Results for "Mosquée+des+princes+|+123+>+233"
7294 results found.
Kurdistan iranien: logement, transport et sécurité? English translation pending
bonjour,
je pense passer qq jours dans le kurdistan iranien en aôut, notamment vers les villages de paveh, howraman, palangan. qu'en est il pour la sécurité (destination déconseillée par le ministère, ...) ? peux t on se loger dans ses villages et faire qq balades autour ? comment rejoindre ses villages (sachant que j'arriverai sans doute de tabriz. faut-il mieux prendre un bus depuis tabriz pour sanandaj ou pour kermanshah ?) ?
merci d'avance
Concours Photo de juillet 2016 "Spiritualité et croyances" English translation pending
Bonjour à tous
Le concours de ce mois de juillet est lancé... La thématique sera la suivante " Spiritualité et croyances" C'est une thématique un peu bateau mais que je voulais présenter depuis un moment alors je vous laisse me livrer vos plus beaux clichés autour de ce thème simple et clair. La thématique est assez large pour qu'on évite les éventuels hors-sujets. La spiritualité peut se révéler à travers un lieu, un lieu de culte, un pèlerin, un moine, une prière, un objet, une procession, une fête et j'en oublie surement. Je vous laisse quelques exemples ci- dessous.
Le règlement du Concours est identique aux précédents : 3 photos (maximum) par participants, postées chacune dans un message différent. N’oubliez pas de numéroter vos photos. Même si les images doivent parler d’elles même, une légende (localisation, contexte, courte présentation …) est toujours appréciable. On imagine et on souhaite, bien sûr, que vous soyez bien l’auteur des photos présentées. Dépôt des photos jusqu’au vendredi 22 juillet 2016 inclus. Début des votes à partir du samedi 23 juillet au matin jusqu’au vendredi 29 juillet 2016 minuit. Pour le vote, pensez à bien indiquer : Le Pseudo et le numéro de la photo … et votre classement ! 1er photo = 3 points, 2ème = 2 pts, 3ème = 1 pt Tous les membres de VF peuvent voter (même ceux qui n’ont pas déposé de photos). En cas d’égalité de points pour deux photos, la photo gagnante sera celle ayant obtenu le plus grand nombre de 1ère places sur le podium ! Le grand gagnant aura le privilège d’organiser le prochain Concours photo VF d'août 2016. pour les échanges, les discussions … utilisez le lien suivant : voyageforum.com/v.f?post=7539606;live=1;
Le lien du Diaporama du concours "Spiritualités et Croyances" de juillet 2016: picasaweb.google.com/.../6304478619914588097
Quelques exemples photos autour du thème de ce mois-ci.
A Bénarès, lieu de pèlerinage
A Rangoon, la pagode Shwegadon
Amritsar, Pèlerins au Temple d'Or
A Bodhgaya...Inde
La Mosquée Nasir Ol Molk à Shiraz...Iran
Nécropole de Shah I Zinda...Samarcande Ouzbékistan
Vue sur la Madrasa depuis la Porte de la Grande Mosquée de Boukhara...Ouzbékistan
Une statue de Khrisna dans l'énorme Panthéon des Dieux Hindoue
Thailande, Bénédiction
Pèlerins à Bodhgaya, lieu où Bouddha à trouver l'Eveil
Le concours de ce mois de juillet est lancé... La thématique sera la suivante " Spiritualité et croyances" C'est une thématique un peu bateau mais que je voulais présenter depuis un moment alors je vous laisse me livrer vos plus beaux clichés autour de ce thème simple et clair. La thématique est assez large pour qu'on évite les éventuels hors-sujets. La spiritualité peut se révéler à travers un lieu, un lieu de culte, un pèlerin, un moine, une prière, un objet, une procession, une fête et j'en oublie surement. Je vous laisse quelques exemples ci- dessous.
Le règlement du Concours est identique aux précédents : 3 photos (maximum) par participants, postées chacune dans un message différent. N’oubliez pas de numéroter vos photos. Même si les images doivent parler d’elles même, une légende (localisation, contexte, courte présentation …) est toujours appréciable. On imagine et on souhaite, bien sûr, que vous soyez bien l’auteur des photos présentées. Dépôt des photos jusqu’au vendredi 22 juillet 2016 inclus. Début des votes à partir du samedi 23 juillet au matin jusqu’au vendredi 29 juillet 2016 minuit. Pour le vote, pensez à bien indiquer : Le Pseudo et le numéro de la photo … et votre classement ! 1er photo = 3 points, 2ème = 2 pts, 3ème = 1 pt Tous les membres de VF peuvent voter (même ceux qui n’ont pas déposé de photos). En cas d’égalité de points pour deux photos, la photo gagnante sera celle ayant obtenu le plus grand nombre de 1ère places sur le podium ! Le grand gagnant aura le privilège d’organiser le prochain Concours photo VF d'août 2016. pour les échanges, les discussions … utilisez le lien suivant : voyageforum.com/v.f?post=7539606;live=1;
Le lien du Diaporama du concours "Spiritualités et Croyances" de juillet 2016: picasaweb.google.com/.../6304478619914588097
Quelques exemples photos autour du thème de ce mois-ci.
A Bénarès, lieu de pèlerinage
A Rangoon, la pagode Shwegadon
Amritsar, Pèlerins au Temple d'Or
A Bodhgaya...Inde
La Mosquée Nasir Ol Molk à Shiraz...Iran
Nécropole de Shah I Zinda...Samarcande Ouzbékistan
Vue sur la Madrasa depuis la Porte de la Grande Mosquée de Boukhara...Ouzbékistan
Une statue de Khrisna dans l'énorme Panthéon des Dieux Hindoue
Thailande, Bénédiction
Pèlerins à Bodhgaya, lieu où Bouddha à trouver l'EveilDiscussion autour du thème du mois de juillet 2016 "Spiritualité et croyances" English translation pending
Le thème de mois de juillet 2016 est lancé !
Pour les commentaires, partages de photos, critiques et autres c'est ici...
Bon concours à tous
Pour les commentaires, partages de photos, critiques et autres c'est ici...
Bon concours à tous
Itinéraire Jakarta - Bali English translation pending
Bonjour, nous arrivons à Jakarta le 5 juillet et pensons décoller de Bali pour Taïwan, notre prochaine destination, aux environs du 30 juillet.
Nous sommes un peu effrayés par le côté très touristique de Bali, même si nous avons compris qu'il était concentré sur le sud de l'île. Nous souhaiterions donc des avis sur un itinéraire.
De Jakarta, nous aimerions aller à Pangandaran, mais n'étant pas du tout des surfeurs, cela vaut-il quand même le détour? Ensuite, nous enchaînerions avec le plateau de Dieng, puis avec Yogyakarta. De là, nous aimerions éventuellement faire le Bromo et le Kawah Ijen, puis nous rendre sur Bali en bateau.
Cela paraît-il réalisable? Si certains ont des informations sur la manière la plus simple d'envisager les trajets entre ces destinations, nous sommes preneurs. Et des suggestions sur quoi faire à Bali avec le peu de temps qu'il nous restera seraient aussi les bienvenues. Merci d'avance.
Nous sommes un peu effrayés par le côté très touristique de Bali, même si nous avons compris qu'il était concentré sur le sud de l'île. Nous souhaiterions donc des avis sur un itinéraire.
De Jakarta, nous aimerions aller à Pangandaran, mais n'étant pas du tout des surfeurs, cela vaut-il quand même le détour? Ensuite, nous enchaînerions avec le plateau de Dieng, puis avec Yogyakarta. De là, nous aimerions éventuellement faire le Bromo et le Kawah Ijen, puis nous rendre sur Bali en bateau.
Cela paraît-il réalisable? Si certains ont des informations sur la manière la plus simple d'envisager les trajets entre ces destinations, nous sommes preneurs. Et des suggestions sur quoi faire à Bali avec le peu de temps qu'il nous restera seraient aussi les bienvenues. Merci d'avance.
Hésitation parcours espagnol en peu de temps English translation pending
Bonjour,
Je pars en espagne du 22 au 30 octobre. Arrivée Madrid depuis Nantes pour 3 jours puis Madrid Seville en avion à 29 € sur Iberia (🙂). Je ne sais que choisir après ?? D'où ce post, j'hésite entre :
- Arrivée lundi soir, nuit à Seville, puis le lendemain location voiture pour Cordoue, et Grenade, retour en fin de semaine pour visiter Seville et prendre l'avion pour Nantes - Arrivée le mardi matin de Madrid, location voiture pour Cordoue et Grenade, retour Seville visite et back to France
Ou alors Seville- Grenade en train, via Cordoue (ou bus) Je tiens à visiter l'Alhambra+ palais et jardins en nocturne , mais je ne passerai trop de temps dans les musées (je suis avec ma fille ado et nous en auront bien visité à Madrid) Cordoue je ne sais pas trop
Louer une voiture me permet de descendre de passer par Ronda et de voir un peu de paysages espagnoles
Quels seraient vos conseils, sachant qu'en ville , je ne ferai pas les boîtes, les sorties nocturnes, les bars, etc.. certains si^tes incontournables, beaucoup de marche à pied dans les ruelles, un peu de shopping, et un peu d'insolite si je trouve !
Merci poiur vos conseils à venir
Bdeb
Je pars en espagne du 22 au 30 octobre. Arrivée Madrid depuis Nantes pour 3 jours puis Madrid Seville en avion à 29 € sur Iberia (🙂). Je ne sais que choisir après ?? D'où ce post, j'hésite entre :
- Arrivée lundi soir, nuit à Seville, puis le lendemain location voiture pour Cordoue, et Grenade, retour en fin de semaine pour visiter Seville et prendre l'avion pour Nantes - Arrivée le mardi matin de Madrid, location voiture pour Cordoue et Grenade, retour Seville visite et back to France
Ou alors Seville- Grenade en train, via Cordoue (ou bus) Je tiens à visiter l'Alhambra+ palais et jardins en nocturne , mais je ne passerai trop de temps dans les musées (je suis avec ma fille ado et nous en auront bien visité à Madrid) Cordoue je ne sais pas trop
Louer une voiture me permet de descendre de passer par Ronda et de voir un peu de paysages espagnoles
Quels seraient vos conseils, sachant qu'en ville , je ne ferai pas les boîtes, les sorties nocturnes, les bars, etc.. certains si^tes incontournables, beaucoup de marche à pied dans les ruelles, un peu de shopping, et un peu d'insolite si je trouve !
Merci poiur vos conseils à venir
Bdeb
Direction l'Oriental marocain: Taza, Oujda, Figuig, Al Hoceima, automne 2015 English translation pending
Automne 2015
grosse envie de Maroc 🙂
je pars dans la province de l'Oriental : peu fréquentée par les touristes. De fait, je n'en rencontrerais aucun, à part une jolie rencontre de deux jours avec un forumeur qui me fera découvrir la côte méditerranéenne entre Al Hocèima et Saïdia.
je voyage comme d'habitude en bus et train depuis Marrakech, en passant par Fès, j'aime ces deux villes, j'y retourne avec plaisir.
le fait d'être en transports en commun, et de ne pas louer de voiture, va s'avérer plus pénalisant que dans d'autres régions du Maroc. En particulier pour visiter les monts Beni Snassem, je n'ai pas trouvé de transports faciles ..... il faudra sans doute revenir, autrement 😉
FIGUIG : le trajet Oujda - Figuig
je pars d'OUJDA avec les bus de la CTM, on peut trouver des compagnies de bus moins chères, mais moins confortables. 110 dh annoncé sur le site de la CTM, 130 dh noté sur mon petit carnet de comptes ... il faut partir tôt : 5h30 .... heureusement un petit café est deja ouvert, si tôt le matin, à coté de la station de bus (un petit bureau et la rue, la station) le temps d'un petit déjeuner .... ouf car l'hotel ; rien à cette heure et les cafés du coin pareil 😉
la route est en excellent état, le bus trace dans le désert. c'est beau, c'est impressionnant. On croise des campements de nomades, des bergers ... elle descend vers le sud en longeant (largement, nous ne la verrons jamais) la frontière algérienne.
les photos sont prises du bus, pas terribles 😕



de la "désertitude"



il faut aimer les déserts : ma prédilection va à ces déserts de pierrailles, les regs, interrompus par des espaces à herbes à moutons ou à dromadaires. Je les préfère aux déserts de sable; j'aime l'alliance du minéral et de la végétation, même sous leurs formes les plus rustiques. ça tombe bien le voyage ne sera pas monotone 🙂
après un arrêt à BENI MATHAR, le temps d' un coca

le bus repart vers FIGUIG, toujours à travers désert et massif montagneux, curieusement clos par endroits



6 heures de route plus tard, après un arrêt à Bouarfa, nous arrivons .... (à suivre... l'oasis)
vérification prix du Oujda-Figuig de la CTM : c'est bien 130 dh

je pars dans la province de l'Oriental : peu fréquentée par les touristes. De fait, je n'en rencontrerais aucun, à part une jolie rencontre de deux jours avec un forumeur qui me fera découvrir la côte méditerranéenne entre Al Hocèima et Saïdia.
je voyage comme d'habitude en bus et train depuis Marrakech, en passant par Fès, j'aime ces deux villes, j'y retourne avec plaisir.
le fait d'être en transports en commun, et de ne pas louer de voiture, va s'avérer plus pénalisant que dans d'autres régions du Maroc. En particulier pour visiter les monts Beni Snassem, je n'ai pas trouvé de transports faciles ..... il faudra sans doute revenir, autrement 😉
FIGUIG : le trajet Oujda - Figuig
je pars d'OUJDA avec les bus de la CTM, on peut trouver des compagnies de bus moins chères, mais moins confortables. 110 dh annoncé sur le site de la CTM, 130 dh noté sur mon petit carnet de comptes ... il faut partir tôt : 5h30 .... heureusement un petit café est deja ouvert, si tôt le matin, à coté de la station de bus (un petit bureau et la rue, la station) le temps d'un petit déjeuner .... ouf car l'hotel ; rien à cette heure et les cafés du coin pareil 😉
la route est en excellent état, le bus trace dans le désert. c'est beau, c'est impressionnant. On croise des campements de nomades, des bergers ... elle descend vers le sud en longeant (largement, nous ne la verrons jamais) la frontière algérienne.
les photos sont prises du bus, pas terribles 😕



de la "désertitude"



il faut aimer les déserts : ma prédilection va à ces déserts de pierrailles, les regs, interrompus par des espaces à herbes à moutons ou à dromadaires. Je les préfère aux déserts de sable; j'aime l'alliance du minéral et de la végétation, même sous leurs formes les plus rustiques. ça tombe bien le voyage ne sera pas monotone 🙂
après un arrêt à BENI MATHAR, le temps d' un coca

le bus repart vers FIGUIG, toujours à travers désert et massif montagneux, curieusement clos par endroits



6 heures de route plus tard, après un arrêt à Bouarfa, nous arrivons .... (à suivre... l'oasis)
vérification prix du Oujda-Figuig de la CTM : c'est bien 130 dh

Panorama sur 3 villes touristiques majeures d'Iran English translation pending
1-Esfahan (mai 2016)
Esfahan est une ville réellement magique. Ce sera probablement le must de votre voyage. Le centre névralgique qu'est la "Place Immam Khomeini" et que beaucoup continuent à appeler "Nagshs-e-Jahan" a un effet quasi magnétique. Très animée le soir, c'est un rendez-vous prisé de la population qui vient s'y détendre.
La contrepartie de la beauté de cette ville, c'est qu'il y a beaucoup de touristes et que les prix s'en ressentent forcément. De surcroît il y a un réel déficit d'hôtels ce qui, là encore, provoque de l'inflation. Cependant de nouveaux hôtels commencent à s'ouvrir et à offrir des chambres avec un standard correct de qualité pour des prix avoisinant les 60 euros la nuitée. On peut quand même affirmer que l'hébergement est cher, voire même parfois trop cher, à Esfahan. Un simple lit dans un dortoir près de la Place Immam Khomeini vous coûtera jusqu'à 15 euros. Pas vraiment des prix " routards". Si vous restez dans ce secteur central ce sera également difficile de trouver un endroit sympa pour vous restaurer à un prix convenable. Cependant dans la rue Hafez vous trouverez de quoi manger des pizzas ( goût médiocre) , des hamburgers avec des frites, du poulet ou de la salade.
Il y a bien sûr d'autres restaurants près de la place, sous les voûtes du bazar, plutôt chics, mais d'un rapport qualité-prix exécrable. Je pense notamment au " Bastani" Situé à gauche de la Mosquée, toujours fréquenté par les groupes, qui offre un cadre superbe mais une nourriture médiocre vu le prix demandé. De surcroît , les serveurs poussent à la consommation et il y à un surplus de service de 15% pas vraiment justifié lui non plus.! Cependant il ne faudrait pas ignorer le " SHERAZADE " qui est à deux pas du pont SI O SE. Une "institution" à Esfahan autant pour l'ambiance que le cadre. Bon.. on pousse aussi un peu à la consommation mais c'est plus doux. L'endroit est grand ( trop grand..?) et fréquenté par les Iraniens.
Les amateurs de pipe à eau ne rateront surtout pas un endroit typique à Esfahan, ( et devenu rare en Iran) dans une petite rue en retrait près du bazar. Le " Azadegan tea house", aujourd'hui appelé le " CHAH HAJ MIRZA " . Pour 200000 rials vous aurez un pot de thé, du sucre local, des petites douceurs au miel et une chicha au parfum que vous aurez choisi. Du plus fort au plus doux. Si vous débutez , je me permets de vous conseiller l'association orange - menthe bien plus douce que les autres. Mustafa se fera un plaisir de vous la préparer. Un peu cher mais un endroit privilégié pour faire des rencontres sympas le soir. J'adore.!! Ca ferme à 23 heures.
A Esfahan, vous aurez beaucoup de plaisir à flâner et à vous asseoir dans les parcs ombragés. De nombreux Iraniens viendront vous souhaiter la bienvenue dans leur ville ce qui constituera souvent l'excuse d'une conversation. D'une rare gentillesse, ils prendront le temps d'échanger et de vous demander ce que vous pensez de leur pays. Ce sera une question récurrente lors de tout votre voyage. Les Iraniens ont tendance à idéaliser la France et aiment à éprouver leur connaissance de l'anglais.
En résumé, Esfahan mérite une longue halte car elle va vous charmer. Trois jours pleins vous suffiront à peine pour survoler l'ensemble de ce qu'il faut voir dans cette superbe ville.
Pour les infos pratiques... il y a 4 gares routières à Esfahan.
La principale et la plus connue est KAVEH. C'est là que vous descendrez en arrivant de Teheran. Et c'est aussi de là que vous pourrez également partir pour presque toutes les destinations choisies. Le centre ville est à 3 ou 4 Kms et vous pouvez l'atteindre en bus urbains moyennant moins d'un euro. Les taxis sont nombreux à attendre les passagers des bus. Les prix sont à négocier car comme souvent, ils sont majorés quand vous êtes touriste. Venant de cette gare, le juste prix pour une course pour le square Immam Khomeini se situe en 2016 entre 100 et 150000 rials. On vous demandera 200000 ou plus. Possibilité de faire l'essentiel du trajet en bus urbain pour une somme très modique, ( 1000 Tomans par personne) . C'est plutôt simple car l'arrêt de bus est devant la gare routière. Cela dit, compte tenu du prix , à compter de 3 personnes , mieux vaut le taxi. Sauf si vous êtes comme moi à aimer partager le quotidien des gens du pays visité. Pour vous rendre à YAZD la gare routière à privilégier est JEY mais à partir de Kaveh ça fonctionne aussi. Départs toutes les heures de 7 heures du matin jusqu'à 10 heures Ensuite ce sera toutes les deux heures. Le prix est de 130000 rials par personnes en bus VIP pour un peu plus de 300 Kms. Ce qui fait 3,5 euros pour le trajet et ce qui place l'Iran en tête de tous les pays pour le rapport qualité- prix au kilomètre effectué !! Ceux qui pensaient louer une voiture avec chauffeur feraient bien d'y réfléchir. Se déplacer en Iran n'est ni compliqué ni onéreux. Pour Shiraz, il faudra repartir de Kaveh.
les hôtels.
-4 ou 5 hôtels dans un rayon proche de la place Khomeini. Le mieux placé est le "FIROUZEE"qui vient juste d'ouvrir ses portes en avril 2016. Environ 60/ 70 dollars pour une double, petit déjeuner compris et Wifi..Vous êtes vraiment à deux pas de la Place Khomeini. Impossible d'être plus près.!! Malheureusement, la plupart des chambres sont aveugles et certaines sont si exiguës que vous aurez de la peine à y poser 2 valises. Prix négociables.
Le "Setareh" Ex Sadaf Hotel. Dans la rue Hafez, perpendiculaire au square, à environ 400 mètres de la place. Prix similaires au Firouzee. Toujours plein car travaille beaucoup avec les groupes. Bien placé également, mais vieillissant. Dans la rue du Firoozee , l'hôtel "Mehr" est à éviter absolument . Chambres désuètes et propreté douteuse pour un prix trop élevé. Attendons qu'il se rénove... Un peu plus excentré, l'hôtel "Safavi " est une solution de repli interessante, mais les chambres sont là aussi plutôt exiguës et l'hôtel est parfois bruyant. Prix similaires aux précédents. Toujours à négocier bien entendu car sachez que les Iraniens payent beaucoup moins cher les mêmes chambres que les vôtres.
Si vous en avez les moyens, offrez vous l'Hotel Abassi. Un 4 ou 5 étoiles très central. Pas donné bien sûr car 150 à 200 euros la double. Les chambres qui donnent sur la cour intérieure sont d'un grand raffinement. Au cas ou... l'Agence Iran Air se trouve quasiment en face. Si vous souhaitez des prix plus avantageux, fuyez le centre et la place Khomeini. Mais ne vous attendez jamais à trouver le luxe, à moins d'un coup de chance, pour 40 ou 50 dollars..!
2-Shiraz
Vous êtes à 900 kilomètres de Teheran et si vous venez de Yadz, Il vous faudra environ 5 bonnes heures de bus pour atteindre Shiraz . La route traverse le désert et ne devient vraiment jolie qu'une centaine de kilomètres avant d'atteindre Shiraz.
La gare routière n'est pas trop éloignée du centre ville et il faut compter entre 7 et 10000 Tomans maximum pour s'y rendre. Comme ailleurs, les chauffeurs de taxis sont légion à offrir leur service, et comme ailleurs, les prix énoncés seront majorés. Il suffit de sortir de la gare routière pour obtenir des prix plus conformes aux coûts habituellement pratiqués. C'est extrêmement simple compte tenu du nombre très important de taxis, mais prenez toujours soin de négocier le prix de la course avant de monter dans la voiture. En général pas de problème et tout se passe souvent dans la bonne humeur.
La rue des hôtels est la RODAKI. Tous les chauffeurs de taxis connaissent cette rue. C'est une rue plutôt calme et assez proche du bazar Vakil, vraiment centrale. Vous y trouverez 5 ou 6 hôtels à tous les prix. Mais comme trop souvent, certains hôtels totalement désuets pratiquent des prix surévalués pour le service offert. Difficile, en pleine saison touristique, de trouver une chambre pour deux personnes à moins de 40 ou 50 dollars. Si la gentillesse est toujours présente, le service n'y est pas. Cependant de nouveaux hôtels sont en construction et d'autres , plus modestes s'ouvrent. La qualité de ces nouvelles prestations, même en légère augmentation, ne justifie cependant toujours pas les prix pratiqués. A chaque fois que je m'en autorisais la remarque, on me rétorquais que c'est le gouvernement qui impose les prix. Mais à chaque fois on m'a accordé une remise, parfois substantielle, ce qui laisse supposer des marges confortables.
Quant à vous donner l'adresse d'un petit restaurant sympa et pas trop cher... À part le Roodaki, restaurant ( Surtout pas celui de l'hôtel qui est vraiment à éviter ), fréquenté essentiellement par des Iraniens, juste à côté de de l'hôtel Toos , je n'en vois pas dans ce secteur. Essayez le Kebab Koubide, c'est un des meilleurs que j'ai mangé cette fois-çi. Les restaurants agréables où on se restaure correctement pour un prix honnête ne sont pas fréquents. Avec l'hôtellerie, c'est à mon sens l'autre point faible de l'Iran et ça fait plus d'une décennie que cela dure sans grande évolution. Sur la rue principale, pour les gourmands, une grande patisserie où l'on vend les gâteaux au poid pour un prix dérisoire. Il faut bien sûr mentionner le restaurant Vakil , autrefois situé à la place du musée du même nom , offre un très joli cadre mais pratique des prix " touristiques" et ferme le soir à partir de 20 heures. Contigu au bazar.
Shiraz vaut essentiellement par son bazar , quelques beaux jardins et Persépolis.
Visiter le bazar et la Mosquée Vakil ( payant) n'a rien de difficile. De même les mausolées de Hafez et Saadi sont aisément accessibles en bus urbains. Pour l'extérieur, trouvez un taxi qui parle un peu anglais pour la journée. Sauf pour Persépolis car les taxis majorent le prix systématiquement.
Se rendre à Persépolis est un peu plus difficile sans être toutefois compliqué. Le site est situé à 65 Kms de Shiraz. Et c'est un juteux bizness pour les locaux, qu'ils soient taxis, tour- opérateurs ou même particuliers. On vous demandera facilement 80 à 100 dollars pour vous y accompagner et vous y attendre pendant votre visite. Sachez que tous les chauffeurs de taxi jureront l'inverse , mais il est possible de se rendre à Persepolis par bus et donc pour un prix nettement inférieur. Près de la gare routière où vous êtes arrivés qui s'appelle " Karendish" , juste à la sortie, à 150 ou 200 mètres, il existe une autre gare routière pour mini-bus. Son nom est " Ali Abne Hamze". C'est là que vous devrez vous rendre pour prendre un bus pour " Marvdasht " . Le trajet, effectué dans d'antiques fourgons Mercédès, dure environ 45 minutes et coûte 25000 rials par personne. ( moins d'un euro) . Arrivés à l'entrée de la ville de Marvdasht, au terminus du trajet, vous prendrez un taxi pour le site de Persepolis qui se situe à peu près à 4 ou 5 Kms . Le prix normal de la course est 5000 Tomans. Bien sûr on vous demandera le double. A vous de négocier ce qui vous semblera être le juste prix. Idem pour le retour. En fin de journée, si vous avez effectué le trajet par vos propres moyens, vous réaliserez que cela vous a coûté 10 fois moins cher que toute autre solution. Le plaisir en plus d'avoir échangé et partagé avec le quotidien des Iraniens.
Le site de PERSEPOLIS.
C'est ce qui attire chaque année des milliers de visiteurs à Shiraz.
Et, comme beaucoup d'endroits où le flux touristique est important, il fallait s'attendre à des changements. Ils sont bien sûr dans les comportements... Les petites boutiques sont devenues extrêmement chères et j'ai assisté , pour la première fois en Iran , a de mesquines petites escroqueries sur les prix des boissons. Un prix annoncé pour un simple Coca était de 5000 Tomans alors que la personne précédente venait de payer ce même Coca moitié prix. Ce qui d'ailleurs reste encore cher car le prix moyen habituel est de 1500 tomans. C'est PERSEPOLIS ..! On pourrait donc accepter un surcoût dû au site par lui- même, mais ce genre d'arnaques directement orientées vers les touristes est déplorable. Cela dit, les changements ne sont pas que dans les comportements. Le site lui-même se détériore et rien n'est vraiment entrepris pour le restaurer. Les mesures prises par les autorités locales sont uniquement conservatoires. Elles ont consisté à restreindre fortement l'accès à l'intérieur du site lui-même et installer des planchers en bois afin de protéger les superbes escaliers de pierre. On ne les voit plus et cela gâche l'esthétique. De surcroît, en obligeant désormais le visiteur à suivre un chemin fortement balisé, l'endroit à perdu de son charme voire de son intérêt. Il n'est plus possible d'examiner les petits recoins et donc encore moins de les photographier.
Bien évidement ceux qui ne sont pas conscients de cette évolution trouveront encore une certaine majesté aux lieux et pourront rêver aux personnages célèbres qui ont animé PERSEPOLIS. Personnellement, après 5 ou 6 visites , je n'y retournerai plus. J'ai eu plus de déception que de plaisir cette fois-çi.
Le Bazar. Un des plus beaux d'Iran car parfaitement rénové. De belles couleurs, de fortes odeurs d'épices, des cours intérieures qui débouchent sur des petites merveilles architecturales. On peut s'y perdre plusieurs heures avec délice. Un autre , sans âme , se construit près de la Mosquée Jamé.
Le jardin de Hafez. Un passage obligé pour tous les touristes. On peut également s'y rendre facilement en bus du centre-ville. Mais le taxi n'est pas cher non plus. Un endroit calme, où plane l'âme du poète, quand il n'est pas envahi par les groupes. Un salon de thé-restaurant à l'intérieur du site. Le prix d'entrée est de 200000 rials comme pour beaucoup de sites en Iran. Les Iraniens ne payent que 30000 rials.
D'autres endroits à découvrir bien sûr... Mais deux ou trois jours semblent suffisants si vous ne faites pas d'excursions en dehors de la ville. Pour les autres sites vous reporter à votre guide préféré.
3-Yazd.
La gare routière de Yadz se situe à environ une dizaine de kilomètres du centre ville. Les chauffeurs de taxis vous diront qu'il y a exactement 12 Kms pour majorer un peu les prix. Ils vous demanderont 15000 tomans soient environ 4 euros pour effectuer la course. Le véritable prix est en fait aux environs de 10/12000 Tomans ce qui fait presque un euro de moins. Négligeable pour certains et 25% de plus que le juste prix pour d'autres. A chacun son analyse... Quoiqu'il en soit c'est bien plus pratique qu'en bus surtout si vous avez une lourde valise.
Il y a beaucoup d'hôtels traditionnels aux pieds de la Mosquée Jamé, près du fameux "Silk Road Hotel". Un bon endroit pour vous faire déposer par le taxi qui lui, voudra vous emmener dans les hôtels où il touche une commission. Insistez.
De nouveaux hôtels viennent d'ouvrir. Je citerai par exemple le "Fazeli Hotel " qui est un hôtel 3 étoiles avec une magnifique architecture intérieure et une belle salle de restaurant. Ou alors le "Jungle Hotel", plus modeste , non loin de là qui offre 7 chambres doubles à 35 dollars mais négociables à 10 de moins. Le patron est un petit monsieur d'une rare gentillesse et les chambres, à défaut d'être spacieuses , sont propres et bien entretenues. Cet hôtel vient , comme le Fazelli , juste d'ouvrir...Mais, en vous vous promenant dans toutes les petites ruelles, où vous vous perdrez immanquablement, vous trouverez beaucoup d'hôtels aux prix avoisinant les 40 dollars toujours négociables. Il y a bien souvent une marge de 10 dollars à marchander. Et ne vous arrêtez pas au premier sauf si vous pensez que c'est le bon, bien sûr.!!
Yadz est agréable mais la ville elle même ne nécessite pas beaucoup plus d'une journée ou deux. Vous pourrez flâner dans les ruelles bordées de murs en torchis et nouvellement pavées et vous arrêter dans des endroits transformés en restaurant ou maisons de thé.
Le bazar en lui même n'est pas très étendu et il vous semblera probablement moins intéressant que celui de Shiraz ou d'Esfahan. Beaucoup de bijouteries et peu d'artisanat. Mais il faut bien une journée supplémentaire pour visiter toutes les autres places touristiques bien explicitées dans tous les guides, sans oublier les moulins à henné que je ne saurais que trop conseiller de visiter en milieu de journée. Pour les photographes, vers midi, la lumière y est sublime.
En résumé, deux ou trois jours pleins me semblent suffisants si vous voulez voir l'essentiel. À partir de la gare routière, de nombreux bus pour Shiraz ou Esfahan.
La Compagnie SAFAR dessert Shiraz quotidiennement avec un bus partant à 8h30 , 10h30 , 12h30 etc..et un bus de nuit vers 22 heures ou 23 heures.. Le prix varie de 30 à 35000 Tomans. Il faut compter 5 bonnes heures de trajet sur une route en bon état qui ne devient intéressante qu'environ 100kms avant Shiraz.
Quelques cartes de visite ..
Pour Teheran..Nomadic Carpet.. Deuxième étage. En plein centre du Bazaar presque face à la caserne des pompiers. Medhi est mon ami et vous pouvez y aller en toute confiance. A Esfahan.. Flying Carpet.. A gauche de la Mosquee. Ils parlent Français. Discuter les prix bien évidemment. Idem pour Jafar, à Esfahan, le miniaturiste qui possède une échoppe magnifiquement bien située non loin du Palais Ali Qapu. Honnête homme et sympathique. Moins cher que beaucoup d'autres qui se vantent d'une certaine "réputation" mais qui alimentent les guides en généreuses commissions...
Et surtout n'oubliez pas d'aller voir mon copain Morjabat , dans la petite rue à côté de l'Hôtel MEHR, perpendiculaire à la place Khomeini. Allez -y de ma part. ( Philippe), C'est aussi un miniaturiste qui pourra vous faire des petites boîtes en os de chameau, personnalisées à votre nom.. Cadeau sympa.


