Results for "Playa+Santa+Lucia+|+50+>+142"
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Hôtel Oasis Cancun ou Gran Bahia Principe Tulum et vaccin pour le Mexique? English translation pending
Bonjour je part pour le Mexique début décembre et je me demandais si je devais me faire vacciner avant mon séjour la-bas?
Merci pour vos réponses!
P.S Je ne me suis toujours pas encore décidé sur mon choix d'hotel par contre après toutes mes lectures j'hésite entre le Oasis cancun et le Gran Bahia principe Tulum mais j'Ai une uatre question je sais que pour le night life je serai servie a Cancun mais au Gran bahia tulum est-ce que le soir je pourrai faire la fete et danser ou y'A rien a l'hotel ou autour?? Apres mes lecture ça me semble est plus tranquille qu'en pensez-vous??
Merci!! Nataly
Merci pour vos réponses!
P.S Je ne me suis toujours pas encore décidé sur mon choix d'hotel par contre après toutes mes lectures j'hésite entre le Oasis cancun et le Gran Bahia principe Tulum mais j'Ai une uatre question je sais que pour le night life je serai servie a Cancun mais au Gran bahia tulum est-ce que le soir je pourrai faire la fete et danser ou y'A rien a l'hotel ou autour?? Apres mes lecture ça me semble est plus tranquille qu'en pensez-vous??
Merci!! Nataly
Epidémie de gastro en RD: pour s'amuser à se faire peur... English translation pending
😉😉😉Je pars le 23/3 au Riu Naiboa de Punta Cana (avec mon épouse enceinte) et ici en Belgique, on me parle d'une épidémie de gastro dans les hotels de la chaine ?
Alors info, intox. S'amuserait-on à nous faire peur pour nous faire regretter la neige ? 😄😄😄
Preneur bien entendu de toute info pour cette première expérience à Punta Cana
Un garnd merci à Wilcox pour une réponse disparue du site ????🏴☠️
Alors info, intox. S'amuserait-on à nous faire peur pour nous faire regretter la neige ? 😄😄😄
Preneur bien entendu de toute info pour cette première expérience à Punta Cana
Un garnd merci à Wilcox pour une réponse disparue du site ????🏴☠️
République Dominicaine début janvier: Malarone et vaccin contre l'hépatite A nécessaires? English translation pending
Bonjour,
Nous partons en republique dominicaine le 3 janvier pour 1 semaine et nous aimerions savoir si il faut faire un traitement anti paludisme (malarone) et vaccin Hépatite A ?
Merci d'avance pour vos réponses.
Ericka
Nous partons en republique dominicaine le 3 janvier pour 1 semaine et nous aimerions savoir si il faut faire un traitement anti paludisme (malarone) et vaccin Hépatite A ?
Merci d'avance pour vos réponses.
Ericka
Excursions incontournables depuis Puerto Plata English translation pending
Bonjour,
Je serais en septembre à Playa Dorada. Ayant un budget serré j'aimerais savoir quelles excursions sont vraiment à faire sachant que nous en ferons une peut-être deux.
Merci :)
Je serais en septembre à Playa Dorada. Ayant un budget serré j'aimerais savoir quelles excursions sont vraiment à faire sachant que nous en ferons une peut-être deux.
Merci :)
Location de voiture à La Havane et hébergement pour 15 jours en février English translation pending
Bonjour
pourriez vous me conseiller qqes adresses sur la HAVANE -CIENFUEGOS -SANTI SPIRITUS-VARADERO.
je souhaite louer une voiture de la HAVANE , merci pour votre aide .
j'ai bien sur pris qqes infos déjà sur ce forum... merci pour vos conseils DVP
j'ai bien sur pris qqes infos déjà sur ce forum... merci pour vos conseils DVP
Destination Amérique Latine ou du Sud? English translation pending
Bonjour et meilleurs voeux à tous!
je vous souhaite surtout d'être en bonne santé, et de pouvoir concrétiser vos projets de voyage!
Pour ma part, aprés un trés beau voyage en Indonésie l'été dernier, mes enfants me demandent: c'est où notre prochain grand voyage?
Je vous sollicite donc pour vous demander des conseils. J'avais dans un premier temps envisagé le Quintana Roo/ Yucatan, mais j'hésite aussi avec: Bresil (Rio, Sud et nordeste) Costa Rica Panama ou Colombia
Ce serait donc pour un voyage de 3 semaines sur place, avec 3 enfants âgés de 13, 11 et 8 ans. Ce que nous cherchons dans notre voyage: un peu la même chose qu'en Indonésie à savoir un mix entre culture/visites (temples, architecture) nature (randonnée ou balade en fôret) et playa farniente. On aime aussi visiter de grandes villes si l'escale s'y prête.
Vu qu'on est à 5, le coût des billets et de la vie sur place est aussi un facteur important pour ne pas exploser le budget.
Voila c'est peut-être un peu vague comme sujet et subjectif, mais je suis quand même preneur des retours des uns et des autres pour alimenter notre reflexion.
Cordialement
MN
Pour ma part, aprés un trés beau voyage en Indonésie l'été dernier, mes enfants me demandent: c'est où notre prochain grand voyage?
Je vous sollicite donc pour vous demander des conseils. J'avais dans un premier temps envisagé le Quintana Roo/ Yucatan, mais j'hésite aussi avec: Bresil (Rio, Sud et nordeste) Costa Rica Panama ou Colombia
Ce serait donc pour un voyage de 3 semaines sur place, avec 3 enfants âgés de 13, 11 et 8 ans. Ce que nous cherchons dans notre voyage: un peu la même chose qu'en Indonésie à savoir un mix entre culture/visites (temples, architecture) nature (randonnée ou balade en fôret) et playa farniente. On aime aussi visiter de grandes villes si l'escale s'y prête.
Vu qu'on est à 5, le coût des billets et de la vie sur place est aussi un facteur important pour ne pas exploser le budget.
Voila c'est peut-être un peu vague comme sujet et subjectif, mais je suis quand même preneur des retours des uns et des autres pour alimenter notre reflexion.
Cordialement
MN
Votre meilleur tout-inclus 3 étoiles (et demie) dans le Sud (Antilles)? English translation pending
Bonjour
Voila, nous avons fait dans la derniere année 4 tout inclut en couple soit 1 a varadero 1 a santa maria 2 a puerto plata et toujours dans des 4*1/2..
Cette fois en aout nous voulons en faire un petit en famille 2 adultes un enfant de 9 ans
par contre comme nous voyageons beaucoup et voulons aller a riviera maya cette hiver cette fois nous regardons les voyage un peut beaucoup moins dispendieux donc nous voulons savoir dans les categories 3 ou 31/2 peut importe ou (sud)quel hotel pour vous a ete le meilleur et au dessus de vos attentes pour cette gategorie. nous n avons jamais fait en bas de 4*
preference pour republique ou cuba ou panama
bien sur si un meilleur est disponible au meme prix nous le prendrons.
merci de partager vos experience
Voila, nous avons fait dans la derniere année 4 tout inclut en couple soit 1 a varadero 1 a santa maria 2 a puerto plata et toujours dans des 4*1/2..
Cette fois en aout nous voulons en faire un petit en famille 2 adultes un enfant de 9 ans
par contre comme nous voyageons beaucoup et voulons aller a riviera maya cette hiver cette fois nous regardons les voyage un peut beaucoup moins dispendieux donc nous voulons savoir dans les categories 3 ou 31/2 peut importe ou (sud)quel hotel pour vous a ete le meilleur et au dessus de vos attentes pour cette gategorie. nous n avons jamais fait en bas de 4*
preference pour republique ou cuba ou panama
bien sur si un meilleur est disponible au meme prix nous le prendrons.
merci de partager vos experience
Parking au centre de Séville? English translation pending
Bonjour, nous partons en voiture une semaine début juin a seville, nous souhaitons prendre un hotel dans le quartier santa cruz (centre) (pension vergara).
Connaissez vous un parking pas trop loin? A quel prix?
J'ai trouvé cela, mais pas les tarifs :
Aparcamiento subterraneo del mercado de areal (calle genil) aparcamiento torre de la plata (calle habana) aparcamiento jocaral (paseo de catalina de ribera)
Est ce une bonne idée de loger ici au vu de la difficulté d'y trouver un parking pour une semaine?
Merci beaucoup pour vos reponses :)
Aparcamiento subterraneo del mercado de areal (calle genil) aparcamiento torre de la plata (calle habana) aparcamiento jocaral (paseo de catalina de ribera)
Est ce une bonne idée de loger ici au vu de la difficulté d'y trouver un parking pour une semaine?
Merci beaucoup pour vos reponses :)
Ouest américain 2009: à la découverte de nouveaux sites hors des sentiers battus English translation pending
Partie 1 : de Denver à Santa Fe
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
INTRODUCTION
Encore un carnet de voyage sur l’Ouest américain ?
Eh oui ! C’est à mon tour de saluer par le biais de ce carnet tous les forumeurs attirés par cette magnifique région qu’est l’Ouest américain, notamment ceux qui en ont attrapé le virus et veulent se remémorer certaines de leurs expériences et/ou rechercher quelques nouveaux sites à visiter.
Compte tenu de la floraison sur VF d’excellents carnets sur l’Ouest américain, j’ai hésité à en proposer un de plus, d’autant que je n’ai pas la fibre littéraire et que j’ai préféré jusque-là consacrer mon temps libre à fournir des informations et des descriptions pratiques dans le cadre de ma collaboration aux 3 volumes de Photographing the Southwest de Laurent Martres et au site web Ouestusa réalisé par Thierry (Wavemaster sur VF), sans compter les interventions sur VF et les réponses à de nombreux MP et e-mails. Tant mieux si cela a pu être utile à certains d’entre vous car le partage de ses connaissances et l’entraide entre voyageurs sont des valeurs qu’il nous faut entretenir… et qui permettent également d’enrichissantes rencontres sur VF puis dans le monde réel ! 🙂
Je me suis finalement dit que ce seizième voyage dans l’Ouest pouvait être l’occasion de « sacrifier à l’exercice du carnet de voyage » (plus chronophage que je ne le pensais !), d’autant qu’il s’est déroulé dans l’optique « hors des sentiers battus » que j’affectionne depuis de nombreuses années, avec certains sites qui n’ont jamais (ou quasiment jamais) été abordés dans d’autres carnets de VF.
Il y a toutefois un bémol concernant quelques-uns de ces sites encore confidentiels : certains d’entre eux m’ont été indiqués par des amis américains ou européens aussi fans de l’Ouest que moi, mais à la condition expresse que je promette de n’en publier que des photos (comme eux-mêmes ou d’autres avant eux l’ont fait). Et que je ne dévoile en aucun cas les localisations ou même les noms qui pourraient permettre de les trouver facilement sur internet, soit parce que certains sont particulièrement fragiles, soit parce que leurs visites ne sont pas franchement autorisées, voire pour toute autre raison propre à ceux qui ont exigé cette discrétion. Quelle que soit mon habituelle volonté de partage, je respecterai strictement la promesse faite à mes amis (il ne servira donc à rien de me harceler par MP, de me manipuler psychologiquement, de m’hypnotiser ou de me menacer 😛 ). J’espère que vous comprendrez le respect de cet engagement et que vous ne l’interpréterez pas négativement ou n’en ferez pas un sujet de polémique (c’est déjà arrivé… 😕 ).
Comme la photographie est une des composantes importantes de mes récents voyages (voir mon site de photos ), ce carnet sera plus orienté vers l’illustration que vers la fourniture d’informations sur les lieux visités (que vous retrouverez en partie via ma collaboration aux guides et sites web cités plus haut). Je donnerai au passage quelques détails de mon expérience pratique qui pourront éventuellement être utiles à certains d’entre vous.
La conséquence de cette importante iconographie (en dehors du fait que vous risquez une overdose d’images 😛 ) est qu’il sera nécessaire de diviser ce carnet en un certain nombre de parties et qu’il vous faudra être patients pour le chargement de chacune d’entre elles 😐.
Je tiens à remercier sincèrement Pascale (Kashtin sur VF, son site web) et Alain qui ont eu la gentillesse et la patience d’assurer la relecture de ce carnet et d’y apporter leurs remarques pertinentes.
Qu’a recouvert ce voyage?
J’ai pu consacrer plus de cinq semaines à ce circuit en ayant l’opportunité de partir trente-huit jours en mai et juin 2009. Elisabeth, ma femme, ne pouvant m’accompagner même pour une partie du voyage comme elle le faisait les autres années, je suis parti seul pour la totalité de ce « trip ». Mais vous verrez que je ne suis pas resté un « poor lonesome traveler », puisque j’ai rendu visite à plusieurs amis américains, passé quelque temps avec des amis français et aussi rencontré des personnes fort sympathiques au gré de mes pérégrinations.
J’ai profité de cette occasion, où je disposais à la fois de temps et d’une totale liberté, pour réaliser une immersion dans cette région que j’affectionne tant, en prenant mon temps et sans avoir à suivre un programme strictement planifié. C’était d’autant plus réalisable que j’avais loué un SUV 4 x 4 bien adapté aux pistes et dans lequel je pouvais confortablement dormir, ce qui me permettait de bivouaquer n’importe où (ou presque, puisque certains secteurs ne sont pas autorisés au camping sauvage), sans être tenu par des réservations ou la recherche de places libres dans des motels ou des campings.
Je suis donc parti avec une longue « wish list » de sites à visiter dans laquelle je piochais sur la base d’un circuit indicatif qui pouvait évoluer au gré de la météo, des circonstances, de la disponibilité de mes amis sur place… et de mes envies du moment !
Je me suis fixé pour objectifs de :visiter des lieux en majorité « hors des sentiers battus », que je n’avais encore jamais vus ou que j’avais photographiés avant d’être équipé d’un appareil photo numérique (en avril 2006). explorer des sites renfermant des ruines amérindiennes et/ou des panels d’art rupestre, car cet aspect fait désormais partie intégrante de ma passion pour l’Ouest américain.profiter au maximum du wilderness, dans la journée mais également en bivouaquant de préférence au milieu de nulle part, afin de bénéficier de la belle lumière et de l’ambiance particulière du lever et du coucher du soleil chaque fois que c’était possible et que cela en valait la peine.consacrer un peu plus de temps que d’habitude à la photographie, sans ennuyer un(e) partenaire de voyage n’ayant pas le même hobby, d’autant que je venais tout juste de me doter de mon premier reflex numérique (auparavant je disposais d’un bridge Sony R1 de très bonne qualité et que j’aurais volontiers gardé si, en 2008, il n’avait été endommagé suite à une bourrasque qui l’avait fait tomberdu haut de son trépied trop léger).privilégier la randonnée (et si possible en faire une itinérante, ou « backpacking », sur deux jours), car c’est en la parcourant à pied que j’apprécie le mieux cette région. En bénéfice connexe de cette activité physique associée à des repas frugaux lors des bivouacs, perdre quelques-uns de mes kilos superflus !consacrer du temps et de la disponibilité à mes amis sur place (sans chercher à optimiser les visites dans leur région mais en prenant le temps de vivre avec eux), être ouvert aux nouvelles personnes que je rencontrerais durant le voyage.J’ai choisi de faire une boucle à partir de Denver, en passant par le Colorado, le Nouveau-Mexique, l’Arizona et surtout l’Utah, ce qui m’a permis de visiter tous les sites ci-dessous (ils sont listés par région mais vous les retrouverez dans l’ordre chronologique dans le carnet de voyage).
Cette boucle a négligé beaucoup de classiques incontournables (mais déjà visités) au profit de sites secondaires et elle n’a pas suivi de trajets optimisés (à cause des perturbations météo notamment). Elle ne peut donc servir d’exemple de circuit (d’où l’absence de carte), mais pourra attirer l’attention sur tel ou tel site évoqué au fil du récit.Colorado : Red Cliffs amphitheaterRoxborough State ParkPainted MinesColorado National MonumentRattlesnake CanyonRiffle FallsHanging LakeNouveau-Mexique : Santa FePecos Pueblo« Galisteo petroglyphs » Bisti BadlandsAh Shi Sle Pah« King of Wings »Réserves indiennes (Arizona et Utah)Royal Arch « Many Hands Cave »« Lost City »« White and Red Canyon »« Arch Slot Canyon »« Red Canyon »Coal Mine CanyonNavajo National MonumentWaterholes Canyon (rim)ArizonaHidden Gardens (Page)Paw Hole (Coyote Buttes South)Double Barrel Arch« Maze Panel »UtahCatstair CanyonWire Pass + Buckskin Gulch« The Nautilus »Edmaier’s SecretWahweap HoodoosSidesteps HoodoosStud Horse PointCottonwood Canyon RoadRed SlotWillis CreekMossy Cave (Bryce Canyon)Pink CliffsEscalanteCircle of Friends PanelEast Temple Loop (Zion)Cedar Wash ArchPeek A Boo, Spooky & Dry Fork slot canyonsDevil’s Garden (Hole in the Rock Road)The VolcanoUpper Calf CreekBurr Trail via Wolverine LoopStrike Valley OverlookRed Canyon (sur Nottom road) Pedestal AlleyChimney Rock (Capitol Reef)Hickman BridgeSulphur CreekLittle Wild Horse CanyonWild Horse Canyon ArchFive Hole ArchWolfman PanelMonarch CaveProcession PanelValley of the Gods (mesa)Muley PointNatural Bridges National MonumentMule CanyonSheiks CanyonCitadel RuinLower Maidenwater CanyonHovenweep National MonumentSalt Creek & Angel Arch (Canyonlands Needles)Rim viewpoints (Canyonlands Island in the Sky)Murphy TrailFort BottomMoïse & ZeusDead Horse PointRing Arch & Tunnel (Arches)Courthouse WashFaux Falls« Delta Pool »Olympic TorchMoab Man PanelNB : les sites « » sont ceux pour lesquels je n’indiquerai pas la localisation, voire le véritable nom.
JOUR 1 – DE PARIS A DENVER
C’est enfin le jour du départ ! 🙂 Même si cela fait plus de 15 fois que je retourne dans cette région, l’excitation est toujours bien présente, j’ai hâte de randonner au milieu des « red rocks », de m’immerger dans le wilderness, de retrouver l’ambiance de l’Ouest, d’y rencontrer mes amis. Cette joie est toutefois ternie par le fait qu’Elisabeth ne m’accompagnera pas cette fois-ci et que nous ne pourrons partager ces bons moments 😕 mais, c’est promis, l’année prochaine nous repartirons là-bas ensemble !
Mon père a la gentillesse de me conduire à l’aéroport. Sur le chemin de Roissy, nous nous remémorons ces neuf semaines passées ensemble aux USA en juin 2000 et 2001, quand je l’avais emmené visiter le maximum de beaux endroits de l’Ouest, et que nous avions randonné en tout près de 800 km. Au-delà de l’intérêt même du voyage, ce fut un véritable moment de partage et de complicité que nous sommes tous les deux très heureux d’avoir vécu. Dix ans plus tard, alors qu’il est dans sa quatre-vingtième année, mon randonneur de père pourrait-il toujours faire un aller-retour dans la journée au sommet de Half Dome à Yosemite ou au fleuve Colorado dans le Grand Canyon ? Il en serait bien capable, alors que je risquerais de traîner la patte et de tirer la langue !
J’ai eu la chance de décrocher un aller-retour Paris - Denver (avec escale à Londres) par British Airways au tarif promotionnel de 494 €, une aubaine ! J’arrive à l’enregistrement avec mes deux sacs car je ne voyage pas vraiment léger pour un trip de plus de cinq semaines essentiellement en camping (en passant des frimas du Colorado aux chaleurs de l’Arizona avec de très rares possibilités de faire une lessive car je ne fais que traverser les villes), avec plusieurs guides de voyage (les 3 volumes de Photographing the Southwest, 2 guides de Michael Kelsey) et une pochette de documentation pour chaque secteur de ma « wish list », mais aussi avec quelques provisions gourmandes (Petits Pains Suédois très pratiques en bivouac et que je ne trouve pas sur place, boîtes de filets de saumon au naturel pour varier l’ordinaire, quelques paquets de crêpes bretonnes que d’autres apprécieront également, une bonne bouteille de Bordeaux à partager). Me serais-je embourgeoisé avec le temps ? Malgré mes louables efforts de pesée différentielle sur la balance familiale, le plus gros sac dépasse de 800 g les 23 kg autorisés en franchise et je me vois obligé de transférer 1 kg dans le plus petit sac que j’avais déjà eu bien du mal à fermer avant le départ. Je m’étonne de cette inutile intransigeance mais, en me donnant mes cartes d’accès à bord, l’hôtesse d’enregistrement s’excusera discrètement en me disant qu’elle a été obligée d’être si stricte car elle est étroitement surveillée dans le but de l’obliger à faire payer la surtaxe bagage dès les premières centaines de grammes d’excédent.
J’ai volontairement choisi une escale de trois heures à Londres Heathrow, pour prendre une marge en cas de retard du vol Paris - Londres, mais également pour bien laisser le temps à mes sacs de me suivre dans l’avion pour Denver, car l’aéroport londonien a une mauvaise réputation au niveau du déroutement et de la perte des bagages (il semble que la situation se soit nettement améliorée courant 2009).
Le vol direct Londres - Denver s’avère agréable avec un repas tout à fait correct et un personnel de bord sympathique et très cosmopolite. Ce sera pour moi un vol studieux car je dois apprendre les subtilités de fonctionnement de mon premier reflex numérique (un Nikon D90 avec un objectif Nikor 16-85 mm et un grand angle Tamron 10-24 mm), matériel que j’ai reçu il y a seulement quelques jours et que je n’ai eu le temps de tester que quelques minutes au pied de chez moi. Tout de même plus de 200 pages à avaler (en essayant de piquer du nez le moins possible), ce qui fait que, malgré mes efforts de mémorisation, je ne me suis pas toujours souvenu en pleine action de tous les modes de réglage et options. Le vol direct depuis Londres me semble un réel avantage, sans le stress d’une correspondance aux USA avec le risque de rater le second avion en cas de forte queue ou de problème au passage de l’immigration. L’horaire d’arrivée à Denver est respecté, tout se déroule sans problème avec un officier d’immigration plutôt aimable, mes bagages m’attendent sagement en tournant sur le carrousel, donc tout va pour le mieux.
Maintenant, se profile une première étape décisive du voyage : l’obtention du véhicule qui va me permettre de vivre pleinement mes aventures, c'est-à-dire me conduire dans les meilleures conditions sur des pistes plus ou moins roulantes et m’héberger confortablement pour la nuit sans avoir à planter une tente dans des campings. J’ai déjà loué différents modèles de SUV et j’ai aussi voyagé dans ceux de mes amis, donc je connais les avantages et les inconvénients des principaux modèles proposés jusqu’ici par les grands loueurs. Mais je sais aussi que ceux-ci s’orientent depuis peu vers des modèles de type « crossover » nettement plus adaptés à la ville et aux highways qu’aux escapades sur pistes (d’ailleurs interdites dans les contrats des loueurs ; en roulant en dehors des routes goudronnées on n’est plus du tout assuré et il faut assumer ce risque). L’arrêt il y a quelques mois de la fabrication du populaire Chevrolet Trailblazer (pourtant souvent indiqué comme référence de sa catégorie de location), un SUV 4WD très correct pour les clients et peu onéreux pour les loueurs, a accentué ce phénomène. J’ai donc quelques inquiétudes à ce niveau…
Après avoir pris la navette Alamo, et avant même d’aller au comptoir, je me précipite sur le parking pour constater que dans la rangée SUV standard (catégorie que j’ai louée) il n’y a que des SUV « crossover » dont aucun n’est vraiment 4 x 4 (au mieux ils sont AWD, c'est-à-dire qu’ils peuvent automatiquement et temporairement se mettre en mode 4 x 4 si les capteurs en font ressentir la nécessité, mais sans possibilité que l’utilisateur enclenche lui-même préventivement le mode 4 roues motrices à plein temps pour anticiper une difficulté). Il y a une majorité de Chevrolet Traverse, à la médiocre hauteur de caisse et avec une honteuse roue de secours galette qui s’avérera ridicule en cas de crevaison sur une piste. Avec ce type de véhicule, un certain nombre des visites les plus prometteuses de ma « wish list » tomberaient à l’eau, aussi je décide de m’installer du côté où l’on restitue les véhicules et d’attendre patiemment en espérant qu’il en rentrera un qui me convienne.
Je patiente presque une heure en écoutant mon lecteur MP3 quand par chance rentre mon véhicule préféré, le Toyota 4Runner qui est à la fois suffisamment confortable, agréable à conduire, performant sur piste (hauteur de caisse, vrai 4 x 4), sobre par rapport aux concurrents de sa catégorie (10,75 l / 100 km en moyenne sur mon parcours de cinq semaines) et parfait pour dormir dedans (plancher plat de 1,80 m une fois les sièges arrière rabattus, l’année dernière nous y avions très bien dormi à 2 avec ma femme). Je note ses numéros et je me précipite au comptoir en demandant expressément ce véhicule-là. L’employé accepte, mais constatant que je veux absolument ce Toyota, il essaie de me faire croire qu’il y a un supplément tarifaire par rapport à mon voucher. Je lui prouve que je connais bien les véhicules de cette catégorie et je lui lance un « good try ! », exprimant clairement par là que je ne suis pas dupe 😠. A partir de ce moment, il s’avérera charmant car il sait bien qu’il a été pris en flagrant délit de « trompe couillon ». Il ira même chercher le véhicule à la sortie du lavage pour me l’amener personnellement.
Particulièrement ravi d’avoir obtenu cet excellent SUV 🙂, je déchante après avoir lancé le moteur quand je vois le voyant « Maintenance » rester allumé. Je ne vais pas partir cinq semaines sans savoir si la révision et/ou la vidange ont bien été faites ou si c’est seulement la remise à zéro du voyant qui a été oubliée après la maintenance. Je demande à l’employée sur le parking si je peux aller faire vérifier cela au garage attenant à la station de lavage mais celle-ci m’assène sans sourciller qu’il n’y a personne à l’atelier à cette heure et que je dois obligatoirement prendre un autre véhicule, alors que j’ai eu tout le loisir de voir œuvrer un mécano à l’atelier pendant que j’attendais. Devant la mauvaise foi et l’air revêche de la dame, je n’insiste pas et je fais mine de m’exécuter mais dès qu’elle a le dos tourné je fonce à l’atelier où je tombe sur un mécano arborant un T-shirt du chanteur de country Tim McGraw, dont j’aime plusieurs chansons. Le mécano me fait remarquer que je n’ai pas le droit de venir ici mais je fais mine de ne pas comprendre et j’enchaîne immédiatement sur Tim McGraw en évoquant mes chansons préférées (notamment My kind of rain et The cow boy in me). Il est surpris et visiblement content qu’un Frenchie apprécie son chanteur préféré, la glace est rompue, on discute un petit moment et il accepte de regarder le véhicule, s’apercevant rapidement que la vidange a été faite mais sans remise à zéro du voyant, ce qu’il a vite fait de corriger. Nous nous quittons dans la bonne humeur, prouvant une fois de plus que la musique peut adoucir les mœurs et aplanir les difficultés.
Il fait nuit quand j’arrive au Comfort Inn de Stapleton dans lequel j’ai obtenu une chambre à 50 $ HT via un site internet quelques jours avant le départ. En fermant à clé le Toyota, ce qui a pour effet de faire fonctionner les 4 clignotants pour signifier que l’alarme est enclenchée, je m’aperçois que le clignotant arrière gauche (le plus important) ne fonctionne pas. Ce n’est pas de chance ! Tant pis pour ce soir, je prends possession de ma chambre et m’écroule sans tarder sur le lit, épuisé par cette journée de transport.
JOUR 2 – DE DENVER A PAINTED MINES
Comme toujours à cause du décalage horaire dans le sens est - ouest, le premier jour je me réveille naturellement tôt et j’en profite pour retourner à l’aéroport chez Alamo afin de faire réparer le clignotant, espérant qu’il s’agit d’une simple ampoule à remplacer. Cette fois, je fonce directement au garage sans rien demander à personne et je tombe sur un jeune et timide employé aussi surpris de me voir à l’atelier que son collègue de la veille. Sans diversion possible cette fois-ci, je joue le rôle du client exigeant et pressé, celui qu’il vaut mieux ne pas énerver. Le jeune meccano n’insiste pas et change immédiatement l’ampoule.
Enfin ! me voilà au volant d’un excellent Toyota 4Runner en état de marche, et ce fidèle compagnon de voyage ne me fera jamais défaut durant les cinq semaines qui ont suivi. Pour moi, c’est à ce moment que les vacances commencent vraiment, car je suis maintenant certain de disposer de l’élément logistique principal qui me permettra de réaliser les visites soigneusement préparées et rêvées durant les mois précédents.
Mon fidèle Toyota 4Runner (lors d’un bivouac en Utah) :

