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Voyage de quatre nuits à Las Vegas: bons plans? English translation pending
Bonjour, du 21 au 25 avril prochain, je serai à Las Vegas avec 3 de mes amis. Je vais vous faire part de mon itinéraire tel qu'il sera.
Itinéraire :
21 avril - Arrivée à Las Vegas à 16h10 PM 21 avril - Après l'arrivée à l'hotel, faire des commissions (nourriture et provisions) et sortir sur la strip pour la soirée 22 avril - Départ à 7h-8h AM vers le South Rim du Grand Canyon (une voiture sera louée à notre hôtel) 22 avril - Arrivée vers 12h30 au Grand Canyon 22 avril - Départ du Grand Canyon vers 16h 22 avril - Retour à Las Vegas pour 20h30-21h et sortie sur la strip pour la soirée/nuit 23 avril - Journée et soirée dans la ville 24 avril - Journée et soirée dans la ville 25 avril - Départ de Las Vegas à 7h05 AM
Questions :
1. Est-ce que ma journée dans le Grand Canyon est réaliste? Est-ce que 2h30-3h dans le parc national est suffisant pour admirer le paysage?
2. Une fois dans le parc national, puis-je prendre ma voiture et ainsi accéder aux différents points de vue du GC?
3. J'ai lu que la partie ouest de la route (une fois dans le parc du GC) est la plus spectaculaire et j'ai constaté que les points de vue sont plus rapprochés dans cette section. Est-ce que voir la partie est du sentier est nécessaire vu le temps dont nous disposons?
4. Quels sont les activités gratuites ou non-dispendieuses qu'on ne peut manquer une fois à Las Vegas?
5. J'ai lu qu'une navette est offerte à partir de l'aéroport jusqu'à la strip, est-ce que cette navette est facile à trouver une fois à l'aéroport et aussi, quelle est la fréquence à laquelle elle opère?
6. Lors du trajet vers le Grand Canyon, y-a-t'il un chemin privilégié qui, sans trop perdre de temps, nous permet d'admirer un paysage plus beau que sur un autre chemin?
Itinéraire :
21 avril - Arrivée à Las Vegas à 16h10 PM 21 avril - Après l'arrivée à l'hotel, faire des commissions (nourriture et provisions) et sortir sur la strip pour la soirée 22 avril - Départ à 7h-8h AM vers le South Rim du Grand Canyon (une voiture sera louée à notre hôtel) 22 avril - Arrivée vers 12h30 au Grand Canyon 22 avril - Départ du Grand Canyon vers 16h 22 avril - Retour à Las Vegas pour 20h30-21h et sortie sur la strip pour la soirée/nuit 23 avril - Journée et soirée dans la ville 24 avril - Journée et soirée dans la ville 25 avril - Départ de Las Vegas à 7h05 AM
Questions :
1. Est-ce que ma journée dans le Grand Canyon est réaliste? Est-ce que 2h30-3h dans le parc national est suffisant pour admirer le paysage?
2. Une fois dans le parc national, puis-je prendre ma voiture et ainsi accéder aux différents points de vue du GC?
3. J'ai lu que la partie ouest de la route (une fois dans le parc du GC) est la plus spectaculaire et j'ai constaté que les points de vue sont plus rapprochés dans cette section. Est-ce que voir la partie est du sentier est nécessaire vu le temps dont nous disposons?
4. Quels sont les activités gratuites ou non-dispendieuses qu'on ne peut manquer une fois à Las Vegas?
5. J'ai lu qu'une navette est offerte à partir de l'aéroport jusqu'à la strip, est-ce que cette navette est facile à trouver une fois à l'aéroport et aussi, quelle est la fréquence à laquelle elle opère?
6. Lors du trajet vers le Grand Canyon, y-a-t'il un chemin privilégié qui, sans trop perdre de temps, nous permet d'admirer un paysage plus beau que sur un autre chemin?
Dix jours en Jordanie en mars 2012 English translation pending
Quelques petits conseils pratiques pour la Jordanie
Effectuer les réservations d'hôtel et de voiture soi-même est moins onéreux que de passer par une
agence, même locale
Prendre les visas sur place ; possibilité de changer l'argent en arrivant à l'aéroport
Vérifier sa carte bancaire, la mastercard n'est pas souvent acceptée, même dans les grandes banques.
Location de voiture : agence Monte Carlo http://www.montecar.com si vous avez réservé un hôtel à
Madaba, leur demander de vous conduire jusqu'à la bonne direction, surtout si vous arrivez de nuit
Madaba : hôtel Mosaic City hôtel très sympa (44DJ), possibilité de manger le soir sur demande
sinon, Bawabit Madaba: resto très sympa, très bons mezze (entrées), face à l'église St Georges,
à l'étage
Sur la route des rois : Um er rasas (gratuit) et Kerak (1DJ) , deux très beaux sites
Hammamat-affra, ca ne vaut pas le coup (cher et pas très propre)
Dana : Dana hôtel dans le village (et non pas dans la réserve), petit hôtel sympa, typique avec une
grand terrasse, pas cher, un peu rudimentaire (pas toujours d'eau pour la douche), sert à manger le soir.
Belles randos
Little Petra : le visiter en premier; gratuit. On peut prolonger la balade au-delà des escaliers qui
terminent le siq
Petra : (50DJ/ 1 jour, 55DJ pour 2 jours et 60 DJ pour 3 jours). compter au moins deux jours pour voir
l'essentiel. L'entrée est relativement chère mais cela vaut le coup. Prendre son pique-nique, et y aller de
préférence la matin, il y a moins de monde. Le lieu du sacrifice n'est pas extraordinaire, mais les
chemins aller et retour sont sympas. Si vous avez le temps, faire le haut lieu du djebel Al-Khubtha: on y
a une vue magnifique sur le site et si on continue, on voit le Kaznet en surplomb
Hotel à Petra : Sunset hotel, près du site, possibilité de s'y rendre à pied, Bilal, le patron, est très
accueillant. Possibilité de manger le soir si on prévient la veille. Prépare aussi des pique-niques. Un pub
irlandais juste à côté et des bains turcs. Les banques se trouvent à Wadi Musa, mais on peut retirerer de
l'argent à l'hôtel Movenpick juste un peu plus bas, près du site (si la carte fonctionne; préférer une carte
visa)
Le Wadi Rum : prendre un guide qui vous emmène dans une famille bédouine. Passer au moins une
nuit et deux jours dans le désert. Et assister au coucher de soleil. Penser à la lampe de poche et ...à la
crème solaire quelque soit l'époque de l'année. Comparer les prix !
Aqaba : si vous avez un véhicule, préférer un hôtel en dehors de la ville. A 13km vers la frontière
saoudienne, le « Bedouin garden » est très bien, avec petit déjeuner copieux et piscine. Les plages
sont relativement propres contrairement aux plages de la ville. A Aqaba, il faut se balader sur la jetée
qui va du centre ville au port, c'est très typique. Pas mal de petits restos sympas et quelques pubs.
La mer morte : on ne peut se baigner que sur les plages indiquées (pas hyper propres). Entrée assez
chère, quelque soit l'endroit; souvent brumeux.
Château d'Ajlun : si vous avez le temps, le visiter mais c'est surtout Jerash qui est magnifique à 50 km
d'Amman. Entrée 8 DJ par personne.
Carnet de route – du 10 au 21 mars 2012 Royaume hachémite de Jordanie : Pays du Moyen orient situé entre Israël (et la Cisjordanie) à l'ouest, la Syrie au nord, l'Irak à l'est et l'Arabie Saoudite au Sud. 92 000 km2 Deux mers : la Mer morte à l'ouest, la Mer rouge au sud 3 grandes régions: - à l'ouest, la vallée du Jourdain, fossé tectonique prolongé par la mer Morte et la vallée du wadi Araba (wadi = vallée) végétation quasi tropicale , principale région agricole du pays. - à l'est, les plateaux de Transjordanie , vallées relativement fraîches et arrosées. - plus à l'est, le désert, qui recouvre plus de 80 % du territoire, de type rocailleux, avec quelques dunes de sable à certains endroits dont le wadi Rum, très froid la nuit en hiver. 6,2 millions d'habitants, dont plus de 2 millions à Amman, la capitale. Monarchie parlementaire : roi Abdallah 2, fils du roi Hussein. Religion : islam (pratiquement toutes les femmes voilées) Monnaie : dinar jordanien: 1DJ = 1,20 € Pays assez pauvre (salaire moyen du fonctionnaire 200 dinars jordaniens – soit 240 euros) Déficitaire en eau (parmi les 4 pays les plus pauvres en ressources en eau) en bleu, route aller vers le sud, en rouge, route retour vers le nord ! Départ de Paris par vol directdépart 16h45 arrivée Amman 22h30 Nous récupérons le véhicule que nous avons loué. Nous nous rendons à 25 km de là, à l'hôtel que nous avons réservé à Madame. Le loueur nous emmène sur la bonne route, car de nuit, ce n'est pas évident de se repérer, Madaba: Madaba est une ville très animée dès 9h00 du matin, où les femmes disparaissent dès la nuit tombée, comme partout en Jordanie...Il y a beaucoup de voies en sens unique, la circulation est parfois un peu complexe. C'est une ville chrétienne et LA ville des mosaïques. On y trouve 2 belles églises, dont l'église St Georges, une église grecque orthodoxe et une très belle mosquée, des ateliers de mosaïques, surtout à la sortie de la ville en direction du mont Nebo. La route des Rois : c'est une très belle route qui descend de Madaba pratiquement jusqu'à Aqaba, sur la Mer rouge. Elle est peu fréquentée, (on dit la route des rois pour les touristes, l'autoroute du désert pour les camions !). De Madaba à Petra Um er Rasas (prendre une route à gauche dans Madaba) : c'est une ancienne cité avec de très belles mosaïques, couvertes par un toit (qui gâche un peu, mais c'est pour la bonne cause) Cette cité en ruines est très étendue mais il reste encore quelques belles arcades et par endroit sur le site d'autres mosaïques encore à moitié enfouies dans le sable. On rejoint la route des rois par Dhiban, en traversant le canyon du Wadi Mujib, une très belle vallée encaissée, avant d'arriver à Kerak. Château de Kerak : ce magnifique château des croisés est perché sur un pan de colline surplombant la ville de Kerak, intéressant surtout pour ses galeries et ses souterrains et son très beau point de vue sur les alentours. Entrée très peu chère 1 DJ. Hammamat-affra : ces sources d'eaux chaudes, voire très chaudes emplissent des bains (extérieurs pour les hommes - intérieurs pour les femmes, quand ils sont remplis..) et sont surtout un lieu privilégié pour les jordaniens et leur famille, qui viennent même le soir avec leur pique nique. C'est franchement cher pour ce que c'est (10 DJ l'entrée pour 2, en plus il faut laisser son passeport), c'est très sale, malodorant, et ça semble ne pas être terminé. C'est dommage car le site est beau et la route qui y mène assez fantastique. Dana village et la réserve : ce petit village ravissant , en cours de rénovation, est situé dans un superbe coin avec vue sur la réserve. Le petit hôtel assez rudimentaire est géré par une coopérative. On y sert le thé bien sûr, mais aussi le repas du soir. On y trouve aussi un joli petit musée et il y a de belles randos à faire dans le coin, des roches rouges sculptées succédant à des roches blanches et on peut descendre jusque dans une gorge en contre bas. Le château de Shobak : en prenant une petite route à droite 30 km après Dana, on tombe sur une magnifique forteresse perdue au milieu de nulle part, perchée au sommet d'un piton rocheux qui domine les vallées, dont le Wadi Araba, avec ses campements bédouins. La forteresse en cous de rénovation, propose des salles où sont entreposés de belles pièces (boulets, pierres sculptées, catapultes). Il y a très peu de monde et pourtant, ce lieu est très beau et...gratuit ! Little Petra (ou siq Al'Barid): Little Petra, comme son nom le sous entend, donne un avant goût de Petra. Ce site est plus petit que Petra mais très beau, long de 500m environ, bordé par de jolis monuments et tombeaux. Il est situé à environ 10km de Petra, très calme, et on trouve peu de monde le matin ou en fin d'après-midi (mais des bédouins qui vendent des souvenirs). Petra : le site de Petra est situé en bas de la ville de Wadi Musa. On y accède soit à pied, soit à cheval (compris dans le prix), soit en calèche pour les plus handicapés (ou les plus fainéants). C'est un site absolument magique, immense, comprenant plus de 800 monuments dispersés sur plusieurs hectares. Les différents tombeaux et monuments ont été construits par les Nabatéens, peuple existant entre le 7ème et le 4ème siècle avant JC, commerçant et voyageur, intelligent et harmonieux. Les principaux monuments sont très bien conservés : le Kazneh, le théâtre, le monastère, les tombes royales... Il faut sortir des sentiers battus pour l'apprécier encore plus, grimper sur les hauteurs par des escaliers ou des chemins pentus (en particulier le chemin qui monte au djebel A lKutnah). On y pénètre par un siq (des gorges) long de 1,2 km, profond et plus ou moins large, agrémenté de rigoles ou autres niches. Selon l'heure du jour, les couleurs varient du rouge �� l'ocre, au jaune. L'entrée est assez chère, mais 2 jours sont indispensables pour en visiter l'ensemble. Le Sunset hôtel où nous résidons un hôtel bien sympa, à 2 pas du site (on peut donc s'y rendre à pied) et à côté d'un...pub ! Bilal le patron est très serviable et peut préparer des sorties dans le désert. Le Kazneh : On le découvre en sortant du siq, presque sans s'y attendre ! C'est le monument emblématique de Petra, le plus connu et assurément le plus beau avec le monastère ! Il est haut de 43 m, magnifiquement sculpté directement dans la roche. Il a la particularité de changer de couleur avec la lumière. Après le Kazneh, on débouche dans une sorte de grand « cirque », où se trouvent la rue des façades, le théâtre, les tombes royales, en hauteur le haut lieu du sacrifice, un peu plus loin le cardo maximus, le grand temple, etc... Au bout du cardo maximus (allée bordée de colonnes), on découvre le grand temple, et d'autres colonnades bien conservées. Puis on peut grimper par un chemin tortueux, parfois de petits escaliers en pierre (en chemin nous buvons le thé avec une vieille bédouine) pour arriver au Monastère. Ca vaut vraiment le coup ! Le monastère est un monument majestueux, imposant (45m de haut, 50m de large), moins sculpté que le Kazneth, mais le site en-lui même est assez fantastique. On peut faire plein de balades aux alentours et avoir des points de vue grandioses sur le Wadi Araba et même sur Israël. En descendant du monastère, de retour dans la vallée mais un peu en hauteur, on trouve un ancien temple et une ancienne église byzantine, où sont entreposées de très belles mosaïques. Les mosaïques Nous quittons Petra par la route des rois pour rejoindre l'autoroute du désert et nous diriger vers le Wadi Rum. La voiture tient bien le choc, normal, elle s'est reposée pendant 2 jours, ce sont plutôt nos jambes qui sont un peu fatiguées (aie, les courbatures...) Le wadi rum : c'est unique ! Le désert est constitué de djebels (montagnes) rouges, jaunes, noirs (dont le point culminant du pays, à 1854 m), de quelques dunes, de sable, de siqs et offre des couchers de soleil fabuleux. C'est aussi ici que vivent quelques unes des dernières familles de bédouins (7 ou 8 dans le Wadi Rum). Nous alternons avec notre guide/chauffeur balades à pied dans les canyons et balades en 4X4 Nous avons la chance de partager deux soirées avec sa famille et de passer deux nuits avec elle dans son campement. Le campement est constitué d'une grande tente en toile et ..sacs de toile de jute ( récupérés dans des sacs de riz...américains), séparé en deux: d'un côté les femmes et l'endroit où préparer le repas; de l'autre, l'endroit ou on reçoit les invités autour du feu et où dorment les hommes. Les femmes sont toutes voilées. Les bédouins élèvent des chèvres, quelques poules, des chameaux. L'eau est acheminée par la jeep dans des gros tonneaux. La nuit dans le désert est très froide, le vent s'engouffre sous la toile et le sable y pénètre ! Les bédouins sont très hospitaliers et aussi très curieux ! Nous quittons le Wadi Rum direction Aqaba au bord de la mer rouge. On rattrape l'autoroute du désert direction le sud. Ça change : des camions des camions des camions ! Aqaba : Aqaba est une grande ville située à 15 km de la frontière syrienne et la seule ville portuaire et balnéaire de Jordanie (en face, se trouve Eilat, station balnéaire réputée d'Israël). C'est une ville très vivante, avec ses nombreux petits restos et magasins, de grands souks où les habits et chaussures ont remplacé les souvenirs, sa grande mosquée majestueuse, son vieux château, son port et ses plages! Aqaba, on aime ou on aime pas : nous aimons bien ! On y trouve même des pubs et un très bon resto où l'on sert du vin (resto sur le port de plaisance) La ville est connue surtout pour ses spots de plongée et les coraux de la Mer rouge. Les deux jours où nous y sommes, le vent est assez fort. Nous nous baignons malgré tout, l'eau est claire et chaude. A vrai dire, pas grand monde sur la plage, quelques touristes et nous... L'hôtel, à 2 pas de la mer, est très mignon, coloré, avec des tonnelles fleuries et des terrasses d'où l'on peut voir le soleil se coucher sur...Israël ! Nous quittons Aqaba pour remonter vers la Mer morte. Nous suivons perdant 200 km une route complètement désertique dans le Wadi Araba, qui longe Israël. Les check points se multiplient, c'est assez surprenant... La Mer morte : cette mer résulte d'un phénomène géologique unique, elle se trouve à 422 m en dessous du niveau 0. Elle présente un taux de salinité 6 fois plus élevé que la normale. la mer morte perd de sa superficie (elle perd 1 m d'eau par an, elle est passée de 960 km2 en 1900 à 640 km2 en 2010) la faute à un pompage abusif des eaux du Jourdain qui l'alimentent .Aucune espèce ne peut donc survivre ! Mais nous n'y restons que quelques minutes avant que le sel ne nous pique ! C'est quand même marrant de flotter sans bouger. Même nager s'avère un exploit. L'entrée est hyper chère : 16 DJ, même si deux belles piscines permettent de « passer à l'eau plate »; l les vestiaires et la plage sont assez sales et le temps brumeux n'arrange rien. De la mer morte, nous remontons jusqu'à Madaba pour y passer la nuit. Nous y trouvons un petit resto très cool, la Bawabit Madaba où l'on peut déguster des bons mezze (sortes de hors d'oeuvre) et boire une bière. Il faut dire que la Jordanie fabrique sous licence hollandaise, une très bonne Amstel ! L'hôtel est super classe par rapport à ce que nous avons eu jusque-là : grands lits, salle de bain confortable, télé, bref tout le confort ! Pour notre dernière journée, nous repartirons vers le nord, en passant par le Mont Nebo et la vallée du Jourdain. Le Mont Nebo : il paraitrait que c'est ici que Moïse serait mort. C'est ici aussi que Jean Paul II est venu en 2000. Ce qui nous intéresse, c'est la vue imprenable sur la mer morte, la vallée du Jourdain et les monts de Judée. Sauf que pas de chance, le brouillard dans la vallée empêche toute visibilité... Nous continuons notre route vers le nord, en traversant la vallée du Jourdain. C'est le jardin potager de la Jordanie, une terre très fertile : des serres à perte de vue, des tomates, des aubergines, du fenouil, etc. et des campements partout. C'est une route très fréquentée, en particulier par les petits camions bariolés qui assurent le transport des légumes. Nous poursuivons toujours vers le nord. Les jordaniens conduisent de manière assez imprévisible : quid des lignes blanches, des clignotants et des feux rouges ? Du coup, prendre le volant demande une certaine vigilance, mais comme nous sommes des as « du volant » justement, pas de souci... Le château d'Ajlun : il est bâti sur une colline à l'écart de la ville, dans un paysage pittoresque de pins et d'oliviers (ça change du désert, pour sûr). C'était une forteresse réputée imprenable, avec des épaisses murailles et des douves profondes. On y trouve encore de belles meurtrières et de gros boulets en pierre. D'en haut, on aperçoit la Syrie et Israël. Poursuivant vers l'est, nous découvrons le deuxième plus beau site de Jordanie. La cité antique de Jerash : cette ville a été créée au 4ème siècle avant J-C par Alexandre le Grand (parait-il). C'était une ville très prospère, puis comme souvent, elle a décliné au fil des siècles. Les temples ont été détruits et remplacés par des églises puis la cité a été entièrement dévastée par les croisés au 12ème siècle. Mais il reste de magnifiques vestiges, en particulier l'arc de triomphe d'Hadrien, l'hippodrome, les 2 théâtres , le forum, le temple d'Artémis, des mosaïques très bien conservées, etc. Nous visitons la cité à contre courant, en grimpant par la colline, ce qui fait que nous avons une vue d'ensemble et sommes bien tranquilles. Le seul hic, c'est un espèce de grand souk à touristes à l'entrée ... Notre voyage s'achève. Il nous reste à regagner Madaba pour une dernière nuit Salut la Jordanie. 😐
Carnet de route – du 10 au 21 mars 2012 Royaume hachémite de Jordanie : Pays du Moyen orient situé entre Israël (et la Cisjordanie) à l'ouest, la Syrie au nord, l'Irak à l'est et l'Arabie Saoudite au Sud. 92 000 km2 Deux mers : la Mer morte à l'ouest, la Mer rouge au sud 3 grandes régions: - à l'ouest, la vallée du Jourdain, fossé tectonique prolongé par la mer Morte et la vallée du wadi Araba (wadi = vallée) végétation quasi tropicale , principale région agricole du pays. - à l'est, les plateaux de Transjordanie , vallées relativement fraîches et arrosées. - plus à l'est, le désert, qui recouvre plus de 80 % du territoire, de type rocailleux, avec quelques dunes de sable à certains endroits dont le wadi Rum, très froid la nuit en hiver. 6,2 millions d'habitants, dont plus de 2 millions à Amman, la capitale. Monarchie parlementaire : roi Abdallah 2, fils du roi Hussein. Religion : islam (pratiquement toutes les femmes voilées) Monnaie : dinar jordanien: 1DJ = 1,20 € Pays assez pauvre (salaire moyen du fonctionnaire 200 dinars jordaniens – soit 240 euros) Déficitaire en eau (parmi les 4 pays les plus pauvres en ressources en eau) en bleu, route aller vers le sud, en rouge, route retour vers le nord ! Départ de Paris par vol directdépart 16h45 arrivée Amman 22h30 Nous récupérons le véhicule que nous avons loué. Nous nous rendons à 25 km de là, à l'hôtel que nous avons réservé à Madame. Le loueur nous emmène sur la bonne route, car de nuit, ce n'est pas évident de se repérer, Madaba: Madaba est une ville très animée dès 9h00 du matin, où les femmes disparaissent dès la nuit tombée, comme partout en Jordanie...Il y a beaucoup de voies en sens unique, la circulation est parfois un peu complexe. C'est une ville chrétienne et LA ville des mosaïques. On y trouve 2 belles églises, dont l'église St Georges, une église grecque orthodoxe et une très belle mosquée, des ateliers de mosaïques, surtout à la sortie de la ville en direction du mont Nebo. La route des Rois : c'est une très belle route qui descend de Madaba pratiquement jusqu'à Aqaba, sur la Mer rouge. Elle est peu fréquentée, (on dit la route des rois pour les touristes, l'autoroute du désert pour les camions !). De Madaba à Petra Um er Rasas (prendre une route à gauche dans Madaba) : c'est une ancienne cité avec de très belles mosaïques, couvertes par un toit (qui gâche un peu, mais c'est pour la bonne cause) Cette cité en ruines est très étendue mais il reste encore quelques belles arcades et par endroit sur le site d'autres mosaïques encore à moitié enfouies dans le sable. On rejoint la route des rois par Dhiban, en traversant le canyon du Wadi Mujib, une très belle vallée encaissée, avant d'arriver à Kerak. Château de Kerak : ce magnifique château des croisés est perché sur un pan de colline surplombant la ville de Kerak, intéressant surtout pour ses galeries et ses souterrains et son très beau point de vue sur les alentours. Entrée très peu chère 1 DJ. Hammamat-affra : ces sources d'eaux chaudes, voire très chaudes emplissent des bains (extérieurs pour les hommes - intérieurs pour les femmes, quand ils sont remplis..) et sont surtout un lieu privilégié pour les jordaniens et leur famille, qui viennent même le soir avec leur pique nique. C'est franchement cher pour ce que c'est (10 DJ l'entrée pour 2, en plus il faut laisser son passeport), c'est très sale, malodorant, et ça semble ne pas être terminé. C'est dommage car le site est beau et la route qui y mène assez fantastique. Dana village et la réserve : ce petit village ravissant , en cours de rénovation, est situé dans un superbe coin avec vue sur la réserve. Le petit hôtel assez rudimentaire est géré par une coopérative. On y sert le thé bien sûr, mais aussi le repas du soir. On y trouve aussi un joli petit musée et il y a de belles randos à faire dans le coin, des roches rouges sculptées succédant à des roches blanches et on peut descendre jusque dans une gorge en contre bas. Le château de Shobak : en prenant une petite route à droite 30 km après Dana, on tombe sur une magnifique forteresse perdue au milieu de nulle part, perchée au sommet d'un piton rocheux qui domine les vallées, dont le Wadi Araba, avec ses campements bédouins. La forteresse en cous de rénovation, propose des salles où sont entreposés de belles pièces (boulets, pierres sculptées, catapultes). Il y a très peu de monde et pourtant, ce lieu est très beau et...gratuit ! Little Petra (ou siq Al'Barid): Little Petra, comme son nom le sous entend, donne un avant goût de Petra. Ce site est plus petit que Petra mais très beau, long de 500m environ, bordé par de jolis monuments et tombeaux. Il est situé à environ 10km de Petra, très calme, et on trouve peu de monde le matin ou en fin d'après-midi (mais des bédouins qui vendent des souvenirs). Petra : le site de Petra est situé en bas de la ville de Wadi Musa. On y accède soit à pied, soit à cheval (compris dans le prix), soit en calèche pour les plus handicapés (ou les plus fainéants). C'est un site absolument magique, immense, comprenant plus de 800 monuments dispersés sur plusieurs hectares. Les différents tombeaux et monuments ont été construits par les Nabatéens, peuple existant entre le 7ème et le 4ème siècle avant JC, commerçant et voyageur, intelligent et harmonieux. Les principaux monuments sont très bien conservés : le Kazneh, le théâtre, le monastère, les tombes royales... Il faut sortir des sentiers battus pour l'apprécier encore plus, grimper sur les hauteurs par des escaliers ou des chemins pentus (en particulier le chemin qui monte au djebel A lKutnah). On y pénètre par un siq (des gorges) long de 1,2 km, profond et plus ou moins large, agrémenté de rigoles ou autres niches. Selon l'heure du jour, les couleurs varient du rouge �� l'ocre, au jaune. L'entrée est assez chère, mais 2 jours sont indispensables pour en visiter l'ensemble. Le Sunset hôtel où nous résidons un hôtel bien sympa, à 2 pas du site (on peut donc s'y rendre à pied) et à côté d'un...pub ! Bilal le patron est très serviable et peut préparer des sorties dans le désert. Le Kazneh : On le découvre en sortant du siq, presque sans s'y attendre ! C'est le monument emblématique de Petra, le plus connu et assurément le plus beau avec le monastère ! Il est haut de 43 m, magnifiquement sculpté directement dans la roche. Il a la particularité de changer de couleur avec la lumière. Après le Kazneh, on débouche dans une sorte de grand « cirque », où se trouvent la rue des façades, le théâtre, les tombes royales, en hauteur le haut lieu du sacrifice, un peu plus loin le cardo maximus, le grand temple, etc... Au bout du cardo maximus (allée bordée de colonnes), on découvre le grand temple, et d'autres colonnades bien conservées. Puis on peut grimper par un chemin tortueux, parfois de petits escaliers en pierre (en chemin nous buvons le thé avec une vieille bédouine) pour arriver au Monastère. Ca vaut vraiment le coup ! Le monastère est un monument majestueux, imposant (45m de haut, 50m de large), moins sculpté que le Kazneth, mais le site en-lui même est assez fantastique. On peut faire plein de balades aux alentours et avoir des points de vue grandioses sur le Wadi Araba et même sur Israël. En descendant du monastère, de retour dans la vallée mais un peu en hauteur, on trouve un ancien temple et une ancienne église byzantine, où sont entreposées de très belles mosaïques. Les mosaïques Nous quittons Petra par la route des rois pour rejoindre l'autoroute du désert et nous diriger vers le Wadi Rum. La voiture tient bien le choc, normal, elle s'est reposée pendant 2 jours, ce sont plutôt nos jambes qui sont un peu fatiguées (aie, les courbatures...) Le wadi rum : c'est unique ! Le désert est constitué de djebels (montagnes) rouges, jaunes, noirs (dont le point culminant du pays, à 1854 m), de quelques dunes, de sable, de siqs et offre des couchers de soleil fabuleux. C'est aussi ici que vivent quelques unes des dernières familles de bédouins (7 ou 8 dans le Wadi Rum). Nous alternons avec notre guide/chauffeur balades à pied dans les canyons et balades en 4X4 Nous avons la chance de partager deux soirées avec sa famille et de passer deux nuits avec elle dans son campement. Le campement est constitué d'une grande tente en toile et ..sacs de toile de jute ( récupérés dans des sacs de riz...américains), séparé en deux: d'un côté les femmes et l'endroit où préparer le repas; de l'autre, l'endroit ou on reçoit les invités autour du feu et où dorment les hommes. Les femmes sont toutes voilées. Les bédouins élèvent des chèvres, quelques poules, des chameaux. L'eau est acheminée par la jeep dans des gros tonneaux. La nuit dans le désert est très froide, le vent s'engouffre sous la toile et le sable y pénètre ! Les bédouins sont très hospitaliers et aussi très curieux ! Nous quittons le Wadi Rum direction Aqaba au bord de la mer rouge. On rattrape l'autoroute du désert direction le sud. Ça change : des camions des camions des camions ! Aqaba : Aqaba est une grande ville située à 15 km de la frontière syrienne et la seule ville portuaire et balnéaire de Jordanie (en face, se trouve Eilat, station balnéaire réputée d'Israël). C'est une ville très vivante, avec ses nombreux petits restos et magasins, de grands souks où les habits et chaussures ont remplacé les souvenirs, sa grande mosquée majestueuse, son vieux château, son port et ses plages! Aqaba, on aime ou on aime pas : nous aimons bien ! On y trouve même des pubs et un très bon resto où l'on sert du vin (resto sur le port de plaisance) La ville est connue surtout pour ses spots de plongée et les coraux de la Mer rouge. Les deux jours où nous y sommes, le vent est assez fort. Nous nous baignons malgré tout, l'eau est claire et chaude. A vrai dire, pas grand monde sur la plage, quelques touristes et nous... L'hôtel, à 2 pas de la mer, est très mignon, coloré, avec des tonnelles fleuries et des terrasses d'où l'on peut voir le soleil se coucher sur...Israël ! Nous quittons Aqaba pour remonter vers la Mer morte. Nous suivons perdant 200 km une route complètement désertique dans le Wadi Araba, qui longe Israël. Les check points se multiplient, c'est assez surprenant... La Mer morte : cette mer résulte d'un phénomène géologique unique, elle se trouve à 422 m en dessous du niveau 0. Elle présente un taux de salinité 6 fois plus élevé que la normale. la mer morte perd de sa superficie (elle perd 1 m d'eau par an, elle est passée de 960 km2 en 1900 à 640 km2 en 2010) la faute à un pompage abusif des eaux du Jourdain qui l'alimentent .Aucune espèce ne peut donc survivre ! Mais nous n'y restons que quelques minutes avant que le sel ne nous pique ! C'est quand même marrant de flotter sans bouger. Même nager s'avère un exploit. L'entrée est hyper chère : 16 DJ, même si deux belles piscines permettent de « passer à l'eau plate »; l les vestiaires et la plage sont assez sales et le temps brumeux n'arrange rien. De la mer morte, nous remontons jusqu'à Madaba pour y passer la nuit. Nous y trouvons un petit resto très cool, la Bawabit Madaba où l'on peut déguster des bons mezze (sortes de hors d'oeuvre) et boire une bière. Il faut dire que la Jordanie fabrique sous licence hollandaise, une très bonne Amstel ! L'hôtel est super classe par rapport à ce que nous avons eu jusque-là : grands lits, salle de bain confortable, télé, bref tout le confort ! Pour notre dernière journée, nous repartirons vers le nord, en passant par le Mont Nebo et la vallée du Jourdain. Le Mont Nebo : il paraitrait que c'est ici que Moïse serait mort. C'est ici aussi que Jean Paul II est venu en 2000. Ce qui nous intéresse, c'est la vue imprenable sur la mer morte, la vallée du Jourdain et les monts de Judée. Sauf que pas de chance, le brouillard dans la vallée empêche toute visibilité... Nous continuons notre route vers le nord, en traversant la vallée du Jourdain. C'est le jardin potager de la Jordanie, une terre très fertile : des serres à perte de vue, des tomates, des aubergines, du fenouil, etc. et des campements partout. C'est une route très fréquentée, en particulier par les petits camions bariolés qui assurent le transport des légumes. Nous poursuivons toujours vers le nord. Les jordaniens conduisent de manière assez imprévisible : quid des lignes blanches, des clignotants et des feux rouges ? Du coup, prendre le volant demande une certaine vigilance, mais comme nous sommes des as « du volant » justement, pas de souci... Le château d'Ajlun : il est bâti sur une colline à l'écart de la ville, dans un paysage pittoresque de pins et d'oliviers (ça change du désert, pour sûr). C'était une forteresse réputée imprenable, avec des épaisses murailles et des douves profondes. On y trouve encore de belles meurtrières et de gros boulets en pierre. D'en haut, on aperçoit la Syrie et Israël. Poursuivant vers l'est, nous découvrons le deuxième plus beau site de Jordanie. La cité antique de Jerash : cette ville a été créée au 4ème siècle avant J-C par Alexandre le Grand (parait-il). C'était une ville très prospère, puis comme souvent, elle a décliné au fil des siècles. Les temples ont été détruits et remplacés par des églises puis la cité a été entièrement dévastée par les croisés au 12ème siècle. Mais il reste de magnifiques vestiges, en particulier l'arc de triomphe d'Hadrien, l'hippodrome, les 2 théâtres , le forum, le temple d'Artémis, des mosaïques très bien conservées, etc. Nous visitons la cité à contre courant, en grimpant par la colline, ce qui fait que nous avons une vue d'ensemble et sommes bien tranquilles. Le seul hic, c'est un espèce de grand souk à touristes à l'entrée ... Notre voyage s'achève. Il nous reste à regagner Madaba pour une dernière nuit Salut la Jordanie. 😐
D'une côte à l'autre des USA en Harley English translation pending
Le rêve américain. Notre rêve américain. Celui qui a valeur de mythe pour les passionnés de randonnées en 2-roues que nous sommes. 2-roues, oui, mais pas n'importe lesquelles. Celles de la machine qui fait vivre le mythe, celles qui font de leurs cavaliers des pionniers chevauchant leur monture au moteur de fonte, celles qui donne son sens au mot liberté : une Harley.
Une Harley qui va nous amener d'une côte à l'autre par le sud, le long du Golfe du Mexique et des côtes de Floride, de l'Alabama et du Mississipi, à travers les bayous de Louisiane, par la traversée du Texas en frôlant parfois le Rio Grande, puis les déserts du Nouveau-Mexique et de l'Arizona, les néons du Strip de Vegas avant la grande plongée sur la Cité des Anges.
Plus ou moins 5000 km de bitume et de poussière, comme une balade au son d'une bonne guitare, avec parfois quelques riffs rapides sur des tronçons d'Interstate pour garder le rythme.
Quel projet ! Certainement un peu insensé au départ, en mai dernier lors du rassemblement de Grimaud, puis réfléchi ensuite avec Gérard, un autre passionné comme nous. Ma cavalière d'épouse partageant ce plaisir de rouler, elle n'a pas eu besoin d'être convaincue. Moteur, on y va ! Gérard, lui, partira seul, avec la bénédiction des siens, conscients qu'il va réaliser un vieux fantasme.
Presque 10 mois à rêver de l'envol, à construire l'itinéraire, à choisir les "Scenic Drive", à étudier les courbes météorologiques pour éviter si possible toute mauvaise surprise. 10 mois passés si vite ...
Pour voler à destination des USA, nous avons opté pour Air Canada, via Montreal. Nous avions le choix avec deux compagnies US, Continental et United qui ont aussi des vols directs depuis Genève sur l’Amérique du Nord. Mais la canadienne offre de meilleures conditions de vol, confirmées une nouvelle fois. Dans le B767, nos jambes pouvaient se déplier entièrement, chaque siège était équipé d’un bon système de divertissement et l’équipage était efficace. Ce n’est pas la réputation des compagnies américaines, d’où notre choix. Seul bémol, les repas payants entre Montreal et Orlando, soit plus de 3 heures de vol. Mais c’est la règle pour les vols internes en AmNord.
Orlando, point de départ de l'aventure. Le magasin Eaglerider, spécialiste US dans la location de motos, est proche de l'hôtel booké sur le net, le Quality Inn Florida Mall. Outre la location de la machine, Eaglerider propose un "free pick-up" dans un hôtel de la ville pour autant qu'il soit à moins de 7 miles du magasin, ce qui est le cas pour nous. A l’heure comme prévu, un van nous conduit en à peine 5 minutes au magasin. Plusieurs clients sont déjà là pour prendre en charge leur machine. Le personnel est efficace : en même pas 15 minutes tout est prêt au niveau administratif. Nos motos sont devant, sur le parking, elles nous attendent. Deux magnifiques Electra-Glide noires, pour lesquelles un employé viendra nous expliquer quelques fonctions. 10 autres minutes et cette fois nous sommes parés.
Les trois sacoches sont largement suffisantes pour transférer nos affaires, tout est chargé. Nous enfourchons, quelle sensation ! Et quel poids surtout. Ma Dyna fait office de trottinette à côté de cet engin… Il faut vraiment veiller à l’équilibre sur la moto à l’arrêt, car si elle part sur le côté, tu ne la retiens pas. Notamment quand le passager monte. Dominique prend place à l’arrière, confortablement installée, presque sur un canapé. Sortir d’Orlando est facile, Eaglerider est sur un axe, en l’occurrence la US 441 qui traverse la ville du Nord au Sud. Nous avions printé notre itinéraire via Google Map, aucun souci pour trouver ensuite la 50 qui part en direction de l’ouest, puis la 27. Notre but : la US 19 North qui longe la côte ouest de la Floride direction Tallahassee. Il n’a pas fallu longtemps pour se familiariser à la machine et aux commandes. Surtout à celles de la radio qui diffuse déjà de la musique US après quelques centaines de mètres. Le volume à gauche, le changement de stations à droite. Country, Rock, Blues, hits US, la réception est exceptionnelle.

La conduite est facile tant les américains sont respectueux sur la route. Pas de coups de klaxons, les vitesses sont respectées, les routes bien indiquées. Un réel plaisir. Bon d’accord, le paysage de la Floride n’est pas des plus folichons, limite monotone, mais la musique, le plaisir de piloter la reine des Harley, sentir le vent de la vitesse, le ronronnement du moteur, comment ne pas être sur un nuage ? Même le long de la US 19, à 55 miles/heure, longue traînée de 150 miles en quasi ligne droite au milieu de la forêt sauvage de Floride. Quelques petites villes, des « bleds » plutôt loin de la modernité des grandes cités US, déjà un sentiment d’Amérique profonde. Fin d’après-midi, Tallahassee est en vue. Quelques belles propriétés fleurissent sur les côtés de la route, sous les arbres du sud et leurs branches si spéciales qu’on en dirait du coton usagé qui pend depuis les hauteurs. Comme toutes les villes, Tallahassee n’a pas vraiment de centre et nous ne nous rendons pas vraiment compte que nous roulons dans la ville, elle est si étendue.
Notre feuille de route sera suffisamment précise, en mileage, en temps et en indication pour trouver notre hôtel du soir, un autre Quality Inn, au nord de la ville sur la US 27 le long de North Monroe. La circulation est dense en cette fin d’après-midi, mais toujours facile. Devant l’hôtel de ville, nous voyons une manifestation d’Afro-américains qui protestent avec bruit contre la libération du meurtrier d’un jeune Noir en Floride. Mais la réunion se veut pacifique et n’entrave pas la circulation. Arrivés à l’hôtel, la piscine nous tend son bassin d’eau tiède. Pas fraîche, mais suffisamment agréable après une journée de route sous le chaud soleil de Floride. L’Electra Glide est vraiment confortable, ni mal aux fesses (pas encore…), ni au dos.
Un petit souci nous préoccupe : Gérard a deux témoins qui se sont allumés sur le tableau de bord : ceux de la batterie et du moteur. Surchauffe ? Réel problème ? Eaglerider Orlando est déjà fermé, nous ne pouvons les appeler. Nous reprendrons les motos pour aller manger ce soir, nous verrons si ces témoins seront encore allumés. Nous avons aussi pu voir que les brêles sont assez gourmandes, nous avons déjà dû faire 2 fois le plein. Là aussi, bien différent de chez nous. Il faut payer soit avec une carte de crédit, soit prépayer à la caisse avant de pouvoir obtenir de l’essence. Bien sûr, on vous rendra la monnaie de ce qui n’a pas été dans le réservoir…
Première journée, déjà magique. Incroyable le nombre de motos que nous avons croisées ! Et que des grosses, quasi pas une seule Sporster. Par contre, la grosse majorité des bikers ne portent aucun casque comme l’autorise la loi en Floride. C’est très tentant, mais un accident pourrait rapidement devenir dramatique, surtout à des milliers de kilomètres de chez soi. Nous serons sages et garderons nos casques. Rien ne dit que nous ne tenterons pas une petite « Ride » tête nue d’ici peu…
La météo s’annonce bonne demain. Direction Fort Walton Beach, le long de Golfe de Floride …
Deuxième jour. Celui où quelques convictions bien ancrées sont rapidement tombées, mais j’en parlerai un peu plus loin.
Départ de Tallahassee vers les 08h30. Difficile de partir plus tôt car le jour se lève plus tard que chez nous. Le blouson de cuir se supporte le matin, car la température est fraîche, d’ailleurs les motos étaient recouvertes de rosée. Notre itinéraire Google Map fait toujours office de GPS sur papier, avec Dominique comme référente. Bien installée à l’arrière, elle me guide à travers les rues de la ville pour tomber sur la US 319 qui part direction sud, puis vers l’ouest. Les premiers kilomètres ressemblent aux derniers d’hier, de longs bouts droits entre les arbres, toujours cette large tranchée dans la forêt.
Une espèce de brume enveloppe la nature environnante, sauf que ce n’est pas du brouillard mais de la fumée. Cela doit brûler quelque part et pas qu’un peu vu l’odeur et la densité. Cela nous rend un peu inquiets, la route sera-t-elle coupée plus loin ? Finalement non, même si cette fumée est restée présente pendant plusieurs kilomètres.

Sur ces longs bouts droits, le Cruise Control de la moto est un plaisir, permettant de soulager chaque bras. Encore un avantage de la E-Glide. Dès le village de Sopchoppy, la route se diversifie et passe enfin sur une seule voie, traverse des villages, emprunte des courbes et, cherry on the cake, la fumée a maintenant disparu pour laisser la place au ciel bleu. Peu avant Lanark Village, la mer fait son apparition, calme et même d’huile. Sable blanc, plages désertes le long du Golfe du Mexique, la saison n’a pas encore commencé, même si quelques familles font bronzette sur le sable. La radio de la moto continue à déverser sa musique US et c’est le moment de tomber notre première conviction : après un arrêt pour aller voir la mer de très près et faire quelques photos, nous posons les blousons vu la chaleur. La plupart des motards croisés roulent sans casque. Mmmmhhhh, c’est très tentant … Et nous succombons à ce plaisir impossible en Europe. Impossible pour des raisons légales et impossibles vu l’indiscipline des conducteurs du Vieux-Continent. Ici le risque est limité, l’Américain étant particulièrement attentif aux règles, tant de vitesse que de respect. Donc crème solaire, casquette pour Gérard et bandana pour moi. Dominique est surélevée à l’arrière de l’Electra-Glide et plus exposée au vent. Elle gardera donc son casque. Cette partie de la côte le long de l’US 319 est splendide, la vitesse est lente, 45miles/heure maxi, rythme balade. Contrairement au départ de Tallahassee, elle n’est plus à double voie, mais il s’agit maintenant d’une belle petite route côtière. Les maisons sont principalement sur pilotis, souvent avec une terrasse sur le toit, face à la mer. Le 4x4, voire le camping-car (version US) sous la maison. Nous sommes impressionnés par le nombre d’églises, plus nombreuses que les bars et restaurants. Eglises qui sont toutes superbes, souvent de style différent, mais toujours soignées. Impressionnés aussi par les belles propriétés qui bordent la route, maisons posées sous les arbres, pelouse soignée.

A Eastpoint, un pont enjambe un bras de mer pour atteindre Apalachicola, superbe petite bourgade. Nous nous arrêtons à la sortie de la ville pour boire un café (américain) sur une terrasse. Sur la route devant nous, c’est le défilé de la démesure américaine en matière de véhicule. 4x4 énormes aux V8 vrombissant, pick-up avec roues jumelées à l’arrière, camions qui transportent des mobilhomes imposants, camping-cars qui ont l’allure d’autocar et qui tractent encore un 4x4, les gros véhicules ne connaissent pas la crise ! Comme les motos, en nombre et en … bruit ! 90 % de Harley, aux USA on roule américain évidemment.
Mexico Beach est en vue et il est l’heure de se restaurer. A l’entrée de la ville, le Toucan’s Bar est attirant avec sa terrasse sur la plage. Deux autres motos sont devant l’établissement. Elles sont pilotées par deux Suisses-allemand rencontrés la veille à … Eaglerider Orlando ! Comme nous, ils roulent en direction de Los Angeles. Le monde est petit, des compatriotes qui mangent dans le même restaurant à Mexico Beach/Floride !
Au Toucan’s, c’est la deuxième conviction qui s’écroule : celle de manger léger à midi pour être plus à l’aise au guidon. Crevettes et poisson frits, avec justement des frites, le tout dans une proportion … euh … américaine. Quelques lourdeurs d’estomac en perspective pour le reste de la journée… Il reste de la route jusqu’à Fort Walton Beach, pas le temps d’envisager une baignade ou une bronzette sur le sable blanc. On se remet en selle, mais la route perd rapidement de son attrait. La US 319 s’est transformée en US 98 et s’est vu rajouter une voie de circulation pour (re)devenir une large route à deux pistes. La vitesse de croisière augmente, les bords de route sont moins intéressants.
Panama City est traversée et nous décidons de tirer sur la US 30 qui part en direction des plages de Panama City Beach. Les petits bleds style Mexico Beach ou Carabelle laissent la place à ce que j’appellerai Rimini-sur-Golfe-du-Mexique. Grands immeubles, boutiques et articles de plage partout, la station balnéaire de masse par excellence. Heureusement, à la fin mars, le site est encore peu fréquenté, mais j’imagine qu’en août, le monde doit être proportionnel à la chaleur. Par contre, la traversée en moto est assez agréable, vitesse lente, le long des plages, plus sympa que les 60 miles/heure de la 98. Nous irons le plus loin possible par ces petites routes de bord de mer. Vers Grayton Beach, les immeubles ont laissé place à de belles maisons, visiblement l’endroit est friqué !
C’est la fin des bords de mer, pas d’autres choix que de rejoindre la 98 pour avaler les derniers kilomètres avant Fort Walton Beach. Notre hôtel du jour, un motel Super 8 est directement sur la 98, sur Miracle Strip Way. Facile à trouver, nous y arrivons en fin d’après-midi. La chambre est propre et bien équipée, avec aussi une petite piscine qui sera la bienvenue après les heures de route sous la chaleur.
Une fois la baignade terminée, nous allons admirer un splendide coucher de soleil juste en face de l’hôtel, dans un petit parc qui donne directement sur une baie. Quelques personnes pêchent, d’autres viennent se balader ou encore prendre des photos du magnifique ciel coloré. Le moment est reposant. Un bon choix ce Super 8, pour le prix, pour la facilité d’accès et pour ce petit parc bienvenu. Pas besoin de reprendre la moto pour aller manger ce soir, il y a soit un Red Lobster en face, soit un resto chinois qui propose une formule buffet à 10 minutes à pieds.

Le voyage avance, nous avons franchi un fuseau horaire aujourd’hui, il y a désormais 7 heures de différence avec la maison. Cette portion de Floride était bien plus intéressante et nous conforte dans l’idée qu’il faut sortir des grands axes lorsque l’itinéraire et le temps le permettent. Nous tenterons le coup à chaque fois que c’est possible, tiens demain par exemple sur le trajet de la Nouvelle-Orléans !
Une Harley qui va nous amener d'une côte à l'autre par le sud, le long du Golfe du Mexique et des côtes de Floride, de l'Alabama et du Mississipi, à travers les bayous de Louisiane, par la traversée du Texas en frôlant parfois le Rio Grande, puis les déserts du Nouveau-Mexique et de l'Arizona, les néons du Strip de Vegas avant la grande plongée sur la Cité des Anges.
Plus ou moins 5000 km de bitume et de poussière, comme une balade au son d'une bonne guitare, avec parfois quelques riffs rapides sur des tronçons d'Interstate pour garder le rythme.
Quel projet ! Certainement un peu insensé au départ, en mai dernier lors du rassemblement de Grimaud, puis réfléchi ensuite avec Gérard, un autre passionné comme nous. Ma cavalière d'épouse partageant ce plaisir de rouler, elle n'a pas eu besoin d'être convaincue. Moteur, on y va ! Gérard, lui, partira seul, avec la bénédiction des siens, conscients qu'il va réaliser un vieux fantasme.
Presque 10 mois à rêver de l'envol, à construire l'itinéraire, à choisir les "Scenic Drive", à étudier les courbes météorologiques pour éviter si possible toute mauvaise surprise. 10 mois passés si vite ...
Pour voler à destination des USA, nous avons opté pour Air Canada, via Montreal. Nous avions le choix avec deux compagnies US, Continental et United qui ont aussi des vols directs depuis Genève sur l’Amérique du Nord. Mais la canadienne offre de meilleures conditions de vol, confirmées une nouvelle fois. Dans le B767, nos jambes pouvaient se déplier entièrement, chaque siège était équipé d’un bon système de divertissement et l’équipage était efficace. Ce n’est pas la réputation des compagnies américaines, d’où notre choix. Seul bémol, les repas payants entre Montreal et Orlando, soit plus de 3 heures de vol. Mais c’est la règle pour les vols internes en AmNord.
Orlando, point de départ de l'aventure. Le magasin Eaglerider, spécialiste US dans la location de motos, est proche de l'hôtel booké sur le net, le Quality Inn Florida Mall. Outre la location de la machine, Eaglerider propose un "free pick-up" dans un hôtel de la ville pour autant qu'il soit à moins de 7 miles du magasin, ce qui est le cas pour nous. A l’heure comme prévu, un van nous conduit en à peine 5 minutes au magasin. Plusieurs clients sont déjà là pour prendre en charge leur machine. Le personnel est efficace : en même pas 15 minutes tout est prêt au niveau administratif. Nos motos sont devant, sur le parking, elles nous attendent. Deux magnifiques Electra-Glide noires, pour lesquelles un employé viendra nous expliquer quelques fonctions. 10 autres minutes et cette fois nous sommes parés.
Les trois sacoches sont largement suffisantes pour transférer nos affaires, tout est chargé. Nous enfourchons, quelle sensation ! Et quel poids surtout. Ma Dyna fait office de trottinette à côté de cet engin… Il faut vraiment veiller à l’équilibre sur la moto à l’arrêt, car si elle part sur le côté, tu ne la retiens pas. Notamment quand le passager monte. Dominique prend place à l’arrière, confortablement installée, presque sur un canapé. Sortir d’Orlando est facile, Eaglerider est sur un axe, en l’occurrence la US 441 qui traverse la ville du Nord au Sud. Nous avions printé notre itinéraire via Google Map, aucun souci pour trouver ensuite la 50 qui part en direction de l’ouest, puis la 27. Notre but : la US 19 North qui longe la côte ouest de la Floride direction Tallahassee. Il n’a pas fallu longtemps pour se familiariser à la machine et aux commandes. Surtout à celles de la radio qui diffuse déjà de la musique US après quelques centaines de mètres. Le volume à gauche, le changement de stations à droite. Country, Rock, Blues, hits US, la réception est exceptionnelle.
La conduite est facile tant les américains sont respectueux sur la route. Pas de coups de klaxons, les vitesses sont respectées, les routes bien indiquées. Un réel plaisir. Bon d’accord, le paysage de la Floride n’est pas des plus folichons, limite monotone, mais la musique, le plaisir de piloter la reine des Harley, sentir le vent de la vitesse, le ronronnement du moteur, comment ne pas être sur un nuage ? Même le long de la US 19, à 55 miles/heure, longue traînée de 150 miles en quasi ligne droite au milieu de la forêt sauvage de Floride. Quelques petites villes, des « bleds » plutôt loin de la modernité des grandes cités US, déjà un sentiment d’Amérique profonde. Fin d’après-midi, Tallahassee est en vue. Quelques belles propriétés fleurissent sur les côtés de la route, sous les arbres du sud et leurs branches si spéciales qu’on en dirait du coton usagé qui pend depuis les hauteurs. Comme toutes les villes, Tallahassee n’a pas vraiment de centre et nous ne nous rendons pas vraiment compte que nous roulons dans la ville, elle est si étendue.
Notre feuille de route sera suffisamment précise, en mileage, en temps et en indication pour trouver notre hôtel du soir, un autre Quality Inn, au nord de la ville sur la US 27 le long de North Monroe. La circulation est dense en cette fin d’après-midi, mais toujours facile. Devant l’hôtel de ville, nous voyons une manifestation d’Afro-américains qui protestent avec bruit contre la libération du meurtrier d’un jeune Noir en Floride. Mais la réunion se veut pacifique et n’entrave pas la circulation. Arrivés à l’hôtel, la piscine nous tend son bassin d’eau tiède. Pas fraîche, mais suffisamment agréable après une journée de route sous le chaud soleil de Floride. L’Electra Glide est vraiment confortable, ni mal aux fesses (pas encore…), ni au dos.
Un petit souci nous préoccupe : Gérard a deux témoins qui se sont allumés sur le tableau de bord : ceux de la batterie et du moteur. Surchauffe ? Réel problème ? Eaglerider Orlando est déjà fermé, nous ne pouvons les appeler. Nous reprendrons les motos pour aller manger ce soir, nous verrons si ces témoins seront encore allumés. Nous avons aussi pu voir que les brêles sont assez gourmandes, nous avons déjà dû faire 2 fois le plein. Là aussi, bien différent de chez nous. Il faut payer soit avec une carte de crédit, soit prépayer à la caisse avant de pouvoir obtenir de l’essence. Bien sûr, on vous rendra la monnaie de ce qui n’a pas été dans le réservoir…
Première journée, déjà magique. Incroyable le nombre de motos que nous avons croisées ! Et que des grosses, quasi pas une seule Sporster. Par contre, la grosse majorité des bikers ne portent aucun casque comme l’autorise la loi en Floride. C’est très tentant, mais un accident pourrait rapidement devenir dramatique, surtout à des milliers de kilomètres de chez soi. Nous serons sages et garderons nos casques. Rien ne dit que nous ne tenterons pas une petite « Ride » tête nue d’ici peu…
La météo s’annonce bonne demain. Direction Fort Walton Beach, le long de Golfe de Floride …
Deuxième jour. Celui où quelques convictions bien ancrées sont rapidement tombées, mais j’en parlerai un peu plus loin.
Départ de Tallahassee vers les 08h30. Difficile de partir plus tôt car le jour se lève plus tard que chez nous. Le blouson de cuir se supporte le matin, car la température est fraîche, d’ailleurs les motos étaient recouvertes de rosée. Notre itinéraire Google Map fait toujours office de GPS sur papier, avec Dominique comme référente. Bien installée à l’arrière, elle me guide à travers les rues de la ville pour tomber sur la US 319 qui part direction sud, puis vers l’ouest. Les premiers kilomètres ressemblent aux derniers d’hier, de longs bouts droits entre les arbres, toujours cette large tranchée dans la forêt.
Une espèce de brume enveloppe la nature environnante, sauf que ce n’est pas du brouillard mais de la fumée. Cela doit brûler quelque part et pas qu’un peu vu l’odeur et la densité. Cela nous rend un peu inquiets, la route sera-t-elle coupée plus loin ? Finalement non, même si cette fumée est restée présente pendant plusieurs kilomètres.

Sur ces longs bouts droits, le Cruise Control de la moto est un plaisir, permettant de soulager chaque bras. Encore un avantage de la E-Glide. Dès le village de Sopchoppy, la route se diversifie et passe enfin sur une seule voie, traverse des villages, emprunte des courbes et, cherry on the cake, la fumée a maintenant disparu pour laisser la place au ciel bleu. Peu avant Lanark Village, la mer fait son apparition, calme et même d’huile. Sable blanc, plages désertes le long du Golfe du Mexique, la saison n’a pas encore commencé, même si quelques familles font bronzette sur le sable. La radio de la moto continue à déverser sa musique US et c’est le moment de tomber notre première conviction : après un arrêt pour aller voir la mer de très près et faire quelques photos, nous posons les blousons vu la chaleur. La plupart des motards croisés roulent sans casque. Mmmmhhhh, c’est très tentant … Et nous succombons à ce plaisir impossible en Europe. Impossible pour des raisons légales et impossibles vu l’indiscipline des conducteurs du Vieux-Continent. Ici le risque est limité, l’Américain étant particulièrement attentif aux règles, tant de vitesse que de respect. Donc crème solaire, casquette pour Gérard et bandana pour moi. Dominique est surélevée à l’arrière de l’Electra-Glide et plus exposée au vent. Elle gardera donc son casque. Cette partie de la côte le long de l’US 319 est splendide, la vitesse est lente, 45miles/heure maxi, rythme balade. Contrairement au départ de Tallahassee, elle n’est plus à double voie, mais il s’agit maintenant d’une belle petite route côtière. Les maisons sont principalement sur pilotis, souvent avec une terrasse sur le toit, face à la mer. Le 4x4, voire le camping-car (version US) sous la maison. Nous sommes impressionnés par le nombre d’églises, plus nombreuses que les bars et restaurants. Eglises qui sont toutes superbes, souvent de style différent, mais toujours soignées. Impressionnés aussi par les belles propriétés qui bordent la route, maisons posées sous les arbres, pelouse soignée.