Esfahan est une ville réellement magique. Ce sera probablement le must de votre voyage. Le centre névralgique qu'est la "Place Immam Khomeini" et que beaucoup continuent à appeler "Nagshs-e-Jahan" a un effet quasi magnétique. Très animée le soir, c'est un rendez-vous prisé de la population qui vient s'y détendre.
La contrepartie de la beauté de cette ville, c'est qu'il y a beaucoup de touristes et que les prix s'en ressentent forcément. De surcroît il y a un réel déficit d'hôtels ce qui, là encore, provoque de l'inflation. Cependant de nouveaux hôtels commencent à s'ouvrir et à offrir des chambres avec un standard correct de qualité pour des prix avoisinant les 60 euros la nuitée. On peut quand même affirmer que l'hébergement est cher, voire même parfois trop cher, à Esfahan. Un simple lit dans un dortoir près de la Place Immam Khomeini vous coûtera jusqu'à 15 euros. Pas vraiment des prix " routards". Si vous restez dans ce secteur central ce sera également difficile de trouver un endroit sympa pour vous restaurer à un prix convenable. Cependant dans la rue Hafez vous trouverez de quoi manger des pizzas ( goût médiocre) , des hamburgers avec des frites, du poulet ou de la salade.
Il y a bien sûr d'autres restaurants près de la place, sous les voûtes du bazar, plutôt chics, mais d'un rapport qualité-prix exécrable. Je pense notamment au " Bastani" Situé à gauche de la Mosquée, toujours fréquenté par les groupes, qui offre un cadre superbe mais une nourriture médiocre vu le prix demandé. De surcroît , les serveurs poussent à la consommation et il y à un surplus de service de 15% pas vraiment justifié lui non plus.! Cependant il ne faudrait pas ignorer le " SHERAZADE " qui est à deux pas du pont SI O SE. Une "institution" à Esfahan autant pour l'ambiance que le cadre. Bon.. on pousse aussi un peu à la consommation mais c'est plus doux. L'endroit est grand ( trop grand..?) et fréquenté par les Iraniens.
Les amateurs de pipe à eau ne rateront surtout pas un endroit typique à Esfahan, ( et devenu rare en Iran) dans une petite rue en retrait près du bazar. Le " Azadegan tea house", aujourd'hui appelé le " CHAH HAJ MIRZA " . Pour 200000 rials vous aurez un pot de thé, du sucre local, des petites douceurs au miel et une chicha au parfum que vous aurez choisi. Du plus fort au plus doux. Si vous débutez , je me permets de vous conseiller l'association orange - menthe bien plus douce que les autres. Mustafa se fera un plaisir de vous la préparer. Un peu cher mais un endroit privilégié pour faire des rencontres sympas le soir. J'adore.!! Ca ferme à 23 heures.
A Esfahan, vous aurez beaucoup de plaisir à flâner et à vous asseoir dans les parcs ombragés. De nombreux Iraniens viendront vous souhaiter la bienvenue dans leur ville ce qui constituera souvent l'excuse d'une conversation. D'une rare gentillesse, ils prendront le temps d'échanger et de vous demander ce que vous pensez de leur pays. Ce sera une question récurrente lors de tout votre voyage. Les Iraniens ont tendance à idéaliser la France et aiment à éprouver leur connaissance de l'anglais.
En résumé, Esfahan mérite une longue halte car elle va vous charmer. Trois jours pleins vous suffiront à peine pour survoler l'ensemble de ce qu'il faut voir dans cette superbe ville.
Pour les infos pratiques... il y a 4 gares routières à Esfahan.
La principale et la plus connue est KAVEH. C'est là que vous descendrez en arrivant de Teheran. Et c'est aussi de là que vous pourrez également partir pour presque toutes les destinations choisies. Le centre ville est à 3 ou 4 Kms et vous pouvez l'atteindre en bus urbains moyennant moins d'un euro. Les taxis sont nombreux à attendre les passagers des bus. Les prix sont à négocier car comme souvent, ils sont majorés quand vous êtes touriste. Venant de cette gare, le juste prix pour une course pour le square Immam Khomeini se situe en 2016 entre 100 et 150000 rials. On vous demandera 200000 ou plus. Possibilité de faire l'essentiel du trajet en bus urbain pour une somme très modique, ( 1000 Tomans par personne) . C'est plutôt simple car l'arrêt de bus est devant la gare routière. Cela dit, compte tenu du prix , à compter de 3 personnes , mieux vaut le taxi. Sauf si vous êtes comme moi à aimer partager le quotidien des gens du pays visité. Pour vous rendre à YAZD la gare routière à privilégier est JEY mais à partir de Kaveh ça fonctionne aussi. Départs toutes les heures de 7 heures du matin jusqu'à 10 heures Ensuite ce sera toutes les deux heures. Le prix est de 130000 rials par personnes en bus VIP pour un peu plus de 300 Kms. Ce qui fait 3,5 euros pour le trajet et ce qui place l'Iran en tête de tous les pays pour le rapport qualité- prix au kilomètre effectué !! Ceux qui pensaient louer une voiture avec chauffeur feraient bien d'y réfléchir. Se déplacer en Iran n'est ni compliqué ni onéreux. Pour Shiraz, il faudra repartir de Kaveh.
les hôtels.
-4 ou 5 hôtels dans un rayon proche de la place Khomeini. Le mieux placé est le "FIROUZEE"qui vient juste d'ouvrir ses portes en avril 2016. Environ 60/ 70 dollars pour une double, petit déjeuner compris et Wifi..Vous êtes vraiment à deux pas de la Place Khomeini. Impossible d'être plus près.!! Malheureusement, la plupart des chambres sont aveugles et certaines sont si exiguës que vous aurez de la peine à y poser 2 valises. Prix négociables.
Le "Setareh" Ex Sadaf Hotel. Dans la rue Hafez, perpendiculaire au square, à environ 400 mètres de la place. Prix similaires au Firouzee. Toujours plein car travaille beaucoup avec les groupes. Bien placé également, mais vieillissant. Dans la rue du Firoozee , l'hôtel "Mehr" est à éviter absolument . Chambres désuètes et propreté douteuse pour un prix trop élevé. Attendons qu'il se rénove... Un peu plus excentré, l'hôtel "Safavi " est une solution de repli interessante, mais les chambres sont là aussi plutôt exiguës et l'hôtel est parfois bruyant. Prix similaires aux précédents. Toujours à négocier bien entendu car sachez que les Iraniens payent beaucoup moins cher les mêmes chambres que les vôtres.
Si vous en avez les moyens, offrez vous l'Hotel Abassi. Un 4 ou 5 étoiles très central. Pas donné bien sûr car 150 à 200 euros la double. Les chambres qui donnent sur la cour intérieure sont d'un grand raffinement. Au cas ou... l'Agence Iran Air se trouve quasiment en face. Si vous souhaitez des prix plus avantageux, fuyez le centre et la place Khomeini. Mais ne vous attendez jamais à trouver le luxe, à moins d'un coup de chance, pour 40 ou 50 dollars..!
2-Shiraz
Vous êtes à 900 kilomètres de Teheran et si vous venez de Yadz, Il vous faudra environ 5 bonnes heures de bus pour atteindre Shiraz . La route traverse le désert et ne devient vraiment jolie qu'une centaine de kilomètres avant d'atteindre Shiraz.
La gare routière n'est pas trop éloignée du centre ville et il faut compter entre 7 et 10000 Tomans maximum pour s'y rendre. Comme ailleurs, les chauffeurs de taxis sont légion à offrir leur service, et comme ailleurs, les prix énoncés seront majorés. Il suffit de sortir de la gare routière pour obtenir des prix plus conformes aux coûts habituellement pratiqués. C'est extrêmement simple compte tenu du nombre très important de taxis, mais prenez toujours soin de négocier le prix de la course avant de monter dans la voiture. En général pas de problème et tout se passe souvent dans la bonne humeur.
La rue des hôtels est la RODAKI. Tous les chauffeurs de taxis connaissent cette rue. C'est une rue plutôt calme et assez proche du bazar Vakil, vraiment centrale. Vous y trouverez 5 ou 6 hôtels à tous les prix. Mais comme trop souvent, certains hôtels totalement désuets pratiquent des prix surévalués pour le service offert. Difficile, en pleine saison touristique, de trouver une chambre pour deux personnes à moins de 40 ou 50 dollars. Si la gentillesse est toujours présente, le service n'y est pas. Cependant de nouveaux hôtels sont en construction et d'autres , plus modestes s'ouvrent. La qualité de ces nouvelles prestations, même en légère augmentation, ne justifie cependant toujours pas les prix pratiqués. A chaque fois que je m'en autorisais la remarque, on me rétorquais que c'est le gouvernement qui impose les prix. Mais à chaque fois on m'a accordé une remise, parfois substantielle, ce qui laisse supposer des marges confortables.
Quant à vous donner l'adresse d'un petit restaurant sympa et pas trop cher... À part le Roodaki, restaurant ( Surtout pas celui de l'hôtel qui est vraiment à éviter ), fréquenté essentiellement par des Iraniens, juste à côté de de l'hôtel Toos , je n'en vois pas dans ce secteur. Essayez le Kebab Koubide, c'est un des meilleurs que j'ai mangé cette fois-çi. Les restaurants agréables où on se restaure correctement pour un prix honnête ne sont pas fréquents. Avec l'hôtellerie, c'est à mon sens l'autre point faible de l'Iran et ça fait plus d'une décennie que cela dure sans grande évolution. Sur la rue principale, pour les gourmands, une grande patisserie où l'on vend les gâteaux au poid pour un prix dérisoire. Il faut bien sûr mentionner le restaurant Vakil , autrefois situé à la place du musée du même nom , offre un très joli cadre mais pratique des prix " touristiques" et ferme le soir à partir de 20 heures. Contigu au bazar.
Shiraz vaut essentiellement par son bazar , quelques beaux jardins et Persépolis.
Visiter le bazar et la Mosquée Vakil ( payant) n'a rien de difficile. De même les mausolées de Hafez et Saadi sont aisément accessibles en bus urbains. Pour l'extérieur, trouvez un taxi qui parle un peu anglais pour la journée. Sauf pour Persépolis car les taxis majorent le prix systématiquement.
Se rendre à Persépolis est un peu plus difficile sans être toutefois compliqué. Le site est situé à 65 Kms de Shiraz. Et c'est un juteux bizness pour les locaux, qu'ils soient taxis, tour- opérateurs ou même particuliers. On vous demandera facilement 80 à 100 dollars pour vous y accompagner et vous y attendre pendant votre visite. Sachez que tous les chauffeurs de taxi jureront l'inverse , mais il est possible de se rendre à Persepolis par bus et donc pour un prix nettement inférieur. Près de la gare routière où vous êtes arrivés qui s'appelle " Karendish" , juste à la sortie, à 150 ou 200 mètres, il existe une autre gare routière pour mini-bus. Son nom est " Ali Abne Hamze". C'est là que vous devrez vous rendre pour prendre un bus pour " Marvdasht " . Le trajet, effectué dans d'antiques fourgons Mercédès, dure environ 45 minutes et coûte 25000 rials par personne. ( moins d'un euro) . Arrivés à l'entrée de la ville de Marvdasht, au terminus du trajet, vous prendrez un taxi pour le site de Persepolis qui se situe à peu près à 4 ou 5 Kms . Le prix normal de la course est 5000 Tomans. Bien sûr on vous demandera le double. A vous de négocier ce qui vous semblera être le juste prix. Idem pour le retour. En fin de journée, si vous avez effectué le trajet par vos propres moyens, vous réaliserez que cela vous a coûté 10 fois moins cher que toute autre solution. Le plaisir en plus d'avoir échangé et partagé avec le quotidien des Iraniens.
Le site de PERSEPOLIS.
C'est ce qui attire chaque année des milliers de visiteurs à Shiraz.
Et, comme beaucoup d'endroits où le flux touristique est important, il fallait s'attendre à des changements. Ils sont bien sûr dans les comportements... Les petites boutiques sont devenues extrêmement chères et j'ai assisté , pour la première fois en Iran , a de mesquines petites escroqueries sur les prix des boissons. Un prix annoncé pour un simple Coca était de 5000 Tomans alors que la personne précédente venait de payer ce même Coca moitié prix. Ce qui d'ailleurs reste encore cher car le prix moyen habituel est de 1500 tomans. C'est PERSEPOLIS ..! On pourrait donc accepter un surcoût dû au site par lui- même, mais ce genre d'arnaques directement orientées vers les touristes est déplorable. Cela dit, les changements ne sont pas que dans les comportements. Le site lui-même se détériore et rien n'est vraiment entrepris pour le restaurer. Les mesures prises par les autorités locales sont uniquement conservatoires. Elles ont consisté à restreindre fortement l'accès à l'intérieur du site lui-même et installer des planchers en bois afin de protéger les superbes escaliers de pierre. On ne les voit plus et cela gâche l'esthétique. De surcroît, en obligeant désormais le visiteur à suivre un chemin fortement balisé, l'endroit à perdu de son charme voire de son intérêt. Il n'est plus possible d'examiner les petits recoins et donc encore moins de les photographier.
Bien évidement ceux qui ne sont pas conscients de cette évolution trouveront encore une certaine majesté aux lieux et pourront rêver aux personnages célèbres qui ont animé PERSEPOLIS. Personnellement, après 5 ou 6 visites , je n'y retournerai plus. J'ai eu plus de déception que de plaisir cette fois-çi.
Le Bazar. Un des plus beaux d'Iran car parfaitement rénové. De belles couleurs, de fortes odeurs d'épices, des cours intérieures qui débouchent sur des petites merveilles architecturales. On peut s'y perdre plusieurs heures avec délice. Un autre , sans âme , se construit près de la Mosquée Jamé.
Le jardin de Hafez. Un passage obligé pour tous les touristes. On peut également s'y rendre facilement en bus du centre-ville. Mais le taxi n'est pas cher non plus. Un endroit calme, où plane l'âme du poète, quand il n'est pas envahi par les groupes. Un salon de thé-restaurant à l'intérieur du site. Le prix d'entrée est de 200000 rials comme pour beaucoup de sites en Iran. Les Iraniens ne payent que 30000 rials.
D'autres endroits à découvrir bien sûr... Mais deux ou trois jours semblent suffisants si vous ne faites pas d'excursions en dehors de la ville. Pour les autres sites vous reporter à votre guide préféré.
3-Yazd.
La gare routière de Yadz se situe à environ une dizaine de kilomètres du centre ville. Les chauffeurs de taxis vous diront qu'il y a exactement 12 Kms pour majorer un peu les prix. Ils vous demanderont 15000 tomans soient environ 4 euros pour effectuer la course. Le véritable prix est en fait aux environs de 10/12000 Tomans ce qui fait presque un euro de moins. Négligeable pour certains et 25% de plus que le juste prix pour d'autres. A chacun son analyse... Quoiqu'il en soit c'est bien plus pratique qu'en bus surtout si vous avez une lourde valise.
Il y a beaucoup d'hôtels traditionnels aux pieds de la Mosquée Jamé, près du fameux "Silk Road Hotel". Un bon endroit pour vous faire déposer par le taxi qui lui, voudra vous emmener dans les hôtels où il touche une commission. Insistez.
De nouveaux hôtels viennent d'ouvrir. Je citerai par exemple le "Fazeli Hotel " qui est un hôtel 3 étoiles avec une magnifique architecture intérieure et une belle salle de restaurant. Ou alors le "Jungle Hotel", plus modeste , non loin de là qui offre 7 chambres doubles à 35 dollars mais négociables à 10 de moins. Le patron est un petit monsieur d'une rare gentillesse et les chambres, à défaut d'être spacieuses , sont propres et bien entretenues. Cet hôtel vient , comme le Fazelli , juste d'ouvrir...Mais, en vous vous promenant dans toutes les petites ruelles, où vous vous perdrez immanquablement, vous trouverez beaucoup d'hôtels aux prix avoisinant les 40 dollars toujours négociables. Il y a bien souvent une marge de 10 dollars à marchander. Et ne vous arrêtez pas au premier sauf si vous pensez que c'est le bon, bien sûr.!!
Yadz est agréable mais la ville elle même ne nécessite pas beaucoup plus d'une journée ou deux. Vous pourrez flâner dans les ruelles bordées de murs en torchis et nouvellement pavées et vous arrêter dans des endroits transformés en restaurant ou maisons de thé.
Le bazar en lui même n'est pas très étendu et il vous semblera probablement moins intéressant que celui de Shiraz ou d'Esfahan. Beaucoup de bijouteries et peu d'artisanat. Mais il faut bien une journée supplémentaire pour visiter toutes les autres places touristiques bien explicitées dans tous les guides, sans oublier les moulins à henné que je ne saurais que trop conseiller de visiter en milieu de journée. Pour les photographes, vers midi, la lumière y est sublime.
En résumé, deux ou trois jours pleins me semblent suffisants si vous voulez voir l'essentiel. À partir de la gare routière, de nombreux bus pour Shiraz ou Esfahan.
La Compagnie SAFAR dessert Shiraz quotidiennement avec un bus partant à 8h30 , 10h30 , 12h30 etc..et un bus de nuit vers 22 heures ou 23 heures.. Le prix varie de 30 à 35000 Tomans. Il faut compter 5 bonnes heures de trajet sur une route en bon état qui ne devient intéressante qu'environ 100kms avant Shiraz.
Quelques cartes de visite ..
Pour Teheran..Nomadic Carpet.. Deuxième étage. En plein centre du Bazaar presque face à la caserne des pompiers. Medhi est mon ami et vous pouvez y aller en toute confiance. A Esfahan.. Flying Carpet.. A gauche de la Mosquee. Ils parlent Français. Discuter les prix bien évidemment. Idem pour Jafar, à Esfahan, le miniaturiste qui possède une échoppe magnifiquement bien située non loin du Palais Ali Qapu. Honnête homme et sympathique. Moins cher que beaucoup d'autres qui se vantent d'une certaine "réputation" mais qui alimentent les guides en généreuses commissions...
Et surtout n'oubliez pas d'aller voir mon copain Morjabat , dans la petite rue à côté de l'Hôtel MEHR, perpendiculaire à la place Khomeini. Allez -y de ma part. ( Philippe), C'est aussi un miniaturiste qui pourra vous faire des petites boîtes en os de chameau, personnalisées à votre nom.. Cadeau sympa.


Balade de trois semaines dans le Sud marocain en compagnie de la pluie du vent, et...ouf... le soleil English translation pending
bonjour à tous ,
Jour1, jour2, jour3 ...auberge retenue, trajet fixé , ce n'est pas pour moi en général .
J'avais bien essayé de me fixer des objectifs , en premier la vallée du Zat , une balade autour de Telouet, et la vallée du M'Goun pour essayer de voir les gorges ; Dès le premier jour , maraboutage du programme , j'arrive à Aït Ourir , le Tichka est fermé , le Zat est dans tous ses états . Impressionnant .

Le lendemain , toujours fermé , qu'importe je décide de repartir sur MK pour passer par le Tizi n'Test , que nenni , des clients de l'hôtel me montrent des photos de la route , elle est aussi fermée . J'attendrais donc, en soirée le Tichka rouvre , mais il est tros tard, j'essaie tout de même la vallée du Zat , ça passe mais pas question d'aller aux sources .... Je me contenterais de cet aller retour . Le soleil fait une timide apparition .

En revenant un beau paysage , un soleil timide , mais un vent costaud .



Le soir, en consultant VF un cycliste m'apprendra que le maraboutage continue , adieu Telouet la route n'est pas praticable pour le moment . Merci pour ses conseils qui m'ont été bien utiles et à Cambrousse qui a suivi mes premiers pas du fond de son lit de rééducation, en m'encourageant 😉 A plus tard pour la suite .
Jour1, jour2, jour3 ...auberge retenue, trajet fixé , ce n'est pas pour moi en général .

J'avais bien essayé de me fixer des objectifs , en premier la vallée du Zat , une balade autour de Telouet, et la vallée du M'Goun pour essayer de voir les gorges ; Dès le premier jour , maraboutage du programme , j'arrive à Aït Ourir , le Tichka est fermé , le Zat est dans tous ses états . Impressionnant .

Le lendemain , toujours fermé , qu'importe je décide de repartir sur MK pour passer par le Tizi n'Test , que nenni , des clients de l'hôtel me montrent des photos de la route , elle est aussi fermée . J'attendrais donc, en soirée le Tichka rouvre , mais il est tros tard, j'essaie tout de même la vallée du Zat , ça passe mais pas question d'aller aux sources .... Je me contenterais de cet aller retour . Le soleil fait une timide apparition .

En revenant un beau paysage , un soleil timide , mais un vent costaud .



Le soir, en consultant VF un cycliste m'apprendra que le maraboutage continue , adieu Telouet la route n'est pas praticable pour le moment . Merci pour ses conseils qui m'ont été bien utiles et à Cambrousse qui a suivi mes premiers pas du fond de son lit de rééducation, en m'encourageant 😉 A plus tard pour la suite .
Plages de Zanzibar English translation pending
Bonjour,
Est-il possible de profiter de la plage d'un hôtel où on ne réside pas pour une journée et éventuellement d'y manger à midi ?
Si l'on déambule en voiture sur l'île peut-on trouver des plages superbes où se reposer, je veux dire des plages qui ne sont pas des plages d'hôtel ? Existe-t-il encore des plages libres d'accès (sans que ce ne soient les plus moches... si l'on peut dire)🙂
Cordialement,
Est-il possible de profiter de la plage d'un hôtel où on ne réside pas pour une journée et éventuellement d'y manger à midi ?
Si l'on déambule en voiture sur l'île peut-on trouver des plages superbes où se reposer, je veux dire des plages qui ne sont pas des plages d'hôtel ? Existe-t-il encore des plages libres d'accès (sans que ce ne soient les plus moches... si l'on peut dire)🙂
Cordialement,
Iran: itinéraire, guide et transport English translation pending
Bonjour,
Je souhaiterais visiter l'Iran au mois de septembre-octobre selon un itinéraire de ce type : - Téhéran (2 ou 3 nuits) - Kashan (2 ou 3 nuits) - Ispahan (3 nuits) - Yazd (3 nuits) - avec le désert - Kerman (3 nuits) - avec Persépolis - Shiraz (3 nuits)
et je me pose quelques questions.
Je souhaite partir en individuel afin d'avoir plus de liberté que dans un circuit organisé par une agence de voyage. Cependant, je pense que la richesse culturelle de l'Iran nécessite parfois l'accompagnement d'un guide local, le guide papier ayant ses limites.
- Est-il est facile de trouver un guide dans chaque ville ou site visités, à la journée ou demie-journée ou pour un site précis par exemple ? - Comment-vous organisez-vous pour cela ? - Quel budget cela représente-t-il ?
- Plusieurs lieux intéressants à visiter (que je n'ai pas détaillés car pas encore tous précisément identifiés) sont situés en dehors des grandes villes de mon itinéraire, plutôt sur la route, entre deux, ou à proximité. - Etant donné que les lignes de bus permettent d'effectuer les liaisons entre les grandes villes, comment faites-vous pour passer par ces lieux un peu plus isolés ?
Quel budget cela représente-t-il ?
Merci beaucoup, Anrfavv.
Je souhaiterais visiter l'Iran au mois de septembre-octobre selon un itinéraire de ce type : - Téhéran (2 ou 3 nuits) - Kashan (2 ou 3 nuits) - Ispahan (3 nuits) - Yazd (3 nuits) - avec le désert - Kerman (3 nuits) - avec Persépolis - Shiraz (3 nuits)
et je me pose quelques questions.
Je souhaite partir en individuel afin d'avoir plus de liberté que dans un circuit organisé par une agence de voyage. Cependant, je pense que la richesse culturelle de l'Iran nécessite parfois l'accompagnement d'un guide local, le guide papier ayant ses limites.
- Est-il est facile de trouver un guide dans chaque ville ou site visités, à la journée ou demie-journée ou pour un site précis par exemple ? - Comment-vous organisez-vous pour cela ? - Quel budget cela représente-t-il ?
- Plusieurs lieux intéressants à visiter (que je n'ai pas détaillés car pas encore tous précisément identifiés) sont situés en dehors des grandes villes de mon itinéraire, plutôt sur la route, entre deux, ou à proximité. - Etant donné que les lignes de bus permettent d'effectuer les liaisons entre les grandes villes, comment faites-vous pour passer par ces lieux un peu plus isolés ?
Quel budget cela représente-t-il ?
Merci beaucoup, Anrfavv.
S'installer à Mayotte en famille: climat d'insécurité English translation pending
Bonjour j'ai une proposition au chd de Mayotte en tant qu infirmière mais j'ai entendu du climat d'insécurité qu'il y a ces derniers temps. ..on aimerait quitter la métropole avec mon mari et mes enfants mais on se pose plein de questions comment ai la vie là bas quel budget il nous faut est ce que c'est dangereux de venir maintenant mon mari pourra taille trouver du travail ???si quelqu'un peut me répondre ou discuter avec moi ça s'était trop cool.... merci à vous
France - Iran - Inde à moto English translation pending
Bonjour à tous.
Petit nouveau je prépare un voyage en moto (500XT) entre la France et l'Inde. J'ai reçu du consulat du Pakistan à Paris une réponse ferme et négative sur la possibilité (à ce jour) de traverser le Pakistan par la route.
Les informations que je recueille sur les passages Iran, Émirats, Inde sont assez floues.
Toute info et experience seront bienvenues
cordialement à tous
Gérard
Itinéraire sur la région de Béjaïa et environs (Algérie) English translation pending
Bonjour, azul, salam !
Je compte partir en Algérie au mois d'août avec mon mari (pour qui ce sera la première fois). Nous comptons passer une semaine dans ma famille (entre Béjaia ville et la campagne situé à 60km). J'aimerai découvrir et faire découvrir la beauté des paysages algériens mais ne sait pas trop par ou commencer notre circuit ( de 7 autres jours) . Nous aimons peu le farniente balnéaire et aimons particulièrement les endroits intimes , calmes (bon ok en meme temps en aout on peut pas demander beaucoup)
Nous devrions circuler en véhicule (loué).
Auriez vous des idées d'itinéraires déjà testé ? (je n'ai rien trouvé dans les recherche sur VF) Je pense que nous devrons indubitablement visiter Alger au moins pour un jour; Est ce que cela peut être un point de chute ? j'ai également entendu parler de Djemila, Tipaza, Jijel..
Pour les hôtels je me rends compte qu'en dehors des grandes villes , il y a assez peu d'offres d'un bon rapport qualité prix..la aussi en fonction des lieux si vous avez des suggestions , je serai preneuse.
Merci par avance pour vos contributions :-)
Je compte partir en Algérie au mois d'août avec mon mari (pour qui ce sera la première fois). Nous comptons passer une semaine dans ma famille (entre Béjaia ville et la campagne situé à 60km). J'aimerai découvrir et faire découvrir la beauté des paysages algériens mais ne sait pas trop par ou commencer notre circuit ( de 7 autres jours) . Nous aimons peu le farniente balnéaire et aimons particulièrement les endroits intimes , calmes (bon ok en meme temps en aout on peut pas demander beaucoup)
Nous devrions circuler en véhicule (loué).
Auriez vous des idées d'itinéraires déjà testé ? (je n'ai rien trouvé dans les recherche sur VF) Je pense que nous devrons indubitablement visiter Alger au moins pour un jour; Est ce que cela peut être un point de chute ? j'ai également entendu parler de Djemila, Tipaza, Jijel..
Pour les hôtels je me rends compte qu'en dehors des grandes villes , il y a assez peu d'offres d'un bon rapport qualité prix..la aussi en fonction des lieux si vous avez des suggestions , je serai preneuse.
Merci par avance pour vos contributions :-)
Visa Algérie sans justificatif d'hébergement English translation pending
Bonjour à tous!
Je vous écris car j'ai un petit soucis et que malgré mes recherches je n'ai pas trouvé de réponse précise..
Mon ami a récemment été muté à Alger et je pensais profiter des vacances d'été pour aller lui rendre visite mais voilà où arrive le soucis: il est d'origine chinoise et est logé par son entreprise à l'interieur de l'entreprise à titre gratuit et n'a donc aucun justificatif de logement .
J'avais dans un premier temps pensé à lui demander d'aller à la mairie pour avoir une attestation d'hebergement mais cela semble être compromis puisque pas de justificatif.
J'ai alors pensé réserver dans un grand hôtel pour ensuite annulé une fois le visa obtenu puisque je serais logé chez lui.
Ce qui m'a inquieté c'est que j'ai lu sur internet qu'on pouvait demander à l'arrivée à l'aeroport le justificatif d'hebergement et qu'un policier pouvait aussi contrôler le visa et demander le papier.. Donc si j'annule l'hôtel je me retrouve sans justificatif.
Je suis vraiment desolé si il y a la réponse autre part sur un autre post, j'ai réelement cherché longtemps sans trouver...
Si vous avez une réponse à mon soucis je suis toute ouïe parce que ça me tracasse réelement
Bonne journée à tous !
Bonne journée à tous !
Voyage en Israël et Jordanie, été 2015 English translation pending
Voici un petit compte-rendu d’un voyage en Israël que j’ai effectué à l'été 2015 (les nouvelles ne sont plus toutes fraiches, mais vaut mieux tard que jamais…). C’est un voyage que je désirais faire depuis longtemps, je l’avais même prévu l’année précédente, mais comble de malchance, la foutue guerre avait éclaté une semaine avant le jour où je devais partir et j’avais décidé d’annuler à la dernière minute. Comme je n’aime pas renoncer à mes projets de voyage, ce n’était que partie remise. Alors voilà.
Arrivée à Jérusalem
Arrivé en fin de matinée à l’aéroport, je m’attendais à ce que les formalités soient ardues (compte tenu de ce qui s’est beaucoup écrit à ce propos), mais tout est allé rondement. Le sherout (taxi collectif) attend les voyageurs à la sortie de l’aéroport. Un moyen de transport pratique et pas trop coûteux mais il ne faut pas être pressé car celui-ci dépose tous les voyageurs à leur hôtel ou résidence. Comme j’ai débarqué en dernier, ça m’a fait faire un premier tour de ville.
Je suis à l’Abraham Hostel pour 6 jours, une auberge de jeunesse située sur Jaffa Road, très bien située en plein centre de la ville nouvelle. Visite assez intensive de la ville pour les deux premiers jours, et pour les jours suivants, des visites dans les environs. Je retournerai à Jérusalem à la fin de mon séjour pour trois jours encore, après un détour de quelques jours en Jordanie.
Jérusalem est peut-être la ville la plus intéressante que j’ai eu l’occasion de visiter. Il y a, d’une part, l’abondance des vestiges historiques qui se succèdent; et d’autre part, le fait de se trouver dans un lieu qui fait régulièrement les manchettes de l’actualité et d’avoir l’occasion de le voir par soi-même. Et bien sûr, la dimension religieuse, même si on n’est pas particulièrement croyant : c’est la ville où toutes les confessions se croisent : juifs et musulmans bien sûr, mais aussi toutes les églises chrétiennes; que ce soit catholique, grecque orthodoxe, ou anglicane, arménienne, russe, si ce n’est copte ou éthiopienne. Et pour ne rien gâcher, c’est aussi une très belle ville.
Côté pratique, la ville se visite très bien : à part quelques musées, tous les sites d’intérêt sont à distance de marche. Il existe un tramway, mais sur une seule ligne (c’est tout récent, la ligne a été inaugurée il y a trois ou quatre ans).
Voici donc quelques photos de la ville et mes impressions, quartier par quartier.
Les remparts et la citadelle
Édifiés par les Turcs au 16e siècle, les remparts sont un des plus beaux attraits de la ville. La voie d’accès principale, en partant de la ville nouvelle, est la porte de Jaffa.

Tout juste à droite, la citadelle, imposant ensemble fortifié qui loge le musée d’histoire de Jérusalem. Du haut de ses murs, une belle vue de la vieille ville. Celle-ci est traditionnellement divisée en quatre quartiers.

(à suivre)
Arrivée à Jérusalem
Arrivé en fin de matinée à l’aéroport, je m’attendais à ce que les formalités soient ardues (compte tenu de ce qui s’est beaucoup écrit à ce propos), mais tout est allé rondement. Le sherout (taxi collectif) attend les voyageurs à la sortie de l’aéroport. Un moyen de transport pratique et pas trop coûteux mais il ne faut pas être pressé car celui-ci dépose tous les voyageurs à leur hôtel ou résidence. Comme j’ai débarqué en dernier, ça m’a fait faire un premier tour de ville.
Je suis à l’Abraham Hostel pour 6 jours, une auberge de jeunesse située sur Jaffa Road, très bien située en plein centre de la ville nouvelle. Visite assez intensive de la ville pour les deux premiers jours, et pour les jours suivants, des visites dans les environs. Je retournerai à Jérusalem à la fin de mon séjour pour trois jours encore, après un détour de quelques jours en Jordanie.
Jérusalem est peut-être la ville la plus intéressante que j’ai eu l’occasion de visiter. Il y a, d’une part, l’abondance des vestiges historiques qui se succèdent; et d’autre part, le fait de se trouver dans un lieu qui fait régulièrement les manchettes de l’actualité et d’avoir l’occasion de le voir par soi-même. Et bien sûr, la dimension religieuse, même si on n’est pas particulièrement croyant : c’est la ville où toutes les confessions se croisent : juifs et musulmans bien sûr, mais aussi toutes les églises chrétiennes; que ce soit catholique, grecque orthodoxe, ou anglicane, arménienne, russe, si ce n’est copte ou éthiopienne. Et pour ne rien gâcher, c’est aussi une très belle ville.
Côté pratique, la ville se visite très bien : à part quelques musées, tous les sites d’intérêt sont à distance de marche. Il existe un tramway, mais sur une seule ligne (c’est tout récent, la ligne a été inaugurée il y a trois ou quatre ans).
Voici donc quelques photos de la ville et mes impressions, quartier par quartier.
Les remparts et la citadelle
Édifiés par les Turcs au 16e siècle, les remparts sont un des plus beaux attraits de la ville. La voie d’accès principale, en partant de la ville nouvelle, est la porte de Jaffa.

Tout juste à droite, la citadelle, imposant ensemble fortifié qui loge le musée d’histoire de Jérusalem. Du haut de ses murs, une belle vue de la vieille ville. Celle-ci est traditionnellement divisée en quatre quartiers.

