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Avis sur itinéraire au Panama et Nicaragua? English translation pending
by Mike9966 · 2013-05-31 · 4 replies
Dans moins de 3 semaines nous partons et je souhaite avoir tout commentaire positif ou négatif sur l'itinéraire de mon voyage, les activités à faire et les auberges de jeunesses. Donnez-moi vos suggestions à ajouter ou modifier à mon horaire svp.

Panama : 3 semaines

24-25-26 juin : Panama Ciudad (Province de Panama)

Hébergement : Luna’s Castel Hostel dans le quartier Casco Viejo à 13 $ par nuit (www.lunascastlehostel.com)

Alternative pour la 2ème nuit au Hostel Villa Vento Surf (www.hostelvillaventosurf.com) dans le quartier Marbella

Visites et activités : Architecture de San Felipe, ambiance de Casco Viejo (Cafés terrasses, boutiques d’artisanat), l’Avenida Central (commerces et ambiance) Marbella (restaurants et discothèques), Amador (Causeway, promenade, marina, Canal, Zona Rumba, discothèques), Centre historique Panama la Vieja , Promenade et sport de la Cinta Costera, Le Mercados de Marisco, Ruines, Sommet du Cerro Ancon, Virées en bus diablos rojos, Parc Naturel métropolitain, Le canal, L’îles Toboga, Communauté embrera du Rio Chagres, Château Castillo, La Cathédrale, Visite guidée gratuite, Malls, Canal du Panama

Tours : Toni Bike Rental pour louer un vélo, Panama Exotic Adventure pour excursion dans la jungle, trekking en forêt, villages indigènes, descente de rivières, kayak avec dauphins, etc. (www.panamadarien.com).

* Décider selon les prix de faire un tour Darien avec San Blas ou faire les îles San Blas.

26-27-28-29 juin : Costa Arriba (Province de Colon)

Hébergement : Captain Jack à Portobelo (www.hostelportobelo.com) à 13 $ la nuit

Visite et activités : Vestiges coloniaux, Fort San Lorenzo (Colon), Forteresse San Jeronimo (Portobelo), Salmedina Reef (spot de plongé), Cristo Negro, Playa Huertas, cours de plongé, Isla Grande, snorkeling, Playa La Punta (Spot de surf), Indiens Embera

Transport : Départ de Panama City jusqu’à Colon et ensuite bus de Colon à Portobelo

29-30-1er-2 juillet : San Blas (Province de San-Blas)

Hébergement : À Carti ou Porvenir dans des lodges au jour le jour ou avec une agence en expédition ou croisière. Sur chaque île le coût est de 20 à 45 $ par nuit comprenant 3 repas inclus par jour.

Visite et activités : Culture peuple Kuna Yala, artisanat, promenade en mer, visite des îles de l’archipel, snorkeling, pêche, Kite surfing, Croisière jusqu’à Cartagena, Croisière de Carti à La Miel, visite en mer, visite des îles de l’archipel

Tour : Voir à Porvenir plusieurs choix. Croisière en Catamaran dans les îles (www.sanblassailing.com), Pour visiter les îles San Blas et la Colombie (www.captainjackvoyages.com), Excursion dans les îles jusqu’à La Miel (www.thedariengapster.com)

Transport : Jeep Carti à Panama City pour 30 $ le retour, départ entre 5h30 et 6h00 le matin, trajet de 3 à 4 heures de routes

2-3-4-5-6-7 juillet : Santa Catalina et environs (Province de Veraguas et Cocles)

Hébergement : Oasis surf camp à 11 $ la nuit(www.oasissurfcamp.com)

Alternative en regardant les nombreux spots sur place offrant hébergement

Visite et activités : Possibilité d’un arrêt à Sona (Prison Break), Chute d’eau de Las Palmas, Santa Catalina, Île Coïbas, snorkeling, plongée, surf, Arrêt à Sona (Prison Break)

Transport : Départ de Panama City Albrook Terminal à jusqu’à Sona : 8h20m-10h20-12h45-14h20-16h20, 5 à 7 heures de bus. Le dernier Bus de Sona à Santa Catalina part à 16h00.

7-8-9-10 juillet : Boquete et environ (Province de Chiriqui)

Hébergement : Hostel Mamallena à (www.mamallenaboquete.com)

Alternative à l’Hostal Nomba

Visite et activités : Sources d’eau chaude de Caldera, Ascension du Volcan Baru, Tree trek, Paradise Garden refuge pour animaux, Chiriqui river rafting, sentiers en forêt, Chutes, Mini-Canyon

10-11-12-13-14-15 juillet : L’archipel de Bocas del Toro (Province de Bocas del Toro)

Hébergement : Mundo Taitu à 10 $ la nuit (www.mondotaitu.com)

Alternative à Mar e Iguana Hostel (www.mareiguanahostel.com)

Visite et activités : Surf, plongée, snorkeling, Canopy tour, kayak, plage, communauté indigène, excursions nocturnes, visite des différentes îles, Playa El Drago, Guaymi

· Option possible d’itinéraire pour visiter Pedasi (Isla Iguana, Playa Vedano et El Toro) Costa Rica : 1 semaine

15-16-17-18 juillet : Puerto Viejo et environs (Province de Limon)

Hébergement : Rocking J’s Hostel à 10 $ la nuit (www.rockingjs.com)

Alternative au Walaba Hostel and Beach Houses

Visite et activités : Parc Cahuita, Playa Cocles, Bribri, Playa Manzanillo, Surf, plongée, snorkeling, Hiking, Rafting, (www.exploradoresoutdoors.com)

18-19-20-21 juillet: Monteverde/Santa Elena (Province du Nord-Ouest)

Hébergement : Monteverde bacpackers à 10 $ la nuit (www.monteverdebackpackers.com)

Alternative à la Casa Tranquilo Hostel (www.casatranquilohostel.com)

Au besoin à San José : Hostel Pangea à 10 $ la nuit (www.hostelpangea.com)

Visite et activités : Canopy tour, Bunjee, Forêt de nuage, Hiking, Ponts suspendus

· Option possible d’itinéraire pour visiter Malpais

Nicaragua : 2 semaines

21-22-23-24 juillet : Masaya, Granada et Lac Nicaragua (Province du Lac Nicaragua)

Hébergement : Oasis Hostalà 9 $ la nuit(www.nicaraguahostel.com)

Alternative à la Casa del Agua (www.casadelaguagranada.com)

Visite et activités : Panoramique du Mirador de Granada, Casa de los Tres Mundos, Parc National du Volcan Masaya (ascension, cratère de Santiago, visite des grottes et cavernes), Laguna de Apoyo, Village de Masaya et son marché, Lagune de Masaya, Parc Colon de la place centrale, Dona Elba Cigar, R.serve naturelle du Volcan Mombacho (Sentiers, cratères, Canopy Tour, Panorama), Isla Zapatera, Las Isletas, L’ile d’Ometepe (Volcans Concepcion et Maderas), Piscine Naturelle El Ojo de Agua, Cascade de San Ramon, Lagune Charco Verde, Playa Santo Domingo)

Tour : Nicaragua Adventure

24-25-26-27-28-29 juillet : San Juan Del Sur (Province du Sud-Ouest)

Hébergement : Naked Tiger Hostel à 10 $ la nuit (www.nakedtigerhostel.com)

Alternative à la Casa Oro (www.casaeloro.com)

Visite et activités : Tortues géantes, surf, party, plages du nord (Plage sauvage Marsella le week-end) et du Sud(Plage El Coco eau calme), tour de voiliers, tours à cheval

29-30-31-1er août : Leon et sa côte Pacifique (Province de Leon et le Nord-Ouest)

Hébergement : Bigfoot Hostel à 6 $ la nuit (www.bigfoothostel.com)

Alternative au Latina Hostel (www.latinahostal.com)

Visite et activités : Promenadedans la ville, la Cathédrale, marché central, Panoramique de la ville au sommet des toit d’églises, Rivière souterraine Hervideros de San Jacinto, Surf de cendres du Volcan Cerro Negro, Ascension du Volcan Momotombo, Distillerie de rhum Flor de Cana, Poneloya (belle plage, fds animé) Las Penitas (Soirées, surf, baignade), Isla Juan Venado (tortues, circuit), (Montelimar, Pochomyl et Masachapa),

Teléfono: (505) 23153076 begin_of_the_skype_highlighting (505) 23153076 end_of_the_skype_highlighting

1er - 2 août : Managua (Province de Managua)

Hébergement : Managua Backpackers Inn (www.managuahostel.com)

Visite et activités : Huellas de Acahualinca, Le malecon, Zona Metrocentro

· Option possible d’itinéraire pour visiter Corn Island
Route des Keys et Key West en Floride English translation pending
by Floridefev13 · 2012-10-17 · 33 replies
Bonjour,

Nous faisons un tour de la floride assez classique en deux semaines et demi avec deux jeunes enfants.

Apres 3 nuits a miami, nous partons pour les Keys.

Voila, j ai un gros doute une ou deux nuits a Key west ?

Qu y a t il a comme visites, activités le long de la route et une fois arrivés a Key west ? (je m étais noté le tour en bateau a fond en verre a Key largo 10, 13 ou 16h... il faudrait partir de south beach vers quelle heure pour etre a Key Largo a 9H30 ? ) ...le coucher de soleil a Mallaury square vers 18H30)

Autre question, j ai réservé au best western hibiscus qui est dans le centre avec parking gratuit ....peut on restes stationnés dans leur parking après le check out ? Par exemple y laisser la voiture le matin le temps de visiter la ville et la reprendre que vers 14 H par exemple

Merci
Kawai et sérénité au pays des momiji (Japon, novembre 2011) English translation pending
by Tokala · 2012-01-24 · 27 replies
Vous aviez découvert notre itinéraire, et quelques adresses, ici : le voyage en un clin d'oeil Pour ceux d'entres vous qui ont envie d'un peu de lecture, voici le récit détaillé de nos aventures. Pour les amateurs de photos, j'ai mis une première sélection ici : Au pays des momiji, une photo par jour Voici également quelques photos de momiji : nihon no momiji Et pour les gourmands, 3 messages sur ce que j'ai mangé pendant le voyage : sélection de repas japonais, repas au ryokan, douceurs japonaises, ma collection de kit-kat

Voici les photos des chats japonais : nihon no neko

Bonne lecture ! 🙂

Kawai et sérénité au pays des momiji - Novembre 2011 -

De retour du Japon... Par quoi commencer ? Par la gentillesse des japonais ? La propreté des rues ? Ou peut-être par les quartiers complètement fous et kawai, ou encore les temples aux jardins zen et magnifique ?

Commençons par le commencement. En revenant de Chine, en septembre 2009, nous nous étions dit que nous prochain voyage asiatique serait au Japon. Nous avons depuis longtemps envie de découvrir ce pays, et de mon côté j'adore les cerisiers en fleurs, les sakura, objets d'un véritable culte au Japon. Nous prenons donc nos billets pour un voyage en avril 2011, pour pique-niquer sous les sakura pour mon anniversaire. Les événements en décideront autrement, nous annulons notre voyage au dernier moment... Mais nous ne tardons pas à reprendre des billets d'avion, pour cette fois-ci profiter des momiji, les érables aux couleurs dorées et flamboyantes.

Chapitre 1. TOKYO Arrivée à Tokyo

Le 10 novembre 2011, nous nous envolons donc, en classe affaire (ça sert de savoir jouer la comédie pour avoir des places côte à côte et bien placées), en direction de Tokyo. Le 11 novembre 2011, nous atterrissons à Tokyo, et découvrons pour la première fois ce monde tellement différent du nôtre. Nous découvrons les bonzaï géants dans les jardins, les distributeurs de canettes de boissons chaudes (qu'on peut acheter avec sa carte de métro), nos premiers sushis, le panda ou le raton laveur qui dit de faire attention à ses doigts sur les portes du métro, le bateau du futur créé par Leiji Matsumoto, créateur d’Albator, et surtout la gentillesse et la politesse des gens que nous croisons.

Nous passons cette première journée dans le brouillard du décalage horaire, et sous la pluie, Tokyo prend un aspect irréel... Nous allons à Odaiba, quartier de Tokyo construit sur la mer, petite ville artificielle. Nous dégustons nos premiers sushis, dans un restaurant avec vue sur le port. Nous allons ensuite jusqu'au musée des sciences, le Miraikan, rendre visites aux robots, aux technologies du futur. Très chouette musée, très interactif, et très instructif. Toujours sous la pluie, et de nuit (la nuit tombe très tôt, 16h30, à cette époque) nous rentrons ensuite à l'hôtel pour une bonne nuit de sommeil (même si entre le décalage horaire et le soleil qui se lève à 6h, la nuit ne fut pas si bonne que ça...)

Il ne pleut plus ! Nous profitons de cette première journée pour visiter différents quartiers de Tokyo, en commençant par le temple Sensoji qui se trouve tout près de notre hôtel. Beaucoup de monde, peut-être parce que nous sommes samedi. De l'encens qui brûle, des moines qui prient, des japonais se prenant en photos après avoir faire un prière devant l'autel, un spectacle de singe savant, des boutiques souvenirs... Quelle animation ! Nous visitons ensuite les jardins du Palais Impérial, très joli, très belle promenade. Nous terminons cette grande journée par une belle vue sur Tokyo de nuit depuis la tour Mori Tower.

Retrouvailles

Le lendemain, nous avons rendez-vous avec un ami français qui vit maintenant tous dans la banlieue de Tokyo avec sa femme japonaise. Nous visitons le quartier Omotesando, boutiques de luxe, boutiques de mode, le Champs-Elysées japonais... Nous allons ensuite déjeuner dans le quartier Harakuju dans un restaurant attenant à une galerie d'art moderne (Design Festa), ambiance street art, on se croirait à Londres ou à New-York. Les okonomiyaki (sorte de crêpe à base d’œuf et de chou) sont très bon.

Nous traversons ensuite la rue Takeshita dori, sorte de Carnaby Street en cent fois plus délirant, pour arriver dans le parc Yoyogi. Ce parc est surprenant de par sa population le dimanche ! D'un côté, autour du lac, les cosplayers, déguisés en toutes sortes de personnage de dessin animés ou tout simplement habiller de façon complètement délirante, de l'autre côté, le sanctuaire de Meiji Jingu très calme, reposant, accueillant en ce jour de Shichi Go San (fête du passage à l’âge de 7 ans, 5 ans ou 3 ans) des jeunes enfants en kimonos accompagnés de leur parents élégamment vêtus. Le Japon est vraiment un pays très contrasté !

Tokyo Safari

Lundi matin, David Michaud, journaliste photographe français installé depuis plusieurs années à Tokyo, vient nous chercher à notre hôtel pour nous faire découvrir, en vélo, un Tokyo très agréable. Nous commençons notre balade par un petit tour dans Asakusa, le quartier de notre hôtel. David nous y indique les bons restaurants. Ensuite, après une balade dans le quartier des kappa, sorte de divinité de l’eau, nous arrivons dans Taito, puis nous partons à la découverte d’Ameyoko et de ses nombreuses échoppes de bric et de broc installé sous les voix de chemin de fer. Quelle animation ! Dans cette espèce de marché on peut aussi bien y trouver des chaussures soldées que du matériel électronique, en passant par du poisson ou de délicieuses brochettes de fruits frais (nous nous laissons tenter par ces dernières).

Nous reprenons ensuite nos vélos pour aller en direction du quartier Yanaka en traversant le Parc Ueno. Yanaka est un quartier très agréable, « dédié » aux chats ! Il y a des boutiques sur le thème des chats, des sculptures de chats sur le toit des maisons, et bien sur de vrais chats dans les rues ! Nous nous arrêtons pour prendre un café, ou un thé accompagné d’une douceur japonaise. Nous continuons ensuite notre balade dans Yanaka en traversant le cimetière, très calme, à la recherche des chats y résidant. Nous repartons ensuite vers le Parc Ueno, pour une petite balade, toujours en vélo, autour du lac, avant d’arriver, en passant par de sympathiques petites rues, à un très joli temple exposant de magnifiques décorations en chrysanthèmes.

Nous quittons cet aspect de Tokyo faisant penser à un petit village pour nous diriger vers Akihabara, la ville électrique. Quel contraste, le changement de décor est impressionnant ! Beaucoup d’animation, des salles d’arcade pour jeux vidéo en tous genres, des boutiques d’électronique, de robotique, de retro gaming, des maid tentant d’attirer les passants (mâles bien sûr) dans leur café… Avant de continuer, nous nous arrêtons dans une petite gargote pour déguster un bon ramen au comptoir. C’est bon, c’est chaud, ça fait du bien !

Pour changer de décor, David nous emmène dans un temple dédié à l’argent, pour gérer sa fortune. Des hommes d’affaire viennent y faire des offrandes ou y prier pour s’assurer la réussite de leur contrat.!

Il est déjà 16 heures, le soir commence à tomber… Mais la journée n’est pas finie pour autant ! David nous emmène ensuite à un super spot photo, Ochanomizu, ou nous pouvons voir plusieurs trains se croiser sur différentes voies ferrés au-dessus du fleuve. La vue est vraiment sympa. Nous traversons ensuite, toujours sur nos vélos (on commence à avoir mal aux fesses ou aux mollets) différents quartiers, passant devant des boutiques d’instruments de musique, des bouquinistes, devant l’université de Meiji qui se trouve dans une grande tour. Nous nous arrêtons prendre un thé glacé ou un café dans la cafétéria de l’entreprise Tokyo Center, entreprise d’agronomie très intéressante puisque ses locaux sont transformés en culture en tous genres ! Des plants de tomates séparent les salles de réunion, les stagiaires ont comme première tâche de faire pousser des salades… C’est vraiment agréable de se poser dans ce cadre très reposant. La nuit est tombée entre temps, et c’est dans un Tokyo illuminé que nous reprenons nos vélos pour rentrer à l’hôtel, en passant par Nihon Bashi (et le pont où se trouve le point zéro de Tokyo) et Asakusa Bashi.

En rentrant à l’hôtel, nous voyons beaucoup de monde avec à la main des espèces de râteau en bambou très décoré, plus ou moins grand. Il s’agit de la fête Tori no Ichi , la fête des râteaux du bonheur ! Ces « râteaux » sont censés ratisser le bonheur pour le faire entrer dans la maison pour l’année à venir. Intrigués, nous décidons de suivre David jusqu’au sanctuaire Otori. Quelle animation ! Une foule impressionnante, des échoppes pour manger dans la rue, d’immenses stands pour acheter son « râteau », et tous ces gens qui entre dans le temple en faisant bien sagement la queue… On ne regrette pas d’être venus.
http://lejapon.fr/...-otori-a-asakusa.htm Sur ces notes festives, nous quittons David, après l’avoir chaleureusement remercié pour cette super journée, et nous rentrons nous coucher.

Kawaguchiko, à la recherche du Mont Fuji

Nous voulons voir le Mont Fuji. Le Mont Fuji, c'est quand même l'emblème du Japon, et puis il est toujours très beau sur les photos dans les livres... Alors nous prenons le bus en direction du Kawaguchico, un lac au pied du Mont Fuji San. On décide donc de bouder le téléphérique et de monter à pied au point de vue, ça nous réchauffera. Un embranchement, 2 indications en japonais... Mes faibles connaissances en kanji me permettent de reconnaître 3 signes sur le panneau : ciel, au-dessus, et montagne. Le ciel au-dessus de la montagne ? C'est sûrement la bonne direction, tant pis si je n'ai rien compris aux 20 autres idéogrammes. Par chance, c'est en effet la bonne direction qui nous emmène à un magnifique point de vue tout en faisant une très belle balade sous les momiji, les érables s'étant parés pour l'occasion de leurs magnifiques couleurs or et rouge. Au détour d'une clairière, les arbres sont moins serrés, et on aperçoit le Mont Fuji caché par un nuage (donc en réalité on n'aperçoit pas grand-chose). Quelques photos, et nous repartons bien vite pensant arriver au point de vue pendant que le nuage s'éloigne (c'est qu'il y a un peu de vent). Malheureusement, ce stupide nuage est bien resté plus d'une heure devant le Mont Fuji. Nous aussi du coup, c'est qu'on veut le voir. On attend donc le bon vouloir du nuage en mangeant des biscuits et en admirant la vue de l'autre côté, sur le lac Kawaguchi (très belle aussi d'ailleurs). Enfin le nuage bouge ! Après une trentaine de photos pour marquer le coup, on entame la descente, c'est qu'on commence à avoir vraiment froid et faim. Sauf que nous ne sommes plus en ville, et qu'on arrive trop tard, les restaurants sont fermés. Mais au Japon, ce n'est pas un problème, il nous suffit d'aller au combini, petite superette ouverte tout le temps, pour y acheter deux bento, chauffés au micro-onde par la caissière, que nous mangeons au bord du lac en regardant les japonais se prendre en photos devant le beau paysage. Sur le chemin du retour, pour rejoindre la gare routière, après avoir découvert le jardin d'un joli petit temple, nous nous rendons compte qu'on voit très bien le Mont Fuji depuis un angle de la route, et le nuage a maintenant complètement disparu. Ça ne nous a pas empêché de passer une très bonne journée.

De retour à Tokyo, nous visitons, de nuit, le quartier de Shinjuku, puisque la gare routière se trouve là. Nous nous dirigeons, entourés de hauts buildings illuminés, vers Tokyo Metropolitan Government Office, la tourrappelant Notre-Dame avec ses deux tours. La vue du haut de cette tour sur Tokyo est vraiment chouette. Nous suivons ensuite les conseils de David, et nous allons dîner dans un restaurant de yakitoris. Nous sommes ensuite d'attaque pour nous balader dans les rues du Golden Gay aux multitudes de bar très intimes, réservés souvent à des groupes d'habitués, amis du patron.

Dernier jour à Tokyo

Quel temps magnifique aujourd'hui, le ciel est merveilleusement bleu ! Nous suivons encore un conseil de David, et rejoignons l'embarcadère de la rivière Sumida (pas celui à touristes, celui un peu plus loin, sans personne) pour prendre un bateau qui nous emmènera, à travers divers paysages tokyoïtes, jusqu'à Odaiba que nous avons envie de voir sous le soleil. Nous accostons juste à côté du bateau d'Albator ! Après une petite balade sur le quai, nous arrivons à... la Statue de la Liberté ! Nous quittons ensuite Odaiba, en train cette fois-ci pour rejoindre le Parc Hama Rikyu, magnifique jardin dans lequel il fait bon pique-nique au soleil, ou déambuler tranquillement. Nous voulons retourner à Akihabara, pour aller au café neko conseillé par David... On passe donc une heure en compagnie de gentils et magnifiques matous, qui de leur côté savaient bien que l'heure du repas n'allait plus tarder, ils étaient donc bien réveillés. Cette dernière journée à Tokyo était vraiment sympathique.

Chapitre 2. KYOTO Arrivée à Kyoto

Dernier petit déjeuner à Tokyo, dernier trajet de notre hôtel au métro... Nous arrivons bien en avance à la gare de Tokyo. Nous posons donc nos valises, et achetons deux magnifiques bento pour notre repas du midi. Au bout de 50 minutes de trajet en Shinkansen, on aperçoit par la fenêtre, le Mont Fuji ! Qu'on voit d'ailleurs beaucoup mieux que lors de notre escapade au Kawaguchico, le temps est clair aujourd'hui. Après une après midi plutôt tranquile (lessive, repérage des temples sur la carte…) nous partons diner dans la gare de Kyoto.

Temples de Kyoto

Pour notre première journée à Kyoto, il fait beau. Nous avons une longue liste de temples à visiter, alors on compte bien profiter du beau temps aujourd'hui. Nous prenons le bus jusqu'au Ginkaku-ji, le Pavillon d'Argent, au magnifique jardin. Très belle entrée en matière, ce temple nous plaît beaucoup. Vraiment, les jardins japonais sont magnifiques ! On a l’impression d’être en pleine nature alors que chaque pierre est à sa place au millimètre prêt. C’est reposant et magnifique. Nous parcourons ensuite le Chemin des Philosophes, le long duquel nous croisons quelques adorables chats, pour rejoindre, en passant par la porte Sanmon, le temple Nanzen-ji, complexe de plusieurs petits temples.

Nous reprenons ensuite un bus pour aller au Kiyomizu-dera, magnifique temple construit en hauteur de la ville, et reposant sur une structure en bois très aérée, comme s'il lévitait. Pour y arriver, délaissant la rue principale et toutes ses boutiques à touristes, nous empruntons une petite rue traversant un immense cimetière à flanc de colline. Balade fort sympathique, d'autant plus que nous y croisons des chats. (merci du conseil masterpo ! 😉)

Le soir commence à tomber, nous déambulons un peu dans le quartier de Gion, à l'affût des maïkos, apprenties geishas, qui sont bien difficile à photographier. Puis nous remontons dans les hauteurs, en passant par des petites rues sinueuses, pour visiter le Kodai-ji, éclairé de façon vraiment spectaculaire. Lumière tamisée, mettant en valeur les bâtiments, le jardin sec et son dragon géant, et surtout les arbres, les magnifiques momiji se reflétant dans l'eau... Splendide ! Et très émouvant aussi. Un des meilleurs moments de notre séjour à Kyoto.

Nous décidons de dîner dans le coin, avant de reprendre le bus pour rentrer à l'hôtel. Très bonne décision, nous découvrons un très bon restaurant de teppanyaki, yakisoba, okonomiyaki... Bref, que de délicieux plats cuits sur plaque chauffante, sorte de pierrade japonaise. Nous nous régalons tellement que nous y reviendrons pour notre dernier repas à Kyoto une semaine plus tard. C'est ce qu'on appelle une journée bien remplie !

Journée pluvieuse, journée de musée !

Ça y est, la pluie annoncée est arrivée. Profitons-en pour visiter un musée. Notre choix se porte sur le musée du manga, la bande dessinée japonaise, qui est tellement intéressant que nous y restons toute la matinée (on aurait pu y rester plus longtemps si on savait lire le japonais, dans ce musée on peut lire les œuvres exposées). Nous apprenons beaucoup sur l'origine du manga, des histoires racontées en image, qui remonte à une époque où les troubadours japonais accompagnaient leur récit avec des kamishibai, rouleaux imagés. C'est vraiment marrant de retrouver en livre, en livre culte même, les dessins animés qu'on regardait quand on était enfant sur la 5 ou dans le club Dorothée ! Nous mangeons ensuite dans la cafétéria du musée, pas de la grande cuisine mais le lieu est sympa, les murs étant couverts de dédicaces de dessinateurs de BD, aussi bien japonaise que francophone.

Nous passons l’après-midi dans les rues marchandes, et couvertes, puisqu’il pleut toujours, de Terramachi, et nous en profitons pour faire quelques petits achats, et visiter quelques boutiques de manga.

En fin de journée, il ne pleut plus, et nous nous baladons sur les rives de la rivières Kamo, en longeant les maison de Pontocho, c’est calme, c’est agréable. C’est d’ailleurs dans ce quartier que nous dinons de délicieux sashimis. Après diner, nous retournons vers la rivières. Attiré par le son de djembé, nous nous approchons, et nous faisons ainsi la connaissance d’un groupe de jeunes japonais jouant du djembé à la lumière d’un réverbère, au bord de la rivière ! Ils nous entrainent dans leur rythme, nous jouons un peu avec eux, la barrière de la langue n’est vraiment pas un problème, nous passons un super moment en leur compagnie !

Le sanctuaire des renards

Le lendemain, le soleil est revenu, nous décidons alors de visiter le sanctuaire Fushimi Inari, et de nous balader dans les collines sur les quatre kilomètres de chemin formés par une longue succession de torii (sorte de portails) en bois vermillon. C'est franchement chouette, on se croirait dans un autre monde. Le chemin jusqu'au sommet est ponctuée de petits autels entourés de statues de renards avec chacun leur bavette rouge, signe de leur pouvoir. Entre le vert de la forêt et de la mousse, et le rouge des bavoirs des renards et des torii, nous voyageons dans un monde de couleur qui semble hors du temps.

Nous retournons ensuite dans le centre de Kyoto pour visiter le château Nijo. Nous n'avons plus beaucoup de temps pour la visite, mais nous pouvons quand même bien en profiter. Ce château est vraiment beau, et très intéressant, avec son parquet « chantant » (le bruit du parquet quand on marche est censé prévenir lorsque quiconque entrait dans le château).

Nara

Nous partons de bon matin sur les chemins et les voies ferrées (en train) en direction de Nara, « la ville où les pigeons sont des daims » d’après Lewis Trondheim. Je ne pouvais pas manquer ça ! Arrivés à la gare, nous nous dirigeons donc vers le grand parc, et à peine arrivés nous croisons nos premiers daims. Qu’ils sont mignons ! Nous passons devant la pagode du temple Kofuku-ji, qui, avec ses cinq étages, est l’une des plus grandes du Japon. Un peu plus loin, je trouve une boutique qui vend des biscuit pour donner aux daims. Alors bien sûr, j’en achète. Grave erreur ! Un daim, c’est comme un chat qui sait bien reconnaitre un sachet de whiskas, j’avais à peine payé que plusieurs daims sont arrivés vers moi, me poussant, tirant mon manteau avec leur dents ! Et moi, je ne donne pas les gâteaux pour rien, je veux pouvoir les caresser. Sauf que les daims veulent uniquement manger à l’œil, alors ils me donnent des coups de tête. Bref, on s’est bien amusé, mais finalement c’est pas si mignon, un daim ! Nous continuons notre chemin dans le parc, en essayant d’aurénavant d’éviter les daims en plein milieu de la route, pour aller visiter les temples. Le temple Todai-ji, abritant, dans la plus grande structure en bois du monde, le plus grand bouddha en bronze du monde, est vraiment intéressant. Mais j’aime surtout beaucoup le sanctuaire shinto de Kasuga Taisha, le temple des lanternes. Des milliers de lanternes en métal, richement ouvragées, sont suspendues le long des bâtiments. C’est magnifique. Cela doit être encore plus beau le soir, lorsqu’elles sont toutes éclairées. Après déjeuner, nous nous baladons tranquillement dans le parc entre les daims, les sanctuaires shinto qui semblent perdus dans la foret, et le très joli petit lac avec ses momiji. Nous reprenons ensuite le chemin du retour, et nous dinons de tonkatsu dans l’un des nombreux restaurants de la gare de Kyoto.

Encore des temples !

Aujourd’hui, le ciel est d’un bleu magnifique, et le soleil brille de tous ces feux. C’est la journée que nous attendions pour aller visiter le Kinkaku-ji, le Pavillon d’Or. Ce bâtiment recouvert d’or brille au soleil et se reflète dans l’eau de l’étang sous les belles couleurs des momiji. Il y a du monde, mais on comprend pourquoi, c’est franchement magnifique ! Nous visitons ensuite le temple Ryoan-ji, très joli, avant de continuer notre chemin en direction du Ninna-ji. Thomas nous l’avais conseillé, et il a eu raison. J’aime vraiment beaucoup ce temple très calme, très zen, avec ses magnifiques momiji d’un rouge profond et le gazouillis des oiseaux… Le château est vraiment intéressant également.

Nous reprenons ensuite un bus pour traverser complétement la ville d’est en ouest, et nous arrivons au temple Tenryu-ji. Le temple, avec son magnifique jardin, l’étang, les carpes et les momiji est franchement splendide. Mais que de monde ! Après la visite des jardin, nous nous dirigeons vers la foret de bambous juste à côté. La lumière, filtrée par ces immenses bambous, y est douce et tamisée… Nos pas nous emmène jusqu’au petit temple Nonomiya. Avec la musique traditionnelle, accompagnée des chants des moines, il dégage de ce temple perdu dans la forêt une atmosphère vraiment particulière. Nous nous baladons ensuite au crépuscule au bord de la rivière, c’est très calme, très agréable.