A Eastpoint, un pont enjambe un bras de mer pour atteindre Apalachicola, superbe petite bourgade. Nous nous arrêtons à la sortie de la ville pour boire un café (américain) sur une terrasse. Sur la route devant nous, c’est le défilé de la démesure américaine en matière de véhicule. 4x4 énormes aux V8 vrombissant, pick-up avec roues jumelées à l’arrière, camions qui transportent des mobilhomes imposants, camping-cars qui ont l’allure d’autocar et qui tractent encore un 4x4, les gros véhicules ne connaissent pas la crise ! Comme les motos, en nombre et en … bruit ! 90 % de Harley, aux USA on roule américain évidemment.
Mexico Beach est en vue et il est l’heure de se restaurer. A l’entrée de la ville, le Toucan’s Bar est attirant avec sa terrasse sur la plage. Deux autres motos sont devant l’établissement. Elles sont pilotées par deux Suisses-allemand rencontrés la veille à … Eaglerider Orlando ! Comme nous, ils roulent en direction de Los Angeles. Le monde est petit, des compatriotes qui mangent dans le même restaurant à Mexico Beach/Floride !
Au Toucan’s, c’est la deuxième conviction qui s’écroule : celle de manger léger à midi pour être plus à l’aise au guidon. Crevettes et poisson frits, avec justement des frites, le tout dans une proportion … euh … américaine. Quelques lourdeurs d’estomac en perspective pour le reste de la journée… Il reste de la route jusqu’à Fort Walton Beach, pas le temps d’envisager une baignade ou une bronzette sur le sable blanc. On se remet en selle, mais la route perd rapidement de son attrait. La US 319 s’est transformée en US 98 et s’est vu rajouter une voie de circulation pour (re)devenir une large route à deux pistes. La vitesse de croisière augmente, les bords de route sont moins intéressants.
Panama City est traversée et nous décidons de tirer sur la US 30 qui part en direction des plages de Panama City Beach. Les petits bleds style Mexico Beach ou Carabelle laissent la place à ce que j’appellerai Rimini-sur-Golfe-du-Mexique. Grands immeubles, boutiques et articles de plage partout, la station balnéaire de masse par excellence. Heureusement, à la fin mars, le site est encore peu fréquenté, mais j’imagine qu’en août, le monde doit être proportionnel à la chaleur. Par contre, la traversée en moto est assez agréable, vitesse lente, le long des plages, plus sympa que les 60 miles/heure de la 98. Nous irons le plus loin possible par ces petites routes de bord de mer. Vers Grayton Beach, les immeubles ont laissé place à de belles maisons, visiblement l’endroit est friqué !
C’est la fin des bords de mer, pas d’autres choix que de rejoindre la 98 pour avaler les derniers kilomètres avant Fort Walton Beach. Notre hôtel du jour, un motel Super 8 est directement sur la 98, sur Miracle Strip Way. Facile à trouver, nous y arrivons en fin d’après-midi. La chambre est propre et bien équipée, avec aussi une petite piscine qui sera la bienvenue après les heures de route sous la chaleur.
Une fois la baignade terminée, nous allons admirer un splendide coucher de soleil juste en face de l’hôtel, dans un petit parc qui donne directement sur une baie. Quelques personnes pêchent, d’autres viennent se balader ou encore prendre des photos du magnifique ciel coloré. Le moment est reposant. Un bon choix ce Super 8, pour le prix, pour la facilité d’accès et pour ce petit parc bienvenu. Pas besoin de reprendre la moto pour aller manger ce soir, il y a soit un Red Lobster en face, soit un resto chinois qui propose une formule buffet à 10 minutes à pieds.

Le voyage avance, nous avons franchi un fuseau horaire aujourd’hui, il y a désormais 7 heures de différence avec la maison. Cette portion de Floride était bien plus intéressante et nous conforte dans l’idée qu’il faut sortir des grands axes lorsque l’itinéraire et le temps le permettent. Nous tenterons le coup à chaque fois que c’est possible, tiens demain par exemple sur le trajet de la Nouvelle-Orléans !
1 semaine de visite à Milan (Italie) English translation pending
Nous décidons sur un coup de tête d'une semaine à Milan fin mars...
Un mois avant le départ env., achat de billets de train sur www.cff.ch pour 25 frs par personne par trajet, soit 100 frs en tout aller retour. Pour ce genre de billet, cela ne change rien si l'on a le demi-tarif ou non. Les CFF les envoient gratuitement 3 jours après à mon domicile. Sinon, prix normal par personne et par trajet (sans rabais demi-tarif) = 91 frs (donc 364 fr. en tout)...
Ensuite, je réserve un appartement sur Homelidays (référence 172637) pour 390 euros la semaine du lundi au lundi (via Melfi). Le propriétaire demande 40 euros d'arrhes, somme que je lui verse via ma banque.
Puis, je cherche pendant un bon moment pour trouver un site pour réserver l'entrée à La Cène, mais uniquement ça, sans me faire refiler un livre avec ou une autre visite... et à un prix décent... pas facile... mais je finis par trouver, c'est ici : http://www.vivaticket.it/evento.php?id_evento=298097&op=cenacoloVinciano.
Pas facile, beaucoup d'heures sont déjà prises, nous trouvons pour le mercredi matin à 10 h 30, parfait. Finalement, nous en aurons pour 16 euros à deux (contre env. 56 euros sur d'autres sites essayant de me refiler un livre avec ou une autre visite avec, etc...)
Attention : 3 dates importantes annoncées ces prochains jours ou mois
25 mars : semi-marathon en centre ville, apparemment, on peut acheter un billet de bus ou métro ATM à 1.50 euro le trajet et s'en servir toute la journée indéfiniment.
15 avril : marathon en centre ville et journée sans voiture, idem pour le ticket de bus que le 25 mars.
27 mai : arrivée à Milan du Tour d'Italie (Giro)
Lundi 19 mars 2012 :
Petit footing jusqu'à la gare, le train est à l'heure (il va à Venise en fait), puis prend du retard dans le tunnel du Simplon et à Iselle (douaniers italiens demandant des passeports et visitant certaines valises...) Bref, nous arrivons à 12 h 15 à Milan au lieu de 11 h 35...
Nous partons à pied en direction de la via Melfi et nous arrêtons en route pour manger dans une Tavola Calda sur le Corso Tunisia à l'angle avec via Settala « Lu Caffè », 2 spaghettis tomate, 2 escalope de dinde milanaise avec légumes, 1 coca, 1 verre de vin rouge, 2 cafés = 37 euros. Rien d'extraordinaire.
Nous repartons à pied pour via Melfi où nous arrivons vers 13 h 50, un peu tôt selon ce qui avait été convenu. Nous nous arrêtons sur une terrasse presque au bas de l'immeuble où nous habiterons, chez Dolce Teresa, 1 coca light, 1 café, 1 tartelette aux fruits = 6.50 euros.
Vers 14 h 45, nous contactons la propriétaire par téléphone, 2 minutes après, elle est au bas de l'immeuble pour nous accueillir et tout nous expliquer. Je lui règle cash sur place le reste de la somme due, soit 350 euros.
Il y a un garage (parking souterrain) gardé en face de l'immeuble (autorimessa).
Nous rangeons nos affaires et reprenons la route à pied vers 16 h. En 30 min. nous arrivons piazza San Babila, sans nous presser, d'autant plus que j'ai mal à une cheville... La façade et le clocher de l'église San Babila sont en restauration, nous jetons un coup d'oeil à l'intérieur (19e), bof bof...
En 10 min. supplémentaires, via la rue Victor Emmanuel, nous sommes devant le Duomo (encore des échafaudages à l'arrière sur le clocher notamment et la statue de Victor Emmanuel devant le Duomo est complètement emballée pour restauration jusqu'en juillet 2014 si l'on tient le délai...). Je demande où a passé l'office du tourisme qui se trouvait à proximité, on me répond d'aller piazza Castello 400 mètres plus loin vers le château Sforza, chouette... mais bon on y va en jetant un coup d'oeil à la Piazza Mercanti en route.
En route, j'achète dans un Tabacchi 2 billets de métro = 3 euros. On m'explique qu'on ne peut plus acheter une carte 10 trajets pour 2 personnes, on est obligé d'acheter 2 cartes 10 trajets (une par personne donc), cela ne nous arrange pas vraiment...
On y trouve un plan assez sommaire et on revient en arrière par le même chemin, nous entrons dans le Duomo, toujours assez sombre... et une sorte de grue au milieu pour changer les ampoules des spots... Il est possible d'accéder aux terrasses à pied (env. 6 euros par personne) ou en ascenseur (env. 10 euros par personne), nous ne ferons pas car déjà fait par le passé.
Puis, nous traversons la galerie Victor Emmanuel et rejoignons le Brek situé au bout de la galerie San Babila à 18 h 30, heure d'ouverture. 2 salades mêlées, 2 salades de fruits, 1 coca = 16, 50 euros. Et nous rentrons à pied en 30 min. à l'appartement et faisant une petite halte pour 2 cafés via Bixio, 2 cafés = 1.80 euros, (NB c'est 3 fois moins qu'à Genève...)
20 h, nous sommes casés, il ne fait pas très chaud dehors...
Mardi 20 mars 2012
Départ vers 7 h 15 à pied tranquillement en direction du Duomo.
En route, via Borgogna, 2 cafés et 1 croissant = 5 euros.
Nous arrivons devant la Scala vers 8 h 40, le musée ouvre à 9 h (il est affiché devant les heures pendant lesquelles on peut voir depuis les loges le théâtre lui-même, aujourd'hui, par ex. pas de problème, c'est toute la journée). 2 entrées = 12 euros. Nous allons voir le théâtre depuis les loges, puis musée avec une dizaine de salles (tableaux, bustes de musiciens, piano de Liszt, costumes d'anciennes représentations, vieux instruments de musique...). Je voulais surtout voir la salle du théâtre... WC près des loges et avant la sortie du musée, avant de traverser le magasins de souvenirs...
Nous repartons vers 9 h 40 et allons à la Pinacothèque Brera où nous arrivons vers les 10 h. On visite la cour et l'arrière de la cour (école), puis on monte voir au 1er étage la pinacothèque, 2 entrées = 12 euros, compter au moins 1 h 30 pour ne pas courir, moi, je sors avant, 1 café dans la rue devant = 2 euros. Vers 11 h 20, nous partons en direction de la place San Marco, l'église a de très belles fresques (elle ferme de 12 h à 16 h). (Auparavant, nous avons voulu aller voir l'intérieur d'une église en briques qui fait face à l'entrée de la Pinacothèque, complètement vidée et exposition d'art moderne...). En route, entre Scala et Brera, via Verdi, une brève visite à l'oratoire San Giorgio en forme de croix grecque.
Vers 12 h, arrêt via Fatebenefratelli dans une tavola calda « Nuovo Bar », 2 plats boulettes de viande, pâtes et légumes, 1 glace en bâton, 1 coca light, 1 verre de vin rouge, 2 cafés = 27.50 euros. Très bon, mieux qu'hier à midi.
Nous repartons vers 12 h 50, pour aller passer la porte Place Cavour et prendre la via della Spiga, je précise que c'est mon homme qui est fan de boutiques, pas moi... bon, je le suis... puis Corso Venezia et via Montenapoleone et via Manzoni pour aller voir le campanile en briques de l'église San Gotardo à l'arrière du Duomo en traversant la cour du Palais Royal... L'intérieur de San Gotardo est assez décrépi...on n'insiste pas.
Nous remontons le Corso Venezia et un bout du Corso Buenos Aires en passant devant le musée d'histoire naturelle et le planétarium.
Arrêt sur un banc devant un bar, 1 coca 3 euros, mal aux pieds...
Brève visite du magasin UPIM, ce n'est plus comme autrefois, nous rentrons par via Melfi, en achetant quelques provisions dans un supermarché « Unes » où il y a pas mal de choix pour 12.80 euros. Arrivée à l'appartement vers 16 h 15 env.
Repos et internet.
Mercredi 21 mars 2012
Côté cheville, cela ne s'arrange pas... Nous avons une réservation pour 10 h 30 à La Cène, nous allons faire ceci, manger et nous chercherons un médecin en début d'après-midi...
Départ à 7 h de l'appartement.
Nous nous dirigeons à pied vers le Duomo.
En route, via S. Cecilia, 2 cafés et 1 croissant dans un bar tabac = 3 euros. Pour info, les cigarettes coûtent environ 5 euros le paquet ici.
Nous passons le Duomo, puis via Dante et prenons à gauche la via Merivigli et la via Magenta, nous arrivons vers 9 h. à l'église Santa Maria delle Grazie à côté de La Cène. Nous entrons. Extérieur et intérieur de l'église magnifiques (fresques), un cloître avec des magnolias en fleur. De ce cloître, nous aurions pu entrer dans la Pinacothèque Ambrosiana voir des dessins de Léonard de Vinci, et dans la Sacristie monumentale de Bramante, mais cela ne nous intéresse pas trop. Il ne semblait pas y avoir foule pour y entrer d'ailleurs.
Pinacothèque = 15 euros + 1.50 réservation ;
Sacristie = 10 euros + 1.50 réservation,
Combiné des deux = 20 euros + 1.50 réservation.
Combiné Pinacothèque + Sacristie + La Cène = 26 euros (pas de frais de réservation)
Nous échangeons notre réservation pour La Cène à l'entrée juste à côté de l'église pour 10 h 30 contre des billets. On nous dit de nous présenter ensuite à 10 h 20.
Nous allons un peu plus loin sur la rue en attendant et prenons 2 cafés à la Porta Vercellina = 3 euros
Ensuite, entrée pile à l'heure, via plusieurs sas, dans la salle où se trouve la Cène et 1 autre tableau en face (Crucifixion). J'ai trouvé très beau et bien restauré (ce qui me dérange un peu, c'est une porte d'époque murée au dessous de La Cène). Nous étions 12, normalement 25 personnes entrent en même temps. Au bout de 15 min. on nous prie de ressortir par haut-parleur par d'autres sas menant au magasin (et aux WC) puis à l'extérieur.
Nous revenons ensuite par la via Magenta et entrons vers 11 h dans le musée d'archéologie, 2 entrées = 10 euros, essentiellement pour y voir dans le jardin les restes des murailles de l'ancien Milan, sinon, des belles mosaïques, sculptures et un accès à une église contiguë avec fresques et stalles (église San Maurizio al Monastero Maggiore). WC en sous-sol après l'entrée. Nous en ressortons vers midi.
Nous nous rapprochons du Duomo et mangeons dans un restaurant nommé Gusto Milano à la via San Prospero. 2 assiettes avec tranche de poulet, légumes et salade, 1 coca light, 1 verre de vin = 26.50 euros. Très bon et très frais.
Puis, nous retournons Piazza Duomo, j'entre dans une pharmacie pour me renseigner où trouver un médecin pour ma cheville... On me donne la liste des hôpitaux publics et le nom d'une clinique américaine, via Mercalli, en fait un cabinet médical plutôt avec un médecin américain (médecine interne et urgences) qui me reçoit en 15 min. en anglais (il connaît quelques mots de français et d'italien), bilan une infection, antibiotiques, et pas trop marcher... Consultation 130 euros et médicaments 20 euros à la pharmacie.
On rentre quand même à pied, 2 cocas et une tartelette dans la rue devant l'appartement = 8 euros. Je prends le premier comprimé...
Retour à l'appartement, le pied en l'air et internet... Chouettte...
Vers 18 h 30, on va au Corso Buenos Aires manger au restaurant Miro. 1 salade caprese à deux servie dans une feuille genre brick, 2 spaghettis bolognaise, 1 coca light, 1 eau minérale, 2 cafés = 39.50 euros. Faut dire qu'il y 4 euros de couvert et 5 euros de cafés... Beaucoup de choix sur la carte et très bon en revanche. On peut manger dehors, mais rue très bruyante...
20 h 30, retour au bercail.
Jeudi 22 mars 2012
Côté cheville, ce n'est toujours pas le pied, si j'ose dire...
Nous partons à 7 h en direction du Duomo.
En route, 3 cafés et 2 croissants dans le même bar qu'hier matin = 5 euros.
Puis, nous allons au château Sforza, arrivée vers 8 h 45. Le parc est ouvert dès 7 h, les musées du château ouvrent à 9 h.
Nous traversons les cours successives et allons voir le parc à l'arrière, une vue générale car pas envie d'allonger les kilomètres à pied.
A 9 h, nous achetons 2 billets d'entrée. 3 euros par personne pour tous les musées du château. Prix unique, on ne peut rien acheter d'autre.
Nous visitons essentiellement celui d'Art sacré, la partie sur l'Egypte et la Pinacothèque, avec quelques pauses « banc au soleil » entre les diverses parties...
Beaucoup de publicité pour cette pieta, exposée dans le musée d'Art sacré, que personnellement je n'ai pas beaucoup aimée... http://fr.wikipedia.org/wiki/Piet%C3%A0_Rondanini.
Vers 12 h, nous remontons le Corso Garibaldi, très jolie rue, accueillante avec cafés, restaurants.
Nous mangeons à l'angle de la rue Palermo dans un restaurant (avec pizzas au feu de bois). L'endroit semble plaire aux gens du quartier, le restaurant sera rapidement plein.
2 pizzas avec mozzarella bufala, 1 salade mêlée, 1 coca light, 1 verre de vin, 2 cafés = 34 euros (dont 4 euros de couvert) Excellent.
Nous continuons le corso Garibaldi, un grand magasin OVS et 2 hôtels, puis Porta Garibaldi, puis le corso Como, plus court et également plein de restaurants. Dès la fin du Corso Como, c'est l'horreur, construction de bâtiments neufs, chantiers, etc. La gare routière de la place Garibaldi est proche, nous n'irons pas. Si mon pied avait été en meilleur état, nous serions allés au Cimetière Monumental depuis la fin du Corso Como. Nous tournons sur la droite et allons tout droit pour rentrer à l'appartement via la piazza Republica et le parc autour du musée d'histoire naturelle.
Nous traversons le parc et nous arrêtons à la buvette un moment. 2 cocas light = 5 euros. Ensuite, nous rejoignons l'appartement vers 16 h.
Repos pour ma cheville et internet.
Mon mari sort se promener.
Achat salade et fruits pour ce soir, 4.60 euros.
Nous mangeons à l'appartement.
Vendredi 23 mars 2012
Ce matin, ma cheville va un peu mieux, j'entre plus facilement dans ma chaussure...
Nous partons vers 7 h 30 par la rue Bixio pour aller prendre le tram 9 à env. 200 m. de l'appartement. Le tram 9 va de la gare centrale à la Porta Genova. Nous utilisons les billets achetés l'autre jour. Il est bien d'entrer dans le tram derrière le chauffeur car l'appareil pour composter ces billets se trouve là et non au milieu de la rame (ou alors il faut entrer pas la dernière porte du tram). Les trams no 9 et 15 sont modernes, on y entre facilement, les anciens petits trams jaunes sont très hauts, pas facile d'y monter si l'on est chargé de valises je pense...
Nous en descendons à la Place du 24 Mai env. 15 min. après.
Nous achetons 4 tickets de tram au kiosque (6 euros) pour ce soir et demain matin.
Nous nous dirigeons vers le Corso PortaTicinese (de « Ticinum », ancien nom de Pavie, rien à voir avec le Tessin suisse donc...).
Au début du corso à droite, nous allons visiter l'église San Eustorgio, très bel intérieur, fresques, nécropole, le clocher est très beau également. Nous ne pouvons pas entrer dans le musée de la Chapelle Portinari qui n'ouvre que de 10 h à 18 h. Nous reviendrons à notre retour dans l'après-midi.
Nous montons le Corso jusqu'à la Porta Ticinese, que nous franchissons pour aller visiter l'église San Lorenzo Maggiore. Après la porte, 2 cafés au soleil sur une terrasse jusqu'à 9 h 20 = 4 euros. Devant l'église, des colonnes d'un ancien temple et une statue de l'empereur Constantin. L'église est ronde, avec quelques fresques, l'extérieur est plus beau que l'intérieur, mais à l'intérieur, il faut aller voir essentiellement la chapelle Saint-Aquilin (entrée 2 euros par personne) ouverture à 9 h 30, pour ses mosaïques byzantines rappelant Ravenne, une seule est entièrement conservée, quelques parties de mosaïques paléochrétiennes visibles, également une porte en pierre sculptée et un accès au sous-sol montrant les fondations romaines de la chapelle. Il est clair que pour qui a vu les mosaïques de Ravenne, ici, il y en a peu...
Ensuite, nous reculons et repassons la Porta Ticinese, nous tournons à droite dans la rue Edmondo de Amicis. 100 mètres plus loin sur la gauche, une porte relativement peu visible permet d'entrer dans une cour et de voir gratuitement les restes de l'amphithéâtre romain de Milan qui semblait être le 2e d'Italie après le Colisée. En entrant dans la cour, on peut n'aller voir que le jardin public avec les restes d'amphithéâtre ou entrer par la première porte à gauche voir gratuitement 2 salles d'exposition sur les objets trouvés dans l'amphithéâtre et sous les églises du quartier. Dans la 2e salle d'expo, un diaporama défile. Derrière l'écran, WC bien cachés. Depuis la 2e salle, on peut ressortir dans la cour et aller voir le jardin public.
Nous continuons cette même rue, passons devant un magasin Barbour dans une curieuse maison en bois, et tournons à droite dans la via Carducci pour aller voir la basilique San Ambrogio (c'est le Saint de Milan). La plus belle église à voir, celle où il y a le plus de choses à mon avis. A l'entrée, une cour magnifique (atrium), avec chapiteaux, la porte en bois de l'église, les fresques (dans la librairie), le sarcophage et l'ambon le surmontant, etc. A l'intérieur, il faut aller visiter le Trésor (entrée 2 euros par personne), notamment avec un plafond en mosaïques paléochrétiennes remarquablement conservé (prévoir une pièce de 50 ct pour l'éclairage) et, plus loin, une mosaïque du IVe siècle en marbre et en pâte de verre comme je n'en n'avais jamais vue auparavant.
Nous ressortons à midi. A côté de la colonne sur la gauche de l'église, nous voyons qu'il y a pendant 1 semaine une vente de charité, nous entrons, de très beaux objets sont exposés, anciens et récents, ainsi que quelques vêtements, sacs, chaussures, etc. Là, une idée de génie, je vois des baskets neuves à lacets en cuir noires très souples 1/2 pointure au dessus de la mienne. Un délice pour ma cheville... pour 15 euros, aucune hésitation. Je les mets immédiatement...
Nous essayons ensuite d'aller voir l'église de San Vittore à env. 200 m. sur la gauche de la rue du même nom (rue en face de l'église San Ambrogio). Elle est fermée pendant la pause de midi, mais il est indiqué et fléché d'aller voir à une entrée dans la rue voisine. Là, normalement, le vendredi, samedi et dimanche, ce devrait être ouvert en continu dès 9 h 30... Bon, pas aujourd'hui apparemment, pourtant nous sommes vendredi... Zut...
Nous revenons sur nos pas jusqu'à San Ambrogio et tournons à droite, via Olona. En face de l'arrière du Musée des Sciences (qui ne nous intéresse pas), nous mangeons dans une tavola calda « Daniel e il caffe », 1 pâtes tomate, 1 tranche poulet légumes, 1 salade mozzarella, tomates, rucola, charcuterie, 2 salades de fruits, 1 coca light, 1 verre de vin, 2 cafés. Très bon et très frais. Etonnamment, tout ceci n'a fait que 21.80 euros...
Nous revenons par la via Papiniano (où se tiendra le marché demain matin) et la viale Gabriele d'Annunzio, le long de la Darsena. Horreur, plus d'eau dans aucun des canaux des Navigli, quelques cafés restaurants dans des bateaux posés sur le lit des canaux. Affreux. On nous a dit ce matin que les Milanais préféraient maintenant aller plutôt dans les cafés du Corso Porta Ticinese que dans ceux des Navigli, parce qu'ils pouvaient s'y garer (pas compris où ils pouvaient s'y garer d'ailleurs)... Il paraît que les canaux sont à sec depuis 1 mois environ et qu'il y a quelques travaux. J'ai effectivement vu un petit camion au fond du canal et 2 ouvriers sur une échelle, disons pas de spectaculaires travaux en vue en tout cas ces jours.
Nous retournons à San Eustorgio visiter la Chapelle Portinari que nous n'avions pas pu voir ce matin. Entrée 6 euros pour moi et 3 euros pour mon mari (plus de 60 ans). Il y a 1 WC au bout du couloir après l'entrée. La porte de l'église sur la place est fermée en ce moment, mais on peut y accéder depuis l'intérieur du musée (sauf que nous l'avons déjà vue ce matin donc).
Fresques et tombeau en marbre de Saint Pierre Martyr. Une chaise devant ce tombeau, je m'assieds, je lève les yeux, en face de moi, une fresque sur la guérison miraculeuse d'un pied !!! Je me sens mieux là soudain...
Un escalier permet également d'accéder à des tombes d'un cimetière paléochrétien.
Il est 14 h 50 et nous voulons encore voir quelques magasins vintage du Corso Porta Ticinese (qui n'ouvrent qu'à 15 h 30 pour certains). Nous allons nous asseoir à un café juste dans l'angle avant la Porta Ticinese. 2 cocas light = 5 euros. A 15 h 30, nous redescendons la rue en regardant les magasins. Nous reprenons le tram à la Place du 24 Mai. Comme le billet est valable 1 h. 30, nous prenons le tram dans le sens de la Porta Genova pour voir et restons à l'intérieur pour le retour à l'appartement où nous arrivons vers 16 h 45.
Repos et internet pour moi.
Mon mari ressort faire un tour. Achat nourriture = 6 euros.
Nous mangeons vers 18 h 45.
Nous ressortons ensuite faire un tour dans le quartier.
2 cafés = 2 euros
Retour vers 20 h 30 à l'appartement.
Samedi 24 mars 2012
Nous partons prendre le tram 9 vers 7 h 40 et arrivons à la Place du 24 Mai vers 8 h 00.
Achat de 4 tickets de tram pour ce soir et demain = 6 euros. Demain, 1 ticket par personne nous suffit pour toute la journée (à cause du semi-marathon).
Nous allons à pied à via G. D'Annunzio, ça commence mal, pas de marché aux puces. Bien, nous continuons dans l'axe pour aller voir le marché de la rue Papiniano. De très beaux habits (souvent neufs, restes de magasins, etc.) et pas très chers.
Nous nous arrêtons au bout du marché au Garden Café sur la terrasse vers 10 h. 15. 4 cafés, 2 croissants = 5.40 euros (chaque chose = 0.90 ct). J'entame un débat pour savoir où se trouve le marché aux puces... J'apprends qu'il se situe en fait à la Porta Genova.
Dans l'immédiat, nous poursuivons la rue Papiniano et tournons à droite dans la rue où se situe le mausolée que nous n'avons pas pu voir hier... Nous longeons la prison (sur notre gauche)... et arrivons à l'entrée du mausolée, c'est ouvert ! Entrée gratuite. Des explications affichées sur les restes de fondations du mausolée qui se trouvait à côté de l'église San Vittore et qui avait été transformé en baptistère pour cette église et détruit en surface par la suite. Il faut vraiment beaucoup d'imagination pour identifier ces ruines, s'il n'y avait les explications... Juste avant le mausolée, nous avons réussi à entrer dans l'église San Vittore par une porte latérale. Il faut essentiellement regarder le plafond et le choeur.
Nous revenons en arrière, reprenons la rue Papiniano et tournons à droite dans le Corso Colombo pour arriver à la Porta Genova. Je recommence à me renseigner où est le marché aux puces, ne voyant toujours rien. Donc, on arrive devant la gare Porta Genova, on voit un mur en briques à droite longeant les voies ferrées. Il faut suivre ce mur et, après env. 200 mètres, sur la droite, il y a l'entrée du marché (Fiera di Sinigallia). Il est midi, nous y allons, nous mangerons ensuite. Il y a des WC en plastique à l'entrée et à l'autre extrémité, à éviter si possible... Nous faisons l'aller et retour. Quelques beaux habits aussi ici et plusieurs stands de livres, objets, etc. Nous avons terminé vers 13 h.
Nous rentrons à pied le long de Alzaia Naviglio Grande, le côté gauche du canal, au soleil, il y a de nombreux restaurants pas très bons marché. Nous voyons aussi un ancien lavoir et une cour avec des artisans.
Nous nous retrouvons presque à la Place du 24 mai où convergent les 3 « cours d'eau » (à sec), la Darsena, Alzaia Naviglio Grande et Alzaia Naviglio Pavese.
Au tout début d'Alzaia Naviglio Pavese, nous trouvons une terrasse à l'ombre très agréable dans un restaurant dénommé Al Coccio dont les prix semblent très corrects pour le quartier. Il y a de tout, des plats, des pizzas, des bières, etc. Nous prenons 1 salade grecque pour les deux, 1 saumon avec pommes de terre en tranches, 1 côtelette de porc avec pommes de terre en dés, 2 cocas light, 2 cafés = 32.60 euros. En soirée, il est affiché ouvert de 20 h à 2 h du matin. Il est très difficile pour quelqu'un d'âgé ou de handicapé de descendre aux WC au sous-sol par un étroit escalier en fer en colimaçon où tout croisement est impossible en plus...
Vers 14 h 30, nous repartons le long de la voie du tram 9 pour tourner à gauche ensuite dans le Corso Italia. Nous voyons à gauche l'école militaire et le bâtiment du Touring Club Italien (avec leur librairie au rez) et allons voir à la Place Missori les restes de la basilique San Giovanni in Conca. C'est-à-dire en surface quelques restes en briques de l'arrière du choeur de la basilique. Derrière ce mur, un escalier mène à la crypte romane où l'on voit également un reste de citerne d'époque (entrée libre).
Nous poursuivons par la rue Albiricci et à sa droite, nous nous dirigeons vers le bâtiment de l'Université (ancien hôpital) avec sa magnifique façade (des parties sont sous échafaudage, mais peu) et nous entrons voir la belle cour.
Puis, nous nous dirigeons vers l'église Sant Antonio Abate (qui a été restaurée en 2007). Baroque très flamboyant... A 20 m. de la porte, sur la gauche si l'on fait face à l'église, il faut voir la cour du centre Schuster (même sorte de façade que celle de l'Université) + possibilité de photographier avec un peu de recul le campanile de l'église Sant Antonio Abate pour les amateurs...
Nous prenons le tram 15 pour redescendre le Corso Italia jusqu'à la Porta Ludovica et reprendre le tram 9 pour rentrer à l'appartement où nous arrivons à 17 h 15.
Repos et internet.
A 19 h, petit tour dans la rue.
Nous mangeons dans un restaurant bio... Radicetonda, via Spallanzani. 1 soupe à la tomate, 1 plat de légumes, 1 plat de légumes et tofu, 2 gâteaux aux fruits des bois, 1 eau minérale = 25 euros
Ensuite, 2 cafés près du métro Porta Venezia = 2 euros
20 h 45, retour à l'appartement.
Nous avançons nos montres d'une heure (changement heure été cette nuit...)
Dimanche 25 mars 2012
Nous partons vers 8 h 15 avec le tram 9 et descendons à la Place du 24 Mai. Nous conservons donc notre billet de tram pour le retour tout à l'heure.
Avant d'attaquer le Marché de l'Antiquité le long de Alzaia Naviglio Grande (chaque dernier dimanche du mois seulement), nous nous arrêtons au Mont Real Café. 2 croissants et 2 cafés = 3.80 euros.
Nous commençons vers 9 h par le côté droit du canal (sachant qu'il sera au soleil l'après-midi), nous voyons en aller-retour également 2 rues sur sa droite et nous arrivons vers 11 h au bout du canal. De très belles antiquités et de nombreux habits de marque vintage, à des prix souvent encore relativement bas (attention pas toujours...). Des publicités pour ce marché vintage le 13 mai 2012 à Valeggio sul Mincio, http://www.valeggiovesteilvintage.com/.
Nous allons voir ce qui se passe à droite sur la surface de la Fiera di Sinigallia où nous étions hier ; là, il y a un marché aux puces tous les dimanches, mais ce ne sont pas les mêmes exposants qu'hier, nous refaisons le tour... Davantage d'outils en vente (manuels ou électriques) notamment. Jamais vu autant de perceuses électriques, ils doivent les adorer !
Vers 12 h 30, nous en sortons et descendons en contrebas du canal pour aller manger sur la terrasse à l'ombre du restaurant Pizzeria Naturale. Il y a de tout, plats, pizzas, pâtes, etc. 1 salade mêlée pour deux, 2 tagliatelles aux bolets, 1 coca light, 1 eau minérale, 2 cafés = 34 euros.
Nous continuons le marché env. dès 13 h 45 et revenons donc du côté gauche du canal pour ce faire (à l'ombre).
Presque au bout, 2 glaces en cornet (4 boules chacun) à la Gelatacreperia = 8 euros. Nous pouvons nous asseoir sur un banc devant pour les manger et nous reposer.
A 15 h 30, nous reprenons le tram 9, mais nous ne nous arrêtons pas à l'appartement, nous allons jusqu'au terminus (la gare centrale). Nous descendons la rue droite devant la gare jusqu'à la Piazza Cavour, repassons la via della Spiga (quelques magasins ouverts, mais pas tous) et rentrons à l'appartement par la rue Mozart, etc. Nous y arrivons à 17 h 45.
Repos un moment et internet.
Achat de bouteilles d'eau au supermarché Unes = 2.15 euros.
A 19 h 15, nous retournons au restaurant Miro, Corso Buenos Aires. 1 escalope panée de veau, 1 omelette, 1 verre de vin rouge, 1 coca light = 39 euros. Quelques magasins ouverts jusqu'à 19 h 30 dans le Corso.
Nous allons boire le café Piazza Venezia, 2 cafés = 2 euros.
Retour à l'appartement vers 21 h 30.
Lundi 26 mars 2012
Petit déjeuner au café Dolce Teresa au bas de l'immeuble. 4 cafés, 2 croissants = 5.80 euros.
Nous rangeons tranquillement les valises.
8 h 40, nous partons à pied pour la gare via le Corso Tunisia, etc.
9 h 25, nous sommes à gauche de la gare, près des bus pour Malpensa. 2 eaux minérales au soleil au Big Bar = 5 euros. Nous restons au moins 1 h. à bronzer...
Bus pour Malpensa à 7.50 euros par personne (vente des tickets sur le trottoir devant les bus et dans des kiosques dans la gare aussi). Affichage à certains endroits 3 personnes pour le prix de deux, une action ponctuelle ? A l'arrière, bus pour l'aéroport de Bergamo.
Vers 10 h 40, nous essayons d'aller nous installer dans un restaurant-caféteria soit- disant ouvert dès 11 h dans la rue devant la gare, mais non, on ne peut pas y manger avant 12 h... On ressort et on va au Mac Do sur la place. 2 menus, 2 fruits = 13.80 euros. Pas mal de cirque autour du WC « handicapés », apparemment le seul existant ou fonctionnant dans le restaurant...
A midi, nous arrivons sur le quai 5 de la gare, le train pour Genève entre déjà en gare. Installation, il part pile à l'heure à 12 h 25. Arrivés à Domodossola, douaniers italiens qui montent voir les passeports et une ou deux valises + travaux sur les voies, ça recommence, on prend 20 min. de retard...
Nous arrivons à Genève à 16 h 45 au lieu de 16 h 18...
Nous rentrons à la maison à pied, nous y arrivons à 17 h 20.
Un mois avant le départ env., achat de billets de train sur www.cff.ch pour 25 frs par personne par trajet, soit 100 frs en tout aller retour. Pour ce genre de billet, cela ne change rien si l'on a le demi-tarif ou non. Les CFF les envoient gratuitement 3 jours après à mon domicile. Sinon, prix normal par personne et par trajet (sans rabais demi-tarif) = 91 frs (donc 364 fr. en tout)...
Ensuite, je réserve un appartement sur Homelidays (référence 172637) pour 390 euros la semaine du lundi au lundi (via Melfi). Le propriétaire demande 40 euros d'arrhes, somme que je lui verse via ma banque.
Puis, je cherche pendant un bon moment pour trouver un site pour réserver l'entrée à La Cène, mais uniquement ça, sans me faire refiler un livre avec ou une autre visite... et à un prix décent... pas facile... mais je finis par trouver, c'est ici : http://www.vivaticket.it/evento.php?id_evento=298097&op=cenacoloVinciano.
Pas facile, beaucoup d'heures sont déjà prises, nous trouvons pour le mercredi matin à 10 h 30, parfait. Finalement, nous en aurons pour 16 euros à deux (contre env. 56 euros sur d'autres sites essayant de me refiler un livre avec ou une autre visite avec, etc...)
Attention : 3 dates importantes annoncées ces prochains jours ou mois
25 mars : semi-marathon en centre ville, apparemment, on peut acheter un billet de bus ou métro ATM à 1.50 euro le trajet et s'en servir toute la journée indéfiniment.
15 avril : marathon en centre ville et journée sans voiture, idem pour le ticket de bus que le 25 mars.
27 mai : arrivée à Milan du Tour d'Italie (Giro)
Lundi 19 mars 2012 :
Petit footing jusqu'à la gare, le train est à l'heure (il va à Venise en fait), puis prend du retard dans le tunnel du Simplon et à Iselle (douaniers italiens demandant des passeports et visitant certaines valises...) Bref, nous arrivons à 12 h 15 à Milan au lieu de 11 h 35...
Nous partons à pied en direction de la via Melfi et nous arrêtons en route pour manger dans une Tavola Calda sur le Corso Tunisia à l'angle avec via Settala « Lu Caffè », 2 spaghettis tomate, 2 escalope de dinde milanaise avec légumes, 1 coca, 1 verre de vin rouge, 2 cafés = 37 euros. Rien d'extraordinaire.
Nous repartons à pied pour via Melfi où nous arrivons vers 13 h 50, un peu tôt selon ce qui avait été convenu. Nous nous arrêtons sur une terrasse presque au bas de l'immeuble où nous habiterons, chez Dolce Teresa, 1 coca light, 1 café, 1 tartelette aux fruits = 6.50 euros.
Vers 14 h 45, nous contactons la propriétaire par téléphone, 2 minutes après, elle est au bas de l'immeuble pour nous accueillir et tout nous expliquer. Je lui règle cash sur place le reste de la somme due, soit 350 euros.
Il y a un garage (parking souterrain) gardé en face de l'immeuble (autorimessa).
Nous rangeons nos affaires et reprenons la route à pied vers 16 h. En 30 min. nous arrivons piazza San Babila, sans nous presser, d'autant plus que j'ai mal à une cheville... La façade et le clocher de l'église San Babila sont en restauration, nous jetons un coup d'oeil à l'intérieur (19e), bof bof...
En 10 min. supplémentaires, via la rue Victor Emmanuel, nous sommes devant le Duomo (encore des échafaudages à l'arrière sur le clocher notamment et la statue de Victor Emmanuel devant le Duomo est complètement emballée pour restauration jusqu'en juillet 2014 si l'on tient le délai...). Je demande où a passé l'office du tourisme qui se trouvait à proximité, on me répond d'aller piazza Castello 400 mètres plus loin vers le château Sforza, chouette... mais bon on y va en jetant un coup d'oeil à la Piazza Mercanti en route.
En route, j'achète dans un Tabacchi 2 billets de métro = 3 euros. On m'explique qu'on ne peut plus acheter une carte 10 trajets pour 2 personnes, on est obligé d'acheter 2 cartes 10 trajets (une par personne donc), cela ne nous arrange pas vraiment...
On y trouve un plan assez sommaire et on revient en arrière par le même chemin, nous entrons dans le Duomo, toujours assez sombre... et une sorte de grue au milieu pour changer les ampoules des spots... Il est possible d'accéder aux terrasses à pied (env. 6 euros par personne) ou en ascenseur (env. 10 euros par personne), nous ne ferons pas car déjà fait par le passé.
Puis, nous traversons la galerie Victor Emmanuel et rejoignons le Brek situé au bout de la galerie San Babila à 18 h 30, heure d'ouverture. 2 salades mêlées, 2 salades de fruits, 1 coca = 16, 50 euros. Et nous rentrons à pied en 30 min. à l'appartement et faisant une petite halte pour 2 cafés via Bixio, 2 cafés = 1.80 euros, (NB c'est 3 fois moins qu'à Genève...)
20 h, nous sommes casés, il ne fait pas très chaud dehors...
Mardi 20 mars 2012
Départ vers 7 h 15 à pied tranquillement en direction du Duomo.
En route, via Borgogna, 2 cafés et 1 croissant = 5 euros.
Nous arrivons devant la Scala vers 8 h 40, le musée ouvre à 9 h (il est affiché devant les heures pendant lesquelles on peut voir depuis les loges le théâtre lui-même, aujourd'hui, par ex. pas de problème, c'est toute la journée). 2 entrées = 12 euros. Nous allons voir le théâtre depuis les loges, puis musée avec une dizaine de salles (tableaux, bustes de musiciens, piano de Liszt, costumes d'anciennes représentations, vieux instruments de musique...). Je voulais surtout voir la salle du théâtre... WC près des loges et avant la sortie du musée, avant de traverser le magasins de souvenirs...
Nous repartons vers 9 h 40 et allons à la Pinacothèque Brera où nous arrivons vers les 10 h. On visite la cour et l'arrière de la cour (école), puis on monte voir au 1er étage la pinacothèque, 2 entrées = 12 euros, compter au moins 1 h 30 pour ne pas courir, moi, je sors avant, 1 café dans la rue devant = 2 euros. Vers 11 h 20, nous partons en direction de la place San Marco, l'église a de très belles fresques (elle ferme de 12 h à 16 h). (Auparavant, nous avons voulu aller voir l'intérieur d'une église en briques qui fait face à l'entrée de la Pinacothèque, complètement vidée et exposition d'art moderne...). En route, entre Scala et Brera, via Verdi, une brève visite à l'oratoire San Giorgio en forme de croix grecque.
Vers 12 h, arrêt via Fatebenefratelli dans une tavola calda « Nuovo Bar », 2 plats boulettes de viande, pâtes et légumes, 1 glace en bâton, 1 coca light, 1 verre de vin rouge, 2 cafés = 27.50 euros. Très bon, mieux qu'hier à midi.
Nous repartons vers 12 h 50, pour aller passer la porte Place Cavour et prendre la via della Spiga, je précise que c'est mon homme qui est fan de boutiques, pas moi... bon, je le suis... puis Corso Venezia et via Montenapoleone et via Manzoni pour aller voir le campanile en briques de l'église San Gotardo à l'arrière du Duomo en traversant la cour du Palais Royal... L'intérieur de San Gotardo est assez décrépi...on n'insiste pas.
Nous remontons le Corso Venezia et un bout du Corso Buenos Aires en passant devant le musée d'histoire naturelle et le planétarium.
Arrêt sur un banc devant un bar, 1 coca 3 euros, mal aux pieds...
Brève visite du magasin UPIM, ce n'est plus comme autrefois, nous rentrons par via Melfi, en achetant quelques provisions dans un supermarché « Unes » où il y a pas mal de choix pour 12.80 euros. Arrivée à l'appartement vers 16 h 15 env.
Repos et internet.
Mercredi 21 mars 2012
Côté cheville, cela ne s'arrange pas... Nous avons une réservation pour 10 h 30 à La Cène, nous allons faire ceci, manger et nous chercherons un médecin en début d'après-midi...
Départ à 7 h de l'appartement.
Nous nous dirigeons à pied vers le Duomo.
En route, via S. Cecilia, 2 cafés et 1 croissant dans un bar tabac = 3 euros. Pour info, les cigarettes coûtent environ 5 euros le paquet ici.
Nous passons le Duomo, puis via Dante et prenons à gauche la via Merivigli et la via Magenta, nous arrivons vers 9 h. à l'église Santa Maria delle Grazie à côté de La Cène. Nous entrons. Extérieur et intérieur de l'église magnifiques (fresques), un cloître avec des magnolias en fleur. De ce cloître, nous aurions pu entrer dans la Pinacothèque Ambrosiana voir des dessins de Léonard de Vinci, et dans la Sacristie monumentale de Bramante, mais cela ne nous intéresse pas trop. Il ne semblait pas y avoir foule pour y entrer d'ailleurs.
Pinacothèque = 15 euros + 1.50 réservation ;
Sacristie = 10 euros + 1.50 réservation,
Combiné des deux = 20 euros + 1.50 réservation.
Combiné Pinacothèque + Sacristie + La Cène = 26 euros (pas de frais de réservation)
Nous échangeons notre réservation pour La Cène à l'entrée juste à côté de l'église pour 10 h 30 contre des billets. On nous dit de nous présenter ensuite à 10 h 20.
Nous allons un peu plus loin sur la rue en attendant et prenons 2 cafés à la Porta Vercellina = 3 euros
Ensuite, entrée pile à l'heure, via plusieurs sas, dans la salle où se trouve la Cène et 1 autre tableau en face (Crucifixion). J'ai trouvé très beau et bien restauré (ce qui me dérange un peu, c'est une porte d'époque murée au dessous de La Cène). Nous étions 12, normalement 25 personnes entrent en même temps. Au bout de 15 min. on nous prie de ressortir par haut-parleur par d'autres sas menant au magasin (et aux WC) puis à l'extérieur.
Nous revenons ensuite par la via Magenta et entrons vers 11 h dans le musée d'archéologie, 2 entrées = 10 euros, essentiellement pour y voir dans le jardin les restes des murailles de l'ancien Milan, sinon, des belles mosaïques, sculptures et un accès à une église contiguë avec fresques et stalles (église San Maurizio al Monastero Maggiore). WC en sous-sol après l'entrée. Nous en ressortons vers midi.
Nous nous rapprochons du Duomo et mangeons dans un restaurant nommé Gusto Milano à la via San Prospero. 2 assiettes avec tranche de poulet, légumes et salade, 1 coca light, 1 verre de vin = 26.50 euros. Très bon et très frais.
Puis, nous retournons Piazza Duomo, j'entre dans une pharmacie pour me renseigner où trouver un médecin pour ma cheville... On me donne la liste des hôpitaux publics et le nom d'une clinique américaine, via Mercalli, en fait un cabinet médical plutôt avec un médecin américain (médecine interne et urgences) qui me reçoit en 15 min. en anglais (il connaît quelques mots de français et d'italien), bilan une infection, antibiotiques, et pas trop marcher... Consultation 130 euros et médicaments 20 euros à la pharmacie.
On rentre quand même à pied, 2 cocas et une tartelette dans la rue devant l'appartement = 8 euros. Je prends le premier comprimé...
Retour à l'appartement, le pied en l'air et internet... Chouettte...
Vers 18 h 30, on va au Corso Buenos Aires manger au restaurant Miro. 1 salade caprese à deux servie dans une feuille genre brick, 2 spaghettis bolognaise, 1 coca light, 1 eau minérale, 2 cafés = 39.50 euros. Faut dire qu'il y 4 euros de couvert et 5 euros de cafés... Beaucoup de choix sur la carte et très bon en revanche. On peut manger dehors, mais rue très bruyante...
20 h 30, retour au bercail.
Jeudi 22 mars 2012
Côté cheville, ce n'est toujours pas le pied, si j'ose dire...
Nous partons à 7 h en direction du Duomo.
En route, 3 cafés et 2 croissants dans le même bar qu'hier matin = 5 euros.
Puis, nous allons au château Sforza, arrivée vers 8 h 45. Le parc est ouvert dès 7 h, les musées du château ouvrent à 9 h.
Nous traversons les cours successives et allons voir le parc à l'arrière, une vue générale car pas envie d'allonger les kilomètres à pied.
A 9 h, nous achetons 2 billets d'entrée. 3 euros par personne pour tous les musées du château. Prix unique, on ne peut rien acheter d'autre.
Nous visitons essentiellement celui d'Art sacré, la partie sur l'Egypte et la Pinacothèque, avec quelques pauses « banc au soleil » entre les diverses parties...
Beaucoup de publicité pour cette pieta, exposée dans le musée d'Art sacré, que personnellement je n'ai pas beaucoup aimée... http://fr.wikipedia.org/wiki/Piet%C3%A0_Rondanini.
Vers 12 h, nous remontons le Corso Garibaldi, très jolie rue, accueillante avec cafés, restaurants.
Nous mangeons à l'angle de la rue Palermo dans un restaurant (avec pizzas au feu de bois). L'endroit semble plaire aux gens du quartier, le restaurant sera rapidement plein.
2 pizzas avec mozzarella bufala, 1 salade mêlée, 1 coca light, 1 verre de vin, 2 cafés = 34 euros (dont 4 euros de couvert) Excellent.
Nous continuons le corso Garibaldi, un grand magasin OVS et 2 hôtels, puis Porta Garibaldi, puis le corso Como, plus court et également plein de restaurants. Dès la fin du Corso Como, c'est l'horreur, construction de bâtiments neufs, chantiers, etc. La gare routière de la place Garibaldi est proche, nous n'irons pas. Si mon pied avait été en meilleur état, nous serions allés au Cimetière Monumental depuis la fin du Corso Como. Nous tournons sur la droite et allons tout droit pour rentrer à l'appartement via la piazza Republica et le parc autour du musée d'histoire naturelle.
Nous traversons le parc et nous arrêtons à la buvette un moment. 2 cocas light = 5 euros. Ensuite, nous rejoignons l'appartement vers 16 h.
Repos pour ma cheville et internet.
Mon mari sort se promener.
Achat salade et fruits pour ce soir, 4.60 euros.
Nous mangeons à l'appartement.
Vendredi 23 mars 2012
Ce matin, ma cheville va un peu mieux, j'entre plus facilement dans ma chaussure...
Nous partons vers 7 h 30 par la rue Bixio pour aller prendre le tram 9 à env. 200 m. de l'appartement. Le tram 9 va de la gare centrale à la Porta Genova. Nous utilisons les billets achetés l'autre jour. Il est bien d'entrer dans le tram derrière le chauffeur car l'appareil pour composter ces billets se trouve là et non au milieu de la rame (ou alors il faut entrer pas la dernière porte du tram). Les trams no 9 et 15 sont modernes, on y entre facilement, les anciens petits trams jaunes sont très hauts, pas facile d'y monter si l'on est chargé de valises je pense...
Nous en descendons à la Place du 24 Mai env. 15 min. après.
Nous achetons 4 tickets de tram au kiosque (6 euros) pour ce soir et demain matin.
Nous nous dirigeons vers le Corso PortaTicinese (de « Ticinum », ancien nom de Pavie, rien à voir avec le Tessin suisse donc...).
Au début du corso à droite, nous allons visiter l'église San Eustorgio, très bel intérieur, fresques, nécropole, le clocher est très beau également. Nous ne pouvons pas entrer dans le musée de la Chapelle Portinari qui n'ouvre que de 10 h à 18 h. Nous reviendrons à notre retour dans l'après-midi.
Nous montons le Corso jusqu'à la Porta Ticinese, que nous franchissons pour aller visiter l'église San Lorenzo Maggiore. Après la porte, 2 cafés au soleil sur une terrasse jusqu'à 9 h 20 = 4 euros. Devant l'église, des colonnes d'un ancien temple et une statue de l'empereur Constantin. L'église est ronde, avec quelques fresques, l'extérieur est plus beau que l'intérieur, mais à l'intérieur, il faut aller voir essentiellement la chapelle Saint-Aquilin (entrée 2 euros par personne) ouverture à 9 h 30, pour ses mosaïques byzantines rappelant Ravenne, une seule est entièrement conservée, quelques parties de mosaïques paléochrétiennes visibles, également une porte en pierre sculptée et un accès au sous-sol montrant les fondations romaines de la chapelle. Il est clair que pour qui a vu les mosaïques de Ravenne, ici, il y en a peu...
Ensuite, nous reculons et repassons la Porta Ticinese, nous tournons à droite dans la rue Edmondo de Amicis. 100 mètres plus loin sur la gauche, une porte relativement peu visible permet d'entrer dans une cour et de voir gratuitement les restes de l'amphithéâtre romain de Milan qui semblait être le 2e d'Italie après le Colisée. En entrant dans la cour, on peut n'aller voir que le jardin public avec les restes d'amphithéâtre ou entrer par la première porte à gauche voir gratuitement 2 salles d'exposition sur les objets trouvés dans l'amphithéâtre et sous les églises du quartier. Dans la 2e salle d'expo, un diaporama défile. Derrière l'écran, WC bien cachés. Depuis la 2e salle, on peut ressortir dans la cour et aller voir le jardin public.
Nous continuons cette même rue, passons devant un magasin Barbour dans une curieuse maison en bois, et tournons à droite dans la via Carducci pour aller voir la basilique San Ambrogio (c'est le Saint de Milan). La plus belle église à voir, celle où il y a le plus de choses à mon avis. A l'entrée, une cour magnifique (atrium), avec chapiteaux, la porte en bois de l'église, les fresques (dans la librairie), le sarcophage et l'ambon le surmontant, etc. A l'intérieur, il faut aller visiter le Trésor (entrée 2 euros par personne), notamment avec un plafond en mosaïques paléochrétiennes remarquablement conservé (prévoir une pièce de 50 ct pour l'éclairage) et, plus loin, une mosaïque du IVe siècle en marbre et en pâte de verre comme je n'en n'avais jamais vue auparavant.
Nous ressortons à midi. A côté de la colonne sur la gauche de l'église, nous voyons qu'il y a pendant 1 semaine une vente de charité, nous entrons, de très beaux objets sont exposés, anciens et récents, ainsi que quelques vêtements, sacs, chaussures, etc. Là, une idée de génie, je vois des baskets neuves à lacets en cuir noires très souples 1/2 pointure au dessus de la mienne. Un délice pour ma cheville... pour 15 euros, aucune hésitation. Je les mets immédiatement...
Nous essayons ensuite d'aller voir l'église de San Vittore à env. 200 m. sur la gauche de la rue du même nom (rue en face de l'église San Ambrogio). Elle est fermée pendant la pause de midi, mais il est indiqué et fléché d'aller voir à une entrée dans la rue voisine. Là, normalement, le vendredi, samedi et dimanche, ce devrait être ouvert en continu dès 9 h 30... Bon, pas aujourd'hui apparemment, pourtant nous sommes vendredi... Zut...
Nous revenons sur nos pas jusqu'à San Ambrogio et tournons à droite, via Olona. En face de l'arrière du Musée des Sciences (qui ne nous intéresse pas), nous mangeons dans une tavola calda « Daniel e il caffe », 1 pâtes tomate, 1 tranche poulet légumes, 1 salade mozzarella, tomates, rucola, charcuterie, 2 salades de fruits, 1 coca light, 1 verre de vin, 2 cafés. Très bon et très frais. Etonnamment, tout ceci n'a fait que 21.80 euros...
Nous revenons par la via Papiniano (où se tiendra le marché demain matin) et la viale Gabriele d'Annunzio, le long de la Darsena. Horreur, plus d'eau dans aucun des canaux des Navigli, quelques cafés restaurants dans des bateaux posés sur le lit des canaux. Affreux. On nous a dit ce matin que les Milanais préféraient maintenant aller plutôt dans les cafés du Corso Porta Ticinese que dans ceux des Navigli, parce qu'ils pouvaient s'y garer (pas compris où ils pouvaient s'y garer d'ailleurs)... Il paraît que les canaux sont à sec depuis 1 mois environ et qu'il y a quelques travaux. J'ai effectivement vu un petit camion au fond du canal et 2 ouvriers sur une échelle, disons pas de spectaculaires travaux en vue en tout cas ces jours.
Nous retournons à San Eustorgio visiter la Chapelle Portinari que nous n'avions pas pu voir ce matin. Entrée 6 euros pour moi et 3 euros pour mon mari (plus de 60 ans). Il y a 1 WC au bout du couloir après l'entrée. La porte de l'église sur la place est fermée en ce moment, mais on peut y accéder depuis l'intérieur du musée (sauf que nous l'avons déjà vue ce matin donc).
Fresques et tombeau en marbre de Saint Pierre Martyr. Une chaise devant ce tombeau, je m'assieds, je lève les yeux, en face de moi, une fresque sur la guérison miraculeuse d'un pied !!! Je me sens mieux là soudain...
Un escalier permet également d'accéder à des tombes d'un cimetière paléochrétien.
Il est 14 h 50 et nous voulons encore voir quelques magasins vintage du Corso Porta Ticinese (qui n'ouvrent qu'à 15 h 30 pour certains). Nous allons nous asseoir à un café juste dans l'angle avant la Porta Ticinese. 2 cocas light = 5 euros. A 15 h 30, nous redescendons la rue en regardant les magasins. Nous reprenons le tram à la Place du 24 Mai. Comme le billet est valable 1 h. 30, nous prenons le tram dans le sens de la Porta Genova pour voir et restons à l'intérieur pour le retour à l'appartement où nous arrivons vers 16 h 45.
Repos et internet pour moi.
Mon mari ressort faire un tour. Achat nourriture = 6 euros.
Nous mangeons vers 18 h 45.
Nous ressortons ensuite faire un tour dans le quartier.
2 cafés = 2 euros
Retour vers 20 h 30 à l'appartement.
Samedi 24 mars 2012
Nous partons prendre le tram 9 vers 7 h 40 et arrivons à la Place du 24 Mai vers 8 h 00.
