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Merveilles et galères du Rajasthan English translation pending
by Yangguizi · 2005-02-09 · 65 replies
Et voili voulou, je suis en ce moment a Jaipur ou je finis ma premiere journee en Inde. Enfin, disons la premiere depuis 11 ans mais c'est tout comme.

Merveilles et galeres, oui c'est bien sans doute ce qui m'attend, meme si pour l'instant les premieres m'ont plus impressionne que les secondes.

Commencons par la partie desagreable: un petit coup de gueule contre la China Eastern Airlines et son soi disant vol direct Shanghai Delhi. J'arrive en avance a l'aeroport, j'enregistre et je fais les cent pas dans le terminal.

Au bout d'un moment je remarque que le vol de Delhi a disparu des ecrans sur les vols internationaux et qu'un nouveau vol a fait son apparition, pour Chengdu, parmi les vols nationaux. Et ce vol pour Chengdu porte le meme numero que le mien. Pour tuer le temps je decide donc d'aller enquiquiner le personnel de la China Eastern: bonjour, mon vol pour Delhi a disparu alors que j'ai deja enregistre. Apparemment il est remplace par un vol pour Chengdu. Pourquoi? vous vous trompez, il n'y a aucun vol national portant le numero XXX. non, VOUS vous trompez: allez donc voir l'ecran. mais puisque je vous dit que c'est impossible dites tout de suite que je suis fou! Venez donc voir!

La bonne femme se leve en soupirant et je lui colle le nez devant le panneau: elle change d'attitude: bon, attendez, je verifie (elle passe un coup de fil) je pense que votre systeme est deregle. Vous devriez corriger l'erreur pour les passagers qui arrivent. alors en fait il faut que vous alliez voir mes collegues de l'international (desistement de responsabilite, toujours pareil)

Le temps que j'y aille, le vol de Delhi est reapparu et s'avere etre un Shanghai Chengdu Delhi. Merde, une perte de temps en perspective.

J'arrive au comptoir international: bonjour Monsieur, le vol pour Delhi c'est pas direct? non Monsieur. Un stop a Chengdu. mais pourquoi on ne m'a rien dit? Et pourquoi sur le site de votre compagnie ce n'est pas indique? mais enfin monsieur, nous DEVONS nous arreter a Chengdu ah bon? pourquoi? mais enfin a cause du brouillard bien sur quoi? mais oui, a cette periode de l'annee, il y a toujours du brouillard quand on va en Inde je ne vois pas le rapport avec Chengdu mais si, il faut d'abord s'arreter a Chengdu pour verifier la situation et ensuite on peut aller a Delhi ah parce qu'il y a un risque qu'on n'aille pas jusqu'a Delhi? non rassurez vous, aucun risque mais alors dans ce cas, pourquoi le stop a Chengdu? mais je viens de vous le dire, pour verifier le brouillard.

Bon, le type est soit completement con, soit c'est un menteur professionnel. Inutile donc de continuer, il faut passer a l'essentiel. alors, cet arret va nous faire perdre combien de temps? rien du tout ah oui? Donc en fait quand vous annoncez qu'on arrive a 3 heures locales, ca tient compte du stop over? oui ca me rassure, merci.

L'avion decole donc a la minute pres et trois heures plus tard on se pose a Chengdu. En principe pour une demi heure. On redecolle une heure et demi plus tard et la je commence a m'inquieter, surtout quand l'hotesse confirme le retard. Je vais voir l'hotesse du fond pour avoir confirmation: excusez moi, mais on va avoir combien de retard? je ne sais pas et bien renseignez vous on va avoir deux heures et demie de retard. inacceptable. Je vais rater ma correspondance. mais c'est idiot d'avoir pris un vol a 6 heures alors qu'on va atterrir a 5.30 non ce n'est pas idiot lorsque la compagnie vous annonce qu'on atterrit a 3.00. Par contre un arret prevu des l'origine et non annonce, c'est irresponsable (et toc) on ne s'arrete pas toujours a Chengdu, ca depend des fois. et pourquoi s'est on arrete? (je m'attends a un couplet sur le brouillard) mais pour se ravitailler en essence bien sur

(aucun passager n'a en effet embarque ni debarque lors de l'escale) et on ne peut pas faire ca a Shanghai? ben si, mais on ne peut pas mettre assez d'essence. Donc il faut en remettre a Chengdu

(je contiens ma colere, mais je ne vous cacherai pas que j'ai failli exploser en entendant ces conneries) mais a l'aeroport, on m'a dit que meme avec une escale on se poserait en principe a 3 heures impossible! mais vos collegues l'ont dit. Pian laowai, c'est bien ca? (= tromper les etrangers)

Elle a glousse et je suis retourne m'asseoir furieux. J'ai simplifie le dialogue car en fait la pauvre n'etait au courant de rien et devait a chaque fois aller se renseigner. Elle ne savait pas non plus quel etait le decalage horaire avec l'Inde et ne savait meme pas a quoi ressemblait l'aeroport de Delhi ni si je pourrais engueuler qqun sur place. Mais elle m'a quand meme conseille d'aller les voir. Ils attendront a la sortie de l'avion pour t'aider, a-t-elle dit.

C'etait evidemment un mensonge de plus. Personne n'attendait a part des agents de securite qui se sont contentes de me dire "aucun probleme" en voyant mon billet d'avion. Ben voyons, passer l'immigration, recuperer ses valises, rejoindre l'autre aeroport, enregistrer et embarquer, tout ca en une demi-heure, quelle mauvaise foi! Les indiens n'ont rien a envier aux chinois (desole de dire ca, mais je ne supporte pas une mauvaise foi aussi evidente)

Il y avait une queue monstrueuse a l'immigration et en voyant l'hotesse passer, je l'interpelle: alors vos collegues??? ils etaient ou?

Ils n'etaient pas a la sortie de l'avion?

Les indiens? Si

Et ils ont dit quoi?

Ils ont repondu "pas de probleme"

En entendant ca elle a pouffe de rire et est alle le raconter a ses collegues qui se sont moques de moi a mon tour. Je l'ai tres mal pris et lui ai annonce que je n'en resterais pas la de retour a Shanghai. On verra d'ici la si je suis toujours aussi furieux...

J'ai donc evidemment rate mon avion, et il n'y avait evidemment aucun employe de la China Eastern a l'aeroport. Personne a engueuler donc.

Le personnel de l'aeroport etait tres sympathique mais malheureusement inefficace et improductif. Ils m'ont assure qu'il n'y aurait aucun vol pour Jaipur avant la fin de l'apres midi, ce que j'ai cru. Mais je suis quand meme alle a l'aeroport national pour deposer ma valise avant d'improviser une visite express de Delhi pour tuer le temps. Et la je me suis apercu par miracle qu'un avion pour Jaipur etait sur le point de decoller, sur une autre compagnie, Air Sahara. J'ai achete un billet in extremis (tant pis pour la perte d'argent) et me suis pointe a l'enregistrement.

Pour une raison que personne n'a voulu me donner, ils ont refuse de m'enregistrer et m'ont dit d'attendre car "l'avion avait du retard". L'avion avait certes du retard, mais tout le monde etait deja enregistre et embarque. Que me voulaient ils donc?

Bon, finalement on m'a laisse embarquer et l'avion a finalement eu deux heures de retard. Arrive a Jaipur, Indian Airlines m'a dit que je pourrais me faire rembourser mon billet une fois de retour a Shanghai. Esperons que ce n'est pas un mensonge de plus.

Voila pour la partie galeres. Pour la partie merveille, et bien Jaipur est superbe. Ces couleurs, cette architecture, cette vie, quel regal! Ca valait bien ces quelques peines.

Oui je sais, galeres et merveilles sont terriblement et injustement disproportionnes dans ce recit, mais c'est en fait une figure de style. Promis, la prochaine fois je fais le contraire. Desole aussi pour les fautes mais je n'ai pas le temps de me relire.
Guesthouse à Jaipur en Inde English translation pending
by Cogape · 2012-02-11 · 4 replies
bonjour quelqu'un connaît-il une guesthouse intramuros à Jaipur? pas loin donc de HAWA MAHAL, CITY PALACE ETC...prix souhaité 800 roupies environ la nuit pour 2 personnes merci d'avance
Les aventures de Lal Gal et Gore Gal au Rajasthan (un mois) English translation pending
by Ptitepop · 2005-10-28 · 9 replies
Voila le début de mon carnet de route. Petit test avant de savoir si je vous livre tout mon magnifique voyage. J’hésite…. C’est peut-être parce que les rêves sont interprétables que je veux tant garder ce voyage pour moi et ne pas le faire partager…..

Voyage d'un mois au Rajasthan du 02 septembre 2005 au 03 octobre 2005.

On m'a dit à propos de l'Inde: Soit on l'aime, soit on la déteste. Il est encore trop tôt, sentiments partagés... Entre un pays accueillant, coloré, bruyant et parfumé par les odeurs d'épices, et un sous-continent misérable où l'on se méfie des gens trop apatés par l'argent.

