuis Modane, mais combien divers étaient les paysages rencontrés, d’abord l’austérité du goudron et de la ville industrielle, puis le secret et la pénombre de la gorge qui se cache entre les précipices et enfin cette arrivée dans la lumière des grands espaces qui donnent accès aux cimes. Pour apporter une touche supplémentaire au charme de cette longue montée, je n’y ai rencontré qu’une seule personne.

Par une descente de sept cents mètres de dénivelé je rejoins le fond de la vallée étroite. Cet endroit est français mais ne débouche que sur l’Italie, un peu à la manière du Val d’Aran qui ne donne que sur la France mais qui est espagnol. Dans ce dernier cas, les Espagnols ont creusé un tunnel pour éviter qu’en hiver le val d’Aran ne soit coupé de l’Espagne. Pour cette petite vallée qui donne sur Bardonecchia, pas de tunnel. Le refuge appartient au club alpin italien, alors que nous sommes sur territoire français, étrange !

Il y a beaucoup de monde attablé, et manifestement il y a de la joie dans l’air. Je ne m’attarde pas. Un raidillon sévère de quelques quatre cents mètres de dénivelé me sépare de la crête qui donne sur la vallée de Névache. Il ne me faut pas longtemps pour les franchir, je me sens une forme de marathonien. Après être sorti des zones de forêt, de grandes pâtures conduisent à un lac, plutôt une grande mare à peu près circulaire. Un immense troupeau de moutons s’y abreuve. Je m’arrêt pour en faire quelques photos, ces animaux en cercle donnent une touche très esthétique au panorama. J’engage la conversation avec le berger, je me régale de ce qu’il me raconte sur son métier, qui manifestement n’est pas facile. Par exemple cette année il a subi sept attaques de loup, ce qui l’oblige à redescendre son troupeau tout les soirs, travail qui nécessite plusieurs heures. Mais pourquoi n’a-t-il pas un ou deux patous pour monter la garde ? Tout simplement parce qu’il y a beaucoup de promeneurs, et que les accidents seraient fréquents. Dans la Vanoise ce ne semblait pas être le cas?

Je me remets en route, et par un magnifique sentier qui traverse des couches géologiques vives et multicolores je rejoins le fond de la vallée de Névache. Pour moi c’est une vieille connaissance, où les souvenirs affluent.

Je vais vous relater le plus significatif. Un jour, étant parti me promener au lac des Béraudes, alors que j’en redescendais j’entendis un bruit d’avion à réaction. Devant moi, un mirage F1 remontait la vallée principale à très basse altitude et effectua à vive allure un virage impressionnant à angle droit pour passer à la verticale de ce joyau qu’est le lac des Béraudes. J’ai justement un camarde pilote de F1 et amoureux de ce coin. Avouez que c’est une drôle de coïncidence. Le temps qu’il rentre à Strasbourg, lieu d’implantation de son escadre, je lui téléphone et lui annonce que je l’ai vu cet après-midi. Tout surpris il comprend vite et éclate de rire, lorsque je lui annonce que je me baladais au lac des Béraudes. Le plus cocasse, lorsque je me suis retrouvé sur la large piste menant au village de Névache, tous les gamins que je croisais couraient en ayant les bras étendus en mimant le bruit d’un réacteur! L’armée de l’air avait des futurs candidats en herbe, dont ce jour-là les vocations ont sans doute étaient suscitées. Mais cette anecdote remonte à bien longtemps, du temps de notre jeunesse. Je prends cette précaution afin de calmer toute revendication éventuelle d’un écologiste intransigeant, me faisant remarquer la nuisance scandaleuse d’un avion de combat « s’amusant » dans ce havre de tranquillité. Oui cela fait 25 ans et il y prescription.

Je m’installe au camping, et comme nous sommes en septembre, j’y suis seul. La montagne à cette époque de l’année présente bien des avantages, car outre le fait que les vacances sont terminées et que le monde a déserté ces lieux très connus, le soleil et les températures clémentes jouent les prolongations. Pour ceux qui ont la chance de pouvoir choisir, je leur conseillerai cependant le printemps fin mai. En effet à cette période la neige est un peu plus présente sur les montagnes et surtout les fleurs déroulent un tapis multicolore qui se renouvèle à l’infini et cela jusque haut en altitude, c’est à dire 2800 mètres voire plus. Alors qu’il n’y a pratiquement plus de végétation certaines fleurs s’accrochent encore dans ces sols hostiles. Mais l’automne reste aussi une saison merveilleuse, où le temps est d’une grande stabilité après les orages de fin août.

