Results for "Milan+et+camping+|+9+>+215"
4055 results found.
Barcelone: visites, bars et restaurants? English translation pending
Bonjour
J'aimerai savoir combien de temps en moyenne avez vous passé pour visiter: - la casa battlo - la pedrera (casa mila) - la segrada familia - le parc guell
pouvez vous également me recommander des bar branche ou des petit resto pas cher pres de la place de catalogne
merci
J'aimerai savoir combien de temps en moyenne avez vous passé pour visiter: - la casa battlo - la pedrera (casa mila) - la segrada familia - le parc guell
pouvez vous également me recommander des bar branche ou des petit resto pas cher pres de la place de catalogne
merci
Itinéraire et moyen de transport en Égypte? English translation pending
Bonjour à tous,
j'ai bcp voyagé mais jamais en Afrique ... c'est ma toute première fois En Egypte et je voulais demander
si vous avez un cricuit à me conseiller.
Nous arrivons dans la matinée du 28 decémbre à Le Caire et on y repart le samedi 3 Janvier. Nous voulons aller voir Pyramide et les sites magnifiques, vous saurez me conseiller un circuit et quel moyen de transport utiliser ?
Une autre question, je voyage tjrs avec mon sac à dos et je ne reserve jamais les hotels, or par contre on m'a dit qu'en Egypte il faut reserver à l'avance, ceci est vrai ? Et pour les transports ?
je vous remercie bcp de votre conseils Silvia
Nous arrivons dans la matinée du 28 decémbre à Le Caire et on y repart le samedi 3 Janvier. Nous voulons aller voir Pyramide et les sites magnifiques, vous saurez me conseiller un circuit et quel moyen de transport utiliser ?
Une autre question, je voyage tjrs avec mon sac à dos et je ne reserve jamais les hotels, or par contre on m'a dit qu'en Egypte il faut reserver à l'avance, ceci est vrai ? Et pour les transports ?
je vous remercie bcp de votre conseils Silvia
Visites et activités à Jogjakarta? (Indonésie) English translation pending
Salut a tous,
je cherche des "nouveaux" conseils pour occuper mes journees a Jogyakarta ou j ai deja visite le Kraton et prevu les visites de Borobudur et Prambanan avec danse...ou puis je passer du temps tranquille loin des sollicitations et des rues bruyantes. Conaissez vous des endroits au calme. Merci a tous.😊
Informations sur l'ouest de l'Ethiopie English translation pending
Qui connait la région ouest de l'éthiopie ? Pays surma ( mizan tefari ) région du kaffa ?
Région de GAMBELA ethnies nuer et anuak ?
Wenchi, ambo, pays gouragué ?
merci de vos infos sur ce coin peu évoqué par les guides de voyages ...
Résidence Manka à Anse Mitan (Martinique) English translation pending
Quelqu'un connait cette location a Anse Mitan? Nous avons une reservation avec La Residence Manka et aimerions savoir si quelqu'un y est deja alle.
Visites et sorties à Barcelone English translation pending
Hola,
je pars qqs jours à barcelone entre le 8 et le 11 novembre. Je recherche des infos sur ce qu'il y a à faire quand on ne reste que 3 jours dans cette ville. Les transports sont-ils faciles? Je loge dans le centre de Barcelone dans un hotel proche de la Place cataluynia. J'aurai bien voulu des infos sur des restos sympa où la paëlla est bonne et aussi qqs boites à ne pas manquer.Je précise que j'adore tout ce qui est house, deep-house, progressive etc... donc s'il y a des connaisseurs.....😉
Muchas gracias
Muchas gracias
Faces and Landscapes of Senegal (Gorée, Saint-Louis)
Hello!

I invite you to share our wonderful discovery of Saint-Louis and its surroundings: Djoudj Park and the Langue de Barbarie... Daily life, heritage, landscapes, and wildlife (birds)...
We stayed in Senegal for 10 days in April/May 2018, specifically in Saint-Louis, Senegal, since we were there for the Jazz Festival held every year. But we took the opportunity to explore this country we didn’t know!
In this travel journal, you’ll find: - A short stop in Gorée, which we visited before heading to Saint-Louis - The different faces of Saint-Louis, especially the vibrant fishermen’s district - Djoudj Park, with its many birds - The Langue de Barbarie ... and much more!
Before going to Senegal, I did some research on this forum and others. So many strong opinions about Senegal—you either love it or hate it! If it hadn’t been for the festival, we might not have gone... What a shame that would’ve been, because we loved it!
Of course, I saw poverty, idleness, and litter, especially plastic bags—a global scourge. A bit of harassment from street vendors, especially at first when you don’t know how to deflect it and accidentally encourage it. The privileges of a social class and inequalities, though that’s something you encounter in many poor countries, not just in Africa.
But when I close my eyes and remember our trip, what stays with me is the youth, the beauty of so many boys and girls, the elegance of the women, and the sparkle in their eyes and smiles. The light and colors, the smell of grilled fish, the taste of freshly roasted peanuts and baobab fruit. The honking horns, the call of the muezzins, the music, the bursts of laughter.



To be continued...

I invite you to share our wonderful discovery of Saint-Louis and its surroundings: Djoudj Park and the Langue de Barbarie... Daily life, heritage, landscapes, and wildlife (birds)...
We stayed in Senegal for 10 days in April/May 2018, specifically in Saint-Louis, Senegal, since we were there for the Jazz Festival held every year. But we took the opportunity to explore this country we didn’t know!
In this travel journal, you’ll find: - A short stop in Gorée, which we visited before heading to Saint-Louis - The different faces of Saint-Louis, especially the vibrant fishermen’s district - Djoudj Park, with its many birds - The Langue de Barbarie ... and much more!
Before going to Senegal, I did some research on this forum and others. So many strong opinions about Senegal—you either love it or hate it! If it hadn’t been for the festival, we might not have gone... What a shame that would’ve been, because we loved it!
Of course, I saw poverty, idleness, and litter, especially plastic bags—a global scourge. A bit of harassment from street vendors, especially at first when you don’t know how to deflect it and accidentally encourage it. The privileges of a social class and inequalities, though that’s something you encounter in many poor countries, not just in Africa.
But when I close my eyes and remember our trip, what stays with me is the youth, the beauty of so many boys and girls, the elegance of the women, and the sparkle in their eyes and smiles. The light and colors, the smell of grilled fish, the taste of freshly roasted peanuts and baobab fruit. The honking horns, the call of the muezzins, the music, the bursts of laughter.



To be continued...
Les plus belles plages en Guadeloupe / Martinique / Antigua English translation pending
Bonjour,
Nous partons en croisiere et nous ferons commes iles Antigua, Guadeloupe, Martinique, st-kits
et j aimerais avoir vos opinion pour quoi visite et les plus belle plage
Merci de votre aide
Josee
Et un président au suivant Madagascar (17 mars 2009) English translation pending
l'avenir de madagascar apres cette demission espoir pour le peuple malgache ou encore un avide de pouvoir ou enricissement perso
Hôtel sympathique et calme au Caire? English translation pending
cherche hotel sympath calme et bien placé au caire
Travailler à Montréal la nuit English translation pending
salut
je m'appelle pedro, mais mes amis m'appellent rafaello je suis italien et je compte partir vivre a montreal début 2009, je parle bien le francais vu que ma mére est francaise mais je n'ai pas de diplome, je travaille actuellement dans un centre d'appel la nuit( de 17h a minuit) car c mieux payé et j'aimerais savoir si c possible de travailler aussi dans un centre d'appel a montreal et la nuit et combien c payé a peu prét..
merci et a bientot
Logement et travail à St Martin, Guadeloupe ou Martinique English translation pending
salut.
je travaille sur un bateau de croisiere et je vais debarquer bientot a st martin le 26 dec. j aimerai y rester et bosser pour la saison, ds un bar. la saison est commencee mais aux dires des locaux il est encore possible de trouver du taf. par contre mon probleme c est de trouver un hotel pas cher genre backpacker ou guesthouse. je ne trouve rien sur internet. qq un a des plans?
je peux aussi debarquer a st barth mais la on m a dit que le logement allait etre mission impossible.
si je ne peux pas rester a st martin j irai peut etre en martinique ou guadeloupe. qq un connait des plans boulot et/ou logement?
merci pour vos bons conseils...
Bali et Lombok: quels sites privilégier? English translation pending
Bonsoir à tous,
ça y est ! Nos billets sont enfin réservés pour Bali ( 16 jours en juillet, quel dommage de ne pas pouvoir rester plus longtemps, snif snif...) mais j'aurais bien besoin de votre expérience en la matière car j'ai beaucoup de difficultés à établir un circuit. Nous privilégions plusieurs choses : nous aimerions bien essayer les vagues du coin ( je suis une débutante) quelques jours mais Kuta a l'air ..... pas trop à mon goût! rester 3-4 jours sur Ubud : visites, rizières;Tabanan et Jatiluwih... visiter plusieurs temples incontournables : lesquels privilégier ? contempler quelques beaux paysages dans le centre de Bali ou alors Lombok ? pourquoi pas un volcan ? plonger dans des eaux délicieuses au sable blanc sans trop de discothèques et bars afin de profiter des joies du snorkeling et de la plongée : mais quel site ? Nous avions pensé aux Iles Gili ou Menjangan bien sûr, mais est-ce si fantastique, j'entends un peu tout type d'avis...
Pour finir, étant donné que nous serons sur place en saison haute, faut-il réserver d'avance ? Merci d'avance pour vos précieux conseils.
sonia64
ça y est ! Nos billets sont enfin réservés pour Bali ( 16 jours en juillet, quel dommage de ne pas pouvoir rester plus longtemps, snif snif...) mais j'aurais bien besoin de votre expérience en la matière car j'ai beaucoup de difficultés à établir un circuit. Nous privilégions plusieurs choses : nous aimerions bien essayer les vagues du coin ( je suis une débutante) quelques jours mais Kuta a l'air ..... pas trop à mon goût! rester 3-4 jours sur Ubud : visites, rizières;Tabanan et Jatiluwih... visiter plusieurs temples incontournables : lesquels privilégier ? contempler quelques beaux paysages dans le centre de Bali ou alors Lombok ? pourquoi pas un volcan ? plonger dans des eaux délicieuses au sable blanc sans trop de discothèques et bars afin de profiter des joies du snorkeling et de la plongée : mais quel site ? Nous avions pensé aux Iles Gili ou Menjangan bien sûr, mais est-ce si fantastique, j'entends un peu tout type d'avis...
Pour finir, étant donné que nous serons sur place en saison haute, faut-il réserver d'avance ? Merci d'avance pour vos précieux conseils.
sonia64
Bars et restaurants à Barcelone English translation pending
Bonjour !
Nous partons pour 3 jours à Barcelone, fin Septembre...Je cherche des adresses sympas de bars ou de restaus à ne pas rater...
Mon hotel est tres central...
Un grand merci d'avance !
isabelle
Visa et change à 3h du matin en Égypte? English translation pending
J’arrive au Caire à 3h du matin heures locales. Savez-vous si on peut acheter son visa d’entrée et changer ses euros à cette heure-là ? A quelle heure ouvrent les bureaux/banques ?
What are your best foodie spots in Montreal?
Hi everyone,
I’m heading back to Montreal in early November after several years away. I’m so excited! I won’t be staying long, but I’ll have time to wander and explore.
I’d love to get your recommendations for great things to eat—restaurants, bakeries, all kinds of food. I’m open to all your suggestions and addresses. I’ll definitely hit up the market. And eat bagels, of course.
I’ll probably stay in the Quartier des Spectacles, but I’ll definitely be getting around the city.
Thanks in advance!
I’m heading back to Montreal in early November after several years away. I’m so excited! I won’t be staying long, but I’ll have time to wander and explore.
I’d love to get your recommendations for great things to eat—restaurants, bakeries, all kinds of food. I’m open to all your suggestions and addresses. I’ll definitely hit up the market. And eat bagels, of course.
I’ll probably stay in the Quartier des Spectacles, but I’ll definitely be getting around the city.
Thanks in advance!
Vélo à l'île d'Orléans avec mon garçon de 6 ans English translation pending
Bonjour,
Je compte passer 2 ou 3 jours à Québec avec mon garçon de 6 ans et j'ai pensé aller faire un tour à l'île d'Orléans.
J'ai pensé louer des vélos et faire un des circuits, mais est-ce qu'il y en a un qui serait adapté pour un jeune enfant? Je ne suis pas très chaud à l'idée de faire di vélo sur l'accotement des routes avec un enfant de 6 ans.
Je suis aussi preneur pour toutes les idées de trucs à faire ou voir avec mon p'tit bonhomme! :)
Merci!
Je compte passer 2 ou 3 jours à Québec avec mon garçon de 6 ans et j'ai pensé aller faire un tour à l'île d'Orléans.
J'ai pensé louer des vélos et faire un des circuits, mais est-ce qu'il y en a un qui serait adapté pour un jeune enfant? Je ne suis pas très chaud à l'idée de faire di vélo sur l'accotement des routes avec un enfant de 6 ans.
Je suis aussi preneur pour toutes les idées de trucs à faire ou voir avec mon p'tit bonhomme! :)
Merci!
Programme, visites et logements en août en Croatie? English translation pending
Bonjour à tous,
premièrement un grand merci d'avance aux personnes qui vont prendre le temps de me lire et de me répondre.
Voici donc ce pourquoi j'écris sur le forum, nous partons avec ma femme et mes deux enfants, deux semaines cet ete en Croatie. Nous atterrissons à Split et comptons par la suite louer une voiture pour nous rendre prés de Zadar,
Donc pour notre première semaine proche de zadar nous souhaiterions faire : > Visiter Zadar > Visiter les lacs de plitvice > profiter des plages et des iles > visiter un autre parc naturel (dont jai oublié le nom)
Pour la deuxieme semaine proche de split > Visiter split > Visiter trogir > profiter des plages et des iles
> Premiere question pensez vous que ce programme soit correct ? nous souhaitons alterner plages et visite.
> Deuxième question, nous ne trouvons pas de logement sympa, c'est à dire : proche mer, en villa indépendante ou en rdc. Donc auriez vous des conseils ? nous sommes preneur.
Merci encore pour vos retour,
Excellente journée,
Philippe.
premièrement un grand merci d'avance aux personnes qui vont prendre le temps de me lire et de me répondre.
Voici donc ce pourquoi j'écris sur le forum, nous partons avec ma femme et mes deux enfants, deux semaines cet ete en Croatie. Nous atterrissons à Split et comptons par la suite louer une voiture pour nous rendre prés de Zadar,
Donc pour notre première semaine proche de zadar nous souhaiterions faire : > Visiter Zadar > Visiter les lacs de plitvice > profiter des plages et des iles > visiter un autre parc naturel (dont jai oublié le nom)
Pour la deuxieme semaine proche de split > Visiter split > Visiter trogir > profiter des plages et des iles
> Premiere question pensez vous que ce programme soit correct ? nous souhaitons alterner plages et visite.
> Deuxième question, nous ne trouvons pas de logement sympa, c'est à dire : proche mer, en villa indépendante ou en rdc. Donc auriez vous des conseils ? nous sommes preneur.
Merci encore pour vos retour,
Excellente journée,
Philippe.
El Nido et Port Barton: logements et transports English translation pending
Ola à tous !
nous restons 8 jours sur Palawan en février et nous hésitons entre faire 8 jours à El Nido ou 5 El Nido et 3 Port Barton. Port Barton vaut-il vraiment le coup? (car on perd du coup une bonne partie de la journée en transport le jour où on fait El Nido/Port Barton non?)
Nous sommes en mode plage paradisiaque avec joli bungalow et bcp de végétation, budget environ 40 à 60 euros la nuit (pour 2). visite d'îles paradisiaques en bateau, snorkelling, éventuellement ballades dans les terres, et un peu de farniente.
1) Avez-vous des hotels / bungalows en bord de mer à nous conseiller à EL Nido et Port Barton qui valent vraiment le coup?
2) concernant le transport de El Nido vers Port Barton , puis de Port barton vers puerto Pricessa, n'est-ce pas un peu compliqué? COmment sont les infrastructures Bus etc.... actuellement? j'ai un peu du mal à trouver sur le net.
MERCI PAR AVANCE !
nous restons 8 jours sur Palawan en février et nous hésitons entre faire 8 jours à El Nido ou 5 El Nido et 3 Port Barton. Port Barton vaut-il vraiment le coup? (car on perd du coup une bonne partie de la journée en transport le jour où on fait El Nido/Port Barton non?)
Nous sommes en mode plage paradisiaque avec joli bungalow et bcp de végétation, budget environ 40 à 60 euros la nuit (pour 2). visite d'îles paradisiaques en bateau, snorkelling, éventuellement ballades dans les terres, et un peu de farniente.
1) Avez-vous des hotels / bungalows en bord de mer à nous conseiller à EL Nido et Port Barton qui valent vraiment le coup?
2) concernant le transport de El Nido vers Port Barton , puis de Port barton vers puerto Pricessa, n'est-ce pas un peu compliqué? COmment sont les infrastructures Bus etc.... actuellement? j'ai un peu du mal à trouver sur le net.
MERCI PAR AVANCE !
Saint-Domingue 24 et 25 décembre English translation pending
Bonjour à tous, je serai à Saint-Domingue le 24 et 25 décembre prochain dans un hôtel de la zone coloniale, probablement le Francès. Je ne connais pas encore cette ville. Quelqu'un pourrait me suggérer des activités, des restos, des bars, des endroits ou il serait bon de passer ce moment. Merci
Belle plage et animation le soir à Koh Phangan English translation pending
Bonjour à tous,
Me revoilà ici apres une longue abscence, je retourne en Thailande avec mon mari et un couple d'amis en fevrier prochain, c moi qui est chargée d'organiser tout le sejour dans ses moindres détails 😉 mais là je bloque depuis plusieurs jours 😕 en gros voici mon itineraire, Bkk une nuit ensuite le nord au Ganesha park 2 nuits, puis direction Phuket (en avion de Bkk) là j'ai réservé à l'hotel Acces resort and villas à Karon pour 3 nuits, de là nous irons en avion (pour gain de temps) à koh samui pour prendre le ferry jusqu'à koh tao que je ne connais pas et nous finirons par koh phangan (hors periode full moon party) pour les 4 dernieres nuits, j'ai booké au first villa beach resort à Baan Tai, après plusieurs heures de lecture sur le net, je m'aperçois que Baan Tai est une plage sale, pas de joli sable et la mer bof bof y a mieux quoi ! Ok mais OU ? je compte annuler ma resa du first villa et trouver un autre logement j'ai augmenté mon budget à 100 Euros par nuit et par chambre, ce que j'aimerais c une superbe plage de sable fin et blanc, une mer avec assez de fond, turquoise bref paradisiaque au meilleur des cas ! mais je ne veux pas être seule au monde, un village sympa animé avec une jolie ambiance le soir, ambiance jeune ou moins jeune ! koh phangan j'y étais il y a 2 ans pour la full moon party en 2 nuits, nous n'avons pas bougé de Haad Rin, alors je n'ai aucune comparaison, svp je compte sur votre aide, je suis saturée de lecture et tjr des avis mitigés, au final c tjr grace à voyage forum que je me suis le mieux organisée pour mes precedents voyages, merci encore à tous ! mila
Demande urgente (et insolite) de traduction d'une phrase en grec English translation pending
Bonjour à vous, Si quelqu'un d'entre vous peut m'aider pour un jeu d'un soir... entre amis je vais parler grec ... enfin phonétiquement et le temps de dire deux mots d'actualité ...toute europe confondue.
Qui pourrait me traduire approximativement "A bas la crise, l'euro est mort" ?
vous voyez 🤪 l'enjeu est de taille pour moi qui avais essayé le latin de cuisine mais en étais restée aux racines grecques ...
au secours ! et en plus il faudrait me faire une phonétique bien sûr l'enjeu est : une bonne soirée.. ce qui ne se refuse pas en temps de crise ... d'avance merci de ne pas me faire prononcer de gros mots 😊 ou autres bêtises ...je vous fais confiance
vous voyez 🤪 l'enjeu est de taille pour moi qui avais essayé le latin de cuisine mais en étais restée aux racines grecques ...
au secours ! et en plus il faudrait me faire une phonétique bien sûr l'enjeu est : une bonne soirée.. ce qui ne se refuse pas en temps de crise ... d'avance merci de ne pas me faire prononcer de gros mots 😊 ou autres bêtises ...je vous fais confiance
Trek de la Vallée de Milam, octobre 2012 English translation pending
Trek de la vallée de Milam - Sur la piste du Nanda Devi
octobre 2012