En revenant de l’aéroport, le ciel est devenu très menaçant. Je retourne au motel et je prends mon temps pour un excellent petit déjeuner (compris dans le prix de la chambre), au cours duquel je me régale de gaufres que l’on fait cuire soi-même. Délicieux ! Avec cela je tiendrai jusqu’au soir…
Je déballe mes deux sacs de voyage, répartissant un maximum d’objets dans les différents rangements du SUV afin qu’ils tombent immédiatement sous la main, j’en réorganise logiquement le contenu restant (par exemple, mes habits sont répartis par fonction dans des taies d’oreiller de différentes couleurs), ceci dans l’optique de tout trouver facilement et sans même déplacer les sacs quand j’arriverai les soir au bivouac. Le fait de partir le matin avant le lever du soleil et d’arriver souvent de nuit nécessite d’être bien organisé pour gagner du temps et ne pas chercher, voire perdre ses affaires dans l’obscurité et la précipitation. Je rabats les sièges arrière en mode « break à plancher plat », mode qu’ils ne quitteront plus jusqu’au dernier jour du voyage.
C’est le moment d’aller au Wal-Mart (repéré sur Google Maps avant le départ afin ne pas perdre de temps à en chercher un en ville) pour faire les courses. En premier lieu, je choisis l’indispensable glacière qui fait aussi office de stockage de nourriture même quand je n’ai plus de glace. Suivant les promotions du jour, je prends toujours un modèle en plastique dur (qui peut éventuellement servir de siège), d’une contenance d’environ 30 litres, de marque Coleman ou Rubbermaid, toujours à moins de 20 $ puisque je le laisserai sur place à la fin du voyage. Cette année, j’achète aussi un matelas de camping basique en mousse bleue à 5 $, bien que j’aie emmené un confortable matelas autogonflant Therm-a-Rest. Ce petit matelas supplémentaire aura plusieurs usages : placé sous le Therm-a-Rest il apportera un peu de moelleux supplémentaire mais surtout absorbera l’humidité due à la condensation (ce qui évitera au Therm-a-Rest d’être humide le matin, de finir par sentir et de se détériorer). Il me servira pour le backpacking que j’envisage (il est plus léger que le Therm-a-Rest et ne craint pas d’être percé par des branches ou des épines) et sera immédiatement disponible pour improviser une sieste réparatrice. Comme la glacière, je le laisserai sur place à la fin du voyage.
En plus de divers aliments frais (dont un très bon raisin californien), j’achète suffisamment de nourriture qui se conserve, de manière à n’être jamais pris au dépourvu dans le cas où je resterais plusieurs jours dans le wilderness sans possibilité de ravitaillement (volontairement ou pas, en cas de problème de véhicule par exemple). Si la plupart de ces produits sont similaires à ceux que l’on trouve en France, il existe aussi des produits plus spécifiques aux Etats-Unis que j’achète dans les Wal-Mart ou autres grandes surfaces alimentaires (comme Safeway, City Market, etc.):Une sorte de muesli Quaker Oatmeal (parfum Apples & Cinnamon ou bien Maple & Brown Sugar) qui gonfle bien dans un peu d’eau (chaude de préférence mais avec l’eau froide cela passe aussi). Cette mixture de petit déjeuner bien nourrissante devient plus mangeable si on y ajoute des céréales croquantes et si on l’accompagne d’un fruit comme une banane.Des packs de 4 bouteilles (d’un peu moins de 30 cl chacune) de Frappuccino de Starbucks, sorte de café au lait aromatisé (divers parfums : chocolat, moka, vanille, caramel…) que je trouve fort bon et idéal pour le petit déjeuner en camping.Du Beef Jerky « natural style » de la marque Oh Boy ! Oberto. Il s’agit de lambeaux de viande séchée que l’on mastique et qui apportent leur lot de protéines et de sel (indispensable quand on transpire en randonnée), sans gras et pour un poids ridiculement faible (appréciable en randonnée itinérante). C’est spécial, on aime ou on n’aime pas, moi j’aime beaucoup celui-ci car la viande y est un peu plus tendre (moins dure devrais-je dire) et moins épicée que celle d’autres marques.Des boîtes de conserve auto-ouvrantes de White Chicken in water de la marque Valley Fresh (mais je ne prends pas le Chunk Chicken de la même marque que je ne trouve pas très bon). Ce sont des petits morceaux de poulet présentés un peu comme du thon en boîte pour mettre dans des salades. Je trouve cela pratique et pas mauvais à manger, le fait que le poulet soit conservé dans de l’eau salée (et non pas tout sec ou dans de l’huile) étant appréciable quand il fait chaud.Un gros paquet de Trail Mix (mélange de raisins secs et autres fruits déshydratés, de peanuts, de noix de cajou, d’amandes…) et plusieurs paquets de mes fruits secs préférés (cranberry, cherry, abricot, papaye...). Tous les jours, dans un petit sachet Ziplock, je me fais un mélange personnalisé du Trail Mix « de base » et d’un des fruits secs, en variant régulièrement car ce sera mon encas quotidien du midi.Un pack de 12 canettes de… lemonade (citronnade à l’eau plate) car je fais partie de ceux qui n’aiment pas la bière (bien qu’il me soit arrivé d’en avaler pour honorer l’invitation à prendre « a cool beer » de voisins de camping voulant faire connaissance).Plusieurs gallons (de 3,8 litres) de Spring water, en privilégiant les bouchons qui se vissent (pour qu’ils ne s’ouvrent pas seuls avec les secousses sur les pistes, expérience vécue). J’en ai en permanence au moins 5 ou 6 dans la voiture (réserve en cas de panne ou d’ensablement au milieu de nulle part). Parmi eux, il y en aura rapidement 2 remplis d’eau du robinet (auxquels j’arrache l’étiquette pour les reconnaître) pour mes ablutions, la vaisselle, le radiateur d’eau du véhicule si besoin…En cette fin de matinée, j’ai à peine fini de répartir toutes mes provisions dans la glacière et dans les sacs semi rigides que j’ai amenés pour cela, qu’il se met à pleuvoir sérieusement, comme l’avaient d’ailleurs annoncé les prévisions météo de Weather.com. Inutile de se presser pour aller visiter sous la pluie Garden of the Gods à Colorado Springs (que je connais déjà). Je décide donc de filer directement à Painted Mines, en espérant que la pluie aura cessé dans quelques heures, ce qui me laisse tout le temps pour me balader dans ce magasin nommé Outdoor World que j’ai repéré dans une zone commerciale à proximité du motel. Certain(e)s apprécient les outlets américains pour les achats de vêtements, en ce qui me concerne je suis attiré par leurs magasins d’outdoor toujours très bien achalandés en ce qui concerne les activités de nature (sports, camping…) dans un décor souvent soigné. L’Outdoor World de Denver est sans conteste le plus beau que j’aie vu, dépassant dans mon hit-parade personnel le magasin REI de Seattle. Tout y est impressionnant, avec des piliers et des poutres en énormes troncs, des fresques murales, des animaux naturalisés un peu partout, un immense aquarium…
Puisque j’ai du temps devant moi, c’est l’occasion de tester mon nouvel appareil photo en intérieur.
L’entrée est vraiment imposante :

En se baladant dans les rayons, on rencontre un sympathique élan…

… un fringant bison…

… un puma bondissant au-dessus d’un ascenseur…

… un ours impressionnant…

… un loup agressif…

… et un gros poisson bien vivant et plein de tendresse pour les enfants !

On y trouve même quelques meubles vraiment rustiques.