Achat de 4 tickets de tram pour ce soir et demain = 6 euros. Demain, 1 ticket par personne nous suffit pour toute la journée (à cause du semi-marathon).
Nous allons à pied à via G. D'Annunzio, ça commence mal, pas de marché aux puces. Bien, nous continuons dans l'axe pour aller voir le marché de la rue Papiniano. De très beaux habits (souvent neufs, restes de magasins, etc.) et pas très chers.
Nous nous arrêtons au bout du marché au Garden Café sur la terrasse vers 10 h. 15. 4 cafés, 2 croissants = 5.40 euros (chaque chose = 0.90 ct). J'entame un débat pour savoir où se trouve le marché aux puces... J'apprends qu'il se situe en fait à la Porta Genova.
Dans l'immédiat, nous poursuivons la rue Papiniano et tournons à droite dans la rue où se situe le mausolée que nous n'avons pas pu voir hier... Nous longeons la prison (sur notre gauche)... et arrivons à l'entrée du mausolée, c'est ouvert ! Entrée gratuite. Des explications affichées sur les restes de fondations du mausolée qui se trouvait à côté de l'église San Vittore et qui avait été transformé en baptistère pour cette église et détruit en surface par la suite. Il faut vraiment beaucoup d'imagination pour identifier ces ruines, s'il n'y avait les explications... Juste avant le mausolée, nous avons réussi à entrer dans l'église San Vittore par une porte latérale. Il faut essentiellement regarder le plafond et le choeur.
Nous revenons en arrière, reprenons la rue Papiniano et tournons à droite dans le Corso Colombo pour arriver à la Porta Genova. Je recommence à me renseigner où est le marché aux puces, ne voyant toujours rien. Donc, on arrive devant la gare Porta Genova, on voit un mur en briques à droite longeant les voies ferrées. Il faut suivre ce mur et, après env. 200 mètres, sur la droite, il y a l'entrée du marché (Fiera di Sinigallia). Il est midi, nous y allons, nous mangerons ensuite. Il y a des WC en plastique à l'entrée et à l'autre extrémité, à éviter si possible... Nous faisons l'aller et retour. Quelques beaux habits aussi ici et plusieurs stands de livres, objets, etc. Nous avons terminé vers 13 h.
Nous rentrons à pied le long de Alzaia Naviglio Grande, le côté gauche du canal, au soleil, il y a de nombreux restaurants pas très bons marché. Nous voyons aussi un ancien lavoir et une cour avec des artisans.
Nous nous retrouvons presque à la Place du 24 mai où convergent les 3 « cours d'eau » (à sec), la Darsena, Alzaia Naviglio Grande et Alzaia Naviglio Pavese.
Au tout début d'Alzaia Naviglio Pavese, nous trouvons une terrasse à l'ombre très agréable dans un restaurant dénommé Al Coccio dont les prix semblent très corrects pour le quartier. Il y a de tout, des plats, des pizzas, des bières, etc. Nous prenons 1 salade grecque pour les deux, 1 saumon avec pommes de terre en tranches, 1 côtelette de porc avec pommes de terre en dés, 2 cocas light, 2 cafés = 32.60 euros. En soirée, il est affiché ouvert de 20 h à 2 h du matin. Il est très difficile pour quelqu'un d'âgé ou de handicapé de descendre aux WC au sous-sol par un étroit escalier en fer en colimaçon où tout croisement est impossible en plus...
Vers 14 h 30, nous repartons le long de la voie du tram 9 pour tourner à gauche ensuite dans le Corso Italia. Nous voyons à gauche l'école militaire et le bâtiment du Touring Club Italien (avec leur librairie au rez) et allons voir à la Place Missori les restes de la basilique San Giovanni in Conca. C'est-à-dire en surface quelques restes en briques de l'arrière du choeur de la basilique. Derrière ce mur, un escalier mène à la crypte romane où l'on voit également un reste de citerne d'époque (entrée libre).
Nous poursuivons par la rue Albiricci et à sa droite, nous nous dirigeons vers le bâtiment de l'Université (ancien hôpital) avec sa magnifique façade (des parties sont sous échafaudage, mais peu) et nous entrons voir la belle cour.
Puis, nous nous dirigeons vers l'église Sant Antonio Abate (qui a été restaurée en 2007). Baroque très flamboyant... A 20 m. de la porte, sur la gauche si l'on fait face à l'église, il faut voir la cour du centre Schuster (même sorte de façade que celle de l'Université) + possibilité de photographier avec un peu de recul le campanile de l'église Sant Antonio Abate pour les amateurs...
Nous prenons le tram 15 pour redescendre le Corso Italia jusqu'à la Porta Ludovica et reprendre le tram 9 pour rentrer à l'appartement où nous arrivons à 17 h 15.
Repos et internet.
A 19 h, petit tour dans la rue.
Nous mangeons dans un restaurant bio... Radicetonda, via Spallanzani. 1 soupe à la tomate, 1 plat de légumes, 1 plat de légumes et tofu, 2 gâteaux aux fruits des bois, 1 eau minérale = 25 euros
Ensuite, 2 cafés près du métro Porta Venezia = 2 euros
20 h 45, retour à l'appartement.
Nous avançons nos montres d'une heure (changement heure été cette nuit...)
Dimanche 25 mars 2012
Nous partons vers 8 h 15 avec le tram 9 et descendons à la Place du 24 Mai. Nous conservons donc notre billet de tram pour le retour tout à l'heure.
Avant d'attaquer le Marché de l'Antiquité le long de Alzaia Naviglio Grande (chaque dernier dimanche du mois seulement), nous nous arrêtons au Mont Real Café. 2 croissants et 2 cafés = 3.80 euros.
Nous commençons vers 9 h par le côté droit du canal (sachant qu'il sera au soleil l'après-midi), nous voyons en aller-retour également 2 rues sur sa droite et nous arrivons vers 11 h au bout du canal. De très belles antiquités et de nombreux habits de marque vintage, à des prix souvent encore relativement bas (attention pas toujours...). Des publicités pour ce marché vintage le 13 mai 2012 à Valeggio sul Mincio, http://www.valeggiovesteilvintage.com/.
Nous allons voir ce qui se passe à droite sur la surface de la Fiera di Sinigallia où nous étions hier ; là, il y a un marché aux puces tous les dimanches, mais ce ne sont pas les mêmes exposants qu'hier, nous refaisons le tour... Davantage d'outils en vente (manuels ou électriques) notamment. Jamais vu autant de perceuses électriques, ils doivent les adorer !
Vers 12 h 30, nous en sortons et descendons en contrebas du canal pour aller manger sur la terrasse à l'ombre du restaurant Pizzeria Naturale. Il y a de tout, plats, pizzas, pâtes, etc. 1 salade mêlée pour deux, 2 tagliatelles aux bolets, 1 coca light, 1 eau minérale, 2 cafés = 34 euros.
Nous continuons le marché env. dès 13 h 45 et revenons donc du côté gauche du canal pour ce faire (à l'ombre).
Presque au bout, 2 glaces en cornet (4 boules chacun) à la Gelatacreperia = 8 euros. Nous pouvons nous asseoir sur un banc devant pour les manger et nous reposer.
A 15 h 30, nous reprenons le tram 9, mais nous ne nous arrêtons pas à l'appartement, nous allons jusqu'au terminus (la gare centrale). Nous descendons la rue droite devant la gare jusqu'à la Piazza Cavour, repassons la via della Spiga (quelques magasins ouverts, mais pas tous) et rentrons à l'appartement par la rue Mozart, etc. Nous y arrivons à 17 h 45.
Repos un moment et internet.
Achat de bouteilles d'eau au supermarché Unes = 2.15 euros.
A 19 h 15, nous retournons au restaurant Miro, Corso Buenos Aires. 1 escalope panée de veau, 1 omelette, 1 verre de vin rouge, 1 coca light = 39 euros. Quelques magasins ouverts jusqu'à 19 h 30 dans le Corso.
Nous allons boire le café Piazza Venezia, 2 cafés = 2 euros.
Retour à l'appartement vers 21 h 30.
Lundi 26 mars 2012
Petit déjeuner au café Dolce Teresa au bas de l'immeuble. 4 cafés, 2 croissants = 5.80 euros.
Nous rangeons tranquillement les valises.
8 h 40, nous partons à pied pour la gare via le Corso Tunisia, etc.
9 h 25, nous sommes à gauche de la gare, près des bus pour Malpensa. 2 eaux minérales au soleil au Big Bar = 5 euros. Nous restons au moins 1 h. à bronzer...
Bus pour Malpensa à 7.50 euros par personne (vente des tickets sur le trottoir devant les bus et dans des kiosques dans la gare aussi). Affichage à certains endroits 3 personnes pour le prix de deux, une action ponctuelle ? A l'arrière, bus pour l'aéroport de Bergamo.
Vers 10 h 40, nous essayons d'aller nous installer dans un restaurant-caféteria soit- disant ouvert dès 11 h dans la rue devant la gare, mais non, on ne peut pas y manger avant 12 h... On ressort et on va au Mac Do sur la place. 2 menus, 2 fruits = 13.80 euros. Pas mal de cirque autour du WC « handicapés », apparemment le seul existant ou fonctionnant dans le restaurant...
A midi, nous arrivons sur le quai 5 de la gare, le train pour Genève entre déjà en gare. Installation, il part pile à l'heure à 12 h 25. Arrivés à Domodossola, douaniers italiens qui montent voir les passeports et une ou deux valises + travaux sur les voies, ça recommence, on prend 20 min. de retard...
Nous arrivons à Genève à 16 h 45 au lieu de 16 h 18...
Nous rentrons à la maison à pied, nous y arrivons à 17 h 20.
Mexique: sites archeologiques complémentaires au Guatemala? English translation pending
Bonjour à tous,
on part cet été au Mexique pour 3 semaines et demi après avoir fait le Guatemala et Belize l’année dernière. On fera sans doute un itinéraire Mexico-Guanajuato – Yucatan (liaison en avion) puis remontée vers Mexico via Palenque – San Cristobal – Oaxaca et Puebla.
On aimerait savoir quels sites valent vraiment le détour au Mexique sachant que l’on a fait Tikal, Yaxha et Quirigua l’année dernière. On cherche donc des sites différents par leurs styles, atmosphères…
Pour l’instant, j’ai coché Teotihuacan, Monte Alban, Mitla, Palenque, Chichen Itza et Tulum, on se pose des questions sur Cholula, Uxmal ou encore Tula, El Tajin (ce qui implique de revoir l'itinéraire)
Qu'en pensez-vous? y a t'il des sites plus méconnus à découvrir sachant qu'on avait adoré (hors moustique) découvrir Yaxha seul au monde au petit matin...
Merci d'avance ! 😉
on part cet été au Mexique pour 3 semaines et demi après avoir fait le Guatemala et Belize l’année dernière. On fera sans doute un itinéraire Mexico-Guanajuato – Yucatan (liaison en avion) puis remontée vers Mexico via Palenque – San Cristobal – Oaxaca et Puebla.
On aimerait savoir quels sites valent vraiment le détour au Mexique sachant que l’on a fait Tikal, Yaxha et Quirigua l’année dernière. On cherche donc des sites différents par leurs styles, atmosphères…
Pour l’instant, j’ai coché Teotihuacan, Monte Alban, Mitla, Palenque, Chichen Itza et Tulum, on se pose des questions sur Cholula, Uxmal ou encore Tula, El Tajin (ce qui implique de revoir l'itinéraire)
Qu'en pensez-vous? y a t'il des sites plus méconnus à découvrir sachant qu'on avait adoré (hors moustique) découvrir Yaxha seul au monde au petit matin...
Merci d'avance ! 😉
Circuit de trois semaines dans l'Ouest américain English translation pending
Bonjour à tous, et merci par avance de vos réponses.
Je souhaite organisé un road trip dans l'ouest américain, nous avons ma femme et moi visités en 2010 pendant 2 semaines les "incontournables" de l'ouest (SF, Los Angeles, Las Vegas, grand canyon, monument valley, zion, bryce, page, death valley) Autant vous dire que nous n'avions qu'une idée en revenant...repartir. Nous avons eu un bon aperçu des magnifiques merveilles de l'ouest. Nous souhaiterions découvrir ce que nous n'avons pas vu lors de notre premier voyage et approfondir les endroits que nous avons survolés.
J'aimerai quelques exemples d'itinéraires et le nombre de jours à chaque endroits en vous donnant quelques indications:
Las Vegas
Grand Canyon ( pour faire une randonnée pour visiter l'intérieur du canyon)
Antelope
Monument Valley (ma femme veux absolument faire un tour a cheval avec les navajos car déçu de la ballade à cheval lors du premier voyage à bryce canyon)
Canyon Chelly
Canyonlands
Arches
Grand Teton
Yellowstone
retour las vegas via salt lake
Alors les longs trajets en voiture ne me font pas peur(cela a été un vrai régal la première fois d'avaler les miles avec ces paysages si différents), je me demande si il vaut mieux repartir en avion de salt lake city avec l'abandon du vehicule là bas ou boucler la boucle en repartant de las vegas (c'est plus une question d'interet financier ).
Je compte sur vos propositions sachant qu'il y a beaucoup d'experts à ce sujet ...
Alors les longs trajets en voiture ne me font pas peur(cela a été un vrai régal la première fois d'avaler les miles avec ces paysages si différents), je me demande si il vaut mieux repartir en avion de salt lake city avec l'abandon du vehicule là bas ou boucler la boucle en repartant de las vegas (c'est plus une question d'interet financier ).
Je compte sur vos propositions sachant qu'il y a beaucoup d'experts à ce sujet ...
Croisière transatlantique en mer des Caraïbes, départ le 27 avril 2012 à bord du Costa Luminosa (suite) English translation pending
Notre post a été fermé donc je le ré-ouvre à J-45 !!
Madagascar, récit de voyage English translation pending
Je reviens de Madagascar. Mon projet était de faire une randonnée aventure et découverte, de Fort-Dauphin jusqu'à Tulear par la côte. Je voulais utiliser les moyens de transport locaux et m'immerger dans la vie des malgaches en étant au plus près d'eux. Il n'était pas question que je fasse un voyage organisé ou que je loue une voiture avec chauffeur pour me promener bêtement enfermé, loin de la réalité du pays.
Je suis allé à Tulear l'année dernière et je connaissais déjà un peu. J'avais donc prévu de me déplacer à pied, en pirogue à voile et en charrette à zébu, peut être en 4x4 si j'étais épuisé ou incapable physiquement de marcher ou coincé par le temps, bien que j'ai prévu de faire les 560 kms qui séparent les deux villes en 1 mois.
Pour me guider, j'ai fait appel à Tiana Joseph de Andomada. Je l'avais engagé l'année dernière, mais sans rien lui demander d'extra ordinaire, juste de trouver le taxi brousse pour aller à Tuléar et la pirogue à voile pour aller de Tuléar à Sarrodrano. Quand on ignore tout du pays ça parait un peu compliqué. La lecture des recommandations du ministère de affaires étrangères concernant Madagascar ne rassure pas vraiment non plus, donc il me fallait un guide. Après recherches et forums, j'ai contacté Tiana qui m'a répondu.
Sur place, j'avais été un peu déçu par son attirance pour le rhum et la bière, mais le temps aidant, j'ai passé outre.
J'ai hésité cette année à le réengager. Mais, au vu de mon projet, je ne me sentais pas d'y aller seul et je me suis dit que ce serait plus prudent.
Je reviens au présent et à mon voyage de cette année.
Alors qu'on partait en randonnée à pieds, il vient avec une carte de Madagascar au 1/1 500 000 ! Carte générale de tout le pays qu'il ne sait pas lire. Car il ignore que le petit chiffre bleu, inscrit sous la route ou la piste entre 2 balises bleues correspond au nombre de kilomètres entre ces balises. Ce qui fait que pendant 2 jours, alors que je lui faisais confiance et n'avais pas regardé sa carte, il ne nous restait plus, selon lui, que 15 kms à faire pour arriver à notre prochaine étape et qu'on y serait dans 2 H. Pendant 2 jours, donc, on devait arriver dans 2 H ! Ca a fini par me mettre le doute et le lendemain, j'ai demandé la carte. Surprise ! Il nous restait, en fait, quelques 80 kms à faire !
Son rôle est de trouver le moyen de transport et de négocier son prix. Car pour les malgaches, le touriste n'est rien d'autre qu'un porte monnaie, et tout est 2 fois plus cher pour lui. D'où l'importance du travail du guide. Il lui fallait trouver une pirogue à voile pour nous emmener de Fort Dauphin à Itampol. Il l'a trouvée, et a fait baisser le prix initial de 800 000 ar à 700 000 ar. Il faut savoir que les malgaches ont l'habitude soit d'augementer le prix à l'arrivée au moment de payer, soit de vous abandonner au milieu pour le meme prix ! Si moi je le sais, alors que je ne suis venu qu'une fois l'année dernière, le guide ne pouvait pas l'ignorer. Il aurait donc dû négocier en connaissance de cause et prévoir un abandon éventuel en cours de route, avec, logiquement (pour nous européens), baisse du prix négocié au départ. Alors ce qui était prévisible arriva, le piroguier nous a abandonné au 1/4 du parcours en réclamant evidemment la totalité de la somme. Et le guide de se contenter de me dire "il ne veut rien savoir, il faut payer". Il s'est ainsi totalement déchargé de sa responsabilité sur moi, et n'a pas fait son travail. Il ne servait à rien !
Et ne compter pas sur Tiana pour aller dans les hotels économiques, comme vous le lui avez demandé. Ca ne l'interesse pas. Soit il vous dit qu'il n'y en a pas à cet endroit, soit il vous dit que la chambre est un peu plus chère. Ainsi, l'année dernière, je lui avais demandé un hotel pas trop cher à Tuléar, entre 15 000 et 25 000 ar la nuit. Il m'a proposé un hotel qu'il connaissait et où il avait l'habitude d'emmener ses clients (j'aurais du me méfier) et qu'il y avait des prix ! La chambre la moins chère y était à 35 000 ar et il m'a prévenu qu'on ne trouverait pas moins cher à Tuléar. Je lui ai fait confiance et dit ok. Malheureusement, en arrivant à cet hotel, il n'y avait plus de chambre libre à 35 000 ar. (oh, c'est ballot quand meme). Il ne restait que des chambres à 50 000 ar ! (tiens donc). Pour bien comprendre, il faut savoir que c'est le guide qui paye sa chambre, car c'est inclus dans le prix qu'il demande pour son engagement. Je vous laisse deviner son raisonnement et ses petites combines ... Mais je ne l'ai compris qu'en fin de séjour cette année, grâce à un français établi là-bas, que j'ai rencontré par hasard.
Et rebelote cette année. Je lui demande de me réserver un hotel à Tananarive pour mon arrivée, autour de 30 000 ar la chambre. Et il m'envoie dans un hotel qu'il connait (héhé) à 39 000 ar la nuit en me chantant la meme chanson que l'année dernière. J'ai découvert en fin de séjour grace à un ami que je me suis fait sur place qu'il y avait un hotel à 29 000 ar la nuit !
Après moultes aventures et péripéties, on arrive à Androka. Repos de 2 jours en attendant un 4x4 pour continuer le voyage (ras le bol de marcher, d'avoir les sacs mouillés dans la pirogue ou le dos cassé dans la charrette à zébus). Et Tiana se met à boire du rhum en grande quantité, il était complètement ivre pendant tout le trajet jusqu'à Anakao. Pour ne pas perdre le rythme, il s'est d'ailleurs tout de suite remis au rhum en arrivant. Et ce pendant 3 jours, il n'a pas désaouler, complètement ivre jusqu'à etre incapable de tenir debout, il s'est écroulé devant son bungalow! Mais pendant ce temps là, il était sensé faire son travail et trouver un moyen de quitter Anakao où on avait prévu de ne rester qu'une nuit, et pas trois! C'est moi qui ai dû me débrouiller pour trouver. Et c'est là que j'ai rencontré le francais dont je vous parlais plus haut. Lui aussi devait quitter Anakao depuis trois jours, mais on était coincé à cause du cyclone. Bonne excuse pour Tiana pour continuer au rhum. Et il n'en avait rien à faire que je veuille partir ! Sa seule excuse quand je lui demandais s'il avait trouvé : "on peut pas, ya le cyclone, hips". Philippe, mon St Bernard rencontré par hasard, à force de s'acharner, a trouvé, lui ! Et comme je lui avais demandé, il m'a proposé de nous emmener avec lui. On a réussi à quitter Anakao pour aller à Tulear malgré le cyclone, et c'est pendant ce voyage là que j'ai compris les combines de Tiana sur les hotels. Grâce à Philippe. Comme d'hab, j'avais demandé un hotel pas cher à Tiana à Tulear, autour des 25 000 ar, et com d'hab, il m'a répondu yen a pas! Mais je connais le palétuvier (c'est Tiana qui parle)à 45 000 ar la chambre. J'ai répondu on verra (il ne me restait pas beaucoup d'argent). Et voilà t'il pas que Philippe nous demande à quel hotel on allait à Tuléar. Tiana lui a repondu hotel les paletuviers. Et Philippe de répondre : "oh pour quelques ar de plus, allez plutot à l'amazone, juste en face c'est d'un autre standing" Moi un peu affolé par le mot standing, je demande à Philippe à quel prix est l'amazone et il me répond 100 000 ar la nuit, c'est seulement 20 000 ar plus cher que les palétuviers ! (soit 80 000 ar la nuit aux palétuviers, le calcul est vite fait). Tiana, sentant le piège se refermer sur lui, rétorque, non c'est pas si cher, c'est 60 000 ar la nuit (tiens donc, alors ce n'est plus 45 000 ar) et ils me font des prix. Curieux, je demande à Philippe à quel hotel il descend. Lui il va au plazza à 25 000 ar la nuit. Tiana se sent alors tres tres mal à cause de son mensonge ... ! Et je lui dis, on va au plazza, pas aux palétuviers. Et finalement c'etait 20 000 ar la nuit au plazza. Donc j'ai compris sa combine. Il emmene ses clients dans des hotels chers en leur disant que c'est seulement un peu plus cher que ce que vous demandez. Arrivé sur place il ne reste que des chambres chères, et grace à ca, lui, il ne paye pas sa chambre ! C'est tout bénéf ! Sauf qu'au plazza, il a du payer sa chambre ! D'ailleurs il n'avait plus d'argent non plus, puisqu'il m'a emprunté 20 000 ar (qu'il m'a rendu) et a retiré 200 000 ar au distributeur. Faut dire qu'il avait tout bu à Anakao !
Donc si comme moi vous ne voulez pas que vos vacances vous coûtent une fortune et que vous aimez sortir des sentiers battus et des voyages organisés, cherchez un autre guide. Tiana est un chauffeur de 4x4 qui saura vous emmener dans les hotels les plus chers.
5 000 miles en Mustang décapotable aux États-Unis English translation pending
Oh My God ...ENCORE un carnet de voyage sur les US ... mais pourquoi se croient ils TOUS obligés de raconter leurs voyages ? Ils font tous la même chose, ils vont tous voir les mêmes endroits ...
Bon, si vous lisez ça c'est déjà un bon début parce que la plupart de ceux qui pensent ce que j'ai écrit juste au dessus, n'ont logiquement même pas ouvert ce carnet ! Mais ce reproche - pas totalement faux étant donné le nombre de carnets de voyage US postés ces dernières années - ne s'applique qu'en partie à ce récit car il est plus qu'une liste de lieux et de noms puisque je tente de vous faire ressentir mes émotions et pour ça, j'ai pris mon temps et pas mal de pages ...
Je le mettrai en ligne sur VF au fur et à mesure que je le finaliserai, comme les autres fois, je ne posterai ici que quelques photos pour ne pas avoir des pages qui mettent 10 minutes à s'afficher. A terme, dans quelques jours, l'intégralité du récit et des photos sera dispo sur mon site ( voir signature ) ...
So, LET'S GOOOOOOOOOOOOooooooooooooooo ...
La question est devenue un rituel : « Pourquoi les USA ? » En fait, cette fois la vraie question est : « Pourquoi retourner dans l'ouest des Etats-Unis ? » La réponse est simple : parce que les paysages de l'ouest américain sont si grandioses qu'il a toujours été clair pour moi qu'il fallait y retourner avec Krystel pour qu'elle aussi les voie !
Le rapport euro/dollar étant toujours aussi favorable pour nous en 2011, ce n'était pas la peine d'attendre qu'il s'inverse : Let's Go !
En tirant au maximum les jours de congés et le budget, on a réussi à prévoir 24 jours sur place. Départ le dimanche 4 septembre sur un vol Air France Paris - San Francisco direct car les règlementations US obligent à passer l'immigration avec ses bagages dès le premier aéroport sur le territoire US, ce qui m'ôte toute envie de prendre un vol à escale, fût-ce pour récupérer quelques centaines d'euros. Retour depuis Las Vegas sur Delta le mercredi 28 septembre pour un vol Las Vegas - Minneapolis - Paris puisqu'il n'y a pas de vol direct Las Vegas - Paris.
Racontée en version courte, la préparation de notre voyage a consisté à reprendre mon circuit de 18 jours aux USA réalisé en 2009 en approfondissant certains points et en rajoutant une boucle vers le Nouveau-Mexique pour aller voir ce lieu mythique qu'est White Sands. Si je détaille un peu plus, ça a été nettement plus long que ça et, cette fois encore, j'ai passé des heures et des heures sur VF, l'excellent forum de discussion de voyage francophone, à extorquer aux divers contributeurs les bons tuyaux pour tel ou tel site !!! A tout ceux qui m'ont aidé en me faisant profiter de leurs recherches et/ou de leurs expériences personnelles, sachez que je vous en remercie du fond du cœur et, si je ne m'aventure pas à donner des noms, c'est uniquement parce que j'ai trop peur d'en oublier !
De ces heures passées sur VF, j'ai obtenu un unique document de voyage, un road book très complet, très épais - trop épais de l'avis de certains ! - mais qui regroupait la totalité des renseignements dont je pourrais avoir besoin lors de ce voyage : horaires de lever/coucher du soleil, distances à parcourir, cartes, détails des randonnées possibles, points GPS, explications sur les points forts de la journée. A part ce road book, nous n'avions besoin de rien d'autre et surtout pas de guides de voyage, il nous suffirait chaque jour de décider si nous ferions l'intégralité des choses prévues ou seulement une partie.
Quant au rythme du voyage, aux distances parcourues et au temps que nous avons passé sur chaque site, Krys et moi sommes ensemble depuis suffisamment longtemps pour que je sache que c'est la façon de voyager qui nous convient. Certains trouveront que c'est trop de choses, trop vite mais… c'est NOTRE voyage !
Dimanche 4 septembre 2011.
Du début du mois de juin au 4 septembre, l'avion d'Air France qui assurait le vol Paris – San Francisco était un Airbus A380; quand j'avais dit qu'on ferait le trajet sur le gros Airbus, les fanas d'aviation s'étaient exclamés que c'était super. En ce qui me concerne, un avion est un avion, la place pour les jambes est toujours réduite et la différence se ferait vraiment le jour où on volerait en Business ou en First Class ! En tout cas, ce dimanche, on a accumulé les retards. Pas de notre fait mais du fait habituel des aéroports car si l'enregistrement des bagages s'était passé sans problèmes, la navette qui devait nous emmener aux portes d'embarquement était arrêtée pour cause de bagage abandonné et donc suspect. Puis, comme on a embarqué en retard, l'avion a perdu son tour dans le trafic et a dû attendre un bon moment avant d'être autorisé à décoller. La routine…
En tout cas, comme je m'y attendais, gros avion ou pas, en classe éco il n'y a pas plus de place pour les jambes dans le A380 que dans les autres… je serais même tenté de dire qu'il y en a plutôt un peu moins !
On rattrape une partie du retard lors du vol mais, à l'arrivée San Francisco, l'avion doit tourner en l'air pendant une bonne demi-heure avant d'être autorisé à se poser… Bon… En 2009 j'avais réussi à aller admirer le Golden Gate l'après-midi de mon arrivée mais cette fois, vu comme c'est parti, je commence à me dire que, cette année, ce n'est pas gagné ! Une fois descendus de l'avion, on fonce sans traîner à l'immigration, ça va il n'y a encore quasi personne et on passe rapidement. Pas de chance, le gars a envie de discuter… ou de tester mon niveau d'anglais ! Bonjour le coup d'adrénaline, après 12 heures de vol, la première discussion en américain est avec un type qui a le pouvoir de te dire « Nan, toi tu rentres pas !! ». Donc, après avoir gentiment répondu à ses interrogations sur ce qu'on faisait dans la vie, combien de temps on restait, ce qu'on allait voir aux USA et surtout pourquoi j'étais venu tout seul en 2009 (!!!), il nous souhaite un bon séjour, le road trip peut commencer pour de bon !
On attend nos bagages un bon moment; forcément, un A 380 ça transporte près de 550 personnes, ce qui fait beaucoup de bagages ! L'heure du premier coup d'œil sur la baie de San Francisco s'éloigne encore un peu, de toute façon le ciel est couvert… on se console comme on peut ! Une fois les deux sacs récupérés, on prend la navette qui emmène au terminal où se trouvent les loueurs de voiture, l'avantage du second voyage étant que je sais où c'est et comment on y va !
Parce que j'avais dû faire la queue pendant près d'une heure pour avoir ma voiture de location en 2009, j'en avais gardé un souvenir assez mitigé et, bien qu'ayant réservé les deux fois ma voiture par l'intermédiaire d'elocationdevoitures.fr (parce qu'ils étaient les plus compétitifs), j'étais persuadé qu'il y a 2 ans j'avais récupéré ma voiture chez Alamo alors que cette fois je devais aller chez Dollar. Mais en arrivant aux guichets de location je réalise mon erreur : en 2009 j'étais DEJÀ chez Dollar ! Et cette année… il y a encore plus de monde qui attend !! Il semble bien que l'intermédiaire elocation/Traveljigsaw ratisse dans le monde entier avec des prix très bas, du coup les voyageurs du monde entier terminent chez Dollar qui ne peut absorber rapidement un afflux important de clients. Cette fois, c'est sûr, on ne verra pas le Golden Gate aujourd'hui ! Comme quoi, quelle que soit l'heure d'arrivée prévue (initialement 12h40 pour nous) il ne faut rien trop prévoir la première demi-journée !
On poireaute plus d'une heure patiemment… de toute façon on a pas trop d'autre choix… à part se dire qu'il faudra vraiment tout faire pour ne pas atterrir chez Dollar à San Francisco une prochaine fois…
Le plus étonnant est que les voitures semblent préparées/nettoyées au fur et à mesure, après que le client se soit présenté au comptoir et ait discuté des assurances voulues ou pas… Ce qui donne une très longue attente, une discussion au comptoir, une attente plus courte, la signature du contrat de location et, ENFIN, on descend au parking pour récupérer la voiture.
Le suspense est à son comble. Une nouvelle fois, j'ai réservé un cabriolet mais quel modèle vais-je avoir ? Une Chrysler Sebring comme il y a 2 ans ou une Ford Mustang ? J'ai envie et surtout absolument besoin d'avoir une Mustang car le coffre est bien plus grand que sur la Sebring (car, sur la Sebring , lorsqu'on ouvre le toit, il vient se replier DANS le coffre, l'occupant quasi complètement tandis que sur la Mustang il vient se replier juste derrière la banquette arrière, ne diminuant ainsi en rien le volume du coffre…). Je donne mon contrat à un des deux gars dans la guérite Dollar. Il regarde le contrat, regarde le tableau où sont suspendues les clés, regarde le contrat et… me file un trousseau en indiquant une place de parking : H 8. Je regarde l'étiquette sur les clés : « Dodge Caliber Orange ». Je fronce les sourcils car à ma connaissance, il n'y a pas de Caliber Convertible. Effectivement, on arrive devant une voiture orange, tout ce qu'il y a de plus banale, et… pas décapotable du tout !! Je pose les sacs et j'y retourne : « Excuse me but it's not a convertible ! ». Le type reprend le contrat, parle tout seul, farfouille dans les clés et finit par me tendre un autre trousseau en marmonnant : « G13, the red one ». J'arrive devant une Mustang rouge (Yesssss !) mais… le numéro de la plaque ne correspond pas à ce qu'il y a marqué sur les clés ! J'appuie sur le plip de déverrouillage des portes et c'est en fait une Mustang grise qui s'ouvre 2 places plus loin ! Allez, on prend la grise !! C'est une Mustang, je suis content, les sacs tiennent à l'aise dans le coffre : tout va bien !
Grâce au GPS on arrive sans se perdre au Greenwich Inn. Cet hôtel était correct il y a 2 ans mais, 24 mois plus tard, il a bien baissé… Apparemment, le propriétaire ne semble pas être conscient que, faute d'une sérieuse rénovation, son hôtel va se déclasser lentement mais sûrement. Quant à la propreté générale, ce sera un des moins bien où nous irons. Donc, même si je le trouve idéalement placé, que son parking gratuit est un avantage et qu'il offre l'internet en wi-fi gratuit, je m'abstiendrai de le recommander.
Pendant que Krys passe les coups de téléphone d'usage à la famille, je potasse un peu le manuel d'utilisation de la Mustang parce que, si toutes les voitures fonctionnent pareil, il y a sur celle-ci quelques boutons qui m'intriguent et quelques réglages que j'ai envie de maîtriser. Et puis, bien sûr, je sais qu'au premier plein d'essence la question « mais quelle essence faut-il mettre ?? » va se poser ! En faisant défiler les données de l'ordinateur de bord, je fais la grimace en m'apercevant que le kilométrage entre les vidanges était à 55%… j'ignore tous les combien de miles on fait la vidange sur une Mustang mais mon côté pessimiste me susurre à l'oreille que les 55% restants ne suffiront pas… mais bon, on verra ça lorsqu'on en sera là, après tout, peut être que ça le fera !
A propos de la Mustang , cette bagnole mythique construite par Ford depuis les sixties, si ses différents designs ont été très irréguliers, notamment dans les années 80/90 où la ligne de la voiture la faisait ressembler à une japonaise moche, le constructeur a su retrouver un look proche des modèles initiaux avec le modèle sorti au début des années 2000. Côté moteur, j'ai la « petite » version, c'est-à-dire celle avec le moteur V6 de 4 litres et de 210 chevaux !
De mon côté, je suis aux anges, j'avais espéré pendant des mois avoir cette Mustang sans pouvoir avoir de certitude (puisque les loueurs ne réservent que des catégories et pas des modèles précis) et je l'ai eue ! On termine cette première journée sur le sol américain en allant dîner au restaurant E Angelo, un restaurant italien ( 2234 Chestnut St – San Francisco ). Le cadre est sympa, la carte est alléchante, les serveurs sont bien habillés mais… c'est super bruyant et l'addition est élevée pour ce qu'on a dans l'assiette…
La Mustang devant l'hotel
Lundi 5 septembre 2011 :
Les choses sérieuses commencent. On sort de la chambre à 6h45, alors que le jour se lève à peine. Comme souvent lors de ce périple, je me dis que le fait que ce soit un second voyage simplifie grandement les choses, je sais où il faut aller ! On marche d'un bon pas pour faire un grand tour qui passe par les virages de Lombard Street, les sea lions du Pier 39 sur le Fisherman Wharf, les escaliers des Filbert Steps dans le quartier de Telegraph Hill, la vue depuis la Coit Tower , les buildings du quartier d'affaires autour du Transamerica Building, l'ancien terminal de Ferry Building sur Embarcadero, Chinatown sur Grant Avenue et, même si la matinée se déroule sous un ciel bas et gris, le charme de San Francisco opère puisque Krys et moi sommes d'accord pour dire qu'on y habiterait bien !
On est de retour à midi au Pier 39 pour aller déjeuner chez Bubba Gump, le restaurant bâti sur le thème du film Forrest Gump. Pas tellement parce que les plats sont bons, ce second repas confirmant l'impression du premier, à savoir que c'est plutôt lourd à digérer, mais pour le cadre et la décoration du restaurant, ainsi que la splendide vue sur la baie. Si le repas d'hier soir n'était pas trop une réussite, cette fois c'est le grand jeu et Krys assiste, éberluée, au quizz sur le film Forrest Gump dispensé par la serveuse… Verdict : ils sont joueurs, ces américains !
Les nuages disparaissent pendant que nous mangeons et, lorsque nous ressortons du resto, c'est sous un grand ciel bleu ensoleillé. Un petit tour dans les boutiques du Pier 39, puis on retourne à l'hôtel en longeant la mer pour reprendre la voiture afin d'aller voir le Golden Gate de près.
Comme ce premier lundi de septembre est ici un jour férié (Labor Day), il y a beaucoup de monde sur la route, sur le Golden Gate et sur les parkings qui permettent d'admirer le pont. Mais, bizarrement, être coincé dans un embouteillage au soleil, dans une Mustang décapotée, avec la baie de San Francisco devant nous, est nettement moins difficile à supporter que sur les périphériques parisiens !
J'avais fait quelques photos satisfaisantes du Golden Gate depuis les collines au nord du pont et, cette fois, je voulais essayer de le photographier depuis le côté ouest pour avoir le soleil dans le dos. Une fois repassé le pont, nous finissons par trouver un accès à une plage (Marshall Beach) qui nous permet de nous approcher du Golden Gate en marchant dans les vagues du Pacifique qui viennent mourir sur la plage… (C'est joli, hein ?).
Alors qu'on arrive au bout de la plage, Krys me balance un coup de coude en rigolant : à quelques mètres de nous, au pied de la dune, des mecs se font bronzer à poil ! Le plus étonnant est que tout le monde passe a quelques mètres d'eux sans que ça ne semble déranger personne !! Décidément, San Francisco est vraiment à part …
Pour le repas du soir, on veut faire simple et pratique. On a déjà pas mal marché aujourd'hui, on n'a pas forcément envie de reprendre la voiture et je n'ai certainement pas envie de chercher un resto. La solution est facile, on va manger des burgers chez Barney's Gourmet Hamburger (3344 Steiner St – San Francisco ), c'est bon et pas cher. D'ailleurs le resto est plein, ce qui est un signe qui ne trompe pas.


Une époque qui peu à peu disparaît, remplacé par les bagnoles japonaises et coréennes ... 🤪
Bon, si vous lisez ça c'est déjà un bon début parce que la plupart de ceux qui pensent ce que j'ai écrit juste au dessus, n'ont logiquement même pas ouvert ce carnet ! Mais ce reproche - pas totalement faux étant donné le nombre de carnets de voyage US postés ces dernières années - ne s'applique qu'en partie à ce récit car il est plus qu'une liste de lieux et de noms puisque je tente de vous faire ressentir mes émotions et pour ça, j'ai pris mon temps et pas mal de pages ...
Je le mettrai en ligne sur VF au fur et à mesure que je le finaliserai, comme les autres fois, je ne posterai ici que quelques photos pour ne pas avoir des pages qui mettent 10 minutes à s'afficher. A terme, dans quelques jours, l'intégralité du récit et des photos sera dispo sur mon site ( voir signature ) ...
So, LET'S GOOOOOOOOOOOOooooooooooooooo ...
La question est devenue un rituel : « Pourquoi les USA ? » En fait, cette fois la vraie question est : « Pourquoi retourner dans l'ouest des Etats-Unis ? » La réponse est simple : parce que les paysages de l'ouest américain sont si grandioses qu'il a toujours été clair pour moi qu'il fallait y retourner avec Krystel pour qu'elle aussi les voie !
Le rapport euro/dollar étant toujours aussi favorable pour nous en 2011, ce n'était pas la peine d'attendre qu'il s'inverse : Let's Go !
En tirant au maximum les jours de congés et le budget, on a réussi à prévoir 24 jours sur place. Départ le dimanche 4 septembre sur un vol Air France Paris - San Francisco direct car les règlementations US obligent à passer l'immigration avec ses bagages dès le premier aéroport sur le territoire US, ce qui m'ôte toute envie de prendre un vol à escale, fût-ce pour récupérer quelques centaines d'euros. Retour depuis Las Vegas sur Delta le mercredi 28 septembre pour un vol Las Vegas - Minneapolis - Paris puisqu'il n'y a pas de vol direct Las Vegas - Paris.
Racontée en version courte, la préparation de notre voyage a consisté à reprendre mon circuit de 18 jours aux USA réalisé en 2009 en approfondissant certains points et en rajoutant une boucle vers le Nouveau-Mexique pour aller voir ce lieu mythique qu'est White Sands. Si je détaille un peu plus, ça a été nettement plus long que ça et, cette fois encore, j'ai passé des heures et des heures sur VF, l'excellent forum de discussion de voyage francophone, à extorquer aux divers contributeurs les bons tuyaux pour tel ou tel site !!! A tout ceux qui m'ont aidé en me faisant profiter de leurs recherches et/ou de leurs expériences personnelles, sachez que je vous en remercie du fond du cœur et, si je ne m'aventure pas à donner des noms, c'est uniquement parce que j'ai trop peur d'en oublier !
De ces heures passées sur VF, j'ai obtenu un unique document de voyage, un road book très complet, très épais - trop épais de l'avis de certains ! - mais qui regroupait la totalité des renseignements dont je pourrais avoir besoin lors de ce voyage : horaires de lever/coucher du soleil, distances à parcourir, cartes, détails des randonnées possibles, points GPS, explications sur les points forts de la journée. A part ce road book, nous n'avions besoin de rien d'autre et surtout pas de guides de voyage, il nous suffirait chaque jour de décider si nous ferions l'intégralité des choses prévues ou seulement une partie.
Quant au rythme du voyage, aux distances parcourues et au temps que nous avons passé sur chaque site, Krys et moi sommes ensemble depuis suffisamment longtemps pour que je sache que c'est la façon de voyager qui nous convient. Certains trouveront que c'est trop de choses, trop vite mais… c'est NOTRE voyage !
Dimanche 4 septembre 2011.
Du début du mois de juin au 4 septembre, l'avion d'Air France qui assurait le vol Paris – San Francisco était un Airbus A380; quand j'avais dit qu'on ferait le trajet sur le gros Airbus, les fanas d'aviation s'étaient exclamés que c'était super. En ce qui me concerne, un avion est un avion, la place pour les jambes est toujours réduite et la différence se ferait vraiment le jour où on volerait en Business ou en First Class ! En tout cas, ce dimanche, on a accumulé les retards. Pas de notre fait mais du fait habituel des aéroports car si l'enregistrement des bagages s'était passé sans problèmes, la navette qui devait nous emmener aux portes d'embarquement était arrêtée pour cause de bagage abandonné et donc suspect. Puis, comme on a embarqué en retard, l'avion a perdu son tour dans le trafic et a dû attendre un bon moment avant d'être autorisé à décoller. La routine…
En tout cas, comme je m'y attendais, gros avion ou pas, en classe éco il n'y a pas plus de place pour les jambes dans le A380 que dans les autres… je serais même tenté de dire qu'il y en a plutôt un peu moins !
On rattrape une partie du retard lors du vol mais, à l'arrivée San Francisco, l'avion doit tourner en l'air pendant une bonne demi-heure avant d'être autorisé à se poser… Bon… En 2009 j'avais réussi à aller admirer le Golden Gate l'après-midi de mon arrivée mais cette fois, vu comme c'est parti, je commence à me dire que, cette année, ce n'est pas gagné ! Une fois descendus de l'avion, on fonce sans traîner à l'immigration, ça va il n'y a encore quasi personne et on passe rapidement. Pas de chance, le gars a envie de discuter… ou de tester mon niveau d'anglais ! Bonjour le coup d'adrénaline, après 12 heures de vol, la première discussion en américain est avec un type qui a le pouvoir de te dire « Nan, toi tu rentres pas !! ». Donc, après avoir gentiment répondu à ses interrogations sur ce qu'on faisait dans la vie, combien de temps on restait, ce qu'on allait voir aux USA et surtout pourquoi j'étais venu tout seul en 2009 (!!!), il nous souhaite un bon séjour, le road trip peut commencer pour de bon !
On attend nos bagages un bon moment; forcément, un A 380 ça transporte près de 550 personnes, ce qui fait beaucoup de bagages ! L'heure du premier coup d'œil sur la baie de San Francisco s'éloigne encore un peu, de toute façon le ciel est couvert… on se console comme on peut ! Une fois les deux sacs récupérés, on prend la navette qui emmène au terminal où se trouvent les loueurs de voiture, l'avantage du second voyage étant que je sais où c'est et comment on y va !
Parce que j'avais dû faire la queue pendant près d'une heure pour avoir ma voiture de location en 2009, j'en avais gardé un souvenir assez mitigé et, bien qu'ayant réservé les deux fois ma voiture par l'intermédiaire d'elocationdevoitures.fr (parce qu'ils étaient les plus compétitifs), j'étais persuadé qu'il y a 2 ans j'avais récupéré ma voiture chez Alamo alors que cette fois je devais aller chez Dollar. Mais en arrivant aux guichets de location je réalise mon erreur : en 2009 j'étais DEJÀ chez Dollar ! Et cette année… il y a encore plus de monde qui attend !! Il semble bien que l'intermédiaire elocation/Traveljigsaw ratisse dans le monde entier avec des prix très bas, du coup les voyageurs du monde entier terminent chez Dollar qui ne peut absorber rapidement un afflux important de clients. Cette fois, c'est sûr, on ne verra pas le Golden Gate aujourd'hui ! Comme quoi, quelle que soit l'heure d'arrivée prévue (initialement 12h40 pour nous) il ne faut rien trop prévoir la première demi-journée !
On poireaute plus d'une heure patiemment… de toute façon on a pas trop d'autre choix… à part se dire qu'il faudra vraiment tout faire pour ne pas atterrir chez Dollar à San Francisco une prochaine fois…
Le plus étonnant est que les voitures semblent préparées/nettoyées au fur et à mesure, après que le client se soit présenté au comptoir et ait discuté des assurances voulues ou pas… Ce qui donne une très longue attente, une discussion au comptoir, une attente plus courte, la signature du contrat de location et, ENFIN, on descend au parking pour récupérer la voiture.
Le suspense est à son comble. Une nouvelle fois, j'ai réservé un cabriolet mais quel modèle vais-je avoir ? Une Chrysler Sebring comme il y a 2 ans ou une Ford Mustang ? J'ai envie et surtout absolument besoin d'avoir une Mustang car le coffre est bien plus grand que sur la Sebring (car, sur la Sebring , lorsqu'on ouvre le toit, il vient se replier DANS le coffre, l'occupant quasi complètement tandis que sur la Mustang il vient se replier juste derrière la banquette arrière, ne diminuant ainsi en rien le volume du coffre…). Je donne mon contrat à un des deux gars dans la guérite Dollar. Il regarde le contrat, regarde le tableau où sont suspendues les clés, regarde le contrat et… me file un trousseau en indiquant une place de parking : H 8. Je regarde l'étiquette sur les clés : « Dodge Caliber Orange ». Je fronce les sourcils car à ma connaissance, il n'y a pas de Caliber Convertible. Effectivement, on arrive devant une voiture orange, tout ce qu'il y a de plus banale, et… pas décapotable du tout !! Je pose les sacs et j'y retourne : « Excuse me but it's not a convertible ! ». Le type reprend le contrat, parle tout seul, farfouille dans les clés et finit par me tendre un autre trousseau en marmonnant : « G13, the red one ». J'arrive devant une Mustang rouge (Yesssss !) mais… le numéro de la plaque ne correspond pas à ce qu'il y a marqué sur les clés ! J'appuie sur le plip de déverrouillage des portes et c'est en fait une Mustang grise qui s'ouvre 2 places plus loin ! Allez, on prend la grise !! C'est une Mustang, je suis content, les sacs tiennent à l'aise dans le coffre : tout va bien !
Grâce au GPS on arrive sans se perdre au Greenwich Inn. Cet hôtel était correct il y a 2 ans mais, 24 mois plus tard, il a bien baissé… Apparemment, le propriétaire ne semble pas être conscient que, faute d'une sérieuse rénovation, son hôtel va se déclasser lentement mais sûrement. Quant à la propreté générale, ce sera un des moins bien où nous irons. Donc, même si je le trouve idéalement placé, que son parking gratuit est un avantage et qu'il offre l'internet en wi-fi gratuit, je m'abstiendrai de le recommander.
Pendant que Krys passe les coups de téléphone d'usage à la famille, je potasse un peu le manuel d'utilisation de la Mustang parce que, si toutes les voitures fonctionnent pareil, il y a sur celle-ci quelques boutons qui m'intriguent et quelques réglages que j'ai envie de maîtriser. Et puis, bien sûr, je sais qu'au premier plein d'essence la question « mais quelle essence faut-il mettre ?? » va se poser ! En faisant défiler les données de l'ordinateur de bord, je fais la grimace en m'apercevant que le kilométrage entre les vidanges était à 55%… j'ignore tous les combien de miles on fait la vidange sur une Mustang mais mon côté pessimiste me susurre à l'oreille que les 55% restants ne suffiront pas… mais bon, on verra ça lorsqu'on en sera là, après tout, peut être que ça le fera !
A propos de la Mustang , cette bagnole mythique construite par Ford depuis les sixties, si ses différents designs ont été très irréguliers, notamment dans les années 80/90 où la ligne de la voiture la faisait ressembler à une japonaise moche, le constructeur a su retrouver un look proche des modèles initiaux avec le modèle sorti au début des années 2000. Côté moteur, j'ai la « petite » version, c'est-à-dire celle avec le moteur V6 de 4 litres et de 210 chevaux !
De mon côté, je suis aux anges, j'avais espéré pendant des mois avoir cette Mustang sans pouvoir avoir de certitude (puisque les loueurs ne réservent que des catégories et pas des modèles précis) et je l'ai eue ! On termine cette première journée sur le sol américain en allant dîner au restaurant E Angelo, un restaurant italien ( 2234 Chestnut St – San Francisco ). Le cadre est sympa, la carte est alléchante, les serveurs sont bien habillés mais… c'est super bruyant et l'addition est élevée pour ce qu'on a dans l'assiette…
La Mustang devant l'hotel

Lundi 5 septembre 2011 :
Les choses sérieuses commencent. On sort de la chambre à 6h45, alors que le jour se lève à peine. Comme souvent lors de ce périple, je me dis que le fait que ce soit un second voyage simplifie grandement les choses, je sais où il faut aller ! On marche d'un bon pas pour faire un grand tour qui passe par les virages de Lombard Street, les sea lions du Pier 39 sur le Fisherman Wharf, les escaliers des Filbert Steps dans le quartier de Telegraph Hill, la vue depuis la Coit Tower , les buildings du quartier d'affaires autour du Transamerica Building, l'ancien terminal de Ferry Building sur Embarcadero, Chinatown sur Grant Avenue et, même si la matinée se déroule sous un ciel bas et gris, le charme de San Francisco opère puisque Krys et moi sommes d'accord pour dire qu'on y habiterait bien !
On est de retour à midi au Pier 39 pour aller déjeuner chez Bubba Gump, le restaurant bâti sur le thème du film Forrest Gump. Pas tellement parce que les plats sont bons, ce second repas confirmant l'impression du premier, à savoir que c'est plutôt lourd à digérer, mais pour le cadre et la décoration du restaurant, ainsi que la splendide vue sur la baie. Si le repas d'hier soir n'était pas trop une réussite, cette fois c'est le grand jeu et Krys assiste, éberluée, au quizz sur le film Forrest Gump dispensé par la serveuse… Verdict : ils sont joueurs, ces américains !
Les nuages disparaissent pendant que nous mangeons et, lorsque nous ressortons du resto, c'est sous un grand ciel bleu ensoleillé. Un petit tour dans les boutiques du Pier 39, puis on retourne à l'hôtel en longeant la mer pour reprendre la voiture afin d'aller voir le Golden Gate de près.
Comme ce premier lundi de septembre est ici un jour férié (Labor Day), il y a beaucoup de monde sur la route, sur le Golden Gate et sur les parkings qui permettent d'admirer le pont. Mais, bizarrement, être coincé dans un embouteillage au soleil, dans une Mustang décapotée, avec la baie de San Francisco devant nous, est nettement moins difficile à supporter que sur les périphériques parisiens !
J'avais fait quelques photos satisfaisantes du Golden Gate depuis les collines au nord du pont et, cette fois, je voulais essayer de le photographier depuis le côté ouest pour avoir le soleil dans le dos. Une fois repassé le pont, nous finissons par trouver un accès à une plage (Marshall Beach) qui nous permet de nous approcher du Golden Gate en marchant dans les vagues du Pacifique qui viennent mourir sur la plage… (C'est joli, hein ?).
Alors qu'on arrive au bout de la plage, Krys me balance un coup de coude en rigolant : à quelques mètres de nous, au pied de la dune, des mecs se font bronzer à poil ! Le plus étonnant est que tout le monde passe a quelques mètres d'eux sans que ça ne semble déranger personne !! Décidément, San Francisco est vraiment à part …
Pour le repas du soir, on veut faire simple et pratique. On a déjà pas mal marché aujourd'hui, on n'a pas forcément envie de reprendre la voiture et je n'ai certainement pas envie de chercher un resto. La solution est facile, on va manger des burgers chez Barney's Gourmet Hamburger (3344 Steiner St – San Francisco ), c'est bon et pas cher. D'ailleurs le resto est plein, ce qui est un signe qui ne trompe pas.


Une époque qui peu à peu disparaît, remplacé par les bagnoles japonaises et coréennes ... 🤪

Carnet de voyage ouest USA 2010 English translation pending
Bonjour à tous, Grâce aux conseils avisés de nombreuses personnes du site, notamment Philippe et Thierry de ouestusa, Jean Crespel et la famille Rançon, ITAT, isap29, Jean et certainement d'autres que j'oublie, nous avons effectué un super voyage durant l'été 2010. C'est cet été-là que nous avons pris le virus des USA, qui semble nous avoir sérieusement contaminés... Notre périple a duré 3 semaines et demi, du 8 juillet au 2 août, et nous a emmenés de San Francisco à Las Vegas (via Yosemite, Bodie, Death Valley) en voiture, puis boucle à partir de Las Vegas sur les parcs de Zion, Bryce, Canyonland, Arches, Mesa Verde, Durango, Monument Valley, Page, Kanab, Grand Canyon nord puis sud, et retour Las Vegas, le tout en camping-car C30. Ouf ! Tant et si bien que nous sommes repartis sur la côte Est l'hiver dernier, et que nous reprenons la route de l'ouest, via la côte puis Yellowstone, qui manquait à notre programme, l'été prochain.
Les participants : les parents, Christophe et Sandrine (quarantaine bien sonnée), et les trois rejetons de 10, 12 et 14 ans à l'époque, Capucine, Arthur et Valentin.
Mieux vaut tard que jamais : en voici le récit. J'espère qu'il pourra donner des idées à certains, en tout cas je serais ravie de répondre à toutes vos questions.
Commençons par la première semaine.
Jeudi 8 juillet - De Paris à San Francisco Départ très matinal de la maison pour toute la tribu, nous prenons place à bord d'un gros monospace. Arthur profite du siège arrière environné de bagages pour continuer sa nuit, la tête appuyée sur un sac Décathlon grand format. Une fois n'est pas coutume, nous arrivons plus que dans les temps à l'aéroport (et le bon aéroport, en plus...), si bien que nous enregistrons nos bagages quasiment les premiers d'un vol sur 747, quand même ! Un petit déjeuner et quelques emplettes au Relais H plus tard, nous embarquons. Ce sera l'occasion de découvrir nos nombreux compagnons de voyage, notamment plusieurs groupes de jeunes adolescents typiques encadrés par des moniteurs plus vieux qu'eux de quelques heures, mais qui témoignent déjà d'une grande expérience et d'un solide sang-froid face à la provocation pure... La passerelle franchie, Valentin renonce pour cette fois à saluer l'équipage d'une vigoureuse poignée de main. Il se contente d'un discret signe de tête, accompagné d'un jeté de mèche, en bon ado qui se respecte (même si, de ce côté-là, il y a eu récemment du raccourci dans l'air...). Nous gravissons immédiatement les quelques marches qui nous mènent au pont supérieur qui, à défaut d'être en plein air comme sur un paquebot de croisière, présente l'énorme avantage de proposer des écrans individuels, avec la programmation qui va bien. Cela nous permet de passer un voyage relativement paisible, en dépit des escarmouches ponctuelles et parfois bruyantes entre Capucine et Arthur. Rien que du très habituel (« business as usual » comme disent nos amis américains !). Christophe, entrepris par sa voisine de droite – une habitante de San Francisco – réalise, mais un peu tard, que la langue bizarre qu’elle utilise sera celle qu’il entendra pour les 3 semaines et demi à venir… Il regrette un instant la Corse et l’accent traînant des locaux, plus compréhensible. Le voyage se déroule sans encombre. Douane, bagages, voiture, nous partons rapidement à bord d'une magnifique voiture blanche, spacieuse et haute sur roues, vers notre hôtel tout près de Union Square. En chemin, nous croisons nous premiers "trucks".
Un petit tour en ville avant de se coucher ?...
20h21… Seule une petite lumière luit encore dans la chambre. La quasi-totalité de la troupe a sombré avec bonheur dans les bras de Morphée ; les garçons se partagent une chambre avec deux queen beds, ils ne devraient pas manquer de place. Pas plus que Capucine qui a hérité du même format de lit. Elle a déjà entamé sa nuit auparavant dans les moelleux fauteuils de Levi’s et Abercrombie & Fitch, fournisseur officiels des ados français comme nous le découvrirons au cours du voyage. Le repas au Lori’s de Powell Street ne nous laissera pas un souvenir impérissable sur le plan gustatif. Pourtant, les hamburgers ne sont pas mauvais, mais ils deviennent rapidement écoeurants, même pour notre « labrador » en chef. Arthur et Capucine ont des allures de zombies, nous faisons en sorte qu’a minima, ils ne tombent pas de leur chaise. Il doit être prêt de 4h du matin en France, leurs paupières le savent bien. Nous expédions hamburgers, bacon frit, oignons, tomates et autres salades au plus vite. Le milk-shake de Capucine prend sensiblement la clé des champs, il est rattrapé de justesse par Christophe au moment où il menaçait de se répandre définitivement sur la table.