Journée shopping

Aujourd’hui, nous allons nous offrir une journée plus tranquille, et faire quelques achats souvenirs. Nous visitons d’abord le temple Kennin-ji, dans Gion. Très beau temple avec ses magnifiques peintures de dragon. Nous allons ensuite au sanctuaire shinto Heianjingu. En cette période de la fête Shichi Go San nous croisons beaucoup de famille bien habillée, le père en costume noir, la mère et les jeunes enfants en kimono. Nous partons ensuite nous promener dans le quartier Shinbashi. Ses petites rues ombragées, cet homme qui pêche dans la rivière, et qui me montre le joli poisson multicolore qu’il vient d’attraper, ce vieil homme qui promène son chien sous les arbres d’automne… L’atmosphère de ce quartier nous fait vraiment penser aux manga de Taniguchi. Nous nous rendons ensuite dans la boutique de katana que nous a conseillé le personnel de notre hôtel. Les sabres exposés sont vraiment beaux. Et puis ce sont des vrais, pour les pratiquants de l’iaido. Un client est d’ailleurs en train d’essayer un sabre dans le petit jardin derrière la boutique, en faisant de magnifiques mouvements avec la lame. Après déjeuner, nous nous arrêtons un moment pour regarder un entrainement de base-ball avant d’aller au Kyoto Art Craft Center, immense boutique d’artisanat, pour quelques achats supplémentaires, puis nous rentrons tranquillement à l’hôtel pour y déposer nos emplettes. En fin de journée, nous retournons vers la gare pour diner au « train de sushis ». Nous nous arrêtons en chemin au magasin Todobashi, immense magasin d’électronique, de jouets, de tout en fait. Nous sommes impressionnés par le rayon « téléphones portables », non pas pour les téléphones d’ailleurs, mais plutôt pour tous les accessoires qui vont avec ! Entre les coques de toutes les couleurs, les pendentifs, les tatouages pour portables…. Je vais avoir le plus beau téléphone de France une fois rentrée, moi !

Entre singes et temples, dernier jour à Kyoto

Pour notre dernière journée à Kyoto, nous vérifions le tableau de météo des momiji affichés dans le hall de l’hôtel, et nous suivons les conseils la femme de notre ami : nous allons au Tofuku-ji. Ce temple n’est pas dans notre guide de voyage, mais si elle, qui est de Kyoto, nous le conseille, et s’il est sur le panneau des « spot momiji » de l’hôtel, il doit valoir le détour. Arrivé sur place, pourtant peu de temps après l’ouverture, il y a déjà foule ! Que des japonais bien sûr ! Mais nous ne regrettons pas, bien au contraire. D’une part même s’ils sont nombreux, les japonais restent très courtois, ne se bousculent pas, et ça c’est agréable. Et d’autres part, les momiji y sont vraiment splendides ! Les couleurs varient de l’or au rouge sombre en passant par l’orangé, l’ocre et le vermillon… Nous repartons avec des couleurs plein les yeux, et de magnifiques photos !

Les daims ne nous ayant pas suffit, nous décidons d’aller à Iwatayama Koen, un colline au nord-ouest de Kyoto qui est en fait un lieu d’habitat pour les singes japonais, qui y vivent en liberté. La balade à travers la forêt pour arriver au sommet est très agréable, et la vue d’en haut, sur Kyoto, est superbe ! Mais l’intérêt de cette montagne, ce sont les singes, qui se baladent tranquillement sans nous prêter la moindre attention. Ils s’intéressent seulement aux humains qui sont à l’intérieur de la petite maison, derrière le grillage, et qui leur donnent à manger des cacahuètes ou des morceaux de fruit. Bien sûr, nous n’y résistons pas, et nous achetons deux sachets de cacahuètes. C’est impressionnant de voir leur réaction quand ils prennent le fruit avec la main. Et les bébés sont si mignons ! Bref, nous passons encore un très bon moment, Kyoto réserve de bonnes surprises.

Nous reprenons le bus pour rejoindre le centre de Kyoto, et au lieu de faire un changement nous finissons le trajet à pied le long de la rivière Kamo pour rejoindre le temple Chion. Nous arrivons un peu tard pour le visiter en entier, mais le premier jardin, prêt de l’entrée, est vraiment très joli, avec son petit étang, ses statues, et surtout la superbe lumière du soleil couchant. Nous continuons alors notre route en direction du Kiyomizu-dera. Nous avons déjà visité ce magnifique temple le jour de notre arrivée à Kyoto, mais pour notre dernier soir, nous voulons terminer ce séjour en beauté et le visiter de nuit, avec un éclairage qui le met vraiment bien en valeur. La encore nous ne sommes pas tout seuls ! Mais vraiment, ça vaut le coup. Ces arbres flamboyants, éclairés par la lumière ambrée, sous lesquels des milliers de flash scintillent… C’est franchement grandiose ! Et le temple n’est pas en reste d’ailleurs, il est également très bien mis en valeur par les éclairages. Avant de rentrer à l’hôtel pour notre dernière nuit, nous dinons dans ce délicieux restaurant de teppanyaki que nous avions découvert la semaine précédente. C’est toujours aussi bon !

Chapitre 3. HIROSHIMA et MIYAJIMA Miyajima

Après un dernier mister donut à la gare de Kyoto nous prenons le shinkansen pour Hiroshima. Après avoir posé nos valises à l'hôtel, et après avoir mangé et acheté de nouveau kit-kat (aux agrumes cette fois ci) dans la gare, nous partons en direction du port d'où nous prendrons le ferry pour Miyajima, l'île où cohabitent les hommes et les dieux. En guise de dieux nous avons surtout rencontré des daims, prêts à tout pour voler la nourriture de touristes, ou manger carrément les papiers qu'ils ont dans les mains ! Mais on nous avait bien dit à Nara que les daims sont les envoyés des dieux...

Nous apprenons en arrivant sur l'île qu'elle est jumelée avec le Mont Saint Michel ! Comme le Mont, le Torii de Miyajima, grand portique de bois vermillon, est accessible à marée basse, et semble flotter sur l'eau à marée haute. Nous allons d'ailleurs directement le voir, et puisque la marée est basse, nous allons à pied sous le Torii. Ses immenses pieds, craquelés par l'eau salée, sont couverts de petits coquillages, ou de pièces de monnaies. Entre les daims et les touristes, cet immense Torii sorti de l'eau est vraiment impressionnant. Après une petite balade pour voir la Pagode, nous retournons au bord de l'eau. La nuit tombe doucement, le froid aussi ! Mais nous tenons bon, le dîner dans notre ryokan n'est qu'à 19 heures, et la marée est en train de monter. Le Torri illuminé "flottant" sur la mer est franchement magnifique, nous avons bien fait de rester.

Nous allons ensuite à notre ryokan pour nous réchauffer. Un ryokan, c'est un établissement traditionnel. Et c'est magnifique ! Nous avons une grande chambre au sol de tatami, avec sur la table basse du thé et des biscuits, des yukata (sorte de kimono, en coton) à disposition... Et pas de lit ! Nos futon seront installés quand nous irons dîner. D'ailleurs le dîner à lui seul vaut le déplacement. Nous dégustons une dizaine de plats différents, tous délicieux, tous très fins, tous très bien présentés. Un vrai délice pour les yeux et les papilles ! Notre repas préféré, à n'en pas douter. De retour dans nos chambres, nous découvrons nos futon tout prêts pour la nuit. Mais avant de se coucher, c'est l'heure du bain ! Nous enfilons nos yukata, et nous nous dirigeons vers la salle de bain privative. Heureusement, la patronne du ryokan nous avait expliqué comment faire (non, se laver au Japon, ce n'est pas si simple, c'est tout un art !). Dans la première pièce, on se déshabille. Ensuite on passe dans la seconde pièce, très chaude, contenant le bain. D'abord ont se lave bien, assis sur un petit tabouret, avec les gel douche et shampoing mis à disposition. Ensuite on se rince bien, c'est qu'il ne faut pas salir l'eau du bain qui resservira aux autres personnes. En ensuite, on se plonge dans l'eau très chaude, et on s'y prélasse langoureusement. Que du bonheur ! Et après un bon bain chaud comme ça, on dort bien.

Le Mont Misen

Le lendemain matin, après un bon petit déjeuner au ryokan, nous entamons l'ascension du Mont Misen, point culminant de l'île. La balade en forêt entre les momiji est vraiment très agréable. Mais ça monte ! Au bout de quelques temps, nous rejoignons les gens qui sont montés en téléphérique... Nous faisons une pause kit-kat / cigarette (chacun son pécher mignon) devant un joli petit temple avant de terminer l'ascension. La vue au sommet sur l'île, sur la mer intérieure, sur Hiroshima, est vraiment splendide ! Le ciel est bleu et bien dégagé, nous avons de la chance ! Après une autre pause kit-kat, nous redescendons par un chemin plus long à travers la foret. La balade est toujours très sympa. Arrivés en bas, nous sommes surpris par la foule ! Nous étions bien tranquille dans la montagne, au point d'en oublier qu'un samedi à Miyajima, c'est comme un samedi au Mont Saint Michel, blindé de monde ! Tous les restaurants sont pleins, et malgré nos kit-kat, nous avons grand faim. On s'arrête alors dans une petite échoppe qui vend des brochettes de poisons, vraiment très bonnes. Et en dessert, on s'offre des momiji manju, gâteaux moelleux en forme de feuille d'érable, et fourrés de crème, de confiture... J'adore ! Après déjeuner, plutôt que de rentrer tout de suite �� Hiroshima, nous partons à l'opposé du Torri par rapport à l'embarcadère, et nous nous trouvons un coin tranquille pour faire une bonne sieste au soleil. Fin novembre, ça fait du bien. C'est donc enchantés par notre séjour sur l'île que nous rentrons en fin d'après-midi à Hiroshima. Quel contraste d'ailleurs ! Nous étions en pleine nature sur une île magnifique, et nous nous retrouvons en centre-ville d'Hiroshima à écouter un concours de chants a capella dans la rue ! Certains chanteurs sont d'ailleurs plutôt doués ! Nous continuons quand même notre chemin pour trouver un restaurant... Ah tiens un mister donut ! Je sais où je vais prendre mon dessert moi !

Hiroshima

Pour le dernier jour à Hiroshima, nous nous dirigeons vers le Musée de la Paix. Nous passons d'abord devant le Bomb Dome, seul bâtiment ayant survécu à l'explosion de la bombe nucléaire, le 6 août 1945. Une grue posée sur le toit démembré, se découpant sur le ciel bleu, offre une magnifique message d'espoir. Des grues, nous en voyons plein, mais en papier, des milliers d'origami, offert par les enfants du monde, au Monument de la paix dédié aux enfants, construit en commémoration de ce jeune enfant décédé en 1955 à 12 ans d'une leucémie, séquelle des radiations de la bombe qui l'ont touché 10 ans plus tôt. Une croyance dit que si quelqu'un plie 1000 petites grues en papier, son vœux se réalisera. Malheureusement, cet enfant sur son lit d'hôpital est décédé avant d'avoir réussi à en créer 1000... Oui, les dieux de Miyajima sont bien loin... Le musée en lui-même, racontant d'abord l'histoire d'Hiroshima, puis les conséquence de la bombe, est très intéressant bien qu'un peu orienté (et très dur, surtout au dernier étage)

Bon allons nous changer les idées maintenant. Nous retournons dans le centre pour manger de délicieux tempura. Après ce bon repas, nous nous baladons un peu dans les rues commerçantes, et nous visitons une salle d'arcade. Une de plus ? Peut-être, mais d'une part celle-ci n'est pas enfumée, et d'autre part, une salle d'arcade un dimanche après-midi, entre les parents qui y emmènent leurs enfants, les turfistes qui parient sur des courses de chevaux virtuelles, et ce jeune homme, lunette de soleil et long manteau noir, qui explose les scores du jeu de danse... Franchement on s'est bien amusé !

Notre court séjour à Hiroshima touche à sa fin, nous partons prendre notre dernier Shinkansen du voyage. C'est de nuit que nous arrivons à Osaka, et qu'un gentil couple japonais nous aide à acheter notre billet de métro, et nous guide entre les stations de métro jusqu'à notre hôtel, aidé par un acteur de kabuki parlant anglais. Ils sont vraiment sympa les japonais !

Chapitre 4. OSAKA et KOYA-SAN Koya-san

Nous ne nous éternisons pas à Osaka, et dès le lendemain matin nous prenons un train en direction de Koya-San, la montagne sacrée abritant le monastère fondé par le moine Kukai, au retour de son voyage en Chine, il y a de ça bien longtemps. Après une heure de train, nous entrons dans la foret, puis montons à flanc de montagne… On prend ensuite un funiculaire pour finir l’ascension. L’époque des pèlerin qui montaient à pied jusqu’au somment semble bien loin ! Après avoir posé nos affaires dans le temple dans lequel nous dormirons cette nuit, nous partons à la découverte de la ville qui s’est construite ici. Nous commençons par visiter l’immense cimetière Okuno-in. Il est vraiment impressionnant ! Entre les immenses stupa et les arbres gigantesques, on se sent vraiment tout petit, comme si ce cimetière avait été créé par une espèce maintenant disparue, par des géants ayant à une époque reculée habité sur terre…De toutes petites statuettes trouvent parfois refuge au creux des racines de ces arbres millénaires… Nous arrivons ainsi devant le temple Torodo, le temple des lanternes, dans lequel repose le moine Kukai. Des centaines de lanternes brillent dans la pénombre, c’est reposant, c’est sublime… Une fois sorti du cimetière, nous visitons le temple Karakuyado, à l’intérieur duquel des panneaux de bois peints sur les murs racontent l’histoire de Ishidomaru qui devint à Koya-san disciple de son père sans rien savoir de leur lien de parenté. L’histoire est bien illustrée, et très émouvante.

De retour dans notre temple, le Rengejo-in, nous assistons à la cérémonie du soir appelée Ajikan. Il s’agit d’un méditation du bouddhisme ésotérique qui dure le temps que met le bâton d’encens à bruler… Longtemps… Et on est mal assis… Et il fait froid… Mais rien que pour cette atmosphère particulière, nous sommes contents d’y avoir assisté. D’autant plus que le prêtre, qui parle anglais, nous explique beaucoup de chose sur sa religion, et sur cette cérémonie en particulier. Nous allons ensuite dîner dans une autre salle du temple, en compagnie du couple d’australiens venu en touristes également. Le repas, cuisine végétarienne de cette région, cuisine préparée par les moines, appelée cuisine shojin, est vraiment excellent. Les mets sont très fins, très variés, et puis c’est sympa de manger par terre sur les tatamis. Nous sommes 4 occidentaux rapidement affalés par terre à la mode romaine ! Nous profitons ensuite des bains chauds communs. Nous n’étions que deux femmes, l’australienne et moi, nous nous sommes réparti le créneau horaire pour profiter de la salle de bain en solitaire. Et j’en ai bien profité ! Une immense baignoire d’eau bien chaude pour moi toute seule, que c’est agréable ! Nous ne tardons pas ensuite à nous coucher, il n’est pas si tard mais demain le réveil sera très matinal…

Cérémonie bouddhiste et ville electrique

5h45, c’est en effet très matinal ! Mais la cérémonie du matin étant à 6 heures, nous n’avons pas trop le choix. C’est donc pas super bien réveillés, et un peu frigorifiés, que nous allons participer à la cérémonie Otsunome, cérémonie avec des chants en sanscrit. Vraiment, c’est une expérience très particulière, mais très prenante avec ces chants en continu. J’ai beaucoup apprécié. Nous prenons ensuite le petit déjeuner, toujours en cuisine shojin, et toujours aussi délicieux et aussi bien présenté, avant de reprendre la visite de Koya-san.

Nous allons d’abord jusqu’à la porte Daimon, immense portique de bois, abritant deux divinités, qui accueillaient les pèlerins qui arrivaient à pied de la vallée. D’ailleurs un pèlerin des temps modernes, surement monté en funiculaire, chante dans un coin… Nous visitons ensuite Kondo, un complexe de plusieurs temples et pagodes, tous construits sur une architecture différente. Il n’y a pas un chat, seul un pèlerin solitaire nous accompagne sous les cyprès et le chant des oiseaux. C’est vraiment calme et reposant. Et en plus, il y a des momji ! Nos pas nous mènent ensuite au mausolée des Tokugawa. Ces deux mausolées identiques et côte à côte respirent la sérénité, tout comme le chat du guichetier, ou la gentille japonaise qui a ramassé un scarabée sur le chemin pour le remettre dans la nature, pour qu’il ne soit pas écrasé par un humain inconscient… Notre séjour au Mont Koya touche à sa fin, nous repartons vers la civilisation, en reprenant le train vers Osaka.

De retour à Osaka, nous nous dirigeons vers le port, où nous nous baladons un moment avant de visiter l’aquarium. Franchement cet aquarium vaut le détour. Très bien construit, nous avons l’impression de nous enfoncer progressivement dans la mer. Nous croisons d’abord quelques loutres ou manchot, puis des dauphins, et plus bas, dans les profondeurs, nous faisons la connaissance d’un requin baleine, et d’Alfred la raie Manta. Tout en bas, sur le sable au fond de l’océan, nous découvrons les araignées de mer, et les méduses translucides. La salle « kawai » de l’aquarium, ne présentant que des espèces de poissons très mignonnes, vaut aussi le détour, c’est très japonais ! Et puis j’ai pu caresser un requin et une raie ! Alors la raie, c’est un peu visqueux, ou gluant, pas très agréable à caresser… Par contre le requin est plus rugueux et un peu mou, c’est marrant ! Nous retournons sur le port pour une petite balade de nuit avant de retourner au centre d’Osaka, et nous croisons un pécheur qui partage gentiment ses prises avec un chat des environs.

Nous allons ensuite à Den Den Town, ville électrique. Quel contraste avec la sérénité du Mont Koya où nous étions le matin même ! Nous faisons quelques achats avant d’aller manger des takoyaki à Dotonbori, du côté du pont Ebi Subashi. Ce quartier est surprenant, complétement décalé… Nous y croisons, vers 21 heures, des salarymen complètement saouls sortant d’un bar entre collègues, mais s’arrêtant quand même devant un petit autel shinto à l’angle d’une rue pour une rapide prière avant de continuer leur route en titubant…

Histoire et modernité

Il fait un temps magnifique pour notre dernier jour, un beau ciel bleu et 18 degrés ! C’est le cœur léger que nous nous dirigeons vers le château d’Osaka. L’architecture est magnifique, et les jardins, avec leur belles couleurs d’automne, le sont tout autant. Nous visitons l’intérieur du château transformé en musée et racontant l’histoire des Summer War et du Winter Siege, guerres entre les clans Tokugawa et Toyotomi. C’est vraiment très intéressant. Et la vue sur Osaka depuis le dernier étage du château est très belle. Comme le ciel est dégagé, nous allons ensuite au sommet du Sky Building à Umeda. Quelle surprise en arrivant à son pied de voir un marché de noël allemand ! Les japonais en sont fous, et se font prendre en photos avec les occidentaux qui tiennent les stands ! Mais « jingle bells » remasterisé et chanté en japonais, ça fait quand même bizarre… La tour, par son architecture, est impressionnante. Et la vue depuis le sommet, d’abord de jour, puis sous le soleil couchant, et enfin de nuit, pour voir la ville s’illuminer, est vraiment chouette.

Nous passons ensuite la soirée dans le quartier Americamura. J’aime beaucoup l’ambiance de ce quartier « américain », ambiance un peu décalée… Nous trouvons juste à temps un magasin Mandarake, temple du collectionneur, du jouet, du manga. Nous y trouvons, en vrac, des minis Godzilla, des 45 tours de génériques de dessins animés (mais pas chantés par Dorothée), un déguisement d’Albator, et plein de figurines en tout genre. Nous y passons un très bon moment !

Dernier jour

Le voyage touche à sa fin, nous prenons l’avion aujourd’hui.

Nous dépensons nos derniers yens en achetant des kit-kat au thé vert et deux bento de sushi pour manger avant notre vol.

Nous survolons la Sibérie gelée. Des formes se découpent, en blanc sur la terre noire… comme des monstres géants, comme si nous survolions un tableau surréaliste en noir et blanc d’un peintre fou…

Et nous voici de retour à Paris, avec nos kit-kat, notre katana, et tous nos souvenirs en image. Le Japon est vraiment un pays très attachant, nous avons un sacré pincement au cœur en quittant ce pays…
Italie: excursions au lac de Côme et au lac Majeur à partir de Milan English translation pending
by Sabline · 2011-03-04 · 21 replies
Mon épouse et moi serons à Milan à la fin de mai. Nous souhaiterions faire deux excursions, l'une au lac de Côme, l'autre au lac Majeur à partir de Milan. Mes recherches pour trouver de telles excursions ont été infructueuses.

Peut-on raisonnablement faire deux excursions sur deux jours différents.

Où trouver l'information?

Un gros merci!

JP
Climat à Malte en janvier? English translation pending
by Emmacita · 2010-11-14 · 13 replies
bonsoir, nous partons entre amis à Malte en janvier, même si le climat est "méditerranéen " je suppose qu'il doit faire froid ? oui ? Non ? qui sait ? quel est selon vous le quartier ou il fera bon aller, nous ne recherchons pas forcément le bord de mer , en même temps nous sommes sur une île ! Quel est le quartier le plus animé sans l'être trop, il y a certainement un quartier ou il fait bon rester. nous allons rester 4 jours, nous n'envisageons pas de louer une voiture, est-ce une bonne idée ? et enfin, si quelqu'un connaît un hôtel convenable sans être de luxe mais sans être non plus médiocre. merci à vous
Hong Kong et Macao en dix jours? English translation pending
by Vanillasky59 · 2010-11-04 · 10 replies
bonjour a tous

je pars 4 mois en asie en janvier et j aimerai me rendre a hong kong et macao sur 10 jours esce faisable ? y a t il besoin d un visa pour hong kong et macao ? (pour hk je pense que non , a confirmer sur le forum) pouvez vous me conseiller des hotels ou guesthouse maximum 20 dollar par nuit j ai un budget serré , je ne suis pas exigeante sur le confort.... et pour finir , quelle est la meilleure periode pour y aller entre janvier et debut mai ?? merci d avance pour vos reponses bien a vous vanilla
Sourires du Cambodge de novembre et décembre 2009 English translation pending
by Mamina64 · 2010-10-28 · 8 replies
Début du Carnet de Voyage Partie 1

Voici notre circuit : Arrivée Phnom -Penh (2 jours) Battambang (2 jours) Siem Reap, site d'Angkor, Roluos, Phnom Khulen (6 jours) Kompong-Cham (2 jours) Kratie, dauphins, ile Cham (2 jours) retour par Phnom Penh puis Kep, ile aux Lapins (3 jours) Phnom Penh, visite école (2 jours)

Le 22 novembre 2009 Pau - Paris

Premier départ raté en gare de Pau où le TGV nous recrache sur le quai pour cause «de problèmes sur la voie»… nous prenons le train suivant dans la soirée, nous passons la nuit tant bien que mal allongés sur des banquettes, heureusement nous avons prévu large et nous serons à l’heure pour l’avion…. Nous avons même le temps de nous plonger dans l’art khmer au Musée Guimet avant de partir Paris est sous la pluie, dans ses couleurs automnales, il fait bien frisquet mais dans nos sacs se trouvent nos tee-shirts d’été auprès du maillot de bain ! Quelle chance d’aller au chaud et au soleil !

Trois semaines au Cambodge… voilà quelques années que nous ne sommes pas partis aussi longtemps, la maison est bouclée, les RTT posées auprès des petits-enfants et nos compagnons de voyage aussi pressés que nous de partir… Nous avons une fois de plus reconstitué notre petit groupe de 4, c'est une affaire qui marche, pourquoi s'en priver !!!! Les billets d’avion ont été pris depuis plusieurs mois sur Internet, via le comparateur de VF, nous voyageons avec la Korean Airlines (750 euros) bon OK, nous allons jusqu’à Séoul pour revenir ensuite sur Phnom Penh, c’est un peu long ! Plusieurs heures de transit en Corée, ah ! si j’avais su avant que des visites étaient organisées pour les gens en escale, dommage !

Lundi 23 Novembre - dans l'avion

Nous arrivons à 23 h à Phnom Penh, le taxi réservé en même temps que l’hôtel est bien là, nous avions pris nos visas à Paris, nous sommes très vite hors de l’aéroport dans la chaleur moite du Cambodge. Le « Frangipani Villas »(40 $ pt-déj + eau + laverie) est très chouette, les chambres spacieuses, beaucoup de charme, une maison ancienne au milieu d’un jardin, dans une petite rue bien calme, pratiquement à l’angle du Bd Sihanouk et du Monivong, mais nous verrons tout cela demain, pour l’instant pas besoin de berceuses !



Mardi 24 Novembre Phnom Penh

Il est finalement près de 10 heures quand nous nous mettons en route à la découverte de Phnom Penh, nous avons laborieusement commandé nos tickets de bus vers Battambang pour le lendemain matin (toujours mon anglais très approximatif !) pas toujours d’accord avec la compagnie, l’heure ou le prix annoncés, réservés aussi les tuk-tuk qui nous amèneront à la station et même choisi nos plats sur la carte du restaurant de l’hôtel pour ce soir !… bon, on peut y aller, la journée est à nous !

Il fait 32 ou 33 °, l’air est très humide, ce sont les températures que nous aurons pendant tout le voyage, heureusement les nuits sont fraiches et en quelques jours nous nous sommes habitués…

Nous découvrons d’abord un quartier bien populaire avec petits restos sur le trottoir, stands de fruits, de boissons, beaucoup de petits commerçants puis en rejoignant le Bd Sihanouk avec le monument de l’Indépendance dans notre visée, les trottoirs s’élargissent, de belles villas font place aux immeubles décrépis, c’est nickel… belles pelouses, énormes pots de fleurs, peu de circulation et peu de monde… c’est le quartier des Ministères…



Nous avons beaucoup de propositions de chauffeurs de tuk-tuk mais nous voulons marcher, flâner, regarder tout autour de nous… nous remontons une grande esplanade vers le Palais Royal, un vendeur de cerfs-volants un peu esseulé tente d’attirer les enfants, de grands immeubles modernes entourent la place, leurs façades vitrées reflètent les toits rouges et biscornus des bâtiments royaux. Une pagode entourée d’immenses stupas attire notre curiosité, allons voir… C’est le Vat Batum, notre première approche de la religion bouddhiste, nous observons l’organisation autour de la Pagode sans pouvoir nous empêcher de la comparer à nos édifices religieux… Un grand mur d’enceinte protège les lieux, les stupas recueillent les restes de la crémation des défunts (l’équivalent de nos tombes), les bonzes et les nones vivent autour de la Pagode (un peu comme un monastère) donc salles de prières, de repas, dortoirs etc… c’est toute une communauté qui vit ici. Nous nous asseyons un peu à l’ombre, des bonzes viennent discuter, ils préparent leur repas à côté.

Nous repartons vers le Palais Royal et la Pagode d’Argent… les grilles ferment sous notre nez ! il faudra attendre 14 h, nous nous préparons à aller jusqu’au Musée un peu plus haut mais le Lonely nous l’annonce aussi fermé à l’heure de midi… un chauffeur de tuk-tuk, profitant de l’aubaine et voyant notre embarras se propose de nous conduire jusqu’au Musée du Génocide, le seul ouvert à cette heure… on se met vite d’accord sur le prix (nous sommes 4, il nous attendra pendant la visite, ce sera 6 $) et voilà notre première balade en tuk-tuk…. C’est super agréable, enfin un peu de fraicheur, il va lentement, nous avons le temps de regarder, d’admirer, le chauffeur est prudent et d’ailleurs la circulation est raisonnable.

Ce Musée se situe dans un ancien lycée, les bâtiments ont servi de prison et de salles de torture pendant la période de Pol Pot de 1975 à 1979. C’est un endroit chargé de terreur, des milliers de Cambodgien ont été exterminés à cette époque toute proche… nous avons senti combien ce peuple avait été touché, presque chaque famille a perdu des proches, beaucoup « d’anciens », pratiquant encore un peu le français, nous en ont parlé… L’histoire du Cambodge est compliquée, période Angkorienne faste, riche et prospère jusqu’au 14 ième siècle, déclin de l’Empire khmer puis partage du pays entre Thaïlandais et Vietnamiens, protectorat français pendant 100 ans , puis Norodom Sihanouk qui tente l’indépendance à partir de 1953, ensuite Pol Pot et ses khmers rouges dévastent le pays qui devient un immense camp de concentration, le Vietnam envahit le pays et installe un régime à sa solde jusqu’en 1993 (période de boycott de la communauté internationale et période des terrains minés) puis tentatives d’élections démocratiques, les derniers Khmers rouges rendent les armes en 1998 ! Ce n’est que depuis cette période que le Cambodge se reconstruit vraiment avec l’aide de nombreux pays.

La visite du S-21 (quartier de sécurité 21) se fait en silence, difficile de soutenir les regards des centaines de portraits d’hommes, de femmes et surtout d’enfants affichés dans les salles… Nous ne nous attardons pas…



Nous demandons à notre chauffeur de nous déposer sur le quai Sisowath au bord du fleuve, il doit penser que nous avons faim car il s’arrête juste devant un restaurant ami... tiens, tiens… et pourquoi pas ! Nous ne cherchons pas plus loin et goutons pour la première fois à la cuisine cambodgienne.

Nous aurons généralement, tout le long du trajet d’agréables surprises et nous nous régalerons souvent… parfois la cuisine sera moins savoureuse ou la cuisinière moins expérimentée ? nous sommes 4 et la plupart du temps nous commanderons 4 plats différents dans lesquels nous piochons tous ; ceci nous a permis de gouter à plein de bonnes choses, toujours accompagnés de riz ou de nouilles quand nous en avions assez ! mais de nouilles à la farine de riz bien sûr !!

Aujourd’hui sur une terrasse face au Tonlé Sap nous laissons le serveur choisir pour nous et devant le poisson grillé, les légumes frits, les rouleaux de printemps et le porc à l’ananas nous sommes gâtés ! Premières bières locales aussi, l’Angkor, en grandes bouteilles comme il se doit ! le repas se termine avec le thé et une grande assiette de fruits savamment découpés, du riz gluant et une compotée de pastèque en petits paquets de feuilles de bananiers tressés… hum ! Une petite marche sur le quai avant de nous diriger vers le Musée National, passage par le Vat Ounalom où nous guide la jolie musique de violons… deux européens ont choisi cet endroit tout calme au milieu de l’agitation de la ville pour s’entrainer… nous faisons donc le tour de la Pagode accompagnés de sonates. Par curiosité Yolande et moi entrons dans un petit temple où un bonze nous tend de l’encens et nous asperge copieusement d’eau sacrée à l’aide de fleurs de lotus, il récite quelques incantations… Et voilà ! Nous sommes parées pour le voyage, Bouddha va veiller sur nous !



Nous prenons notre temps au Musée, le bâtiment est superbe, tout rouge dans un splendide jardin. Après avoir arpenté les salles et admiré les magnifiques pièces, mais nous manquons un peu d’explications, nous apprécions un long moment le jardin intérieur ; la chaleur, le voyage, le décalage horaire, le repas ont eu raison de nous et nous avons du mal à décoller de notre banc, à l’ombre, devant les bassins plein de lotus… Allez, un peu de courage si nous voulons voir le Palais Royal et la Pagode d’Argent avant ce soir !



Le Palais Royal est comme il se doit la résidence du Roi, il est possible de visiter la Salle du Trône, les jardins, la salle des Cérémonies, le Pavillon des Danses, le Pavillon de Fer (genre Baltard) offert par Napoléon III et dans la même enceinte se trouve la fameuse Pagode dite d’Argent car son sol est recouvert de 5 000 plaques d’argent, s’y trouvent aussi des Bouddhas couverts de pierres précieuses, en or ou en argent. Aujourd’hui c’est mardi, tous les guides officiels sont habillés en couleur fushia, chaque jour a sa couleur comme dans les anciennes cours royales. Nous n’avons guère qu’une heure pour tout voir, dès 17 h il commence à faire sombre, à 18 h c’est la nuit…

Nous profitons bien de cette fin d’après-midi, la couleur est très belle, je trouve les fresques intérieures de l’enceinte de la Pagode retraçant le récit du Ramayana particulièrement superbes, le jardin est très soigné, bonzaïs, buissons finement taillés, les stupas renfermant les restes des rois dressent leurs flèches vers le ciel, l’endroit est calme, très peu de monde, je crois que nous sommes les derniers à quitter les lieux… nous venons de passer un très bon moment.





C’est toujours à pied que nous rejoignons l’hôtel et nous faisons bien car l’ambiance du matin n’est plus du tout la même… les rues, les trottoirs, la grande esplanade grouillent de monde ! à croire que tous les habitants sont de sortie… la musique est à fond, des centaines de personnes bougent et dansent sur des rythmes d’aérobic, jeunes, vieux, tous s’y mettent ! et moi qui espérais surprendre quelques personnes âgées faisant tôt le matin leurs exercices de Qi Cong ou de Thaï Chi comme au Vietnam…. Les temps ont changé !!