Arrivée a Delhi réussie après 5 heures de retard de la part de notre avion. Petit avant goût de l'Inde je pense! Transfert à Mumbai : facile! On s'est débrouillée comme des chefs! A Delhi aussi... On va commencer doucement, prepaid taxi jusqu'à la gare.... Mais c'est trop facile!!! C'est vrai, on est en Inde quand même! On a donc décidé de se faire avoir...

Nous avons du mal à réaliser.. Du monde, mais pas tant qu'on nous avait décrit. Mais petit à petit nous avançons dans la fourmilière qu'est Delhi. Rickshaws, voitures, bus, piétons en pagaille, ça double à gauche, ça double à droite, queues de poisson et .. ça klaxon!! On zigzag, on se faufile, on est secoué, l'aventure a bel et bien commencé! La gare. On va pouvoir se rendre à Agra et quitter Delhi. Cette capitale est impressionnante, trop impressionnante pour nous, routardes débutantes. Un premier Indien nous montre le chemin pour acheter nos billets, puis un second.. changement de discours: nous ne pouvons pas monter dans la gare si nous n'avons pas de billets...entourloupe? Plus tard, je me demanderai comment j'ai pu me poser cette question.. Mais, trop surprises, trop déboussolées, nous repartons dans une agence au centre ville...10 roupies...et plus de billets pour Agra...tout ce qu'il a à nous proposer, c'est une voiture avec chauffeur pour faire le tour du Rajasthan. Pas question! On file dans une autre agence..10 roupies...et rebelote! Plus de billets pour Agra. La fatigue commençant à peser un peu, le ton change : Qu'est-ce qu'on va faire d'un taxi et d'un chauffeur? On veut voyager en bus et en train, en chameau, en moto ou en Rickshaw. On veut visiter l'Inde, oui d'accord, mais on veut surtout vivre en Inde pendant un mois! 10 roupies...et troisième agence. Jamais deux sans trois ok, mais là, c'est la dernière! Il nous charme, nous assurant qu'il fait tout son possible pour nous trouver un train.. D'après lui, ca paraît impossible.. Mais Ganesh serait-il avec nous? Comme par hasard des places se libèrent juste à l'instant. On prend! Au passage il nous refile quand même un package hôtel, pick-up, tour de la ville et train pour Jaipur, rien que ça! Fatiguées, on accepte. On s'est fait rouler... bien évidemment!!

Le midi, premier restaurant Indien.. On ne connaît rien. Si on prenait un thali? Stupéfaction. Une grande assiette, tres grande assiette, des katoris remplis de sauces, viandes, légumes et lassi. Appréhension. Comment mange-t-on ça? De voir deux empotées rigoler devant ce repas gargantuesque, la table d'à coté rit gentiment.. On a besoin d'explications!Notre oreille Française n'ayant pas encore eu le temps de s'habituer à « l'Hinglais », nous faisons ce que nous pouvons. Ridicules et excitées à la fois, nous nous laisser enseigner ensuite par une mère et son fils qui se font un plaisir de nous initier. C'est ce jour là que commença mon addiction aux chapatti...

A la gare, bien deux heures à l'avance, nous nous installons sur notre quai. Des gens, beaucoup de gens. Je ne sais quoi penser. Contente d'être enfin en Inde mais pas très à l'aise.. Les Indiens nous regardent, nous dévisagent, rigolent, parlent entre eux...quoi penser?

La misère. On m'en avait beaucoup parlé avant de partir. »L'Inde est un pays pauvre », « tu va voir tu vas être choquée. ». Je pensais à tout ce que les gens m'avaient dit. Je n'avais pas encore vraiment vu de misère... jusqu'à ce qu'un garçon d'à peu près mon âge s'approche, amputé, sale, les vêtements arrachés, ne parlant pas, n'ayant que son regard suppliant pour me réclamer de l'argent.... Dégoût, tristesse, pitié. Je ne me sens pas bien. Ne pas donner, ne pas céder, c'est dur... C'est ce qu'on avait décidé avec Gore Gal avant de partir.. Donner ou non, ça nous avait beaucoup questionné. Nous ne voulons pas solliciter les gens à faire la manche. Si nous donnons ce serait a des écoles ou associations. De plus, nous ne connaissons pas l'Inde pour nous permettre de donner. Pourquoi lui plutot qu'un autre? Que va-t-il faire ensuite de cet argent ou de cette nourriture? Va-t-il le garder pour lui? Va-t-il se faire agresser et tout piquer? Fait-il parti d'un réseau? Cette question du don est trop compliquée. Il ne faut pas céder. J'ai pitié.. Je crois que c'est réellement la première fois. Peu après, d'autres Indiens l'attrapent, le traînent à terre comme un vulgaire déchet. Ils le jettent dans le tain, l'enferment. Il est faible, ne peut rien faire à part gémir et pousser des cris à vous faire frissonner. Ils le rejètent à terre et le retraine sur plusieurs mètres. Je blanchis, je vais pleurer, ça me donne envie de vomir...

Notre train arrive enfin. Il défile devant nos yeux, on tente d'apercevoir le wagon C1. Il n'y en a pas! Lisant peut-être notre inquiétude sur notre visage ou voulant simplement aider deux touristes égarées dans cette jungle, un Indien tente de trouver notre wagon. On déambule le long du quai à la recherche de ce wagon...qui n'existe pas!C1, S1, c'est vrai que ça se ressemble! Mais grâce à la gentillesse de cet Indien et de tous les autres qui nous ont renseigné, nous nous asseyons enfin sur nos banquettes « classes » de première classe. 3h30 de trajet. Nous sommes fatiguées. Ne pas dormir, surveiller les sacs, ca promet d'être long! Long, pas tant que ça finalement. Bien sûr la fatigue pèse, mais tous nos sens sont en éveil. Le bruit du vieux train, le chant mélodieux de l'Hindi, les « chiiiiips » hurlés par les enfants à chaque arrêt, les couleurs roses orangées de notre premier couché de soleil, les saris multicolores des femmes, une odeur indescriptible qu'on ne retrouve que dans les trains Indiens...Je n'oublie pas la rencontre d'un homme et de sa fille, une discussion sur le mariage, la religion, qui se transmet ensuite à tous ceux qui partagent notre banquette, une tentative de communication avec la vieille femme assise a côté de moi. Pas d'Anglais, que des gestes: Elle me protège lorsqu'une horde d'hommes prennent le train en assaut, pose sa main sur ma jambe en me souriant, me pousse vers elle pour être sûr que j'ai assez de place... Les gestes sont parfois plus forts que des mots.

Agra! On a réussi! L'Indien et sa fille très protectionnistes ne nous lâchent pas tant que nous ne sommes pas entre les bonnes mains de notre pick up. Ils nous donnent même leur numéro de téléphone au cas ou quelque chose se passerait mal. Direction l'hôtel en voiture. Premier réflexe, la ceinture. Une ceinture?!Noooon!Ca n'éxiste pas ici! Après avoir décidé du programme du lendemain, on trouve enfin un lit. Pas pour très longtemps! Nous voulons absolument voir le Taj Mahal au lever du soleil. Deux bonnes raisons à cela : L'atmosphère, les couleurs autour de cette merveille est particulier et bien sûr, tôt le matin, les touristes dorment encore! Lever donc a 5h30 pour y être vers 6h... Stupéfaction! Grandiose, magique, une des merveilles du monde. Le Taj Mahal, imposant semble surgir tel un mirage dans la brume matinale. Beauté indescriptible pour ce monument symbole de l'amour. Nous nous baladons tout autour, émerveillées. Gore Gal s'assoit et tente un vulgaire croquis du Taj. C'est bientôt étouffant dans une marée d'Indiens qu'elle tentera de le finir. Curieux ces Indiens, très curieux et émerveillés par deux touristes, un dessin, et enfin leur photo sur l'écran de mon appareil numérique. 9h du matin et il fait déjà si chaud, nous quittons alors ce lieu à reculons ne décrochant pas des yeux ce palais de marbre blanc. Après un bon chai, notre guide nous amène dans une boutique où le marbre est taillé et décoré. Démonstration, jeux de lumières sur cette pierre translucide... étonnant! Visite, donc...forcing pour acheter.Dur de s'en défaire! Nous goutons ensuite aux joies de l'internet Indien. Vieux ordinateurs, claviers où les lettres sont effacées, et après une heure de tentative d'écriture de mail.... panne de courant!!Arg! Bon ce sera juste trois mots pour rassurer mes proches pendant que Gore Gal subit le massage du guide. Il est bientôt l'heure de manger.. mmmh quel nouveau plat va-t-on gouter aujourd'hui? C'et tla maman du guide qui le prépare. En attendant, Gore Gal et moi allons flâner tranquillement dans les rues d'Agra. Après un bon byriani, nous décidons de partir pour Fatehpur Sikri. Scène comique en rickshaw: Gore Gal et moi à l'arrière, nos deux gros sacs en équilibre sur nos genoux et un Indien, tout maigrichon, pédalant sous une chaleur épouvantable. Ridicule! La gare routière n'est pas trop loin heureusement! Premier trajet dans un bus local... On m'en a souvent parlé de ces foutus bus! Mais surprise, ils ne sont pas si mal!

