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Temps de trajet et prix Natal/Fortaleza en bus? (Brésil) English translation pending
by Jujudobrasil · 2012-02-12 · 3 replies
Bonjour,

Quelqu'un a t'il déjà effectué Natal/Fortaleza en bus? Combien de temps pour faire ce trajet? Quel est le Budget? Quelles sont les étapes du trajet? J'imagine que Le bus s'arrete plusieurs fois durant le trajet, quelles sont les noms des villes? Nous aimerions faire l'itineraire en bus en plusieurs fois afin de profiter des plages du Nordeste, est ce possible? Qui a fait ce meme parcours?

Merci d'avance
Road trip de vingt et un jours dans l'ouest des États-Unis English translation pending
by Boowette · 2012-02-08 · 2 replies
Bonjour, Je suis en train d'organiser mes vacances de cet été et je me pose pas mal de question et je voudrais des petits conseils, bons plans ... Nous allons partir en couple du 20 juillet 2012 au 9 aout 2012. Nous allons prendre les vols aller retour Geneve - Los angeles avec la location de véhicule incluse. Je n'ai pas encore fait le circuit final mais voilà ce que j'ai fait : 1 GVA- Los Angeles nuit à Santa Monica, repos 2 Los Angeles visite, universal studio nuit à Santa Monica 3 Los Angeles visite, nuit à hollywood 4 Los Angeles visite, nuit à hollywood 5 Los Angeles - Tusayan en s'arretant à Barstow (shopping) et à Williams, nuit à Tusayan 6 Tusayan Visite Grand Canyon - Kayenta nuit à Kayenta 7 Kayenta - Monument Valley - Lac Powell ?! nuit à Page 8 Page - Lac powell - Moab nuit à Moab 9 Moab - Arches NP - Bryce canyon nuit ?! 10 ?! - Vegas 11 Vegas 12 Vegas 13 Vegas - Death Valley, nuit à Lone Pine ?! 14 Lone pine ?! - Yosémite, Boodie , nuit à ?! 15 ?! - San Francisco 16 Sf 17 Sf 18 Sf - Monterey nuit à Monterey 19 Monterey nuit à Monterey OU nuit à san Luis Obispo ?! 20 Monterey ou San Luis Obispo ?! - Los Angeles 21 Los Angeles - retour... :(

Voilà il me manque des nuits et je ne sais pas si c'est vraiment réalisable j'ai regarder sur google map et apparement on ne dépasse jamais les 8h de route.. Ca nous dérange pas de rouler.. On aimerait voir bcp de choses.. Mais on voulait profiter un peu de LA, Vegas et SF.. Et je voulais une nuit de moins à La mais apres on tombe à Vegas un samedi et les prix sont plus cher! Voilà.. Tout en sachant que ce sera notre premier vrai grand voyage!

Mille merci d'avance de vos réponse, et donnez moi vos avis!! Et les trucs à ne pas louper dans ce coin et éventuellement si il y à qqch qui en vat moins la peine faites le moi savoir!!

Bonne soirée :)
Dormir au camping Texas Spring à Death Valley? (voyage camping-car) English translation pending
by Valcaccia · 2012-02-07 · 4 replies
j'aimerais savoir si nous trouverons encore de la place dans le camping TEXAS SPRING à DEATH VALLEY (nous sommes en CC) en quittant LAS VEGAS en fin d'après midi? Nous partirions après avoir récupéré notre CC chez CRUISEAMERICA et après avoir fait les courses, en sachant qu'il y a 2,5 h de route en passant par PAHRUMP et que les réservations ne sont pas possibles dans ce camping vaut'il mieux s'arrêter dormir à PAHRUMP ou JUNCTION VALLEY? sandrine
Problématique pour un voyage en Europe English translation pending
by Staphliora · 2012-02-02 · 15 replies
Hello tous le monde,

Je souhaiterais partire pour un voyage en europe avec le moins d'argent possible et de retranscrire les frais, les difficultés, etc.

C'est pour un travail personnel de fin d'étude. Le problème c'est qu'il me faut une poblématique (une question) auquel mon travail répondra, et là, je sèche. J'aurais bien voulu quelque chose en rapport avec les J.O.

Si vous avez des idées ce serait avec GRAND plaisir 😉

Merci beaucoup
Séjour de deux semaines en Californie: votre avis? English translation pending
by Hanakana · 2012-01-30 · 11 replies
Bonsoir, j'aurais aimé avoir votre avis sur mon petit séjour en Californie en avril sachant je reste essentiellement dans le Nord. J'y vais avec ma mère qui est une grande férue de Monterey c'est pourquoi j'ai choisi de passer pas mal de nuit dans cette ville.

J'hésite beaucoup à enlever les qqjours dans la vallée de la mort : Je n'arrive pas du tout à me rendre compte si ça vaut la peine de faire autant de route pour y aller ..!

Jour 1 Arrivée à SF Jour 2 SF Jour 3 SF Jour 4 SF (je récupère la voiture) - monterey bay en descendant et nuit à Monterey Jour 5 Monterey (carmel, pacific grove, big sur, san batista) Jour 6 Monterey (aquarium, morobay) - Three Rivers Jour 7 Three Rivers - Lone Pine

Jour 8 Lone Pine - DV Jour 9 DV - lone pine Jour 10 lone pine - three rivers Jour 11 Three Rivers Jour 12 Three Rivers - Sonora Jour 13 Sonora (Gold Country) Jour 14 Sonora - SF (et on s'envole le soir pour New York !)

Merci beaucoup de vos réponses !
Frontière terrestre Inde-Birmanie-Thaïlande? English translation pending
by Batwoman · 2012-01-27 · 17 replies
Bonjour !

Je vous pose une question qui je sais a déjà été poser mais les réponse datent de 2009 donc pas assez sur comme info je pense!

Je compte avec mon ami faire le tour de l'Asie en trip sac a dos en 1 an, nous sommes donc en pleine preparation et recherches pour ce voyage prévu en novembre.

Le pays pour lequel je me pose le plus de question est la birmanie, pourras t-on rentré dans le pays par vois terrestre depuis l'Inde et sortir egalement par frontiere terrestre en thaïlande ?

Merci d'avance pour vos réponses et si vous avez des conseils a nous donné je suis preneuse !
Croisière Canaries, Madère, Espagne sur le Jade English translation pending
by Bragalou · 2012-01-25 · 44 replies
Bonjour Je cherche des personnes qui ont fait une croisière sur le ncl jade récemment car je suis en train de prévoir mes excursions et j'ai plein de questions pratiques. Je vais voyager avec ma grand mère et je voudrai connaître par exemple les distances entre la ville et le lieu de débarquement à Tenerife etc merci d'avance idem pour Barcelone, funchal...
Visite de Bergen (Norvège) English translation pending
by Pippelette81 · 2012-01-24 · 26 replies
bonjour,

je prépare notre voyage en NORVEGE juin 2012, je voudrais connaitre les prix des entrées sur les sites:le funiculaire du MT FLOIEN, la cité hansiatique etc une aprem de libre :que visiter, a part ces deux , qui sont inclues dans notre circuit merci de me renseigner.
Croisière sur le MSC Magnifica de Venise à Haifa le 15 mars 2012 English translation pending
by Chrisdauph · 2012-01-24 · 100 replies
Bonjour,

Nous partons à deux couples sur cette Croisière et aimerions connaître les excursions valables pour Bari - Rhodes et surtout Haifa . Qui a déjà visité Jérusalem à partir de l'escale Haifa et que faire comme excursion le 2ème jour ? Merci pour votre aide
Où passer une semaine au Vietnam dans le delta du Mékong? English translation pending
by Atoll · 2012-01-16 · 13 replies
Bonjour à tous,

Le Vietnam , on en parlait ..... cette fois ca y est les billets sont pris .

Et nous avons choisi le Sud et le delta du Mékong pour notre première approche...

Nous sommes à la recherche d' un endroit où nous poser une semaine hors grande ville , aussi si vous connaissez de bonnes adresses , de bons plans sur place, n' hésitez pas à nous en faire profiter ....

merci d' avance ..

christian
Intérêt de Tadoussac en hiver? English translation pending
by Simonmonsi · 2012-01-16 · 2 replies
Bonjour,

Quelqu'un pourrait me renseigner s'il est intéressant d'aller à Tadoussac en Hiver (Début Février)? Est-ce que ça vaut le coup?

Merci pour votre aide Simon
Quel parcours aux Andamans en quatre jours? English translation pending
by Styxnoir · 2012-01-11 · 5 replies
Bonjour à toutes et à tous !

Je serais aux Andamans le 24 janvier prochain. c'est ma première découverte de ces îles. Que me conseillez vous pour un séjour sur place en 4 jours? Je recherche plage paradisiaque (snorkelling), jungle(trekking ornitho), surtout pas la ville et budget moyen. Je voyage seul Merci de votre réponse ;))
Itinéraire San Francisco - Los Angeles English translation pending
by Brunoke · 2012-01-10 · 15 replies
Bonjour,

je prépare un voyage de 21 jours en Californie pour le mois d'Aout en famille (3 ados donc pas de randos). Arrivée à San-Francisco et départ Los Angeles. On prévoit de se reposer 5 j sur la côte (vers Ventura) avant de rentrer. J’aimerais avoir vos avis sur l’itinéraire que j’ai fait avant de faire les résas d’hôtel. Il me reste 1.5 j à caser mais je ne sais pas où : allez jusqu’à Capitol Reef ? Palm Spring ? Las Vegas ?

Que pensez-vous de mon parcours ?

Merci.

J1-2-3 SF

J4 am trajet SF - Yosemite

pm Séquoia (2h) et Wawona

nuit Curry Village

J5 am Yosemite village - Tioga road - Lee Vining

pm Bodie - Mamoth Lake - Lone Pine

nuit Lone Pine

J6 am Lone Pine - Death Valley

pm Death Valley

nuit Las Vegas

J7 Las Vegas

J8 am LV - Zion

pm Bryce Canyon

nuit Bryce

J9 am Qeens Garden - Navajo Loop

pm Route 12 - Cotton Wood - Kanab

nuit Page

J10 am Antelope Canyon

pm Lac Powell

nuit Page

J11 am Horseshoe Bend - Marble Canyon

pm Cathedral wash - Lees Ferry

nuit Page

J12 am Valley of God - Mexican hat - Gooseneck

pm Monument Valley

nuit Kayenta

J13 am Navajo National Monument

pm Grand Canyon

nuit Grand Canyon

J14 am Grand Canyon

pm Route 66

nuit Williams

J15 ???

J16 Williams - Los Angeles

J17-21 Los Angeles
Vivre à Londres English translation pending
by Karim932 · 2012-01-08 · 2 replies
Bien le Bonjour a tous , je vous contact aujourd'hui pour vous demandez votre aide plus précisément vos conseil. j'ai 21 ans et j'ai l'impression que la vie en france n'est plus faite pour moi . Ayant déjà fait 3 séjour a Londre de courte durée a but découverte :D . Je voudrais quelques renseignements concernant la vie la bas. En effet je désire partir vivre labas mais je ne sais pas du tout comment m'y prendre concernant le logement le travail etc ... merci pour l'aide futur que vous pourrez m'apportez
L'Ouest américain en juillet 2012: avis? English translation pending
by Elodiedw · 2012-01-02 · 13 replies
Bonjour tout le monde ! Bonne année, santé, .. Et gagner au lotto (pour ce genre de voyage).

C'est fait, nous avons acheté aujourd'hui les billets d'avions pour - LE voyage familiale - . Nous serons 4 à faire le voyage, 2 adultes et 2 "ados" (20 & 16) Nous arriverons le 26 juin à Los Angeles et repartirons le 17 juillet de San Francisco, avec un arrêt de 5 nuits à Phoenix dans notre famille.

Prochaine étape : la réservation des hôtels, pour cela je vous re re re (après modifications) soumet notre programme. Vos conseils, ont jusque ici chaque fois été très intéressants, voila pourquoi je me permet une fois de plus de vous demandez votre avis..