Lonely Planet affirme que ce trek est difficile. Lorsqu'on étudie les cartes et la topographie, on peut s'en étonner: les dénivelés moyens sont peu importants ainsi que l'altitude maximum (4000m environ). En effet, beaucoup de ballades en montagne nous amènent à des altitudes supérieures à 5000m. Comme nous le verrons, LP ne se trompe pourtant pas. Ce trek de six jours au minimum et auquel nous avons consacré le double de temps devient parfois un véritable enfer: pistes effondrées et déviées, roches en équilibre instable et tapis de pierres disjointes auxquelles on essaie de préférer les bas côtés, lorsqu’il y en a, pour éviter de se tordre les chevilles...

Notre objectif: Il est d'approcher au plus près ce monstre qu'est le Nanda Devi, montagne sacrée de 7811 m en rejoignant un de ses camps de base à l'est de son sommet. Un objectif annexe est de traverser le glacier de Milam par sa rive gauche avant de retourner dans la basse vallée.
Contexte: Voyager léger pour être flexible est notre devise pour ce type de voyage. Eviter le poids de bagages excessifs tout en assurant un minimum d'autonomie pour être en plein au centre des évènements, quitte à prendre des risques. La période privilégiée est l'automne suivant la mousson d'été particulièrement longue et abondante cette année 2012 (on faisait état de glissements de terrains dus aux inondations dans la plaine à la mi septembre). Le mois d'octobre est aussi le mois des migrations des habitants de la haute vallée. Comme plus aucune activité pastorale n'est alors possible et puisque la route commerciale passant par Milam a été abandonnée en 1962, la haute vallée se vide de ses habitants pour les six mois d'hiver. Beaucoup de villages sont ainsi temporairement totalement abandonnés.
Préparation: ce trek est dans nos têtes depuis plusieurs années car la plage de temps où il est rendu possible avec un temps suffisamment dégagé est très étroite, de fin septembre à fin octobre. Nous avons utilisé Google Earth, Lonely Planet et le forum de Lonely Planet, très utile. Nous n’avons pas trouvé de carte valable sur Paris car cette région est pratiquement inconnue. La précision des photos satellite nous a paru suffisante pour créer un itinéraire balisé à l’aide du GPS. Comme nous le verrons, cette préparation s'est avérée incertaine du fait d'éboulements récents ayant modifié les implantations du chemin sur parfois plusieurs kilomètres. Il faut enregistrer chaque jour le trajet afin de conserver les distances journalières parcourues. Cela n’a pas été fait cette fois-ci. Cette année, nous n'avons pas accompli de préparation physique particulière en dehors du jogging, de la marche et de la natation. Nous sommes en bonne condition physique avant de partir. Sylvie est un peu fatiguée.
Sac à dos: les poids initiaux sont de 16 et 14 kg comprenant en particulier une tente 2 place de 1.5kg, deux sacs de couchage -9°C soi disant "confort" de 1.5kg chacun et des vivres pour 5 jours au moins incluant jambon séché, semoule, saucisson, comté, chocolat, café soluble, fruits séchés pour 4 kg.
Ils sont trop lourds. Il nous faudra réduire leurs poids pour les prochaines expéditions.
Accès à la Vallée de Milam: La première partie à a été effectuée avec Air India de Paris à Delhi 22:30 - 9:30. Les vols avec cette compagnie sont toujours agréables et ponctuels pour l'instant, avec des tarifs compétitifs. Que demander de plus? Le train au départ de Old Delhi à 16 :00 est une bonne alternative pour éviter le bus de nuit partant de Ghaziabad le soir vers 22 :30. Arrêt après 7h de trajet à Haldwani où se trouve la gare de bus et de jeeps. Les jeeps sont un mode assez flexible pour se rendre à Munsyari à partir de Haldwani. Il ne semble pas possible de s’y rendre directement. Un ou deux changements sur la route sont sûrement nécessaires. Sans perdre beaucoup de temps, nous avons mis 38h pour atteindre Munsyari à partir de Paris.
Le voyage et le trek au jour le jourLe 6 octobre:Nous avons beau avoir l'habitude de circuler dans cette mégapole, nous nous faisons toujours dépasser par les évènements. Ainsi, c'est dans la bouche d'accès au nouveau métro que nous apprenons qu'il est fermé pour maintenance. Il le sera aussi à notre retour, plus de 2 semaines après. C'est étonnant de voir un si récent ouvrage paralysé de cette manière. Nous arrivons à New Delhi Railway Station vers 11h pour acheter des billets de train ND - Haldwani. En effet, il existe un bureau spécial à NDRS pour les touristes et des billets sont délivrés sur des quotas spécifiques. Nous savons qu'un train part à 16:00 mais la réservation en France sur le site internet est rendue impossible du fait qu'il faut donner un n° de téléphone indien! En arrivant, on nous dit que le bureau a été déplacé sur Connaught Square et nous le croyons bêtement. Il faut dire que nous essuyons la fatigue d'une nuit blanche. En réalité nous sommes emmenés dans une agence de tourisme. L'heure perdue nous empêchera de réserver nos places car le délai minimum est de 4 heures avant le départ du train. Il est bon par ailleurs de prévoir une attente d'au moins une heure car la file d'attente est longue. Nous changeons des euros dans Main Bazar Street afin de ne pas être coincé dans les villages de montagne où nos monnaies occidentales doivent faire l'effet de billets de Monopoly.
Sauf si cela est vraiment nécessaire, il ne faut jamais changer à l'aéroport car le change vous fera perdre 6% de la valeur.
Nous filons à Old Delhi Railway Station en pensant prendre un bus de nuit (Ghaziabad) si nous n'arrivons pas à réserver directement nos places sur place. Là, nous achetons nos billets pour 136Rs/billet soit moins de 2€ pour 7 heures de train. Il y a un McDo à ODRS. Ce n'est pas que j'aime ce type de restau habituellement mais nous sommes trop heureux d'éviter la nourriture très épicée à laquelle il sera bien temps de s'y habituer par la suite.
Le train part à l'heure et nous sommes montés dans une voiture au hasard. Les contrôleurs sont bienveillants et nous laissent nous asseoir à des places numérotées auxquelles nous n'avions pas droit. Mais comment savoir où aller quand rien n'est indiqué? Heureusement, pour une fois le train n'est pas bondé. Nous devons quand même laisser 6 fois nos places
à des voyageurs en règle.
La nuit est tombée depuis longtemps sur la campagne chaude et humide. J'ai acheté un coca frais que nous mélangeons discrètement au Ballantine acheté au duty free pour arroser notre pique nique dînatoire.
Nous ne sentons plus la fatigue du voyage. Nous sentons seulement que notre nouvelle aventure commence bien... Nous arrivons à Haldwani à 22:30 comme prévu.
Nous sommes à la frontière de la plaine et des premières collines, contrefort des Himalaya. C'est probablement pourquoi la ligne de chemin de fer ne va pas plus loin.
Le taxi nous conduit en quelques minutes à la gare des bus et des jeeps. Malgré l'heure tardive, nous sommes tout de suite abordés par des rabatteurs.
L'un d'eux nous conduit vers le chauffeur d'une jeep qui part juste pour Munsyari. Des clients attendent déjà. Ils sont heureux de voir de nouveaux passagers car ils ne partiront que lorsque la voiture sera pleine. Nous ne tardons pas et nous nous engageons dans les premiers lacets sans voir grand chose.
Serrés à quatre sur une des 2 banquettes arrière il nous sera impossible de dormir lors de cette seconde nuit du voyage.
le 7 octobre:Nous sommes toujours en forme et de bonne humeur lorsque le soleil se lève et rosit la campagne tropicale que nous traversons. Nous nous sommes arrêtés plusieurs pour prendre un tchai réconfortant dans une échoppe au bord de la route. Nous somnolons lorsque la jeep s'arrête vers 8:30. Sommes nous déjà à Munsyari?
Le chauffeur nous détrompe. Nous sommes à Thal à 70km de Munsyari. Pourtant, il n'ira pas plus loin. Il nous invite à monter dans une nouvelle jeep dont le chauffeur nous dit qu'elle part à 10h pour notre destination finale. Il nous fait payer sa part, 650Rs sur les 900 qu'il demandait au départ. A 10:00 aucun nouveau client ne s'est présenté.
Je sens mal la situation. Nous avons vraiment besoin de nous poser. Je négocie avec lui le prix d'un départ immédiat. 1200Rs. Quel luxe! Nous voilà repartis, chacun couché sur sa banquette.
Nous ne tardons pas à nous endormir, non sans mauvaise conscience en voyant les trois passagers entassés à côté du chauffeur...


L'air devient plus frais et nous voyons apparaître les premiers pics enneigés. Nous arrivons vers 13:00. Nous cherchons un hôtel en arpentant le gros village qu’est Munsyari. C’est pourtant à côté de la gare que nous trouverons le meilleur (350Rs) le Pandet Lodge avec une vue splendide sur le massif du Panchachuli de la grande baie vitrée de la chambre.


Le patron nous apprend qu’il n’y a plus de demande de permis à effectuer à la gendarmerie. Une simple déclaration doit être faite. Nous l’effectuons à la caserne qui se situe à peu de centaines de mètres de l’hôtel après un déjeuner d’omelette de riz de coca et de thé en 5 minutes. Nous sommes pourtant un dimanche !Le 8 octobre : 1er jour altitude de départ 2157 m, altitude à l’arrivée 1634m
Le soleil se lève vers 6 :30 sur les massifs vierges de nuages. Une légère brume couvre les vallées et marque les premiers rayons du soleil.
Nous avons préparé un paquetage d’affaires inutiles pour le trek que nous laisserons à l’hôtel pour ne pas alourdir inutilement nos sacs à dos.
Après un petit déjeuner copieux nous partons à 8:00. Nous en profitons pour acheter une lampe de poche (80rs) car j’ai cassé la mienne pendant le voyage.
Nous avons décidé de partir à pied de Munsyari car il n’y a que 4.5km jusqu’à l’entrée du chemin. Une petite marche supplémentaire
pour éviter la recherche d’un transport et des attentes non maîtrisées… Les points sont scrupuleusement consignés dans le GPS
et nous suivons notre itinéraire sans difficulté. Le chemin en descente croise souvent la route bitumée en lacet.
Une femme nous arrête en nous disant que le chemin de Milam n’est pas dans la direction que nous prenons et qu’il est en surplomb.
Nous ne la croyons pas car le GPS est formel dans ses indications. Ce doit être une conspiration pour nous faire prendre un guide!


Vers 13:00, je pars explorer les pentes en hauteurs car le chemin s’est réduit et ne se distingue que par intermittence. Nous sommes inquiets. Je ne trouve rien et je reviens fatigué. Après un pique nique rapide, je tombe, emporté par le poids du sac auquel je ne suis pas encore habitué. Je m’en sors avec un œil au beurre noir qui ne me quittera pas du voyage. Le poignet gauche est aussi un peu douloureux mais rien n’est cassé. Nous continuons jusqu’à nous heurter à un énorme cône d’éboulis sous lequel disparaît le chemin. Les blocs de pierres sont instables et trouvent leur source à des centaines de mètres au dessus de nous. Nous choisissons d’explorer la zone sans le sac car nous nous voyons mal rebrousser chemin. Rien n’indique un chemin en surplomb. La journée serait pratiquement perdue. La progression, même sans le sac, est mal aisée. J’ai laissé Sylvie et je me retrouve face à une paroi verticale de la montagne dans laquelle je retrouve le chemin creusé en galerie. De l’autre côté, un nouveau cône d’éboulis nous attend.