Arrivée à Fatehpur Sikri. Petite rue, petites boutiques tout le long, des gens partout, des motos, chèvres, vaches et cochons. On cherche un hôtel au plus vite, on trouve, juste en face de la mosquée. 120 roupies, la chambre est correcte.. Nous y posons alors nos sacs et nous nous rendons sur le toit où ils nous offrent à boire tout en papotant. Je suis tout de suite séduite par cette petite ville et par ces gens si accueillants .Cependant, je ne réalise pas encore qu'ici je vais vivre, m'imprégner, m'attacher, à cette ville, à ces gens, à qui je dois mon amour pour l'Inde. C'est réellement ici, que tout a commencer.
Inde, enfin! et Katmandou English translation pending
by Fabricia · 2004-07-06 · 51 replies
1er voyage sur le sol indien -

Quelques mois n'ont pas été de trop pour préparer l'aventure... Des amis, jeunes ou moins jeunes, nous ont tellement parlé de l'Inde, ajoutant leurs récits à mes nombreuses lectures consacrées à l'histoire du sous-continent.

Un jeune couple d'amis, grands voyageurs, nous ont encouragés à partir seuls, en organisant par nous-mêmes tous nos déplacements avec la bible des routards et le Lonely Planet, indispensable. En quatre semaines, nous avions eu la prétention de voir le nord... et le sud ! C'est là que les copains éclatent de rire devant ce programme irréaliste : il faut revoir notre copie, trancher et alléger les étapes... On va se "limiter" au nord, plus une incursion à Katmandou, à ne pas manquer.

Départ prévu : octobre 1994... Quelques jours avant, une bombe éclate dans tous les médias : "Epidémie de peste en Inde du nord", déjà des centaines de morts dans le Gujarat (ouest), médecins "sans frontière" réquisitionnés pour porter secours aux toubibs indiens débordés par les ravages de la terrible maladie. Qu'allez vous faire? demandent nos proches... Nous partons, bien sûr ! Inch Allah ! Vol Nice-Londres, puis Boeing British Airways Londres-Delhi. Nous sommes encastrés dans cette énorme boîte à sardines, entre un sujet de Sa Majesté E. II et un bedonnant citoyen indien. Durant tout le voyage, une série de films débiles va faire la joie des passagers, qui poussent des rugissements de plaisir à la vue des comics diffusés en boucle. Aucun répit : l'équipage, indifférent, se replie dans le fond de l'avion...

Le cauchemar prend fin à l'atterrissage sur le sol de Delhi : le hall de l'aéroport grouille d'une foule bigarrée, colorée, odorante : parfums inconnus, mélange bizarre d'épices et de poussière. Un digne personnage coiffé d'un turban (un Sikh barbu de haute taille) émet un énorme rot sans avoir l'air le moins du monde confus... On s'extrait non sans peine des dizaines de chauffeurs de taxi qui veulent tous nous emmener vers leurs hôtels, plus extraordinaires et cheap que celui qu'on a déjà retenu... Mais nous avons choisi la formule "prepaid", et l'élu embarque nos bagages en toisant ses collègues déçus.

Une petite folie : l'hôtel "Imperial" dont le Routard disait, cette année-là, -confort d'un 5 étoiles pour un prix très raisonnable-... Le taxi quitte la grande avenue pour entrer dans le parc boisé et fleuri, une allée privée qui conduit au palace tout blanc : un superbe portier revêtu de lin blanc ouvre royalement la portière et nous souhaite la bienvenue : "Welcome, Sir" (et moi, je n'existe pas ?)...

Ce n'est pas une chambre, mais une suite, que l'agence Nouvelles Frontières nous a réservée (400 Frs pour 2 la nuit): meublée d'acajou, immense, une climatisation bourdonne et nous berce pendant quelques heures d'une sieste délicieuse.

Un calme étrange règne dans cet immense hall, lorsque nous redescendons dîner : deux serveurs se précipitent vers nous, une carte de plats exotiques inconnus... avec un lexique à l'usage des nouveaux venus.. L'arrivée bruyante d'un groupe de clients vient distraire le personnel : c'est une équipe de "médecins sans frontière" qui vient se refaire une santé dans l'espace paradisiaque de l'Imperial-Garden coffee-shop.

Quatre touristes français sortent de table en drapant un masque de tissu sur le nez et la bouche avant de quitter l'hôtel... "Because of the plague (la peste...)" !!! Ah bon ? On verra bien, demain est un autre jour...

Nuit exquise, petit déjeuner copieux dans les jardins, sous les parasols, pelouses d'épais gazon vert arrosées par des jardiniers appliqués. Il fait déjà chaud, le ciel est uniformément bleu, de grands oiseaux survolent nos têtes en surveillant nos assiettes. Soudain, un des "aigles" fonce en piqué sur une tartine qu'il emporte à grands coups d'ailes vers les toits des immeubles environnants. Les indiens aiment les animaux, tous les animaux : ils vivent en harmonie avec la nature, même en plein centre de cette mégapole.

Repus, harnachés de nos besaces, nous sortons de notre paradis pour découvrir la ville et ses habitants.. Argh !! Une nuée humaine fonce sur nous pour de multiples propositions : "Taxi, Sir ?" - "Come, please and see my shop" - "I am a good guide, I am studiant" - "Give me some coins for my collection" - "Roupies, roupies"..........Bain de foule, et quelle foule ! Nous sommes les deux seuls étrangers sur ce trottoir, les autres sont restés peureusement dans leur pays, peste oblige...Harcelés de tous côtés, sur cette longue avenue dont les pavements sont encombrés de motos, vélos, charrettes, mendiants, marchands, flâneurs, taxis et rickshaws. Ces étranges scooters à trois roues, noir et jaune, surmontés d'une caisse recouverte d'une capote, zigzaguent comme des auto-tamponneuses dans un magma de véhicules pétaradants, crachant d'âcres fumées bleues. Sous la capote, une banquette de moleskine crevée où peuvent prendre place deux ou trois clients, voire davantage. Pourquoi pas un rickshaw ? Emotion garantie : nous n'avons peur de rien, en avant pour le Red Fort dans le quartier Old-Delhi, notre premier rendez-vous avec l'Inde des Grands Moghols...
Deux jeunes filles en Inde en hiver 2011 English translation pending
by Justhope28 · 2010-05-07 · 9 replies
Bonjour voyageurs!

Mon amie et moi avons pour projet de quitter Montréal pour aller visiter l'Inde (nord et sud) entre février et juin 2011. Nous prévoyons voyager à petits prix, soit dormir dans les auberges de jeunesse, faire du couchsurfing (si possible?), manger le moins possible au restaurant etc. Nous aimerions consacrer une partie de notre séjour à travailler bénévolement dans des organismes (si vous en connaissez, sentez-vous libre de m'envoyer les liens internet ou quelques infos pratiques!!) Nous avons besoin d'obtenir beaucoup d'informations surtout concernant notre budget.

1- Nous prévoyions partir avec un budget de 20$CAN par jour passé en Inde (qui équivalent environ 810 roupies indiennes). Nous comptons partir pour 4 mois avec un budget d'environ 3000$ (les billets d'avion sont exclus). Est-ce suffisant pour ce type de voyage?

2- Est-ce préférable de partir avec des vêtements de base (t-shirts, jupes longues style paysanne, pantalons légers..) ou d'acheter des vêtements directement sur place? Y a-t-il un code vestimentaire, une norme à respecter pour ne pas gêner ou "provoquer" les gens là-bas ?

3- Quels sont les vaccins de mise ? Hépatites A et B, Diphtérie, Typhoïde, Poliomyélite, Traitement Anti-Paludisme ? Sont-ils tous nécessaires, y en a-t-il d'autres que je devrais prendre ? Savez-vous environ quels sont les coûts rattachés à tous ses vaccins ?

4- Quels sont les "essentiels" à avoir avant de partir ? Exemples : moustiquaire, sac de couchage de voyage, serviette de voyage etc.

5- Combien cela coûte-t-il pour obtenir un visa de touriste pour 4 mois en sol indien si nous sommes Canadiennes(Québécoises) ?