Les conditions météorologiques en ce dernier jour de ma randonnée sont encore excellentes. Je compte rejoindre Briançon en passant par la crête de Peyrolle. Il me faut dans un premier temps rejoindre le col des Cibières, huit cents mètres au-dessus de cette splendide vallée de Névache. La montée est agréable, elle se déroule au début dans une forêt clairsemée puis dans un monde plus minéral où de maigres pâturages disputent l’espace à de vastes pierriers, aux blocs massifs et aux formes géométriques. Une fois au col le massif de l’Oisans apparaît dans toute sa grandeur. Par un parcours rapide le chemin me conduit au col du Granon, parcouru d’une route goudronnée. De là, la crête de Peyrolle étale ses hauteurs effilées. Rarement parcours ne m’est apparu aussi tentant. Je ne vais pas être déçu. Un incroyable chemin suspendu au beau milieu d’un immense pierrier d’une raideur étonnante, à se demander comment les pierres tiennent. Cette sente étroite se trouve un peu en contre bas de la crête. Cette traversée me donne la sensation d’un funambule en plein ciel, ce qui procure un grand moment de plaisir. Puis le point culminant est atteint. Amas de grosses pierres blanches sur lesquelles se dresse une croix en bois vernis. Tout là-bas mille quatre cents mètres plus bas, la ville de Briançon apparait comme du hublot d’un avion. J’y distingue la gare que je compte rejoindre avant que le dernier train de la journée ne parte. Des montagnes à l’aspect débonnaire, qui de plus n’affichent pas une altitude sensationnelle, peuvent cependant présenter des points de vue époustouflants. C’est bien le cas de ce sommet qui domine la ville de Briançon. Après avoir contemplé ce spectacle extraordinaire qui se déroule à trois cents soixante degrés, je plonge dans la descente, qui est très aérienne. On a vraiment la sensation de partir directement à la rencontre des toits de la cité. Au fur et à mesure le chemin permet de découvrir des ouvrages militaires. Je prends le temps d’en visiter quelques uns. Il y avait la place pour héberger une véritable armée. Que cette descente est surprenante ! J’arrive aux premières maisons, la terre cède la place au goudron. Je me mets à courir et j’arrive avec dix minutes d’avance sur l’horaire du dernier train de la journée qui part vers les quinze heures.

Je ne pensais pas qu’en empruntant un chemin de grande randonnée comme le GR5, je serais souvent seul et que de telles émotions puissent naître d’une grande classique. Tout n’est que question de circonstances. On peut avoir l’impression d’être très loin partout, lorsque l’ambiance du lieu s’y prête. Les grandes randonnées classiques, maintenant je ne les envisagerai plus avec le même regard, mais bien comme des projets très intéressants.

Paradoxe ou clin d’œil de la nature, qui rappelle qu’elle reste la plus forte et qu’en montagne il faut garder des ressources en cas de nécessité. Une fois arrivée à Lyon tard le soir, je prends le tram pour rentrer chez moi. Lorsque j’en descends la nuit est noire, sol et ciel se confondent dans cette absence totale de clarté. Cette ambiance sauvage m’agresse littéralement. Plus une personne dehors. Je n’ai que sept cents mètres à parcourir pour arriver chez moi. Un orage d’une violence inouïe éclate. Des éclairs zèbrent la rue devant moi, plus une lumière. La peur me subjugue. Je me sens en danger et me mets à courir, après avoir hésité à la recherche d’un hall ouvert. Pour abréger cette expérience très angoissante je cours au maximum de ce que je peux, la peur au ventre d’être foudroyé au prochain éclair. Lorsque j’ouvre ma porte je suis complètement trempé, mais vivement soulagé, seul moment à part un soir à Modane, où il a plu !