A mon retour nous décidons cependant de tenter notre chance. L’avance est lente et précautionneuse. Chaque pierre peut être un piège. Nous retrouvons le chemin vers 16h à deux km de Lilam, bordé de quelques maisons habitées. Ce hameau est devenu un cul de sac et les habitants nous regardent, étonnés et compatissants. Les montées sont de plus en plus raides mais nous sommes rassurés. Nous n’arrivons qu’à 17:30, épuisés et incapables même de pénétrer dans le village, nous nous installons dans la première auberge qui borde le chemin. L’eau coule à profusion du rocher et nos toilettes à l’eau glacée nous procurent un bien être réparateur. A noter que Sylvie sera victime d’une sangsue gourmande.
Notre mésaventure est une sérieuse mise en garde : la préparation à distance, aussi précise soit elle ne peut pas remplacer la recherche d’informations locales avant de partir.
Le propriétaire de l’auberge nous fait un bon diner de chapatis omelette et tchai arrosé d’un peu d’alcool local. Nous nous couchons vers 19h. Nous calerons nos rythmes de vie dorénavant sur le lever et le coucher du soleil car il n’y a pas grand-chose à faire dans le noir et il faut profiter des premières heures du jour, toujours plus limpides. L’usage de sacs et tapis de couchage est pratiquement indispensable car le lit est un ensemble de planches. Nous dormons profondément.Le 9 octobre 2ème jour altitude à l’arrivée 2322m

Après pratiquement 13 heures de sommeil, nos corps n’ont pas oublié les efforts insensés de la veille. Lorsque nous voulons nous lever, nos jambes refusent tout effort et nous titubons pendant plusieurs minutes avant de pouvoir nous déplacer et sortir de notre gourbi de chambre. Il faudra 2 jours encore à nos corps avant qu’ils ne s’habituent aux exigences du trek. Il est 8 :00. Le ciel est bleu, parsemé de nuages. Nous ne partons que vers 10 :00 après un petit déjeuner (tchai, omelette et chapatis) . Nous doublons le village de Milam assez rapidement. Si le GPS nous indique une petite promenade de 12 km, la vraie vie nous apprendra que le double environ doit être réellement effectué, dans des conditions difficiles. En effet, les éboulements fréquents dus au grand encaissement de la vallée continuent de détruire de grandes portions du chemin. Ils sont le plus souvent déviés par des montées et descentes brutales et grossières passant sur les parties encore stable de la montagne.


La notion de kilomètre d’oiseau voit ainsi le jour. Et nous voudrions être des oiseaux pour éviter les ascensions inutiles nécessitant parfois l’usage de nos mains pour nous hisser ! Le départ tardif et les déviations nous empêchent d’arriver avant la nuit à Boudiyar. La pluie menace et nous nous arrêtons en surplomb de la Gori Ganga dans un lieu un peu abrité du vent qui s’est levé et nous refroidit. Les premières gouttes font leur apparition quand nous avons fini de monter la tente dans une cavité de la paroi. J’ai juste le temps de descendre chercher 2 litres d’eau dans le torrent, nécessaires au repas et à un semblant de toilette.


Le bois n’a pas manqué pour le feu. La pluie a redoublé pendant le repas (semoule de saucisson et sucreries). Nous nous apercevons en nous couchant que les coutures de la tente ne sont plus étanches. L’eau perle à l’intérieur et le pantalon de Sylvie s’est transformé en serpillère. Les sacs et les chaussures sont protégés par leurs bâches à l’extérieur. La pluie, heureusement s’arrête vers 22h. Les boules Quies viennent à bout du grondement du torrent, du tonnerre et du clapotis de la pluie sur la tente.Le 10 octobre 3ème jour, altitude à l’arrivée : 2450mOn se lève à 8 :00. Le ciel s’est lavé de tous ses nuages pendant la nuit. Ce sera une journée de repos car nous sommes proches de Boudiyar. Nous prenons le temps de sécher les affaires au soleil et profiter du paysage.

Nous arrivons au village après une heure de marche. Nous allons directement à la caserne positionnée à son entrée. Nous sommes bien accueillis car on nous offre des sièges et de l’eau. La procédure semble peu mise en œuvre ou très récente car les militaires sont hésitants. Il faut dire aussi qu’il y a si peu d’étrangers sur le chemin : je relève sur le registre un passage par jour sur les dernières semaines. Nous sommes loin en tous cas des enregistrements obligatoires avec photocopie de passeports et confiscation annoncée des appareils photos (j’avais pris un appareil photo supplémentaire pour le cas où…)
Il faudra enquêter pour savoir si les assouplissements réglementant le trekking touchent aussi le Sikkim car cette région nous est fermée aux dernières nouvelles (obligation de passer par une agence officielle, guide obligatoire donc nombreux porteurs etc.)
Il n’y a qu’un hôtel ouvert à Boudiyar, rustique et cher (285Rs) mais le responsable du restau est très sympa. Nous passons l’après midi à nous dorer au soleil sur la pelouse. Nous faisons notre première lessive à l’eau du torrent.


La soirée est exquise avec les muletiers qui tentent de nous souler à l’alcool local. Je vide le fond de leur jerrican crasseux en fumant un divin bidi : il n’y aura pas de cuite mais une sacrée migraine dans la nuit ! (mon cœur bat très lentement bizarrement à 50 - 60)
Le 11 octobre 4ème jour, altitude à l’arrivée : 3128mLe réveil nous sort du lit à 6 :30. Cela fait bien longtemps que le trafic bruyant des muletiers a commencé sur le chemin séparant l’hôtel du restau.
Nous laissons 4 kg de bagages à l’utilité limitée dont 500g de semoule et les livres. Nous espérons ainsi être un peu plus à l’aise dans les prochaines montées. Le gardien nous demande 300rs que nous négocions à 100Rs. Nous avons encore 5 jours d’autonomie, ce qui est plus que suffisant.
IL est impératif pour gagner du poids d’être plus précis dans la confection des menus pour nos prochaines expéditions.
Les muletiers nous proposent par l’intermédiaire du responsable du restau de prendre nos sacs pour les laisser à Rilkot pour 300Rs. Nous refusons. Nous verrons bien jusqu’où nous pouvons aller par nos propres moyens ! Il fait très beau temps et nous marchons beaucoup mieux. Nous ouvrons religieusement le jambon de Bayonne et le comté pour le déjeuner dans une auberge où nous commandons du tchai. Ils seront dégustés avec les 5 chapatis emportés de Boudiyar.

Nous passons par des gorges extraordinaires laissant place à un emplacement idéal pour camper (30°14'8.79"N - 80°12'57.04"E). Nous nous y arrêterons pour la nuit au retour si cela est possible.


L’environnement a changé, passant des de la végétation tropicale aux conifères et aux pâturages lorsque nous arrivons à Railkot vers 16h.

Railkot est abandonnée de la plupart de ses habitants, définitivement ou pour la période hivernale. Deux familles sur trois sont déjà descendues. Nous avons la chance de trouver une maison pour nous nourrir (riz dal légumes) et nous héberger dans le grenier avec un vieil indien et quelques grosses souris qui s’en prennent à nos sacs à dos. Coucher à 19h 19:30.
Le 12 octobre 4ème jour, altitude à l’arrivé : 3416m 

Nous nous réveillons naturellement à 5 :30. Nous sommes maintenant bien en phase avec le soleil. On ne veut pas trop nous servir de chapatis pour le petit déjeuner. Ce sera donc du Maggi. Il faut être adaptatifs ! On part à 7 :15 sans avoir pu faire un brin de toilette : il n’y a pas d’eau. Nous croisons une des nombreuses familles qui vont s’établir dans la basse vallée pendant l’hiver. Qui restera-t-il quand nous arriverons en haut ?


Le chemin est devenu excellent car la vallée s’élargie mais le ciel nous inquiète. Les nuages s’amoncèlent rapidement sur les massifs au nord. Nous croisons même un bulldozer ! C’est surprenant et il faut croire que les autorités locales veulent transformer la piste muletière en route carrossable ?


Le soleil ne suffit plus à nous réchauffer lorsque nous sommes à l’arrêt. Au niveau de Burphu vers 10 :30 nous déjeunons dans une petite auberge sympathique. C’est notre dernier point civilisé car nous allons nous séparer de la route principale passant sur la rive gauche de la Gori Ganga en restant sur sa rive droite pour rejoindre la vallée du glacier de Pachhu.


En partant, l’aubergiste nous poursuit car il a peur que nous nous soyons trompés !


On se perd un peu dans les champs mais nous arrivons à Ganghar face à Pachhu vers 15h après avoir traversé deux villages abandonnés aux maisons murées. Le mauvais temps sévit dans la basse vallée et le vent glacé nous transperce. Le village est totalement abandonné de ses habitants comme nous l‘avions prévu. Nous nous installons dans ce qui peut être qualifié de place centrale (30°24'2.38"N - 80° 9'15.00"E). L’eau coule d’un robinet dans une petite fontaine. C’est bien pratique.

Nous cherchons du bois pour le feu et nous installons le foyer dans un petit bâtiment de pierre pour nous abriter du vent. Le bois ne manque pas. Les charpentes écroulées nous fournissent des branches de bouleau bien sèches.


Nous partons ensuite en exploration pour trouver l’entrée du chemin qui doit nous conduire demain au camp de base du Nanda Devi. Nous le trouvons sans difficulté derrière un petit temple. C’est un soulagement car nous n’en avions trouvé aucun signe sur la photo satellite de Google Earth. Il neigeote quand nous allumons le feu vers 16h. Nous préparons un thé pour nous réchauffer.

La nuit sera froide et longue à n’en plus finir. Les deux sacs de couchages ont été liés ensemble. Mais le froid nous réveille régulièrement.Le 13 octobre 5ème jour, altitude à l’arrivée :3954m
Le soleil se lève vers 5 :30. Les parois de la tente sont tapissées d’une bonne couche de glace provenant de nos respirations.
Il en tombe de fines particules que nous sentons sur nos visages. Le ciel est complètement dégagé et nous pouvons maintenant apercevoir un dôme du Nanda Devi se dressant comme une invitation.
Je gratte la glace pour éviter qu’elle ne fonde bientôt avec la chaleur du soleil. Nous rallumons le feu pour le petit déjeuner (muesli et capuccino à gogo)


Nous ne partons qu’à 8 :25 car le rangement du paquetage a pris du temps. Le chemin de la rive droite que nous pouvions aussi théoriquement emprunter est plus direct mais nous semble plus dangereux à distance en passant dans des éboulis instables. Les montées de notre chemin sont fort raides mais bien marquées. Nous ne regrettons pas notre choix.


La neige apparaît sur le sentier. Les traces très précises d’un plantigrade y sont inscrites. Elles sont aussi larges que mon empreinte de chaussure et deux fois moins longues. Sylvie a peur et veut déjà redescendre. Nous avons un sentiment de fort isolement ici. Dans la bibliographie de la région, je n’ai retenu que la présence de léopards des neiges, peu visibles et en voie de disparition. Il semble que ce soit un bipède. Il ne devrait pas s’agir d’un ours car on ne voit pas de trace de griffes. Il s’agirait donc d’un enfant yéti ? Sylvie n’est pas plus rassurée mais nous continuons .


Pendant ce temps, les nuages s’agglutinent sur le massif du Nanda Devi. Nous arrivons à 12 :15 sur le plateau qui domine le glacier du Nanda Devi.

A sa limite, une traînée d’avalanche a creusé de profonds sillons difficilement franchissables avec nos sacs à dos. Nous décidons de ne pas aller plus loin. Nous sommes à 1 km d’oiseau du camp de base.



Nous installons la tente dans les derniers bosquets de rhododendron (30°23'28.78"N- 80° 7'1.81"E). Ce doit être magnifique au printemps. Le bois mort est abondant et nous n’avons pas de difficulté à en amasser suffisamment pour nous protéger du froid et pour la cuisine. Nous récupérons la neige à la cuillère pour la faire fondre car il n’y a pas de sources à cet endroit. La nuit sera difficile avec un équipement trop peu adapté au froid. J’ai 6 couches de vêtements superposées. Nous tentons de nous protéger avec les couvertures de survie mais rien n’y fait, nous frissonnerons toute la nuit !Le 14 octobre 6ème jour altitude à l’arrivée : 3186mLe réveil vers 5:30 nous récompense de nos efforts : le Nanda Devi se découvre à nous dans un ciel pur au jour naissant. Il surgit d’abord par nuances de gris et de bleus foncés Puis ses dômes se dorent aux premiers rayons du soleil. Enfin les masses resplendissent dans des contrastes de blancs, ors, bleus et noirs. Nous restons médusés devant ce spectacle tant attendu. Le petit déjeuner attendra ! Nous sommes récompensés au centuple des efforts des jours et des nuits précédentes.




Nous partons à 9h vers Ganghar. Nous avons décidé de ne pas continuer vers Pachhu puis le glacier de Milam car nous estimons avoir trop souffert du froid. Nous avons rempli pleinement notre objectif en campant au pied du Nanda devi. Nous aspirons à un minimum de confort pour nous remettre de l’épreuve. Nous ratons une étape d’aventure sur des pistes peut être effacées, la traversée du glacier peut-être impossible et de nouveaux spectacles certainement incomparables. C’est certainement ce que l’on appelle la sagesse. La révision de notre agenda nous permet une journée de repos à Almora.
L’équipement est essentiel pour avancer correctement à haute altitude. Nous le réviserons sans concession avant le prochain trek, probablement pour le camp de base du Makalu. Il faudra résoudre le paradoxe opposant le poids à la qualité.
La vue est beaucoup plus dégagée que la veille et le Nanda Devis nous accompagne longtemps dans la descente.


L’arrivée vers 11 :25 nous permet de nous laver sur le site de l’ancien campement et de déjeuner tranquillement. Il nous reste toujours les précieux jambon de Bayonne, Comté et chocolat noir Aldi. Nous manquons un peu de pain. C’est une impression bizarre de se retrouver seuls au cœur de ce village abandonné, d’en être pour quelques heures les seuls habitants.
Nous choisissons la voie basse plutôt que la voie haute où nous nous étions un peu égarés à l’aller. Le chemin est clairement barré de quelques pierres qui nous indiquent une voie sans issue.
Nous espérons pouvoir surmonter les difficultés car nous sommes plus légers que les convois de mulets. Tout va bien jusqu’au moment où la piste disparaît dans le vide.
Nous décidons, malgré tout, de passer en défaisant nos sacs et en nous collant à la paroi. L’exercice est relativement périlleux : Sylvie s’engage mal à un certain moment et peine à faire machine arrière.



La corde est un élément très utile dans ce trek ! Nous arrivons à Burphu qui nous semble ville morte. Un camion s’est bizarrement écrasé dans le ravin alors qu’il ne semble pas y avoir de route… Les militaires ont bien l’intention d’en faire une mais pour aller où ? Il n’y a plus rien de stratégique dans la région, à moins de rouvrir la frontière avec le Tibet et la Chine colonisatrice, ennemie irréductible, semble-t-il, des indiens.




Mais nous sommes vite pris en main par un des rares habitants qui nous conduit dans sa maison et son échoppe. Il nous propose une chambre très propre à 100Rs dans sa maison traditionnelle. Lila, son épouse est une fine cuisinière et tous les deux sont vraiment très accueillants. Ils compteront sur nous pour leur faire de la publicité, ce que nous ne manqueront pas de faire !
(leurs coordonnées : 30°22'2.29"N - 80°11'1.72"E ) Attention : comme dans de nombreuses guesthouses, il n’y a pas de blanquette, il est important de voyager avec un bon sac de couchage même sans l’intention de camper.
Ils descendent à Munsyari pour les 6 mois d’hiver, le 10 novembre. Ils remonteront à Burphu en avril. C’est donc dans le courant de ce mois que l’on peut organiser un trek, bien avant les premières pluies de mousson. C’est bon à savoir !
Le 15 octobre 7ème jour, altitude à l’arrivée : 2653m


Nous partons à 8 :15 après un petit déjeuner de roti (chapatis beurré) bien arrosés de tchai. Lila nous a préparé 4 chapattis pour le déjeuner sans qu’on lui demande. Nous rejoignons le torrent à l’extérieur du village pour faire notre toilette car l’eau est apportée par jerricans dans les maisons. La route redevient plus difficile à cause des montées et descentes intempestives contournant les fréquents éboulements par les hauteurs dans la vallée à nouveau très encaissée. En fait le chemin devient de plus en plus long et difficile avec le temps. Le chemin commercial multimillénaire de Milam se dégrade au fil du temps. Si la route militaire se construit, il n’y aura plus de problème mais la raison d’être du trek disparaîtra en même temps !




Nous déjeunons en finissant le jambon et le comté.