J1 Arrivée 18h à Los Angeles – Nuit : Los Angeles J2 Los Angeles – Nuit : Los Angeles J3 Los Angeles – Nuit : Los Angeles J4 Phoenix – Nuit : Phoenix J5 Phoenix – Nuit : Phoenix J6 Phoenix – Nuit : Phoenix J7 Phoenix – Nuit : Phoenix J8 Phoenix – Nuit : Phoenix J9 Matinée Phoenix puis trajet Grand Canyon – Nuit : Grand Canyon J10 Trajet et visite de Monument Valley puis trajet jusque Kayenta – Nuit : Kayenta J11 Trajet et visite de Page + Lake Powell – Nuit : Page J12 Trajet visite Bryce Canyon – Nuit : Bryce canyon J13 Matinée Bryce puis en fin de journée trajet Las Vegas – Nuit : Las Vegas J14 Las Vegas – Nuit : Las Vegas J15 Trajet Lone pine avec visite death valley – Nuit : Lone Pine J16 Trajet et visite Bodie (1h) & Mono Lake : Nuit – Lee Vining J17 Trajet et visite Yosemite J18 Matinée Yosemite trajet vers San Francisco : Nuit – San Francisco J19 San Francisco : Nuit – San Francisco J20 San Francisco : Nuit – San Francisco J21 San Francisco : Nuit – San Francisco J22 San Francisco, 14H retour BRU

> Que pensez vous du programme ? Au niveau des parcs, nous ne prévoyons pas de faire beaucoup de randonnées, surtout les points de vues. Ou puis je trouver les points de vue intéressants/incontournables ? > Nous pensons louer une voiture type : "minivan". Qu'en pensez vous ? > Avez vous des "tuyaux", des hôtels/motels intéressants à proposer ?

Merci d'avance à tous !! Elodie.
Road trip dans l'Ouest américain du 26 juillet au 24 août 2012 English translation pending
by Zouzoupapai · 2012-01-02 · 11 replies
Ce site est une vraie richesse et merci d'avance à toutes les personnes qui vont répondre à mes questions. Je suis en train de préparer un road trip de 4 semaines (26 juillet au 24 août 2012) dans l'Ouest. Au vu de l'immensité, du temps imparti et des conditions climatiques, j'ai quelques interrogations.... 1/ Est-il possible d'entamer la descente vers Hava Supai vers 15H ou cela est vraiment déconseillé de part la température? 2/ Quelle balade en bateau (excursion) vaut vraiment le coup sur le Lac Powell? Canyons adventure ou Antelope Canyon? 3/ La randonnée The Narrows à Zion nécessite apparemment d'être équipé pour pouvoir la parcourir jusqu'au bout. Quelqu'un peut me donner plus de précisions sur cette rando qui semble magnifique? 4/ J'ai vu qu'il était possible de dormir à Monument Valley dans un camping sauvage situé près du Visitor Center. Quelqu'un a déjà testé? Ce n'est pas trop risqué? 5/ Concernant la Burr trail Road, est-ce que celle-ci est faisable entièrement avec une voiture de location (routière)??

Merci d'avance pour votre aide.
Grand Canyon avec enfant de deux ans English translation pending
by Ninamu · 2011-12-26 · 3 replies
Nous avons prévu de passer 2 jours au Grand Canyon en juillet 2012. Nous pensions au début loger au Bright Angel Lodge mais il me semble qu'avec notre petit garçon de deux ans et demi qui grimpe partout, c'est prendre beaucoup de risque. La terrasse est-elle sécurisée? On a l'impression sur les photos qu'une petite enjambée suffit pour le grand plongeon... Auriez-vous un autre hôtel à nous conseiller où l'on pourrait laisser notre petit gars gambader un peu? Quelles sont les ballades sympas à faire sachant que nous avons deux options de portage: poussette et sac à dos? Merci pour votre aide.
Voyage de quatre-vingt-huit jours aux États-Unis English translation pending
by Lilyhrf · 2011-12-26 · 26 replies
Bonjour à tous,

Dans le cadre d'une année de césure je compte travailler durant 6 à 8 mois pour pouvoir ensuite partir 3 mois aux Etats-Unis avec une amie. Nous comptons réaliser ce voyage entre mi-mai et mi-août 2013, nous nous déplacerons en voiture et nous logerons principalement en camping et motel ou auberge de jeunesse dans les villes. Après beaucoup de recherches (et en grande partie sur ce forum si riche 🙂) nous avons mis au point un itinéraire... Nous serions curieuses de connaître vos avis !

Merci d'avance !

1. New York 2. New York 3. New York 4. New York 5. New York =>Boston 6. Boston 7. Boston => Niagara Falls 8. Niagara Falls => Chicago 9. Chicago 10. Chicago 11. Chicago => Sioux City 12. Sioux City => Rapid City 13. Rapid City (Badlands, Mount Rushmore) 14. Rapid City => Cody 15. Cody => Yellowstone 16. Yellowstone 17. Yellowstone 18. Yellowstone => Grand Teton / Jackson Hole 19. Grand Teton / Jackson Hole => ? 20. ? => Colorado Springs 21. Colorado Springs 22. Colorado Springs => Grand Junction 23. Grand Junction => Moab 24. Moab (Arches NP) 25. Moab => Capitol Reef => Fruita 26. Fruita => Bryce Canyon 27. Bryce Canyon 28. Bryce Canyon => Zion 29. Zion => Las Vegas 30. Las Vegas 31. Las Vegas 32. Las Vegas => Death Valley => Lone Pine 33. Lone Pine => Bodie => Yosemite 34. Yosemite 35. Yosemite => Mariposa Grove => San Francisco 36. San Francisco 37. San Francisco 38. San Francisco 39. San Francisco => Santa Cruz 40. Santa Cruz => Monterey 41. Monterey => San Luis Obispo 42. San Luis Obispo => Santa Barbara 43. Santa Barbara => Los Angeles 44. Los Angeles 45. Los Angeles 46. Los Angeles => San Diego 47. San Diego 48. San Diego 49. San Diego => Palm Springs 50. Palm Springs => Grand Canyon 51. Grand Canyon 52. Grand Canyon => Page 53. Page 54. Page => Mexican Hat 55. Mexican Hat (Goosenecks) => Monument Valley => Chinle (Canyon de Chelly) 56. Chinle => Bandelier National Monument => Santa Fe 57. Santa Fe 58. Santa Fe 59. Santa Fe => White Sands 60. White Sands => Carlsbad 61. Carlsbad => San Antonio 62. San Antonio 63. San Antonio => Houston 64. Houston => New Iberia 65. New Iberia (Oak Alley, pays cajun) => Nouvelle Orléans 66. Nouvelle-Orléans 67. Nouvelle-Orléans 68. Nouvelle-Orléans => Pensacola 69. Pensacola => Panama City Beach 70. Panama City Beach => Orlando 71. Orlando (Universal studios) 72. Orlando =>Tarpon Springs => Sarasota 73. Sarasota 74. Sarasota => Naples 75. Naples => Everglades => Miami 76. Miami 77. Miami 78. Miami 79. Miami => Blue Spring State Park 80. Blue Spring State Park 81. Blue Spring State Park => Savannah 82. Savannah 83. Savannah => Charleston 84. Charleston => Washington 85. Washington 86. Washington 87. Washington => New York 88. New York
Conseil sur itinéraire Miami-Everglades-Keys en Floride English translation pending
by Gribouille11 · 2011-12-25 · 5 replies
Bonjour, Nous sommes en train de preparer notre voyage en floride pour fevrier avant cuba. J ai prevu une journee a miami. nous aimerions decouvrir les everglades ( balade en aeroglissuer mais aussi balade dans la nature a pied ou a velo) Nous souhaitons enfin faire la route des keys avec une nuita ke west. Mes questions: Pouvonsous faire ceci en 4 jours? Ou 5? Pour visiter les everglades, peut on dormir a miami ou est il plus pratique de dormir plus pres ? Quelle est enfin la meilleure combinaison pour ces 3 endroits a isiter afin de ne pas perdre du temps inutilement.

Merci beaucoup pour votre aide.
De Ste Catherine au Caire: route dangereuse? English translation pending
by Bestiol · 2011-12-13 · 2 replies
Bonjour à tous !

Nous partons pour l’Égypte en janvier et nous voulons découvrir le Mont Sinaï. Par la suite nous aimerions rejoindre le Caire dans la journée au départ de Ste Catherine ! Mais la route prise par les bus n'est pas recommandée, elle se situe en zone rouge ! Est-ce vraiment dangereux ou font-ils simplement des contrôles à des check point ? Est ce qu'il a un autre moyen pour s'y rendre? Il y a une route sur la cote ouest qui longe le canal de Suez, les bus passent-ils par ici car on préférerai prendre cette route à la limite! Les mouvements qu'il y a eu dernièrement ont-ils des conséquences sur le coté du Mont Sinaï?

Merci pour vos conseils!

PS : nous voyagons en sac à dos, pas de TO, un couple de 26ans débutant... Voyageusement...

Céline & Fred !
Hôtels sur la route de Las Vegas à Yellowstone? English translation pending
by Twindy · 2011-12-05 · 16 replies
Bonjour, Qui a déjà effectué la route Las Vegas à Yellowstone en moto ? Y a t il des hôtels sur la route secondaire avant Salt Lake City ?
Voyage en Suède à vélo English translation pending
by GuiAmau · 2011-12-04 · 8 replies
Bonjour à tous, Comptant partir en voyage avec des amis jusqu'au lac de Vanern en Suède en vélo, j'aurais aimer connaitre votre avis sur le matériel à acheter. En effet, mon budget n'est pas illimité et j'aimerais ne pas mettre plus de 400 euros dans l'achat du vélo tout seul. Après viendront s'ajouter les frais pour le matériel annexe, mais la n'est pas trop le problème. C'est vraiment au niveau du vélo que je suis indécis... Si vous avez des conseils sur un itinéraire ou des étapes particulières, à partir de Bruxelles jusqu'au lac en passant par Amsterdam, Hambourg, etc... Merci à tous et merci pour vos réponses.
Travailler à Londres durant l'été 2012 (majeur) English translation pending
by Steph38100 · 2011-11-23 · 4 replies
bonjour ! je me présente je m'appelle stéphane et j'ai 18 ans .. j'aimerai voyager cette été tout en gagnant un peu d'argent pour financer le cout de mes études futur et tout en travaillant mon anglais .. Londre s'offre comme la Capital idéal ! :) le seul souci c'est que j'ai beau chercher des emplois mais je ne sais pas sur quelle site aller et si ils sont fiables ... j'ai chercher dans le volontariat pour les JO de 2012 mais c'est difficile .. +.+" je suis trés motivé mais là je commence à baisser les bras car je trouve rien .. pouvez vous m'aider merci ... :o :)
Issan - deux routes possibles English translation pending
by Aaathnk · 2011-11-14 · 5 replies
Laquelle choisir ? En prévision d un trip moto. Suivant l interet de la route.

(le long du mekong) Udon - nongkai - muang pakxan - nakon phanom - mukdahan - udon

Ou

(dans les terres) Udon - sakon nakhon - mukdahan - kalasin - udon
Trois semaines en Inde du Sud en indépendant English translation pending
by Loucassaire · 2011-11-12 · 7 replies
Bonjour, Nous partirons en couple 3 semaines en mars 2012. Nous avons l'habitude de voyager en asie en transports en commun + moto louée. Cela nous permet de gérer nos balades sans aucune contrainte et surtout nous arreter ou faire demi tour à notre rithme..... et sans parler anglais sauf "a room please...." Nous fuyons les centre urbains. La bambrouse dont nous sortons nous va tres bien. Or, dans les guides et forums / Inde je vois que les distances en Inde sont énormes et que la circulation serait plus infernale encore qu'au Vietnam notre dernier voyage. Est ce donc raisonnable d'appliquer notre méthode à l'Inde du sud? Quelle vitesse moyenne nous faut il compter pour les longues distances? Merci d'avance.
De Tibériade à la Mer Morte en passant par Beit She'an en voiture de location? (Israël) English translation pending
by Pridom · 2011-11-06 · 7 replies
Bonjour ! Nous partons en Israel et prévoyons de louer une voiture. Savez-vous si il est possible de prendre la route entre Tibériade et la Mer Morte, en passant par Beit She'an et contournant Jericho ou cette route passe-t-ellle par les Territoires palestiniens ? Quelqu'un l'a-t-il déjà fait ? Combien de temps faut-il compter avec les éventuels checkpoints ?