Merci infiniment à ceux qui répondront à mes nombreuses (!) questions :)

Caroline
Compte-rendu d'un voyage en famille au Rajasthan en avril 2013 English translation pending
by AgnèsH · 2013-04-28 · 22 replies
Nous revenons du Rajasthan enchantés. L'Inde est un pays fascinant et je rêve d'y retourner une troisième fois. Le voyage avec les enfants s'est très bien déroulé. Nous avions un chauffeur extrêmement gentil, ponctuel et prudent. Il a contribué amplement à la réussite de ce voyage. Il s'appelle Ranjeet et je le recommande chaudement. Voici le lien de son site: http://www.rajasthan2.com/rajasthan/index.html

Voici donc un compte-rendu de notre voyage en famille en avril 2013. A la fin de chaque texte je donnerai mon avis sur les hôtels, les visites et les éventuels restaurants. J'ai mis une note pour chaque hôtel:1 point pour le charme et la beauté du lieu, 1 point pour le confort (eau chaude, literie …), 1 point pour le petit-déjeuner, 1 point pour l'acceuil, 1 point pour la nuit (calme, bonne ou au contraire bruyante)

Notez que ce ne sont pas des hôtels “routards” mais en partant en avril nous avons eu droit à de bonnes réductions et à un surclassement dans la plupart des hôtels. Je conseille d'ailleurs de ne pas réserver les hôtels sauf la première nuit car comme cela, vous pouvez obtenir un bon prix (les hôtels sont quasiment vides et la compétition est rude) Nous avons trouvé qu'avril est une bonne période pour visiter le Rajasthan car: il fait très beau et chaud (35 à 38 degrés) il y a beaucoup moins de touristes et sur les sites c'est l'idéal. Mother India! Une envie obsédante de découvrir le Rajasthan me tenaillait depuis quelques années. Les noms de Jaipur, Jodhpur, Udaipur, Jaisalmer et Samode me transportaient déjà avant même d'y mettre les pieds. Nous avons sillonné le Rajasthan pendant quinze jours en avril 2013 et je dois dire que le Rajasthan ne m'a pas déçue, au contraire, il m'a fascinée. Voici mon modeste carnet de route au pays de Gandhi.

dimanche 14 avril 2013

L'avion se pose sur le tarmac, il est minuit passé. Il fait encore chaud. Nous rencontrons Ranjeet qui sera notre chauffeur pendant quinze jours. Je le reconnais tout de suite: coiffé d'un turban blanc et arborant une barbe noire touffue, il tient à la main une pancarte avec mon nom dessus. Je lui fais signe et il vient à notre rencontre un large sourire aux lèvres. L'hôtel est à quinze minutes en voiture de l'aéroport. La chambre et la salle de bains sont vieillotes mais propres. Les enfants et Simon ne tardent pas à s'endormir. En dépit du ronronnement de la climatisation, je finis moi aussi par tomber dans les bras de Morphée. Après une bonne douche chaude et le petit-déjeuner, nous quittons l'hôtel. Ranjeet nous amène aujourd'hui à Agra, première étape de notre périple. Le spectacle de la route est intense: les motos pétaradent, les camions bariolés à l'arrière desquels on peut lire “Blow Horn” agitent leur klaxon, les bus déglingués brimballent, des hommes à vélo tirent des cargaisons énormes, des fourgonnettes transportent des femmes drapées dans leurs saris colorés, des voitures remontent à contre-voie. Sur le bord des routes, des indiens marchent, discutent, traversent au péril de leur vie, des enfants jouent dans la terre, des femmes portent de gros fagots sur leur tête, des hommes sont assoupis dans leur charrette à l'ombre d'un arbre, des vaches mâchent du plastique sur des tas de détritus. Quand nous traversons un village, l'activité se fait plus dense encore. Où que l'on soit, dans un village, en ville ou dans la campagne, la foule est partout et le bruit est omniprésent. Au bord des routes, des galettes aplaties de bouse de vache sèchent au soleil sur le sol. Nous voyons même des tas de galettes empilées formant des petites maisons à l'intérieur desquelles sèchent d'autres galettes de bouse. Elles seront utilisées à fertiliser les sols, à protéger les semences des champignons, des oiseaux et des rats, à chauffer, à tapisser les murs des maisons en terre pour isoler du froid en hiver et de la chaleur en été. La bouse de vache est donc très importante! Nous sommes maintenant à l'arrêt, un homme s'approche de la voiture, il tient en laisse deux singes qu'il fait monter sur le capot. Il s'écrie alors “ Photo, photo!”. Plus loin, deux jeunes hommes accablés par la chaleur et avachis par terre tiennent une corde au bout de laquelle sautille un singe. Ils l'ont affublé d'une robe et lui ont mis du rouge à lèvres. Elisa ne peut retenir ses larmes à la vue de l'animal qui, tel un pantin se dégingande pour attrouper les passants. Ranjeet arrive tant bien que mal à s'extirper de ce tohu-bohu et zigzague jusqu'à Agra. Nous arrivons cinq heures plus tard, juste à temps pour aller visiter le fort rouge. C'est le palais des empereurs moghols construit au milieu du seizième siècle. L'empereur Akbar fit édifier la forteresse en grès rouge en 1565. Les palais que l'on voit datent de l'époque de Shah Jahan (celui qui fit édifier le Taj Mahal) La balade dans ce fort est un moment de répit après le tumulte de la rue. Des petits perroquets verts se posent sur les balcons ajourés des palais de marbre et de petits écureuils courent dans les jardins. Le Taj Mahal se profile à l'horizon. Demain nous lui rendrons visite.

xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx Hôtels: Ashok Country Resort (Delhi): l'avantage est sa situation (15 minutes de l'aéroport). Chambre et salle de bains vieillotes mais eau chaude. Petit-déjeuner ok mais pas extraordinaire. Accueil correct. 2.5/5 Trident Hotel (Agra): excellent confort, accueil avenant, excellent buffet et petit-déjeuner. Parfait 5/5Visites: Fort rouge d'Agra: 🙂🙂🙂
Notre séjour en Inde du Nord (partie 2) English translation pending
by Larri · 2008-08-14 · 0 replies
28/07/08 : départ pour JODHPUR. Sur la route on constate que la pluie a laissé des traces. Le désert semble reverdir ! On entre dans la ville sous un déluge de pluie. Les routes sont inondées par 30 cm d’eau ! Nous déjeunons au Kalinga restaurant (très bon repas avec un bon service et pas cher) avant de rejoindre notre hôtel Pal Havelli situé prés de Clock Tower et du bazar très animé. Les chambres sont belles et nous dinerons sur la terrasse. Puis un guide nous fait visiter le Jaswant Thada, cénotaphe entièrement marbre blanc (pas comme le Taj Mahal nous explique notre accompagnateur où le marbre est plaqué sur des briques rouges) ; c’est un peu vide. Puis c’est le fort Meherangarh d’où l’on a une vue superbe sur la ville bleue. Ici, par contre, il y a plein de choses intéressantes à voir ! La visite vaut vraiment le déplacement. 29/07/08 : En route pour MOUNT ABU sur un début de route qui est saturé par les camions. Le paysage devient de plus en plus vert et la route s’élève jusqu’à 1800 m environ. La ville est un havre de paix mais la pluie tombera pendant deux jours avec heureusement quelques éclaircies. Nous sommes logés au Bikaner House hôtel désuet sorte de manoir anglais avec un très beau jardin. Notre chambre est immense (90 m2) et très propre; on se sent un peu perdu dans la salle des PDJ où nous sommes les seuls clients. Les éclaircies nous laisseront du répit pour aller au sommet voir un petit temple jain ; sur le chemin du retour nous arrêtons dans une sorte de parc floral « gateway for paradise » avant de visiter les très beaux temples Dilwara. L’après midi nous faisons une petite promenade autour du lac Nakki, promenade très vite interrompue par la pluie. Nos croisons des écoliers très rieurs qui demandent à poser pour une photo ! Nous déjeunerons dans 2 restaurants de la ville où l’on nous sert à volonté de très bons thalis pour presque rien (70 rps pour le plus « cher » d’entre eux). Ce sera l’étape repos de notre séjour, pas forcément nécessaire dans des circuits plus courts. 31/07/08 : la route vers UDAIPUR s’avère très difficile. Des travaux destinés à faire une quatre voie, à travers les collines sont démentiels. Partout des bouts de route entamés, une circulation à double sens sur des voies provisoires en état pitoyable. Les moyens mis en œuvre nous semblent dérisoires, on voit même une dizaine de personnes accroupies de front balayer avec des balais de fortune devant les bétonneuses. Un petit détour nous permet de découvrir le fabuleux temple jain de Ranakpur, perdu dans un océan de verdure. C’est sans conteste le plus beau qu’il nous sera donné de voir. Udaipur nous surprend par sa propreté relative. Comme quoi c’est possible quand la municipalité s’en donne les moyens. Le guide nous confirmera que le maire de cette ville est très actif. Il nous signale que cette ville est considérée comme la septième plus belle ville au monde. Ce n’est pas évident, sauf peut être quand on se retrouve prés du lac de Pichola. La visite du City Palace est intéressante, on risque de s’y perdre à chaque instant dans un labyrinthe et un dédale de couloirs, de halls et de salles. Un détour pour voir le temple jain de Jagdish prés duquel on voit notre premier éléphant, avant la promenade sur le lac qui nous permet de découvrir le City Palace sous un autre angle, de contourner le Lake Palace hôtel avant de débarquer sur une ile où il n’y rien à voir sauf un restaurant luxueux et un petit jardin fleuri. Le lac est survolé par des nuées d’oiseaux et envahi par des Jacinthes d’eau. Nous serons logés au Ram Pratap Palace hôtel sans charme particulier si ce n’est un jardin le long de la rive du lac Fateh Sagar. Dommage que le personnel soit désagréable. On mange bien au Berry’s et sur le toit du Shambhu Villas ce qui nous permet d’assister aux illuminations nocturnes du City Palace. On visitera également le jardin des demoiselles. 02/08/08 : notre périple se poursuit en direction de DEOGARH par une route bordée, sur des dizaines de kms, par des entrepôts de marbre, véritablement la spécialité de la région. Deogarh est une petite ville étape qui possède un très bel hôtel de style palais de Maharaja, le Deogarh Maha. La chambre est superbe et surplombe une belle petite piscine bordée par un très joli jardin. L’accueil est cordial et le personnel charmant. Il est agréable de découvrir la campagne environnante du haut des multiples terrasses. On y déjeunera dans un premier restaurant, le diner sera servi sur une terrasse et le PDJ dans une belle salle très colorée. La ville n’est pas envahie par les touristes et il fait bon flâner dans les ruelles. 03/08/08 : nous nous dirigeons vers PUSHKAR. Cette ville nous déçoit beaucoup ; elle est très sale, en particulier autour des ghâts et il s’y dégage une atmosphère un peu glauque à notre goût. Après un petit tour, nous resterons nous reposer dans notre hôtel : le Master Paradise, établissement récent, propre sans véritable charme. C’est d’autant plus facile qu’il pleut des cordes. 04/08/08 : notre chemin du jour nous mène à JAIPUR. La ville rose surprend par sa taille. Nous sommes logés au Samode Haveli véritable palais situé dans un très vieux quartier. Cet hôtel est exceptionnel : accueil, personnel, logement, restauration, tout y est parfait. La chambre est belle, et la piscine très agréable. La première soirée nous nous dirigeons vers le Birla temple où nous assistons à la prière du soir et découvrons la ferveur des fidèles jeunes et vieux. A notre réveil et après un petit déjeuner copieux, le guide nous amène au fort d’Amber. La montée en éléphant est un véritable spectacle malheureusement gâché par l’insistance des vendeurs très accrocheurs et qui envahissent même le fort lui-même. Au sommet on domine les jardins et les bassins. Le fort impressionne mais il est un peu vide. La redescente nous permet de voir le temple Shiromani et la ville ancienne. On visitera l’étonnant palais des vents en pleine réfection, avant une leçon d’astronomie dans le Jangtar Mantar. Enfin le City Palace nous dévoile ses collections. Pour notre départ de l’hôtel, le personnel se précipite pour nous offrir des bouteilles d’eau fraiche pour notre route. Si ce n’est pas la classe cela y ressemble beaucoup.
Inde: Quoi prendre dans sa "tiffin-box" (longs voyages en train)? English translation pending
by Elconcombre · 2010-02-18 · 11 replies
Bonjour