Arthur retrouvera un soupçon d’énergie qui le poussera jusqu’à son lit, Capucine sera évacuée en ascenseur. Nous croisons à l’entrée du restaurant un couple de Français qui viennent justement de passer trois semaines aux USA. Ils rêvent de yaourts, de coquillettes avec jambon blanc… Pour ma part, malgré l’enthousiasme du début, ce hamburger est presque déjà celui de trop. Il va falloir sélectionner nos restaurants avec plus de discernement, en attendant de nous préparer nous-mêmes nos pique-niques. Malgré tout, le cadre du Lori’s s’est révélé très typique, avec son décor années 50. Pour un peu, nous nous serions attendus à voir apparaître Fonzi au détour d’une table en formica ou d’une banquette rouge !
Une sirène résonne dans la rue. Police ou ambulance ? Je n’ai pas encore ma cartographie des bruits dans l’oreille, elle se complètera dans les jours à venir. Je garde également de cette journée deux autres images. La première à l’aéroport, lorsque nous avons pris possession de notre énorme voiture, pour croiser d’encore plus gros spécimens et de rutilants camions. Valentin nous fait remarquer que toutes les voitures ont l’air neuf, en fait elles sont visiblement très bien entretenues.
L’autre image : celles de clochards isolés, qui pour la plupart jouent d’un instrument. Parfois seulement une batterie de fortune improvisée sur des poubelles renversées et recouvertes d’une casserole ou d’un vague couvercle, pour produire les différents sons nécessaires. Ah oui ! Et un « Jesus loves you » ou quelque chose dans le genre, brandi par un black sur un panneau, en pleine rue, sans autre forme de revendication. Dois-je le préciser ? Nous découvrons une Bible dans le tiroir de notre table de nuit…
Mes lentilles n’en peuvent plus. Je vais les immerger dans leur solution de lavage préférée.
Dans son sommeil, Capucine émet une dernière récrimination à l’encontre d’Arthur. Pour aujourd’hui, elle aura eu le dernier mot !
Vendredi 9 juillet - China Beach, Sausalito and co Notre journée du vendredi nous permet de visiter des lieux très variés de San Francisco. Réveillés à 3h du matin, puis à 6h, les parents attendent que leur tribu reprenne quelques forces, d’où un départ tardif de l’hôtel. Le restaurant soigneusement repéré sur le « Guide du Routard » pour ses célèbres petits déjeuners se révèle inaccessible, au vu de la foule qui s’entasse sur le trottoir. Nous renonçons et choisissons – horreur et erreur fatales – de prendre notre petit déjeuner juste en face de l’hôtel. Les pancakes commandés arrivent, et là les visages s’allongent : impossible d’ingurgiter de telles quantités, même pour les plus gourmands d’entre nous (et ils sont nombreux). Je m’aperçois que les « french toasts » choisis ne ressemblent pas du tout aux pains de mie imaginés, mais à des brioches traitées façon pain perdu, avec un fort goût de cannelle. Christophe, quant à lui, se console en apercevant sur ses pancakes une boule blanc cassé. « Une boule de glace vanille ! Cà c’est sympa ! ». Son sourire se transforme en grimace à la première bouchée, c’est en fait du beurre salé… Nous regagnons péniblement notre hôtel, et demandons notre voiture. En effet, se garer n’est pas chose facile à San Francisco, et même le parking réservé aux clients de l’hôtel est en fait un parking situé un peu plus loin, et mutualisé avec d’autres hôtels certainement. Il faut donc, comme pour le fût du canon, « un certain temps » pour récupérer son véhicule. Nous avons le temps de faire un petit tour dans les chambres pour nous rafraîchir, et nous voilà partis direction le Golden Gate Park. Le trajet de ce matin aurait dû nous emmener nous promener dans ce parc, mais vu l’horaire tardif, nous nous contenterons de nous garer près de China Beach, et de nous balader à pied jusqu’à cette plage. Premier contact avec le Pacifique : nous sentons bien l’air marin, la chaleur en moins. Sur la plage, des enfants s’amusent, couverts comme si nous étions en automne. Et c’est vrai que tous les matins de notre séjour seront frais à San Francisco, le soleil et la chaleur ne daignant se montrer que l’après-midi. Quant à la plage, elle tire son nom des immigrés chinois qui peuplaient le coin auparavant, pêcheurs de leur état venus chercher une meilleure fortune sous le ciel américain. Le quartier, résidentiel, abrite de belles maisons aux architectures variées, sur des terrains souvent garnis de jardins paysagers. L’une des maisons qui surplombe la plage s’attire d’ailleurs les grâces de Valentin, qui décide qu’elle sera sienne dans quelques années… C’est beau de rêver ! Nous reprenons la voiture. Une fois la bonne bretelle d’accès empruntée, ce qui n’est pas sans difficulté, le franchissement du célèbre Golden Gate se fait dans une circulation assez dense. Nous trouvons notre chemin assez facilement jusqu’au restaurant les pieds dans l’eau qui nous attend. Nous traversons pour ce faire une bonne partie de Sausalito, qui ressemble assez à nos stations balnéaires, peut-être en plus huppée. Pas mal de boutiques de luxe et surtout peu de place, y compris pour se garer. Les difficultés de stationnement seront le fil rouge du jour.
Ce déjeuner en terrasse sera l’occasion d’une première rencontre cuisante avec le soleil pour nos avant-bras. Le repas est délicieux, le cadre idyllique. Capucine s’essaie à l’américain, et sur mes indications demande « The toilett, please ? », à quoi on lui répond « Tout droit et à gauche… ». Elle revient, toute penaude d’avoir laisser apparaître si clairement son statut de touriste français. Les fois suivantes, elle pensera à demander « The restroom, please ? » avec un succès nettement plus grand. Il va falloir que je rafraîchisse (et que j’américanise) mes connaissances…
Une promenade digestive à Muir Woods poursuit agréablement cette journée, toujours après un peu de temps perdu à se garer. Nous croisons nos premiers séquoias, dont les troncs n’en finissent pas de s’élever vers les cieux. Ce qui frappe le plus dans ce parc, tout comme dans les suivants que nous visiterons c’est, au-delà de la petitesse des parkings au regard de la foule qui les prend d’assaut, l’absence totale de papiers gras et autres bouteilles en plastique, où que le regard se pose. C’est assez réconfortant. Comme quoi, il n’y a pas de fatalité… Un lieu hautement touristique n’est pas obligatoirement condamné à devenir une poubelle en plein air. Une leçon à rapporter en France.
Quelques heures et une jambe de jean trouée plus tard, nous refranchissons le Golden Gate dans l’autre sens. C’est l’heure du péage, mais l’attente aux guichets est assez courte. Nous continuons notre chemin jusqu’aux quais, où nous avons la ferme intention d’apercevoir les fameux lions de mer. Nous trouvons un parking public assez éloigné de l’extrémité du Pier 39, ce qui nous oblige à marcher plus que prévu et à faire provision, pour certains, d’une polaire plus chaude. Il faut dire que ce soir, le vent est glacial, tout comme ce matin aux premières heures du jour. En chemin, nous croisons la foule des grands jours. C’est très animé, les musiciens une fois de plus participent activement. Les bruits, les sollicitations, les odeurs… tout cela finit par nous agresser. Nous trouvons en restaurant italien, plus gras et copieux que ce à quoi nous sommes habitués.
Notre retour en voiture ce fera avec quelques visites imprévues, notamment de la Coït Tower que nous atteignons après de nombreux lacets sur une route escarpée. Lombard Street – en descente, bien sûr. Et nous pouvons enfin regagner notre hôtel pour un repos bien mérité, seulement troublé à 2 heures du matin par un fêtard bien imbibé.
Samedi 10 juillet - San Francisco à pied Ce samedi nous trouve plus matinaux. Prudents, nous prenons notre petit déjeuner à l’hôtel et partons à pied pour une longue journée de marche. Un petit crochet par Union Square, puis nous voici dans le quartier chinois où Arthur se met en chasse d’un magasin de gadgets, babioles ou magie. Une « babiolerie » en fait, comme il le dit lui-même. De ce côté-là, il est assez servi et nous aurons du mal à le faire renoncer à deux ou trois « saloperias » qui seraient venues encombrer ses étagères. Nous sommes bredouilles à deux reprises. Le musée de la Wells Fargo d’abord, fermé le samedi, et un restaurant à l’heure où les ventres des enfants recommencent à crier famine. Nous parvenons malgré tout, après quelques pas de plus et une course démente dans une rue en très forte pente, à les conduire à pied cette fois-ci jusqu’à la Coït Tower. « Mama’s » nous accueille pour le déjeuner, aux alentours de 13h30. C’est une institution, avec un grand choix de sandwichs à la composition qui dépasse notre niveau de langage, mais c’est délicieux. En sortant, nous nous faisons héler par un homme dans une voiture. Drôle de sensation que d’entendre son nom de famille crié, à l’autre bout du monde, dans une ville où, a priori nous ne connaissons personne. Ce sont nos amis français qui passaient par hasard dans le coin. Le monde est un grand village… L’après-midi, ce sera bus (ligne 45 puis 22, nous rencontrons d’autres Français et des francophiles), marches vers Alamo Square, où nous manquons de peu un repas de quartier annoncé à grand renfort d’affiches sur les poteaux alentours, Hayes, St-Mary’s Cathedral où les enfants sont à deux doigts de se faire enrôler pour la quête d’un office en espagnol. Je remercie chaleureusement pour la proposition, mais explique que nous ne faisons que passer et ne resterons pas tout le temps de la cérémonie. Nous nous éclipsons discrètement, un peu gênés, et trouvons au sous-sol de l’église une petite bibliothèque et surtout des toilettes qui nous sont d’un grand secours après cette longue marche. Souvent, en nous voyant plongés dans nos plans, des passants nous proposerons spontanément leur aide pour nous orienter. Il n’y a pas à dire, les Américains sont très accueillants. Mais quel drôle d’idée, quand même, de commencer toutes leurs phrases par « How are you today ? ». Il me vient souvent une réponse à la Dupontel, que je garde pour moi afin de ne pas nuire aux relations franco-américaines. Pas un seul caissier qui nous en fasse grâce, pour l’instant. Je préfère de loin la spontanéité de ceux qui interpellent les enfants, dans la rue ou le bus, pour les chambrer gentiment en nous glissant des clins d’œil complices…
Retour shopping à Westfield Mall, après la traversée d’un quartier fréquenté par des clochards titubants, souvent drogués paraît-il. Les bâtiments qui l’occupent alternent : un squat, une mission, un squat, un centre social, un squat, une boutique délabrée, un squat, etc… Nous accélérons le pas, changeons de trottoir une fois ou deux, mais il fait encore trop jour pour que nous nous sentions réellement en danger. Pèlerinage chez Abercombie, avec un nouvel espace que nous n’avions pas exploré la veille, et qui permet au reste de la famille de s’équiper.
Nous rentrons un peu éreintés de cette journée de ballade, il faut pourtant presser le pas car nous sommes attendus pour le repas du soir. Passage par l’hôtel pour poser nos paquets et nous rafraîchir rapidement. Nous renonçons à prendre notre voiture pour nous rendre au restaurant, et privilégions le taxi. Il connaît parfaitement la route et nous éviterons les problèmes de parking ! Il nous faudra un peu de temps pour réussir à en alpaguer un devant l’hôtel, car quelques valets de parking efficaces nous piquent les plus beaux ! Nous étudions leur technique, et profitant d’un « banc » plus important, réussissons à trouver notre bonheur. Il faut nous entasser, le véhicule n’est pas vraiment prévu pour cinq et tout le long du trajet, les genoux sous le menton et une carte vaguement dépliée pour repérer notre route, je prie pour que notre chemin ne croise aucun képi. La chance est avec nous, nous atteignons le « Benihana of Tokyo », en avance sur nos amis. Ce restaurant japonais va nous donner l’occasion d’assister à une démonstration de virtuosité culinaire, devant les yeux ébahis des enfants. Des crevettes pourtant coupées en petits morceaux semblent reprendre vie, un oignon tranché se transforme en cratère fumant, le couvre-chef du cuisinier devient panier de basket pour récupérer les queues de crevettes désormais inutiles. Beaucoup de bruit dans le restaurant, ce qui rend la conversation difficile. Mais c’est quasiment un dîner spectacle auquel nous participons. Chacune des tables, configurée en demi-lune, possède son propre chef et le ballet de serveurs qui va avec.
Coucher à 22h30 pour tout le monde…
Dimanche 11 juillet - De San Francisco à Yosemite Nous quittons aujourd’hui San Francisco pour Yosemite. L’empaquetage des affaires, avec un léger surplus, ne pose pour l’instant pas de problème. Les sacs supplémentaires récupérés lors de nos achats sont cependant les bienvenus. La relative harmonie originelle de nos bagages se fissure… Les choses risquent de se gâter, car un arrêt shopping est prévu sur le trajet, au « Gillroy Outlets » vanté par les habitués. Une sorte de « Quai des Marques » où l’on peut, paraît-il, faire de très bonnes affaires. C’est à voir… Nous remontons dans notre gigantesque voiture, direction… l’ouest d’abord, en suivant la rue qui passe devant notre hôtel. Un quart de tour plus loin, nous bifurquons vers le sud, sans trop de difficultés. Facile de s’orienter dans ces conditions. Et depuis hier, nous disposons d’informations supplémentaires sur la manière d’appréhender les stops avec double barres blanches au sol, qui nous avaient laissé un peu perplexes jusqu’à présent. Traversant à l’instinct, nous avions de sérieux doutes sur la justesse de notre conduite. Les quatre rues ayant la même signalisation au sol, c’est en fait l’ordre d’arrivée au carrefour qui détermine l’ordre de passage, une fois que chacun a marqué le stop. Une sorte de FIFO à quatre tuyaux, en quelque sorte ! Une fois de plus, les Américains présentent toutes les dispositions naturelles qui conviennent à ce type de dispositif, là où en France le carrefour deviendrait une sorte de zone de non-droit, un royaume du chacun pour soi où le plus culotté tirerait son épingle du jeu. Nous rejoignons la US 101 qui nous conduit vers notre destination, via San José. Pensée émue pour cette Silicon Valley, où tant de start-ups sont nées (et parfois mortes). Effectivement, les abords de cette autoroute se parent rapidement des noms des acteurs les plus connus de l’informatique, pour la plus grande joie de Christophe et des enfants qui découvrent, sur des immeubles de bureaux, les noms de leurs éditeurs de jeux préférés, de leurs routeurs, anti-virus, logiciels, j’en passe et des meilleurs… L’endroit ne doit pas être très agréable à vivre néanmoins, il n’y a rien à y faire en dehors des bureaux. Les yeux sur le compteur de vitesse en même temps que sur le paysage, nous nous apercevons avec surprise que nous sommes pratiquement les seuls à respecter les limitations de vitesse. C’est une surprise ! L’esprit civique de nos hôtes se trouve pris en défaut pour la première fois. Le « Gillroy Outlet », avec ses magasins de plain-pied étendus sur quatre zones distinctes, se révèle un peu décevant. Il y a forcément beaucoup de marques, mais on perd aussi beaucoup de temps à naviguer de l’un à l’autre, à arpenter les rayons à la recherche de la perle rare, qui soit d’une couleur « portable ». Les soldes sont inégales, ce n’est pas la curée promise, mais cela vaut mieux pour nos finances. Nous reprenons notre route pour Yosemite, à travers un paysage relativement aride et environné de monts, avec de temps en temps et sans prévenir des champs d’arbres fruitiers et de cultures. De nombreuses pancartes et petites boutiques sur le bord de la route proposent d’ailleurs des fruits. Mais nous allons au pays des ours, où il ne fait pas bon laisser de la nourriture dans sa voiture, nous nous abstenons, malgré l’attrait de leurs fraises de compétition grosses comme des clémentines et goûteuses. Et dire que les fraises n’étaient vraiment pas terribles cette année, en France… Nous espérons nous rattraper plus tard, notamment entre Bryce et Moab où j’ai repéré une ferme bio très alléchante sur le papier. Nous atteignons aux alentours de 19h le parc de Mariposa Grove, succédané de Sequoia Park qui lui est beaucoup plus au sud et nous obligerons à faire un grand détour. Il est encore temps de visiter, nous confirme la Ranger à l’entrée. Nous faisons un tour d’une bonne heure dans ce petit parc, jalonné de sequoias aux noms évocateurs. Nous découvrons ainsi le Grizzli, un arbre extraordinaire de 2700 ans, qui porte encore très bien son âge. Visible de très loin de par sa hauteur et son envergure, le haut de son feuillage donne une sensation d’irréalité. Est-ce les couleurs, la forme de ses aiguilles, les torsions de ses branches, la luminosité déclinante qui donne une ambiance particulière ? C’est impossible à dire, mais l’impression est bien là, de se retrouver devant un arbre de conte de fées. Je m’attends à tout moment à le voir s’animer pour nous délivrer un message obscur et sentencieux, puis reprendre son immobilité habituelle de vieux sage.
Retour à la voiture à la nuit tombante, pas d’ours en vue par contre des biches et des écureuils en pagaille. Et des moustiques aussi, assoiffés qui plus est ! C’est le sauve-qui-peut général, nous battons en retraite.
Sur la route entre Mariposa et Yosemite Valley, alors que nous pensions avoir fait le plus dur du trajet, c’est visiblement la saison des travaux, nous contraignant à de fréquents arrêts ou ralentissements. Il nous faudra plus d’une heure pour atteindre notre hôtel.
La mauvaise surprise du jour, c’est qu’ils ont réussi à nous mettre dans deux chambres certes contigues, au premier étage, mais auxquelles on accède par deux escaliers différents, à 20m d’écart… Malgré notre réclamation, ils sont « so sorry » mais ne peuvent nous proposer une autre solution, l’hôtel est complet. Too bad…
Demain matin, direction Panorama Trail, via la navette réservée par téléphone depuis l’hôtel de San Francisco, et qui part à 8h30. Je m’assure qu’au moins de ce côté-là tout est ok, et que nous pourrons acheter avant le départ de cette navette de quoi préparer notre pique-nique de midi. Nous trouvons deux-trois trucs à grignoter au restaurant-bar de l’hôtel, tout le reste est fermé. Il est 22h10…
Il faut expliquer que la vallée de Yosemite jouit d’une configuration particulière. Accessible par une seule route qui la traverse, elle ne propose pas pléthore de logements, qui sont donc en quasi-situation de monopole. Bien évidemment, cela se fait au détriment de la qualité. Il est certes plus difficile, dans cet endroit reculé, de se ravitailler aussi facilement que dans une grande ville. Il n’empêche que les hôteliers sont à peu près libres de pratiquer les prix et la qualité de service qu’ils veulent, vu qu’une fois sur place, vous n’allez pas reprendre votre voiture et la route de montagne pour trouver une hypothétique chambre plus bas. D’ailleurs, tout est fait pour décourager l’usage des voitures individuelles, et les transports par bus offrent toutes les commodités nécessaires. Le problème n’est pas là, mais plutôt sur les structures d’accueil, les seules sur des kilomètres à la ronde.
Résultat : nous nous retrouvons non seulement avec des chambres éloignées, mais en plus d’une indubitable saleté. La moquette foncée camoufle de toute la force de ses motifs chargés de nombreuses taches. Sous le lavabo, le carrelage ne peut faire autrement que de révéler les restes des précédents occupants, papier et autres cheveux… Derrière un lourd double rideau (figé par la crasse ?), nous découvrons la malette d’un précédent occupant, avec une réservation en date du début du mois de juin. Soit un mois avant nous. C’est dire si le ménage est fait à fond…
Heureusement, la bonne surprise viendra de la magnifique balade que nous ferons le lendemain. La nature y tiendra la première place et toutes ses promesses.
Lundi 12 juillet - Paradis à "Panorama Trail" Après une nuit peu reposante (la climatisation ne marchait pas, surprenant !), nous prenons notre petit déjeuner dans la salle commune, grande comme un hall de gare, qui sert de réfectoire. Le sol moquetté de couleurs sombres, de nouveau, et le bruit ambiant n’en font pas un lieu très agréable. Nous nous évadons rapidement de l’endroit et prenons le bus de 8h30, pour rejoindre le point de départ de la randonnée, à Glacier Point (prononcer « Glaichieure Ponhitte » pour être compris !). Le chauffeur du bus, un solide gaillard d’une cinquantaine d’années qui ne répond pas (ben oui, il conduit il n’a donc pas le droit) au doux prénom de Bill nous raconte, tout en manoeuvrant son engin dans les lacets, un florilège d’anecdotes sur Yosemite Valley. Ses origines, les hommes qui ont marqué son histoire, les rivalités et les affrontements qui s’en sont suivis, pour finir son statut de « National Park » grâce au rôle prépondérant joué par Théodore « Teddy » Roosevelt. Ce président, grand amateur de nature sauvage, a créé le statut de parc national, donnant le premier label à Yellowstone. Notre guide nous apprend également que la vallée n’a été découverte par l’homme blanc qu’au milieu du XIXème siècle. Les années suivantes, le schéma habituel et tristement célèbre fut appliqué : déplacement vers des réserves de la population autochtone, qui ne l’a pas supporté, affrontement entre les amateurs de la nature « dans son jus » et les marchands du temple, création des premières voies d’accès (la route actuelle date de 1932). Au final, le site reste ultra préservé, ce qui est une vraie victoire, ce que nous pourrons constater durant notre marche du jour, au milieu d’une nature encore très sauvage où les forêts sont entretenues a minima, et uniquement aux endroits où les arbres peuvent poser un problème de sécurité. Toilettes rustiques, pas de marchands de frites ni de babioles sur le parcours, seulement un magasin au départ pour les habituelles cartes, casquettes et magnets souvenirs ! Du beau travail. Et la balade sera à la hauteur des efforts qu’elle va nous demander. Quelques 12km, en descente à 90%, avec une belle montée dans la chaleur de la mi-journée qui nous a un peu cuits. Heureusement, ce sera la seule du parcours. Mais aussi des points de vue extraordinaires sur les différentes chutes d’eau (Ililouette, Vernal et Nevada Falls) et surtout quelques apics vertigineux avec un passage sous la brume d’eau de Nevada Fall, point d’orgue de la promenade. Des moments vraiment magiques. Pas d’ours mais de nombreux écureuils et geais bleus. Et une taupe, enfin ce que nous prenons pour tel. Près d’un tronc d’arbre couché, la terre s’anime brusquement et la petite motte soulevée progresse lentement, traçant un hasardeux itinéraire. Un bâton soulevant une partie du sol en surface ne nous permettra pas d’en apprendre davantage, interrompant juste momentanément la progression de la « Bête »… Le timide animal préfèrera rebrousser chemin.
Les jambes en compote mais réjouis par cette aventure, nous regagnons l’hôtel par la navette gratuite qui parcourt la vallée, car-balais des randonneurs de tout poil. A notre arrivée, la piscine n’est plus disponible que pour des cours de natation. Et son entrée était payante, même pour les clients : 5 dollars pour les adultes, 3 pour les enfants. Cà continue… Après les chambres distantes, les draps plus qu’élimés, les couvertures, dessus de lit et moquette d’une propreté douteuse, nous découvrons, tels les Trois Ours tombant sur Boucle d’Or, que la chambre des garçons a été occupée par une jeune fille qui s’est trompée de numéro. Et pourtant, sa clé ouvre bien notre porte. Nouveau passage à la réception. Je leur ramène par la même occasion la mallette du client précédent. Pour le reste, ils sont « So sorry… », comme d’habitude.
Le bilan de la journée reste largement positif, grâce à cet endroit merveilleux et préservé ; la sensation de calme et d’espace ressentie à de nombreux endroits du parcours – car globalement on est souvent tout seuls, en dehors des points stratégiques où les gens s’arrêtent pour déjeuner ou admirer le coup d’œil – est incomparable. Le Panorama Trail nous a permis de faire un parcours exhaustif du coin, une balade d’une montagne à l’autre comme jamais dans les Alpes.
Mardi 13 juillet - Retour dans le passé avec Bodie Nous quittons sans regret notre hôtel. Le dernier petit déjeuner ne relève pas le niveau de l’accueil. Les mollets de Valentin sont baptisés aux éclaboussures de chocolat chaud par un type au tee-shirt siglé… IBM ! Le malotru part sans rien ramasser ni s’excuser. Ce doit être un commercial… Quant à la caissière, elle n’a pas l’air d’entendre ce que nous lui disons et biffe tous les tickets de petit déjeuner. Emportée dans son élan, elle continue sur un billet de 5 dollars… Une des serveuses qui ramasse les plateaux dans la salle (je devrais dire le hall), affligée d’un fort strabisme et - comme si cela ne suffisait pas - d’une maladresse affligeante, laisse échapper la moitié de ce qu’elle prend sur les tables directement sur le sol, sans passer par la case poubelle de son chariot. D’où l’intérêt, sans doute, de la moquette sombre… qui nous semblait une hérésie pour un restaurant. Nous quittons cette cour des miracles sans regret. Cahin-caha, nous regagnons notre voiture. Nos mollets – entre autres – se ressentent fortement de notre « trek » de la veille. Ce sont donc trois petits vieux et deux grabataires qui s’installent péniblement dans leur Dodge blanche. Pour sortir de Yosemite Valley, un long parcours montagneux nous attend, toujours au milieu de pins vertigineux. Eux aussi ont compris que le pays était vaste et qu’ils pouvaient occuper l’espace au maximum sans se marcher sur les racines. Des troncs calcinés portent témoignage des incendies passés. Dans ces scènes de désolation sylvestre, la nature reprend vite ses droits et tapisse de vert le sol tout autour des cadavres noircis. Le contraste de couleurs est frappant. Les versants se succèdent, nous atteignons enfin le sommet pour redescendre vers la Tioga Pass, à 2700 m d’altitude. Commence une descente avec des points de vue encore plus spectaculaires, dignes du « Seigneur des Anneaux ». Pins sur les versants, puis succession de prairies verdoyantes d’herbe grasse dont la verdure est ponctuée de pierres blanches, et parcourue de petits cours d’eau. Quelques coins à pêcheurs. Et un horizon qui s’éloigne encore, jamais nos yeux n’auront pu porter aussi loin. Nous déjeunons à Lee Vining, puis prenons la route vers le nord-est pour Bodie, la ville fantôme. De route, nous passons à piste, c’est de plus en plus sport. Mais le résultat en vaut la peine. D’un bois très sombre, les maisons sont encore remarquablement conservées. Il y a ici trois mètres de neige en hiver, l’endroit est coupé du monde et, en été, il faut connaître pour y aller. Quelques maisons sont ouvertes et se visitent rapidement, pour les autres nous devinons à travers les vitres poussiéreuses les vestiges des vies passées. Car il y a eu une vie à cet endroit, une vie difficile, bourdonnante, bruyante, décadente même. Ancienne deuxième ville la plus importante de Californie au XIXeme siècle, elle eut pour origine la découverte d’or en 1859 par le prospecteur W S Bodey, qui lui a donné son nom. Du temps de sa splendeur, la ville jouissait d’une très mauvaise réputation, celle de « Sin City » (ville du pêché). La vie y était très dure, l’argent et l’alcool servaient de détonateurs à des situations souvent explosives. La raréfaction du précieux métal et deux incendies (le dernier en 1932) auront raison de l’endroit, abandonné par sa population.
C’est assez émouvant de découvrir, parfois de reconnaître des objets familiers, laissés là comme s’il avait fallu évacuer les lieux rapidement. Une église, bien sûr, qui arborait auparavant un tableau sur le thème « Tu ne voleras point », avant que des mains mal intentionnées ne s’en emparent…Une école, une banque ou plutôt un coffre-fort, dans une loge de pierre, seul vestige ayant résisté à la dernière attaque et à l’incendie qui a suivi, une loge maçonnique, une centrale électrique la première de son genre) qui a répondu aux besoins de ce lieu si retiré, en réalisant par la même occasion une prouesse technologique. Des toilettes à l’ancienne. Une salle de sport, avec punching-ball, anneaux et trapèze, un bar, un hôtel, des écuries, une glacière, les maisons des notables, légèrement plus grandes que les autres, mais rien d’ostentatoire, ce n’est pas le genre. Les couleurs de bois sur ce paysage tantôt désolé, tantôt verdoyant, suivant de quel côté porte le regard, avec des espèces de petits lys qui poussent un peu partout, et le ciel d’orage couleur plomb qui se prépare… Tout contribue à transformer ce lieu si singulier, hors du temps.
Le musée qui conclue la visite regorge d’objets variés : piège à souris, sérum anti-venin avec sa seringue de compétition, toilettes de dames élégantes, skis en bois, machine à sous, corbillard, documents officiels témoignant des dates importantes de la ville, et souvent liés à la mine, pèse-personne… Un vrai bric-à-brac. Il est même possible d’acheter, pour 10 dollars, une carotte de pierre extraite de la mine de Bodie !
Nous repartons, enchantés de notre visite, direction cette fois-ci Mono Lake que nous avons déjà longé sur sa partie nord pour rejoindre la route de la ville fantôme. C’est d’ailleurs cette berge que nous entreprenons de visiter, en suivant les indications du forum « ouestusa ». Nous bifurquons sur une première route, puis sur une plus petite. « Cemetery road » indique le panneau. On se croirait dans un roman de Stephen King. Qu’importe, nous continuons notre chemin. Et « chemin » est vraiment le terme approprié. De virages en nids de poule, le parcours devient de plus en plus hasardeux, sans autre indication que des panneaux rappelant que l’accès est interdit aux voitures hors 4x4. Mais cela nous semble encore jouable. Après quelques miles et virages choisis un peu à l’instinct, nous apercevons un panneau « Black Point ». Nous touchons au but ! Enfin presque, cette fois-ci il nous faut continuer sur un chemin prévu pour un seul véhicule, sans demi-tour possible. Nous sommes environnés de hautes herbes avec le ciel orageux en toile de fond, je n’ose pas imaginer ce que l’on va faire s’il faut rebrousser chemin… Et au moment où nous allions renoncer pour tenter la marche arrière, les herbes s’écartent enfin pour dévoiler un petit parking. Nous y sommes ! Et tout seuls, en plus. Nous descendons de voiture pour parcourir à pied les 400m qui nous séparent de la berge. Sable noir très fin, puis plus épais, végétation rase, excréments de petite taille, sel en croûte sur le sol, passages plus boueux, tout y passe. Les concrétions calcaires sont quasiment à portée de main. Mais nous nous arrêtons juste avant de toucher l’eau, pour ne pas déranger les nids de mouettes qui s’y trouvent, malgré les réclamations du trio infernal qui se voyait bien prendre un bain. Nous assistons alors à un spectacle étonnant : le gobage de mouches par les mouettes, en mode fantassin. La technique est simple : elles avancent en courant le long de la rive, bec ouvert et ailes collées au corps, cou tendu, faisant fuir devant elles des nuages de mouches de plus en plus denses jusqu’à les gober. Les insectes se dispersent alors, et la course reprend en sens inverse. Il y a aussi les amatrices du gobage à même les vaguelettes, pour celles que les mouches noyées ne rebutent pas.
Le coin a beau être très isolé, nous découvrons néanmoins des traces de pas, humains chaussés ou à pied, mais aussi de chiens, chevaux, lapins. Pour être plus précis, il faudrait consulter le manuel des Castors Junior. Le mien est resté à la maison.
Nous repartons vers Mammoth Lake cette fois-ci, dans un surprenant hôtel style bavarois propre et sympathique. Seule la laverie me donnera du fil à retordre : je vais réussir à mettre le linge par deux fois (avec sa dose de lessive, of course…) dans ce que je pense être la machine à laver avant de réussir à comprendre que le lave-linge, c’est la machine à côté, celle-ci étant le sèche-linge… Bonjour la blonde !
Mercredi 14 juillet - Un petit air autrichien à Mammoth Lake Super, encore des « outlets » ! Mammoth Lake nous offre une nouvelle opportunité de shopping, certainement moins branché que les magasins de San Francisco. Arthur et Capucine dénichent pourtant deux ou trois « babioleries » qui valent le détour. Nous repartons ainsi avec deux pots de pâte gluante qui contribueront, n’en doutons pas, à mettre un peu de fantaisie dans ce voyage. Plus un serpent ébouriffé jaune, un porte-clé « croc » et un « R » brillant de mille feux pour une certaine R… Nous voici après quelques miles à Lone Pine. Nous déjeunons dans un restaurant décoré de photos de westerns, la plupart en noir et blanc. La serveuse n’est pas spécialement aimable, mais il y a une salle de jeux avec air-hockey, authentique Pacman, flipper… Ils savent recevoir, un vrai bonheur ! L’occasion pour Christophe de prendre sur moi une revanche méritée, après l’affront subi à l’Ile Maurice… soit il y a 11 ans ! Quel rancunier. Visite au musée du cinéma de Lone Pine. Une impressionnante collection de photos et affiches des films tournés dans le coin, principalement des westerns, mais aussi « Star Trek », « La Charge de la Brigade Légère », et quelques films de science-fiction. Souvent des séries B, mais aussi quelques-uns plus prestigieux avec des noms comme John Wayne, Steve McQueen, Clint Eastwood, etc… Un petit film de quinze minutes retrace les grandes lignes de cette épopée. Une voiture ultra-kitsch nous accueille dès l’entrée, ornée de ses plus beaux atours. Surtout des colts et des winchesters fixés deci-delà à la carrosserie, au milieu d’une nuée de pièces de monnaie collées un peu partout. Une « coccinelle » de pièces ! Le tout est très drôle à voir… Je ne suis pas sûre que les enfants y trouvent le même intérêt - nos idoles leur sont souvent totalement inconnues - mais ils sont quand même bluffés par des objets sortant de l’ordinaire. Pour Arthur, un mini juke-box de marque Wurlitzer, pour Capucine des selles plus richement décorées les unes que les autres, pour Valentin peut-être les voitures d’époque.
Nos provisions d’eau faites, nous nous dirigeons vers Death Valley ; la température extérieure monte inexorablement, jusqu’à 118°F. La voiture résiste, nous tentons quelques sorties photo et même un sprint le long de la route sous la canicule pour les enfants, juste pour voir si c’est aussi chaud que prévu. Promesse tenue !
Le Furnace Creek Ranch, notre hôtel pour le soir, dispose d’une climatisation certes bruyante mais efficace. Heureusement, les sites consultés avant notre départ nous avaient informé de ce désagrément, nous avons donc des boules Quies dans nos bagages. Nous dînons dans un des trois restaurants locaux d’un vrai steak, version XXL comme d’habitude. Surprise du chef, un panier de vrais petits pains se retrouve sur notre table. Il ne passe pas les entrées.
Nos chambres, communicantes pour la première fois, se trouvent près du terrain de golf. L’occasion de voir gambader des lapins aux très longues oreilles, ce soir. Demain matin, peut-être aurons-nous la chance d’apercevoir un ou deux coyotes, qui sait ?
Pour l’instant, il est l’heure de mettre nos boules Quies.
23h37, tout le monde dort.
Juste une théorie au passage, tant que j’y pense. Peut-être que si les certains Américains sont si gros, ce n’est pas seulement à cause de leur alimentation. Le poisson de Capucine, dans son aquarium, prend toute la place qu’on lui laisse. Dans un aquarium plus grand, il serait, paraît-il, encore plus gros. Finalement, le comportement des Américains est peut-être le même. Ils ont tellement d’espace, pourquoi n’en profiteraient-ils pas pour s’étendre ? Ils ont encore de la marge, au vu des déserts à perte de vue que nous venons de traverser.
Bon, je sais, ce n’est pas très sérieux comme théorie… Une fois baptisée, va-t-elle gagner en respectabilité ! Ce sera le « syndrôme du Delturinae » !
Jeudi 15 juillet - Canicule à Death Valley, frénésie à Las Vegas Six heures du matin. Je risque un œil à l’extérieur. Le soleil m’a devancée d’une bonne heure, mais il reste encore de belles couleurs sur le relief surplombant le golf. Je prends l’appareil photo de compétition de Christophe (vais-je maîtriser la bête ?) et entreprend de mitrailler, en variant les réglages (enfin je crois) pour espérer avoir pour chaque vue une prise correcte. Au bout d’une vingtaine de photos, ce bijou de technologie me lâche, « carte pleine » ! Argh ! Espérons que cela suffira. Je m’installe avec un bouquin sur notre terrasse, en attendant que le reste de la troupe sorte des bras de Morphée. Devant moi, un beau tapis d’herbe soigneusement entretenu, comme le reste des espaces verts alentour, par un arrosage systématique toutes les nuits. Moins de dix minutes plus tard, le bâtiment en face de moi, de l’autre côté du « jardin », n’est plus assez haut pour me protéger des rayons du soleil. Et il tape sacrément, le bougre ! La température extérieure doit largement dépasser les 40°, plutôt vers 45°, je me replie dans la chambre. Nous déjeunons rapidement avec les moyens du bord, complétés par une visite au magasin-épicerie de l’hôtel. Nos excursions du jour seront ultra-limitées, tant la chaleur est dense, pesante. Capucine a beaucoup de mal à supporter les excursions hors de la voiture dans cette fournaise, on ne dépasse jamais les dix minutes dehors avec elle. Pour le reste, nous ferons, Christophe et moi, des sorties à tour de rôle pour prendre en photo les paysages les plus remarquables. Nous commençons par un tour en voiture sur Artist Drive, pour contempler les curieuses couleurs dont la nature a paré les strates de roches à cet endroit. Une vraie palette d’artiste, d’où le lieu tire son nom. Puis nous revenons sur nos roues pour emprunter la route officielle. Zabriskie Point se présente, après quelques miles, sous la forme d’un grand parking où les autobus sont les plus nombreux. Il faut ensuite monter un plan incliné sur 200m environ, une épreuve avec la chaleur qui règne aujourd’hui. Contrairement à notre arrêt précédent où nous étions tous seuls, une quarantaine de personnes nous environnent. Tous n’ont qu’une envie : parvenir à l’esplanade offrant le meilleur point de vue, prendre une photo avec les montagnes brûlées en toile de fond, et regagner rapidement les véhicules climatisés. Nous n’échappons pas à la règle, dénichant même notre photographe officielle en la personne d’une Anglaise d’une soixantaine d’années, qui sert de guide à un groupe et parle remarquablement notre langue. Elle se moque gentiment des tee-shirts Abercrombie arborés par nos trois enfants, nous demandant si nous sommes sponsorisés… Nous continuons notre chemin sans autre point de vue où s’arrêter. A proximité de Pahrump, nous apercevons au loin une colonne de chaleur qui forme comme une mini-tornade. Le phénomène se reproduit deux ou trois fois, c’est assez curieux, pas du tout inquiétant (la colonne n’est vraiment pas haute ni large). Nous ne verrons cela qu’à cet endroit. Nous traversons une zone très désertique en terme d’habitations. La principale trace de présence humaine seront ces panneaux disséminés tout le long de la route. Il y a de tout : élection du nouveau shérif, propositions d’avocats de tout poil, offrant leurs services spontanément, mais aussi des dentistes, des vendeurs d’armes à feu… A se demander si Pahrump ne compte pas plus de panneaux que d’habitants.
Nous y faisons halte pour manger dans notre premier McDonald du voyage, comme… d’autres familles françaises ! Nous sommes sans doute des gens d’habitudes.
Las Vegas est enfin en vue. Le voyage est passé assez vite, d’autant que nous avons bénéficié d’un concert privé des enfants, quand nous sommes tombés sur une radio ni religieuse ni country, qui passait des tubes de Lady Gaga et de Rihanna.
Arrivée à Las Vegas. L’hôtel Luxor est… en fait, ce n’est plus un hôtel, c’est une vraie ville ! Nous laissons le voiturier garer notre véhicule sur le « petit » parking, et un bagagiste récupère l’ensemble de nos paquets et valises, après un décompte sommaire qui m’inquiète un peu. Il me donne un numéro de téléphone à appeler quand nous serons dans nos chambres, avec un numéro de réservation, pour que les bagages nous soient livrés. Je le regarde partir avec un peu d’angoisse… Nous passons au check-in, qui propose plus de guichets que le magasin Carrefour de Montesson n’a de caisses. Par contre, nous faisons la queue assez peu de temps, mais toujours à l’américaine, conduits par des barrières de sangles qui imposent le respect des files ! Direction le quinzième étage de la pyramide, nous traversons les salles de jeu (fermez les yeux, les enfants !) où résonnent les machines à sous, pour rejoindre la bonne batterie d’ascenseurs. Nous découvrons enfin nos chambres et leurs fenêtres en pente. Pas aussi grandes que ce que j’imaginais, mais très confortables !
Pour le reste… La facture d’électricité de l’hôtel doit égaler le PIB de plusieurs pays africains, les machines à sous les plus variées se succèdent, ponctuées par des voitures de sport rutilantes présentées sur des podiums pivotants. Enfin, machines à sous, le terme est désormais abusif. Il vaudrait mieux parler de machines à tickets. Les joueurs vont d’abord déposer une somme aux stands de cash (« cashier »), repartent avec un ticket qui représente cette somme, et qu’ils introduisent ensuite dans les machines pour jouer. Plus de jetons introduits dans une fente et de manette que l’on abaisse pour récolter les trois figures identiques, maintenant un bouton pressé actionne le mécanisme en même temps qu’il débite votre compte. La magie a vraiment disparue… De même, si vous gagnez, n’espérez pas une pluie de pièces. Seulement un « Ting Ting Ting » et un bout de papier qui indique de combien votre compte est crédité…
Des tables de jeux, des serveuses dont la tenue a visiblement subi un lavage trop chaud, perchées sur des talons vertigineux qui accentuent leur déhanché, des lumières, quelques très rares cris de joie. En fait, devant les machines à sous, les joueurs sont plutôt apathiques, comme résignés à ne rien gagner, appuyant machinalement sur le bouton qui débite leur crédit.
Les tables de poker, black-jack et autres jeux de cartes sont plus animés. On sent une tension qui s’exprime sur le visage des joueurs. Autre curiosité : les paris sur le sport. Ce jour-là, Tiger Woods est sous le feu des projecteurs, une partie des grands écrans de télévision qui tapisse le mur de cette salle retransmettent ses exploits lors d’une compétition en Angleterre ou en Ecosse, c’est difficile à dire pour des profanes comme nous. Visiblement, Tiger n’est pas le cheval sur lequel miser pour l’heure…
Drôle de monde que ces immenses salles de jeux ; le temps semble s’y être arrêté, d’ailleurs aucune horloge pour indiquer l’heure. Il paraît que c’est volontaire, pour que les joueurs perdent la notion du temps. A tout moment du jour et de la nuit, ils peuvent manger ou boire. « All you can eat ! », promettent les panneaux au-dessus de certains restaurants. « Jusqu’à ce que votre panse éclate ! », pourrait-on ajouter. Ils sont traités comme des athlètes de haut niveau, dont la seule préoccupation doit être de jouer, jouer, jouer. Les contingences matérielles ne doivent en aucun cas entraver leur soif de gain.
Nous retrouvons nos amis dans le hall à 17h30. A la grande surprise des enfants, qui n’étaient pas dans la confidence, une limousine blanche conduite par Emake, en costume-cravatte, qui nous attend. Le grand luxe ! Nous faisons un tour sur le « strip », avec arrêt obligatoire sous le légendaire panneau Las Vegas pour la photo souvenir.
Le spectacle du soir : « O », du Cirque du Soleil. Les mots ne suffisent pas à traduire la féerie, la poésie et l’émerveillement que suscite ce spectacle. Le cousin d’un collègue de Christophe fait partie des artistes, il nous envoie un SMS pour nous proposer gentiment de le rejoindre en coulisse à la fin du spectacle. Nous spéculons en riant pour deviner de qui il s’agit, parmi les nombreux funambules et plongeurs. Nous en connaissons pas encore Pierre, et quant bien même, il eut été impossible de savoir quel rôle il jouait. Maquillage, costumes, ils sont méconnaissables, et apparemment peuvent tenir plusieurs rôles. Succession de plongeons vertigineux dans la piscine qui occupe les trois-quarts de la scène, acrobaties sur des structures métalliques mobiles et suspendues dans les airs, costumes soignés, personnages aquatiques fantasmagoriques, valets vêtus de rouge évoluant avec un air guindé, on en prend plein les yeux sans parvenir à saisir tous les détails de chaque scène.
Baissé de rideau. Une jeune femme avec un micro-oreillette nous attend près des ascenseurs de service pour nous remettre des badges « visiteurs » et nous conduire jusqu’à Pierre, qui nous reçoit très gentiment dans l’espace des artistes. Il arbore encore son maquillage blanc. Sa carrure traduit le sportif, il nous explique qu’il a fait 15 ans de gymnastique avant d’être recruté par le Cirque du Soleil. Et il offre aux enfants un véritable trésor : une des deux immenses bouées qui ont servi durant le spectacle ! Nous le remercions chaleureusement et repartons assez vite, pour ne pas lui prendre trop de temps sur sa courte période de repos avant la deuxième représentation qui suit.
Dîner au buffet du Bellagio, succulent. Du choix à profusion, tous les types de cuisine sont représentés, les enfants sont assez grands pour prendre en charge eux-mêmes leur repas et se composer un menu relativement équilibré, contrairement à ce que nous aurions pu craindre. Ce sont nos derniers moments en terre américaine avec nos amis, et nous profitons pleinement de ce repas pris entre amis, sans contrainte, dans la bonne humeur habituelle. Nous nous coucherons un peu tard après une balade sur le strip, à pied cetet fois-ci, qui nous permettra d’assister au spectacle de jets d’eau du Bellagio. Les enfants s’amuseront beaucoup avec les artistes ambulants, mimes, sosies de star, etc… Quelle soirée !
Jeudi 8 juillet - De Paris à San Francisco Départ très matinal de la maison pour toute la tribu, nous prenons place à bord d'un gros monospace. Arthur profite du siège arrière environné de bagages pour continuer sa nuit, la tête appuyée sur un sac Décathlon grand format. Une fois n'est pas coutume, nous arrivons plus que dans les temps à l'aéroport (et le bon aéroport, en plus...), si bien que nous enregistrons nos bagages quasiment les premiers d'un vol sur 747, quand même ! Un petit déjeuner et quelques emplettes au Relais H plus tard, nous embarquons. Ce sera l'occasion de découvrir nos nombreux compagnons de voyage, notamment plusieurs groupes de jeunes adolescents typiques encadrés par des moniteurs plus vieux qu'eux de quelques heures, mais qui témoignent déjà d'une grande expérience et d'un solide sang-froid face à la provocation pure... La passerelle franchie, Valentin renonce pour cette fois à saluer l'équipage d'une vigoureuse poignée de main. Il se contente d'un discret signe de tête, accompagné d'un jeté de mèche, en bon ado qui se respecte (même si, de ce côté-là, il y a eu récemment du raccourci dans l'air...). Nous gravissons immédiatement les quelques marches qui nous mènent au pont supérieur qui, à défaut d'être en plein air comme sur un paquebot de croisière, présente l'énorme avantage de proposer des écrans individuels, avec la programmation qui va bien. Cela nous permet de passer un voyage relativement paisible, en dépit des escarmouches ponctuelles et parfois bruyantes entre Capucine et Arthur. Rien que du très habituel (« business as usual » comme disent nos amis américains !). Christophe, entrepris par sa voisine de droite – une habitante de San Francisco – réalise, mais un peu tard, que la langue bizarre qu’elle utilise sera celle qu’il entendra pour les 3 semaines et demi à venir… Il regrette un instant la Corse et l’accent traînant des locaux, plus compréhensible. Le voyage se déroule sans encombre. Douane, bagages, voiture, nous partons rapidement à bord d'une magnifique voiture blanche, spacieuse et haute sur roues, vers notre hôtel tout près de Union Square. En chemin, nous croisons nous premiers "trucks".
Un petit tour en ville avant de se coucher ?...
20h21… Seule une petite lumière luit encore dans la chambre. La quasi-totalité de la troupe a sombré avec bonheur dans les bras de Morphée ; les garçons se partagent une chambre avec deux queen beds, ils ne devraient pas manquer de place. Pas plus que Capucine qui a hérité du même format de lit. Elle a déjà entamé sa nuit auparavant dans les moelleux fauteuils de Levi’s et Abercrombie & Fitch, fournisseur officiels des ados français comme nous le découvrirons au cours du voyage. Le repas au Lori’s de Powell Street ne nous laissera pas un souvenir impérissable sur le plan gustatif. Pourtant, les hamburgers ne sont pas mauvais, mais ils deviennent rapidement écoeurants, même pour notre « labrador » en chef. Arthur et Capucine ont des allures de zombies, nous faisons en sorte qu’a minima, ils ne tombent pas de leur chaise. Il doit être prêt de 4h du matin en France, leurs paupières le savent bien. Nous expédions hamburgers, bacon frit, oignons, tomates et autres salades au plus vite. Le milk-shake de Capucine prend sensiblement la clé des champs, il est rattrapé de justesse par Christophe au moment où il menaçait de se répandre définitivement sur la table.
Arthur retrouvera un soupçon d’énergie qui le poussera jusqu’à son lit, Capucine sera évacuée en ascenseur. Nous croisons à l’entrée du restaurant un couple de Français qui viennent justement de passer trois semaines aux USA. Ils rêvent de yaourts, de coquillettes avec jambon blanc… Pour ma part, malgré l’enthousiasme du début, ce hamburger est presque déjà celui de trop. Il va falloir sélectionner nos restaurants avec plus de discernement, en attendant de nous préparer nous-mêmes nos pique-niques. Malgré tout, le cadre du Lori’s s’est révélé très typique, avec son décor années 50. Pour un peu, nous nous serions attendus à voir apparaître Fonzi au détour d’une table en formica ou d’une banquette rouge !
Une sirène résonne dans la rue. Police ou ambulance ? Je n’ai pas encore ma cartographie des bruits dans l’oreille, elle se complètera dans les jours à venir. Je garde également de cette journée deux autres images. La première à l’aéroport, lorsque nous avons pris possession de notre énorme voiture, pour croiser d’encore plus gros spécimens et de rutilants camions. Valentin nous fait remarquer que toutes les voitures ont l’air neuf, en fait elles sont visiblement très bien entretenues.
L’autre image : celles de clochards isolés, qui pour la plupart jouent d’un instrument. Parfois seulement une batterie de fortune improvisée sur des poubelles renversées et recouvertes d’une casserole ou d’un vague couvercle, pour produire les différents sons nécessaires. Ah oui ! Et un « Jesus loves you » ou quelque chose dans le genre, brandi par un black sur un panneau, en pleine rue, sans autre forme de revendication. Dois-je le préciser ? Nous découvrons une Bible dans le tiroir de notre table de nuit…
Mes lentilles n’en peuvent plus. Je vais les immerger dans leur solution de lavage préférée.
Dans son sommeil, Capucine émet une dernière récrimination à l’encontre d’Arthur. Pour aujourd’hui, elle aura eu le dernier mot !Vendredi 9 juillet - China Beach, Sausalito and co Notre journée du vendredi nous permet de visiter des lieux très variés de San Francisco. Réveillés à 3h du matin, puis à 6h, les parents attendent que leur tribu reprenne quelques forces, d’où un départ tardif de l’hôtel. Le restaurant soigneusement repéré sur le « Guide du Routard » pour ses célèbres petits déjeuners se révèle inaccessible, au vu de la foule qui s’entasse sur le trottoir. Nous renonçons et choisissons – horreur et erreur fatales – de prendre notre petit déjeuner juste en face de l’hôtel. Les pancakes commandés arrivent, et là les visages s’allongent : impossible d’ingurgiter de telles quantités, même pour les plus gourmands d’entre nous (et ils sont nombreux). Je m’aperçois que les « french toasts » choisis ne ressemblent pas du tout aux pains de mie imaginés, mais à des brioches traitées façon pain perdu, avec un fort goût de cannelle. Christophe, quant à lui, se console en apercevant sur ses pancakes une boule blanc cassé. « Une boule de glace vanille ! Cà c’est sympa ! ». Son sourire se transforme en grimace à la première bouchée, c’est en fait du beurre salé… Nous regagnons péniblement notre hôtel, et demandons notre voiture. En effet, se garer n’est pas chose facile à San Francisco, et même le parking réservé aux clients de l’hôtel est en fait un parking situé un peu plus loin, et mutualisé avec d’autres hôtels certainement. Il faut donc, comme pour le fût du canon, « un certain temps » pour récupérer son véhicule. Nous avons le temps de faire un petit tour dans les chambres pour nous rafraîchir, et nous voilà partis direction le Golden Gate Park. Le trajet de ce matin aurait dû nous emmener nous promener dans ce parc, mais vu l’horaire tardif, nous nous contenterons de nous garer près de China Beach, et de nous balader à pied jusqu’à cette plage. Premier contact avec le Pacifique : nous sentons bien l’air marin, la chaleur en moins. Sur la plage, des enfants s’amusent, couverts comme si nous étions en automne. Et c’est vrai que tous les matins de notre séjour seront frais à San Francisco, le soleil et la chaleur ne daignant se montrer que l’après-midi. Quant à la plage, elle tire son nom des immigrés chinois qui peuplaient le coin auparavant, pêcheurs de leur état venus chercher une meilleure fortune sous le ciel américain. Le quartier, résidentiel, abrite de belles maisons aux architectures variées, sur des terrains souvent garnis de jardins paysagers. L’une des maisons qui surplombe la plage s’attire d’ailleurs les grâces de Valentin, qui décide qu’elle sera sienne dans quelques années… C’est beau de rêver ! Nous reprenons la voiture. Une fois la bonne bretelle d’accès empruntée, ce qui n’est pas sans difficulté, le franchissement du célèbre Golden Gate se fait dans une circulation assez dense. Nous trouvons notre chemin assez facilement jusqu’au restaurant les pieds dans l’eau qui nous attend. Nous traversons pour ce faire une bonne partie de Sausalito, qui ressemble assez à nos stations balnéaires, peut-être en plus huppée. Pas mal de boutiques de luxe et surtout peu de place, y compris pour se garer. Les difficultés de stationnement seront le fil rouge du jour.
Ce déjeuner en terrasse sera l’occasion d’une première rencontre cuisante avec le soleil pour nos avant-bras. Le repas est délicieux, le cadre idyllique. Capucine s’essaie à l’américain, et sur mes indications demande « The toilett, please ? », à quoi on lui répond « Tout droit et à gauche… ». Elle revient, toute penaude d’avoir laisser apparaître si clairement son statut de touriste français. Les fois suivantes, elle pensera à demander « The restroom, please ? » avec un succès nettement plus grand. Il va falloir que je rafraîchisse (et que j’américanise) mes connaissances…
Une promenade digestive à Muir Woods poursuit agréablement cette journée, toujours après un peu de temps perdu à se garer. Nous croisons nos premiers séquoias, dont les troncs n’en finissent pas de s’élever vers les cieux. Ce qui frappe le plus dans ce parc, tout comme dans les suivants que nous visiterons c’est, au-delà de la petitesse des parkings au regard de la foule qui les prend d’assaut, l’absence totale de papiers gras et autres bouteilles en plastique, où que le regard se pose. C’est assez réconfortant. Comme quoi, il n’y a pas de fatalité… Un lieu hautement touristique n’est pas obligatoirement condamné à devenir une poubelle en plein air. Une leçon à rapporter en France.
Quelques heures et une jambe de jean trouée plus tard, nous refranchissons le Golden Gate dans l’autre sens. C’est l’heure du péage, mais l’attente aux guichets est assez courte. Nous continuons notre chemin jusqu’aux quais, où nous avons la ferme intention d’apercevoir les fameux lions de mer. Nous trouvons un parking public assez éloigné de l’extrémité du Pier 39, ce qui nous oblige à marcher plus que prévu et à faire provision, pour certains, d’une polaire plus chaude. Il faut dire que ce soir, le vent est glacial, tout comme ce matin aux premières heures du jour. En chemin, nous croisons la foule des grands jours. C’est très animé, les musiciens une fois de plus participent activement. Les bruits, les sollicitations, les odeurs… tout cela finit par nous agresser. Nous trouvons en restaurant italien, plus gras et copieux que ce à quoi nous sommes habitués.