Le temps reste beau jusque 15 – 16h puis quelques gouttes de pluie annoncent le mauvais temps. La fatigue se fait bien sentir quand nous arrivons au Lieu Merveilleux. Sylvie veut continuer en arguant qu’elle se rappelle un gourbi à peu de distance. Je la suis à contre cœur. Nous y arrivons effectivement rapidement mais je ne trouve pas le lieu très agréable : il y a des rats, de nombreuses bouteilles d’alcool vides et une grosse hache posée par terre. Nous déposons nos sacs et Sylvie commence à installer les matelas sur les planches disjointes. J’arrive avec difficulté à la convaincre qu’il faut retourner à l’emplacement de rêve repéré à l’aller pour notre dernière nuit sous la tente. (30°14'8.79"N - 80°12'57.04"E) Mais la nuit tombe vite et nous plantons la tente dans la pénombre. Je trouve du bois en abondance charrié par la Gori Ganga. Je construis le foyer dans un recoin pour ne pas être trop visibles car nous sommes fort à découvert et la hache m’a impressionné.

Il fait bien 10°c de plus qu’à Burphu ici. Si nous n’avons pas vraiment chaud, la chaleur du feu nous pénètre suffisamment pour un diner confortable. Nous nous couchons à 19 :30, écrasés et fascinés par la verticalité du lieu.Le 16 octobre 8ème jour, altitude à l’arrivée : 2450m

Je me réveille avec le lever du jour mais j’attends longtemps dans mon duvet en espérant l’arrivée du soleil car il souffle un vent froid dehors. Il semble qu’il ne parviendra jamais au lieu du campement. Je sors pour allumer le feu et préparer le petit déjeuner. Je vais chercher l’eau dans la Gori Ganga.

J’y fais ma toilette. L’eau est vraiment glacée. Heureusement le soleil est de la partie et je me sèche avec volupté sur le sable fin déjà chaud.
Nous profitons du spectacle extraordinaire de ces montagnes gigantesques léchées par le soleil, de ces couloirs creusés par la main de l’homme en des temps immémoriaux.
Tout semble en même temps gigantesque et domestiqué ici. Nous trouvons ça et là des framboises délicieuses qui nous apportent les vitamines dont nous manquions depuis plusieurs jours.
Nous ne partons que vers 10:40 notre record. Nous sommes proches de Boudiyar où nous nous arrêterons pour la prochaine nuit.
Nous marchons d’un pas plus léger et nous sautons de pierre en pierre plutôt que de buter dessus.
Est-ce l’habitude prise des chemins chaotiques ou le poids des sacs déchargés au fur et à mesure des leurs réserves de nourriture ?

Nous parvenons à Boudiyar en parcourant 3 km en une heure (TGV= Trekkeur Grande Vitesse). Quelques gouttes d’une pluie naissante commencent à tomber quand nous retrouvons notre restau préféré. Nous retrouvons aussi notre sac. Nous laisserons une bonne part de la nourriture sur place car il est inutile de redescendre ces provisions à Munsyari et plus encore en France ! Sylvie invente le Rumikub de poche le plus petit du monde en découpant des carrés de papiers de son carnet. Nous passerons de très bonnes fins d’après midi avec ce jeu !



Nous rejoignons la cuisine rapidement après deux parties de Rumi pour nous réchauffer au coin de feu. Nous ne sommes pas les premiers. Nous passons une très bonne soirée avec les muletiers devant un repas de riz, de légumes (sibzi sûrement du turc sebze !) et de dal arrosé d’alcool local bu avec relative parcimonie pour éviter le mal de crâne. L’ambiance est feutrée. Nous sommes bercés par les douces et joyeuses conversations dont nous ne comprenons pas un mot. Quand je me lève, je titube et, cette fois, les marches forcées de notre périple n’y sont pour rien.Le 17 octobre 9ème jour, altitude à l’arrivée : 1699m
Le réveil sonne à 6 :00 mais cela fait bien une demi heure que les muletiers nous ont réveillés en commandant bruyamment leurs bêtes. Nous partons vers 8h sous un ciel parfaitement bleu mais il faudra attendre longtemps avant d’être réchauffés par les premiers rayons du soleil.


Sylvie tombe à la troisième heure de marche. Fatiguée, elle n’a pas vu qu’il n’y a que le vide bordant le chemin, surplombant le sol de plus d’un mètre. Elle tombe dans la terre meuble et se fait plus peur que mal. Elle aurait pu se tuer. C’est la seconde chute du trek.

Nous voyons peu de temps après de beaux singes gris blanc accrochés à la paroi montagneuse. Ce n’est pas un mirage, nous avons bien rejoins la zone tropicale.
Nous décidons de nous arrêter déjeuner en leur compagnie, à proximité d’une auberge où un garçon, peu aimable, nous sert du tchai en maugréant.
Nous croisons les seconds touristes du voyage, trois femmes anglo-saxonnes accompagnées de leur guide. Nous verrons leurs porteurs suivre avec une lourde caravane de mulets.
Nous avions aussi rencontré à l’aller un couple voyageant à notre manière à hauteur de Martoli.

Nous sommes bien loin de la vallée du Kumbu et ses embouteillages de trekkeurs ! Nous arrivons vers 15 :30 à Milam où le guesthouse gouvernemental est déjà fermé pour l’hiver. Un habitant nous récupère pour nous proposer une belle chambre (285Rs) et le couvert. Nous dormons bien mais nous sommes réveillés par des coups répétés et inquiétants dans la porte. Pas de voix. Ai-je rêvé ? j’imagine un brigand tentant de rentrer dans notre chambre. Puis des bruits de pas se propagent sur le toit. Il s’agit sûrement d’un singe ou d’un (très) gros rongeur. Sylvie, courageuse, envoie finalement un furieux coup de bâton dans le plafond. L’individu se sauve sans demander son reste.Le 18 octobre 10ème jour, altitude à l’arrivée : 2157mLe petit déjeuner se compose de pommes de terre délicieuses un peu frites, des chapattis et du tchai national. Il nous en coûte 250Rs pour le diner et le petit déjeuner.


La dernière partie de notre marche se compose comme d’habitude de montées et descentes abruptes qui font pester Sylvie. Nous interrogeons les personnes que nous croisons à proximité du pont à partir duquel nous pensons que démarre la déviation allant vers Darkot. Tous nous indiquent un chemin étroit, infranchissable par les mulets. Il faut pour nous hisser à certains endroits défaire les sacs et user de nos mains. Nous ne comprendrons jamais où commence et finit officiellement le chemin de Milam ! Nous nous faisons doubler par un groupe d’hommes. Ceux-ci semblent nous attendre sur un surplomb. Nous imaginons qu’il va falloir toute la journée pour rejoindre Munsyari car nous ne voyons pas le bout de ce chemin escarpé. Nous ne nous dirigeons pas vers Darkot selon le GPS qui ne sait pas se tromper. Le groupe ne nous attend pas. Il attend un véhicule. Nous débouchons sur une piste grossière. Nous pensons que nous sommes peut-être arrivés à un endroit où passent des jeeps. Une vieille dame avec sa fille semblent attendre également. Nous nous asseyons peu de temps avant de voir arriver une jeep chargée de colis nombreux et d’une chaise à porteur en fer forgé sur la galerie de toit.




Les hommes la descendent ainsi que les colis. Parmi eux, je vois des bouteilles de whisky. Les soirées sont longues en hiver. Nous imaginons que la chaise à porteur va servir à descendre la vieille femme. Cela nous arrangerait bien car tout le monde ne pourrait pas monter ! Les hommes semblent rejeter l’option de la chaise à porteur pour se mettre à lier des morceaux de bambou. La grand-mère descendra sur des bambous ! Nous attendons sagement. Le chauffeur nous fait comprendre qu’il va nous emmener à Munsyari. Nous chargeons les sacs sur la galerie après que la chaise à porteur y a été réinstallée. Les hommes descendent un dernier colis très lourd qu’ils installent avec difficulté sur les bambous. Il s’agit d’un « mantar ». Nous comprenons que c’est une pierre votive qu’ils vont descendre dans la vallée. La grand-mère n’aura que ses deux pieds pour les suivre ! Nous n’avons pas le temps malheureusement de voir notre équipage partir car le chauffeur a d’autres courses en perspective. Ici s’achève pour nous le trek de la vallée de Milam. Nous écumons la campagne pour prendre des voyageurs avant de rejoindre Munsyari.

Munsyari paraît bien bruyante après le calme de la montagne. Après un déjeuner à notre hôtel Pandey Lodge, nous recherchons les moyens de rejoindre le lendemain Almora, petite ville de villégiature renommée dans les collines en contreforts des Himalaya. Le fils du patron nous trouvera une jeep (350Rs*2) dans la soirée. L’hôtel n’est pas chauffé et nous prenons notre diner dans le froid, en condamnant la porte d’entrée pour qu’elle ne s’ouvre pas avec les courants d’air glacés provoqués par le vent. Le Chicken curry nous réchauffe.Le 19 octobreLe réveil sonne à 5 :30. Nos sacs sont déjà prêts. Nous prenons notre petit déjeuner à 5 :50, se résumant du fait de l’heure matinale à des toasts et du tchai. Le taxi nous prend vers 6:20. Nous voyageons avec un jeune couple d’indiens en vacances. Ils sont éditeurs à Bombay et ont abandonné leur travail pour visiter l’Inde tant qu’ils ont des ressources. Voilà la classe moyenne émergeante indienne.

Il n’y a pas grand monde sur la route et le chauffeur doit s’arrêter à mi chemin pour nous transvaser sur un autre taxi. Cela devient une habitude ! Nous avons le temps et nous goûtons pleinement au repos imposé par le trajet dans des décors magnifiques, de plus en plus bucoliques. Tout est calme et charmant après les immensités minérales du Nanda Devi. Il nous suit toujours, majestueux, dans notre descente. Nous arrivons vers 15h à Almora. La jeep nous dépose car elle continue plus loin, probablement vers Haldwani. Nous payons les 700Rs convenus avec le premier chauffeur.
Nous partons vers la ville haute comme on nous a conseillé pour trouver un hôtel. Nous en trouvons un très sympa dans le Lala Bazar (Hôtel Ban Sal 500Rs 29°35'56.36"N - 79°39'34.80"E). Dans le quartier les mondes de l’ islamisme et et de l’hindouisme se cotoient. Le mariage est plus de raison que d’amour apparemment : quand je salue dans sa mosquée un imam en joignant mes mains sur la poitrine comme il est d’usage en Inde, Il me reprend sur un ton très sec. Nous domestiquons la ville en trouvant un débit de boissons. Il est bien caché dans une rue parallèle. Seuls les hommes se promènent dans ces endroits et le patron de l’hôtel m’a demandé de m’y rendre seul. C’est mal connaître Sylvie ! (375ml d’un McDowell indien à 220Rs, très agréable, un peu plus sucré que le whisky écossais)Le 20 octobreNous faisons rapidement une dernière lessive que nous accrocherons sur la terrasse. Nous nous dirigeons avec le GPS vers le Nanda Devi caché par la colline qui surplombe la ville. Nous aimerions le saluer avant de rejoindre la morne plaine. Nous empruntons des routes qui nous conduisent directement dans un parc où il se découvre dans son massif au travers de la pinède. Il nous faut franchir une clôture de fils barbelés entourant un terrain militaire pour nous élever suffisamment. (29°37'13.85"N - 79°40'39.80"E). Sur ce promontoire, la vue est superbe. C’est un hommage comme il se doit à cette montagne qui nous a fait tant souffrir et rêver.


Après un déjeuner de momos, nous nous rendons à la gare, heureusement proche de l’hôtel. Un bus part pour Delhi tous les jours à 7:00. Nous sommes heureux de pouvoir faire le trajet d’un coup.



Nous visitons cette ville très agréable et colorée où les singes ont pris leurs quartiers. On achète deux tenues indiennes pour Sylvie, une tablette à chapattis (90Rs) pour les repas exotique de Thimécourt ainsi qu’une paire de baskets pas chère (200Rs) mais les deux pieds sont identiques !Le 21 octobreLe réveil sonne à 5 :30 et le patron nous apporte le petit déjeuner dans notre chambre à 5 :50. Quelle amabilité ! Quand nous arrivons au bus stand à 6 :20 le bus n’est pas encore arrivé. En voilà un qui arrive à 6 :30 et je demande au chauffeur s’il va à Delhi. Il me regarde comme ci j’étais un martien et m’indique l’écriteau en hindi « Evidemment qu’il va à Dehli ! » Le trajet (331Rs*2) est très long, surtout sur la première partie du trajet. Le reste de la route indiqué par le GPS sont aussi des km d’oiseau mais cette fois non pas à cause des nombreuses déviations et lacets mais à cause des embouteillages. Le bus cotoie les voitures à bras aussi bien que les ânes et les piétons. Nous mettrons juste 12 heures pour parcourir 330km jusqu’à la gare de Ghaziabad. Le train ne va pas beaucoup plus vite mais c’est une bien meilleure façon de voyager tant qu’il n’est pas bondé. Le métro nous permettrait de nous rendre à Pahar Ganj mais nous lui préférons un ricksaw (200Rs) pour prendre un peu l’air. Un rabatteur nous amène dans un hôtel convenable à 600Rs. Nous retrouvons les kingfisher et les frites dans les bars de Main Bazar. La civilisation a du bon.
Dans Main Bazar, rentrer dans le premier bar à partir de NDRS sur la gauche plutôt que dans le second un peu plus loin sur la droite. Le personnel y est plus sympa, la nourriture meilleure et la bière moins chère !Le 22 octobre

Cette fois, nous sommes réveillés vers 5h par des incantations et des tintements de cloches émanant d’un temple hindouiste voisin. Les religions sont un vrai bonheur dans l’expression de leurs rites ! L’hindouisme bat l’islamisme par leurs durées ! Nous cherchons vers 8h un restau pour prendre le petit déjeuner. C’est peine perdue. Le quartier dort encore, comme s’il avait la gueule de bois. Nous sommes moins des montagnes où la vie commence avec et même avant le lever du soleil. Nous nous rabattons dans une petite gargote à deux pas de l’hôtel. Le patron est très accueillant. Il travaille avec son père et avec son fils. 4 toasts beurrés pour 20Rs et tchai à 7Rs.

Sylvie ne veut plus retourner à la Cuma camii car elle a reçu une pierre la dernière fois. On l’oblige aussi à s’accoutrer dans une sorte de djellabah étouffante en tissu synthétique. Mais la mosquée du vendredi est la plus belle du monde avec ses marbres blancs et ses grés rouges. La luminosité est aussi bien meilleure en cette fin de mois d’octobre. Je propose cependant à Sylvie de nous organiser une autre visite pour remplir notre dernière journée en Inde. Un musée ? Un autre monument ? Elle ne trouve pas et nous voici repartis pour ce sanctuaire au ticket d’entrée prohibitif (300Rs aujourd’hui, 100Rs il y a encore un an. Mais quand on aime on ne compte pas). Pour finir et habillée en indienne, on la laissera passer sans déguisement ! Nous allons ensuite faire des emplettes : une bague en argent avec une belle améthyste pour Sylvie, un jean et un tea shirt pour moi. Nous retrouvons mon vendeur de patchouli à qui nous commandons le plus gros flacon possible (400Rs) Nous prenons un butter chicken extraordinaire au diner (premier bar) arrosé à la bière.


Lonely Planet affirme que ce trek est difficile. Lorsqu'on étudie les cartes et la topographie, on peut s'en étonner: les dénivelés moyens sont peu importants ainsi que l'altitude maximum (4000m environ). En effet, beaucoup de ballades en montagne nous amènent à des altitudes supérieures à 5000m. Comme nous le verrons, LP ne se trompe pourtant pas. Ce trek de six jours au minimum et auquel nous avons consacré le double de temps devient parfois un véritable enfer: pistes effondrées et déviées, roches en équilibre instable et tapis de pierres disjointes auxquelles on essaie de préférer les bas côtés, lorsqu’il y en a, pour éviter de se tordre les chevilles...