(à suivre)Retour d'un magnifique voyage au sud du Maroc English translation pending
Chers voyageurs,
Je suis rentrée de ce magnifique voyage depuis une semaine, et mes pensées sont encore dans le sud marocain...tout d'abord, un immense merci à tous ceux qui m'ont conseillée, vos conseils ont contribué à rendre ce voyage magique ! MERCI ! 🙂
Jour 1 : arrivée à Marrakech, et cap en voiture (de ville) sur la route du Tizi'n' test..et merci d'avoir insisté : elle est majestueuse ! Dodo à Ijoukak chez El Husseine qui est adorable, on a bien mangé et le lieu est très agréable
Jour 2 : cap sur Tafraoute par Aït Baha. Stop à la mosquée de Tin'Mel à ne pas râter. J'ai pu voir un joli couple d'oiseaux bleus, migrateurs.. Note, sur le tronçon en deux voies entre taroudant et Agadir, au rond point de Ouled Taima, prendre à gauche la route pour Aït Baha, du coup, pas besoin de remonter jusque Agadir, on gagne pas mal de temps. Par contre en repartant de Aït Baha (déjeuner à l'hôtel..médiocre), il semblerait qu'on ait loupé la nouvelle route : on nous a expliqué à Tafraoute que la pancarte était enlevée, du coup beaucoup se trompaient. On a donc pris une route assez cahoteuse, alors qu'il y a une route toute nouvelle. Dodo à Oumessnat, à la maison traditionnelle. Accueil chaleureux de Rachid, bon diner...ahhh et cette terrasse, et ce coucher du soleil !!!
Jour 3 : une journée merveilleuse...nous sommes allés le matin aux Gorges de Aït Mansour (mieux le matin, car le soleil ne les atteint pas l'am), et surtout nous avons continué sur la route qui est très belle. Nous sommes tombés sur une pancarte insolite "Aire de repos, chez Omar". Un vieux monsieur édenté a une petite baraque pour vous faire un thé avec la menthe et les plantes aromatiques de son jardin...un super moment de détente et de convivialité. Ensuite nous sommes allés faire un tour dans la vallée des Ammelne...et en fin d'am, visite du site des Rochers peints, on aime ou on aime pas la démarche, mais le site est splendide, surtout avec la lumière de fin d'après-midi..puis fin d'am à Tafraoute-city 🙂 Dodo et délicieux miam à la maison traditionnelle
Jour 4 : Cap sur Taliouine via Igherm puis Taroudant (attention le tronçon Igherm-Taliouine est en pseudo piste pour le moment). Nous avons fait une halte à Tioute, après prés de 4h de route. Route très bonne. Déjeuner à la kasbah, bien mangé et surtout vue surplombant cette très belle palmeraie. Puis on a repris la route pour Taliouine...après la route inintéressante sur une centaine de km (mise à part la délicieuse odeur de orangers en fleur qui bordent la route)..on entre dans ce magnifique paysage qqs km avant Taliouine. La Maison d'hôte Escale rando était complète, alors on est allés à l'Auberge Souktana...qui n'a pas cette jolie vue..mais est calme, de très jolies chambres...et ay ay ay..ce tajine au safran, un délice!!!!! et adorable accueil de Khalid.
Jour 5 : après qqs course à la coopérative Souktana, nous vouions visiter un grenier fortifié..nous avons pris la route de Agadir Melloul, et sommes allés au plus proche, celui d'Ifri...très beau et étonnant ! Puis déjeuner à Tazenakht avant de prendre la route de Foum zgid. De Tazenakht à Foum el oued, la route est très cahoteuse, en réfection apparemment, donc çàa devrait bientôt changer, mais ces 20-30 km, on les roule tranqulliement et on admire le paysage! ensuite de Foum el oued à Foum Zgid la route est très bonne..et Waaaouuu!! quand on arrive à Allogoum...cette vue de fou, avec la montagne devant nous, magnifique! Et nous avons dormi à la Maison d'hôte Hiba (Bab Rimal était hors budget, mais c'est en effet très joli! quoique plus impersonnel que la Maison d'hôte Hiba) : une terrasse avec piscine très sympa...donnant juste sur la palmeraie et cette superbe montagne ! Ahmed et Abdilah nous ont réservé un très bon accueil .
Jour 6 : un délicieux petit déjeuner...on prend chacun notre petit sac à dos, et c'est parti en 4*4 avec Ahmed pour Erg Chigaga en passant au dessus de feu le lac Iriki...déjeuner à l'auberge le Titanic..au milieu du désert ! 🙂 Puis on arrive au bivouac, celui-ci, juste au pied de la grande dune...merveilleuse soirée...coucher du soleil sur les vagues de sable, l'envie d'y rester des jours...puis feu de camp au bivouac après le diner, chants...excellent moment..
Jour 7 : retour à Foum Zgid. On y déjeune puis on prend la route de Zagora. De Zagora à Tamnougalt (juste en dessous de Agdz), la route est en réfection mais ça roule bien quand même...un gros coup de coeur pour Tamnougalt et l'auberge chez Yacob. On fait la visite du Ksar avec Badr, un des petits enfants de l'ancien Caïd , qui retape le ksar, et est complètement passionné...une visite à ne pas rater! et quelle vue là-haut !
Jour 8 : C'est reparti ! Cap sur Aït Benhaddou, superbe ! puis repas à la Kasbah la Cigogne à Tamdaght...superbe Kasbah! et puis cette route jusqu'à Telouet...sublime!!! J'aurais aimé passer une nuit à Telouet, quel paysage magnifique dans le printemps!!...mais bon il fallait repartir..du coup dodo à Aït Ourir car la nuit était en train de tomber? au Coq Hardi..surtout n'y allez pas...aucun charme, service nul, repas bof..bref 🙂
Jour 9 : et voilà la fin du tour !
J'ai déjà envie d'y retourner!!!
Encore merci à tous pour votre aide !
A bientôt
Jour 1 : arrivée à Marrakech, et cap en voiture (de ville) sur la route du Tizi'n' test..et merci d'avoir insisté : elle est majestueuse ! Dodo à Ijoukak chez El Husseine qui est adorable, on a bien mangé et le lieu est très agréable
Jour 2 : cap sur Tafraoute par Aït Baha. Stop à la mosquée de Tin'Mel à ne pas râter. J'ai pu voir un joli couple d'oiseaux bleus, migrateurs.. Note, sur le tronçon en deux voies entre taroudant et Agadir, au rond point de Ouled Taima, prendre à gauche la route pour Aït Baha, du coup, pas besoin de remonter jusque Agadir, on gagne pas mal de temps. Par contre en repartant de Aït Baha (déjeuner à l'hôtel..médiocre), il semblerait qu'on ait loupé la nouvelle route : on nous a expliqué à Tafraoute que la pancarte était enlevée, du coup beaucoup se trompaient. On a donc pris une route assez cahoteuse, alors qu'il y a une route toute nouvelle. Dodo à Oumessnat, à la maison traditionnelle. Accueil chaleureux de Rachid, bon diner...ahhh et cette terrasse, et ce coucher du soleil !!!
Jour 3 : une journée merveilleuse...nous sommes allés le matin aux Gorges de Aït Mansour (mieux le matin, car le soleil ne les atteint pas l'am), et surtout nous avons continué sur la route qui est très belle. Nous sommes tombés sur une pancarte insolite "Aire de repos, chez Omar". Un vieux monsieur édenté a une petite baraque pour vous faire un thé avec la menthe et les plantes aromatiques de son jardin...un super moment de détente et de convivialité. Ensuite nous sommes allés faire un tour dans la vallée des Ammelne...et en fin d'am, visite du site des Rochers peints, on aime ou on aime pas la démarche, mais le site est splendide, surtout avec la lumière de fin d'après-midi..puis fin d'am à Tafraoute-city 🙂 Dodo et délicieux miam à la maison traditionnelle
Jour 4 : Cap sur Taliouine via Igherm puis Taroudant (attention le tronçon Igherm-Taliouine est en pseudo piste pour le moment). Nous avons fait une halte à Tioute, après prés de 4h de route. Route très bonne. Déjeuner à la kasbah, bien mangé et surtout vue surplombant cette très belle palmeraie. Puis on a repris la route pour Taliouine...après la route inintéressante sur une centaine de km (mise à part la délicieuse odeur de orangers en fleur qui bordent la route)..on entre dans ce magnifique paysage qqs km avant Taliouine. La Maison d'hôte Escale rando était complète, alors on est allés à l'Auberge Souktana...qui n'a pas cette jolie vue..mais est calme, de très jolies chambres...et ay ay ay..ce tajine au safran, un délice!!!!! et adorable accueil de Khalid.
Jour 5 : après qqs course à la coopérative Souktana, nous vouions visiter un grenier fortifié..nous avons pris la route de Agadir Melloul, et sommes allés au plus proche, celui d'Ifri...très beau et étonnant ! Puis déjeuner à Tazenakht avant de prendre la route de Foum zgid. De Tazenakht à Foum el oued, la route est très cahoteuse, en réfection apparemment, donc çàa devrait bientôt changer, mais ces 20-30 km, on les roule tranqulliement et on admire le paysage! ensuite de Foum el oued à Foum Zgid la route est très bonne..et Waaaouuu!! quand on arrive à Allogoum...cette vue de fou, avec la montagne devant nous, magnifique! Et nous avons dormi à la Maison d'hôte Hiba (Bab Rimal était hors budget, mais c'est en effet très joli! quoique plus impersonnel que la Maison d'hôte Hiba) : une terrasse avec piscine très sympa...donnant juste sur la palmeraie et cette superbe montagne ! Ahmed et Abdilah nous ont réservé un très bon accueil .
Jour 6 : un délicieux petit déjeuner...on prend chacun notre petit sac à dos, et c'est parti en 4*4 avec Ahmed pour Erg Chigaga en passant au dessus de feu le lac Iriki...déjeuner à l'auberge le Titanic..au milieu du désert ! 🙂 Puis on arrive au bivouac, celui-ci, juste au pied de la grande dune...merveilleuse soirée...coucher du soleil sur les vagues de sable, l'envie d'y rester des jours...puis feu de camp au bivouac après le diner, chants...excellent moment..
Jour 7 : retour à Foum Zgid. On y déjeune puis on prend la route de Zagora. De Zagora à Tamnougalt (juste en dessous de Agdz), la route est en réfection mais ça roule bien quand même...un gros coup de coeur pour Tamnougalt et l'auberge chez Yacob. On fait la visite du Ksar avec Badr, un des petits enfants de l'ancien Caïd , qui retape le ksar, et est complètement passionné...une visite à ne pas rater! et quelle vue là-haut !
Jour 8 : C'est reparti ! Cap sur Aït Benhaddou, superbe ! puis repas à la Kasbah la Cigogne à Tamdaght...superbe Kasbah! et puis cette route jusqu'à Telouet...sublime!!! J'aurais aimé passer une nuit à Telouet, quel paysage magnifique dans le printemps!!...mais bon il fallait repartir..du coup dodo à Aït Ourir car la nuit était en train de tomber? au Coq Hardi..surtout n'y allez pas...aucun charme, service nul, repas bof..bref 🙂
Jour 9 : et voilà la fin du tour !
J'ai déjà envie d'y retourner!!!
Encore merci à tous pour votre aide !
A bientôt
Les Perhentian / Singapour - Tioman en septembre? English translation pending
Bonjour
Et pourquoi pas ces destinations pour trouver belles plages, nature et découvertes ? 3 semaines sur places pour 3 ou 4 îles du côté Est. Dans quel sens faire ces îles ? 1/ Arrivée à Kuala Lumpur pour commencer par Les Pérhentians (Kécil, Bésar Rédang) et finir par Tioman. Ou 2/ Arrivée à Singapour pour inverser le circuit ?
1/ De l'aéroport de Kuala Lumpur vers ou se diriger pour embarquer vers Les Pérhentians (bus ou le prendre, billet à prendre sur place ?), facile de le faire dans la continuité du vol d'arrivée ? Est ce possible de prendre un billet de ferry directement le jour même à l'embarcadère ou faut il réserver à l'avance ? Kécil, Bésar et Rédang offrent elles la possibilité de ballades en scooter pour découvrir paysages, villages ? Endroit de la côte à privilégier pour loger sur chacune des îles ?
2/ Même questions que ci-dessus mais depuis aéroport de Singapour vers Tioman ?
Le transfert des Pérhentians vers Tioman ou inverse est il envisageable et par quel moyen (revenir sur le continent pour prendre un bus, ou possible de faire le transfert en ferry ?)
Merci d'avance, d'autres questions viendront au fur et à mesure.
Et pourquoi pas ces destinations pour trouver belles plages, nature et découvertes ? 3 semaines sur places pour 3 ou 4 îles du côté Est. Dans quel sens faire ces îles ? 1/ Arrivée à Kuala Lumpur pour commencer par Les Pérhentians (Kécil, Bésar Rédang) et finir par Tioman. Ou 2/ Arrivée à Singapour pour inverser le circuit ?
1/ De l'aéroport de Kuala Lumpur vers ou se diriger pour embarquer vers Les Pérhentians (bus ou le prendre, billet à prendre sur place ?), facile de le faire dans la continuité du vol d'arrivée ? Est ce possible de prendre un billet de ferry directement le jour même à l'embarcadère ou faut il réserver à l'avance ? Kécil, Bésar et Rédang offrent elles la possibilité de ballades en scooter pour découvrir paysages, villages ? Endroit de la côte à privilégier pour loger sur chacune des îles ?
2/ Même questions que ci-dessus mais depuis aéroport de Singapour vers Tioman ?
Le transfert des Pérhentians vers Tioman ou inverse est il envisageable et par quel moyen (revenir sur le continent pour prendre un bus, ou possible de faire le transfert en ferry ?)
Merci d'avance, d'autres questions viendront au fur et à mesure.
Safari en Afrique du Sud et Cap Town English translation pending
Bonjour
Je dois aller à Durban pour le travail du 18 au 22 juillet et je voulais en profiter pour voir un peu du pays. J'aime la nature donc je souhaite surtout faire un safari et aller à Cap Town (voir les baleines?). Je sais que c'est l'hiver et je sais que ça coûte cher, je n'ai pas un super budget et je voyage seule donc la sécurité pour moi est primordiale. Que dois-je absolument voir et comment le voir? D'avance un grand merci pour vos conseils
Je dois aller à Durban pour le travail du 18 au 22 juillet et je voulais en profiter pour voir un peu du pays. J'aime la nature donc je souhaite surtout faire un safari et aller à Cap Town (voir les baleines?). Je sais que c'est l'hiver et je sais que ça coûte cher, je n'ai pas un super budget et je voyage seule donc la sécurité pour moi est primordiale. Que dois-je absolument voir et comment le voir? D'avance un grand merci pour vos conseils
Road trip en famille du Pacifique à Monument Valley USA avril 2016 English translation pending

Hello Everybody!
Si la visite de l’ouest Américain n’a plus rien d’original, J'attendais avec impatience ces deux semaines de road trip. Ce voyage s'est effectué en famille 2 adultes et 3 enfants (11, 8 et 2 ans) pour un circuit classique. Nous étions limités par la durée des vacances scolaires. Le pays est immense, il y a tant de choses à voir, tant de villes et de parcs que nous n'avons pas pu faire. J'ai d'ailleurs organisé ce road trip avec en tête la préparation du suivant. Globalement j'ai tout aimé, les parcs, les villes et les américains sont hyper sympa, toujours prêt à rendre service. Pour le lexique au cours du voyage plusieurs superlatifs revenaient souvent : "magnifique, magique, énorme...", mais aussi "comme dans les films". Il faut dire qu'on baigne dans cette culture depuis tout petit. Le climat est très différent suivant les régions, mais généralement les journées sont chaudes en Avril. Frais le matin ou à la tombée de la nuit à certains endroits ( Bryce et Zion), on évite ainsi les très grosses chaleurs de l’été. La saison touristique y est plus calme avec le sentiment d'être seul dans les parcs.
J-1 : Paris -> Londres -> Los Angeles J-2 : LA J-3 : LA -> Williams J-4 : Williams -> Grand Canyon-> Monument Valley J-5 : Monument Valley -> Page J-6 : Page J-7 : Page-> Bryce J-8 : Bryce -> Zion J-9 : Zion -> Valley of Fire -> Las Vegas J-10 : Las Vegas J-11 : Las Vegas J-12 : Las Vegas -> Los Angeles J-13 : LA J-14 : départ LA -> Londres -> Paris
Vol avec British Airways en A380 au départ de Paris avec escale à Londres.
En avion, le siège à côté de la fenêtre, on peut jouir d'une vue merveilleuse.
L'A380 a survolé la capitale anglaise.
Elizabeth II fêtait ses 90 ans le jeudi 21 avril.
Paysage splendide que l'on contemple du Groenland.
Le Canada vue à travers le hublot.
Le lac Hudson.
Survol de l'ouest américain qui nous offre des paysages parmi les plus beaux du monde.
Square Butte dans le Montana.
Walker Lake.
Mono Lake.
Mammoth Mountain.
Bear Creek Spire dans le park du Yosemite.
Shaver Lake Marina.
Humboldt state wildlife.
Humboldt state wildlife.
Arrivée à l'aéroport de LAX avec une vue sur le quartier d'Hollywood.
Nous avons commencer notre voyage par une étape de deux jours à Los Angeles, nous sommes passés par l’agence de location Budget.
Le centre de location n'est pas à l'aéroport mais des navettes sont assurées pour s'y rendre. Au guichet, le loueur tente de nous proposer des tas d’options : assurances, GPS, surclassement, nous prenons les assurances assistance et crevaison pour 100$ supplémentaire.
Après une crevaison en sortant de l'agence de location, il est plus long de prendre possession d'un nouveau véhicule, cela nous a pris presque deux heures.
Location d'un SUV Ford escape, pour 2 semaines, idéal pour notre famille.Retour de 15 jours en Jordanie (et Jérusalem) en famille English translation pending
(Message en cours de rédaction)
Bonjour à tous,
Je reviens d'un magnifique voyage de 15 jours en Jordanie (dont 2 jours à Jérusalem). J'avais ouvert un topic avant de partir pour demander des conseils (vous le trouverez ici) et avec le programme que j'envisageais. Je remercie toutes les personnes qui m'ont aidé à organiser ce voyage, et je partage à mon tour mon expérience afin d'aider les futurs voyageurs.
Je suis parti en Jordanie en mi Avril, avec ma femme et mes 2 enfants de 4 ans et 6 mois. J'ai donc adapté mon programme et nos activités à notre situation. Un couple, ou des voyageurs sans enfants pourront faire beaucoup plus de choses que nous en une journée.
Avant de partir, j'avais tous réservé à l'avance. A savoir :
Billet d'avion vol direct Paris Amman avec Air France J'ai réservé 2 voirures différentes, une Kia Sportage avec l'agence rentareliablecar et une Nissan X-trail avec l'agence montecarlo . Les hotels sur booking
J'aime bien organiser mes voyage tout seul, donc je ne suis pas passé par une agence. Aussi, je n'ai pas pris de guide ni de chauffeur.
Concernant le vol : Je voulais un vol direct pour ne pas trop galérer avec les enfants, du coup j'avais le choix entre Air France et Royal Jordanian. Les prix étaient quasi identiques (air France un peu plus cher), j'ai pris Air France en pensant choisir le confort, mais j'ai été très très déçu. Au départ de Charles de Gaules, tous les voyageurs sont au même endroit, aucun filtre entre les destinations ni les priorités selon les heures de décollage ... On devait tout faire tout seul sur les bornes, pas une personne pour nous aider. J'avais un bagage de 20 kg et un autre de 26 kilo (en générale sa passe vu que que j'ai 3kg de plus et 3kg de moins), mais non il fallait pas que le bagage dépasse les 23.9 kilo, sinon il fallait payer des frais monstrueux. On s'est donc trouver à refaire les bagages, et à les repeser un grand nombre de fois pour transférer quelques grammes d'un bagage à un autre pour ne pas dépasser les 23.9 ... Et comme il n'y avait qu'une seul balance pour tout le monde je ne vous raconte pas la galère. Nous qui étions venu 2h avant le vol, avec ces bêtises on s'est trouvé en retard, il ne manquait plus que 30 min avant le décollage. J'ai du demander à passer devant tout le monde pour ne pas rater mon vol, personne ne se souciait de voir si les passagers de tel vol qui allait bientôt décoller étaient bien passé ou s'ils étaient toujours dans la queue, avec peut être des personnes qui ont un vol dans 4 h. On a du courir comme des malades pour ne pas rater l'avion c’était vraiment galère. A quelque minute prêt nous aurions raté l'avion ! Ce n'est pas fini, l'avion qui devait disposer de lit bébé au départ (nous avions appelé 1000 fois pour réserver les places de devant pour ça) a été remplacé à l'aller et au retour par un petit avion, sans lit bébé, sans écran sur les dos des sièges, sans rien ! Un avion à l'ancienne avec un écran pour 50 passagers. Cerise sur le gâteau, arrivé à l’aéroport d'Amman, la poussette est introuvable. Après plus d'une heure de recherche , on m'annonce qu'elle a été oublié en France, on a donc du attendre le lendemain pour la recevoir ... Donc je suis vraiment mécontent et je pense ne plus jamais reprendre Air France. Je vous conseillerais donc pour un vol direct de prendre la Royal Jordanian et d'éviter Air France.
La location de voiture : J'ai eu une bonne expérience avec les 2 agences que j'ai trouvé fiables et sérieuses. Montecarlo sont plus carrés (état des lieux précis de la voiture avant et après, le plein avant et après, ...) ils sont très très pro. J'avais un problème de clim, le jour même ils m'ont envoyé quelqu'un pour prendre la voiture le soir pour l'emmener au garage et le problème a été résolu. Reliable sont plus "cool", on m'a donné la voiture quasiment à sec, ils n'ont pas fait d'état des lieux ni quand ils me l'ont donné, ni à la reprise. Bref je n'ai pas eu de mauvaise surprise avec les 2. J'ai tout de même préféré Montecarlo pour le professionnalisme, mais je ne déconseille pas reliable.
Concernant les voitures, la Kia sportage est sympa, récente avec pas mal d'options, mais elle n'a pas les 4 roues motrices et le coffre est plus petit que celui de la Nissan.

La Nissan X-trail est un vrai 4*4 avec un coffre très grand (idéal pour les bagages, la poussette ...) mais elle avait moins d'options que la KIA (pas de port USB, par de régulateur de vitesse, ...). Elle est très intéressante mais plus cher que la Kia.

La conduite en Jordanie : Les routes sont en très bon état en Jordanie, il n'y a aucun soucis pour circuler dans le pays en voiture. Les jordaniens sont plutôt cool en conduite, et ils respectent les vitesses
Le GPS : J'ai utilisé google Map en tant que carte, et Sygic (sur le Google Play, j'ai utilisé la version gratuite) en tant que GPS (qui est très bien, il connait plus de 80% des routes)
Internet et Mobile : J'ai acheté une puce de l'opérateur Umniah pour environ 8.5 JOD, l'offre comprenait 5000 minutes d'appel en Jordanie, et 5 Go de data mobile en 4G. J'ai trouvé cette offre très intéressante, il suffit de passé 2 coups de fils avec nos lignes française pour dépasser cette sommes en hors forfaits, sans parler du prix monstrueux du data en hors forfait (environ 10€ le Mo).
Les hôtels : Je n'ai pas eu de grosse déception avec les hôtels, au contraire la majorité des hôtels que j'ai réservé étaient très satisfaisant. Je donnerai mon avis plus bas pour chaque hôtel.
Avec les contraintes des enfants et des bagages, Nous avons essayé de changer le moins possible d'Hotel. Du coup nous avons séjourné les 5 premières nuits à Madaba, sachant que Madaba est proche de beaucoup de lieux à visiter (le nord, la mer morte, la route des roi, Amman ...). Nous avons suivi le conseil d'un des membres de ce forum de ne pas séjourner à Amman pour éviter les bouchons, et effectivement son conseil fut très utile car Amman est une ville très bouchée.
Nous avons séjourné à l'Hotel: Moab Land Hotel qui se trouve à King Talat Street, en face de l'église Saint-Georges. L’hôtel est bien placé, le personnel est très sympa et notre chambre était spacieuse. Seuls inconvénients, l’hôtel se trouve au 3eme étage d'un bâtiment, sans ascenseur et il faut laisser la clefs pour qu'ils nettoiement la chambre (pas de double ??). Mais niveau qualité prix c'est très satisfaisant.
Les bons plans : Pour économiser sur le prix des visites :
Si vous êtes d'origine arabe, prenez avec vous la carte d'identité ou le passeport de votre pays d'origine et vous ferez énormément d'économie. En effet, la grande majorité des visites sont payantes et très cher, sauf pour les jordaniens. En générale, ils appliquent les tarifs locaux à tous les arabes. Par exemple, l'entrée à Petra vous coûtera 1 JOD au lieu de 55 JOD !! (pour une fois, on a un avantage à être arabe 😉). Il n'y a qu'à Amman Beach à la mer morte (12 JOD/ per) et à Romana Camp ( 8 JOD / per) à Dana qu'on m'a fait payer le prix touristes, partout ailleurs j'ai eu le droit aux tarifs Jordaniens. Pour les non arabes, prenez le Jordan pass. Rien que sur le prix du visa et l'entrée de Petra vous serez gagnant, sans comptez l'entrée aux autres sites.
JOUR 1 - AMMAN ET MADABA
J'avais prévu d'aller dans le nord du pays (Jerash, Ajloun ...) le premier jour, mais voyant que la météo annoncé un temps nuageux, et que le nord est plutôt aprécié pour ces points de vue, j'ai préféré modifié légèrement mon programme, en allant à Amman le premier jour.
La grotte des sept dormants d'Euphese : J'ai commencé par la grottes des dormants (Ashabul Alkahfe), Distance 40km / 40 min de Madaba. Ce serait dans cette grotte que l'histoire des dormants d'Euphese mentionnée dans la Bible et le Coran. Ce lieu est surtout visité par les musulmans, on y trouve une grotte avec 7 tombeaux, dont un avec une petite baie vitrée permettant de voir les os des cadavres trouvés. Quelques objets trouvés sont aussi exposés. Le roi Abdallah a inauguré une nouvelle mosquée sur le site en 2006. (voir les photos ci-dessous).
Visite du théâtre Romain : Nous nous sommes dirigé ensuite vers le théâtre Romain, mais nous avons fait un petit détour pour aller voir la magnifique mosquée rouge d'Abou Darwish. Nous sommes arrivé par erreur de l'autre coté du théâtre, mais cela nous a permis d'avoir une belle vue sur le théâtre en étant en hauteur. Nous avons ensuite rejoint ce magnifique théâtre vraiment impressionnant. L'entrée est payante, et le prix comprends l'entrée à un petit musée et à un petit théâtre à coté du grand.
Le mont Nebo : Après notre visite, il était déjà 17h, nous n'avions pas le temps de visiter les autres musées d'Amman, ni la citadelle. Nous sommes donc repartit au mont Nébo pour assister au coucher du soleil et voir la Cisjordanie illuminé de l'autre coté du Jourdain. Nous sommes arrivé un poil trop tard, il faisait déjà presque nuit. Cette visite du mont Nebo était sympa sans être extraordinaire, surtout que nous ne l'avons pas vu en journée.
Que Pensez d'Amman ? C'est une ville sympa à visiter en un jour, mais pas plus. Il y a énormément de circulation, et ce n'est vraiment pas évident de circuler, de stationner ...
(vue depuis la terrasse de l'hotel à Madaba)


(la grotte des 7 dormants)
(mosquée Abou Darwish)


(théâtre Romain)


(Vue sur la Cisjordanie depuis le Mont Nebo)
Jour 2 (Le nord de la Jordanie)
Jerash, fondamentale de l’empire Romain - Distance 80km / 1h30 Visite d’Aljoun fort militaire de chef légendaire Saladin – Distance 30km / 40 min


(les ruines romaines magnifiques de Jerash)

(vue depuis la forteresse d'Ajloun)
(une plante dans les environs d'Ajloun)Jour 3 (Mer Morte)
Dead Sea Panorama Complex) La mer morte Amman Tourism Resort 40km / 40 min sources chaudes de Hammamet Ma’In Distance 20km / 20 min
Jour 4 ( Wadi Ibn Hammad )
Wadi Ibn Hammad environ 2 h de Madaba via la route des rois
Bonjour à tous,
Je reviens d'un magnifique voyage de 15 jours en Jordanie (dont 2 jours à Jérusalem). J'avais ouvert un topic avant de partir pour demander des conseils (vous le trouverez ici) et avec le programme que j'envisageais. Je remercie toutes les personnes qui m'ont aidé à organiser ce voyage, et je partage à mon tour mon expérience afin d'aider les futurs voyageurs.
Je suis parti en Jordanie en mi Avril, avec ma femme et mes 2 enfants de 4 ans et 6 mois. J'ai donc adapté mon programme et nos activités à notre situation. Un couple, ou des voyageurs sans enfants pourront faire beaucoup plus de choses que nous en une journée.
Avant de partir, j'avais tous réservé à l'avance. A savoir :
Billet d'avion vol direct Paris Amman avec Air France J'ai réservé 2 voirures différentes, une Kia Sportage avec l'agence rentareliablecar et une Nissan X-trail avec l'agence montecarlo . Les hotels sur booking
J'aime bien organiser mes voyage tout seul, donc je ne suis pas passé par une agence. Aussi, je n'ai pas pris de guide ni de chauffeur.
Concernant le vol : Je voulais un vol direct pour ne pas trop galérer avec les enfants, du coup j'avais le choix entre Air France et Royal Jordanian. Les prix étaient quasi identiques (air France un peu plus cher), j'ai pris Air France en pensant choisir le confort, mais j'ai été très très déçu. Au départ de Charles de Gaules, tous les voyageurs sont au même endroit, aucun filtre entre les destinations ni les priorités selon les heures de décollage ... On devait tout faire tout seul sur les bornes, pas une personne pour nous aider. J'avais un bagage de 20 kg et un autre de 26 kilo (en générale sa passe vu que que j'ai 3kg de plus et 3kg de moins), mais non il fallait pas que le bagage dépasse les 23.9 kilo, sinon il fallait payer des frais monstrueux. On s'est donc trouver à refaire les bagages, et à les repeser un grand nombre de fois pour transférer quelques grammes d'un bagage à un autre pour ne pas dépasser les 23.9 ... Et comme il n'y avait qu'une seul balance pour tout le monde je ne vous raconte pas la galère. Nous qui étions venu 2h avant le vol, avec ces bêtises on s'est trouvé en retard, il ne manquait plus que 30 min avant le décollage. J'ai du demander à passer devant tout le monde pour ne pas rater mon vol, personne ne se souciait de voir si les passagers de tel vol qui allait bientôt décoller étaient bien passé ou s'ils étaient toujours dans la queue, avec peut être des personnes qui ont un vol dans 4 h. On a du courir comme des malades pour ne pas rater l'avion c’était vraiment galère. A quelque minute prêt nous aurions raté l'avion ! Ce n'est pas fini, l'avion qui devait disposer de lit bébé au départ (nous avions appelé 1000 fois pour réserver les places de devant pour ça) a été remplacé à l'aller et au retour par un petit avion, sans lit bébé, sans écran sur les dos des sièges, sans rien ! Un avion à l'ancienne avec un écran pour 50 passagers. Cerise sur le gâteau, arrivé à l’aéroport d'Amman, la poussette est introuvable. Après plus d'une heure de recherche , on m'annonce qu'elle a été oublié en France, on a donc du attendre le lendemain pour la recevoir ... Donc je suis vraiment mécontent et je pense ne plus jamais reprendre Air France. Je vous conseillerais donc pour un vol direct de prendre la Royal Jordanian et d'éviter Air France.
La location de voiture : J'ai eu une bonne expérience avec les 2 agences que j'ai trouvé fiables et sérieuses. Montecarlo sont plus carrés (état des lieux précis de la voiture avant et après, le plein avant et après, ...) ils sont très très pro. J'avais un problème de clim, le jour même ils m'ont envoyé quelqu'un pour prendre la voiture le soir pour l'emmener au garage et le problème a été résolu. Reliable sont plus "cool", on m'a donné la voiture quasiment à sec, ils n'ont pas fait d'état des lieux ni quand ils me l'ont donné, ni à la reprise. Bref je n'ai pas eu de mauvaise surprise avec les 2. J'ai tout de même préféré Montecarlo pour le professionnalisme, mais je ne déconseille pas reliable.
Concernant les voitures, la Kia sportage est sympa, récente avec pas mal d'options, mais elle n'a pas les 4 roues motrices et le coffre est plus petit que celui de la Nissan.

La Nissan X-trail est un vrai 4*4 avec un coffre très grand (idéal pour les bagages, la poussette ...) mais elle avait moins d'options que la KIA (pas de port USB, par de régulateur de vitesse, ...). Elle est très intéressante mais plus cher que la Kia.

La conduite en Jordanie : Les routes sont en très bon état en Jordanie, il n'y a aucun soucis pour circuler dans le pays en voiture. Les jordaniens sont plutôt cool en conduite, et ils respectent les vitesses
Le GPS : J'ai utilisé google Map en tant que carte, et Sygic (sur le Google Play, j'ai utilisé la version gratuite) en tant que GPS (qui est très bien, il connait plus de 80% des routes)
Internet et Mobile : J'ai acheté une puce de l'opérateur Umniah pour environ 8.5 JOD, l'offre comprenait 5000 minutes d'appel en Jordanie, et 5 Go de data mobile en 4G. J'ai trouvé cette offre très intéressante, il suffit de passé 2 coups de fils avec nos lignes française pour dépasser cette sommes en hors forfaits, sans parler du prix monstrueux du data en hors forfait (environ 10€ le Mo).
Les hôtels : Je n'ai pas eu de grosse déception avec les hôtels, au contraire la majorité des hôtels que j'ai réservé étaient très satisfaisant. Je donnerai mon avis plus bas pour chaque hôtel.
Avec les contraintes des enfants et des bagages, Nous avons essayé de changer le moins possible d'Hotel. Du coup nous avons séjourné les 5 premières nuits à Madaba, sachant que Madaba est proche de beaucoup de lieux à visiter (le nord, la mer morte, la route des roi, Amman ...). Nous avons suivi le conseil d'un des membres de ce forum de ne pas séjourner à Amman pour éviter les bouchons, et effectivement son conseil fut très utile car Amman est une ville très bouchée.
Nous avons séjourné à l'Hotel: Moab Land Hotel qui se trouve à King Talat Street, en face de l'église Saint-Georges. L’hôtel est bien placé, le personnel est très sympa et notre chambre était spacieuse. Seuls inconvénients, l’hôtel se trouve au 3eme étage d'un bâtiment, sans ascenseur et il faut laisser la clefs pour qu'ils nettoiement la chambre (pas de double ??). Mais niveau qualité prix c'est très satisfaisant.
Les bons plans : Pour économiser sur le prix des visites :
Si vous êtes d'origine arabe, prenez avec vous la carte d'identité ou le passeport de votre pays d'origine et vous ferez énormément d'économie. En effet, la grande majorité des visites sont payantes et très cher, sauf pour les jordaniens. En générale, ils appliquent les tarifs locaux à tous les arabes. Par exemple, l'entrée à Petra vous coûtera 1 JOD au lieu de 55 JOD !! (pour une fois, on a un avantage à être arabe 😉). Il n'y a qu'à Amman Beach à la mer morte (12 JOD/ per) et à Romana Camp ( 8 JOD / per) à Dana qu'on m'a fait payer le prix touristes, partout ailleurs j'ai eu le droit aux tarifs Jordaniens. Pour les non arabes, prenez le Jordan pass. Rien que sur le prix du visa et l'entrée de Petra vous serez gagnant, sans comptez l'entrée aux autres sites.
JOUR 1 - AMMAN ET MADABA
J'avais prévu d'aller dans le nord du pays (Jerash, Ajloun ...) le premier jour, mais voyant que la météo annoncé un temps nuageux, et que le nord est plutôt aprécié pour ces points de vue, j'ai préféré modifié légèrement mon programme, en allant à Amman le premier jour.
La grotte des sept dormants d'Euphese : J'ai commencé par la grottes des dormants (Ashabul Alkahfe), Distance 40km / 40 min de Madaba. Ce serait dans cette grotte que l'histoire des dormants d'Euphese mentionnée dans la Bible et le Coran. Ce lieu est surtout visité par les musulmans, on y trouve une grotte avec 7 tombeaux, dont un avec une petite baie vitrée permettant de voir les os des cadavres trouvés. Quelques objets trouvés sont aussi exposés. Le roi Abdallah a inauguré une nouvelle mosquée sur le site en 2006. (voir les photos ci-dessous).
Visite du théâtre Romain : Nous nous sommes dirigé ensuite vers le théâtre Romain, mais nous avons fait un petit détour pour aller voir la magnifique mosquée rouge d'Abou Darwish. Nous sommes arrivé par erreur de l'autre coté du théâtre, mais cela nous a permis d'avoir une belle vue sur le théâtre en étant en hauteur. Nous avons ensuite rejoint ce magnifique théâtre vraiment impressionnant. L'entrée est payante, et le prix comprends l'entrée à un petit musée et à un petit théâtre à coté du grand.
Le mont Nebo : Après notre visite, il était déjà 17h, nous n'avions pas le temps de visiter les autres musées d'Amman, ni la citadelle. Nous sommes donc repartit au mont Nébo pour assister au coucher du soleil et voir la Cisjordanie illuminé de l'autre coté du Jourdain. Nous sommes arrivé un poil trop tard, il faisait déjà presque nuit. Cette visite du mont Nebo était sympa sans être extraordinaire, surtout que nous ne l'avons pas vu en journée.
Que Pensez d'Amman ? C'est une ville sympa à visiter en un jour, mais pas plus. Il y a énormément de circulation, et ce n'est vraiment pas évident de circuler, de stationner ...
(vue depuis la terrasse de l'hotel à Madaba)

(la grotte des 7 dormants)
(mosquée Abou Darwish)


(théâtre Romain)

(Vue sur la Cisjordanie depuis le Mont Nebo)
Jour 2 (Le nord de la Jordanie)
Jerash, fondamentale de l’empire Romain - Distance 80km / 1h30 Visite d’Aljoun fort militaire de chef légendaire Saladin – Distance 30km / 40 min


