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Séjour à Marrakech: balade en chameau dans la Palmeraie English translation pending
salut a tous les voyageurs.je pars a marrakech avec 4 enfants( 2 de 17ans, une de 13 et 1 de 10ans.
nous partons du 31 juillet au 7 aout.
on m'a parlé de ballade en chameau ds la palmeraie.kelkun a t il un tuyau pour 1 prix interessant?(j'ai trouvé a 40 euros par pers mais a cinq c'est trop cher.
merci carla
Itinéraire pour cinq/six jours dans le Sud marocain au départ de Marrakech English translation pending
Nous pensons partir 5 ou 6 jours dans le sud marocain au depart de Marrakech.Qui pourrait nous faire un itinéraire précis, sans rater les sites touristiques, nous souhaitons nous rendre au final à Errachidia .Je précise que nous aurons une voiture de location
Toutes vos infos seront les bienvenues, sachant que nous avons un budget limité, nous visons aussi l'économie!
Merci d'avance pour vos réponses
Réserver un hôtel au Maroc sans être marié? English translation pending
bonjour, je pars au maroc cet été avec mon fiancé, il est francais (né en france) mais a la double nationalité franco / marocaine. est il possible de partager la meme chambre ou pas au maroc?? je pensais qu'étant donné qu'il a sa carte d'identité française cela ne poserais aucun problème mais certain me font douter... quelqu'un pourrait me donner une réponse sûr???
merci d'avance
Hôtel, riad près de la place Djema el Fna à Marrakech? English translation pending
Bonjour, je cherche un hotel, une chambre propre disposant de sanitaire, salle d'hygiène particuliers, au plus proche de la place Djema el Fna a Marrakech
pour la p'riode du 23 au 29 septembre
Si MINEZ lit ce message, j'aimerais bien qu'il y réponde, car je suis interessée par son riaid.....et ne sais pas comment le contacter
MERCI à vous tous
Si MINEZ lit ce message, j'aimerais bien qu'il y réponde, car je suis interessée par son riaid.....et ne sais pas comment le contacter
MERCI à vous tous
Maroc, que deviennent-ils? English translation pending
Marci à ceux qui sont rentrés en contact récemment avec
L'auberge camping, les Artistes, à El Ksiba
dont beaucoup de monde dit que c'est fermé ! mais informations contradictoires sur des forums.
L'auberge Mouflon, chez Farid, à Ouirgan
ou je n'ai trouvé que de la désolation, maison vide et à tous vents, en mars/Avril
ce qu'il en est exactement ! L'un était dans mes "coups de coeur", l'autre dans les "bonnes adresses"!
ce qu'il en est exactement ! L'un était dans mes "coups de coeur", l'autre dans les "bonnes adresses"!
Périple Alsace-Maroc à vélo English translation pending
Salut à tous amis cyclotouristes
Passionné du vélo dans sa totalité (le nombres de ses avantages me fait halluciner par rapport à cette nullité appelée "voiture"), je souhaite me lancer dans mon 1er périple à vélo et relier Strasbourg au Maroc. Départ prévu : Septembre, un mois à traverser la France, de même pour l'Espagne, et pour le Maroc, on verra en fonction de ce que je trouve à y faire.
j'aimerais aborder plusieurs points concernant ce genre de projets : 1) L'équipement : vélo, chargement, matos annexe... 2) L'itinéraire, et surtout sa faisabilité 3) le Maroc : je n'ai jamais voyagé aussi loin. 4) la préparation, organisations, administration
Concernant, le vélo, je suis dans le flou total. Un VTT me semble le mieux adapté, pour pouvoir aller n'importe où. Qu'est-il préférable ? Un cadre léger en alu qui casse moins facilement qu'en cadre acier, mais que quand il casse, c'est la galère ? La différence de poids est-elle énorme ? Je pense me charger comme ça : un petit porte bagage sur la tige de selle à l'arrière qui prendrait un sac à dos dans lequel je met tente, tapis, sac d'accouchage et une poche plastique de 5 litres pour boire régulièrement. Ma tente est très légère (sans doublure), sinon je me fais ce magnifique petit abris en utilisant deux barres en alu le long du cadre: http://www.randonner-leger.org/02_materiel/bricolage.php A l'avant, deux sacoches pour mes 2 slips, mon matos à camping, à réparer le vélo et la bouffe Est-ce qu'à l'arrière ça peut faire trop lourd, et est-ce que j'aurai à l'avant la place de tout mettre ? Avec la trousse de soins, le réchaud une laine vêtements de pluies, patins, chaines de rechange, etc...
j'aimerais bien passer par la montagne comme la grande traversée du jura et du massif central, aller en Ardèche, Lozère et continuer vers les Pyrénées orientales que je traverserais par je ne sais où (???). Arrivée en Espagne je ne sais pas du tout quoi faire. De même pour le Maroc ? Je sais que pour l'un, la Catalogne est belle et l'Atlas pour l'autre. Mon idée serais d'avancer un peu au jour le jour en suivant mon instinct et les conseils des gens du pays. Qu'en pensez vous ? Ces histoires de montagnes, c'est de la folie ?
Une fois au Maroc, j'aimerais me poser un peu pour découvrir un peu plus le pays. Ce que j'aimerais faire (et dont je n'ai aucunement la prétention de pouvoir le faire) serait : rencontrer des gens et partager leur quotidien, les aider dans leur tâches en l'échange de leur hospitalité rencontrer des humanitaire et les accompagner le temps de quelques jours pour voire comment une assoc travaille.
Pour ce qui est de la préparation de mon voyage, je compte faire ces trucs : Faire le passeport (ben oui, quand même) Aller aux ambassades Marocaines et Espagnoles en leur présentant mon projet pour voir ce qu'elles en pensent. Voire ma banque pour une vrai VISA avec assurance et autorisation de découvert Chercher une assurance santé qui prendrai en charge un éventuel rapatriement Voire un toubib pour me conseiller en alimentation et en comportement de sécurité quand on fais du vélo 6 heures par jour.
Voilà tout. Je sais que j'oublie bien des choses, étant donné mon inexpérience. Beaucoup me disent que mon projet est trop ambitieux (les montagnes, l'Afrique, la solitude...), voire dangereux. Je réponds que je ne pédale pas avec mes mollets mes avec mes tripes et mon cœur ; que la performance sportive, je crache dessus et que je prends volontairement mon temps...
Passez tous du bon temps à vélo, en voyage, et surtout, merci de vos éventuelles réponses, aides et partage.
Passionné du vélo dans sa totalité (le nombres de ses avantages me fait halluciner par rapport à cette nullité appelée "voiture"), je souhaite me lancer dans mon 1er périple à vélo et relier Strasbourg au Maroc. Départ prévu : Septembre, un mois à traverser la France, de même pour l'Espagne, et pour le Maroc, on verra en fonction de ce que je trouve à y faire.
j'aimerais aborder plusieurs points concernant ce genre de projets : 1) L'équipement : vélo, chargement, matos annexe... 2) L'itinéraire, et surtout sa faisabilité 3) le Maroc : je n'ai jamais voyagé aussi loin. 4) la préparation, organisations, administration
Concernant, le vélo, je suis dans le flou total. Un VTT me semble le mieux adapté, pour pouvoir aller n'importe où. Qu'est-il préférable ? Un cadre léger en alu qui casse moins facilement qu'en cadre acier, mais que quand il casse, c'est la galère ? La différence de poids est-elle énorme ? Je pense me charger comme ça : un petit porte bagage sur la tige de selle à l'arrière qui prendrait un sac à dos dans lequel je met tente, tapis, sac d'accouchage et une poche plastique de 5 litres pour boire régulièrement. Ma tente est très légère (sans doublure), sinon je me fais ce magnifique petit abris en utilisant deux barres en alu le long du cadre: http://www.randonner-leger.org/02_materiel/bricolage.php A l'avant, deux sacoches pour mes 2 slips, mon matos à camping, à réparer le vélo et la bouffe Est-ce qu'à l'arrière ça peut faire trop lourd, et est-ce que j'aurai à l'avant la place de tout mettre ? Avec la trousse de soins, le réchaud une laine vêtements de pluies, patins, chaines de rechange, etc...
j'aimerais bien passer par la montagne comme la grande traversée du jura et du massif central, aller en Ardèche, Lozère et continuer vers les Pyrénées orientales que je traverserais par je ne sais où (???). Arrivée en Espagne je ne sais pas du tout quoi faire. De même pour le Maroc ? Je sais que pour l'un, la Catalogne est belle et l'Atlas pour l'autre. Mon idée serais d'avancer un peu au jour le jour en suivant mon instinct et les conseils des gens du pays. Qu'en pensez vous ? Ces histoires de montagnes, c'est de la folie ?
Une fois au Maroc, j'aimerais me poser un peu pour découvrir un peu plus le pays. Ce que j'aimerais faire (et dont je n'ai aucunement la prétention de pouvoir le faire) serait : rencontrer des gens et partager leur quotidien, les aider dans leur tâches en l'échange de leur hospitalité rencontrer des humanitaire et les accompagner le temps de quelques jours pour voire comment une assoc travaille.
Pour ce qui est de la préparation de mon voyage, je compte faire ces trucs : Faire le passeport (ben oui, quand même) Aller aux ambassades Marocaines et Espagnoles en leur présentant mon projet pour voir ce qu'elles en pensent. Voire ma banque pour une vrai VISA avec assurance et autorisation de découvert Chercher une assurance santé qui prendrai en charge un éventuel rapatriement Voire un toubib pour me conseiller en alimentation et en comportement de sécurité quand on fais du vélo 6 heures par jour.
Voilà tout. Je sais que j'oublie bien des choses, étant donné mon inexpérience. Beaucoup me disent que mon projet est trop ambitieux (les montagnes, l'Afrique, la solitude...), voire dangereux. Je réponds que je ne pédale pas avec mes mollets mes avec mes tripes et mon cœur ; que la performance sportive, je crache dessus et que je prends volontairement mon temps...
Passez tous du bon temps à vélo, en voyage, et surtout, merci de vos éventuelles réponses, aides et partage.
Grand Sud marocain avec les enfants et climat en juillet et août? English translation pending
bonjour
nous envisageons un circuit dans le sud marocain (marrakech, beni mellat, erfoud, zagora, ouarzazate, tinghir ) quelles sont les meilleures périodes vu le climat ?
juillet et août sont-il vraiment trop chaud, c'est à cette période que nos 2 enfants (ils sont grands )pourraient
venir
merci
Retour de Marrakech English translation pending
Je suis rentrée hier de Marrakech, et j'avoue que le retour est difficile, il pleut ici. A Marrakech, la température avoisinait les 40°. Cette ville est magique et je reste sous le charme de sa place Jemaa El Fna, de ses souks où il fait bon déambuler. Les Marocains sont gentils et bien sûr charmeurs, mais toujours corrects. Je suis partie quelque peu inquiète, et je rentre conquise.
Je suis désolée, je n'ai pas réussi à lire le message de Loupbleu qui a été effacé avant que je ne puisse l'ouvrir. Il semble que nous travaillons dans le même secteur professionnel et j'aurai bien aimé pouvoir échanger quelques messages. Merci.
Maroc ou Tunisie? English translation pending
J'hésite entre ces deux destinations, parce que j'ignore quelle est la destination la plus sécuritaire, abordable, intéressante point de vue monuments et culture, et surtout, ce qui importe pour moi, c'est les paysages à couper le souffle.
Les palmeraies les plus grandisoses sont où ? La Tunisie compte-elle des majestueuses montagnes comme au maroc?
Quelle-est l'endroit où on a le plus le gôut de se rapprocher en tant que couple ( romantique, mystique et interdit).
Merci ! A+
Les palmeraies les plus grandisoses sont où ? La Tunisie compte-elle des majestueuses montagnes comme au maroc?
Quelle-est l'endroit où on a le plus le gôut de se rapprocher en tant que couple ( romantique, mystique et interdit).
Merci ! A+
Randonnée à cheval au Maroc English translation pending
voila,
on part les deux mois d'été au maroc et on est a la recherche de bonne adresse avec des chevaux réspécté, pour éfféctué une belle rando dans des paysage mémorable.
toutes vos éxperiances et tout vos tuyau son bien venu.
cordialement
cordialement
Evolution de Marrakech English translation pending
La tournure prise par les échanges du post "riad avec hammam et piscine dans la medina de Marrakech" et ma conviction de la nécessité d'une information large et responsable me conduisent à ouvrir ce nouveau sujet.
J'ai visité Marrakech à plusieurs reprises depuis les années 80. Je dispose en outre de témoignages familiaux décrivant cette ville dans les années 60 et avant. Cette ville et son environnement ont fortement évolué ces dernières années. Le lieu conserve un fort pouvoir attractif de part sa beauté, sa proximité de l'Europe occidentale et la gentillesse du peuple marocain. Malheureusement, les investissements lourds accompagnant le développement touristique ne vont pas que dans le bon sens : Disparition progressive de la palmeraie d'origine Cohabitation non respectueuse de nos modes de vies de touristes avec les us et coutumes musulmanes dans la Medina Risques élevés de sécheresse avec les besoins croissants d'équipements non collectifs consommateurs en eau (piscine, hammam, etc...) ravages architecturaux au grès des projets menés par quelques riches investisseurs Tromperie sur la "marchandise" pour quelques clients croyant avoir acheté un séjour en "riad" et qui se retrouvent en périphérie de la ville dans un lieu à l'opposé de ce qui caractérise un vrai riad Etc...Je souhaiterai dans ce post reccueillir vos témoignages et échanger sur le sujet. Mon objectif est de réunir un maximum d'informations profitant à tous ceux qui désirent se rendre dans cette ville. Mon utopie est d'arriver à rendre plus raisonnable le développement de Marrakech en sensibilisant les prochains visiteurs. C'est nous, consommateurs de ces belles vacances souvent méritées, qui créont les besoins, et non l'inverse. Vous pouvez, comme Chriscel ou vaihere et d'autres, ne pas partager mes inquiétudes et avis mais, svp, restez courtois et poli et donnez des éléments argumentés.