D'avance merci pour votre réponse ! Cordialement
Service de navette entre l'aéroport de Cancun et Tulum? English translation pending
by Moana · 2011-11-02 · 10 replies
bonsoir,

je suis à la recherche d'un service de navette entre aéroport de cancun et tulum merci pour info à venir moana
De Kathmandu à Lhassa English translation pending
by Saint · 2011-10-25 · 2 replies
Premier jour.

Malgré l'heure matinale du départ, ce sont toujours les mêmes et incessants embouteillages qui nous empêchent de quitter Kathmandu aisément. Les Népalais pratiquent un art consommé du klaxon et la circulation s'effectue souvent mètre par mètre dans un pénible tintamarre. Il faut donc du temps pour quitter la capitale et enfin arriver sur une route de montagne un peu plus paisible. Nous nous arrêtons pour prendre un petit déjeuner et profiter d'une superbe vue sur la chaîne des Anapurnas . La route qui nous emmène à la frontière Népalo-chinoise est à certains endroits très mauvaise. De gros pans de montagnes se sont affaissés sur la chaussée et obstruent régulièrement le chemin. L'érosion ne laisse aucun répit et le manque d'entretien rend certains passages périlleux. Les carcasses de véhicules en contrebas en témoignent. Les paysages sont très beaux et compensent ce réel désagrément.

Six heures après notre départ de Kathmandu nous arrivons à la frontière chinoise. C'est le temps nécessaire pour parcourir les 130 kilomètres de trajet à effectuer. Les formalités de sorties du Népal sont simples et plutôt rapides. Nous franchissons à pied les quelques centaines de mètres qui nous séparent du poste chinois. L'ambiance de ce côté est moins décontractée et les contrôles plus minutieux. Lors de la fouille des sacs, tous les ouvrages qui concernent le Tibet ainsi que les drapeaux et différents signes qui évoquent un " Tibet libre" sont confisqués. Le "Lonely Planet " semble particulièrement visé. A n'en pas douter, nous entrons en Chine. Un pays qui ne brille pas par ses libertés individuelles. Cependant les policiers ne font pas d'excès de zèle. De l'autre coté du poste on sent une atmosphère laborieuse. De nombreux produits sont stockés ou amenés à dos d'hommes ou de femmes avant d'être exportes vers le Népal. D'énormes balles de tissu, des copies de produits électroniques et autres vêtements de marques, copiés eux aussi... Le tout éparpillé dans un joyeux désordre.😕

Un bus nous attend. Il semble confortable et en bon état. Il se remplit lentement des personnes qui composent le groupe. Je précise ici que la notion de groupe doit être ramenée à la nécessité d'obtention de visa pour le Tibet ( incontournable) et non pas celle d'un choix personnel. Le bus plein, nous partons enfin pour effectuer les 900 kilomètres qui nous séparent encore de Lhassa.

Dès les premières minutes, je m'aperçois que l'état de la route est nettement meilleur qu'au Népal. On m'avait informé sur ce point mais j'étais un peu sceptique. A tort..! Le revêtement d'asphalte ou parfois de béton est en parfait état . Nous grimpons et atteignons assez rapidement 3000 mètres d'altitude. Les paysages sont réellement splendides. Plus beaux, plus majestueux encore qu'au Népal. Nous roulons sur une route taillée à flanc de montagne, dans une vallée encaissée et verdoyante.

Les a-pics sont parfois vertigineux. Au fond de cette vallée coule une rivière tumultueuse dont on devine l'eau limpide et glaciale. Nous continuons notre progression en altitude. Les paysages se renouvellent, de plus en plus beaux. C'est fantastique. J'ai beaucoup voyagé mais jamais il ne m'a été donné de voir des panoramas aussi somptueux. Après quelques heures de ravissement sans cesse renouvelé, nous arrivons à "Nyalam". Ce sera la halte pour la nuit dans ce petit village sans autre intérêt que celui d'être "mon" premier du Tibet. L'hébergement se fait dans des dortoirs au confort plus que rudimentaire et dans le froid. Nous sommes à 3850 mètres et les premiers effets de l'altitude commencent à se faire sentir. Je prends de l'aspirine pour calmer mon mal de tête naissant. Après un léger repas je remonte dans la pièce que je partage avec 3 autres personnes et me couche tout habillé, engoncé dans mon parka. Il fait glacial. Je peine à trouver le sommeil. Une meute de chiens passent leur nuit à aboyer. Vers 3 heures du matin je m'assoupis enfin.

2 ème jour.

A 7 heures, je me réveille à cause du bruit. Je me lève tout chiffonné et j'ai l'impression d'avoir dormi sur un paquet de linge sale. Désagréable sensation que je ne pourrai pas chasser car il n'y a pas de douches.. 🙁🙁🙁

Le petit déjeuner, composé d'une chapati sur laquelle est posée une omelette de dentelle, est avalé à la hâte et sans plaisir. Je m'offre un Coca et reprends une aspirine avant de partir car nous allons encore monter en altitude. Il est 8 heures, le jour pointe dans le froid et nous partons. Le ciel est d'un bleu très pur. Aucun nuage. C'est prometteur pour découvrir tous les plus hauts pics de l'Himalaya que nous allons côtoyer. La route, toujours en aussi bon état offre des paysages somptueux. J'imaginais bien que ce serait beau mais pas à ce point..! Il faudrait inventer un qualificatif spécial pour ces panoramas. Nous continuons à prendre de l'altitude. Nous arrivons en milieu de journée à un col situé à 5050 mètres.



Ce sera le plus haut du trajet et ce sera mon record personnel aussi. Le manque d'oxygène rend la respiration difficile et l'effort physique pénible. Il y a pourtant certains touristes qui sont venus là en vélo. Je me demande s'il faut s'extasier ou voir en eux des fous qui aiment se faire mal. Quoiqu'il en soit, chapeau pour la performance physique..!!!

Après un bref arrêt qui nous permet d'admirer la majesté du lieux et aussi de se dégourdir les jambes, nous entamons notre descente. Nous resterons néanmoins toute la journée au niveau des 4000 mètres. Dans le bus, certains, pourtant jeunes, sont saisis de malaises. Nous nous arrêtons et tout le monde descend. Le froid est agréable et vivifiant, facile à supporter, d'autant que le soleil tape également très fort à cette altitude. Cela ravigote les nauséeux et nous repartons. Nous passons tout près du mythique " Everest". Une autre halte s'impose. L'Everest... La montagne, plus massive que les autres se dresse là, devant nous. A la fois encore loin mais aussi toute proche. J'ai un souvenir pour le Sir Hilary de mes lectures de jeunesse. Tout ici invite à la rêverie. J'aimerais être seul à cet endroit...assis à contempler "le toit du monde". Ce n'est pas le cas et c'est la dure loi des voyages organisés. Nous repartons, toujours au milieu de paysages grandioses vers "Zigatste" qui sera notre halte pour la nuit. Nous y arrivons vers 19h30 à la tombée du jour. C'est une ville assez importante qui possède un grand monastère. Nous le visiterons demain. Nous trouvons un hôtel avec des chambres correctes et surtout une salle de bain..! Bien que moyenâgeuse, elle offre cependant une douche avec de l'eau chaude..! Je resterai sous son jet dix bonnes minutes, les deux mains appuyées sur le mur, à me délasser d'une eau presque bouillante...

3ème jour.

Le monastère ne semble pas très bien entretenu. Les discrètes caméras de surveillance posées à de nombreux endroits me surprennent dans ce lieu. Pour un peu, j'aurais oublié que nous sommes en Chine avant d'être au Tibet.

4 ème jour.

Départ à 9 heures. Nous n'avons que 200 kms à parcourir aujourd'hui avant d'arriver à Gyantsé. La route chemine dans la vallée. Les Tibétains s'affairent à la récolte de ce sui semble être du blé. Le niveau de technologie utilisé est équivalent à celui de nos campagnes au début des années. 60. Il est ramassé par bottes et conduit à un endroit spécifique pour être battu à la main. De gros ventilateurs portables se chargent de séparer les grains de la paille. Le travail semble se faire collectivement par village.

La journée sera essentiellement consacrée â la visite du monastère. Datant du 15 ème siècle, il offre un bel ensemble architectural. La ville de décompose en deux. Une partie encore tibétaine et une autre, où se trouvent tous les hôtels, typiquement chinoise. C'est la partie des rues sans charme, tracées au cordeau, qui ne présente aucun intérêt.

5 ème jour.

Après un frugal petit déjeuner nous reprenons la route. Il est prévu que nous passions 3 cols à plus de 5000 mètres d'altitude. Une fois de plus, l'aspirine s'impose à titre préventif.. La route longe un lac aux eaux d'un bleu intense. Cela tranche superbement avec les dégradés de marrons et d'ocres des montagnes environnantes. Là encore cela mérite tous les superlatifs. Puis, après avoir franchi le dernier col à plus de 5000 mètres, nous entamons lentement notre descente vers la vallée de Lhassa qui se situe à 3600 mètres. Seulement...

L'arrivée se fait dans une ville moderne qui ne laisse rien présager d'une quelconque culture tibétaine. Tout est moderne, de la toute nouvelle gare de trains, jusqu'à la portion d'autoroute qui nous emmène au centre ville... Surprenant..! Fort heureusement, notre hôtel, est au cœur de la vieille ville, par contre, typiquement tibétaine. A notre arrivée, on nous offre une écharpe blanche en guise de bienvenue, comme l'impose la tradition.



Les chambres sont superbement décorées et possèdent un charme indéniable. Je fait rapidement le tour de l'hôtel et, au restaurant, mon estomac me rappelle que je n'ai rien avalé depuis le petit déjeuner. Je consulte la carte. Les prix, quoique probablement plus élevés qu'ailleurs, sont corrects. Ce sera un excellent steak de yak accompagné de frites le tout arrosé par une Lhassa Beer. A 22h30, je ressens un peu de fatigue. Je crois qu'il est temps que j'aille me coucher. Demain, j'irai sur la colline rouge visiter le Potala...
Route des Grandes Alpes à vélo en septembre 2011 English translation pending
by Lucbertrand · 2011-10-22 · 12 replies
Route des Grandes Alpes

Je n’aurais jamais imaginé, il y a seulement quelques années, que je réaliserais à vélo cette route de Thonon-les-Bains à Nice en passant par les plus grands cols des Alpes. En effet, pour moi les routes des Alpes représentaient uniquement des chemins d’accès pour me rendre au départ des escalades que je projetais. Ces fonds de vallées, comme par exemple la Maurienne, encombrés d’usines plus ou moins en déréliction sont tristes et font penser à Zola et aux conditions ouvrières du XIX siècle. L’idée de séjourner dans ces endroits plus que le temps strictement nécessaire à un passage rapide en voiture, ne me serait jamais venue. La montagne pour moi reste synonyme d’air pur, d’absence de bruit, de gaz d’échappement, de béton ou de goudron, donc tout le contraire de ce que l’on rencontre fréquemment tout au long de cette route mythique. La montagne je me suis toujours imaginé que pour en apprécier toute la dimension il est nécessaire de la découvrir en solitaire loin des chemins battus.