Après un tel voyage dans les montagnes, se retrouver terrorisé en pleine ville, on extrapole facilement en imaginant un tel déchaînement en pleine montagne loin de tout. La nature me dit simplement de ne pas me montrer présomptueux, en me croyant fort d’une certaine expérience acquise.

Je relate cette randonné que j’ai faite il y a déjà pas mal de temps, c’était je crois en septembre 2007, ou 2006. Tout étonné, je constate qu’en regardant quelques photos, les souvenirs et les émotions ressurgissent à flots serrés. De toute évidence la grande randonnée en solitaire met en situation psychologique de s’imprégner de façon durable des beautés du chemin, des sensations du corps et des pensées et méditations que cette activité seul face à la montagne suscite.
Logement à Rhodes avec budget très réduit? English translation pending
by Vinchuca · 2011-05-28 · 2 replies
bonjour tout le monde! je pars avec mon copain au moi de juillet a Rhodes, gros problème, le budget! je voudrais savoir si vous avez des conseilles pour le logement, tout d'abord, avons nous bien choisi l’île? (c'est la qu'arrive ryanair) est il mieux une auberge, hôtel, guets house? comme je vous l'ai déjà dit, notre budget est très reduit... si vous avez des bons plans faite-le moi savoir! merci!
Adresse d'une guest house à Lima? English translation pending
by Annma000 · 2011-05-26 · 6 replies
Je recherche un Guesthouse / Auberge de jeunesse à Lima qui est proche de la gare de bus préférablement car je part pour Cusco le lendemain. De plus, j'aimerais trouver un guesthouse qui offre un transport de l'aéroport à l'hotel préférablement avec un prix résonable.

Merci :)
Islande: hésitation entre deux centres d'intérêt English translation pending
by MagJé · 2011-05-20 · 10 replies
Bonjour

On organise un voyage en Islande en juillet. J'ai besoin d'aide sur quelques centres d'intérêts car on hésite entre 2 choses :

option 1 : - Visiter Akuryeri - prendre notre temps sur la côte nord - Visiter lees sources et le site d'Hverasverdi à l'intérieur des terres (peu touristique mais 120 km de route 4x4 peu praticable)

ou option 2 : côte nord rapide et 2-3 jours sur la péninsule de Snaefellness.

D'après vous, qu'est ce qui vaut + le coup ?

Merci de votre aide ! Magali
Hôtel Ocean Blue à Rhodes English translation pending
by Dinardais · 2011-05-19 · 3 replies
bonjour qui pourrais me donner des infos sur hotel ocean bleue rhodes ( restaurant, chambre, visite , ) merci de vos réponses
Une semaine à Rhodes, visites, restaurants, transport? English translation pending
by Cissou2903 · 2011-05-10 · 1 reply
Bonjour à tous, je pars en couple pour RHODES le 20/05/11pour 1 semaine, à l'Hôtel ELDORADO NAUTICA BLUE (pour situe, côte ouest de l'île à 30 kms de RHODES), ne voulant pas passer nos journées à l'hôtel, pourriez vous nous aider à remplir notre emploi du temps, nous indiquer les endroits à ne pas manquer, les coins touristiques à éviter, et bien entendu les bonnes adresses où nous découvrirons l'hospitalité et la bonne cuisine locale. Nous pensons louer un véhicule, soit voiture, ou bien peut-être un scooter, quel est le mieux ?

Je vous remercie d'avance pour vos réponses Céline
Atlanta et Savannah: que faut-il voir ou faire absolument? English translation pending
by Karibou77 · 2011-05-06 · 72 replies
Bonjour,

Je pars pour Atlanta 8 jours fin Juin, avec deux nuits à Savannah. J'ai regardé un peu ce qu'il y avait à faire à voir à Atlanta, on y passe peut-être trop de temps mais bon pas le choix on ne peut pas faire autrement. Je souhaitais avoir éventuellement les avis et conseils de personnes qui y sont allés Que faut-il voir ou faire absolument ? Ce qui est cité dans les guides touristiques mais qui ne vaut pas le coup ? De bonnes adresses pour manger ? Les quartiers à éviter éventuellement question sécurité ?

Je recherche aussi quelques témoignages sur Savannah 😉

Merci à tous ceux qui pourront me répondre

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