J'emmène dans mes bagages ma "dhabba" achetée à Bombay lors de mon dernier voyage. Je pense m'en servir notamment pour les longs voyages en train (et ceux qui deviennent longs on ne sait pas trop pourquoi... 😛), histoire d'avoir un repas sous la main ; je ne suis pas fan des samosas que l'on achète dans les trains... Mais voilà la question : que vaut-il mieux prendre, que ce soit au niveau du goût ou de la conservation (trajets d'une quinzaine, voire vingtaine d'heures, en classes sans doute non climatisées)? Y'a-t-il des "risques" à prendre certaines choses vue les températures (qui devraient largement dépasser les 30 à cette époque de l'année) ?

Merci pour les réponses !
Choix de guest house à Jaisalmer English translation pending
by Voyagejem · 2009-01-14 · 7 replies
Je prépare mon voyage pour mars au rajasthan du 20 mars au 5 avril. Merci à ceux qui pourront répondre à ces quelques questions...

J'ai le choix, car je ne pourrai pas assister aux deux, entre la fete à UDAIPUR et celle à JAIPUR fin mars. Qui les connait et peut me conseiller sur le choix de celle à voir de préférence..

Autre question j'hésite entre deux nuits à JAISALMER au DESERT HAVELI GUEST HOUSE ou SHREENATH PALACE HAVELI(les deux sont d'anciennes maisons en pierres près du temple jain) Qui les connait et peux me conseiller ?

Enfin la dernière j 'ai envoyé plusieurs mails au guest house à UDAIPUR le DREAM HEAVEN GH tant décrit comme super et pas cher, pas de réponse... Normal ou bien y a t il une adresse mail récente ? MERCI POUR TOUS VOS CONSEILS Bonne soirée, sylvie
Trois semaines au Rajasthan English translation pending
by Guizeh · 2006-04-10 · 11 replies
Qu'il est difficile de se décider quand on lit les commentaires sur le Forum. Tout le monde est d'accord pour trouver ce pays merveilleux, mais personne n'a le même avis sur la ville qui lui est apparu comme la plus belle, ni sur le temps à rester dans chacune d'elle. Je prévois de partir 3 semaines courant octobre pour faire le tour du RAJASTHAN en voiture avec chauffeur, et je n'arrive toujours pas à évaluer le temps qu'il faudrait rester dans chaque ville, compte tenu de toutes les choses qu'il y a à voir et de la durée des trajets. J'aime bien avoir ficelé mon voyage avant de partir, même si en cours de route rien ne se passe comme prévu, mais j'ai toujours en secour ma solution initiale.!?! J'ai bien entendu pleins de questions que j'aimerai poser, sur les hôtels, les restaurants, les droits d'entrées sur les sites etc... Merci à ceux qui prendront le temps de me répondre.

Guizeh
Idée circuit Inde du Nord English translation pending
by Misslaeticia · 2014-09-18 · 16 replies
Bonjour ami voyageur,

Je prépare un voyage un peu a la dernière minute pour l Inde du Nord toute seule. J ai atterris a mumbai ou je vais rester quelques jours chez des amis. Ensuite je m en vais pour udaipur.

J aimerais m arrêter a jaisalmer (visiter le fort et 1 nuit au désert) Agra Varanasi

Je ne sais pas si je peux relier ces différentes ville directement ms je pense devoir passer par Jaipur ou jodhpur. J aimerais si c est possible éviter new Delhi car on m a dit que c était pas safe du tout pour une femme seule Après varanasi je rentrerais a mumbai. Pour le reste je suis assez libre

J aimerais votre aide pour finaliser mon circuit, savoir s il est réaliste et safe pour une femme seule. Merci
Havre de paix au Rajasthan? English translation pending
by Viclautrip · 2006-09-06 · 41 replies
Bonjour,

nous partons dans une dizaine de jours pour un mois au Rajasthan et un saut à Varanasi.

Hors, nous venons recemment d'apprendre que nous attendions un heureux evenement.

Aussi, soucieux de se menager dans ce voyage, nous recherchons un endroit au rajasthan pour un budget limité, sympa, permettant de se reposer 3, -4 jours pour recharger les batteries (histoire de repartir de plus belle) dans un endroit à l'écart de l'agitation des grandes villes.

Quelqu'un aurait il des tuyaux ?

Par ailleurs, je lis un peu tout et n'importe quoi sur Varanasi. Qu'en est il réellement des photos ? interdiction des photos uniquement pendant les cérémonies ou même l'après midi ?

Par avance, Merci.

Cordialement
Hôtels au Rajasthan English translation pending
by Savon · 2005-09-07 · 31 replies
bonjour, je pars au rajasthan le 28 décembre au 20 janvier et j'ai sélectionné quelques hotels sur mon parcours.C'est vrai que pour une fois je vais casser ma tirelire mais mon cher et tendre n'a pas tous les jours 50 balais.J'en appelle à tous les connaisseurs pour les commentaires:Delhi:impérialmukundgarh:fort mukundgarhAlsisar:Indra VilasBikaner:Laxmi Niwas PalaceKhimsar:Khimsar fortOsian:Osian CampJaisalmer:Fort RajwadaLuni:Fort ChanwaNarlai:Rawla narlaiUdaipur:Shiv Niwas Palace-Deogarh:Deogarh palacePushkar:Pushkar palaceKishangarh:Roopangarh fortJaipur:Samode haveliAgra:taj view Par la même occasion vous avez mon itinéraire.Est-il réalisable en 21 jours sur place. Je vous remercie tous d'avance pour vos conseils! Patricia
Pushkar il y a quelques années... Nostalgie... English translation pending
by Migu · 2013-04-11 · 13 replies
Un reour sur les années 70/80

C’est après avoir changé de bus à Ajmer, grande ville musulmane, sans réel intérêt, que Pushkar apparu.

Cette ville calme et sereine, construite autour d’un lac sacré est la seule en Inde à abriter un temple dédié au Dieu Brahma. Ville de pèlerinage pour les indiens elle est aussi un havre de paix pour occidentaux paumés. Beaucoup de Hippies, en route pour Katmandou, se donnaient rendez-vous à Pushkar, la consommation autorisée de certaines substances comme l’opium ou le cannabis y était pour beaucoup. Les hôtels bon marché ne manquant pas, il fut aisé de trouver une chambre à louer, non loin du lac, dans la rue principale qui traversait la ville du nord au sud.

De jeunes occidentaux à la dérive, les yeux rougis par la consommation assidue d’opiacées, trainaient leurs guêtres, rasant les murs à la recherche d’un peu d’ombre.

La ville étant petite il était très facile d’en sortir pour s’offrir une balade bucolique dans ses environs. Je décidais de marcher un peu. C’est quelques dizaines de mètres après le temple de Brahma que la campagne reprenait ses droits. Des petits arbustes d’épineux ponctuaient un paysage d’une apparence assez désertique. Quelques Paons bleus excités perchés dans les bosquets, lançaient à gorges déployées leur cri si caractéristique : « Léon … Léon … » en arborant une queue magnifique de couleurs et d’ocelles irisées. Je comprenais la raison pour laquelle cet oiseau sacré était le symbole du Rajasthan.