Fort de cet état d’esprit, comment peut-on en arriver à suivre ce ruban d’asphalte sur 666 kilomètres (ce qu’a indiqué mon compteur) ? Il n’y a pas si longtemps, j’aurais probablement déclaré, de façon tout à fait péremptoire, que ce projet était une ineptie contraire à ma philosophie, et que jamais oh ! grand jamais, je ne me lancerais dans ce genre d’aventure ! Comme quoi, bien se mettre en mémoire la fameuse formule : ne jamais dire fontaine je ne boirai pas de ton eau. Oui, car ce 31 août 2011, je suis avec Evelyne au départ de ce fameux itinéraire, qui de plus fête ses cent ans.

Comment puis-je donc m’engager dans un projet, qui il n’y a pas si longtemps semblait si peu en concordance avec ma conception et mes aspirations en matière de voyage ?

Différents facteurs se sont liés, je dirais même ligués pour m’amener à un tel revirement. Tout d’abord, mes premières expériences à vélo, qui m’ont fait découvrir le fabuleux plaisir de l’effort sans fin le long de grandes montées, m’ont amené à ne penser qu’en termes d’effort, en quelque sorte déconnecté de l’environnement. Ensuite, des discussions avec des cyclotouristes, en particulier Jean mon acolyte de la traversée de l’Europe et des Andes. Cette route il l’a faite à plusieurs reprises, et il en parle avec passion et son regard s’illumine aux noms de Galibier, Iseran, Izoard, la Bonnette etc. D’autre part, les fabuleuses images qui chaque année à l’occasion du tour de France reviennent durant presque un mois, m’ont aussi sans doute profondément influencé, jusqu’à vouloir imiter ces forçats de la petite reine. Il faut dire que les reportages présentés à cette occasion par les équipes embarquées à bord d’hélicoptères, sont d’une qualité et d’un esthétisme exceptionnels. Ils ne nous montrent pas seulement les Alpes, mais la France entière. On découvre les richesses architecturales et naturelles de ce pays incomparable qu’est la France ! Garde à vous on entonne la Marseillaise!

Ces facteurs, lentement, ont mûri dans mon esprit, pour finalement déclencher des envies et des émotions nouvelles, m’amenant à une vision des choses sous un angle différent, d’où un basculement radical d’opinion. Et de plus, au moment de concrétiser ce projet, l’envie de partir vivre une aventure orientée vers l’effort physique avec Evelyne, compagne de vélo sûre, toujours volontaire et de bonne humeur, n’a fait que précipiter le départ. Une fois que la décision fut prise, pas grand-chose à planifier, plus rien à faire que pédaler, car tout est bien balisé. Mais j’ai pris conscience que ce trajet à travers les Alpes que je connais bien, allait aussi sans doute représenter l’essentiel, la mémoire de mon père. En effet, il n’y a pas un massif que je n’ai fréquenté avec lui. Je savais qu’à chaque détour de la route ou du haut des cols je contemplerais des sommets que j’avais gravis en sa compagnie, ou dont il m’avait parlé avec passion. Et là, à partir de ce moment, ce dessein s’est inscrit en moi à la manière d’un pèlerinage à la quête de ce père qui m’a ouvert à la vie et qui m’a insufflé ma plus grande passion, l’alpinisme.

Voilà comment je me retrouve au départ de cette route mythique, l’année de son centenaire. Concernant cette date anniversaire, il faut rester prudent. En effet, de nombreux événements significatifs sont révélés lorsqu’on se penche sur l’histoire de cet itinéraire des grands cols. Les travaux avaient commencé au XIX siècle. C’est en 1911 que les premiers voyages ont été organisés par la compagnie PCM (Compagnie des Chemins de Fer de Paris Lyon à la Méditerranée), bien que certains tronçons ne fussent pas totalement aménagés. J’imagine qu’à l’époque de ces premiers périples organisés, les privilégiés qui en profitèrent, firent un voyage époustouflant à travers des régions très peu médiatisées en ces temps, et que le décor qu’ils découvrirent du haut de l’Iseran ou du Galibier les marqua durablement. En effet à notre époque, lorsque nous partons dans des contrées lointaines, nous avons déjà vu une multitude de photos ou de reportages, qui embellissent souvent la réalité, ce qui nous prépare à ce que nous allons découvrir. Au début du XX siècle, la publicité et autres représentations en images étaient moins développées, d’où probablement une émotion décuplée devant des paysages grandioses, dont on ne se faisait aucune idée quant à la splendeur et la grandeur.

Tout évolue, donc cette route mythique s’est transformée en itinéraire touristique de masse, certes magnifique mais plus vraiment exotique. Il en est de même des grandes voies d’alpinisme. Je pense tout particulièrement à la Meije, que l’on découvre du col du Galibier, et qui culmine presque à 4000 mètres. La première traversée des longues arêtes de ce sommet a été réalisée le 26 juillet 1883 par le grand guide de l’Oisans le Père Gaspard. Le sommet avait été atteint en 1877 par ce même guide accompagné d’un jeune alpiniste, Boileau de Castelnau. En cette fin du XIX siècle, cette entreprise passait pour un exploit d’exception, alors que de nos jours, sans minimiser l’engagement qu’elle implique, elle est classée tout simplement AD (assez difficile). C'est-à-dire qu’elle ne présente aucune difficulté technique d’escalade pour les virtuoses de notre époque, bien que l’enneigement puisse présenter un danger redoutable.

Voilà en quelques mille mots les pensées qui m’habitent au départ de cette chevauchée de cols en cols, du Léman à la mer, tout au long des 666 kilomètres et des 15000 mètres de dénivelé qui nous attendent.

Premier Jour : Thonon-les-Bains Cluses 60 km

Un peu avant midi le train nous dépose en gare de Thonon-les-Bains. Les TER Bombardier sont vraiment pratiques pour les cyclistes. En effet, en plus de permettre une vue panoramique au voyageur, ils offrent toutes les commodités pour les vélos. Pas de marches exigües et très raides à franchir en effectuant des efforts surhumains. On pénètre du quai dans le wagon en faisant rouler sa bicyclette sans changement de niveau. Ensuite, il suffit de l’accrocher dans le coin prévu à cet effet, et inutile de décrocher les sacoches et autres bagages. Oui, je fais de la publicité pour la SNCF !

Pour cet après-midi, nous avons l’intention de rejoindre les Gets, à peu près quarante kilomètres. Ce qui pour une étape de la demi-journée devrait constituer une mise en jambe en douceur. Cependant sur notre carte nous éprouvons des difficultés à évaluer le dénivelé, la montée sera-t-elle longue et le pourcentage élevé ? Nous verrons bien.

Donc sans idée précise de ce qui nous attend, nous quittons cette jolie ville de Thonon et nous engageons dans les gorges de la Dranse. Le temps est au beau, la température idéale pour pédaler et la circulation peu importante. Ce début de voyage sur une route à peine montante est très agréable. La rivière nous offre des points de vue superbes, bouillonnements d’eau au milieu desquels de gros cailloux mettent en exergue l’écoulement de l’onde, toute en courbes frangées d’écume, du plus bel effet.

Les Gets sont rapidement atteints, et sans difficulté notre vitesse moyenne frise les 20 km/h. Evelyne trouve que comme d’habitude je pars trop vite, mais je ne sais pas rouler doucement. Il faut toujours que je sois presque au maximum de mes possibilités. Je prends un peu d’avance, car je sais que les jours suivants dans les grandes pentes, alors que je donnerai le maximum, elle sera loin devant.

Après un pique-nique frugal à base de charcuterie, nous nous attablons à un bar en bordure de route, pour le café rituel que nous ne manquons jamais de boire en début d’après-midi. On prendrait presque des habitudes de vieux couple, en effet cela fait déjà cinq voyages à vélo que nous effectuons ensemble, Evelyne et moi. Je commande un expresso et elle sa traditionnelle noisette allongée. Un couple de cyclistes allemands s’arrête, nous les invitons à notre table et échangeons nos expériences de pédaleurs. La discussion passe des cols de la région à la magnifique descente du Danube, et de là, à la piste cyclable de l’Elbe, région sauvage et préservée. Ces rencontres au hasard des déplacements, au détour d’une pause café, font partie intégrante du voyage à vélo. Nous nous sentons bien avec nos interlocuteurs, mais le temps file. Malgré le grand plaisir de l’échange, nous prenons congé et continuons notre route. Le voyage c’est aussi une succession de rencontres et de séparations.

La petite ville de Taninges est vite atteinte. L’après-midi n’est pas très avancé, et nous poussons jusqu’à Cluses, qui n’est distante que d’une dizaine de kilomètres. Après une côte de deux ou trois kilomètres, nous arrivons à un point haut, d’où la vue porte sur la vallée située au sud. Cluses s’étale à nos pieds et nous n’avons qu’à nous laisser entraîner par la gravité à vive allure pour rejoindre l’hôtel de la gare qui nous fournira le gîte et le couvert pour notre première nuit. Cet hôtel de la gare, je le connais bien. En effet, il nous sert de point de chute habituel lorsque nous venons grimper dans la région.

Cluses, comme toutes ces villes de fond de vallée est enserrée entre des montagnes aux pans abrupts qui donnent au lieu un air austère, et cela d’autant plus le soir lorsque les rayons du soleil restent là-haut accrochés sur les crêtes et ne nous gratifient plus de leur douce chaleur.

Deuxième Jour : Cluses Beaufort 95 km

La nuit a été chahutée. Un orage violent a sévi de 1h à 3h du matin. De grandes quantités d’eau sont tombées. Le tonnerre et les éclairs nous ont gratifiés d’un spectacle sonore et lumineux de premier plan. On ne peut s’empêcher de penser que si le temps devait être mauvais, notre projet de traversée des Alpes serait radicalement compromis. A vélo les conditions météorologiques constituent un facteur déterminant, qui conditionne la réussite de l’entreprise. On garde constamment à l’esprit que nous sommes et restons soumis aux aléas du temps et aux coups de colère de la terre. On abandonne notre condition d’hommes appartenant à une civilisation qui ne regardent plus la planète, sûrs que la technologie nous permettra de passer outre les intempéries. Se soumettre à la merci des éléments nous remet à notre place d’êtres, vivant aux rythmes de la nature. Cela à mon avis donne un vrai sens au voyage et lui rend toute sa profondeur. J’imagine l’alpiniste qui scrute au matin l’état du ciel et les conditions de la paroi, le marin qui écoute le bulletin météorologique dans l’attente d’un éventuel avis de tempête, l’explorateur du pôle évaluant la violence du vent et le danger des basses températures.