J’ai passé plusieurs heures à traîner dans tous les recoins de ce remarquable magasin et il pleut toujours 😕. Mais il faut quand même que je me décide à rouler vers Painted Mines, qui se trouve au nord-est de Colorado Springs, près de la petite ville de Calhan, tant pis si j’y arrive sous la pluie. J’avais oublié que nous étions vendredi et que dès le milieu de l’après-midi les habitants de Denver partent en week-end. Je me retrouve dans un embouteillage qui s’étire sur des dizaines de miles à partir de la sortie sud de Denver. Heureusement que je trouve une station radio de Classic Rock qui diffuse une belle collection de musique anglo-saxonne et me permet de redécouvrir certains morceaux avec plaisir, me replongeant vingt ou trente ans en arrière. Aux alentours de chaque ville importante, on trouve toujours au moins une station de Classic Rock qui diffuse en franchise un programme pré-enregistré, programme que l’on peut retrouver à l’identique quelques jours ou semaines plus tard sur la station d’une autre ville ou d’un autre État (il m’arrive alors de « deviner » quelle sera la prochaine chanson car j’ai inconsciemment mémorisé l’enchaînement lors de la première écoute).
Arrivé près de Colorado Springs, les embouteillages réapparaissent et je trouve judicieux de quitter l’autoroute pour rejoindre Calhan par de petites routes. Mauvaise idée, car cette zone est très habitée et il y a en réalité beaucoup plus de routes secondaires qui se croisent que celles indiquées sur ma carte, pourtant assez précise. Avec une absence quasi totale de signalisation, il n’est pas facile de faire les bons choix aux intersections. Après plusieurs hésitations mais au final aucune erreur d’aiguillage, j’arrive en fin d’après-midi à Calhan où une pluie fine subsiste. Je repère le camping de la ville (pratiquement vide) pour éventuellement y revenir après la visite et je me rends au parking principal de Painted Mines où il n’y a évidemment personne à cause de la météo.
Painted Mines Interpretive Park est un petit parc local récent, constitué de couches d’argiles de différentes couleurs qui forment des badlands, des petits canyons, des hoodoos, avec quelques sentiers faciles et bien balisés pour visiter aisément cet environnement coloré. Le nom du site provient du fait que ses argiles colorées ont été exploitées par les Indiens pour leurs poteries et leurs peintures de cérémonie, puis plus tard par les Blancs pour fabriquer des briques décoratives.
La pluie finit par cesser et je peux commencer ma visite en ce presque début de soirée. Finalement, la toute récente pluie et le ciel toujours très chargé font ressortir les couleurs du site, bien davantage que sous un soleil éclatant si j’en crois les photos que j’en ai vu.
Je traverse de jolis badlands, étonné qu’ils ne soient pas boueux après la pluie.

Puis je m’approche d’un petit amphithéâtre où les teintes pastel sont douces et variées :


Je me balade dans les petits canyons mais le soir tombe vite, créant une ambiance particulière, un peu irréelle, accentuée par le fait que je suis totalement seul dans le parc. J’ai toujours aimé me balader «
JOUR 3 – DE PAINTED MINES A SANTA FE
Bip… bip… bip… bip… BIP… BIP… BIP… BIP !
Ce matin, c’est en insistant que la sonnerie du réveil me tire des bras de Morphée. Il faut dire que je dors très bien dans mon SUV et qu’un réveil aussi matinal (5 h 45), pour ne pas rater le lever du soleil, ne m’est pas franchement habituel le reste de l’année.
Durant ce voyage, comme mes réveils solitaires aux aurores ne dérangeront personne, j’ai décidé d’assister à un maximum de levers de soleil, pour bénéficier de la fugitive mais belle lumière qui les accompagne généralement, et avant tout pour vivre ce moment particulier qui apporte une dimension supplémentaire et une complétude à la journée qui débute. Je me lève dans la pâle lumière de l’ aube, émergeant peu à peu du sommeil dans une fraîcheur vivifiante, et choisis avec soin l’endroit où je vais attendre le lever du soleil en fonction de l’éclairage espéré . Parfois, des nuages bien placés réfléchissent quelques instants la lueur rougeoyante du soleil encore caché derrière l’horizon. Je patiente en observant les subtiles variations de lumière et en écoutant les oiseaux s’en donner à cœur joie. L’attente devient fébrile durant les dernières dizaines de secondes qui précèdent l’apparition du soleil et, quand elle a enfin lieu, je vis pleinement cet instant unique, essayant d’en capturer la magie, si les conditions photographiques s’y prêtent . Que la lumière soit belle ou décevante (c’est la surprise à chaque fois), j’ai toujours le sentiment d’avoir vécu un moment essentiel et je m’apprête alors à profiter le plus possible d’une nouvelle journée dans l’Ouest.
Ce matin il fait froid, et c’est bien couvert que je me rends à l’endroit repéré la veille pour assister au lever du soleil. Des nuages mal placés l’empêcheront d’être très spectaculaire, mais le spectacle des premiers rayons éclairant les badlands colorés n’en reste pas moins un moment privilégié.


Le ciel se dégage rapidement et il se met à faire grand beau, la pluie de la veille est oubliée. Je prends tout mon temps pour explorer les petits canyons, sachant qu’en début de matinée les couleurs sont le plus présentes, la lumière devenant vite écrasante par la suite. C’est à l’ombre que les argiles colorées s’avèrent le plus photogéniques.
J’apprécie ce site naturel, certes secondaire et peu isolé mais qui vaut quand même le détour, surtout si on peut bénéficier de bonnes conditions de lumière qui en font ressortir les couleurs, faute de quoi la déception serait probable.





Quand la lumière se fait plus franche, je termine par un secteur où l’argile est d’un blanc éclatant.

Je reviens à mon véhicule pour prendre un petit déjeuner bien mérité. Après cette balade à la fraîche, le Frappuccino au Dark Chocolate de Starbucks n’en paraît que plus délicieux 🙂 !
Le rangement du matelas, des duvets et autres affaires de nuit prend très peu de temps et me permet de partir rapidement. J’apprécie de ne pas avoir une tente à replier et à ranger dans son sac, bien qu’avec une tente de type « 2 Seconds » de Decathlon cela irait très vite. Malheureusement, maintenant que le second bagage est devenu payant pour aller aux USA, emmener cette tente encombrante (qui, du fait de sa taille, compte comme un bagage dans lequel on ne peut pas ajouter grand-chose à part certains matelas) coûterait un supplément d’environ 100 $ pour l’aller-retour (avec des billets économiques et un statut de voyageur standard).
Après quelques heures de route en quittant le Colorado pour le Nouveau-Mexique, j’arrive en début d’après- midi au Pecos Pueblo Historic Park, au sud-est de Santa Fe. Il ne reste malheureusement plus grand-chose des ruines du pueblo amérindien qui abritait pourtant jusqu’à 2000 personnes au XVe siècle. Mais la kiva (restaurée) et les restes impressionnants des murs de la mission que les Espagnols construisirent en arrivant valent ce rapide détour à partir de l’autoroute I-25.





En seconde partie d’après-midi, je me trouve dans le bassin de Galisteo, un secteur connu pour ses nombreux sites de pétroglyphes (les pétroglyphes sont des gravures rupestres tandis que les pictographes sont des peintures rupestres). Ici, la plupart des pétroglyphes ne datent pas de plusieurs milliers d’années, comme dans le reste du Southwest, mais ont été gravés par les Indiens Pueblo entre le XIVe et le XVIe siècle.
Les plus beaux d’entre eux sont situés sur un immense domaine à l’intérieur duquel le propriétaire n’autorise qu’une seule visite annuelle, menée par des archéologues, davantage pour assurer sa tranquillité que pour préserver ces panels qui ne sont pas spécialement fragiles car gravés dans de la roche volcanique très dure. Près de la route, des clôtures et des panneaux « No trespassing », or je ne m’autorise jamais à passer outre à une interdiction aussi clairement exprimée. Mais j’ai appris qu’en prenant une piste qui aboutit au milieu de nulle part on peut s’approcher d’un site rupestre comportant le même type de pétroglyphes (en moins spectaculaires) et qu’il n’y a là-bas ni clôtures ni panneaux d’interdiction. Je me demande quand même s’il ne serait pas aux confins de ce domaine, ou peut-être à ceux d’une propriété attenante gérée par quelqu’un de plus accueillant ? En cas de problème, l’absence d’éléments visibles d’interdiction serait sûrement « plaidable » pour un visiteur étranger nécessairement peu au fait des spécificités locales 😇.
Une fois sur place, pour être certain de retrouver ma voiture dans ce no man’s land si je reviens au crépuscule, je décide de prendre ses coordonnées GPS avec le Garmin Colorado 400t flambant neuf que j’ai réceptionné il y a quelques jours pour remplacer mon vieux Garmin eTrex d’entrée de gamme (sans affichage de cartes). Mais la position GPS affichée est hautement fantaisiste malgré plusieurs essais successifs, je ne comprends pas pourquoi puisqu’il avait bien fonctionné lors du test dans le parc à côté de mon domicile. Je le laisse tout de même allumé et j’utilise mon vieil eTrex amené en appareil de secours et qui fonctionne toujours. Une demi-heure plus tard, je teste à nouveau mon Colorado 400t et je constate que cette fois-ci il donne les bonnes coordonnées : il avait probablement besoin d’un certain temps de recalage depuis sa dernière utilisation sur un autre continent.
Les pétroglyphes sont dispersés au sommet de plusieurs collines volcaniques qu’il faut d’abord atteindre pour, ensuite, longer les crêtes.

Ce n’est pas une partie de plaisir car dans ce site reculé il n’y a aucun chemin et, le long des crêtes, les pierres très instables et la végétation (herbes, épineux…) entravent ma progression. On ne sait jamais si la pierre sur laquelle on pose le pied ne va pas se dérober subitement ni même si on ne va pas se coincer le pied dans un trou traîtreusement caché par les herbes. Il y a de quoi se fouler cent fois une cheville et mon avancée s’avère bien plus précautionneuse et lente que prévu.
Mais le jeu en vaut la chandelle car les pétroglyphes sont nombreux et intéressants, sans compter la lumière de début de soirée qui fait ressortir les lichens particulièrement verts en cette saison.

Certains personnages ont des têtes faisant penser à des smileys :

Un Kokopelli viril joue la sérénade pour des animaux :

Un masque semble provenir d’Amérique centrale ou du Sud :

Un rattlesnake quelque peu raide :

Un perroquet égaré :

Un écureuil dont on jurerait qu’il a été gravé très récemment :

Un curieux bonhomme soleil :

Le dernier panel est le plus beau. On y trouve un saisissant démon surmonté d’oiseaux…

Et surtout ce personnage avec ses trois plumes et qui se cache les yeux. Quelle peut être la signification de ce geste ? Il aurait presque pu inspirer John Travolta pour sa célèbre danse dans Pulp Fiction !

J’ai vraiment beaucoup apprécié ce site d’art rupestre pour l’originalité de ses pétroglyphes mis en valeur par leur localisation en surplomb de la plaine et la douce lumière du soir.
Ayant progressé moins vite que prévu, je renonce à gravir une autre colline et reviens rapidement à la voiture car ce soir je suis attendu à Santa Fe par mes amis français Annie et André (ainsi que deux de leurs amies qui voyagent avec eux et que je ne connais pas).
Annie et André sont des spécialistes de l’Ouest et c’est dans ce contexte que je les ai rencontrés il y a quelques années avant même qu’ils ne soient devenus membres de VF (respectivement sous les pseudos de Aiassa et de Pyrola). Auteurs du site français de référence sur The Wave, ils sont également d’excellents photographes et plusieurs de leurs images ont été exposées, d’autres publiées dans des revues et dans des livres. André étant passé à la vidéo depuis l’avènement du numérique, je connais surtout les superbes photos d’Annie qui sont pour moi une source d’inspiration. Quel bonheur quand, quelques mois après un de leurs voyages aux USA, je reçois un DVD d’Annie & André contenant un montage vidéo et un diaporama, tous deux réalisés de manière professionnelle !
Installés en Drôme provençale depuis qu’ils sont des retraités très actifs, Annie et André ont cette année fait un échange de maison (de 2 semaines) avec un couple de Santa Fe et m’ont gentiment invité à venir les rejoindre quand je passerai dans le secteur. J’étais parallèlement invité par Karen & Spencer, des amis américains habitant aussi Santa Fe, mais comme ces derniers sont sur le départ pour un grand voyage en Europe, il vaut mieux leur éviter du dérangement et plutôt loger dans la maison dont disposent Annie et André.
Quand j’arrive chez eux vers 20 heures, je suis chaleureusement accueilli, nous sommes contents de nous retrouver dans la région pour laquelle nous partageons la même passion 🙂. Au dîner, nous évoquons leurs aventures des dernières semaines passées dans l’Ouest et je me régale d’un délicieux curry de crevettes maison qui me changera de mon habituel poulet en boîte !
Le lendemain, il est prévu de se balader dans Santa Fe et de visiter un musée conseillé par Karen. Il y a quelques semaines, j’avais mis en contact Annie & André Karen & Spencer, présageant une bonne entente. Ils se sont vus il y a quelques jours quand Karen leur a fait visiter le musée Georgia O’ Keeffe dont elle est un guide volontaire. Le courant est bien passé et du coup mes quatre compatriotes (Annie, André et leurs deux amies) sont également invités pour le barbecue du lendemain à partir de 17 heures chez Karen et Spencer. Ce n’est pas la première fois que je mets en contact des personnes qui ne se connaissent pas mais qui ont des centres d’intérêts communs, c’est une bonne occasion pour chacun d’élargir son cercle amical.
Bien qu’Annie me propose d’utiliser le canapé du salon, je préfère limiter le dérangement et dormir sur mon Therm-a-Rest dans la salle de yoga, où je suis très bien installé et où je bénéficie de la connexion WiFi pour accéder à ma messagerie.
JOUR 4 – UNE JOURNEE A SANTA FE
Ce matin, c’est grasse matinée avec un réveil programmé à 7 h 30. Il n’y a pas un nuage dans le ciel et la belle lumière qui contribue à la réputation de Santa Fe n’est pas une légende.
Après un petit déjeuner convivial, nous voilà partis tous les cinq pour le musée que nous avions prévu de visiter, mais celui-ci est fermé car nous sommes dimanche. On aurait dû y penser, mais en vacances on a quelquefois tendance à oublier de raisonner en fonction des jours de la semaine 😛. Nous nous rabattons sur une balade sans but précis dans le centre de Santa Fe, sans être axés sur les monuments historiques que nous avons déjà vus auparavant.
Cette journée sera pour moi l’occasion de m’essayer à la photographie en ville, un type de sujet qui me changera de celui des paysages auxquels je me consacre quasi exclusivement.
Nous jetons un coup d’œil aux boutiques autour de la Plaza.


On observe deux techniques de vente, totalement différentes, plus ou moins volontaristes.
Une jeune femme, debout au beau milieu de l’avenue et simplement protégée des voitures par un drapeau jaune, se démène pour vendre ses journaux en essayant de capter l’attention par son attitude enjouée.

A quelques dizaines de mètres, un Indien Pueblo, qui dispose d’un emplacement réservé sous les arcades de la Plaza, ignore superbement les clients qui regardent son étalage de peintures 😮.

Tout près de là, un homme à l’esprit jeune s’amuse avec sa trottinette motorisée et nous gratifie de quelques figures pour la photo. Cool man ! 😎

Cela finit par donner soif à Annie et ses amies.

Nous passons sous des arcades « graphiques »…

… avant de nous recueillir devant un troupeau de crânes.

Les chapelets de piments qui sèchent en extérieur (ristras) sont une spécialité de Santa Fe.


La poterie colorée est également une production locale.

Mais on trouve ici toutes sortes d’artisanat créatif, comme ces jolis oiseaux.

Quand Annie photographie, elle peut être partout à la fois, comme le prouve cette photo !

Certains bâtiments modernes imitent à la perfection les constructions d’adobe, respectant avec bonheur le style typique de Santa Fe.

On peut trouver de jolies portes au hasard des rues.


Nous finissons notre tour par le Capitole et ses sculptures expressives




Rentrés à la maison, nous prenons notre temps pour déjeuner dans le jardin en dégustant une appétissante salade composée par Annie.
André propose de rester là cet après-midi afin de préparer une grande salade de fruits frais que nous apporterons chez Karen et Spencer pour le dîner/barbecue. C’est sympa de sa part !
Pendant ce temps, via un agréable chemin longeant la rivière, nous nous rendons à pied dans Canyon Road, la rue des galeries d’art de Santa Fe. Butinant de l’une à l’autre, nous profitons également des opportunités photographiques qu’offre cette rue aux maisons particulièrement bien entretenues et joliment décorées.








Dans cette rue où s’expriment les artistes, on peut constater que certains prennent la grosse tête…

… d’autres préfèrent la « zen attitude ».

… ou se reposent…

… ou bien s’amusent franchement…

… mais il faut tout de même prendre garde à ses fesses !

On retrouve ici aussi quelques ristras colorées.

Même de simples murs d’adobe semblent vouloir apporter leur contribution artistique.

Une Hudson nous rappelle les Sixties…

… mais cette échoppe nous montre que nous sommes bien en 2009, l’année d’Obama, et que le business n’est pas oublié avec un slogan très second degré : « Jesus said buy folk art. » 😄

Dans cette rue huppée, on peut aussi bien rencontrer des ladies « so British »…

… que de sympathiques artistes locaux…

… qui apprécient probablement ces mobiles New Age.

De retour à la maison, nous nous laissons conduire par André dans le Dodge Durango qui leur a donné toute satisfaction lors du périple dans l’Ouest qui a précédé leurs deux semaines à Santa Fe.
Vers 17 heures, nous pénétrons dans la résidence privée au sud de Santa Fe, où se trouve la maison de Karen et Spencer. Ils nous accueillent chaleureusement dans ce qu’ils appellent « l’hacienda », où ils se sont installés il y a quelque temps pour leur retraite (je devrais plutôt dire « pour leur nouvelle vie hyper active »). Nous sommes vraiment impressionnés par cette magnifique demeure : pièces immenses, hauteur sous plafond et lumière qui entre de toute part, décoration recherchée sans être ostentatoire et qui intègre harmonieusement l’art indien local…
Cette photo de la cuisine/salle à manger ne me démentira pas.