C’est un peu plus loin qu’une volée de cailloux interrompit ma promenade. La bordée de pierres provenait d’un groupe d’arbuste que je venais de dépasser. Quelques jacassements provenant du sommet des arbres attirèrent mon attention. Une troupe de singes facétieux m’avait pris pour cible. Je pressai le pas m’éloignant rapidement de cette assemblée de chenapans indisciplinés.

Continuant mon chemin sous une chaleur accablante, je cru discerner, au loin, une masse sombre au milieu du sentier. M’approchant doucement je me rendis compte qu’il s’agissait, en fait, du cadavre décomposé d’une vache. Une demi-douzaine de vautours se disputait des lambeaux de chair nauséabondes en se chamaillant vigoureusement. Les oiseaux étaient véritablement impressionnants. C’était la première fois que je pouvais observer d’aussi près un épisode de la vie sauvage. Les rapaces plongeaient, à tour de rôle, leur long cou dénudé dans les entrailles de ce qui restait de l’animal. Ils en ressortaient la tête sanguinolente, serrant dans leur bec puissant des lanières de viande putréfiées. Ma présence ne semblait pas les déranger le moins du monde.

Je devais reconnaitre que, dans ce pays, les hommes et les animaux vivaient en parfaite harmonie, je ne ressentais aucune crainte de la part de ces derniers.

Un peu plus tard, c’est à la terrasse d’un restaurant plein à craquer que nous rencontrâmes Claudia. Les fines boucles de ses cheveux blonds accrochaient orgueilleusement les rayons du soleil, et la profondeur de son regard bleuté nous ravissait. Elle arrivait de Munich en Allemagne, pour rejoindre son mari, médecin à Bangkok. Elle pratiquait elle-même la médecine dans son pays. Elle avait décidé de faire une halte en Inde pour quelques jours ou quelques semaines, elle ne savait pas, avant de rejoindre la Thaïlande.

Par un phénomène curieux, nous nous comportâmes rapidement tous les deux, comme deux vieux amis qui se seraient retrouvées, après une longue séparation. Christian nous observait en silence, il avala sa bière nerveusement, son regard s’était obscurci et son sourire figé. Il s’éclipsa aussitôt prétextant un vague mal de tête.

Je proposais à Claudia une promenade sur les ghâts qui bordaient le lac.

Les ghâts, ce sont ces escaliers qui permettent aux dévots d’atteindre aisément le bord de l’eau pour effectuer le rite bi-journalier des ablutions. A Pushkar, ces marches faisaient, presque, le tour du plan d’eau. Des vaches, placides, couchées au milieu de la rue, observaient d’un œil oblique la circulation, en ruminant lentement. L’air était doux, le soleil descendait doucement à l’horizon, Claudia était ravissante. En me dirigeant vers le lac, je marchais sur un petit nuage.

Nous passâmes devant le temple de Brahma. De nombreux pèlerins montaient paisiblement les marches de l’escalier qui y conduisait. En passant sous la cloche qui se trouvait à l’entrée, ils l’agitaient énergiquement, annonçant ainsi leur visite respectueuse.

L’après-midi était déjà bien avancée et les rues de Puskhar semblaient de plus en plus animées. Des Sâdhus, en quête d’un peu d’argent ou d’un peu de nourriture tendaient leurs petits pots de métal, bénissant les âmes compatissantes. L’un d’entre eux, saisissant vivement le poignet de Claudia, lui attacha un fil de coton orangé au poignet tout en lui apposant sur le front le Tika, signe distinctif des adorateurs de Shiva. Il en fit de même pour moi, je lui glissai dans la main quelques roupies en remerciement.

Beaucoup d’occidentaux s’étaient déjà installés au bord de l’eau. La chaleur diminuait notablement.

Le coucher de soleil était magnifique, la ville semblait émerger du bassin, accompagnant un brouillard qui doucement effaçait ses contours. Nous nous assîmes, en position du lotus, comme beaucoup d’autres l’avaient fait, pour célébrer le crépuscule.

Quelques pèlerins, le corps à demi plongé dans l’eau, pratiquaient les ablutions du soir. Ils disparaissaient sous la surface, l’espace d’un court instant, s’ébrouaient brièvement, replongeaient de nouveau, répétant ce rite trois fois de suite.

Je me disais que si le paradis existait quelque part, il devait ressembler un peu à ça. Rarement je ne m’était senti aussi bien. Claudia, les yeux mi-clos, semblait elle aussi apprécier ce moment magique.

Des musiciens indiens s’étaient installés tout à côté et, bientôt, une mélopée envoutante monta doucement dans l’air calme du soir. L’agitation environnante s’apaisait enfin, tandis que Pushkar s’éclairait doucement. C’était le moment préféré de la plupart des voyageurs occidentaux. Le soleil disparaissait progressivement à l’horizon teintant, brièvement, le ciel et le lac d’une superbe couleur dorée.

De grosses volutes de fumée s’élevaient paresseusement dans l’air, une odeur enivrante de marijuana nous saisit à la gorge.

Je pris mon shilom, que je remplis doucement, puis sortant un bout de tissu de ma poche, je l’enroulai consciencieusement autour de la pipe. Je présentai ensuite l’ensemble à Claudia, qui l’alluma dans un grand sourire. Nous restâmes ainsi, flottant agréablement aux grés des nuages qui défilaient doucement au-dessus de nous. La douceur du moment n’avait d’égal que le bonheur de notre rencontre. C’est ensemble, la nuit étant tombée depuis longtemps, que nous rejoignîmes l’hôtel de Claudia.

Une semaine se passa, Christian semblait fatigué. Il trainait son spleen assis des journées entières, louvoyant d’une terrasse à l’autre, le regard vide et l’esprit ailleurs.

Nous ne nous rendîmes pas compte immédiatement du changement qui était intervenu, tout étourdis que nous étions par ce qui nous arrivait. Quand Claudia annonça qu’elle avait l’intention de se rendre au Pakistan, je décidais de l’accompagner. De son coté, Christian avait décidé de faire un peu de chemin seul, en direction du sud.

Nous continuâmes notre voyage en bus. Il faisait très beau et l’appel de la route était irrésistible.
Quel hôtel à Orchhâ? (Uttar Pradesh, Inde) English translation pending
by Mikabu · 2011-02-08 · 9 replies
J'ai beaucoup de mal à trouver un hôtel à Orchha sur lequel tout le monde soit d'accord. D'accord c'est normal mais des avis aussi contrastés c'est inhabituel. Notre chauffeur nous propose le Ganpati mais sur tripadvisor certains mettent en garde sur la propreté en pariculier. Il semble être en travaux actuellement. Quelqu'un y est-il allé récemment ? Sinon j'avais bien pensé à Betwa Retreat mais aucune réponse de leur part, ni d'ailleurs de l'hotel Sheesh Mahal. Et je n'ai pas l'adresse dles petites guesthouses comme par ex Fort View Guesthouse. Quelqu'un peut-il m'aider ? D'avance merci
Instantanés indiens: les zones touristiques sont immorales English translation pending
by Valweb · 2010-10-23 · 11 replies
Bonjour à tous!

Avant toute chose, le contexte : j'ai effectué avec un ami entre avril et Août 2010 un stage de développement d'industries textiles dans le désert du Kutch dans le Gujarat. J'étais tout proche de la frontière pakistanaise en Inde. Le Gujarat est une région très traditionnelle si on la compare à son voisin le Rajasthan. Tout au long de mon séjour (qui a aussi inclus quelques jours au beau milieu des bidonvilles de Mumbai logé dans l'immeuble de mon entreprise, et une escale au Népal), j'ai tenu un carnet de route dans lequel j'analysais et exposais les extraordinaires expériences en immersion (
http://valdotkom.com).

Après quelques mois, j'ai pris une semaine pour aller visiter le Rajasthan.

Les zones touristiques sont immorales (20 mai 2010)

Nous sommes partis le samedi 8 mai de Bhuj pour notre voyage dans le Rajasthan. Peu avant notre départ, en attendant notre bus, on passe rendre une visite à la famille de Bhuj qui vit sous une bâche sur le bord de la route. Nous discutons avec des signes, et on prend autant de plaisir qu’eux. Les fous rires avec eux, notamment avec leur fille d’environ 3 ans côtoient des instants de découverte étonnants. Ils ne connaissent pas leur âge et tentent de l’estimer gênés, lorsque nous leur posons la question. On l’est encore d’avantage. Peu après, la mère de la petite tente de nous faire comprendre quelque chose par les gestes. Elle désigne la gamine, puis nous désigne et fait un grand geste vers l’extérieur. Nous nous questionnons « As-tu compris ce qu’elle tente de dire ? – J’ai un doute, mais j’en ai bien peur… ». Après réflexion, l’objet est sans équivoque : ils tentent de nous donner leur fille afin que nous la ramenions en France. Au premier coup, nous ignorons la proposition, troublés. A notre retour de la semaine de voyage, on retourne les voir et constatons que la proposition est toujours d’actualité –sans pour autant qu’ils insistent–. Nous leur faisons comprendre que nous ne pouvons pas et que nous ne voulons pas le faire. Ce genre de scène nous a retourné, comme beaucoup de scènes que nous avons vues durant cette dernière semaine.