Après un petit déjeuner copieux, nous équipons nos vélos et nous quittons la ville par de petites rues peu passantes et encore ruisselantes des fortes pluies de la nuit. Le pied du col de la Colombière est rapidement atteint. Il va constituer le premier gros « morceau » de notre étape, 1128 mètres de dénivelé pour 20 kilomètres. Tout commence dans les meilleures conditions. Nous montons dans une belle forêt encore toute humide qui nous distille sa fraîcheur, sur une route où le trafic est quasiment absent. Le village du Reposoir est dépassé et nous discernons sa jolie chartreuse fondée au XII siècle. Cependant, nous ne prenons pas le temps de nous y arrêter sachant que notre étape du jour sera longue et difficile, trois cols au programme. Cela me fait dire que le voyage à vélo n’est pas toujours le meilleur moyen de visiter. En effet, ce mode de déplacement lent, n’autorise pas souvent les arrêts pour satisfaire sa curiosité, car cela risquerait de compromettre l’objectif de la journée. On reste tendu sous la contrainte horaire, dans l’espoir d’arriver au terme de notre étape dans des délais horaires convenables. La recherche d’un hébergement selon les endroits n’étant pas toujours acquise, cela ne fait que renforcer notre volonté de ne pas arriver trop tard. Tout là-bas, nous discernons enfin le col, mais nous n’avons pas l’impression d’avancer. Une rampe immense à l’inclinaison importante nous force à des vitesses lentes. Evelyne prend de l’avance et je me traîne à six ou sept à l’heure. Enfin, je rejoins ce col que je convoite depuis un bon moment. Il est plus de 11 heures. Avec Evelyne nous nous regardons et restons quelque peu dubitatifs. Nous n’avons fait qu’une vingtaine de kilomètres et il nous reste deux cols à gravir pour une étape d’une centaine de kilomètres jusqu’à Beaufort. Aurions-nous présumé de nos forces ? Nous ne sommes pas loin de le penser. Mais je me souviens de certaines expériences, où tout démarrait mal ou trop lentement et comme par miracle au cours de la journée tout rentrait dans l’ordre et l’objectif était atteint contre toute attente. Donc, continuons et nous verrons bien. Avant de partir, un dernier coup d’œil me rappelle des expériences d’escalade sur les parois qui nous environnent. Sur ces falaises au-dessus de nous il y a quelques années j’ai reçu une pierre qui m’a entaillé l’arcade sourcilière. J’étais descendu au grand Bornand où l’on m’avait posé quelques points de suture. Surprise lorsque je vois le médecin, le portrait craché du ministre Barnier. Il s’agissait de son frère. Et puis aussi je pense à l’imposante Pointe Percée qui s’élançait derrière le village du Reposoir et barrait de sa masse imposante une vallée secondaire. Je l’avais gravie il y a quelques années. Elle présente une magnifique arête ouest de 450 mètres à l’escalade agréable et de difficulté raisonnable. Mais le jour de notre ascension l’automne était bien avancé et le haut de la paroi était en partie couvert de glace. Cependant la fine pellicule de verglas avait eu le bon goût de laisser quelques grattons bien placés, sur lesquels nous pouvions poser nos chaussons d’escalade. Cela nous a cependant procuré quelques émotions.

Il me faut arrêter de rêver sur les escalades du coin, car notre chemin est encore long et accidenté pour arriver à Beaufort. Tout d’abord une belle descente, dans un cadre magnifique de hautes parois calcaires blanches au pied desquelles de grandes prairies à l’herbe grasse et sombre, nous permet de faire remonter notre moyenne. Dans ces moments, inexorablement le moral remonte aussi. Nous atteignons la superbe station du Grand Bornand, où nous faisons quelques emplettes pour notre repas de midi. L’architecture est magnifique, de vastes chalets au bois sculpté et vernis, aux façades couvertes de fleurs multicolores parsèment les flancs de la vallée. Nous profitons de cette halte pour admirer la mairie superbement fleurie.

Rapidement, par une route au trafic dense, nous atteignons la Clusaz au pied du col des Aravis. Ce deuxième col, à la montée courte, sera vite grimpé. La foule des visiteurs est importante. Je contemple les falaises qui dominent ce lieu et me souviens y être venu faire de l’escalade il y bien une trentaine d’années. Mon Dieu que le temps passe vite !

La descente nous conduisant au pied du col des Saisies me semble infinie. Cela nous laisse envisager une dernière montée longue. En effet, elle se développe sur 17 kilomètres, mais nous ne souffrirons pas trop, car certains d’atteindre notre but de la journée. Comme quoi le moral est primordial et les jambes suivent presque toujours. Cela me rappelle l’une de mes connaissances et maître à penser, athlète hors normes qui a parcouru la terre entière à pied, en particulier les déserts les plus hostiles. Lors de sa traversée de l’Australie en courant, il s’était fixé des étapes journalières de cent kilomètres. Généralement il avait un coup au moral et donc de fatigue vers les 70 kilomètres. Il mobilisait sa volonté et surmontait à chaque fois sa faiblesse journalière. En me narrant cette expérience il me dit que s’il s’était fixé des étapes non de 100 kilomètres mais de 130, son passage à vide il l’aurait eu vers 100 et non à 70 kilomètres. Cette anecdote prouve bien toute l’importance de l’esprit et du mental dans de grands projets. Mais je ne vais pas comparer notre balade de 10 jours dans les Alpes à la traversée de l’Australie en courant ! Cependant, il ne faut pas la minimiser. Ayant traversé une bonne partie des Andes à vélo l’année dernière en passant de très nombreux cols au-dessus des 4000 mètres, je pensais me balader dans les Alpes. Je constate que ce n’est pas tout à fait le cas !

Revenons à la montée du col des Saisies et ses 17 kilomètres. Nous l’atteignons donc sans grande difficulté, du fait de la remontée en flèche de notre moral, et notre regard plonge enfin vers le magnifique village de Beaufort qui se blottit tout en bas dans la vallée au pied du premier gros obstacle de notre étape du lendemain, le Cormet de Roselend et ses 1200 mètres de dénivelé. Drôle de nom tout de même pour un col, dont j’ignore l’origine. Mais il représente un grand intérêt, le tour de France y est passé à dix reprises.

Une immense descente nous conduit à Beaufort. Enfin nous y sommes vers les 18 heures. Nous aurons cumulé aujourd’hui plus de 2400 mètres de dénivelé. Une fois au centre du bourg, nous constatons qu’Il y a manifestement encore beaucoup de monde en vacances en ce tout début septembre. Nous trouvons un hébergement dans l’hôtel du Grand Mont, tout heureux d’obtenir une chambre. De nombreux motards, surtout des Allemands y sont déjà installés.

Le nom de cet hôtel me rappelle mes débuts à ski de randonnée avec mon père alors que j’avais 12 ans, car le Grand Mont d’Arêches a été la première montagne que j’ai gravie skis aux pieds. Cette première expérience m’a enthousiasmé et de nombreuses autres sorties à peaux de phoque ont suivi. Ce sport représente à mes yeux, l’un des plus enivrants. En effet, pouvoir escalader de grandes montagnes enneigées fréquemment sans aucune trace, puis se lancer dans des descentes souvent raides où l’on se laisse guider à l’inspiration sur cet immense tapis blanc et vierge, représente une des plus belles communions que l’on puisse ressentir avec la nature. Outre la joie de ces descentes en neige vierge, le plaisir de l’effort à la montée, parfois durant de longues heures, les fonds de vallées s’éloignant et la cime des sommets environnants se rapprochant, fait naître une vraie symbiose avec ce milieu minéral hostile. Le plus incroyable, ces pics qui semblaient si hauts, si loin presque inatteignables, on finit par les dépasser et les regarder d’en haut. Oui ce plaisir contribue à faire de cette activité montagnarde l’une des plus belles. Cet effort, qui s’inscrit dans la durée, permet de ressentir son corps vivre. Cependant elle est particulièrement dangereuse, plus que l’escalade extrême. Le rocher est un matériau solide, la neige par contre est une substance fluide. Le risque d’avalanche est souvent présent avec tous les dangers que cela représente. L’expérience ne suffit pas toujours à se prémunir de ce danger de la mort blanche, et cela d’autant moins, que souvent des neiges poudreuses instables sont fabuleuses à skier ! Voilà je suis en plein dans mon voyage à vélo sur la piste de mon passé montagnard avec mon père. Le plus étonnant, cette première randonnée à ski, dont je me souviens avec précision, j’aurais eu de la difficulté à en situer le lieu sur une carte et tout naturellement le nom de cet hôtel me permet de la positionner avec précision. Cela fait quand même quarante six ans !

Troisième jour : Beaufort Val d’Isère 77km

Après une soirée gastronomique et une nuit paisible, nous sommes à même d’attaquer les vingt kilomètres qui nous conduiront au Cormet de Roselend. Alors que nous sortons de l’hôtel et préparons nos vélos, un couple d’Américains en fait de même. Ils se sont aussi lancés dans la traversée des Alpes, leur point de départ étant Genève. Après avoir fait quelques achats nous nous lançons dans la montée. Au début la route serpente le long d’un versant boisé. Nous gagnons rapidement de l’altitude et la vallée à nos pieds apparaît de plus en plus encaissée. Avec cette prise d’altitude rapide la perspective s’élargit et des sommets émergent, ce qui procure un vif plaisir. A l’arrivée sur le lac de Roselend, nous retrouvons le couple d’Américains. Tandis qu’ils continuent, nous nous arrêtons boire un café. De la terrasse, à laquelle nous sommes assis, nous surplombons le lac à la surface calme, sans une ride. La couleur de l’eau est presque irréelle, vert émeraude. De loin en loin, je distingue les ronds faits à la surface par les poissons, sans doute des truites, qui viennent pointer leur museau. Je resterais des heures à contempler ce spectacle. Comme quoi, contrairement à ce que je pensais, pas la peine de marcher des heures loin de toute présence humaine pour pouvoir s’absorber dans des spectacles de toute beauté. Mais il n’est pas question de trop s’attarder, car nous n’avons pas encore atteint notre premier col, et le plat de résistance nous attend dans l’après-midi.

Il nous reste exactement 363 mètres de dénivelé pour atteindre le Cormet. La forêt a disparu, cédant la place aux alpages d’altitude, à l’herbe rase et claire. Nous commençons par descendre légèrement. Dans les grandes montées on appréhende toujours le fait de descendre, car cela implique qu’il va falloir reprendre l’altitude perdue. On a un peu l’impression de monter deux fois. Mais cette redescente est de faible ampleur, elle nous permet cependant de parcourir un kilomètre à vive allure avant de reprendre notre vitesse d’escargot inférieure à dix à l’heure. Nous marquons une courte pause afin d’admirer la pittoresque église des Lanches, sur laquelle se dresse un joli clocher à deux cloches. Après un verrou aux lacets raides, le Mont Blanc se dévoile dans toute sa splendeur, sous un angle inhabituel. Nous laissons sur notre gauche le petit refuge du Plan de la Lai. Il me rappelle ma traversée de Chamonix à Nice à pied par le GR5, ce fut aussi une belle aventure. Je m’étais arrêté au refuge après un bivouac merveilleux vers le col du Bonhomme, et avais engouffré cafés et coca-cola avant de reprendre ma marche en direction de la vallée de la Tarentaise. Aujourd’hui encore nous allons rejoindre cette vallée de la Tarentaise, mais par la route. Le cyclotourisme est à mon sens plus facile que la randonnée à pied au long cours. En effet, le mouvement uniforme qu’imprime le vélo est moins traumatisant que celui plus chaotique qu’engendre la marche et la répétition des chocs occasionnés par les semelles de chaussure qui frappent à chaque instant le sol.

Encore quelques kilomètres de route à l’inclinaison modérée à travers de grands espaces et nous atteignons le Cormet de Roselend, l’un des passages clef de notre itinéraire. De nombreuses personnes s’y pressent, montées en voiture ou à moto. Il y a aussi deux cyclistes allemands qui attendent leur camarade un peu moins rapide. Ils effectuent un périple à vélo depuis Albertville. Ils sont plus courageux que nous, car ils campent. Ils nous racontent leur nuit d’avant-hier sous des trombes d’eau. Nous n’éprouvons aucune honte de chercher tous les soirs un toit en dur, en nous souvenant de l’orage que nous avons subi à Cluses. Nous cédons avec plaisir au rite de la photo sous le panneau mentionnant le nom du col et son altitude. Il ne fait pas très chaud à près de deux mille mètres d’altitude et nous nous lançons dans une descente de vingt kilomètres. Comme d’habitude, les rôles sont inversés je disparais dans le lointain, alors qu’à la montée c’est Evelyne qui s’envole.

Que de plaisir dans ces grandes descentes sur ces routes aériennes, où le panorama s’hérisse de pics et de parois jusqu’à l’infini. Mon ravissement oscille entre recherche de vitesse et spectacle de la montagne. Mais ces deux activités ne font pas la paire. Il ne faut pas grand-chose pour déstabiliser un vélo, et une chute à grande vitesse sur ces routes escarpées signifierait dans le meilleur des cas l’abandon de notre projet avant son terme.