Notre retour en voiture ce fera avec quelques visites imprévues, notamment de la Coït Tower que nous atteignons après de nombreux lacets sur une route escarpée. Lombard Street – en descente, bien sûr. Et nous pouvons enfin regagner notre hôtel pour un repos bien mérité, seulement troublé à 2 heures du matin par un fêtard bien imbibé.Samedi 10 juillet - San Francisco à pied Ce samedi nous trouve plus matinaux. Prudents, nous prenons notre petit déjeuner à l’hôtel et partons à pied pour une longue journée de marche. Un petit crochet par Union Square, puis nous voici dans le quartier chinois où Arthur se met en chasse d’un magasin de gadgets, babioles ou magie. Une « babiolerie » en fait, comme il le dit lui-même. De ce côté-là, il est assez servi et nous aurons du mal à le faire renoncer à deux ou trois « saloperias » qui seraient venues encombrer ses étagères. Nous sommes bredouilles à deux reprises. Le musée de la Wells Fargo d’abord, fermé le samedi, et un restaurant à l’heure où les ventres des enfants recommencent à crier famine. Nous parvenons malgré tout, après quelques pas de plus et une course démente dans une rue en très forte pente, à les conduire à pied cette fois-ci jusqu’à la Coït Tower. « Mama’s » nous accueille pour le déjeuner, aux alentours de 13h30. C’est une institution, avec un grand choix de sandwichs à la composition qui dépasse notre niveau de langage, mais c’est délicieux. En sortant, nous nous faisons héler par un homme dans une voiture. Drôle de sensation que d’entendre son nom de famille crié, à l’autre bout du monde, dans une ville où, a priori nous ne connaissons personne. Ce sont nos amis français qui passaient par hasard dans le coin. Le monde est un grand village… L’après-midi, ce sera bus (ligne 45 puis 22, nous rencontrons d’autres Français et des francophiles), marches vers Alamo Square, où nous manquons de peu un repas de quartier annoncé à grand renfort d’affiches sur les poteaux alentours, Hayes, St-Mary’s Cathedral où les enfants sont à deux doigts de se faire enrôler pour la quête d’un office en espagnol. Je remercie chaleureusement pour la proposition, mais explique que nous ne faisons que passer et ne resterons pas tout le temps de la cérémonie. Nous nous éclipsons discrètement, un peu gênés, et trouvons au sous-sol de l’église une petite bibliothèque et surtout des toilettes qui nous sont d’un grand secours après cette longue marche. Souvent, en nous voyant plongés dans nos plans, des passants nous proposerons spontanément leur aide pour nous orienter. Il n’y a pas à dire, les Américains sont très accueillants. Mais quel drôle d’idée, quand même, de commencer toutes leurs phrases par « How are you today ? ». Il me vient souvent une réponse à la Dupontel, que je garde pour moi afin de ne pas nuire aux relations franco-américaines. Pas un seul caissier qui nous en fasse grâce, pour l’instant. Je préfère de loin la spontanéité de ceux qui interpellent les enfants, dans la rue ou le bus, pour les chambrer gentiment en nous glissant des clins d’œil complices…
Retour shopping à Westfield Mall, après la traversée d’un quartier fréquenté par des clochards titubants, souvent drogués paraît-il. Les bâtiments qui l’occupent alternent : un squat, une mission, un squat, un centre social, un squat, une boutique délabrée, un squat, etc… Nous accélérons le pas, changeons de trottoir une fois ou deux, mais il fait encore trop jour pour que nous nous sentions réellement en danger. Pèlerinage chez Abercombie, avec un nouvel espace que nous n’avions pas exploré la veille, et qui permet au reste de la famille de s’équiper.
Nous rentrons un peu éreintés de cette journée de ballade, il faut pourtant presser le pas car nous sommes attendus pour le repas du soir. Passage par l’hôtel pour poser nos paquets et nous rafraîchir rapidement. Nous renonçons à prendre notre voiture pour nous rendre au restaurant, et privilégions le taxi. Il connaît parfaitement la route et nous éviterons les problèmes de parking ! Il nous faudra un peu de temps pour réussir à en alpaguer un devant l’hôtel, car quelques valets de parking efficaces nous piquent les plus beaux ! Nous étudions leur technique, et profitant d’un « banc » plus important, réussissons à trouver notre bonheur. Il faut nous entasser, le véhicule n’est pas vraiment prévu pour cinq et tout le long du trajet, les genoux sous le menton et une carte vaguement dépliée pour repérer notre route, je prie pour que notre chemin ne croise aucun képi. La chance est avec nous, nous atteignons le « Benihana of Tokyo », en avance sur nos amis. Ce restaurant japonais va nous donner l’occasion d’assister à une démonstration de virtuosité culinaire, devant les yeux ébahis des enfants. Des crevettes pourtant coupées en petits morceaux semblent reprendre vie, un oignon tranché se transforme en cratère fumant, le couvre-chef du cuisinier devient panier de basket pour récupérer les queues de crevettes désormais inutiles. Beaucoup de bruit dans le restaurant, ce qui rend la conversation difficile. Mais c’est quasiment un dîner spectacle auquel nous participons. Chacune des tables, configurée en demi-lune, possède son propre chef et le ballet de serveurs qui va avec.
Coucher à 22h30 pour tout le monde…Dimanche 11 juillet - De San Francisco à Yosemite Nous quittons aujourd’hui San Francisco pour Yosemite. L’empaquetage des affaires, avec un léger surplus, ne pose pour l’instant pas de problème. Les sacs supplémentaires récupérés lors de nos achats sont cependant les bienvenus. La relative harmonie originelle de nos bagages se fissure… Les choses risquent de se gâter, car un arrêt shopping est prévu sur le trajet, au « Gillroy Outlets » vanté par les habitués. Une sorte de « Quai des Marques » où l’on peut, paraît-il, faire de très bonnes affaires. C’est à voir… Nous remontons dans notre gigantesque voiture, direction… l’ouest d’abord, en suivant la rue qui passe devant notre hôtel. Un quart de tour plus loin, nous bifurquons vers le sud, sans trop de difficultés. Facile de s’orienter dans ces conditions. Et depuis hier, nous disposons d’informations supplémentaires sur la manière d’appréhender les stops avec double barres blanches au sol, qui nous avaient laissé un peu perplexes jusqu’à présent. Traversant à l’instinct, nous avions de sérieux doutes sur la justesse de notre conduite. Les quatre rues ayant la même signalisation au sol, c’est en fait l’ordre d’arrivée au carrefour qui détermine l’ordre de passage, une fois que chacun a marqué le stop. Une sorte de FIFO à quatre tuyaux, en quelque sorte ! Une fois de plus, les Américains présentent toutes les dispositions naturelles qui conviennent à ce type de dispositif, là où en France le carrefour deviendrait une sorte de zone de non-droit, un royaume du chacun pour soi où le plus culotté tirerait son épingle du jeu. Nous rejoignons la US 101 qui nous conduit vers notre destination, via San José. Pensée émue pour cette Silicon Valley, où tant de start-ups sont nées (et parfois mortes). Effectivement, les abords de cette autoroute se parent rapidement des noms des acteurs les plus connus de l’informatique, pour la plus grande joie de Christophe et des enfants qui découvrent, sur des immeubles de bureaux, les noms de leurs éditeurs de jeux préférés, de leurs routeurs, anti-virus, logiciels, j’en passe et des meilleurs… L’endroit ne doit pas être très agréable à vivre néanmoins, il n’y a rien à y faire en dehors des bureaux. Les yeux sur le compteur de vitesse en même temps que sur le paysage, nous nous apercevons avec surprise que nous sommes pratiquement les seuls à respecter les limitations de vitesse. C’est une surprise ! L’esprit civique de nos hôtes se trouve pris en défaut pour la première fois. Le « Gillroy Outlet », avec ses magasins de plain-pied étendus sur quatre zones distinctes, se révèle un peu décevant. Il y a forcément beaucoup de marques, mais on perd aussi beaucoup de temps à naviguer de l’un à l’autre, à arpenter les rayons à la recherche de la perle rare, qui soit d’une couleur « portable ». Les soldes sont inégales, ce n’est pas la curée promise, mais cela vaut mieux pour nos finances. Nous reprenons notre route pour Yosemite, à travers un paysage relativement aride et environné de monts, avec de temps en temps et sans prévenir des champs d’arbres fruitiers et de cultures. De nombreuses pancartes et petites boutiques sur le bord de la route proposent d’ailleurs des fruits. Mais nous allons au pays des ours, où il ne fait pas bon laisser de la nourriture dans sa voiture, nous nous abstenons, malgré l’attrait de leurs fraises de compétition grosses comme des clémentines et goûteuses. Et dire que les fraises n’étaient vraiment pas terribles cette année, en France… Nous espérons nous rattraper plus tard, notamment entre Bryce et Moab où j’ai repéré une ferme bio très alléchante sur le papier. Nous atteignons aux alentours de 19h le parc de Mariposa Grove, succédané de Sequoia Park qui lui est beaucoup plus au sud et nous obligerons à faire un grand détour. Il est encore temps de visiter, nous confirme la Ranger à l’entrée. Nous faisons un tour d’une bonne heure dans ce petit parc, jalonné de sequoias aux noms évocateurs. Nous découvrons ainsi le Grizzli, un arbre extraordinaire de 2700 ans, qui porte encore très bien son âge. Visible de très loin de par sa hauteur et son envergure, le haut de son feuillage donne une sensation d’irréalité. Est-ce les couleurs, la forme de ses aiguilles, les torsions de ses branches, la luminosité déclinante qui donne une ambiance particulière ? C’est impossible à dire, mais l’impression est bien là, de se retrouver devant un arbre de conte de fées. Je m’attends à tout moment à le voir s’animer pour nous délivrer un message obscur et sentencieux, puis reprendre son immobilité habituelle de vieux sage.
Retour à la voiture à la nuit tombante, pas d’ours en vue par contre des biches et des écureuils en pagaille. Et des moustiques aussi, assoiffés qui plus est ! C’est le sauve-qui-peut général, nous battons en retraite.
Sur la route entre Mariposa et Yosemite Valley, alors que nous pensions avoir fait le plus dur du trajet, c’est visiblement la saison des travaux, nous contraignant à de fréquents arrêts ou ralentissements. Il nous faudra plus d’une heure pour atteindre notre hôtel.
La mauvaise surprise du jour, c’est qu’ils ont réussi à nous mettre dans deux chambres certes contigues, au premier étage, mais auxquelles on accède par deux escaliers différents, à 20m d’écart… Malgré notre réclamation, ils sont « so sorry » mais ne peuvent nous proposer une autre solution, l’hôtel est complet. Too bad…
Demain matin, direction Panorama Trail, via la navette réservée par téléphone depuis l’hôtel de San Francisco, et qui part à 8h30. Je m’assure qu’au moins de ce côté-là tout est ok, et que nous pourrons acheter avant le départ de cette navette de quoi préparer notre pique-nique de midi. Nous trouvons deux-trois trucs à grignoter au restaurant-bar de l’hôtel, tout le reste est fermé. Il est 22h10…
Il faut expliquer que la vallée de Yosemite jouit d’une configuration particulière. Accessible par une seule route qui la traverse, elle ne propose pas pléthore de logements, qui sont donc en quasi-situation de monopole. Bien évidemment, cela se fait au détriment de la qualité. Il est certes plus difficile, dans cet endroit reculé, de se ravitailler aussi facilement que dans une grande ville. Il n’empêche que les hôteliers sont à peu près libres de pratiquer les prix et la qualité de service qu’ils veulent, vu qu’une fois sur place, vous n’allez pas reprendre votre voiture et la route de montagne pour trouver une hypothétique chambre plus bas. D’ailleurs, tout est fait pour décourager l’usage des voitures individuelles, et les transports par bus offrent toutes les commodités nécessaires. Le problème n’est pas là, mais plutôt sur les structures d’accueil, les seules sur des kilomètres à la ronde.
Résultat : nous nous retrouvons non seulement avec des chambres éloignées, mais en plus d’une indubitable saleté. La moquette foncée camoufle de toute la force de ses motifs chargés de nombreuses taches. Sous le lavabo, le carrelage ne peut faire autrement que de révéler les restes des précédents occupants, papier et autres cheveux… Derrière un lourd double rideau (figé par la crasse ?), nous découvrons la malette d’un précédent occupant, avec une réservation en date du début du mois de juin. Soit un mois avant nous. C’est dire si le ménage est fait à fond…
Heureusement, la bonne surprise viendra de la magnifique balade que nous ferons le lendemain. La nature y tiendra la première place et toutes ses promesses.Lundi 12 juillet - Paradis à "Panorama Trail" Après une nuit peu reposante (la climatisation ne marchait pas, surprenant !), nous prenons notre petit déjeuner dans la salle commune, grande comme un hall de gare, qui sert de réfectoire. Le sol moquetté de couleurs sombres, de nouveau, et le bruit ambiant n’en font pas un lieu très agréable. Nous nous évadons rapidement de l’endroit et prenons le bus de 8h30, pour rejoindre le point de départ de la randonnée, à Glacier Point (prononcer « Glaichieure Ponhitte » pour être compris !). Le chauffeur du bus, un solide gaillard d’une cinquantaine d’années qui ne répond pas (ben oui, il conduit il n’a donc pas le droit) au doux prénom de Bill nous raconte, tout en manoeuvrant son engin dans les lacets, un florilège d’anecdotes sur Yosemite Valley. Ses origines, les hommes qui ont marqué son histoire, les rivalités et les affrontements qui s’en sont suivis, pour finir son statut de « National Park » grâce au rôle prépondérant joué par Théodore « Teddy » Roosevelt. Ce président, grand amateur de nature sauvage, a créé le statut de parc national, donnant le premier label à Yellowstone. Notre guide nous apprend également que la vallée n’a été découverte par l’homme blanc qu’au milieu du XIXème siècle. Les années suivantes, le schéma habituel et tristement célèbre fut appliqué : déplacement vers des réserves de la population autochtone, qui ne l’a pas supporté, affrontement entre les amateurs de la nature « dans son jus » et les marchands du temple, création des premières voies d’accès (la route actuelle date de 1932). Au final, le site reste ultra préservé, ce qui est une vraie victoire, ce que nous pourrons constater durant notre marche du jour, au milieu d’une nature encore très sauvage où les forêts sont entretenues a minima, et uniquement aux endroits où les arbres peuvent poser un problème de sécurité. Toilettes rustiques, pas de marchands de frites ni de babioles sur le parcours, seulement un magasin au départ pour les habituelles cartes, casquettes et magnets souvenirs ! Du beau travail. Et la balade sera à la hauteur des efforts qu’elle va nous demander. Quelques 12km, en descente à 90%, avec une belle montée dans la chaleur de la mi-journée qui nous a un peu cuits. Heureusement, ce sera la seule du parcours. Mais aussi des points de vue extraordinaires sur les différentes chutes d’eau (Ililouette, Vernal et Nevada Falls) et surtout quelques apics vertigineux avec un passage sous la brume d’eau de Nevada Fall, point d’orgue de la promenade. Des moments vraiment magiques. Pas d’ours mais de nombreux écureuils et geais bleus. Et une taupe, enfin ce que nous prenons pour tel. Près d’un tronc d’arbre couché, la terre s’anime brusquement et la petite motte soulevée progresse lentement, traçant un hasardeux itinéraire. Un bâton soulevant une partie du sol en surface ne nous permettra pas d’en apprendre davantage, interrompant juste momentanément la progression de la « Bête »… Le timide animal préfèrera rebrousser chemin.
Les jambes en compote mais réjouis par cette aventure, nous regagnons l’hôtel par la navette gratuite qui parcourt la vallée, car-balais des randonneurs de tout poil. A notre arrivée, la piscine n’est plus disponible que pour des cours de natation. Et son entrée était payante, même pour les clients : 5 dollars pour les adultes, 3 pour les enfants. Cà continue… Après les chambres distantes, les draps plus qu’élimés, les couvertures, dessus de lit et moquette d’une propreté douteuse, nous découvrons, tels les Trois Ours tombant sur Boucle d’Or, que la chambre des garçons a été occupée par une jeune fille qui s’est trompée de numéro. Et pourtant, sa clé ouvre bien notre porte. Nouveau passage à la réception. Je leur ramène par la même occasion la mallette du client précédent. Pour le reste, ils sont « So sorry… », comme d’habitude.
Le bilan de la journée reste largement positif, grâce à cet endroit merveilleux et préservé ; la sensation de calme et d’espace ressentie à de nombreux endroits du parcours – car globalement on est souvent tout seuls, en dehors des points stratégiques où les gens s’arrêtent pour déjeuner ou admirer le coup d’œil – est incomparable. Le Panorama Trail nous a permis de faire un parcours exhaustif du coin, une balade d’une montagne à l’autre comme jamais dans les Alpes.Mardi 13 juillet - Retour dans le passé avec Bodie Nous quittons sans regret notre hôtel. Le dernier petit déjeuner ne relève pas le niveau de l’accueil. Les mollets de Valentin sont baptisés aux éclaboussures de chocolat chaud par un type au tee-shirt siglé… IBM ! Le malotru part sans rien ramasser ni s’excuser. Ce doit être un commercial… Quant à la caissière, elle n’a pas l’air d’entendre ce que nous lui disons et biffe tous les tickets de petit déjeuner. Emportée dans son élan, elle continue sur un billet de 5 dollars… Une des serveuses qui ramasse les plateaux dans la salle (je devrais dire le hall), affligée d’un fort strabisme et - comme si cela ne suffisait pas - d’une maladresse affligeante, laisse échapper la moitié de ce qu’elle prend sur les tables directement sur le sol, sans passer par la case poubelle de son chariot. D’où l’intérêt, sans doute, de la moquette sombre… qui nous semblait une hérésie pour un restaurant. Nous quittons cette cour des miracles sans regret. Cahin-caha, nous regagnons notre voiture. Nos mollets – entre autres – se ressentent fortement de notre « trek » de la veille. Ce sont donc trois petits vieux et deux grabataires qui s’installent péniblement dans leur Dodge blanche. Pour sortir de Yosemite Valley, un long parcours montagneux nous attend, toujours au milieu de pins vertigineux. Eux aussi ont compris que le pays était vaste et qu’ils pouvaient occuper l’espace au maximum sans se marcher sur les racines. Des troncs calcinés portent témoignage des incendies passés. Dans ces scènes de désolation sylvestre, la nature reprend vite ses droits et tapisse de vert le sol tout autour des cadavres noircis. Le contraste de couleurs est frappant. Les versants se succèdent, nous atteignons enfin le sommet pour redescendre vers la Tioga Pass, à 2700 m d’altitude. Commence une descente avec des points de vue encore plus spectaculaires, dignes du « Seigneur des Anneaux ». Pins sur les versants, puis succession de prairies verdoyantes d’herbe grasse dont la verdure est ponctuée de pierres blanches, et parcourue de petits cours d’eau. Quelques coins à pêcheurs. Et un horizon qui s’éloigne encore, jamais nos yeux n’auront pu porter aussi loin. Nous déjeunons à Lee Vining, puis prenons la route vers le nord-est pour Bodie, la ville fantôme. De route, nous passons à piste, c’est de plus en plus sport. Mais le résultat en vaut la peine. D’un bois très sombre, les maisons sont encore remarquablement conservées. Il y a ici trois mètres de neige en hiver, l’endroit est coupé du monde et, en été, il faut connaître pour y aller. Quelques maisons sont ouvertes et se visitent rapidement, pour les autres nous devinons à travers les vitres poussiéreuses les vestiges des vies passées. Car il y a eu une vie à cet endroit, une vie difficile, bourdonnante, bruyante, décadente même. Ancienne deuxième ville la plus importante de Californie au XIXeme siècle, elle eut pour origine la découverte d’or en 1859 par le prospecteur W S Bodey, qui lui a donné son nom. Du temps de sa splendeur, la ville jouissait d’une très mauvaise réputation, celle de « Sin City » (ville du pêché). La vie y était très dure, l’argent et l’alcool servaient de détonateurs à des situations souvent explosives. La raréfaction du précieux métal et deux incendies (le dernier en 1932) auront raison de l’endroit, abandonné par sa population.
C’est assez émouvant de découvrir, parfois de reconnaître des objets familiers, laissés là comme s’il avait fallu évacuer les lieux rapidement. Une église, bien sûr, qui arborait auparavant un tableau sur le thème « Tu ne voleras point », avant que des mains mal intentionnées ne s’en emparent…Une école, une banque ou plutôt un coffre-fort, dans une loge de pierre, seul vestige ayant résisté à la dernière attaque et à l’incendie qui a suivi, une loge maçonnique, une centrale électrique la première de son genre) qui a répondu aux besoins de ce lieu si retiré, en réalisant par la même occasion une prouesse technologique. Des toilettes à l’ancienne. Une salle de sport, avec punching-ball, anneaux et trapèze, un bar, un hôtel, des écuries, une glacière, les maisons des notables, légèrement plus grandes que les autres, mais rien d’ostentatoire, ce n’est pas le genre. Les couleurs de bois sur ce paysage tantôt désolé, tantôt verdoyant, suivant de quel côté porte le regard, avec des espèces de petits lys qui poussent un peu partout, et le ciel d’orage couleur plomb qui se prépare… Tout contribue à transformer ce lieu si singulier, hors du temps.
Le musée qui conclue la visite regorge d’objets variés : piège à souris, sérum anti-venin avec sa seringue de compétition, toilettes de dames élégantes, skis en bois, machine à sous, corbillard, documents officiels témoignant des dates importantes de la ville, et souvent liés à la mine, pèse-personne… Un vrai bric-à-brac. Il est même possible d’acheter, pour 10 dollars, une carotte de pierre extraite de la mine de Bodie !
Nous repartons, enchantés de notre visite, direction cette fois-ci Mono Lake que nous avons déjà longé sur sa partie nord pour rejoindre la route de la ville fantôme. C’est d’ailleurs cette berge que nous entreprenons de visiter, en suivant les indications du forum « ouestusa ». Nous bifurquons sur une première route, puis sur une plus petite. « Cemetery road » indique le panneau. On se croirait dans un roman de Stephen King. Qu’importe, nous continuons notre chemin. Et « chemin » est vraiment le terme approprié. De virages en nids de poule, le parcours devient de plus en plus hasardeux, sans autre indication que des panneaux rappelant que l’accès est interdit aux voitures hors 4x4. Mais cela nous semble encore jouable. Après quelques miles et virages choisis un peu à l’instinct, nous apercevons un panneau « Black Point ». Nous touchons au but ! Enfin presque, cette fois-ci il nous faut continuer sur un chemin prévu pour un seul véhicule, sans demi-tour possible. Nous sommes environnés de hautes herbes avec le ciel orageux en toile de fond, je n’ose pas imaginer ce que l’on va faire s’il faut rebrousser chemin… Et au moment où nous allions renoncer pour tenter la marche arrière, les herbes s’écartent enfin pour dévoiler un petit parking. Nous y sommes ! Et tout seuls, en plus. Nous descendons de voiture pour parcourir à pied les 400m qui nous séparent de la berge. Sable noir très fin, puis plus épais, végétation rase, excréments de petite taille, sel en croûte sur le sol, passages plus boueux, tout y passe. Les concrétions calcaires sont quasiment à portée de main. Mais nous nous arrêtons juste avant de toucher l’eau, pour ne pas déranger les nids de mouettes qui s’y trouvent, malgré les réclamations du trio infernal qui se voyait bien prendre un bain. Nous assistons alors à un spectacle étonnant : le gobage de mouches par les mouettes, en mode fantassin. La technique est simple : elles avancent en courant le long de la rive, bec ouvert et ailes collées au corps, cou tendu, faisant fuir devant elles des nuages de mouches de plus en plus denses jusqu’à les gober. Les insectes se dispersent alors, et la course reprend en sens inverse. Il y a aussi les amatrices du gobage à même les vaguelettes, pour celles que les mouches noyées ne rebutent pas.
Le coin a beau être très isolé, nous découvrons néanmoins des traces de pas, humains chaussés ou à pied, mais aussi de chiens, chevaux, lapins. Pour être plus précis, il faudrait consulter le manuel des Castors Junior. Le mien est resté à la maison.
Nous repartons vers Mammoth Lake cette fois-ci, dans un surprenant hôtel style bavarois propre et sympathique. Seule la laverie me donnera du fil à retordre : je vais réussir à mettre le linge par deux fois (avec sa dose de lessive, of course…) dans ce que je pense être la machine à laver avant de réussir à comprendre que le lave-linge, c’est la machine à côté, celle-ci étant le sèche-linge… Bonjour la blonde !Mercredi 14 juillet - Un petit air autrichien à Mammoth Lake Super, encore des « outlets » ! Mammoth Lake nous offre une nouvelle opportunité de shopping, certainement moins branché que les magasins de San Francisco. Arthur et Capucine dénichent pourtant deux ou trois « babioleries » qui valent le détour. Nous repartons ainsi avec deux pots de pâte gluante qui contribueront, n’en doutons pas, à mettre un peu de fantaisie dans ce voyage. Plus un serpent ébouriffé jaune, un porte-clé « croc » et un « R » brillant de mille feux pour une certaine R… Nous voici après quelques miles à Lone Pine. Nous déjeunons dans un restaurant décoré de photos de westerns, la plupart en noir et blanc. La serveuse n’est pas spécialement aimable, mais il y a une salle de jeux avec air-hockey, authentique Pacman, flipper… Ils savent recevoir, un vrai bonheur ! L’occasion pour Christophe de prendre sur moi une revanche méritée, après l’affront subi à l’Ile Maurice… soit il y a 11 ans ! Quel rancunier. Visite au musée du cinéma de Lone Pine. Une impressionnante collection de photos et affiches des films tournés dans le coin, principalement des westerns, mais aussi « Star Trek », « La Charge de la Brigade Légère », et quelques films de science-fiction. Souvent des séries B, mais aussi quelques-uns plus prestigieux avec des noms comme John Wayne, Steve McQueen, Clint Eastwood, etc… Un petit film de quinze minutes retrace les grandes lignes de cette épopée. Une voiture ultra-kitsch nous accueille dès l’entrée, ornée de ses plus beaux atours. Surtout des colts et des winchesters fixés deci-delà à la carrosserie, au milieu d’une nuée de pièces de monnaie collées un peu partout. Une « coccinelle » de pièces ! Le tout est très drôle à voir… Je ne suis pas sûre que les enfants y trouvent le même intérêt - nos idoles leur sont souvent totalement inconnues - mais ils sont quand même bluffés par des objets sortant de l’ordinaire. Pour Arthur, un mini juke-box de marque Wurlitzer, pour Capucine des selles plus richement décorées les unes que les autres, pour Valentin peut-être les voitures d’époque.
Nos provisions d’eau faites, nous nous dirigeons vers Death Valley ; la température extérieure monte inexorablement, jusqu’à 118°F. La voiture résiste, nous tentons quelques sorties photo et même un sprint le long de la route sous la canicule pour les enfants, juste pour voir si c’est aussi chaud que prévu. Promesse tenue !
Le Furnace Creek Ranch, notre hôtel pour le soir, dispose d’une climatisation certes bruyante mais efficace. Heureusement, les sites consultés avant notre départ nous avaient informé de ce désagrément, nous avons donc des boules Quies dans nos bagages. Nous dînons dans un des trois restaurants locaux d’un vrai steak, version XXL comme d’habitude. Surprise du chef, un panier de vrais petits pains se retrouve sur notre table. Il ne passe pas les entrées.
Nos chambres, communicantes pour la première fois, se trouvent près du terrain de golf. L’occasion de voir gambader des lapins aux très longues oreilles, ce soir. Demain matin, peut-être aurons-nous la chance d’apercevoir un ou deux coyotes, qui sait ?
Pour l’instant, il est l’heure de mettre nos boules Quies.
23h37, tout le monde dort.
Juste une théorie au passage, tant que j’y pense. Peut-être que si les certains Américains sont si gros, ce n’est pas seulement à cause de leur alimentation. Le poisson de Capucine, dans son aquarium, prend toute la place qu’on lui laisse. Dans un aquarium plus grand, il serait, paraît-il, encore plus gros. Finalement, le comportement des Américains est peut-être le même. Ils ont tellement d’espace, pourquoi n’en profiteraient-ils pas pour s’étendre ? Ils ont encore de la marge, au vu des déserts à perte de vue que nous venons de traverser.
Bon, je sais, ce n’est pas très sérieux comme théorie… Une fois baptisée, va-t-elle gagner en respectabilité ! Ce sera le « syndrôme du Delturinae » !Jeudi 15 juillet - Canicule à Death Valley, frénésie à Las Vegas Six heures du matin. Je risque un œil à l’extérieur. Le soleil m’a devancée d’une bonne heure, mais il reste encore de belles couleurs sur le relief surplombant le golf. Je prends l’appareil photo de compétition de Christophe (vais-je maîtriser la bête ?) et entreprend de mitrailler, en variant les réglages (enfin je crois) pour espérer avoir pour chaque vue une prise correcte. Au bout d’une vingtaine de photos, ce bijou de technologie me lâche, « carte pleine » ! Argh ! Espérons que cela suffira. Je m’installe avec un bouquin sur notre terrasse, en attendant que le reste de la troupe sorte des bras de Morphée. Devant moi, un beau tapis d’herbe soigneusement entretenu, comme le reste des espaces verts alentour, par un arrosage systématique toutes les nuits. Moins de dix minutes plus tard, le bâtiment en face de moi, de l’autre côté du « jardin », n’est plus assez haut pour me protéger des rayons du soleil. Et il tape sacrément, le bougre ! La température extérieure doit largement dépasser les 40°, plutôt vers 45°, je me replie dans la chambre. Nous déjeunons rapidement avec les moyens du bord, complétés par une visite au magasin-épicerie de l’hôtel. Nos excursions du jour seront ultra-limitées, tant la chaleur est dense, pesante. Capucine a beaucoup de mal à supporter les excursions hors de la voiture dans cette fournaise, on ne dépasse jamais les dix minutes dehors avec elle. Pour le reste, nous ferons, Christophe et moi, des sorties à tour de rôle pour prendre en photo les paysages les plus remarquables. Nous commençons par un tour en voiture sur Artist Drive, pour contempler les curieuses couleurs dont la nature a paré les strates de roches à cet endroit. Une vraie palette d’artiste, d’où le lieu tire son nom. Puis nous revenons sur nos roues pour emprunter la route officielle. Zabriskie Point se présente, après quelques miles, sous la forme d’un grand parking où les autobus sont les plus nombreux. Il faut ensuite monter un plan incliné sur 200m environ, une épreuve avec la chaleur qui règne aujourd’hui. Contrairement à notre arrêt précédent où nous étions tous seuls, une quarantaine de personnes nous environnent. Tous n’ont qu’une envie : parvenir à l’esplanade offrant le meilleur point de vue, prendre une photo avec les montagnes brûlées en toile de fond, et regagner rapidement les véhicules climatisés. Nous n’échappons pas à la règle, dénichant même notre photographe officielle en la personne d’une Anglaise d’une soixantaine d’années, qui sert de guide à un groupe et parle remarquablement notre langue. Elle se moque gentiment des tee-shirts Abercrombie arborés par nos trois enfants, nous demandant si nous sommes sponsorisés… Nous continuons notre chemin sans autre point de vue où s’arrêter. A proximité de Pahrump, nous apercevons au loin une colonne de chaleur qui forme comme une mini-tornade. Le phénomène se reproduit deux ou trois fois, c’est assez curieux, pas du tout inquiétant (la colonne n’est vraiment pas haute ni large). Nous ne verrons cela qu’à cet endroit. Nous traversons une zone très désertique en terme d’habitations. La principale trace de présence humaine seront ces panneaux disséminés tout le long de la route. Il y a de tout : élection du nouveau shérif, propositions d’avocats de tout poil, offrant leurs services spontanément, mais aussi des dentistes, des vendeurs d’armes à feu… A se demander si Pahrump ne compte pas plus de panneaux que d’habitants.
Nous y faisons halte pour manger dans notre premier McDonald du voyage, comme… d’autres familles françaises ! Nous sommes sans doute des gens d’habitudes.
Las Vegas est enfin en vue. Le voyage est passé assez vite, d’autant que nous avons bénéficié d’un concert privé des enfants, quand nous sommes tombés sur une radio ni religieuse ni country, qui passait des tubes de Lady Gaga et de Rihanna.
Arrivée à Las Vegas. L’hôtel Luxor est… en fait, ce n’est plus un hôtel, c’est une vraie ville ! Nous laissons le voiturier garer notre véhicule sur le « petit » parking, et un bagagiste récupère l’ensemble de nos paquets et valises, après un décompte sommaire qui m’inquiète un peu. Il me donne un numéro de téléphone à appeler quand nous serons dans nos chambres, avec un numéro de réservation, pour que les bagages nous soient livrés. Je le regarde partir avec un peu d’angoisse… Nous passons au check-in, qui propose plus de guichets que le magasin Carrefour de Montesson n’a de caisses. Par contre, nous faisons la queue assez peu de temps, mais toujours à l’américaine, conduits par des barrières de sangles qui imposent le respect des files ! Direction le quinzième étage de la pyramide, nous traversons les salles de jeu (fermez les yeux, les enfants !) où résonnent les machines à sous, pour rejoindre la bonne batterie d’ascenseurs. Nous découvrons enfin nos chambres et leurs fenêtres en pente. Pas aussi grandes que ce que j’imaginais, mais très confortables !
Pour le reste… La facture d’électricité de l’hôtel doit égaler le PIB de plusieurs pays africains, les machines à sous les plus variées se succèdent, ponctuées par des voitures de sport rutilantes présentées sur des podiums pivotants. Enfin, machines à sous, le terme est désormais abusif. Il vaudrait mieux parler de machines à tickets. Les joueurs vont d’abord déposer une somme aux stands de cash (« cashier »), repartent avec un ticket qui représente cette somme, et qu’ils introduisent ensuite dans les machines pour jouer. Plus de jetons introduits dans une fente et de manette que l’on abaisse pour récolter les trois figures identiques, maintenant un bouton pressé actionne le mécanisme en même temps qu’il débite votre compte. La magie a vraiment disparue… De même, si vous gagnez, n’espérez pas une pluie de pièces. Seulement un « Ting Ting Ting » et un bout de papier qui indique de combien votre compte est crédité…
Des tables de jeux, des serveuses dont la tenue a visiblement subi un lavage trop chaud, perchées sur des talons vertigineux qui accentuent leur déhanché, des lumières, quelques très rares cris de joie. En fait, devant les machines à sous, les joueurs sont plutôt apathiques, comme résignés à ne rien gagner, appuyant machinalement sur le bouton qui débite leur crédit.
Les tables de poker, black-jack et autres jeux de cartes sont plus animés. On sent une tension qui s’exprime sur le visage des joueurs. Autre curiosité : les paris sur le sport. Ce jour-là, Tiger Woods est sous le feu des projecteurs, une partie des grands écrans de télévision qui tapisse le mur de cette salle retransmettent ses exploits lors d’une compétition en Angleterre ou en Ecosse, c’est difficile à dire pour des profanes comme nous. Visiblement, Tiger n’est pas le cheval sur lequel miser pour l’heure…
Drôle de monde que ces immenses salles de jeux ; le temps semble s’y être arrêté, d’ailleurs aucune horloge pour indiquer l’heure. Il paraît que c’est volontaire, pour que les joueurs perdent la notion du temps. A tout moment du jour et de la nuit, ils peuvent manger ou boire. « All you can eat ! », promettent les panneaux au-dessus de certains restaurants. « Jusqu’à ce que votre panse éclate ! », pourrait-on ajouter. Ils sont traités comme des athlètes de haut niveau, dont la seule préoccupation doit être de jouer, jouer, jouer. Les contingences matérielles ne doivent en aucun cas entraver leur soif de gain.
Nous retrouvons nos amis dans le hall à 17h30. A la grande surprise des enfants, qui n’étaient pas dans la confidence, une limousine blanche conduite par Emake, en costume-cravatte, qui nous attend. Le grand luxe ! Nous faisons un tour sur le « strip », avec arrêt obligatoire sous le légendaire panneau Las Vegas pour la photo souvenir.
Le spectacle du soir : « O », du Cirque du Soleil. Les mots ne suffisent pas à traduire la féerie, la poésie et l’émerveillement que suscite ce spectacle. Le cousin d’un collègue de Christophe fait partie des artistes, il nous envoie un SMS pour nous proposer gentiment de le rejoindre en coulisse à la fin du spectacle. Nous spéculons en riant pour deviner de qui il s’agit, parmi les nombreux funambules et plongeurs. Nous en connaissons pas encore Pierre, et quant bien même, il eut été impossible de savoir quel rôle il jouait. Maquillage, costumes, ils sont méconnaissables, et apparemment peuvent tenir plusieurs rôles. Succession de plongeons vertigineux dans la piscine qui occupe les trois-quarts de la scène, acrobaties sur des structures métalliques mobiles et suspendues dans les airs, costumes soignés, personnages aquatiques fantasmagoriques, valets vêtus de rouge évoluant avec un air guindé, on en prend plein les yeux sans parvenir à saisir tous les détails de chaque scène.
Baissé de rideau. Une jeune femme avec un micro-oreillette nous attend près des ascenseurs de service pour nous remettre des badges « visiteurs » et nous conduire jusqu’à Pierre, qui nous reçoit très gentiment dans l’espace des artistes. Il arbore encore son maquillage blanc. Sa carrure traduit le sportif, il nous explique qu’il a fait 15 ans de gymnastique avant d’être recruté par le Cirque du Soleil. Et il offre aux enfants un véritable trésor : une des deux immenses bouées qui ont servi durant le spectacle ! Nous le remercions chaleureusement et repartons assez vite, pour ne pas lui prendre trop de temps sur sa courte période de repos avant la deuxième représentation qui suit.
Dîner au buffet du Bellagio, succulent. Du choix à profusion, tous les types de cuisine sont représentés, les enfants sont assez grands pour prendre en charge eux-mêmes leur repas et se composer un menu relativement équilibré, contrairement à ce que nous aurions pu craindre. Ce sont nos derniers moments en terre américaine avec nos amis, et nous profitons pleinement de ce repas pris entre amis, sans contrainte, dans la bonne humeur habituelle. Nous nous coucherons un peu tard après une balade sur le strip, à pied cetet fois-ci, qui nous permettra d’assister au spectacle de jets d’eau du Bellagio. Les enfants s’amuseront beaucoup avec les artistes ambulants, mimes, sosies de star, etc… Quelle soirée !Croisière sur le MSC Splendida, départ de Gênes le 31 mars 2012 English translation pending
Bonjour à tous,
J'ai réservé sur le MSC Splendida au départ de Gênes, le 31 mars 2012. Réservation faite directement auprès de MSC France.
J'aimerais savoir quand je vais recevoir mon carnet de voyage. Plusieurs personnes indiquent ici que les carnets de voyages sont souvent remis directement à l'embarquement.
J'ai réservé en Yacht Club, j'espère que pour cette catégorie les carnets sont envoyés par courrier ?
Merci pour vos réponse !
Skydome
J'ai réservé sur le MSC Splendida au départ de Gênes, le 31 mars 2012. Réservation faite directement auprès de MSC France.
J'aimerais savoir quand je vais recevoir mon carnet de voyage. Plusieurs personnes indiquent ici que les carnets de voyages sont souvent remis directement à l'embarquement.
J'ai réservé en Yacht Club, j'espère que pour cette catégorie les carnets sont envoyés par courrier ?
Merci pour vos réponse !
Skydome
Itinéraire dans l'Ouest américain du 23 août au 15 septembre 2012 English translation pending
Bonjour,
Je souhaiterais vous soumettre notre circuit dans l’ouest américain (et oui encore un ...😊) prévu pour cet été du 23/08/2012 au 15/09/2012 . Au départ, il était prévu il y a deux ans, mais pour diverses raisons (dont une cagnotte ne se remplissant pas assez vite … 🤪) cela na pas pu se faire. Cela fait donc de nombreux mois que je parcours ce forum, à rêver devant les différents carnets de voyage et à me creuser la tête pour construire un itinéraire cohérent (enfin j’espère !).
Tout d’abord quelques renseignements sur nous : Nous sommes un couple (26 ans pour moi et 30 ans pour lui). Nous sommes plutôt « ville » et ne sommes pas de très grands sportifs. Cela dit si une rando nous fait vraiment envie, nous sommes prêts à en baver un peu … ! 😛 Nous n’avons pas un très gros budget, mais pour une destination qui nous fait tant envie et qui est si lointaine, nous ne sommes pas à quelques €/$ près … Nous ne voulons pas camper (enfin surtout moi, car je crains beaucoup les petites bestioles … Le jour je peux/j’essaie de prendre sur moi, mais la nuit …) Enfin, le choix de l’arrivée et du départ au même endroit (Los Angeles) est délibéré, car en vol direct et avec un pré-acheminement depuis Rennes, c’est le plus pratique et le moins cher à nos dates.
Merci à tous ceux qui me liront et qui prendront le temps de me donner leur avis (positif ou négatif, on est aussi là pour ça !)
Voici donc le circuit (rien n’est encore réservé) :
J1 (J 23/08) : Vol Aller – Arrivée LA 14:30, prise de voiture de loc, installation / - / Nuit à LA
J2 (V 24/08) : Hollywood Bld + Studios Warner (entre autres) / - / Nuit à LA
J3 (S 25/08) : Universal Studios + Griffith Observatory / - / Nuit à LA
J4 (D 26/08) : Venice + Santa Monica / - / Nuit à LA
J5 (L 27/08) : Visite de Downtown + Route vers DV + coucher de soleil (où ?) / 290 miles (5h) / Nuit à DV (Stovepipe Wells ?)
J6 (Ma 28/08) : Lever de soleil (où ?), Stovepipe Dunes, Mosaïc Canyon éventuellement à suivre. Bad water puis Artist drive, Zabriskie puis Dante's View. Route vers LV + Casinos / 145 miles (2h45) / Nuit à LV (Flamingo ?)
J7 (Me 29/08) : Casinos / - / Nuit à LV (Flamingo ?)
J8 (J 30/08) : Casinos puis dans l’après-midi route vers Zion (passage par VoF ?) / 190 miles (4h) / Nuit à Springdale
J9 (V 31/08) : The Narrows (si temps et niveau d’eau ok) + Route vers Bryce en après-midi / 86 miles (2h) / Nuit à Tropic
J10 (S 01/09) : Navajo + Peekaboo + Queen Garden (ou un loop en moins selon l’énergie !) + Coucher de soleil (où ?) / - / Nuit à Tropic
J11 (D 02/09) : Lever de soleil ( ?) + route vers Page (via Cottonwood Road + US 89) / 130 miles ? (4h30 ?) / Nuit à Page
J12 (L 03/09) : Lower Antelope Canyon + journée détente sur le lac / - / Nuit à Page
J13 (Ma 04/09) : Lee’s Ferry + Marble Canyon + Horseshoe Bend / - / Nuit à Page
J14 (Me 05/09) : Route vers Monument Valley + Balade à cheval (?) / 120 miles (2h15) / Nuit à MV (The View ?)
J15 (J 06/09) : Lever de soleil + Route vers Grand Canyon + petite balade / 180 miles (3h30) / Nuit à GC (Bright Angel Lodge ?)
J16 (V 07/09) : Balades puis route vers LV (+ Freemont Street Experience) / 280 miles (5h) / Nuit à LV (Golden Nuggets ?)
J17 (S 08/09) : Restitution voiture de loc + Vol intérieur vers SF + Prise de voiture de loc à SF (?) + Installation à SF / - / Nuit à SF
J18 (D 09/09) : Brunch et Visite de SF / - / Nuit à SF
J19 (L 10/09) : Golden Gate Park et Golden Gate Bridge (+ Sausalito) / - / Nuit à SF
J20 (Ma 11/09) : Visite de SF + Alcatraz (dernière visite) / - / Nuit à SF
J21 (Me 12/09) : Route 1 le long de la côte (via Carmel, 17 miles drive) / 260 miles (5h30) / Nuit à San Luis Obispo
J22 (J 13/09) : Route vers LA (via Lompoc, Solvang, Santa Barbara et Paramount Ranch) / 210 miles (4h15) / Nuit à LA
J23 (V 14/09) Restitution voiture de loc + Vol Retour (13h10)
J’aurais quelques questions …
* J5/J6 (Death Valley) : Je pense aller à Zabriskie Point pour le coucher du soleil et aux dunes pour le lever du soleil. Est-ce un bon choix ou faut-il faire l’inverse ? Ou peut-être ça n’a pas d’importance … ? Le programme est-il bon pour le J6 ? En une grosse matinée, faut-il enlever ou rajouter des points de vue ?
* J8 (Valley of Fire) : Un passage (très) rapide par VoF en fin d’après-midi est-il suffisant ou faut-il mieux que nous allions directement à Springdale ?
* J10 (Bryce) : Le combiné Navajo + Peekaboo + Queen Garden est-il faisable pour des personnes pas très sportives ? Je ne me rends pas bien compte des distances et des dénivelés …
* J11 (route vers Page) : La Cottonwood Road est visible sur google map en cliquant sur itinéraire piéton. Du coup le temps de route en voiture n’est pas donné. Combien de temps doit-on prévoir ?
* J12/J13 (Page) : Je ne sais pas trop comment organiser nos 2 jours à Page … Je voudrais avoir un moment de détente au lac Powell histoire de souffler, mais le programme de ces 2 jours n’est-il pas trop léger ?
* J14 (Monument Valley) : Pour ceux qui l’ont déjà fait, une balade à cheval est-elle sympa ? Ou faut-il mieux privilégier Bryce pour cela ? (moins « mythique » mais peut-être plus beau … ?)
* J12/J22 (Côte) : Le programme est-il trop ambitieux ? Nous ne voulons pas faire de visites particulières (excepté la mission La Purissima et Paramount Ranch), mais juste voir des paysages, si le temps le permet … Si brouillard il y a, les arrêts photos seront remplacés par quelques visites ?
Voilà … Si vous avez des suggestions, surtout n’hésitez pas ! A bientôt.
Emma
Je souhaiterais vous soumettre notre circuit dans l’ouest américain (et oui encore un ...😊) prévu pour cet été du 23/08/2012 au 15/09/2012 . Au départ, il était prévu il y a deux ans, mais pour diverses raisons (dont une cagnotte ne se remplissant pas assez vite … 🤪) cela na pas pu se faire. Cela fait donc de nombreux mois que je parcours ce forum, à rêver devant les différents carnets de voyage et à me creuser la tête pour construire un itinéraire cohérent (enfin j’espère !).
Tout d’abord quelques renseignements sur nous : Nous sommes un couple (26 ans pour moi et 30 ans pour lui). Nous sommes plutôt « ville » et ne sommes pas de très grands sportifs. Cela dit si une rando nous fait vraiment envie, nous sommes prêts à en baver un peu … ! 😛 Nous n’avons pas un très gros budget, mais pour une destination qui nous fait tant envie et qui est si lointaine, nous ne sommes pas à quelques €/$ près … Nous ne voulons pas camper (enfin surtout moi, car je crains beaucoup les petites bestioles … Le jour je peux/j’essaie de prendre sur moi, mais la nuit …) Enfin, le choix de l’arrivée et du départ au même endroit (Los Angeles) est délibéré, car en vol direct et avec un pré-acheminement depuis Rennes, c’est le plus pratique et le moins cher à nos dates.
Merci à tous ceux qui me liront et qui prendront le temps de me donner leur avis (positif ou négatif, on est aussi là pour ça !)
Voici donc le circuit (rien n’est encore réservé) :
J1 (J 23/08) : Vol Aller – Arrivée LA 14:30, prise de voiture de loc, installation / - / Nuit à LA
J2 (V 24/08) : Hollywood Bld + Studios Warner (entre autres) / - / Nuit à LA
J3 (S 25/08) : Universal Studios + Griffith Observatory / - / Nuit à LA
J4 (D 26/08) : Venice + Santa Monica / - / Nuit à LA
J5 (L 27/08) : Visite de Downtown + Route vers DV + coucher de soleil (où ?) / 290 miles (5h) / Nuit à DV (Stovepipe Wells ?)
J6 (Ma 28/08) : Lever de soleil (où ?), Stovepipe Dunes, Mosaïc Canyon éventuellement à suivre. Bad water puis Artist drive, Zabriskie puis Dante's View. Route vers LV + Casinos / 145 miles (2h45) / Nuit à LV (Flamingo ?)
J7 (Me 29/08) : Casinos / - / Nuit à LV (Flamingo ?)
J8 (J 30/08) : Casinos puis dans l’après-midi route vers Zion (passage par VoF ?) / 190 miles (4h) / Nuit à Springdale
J9 (V 31/08) : The Narrows (si temps et niveau d’eau ok) + Route vers Bryce en après-midi / 86 miles (2h) / Nuit à Tropic
J10 (S 01/09) : Navajo + Peekaboo + Queen Garden (ou un loop en moins selon l’énergie !) + Coucher de soleil (où ?) / - / Nuit à Tropic
J11 (D 02/09) : Lever de soleil ( ?) + route vers Page (via Cottonwood Road + US 89) / 130 miles ? (4h30 ?) / Nuit à Page
J12 (L 03/09) : Lower Antelope Canyon + journée détente sur le lac / - / Nuit à Page
J13 (Ma 04/09) : Lee’s Ferry + Marble Canyon + Horseshoe Bend / - / Nuit à Page
J14 (Me 05/09) : Route vers Monument Valley + Balade à cheval (?) / 120 miles (2h15) / Nuit à MV (The View ?)
J15 (J 06/09) : Lever de soleil + Route vers Grand Canyon + petite balade / 180 miles (3h30) / Nuit à GC (Bright Angel Lodge ?)
J16 (V 07/09) : Balades puis route vers LV (+ Freemont Street Experience) / 280 miles (5h) / Nuit à LV (Golden Nuggets ?)
J17 (S 08/09) : Restitution voiture de loc + Vol intérieur vers SF + Prise de voiture de loc à SF (?) + Installation à SF / - / Nuit à SF
J18 (D 09/09) : Brunch et Visite de SF / - / Nuit à SF
J19 (L 10/09) : Golden Gate Park et Golden Gate Bridge (+ Sausalito) / - / Nuit à SF
J20 (Ma 11/09) : Visite de SF + Alcatraz (dernière visite) / - / Nuit à SF
J21 (Me 12/09) : Route 1 le long de la côte (via Carmel, 17 miles drive) / 260 miles (5h30) / Nuit à San Luis Obispo
J22 (J 13/09) : Route vers LA (via Lompoc, Solvang, Santa Barbara et Paramount Ranch) / 210 miles (4h15) / Nuit à LA
J23 (V 14/09) Restitution voiture de loc + Vol Retour (13h10)
J’aurais quelques questions …
* J5/J6 (Death Valley) : Je pense aller à Zabriskie Point pour le coucher du soleil et aux dunes pour le lever du soleil. Est-ce un bon choix ou faut-il faire l’inverse ? Ou peut-être ça n’a pas d’importance … ? Le programme est-il bon pour le J6 ? En une grosse matinée, faut-il enlever ou rajouter des points de vue ?
* J8 (Valley of Fire) : Un passage (très) rapide par VoF en fin d’après-midi est-il suffisant ou faut-il mieux que nous allions directement à Springdale ?
* J10 (Bryce) : Le combiné Navajo + Peekaboo + Queen Garden est-il faisable pour des personnes pas très sportives ? Je ne me rends pas bien compte des distances et des dénivelés …
* J11 (route vers Page) : La Cottonwood Road est visible sur google map en cliquant sur itinéraire piéton. Du coup le temps de route en voiture n’est pas donné. Combien de temps doit-on prévoir ?
* J12/J13 (Page) : Je ne sais pas trop comment organiser nos 2 jours à Page … Je voudrais avoir un moment de détente au lac Powell histoire de souffler, mais le programme de ces 2 jours n’est-il pas trop léger ?
* J14 (Monument Valley) : Pour ceux qui l’ont déjà fait, une balade à cheval est-elle sympa ? Ou faut-il mieux privilégier Bryce pour cela ? (moins « mythique » mais peut-être plus beau … ?)
* J12/J22 (Côte) : Le programme est-il trop ambitieux ? Nous ne voulons pas faire de visites particulières (excepté la mission La Purissima et Paramount Ranch), mais juste voir des paysages, si le temps le permet … Si brouillard il y a, les arrêts photos seront remplacés par quelques visites ?
Voilà … Si vous avez des suggestions, surtout n’hésitez pas ! A bientôt.
Emma
Tourisme "tribal" en Orissa: du nouveau English translation pending
A lire aujourd'hui dans le Times of India...
http://timesofindia.indiatimes.com/...cleshow/12037356.cms
http://timesofindia.indiatimes.com/...cleshow/12037356.cms
Itinéraire de vingt jours au Cambodge en avril English translation pending
Bonjour,
J aimerais des conseils et des avis sur mOn itinéraire pour un voyage au Cambodge en avril. Je n arrive pas a trouver des infos s ur le temps des trajet s en bus et en bateau
Voici mon itinéraire :
1- phnon Penh : o6/07 avril
2 - kompong : 08 avril
3- siem reap : 09 et 10 avril
4- koh ker : 11 et 12 avril
5 - battambang : 13 et 14 avril
6 - sihanoukville : 15 avril
7- bokor : 16 avril
8 - kampot : 17 avril
9- kep : 18/19 avril
10- phnom da : 20/21 avril
11- mondolkiri : 22/23 avril
12- phnon Penh: 24/25 avril
Voyage d'une vie (à vélo) English translation pending
Bonjour à tous
Vous me connaissez plus ou moins pour certains. Je voulais vous remercier pour votre patience et vos contributions ces 2 dernières années qui m'ont aidées à préparer mon voyage. J'ai parfois lancé des sujets un peu bébêtes mais on se pose mille questions et ce qui peut être évident quand on répond à un message l'est moins lors d'une préparation.
C'est aujourd’hui que débute ma nouvelle vie, c'était en effet ma dernière journée au travail 🙂 Je lève les voiles (en espérant avoir le vent dans le dos 😛) le 4 mars, dans 2 semaines. Je voyagerai tant que j'en aurai les moyens financiers et l'envie.
Je serai beaucoup moins présent sur le forum mais je saurai à qui m'adresser pour des conseils !
Bonne préparation de vos futurs voyages et merci à tous.
Oui, une autre vie est possible ...
Oui, une autre vie est possible ...
Rando, entre Lozère, Mézenc et Velay English translation pending
Bonjour, Ce n'est pas vraiment de saison, mais voici le topo d'une rando de quelques jours faite l'été dernier.
A bien y réfléchir, c'est la bonne saison: cela vous donnera peut être des (bonnes) idées pour l'été prochain.
En tout cas si vous êtes un peu marcheur, c'est un parcours que je vous recommande vraiment.
(et je vous le recommande énormément si vous n'êtes pas marcheur: c'est l'endroit pour s'y mettre, à la marche)
C'est un peu long mais ça tombe bien, vous en aviez marre de regarder la télé.
Circulade, entre Lozère, Mézenc et Velay
Jeudi : Ce soir je bivouaque au sommet de Pézouillouse, un nom qui fleure bon le sud, le sud de l’Ardèche en l’occurrence. C’est pas très malin parce que j’imagine qu’au petit matin, à 1300 m d’altitude, il ne fera pas chaud. Peut-être bien. Mais de cette crête la vue est splendide, notamment sur le mont Lozère et les vallées qui l’environnent, et puis le soleil commence à baisser, et puis je trouvais sympa de planter la tente tout à côté d’un champs où paissent les brebis dont les clochettes tintent joliment dans la montagne. C’est un peu con-con une brebis, et un mouton c’est pareil, mais j’aime ce petit tintamarre qu’ils font. J’ai apprécié la première étape –courte- de cette rando qui doit m’amener à Langogne (Lozère 48), en 6/7 jours. Rien de formidable toutefois entre Labastide Puylaurent mon point de départ et Notre Dame des neiges. J’avais volontairement zappé cette étape lors de ma descente du Stevenson, en juillet (http://voyageforum.com/v.f?post=4373543;page=unread#unread). Force est de constater que je n’avais rien raté, même si le site, l’abbaye, n’est pas désagréable. On peut loger ici comme le fit Stevenson il y a plus d’un siècle. Il y consacre un long chapitre dans son « Voyage avec un âne… ». A l’intérieur ce ne doit pas être la franche rigolade puisque les moines n’ont pas le droit de parler. Ajouter à l’enfermement physique, un enfermement psychologique et social, voilà qui me dépasse. Certains - des gens comme vous et moi - viennent ici le temps d’une retraite de quelques jours, le temps de se ressourcer, de se retrouver (avec soi-même). S’enfermer pour se retrouver, quel bizarre concept ! Je fais ça très bien affalé dans mon canapé, un verre de Pic St Loup aux lèvres ! Et en quoi l’enfermement, la prière de 5h (du mat’ !!) et la promiscuité avec des moines muets peuvent-ils bien aider à la méditation ? Pour gâcher définitivement le tableau, j’apprends que ces trappistes-là ne font même pas de bière, la misère (j’apprendrai plus tard qu’ils font du vin, notamment un blanc moelleux, j’aime pas le blanc moelleux). Mais Je m’emporte, ok, ok, chacun son chemin. En poursuivant sur le GR7 je m’engage sur les premiers dénivelés positifs, jamais bien longs. Après le croisement du « Coulet de Pécovol » ma moyenne baisse d’un cran, mais pas à cause de la fatigue : par gourmandise ! Le chemin est bordé de framboisiers et devinez-quoi ?: c’est pleine saison ! Miam et gros miam, j’en ai plein les doigts, c’est trop bon et après mes blasphèmes de tout à l’heure, une preuve de plus de la non-existence de Dieu (mais si demain je meurs dans d’atroces souffrances gastriques pour avoir confondu framboises et amanites phalloïdes, je la ramènerai moins). Encore une bonne côte à grimper et me voici donc sur cette crête où je bivouaque, bien loin du tumulte de la ville et des villages. Carottes râpées, sandwich au jambon et pomme : un repas en bivouac c’est bien meilleur qu’à la maison, car on prend conscience que demain on n’aura plus à porter les 500 grammes ingurgités ce soir. Le soleil se couche, le vent se calme. Bêêêêêêêê….. pas les moutons
Vendredi : Je poursuis sur cette crête qui laisse deviner de belles perspectives sur la campagne environnante. Le chemin descend et j’arrive vite au Bez où l’auberge est accueillante. Situé sur la ligne de partage des eaux, j’en profite pour faire le plein (d’eau !). 200 mètres et quelques framboises plus haut, le col du Pendu à 1435 m sera probablement un des points les plus hauts de ma rando. Je croise là quelques spécimens de l’espèce humaine, dont je devine qu’ils sont à la recherche de champignons, mais clairement les spécimens des espèces ovines et bovines sont les plus nombreux depuis mon départ. Au pied d’un champs d’éoliennes je devine tout au fond le Gerbier de Jonc dont j’ai repéré auparavant la silhouette sur le net. Et puis le Mézenc, un peu plus haut. Le café pris au « Pas de l’âne » est juste dégueu mais il fait bon se poser là quelques minutes. Un jeune, marcheur solitaire, m’y interpelle à propos de mon sac qui lui parait très léger. Le sien pèse 15 kg (ouftiiii) et il n’en peut plus de le porter. Tu m’étonnes ! Papotage sympa. Mais nos routes bifurquent vite car lui file vers Le Puy. La montagne ardéchoise a beaucoup à offrir en termes de paysages, alternance de surfaces boisées et de prairies. Je suis donc désormais bien loin des Cévennes où la forêt laisse peu de place aux pâturages. C’est juste avant le hameau de Fontbonne –où un chien genre saucisson à pattes m’agresse- que le point de vue est le plus spectaculaire sur cette petite « chaîne de puys » qui court du Gerbier au Mézenc. En matinée le ciel voilé me préservait de la chaleur du soleil, je souffre plus cet après-midi alors que les nuages ont disparu et j’apprécie d’autant plus les quelques sous-bois de hêtres. Mais le soleil n’est plus très méchant quand j’arrive au lac Ferrand. Croquignolet ce lac mais privé et interdit à tout campement. C’est vraiment dommage à l’heure où mes jambes méritaient un peu de repos. Je pique-nique là quand même et ce n’est qu’en repartant que je m’aperçois que ça aussi –le pique-nique – est interdit. Pas vu pas pris . Quelques centaines de mètres plus loin une belle prairie m’accueille. Vue sur une montagne boisée sur laquelle le soleil va lentement se coucher. C’est ici que je plante ma tente ce soir, même si le lieu me parait un peu trop fréquenté par les promeneurs. Aujourd’hui j’ai vu un renard et 2 chevreuils. J’ai mangé 2 mûres et 3 fraises des bois et si j’avais trouvé et revendu autant de cèpes que j’ai avalé de framboises, j’aurais pu me payer un bon resto demain.