Il y a par exemple cette femme touriste à Pushkar, avec un appareil photo doté d’un lourd objectif. Elle s’approche d’un vieillard qui attend de se faire prendre en photo, et le mitraille (littéralement) sous tous les angles pendant que l’intéressé reste debout, avec de grands yeux inexpressifs. La photo sera sans aucun doute sublime, peut être mieux même que celles que l’on voit dans les beaux livres. Elle le remercie avec un billet de 10 roupies avant de reprendre son chemin, pas gênée le moins du monde. A présent je m’adresse à ce genre de personnes : mais quelle pourriture êtes-vous pour oser débarquer dans ce genre de pays déjà si immoral avec ses habitants comme si vous alliez au zoo ? Une fois rentrés, nous discutons avec Kirit de ce fait qu’il juge révoltant. C’est pourquoi il cherche à promouvoir un tourisme différent dans le Gujarat, à côté d’un Rajasthan qu’il constate pourri par un tourisme de soi disant routards. Ceux-ci osent affirmer que l’argent ne fait pas le bonheur tout en venant y profiter de leur pouvoir d’achat. Pendant ce temps là, certains meurent de faim pendant que ces premiers cherchent à se dédouaner de la misère du monde. Routards, venez dans le Gujarat : vous constaterez aisément que ici, l’argent ne sert vraiment à rien. Passé un cap (que nous estimons à un peu plus d’une centaine d’euros par mois, logement, nourriture et maigres loisirs compris) il est impossible d’en profiter d’avantage. C’est pourquoi nous, logés et nourris n’avons dépensé que 40 euros en un mois et demie ici, sans se priver. Le « plaisir » tel que nous le concevons semble toutefois être très limité chez les gens que nous avons côtoyés. Inconcevable dans un pays comme la France où tout nous est accessible, hein ?

On parle à l’instant de pouvoir d’achat en zone touristique. Cela me fait aussi penser à notre visite à Jaipur qui nous a profondément troublés (bien entendu nous fûmes contents des retrouvailles avec Ksénia). La ville est en soi assez étouffante et un peu moins accueillante que celles que nous avons vues jusqu’à présent. Le rabattage, inconnu au bataillon dans le Gujarat, y est incessant comme partout dans l’Etat. On y a séjourné dans une trainee house, qui est comparable à une auberge espagnole, entre français, polonais et russes. Le soir, après un apéritif assez rapidement enivrant, prohibition et régime du Gujarat oblige, nous partons dans une soirée organisée dans un palace. Ce type de soirées semble être courant et rassemble les expatriés du coin. Pour le dire autrement, si nous sommes blancs et mal habillés (et même plus ou moins crades si l’on s’arrête à Flavien et moi) : nous rentrons. Si nous ne sommes pas blancs, il faut espérer jouer des relations, mais en gros il n’y a aucune chance à l’horizon. C’est donc dans une soirée réservée aux blancs dans un palace avec piscine (dans laquelle j’aurai d’ailleurs passé la majeure partie de la soirée) que nous nous trouvons. La plupart sont en groupe, il n’y a pas d’ambiance particulière. Ils viennent profiter de leur pouvoir d’achat (comparable au nôtre) dans un palace où cet idiot d’organisateur a calqué ses prix en fonction de grosses soirées françaises. Pas même 5% des personnes ici présentes, moi y compris, n’y seraient rentrés en métropole. Un indien relooké en aborigène vend au bar de l’alcool hors de prix, ou une barquette de frites à 8 euros pièce. Pour le côté « hype », on repassera. Une telle différence et de tels privilèges nous étonne et nous choque. Se sont-ils fait la même réflexion, ou sont-ils aveugles ?

Du zoo humain aux quartiers riches où l’on passe du bon temps entre blancs, nous rentrons les jours suivants à Bhuj où le rabattage n’existe pas, où les regards sont toujours curieux, où certains sont tellement pauvres qu’ils nous demandent d’emmener leur propre enfant en France. C’est peut être ça la vraie Inde. Qu’on l’apprécie, ou qu’on en souffre : ça dépend des jours.

Valentin SERVEL
Varanasi (Benarès) ou pas Varanasi? English translation pending
by Ponsonceli · 2007-07-09 · 18 replies
Bonjour,

Je pars en Inde du Nord avec deux de mes amies du 11 août au 1er septembre. Nous avons prévu le programme suivant :

Arrivée samedi 11 aôut à New Delhi (quel hotel réserver, comment s'y rendre depuis l'aéroport ?) Dimanche à New Delhi : acclimatation lundi : 6h de train jusqu'à Chandigarh (la ville dessinée par Le Corbusier). mardi-mercredi : Mussoorie – Corbett Tiger Reserve jeudi: Rishikesh – Haridwar vendredi: trajet jusqu'à Varanasi (22h de train) samedi-vendredi (1 semaine) : Varanasi samedi-dimanche: Agra (Red Fort – Taj Mahal) lundi: Bharatpur (national parc) mardi-mercredi: Jaipur (6h de train jusqu'à New Delhi) jeudi-samedi: New-Delhi

Est-ce réalisable ? Que nous conseillez-vous : prévoir la visite de Varanasi qui nécessite plus de 40 h de train aller-retour, ou consacrer plus de temps à la visite des autres villes ?

Merci à tous et bonne journée !
Voyager en train/bus au Rajasthan sans guide ni chauffeur English translation pending
by Foxykhouky · 2012-08-06 · 36 replies
Bonjour,

Je pars en Inde dans 2 semaines. Avec mon compagnon nous avons décidé de visiter le Rajasthan en "sac à dos". J'ai lu de nombreux carnets de voyages et discussions sur le site et j'ai relevé que tous ceux qui étaient partis en Inde avaient pris une voiture avec chauffeur/guide tout au long de leur séjour. Nous nous préfèrerions nous déplacer en train et bus mais je commence à douter.

Est-ce possible de visiter le Rajasthan (ou autre destination indienne) en se passant de voiture avec chauffeur/guide ?

Merci pour vos réponses et conseils !
Quelques moments à Oman English translation pending
by Yangguizi · 2006-03-26 · 41 replies
C'est un pays qui fait souvent sourciller quand on en parle.

Les francophones croient que quand on va au Mans, on n'est pas loin de Paris. Les anglophones croient que "oh man!" marque la surprise au milieu d'une conversation. Quant aux sinophones, ils sont déroutés par la similitude phonétique entre le nom chinois du Sultanat et son voisin le Yemen ou encore la capitale jordanienne Amman.

Bref, lorsque j'ai accepté l'invitation d'une amie française vivant là-bas à venir lui rendre visite, j'ai souvent dû réexpliquer plusieurs fois mon projet à mes amis. Quant à moi, même si je parvenais sans peine à situer le Sultanat sur une carte, à en citer la capitale et à reconnaître son magnifique hymne national, mes idées sur le pays étaient limitées à quelques puits de pétrole et pas mal de sable. Ce voyage allait donc être une parfaite occasion de me cultiver un peu.

(à suivre)
Restaurant Chit Chat à Jaipur English translation pending
by Zeprof · 2008-01-23 · 1 reply
En 1997, lors de mon séjour à Jaipur, j'allais dans un super petit restau végétarien . Il s'appellait le Chit Chat, quelqu'un peut-il me dire s'il existe toujours ? Il se situait à côté de l'hotel Shakuntalam Guest House. Merci bien Isa
Bons restaurants en Inde du Nord? English translation pending
by Dandelyon · 2008-08-01 · 16 replies
Bonjour,

Nous partons pour l'Inde du Nord dans une semaine. Pourriez-vous nous conseiller quelques bons restos que vous avez testés ? Les villes où nous allons : Delhi/Jaipur/Pushkar/Khimsar/Jaisalmer/Jodhpur/Agra/Varanasi Tout autre lieu extraordinaire peut aussi être donné puisque qu'on peut s'y arrêter, sur les trajets ! 😉 Merci d'avance pour vos réponses

Dan et Clo
Bons restaurants en Inde du Nord English translation pending
by Dandelyon · 2008-08-01 · 0 replies
Bonjour,

Nous partons pour l'Inde du Nord dans une semaine. Pourriez-vous nous conseiller quelques bons restos que vous avez testés ? Les villes où nous allons : Delhi/Jaipur/Pushkar/Khimsar/Jaisalmer/Jodhpur/Agra/Varanasi Tout autre lieu extraordinaire peut aussi être donné puisque qu'on peut s'y arrêter, sur les trajets ! 😉 Merci d'avance pour vos réponses

Dan et Clo
Séjour à New Delhi: hôtel, restaurants, spectacles, shopping, visites English translation pending
by Touscontinen · 2009-03-01 · 8 replies
Bonjour

je suis en train de preparer un voyage en Inde du Nord (Agra, Jaipur, Udaipur...) pr cet été (juillet/aout) avec une amie.

au debut et à la fin de ce voyage, nous resterons 3 à 4 jours à New delhi; aussi je vous contacte pour savoir quels sont les lieux à ne pas rater. Si vous avez des conseils d'hotel, restau sympas, spectacles à voir, musées, jardins, promenades et eventuellement un peu de shopping.... nous sommes preneuses

Merci à tous pour vos conseils😉

Tous continen
Pourboires pour guide et chauffeur en Inde? English translation pending
by Lyrstrand · 2019-05-27 · 2 replies
Bonjour,

Qui peux me renseigner sur les pourboires : guide et chauffeur. Nous partons à 8 pendant 18 jours en Inde du Nord.