Par avance, je vous remercie!!!
J'ai visité Marrakech à plusieurs reprises depuis les années 80. Je dispose en outre de témoignages familiaux décrivant cette ville dans les années 60 et avant. Cette ville et son environnement ont fortement évolué ces dernières années. Le lieu conserve un fort pouvoir attractif de part sa beauté, sa proximité de l'Europe occidentale et la gentillesse du peuple marocain. Malheureusement, les investissements lourds accompagnant le développement touristique ne vont pas que dans le bon sens : Disparition progressive de la palmeraie d'origine Cohabitation non respectueuse de nos modes de vies de touristes avec les us et coutumes musulmanes dans la Medina Risques élevés de sécheresse avec les besoins croissants d'équipements non collectifs consommateurs en eau (piscine, hammam, etc...) ravages architecturaux au grès des projets menés par quelques riches investisseurs Tromperie sur la "marchandise" pour quelques clients croyant avoir acheté un séjour en "riad" et qui se retrouvent en périphérie de la ville dans un lieu à l'opposé de ce qui caractérise un vrai riad Etc...Je souhaiterai dans ce post reccueillir vos témoignages et échanger sur le sujet. Mon objectif est de réunir un maximum d'informations profitant à tous ceux qui désirent se rendre dans cette ville. Mon utopie est d'arriver à rendre plus raisonnable le développement de Marrakech en sensibilisant les prochains visiteurs. C'est nous, consommateurs de ces belles vacances souvent méritées, qui créont les besoins, et non l'inverse. Vous pouvez, comme Chriscel ou vaihere et d'autres, ne pas partager mes inquiétudes et avis mais, svp, restez courtois et poli et donnez des éléments argumentés.
Par avance, je vous remercie!!!
Voyage avec deux enfants au Maroc cet été English translation pending
Bonjour, chers inconnus
Avec ma petite famille (2 adultes et 2 enfants de 11 et 14 ans) nous souhaiterions nous rendre au Maroc 3 semaines cet été. Pour des raisons d'équilibre des besoins de chacun nous souhaiterions passer quelques jours à Marrakech puis nous rendre dans le moyen atlas et le rif pour découvrir un autre Maroc que celui véhiculé par les images des "bronzés". Notre budget est très serré, c'est pourquoi nous ne souhaitons pas nous attarder à Marrakkech. Pourrions nous avoir quelques informations sur les moyens de transports adaptés à notre situation familiale ainsi que quelques renseignements concernant le séjour chez l'habitant. En ce qui concerne notre séjour itinérant, des sites comme Fès, Chaouen, Tétouan, Imouzer, Azrou ... par exemple pourraient combler notre désir d'aventure sécurisée! ( 2 ados-enfants ça se ménage, il ne s'agit pas de ne penser qu'à satisfaire ses propres envies...). Peut-on avoir des infos sur les conditions de déplacement et d'hébergement ? Signé : un fils de Berbère et de poitevine qui ne connait que peu de choses sur la culture de la moitié de ses ancêtres! Merci et bien à vous.
Retour de l'hôtel Eldorador Club Palmeraie (fin mars 2008) English translation pending
Bonsoir à tous,
Nous sommes de retour d'une semaine passée avec notre petit garçon de 20 mois, à l'Eldorador Club Palmeraie à Marrakech. Si vous avez la chance d'être les prochains vacanciers à y aller, voici quelques infos. C'était la première fois que nous prenions l'avion avec notre bonhomme. Pour info, on peut prendre le sac à langer en bagage à main et ils acceptent les bouteilles d'eau pour les bébés. Pratique aussi, on peut garder la poussette jusqu'à la montée dans l'avion. Pour le reste, il faut prendre son mal en patience : 2h30 de voyage depuis Nantes, les attentes aux aéroports, puis la navette pour aller jusqu'à l'hôtel (une bonne demi-heure de trajet).
Concernant l'hôtel, nous l'avons trouvé vraiment très bien. Il est au milieu de la palmeraie (pas d'autres hôtels autour), avec un très grand et très beau parc. Les bâtiments s'intègrent très bien dans le paysage : de style marocain, couleur ocre, maximum deux étages. Bref, très agréable. Nous avons eu la chance d'avoir une grande chambre, le lit bébé était déjà installé à notre arrivée. Nous étions au calme avec vue sur les jardins. L'autre bâtiment qui entoure la piscine doit être un peu plus bruyant. Les chambres sont impeccables, tout en très bon état, le ménage très bien fait, serviettes changées tous les jours. Côté restaurant, on s'est régalé (et notre bonhomme aussi !!). Il y a pas mal de choix au buffet et toujours des spécialités marocaines (différentes crêpes le matin, du couscous et des tajines midi et soir, des pâtisseries). Il y a un buffet pour les petits avec toujours deux purées (légumes, pomme de terre, +/- viande) et de la compote (pomme, banane). Perso, j'avais emmené des assiettes par précaution et simplicité et le lait pour ses biberons. Mais il y a moyen de faire avec ce qui est proposé. Pas toujours des yaourts quand même. Il y a aussi un snack et un resto marocain (avec supplément). On peut demander des bouteilles d'eau aussi souvent que l'on veut (en formule tout inclus).
Côté activité, la piscine est grande, avec ce qu'il faut de transats. Elle est chauffée (modérément quand même !). Il y a une autre piscine à côté pour les petits, un peu plus chauffée je pense, elle est vraiment bien. Ce n'est pas une pataugeoire, il doit y avoir 50 cm d'eau. Notre bonhomme a adoré ! Et avec lui, on n'a pas trop profité de toutes les autres activités proposées : tennis, tir à l'arc, plein d'autres sports, cours de cuisine ou de danse, soirées spectacles ... etc. Il y a aussi des jeux dans le parc (toboggan, maison, bascules...etc) qui sont en très bon état. Il y a le baby eldo et le mini eldo à partir de 4 ans. On n'a pas testé mais les enfants qui étaient au mini club avaient l'air ravis. Tout le personnel (à la réception, au resto, les animateurs, les femmes de ménage) est vraiment sympatique et très serviable. Il ne faut pas hésiter à leur demander en cas de besoin.
L'hôtel est à une demi-heure de bus de la place de la Liberté (dans le Guéliz). De là, il faut un quart d'heure à pied pour rejoindre la place Jemaa-el-Fna. Il y a des navettes gratuites de l'hôtel toutes les heures environ, qu'il faut par contre réserver la veille. Pas de problème sur l'état des bus. On peut donc facilement se débrouiller comme ça. Ils proposent aussi des excursions. Nous avons fait la visite des souks et de la Medersa Ben Youssef, et palais et monuments (palais de la Bahia magnifique). L'intérêt c'est que le guide nous a balladé dans des ruelles typiques des souks, où nous ne nous serions pas aventurés tous seuls (vu notre sens de l'orientation !). Le jardin majorelle peut se faire seul et pour info, il faut s'y rendre tôt le matin (comme dans tous les autres lieux touristiques) pour ne pas faire la queue.
Nous avons passé de très bonnes vacances 😎... malheureusement déjà finies ! Si vous voulez d'autres renseignements ou photos, n'hésitez pas (on sait ce que c'est, on en cherchait avant de partir !). A bientôt 😉
Nous sommes de retour d'une semaine passée avec notre petit garçon de 20 mois, à l'Eldorador Club Palmeraie à Marrakech. Si vous avez la chance d'être les prochains vacanciers à y aller, voici quelques infos. C'était la première fois que nous prenions l'avion avec notre bonhomme. Pour info, on peut prendre le sac à langer en bagage à main et ils acceptent les bouteilles d'eau pour les bébés. Pratique aussi, on peut garder la poussette jusqu'à la montée dans l'avion. Pour le reste, il faut prendre son mal en patience : 2h30 de voyage depuis Nantes, les attentes aux aéroports, puis la navette pour aller jusqu'à l'hôtel (une bonne demi-heure de trajet).
Concernant l'hôtel, nous l'avons trouvé vraiment très bien. Il est au milieu de la palmeraie (pas d'autres hôtels autour), avec un très grand et très beau parc. Les bâtiments s'intègrent très bien dans le paysage : de style marocain, couleur ocre, maximum deux étages. Bref, très agréable. Nous avons eu la chance d'avoir une grande chambre, le lit bébé était déjà installé à notre arrivée. Nous étions au calme avec vue sur les jardins. L'autre bâtiment qui entoure la piscine doit être un peu plus bruyant. Les chambres sont impeccables, tout en très bon état, le ménage très bien fait, serviettes changées tous les jours. Côté restaurant, on s'est régalé (et notre bonhomme aussi !!). Il y a pas mal de choix au buffet et toujours des spécialités marocaines (différentes crêpes le matin, du couscous et des tajines midi et soir, des pâtisseries). Il y a un buffet pour les petits avec toujours deux purées (légumes, pomme de terre, +/- viande) et de la compote (pomme, banane). Perso, j'avais emmené des assiettes par précaution et simplicité et le lait pour ses biberons. Mais il y a moyen de faire avec ce qui est proposé. Pas toujours des yaourts quand même. Il y a aussi un snack et un resto marocain (avec supplément). On peut demander des bouteilles d'eau aussi souvent que l'on veut (en formule tout inclus).
Côté activité, la piscine est grande, avec ce qu'il faut de transats. Elle est chauffée (modérément quand même !). Il y a une autre piscine à côté pour les petits, un peu plus chauffée je pense, elle est vraiment bien. Ce n'est pas une pataugeoire, il doit y avoir 50 cm d'eau. Notre bonhomme a adoré ! Et avec lui, on n'a pas trop profité de toutes les autres activités proposées : tennis, tir à l'arc, plein d'autres sports, cours de cuisine ou de danse, soirées spectacles ... etc. Il y a aussi des jeux dans le parc (toboggan, maison, bascules...etc) qui sont en très bon état. Il y a le baby eldo et le mini eldo à partir de 4 ans. On n'a pas testé mais les enfants qui étaient au mini club avaient l'air ravis. Tout le personnel (à la réception, au resto, les animateurs, les femmes de ménage) est vraiment sympatique et très serviable. Il ne faut pas hésiter à leur demander en cas de besoin.
L'hôtel est à une demi-heure de bus de la place de la Liberté (dans le Guéliz). De là, il faut un quart d'heure à pied pour rejoindre la place Jemaa-el-Fna. Il y a des navettes gratuites de l'hôtel toutes les heures environ, qu'il faut par contre réserver la veille. Pas de problème sur l'état des bus. On peut donc facilement se débrouiller comme ça. Ils proposent aussi des excursions. Nous avons fait la visite des souks et de la Medersa Ben Youssef, et palais et monuments (palais de la Bahia magnifique). L'intérêt c'est que le guide nous a balladé dans des ruelles typiques des souks, où nous ne nous serions pas aventurés tous seuls (vu notre sens de l'orientation !). Le jardin majorelle peut se faire seul et pour info, il faut s'y rendre tôt le matin (comme dans tous les autres lieux touristiques) pour ne pas faire la queue.
Nous avons passé de très bonnes vacances 😎... malheureusement déjà finies ! Si vous voulez d'autres renseignements ou photos, n'hésitez pas (on sait ce que c'est, on en cherchait avant de partir !). A bientôt 😉
Retour d'un premier séjour à Marrakech! (mars 2008) English translation pending
bonjour!
nous venons juste de rentrer de marrakech où nous avons séjourné une semaine en riad!
c'était notre première expérience au maroc!
du bonheur! de la vraie rencontre humaine! de vraies vacances!
un point : le pas rester à marrakech pour se faire une vraie idée du maroc!😄 sortez de la ville!
je suis là si vous avez "besoin" de petits conseils et pour partager cette magnifique expérience!
à très bientôt!
du bonheur! de la vraie rencontre humaine! de vraies vacances!
un point : le pas rester à marrakech pour se faire une vraie idée du maroc!😄 sortez de la ville!
je suis là si vous avez "besoin" de petits conseils et pour partager cette magnifique expérience!
à très bientôt!
Une semaine au Maroc du 6 au 13 avril English translation pending
Bonjour,
Nous voilà perdus, nos congés sont avancées du 6 au 13 avril et nous souhaitons partir au Maroc (que nous ne connaissons pas.)
Pouvez vous nous aider sur plein de points pour organiser notre voyage dans l'urgence?Nous n'avons que les billets d'avion en vol sec du dimanche 6 au dimanche 13 à MarrakechNotre budget par personne (nous sommes 2) est de environ 250 euros par personne pour la semaineNos souhaits : paysage, nature, rencontre de quelques villages, randos à 2, pas trop de temps passés dans les transferts (ballade à partir d'un ou deux hébergements dans la semaine, ou rejoindre à pied des étapes?)Nos grandes questions :
Quels parcours?
Quels hébergements (pas d'hotels clubs)?
Faut il réserver les hébergements avant de partir ou pouvons nous risquer au jour le jour?
Comment faire les transferts?
Changement de devises en France? A notre arrivée à marrakech? Un dimanche?
Quels documents administratifs à prendre?
Quels affaires emporter?
Mon compagnon me laisse gérer tout ça mais ne veut aucun soucis depuis nore départ à l'arrivée!! Facile, mais bon c'est moi qui ai choisi la destination!🤪
Merci pour votre aide!!!
Maroc hors des sentiers battus! English translation pending
Bonjour!!!!