Samedi : C’est peu dire que les nuits sont fraîches, et le sac de couchage Ultralight de chez Décathlon est probablement top sur la plage mais à 1200 mètres d’altitude, j’ai clairement dépassé ses limites. J’ai peu dormi donc. La balade du jour commence en sous-bois par un petit déjeuner sauvage aux framboises (ou bien un petit déjeuner aux framboises sauvages comme il vous convient). Les cueilleurs de champignons s’en donnent à cœur-joie. Enfin, les clairières et les belles vues sur les volcans éteints : Les falaises du Gerbier de Jonc qui domine Ste Eulalie semblent grignotées par quelques arbres intrépides. M’y voici justement à Ste Eulalie. Un petit coucou à Mme la boulangère, à Mme la charcutière, à Mme l’épicière et au M. du bistrot. Le temps de quelques courses et d’un café, je dois déjà connaître la moitié des villageois. Et il est grand temps que je fasse connaissance avec M. ou Mme du camping car une bonne douche ne me ferait pas de mal avant de poursuivre. Le bureau du camping est vide et cette douche est d’autant meilleure qu’elle est, du coup, gratuite. Les 5,5 kms qui séparent Ste Eulalie du Gerbier sont à parcourir sur le bitume, à l’écart du GR. Ce n’est donc pas le terrain que le randonneur préfère, d’autant plus que le cafetier du village l’a bien prévenu de la densité des baraques à frites à proximité de la source. Oui mais voilà. De mes premières leçons de géographie à l’école primaire, je me souviens de 3 choses. - L’utilisation de l’échelle qui apparait sur une carte - La Nouvelle-Zélande est située aux antipodes de la France - La Loire, plus long fleuve français, prend sa source au mont Gerbier de Jonc. Depuis mes 8-10 ans j’ai parfaitement compris l’utilisation (à l’époque bien nébuleuse) d’une échelle et j’ai visité 2 fois (oui oui je suis un sacré veinard) la Nouvelle-Zélande. Alors non, je ne raterai pas la source de la Loire et ses baraques à frites. Il y a de la nostalgie dans ces 5,5 kms de bitume qui parfois longent le fleuve. Il y a –allez n’ayons pas peur des mots- du voyage initiatique dans l’air et les dernières centaines de mètres qui montent dans un paysage serein mènent à un sanctuaire : le Gerbier. Mouais, c’est ridicule ! Quelle connerie ! Sacraliser ce moment-là est aussi con que s’enfermer pendant une semaine avec une bande de curés muets, à la recherche d’un je ne sais quel soi-même enfoui. Mais, très tolérant avec moi-même, je m’autorise ces contradictions-là. Une fois arrivé, on n’est pas déçu, si on aime les frites. Quant à la Loire, son premier filet coule d’un robinet ! Peu importe, voici une ligne à rayer sur ma liste de trucs à faire avant de mourir. Un coup d’œil à la colonne de fourmis humaines qui grimpe au sommet. Je leur laisse cette victoire. Ma gourde est pleine du plus grand fleuve français et j’ai désormais le Mézenc en ligne de mire, plein nord. Du GR3, je rejoints vite le GR7 et j’aurais bien planté ma tente là, juste avant cette jonction, pour passer la nuit dans ce joli pré, en compagnie des vaches indolentes. Mais le soleil est encore haut. A peine plus bas, au croisement du GR7 et de la départementale 378, j’admire le plus beau paysage de mon périple. Une parfaite harmonie entre forêts, bois et prairies ; les modestes sommets désormais bien arrondis d’anciens volcans ; une ferme ; une autre ; une belle ruine là-bas à flanc de colline ; enfin, en toile de fond, le Mézenc. Evidemment quand on use de superlatifs pour décrire un panorama qui nous transporte, on atteint vite la misère sémantique pour décrire le paysage qui, quelques kilomètres plus loin, touche au sublime : sur la carte IGN Top25, pli C9, sur le GR7, un poil au sud du Mézenc, il y a une étoile rouge ; là on domine le cirque des Boutières et quand j’ai vu le paysage le mot qui m’est venu c’est « Wouahoooooooo… » (oui, j’avais prévenu que ça ne volait pas haut coté vocabulaire). Et le Mézenc et le Gerbier et puis le Gouleyou, les roches de Borée, le suc de Touron et celui de Sara, tous autant de clochetons volcaniques sont témoins : devant ce paysage unique, assurément un des plus beaux que j’ai vu en France, le saucisson de Mme la charcutière et le pain de Mme la boulangère de Ste Eulalie se marient drôlement bien. Et définitivement, c’est ici, à 1560 mètres d’altitude, que je plante ma tente. Where else ?
Dimanche : C’est le plic-plic des gouttelettes sur la toile de tente qui me réveille. Zut ! Le ciel est sombre mais heureusement la pluie est hésitante. Je démonte vite fait et file me mettre à l’abri, sous le toit de chaume d’un gîte fermé, et en vente. C’est mort pour le Mézenc dont le sommet est pris dans les nuages. Et même si le ciel semble s’éclaircir, la grimpette me ferait arriver tard à Fay sur Lignon (prononcer Faï) au risque donc de me faire marcher à nouveau sous d’autres averses. Et puis une pancarte « Maison forestière, gîte, snack-bar à 2 km » me promet monts et merveilles et en tout cas café et, rêvons un peu, croissant. On vous accueille ici avec un grand panneau « OUVERT » mais laissez tomber, c’est FERME. J’enrage car voilà un détour dont je me serai bien passé et à défaut de petit déjeuner, j’avale mes rancœurs envers ces gens qui vivent du tourisme et à la fois se contrefoutent de ce qu’il attend, le touriste. Un 14 août, ne pas ouvrir son snack-bar situé au pied du Mézenc, c’est fort. Je le contourne justement le Mézenc, d’abord en forêt, puis à travers la belle campagne non plus ardéchoise, mais désormais de Haute-Loire. A Chaudeyrolles, l’auberge « Jean le dindon » sert un café très moyen mais l’ambiance très familiale et la belle vue depuis la terrasse font qu’on pardonne beaucoup. Les nuages moutonnent bien et le challenge c’est d’arriver sec au Fay. Sur le chemin qui y mène le paysage perd de sa superbe. J’arrive sec et j’aurais de quoi l’être vraiment –comme un coucou- car j’ai compté 6 bars (ou maisons identifiées comme telles) dans ce bled. Au café des amis, la vieille qui me sert un café n’est pas particulièrement amicale. Le gris des nuages n’annonce rien de bon. A l’unanimité de moi-même je décide de descendre au camping prendre une douche et faire le point plus tard. Je quitte sans regret le café des amis où les vieilles braillardes qui hurlent après les chiourmes qui le sont tout autant me saoulent un chouilla. Le festival sur Lignon transmet sa coolitude extrême au camping situé juste en face. Ici pas de braillards mais Higelin en musique de fond et quelques gratteurs de guitare devant leur tente. Cools aussi les patrons du camping, partis pour 3 jours, pendant le week-end du 15 août, je le crois pas !!! On (un campeur) m’invite donc à utiliser les douches gratuitement. Et c’est décidément une grande journée car au moment de quitter le bloc sanitaire je trouve refuge dans la tente principale du festival pour éviter la monstrueuse averse qui s’abat sur la tente principale du festival (j’assume complètement cet humour à 2 balles). Les nuages ne font rien qu’à confirmer les prévisions de Météo-France. Après 1 km de marche je trouve refuge près d’une maison qui semble abandonnée. Et là, sous un abri de fortune, grignotant ce qui me reste du saucisson de Mme la charcutière et du bon pain de Mme la boulangère, les automobilistes qui passent, c’est sûr, me prennent pour un vagabond. Je rebrousse chemin à la faveur d’une accalmie. Après tout ce festival m’avait l’air bien sympathique et c’est une belle soirée pour tester l’étanchéité de la tente. Ce soir, sous ma tente, il y a moi et mon odeur de randonneur, pourtant deux fois lavé aujourd’hui, qui imprègne mes vêtements. Et depuis la tente d’à côté, berceuse agréable, me viennent les répétitions du groupe qui se produit ce soir au festival. Je m’endors au son du jazz manouche.
Lundi : Il a plu au cours de la nuit, ça a peut-être refroidi les fêtards qui ne se sont pas couchés tard. Le ciel est bas. A marcher dans l’herbe détrempée mes chaussures même pas Goretex prennent vite l’eau. J’aime marcher sur cette voie romaine où on devine parfois, au creusement des pierres, le passage répété des carrioles antiques. Cette voie a 2.000 ans. Donc grosso modo 70 générations de commerçants, paysans, randonneurs et pèlerins de tous poils l’ont empruntée. Je trouve ça émouvant de poser mes pas dans les pas de ceux-là. C’est mon côté gonzesse. Le lac de St Front n’est pas enthousiasmant sous ce temps maussade. Un peu plus haut les arbres se font discrets et la campagne s’ouvre en grand. Les paysans ont dessiné une jolie mosaïque. Les maisons et les toits du village de St Front sont à l’image du ciel, gris. M. le curé, de toute évidence très fier de la sonorité de ses cloches, rameute ses ouailles vers sa belle église romane. Avec ce tintamarre tout le département est au courant : nous sommes le 15 août (Tiens, d’un coup, je me demande : le 15 août c’est grosse chouille à ND des neiges ? Les moines sortent les cotillons ? De ce que j’en sais c’est autorisé s’ils sont silencieux. Par exemple les pétards sont interdits). Les premiers rayons de soleil redonnent le sourire à la campagne. Encore de jolis promontoires volcaniques (le rocher d’Aiglet, le mont d’Alambre, la roche du Bachat). Difficile d’imaginer que ces prairies et collines si douces et paisibles faisaient autrefois du paysage un enfer, mis à feu et à lave. Le chemin est essentiellement bitumé mais très peu fréquenté. Petite pause devant un nouveau paysage, pas forcément spectaculaire, mais reposant. Freycenet-la-tour est un petit village mi-mi, qui a su préserver l’authenticité de son architecture. Une vieille dame serviable, assise sur un banc depuis peut-être des lustres, se lève pour aller remplir ma bouteille d’eau chez elle. Après la forêt des Courbes, j’arrive sur un plateau. Des murs de pierre séparent les pâturages les uns des autres. Un peu trop de soleil toutefois pour confondre avec l’Irlande. La descente est abrupte sur Le Monastier mais ce soir je reste en haut, sur le plateau. C’est ici que je plante la tente sur une aire de bivouac sensationnelle au soleil couchant. Aujourd’hui, 15 août, je campe aux pieds de la Vierge qui domine les toits roses de la ville. C’est pas un hommage çà ?
Mardi : Réveil dans un brouillard qui se lève en 10 minutes, le temps d’atteindre le centre-ville. Avec son nom bien franchouillard, son abbatiale qui s’affiche romane mais finalement s’offre gothique, et ses belles maisons, j’avais envie de l’aimer Le Monastier sur Gazeille. Mais non, même un jour de marché, le charme n’opère pas. Arrêt douche et toilettes, 1,60 euro, au camping en contrebas. J’ai par contre beaucoup aimé les 2 premiers hameaux du chemin Stevenson, Courmacès puis Le Cros. J’ai aimé les granges, les belles maisons de granit, de basalte, et de roches volcaniques et j’ai cherché dans le paysage les champs de la célébrissime lentille du Velay. Si je peux en parler c’est que j’ai eu une longue conversation avec un monsieur bavard, fier de son rude pays, de sa belle maison de granit, de basalte (si dur à travailler) et de roches volcaniques, fier de ses jardinières de lentilles (dont la récolte a déjà débuté dans les champs). A l’aplomb de Goudet, Frémajoux est une belle maison isolée qui donnerait, si je n’avais pas autant de sang nomade, des envies d’investissement. Les plus gros pourcentage de mon périple dessinent une vallée dans laquelle s’est blotti le village. Et au milieu coule une rivière, la Loire, qui offre ici une belle plage. L’œil est désormais moins attiré par le paysage – peut-être l’accoutumance – mais quel plaisir de traverser ces hameaux, tous charmants, où les maisons sont le plus souvent remarquablement rénovées. La randonnée est parfois l’occasion d’assister à certains spectacles auxquels on ne s’attend pas, en l’occurrence un gros insecte, genre méga-sauterelle, en train de pondre sur un chardon. J’ai assisté à l’accouchement et aux dernières nouvelles la mère et les enfants se portaient bien. Après Bargette je me retourne. Car aujourd’hui le spectacle est dans mon dos : - à l’horizon le 1er champs d’éolienne que j’ai longé voici 4 jours - J’ai un doute sur le Gerbier mais je suis sûr de reconnaître les 2 sommets (en fait ils sont 3) du Mézenc. - Le 2eme champs d’éoliennes au pied desquelles je suis passé - Et puis là-bas, je le parierai, Le Monastier Grand moment de solitude au Bouchet St Nicolas où l’épicier, un grand malade à éviter celui-là, se croit obligé de me faire un plan du chemin Stevenson pour éviter que je me perde. Je fuis et je renonce au camping municipal. De toute façon je n’ai sué que 4 ou 5 litres d’eau aujourd’hui, je suis donc quasiment propre, pas besoin de douche. Une demi-heure plus tard je plante la tente sur un champs moissonné, entre lentilles et orge.
Mercredi : Le Velay c’est le pays de la lentille. Et définitivement, ça n’est pas le pays du café. Au bar de la bascule, à Landos comme ailleurs dans le coin, on ne me sert qu’un infâme jus de chaussette. C’est aussi le pays des abreuvoirs et des lavoirs. Je rencontre ici mon 2eme randonneur solitaire, en l’occurrence une randonneuse, que je devine anglophone à sa façon de dire bonjour. J’aurais certes pu lui conter fleurette – le basalte qui fait les maisons et délimite les parcelles, les champs de lentilles de bleu et de blanc lorsqu’ils n’ont pas été traités, autant de discours que les femmes aiment à entendre – mais on n’est pas là pour rigoler, je suis là pour avaler des kilomètres ma p’tite dame, allez zou, le bonjour chez les rosbifs et tchao. Au moment de franchir une petite crête après Landos, en doublant sur la gauche les deux derniers cônes volcaniques, le changement est évident : au sud s’étend la Lozère et c’est alors 90% du territoire qui est couvert de forêts. Le mont Lozère fait désormais office de ligne d’horizon. La fourberie de nos voisins d’outre-Manche n’est plus à prouver, et la randonneuse de Landos profite de ma pause syndicale au hameau d’Arouejol pour me dépasser et … filer à l’anglaise. C’est peut-être à cause de ce trop-plein de forêt que le sentier semble hésiter. Il flirte encore avec quelques sommets qui affichent 1159m, 1202m, 1265m, mais ces grimpettes successives sont pour moi les dernières à endurer. Un peu plus loin je profite de la pause-goûter de l’anglaise (ridicule et risible besoin de s’alimenter) pour reprendre la pôle position. Du dernier sommet je décide une pause face au lac de Naussac, comme une mer promise puisque terme de mon périple (Naussac et Langogne sont voisines). Une dernière fois, profitant de ma pause-déjeuner et poussant donc la bassesse à son comble, l’anglaise reprend la tête du classement. Le chemin descend rapidement sur Pradelles, dans les bois. L’anglaise fait le stop de trop à l’entrée de la ville. Une rapide causette me confirme qu’elle a un accent pas catholique et c’est gonflé d’afficher ici un accent so british. Car le grand fait d’arme dont se glorifie la ville catholique est d’avoir repoussé, au XVIIe siècle, les envahissants protestants à grands coups de pierre dans la tronche, si, si. Et si vous aimez les belles histoires de crânes fracassés, vous en saurez plus en visitant la vieille cité, car il faut visiter Pradelles, de loin la plus jolie ville du parcours Stevenson. Je marche très lentement sur les 5 derniers kilomètres, tout en descente, qui me mènent à Langogne. Comme un dernier clin d’œil du séduisant Velay, un paysan moissonne son champs de lentilles. Quel état d’esprit anime le commun des randonneurs qui en finit d’un tel périple ? Y’a-t-il de la fierté tirée de la mission (bien) menée à terme, de la performance accomplie ? En ce qui me concerne, c’est l’amertume qui l’emporte, le regret de quelque chose de pas fini, un gros coup de blues. Longer la nationale 88 pour parcourir les derniers hectomètres n’arrange rien à ce sentiment-là. Langogne n’est pas désagréable, la menthe à l’eau que l’on me sert sous les belles halles est fraîche. Je ne m’étale pas là-dessus, j’ai mieux décrit cette ville (et j’ai parlé de sa fabuleuse charcuterie) sur http://voyageforum.com/v.f?post=4373543;page=unread#unread , récit de ma descente du Stevenson à partir de Langogne. Je plante la tente au camping situé sur les bords du lac de Naussac, 12,80 euros la nuit. A ce prix-là pas de mouches, pas de fourmis, pas de bestioles qui entrent dans la tente. A ce prix-là piscine, terrain de tennis, barbecue collectif et douches à volonté. Et zéro charme. Oui, je m’y sentais bien dans mes champs de lentilles.
Jeudi, 12h20 Gare de Langogne, je traverse les voies. Je m’installe dans le TER pour Nîmes. A bien y réfléchir, il me semble que le GR7 traverse la France des Vosges (vient-il d’Allemagne ?) à Andorre (file-t-il en Espagne ?). A raison de 5 jours de marche consécutifs, 20 kms parcourus par jour de marche, 1 jour de repos au 6eme jour, le GR7 est faisable en 2 mois. Sifflet strident du chef de gare, il lève son drapeau ; les portes claquent. C’est parti !
Chouhibou.
C'est un peu long mais ça tombe bien, vous en aviez marre de regarder la télé.
Circulade, entre Lozère, Mézenc et Velay
Jeudi : Ce soir je bivouaque au sommet de Pézouillouse, un nom qui fleure bon le sud, le sud de l’Ardèche en l’occurrence. C’est pas très malin parce que j’imagine qu’au petit matin, à 1300 m d’altitude, il ne fera pas chaud. Peut-être bien. Mais de cette crête la vue est splendide, notamment sur le mont Lozère et les vallées qui l’environnent, et puis le soleil commence à baisser, et puis je trouvais sympa de planter la tente tout à côté d’un champs où paissent les brebis dont les clochettes tintent joliment dans la montagne. C’est un peu con-con une brebis, et un mouton c’est pareil, mais j’aime ce petit tintamarre qu’ils font. J’ai apprécié la première étape –courte- de cette rando qui doit m’amener à Langogne (Lozère 48), en 6/7 jours. Rien de formidable toutefois entre Labastide Puylaurent mon point de départ et Notre Dame des neiges. J’avais volontairement zappé cette étape lors de ma descente du Stevenson, en juillet (http://voyageforum.com/v.f?post=4373543;page=unread#unread). Force est de constater que je n’avais rien raté, même si le site, l’abbaye, n’est pas désagréable. On peut loger ici comme le fit Stevenson il y a plus d’un siècle. Il y consacre un long chapitre dans son « Voyage avec un âne… ». A l’intérieur ce ne doit pas être la franche rigolade puisque les moines n’ont pas le droit de parler. Ajouter à l’enfermement physique, un enfermement psychologique et social, voilà qui me dépasse. Certains - des gens comme vous et moi - viennent ici le temps d’une retraite de quelques jours, le temps de se ressourcer, de se retrouver (avec soi-même). S’enfermer pour se retrouver, quel bizarre concept ! Je fais ça très bien affalé dans mon canapé, un verre de Pic St Loup aux lèvres ! Et en quoi l’enfermement, la prière de 5h (du mat’ !!) et la promiscuité avec des moines muets peuvent-ils bien aider à la méditation ? Pour gâcher définitivement le tableau, j’apprends que ces trappistes-là ne font même pas de bière, la misère (j’apprendrai plus tard qu’ils font du vin, notamment un blanc moelleux, j’aime pas le blanc moelleux). Mais Je m’emporte, ok, ok, chacun son chemin. En poursuivant sur le GR7 je m’engage sur les premiers dénivelés positifs, jamais bien longs. Après le croisement du « Coulet de Pécovol » ma moyenne baisse d’un cran, mais pas à cause de la fatigue : par gourmandise ! Le chemin est bordé de framboisiers et devinez-quoi ?: c’est pleine saison ! Miam et gros miam, j’en ai plein les doigts, c’est trop bon et après mes blasphèmes de tout à l’heure, une preuve de plus de la non-existence de Dieu (mais si demain je meurs dans d’atroces souffrances gastriques pour avoir confondu framboises et amanites phalloïdes, je la ramènerai moins). Encore une bonne côte à grimper et me voici donc sur cette crête où je bivouaque, bien loin du tumulte de la ville et des villages. Carottes râpées, sandwich au jambon et pomme : un repas en bivouac c’est bien meilleur qu’à la maison, car on prend conscience que demain on n’aura plus à porter les 500 grammes ingurgités ce soir. Le soleil se couche, le vent se calme. Bêêêêêêêê….. pas les moutons
Vendredi : Je poursuis sur cette crête qui laisse deviner de belles perspectives sur la campagne environnante. Le chemin descend et j’arrive vite au Bez où l’auberge est accueillante. Situé sur la ligne de partage des eaux, j’en profite pour faire le plein (d’eau !). 200 mètres et quelques framboises plus haut, le col du Pendu à 1435 m sera probablement un des points les plus hauts de ma rando. Je croise là quelques spécimens de l’espèce humaine, dont je devine qu’ils sont à la recherche de champignons, mais clairement les spécimens des espèces ovines et bovines sont les plus nombreux depuis mon départ. Au pied d’un champs d’éoliennes je devine tout au fond le Gerbier de Jonc dont j’ai repéré auparavant la silhouette sur le net. Et puis le Mézenc, un peu plus haut. Le café pris au « Pas de l’âne » est juste dégueu mais il fait bon se poser là quelques minutes. Un jeune, marcheur solitaire, m’y interpelle à propos de mon sac qui lui parait très léger. Le sien pèse 15 kg (ouftiiii) et il n’en peut plus de le porter. Tu m’étonnes ! Papotage sympa. Mais nos routes bifurquent vite car lui file vers Le Puy. La montagne ardéchoise a beaucoup à offrir en termes de paysages, alternance de surfaces boisées et de prairies. Je suis donc désormais bien loin des Cévennes où la forêt laisse peu de place aux pâturages. C’est juste avant le hameau de Fontbonne –où un chien genre saucisson à pattes m’agresse- que le point de vue est le plus spectaculaire sur cette petite « chaîne de puys » qui court du Gerbier au Mézenc. En matinée le ciel voilé me préservait de la chaleur du soleil, je souffre plus cet après-midi alors que les nuages ont disparu et j’apprécie d’autant plus les quelques sous-bois de hêtres. Mais le soleil n’est plus très méchant quand j’arrive au lac Ferrand. Croquignolet ce lac mais privé et interdit à tout campement. C’est vraiment dommage à l’heure où mes jambes méritaient un peu de repos. Je pique-nique là quand même et ce n’est qu’en repartant que je m’aperçois que ça aussi –le pique-nique – est interdit. Pas vu pas pris . Quelques centaines de mètres plus loin une belle prairie m’accueille. Vue sur une montagne boisée sur laquelle le soleil va lentement se coucher. C’est ici que je plante ma tente ce soir, même si le lieu me parait un peu trop fréquenté par les promeneurs. Aujourd’hui j’ai vu un renard et 2 chevreuils. J’ai mangé 2 mûres et 3 fraises des bois et si j’avais trouvé et revendu autant de cèpes que j’ai avalé de framboises, j’aurais pu me payer un bon resto demain.
Samedi : C’est peu dire que les nuits sont fraîches, et le sac de couchage Ultralight de chez Décathlon est probablement top sur la plage mais à 1200 mètres d’altitude, j’ai clairement dépassé ses limites. J’ai peu dormi donc. La balade du jour commence en sous-bois par un petit déjeuner sauvage aux framboises (ou bien un petit déjeuner aux framboises sauvages comme il vous convient). Les cueilleurs de champignons s’en donnent à cœur-joie. Enfin, les clairières et les belles vues sur les volcans éteints : Les falaises du Gerbier de Jonc qui domine Ste Eulalie semblent grignotées par quelques arbres intrépides. M’y voici justement à Ste Eulalie. Un petit coucou à Mme la boulangère, à Mme la charcutière, à Mme l’épicière et au M. du bistrot. Le temps de quelques courses et d’un café, je dois déjà connaître la moitié des villageois. Et il est grand temps que je fasse connaissance avec M. ou Mme du camping car une bonne douche ne me ferait pas de mal avant de poursuivre. Le bureau du camping est vide et cette douche est d’autant meilleure qu’elle est, du coup, gratuite. Les 5,5 kms qui séparent Ste Eulalie du Gerbier sont à parcourir sur le bitume, à l’écart du GR. Ce n’est donc pas le terrain que le randonneur préfère, d’autant plus que le cafetier du village l’a bien prévenu de la densité des baraques à frites à proximité de la source. Oui mais voilà. De mes premières leçons de géographie à l’école primaire, je me souviens de 3 choses. - L’utilisation de l’échelle qui apparait sur une carte - La Nouvelle-Zélande est située aux antipodes de la France - La Loire, plus long fleuve français, prend sa source au mont Gerbier de Jonc. Depuis mes 8-10 ans j’ai parfaitement compris l’utilisation (à l’époque bien nébuleuse) d’une échelle et j’ai visité 2 fois (oui oui je suis un sacré veinard) la Nouvelle-Zélande. Alors non, je ne raterai pas la source de la Loire et ses baraques à frites. Il y a de la nostalgie dans ces 5,5 kms de bitume qui parfois longent le fleuve. Il y a –allez n’ayons pas peur des mots- du voyage initiatique dans l’air et les dernières centaines de mètres qui montent dans un paysage serein mènent à un sanctuaire : le Gerbier. Mouais, c’est ridicule ! Quelle connerie ! Sacraliser ce moment-là est aussi con que s’enfermer pendant une semaine avec une bande de curés muets, à la recherche d’un je ne sais quel soi-même enfoui. Mais, très tolérant avec moi-même, je m’autorise ces contradictions-là. Une fois arrivé, on n’est pas déçu, si on aime les frites. Quant à la Loire, son premier filet coule d’un robinet ! Peu importe, voici une ligne à rayer sur ma liste de trucs à faire avant de mourir. Un coup d’œil à la colonne de fourmis humaines qui grimpe au sommet. Je leur laisse cette victoire. Ma gourde est pleine du plus grand fleuve français et j’ai désormais le Mézenc en ligne de mire, plein nord. Du GR3, je rejoints vite le GR7 et j’aurais bien planté ma tente là, juste avant cette jonction, pour passer la nuit dans ce joli pré, en compagnie des vaches indolentes. Mais le soleil est encore haut. A peine plus bas, au croisement du GR7 et de la départementale 378, j’admire le plus beau paysage de mon périple. Une parfaite harmonie entre forêts, bois et prairies ; les modestes sommets désormais bien arrondis d’anciens volcans ; une ferme ; une autre ; une belle ruine là-bas à flanc de colline ; enfin, en toile de fond, le Mézenc. Evidemment quand on use de superlatifs pour décrire un panorama qui nous transporte, on atteint vite la misère sémantique pour décrire le paysage qui, quelques kilomètres plus loin, touche au sublime : sur la carte IGN Top25, pli C9, sur le GR7, un poil au sud du Mézenc, il y a une étoile rouge ; là on domine le cirque des Boutières et quand j’ai vu le paysage le mot qui m’est venu c’est « Wouahoooooooo… » (oui, j’avais prévenu que ça ne volait pas haut coté vocabulaire). Et le Mézenc et le Gerbier et puis le Gouleyou, les roches de Borée, le suc de Touron et celui de Sara, tous autant de clochetons volcaniques sont témoins : devant ce paysage unique, assurément un des plus beaux que j’ai vu en France, le saucisson de Mme la charcutière et le pain de Mme la boulangère de Ste Eulalie se marient drôlement bien. Et définitivement, c’est ici, à 1560 mètres d’altitude, que je plante ma tente. Where else ?
Dimanche : C’est le plic-plic des gouttelettes sur la toile de tente qui me réveille. Zut ! Le ciel est sombre mais heureusement la pluie est hésitante. Je démonte vite fait et file me mettre à l’abri, sous le toit de chaume d’un gîte fermé, et en vente. C’est mort pour le Mézenc dont le sommet est pris dans les nuages. Et même si le ciel semble s’éclaircir, la grimpette me ferait arriver tard à Fay sur Lignon (prononcer Faï) au risque donc de me faire marcher à nouveau sous d’autres averses. Et puis une pancarte « Maison forestière, gîte, snack-bar à 2 km » me promet monts et merveilles et en tout cas café et, rêvons un peu, croissant. On vous accueille ici avec un grand panneau « OUVERT » mais laissez tomber, c’est FERME. J’enrage car voilà un détour dont je me serai bien passé et à défaut de petit déjeuner, j’avale mes rancœurs envers ces gens qui vivent du tourisme et à la fois se contrefoutent de ce qu’il attend, le touriste. Un 14 août, ne pas ouvrir son snack-bar situé au pied du Mézenc, c’est fort. Je le contourne justement le Mézenc, d’abord en forêt, puis à travers la belle campagne non plus ardéchoise, mais désormais de Haute-Loire. A Chaudeyrolles, l’auberge « Jean le dindon » sert un café très moyen mais l’ambiance très familiale et la belle vue depuis la terrasse font qu’on pardonne beaucoup. Les nuages moutonnent bien et le challenge c’est d’arriver sec au Fay. Sur le chemin qui y mène le paysage perd de sa superbe. J’arrive sec et j’aurais de quoi l’être vraiment –comme un coucou- car j’ai compté 6 bars (ou maisons identifiées comme telles) dans ce bled. Au café des amis, la vieille qui me sert un café n’est pas particulièrement amicale. Le gris des nuages n’annonce rien de bon. A l’unanimité de moi-même je décide de descendre au camping prendre une douche et faire le point plus tard. Je quitte sans regret le café des amis où les vieilles braillardes qui hurlent après les chiourmes qui le sont tout autant me saoulent un chouilla. Le festival sur Lignon transmet sa coolitude extrême au camping situé juste en face. Ici pas de braillards mais Higelin en musique de fond et quelques gratteurs de guitare devant leur tente. Cools aussi les patrons du camping, partis pour 3 jours, pendant le week-end du 15 août, je le crois pas !!! On (un campeur) m’invite donc à utiliser les douches gratuitement. Et c’est décidément une grande journée car au moment de quitter le bloc sanitaire je trouve refuge dans la tente principale du festival pour éviter la monstrueuse averse qui s’abat sur la tente principale du festival (j’assume complètement cet humour à 2 balles). Les nuages ne font rien qu’à confirmer les prévisions de Météo-France. Après 1 km de marche je trouve refuge près d’une maison qui semble abandonnée. Et là, sous un abri de fortune, grignotant ce qui me reste du saucisson de Mme la charcutière et du bon pain de Mme la boulangère, les automobilistes qui passent, c’est sûr, me prennent pour un vagabond. Je rebrousse chemin à la faveur d’une accalmie. Après tout ce festival m’avait l’air bien sympathique et c’est une belle soirée pour tester l’étanchéité de la tente. Ce soir, sous ma tente, il y a moi et mon odeur de randonneur, pourtant deux fois lavé aujourd’hui, qui imprègne mes vêtements. Et depuis la tente d’à côté, berceuse agréable, me viennent les répétitions du groupe qui se produit ce soir au festival. Je m’endors au son du jazz manouche.
Lundi : Il a plu au cours de la nuit, ça a peut-être refroidi les fêtards qui ne se sont pas couchés tard. Le ciel est bas. A marcher dans l’herbe détrempée mes chaussures même pas Goretex prennent vite l’eau. J’aime marcher sur cette voie romaine où on devine parfois, au creusement des pierres, le passage répété des carrioles antiques. Cette voie a 2.000 ans. Donc grosso modo 70 générations de commerçants, paysans, randonneurs et pèlerins de tous poils l’ont empruntée. Je trouve ça émouvant de poser mes pas dans les pas de ceux-là. C’est mon côté gonzesse. Le lac de St Front n’est pas enthousiasmant sous ce temps maussade. Un peu plus haut les arbres se font discrets et la campagne s’ouvre en grand. Les paysans ont dessiné une jolie mosaïque. Les maisons et les toits du village de St Front sont à l’image du ciel, gris. M. le curé, de toute évidence très fier de la sonorité de ses cloches, rameute ses ouailles vers sa belle église romane. Avec ce tintamarre tout le département est au courant : nous sommes le 15 août (Tiens, d’un coup, je me demande : le 15 août c’est grosse chouille à ND des neiges ? Les moines sortent les cotillons ? De ce que j’en sais c’est autorisé s’ils sont silencieux. Par exemple les pétards sont interdits). Les premiers rayons de soleil redonnent le sourire à la campagne. Encore de jolis promontoires volcaniques (le rocher d’Aiglet, le mont d’Alambre, la roche du Bachat). Difficile d’imaginer que ces prairies et collines si douces et paisibles faisaient autrefois du paysage un enfer, mis à feu et à lave. Le chemin est essentiellement bitumé mais très peu fréquenté. Petite pause devant un nouveau paysage, pas forcément spectaculaire, mais reposant. Freycenet-la-tour est un petit village mi-mi, qui a su préserver l’authenticité de son architecture. Une vieille dame serviable, assise sur un banc depuis peut-être des lustres, se lève pour aller remplir ma bouteille d’eau chez elle. Après la forêt des Courbes, j’arrive sur un plateau. Des murs de pierre séparent les pâturages les uns des autres. Un peu trop de soleil toutefois pour confondre avec l’Irlande. La descente est abrupte sur Le Monastier mais ce soir je reste en haut, sur le plateau. C’est ici que je plante la tente sur une aire de bivouac sensationnelle au soleil couchant. Aujourd’hui, 15 août, je campe aux pieds de la Vierge qui domine les toits roses de la ville. C’est pas un hommage çà ?
Mardi : Réveil dans un brouillard qui se lève en 10 minutes, le temps d’atteindre le centre-ville. Avec son nom bien franchouillard, son abbatiale qui s’affiche romane mais finalement s’offre gothique, et ses belles maisons, j’avais envie de l’aimer Le Monastier sur Gazeille. Mais non, même un jour de marché, le charme n’opère pas. Arrêt douche et toilettes, 1,60 euro, au camping en contrebas. J’ai par contre beaucoup aimé les 2 premiers hameaux du chemin Stevenson, Courmacès puis Le Cros. J’ai aimé les granges, les belles maisons de granit, de basalte, et de roches volcaniques et j’ai cherché dans le paysage les champs de la célébrissime lentille du Velay. Si je peux en parler c’est que j’ai eu une longue conversation avec un monsieur bavard, fier de son rude pays, de sa belle maison de granit, de basalte (si dur à travailler) et de roches volcaniques, fier de ses jardinières de lentilles (dont la récolte a déjà débuté dans les champs). A l’aplomb de Goudet, Frémajoux est une belle maison isolée qui donnerait, si je n’avais pas autant de sang nomade, des envies d’investissement. Les plus gros pourcentage de mon périple dessinent une vallée dans laquelle s’est blotti le village. Et au milieu coule une rivière, la Loire, qui offre ici une belle plage. L’œil est désormais moins attiré par le paysage – peut-être l’accoutumance – mais quel plaisir de traverser ces hameaux, tous charmants, où les maisons sont le plus souvent remarquablement rénovées. La randonnée est parfois l’occasion d’assister à certains spectacles auxquels on ne s’attend pas, en l’occurrence un gros insecte, genre méga-sauterelle, en train de pondre sur un chardon. J’ai assisté à l’accouchement et aux dernières nouvelles la mère et les enfants se portaient bien. Après Bargette je me retourne. Car aujourd’hui le spectacle est dans mon dos : - à l’horizon le 1er champs d’éolienne que j’ai longé voici 4 jours - J’ai un doute sur le Gerbier mais je suis sûr de reconnaître les 2 sommets (en fait ils sont 3) du Mézenc. - Le 2eme champs d’éoliennes au pied desquelles je suis passé - Et puis là-bas, je le parierai, Le Monastier Grand moment de solitude au Bouchet St Nicolas où l’épicier, un grand malade à éviter celui-là, se croit obligé de me faire un plan du chemin Stevenson pour éviter que je me perde. Je fuis et je renonce au camping municipal. De toute façon je n’ai sué que 4 ou 5 litres d’eau aujourd’hui, je suis donc quasiment propre, pas besoin de douche. Une demi-heure plus tard je plante la tente sur un champs moissonné, entre lentilles et orge.
Mercredi : Le Velay c’est le pays de la lentille. Et définitivement, ça n’est pas le pays du café. Au bar de la bascule, à Landos comme ailleurs dans le coin, on ne me sert qu’un infâme jus de chaussette. C’est aussi le pays des abreuvoirs et des lavoirs. Je rencontre ici mon 2eme randonneur solitaire, en l’occurrence une randonneuse, que je devine anglophone à sa façon de dire bonjour. J’aurais certes pu lui conter fleurette – le basalte qui fait les maisons et délimite les parcelles, les champs de lentilles de bleu et de blanc lorsqu’ils n’ont pas été traités, autant de discours que les femmes aiment à entendre – mais on n’est pas là pour rigoler, je suis là pour avaler des kilomètres ma p’tite dame, allez zou, le bonjour chez les rosbifs et tchao. Au moment de franchir une petite crête après Landos, en doublant sur la gauche les deux derniers cônes volcaniques, le changement est évident : au sud s’étend la Lozère et c’est alors 90% du territoire qui est couvert de forêts. Le mont Lozère fait désormais office de ligne d’horizon. La fourberie de nos voisins d’outre-Manche n’est plus à prouver, et la randonneuse de Landos profite de ma pause syndicale au hameau d’Arouejol pour me dépasser et … filer à l’anglaise. C’est peut-être à cause de ce trop-plein de forêt que le sentier semble hésiter. Il flirte encore avec quelques sommets qui affichent 1159m, 1202m, 1265m, mais ces grimpettes successives sont pour moi les dernières à endurer. Un peu plus loin je profite de la pause-goûter de l’anglaise (ridicule et risible besoin de s’alimenter) pour reprendre la pôle position. Du dernier sommet je décide une pause face au lac de Naussac, comme une mer promise puisque terme de mon périple (Naussac et Langogne sont voisines). Une dernière fois, profitant de ma pause-déjeuner et poussant donc la bassesse à son comble, l’anglaise reprend la tête du classement. Le chemin descend rapidement sur Pradelles, dans les bois. L’anglaise fait le stop de trop à l’entrée de la ville. Une rapide causette me confirme qu’elle a un accent pas catholique et c’est gonflé d’afficher ici un accent so british. Car le grand fait d’arme dont se glorifie la ville catholique est d’avoir repoussé, au XVIIe siècle, les envahissants protestants à grands coups de pierre dans la tronche, si, si. Et si vous aimez les belles histoires de crânes fracassés, vous en saurez plus en visitant la vieille cité, car il faut visiter Pradelles, de loin la plus jolie ville du parcours Stevenson. Je marche très lentement sur les 5 derniers kilomètres, tout en descente, qui me mènent à Langogne. Comme un dernier clin d’œil du séduisant Velay, un paysan moissonne son champs de lentilles. Quel état d’esprit anime le commun des randonneurs qui en finit d’un tel périple ? Y’a-t-il de la fierté tirée de la mission (bien) menée à terme, de la performance accomplie ? En ce qui me concerne, c’est l’amertume qui l’emporte, le regret de quelque chose de pas fini, un gros coup de blues. Longer la nationale 88 pour parcourir les derniers hectomètres n’arrange rien à ce sentiment-là. Langogne n’est pas désagréable, la menthe à l’eau que l’on me sert sous les belles halles est fraîche. Je ne m’étale pas là-dessus, j’ai mieux décrit cette ville (et j’ai parlé de sa fabuleuse charcuterie) sur http://voyageforum.com/v.f?post=4373543;page=unread#unread , récit de ma descente du Stevenson à partir de Langogne. Je plante la tente au camping situé sur les bords du lac de Naussac, 12,80 euros la nuit. A ce prix-là pas de mouches, pas de fourmis, pas de bestioles qui entrent dans la tente. A ce prix-là piscine, terrain de tennis, barbecue collectif et douches à volonté. Et zéro charme. Oui, je m’y sentais bien dans mes champs de lentilles.
Jeudi, 12h20 Gare de Langogne, je traverse les voies. Je m’installe dans le TER pour Nîmes. A bien y réfléchir, il me semble que le GR7 traverse la France des Vosges (vient-il d’Allemagne ?) à Andorre (file-t-il en Espagne ?). A raison de 5 jours de marche consécutifs, 20 kms parcourus par jour de marche, 1 jour de repos au 6eme jour, le GR7 est faisable en 2 mois. Sifflet strident du chef de gare, il lève son drapeau ; les portes claquent. C’est parti !
Chouhibou.
Guest house sympathique et pas chère à Koh Lanta (haute saison) English translation pending
Ce petit post pour donner une adresse d'une GH qu'on a trouvé sur Koh Lanta ou nous sommes actuellement.
Après avoir cherché (mais vainement) des adresses de GH abordables sur Koh Lanta (les seuls posts dataient de 2008/2009 et revoyait sur des "resorts" à 1000 Bths et +)....nous avons donc opté pour la solution "Agoda" en dernier recours et avons finalement déniché quelque chose de très sympa, à un tarif "décent" pour la haute saison ici (500 Bth) et qui a du wifi en illimité dans la chambre...condition indispensable nous concernant.
Cette GH se trouve sur la cote Est (et non Ouest celle des plages) à Kho Lanta Town (vieille ville) dans une maison en bois "d'époque" au dessus de la mer..pleine de charme. Comme de toute manière il faut un scoot ici pour se déplacer, être sur la cote Est ou Ouest n'avait pas (pour nous) de réel importance.
c'est la : Sriraya GH que l'on peut réserver via Agoda au même prix que sur place pour infos.
😏
Après avoir cherché (mais vainement) des adresses de GH abordables sur Koh Lanta (les seuls posts dataient de 2008/2009 et revoyait sur des "resorts" à 1000 Bths et +)....nous avons donc opté pour la solution "Agoda" en dernier recours et avons finalement déniché quelque chose de très sympa, à un tarif "décent" pour la haute saison ici (500 Bth) et qui a du wifi en illimité dans la chambre...condition indispensable nous concernant.
Cette GH se trouve sur la cote Est (et non Ouest celle des plages) à Kho Lanta Town (vieille ville) dans une maison en bois "d'époque" au dessus de la mer..pleine de charme. Comme de toute manière il faut un scoot ici pour se déplacer, être sur la cote Est ou Ouest n'avait pas (pour nous) de réel importance.
c'est la : Sriraya GH que l'on peut réserver via Agoda au même prix que sur place pour infos.
😏
Location de voiture et de guest house en Thaïlande English translation pending
bonjour a tous,
nous partons en thailand pour 15j donc 5,5j dans le nord; Nous allons louer une voiture pour rejoindre C.Rai a C.Mai. Nous voudrions savoir si nous devons reserver la voiture de france a budget a priori je crois qu'il y en a un a C.Rai ou y aller simplement le jour que l'on veut. Que faut il comme papiers et quelles précautions a prendre?
De même pour une GH est ce indispensable de reserver celle de l'arrivée histoire de ne pas perdre du temps apres un gros voyage?
merci pour vos réponses et si vous avez des adresses pas du 5 etoiles, juste simple et proche du centre ville.
Merci
Que pensez-vous de Patong? English translation pending
hello les gens , tout est dans le titre , enfin a peu pres!
je vous situe le contexte: couple de 26 ans partons en thaillande une grosse 15aine de jours en mars prochain!
L'itineraire est le suivant: 1 semaine a koh samui, 1 semaine a phuket ( et ses environs) et 3 jours a bangkok
C'est la semaine a phuket qui me pause probleme, j'entends tout et nimporte quoi surtout que j'ai initialement prevu daller a patong du fait du guesthouse quon ma fortement conseillée!(baan phil)
sachant que nous sommes jeunes, oui mais pas des clubbers inveterés, je cherche un endroit ou on puisse sortir le soir boire un verre ou manger, egalement faire des marchés et boutiques de nuit, tout en ayant pas l'impression d'etre dans notre chere region parisienne niveau ''ambiance" , et evidement un endroit ou la plage serait agreable tant niveau propreté que frequentation!
je sais que je n'aurais pas tout au meme endroit mais j'aimerais m'en approcher!
pourriez vous m'aider? merci davance et vous avez des suggestions d'excursions ou autre activités, resto, bar, boutiques ...Je suis preneur!
"Quand rien n'est prevu, tout est realisable!"
pourriez vous m'aider? merci davance et vous avez des suggestions d'excursions ou autre activités, resto, bar, boutiques ...Je suis preneur!
"Quand rien n'est prevu, tout est realisable!"
Quel hôtel choisir à Las Vegas avec enfant de 7 ans? English translation pending
Allez, une question de plus pour mon futur trip américain.tout est dans le titre.
Je pars donc avec ma puce de 7 ans, j'ai trouvé mes lieux de résidence à SF et LA mais je ne sais quel hotel choisir à Vegas!!!
Votre expérience est la bienvenue.
J'ai plusieurs hotels en vue en fait.Partant hors WE, je peux avoir acces au new york new york(ville que j'ai adorée)et m'y retrouver en plein LV, ca m'enchante.Inconvenients/premier arrivé premier servi au niveau des chambre, odeur de clope+roller coaster si la pepette ne peut pas dormir....j'aurai du mal a arriver pour 15h et le debut du check in pour une chambre non fumeur et calme, loin du roller coaster.
Paris, je prefere eviter, pas assez depaysant pour LV à mon sens, je veux le coté américain...
Le louxor, tres bon prix, mais je me suis un peu renseignée et les avis consultés donnent un hotel vieillot....Votre avis?
Le Golden nugget, tres attrayant, super piscine, emplacement sur freemont, tarifs correct, avis positifs...Distance du strip s'il fallait trouver un point negatif, le retour la nuit seule avec la petite si on passe des soirées sur le strip..
Pour la petite, Le circus circus..attractions, prix attrayants....Avis moyens concernant la propreté de l'hotel et l'aspect usine.....
Apres, au niveau du prix, bally's et Flamingo....mais bon ils ne sont pas parmi mes favoris..Merci pour vos avis.
J'ai plusieurs hotels en vue en fait.Partant hors WE, je peux avoir acces au new york new york(ville que j'ai adorée)et m'y retrouver en plein LV, ca m'enchante.Inconvenients/premier arrivé premier servi au niveau des chambre, odeur de clope+roller coaster si la pepette ne peut pas dormir....j'aurai du mal a arriver pour 15h et le debut du check in pour une chambre non fumeur et calme, loin du roller coaster.
Paris, je prefere eviter, pas assez depaysant pour LV à mon sens, je veux le coté américain...
Le louxor, tres bon prix, mais je me suis un peu renseignée et les avis consultés donnent un hotel vieillot....Votre avis?
Le Golden nugget, tres attrayant, super piscine, emplacement sur freemont, tarifs correct, avis positifs...Distance du strip s'il fallait trouver un point negatif, le retour la nuit seule avec la petite si on passe des soirées sur le strip..
Pour la petite, Le circus circus..attractions, prix attrayants....Avis moyens concernant la propreté de l'hotel et l'aspect usine.....
Apres, au niveau du prix, bally's et Flamingo....mais bon ils ne sont pas parmi mes favoris..Merci pour vos avis.
Cameroun: partir seule, faire du WWOOFing? English translation pending
Bonjour,
je compte partir seule au cameroun en juin-juillet 2012.
Plusieurs problèmes se sont alors posés à moi:
- les questions de sécurité, puisque bien que les avis divergent, il semble globalement peu prudent de se balader seule... (je crois qu'être métisse ne m'empêche pas de sentir le touriste à plein nez...)
- des questions financières, l'hébergement en hôtel représentant un coût conséquent, et je ne sais pas si les locations longues durée sont aisées pour disons une ou deux semaines dans une ville...
- pour obtenir le visa, il faut un contact sur place, ce que je n'ai pas actuellement.
Le WWOFING m'est alors apparu comme une bonne alternative puisque me permettant d'avoir un contact sur place, et de rencontrer des gens, en particulier des "autochtones" en sortant de la relation touristes- autochtones. Et l'idée de faire des travaux agricoles me plaît bien.
J'ai donc envoyer un mail à peter yuhala, dont j'avais en l'occurrence entendu parler sur ce site, pour savoir comment cela se passait... et il m'a répondu mais seulement en me disant qu'en payant les frais d'inscription, je recevrai la liste des hôtes...
Il n'y a pas de sites internet... Donc me voilà avec bien peu d'infos...
Notamment, puisque j'irai en pleine saison des pluies, y a-t-il à cette époque de l'année besoin de main d’œuvre agricole (question peut-être naïve mais je suis novice!)?
Quelqu'un a-t-il fait du wwoofing au cameroun?
Plus globalement, j'aurai aimé avoir des témoignages de gens partis seul au cameroun, savoir comment ils se sont organisés: visa, hébergement, ont-ils pu se balader seul tranquillement (le guide du routard le déconseille par exemple, ce qui finit par m'angoisser quelque peu...), dans quelles régions ils ont pu aller (j'ai cru comprendre que le Nord du pays subissait quelques tourments et que c'était toute une aventure pour s'y rendre sans danger)...
Merci d'avance de vos réponses.
On a trop aimé (ou presque) à Lisbonne! English translation pending
Voici une liste tout à fait personnelle et donc non exhaustive de ce que nous avons aimé durant notre séjour. Ceci étant fait de nature à pouvoir aider les prochains voyageurs en partance pour Lisbonne (Veinards !) n’hésitez pas à poser des questions peut-être que nous aurons les réponses (!)
On a trop aimé faire :
- Le shopping du samedi après-midi autour de Garrett (surtout ma femme) et les boutiques du Bairro Alto - Le palais des jeronimos et le musée de la marine - La tour de Belém (magique) - Le Cristo Rei (incontournable pour la vue s’il fait beau. On voit jusqu’à l’océan…) - Le Castelo : le matin et en semaine (un must car y a personne par rapport aux week-ends !) - Les quartiers du centre avec une mention pour l’Alfama et son côté médina et le Bairro Alto et ses rues pavées. - Le tramway et le funiculaire (là on ne peut pas y échapper quand même. C’est comme aller à San Francisco et ne pas faire du cable-car) - Le jardin Botanique - Les concerts gratuits au Casino (On a eu la chance de voir Tiken Jah Fakoly. C’était fantastique. On est assis sur une estrade qui tourne autour de la scène pendant le concert et l’on boit un coup…) - Le match de ligue des Champions du Benfica avec Javier Saviola et Pablo Aimar ! (pour une fois que j’entends cette satanée musique en vrai à l’entrée des équipes. En attendant de l’entendre au stade Geoffroy Guichard…) - Quelques rencontres sympas - Notre pouvoir d’achat (ouais ça c’est un vrai avantage !)
On a trop aimé manger :
- Les “Bifana“ (steak entier dans un sandwich pour 2€) - Le buffet de la cantine derrière la place Rossio (ce doit être la rue du 1er décembre ou autour, buffet à volonté pour 6€ à midi et 7,5€ le soir…) - La marmite entière servie dans le restau de la rua dos Sapateiros, juste après le sexe shop (trop bon, trop copieux, trop pas cher, trop typique, trop bien) - Les gâteaux le matin au petit-déjeuner. On les achète dans des boulangeries qui en servent des montagnes de variétés différentes. Faut absolument goûter les pasteis (spécialités locales)
On a trop aimé boire :
- La Caipirinha, fervent admirateur de ce cocktail, je me suis régalé. Ils en servent même à la cantine pour seulement 2€. Un verre bien préparé, et bien rempli… - Le Porto. Dans le centre ville, plein de boutiques à sa gloire avec des bouteilles du début du XXéme à 1000€. On s’est contenté de verres dans des bars. Très bons. - Un verre autour du kiosque de la Praça De Camoes
On a trop aimé notre logement :
- Brown’s Downtown Small Deluxe : c’est son nom. C’est un appartement (avec mini-cuisine, cafetière, télé, ordinateur mac et station si vous ave un ipod). Très central. Très bien entretenu. 350€ la semaine. Mais vous pouvez avoir moins cher en réservant via Booking ou hôtels.com. À noter que le café est gratuit à la réception (ça évite de se le faire) reste plus qu’à aller acheter les gâteaux à la boulangerie. Petit bémol avec la surprise du dimanche matin sans eau chaude et sans renseignements. L’eau était revenu le soir. Également le manque d’insonorisation. Pas de chance si votre chambre est contiguë à celle d’un couple en voyage de noces…
On a trop aimé glander :
- Sur la terrasse du bar restau près des quais des ferries (Cais do sodré). Vu sur le Cristo Rei, sur le va et vient des ferry et des autres bateaux, sur les pêcheurs à la canne… Il faut préciser que la terrasse est au soleil à cette époque de l’année (hiver) contrairement à la place Rossio par ex. où les terrasses sont vite à l’ombre. - Sur la terrasse du petit bar près de la tour de Belém. Un peu de soleil, une bière, la tour et l’on peut tout imaginer. On remonte le temps… - Autour du kiosque de la Praça De Camoes à voir les gens se balader. Très agréable. - En tee-shirt les après-midi au mois de décembre…
Qu’est-ce que l’on a moins aimé :
- Le mal de tête du dimanche matin à cause de la Caipirinha. - Nous dire que l’ASSE a du chemin à faire avant d’être au niveau du Benfica - Se rendre compte le mercredi soir qu’il faut rentrer demain… - Se dire “Ah bon, c’est déjà fini…“ suivi de cette réflexion un brin gentillounette, qui part d’un bon sentiment, mais qui ne guérit rien du tout “Mais il faut bien rentrer pour repartir !“
Bonus :
- Le Golden Gate est à San Francisco et le pont du 25 avril à Lisbonne. Heureusement que le nom les distingue sinon ce sont les mêmes. - À Lisbonne, il faut marcher et se perdre dans les ruelles des quartiers du centre. Du coup, la carte de transport, si vous restez en centre n’est pas forcément d’une grande nécessité. (On a pris les transports pour Belém, Casino, Stade, et la fameuse ligne n°28 du tramway). À voir ce qui est le plus rentable. - Pour les amateurs de foot, il n’y a pas que le Benfica à Lisbonne. Il y a aussi le Sporting.
Si vous avez des questions, n’hésitez pas et Bons voyages à tous !
On a trop aimé faire :
- Le shopping du samedi après-midi autour de Garrett (surtout ma femme) et les boutiques du Bairro Alto - Le palais des jeronimos et le musée de la marine - La tour de Belém (magique) - Le Cristo Rei (incontournable pour la vue s’il fait beau. On voit jusqu’à l’océan…) - Le Castelo : le matin et en semaine (un must car y a personne par rapport aux week-ends !) - Les quartiers du centre avec une mention pour l’Alfama et son côté médina et le Bairro Alto et ses rues pavées. - Le tramway et le funiculaire (là on ne peut pas y échapper quand même. C’est comme aller à San Francisco et ne pas faire du cable-car) - Le jardin Botanique - Les concerts gratuits au Casino (On a eu la chance de voir Tiken Jah Fakoly. C’était fantastique. On est assis sur une estrade qui tourne autour de la scène pendant le concert et l’on boit un coup…) - Le match de ligue des Champions du Benfica avec Javier Saviola et Pablo Aimar ! (pour une fois que j’entends cette satanée musique en vrai à l’entrée des équipes. En attendant de l’entendre au stade Geoffroy Guichard…) - Quelques rencontres sympas - Notre pouvoir d’achat (ouais ça c’est un vrai avantage !)