Notre objectif: Il est d'approcher au plus près ce monstre qu'est le Nanda Devi, montagne sacrée de 7811 m en rejoignant un de ses camps de base à l'est de son sommet. Un objectif annexe est de traverser le glacier de Milam par sa rive gauche avant de retourner dans la basse vallée.
Contexte: Voyager léger pour être flexible est notre devise pour ce type de voyage. Eviter le poids de bagages excessifs tout en assurant un minimum d'autonomie pour être en plein au centre des évènements, quitte à prendre des risques. La période privilégiée est l'automne suivant la mousson d'été particulièrement longue et abondante cette année 2012 (on faisait état de glissements de terrains dus aux inondations dans la plaine à la mi septembre). Le mois d'octobre est aussi le mois des migrations des habitants de la haute vallée. Comme plus aucune activité pastorale n'est alors possible et puisque la route commerciale passant par Milam a été abandonnée en 1962, la haute vallée se vide de ses habitants pour les six mois d'hiver. Beaucoup de villages sont ainsi temporairement totalement abandonnés.
Préparation: ce trek est dans nos têtes depuis plusieurs années car la plage de temps où il est rendu possible avec un temps suffisamment dégagé est très étroite, de fin septembre à fin octobre. Nous avons utilisé Google Earth, Lonely Planet et le forum de Lonely Planet, très utile. Nous n’avons pas trouvé de carte valable sur Paris car cette région est pratiquement inconnue. La précision des photos satellite nous a paru suffisante pour créer un itinéraire balisé à l’aide du GPS. Comme nous le verrons, cette préparation s'est avérée incertaine du fait d'éboulements récents ayant modifié les implantations du chemin sur parfois plusieurs kilomètres. Il faut enregistrer chaque jour le trajet afin de conserver les distances journalières parcourues. Cela n’a pas été fait cette fois-ci. Cette année, nous n'avons pas accompli de préparation physique particulière en dehors du jogging, de la marche et de la natation. Nous sommes en bonne condition physique avant de partir. Sylvie est un peu fatiguée.
Sac à dos: les poids initiaux sont de 16 et 14 kg comprenant en particulier une tente 2 place de 1.5kg, deux sacs de couchage -9°C soi disant "confort" de 1.5kg chacun et des vivres pour 5 jours au moins incluant jambon séché, semoule, saucisson, comté, chocolat, café soluble, fruits séchés pour 4 kg.
Ils sont trop lourds. Il nous faudra réduire leurs poids pour les prochaines expéditions.
Accès à la Vallée de Milam: La première partie à a été effectuée avec Air India de Paris à Delhi 22:30 - 9:30. Les vols avec cette compagnie sont toujours agréables et ponctuels pour l'instant, avec des tarifs compétitifs. Que demander de plus? Le train au départ de Old Delhi à 16 :00 est une bonne alternative pour éviter le bus de nuit partant de Ghaziabad le soir vers 22 :30. Arrêt après 7h de trajet à Haldwani où se trouve la gare de bus et de jeeps. Les jeeps sont un mode assez flexible pour se rendre à Munsyari à partir de Haldwani. Il ne semble pas possible de s’y rendre directement. Un ou deux changements sur la route sont sûrement nécessaires. Sans perdre beaucoup de temps, nous avons mis 38h pour atteindre Munsyari à partir de Paris.
Le voyage et le trek au jour le jourLe 6 octobre:Nous avons beau avoir l'habitude de circuler dans cette mégapole, nous nous faisons toujours dépasser par les évènements. Ainsi, c'est dans la bouche d'accès au nouveau métro que nous apprenons qu'il est fermé pour maintenance. Il le sera aussi à notre retour, plus de 2 semaines après. C'est étonnant de voir un si récent ouvrage paralysé de cette manière. Nous arrivons à New Delhi Railway Station vers 11h pour acheter des billets de train ND - Haldwani. En effet, il existe un bureau spécial à NDRS pour les touristes et des billets sont délivrés sur des quotas spécifiques. Nous savons qu'un train part à 16:00 mais la réservation en France sur le site internet est rendue impossible du fait qu'il faut donner un n° de téléphone indien! En arrivant, on nous dit que le bureau a été déplacé sur Connaught Square et nous le croyons bêtement. Il faut dire que nous essuyons la fatigue d'une nuit blanche. En réalité nous sommes emmenés dans une agence de tourisme. L'heure perdue nous empêchera de réserver nos places car le délai minimum est de 4 heures avant le départ du train. Il est bon par ailleurs de prévoir une attente d'au moins une heure car la file d'attente est longue. Nous changeons des euros dans Main Bazar Street afin de ne pas être coincé dans les villages de montagne où nos monnaies occidentales doivent faire l'effet de billets de Monopoly.
Sauf si cela est vraiment nécessaire, il ne faut jamais changer à l'aéroport car le change vous fera perdre 6% de la valeur.
Nous filons à Old Delhi Railway Station en pensant prendre un bus de nuit (Ghaziabad) si nous n'arrivons pas à réserver directement nos places sur place. Là, nous achetons nos billets pour 136Rs/billet soit moins de 2€ pour 7 heures de train. Il y a un McDo à ODRS. Ce n'est pas que j'aime ce type de restau habituellement mais nous sommes trop heureux d'éviter la nourriture très épicée à laquelle il sera bien temps de s'y habituer par la suite.
Le train part à l'heure et nous sommes montés dans une voiture au hasard. Les contrôleurs sont bienveillants et nous laissent nous asseoir à des places numérotées auxquelles nous n'avions pas droit. Mais comment savoir où aller quand rien n'est indiqué? Heureusement, pour une fois le train n'est pas bondé. Nous devons quand même laisser 6 fois nos places
à des voyageurs en règle.
La nuit est tombée depuis longtemps sur la campagne chaude et humide. J'ai acheté un coca frais que nous mélangeons discrètement au Ballantine acheté au duty free pour arroser notre pique nique dînatoire.
Nous ne sentons plus la fatigue du voyage. Nous sentons seulement que notre nouvelle aventure commence bien... Nous arrivons à Haldwani à 22:30 comme prévu.
Nous sommes à la frontière de la plaine et des premières collines, contrefort des Himalaya. C'est probablement pourquoi la ligne de chemin de fer ne va pas plus loin.
Le taxi nous conduit en quelques minutes à la gare des bus et des jeeps. Malgré l'heure tardive, nous sommes tout de suite abordés par des rabatteurs.
L'un d'eux nous conduit vers le chauffeur d'une jeep qui part juste pour Munsyari. Des clients attendent déjà. Ils sont heureux de voir de nouveaux passagers car ils ne partiront que lorsque la voiture sera pleine. Nous ne tardons pas et nous nous engageons dans les premiers lacets sans voir grand chose.
Serrés à quatre sur une des 2 banquettes arrière il nous sera impossible de dormir lors de cette seconde nuit du voyage.
le 7 octobre:Nous sommes toujours en forme et de bonne humeur lorsque le soleil se lève et rosit la campagne tropicale que nous traversons. Nous nous sommes arrêtés plusieurs pour prendre un tchai réconfortant dans une échoppe au bord de la route. Nous somnolons lorsque la jeep s'arrête vers 8:30. Sommes nous déjà à Munsyari?
Le chauffeur nous détrompe. Nous sommes à Thal à 70km de Munsyari. Pourtant, il n'ira pas plus loin. Il nous invite à monter dans une nouvelle jeep dont le chauffeur nous dit qu'elle part à 10h pour notre destination finale. Il nous fait payer sa part, 650Rs sur les 900 qu'il demandait au départ. A 10:00 aucun nouveau client ne s'est présenté.
Je sens mal la situation. Nous avons vraiment besoin de nous poser. Je négocie avec lui le prix d'un départ immédiat. 1200Rs. Quel luxe! Nous voilà repartis, chacun couché sur sa banquette.
Nous ne tardons pas à nous endormir, non sans mauvaise conscience en voyant les trois passagers entassés à côté du chauffeur...

L'air devient plus frais et nous voyons apparaître les premiers pics enneigés. Nous arrivons vers 13:00. Nous cherchons un hôtel en arpentant le gros village qu’est Munsyari. C’est pourtant à côté de la gare que nous trouverons le meilleur (350Rs) le Pandet Lodge avec une vue splendide sur le massif du Panchachuli de la grande baie vitrée de la chambre.


Le patron nous apprend qu’il n’y a plus de demande de permis à effectuer à la gendarmerie. Une simple déclaration doit être faite. Nous l’effectuons à la caserne qui se situe à peu de centaines de mètres de l’hôtel après un déjeuner d’omelette de riz de coca et de thé en 5 minutes. Nous sommes pourtant un dimanche !Le 8 octobre : 1er jour altitude de départ 2157 m, altitude à l’arrivée 1634m
Le soleil se lève vers 6 :30 sur les massifs vierges de nuages. Une légère brume couvre les vallées et marque les premiers rayons du soleil.
Nous avons préparé un paquetage d’affaires inutiles pour le trek que nous laisserons à l’hôtel pour ne pas alourdir inutilement nos sacs à dos.
Après un petit déjeuner copieux nous partons à 8:00. Nous en profitons pour acheter une lampe de poche (80rs) car j’ai cassé la mienne pendant le voyage.
Nous avons décidé de partir à pied de Munsyari car il n’y a que 4.5km jusqu’à l’entrée du chemin. Une petite marche supplémentaire
pour éviter la recherche d’un transport et des attentes non maîtrisées… Les points sont scrupuleusement consignés dans le GPS
et nous suivons notre itinéraire sans difficulté. Le chemin en descente croise souvent la route bitumée en lacet.
Une femme nous arrête en nous disant que le chemin de Milam n’est pas dans la direction que nous prenons et qu’il est en surplomb.
Nous ne la croyons pas car le GPS est formel dans ses indications. Ce doit être une conspiration pour nous faire prendre un guide!

Vers 13:00, je pars explorer les pentes en hauteurs car le chemin s’est réduit et ne se distingue que par intermittence. Nous sommes inquiets. Je ne trouve rien et je reviens fatigué. Après un pique nique rapide, je tombe, emporté par le poids du sac auquel je ne suis pas encore habitué. Je m’en sors avec un œil au beurre noir qui ne me quittera pas du voyage. Le poignet gauche est aussi un peu douloureux mais rien n’est cassé. Nous continuons jusqu’à nous heurter à un énorme cône d’éboulis sous lequel disparaît le chemin. Les blocs de pierres sont instables et trouvent leur source à des centaines de mètres au dessus de nous. Nous choisissons d’explorer la zone sans le sac car nous nous voyons mal rebrousser chemin. Rien n’indique un chemin en surplomb. La journée serait pratiquement perdue. La progression, même sans le sac, est mal aisée. J’ai laissé Sylvie et je me retrouve face à une paroi verticale de la montagne dans laquelle je retrouve le chemin creusé en galerie. De l’autre côté, un nouveau cône d’éboulis nous attend.


A mon retour nous décidons cependant de tenter notre chance. L’avance est lente et précautionneuse. Chaque pierre peut être un piège. Nous retrouvons le chemin vers 16h à deux km de Lilam, bordé de quelques maisons habitées. Ce hameau est devenu un cul de sac et les habitants nous regardent, étonnés et compatissants. Les montées sont de plus en plus raides mais nous sommes rassurés. Nous n’arrivons qu’à 17:30, épuisés et incapables même de pénétrer dans le village, nous nous installons dans la première auberge qui borde le chemin. L’eau coule à profusion du rocher et nos toilettes à l’eau glacée nous procurent un bien être réparateur. A noter que Sylvie sera victime d’une sangsue gourmande.
Notre mésaventure est une sérieuse mise en garde : la préparation à distance, aussi précise soit elle ne peut pas remplacer la recherche d’informations locales avant de partir.
Le propriétaire de l’auberge nous fait un bon diner de chapatis omelette et tchai arrosé d’un peu d’alcool local. Nous nous couchons vers 19h. Nous calerons nos rythmes de vie dorénavant sur le lever et le coucher du soleil car il n’y a pas grand-chose à faire dans le noir et il faut profiter des premières heures du jour, toujours plus limpides. L’usage de sacs et tapis de couchage est pratiquement indispensable car le lit est un ensemble de planches. Nous dormons profondément.Le 9 octobre 2ème jour altitude à l’arrivée 2322m


Après pratiquement 13 heures de sommeil, nos corps n’ont pas oublié les efforts insensés de la veille. Lorsque nous voulons nous lever, nos jambes refusent tout effort et nous titubons pendant plusieurs minutes avant de pouvoir nous déplacer et sortir de notre gourbi de chambre. Il faudra 2 jours encore à nos corps avant qu’ils ne s’habituent aux exigences du trek. Il est 8 :00. Le ciel est bleu, parsemé de nuages. Nous ne partons que vers 10 :00 après un petit déjeuner (tchai, omelette et chapatis) . Nous doublons le village de Milam assez rapidement. Si le GPS nous indique une petite promenade de 12 km, la vraie vie nous apprendra que le double environ doit être réellement effectué, dans des conditions difficiles. En effet, les éboulements fréquents dus au grand encaissement de la vallée continuent de détruire de grandes portions du chemin. Ils sont le plus souvent déviés par des montées et descentes brutales et grossières passant sur les parties encore stable de la montagne.


La notion de kilomètre d’oiseau voit ainsi le jour. Et nous voudrions être des oiseaux pour éviter les ascensions inutiles nécessitant parfois l’usage de nos mains pour nous hisser ! Le départ tardif et les déviations nous empêchent d’arriver avant la nuit à Boudiyar. La pluie menace et nous nous arrêtons en surplomb de la Gori Ganga dans un lieu un peu abrité du vent qui s’est levé et nous refroidit. Les premières gouttes font leur apparition quand nous avons fini de monter la tente dans une cavité de la paroi. J’ai juste le temps de descendre chercher 2 litres d’eau dans le torrent, nécessaires au repas et à un semblant de toilette.


Le bois n’a pas manqué pour le feu. La pluie a redoublé pendant le repas (semoule de saucisson et sucreries). Nous nous apercevons en nous couchant que les coutures de la tente ne sont plus étanches. L’eau perle à l’intérieur et le pantalon de Sylvie s’est transformé en serpillère. Les sacs et les chaussures sont protégés par leurs bâches à l’extérieur. La pluie, heureusement s’arrête vers 22h. Les boules Quies viennent à bout du grondement du torrent, du tonnerre et du clapotis de la pluie sur la tente.Le 10 octobre 3ème jour, altitude à l’arrivée : 2450mOn se lève à 8 :00. Le ciel s’est lavé de tous ses nuages pendant la nuit. Ce sera une journée de repos car nous sommes proches de Boudiyar. Nous prenons le temps de sécher les affaires au soleil et profiter du paysage.

Nous arrivons au village après une heure de marche. Nous allons directement à la caserne positionnée à son entrée. Nous sommes bien accueillis car on nous offre des sièges et de l’eau. La procédure semble peu mise en œuvre ou très récente car les militaires sont hésitants. Il faut dire aussi qu’il y a si peu d’étrangers sur le chemin : je relève sur le registre un passage par jour sur les dernières semaines. Nous sommes loin en tous cas des enregistrements obligatoires avec photocopie de passeports et confiscation annoncée des appareils photos (j’avais pris un appareil photo supplémentaire pour le cas où…)
Il faudra enquêter pour savoir si les assouplissements réglementant le trekking touchent aussi le Sikkim car cette région nous est fermée aux dernières nouvelles (obligation de passer par une agence officielle, guide obligatoire donc nombreux porteurs etc.)
Il n’y a qu’un hôtel ouvert à Boudiyar, rustique et cher (285Rs) mais le responsable du restau est très sympa. Nous passons l’après midi à nous dorer au soleil sur la pelouse. Nous faisons notre première lessive à l’eau du torrent.


La soirée est exquise avec les muletiers qui tentent de nous souler à l’alcool local. Je vide le fond de leur jerrican crasseux en fumant un divin bidi : il n’y aura pas de cuite mais une sacrée migraine dans la nuit ! (mon cœur bat très lentement bizarrement à 50 - 60)
Le 11 octobre 4ème jour, altitude à l’arrivée : 3128mLe réveil nous sort du lit à 6 :30. Cela fait bien longtemps que le trafic bruyant des muletiers a commencé sur le chemin séparant l’hôtel du restau.
Nous laissons 4 kg de bagages à l’utilité limitée dont 500g de semoule et les livres. Nous espérons ainsi être un peu plus à l’aise dans les prochaines montées. Le gardien nous demande 300rs que nous négocions à 100Rs. Nous avons encore 5 jours d’autonomie, ce qui est plus que suffisant.IL est impératif pour gagner du poids d’être plus précis dans la confection des menus pour nos prochaines expéditions.
Les muletiers nous proposent par l’intermédiaire du responsable du restau de prendre nos sacs pour les laisser à Rilkot pour 300Rs. Nous refusons. Nous verrons bien jusqu’où nous pouvons aller par nos propres moyens ! Il fait très beau temps et nous marchons beaucoup mieux. Nous ouvrons religieusement le jambon de Bayonne et le comté pour le déjeuner dans une auberge où nous commandons du tchai. Ils seront dégustés avec les 5 chapatis emportés de Boudiyar.