Je cherche désepèrement une agence qui fait vraiment des circuits au Maroc hors des sentiers battus mais en y regardant de plus près toute disent faire leurs circuits hors des sentiers battus mais en réalité chaque fois que j'y suis allez elles font toutes les mêmes itinéraires et j'en ai marre d'être prie pour un ..... j'en ai contacté plein que ce soit en France je parle pas de Fram ou NF qui disent aussi ça mais là je sais que c'est de l'attrape C......ou au Maroc toujours à peu prés la même chose, je ne passe pas une journée sans croiser d'autres agences qui sont dans le même coin, pourtant le désert est vaste j'aimerais allez vers les mont kem kem en passant au sud de Oualed Driss ou vers Tata par les pistes au sud du lac Iriki, J'ai entendus parlé d'un petit village perdus dans le désert Saff ???? il parait qu'il n'y a personne par là !!!!!!
il doit bien y en avoir des agences qui font des circuits dans ces coins là ???????
Je suis preneur de tousles tuyaux !!!!!
Merci
Itinéraire de quinze jours au sud du Maroc English translation pending
bonjour,
j'avais posté qqs messages sur ce forum il y a environ 1 mois, car nous hésitions entre le maroc et la tunisie pour un voyage routard entre 24 avril et 9 mai environ mon copain et moi. Alors avant toute chose merci encore à tous ceux qui m'ont donné leur avis concernant ce choix..
Nous sommes décidés à priori pour le maroc et m^me si nous n'avons pas encore les billets, je souhaiterai avoir vos avis concernant un itinéraire sympa, sachant que nous arriverons sans doute à ouarzazate ( cela semble le mieux pour parcourir le sud non ?) et que nous nous déplacerons en transports en commun ( voyage à petits prix oblige!)
nous souhaiterions découvrir le désert et des villes et villages sympathiques, rencontrer les "vrais gens" autant que possible ( si tout cela est possible sans voiture ..) En gros nous recherchons à faire des choses sympas à petits prix avec un maximum d'authenticité .. je sais bien que nous serons en pleine période touristique ( nous avons d'ailleurs renoncé à visiter Marakech pour cette raison), mais si vous avez des tuyaux pour un itinéraire qui nous préserverait un max du fait d'être entourés uniquement de touristes ..! et comme je l'avais dit sur mes précédents messages, j'ai conscience que ce souhait vient d'une touriste, mais nous redoutons vraiment cet aspect des choses, habitués à des voyages sac à dos version "tranquilou" côté touristes! )
autre question : j'ai lu sur ce forum qu'il y avait des festivals à cette période ...fête des roses et festival autre de musique.. savez vous où cela se situe ? je veux dire dans qul coin car je n'ai pas encore fait mes devoirs et ne ne connais donc pas les noms des petites villes !) bref si vous avez des conseils et infos..
merci beaucoup de votre aide
lau
Prendre sa retraite en Tunisie English translation pending
NOUS PRENDRONS NOTRE RETRAITE FIN 2008 A NABEUL SERAI RAVIE QUE DES RETRAITES FRANCAIS ME CONTACTENT POUR DISCUSSION ET PETITS TUYAUX POUR L'INSTALLATION NOUS LOUERONS MEUBLE A L'ANNEE MERCI
Sur la route de Zagora (2006) English translation pending
Précédents récits, "MARRAKECH, NOUS REVOILA" et "DE OUARZAZATE à MERZOUGA", peut-être un "peu" longs, d'où le troisième volet de notre voyage au Maroc en 2006 ! --
Le Drâa est le plus long cours d’eau du Maroc. Je ne me lasse pas de lire et relire mon guide puis de faire part à mes compagnons de voyage des curiosités que nous allons rencontrer. Ce village berbère et son cimetière en bord de route, formé de pierres plates, noires et plantées à la verticale dans le sol nous intrigue et nous émeut à la fois. Bizarre impression devant ce champ de cailloux où reposent tant de gens !
Nous allons longer l’une des plus grandes oasis marocaines. Elle s’étend sur 200 kms et la touche de vert qu’elle ajoute à tout cet environnement ocre et rose, est magnifique. Les palmiers et jardins fruitiers poussent vigoureusement sur les bords du fleuve qui s’étire sur plusieurs centaines de kms puis disparaît bien plus au sud de Mhamid et ne reparaîtra que 500 kms plus loin pour se jeter dans l’océan au niveau de Tan-Tan. Le lit du fleuve n’a pas plus de quelques dizaines de mètres de large mais il n’est pratiquement jamais à sec, même l’été. Nous ne sommes donc pas étonnés de voir autant de petits villages tout le long de son parcours et cela jusqu'à Zagora.
Plusieurs haltes pour profiter du paysage et faire quelques photos. Personne à l’horizon pour quémander, pas de marchands, simplement des gens paisibles qui vaquent à leurs occupations ! Nous aurons quelques scrupules à les photographier ouvertement, et ce sera dans la clandestinité et avec beaucoup de difficultés que nous arriverons à capter certains personnages.
Les costumes des femmes dans lesquels domine le noir, sont souvent agrémentés de ceintures aux pompons aux couleurs vives et presque fluorescentes. Zagora n’est pas loin et nous avons très envie de prendre une douche. L’hôtel LA PALMERAIE va nous offrir, nous l’espérons au moins, tout le confort qui, avouons-le, nous a un peu manqué ! La ville n’offre pas un caractère très typique et l’hôtel se situe au bout d’une grande avenue. Les touristes sont rares en cette saison, aussi notre arrivée ne passe-t-elle pas inaperçue. Nous sommes accueillis assez sèchement par l’employé de la réception qui nous indique l’escalier qui mène à l’étage. Si le hall de la réception est bien entretenu, l’escalier, le couloir et le reste n’est pas très avenant. Déception en voyant nos chambres. C’est moche, froid et la salle de bain dont nous rêvions, n’existe pas. Les robinets sont rouillés, les lavabos pas très nets, la douche…berk ! Heureusement, il y a la télé…qui ne marche pas…pas de piles dans la télécommande ! La vue donne sur un jardin avec, en arrière plan, un terrain de football, et à défaut de télévision, ce sera la rencontre amicale de jeunes joueurs que nous suivrons ! Nous donnerons une très bonne note au repas que nous avons pris à la salle à manger. Voilà qui nous a rasséréné ! Nous sommes seuls apparemment dans cet hôtel ! Nous quittons sans aucun regret cette ville qui finalement n’est qu’une étape dans notre voyage. Nous n’irons pas plus loin dans la vallée du Drâa et revenons sur nos pas, nous extasiant encore sur la beauté sauvage et contrasté du paysage. Retour sur Tansikht, direction Agdz, puis Ouarzazate.
Petit arrêt à Agdz et direction Ouarzazate. La route très sinueuse s’élève jusqu’au col de Tizi-n-Tinififft pour franchir le Djebel Sarhro. Quel point de vue magnifique sur toute la vallée ! Un dernier regard sur la ville qu’on aperçoit tout au fond et après quelques virages, nous entamons la descente vertigineuse du col. Nous surplombons la rivière qui s’est frayé un chemin profond et tortueux dans des roches aux couleurs magnifiques. Paysage grandiose et sauvage où l’ombre et la lumière jouent à faire des tableaux étranges ! Nous essayons de saisir dans nos misérables appareils photo, la beauté de ce qui nous entoure, nous surplombe, nous écrase !
Et puis, dans un virage, la rencontre insolite d’un berbère qui nous accoste. D’où sort-il ? Apparemment, ce n’est pas par hasard qu’il a dressé sa tente dans la rocaille au dessus de la route ! Le point de vue est tellement beau que tous les touristes, immanquablement, s’arrêtent là ! Il a dans les mains trois iguanes de couleurs différentes. J’ose m’approcher de lui et lui propose quelques dirhams contre une photo, il est d’accord, bien sûr et doit gagner sa vie comme ça !
Ses enfants ne sont pas loin et viennent réclamer leur dû ! Miracle, j’aperçois leur campement, là-haut, au milieu de nulle part, plantée sur un sol caillouteux, en plein soleil ! Comme leur vie doit être difficile ! Ils en sont réduits à mendier et à user d’expédients les plus divers, se faire photographier par les touristes, par ex ?
Descente amorcée du col et de superbes vues encore sur l’oued qui s’enfuit sous terre, échappant à nos regards. Paysage dantesque !
Il y a encore 200 kms au moins jusqu’à Marrakech, il faut repasser par le col du Tizi-n-Tichka pour franchir la barrière de l’Atlas et replonger dans la verte vallée qui nous conduira jusqu’à la belle, la tumultueuse ville impériale. J’appréhende un peu la rencontre avec les « arnaqueurs » qui tiennent les boutiques du col, mais personne à l’horizon au moment de notre passage ! Par contre, il est dans nos projets d’aller rendre une visite de courtoisie à Ahmed, un peu plus bas. Il est là, fidèle au poste, et paraît content de nous revoir. On s’attable, on lui raconte avec enthousiasme nos « aventures » dans le désert, et il rit lorsqu’on lui montre les photos. Nous voir perchés sur les dromadaires, affublés des chèches qu’il nous a vendus il y a quelques jours, le rend fort gai ! On échange d’autres confidences, il nous parle de sa famille, de sa deuxième femme (il a divorcé de la première) qui attend un bébé, nous dit qu’il a en tout, six enfants. On lui demande s’il n’est pas trop difficile d’élever toute cette famille. On comprend mieux quand il nous dit vivre avec ses parents dans la même maison. Tout le monde participe au bien-être de la famille !
Besslâma, Ahmed, Allah i khalik !
On retrouve avec plaisir les forêts de chênes et de pins, les noyers et les petites prairies en pente, soutenues par des murets où les femmes étendent le linge. Les moutons ne sont pas loin, les bergères non plus !
Il se fait tard et la nuit ne va pas tarder à tomber. Insouciantes les deux gazelles, aucune responsabilité ! Juste celle de mettre de l’ambiance dans la voiture et nous ne nous en privons pas ! Nous essayons de capter les dernières flèches du soleil couchant qui donne au ciel une couleur pourpre. Plusieurs essais pour une photo…pas très académique !

Notre euphorie sera de courte durée car les derniers kilomètres qui nous séparent de la ville seront cauchemardesques ! La circulation est dense, la route droite mais étroite, bordée d’arbres, d’auberges, de boutiques ouvertes aux quatre vents, et les gens qui circulent en voiture, en mobylette, sur des charrettes, sur des vélos, sur des ânes, et tout ça sans aucun éclairage ou si peu ! Ceux qui marchent à pied et qui traversent la route sans crier gare ! Les chiens et les chats qui ne sont pas plus disciplinés et qu’on manque d’écraser à chaque instant ! Jean a les mains crispées sur le volant, Michel fait la vigie et signale d’une voix angoissée tous les dangers qu’il entrevoit, quant à nous, nous affûtons nos yeux de lynx et tendons le cou pour ne rien manquer du spectacle ! Ouf, les lumières de la ville sont proches et si l’avenue est beaucoup plus large, la circulation n’en est pas ralentie pour autant, seule la visibilité est meilleure ! Il faut quand même se méfier de tout et de tous, car les Marocains conduisent plutôt témérairement. Si je ne parlais pas le « politiquement correct » couramment, je dirais qu’ils conduisent comme « des pieds » ! Objectif à atteindre, l’hôtel IMILCHIL ! J’ai toujours autant de mal à prononcer ce mot ! Quelques difficultés d’orientation que Jean, arrivera à vaincre ! Hôtel luxueux où les chambres sont confortables et les sanitaires tout à fait satisfaisants ! Par contre, nous sommes surpris de ne voir que des hommes, la plupart habillés d’une façon très stricte. Personne ne boit d’alcool et nous n’aurons droit qu’à de l’eau minérale ! Renseignement pris auprès de Fouzia le lendemain, ces hommes sont les gardes du corps du roi Mohammed VI qui réside en ce moment à Marrakech. Une bonne nuit de sommeil nous remet d’aplomb et le petit déjeuner copieux pris le lendemain matin nous fait voir la vie en rose ! Rendez-vous avec Fouzia devant l’hôtel où nous allons procéder à un échange de véhicule. Fini le 4X4, place à la Renault Logan ! On a bien fait de changer ! Elle est un peu cabossée, la Renault ! Peu importe, les bagages sont un peu à l’étroit dans le coffre et les formalités sont finies, nous allons bientôt pouvoir partir en direction d’Essaouira. Un dernier tour d’inspection de la voiture et, oh bazar ! Ce n’est pas un pneu crevé, ça ? Fouzia est furieuse de la négligence du loueur de voitures, et nous, nous nous félicitons d’avoir vu tout de suite l’incident, car plus tard et sans témoin, nous aurions dû en assumer les frais ! Les garçons se rendent à la station service qui est tout près, y font changer la roue et remplissent le réservoir d’essence. Les gazelles achètent encore des cartes postales dans le kiosque qui est juste à côté. Combien en avons-nous achetées ? Michel et Huguette sont impatients de voir Essaouira, et nous contents d’y revenir. Le soleil brille haut dans le ciel et la route est assez dégagée. Michel a pris le volant. Nous leur avions parlé de Sidi Moktar et de la crue de l’oued qui avait ravagé le village, l’an dernier. Aujourd’hui, c’est une ville qui a repris toutes ses activités mais qui garde encore quelques stigmates (voitures rouillées dans le lit de l’oued) du cataclysme subi. Nous sommes intrigués par ces énormes monticules de terre, tous bâtis de façon identique à proximité de fermes fortifiées. J’apprends que les fermes sont appelées par les berbères « agadir » -grenier de blé collectif- et que sous ce tas de terre, se cache une provision de fourrage pour les bêtes.
Grande animation à l’approche d’OUNARA. C’est la fin du marché et les gens, acheteurs et marchands, regagnent leur maison. C’est toujours l’indispensable petit âne qui est de service. Attelé aux carrioles les plus diverses, il vaque humblement à sa tâche. On ne peut que lui rendre hommage en le fixant sur la pellicule.