On a trop aimé manger :
- Les “Bifana“ (steak entier dans un sandwich pour 2€) - Le buffet de la cantine derrière la place Rossio (ce doit être la rue du 1er décembre ou autour, buffet à volonté pour 6€ à midi et 7,5€ le soir…) - La marmite entière servie dans le restau de la rua dos Sapateiros, juste après le sexe shop (trop bon, trop copieux, trop pas cher, trop typique, trop bien) - Les gâteaux le matin au petit-déjeuner. On les achète dans des boulangeries qui en servent des montagnes de variétés différentes. Faut absolument goûter les pasteis (spécialités locales)
On a trop aimé boire :
- La Caipirinha, fervent admirateur de ce cocktail, je me suis régalé. Ils en servent même à la cantine pour seulement 2€. Un verre bien préparé, et bien rempli… - Le Porto. Dans le centre ville, plein de boutiques à sa gloire avec des bouteilles du début du XXéme à 1000€. On s’est contenté de verres dans des bars. Très bons. - Un verre autour du kiosque de la Praça De Camoes
On a trop aimé notre logement :
- Brown’s Downtown Small Deluxe : c’est son nom. C’est un appartement (avec mini-cuisine, cafetière, télé, ordinateur mac et station si vous ave un ipod). Très central. Très bien entretenu. 350€ la semaine. Mais vous pouvez avoir moins cher en réservant via Booking ou hôtels.com. À noter que le café est gratuit à la réception (ça évite de se le faire) reste plus qu’à aller acheter les gâteaux à la boulangerie. Petit bémol avec la surprise du dimanche matin sans eau chaude et sans renseignements. L’eau était revenu le soir. Également le manque d’insonorisation. Pas de chance si votre chambre est contiguë à celle d’un couple en voyage de noces…
On a trop aimé glander :
- Sur la terrasse du bar restau près des quais des ferries (Cais do sodré). Vu sur le Cristo Rei, sur le va et vient des ferry et des autres bateaux, sur les pêcheurs à la canne… Il faut préciser que la terrasse est au soleil à cette époque de l’année (hiver) contrairement à la place Rossio par ex. où les terrasses sont vite à l’ombre. - Sur la terrasse du petit bar près de la tour de Belém. Un peu de soleil, une bière, la tour et l’on peut tout imaginer. On remonte le temps… - Autour du kiosque de la Praça De Camoes à voir les gens se balader. Très agréable. - En tee-shirt les après-midi au mois de décembre…
Qu’est-ce que l’on a moins aimé :
- Le mal de tête du dimanche matin à cause de la Caipirinha. - Nous dire que l’ASSE a du chemin à faire avant d’être au niveau du Benfica - Se rendre compte le mercredi soir qu’il faut rentrer demain… - Se dire “Ah bon, c’est déjà fini…“ suivi de cette réflexion un brin gentillounette, qui part d’un bon sentiment, mais qui ne guérit rien du tout “Mais il faut bien rentrer pour repartir !“
Bonus :
- Le Golden Gate est à San Francisco et le pont du 25 avril à Lisbonne. Heureusement que le nom les distingue sinon ce sont les mêmes. - À Lisbonne, il faut marcher et se perdre dans les ruelles des quartiers du centre. Du coup, la carte de transport, si vous restez en centre n’est pas forcément d’une grande nécessité. (On a pris les transports pour Belém, Casino, Stade, et la fameuse ligne n°28 du tramway). À voir ce qui est le plus rentable. - Pour les amateurs de foot, il n’y a pas que le Benfica à Lisbonne. Il y a aussi le Sporting.
Si vous avez des questions, n’hésitez pas et Bons voyages à tous !
Quel sac de couchage pour le GR 20? English translation pending
bonjour a tous
je pars pour le gr 20 fin juillet et j'ai un doute quand à mon sac de couchage. j'ai un lestra light treker qui est un 5° confort, et dormant en bivouac, j'aimerais savoir si il sera assez chaud ou dois-je faire l'acquisition d'un duvet plus chaud?
merci d'avance pour vos éventuelles réponses
Fred
Futur voyage en Libye: guide et agence? English translation pending
bonjour,
nous cherchons des infos récentes pour un futur voyage en libye.
qui a des adresses de guides indépendants ou agences fiables: bienvenue! nous serons 4 avec l'idée de visiter le désert akakus et fezzan , mais rien n'est définitif... aurons 20j environ pour la découverte: suggestions bienvenues!
on aimerait inclure la visite d'une ville romaine comme sabratha et lepsis magna apr ex
et surtout le festival des nomades de gadames: infos sur les dates bienvenues aussi!
merci a toutes les infos que vous voudrez bien nous donner
(PS sommes au clair pour les formalités: visa + lettre, + traduction... et que souvent les agences aident a faire ces formalités)
nous cherchons des infos récentes pour un futur voyage en libye.
qui a des adresses de guides indépendants ou agences fiables: bienvenue! nous serons 4 avec l'idée de visiter le désert akakus et fezzan , mais rien n'est définitif... aurons 20j environ pour la découverte: suggestions bienvenues!
on aimerait inclure la visite d'une ville romaine comme sabratha et lepsis magna apr ex
et surtout le festival des nomades de gadames: infos sur les dates bienvenues aussi!
merci a toutes les infos que vous voudrez bien nous donner
(PS sommes au clair pour les formalités: visa + lettre, + traduction... et que souvent les agences aident a faire ces formalités)
Faire un voyage étant en accident de travail (CSST)? English translation pending
Bonjour je voudrais savoir si il y as quelqu'un qui as déjà voyagé même si il étais sur les accidents de travail dont qui recevais de la CSST un salaire et qui n'avais pas d'inconvénient pour partir en voyage. Merci de pouvoir me répondre
Itinéraire de vingt-quatre jours dans l'Ouest américain avec deux enfants cet été 2012 English translation pending
Bonjour,
je souhaite soumettre mon ebauche d'itineraire aux connaisseurs et espère avoir vos avis eclairés. sachez que je pars avec mes deux enfants de 7 et 11ans , qu'ils ont l'habitude de voyager sur des longues distances(on a fait 22h de train cet hiver!). Je suis aussi habituée à conduire de long trajets. Ce voyage j'en reve et je me l'offre pour mes 40 asn donc je veux pas me louper! j'ai essayer de me faire plaisir mais aussi de faire plaisir aux enfants.C 'est encore une ebauche, donc je suis preneuse de tous les commentaires!
arrivée à santa anna vers 20h le 7/7/21012
départ de san diego le 01/08 vers 11h30 pour hawai;(soit 24 jours plein pour notre boucle que voici:
Arrivée santa anna le 7 au soir: dodo journée du 8: disneyworl nuit anaheim Journée du 9 disneyworld nuit anaheim depart tot le matin Journée du 10 santa anna-kingman via barstow et oatmanNewspring (Bagdad café), nuit kingman journée du 11 kingman-GC journée de visite nuit GC (une idée où dormir?) journée du 12 depart CG après le leverdu soleik montée vers page nuit à page journée du 13 alentours de page _Monument valley nuit mexican hat? journée du 14 reserve hopi canyon de chelly nuit à chelly? Journée du 15 montée vers moab premiere visite nuit à moab (où dormir?) journée du 16 visite moab et environs nuit vers moab journée du 17 visite capitol reef arrivée à bryce nuit à bryce journée du 18 bryce- zion nuit à zion journée du 19 zion_ Las vegas nuit à las vegas journée du 20 journée et nuit Vegas journée du 21; vegas_death valley nuit à lone pine (ou autre si vous avez une autre idée?) Journée du 22 lonepine, à yosemite via bodie et tioga nuit vers mono lake? journée du 23 yosemite journée du 24 yosemite_SF journée du 25 SF journée du 26 SF journée du 27 SF monterey big sur nuit à (quelle ville vaut le coup?) journée du 28 LA et alentours journée du 29 LA et alentours journée du 30 LA et alentours le 01 aout au matin san diego il me rste une journée à caser, où? je voudrais dormir dans un parc avec les enfants, lequel privilegier? faut il reserver la ballade d'antelope canyon sur le net à l'avance? qui a fait la reserve hopi? et chelly? ola visite guidée veut le coup? si vous avez des astuces, des lieux que vos enfants ont aim& je suis preneuse! en attendant je les colle devant un western ou deux avant de partir!! Merci à tous et bon dimanche
Arrivée santa anna le 7 au soir: dodo journée du 8: disneyworl nuit anaheim Journée du 9 disneyworld nuit anaheim depart tot le matin Journée du 10 santa anna-kingman via barstow et oatmanNewspring (Bagdad café), nuit kingman journée du 11 kingman-GC journée de visite nuit GC (une idée où dormir?) journée du 12 depart CG après le leverdu soleik montée vers page nuit à page journée du 13 alentours de page _Monument valley nuit mexican hat? journée du 14 reserve hopi canyon de chelly nuit à chelly? Journée du 15 montée vers moab premiere visite nuit à moab (où dormir?) journée du 16 visite moab et environs nuit vers moab journée du 17 visite capitol reef arrivée à bryce nuit à bryce journée du 18 bryce- zion nuit à zion journée du 19 zion_ Las vegas nuit à las vegas journée du 20 journée et nuit Vegas journée du 21; vegas_death valley nuit à lone pine (ou autre si vous avez une autre idée?) Journée du 22 lonepine, à yosemite via bodie et tioga nuit vers mono lake? journée du 23 yosemite journée du 24 yosemite_SF journée du 25 SF journée du 26 SF journée du 27 SF monterey big sur nuit à (quelle ville vaut le coup?) journée du 28 LA et alentours journée du 29 LA et alentours journée du 30 LA et alentours le 01 aout au matin san diego il me rste une journée à caser, où? je voudrais dormir dans un parc avec les enfants, lequel privilegier? faut il reserver la ballade d'antelope canyon sur le net à l'avance? qui a fait la reserve hopi? et chelly? ola visite guidée veut le coup? si vous avez des astuces, des lieux que vos enfants ont aim& je suis preneuse! en attendant je les colle devant un western ou deux avant de partir!! Merci à tous et bon dimanche
Congé sabbatique 2011... English translation pending
carnet de voyage: 2011, congé sabbatique…
Dimanche 9 janvier 2011 4h33
Bonjour à tous, ma famille, mes amis et mes 2 chefs de service de l'établissement ou je travail à Magnac Laval. ouf............... Sincèrement: c'est vraiment long... voir très long, 12 heures de vol entre Paris et Los Angeles, ensuite en transit dans l'aéroport de Los Angeles durée: 1h30 et enfin 8h30 environ de vol jusqu'à Papeete.... Épuisé, suis arrivé à 23h30 heure locale. Mon frère m'attendait donc à l'aéroport.
Le décalage horaire, lorsque il est 18h30 le samedi en France, ici il est 7h30 du matin ce même jour...vous me suivez ?...
Donc arrivé à l'aéroport, mon frère, heureux de me voir, m'amène ensuite dans la maison qui est à 5 minutes du centre ville de Papeete; l'aéroport est quand à lui à environ 15 à 20 minutes de Papeete. Bon de toute façon, je n'ai pas pu admirer le paysage car il faisait nuit.
La maison ou vit mon frère est loué par l'entreprise ou travail Stéphane, le conjoint de ma sœur Aicha heu, heu, heu, je vous explique: Stéphane travail en tant que directeur chez le Groupe Hachette et ma sœur Aicha donne des cours d'Anglais. Ils sont à Papeete depuis un peu plus de 2 ans maintenant. Mon frère Kader travail en Banque également à Papeete depuis 10 mois environs. Pour ma part, j'ai pris un Congés Sabbatique et en ai profité pour venir à Tahiti. Je pense y rester 3 mois environ, enfin je verrai car j'ai pris un billet avec le retour modifiable valable1 ans.
Aussi, " je remercierais jamais assez mes 2 chefs de service, Nathalie et Claudine et la direction ou je travail pour leurs disponibilités, l'écoute et leurs générosités respectueuses de mes soucis personnelles et ainsi de m'avoir accordé rapidement mon congé sabbatique" Merci à vous...
Un Congé Sabbatique: j'avais un besoin de souffler voir respirer... peut-être également pour fuir quelque chose, quelque chose que j'avais du mal à maîtriser: la peur de me faire du mal......
Mais bon, je suis là, à Papeete, mais j'ai tout de même d'autres projets: partir en Afrique Australe, et plus précisément à Yaoundé au Cameroun ou suis entré en contact avec une ONG www.cjmcameroun.blogspot.com qui m'a l'aire sérieuse et très intéressante. Donc je vais profiter de ce Congé pour partir également en mission humanitaire. Enfin, je vous expliquerais un peu plus en détails dans un prochain Mail, car j'ai la véritable intention de faire: Toulouse/Agadir par avion, et ensuite sac à dos par la route avec les moyens locaux ( bus, taxis....), et traverser La Mauritanie, La Guinée, Le Mali, Le Burkina Faso, Le Togo, Le Bénin, Le Nigeria et enfin Le Cameroun "Yaoundé".
Un bon périple, "mon chemin de croix", tient j'entends d'ici mon amis Régis, Stéphane et d'autres sourirent et dirent: dit donc Mohamed, pour un musulman ça là fou mal !.... Et moi je vous réponds comme d'habitude qu'il y a pas meilleur pratiquant que moi... je plaisante !....
Merci mille fois Régis pour ton éternel accueil et d'être aussi chaleureux Virginie, vos 2 enfants Tristan, Isaac et toi, j'ai vraiment passé une agréable après midi fin décembre chez toi. merci
Et bien ensuite en arrivant dans la maison, présentation des lieux rapide, une bonne et agréable douche et, au lit, J'arrive tout de mème à dormir, mais bon, ce n'est pas un réel sommeil. Mon frère se lève le lendemain, vendredi, pour aller travailler. Je me lève pour ma part autour de 8 heures, ça va, j'admire enfin le paysage, la maison avec son jardin et sa piscine, il fait beau, les oiseaux chantent, je suis bien "pour le moment".....
Mon frère quant à lui revient le soir vers 19h me dit-il. Qu'es-ce que je fais.... Je me dis que je vais descendre en ville, me balader tranquillement à pied, on est seulement à 5/10 minutes du centre ville. Avant tout, je déjeune tranquillement, je regarde en même temps le cadre de la maison et son environnement. La maison se situe dans les hauteurs de Papeete, on a une vue sur le port et la mer. Je fini de déjeuner, je regarde le jardin, à oui, j'ai mangé un pamplemousse du jardin, il était aussi gros qu'un melon !... Donc alors je contemple ce magnifique jardin, des arbres (pamplemousses, cocos, bananes, mangues, avocats...) et d'autres fruits dont les arbres du jardin donnent naissance, une drôle de pelouse, pas comme en France et d'énormes feuilles ici et là. J'aperçois à droite du jardin un petit cabanon avec à l'intérieure des outils de jardin; alors je prends le râteau (cela doit s'appeler différemment..), et je m'exécute. Je ramasse toutes les feuilles et autres branches et rassemble le tout dans un coin du jardin. Ouf... je suis satisfait, il y fait chaud, autour de 30 degrés, une chaleur chaude et à la fois moite, on transpire rapidement. Et bien ensuite, je rentre dans la piscine, fais quelques longueurs, enfin n'exagérant rien, je me trempe, cela fait du bien...
Après, je prend une douche et décide finalement de descendre au centre ville de Papeete, il est 12h35, déjà, et bien !... enfin, j'arrive tranquillement au centre ville, 5/10 minutes à pied, il y a du monde ici et là, les gens mangent, je m'arrête auprès d'une roulotte (un snack), afin de me restaurer.. Mais, je ne vais pas forcément bien, la tète me tourne, j'ai mal au ventre et j'ai des nausées. Je décide alors de rentrer immédiatement à la maison. Je pense que c'est la fatigue, me demande aussi pourquoi j'ai étais nettoyer ce jardin ?.... c'est bien moi ça.... je voulais simplement m'occuper.... et je sais surtout qu'il y a un jardinier qui passe 1 fois par semaine. Mais bon, c'est moi. Bon et bien j'arrive et me couche directement dans la chambre. Cela doit-être également et sûrement le décalage horaire....
A l'extérieure, j'entends quelqu'un qui appel, c'est mon frère qui revient de son travail à la banque, il est 19h20, je me lève, je vais mieux, mon frère me demande si j'ai vu passer le jardinier..... vous comprendrez pourquoi....
Ensuite, mon frère m'emmène manger à l'extérieure....
Voilà pour le moment, je vous envoie également quelques photos, espère que tout le monde va bien, et vous dit à bientôt pour un nouvel épisode, bizs. Mohamed
Envoyé le : Mercredi 15 Juin 2011 21h09 Objet : bonjour/bonsoir... Bonsoir à tous !...
je suis actuellement et, depuis quelques jours, à Bamako au Mali. La première chose en arrivant, après ce long voyage en bus depuis Nouakchott en Mauritanie, Vite un hôtel pour un repos salvateur !... LE soir même, une petite sortie dans le quartier pour aller me restaurer.
En revenant sur le trajet, la traversée de la Mauritanie ne sait faite sans repos, une chaleur étouffante, des arrêts successifs et pour cause, le car été en piteux état, donc réparation en tout genre et, à plusieurs reprises !... Pas la peine de vous dire que ce bus passerait directement à la casse en France !.... Je me suis tout de même intéressé aux divers réparations du car: ici, le câble de l'accélérateur qui lâche... là, un pneu qui éclate... ou encore, un soufflé d’amortisseur arrière qui perce.... Mais bon, ici en Afrique, tout est réparable.... Donnait leur une épave et ils vous en font une bête de course !.... Mais bon, cette traversée restera inoubliable ! des cailloux, des rochers et des dunes et des dunes de sables, la végétation presque inexistante, la route, de la piste je veux dire, ce n'est pas un trajet en bus là, non, Et comme disait notre regretté humoriste Coluche, " c'est comme un voyage à dos de kangourou en Australie!.." Ici, à Bamako, suis aller faire un tour à une Académie de football, celle ci à été créé en 2007 et, est gérée par Jean-Marc Guillou, une personne que Gérard Coudert, mon entraîneur de Savate bf à Limoges m'avait présenté avant de partir en Afrique. L’Académie fait la détection de jeunes sportifs dans le cadre d'un programme socio sportif et éducatif. J'ai ainsi rencontré J-Marc Guillou, une personne à l'image de Gérard Coudert (pour les personnes qui connaissent notre Gérard...) , enfin une personne très sympathique avec laquelle j'ai donc passé la journée au centre. De beaux bâtiments avec internat, self pour les repas, piscine pour les jeunes et, un super terrain de football... les jeunes ont de 10 à 16 ans, un peu plus peut-être. Ils suivent ainsi un programme à l'image je pense à un Pole espoir en France, qui leurs permet ainsi de suivre une scolarité normale. J'ai trouvé le travail de chaque acteur dans l'Académie fort intéressant. Je trouve là un bon investissement afin de permettre à ces jeunes de pouvoir s'élever et ainsi se projeter dans leur avenir socioéducatif et pourquoi pas, professionnel...
Voilà, je quitte donc J-Marc Guillou; il me faut à moi maintenant dans les jours qui suivent, reprendre ma route direction le Burkina, mais avant tout, je dois prendre le visa à l'ambassade ici à Bamako. à vrai dire, c'est un peu pénible ces formalités, mais bon, il faut bien le faire..... je ne sais donc dans combien de jour je repars, oh, je pense dans 2/3 jours, et d'ici là et bien, visitant Bamako...
A oui, je vous raconte un peu le début de mon petit périple, allez go !....
Je suis donc arrivé à Agadir au Maroc, vol Paris/Agadir. A l’aéroport d'Agadir, un taxi direction la gare routière et, le premier bus pour le sud du Maroc, direction la Mauritanie...
Je fais la rencontre de bien de marocains, vraiment sympathique à Dakla, dernière grande ville au sud du Maroc, sincèrement, une très belle ville. En arrivant, un l’hôtel ou j'y ai pris de suite une bonne douche afin de retrouver un peu de fraîcheur...
Et bien, c'est long, comment vous dire, je pensais faire le sud en une journée, et enfin arriver en Mauritanie, et bien, c'est bien plus long que je ne pensais.... Bon, je relativise car j'ai le temps et ne suis donc pas pressé....
Sur la route, les arrêts au petits restos ou roulottes si vous préférez, permettent de prendre la température, enfin, de dialoguer avec les autochtones et je vous assure qu'ils sont pour la plupart, extra..... Les échangent sont intéressants, ils me posent souvent la même question: pourquoi je vais en Mauritanie, je leurs répond simplement que c'est une étape avant de gagner Bamako au Mali...
Il me disent également de faire attention entre le poste de frontière Marocain et Mauritanien !... une zone franche, de non droit, de 4 kilomètres et, surtout à ne pas passer la nuit !....
Aussi, je ne savais pas que les marocains du sud, enfin, lorsque tu passe Agadir et arrive à Tan-Tan, quelques 400 Kms au sud, ils se disent pas Marocain mais "Sahraouis" et le revendiquent d'ailleurs !..... Ils se disent discriminés par le gouvernement marocain... Enfin, un peu plus dans le sud à Laayoune, 200 kms après Tan-Tan, j'étais donc à un hôtel et la nuit, du grabuge ds les rue de Laayoune, des fourgons de police "blindés", ce faisais caillasser par pas mal de personnes.... assourdissant !......
Le lendemain matin en quittant l’hôtel, j'ai vu l'ampleur des dégâts, la chaussée emplie de pierres et autres gros cailloux....
Enfin je me suis dirigé à la gare des bus, j'y ai trouvé un taxi qui m'a emmené à Dakla, une magnifique ville comme je le disais plus haut... Le lendemain matin, levée tôt !.... car j'avais trouvé un autre véhicule qui m'a fait passer la frontière de la Mauritanie et arriver donc à Nouakchott, capitale de la Mauritanie, le taxi, un Mauritanien, en arrivant, m'a offert le repas, chez lui, un couscous mauritanien, l'on a discuté longuement dans la soirée avec thés successifs à la main, vraiment conviviale...
Au fait, les taxis...... On était tout de même 7 dans la même voiture, 3 devants et 4 derrières, comme des sardines dans une boite !.... Sur petit trajet, cela va mais sur des biens plus longs, ce n’est pas le top, mais bon, on fait avec.... Ce qui m'a fait tout de même sourire, c'est que le conducteur, à l'abord d'un rond point, a stoppé net, bizarres car pas de voiture, bon !... il repart et, un peu plus loin, en croise la police, on passe devant sans rien, enfin, tranquillement. Tout cela pour dire que le chauffeur a scrupuleusement respecté le stop, très bien, mais bon, on était tout de même très nombreux ds le véhicule, bof !...... Voilà, il me faut arrêter là; car il se fait "faim", e e e e, je vais aller festoyer, manger avec des Maliens prés de mon hôtel, donc, je vous dis à très bientôt... bien à vous et biz à d'autres... Je tenterais la prochaine fois de vous joindre des photos !.... mohamed
Envoyé le : Samedi 25 Juin 2011 14h10 Objet : de Bamako au Mali à Lomé au Togo...
Dimanche 19 juin 2011, il est environ 18h20 et je suis au Togo, installé à la terrasse d'un café au coin d'un carrefour dans le quartier nord de Lomé, appelé "Attikoumé".
Arrivé la veille en camion, La route fut néanmoins très longue... car celle ci était vraiment en très mauvaise état, il y a pourtant beaucoup de circulation entre les camions, les bus, les voitures et autres 2 roues non identifiés" tirés par des bêtes !... et l'on a tout de même mis pour faire environ un peu plus de 700 Kms, prés de 16 heures !... oui oui...
Mais que fait la "DDE" ?..... je plaisante mais il aurait tant à faire ici....
J'ai donc quitté Bamako par le bus qui m'a déposé à Koupéla, en passant par Ouagadougou et Bobo-Dioulasso, ces 3 villes étant bien sur au Burkina Faso dont la deuxième en est la capitale. Je ne suis pas resté longtemps à Ouagadougou, quelques heures seulement et de plus, il y faisait nuit.
J'avais ainsi trouvé 3 jeunes camionneurs togolais à Koupéla qui descendaient d'une livraison à Ouagadougou. Ils m'en parlés de leurs pays et particulièrement de la politique qui y est mené : et ils en sont pas très fière... Il est vrai que je l'ai dis un peu plus haut: il y aurais pourtant tant à faire ici .... Mais ils ne s'avouent pas vaincus et espèrent que cela évolue... Ils m'en ainsi déposés à Lomé et un taxi-moto m"a trouvé un hôtel ou je suis actuellement.
La musique, un mélange de zouk et de béguine africaine bat son plein, il y a du monde et particulièrement dans la rue. Nous somme ainsi à un croisement ou ça fourmille de partout et, dans tous les sens !...
La musique semble rythmer à merveille les Togolais tandis que la cadence des voitures, motocyclettes et autres camions est incessante... Circuler ici, comme d'ailleurs dans la plupart des grandes villes que j'ai traversé jusqu'à Lomé : Bamako au Mali... Bobo Dioulasso et Ouagadougou au Burkina... est une véritable épreuve hippique, un exercice de style assez dangereux voir parfois, inquiétant !... Ne traversait pas n'importe ou ici car le véhicule est roi.... Il me semble également que les uns montent sur les autres ?... Sincèrement, je ne pense pas me voir ici en train de conduire 1 véhicule !.... ou alors, un véhicule blindé... Mais bon, les togolais s'en sortent plutôt pas mal... je dis cela car ils ne s'énervent pas du tout et passent tant bien que mal leurs chemins car les routes, sont en piteux états et peux ou pas éclairées la nuit.
De l'autre coté du carrefour, un resto ivoiro-togolais que j'avais aperçu dans l’après midi et avais discuté avec le patron Didier, qui était à sa terrasse.... j'y suis donc allé manger après mon verre.
Oui, lorsque vous arrivé et débarqué ici en Afrique, l'on vous regarde comme un extraterrestre... c'est sur qu'avec ma "dégaine" mes 2 sacs, un sur le dos et l'autre ventrale et peut-être la couleur de peau et bien, je suis un peu "étranger"... non... Pour ma part, j'ai une bonne parade pour cela et croyait moi, elle fonctionne pas mal !... Les plus jeunes vous interpellent souvent.. vous leurs répondait par des questions, de ceux qu'ils font par exemple actuellement... enfin, du tac au tac, cela fonctionne à merveille et tout le monde rigolent... Pour les autres personnes, un grand bonjour avec un grand sourire en leur demandant comment cela va ici dans le pays et l'échange est lancé, plus personne craint personne... et l'on pourrait discuter et parler des heures, c'est très bien car cela permet de prendre la température de l'environnement et de demander à la fois quelques renseignements forts utiles... et croyait moi que dans l'ensemble, les gens sont formidables.
Mon voyage se passe donc plutôt bien jusqu'à présent. Oui au fait, je suis "normalement" venus en Afrique pour rejoindre une assos à Lomé au Togo et l'autre à Yaoundé au Cameroun. Pour le Cameroun et bien c'est rappé !.. et pourquoi donc ?... et bien, j'ai tâté le terrain et donc parlé et discuté avec les Maliens, les Burkinabés et ainsi les Togolais et m'ont répondus qu'il été très dangereux pour moi de traverser le Nigeria, aussi bien par le nord que par le sud. Bon et bien, ce n'est pas bien grave, je dis cela car pour le moment, je baroude pas mal, et cela me plait beaucoup !...
Alors!... mes amis Stéphane et Régis !.... ne vous inquiétaient donc pas, vous n'aurais donc pas à constituer une rançon et ainsi; pas à vendre vos motos pour la rançon au cas ou je me serais fait enlever......ouf.... vous êtes sauves....enfin, les motos sont sauvées !..... je plaisante.....
Je me suis donc rendu à l'association AECDF à Kpalimé, à 140 Kms environ de Lomé. Déçu.... je l'ai été et pour cause, j'ai donc rencontré le président de ledit l'assos: Mr Blaise ASSARI. Aux premiers abords j'ai été très étonné et pour cause, je pensais que j'allais avoir à faire à une personne d'une quarantaine d'années au moins, et bien non, c'était un jeune homme de 23 ans. Très sympathique ok, mais, sans intérêt et pas expérimenté... j'ai donc passé la soirée et la nuit chez lui.
J'ai ainsi tenté de comprendre le bonhomme dans son assos que j'ai trouvé quelque peu immature... Il a donc monté son association avec une personne du nom de Louise qui elle, vie à Toulouse en France. C'est une assos nouvellement créée. Bon de toute façon, son amie Louise n'était pas là et arrive le 5 juillet prochain.
J'attends ainsi de la rencontrer pour de plus claires informations et explications.
Suis donc redescendu à l’hôtel à Lomé et pour le moment; peu importe, je me balade et vois du monde. La patronne de l’hôtel, il l'appel tous "Mama" ici, une dame d'une cinquantaine d'année très aimable et sympathique avec laquelle j'ai longuement discuté, e e e e, j'en ai profité pour également négocié ma chambre à l’hôtel, commerçante "Mama" Desousa, son nom, m'a fait une ristourne intéressante. La nuitée est de 6500 francs CFA soit en euro, environ un peu moins de 10 euro !...
Ici, l'on mange également pour à peu prés 1000 CFA par repas, en dessous de 2 euro. La nourriture ici au Togo est différente aux autres pays tel que le Burkina et le Mali, il mange peu ou pas de riz mais de la pâte, un mélange de farine de mais et de manioc, qu'on agrémente alors de sauces; poissons, viande.
Aussi; je me régale de mangues, je vous assure qu'elles sont parfumées et sacrément délicieuses !...
Donc voilà pour le moment, et puis, le quartier est pas mal et les Togolais sont sympathique, comme toutes les personnes que j'ai rencontrées jusqu'ici d'ailleurs....
Et bien, je continuerais à un autre moment pour la suite ici....
Bien à tous, et biz aux autres mohamed
Envoyé le : Jeudi 14 Juillet 2011 14h26 Objet : un peu plus d'une semaine à Attikoumé et enfin.... Kpalimé....
Des étales juxtaposées et enchevêtrées les unes aux autres à l'alignement très aléatoires, chacun organise sa petite affaire ici et là, tout semble en désordre !... Alors que les petits commerçants eux, ne s'y trompent pas. Il y a là Kalilou qui tient une étale de téléphone portables et tout accessoires
si approchants, à l'écouter, il m'aurait tout vendu !... L'on a bien discuté tout les deux, en présence souvent d'autres personnes, Kalilou, un garçon de 29 ans vraiment sympathique au sourire éclatant, il m'a raconté son histoire; il vient du Niger ou il fait trop chaud la bas me dit-il, au dessus du Nigeria, il avait donc
quitté son pays il y a quelques années de cela pour se retrouver à Abidjan en Cote d'Ivoire. Kalilou me disait qu'il y faisait bon vivre la bas à Abidjan, il y est resté autour de 7 années et les évènements récents, l'on fait quitter le pays pour se rendre actuellement au Togo. Mais il pense sérieusement y revenir une fois l'apaisement du pays. Par ici, il y a Suzanne, Odette et Delphine qui occupent une grande étale de fruits et légumes, et bien, je peux vous dire que j'en ai dégusté quelques une mangues "délicieuses" et des ananas qu'elles me préparaient dans une poche au goût vraiment "impériales".... il y avait également d'autres fruits, bananes, papayes, oranges....chaque jour, je prenais des fruits. Plus loin, George et ses intarissables grillades de viandes et de poissons. George, un homme d'une très grande taille, il aurait pu faire du basket !... il était timide, discret voir, introverti, il parlait très peu ne souriant presque jamais mais l'odeur de ses grillades attirait tout le monde sur la place, passants et commerçants compris et, chacun y allait bon train pour discuter, rire,
chantait, voir dansait... et George au milieu de tout ça, avec son calme "irréprochable" ne se laissait jamais aller.
J'ai tout de même réussi à discuter avec lui, j'apprenais alors qu'il venait du Ghana, pays anglophone et limitrophe du Togo, j'ai également réussi à lui enlever quelques sourires concernant sa grande taille. Césarine.... tout les matin, j'avais quelques habitudes, à 8h / 8h30 je passais
donc voir Césarine qui vendait les viennoiseries, je prenais donc deux croissants et aller ensuite prendre mon grand café au lait au resto "Ivoiro-Togolais" que tenait Didier. A midi, je mangeais chez lui enfin, à son resto, d'agréables plats j'ai mangé, par contre, attention au piments !.... Une semaine comme cela et forcément, vous vous faite beaucoup d'amis, des personnes aussi attachantes que ce quartier nord de Lomé qui est : Attikoumé...
Presque 3 semaines déjà écoulées à Kpalimé, 140 kilomètres environ au nord de Lomé, ou je me suis donc rendu pour voir les tenants de l'assos et enfin, Louise
qui venait juste d'arrivée de Toulouse en France. Cela c'est vite arrangé, enfin, j'ai pu discuter et ai compris le but de cette assos. L'association exerce donc pour le développement culturel local en y faisant participer plus particulièrement les jeunes dans certains apprentissages notamment. L'intérêt donc de l'association (A.E.C.D.F. Togo), fait que par votre expérience, votre métier ou alors vos attentes, vous participez de prés à une activité scolaire, sportive au alors professionnelle auprès des jeunes Togolais de
Kpalimé, vous êtes ainsi hébergé dans une famille d'accueil soit, "en immersion totale".... Cela permet de partager, connaître et échanger nos cultures de vie... Pour ma part, cela tombe "pils/poil" dedans, heu heu.... comment vous dire, et bien, le père de famille chez laquelle je suis hébergé, Mr KOSSI Antoine, est tout simplement responsable d'un groupement d'artisans qui développent les apprentissages des jeunes dans le cadres d'ateliers professionnels en menuiserie, métallerie/tourneurs. J'ai donc participé à la vie des jeunes dans leurs ateliers respectifs, de très grands Ateliers avec des machines d'époque !....
J'aurais tant à dire concernant ces machines et plus particulièrement "leurs provenance".... mais je ne vais pas m'égarais ici et là car je pense que se serait bien trop long, on va rapidement dire qu'il y a ici très très peu de moyen mis en place et le mot est faible, mais on en reparlera à un autre moment si vous me le permettez et, de vive voix plutôt.... Aussi, on ne va pas rentrer dans la sphère "politico-économique et social" du Togo car d'une part, se serait également trop long et compliqué mais, je vois tout de même que le pays a d'énormes possibilités et capacités économiques et une richesse humaine "insoupçonnable"....
Juste un peu d'histoire concernant le Togo. Il fut colonisé, comme pratiquement tout les pays d'Afrique, tout d'abord par l'Allemagne, ensuite ces derniers fut déguerpirent et délogés pour laisser la place à la France. Le Togo à pris son indépendance en 1960.
Je reviens donc sur mon investissement dans l'Atelier Menuiserie. Il y a tout de même 8 apprentis dans ce vaste Atelier, mais les travaux réalisés
ici sont plutôt le corroyage de planches de bois c'est à dire tout simplement, du rabotage. Ce travail est exclusivement réalisé pour des entreprises privées de Kpalimé qui n'ont elles pas les machines pour travailler et usiner le bois. Les apprentis n'ont donc là peu de chance d'apprendre au mieux le travail du menuisier, d'autant qu'ils n'ont pas de référents sur qui s’appuyer. Je me suis tout de même approché et intéressé aux quelques réalisations faites à
l'Atelier. Ne disposant pas de temps pour apprendre un minimum le travail à réaliser, chacun se débrouille comme il peut !.... De la technologie et cours technique leurs permettrait pourtant de faire de réelles progrès tant sur la qualité du travail que sur la compréhension de l'ouvrage à parfaire. Dans la réalisation d'une porte par exemple, j'ai regardé comment les jeunes apprentis s'y prenaient.... et bien, sans plan et sans réelles cotes alors, pas la peine de vous dire que le travail se révèle fastidieux et se complique à l'infini !... Et, ils n'imagine pas combien ce temps de préparation à la réalisation de l'ouvrage et primordiale et permettrait surtout et ainsi à chacun, de gagner du temps.... Les moyens existent pourtant mais, ils ne sont pas exploités.
Bon, cela reste un peu technique tout cela et, on va parler là de leur emploi du
temps, et bien, accrochez vous !... Du lundi au vendredi, apprentis comme les ouvriers ou employés: 7heures à 12 h30 et 14 heures à 17 h30, et le samedi matin également de: 7 heures à 12 heures. Soit 50 heures par semaine et, ne leurs parlait pas de vacances, ils ne connaissent pas !.... Le salaire pour les employés est de 28000 francs CFA soit 43 euro environ....(vous ne faites pas grand chose avec un salaire aussi bas !....).... équivalent au smic du pays !.... Pour les apprentis, rien !... on leurs donne seulement 200 CFA (30 centimes d'euro) pour le repas du midi. Je leurs ai demandé comment vivaient-ils avec si peu d'argent ?.... ils me répondirent que le travail au champ leurs permettaient de subvenir à leurs premiers besoins.... et, il y a la famille. Leur apprentissage est de 3 années me disent-ils et puis à la fin, au bon vouloir des patrons, une reconnaissance d'une valeur quelconque leur est donnée....
Et bien vous savez quoi, travaillant dans un établissement spécialisé pour jeunes en difficultés "l'inadaptation sociale" et, avec le feu vert de l'établissement, j’emmènerais bien quelques jeunes ici pour faire un bon stage de quelques semaines voir un bon mois et, je pense que ma chef de service " Nathalie" serait bien ok mais, les moyens et surtout les nouvelles législations concernant la protection des jeunes en France nous interdiraient une telle expédition......... dommage car j'en suis sur que cela serait bénéfique.....
Voilà pour le cadre des Ateliers, je vais également intervenir d'ici peu pour donner des cours de Savate.BF dans la salle des fêtes de Kpalimé et j"ai ainsi rencontré le secrétaire du club de boxe....
Ils doivent d'ici là récupérer le matériels qui se trouve à Lomé donc: affaire à suivre....
Je voudrais ici revenir sur la ville de Kpalimé.... une ville très touristique ou il y a pas mal d'assos en tout genre, faire attention car il y a de tout et surtout de rien !.... Il y a donc pas mal de Français ici, des Italiens, Espagnole et, la population qui semble avoir le plus est, les Allemands.
L’Allemagne a d'ailleurs financée pas mal de projet ici, c'est comme un retour aux sources car à l'époque coloniale; ils battirent une grande église et également un château appelé "Vial" dans les montagnes proches. Vous pouvez allez regarder un site sur internet, il faut chercher avec "Kpalimé...." vous trouverez certainement quelques chose sur la Ville de Kpalimé....
Pour ma part je trouve cette région du Togo, voir de l'Afrique vraiment magnifique, le coin me plais beaucoup et la famille d'accueil est formidablement agréable et sympathique. Je vais rester là quelques semaines encore et ensuite, je pense remonter au Maroc, plus précisément à Marrakech, chez mon beau frère Djamal, depuis le temps que ma sœur et Djamal me disent de m'y rendre et bien, je pense que c'est l’occasion ou jamais. Par contre, je prendrais l'avion de Lomé à Marrakech car en bus, cela serait trop long.... J'aurais pu venir en moto depuis la France, cela se fait et puis, ce n'est pas comme prendre un bus ou autre taxi locaux car là, vous vous arrêtez ou bon vous semble, la rencontre avec les autochtones doit être d'ailleurs plus enrichissante et certainement significative, un voyage exaltant et plus extraordinaire je pense, une prochaine fois alors....
Pour la petite histoire, je fais un bref retour sur mon passage à Bamako, à l'ambassade du Burkina pour le visa d'entrée, vous déposez donc le matin votre passeport avec 2 photos et la modique somme de 47000 CFA ( 72 euro) et, vous attendez donc qu'il vous tamponne votre Passeport. Durant mon attente, 2 jeunes Suisses sont venus également à l'ambassade Burkinabé
pour faire les mêmes démarches. Pour leurs parts, ils se rendaient au Bénin dans le cadre d'une ONG et, ils étaient descendus de Suisse en Moto, ils ont donc traversés la France, l'Espagne, le Maroc, la Mauritanie pour arriver à Bamako.....et ensuite continuer pour le Bénin.
Voilà, je vais en rester là pour le moment, pour ma part, je continue "mon gout de l"errance" un petit peu plus ici au Togo ensuite..... le temps me dira bien.... à bientôt,
Oui.... vu la période, juillet/août...., bonnes vacances pour ceux qu'ils le sont et également aux autres qui vont l’être !..... Je tente de vous joindre quelques photos.........et faire de mon mieux car ici au Togo, internet est d'une lenteur déconcertante !..... Bye aux uns et biz aux autres, mohamed
Envoyé le : Lundi 7 Novembre 2011 21h09 Objet : dernier épisode...
De Kpalimé à Marrakech,
2 jours après être arrivé à Marrakech, chez les parents de mon beau frère Jamal, je me suis retrouvé à la fin de la première semaine hospitalisé et pour cause...... j'ai contracté le "Palu"..... Me souviens de ne pas avoir était très bien à Kpalimé et, à 2 reprises. Cela se passait le soir, j'avais très froid alors qu'il faisait bon. Je tremblais et avais de la fièvre, j'avais ainsi pris de l'aspirine et allais mieux le lendemain. Mais là, cette fois ci à Marrakech, j'étais vraiment pas bien, une grippe à coté ce n'est rien !... Ainsi 3 jours sous perfusion à L’hôpital Militaire de Marrakech.... Je n'ai pu profiter pleinement de mon séjour au Maroc, pour une autre fois....
De retour à Limoges, j'appelle mon ami José qui est en vacances en famille au Portugal. José me propose de venir le rejoindre et suis donc ok pour enfin découvrir Tavora, un petit bled dans la commune de Tabuaço qui se situe à 50 Kms "à vol d'oiseau" à l'est de Porto, proche de la vallée du Douro.
Une semaine à Limoges... Quelques travaux ici et là, chez mon frère et également chez ma grande sœur, changer la porte du garage qui était défectueuse, résultat..... 6 points de suture.... J'ai pris un des 2 ressorts sur la tète... ça a beaucoup saigné !..... ma sœur été hors d'elle voir en colère.... Direction les urgences à l’hôpital accompagné du beau frère, le médecin m'a rasé un peu le flanc gauche afin de faire les points...j'étais magnifique !... Bon, c'est l'été donc une casquette et le tour est joué..... Ensuite, retour pour tout de même terminer le boulot... Finalement, rien de bien grave.... Bon sang et satané Ressort !.....
Fin de semaine, suis ainsi parti rejoindre José à Tavora, ses parents Jean et Lisette, son frère Manu et sa sœur Dyna avec son mari Christophe et leurs 2 adorables filles y étés également, l'on a passé de très bons moments... Le coin est vraiment agréable, plaisant et reposant..... des oliviers et des vignes à perte de vue sur des terrains escarpés voir pentus, le travail de la terre ici est rude, ardu, d'ailleurs, les jeunes désertent peu à peu le coin pour aller s'installer dans les grandes villes comme Porto.... Et l'on sais que cela se passe partout dans le monde, les petits bleds sont ainsi abandonnés... Peu de monde voir personne ici ne reprendra les cultures, certaines voir pas mal sont déjà désertées et la nature reprend ses droits... Nous sommes ainsi aller nous promener ici et là, les baignades à la piscine municipale de Tabuaço et particulièrement dans les ruisseaux naturelles, quelques marches dans les chemins abrupts à travers les vignes et autres plantations, excursion en bateaux sur le fleuve "le Douro" avec deux passages d'impressionnantes écluses, des restos ou l'on s'est régalé !... rencontres et convivialités avec les voisins que j'ai appris à mieux connaitre par la suite....
La suite, et bien..... un concours de circonstances, les parents de José me parlaient qu'ils allaient aider à ramasser les raisins des voisins et autres quintas "fermes" au mois de septembre et par la même, que cela était festif. Ah bon !.... alors je me suis proposé et suis revenus pour 3 semaines environ à Tavora, pour découvrir et participer aux vendanges et autres pratiques dans la production du vin à l'ancienne, oui oui, à l'ancienne.... "Écraser les grappes de raisins avec les pieds s'il vous plait".... Que vous dire, cela était vraiment extraordinaire voir fantastique pour moi et les gens: formidables et généreux...
En face, un peu plus haut de la maison de Jean et Lisette, leurs voisins et amis Antonio, 78 ans et Maria, pas loin, qui habitent seuls dans leur maison, leurs enfants sont partis travailler en Suisse et viennent une fois par ans. J'ai accompagné Lisette et sa sœur Elsa avec son mari à ramasser les grappes de raisins dans les vignes de Antonio. Brave et robuste comme un chêne, Antonio est une personne de belle et bonne volonté parlant très peu voir jamais, le sourire crispé mais respectueux des autres, j'ai de ce fait appris à le connaître en l'aidant à faire ses vendanges à son terrain. Ici, tout prés de la vallée du Douro, chaque famille a des vignes et chaque année, ils font leurs vendanges et leurs propres vins pour leurs consommations personnelles et annuelles. Antonio fait son propre vin mais, il ne le boit pas... il l'offre alors à ses proches, famille et amis.
Les vendanges terminées.... je me suis promené dans l'oliveraie de José. Il y avait un pêché également ou j'ai dégusté quelques fruits, il faisait beau et les températures, agréable, je suis descendu plus bas en dévalant un petit chemin assez raide pour me rendre jusqu'à la rivière, celle-ci se jette dans le Douro. Je me suis assis là, il y avait le calme, la tranquillité, tout était paisible et je contemplais le paysage, le bruit du ruisseau, le chant des oiseaux....et, cette magnifique vallée.... et là, se dessina l'envie ou l'idée de faire le GR20, en Corse évidement. Il me restait à peu près 2 mois devant moi avant de reprendre mon poste, alors.......
De Tavora à Calvi.....
"tout les chemins mènent à Limoges"..... De retour à Limoges, je me suis donc préparé pour le GR 20. Enfin préparé........ mon frère Djemel l'avait fait avec un ami à lui il y a de cela 2, 3 ans je crois, je lui ai donc demandé quelques conseils..... Pas facile me dit-il, seul, en plus au mois d'octobre, es-ce que les refuges sont ouverts, le temps également..... Car s'y-il pleut, il y a des étapes impraticables voir dangereuses, ne pas oublier que c'est la haute montagne !... Il ne faut donc rien négliger.... Sincèrement et peut-être inconsciemment..... Rien à faire de tout cela, ma seule envie ou caprice, partir..... Évidement que j'étais que je partais seul mais bon, peut-être y a t’il du monde ou encore quelques personnes qui se risquent au mois d'octobre..... Peu importe, je me lance et, je verrais... Physiquement, je savais bien que je n'étais pas au top, pas prêt car au niveau du sport, cela faisait plus de 1 ans que je ne faisais rien... Ok il y a le mental mais chacun sais que l'un ne va pas sans l'autre et, vis versa...
Bon, peu importe de nouveau, j'ai pris un billet d'avion Orly/Calvi. Mon frère Djemel a tout de même eu quelques inquiétudes sur ce périple qui puis est au mois d'octobre et, il avait sans doute bien raison... Il m'a prêté tout son matériel, j'ai juste eu à investir sur une très bonne paire de chaussures de rando.
15 étapes sur le GR20 et, en cette période de l'année, il n'y a pas de ravitaillement possible auprès des refuges !... Il fallait de ce fait prévoir de faire la rando en total autonomie alimentaire. Sur la balance, mon sac à dos faisait ainsi autour de 21 kg, ça n'a l'air de rien... mais cela prend tout son sens lors des montées, en escalade dans les parois rocheuses et plus particulièrement au cour des descentes, les articulations et notamment les genoux vous font mal...
Douloureuse 1ère étape... 1ère étape et première ascension de Calinzana à Ortu di Piobbu = 1360 m de dénivelé positif.... ail !.... Bon ok, j'avoue que je n'ai pas mis toutes les chances de mon coté.... comment vous dire.... et bien, je n'ai absolument rien fait pour que cela se passe normalement ou correctement et pour cause... Je suis arrivé le mardi 11 octobre à 13h10 à l’aéroport de Calvi. J'ai pris le train de Limoges pour Paris Austerlitz la veille au soir car il y avait des grèves annoncées de la SNCF et la RATP, 1 train sur 3 ne circulait pas... J'ai donc passé la nuit de lundi à mardi à l'aéroport de Orly. A l'aéroport de Calvi, j'ai pris un taxi qui m'a déposé à Calenzana, lieu du départ du GR20. Pas trop loquasse le chauffeur, j'ai tenté de discuter avec lui.. rien, je lui ai seulement demandé vis à vis de Calinzana si c'était un petit bled et il m'a répondu sèchement qu'en Corse il n'y avait pas de bled... bon, n'insistant pas, il voyait certainement qu'avec mon accoutrement j'allais faire un peu de rando... sympathique Corse... Il m'a ainsi déposé à une petite place au centre du "petit bled"... Il était 13h30 environ, j'avais prévus de partir le lendemain mais, je ne sais ce qu'il m'a pris et suis parti sans réfléchir à l'assaut de la première étape. Suis passé devant une fontaine qui précédait le début de l'itinéraire du GR et ai rempli mes deux "camelbacs" et en avant... Il faisait beau temps et les températures autours de 26/27 degrés, de suite, ça montait, le sentier s'élevait rapidement au dessus du "bled" e e e e, non, de Calinzana, on avait de suite une bonne et très belle vue sur ce petit village et la mer au loin, c'est magnifique, mais voilà, ça n’arrêtait pas de grimper !... Je commençais à sentir mes jambes, lourdes, les cuisses et les mollets qui me faisaient mal, mes jambes trahissaient le manque de préparation physique, je buvais alors abondamment et dans mes pensées, arriver tout là haut oui, au bout de cette première étape. Je ne me suis pas arrêté une seule fois, je marchais lentement mais sûrement... Cela faisait environ 4 bonnes heures que je marchais dans ces larges lacets et suis arrivé à une barre rocheuse en partie équipée d'un câble, je suivais scrupuleusement les tracés rouges et blancs qui indiquaient le sentier. Je me suis dit que ce n'est pas possible..., ils vont pas me faire passer à travers ces énormes rochers, je regardais les repères et c'est bien par là qu'il fallait avancer. Alors j'ai commencé à escalader avec mon énorme sac à dos et rapidement, il m'est venu une très grosse crampe au mollet droit, il y avait comme une boule, j'ai hurlé et me suis retourné pour m'asseoir afin de masser, j'ai de nouveau bu abondamment de l'eau et ai mangé des fruits secs. Je suis restais là un peu plus d'un quart d'heure, je voyais le soleil qui n'allait pas tarder à se coucher et me suis dit que je n'allais pas rester ici alors, je me suis retourné et ai continuer la jambe droite presque tendue à gravir le récif. Suis péniblement arrivé au col de Bocca à u Bazzichellu (1486m), il faisait encore jour mais je n'apercevais plus le soleil, rapidement, la nuit arrivée, je ne savais à combien de temps j'étais du refuge d'Ortu di u Piobbu. Je n'ai pas pensais à sortir le topoguide et puis, j'étais tellement épuisé.... A droite sur le Bocca "col" une fine pelouse et un grand sapin... j'ai alors posé mon sac et ai planté ma tente sous cet arbre, j'ai pris une aspirine, mangé et me suis de suite couché, je me posais de multiples questions concernant le parcours et l'état de ma forme, me suis ainsi dit que je verrais le lendemain et me suis rapidement endormi...
De drôle de bruits.... Dans la nuit, je me suis plusieurs fois éveillé, mon sac à dos été à l’intérieur de la tente, j'avais entendu tout près des reniflements et gratter également, j'ai alors pensé à des cochons sauvages ou autres bestioles peut-être.... j'ai ouvert la tente et ai glissé ma tète à l’extérieure, il faisait presque comme jour, on apercevait la lune bien ronde qui m'éclairait, je voyais donc assez claire. Il y avait pas loin une grosse branche que j'ai ramené vers moi, j'y ai enlevé quelques petite brindilles afin d'en faire un bâton. J'étais en alerte !... Je me suis dit que si il y avait un animal quel qui soit et bien, il se ramasserait un coup de massue sur la tranche, tant pis pour lui, qu'il aille paître plus loin.....
Je me suis levé au petit matin autour de 6 heures, 2 barres de céréale arrosés de flotte, j'ai plié le camp et me voilà reparti pour au moins terminer l'étape. Je suis arrivé au refuge en à peine 1heure30, mes jambes allaient bien, peu de douleurs, j'ai étais doublement satisfait car en arrivant il y avait un peu de monde, 8 personnes environ qui se préparaient pour attaquer la deuxième étape. Je me suis donc approché et on a brièvement discuté. Du coup, je me suis senti pousser des ailes pour finalement faire la seconde étape, je ne voulais rester seul à ce refuge. On s'est suivi jusqu'au suivant refuge de Carrozzu ou nous avons fait plus ample connaissance. Il y avait 3 suisses et 1 allemand qui préféraient eux, passer leurs nuits sous leurs tentes, quand aux autres, 2 grenoblois et 2 ardennais et moi, dormant dans les refuges. Ceux ci étaient assez bien équipés, dortoir, cuisine avec gazinière et poil à bois. La première chose que j'ai faite en arrivant, me faire cuire des pâtes accompagnés d'une grande soupe bien chaude...., je n'avais rien mangé de chaud depuis 2 jours !... Cela m'a fait extrêmement du bien, je ne me posais plus la question de ce que je faisais ici mais plutôt de continuer et faire ainsi entièrement le GR20. J'ai largement discuter avec les ardennais Thibault et Jérémy et Maeva et Alex les Grenoblois. Nous étions à nos aises dans les refuges d'une capacité moyenne d'une vingtaine de personnes et pour cause, il y avait très peu voir pas de monde sur le GR, on imaginait alors ce que cela devait être au mois de juillet/aout....
Les 3 suisses et l'allemand faisaient "bande à part", ils sont très peu voir pas venus à notre contact, il y avait pourtant largement de la place pour tout le monde dans les refuges.... Maeva, Alex, Thibault, Jérémy et moi sommes ainsi partis le lendemain matin pour l'étape suivante. Chacun à son rythme, nous sommes arrivés au refuge d'Ascu Stagnu qui est également une station de ski. Les paysages.... éblouissants, somptueux, fabuleux voir enchanteurs, nous restions ébahis par un si beau spectacle... certains sentiers empruntaient les chemins de transhumance, ils s’enfonçaient chaotiquement dans de grandes barrières de roches de granite et pénétraient dans de petites hêtraies pour finalement, accéder dans les plus belles et magnifiques "Bocca" de ces grands massifs montagneux que regorge le centre de la Corse...
4ème étape, La traversée délicate d'E Cascettoni (ou le cirque de la solitude), un des lieux mythiques du sentier du GR20... Ce jour là, le temps est moins ensoleillé, il y a du vent et il fait un peu plus froid. En marchant, l'on est bien mais à ces hauteurs, le froid se fait tout de même plus ressentir. A peine partis du refuge, ça monte dru, pas le temps de s'échauffer, le souffle se fait plus pressant, au niveau des jambes, tout va bien. Le Bocca de Tumasginesca (2183m, appelée col Perdu), se découvre sur le Cirque de la solitude.... Imposant, étonnant, frappant, impressionnant !.... Thibault, Jérémy et moi restions bouche baie... A la question e e e e e e, par ou on passe là ?... l'on se rend ainsi compte que le GR20 n'est pas une simple partie de promenade... Thibault sort son topoguide et nous indique qu'il faut descendre et suivre évidement le tracé.... ah bon.... Le site est constitué de parois rocheuses très raides qui ont nécessités des aménagements (quelques chaînes ici et là et 1 échelle). Ce que l'on a beaucoup aimé, c'est ce qu'il est écrit dans le guide qui concerne cette étape : "Néanmoins, il ne présente aucune difficultés technique, mais seulement quelques petites escalades"... Tout en continuant à suivre le parcours, l'on répétait alors à haute voie cette phrase en rigolant assez fort et avec fou rire mais honnêtement, on là ramenait pas large !.... Chargé de nos sacs à dos et accroché à de vulgaires chaînes rouillées avec une sécurité plus qu'aléatoire, l'on s'accompagnait tout les trois mutuellement et verbalement et l'on se disait, que l’on n’amènerait pas n'importe qui à ce passage... Dans le cirque, le soleil ne rentre pas et de toute manière, c'est couvert ce jour là, il ne faudrait pas qu'il pleuve car ce serait la "Bérézina", il y fait froid, les parois rocheuses sont d'un gris qui tire vers le noir, sombre cirque !... Je n'y passerais pas une nuit la dedans moi... Le poids du sac à dos ne nous aide pas non plus, vous pensez, faire de l'escalade avec le vide en dessous et 20 kilos sur le dos.... il ne faut pas glisser et bien s'agripper à tout ce qui dépasse. Je ne sais quel humoriste qui disait: " là ou il y a de la chaîne, il n'y a pas de plaisir..." et bien, je vous assure qu'à ce moment précis, nous les chaînes, on les a pas lâché !... je dirais même plus, on avait un certain attachement pour elles... Le soir, arrivé au refuge, l'on avait tous un peu mal au dos, les contorsions sur les parois rocheuses nous avaient pas aidés, nous avions ressentis ces douleurs durant 3 bonnes journées qui ont suivis. Maeva et Alex nous en rejoints le soir.
Les étapes se sont succédées et tout allait dans l'ensemble pour le mieux au niveau physique, j'avais bien sur mal aux genoux et autres petites douleurs le soir, mais aucun incident n’est venu ternir mon parcours, je repartais chaque lendemain reposé et prés à affronter l'itinéraire. Durant cette rando que j'ai faite en 12 étapes, j'en avais fait 5 dont doublé 3 avec Boule et Bill, alias Thibault et Jérémy et en avais parcouru 7 seul, ... Je m'étais restauré à base de lyophiliser, des pâtes, des fruits secs, biscuits et autres barres de céréales. On se lasse tout même très vite de cette nourriture mais bon, l'on se console en se disant que ça ne durera que 15 jours.
Suis ainsi arrivé au terme du GR20, j'aurais pu doubler les 2 dernières étapes mais bon, je n'étais pas pressé, mon retour en avion était à telle date donc..., le temps s'est quand à lui rapidement dégradé, des nuages, du vent et de la pluie. Je me suis donc installer dans le dernier refuge d'I Paliri, il était 15 heures environ, j'ai allumé le poil à bois et fait chauffé de l'eau afin de me rincer et pour me restaurer. Le jour c'est vite couché, j'étais seul à ce refuge et songeais à tout ce parcours et aux franches rigolades avec Boule et Bill. Il ne me restait plus qu'une étape de 5 heures environ, pour gagner "enfin" Conca.
Le lendemain matin, levé vers 6 heures, j'ai plié mon sac à dos, petit dèj et hop, me voilà parti pour terminer "nostalgiquement" le GR. Sur le topo-guide, pratiquement que de la descente, soit 963 mètres de dénivelé négatif. J'étais pas forcément pressé d'arriver mais la météo se faisait menaçante... Arrivé à Conca, pas un hôtel d'ouvert, j'ai alors fait de l'auto stop et me suis fait amener à 40 Kms environ, jusqu'à Solenzara sur la cote sud-est et ai trouvé ce qu'il fallait pour dormir, hôtel et restaurant, retour dans le monde citadin... Deux jours après, je prenais l'avion.