Nous passons par des gorges extraordinaires laissant place à un emplacement idéal pour camper (30°14'8.79"N - 80°12'57.04"E). Nous nous y arrêterons pour la nuit au retour si cela est possible.


L’environnement a changé, passant des de la végétation tropicale aux conifères et aux pâturages lorsque nous arrivons à Railkot vers 16h.


Railkot est abandonnée de la plupart de ses habitants, définitivement ou pour la période hivernale. Deux familles sur trois sont déjà descendues. Nous avons la chance de trouver une maison pour nous nourrir (riz dal légumes) et nous héberger dans le grenier avec un vieil indien et quelques grosses souris qui s’en prennent à nos sacs à dos. Coucher à 19h 19:30.
Le 12 octobre 4ème jour, altitude à l’arrivé : 3416m 

Nous nous réveillons naturellement à 5 :30. Nous sommes maintenant bien en phase avec le soleil. On ne veut pas trop nous servir de chapatis pour le petit déjeuner. Ce sera donc du Maggi. Il faut être adaptatifs ! On part à 7 :15 sans avoir pu faire un brin de toilette : il n’y a pas d’eau. Nous croisons une des nombreuses familles qui vont s’établir dans la basse vallée pendant l’hiver. Qui restera-t-il quand nous arriverons en haut ?


Le chemin est devenu excellent car la vallée s’élargie mais le ciel nous inquiète. Les nuages s’amoncèlent rapidement sur les massifs au nord. Nous croisons même un bulldozer ! C’est surprenant et il faut croire que les autorités locales veulent transformer la piste muletière en route carrossable ?


Le soleil ne suffit plus à nous réchauffer lorsque nous sommes à l’arrêt. Au niveau de Burphu vers 10 :30 nous déjeunons dans une petite auberge sympathique. C’est notre dernier point civilisé car nous allons nous séparer de la route principale passant sur la rive gauche de la Gori Ganga en restant sur sa rive droite pour rejoindre la vallée du glacier de Pachhu.


En partant, l’aubergiste nous poursuit car il a peur que nous nous soyons trompés !


On se perd un peu dans les champs mais nous arrivons à Ganghar face à Pachhu vers 15h après avoir traversé deux villages abandonnés aux maisons murées. Le mauvais temps sévit dans la basse vallée et le vent glacé nous transperce. Le village est totalement abandonné de ses habitants comme nous l‘avions prévu. Nous nous installons dans ce qui peut être qualifié de place centrale (30°24'2.38"N - 80° 9'15.00"E). L’eau coule d’un robinet dans une petite fontaine. C’est bien pratique.

Nous cherchons du bois pour le feu et nous installons le foyer dans un petit bâtiment de pierre pour nous abriter du vent. Le bois ne manque pas. Les charpentes écroulées nous fournissent des branches de bouleau bien sèches.


Nous partons ensuite en exploration pour trouver l’entrée du chemin qui doit nous conduire demain au camp de base du Nanda Devi. Nous le trouvons sans difficulté derrière un petit temple. C’est un soulagement car nous n’en avions trouvé aucun signe sur la photo satellite de Google Earth. Il neigeote quand nous allumons le feu vers 16h. Nous préparons un thé pour nous réchauffer.

La nuit sera froide et longue à n’en plus finir. Les deux sacs de couchages ont été liés ensemble. Mais le froid nous réveille régulièrement.Le 13 octobre 5ème jour, altitude à l’arrivée :3954m
Le soleil se lève vers 5 :30. Les parois de la tente sont tapissées d’une bonne couche de glace provenant de nos respirations.
Il en tombe de fines particules que nous sentons sur nos visages. Le ciel est complètement dégagé et nous pouvons maintenant apercevoir un dôme du Nanda Devi se dressant comme une invitation.
Je gratte la glace pour éviter qu’elle ne fonde bientôt avec la chaleur du soleil. Nous rallumons le feu pour le petit déjeuner (muesli et capuccino à gogo)

Nous ne partons qu’à 8 :25 car le rangement du paquetage a pris du temps. Le chemin de la rive droite que nous pouvions aussi théoriquement emprunter est plus direct mais nous semble plus dangereux à distance en passant dans des éboulis instables. Les montées de notre chemin sont fort raides mais bien marquées. Nous ne regrettons pas notre choix.


La neige apparaît sur le sentier. Les traces très précises d’un plantigrade y sont inscrites. Elles sont aussi larges que mon empreinte de chaussure et deux fois moins longues. Sylvie a peur et veut déjà redescendre. Nous avons un sentiment de fort isolement ici. Dans la bibliographie de la région, je n’ai retenu que la présence de léopards des neiges, peu visibles et en voie de disparition. Il semble que ce soit un bipède. Il ne devrait pas s’agir d’un ours car on ne voit pas de trace de griffes. Il s’agirait donc d’un enfant yéti ? Sylvie n’est pas plus rassurée mais nous continuons .


Pendant ce temps, les nuages s’agglutinent sur le massif du Nanda Devi. Nous arrivons à 12 :15 sur le plateau qui domine le glacier du Nanda Devi.

A sa limite, une traînée d’avalanche a creusé de profonds sillons difficilement franchissables avec nos sacs à dos. Nous décidons de ne pas aller plus loin. Nous sommes à 1 km d’oiseau du camp de base.



Nous installons la tente dans les derniers bosquets de rhododendron (30°23'28.78"N- 80° 7'1.81"E). Ce doit être magnifique au printemps. Le bois mort est abondant et nous n’avons pas de difficulté à en amasser suffisamment pour nous protéger du froid et pour la cuisine. Nous récupérons la neige à la cuillère pour la faire fondre car il n’y a pas de sources à cet endroit. La nuit sera difficile avec un équipement trop peu adapté au froid. J’ai 6 couches de vêtements superposées. Nous tentons de nous protéger avec les couvertures de survie mais rien n’y fait, nous frissonnerons toute la nuit !Le 14 octobre 6ème jour altitude à l’arrivée : 3186mLe réveil vers 5:30 nous récompense de nos efforts : le Nanda Devi se découvre à nous dans un ciel pur au jour naissant. Il surgit d’abord par nuances de gris et de bleus foncés Puis ses dômes se dorent aux premiers rayons du soleil. Enfin les masses resplendissent dans des contrastes de blancs, ors, bleus et noirs. Nous restons médusés devant ce spectacle tant attendu. Le petit déjeuner attendra ! Nous sommes récompensés au centuple des efforts des jours et des nuits précédentes.




Nous partons à 9h vers Ganghar. Nous avons décidé de ne pas continuer vers Pachhu puis le glacier de Milam car nous estimons avoir trop souffert du froid. Nous avons rempli pleinement notre objectif en campant au pied du Nanda devi. Nous aspirons à un minimum de confort pour nous remettre de l’épreuve. Nous ratons une étape d’aventure sur des pistes peut être effacées, la traversée du glacier peut-être impossible et de nouveaux spectacles certainement incomparables. C’est certainement ce que l’on appelle la sagesse. La révision de notre agenda nous permet une journée de repos à Almora.
L’équipement est essentiel pour avancer correctement à haute altitude. Nous le réviserons sans concession avant le prochain trek, probablement pour le camp de base du Makalu. Il faudra résoudre le paradoxe opposant le poids à la qualité.
La vue est beaucoup plus dégagée que la veille et le Nanda Devis nous accompagne longtemps dans la descente.


L’arrivée vers 11 :25 nous permet de nous laver sur le site de l’ancien campement et de déjeuner tranquillement. Il nous reste toujours les précieux jambon de Bayonne, Comté et chocolat noir Aldi. Nous manquons un peu de pain. C’est une impression bizarre de se retrouver seuls au cœur de ce village abandonné, d’en être pour quelques heures les seuls habitants.
Nous choisissons la voie basse plutôt que la voie haute où nous nous étions un peu égarés à l’aller. Le chemin est clairement barré de quelques pierres qui nous indiquent une voie sans issue.
Nous espérons pouvoir surmonter les difficultés car nous sommes plus légers que les convois de mulets. Tout va bien jusqu’au moment où la piste disparaît dans le vide.
Nous décidons, malgré tout, de passer en défaisant nos sacs et en nous collant à la paroi. L’exercice est relativement périlleux : Sylvie s’engage mal à un certain moment et peine à faire machine arrière.


La corde est un élément très utile dans ce trek ! Nous arrivons à Burphu qui nous semble ville morte. Un camion s’est bizarrement écrasé dans le ravin alors qu’il ne semble pas y avoir de route… Les militaires ont bien l’intention d’en faire une mais pour aller où ? Il n’y a plus rien de stratégique dans la région, à moins de rouvrir la frontière avec le Tibet et la Chine colonisatrice, ennemie irréductible, semble-t-il, des indiens.




Mais nous sommes vite pris en main par un des rares habitants qui nous conduit dans sa maison et son échoppe. Il nous propose une chambre très propre à 100Rs dans sa maison traditionnelle. Lila, son épouse est une fine cuisinière et tous les deux sont vraiment très accueillants. Ils compteront sur nous pour leur faire de la publicité, ce que nous ne manqueront pas de faire !
(leurs coordonnées : 30°22'2.29"N - 80°11'1.72"E ) Attention : comme dans de nombreuses guesthouses, il n’y a pas de blanquette, il est important de voyager avec un bon sac de couchage même sans l’intention de camper.
Ils descendent à Munsyari pour les 6 mois d’hiver, le 10 novembre. Ils remonteront à Burphu en avril. C’est donc dans le courant de ce mois que l’on peut organiser un trek, bien avant les premières pluies de mousson. C’est bon à savoir !
Le 15 octobre 7ème jour, altitude à l’arrivée : 2653m


Nous partons à 8 :15 après un petit déjeuner de roti (chapatis beurré) bien arrosés de tchai. Lila nous a préparé 4 chapattis pour le déjeuner sans qu’on lui demande. Nous rejoignons le torrent à l’extérieur du village pour faire notre toilette car l’eau est apportée par jerricans dans les maisons. La route redevient plus difficile à cause des montées et descentes intempestives contournant les fréquents éboulements par les hauteurs dans la vallée à nouveau très encaissée. En fait le chemin devient de plus en plus long et difficile avec le temps. Le chemin commercial multimillénaire de Milam se dégrade au fil du temps. Si la route militaire se construit, il n’y aura plus de problème mais la raison d’être du trek disparaîtra en même temps !




Nous déjeunons en finissant le jambon et le comté.

Le temps reste beau jusque 15 – 16h puis quelques gouttes de pluie annoncent le mauvais temps. La fatigue se fait bien sentir quand nous arrivons au Lieu Merveilleux. Sylvie veut continuer en arguant qu’elle se rappelle un gourbi à peu de distance. Je la suis à contre cœur. Nous y arrivons effectivement rapidement mais je ne trouve pas le lieu très agréable : il y a des rats, de nombreuses bouteilles d’alcool vides et une grosse hache posée par terre. Nous déposons nos sacs et Sylvie commence à installer les matelas sur les planches disjointes. J’arrive avec difficulté à la convaincre qu’il faut retourner à l’emplacement de rêve repéré à l’aller pour notre dernière nuit sous la tente. (30°14'8.79"N - 80°12'57.04"E) Mais la nuit tombe vite et nous plantons la tente dans la pénombre. Je trouve du bois en abondance charrié par la Gori Ganga. Je construis le foyer dans un recoin pour ne pas être trop visibles car nous sommes fort à découvert et la hache m’a impressionné.

Il fait bien 10°c de plus qu’à Burphu ici. Si nous n’avons pas vraiment chaud, la chaleur du feu nous pénètre suffisamment pour un diner confortable. Nous nous couchons à 19 :30, écrasés et fascinés par la verticalité du lieu.Le 16 octobre 8ème jour, altitude à l’arrivée : 2450m


Je me réveille avec le lever du jour mais j’attends longtemps dans mon duvet en espérant l’arrivée du soleil car il souffle un vent froid dehors. Il semble qu’il ne parviendra jamais au lieu du campement. Je sors pour allumer le feu et préparer le petit déjeuner. Je vais chercher l’eau dans la Gori Ganga.

J’y fais ma toilette. L’eau est vraiment glacée. Heureusement le soleil est de la partie et je me sèche avec volupté sur le sable fin déjà chaud.
Nous profitons du spectacle extraordinaire de ces montagnes gigantesques léchées par le soleil, de ces couloirs creusés par la main de l’homme en des temps immémoriaux.
Tout semble en même temps gigantesque et domestiqué ici. Nous trouvons ça et là des framboises délicieuses qui nous apportent les vitamines dont nous manquions depuis plusieurs jours.
Nous ne partons que vers 10:40 notre record. Nous sommes proches de Boudiyar où nous nous arrêterons pour la prochaine nuit.
Nous marchons d’un pas plus léger et nous sautons de pierre en pierre plutôt que de buter dessus.
Est-ce l’habitude prise des chemins chaotiques ou le poids des sacs déchargés au fur et à mesure des leurs réserves de nourriture ?
Nous parvenons à Boudiyar en parcourant 3 km en une heure (TGV= Trekkeur Grande Vitesse). Quelques gouttes d’une pluie naissante commencent à tomber quand nous retrouvons notre restau préféré. Nous retrouvons aussi notre sac. Nous laisserons une bonne part de la nourriture sur place car il est inutile de redescendre ces provisions à Munsyari et plus encore en France ! Sylvie invente le Rumikub de poche le plus petit du monde en découpant des carrés de papiers de son carnet. Nous passerons de très bonnes fins d’après midi avec ce jeu !



Nous rejoignons la cuisine rapidement après deux parties de Rumi pour nous réchauffer au coin de feu. Nous ne sommes pas les premiers. Nous passons une très bonne soirée avec les muletiers devant un repas de riz, de légumes (sibzi sûrement du turc sebze !) et de dal arrosé d’alcool local bu avec relative parcimonie pour éviter le mal de crâne. L’ambiance est feutrée. Nous sommes bercés par les douces et joyeuses conversations dont nous ne comprenons pas un mot. Quand je me lève, je titube et, cette fois, les marches forcées de notre périple n’y sont pour rien.Le 17 octobre 9ème jour, altitude à l’arrivée : 1699m

Le réveil sonne à 6 :00 mais cela fait bien une demi heure que les muletiers nous ont réveillés en commandant bruyamment leurs bêtes. Nous partons vers 8h sous un ciel parfaitement bleu mais il faudra attendre longtemps avant d’être réchauffés par les premiers rayons du soleil.


Sylvie tombe à la troisième heure de marche. Fatiguée, elle n’a pas vu qu’il n’y a que le vide bordant le chemin, surplombant le sol de plus d’un mètre. Elle tombe dans la terre meuble et se fait plus peur que mal. Elle aurait pu se tuer. C’est la seconde chute du trek.

Nous voyons peu de temps après de beaux singes gris blanc accrochés à la paroi montagneuse. Ce n’est pas un mirage, nous avons bien rejoins la zone tropicale.
Nous décidons de nous arrêter déjeuner en leur compagnie, à proximité d’une auberge où un garçon, peu aimable, nous sert du tchai en maugréant.
Nous croisons les seconds touristes du voyage, trois femmes anglo-saxonnes accompagnées de leur guide. Nous verrons leurs porteurs suivre avec une lourde caravane de mulets.
Nous avions aussi rencontré à l’aller un couple voyageant à notre manière à hauteur de Martoli.
Nous sommes bien loin de la vallée du Kumbu et ses embouteillages de trekkeurs ! Nous arrivons vers 15 :30 à Milam où le guesthouse gouvernemental est déjà fermé pour l’hiver. Un habitant nous récupère pour nous proposer une belle chambre (285Rs) et le couvert. Nous dormons bien mais nous sommes réveillés par des coups répétés et inquiétants dans la porte. Pas de voix. Ai-je rêvé ? j’imagine un brigand tentant de rentrer dans notre chambre. Puis des bruits de pas se propagent sur le toit. Il s’agit sûrement d’un singe ou d’un (très) gros rongeur. Sylvie, courageuse, envoie finalement un furieux coup de bâton dans le plafond. L’individu se sauve sans demander son reste.Le 18 octobre 10ème jour, altitude à l’arrivée : 2157mLe petit déjeuner se compose de pommes de terre délicieuses un peu frites, des chapattis et du tchai national. Il nous en coûte 250Rs pour le diner et le petit déjeuner.