Ce village a l’air bien tranquille et nous décidons de nous y arrêter pour éventuellement y casser une petite graine ! Nous restons, Huguette et moi près de la voiture, pendant que les hommes se dirigent vers ce qui paraît être le souk. En face de nous, on aperçoit un semblant de restaurant, une minuscule boucherie et plus loin, sur la gauche, un marchand de fruits et légumes. Nous sommes un peu apeurées par les grands gestes que nous adresse un monsieur assis dans un taxi près de nous. Nos hommes nous paraissent bien loin ! Le voir sortir du taxi et s’approcher de nous en continuant à nous faire des signes, ne nous rassure pas outre mesure ! Et puis, nous comprenons qu’il veut nous rendre service. Il nous fait comprendre avec forces mimiques, la manière de procéder pour se restaurer dans le village. Acheter viande et légumes, puis les porter au restaurant qui nous fera cuire tout ça ! Ben oui, comme dans le souk des pécheurs à Essaouira ! Jean et Michel ont déjà compris et sont en train de faire les achats. Les morceaux de viande suspendus à des crochets de métal, sans aucune protection de la poussière ni des mouches, n’attendent que les acheteurs. Pour nous, cela sera 8 côtelettes de mouton ! Huguette et moi faisons provision d’appétissantes clémentines. Petit choc en entrant dans la salle du restaurant qui ne fait que quelques mètres carrés ! huit tables minuscules en formica, quelques chaises bancales, des murs délabrés et tachés, un lavabo qui aurait besoin d’être récuré, des hommes attablés qui, après un regard curieux dans notre direction, continuent leur palabre, et…quelques chats tapis sur les chaises inoccupées, regardant d’un œil intéressé les nouveaux arrivants. C’est un tout jeune garçon qui s’occupe de nous. Il est mignon tout plein avec ses yeux noirs et ses petites dents en avant. Il est vif comme l’éclair, dispose sur une grille, côtelettes, poivrons, oignons, sale le tout et se dirige vers le barbecue de fortune devant la porte. Je ne sais pas si nous avons l’air très décontracté lorsque nous nous asseyons sur le bord des chaises. Les os qui se trouvent sur le sol, sous la table, nous éclairent sur l’acuité des regards du chat posté près de nous ! Bien entendu, pas de fourchettes et le bout de papier qui fait office de serviette est un peu rêche à nos lèvres ! A la guerre comme à la guerre ! Nous mangerons donc avec les doigts, arrachant avec délice les lambeaux de chair sur les côtelettes. Le pain est délicieux, le meilleur que nous ayons mangé pendant tout notre séjour ! Hop, les os sur lesquels on n’insistera pas trop, seront jetés sous la table à la grande satisfaction du minou qui nous observe.
Et tout cela pour un prix dérisoire ! J’augmente un peu le pourboire et voir le petit garçon rayonnant, ne m’enlève pas le sentiment de culpabilité qui me tient ! C’est dans un autre restaurant, de l’autre côté de la route que nous pendrons le café, agrémenté de quelques pâtisseries aux amandes. La belle vie, quoi !
Essaouira est à 24 kms, nous sommes impatients d’y arriver.
Les employés municipaux sont là, ils nous aident à trouver une place puisque la circulation des voitures dans la médina est interdite, je dirais même impossible. Nous nous acquittons à l’avance de la taxe perçue par la ville pour le stationnement. Nous mettons nos bagages dans une carriole que poussera un jeune homme jusque devant le riad où nous sommes attendus.
Nous entrons dans la médina par la porte Bab Sbaa (au lieu de celle de Bab Marrakech), et avons ainsi droit à une visite inédite de certains quartiers d’Essaouira avant d’arriver à la rue d’Agadir (où il n’y a rien à dire, comme plaisantera notre hôte !). Effectivement, l’impasse dans laquelle nous suivons le « porteur » de bagages, n’est pas très engageante ! Mais nous savons que cela n’a pas d’importance et que derrière cette porte se cache un superbe riad !
Quel enchantement de découvrir notre lieu de séjour ! Ce riad est tenu par un couple de Français originaire de La Rochelle. Ils l’ont décoré à merveille et les lumières tamisées adoucissent encore les couleurs des pièces de l’appartement que nous occupons. La salle de bain est originale et je reste un moment perplexe en voyant la douche. Pas de protection contre les projections et l’écoulement de l’eau ! Je verrai que tout a été judicieusement calculé ! Il y a un juste équilibre entre la simplicité de l’ameublement, la richesse des couleurs, la douceur des tapis et des voilages.
C’est autour de la tasse de thé traditionnelle, au dernier étage du riad, que nous remplissons les formulaires obligatoires. Jean a chaussé ses belles lunettes « éco + » pour mieux apprivoiser son n° de passeport ! Je ne sais pas combien de fois, il a fallu l’inscrire en bas d’une page ! Pas la peine de râler, il faut en passer par là !
La sortie de la médina se fera par la porte Bab Marrakech. La grande place, hors les murs, est inondée de soleil, la plage et le port ne sont pas loin, les mouettes dans le ciel nous le disent ! Petite déception, j’aurais aimé montrer à Huguette la petite église que nous avions découverte avec Nadine l’an passée. Ses portes sont fermées, personne à qui s’adresser ! Tant pis !
Nous dirigeons nos pas vers la plage où la lumière nous fait cligner des yeux. Il me semble que c’était hier !

Puis, direction la Sqala du port. Les bateaux, les pêcheurs, les mouettes qui jouent avec le vent.
La porte de la Marine, les canons portugais, la grande avenue qui mène à la place de l’Horloge, et le dépaysement soudain après le passage des Arcades de Mogador en se retrouvant au milieu de la foule et de ses marchands aux étals les plus disparates. Les marchands de babouches, de vêtements traditionnels ou modernes, les épiceries dont les cageots regorgeant de fruits et de légumes se trouvent à même le sol, les marchands de figues, dattes, amandes etc…, les officines d’apothicaires aux produits miraculeux, les boutiques où des objets, principalement en bois de thuya, sont exposés, les jolis miroirs, les poteries aux chaudes couleurs et tout cela dans une ambiance bon enfant, loin des marchandages qui sont de bon ton à Marrakech.
Tout nous tente et les garçons rigolent de nous voir passer d’une boutique à l’autre, de traverser la rue pour revenir aussitôt de l’autre côté !
La nuit tombe sur Essaouira, il est temps de partir à la recherche d’un resto !
Il fait nuit noire lorsque nous regagnons notre gîte et, dans les ruelles que nous empruntons et je photographie au petit bonheur la chance, les portes des maisons.
MERCREDI 6 DECEMBRE
Petit déjeuner sur la terrasse. Il fait frisquet et quelques nuages menaçants se forment dans le ciel. Bavardages avec nos hôtes qui sont prolixes en renseignements : faut faire marcher le commerce !
Ils mettent à notre disposition un plan de la ville et surligne largement les endroits à voir, les boutiques dans lesquelles on peut effectuer des achats sans trop se faire « arnaquer », les curiosités naturelles et les restaurants qui ont leur préférence. « L’Ensemble Artisanal » est tout près, à côté de l’énorme bastion Sud. Des ébénistes, des bijoutiers, des tisserands et autres artisans se sont groupés à cet endroit. On peut les voir travailler et acheter leurs produits directement. Ils sont fiers de nous montrer leur savoir-faire ! Achat de boîtes avec des incrustations de citronnier et d’ébène, d’un poignard en bois pour Xavier, d’une boîte « magique » pour Guillaume, de bracelets en argent pour nos petites béarnaises, de légers sacs à main aux jolies couleurs pastel.
On nous a bien recommandé d’aller voir le « Ficus Remarquable » dans la cour, tout près. Effectivement, c’est un arbre à la stature tellement impressionnante, que je serai obligée de faire deux photos et…un montage pour pouvoir vous le présenter ! Et encore, je me rends compte qu’il en manque une bonne partie !

Je me laisse tenter par deux jolis miroirs en métal argenté. Et si on passait aux choses sérieuses ? Huguette a très envie d’acheter un tapis et la dame du riad, nous a donné une adresse : chez Hakim près de la place de l’horloge. Il paraît qu’il est très sympathique et qu’il est le plus honnête marchand de tapis du Maroc ! C’est pour dire ! C’est sûrement pour cette raison que nous nous arrêtons chez un de ses concurrents … !
« Tri jouli » les tapis, dirait Hassan en se fichant de nous ! C’est vrai que les yeux nous sortent de la tête en voyant ces merveilles…plus facilement que les dirhams de nos poches … au grand dam du vendeur qui aimerait bien faire une affaire avec les petits français… !
Décembre est un peu triste pour le commerce et quand on a la chance d’avoir dans le magasin quatre innocents, pourquoi ne pas tenter le coup ?
Que d’hésitations ! Lequel choisir ? Difficile de trancher entre tous les coloris et les motifs proposés. Quand à leurs valeurs…il faut bien sûr entrer dans le jeu ancestral du marchandage !
Il nous présente une machine à calculer, nous demande d’y inscrire un chiffre (celui qui nous paraît le plus juste pour le tapis convoité) et attend patiemment. Bien entendu, il saute d’indignation en voyant ce qu’Huguette a marqué. C’était à prévoir, donc, il augmente un peu, nous coupons la poire en deux, bref, l’affaire se fait ! Qui a gagné, qui est le dindon ? Hum ! Comme Michel et Huguette n’ont pas assez d’argent sur eux, le marchand insiste pour les accompagner jusqu’au distributeur automatique ! Il ne veut pas lâcher sa proie ! Jean est promu vigile et fait le guet devant le magasin ! On nous a parlé aussi d’une des spécialités d’Essaouira : le travail du raphia. Il y a une jolie boutique où de superbes babouches, mules, mocassins et sacs à main sont exposés. Bonjour les prix !
Ne serait-il pas l’heure d’aller manger ? Retour par l’avenue principale de la ville et direction le souk des pêcheurs. Il me tarde de voir la réaction de nos amis.
On passe d’abord devant le souk aux épices avant de s’engager dans une étroite ruelle qui aboutit dans une cour bordée d’arcades de pierre. Des boutiques de toutes sortes y ont trouvées refuge et ce sont vite des appels pressants qui se font entendre de tous côtés ! Que de sollicitations ! Les hommes sont déjà à l’intérieur du marché où les pêcheurs offrent à nos yeux étonnés une quantité de poissons impressionnante : sardines principalement (80% de la pêche au Maroc), crevettes, congre et autres produits de la mer n’attendent que notre bon vouloir. Jean raffole des sardines et arrivera à nous convaincre. Nous choisissons des crevettes et faisons affaire en deux minutes avec le monsieur qui nous a pris en charge. Notre petit cuisinier est toujours là et dit qu’il nous reconnaît ! Est-ce possible ? En tous les cas, c’est gentil et bien joué car nous sommes ravis ! Et comme l’an dernier, nous aurons droit au sourire de chacun, à l’ambiance musicale et nous nous lècherons les doigts de plaisir !
n'est-ce pas, Jean ?
Retour dans l’avenue de l’Istiqlal, et passage à nouveau devant les boutiques des apothicaires, marchands de voluptés, de bien-être et de charlatanismes ! On peut maigrir, grossir, devenir de plus en plus jeune, de plus en plus fort, de plus en plus beau ! Trop, c’est trop ! Vendeurs et acheteurs potentiels, rigolent de concert ! L’avenue se termine par une belle porte à trois arches, mais Huguette et moi, avons aperçu dans la rue Lattarine, plein de boutiques alléchantes. Encore quelques achats. Nous y trouverons chacune, une fatma en bois de thuya et pensons à Nadine. Nous sommes à la recherche du magasin de tapis vanté par la patronne du riad. Où se cache cet Hakim ? Tant pis, on va boire le café sur la place Chechaouni. C’est bien joli par ici ! La place est ombragée, bordée de petits restaurants, Les magasins ont installés sur des tapis, des objets en fer, en cuivre et en bois, des poteries de toutes les formes et de toutes les couleurs. Sur les murs, encore des tapis.
Il n’y a que la saveur du café qui est discordante ! Pas terrible, le kawa !
On paresse, on est bien ! Jean qui s’était éclipsé, revient triomphant : il a trouvé le marchand de tapis et l’a salué de plaisante manière : « Bonjour, Hakim ». Il en est resté « baba », Hakim !
Il tient boutique dans la rue du Rif, une ruelle étroite qui est séparée de la rue de l’Istiqlal par un long et haut mur.Il nous attend devant la porte et le contact sera aussitôt très chaleureux.
Ce n’est pas très grand, chez lui, mais la quantité de tapis au m2 est impressionnante !
Il y en a partout, au sol, sur les murs, Presque jusqu’au plafond !
Il a un grand sourire et doit penser que nous n’allons pas repartir les mains vides !
Il est malin, on parle de tout et de rien, de la France, du Maroc, des gens, du temps, et patati et patata !... Et puis, on veut bien voir ses tapis, et puis il les étale devant nous qui avons pris place sur des poufs, et puis même qu’on est bien tenté, mais qu’on ne sait pas combien ça coûte, et que ça n’a pas d’importance, le principal est de se faire plaisir !!!
Et voilà ! Encore un qui nous emberlificote !
Mais il le fait tellement gentiment, et j’en ai « tellement » envie de ce tapis, et Jean est si attentionné que je vais en acheter deux ! Boudiou, je ne sais pas résister ! Un tout bleu, l’autre tout rouge ! Avec des symboles berbères qu’Hakim nous traduit et que nous avons déjà un peu oubliés ! Huguette regrette presque l’achat qu’elle a fait le matin même, mais le sien est « jouli » aussi et elle se laisse tenter par un encrier de faïence.
J’essaierai plus tard de le lui « chouraver », mais elle sera vigilante, malheureusement pour moi ! Hi Hi Hi !
Hakim est un homme du monde et nous offre le thé à la menthe. Le rituel est respecté, et il nous explique la façon de bien le faire. Du coup, je me laisse aller à acheter une théière…et bien entendu, elle perdra sa fonctionnalité dès notre arrivée à la maison.