Voilà, mon congé sabbatique se termine et il me faudra reprendre mon poste à la fin de ce mois de novembre "avec enthousiasme tout de même..." et à vrai dire, je dirais que l'on s’habituerait presque à ce mode de vie....... Non, n’exagérant rien... mais cela je l'espère, m'a fait du bien. Et comme tout a une fin alors, c'était donc le dernier épisode, vous ne pensez tout de même pas que j'allais me laisser aller encore et encore à d'autres récits ou autres comptes rendus.... Non, mais espère que vous ne vous êtes pas ennuyés....
Bye aux uns et biz aux autres, mohamed ...à ma petite fleur, qui me manquera pour l’éternité…
Dimanche 9 janvier 2011 4h33
Bonjour à tous, ma famille, mes amis et mes 2 chefs de service de l'établissement ou je travail à Magnac Laval. ouf............... Sincèrement: c'est vraiment long... voir très long, 12 heures de vol entre Paris et Los Angeles, ensuite en transit dans l'aéroport de Los Angeles durée: 1h30 et enfin 8h30 environ de vol jusqu'à Papeete.... Épuisé, suis arrivé à 23h30 heure locale. Mon frère m'attendait donc à l'aéroport.
Le décalage horaire, lorsque il est 18h30 le samedi en France, ici il est 7h30 du matin ce même jour...vous me suivez ?...
Donc arrivé à l'aéroport, mon frère, heureux de me voir, m'amène ensuite dans la maison qui est à 5 minutes du centre ville de Papeete; l'aéroport est quand à lui à environ 15 à 20 minutes de Papeete. Bon de toute façon, je n'ai pas pu admirer le paysage car il faisait nuit.
La maison ou vit mon frère est loué par l'entreprise ou travail Stéphane, le conjoint de ma sœur Aicha heu, heu, heu, je vous explique: Stéphane travail en tant que directeur chez le Groupe Hachette et ma sœur Aicha donne des cours d'Anglais. Ils sont à Papeete depuis un peu plus de 2 ans maintenant. Mon frère Kader travail en Banque également à Papeete depuis 10 mois environs. Pour ma part, j'ai pris un Congés Sabbatique et en ai profité pour venir à Tahiti. Je pense y rester 3 mois environ, enfin je verrai car j'ai pris un billet avec le retour modifiable valable1 ans.
Aussi, " je remercierais jamais assez mes 2 chefs de service, Nathalie et Claudine et la direction ou je travail pour leurs disponibilités, l'écoute et leurs générosités respectueuses de mes soucis personnelles et ainsi de m'avoir accordé rapidement mon congé sabbatique" Merci à vous...
Un Congé Sabbatique: j'avais un besoin de souffler voir respirer... peut-être également pour fuir quelque chose, quelque chose que j'avais du mal à maîtriser: la peur de me faire du mal......
Mais bon, je suis là, à Papeete, mais j'ai tout de même d'autres projets: partir en Afrique Australe, et plus précisément à Yaoundé au Cameroun ou suis entré en contact avec une ONG www.cjmcameroun.blogspot.com qui m'a l'aire sérieuse et très intéressante. Donc je vais profiter de ce Congé pour partir également en mission humanitaire. Enfin, je vous expliquerais un peu plus en détails dans un prochain Mail, car j'ai la véritable intention de faire: Toulouse/Agadir par avion, et ensuite sac à dos par la route avec les moyens locaux ( bus, taxis....), et traverser La Mauritanie, La Guinée, Le Mali, Le Burkina Faso, Le Togo, Le Bénin, Le Nigeria et enfin Le Cameroun "Yaoundé".
Un bon périple, "mon chemin de croix", tient j'entends d'ici mon amis Régis, Stéphane et d'autres sourirent et dirent: dit donc Mohamed, pour un musulman ça là fou mal !.... Et moi je vous réponds comme d'habitude qu'il y a pas meilleur pratiquant que moi... je plaisante !....
Merci mille fois Régis pour ton éternel accueil et d'être aussi chaleureux Virginie, vos 2 enfants Tristan, Isaac et toi, j'ai vraiment passé une agréable après midi fin décembre chez toi. merci
Et bien ensuite en arrivant dans la maison, présentation des lieux rapide, une bonne et agréable douche et, au lit, J'arrive tout de mème à dormir, mais bon, ce n'est pas un réel sommeil. Mon frère se lève le lendemain, vendredi, pour aller travailler. Je me lève pour ma part autour de 8 heures, ça va, j'admire enfin le paysage, la maison avec son jardin et sa piscine, il fait beau, les oiseaux chantent, je suis bien "pour le moment".....
Mon frère quant à lui revient le soir vers 19h me dit-il. Qu'es-ce que je fais.... Je me dis que je vais descendre en ville, me balader tranquillement à pied, on est seulement à 5/10 minutes du centre ville. Avant tout, je déjeune tranquillement, je regarde en même temps le cadre de la maison et son environnement. La maison se situe dans les hauteurs de Papeete, on a une vue sur le port et la mer. Je fini de déjeuner, je regarde le jardin, à oui, j'ai mangé un pamplemousse du jardin, il était aussi gros qu'un melon !... Donc alors je contemple ce magnifique jardin, des arbres (pamplemousses, cocos, bananes, mangues, avocats...) et d'autres fruits dont les arbres du jardin donnent naissance, une drôle de pelouse, pas comme en France et d'énormes feuilles ici et là. J'aperçois à droite du jardin un petit cabanon avec à l'intérieure des outils de jardin; alors je prends le râteau (cela doit s'appeler différemment..), et je m'exécute. Je ramasse toutes les feuilles et autres branches et rassemble le tout dans un coin du jardin. Ouf... je suis satisfait, il y fait chaud, autour de 30 degrés, une chaleur chaude et à la fois moite, on transpire rapidement. Et bien ensuite, je rentre dans la piscine, fais quelques longueurs, enfin n'exagérant rien, je me trempe, cela fait du bien...
Après, je prend une douche et décide finalement de descendre au centre ville de Papeete, il est 12h35, déjà, et bien !... enfin, j'arrive tranquillement au centre ville, 5/10 minutes à pied, il y a du monde ici et là, les gens mangent, je m'arrête auprès d'une roulotte (un snack), afin de me restaurer.. Mais, je ne vais pas forcément bien, la tète me tourne, j'ai mal au ventre et j'ai des nausées. Je décide alors de rentrer immédiatement à la maison. Je pense que c'est la fatigue, me demande aussi pourquoi j'ai étais nettoyer ce jardin ?.... c'est bien moi ça.... je voulais simplement m'occuper.... et je sais surtout qu'il y a un jardinier qui passe 1 fois par semaine. Mais bon, c'est moi. Bon et bien j'arrive et me couche directement dans la chambre. Cela doit-être également et sûrement le décalage horaire....
A l'extérieure, j'entends quelqu'un qui appel, c'est mon frère qui revient de son travail à la banque, il est 19h20, je me lève, je vais mieux, mon frère me demande si j'ai vu passer le jardinier..... vous comprendrez pourquoi....
Ensuite, mon frère m'emmène manger à l'extérieure....
Voilà pour le moment, je vous envoie également quelques photos, espère que tout le monde va bien, et vous dit à bientôt pour un nouvel épisode, bizs. Mohamed
Envoyé le : Mercredi 15 Juin 2011 21h09 Objet : bonjour/bonsoir... Bonsoir à tous !...
je suis actuellement et, depuis quelques jours, à Bamako au Mali. La première chose en arrivant, après ce long voyage en bus depuis Nouakchott en Mauritanie, Vite un hôtel pour un repos salvateur !... LE soir même, une petite sortie dans le quartier pour aller me restaurer.
En revenant sur le trajet, la traversée de la Mauritanie ne sait faite sans repos, une chaleur étouffante, des arrêts successifs et pour cause, le car été en piteux état, donc réparation en tout genre et, à plusieurs reprises !... Pas la peine de vous dire que ce bus passerait directement à la casse en France !.... Je me suis tout de même intéressé aux divers réparations du car: ici, le câble de l'accélérateur qui lâche... là, un pneu qui éclate... ou encore, un soufflé d’amortisseur arrière qui perce.... Mais bon, ici en Afrique, tout est réparable.... Donnait leur une épave et ils vous en font une bête de course !.... Mais bon, cette traversée restera inoubliable ! des cailloux, des rochers et des dunes et des dunes de sables, la végétation presque inexistante, la route, de la piste je veux dire, ce n'est pas un trajet en bus là, non, Et comme disait notre regretté humoriste Coluche, " c'est comme un voyage à dos de kangourou en Australie!.." Ici, à Bamako, suis aller faire un tour à une Académie de football, celle ci à été créé en 2007 et, est gérée par Jean-Marc Guillou, une personne que Gérard Coudert, mon entraîneur de Savate bf à Limoges m'avait présenté avant de partir en Afrique. L’Académie fait la détection de jeunes sportifs dans le cadre d'un programme socio sportif et éducatif. J'ai ainsi rencontré J-Marc Guillou, une personne à l'image de Gérard Coudert (pour les personnes qui connaissent notre Gérard...) , enfin une personne très sympathique avec laquelle j'ai donc passé la journée au centre. De beaux bâtiments avec internat, self pour les repas, piscine pour les jeunes et, un super terrain de football... les jeunes ont de 10 à 16 ans, un peu plus peut-être. Ils suivent ainsi un programme à l'image je pense à un Pole espoir en France, qui leurs permet ainsi de suivre une scolarité normale. J'ai trouvé le travail de chaque acteur dans l'Académie fort intéressant. Je trouve là un bon investissement afin de permettre à ces jeunes de pouvoir s'élever et ainsi se projeter dans leur avenir socioéducatif et pourquoi pas, professionnel...
Voilà, je quitte donc J-Marc Guillou; il me faut à moi maintenant dans les jours qui suivent, reprendre ma route direction le Burkina, mais avant tout, je dois prendre le visa à l'ambassade ici à Bamako. à vrai dire, c'est un peu pénible ces formalités, mais bon, il faut bien le faire..... je ne sais donc dans combien de jour je repars, oh, je pense dans 2/3 jours, et d'ici là et bien, visitant Bamako...
A oui, je vous raconte un peu le début de mon petit périple, allez go !....
Je suis donc arrivé à Agadir au Maroc, vol Paris/Agadir. A l’aéroport d'Agadir, un taxi direction la gare routière et, le premier bus pour le sud du Maroc, direction la Mauritanie...
Je fais la rencontre de bien de marocains, vraiment sympathique à Dakla, dernière grande ville au sud du Maroc, sincèrement, une très belle ville. En arrivant, un l’hôtel ou j'y ai pris de suite une bonne douche afin de retrouver un peu de fraîcheur...
Et bien, c'est long, comment vous dire, je pensais faire le sud en une journée, et enfin arriver en Mauritanie, et bien, c'est bien plus long que je ne pensais.... Bon, je relativise car j'ai le temps et ne suis donc pas pressé....
Sur la route, les arrêts au petits restos ou roulottes si vous préférez, permettent de prendre la température, enfin, de dialoguer avec les autochtones et je vous assure qu'ils sont pour la plupart, extra..... Les échangent sont intéressants, ils me posent souvent la même question: pourquoi je vais en Mauritanie, je leurs répond simplement que c'est une étape avant de gagner Bamako au Mali...
Il me disent également de faire attention entre le poste de frontière Marocain et Mauritanien !... une zone franche, de non droit, de 4 kilomètres et, surtout à ne pas passer la nuit !....
Aussi, je ne savais pas que les marocains du sud, enfin, lorsque tu passe Agadir et arrive à Tan-Tan, quelques 400 Kms au sud, ils se disent pas Marocain mais "Sahraouis" et le revendiquent d'ailleurs !..... Ils se disent discriminés par le gouvernement marocain... Enfin, un peu plus dans le sud à Laayoune, 200 kms après Tan-Tan, j'étais donc à un hôtel et la nuit, du grabuge ds les rue de Laayoune, des fourgons de police "blindés", ce faisais caillasser par pas mal de personnes.... assourdissant !......
Le lendemain matin en quittant l’hôtel, j'ai vu l'ampleur des dégâts, la chaussée emplie de pierres et autres gros cailloux....
Enfin je me suis dirigé à la gare des bus, j'y ai trouvé un taxi qui m'a emmené à Dakla, une magnifique ville comme je le disais plus haut... Le lendemain matin, levée tôt !.... car j'avais trouvé un autre véhicule qui m'a fait passer la frontière de la Mauritanie et arriver donc à Nouakchott, capitale de la Mauritanie, le taxi, un Mauritanien, en arrivant, m'a offert le repas, chez lui, un couscous mauritanien, l'on a discuté longuement dans la soirée avec thés successifs à la main, vraiment conviviale...
Au fait, les taxis...... On était tout de même 7 dans la même voiture, 3 devants et 4 derrières, comme des sardines dans une boite !.... Sur petit trajet, cela va mais sur des biens plus longs, ce n’est pas le top, mais bon, on fait avec.... Ce qui m'a fait tout de même sourire, c'est que le conducteur, à l'abord d'un rond point, a stoppé net, bizarres car pas de voiture, bon !... il repart et, un peu plus loin, en croise la police, on passe devant sans rien, enfin, tranquillement. Tout cela pour dire que le chauffeur a scrupuleusement respecté le stop, très bien, mais bon, on était tout de même très nombreux ds le véhicule, bof !...... Voilà, il me faut arrêter là; car il se fait "faim", e e e e, je vais aller festoyer, manger avec des Maliens prés de mon hôtel, donc, je vous dis à très bientôt... bien à vous et biz à d'autres... Je tenterais la prochaine fois de vous joindre des photos !.... mohamed
Envoyé le : Samedi 25 Juin 2011 14h10 Objet : de Bamako au Mali à Lomé au Togo...
Dimanche 19 juin 2011, il est environ 18h20 et je suis au Togo, installé à la terrasse d'un café au coin d'un carrefour dans le quartier nord de Lomé, appelé "Attikoumé".
Arrivé la veille en camion, La route fut néanmoins très longue... car celle ci était vraiment en très mauvaise état, il y a pourtant beaucoup de circulation entre les camions, les bus, les voitures et autres 2 roues non identifiés" tirés par des bêtes !... et l'on a tout de même mis pour faire environ un peu plus de 700 Kms, prés de 16 heures !... oui oui...
Mais que fait la "DDE" ?..... je plaisante mais il aurait tant à faire ici....
J'ai donc quitté Bamako par le bus qui m'a déposé à Koupéla, en passant par Ouagadougou et Bobo-Dioulasso, ces 3 villes étant bien sur au Burkina Faso dont la deuxième en est la capitale. Je ne suis pas resté longtemps à Ouagadougou, quelques heures seulement et de plus, il y faisait nuit.
J'avais ainsi trouvé 3 jeunes camionneurs togolais à Koupéla qui descendaient d'une livraison à Ouagadougou. Ils m'en parlés de leurs pays et particulièrement de la politique qui y est mené : et ils en sont pas très fière... Il est vrai que je l'ai dis un peu plus haut: il y aurais pourtant tant à faire ici .... Mais ils ne s'avouent pas vaincus et espèrent que cela évolue... Ils m'en ainsi déposés à Lomé et un taxi-moto m"a trouvé un hôtel ou je suis actuellement.
La musique, un mélange de zouk et de béguine africaine bat son plein, il y a du monde et particulièrement dans la rue. Nous somme ainsi à un croisement ou ça fourmille de partout et, dans tous les sens !...
La musique semble rythmer à merveille les Togolais tandis que la cadence des voitures, motocyclettes et autres camions est incessante... Circuler ici, comme d'ailleurs dans la plupart des grandes villes que j'ai traversé jusqu'à Lomé : Bamako au Mali... Bobo Dioulasso et Ouagadougou au Burkina... est une véritable épreuve hippique, un exercice de style assez dangereux voir parfois, inquiétant !... Ne traversait pas n'importe ou ici car le véhicule est roi.... Il me semble également que les uns montent sur les autres ?... Sincèrement, je ne pense pas me voir ici en train de conduire 1 véhicule !.... ou alors, un véhicule blindé... Mais bon, les togolais s'en sortent plutôt pas mal... je dis cela car ils ne s'énervent pas du tout et passent tant bien que mal leurs chemins car les routes, sont en piteux états et peux ou pas éclairées la nuit.
De l'autre coté du carrefour, un resto ivoiro-togolais que j'avais aperçu dans l’après midi et avais discuté avec le patron Didier, qui était à sa terrasse.... j'y suis donc allé manger après mon verre.
Oui, lorsque vous arrivé et débarqué ici en Afrique, l'on vous regarde comme un extraterrestre... c'est sur qu'avec ma "dégaine" mes 2 sacs, un sur le dos et l'autre ventrale et peut-être la couleur de peau et bien, je suis un peu "étranger"... non... Pour ma part, j'ai une bonne parade pour cela et croyait moi, elle fonctionne pas mal !... Les plus jeunes vous interpellent souvent.. vous leurs répondait par des questions, de ceux qu'ils font par exemple actuellement... enfin, du tac au tac, cela fonctionne à merveille et tout le monde rigolent... Pour les autres personnes, un grand bonjour avec un grand sourire en leur demandant comment cela va ici dans le pays et l'échange est lancé, plus personne craint personne... et l'on pourrait discuter et parler des heures, c'est très bien car cela permet de prendre la température de l'environnement et de demander à la fois quelques renseignements forts utiles... et croyait moi que dans l'ensemble, les gens sont formidables.
Mon voyage se passe donc plutôt bien jusqu'à présent. Oui au fait, je suis "normalement" venus en Afrique pour rejoindre une assos à Lomé au Togo et l'autre à Yaoundé au Cameroun. Pour le Cameroun et bien c'est rappé !.. et pourquoi donc ?... et bien, j'ai tâté le terrain et donc parlé et discuté avec les Maliens, les Burkinabés et ainsi les Togolais et m'ont répondus qu'il été très dangereux pour moi de traverser le Nigeria, aussi bien par le nord que par le sud. Bon et bien, ce n'est pas bien grave, je dis cela car pour le moment, je baroude pas mal, et cela me plait beaucoup !...
Alors!... mes amis Stéphane et Régis !.... ne vous inquiétaient donc pas, vous n'aurais donc pas à constituer une rançon et ainsi; pas à vendre vos motos pour la rançon au cas ou je me serais fait enlever......ouf.... vous êtes sauves....enfin, les motos sont sauvées !..... je plaisante.....
Je me suis donc rendu à l'association AECDF à Kpalimé, à 140 Kms environ de Lomé. Déçu.... je l'ai été et pour cause, j'ai donc rencontré le président de ledit l'assos: Mr Blaise ASSARI. Aux premiers abords j'ai été très étonné et pour cause, je pensais que j'allais avoir à faire à une personne d'une quarantaine d'années au moins, et bien non, c'était un jeune homme de 23 ans. Très sympathique ok, mais, sans intérêt et pas expérimenté... j'ai donc passé la soirée et la nuit chez lui.
J'ai ainsi tenté de comprendre le bonhomme dans son assos que j'ai trouvé quelque peu immature... Il a donc monté son association avec une personne du nom de Louise qui elle, vie à Toulouse en France. C'est une assos nouvellement créée. Bon de toute façon, son amie Louise n'était pas là et arrive le 5 juillet prochain.
J'attends ainsi de la rencontrer pour de plus claires informations et explications.
Suis donc redescendu à l’hôtel à Lomé et pour le moment; peu importe, je me balade et vois du monde. La patronne de l’hôtel, il l'appel tous "Mama" ici, une dame d'une cinquantaine d'année très aimable et sympathique avec laquelle j'ai longuement discuté, e e e e, j'en ai profité pour également négocié ma chambre à l’hôtel, commerçante "Mama" Desousa, son nom, m'a fait une ristourne intéressante. La nuitée est de 6500 francs CFA soit en euro, environ un peu moins de 10 euro !...
Ici, l'on mange également pour à peu prés 1000 CFA par repas, en dessous de 2 euro. La nourriture ici au Togo est différente aux autres pays tel que le Burkina et le Mali, il mange peu ou pas de riz mais de la pâte, un mélange de farine de mais et de manioc, qu'on agrémente alors de sauces; poissons, viande.
Aussi; je me régale de mangues, je vous assure qu'elles sont parfumées et sacrément délicieuses !...
Donc voilà pour le moment, et puis, le quartier est pas mal et les Togolais sont sympathique, comme toutes les personnes que j'ai rencontrées jusqu'ici d'ailleurs....
Et bien, je continuerais à un autre moment pour la suite ici....
Bien à tous, et biz aux autres mohamed
Envoyé le : Jeudi 14 Juillet 2011 14h26 Objet : un peu plus d'une semaine à Attikoumé et enfin.... Kpalimé....
Des étales juxtaposées et enchevêtrées les unes aux autres à l'alignement très aléatoires, chacun organise sa petite affaire ici et là, tout semble en désordre !... Alors que les petits commerçants eux, ne s'y trompent pas. Il y a là Kalilou qui tient une étale de téléphone portables et tout accessoires
si approchants, à l'écouter, il m'aurait tout vendu !... L'on a bien discuté tout les deux, en présence souvent d'autres personnes, Kalilou, un garçon de 29 ans vraiment sympathique au sourire éclatant, il m'a raconté son histoire; il vient du Niger ou il fait trop chaud la bas me dit-il, au dessus du Nigeria, il avait donc
quitté son pays il y a quelques années de cela pour se retrouver à Abidjan en Cote d'Ivoire. Kalilou me disait qu'il y faisait bon vivre la bas à Abidjan, il y est resté autour de 7 années et les évènements récents, l'on fait quitter le pays pour se rendre actuellement au Togo. Mais il pense sérieusement y revenir une fois l'apaisement du pays. Par ici, il y a Suzanne, Odette et Delphine qui occupent une grande étale de fruits et légumes, et bien, je peux vous dire que j'en ai dégusté quelques une mangues "délicieuses" et des ananas qu'elles me préparaient dans une poche au goût vraiment "impériales".... il y avait également d'autres fruits, bananes, papayes, oranges....chaque jour, je prenais des fruits. Plus loin, George et ses intarissables grillades de viandes et de poissons. George, un homme d'une très grande taille, il aurait pu faire du basket !... il était timide, discret voir, introverti, il parlait très peu ne souriant presque jamais mais l'odeur de ses grillades attirait tout le monde sur la place, passants et commerçants compris et, chacun y allait bon train pour discuter, rire,
chantait, voir dansait... et George au milieu de tout ça, avec son calme "irréprochable" ne se laissait jamais aller.
J'ai tout de même réussi à discuter avec lui, j'apprenais alors qu'il venait du Ghana, pays anglophone et limitrophe du Togo, j'ai également réussi à lui enlever quelques sourires concernant sa grande taille. Césarine.... tout les matin, j'avais quelques habitudes, à 8h / 8h30 je passais
donc voir Césarine qui vendait les viennoiseries, je prenais donc deux croissants et aller ensuite prendre mon grand café au lait au resto "Ivoiro-Togolais" que tenait Didier. A midi, je mangeais chez lui enfin, à son resto, d'agréables plats j'ai mangé, par contre, attention au piments !.... Une semaine comme cela et forcément, vous vous faite beaucoup d'amis, des personnes aussi attachantes que ce quartier nord de Lomé qui est : Attikoumé...
Presque 3 semaines déjà écoulées à Kpalimé, 140 kilomètres environ au nord de Lomé, ou je me suis donc rendu pour voir les tenants de l'assos et enfin, Louise
qui venait juste d'arrivée de Toulouse en France. Cela c'est vite arrangé, enfin, j'ai pu discuter et ai compris le but de cette assos. L'association exerce donc pour le développement culturel local en y faisant participer plus particulièrement les jeunes dans certains apprentissages notamment. L'intérêt donc de l'association (A.E.C.D.F. Togo), fait que par votre expérience, votre métier ou alors vos attentes, vous participez de prés à une activité scolaire, sportive au alors professionnelle auprès des jeunes Togolais de
Kpalimé, vous êtes ainsi hébergé dans une famille d'accueil soit, "en immersion totale".... Cela permet de partager, connaître et échanger nos cultures de vie... Pour ma part, cela tombe "pils/poil" dedans, heu heu.... comment vous dire, et bien, le père de famille chez laquelle je suis hébergé, Mr KOSSI Antoine, est tout simplement responsable d'un groupement d'artisans qui développent les apprentissages des jeunes dans le cadres d'ateliers professionnels en menuiserie, métallerie/tourneurs. J'ai donc participé à la vie des jeunes dans leurs ateliers respectifs, de très grands Ateliers avec des machines d'époque !....
J'aurais tant à dire concernant ces machines et plus particulièrement "leurs provenance".... mais je ne vais pas m'égarais ici et là car je pense que se serait bien trop long, on va rapidement dire qu'il y a ici très très peu de moyen mis en place et le mot est faible, mais on en reparlera à un autre moment si vous me le permettez et, de vive voix plutôt.... Aussi, on ne va pas rentrer dans la sphère "politico-économique et social" du Togo car d'une part, se serait également trop long et compliqué mais, je vois tout de même que le pays a d'énormes possibilités et capacités économiques et une richesse humaine "insoupçonnable"....
Juste un peu d'histoire concernant le Togo. Il fut colonisé, comme pratiquement tout les pays d'Afrique, tout d'abord par l'Allemagne, ensuite ces derniers fut déguerpirent et délogés pour laisser la place à la France. Le Togo à pris son indépendance en 1960.
Je reviens donc sur mon investissement dans l'Atelier Menuiserie. Il y a tout de même 8 apprentis dans ce vaste Atelier, mais les travaux réalisés
ici sont plutôt le corroyage de planches de bois c'est à dire tout simplement, du rabotage. Ce travail est exclusivement réalisé pour des entreprises privées de Kpalimé qui n'ont elles pas les machines pour travailler et usiner le bois. Les apprentis n'ont donc là peu de chance d'apprendre au mieux le travail du menuisier, d'autant qu'ils n'ont pas de référents sur qui s’appuyer. Je me suis tout de même approché et intéressé aux quelques réalisations faites à
l'Atelier. Ne disposant pas de temps pour apprendre un minimum le travail à réaliser, chacun se débrouille comme il peut !.... De la technologie et cours technique leurs permettrait pourtant de faire de réelles progrès tant sur la qualité du travail que sur la compréhension de l'ouvrage à parfaire. Dans la réalisation d'une porte par exemple, j'ai regardé comment les jeunes apprentis s'y prenaient.... et bien, sans plan et sans réelles cotes alors, pas la peine de vous dire que le travail se révèle fastidieux et se complique à l'infini !... Et, ils n'imagine pas combien ce temps de préparation à la réalisation de l'ouvrage et primordiale et permettrait surtout et ainsi à chacun, de gagner du temps.... Les moyens existent pourtant mais, ils ne sont pas exploités.
Bon, cela reste un peu technique tout cela et, on va parler là de leur emploi du
temps, et bien, accrochez vous !... Du lundi au vendredi, apprentis comme les ouvriers ou employés: 7heures à 12 h30 et 14 heures à 17 h30, et le samedi matin également de: 7 heures à 12 heures. Soit 50 heures par semaine et, ne leurs parlait pas de vacances, ils ne connaissent pas !.... Le salaire pour les employés est de 28000 francs CFA soit 43 euro environ....(vous ne faites pas grand chose avec un salaire aussi bas !....).... équivalent au smic du pays !.... Pour les apprentis, rien !... on leurs donne seulement 200 CFA (30 centimes d'euro) pour le repas du midi. Je leurs ai demandé comment vivaient-ils avec si peu d'argent ?.... ils me répondirent que le travail au champ leurs permettaient de subvenir à leurs premiers besoins.... et, il y a la famille. Leur apprentissage est de 3 années me disent-ils et puis à la fin, au bon vouloir des patrons, une reconnaissance d'une valeur quelconque leur est donnée....
Et bien vous savez quoi, travaillant dans un établissement spécialisé pour jeunes en difficultés "l'inadaptation sociale" et, avec le feu vert de l'établissement, j’emmènerais bien quelques jeunes ici pour faire un bon stage de quelques semaines voir un bon mois et, je pense que ma chef de service " Nathalie" serait bien ok mais, les moyens et surtout les nouvelles législations concernant la protection des jeunes en France nous interdiraient une telle expédition......... dommage car j'en suis sur que cela serait bénéfique.....
Voilà pour le cadre des Ateliers, je vais également intervenir d'ici peu pour donner des cours de Savate.BF dans la salle des fêtes de Kpalimé et j"ai ainsi rencontré le secrétaire du club de boxe....
Ils doivent d'ici là récupérer le matériels qui se trouve à Lomé donc: affaire à suivre....
Je voudrais ici revenir sur la ville de Kpalimé.... une ville très touristique ou il y a pas mal d'assos en tout genre, faire attention car il y a de tout et surtout de rien !.... Il y a donc pas mal de Français ici, des Italiens, Espagnole et, la population qui semble avoir le plus est, les Allemands.
L’Allemagne a d'ailleurs financée pas mal de projet ici, c'est comme un retour aux sources car à l'époque coloniale; ils battirent une grande église et également un château appelé "Vial" dans les montagnes proches. Vous pouvez allez regarder un site sur internet, il faut chercher avec "Kpalimé...." vous trouverez certainement quelques chose sur la Ville de Kpalimé....
Pour ma part je trouve cette région du Togo, voir de l'Afrique vraiment magnifique, le coin me plais beaucoup et la famille d'accueil est formidablement agréable et sympathique. Je vais rester là quelques semaines encore et ensuite, je pense remonter au Maroc, plus précisément à Marrakech, chez mon beau frère Djamal, depuis le temps que ma sœur et Djamal me disent de m'y rendre et bien, je pense que c'est l’occasion ou jamais. Par contre, je prendrais l'avion de Lomé à Marrakech car en bus, cela serait trop long.... J'aurais pu venir en moto depuis la France, cela se fait et puis, ce n'est pas comme prendre un bus ou autre taxi locaux car là, vous vous arrêtez ou bon vous semble, la rencontre avec les autochtones doit être d'ailleurs plus enrichissante et certainement significative, un voyage exaltant et plus extraordinaire je pense, une prochaine fois alors....
Pour la petite histoire, je fais un bref retour sur mon passage à Bamako, à l'ambassade du Burkina pour le visa d'entrée, vous déposez donc le matin votre passeport avec 2 photos et la modique somme de 47000 CFA ( 72 euro) et, vous attendez donc qu'il vous tamponne votre Passeport. Durant mon attente, 2 jeunes Suisses sont venus également à l'ambassade Burkinabé
pour faire les mêmes démarches. Pour leurs parts, ils se rendaient au Bénin dans le cadre d'une ONG et, ils étaient descendus de Suisse en Moto, ils ont donc traversés la France, l'Espagne, le Maroc, la Mauritanie pour arriver à Bamako.....et ensuite continuer pour le Bénin.
Voilà, je vais en rester là pour le moment, pour ma part, je continue "mon gout de l"errance" un petit peu plus ici au Togo ensuite..... le temps me dira bien.... à bientôt,
Oui.... vu la période, juillet/août...., bonnes vacances pour ceux qu'ils le sont et également aux autres qui vont l’être !..... Je tente de vous joindre quelques photos.........et faire de mon mieux car ici au Togo, internet est d'une lenteur déconcertante !..... Bye aux uns et biz aux autres, mohamed
Envoyé le : Lundi 7 Novembre 2011 21h09 Objet : dernier épisode...
De Kpalimé à Marrakech,
2 jours après être arrivé à Marrakech, chez les parents de mon beau frère Jamal, je me suis retrouvé à la fin de la première semaine hospitalisé et pour cause...... j'ai contracté le "Palu"..... Me souviens de ne pas avoir était très bien à Kpalimé et, à 2 reprises. Cela se passait le soir, j'avais très froid alors qu'il faisait bon. Je tremblais et avais de la fièvre, j'avais ainsi pris de l'aspirine et allais mieux le lendemain. Mais là, cette fois ci à Marrakech, j'étais vraiment pas bien, une grippe à coté ce n'est rien !... Ainsi 3 jours sous perfusion à L’hôpital Militaire de Marrakech.... Je n'ai pu profiter pleinement de mon séjour au Maroc, pour une autre fois....
De retour à Limoges, j'appelle mon ami José qui est en vacances en famille au Portugal. José me propose de venir le rejoindre et suis donc ok pour enfin découvrir Tavora, un petit bled dans la commune de Tabuaço qui se situe à 50 Kms "à vol d'oiseau" à l'est de Porto, proche de la vallée du Douro.
Une semaine à Limoges... Quelques travaux ici et là, chez mon frère et également chez ma grande sœur, changer la porte du garage qui était défectueuse, résultat..... 6 points de suture.... J'ai pris un des 2 ressorts sur la tète... ça a beaucoup saigné !..... ma sœur été hors d'elle voir en colère.... Direction les urgences à l’hôpital accompagné du beau frère, le médecin m'a rasé un peu le flanc gauche afin de faire les points...j'étais magnifique !... Bon, c'est l'été donc une casquette et le tour est joué..... Ensuite, retour pour tout de même terminer le boulot... Finalement, rien de bien grave.... Bon sang et satané Ressort !.....
Fin de semaine, suis ainsi parti rejoindre José à Tavora, ses parents Jean et Lisette, son frère Manu et sa sœur Dyna avec son mari Christophe et leurs 2 adorables filles y étés également, l'on a passé de très bons moments... Le coin est vraiment agréable, plaisant et reposant..... des oliviers et des vignes à perte de vue sur des terrains escarpés voir pentus, le travail de la terre ici est rude, ardu, d'ailleurs, les jeunes désertent peu à peu le coin pour aller s'installer dans les grandes villes comme Porto.... Et l'on sais que cela se passe partout dans le monde, les petits bleds sont ainsi abandonnés... Peu de monde voir personne ici ne reprendra les cultures, certaines voir pas mal sont déjà désertées et la nature reprend ses droits... Nous sommes ainsi aller nous promener ici et là, les baignades à la piscine municipale de Tabuaço et particulièrement dans les ruisseaux naturelles, quelques marches dans les chemins abrupts à travers les vignes et autres plantations, excursion en bateaux sur le fleuve "le Douro" avec deux passages d'impressionnantes écluses, des restos ou l'on s'est régalé !... rencontres et convivialités avec les voisins que j'ai appris à mieux connaitre par la suite....
La suite, et bien..... un concours de circonstances, les parents de José me parlaient qu'ils allaient aider à ramasser les raisins des voisins et autres quintas "fermes" au mois de septembre et par la même, que cela était festif. Ah bon !.... alors je me suis proposé et suis revenus pour 3 semaines environ à Tavora, pour découvrir et participer aux vendanges et autres pratiques dans la production du vin à l'ancienne, oui oui, à l'ancienne.... "Écraser les grappes de raisins avec les pieds s'il vous plait".... Que vous dire, cela était vraiment extraordinaire voir fantastique pour moi et les gens: formidables et généreux...
En face, un peu plus haut de la maison de Jean et Lisette, leurs voisins et amis Antonio, 78 ans et Maria, pas loin, qui habitent seuls dans leur maison, leurs enfants sont partis travailler en Suisse et viennent une fois par ans. J'ai accompagné Lisette et sa sœur Elsa avec son mari à ramasser les grappes de raisins dans les vignes de Antonio. Brave et robuste comme un chêne, Antonio est une personne de belle et bonne volonté parlant très peu voir jamais, le sourire crispé mais respectueux des autres, j'ai de ce fait appris à le connaître en l'aidant à faire ses vendanges à son terrain. Ici, tout prés de la vallée du Douro, chaque famille a des vignes et chaque année, ils font leurs vendanges et leurs propres vins pour leurs consommations personnelles et annuelles. Antonio fait son propre vin mais, il ne le boit pas... il l'offre alors à ses proches, famille et amis.
Les vendanges terminées.... je me suis promené dans l'oliveraie de José. Il y avait un pêché également ou j'ai dégusté quelques fruits, il faisait beau et les températures, agréable, je suis descendu plus bas en dévalant un petit chemin assez raide pour me rendre jusqu'à la rivière, celle-ci se jette dans le Douro. Je me suis assis là, il y avait le calme, la tranquillité, tout était paisible et je contemplais le paysage, le bruit du ruisseau, le chant des oiseaux....et, cette magnifique vallée.... et là, se dessina l'envie ou l'idée de faire le GR20, en Corse évidement. Il me restait à peu près 2 mois devant moi avant de reprendre mon poste, alors.......
De Tavora à Calvi.....
"tout les chemins mènent à Limoges"..... De retour à Limoges, je me suis donc préparé pour le GR 20. Enfin préparé........ mon frère Djemel l'avait fait avec un ami à lui il y a de cela 2, 3 ans je crois, je lui ai donc demandé quelques conseils..... Pas facile me dit-il, seul, en plus au mois d'octobre, es-ce que les refuges sont ouverts, le temps également..... Car s'y-il pleut, il y a des étapes impraticables voir dangereuses, ne pas oublier que c'est la haute montagne !... Il ne faut donc rien négliger.... Sincèrement et peut-être inconsciemment..... Rien à faire de tout cela, ma seule envie ou caprice, partir..... Évidement que j'étais que je partais seul mais bon, peut-être y a t’il du monde ou encore quelques personnes qui se risquent au mois d'octobre..... Peu importe, je me lance et, je verrais... Physiquement, je savais bien que je n'étais pas au top, pas prêt car au niveau du sport, cela faisait plus de 1 ans que je ne faisais rien... Ok il y a le mental mais chacun sais que l'un ne va pas sans l'autre et, vis versa...
Bon, peu importe de nouveau, j'ai pris un billet d'avion Orly/Calvi. Mon frère Djemel a tout de même eu quelques inquiétudes sur ce périple qui puis est au mois d'octobre et, il avait sans doute bien raison... Il m'a prêté tout son matériel, j'ai juste eu à investir sur une très bonne paire de chaussures de rando.
15 étapes sur le GR20 et, en cette période de l'année, il n'y a pas de ravitaillement possible auprès des refuges !... Il fallait de ce fait prévoir de faire la rando en total autonomie alimentaire. Sur la balance, mon sac à dos faisait ainsi autour de 21 kg, ça n'a l'air de rien... mais cela prend tout son sens lors des montées, en escalade dans les parois rocheuses et plus particulièrement au cour des descentes, les articulations et notamment les genoux vous font mal...
Douloureuse 1ère étape... 1ère étape et première ascension de Calinzana à Ortu di Piobbu = 1360 m de dénivelé positif.... ail !.... Bon ok, j'avoue que je n'ai pas mis toutes les chances de mon coté.... comment vous dire.... et bien, je n'ai absolument rien fait pour que cela se passe normalement ou correctement et pour cause... Je suis arrivé le mardi 11 octobre à 13h10 à l’aéroport de Calvi. J'ai pris le train de Limoges pour Paris Austerlitz la veille au soir car il y avait des grèves annoncées de la SNCF et la RATP, 1 train sur 3 ne circulait pas... J'ai donc passé la nuit de lundi à mardi à l'aéroport de Orly. A l'aéroport de Calvi, j'ai pris un taxi qui m'a déposé à Calenzana, lieu du départ du GR20. Pas trop loquasse le chauffeur, j'ai tenté de discuter avec lui.. rien, je lui ai seulement demandé vis à vis de Calinzana si c'était un petit bled et il m'a répondu sèchement qu'en Corse il n'y avait pas de bled... bon, n'insistant pas, il voyait certainement qu'avec mon accoutrement j'allais faire un peu de rando... sympathique Corse... Il m'a ainsi déposé à une petite place au centre du "petit bled"... Il était 13h30 environ, j'avais prévus de partir le lendemain mais, je ne sais ce qu'il m'a pris et suis parti sans réfléchir à l'assaut de la première étape. Suis passé devant une fontaine qui précédait le début de l'itinéraire du GR et ai rempli mes deux "camelbacs" et en avant... Il faisait beau temps et les températures autours de 26/27 degrés, de suite, ça montait, le sentier s'élevait rapidement au dessus du "bled" e e e e, non, de Calinzana, on avait de suite une bonne et très belle vue sur ce petit village et la mer au loin, c'est magnifique, mais voilà, ça n’arrêtait pas de grimper !... Je commençais à sentir mes jambes, lourdes, les cuisses et les mollets qui me faisaient mal, mes jambes trahissaient le manque de préparation physique, je buvais alors abondamment et dans mes pensées, arriver tout là haut oui, au bout de cette première étape. Je ne me suis pas arrêté une seule fois, je marchais lentement mais sûrement... Cela faisait environ 4 bonnes heures que je marchais dans ces larges lacets et suis arrivé à une barre rocheuse en partie équipée d'un câble, je suivais scrupuleusement les tracés rouges et blancs qui indiquaient le sentier. Je me suis dit que ce n'est pas possible..., ils vont pas me faire passer à travers ces énormes rochers, je regardais les repères et c'est bien par là qu'il fallait avancer. Alors j'ai commencé à escalader avec mon énorme sac à dos et rapidement, il m'est venu une très grosse crampe au mollet droit, il y avait comme une boule, j'ai hurlé et me suis retourné pour m'asseoir afin de masser, j'ai de nouveau bu abondamment de l'eau et ai mangé des fruits secs. Je suis restais là un peu plus d'un quart d'heure, je voyais le soleil qui n'allait pas tarder à se coucher et me suis dit que je n'allais pas rester ici alors, je me suis retourné et ai continuer la jambe droite presque tendue à gravir le récif. Suis péniblement arrivé au col de Bocca à u Bazzichellu (1486m), il faisait encore jour mais je n'apercevais plus le soleil, rapidement, la nuit arrivée, je ne savais à combien de temps j'étais du refuge d'Ortu di u Piobbu. Je n'ai pas pensais à sortir le topoguide et puis, j'étais tellement épuisé.... A droite sur le Bocca "col" une fine pelouse et un grand sapin... j'ai alors posé mon sac et ai planté ma tente sous cet arbre, j'ai pris une aspirine, mangé et me suis de suite couché, je me posais de multiples questions concernant le parcours et l'état de ma forme, me suis ainsi dit que je verrais le lendemain et me suis rapidement endormi...
De drôle de bruits.... Dans la nuit, je me suis plusieurs fois éveillé, mon sac à dos été à l’intérieur de la tente, j'avais entendu tout près des reniflements et gratter également, j'ai alors pensé à des cochons sauvages ou autres bestioles peut-être.... j'ai ouvert la tente et ai glissé ma tète à l’extérieure, il faisait presque comme jour, on apercevait la lune bien ronde qui m'éclairait, je voyais donc assez claire. Il y avait pas loin une grosse branche que j'ai ramené vers moi, j'y ai enlevé quelques petite brindilles afin d'en faire un bâton. J'étais en alerte !... Je me suis dit que si il y avait un animal quel qui soit et bien, il se ramasserait un coup de massue sur la tranche, tant pis pour lui, qu'il aille paître plus loin.....
Je me suis levé au petit matin autour de 6 heures, 2 barres de céréale arrosés de flotte, j'ai plié le camp et me voilà reparti pour au moins terminer l'étape. Je suis arrivé au refuge en à peine 1heure30, mes jambes allaient bien, peu de douleurs, j'ai étais doublement satisfait car en arrivant il y avait un peu de monde, 8 personnes environ qui se préparaient pour attaquer la deuxième étape. Je me suis donc approché et on a brièvement discuté. Du coup, je me suis senti pousser des ailes pour finalement faire la seconde étape, je ne voulais rester seul à ce refuge. On s'est suivi jusqu'au suivant refuge de Carrozzu ou nous avons fait plus ample connaissance. Il y avait 3 suisses et 1 allemand qui préféraient eux, passer leurs nuits sous leurs tentes, quand aux autres, 2 grenoblois et 2 ardennais et moi, dormant dans les refuges. Ceux ci étaient assez bien équipés, dortoir, cuisine avec gazinière et poil à bois. La première chose que j'ai faite en arrivant, me faire cuire des pâtes accompagnés d'une grande soupe bien chaude...., je n'avais rien mangé de chaud depuis 2 jours !... Cela m'a fait extrêmement du bien, je ne me posais plus la question de ce que je faisais ici mais plutôt de continuer et faire ainsi entièrement le GR20. J'ai largement discuter avec les ardennais Thibault et Jérémy et Maeva et Alex les Grenoblois. Nous étions à nos aises dans les refuges d'une capacité moyenne d'une vingtaine de personnes et pour cause, il y avait très peu voir pas de monde sur le GR, on imaginait alors ce que cela devait être au mois de juillet/aout....
Les 3 suisses et l'allemand faisaient "bande à part", ils sont très peu voir pas venus à notre contact, il y avait pourtant largement de la place pour tout le monde dans les refuges.... Maeva, Alex, Thibault, Jérémy et moi sommes ainsi partis le lendemain matin pour l'étape suivante. Chacun à son rythme, nous sommes arrivés au refuge d'Ascu Stagnu qui est également une station de ski. Les paysages.... éblouissants, somptueux, fabuleux voir enchanteurs, nous restions ébahis par un si beau spectacle... certains sentiers empruntaient les chemins de transhumance, ils s’enfonçaient chaotiquement dans de grandes barrières de roches de granite et pénétraient dans de petites hêtraies pour finalement, accéder dans les plus belles et magnifiques "Bocca" de ces grands massifs montagneux que regorge le centre de la Corse...
4ème étape, La traversée délicate d'E Cascettoni (ou le cirque de la solitude), un des lieux mythiques du sentier du GR20... Ce jour là, le temps est moins ensoleillé, il y a du vent et il fait un peu plus froid. En marchant, l'on est bien mais à ces hauteurs, le froid se fait tout de même plus ressentir. A peine partis du refuge, ça monte dru, pas le temps de s'échauffer, le souffle se fait plus pressant, au niveau des jambes, tout va bien. Le Bocca de Tumasginesca (2183m, appelée col Perdu), se découvre sur le Cirque de la solitude.... Imposant, étonnant, frappant, impressionnant !.... Thibault, Jérémy et moi restions bouche baie... A la question e e e e e e, par ou on passe là ?... l'on se rend ainsi compte que le GR20 n'est pas une simple partie de promenade... Thibault sort son topoguide et nous indique qu'il faut descendre et suivre évidement le tracé.... ah bon.... Le site est constitué de parois rocheuses très raides qui ont nécessités des aménagements (quelques chaînes ici et là et 1 échelle). Ce que l'on a beaucoup aimé, c'est ce qu'il est écrit dans le guide qui concerne cette étape : "Néanmoins, il ne présente aucune difficultés technique, mais seulement quelques petites escalades"... Tout en continuant à suivre le parcours, l'on répétait alors à haute voie cette phrase en rigolant assez fort et avec fou rire mais honnêtement, on là ramenait pas large !.... Chargé de nos sacs à dos et accroché à de vulgaires chaînes rouillées avec une sécurité plus qu'aléatoire, l'on s'accompagnait tout les trois mutuellement et verbalement et l'on se disait, que l’on n’amènerait pas n'importe qui à ce passage... Dans le cirque, le soleil ne rentre pas et de toute manière, c'est couvert ce jour là, il ne faudrait pas qu'il pleuve car ce serait la "Bérézina", il y fait froid, les parois rocheuses sont d'un gris qui tire vers le noir, sombre cirque !... Je n'y passerais pas une nuit la dedans moi... Le poids du sac à dos ne nous aide pas non plus, vous pensez, faire de l'escalade avec le vide en dessous et 20 kilos sur le dos.... il ne faut pas glisser et bien s'agripper à tout ce qui dépasse. Je ne sais quel humoriste qui disait: " là ou il y a de la chaîne, il n'y a pas de plaisir..." et bien, je vous assure qu'à ce moment précis, nous les chaînes, on les a pas lâché !... je dirais même plus, on avait un certain attachement pour elles... Le soir, arrivé au refuge, l'on avait tous un peu mal au dos, les contorsions sur les parois rocheuses nous avaient pas aidés, nous avions ressentis ces douleurs durant 3 bonnes journées qui ont suivis. Maeva et Alex nous en rejoints le soir.
Les étapes se sont succédées et tout allait dans l'ensemble pour le mieux au niveau physique, j'avais bien sur mal aux genoux et autres petites douleurs le soir, mais aucun incident n’est venu ternir mon parcours, je repartais chaque lendemain reposé et prés à affronter l'itinéraire. Durant cette rando que j'ai faite en 12 étapes, j'en avais fait 5 dont doublé 3 avec Boule et Bill, alias Thibault et Jérémy et en avais parcouru 7 seul, ... Je m'étais restauré à base de lyophiliser, des pâtes, des fruits secs, biscuits et autres barres de céréales. On se lasse tout même très vite de cette nourriture mais bon, l'on se console en se disant que ça ne durera que 15 jours.
Suis ainsi arrivé au terme du GR20, j'aurais pu doubler les 2 dernières étapes mais bon, je n'étais pas pressé, mon retour en avion était à telle date donc..., le temps s'est quand à lui rapidement dégradé, des nuages, du vent et de la pluie. Je me suis donc installer dans le dernier refuge d'I Paliri, il était 15 heures environ, j'ai allumé le poil à bois et fait chauffé de l'eau afin de me rincer et pour me restaurer. Le jour c'est vite couché, j'étais seul à ce refuge et songeais à tout ce parcours et aux franches rigolades avec Boule et Bill. Il ne me restait plus qu'une étape de 5 heures environ, pour gagner "enfin" Conca.
Le lendemain matin, levé vers 6 heures, j'ai plié mon sac à dos, petit dèj et hop, me voilà parti pour terminer "nostalgiquement" le GR. Sur le topo-guide, pratiquement que de la descente, soit 963 mètres de dénivelé négatif. J'étais pas forcément pressé d'arriver mais la météo se faisait menaçante... Arrivé à Conca, pas un hôtel d'ouvert, j'ai alors fait de l'auto stop et me suis fait amener à 40 Kms environ, jusqu'à Solenzara sur la cote sud-est et ai trouvé ce qu'il fallait pour dormir, hôtel et restaurant, retour dans le monde citadin... Deux jours après, je prenais l'avion.
Voilà, mon congé sabbatique se termine et il me faudra reprendre mon poste à la fin de ce mois de novembre "avec enthousiasme tout de même..." et à vrai dire, je dirais que l'on s’habituerait presque à ce mode de vie....... Non, n’exagérant rien... mais cela je l'espère, m'a fait du bien. Et comme tout a une fin alors, c'était donc le dernier épisode, vous ne pensez tout de même pas que j'allais me laisser aller encore et encore à d'autres récits ou autres comptes rendus.... Non, mais espère que vous ne vous êtes pas ennuyés....
Bye aux uns et biz aux autres, mohamed ...à ma petite fleur, qui me manquera pour l’éternité…
Analyse Euro/Dollar English translation pending
Bonjour,
Je suppose que nous sommes nombreux à suite l'évolution du Dollar !!!!
Une question pour les spéculateurs , économistes ou autres !! du forum
Pensez vous qu'il faut faire du change maintenant ou attendre ??? question qui va énerver certain d'entre vous 🤪
Va t-il prochainement une hausse boursiére ?
il y a quelque temps un forumeux disait qu'il fallait attendre le 12 fevrier 2012 , Pourquoi je ne sais pas !!!!
je ne suis pas une experte de la bourse c'est pour ça que j'en appelle a vous ?
Merci pour vos réponses
Je suppose que nous sommes nombreux à suite l'évolution du Dollar !!!!
Une question pour les spéculateurs , économistes ou autres !! du forum
Pensez vous qu'il faut faire du change maintenant ou attendre ??? question qui va énerver certain d'entre vous 🤪
Va t-il prochainement une hausse boursiére ?
il y a quelque temps un forumeux disait qu'il fallait attendre le 12 fevrier 2012 , Pourquoi je ne sais pas !!!!
je ne suis pas une experte de la bourse c'est pour ça que j'en appelle a vous ?
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Quinze jours à Madagascar (Diego et Nosy Be) English translation pending
Bonjour,
Nous comptons partir à Madagascar en mai de cette année pour 15 jours en famille (2 adultes et 2 enfant de 4 et 8 ans), une semaine sur Diego et une semaine sur Nosy Be. Notre semaine à Nosy Be est déjà calée (avec le prestataire Alefa quelqu'un connait ?) avec au programme 7 jours en bateau et camping sur la cote ou les îles, plongée, pêche, découverte, ça ressemble à un rêve...!!!
Par contre notre semaine à Diego n'est pas absolument pas organisée et je serais preneuse d'infos (j'ai déjà lu quelques peu notre lonely) : les hôtels sur diego sont très chers (pas de chambre famille donc le prix de 2 chambre, ouf 🤪 !!), y a t'il d'autres hébergements possibles ? vaut-il mieux être logé à Diego même ou en dehors de la ville (difficulté ensuite pour les transports ?) ?
De même pour ceux qui aurait déjà passé un séjour la-bas, que vous me conseillerez vous à faire ? à voir ? dans quel cadre ? Faut-il prendre un guide systématiquement pour la semaine ? quel transport (voiture de location) ?
Nous aimons la nature (c'est même mon métier), la marche, la tranquilité, la découverte, les beaux paysages et les rencontres.
Merci d'avance !!
Céline (a peine revenue d'Afrique du sud et un nouveau projet voyage - YES !!)
Nous comptons partir à Madagascar en mai de cette année pour 15 jours en famille (2 adultes et 2 enfant de 4 et 8 ans), une semaine sur Diego et une semaine sur Nosy Be. Notre semaine à Nosy Be est déjà calée (avec le prestataire Alefa quelqu'un connait ?) avec au programme 7 jours en bateau et camping sur la cote ou les îles, plongée, pêche, découverte, ça ressemble à un rêve...!!!
Par contre notre semaine à Diego n'est pas absolument pas organisée et je serais preneuse d'infos (j'ai déjà lu quelques peu notre lonely) : les hôtels sur diego sont très chers (pas de chambre famille donc le prix de 2 chambre, ouf 🤪 !!), y a t'il d'autres hébergements possibles ? vaut-il mieux être logé à Diego même ou en dehors de la ville (difficulté ensuite pour les transports ?) ?
De même pour ceux qui aurait déjà passé un séjour la-bas, que vous me conseillerez vous à faire ? à voir ? dans quel cadre ? Faut-il prendre un guide systématiquement pour la semaine ? quel transport (voiture de location) ?
Nous aimons la nature (c'est même mon métier), la marche, la tranquilité, la découverte, les beaux paysages et les rencontres.
Merci d'avance !!
Céline (a peine revenue d'Afrique du sud et un nouveau projet voyage - YES !!)
Trek de trois jours en France (Jura / Franche-Comté) pour débutant? English translation pending
Bonjours à tous.
Depuis quelques jours, j'ai l'idée de me couper un peu du monde, pour marcher, et profiter de ma belle région qu'est le Jura, j'ai commencé à regarder à gauche à droite voir ce que je pouvais faire à ma porter. Ce que je recherche exactement : c'est un trek de 3 jours, dans le milieu le plus naturel possible, pour ainsi me couper de toute civilisation, l'idée est vraiment de m'isoler ces jours la, dormir à la belle étoile, me sentir seul et méditer. A la base, je voulais partir une semaine voir plus, mais étant donné mon inexpérience en la matière, il est bien plus judicieux de miser sur 3 jours. Pour la période, étant donné que je compte dormir dehors, ça ne sera pas avant début Mai je pense.
Je n'ai jamais vraiment fait de trek sur plusieurs jours ( donc pour ça, il va falloir que je me renseigne sur l'équipement à prendre ), après je ne suis pas non plus un véritable débutant dans la randonnée, puisque j'adore me balader, je suis largement capable de marcher plusieurs heures d'affilé, voir toute une journée sans problème ( j'ai le souvenir de grosses balades en Malaisie, avec un 30°C frappant sur le crane ), et le dénivelé ne me fait pas peur, bien au contraire.
J'avais l'idée de me faire le crêt de la neige, mais je suis pas sur que ça soit possible de le faire traîner sur 3 jours. J'ai entendu parlé aussi de la GTJ, mais ça semble un peu trop grand, et un peu trop fréquenté à mon gout ( traverser des villages ne m'intéresse guère ) Avez vous des idées ?
Au passage, je compte me procurer ce bouquin la très prochainement :
Cordialement Keussef
Depuis quelques jours, j'ai l'idée de me couper un peu du monde, pour marcher, et profiter de ma belle région qu'est le Jura, j'ai commencé à regarder à gauche à droite voir ce que je pouvais faire à ma porter. Ce que je recherche exactement : c'est un trek de 3 jours, dans le milieu le plus naturel possible, pour ainsi me couper de toute civilisation, l'idée est vraiment de m'isoler ces jours la, dormir à la belle étoile, me sentir seul et méditer. A la base, je voulais partir une semaine voir plus, mais étant donné mon inexpérience en la matière, il est bien plus judicieux de miser sur 3 jours. Pour la période, étant donné que je compte dormir dehors, ça ne sera pas avant début Mai je pense.
Je n'ai jamais vraiment fait de trek sur plusieurs jours ( donc pour ça, il va falloir que je me renseigne sur l'équipement à prendre ), après je ne suis pas non plus un véritable débutant dans la randonnée, puisque j'adore me balader, je suis largement capable de marcher plusieurs heures d'affilé, voir toute une journée sans problème ( j'ai le souvenir de grosses balades en Malaisie, avec un 30°C frappant sur le crane ), et le dénivelé ne me fait pas peur, bien au contraire.
J'avais l'idée de me faire le crêt de la neige, mais je suis pas sur que ça soit possible de le faire traîner sur 3 jours. J'ai entendu parlé aussi de la GTJ, mais ça semble un peu trop grand, et un peu trop fréquenté à mon gout ( traverser des villages ne m'intéresse guère ) Avez vous des idées ?
Au passage, je compte me procurer ce bouquin la très prochainement :
Cordialement Keussef