Vers les treize heures nous atteignons Bourg-Saint-Maurice. Les fonds de vallée ne sont pas très agréables, froids le matin et accablés de chaleur vers la mi-journée, comme c’est le cas aujourd’hui. La circulation sur l’axe qui monte vers Val d’Isère est intense. Nous faisons quelques achats dans un supermarché, afin de nous sustenter en vue d’attaquer la grande rampe qui va nous conduire vers le barrage de Tignes. Cette partie de l’itinéraire, nous la redoutons quelque peu, car tout le monde nous en a décrit l’inintérêt et le danger, en particulier à cause des tunnels peu éclairés. A ce sujet, je me souviens de mes expériences à moto lorsque j’avais moins de vingt ans. Je faisais partie de ces privilégiés dont le père passait toutes les envies. De ce fait dès mes seize ans je me suis retrouvé à chevaucher l’un des bolides les plus rapides de l’époque, une T500 Suzuki. Eh oui à l’époque le permis moto toutes catégories était fixé à 16 ans. Ce qui indéniablement était une erreur, mais voilà cela m’a permis de connaître mes premiers accidents très jeune, et plus tristement de voir mourir un certain nombre de camarades. Dans les années 70 de grosses concentrations de motos avaient lieu, et l’une des plus célèbres se déroulait à Val d’Isère aux environs du 14 juillet. Nous convergions par milliers en roulant comme des fous. Bien souvent des motards arrivant comme des bolides à l’entrée des tunnels pas éclairés et mal pavés, perdaient toutes références et percutaient les parois et dans le meilleur des cas sortaient à pied. Je me souviens avoir vu des gendarmes à l’entrée de ces fameux tunnels debout au milieu de la chaussée faisant de grands gestes pour obliger tous ces fous à ralentir, afin de leur éviter d’aller s’écraser un peu plus loin dans le noir. C’était une autre époque. Mais l’idée de m’enfoncer aujourd’hui dans ces tunnels à vélo m’inquiète un peu. Cependant contre toute attente, je vais les trouver sûrs, bien éclairés, voire ajourés et au goudron sans reproche. Ils n’ont plus rien à voir avec ceux que j’ai connus dans les années 70.

Fort de ces souvenirs vieux d’une quarantaine d’années, dans la chaleur de l’après-midi nous attaquons ces vingt cinq kilomètres qui nous mèneront au lac de Tignes. La circulation est intense, voitures, motos et camions. Mais pourquoi ces derniers sont-ils aussi nombreux? Peut-être des travaux importants à effectuer avant que la saison de ski ne commence?

Cette longue rampe est cependant assez ennuyeuse comme on nous l’avait prédit. Nous ne voyons pas les montagnes au-dessus. Nous sommes enserrés dans cette vallée, comme prisonniers des flancs abrupts et des arbres. Le temps finit par nous sembler long dans la chaleur et le bruit. Enfin, nous voyons apparaître le barrage. Nous l’atteignons et cherchons un logement à Tignes le Lac, mais sans succès. Nous nous dirigeons donc vers Val d’Isère, et là à l’entrée de la station en bout de lac nous trouvons un hôtel qui nous hébergera. La vue y est magnifique sur le plan d’eau.

Quatrième jour : Val d’Isère Modane 82 km

Ce jour nous nous réveillons en ayant à l’esprit que nous allons gravir le plus haut col d’Europe à 2770 mètres. Une certaine émulation nous anime. Depuis Bourg-Saint-Maurice jusqu’au col la carte indique cinquante kilomètres, cela correspond à un kilométrage que l’on rencontre dans les côtes des Andes au Pérou. Hier nous en avons effectué plus de la moitié, aujourd’hui l’effort ne devrait pas être trop long et difficile. Nous traversons Val d’Isère, station de sport d’hiver très étendue qui dans ce matin du mois de septembre est presque déserte.

Après avoir quitté la station de ski, nous roulons jusqu’au fond d’un vallon avant d’attaquer le haut pan de montagne qui nous conduit au col. L’extrémité de cette combe me rappelle de nombreuses randonnées à pied ou à ski, entre autre la pointe de la Galise ou la Tsanteleina, magnifique sommet qui culmine à plus de 3600 mètres. Je me souviens l’avoir gravie par sa face nord avec des chasseurs alpins. Le chef du détachement, le colonel commandant le régiment du coin, n’était pas un rigolo, dès que nous parlions entre nous il nous faisait des remarques. Nous, jeunes élèves officiers de l’armée de l’air nous avions du mal à réfréner notre fou rire. Heureusement de nuit il ne pouvait pas voir que nous riions comme des bossus tout en silence. Mais cette course glaciaire d’inclinaison modérée fut très agréable. Une fois au sommet, le colonel des chasseurs alpins s’était radouci, ayant constaté que nous n’étions pas plus mauvais qu’eux. En effet, au milieu du couloir qui conduisait à la cime, l’un d’entre nous avait pris la tête des cordées, traçant dans une neige profonde, et avait accompli ce labeur jusqu’au sommet.

Il y a de nombreuses années que je ne suis pas revenu dans ce coin en été. Que les glaciers ont rétréci depuis cette lointaine époque, pour laisser la place à des champs de caillasses. Cette montée de l’Iseran à vélo est raide, mais heureusement la température est idéale. Les derniers kilomètres sont traîtres, car sous des apparences faciles ils flirtent avec les dix pour cent. Enfin nous y sommes. Nous arrivons à l’un de ces points clefs de la célèbre route des Grandes Alpes. L’affluence y est nombreuse, beaucoup de motards allemands. L’un d’entre eux nous prend en photo au pied du panneau du col qui affiche 2770 mètres. Un automobiliste sans carte me demande quelques renseignements et il est tout heureux que je lui prête la mienne, afin qu’il décide de son itinéraire de retour. Nous sommes bien avancés dans notre voyage, et avons vraiment la sensation d’être au cœur du sujet. Le temps semble se voiler. Il a tenu jusqu’à présent. Je ne me serais pas vu passer l’Iseran dans le mauvais temps. Heureusement nous y échappons pour le moment, mais cela risque de ne pas durer.

Nous profitons cependant du spectacle. A l’est je reconnais des sommets que j’ai gravis, entre autres la Lévana Occidentale, l’Albaron et puis un sommet que j’ai toujours voulu grimper le Charbonnel. En un déroulé du panorama, de nombreuses années de ma vie défilent. Je me souviens d’une montée au refuge de la Lévana avec mon père par mauvais temps. Nous nous étions perdus dans la nuit, et la neige tombait à gros flocons. Il avait fait une chute dans un trou, et je l’avais aidé à sortir en lui prenant son matériel. Vu mon jeune âge j’avais été impressionné, mais sans doute n’avions nous cherché notre chemin que quelques minutes et le trou n’était pas très gros.

Nous reprenons notre route à vélo et nous lançons dans la descente sur Bonneval-sur-Arc. Ce versant de l’Iseran est splendide et austère, de grandes pentes raides à l’herbe rase. Je prends un immense plaisir à foncer, je double même des voitures. Je n’aurais jamais imaginé que le vélo puisse susciter un tel plaisir, d’une part dans l’effort à la montée et d’autre part dans la griserie de la vitesse à la descente. Mais attention, un vélo, surtout avec des sacoches, ce n’est pas une moto et l’adhérence des pneus de faible section reste limitée, donc prudence. De plus le temps de réaction des freins est particulièrement lent, l’ensemble de l’équipage pèse plus de cent kilogrammes. Je suis toujours étonné que les patins en caoutchouc tiennent le coup sur ces longues distances. En effet, sur cette traversée des Alpes, nous effectuons plusieurs centaines de kilomètres en descente, ce qui sollicite fortement les freins. Evelyne, dans l’avant dernière étape, aura quelques ennuis de ce côté, mais un réparateur de vélo en Vésubie y mettra bon ordre.

Une fois à Bonneval, la route continue à descendre mais la pente est plus douce. Nous nous trouvons au fond de la très longue vallée de la Maurienne, que nous allons suivre jusqu’à Saint-Jean-de-Maurienne. Le temps se couvre de plus en plus. Un vent fort se lève mais ne nous gêne pas trop. Nous sommes déjà contents d’avoir passé l’Iseran sans pluie. Vers treize heures un restaurant à Lanslebourg est le bienvenu. Au moment de le quitter nous devons nous faire violence, car le temps se dégrade rapidement. Nous décidons de pousser au moins jusqu’à Modane. Que cette vallée est austère lorsque le mauvais temps s’y installe. Les pompiers nous doublent. Nous les rejoignons quelques kilomètres plus loin. Ils interviennent sur un accident dans lequel est impliqué un cyclotouriste. Il n’a pas l’air trop atteint. Cela nous rappelle qu’avec nos vélos nous sommes très vulnérables. La pluie arrive. Très vite il tombe des trombes. Une véritable pellicule d’eau recouvre la route. Il fait sombre, dans ces conditions on réalise que le cycliste est en posture précaire. La route descend et nous avons tendance à accélérer pour abréger cette situation désagréable d’être soumis à de fortes intempéries sur une route passante. La ville de Modane apparaît. Qu’elle est triste par ce temps! Son immense gare en plein centre donne un aspect lugubre au coin. Nous trouvons rapidement un hôtel sympathique et nous y installons et commençons par prendre une bonne douche et nous changer. Nous irons ensuite flâner au centre ville. Une librairie bien achalandée nous permet de passer un moment agréable.

Nous espérons que le temps demain s’améliorera. En effet, un gros « morceau » nous attend, le Télégraphe et le Galibier. Ce dernier col, il n’est pas question de le passer par mauvais temps, car on louperait l’un des plus beaux spectacles de montagne, lorsqu’on découvre l’Oisans qui se développe au sud avec ses fantastiques montagnes que sont la Meije, les Ecrins, le Râteau et bien d’autres. Nous verrons bien au lever demain matin. Cette incertitude liée aux conditions météorologiques fait partie intégrante du voyage à vélo. C’est l’un des éléments qui nous donnent l’impression d’être très loin. Dans notre monde sophistiqué aux moyens de déplacement multiples et souvent très rapides, la planète perd ses dimensions, et le voyage à vélo ou à pied les lui rend. On a l’impression d’être des explorateurs lorsqu’on ressent cette sensation de loin et cette envie d’engagement. J’en conviens, cela est très relatif, car il s’agit de l’exploration d’une route goudronnée et de plus la gare est devant nous et en quelques heures nous pouvons être à Lyon !

Cinquième jour : Modane Valloire 35 km

Au matin le temps ne semble pas terrible, bien qu’il ne pleuve pas. Nous voyons cette ville sous son mauvais jour. Je me souviens y avoir campé lors d’une traversée des Alpes à pied. Toute la nuit il avait plu et je m’étais réveillé dans une mare ! Aujourd’hui nous n’en sommes pas là, mais le mauvais temps me fait plus peur à vélo qu’à pied, bien que la marche sous des trombes d’eau ne soit pas particulièrement agréable. Mais sur les chemins on n’est pas à la merci des dangers de la route.

Nous enfourchons nos montures par un temps bas, lugubre et humide. L’Arc charrie des tonnes d’alluvions dans ses eaux boueuses, qui semblent épaisses un peu à la manière d’une pâte liquide. Jusqu’à Saint-Michel-de-Maurienne la route descend et nous effectuons cette première partie d’étape à vive allure. Une fois Saint Michel atteint, le col du Télégraphe déroule devant nous ses grands virages qui partent à l’assaut de la montagne. Quelle n’est pas notre surprise de nous trouver au milieu d’une foule de vélos ! En effet, 2500 Belges se sont donné rendez-vous dans le cadre d’une manifestation à but caritatif pour la recherche médicale. Nous commençons à nous faire du souci, car avec tous ces cyclistes allons-nous trouver un hôtel à Valloire? D’autant plus que le temps se dégrade et la pluie fait son apparition. Cette montée fait une dizaine de kilomètres, 11,8 exactement, pour un dénivelé de 856 mètres, une pente moyenne de 7,3% et une pente maximale de 9,7%. Il culmine à 1566 mètres. Voilà, je vous ai tout dit. La pluie s’accélère, nous faisons néanmoins la halte traditionnelle au col pour la fameuse photo sous le panneau indicateur. Nous engageons la conversation avec quelques cyclistes. Ils sont venus de Belgique pour trois jours seulement le temps de gravir ces deux cols mythiques le Télégraphe et le Galibier. Ils nous apprennent que le gros de la foule est passé hier, ce qui nous laisse quelques chances de logement. C’est trempés que nous arrivons à Valloire. Il n’est pas question d’envisager de passer le Galibier par ce temps. Nous nous mettons à la recherche d’une chambre, que nous finirons par trouver. Ouf! Par ce temps il n’était pas question de rester dehors sans matériel de camping.