Hakim nous raconte sa vie, parle de sa famille et de la jeunesse marocaine. Il a un peu le cœur gros d’être encore célibataire malgré ses 38 ans. Son père étant décédé, c’est lui qui est le chef de famille. Sa mère et ses frères et sœurs dépendent de lui. Il n’a donc pas l’espoir de fonder une famille. Comment ferait-il ? Il voudrait que les choses bougent au Maroc et évoluent dans le bon sens. Que les générations prochaines ne soient plus sacrifiées comme la sienne ! On parle lecture, éducation. Il nous raconte avec des yeux brillants, les courts séjours en France où il a été invité par certains de ses clients fortunés. Il doit penser que nous sommes tous riches !
La polaire que porte Jean sous son anorak a l’air de l’intéresser au plus haut point. Nous allons assister dans un moment au plus rigolo marchandage de la journée ! Il veut troquer un article de son magasin contre la polaire. Ce sera contre une couverture en poil de chameau, paraît-il, +10 euros, (il a l’air de penser tout à coup, qu’il ne fait pas une bonne affaire !) que la transaction sera conclue !

Pour sa part, je peux assurer que Jean est content ! Nous avons mis la couverture (qui gratte un peu trop à mon goût) dans notre lit ! Là où jean n’a rien voulu savoir, c’est quand Hakim lui a proposé de lui donner son magasin, s’il lui donnait sa femme ! Il ne connaît pas bien mon petit mari !!! J’avoue que j’ai été soulagée d’entendre les protestations de Jean ! Quel rigolo, cet Hakim ! Retour au riad pour déposer nos achats et nous repartons à l’assaut de la ville. C’est vers le port que se dirigent nos pas. Le concert des mouettes est à son paroxysme. Les pécheurs sont rentrés et elles se disputent les tripes et autres déchets qui gisent sur le sol. Le soleil joue à cache-cache derrière la grosse tour crénelée, les silhouettes en djellaba se promènent comme des fantômes, des enfants en contrebas arrachent aux rochers des coquillages, et nous, nous essayons de capter cette atmosphère si particulière ! La place Orson Welles est immense, nous aimerions bien prendre l’apéritif mais les cafés ne servent que des jus de fruits ! C’est le sevrage complet quand on vient au Maroc ! La Maison de l’Artisanat a ses portes grandes ouvertes. Que d’objets étalés à notre vue gourmande ! J’aurais bien acheté des statuettes en bois, représentant des groupes de fatmas, mais le prix est exagéré ! J’apprendrai plus tard par la patronne du riad, qu’il aurait fallu demander la moitié du prix affiché ! (Ce sont les prix pour les groupes -les gogos de touristes- et la commission du guide est incluse !) Il faudra qu’on revienne plusieurs fois dans ce pays, pour comprendre les tenants et aboutissants de toutes ces combines ! Nous avons décidé de marcher sur les traces de notre périple avec les Sallefranque et allons tout droit vers le restaurant « Les Arcades de Mogador ». Nous en avons gardé un bon souvenir, aussi nous voulons assurer ! Il y a du monde ce soir, et il faut attendre un petit peu. Ca chauffe dans les cuisines ! On rigole en voyant les chats du voisinage aller et venir, se cacher sous les tables quand le patron agite son torchon et repartir à l’assaut de l’étage dès qu’il a le dos tourné ! JEUDI 7 DECEMBRE .
Qu’allons nous faire ce matin ? Il faut repartir vers Marrakech dans l’après-midi, si possible avant 15h, et éviter ainsi de conduire la nuit. Une expérience nous a suffi et nous ne voulons pas subir les mêmes affres que lors du retour de Ouarzazate ! Les amis ne sont pas chauds pour une visite hors de la ville, donc nous repartons nous promener, le nez au vent et toujours en direction du bord de mer. Sqala du port et sa tour carrée, derniers regards sur la mer et rencontre avec une « artiste » peintre : ZAZOU.
Elle peint sur de minuscules toiles et s’applique à représenter des silhouettes masculines et féminines avec pour fond de décor, les rues, les portes, les coins de vie d’Essaouira. Les tons de bleu et de blanc dominent avec quelques touches de couleurs ocre. Huguette est tentée, moi aussi. J’ai déjà craqué l’an dernier et récidive !Un grand escalier descend sur la Sqala de la ville, il mène à la médina. Voici la rue Laâlouj. Rue large et toute droite, elle est bordée de nombreuses boutiques. Nous nous laissons happer par l’une d’elles, ou plutôt par deux jeunes gaillards qui savent nous prendre par les sentiments ! Et malgré mes dénégations premières, je me retrouve avec trois achats supplémentaires et…superflus ! Trois « joulis » cendriers colorés ! Je pense à la Noël et aux cadeaux à faire, finalement, je les ai encore sur les bras !
Les deux gazelles rigolent, les deux gazous se moquent ! Et devant la boutique, c’est la fête ! Des musiciens donnent l’aubade à la population. Et allez ! Quelques dirhams qui s’envolent ! De toutes les façons, on ne peut pas en ramener, alors, autant les distribuer !!!
Petite immersion dans le souk, manière de ne pas passer à côté de quelque chose, non, cette fois-ci, il faut résister. Nos hommes ont déjà acheté un autre sac pour pouvoir caser nos « petites » emplettes ! Faudrait pas exagérer !
Et toujours la petite silhouette blanche !
Retour place Chechaouni, nous avons repéré un restaurant qui a l’air bien sympa !
« Le Mogadorien ».
Nous avons eu du flair, tout est bon ! Le décor est soigné, les plats excellents. L’ambiance un peu gâché par un quatuor de Français plutôt bruyants ! On se croit presque du pays, voilà qu’on devient anti-touristes ! Onze jours au Maroc, et on ne supporte plus nos congénères !
J’ai emporté avec moi le roman policier que j’ai lu pendant ces vacances. J’ai l’intention de l’offrir à Hakim. Il adore lire et bien sûr, prise fort la littérature française. Là, je n’ai dans les mains qu’un roman de gare et l’auteur est américain. Mais les livres coûtent cher et je pense lui faire plaisir quand même. Comme de bien entendu, il ne veut pas nous laisser repartir sans nous avoir offert le thé ! Nous prendrons donc la route avec un peu de retard et les hommes, après un petit mouvement d’humeur, se laissent attendrir par la gentillesse de notre marchand de tapis. Nous sommes assis tous les cinq, le service à thé au centre de notre petit cercle, et nous prenons le temps de l’écouter. Il nous surprend en mettant un énorme morceau de sucre dans la théière fumante et nous explique que si les arabes boivent beaucoup de thé et le sucre tant, c’est tout simplement que, souvent, c’est le seul vrai repas qu’ils font dans la journée ! Nous sommes un peu confus en pensant au bon repas que nous venons de faire ! « Il est l’heure de te quitter, Hakim, mais nous penserons à toi souvent ! Allah i khalik ! » Retour en quatrième vitesse au riad où nous devons récupérer nos bagages. Le porteur est devant la porte, sa carriole est bientôt remplie de toutes nos affaires. En avant, Marrakech nous attend pour la dernière nuit ! Qui a dit qu’il fallait se dépêcher pour rentrer avant la nuit ? C’est Jean qui a repris le volant. Il a la bonne et mauvaise idée de s’arrêter dans un village pour remettre un peu d’essence et, dans l’élan, nous décidons de boire un verre dans le petit bar qui est là. Les jeunes filles qui sont derrière le comptoir nous proposent des crêpes ! Nous n’avons pourtant pas faim, et nous nous entendons répondre oui, enfin…Huguette et moi ! Les hommes sont « furax » ! Mais la commande est passée, c’est trop tard pour dire non !
Bien sûr, ce sera de notre faute si la nuit tombe si vite au Maroc ! Ce n’est quand même pas sorcier de rouler la nuit au milieu de tous ces « suicidaires » alors qu’on a des phares qui n’éclairent qu’à 10 mètres devant nous !!!Encore un cadeau de l’agence de voyage ! On rigolera plus tard, pour l’instant, on serre les fesses et on prie Allah, pour que l’aventure se termine bien ! Nous sommes devant l’hôtel au nom imprononçable (pour moi !) Imilmich, Michimil, Chmilblik !!! Huguette morte de rire qui me crie dans les oreilles : IMILCHIL !!! Bah, je n’étais pas loin ! Flânerie sur la place Djemaa el-Fna, Huguette a promis de ramener des fruits secs à un de ses amis. Nous avons dans les mains une carte que nous a donnée un des marchands de la place. Finalement, tout le monde se laisse tenter et nous grignoterons figues, dattes, amandes et « chouchous » malgré les remarques désobligeantes de Jean qui trouve ses gâteries hors de prix ! Retour à l’hôtel, il faut se lever de bonne heure demain matin, l’avion décolle à 9h55. Fouzia sera là, et nous aurons du mal à la quitter ! Elle a encore un geste gentil envers nous en nous offrant, sans oublier Nadine, de jolis foulards !
Merci Fouzia ! Merci Fatima, merci Ahmed, merci Ali, merci Hassan, merci à tous ceux que nous avons croisé et que nous n’oublierons pas de sitôt !
Le Drâa est le plus long cours d’eau du Maroc. Je ne me lasse pas de lire et relire mon guide puis de faire part à mes compagnons de voyage des curiosités que nous allons rencontrer. Ce village berbère et son cimetière en bord de route, formé de pierres plates, noires et plantées à la verticale dans le sol nous intrigue et nous émeut à la fois. Bizarre impression devant ce champ de cailloux où reposent tant de gens !
Nous allons longer l’une des plus grandes oasis marocaines. Elle s’étend sur 200 kms et la touche de vert qu’elle ajoute à tout cet environnement ocre et rose, est magnifique. Les palmiers et jardins fruitiers poussent vigoureusement sur les bords du fleuve qui s’étire sur plusieurs centaines de kms puis disparaît bien plus au sud de Mhamid et ne reparaîtra que 500 kms plus loin pour se jeter dans l’océan au niveau de Tan-Tan. Le lit du fleuve n’a pas plus de quelques dizaines de mètres de large mais il n’est pratiquement jamais à sec, même l’été. Nous ne sommes donc pas étonnés de voir autant de petits villages tout le long de son parcours et cela jusqu'à Zagora.
Plusieurs haltes pour profiter du paysage et faire quelques photos. Personne à l’horizon pour quémander, pas de marchands, simplement des gens paisibles qui vaquent à leurs occupations ! Nous aurons quelques scrupules à les photographier ouvertement, et ce sera dans la clandestinité et avec beaucoup de difficultés que nous arriverons à capter certains personnages. Les costumes des femmes dans lesquels domine le noir, sont souvent agrémentés de ceintures aux pompons aux couleurs vives et presque fluorescentes. Zagora n’est pas loin et nous avons très envie de prendre une douche. L’hôtel LA PALMERAIE va nous offrir, nous l’espérons au moins, tout le confort qui, avouons-le, nous a un peu manqué ! La ville n’offre pas un caractère très typique et l’hôtel se situe au bout d’une grande avenue. Les touristes sont rares en cette saison, aussi notre arrivée ne passe-t-elle pas inaperçue. Nous sommes accueillis assez sèchement par l’employé de la réception qui nous indique l’escalier qui mène à l’étage. Si le hall de la réception est bien entretenu, l’escalier, le couloir et le reste n’est pas très avenant. Déception en voyant nos chambres. C’est moche, froid et la salle de bain dont nous rêvions, n’existe pas. Les robinets sont rouillés, les lavabos pas très nets, la douche…berk ! Heureusement, il y a la télé…qui ne marche pas…pas de piles dans la télécommande ! La vue donne sur un jardin avec, en arrière plan, un terrain de football, et à défaut de télévision, ce sera la rencontre amicale de jeunes joueurs que nous suivrons ! Nous donnerons une très bonne note au repas que nous avons pris à la salle à manger. Voilà qui nous a rasséréné ! Nous sommes seuls apparemment dans cet hôtel ! Nous quittons sans aucun regret cette ville qui finalement n’est qu’une étape dans notre voyage. Nous n’irons pas plus loin dans la vallée du Drâa et revenons sur nos pas, nous extasiant encore sur la beauté sauvage et contrasté du paysage. Retour sur Tansikht, direction Agdz, puis Ouarzazate.
Petit arrêt à Agdz et direction Ouarzazate. La route très sinueuse s’élève jusqu’au col de Tizi-n-Tinififft pour franchir le Djebel Sarhro. Quel point de vue magnifique sur toute la vallée ! Un dernier regard sur la ville qu’on aperçoit tout au fond et après quelques virages, nous entamons la descente vertigineuse du col. Nous surplombons la rivière qui s’est frayé un chemin profond et tortueux dans des roches aux couleurs magnifiques. Paysage grandiose et sauvage où l’ombre et la lumière jouent à faire des tableaux étranges ! Nous essayons de saisir dans nos misérables appareils photo, la beauté de ce qui nous entoure, nous surplombe, nous écrase !
Et puis, dans un virage, la rencontre insolite d’un berbère qui nous accoste. D’où sort-il ? Apparemment, ce n’est pas par hasard qu’il a dressé sa tente dans la rocaille au dessus de la route ! Le point de vue est tellement beau que tous les touristes, immanquablement, s’arrêtent là ! Il a dans les mains trois iguanes de couleurs différentes. J’ose m’approcher de lui et lui propose quelques dirhams contre une photo, il est d’accord, bien sûr et doit gagner sa vie comme ça !
Ses enfants ne sont pas loin et viennent réclamer leur dû ! Miracle, j’aperçois leur campement, là-haut, au milieu de nulle part, plantée sur un sol caillouteux, en plein soleil ! Comme leur vie doit être difficile ! Ils en sont réduits à mendier et à user d’expédients les plus divers, se faire photographier par les touristes, par ex ?