Ma rencontre avec Karen et Spencer remonte à 2003, lors d’une randonnée à Bryce Canyon en compagnie de ma fille Flora. Nous avions immédiatement bien accroché. Il faut dire que Karen est très enthousiaste et dégage un charisme incontestable. Elle est de plus très francophile : elle a été entres autres professeur de français, fait partie d’associations franco-américaines et voyage souvent en France où nous l’avions revue. Spencer, aussi posé que sympathique, a dirigé un hôpital et, pour s’occuper durant sa retraite, vient de se lancer avec succès comme agent immobilier. Il fallait oser, en pleine crise, mais il m’assure que Santa Fe reste un marché privilégié.
Nous passons un bon moment sur la terrasse pour l’apéritif et les sujets de discussion ne manquent pas. La communication est d’autant plus facilitée que Karen parle un français parfait et a déjà rencontré mes amis au musée Georgia O’Keeffe. Spencer a préparé des Margaritas que Karen assure être « parmi les meilleures du Nouveau-Mexique ». Je veux bien le croire après avoir bu la première et je ne pourrai que le confirmer après les trois suivantes 🤪, alors que je ne suis habituellement pas attiré par les boissons alcoolisées…
Spencer ne faillit pas à la tradition américaine où c’est le chef de famille qui s’occupe du barbecue. Il nous prépare une succulente pièce de bœuf sur leur barbecue sophistiqué.

Karen, qui est passionnée de cuisine (elle a même donné des cours de cuisine chinoise, preuve de son éclectisme), a préparé le reste du repas avec notamment une émulsion à base de concombres d’une grande finesse. Elle nous sert un vin rouge d’Arizona (où ils habitaient auparavant), bien charpenté et qui titre 14°. Nous terminons le repas en nous régalant avec la rafraîchissante salade de fruits frais préparée par André.

Toute cette soirée, durant laquelle nous avons partagé notre passion croisée pour nos pays respectifs (un bel exemple d’entente franco-américaine), s’est déroulée dans une ambiance enthousiaste 🙂. C’était vraiment sympathique de la part de Karen et Spencer d’avoir invité cinq personnes à seulement quarante-huit heures de leur départ pour un périple en Europe. Ils me renouvellent leur invitation à venir passer quelques jours chez eux, invitation qu’Elisabeth et moi honorerons avec plaisir en mai 2010 lors de notre prochain voyage.
André n’ayant pas bu une goutte d’alcool 😇, c’est en toute sécurité qu’il nous ramène à la maison de Santa Fe où je n’ai aucun mal à m’endormir dans la salle de yoga, l’esprit quelque peu embrumé par les libations de la soirée.
Partie 1 : de Denver à Santa Fe
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
INTRODUCTION
Encore un carnet de voyage sur l’Ouest américain ?
Eh oui ! C’est à mon tour de saluer par le biais de ce carnet tous les forumeurs attirés par cette magnifique région qu’est l’Ouest américain, notamment ceux qui en ont attrapé le virus et veulent se remémorer certaines de leurs expériences et/ou rechercher quelques nouveaux sites à visiter.
Compte tenu de la floraison sur VF d’excellents carnets sur l’Ouest américain, j’ai hésité à en proposer un de plus, d’autant que je n’ai pas la fibre littéraire et que j’ai préféré jusque-là consacrer mon temps libre à fournir des informations et des descriptions pratiques dans le cadre de ma collaboration aux 3 volumes de Photographing the Southwest de Laurent Martres et au site web Ouestusa réalisé par Thierry (Wavemaster sur VF), sans compter les interventions sur VF et les réponses à de nombreux MP et e-mails. Tant mieux si cela a pu être utile à certains d’entre vous car le partage de ses connaissances et l’entraide entre voyageurs sont des valeurs qu’il nous faut entretenir… et qui permettent également d’enrichissantes rencontres sur VF puis dans le monde réel ! 🙂
Je me suis finalement dit que ce seizième voyage dans l’Ouest pouvait être l’occasion de « sacrifier à l’exercice du carnet de voyage » (plus chronophage que je ne le pensais !), d’autant qu’il s’est déroulé dans l’optique « hors des sentiers battus » que j’affectionne depuis de nombreuses années, avec certains sites qui n’ont jamais (ou quasiment jamais) été abordés dans d’autres carnets de VF.
Il y a toutefois un bémol concernant quelques-uns de ces sites encore confidentiels : certains d’entre eux m’ont été indiqués par des amis américains ou européens aussi fans de l’Ouest que moi, mais à la condition expresse que je promette de n’en publier que des photos (comme eux-mêmes ou d’autres avant eux l’ont fait). Et que je ne dévoile en aucun cas les localisations ou même les noms qui pourraient permettre de les trouver facilement sur internet, soit parce que certains sont particulièrement fragiles, soit parce que leurs visites ne sont pas franchement autorisées, voire pour toute autre raison propre à ceux qui ont exigé cette discrétion. Quelle que soit mon habituelle volonté de partage, je respecterai strictement la promesse faite à mes amis (il ne servira donc à rien de me harceler par MP, de me manipuler psychologiquement, de m’hypnotiser ou de me menacer 😛 ). J’espère que vous comprendrez le respect de cet engagement et que vous ne l’interpréterez pas négativement ou n’en ferez pas un sujet de polémique (c’est déjà arrivé… 😕 ).
Comme la photographie est une des composantes importantes de mes récents voyages (voir mon site de photos ), ce carnet sera plus orienté vers l’illustration que vers la fourniture d’informations sur les lieux visités (que vous retrouverez en partie via ma collaboration aux guides et sites web cités plus haut). Je donnerai au passage quelques détails de mon expérience pratique qui pourront éventuellement être utiles à certains d’entre vous.
La conséquence de cette importante iconographie (en dehors du fait que vous risquez une overdose d’images 😛 ) est qu’il sera nécessaire de diviser ce carnet en un certain nombre de parties et qu’il vous faudra être patients pour le chargement de chacune d’entre elles 😐.
Je tiens à remercier sincèrement Pascale (Kashtin sur VF, son site web) et Alain qui ont eu la gentillesse et la patience d’assurer la relecture de ce carnet et d’y apporter leurs remarques pertinentes.
Qu’a recouvert ce voyage?
J’ai pu consacrer plus de cinq semaines à ce circuit en ayant l’opportunité de partir trente-huit jours en mai et juin 2009. Elisabeth, ma femme, ne pouvant m’accompagner même pour une partie du voyage comme elle le faisait les autres années, je suis parti seul pour la totalité de ce « trip ». Mais vous verrez que je ne suis pas resté un « poor lonesome traveler », puisque j’ai rendu visite à plusieurs amis américains, passé quelque temps avec des amis français et aussi rencontré des personnes fort sympathiques au gré de mes pérégrinations.
J’ai profité de cette occasion, où je disposais à la fois de temps et d’une totale liberté, pour réaliser une immersion dans cette région que j’affectionne tant, en prenant mon temps et sans avoir à suivre un programme strictement planifié. C’était d’autant plus réalisable que j’avais loué un SUV 4 x 4 bien adapté aux pistes et dans lequel je pouvais confortablement dormir, ce qui me permettait de bivouaquer n’importe où (ou presque, puisque certains secteurs ne sont pas autorisés au camping sauvage), sans être tenu par des réservations ou la recherche de places libres dans des motels ou des campings.
Je suis donc parti avec une longue « wish list » de sites à visiter dans laquelle je piochais sur la base d’un circuit indicatif qui pouvait évoluer au gré de la météo, des circonstances, de la disponibilité de mes amis sur place… et de mes envies du moment !
Je me suis fixé pour objectifs de :visiter des lieux en majorité « hors des sentiers battus », que je n’avais encore jamais vus ou que j’avais photographiés avant d’être équipé d’un appareil photo numérique (en avril 2006). explorer des sites renfermant des ruines amérindiennes et/ou des panels d’art rupestre, car cet aspect fait désormais partie intégrante de ma passion pour l’Ouest américain.profiter au maximum du wilderness, dans la journée mais également en bivouaquant de préférence au milieu de nulle part, afin de bénéficier de la belle lumière et de l’ambiance particulière du lever et du coucher du soleil chaque fois que c’était possible et que cela en valait la peine.consacrer un peu plus de temps que d’habitude à la photographie, sans ennuyer un(e) partenaire de voyage n’ayant pas le même hobby, d’autant que je venais tout juste de me doter de mon premier reflex numérique (auparavant je disposais d’un bridge Sony R1 de très bonne qualité et que j’aurais volontiers gardé si, en 2008, il n’avait été endommagé suite à une bourrasque qui l’avait fait tomberdu haut de son trépied trop léger).privilégier la randonnée (et si possible en faire une itinérante, ou « backpacking », sur deux jours), car c’est en la parcourant à pied que j’apprécie le mieux cette région. En bénéfice connexe de cette activité physique associée à des repas frugaux lors des bivouacs, perdre quelques-uns de mes kilos superflus !consacrer du temps et de la disponibilité à mes amis sur place (sans chercher à optimiser les visites dans leur région mais en prenant le temps de vivre avec eux), être ouvert aux nouvelles personnes que je rencontrerais durant le voyage.J’ai choisi de faire une boucle à partir de Denver, en passant par le Colorado, le Nouveau-Mexique, l’Arizona et surtout l’Utah, ce qui m’a permis de visiter tous les sites ci-dessous (ils sont listés par région mais vous les retrouverez dans l’ordre chronologique dans le carnet de voyage).
Cette boucle a négligé beaucoup de classiques incontournables (mais déjà visités) au profit de sites secondaires et elle n’a pas suivi de trajets optimisés (à cause des perturbations météo notamment). Elle ne peut donc servir d’exemple de circuit (d’où l’absence de carte), mais pourra attirer l’attention sur tel ou tel site évoqué au fil du récit.Colorado : Red Cliffs amphitheaterRoxborough State ParkPainted MinesColorado National MonumentRattlesnake CanyonRiffle FallsHanging LakeNouveau-Mexique : Santa FePecos Pueblo« Galisteo petroglyphs » Bisti BadlandsAh Shi Sle Pah« King of Wings »Réserves indiennes (Arizona et Utah)Royal Arch « Many Hands Cave »« Lost City »« White and Red Canyon »« Arch Slot Canyon »« Red Canyon »Coal Mine CanyonNavajo National MonumentWaterholes Canyon (rim)ArizonaHidden Gardens (Page)Paw Hole (Coyote Buttes South)Double Barrel Arch« Maze Panel »UtahCatstair CanyonWire Pass + Buckskin Gulch« The Nautilus »Edmaier’s SecretWahweap HoodoosSidesteps HoodoosStud Horse PointCottonwood Canyon RoadRed SlotWillis CreekMossy Cave (Bryce Canyon)Pink CliffsEscalanteCircle of Friends PanelEast Temple Loop (Zion)Cedar Wash ArchPeek A Boo, Spooky & Dry Fork slot canyonsDevil’s Garden (Hole in the Rock Road)The VolcanoUpper Calf CreekBurr Trail via Wolverine LoopStrike Valley OverlookRed Canyon (sur Nottom road) Pedestal AlleyChimney Rock (Capitol Reef)Hickman BridgeSulphur CreekLittle Wild Horse CanyonWild Horse Canyon ArchFive Hole ArchWolfman PanelMonarch CaveProcession PanelValley of the Gods (mesa)Muley PointNatural Bridges National MonumentMule CanyonSheiks CanyonCitadel RuinLower Maidenwater CanyonHovenweep National MonumentSalt Creek & Angel Arch (Canyonlands Needles)Rim viewpoints (Canyonlands Island in the Sky)Murphy TrailFort BottomMoïse & ZeusDead Horse PointRing Arch & Tunnel (Arches)Courthouse WashFaux Falls« Delta Pool »Olympic TorchMoab Man PanelNB : les sites « » sont ceux pour lesquels je n’indiquerai pas la localisation, voire le véritable nom.
JOUR 1 – DE PARIS A DENVER
C’est enfin le jour du départ ! 🙂 Même si cela fait plus de 15 fois que je retourne dans cette région, l’excitation est toujours bien présente, j’ai hâte de randonner au milieu des « red rocks », de m’immerger dans le wilderness, de retrouver l’ambiance de l’Ouest, d’y rencontrer mes amis. Cette joie est toutefois ternie par le fait qu’Elisabeth ne m’accompagnera pas cette fois-ci et que nous ne pourrons partager ces bons moments 😕 mais, c’est promis, l’année prochaine nous repartirons là-bas ensemble !
Mon père a la gentillesse de me conduire à l’aéroport. Sur le chemin de Roissy, nous nous remémorons ces neuf semaines passées ensemble aux USA en juin 2000 et 2001, quand je l’avais emmené visiter le maximum de beaux endroits de l’Ouest, et que nous avions randonné en tout près de 800 km. Au-delà de l’intérêt même du voyage, ce fut un véritable moment de partage et de complicité que nous sommes tous les deux très heureux d’avoir vécu. Dix ans plus tard, alors qu’il est dans sa quatre-vingtième année, mon randonneur de père pourrait-il toujours faire un aller-retour dans la journée au sommet de Half Dome à Yosemite ou au fleuve Colorado dans le Grand Canyon ? Il en serait bien capable, alors que je risquerais de traîner la patte et de tirer la langue !
J’ai eu la chance de décrocher un aller-retour Paris - Denver (avec escale à Londres) par British Airways au tarif promotionnel de 494 €, une aubaine ! J’arrive à l’enregistrement avec mes deux sacs car je ne voyage pas vraiment léger pour un trip de plus de cinq semaines essentiellement en camping (en passant des frimas du Colorado aux chaleurs de l’Arizona avec de très rares possibilités de faire une lessive car je ne fais que traverser les villes), avec plusieurs guides de voyage (les 3 volumes de Photographing the Southwest, 2 guides de Michael Kelsey) et une pochette de documentation pour chaque secteur de ma « wish list », mais aussi avec quelques provisions gourmandes (Petits Pains Suédois très pratiques en bivouac et que je ne trouve pas sur place, boîtes de filets de saumon au naturel pour varier l’ordinaire, quelques paquets de crêpes bretonnes que d’autres apprécieront également, une bonne bouteille de Bordeaux à partager). Me serais-je embourgeoisé avec le temps ? Malgré mes louables efforts de pesée différentielle sur la balance familiale, le plus gros sac dépasse de 800 g les 23 kg autorisés en franchise et je me vois obligé de transférer 1 kg dans le plus petit sac que j’avais déjà eu bien du mal à fermer avant le départ. Je m’étonne de cette inutile intransigeance mais, en me donnant mes cartes d’accès à bord, l’hôtesse d’enregistrement s’excusera discrètement en me disant qu’elle a été obligée d’être si stricte car elle est étroitement surveillée dans le but de l’obliger à faire payer la surtaxe bagage dès les premières centaines de grammes d’excédent.
J’ai volontairement choisi une escale de trois heures à Londres Heathrow, pour prendre une marge en cas de retard du vol Paris - Londres, mais également pour bien laisser le temps à mes sacs de me suivre dans l’avion pour Denver, car l’aéroport londonien a une mauvaise réputation au niveau du déroutement et de la perte des bagages (il semble que la situation se soit nettement améliorée courant 2009).
Le vol direct Londres - Denver s’avère agréable avec un repas tout à fait correct et un personnel de bord sympathique et très cosmopolite. Ce sera pour moi un vol studieux car je dois apprendre les subtilités de fonctionnement de mon premier reflex numérique (un Nikon D90 avec un objectif Nikor 16-85 mm et un grand angle Tamron 10-24 mm), matériel que j’ai reçu il y a seulement quelques jours et que je n’ai eu le temps de tester que quelques minutes au pied de chez moi. Tout de même plus de 200 pages à avaler (en essayant de piquer du nez le moins possible), ce qui fait que, malgré mes efforts de mémorisation, je ne me suis pas toujours souvenu en pleine action de tous les modes de réglage et options. Le vol direct depuis Londres me semble un réel avantage, sans le stress d’une correspondance aux USA avec le risque de rater le second avion en cas de forte queue ou de problème au passage de l’immigration. L’horaire d’arrivée à Denver est respecté, tout se déroule sans problème avec un officier d’immigration plutôt aimable, mes bagages m’attendent sagement en tournant sur le carrousel, donc tout va pour le mieux.
Maintenant, se profile une première étape décisive du voyage : l’obtention du véhicule qui va me permettre de vivre pleinement mes aventures, c'est-à-dire me conduire dans les meilleures conditions sur des pistes plus ou moins roulantes et m’héberger confortablement pour la nuit sans avoir à planter une tente dans des campings. J’ai déjà loué différents modèles de SUV et j’ai aussi voyagé dans ceux de mes amis, donc je connais les avantages et les inconvénients des principaux modèles proposés jusqu’ici par les grands loueurs. Mais je sais aussi que ceux-ci s’orientent depuis peu vers des modèles de type « crossover » nettement plus adaptés à la ville et aux highways qu’aux escapades sur pistes (d’ailleurs interdites dans les contrats des loueurs ; en roulant en dehors des routes goudronnées on n’est plus du tout assuré et il faut assumer ce risque). L’arrêt il y a quelques mois de la fabrication du populaire Chevrolet Trailblazer (pourtant souvent indiqué comme référence de sa catégorie de location), un SUV 4WD très correct pour les clients et peu onéreux pour les loueurs, a accentué ce phénomène. J’ai donc quelques inquiétudes à ce niveau…
Après avoir pris la navette Alamo, et avant même d’aller au comptoir, je me précipite sur le parking pour constater que dans la rangée SUV standard (catégorie que j’ai louée) il n’y a que des SUV « crossover » dont aucun n’est vraiment 4 x 4 (au mieux ils sont AWD, c'est-à-dire qu’ils peuvent automatiquement et temporairement se mettre en mode 4 x 4 si les capteurs en font ressentir la nécessité, mais sans possibilité que l’utilisateur enclenche lui-même préventivement le mode 4 roues motrices à plein temps pour anticiper une difficulté). Il y a une majorité de Chevrolet Traverse, à la médiocre hauteur de caisse et avec une honteuse roue de secours galette qui s’avérera ridicule en cas de crevaison sur une piste. Avec ce type de véhicule, un certain nombre des visites les plus prometteuses de ma « wish list » tomberaient à l’eau, aussi je décide de m’installer du côté où l’on restitue les véhicules et d’attendre patiemment en espérant qu’il en rentrera un qui me convienne.
Je patiente presque une heure en écoutant mon lecteur MP3 quand par chance rentre mon véhicule préféré, le Toyota 4Runner qui est à la fois suffisamment confortable, agréable à conduire, performant sur piste (hauteur de caisse, vrai 4 x 4), sobre par rapport aux concurrents de sa catégorie (10,75 l / 100 km en moyenne sur mon parcours de cinq semaines) et parfait pour dormir dedans (plancher plat de 1,80 m une fois les sièges arrière rabattus, l’année dernière nous y avions très bien dormi à 2 avec ma femme). Je note ses numéros et je me précipite au comptoir en demandant expressément ce véhicule-là. L’employé accepte, mais constatant que je veux absolument ce Toyota, il essaie de me faire croire qu’il y a un supplément tarifaire par rapport à mon voucher. Je lui prouve que je connais bien les véhicules de cette catégorie et je lui lance un « good try ! », exprimant clairement par là que je ne suis pas dupe 😠. A partir de ce moment, il s’avérera charmant car il sait bien qu’il a été pris en flagrant délit de « trompe couillon ». Il ira même chercher le véhicule à la sortie du lavage pour me l’amener personnellement.
Particulièrement ravi d’avoir obtenu cet excellent SUV 🙂, je déchante après avoir lancé le moteur quand je vois le voyant « Maintenance » rester allumé. Je ne vais pas partir cinq semaines sans savoir si la révision et/ou la vidange ont bien été faites ou si c’est seulement la remise à zéro du voyant qui a été oubliée après la maintenance. Je demande à l’employée sur le parking si je peux aller faire vérifier cela au garage attenant à la station de lavage mais celle-ci m’assène sans sourciller qu’il n’y a personne à l’atelier à cette heure et que je dois obligatoirement prendre un autre véhicule, alors que j’ai eu tout le loisir de voir œuvrer un mécano à l’atelier pendant que j’attendais. Devant la mauvaise foi et l’air revêche de la dame, je n’insiste pas et je fais mine de m’exécuter mais dès qu’elle a le dos tourné je fonce à l’atelier où je tombe sur un mécano arborant un T-shirt du chanteur de country Tim McGraw, dont j’aime plusieurs chansons. Le mécano me fait remarquer que je n’ai pas le droit de venir ici mais je fais mine de ne pas comprendre et j’enchaîne immédiatement sur Tim McGraw en évoquant mes chansons préférées (notamment My kind of rain et The cow boy in me). Il est surpris et visiblement content qu’un Frenchie apprécie son chanteur préféré, la glace est rompue, on discute un petit moment et il accepte de regarder le véhicule, s’apercevant rapidement que la vidange a été faite mais sans remise à zéro du voyant, ce qu’il a vite fait de corriger. Nous nous quittons dans la bonne humeur, prouvant une fois de plus que la musique peut adoucir les mœurs et aplanir les difficultés.
Il fait nuit quand j’arrive au Comfort Inn de Stapleton dans lequel j’ai obtenu une chambre à 50 $ HT via un site internet quelques jours avant le départ. En fermant à clé le Toyota, ce qui a pour effet de faire fonctionner les 4 clignotants pour signifier que l’alarme est enclenchée, je m’aperçois que le clignotant arrière gauche (le plus important) ne fonctionne pas. Ce n’est pas de chance ! Tant pis pour ce soir, je prends possession de ma chambre et m’écroule sans tarder sur le lit, épuisé par cette journée de transport.
JOUR 2 – DE DENVER A PAINTED MINES
Comme toujours à cause du décalage horaire dans le sens est - ouest, le premier jour je me réveille naturellement tôt et j’en profite pour retourner à l’aéroport chez Alamo afin de faire réparer le clignotant, espérant qu’il s’agit d’une simple ampoule à remplacer. Cette fois, je fonce directement au garage sans rien demander à personne et je tombe sur un jeune et timide employé aussi surpris de me voir à l’atelier que son collègue de la veille. Sans diversion possible cette fois-ci, je joue le rôle du client exigeant et pressé, celui qu’il vaut mieux ne pas énerver. Le jeune meccano n’insiste pas et change immédiatement l’ampoule.
Enfin ! me voilà au volant d’un excellent Toyota 4Runner en état de marche, et ce fidèle compagnon de voyage ne me fera jamais défaut durant les cinq semaines qui ont suivi. Pour moi, c’est à ce moment que les vacances commencent vraiment, car je suis maintenant certain de disposer de l’élément logistique principal qui me permettra de réaliser les visites soigneusement préparées et rêvées durant les mois précédents.
Mon fidèle Toyota 4Runner (lors d’un bivouac en Utah) :