La dernière partie de notre marche se compose comme d’habitude de montées et descentes abruptes qui font pester Sylvie. Nous interrogeons les personnes que nous croisons à proximité du pont à partir duquel nous pensons que démarre la déviation allant vers Darkot. Tous nous indiquent un chemin étroit, infranchissable par les mulets. Il faut pour nous hisser à certains endroits défaire les sacs et user de nos mains. Nous ne comprendrons jamais où commence et finit officiellement le chemin de Milam ! Nous nous faisons doubler par un groupe d’hommes. Ceux-ci semblent nous attendre sur un surplomb. Nous imaginons qu’il va falloir toute la journée pour rejoindre Munsyari car nous ne voyons pas le bout de ce chemin escarpé. Nous ne nous dirigeons pas vers Darkot selon le GPS qui ne sait pas se tromper. Le groupe ne nous attend pas. Il attend un véhicule. Nous débouchons sur une piste grossière. Nous pensons que nous sommes peut-être arrivés à un endroit où passent des jeeps. Une vieille dame avec sa fille semblent attendre également. Nous nous asseyons peu de temps avant de voir arriver une jeep chargée de colis nombreux et d’une chaise à porteur en fer forgé sur la galerie de toit.




Les hommes la descendent ainsi que les colis. Parmi eux, je vois des bouteilles de whisky. Les soirées sont longues en hiver. Nous imaginons que la chaise à porteur va servir à descendre la vieille femme. Cela nous arrangerait bien car tout le monde ne pourrait pas monter ! Les hommes semblent rejeter l’option de la chaise à porteur pour se mettre à lier des morceaux de bambou. La grand-mère descendra sur des bambous ! Nous attendons sagement. Le chauffeur nous fait comprendre qu’il va nous emmener à Munsyari. Nous chargeons les sacs sur la galerie après que la chaise à porteur y a été réinstallée. Les hommes descendent un dernier colis très lourd qu’ils installent avec difficulté sur les bambous. Il s’agit d’un « mantar ». Nous comprenons que c’est une pierre votive qu’ils vont descendre dans la vallée. La grand-mère n’aura que ses deux pieds pour les suivre ! Nous n’avons pas le temps malheureusement de voir notre équipage partir car le chauffeur a d’autres courses en perspective. Ici s’achève pour nous le trek de la vallée de Milam. Nous écumons la campagne pour prendre des voyageurs avant de rejoindre Munsyari.

Munsyari paraît bien bruyante après le calme de la montagne. Après un déjeuner à notre hôtel Pandey Lodge, nous recherchons les moyens de rejoindre le lendemain Almora, petite ville de villégiature renommée dans les collines en contreforts des Himalaya. Le fils du patron nous trouvera une jeep (350Rs*2) dans la soirée. L’hôtel n’est pas chauffé et nous prenons notre diner dans le froid, en condamnant la porte d’entrée pour qu’elle ne s’ouvre pas avec les courants d’air glacés provoqués par le vent. Le Chicken curry nous réchauffe.Le 19 octobreLe réveil sonne à 5 :30. Nos sacs sont déjà prêts. Nous prenons notre petit déjeuner à 5 :50, se résumant du fait de l’heure matinale à des toasts et du tchai. Le taxi nous prend vers 6:20. Nous voyageons avec un jeune couple d’indiens en vacances. Ils sont éditeurs à Bombay et ont abandonné leur travail pour visiter l’Inde tant qu’ils ont des ressources. Voilà la classe moyenne émergeante indienne.

Il n’y a pas grand monde sur la route et le chauffeur doit s’arrêter à mi chemin pour nous transvaser sur un autre taxi. Cela devient une habitude ! Nous avons le temps et nous goûtons pleinement au repos imposé par le trajet dans des décors magnifiques, de plus en plus bucoliques. Tout est calme et charmant après les immensités minérales du Nanda Devi. Il nous suit toujours, majestueux, dans notre descente. Nous arrivons vers 15h à Almora. La jeep nous dépose car elle continue plus loin, probablement vers Haldwani. Nous payons les 700Rs convenus avec le premier chauffeur.
Nous partons vers la ville haute comme on nous a conseillé pour trouver un hôtel. Nous en trouvons un très sympa dans le Lala Bazar (Hôtel Ban Sal 500Rs 29°35'56.36"N - 79°39'34.80"E). Dans le quartier les mondes de l’ islamisme et et de l’hindouisme se cotoient. Le mariage est plus de raison que d’amour apparemment : quand je salue dans sa mosquée un imam en joignant mes mains sur la poitrine comme il est d’usage en Inde, Il me reprend sur un ton très sec. Nous domestiquons la ville en trouvant un débit de boissons. Il est bien caché dans une rue parallèle. Seuls les hommes se promènent dans ces endroits et le patron de l’hôtel m’a demandé de m’y rendre seul. C’est mal connaître Sylvie ! (375ml d’un McDowell indien à 220Rs, très agréable, un peu plus sucré que le whisky écossais)Le 20 octobreNous faisons rapidement une dernière lessive que nous accrocherons sur la terrasse. Nous nous dirigeons avec le GPS vers le Nanda Devi caché par la colline qui surplombe la ville. Nous aimerions le saluer avant de rejoindre la morne plaine. Nous empruntons des routes qui nous conduisent directement dans un parc où il se découvre dans son massif au travers de la pinède. Il nous faut franchir une clôture de fils barbelés entourant un terrain militaire pour nous élever suffisamment. (29°37'13.85"N - 79°40'39.80"E). Sur ce promontoire, la vue est superbe. C’est un hommage comme il se doit à cette montagne qui nous a fait tant souffrir et rêver.


Après un déjeuner de momos, nous nous rendons à la gare, heureusement proche de l’hôtel. Un bus part pour Delhi tous les jours à 7:00. Nous sommes heureux de pouvoir faire le trajet d’un coup.



Nous visitons cette ville très agréable et colorée où les singes ont pris leurs quartiers. On achète deux tenues indiennes pour Sylvie, une tablette à chapattis (90Rs) pour les repas exotique de Thimécourt ainsi qu’une paire de baskets pas chère (200Rs) mais les deux pieds sont identiques !Le 21 octobreLe réveil sonne à 5 :30 et le patron nous apporte le petit déjeuner dans notre chambre à 5 :50. Quelle amabilité ! Quand nous arrivons au bus stand à 6 :20 le bus n’est pas encore arrivé. En voilà un qui arrive à 6 :30 et je demande au chauffeur s’il va à Delhi. Il me regarde comme ci j’étais un martien et m’indique l’écriteau en hindi « Evidemment qu’il va à Dehli ! » Le trajet (331Rs*2) est très long, surtout sur la première partie du trajet. Le reste de la route indiqué par le GPS sont aussi des km d’oiseau mais cette fois non pas à cause des nombreuses déviations et lacets mais à cause des embouteillages. Le bus cotoie les voitures à bras aussi bien que les ânes et les piétons. Nous mettrons juste 12 heures pour parcourir 330km jusqu’à la gare de Ghaziabad. Le train ne va pas beaucoup plus vite mais c’est une bien meilleure façon de voyager tant qu’il n’est pas bondé. Le métro nous permettrait de nous rendre à Pahar Ganj mais nous lui préférons un ricksaw (200Rs) pour prendre un peu l’air. Un rabatteur nous amène dans un hôtel convenable à 600Rs. Nous retrouvons les kingfisher et les frites dans les bars de Main Bazar. La civilisation a du bon.
Dans Main Bazar, rentrer dans le premier bar à partir de NDRS sur la gauche plutôt que dans le second un peu plus loin sur la droite. Le personnel y est plus sympa, la nourriture meilleure et la bière moins chère !Le 22 octobre


Cette fois, nous sommes réveillés vers 5h par des incantations et des tintements de cloches émanant d’un temple hindouiste voisin. Les religions sont un vrai bonheur dans l’expression de leurs rites ! L’hindouisme bat l’islamisme par leurs durées ! Nous cherchons vers 8h un restau pour prendre le petit déjeuner. C’est peine perdue. Le quartier dort encore, comme s’il avait la gueule de bois. Nous sommes moins des montagnes où la vie commence avec et même avant le lever du soleil. Nous nous rabattons dans une petite gargote à deux pas de l’hôtel. Le patron est très accueillant. Il travaille avec son père et avec son fils. 4 toasts beurrés pour 20Rs et tchai à 7Rs.