(les ruines romaines magnifiques de Jerash)
(vue depuis la forteresse d'Ajloun)(une plante dans les environs d'Ajloun)Jour 3 (Mer Morte)
Dead Sea Panorama Complex) La mer morte Amman Tourism Resort 40km / 40 min sources chaudes de Hammamet Ma’In Distance 20km / 20 min
Jour 4 ( Wadi Ibn Hammad )
Wadi Ibn Hammad environ 2 h de Madaba via la route des rois
Quoi voir à Séville et alentours (5 jours) English translation pending
bonjour,
je dois partir sur séville semaine prochaine. je voudrais savoir si j'aurais de quoi m'occuper 6 jours (musées, découverte de la ville et culture, mais le shopping à petite dose)
ou si je dois déjà prévoir d'explorer des lieux autour qui en valent la peine
exemple aller à Huelva : peut-on s'y baigner ? ville agréable ? intéressante culturellement ?
ou vaut il mieux que je planifie Ronda ou Grenade
loc voiture préférable au bus, d'un point de vue sécurité et frais ?
je voyage seule.
trouve-t-on facilement sur place une chambre bon rapport Q/P hors auberge de jeunesse ? : quel quartier choisir (animation, pratique, pas trop bruyant)
merci pour votre aide et tous vos conseils et infos seront les bienvenus
Entre Istanbul et la côte lycienne English translation pending
COMPTE RENDU D’UN VOYAGE EN TURQUIE.
Attention , ce n’est pas un carnet de voyage mais juste un compte -rendu pouvant servir à l’élaboration d’un voyage .
TRANSPORTS :
Avion : Lyon / Istanbul / Istanbul / Analya / Izmir / Lyon : 373 E par personne avec la Turkish airline . Satisfaisant .
Location de voiture : Par autoescape en me promettant que c’est la derniére fois !!! 😠😠 Accueil téléphonique pour la réservation déplorable ( cela a bien changé depuis des années ) . 7 jours pour une voiture taille petite , prise à Antalya et restitution à Izmir pour : 284 E dont 158 e de location et 126 e de drop off à Izmir ( 20e plus cher que ce que Autoescape m’avait annoncé ) . Loueur : Essence car rental : LAMENTABLE !!! Nombreuses difficultés pour les contacter suite à un retard d’avion , accueil à la limite du cordial , accueil à aéroport et déposés sur un terrain vague à quelques kilometres de l’aéroport , dans un cabanon miteux … Pas très rassurant !
Essence : 4,40 TL / litre
Parking : La Turquie bat presque la France sur le prix de parking qui , à la longue , représente un vrai budget .
- Antalya centre : 10 TL / jour - Aphrodisias : 7 TL - Sirince : 10 TL - Ephese : 10 TL - Termessos : 5 TL - Pamukkale : 10 TL
Metro à Istanbul : Vendus par 3 à Sultanamet et aux environs de Galata ( uniquement ) : 10 TL sinon à l’unité : 4 TL . Nous avons beaucoup marché et avons peu pris les transports en commun sauf pour aller à St Sauveur de Chora .
PRIX DES VISITES :
- Aphrodisias : 15 TL audioguide : 10 - Ephese : 30 TL audioguide : 20 - Terrace House d’Ephese : 15 TL - Topkapi : 30 TL audioguide : 20 - Harem : 15 TL - Citerne basilique : 20 - Sainte Sophie : 30 TL audioguide : 20 - Termessos : 5 - Myra tombes : 15 audioguide 15 couplé avec Eglise - Saint Nicolas : 15 - Xanthos : 10 - Chimaera : 6 - Pamukkale et Hierapolis : 25
HEBERGEMENTS :
Tous les hôtels proposent le petit déjeuner inclus . Les horaires des petits déjeuners commencent rarement avant 7h30 / 8h .
Istanbul : Sari Konack : 4 nuits : 110e / nuit Situé à quelques pas de la mosquée bleue . Très bon accueil . Chambre spacieuse et très bien équipée . Bel établissement . Très bon et copieux petit déjeuner . Nous avons trouvé très pratique d’être à Sultanamet . Beaucoup de restaurants tout proche .
Antalya : Citrus garden : 2 nuits : 45e / nuit 🙂🙂 Situé dans la vieille ville d’Antalya . Dés qu’on passe l’énorme porte d’entrée , on se retrouve au calme et au milieu d’un charmant jardin . Les chambres sont spacieuses , claires , bien décorées par la patronne qui a de l’or dans les mains . Accueil très sympathique ; on s’y sent chez soi . Les propriétaires sont vraiment à votre service et votre écoute . Excellent petit déjeuner , varié d’un jour sur l’autre , avec les produits frais et maison . Un excellent souvenir !
Kas : Sonne hotel : 1 nuit : 60e Situé à quelques pas du port . Hotel propre mais chambre minuscule ( deux petites valises qu’on ne savait où poser …) . C’est bien pour une nuit mais difficile , à mon humble avis, pour plusieurs jours . Belle vue sur la mer .
Fethiye : Alesta Yatch hotel : 1 nuit : 72 e Hotel grande classe sur le port de Fethiye et à 5 minutes du centre de la vieille ville . Vue sublime sur le port et les montagnes avoisinantes . Chambre grand luxe et petit déjeuner exceptionnel . Spa et piscine mais non utilisés . Navette pour plage privée non utilisée .
Pamukkale : Sinter Terrace : 1 nuit : 40e 😇😇 Pension de famille et accueil très , très chaleureux ! Chambre spacieuse, très kitch certes mais très propre . Jolis jardins et terrasse . Petit déjeuner maison, frais et copieux . Nous y avons aussi pris le repas du soir pour un prix dérisoire , très bien servi et très bon ( spécialité de viande ou truite ) . Ici aussi , les propriétaires sont très dévoués .
Selçuk : Kalehan hotel : 1 nuit : 50e 😠😠😠 La grande deception du séjour . Proche du centre ville de Selçuk . Hotel glauque . Accueil purement intéressé du propriétaire . Nous n’étions que deux couples dans l’hôtel et le propriétaire a cru bon de nous mettre au troisiéme étage , en bout de couloir dans une chambre pour 4 personnes , certes immense mais froide et qui aurait largement besoin d’être rafraichie . Salle de bain à peine propre . C’est le seul endroit où la bouteille d’eau mise à disposition dans la chambre était payante … Literie minable, taie d’oreiller déchirée . Petit déjeuner avec le strict nécessaire et pas très frais ( j’ai été malade dans la journée ) . Bref , passez votre chemin !
Izmir Aéroport : Tav Airport : 1 nuit : 77e Situé dans le hall de l’aéroport . Grand confort et excellente prestation. Bon bien sûr , on ne choisit pas ce type d’hôtel à moins d’arriver tard le soir ou partir tôt le matin . Notre vol était à 5h50 et ce fut très pratique . Attention toutefois car les chambres standards sont dépourvues de fenêtres … attention pour les claustros…
RESTAURATION
Il y en a pour tous les goûts et à tous les prix . La cuisine nous a plutôt étonnée en positif . Partout , on y trouve viande , poisson et plats végétariens . C’est très souvent copieux . Le seul petit reproche qu’on ferait : cuisine grasse donc au fil de jours c’est pesant . Le Mezze restera notre favori . Vu les petits déjeuners très copieux , nous avons tous les jours sauté le déjeuner , d’autant plus qu’on trouve toujours à grignoter avec un thé , quelques pâtisseries orientales . Voici nos meilleurs souvenirs .
Istanbul : Ubud Ethic à Sultanamet : La solution de facilité , étant donné la pluie permanente , car il se situait juste en face de l’hôtel . Très bon accueil . Mélange de cuisine turque et asiatique . Mezze à partager , un plat , une boisson : 90 TL pour deux .
Kas : Turkuaz restaurant et meyhane :🙂🙂🙂 Notre meilleure expérience en Turquie . Cadre très agréable avec magnifique terrasse et tonnelle . Les propriétaires sont charmants et très à l’ écoute . La cuisine est raffinée . Un excellent Mezze !!!! Mezze , un plat , boisson : 85 TL
Fethiye : Megri : C’est simple , c’est sur la grand place de la vieille ville , nombreuses tables en terrasse . Accueil sympa . Nous avons décidé de goûter une spécialité pour deux : le Beshi kepap ( cuisson de la recette : viande ou poissons et crustacées avec des tomates , oignons, aubergines cuit à l’étouffée dans un amphore qui est cassée devant vous juste avant la dégustation ) qui est servi avec riz et frites : un REGAL !!!! Salade pour deux , le Beshi Kepap et boisson pour deux : 110 TL
DIVERS
- Climat : A Istanbul : pluie sans discontinuer pendant 3 jours , froid et vent … dommage … : Sur la côte Lycienne : l’éternel printemps . Ciel bleu azur et entre 20 et 25 degrés en journée ; Soirée à 18 degrés . : Pamukkale : A l’intérieur des terres donc plus frais mais ciel azur . : Vers Izmir : ciel toujours bleu , températures plus fraiches qu’au sud , entre 16 et 18 en journée . Nuit très fraiche .
- Change : La monnaie est la Lyra . Aucun problème de change , il y a partout des distributeurs, des bureaux de change . : 1 euro = 0,30 environ TL
- Guides : Le guide vert fut notre meilleur allié pour la visite des sites . : Le Lonely planet
- Quelques prix : - Thé turc : 3 - Café turc : 7 - Jus d’orange frais : 8 - Marrons chauds 200 gr : 10 - Grande bouteille d’eau : 1,5
ITINERAIRE
J 1 : Vol Lyon / Istanbul J 2 : Istanbul J 3 : Istanbul J 4 : Istanbul J 5 : Istanbul / Antalya J 6 : Antalya et Termessos J 7 : Côte Lycienne avec arrêt : Chimera , Myra , Kas J 8 : Côte lycienne avec arrêt : Kalkan , Xanthos , Fethiye J 9 : Route Fethiye / Pamukkale . Visite Hierapolis et site géologique . J 10 : Aphrodisias puis route vers Selçuk J 11 : Ephese . Village de Sirince . Route vers Izmir . J 12 : Retour Izmir / Istanbul / Lyon
NOS VISITES A ISTANBUL
- Topkapi 🙂🙂 Nous y avons passé 4 h et nous nous y sommes rendus dés l’ouverture , évitant ainsi l’essentiel de la foule sur laquelle nous avions une longueur d’avance . Nous avons commencé par le palais , le trésor , le pavillon du St manteau avec les reliques de Mahomet ( manteau, poils de barbe, lettre écrite de sa main, son sceau, épées mais aussi les clefs de la Kaaba et un écrin d’or de la pierre noire . J’avoue que cela m’a impressionné . Puis visite de la salle du divan , le pavillon des circoncisions , le pavillon de Bagdad , les jardins, la mosquée et enfin le harem . Tout y est resplendissant et les mosaïques sont fabuleuses . Une très belle visite avec un audioguide indispensable .
- La citerne basilique . Ouvrage byzantin surnommé le palais englouti qui est une vaste citerne souterraine qui alimentait le grand palais sous Constantin puis Topkapi . 336 colonnes … Visite est rapide mais d’un belle effet .
- Pont Galata avec ses pêcheurs / Funiculaire / Grande rue Istikal avec ses ambassades , hôtels particuliers , enseignes anciennes et nouvelles, tramway , passages couverts, église St Pierre - Paul … un mélange de l’ancienne ville et la moderne / Place Taksim , symbole de la révolution / tour Galata : nous n’y sommes pas montés tant il faisait gris , pluvieux et brumeux .
- Sainte Sophie . 🙂🙂🙂 Idem , nous y sommes à l’ouverture et nous n’attendons que quelques minutes pour obtenir les tickets et l’audioguide . Ancienne église , puis basilique convertie en mosquée : un mélange étonnant mais fascinant . Visite de 2h .
- Hippodrome / la colonne de Constantin / Rue du Grand Bazar / Grand bazar : visite succinte car on trouve l’endroit surfait / Mosquée de Soliman ( hélas , nous sommes vendredi ) / descente par un lacis de ruelles colorées vers le quartier Pamuk au milieu des grossistes en tout genre et des vieilles konaks : un grand bazar plus authentique . Total de cet itinéraire : 5 h avec les pauses thé bien sûr !
- Musée archéologique : En pleine restauration , heureusement car vieillot et décrépi . Bof … j’y allais essentiellement pour y voir le traité de Kadesh .
- Mosquée bleue : 🙂🙂🙂 Nous y étions vers 10H et nous avons attendu environ 45 mn pour y rentrer . Voile obligatoire pour les femmes fourni si besoin ( mon foulard a fait l’affaire ) . Une véritable merveille , dommage qu’il y avait autant de monde …
- Eglise St Sauveur de Chora . 🙂🙂🙂 Nous avons hésité car c’est un peu excentré mais nous avons bien fait d’y aller car ce fut une de nos plus belles visites d’Istanbul ! De la place de Ste Sophie , tramway T1 jusqu’à l’arrêt Topakpi ( attention , j’ai bien dit arrêt et non palais ! ) puis changement pour le T4 et s’arrêter au 3eme arrêt . Visite avec audioguide . C’est l’un des plus fabuleux ensemble de mosaïques que j’ai pu admirer dans ma vie ! un régal des yeux ! Prevoir une visite d’ 1H30 .
- Le Bosphore : Metro Marmaray sous le Bosphore jusqu’à Uskudar ( ouvrage impressionnant ) . On a ensuite marché jusqu’à Kadikoy en passant devant le phare Leandre . De Kadikoy , on a pris le ferry pour revenir vers Sultanamet . Le circuit pourrait être très sympa mais nous l’avons fait sous des trombes d’eau ininterrompues , dommage …
NOS VISITES HORS ISTANBUL
- Termessos . 🙂🙂🙂 Situé à 30 km d’Antalya . Le site est complètement perdu dans la montagne . C’est un peu le Machu Picchu ou l’Angkor de la Turquie ! Ce site m’a totalement fasciné . Sans doute parce que c’était le premier mais aussi pour ce côté mystérieux et loin des foules . Du parking , il y a encore 3km de chemin pentu et caillouteux avant de commencer la visite et atteindre la porte du site et ses tours défensives . Il est important d’être bien chaussé . Noyées dans le maquis de pins , oliviers , buissons , crocus , les ruines … et le silence ! Nous serons seuls sur le site pendant environ deux heures avec pour toute compagnie les oiseaux et les écureuils . L’atmosphère est envoutante , on dirait presque que ceux qui y vécurent sont encore là … On a commencé par le gymnase , les voutes des bains . Puis un gigantesque champs de ruines qu’était la grande rue à colonnades . On voit enchevêtrés colonnes , stéles, morceaux de sculpture … Ville fantôme … Puis , on grimpe encore 15 mn en pleine nature , dans la pinède , pour atteindre le tombeau d’Alcetas , général d’Alexandre le grand et y découvrir son destin tragique . Le panorama sur les ruines de Termessos , les montagnes environnantes et la vallée est magnifique . On y serait resté de heures ! En redescendant , nous bifurquons vers la nécropole sud . Après 10 mn de marche , apparaissent le premiers tombeaux . Le chemin serpente ainsi pendant 30 mn offrant un incroyable spectacle car le temps a littéralement fait exploser des centaines de sarcophages plus ou moins intacts , avec de plus ou moins belles sculptures . On a l’impression d’être hors du temps et nous somme toujours seuls ! De là , va naître , pour moi, une véritable fascination et découverte pour les tombeaux lyciens qui ne me quittera pas de tout le voyage ! Nous revenons sur nos pas pour finir avec l’agora , les citernes , le boulotterions , le temple d’Artemis et enfin le théâtre . Ce n’est qu’à partir de là que nous rejoignons une poignée de congénéres . Retour à la voiture après 5h de visite et les mollets en compote mais tellement heureux ! Bref , je vous recommande vivement cette visite !
- Site de Chimera . Bon , j’avoue c’est purement mythologique … Apres 30 mn d’un chemin assez ardu fait d’escaliers , pentes abruptes , on voit brûler quelques petites flammes qui s’échappent de la montagne . Pour les scientifiques ce sont des émanations de méthane , pour le littéraires , dont je fais partie , c’est la repaire de la Chimère , monstre mythologique cracheur de feu . Cela doit être plus interessant à voir à la nuit tombée … peut être … Bref, ce fut l’occasion de réviser une partie de l’Iliade .
- Le site de Myra Très impressionnante falaise avec des tombeaux rupestres . Les tombes lyciennes s’étagent sur la paroi . Un beau théâtre aussi .
- Eglise Saint Nicolas . De belles peintures bien conservées mais un audioguide qui rend la visite interminable … Un peu déçus de cette visite .
- Côte entre Kas et Fethiye La route longe la mer et offre des vues magnifiques . Kas est un petit bourg certes touristique mais avec un joli petit port et très agréable à flâner . Kalkan : idem , trés agréable , port de pêche mais un peu plus grand et touristique que Kas . Fethiye : trés touristique et beaucoup plus moderne .
- Xanthos . Un petit site mais qui a retenu notre attention car on y trouve le troisième type de tombe lycienne : sur pilastre .
- Pamukale 🙂🙂🙂 Nous y arrivons à 13 h et nous resterons 4H . Nous choisissons de commencer par le côté sud ( côté sud au côté nord: distance de 2,5 km ) . Nous longerons d’abord les bassins ( on s’est refusé de s’y baigner car quel dommage de dénaturer et saccager une telle merveille géologique ) puis nous visiterons le site romain . Pensez aux lunettes de soleil . Mention spéciale pour le site géologique côté porte byzantine car il n’y a quasiment personne . Nous avons adoré la beauté endormie de la nécropole , entre tumulus et cyprès . C’est le coin le plus calme du site . Immense cardo avec la porte de Domitien et ses trois belles arcades . Le théâtre était inaccessible ce jour là . Nous ne sommes pas allés jusqu’au martyrium de St Philippe et nous ne sommes pas allés à l’antique pool qui nous paraissait surfaite . Bref , un endroit plein de charme pour le peu qu’on s’éloigne du triangle musée / bassin à baignade / antique pool .
- Aphrodisias 🙂🙂🙂 A 1h30 de route de Pamukale ou 2H de Selçuk . Site magique perdu dans une plaine et entouré de montagnes . Nous avons mis 2h pour visiter le site et 30 mn pour le musée qui ne nous a pas transporté . De très beaux monuments très bien conservés comme le Tetrapylon , le temple d’Aphrodite , le stade, le théâtre , le bouleuterion.
- Ephese site antique .🙂🙂🙂 Nous finissons en beauté et nous avons apprécié de faire les visites dans ce sens car nous sommes allés crescendo dans la grandeur , beauté et état de conservation des sites . Nous sommes arrivés à l’ouverture juste une heure avant que les cars ne déversent des milliers de touristes . Par une entrée ou une autre , contrairement à ce qui est indiqué dans les guides , il y a des hordes . C’est le seul endroit où nous avons souffert de ce flot , une grande chance , je pense . Une mention spéciale pour la bibliothèque de Celsius et le quartier des maisons avec le murs et mosaïques intacts . Attention , cela fait l’objet d’une tarification à part que vous pouvez prendre avec le billet d’entrée et dans ce cas , c’est moins cher ou sur place : plein tarif . Ce serait vraiment dommage de s’en priver car c’est assez unique .
CONCLUSIONS :
- Nous avons adoré : La magie du site de Termessos ! : L’Eglise St sauveur de Chora : Le savant mélange géologie / culture du site de Pamukale : L’accueil de nos hôtes à Pamukale .
- Nous avons aimé : Toutes les splendeurs que recèlent Istanbul : Les sites d’ Ephese , Aphrodisias , Myra : L’accueil des turcs toujours souriants , plein d’entrain et prêts à aider . : La côte sauvage lycienne : Nous régaler de pâtisseries, thé et Mezze .
- Nous n’avons pas aimé : Le Kalehan hôtel à Selçuk , glauque !!!! : le prix des parkings partout !
TRANSPORTS :
Avion : Lyon / Istanbul / Istanbul / Analya / Izmir / Lyon : 373 E par personne avec la Turkish airline . Satisfaisant .
Location de voiture : Par autoescape en me promettant que c’est la derniére fois !!! 😠😠 Accueil téléphonique pour la réservation déplorable ( cela a bien changé depuis des années ) . 7 jours pour une voiture taille petite , prise à Antalya et restitution à Izmir pour : 284 E dont 158 e de location et 126 e de drop off à Izmir ( 20e plus cher que ce que Autoescape m’avait annoncé ) . Loueur : Essence car rental : LAMENTABLE !!! Nombreuses difficultés pour les contacter suite à un retard d’avion , accueil à la limite du cordial , accueil à aéroport et déposés sur un terrain vague à quelques kilometres de l’aéroport , dans un cabanon miteux … Pas très rassurant !
Essence : 4,40 TL / litre
Parking : La Turquie bat presque la France sur le prix de parking qui , à la longue , représente un vrai budget .
- Antalya centre : 10 TL / jour - Aphrodisias : 7 TL - Sirince : 10 TL - Ephese : 10 TL - Termessos : 5 TL - Pamukkale : 10 TL
Metro à Istanbul : Vendus par 3 à Sultanamet et aux environs de Galata ( uniquement ) : 10 TL sinon à l’unité : 4 TL . Nous avons beaucoup marché et avons peu pris les transports en commun sauf pour aller à St Sauveur de Chora .
PRIX DES VISITES :
- Aphrodisias : 15 TL audioguide : 10 - Ephese : 30 TL audioguide : 20 - Terrace House d’Ephese : 15 TL - Topkapi : 30 TL audioguide : 20 - Harem : 15 TL - Citerne basilique : 20 - Sainte Sophie : 30 TL audioguide : 20 - Termessos : 5 - Myra tombes : 15 audioguide 15 couplé avec Eglise - Saint Nicolas : 15 - Xanthos : 10 - Chimaera : 6 - Pamukkale et Hierapolis : 25
HEBERGEMENTS :
Tous les hôtels proposent le petit déjeuner inclus . Les horaires des petits déjeuners commencent rarement avant 7h30 / 8h .
Istanbul : Sari Konack : 4 nuits : 110e / nuit Situé à quelques pas de la mosquée bleue . Très bon accueil . Chambre spacieuse et très bien équipée . Bel établissement . Très bon et copieux petit déjeuner . Nous avons trouvé très pratique d’être à Sultanamet . Beaucoup de restaurants tout proche .
Antalya : Citrus garden : 2 nuits : 45e / nuit 🙂🙂 Situé dans la vieille ville d’Antalya . Dés qu’on passe l’énorme porte d’entrée , on se retrouve au calme et au milieu d’un charmant jardin . Les chambres sont spacieuses , claires , bien décorées par la patronne qui a de l’or dans les mains . Accueil très sympathique ; on s’y sent chez soi . Les propriétaires sont vraiment à votre service et votre écoute . Excellent petit déjeuner , varié d’un jour sur l’autre , avec les produits frais et maison . Un excellent souvenir !
Kas : Sonne hotel : 1 nuit : 60e Situé à quelques pas du port . Hotel propre mais chambre minuscule ( deux petites valises qu’on ne savait où poser …) . C’est bien pour une nuit mais difficile , à mon humble avis, pour plusieurs jours . Belle vue sur la mer .
Fethiye : Alesta Yatch hotel : 1 nuit : 72 e Hotel grande classe sur le port de Fethiye et à 5 minutes du centre de la vieille ville . Vue sublime sur le port et les montagnes avoisinantes . Chambre grand luxe et petit déjeuner exceptionnel . Spa et piscine mais non utilisés . Navette pour plage privée non utilisée .
Pamukkale : Sinter Terrace : 1 nuit : 40e 😇😇 Pension de famille et accueil très , très chaleureux ! Chambre spacieuse, très kitch certes mais très propre . Jolis jardins et terrasse . Petit déjeuner maison, frais et copieux . Nous y avons aussi pris le repas du soir pour un prix dérisoire , très bien servi et très bon ( spécialité de viande ou truite ) . Ici aussi , les propriétaires sont très dévoués .
Selçuk : Kalehan hotel : 1 nuit : 50e 😠😠😠 La grande deception du séjour . Proche du centre ville de Selçuk . Hotel glauque . Accueil purement intéressé du propriétaire . Nous n’étions que deux couples dans l’hôtel et le propriétaire a cru bon de nous mettre au troisiéme étage , en bout de couloir dans une chambre pour 4 personnes , certes immense mais froide et qui aurait largement besoin d’être rafraichie . Salle de bain à peine propre . C’est le seul endroit où la bouteille d’eau mise à disposition dans la chambre était payante … Literie minable, taie d’oreiller déchirée . Petit déjeuner avec le strict nécessaire et pas très frais ( j’ai été malade dans la journée ) . Bref , passez votre chemin !
Izmir Aéroport : Tav Airport : 1 nuit : 77e Situé dans le hall de l’aéroport . Grand confort et excellente prestation. Bon bien sûr , on ne choisit pas ce type d’hôtel à moins d’arriver tard le soir ou partir tôt le matin . Notre vol était à 5h50 et ce fut très pratique . Attention toutefois car les chambres standards sont dépourvues de fenêtres … attention pour les claustros…
RESTAURATION
Il y en a pour tous les goûts et à tous les prix . La cuisine nous a plutôt étonnée en positif . Partout , on y trouve viande , poisson et plats végétariens . C’est très souvent copieux . Le seul petit reproche qu’on ferait : cuisine grasse donc au fil de jours c’est pesant . Le Mezze restera notre favori . Vu les petits déjeuners très copieux , nous avons tous les jours sauté le déjeuner , d’autant plus qu’on trouve toujours à grignoter avec un thé , quelques pâtisseries orientales . Voici nos meilleurs souvenirs .
Istanbul : Ubud Ethic à Sultanamet : La solution de facilité , étant donné la pluie permanente , car il se situait juste en face de l’hôtel . Très bon accueil . Mélange de cuisine turque et asiatique . Mezze à partager , un plat , une boisson : 90 TL pour deux .
Kas : Turkuaz restaurant et meyhane :🙂🙂🙂 Notre meilleure expérience en Turquie . Cadre très agréable avec magnifique terrasse et tonnelle . Les propriétaires sont charmants et très à l’ écoute . La cuisine est raffinée . Un excellent Mezze !!!! Mezze , un plat , boisson : 85 TL
Fethiye : Megri : C’est simple , c’est sur la grand place de la vieille ville , nombreuses tables en terrasse . Accueil sympa . Nous avons décidé de goûter une spécialité pour deux : le Beshi kepap ( cuisson de la recette : viande ou poissons et crustacées avec des tomates , oignons, aubergines cuit à l’étouffée dans un amphore qui est cassée devant vous juste avant la dégustation ) qui est servi avec riz et frites : un REGAL !!!! Salade pour deux , le Beshi Kepap et boisson pour deux : 110 TL
DIVERS
- Climat : A Istanbul : pluie sans discontinuer pendant 3 jours , froid et vent … dommage … : Sur la côte Lycienne : l’éternel printemps . Ciel bleu azur et entre 20 et 25 degrés en journée ; Soirée à 18 degrés . : Pamukkale : A l’intérieur des terres donc plus frais mais ciel azur . : Vers Izmir : ciel toujours bleu , températures plus fraiches qu’au sud , entre 16 et 18 en journée . Nuit très fraiche .
- Change : La monnaie est la Lyra . Aucun problème de change , il y a partout des distributeurs, des bureaux de change . : 1 euro = 0,30 environ TL
- Guides : Le guide vert fut notre meilleur allié pour la visite des sites . : Le Lonely planet
- Quelques prix : - Thé turc : 3 - Café turc : 7 - Jus d’orange frais : 8 - Marrons chauds 200 gr : 10 - Grande bouteille d’eau : 1,5
ITINERAIRE
J 1 : Vol Lyon / Istanbul J 2 : Istanbul J 3 : Istanbul J 4 : Istanbul J 5 : Istanbul / Antalya J 6 : Antalya et Termessos J 7 : Côte Lycienne avec arrêt : Chimera , Myra , Kas J 8 : Côte lycienne avec arrêt : Kalkan , Xanthos , Fethiye J 9 : Route Fethiye / Pamukkale . Visite Hierapolis et site géologique . J 10 : Aphrodisias puis route vers Selçuk J 11 : Ephese . Village de Sirince . Route vers Izmir . J 12 : Retour Izmir / Istanbul / Lyon
NOS VISITES A ISTANBUL
- Topkapi 🙂🙂 Nous y avons passé 4 h et nous nous y sommes rendus dés l’ouverture , évitant ainsi l’essentiel de la foule sur laquelle nous avions une longueur d’avance . Nous avons commencé par le palais , le trésor , le pavillon du St manteau avec les reliques de Mahomet ( manteau, poils de barbe, lettre écrite de sa main, son sceau, épées mais aussi les clefs de la Kaaba et un écrin d’or de la pierre noire . J’avoue que cela m’a impressionné . Puis visite de la salle du divan , le pavillon des circoncisions , le pavillon de Bagdad , les jardins, la mosquée et enfin le harem . Tout y est resplendissant et les mosaïques sont fabuleuses . Une très belle visite avec un audioguide indispensable .
- La citerne basilique . Ouvrage byzantin surnommé le palais englouti qui est une vaste citerne souterraine qui alimentait le grand palais sous Constantin puis Topkapi . 336 colonnes … Visite est rapide mais d’un belle effet .
- Pont Galata avec ses pêcheurs / Funiculaire / Grande rue Istikal avec ses ambassades , hôtels particuliers , enseignes anciennes et nouvelles, tramway , passages couverts, église St Pierre - Paul … un mélange de l’ancienne ville et la moderne / Place Taksim , symbole de la révolution / tour Galata : nous n’y sommes pas montés tant il faisait gris , pluvieux et brumeux .
- Sainte Sophie . 🙂🙂🙂 Idem , nous y sommes à l’ouverture et nous n’attendons que quelques minutes pour obtenir les tickets et l’audioguide . Ancienne église , puis basilique convertie en mosquée : un mélange étonnant mais fascinant . Visite de 2h .
- Hippodrome / la colonne de Constantin / Rue du Grand Bazar / Grand bazar : visite succinte car on trouve l’endroit surfait / Mosquée de Soliman ( hélas , nous sommes vendredi ) / descente par un lacis de ruelles colorées vers le quartier Pamuk au milieu des grossistes en tout genre et des vieilles konaks : un grand bazar plus authentique . Total de cet itinéraire : 5 h avec les pauses thé bien sûr !
- Musée archéologique : En pleine restauration , heureusement car vieillot et décrépi . Bof … j’y allais essentiellement pour y voir le traité de Kadesh .
- Mosquée bleue : 🙂🙂🙂 Nous y étions vers 10H et nous avons attendu environ 45 mn pour y rentrer . Voile obligatoire pour les femmes fourni si besoin ( mon foulard a fait l’affaire ) . Une véritable merveille , dommage qu’il y avait autant de monde …
- Eglise St Sauveur de Chora . 🙂🙂🙂 Nous avons hésité car c’est un peu excentré mais nous avons bien fait d’y aller car ce fut une de nos plus belles visites d’Istanbul ! De la place de Ste Sophie , tramway T1 jusqu’à l’arrêt Topakpi ( attention , j’ai bien dit arrêt et non palais ! ) puis changement pour le T4 et s’arrêter au 3eme arrêt . Visite avec audioguide . C’est l’un des plus fabuleux ensemble de mosaïques que j’ai pu admirer dans ma vie ! un régal des yeux ! Prevoir une visite d’ 1H30 .
- Le Bosphore : Metro Marmaray sous le Bosphore jusqu’à Uskudar ( ouvrage impressionnant ) . On a ensuite marché jusqu’à Kadikoy en passant devant le phare Leandre . De Kadikoy , on a pris le ferry pour revenir vers Sultanamet . Le circuit pourrait être très sympa mais nous l’avons fait sous des trombes d’eau ininterrompues , dommage …
NOS VISITES HORS ISTANBUL
- Termessos . 🙂🙂🙂 Situé à 30 km d’Antalya . Le site est complètement perdu dans la montagne . C’est un peu le Machu Picchu ou l’Angkor de la Turquie ! Ce site m’a totalement fasciné . Sans doute parce que c’était le premier mais aussi pour ce côté mystérieux et loin des foules . Du parking , il y a encore 3km de chemin pentu et caillouteux avant de commencer la visite et atteindre la porte du site et ses tours défensives . Il est important d’être bien chaussé . Noyées dans le maquis de pins , oliviers , buissons , crocus , les ruines … et le silence ! Nous serons seuls sur le site pendant environ deux heures avec pour toute compagnie les oiseaux et les écureuils . L’atmosphère est envoutante , on dirait presque que ceux qui y vécurent sont encore là … On a commencé par le gymnase , les voutes des bains . Puis un gigantesque champs de ruines qu’était la grande rue à colonnades . On voit enchevêtrés colonnes , stéles, morceaux de sculpture … Ville fantôme … Puis , on grimpe encore 15 mn en pleine nature , dans la pinède , pour atteindre le tombeau d’Alcetas , général d’Alexandre le grand et y découvrir son destin tragique . Le panorama sur les ruines de Termessos , les montagnes environnantes et la vallée est magnifique . On y serait resté de heures ! En redescendant , nous bifurquons vers la nécropole sud . Après 10 mn de marche , apparaissent le premiers tombeaux . Le chemin serpente ainsi pendant 30 mn offrant un incroyable spectacle car le temps a littéralement fait exploser des centaines de sarcophages plus ou moins intacts , avec de plus ou moins belles sculptures . On a l’impression d’être hors du temps et nous somme toujours seuls ! De là , va naître , pour moi, une véritable fascination et découverte pour les tombeaux lyciens qui ne me quittera pas de tout le voyage ! Nous revenons sur nos pas pour finir avec l’agora , les citernes , le boulotterions , le temple d’Artemis et enfin le théâtre . Ce n’est qu’à partir de là que nous rejoignons une poignée de congénéres . Retour à la voiture après 5h de visite et les mollets en compote mais tellement heureux ! Bref , je vous recommande vivement cette visite !
- Site de Chimera . Bon , j’avoue c’est purement mythologique … Apres 30 mn d’un chemin assez ardu fait d’escaliers , pentes abruptes , on voit brûler quelques petites flammes qui s’échappent de la montagne . Pour les scientifiques ce sont des émanations de méthane , pour le littéraires , dont je fais partie , c’est la repaire de la Chimère , monstre mythologique cracheur de feu . Cela doit être plus interessant à voir à la nuit tombée … peut être … Bref, ce fut l’occasion de réviser une partie de l’Iliade .
- Le site de Myra Très impressionnante falaise avec des tombeaux rupestres . Les tombes lyciennes s’étagent sur la paroi . Un beau théâtre aussi .
- Eglise Saint Nicolas . De belles peintures bien conservées mais un audioguide qui rend la visite interminable … Un peu déçus de cette visite .
- Côte entre Kas et Fethiye La route longe la mer et offre des vues magnifiques . Kas est un petit bourg certes touristique mais avec un joli petit port et très agréable à flâner . Kalkan : idem , trés agréable , port de pêche mais un peu plus grand et touristique que Kas . Fethiye : trés touristique et beaucoup plus moderne .
- Xanthos . Un petit site mais qui a retenu notre attention car on y trouve le troisième type de tombe lycienne : sur pilastre .
- Pamukale 🙂🙂🙂 Nous y arrivons à 13 h et nous resterons 4H . Nous choisissons de commencer par le côté sud ( côté sud au côté nord: distance de 2,5 km ) . Nous longerons d’abord les bassins ( on s’est refusé de s’y baigner car quel dommage de dénaturer et saccager une telle merveille géologique ) puis nous visiterons le site romain . Pensez aux lunettes de soleil . Mention spéciale pour le site géologique côté porte byzantine car il n’y a quasiment personne . Nous avons adoré la beauté endormie de la nécropole , entre tumulus et cyprès . C’est le coin le plus calme du site . Immense cardo avec la porte de Domitien et ses trois belles arcades . Le théâtre était inaccessible ce jour là . Nous ne sommes pas allés jusqu’au martyrium de St Philippe et nous ne sommes pas allés à l’antique pool qui nous paraissait surfaite . Bref , un endroit plein de charme pour le peu qu’on s’éloigne du triangle musée / bassin à baignade / antique pool .
- Aphrodisias 🙂🙂🙂 A 1h30 de route de Pamukale ou 2H de Selçuk . Site magique perdu dans une plaine et entouré de montagnes . Nous avons mis 2h pour visiter le site et 30 mn pour le musée qui ne nous a pas transporté . De très beaux monuments très bien conservés comme le Tetrapylon , le temple d’Aphrodite , le stade, le théâtre , le bouleuterion.
- Ephese site antique .🙂🙂🙂 Nous finissons en beauté et nous avons apprécié de faire les visites dans ce sens car nous sommes allés crescendo dans la grandeur , beauté et état de conservation des sites . Nous sommes arrivés à l’ouverture juste une heure avant que les cars ne déversent des milliers de touristes . Par une entrée ou une autre , contrairement à ce qui est indiqué dans les guides , il y a des hordes . C’est le seul endroit où nous avons souffert de ce flot , une grande chance , je pense . Une mention spéciale pour la bibliothèque de Celsius et le quartier des maisons avec le murs et mosaïques intacts . Attention , cela fait l’objet d’une tarification à part que vous pouvez prendre avec le billet d’entrée et dans ce cas , c’est moins cher ou sur place : plein tarif . Ce serait vraiment dommage de s’en priver car c’est assez unique .
CONCLUSIONS :
- Nous avons adoré : La magie du site de Termessos ! : L’Eglise St sauveur de Chora : Le savant mélange géologie / culture du site de Pamukale : L’accueil de nos hôtes à Pamukale .
- Nous avons aimé : Toutes les splendeurs que recèlent Istanbul : Les sites d’ Ephese , Aphrodisias , Myra : L’accueil des turcs toujours souriants , plein d’entrain et prêts à aider . : La côte sauvage lycienne : Nous régaler de pâtisseries, thé et Mezze .
- Nous n’avons pas aimé : Le Kalehan hôtel à Selçuk , glauque !!!! : le prix des parkings partout !
Sur les routes du sud du Maroc English translation pending
Du 21 mars au 3 avril 2016, j'ai eu la chance de découvrir (avec un pote) le sud Maroc pendant 13 jours, et profiter des paysages absolument fabuleux que nous offre l'Atlas, le Sahara, les différentes gorges, les grands espaces... Je vous propose donc un petit carnet de voyage (mon premier!) de ce road-trip, avec quelques adresses, impressions et photos.
21/3: Décollage de Paris Beauvais en soirée avec Ryanair. 2h de retard en raison d'une grève des aiguilleurs qui n'entameront pas notre bonne humeur... contrairement à cet "absence" de quelques secondes au cours desquelles mon pote à la bonne idée de vouloir retirer pour que l'on arrive avec du cash sur place et se trompe 3 fois de code. Carte avalée, game over pour lui, je vais devoir assurer le financement du voyage. Du coup, envoi d'un mail à la banque pour demander l'augmentation du plafond de retrait en catastrophe, retrait au maximum pour arriver avec le maximum possible sur place etc... Bref on décolle quand même, arrivée vers minuit à Marrakech, et à 1h du matin à l'auberge de jeunesse Waka Waka, 17€ pour deux dans un dortoir de 6, petit dej' inclus. Petite nuit entre ronflements et grosses averses et réveil autour de 7h.
22/3: Une fois le petit dej' avalé, et la découverte des msemen (un délice, c'est devenu un argument dans le choix des hébergements que nous avons trouvé par la suite :D ), retour vers l'aéroport en taxi pour récupérer la voiture de location. Nous avons pris une Punto avec Europcar et une fois au comptoir pour la récupérer, il fallait la CB de mon pote qui l'avait réserver... Evidemment il n'en avait plus donc nous voilà à ajouter un conducteur en plus, soit 80€. Une fois tout ça réglé, nous avions hâte de partir de l'aéroport et de se diriger vers le sud, direction le Tizi N'Tichka! Après quelques difficultés de trouver la route de Ouarzazate (pas de GPS ni de carte routière, juste 2 guides, easy life 😎😎 ), nous avons commencé à grimper ce col. Et là, plus on monte, plus on s'aperçoit qu'il caille, quand arrive la neige.... moment de flottement. même si je savais qu'il pouvait neiger, je m'y attendais pas trop à en avoir fin mars et nous n'avions pas regardé la météo. Au final c'est passé sans trop d'encombres et moi qui n'avait pas vu la neige de l'année, j'ai pu en profiter et commencer avec les photos!

Après un arrêt au sommet pour profiter du vent glacial et discuter avec les commerçants installés là, nous avons pris la route de Telouet et nous nous sommes arrêtés à Telouet pour déguster notre première tajine "chez Ahmed". 190 dirhams à deux, avec salade marocaine, tajine de boeuf et orange en dessert, accompagné du whisky berbère 😉. Vu le temps (pluie, vent et froid), nous ne nous sommes pas promené dans la ville, pensant y passer au retour (au final nous sommes passé par le Tizi N'Test...). La route a commencé à se dégradé pour devenir rapidement un chemin boueux... J'étais pas forcément très fier au volant de ma punto qui chassait à l'arrière mais ce passage difficile n'a duré qu'un ou deux kilomètres.

Quelques kilomètres plus loin, nous avons découvert des premiers paysages de folie dont voici quelques photos... Je m'attendais à voir des choses superbes mais pas à me prendre une telle claque.