En revenant de l’aéroport, le ciel est devenu très menaçant. Je retourne au motel et je prends mon temps pour un excellent petit déjeuner (compris dans le prix de la chambre), au cours duquel je me régale de gaufres que l’on fait cuire soi-même. Délicieux ! Avec cela je tiendrai jusqu’au soir…
Je déballe mes deux sacs de voyage, répartissant un maximum d’objets dans les différents rangements du SUV afin qu’ils tombent immédiatement sous la main, j’en réorganise logiquement le contenu restant (par exemple, mes habits sont répartis par fonction dans des taies d’oreiller de différentes couleurs), ceci dans l’optique de tout trouver facilement et sans même déplacer les sacs quand j’arriverai les soir au bivouac. Le fait de partir le matin avant le lever du soleil et d’arriver souvent de nuit nécessite d’être bien organisé pour gagner du temps et ne pas chercher, voire perdre ses affaires dans l’obscurité et la précipitation. Je rabats les sièges arrière en mode « break à plancher plat », mode qu’ils ne quitteront plus jusqu’au dernier jour du voyage.
C’est le moment d’aller au Wal-Mart (repéré sur Google Maps avant le départ afin ne pas perdre de temps à en chercher un en ville) pour faire les courses. En premier lieu, je choisis l’indispensable glacière qui fait aussi office de stockage de nourriture même quand je n’ai plus de glace. Suivant les promotions du jour, je prends toujours un modèle en plastique dur (qui peut éventuellement servir de siège), d’une contenance d’environ 30 litres, de marque Coleman ou Rubbermaid, toujours à moins de 20 $ puisque je le laisserai sur place à la fin du voyage. Cette année, j’achète aussi un matelas de camping basique en mousse bleue à 5 $, bien que j’aie emmené un confortable matelas autogonflant Therm-a-Rest. Ce petit matelas supplémentaire aura plusieurs usages : placé sous le Therm-a-Rest il apportera un peu de moelleux supplémentaire mais surtout absorbera l’humidité due à la condensation (ce qui évitera au Therm-a-Rest d’être humide le matin, de finir par sentir et de se détériorer). Il me servira pour le backpacking que j’envisage (il est plus léger que le Therm-a-Rest et ne craint pas d’être percé par des branches ou des épines) et sera immédiatement disponible pour improviser une sieste réparatrice. Comme la glacière, je le laisserai sur place à la fin du voyage.
En plus de divers aliments frais (dont un très bon raisin californien), j’achète suffisamment de nourriture qui se conserve, de manière à n’être jamais pris au dépourvu dans le cas où je resterais plusieurs jours dans le wilderness sans possibilité de ravitaillement (volontairement ou pas, en cas de problème de véhicule par exemple). Si la plupart de ces produits sont similaires à ceux que l’on trouve en France, il existe aussi des produits plus spécifiques aux Etats-Unis que j’achète dans les Wal-Mart ou autres grandes surfaces alimentaires (comme Safeway, City Market, etc.):Une sorte de muesli Quaker Oatmeal (parfum Apples & Cinnamon ou bien Maple & Brown Sugar) qui gonfle bien dans un peu d’eau (chaude de préférence mais avec l’eau froide cela passe aussi). Cette mixture de petit déjeuner bien nourrissante devient plus mangeable si on y ajoute des céréales croquantes et si on l’accompagne d’un fruit comme une banane.Des packs de 4 bouteilles (d’un peu moins de 30 cl chacune) de Frappuccino de Starbucks, sorte de café au lait aromatisé (divers parfums : chocolat, moka, vanille, caramel…) que je trouve fort bon et idéal pour le petit déjeuner en camping.Du Beef Jerky « natural style » de la marque Oh Boy ! Oberto. Il s’agit de lambeaux de viande séchée que l’on mastique et qui apportent leur lot de protéines et de sel (indispensable quand on transpire en randonnée), sans gras et pour un poids ridiculement faible (appréciable en randonnée itinérante). C’est spécial, on aime ou on n’aime pas, moi j’aime beaucoup celui-ci car la viande y est un peu plus tendre (moins dure devrais-je dire) et moins épicée que celle d’autres marques.Des boîtes de conserve auto-ouvrantes de White Chicken in water de la marque Valley Fresh (mais je ne prends pas le Chunk Chicken de la même marque que je ne trouve pas très bon). Ce sont des petits morceaux de poulet présentés un peu comme du thon en boîte pour mettre dans des salades. Je trouve cela pratique et pas mauvais à manger, le fait que le poulet soit conservé dans de l’eau salée (et non pas tout sec ou dans de l’huile) étant appréciable quand il fait chaud.Un gros paquet de Trail Mix (mélange de raisins secs et autres fruits déshydratés, de peanuts, de noix de cajou, d’amandes…) et plusieurs paquets de mes fruits secs préférés (cranberry, cherry, abricot, papaye...). Tous les jours, dans un petit sachet Ziplock, je me fais un mélange personnalisé du Trail Mix « de base » et d’un des fruits secs, en variant régulièrement car ce sera mon encas quotidien du midi.Un pack de 12 canettes de… lemonade (citronnade à l’eau plate) car je fais partie de ceux qui n’aiment pas la bière (bien qu’il me soit arrivé d’en avaler pour honorer l’invitation à prendre « a cool beer » de voisins de camping voulant faire connaissance).Plusieurs gallons (de 3,8 litres) de Spring water, en privilégiant les bouchons qui se vissent (pour qu’ils ne s’ouvrent pas seuls avec les secousses sur les pistes, expérience vécue). J’en ai en permanence au moins 5 ou 6 dans la voiture (réserve en cas de panne ou d’ensablement au milieu de nulle part). Parmi eux, il y en aura rapidement 2 remplis d’eau du robinet (auxquels j’arrache l’étiquette pour les reconnaître) pour mes ablutions, la vaisselle, le radiateur d’eau du véhicule si besoin…En cette fin de matinée, j’ai à peine fini de répartir toutes mes provisions dans la glacière et dans les sacs semi rigides que j’ai amenés pour cela, qu’il se met à pleuvoir sérieusement, comme l’avaient d’ailleurs annoncé les prévisions météo de Weather.com. Inutile de se presser pour aller visiter sous la pluie Garden of the Gods à Colorado Springs (que je connais déjà). Je décide donc de filer directement à Painted Mines, en espérant que la pluie aura cessé dans quelques heures, ce qui me laisse tout le temps pour me balader dans ce magasin nommé Outdoor World que j’ai repéré dans une zone commerciale à proximité du motel. Certain(e)s apprécient les outlets américains pour les achats de vêtements, en ce qui me concerne je suis attiré par leurs magasins d’outdoor toujours très bien achalandés en ce qui concerne les activités de nature (sports, camping…) dans un décor souvent soigné. L’Outdoor World de Denver est sans conteste le plus beau que j’aie vu, dépassant dans mon hit-parade personnel le magasin REI de Seattle. Tout y est impressionnant, avec des piliers et des poutres en énormes troncs, des fresques murales, des animaux naturalisés un peu partout, un immense aquarium…
Puisque j’ai du temps devant moi, c’est l’occasion de tester mon nouvel appareil photo en intérieur.
L’entrée est vraiment imposante :

En se baladant dans les rayons, on rencontre un sympathique élan…

… un fringant bison…

… un puma bondissant au-dessus d’un ascenseur…

… un ours impressionnant…

… un loup agressif…

… et un gros poisson bien vivant et plein de tendresse pour les enfants !

On y trouve même quelques meubles vraiment rustiques.

J’ai passé plusieurs heures à traîner dans tous les recoins de ce remarquable magasin et il pleut toujours 😕. Mais il faut quand même que je me décide à rouler vers Painted Mines, qui se trouve au nord-est de Colorado Springs, près de la petite ville de Calhan, tant pis si j’y arrive sous la pluie. J’avais oublié que nous étions vendredi et que dès le milieu de l’après-midi les habitants de Denver partent en week-end. Je me retrouve dans un embouteillage qui s’étire sur des dizaines de miles à partir de la sortie sud de Denver. Heureusement que je trouve une station radio de Classic Rock qui diffuse une belle collection de musique anglo-saxonne et me permet de redécouvrir certains morceaux avec plaisir, me replongeant vingt ou trente ans en arrière. Aux alentours de chaque ville importante, on trouve toujours au moins une station de Classic Rock qui diffuse en franchise un programme pré-enregistré, programme que l’on peut retrouver à l’identique quelques jours ou semaines plus tard sur la station d’une autre ville ou d’un autre État (il m’arrive alors de « deviner » quelle sera la prochaine chanson car j’ai inconsciemment mémorisé l’enchaînement lors de la première écoute).
Arrivé près de Colorado Springs, les embouteillages réapparaissent et je trouve judicieux de quitter l’autoroute pour rejoindre Calhan par de petites routes. Mauvaise idée, car cette zone est très habitée et il y a en réalité beaucoup plus de routes secondaires qui se croisent que celles indiquées sur ma carte, pourtant assez précise. Avec une absence quasi totale de signalisation, il n’est pas facile de faire les bons choix aux intersections. Après plusieurs hésitations mais au final aucune erreur d’aiguillage, j’arrive en fin d’après-midi à Calhan où une pluie fine subsiste. Je repère le camping de la ville (pratiquement vide) pour éventuellement y revenir après la visite et je me rends au parking principal de Painted Mines où il n’y a évidemment personne à cause de la météo.
Painted Mines Interpretive Park est un petit parc local récent, constitué de couches d’argiles de différentes couleurs qui forment des badlands, des petits canyons, des hoodoos, avec quelques sentiers faciles et bien balisés pour visiter aisément cet environnement coloré. Le nom du site provient du fait que ses argiles colorées ont été exploitées par les Indiens pour leurs poteries et leurs peintures de cérémonie, puis plus tard par les Blancs pour fabriquer des briques décoratives.
La pluie finit par cesser et je peux commencer ma visite en ce presque début de soirée. Finalement, la toute récente pluie et le ciel toujours très chargé font ressortir les couleurs du site, bien davantage que sous un soleil éclatant si j’en crois les photos que j’en ai vu.
Je traverse de jolis badlands, étonné qu’ils ne soient pas boueux après la pluie.

Puis je m’approche d’un petit amphithéâtre où les teintes pastel sont douces et variées :


Je me balade dans les petits canyons mais le soir tombe vite, créant une ambiance particulière, un peu irréelle, accentuée par le fait que je suis totalement seul dans le parc. J’ai toujours aimé me balader «
JOUR 3 – DE PAINTED MINES A SANTA FE
Bip… bip… bip… bip… BIP… BIP… BIP… BIP !
Ce matin, c’est en insistant que la sonnerie du réveil me tire des bras de Morphée. Il faut dire que je dors très bien dans mon SUV et qu’un réveil aussi matinal (5 h 45), pour ne pas rater le lever du soleil, ne m’est pas franchement habituel le reste de l’année.
Durant ce voyage, comme mes réveils solitaires aux aurores ne dérangeront personne, j’ai décidé d’assister à un maximum de levers de soleil, pour bénéficier de la fugitive mais belle lumière qui les accompagne généralement, et avant tout pour vivre ce moment particulier qui apporte une dimension supplémentaire et une complétude à la journée qui débute. Je me lève dans la pâle lumière de l’ aube, émergeant peu à peu du sommeil dans une fraîcheur vivifiante, et choisis avec soin l’endroit où je vais attendre le lever du soleil en fonction de l’éclairage espéré . Parfois, des nuages bien placés réfléchissent quelques instants la lueur rougeoyante du soleil encore caché derrière l’horizon. Je patiente en observant les subtiles variations de lumière et en écoutant les oiseaux s’en donner à cœur joie. L’attente devient fébrile durant les dernières dizaines de secondes qui précèdent l’apparition du soleil et, quand elle a enfin lieu, je vis pleinement cet instant unique, essayant d’en capturer la magie, si les conditions photographiques s’y prêtent . Que la lumière soit belle ou décevante (c’est la surprise à chaque fois), j’ai toujours le sentiment d’avoir vécu un moment essentiel et je m’apprête alors à profiter le plus possible d’une nouvelle journée dans l’Ouest.
Ce matin il fait froid, et c’est bien couvert que je me rends à l’endroit repéré la veille pour assister au lever du soleil. Des nuages mal placés l’empêcheront d’être très spectaculaire, mais le spectacle des premiers rayons éclairant les badlands colorés n’en reste pas moins un moment privilégié.


Le ciel se dégage rapidement et il se met à faire grand beau, la pluie de la veille est oubliée. Je prends tout mon temps pour explorer les petits canyons, sachant qu’en début de matinée les couleurs sont le plus présentes, la lumière devenant vite écrasante par la suite. C’est à l’ombre que les argiles colorées s’avèrent le plus photogéniques.
J’apprécie ce site naturel, certes secondaire et peu isolé mais qui vaut quand même le détour, surtout si on peut bénéficier de bonnes conditions de lumière qui en font ressortir les couleurs, faute de quoi la déception serait probable.





Quand la lumière se fait plus franche, je termine par un secteur où l’argile est d’un blanc éclatant.

Je reviens à mon véhicule pour prendre un petit déjeuner bien mérité. Après cette balade à la fraîche, le Frappuccino au Dark Chocolate de Starbucks n’en paraît que plus délicieux 🙂 !
Le rangement du matelas, des duvets et autres affaires de nuit prend très peu de temps et me permet de partir rapidement. J’apprécie de ne pas avoir une tente à replier et à ranger dans son sac, bien qu’avec une tente de type « 2 Seconds » de Decathlon cela irait très vite. Malheureusement, maintenant que le second bagage est devenu payant pour aller aux USA, emmener cette tente encombrante (qui, du fait de sa taille, compte comme un bagage dans lequel on ne peut pas ajouter grand-chose à part certains matelas) coûterait un supplément d’environ 100 $ pour l’aller-retour (avec des billets économiques et un statut de voyageur standard).
Après quelques heures de route en quittant le Colorado pour le Nouveau-Mexique, j’arrive en début d’après- midi au Pecos Pueblo Historic Park, au sud-est de Santa Fe. Il ne reste malheureusement plus grand-chose des ruines du pueblo amérindien qui abritait pourtant jusqu’à 2000 personnes au XVe siècle. Mais la kiva (restaurée) et les restes impressionnants des murs de la mission que les Espagnols construisirent en arrivant valent ce rapide détour à partir de l’autoroute I-25.