Quel est le prix moyen d'un resto à touristes dans les hôtels ?

Mercid'avance
Bon rapport qualité prix pour un bel hôtel à Jaipur English translation pending
by Fabiend84 · 2012-03-21 · 5 replies
Nous venons de passer 3 nuits à l'hôtel Umaid Bhawan à Jaipur. L'hôtel est magnifique avec un décor très sophistiqué et on se croirait dans le palais d'un Maharadja pour 35 euros la nuit! Les chambres sont confortables avec en prime le wifi gratuit. La piscine permet de se rafraîchir après une journée à cavaler dans les rues bondées de Jaipur. Le petit déjeuner est assez exceptionnel avec un choix de dals et curry (differents chaque jour). Il y aussi du bon café, des jus de fruits et un cuisto qui vous mitonne oeufs au plat ou omelette à la demande. Côté sucré, les crèpes à la noix de coco sont divines.

Nous avons dîner à 2 reprises au restaurant sur le toit de l'hôtel : un bon rapport qualité prix avec en prime un spectacle de danse folklorique pendant le repas.

J'ai mis de nombreuses photos de l'hôtel umaid bhawan sur mon blog
Retour de deux semaines au Tamil Nadu et au Kerala English translation pending
by Delph35 · 2010-04-13 · 1 reply
voici notre expérience!

Nous avons réalisé un circuit de 12 jours en Inde du Sud ( Tamil Nadu et Kerala ). Nous avions choisi de partir avec une agence de voyage indienne basée à Jaipur dont nous connaissions l'un des fondateurs (rencontré l'année passée au Rajasthan). L'agence s'appelle Real voyages . Le voyage a été fait sur mesures en fonction de nos demandes et souhaits. Nous avons été accueilli par notre chauffeur à l'aéroport. Nous n’avons pas été déçu ! Notre chauffeur Setho a été parfait tout au long du voyage, en nous faisant découvrir son pays. Ses conseils ont toujours été judicieux par rapport aux restaurants locaux typiques. Les hotels étaient réservés par l'agence , nous n'avons eu que de bonnes surprises et un guide nous attendait dans chaque ville. L'agence est tres professionnelle et les organisateurs aux petits soins, nous contactant chaque jour pour faire le point.

Notre séjour a été magnifique, tout en couleurs. La rencontre avec ce peuple, son histoire, son patrimoine vaut le détour … Voici donc notre itinéraire en résumé Mahabalipuram / Chennai / Kanchipuram / Pondicherry / Tanjore / Trichy / Periyar / Kumaracom / Cochin / Trivandrum … A votre disposition pour plus d’infos !
Retour d'Inde du Nord: trucs et astuces English translation pending
by Alexpof · 2007-12-23 · 2 replies
Bonjour,

Je viens de rentrer apres un voyage en Inde du Nord, et, à l'intention de tous ceux qui souhaitent partir là-bas, je souhaite partager les informations variées dont j'ai fait l'expérience.

Mon trajet : Delhi -> Agra -> Jaipur -> Jodhpur -> Jaisalmer -> Jodhpur (dont aller-retour à Ranakpur) -> Delhi

Delhi : Reservation deux semaines à l'avance au Namaskar Hotel dans Pahar Ganj, avec pick-up à l'aéroport (vol Air France qui arrive à 23h30). Je ne recommande pas du tout cet hôtel. Le service de pick-up était ok (l'avion avait du retard et le temps de récupérer les bagages, il était 1h du matin, mais le type attendait toujours). Par contre, l'accueil est déplorable et la chambre que j'ai eue, numéro 306, pour 300 roupies, était vraiment mauvaise (un example: le plafond s'effritait en continu sur le lit et le générateur pour pallier les coupures est juste au dessus ce qui n'est pas agréable à 7h du matin). Le Down Town Hotel dans Pahar Ganj également, pour le meme prix (chambre 101 pour moi), est d'excellente qualité, les chambres sont propres, la salle de bain aussi, et vous pouvez profiter de la télé. En regle générale, et ceci est valable pour le reste des endroits, on évite assez facilement les rabatteurs en affichant un air confiant et en donnant peu de suite aux sollicitations. Le Malhotra Restaurant dans Pahar Ganj est un endroit pas mal pour se restaurer, peut-etre un peu cher. A la salle du dessous, on insiste pour faire payer le service. C'est moins sûr à la salle du dessus. A noter qu'il y a a cote le Malhotra Dosa Palace, plus abordable. Impression personnelle : Delhi est une ville démesurée, et très polluée. Pas du tout une bonne impression générale.

Agra : L'hotel Sakura, prés de l'Idgah Bus Station est pas trop mal pour un prix abordable (300 roupies). Les chambres sont propres, les draps un peu moins, les pièces d'eau sont ok. Ne pas manquer la visite d'Itimad-ud-Daula, surnommé le "Baby Taj". Rien que la course en rickshaw sur le pont d'Agra est folklorique. Le bâtiment est magnifique et le jardin très calme. Ensuite, derrière la Yamuna, on peut voir le Taj Mahal par derrière. Ne pas entrer dans le jardin (100 roupies l'entrée), on peut aller gratuitement sur les berges.
De retour de trois semaines et demie du Rajasthan... English translation pending
by Fox06 · 2013-01-19 · 11 replies
Bonjour, Nous rentrons du Rajasthan....où nous avons passé 3 semaines et demi avec un chauffeur. Parcours: New-Dehli - Madawa - Bikaner - Jodhpur - Udaipur - Bundi - Jaipur - Agra - Retour New-Dehli Activité: Visite des Palais et Forts / Camel Trek sur Bikaner ( 2 jours) / Petite balade éléphants sur Jaipur mais pas à Amber / Gravures préhistoriques remarquables à Bundi Hébergement: De la tente Igloo au Palace ( à Samode) Agence: OASIS EXCURSIONS de New-Dehli (super)

Si vous souhaitez quelques informations.....n'hésitez pas à plus les forumistes.....
Vivre et travailler six mois à New Delhi English translation pending
by Yaminiy · 2009-06-23 · 5 replies
Bonjour à tous !

J'ai 21 ans, et je m'apprête à faire un stage de 6mois à New Delhi. Je vais travailler au India Habitat Center (souvent signalé sur les cartes) sur Lodi Road (quartier Sud de Delhi).

J'ai lu avec grand intérêt tous les sujets du forum sur Delhi, mais je fourmille encore de questions!!

- logement : connaissez vous des sites internet /bons plans pour trouver des colocations ?  Des amis indiens m'ont dit que les indiens ne faisaient pas de colocs, je recherche donc des colocs type erasmus (si possible avec des personnes non francophones), dans south delhi.

- nourriture : quel type de nourriture peut-on trouver à cuisiner ? Lors de mon dernier séjour en inde, j'ai perdu 5kg en deux semaines car je ne supporte pas ce qui pique (même pas les boissons gazeuses!). J'adore cependant la nourriture du nord (poulet tikka, cheese naan) et j'ai hate d'apprendre à cuisiner des plats indiens.

- vêtements : comment s'habiller pour travailler dans une (grande) entreprise ? Je compte m'habiller local, j'ai vu des sujets très intéressants sur le thème. Petite question : lave-t-on ces tenues dans des laveries ou faut-il prévoir de la lessive pour laver à la main ?

- transports : certains sujets de forum sont terrifiants (on se demande même comment les gens reviennent vivant de delhi !) : bus, rickshaw, métro ? Que conseillez-vous ?

- visites : que peut-on visiter autour de delhi le temps d'un week end, et surement seule ? Je veux découvrir au maximum l'Inde du Nord mais comme je travaille je n'aurais que des WE.

- photos : faut-il un appareil "discret" ? Je suis très enthousiaste et je voudrais m'acheter un appareil de qualité pour prendre de belles photos, mais j'ai peur de la taille trop genante.

- quels produits trouve-t-on difficilement en Inde et donc sont à amener de France (moustiquaire, produits hygièniques etc) ? Quel sont les indispensables dans une valise ?

Merci beaucoup pour vos futurs conseils, vos expériences partagées etc ! Je suis impatiente de passer ces six mois en inde, mais l'inconnu de la situation me stresse aussi! 

yamini
Hôtels et transports au Rajasthan English translation pending
by Pitche · 2008-02-10 · 6 replies
Bonjour,

Nous envisageons mon mari et moi, un séjour au Rajhastan fin mars pour une quinzaine de jours. Nous ne sommes plus vraiment des routards et voudriont des hôtels de charme et hors des entiers battus.... Nous préferons faire moins de choses mais en profiter, et dans un rythme plus calme ou alors privilégier l'avion ou le train de nuit pour certaines étapes. Doit-on passer par une agence, un chauffeur....? Merci d'avance de vos conseils avisés

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