Descente amorcée du col et de superbes vues encore sur l’oued qui s’enfuit sous terre, échappant à nos regards. Paysage dantesque !
Il y a encore 200 kms au moins jusqu’à Marrakech, il faut repasser par le col du Tizi-n-Tichka pour franchir la barrière de l’Atlas et replonger dans la verte vallée qui nous conduira jusqu’à la belle, la tumultueuse ville impériale. J’appréhende un peu la rencontre avec les « arnaqueurs » qui tiennent les boutiques du col, mais personne à l’horizon au moment de notre passage ! Par contre, il est dans nos projets d’aller rendre une visite de courtoisie à Ahmed, un peu plus bas. Il est là, fidèle au poste, et paraît content de nous revoir. On s’attable, on lui raconte avec enthousiasme nos « aventures » dans le désert, et il rit lorsqu’on lui montre les photos. Nous voir perchés sur les dromadaires, affublés des chèches qu’il nous a vendus il y a quelques jours, le rend fort gai ! On échange d’autres confidences, il nous parle de sa famille, de sa deuxième femme (il a divorcé de la première) qui attend un bébé, nous dit qu’il a en tout, six enfants. On lui demande s’il n’est pas trop difficile d’élever toute cette famille. On comprend mieux quand il nous dit vivre avec ses parents dans la même maison. Tout le monde participe au bien-être de la famille !
Besslâma, Ahmed, Allah i khalik !
On retrouve avec plaisir les forêts de chênes et de pins, les noyers et les petites prairies en pente, soutenues par des murets où les femmes étendent le linge. Les moutons ne sont pas loin, les bergères non plus !
Il se fait tard et la nuit ne va pas tarder à tomber. Insouciantes les deux gazelles, aucune responsabilité ! Juste celle de mettre de l’ambiance dans la voiture et nous ne nous en privons pas ! Nous essayons de capter les dernières flèches du soleil couchant qui donne au ciel une couleur pourpre. Plusieurs essais pour une photo…pas très académique !

Notre euphorie sera de courte durée car les derniers kilomètres qui nous séparent de la ville seront cauchemardesques ! La circulation est dense, la route droite mais étroite, bordée d’arbres, d’auberges, de boutiques ouvertes aux quatre vents, et les gens qui circulent en voiture, en mobylette, sur des charrettes, sur des vélos, sur des ânes, et tout ça sans aucun éclairage ou si peu ! Ceux qui marchent à pied et qui traversent la route sans crier gare ! Les chiens et les chats qui ne sont pas plus disciplinés et qu’on manque d’écraser à chaque instant ! Jean a les mains crispées sur le volant, Michel fait la vigie et signale d’une voix angoissée tous les dangers qu’il entrevoit, quant à nous, nous affûtons nos yeux de lynx et tendons le cou pour ne rien manquer du spectacle ! Ouf, les lumières de la ville sont proches et si l’avenue est beaucoup plus large, la circulation n’en est pas ralentie pour autant, seule la visibilité est meilleure ! Il faut quand même se méfier de tout et de tous, car les Marocains conduisent plutôt témérairement. Si je ne parlais pas le « politiquement correct » couramment, je dirais qu’ils conduisent comme « des pieds » ! Objectif à atteindre, l’hôtel IMILCHIL ! J’ai toujours autant de mal à prononcer ce mot ! Quelques difficultés d’orientation que Jean, arrivera à vaincre ! Hôtel luxueux où les chambres sont confortables et les sanitaires tout à fait satisfaisants ! Par contre, nous sommes surpris de ne voir que des hommes, la plupart habillés d’une façon très stricte. Personne ne boit d’alcool et nous n’aurons droit qu’à de l’eau minérale ! Renseignement pris auprès de Fouzia le lendemain, ces hommes sont les gardes du corps du roi Mohammed VI qui réside en ce moment à Marrakech. Une bonne nuit de sommeil nous remet d’aplomb et le petit déjeuner copieux pris le lendemain matin nous fait voir la vie en rose ! Rendez-vous avec Fouzia devant l’hôtel où nous allons procéder à un échange de véhicule. Fini le 4X4, place à la Renault Logan ! On a bien fait de changer ! Elle est un peu cabossée, la Renault ! Peu importe, les bagages sont un peu à l’étroit dans le coffre et les formalités sont finies, nous allons bientôt pouvoir partir en direction d’Essaouira. Un dernier tour d’inspection de la voiture et, oh bazar ! Ce n’est pas un pneu crevé, ça ? Fouzia est furieuse de la négligence du loueur de voitures, et nous, nous nous félicitons d’avoir vu tout de suite l’incident, car plus tard et sans témoin, nous aurions dû en assumer les frais ! Les garçons se rendent à la station service qui est tout près, y font changer la roue et remplissent le réservoir d’essence. Les gazelles achètent encore des cartes postales dans le kiosque qui est juste à côté. Combien en avons-nous achetées ? Michel et Huguette sont impatients de voir Essaouira, et nous contents d’y revenir. Le soleil brille haut dans le ciel et la route est assez dégagée. Michel a pris le volant. Nous leur avions parlé de Sidi Moktar et de la crue de l’oued qui avait ravagé le village, l’an dernier. Aujourd’hui, c’est une ville qui a repris toutes ses activités mais qui garde encore quelques stigmates (voitures rouillées dans le lit de l’oued) du cataclysme subi. Nous sommes intrigués par ces énormes monticules de terre, tous bâtis de façon identique à proximité de fermes fortifiées. J’apprends que les fermes sont appelées par les berbères « agadir » -grenier de blé collectif- et que sous ce tas de terre, se cache une provision de fourrage pour les bêtes.
Grande animation à l’approche d’OUNARA. C’est la fin du marché et les gens, acheteurs et marchands, regagnent leur maison. C’est toujours l’indispensable petit âne qui est de service. Attelé aux carrioles les plus diverses, il vaque humblement à sa tâche. On ne peut que lui rendre hommage en le fixant sur la pellicule.
Ce village a l’air bien tranquille et nous décidons de nous y arrêter pour éventuellement y casser une petite graine ! Nous restons, Huguette et moi près de la voiture, pendant que les hommes se dirigent vers ce qui paraît être le souk. En face de nous, on aperçoit un semblant de restaurant, une minuscule boucherie et plus loin, sur la gauche, un marchand de fruits et légumes. Nous sommes un peu apeurées par les grands gestes que nous adresse un monsieur assis dans un taxi près de nous. Nos hommes nous paraissent bien loin ! Le voir sortir du taxi et s’approcher de nous en continuant à nous faire des signes, ne nous rassure pas outre mesure ! Et puis, nous comprenons qu’il veut nous rendre service. Il nous fait comprendre avec forces mimiques, la manière de procéder pour se restaurer dans le village. Acheter viande et légumes, puis les porter au restaurant qui nous fera cuire tout ça ! Ben oui, comme dans le souk des pécheurs à Essaouira ! Jean et Michel ont déjà compris et sont en train de faire les achats. Les morceaux de viande suspendus à des crochets de métal, sans aucune protection de la poussière ni des mouches, n’attendent que les acheteurs. Pour nous, cela sera 8 côtelettes de mouton ! Huguette et moi faisons provision d’appétissantes clémentines. Petit choc en entrant dans la salle du restaurant qui ne fait que quelques mètres carrés ! huit tables minuscules en formica, quelques chaises bancales, des murs délabrés et tachés, un lavabo qui aurait besoin d’être récuré, des hommes attablés qui, après un regard curieux dans notre direction, continuent leur palabre, et…quelques chats tapis sur les chaises inoccupées, regardant d’un œil intéressé les nouveaux arrivants. C’est un tout jeune garçon qui s’occupe de nous. Il est mignon tout plein avec ses yeux noirs et ses petites dents en avant. Il est vif comme l’éclair, dispose sur une grille, côtelettes, poivrons, oignons, sale le tout et se dirige vers le barbecue de fortune devant la porte. Je ne sais pas si nous avons l’air très décontracté lorsque nous nous asseyons sur le bord des chaises. Les os qui se trouvent sur le sol, sous la table, nous éclairent sur l’acuité des regards du chat posté près de nous ! Bien entendu, pas de fourchettes et le bout de papier qui fait office de serviette est un peu rêche à nos lèvres ! A la guerre comme à la guerre ! Nous mangerons donc avec les doigts, arrachant avec délice les lambeaux de chair sur les côtelettes. Le pain est délicieux, le meilleur que nous ayons mangé pendant tout notre séjour ! Hop, les os sur lesquels on n’insistera pas trop, seront jetés sous la table à la grande satisfaction du minou qui nous observe.
Et tout cela pour un prix dérisoire ! J’augmente un peu le pourboire et voir le petit garçon rayonnant, ne m’enlève pas le sentiment de culpabilité qui me tient ! C’est dans un autre restaurant, de l’autre côté de la route que nous pendrons le café, agrémenté de quelques pâtisseries aux amandes. La belle vie, quoi !
Essaouira est à 24 kms, nous sommes impatients d’y arriver.
Les employés municipaux sont là, ils nous aident à trouver une place puisque la circulation des voitures dans la médina est interdite, je dirais même impossible. Nous nous acquittons à l’avance de la taxe perçue par la ville pour le stationnement. Nous mettons nos bagages dans une carriole que poussera un jeune homme jusque devant le riad où nous sommes attendus.
Nous entrons dans la médina par la porte Bab Sbaa (au lieu de celle de Bab Marrakech), et avons ainsi droit à une visite inédite de certains quartiers d’Essaouira avant d’arriver à la rue d’Agadir (où il n’y a rien à dire, comme plaisantera notre hôte !). Effectivement, l’impasse dans laquelle nous suivons le « porteur » de bagages, n’est pas très engageante ! Mais nous savons que cela n’a pas d’importance et que derrière cette porte se cache un superbe riad !
Quel enchantement de découvrir notre lieu de séjour ! Ce riad est tenu par un couple de Français originaire de La Rochelle. Ils l’ont décoré à merveille et les lumières tamisées adoucissent encore les couleurs des pièces de l’appartement que nous occupons. La salle de bain est originale et je reste un moment perplexe en voyant la douche. Pas de protection contre les projections et l’écoulement de l’eau ! Je verrai que tout a été judicieusement calculé ! Il y a un juste équilibre entre la simplicité de l’ameublement, la richesse des couleurs, la douceur des tapis et des voilages.
C’est autour de la tasse de thé traditionnelle, au dernier étage du riad, que nous remplissons les formulaires obligatoires. Jean a chaussé ses belles lunettes « éco + » pour mieux apprivoiser son n° de passeport ! Je ne sais pas combien de fois, il a fallu l’inscrire en bas d’une page ! Pas la peine de râler, il faut en passer par là !
La sortie de la médina se fera par la porte Bab Marrakech. La grande place, hors les murs, est inondée de soleil, la plage et le port ne sont pas loin, les mouettes dans le ciel nous le disent ! Petite déception, j’aurais aimé montrer à Huguette la petite église que nous avions découverte avec Nadine l’an passée. Ses portes sont fermées, personne à qui s’adresser ! Tant pis !
Nous dirigeons nos pas vers la plage où la lumière nous fait cligner des yeux. Il me semble que c’était hier !

Puis, direction la Sqala du port. Les bateaux, les pêcheurs, les mouettes qui jouent avec le vent.
La porte de la Marine, les canons portugais, la grande avenue qui mène à la place de l’Horloge, et le dépaysement soudain après le passage des Arcades de Mogador en se retrouvant au milieu de la foule et de ses marchands aux étals les plus disparates. Les marchands de babouches, de vêtements traditionnels ou modernes, les épiceries dont les cageots regorgeant de fruits et de légumes se trouvent à même le sol, les marchands de figues, dattes, amandes etc…, les officines d’apothicaires aux produits miraculeux, les boutiques où des objets, principalement en bois de thuya, sont exposés, les jolis miroirs, les poteries aux chaudes couleurs et tout cela dans une ambiance bon enfant, loin des marchandages qui sont de bon ton à Marrakech.
Tout nous tente et les garçons rigolent de nous voir passer d’une boutique à l’autre, de traverser la rue pour revenir aussitôt de l’autre côté !
La nuit tombe sur Essaouira, il est temps de partir à la recherche d’un resto !
Il fait nuit noire lorsque nous regagnons notre gîte et, dans les ruelles que nous empruntons et je photographie au petit bonheur la chance, les portes des maisons.
MERCREDI 6 DECEMBRE
Petit déjeuner sur la terrasse. Il fait frisquet et quelques nuages menaçants se forment dans le ciel. Bavardages avec nos hôtes qui sont prolixes en renseignements : faut faire marcher le commerce !
Ils mettent à notre disposition un plan de la ville et surligne largement les endroits à voir, les boutiques dans lesquelles on peut effectuer des achats sans trop se faire « arnaquer », les curiosités naturelles et les restaurants qui ont leur préférence. « L’Ensemble Artisanal » est tout près, à côté de l’énorme bastion Sud. Des ébénistes, des bijoutiers, des tisserands et autres artisans se sont groupés à cet endroit. On peut les voir travailler et acheter leurs produits directement. Ils sont fiers de nous montrer leur savoir-faire ! Achat de boîtes avec des incrustations de citronnier et d’ébène, d’un poignard en bois pour Xavier, d’une boîte « magique » pour Guillaume, de bracelets en argent pour nos petites béarnaises, de légers sacs à main aux jolies couleurs pastel.
On nous a bien recommandé d’aller voir le « Ficus Remarquable » dans la cour, tout près. Effectivement, c’est un arbre à la stature tellement impressionnante, que je serai obligée de faire deux photos et…un montage pour pouvoir vous le présenter ! Et encore, je me rends compte qu’il en manque une bonne partie ! 