En seconde partie d’après-midi, je me trouve dans le bassin de Galisteo, un secteur connu pour ses nombreux sites de pétroglyphes (les pétroglyphes sont des gravures rupestres tandis que les pictographes sont des peintures rupestres). Ici, la plupart des pétroglyphes ne datent pas de plusieurs milliers d’années, comme dans le reste du Southwest, mais ont été gravés par les Indiens Pueblo entre le XIVe et le XVIe siècle.
Les plus beaux d’entre eux sont situés sur un immense domaine à l’intérieur duquel le propriétaire n’autorise qu’une seule visite annuelle, menée par des archéologues, davantage pour assurer sa tranquillité que pour préserver ces panels qui ne sont pas spécialement fragiles car gravés dans de la roche volcanique très dure. Près de la route, des clôtures et des panneaux « No trespassing », or je ne m’autorise jamais à passer outre à une interdiction aussi clairement exprimée. Mais j’ai appris qu’en prenant une piste qui aboutit au milieu de nulle part on peut s’approcher d’un site rupestre comportant le même type de pétroglyphes (en moins spectaculaires) et qu’il n’y a là-bas ni clôtures ni panneaux d’interdiction. Je me demande quand même s’il ne serait pas aux confins de ce domaine, ou peut-être à ceux d’une propriété attenante gérée par quelqu’un de plus accueillant ? En cas de problème, l’absence d’éléments visibles d’interdiction serait sûrement « plaidable » pour un visiteur étranger nécessairement peu au fait des spécificités locales 😇.
Une fois sur place, pour être certain de retrouver ma voiture dans ce no man’s land si je reviens au crépuscule, je décide de prendre ses coordonnées GPS avec le Garmin Colorado 400t flambant neuf que j’ai réceptionné il y a quelques jours pour remplacer mon vieux Garmin eTrex d’entrée de gamme (sans affichage de cartes). Mais la position GPS affichée est hautement fantaisiste malgré plusieurs essais successifs, je ne comprends pas pourquoi puisqu’il avait bien fonctionné lors du test dans le parc à côté de mon domicile. Je le laisse tout de même allumé et j’utilise mon vieil eTrex amené en appareil de secours et qui fonctionne toujours. Une demi-heure plus tard, je teste à nouveau mon Colorado 400t et je constate que cette fois-ci il donne les bonnes coordonnées : il avait probablement besoin d’un certain temps de recalage depuis sa dernière utilisation sur un autre continent.
Les pétroglyphes sont dispersés au sommet de plusieurs collines volcaniques qu’il faut d’abord atteindre pour, ensuite, longer les crêtes.

Ce n’est pas une partie de plaisir car dans ce site reculé il n’y a aucun chemin et, le long des crêtes, les pierres très instables et la végétation (herbes, épineux…) entravent ma progression. On ne sait jamais si la pierre sur laquelle on pose le pied ne va pas se dérober subitement ni même si on ne va pas se coincer le pied dans un trou traîtreusement caché par les herbes. Il y a de quoi se fouler cent fois une cheville et mon avancée s’avère bien plus précautionneuse et lente que prévu.
Mais le jeu en vaut la chandelle car les pétroglyphes sont nombreux et intéressants, sans compter la lumière de début de soirée qui fait ressortir les lichens particulièrement verts en cette saison.

Certains personnages ont des têtes faisant penser à des smileys :

Un Kokopelli viril joue la sérénade pour des animaux :

Un masque semble provenir d’Amérique centrale ou du Sud :

Un rattlesnake quelque peu raide :

Un perroquet égaré :

Un écureuil dont on jurerait qu’il a été gravé très récemment :

Un curieux bonhomme soleil :

Le dernier panel est le plus beau. On y trouve un saisissant démon surmonté d’oiseaux…

Et surtout ce personnage avec ses trois plumes et qui se cache les yeux. Quelle peut être la signification de ce geste ? Il aurait presque pu inspirer John Travolta pour sa célèbre danse dans Pulp Fiction !

J’ai vraiment beaucoup apprécié ce site d’art rupestre pour l’originalité de ses pétroglyphes mis en valeur par leur localisation en surplomb de la plaine et la douce lumière du soir.
Ayant progressé moins vite que prévu, je renonce à gravir une autre colline et reviens rapidement à la voiture car ce soir je suis attendu à Santa Fe par mes amis français Annie et André (ainsi que deux de leurs amies qui voyagent avec eux et que je ne connais pas).
Annie et André sont des spécialistes de l’Ouest et c’est dans ce contexte que je les ai rencontrés il y a quelques années avant même qu’ils ne soient devenus membres de VF (respectivement sous les pseudos de Aiassa et de Pyrola). Auteurs du site français de référence sur The Wave, ils sont également d’excellents photographes et plusieurs de leurs images ont été exposées, d’autres publiées dans des revues et dans des livres. André étant passé à la vidéo depuis l’avènement du numérique, je connais surtout les superbes photos d’Annie qui sont pour moi une source d’inspiration. Quel bonheur quand, quelques mois après un de leurs voyages aux USA, je reçois un DVD d’Annie & André contenant un montage vidéo et un diaporama, tous deux réalisés de manière professionnelle !
Installés en Drôme provençale depuis qu’ils sont des retraités très actifs, Annie et André ont cette année fait un échange de maison (de 2 semaines) avec un couple de Santa Fe et m’ont gentiment invité à venir les rejoindre quand je passerai dans le secteur. J’étais parallèlement invité par Karen & Spencer, des amis américains habitant aussi Santa Fe, mais comme ces derniers sont sur le départ pour un grand voyage en Europe, il vaut mieux leur éviter du dérangement et plutôt loger dans la maison dont disposent Annie et André.
Quand j’arrive chez eux vers 20 heures, je suis chaleureusement accueilli, nous sommes contents de nous retrouver dans la région pour laquelle nous partageons la même passion 🙂. Au dîner, nous évoquons leurs aventures des dernières semaines passées dans l’Ouest et je me régale d’un délicieux curry de crevettes maison qui me changera de mon habituel poulet en boîte !
Le lendemain, il est prévu de se balader dans Santa Fe et de visiter un musée conseillé par Karen. Il y a quelques semaines, j’avais mis en contact Annie & André Karen & Spencer, présageant une bonne entente. Ils se sont vus il y a quelques jours quand Karen leur a fait visiter le musée Georgia O’ Keeffe dont elle est un guide volontaire. Le courant est bien passé et du coup mes quatre compatriotes (Annie, André et leurs deux amies) sont également invités pour le barbecue du lendemain à partir de 17 heures chez Karen et Spencer. Ce n’est pas la première fois que je mets en contact des personnes qui ne se connaissent pas mais qui ont des centres d’intérêts communs, c’est une bonne occasion pour chacun d’élargir son cercle amical.
Bien qu’Annie me propose d’utiliser le canapé du salon, je préfère limiter le dérangement et dormir sur mon Therm-a-Rest dans la salle de yoga, où je suis très bien installé et où je bénéficie de la connexion WiFi pour accéder à ma messagerie.
JOUR 4 – UNE JOURNEE A SANTA FE
Ce matin, c’est grasse matinée avec un réveil programmé à 7 h 30. Il n’y a pas un nuage dans le ciel et la belle lumière qui contribue à la réputation de Santa Fe n’est pas une légende.
Après un petit déjeuner convivial, nous voilà partis tous les cinq pour le musée que nous avions prévu de visiter, mais celui-ci est fermé car nous sommes dimanche. On aurait dû y penser, mais en vacances on a quelquefois tendance à oublier de raisonner en fonction des jours de la semaine 😛. Nous nous rabattons sur une balade sans but précis dans le centre de Santa Fe, sans être axés sur les monuments historiques que nous avons déjà vus auparavant.
Cette journée sera pour moi l’occasion de m’essayer à la photographie en ville, un type de sujet qui me changera de celui des paysages auxquels je me consacre quasi exclusivement.
Nous jetons un coup d’œil aux boutiques autour de la Plaza.


On observe deux techniques de vente, totalement différentes, plus ou moins volontaristes.
Une jeune femme, debout au beau milieu de l’avenue et simplement protégée des voitures par un drapeau jaune, se démène pour vendre ses journaux en essayant de capter l’attention par son attitude enjouée.

A quelques dizaines de mètres, un Indien Pueblo, qui dispose d’un emplacement réservé sous les arcades de la Plaza, ignore superbement les clients qui regardent son étalage de peintures 😮.

Tout près de là, un homme à l’esprit jeune s’amuse avec sa trottinette motorisée et nous gratifie de quelques figures pour la photo. Cool man ! 😎

Cela finit par donner soif à Annie et ses amies.

Nous passons sous des arcades « graphiques »…

… avant de nous recueillir devant un troupeau de crânes.

Les chapelets de piments qui sèchent en extérieur (ristras) sont une spécialité de Santa Fe.


La poterie colorée est également une production locale.

Mais on trouve ici toutes sortes d’artisanat créatif, comme ces jolis oiseaux.

Quand Annie photographie, elle peut être partout à la fois, comme le prouve cette photo !

Certains bâtiments modernes imitent à la perfection les constructions d’adobe, respectant avec bonheur le style typique de Santa Fe.

On peut trouver de jolies portes au hasard des rues.


Nous finissons notre tour par le Capitole et ses sculptures expressives




Rentrés à la maison, nous prenons notre temps pour déjeuner dans le jardin en dégustant une appétissante salade composée par Annie.
André propose de rester là cet après-midi afin de préparer une grande salade de fruits frais que nous apporterons chez Karen et Spencer pour le dîner/barbecue. C’est sympa de sa part !
Pendant ce temps, via un agréable chemin longeant la rivière, nous nous rendons à pied dans Canyon Road, la rue des galeries d’art de Santa Fe. Butinant de l’une à l’autre, nous profitons également des opportunités photographiques qu’offre cette rue aux maisons particulièrement bien entretenues et joliment décorées.








Dans cette rue où s’expriment les artistes, on peut constater que certains prennent la grosse tête…

… d’autres préfèrent la « zen attitude ».

… ou se reposent…

… ou bien s’amusent franchement…

… mais il faut tout de même prendre garde à ses fesses !

On retrouve ici aussi quelques ristras colorées.

Même de simples murs d’adobe semblent vouloir apporter leur contribution artistique.

Une Hudson nous rappelle les Sixties…

… mais cette échoppe nous montre que nous sommes bien en 2009, l’année d’Obama, et que le business n’est pas oublié avec un slogan très second degré : « Jesus said buy folk art. » 😄

Dans cette rue huppée, on peut aussi bien rencontrer des ladies « so British »…

… que de sympathiques artistes locaux…

… qui apprécient probablement ces mobiles New Age.

De retour à la maison, nous nous laissons conduire par André dans le Dodge Durango qui leur a donné toute satisfaction lors du périple dans l’Ouest qui a précédé leurs deux semaines à Santa Fe.
Vers 17 heures, nous pénétrons dans la résidence privée au sud de Santa Fe, où se trouve la maison de Karen et Spencer. Ils nous accueillent chaleureusement dans ce qu’ils appellent « l’hacienda », où ils se sont installés il y a quelque temps pour leur retraite (je devrais plutôt dire « pour leur nouvelle vie hyper active »). Nous sommes vraiment impressionnés par cette magnifique demeure : pièces immenses, hauteur sous plafond et lumière qui entre de toute part, décoration recherchée sans être ostentatoire et qui intègre harmonieusement l’art indien local…
Cette photo de la cuisine/salle à manger ne me démentira pas.

Ma rencontre avec Karen et Spencer remonte à 2003, lors d’une randonnée à Bryce Canyon en compagnie de ma fille Flora. Nous avions immédiatement bien accroché. Il faut dire que Karen est très enthousiaste et dégage un charisme incontestable. Elle est de plus très francophile : elle a été entres autres professeur de français, fait partie d’associations franco-américaines et voyage souvent en France où nous l’avions revue. Spencer, aussi posé que sympathique, a dirigé un hôpital et, pour s’occuper durant sa retraite, vient de se lancer avec succès comme agent immobilier. Il fallait oser, en pleine crise, mais il m’assure que Santa Fe reste un marché privilégié.
Nous passons un bon moment sur la terrasse pour l’apéritif et les sujets de discussion ne manquent pas. La communication est d’autant plus facilitée que Karen parle un français parfait et a déjà rencontré mes amis au musée Georgia O’Keeffe. Spencer a préparé des Margaritas que Karen assure être « parmi les meilleures du Nouveau-Mexique ». Je veux bien le croire après avoir bu la première et je ne pourrai que le confirmer après les trois suivantes 🤪, alors que je ne suis habituellement pas attiré par les boissons alcoolisées…
Spencer ne faillit pas à la tradition américaine où c’est le chef de famille qui s’occupe du barbecue. Il nous prépare une succulente pièce de bœuf sur leur barbecue sophistiqué.

Karen, qui est passionnée de cuisine (elle a même donné des cours de cuisine chinoise, preuve de son éclectisme), a préparé le reste du repas avec notamment une émulsion à base de concombres d’une grande finesse. Elle nous sert un vin rouge d’Arizona (où ils habitaient auparavant), bien charpenté et qui titre 14°. Nous terminons le repas en nous régalant avec la rafraîchissante salade de fruits frais préparée par André.