Les familles sont installées à même le sol et prennent le repas du soir acheté à un marchand ambulant, des groupes de jeunes jouent au foot, des amoureux seuls au monde, des enfants tiennent fortement leurs cerfs-volants, c’est joyeux, bon enfant, souriant…



Une bonne douche pour enlever la poussière, la sueur et la fatigue de la journée… le repas du soir commandé le matin à l’hôtel est bien apprécié et nous permet de ne pas ressortir, nous sommes crevés, quelques kms déjà dans les jambes ; nous éteignons à 21 h 30 (hé oui !) mais nous sommes réveillés à 3 h (décalage !) Impossible de se rendormir

Mercredi 25 Novembre Battambang

Pas de problème donc pour se lever aux aurores, le bus est à 7 h, longue attente pour le petit déj. Les tuk-tuk sont là à l’heure, nous voyageons avec la Cie Paramount (5 $), la station est dans une petite rue près de la Poste, du coup nous avons un aperçu de ce quartier, plus au Nord de celui que nous avions arpenté hier. Petit à petit les voyageurs arrivent et, avant le notre, les bus pour Siem Reap ou Sihanoukville. Nous nous amusons à regarder une bande de macaques qui se faufilent sous les toits, qui font de l’équilibre sur les fils électriques quand soudain, je me rends compte que je suis juste devant la maison d’enfance de Claudie, une copine internaute… hé oui ! je reconnais les fenêtres à petits carreaux rouges... vite, des photos !

Nous assistons au chargement de mobylettes dans les soutes des bus, des marchands ambulants viennent nous proposer de quoi nous sustenter pendant le voyage, tout cela nous occupe jusqu’au départ qui n’a finalement lieu qu’à 8 h ! Nous en avons pour 5 h, autant prendre notre mal en patience ! le bus est plein mais pas surchargé, rapidement nous avons droit à des clips vidéos : soit des sketchs comiques avec le Coluche local soit des clips musicaux d’une mièvrerie déconcertante (on s’aime mais le père ne veut pas ou le fiancé part à la guerre etc…) Seul avantage : c’est à notre niveau de compréhension !!!!

Premier arrêt pipi, y’a une série de toilettes, basiques (un trou et de l’eau) mais propres, rien à dire d’ailleurs tout le long du voyage, c’est généralement bien plus propre qu’en Afrique ! Deuxième arrêt presque à midi devant une série de gargotes, il y a déjà deux ou trois bus arrêtés, les gens sont attablés devant des bols de soupe. Le temps que nous comprenions comment et quoi commander, un quart d’heure est passé, nous nous installons devant nos bols de soupe aux nouilles (2 pour 4) et nous nous apprêtons à partager une espèce de gâteau frit quand nous nous rendons compte que nous sommes seuls à table ! Tout le monde est déjà remonté dans les bus…. Le notre nous attend patiemment !



Arrivée à Battambang vers 13 h, nous ne sommes même pas sortis du bus que les chauffeurs de tuk-tuk nous assaillent déjà, notre hôtel n’est pas bien loin mais avec les bagages nous sommes ravis de nous laisser transporter… L’hôtel Royal n’a rien de typique, l’accueil est chaleureux, les chambres propres et spacieuses quant au restaurant sur la terrasse il est à recommander pour sa très bonne cuisine. C’est ici que nous devons retrouver notre guide car à partir de maintenant nous avons demandé à "Terre Cambodge" de Siem-Reap de nous organiser notre séjour. A aucun moment nous n’avons regretté ce choix car nous avons, grâce à eux, fait un voyage particulièrement varié et original. Au niveau du coût nous avons payé pour les 18 j ce qu'une agence en France nous aurait demandé pour 12 j et tout était compris : transport, hébergement, repas, visites, musées etc... sans que nous ayons à nous en soucier. Ceci nous a permis de manger dans des restaurants locaux et très typiques, parfois chez l'habitant ou de se faire plaisir dans un bon restaurant, même chose pour les nuits, parfois du très basique, parfois de jolis hôtels de charme Channara nous propose d’emblée de louer des vélos pour nous promener dans la campagne environnante, j’avoue ne pas me sentir en forme du tout pour affronter la chaleur, la circulation et les quelques 20 kms qu’il se propose de nous faire faire… ce sera une autre fois !

Nous partons donc en tuk-tuk vers le Vat Ek, un temple du XI iè siècle en grande partie effondré. Nous traversons plein de petits villages avec chacun sa spécialité. Les tuktuk s’arrêtent, nous laissent au bord de la route pour nous reprendre 2 ou 3 kms plus loin et cela nous permet, en plus de bien nous dégourdir les jambes, d’admirer tout le savoir-faire des familles car c’est toujours un travail en famille. Ici c’est la cuisson de galettes en farine de riz, elles cuisent sur un four chauffé avec l’enveloppe du riz (rien ne se perd), puis posées sur une grille en bambou et elles sèchent au soleil devant la porte. Tout est manuel. Un peu plus loin c’est justement à la fabrication de la farine de riz que nous assistons. Une dame nous dépasse avec son vélo chargé de kralan. Ce sont des tubes de bambou dans lesquels elle a fait cuire du riz gluant avec du lait de coco, on ouvre ce tube comme une peau de banane et on mange le riz légèrement caramélisé… c’est très bon et nous nous régalons d’autant plus que le bol de soupe du midi est resté sur la table !!! nous en mangerons à d’autres moments, parfois c’est un peu salé, ceux-là nous ont semblé particulièrement succulents.



Nous arrivons au Temple, proche d’une pagode et d’un immense Bouddha debout. C’est ici que nous entendons pour la première fois le récit du « Barattage de la mer de lait ». Cette scène d’un mythe hindouiste est très joliment représentée sur un linteau d’une des tours ; sur le montant des portes en grès est gravée en sanscrit toute la symbolique des sculptures du temple. La religion cambodgienne est un mélange de religions hindouiste et bouddhiste, et il faut sans cesse faire référence aux trois divinités hindoues ainsi qu’à Bouddha dans toutes ses représentations… je ne suis pas sûre d’avoir encore tout saisi ! Nouvel arrêt au retour pour regarder le séchage des lamelles de bananes., un papillon se régale du suc des fruits.



A l’hôtel un couple de Suisses fait sensation en arrivant à vélo, un tandem sur lequel Madame est couchée à l’avant ! avec leurs sacoches, ils doivent faire avancer près de 260 kgs ! quel courage de se lancer dans un tel périple, ils ont une bonne soixantaine d’années et ils comptent faire plus de 6 000 kms à travers la Thaïlande, le Laos, le Cambodge et le Vietnam ! Demain matin, avec une bonne vingtaine de supporters cambodgiens nous assisterons à leur départ.



Avant le repas nous faisons un tour au marché tout proche à la recherche de petits citrons verts que nous pressons dans nos bouteilles d’eau – c’est notre élixir en voyage – , c’est un excellent antiseptique et c’est très efficace pour prévenir les problèmes de tourista !

Les marchés ici sont très colorés, ils débordent de fruits et de légumes vendus directement par les producteurs. Les femmes sont soit assises sur de petits tabourets derrière leur marchandise soit en tailleur sur la table qui présente leurs produits. Il est possible de tout acheter, des poissons encore vivants ou séchés, des brochettes de crevettes juste grillées, du canard laqué encore tout chaud, des épices, et surtout de délicieux fruits que pour l’instant nous ne connaissons pas mais qui nous tentent et que nous gouterons avant de repartir…. Nous continuons notre promenade le long de la rivière Stung Sangker, les rives sont aménagées, les gens font comme nous, ils prennent l’air, font une balade ou leur jogging, certains pêchent en contrebas des ponts ce qui nous vaut de belles images de pêcheurs lançant leurs filets à la volée… nous marchons une petite heure… Au repas nous nous régalons de notre premier « amok fish » poisson cuit dans du lait de coco, c’est le plat cambodgien que nous avons préféré.

Nous nous couchons avec de la musique plein pot sur la ville… c’est la période des mariages, ça dure trois jours, jusqu’à 22 h et à partir de 5 h du matin !!!



Jeudi 26 Novembre Battambang

Les Suisses sont bien partis à 8 h tapantes sous les applaudissements de la rue et nous les suivons jusqu’à la sortie de la ville confortablement installés dans un minibus.

Nous allons jusqu’à Phnom Sampeau, un ensemble de pagodes et de temples en haut d’une colline en forme de bateau. Nous rejoignons le village du bas par une piste de latérite rouge dont la poussière recouvre les habitations et tous les arbres aux alentours… dans quelques mois, en saison sèche ce doit être intenable !

Nous laissons l’escalier bien raide qui part au pied d’un immense Bouddha que des ouvriers finissent de sculpter dans le rocher pour gravir doucement la colline par un chemin ombragé. Il fait toujours aussi chaud, aussi humide mais on survit !!

Des stèles sur les cotés énumèrent les noms des généreux donateurs, ces temples sont récents, tous plus kitsch les uns que les autres mais la présence des bonzes et des nonnes qui vivent eux dans des maisons en bois, leurs réfectoires et leurs cuisines, les bandes de petits drapeaux qui flottent au vent, la jolie vue sur les rizières font que le lieu est bien agréable… moins agréables sont les grottes et les charniers qui contiennent des ossements laissés derrière les Khmers rouges.





Nous continuons sur la crête de la colline, ça monte, ça descend, des escaliers, encore des escaliers vers une autre pagode qui brille de toute sa peinture or. Là nous passons un bon moment avec un gamin d’une douzaine d’années qui veut nous énumérer toutes les phrases qu’il connaît en français ! pour l’instant il apprend l’anglais avec un bonze, il est dégourdi comme tout, il a un sourire adorable - comme je lui souhaite un bel avenir !! Nous redescendons par l’escalier et après cette belle balade nous restons manger dans un des petits restaurants sur place. Nous avons chacun une belle assiette de nouilles aux légumes surmontée d’une omelette, de l’ananas en dessert, quoi demander de plus ?

Un peu plus tard nous voici à Phnom Banan, entre deux lions de pierre qui gardent un immmmmense escalier dont on ne voit pas la fin ! 358 marches sont annoncées d’emblée ! marches de pierre très irrégulières et plutôt hautes ! bon, courage, c’est parti… tranquillement jusqu’en haut ! yes ! et comme toujours la récompense est au bout ! là-haut c’est un ensemble de cinq tours assez abimées du XI iè siècle, des linteaux superbement sculptés surmontent les portes de grès, les sculptures des gardiennes des temples sont à peu près intactes, l’endroit est très apaisant et serein…



Nous rentrons vers Battambang en traversant à nouveau des villages, les femmes s’affairent à couper des bottes de riz, nous visitons une ancienne maison khmère, nous avons la surprise de découvrir de la vigne et un viticulteur qui propose des dégustations de vins… des français investissent déjà les lieux et nous ne nous incitent pas à les gouter !! Près d’une pagode des centaines de roussettes (chauve-souris) font l’attraction du coin ; devant une maison dont la famille tisse des kramas, une fillette file des bobines de coton avec une roue de vélo, sur les bords de la rivière, dont le niveau a déjà bien baissé, les paysans se sont empressés de planter quelques cultures qu’ils arrosent méticuleusement dans le soleil couchant… les images sont belles, elles sont fixées dans l’appareil photo mais surtout dans notre mémoire avec les bruits, les odeurs, la chaleur, les regards, les sourires…



Nous mangeons à nouveau à l’hôtel et nous éteignons à 21 h 30 après une sacrée belle journée !

Vendredi 27 Novembre sur la rivière - village flottant

Ce matin départ à 7 h en bateau vers le lac Tonlé Sap en navigant d’abord sur la rivière Stung Sangker. (en début de post vous avez la carte pour nous suivre…)

Ici je me dois d’une petite digression géographique concernant l’eau au Cambodge… le Cambodge est un pays extrêmement plat en son centre et qui subit une longue saison des pluies, de plus ce lac d’eau douce d’une superficie de 2 500 km2 est relié au Mékong par le Tonlé Bati ; il y a entre ces deux réservoirs d’eau un système de vases communicants qui fait que le trop plein du Mékong, lors de la fonte des neiges de l’Himalaya et des pluies, se déverse dans le lac –celui-ci passe alors à 13 000 km2- et en novembre, avec le retour de la saison sèche, le niveau du lac redescend, le cours de l’eau se renverse et le lac revient à sa surface initiale. C’est d’ailleurs l’occasion de grandes fêtes à Phnom Penh avec courses de pirogues « la fête des Eaux ».

L’eau s’étant retirée, les paysans s’empressent de planter le riz (alors que dans d’autres régions on en est à la récolte !) et beaucoup de légumes (souvent deux récoltes)

Les villages en bord du fleuve et du lac sont donc soit sur pilotis, soit des villages flottants pour accompagner le niveau de l’eau. En cette fin novembre, l’eau a tout juste commencé à descendre et la surface du lac est encore imposante.

Le bateau n’est pas surchargé, en fait nous sommes une trentaine de touristes au milieu des cambodgiens qui se rendent à Siem Reap. Le départ se fait dans la brume du petit matin, les villages se réveillent mais les pêcheurs sont déjà en pleine activité…



Au début, je déplore toutes ces bouteilles en plastique qui flottent à la surface de l’eau jusqu’à ce que je me rende compte qu’elles servent justement de flotteurs aux filets ! La pêche fait vivre une grande partie de la population du Cambodge, sur les marchés nous avons vu des tonnes et des tonnes de crustacés, de poissons petits et grands, souvent vendus vivants… c’est avec le riz une des plus grandes ressources du pays.

Les images sont belles, d’autant plus que le soleil s’est mis de la partie… Les maisons colorées qui se reflètent dans l’eau, les barques plates où les pêcheurs tiennent en équilibre, les filets que l’on jette ou que l’on remonte plein de friture brillant dans la lumière, le passage du bateau sur les routes encore inondées, à hauteur des branches d’arbres pour couper les méandres de la rivière, les carrelets qui montent et descendent régulièrement à contre-jour, les bateaux que l’on croise régulièrement et que l’on pourrait toucher et surtout les sourires, les « hello », les coucous des enfants… cette journée a été un de mes plus beaux moments du voyage…



Un arrêt-pipi épique dans une épicerie-bar flottante (deux planches sur l’eau, s’agit de bien poser les pieds ! des tôles à mi-hauteur et les petits poissons qui attendent l’offrande !) à côté des toilettes un radeau qui sert de potager et une cage pour élever un cochon…



Nous continuons le trajet, les pagodes et les écoles sont sur pilotis, ici c’est une région de musulmans et nous voyons les premières mosquées. Toujours plein de pêcheurs partout et le pilote du bateau doit souvent slalomer pour éviter les filets…

Channara nous demande de préparer nos bagages, nous descendons au prochain arrêt à Kaoh Chireang.

Nos compagnons de voyage nous envient de rester passer la nuit dans la maison flottante toute bleue où on vient de nous déposer ! Nous voici tous les 4 sur la terrasse au bord du fleuve à regarder le bateau continuer sa route…



La table est mise sur le côté, un grand lit dans la pièce principale, un cabinet de toilette avec WC et jarre d’eau à l’arrière, parés pour rester ici jusqu’à la fin des vacances !

Le repas est bien agréable, poisson grillé tout frais, légumes frits dont des racines de jacinthes d’eau qui poussent ici à profusion.

Il fait chaud, nous nous sommes levés tôt et nous apprécions une bonne sieste comme tous les habitants des lieux… Je vais quand même assez rapidement avec mon appareil photo à la recherche de quelques clichés mais l’espace de promenade est assez limité !

A l’arrière de la maison une dame est déjà occupée à éplucher et tailler les légumes pour ce soir, elle vient de finir la vaisselle directement dans l’eau du fleuve qui sert maintenant à laver les légumes… ce soir nous verrons la famille y faire sa toilette et nous-mêmes nous y cracherons notre eau (en bouteille) de brossage des dents, de toutes façons, les crocodiles y trempent déjà… alors !

Je passe un petit moment avec elle, la communication passe avec des gestes et des sourires…



Un peu plus tard un petit bateau vient nous chercher et nous partons pour une balade dans les rues du village…Il y a ici certainement près de 1000 habitants, tous sur des maisons flottantes, la spécialité c’est l’élevage des crocodiles et presque tous, y compris là où nous logeons, ont d’immenses cages dans l’eau avec des centaines de ces bestioles ! Sinon, comme partout nous passons devant l’épicerie, le tailleur, la station-service, le pressing… et nous croisons plein de marchandes ambulantes sur leurs pirogues qui vendent en porte à porte de l’épicerie, des légumes, voire des plats tout faits… nous profitons pleinement de cette promenade sur l’eau, nous ne savons plus où regarder tellement chaque image est pleine de vie, de couleur, de beauté… ici c’est le coucou des enfants, là c’est une marchande qui nous aborde, là encore deux pitchouns traversent seuls le fleuve, ici les enfants rentrent de l’école, là encore le linge en ribambelle sur un fil… tout nous émerveille !





Nous abordons un centre d’artisanat où les femmes tressent les tiges de jacinthes d’eau séchées, elles en font des nattes, des dessous de plats, de jolies boites… Nous y faisons nos premiers petits achats. Un responsable local est justement en train de motiver un groupe pour s’impliquer dans le tourisme… ce village a tous les atouts pour attirer quelques voyageurs et d’ici peu de temps il y aura certainement d’autres maisons d’hôtes dans le coin ! sa formation porte sur la propreté des lieux, sur l’accueil, sur la nourriture… ce peut être une façon de résoudre certains problèmes d’hygiène pour les habitants eux-mêmes mais en même temps il ne faudrait pas que ce village se dénature !

Samedi 28 Novembre village flottant - Siem Reap

Quelle nuit ! comme d’habitude, quand nous sommes dans un village, nous avons eu droit à tous les bruits : les coqs, les chiens… pas d’ânes comme en Afrique mais les margouillats qui sifflent sur les cloisons en bois, les crocodiles qui se battent et agitent la maison, les chats qui profitent de l’absence de portes et de fenêtres pour rôder autour de nous… heureusement, nous sommes bien à l’abri sous les moustiquaires et ça rassure les courageuses que nous sommes !!

Sommeil entrecoupé, du coup aucun problème pour se lever aux aurores avec la famille, dès 5 h les femmes sont en cuisine (c’est qu’elles n’ont rien de moderne ni pour faire chauffer l’eau ni pour cuire le repas – une grande partie de la journée est consacrée à la préparation des plats-) puis les hommes partent à la pêche et les enfants se préparent pour l’école. Les filles, comme partout, sont coquettes et agrémentent leur coiffure avec moult pinces, chouchous et bandeaux, les garçons ajustent leurs uniformes qui leur donnent l’air de petits communiants et dès qu’ils sont prêts ils attendent les copains qui passent les prendre en barque ! ils sont ainsi quatre ou cinq à partir vers l’école sans un adulte pour les encadrer !



D’ailleurs nous ferions bien nous aussi de nous occuper de nos affaires mais il y a tant à regarder ! Petit déjeuner au lever du soleil, c’est chouette aussi… A 7 h nous sommes tous les 4 sur un bateau qui nous emmène vers Siem Reap, nous allons vers l’embouchure de la rivière, près de nous la mangrove, quelques oiseaux ci et là, puis nous traversons les plaines encore inondées au milieu de la cime des arbres, ensuite le lac et nous arrivons à l’embarcadère de Chong Knies. Un minibus nous attend, nous faisons la connaissance de Taèm qui sera notre chauffeur jusqu’au départ.





Nous nous arrêtons au milieu des rizières, dans certaines parcelles les paysans labourent, dans d’autres ils plantent et ailleurs c’est la récolte ! A l’entrée de la ville nous visitons un endroit incontournable pour les touristes « Les Artisans d’Angkor » une association qui forme des jeunes aux métiers divers de l’artisanat : peinture sur soie, laque, travail de l’argent, sculpture sur bois ou sur pierre, tressage, couture… ces jeunes reçoivent un salaire décent, sont nourris et logés ; ils sont nombreux parait-il à vouloir intégrer ce centre professionnel. La visite est bien organisée, en français pour nous ; elle se termine par un passage dans les boutiques de vente. Il y a là de très jolies choses, de bonne qualité… nous venons d’arriver, nous n’avons pas encore envie de nous lancer dans de gros achats… et je le regrette car c’est là que nous avons vu les plus jolies choses ! (il y a un stand à l’aéroport de Phnom Penh au départ mais moins fourni)



Nous passons ensuite un bon moment avec Laurent le responsable de « Terre Cambodge » ; j’avais eu beaucoup d’échanges Internet pour organiser le séjour… heureux de se connaître. Je lui fais part de mon souci de ne pas passer assez de temps à l’école, du coup changement, nous n’irons pas à Koh Dach, un détour trop long, nous privilégions l’école (pour rien finalement puisque Théa, le directeur, a changé le rendez-vous au dernier moment ! on ne pouvait pas savoir !) Avant de nous rendre à l’hôtel nous passons par une très ancienne pagode de Siem Reap, le Vat Bô. Elle est effectivement très belle, déjà de l’extérieur, avec beaucoup d’éléments en bois ; un petit vieux nous ouvre les portes et à l’intérieur nous admirons les plus jolies peintures que nous avons vues dans une pagode, en particulier de beaux détails de « l’armée des singes ».



Très bon repas avec des plats dont la présentation est particulièrement raffinée et nous nous installons aux « Mystères d’Angkor » très joli petit hôtel plein de charme, jardin luxuriant, piscine, jolies chambres…

le tour du coeur est en lamelles de concombre

Après-midi libre… Nous terminons tranquillement la journée en allant jusqu’au vieux marché le long de la rivière, passage à la Poste pour les premières cartes et les timbres. Le vieux marché est couvert, il y fait chaud, étouffant, rapidement Pierre nous attend dehors ! je ne m’y attarde pas non plus, c’est la réplique asiatique des souks de Marrakech ou d’Istanbul, beaucoup de choses « made in China » mais c’est typique, l’ambiance y est sympathique, pas trop de pression commerçante, avec le sourire, pas de problème !! Nous nous promenons dans les rues aux alentours. Beaucoup de cafés pour européens, quelques boutiques sympas, sur le trottoir deux australiens, assis au bord d’un bassin, se font « masser » les pieds par des petits poissons… manifestement ça chatouille !



Retour par le même chemin, balade très agréable, les chauffeurs de tuk-tuk ne comprennent pas qu’on préfère marcher !

Nous cherchons une « Laundry » il est temps de penser lessive… nous trouvons cela chez une petite coiffeuse adorable !

Une nouvelle fois nous ne trainons pas pour nous coucher ! Les journées sont longues et bien remplies ! Ce n’est pas au Cambodge que nous jouerons aux oiseaux de nuit ! Dimanche 29 Novembre Siem Reap - Roluos

Nous sommes tout près des temples d’Angkor mais si nous voulons suivre un ordre chronologique dans la construction de ces temples et en comprendre l’évolution il faudra attendre encore quelques jours pour aller sur le site.

Ce matin, dès 8 h nous sommes devant les guichets pour obtenir le sésame qui va, pendant 6 jours, nous ouvrir les portes d’une des merveilles du monde ! un petit sourire devant l’objectif et 5 minutes après nous avons notre photo sur le pass, pas question de le perdre ni de l’oublier, dans les jours qui viennent nous le sortirons plus d’une fois !

Départ vers Roluos par la RN 6 au Sud de Siem Reap mais très rapidement nous nous perdons (volontairement) dans la campagne environnante... 2 heures de marche sur une piste, en fait c'est l'ancienne route royale qui reliait Angkor de Roluos, tantôt au milieu des rizières, tantôt au milieu des villages…. Heureusement peu de circulation sinon des vélos et quelques mobylettes accompagnées à chaque fois d’un nuage de poussière rouge.



Ce sont des villages de paysans et dans presque chaque cour de maison on s’affaire soit au décorticage du riz, soit à la fabrication d’un alcool de riz (genre de saké), soit une moissonneuse-batteuse fait son tri, la même que chez mes grands-parents il y a 50 ans ! à chaque fois on nous accueille avec de grands sourires, on nous propose de boire, de gouter…

Nous sommes curieux de tout : l’architecture des maisons, très hautes pour permettre une bonne ventilation du bas, à l’ombre où sont installés les hamacs, les cultures dans les jardins, les arbres, ici un jacquier, ici des noix d’arec, là un frangipanier, un champ de papayes, partout des bananiers, devant nous un troupeau de buffles, plus loin une dame qui pose devant sa maison, une petite mare couverte de nénuphars encore ouverts avant que le soleil ne tape trop fort…



Et c’est ainsi que nous arrivons au temple de Preah Kô (le sanctuaire du bœuf sacré) édifié à la fin du IX ièm siècle, six tours alignées en deux rangées et comportant des ornements en stucs bien conservés. Nous cherchons les pierres à l’ombre qui nous permettent de nous asseoir pendant que Channara fait son cours magistral !

En sortant nous passons par un atelier de découpage du cuir, très rapidement.

Puis nous nous dirigeons vers le Bakong, c’est le premier temple montagne en grès gris que nous voyons, il est imposant avec ses cinq terrasses superposées, à chaque angle des sculptures d’éléphants en plus ou moins bon état. Nous le gravissons, nous en faisons le tour, des lions gardent fièrement l’accès aux escaliers de pierre. Quelques stupas (tombes) tiennent encore debout et donnent de la couleur à l’ensemble. Le Lolei est le plus petit des temples du groupe de Roluos, 4 tours vite visitées….





Nous mangeons un plat de nouilles frites dans une gargote en bord de route et il fait sacrément chaud quand nous repartons. Nous sommes toujours sur une jolie piste rouge dans la campagne et nous prenons plaisir à marcher surtout quand il y a de l’ombre.



A nouveau nous faisons plein de rencontres : une dame vient de remonter de sa mare quelques centaines de grammes de minuscules poissons qu’elle va rajouter à sa soupe, quelques bonzes nous croisent à l’abri de leur parapluie, un groupe de femmes, les lèvres et les dents noires de mâchouiller du bétel nous interpelle, elles nous montrent la fabrication de leur « drogue », une feuille de bétel + une pâte à base de chaux + de la noix d’arec pilée … elles rient beaucoup devant notre refus d’y gouter et tiennent à se faire prendre en photo, un peu plus loin un marchand de cochons qui veut nous doubler nous oblige presque à descendre dans les rizières, il lui reste 3 cochonnets sur les vingt qu’il a essayé de vendre dans les villages tout au long de la journée…scènes de la vie quotidienne…





Nous remontons dans le minibus pour arriver au temple Chau Strei Vibol. Il est en haut d’une colline et c’est à nouveau l’occasion de marcher un peu. C’est un très joli endroit, au milieu d’une forêt, ce temple est en partie envahi par les arbres. Nous y voyons pour la première fois des déambulatoires effondrés ce qui nous vaut un « cours » d’architecture sur les encorbellements et les clés de voute ! ça fait du bien quelques rappels scolaires et se cultiver sous les frangipaniers ce n’est pas le plus désagréable ! Nous reprenons le bus après avoir fait le tour du mur d’enceinte.



Nous traversons un village dont la spécialité est la fabrication des fameux kralans, on en vend partout ! Il est à peu près 5 h quand nous arrivons chez Mr Pô au village de Dam Daek, nous dormons chez lui ce soir. Sa maison est magnifique, tout en bois, une belle terrasse dont les cloisons sont décorées de toutes ses photos de famille (dont il est très fier !), une grande salle où nous dormirons, quelques alcôves où se répartit la famille, la cuisine à l’arrière où Mme s’active et un cabinet de toilette (réserve d’eau, casserole, WC) C’est une famille très sympathique, très accueillante, le fils, la belle-fille et les petits-enfants vivent avec eux. Un enfant reste toujours dans la maison paternelle pour s’occuper des parents. Mr Pô est ravi d’avoir beaucoup de filles car dit-il « quand je suis malade elles me font de bons massages » ! Ce qu’il ne dit pas c’est qu’au Cambodge on préfère avoir des filles car elles coûtent moins cher et elles rapportent une dot. C’est le mari qui paye toute la noce. Mr Pô a connu l’époque de Pol Pot mais, hormis la famine dont il a souffert, il a pu rester dans son village, en famille, car étant un paysan il n’a pas fait partie des gens déplacés.

Nous passons un très agréable moment en leur compagnie, grâce aussi à Channara qui fait le traducteur, cela nous permet de communiquer ! Après un très bon repas, très copieux, et avant de nous coucher nous prenons une douche « au bol » car c’est indispensable d’enlever la poussière et la sueur de la journée !





Ce soir nous dormirons bien car la police veille !!! Hé oui, incidemment nous demandons au chauffeur où il dort, il nous répond « en bas avec la police ! » quoi la police ? qu’est-ce-qu’elle vient faire dans l’histoire ? Hé bien tout simplement, le gouverneur de Siem Reap (équivalent de notre préfet de région) n’a donné l’autorisation à Terre Cambodge de faire dormir les touristes en dehors des hôtels qu’à condition que des mesures de sécurité soient prises pour nous protéger d’une éventuelle incursion des thaïlandais au Cambodge –nous sommes à 40 kms à peu près de la frontière mais effectivement il y a régulièrement des échauffourées entre les deux pays- donc, dès que nous sommes chez l’habitant et plus tard dans une pagode, trois policiers viennent installer leur hamac à proximité ! manquait plus que ça !!!!

En plus ce n’est qu’une histoire de gros sous ( corruption) car ils ont un gros bakchich !

Fou-rire en nous couchant en imaginant un enlèvement ! surtout qu'on a déjà donné !!!

Lundi 30 Novembre Phnom Kulen et pagode

Bonne nuit, nous nous levons avec la famille vers 5 h30 Petit déjeuner, rangement et nous voilà prêts dès 7 h Devant la maison qui jouxte une école la belle-fille a installé une boutique de bonbons et avant de partir, nous voyons les écoliers qui viennent y dépenser 4 sous. Petite photo-souvenir avec nos hôtes qui ont été charmants !



Nous nous dirigeons vers le temple de Beng Mealea au nord de Dam Daek. Il y a peu de circulation sur ces pistes éloignées des routes principales. Parfois quelques centaines de mètres sont goudronnées puis très vite on retrouve cette terre rouge. Peu de voiture plutôt des mobylettes , dont nous observons avec étonnement le lourd chargement, encombrent la chaussée ! Ici ce sont des noix de cocos ou des bananes, là des poulets ou des cochons, ensuite des meubles ou des matelas et fréquemment nous voyons une famille de 4 voire 5 personnes chevaucher une pétoire ! C’est vraiment un spectacle de tous les moments que de croiser ou de dépasser toutes sortes de chargements en équilibre instable !

A l’heure des écoliers ce sont aussi des dizaines de vélos qui roulent sur les bas-côtés, les plus jeunes avec souvent un vélo trois fois trop grand et un copain, ou deux, sur la selle, les plus grands, surtout les filles, avec une allure très digne, bien droite, l’uniforme impeccable, un joli chapeau sur la tête les protégeant du soleil, les cheveux noués en queue de cheval, sont plus prudents. C’est l’heure aussi où les bonzes passent de maison en maison quêter leur repas de la journée et nous les avons vus souvent attendre l’obole sur le bord du chemin, belle image ! Les villages sont installés le long de tous ces axes de circulation et cela génère une grande activité.



Le temple Beng Mealea est perdu dans la jungle, il date du XII ièm siècle, après le groupe de Roluos. La forêt autour n’a pas été dégagée, le temple est envahi par les ficus étrangleurs, beaucoup de déambulatoires sont effondrés mais subsistent encore de belles balustrades aux fausses fenêtres. Dans le site, le circuit est largement facilité depuis le passage de J.J Annaud qui a fait construire une passerelle en bois pour le tournage du film « Deux frères ». Il n’est plus nécessaire de franchir de gros blocs de pierres et ce n’est que pour le plaisir qu’il est possible de se perdre dans les décombres et la végétation. Nous avons beaucoup aimé cet endroit serein, calme et en même temps plein de présences…



Nous voici au pied de la montagne sacrée de Phnom Kulen « la montagne aux litchis » dommage, ce n’est pas la saison ! Ce soir nous allons dormir là-haut dans une pagode, en attendant il faut monter les 350 m de dénivelée sous forme d’escaliers et sous 33°… nous empruntons le chemin des pèlerins, nous atteindrons notre Nirvana ! En y allant doucement, ça doit le faire ! à mi-pente une pagode avec une source où l’on vient de loin récupérer l’eau sacrée (tiens ça me rappelle quelque chose !), nous nous reposons un peu, puis les escaliers sont plus raides mais à l’ombre et au bout d’une heure et demie nous sommes sur un chemin de crête dans la forêt, encore une petite heure de marche pendant laquelle Channara nous fait découvrir toutes les espèces d'arbres sur le passage : gommier, fromager, rotin....

Nous traversons une première rivière aux lingas, en fait il y a deux sites. Ici, les lingas (symbole phallique) ne sont sculptés que dans le fond de la rivière, il y en a sur des centaines de m2, la trentaine de cm d’eau limpide permet de bien les voir. Des enfants s’amusent dans le courant.