Les différentes couleurs, de l'orangé de la roche et des maisons en pisé, au vert des oasis et le bleu (qui a prit le pas sur le gris) du ciel nous impressionnent et nous font faire des stops pour profiter et prendre des photos très souvent. Nous avons aussi pu profiter au cours de cette première journée de pouvoir s'apercevoir de la sympathie des marocains qui nous saluent quand nous passons dans les villages. Après cette première journée, nous arrivons sur Aït Ben Haddou. l'idée était de dormir à Ouarzazate mais la nuit tombera bientôt donc nous décidons de visiter la Kasbah et trouver un hôtel pour la nuit.
21/3: Décollage de Paris Beauvais en soirée avec Ryanair. 2h de retard en raison d'une grève des aiguilleurs qui n'entameront pas notre bonne humeur... contrairement à cet "absence" de quelques secondes au cours desquelles mon pote à la bonne idée de vouloir retirer pour que l'on arrive avec du cash sur place et se trompe 3 fois de code. Carte avalée, game over pour lui, je vais devoir assurer le financement du voyage. Du coup, envoi d'un mail à la banque pour demander l'augmentation du plafond de retrait en catastrophe, retrait au maximum pour arriver avec le maximum possible sur place etc... Bref on décolle quand même, arrivée vers minuit à Marrakech, et à 1h du matin à l'auberge de jeunesse Waka Waka, 17€ pour deux dans un dortoir de 6, petit dej' inclus. Petite nuit entre ronflements et grosses averses et réveil autour de 7h.
22/3: Une fois le petit dej' avalé, et la découverte des msemen (un délice, c'est devenu un argument dans le choix des hébergements que nous avons trouvé par la suite :D ), retour vers l'aéroport en taxi pour récupérer la voiture de location. Nous avons pris une Punto avec Europcar et une fois au comptoir pour la récupérer, il fallait la CB de mon pote qui l'avait réserver... Evidemment il n'en avait plus donc nous voilà à ajouter un conducteur en plus, soit 80€. Une fois tout ça réglé, nous avions hâte de partir de l'aéroport et de se diriger vers le sud, direction le Tizi N'Tichka! Après quelques difficultés de trouver la route de Ouarzazate (pas de GPS ni de carte routière, juste 2 guides, easy life 😎😎 ), nous avons commencé à grimper ce col. Et là, plus on monte, plus on s'aperçoit qu'il caille, quand arrive la neige.... moment de flottement. même si je savais qu'il pouvait neiger, je m'y attendais pas trop à en avoir fin mars et nous n'avions pas regardé la météo. Au final c'est passé sans trop d'encombres et moi qui n'avait pas vu la neige de l'année, j'ai pu en profiter et commencer avec les photos!

Après un arrêt au sommet pour profiter du vent glacial et discuter avec les commerçants installés là, nous avons pris la route de Telouet et nous nous sommes arrêtés à Telouet pour déguster notre première tajine "chez Ahmed". 190 dirhams à deux, avec salade marocaine, tajine de boeuf et orange en dessert, accompagné du whisky berbère 😉. Vu le temps (pluie, vent et froid), nous ne nous sommes pas promené dans la ville, pensant y passer au retour (au final nous sommes passé par le Tizi N'Test...). La route a commencé à se dégradé pour devenir rapidement un chemin boueux... J'étais pas forcément très fier au volant de ma punto qui chassait à l'arrière mais ce passage difficile n'a duré qu'un ou deux kilomètres.

Quelques kilomètres plus loin, nous avons découvert des premiers paysages de folie dont voici quelques photos... Je m'attendais à voir des choses superbes mais pas à me prendre une telle claque.