Toute cette soirée, durant laquelle nous avons partagé notre passion croisée pour nos pays respectifs (un bel exemple d’entente franco-américaine), s’est déroulée dans une ambiance enthousiaste 🙂. C’était vraiment sympathique de la part de Karen et Spencer d’avoir invité cinq personnes à seulement quarante-huit heures de leur départ pour un périple en Europe. Ils me renouvellent leur invitation à venir passer quelques jours chez eux, invitation qu’Elisabeth et moi honorerons avec plaisir en mai 2010 lors de notre prochain voyage.
André n’ayant pas bu une goutte d’alcool 😇, c’est en toute sécurité qu’il nous ramène à la maison de Santa Fe où je n’ai aucun mal à m’endormir dans la salle de yoga, l’esprit quelque peu embrumé par les libations de la soirée.
Partie 1 : de Denver à Santa Fe
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
Vivre en famille au Mexique? English translation pending
Le mexique est'il un bon pays pour y vivre avec des enfants (écoles, santé, nourriture, violent ?, cout de la vie ? ...)
Recherche Angela Castillo Llontop près de Chimbote (Pérou) English translation pending
Qui connaîtrait la Señora CASTILLO LLONTOP Angela habitant Santa, près de Chimbote département d' Ancash ? Ou qui connaitrait suffisamment bien un péruvien de confiance susceptible de prendre contact avec cette personne pour la prévenir que sa fille, adoptée au Pérou en 89, arrive au pérou en août afin de la connaître ? *
Merci de vos réponses.
Avis sur itinéraire de 15 jours à Cuba et logement English translation pending
Bonjour,
Moi, je pars à Cuba au mois de mai et je voudrais faire le trajet suivant (en voiture louée):
La Havane - Play Maria la Gorda (peninsula Guanahacabiibes) - Viñales - Las Terrazas - Baie des cochons - Cienfuegos - Trinidad - Topes de Collantes - Sancti Spiritus - Camaguey - Santiago de Cuba - Sierra Maestra - Santiago de Cuba - Bahia de Nuevitas - Ciego de Ávila - Santa Clara - Matanzas - La Havane
En 15 jours !!
J'aimerais savoir si vous pensez que c'est trop long pour 15 jours et aussi quels sont les meilleurs plages pour des voyageurs independants sur l'île (pas encore prises par les Mega - hotels).
plus: quel sont les possibilités de hebergement chez des cubains ? est ce que c'est permi ou je risque de causer des problèmes aux cubains. On m'a dit que le control des contacts avec les touristes devient plus serré...
Encore: On m'a parlé des jineteros que peuvent s'averer trés desagreables. Moi, je parle bien l'espagnol, mais je ne sais pas si c'est une avantage ou non car avec eux faut peut être même pas essayer de etablir des dialogues avec les jineteros :-) ?
J'ai de l'experience avec les commerçants des souks marrocains si ça aide ;-)
merci de vos conseils !
au revoir
Moi, je pars à Cuba au mois de mai et je voudrais faire le trajet suivant (en voiture louée):
La Havane - Play Maria la Gorda (peninsula Guanahacabiibes) - Viñales - Las Terrazas - Baie des cochons - Cienfuegos - Trinidad - Topes de Collantes - Sancti Spiritus - Camaguey - Santiago de Cuba - Sierra Maestra - Santiago de Cuba - Bahia de Nuevitas - Ciego de Ávila - Santa Clara - Matanzas - La Havane
En 15 jours !!
J'aimerais savoir si vous pensez que c'est trop long pour 15 jours et aussi quels sont les meilleurs plages pour des voyageurs independants sur l'île (pas encore prises par les Mega - hotels).
plus: quel sont les possibilités de hebergement chez des cubains ? est ce que c'est permi ou je risque de causer des problèmes aux cubains. On m'a dit que le control des contacts avec les touristes devient plus serré...
Encore: On m'a parlé des jineteros que peuvent s'averer trés desagreables. Moi, je parle bien l'espagnol, mais je ne sais pas si c'est une avantage ou non car avec eux faut peut être même pas essayer de etablir des dialogues avec les jineteros :-) ?
J'ai de l'experience avec les commerçants des souks marrocains si ça aide ;-)
merci de vos conseils !
au revoir
Type d'avion Corsair pour Mexique? English translation pending
Hi,
je pars pour playa del carmen fin octobre avec NF et donc avec la compagnie Corsair. Deux questions: Quelqu'un peut il me dire le type d'avion desservant Cancun, et ensuite me faire savoir si les problèmes de retard qu'a connu cette compagnie ces derniers mois sont en passe de se régler (même si je sais que pas tous les retards sont du fait de la compagnie).
Merçi d'avance de vos informations.🙂
je pars pour playa del carmen fin octobre avec NF et donc avec la compagnie Corsair. Deux questions: Quelqu'un peut il me dire le type d'avion desservant Cancun, et ensuite me faire savoir si les problèmes de retard qu'a connu cette compagnie ces derniers mois sont en passe de se régler (même si je sais que pas tous les retards sont du fait de la compagnie).
Merçi d'avance de vos informations.🙂
Visite des grands classiques de Séville en février English translation pending
Bonsoir à tous,
Nous partons pour la première fois à Séville, du mercredi 29 janvier au dimanche 02 février. Nous avons prévu de visiter les grands classiques je suppose: -Metropol Parasol - quartier Santa Cruz -la Cathédrale -Giralda -Alcazar - La casa de Pilatos -Torre del Oro -Place d’Espagne -Plaza de Toros de la maestranza -Triana -Parc Maria Luisa -Palacio de las duenas -Basilica de Macarena -fabrique de tabac
Nous resterons donc 4 jours et dormirons à El Arenal Plusieurs questions me viennent en lisant à droite, à gauche: - Faut il que je réserve la cathédrale et l’Alcazar? Si oui vous connaissez le site sur lequel il faut le faire? - faut il prendre un city pass? - avez nous le temps de rajouter Cordoue ou Grenade ou los Pueblos Blancos?
Merci de votre aide
Nous partons pour la première fois à Séville, du mercredi 29 janvier au dimanche 02 février. Nous avons prévu de visiter les grands classiques je suppose: -Metropol Parasol - quartier Santa Cruz -la Cathédrale -Giralda -Alcazar - La casa de Pilatos -Torre del Oro -Place d’Espagne -Plaza de Toros de la maestranza -Triana -Parc Maria Luisa -Palacio de las duenas -Basilica de Macarena -fabrique de tabac
Nous resterons donc 4 jours et dormirons à El Arenal Plusieurs questions me viennent en lisant à droite, à gauche: - Faut il que je réserve la cathédrale et l’Alcazar? Si oui vous connaissez le site sur lequel il faut le faire? - faut il prendre un city pass? - avez nous le temps de rajouter Cordoue ou Grenade ou los Pueblos Blancos?
Merci de votre aide
Luxe dans les Antilles avec un enfant English translation pending
Bonjour,
Nous sommes une petite famille avec 1 enfant. Nous voyageons habituellement au Mexique au Finest à Playa Mujeres (3 fois) Nous recherchons la même chose ou semblable au Bahamas au Îles Turquoise et nous sommes ouverts à vos coup de cœur partout ailleurs aux Antilles.
Petit hôtel ou hôtel tranquille où les enfants son admis bien sûr. Très bonne nourriture. Trés sécuritaire. Paradis terrestre que la plage soit petite ou non. Nous souhaitons nous reposer donc nous n’avons pas besoin de soucis de santé ou autres.
Merci 🙏
Annie
Nous sommes une petite famille avec 1 enfant. Nous voyageons habituellement au Mexique au Finest à Playa Mujeres (3 fois) Nous recherchons la même chose ou semblable au Bahamas au Îles Turquoise et nous sommes ouverts à vos coup de cœur partout ailleurs aux Antilles.
Petit hôtel ou hôtel tranquille où les enfants son admis bien sûr. Très bonne nourriture. Trés sécuritaire. Paradis terrestre que la plage soit petite ou non. Nous souhaitons nous reposer donc nous n’avons pas besoin de soucis de santé ou autres.
Merci 🙏
Annie
Retour d'un voyage de 30 jours en Colombie, avril 2017 English translation pending
bonjour,
je rentre d'un voyage de 30 jours en Colombie.
n’hésitez pas à me contacter si vous voulez des infos...
voici mon parcours :
bogota, desert de tatacoa, cali, salento (vallée de cocora), medellin, acandi, capurgana, sapzuro, isla san bernardo, santa marta (parc tayrona), costeno beach, palomino, playas mayapo, cabo de la vela (guajira), manaure, cartagena.
Où partir en janvier pour de la belle température? (Antilles, tout-inclus) English translation pending
Bonjour à Tous!
Je désire partir dans le sud dans les alentours du 10 janvier 2013, mais je n'ai aucune idée de l'endroit où aller pour avoir de la belle température ! Pourriez-vous m'aider à trouver un endroit approprié pour un 7 jours tout inclus :) J'ai déjà visiter Cuba (Cayo Santa Maria) et République Dominicaine (Puerto Plata)
Je vous remercie à l'avance pour votre aide !!
Bonne journée xxx Maude
Je désire partir dans le sud dans les alentours du 10 janvier 2013, mais je n'ai aucune idée de l'endroit où aller pour avoir de la belle température ! Pourriez-vous m'aider à trouver un endroit approprié pour un 7 jours tout inclus :) J'ai déjà visiter Cuba (Cayo Santa Maria) et République Dominicaine (Puerto Plata)
Je vous remercie à l'avance pour votre aide !!
Bonne journée xxx Maude
Compte rendu: hôtel Sol Rio de Luna y Mares (1er au 8 novembre 2011) English translation pending
Je suis allé au Sol Rio de Luna y Mares à Playa Esmeralda, province de Holguin à Cuba du 1er au 8 novembre 2011.
Il n’y a pas eu de préenregistrement dans le l’autobus, par contre, le guide nous a remis un dépliant de Nolitours avec une étiquette collée sur le dessus indiquant l’hôtel, le n° de vol d’arrivée et l’heure de la réunion d’information. Le trajet dure 1 heure de l’aéroport à l’hôtel. Le dépliant nous montre une carte de Cuba ainsi que la côte où se trouvent les hôtels. Les indications des positions des hôtels sont erronées…
L’arrivée et l’enregistrement se fait à la réception de la section Mares bien qu’il existe une réception au Luna. On vous remet vos deux cartes d’accès magnétiques ainsi qu’un plan de l’hôtel avec votre n° de chambre. On vous remet également la liste de vos réservations préétablie de vos restaurants à la carte. Vous avez toujours la possibilité de changer l’heure et le restaurant si l’une des réservations ne voua plaît pas.
La section Luna est la plus tranquille puisqu’il n’y a aucune animation. La section Mares est celle où il y l’animation et de la musique. C’est la plus bruyante. Il y a également certaines chambres de certaines section du Mares qui sont plus petites qu’au Luna. Chaque section possède sa propre piscine (celle du Luna est la plus propre et la mieux entretenue). Seule la piscine du Mares possède un bar directement dans la piscine. Au Luna, le bar est attenant à la piscine et fait partie également du Snack bar. La section Luna compte également deux autres bars (3 au total), un au dessus du restaurant Italien (Jazz bar la Notte) et un à la réception. Puisque l’hôtel n’était pas plein, le Jazz bar est resté fermé toute la semaine.
J’ai logé dans une chambre au deuxième étage du bloc 7 dans la section Luna (Est du site). Grande et fonctionnelle. Un grand lit double avec deux oreillers de type tube plat très confortables. Le matelas est très confortable. Dans la penderie on retrouve un fer à repasser, mais pas de planche, une tablette haute, une petite commode avec tablettes de chaque côté et le coffre-fort à combinaison électronique encastrés dans un mur.
La salle de bain est de taille raisonnable, mais la porte ouverte arrive très près du bidet et de la cuvette. Il est quasi impératif de devoir fermer la porte lorsque l’on utilise la cuvette. Il y a un séchoir accroché au mur. La pression de l’eau était excellente. Il y avait une corde à linge rétractable sous la pôle du rideau de douche, très pratique pour faire sécher des choses la nuit (salle de bain plus chaude et air plus sec que la chambre.
Il y a un petit frigo dans la chambre, mais il n’y a qu’une bouteille d’eau de 1,5L et rien d’autre. Elle est remplacée à tous les jours si il y en a une d’entamée ou absente. Donc pas un 4*, mais un 3* et demi.
Le complexe comte un grand amphithéâtre, deux courts de tennis, un centre de santé avec salle de yoga, deux bains tourbillons un centre de beauté et de massage. L’utilisation de la salle d’entraînement et des bains tourbillons est gratuite. Le plus petit des bains tourbillons est à déconseillé (couvert et mal entretenu et plein de chlore). Le plus grand est à ciel ouvert, est mieux.
Il y a une petite boutique à la section Luna, mais une beaucoup grande à la section Mares ainsi qu’une boutique de cigares. Ne vous embarrassez pas à acheter de l’alcool et des cigares à l’hôtel le jour de votre départ. La boutique hors-taxe de l’aéroport offre beaucoup de choses et les cigares y sont moins chers qu’à l’hôtel (40% moins chers).
Le complexe est situé plus haut que le niveau de la mer, surtout du côté du Mares. Ce qui offre une vue exceptionnelle sur la mer et une bonne brise sur l’esplanade de la piscine et au bar de la réception. Le terrain est moins haut du côté du Luna.
La plage est longue et moyennement large. Un sable fin blanc sur son ensemble et très peu de portions avec un mélange de coraux concassés mélangé au sable. Selon la force du vent, la hauteur des vagues varie et peu parfois faire ressortir des roches plates à certains endroits et les recouvrir de sable après quelques jours. La plus belle section de la plage se trouve à l’extrémité Ouest (à gauche lorsque l’on est face à la mer). Le sable y est très fin, le fond de l’eau est fait de sable très fin, pas roche, pas de coraux emportés par les vagues, pas de plante aquatiques et l’eau est très chaude.
Pour ceux qui pratiquent la plongée en apnée, il faut aller voir le récif de corail à l’extrémité Est de la plage le long de la côte rocheuse. Elle débute à partir du premier gazebo de l’hôtel voisin et se poursuit jusqu’au 3e et même au-delà. Par les journées de forts vents et de grosses vagues, n’y aller pas, la visibilité n’est pas bonne (particules de sable mélangée à l’eau), la houle est également plus forte et le risque d’être déporté vers des coraux est plus élevé. Ne nourrissez pas les poissons, il y en a beaucoup, certains vous suivront durant votre plongée. La profondeur varie de 1,5m à 3,5m. Même par vent faible, je déconseille aux asthmatiques, cardiaques et personnes en mauvaise condition physique d’y aller. Il y a toujours une houle dans l’eau et naviguer entre les coraux en plus de nager à contre-courant demande beaucoup de souffle en plus d’être exigent physiquement. L’utilisation de palmes de mer est impérative (longues palmes).
Le buffet et la salle à manger intérieure est assez grande. Comme je préfère manger dehors, j’ai toujours été à la salle à manger extérieure. La nourriture du buffet est principalement inspirée de la cuisine cubaine. Il y a bien entendu une section Italienne avec pâtes et pizza et une section malbouffe : hotdog hamburger et frites. Il y a une section grillades où vous pourrez faire griller par un chef les aliments de votre choix : viandes, poissons et crustacés. Il y un bar à desserts avec crèmes glacée, fruits frais coupés, pâtisseries et préposé à la banane flambée tous les soirs et certains midis.
La nourriture est bonne, mais un peu trop répétitive. Les desserts sont peu variés, fades et répétitifs. Par chance que la banane flambée à la liqueur d’orange et au rhum sauve la mise.
Pour eux qui le désire, il y a un autobus à deux étages qui passe trois fois par jour pour aller à Guardalavaca. Il en coûte 5 pesos aller/retour. L’horaire est inscrit sur l’arrêt d’autobus en face de la réception du Mares. Pour le retour, l’horaire est inscrit sur l’arrêt d’autobus à Guardalavaca. Qu’y a-t-il à voir et à faire là bas : plage publique et marché d’artisans. Les artisanats sont peu négociables et il y a beaucoup de quémandage de la part des locaux. Vous pouvez profiter de l’occasion pour aller voir de quoi ont l’air les hôtels Club Amigo et Brisas qui sont voisins de la plage publique.
J’ai aimé :
La taille de la chambre à la section Luna.
La propreté de la chambre.
Le coffre-fort à combinaison électronique sans frais.
La tranquillité de la section Luna.
La gentillesse et le professionnalisme des employés.
La vie et les rencontres du bar de la section Mares en plus d’être plus aéré, on s’en toujours une petite brise.
La salle à manger extérieure.
Le vin mousseux.
Les machines Expresso disponibles dans tous les bars.
La banane flambée offerte à tous les soirs et certains midis.
Les hommes ne sont ps obligés de porter le pantalon long pour les restaurants à la carte (sauf le restaurant Français).
La plage.
La plongée en apnée près de la côte de l’hôtel voisin.
Je n’ai pas aimé :
Pas de remplissage de frigo dans la chambre (Sauf bouteille d’eau 1,5L), pas de bière, de jus ou de boissons gazeuses.
La difficulté à ouvrir la porte patio de la chambre (très lourde et rail qui glisse mal).
Pas de carte de boissons dans les bars. Vous avez intérêt à connaître les noms de vos boissons favorites par cœur.
L’absence d’ambiance et la petitesse des bars de la section Luna (juste des p’tits vieux qui voulaient pas marcher jusqu’à la section Mares). Y a pas de vent, il fait chaud. Je ne les ai jamais fréquenté.
Un restaurant à la carte raté le premier soir en raison du fait qu’ils écrivent mal leurs chiffres (comme les Français). 1 écrit comme un 7.
La répétitivité au buffet.
La mauvaise qualité du vin rouge et du vin blanc.
Est-ce que je retournerais à cet hôtel ? Certainement que oui. Même que c’est la première fois que je vais dans un complexe où cela ne me dérangerais pas d’y passer deux semaines d’affiliée ne serait-ce pour la plage et la qualité des lieux.
Diaporama: http://s150.photobucket.com/...?albumview=slideshow
Il n’y a pas eu de préenregistrement dans le l’autobus, par contre, le guide nous a remis un dépliant de Nolitours avec une étiquette collée sur le dessus indiquant l’hôtel, le n° de vol d’arrivée et l’heure de la réunion d’information. Le trajet dure 1 heure de l’aéroport à l’hôtel. Le dépliant nous montre une carte de Cuba ainsi que la côte où se trouvent les hôtels. Les indications des positions des hôtels sont erronées…
L’arrivée et l’enregistrement se fait à la réception de la section Mares bien qu’il existe une réception au Luna. On vous remet vos deux cartes d’accès magnétiques ainsi qu’un plan de l’hôtel avec votre n° de chambre. On vous remet également la liste de vos réservations préétablie de vos restaurants à la carte. Vous avez toujours la possibilité de changer l’heure et le restaurant si l’une des réservations ne voua plaît pas.
La section Luna est la plus tranquille puisqu’il n’y a aucune animation. La section Mares est celle où il y l’animation et de la musique. C’est la plus bruyante. Il y a également certaines chambres de certaines section du Mares qui sont plus petites qu’au Luna. Chaque section possède sa propre piscine (celle du Luna est la plus propre et la mieux entretenue). Seule la piscine du Mares possède un bar directement dans la piscine. Au Luna, le bar est attenant à la piscine et fait partie également du Snack bar. La section Luna compte également deux autres bars (3 au total), un au dessus du restaurant Italien (Jazz bar la Notte) et un à la réception. Puisque l’hôtel n’était pas plein, le Jazz bar est resté fermé toute la semaine.
J’ai logé dans une chambre au deuxième étage du bloc 7 dans la section Luna (Est du site). Grande et fonctionnelle. Un grand lit double avec deux oreillers de type tube plat très confortables. Le matelas est très confortable. Dans la penderie on retrouve un fer à repasser, mais pas de planche, une tablette haute, une petite commode avec tablettes de chaque côté et le coffre-fort à combinaison électronique encastrés dans un mur.
La salle de bain est de taille raisonnable, mais la porte ouverte arrive très près du bidet et de la cuvette. Il est quasi impératif de devoir fermer la porte lorsque l’on utilise la cuvette. Il y a un séchoir accroché au mur. La pression de l’eau était excellente. Il y avait une corde à linge rétractable sous la pôle du rideau de douche, très pratique pour faire sécher des choses la nuit (salle de bain plus chaude et air plus sec que la chambre.
Il y a un petit frigo dans la chambre, mais il n’y a qu’une bouteille d’eau de 1,5L et rien d’autre. Elle est remplacée à tous les jours si il y en a une d’entamée ou absente. Donc pas un 4*, mais un 3* et demi.
Le complexe comte un grand amphithéâtre, deux courts de tennis, un centre de santé avec salle de yoga, deux bains tourbillons un centre de beauté et de massage. L’utilisation de la salle d’entraînement et des bains tourbillons est gratuite. Le plus petit des bains tourbillons est à déconseillé (couvert et mal entretenu et plein de chlore). Le plus grand est à ciel ouvert, est mieux.