Plus loin deux belles cascades avec une aire de pique-nique… beaucoup de cambodgiens sont là en ce dimanche, facile d’y accéder, il y a une belle route ! Ils sont en famille, c’est à la fois un lieu de détente mais aussi de baignade car la rivière est sacrée. Quelques petits restaurants de l’autre coté d’une passerelle suspendue, des boutiques qui vendent des brochettes, des bananes grillées, du kralan… nous mangeons ici et une bonne sieste sur des nattes au bord de l’eau est la bienvenue !

Channara, qui accompagne souvent des groupes, nous fait un beau compliment en nous disant que c’est la première fois que des gens de notre âge (!) viennent à pied jusqu’ici !







Nous marchons encore un peu pour atteindre un temple (encore des escaliers !) avec un immense Bouddha couché. Des familles sont là en pèlerinage, l’une d’entre elles veut absolument que nous posions sur leurs photos souvenirs, nous devons le mériter car nous y sommes montés !



Le minibus nous a rejoints et nous nous dirigeons vers le Vat Preah Kral où nous devons dormir. Channara, un peu ennuyé, nous annonce qu’il y a là-bas un rassemblement pour la fête de la pleine lune, ce n’était pas prévu, il y a beaucoup de monde, est-ce-que nous acceptons quand même d’y dormir, normalement nous devons poser les matelas dans le réfectoire des bonzes… Ben, allons-y, tentons l’expérience, on verra bien !

Il y a en effet un monde fou ! des tentes un peu partout, de la musique à fond, le son strident des criquets… ce devait être une nuit au calme ! ça nous fait plutôt rire… un peu moins quand nous arrivons au réfectoire… une cinquantaine de nonnes, d’hommes et de femmes, au milieu de montagnes de feuilles de palmier et de noix de cocos fabriquent des offrandes pour la grande cérémonie du lendemain… on se met où ??? En moins de deux les matelas et les moustiquaires sont installés sur une estrade à côté d’un autel à Bouddha (Pierre aura une vingtaine d’yeux qui vont l’observer toute la nuit !) au milieu de l’encens, des bougies… nous sommes à la fois gênés de notre intrusion et du manque d’intimité !

Pourtant ils nous ont tous accueillis avec plein de sourires et de gestes amicaux, nous nous mélangeons à eux pour essayer de transformer avec autant de dextérité en jolis bouquets les lamelles de feuilles… bien sûr notre maladresse les fait bien rire ! les offrandes sont surprenantes : des cigarettes (des fois que dans l’au-delà les ancêtres veuillent fumer) des noix d’arec, des fleurs, de l’encens, le tout en magnifiques compositions.

Nous montons au-dessus du temple, au milieu de bouddhas et de stupas tous plus dorés ou peinturlurés les uns que les autres pour essayer de voir le coucher de soleil sur le Tonlé Sap à l’horizon… malheureusement ce soir il y a de la brume, le spectacle est beau quand même dans cette ambiance surréaliste !



Des gens viennent nous parler en anglais, en fait ce rassemblement c’est pour célébrer les ancêtres de la famille des donateurs qui a construit ce lieu. Ils ont immigrés en Californie, ils font des dons importants et reviennent ici chaque année. Il fait juste nuit quand nous pique-niquons rapidement, nos policiers sont là !!! oui, oui !!! ils ont installés leur hamac entre les arbres devant le réfectoire ! Nous voyons tous les gens se diriger vers la pagode, c’est l’heure des prières. Nous restons un moment écouter ces mélopées, les bonzes devant, les nonnes et les civils à l’arrière, les chiens couchés un peu partout. « Nos » américains nous proposent d’y participer au milieu du groupe. Yolande et moi les rejoignons. Ce ne sont pas les mêmes prières mais ne serait-ce pas le même Dieu ? Difficile pour nous de rester longtemps assises en tailleur, après un quart d’heure nous nous échappons… les prières dureront encore longtemps ! Dans un coin du site une série de wc et de douches (au bol) communes. Les cambodgiennes se lavent avec leur sarong, bien pratique dans ces circonstances ! Nous arrivons malgré tout à nous rafraichir, après une journée de marche ça fait du bien ! Il n’est même pas huit heures quand nous sommes allongés sous la moustiquaire ! jamais aussi tôt ! un grand néon au-dessus de nous, les générateurs juste à l’arrière, la prière est terminée, les gens sont revenus dans la salle et terminent les offrandes… Et c’est dans le brouhaha des discussions, dans le cri strident des criquets, dans le ronronnement des générateurs, dans l’odeur de l’encens, à la lumière des néons et des bougies que nous nous endormons malgré tout ! Il est près de minuit quand tout se calme et le silence nous réveille, plein de gens sont installés sur des nattes autour de nous et entament leur nuit… Nous vivons un moment unique, exceptionnel… Bouddha veille sur nous !

Mardi l ier Décembre Siem Reap

La première nonne est venue ce matin dès 4 h et demie faire des offrandes d’encens pratiquement au pied de nos moustiquaires… à 5 h tout le monde est debout, il ne nous reste plus qu’à faire pareil !

Tout est vite bouclé, petit déjeuner rapidement pris et il est tout juste 7 h quand nous partons à pied vers une clairière, le site de Sra Damrei daté au XI ièm siècle. C’est un endroit magique ! après pas loin de deux heures de marche, d’abord sur un plateau schisteux puis sur d’agréables sentiers dans la forêt, nous débouchons face à un énorme éléphant, grandeur nature, sculpté dans la roche. A côté de lui deux lions et une grenouille et un peu plus bas un bœuf bien abimé lui. C’est vraiment impressionnant, inattendu ! Quelques religieux entretiennent cet ancien site qui ne doit pas avoir beaucoup de visiteurs.

Nous rentrons à travers une autre clairière dont les parois abruptes sont couvertes de lianes et de racines vertigineuses.



Quant nous arrivons à la pagode, la cérémonie a commencé. Tous les gens sont assis devant un autel couvert d’offrandes. Un religieux psalmodie des prières dans un haut parleur, des musiciens nous font entendre des instruments que nous ne connaissons pas, la musique est cristalline, entrecoupée du tambour retentissant, les femmes sont en blanc, certaines avec le krama en travers du corps, d’autres plus coquettes et parées de bijoux. Les bonzes ne sont pas présents, c’est essentiellement la famille qui rend hommage à ses morts.



Nous restons un moment à regarder la scène mais il nous faut partir de cet endroit que nous ne sommes pas prêts d’oublier !

Passage par la cascade d’hier pour y prendre le repas –nous goutons des bananes au riz gluant cuites dans des feuilles de bananiers, c’est bon !- et descente de la montagne vers Siem Reap en minibus.

Assez vite nous nous arrêtons au site de Kbal Spean – la rivière aux 1000 lingas- la plus connue des deux. Ici c’est bien touristique, le chemin est bien tracé, bien entretenu, il monte en pente légère mais encore 2 h de marche aller/retour… j’en ai plein les pattes !!! Pas trop de monde cependant… Il fait toujours aussi chaud et nous buvons des litres et des litres d’eau.

La balade est agréable, nombreuses pierres sculptées le long du lit des la rivière et dans le fond du cours d’eau toujours ces fameux lingas, des lianes surprenantes, de drôles de rochers…



Dernier arrêt à l’adorable petit temple de Bantey Srei commencé au X ièm siècle. C’est comme une miniature, tout en grès rose, posé au milieu de ses douves, tout de guingois, d’une finesse extrême…. Chaque sculpture est une découverte, chaque encadrement de porte ouvre une nouvelle perspective, c’est un véritable bonheur d’être dans cet endroit….. mais nous ne sommes pas seuls ! Et puis nous avons vu et fait tellement de choses ces derniers jours que je suis un peu assommée, je mélange tout, je suis fatiguée aussi certainement ! J’ai l’impression de ne pas avoir assez apprécié le moment…

Nous faisons tranquillement, au calme, le tour du fossé d’enceinte pour prendre quelques photos au soleil couchant. J’essaye de savourer ces instants, je sais que je n’y reviendrais jamais et je voudrais tout imprimer, les couleurs, les odeurs, l’atmosphère… C'est tellement beau !









Nous retrouvons notre chouette hôtel, un bon restaurant, un petit tour dans un cyber-café pour donner des nouvelles, à côté se prépare une soirée de mariage, nous admirons l’élégance des cambodgiennes, elles sont adorables dans des robes-bustiers de couleur vive brodées de mille paillettes !

Nous rentrons à pied un peu dans le noir, un peu dans les trous et les flaques !

Hop ! Au lit !
Didacticiel: frais de service et pourboires lors de croisières English translation pending
by PAP86 · 2010-10-23 · 71 replies
Le présent document a été demandé par Bruno, mais c'est avec beaucoup de plaisir et sans le moindre sentiment de contrainte 😉 que j'ai travaillé dessus.

Son but est de présenter de façon comparative entre MSC et Costa, actualisée à 2011, ce dossier récurrent sur ce forum des "frais complémentaires" (ce mot vague est employé à dessein) et de leur rapport supposé ou existant avec ce qu'on appelle des "pourboires".

REFERENCES :

Catalogue Costa 2011. Catalogue MSC 2011. Complétés par les sites officiels Costa et MSC Les textes concernés sont donnés in extenso en fin de post.

DEFINITION :

un pourboire est une somme d'argent donnée en espèces, de la main à la main, sous enveloppe ou non, par un client à un personnel de service, à titre de gratification pour lui témoigner sa satisfaction et sa reconnaissance pour la qualité du service rendu.

HISTORIQUE :

de tous temps, dans l'hôtellerie (la croisière n'étant qu'un cas particulier de l'hôtellerie) le pourboire résulte d'une "affaire à deux" entre le client et le "personnel en contact avec le client" (chambres, bars, restaurant). Sauf rares exceptions, le personnel technique et logistique n'est pas concerné, car il n'est pas "en contact avec le client".

Cette notion de "pourboire" ne doit pas être confondue avec la notion de "service", en vigueur également de tous temps dans les bars et les restaurants, et qui représente un supplément facturé de 10 à 15% selon les cas et les lieux (réglementé ou non selon les pays). A tout ceci bien sûr s'ajoutent les taxes fiscales comme la TVA (mais qui, elle, est récente, et n'a pas existé "de tous temps"... )

En France, dans le courant des années 60, cette notion de "service" a été, de par la loi, intégrée directement (les prix sur les menus devenaient "service compris") dans le prix hors TVA (dit "hors taxes") et qui est le prix de référence entre professionnels. Pour les particuliers la TVA est obligatoirement aussi intégrée dans le prix affiché, sous forme de "prix toutes taxes comprises".

En outre, en France, et en dehors de l'hôtellerie 4 **** et de l'hôtellerie de luxe, la notion de "pourboire" est tombée en désuétude, et ce d'autant plus que la législation du travail française est une des plus protectrice du monde, et que chaque client français sait que le personnel français en face de lui a un salaire "décent", qu'il n'est donc pas "indispensable" de compléter.

Mais tout ceci est français, et dans d'autres pays, le "service" reste affiché comme "service x% en sus" (des prix affichés), et le pourboire est resté une habitude. Le prix affiché "TVA comprise" pour le particulier est par contre devenu une constante des normes européennes (en sachant que sur le bateau, *en mer*, y a pas de TVA, c'est d'ailleurs pour ça que les boutiques sont fermées quand le bateau est dans un port..)

Les bateaux de croisières correspondent le plus souvent à cette dernière catégorie de pays d'autant que les pavillons utilisés sont toujours des pavillons permettant d'appliquer aux personnels en provenance du tiers monde un droit du travail très "au rabais" par rapport à ce qu'on peut voire en France ou en Italie... (le Mistral, de Festival, qui battait "pavillon français" utilisait le pavillon bleu-blanc-rouge d'une ile de Polynésie française, où le droit du travail n'a rien à voir avec celui de la Métropole)

Et c'est notamment le cas des bateaux qui qui nous intéressent ici, Costa et MSC, puisqu'ils utilisent un pavillon spécial et un maximum de personnels non européens.

Jusque vers 2005-2006. Les passagers étaient même officiellement invités à donner des pourboires, et les journaux de bord leur donnaient des "indications", mais bien sûr jamais d'obligation, par définition même du pourboire...

Mais la "démocratisation" des croisières, avec des prix de billet "premier-prix" toujours plus bas a fini par faire que pour certains, ce poste "pourboire" représentait une part non négligeable du budget de croisière, point sur lequel des "arbitrages" pouvaient être faits, jusqu'à ne plus rien donner du tout... De dires des personnels, les français, pour qui, dans la vie courante "le pourboire n'existe pas", parce que dans la vie courante ils sont face à des gens "décemment" (ce qui ne veut pas forcément dire suffisamment) payés, ont été les champions de cette diminution ou suppression des pourboires au point parfois de rendre *des enveloppes vides* au personnel. Et certains esprits, forcément chagrins 🤪, disent que tout ce qui suit ne serait jamais arrivé si les français n'avaient pas fait preuve de la plus grande pingrerie et du plus grand égoïsme du monde...

Alors la "comédie" s'est déroulée en trois temps... C'est un peu plus vieux chez Costa que chez MSC, mais aujourd'hui, c'est presque pareil partout, alors je ne donnerai pas de dates précises...

- premier acte : les armateurs proposent aux croisiéristes qui le voudraient de prélever directement les "pourboires" sur leur compte de cabine (mais on l'a vu, selon la définition, ce ne sont déjà plus des pourboires) pour les répartir "harmonieusement" entre tous les personnels, en contact ou non avec le passager... (c'est joli, c'est bisounours, mais ça cache une réalité très différente : les gros salaires se partagent la plus grande partie du gâteau, les personnels que nous "connaissons" n'ont que des miettes...). Mais à ce stade, on peut dire "non, merci, je donnerai moi-même" (quitte, comme beaucoup de français, à en profiter pour ne rien donner...)

- deuxième acte : devant cette persistance de gens qui ne donnent rien, et au nom "de la sauvegarde des revenus des personnels" ( surtout ceux "du dessus du panier", mais ça, on le dit pas) on va rendre "obligatoire" ce prélèvement des pourboires... Il n'est plus discutable, mais on fait bien remarquer qu'il "n'y a pas" à donner directement au personnel... "des fois que des clients nous reprocheraient, après, de coûter tout compris plus cher que le concurrent".. 🤪

- troisième acte : ce prélèvement n'a plus rien à voir avec les pourboires, ni même avec le personnel, c'est juste un supplément au prix de la croisière, et au moins verbalement, puisque rien n'est écrit, on encourage à donner des "pourboires" au personnel (seulement si mérité, bien sûr !)

Alors quand on lit les textes de références (CGV, "guide de croisière"), on voit clairement que Costa est tout à fait en phase 3 : verbalement, à bord, il est bien dit que ces "frais de séjour à bord" n'ont plus rien à voir avec des rémunérations de personnels, et on prône le pourboire "en cas de satisfaction". Alors que MSC, toujours en retard d'un an ou deux sur Costa, se situe encore dans un no-mans-land, plus en phase 2, mais pas encore vraiment en phase 3. Le scandaleux, mensonger (tentant d'être déculpabilisateur pour faire plus de profits ?) et je dirai *honteux* article 32 des CGV de MSC en atteste...

Alors qu'il soit bien compris que même si ce "prélèvement complémentaire" n'est plus directement "distribué aux personnels", cette recette supplémentaire, en fait simple majoration du prix de la croisière (on reprend d'un côté ce qu'on a donné de l'autre avec des prix d'appel très bas), a pu permettre à l'employeur, son poste "recettes" étant plus grand, d'être "plus cool" dans les négociations salariales et d'accorder à tous les personnels une majoration de salaire (donc d'augmenter son poste "dépenses", sans pour autant léser les actionnaires...). Ce qui entretient une éventuelle confusion..

Est-ce que tout le monde a bien compris cette notion fondamentale (qui est d'ailleurs de la comptabilité élémentaire) : il n'y a pas de recette particulière affectée à une dépense particulière, il y a des recettes globales (classe 7 du PC français) qui permettent des arbitrages sur les dépenses (classe 6 du PC français) et notamment sur les dépenses de personnel.

Après, des scénarios de science-fiction pourraient envisager que soit à nouveau proposé de prélever automatiquement les pourboires, le tout aboutissant à terme à un second prélèvement obligatoire, "simple majoration du prix de la croisière", mais n'excluant pas les pourboires, et ainsi de suite... 😕

CONCLUSION

Tout ceci montre que les armateurs concernés ont trouvé tout simplement un "truc" pour augmenter le prix de leurs croisières de façon "soft", et surtout, c'est vrai, pour rester concurrentiels... Sinon, ces "frais complémentaires" pourraient être intégrés dans le prix du billet de croisière, et même bénéficier à ce titre des réductions et promotions diverses. Quitte d'ailleurs, à total constant, à être répartis non également entre les cabines les plus chères et les cabines les moins chères...

Dans tous les cas, les personnels des bateaux n'ont jusqu'à présent pas démérité (mais avec des clients toujours plus hargneux, toujours plus exigeants, et toujours plus ignorants - encore une fois surtout les français - de la notion de pourboire, et il n'y a pas pire ignorant que celui qui ne veut pas apprendre, la démotivation les gagne, c'est clair). Alors ils méritent le plus souvent (cabinier, majordome éventuel, serveur, aide serveur...) une petite enveloppe donnée avec le sourire.

MA PROPOSITION ou plutôt MA SUGGESTION :

si vous n'êtes pas satisfait de tel ou tel personnel, qu'il ait manifesté de la mauvaise humeur, qu'il ait été grincheux, qu'il n'ait pas rendu le service ponctuel demandé un jour... alors ne lui donnez rien.

Dans les autres cas, donnez, et j'aurai tendance à dire : donnez en fonction de votre coeur, et juste au dessus du coeur, il y a le portefeuille. Il est tout à fait normal qu'un passager de grande suite donne plus qu'un passager d'intérieure pont 1...

Mon conseil sera que chacun inscrive dans son budget croisière une somme pour les pourboires (dans leur ensemble) de l'ordre de 2 à 4 % du prix de son billet (avec sans doute un minimum, hors le zéro justifié, de 10 euros par cabinier/serveur), pour ces pourboires, à répartir, pas forcément également, entre les différents protagonistes qui lui ont permis d'avoir une "belle croisière à bord". Quand sur une croisière de 13 jours, à 4, avec Mme PAP et moi en grande suite et mes deux fils en suite juste à côté, avec les mêmes cabinier, majordome, serveur et aide serveur, je répartis en final une somme de 250 euros, avec en outre une centaine d'euros donnés en début et en cours de croisière pour services ponctuels, et aussi aux guides d'excursions, j'estime être dans la moyenne, sans plus... 😐

Comme le serait un passager en "I1" répartissant 50 euros.. 🙂 Je ne suis pas plus méritant... 😐 mais qu'on le veuille ou non, surtout pour le cabinier, une grande suite à nettoyer, c'est plus long qu'une cabine intérieure.

Mais c'est à mon avis la seule façon de maintenir la motivation, et de ne pas arriver à termes à des restaurants ou des cabines servies façon "cantine scolaire" ou "cité Universitaire".. . Et en sachant que "tant que le bateau est plein, les gestionnaires centraux se fichent de la qualité des prestations à bord" (citation d'un médecin de bord, pour une fois francophone, de chez Costa).

TEXTES DE REFERENCE :

MSC

CGV art 22 - FRAIS DE SERVICE (page 230 du catalogue)

Tous les services à bord proposés aux Passagers MSC sont sujets à de modiques frais de service. Les frais de service seront débités directement sur le compte du Passager et leur règlement ne sera demandé qu’au terme de la croisière, en fonction des jours de croisière dont le passager aura bénéficié à bord. Ces frais de service ont pour but de maintenir les meilleurs standards de qualité pour les services offerts à bord.

Le montant est fixe et non modifiable. Il s’élève à : • Croisières en Méditerranée et en Europe du Nord - d’une durée égale ou inférieure à 8 jours : 7 euros/jour par adulte - d’une durée supérieure à 8 jours : 6 euros/jour par adulte, y compris pour les transatlantiques d’automne.

Aucun frais de service n’est facturé pour les enfants de moins de 14 ans, tandis que les adolescents de 14à 17 ans bénéficient d’une réduction de 50% sur les frais de service indiqués.

• Croisières aux Caraïbes et en Amérique du Nord : 12 dollars/jour par adulte ;6 dollars/jour par enfant (moins de 18 ans), y compris pour les transatlantiques de printemps

• Croisières en Amérique du Sud : 9 dollars/jour par adulte, 4,5 dollars/jour par enfant (moins de 18 ans), y compris pour les transatlantiques de printemps

• Croisières en Afrique du Sud 6 dollars/jour par adulte Croisières de positionnement :

- à destination de l’Afrique du Sud 6 euros/jour par adulte - au départ de l’Afrique du Sud 6 dollars/jour par adulte Les enfants de moins de 18 ans bénéficient d’une réduction de 50% sur les frais de service indiqués.

POURBOIRES

Aucun pourboire ne sera exigé à bord.

CGV art 32 - POURBOIRE (page 231 du catalogue)

Il n’est pas d’usage de gratifier directement le personnel à bord.

COSTA

CGV intro : Ces conditions générales contractuelles régissant nos offres touristiques, effectives depuis février 2010, remplacent toutes les versions précédentes. Du fait que les conditions générales contractuelles sont mises à jour périodiquement afin de refléter toutes modifications des régulations appropriées, nous conseillons à nos clients de consulter les conditions contractuelles applicables au moment de leur réservation.

En France, les conditions générales de vente entre les agents de voyages et leur clientèle sont régies par le Code du Tourisme, articles R..211-5 à R..211-13. En conformité avec ce décret, les textes des articles R..211-5 à R..211-13 figure sur les contrats d'inscription et est repris sur le site web.

NDLR : Les CGV du catalogue Costa ne parlent pas du forfait de séjour à bord. On le trouve dans le "Guide des croisières Costa" pages 407 à 419 du catalogue. Le seule question que l'on peut se poser est de savoir si ce "guide", qui précède les CGV, peut être juridiquement considéré comme une annexe de ces CGV et a donc juridiquement la même "force" que les CGV. (ma réponse aurait tendance à être "oui", mais je ne suis pas un spécialiste)

A noter que chez Costa, nulle part, ni dans ce guide, ni dans les CGV, n'est prononcé (enfin, écrit...) une seule fois, le mot "pourboire".

Page 418 du catalogue :

FORFAIT DE SEJOUR A BORD

Une partie du prix de la croisière, appelée "forfait de séjour à bord", dépendant du nombre de jours de services hôteliers rendus à bord pendant la croisière, sera facturée sur le compte de votre cabine, en sus du prix de la croisière. Cette somme forfaitaire sera automatiquement prélevée sur le compte de votre cabine en fin de croisière

Ce montant sera de :

Lorsque la devise en vigueur à bord est l'euro • 7 euros par nuit à bord et par adulte pour les séjours à bord d'une durée inférieure ou égale à 7 nuits, et 6 euros par nuit à bord et par adulte pour les séjours à bord de 8 nuits et plus.

Lorsque la devise en vigueur à bord est le dollar US • Pour les croisières aux Caraïbes du costa Atlantica au départ de Floride : 11 USD par nuit et par adulte • POur les mini-croisières (4 à 9 jours) en Asie des Costa Classica et Costa Romantica : 9 USD par nuit et par adulte • Pour les croisières en Amérique du sud et pour les transatlantiques de printemps des Costa Serena, Costa Fortuna et Costa Victoria : 9 USD par nuit et par adulte

Aucun forfait de séjour à bord n'est facturé pour les enfants de moins de 14 ans. Les enfants de 14 à 17 ans bénéficient d'une réduction de 50% sur le forfait de séjour à bord.

Le forfait de séjour à bord fait partie intégrante du prix de la croisière et son montant ne peut donc être modifié.
Plongées à Coron et autres sites de plongée? (Philippines) English translation pending
by Ericfafa · 2009-09-18 · 25 replies
Salut😏 Nous sommes 3 à partir pour les Philippines le 17 /10 avec arrivée le 18 à 8h00 pour 3 semaines avec juste notre billet bordeaux Manille en poche et quelques Euros. Nous désirons prendre l'avion pour Busuanga le plus tôt possible, mais bien sur impossibilité de réserver les billets ( problème de carte)!!!!! Nous allons plongées sur les épaves de coron puis descendre sur puerto princessa, en visitant Palawan, et nous aimerions faire une autre destination (Bohol ou autre ???) Nous sommes a l'écoute pour de bonnes adresses pour loger manger et plonger et autres suggestions .

Quelques petites questions 😊

Cela est il jouable d'avoir l'avion pour Busuanga le 18 ? Nous conseillez vous d'apportez notre matériel de plongée ? Le traitement anti palu est il necessaire ? En novembre quel sont les meilleurs sites de plongées ?

En vous remerciant d'avance, je viens de commander le Lonely planet mais dans les Landes on est un peu ravitaillé par les corbeaux.😉

Eric
Recherche d'emploi en Irlande English translation pending
by Lilychachou · 2009-06-15 · 12 replies
bonjour nous sommes deux jeunes de 24 ans nous voulons une expérience en Anglais et nous avons envi de venir travailler en Irlande l'ile a l'air vraimen agréable a vivre et nous aimerions trouver un petit job de quelques mois. pour d'autres info hésitez pas a m'écrire je vous en dirais plus. merci. tous les plans boulot sont les bienvenues!!!!!
Sud de l'Inde et Sri Lanka à vélo: routes sympathiques, coins perdus? English translation pending
by Karola2 · 2009-05-03 · 16 replies
salut,

nous somme en train de preparer le voyage dans le sud de l'inde en velo..cet ete.

si vous connaissez les route sympas, les coins perdus...

chaque reponse sera beaucoup appreciee.

karola22
Itinéraire, visites et activités pour un mois au Vietnam? English translation pending
by Cirdec · 2008-12-18 · 27 replies
Bonjours,

Dans le cadre d' un voyage d’un mois au Vietnam (durée du 26 Fevrier au 26 Mars).

Je recherche toutes informations permettant de m'aider dans la construction de mon itinéraire ainsi que de bonnes adresses Mon itinéraire pour l’instant se présente de cette facon :

Arrivé à Hanoi (visite de la baie d’along) – Hoa lu – Hué (tombeaux impériaux, rivière des parfums) – Hoi an (ile de Cham, site de My Son), Nha trang – Dalat – Saigon – Can Tho – Saigon

Merci pour votre aide 🙂

Voyage de noces: l'île Maurice ou Zanzibar? English translation pending
by Cubamede · 2008-11-14 · 21 replies
Bonjour à tous. Voila je suis entrain de me renseigner pour notre voyage de noce qui aura lieu au mois de septembre en 2009 evidemment lol. On hésite entre l'ile Maurice et Zanzibar. Si vous pouviez nous aider. Si vous connaissez d'autre destination bonne à cette période n'hésitez pas non plus.

En gros on recherche la nature sauvage, les plages de reves, pouvoir faire de belle plongé au tuba, ... Le budget +- 5000 euros.

Sachant que nous avons deja fait Cuba et la republique dominicaine, quel sont vos conseils?

merci beaucoup et à bientot
Excursion à Tagaytay ou l'île Corregidor? (Philippines) English translation pending
by Plumetplume · 2008-09-17 · 19 replies
prochainement en escale à Manille, j'hésite entre une excursion à tagaytay ou l'ile de corregidor pouvez vous m'aider à faire mon choix.
Punta Cana ou Bayahibe et quel hôtel choisir? English translation pending
by Maelane · 2008-03-02 · 17 replies
bonjour à tous, Je suis désespérée... Je n'arrive pas à me décider sur le choix de mon futur voyage avec mon ami! Nous voulons partir en république dominicaine et la date approche... vers 28 mars /29 mars et nous n'avons encore rien réservé... Dans un premier temps, quelle destination choisir entre Punta Cana et Bayahibe? Et ensuite quel hotel? Nos centres d'intérêt : farniente, soleil. Hotel en bord de plage avec piscine, animation le soir et ambiance assez jeune mais pas trop bordel. Qu'il y ait des français aussi dans l'hotel. Nous avons entre 25-30 ans et nous aimons ne rien faire des journées et profiter de la plage et soleil (sans doute quand même une excursion sur l'ile de Saona) et le soir plutot animation avec bonne ambiance... AIDEZ NOUS à trouver notre destination de rêve...
Rayons X et alcool pour une croisière avec Royal Carabeen? English translation pending
by Babysou21 · 2007-06-15 · 21 replies
Bonjour, je ferai prochainement une troisième croisières. La première fut avec Carnival vers les Caraïbes de l'est, la 2e avec NCL vers les Caraïbes de l'ouest et la prochaine sera avec Royal Carabeen vers les Caraïbes du sud. Je sais qu'à chaque escale, lorsqu'on revient sur le bateau, nos bagages sont passés aux rayons X et si nous avons ramené de l'alcool, ça se voit et on se fait saisir nos bouteilles qui nous serons remis à la fin du voyage. Quelqu'un a dit l'autre jour que si nous transvidions l'alcool dans des bouteilles de soda, ça passerait (ex. vodka dans une bouteille de seven up). Toutefois, je me posais la question à savoir comment fonctionne ce type de rayon X? Est-ce par la forme de la bouteille? Pour la densité? Etc... Lorsque j'ai voyagé avec NCL, ils ne voyaient pas toujours les bouteilles que nous ramenions. Ainsi, certaines furent saisies et pas d'autres. Quelqu'un sait comment ça marche ces rayons X?
Où loger et quel hôtel choisir? English translation pending
by Vince51 · 2006-05-25 · 13 replies
Bonjour à tous,

Petit retour en arrière. Il y a environ 8 ans, peut-être bien après la coupe du monde, mes amis et moi étions encore étudiants, et l'envie de faire quelque chose de différent pour le réveillon de l'an 2000 nous a donc décidé à le passer en Martinique. Mais voilà, sans un franc en poche, il fallait donc économiser. Et c'est dés ce moment là que nous avons commencer à placer de l'argent toutes les semaines sur un compte bancaire pendant presque 2 ans. Bref, nous nous sommes payé un magnifique voyage d'une semaine en Martinique pendant le réveillon de la St Sylvestre. Et nous sommes tout de même partis à 20 personnes.

De retour à aujourd'hui. Devinez la suite...

Certes les années ont passé, et les amis ne sont plus tous les mêmes, certains se sont mariés. Mais ce voyage en groupe nous a donné envie d'en refaire un, pour 2010, le temps d'économiser encore un peu plus d'argent. Mais cette fois-ci, je leur ai proposé quelque chose d'un peu différent.

Selon le budget qui aura été défini par tout le monde au départ, et quelques autres petits détails (vacances sur une ile, températures adéquates, et quand même quelques choses à voir), j'ai proposé à mes amis de leur faire la surprise sur la destination. Ils ne le seront que le jour du départ, au moment de l'arrivée à l'aéroport.

Mot tus et bouche cousue si tout se passe bien.

Je viens de trouver la destination, comme vous l'aurez compris se sera l'ile Maurice, pendant une semaine, avec un budget fixé entre 1 500 et 2000 € par personnes.

C'est donc à vous que je m'adresse. Je voudrai savoir sur quel coin de l'ile est-ce le mieux pour y loger (Est, Ouest, Nord) ? Quels sont les plus beaux hotels de l'ile ? Quels sont les plus belles choses à voir en 1 semaine ?

Bref tout ce que vous savez que je ne sais pas encore.

Alors merci à tous, et si vous avez d'autres idées... pleins d'idées, je prends tout.

Merci d'avance.

Vincent
Rencontre à Paris le dimanche 22 janvier 2006 English translation pending
by Ailleursland · 2005-12-08 · 1338 replies
Bonjour à tous,

Le gang de Paris revient après une longue pause cet automne pour une nouvelle rencontre ouverte à tous les voyageurs d’ici et d’ailleurs.

Date : Dimanche 22 Janvier 2006 à midi pour pouvoir profiter de la journée

Lieu : je laisse le soin aux pros des restos atypiques de vous l’annoncer plus tard dans le post ( lieu à déterminer en fonction du nombre de participants )

Thème : chaque participant emmène un objet ( en rapport avec le voyage ) lui appartenant et qui lui tient particulièrement à cœur ( ça peut être un objet acheté ici ou là qui a une valeur inestimable, matérielle ou sentimentale, ça peut être un objet qu’on vous a offert lors d’un voyage et qui ne vous quitte plus, une trouvaille, du sable magique, etc… ) Cet objet a certainement une histoire puisqu’il vous tient tellement à cœur et ce serait sympa de la raconter….et de partager ensemble nos coups de cœur.

Si l’idée vous tente, rendez-vous le 22 Janvier…..