Je me laisse tenter par deux jolis miroirs en métal argenté. Et si on passait aux choses sérieuses ? Huguette a très envie d’acheter un tapis et la dame du riad, nous a donné une adresse : chez Hakim près de la place de l’horloge. Il paraît qu’il est très sympathique et qu’il est le plus honnête marchand de tapis du Maroc ! C’est pour dire ! C’est sûrement pour cette raison que nous nous arrêtons chez un de ses concurrents … !
« Tri jouli » les tapis, dirait Hassan en se fichant de nous ! C’est vrai que les yeux nous sortent de la tête en voyant ces merveilles…plus facilement que les dirhams de nos poches … au grand dam du vendeur qui aimerait bien faire une affaire avec les petits français… !
Décembre est un peu triste pour le commerce et quand on a la chance d’avoir dans le magasin quatre innocents, pourquoi ne pas tenter le coup ?
Que d’hésitations ! Lequel choisir ? Difficile de trancher entre tous les coloris et les motifs proposés. Quand à leurs valeurs…il faut bien sûr entrer dans le jeu ancestral du marchandage !
Il nous présente une machine à calculer, nous demande d’y inscrire un chiffre (celui qui nous paraît le plus juste pour le tapis convoité) et attend patiemment. Bien entendu, il saute d’indignation en voyant ce qu’Huguette a marqué. C’était à prévoir, donc, il augmente un peu, nous coupons la poire en deux, bref, l’affaire se fait ! Qui a gagné, qui est le dindon ? Hum ! Comme Michel et Huguette n’ont pas assez d’argent sur eux, le marchand insiste pour les accompagner jusqu’au distributeur automatique ! Il ne veut pas lâcher sa proie ! Jean est promu vigile et fait le guet devant le magasin ! On nous a parlé aussi d’une des spécialités d’Essaouira : le travail du raphia. Il y a une jolie boutique où de superbes babouches, mules, mocassins et sacs à main sont exposés. Bonjour les prix !
Ne serait-il pas l’heure d’aller manger ? Retour par l’avenue principale de la ville et direction le souk des pêcheurs. Il me tarde de voir la réaction de nos amis.
On passe d’abord devant le souk aux épices avant de s’engager dans une étroite ruelle qui aboutit dans une cour bordée d’arcades de pierre. Des boutiques de toutes sortes y ont trouvées refuge et ce sont vite des appels pressants qui se font entendre de tous côtés ! Que de sollicitations ! Les hommes sont déjà à l’intérieur du marché où les pêcheurs offrent à nos yeux étonnés une quantité de poissons impressionnante : sardines principalement (80% de la pêche au Maroc), crevettes, congre et autres produits de la mer n’attendent que notre bon vouloir. Jean raffole des sardines et arrivera à nous convaincre. Nous choisissons des crevettes et faisons affaire en deux minutes avec le monsieur qui nous a pris en charge. Notre petit cuisinier est toujours là et dit qu’il nous reconnaît ! Est-ce possible ? En tous les cas, c’est gentil et bien joué car nous sommes ravis ! Et comme l’an dernier, nous aurons droit au sourire de chacun, à l’ambiance musicale et nous nous lècherons les doigts de plaisir !
n'est-ce pas, Jean ? Retour dans l’avenue de l’Istiqlal, et passage à nouveau devant les boutiques des apothicaires, marchands de voluptés, de bien-être et de charlatanismes ! On peut maigrir, grossir, devenir de plus en plus jeune, de plus en plus fort, de plus en plus beau ! Trop, c’est trop ! Vendeurs et acheteurs potentiels, rigolent de concert ! L’avenue se termine par une belle porte à trois arches, mais Huguette et moi, avons aperçu dans la rue Lattarine, plein de boutiques alléchantes. Encore quelques achats. Nous y trouverons chacune, une fatma en bois de thuya et pensons à Nadine. Nous sommes à la recherche du magasin de tapis vanté par la patronne du riad. Où se cache cet Hakim ? Tant pis, on va boire le café sur la place Chechaouni. C’est bien joli par ici ! La place est ombragée, bordée de petits restaurants, Les magasins ont installés sur des tapis, des objets en fer, en cuivre et en bois, des poteries de toutes les formes et de toutes les couleurs. Sur les murs, encore des tapis.
Il n’y a que la saveur du café qui est discordante ! Pas terrible, le kawa !
On paresse, on est bien ! Jean qui s’était éclipsé, revient triomphant : il a trouvé le marchand de tapis et l’a salué de plaisante manière : « Bonjour, Hakim ». Il en est resté « baba », Hakim !
Il tient boutique dans la rue du Rif, une ruelle étroite qui est séparée de la rue de l’Istiqlal par un long et haut mur.Il nous attend devant la porte et le contact sera aussitôt très chaleureux.
Ce n’est pas très grand, chez lui, mais la quantité de tapis au m2 est impressionnante !
Il y en a partout, au sol, sur les murs, Presque jusqu’au plafond !
Il a un grand sourire et doit penser que nous n’allons pas repartir les mains vides !
Il est malin, on parle de tout et de rien, de la France, du Maroc, des gens, du temps, et patati et patata !... Et puis, on veut bien voir ses tapis, et puis il les étale devant nous qui avons pris place sur des poufs, et puis même qu’on est bien tenté, mais qu’on ne sait pas combien ça coûte, et que ça n’a pas d’importance, le principal est de se faire plaisir !!!
Et voilà ! Encore un qui nous emberlificote !
Mais il le fait tellement gentiment, et j’en ai « tellement » envie de ce tapis, et Jean est si attentionné que je vais en acheter deux ! Boudiou, je ne sais pas résister ! Un tout bleu, l’autre tout rouge ! Avec des symboles berbères qu’Hakim nous traduit et que nous avons déjà un peu oubliés ! Huguette regrette presque l’achat qu’elle a fait le matin même, mais le sien est « jouli » aussi et elle se laisse tenter par un encrier de faïence.
J’essaierai plus tard de le lui « chouraver », mais elle sera vigilante, malheureusement pour moi ! Hi Hi Hi !
Hakim est un homme du monde et nous offre le thé à la menthe. Le rituel est respecté, et il nous explique la façon de bien le faire. Du coup, je me laisse aller à acheter une théière…et bien entendu, elle perdra sa fonctionnalité dès notre arrivée à la maison.
Hakim nous raconte sa vie, parle de sa famille et de la jeunesse marocaine. Il a un peu le cœur gros d’être encore célibataire malgré ses 38 ans. Son père étant décédé, c’est lui qui est le chef de famille. Sa mère et ses frères et sœurs dépendent de lui. Il n’a donc pas l’espoir de fonder une famille. Comment ferait-il ? Il voudrait que les choses bougent au Maroc et évoluent dans le bon sens. Que les générations prochaines ne soient plus sacrifiées comme la sienne ! On parle lecture, éducation. Il nous raconte avec des yeux brillants, les courts séjours en France où il a été invité par certains de ses clients fortunés. Il doit penser que nous sommes tous riches !
La polaire que porte Jean sous son anorak a l’air de l’intéresser au plus haut point. Nous allons assister dans un moment au plus rigolo marchandage de la journée ! Il veut troquer un article de son magasin contre la polaire. Ce sera contre une couverture en poil de chameau, paraît-il, +10 euros, (il a l’air de penser tout à coup, qu’il ne fait pas une bonne affaire !) que la transaction sera conclue !

Pour sa part, je peux assurer que Jean est content ! Nous avons mis la couverture (qui gratte un peu trop à mon goût) dans notre lit ! Là où jean n’a rien voulu savoir, c’est quand Hakim lui a proposé de lui donner son magasin, s’il lui donnait sa femme ! Il ne connaît pas bien mon petit mari !!! J’avoue que j’ai été soulagée d’entendre les protestations de Jean ! Quel rigolo, cet Hakim ! Retour au riad pour déposer nos achats et nous repartons à l’assaut de la ville. C’est vers le port que se dirigent nos pas. Le concert des mouettes est à son paroxysme. Les pécheurs sont rentrés et elles se disputent les tripes et autres déchets qui gisent sur le sol. Le soleil joue à cache-cache derrière la grosse tour crénelée, les silhouettes en djellaba se promènent comme des fantômes, des enfants en contrebas arrachent aux rochers des coquillages, et nous, nous essayons de capter cette atmosphère si particulière ! La place Orson Welles est immense, nous aimerions bien prendre l’apéritif mais les cafés ne servent que des jus de fruits ! C’est le sevrage complet quand on vient au Maroc ! La Maison de l’Artisanat a ses portes grandes ouvertes. Que d’objets étalés à notre vue gourmande ! J’aurais bien acheté des statuettes en bois, représentant des groupes de fatmas, mais le prix est exagéré ! J’apprendrai plus tard par la patronne du riad, qu’il aurait fallu demander la moitié du prix affiché ! (Ce sont les prix pour les groupes -les gogos de touristes- et la commission du guide est incluse !) Il faudra qu’on revienne plusieurs fois dans ce pays, pour comprendre les tenants et aboutissants de toutes ces combines ! Nous avons décidé de marcher sur les traces de notre périple avec les Sallefranque et allons tout droit vers le restaurant « Les Arcades de Mogador ». Nous en avons gardé un bon souvenir, aussi nous voulons assurer ! Il y a du monde ce soir, et il faut attendre un petit peu. Ca chauffe dans les cuisines ! On rigole en voyant les chats du voisinage aller et venir, se cacher sous les tables quand le patron agite son torchon et repartir à l’assaut de l’étage dès qu’il a le dos tourné ! JEUDI 7 DECEMBRE .
Qu’allons nous faire ce matin ? Il faut repartir vers Marrakech dans l’après-midi, si possible avant 15h, et éviter ainsi de conduire la nuit. Une expérience nous a suffi et nous ne voulons pas subir les mêmes affres que lors du retour de Ouarzazate ! Les amis ne sont pas chauds pour une visite hors de la ville, donc nous repartons nous promener, le nez au vent et toujours en direction du bord de mer. Sqala du port et sa tour carrée, derniers regards sur la mer et rencontre avec une « artiste » peintre : ZAZOU.
Elle peint sur de minuscules toiles et s’applique à représenter des silhouettes masculines et féminines avec pour fond de décor, les rues, les portes, les coins de vie d’Essaouira. Les tons de bleu et de blanc dominent avec quelques touches de couleurs ocre. Huguette est tentée, moi aussi. J’ai déjà craqué l’an dernier et récidive !Un grand escalier descend sur la Sqala de la ville, il mène à la médina. Voici la rue Laâlouj. Rue large et toute droite, elle est bordée de nombreuses boutiques. Nous nous laissons happer par l’une d’elles, ou plutôt par deux jeunes gaillards qui savent nous prendre par les sentiments ! Et malgré mes dénégations premières, je me retrouve avec trois achats supplémentaires et…superflus ! Trois « joulis » cendriers colorés ! Je pense à la Noël et aux cadeaux à faire, finalement, je les ai encore sur les bras !
Les deux gazelles rigolent, les deux gazous se moquent ! Et devant la boutique, c’est la fête ! Des musiciens donnent l’aubade à la population. Et allez ! Quelques dirhams qui s’envolent ! De toutes les façons, on ne peut pas en ramener, alors, autant les distribuer !!!
Petite immersion dans le souk, manière de ne pas passer à côté de quelque chose, non, cette fois-ci, il faut résister. Nos hommes ont déjà acheté un autre sac pour pouvoir caser nos « petites » emplettes ! Faudrait pas exagérer !
Et toujours la petite silhouette blanche !
Retour place Chechaouni, nous avons repéré un restaurant qui a l’air bien sympa !
« Le Mogadorien ».
Nous avons eu du flair, tout est bon ! Le décor est soigné, les plats excellents. L’ambiance un peu gâché par un quatuor de Français plutôt bruyants ! On se croit presque du pays, voilà qu’on devient anti-touristes ! Onze jours au Maroc, et on ne supporte plus nos congénères ! J’ai emporté avec moi le roman policier que j’ai lu pendant ces vacances. J’ai l’intention de l’offrir à Hakim. Il adore lire et bien sûr, prise fort la littérature française. Là, je n’ai dans les mains qu’un roman de gare et l’auteur est américain. Mais les livres coûtent cher et je pense lui faire plaisir quand même. Comme de bien entendu, il ne veut pas nous laisser repartir sans nous avoir offert le thé ! Nous prendrons donc la route avec un peu de retard et les hommes, après un petit mouvement d’humeur, se laissent attendrir par la gentillesse de notre marchand de tapis. Nous sommes assis tous les cinq, le service à thé au centre de notre petit cercle, et nous prenons le temps de l’écouter. Il nous surprend en mettant un énorme morceau de sucre dans la théière fumante et nous explique que si les arabes boivent beaucoup de thé et le sucre tant, c’est tout simplement que, souvent, c’est le seul vrai repas qu’ils font dans la journée ! Nous sommes un peu confus en pensant au bon repas que nous venons de faire ! « Il est l’heure de te quitter, Hakim, mais nous penserons à toi souvent ! Allah i khalik ! » Retour en quatrième vitesse au riad où nous devons récupérer nos bagages. Le porteur est devant la porte, sa carriole est bientôt remplie de toutes nos affaires. En avant, Marrakech nous attend pour la dernière nuit ! Qui a dit qu’il fallait se dépêcher pour rentrer avant la nuit ? C’est Jean qui a repris le volant. Il a la bonne et mauvaise idée de s’arrêter dans un village pour remettre un peu d’essence et, dans l’élan, nous décidons de boire un verre dans le petit bar qui est là. Les jeunes filles qui sont derrière le comptoir nous proposent des crêpes ! Nous n’avons pourtant pas faim, et nous nous entendons répondre oui, enfin…Huguette et moi ! Les hommes sont « furax » ! Mais la commande est passée, c’est trop tard pour dire non !