Il y a une petite boutique à la section Luna, mais une beaucoup grande à la section Mares ainsi qu’une boutique de cigares. Ne vous embarrassez pas à acheter de l’alcool et des cigares à l’hôtel le jour de votre départ. La boutique hors-taxe de l’aéroport offre beaucoup de choses et les cigares y sont moins chers qu’à l’hôtel (40% moins chers).
Le complexe est situé plus haut que le niveau de la mer, surtout du côté du Mares. Ce qui offre une vue exceptionnelle sur la mer et une bonne brise sur l’esplanade de la piscine et au bar de la réception. Le terrain est moins haut du côté du Luna.
La plage est longue et moyennement large. Un sable fin blanc sur son ensemble et très peu de portions avec un mélange de coraux concassés mélangé au sable. Selon la force du vent, la hauteur des vagues varie et peu parfois faire ressortir des roches plates à certains endroits et les recouvrir de sable après quelques jours. La plus belle section de la plage se trouve à l’extrémité Ouest (à gauche lorsque l’on est face à la mer). Le sable y est très fin, le fond de l’eau est fait de sable très fin, pas roche, pas de coraux emportés par les vagues, pas de plante aquatiques et l’eau est très chaude.
Pour ceux qui pratiquent la plongée en apnée, il faut aller voir le récif de corail à l’extrémité Est de la plage le long de la côte rocheuse. Elle débute à partir du premier gazebo de l’hôtel voisin et se poursuit jusqu’au 3e et même au-delà. Par les journées de forts vents et de grosses vagues, n’y aller pas, la visibilité n’est pas bonne (particules de sable mélangée à l’eau), la houle est également plus forte et le risque d’être déporté vers des coraux est plus élevé. Ne nourrissez pas les poissons, il y en a beaucoup, certains vous suivront durant votre plongée. La profondeur varie de 1,5m à 3,5m. Même par vent faible, je déconseille aux asthmatiques, cardiaques et personnes en mauvaise condition physique d’y aller. Il y a toujours une houle dans l’eau et naviguer entre les coraux en plus de nager à contre-courant demande beaucoup de souffle en plus d’être exigent physiquement. L’utilisation de palmes de mer est impérative (longues palmes).
Le buffet et la salle à manger intérieure est assez grande. Comme je préfère manger dehors, j’ai toujours été à la salle à manger extérieure. La nourriture du buffet est principalement inspirée de la cuisine cubaine. Il y a bien entendu une section Italienne avec pâtes et pizza et une section malbouffe : hotdog hamburger et frites. Il y a une section grillades où vous pourrez faire griller par un chef les aliments de votre choix : viandes, poissons et crustacés. Il y un bar à desserts avec crèmes glacée, fruits frais coupés, pâtisseries et préposé à la banane flambée tous les soirs et certains midis.
La nourriture est bonne, mais un peu trop répétitive. Les desserts sont peu variés, fades et répétitifs. Par chance que la banane flambée à la liqueur d’orange et au rhum sauve la mise.
Pour eux qui le désire, il y a un autobus à deux étages qui passe trois fois par jour pour aller à Guardalavaca. Il en coûte 5 pesos aller/retour. L’horaire est inscrit sur l’arrêt d’autobus en face de la réception du Mares. Pour le retour, l’horaire est inscrit sur l’arrêt d’autobus à Guardalavaca. Qu’y a-t-il à voir et à faire là bas : plage publique et marché d’artisans. Les artisanats sont peu négociables et il y a beaucoup de quémandage de la part des locaux. Vous pouvez profiter de l’occasion pour aller voir de quoi ont l’air les hôtels Club Amigo et Brisas qui sont voisins de la plage publique.
J’ai aimé :
La taille de la chambre à la section Luna.
La propreté de la chambre.
Le coffre-fort à combinaison électronique sans frais.
La tranquillité de la section Luna.
La gentillesse et le professionnalisme des employés.
La vie et les rencontres du bar de la section Mares en plus d’être plus aéré, on s’en toujours une petite brise.
La salle à manger extérieure.
Le vin mousseux.
Les machines Expresso disponibles dans tous les bars.
La banane flambée offerte à tous les soirs et certains midis.
Les hommes ne sont ps obligés de porter le pantalon long pour les restaurants à la carte (sauf le restaurant Français).
La plage.
La plongée en apnée près de la côte de l’hôtel voisin.
Je n’ai pas aimé :
Pas de remplissage de frigo dans la chambre (Sauf bouteille d’eau 1,5L), pas de bière, de jus ou de boissons gazeuses.
La difficulté à ouvrir la porte patio de la chambre (très lourde et rail qui glisse mal).
Pas de carte de boissons dans les bars. Vous avez intérêt à connaître les noms de vos boissons favorites par cœur.
L’absence d’ambiance et la petitesse des bars de la section Luna (juste des p’tits vieux qui voulaient pas marcher jusqu’à la section Mares). Y a pas de vent, il fait chaud. Je ne les ai jamais fréquenté.
Un restaurant à la carte raté le premier soir en raison du fait qu’ils écrivent mal leurs chiffres (comme les Français). 1 écrit comme un 7.
La répétitivité au buffet.
La mauvaise qualité du vin rouge et du vin blanc.
Est-ce que je retournerais à cet hôtel ? Certainement que oui. Même que c’est la première fois que je vais dans un complexe où cela ne me dérangerais pas d’y passer deux semaines d’affiliée ne serait-ce pour la plage et la qualité des lieux.
Diaporama: http://s150.photobucket.com/...?albumview=slideshow
Choisir l'hôtel Panama Royal Decameron ou le Dreams La Romana? English translation pending
deux semaine dream romana pour le mois de mars ou deux semaine au panama royal decameron11jour decamerone et 3jour gamboa pour le mois de fin de janvier le quel des deux moi j ai ete punta cana trois fois a cuba trois fois mexique deux fois cayo santa maria cayo quilemo varadero mexique riviramaya republique bayahibe puerto plata je ne sais pa du tous ou aller entre les deux excuse moi mes faute merci beaucoup
Retour de trois jours à Barcelone English translation pending
Bonjour,
Je rentre de barcelone après un WE de 3 jours. Notre itinéraire a été:
J1: les maisons Gaudi parc Guell Sagrada familia Hôpital San Pau torre Agbar Ramblas J2: arc de triomphe parc ciutadella barceloneta port olympique monument Colomb ramblas plaça réal plaça Jaume quartier el born cathédrale Eglise santa maria del mar Arènes J3:Mont JuicCastelMarché Boquéria
J'ai mis des photos sur http://chrissand.wifeo.com
si vous avez des questions n'hésitez pas!
Chrissand
Je rentre de barcelone après un WE de 3 jours. Notre itinéraire a été:
J1: les maisons Gaudi parc Guell Sagrada familia Hôpital San Pau torre Agbar Ramblas J2: arc de triomphe parc ciutadella barceloneta port olympique monument Colomb ramblas plaça réal plaça Jaume quartier el born cathédrale Eglise santa maria del mar Arènes J3:Mont JuicCastelMarché Boquéria
J'ai mis des photos sur http://chrissand.wifeo.com
si vous avez des questions n'hésitez pas!
Chrissand
Avis sur itinéraire de trois semaines au Costa Rica en janvier 2009? English translation pending
Bonjour,
Je pars 3 semaines pour le Costa Rica fin décembre, avec voyage en bus uniquement
Voici un premier itinéraire, loin d’être définitif :
J1 : Irazu – cartago – sanjose J2 –J3 Monteverde – Arenal J4-J5 PN Santa Rosa J6 Playas del coco (snorkelling, plongée) J7 Nosara – Tamarindo - Ostional J8 route vers Punta Arenas J9 transfert vers Quepos le matin et visite parc manuel antonio J10 transfert vers Uvita + visite parc ballena J11transfert uvita – Sierpe J12 plongée Isla del cano + transfert Aguajitas J13 –J14 Traversée Corcovado + transfert Puerto Jimenez J15 transfert Puerto jimenez – San gerardo de rivas J16 _ J17 – ascension chirripo puis retour vers San José J18 san jose pierto viejo de sarapiqui puis bateau vers barra del colorado – tortuguero J19 tortuguero J20 Tortuguero Moin + retour San José
J’ai pas mal de questions : j’hésite entre 2 jours au Rincon de la Vieja et le Chirripo, quel est votre avis ? Le Chirripo à l’air d’être un bon challenge. J’aimerais vraiment traverser le corcovado, mais il y a notamment des passages à gué dans des rivières a priori infestées de crocos et de serpents. Je suis pas trop téméraires par rapport à ces bêtes là…. Peut-on trouver un guide à Aguijipas pour deux jours pour atteindre l’autre bout du parc ? A quel coût ? Possibilité depuis corcovado lodge d’avoir un lift jusqu’à Puerto Jimenez ? Ou alors faut-il réserver un guide à Puerto Jimenez absolument ? le programme se fera en bus uniquement ce qui implique des départs en bus à 5 h du matin ou à 18 h le soir quand les trajets sont assez courts (c’est à dire 2 h de trajets). Avez-vous rencontré des touristes avec qui vous avez partagé ponctuellement un 4*4 pu une voiture de location ? Les horaires du bus sont bien détaillés sur : http://www.thebusschedule.com/cr/index.php mais les horaires sont-ils respectés dans l’ensemble ? Pour la plongée et le snorkelling : mieux vaut-il s’arrêter à Isla del cano ou à playas del coco ? Je recherche assez spécifiquement la rencontre de raies mantas… J’ai un doute sur l’intérêt du parc Santa Rosa. Avez-vous eu un coup de cœur pour ce parc ? Sinon je privilégierai peut être ces 2 jours pour le sud de Nicoya (montezuma curu, ….) Manque de temps pour cahuita ou le parc amistad et la rencontre éventuelle de tribus indigènes. Quelles sont vos expériences en la matière qui pourraient me faire changer d’avis sur 1 ou 2 jours pour le voyage ? Avez-vous fait le trajet Tortuguero vers Moin avec des pêcheurs locaux ? et quelles possibilités de rejoindre Tortuguero depuis Puerto viejo de sarapiqui en bateau? faut-il passer par le Rio San Juan ? Avez vous testé le footprint comme guide pour le costa rica? La nouvelle version doit arriver en décembre mais je serai peut être déjà parti. Parc Ballena : Intéresssant ? Véritable chance de voir des baleines à cette époque (début janvier) ? Savez-vous s’il y aura une arribada lors de la prochaine pleine lune sur Nicoya ? Quand a lieu cette pleine lune ? C’est clair que la ponte des tortues est un événement que je voudrais bien voir. Apparemment selon les espèces sur Nicoya ou à Tortuguero, il y a possibilité d’en voir en janvier. Avez-vous visité des structure de commerce équitable (café, évidemment) et cela est-il réellement intéressant ? Vaut-il mieux réserver pour janvier dans tous ces lieux ? ? ? J’hésite à prendre une tente ? Est-ce que l’on peut camper dans beaucoup d’endroit de manière sûre (je pense plus aux désagréments avec les animaux qu’avec les hommes)
Ca fait beaucoup de questions quand même 🤪
Merci de vos remarques !! 😛
Je pars 3 semaines pour le Costa Rica fin décembre, avec voyage en bus uniquement
Voici un premier itinéraire, loin d’être définitif :
J1 : Irazu – cartago – sanjose J2 –J3 Monteverde – Arenal J4-J5 PN Santa Rosa J6 Playas del coco (snorkelling, plongée) J7 Nosara – Tamarindo - Ostional J8 route vers Punta Arenas J9 transfert vers Quepos le matin et visite parc manuel antonio J10 transfert vers Uvita + visite parc ballena J11transfert uvita – Sierpe J12 plongée Isla del cano + transfert Aguajitas J13 –J14 Traversée Corcovado + transfert Puerto Jimenez J15 transfert Puerto jimenez – San gerardo de rivas J16 _ J17 – ascension chirripo puis retour vers San José J18 san jose pierto viejo de sarapiqui puis bateau vers barra del colorado – tortuguero J19 tortuguero J20 Tortuguero Moin + retour San José
J’ai pas mal de questions : j’hésite entre 2 jours au Rincon de la Vieja et le Chirripo, quel est votre avis ? Le Chirripo à l’air d’être un bon challenge. J’aimerais vraiment traverser le corcovado, mais il y a notamment des passages à gué dans des rivières a priori infestées de crocos et de serpents. Je suis pas trop téméraires par rapport à ces bêtes là…. Peut-on trouver un guide à Aguijipas pour deux jours pour atteindre l’autre bout du parc ? A quel coût ? Possibilité depuis corcovado lodge d’avoir un lift jusqu’à Puerto Jimenez ? Ou alors faut-il réserver un guide à Puerto Jimenez absolument ? le programme se fera en bus uniquement ce qui implique des départs en bus à 5 h du matin ou à 18 h le soir quand les trajets sont assez courts (c’est à dire 2 h de trajets). Avez-vous rencontré des touristes avec qui vous avez partagé ponctuellement un 4*4 pu une voiture de location ? Les horaires du bus sont bien détaillés sur : http://www.thebusschedule.com/cr/index.php mais les horaires sont-ils respectés dans l’ensemble ? Pour la plongée et le snorkelling : mieux vaut-il s’arrêter à Isla del cano ou à playas del coco ? Je recherche assez spécifiquement la rencontre de raies mantas… J’ai un doute sur l’intérêt du parc Santa Rosa. Avez-vous eu un coup de cœur pour ce parc ? Sinon je privilégierai peut être ces 2 jours pour le sud de Nicoya (montezuma curu, ….) Manque de temps pour cahuita ou le parc amistad et la rencontre éventuelle de tribus indigènes. Quelles sont vos expériences en la matière qui pourraient me faire changer d’avis sur 1 ou 2 jours pour le voyage ? Avez-vous fait le trajet Tortuguero vers Moin avec des pêcheurs locaux ? et quelles possibilités de rejoindre Tortuguero depuis Puerto viejo de sarapiqui en bateau? faut-il passer par le Rio San Juan ? Avez vous testé le footprint comme guide pour le costa rica? La nouvelle version doit arriver en décembre mais je serai peut être déjà parti. Parc Ballena : Intéresssant ? Véritable chance de voir des baleines à cette époque (début janvier) ? Savez-vous s’il y aura une arribada lors de la prochaine pleine lune sur Nicoya ? Quand a lieu cette pleine lune ? C’est clair que la ponte des tortues est un événement que je voudrais bien voir. Apparemment selon les espèces sur Nicoya ou à Tortuguero, il y a possibilité d’en voir en janvier. Avez-vous visité des structure de commerce équitable (café, évidemment) et cela est-il réellement intéressant ? Vaut-il mieux réserver pour janvier dans tous ces lieux ? ? ? J’hésite à prendre une tente ? Est-ce que l’on peut camper dans beaucoup d’endroit de manière sûre (je pense plus aux désagréments avec les animaux qu’avec les hommes)
Ca fait beaucoup de questions quand même 🤪
Merci de vos remarques !! 😛
Cuba Cayo Largo English translation pending
Salut,
Qui peut me donner des info sur cayo largo (hotel, plage température en nov. et autres....
Merci à l'avance .
Qui peut me donner des info sur cayo largo (hotel, plage température en nov. et autres....
Merci à l'avance .
Bons plans sur Saint Domingue et Samana en République Dominicaine English translation pending
Bonjour !
Après moultes hésitations, je me suis enfin décidée à prendre un vol sec A/R pour Santo Domingo, départ prévu le 25 mai (il me tarde d'y être .... 🙂). Je pars 2 semaines, et j'aimerais beaucoup visiter Santo Domingo et la péninsule de Samana : avez-vous des recommandations, tant sur les hôtels que les excursions ou les déplacements à l'intérieur de l'île ??
Merci beaucoup pour votre aide !!
Morenita
Après moultes hésitations, je me suis enfin décidée à prendre un vol sec A/R pour Santo Domingo, départ prévu le 25 mai (il me tarde d'y être .... 🙂). Je pars 2 semaines, et j'aimerais beaucoup visiter Santo Domingo et la péninsule de Samana : avez-vous des recommandations, tant sur les hôtels que les excursions ou les déplacements à l'intérieur de l'île ??
Merci beaucoup pour votre aide !!
Morenita
Choix d'hôtels en République Dominicaine! English translation pending
🙂 Tu veux des choix d'hôtels en République Dominicaine? En voici...Si tu veux aller à Santo Domingo tu vas Hamaca by Hilton à Boca Chica, un hôtel 4 étoiles avec deux sections: une côté jardins ( de l'autre côté de la rue) et l'autre en même le complexe, casino et la réception. Très beau complexe hôtelier. La plage est privé et de sable blanc. La mer est calme grâce à une barrière de corail. Si tu veux aller à Punta Cana je te conseille le Ifa Bavaro village/Ocean pour le rapport-qualité-prix et l'occidental Gran Flamingo pour sa cote suppérieur et surtout pour sa discothèque très fréquenté mais c'est plus dispendieux. Pour Puerto Plata, je te conseille Playa Grande pour sa plage de sable blanc et ses vagues gigentesques. L'eau est magnifique! Je n'ai pas d'hôtel à te conseiller pour cette dernière destination. Pour La Romana, je te conseille l'hôtel Canoa by Hilton. Un hôtel de catégorie suppérieur. Construction assez récente (2000-2001). Un gros complexe! Tu t'y amusera c'est certain!
Si tu as des questions concernant ses hôtels ne te gêne pas surtout!😉
Si tu as des questions concernant ses hôtels ne te gêne pas surtout!😉
Sosua en République Dominicaine English translation pending
bonjour à vous tous, nous sommes des mordus de cuba mais cette annee on pars pour sosua la premiere en RD on pars fin janvier pour un mois. on aimerait aller voir playa grande es-ce que la (gua -gua) y va et cèst combien: meme info pour las terrenas, santo-domingo. Quelle degres fera-t-il... Merci à l`avance
Recherche vol Paris-Puerto Plata (République Dominicaine) English translation pending
je désirs me rendre en janvier 2006 a puerto plata République Dominicaine
en voyageur libre
j'avais prévu a playa del carmen au mexique mes mon hotel est fermé???
connaissez vous un vol si possible direct et quel compagnie
merci du renseignemnt
bonne vacance a ceux qui partent
Excursions à Puerto Plata? English translation pending
Bonjour,
J'aimerais savoir quels sont les excursions possibles à faire à Puerto Plata et les prix.
Nous serons au Playa Naco pour la semaine de relâche.
Cubajo
J'aimerais savoir quels sont les excursions possibles à faire à Puerto Plata et les prix.
Nous serons au Playa Naco pour la semaine de relâche.
Cubajo
Que faire en une semaine? English translation pending
Bonjour à tous,
je me rends en RD pour la première fois le 26 nov prochain à l'hotel real playa.
Je suis preneur pour tout renseignement me permettant de passer une super semaine, que visiter ? dans quel resto manger et quoi ? quelle excursion ? faut il louer une voiture et à quel prix ?
J'aimerais en profiter un maximum.
Merci encore pour votre aide/
je me rends en RD pour la première fois le 26 nov prochain à l'hotel real playa.
Je suis preneur pour tout renseignement me permettant de passer une super semaine, que visiter ? dans quel resto manger et quoi ? quelle excursion ? faut il louer une voiture et à quel prix ?
J'aimerais en profiter un maximum.
Merci encore pour votre aide/
Recherche petit paradis, quel hôtel? English translation pending
😎Hola!
Je recherche le paradis...je suis allée à Cayo Santa Maria en janvier 2003, j'ai adoré...site exceptionnel!!! Pour février 2004, je recherche la même chose mais avec un peu plus d'activités et d'hôtel mais pas full touriste comme Varadero. Mes points importants:bonne bouffe diversifiée, longue et large plage, belle et grande piscine, propreté en général. Nous partons seul en amoureux, pas d'enfants!!! Peut être n'importe où et prix dernière minute en bas de 1200$ par personne ou environ.
Quel hôtel vous a le plus marqué (en bien) et pourquoi?
Merci de votre aide...Rox xxx
Je recherche le paradis...je suis allée à Cayo Santa Maria en janvier 2003, j'ai adoré...site exceptionnel!!! Pour février 2004, je recherche la même chose mais avec un peu plus d'activités et d'hôtel mais pas full touriste comme Varadero. Mes points importants:bonne bouffe diversifiée, longue et large plage, belle et grande piscine, propreté en général. Nous partons seul en amoureux, pas d'enfants!!! Peut être n'importe où et prix dernière minute en bas de 1200$ par personne ou environ.
Quel hôtel vous a le plus marqué (en bien) et pourquoi?
Merci de votre aide...Rox xxx
Excursions durant notre séjour pour voir Cuba autrement English translation pending
Bonjour, nous sommes un couple avec deux garçons de 11 et 13 ans et nous avons déjà visité Cuba mais seulement dans des complexes tout-inclus à Cayo Santa Maria. Alors nous avons en fait peu visiter Cuba. Cette année nous souhaitons encore séjourner dans un tout inclus mais nous souhaitons faire des excursions durant notre séjour. Nous souhaitons visiter la Havane et voir la nature de Cuba (parc, autres attraits naturels). Nous aurions besoin d'aide pour choisir la meilleure région qui nous permettra d'avoir un bon complexe hôtelier et être à proximité de la Havane et d’excursions en nature. Merci beaucoup pour vos conseils.