Sur ce, je m’éclipse pour quelque temps et laisse le soin aux participants de faire vivre ce post en mon absence… Je passerai de temps en temps dire bonjour…😉

A bientôt de vous voir ou de vous revoir, avec le sourire…..🙂

Ailleurs
Juan Dolio et hôtel Capella Beach Resort English translation pending
by Christ56 · 2004-12-30 · 8 replies
je recherche des renseignements sur JUAN DOLIO et sur l'hotel CAPELLA BEACH RESORT . je pars fin janvier A Bientot merci
Un mois au Mozambique: logistique et réflexions English translation pending
by ZJF · 2020-03-27 · 50 replies
Bonjour

Les retours de voyages au Mozambique sont peu nombreux sur VF, aussi je propose le mien qui s’est déroulé du 1 février au 29 février 2020. C’est la saison des pluies, ce n’est pas la saison touristique, on rencontre très peu de touristes, voire aucun, mais il y a beaucoup de soleil.

Je vais d’abord présenter la logistique, puis proposer quelques réflexions plus tard.

Visa. J’ai obtenu le visa très facilement au consulat de Mozambique à Zanzibar en 7 jours, le temps de visiter tranquillement l’île. Le visa a une durée de 90 jours, pour une visite de 30 jours maximum, il coûte 60 euros. Il semble que le e-visa soit pas facile à obtenir; en Europe, il faut se rendre au consulat du pays. Le visa à la frontière terrestre n’est pas possible.

Les gens. La population, bien que très pauvre, est d’un naturel souriant, aimable et serviable. On vous propose souvent de l’aide de façon désintéressée. La politesse est de mise en toutes circonstances. Aucune insécurité dans les campagnes ni même dans les villes, mais nous ne sortions pas le soir. Ce qui ne veut pas dire que le dangé soit inexistant, simplement qu’il y a moyen de l’éviter. La promiscuité très grande dans les chapas n’engendre aucun geste déplacé envers les femmes. Bien que la langue officielle soit le portugais, la plupart des gens parlent des dialectes bantous différents selon les régions. Il est parfois nécessaire de recourir au langage des signes en plus de quelques mots portugais. Sauf dans les hôtels et les comptoirs qui vendent les billets de bus, l’anglais est rarement pratiqué, mais les chauffeurs de chapas et les petits commerçants se débrouillent avec quelques mots. Les enfants vous lanceront spontanément des « how are you » auxquels il convient de répondre. On nous appelle Papa ou Mama – nous sommes les deux retraités -, une formule à la fois familière et respectueuse. Comme partout en Afrique, on vit dehors. Une occasion pour le voyageur d’observer respectueusement les comportements et de se comporter en conséquence.

Les livres. On avait deux livres, l’un excellent, le Bradt (éd.2017), l’autre minable : le Petit Futé (PF). Pour le montrer, je prends un seul exemple. Page 231 du PF, édition 2017 - celle vendue pour l’édition 2019-2020 -, on lit : « Pour aller vers le Sud, la route est relativement longue, avec un obstacle de taille : le Zambèze. En effet, il lui manquerait un pont [ … ] de nombreux chapas direction Beira attendent tous les futés ( je souligne ) qui ont décidé de ne pas rester assis deux heures inutilement dans le bus. ». Or il y a un pont qui permet de traverser le Zambèze depuis 2009 ! CQFD.

Les sous. Tous les ATM ne conviennent pas aux touristes. Millennium (en couleur rose) accepte les cartes visa et master étrangères, retrait de 10 000 meticals (mzn) maximum, 200 mzn de frais fixes. Du coup on n’a pas essayé d’autres banques, ces conditions sont excellentes, Millennium est partout présent au Mozambique. On peut payer sans frais avec sa carte bancaire dans de nombreux hôtels, restaurants et magasins, même pour quelques euros. Si on privilégie ce mode de paiement, alors les mzn retirés dans les ATM deviennent de l’argent de poche, pour les achats sur les marchés, payer les chapas, etc… ; ainsi on limite le recours aux ATM et on minimise les frais.

Le transport. Pour les machibombos (de grands bus confortables) on nous demande de venir à 5 h du matin. Il faut comprendre que la vente des billets restants se fait à partir de 5 h ; le bus est susceptible de partir dès qu’il est plein, à défaut, il partira à 6 h au plus tard et prendra des passagers en route. Les gens qui ont pris leur billet la veille arrivent vers les 5h 45. Si vous n’avez pas de billet, venir tôt permet d’obtenir les meilleures places libres.

Pour les chapas, idem, sauf qu’ils se remplissent plus vite. On achète le billet toujours sur place ou dans le chapa. Il y a de nombreux chapas le matin, ils se font plus rares l’après-midi. Le nombre de passagers n’est pas limité. Les meilleures places sont celles à partir du deuxième rang, côté vitre, ainsi vous ne serez pas gênés par les nombreuses sorties-entrées des passagers et vous aurez un peu d‘air si la vitre s’ouvre. Les 2 places de devant sont les meilleures. Contrairement à ce que j’ai lu sur VF, on n’a jamais rien payé pour les bagages.

Le logement. On choisit des logements corrects, dans la catégorie « prix moyen », avec une bonne literie, une chambre toujours très propre - draps et serviettes de bains changés -, la wifi, une salle de bain non partagée, l’eau chaude, la climatisation - à défaut un ventilateur, souvent les deux à la fois -, une moustiquaire, mais sans personnalité, pour un prix correct, autour de 3 000 mzn pour une chambre double, soit 40 euros. Mais on peut se loger pour beaucoup moins cher, dans des dortoirs ou des chambres moins bien équipées, voire camper. Le Mozambique peut être une destination pour routards.

La météo. L’été austral est la saison des pluies. Sauf en cas de dépression – comme ce fut le cas fin janvier dans la partie nord – les pluies peuvent être fortes mais elles ne durent jamais longtemps. Il y a surtout du soleil, ainsi on n’a eu que peu ou pas de pluie au total et beaucoup de soleil. Le jour se lève tôt, le soleil frappe fort assez rapidement, il fait très chaud dès le matin ; aussi les Mozambicains se lèvent tôt. C’est surtout la chaleur et le soleil, bien plus que la pluie, qui peuvent rendre les conditions du voyage difficiles sauf pour la route.

Le passage de la frontière. On vient de Tanzanie et nous traversons la frontière par la côte, à Kiranbo. Nous passons notre dernière nuit tanzanienne à Mtwara, au Lole grand lodge : 30000 tsh, breakfast inclus ; chambre un peu petite mais confortable ; excellent wifi ; bon breakfast ; bonne situation ; bon rapport qualité prix. De l’hôtel nous réservons un dalla dalla pour le lendemain matin 5 heures (h) qui ne viendra pas. L’unique dalla-dalla qui va à la frontière stationne dans une rue à droite de l’entrée de la gare routière des dalla-dalla. A 5 h effectivement, là, un taxi collectif attend les passagers. Il part à 6 h sans être plein, aussi il passe à la gare routière des bus pour finir de se remplir.

Le dalla-dalla s’arrête pour les formalités au poste frontière, puis continue jusqu’à la rivière Ruvuma, son terminus où attend une embarcation. Ici le Bradt conseille de faire le change, pour mon malheur. Le prix de la traversée est de 1 000 shillings (tsh), payable en tsh « uniquement ». Comme j’avais changé tous mes tsh, j’ai voulu payer en USD, et ce fut une palabre des plus désagréables pour y arriver.

Du côté Mozambique on arrive au milieu de nulle part. Il faut marcher sur un sentier rendu glissant par la pluie pour atteindre la route. Les militaires font une première vérification méticuleuse de nos papiers et bagages. On monte dans un taxi collectif qui attend. Il stoppe un peu plus loin au vrai poste frontière en dur - nouvelles vérifications méticuleuses – et va jusqu’à Mocimboa da Praia son terminus. La route en terre est épouvantable jusqu’à Palma, ensuite on trouve le goudron. Le prix du trajet revient à 1 000 mzn, le chauffeur nous demandera 2 500 mzn, après discussion, on paiera 1 500 mzn chacun.

On ne s’est pas arrêté à Palma où l’on voit quelques guest houses correctes de l’extérieur. La route est longue jusqu’à Mocimboa, le taxi assez confortable, mais on n’a pas à changer de véhicule, un avantage certain. On a été trop souvent arrêtés par l’armée sur ce tronçon avec à chaque fois une vérification minutieuse de nos passeports. Un des postes a été jusqu’à téléphoner au consulat de Zanzibar ! A croire que les touristes qui viennent par la frontière tanzanienne sont suspects. Cependant, le climat politique dans la province du Cabo Delgado explique cette suspicion.

Le Nord.

Mocimboa da praia. On descend au Vumba complex, seul hôtel convenable à notre avis : 3750 mzn breakfast inclus ; chambre immense, mais tout est déglingué dans la salle de bains : ni eau, ni électricité, seau d’eau et lampe de poche. En revanche, très bon restaurant-bar avec wifi. Le prix trop élevé. L’environnement est misérable, la plage une décharge, l’hôtel loin du centre. La ville ne présente pas d’intérêt particulier, sauf le soir son petit marché et l’ATM Millennium.

Macomia. Pour rejoindre le village étape, on doit faire un détour par Mueda, à cause de l’état de la route, nous dit-on. Pas de chapa, on prend le premier petit camion bâché avec les chèvres et les bidons d’essence. À Mueda on reste de longues heures à attendre que l’on puisse monter à l’arrière d’un camion non bâché, surchargé de voyageurs, dans des conditions précaires. La route pour rejoindre la nationale est en fin de construction, aussi seuls les camions 4X4 peuvent circuler sur le bas-côté. Sur la nationale on doit changer de chapa pour traverser le Rio Messalo (nom incertain) sur une pirogue traditionnelle (100 mzn) : il n’y a pas de pont. On arrive à Macomia à la nuit. On nous recommande le 2M hôtel : 2000 mzn sans breakfast ; chambre moderne avec salle de bains récente, très bonne douche ; mais le tout très humide et oppressant ; wifi. Le village est tout simple, on trouve des marchands de brochettes et d’autres en-cas, et aussi de la bière - la 2 M, qui est bonne -

Pemba. La route ne se fait qu’en chapa, le pont de la rivière Montepuez (nom certain) s’est cassé à la dernière dépression. On arrive 1 h avant que les embarcations officielles s’activent. On prend place dans la file indienne, sous un soleil qui tue, dans une chaleur moite, c’est le quotidien de la population. Une fois la rivière traversée (gratuit), il faut suivre un sentier boueux et chaotique, pour prendre un nouveau chapa qui va à Pemba. (À la fin du séjour, à Maputo, nous avons vu à la TV l’inauguration d’une digue permettant de traverser le Rio à sec. Digue qui était en préparation lors de notre passage.)

À Pemba on a choisi l’Hôtel Saruma : 3000 mzn par nuit au lieu de 3 200, breakfast inclus. L’hôtel est moderne avec piscine ; confort moyen ; problèmes wifi résolus le deuxième jour ; bon restaurant ; breakfast de base gratuit mais payant si on ajoute une commande… Situation en bout de plage qui rend l’hôtel plus attractif que ceux de la ville moite et poussiéreuse. Proximité Shoprite (Hyper). Loin de la gare routière et du centre-ville, le trajet se fait cependant facilement en chapa pour quelques mzn. Pemba possède une plage qui pourrait être agréable si elle était propre.

On prend la veille les billets de bus pour Namialo, dans une rue juste avant la place des héros. On nous demande d’être près de l’aéroport à 5h et de fait le bus part à l’heure, sauf qu’il retourne en ville pour prendre les passagers et attend pour se remplir, de sorte que ce n’est que vers 6 h que nous partons vraiment.

À partir de Pemba il est possible de prendre des machibombos pour les longs trajets, puis les chapas pour les terminer, un luxe sans pareil. On refusera de monter dans les camions, même si l’on doit attendre un peu plus de temps, l’expérience de Mueda nous a totalement dégoûtés.

Isla de Mozambique. Pour se rendre dans l’ile, on s’arrête à Namiolo et on termine le trajet en chapa. Il faut faire attention parce que tous les chapas crient Isla ! Cependant ils ne vont pas tous à Isla, certains vont à Quixaxe et vous déposent au carrefour pour Isla, ou encore, un peu plus loin à un autre carrefour pour Isla s’ils vont à Nacala. De là il faudra prendre un autre chapa ou un camion alors que d’autres chapas vont directement de Namiolo à Isla ; il faut donc demander le terminus du chapa. On a dû finir le trajet en camion non bâché… le dernier !

Puis on prend un autre véhicule pour le pont et parcourir la ville. Nous sommes descendus au Café central : 3000 mzn au lieu de 3200, Breakfast inclus. Magnifique maison ancienne superbement restaurée par un Autrichien des plus sympathiques parlant le français – mais l’hôtel est très humide ; piscine ; wifi dans la chambre. Très agréable, si on excepte l’humidité. Restaurant et bar excellents, breakfast somptueux ; service impeccable.

Isla de Mozambique est inscrite à l’Unesco ce qui se justifie. On a surtout apprécié la visite du musée dans le palais Sao Paulo et sa très belle chapelle ; les balades dans l’ile ; moins le fort qui est vide - la restauration est incomplète, voire laissée à l’abandon -. Isla possède un énorme potentiel architectural. Je souligne la nette séparation du village autochtone avec la partie touristique de l’ile. Il est agréable de prendre une bière face à la mer.

NB. Un beau documentaire sur Isla Mozambique a été diffusé sur la chaîne Ô :
https://www.france.tv/documentaires/voyages/1319865-a-la-decouverte-de-l-ile-de-mozambique.html

Le centre

Nampula. Vers 5 h on prend un chapa pour rejoindre le continent. Le chapa cherche de rares clients et fait plusieurs fois le tour de l’Ile. Puis il s’arrête encore, on est dans le chapa depuis 1 h. On décide de le quitter pour se mettre à l’entrée du pont, où une moto nous prend rapidement. Dans la foulée, sur le continent, un autre chapa ira directement à Nampula. On trouvera l’Hôtel Lucio, un peu au culot : 3000 mzn obtenus du patron - un marocain qui parle bien le français - au lieu de 4000, breakfast inclus ; situation centrale ; bon confort ; wifi dans la chambre ; breakfast un peu basique et solennel mais correct. Nampula est la première vraie ville où on s’arrête, avec de larges avenues. On a apprécié la visite du musée et le restaurant Copacabana.

Ici nous nous séparons, mon amie et moi. Elle préfère prendre l’avion pour Beira, 1 000 km plus loin, moins fatigant, plus sécuritaire. Moi je continue en bus, 2 fois 500 Km, avec un arrêt à Quelimane.

Quelimane. Je prends un bus qui part à 6 h (j’y étais comme tous les autres à 5 h) pour 6 heures de trajet. J’arrive donc à destination à midi. Je m’installe à la Pensao ideal, 1 500 mzn, chambre petite, clim, salle de bain correcte mais basique. L’hôtel est en rénovation. Je pensais rester 2 nuits pour me reposer une journée entre deux trajets en bus, la ville ne le mérite même pas. La vieille église ne se visite plus. Je suis surpris de voir des immeubles totalement glauques et repoussants, pourtant habités - j’ai eu cette impression en Russie -. Il semble que cet état soit dû aux cyclones qui ont pourri ces immeubles ; à côté, il y a des bâtiments modernes. De plus c’est dimanche, il n’y a personne dans la ville, tout est fermé. Aussi, face à l’ambiance pesante de la ville, je décide de repartir le lendemain, en bus, pour Beira.

En Avion. De son côté, mon amie prend le vol Nampula-Maputo, avec une escale à Beira : Ethiopian Airlines, un petit avion neuf, 9000 mzn, le billet est pris à l’aéroport sans réservation. L’aéroport de Nampula est moderne avec une bonne organisation, alors que mon amie s’attendait à un vieux coucou et une atmosphère chaotique. En fait les lignes intérieures mozambicaines sont bien développées, les gens qui le peuvent les empruntent de préférence aux bus. Le temps est dégagé, le paysage est magnifique, notamment le delta du Zambèze. À Beira, seulement deux personnes descendent, aéroport endormi, pas de chapa pour la ville, 10km plus loin. Le taxi revient à 800 mzn, prix affiché, on a intérêt à être plusieurs…

Beira. Je retrouve mon amie au VIP Inn : 4000 mzn au lieu de 4500, breakfast inclus ; hôtel classe un peu triste (parce que vide, hors saison ?) ; chambre et salle de bains impeccables ; wifi dans la chambre ; restaurant tristounet et breakfast aussi, mais tout est très correct. L’environnement est décourageant, route en mauvais état, immeubles en ruine, ordures à ciel ouvert, et le VIP INN apparaît comme un havre de luxe au milieu de cette désolation. Le centre-ville a dû être très agréable autrefois pour une promenade. Elle a, nous a-t-on dit, souffert du cyclone dévastateur de 2019 et la reconstruction est lente. Il reste quelques vestiges coloniaux intéressants. Les livres conseillent la visite de la maison de la culture que l’on repère de loin par des tags sur les murs : bof, tout est vide, un peu triste, sauf 2 pièces qui exposent des objets à vendre. Comme la maison de la culture est en retrait de la route, c’est agréable de prendre une bière, au calme, avant de repartir. Quand on s’écarte du centre-ville, pour rejoindre la plage, on retrouve ces immeubles délabrés comme ceux de Quelimane. L’ensemble ressemble plus à un « bidonville » qu’à une « résidence », face à une plage sale, très sale. Tout cela est bien triste.

Le sud, les plages

Vilankulo. On fait le trajet Beira-Vilankulo en machibombo. On descend au Baobab Backpackers : 3 000 mzn au lieu de 3200, breakfast payant ; paillote super confortable en bord de plage, salon terrasse. Restaurant et bar agréables ; très bonne cuisine ; wifi capricieuse au bar, magasin ; service agréable. Un magnifique endroit, à conseiller. Possibilité de dortoirs. Un peu loin du centre et de la gare routière. Pour y arriver, au T - qui est aussi un carrefour -, prendre à droite jusqu’au marché, puis la 2 ème rue à gauche. Ensuite c’est vaguement indiqué. Assez loin, devant une ruine, prendre le chemin de sable en face, enfin après une petite boutique, prendre à droite, vous y êtes tout de suite La plage est immense, tout en longueur à marée haute, tout en profondeur à marée basse. Comme certaines plages de Zanzibar, la mer se retire très loin. La plage alors devient un jeu de couleur, le vert et le bleu dominant dans un dégradé infini, un paysage pour les peintres impressionnistes. Sur la plage quelques bateaux se reposent ou flottent. Quand la mer est haute, les pêcheurs reviennent de la pêche.

Tofo. Certains posts sur VF expliquent bien que, venant de Beira, il faut descendre à Maxixe pour embarquer sur une coquille de noix surchargée afin de rejoindre Inhambane, un raccourci. De là un gros bus de ville, surchargé aussi, va à Tofo. Le trajet en bus a été pénible à cause des secousses de la route - on est debout –, et de la chaleur. La récompense fut Liquid dive (tout près du Fatima’s Nest, un centre de plongée ; 6 300 mzn, breakfast inclus. Bungalow en dur tout confort, en face de la plage, le rêve. Excellents restaurant (végétarien) et breakfast ; piscine ; activités diverses en rapport avec la plongée, wifi à la réception. Le village de Tofo est minuscule et très agréable. La plage est immense, avec du sable blanc fin, les dunes une bonne surprise, une plage très différente de celle de Vilankulo. On peut regretter la proximité des hôtels qui mangent la plage.

Imhabane. Comme on n’a pas visité la ville à l’aller, que faire le trajet Tofo-Imhabane pour attraper un bus pour Xai-Xai tôt le matin est impossible, on en profite pour ne pas se presser. La visite de la ville se justifie par sa bibliothèque, sa baie, ses maisons, son petit musée, dense, intéressant, à la gloire du parti Frelimo et de ses leaders. On descend à l’Hôtel Africa Tropical : 3 000 mzn, breakfast inclus ; chambre agréable dans un jardin, tout correct ; wifi dans la chambre ; le week-end musique en live dans le café-restaurant. On n’a pas profité du breakfast, départ matinal. On a acheté le billet de bus la veille avec l’aide d’un policier ; il sera là pour nous indiquer le bus à prendre à 5 h du matin ; une fois installés le bus démarre. Incroyable, il nous attendait ! Le bus nous dépose à l’entrée de Xai Xai, pour prendre un chapa en direction de la plage, 10 km.

Xai Xai. On descend au Complex Halley 3000 mzn au lieu de 3500 breakfast inclus, centre de vacances à la plage, vide parce que hors saison. Un semblant de luxe agréable ; excellent restaurant un peu cher ; wifi dans la chambre ; service stylé. La plage de Xai Xai est particulière. Elle est vaste et déserte en cette saison, le sable un peu granulé et épais, pas comme celui de Tofo. Une barre de rochers délimite un bassin plus tranquille où jouent les enfants qui semblent ignorer l’école. La mer est sauvage surtout au-delà de la barre, les vagues s’écrasant sur les rochers de façon spectaculaire. La localité se compose de résidences secondaires et de quelques ruines. Tout est fermé. Petit magasin au village local, loin de la mer. Atmosphère pour films nostalgiques, pas pour nous déplaire.

Maputo. De la plage de Xai Xai, on prend un chapa pour rejoindre la ville de Xai Xai, il nous dépose à la sortie de la ville, près du pont du Limpopo, où on attend le bus confortable que nous avons pris il y a 2 jours, venant d’Imhabane. Le bus s’arrête à la demande … on sait qu’il passe vers 9h, le chauffeur nous reconnaît. Vous devez refuser toutes les propositions de chapas, nettement moins pratiques, sans doute moins chers ; le bus les dépassera sur la route. La gare routière de Maputo, du moins celle où s’arrête le bus, est à la périphérie du bidonville que nous avons traversé et qui encercle la capitale. On a pris un taxi collectif pour se rendre à l’hôtel et négocié le prix. On s’installe à l’hôtel Santa Cruz, 2500 mzn au lieu de 2800 à condition de réserver 5 nuits, breakfast inclus. La situation centrale est idéale pour visiter la ville. Wifi dans la chambre ; ascenseur. Confort correct mais chambre petite et salle de bains trop petite et vieillotte. Breakfast basique. Dîner très moyen. Bon rapport qualité prix mais pas très classe On a apprécié la découverte de la vieille ville, les musées, le marché artisanal idéal pour les cadeaux, les vestiges de la colonisation portugaise, la gare avec son très intéressant musée qui explique le développement du pays par le développement du chemin de fer, le fort, la ville moderne et ses grandes avenues. Maputo a plusieurs visages, quartiers résidentiels, quartiers défavorisés, comme toute grande ville, mais somme toute une ville agréable. La plage – Costa do sol - est une longue barre de sable qui s’étend très loin à marée basse, déserte à cette période de l’année. Il semble que cette plage soit le lieu de la future croissance de Maputo : on y trouve déjà un casino, des grandes enseignes d’hyper, des immeubles d’habitation, souvent vides. Se déplacer en transport en commun est facile, il y a des plans affichés à chaque arrêt de bus : les bus et chapas ont souvent leur terminus à la gare. Pour se rendre vers le N-E de Maputo, où se trouvent : - le marché artisanal ; - la Présidence ; - l’hôtel Polana Serena magnifique par son architecture, son histoire, sa situation ; - la Costa do Sol ; on prend un bus ou un chapa indiquant do Sol, sur l’avenida Eduardo Mondlane, et on descend au bon arrêt, par exemple, pour le marché artisanal, le premier arrêt sur avenida Julius Nyerere, et continuer à pied, les chauffeurs vous aideront. Toutefois, la ville historique (Baixa) se visite facilement à pied.

Ponta do Ouro. Mon amie est retournée chez elle, fatiguée : les 2500 km parcourus ont été une épreuve, qui aujourd’hui l’étonnent de s’être si bien comportée. Il me reste quelques jours et je décide de visiter la dernière plage du sud du pays avant mon passage en Afrique du Sud (AS). Je quitte l’hôtel Santa Cruz pour prendre un autre hôtel juste à côté du Musée de la Monnaie – j’ai oublié le nom -, rue Bagamoyo. L’hôtel a accepté de garder mon sac à dos avant de prendre la chambre. Je me rends à la Gare pour un bus en direction de Catembe, avant 7 h. Je descends au grand rond-point après le grand pont suspendu où arrive bientôt le bus de ville qui se rend à Ouro - départ régulier toutes les heures, aussi la visite de Ouro peut-elle se faire dans la journée de Maputo, ce qui est suffisant - ; le bus passe d’abord par la frontière. Au retour pareil : on descend à ce grand rond-point (le bus Maputo-Ouro ne passe pas par la gare) pour prendre la correspondance gratuite pour la gare, c’est la même compagnie. À Ouro, je m’installe au Underwater Explorer, pas cher, 12 euros, une petite chambre très basique pour backpacker, avec douches partagées, ventilateur, mais cuisine et réfrigérateur, la plage juste derrière ; c’est surtout un centre de plongée. La plage do Ouro est très belle, l’océan agité, du déjà vu. Le fait marquant vient de ce que l’on est déjà « plus tout à fait » au Mozambique mais « déjà un peu » en AS tant la présence des Sud-Africains est visible par leurs « gros tubes 4x4 », ou encore par leur vedette-hors-bord qu’ils font glisser sur le sable en sortant de l’eau à toute vitesse : bonjour les « musclors ». Certains SA possèdent des maisons secondaires à Ouro. Un peu comme à Las Vegas, on est dans un environnement surfait.

L'Afrique su Sud. De retour à Maputo, avec le bus Intercape, je passe en AS. La formalité à la frontière est simple … juste un tampon sur le passeport. Un mot pour souligner l’incroyable différence entre les deux pays. L’AS est bien le pays le plus développé de l’Afrique australe, c’est une évidence dès les premiers Km dans le pays, en regardant par la fenêtre les champs de maïs ou de bananes bien alignés, bien entretenus.

Limites. On n’a pas visité les réserves, fermées ; ni la région de Tete pour notre sécurité, à cause aussi de la saison des pluies qui devait rendre les déplacements difficiles – même par temps sec comme l’indiquent certains posts sur VF les transports sont épuisants - ; ni le train qui nous a bien tentés ; ni les îles qui sont hors de prix pour nous. Nous ne parlons pas le portugais, nos échanges avec la population étaient limités, on a beaucoup appris par l’observation cependant.

Remerciements. Je remercie Alice2017, Emersmile, Bof et tous les autres forumistes pour leurs carnets qui m’ont aidé dans la préparation du voyage.
Trois semaines entre Montréal, Ottawa, l'État de New York et la Nouvelle Angleterre English translation pending
by Agnès95 · 2019-12-04 · 63 replies
Bonjour à tous

Après un été en Italie en 2018 , l’envie de repartir sur la côte est des USA pour « finir » notre voyage en Nouvelle Angleterre s’est concrétisé : 23 jours en partant de Montréal , tourner cette fois ci vers l’Ouest en passant par Ottawa, l’état de New York, le Connecticut, le Rhode Island, le Massachusetts, Le Vermont, à nouveau l’état de New York et enfin retour par Montréal .

Cette fois ci nous ne sommes que mon mari et moi , sans aucun enfant , les premières grandes vacances en couple depuis ...1990. Les billets d’avion sont achetés en Mars pour 1358€ pour 2 sur Air Canada directement -sièges et valises compris. Les AVE sont ok jusqu’en 2025. L’I94 sera réglé sur place . Les hôtels ont été réservés au fur et à mesure soit sur une centrale qui crédite une nuit gratuite pour 10 réservées- on en profitera deux fois, soit sur les sites directement des hôtels. Et ça ce fut un gros gros boulot en amont . Les repas seront surtout pris dans des restaurants et pique-nique le midi . Attention aux horaires des restos le soir , dans les coins pas touristiques, ils ferment souvent vers 21h-21h30.

Je me suis inspirée très fortement du guide « Escapades Américaines «  de Marie France Bornais un des rares guides sur l’Etat de New York et du Guide Ulysse sur la Nouvelle Angleterre, des petits guides pour Montréal et Ottawa , les sites internet des régions parcourues , surtout
https://parks.ny.gov/ et des demandes de documentations . Et bien sûr les quelques carnets et discussion sur ce forum.

Le trajet J1 mercredi 03 Juillet Paris-Montréal J2 jeudi 04 Juillet Montréal - Gatineau/Ottawa J3 Vendredi 05 Juillet Gatineau/Ottawa J4 Samedi 06 Juillet Ottawa-Gananoque J5 Dimanche 07 Juillet Gananoque J6 Lundi 08 Juillet Gananoque-Geneva J7 Mardi 09 Juillet Geneva-Ithaca J8 Mercredi 10 Juillet Ithaca J9 Jeudi 11 Juillet Ithaca-Pougkeepsie J10 Vendredi 12 Juillet Pougkeepsie-Mystic J11 Samedi 13 Juillet Mystic J12 Dimanche 14 Juillet Mystic J13 Lundi 15 Juillet Mystic J14 Mardi 16 Juillet. Mystic - Boston J15 Mercredi 17 Juillet Boston J16 Jeudi 18 Juillet Boston J17 Vendredi 19 Juillet Boston - Bennington J18 Samedi 20 Juillet Bennington J19 Dimanche 21 Juillet Bennington-Lake Placid J21 Lundi 22 Juillet Lake Placid J22 Mardi 23 Juillet Lake Placid -Montréal J23 Mercredi 24 Juillet Montréal J24 Jeudi 25 Juillet Montréal -Paris

Je vais essayer d'intégrer la photo du trajet mais celle que j’ai n’est pas assez « lourde ». Victoire :
Patagonie et sud du Chili, février - mars 2019 English translation pending
by Jacou0109 · 2019-04-26 · 6 replies
1ère partie : de Santiago et Valparaiso à la Patagonie chilienne et argentine - Février 2019

06/02 de Bâle/Mulhouse à Santiago par Madrid et Paris ! Pour profiter d’un tarif de vol imbattable par Air France à 500€ AR au départ de Madrid (au lieu de 1000€ au départ de Paris) nous avons d’abord pris un vol low cost de Bâle à Madrid.

07/02 Santiago Après 14h et 15 mn de vol, eh oui c’est loin l’Amérique du Sud ! nous voilà enfin à Santiago, il est 10h heure locale, il y a un beau soleil et le thermomètre affiche 20°. La queue labyrinthique devant l'immigration est impressionnante et comme nous sommes sortis les derniers de l'avion nous avons devant nous au minimum 400 personnes. Au bout d'1h enfin ça y est nous avons terminé les formalités de visa mais il y a encore la douane à passer et les contrôles sont assez tatillons surtout dans le domaine des végétaux et de l’alimentation. Bon, nous voilà enfin dehors, après avoir comparé les différentes offres de transport, nous optons pour un taxi et à quatre c’est rentable (20 000 CLP=26.50€). Notre chauffeur nous amène dans le centre ville en 30 mn, pas de bouchons ça circule très bien. Nous nous installons à l'auberge de jeunes, très bien située dans le centre à 10mn à pied de la Plaza de Armas. Notre chambre très petite abrite 4 lits en 2x2 lits superposés, pas de table ni de chaises, ni de cintres, la propreté est douteuse et comme la chambre donne au sud il y fait très chaud ! Bon pour une nuit on s’en contentera ! Nous déposons nos affaires et surtout nous nous changeons, et prenons une douche pour nous débarrasser des 30h de voyage ! Dehors il fait très chaud, pas loin de 30° ! Nous partons à pied en direction de la Plaza de Armas, dans le centre historique de la ville. Elle est semblable aux places de toutes les grandes villes d'Amérique latine avec ses nombreux bancs tous occupés par des jeunes, des vieux et des enfants, il y a de l’animation due aux musiciens ambulants, à la nombreuse marmaille qui crie et s’amuse, aux cireurs de chaussures, aux exaltées qui crient leur foi en Christ, aux soldats à cheval qui se font prendre en photo et bien sûr aux vendeurs de glaces et de sucreries.