Sylvie ne veut plus retourner à la Cuma camii car elle a reçu une pierre la dernière fois. On l’oblige aussi à s’accoutrer dans une sorte de djellabah étouffante en tissu synthétique. Mais la mosquée du vendredi est la plus belle du monde avec ses marbres blancs et ses grés rouges. La luminosité est aussi bien meilleure en cette fin de mois d’octobre. Je propose cependant à Sylvie de nous organiser une autre visite pour remplir notre dernière journée en Inde. Un musée ? Un autre monument ? Elle ne trouve pas et nous voici repartis pour ce sanctuaire au ticket d’entrée prohibitif (300Rs aujourd’hui, 100Rs il y a encore un an. Mais quand on aime on ne compte pas). Pour finir et habillée en indienne, on la laissera passer sans déguisement ! Nous allons ensuite faire des emplettes : une bague en argent avec une belle améthyste pour Sylvie, un jean et un tea shirt pour moi. Nous retrouvons mon vendeur de patchouli à qui nous commandons le plus gros flacon possible (400Rs) Nous prenons un butter chicken extraordinaire au diner (premier bar) arrosé à la bière.
Échec et voyage English translation pending
Le voyage, une passion qui anime la plupart des gens sur le forum. Il me semble.
C'est le cas pour moi également, à tel point qu'il occupe la plupart de mes pensées.
J'avais un gros projet. J'y ai consacré deux ans de ma vie et pour des raisons administatives extérieures à mon propre fait ce voyage d'un an ne va pas sûrement pas avoir lieu alors que j'étais à 2 mois du départ.
Un échec comme je n'en ai jamais vécu. Plus envie de rien.
Comment gérez vous les echecs en ce qui concerne les voyages?
Merci.
Comment gérez vous les echecs en ce qui concerne les voyages?
Merci.
Croisière "Îles et terre du soleil" en mai 2012: escales sans Costa? English translation pending
bonjour
je pars en croisiere ( iles et terre du soleil ) pour la 1ere fois au mois de mai 2012. avez vous deja fait les escales sans costa croisiere? si oui laissez moi vos commentaires merci escales: barcelone casablanca santa cruise funchal malaga
je pars en croisiere ( iles et terre du soleil ) pour la 1ere fois au mois de mai 2012. avez vous deja fait les escales sans costa croisiere? si oui laissez moi vos commentaires merci escales: barcelone casablanca santa cruise funchal malaga
Pékin- Xian et Route de la soie English translation pending
j'aimerai avoir quelques avis.
Nous partons le 20 décembre pour Pékin, en couple sans voyage organisé, avec plusieurs possibilités de circuits. Nous avons l'habitude de procéder de cette façon, nous construisons notre voyage au fur à mesure. Cependant, cela n'exclut pas d'avoir glané les renseignements sur les diverses possibilités.
Ainsi, pour ce voyage, l'un des choix nous emmènerait sur la route de la Soie depuis Xian vers Dunhuang, Turpan et Hurumqi. Nous envisageons de voyager par le train.
Y a t-il des haltes particulières en dehors des circuits touristiques qui mériteraient un arrêt ?
Nous partons le 20 décembre pour Pékin, en couple sans voyage organisé, avec plusieurs possibilités de circuits. Nous avons l'habitude de procéder de cette façon, nous construisons notre voyage au fur à mesure. Cependant, cela n'exclut pas d'avoir glané les renseignements sur les diverses possibilités.
Ainsi, pour ce voyage, l'un des choix nous emmènerait sur la route de la Soie depuis Xian vers Dunhuang, Turpan et Hurumqi. Nous envisageons de voyager par le train.
Y a t-il des haltes particulières en dehors des circuits touristiques qui mériteraient un arrêt ?
Compte rendu de croisière Terres et îles du soleil sur Costa Luminosa English translation pending
Bonjour à tous,
De retour de croisière, je vous poste un petit résumé de mes escales pour la croisière Terres et iles du soleil.
Il n'a pour but que de donner des idées pour les excursions à faire seul.
J'ai longuement préparer mon voyage notamment grâce à ce site alors je vous fait part de mon parcours qui s'est avéré plaisant et économique.. 😉
Barcelone: 13h-18h Port assez loin du centre ville et escale courte. Prendre un plan à la sortie du bateau, prendre un bus de la ville de couleur bleu qui vous attend au pied du bateau pour 3 euros par personne AR (contre 6euros par navette costa qui vous pose au même endroit). Le bus vous pose en bas des Ramblas et se reprend au même endroit. On marche 2 minutes en remontant les Ramblas pour prendre le métro (arrêt Dressanes), prendre la ligne verte 3 jusqu'à l'arrêt Lesseps, on se retrouve sur une place où il faut prendre le bus 34 direction Carmel, s'arrêter au Parc Guell (arrêt au pied du parc, inratable). Visite du parc Guell (pas plus d'1 heure si vous voulez être dans le timing). Chemin inverse, reprise du bus 24 au même endroit, ne pas s'arrêter à Lesseps mais continuer jusqu'à l'arrêt Catalunya Rossello. Visite exterieure de la Casa Mila puis à pied allez jusqu'à la Casa Balto, prendre le métro pour la visite exterieure de la Sagrada Familia ( on l'a fait à pied mais c'est assez loin = perte de temps), on a pris le métro par contre pour revenir jusqu'à l'arrêt Lisseu qui vous ramène en plein milieu des Ramblas (on savait pas si on aurait le temps de descendre en entier les ramblas alors on a fait que la moitié). Descente des Ramblas, flaneries et arrêt à une terrasse gouter 1 sangria, retour avec les bus bleus.
Casablanca: 8h30-22h30 Sortie du port 20 minutes à pied. On a choisi d'aller voir Rabat. à la sortie du port, tout de suite à gauche se trouve la petite gare de Casa Port. à l'interieur se trouve un tabac qui vous change gratuitement les euros en dirham (1 euro = 11 dirham). Prendre 1 train pour rabat ville ( 140 dirham l'AR). 1 heure de trajet. on a tout visité à pied. Visite du palais royal, puis visite d'un site archéologique et d'un magnifique jardin la necropole de Chellah (10 dirham par personne), repas dans le centre ville (hum les boulettes et le thé à la menthe..), visite de la tour Hassan et Mausolée Mohammed V, traversée des souks, promenade dans les Kasbah des Oudaya, retour à Casa, à pied jusqu'au bateau, arrivée vers 20h30. Journée fatigante, possibilité d'aller voir la mosquée Hassan II de nuit qui est apparemment très belle.
Arrecife: 8h-17h On a choisi de faire l'excursion du Parc Timanfaya avec Costa. rdv a 12h30. Visite d'Arrecife le matin, on a pris la navette costa qui s'appelle shuttle bus c'est écrit en gros (gratuite si vous faite une excursion avec eux dans la journée), elle nous dépose pas tout à fait au centre ville il faut marcher un peu mais c'est vite fait. Matinée plutôt shopping, le prix des cigarettes défie toute concurrence, on a fait le marché artisanal le long de la marina, je sais pas si c'est tout les jours mais sympa. retour au bateau par la navette. Excursion costa avec un guide obligé parlé moitié français moitié allemand (un peu chiant mais on s'y fait). Ballade à dos de dromadaire géniale, même si c'est touristique c'est super sympa. 3 expériences géothermiques, visite du parc timanfaya, petite pause avec vin et fromage, retour par l'interieure de l'ile pour voir les vignes. retour direct au bateau
Santa Cruz: 8h-17h Sortie très rapide du port à pied. on arrive sur la Plaza Espana, direction le Mercado de nuestra senora de africa en passant devant Iglesia Conception, après ce marché plutôt fruits et légumes, visite du museo de la naturaleza y el hombre (3euros), je n'ai pas aimé du tout. Ensuite on a pris le bus 15 à l'estacion de Guarguas en direction de La Laguna, visite du centre historique, reprendre le chemin inverse. on a fait la rue comerçante piétonne calle del castillo. retour à pied au bateau.
Funchal: 8h-17h plein de choses à faire ici, comme on savait pas le temps de marche jusqu'au centre ville, on a pris un taxi (10euros pour 2), c'est beaucoup trop cher surtout que le soir on est revenu à pied et que c'est pas si loin que ça. on est allé au mercado dos lavradores, magnifique marché où on vous fait gouter des fruits succulents, à 9h30 on a pris le bus pour le jardin botanique (l'arrêt est juste le long de la rue qui va du marché à la mer), c'est le bus 31a ou 31b, les deux y vont (1,6euro je crois). Visite du jardin botanique (ne pas confondre avec le jardin tropical de Monte à 10euro), l'entrée est de 3 euros, c'est magnifique, il y a des pérroquets aussi (durée 2h en y allant tranquille). En haut on a pris le téléphérique direction Monte (8,25euros). Vue magnifique, eglise, départ des descentes en panier. On a hésité a redescendre par l'autre téléphérique(10euro l'allé) ou en bus, on a opté pour le bus qui conduit super vite dans les toutes petites rues, il faut pas craindre.. Repas tipyque. Ballade dans le quartier de Sé, retour à pied.
Malaga: 8h-13h prendre un bus de la ville (3,5euro l'AR je crois), la sortie est un peu loin. on vous donne un plan à la sortie du bateau: plan parfait pour la visite culturelle, suivre le trajet bleu qui permet de visiter tout le centre historique, d'aller jusqu'aux arènes, monter (et c'est peu de le dire jusqu'au chateau Gibralfaro, visite 2,10euro (possibilité d'un prix groupé avec Alcazaba mais fermé le lundi), redescendre vers Alcazaba pour voir l'exterieur, on a terminé par l'avenue pietonne principale prise en tout premier mais dont les magasins étaient fermés, retour avec le bus de la ville.
Voilà un résumé de mon vécu, si vous avez des questions ou des points qu'il faut approfondir, n'hésitez pas, c'est dur de penser à tout..
Barcelone: 13h-18h Port assez loin du centre ville et escale courte. Prendre un plan à la sortie du bateau, prendre un bus de la ville de couleur bleu qui vous attend au pied du bateau pour 3 euros par personne AR (contre 6euros par navette costa qui vous pose au même endroit). Le bus vous pose en bas des Ramblas et se reprend au même endroit. On marche 2 minutes en remontant les Ramblas pour prendre le métro (arrêt Dressanes), prendre la ligne verte 3 jusqu'à l'arrêt Lesseps, on se retrouve sur une place où il faut prendre le bus 34 direction Carmel, s'arrêter au Parc Guell (arrêt au pied du parc, inratable). Visite du parc Guell (pas plus d'1 heure si vous voulez être dans le timing). Chemin inverse, reprise du bus 24 au même endroit, ne pas s'arrêter à Lesseps mais continuer jusqu'à l'arrêt Catalunya Rossello. Visite exterieure de la Casa Mila puis à pied allez jusqu'à la Casa Balto, prendre le métro pour la visite exterieure de la Sagrada Familia ( on l'a fait à pied mais c'est assez loin = perte de temps), on a pris le métro par contre pour revenir jusqu'à l'arrêt Lisseu qui vous ramène en plein milieu des Ramblas (on savait pas si on aurait le temps de descendre en entier les ramblas alors on a fait que la moitié). Descente des Ramblas, flaneries et arrêt à une terrasse gouter 1 sangria, retour avec les bus bleus.
Casablanca: 8h30-22h30 Sortie du port 20 minutes à pied. On a choisi d'aller voir Rabat. à la sortie du port, tout de suite à gauche se trouve la petite gare de Casa Port. à l'interieur se trouve un tabac qui vous change gratuitement les euros en dirham (1 euro = 11 dirham). Prendre 1 train pour rabat ville ( 140 dirham l'AR). 1 heure de trajet. on a tout visité à pied. Visite du palais royal, puis visite d'un site archéologique et d'un magnifique jardin la necropole de Chellah (10 dirham par personne), repas dans le centre ville (hum les boulettes et le thé à la menthe..), visite de la tour Hassan et Mausolée Mohammed V, traversée des souks, promenade dans les Kasbah des Oudaya, retour à Casa, à pied jusqu'au bateau, arrivée vers 20h30. Journée fatigante, possibilité d'aller voir la mosquée Hassan II de nuit qui est apparemment très belle.
Arrecife: 8h-17h On a choisi de faire l'excursion du Parc Timanfaya avec Costa. rdv a 12h30. Visite d'Arrecife le matin, on a pris la navette costa qui s'appelle shuttle bus c'est écrit en gros (gratuite si vous faite une excursion avec eux dans la journée), elle nous dépose pas tout à fait au centre ville il faut marcher un peu mais c'est vite fait. Matinée plutôt shopping, le prix des cigarettes défie toute concurrence, on a fait le marché artisanal le long de la marina, je sais pas si c'est tout les jours mais sympa. retour au bateau par la navette. Excursion costa avec un guide obligé parlé moitié français moitié allemand (un peu chiant mais on s'y fait). Ballade à dos de dromadaire géniale, même si c'est touristique c'est super sympa. 3 expériences géothermiques, visite du parc timanfaya, petite pause avec vin et fromage, retour par l'interieure de l'ile pour voir les vignes. retour direct au bateau
Santa Cruz: 8h-17h Sortie très rapide du port à pied. on arrive sur la Plaza Espana, direction le Mercado de nuestra senora de africa en passant devant Iglesia Conception, après ce marché plutôt fruits et légumes, visite du museo de la naturaleza y el hombre (3euros), je n'ai pas aimé du tout. Ensuite on a pris le bus 15 à l'estacion de Guarguas en direction de La Laguna, visite du centre historique, reprendre le chemin inverse. on a fait la rue comerçante piétonne calle del castillo. retour à pied au bateau.
Funchal: 8h-17h plein de choses à faire ici, comme on savait pas le temps de marche jusqu'au centre ville, on a pris un taxi (10euros pour 2), c'est beaucoup trop cher surtout que le soir on est revenu à pied et que c'est pas si loin que ça. on est allé au mercado dos lavradores, magnifique marché où on vous fait gouter des fruits succulents, à 9h30 on a pris le bus pour le jardin botanique (l'arrêt est juste le long de la rue qui va du marché à la mer), c'est le bus 31a ou 31b, les deux y vont (1,6euro je crois). Visite du jardin botanique (ne pas confondre avec le jardin tropical de Monte à 10euro), l'entrée est de 3 euros, c'est magnifique, il y a des pérroquets aussi (durée 2h en y allant tranquille). En haut on a pris le téléphérique direction Monte (8,25euros). Vue magnifique, eglise, départ des descentes en panier. On a hésité a redescendre par l'autre téléphérique(10euro l'allé) ou en bus, on a opté pour le bus qui conduit super vite dans les toutes petites rues, il faut pas craindre.. Repas tipyque. Ballade dans le quartier de Sé, retour à pied.
Malaga: 8h-13h prendre un bus de la ville (3,5euro l'AR je crois), la sortie est un peu loin. on vous donne un plan à la sortie du bateau: plan parfait pour la visite culturelle, suivre le trajet bleu qui permet de visiter tout le centre historique, d'aller jusqu'aux arènes, monter (et c'est peu de le dire jusqu'au chateau Gibralfaro, visite 2,10euro (possibilité d'un prix groupé avec Alcazaba mais fermé le lundi), redescendre vers Alcazaba pour voir l'exterieur, on a terminé par l'avenue pietonne principale prise en tout premier mais dont les magasins étaient fermés, retour avec le bus de la ville.
Voilà un résumé de mon vécu, si vous avez des questions ou des points qu'il faut approfondir, n'hésitez pas, c'est dur de penser à tout..
Vols et voleurs en Inde English translation pending
Bonjour à tous !
Je voudrais lancer une nouvelle discussion au sujet des risques et non-risques de vols dans les hôtels en Inde.
Au cours de désormais très longs mois de voyage à travers toute l'Inde du sud, en passant par de grandes villes ou les coins les plus reculés dans les campagnes, je n'ai jamais eu le moindre problème à ce sujet. Partout où j'ai séjourné j'ai TOUJOURS laissé de très grosses sommes d'argent (toute ma cagnotte de voyage) en roupies ou en euros dans ma valise + des tas d'objets électroniques + mes nombreux achats effectués ici ou là, dans le fond de ma valise, certes fermée au cadenans, mais en toile et donc facilement éventrable. On ne m'a jamais rien pris, rien volé, rien visité, rien emporté. Dans certains restaus où je me sentais en parfaite confiance, je suis allé me laver les mains en laissant mon sac à dos sur le dossier de ma chaise. Dans les trains, je suis allé aux toilettes en confiant mon sac aux autres voyageurs du compartiment. Plusieurs fois à une personne seule dans le compartiment avec moi. J'ai aussi laissé ma valise en salle d'attente le temps d'aller soulager une envie pressante. Il m'est même arrivé de laisser mon sac en garde à un chauffeur ou à un rickshaw-wallah le temps d'une visite d'un lieu. Et encore, et encore, et encore... Bien sûr, je n'ai jamais fait ça dans un lieu isolé où il n'y avait personne, mais je fais confiance aux personnes qui sont autour de moi. Et je n'exhibe pas mes liasses de billets de roupies ou d'euros. Suis-je complètement fou ? Insouciant ? Imprudent ? Inconscient ? Des amis voyageurs me disent que j'ai eu bien de la chance, que oui, je suis tout ça. Eux prennent tout sur eux en permanence, et cachent même leur argent sous leur oreiller en dormant. Que d'inconfort répété au quotidien ! On me dit que c'est un pays pauvre, que les gens sont tentés. Oui, à condition de les provoquer à la tentation. Et puis quoi, il n'y a que les pauvres qui volent ? Ce ne sont pas les plus nantis qui trichent sur leurs impôts ? Ce ne sont pas les riches qui sont prêts à toutes les roublardises pour gagner 10 € ? Bien sûr, je crois mes amis et j'espère ne pas les vexer en publiant cette discussion, et je vais être plus prudent. Mais du coup, ils m'ont fichu les choquottes ! Il suffit d'une fois ! J'aimerais avoir le plus de témoignages possibles sur ce sujet, dans un sens ou dans l'autre (vols et non-vols). Merci de répondre nombreux.
Avis et conseils très importants sur le choix d'un vélo couché pour un tour du monde? English translation pending
bonjour ou bonsoir à tout le monde
voilà, nous préparons pas un tour du monde, mais une grande boucle dans le monde.traversé de la Mongolie, de là rejoindre le Kazakhstan descendre sur le Kirkistan, traversé du pays nord /centre, rejoindre l'Ouzbekistan, grande boucle ds le pays, de là rejoindre la vallée de Fergana, rejoindre Och au Kirkistan, de là la Chine par le col d'Irketcham, en Chine faire Kaxgar, dircetion l'est et rejoindre les plateau sud du Tibet et les longé jusque Chengdu, de la descendre ds le sud du pays.ensuite après la Chine nous ne savons pas encore si nous iron sur le Laos, Vietenam, Thailande????le problème est pas là, en revanche, l'Australie on y va pour faire toute la cote Est du pays ds quel sens on vera sur place, enfin retoure en Europe, traversé de la Turquie, et rejoindre l'eurovélo jusque Toulouse..comme on dit au Magrèb IN CHALLAH..
C'est maintenant que j'ai besoin de vos avis et conseils sur le choix des vélos, car nous partons avec nos enfants, 2et4ans qui seront ds leur carosse tranquille bile(chariot catpain xl), le plus gros des bagages sur une bob ibex, et des sacoches classique pour le reste!!!!
maintenant, nous savons pas quel monture choisir, je m'explique nous aurons à tracter une charge chacun importante.et lors de se voyage nous voulons vraimant prendre le temps de voyager, pas de record de distance, et surtout essayer de prendre des chemins ou des routes carossable que des routes ou ciculent de gros camion, d'ou le fait de ne pas vouloir se tromper sur les vélos... nos choix sont orienté sur deux marques NAZCA et AZUB..
chez AZUB les models AZUB 5 et AZUB MAX chez NAZCA " " " " PIONER ET FUEGO
svp sur quel vélo partir pour un tel voyage??après plusieurs renseignements auprès des vendeurs, c'est terrible car chacun défend la marque qu'il vend le plus, l'un me dit "le NAZCA est le plus performent pour ce type de voyage", et chez AZUB la même chose..
ce que je me dis pour les vélo AZUB, ils me semblent plus adapté pour une chose qui moi me parait super important, tracter les remorque!!! je m'explique, le pioner par ex:la partie arrière est faite d'un seul bras..alors que chez azub c'est different l'ensemble me semble plus renforçé, comme sur les hp velotecknic, et du coup plus fiable certainament!! bon je me dis que le pioner le cadre est en acier, alors que le azub est en alu... une chose est sur, nous ne voulons pas nous planter sur l'achat car c'est un sacré budget.....
nous attendons vos coneils et avis, bien cordialement didouche et julie
ps:seul je ne me serais jamais posé autant de questions et je serais parti avec mon vieux vtc de chez décth avec lequel j'ai déjà fait 10000 born, après niveau confort c'est le jour et la nuit! après le marché du recumbent est jeune est rien à voir avec décath à tous points de vu.car il ya une différnce entre un vélo à 250euros !!et un vélo à 1800euros chez nazca, et 2000 euros pour azub!!!brêf, c'est bien la merde nous ne voulons ps nous planter sur notre choix(pas de sponsor c'est un auto financement notre trip)
aller à plus et encore merçi
voilà, nous préparons pas un tour du monde, mais une grande boucle dans le monde.traversé de la Mongolie, de là rejoindre le Kazakhstan descendre sur le Kirkistan, traversé du pays nord /centre, rejoindre l'Ouzbekistan, grande boucle ds le pays, de là rejoindre la vallée de Fergana, rejoindre Och au Kirkistan, de là la Chine par le col d'Irketcham, en Chine faire Kaxgar, dircetion l'est et rejoindre les plateau sud du Tibet et les longé jusque Chengdu, de la descendre ds le sud du pays.ensuite après la Chine nous ne savons pas encore si nous iron sur le Laos, Vietenam, Thailande????le problème est pas là, en revanche, l'Australie on y va pour faire toute la cote Est du pays ds quel sens on vera sur place, enfin retoure en Europe, traversé de la Turquie, et rejoindre l'eurovélo jusque Toulouse..comme on dit au Magrèb IN CHALLAH..
C'est maintenant que j'ai besoin de vos avis et conseils sur le choix des vélos, car nous partons avec nos enfants, 2et4ans qui seront ds leur carosse tranquille bile(chariot catpain xl), le plus gros des bagages sur une bob ibex, et des sacoches classique pour le reste!!!!
maintenant, nous savons pas quel monture choisir, je m'explique nous aurons à tracter une charge chacun importante.et lors de se voyage nous voulons vraimant prendre le temps de voyager, pas de record de distance, et surtout essayer de prendre des chemins ou des routes carossable que des routes ou ciculent de gros camion, d'ou le fait de ne pas vouloir se tromper sur les vélos... nos choix sont orienté sur deux marques NAZCA et AZUB..
chez AZUB les models AZUB 5 et AZUB MAX chez NAZCA " " " " PIONER ET FUEGO
svp sur quel vélo partir pour un tel voyage??après plusieurs renseignements auprès des vendeurs, c'est terrible car chacun défend la marque qu'il vend le plus, l'un me dit "le NAZCA est le plus performent pour ce type de voyage", et chez AZUB la même chose..
ce que je me dis pour les vélo AZUB, ils me semblent plus adapté pour une chose qui moi me parait super important, tracter les remorque!!! je m'explique, le pioner par ex:la partie arrière est faite d'un seul bras..alors que chez azub c'est different l'ensemble me semble plus renforçé, comme sur les hp velotecknic, et du coup plus fiable certainament!! bon je me dis que le pioner le cadre est en acier, alors que le azub est en alu... une chose est sur, nous ne voulons pas nous planter sur l'achat car c'est un sacré budget.....
nous attendons vos coneils et avis, bien cordialement didouche et julie
ps:seul je ne me serais jamais posé autant de questions et je serais parti avec mon vieux vtc de chez décth avec lequel j'ai déjà fait 10000 born, après niveau confort c'est le jour et la nuit! après le marché du recumbent est jeune est rien à voir avec décath à tous points de vu.car il ya une différnce entre un vélo à 250euros !!et un vélo à 1800euros chez nazca, et 2000 euros pour azub!!!brêf, c'est bien la merde nous ne voulons ps nous planter sur notre choix(pas de sponsor c'est un auto financement notre trip)
aller à plus et encore merçi
Croisière "Floride et Bahamas" sur le Norwegian Gem en février 2010 English translation pending
Nous partons pour une croisière (un semaine) sur le Norwegian gem au départ de New York le 13 Fev 2010. Quelqu'un prend-il le même départ ? Avez-vous déjà fait cette croisière ?
Merci