Bien sûr, ce sera de notre faute si la nuit tombe si vite au Maroc ! Ce n’est quand même pas sorcier de rouler la nuit au milieu de tous ces « suicidaires » alors qu’on a des phares qui n’éclairent qu’à 10 mètres devant nous !!!Encore un cadeau de l’agence de voyage ! On rigolera plus tard, pour l’instant, on serre les fesses et on prie Allah, pour que l’aventure se termine bien ! Nous sommes devant l’hôtel au nom imprononçable (pour moi !) Imilmich, Michimil, Chmilblik !!! Huguette morte de rire qui me crie dans les oreilles : IMILCHIL !!! Bah, je n’étais pas loin ! Flânerie sur la place Djemaa el-Fna, Huguette a promis de ramener des fruits secs à un de ses amis. Nous avons dans les mains une carte que nous a donnée un des marchands de la place. Finalement, tout le monde se laisse tenter et nous grignoterons figues, dattes, amandes et « chouchous » malgré les remarques désobligeantes de Jean qui trouve ses gâteries hors de prix ! Retour à l’hôtel, il faut se lever de bonne heure demain matin, l’avion décolle à 9h55. Fouzia sera là, et nous aurons du mal à la quitter ! Elle a encore un geste gentil envers nous en nous offrant, sans oublier Nadine, de jolis foulards !
Merci Fouzia ! Merci Fatima, merci Ahmed, merci Ali, merci Hassan, merci à tous ceux que nous avons croisé et que nous n’oublierons pas de sitôt !
Riad avec hammam et piscine dans la médina à Marrakech? English translation pending
Tout est dans le titre, connaissant marrakech, nous recherchons un riad au top pour se retrouver en amoureux pendant 3 nuits debut mai.Criteres:piscine, hamman, terrasse avec solarium, accueil chaleureux et a proximité des souks et de la place biensur!!!
merci a vous.
Avis sur le riad Sacr ou Fabiola à Marrakech English translation pending
Bonjour !
Je suis en train de faire des recherches concernant différents riads peu dispendieux à Marrakech. J'ai découvert en naviguant sur le net le Riad SACR et le FABIOLA
Quelqu'un connait-il ces deux riads ?
J'aimerais avoir votre opinion avant de réserverun ou l'autre....
Merci !
Riad SACR :
Riad FABIOLA
Quelqu'un connait-il ces deux riads ?
J'aimerais avoir votre opinion avant de réserverun ou l'autre....
Merci !
Riad SACR :
Riad FABIOLA
Transport de colis entre le Maroc et la France English translation pending
bonsoir,
besoin de vos conseils pour transporter mes colis entre maroc france
merevoila2006@hotmail.fr
cordialement
Circuit de dix jours dans le Sud marocain English translation pending
Bonjour,
Après moultes tergiversations et avoir lu les posts de ce forum, j'aimerais avoir votre avis pour un circuit de 10 jours dans le Sud marocain.
1j. : Arrivée à Marrakech dans l'après-midi. Visite de quelques lieux et de la place principale. 2j. : Aït Ben Haddou. Visites. Nuit sur place. 3j. : Vallée du Drâa jusqu'à Zagora. (Cela vaut-il la peine d'aller jusqu'à Zagora?) 4j. : Arrêt dans quelques villes sur le chemin de Merzouga (Rissani, etc.) 5j. : Merzouga (ballade et nuit dans les dunes (uen agence à me conseiller?) 6j. : Erfoud, palmeraie de Tineghir 7j. : Vallée du Dadès, 8j. : Marrakech : visites 9j. : Marrakech : visites.
J'aimerais avoir votre avis sur ce circuit. Est-ce réalisable? Par ailleurs, si vous avez des contacts d'hôtels en ces lieux (surtout entre les gd villes) je suis prenante 😉.
Delphina
Après moultes tergiversations et avoir lu les posts de ce forum, j'aimerais avoir votre avis pour un circuit de 10 jours dans le Sud marocain.
1j. : Arrivée à Marrakech dans l'après-midi. Visite de quelques lieux et de la place principale. 2j. : Aït Ben Haddou. Visites. Nuit sur place. 3j. : Vallée du Drâa jusqu'à Zagora. (Cela vaut-il la peine d'aller jusqu'à Zagora?) 4j. : Arrêt dans quelques villes sur le chemin de Merzouga (Rissani, etc.) 5j. : Merzouga (ballade et nuit dans les dunes (uen agence à me conseiller?) 6j. : Erfoud, palmeraie de Tineghir 7j. : Vallée du Dadès, 8j. : Marrakech : visites 9j. : Marrakech : visites.
J'aimerais avoir votre avis sur ce circuit. Est-ce réalisable? Par ailleurs, si vous avez des contacts d'hôtels en ces lieux (surtout entre les gd villes) je suis prenante 😉.
Delphina
Séjour au Maroc pour une femme seule? English translation pending
Bonsoir,
je suis nouvelle inscrite. Je sus en train de voir un partir au Maroc debut mai. je ne suis jamais partie seule, mais la voila, j ai envie de me lancer je cherche donc qqs tuyaux, bons plans... et surtout savoir si je peux partir tranquille, est ce qu une femme seule est tres mal percu la bas?
je cherche aussi un lien pour contacter pour des randos
Merci à vous 😉
je suis nouvelle inscrite. Je sus en train de voir un partir au Maroc debut mai. je ne suis jamais partie seule, mais la voila, j ai envie de me lancer je cherche donc qqs tuyaux, bons plans... et surtout savoir si je peux partir tranquille, est ce qu une femme seule est tres mal percu la bas?
je cherche aussi un lien pour contacter pour des randos
Merci à vous 😉
Une semaine à Marrakech English translation pending
Bonjour,
Je pars à Marrakech mi-mars avec ma mère et mes soeurs. A part un ryad réservé dans le quartier "Boutouil" (nord médina), nous n'avons rien programmé. Si vous avez des conseils en matière de restos, visites sympas..., ça nous intéresse (place Djema El Fna mais également ailleurs). Dans la médina, nous comptons nous déplacer à pied ou en calèche. Combien faut-il compter pour une "course" en calèche, disons d'un bout de la médina à la place ? Est-ce qu'on peut être à 5 dans une calèche, et le prix dépend-il ou pas du nbre de personnes ? Et aussi : y a t'il des agences sérieuses qui proposent des excursions dans les environs ? Nous serons 5, donc trop pour prendre un taxi, et la formule mini-bus nous intéresse plus. Le but étant de visiter, se promener dans des petits villages ou sites sympas... et pas d'aller voir des ateliers de tapis ou autre passage obligé pour nous faire acheter quelque chose... 😉 Merci
Je pars à Marrakech mi-mars avec ma mère et mes soeurs. A part un ryad réservé dans le quartier "Boutouil" (nord médina), nous n'avons rien programmé. Si vous avez des conseils en matière de restos, visites sympas..., ça nous intéresse (place Djema El Fna mais également ailleurs). Dans la médina, nous comptons nous déplacer à pied ou en calèche. Combien faut-il compter pour une "course" en calèche, disons d'un bout de la médina à la place ? Est-ce qu'on peut être à 5 dans une calèche, et le prix dépend-il ou pas du nbre de personnes ? Et aussi : y a t'il des agences sérieuses qui proposent des excursions dans les environs ? Nous serons 5, donc trop pour prendre un taxi, et la formule mini-bus nous intéresse plus. Le but étant de visiter, se promener dans des petits villages ou sites sympas... et pas d'aller voir des ateliers de tapis ou autre passage obligé pour nous faire acheter quelque chose... 😉 Merci
Voyage en Israël English translation pending
Bonjour
J'aurais une question concernant mon prochain voyage ... en Israel.
Je suis canadienne, sauf que je suis née dans un pays arabe, car mes parents y étaient, mais je ne suis pas arabe. Es-ce que cela peut causer problème ?
Dans mon passeport, on m'a donné la possibilité de ne pas afficher mon lieu de naissance, mais de devoir contacter les ambassades avant d'entrer dans un pays si c'est le cas, j'ai donc choisit de l'afficher ...
Merci de bien vouloir me répondre !
Bonne journée
J'aurais une question concernant mon prochain voyage ... en Israel.
Je suis canadienne, sauf que je suis née dans un pays arabe, car mes parents y étaient, mais je ne suis pas arabe. Es-ce que cela peut causer problème ?
Dans mon passeport, on m'a donné la possibilité de ne pas afficher mon lieu de naissance, mais de devoir contacter les ambassades avant d'entrer dans un pays si c'est le cas, j'ai donc choisit de l'afficher ...
Merci de bien vouloir me répondre !
Bonne journée
Hôtel Eldorador Club Palmeraie à Marrakech English translation pending
Bonjour à tous,
Nous partons le 22 mars pour une semaine à l'Eldorador Club Palmeraie à Marrakech avec notre petit garçon de 18 mois. On part de Nantes avec normalement la compagnie Europe Airpost. Si vous avez été dans ce cas, qu'avez-vous pensé de cette compagnie et sur l' état des avions ? C'est la première fois que nous prenons l'avion avec notre petit bonhomme, quels conseils et trucs avez-vous à nous donner ? Puis-je prendre son sac à langer en bagage à mains en plus de mon vanity et mon sac à main ?
Mais surtout, on aimerait beaucoup avoir votre avis et des infos concernant l'hôtel si vous y êtes allés récemment. Est-ce quand même calme (pour que le petit puisse dormir) ou y a-t-il des chambres mieux placées pour éviter la musique et l'animation ? Comment est la piscine au niveau taille et température surtout ? Le bassin pour enfants est-il bien? On a lu que cet hôtel était assez éloigné de Marrakech et la médina ? Combien de temps faut-il en navettes ? Où nous déposent-elles ? Combien de temps faut-il marcher pour arriver dans le centre ? Vaut-il mieux prendre des taxis ?
Voila, je crois que ça fait déjà pas mal de questions 😉 Merci d'avance pour vos réponses 🙂
Nous partons le 22 mars pour une semaine à l'Eldorador Club Palmeraie à Marrakech avec notre petit garçon de 18 mois. On part de Nantes avec normalement la compagnie Europe Airpost. Si vous avez été dans ce cas, qu'avez-vous pensé de cette compagnie et sur l' état des avions ? C'est la première fois que nous prenons l'avion avec notre petit bonhomme, quels conseils et trucs avez-vous à nous donner ? Puis-je prendre son sac à langer en bagage à mains en plus de mon vanity et mon sac à main ?
Mais surtout, on aimerait beaucoup avoir votre avis et des infos concernant l'hôtel si vous y êtes allés récemment. Est-ce quand même calme (pour que le petit puisse dormir) ou y a-t-il des chambres mieux placées pour éviter la musique et l'animation ? Comment est la piscine au niveau taille et température surtout ? Le bassin pour enfants est-il bien? On a lu que cet hôtel était assez éloigné de Marrakech et la médina ? Combien de temps faut-il en navettes ? Où nous déposent-elles ? Combien de temps faut-il marcher pour arriver dans le centre ? Vaut-il mieux prendre des taxis ?
Voila, je crois que ça fait déjà pas mal de questions 😉 Merci d'avance pour vos réponses 🙂
Association humanitaire Irifi: maroc en août 2008 English translation pending
bonjour à tout le monde!
nous sommes une petite association du sud de la france qui s'appelle IRIFI. Nous sommes 6 ou 7 nous travaillons (médecin, ergo psycho, infirmier) dans le monde médical et paramédical surtout le handicap moteur. Par notre travail nous avons récupérer beaucoup de matériel (fauteuils, chaises douches, déambulateurs, béquilles, peson, médocs....) Nous travaillions sur un projet sur la mauritanie depuis bientot un an mais aux vues des événements récents, les ambassades coincent un peu pour notre convoi: nous allons nous rediriger sur le maroc où nous devions passer .
Nous avons deux véhicules pour partir un vieux land 109 parfait pour aller dans les territoires reculés et un camion adapté pour le handicap qu'une association locale nous a donné que l'on pourra laisser sur place à une association.
Nous recherchons des contacts au maroc afin que notre convoi soit fait de rencontres et d'échanges.
Nous avons un site www.irifi.com, il est toujours axé sur la mauritanie mais ce sera le maroc !!!
nous partons le 2 aout 2008 et nous reviendrons le 20 aout 2008
si vous etes au maroc, associations ou personnes indépendantes et que vous avez besoin de matériel contactez nous via voyages forum et nous vous répondrons au plus vite
merci
Un logement pour une fille seule au Maroc English translation pending
Bonjour je pars 10 jours au Maroc fin avril toute seule.
Je me posais des questions quand à l'hébergement sur place.
Je n'aurais qu'une vingtaine d'euros à dépenser par nuit donc je pensais opter pour les auberges de jeunesse. Qu'en pensez-vous ? Est-ce sécuriser pour une fille seule ? Je ne connais pas ce type de logement.
Je pensais réserver toutes les nuits à l'avance pour : prends le temps de trouver les meilleures offres ne pas perdre de temps sur place
pensez vous que ce soit une bonne idée ?
Je vous remercie pour vos suggestions. Comme je vous disais je n'ai que très peu d'argent et j'aimerais en profiter plus pour me déplacer et essayer d'aller voir le maximun de choses en 10 jours !
Salutations
Antey🙂
Je vous remercie pour vos suggestions. Comme je vous disais je n'ai que très peu d'argent et j'aimerais en profiter plus pour me déplacer et essayer d'aller voir le maximun de choses en 10 jours !
Salutations
Antey🙂
Bons plans à Fez English translation pending
bonjour, a vous, tous (tes)recement inscrite sur ce forum je viens demander des
infos pour notre prochain sejour au maroc .nous y allons tous les ans depuis 6 annees
a marrakech, et cette fois, en juin pour 2 semaines a fez que nous ne connaisons pas, alors
nous serons a l'hotel, donc si vous avez qquls conseils de visites sympa ;merçi a +