La cathédrale qui occupe l'un des carrés de la place est grande, et ce qui étonnant, avec très peu de décors dorés surchargés comme on peut le voir au Pérou ou au Mexique. La nef est très longue et assez obscure du fait de la pierre sombre des grandes colonnes qui la rythment. Dans l’après midi une longue balade va nous amener d'abord à traverser le quartier branché et bohême de Lastarria avec son petit marché artisanal, ses restaurants originaux mais assez chers et de belles maisons du siècle dernier. Puis nous arrivons à la place d'Italie et traversons le rio Mapucho en direction du quartier de Bellavista. C'est un quartier de petites maisons très colorées avec de nombreuses peintures murales. Les bars et les restaurants se succèdent et ici aussi une foule se presse. Les prix sont également assez élevés. Nous nous arrêtons dans un petit bistro près de la Chascona, une des maisons de Pablo Neruda, pour boire bières et mojitos et goûter à des tapas vénézuéliennes. Nous retournons en ville en longeant le rio Mapucho, squatté par de nombreux SDF qui s'y installent sous des abris de fortune en toile. On se rend assez vite compte que la vie n'est pas facile pour de nombreux Chiliens qui vivent de petits boulots : vendeurs à la sauvette, cireurs de chaussures, mendiants. Dans de nombreuses rues, les gens étalent sur des draps de petits objets personnels, des jouets d'enfants, des vêtements qu'ils essaient de vendre. Nous dînons pas loin de notre hôtel dans un restaurant qui vend de petites empanadas (chaussons fourrés) à base de poissons et de viandes que nous accompagnons d’une cruche de sangria. Finalement malgré un voyage long et fatigant nous avons déjà bien arpenté à pied la ville.



Santiago : Plaza de Armas

08/02 de Santiago à Valparaiso La nuit fut assez chaude mais calme. Bon petit-déjeuner buffet sur place avec du salé et du sucré. Nous laissons nos bagages et partons en direction du marché aux poissons. C'est une belle halle métallique caractéristique du début du siècle et qui abrite, outre des vendeurs de poissons quelques restaurants assez touristiques spécialisés dans les produits de la mer. Nous passons ensuite de l'autre coté du fleuve pour découvrir la grande halle du marché aux légumes et aux fruits, les prix tout comme au marché aux poissons sont pour nous européens dérisoires, c'est normal vu le pouvoir d'achat plutôt bas des Chiliens. Nous remontons ensuite la rue très animées de Lopez de Bello où se tient tout un marché informel de vendeurs de tout ce qu'il est possible d'acheter. Finalement nous nous retrouvons à Bellavista et allons visiter la « Chascona » une des maisons de Pablo Neruda : visite intéressante grâce aux audiophones qui mettent bien en perspective la vie du poète en rapport avec les nombreux objets dont il aimait s'entourer et émouvante lors du récit de la fin de sa vie liée aux événements politiques. Après cette visite nous repartons à pied en direction du marché aux poissons pour déjeuner dans un restaurant « Riconcito de mar » que nous avions remarqué et qui nous paraissait moins touristique et avec des prix plus raisonnables que les autres : bonne pioche, nous y découvrons la qualité et la fraicheur des poissons : nous y avons mangé des calamars farcis, de gros coquillages que l’on appelle ici des machas, gratinés (grosses palourdes) au parmesan, le tout arrosé par une bouteille de vin blanc local. En apéro nous avons eu droit gratuitement à du pisco sour (apéritif à base de marc de raisins, de citron, de sucre et de banc d’œuf) et du cebiche. Il est temps maintenant de quitter Santiago, nous allons chercher nos bagages à l’hôtel et prenons un taxi pour la station Alameda d'où partent les bus pour Valparaiso. A la station il y a énormément de monde, il est vrai que nous sommes vendredi soir et que les habitants de Santiago partent pour le W.E. à la mer. Il est 17h et il y a une foule de gens qui font la queue devant les guichets, finalement nous obtenons 4 places pour le bus de 18h, nous avons donc 45 mn à attendre dans cette gare routière bondée où se pressent les Chiliens. Finalement nous partirons avec 15 mn de retard, et à la suite d'un gros bouchon sur l'autoroute peu après l'aéroport, nous perdrons encore près d'une heure. L’autoroute qui mène à Valparaiso traverse une région assez montagneuse. Nous arrivons à Valpo vers 21h. De la station de bus nous prenons directement un taxi qui va nous amener à notre GH dans la rue Urriola. C'est une belle et vieille maison typique de Valpo avec une structure en colombages de bois à l'intérieur .Nous allons diner dans un resto tout proche « La Alba » pour profiter de la terrasse que l’on atteint par plusieurs volées d'escaliers et enfin de là haut on jouit d’ une vue sur les toits de Valpo, le fond de l'air est frais mais la bière artisanale est excellente surtout accompagnée de croquetas, et d'une poêlée de champignons.

Marché aux poissons :

09/02 Valparaiso Lever vers 8H nous prenons un très bon petit-déjeuner varié avec oeufs, jambon et fromage, yaourt, salades de fruits... Nous démarrons notre visite de la ville par le Cerro Alegre où nous logeons et découvrons, émerveillés les innombrables peintures de très belle qualité qui couvrent les murs des maisons, les escaliers, les contremarches. C'est une explosion de couleurs vives, de portraits, de scènes plus ou moins fouillées... Il faut s’imaginer la ville de Valparaiso construite sur de nombreuses collines qui bordent la mer et dont les pentes s’inclinent vers la mer ménageant de nombreux points de vue tous aussi photogéniques les uns comme les autres. Nous allons ainsi cheminer, grimper, descendre des ruelles étroites et en forte pente. On traverse des quartiers assez misérables, des bidonvilles accrochés à la pente raide. En grimpant on arrive enfin à la place Bismarck d'où on jouit d'une belle vue sur les environs. Le ciel jusqu'à présent couvert commence à se dégager. Là haut, sur la place des ouvriers municipaux préparent une course de VTT pour demain qui a l’air assez casse-gueule et qui consiste à descendre depuis le haut de la ville jusqu'en bas par des ruelles étroites et en forte pente !!! Nous visitons en passant le cimetière n°2, celui des protestants, une version en plus petit du cimetière de la Recoleta de Buenos Aires.

Nous nous dirigeons ensuite vers le « museo de cielo abierto » en descendant une venelle abrupte en escaliers » sentant très fortement la pisse. » Une fois en bas, il nous faut remonter un autre escalier vers le début du musée à ciel ouvert : quelques fresques déjà un peu défraichies peintes par des artistes reconnus de l'époque ne nous convainquent pas trop. Puis on redescend jusqu'à la ville basse et arrivons à la place Victoria, c’est une place classique carrée avec la cathédrale (sans intérêt) sur un côté. Monique, comme à son habitude va demander aux locaux l’adresse d’un restaurant typiquement chilien et nous voilà dans un des ces endroits magiques, le restaurant J. Cruz caché dans une impasse. La salle est remplie de locaux qui sont tous venus pour manger une chorrillada, plat typique du Chili : frites, petits morceaux de viande, de chorizo et d'omelette, de la sauce et le tour est joué. Le patron sort sa guitare, joue quelques morceaux de musique ! La salle est entièrement décorée et tapissée de photos d'identité, de cruches, d'un obus et de tout et de n'importe quoi, l'ambiance est super, les plats goûteux et les prix doux. En ressortant nous allons boire un café à la terrasse ensoleillée d'un bar pas loin du paseo maritimo. Nous allons ensuite longer le port, balade sans intérêt où se succèdent de vieux bâtiments dont certains sont en ruine, on y croise aussi une faune interlope. En fin d’après-midi nous allons découvrir la place Sotomayor et ses environs : sur la place se tient un petit marché artisanal, des bouquinistes et des brocanteurs, le quartier qui entoure la place est plutôt défraichi tout comme la faune qui le fréquente ! Nous continuons notre chemin en partant vers les cerros, la queue devant l'ascenseur Artillera étant trop longue nous montons à pied vers les collines en passant par des venelles aléatoires et pentues qui finalement débouchent sur des routes plus importantes, là on peut voir des baraques misérables où logent les petites gens de Valpo. On redescend par l'ascenseur gratuit de la Cordillera et retournons vers l’hôtel. Nous allons prendre l'apéro sur la terrasse de l'Alba, endroit toujours aussi sympa avec vue sur la mer au loin et un fond musical de qualité avec du jazz ou de la pop. Pour dîner nous allons au resto « Montpellier » pour diner légèrement de bonnes empanadas tout à fait chiliennes malgré le nom du restaurant !

Valparaiso : Artiste �� l’oeuvre

10/02 Valparaiso Après le petit-déjeuner nous descendons vers la ville basse prendre le collectivo 701 qui longe l'avenue Pratt jusqu'à la station de bus Rodaviario où nous réservons notre bus pour Santiago. Nous en profitons pour trainer au marché dominical des antiquaires où l'on retrouve les mêmes objets que chez nous, objets du quotidien d'il y a 50 ans en fer, bronze, outils, vaisselle, livres, ustensiles de gauchos (étriers, fer à marquer). Nous reprenons le bus et partons à la découverte du Cerro Concepcion situé juste à côté de notre Cerro Alegre. C'est un endroit très touristique avec de nombreux restaurants, bars et hôtels, les touristes y sont nombreux et il est vrai que l'endroit est agréable, on y dispose d'une belle vue sur le port et la ville il y a également de belles maisons colorées et des peintures murales. Vers 13h une petite faim nous ramène dans notre rue et nous allons déjeuner au restaurant « el pintor » d'un menu à base de produits de la mer, chowder ( soupe crémeuse de poissons et coquillages) et de reineta un poisson local. c'est très bon et le menu à 3 services est à 8900 CLP=12€. Petite sieste bienvenue puis on repart en direction de la place Sotomayor et de l'ascenseur Artilleria. Comme il y a tjrs une queue assez longue nous montons par l'escalier, ce qui me permet de faire quelques belles photos. Du paseo la vue sur le port et la ville est superbe, nous en profitons surtout qu'il fait un soleil magnifique depuis le début de l'après-midi. Nous redescendons vers le port et allons prendre l'ascenseur Cordillera. Enfin un dernier tour s’impose vers le Cerro Yougoslavia qui jouxte notre Cerro Alegre pour profiter du très bel éclairage à cette heure de fin d'après-midi (il est 18h30) et prendre quelques photos. Apéro de pisco sour et de papas bravas chez Alba puis dîner de pizza dans notre rue Urriola.

Valparaiso : ascenseur

11/02 Valparaiso Ciel un peu mitigé ce matin et il fait frais. Aujourd'hui nous partons pour la journée à Quintay, petit port situé à environ 50 km de Valpo : pour ce faire nous allons à la station de Rodoviario d'où partent (à une cuadra près) les bus pour Quintay. Le nôtre part à 11h.Par une route montagneuse nous traversons de grandes forêts et passons un col envahi par la brume. Puis le bus redescend vers la mer et on aperçoit au loin Playa grande et ses quelques immeubles touristiques. Quintay est un petit hameau dont les maisons se répartissent entre le plateau où s'arrêtent le bus et la caleta tout en bas au bord de la mer où se pressent 3 à 5 restaurants et quelques maisons quelques barques de pêcheurs flottent dans la petite baie bien secoués par la houle, un peu plus loin se trouve les restes des bâtiments « baleiniers » : en effet c'est ici que durant de nombreuses années et jusqu'en 1967 on été tuées, découpées, transformées des centaines de baleines pêchées dans les eaux proches de Quintay. On peut visiter les installations dont il ne reste rien si ce n'est des photos mais c'est quand même intéressant. Les conditions de travail devaient être très pénibles car les salaires étaient le triple du salaire moyen. Après cette visite nous revenons vers le centre de la caleta et allons nous installer sur la terrasse du Miramar, le meilleur resto de poissons du coin. Nous avons eu la dernière table sur la terrasse, Pierre-Paul et Patricia se décident pour une soupe de poissons, moi une merluzza con arroz et Monique un excellent poisson la reineta : les plats sont très copieux, les Frick n'arriveront pas au bout de leur soupe, Monique et moi terminons tout juste. Comme il nous reste environs 1h1/2 avant le départ du bus à 16h30 nous partons à pied en direction de la Playa chica, il nous faut remonter par la route jusqu'au plateau puis prendre un chemin à droite bien marqué par des barrières qui empêchent de pénétrer dans les terrains privés qui bordent le chemin. On traverse une belle forêt de résineux et d'eucalyptus puis on aperçoit la mer et la plage tout en bas, le chemin descend vers la plage qui est effectivement petite et encadrée par des rochers usés et polis par les grosses vagues qui déferlent régulièrement. Une trentaine de personnes sont installés là avec transat, parasols et tapis de plage. Il n’y a qu’une seule personne dans l'eau mais beaucoup d'enfants jouent de l'eau jusqu'aux cuisses. La mer est fraiche mais le soleil est radieux et la température de l'air plutôt élevée. Patricia regrette de n'avoir pas le temps de se baigner mais il nous faut remonter vers le village et il y en a pour 20 mn et il n’y a plus beaucoup de bus pour retourner à Valpo.

Fresque

12/02 de Santiago à Puerto Natales Levés aux aurores c'est-à-dire à 5h15, le taxi nous emmène un peu plus tard à la station de bus d'où nous partons à 6h vers Santiago jusqu’à la station Pajaritos où nous arrivons vers 7h30, 5 mn plus tard nous prenons le bus pour l'aéroport où nous arrivons à 8H pile. Attente puis décollage pour 2h40mn dans un airbus de la compagnie Latam pour Puerto Natales. Beau temps, du vent et 19° au thermomètre ! Nous prenons la navette chère (5000 pp=6.60€) qui nous laisse devant nos cabañas dans le centre de la ville. Installation dans notre cabaña propre un peu vieillotte mais avec tout le confort. Balade dans la ville, courses au supermarché Unimarc, récupération de la voiture chez Avis puis diner dans notre cabaña.

Guanaco

13/02 de P. Natales à Torres del Paine et retour Réveil peu avant 6h, petit-déjeuner, préparation des sandwichs puis départ dans notre Renault Symbol dont la porte arrière droite soit se verrouille sans que’on puise l’ouvrir soit ne peut être fermée. Nous prenons la route vers l'aéroport puis tournons à gauche vers la cueva Milodon et continuons, d'abord sur du ripio (piste gravillonnée avec nids de poule et tôle ondulée) puis sur du goudron, du demi-ripio et encore du goudron mais avec d'énormes nids de poule. Au bout d'1h1/2 nous sommes devant la Guarderia Serrano. Nous payons nos 21000 $ (28€) d'entrée et repartons toujours sur du ripio vers le lago Grey. Nous faisons quelques photos du site magnifique puis nous nous garons au bout de la piste devant l'hôtel Lago grey. Là, Pierre-Paul, Patricia et moi partons grimper les 650m de dénivelé jusqu'au mirador Ferrier : en 3 km la montée est rude essentiellement en marches raides et très hautes, il fait chaud et les polaires et les pulls s'enlèvent vite. Au bout de 1h50 nous arrivons au sommet et là les bourrasques de vent sont impressionnantes et glaciales. Nous essayons de faire quelques photos du superbe panorama qui s’offre à nous avec le massif del Peine et le glacier Grey mais c’est difficile vu la puissance des bourrasques. Nous redescendons et trouvons un abri sous le vent pour pique-niquer. Redescente un peu pénible en 1h45. Monique nous attend et nous allons faire la randonnée facile qui mène au bord du lago Grey. Superbe paysage avec les icebergs qui dérivent sur le lago et au fond l'imprenable et incontournable masse des Torres del Paine. Retour par le fameux pont suspendu qui balance violemment sous les coups de vent. Une queue se forme car on ne peut être plus de 6 à passer en même temps. Reprise de la voiture, le parking qui était vide ce matin est maintenant bien plein. Nous reprenons la piste vers l'entrée Serrano puis continuons en direction du lac Pehoe : superbe piste avec le massif en face de nous et les nuages qui jouent avec le soleil bien présent, un vrai régal. Arrivés à la hauteur de l'hôtel Pehoe, nous retournons vers P. Natales par la même route.

Torres del Paine

14/02 de P. Natales à Torres del Paine et retour Bonne nuit malgré un chauffage trop fort que l’on n’est pas arrivé à régler ! Levé vers 7h nous prenons un bon petit-déjeuner (œufs, tartines beurre confiture, fruits). Nous reprenons notre Renault Symbol en direction de TDP mais cette fois-ci par la route 9 en meilleur état jusqu'à Cerro Castillo, ensuite c'est du ripio avec souvent de la tôle ondulée. Le trajet est aussi plus long en km. Le temps est nettement plus couvert qu'hier et un vent très fort souffle par rafales. Le 1er mirador où nous nous arrêtons offre une vue magnifique sur un lac bleu turquoise avec le spectacle des Cuernos au fond. Les Torres seront invisibles tout au long de la journée. Nous allons progresser en direction de la laguna Amarga puis obliquer vers la cafétéria Pudeto pour atteindre Salto grande. Nous nous garons et partons, sous des rafales de vent courtes mais impressionnantes (notées à 80/90 kmh au début du chemin) vers le mirador des chutes de Salto Grande. Le ciel est couvert, il pleuviote par intermittence mais quand le vent s'arrête il fait chaud. Les Cuernos sont balayés incessamment par des nuages et les moments où ils sont bien visibles sont rares. Nous apercevons un peu plus loin, près du chemin, un troupeau de guanacos qui paît tranquillement dans la steppe. De temps à autre de brusques rafales de vent nous déséquilibrent et dans ce cas il faut bien s'arc-bouter où alors se tenir à quelque chose de fixe pour ne pas risquer d'être renversé. Le chemin se termine au bord d'un lac juste en face des Cuernos mais le vent très fort et les nuages nous obligent à repartir de suite. Retour à la voiture, piquenique dans la voiture en face de la cafétéria Pudeto. Nous continuons notre route vers le lac Pehoe déjà vu hier et rentrons à P.N. par La cueva del Milodon. Nous refaisons le plein après avoir fait quelques 500 km. Tour en ville, achats, change, choix d'un restaurant pour ce soir, jour de la St-Valentin. Nous nous décidons pour Don Jorge et pour un plat de viande typiquement chilien, « cordero a la parilla », c’est à dire un gros morceau d'agneau (4 côtes et un bon morceau de gigot grillé (soit 350g) et des patates, la viande étant travaillée ensuite dans une réduction au vin blanc (19500 CLP=26€) quand même !.

15/02 de Puerto Natales à El Calafate

Il a plu, tôt ce matin, mais le soleil n'est jamais loin. Nous partons voir quelques magasins de souvenirs mais les objets touristiques sont dans l'ensemble de piètre qualité et assez grossiers. Comme à Valpo on croise ici des quantités de chiens la plupart du temps affalés sur les trottoirs et devant les magasins, de temps en temps ils aboient et se défient les uns les autres. Puerto Natales est une ville agréable avec des rues en damiers et des maisons qui dépassent rarement 1 ou 2 niveaux. Le centre est dédié au tourisme avec nombreux bars, restos, magasins de sports et de modes, hôtels plus ou moins luxueux. Il y règne une ambiance bonne enfant et il y fait très doux, sauf quand le vent se lève. Quand on sort du centre ville on retrouve les quartiers d'habitation avec leurs petites cabanes de bois plus ou moins élaborées, certaines étant assez misérables. Nous allons déposer nos affaires à 11h à la réception de notre cabaña « ultima esperanza ». Déjeuner d'excellentes pizzas à prix doux chez « Mesita grande » puis taxi pour la station de bus. Le bus part à 14h et nous aurons deux arrêts pour passer la frontière avec l’ Argentine. En effet El Calafate est en Argentine tout comme El Chalten l’étape suivante. Le ciel est maintenant bleu et nous longeons une pampa désertique, on voit même des nandous (émeus). Est-ce dû à la frontière ? Mais nous aurons de nombreux contrôles policiers et même d'Interpol avec un scanner mobile sur un camion. Enfin la route quitte le plateau monotone de la pampa pour descendre dans une magnifique quebrada immense au bout de laquelle se trouve le lac d'el Calafate. Nous nous arrêtons à la station de bus à l'extérieur de la ville et prenons un taxi (piloté par Martin, un sympathique argentin qui vit la moitié de l'année à Genève et parle donc bien français). Il nous emmène à notre cabaña situé loin en dehors du centre ville. Nous déposons nos affaires dans une cabane très bien conçue en bois avec tout le confort, et une vue magnifique sur le lac. Martin nous emmène dans le centre ville pour que nous puissions faire quelques achats pour le diner. Puis il nous ramène à la cabaña. Problème il n'y a pas d'eau froide mais que de l'eau chaude, la patronne est désolée essaie de remédier au problème mais sans résultat. Elle nous apporte 2 gros bidons d'eau potable et nous offre une bouteille de vin !

Lagune d'El Calafate

16/02 El Calafate Martin notre taximan vient nous chercher pour nous emmener à la station de bus (Caltour) pour le glacier d'El Perito Moreno. Il faut presque 2h pour y aller à cause d'une organisation pas très professionnelle : les bus attendent le passage d'une employée qui fait payer le ticket d'entrée en fonction de la nationalité puis elle part avec l’argent liquide, et revient 10mn plus tard avec les tickets. Ceux qui paient par CB doivent sortir du bus pour aller payer ailleurs. Finalement au bout d'une 1/2h nous quittons le péage et il reste encore 27 km jusqu'au parking du bas. Finalement vers 11h nous sommes arrivés. Nous prenons le chemin (sendero de la costa) sous une pluie assez forte qui nous oblige à mettre nos capes de pluie. Le chemin agréable longe le lac et offre de magnifiques points de vue sur le glacier il y a très peu de gens sur ce chemin et c'est tant mieux : Ce glacier est vraiment impressionnant avec ces quelques 70 m de haut et plusieurs km de long. De temps à autre un grondement et un bruit de déflagration transperce le silence et des morceaux de glace s'effondrent dans le lac. Suivant les éclairages du soleil et les passages de nuages, le glacier prend des teintes différentes : dans certains cas un bleu irréel illumine la glace. En approchant des balcons centraux la foule se fait plus dense, les bus déversent leur quota de visiteurs. Avec la pluie les deux cafétérias ont fait le plein et il faut lutter pour trouver des places assises ! Je repars par le sentier de la côte pour retourner au parking du bas où nous nous retrouvons tous les quatre pour casse-croûter. Un rapace habitué des lieux nous regarde manger derrière une vitre. Dernière balade le long du sentier avec un peu de soleil et beaucoup moins de vent. A 16h le bus nous ramène à El Calafate. En ville c'est la fête du lac pour plusieurs jours et la ville est envahie par des milliers de touristes venus écouter des vedettes locales et internationales. La ville déjà très touristique en temps normal vibre sous les manifestations estivales. Nous faisons quelques courses et récupérons notre chauffeur de taxi, Martin devant son bar préféré le Wanaco .

Glacier du Perito Moreno

17/02 d’El Calafate à El Chalten

Nous allons payer la gérante qui, à notre surprise, nous fait cadeau de la 1re nuit pour cause de manque d'eau. Nous en profitons pour discuter de la situation du pays qu’elle estime mauvaise et si elle votera Macri lors des prochaines élections c'est à reculons car Kirschner n'est pas pour elle une alternative possible Elle la connaît très bien puisqu'elle possède 8 hôtels à El Calafate. Martin notre chauffeur est là à 11h pile et nous emmène en ville, il nous garde nos bagages dans son taxi pendant que nous allons faire un petit tour et trainer dans quelques magasins de souvenirs en pure perte, les articles sont soit hors de prix soit terriblement kitsch. Nous repérons également le resto « Petro » pour midi et allons y manger des empanadas : bonnes et pas trop chères. A l'heure dite nous allons au bar Wanako retrouver Martin qui nous emmène à la gare de bus d'où nous partons à 13h30 pour El Chalten, durée du trajet 2h30mn, et de nouveau la monotonie de la pampa argentine avec ses grandes étendues TOUJOURS clôturées de fils de fer barbelés, de temps à autre les restes d'un cadavre de guanaco y est encore accroché. Puis c'est la descente vers El Chalten par une ouverture dans ce grand plateau, les Andes apparaissent au loin mais bien cachées par les nuages. A ’ arrivée le bus nous arrête devant la maison du parc pour une séance d'information : on y apprend les conditions générales d'utilisation du parc, la présentation des principaux chemins, les prévisions météo pour les jours à venir. Nous allons ensuite rejoindre notre cabaña toute proche de la station de bus, les cabañas Cerro Torre. C'est une cabaña standard tout en bois dont la terrasse donne sur le Fitzroy. Pour l'instant le ciel est bien couvert et il pleut et on ne voit quasiment rien des mythiques montagnes environnantes. Un Belge nous affirme que demain il fera une journée superbe, on croise les doigts.

Massif du Fitzroy

18/02 El Chalten Réveil à 7H, en jetant un coup d'œil par la fenêtre je vois les sommets dégagés et le Fitzroy au loin, un rayon de soleil commence à colorer son sommet ! Belle journée en perspective. Nous prenons le petit-déjeuner, préparons les sandwiches pour midi et faisons nos sacs que nous laissons à la réception. Monique qui préfère ne pas faire la montée à la Laguna Capri se reposera à la cabane jusqu'à 11H puis ira se balader au village, quant à nous trois vers 9h nous sommes en route, remontant la rue principale du village jusqu'au début du chemin qui mène au Fitzroy en passant pas la lagune Capri. Il y a déjà beaucoup de monde sur la route et en arrivant au parking on se rend compte que nous ne serons pas seuls : Des groupes de marcheurs, Suisses, Allemands, Japonais, Français ont le même projet que nous ! Le temps est très favorable et nous enlevons rapidement nos diverses couches de polaires et pulls. Un premier mirador offre une belle sur la vallée d’El Chalten, on continue notre montée un peu plus d’une heure jusqu'à l'embranchement où à droite s'amorce une petite boucle vers le mirador du Fitzroy : Vue extraordinaire sur tout le massif du Fitzroy toujours en partie encapuchonné de nuages, ce qui rajoute au charme et à la magie du lieu ! Les photographes et autres selfieurs s'en donnent à cœur joie. Nous continuons et reprenons l'embranchement à gauche vers la lagune Capri alors que le chemin continue à droite vers le campement Poincenot. La plupart des marcheurs continue ce chemin alors qu'il est censé être fermé un peu plus loin à cause d'inondations dues aux pluies incessantes de ces derniers jours. Nous arrivons rapidement à la lagune et bénéficions d’une vue magnifique sur toutes les montagnes environnantes. Puis c'est la redescente avec, cerise sur le gâteau, la rencontre inopinée avec un huemul qui paissait tranquillement au bord du chemin pourtant emprunté par de très nombreux marcheurs pas toujours discrets ! Un peu plus loin, c'est un condor qui fera plusieurs passages au-dessus de nos têtes. Retour à El Chalten. Cette balade nous aura pris 4h pique-nique et nombreux arrêts photos compris Nous partons ensuite nous promener vers le mirador de Los Condores de l'autre côté du village, le temps est toujours aussi beau et le panorama tout aussi magnifique avec un autre angle de vue sur ce beau massif montagneux. Retour en ville, nous avons soif et c'est le moment de nous attabler à la « Vineria » bar sympa où nous étions hier mais à l'intérieur et qui était bondé et bruyant. Aujourd'hui nous profitons de la terrasse dehors et la conversation s'engage avec nos voisins de table, un couple de Roumains, puis deux Uruguayennes, enfin Michel le Belge déjà vu hier. Nous profitons des tarifs « happy hour » pour étancher notre soif ! Pour diner nous irons au restaurant Ahonikenk, partager un plat de lentilles et un bife de chorizo de très bonne qualité. Nous allons ensuite à la station de bus où nous attend notre bus, départ à 21h pour 10h de bus jusqu'à Los Antiguos au bord du Lago Carrera. Ce n’est pas un bus de luxe comme nous en avons déjà eu en Argentine, mais on s’en contentera.



Massif du Fitzroy

19/02 bus de nuit de El Chalten à Chile Chico

Il est 7h du matin, la station de bus de Los Antiguos, est déserte à cette heure, donc inutile d'espérer être au port de Chile chico à 8h, je m'en doutais, de plus, nous apprenons que la frontières n'ouvre qu'à 8h et que le colectivo qui va nous faire traverser la frontière n'arrive qu'à 9h comme il n'est que 7h 30 il nous faut prendre notre mal en patience. Arrive un taxi qui pour 3000 CLP peut nous emmener à la frontière du Chili, nous pensons qu'il serait bien d'anticiper et donc de partir en avance comptant sur un autre moyen de transport pour continuer notre avancée. Hélas, arrivés à la frontière de sortie de l'argentine, calme plat, il n'y a rien pas de taxi, rien le nomansland qui sépare les deux frontières est long de 5 km, la navette n'est plus autorisée à nous prendre à cet endroit, de plus elle risque d'être pleine en arrivant ici. En fait, le chauffeur de taxi argentin ne nous avait pas dit qu’il n’y avait pas de taxi chilien à la frontière !!!, ne reste plus que le stop, plutôt aléatoire vu le peu de voitures qui circulent, et nous sommes 4 bien chargés : cela réduit encore les possibilités. Pourtant, une voiture avec un couple d’Argentins se présente et Monique leur demande de nous emmener tous les 4 avec bagages dans leur VW ! Pas de problème ! Et effectivement quoiqu'un peu serrés à l’arrière, ils nous emmènent à Chile Chico et nous laissent devant l'office du tourisme où nous nous renseignons sur les possibilités de rejoindre Coyhaique, Là encore désillusion, pas d'autres bateaux pour aujourd'hui quant au bus il faut prendre un transport privé jusqu'à P. Tranquillo (4h), puis attendre combien de temps ? Pour attraper un bus aléatoire qui va à Coyhaique en 7h. Nous allons donc tenter d'acheter des billets de bâteau pour demain matin à 8h, hélas tout est plein même celui de l'après-midi ! C’est embêtant car nous avons loué une voiture à Coyhaique pour demain matin 9h ! Que faire ? D'abord attendre qu'éventuellement 4 places se libèrent dans le bateau du matin mais il faudra attendre 17h pour le savoir. Nous allons d'abord, sur les conseils de l'employée de l'OT nous préoccuper de notre hébergement : elle nous propose les cabañas de « Brisas del lago », et heureusement il y a de la place. C’est une cabane traditionnelle au bord du lac pour un prix honnête (60 000CLP pour les 4). Nous allons ensuite nous balader dans ce village agréable situé au bord du grand lac Général Carrera. Nous achetons de quoi bruncher dans un supermercado bien achalandé et nous nous installons dans notre cabane. Pour récupérer d'une nuit pas extraordinaire dans le bus nous nous payons une petite sieste réparatrice. Vers 17h nous allons aux nouvelles, n'avons pas de places pour le bateau de 8h nous en avons pour celui de 16h ce qui ne nous arrange pas totalement à cause du rendez-vous pour récupérer la voiture. La seule solution est de contacter le loueur de voiture pour lui demander s'il peut nous amener la voiture au port d’Ibanez à l'arrivée du bateau vers 18h et si oui à quel prix ? Encore faut-il pouvoir téléphoner sans utiliser notre téléphone français trop coûteux pour cette raison nous retournons à l'O.T. où l’employée très compétente et aimable nous laisse son téléphone et nous arrivons effectivement à régler notre problème pour un coût non négligeable (150€) mais c'est la meilleure solution. Dîner chez Petizos d'une excellente chorillada goûteuse et abondante. Nuit réparatrice.



L'hôtel "chic" de Chile Chico

20/02 de Chile Chico à Puerto Rio Tranquilo Vers 11h nous libérons la cabane, déposons nos affaires chez la propriétaire et partons faire un tour en ville, d'abord en longeant le lac qui est très beau, dommage que le vent aujourd'hui soit si glacial et impétueux. Pendant que Monique va se réfugier à l'abri du vent sous les arbres du jardin public, je pars à l'assaut du mirador qui domine la ville de 275 marches. Là haut le vent souffle de plus belle. On a une belle vue sur le lac et les environs. Sur la route en bas 3 jeunes font du stop dans l'espoir d'être pris alors qu'il ne passe qu'une voiture tous les 1/4h. De toute façon Chile Chico est un carrefour par où passent pas mal de touristes mais peu y restent. On les voit à la gare de bus ou devant le guichet de la compagnie de navigation. Vers 12h30 nous allons déjeuner au restaurant « Valle de Luna », Le menu de midi est à prix doux (6500). A 16h pile notre bateau quitte le petit port de Chile Chico, les places sont toutes prises et le ferry a fait le plein de véhicules. Le lac est agité et la houle est plutôt forte. Il nous faudra 2h1/2 pour atteindre Puerto Ibañez. Là M. Leclerc le loueur de voiture nous attend avec son employé pour nous livrer le 4x4 loué. Après les vérifications d'usage nous partons sur une route goudronnée avec notre Suzuki Grand Nomade 4x4 en direction de Villa Cerro Castillo. La route goudronnée continue puis il y a des km de nouvelles routes fraîches bétonnées, d'ailleurs on voit les ouvriers et les engins de chantier s'activer, malheureusement toute bonne chose à une fin, et le ripio remplace le goudron et le béton. La piste d'abord très large se réduit à une stricte piste à deux voies. Ça monte, ça descend, les virages se succèdent et le cadre général est grandiose : on longe de petits lacs, des rivières plus ou moins encaissées et à l'horizon de superbes montagnes aux pics acérés recouvertes de neige, il y a relativement peu de circulation, on croise toutes les 10 mn des voitures dans le sens inverse. Par endroits la piste est glissante et il me faut une fois contrebraquer rapidement pour redresser la voiture qui avait tendance à glisser vers le fossé. Il commence maintenant à faire nuit et il nous reste encore une vingtaine de km à faire nous voilà à P. Rio Tranquilo et il est 21h45mn. Nous trouvons facilement l'hosteria Costanera au bord de la route. Accueil ironique, sans chaleur (comme notre cabane) : confort plutôt spartiate, pas de chauffage à part un poêle dont les braises sont en train de s'éteindre, pas de miroir, ni de meubles dans les chambres dont l'une donne sur l'autre, pas d'eau chaude au lavabo, vaisselles sales, il nous faut réclamer du papier hygiénique et du savon. A cette heure tardive pour diner nous n'avons pas trop le choix et le faisons ici à l'hôtel, nourriture correcte mais bien plus chère que d'habitude. Le wifi est faiblard.