Il n’est que midi, cet après-midi de repos sera le bienvenu. La montée des deux cols dans la foulée doit être difficile avec nos vélos chargés. Dans le fond la pluie est presque une bénédiction, qui nous enlève toute culpabilité de céder à la facilité d’une étape courte. Le soir nous aurons quelques difficultés à trouver un restaurant qui nous accepte, car les hordes des jours précédents ont tout dévalisé, et la station attendait la fin de cet événement pour fermer ce soir, donc ils n’ont plus rien à proposer à manger! Cette recherche nous la faisons sous de véritables trombes et une fois de plus nous finissons par trouver. Il était temps car nous sommes trempés jusqu’aux os. La soirée sera très agréable avec une bande de Belges qui se sont attardés un soir de plus avant de rentrer au pays. En fin de repas un coup de tonnerre terrible fait sauter l’électricité dans toute la station. Le repas se finira aux bougies et le retour à notre hôtel au radar dans des rues noires transformées en étang!

Sixième jour : Valloire le Laus 71 km

Ce matin le temps est assez beau, il ne pleuvra pas, bien que quelques bancs de brouillard traînent aux flancs des montagnes. Rien d’étonnant car il faut bien évacuer toute l’humidité que les fortes précipitations de la veille ont générée. Aujourd’hui encore cette étape représente un symbole pour les cyclistes. Je me souviens de l’étape du tour de France dans le Galibier cette année. Nous étions dans une petite ville du centre de la France et notre télévision ne marchait pas. Nous avons cherché au pas de course un bar afin de regarder cet événement d’anthologie. Le temps était magnifique et les vues d’hélicoptère époustouflantes. Voilà les souvenirs qui me viennent à l’esprit au moment de quitter Valloire. Afin d’atteindre le col qui culmine à 2645 mètres, il nous faut parcourir 18 kilomètres avec des passages à 12% et une pente moyenne de 7%, le dénivelé dépassant les 1200 mètres. Au début, la route remonte un vallon austère dépourvu d’arbres, puis par des lacets raides elle attaque la montagne. L’effort ne faiblira pas jusqu’au bout. De temps à autre la vue est limitée par des passages de brume. Dans un virage quelques kilomètres avant l’arrivée nous passons devant le monument à la mémoire de Pantani, ce grand coureur mort dans la déchéance.

Au col le ciel reste partiellement couvert, les grands sommets de l’Oisans ne se dévoilent qu’en partie. Nous distinguons entre les nuages les vastes pans de neige et de glace de la face nord des Ecrins, pic de plus de 4000 mètres, qui a donné son nom au massif. Très longtemps on avait cru que le point culminant de la région était le Pelvoux, car il est plus visible de la vallée. Malheureusement les fabuleuses faces nord de la Meije et du Râteau restent cachées. Des noms de grands alpinistes pionniers de ces parois me viennent à l’esprit, le père Gaspard pour la Meije et Victor Chaud, grand guide qui s’est tué lors de la première répétition de la face nord du Râteau, face rébarbative souvent verglacée, très raide et en mauvais rocher. Nous pouvons cependant voir une partie des arêtes de la Meije, jusqu’au doigt de Dieu. Ces montagnes me rappellent une multitude de souvenirs, de ski et de randonnée avec mon père et d’escalades de grande ampleur avec des camarades. Mais cette arête de la Meije me fait systématiquement penser à l’histoire que je vais vous relater : au cours d’un dîner, je discutais avec un gendarme qui avait été durant une partie de sa carrière affecté au secours en montagne en Oisans. Un jour, il est appelé pour le sauvetage d’une personne accrochée en haut des arêtes sur le versant regardant la Bérarde. La paroi est très raide et haute de 800 mètres. Le sauvetage s’avère délicat, et quelle est la surprise du pilote de constater qu’il s’agit d’un parapentiste pendu en pleine paroi, retenu par son parachute à des aspérités par très loin du faîte de l’arête. Le sauvetage se passe bien. De toute évidence l’accidenté avait commis une faute en sautant vers la Bérarde alors que le vent venait de l’ouest, ce qui l’exposait aux rabattants, qui l’ont effectivement plaqué à la paroi. Il pouvait s’estimer heureux de s’en tirer vivant. L’année suivante, notre gendarme est appelé pour un sauvetage similaire au même endroit. Effectivement, il secoure un individu pendu dans les mêmes conditions au même endroit. Quelle n’a pas été la surprise de ce capitaine de gendarmerie quand il a reconnu l’individu qu’il était déjà allé chercher une première fois l’année précédente! Le parapentiste, peut-être suicidaire, mais qui venait de se louper pour la seconde fois, a eu droit à une sacrée remontée de bretelles, réitérer la même faute grossière, décoller le vent dans le dos, les sauveteurs n’ont pas apprécié.

Au sommet de notre col, pas de soleil, un petit vent frais n’encourage pas à prolonger l’arrêt. Nous nous habillons, mettons des gants et nous lançons sans traîner dans la descente. Rapidement l’atmosphère se réchauffe. En effet, nous basculons vers les Alpes du sud. Notre itinéraire passe au col du Lautaret quelques 600 mètres plus bas. De là nous allons nous laisser glisser vers Briançon et la chaleur retrouvée. Sur notre gauche le massif des Cerces nous permet d’admirer dans le beau temps retrouvé une multitude de belles parois d’escalade, qui me rappellent bien des moments de grande intensité. Au niveau de Serre-Chevalier nous casse-croûtons d’un morceau de pain et de saucisson et repartons vers Briançon à la recherche d’un bistrot pour le traditionnel café de mi-journée. Nous le trouvons au pied du col de l’Izoard en pleine ville. Moment de détente que nous savourons après cette matinée de plaisir et d’effort dans le Galibier.

Cet après-midi le ciel est bleu. La côte en direction du col de l’Izoard, après un raidillon à la sortie de la ville, s’atténue, nous pédalons avec facilité. L’obstacle est cependant de taille 20 kilomètres pour 1185 mètres de dénivelé. L’entrée dans le Queyras est très accueillante. L’ambiance dans cette montée est très différence de ce que nous avons connu ce matin le long de la route du Galibier. La rivière la Cerveyrette, aux eaux claires en contrebas dans les gorges, court sur ses plages de galets. On est loin des eaux tourmentées et boueuses de l’Arc. Manifestement ici il n’a pas plu. L’air est limpide et de grandes parois au calcaire lumineux s’élèvent tout autour de nous au dessus des forêts de mélèzes. Les massifs français ont chacun leur particularité, ce qui fait tout le charme des Alpes. Nous passons le joli village de Cervières et rejoignons rapidement le hameau du Laus et son sympathique gîte. Nous y passons une soirée plaisante dans un cadre pittoresque et montagnard.

Septième jour : Le Laus Jausiers 86 km

Encore une fois la nuit fut agréable. Cela tient aussi au fait de la nouveauté renouvelée chaque jour. C’est toujours avec curiosité que nous découvrons le lieu qui va nous accueillir pour la nuit. Ce gîte est particulièrement bien placé à sept kilomètres du sommet du col de l’Izoard. Cette nuit il a fait froid, car par endroits des plaques de givre ponctuent les prairies. L’air ce matin est immobile dans un ciel bleu intense. Toutes les conditions sont réunies pour que nous passions une excellente journée sur nos machines. Au programme se trouvent deux cols l’Izoard et Vars. Le premier dans cet air vif du matin sera vite atteint. Nous y jouissons d’un décor de belles montagnes aux sommets pointus, qui s’élèvent au dessus des forêts. A cette heure matinale encore peu de monde, les motards et les automobilistes se lèvent plus tard que nous, car ils mettent beaucoup moins de temps pour rejoindre ces lieux haut perchés. Mais sans doute éprouvent-ils aussi moins de plaisir et n’ont pas le temps de rentrer en harmonie avec ces régions d’altitude, alors que le silence de notre mode de déplacement nous permet de rentrer en communion avec la faune et la flore. La lenteur et l’effort physique nous font éprouver une forme de victoire longtemps désirée puis obtenue après un combat mené à la force de nos muscles. Toujours la même sensation de plaisir lorsque le point le plus haut d’un col est atteint, on cherche le panneau pour la traditionnelle photo. Au col de l’Izoard, il se trouve juché en haut d’une colonne massive en pierre et affiche 2361 mètres d’altitude.

La redescente sur l’autre versant vers la vallée du Guil est de toute beauté. La route épouse les accidents du relief en larges méandres dans de grandes zones minérales aux couleurs multiples. De vastes pierriers nous entourent de toutes parts et tout là-bas à mi-distance du fond de la vallée sur un replat, nous distinguons les villages de Brunissard et d’Arvieux, au milieu de prairies bien vertes, qui tranchent avec le monde pierreux qui les domine. Dans ce dernier village nous doublons trois randonneuses au pas alerte. Nous engageons la conversation, elles sont parties pour une balade de plusieurs jours sur le GR5. Cela me rappelle ma randonnée sur cet itinéraire il y a maintenant quelques années. J’avais bivouaqué au col des Ayes vers 2300 mètres sous des trombes et au matin, le miracle du beau temps s’était produit, et m’avait accueilli au sortir de la tente avec un spectacle de toute beauté qui s’étalait à l’ouest loin vers l’Oisans et ses grands sommets et au sud au-delà du Queyras et ses montagnes, qui comme le pic de la Font Sanct ont une belle prestance.

Arvieux, dernier village avant de plonger dans les gorges du Guil. Sur notre gauche en amont se trouve la fameuse citadelle de Château-Queyras. Nous n’irons pas car nous partons à droite vers l’aval en direction de Guillestre. La citadelle est magnifique à découvrir lorsqu’on arrive par le GR5. Au détour d’un repli de terrain en pleine forêt d’un coup elle apparaît sans préavis. On reste bouche bée, en découvrant en contrebas cette immense bâtisse que l’on surplombe, au point de presque se croire à bord d’un avion, tellement on la domine.

Mais voilà le vélo ne permet pas ce point de vue. Nous nous enfonçons vers l’ouest dans des gorges profondes, bordées de hautes falaises. La rivière, presque un torrent s’écoule toute frangée d’écume. Après une dizaine de kilomètres dans ce décor de toute beauté, la route est barrée totalement, au point qu’avec avec nos vélos nous ne pouvons pas nous faufiler. Une déviation escalade le bord gauche de la vallée, empruntant une minuscule route qui se glisse à travers les falaises. Cette chaussée est très étroite et le croisement des véhicules est difficile, voire impossible par endroits. Cet itinéraire de déviation au goudron en mauvais état a des petits airs de chemin andin, j’adore. Cependant la montée est raide et cela rajoute quelques kilomètres à l’étape. Nous doublons un jeune Anglais, sac et piolet au dos. Intrigué, je lui demande d’où il vient. Il m’explique qu’il est engagé dans une traversée de Nice à Chamonix sur une durée de six semaines et qu’il suit son propre itinéraire. Il est en train de rejoindre l’Oisans qu’il compte parcourir avant de reprendre sa route vers Chamonix. La chaussée est si étroite, qu’un cycliste et un piéton tassés en bordure du vide s’attirent des remarques d’un automobiliste qui considère que nous encombrons le passage en stationnant à cet endroit. Mais mon Anglais je n’ai pas choisi l’endroit où le doubler !