Les différentes couleurs, de l'orangé de la roche et des maisons en pisé, au vert des oasis et le bleu (qui a prit le pas sur le gris) du ciel nous impressionnent et nous font faire des stops pour profiter et prendre des photos très souvent. Nous avons aussi pu profiter au cours de cette première journée de pouvoir s'apercevoir de la sympathie des marocains qui nous saluent quand nous passons dans les villages. Après cette première journée, nous arrivons sur Aït Ben Haddou. l'idée était de dormir à Ouarzazate mais la nuit tombera bientôt donc nous décidons de visiter la Kasbah et trouver un hôtel pour la nuit.
Séjour d'une bonne quinzaine de jours au Maroc en septembre English translation pending
Bonjour,
Connaissant le Maroc du Sud, j'envisage de passer, début Septembre, une bonne quinzaine de jours dans le Nord. Je pense arriver sur Tanger (où nous louerons un véhicule). J'aimerais savoir s'il est préférable de rester 2 jours à Tanger, Tetouan ou Chefchaouen (peut-être les 3 villes), suivant ce qu'il y a d'intéressant à visiter ou pour se ballader. Puis, nous nous dirigerons vers Fes pour 3 nuits ce qui nous permettra de rayonner jusqu'à Meknes et Moulay Idriss en voiture. Nous nous dirigerons vers Marrakech pour terminer notre périple chez Tata Marie où nous prendrons 3 ou 4 jours... de repos... Je ne sais pas encore si l'on fera Fes/Marrakech en voiture ou en train.
Merci pour vos précieux conseils 😉
M.Ange
Connaissant le Maroc du Sud, j'envisage de passer, début Septembre, une bonne quinzaine de jours dans le Nord. Je pense arriver sur Tanger (où nous louerons un véhicule). J'aimerais savoir s'il est préférable de rester 2 jours à Tanger, Tetouan ou Chefchaouen (peut-être les 3 villes), suivant ce qu'il y a d'intéressant à visiter ou pour se ballader. Puis, nous nous dirigerons vers Fes pour 3 nuits ce qui nous permettra de rayonner jusqu'à Meknes et Moulay Idriss en voiture. Nous nous dirigerons vers Marrakech pour terminer notre périple chez Tata Marie où nous prendrons 3 ou 4 jours... de repos... Je ne sais pas encore si l'on fera Fes/Marrakech en voiture ou en train.
Merci pour vos précieux conseils 😉
M.Ange
Que mettre dans ma valise pour l'Iran English translation pending
Bonjour
Je pars samedi avec mon conjoint pour 15 jours en autonome en Iran. A part bien entendu un foulard et une tenue correcte pour moi, que me conseillez-vous de ne pas oublier ?
Merci de vos précieux conseils
Je pars samedi avec mon conjoint pour 15 jours en autonome en Iran. A part bien entendu un foulard et une tenue correcte pour moi, que me conseillez-vous de ne pas oublier ?
Merci de vos précieux conseils
Voyage à vélo en Birmanie English translation pending
Birmanie 2015.
Patricia aime les teintes fraîches de l'aube, dorées par le soleil levant qui passent rapidement à l'orange mangué du ciel au crépuscule. Mais de concert nous reconnaissons sans concession que Bagan mérite son inscription future au patrimoine mondiale de l'Unesco. Des pagodes a perte de vue parsemées dans la luxuriante végétation qu'il faut absolument découvrir depuis le sommet de la pagode Shwesandaw. Un spectacle exceptionnel sillonné de sentiers que l'on parcours à vélo, point d'orgue de ce voyage.Certains préfèrent utiliser les calèches ou plus simplement la randonnée. Pagan est aussi un site archéologique hors du commun où la vie spirituelle ne s'est jamais arrêtée, le culte de Bouddha perdure. Nous partons maintenant à la découverte des fresques du temple de Gubyanki , des quatre Bouddhas du temple de Ananda, et l' incroyable temple de Manuba. Fascinant peuple birman qui a su entretenir et reconstruire ces chefs d'oeuvre pendant des siècles. Normal quand on sait que restaurer un lieu religieux favorise la vénérable incarnation. Un temple en ruine est une offense. Les brumes de l'aube envahissent le paysage, la cité de Padan constitue le berceau de la civilisation bamar, elle n ' a pas traversé les siècles sans encombre, guerres, tremblements de terres, occupations sauvages ont laissé des traces que les restaurations fréquentes n'ont pas complétement masqué. Le site est entourré de champs de culture où les paysants labourent à l' aide d, un char tiré par deux buffles.
Note sur Mandalay.
La circulation se fait à droite lors que paradoxalement les volants de véhicules se trouvent aussi à droite, les dépassements sont périlleux . Le plus grotesque est que la descente des bus se fait au milieu de la chaussée. Le pays prend la nouvelle dénomination Myanmar en 1989. Le pays est sous pression depuis 1960 au mépris des droits de l'homme , 50 ans plus tard les stigmates sont encore perceptibles.
Le changement: Le coca cola est importé depuis 2011 seulement. La musique explose, hip-hop, heavy métal, punks, boys band, la mini jupe succède au sarong. Les centres commerciaux ont remplacé les bazards de rue. Le parc automobile a explosé et les bouchons envahissent les rues. Les promoteurs immobiliers rasent les vieilles bâtisses Victoriennes pour édifier des complexes luxueux.
Mercredi 5 Février 2014. De l'aéroport de Mandalay à Sagaing. Nous ne savons pas lorsque l'avion se pose sur le tarmac que l'aéroport est situé à 48 Km du centre de la ville de Mandalay. Il est 13h30, l'air est moite, il fait environ 30 degrés. Nous nous installons pour le montage des vélos sous le patio à droite de la sortie de l’aéroport et rapidement un attroupement se forme autour de nous. Rapidement nos montures sont prêtes et nous pouvons partir à l’aventure de ce pays inconnu. Nous sommes vite immergés dans l’ambiance du pays en empruntant la belle route à l'ombre de grands acacias qui se dirige vers le nord en direction de Mandalay. Un beau stupa rouge brique bâti sur mamelon domine la plaine. En contrebas dans les champs se déroule le battage de la poids- chiche et du sésame. Chapeau de paille sur la tête et tongs aux pieds sous une chaleur écrasante, des hommes et des femmes travaillent inlassablement dans le brouhaha d’une vieilles machines agricoles. Nous poursuivons notre route, plus loin le goudron cède la place à une piste poussiéreuse qui traverse un parcage de calèches pour mourir brutalement par une pente raide sur la rive d’un bras de l' Ayeyarwady. Un ponton de bois bancal retient un bateau à longue queue chapeauté d’une bâche de camion. Une femme et en train d’y installer sa moto chinoise. Nous tombons au bon moment pour embarquer sur la navette qui en quelques minutes et moyennant trois milles kyats nous expulse sur la rive opposée. La pleine lune éclaire les deux ponts métalliques au-dessus de l' Ayeyarwady qui conduisent à Sagaing. J-Jacques a pris un peu d'avance, Patricia frontale vissée sur le casque suit dans la pénombre à quelques dizaines de mètres. Il apparaît silencieusement sur la gauche de la route, la tête est presque au milieu de la voie alors que l'extrémité de sa queue est encore dans les fourrés, ne laissant peu de place pour l'éviter. J-Jacques perd le contrôle de son vélo et manque comme lui de disparaître dans le fossé. Une bonne douzaine de décimètres de long, une tête pointue et une rayure noire de chaque côté du corps s'effile à trois ou quatre centimètres du bout de sa queue. Notre premier serpent nous décharge un frisson glacial et nous rappelle que le Myanmar est le pays dans le monde qui détient le record peu enivrant du nombre de mort par suite de morsure d’un reptile. La petite route forme une patte d'oie à l’intersection d’Inwa et de Lanzou. La cantine où s'attablent quelques jeunes aux yeux alcoolisés déverse des décibels dans la nuit, nous bifurquons à gauche à la lumière de nos lampes à led et nous enfonçons dans le noir en direction du pont à arcades métalliques qui permet aux véhicules et au train d'enjamber le fleuve. Nous voici à Sagaing, bruyant, désordonné et poussiéreux. En quelques minutes et après deux ou trois renseignements contradictoires nous trouvons l’hôtel Shwe Pyae Sone. Ouf, nous ne dormirons par dehors au plus grand regret de Patricia. S’en suivent les rituels qui confèrent aux baroudeurs un bonheur connu d'eux seuls. Jeudi 6 Février. Sagaing-Mandalay. On a de la peine à s'extraire du lit, décalage horaire ou fatigue physique, le réveil est difficile et le départ tardif. Il nous faut franchir le pont d’Ava en sens inverse pour prendre la route vers Mandalay. Sur l'autre rive une table au milieu de la route permet à 2 ou 3 jeunes de percevoir la taxe de passage, les vélos en sont exemptés. La route s'oriente vers le nord et longe la voie ferrée jusqu'à Amarapura ancienne capitale du pays SHAN et aboutit sur la plage des bateliers en face du fameux « U Bein bridge », la plus grande passerelle en teck du monde, longue de 1200 m et objet des plus célèbres clichés traitant de la Birmanie. Ce pont enjambe le lac Taung Thama en dessinant une élégante courbe qui se perd sur la rive opposée. Nous le traversons en poussant nos vélos émus du privilège qui nous est accordé. De l'autre côté, sur la plage de sable l'accueil touristique est plus significatif. Parking pour les bus- musique-transat-boissons fraîches témoignent de l’attrait des lieux. En quelques coups de pédales nous entrons à Mandalay, ancienne capitale du pays Shan et deuxième ville du pays. Nous traversons le quartier des batteurs où raisonnent les coups de masse qui façonnent les feuilles d'or qui recouvriront les temples puis celui des sculpteurs où la poussières blanche envahit les trottoirs et les rues, d'énormes Bouddhas de marbre blanc s'empilent sur le bord de la route . Nous empruntons la 84th avenue où un rabatteur nous propose de nous conduire à un hôtel sur la 26th rue. L'accueil y est chaleureux, le prix intéressant, nous nous installons à l’ « Ethotel ». Après le repas du soir pris dans une échoppe du quartier, en regagnant notre hôtel nous sommes intrigués par l'activité d'un jeune birman de 25 ans et de son petit frère de 10 ans. Ils fabriquent des tongs à même le trottoir, assis en tailleur. L'ainé enduit de colle néoprène et à pleines mains une semelle de sandale préalablement habillée sur une face par un tissu velouteux. Après séchage sur une clayette il appose une bande de caoutchouc qu’il presse fortement, puis après avoir contrecollé une centaine de paires, il chantourne avec une lame de couteau plantée verticalement dans un rondin de teck l'excédent de caoutchouc sans abîmer ni tâcher le velours. A notre question visant à savoir combien il vend ces tongs, il répond- mille deux cent kyats soit un euros.
Vendredi 7 Fevrier
Visite de Mandalay puis Mandalay -Thazi en train. Nous avons lu que s'il est un endroit inévitable à Mandalay, c'est à coup sur le marché du jade, haut lieu du négoce de pierres semi-précieuses par la communauté chinoise. Annoncé dans les guides sur la 87th avenue. On l'a cherché, on ne l'a jamais trouvé. Nous partons maintenant visiter un des ouvrages essentiels en Birmanie, une pagode. Nous avons choisi la pagode Eindawya située elle aussi dans la 87 th rue en face d'une ruelle bondée d'échoppes religieuses, nous en profitons pour acheter un drapeau bouddhique, qui a la particularité de répéter le couleurs bleu, jaune, rouge , blanc et violet, une fois à l'horizontale et une fois à la verticale. Cette pagode est peu visitée et offre donc la possibilité de profiter des lieux en toute quiétude, la prise de photo est de ce fait facilitée. Elle abrite un très beau bâtiment sur son aile droite destinée à la célébration de mariage religieux. Puis nous enfourchons nos vélos pour se diriger vers le Grand Palais que nous abordons par son accès ouest, celui-ci est interdit aux étrangers et les militaires nous invitent à contourner les remparts pour se présenter par l'accès est. Le Grand palais est entouré d'une fortification et de douves, celles- ci sont très larges, peut-être 70 mètres. Nous longeons les douves jusqu'au pied de la colline de Mandalay. Un pont enjambe les douves à proximité du poste militaire de contrôle. Il faut s’acquitter d'une taxe de visite de 10 USD par personne. La voie d'accès traverse l'épais mur d'enceinte que l’on franchit en poussant son deux-roues, puis une longue allée traverse les pelouses jusqu'au portail d'entrée. Le palais impressionnant par son ampleur. Plus de 40 bâtiments en bois que l 'on choisit d'admirer depuis la tour de guet en grimpant un étrange escalier en spirale puis nous nous rendons a la salle du trône et sa superbe structure pyramidale en filigrane d'or et enfin au musée culturel qui expose les tuniques et le lit à baldaquin du roi Thibaw. La colline est surmontée d'un temple dominant la plaine et le Grand Palais, la vue est imprenable. Nous abordons la montée par l'escalier d'accès situé au sud-est. Cet escalier qui compte près de 500 marches est couvert sur toute sa longueur et traverse plusieurs temples avant d'arriver au sommet où l'on peut admirer une immense statue de bouddhas debout, bras tendu vers la ville, posture représentative extrêmement rare. Nous redescendons par le même escalier afin de récupérer nos chaussures et nos vélos laissés au pied de la colline. Pour respecter notre programme nous devons quitter Mandalay ce soir pour Thazi distant de 150 km. Pour cela nous prenons un billet de train. Thazi n' a pas d’intérêt particulier sauf qu'elle est une ville étape obligatoire lorsqu'on se rend au lac Inlé au départ de Mandalay. Les vélos sont délicatement chargés par le personnel en même temps des balles de cellophane, et de nombreux cartons. Les fauteuils quelque peu vétustes sont recouverts d’un tissu vert, l'assise est un peu molle, les reposes pieds effondrés et les accoudoirs avachis, mais le confort est suffisant si on le compare aux banquettes en bois de classe ordinaire. Le train prend de la vitesse et les passagers sont ballottés comme on peut l'être dans un 2cv sur une piste africaine. Les vendeurs de boissons, biscuits, fruits, cigarettes se succèdent puis un employé de la société des chemins de fer passe prendre les commandes pour le repas. Une quinzaine de minutes plus tard il nous apporte dans des boîtes isothermes du riz frit et un œuf au plat. Vers 20 heures, nous sommes sur le quai de la gare de Thazi. Il fait nuit noire. Frontale sur le casque nous quittons la gare en direction du centre-ville. Face au premier carrefour on aperçoit l'enseigne de Moon Light Guesthouse.
Samedi 7 Février. Thazi-Ye young ma. 81 km à vélo. + 1000 m- Nous quittons Thazi à 7h00 par la route qui conduit au lac Inlé. La température est fraîche et le pédalage est facile malgré un revêtement de chaussée très bosselé. Après 20 km nous faisons halte devant une carrière de concassage, il y en a beaucoup le long de la route. Au loin on devine les carrières d'extraction à flanc de montagne. Les blocs sont transportés par camion jusqu'à ces micro-ateliers de concassage. L’organisation du travail est simple, les jeunes garçons trient les blocs à mains nues et les chargent dans un concasseur à la force des reins et des biceps, il en ressort en contrebas des gravillons de différentes granulométries qui sont "grillés" et triés par des femmes visages protégés de la poussière par un foulard. Des différents tas sont ainsi créés rechargés sur des petits camions seau après seau. Tout cela dans un vacarme assourdissant, une poussière omniprésente et sous un soleil brûlant. Nous poursuivons notre route, croisons de nombreuses charrettes tirées par des bœufs se rendant aux champs. La circulation est faible en cette heure matinale mais à l'intersection avec la route venant Yangoun de nombreux camions font leur apparition. Extrêmement bruyants, polluants, mais courtois, ils ralentissent et s'écartent largement lorsqu'ils passent à notre hauteur. Nous faisons une pause vers 13h30 dans une cantine en bordure de route fréquentée par les routiers. L'accueil est des plus chaleureux, on propose même à Jean-Jacques un peu blême de s'allonger dans la maison. La pente se relève, les virages s’enchaînent, nous prenons de l’altitude, les km défilent et la fatigue se fait sentir. Le paysage sur la plaine apparaît, la végétation de plus en plus dense, bananiers, tecks, hévéas ombragent la route. Nous sommes à 950 m d'altitude, Nous traversons la bourgade de Ye Yaung Ma, au bord de la route se trouve une succession de maisons de bois et de bambou, à la sortie sur notre droite le portail d'accès à un temple est ouvert, nous pénétrons dans la cour pour demander l'hospitalité pour la nuit, les chiens hurlent, un moine sort, descend les marches du temple. Patricia négocie, c'est d'accord nous passerons la nuit aux pieds de Bouddha.
Dimanche 8 février. Ye yuong ma- Maing thauk (Lac Inlé ) 85 km . Les camions ont commencé leur ballet très tôt ce matin et au hurlement des moteurs on a vite compris que l'ascension n'est pas terminée. Nous reprenons notre montée à la fraîche, le soleil se lève à peine sur le massif forestier. En 1 heure nous voici à Kalow, 400 m plus haut. Nous y faisons une pause petit déjeuner. Kalow est une petite ville connue pour ses départs de trek, elle est aussi une ville étape pour les routiers en transit sur la "high land road". Traversée par une rue principale divisée par un terre-plein central borduré de rouge et de blanc, les hôtels y sont nombreux. A la sortie de Kalow, des drapeaux aux couleurs bouddhiques flottent en haut de mâts, des femmes font l'aumône en agitant des écuelles en fer blanc. Les quelques pièces qu''elles contiennent font un bruit de crisette. Un automobiliste ralenti et jette par la fenêtre un billet de 1000 kyats. La route descend et ne tarde pas à s'élever à nouveau pour franchir le col à 1350 m. Nous basculons vers Aungban à travers une pinède pins sylvestres. Dans la plaine la route s'élargie puis apparaît une barrière de péage doublée de ponts bascules. Les véhicules payent une redevance en fonction de leur poids, les recettes sont destinées à la création d'une voie express. Bien sûr les vélos en sont dispensés. Au 20 éme kilomètre, une petite piste de terre rouge se perd dans le paysage sous les yeux d'une immense statue de bouddha debout face à la plaine, sur le mamelon derrière lui s'élève un temple à la pointe dorée. Nous consultons la carte et notre position et concluons que cette piste se dirige vers le lac Inlé. Nous nous y engageons. La piste zigzague dans la végétation aride, monte et descend au gré des ravines, s'approche de stupas puis s'en éloigne jusqu'à une zone boisée de bambou d'une bonne dizaine de mètres de haut qui ombrage un village Shan. Le temps semble s'être arrêté ici. Les chars sont tirés par des bœufs, pas de lampadaire, pas de poteaux électriques, même pas de panneaux solaires. Tout ce qui existe ici est tiré de la forêt. Nous nous arrêtons quelques instants pour savourer ce moment. En quittant la bourgade nous tombons sur une très large piste en construction qui s'oriente vers la route goudronnée située à une dizaine de kilomètre. Nul doute que ce village est voué à la modernisation. Nous laissons cette piste derrière nous pour nous orienter plein est en direction du lac. Nos rencontres aux abords du village se résument à quelques jeunes moines et 3 ou 4 chars à bœufs se rendant au champ. Nous traversons des champs de céréales moissonnées, la piste est roulante et facilite le pédalage et favorise notre vitesse. Nos sacoches sont torturées, ballottent, frappent violement les portes bagages. Plus loin sous un immense arbre qui baigne ses racines dans un trou humide, des hommes se reposent de leurs efforts. Ils viennent on ne sait d'où et vont probablement au village que nous venons de quitter. Suspendu à un balancier est placé une centaine de plateau en osiers soupesant près de 50 kg. Incroyable à la vue de leur petit gabarit. Nous longeons une marre d'eau où un groupe d'homme charge la benne d’un camion, seau à seau. L'intérieur de la benne est recouvert d'une bâche de polyéthylène qui en assure son étanchéité. Puis nous arrivons à un autre village blotti aux pieds de deux collinettes. Le compas nous indique la direction du lac derrière ce village. Il doit y avoir un passage entre les deux mamelons. La piste accède à un temple puis se réduit à un simple chemin piéton montant dans une forêt. Le chemin passe un col et un plateau cultivé puis bascule côté est au travers d'une épaisse végétation. Nous stoppons sur un replat pour admirer la vue embrumée sur le lac. Il est là, 8 km plus bas, entouré par ses montagnes noires. Il nous reste à dévaler 300 m de dénivelée. Un grand moment de vélo, nous n'avons jamais roulé aussi vite en tout terrain avec 15 kg dans des sacoches. La plaine est vouée à l'exploitation de la canne à sucre. Nous remarquons derrière une haie de grand arbre un hangar duquel une haute cheminée crache une fumée noire. Le bruit d'un moteur nous attire. C'est un atelier d'extraction du jus de canne et de fabrication de sucre. Une exploitation familiale. Un four horizontal en brique de 6 mètres de long, supportent 6 marmites fabriquées à partir de fûts métalliques disposées en escalier. Une femme alimente le feu avec la mélasse tandis que deux jeunes garçons broient la canne entre deux rouleaux métalliques entraînés par un moteur. Le père transvase en fonction de la cuisson le jus de canne en ébullition d'un récipient à un autre jusqu'à écrémer avec une passoire la surface de la plus grande et déposer la crème dans un bac. Le contenu de ce bac est ensuite malaxé, refroidi et étendu sur des nattes végétales. Une fois sèche, la pâte s'est transformée en sucre de canne pur. Nous enfourchons nos vélos et traversons les champs de cannes coupées pour retrouver une petite route goudronnée. Nous la suivons vers le sud pendant 1 km puis bifurquons sur une belle piste de terre rouge qui s'éloigne vers une cocoteraie. La rives du lac ne doit pas être très loin. En quelques coups de pédale, et dans un décor paradisiaque où le vert des champs flirte avec le bleu du ciel, où les squelettes des pilotis projettent leurs ombres sur l'eau noire du lac nous voici rendu au bout du chemin. La piste se termine devant une maison en bambous surplombant un canal peu profond dans lequel deux pirogues en cours de chargement se préparent au départ. Une troisième se balance doucement dans un bras d'eau sous les yeux étonnés du piroguier. “Mingalar!“, Can you transport us to a guesthouse? Please. La conversation va durer une bonne demi-heure avant que nous nous mettions d'accord sur la destination et le prix.
Nous embarquons sur la grand pirogue propulsée par un énorme moteur d'engin agricole, les berges verdoyantes du canal défilent à grande vitesse, nous traversons un village sur pilotis, glissons sous des passerelles de bois avant de ralentir pour fendre le matelas de nénuphars qui marque la limite avec les eaux du lac. Le piroguier agît sur le gouvernail pour orienter la prou de son bateau vers le nord - est en direction de Nyaug shwe. Nous faisons une courte pose au village lacustre qui abrite une pagode flottante, juste le temps de traverser la salle des prières, et nous reprenons le large sous le vacarme du «4 temps à explosion ». Le soleil descend lentement sur les crêtes des montagnes offrant une nouvelles profondeur à l'horizon. Les arbres et les maisons jouent aux ombres chinoises, le ballet des pêcheurs Inthas naviguant avec leur rame enroulée à leur jambe offre un spectacle étonnant. Les deux mains libérées, ils manient avec aisance le filet. La masse du « Inlé Ressort » se découpe sur la rive, le piroguier vise la passe marquée par 2 drapeaux jaunes perchés sur de grands bambous qui permet de pénétrer dans un plan d’eau paisible. Nous accostons au luxueux ponton en teck accueillis par un employé en costume. Celui-ci nous accompagne à travers les allées, les massifs de fleurs et de roseaux jusqu' au portique de sortie. Maing Taunk est une bourgade délaissée de la dynamique Nuang Shew, plateforme tournante du tourisme du lac mais à conserver son authenticité. Les chars à bœufs traversent les rues. Les gargotes traditionnelles, véritables sources de revenu familial, entretiennent une ambiance chaleureuse. Après une bière et une salade de tomate des jardins flottants, nous franchissons le portail d'une pagode toute proche pour demander l'asile. Alors que JJ s'aventure dans la grande salle éclairée, Pat et Gérard pousse la porte du foyer des moines pour dialoguer. Malentendu, incompréhension et l'un perd les autres et vice versa. Les alentours d'une pagode ne sont pas bien grands mais suffisant pour s'y perdre. Bref, chacun ira chercher avec succès refuge chez l’habitant. Comme il est de bonne pratique de se retrouver à l'endroit qu'on s'est perdu, il fût aisé de prendre le petit déjeuner tous ensemble le lendemain à 8h.
Lundi 9 Fevrier Maing thauk - Shwe Nyaung (Lac Inlé ) 45 km Nous remontons vers le nord en direction de Nyaung Shew situé à la pointe septentrionale du lac au bout d'un long canal et entouré de rizières, un pont enjambe le canal au-dessus des pirogues multi colores. Nous embarquons sur l'une d'elle pour une visite des villages lacustres et des jardins flottant. Le piroguier nous conduit aussi à une très belle manufacture familiale de soie et à une autre d’artisanat de bijou en argent jouxtant une fabrique de "chéroots". Les visites furent agréables et très intéressantes. Un nouveau spectacle nous est offert par les pécheurs inthas. Nous récupérons nos vélos pour rejoindre Shew Nyaung avant la nuit. Afin d’éviter la grande route directe et trop fréquentée, nous empruntons une petite route passant par Paung Pane. Nous ne croisons que 3 chars à bœufs , quelques touristes à bicyclette et une troupe de .....détenus. Habillé de tunique bleu, marchant au pas rapide et encadré par deux militaires en treillis, le groupe longe le bas-côté de la route. A notre geste reflex de touriste avide de clicher, un militaire écarquille ses paupières et agite son doigt de droite à gauche pour nous interdire de photographier. Vers 18h15, alors que le soleil commence à poindre, nous passons le portique d'une pagode située sur la route du lac. Au bout de l’allée, un vieux triporteur expire ses derniers jours sous une tonnelle de toile. Après une longue hésitation, le moine accepte de nous héberger à condition que nous respections un départ très matinal. La salle des prières nous est ouverte. Nous passons une nouvelle nuit aux pieds de bouddha.
Mardi 11 février Shew yaung-Thazi. 155 km en train. En dix minutes nous sommes à la gare de Shew yaung. A notre arrivée le train est déjà à quai. Il n’y apas de wagon de marchandise, ce qui nous oblige à placer nos vélos entre les fauteuils de la voiture Nous voyageons en «hight class » pour 3000 Kyatts ( 3 Euros). La locomotive diésel emmène ses quatre wagons en crachant un énorme panache de fumée. Après un arrêt à Heho, le train prend de l'altitude. Il peine à gravir les flancs de la montagne, obligé d’effectuer un tour complet en se retournant sur lui-même comme un chat qui se mort la queue. Le paysage des plateaux d'altitude apparait avec ses grands champs de labour et ses haies jaunies par le soleil. Ici la terre se travaille encore avec une herse tirée par des bœufs. La végétation envahie la voie et les branches des arbres viennent fréquemment fouetter les parois des voitures. Il est périlleux de passer la tête par les fenêtres. De temps à autre un employé du train installé entre la motrice et le wagon de tête, penché à l'extérieur tranche avec un coupe-coupe les branches trop agressives. À Augban, quelques paysans se rendant au marché embarquent chargés de paniers remplis de légumes, de gros ballots de tabac et de sacs de pommes de terre qui prennent place à côté du vélo de Patricia. Puis nouvel arrêt à la gare de Kalow grouillant de monde. Un étonnant spectacle nous est offert par les vendeurs en tout genre, épis de maïs, beignets de courgette, noix de coco, riz frit sont proposés aux voyageurs, négociés par les vitres ouvertes. Sous la structure métallique de l’auvent la foule est impatiente. Elle se précipite vers les portes du train, les places sont devenues rares et il faut jouer des coudes pour espérer pouvoir s'assoir par terre. La façade du bâtiment principal ornée de colombages témoigne de la présence au siècle dernier de la colonisation anglaise.
Puis le train traverse l'agglomération de petite maison, point culminant du parcours à 1350 m d’altitude et entame maintenant une longue descente vers la plaine de Meiktila. La voie de chemin de fer pénètre maintenant une jungle intense dévastée par endroit par la sur exploitation du teck et la pratique du brûlis. Le panorama sur les profondes vallées verdoyantes est saisissant. De temps à autre le train stoppe au milieu de nulle part non loin de maisons des peuples Padaung. Le train descend doucement, sa vitesse n’excède pas 20 km/heure. Autant dire que nous avons tout loisir pour admirer le paysage. Le train ballote dans tous les sens au gré des jonctions des rails, les volets métalliques à guillotine maintenus par des petits loqueteaux menacent de se décrocher à chaque soubresaut. Les wagons de l’ « ordinary class » débordent de monde , impliquant les voyageurs à s' installer dans les couloirs des autres voitures. Au environ de Khweyot, le convoi stoppe à nouveau en pleine côte, s'immobilise quelques minutes puis repart en marche arrière. Le chauffeur serait-il descendu sans serrer correctement le frein ? Il s’agit en fait d'une manœuvre visant à effectuer un changement de direction dans un endroit où former une courbe est impossible en raison de la pente importante du terrain. Une centaine de mettre plus bas, un aiguillage renvoie le train dans la bonne direction. A chaque gare, il est possible d'acheter à manger. Les victuailles sont emballées dans des boites en polystyrène, des sacs en plastique ou en papiers. Tous ces emballages se retrouvent au bord des voies. Le train traverse la grande plaine, flirtant avec les rizières asséchées en cette saison. Il peut enfin prendre de la vitesse et franchît péniblement le seuil des 30 kilomètres par heure. A l’horizon les carrières d'extraction cicatrisent la montagne, nous approchons de Thazi. Le train entre en gare après dix heures et demie de voyage. Le soleil se couche à la verticale.
Mercredi 12 février Thazi- Pagan 155 km à vélo, 35 km en taxi brousse.
Il n’y a pas de bus ce matin contrairement à ce que la patronne de la guest-house nous a annoncé, alors nous quittons Thazi à vélo vers 5h00 pour une très longue étape. Le jour n'est pas encore levé. Il est agréable de rouler à la fraiche à cette heure matinale quand la circulation est presque nulle. Nous atteignons Meithkila à 7h15. Le stupa bâti sur l'ile reliée à la berge par une passerelle se reflète sur l'eau noire du lac et la grande pagode Phaung Daw, en forme de barge dont la prou représente un oiseau de la mythologie birmane, le karaweik, sort de la pénombre et semble se détacher du quai. Nous poursuivons la route en direction de Bagan. Le faux plat succède à la plaine et permet d'atteindre à mi-parcours le point culminant de la journée à 600m d’altitude. D’innombrables "sikharas " percent le ciel au-dessus des arbres puis à l'horizon survient la masse sombre du mont Popa perché sur un volcan haut de 1500 métres couvert d’une épaisse forêt. Apres 110 km, saturés de bitume nous cédons à la tentation d'emprunter le chemin longeant un canal ombragé dans l'espoir de retrouver la route une dizaine de kilomètres plus loin. L'imprécision de notre carte et les recommandations d’autochtones nous obligent à rebrousser chemin alourdissant la distance de 15km. Nous sommes le 12 février, jour de la fête de l’Union, nous croisons de nombreux camions surchargés de birmans agitant le drapeau du partie de la démocratie de Aung Saan Suu Kuy . Au bout de 128 km, nous commençons à douter de pouvoir rejoindre Bagan avant la nuit. Nous décidons d'arrêter un camion taxi afin qu'il nous dépose à Taungzin situé à 25km de Bagan. A Taungzin il n'y a pas de guest-house. Sur place nous rencontrons l’instituteur du village qui a la gentillesse d'accepter de nous héberger. Il nous conduit chez lui, nous présente sa famille puis appelle le responsable de la "town ship" afin d’obtenir son avis sur notre venue. L'agent de la « Town ship » se présente, discute avec notre hôte puis téléphone à son chef pour solliciter son accord. Celui-ci arrive instamment. Il nous explique qu'il est impossible de rester chez l’instituteur et utilise son téléphone pour contacter un taxi qui nous conduira gracieusement à Bagan. Nous prenons conscience de notre maladresse et ne voulant causer de tort à personne , nous remercions tout ce beau monde pour leur courtoisie et regagnons Bagan à la force des mollets et à la lumière de nos frontales. Nous trouvons asile à la très sympathique Guest-house « Diamond Lion » à l'entrée de la ville.
Jeudi 13 Février. Visite de Bagan
Au petit matin nous partons visiter le site touristique et archéologique à vélo. Nous faisons la rencontre de Zin Moe Thu, un jeune birman de 16 ans, dégourdi et sympathique. Nous lui demandons de nous guider dans ce labyrinthe et sans se faire prier emprunte le vélo de son oncle et nous amène dans le cadre exceptionnel de la plaine de Bagan sillonnée de sentiers que certains préfèrent découvrir en calèche. Le temple Phya That gyi est de taille impressionnante, on y accède par la grande chapelle sous le regard d'un immense bouddha blanc. De la terrasse, nous découvrons des pagodes à perte de vue parsemées dans une luxuriante végétation Nous partons maintenant à la découverte des fresques du temple de Sulami, des quatre Bouddhas du temple de Ananda et l’incroyable temple de Dhammayangiy. Fascinant peuple birman qui a su entretenir et reconstruire ces chefs d'œuvre pendant des siècles. Normal quand on sait que restaurer un lieu religieux mérite le kutho et favorise la vénérable incarnation. Un temple en ruine est une offense. Puis Momo, c'est ainsi qu'il souhaite se faire appeler, nous conduit à la pagode Bupaya qui offre un panorama ouvert sur le YARYEARWADDI. De concert nous reconnaissons sans concession que Bagan mérite son inscription future au patrimoine mondiale de l'Unesco. Bagan est aussi un site archéologique hors du commun où la vie spirituelle ne s'est jamais arrêtée, où le culte de Bouddha perdure. L'heure du coucher de soleil approche et Patricia aime les teintes fraiches de l’aurore dorées par le soleil couchant qui passent rapidement à l'orange mangué . Elle ne veut surtout pas rater ce spectacle point d'orgue de cette visite alors elle repart avec Jean jacques se poster en haut d'une butte pendant que le soleil vient flirter avec les flèches de la pagode de Thatbyinnyu.
Vendredi 14 février Bagan- Magway. 85 km à vélo, 25 km en taxi brousse, 72 Km en pick up escorté Nous quittons la guest house « Diamond lion » vers 8h00. Les touristes sont aussi en selle pour visiter le site exceptionnel entouré de champs de culture où les paysans labourent à l’aide d’un char tiré par deux buffles. Le soleil est bas et les brumes qui envahissent le paysage dégagent une ambiance paisible. La route traverse de grand champ de labour, plate mais très chaotique en raison de sa conception. Le revêtement des routes Birmanes est essentiellement fabriqué avec du béton de bitume, c'est un mélange de grossier gravier et de goudron étalé manuellement et compacté à la « dame » ce qui laisse une surface très irrégulière et traumatisante pour le séant des cycliste au long court. Les palmiers rôniers animent le paysage. Au passage d'un pont sur un affluent de l’Yaryearwadi, à la sortie de Singu, nous croisons Mélissa, une belle espagnole. Sacoches solidement accrochées au porte bagage de son vélo, petit cuissard de triathlète et débardeurs à bretelle, elle nous explique son périple qu'elle a entrepris à Bangkok. Elle voyage seule et se rend à Bagan. Nous échangeons nos mails. Nous arrivons dans une zone verdoyante non loin du cours de l’Yaryaerwadi. Il fait plus frais. Le thermomètre n'est qu’à 35 degrés Nous traversons un guet asséché par un passage bétonné bordé de bittes rouges et blanches marquant les limites de la chaussée lors de crue. Puis la route s'élève doucement dans un massif de collinette désertique où seuls les petits derricks de pompage gesticulent harmonieusement au rythme d'un battement cardiaque. La poussière des chantiers de construction des ponts et le bruit des engins envahissent les petits vallons que traverse la route. Nous arrivons à Chauk au bout de 45 km, ville à l'image de toutes celles que nous avons vu. Il faut changer de rive et passer à l'est du fleuve, pour cela un pont à structure métallique enjambe le lit de l'Yaryearwadi dominant l'immense plan d'eau sur lequel un bateau de croisière navigue lentement à contre-courant vers Mandalay. Nous voilà à Seikpuy, délaissé et excentré des axes routiers. Seikpuy est pour nous le point de passage obligé pour descendre vers Minbu où nous envisageons de prendre un bus pour aller au bord du golfe du Bengale. Il est l'heure de se restaurer et la température passe la barre des 40 degrés. Nous cédons sans résistance à la tentation d'un abri de fortune sous lequel une cantine propose un bol de riz à l'ombre de grands eucalyptus. Pour moins d’un euro, sieste sur une chaise longue en bambou comprise, nous voilà requinqués. La route file vers le sud dans le lit fertile du fleuve. Les champs sont verdoyants. Les chars à bœufs sont chargés de légumes en tout genre. De vieux camions Talan croulant sous des tonnes de sacs d'oignons remontent vers Chaux . La route est ombragée et étroite. Nous assistons à chaque traversée de bourgade à des scènes uniques de la vie: Forgerons, bucherons , cuisinières ...exercent leurs travails peu lucratifs avec passion et assiduité. Ta-nuaug offre ses bananes et ses petits fruits rouges. Gérard nous crois devant lui et accélère le pédalage pour nous rattraper, il s'éloigne sous le tunnel de tilleul. Nous le retrouvons 5 Km plus loin sous une tonnelle de palme. Il est 16h30, l'heure de chercher un refuge pour la nuit. La pagode perchée sur la colline ne peux nous accueillir, alors nous reprenons la route vers Salin. Pas très longtemps car Gérard crève de la route arrière au moment où un taxi brousse nous double. JJ s'égosille pour intercepter le véhicule qui s'éloigne déjà mais l'apprenti accroché sur la plateforme arrière fait stopper le vieux camion. Nous chargeons nos vélos sur la galerie, Patricia s'installe sur les sacs d'oignons, Gérard et Jj sur la galerie. Le taxi ébranle sa carcasse puis démarre poussivement dans le silence....il est propulsé à l'hydrogène ce qui lui confrère un confort relatif. Une batterie de bombes est sanglée derrière la cabine du chauffeur. De là-haut le coucher du soleil sur les rizières et la palmeraie est superbe. Nous franchissons un très long pont métallique dont la voie de roulage est en teck. Les planches chantent à tour de rôle sous les roues du véhicule, suivi par une file de motos zigzaguant entre les fentes des planches. Nous arrivons à Sin Byu Gyun. Les gros sacs d'oignons et de ngiokman sont déchargés devant une boutique. Le voyage se poursuit sans encombre jusqu’à Salin. En ce lendemain de fêtes les animations en ville se poursuivent et la musique grésillante est présente à chaque coin de rue. Le taxi brousse stop devant un établissement disposant de quelques chambres. Il semble que le patron soit déjà au courant de notre venue. Il n'y a plus de chambre disponible à la guest-house de Salin et pas d’autre hébergement semble-t-il dans un rayon de 60 km. Comme le veut la réglementation birmane, le patron a prévenu la « Town ship ». L’officier est déjà là et cherche une solution pour nous loger. Aucune possibilité sur place étant envisageable, il décide de nous rapatrier vers Minbu. Pour cela il fait venir pick-up, charge avec ses hommes nous vélos à l'intérieur et nous informe que nous devons quitter Salin immédiatement. Il est 19h30, le 4X4 démarre avec un policier à son bord, nos vélos solidement attachés et nous trois allongés dans la benne. Il fait nuit, il fait frais, la route est défoncée, on se fait secouer mais on trouve cela marrant. La petite ville de Pwintbuy marque la limite du district et de compétence de la « Town ship » de Salin. Nous sommes donc priés de descendre du pick-up et de remonter dans un autre. Le policier du district de Salin transmet le dossier à celui du district de Nyangan qui nous demande de confirmer notre volonté d'aller à Minbu et nous voilà repartis. La benne de ce pick-up est recouverte d'un matelas plastifié qui nous procure un confort appréciable. Bonnets sur nos têtes, emmitouflés dans nos coupe-vent, nous nous endormons quelques instants. Nous voici à Mimbu, à 60 km de Salin. Nouveau problème, il n'y a pas de guest-house à Minbu ou du moins le chauffeur du pick-up n'en connait pas. Il nous propose alors de rejoindre Magway à 12km, de l'autre côté du Yaryearwady. On n’est pas à ça prêt. Le pick-up emprunte le grand pont métallique et rejoint l'autre rive en une dizaine de minute. Le véhicule stoppe devant la façade éclairée de Rolex Guest-house, il est 23 heures. Ouf, il reste une chambre de libre avec quatre lits pour 15 000 kyats par personne. On s'installe. Patricia, malade n'a qu'une préoccupation, se coucher, alors Gérard et JJ envisagent de sortir manger un plat de riz. Dans le hall de l'hôtel, une jeune fille, sac sur le dos est en train de s'expliquer avec le patron et deux autres personnes. Nous ne comprenons pas très bien le sujet de leur conversation mais nous saisissons que cette jeune et jolie personne est embarrassée. JJ intervient. Elle vient de se faire déposer par un bus et son « chaperon » ne la lâche pas temps qu'elle n'a pas trouvé une chambre. Son chaperon est un employé de la compagnie d'autobus. Nous lui proposons de prendre le lit libre de notre chambre.
Samedi 15 février Magway-Ann 157 km en mini-bus. Patricia est au plus mal ce matin. Une infection des voies respiratoires doublée de température met à plat sa condition physique pourtant hors du commun. Il n’est pas question de rouler à vélo, le profil de l’étape du jour longue de 140 km ressemble à sa courbe de température…. Il faut passer un col à 1300 m avec des portions de route à 14%. La solution du bus s’impose. Nous quittons « Padine station » située sur Pwi Taw Thar Road à 14h00, les trois vélos sur le toit du Toyota. Nous faisons une première halte à la gare routière de Minbu puis le minibus s’enfonce dans la végétation sur une petite route sinueuse. Le chauffeur est un malade du klaxon et appuie à chaque courbe longuement sur l’avertisseur sonore, ça devient insupportable. La route se contorsionne sur elle-même, s’élève doucement jusqu’à un raidillon marqué sur le bas-côté par un stupa. Le véhicule stoppe, le chauffeur descend avec quelques bâtons d’encens à la main et se dirige vers Bouddha. Il dépose un billet dans l’urne et allume les bâtonnets en s’inclinant à plusieurs reprises, les mains jointes contre la poitrine. Rituel des routiers avant le passage d’un col. Le minibus est en surcharge, il peine à gravir la pente. La route domine la forêt puis entrouvre l’horizon du golfe du Bengale. La descente est toute aussi vertigineuse, les freins chauffent et dégagent une odeur peu rassurante. Nous atteignons Ann à 22h30 après 155 kilomètres et 8 heures de voyage. Un villageois nous conduit jusqu’à « Billionnaire guest-house », il s’occupe gentiment des démarches avec les autorités locales. Les chambres sont crasseuses mais l’accueil est chaleureux.
Dimanche 15 février Ann-Taungup 75 km à vélo, 70 km en camion. La brune est tombée sur Ann. Un lourd silence donne une ambiance mystérieuse à cette bourgade. Nous ne l'avons pas vu en arrivant de nuit, nous ne la voyons pas ce matin dans le brouillard. Nous demandons notre route à plusieurs reprises avant de trouver la direction de Thandwe. La route est étroite et capricieuse, elle serpente agilement entre les collinettes qu'elle gravit parfois sans détours. La brume se disperse vers 8h00 pour céder sa place au soleil. Une magnifique vue sur la jungle apparaît alors. Patricia n'est pas au mieux ce matin et le profil accidenté de la route présentant des pentes de plus de 12% présage une journée difficile. Nous sommes à la peine. Au 18 me kilomètre, au pied d'une longue descente un pont permet de franchir la rivière et nous conduit au village de Sakanmaw. Trois poules en débattent avec un serpent au milieu de la route. Le reptile n'a pas le dernier mot. Une maison traditionnelle est en construction devant une ingénieuse installation facilitant le creusement d'un puits. Une grue à balancier en bambou de 6 mètres de haut permet d'extraire du trou les lourdes charges de terre que deux jeunes, armés de pic et de pelle, amoncellent. Nous sommes dans l’état Arakan une subdivision du Myanmar. La jungle est partout, parfois arasée pour laisser place à des cultures, parfois verdoyante recouvrant les villages de tribus ancestrales. La tradition est intacte, les cases sur pilotis sont entièrement en bambous et couvertes de feuilles de bananier. Nous traversons de nombreux chantiers d'entretien de la chaussée exécutés par les femmes, les bas cotés sont empierrés minutieusement avant de recevoir une couche de latérite rouge, plus loin les anciens ponts de bois sont remplacés par de gros ouvrages en béton offrant deux voies de circulation. Des pelles mécaniques élargissent les virages et des poteaux supports de réseaux électriques sont acheminés par camion et disposés à intervalle régulier le long de la route. Puis le mauvais goudron laisse sa place à une piste empierrée. Le pédalage déjà difficile devient pénible. Pendant 10 kilomètres, nous cherchons une trajectoire favorable passant du côté droit au côté gauche ou en utilisant les traces plus roulantes laissées par les petites motos. La température atteint maintenant les 43 degrés, il est nécessaire de s'arrêter pour se protéger du soleil et pour déjeuner. Une petite cantine nous parait agréable. Trois quart d'heure de sieste nous ont été bénéfique. Plus loin, un pont enjambe un plan d’eau, une file de trente moines dorés jalonnent le chemin d'accès à un temple. Au détour du virage suivant, un vieux bus et un camion de transport de troupe (celui-là même qui n'a pu nous embarquer après la pause) sont stationnés devant un grand hangar en toile. Ils sont notre dernière chance de rejoindre Taungup avant la nuit. La négociation avec son propriétaire est rapide. Nous souhaitons utiliser le camion et son propriétaire a besoin de kyats. Les vélos sont ligotés contre la cabine, Pat s'installe à côté du chauffeur, JJ et Gérard montent dans la benne. Le camion s'ébranle, la boite à vitesse craque et nous voilà sur la piste caillouteuse en direction de Taungup. Nous parcourons soixante-dix kilomètres de route défoncée souvent poussiéreuse dans le vacarme des vibrations des ridelles en aciers. La piste passe en crête d'un massif et offre un coucher de soleil à travers le feuillage des grands arbres de la jungle. Chaque franchissement de pont oblige le chauffeur à ralentir, à enclencher la boite à vitesse pour franchir le seuil de la dalle avant de relancer la mécanique qu'il assortie d’un double débrayage. Nous traversons Lamu puis Sabyin pour arriver enfin à la barrière d'octroi marquant l'entrée de la ville de Taungup. La guest house est précaire, les toilettes odorantes et la douche froide mais peu importe, l'important est d'avoir atteint notre ville étape. Lundi 16 février Taungup-N'Gapali. 80 km à vélo. Dès la sortie de Taungup, la route est agréable. Elle serpente en plaine contournant les rizières jaunies par le soleil. Puis la chaussée se dégrade, l'enrobé usé par le passage des camions laisse ressortir la sous couche de cailloux. Le bas-côté gagne du terrain sur la voie à tel point que deux véhicules ne peuvent se croiser sans mordre l'accotement dégageant un important nuage de poussières. De nombreux travaux de réparation sont en cours, exécutés par de jeunes filles vêtues de Tanga, encore en âge d'aller au collège. Elles cassent les cailloux, les rangent méticuleusement un à un pointes vers le haut, puis étalent un mélange de sable et de ciment avant d'enduire au seau un bitume en ébullition. La chaleur du feu de bois mêlée aux résidus de goudron dégage une épaisse fumée noire toxique et puante. Cette fumée remplit leurs poumons d'adolescente et noircit leurs narines qui contrastent avec le blanc du Tanaka qui protège leur visage du soleil. La poussière produite par le passage à vive allure des véhicules et le soleil plombant leurs chapeaux de paille tressée parachèvent des conditions de travail moyenâgeuses. Plus loin, le va et vient des poids lourds et le ballet des pelles mécaniques qui profilent et élargissent la route nous font comprendre que le développement des infrastructures a commencé. Cette petite route paisible laissera bientôt la place à un large ruban d'asphalte qui permettra de relier la capitale Naypyidaw à la station balnéaire de N'Gapali. La côte du Bengale représente un énorme potentiel touristique avec ses nombreuses de plages de sable blanc bordés de cocotiers. Nous nous approchons du littoral, l'air est plus frais et l’iode vient chatouiller nos narines. De nombreux cours d'eau s'écoulent lentement vers le golfe du Bengale. L'intersection de ces rivières avec la route donnent naissance à des villages tous construits sur le même schéma. Les petites maisons de bois ou de bambou sont perchées sur des pilotis afin de se prémunir des inondations et se hisser au niveau de la route. A côté, un petit port de pêche sur une grève de sable à l’aplomb du pont permet de regagner la mer en suivant le cour d’eau. Nous franchissons la barrière de Shwehle à l'entrée du pont sur le Thade, encore 16 miles (26 km) et nous serons à Thandwe. Nous voici dans la cocoteraie, quelques petites traverses de terre quittent le goudron, longent des haies de palmes délimitant le jardin des petites maisons et débouchent sur le sable blanc. La plage est très large d'autant que la mer s'est retirée pour quelques heures. Les villageois s’adonnent à la collecte des coquillages. De cossus bungalows se cachent à l'ombre des palmiers et quelques gargottes de plage se partagent les huit kilomètres de sable. A l'extrémité nord, la masse bétonnée d’un ensemble hôtelier tente de se faire oublier. La plage de N'Gapali est un petit coin de paradis. Nous aurions bien voulu passer la nuit les pieds sur le sable les yeux dans l'eau, mais la conception du bivouac chez le Birman est à la hauteur de son acceptation à l'hébergement. Par respect pour nos hôtes nous prenons une chambre dans une guest-house sous les cocotiers.