221 Cimetière de Chile Chico

21/02 Puerto Rio Tranquillo

Ce matin il fait très froid dans la chambre, PP et Patricia sont gelés, de plus pour démarrer le feu il n'y a que de grosses bûches impossibles à allumer sans brindilles, je pars chercher des brindilles aux alentours de la cabane et finalement arrive à redémarrer le feu dans le poêle. Nous prenons un petit-déjeuner de fortune. Après nous être plaints auprès des responsables de l'hôtel qui nous claquent la porte au nez ! nous partons acheter nos billets pour la « Capilla de mármol » l’incontournable curiosité du secteur qui explique que P. Rio Tranquilo soit devenu un village très touristique avec les dérapages que cela suppose.

A 10h nous sommes une dizaine à embarquer dans une barque qui va filer sur les eaux agitées du lago Carrera, nous sommes bien secoués, même arrosés sur le flanc babord du bateau. Puis au bout d'une 1/2heure nous arrivons et longeons les différentes curiosités, capilla de mármol, túnel, cathédrale, el champiñon... le temps est au beau fixe avec quelques nuages cependant, l'érosion a formé dans ces massifs de marbre du bord du lac de surprenantes formes en sculptant soit des colonnes soit des stalactites ou stalagmites de marbre coloré. A certains endroits les veines du marbre sont superbes et forment des motifs ressemblant au papier marbré. Retour sur un lac aux vagues encore plus déchainées, on est drôlement secoués pendant une petite demi-heure. Dans l’après midi nous prenons la voiture cette fois-ci en direction de la vallée des explorateurs, la route s'enfonce vers l’ouest par une grande vallée ouverte vers des pics enneigés. La vallée se rétrécit de plus en plus et nous faisons un 1er arrêt à la cascade de la Nutria au km 27. Belle chute d'eau bien verticale dans un superbe décor. Nous continuons en direction du mirador du glacier mais à peine avons-nous parcouru quelques km que nous tombons sur un panneau « ruta cortada ». Après nous être renseignés nous apprenons que la route est coupée depuis octobre 2018 à la suite d'un glissement de terrain occasionné par la chute d'un bout de glacier dans une lagune qui s'est elle même déversée dans la vallée coupant la route et recréant une lagune à la place de la route. La route restera sûrement fermée jusqu'en avril. Retour par la même route, arrêt devant un petit cimetière typique avec ses petites cabanes en bois recouvertes de tavaillons. Balade en ville : de gros travaux de réfection des rues et des trottoirs sont à l'œuvre, transformant ce village pionnier en future étape touristique majeure d'ici peu de temps. Ici aussi de nombreux jeunes sacs au dos font du stop à la sortie de la ville. L'animation principale consiste à prendre des barques à moteur pour aller voir la cathédrale de marbre au bord du lac, les rotations durent toute la journée et il y a foule. En me promenant je suis tombé sur le petit cimetière de P. Tranquilo, paisiblement installé au sommet d'une bute donnant sur le lac, un autre cimetière de Sète en quelque sorte. Bel éclairage en cette fin de journée. Dîner dans un restaurant juste sur la rue principale devant le lac. Nuit troublée par les conversations animées des fêtards alcoolisés installés dans la cabanas collée à la nôtre !

Capilla de Marmol

22/02 de puerto Rio Tranquillo à Cochrane Départ pour Cochrane, nous payons non sans avoir, après bien des critiques, fait baisser le prix de 10000 pesos ! Nous allons à l'OT tout proche pour nous renseigner sur la suite de notre voyage. Nous y réservons une nuit à Cerro Castillo, ayant plus ou moins définitivement écarté l'option de CaletaTortel compte tenu du grand nombre de km sur piste à faire ce qui correspond à plus de 7h de routes pénibles. Nous quittons P. Rio Tranquilo sous un beau soleil mais avec un fond d'air encore très froid. La route très belle longe longtemps le lago Carrera offrant de beaux points de vue, il y a pas mal de trafic sur la route et la piste est globalement bonne, nous sommes époustouflés par les différentes couleurs de bleus des lacs et rivières rencontrés. Nous allons voir le beau site de la confluencia entre le rio Baker et la rivière Neff. Nous nous sommes également arrêtés dans le petit et superbe village de Puerto Bertrand pour y réserver une cabaña pour dans deux nuits juste derrière l'hospedaje Mirabella. Nous reprenons notre route jusqu'à Cochrane, gros village assez étendu et qui semble vouloir s'agrandir à voir les lotissements qui se construisent à sa périphérie. Nous sommes logés dans une cabaña très propre et agréable chez ñadis cabanas. Nous allons déjeuner ensuite dans un petit restaurant situé au 1er étage d'un supermarché, nous y choisissons du poisson et entre autres une spécialité chilienne excellente le pastel de jaiba, un plat à base de crabe gratiné au fromage. Nous partons ensuite en direction du parc national de Tamango distant de 5km du centre de la ville, là en payant (5000 pesos) on peut parcourir plusieurs sentiers, vu l'heure un peu tardive il est déjà 17 h nous prenons le sendero de los carpinteros qui longe la rivière puis s'en éloigne en grimpant sur de petites collines qui la dominent. La couleur de l’eau est tjrs aussi surprenante quoique moins marquée vu l'heure et le ciel qui s'est couvert entre temps. C'est néanmoins une belle promenade digestive, nous parcourons ce chemin pendant environs 2h, notre point le plus élevé nous offrant une vue sur un petit ponton en bois au bord du lac.



Rio Negro : La palette du peintre

23/02 de Cochrane à Puerto Bertrand Il a plu cette nuit et surprise ce matin tous les sommets qui entourent la ville sont enneigés. Si le ciel est d'un beau bleu, le fond de l'air est très froid. Après le petit-déjeuner nous allons faire un tour en ville, acheter de nouvelles provisions au supermercado et reprenons la route pour le parc Patagonia situé dans la vallée de Chacabuco. Après quelques km nous sommes accueillis par un troupeau de guanacos qui broutent tranquillement au bord de la piste. Séance photos puis nous repartons dans cette belle vallée dont l'horizon est fermé par un superbe massif de montagnes enneigées. Un peu plus loin 2me troupeau de guanacos et on finira presque par s'en lasser tellement on en croisera sur la piste. Arrêt à la belle maison du parc : en fait il y a plusieurs bâtiments tous imposants, construits en grosse pierre grise, logique quand on connait les moyens du milliardaire Thompson, propriétaire du parc et de la vallée. Ici aussi des guanacos paissent à l'ombre des bâtiments. Après nous être renseignés sur les possibilités du parc nous décidons d'aller jusqu'à la lagune pour y voir éventuellement des flamands roses que nous ne verrons pas, par contre nous y verrons des cygnes à tête noire ! Devant la lagune nous pique-niquons dans les beaux abris prévus. Retour par la même piste, à l'embranchement nous reprenons la piste pour Puerto Bertrand situé à environ 35 km. Installation dans notre cabaña, du salon on a une superbe vue sur le lac. C'est la fête au village et la commune a offert un banquet aux anciens : sur un pré les cuisiniers s'affairent autour du feu où rôtissent de grand plats de saucisses pendant que deux moutons traditionnellement écartelés sur des grilles, rôtissent en dégageant de bonnes odeurs. On se balade dans ce sympathique village dont la partie basse touche le lac. Au bord du lac plusieurs prestataires de services touristiques offrent de faire du rafting, du kayak et d’autres activités aquatiques. En soirée on va dîner chez Doña Esther, typique hospedaje familial d’un autre temps : on a l’impression d’être invités à partager un repas dans la salle à manger d’une vieille tante ! menu unique à 8000CLP avec soupe en entrée, cordero con papas et leche de semola con mermelada de melón. Nous retournons au village où l'orchestre après avoir fait la balance joue 2 morceaux et part se reposer pendant que les futurs spectateurs dinent. La fatigue et le froid aidant nous ne « tiendrons pas la distance » l’orchestre ne commençant son spectacle qu’après 23h. Une bonne partie de la nuit nous entendrons, heureusement atténuée, la musique de la fête.

Carretera austral

24/02 de Puerto Bertrand à Villa Cerro Castillo Réveil à 6h30, petit-déjeuner sur place puis c'est le départ, le jour s'est levé et il gèle dehors, il faut gratter les vitres de la voiture. Le ciel est en partie dégagé et nous partons pour environ 200 km de ripio jusqu'à Villa Cerro Castillo. Si la piste n'est pas trop mauvaise jusqu'à Puerto Rio Tranquilo, il n'en sera pas de même entre P.R. Tranquilo et Castillo. La piste par endroit est complètement creusée en gigantesque tôle ondulée, c'est redoutable, elle est très sinueuse tout en montée puis en descente avec peu de visibilité dans les virages, si on y rajoute la poussière soulevée par les véhicules, nombreux à cette heure, le tableau sera complet. Le paysage reste magnifique. À V. Cerro Castillo nous nous arrêtons aux cabañas Tropero réservées il y a deux jours. Nous avons une belle cabane avec une chambre à l'étage et un beau salon-salle à manger. La patronne Eliana est, comme c'est presque toujours le cas, très sympathique. Après avoir fait quelques courses dans un supermarché nous allons déjeuner dans une petite gargote située juste à côté de chez nous l’hospedaje San Sebastián où nous prenons le menu du jour. Une fois de plus nous sommes les seuls touristes à y manger, avant que n'y viennent 3 jeunes filles israéliennes très bavardes. Comme partout au Chili, les rues sont envahies de chiens en maraude, pas méchants et qui passent le plus clair de la journée à dormir devant les pas de portes ou dans les bennes des pick-up. Vers 15h Pierre-Paul, Patricia et moi partons faire une balade en empruntant une piste carrossable qui part juste à côté de l'entrée principale du parc de Cerro Castillo fermé depuis 14h. Le chemin longe la rivière se dirige vers les marécages qui la bordent puis serpentent dans un sous bois entre montagne et plaine. Nous y croiserons un gaucho à cheval et de nombreux randonneurs sacs au dos. En fin de journée nous allons tous les quatre faire un tour au village avec un bel éclairage de fin de journée, un vieil homme avec lequel nous avons échangé quelques paroles sur le pas de la porte nous invite à rentrer dans sa petite cabaña, bien modeste, pour nous montrer son passeport car il a travaillé comme berger en Californie.

Lac Carrera

25/02 de Cerro Castillo à Coyhaique Nous quittons Cerro Castillo vers 9h 30 et prenons la route goudronnée (quel plaisir !) vers Coyhaique sous un ciel bleu et une température clémente. Dès notre arrivée nous filons à la station de bus pour être sûrs d’avoir nos billets pour Puerto Cisnes le lendemain, heureusement il y a de place ! Nous cherchons ensuite notre cabaña que nous trouvons après avoir un peu tourné dans le quartier : c'est un lotissement moderne situé au-dessus de la ville sur une pente de la montagne : c'est une maisonnette toute neuve avec tous les équipements modernes. Après le repas nous partons en voiture jusqu'à la réserve nationale de Coyhaique, située 6km au nord de la ville : on emprunte une piste un peu défoncée pour arriver au parc, où il faut payer l’entrée (3000 pour rejoindre le parking de la Laguna Verde. Nous en faisons le tour en 30 mn tranquillement, c'est un endroit agréable favorable au pique-nique, d'ailleurs de nombreux chiliens sont là pour en profiter comme nous, installés sur la pelouse face au lac. Au moment de repartir plus de batterie ! La voiture ne réagit plus, on ne peut même pas ouvrir les 4 portes. Que faire ? Heureusement il y a quelques traces ténues de réseau et nous arrivons à téléphoner au loueur qui heureusement est installé à Coyhaique et vient 30 mn plus tard nous dépanner.

Rencontre avec un gaucho

26/02 de Coyhaique à Puerto Cisnes

Nous la voiture chez le loueur qui nous emmène à la station de bus où nous laissons nos bagages à la consigne. Temps magnifique, nous allons nous promener autour de la place principale qui est de forme pentagonale. Là on voit passer beaucoup de marcheurs surtout des jeunes avec sacs au dos et pataugas. Vers 12h30 nous allons déjeuner de pizzas chez Mama Gaucha, excellent resto près de la place. Comme il fait beau nous « tuons » le temps en prenant le soleil sur la place pentagonale, je vais changer de l'argent et récupérer nos billets de bateau chez Naviera Austral. Vers 16h30 nous nous dirigeons vers la station de bus proche pour y attendre le nôtre qui partira à l'heure à 17h c'est un grand bus et la route goudronnée, à part quelques travaux, ne nous quittera plus jusqu'à destination. Il commence à faire nuit et nous arrivons à P. Cisnes mignon petit port lové au bord d’une belle baie. L'hotel Bellavista tout en bois est agréable avec ses petites chambres au 1er sous les combles. Les cloisons sont minces mais nos voisins discrets. Sur la recommandation de la patronne très sympathique nous allons dîner au Miramar de l'autre côté du pont : c'est un resto spécialisé en poissons.



Villa Cerro Castillo

28/02 de Puerto Cisnes à Quellon (île de Chiloe)

Réveil à 4h15, le petit-déjeuner a été préparé, il suffit juste de chauffer l'eau pour le café. À 5h nous sommes quelques dizaines de voyageurs à se peler de froid en attendant de pouvoir monter dans le bateau, à 6h, heure du départ, rien ne se passe ! À 7h apparaît enfin le bateau qui vient du large, à 7h50 nous sommes enfin autorisés à monter à bord lorsque les voitures et camions ont fini de manœuvrer. À 8h c'est le départ, rapide retour au port pour embarquer un retardataire et c'est sous un beau soleil que commence la croisière vers Chiloé : Le bateau se faufile dans des fjords évasés, le paysage est très beau, au loin on peut voir quelques montagnes aux sommets enneigés. La croisière va continuer ainsi, on somnole dans nos fauteuils puis on sort prendre l'air et faire quelques photos puis le vent se levant il fait plus froid. Escale à Malinka, puis c'est reparti jusqu'à Quellon où nous arrivons vers 20h, prenons un taxi pour rejoindre notre appartement « Donde coco » appartement confortable, installé au premier étage d’ un supermarché, pratique pour faire les courses !



En partance pour Chiloe Suite dans la 2me partie d'ic ipeu...

Les deux albums de photos sont visibles en cliquant sur ces deux liens :

https://photos.app.goo.gl/rL4MLqSaBc8MbEFV6

https://photos.app.goo.gl/wHeN9zepCSsJYxZ5A
Retour de 2 semaines et demie au Costa Rica English translation pending
by Pierrebdb · 2018-04-30 · 8 replies
Bonjour à tous,

Je vous laisse ci-dessous mon petit carnet de voyage au Costa Rica, en espérant qu’il puisse être utile à d’autres après moi. Je suis parti seul de Paris et sac au dos, en utilisant les transports en commun. J’avais beaucoup préparé mon voyage en amont pour établir mon budget et voir si les connexions entre villes étaient possibles, et comme j’ai eu parfois du mal à trouver les informations que je voulais, je désirais rédiger ce petit carnet de voyage pour tous ceux qui seraient désireux de partir seul, en couple ou entre amis sac au dos, parce que c’est clairement faisable. Je vais beaucoup me référer au guide du routard (sans forcément le mentionner), que je vous conseille d’acheter car il est plutôt bien fait et regorge d’informations intéressantes, même s’il n’y a pas tout. Parfois quelques informations sont erronées car les horaires de bus peuvent être modifiés, et certains prix ne sont pas exactement les mêmes, mais les prix indiqués aident tout de même à construire le budget de votre voyage. Pour votre budget, je vous conseille de regarder le prix des hôtels ou guesthouse où vous voudrez être, d’évaluer le prix des restaurants, de regarder les tarifs des trajets et des activités que vous voudrez faire. Pour mon propre budget, j’avais estimé à 1060$ de dépenses en fourchette basse et à 1160$ de dépenses en fourchette haute (hors vols A/R). J’ai décidé de demander à ma banque 1200$ au cas où il y ait des aléas (et en sachant que je les réutiliserais plus tard). Pour l’argent local, j’avais estimé à 140 000 CRC (environ 280$) de dépenses en fourchette basse et à 260 000 CRC (environ 520$) de dépenses en fourchette haute. Pour les CRC, j’avais lu qu’il était plus intéressant de retirer sur place. Comment ai-je établi mon budget $ et mon budget CRC ? J’ai estimé que je paierais les transports et les restaurants en CRC, et les grosses dépenses (activités et hôtels) en $. Attention, certains sodas facturent 10% de plus pour le service, et parfois il faut le savoir... mon conseil : compter 5 a 10% de dépenses en plus en CRC sur vos restos pour être large (ça vous fera aussi les boissons / desserts).

Au total, les dépenses dans le pays m’ont coûté réellement 1088€. Avec le billet d’avion et le transport en bus direct, cela revient à 1802€ le voyage. Il y a encore moyen d'optimiser en achetant sa nourriture sur place plutôt que de se faire des restaurants (j'avais pris le parti de faire quasiment que des restaurants, ne voulant pas me prendre la tête sur la bouffe).

Dernier conseil : partez vraiment avec une paire de jumelles ! Je n’en ai jamais voulu, et pourtant j’étais bien content de partir avec une paire ! Pour voir les animaux des parcs, c’est vraiment un outil indispensable.

Pour donner un bref aperçu du voyage, voici les villes étapes que je voulais faire : SAN JOSÉ - CAHUITA (ville étape finalement annulée pour raison décrite plus bas) - TORTUGUERO - LA VIRGEN (proche de PUERTO VIEJO DE SARAPIQUI) - LA FORTUNA (volcan Arenal) - MONTEVERDE - QUEPOS (Parc manuel Antonio) - BAHIA DRAKE (Parc Corcovado) - SAN JOSÉ

J’espère en tous cas que ça vous donnera envie de partir au Costa Rica !

MARDI 10 avril Arrivée à San José a 15h30. En sortant de l’aéroport on est assailli par une bande de taxis, officiels et non officiels, qui vous proposeront leurs services. Personnellement, quelqu’un m’a proposé un trajet pour 25$, mais j’ai refusé étant donné que j’avais établi mon budget sur la base du bus qu’on peut prendre pour rejoindre San José en 1h environ pour un peu plus de 600 colónes (un peu plus 1$). La station est assez facile à trouver, en sortant de l’aéroport, je vous conseille de prendre sur la gauche, de remonter (ou redescendre en fonction de la ou vous sortez) sur la route qui est derrière le parking. La, vous trouverez l’arrêt de bus pour rejoindre San José. À San José, on arrive a un terminal qui se situe à l’ouest de la ville, proche de l’église de la Merced. Sur le trajet, juste avant d’arriver au Terminal, vous verrez deux distributeurs sur votre gauche : un de Banco Nacional et un autre de Banco Popular. Je vous déconseille d’y retirer de l’argent, allez plutôt à Banco de Costa Rica indiqué sur le guide du routard, c’est plus sûr. Ma carte s’est faite avaler sans raison le premier soir à Banco Popular (et en plus un ticket indique qu’on vous retient 2500 CRC pour frais de gestion...), et comme le lendemain c’était jour férié au Costa Rica (fête de San Juan Maria, héros national), j’ai dû aller retirer ma carte le jeudi 12. C’est pour cela que j’ai annulé mon stop à Cahuita et prolongé mon séjour à San José. Si vous pouvez éviter de rester trop longtemps dans la capitale c’est mieux, personnellement j’ai trouvé la ville moche. Hormis le Teatro Nacional que j’ai visité, il y a peut-être quelques musées intéressants mais la ville reste sans grand intérêt. Dîner à Oteros lasagnes et boisson pour 3500 CRC. Je ne vous conseille pas c’est pas terrible. Le soir, j’ai dormi à Costa Rica guesthouse, (est de San José) vraiment très bien. Chambre avec lit double pour 29$, petit dej inclus. Le plus : vous avez le choix entre une assiette de fruits, un gallo Pinto et une omelette. Toujours servi avec un toast (deux avec l’assiette de fruits), confitures disponibles très bonnes. Jus d’orange sur demande. Café et thé à volonté toute la journée. J’ai réservé deux nuits supplémentaires (58$) pour palier à mon annulation d’hôtel à Cahuita. Ça me sera tout de même refacturé 30$ sur les 60 pour annulation tardive...

MERCREDI 11 AVRIL Première fois que je me fais avoir pendant mon séjour : un claudo ou faux claudo me demande un café : dans ma grande bonté je lui en offre un pour 1650 CRC. Après le premier passage je change de stratégie : je fais mine de ne pas savoir parler espagnol ni anglais, ça en rebute plus d’un. Je me suis fait aborder environ une douzaine de fois dans la journée : vous comprendrez bien qu’on ne peut pas donner à tout le monde. Visite du Teatro Nacional, j’ai l’impression que c’était le seul monument parmi les musées ouvert en ce jour férié. Passage au Mercado Central, je vous conseille d’y passer si vous avez le temps, juste pour découvrir. Déjeuner au Café Chelles, cuisine pas folle mais pas chère (3000 CRC + 10% de service soit 3300 CRC). Arrêt dans les églises de La Merced et de la place centrale, assez jolies mais pas pour autant extraordinaires. Je suis allé acheter mon billet au Gran Terminal del Caribe (Nord de San José) direction Cariari pour vendredi : 1700 CRC. Dîner dans un petit soda à proximité de l’hôtel pour 2500 CRC. Retour au Costa Rica guesthouse

JEUDI 12 AVRIL Petit dej a la guesthouse Déjeuner à Shakti, pas loin de la guesthouse pour 4500 CRC. Lasagnes au poulet vraiment très bonnes, je recommande. Il y avait un petit goût de vin, qui rendait très bien. Servi avec une soupe, une salade et la boisson du jour : un jus d’ananas et de riz (surprenant mais très bon !) Passé récupérer ma CB à Banco Popular, puis je suis allé retirer 200 000 CRC à Banco de Costa Rica. Acheté 8 timbres pour la France pour 5040 CRC.

VENDREDI 13 AVRIL Départ de San José pour Tortuguero. Sorti de la guesthouse à 5h45 pour aller au gran Terminal del Caribe (voir sur le guide du routard, un peu au nord de San José) : 30min de marche. Départ du bus direction Cariari à 6h30, environ 2h de trajet. A Cariari, pour une raison que j’ai mal compris, les chauffeurs ont annulé la liaison pour La Pavona, j’ai donc dû attendre 11h pour le prochain départ. 1h15 après, on arrive donc à La Pavona, embarcadère pour rejoindre Tortuguero. La liaision ici se fait très bien, les bateaux sont coordonnés avec les bus. De Cariari à Tortuguero, le ticket bus+bateau est de 4000 CRC. Bateau super, le conducteur fait attention à aller doucement près d’endroits où il y a des animaux, on peut y voir des oiseaux et des caïmans entre autres. Suivant que le chauffeur fasse attention aux animaux ou non, on met entre 1h15 et 2h de trajet (1h45 dans mon cas). A environ 14h30, arrivée à Tortuguero, je rejoins mon hôtel Aracari Garden hostel, dans une double chambre avec deux lits superposés et un lit double, et deux sdb privatives. Super adresse que je recommande ! Pour 67$, j’ai passé deux nuits, et deux tours de votre choix sont compris (j’ai choisi tour en bateau et tour de nuit). Petits dej non inclus (mais café dispo à volonté), mais il y a une petite cuisine qui jouxte l’accueil où ils proposent de très bons petits dej, des déjeuners et des diners. Balade dans Tortuguero, achat de cartes postales et petits souvenirs. Dîner au Soda Miss Mariam. Le poulet au coco est super ! Mais je vous recommanderais de le faire plutôt le midi, un peu lourd pour un dîner. 4400 CRC, mais compter 10% de plus pour le service : on vous facture 4840 CRC.

SAMEDI 14 AVRIL Réveil : 5h20 pour prendre le café Départ de l’hôtel à 5h45 avec un guide pour le tour en bateau. Demandez Abel, un costaricien qui fait le tour soit en espagnol soit en anglais (espagnol très lentement pour qu'on comprenne). Il sait imiter les bruits de tous les animaux et possède de nombreuses anecdotes sur eux ! Vraiment super ! Le tour est génial aussi, vous pouvez voir plein d’oiseaux, des tortues, des iguanes, des caïmans, des singes araignées, des singes hurleurs, des singes capucins... une excursion à ne pas manquer ! L’entrée dans le parc coûte 15$ (non comprise dans le package 67$ de l'hôtel). Retour à 9h au port. Petit dej à la cuisine qui jouxte l’accueil de l’Aracari garden hostel. Vers 11h je pars pour la balade à pied dans le parc Tortuguero. Je déjeune au soda Dona Maria, le poisson est bon et pas cher. L'après-midi, deuxième fois de mon séjour où je me fais avoir : je prends à un vendeur ambulant un jus de coco avec du rhum pour 5000 CRC... Autant vous dire que ça en vaut que 1000. Bref, je pense que j'ai oublié la case "négociations"...

DIMANCHE 15 AVRIL Lever à 4h40 cette fois pour prendre le bateau de 5h qui va à La Pavona (4 bateaux par jour : 5h, 9h, 12h je crois et 15h) À La Pavona, les bus sont coordonnés avec les bateaux : correspondance pour Cariari, arrivée vers 8h30. Troisième fois de mon séjour ou j’ai l’impression de me faire pigeonner : je prends un bus dans le même terminal direction San José pour aller à Guapiles, alors que le bus n’est a priori pas censé s’y arrêter. Je paye donc le même prix que pour aller à San José (1700 CRC). Je pense qu’il doit y avoir un autre terminal qui fait l’arrêt à Guapiles, pour un prix certainement inférieur. Mais l’avantage en faisant ainsi, c’est que j’ai eu directement un bus qui m’a permis de m’arrêter à Guapiles sans avoir à chercher l’autre terminal. À Guapiles, il y a un bus qui va à Puerto Viejo de Sarapiqui pour 1235 CRC. J’ai déjeuné dans un soda, Mammut, l’un des seuls ouverts le dimanche, mais que je ne vous recommande pas. Je pensais commander un burger artisanal, au lieu de ça on retrouve les petits steaks type Macdo servi avec des frites, vraiment pas bon. Le jus d’ananas était pas trop mal. L’avantage c’est que ce n’était pas cher : 2500 CRC. Au terminal d’autobus, j’achète un billet pour le lendemain pour faire Puerto Viejo de Sarapiqui - San Carlos : 1575 CRC Puis à 14h, bus en direction de La Virgen pour rejoindre le Lodge Tirimbina Hostel pour 740 CRC. Si vous avez réservé comme moi une chambre dans l’une de ces lodges, n’hésitez pas à demander au chauffeur de vous arrêter à l’arrêt adéquat. A 14h30, arrivée au Lodge pour une nuit dans une chambre de deux lits superposés (4 lits au total) pour moi seul, mais je n’avais pas eu beaucoup de choix sur ma réservation. 75$ la nuit, un peu cher forcément. A 4, ça vaut le coup A 15h, entrée dans le parc Tirimbina (entrée comprise quand vous logez à l’hôtel, sinon entrée à 17$). Réservation du tour d’observation des oiseaux (29$) et du tour chocolat (31$). Le soir dîner au Lodge Tirimbina, plat de pâtes avec légumes pour 9$, très bon.

LUNDI 16 AVRIL 5h40 : réveil pour aller à l’observation des oiseaux à 6h (durée 3h). Très intéressant si vous parlez bien anglais pour avoir les noms d’oiseaux (sinon en laissant votre mail vous pouvez recevoir la liste des oiseaux observés). Petit dej à Tirimbina, inclus dans le prix de la chambre (omelette avec saucisse, bacon, bananes plantains, café à volonté, céréales). Tour chocolat à 10h, présentation de la méthode ancestrale et on goûte le cacao ou le chocolat à chaque étape de la fabrication. Vraiment très intéressant et très bon ! Durée 2h30. Je profite d’un dernier tour dans le parc avant d’aller à l’arrêt de bus en face de la réserve Tirimbina pour le bus en direction de San Carlos. Le chauffeur refuse mon billet : il n’est valable que depuis le terminal (donc depuis Puerto Viejo de Sarapiqui ...). Donc n’achetez jamais votre billet à l'avance si vous n’êtes pas sûr de partir du terminal en question. Le billet peut s’acheter dans le bus. J’ai donc payé à nouveau 1575 CRC. À San Carlos, j’ai récupéré un bus quasi directement en direction de La Fortuna. On a mis 4h45 à cause de bouchons, et le bus marquait beaucoup d’arrêts. Arrivée à l’Arenal backpackers hostel vers 21h.

MARDI 17 AVRIL Petit déjeuner à l’Arenal Backpackers Resort pour 5$ : 2 pancakes avec sirop d’érable servis avec quelques fruits et un café. 9h45 : départ avec Red Lava Tours qui vous récupère à votre hôtel en bus pour aller au départ de la randonnée, prévue sur la journée. Pique nique en chemin, passage par l’Observatory Lodge. Au retour, arrêt aux eaux thermales pour 1h. 55$ tout inclus, avec surprise dans les eaux thermales. Une bonne journée que je vous conseille, même si je trouve qu’elle part un peu tard de La Fortuna. Retour vers 19h-19h30, dépose à votre hôtel. La seule chose que l’on peut regretter (et peu importe la compagnie avec laquelle on part en tour), c’est qu’on ne peut pas vraiment monter sur le volcan. On se contente d’emprunter les sentiers balisés. Quel dommage pour ceux qui voudraient s’en approcher de plus près ! Le soir, dîner à Rainforest Café : poulet avec riz/haricots rouges/bananes plantain pour 3960 CRC (3600 + 10% de service). Poulet très tendre, super bon.

MERCREDI 18 AVRIL Petit déjeuner à Rainforest Café, pour 4730 CRC (4300 CRC +10% de service), vous avez le petit dej continental (belle assiette de fruits, 2 toasts et 1 jus d’orange) avec le Café typique. Un peu cher pour un petit dej mais je ne regrette vraiment pas ! C’est vraiment une adresse à ne pas rater si vous passez à La Fortuna. Départ à 8h20 avec le bus-bateau-bus de Red Lava Tours pour aller à Monteverde. Arrivée vers 12h-12h30 à Monteverde, on est déposé devant son hôtel. Arrivée à Pension Santa Elena, 39$ pour trois nuits en dortoir 6 lits, incluant les petits déjeuners et le café / thé à volonté toute la journée. Un peu rustique mais pas cher. Pour le déjeuner, j’ai jeté mon dévolu sur le café Orchid Coffee Shop. Plat typique très bon, part de gâteau pour 6200 CRC en tout. A l’office du tourisme, achat d’une place pour le Trapiche Tour à 33$ (visite et dégustation d’une plantation de café, bananes, sucre, noix de cajou entre autres) pour le 20. En me promenant en direction du parc, j’ai acheté une visite guidée de nuit pour 25$ pour le lendemain. Au terminal de bus, achat de mon ticket pour Puntarenas pour le 21 pour 1545 CRC (pour ensuite aller à Quepos ou se trouve le parc Manuel Antonio). Le soir dîner à Mar y Tierra, poulet à la sauce café de Monteverde pour 7500 CRC. Très bon mais un peu cher et servi qu'avec quelques légumes : parfait si vous n'avez pas très faim.