Mardi 17 fevrier N'Gapali- Kyeitali. 79 km à vélo. Nous ne voulions pas quitter N'Gapali sans voir Andrew bay. Il faut parcourir 10 Km en longeant de nombreuses échoppes en tout genre, traverser une petite agglomération regroupée au bord d'une très belle route en béton offrant une surface parfaitement lisse, passer devant les luxueux porches d’entrée des «Resorts » noyés sous les cocotiers pour découvrir Andrew bay.
Cet endroit a conservé toute son authenticité. Au milieu de la baie, face à une plage de sable blanc bordée de cocotier flotte une multitude de bateaux de pêche qui se balancent au mouillage, les maisons des pêcheurs perchées sur des béquilles et accrochées à la falaise dominent la mer. De l’autre côté en haut d’une colline un temple abrite un bouddha bien veilleur. Tout est intact, mais ici aussi l'urbanisation est en marche, un grand mur de soutènement délimite l'emprise d'une voie de circulation démesurée. Il faut faire vite, allez voir Andrew bay. Nous quittons le bord de mer pour revenir à Thandwe, point de passage obligé pour descendre vers le sud de la région de l'Arakan. Notre première halte de la journée se fait devant une terrasse ombragée en contre bas de la route d'où s'échappe une musique mélancolique. Sur la façade en natte de palme est suspendue une grande photo d’un couple endimanchée. Voilà une cérémonie de mariage. Patricia descend le petit chemin de terre pour saluer et photographier les mariés. Nous sommes immédiatement invités à se joindre à la fête. Coca-cola, sodas, gâteaux nous sont instantanément servis. Mais il faut reprendre la route, le temps presse car le voyage tire à sa fin. Plus loin c’est le ronronnement d'un moteur et le bruit sourd du tamisage qui nous attirent dans un hangar en bordure de route. Nous entrons dans un atelier de traitement du riz. Une grosse machine entièrement en bois est secouée par une multitude de poulies, de courroies et de transmissions diverses qui activent des tamis, des godets, secouent des entonnoirs et fait subir à la graine de riz un cheminement complexe pour la séparer de sa peau. Après le joli village de Minbuyn en bordure de canal menant à la mer, l'état de la route s'améliore considérablement, le pédalage devient plus efficace et nous en profitons pour parcourir une vingtaine de kilomètres à bonne allure. Le compteur journalier affiche 80 km, il est environ 15 heures. L'heure où nous nous posons la question du couchage. Le dilemme quotidien revient au centre de notre débat. Doit- on poursuivre notre route jusqu'à une ville pour trouver une guest-house, ou cherche-t-on ici un hébergement plus aléatoire en quémandant asile dans une pagode ? A la vue paradisiaque des cocotiers, de la plage et de l'océan que l’on aperçoit en arrière-plan, nous sommes tous d'accord. On reste ici. Un petit sentier descend le talus proche du pont qui franchi l’étang, longe le plan d'eau entre les bambous pour aboutir sur la grève. En quelques minutes, les vélos sont sur le sable gris d'une immense plage d'une bonne vingtaine de kilomètres de long. Gérard est déjà dans l'eau, Patricia poursuit les crabes entre les rochers pendant que JJ se dirige vers la seule maison à l'ombre des cocotiers. Le site est merveilleux. Sur le seuil de la petite case de 10 m² à peine, une femme écosse des tchinés, sorte de fruits en forme de gros haricots contenant 5 ou 6 noyaux enduit d'une pâte ressemblant à de la purée de coings. Elle discute avec une amie fumant un gros chérot. Un peu étonnées à la vue d'un touriste, elle propose rapidement l'hospitalité en tendant un tchiné. Une conversation de sourd à l'aide des mains s'en suit. Maddyway appelle son fils d'une douzaine d'année et lui demande de monter chercher une noix de coco en témoignage de bienvenue. Le gamin lève les yeux vers la cime des arbres pour détecter une coque mûre, s’approche d'un tronc qu’il enroule de ses petits bras et en répétant une série de poussées sur ses pieds bien en appuis sur le bois, il se retrouve rapidement à 10 m du sol. Epatant. Il faut faire profiter du spectacle aux copains restés sur la plage. Patricia et Gérard arrivent et le petit bout de chou répète sa prestation sous nos yeux incrédules. Du haut du cocotier, il laisse tomber 3 grosses noix vertes et glisse le long du tronc. En 4 Coups de machette il décapite une noix et nous offre le rafraichissent liquide. De l'autre côté de la marre, sur la berge surélevée se trouve une autre maison. C'est la cantine que nous avons vu en arrivant, à côté du pont. Nous envisageons d'aller y manger ce soir. Nous ne pouvons résister à l'envie de planter la tente sur la plage. Nous demandons à Madyway si cela est possible. C’est sans poser de question qu'elle nous donne son accord. Le bivouac est prêt, le bois est ramassé, nous pouvons aller manger dans la gargote. Mais pour cela il nous faut un guide pour traverser la marre sur une cinquantaine de mètres car bien que peu profonde il est nécessaire de suivre un cheminement précis pour éviter de disparaitre dans un trou d'eau ou de s'envaser jusqu’à la taille. L’aller se fait dans la pénombre, le retour dans l'obscurité. Nous finissons la soirée assis sur un vieil arbre refoulé par les marées devant un feu de noix de coco.
Mercredi 18 fevrier Kyeitali- Satthwa. 79 km à vélo. L'état de la route est toujours aussi déplorable. Les plantations d'hévéas font leurs apparitions. Juste le temps de faire quelques kilomètres et nous quittons le goudron pour nous enfiler dans une petite piste qui pénètre dans la cocoteraie. Nous sommes à la recherche d'un village de pécheurs donc nous avons aperçus les embarcations au mouillage depuis notre dernier bivouac. La cocoteraie est habitée et maillée de pistes bordées de barricades végétales. Rapidement nous nous nous trouvons sur une belle plage de sable en partie encombrée de clayette sur lesquelles sèchent du poisson et des petits calamars. Un bateau de pêche vient de rentrer, sa prou est posée sur la grève. Un homme assis sur le sable maintient une corde en tension pendant que des jeunes gens tout en muscle, organisés par paires déchargent de lourds paniers de poissons, l'eau jusqu'à la taille. Pendu à un balancier posé sur l'épaule les paniers sont portés deux à deux jusqu’à une case où ils sont triés et préparés. Nous sommes en plein rêve immergés dans un autre monde où la vie est organisée sur les bases de la communauté et de l'entraide. Les enfants s'amusent et gambadent sans contrainte, les femmes cuisinent au feu de bois et partagent les préparations avec qui le veux. Les paniers de poissons circulent de case en case et chacun prend la quantité qui lui convient. Nous sommes invités au tour du feu d'une femme qui prépare du riz. Elle a le visage marqué par une dépigmentation de la peau, le tour de sa bouche est blanchi comme l'est le maquillage d’un clown. Elle passe par pudeur régulièrement sa main devant son visage. Deux hommes se joignent à nous, l'un deux tiens à la main une belle langoustine fraiche et la pose sur la braise. Les poissons, les crevettes et les calamars affluent et dégagent une odeur appétissante. Le thé nous est servi dans une chope qui tourne de bouche en bouche. Ils rient devant notre hésitation à manger la tête des poissons. Les enfants sont assis par terre au tour de nous et posent volontiers devant notre appareil photo. Ils connaissent le numérique, certains hommes portent le smart phone à la taille de leur longhi. Nous ne restons que deux heures en leur compagnie mais deux heures inoubliables. Nous reprenons notre route en direction de Gwa. En milieu de journée la température atteint 48 degrés. Nos pneus laissent parfois leurs empruntes dans l'asphalte rendue liquide par le soleil. Patricia s'arrête pour prendre une photo, sa chaussure reste collée à la route. La route rentre dans les terres pendant quelques kilomètres puis une frange de cocotiers apparait, nous sommes à nouveau en bordure de l'océan. Nous roulons sur une piste défoncée, nos sacoches ballottent à chaque trou au risque de se décrocher. A mi journée nous arrivons sur une plage de sable blanc parsemée de roches noires qui immergent des eaux. La plage est immense, nous sommes presque seuls sur la plage. Un birmans vient à notre rencontre pour nous inviter chez lui. Nous dégustons une noix de coco et repartons aussi tôt. Voilà Satthwa, posé en bordure d'une rivière que franchit un grand pont en béton, en dessous sur une pirogue un pêcheur agite sa palangrotte en quête de poisson. A la sortie du pont, une coopérative de pêche récence ses prises et les conditionne pour la vente, les hommes et les femmes sont assis sur des tabourets de plastique, tranchent de gros thon, en retirent les arrêtes et les disposent dans des bassines de sel. Nous achetons une demie carcasse pour notre barbecue du soir. Nous traversons une nouvelle bourgade où nous achetons des tomates et du riz déjà cuit. Nous débouchons à l'extrémité d'une gigantesque plage masquée jusque-là par les cocotiers. La route s’éloigne du littoral par une corniche puis disparait dans la mangrove en direction de Gwa. Pour profiter encore un peu de l'océan Indien nous restons sur cette plage. Nous nous dissimulons derrière la végétation, face à la mer et installons nos tentes qu'à la nuit tombée. La plage est desserte, les premières habitations se situent à 500 mètres environ, seul un petit restaurant au pied de la falaise peux s'apercevoir de notre présence. Nous pouvons allumer le feu pour cuisiner notre poisson en toute quiétude. Les vagues bercent notre sommeil.
Jeudi 19 Février. Satthwa- Gwa 25 km de vélo puis Gwa - Yangoon en bus 250 km. Les mollusques dessinent des arabesques sur le sable et le soleil tarde à apparaitre au-dessus des cocotiers. Nous trainons un peu avant de plier le camp le temps d'apprécier cet endroit magique. Les fesses ressentent les premiers symptômes liés aux heures de selle et à l'état de la route. La circulation est vraiment faible le long de la côte du golfe du Bengale, sur 25 km nous avons vu 4 voitures, 8 taxis-brousse, une dizaine de motos et 4 Trickshaws. Nous arrivons à Gwa en fin de matinée, les maisons sont dispersées dans la palmeraie et de petits commerces bordent la route. Gwa se situe à l'embouchure d’un fleuve du même nom et on y trouve une activité de pêche et de commerce fluvial. La marée est basse ce qui nous permet de pédaler sur le sable jusqu'aux rives vaseuses et de revenir vers la ville en slalomant entre les maisons d'un village Moken, ethnie appelée aussi "gitan de la mer". Leurs maisons sur pilotis se retrouvent à plus de 2 mètres du sable laissant au sol un tas d’immondice puant. Les jours ont défilé à vitesse grand V depuis notre arrivée au Myanmar à tel point que nous ne connaissons pas exactement la date du jour. Nous devons regagner Yangoon avant samedi. Cette dernière étape se fera en bus. Nous prenons nos billets pour celui de 18 heures au bureau de la compagnie de Gwa. La route parcourue de nuit est longue et pénible avec de nombreuses zones de travaux. Les kilomètres de voies non revêtues et un brouillard intense lors de la traversée de la plaine de l' Yaryearwaddy n’ont pas facilité la tâche du chauffeur. Il nous faudra huit heures pour parcourir les 280 kilomètres qui séparent Gwa de Yangoon. A trois heures du matin, nous trouvons refuge dans la salle d'attente délabrée de la compagnie de transport à la gare routière de Yangoo. Nous attendons le levé du jour pour découvrir cette ville qui fut la capitale du pays jusqu'en 2005.
Vendredi 20 février Visite de Yangoo. La gare routière se situe à 25 km du centre de Yangoon, la ville est bâtie dans la plaine, la route est plate et droite, de plus les récents travaux d'aménagement ont permis de réaliser des chaussées en béton de grande qualité. Nous retrouvons avec aisance le plaisir de pédaler. Nous choisissons l’hôtel « white house » dans la 32 éme rue, proche de la pagode de Sule Paya qui marque le centre de la partie historique de Yangoon. Dans ces quartiers populaires, musulmans, catholiques et bouddhistes viennent en harmonie. D'ailleurs sur la place de la pagode se trouvent face à face une mosquée et une église. On appelle aussi ce secteur le quartier chinois. Nous sommes le 20 février 2015, date du nouvel an chinois. Le temple situé dans Sule Pagoda road est en pleine effervescence et prépare le défilé de la dance du dragon et du lion prévue pendant 4 jours. Notre découverte de la ville commence par la visite de la pagode Shewdagon qui signifie " dragon d'or", l'un des plus grands temple de Birmanie. Les bouddhistes s'y rendent à la tombée de la nuit pour prier ou discuter en toute liberté. Le stupa central couvert de 700 kg d'or est monumental. Le lendemain matin nous rendons en rickshaw sur les quais du Myitmaka, l'un des deux fleuves qui arrosent Yangoon. Le cours d'eau est très boueux et un fort courant rend la navigation des "hgnets" très difficiles. Ces bateaux dont la poupe est en forme de queue d'hirondelle assurent la liaison avec Dalat, un bidon ville sur la rive opposée où vivent 200 000 personnes. Trois bateaux de transport maritime sont en cours de chargement. Nous nous asseyons sur des chaises, au milieu du ponton utilisé par les «dockers» pour acheminer les marchandises. Les allers et venues entre les camions et le bateau sont incessants. Ces bonhommes de petit gabarit, secs comme des haricots, la peau brulée par le soleil, partiellement protégés par des tee-shirts trop grands et déchirés déchargent des sacs de riz deux à deux. Leurs jambes croulent sous la charge mais le pas est rapide. Sur le retour, ils apportent jusqu'au navire divers objets tels que chaises en plastique, sac de pommes de terre ou carton de fournitures automobiles.
Patricia aime les teintes fraîches de l'aube, dorées par le soleil levant qui passent rapidement à l'orange mangué du ciel au crépuscule. Mais de concert nous reconnaissons sans concession que Bagan mérite son inscription future au patrimoine mondiale de l'Unesco. Des pagodes a perte de vue parsemées dans la luxuriante végétation qu'il faut absolument découvrir depuis le sommet de la pagode Shwesandaw. Un spectacle exceptionnel sillonné de sentiers que l'on parcours à vélo, point d'orgue de ce voyage.Certains préfèrent utiliser les calèches ou plus simplement la randonnée. Pagan est aussi un site archéologique hors du commun où la vie spirituelle ne s'est jamais arrêtée, le culte de Bouddha perdure. Nous partons maintenant à la découverte des fresques du temple de Gubyanki , des quatre Bouddhas du temple de Ananda, et l' incroyable temple de Manuba. Fascinant peuple birman qui a su entretenir et reconstruire ces chefs d'oeuvre pendant des siècles. Normal quand on sait que restaurer un lieu religieux favorise la vénérable incarnation. Un temple en ruine est une offense. Les brumes de l'aube envahissent le paysage, la cité de Padan constitue le berceau de la civilisation bamar, elle n ' a pas traversé les siècles sans encombre, guerres, tremblements de terres, occupations sauvages ont laissé des traces que les restaurations fréquentes n'ont pas complétement masqué. Le site est entourré de champs de culture où les paysants labourent à l' aide d, un char tiré par deux buffles.
Note sur Mandalay.
La circulation se fait à droite lors que paradoxalement les volants de véhicules se trouvent aussi à droite, les dépassements sont périlleux . Le plus grotesque est que la descente des bus se fait au milieu de la chaussée. Le pays prend la nouvelle dénomination Myanmar en 1989. Le pays est sous pression depuis 1960 au mépris des droits de l'homme , 50 ans plus tard les stigmates sont encore perceptibles.
Le changement: Le coca cola est importé depuis 2011 seulement. La musique explose, hip-hop, heavy métal, punks, boys band, la mini jupe succède au sarong. Les centres commerciaux ont remplacé les bazards de rue. Le parc automobile a explosé et les bouchons envahissent les rues. Les promoteurs immobiliers rasent les vieilles bâtisses Victoriennes pour édifier des complexes luxueux.
Mercredi 5 Février 2014. De l'aéroport de Mandalay à Sagaing. Nous ne savons pas lorsque l'avion se pose sur le tarmac que l'aéroport est situé à 48 Km du centre de la ville de Mandalay. Il est 13h30, l'air est moite, il fait environ 30 degrés. Nous nous installons pour le montage des vélos sous le patio à droite de la sortie de l’aéroport et rapidement un attroupement se forme autour de nous. Rapidement nos montures sont prêtes et nous pouvons partir à l’aventure de ce pays inconnu. Nous sommes vite immergés dans l’ambiance du pays en empruntant la belle route à l'ombre de grands acacias qui se dirige vers le nord en direction de Mandalay. Un beau stupa rouge brique bâti sur mamelon domine la plaine. En contrebas dans les champs se déroule le battage de la poids- chiche et du sésame. Chapeau de paille sur la tête et tongs aux pieds sous une chaleur écrasante, des hommes et des femmes travaillent inlassablement dans le brouhaha d’une vieilles machines agricoles. Nous poursuivons notre route, plus loin le goudron cède la place à une piste poussiéreuse qui traverse un parcage de calèches pour mourir brutalement par une pente raide sur la rive d’un bras de l' Ayeyarwady. Un ponton de bois bancal retient un bateau à longue queue chapeauté d’une bâche de camion. Une femme et en train d’y installer sa moto chinoise. Nous tombons au bon moment pour embarquer sur la navette qui en quelques minutes et moyennant trois milles kyats nous expulse sur la rive opposée. La pleine lune éclaire les deux ponts métalliques au-dessus de l' Ayeyarwady qui conduisent à Sagaing. J-Jacques a pris un peu d'avance, Patricia frontale vissée sur le casque suit dans la pénombre à quelques dizaines de mètres. Il apparaît silencieusement sur la gauche de la route, la tête est presque au milieu de la voie alors que l'extrémité de sa queue est encore dans les fourrés, ne laissant peu de place pour l'éviter. J-Jacques perd le contrôle de son vélo et manque comme lui de disparaître dans le fossé. Une bonne douzaine de décimètres de long, une tête pointue et une rayure noire de chaque côté du corps s'effile à trois ou quatre centimètres du bout de sa queue. Notre premier serpent nous décharge un frisson glacial et nous rappelle que le Myanmar est le pays dans le monde qui détient le record peu enivrant du nombre de mort par suite de morsure d’un reptile. La petite route forme une patte d'oie à l’intersection d’Inwa et de Lanzou. La cantine où s'attablent quelques jeunes aux yeux alcoolisés déverse des décibels dans la nuit, nous bifurquons à gauche à la lumière de nos lampes à led et nous enfonçons dans le noir en direction du pont à arcades métalliques qui permet aux véhicules et au train d'enjamber le fleuve. Nous voici à Sagaing, bruyant, désordonné et poussiéreux. En quelques minutes et après deux ou trois renseignements contradictoires nous trouvons l’hôtel Shwe Pyae Sone. Ouf, nous ne dormirons par dehors au plus grand regret de Patricia. S’en suivent les rituels qui confèrent aux baroudeurs un bonheur connu d'eux seuls. Jeudi 6 Février. Sagaing-Mandalay. On a de la peine à s'extraire du lit, décalage horaire ou fatigue physique, le réveil est difficile et le départ tardif. Il nous faut franchir le pont d’Ava en sens inverse pour prendre la route vers Mandalay. Sur l'autre rive une table au milieu de la route permet à 2 ou 3 jeunes de percevoir la taxe de passage, les vélos en sont exemptés. La route s'oriente vers le nord et longe la voie ferrée jusqu'à Amarapura ancienne capitale du pays SHAN et aboutit sur la plage des bateliers en face du fameux « U Bein bridge », la plus grande passerelle en teck du monde, longue de 1200 m et objet des plus célèbres clichés traitant de la Birmanie. Ce pont enjambe le lac Taung Thama en dessinant une élégante courbe qui se perd sur la rive opposée. Nous le traversons en poussant nos vélos émus du privilège qui nous est accordé. De l'autre côté, sur la plage de sable l'accueil touristique est plus significatif. Parking pour les bus- musique-transat-boissons fraîches témoignent de l’attrait des lieux. En quelques coups de pédales nous entrons à Mandalay, ancienne capitale du pays Shan et deuxième ville du pays. Nous traversons le quartier des batteurs où raisonnent les coups de masse qui façonnent les feuilles d'or qui recouvriront les temples puis celui des sculpteurs où la poussières blanche envahit les trottoirs et les rues, d'énormes Bouddhas de marbre blanc s'empilent sur le bord de la route . Nous empruntons la 84th avenue où un rabatteur nous propose de nous conduire à un hôtel sur la 26th rue. L'accueil y est chaleureux, le prix intéressant, nous nous installons à l’ « Ethotel ». Après le repas du soir pris dans une échoppe du quartier, en regagnant notre hôtel nous sommes intrigués par l'activité d'un jeune birman de 25 ans et de son petit frère de 10 ans. Ils fabriquent des tongs à même le trottoir, assis en tailleur. L'ainé enduit de colle néoprène et à pleines mains une semelle de sandale préalablement habillée sur une face par un tissu velouteux. Après séchage sur une clayette il appose une bande de caoutchouc qu’il presse fortement, puis après avoir contrecollé une centaine de paires, il chantourne avec une lame de couteau plantée verticalement dans un rondin de teck l'excédent de caoutchouc sans abîmer ni tâcher le velours. A notre question visant à savoir combien il vend ces tongs, il répond- mille deux cent kyats soit un euros.
Vendredi 7 Fevrier
Visite de Mandalay puis Mandalay -Thazi en train. Nous avons lu que s'il est un endroit inévitable à Mandalay, c'est à coup sur le marché du jade, haut lieu du négoce de pierres semi-précieuses par la communauté chinoise. Annoncé dans les guides sur la 87th avenue. On l'a cherché, on ne l'a jamais trouvé. Nous partons maintenant visiter un des ouvrages essentiels en Birmanie, une pagode. Nous avons choisi la pagode Eindawya située elle aussi dans la 87 th rue en face d'une ruelle bondée d'échoppes religieuses, nous en profitons pour acheter un drapeau bouddhique, qui a la particularité de répéter le couleurs bleu, jaune, rouge , blanc et violet, une fois à l'horizontale et une fois à la verticale. Cette pagode est peu visitée et offre donc la possibilité de profiter des lieux en toute quiétude, la prise de photo est de ce fait facilitée. Elle abrite un très beau bâtiment sur son aile droite destinée à la célébration de mariage religieux. Puis nous enfourchons nos vélos pour se diriger vers le Grand Palais que nous abordons par son accès ouest, celui-ci est interdit aux étrangers et les militaires nous invitent à contourner les remparts pour se présenter par l'accès est. Le Grand palais est entouré d'une fortification et de douves, celles- ci sont très larges, peut-être 70 mètres. Nous longeons les douves jusqu'au pied de la colline de Mandalay. Un pont enjambe les douves à proximité du poste militaire de contrôle. Il faut s’acquitter d'une taxe de visite de 10 USD par personne. La voie d'accès traverse l'épais mur d'enceinte que l’on franchit en poussant son deux-roues, puis une longue allée traverse les pelouses jusqu'au portail d'entrée. Le palais impressionnant par son ampleur. Plus de 40 bâtiments en bois que l 'on choisit d'admirer depuis la tour de guet en grimpant un étrange escalier en spirale puis nous nous rendons a la salle du trône et sa superbe structure pyramidale en filigrane d'or et enfin au musée culturel qui expose les tuniques et le lit à baldaquin du roi Thibaw. La colline est surmontée d'un temple dominant la plaine et le Grand Palais, la vue est imprenable. Nous abordons la montée par l'escalier d'accès situé au sud-est. Cet escalier qui compte près de 500 marches est couvert sur toute sa longueur et traverse plusieurs temples avant d'arriver au sommet où l'on peut admirer une immense statue de bouddhas debout, bras tendu vers la ville, posture représentative extrêmement rare. Nous redescendons par le même escalier afin de récupérer nos chaussures et nos vélos laissés au pied de la colline. Pour respecter notre programme nous devons quitter Mandalay ce soir pour Thazi distant de 150 km. Pour cela nous prenons un billet de train. Thazi n' a pas d’intérêt particulier sauf qu'elle est une ville étape obligatoire lorsqu'on se rend au lac Inlé au départ de Mandalay. Les vélos sont délicatement chargés par le personnel en même temps des balles de cellophane, et de nombreux cartons. Les fauteuils quelque peu vétustes sont recouverts d’un tissu vert, l'assise est un peu molle, les reposes pieds effondrés et les accoudoirs avachis, mais le confort est suffisant si on le compare aux banquettes en bois de classe ordinaire. Le train prend de la vitesse et les passagers sont ballottés comme on peut l'être dans un 2cv sur une piste africaine. Les vendeurs de boissons, biscuits, fruits, cigarettes se succèdent puis un employé de la société des chemins de fer passe prendre les commandes pour le repas. Une quinzaine de minutes plus tard il nous apporte dans des boîtes isothermes du riz frit et un œuf au plat. Vers 20 heures, nous sommes sur le quai de la gare de Thazi. Il fait nuit noire. Frontale sur le casque nous quittons la gare en direction du centre-ville. Face au premier carrefour on aperçoit l'enseigne de Moon Light Guesthouse.
Samedi 7 Février. Thazi-Ye young ma. 81 km à vélo. + 1000 m- Nous quittons Thazi à 7h00 par la route qui conduit au lac Inlé. La température est fraîche et le pédalage est facile malgré un revêtement de chaussée très bosselé. Après 20 km nous faisons halte devant une carrière de concassage, il y en a beaucoup le long de la route. Au loin on devine les carrières d'extraction à flanc de montagne. Les blocs sont transportés par camion jusqu'à ces micro-ateliers de concassage. L’organisation du travail est simple, les jeunes garçons trient les blocs à mains nues et les chargent dans un concasseur à la force des reins et des biceps, il en ressort en contrebas des gravillons de différentes granulométries qui sont "grillés" et triés par des femmes visages protégés de la poussière par un foulard. Des différents tas sont ainsi créés rechargés sur des petits camions seau après seau. Tout cela dans un vacarme assourdissant, une poussière omniprésente et sous un soleil brûlant. Nous poursuivons notre route, croisons de nombreuses charrettes tirées par des bœufs se rendant aux champs. La circulation est faible en cette heure matinale mais à l'intersection avec la route venant Yangoun de nombreux camions font leur apparition. Extrêmement bruyants, polluants, mais courtois, ils ralentissent et s'écartent largement lorsqu'ils passent à notre hauteur. Nous faisons une pause vers 13h30 dans une cantine en bordure de route fréquentée par les routiers. L'accueil est des plus chaleureux, on propose même à Jean-Jacques un peu blême de s'allonger dans la maison. La pente se relève, les virages s’enchaînent, nous prenons de l’altitude, les km défilent et la fatigue se fait sentir. Le paysage sur la plaine apparaît, la végétation de plus en plus dense, bananiers, tecks, hévéas ombragent la route. Nous sommes à 950 m d'altitude, Nous traversons la bourgade de Ye Yaung Ma, au bord de la route se trouve une succession de maisons de bois et de bambou, à la sortie sur notre droite le portail d'accès à un temple est ouvert, nous pénétrons dans la cour pour demander l'hospitalité pour la nuit, les chiens hurlent, un moine sort, descend les marches du temple. Patricia négocie, c'est d'accord nous passerons la nuit aux pieds de Bouddha.
Dimanche 8 février. Ye yuong ma- Maing thauk (Lac Inlé ) 85 km . Les camions ont commencé leur ballet très tôt ce matin et au hurlement des moteurs on a vite compris que l'ascension n'est pas terminée. Nous reprenons notre montée à la fraîche, le soleil se lève à peine sur le massif forestier. En 1 heure nous voici à Kalow, 400 m plus haut. Nous y faisons une pause petit déjeuner. Kalow est une petite ville connue pour ses départs de trek, elle est aussi une ville étape pour les routiers en transit sur la "high land road". Traversée par une rue principale divisée par un terre-plein central borduré de rouge et de blanc, les hôtels y sont nombreux. A la sortie de Kalow, des drapeaux aux couleurs bouddhiques flottent en haut de mâts, des femmes font l'aumône en agitant des écuelles en fer blanc. Les quelques pièces qu''elles contiennent font un bruit de crisette. Un automobiliste ralenti et jette par la fenêtre un billet de 1000 kyats. La route descend et ne tarde pas à s'élever à nouveau pour franchir le col à 1350 m. Nous basculons vers Aungban à travers une pinède pins sylvestres. Dans la plaine la route s'élargie puis apparaît une barrière de péage doublée de ponts bascules. Les véhicules payent une redevance en fonction de leur poids, les recettes sont destinées à la création d'une voie express. Bien sûr les vélos en sont dispensés. Au 20 éme kilomètre, une petite piste de terre rouge se perd dans le paysage sous les yeux d'une immense statue de bouddha debout face à la plaine, sur le mamelon derrière lui s'élève un temple à la pointe dorée. Nous consultons la carte et notre position et concluons que cette piste se dirige vers le lac Inlé. Nous nous y engageons. La piste zigzague dans la végétation aride, monte et descend au gré des ravines, s'approche de stupas puis s'en éloigne jusqu'à une zone boisée de bambou d'une bonne dizaine de mètres de haut qui ombrage un village Shan. Le temps semble s'être arrêté ici. Les chars sont tirés par des bœufs, pas de lampadaire, pas de poteaux électriques, même pas de panneaux solaires. Tout ce qui existe ici est tiré de la forêt. Nous nous arrêtons quelques instants pour savourer ce moment. En quittant la bourgade nous tombons sur une très large piste en construction qui s'oriente vers la route goudronnée située à une dizaine de kilomètre. Nul doute que ce village est voué à la modernisation. Nous laissons cette piste derrière nous pour nous orienter plein est en direction du lac. Nos rencontres aux abords du village se résument à quelques jeunes moines et 3 ou 4 chars à bœufs se rendant au champ. Nous traversons des champs de céréales moissonnées, la piste est roulante et facilite le pédalage et favorise notre vitesse. Nos sacoches sont torturées, ballottent, frappent violement les portes bagages. Plus loin sous un immense arbre qui baigne ses racines dans un trou humide, des hommes se reposent de leurs efforts. Ils viennent on ne sait d'où et vont probablement au village que nous venons de quitter. Suspendu à un balancier est placé une centaine de plateau en osiers soupesant près de 50 kg. Incroyable à la vue de leur petit gabarit. Nous longeons une marre d'eau où un groupe d'homme charge la benne d’un camion, seau à seau. L'intérieur de la benne est recouvert d'une bâche de polyéthylène qui en assure son étanchéité. Puis nous arrivons à un autre village blotti aux pieds de deux collinettes. Le compas nous indique la direction du lac derrière ce village. Il doit y avoir un passage entre les deux mamelons. La piste accède à un temple puis se réduit à un simple chemin piéton montant dans une forêt. Le chemin passe un col et un plateau cultivé puis bascule côté est au travers d'une épaisse végétation. Nous stoppons sur un replat pour admirer la vue embrumée sur le lac. Il est là, 8 km plus bas, entouré par ses montagnes noires. Il nous reste à dévaler 300 m de dénivelée. Un grand moment de vélo, nous n'avons jamais roulé aussi vite en tout terrain avec 15 kg dans des sacoches. La plaine est vouée à l'exploitation de la canne à sucre. Nous remarquons derrière une haie de grand arbre un hangar duquel une haute cheminée crache une fumée noire. Le bruit d'un moteur nous attire. C'est un atelier d'extraction du jus de canne et de fabrication de sucre. Une exploitation familiale. Un four horizontal en brique de 6 mètres de long, supportent 6 marmites fabriquées à partir de fûts métalliques disposées en escalier. Une femme alimente le feu avec la mélasse tandis que deux jeunes garçons broient la canne entre deux rouleaux métalliques entraînés par un moteur. Le père transvase en fonction de la cuisson le jus de canne en ébullition d'un récipient à un autre jusqu'à écrémer avec une passoire la surface de la plus grande et déposer la crème dans un bac. Le contenu de ce bac est ensuite malaxé, refroidi et étendu sur des nattes végétales. Une fois sèche, la pâte s'est transformée en sucre de canne pur. Nous enfourchons nos vélos et traversons les champs de cannes coupées pour retrouver une petite route goudronnée. Nous la suivons vers le sud pendant 1 km puis bifurquons sur une belle piste de terre rouge qui s'éloigne vers une cocoteraie. La rives du lac ne doit pas être très loin. En quelques coups de pédale, et dans un décor paradisiaque où le vert des champs flirte avec le bleu du ciel, où les squelettes des pilotis projettent leurs ombres sur l'eau noire du lac nous voici rendu au bout du chemin. La piste se termine devant une maison en bambous surplombant un canal peu profond dans lequel deux pirogues en cours de chargement se préparent au départ. Une troisième se balance doucement dans un bras d'eau sous les yeux étonnés du piroguier. “Mingalar!“, Can you transport us to a guesthouse? Please. La conversation va durer une bonne demi-heure avant que nous nous mettions d'accord sur la destination et le prix.
Nous embarquons sur la grand pirogue propulsée par un énorme moteur d'engin agricole, les berges verdoyantes du canal défilent à grande vitesse, nous traversons un village sur pilotis, glissons sous des passerelles de bois avant de ralentir pour fendre le matelas de nénuphars qui marque la limite avec les eaux du lac. Le piroguier agît sur le gouvernail pour orienter la prou de son bateau vers le nord - est en direction de Nyaug shwe. Nous faisons une courte pose au village lacustre qui abrite une pagode flottante, juste le temps de traverser la salle des prières, et nous reprenons le large sous le vacarme du «4 temps à explosion ». Le soleil descend lentement sur les crêtes des montagnes offrant une nouvelles profondeur à l'horizon. Les arbres et les maisons jouent aux ombres chinoises, le ballet des pêcheurs Inthas naviguant avec leur rame enroulée à leur jambe offre un spectacle étonnant. Les deux mains libérées, ils manient avec aisance le filet. La masse du « Inlé Ressort » se découpe sur la rive, le piroguier vise la passe marquée par 2 drapeaux jaunes perchés sur de grands bambous qui permet de pénétrer dans un plan d’eau paisible. Nous accostons au luxueux ponton en teck accueillis par un employé en costume. Celui-ci nous accompagne à travers les allées, les massifs de fleurs et de roseaux jusqu' au portique de sortie. Maing Taunk est une bourgade délaissée de la dynamique Nuang Shew, plateforme tournante du tourisme du lac mais à conserver son authenticité. Les chars à bœufs traversent les rues. Les gargotes traditionnelles, véritables sources de revenu familial, entretiennent une ambiance chaleureuse. Après une bière et une salade de tomate des jardins flottants, nous franchissons le portail d'une pagode toute proche pour demander l'asile. Alors que JJ s'aventure dans la grande salle éclairée, Pat et Gérard pousse la porte du foyer des moines pour dialoguer. Malentendu, incompréhension et l'un perd les autres et vice versa. Les alentours d'une pagode ne sont pas bien grands mais suffisant pour s'y perdre. Bref, chacun ira chercher avec succès refuge chez l’habitant. Comme il est de bonne pratique de se retrouver à l'endroit qu'on s'est perdu, il fût aisé de prendre le petit déjeuner tous ensemble le lendemain à 8h.
Lundi 9 Fevrier Maing thauk - Shwe Nyaung (Lac Inlé ) 45 km Nous remontons vers le nord en direction de Nyaung Shew situé à la pointe septentrionale du lac au bout d'un long canal et entouré de rizières, un pont enjambe le canal au-dessus des pirogues multi colores. Nous embarquons sur l'une d'elle pour une visite des villages lacustres et des jardins flottant. Le piroguier nous conduit aussi à une très belle manufacture familiale de soie et à une autre d’artisanat de bijou en argent jouxtant une fabrique de "chéroots". Les visites furent agréables et très intéressantes. Un nouveau spectacle nous est offert par les pécheurs inthas. Nous récupérons nos vélos pour rejoindre Shew Nyaung avant la nuit. Afin d’éviter la grande route directe et trop fréquentée, nous empruntons une petite route passant par Paung Pane. Nous ne croisons que 3 chars à bœufs , quelques touristes à bicyclette et une troupe de .....détenus. Habillé de tunique bleu, marchant au pas rapide et encadré par deux militaires en treillis, le groupe longe le bas-côté de la route. A notre geste reflex de touriste avide de clicher, un militaire écarquille ses paupières et agite son doigt de droite à gauche pour nous interdire de photographier. Vers 18h15, alors que le soleil commence à poindre, nous passons le portique d'une pagode située sur la route du lac. Au bout de l’allée, un vieux triporteur expire ses derniers jours sous une tonnelle de toile. Après une longue hésitation, le moine accepte de nous héberger à condition que nous respections un départ très matinal. La salle des prières nous est ouverte. Nous passons une nouvelle nuit aux pieds de bouddha.
Mardi 11 février Shew yaung-Thazi. 155 km en train. En dix minutes nous sommes à la gare de Shew yaung. A notre arrivée le train est déjà à quai. Il n’y apas de wagon de marchandise, ce qui nous oblige à placer nos vélos entre les fauteuils de la voiture Nous voyageons en «hight class » pour 3000 Kyatts ( 3 Euros). La locomotive diésel emmène ses quatre wagons en crachant un énorme panache de fumée. Après un arrêt à Heho, le train prend de l'altitude. Il peine à gravir les flancs de la montagne, obligé d’effectuer un tour complet en se retournant sur lui-même comme un chat qui se mort la queue. Le paysage des plateaux d'altitude apparait avec ses grands champs de labour et ses haies jaunies par le soleil. Ici la terre se travaille encore avec une herse tirée par des bœufs. La végétation envahie la voie et les branches des arbres viennent fréquemment fouetter les parois des voitures. Il est périlleux de passer la tête par les fenêtres. De temps à autre un employé du train installé entre la motrice et le wagon de tête, penché à l'extérieur tranche avec un coupe-coupe les branches trop agressives. À Augban, quelques paysans se rendant au marché embarquent chargés de paniers remplis de légumes, de gros ballots de tabac et de sacs de pommes de terre qui prennent place à côté du vélo de Patricia. Puis nouvel arrêt à la gare de Kalow grouillant de monde. Un étonnant spectacle nous est offert par les vendeurs en tout genre, épis de maïs, beignets de courgette, noix de coco, riz frit sont proposés aux voyageurs, négociés par les vitres ouvertes. Sous la structure métallique de l’auvent la foule est impatiente. Elle se précipite vers les portes du train, les places sont devenues rares et il faut jouer des coudes pour espérer pouvoir s'assoir par terre. La façade du bâtiment principal ornée de colombages témoigne de la présence au siècle dernier de la colonisation anglaise.
Puis le train traverse l'agglomération de petite maison, point culminant du parcours à 1350 m d’altitude et entame maintenant une longue descente vers la plaine de Meiktila. La voie de chemin de fer pénètre maintenant une jungle intense dévastée par endroit par la sur exploitation du teck et la pratique du brûlis. Le panorama sur les profondes vallées verdoyantes est saisissant. De temps à autre le train stoppe au milieu de nulle part non loin de maisons des peuples Padaung. Le train descend doucement, sa vitesse n’excède pas 20 km/heure. Autant dire que nous avons tout loisir pour admirer le paysage. Le train ballote dans tous les sens au gré des jonctions des rails, les volets métalliques à guillotine maintenus par des petits loqueteaux menacent de se décrocher à chaque soubresaut. Les wagons de l’ « ordinary class » débordent de monde , impliquant les voyageurs à s' installer dans les couloirs des autres voitures. Au environ de Khweyot, le convoi stoppe à nouveau en pleine côte, s'immobilise quelques minutes puis repart en marche arrière. Le chauffeur serait-il descendu sans serrer correctement le frein ? Il s’agit en fait d'une manœuvre visant à effectuer un changement de direction dans un endroit où former une courbe est impossible en raison de la pente importante du terrain. Une centaine de mettre plus bas, un aiguillage renvoie le train dans la bonne direction. A chaque gare, il est possible d'acheter à manger. Les victuailles sont emballées dans des boites en polystyrène, des sacs en plastique ou en papiers. Tous ces emballages se retrouvent au bord des voies. Le train traverse la grande plaine, flirtant avec les rizières asséchées en cette saison. Il peut enfin prendre de la vitesse et franchît péniblement le seuil des 30 kilomètres par heure. A l’horizon les carrières d'extraction cicatrisent la montagne, nous approchons de Thazi. Le train entre en gare après dix heures et demie de voyage. Le soleil se couche à la verticale.
Mercredi 12 février Thazi- Pagan 155 km à vélo, 35 km en taxi brousse.
Il n’y a pas de bus ce matin contrairement à ce que la patronne de la guest-house nous a annoncé, alors nous quittons Thazi à vélo vers 5h00 pour une très longue étape. Le jour n'est pas encore levé. Il est agréable de rouler à la fraiche à cette heure matinale quand la circulation est presque nulle. Nous atteignons Meithkila à 7h15. Le stupa bâti sur l'ile reliée à la berge par une passerelle se reflète sur l'eau noire du lac et la grande pagode Phaung Daw, en forme de barge dont la prou représente un oiseau de la mythologie birmane, le karaweik, sort de la pénombre et semble se détacher du quai. Nous poursuivons la route en direction de Bagan. Le faux plat succède à la plaine et permet d'atteindre à mi-parcours le point culminant de la journée à 600m d’altitude. D’innombrables "sikharas " percent le ciel au-dessus des arbres puis à l'horizon survient la masse sombre du mont Popa perché sur un volcan haut de 1500 métres couvert d’une épaisse forêt. Apres 110 km, saturés de bitume nous cédons à la tentation d'emprunter le chemin longeant un canal ombragé dans l'espoir de retrouver la route une dizaine de kilomètres plus loin. L'imprécision de notre carte et les recommandations d’autochtones nous obligent à rebrousser chemin alourdissant la distance de 15km. Nous sommes le 12 février, jour de la fête de l’Union, nous croisons de nombreux camions surchargés de birmans agitant le drapeau du partie de la démocratie de Aung Saan Suu Kuy . Au bout de 128 km, nous commençons à douter de pouvoir rejoindre Bagan avant la nuit. Nous décidons d'arrêter un camion taxi afin qu'il nous dépose à Taungzin situé à 25km de Bagan. A Taungzin il n'y a pas de guest-house. Sur place nous rencontrons l’instituteur du village qui a la gentillesse d'accepter de nous héberger. Il nous conduit chez lui, nous présente sa famille puis appelle le responsable de la "town ship" afin d’obtenir son avis sur notre venue. L'agent de la « Town ship » se présente, discute avec notre hôte puis téléphone à son chef pour solliciter son accord. Celui-ci arrive instamment. Il nous explique qu'il est impossible de rester chez l’instituteur et utilise son téléphone pour contacter un taxi qui nous conduira gracieusement à Bagan. Nous prenons conscience de notre maladresse et ne voulant causer de tort à personne , nous remercions tout ce beau monde pour leur courtoisie et regagnons Bagan à la force des mollets et à la lumière de nos frontales. Nous trouvons asile à la très sympathique Guest-house « Diamond Lion » à l'entrée de la ville.
Jeudi 13 Février. Visite de Bagan
Au petit matin nous partons visiter le site touristique et archéologique à vélo. Nous faisons la rencontre de Zin Moe Thu, un jeune birman de 16 ans, dégourdi et sympathique. Nous lui demandons de nous guider dans ce labyrinthe et sans se faire prier emprunte le vélo de son oncle et nous amène dans le cadre exceptionnel de la plaine de Bagan sillonnée de sentiers que certains préfèrent découvrir en calèche. Le temple Phya That gyi est de taille impressionnante, on y accède par la grande chapelle sous le regard d'un immense bouddha blanc. De la terrasse, nous découvrons des pagodes à perte de vue parsemées dans une luxuriante végétation Nous partons maintenant à la découverte des fresques du temple de Sulami, des quatre Bouddhas du temple de Ananda et l’incroyable temple de Dhammayangiy. Fascinant peuple birman qui a su entretenir et reconstruire ces chefs d'œuvre pendant des siècles. Normal quand on sait que restaurer un lieu religieux mérite le kutho et favorise la vénérable incarnation. Un temple en ruine est une offense. Puis Momo, c'est ainsi qu'il souhaite se faire appeler, nous conduit à la pagode Bupaya qui offre un panorama ouvert sur le YARYEARWADDI. De concert nous reconnaissons sans concession que Bagan mérite son inscription future au patrimoine mondiale de l'Unesco. Bagan est aussi un site archéologique hors du commun où la vie spirituelle ne s'est jamais arrêtée, où le culte de Bouddha perdure. L'heure du coucher de soleil approche et Patricia aime les teintes fraiches de l’aurore dorées par le soleil couchant qui passent rapidement à l'orange mangué . Elle ne veut surtout pas rater ce spectacle point d'orgue de cette visite alors elle repart avec Jean jacques se poster en haut d'une butte pendant que le soleil vient flirter avec les flèches de la pagode de Thatbyinnyu.