JEUDI 19 AVRIL Petit déjeuner à la guesthouse. Départ en bus à 7h30 pour la réserve de Monteverde pour 700 CRC. Entrée dans le parc pour 22$. Parc très beau et microclimat très intéressant : de fines goutelettes de pluie comme je n'en avais jamais vu en France. Possible d'y observer de nombreux animaux (oiseaux, singes, ...). Ressorti pour prendre le bus du retour à 14h, 700 CRC à nouveau. Déjeuner au Tree House Restaurant. Burrito Tree House pour 6150 CRC. Bon mais vraiment cher pour ce que c’est. Rien que pour le cadre, vous pouvez tout de même y passer prendre un café (restaurant construit autour d’un arbre) 17h30, on me récupère pour la balade nocturne (juste à côté de la boutique CACEM sur le guide du routard). Très intéressant là aussi : on y voit plusieurs mammifères, oiseaux, insectes...

VENDREDI 20 AVRIL Petit dej à la guesthouse. Départ à 9h40 de l’office du tourisme pour aller à El Trapiche Tour (on vient vous chercher en bus). De manière générale, vous verrez que toutes les activités se font en extérieur de Monteverde ou Santa Elena, mais généralement les tickets que vous achetez pour une activité comprennent le transport par la société qui organise le tour. Superbe visite des plantations de café, cacao et de canne à sucre, de manière artisanale. Ici aussi, on goûte un peu à tout et à chaque étape des différents processus. On fabrique même son bonbon à base de canne à sucre qu’on peut ramener chez soi. Dégustation du café à la fin et d’une boisson à base de canne à sucre, ainsi qu’un petit truc à manger. Un tour d’environ 2h que je recommande ! Déjeuner au Tico y Rico le midi : ceviche en entrée et casado con carne en salsa en plat pour 7900 CRC. Le plat est copieux et très bon ! L’après midi, passage dans les boutiques de souvenirs pour un total de dépenses de 35$. Passage au supermarché pour acheter petit dej du lendemain, un casse croûte sommaire pour la route et une bière pour 4375 CRC Dîner au Morphos restaurant. Poulet à la sauce curry et ananas plutôt bon mais que j’ai trouvé assez cher : 7995 CRC. Ce qui est appréciable sur la carte, c’est qu’ils indiquent les prix avant TVA et service et le prix incluant la TVA et le service. On sait à quoi s’attendre au moins. Retour à Pension Santa Elena.

SAMEDI 21 AVRIL Levé à 5h10 pour le petit dej. Départ vers 5h30 pour rejoindre le terminal et prendre le bus qui part à 6h pour aller à Puntarenas. Arrivée à 8h45. À Puntarenas, achat d’un billet pour Quepos (2445 CRC) pour le bus de 9h. Arrivée à Quepos à midi, déjeuner au bar tiquicia. Pour 3500 CRC, vous avez un Casado bien garni et un verre de jus de fruits frais à l’eau. L’après midi, pour 1420 CRC, achat de quelques bricoles pour compléter le petit dej du lendemain et le pique nique. Arrivée à 15 à mon hôtel Passifloras que j'avais pris par Airbnb pour 23,25€ les deux nuits dans un dortoir 8 lits (seulement 1 occupé la première nuit, donc c'est gagnant. Pas de petit-déj). Lieux très propres, il fait par contre très chaud dans les douches et les WC. La clim est présente dans la chambre. Dîner dans un petit soda pour 3500 CRC, plat de pâtes à la bolognaise bien garni (oui, au bout d’un moment on se lasse du riz...)

DIMANCHE 22 AVRIL Départ avec le bus de 6h30 pour être à l’ouverture du parc Manuel Antonio pour 325 CRC. Entrée dans le parc à 7h pour 16$. Un parc magnifique, à ne pas rater ! Les animaux ne sont pas farouches, les paysages sont splendides et les plages superbes ! J’y ai passé 7h sans me lasser. Et puis retour à Quepos pour 325 CRC. Dîner à l'hôtel Passifloras (il faut prévenir un peu en avance).

LUNDI 23 AVRIL Le matin, pris le bus de 6h en direction d’Uvita pour 1650 CRC. De là, j’ai raté la correspondance pour Palmar Norte de 8h30 parce que j’ai été mal informé (on m’a envoyé vers le terminal de bus d’Uvita alors que la liaison se fait à un petit arrêt de bus, ou j’avais été déposé en fait). Pris le bus de 11h30 du coup pour 1575 CRC. A Palmar Norte, il faut prendre la liaison pour Sierpe, qui ne se situe pas au même endroit que la dépose. C’est un petit arrêt bleu avec une bannière « Gollo », qui a l’air destinée à rester à cet endroit. Les horaires des bus pour Sierpe y sont indiqués sur un écriteau. Le trajet coûte 350 CRC. Arrivé à Sierpe, deux bateaux font la liaison à Bahia Drake dans la journée : le premier a 11h30 que j’ai raté, et le second a 16h, il y en a pour une petite heure de route. A Cabinas Murillo, où je paye 25$ la nuit pour une petite chambre double avec salle de bain, je peux directement réserver un tour avec un guide pour le Corcovado pour le lendemain. Super pratique ! Pour 90$ (les prix sont les mêmes partout), vous avez le transfert en bateau jusque dans le parc, l’entrée dans le parc et le déjeuner compris. Le petit déjeuner est même offert quand on loge à Cabinas Murillo. Si on ne loge pas à Cabinas Murillo ou qu’on ne prend pas un tour pour la journée (type Corcovado ou Isla del Caño), alors il faut compter 5$ le petit dej. Le soir, dîner dans un restaurant qui n’est pas indiqué dans le guide du routard et qui est très reconnu dans le coin, pour pas si cher vu la qualité de la nourriture : un restaurant nommé « Carey » ou pour environ 7000 CRC, vous avez la bière et un plat succulent. Pour y aller, il faut prendre la route qui part sur la droite sur le guide du routard, et continuer sur environ 200 mètres. Le restaurant est sur la gauche. Tellement bon que j’y suis retourné le lendemain.

MARDI 24 AVRIL A 5h30, petit dej à Cabinas Murillo pour pouvoir rejoindre le bateau qui part à 6h direction Corcovado. Un peu plus d’une heure de route. Vers 7h30, nous commençons la randonnée. Superbe, encore plein d’animaux (tapirs, perroquets rouges, faucon blanc, nombreux oiseaux, sortes de dindes, papillons, singes araignées, singes capucins...). La flore aussi est superbe. Résultat : un bon tour et suffisant sur la journée. Même certains guides disent que ça ne vaut pas le coup de faire le tour sur 2 jours, le prix augmente considérablement et ça fait peu de valeur ajoutée. Le soir j’ai réservé mon bateau retour pour Sierpe pour 15$, que j’ai pu réserver directement auprès de mon hôtel. Diner à Carey, comme la veille.

MERCREDI 25 AVRIL 6h45 : petit déjeuner pour ensuite rejoindre le bateau qui part à l’Isla del Caño a 7h30. À 7h15, on fait les essais de masque, tuba, palmes. Départ vers 7h30 pour 45 min de trajet. On commence avec un premier spot, 40 à 45 min je dirais, pause ensuite sur la plage de l’île, puis on part vers un second spot pour 30-35 min. Personnellement j’ai trouvé ça super, mais ça dépend beaucoup de la météo (et de la vie maritime bien sûr), donc renseignez vous sur la visibilité avec les guides avant d’acheter votre place. Nous on avait environ 70% de visibilité de ce que j’ai compris, ça permet déjà de voir de belles choses (poissons de toutes les couleurs, quelques tortues et des petits requins). Pas beaucoup de coraux en revanche. 3 petites astuces (c’est du vécu) : si vous avez votre propre matériel de snorkelling, essayez de l’emporter dans la mesure du possible, vous y serez plus à l’aise. Sinon on vous le prête. Pensez à mettre de la crème solaire sur le dos et sur les mollets/cou ou à porter une combinaison ! Le soleil est traitre, même quand il est bien caché derrière les nuages... et messieurs, n’hésitez pas à vous raser la moustache/barbe pour en profiter à fond : sinon le tuba n’est pas très hermétique et vous vous retrouvez parfois avec des infiltrations d’eau salée qui ne sont pas très agréables... Le soir, dîner à Mar y Bosque. La terrasse à l’étage offre une belle vue sur l’océan. Pour 5000 CRC, j’ai mangé une salade au poulet correcte et un jus de fruit.

JEUDI 26 AVRIL Petit déjeuner à Cabinas Murillo ou je loge. Sur le check out, je règle la sortie snorkelling (75$), l’hébergement (3 nuits à 25$/nuit) et le dernier petit dej (5$). À 7h30, nous partons pour Sierpe. Cela permet la connexion avec le bus de 9h qui part à Palmar Norte pour 350 CRC. Arrivée à 9h40, il ne faut pas traîner pour récupérer le bus de San José qui part à 9h50 pour 5900 CRC. Arrivée vers 14h40 à San José, soit environ 5h de route avec 2 pauses sur le trajet. A noter qu’il y a aussi des bus directs à San José (environ 8 arrêts pour nous) mais qui coûtent plus chers, aux alentours de 7000 CRC. Arrivée à l’hôtel Shakti pour une nuit en chambre double, 26$. Pour le prix, ça vaut le coup : boisson fraîche offerte à l’arrivée et petit déjeuner offert. L’accueil est plutôt agréable, quand on parle avec les personnes on est bien accueillis. Chambre plutôt bien, salle de bain partagée un peu à l’étroit. L’endroit est un peu bruyant : boite ou bar avec musique en face mais qui s’arrête vers 22h donc ça va, murs mal isolés, passage du tram à proximité qui klaxonne sans cesse et route passante. Le soir, dîner au Café Chelles. Ne voulant pas de cuisine locale et en manque d’inspiration, j’ai choisi le hamburger spécial, qui est presque aussi mauvais que le restaurant de Puerto Viejo de Sarapiqui. Pour 6985 CRC j’ai donc eu le burger et ses frites ainsi qu’une boisson de fruits frais.

VENDREDI 27 AVRIL Petit déjeuner à Shakti. Proposent 5 combos, principalement des spécialités locales. Dernier passage au Mercado central pour acheter un sandwich à 1900 CRC et quelques souvenirs pour ma famille pour 6000 CRC. Départ pour l’aéroport à 11h10 pour 570 CRC. Pas de taxe d'aéroport à payer pour ma part, la compagnie Ibéria la prend en charge dans le billet (renseignez-vous sur ce point avant) Et puis retour en France.

Voilà, j'espère que ce n'était pas trop long, et je me tiens évidemment à disposition si vous avez besoin d'informations sur une partie de mon voyage. En dernier conseil : n'hésitez pas à demander et re-demander si votre bus s'arrête à tel arrêt, à quel endroit est l'arrêt où vous devez prendre votre bus, ... Et demandez-le aux chauffeurs mais aussi aux personnes aux guichets. Ca vous fera pratiquer l'espagnol (ou l'anglais) et au moins vous recoupez les infos pour être sûr de prendre le bon bus. Une agréable journée à tous ! Pierre.
New York et Washington 2018 English translation pending
by Suedois · 2018-04-14 · 97 replies
Hello à toutes et tous !

Après 2016 et le grand Sud des USA, notre choix s'est porté cette année sur New York et Washington.

Pourquoi ces deux villes ?

NYC est emblématique du rêve américain avec Ellis Island par exemple et Washington possède, entre autre, la plus grande bibliothèque du monde et reste le siège du pouvoir certainement le plus puissant du monde. Ben oui, Rockfeller est américain non ? 😎

Nous voici donc, un couple dans la soixante passée😕, plutôt jeunes dans la tête et les jambes. Au retour, le compteur de l'application dénombrera 252 kilomètres de promenade en 15 jours jours. pas mal non ?

La préparation :

Pour des raisons de sécurité, je passe par Thomas Cook Voyage, place de la Comédie sur Montpellier. La suite me convaincra que j'avais vu juste dans ce choix.

Nous partirons le 30 Mars pour revenir le 13 au matin. Le tout par AF, Montpellier/CDG/NYC. Vol Delta entre NYC et WAS DC, et retour WAS DC/CDG/Montpellier.

Sauf que nos camarades d'AF nous font péter la gréve ! A laaaaaaaa grééééééééééééve !!!

Du coup, je suppute que le vol d'acheminement sera sur la liste des suppressions. Je ne me tromperai pas. Appel vers AF qui ne sait rien. Thomas Cook me suggère d'avancer mon vol au 29.

Bon. Mon épouse au boulot se débat dans des problèmes de dernière minute, j'annule des RDV avec clientèle qui me font perdre un peu de revenus....Tant pis. Et nous partons le 29 mars. Et le 30, vol annulé. Ouf !! Le tout réglé par mon agence de voyage.

2 heures de transfert sur CDG, mon épouse qui perd sa carte de boarding, moi qui oublie que j'ai tout dans le cellphone (Toutes les connexions de la boite crânienne ne sont pas opérationnelles), la queue aux contrôles police, le B....., Tout va bien. Evita Bella !!!

Nous embarquons dans les derniers sur un A380 AF. Places réservées et payées au fond du fond de l'étage. Places confortables, nourriture à niveau, hôtesses cool.... Au dessus de l'Amérique du Nord, nous subissons de violentes turbulences. La tension monte dans l'avion. Quand je dis violentes, c'était du violent. J'ai été secoué dans différents avions ou hélicos dans mon ancien boulot, mais là....

Donc après la sieste, nous sommes en approche de JFK avec 30 minutes d'avance et les problèmes vont commencer.







Circuit avec deux adolescents: Québec et Ontario English translation pending
by Maxan2507 · 2017-02-03 · 4 replies
Bonjour,

J'aimerais savoir si le circuit que j'ai créé sur base de la lecture de nombreux carnets de voyage tient la route ou si je passe pas à côté d'un incontournable? J'aimerais réaliser un circuit au Québec et Ontario. Nous sommes 4 avec deux ados/adultes (17 et 19 ans). Nous partons en juillet. Nous avions adoré notre circuit de l'année dernière dans le sud-ouest américain qui combinait bien les villes et la nature tout en ne faisait pas trop de km entre nos différentes 'étapes.... Nous aimerions en faire de même cette été 🙂 Auriez-vous la gentillesse de me dire ce que vous en pensez. N'hésitez pas à me donner de bons tuyaux pour le logement 😉

Voici le circuit:

Jour 1 – 3 Toronto Jour 4 Niagara falls Jour 5 Gananoque Jour 6 Ottawa Jour 7 Tremblant Jour 8 – 9 Swawinigan Jour 10 – 11 St Félicien Jour 12 – 13 Tadoussac Jour 14 La Malbaie Jour 15 – 16 Québec Jour 17 – 18 Montréal Jour 19 – Montréal – retour en europe

Un grand merci pour vos précieux conseils
Circuit Québec et Canada English translation pending
by Jaca33600 · 2016-11-14 · 8 replies
Bonjour à Tous, Nous préparons un circuit de 34 jours, du 30/05 au 2/07, billets d'avion pris, les 4 premières nuits d’hôtel réservées. Nous demandons vos avis sur ce circuit, toutes suggestions seront les bienvenues. Nous louons un véhicule le 3/06 à Montréal ville, restitution aéroport de Montréal le 2/07.

1-Montréal 2-Montréal 3-Montréal 4-Montréal 5-Kingston 6-Toronton 7-Toronto/Niagara 8-Toronto 9-Toronto 10-Ottawa 11-Ottawa 12-Ottawa 13-Tremblant 14-Shawinigan 15-Val Jalbert ou Roberval 16-Val Jalbert ou Roberval 17-La Malbaie 18-La Malbaie 19-Tadoussac ou Baie Comeau 20-St Anne des Monts 21-St Anne des Monts 22-Gaspe 23-Perce 24-Carleton sur Mer 25-Bathurst ou Caraquet 26-Bathurst ou Caraquet 27-Rimouski 28-Rimouski 29-Quebec 30-Quebec 31-Quebec 32-Trois Rivières 33-Trois Rivières 34-Aéroport Montréal (vol à 22H50) Nous n'avons pas indiqué nos visites. Ce circuit nous l'avons établis en fonction des lieux et sites que nous souhaitons découvrir. Si vous avez des suggestions en "matière d’hôtel", resto ou autre..... Merci à tous, pour le temps que vous nous accorderez. Jacques
Itinéraire Malaisie 3 semaines et logements sur les îles Perenthian et Tioman English translation pending
by Saskou · 2016-02-09 · 8 replies
Bonjour à tous,

Nous partons en couple en Malaisie pour 3 semaines au mois d'août 2016. Voici comment nous envisageons notre itinéraire:

Arrivée à Kuala Lumpur, visite de la ville et des Batu Caves + centre des éléphants de Kuala Ganah => 2 jours Melaka => 1 ou 2 jours Cameron Highlands => 1 ou 2 jours Penang => 3 à 4 jours Perenthian Islands => 4 jours Tioman => 4 jours

Nos envies, nous plonger dans la culture du pays entre belles visites, nourriture, faune, flore et aussi de bons jours de détente. Est ce que cet itinéraire vous paraît réunir ces envies et offrir un bon premier aperçu de ce pays (nous sommes déjà allés à Singapour pendant 3 jours lors d'une escale d'un précédent voyage)? Est ce que le centre des éléphants vaut le coup ou trop touristique?

Avez-vous des logements à conseiller sur Perenthian et Tioman? Je me noie sous les divers avis trouvés ici et là. A savoir que nous cherchons avant tout à profiter du snorkelling et de plages sauvages et calmes (pas de Long Beach sur Kecil par exemple). J'ai repéré Mira Beach et Petani Beach ou Coral View. Budget de routard mais envie de se faire quand même un peu plaisir!

Merci beaucoup par avance, ce forum est une mine d'or!
Reportage El Nido/Palawan English translation pending
by Costello · 2016-02-07 · 75 replies
Bonjour à tous,

Dans l'émission sept à huit ce jour à 17h sur TF1, il y aura un reportage sur les expat' français installés sur Palawan/El Nido. Avis aux amoureux du coin où à ceux souhaitant s'y rendre prochainement...

Bon dimanche !
Traverser l'Italie et la Sicile en camping-car English translation pending
by Nanfou50 · 2016-01-05 · 39 replies
nous sommes depuis 1 mois en Italie que nous avons traversé de nord au sud et fini en sicile avec notre camping car. Si vous avez besoin de tuyaux pour vous poser, on peut vous aider. A bientot

Nanfou50
Carnet de route - Indonésie / Ile de Sulawesi - 6 semaines English translation pending
by Jpso · 2015-09-21 · 5 replies
Bonjour, Voilà quelques infos (itinéraire, transport, logement...) après un séjour de 6 semaines sur l'île de Sulawesi du 21 septembre au 06 novembre 2013. Sophie Généralités : - 1€ = 15 000 RP au moment de notre voyage - 1 bouteille d’eau de 600ml coûte 3 000 RP - 1 heure d'internet = 6 000 RP à 7 000 RP - Possibilité d’acheter une carte sim compatible avec n’importe quel téléphone désimlocké – Bon réseau : Telekomsel / prix : 3 000 RP - Très très facile de trouver des cigarettes (light ou non) / En vente dans n'importe quelle gargotte, même dans les supermarché !! - Scooter : Ne jamais hésiter à en louer par votre hôtel. Il y aura toujours quelqu’un prêt à vous en trouver un - Casque fourni - Essence pour scooter : possibilité d’en acheter en bouteille sur les bords des routes donc risque de panne sèche très limité / Prix pour 1L : en station = 5 000 RP et sur le bord de la route = 7 000 RP - Distributeur de billets automatique : on en trouve partout (sauf aux Togians) - Inutile de se charger en produits de toilette (...), on trouve de tout au Sulawesi ITINÉRAIRE + INFOS LOGEMENTS & TRANSPORTS Paris – Kuala Lumpur (aéroport KLIA) A Kuala Lumpur, prendre une navette au sous-sol de l'aéroport Prix : 2,50 RM / pers Trajet : 30 mins pour 20 kms Kuala Lumpur - Makassar (aéroport LCCT) A Makassar, prendre une navette devant l'aéroport pour se rendre en centre ville Prix : 25 000 RP MAKASSAR Logement : Hôtel Pacific (via booking.com) / 25€ la chambre double moderne, propre / Petit déjeuner + Eau chaude + Climatisation + Tv A Faire : Fort Rotterdam + Tour de la ville + Dîner au "Lae-Lae" (près de l'hôtel) MAKASSAR - BIRA - Mikrolet (mini-bus) pour la gare de Mallagkeri (le stopper directement sur le bord de la route) - Privatisation d'un kejang (monospace) / Prix : 300 000 RP / 150 kms / 5h de trajet - Taxe d'entrée à Bira : 20 000 RP/pers BIRA Logement : Bira Beach Hotel / 300 000 RP négocié 270 000 RP le bungalow spacieux face à la mer / Petit déjeuner + Climatisation + Salle de douche - eau froide (pas gênant) + 1 nuit à l'hôtel Wisma Mori Beach (non référencé dans les guides) - 150 000 RP la double / Petit déjeuner + Climatisation + Salle de douche (eau froide) + Petite terrasse dans jardinet Contact : 081 14 12 53 66 L'hôtel est situé au bord de la route principale, à droite en descendant vers la mer BIRA - SENGKANG - Taxi (à 5h) réservé via la guesthouse Salassa (contact : Eriq SHANTY - 081 24 26 56 72 - salassaguesthouse@yahoo.com) jusqu'à Bulukumba / Prix : 200 000 RP / Moins d'1h de trajet (pas d'autre transport à cette heure là !) - Bus pour Sengkang (l'attendre sur le bord de la route, il passe vers 6h30) / Prix : 80 000 RP par pers / 8h de trajet SENGKANG Logement : Amira Guesthouse (non référencé dans les guides) / 200 000 RP la double / Petit déjeuner + Climatisation + Salle de douche (commune aux 2 seules chambres de l'hôtel) - eau chaude + Climatisation / Grande terrasse / Très propre Contact : 085 255 283 777 ou 085 298 343 824 A faire : Lac Tempé + Quartier des pêcheurs + Soieries Location d'un scooter : 50 000 RP via l'hôtel Amira Excursion au lac Tempé : 200 000 RP pou 2 pers / Durée : 2h30 / Via l'hôtel Amira SENGKANG - RANTEPAO - Tuk-tuk indonésien (réservé via l'hôtel Amira - Demander Allu) pour Lawawoi / Prix : 200 000 RP pour 2 pers / 3h de trajet (avec crevaison !!) - A Lawawoi, 2h d'attente pour finalement se retrouver devant un bus complet !! - Kijang pour Rantepao / Prix 60 000 RP par pers / 4h30 de trajet Transfert Sengkang + que galère !!! Reste à trouver une solution !!! RANTEPAO (Pays Toraja) Logement : Duta 88 cottages / 200 000 RP le bungalow spacieux, calme dans un jardin luxuriant / Petit déjeuner + Salle de douche - eau chaude A faire : Marché aux buffles de Bolu (tous les jours) + Balades en scooter + Randos Demander une carte détaillée du Pays Toraja au restaurant Aras Café (en centre ville dans la rue principale) Les funérailles : les 2 premiers jours sont consacrés à l'accueil des invités et les 2 derniers jours sont consacrés aux combats de buffles (selon l'importance des funérailles) ainsi qu'aux sacrifices / Prix : 700 000 RP pour 1 guide + 1 chauffeur + 1 voiture / Les guides viennent directement vous voir à votre hôtel.. Très facile de se déplacer dans le pays Toraja, nombreux transports en commun. Pour se rendre à Batutumonga, aller à la gare de bus située derrière le marché de Bolu et prendre un kijang. RANTEPAO - TENTENA - Bus / Compagnie Perwalikan (bureau dans la rue principale de Rantepao) / Prix : 150 000 RP par pers / 12h de trajet / 360 kms Si possible, réserver les 2 places à l'avant à gauche pour profiter des paysages. Attention, pour les personnes malade en transport, nombreux virages !!!!! Distribution de sacs dans le bus !!! TENTENA - Taxi-scooter à la descente du bus pour aller à l'hôtel / Prix : 20 000 RP par pers Logement : Victory Hotel / 250 000 RP la double avec petit déjeuner / Salle de douche - eau chaude + Terrasse sur jardinet Location d'un scooter : 100 000 RP via l'hôtel Victory A faire : le marché (âme sensible s'abstenir car on tue et on brûle les chiens) + chute de Saluopa à 12 kms à l'ouest de Tentena (prix d'entrée : 5 000 RP par pers + 5 000 RP pour le parking) + caves de Latea à la sortie de Tentena (attention aux moustiques) + bords du lac Poso TENTENA - AMPANA - Voiture avec chauffeur réservé via l'hôtel Victory / Prix : 600 000 RP / 200 kms / 5h de trajet AMPANA Logement : Marina Cottages / www.marina-cottages@yahoo.com / 200 000 RP le bungalow face à la mer avec petit déjeuner / Climatisation + Douche à l'indonésienne (mandi) L'hôtel possède 2 points d'infos très intéressants : * Agence de voyage (10% de + par rapport aux tarifs internet) / Contact : Mitch Barlas - mitch@bagspeak.org * Réservation de billets pour les Togians et tout savoir sur les horaires des bateaux / Contact : Edy Lami - marina.cottages@yahoo.com - +62.8234.995.1833 INFOS BATEAUX PUBLICS * Ampana - Wakai - Katupat - Malenge / Départs les lundis, mardis, mercredis et samedis Départ d'Ampana à 10h/10h30 - Arrivée à Wakai à 14h30/15h Départ de Wakai à 15h/15h30 - Arrivée à Katupat à 16h30/17h Départ de Katupat à 17h/17h15 - Arrivée à Malenge à 18h/18h30 * Malenge - Katupat - Wakai - Ampana / Départs les mardis, jeudis et dimanches Départ de Malenge à 6h/6h15 - Arrivée à Katupat à 7h/7h15 Départ de Katupat à 7h20/7h30 - Arrivée à Wakai à 9h/9h30 Départ de Wakai à 10h/10h30 - Arrivée à Ampana à 14h30/15h Prix : Ampana - Wakai : 50 000 RP par pers Ampana - Katupat : 55 000 RP par pers Ampana - Malenge : 60 000 RP par pers AMPANA - TOGIANS / Île de Bolilanga - Taxi via l'hôtel Marina pour le port d'Ampana - Bateau public jusqu'à Katupat / Achat des billets via l'hôtel Marina / Prix : 56 000 RP par pers / 6h30 de traversée / Départ à 9h35 au lieu de 10h - Bateau privé de Katupat à l'île de Bolilanga ÎLE DE BOLILANGA Logement : Bolilanga Resort / www.bolilangaresort.com/ / Coup de Cœur !!!! 3 types de bungalows : 150 000 RP par pers et par jour / Mandi - eau froide + Moustiquaire / Matelas un peu léger !! 250 000 RP par pers et par jour / Douche - eau froide + Moustiquaire / Matellas Top ! 350 000 RP par pers et par jour / Douche - eau froide / Charme assuré !!! Café & thé à volonté + Repas excellents et très copieux compris dans le tarif Possibilité d'acheter des biscuits, des cigarettes... Location d'1 masque et d'1 tuba = 25 000 RP Location d'1 masque + d'1 tuba + de palmes = 40 000 RP Électricité par générateur de 18h à 23h Pas de réseau téléphonique, ni d'internet. ÎLE DE BOLILANGA - WAKAI - Bateau privé via le Bolilanga Resort / Départ à 13h / Prix : 300 000 RP WAKAI - GORONTALO - Fery / Ampana - Wakai - Gorontalo / Départs tous les lundis et jeudis Départ d'Ampana à 10h/10h15 - Arrivée à Wakai à 15h/16h - Départ de Wakai à 16h/17h - Arrivée à Gorontalo à 5h/6h 3 possibilités : - Place économique : 64 000 RP par pers / Fauteuil non inclinable - Place business : 90 000 RP par pers / Fauteuil inclinable avec climatisation (mais attention nombreux fumeurs !) - Cabine avec 4 couchettes : Prix : 400 000 RP la cabine avec obligation d'acheter 1 place économique par personne Restauration : possibilité d'acheter de la nourriture sur le quai à Wakai ou directement sur le ferry (biscuits et soupe instantanée - Mie Pop) GORONTALO - MANADO Arrivée à 5h (impossible d'enchaîner avec l'avion de la Cie Lions Air vers Manado car décollage entre 5h et 6h) - Privatisation d'un kijang / Prix annoncé : 1 000 000 RP - Prix négocié : 800 000 RP / + de 400 kms / 5h de trajet Les chauffeurs se chargent de rabattre les touristes pour remplir les véhicules. MANADO Logement : Minahasa Hotel / www.hotelminahasa.com/ / Prix : 450 000 RP + réduction de 20% la chambre double de luxe avec petit déjeuner / Climatisation + Eau chaude + Tv + Café & thé / Propre, moderne, à l'écart de la circulation - Petit balcon avec vue sur jardin + Piscine !! MANADO - TOMOHON - Mikrolet jusqu'au terminal de bus de Karombasa (prendre un mikrolet avec l'inscription "Wanea" dessus) - Bus pour Tomohon (pas de souci pour trouver un bus car départ fréquent) / Prix : 70 000 RP par pers / Moins d'1h de trajet (demander au bus de s'arrêter devant l'église Gereja Piniel et prendre la toute petite route en face. TOMOHON Logement : Happy Flower Resort / Coup de Cœur / www.happyflowerresort.com/ / 450 000 RP + réduction de 10% le bungalow de luxe dans un magnifique jardin avec petit déjeuner / Douche - Eau chaude / Charme assuré !!!! Personnel prévenant et accueillant. L'hôtel est impeccablement entretenu. Les chambres quelque soit la catégorie sont top. Rien à voir avec ce qui est décrit dans les guides !!! Demander un plan de la ville et des principaux sites à visiter à l'hôtel Happy Flower. A faire : le marché prévu le mardi, le mercredi et le samedi (attention, âme sensible s'abstenir !!) + Lac Tondano à 18 kms de Tomohon (possibilité de déjeuner dans les restaurants sur pilotis près de Remboken après c'est + difficile) + Volcan Mahawu (prendre un mikrolet pour le terminal de bus situé près du marché et ensuite 2nd mikrolet pou Ruruken + Lac Linau (possibilité de déjeuner dans un charmant et moderne restaurant avec belle vue sur le lac - BBQ On Linow + Village de Pulutan (village de potiers - à Remboken, prendre la direction de Kawangkoan) TOMOHON - Village de BATUPUTIH / Réserve de TANGKOKO - Voiture avec chauffeur via l'hôtel Happy Flower qui nous le propose à 100 000 RP au lieu de 250 000 RP / 2h de trajet RÉSERVE DE TANGKOKO Logement : Hôtel Mama Roos / 250 000 RP la double avec tous les repas, café et thé à volonté / Mandi - Eau froide + Moustiquaire + Ventilateur A faire : randonnée (facile) de 2h dans la réserve + 45 mins pour observer les tarsiers (via l'hôtel Mama Roos) / Départ à 16h / Prix : 85 000 RP par pers Possibilité de faire une rando de 5h pour observer des macaques noirs, des tarsiers et différentes sortes d'oiseaux dont les cacatoes / Départ à 5h / Prix : 250 000 RP par pers BATUPUTIH - MANADO - Pick up avec des planches en guise de banc jusqu'à Girian (attendre devant l'hôtel) / Prix : 10 000 RP par pers - Mikrolet à Girian jusqu'à la gare de bus de Tangkoko Terminal - Bus jusqu'au terminal Paal 2 de Manado / Prix : 10 000 RP par pers / Trajet d'1h30 - Mikrolet jusqu'à l'hôtel (possibilité de prendre un taxi de Batuputih pour Manado pour 250 000 RP) MANADO Logement : Minahasa hôtel MANADO - MAKASSAR - 1er Mikrolet pour le centre ville / Prix : 3 000 RP par pers - 2 nd Mikrolet pour le terminal de bus Paal 2 / Prix : 3 000 RP par pers - 3ème mikrolet pour l'aéroport / Prix : 5 000 RP par pers Vol pour Makassar + Taxe pour le vol intérieur : 40 000 RP par pers MAKASSAR - KUALA LUMPUR - Mikrolet pour le parc Karebosi - Bus de la Cie Perum Damri / Trajet de 30 mins - Vol pour Kuala Lumpur + Taxe pour le vol international : 100 000 RP par pers / Aéroport KLIA - Navette Klia Transit / Prix : 12,50 RM par pers / Il s'agit d'un combiné bus + train rapide qui permet de relier le terminal LCCT à la station KL Central KUALA LUMPUR Logement : Aloft KL Sentral / 90€ (via Booking.com) avec petit déjeuner gargantuesque sous forme de buffet / Chambre ultra moderne / Piscine à débordement au 29eme étage avec vue panoramique sur la ville !!!! Se situe juste à la sortie de la station KL Central KUALA LUMPUR - PARIS - Navette Klia Transit à la station KL Central + Très pratique : enregistrement des bagages directement dans la station !!!! - Vol pour Paris

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