Vendredi 14 février Bagan- Magway. 85 km à vélo, 25 km en taxi brousse, 72 Km en pick up escorté Nous quittons la guest house « Diamond lion » vers 8h00. Les touristes sont aussi en selle pour visiter le site exceptionnel entouré de champs de culture où les paysans labourent à l’aide d’un char tiré par deux buffles. Le soleil est bas et les brumes qui envahissent le paysage dégagent une ambiance paisible. La route traverse de grand champ de labour, plate mais très chaotique en raison de sa conception. Le revêtement des routes Birmanes est essentiellement fabriqué avec du béton de bitume, c'est un mélange de grossier gravier et de goudron étalé manuellement et compacté à la « dame » ce qui laisse une surface très irrégulière et traumatisante pour le séant des cycliste au long court. Les palmiers rôniers animent le paysage. Au passage d'un pont sur un affluent de l’Yaryearwadi, à la sortie de Singu, nous croisons Mélissa, une belle espagnole. Sacoches solidement accrochées au porte bagage de son vélo, petit cuissard de triathlète et débardeurs à bretelle, elle nous explique son périple qu'elle a entrepris à Bangkok. Elle voyage seule et se rend à Bagan. Nous échangeons nos mails. Nous arrivons dans une zone verdoyante non loin du cours de l’Yaryaerwadi. Il fait plus frais. Le thermomètre n'est qu’à 35 degrés Nous traversons un guet asséché par un passage bétonné bordé de bittes rouges et blanches marquant les limites de la chaussée lors de crue. Puis la route s'élève doucement dans un massif de collinette désertique où seuls les petits derricks de pompage gesticulent harmonieusement au rythme d'un battement cardiaque. La poussière des chantiers de construction des ponts et le bruit des engins envahissent les petits vallons que traverse la route. Nous arrivons à Chauk au bout de 45 km, ville à l'image de toutes celles que nous avons vu. Il faut changer de rive et passer à l'est du fleuve, pour cela un pont à structure métallique enjambe le lit de l'Yaryearwadi dominant l'immense plan d'eau sur lequel un bateau de croisière navigue lentement à contre-courant vers Mandalay. Nous voilà à Seikpuy, délaissé et excentré des axes routiers. Seikpuy est pour nous le point de passage obligé pour descendre vers Minbu où nous envisageons de prendre un bus pour aller au bord du golfe du Bengale. Il est l'heure de se restaurer et la température passe la barre des 40 degrés. Nous cédons sans résistance à la tentation d'un abri de fortune sous lequel une cantine propose un bol de riz à l'ombre de grands eucalyptus. Pour moins d’un euro, sieste sur une chaise longue en bambou comprise, nous voilà requinqués. La route file vers le sud dans le lit fertile du fleuve. Les champs sont verdoyants. Les chars à bœufs sont chargés de légumes en tout genre. De vieux camions Talan croulant sous des tonnes de sacs d'oignons remontent vers Chaux . La route est ombragée et étroite. Nous assistons à chaque traversée de bourgade à des scènes uniques de la vie: Forgerons, bucherons , cuisinières ...exercent leurs travails peu lucratifs avec passion et assiduité. Ta-nuaug offre ses bananes et ses petits fruits rouges. Gérard nous crois devant lui et accélère le pédalage pour nous rattraper, il s'éloigne sous le tunnel de tilleul. Nous le retrouvons 5 Km plus loin sous une tonnelle de palme. Il est 16h30, l'heure de chercher un refuge pour la nuit. La pagode perchée sur la colline ne peux nous accueillir, alors nous reprenons la route vers Salin. Pas très longtemps car Gérard crève de la route arrière au moment où un taxi brousse nous double. JJ s'égosille pour intercepter le véhicule qui s'éloigne déjà mais l'apprenti accroché sur la plateforme arrière fait stopper le vieux camion. Nous chargeons nos vélos sur la galerie, Patricia s'installe sur les sacs d'oignons, Gérard et Jj sur la galerie. Le taxi ébranle sa carcasse puis démarre poussivement dans le silence....il est propulsé à l'hydrogène ce qui lui confrère un confort relatif. Une batterie de bombes est sanglée derrière la cabine du chauffeur. De là-haut le coucher du soleil sur les rizières et la palmeraie est superbe. Nous franchissons un très long pont métallique dont la voie de roulage est en teck. Les planches chantent à tour de rôle sous les roues du véhicule, suivi par une file de motos zigzaguant entre les fentes des planches. Nous arrivons à Sin Byu Gyun. Les gros sacs d'oignons et de ngiokman sont déchargés devant une boutique. Le voyage se poursuit sans encombre jusqu’à Salin. En ce lendemain de fêtes les animations en ville se poursuivent et la musique grésillante est présente à chaque coin de rue. Le taxi brousse stop devant un établissement disposant de quelques chambres. Il semble que le patron soit déjà au courant de notre venue. Il n'y a plus de chambre disponible à la guest-house de Salin et pas d’autre hébergement semble-t-il dans un rayon de 60 km. Comme le veut la réglementation birmane, le patron a prévenu la « Town ship ». L’officier est déjà là et cherche une solution pour nous loger. Aucune possibilité sur place étant envisageable, il décide de nous rapatrier vers Minbu. Pour cela il fait venir pick-up, charge avec ses hommes nous vélos à l'intérieur et nous informe que nous devons quitter Salin immédiatement. Il est 19h30, le 4X4 démarre avec un policier à son bord, nos vélos solidement attachés et nous trois allongés dans la benne. Il fait nuit, il fait frais, la route est défoncée, on se fait secouer mais on trouve cela marrant. La petite ville de Pwintbuy marque la limite du district et de compétence de la « Town ship » de Salin. Nous sommes donc priés de descendre du pick-up et de remonter dans un autre. Le policier du district de Salin transmet le dossier à celui du district de Nyangan qui nous demande de confirmer notre volonté d'aller à Minbu et nous voilà repartis. La benne de ce pick-up est recouverte d'un matelas plastifié qui nous procure un confort appréciable. Bonnets sur nos têtes, emmitouflés dans nos coupe-vent, nous nous endormons quelques instants. Nous voici à Mimbu, à 60 km de Salin. Nouveau problème, il n'y a pas de guest-house à Minbu ou du moins le chauffeur du pick-up n'en connait pas. Il nous propose alors de rejoindre Magway à 12km, de l'autre côté du Yaryearwady. On n’est pas à ça prêt. Le pick-up emprunte le grand pont métallique et rejoint l'autre rive en une dizaine de minute. Le véhicule stoppe devant la façade éclairée de Rolex Guest-house, il est 23 heures. Ouf, il reste une chambre de libre avec quatre lits pour 15 000 kyats par personne. On s'installe. Patricia, malade n'a qu'une préoccupation, se coucher, alors Gérard et JJ envisagent de sortir manger un plat de riz. Dans le hall de l'hôtel, une jeune fille, sac sur le dos est en train de s'expliquer avec le patron et deux autres personnes. Nous ne comprenons pas très bien le sujet de leur conversation mais nous saisissons que cette jeune et jolie personne est embarrassée. JJ intervient. Elle vient de se faire déposer par un bus et son « chaperon » ne la lâche pas temps qu'elle n'a pas trouvé une chambre. Son chaperon est un employé de la compagnie d'autobus. Nous lui proposons de prendre le lit libre de notre chambre.
Samedi 15 février Magway-Ann 157 km en mini-bus. Patricia est au plus mal ce matin. Une infection des voies respiratoires doublée de température met à plat sa condition physique pourtant hors du commun. Il n’est pas question de rouler à vélo, le profil de l’étape du jour longue de 140 km ressemble à sa courbe de température…. Il faut passer un col à 1300 m avec des portions de route à 14%. La solution du bus s’impose. Nous quittons « Padine station » située sur Pwi Taw Thar Road à 14h00, les trois vélos sur le toit du Toyota. Nous faisons une première halte à la gare routière de Minbu puis le minibus s’enfonce dans la végétation sur une petite route sinueuse. Le chauffeur est un malade du klaxon et appuie à chaque courbe longuement sur l’avertisseur sonore, ça devient insupportable. La route se contorsionne sur elle-même, s’élève doucement jusqu’à un raidillon marqué sur le bas-côté par un stupa. Le véhicule stoppe, le chauffeur descend avec quelques bâtons d’encens à la main et se dirige vers Bouddha. Il dépose un billet dans l’urne et allume les bâtonnets en s’inclinant à plusieurs reprises, les mains jointes contre la poitrine. Rituel des routiers avant le passage d’un col. Le minibus est en surcharge, il peine à gravir la pente. La route domine la forêt puis entrouvre l’horizon du golfe du Bengale. La descente est toute aussi vertigineuse, les freins chauffent et dégagent une odeur peu rassurante. Nous atteignons Ann à 22h30 après 155 kilomètres et 8 heures de voyage. Un villageois nous conduit jusqu’à « Billionnaire guest-house », il s’occupe gentiment des démarches avec les autorités locales. Les chambres sont crasseuses mais l’accueil est chaleureux.
Dimanche 15 février Ann-Taungup 75 km à vélo, 70 km en camion. La brune est tombée sur Ann. Un lourd silence donne une ambiance mystérieuse à cette bourgade. Nous ne l'avons pas vu en arrivant de nuit, nous ne la voyons pas ce matin dans le brouillard. Nous demandons notre route à plusieurs reprises avant de trouver la direction de Thandwe. La route est étroite et capricieuse, elle serpente agilement entre les collinettes qu'elle gravit parfois sans détours. La brume se disperse vers 8h00 pour céder sa place au soleil. Une magnifique vue sur la jungle apparaît alors. Patricia n'est pas au mieux ce matin et le profil accidenté de la route présentant des pentes de plus de 12% présage une journée difficile. Nous sommes à la peine. Au 18 me kilomètre, au pied d'une longue descente un pont permet de franchir la rivière et nous conduit au village de Sakanmaw. Trois poules en débattent avec un serpent au milieu de la route. Le reptile n'a pas le dernier mot. Une maison traditionnelle est en construction devant une ingénieuse installation facilitant le creusement d'un puits. Une grue à balancier en bambou de 6 mètres de haut permet d'extraire du trou les lourdes charges de terre que deux jeunes, armés de pic et de pelle, amoncellent. Nous sommes dans l’état Arakan une subdivision du Myanmar. La jungle est partout, parfois arasée pour laisser place à des cultures, parfois verdoyante recouvrant les villages de tribus ancestrales. La tradition est intacte, les cases sur pilotis sont entièrement en bambous et couvertes de feuilles de bananier. Nous traversons de nombreux chantiers d'entretien de la chaussée exécutés par les femmes, les bas cotés sont empierrés minutieusement avant de recevoir une couche de latérite rouge, plus loin les anciens ponts de bois sont remplacés par de gros ouvrages en béton offrant deux voies de circulation. Des pelles mécaniques élargissent les virages et des poteaux supports de réseaux électriques sont acheminés par camion et disposés à intervalle régulier le long de la route. Puis le mauvais goudron laisse sa place à une piste empierrée. Le pédalage déjà difficile devient pénible. Pendant 10 kilomètres, nous cherchons une trajectoire favorable passant du côté droit au côté gauche ou en utilisant les traces plus roulantes laissées par les petites motos. La température atteint maintenant les 43 degrés, il est nécessaire de s'arrêter pour se protéger du soleil et pour déjeuner. Une petite cantine nous parait agréable. Trois quart d'heure de sieste nous ont été bénéfique. Plus loin, un pont enjambe un plan d’eau, une file de trente moines dorés jalonnent le chemin d'accès à un temple. Au détour du virage suivant, un vieux bus et un camion de transport de troupe (celui-là même qui n'a pu nous embarquer après la pause) sont stationnés devant un grand hangar en toile. Ils sont notre dernière chance de rejoindre Taungup avant la nuit. La négociation avec son propriétaire est rapide. Nous souhaitons utiliser le camion et son propriétaire a besoin de kyats. Les vélos sont ligotés contre la cabine, Pat s'installe à côté du chauffeur, JJ et Gérard montent dans la benne. Le camion s'ébranle, la boite à vitesse craque et nous voilà sur la piste caillouteuse en direction de Taungup. Nous parcourons soixante-dix kilomètres de route défoncée souvent poussiéreuse dans le vacarme des vibrations des ridelles en aciers. La piste passe en crête d'un massif et offre un coucher de soleil à travers le feuillage des grands arbres de la jungle. Chaque franchissement de pont oblige le chauffeur à ralentir, à enclencher la boite à vitesse pour franchir le seuil de la dalle avant de relancer la mécanique qu'il assortie d’un double débrayage. Nous traversons Lamu puis Sabyin pour arriver enfin à la barrière d'octroi marquant l'entrée de la ville de Taungup. La guest house est précaire, les toilettes odorantes et la douche froide mais peu importe, l'important est d'avoir atteint notre ville étape. Lundi 16 février Taungup-N'Gapali. 80 km à vélo. Dès la sortie de Taungup, la route est agréable. Elle serpente en plaine contournant les rizières jaunies par le soleil. Puis la chaussée se dégrade, l'enrobé usé par le passage des camions laisse ressortir la sous couche de cailloux. Le bas-côté gagne du terrain sur la voie à tel point que deux véhicules ne peuvent se croiser sans mordre l'accotement dégageant un important nuage de poussières. De nombreux travaux de réparation sont en cours, exécutés par de jeunes filles vêtues de Tanga, encore en âge d'aller au collège. Elles cassent les cailloux, les rangent méticuleusement un à un pointes vers le haut, puis étalent un mélange de sable et de ciment avant d'enduire au seau un bitume en ébullition. La chaleur du feu de bois mêlée aux résidus de goudron dégage une épaisse fumée noire toxique et puante. Cette fumée remplit leurs poumons d'adolescente et noircit leurs narines qui contrastent avec le blanc du Tanaka qui protège leur visage du soleil. La poussière produite par le passage à vive allure des véhicules et le soleil plombant leurs chapeaux de paille tressée parachèvent des conditions de travail moyenâgeuses. Plus loin, le va et vient des poids lourds et le ballet des pelles mécaniques qui profilent et élargissent la route nous font comprendre que le développement des infrastructures a commencé. Cette petite route paisible laissera bientôt la place à un large ruban d'asphalte qui permettra de relier la capitale Naypyidaw à la station balnéaire de N'Gapali. La côte du Bengale représente un énorme potentiel touristique avec ses nombreuses de plages de sable blanc bordés de cocotiers. Nous nous approchons du littoral, l'air est plus frais et l’iode vient chatouiller nos narines. De nombreux cours d'eau s'écoulent lentement vers le golfe du Bengale. L'intersection de ces rivières avec la route donnent naissance à des villages tous construits sur le même schéma. Les petites maisons de bois ou de bambou sont perchées sur des pilotis afin de se prémunir des inondations et se hisser au niveau de la route. A côté, un petit port de pêche sur une grève de sable à l’aplomb du pont permet de regagner la mer en suivant le cour d’eau. Nous franchissons la barrière de Shwehle à l'entrée du pont sur le Thade, encore 16 miles (26 km) et nous serons à Thandwe. Nous voici dans la cocoteraie, quelques petites traverses de terre quittent le goudron, longent des haies de palmes délimitant le jardin des petites maisons et débouchent sur le sable blanc. La plage est très large d'autant que la mer s'est retirée pour quelques heures. Les villageois s’adonnent à la collecte des coquillages. De cossus bungalows se cachent à l'ombre des palmiers et quelques gargottes de plage se partagent les huit kilomètres de sable. A l'extrémité nord, la masse bétonnée d’un ensemble hôtelier tente de se faire oublier. La plage de N'Gapali est un petit coin de paradis. Nous aurions bien voulu passer la nuit les pieds sur le sable les yeux dans l'eau, mais la conception du bivouac chez le Birman est à la hauteur de son acceptation à l'hébergement. Par respect pour nos hôtes nous prenons une chambre dans une guest-house sous les cocotiers.
Mardi 17 fevrier N'Gapali- Kyeitali. 79 km à vélo. Nous ne voulions pas quitter N'Gapali sans voir Andrew bay. Il faut parcourir 10 Km en longeant de nombreuses échoppes en tout genre, traverser une petite agglomération regroupée au bord d'une très belle route en béton offrant une surface parfaitement lisse, passer devant les luxueux porches d’entrée des «Resorts » noyés sous les cocotiers pour découvrir Andrew bay.
Cet endroit a conservé toute son authenticité. Au milieu de la baie, face à une plage de sable blanc bordée de cocotier flotte une multitude de bateaux de pêche qui se balancent au mouillage, les maisons des pêcheurs perchées sur des béquilles et accrochées à la falaise dominent la mer. De l’autre côté en haut d’une colline un temple abrite un bouddha bien veilleur. Tout est intact, mais ici aussi l'urbanisation est en marche, un grand mur de soutènement délimite l'emprise d'une voie de circulation démesurée. Il faut faire vite, allez voir Andrew bay. Nous quittons le bord de mer pour revenir à Thandwe, point de passage obligé pour descendre vers le sud de la région de l'Arakan. Notre première halte de la journée se fait devant une terrasse ombragée en contre bas de la route d'où s'échappe une musique mélancolique. Sur la façade en natte de palme est suspendue une grande photo d’un couple endimanchée. Voilà une cérémonie de mariage. Patricia descend le petit chemin de terre pour saluer et photographier les mariés. Nous sommes immédiatement invités à se joindre à la fête. Coca-cola, sodas, gâteaux nous sont instantanément servis. Mais il faut reprendre la route, le temps presse car le voyage tire à sa fin. Plus loin c’est le ronronnement d'un moteur et le bruit sourd du tamisage qui nous attirent dans un hangar en bordure de route. Nous entrons dans un atelier de traitement du riz. Une grosse machine entièrement en bois est secouée par une multitude de poulies, de courroies et de transmissions diverses qui activent des tamis, des godets, secouent des entonnoirs et fait subir à la graine de riz un cheminement complexe pour la séparer de sa peau. Après le joli village de Minbuyn en bordure de canal menant à la mer, l'état de la route s'améliore considérablement, le pédalage devient plus efficace et nous en profitons pour parcourir une vingtaine de kilomètres à bonne allure. Le compteur journalier affiche 80 km, il est environ 15 heures. L'heure où nous nous posons la question du couchage. Le dilemme quotidien revient au centre de notre débat. Doit- on poursuivre notre route jusqu'à une ville pour trouver une guest-house, ou cherche-t-on ici un hébergement plus aléatoire en quémandant asile dans une pagode ? A la vue paradisiaque des cocotiers, de la plage et de l'océan que l’on aperçoit en arrière-plan, nous sommes tous d'accord. On reste ici. Un petit sentier descend le talus proche du pont qui franchi l’étang, longe le plan d'eau entre les bambous pour aboutir sur la grève. En quelques minutes, les vélos sont sur le sable gris d'une immense plage d'une bonne vingtaine de kilomètres de long. Gérard est déjà dans l'eau, Patricia poursuit les crabes entre les rochers pendant que JJ se dirige vers la seule maison à l'ombre des cocotiers. Le site est merveilleux. Sur le seuil de la petite case de 10 m² à peine, une femme écosse des tchinés, sorte de fruits en forme de gros haricots contenant 5 ou 6 noyaux enduit d'une pâte ressemblant à de la purée de coings. Elle discute avec une amie fumant un gros chérot. Un peu étonnées à la vue d'un touriste, elle propose rapidement l'hospitalité en tendant un tchiné. Une conversation de sourd à l'aide des mains s'en suit. Maddyway appelle son fils d'une douzaine d'année et lui demande de monter chercher une noix de coco en témoignage de bienvenue. Le gamin lève les yeux vers la cime des arbres pour détecter une coque mûre, s’approche d'un tronc qu’il enroule de ses petits bras et en répétant une série de poussées sur ses pieds bien en appuis sur le bois, il se retrouve rapidement à 10 m du sol. Epatant. Il faut faire profiter du spectacle aux copains restés sur la plage. Patricia et Gérard arrivent et le petit bout de chou répète sa prestation sous nos yeux incrédules. Du haut du cocotier, il laisse tomber 3 grosses noix vertes et glisse le long du tronc. En 4 Coups de machette il décapite une noix et nous offre le rafraichissent liquide. De l'autre côté de la marre, sur la berge surélevée se trouve une autre maison. C'est la cantine que nous avons vu en arrivant, à côté du pont. Nous envisageons d'aller y manger ce soir. Nous ne pouvons résister à l'envie de planter la tente sur la plage. Nous demandons à Madyway si cela est possible. C’est sans poser de question qu'elle nous donne son accord. Le bivouac est prêt, le bois est ramassé, nous pouvons aller manger dans la gargote. Mais pour cela il nous faut un guide pour traverser la marre sur une cinquantaine de mètres car bien que peu profonde il est nécessaire de suivre un cheminement précis pour éviter de disparaitre dans un trou d'eau ou de s'envaser jusqu’à la taille. L’aller se fait dans la pénombre, le retour dans l'obscurité. Nous finissons la soirée assis sur un vieil arbre refoulé par les marées devant un feu de noix de coco.
Mercredi 18 fevrier Kyeitali- Satthwa. 79 km à vélo. L'état de la route est toujours aussi déplorable. Les plantations d'hévéas font leurs apparitions. Juste le temps de faire quelques kilomètres et nous quittons le goudron pour nous enfiler dans une petite piste qui pénètre dans la cocoteraie. Nous sommes à la recherche d'un village de pécheurs donc nous avons aperçus les embarcations au mouillage depuis notre dernier bivouac. La cocoteraie est habitée et maillée de pistes bordées de barricades végétales. Rapidement nous nous nous trouvons sur une belle plage de sable en partie encombrée de clayette sur lesquelles sèchent du poisson et des petits calamars. Un bateau de pêche vient de rentrer, sa prou est posée sur la grève. Un homme assis sur le sable maintient une corde en tension pendant que des jeunes gens tout en muscle, organisés par paires déchargent de lourds paniers de poissons, l'eau jusqu'à la taille. Pendu à un balancier posé sur l'épaule les paniers sont portés deux à deux jusqu’à une case où ils sont triés et préparés. Nous sommes en plein rêve immergés dans un autre monde où la vie est organisée sur les bases de la communauté et de l'entraide. Les enfants s'amusent et gambadent sans contrainte, les femmes cuisinent au feu de bois et partagent les préparations avec qui le veux. Les paniers de poissons circulent de case en case et chacun prend la quantité qui lui convient. Nous sommes invités au tour du feu d'une femme qui prépare du riz. Elle a le visage marqué par une dépigmentation de la peau, le tour de sa bouche est blanchi comme l'est le maquillage d’un clown. Elle passe par pudeur régulièrement sa main devant son visage. Deux hommes se joignent à nous, l'un deux tiens à la main une belle langoustine fraiche et la pose sur la braise. Les poissons, les crevettes et les calamars affluent et dégagent une odeur appétissante. Le thé nous est servi dans une chope qui tourne de bouche en bouche. Ils rient devant notre hésitation à manger la tête des poissons. Les enfants sont assis par terre au tour de nous et posent volontiers devant notre appareil photo. Ils connaissent le numérique, certains hommes portent le smart phone à la taille de leur longhi. Nous ne restons que deux heures en leur compagnie mais deux heures inoubliables. Nous reprenons notre route en direction de Gwa. En milieu de journée la température atteint 48 degrés. Nos pneus laissent parfois leurs empruntes dans l'asphalte rendue liquide par le soleil. Patricia s'arrête pour prendre une photo, sa chaussure reste collée à la route. La route rentre dans les terres pendant quelques kilomètres puis une frange de cocotiers apparait, nous sommes à nouveau en bordure de l'océan. Nous roulons sur une piste défoncée, nos sacoches ballottent à chaque trou au risque de se décrocher. A mi journée nous arrivons sur une plage de sable blanc parsemée de roches noires qui immergent des eaux. La plage est immense, nous sommes presque seuls sur la plage. Un birmans vient à notre rencontre pour nous inviter chez lui. Nous dégustons une noix de coco et repartons aussi tôt. Voilà Satthwa, posé en bordure d'une rivière que franchit un grand pont en béton, en dessous sur une pirogue un pêcheur agite sa palangrotte en quête de poisson. A la sortie du pont, une coopérative de pêche récence ses prises et les conditionne pour la vente, les hommes et les femmes sont assis sur des tabourets de plastique, tranchent de gros thon, en retirent les arrêtes et les disposent dans des bassines de sel. Nous achetons une demie carcasse pour notre barbecue du soir. Nous traversons une nouvelle bourgade où nous achetons des tomates et du riz déjà cuit. Nous débouchons à l'extrémité d'une gigantesque plage masquée jusque-là par les cocotiers. La route s’éloigne du littoral par une corniche puis disparait dans la mangrove en direction de Gwa. Pour profiter encore un peu de l'océan Indien nous restons sur cette plage. Nous nous dissimulons derrière la végétation, face à la mer et installons nos tentes qu'à la nuit tombée. La plage est desserte, les premières habitations se situent à 500 mètres environ, seul un petit restaurant au pied de la falaise peux s'apercevoir de notre présence. Nous pouvons allumer le feu pour cuisiner notre poisson en toute quiétude. Les vagues bercent notre sommeil.
Jeudi 19 Février. Satthwa- Gwa 25 km de vélo puis Gwa - Yangoon en bus 250 km. Les mollusques dessinent des arabesques sur le sable et le soleil tarde à apparaitre au-dessus des cocotiers. Nous trainons un peu avant de plier le camp le temps d'apprécier cet endroit magique. Les fesses ressentent les premiers symptômes liés aux heures de selle et à l'état de la route. La circulation est vraiment faible le long de la côte du golfe du Bengale, sur 25 km nous avons vu 4 voitures, 8 taxis-brousse, une dizaine de motos et 4 Trickshaws. Nous arrivons à Gwa en fin de matinée, les maisons sont dispersées dans la palmeraie et de petits commerces bordent la route. Gwa se situe à l'embouchure d’un fleuve du même nom et on y trouve une activité de pêche et de commerce fluvial. La marée est basse ce qui nous permet de pédaler sur le sable jusqu'aux rives vaseuses et de revenir vers la ville en slalomant entre les maisons d'un village Moken, ethnie appelée aussi "gitan de la mer". Leurs maisons sur pilotis se retrouvent à plus de 2 mètres du sable laissant au sol un tas d’immondice puant. Les jours ont défilé à vitesse grand V depuis notre arrivée au Myanmar à tel point que nous ne connaissons pas exactement la date du jour. Nous devons regagner Yangoon avant samedi. Cette dernière étape se fera en bus. Nous prenons nos billets pour celui de 18 heures au bureau de la compagnie de Gwa. La route parcourue de nuit est longue et pénible avec de nombreuses zones de travaux. Les kilomètres de voies non revêtues et un brouillard intense lors de la traversée de la plaine de l' Yaryearwaddy n’ont pas facilité la tâche du chauffeur. Il nous faudra huit heures pour parcourir les 280 kilomètres qui séparent Gwa de Yangoon. A trois heures du matin, nous trouvons refuge dans la salle d'attente délabrée de la compagnie de transport à la gare routière de Yangoo. Nous attendons le levé du jour pour découvrir cette ville qui fut la capitale du pays jusqu'en 2005.
Vendredi 20 février Visite de Yangoo. La gare routière se situe à 25 km du centre de Yangoon, la ville est bâtie dans la plaine, la route est plate et droite, de plus les récents travaux d'aménagement ont permis de réaliser des chaussées en béton de grande qualité. Nous retrouvons avec aisance le plaisir de pédaler. Nous choisissons l’hôtel « white house » dans la 32 éme rue, proche de la pagode de Sule Paya qui marque le centre de la partie historique de Yangoon. Dans ces quartiers populaires, musulmans, catholiques et bouddhistes viennent en harmonie. D'ailleurs sur la place de la pagode se trouvent face à face une mosquée et une église. On appelle aussi ce secteur le quartier chinois. Nous sommes le 20 février 2015, date du nouvel an chinois. Le temple situé dans Sule Pagoda road est en pleine effervescence et prépare le défilé de la dance du dragon et du lion prévue pendant 4 jours. Notre découverte de la ville commence par la visite de la pagode Shewdagon qui signifie " dragon d'or", l'un des plus grands temple de Birmanie. Les bouddhistes s'y rendent à la tombée de la nuit pour prier ou discuter en toute liberté. Le stupa central couvert de 700 kg d'or est monumental. Le lendemain matin nous rendons en rickshaw sur les quais du Myitmaka, l'un des deux fleuves qui arrosent Yangoon. Le cours d'eau est très boueux et un fort courant rend la navigation des "hgnets" très difficiles. Ces bateaux dont la poupe est en forme de queue d'hirondelle assurent la liaison avec Dalat, un bidon ville sur la rive opposée où vivent 200 000 personnes. Trois bateaux de transport maritime sont en cours de chargement. Nous nous asseyons sur des chaises, au milieu du ponton utilisé par les «dockers» pour acheminer les marchandises. Les allers et venues entre les camions et le bateau sont incessants. Ces bonhommes de petit gabarit, secs comme des haricots, la peau brulée par le soleil, partiellement protégés par des tee-shirts trop grands et déchirés déchargent des sacs de riz deux à deux. Leurs jambes croulent sous la charge mais le pas est rapide. Sur le retour, ils apportent jusqu'au navire divers objets tels que chaises en plastique, sac de pommes de terre ou carton de fournitures automobiles.
Kuala Lumpur ou Singapour English translation pending
Bonjour, ns comptons intercaler durant notre voyage en Thaïlande, un citytrip à Kuala Lumpur ou Singapour.
Que ns conseillez-vs? On y resterait 4 nuitées...
Merci, merci
Grand concours de photo – mars 2016 « Mon Village / Ma Ville / Ma Région » English translation pending
Mon Village / Ma Ville / Ma Région
Comptez sur un mec qui marche déjà la tête à l’envers pour venir avec l’idée de prendre l’essence de ce concours… à l’envers ! Cette fois, il ne s’agit pas de proposer des clichés de voyages à l’étranger avec un thème précis mais plutôt de nous faire découvrir votre propre environnement, celui que vous côtoyez la plus grande partie de l’année, celui que l’on finit presque par oublier qu’il existe, celui auquel on souhaite parfois même échapper en partant découvrir d’autres horizons.
Ce mois-ci, je vous propose de découvrir ou de redécouvrir les lieux proches de chez vous et de nous les faire découvrir afin de nous donner l’envie de venir les voir de plus près. Je vous nomme ambassadeurs/ambassadrices de votre village, de votre ville, de votre région (province/canton/état). Carrément ! A vous de nous le ou les présenter au travers de votre regard.
Deux cas de figure : Le Village/ la Ville/ la Région de votre naissance, Le Village/ la Ville/ la Région où vous résidez actuellement.
Aucun de ces deux cas de figure n’est exclusif, c’est-à-dire que vous pouvez proposer une, deux ou trois photos pour l’un ou/et l’autre de ces deux cas de figure. Limpide non !
Cerise sur le gâteau : Zéro restriction sur le thème de la photo, aucun hors sujet en ce qui me concerne. (une éventuelle censure n’est pas de mon ressort mais de celui du webmaster) Le clocher de l’église, la devanture de la boulangerie, le visage de la charcutière, un monument, une terrasse de café, un arbre, des champs, une chaine de montagnes, une station de métro, un musée, un mur, un château, une fanfare, une fête, un artiste de rue, un détail, une vue panoramique, le banc de votre premier baiser… la liste est infinie.
Cadeau empoisonné : Cette liberté totale risque d’être enivrante mais aussi d’être paralysante puisque tous les thèmes sont permis et qu’il n’y a pas de garde-fou. Je vous lâche dans le grand bain et sans bouée par-dessus le marché !
Mes souhaits : Le premier est celui de vous faire sortir de la maison et d’arpenter les rues de votre village/ville ou les chemins de votre région avec votre appareil photo en bandoulière. Prenez l’air, humez le Printemps qui arrive (enfin ça c’est pour certains !), posez un nouveau regard à ce qui vous entoure. Vaste programme et surtout aucune excuse possible ! Et puis, il est également temps de donner une chance à ceux qui ne partent pas (pour diverses raisons) vers des destinations lointaines.
Le deuxième souhait est que vous vous révéliez… un peu, beaucoup, passionnément. D’en connaitre un peu plus sur qui se cache derrière les pseudos. De savoir d’où vous venez, pourquoi vous habitez à tel endroit et qu’est-ce qui fait que vous aimez un lieu en particulier. J’espère que vous serez nombreux à partager vos photos et tout aussi nombreux à me rejoindre sur le fil de la discussion et surtout qu’il y aura plein de bavardes et de bavards.
« Mais c’est un véritable détournement du concours cette histoire ! » diront les puristes de ce concours de photos. Peut-être, surement même ! Mais en ce me concerne, les photos ne seront ce mois-ci qu’une excuse pour découvrir d’autres regards sur le monde qui nous entoure. Je n’ai pas ni le don ni la passion photographique, j’aime prendre des photos ici et là juste pour me faire des souvenirs, tant mieux quand elles sont réussies. Je l’avoue, mon intérêt cette fois est d’en profiter pour connaitre un peu mieux ceux et celles… derrière l’objectif. Mais rassurez-vous, les discrets et les timides pourront le rester en toute quiétude et pourront se concentrer sur leurs talents photographiques pour que nous puissions tous admirer et envier le résultat de leur travail.
« Ah ouais mais ceux qui habitent à l’étranger ont un avantage, c’est pas juste ça ! » Taratata, tous les expatriés n’habitent pas dans des paradis exotiques, votre village/ville/région contient aussi des merveilleux endroits, des perles cachées… à vous de les découvrir et de donner ainsi le mal du pays à ces expatriés.
Le dernier souhait est que ce concours ne s’essouffle pas, bien au contraire qu’il rassemble davantage de participants. J’espère donc que le sujet de ce mois-ci va permettre de ratisser large, de faire revenir ceux qui se seraient égarés et peut-être même de faire changer d’avis ceux qui auraient des envies de s’égarer !!! Je compte sur vous pour rameuter les autres et je compte également sur le webmaster pour donner plus de proéminence à ce concours en le rendant plus visible sur le site.
La mission du mois : Prouver que le Voyage, l’Aventure et la Découverte commencent bien au coin de la rue et nous donner l’envie de venir… chez vous ! Bonnes balades donc et bonne chance.
Les modalités du concours : Attention, à titre exceptionnel, je me permets deux petites modifications et j’espère que Lahaut (l’investigateur de ces magnifiques concours) ne m’en voudra pas de trop.
La première concerne les heures de fermeture du concours et du vote. Ras-le-bol d’avoir comme référence l’heure de Paris. Cette fois, ce sera l’heure de… Pyongyang, (eh oui j’ose !) Quand il est midi à Londres (GMT – Greenwich Mean Time), il est 13h à Paris (GMT+1h), il est seulement 07h à Montréal (GMT-5h) mais il est déjà 20h30 (GMT+8.30) à Pyongyang (depuis que le Grand Leader en a décidé ainsi en Aout 2015 !). Voilà bien un truc qui va vous faire travailler les méninges.
La seconde modification celle-ci me tient à cœur depuis mes premières participations à ce concours de photos. N’ayant pas lu les instructions concernant l’attribution des points (eh oui j’suis comme ça !), j’avais donné un ½ point (un demi-point) à chacune des deux photos que je n’arrivais pas à départager pour la troisième place. Gros froncements de sourcils de la part de quelques-uns ! C’est qui cet inconnu qui crée l’embrouille ? Je suis donc rentré dans les rangs en me promettant que si un jour je gagnais ce concours, je modifierais cette règle car combien de fois j’ai (nous avons) agonisé au moment du vote et éliminer un participant pour un petit rien. Je remarque que c’était également le cas pour Masterpo cette fois-ci !
Eh bien en Mars je fais ce qui me plait (mon anniversaire étant le 21 Mars). Donc exceptionnellement, si vous hésitez entre deux photos pour la troisième place du podium (et uniquement pour la troisième place), je vous autorise à attribuer deux fois un ½ point (un demi-point) (tiens, je me découvre un coté rebelle, un peu Grand Leader sur les bords !).
Je récapitule vous pouvez poster jusqu'à trois photos (prises par vous-même uniquement), chacune dans un message différent, en indiquant leur numéro (1, 2 ou 3). Toutes les explications concernant ces photos sont plus que bienvenues.
Vous avez jusqu'au Vendredi 25 Mars 2016, 07h30 (heure de Pyongyang (GMT + 8h30)) pour présenter vos œuvres. Alors le vote pourra commencer et se terminera le Jeudi 30 Mars à 07h30 (heure de Pyongyang (GMT + 8h30)).
Vous voterez pour trois (ou quatre) photos maximum (et minimum), en indiquant clairement le nom du participant choisi suivi du numéro de sa photo. La première photo de votre vote se verra attribuer trois points, la seconde deux et la troisième un seul. Toutefois, il vous sera possible de placer deux exæquos pour la troisième place. Auquel cas, les deux photos placées à la troisième place se verront attribuer un ½ point (un demi-point) chacune.
Les votes comportant plus de quatre photos ne seront pas pris en compte. Le gagnant est celui qui aura proposé la photo obtenant le plus de points. En cas d'exæquos, le vainqueur sera celui qui aura obtenu le plus grand nombre de premières places, et à défaut, de secondes. Enfin, en cas d'égalité parfaite, le gagnant sera celui ou celle qui aura obtenu son score avant l'autre. Ce vainqueur aura alors la lourde tâche de choisir un thème à son tour pour le concours d’Avril 2016 qu'il organisera. Les exæquos à une autre place que la première ne seront pas départagés. Enfin, il n'est nul besoin de participer au concours pour voter. Merci de ne poster sur ce fil que des photos pour le concours, puis à compter du Vendredi 25 Mars à 07h30 (heure de Pyongyang (GMT + 8h30)), uniquement les votes.
Un fil de discussions autour de ce concours est ouvert ici : voyageforum.com/...-ma-region-d7387900/
Photorama: photos.google.com/...d3EzSlNVYjJlck5KN2lB
Comptez sur un mec qui marche déjà la tête à l’envers pour venir avec l’idée de prendre l’essence de ce concours… à l’envers ! Cette fois, il ne s’agit pas de proposer des clichés de voyages à l’étranger avec un thème précis mais plutôt de nous faire découvrir votre propre environnement, celui que vous côtoyez la plus grande partie de l’année, celui que l’on finit presque par oublier qu’il existe, celui auquel on souhaite parfois même échapper en partant découvrir d’autres horizons.
Ce mois-ci, je vous propose de découvrir ou de redécouvrir les lieux proches de chez vous et de nous les faire découvrir afin de nous donner l’envie de venir les voir de plus près. Je vous nomme ambassadeurs/ambassadrices de votre village, de votre ville, de votre région (province/canton/état). Carrément ! A vous de nous le ou les présenter au travers de votre regard.
Deux cas de figure : Le Village/ la Ville/ la Région de votre naissance, Le Village/ la Ville/ la Région où vous résidez actuellement.
Aucun de ces deux cas de figure n’est exclusif, c’est-à-dire que vous pouvez proposer une, deux ou trois photos pour l’un ou/et l’autre de ces deux cas de figure. Limpide non !
Cerise sur le gâteau : Zéro restriction sur le thème de la photo, aucun hors sujet en ce qui me concerne. (une éventuelle censure n’est pas de mon ressort mais de celui du webmaster) Le clocher de l’église, la devanture de la boulangerie, le visage de la charcutière, un monument, une terrasse de café, un arbre, des champs, une chaine de montagnes, une station de métro, un musée, un mur, un château, une fanfare, une fête, un artiste de rue, un détail, une vue panoramique, le banc de votre premier baiser… la liste est infinie.
Cadeau empoisonné : Cette liberté totale risque d’être enivrante mais aussi d’être paralysante puisque tous les thèmes sont permis et qu’il n’y a pas de garde-fou. Je vous lâche dans le grand bain et sans bouée par-dessus le marché !
Mes souhaits : Le premier est celui de vous faire sortir de la maison et d’arpenter les rues de votre village/ville ou les chemins de votre région avec votre appareil photo en bandoulière. Prenez l’air, humez le Printemps qui arrive (enfin ça c’est pour certains !), posez un nouveau regard à ce qui vous entoure. Vaste programme et surtout aucune excuse possible ! Et puis, il est également temps de donner une chance à ceux qui ne partent pas (pour diverses raisons) vers des destinations lointaines.
Le deuxième souhait est que vous vous révéliez… un peu, beaucoup, passionnément. D’en connaitre un peu plus sur qui se cache derrière les pseudos. De savoir d’où vous venez, pourquoi vous habitez à tel endroit et qu’est-ce qui fait que vous aimez un lieu en particulier. J’espère que vous serez nombreux à partager vos photos et tout aussi nombreux à me rejoindre sur le fil de la discussion et surtout qu’il y aura plein de bavardes et de bavards.
« Mais c’est un véritable détournement du concours cette histoire ! » diront les puristes de ce concours de photos. Peut-être, surement même ! Mais en ce me concerne, les photos ne seront ce mois-ci qu’une excuse pour découvrir d’autres regards sur le monde qui nous entoure. Je n’ai pas ni le don ni la passion photographique, j’aime prendre des photos ici et là juste pour me faire des souvenirs, tant mieux quand elles sont réussies. Je l’avoue, mon intérêt cette fois est d’en profiter pour connaitre un peu mieux ceux et celles… derrière l’objectif. Mais rassurez-vous, les discrets et les timides pourront le rester en toute quiétude et pourront se concentrer sur leurs talents photographiques pour que nous puissions tous admirer et envier le résultat de leur travail.
« Ah ouais mais ceux qui habitent à l’étranger ont un avantage, c’est pas juste ça ! » Taratata, tous les expatriés n’habitent pas dans des paradis exotiques, votre village/ville/région contient aussi des merveilleux endroits, des perles cachées… à vous de les découvrir et de donner ainsi le mal du pays à ces expatriés.
Le dernier souhait est que ce concours ne s’essouffle pas, bien au contraire qu’il rassemble davantage de participants. J’espère donc que le sujet de ce mois-ci va permettre de ratisser large, de faire revenir ceux qui se seraient égarés et peut-être même de faire changer d’avis ceux qui auraient des envies de s’égarer !!! Je compte sur vous pour rameuter les autres et je compte également sur le webmaster pour donner plus de proéminence à ce concours en le rendant plus visible sur le site.
La mission du mois : Prouver que le Voyage, l’Aventure et la Découverte commencent bien au coin de la rue et nous donner l’envie de venir… chez vous ! Bonnes balades donc et bonne chance.
Les modalités du concours : Attention, à titre exceptionnel, je me permets deux petites modifications et j’espère que Lahaut (l’investigateur de ces magnifiques concours) ne m’en voudra pas de trop.
La première concerne les heures de fermeture du concours et du vote. Ras-le-bol d’avoir comme référence l’heure de Paris. Cette fois, ce sera l’heure de… Pyongyang, (eh oui j’ose !) Quand il est midi à Londres (GMT – Greenwich Mean Time), il est 13h à Paris (GMT+1h), il est seulement 07h à Montréal (GMT-5h) mais il est déjà 20h30 (GMT+8.30) à Pyongyang (depuis que le Grand Leader en a décidé ainsi en Aout 2015 !). Voilà bien un truc qui va vous faire travailler les méninges.
La seconde modification celle-ci me tient à cœur depuis mes premières participations à ce concours de photos. N’ayant pas lu les instructions concernant l’attribution des points (eh oui j’suis comme ça !), j’avais donné un ½ point (un demi-point) à chacune des deux photos que je n’arrivais pas à départager pour la troisième place. Gros froncements de sourcils de la part de quelques-uns ! C’est qui cet inconnu qui crée l’embrouille ? Je suis donc rentré dans les rangs en me promettant que si un jour je gagnais ce concours, je modifierais cette règle car combien de fois j’ai (nous avons) agonisé au moment du vote et éliminer un participant pour un petit rien. Je remarque que c’était également le cas pour Masterpo cette fois-ci !
Eh bien en Mars je fais ce qui me plait (mon anniversaire étant le 21 Mars). Donc exceptionnellement, si vous hésitez entre deux photos pour la troisième place du podium (et uniquement pour la troisième place), je vous autorise à attribuer deux fois un ½ point (un demi-point) (tiens, je me découvre un coté rebelle, un peu Grand Leader sur les bords !).
Je récapitule vous pouvez poster jusqu'à trois photos (prises par vous-même uniquement), chacune dans un message différent, en indiquant leur numéro (1, 2 ou 3). Toutes les explications concernant ces photos sont plus que bienvenues.
Vous avez jusqu'au Vendredi 25 Mars 2016, 07h30 (heure de Pyongyang (GMT + 8h30)) pour présenter vos œuvres. Alors le vote pourra commencer et se terminera le Jeudi 30 Mars à 07h30 (heure de Pyongyang (GMT + 8h30)).
Vous voterez pour trois (ou quatre) photos maximum (et minimum), en indiquant clairement le nom du participant choisi suivi du numéro de sa photo. La première photo de votre vote se verra attribuer trois points, la seconde deux et la troisième un seul. Toutefois, il vous sera possible de placer deux exæquos pour la troisième place. Auquel cas, les deux photos placées à la troisième place se verront attribuer un ½ point (un demi-point) chacune.
Les votes comportant plus de quatre photos ne seront pas pris en compte. Le gagnant est celui qui aura proposé la photo obtenant le plus de points. En cas d'exæquos, le vainqueur sera celui qui aura obtenu le plus grand nombre de premières places, et à défaut, de secondes. Enfin, en cas d'égalité parfaite, le gagnant sera celui ou celle qui aura obtenu son score avant l'autre. Ce vainqueur aura alors la lourde tâche de choisir un thème à son tour pour le concours d’Avril 2016 qu'il organisera. Les exæquos à une autre place que la première ne seront pas départagés. Enfin, il n'est nul besoin de participer au concours pour voter. Merci de ne poster sur ce fil que des photos pour le concours, puis à compter du Vendredi 25 Mars à 07h30 (heure de Pyongyang (GMT + 8h30)), uniquement les votes.
Un fil de discussions autour de ce concours est ouvert ici : voyageforum.com/...-ma-region-d7387900/
Photorama: photos.google.com/...d3EzSlNVYjJlck5KN2lB
Inde - Pakistan (KKH) - Chine: routes, postes frontières et visas? English translation pending
Bonjour,
Nous souhaitons sortir d'Inde en passant par le Pakistan (KKH) pour rejoindre la Chine. Est-ce-que quelqu'un à des informations au sujet des routes, des postes frontières et des visas ?
Marrakech 3 jours en mode cool English translation pending
Salam à tous,
Je compte me rendre à Marrakech quelques jours en avril (le nombre j'ai pas encore décidé). Justement en fonctions de vos avis je reverserais le nombre de nuitée avant de me rendre sur Agadir. Nous serons deux filles et nous arriverons vers 22h30 /23h. Notre hôtel sera du côté place Jemah Fena. Que me conseillez vous concernant le trajet ? Taxi? ou Bus? et le prix plus ou moins. En sachant que je suis d'origine marocaine (mais ça n'empêche pas de me faire arnaquer...). Est ce que le bus est encore en service à ce moment là. Si non, j'ai vu un site http://www.servicetransfert.com/ est ce que certains l'ont déjà testé?
Après pensez vous que 3 jours serait suffisant en sachant que je me disais que je compte partager le séjour de 3 jours :
1 jour sur Marrakech (ville, place, Mosquée Koutbia, palais de Bahia) 2 jour : vallée de l'ourika et ou casacades d'Ouzzoud 3 jour : Marrakech (jardin de Majorelle, Palmaraie)
Ensuite départ pour le repos du coté d'Agadir.
Nous serons là surtout pour profiter de la lumière, soleil et nous reposer. On a pas envie de surcharger le planning.
Choukrane pour vos précieux conseils.
Je compte me rendre à Marrakech quelques jours en avril (le nombre j'ai pas encore décidé). Justement en fonctions de vos avis je reverserais le nombre de nuitée avant de me rendre sur Agadir. Nous serons deux filles et nous arriverons vers 22h30 /23h. Notre hôtel sera du côté place Jemah Fena. Que me conseillez vous concernant le trajet ? Taxi? ou Bus? et le prix plus ou moins. En sachant que je suis d'origine marocaine (mais ça n'empêche pas de me faire arnaquer...). Est ce que le bus est encore en service à ce moment là. Si non, j'ai vu un site http://www.servicetransfert.com/ est ce que certains l'ont déjà testé?
Après pensez vous que 3 jours serait suffisant en sachant que je me disais que je compte partager le séjour de 3 jours :
1 jour sur Marrakech (ville, place, Mosquée Koutbia, palais de Bahia) 2 jour : vallée de l'ourika et ou casacades d'Ouzzoud 3 jour : Marrakech (jardin de Majorelle, Palmaraie)
Ensuite départ pour le repos du coté d'Agadir.
Nous serons là surtout pour profiter de la lumière, soleil et nous reposer. On a pas envie de surcharger le planning.
Choukrane pour vos précieux conseils.