Après ce détour pittoresque, nous faisons une halte à Guillestre le temps de se ravitailler. A midi nous nous engageons dans la longue montée du col de Vars. Elle s’étire sur vingt kilomètres et 1185 mètres de dénivelé. Le démarrage est difficile dans la chaleur. Les premières épingles nous permettent de regarder vers le nord ouest en direction de l’Oisans. La silhouette caractéristique de la longue arête de l’un des plus beaux groupes de montagnes se laisse contempler. Il s’agit du Pelvoux, du Pic Sans Nom et d’Ailefroide, ces montagnes m’ont toujours fait rêver et je n’ai jamais gravi l’une d’elle. Il n’est jamais trop tard, sait-on jamais? Un cycliste nous rattrape et nous donne quelques détails sur le reste du parcours jusqu’au col, puis sur son vélo de course il s’envole. Après une première partie de huit kilomètres soutenue, l’inclinaison baisse et nous distinguons le col tout là-bas au fond d’un grand vallon qui en finale se relève. Dans un champ nous faisons notre pause de midi. Il fait bon, l’herbe est tendre, nous avons vraiment retrouvé le climat méditerranéen. Nous reprenons notre route pour quelques kilomètres le temps de trouver le bar pour notre café de la demi-journée. A Sainte-Marie une terrasse agréable nous accueille. Elle est en grande partie peuplée de motards allemands. Le nombre de motos que nous croisons ou qui nous doublent est impressionnant, plus d’une centaine par jour. La fin du parcours présente quelques difficultés. Le passage des Claux est très raide supérieur à dix pour cent, dans un village qui n’en finit plus. Cela me rappelle un autre village au fond des Tatras slovaques, ou nous avions parcouru huit kilomètres très raides entre deux rangées de maisons avant de retrouver de grandes forêts désertes. La traversée des Claux est beaucoup plus courte mais demande aussi des efforts.

Le col est atteint. Son altitude est somme toute modeste, 2209 mètres, comparativement aux précédents. Mais ces vingt kilomètres de montée nous laisseront des souvenirs. Nous discutons avec un couple en tandem, lancé lui aussi dans une traversée des Alpes.

La descente sur l’Ubaye est magnifique. Le Brec de Chambeyron, avec sa silhouette de volcan tronqué trône du haut de ses 3411 mètres. Il y a deux mois j’ai passé dans les environs de cette montagne une semaine à grimper de belles parois désertes, présentant pourtant un rocher d’une qualité extraordinaire. L’escalade c’est comme le reste, il y a les lieux à la mode et les autres. Manifestement les parois de l’Ubaye ne sont pas touchées actuellement par le phénomène, et durant cette semaine nous nous en sommes félicités. Par contre nous ne pouvons pas en dire autant de la route des Grandes Alpes, particulièrement en vogue auprès des automobilistes et des motards. Nous rencontrerons cependant peu de cyclotouristes. Nous dépassons le joli village de Saint Paul en Ubaye. Très loin au pied du Brec de Chambeyron je vois le village de Fouillouse, et un peu plus bas son incroyable pont en arche qui franchit un gouffre de plus d’une centaine de mètres de profondeur. Vers les seize heures nous touchons au but de la journée, Jausiers, petit village au pied du col de Restefond la Bonnette culminant à 2715 mètres d’altitude et totalisant 1500 mètres de dénivelé.

Huitième jour : Jausiers Saint Sauveur de Tinée 81 km

Ce petit hôtel où nous sommes descendus, je le connaissais pour y avoir dormi lors d’une virée d’escalade dans la région. La patronne est très agréable et nous parle de la vie locale. En particulier elle nous révèle, et cela ne nous surprend pas, que les motards de passage font significativement monter le chiffre d’affaire.

Après un petit déjeuner copieux nous nous préparons pour la grosse étape du col de Restefond, 24 kilomètres. Ils se déroulent tout le long d’un gigantesque pan de montagne pelée. A notre vitesse lente nous allons mettre pas loin de quatre heures pour arriver à ce passage entre Ubaye et Tinée. Le ciel est clément, la forme est bonne. Le panorama qui s’élargit à chaque tour de pédalier, nous permet de pleinement profiter de ce moment. Ce qui pourrait être un calvaire se transforme en pur bonheur. La fin du parcours est particulièrement austère, le sol constitué d’une caillasse grise, couleur ardoise, donne au paysage une note de dureté et de froideur. Un vent modéré souffle, ce qui renforce cette sensation de nature sauvage. Au col, même pas un panneau. Nous n’irons pas jusqu’au point 2802 mètres, effectuer la boucle de 1600 mètres autour du sommet, bien qu’il s’agisse de la route la plus haute d’Europe.

Devant nous s’ouvre la vallée de la Tinée. Nous sentons que le terme de notre voyage se rapproche. Cette vallée qui débute, si nous la suivions, elle nous conduirait directement à Nice en une centaine de kilomètres. Mais notre itinéraire comporte encore deux cols. Nous allons suivre la vallée de la Tinée jusqu’à Saint Sauveur et de là nous rejoindrons la Vésubie.

Après une magnifique descente nous nous arrêtons à Saint-Etienne de Tinée, pour déjeuner. Il nous reste une trentaine de kilomètres pour rejoindre Saint Sauveur. La route descend le long de cette profonde vallée. Au sortir de la ville nous rencontrons un couple de cyclistes italiens à la recherche d’un hébergement pour la nuit. La femme semble assez énervée du fait de ne rien trouver. En effet, ils ont poussé jusqu’à Isola, mais en intersaison, ils sont arrivés dans une ville morte. J’adore entendre cette italienne parler sur son ton haut perché, appuyant sur l’accent tonique. Je ne puis m’empêcher de lui dire « l’italiano e la piu bella lingua d’el mondo ». Je ne suis pas sûr que ce soit de l’italien bien correct, mais elle comprend.

Suite à cet intermède rigolo, nous reprenons notre route, qui parfois suit une piste cyclable très agréable. Enfin nous arrivons et le gîte municipal est ouvert. Nous nous installons et ce soir nous serons sept dans ce dortoir. Un couple d’Allemands, un Suisse et deux ouvriers travaillant sur un chantier de percement de tunnel près du village qui nous domine, Roure. L’un des occupants a manifestement des problèmes d’odeur de pieds et nous en fera largement et généreusement profiter! Le village est plein de chats pas farouches qui se laissent caresser, ce qui me ravit. Le couple d’Allemands accepte une invitation au restaurant du village et nous passerons un très agréable moment, ce qui entre autre me donnera l’occasion d’utiliser leur langue, que j’aime beaucoup.

Neuvième jour : Saint-Sauveur-de-Tinée col de Turini 61 km

Cetteétapedansles Alpes maritimes va être d’une grande beauté. Nous pensions qu’après avoir gravi les cols les plus hauts des Alpes, dans ce département nous aurions des pentes moins longues et des décors moins grandioses. Il n’en est rien, de plus les villages prennent des airs de hameaux corses nichés dans des pentes incroyables ou cachés dans des creux secrets.

De Saint-Sauveur nous descendons durant quelques kilomètres les gorges de la Tinée. Puis sur la gauche, une petite route escalade la pente raide et rejoint un vallon de toute beauté, qui s’élève rapidement au-dessus de la Tinée. Nous allons monter 17 kilomètres pour un peu plus de 1000 mètres de dénivelé. Arrivés au col, contrairement aux jours précédents, il n’y a pas grand monde. Cependant, il y a une petite boutique de vélos, et Evelyne trouve des patins de frein, car elle commence à freiner sur la ferraille. Nous descendons sur Saint-Martin-de-Vésubie. Il y a bien longtemps, je venais assez souvent dans les montagnes des environs, en particulier la Gougourde, magnifique paroi granitique de 400 mètres de haut, que parcourent de nombreuses voies d’escalade magnifiques. Les bouquetins y étaient nombreux et pas craintifs du tout. Ils venaient même tout près lorsque nous mangions au pied de la paroi dans l’espoir qu’on leur donne un quignon de pain. Je me souviens les avoir vus, dans des postures incroyables en pleine paroi. L’un d’entre eux a disparu au sommet et lorsque nous y sommes arrivés nous avons du mettre un rappel long et raide pour descendre. Je n’en revenais pas qu’il soit passé par là. Depuis nous les avons vus faire des acrobaties encore pires. Leurs sabots sont de véritables ventouses.

Donc, nous arrivons à Saint Martin, jolie petite station de montagne. Nous casse-croûtons sur la place centrale à l’ombre de grands platanes. Il fait chaud, l’ambiance est vraiment méridionale. Puis nous allons prendre un café dans le coin des rues commerçantes, vraiment très jolies. Nous nous y sentons très bien. Je regrette presque qu’il ne soit que une heure de l’après-midi, car je me serais bien arrêté passer la nuit dans ce coin charmant. Mais non l’appel de la route est le plus fort. Rapidement nous rejoignons Roquebillière et peu après sur la gauche l’embranchement du col de Turini se présente et nous quittons la vallée de la Vésubie. Il fait chaud, la pente est rude. Nous arrivons dans le magnifique village de la Bollène-Vésubie. Nous n’y résistons pas, nous nous arrêtons dans un café, où manifestement le patron cultive l’art de vivre. D’ailleurs son chien de toute évidence a la même philosophie de vie. Nous attendons que le soleil tape un peu moins puis nous repartons dans cette longue montée. La route est une incroyable succession de virages en épingles. Nous surplombons le village où nous avons fait halte. Nous réalisons qu’il est comme posé au sommet d’une colline entre vallée et montagne. Il me fait penser à ces villages corses, qui se sont établis dans les endroits les plus invraisemblables. Cette route ne cesse de nous étonner par son profil. Du haut, ce n’est qu’une suite de virages qui escaladent un pan de montagne raide. Le trafic n’est pas intense, surtout des motards allemands. Certains nous doublent, d’autres nous croisent. Pour les premiers c’est presque la fin de cette chevauchée fantastique par les plus hauts cols des Alpes, et pour les seconds ce n’est que le début. Un fou au volant d’un coupé Mercedes nous double sans précaution. Evelyne lui fait signe de ralentir. Il lui répond par un geste obscène. Avons-nous à faire à une petite frappe locale ou à un grand voyou niçois? Il ne nous a pas renversés, donc ce n’est pas grave. Ne nous laissons pas aller à des idées sombres sur nos congénères. Les derniers kilomètres sont éprouvants. Dans ces cas là, on a l’impression de ne jamais en finir. Puis d’un coup le col surgit. Il est très particulier, carrefour de plusieurs routes au milieu des arbres. Autre caractéristique, il y a trois hôtels, sensation étrange, mais le lieu est immédiatement sympathique, on a tout de suite envie d’y faire halte. Cela tombe bien car nous avons ce matin depuis le point d’information du col Saint-Martin réservé une chambre à l’hôtel les chamois. Le patron est adorable et les prix très doux pour une prestation de qualité. Il nous offrira même la bière car nous l’avons aidé à porter de nouveaux matelas qui lui sont livrés. Il nous donnera un cours sur le matelas, car il a travaillé 12 ans dans ce secteur et dans le haut de gamme. En effet, nous constaterons que nos lits sont particulièrement bien équipés en la matière. Souvent dans les hôtels les matelas sont tout mous, vieux et fatigués ou durs comme des planches en bois lorsqu’ils sont neufs. Là ils sont fermes épousent bien la forme du dos sans mollesse, en un mot absolument confortables, secret d’une bonne nuit.

Dixième jour : col de Turini Nice 50km

C’est avec regret que nous quittons ce coin exceptionnel, cet hôtel et son patron très attachants. Aujourd’hui, arrive notre dernier jour de ce beau périple. Pour cette dernière demi-étape nous choisissons un maximum de petites routes. Nous empruntons la D 2566, qui sur la carte suit une ligne de crête durant une dizaine de kilomètres. Cela me rappelle le GR un peu plus à l’est qui lui aussi dans sa dernière partie suit une longue ligne qui domine les vallées d’une part de la Tinée et du Var et de l’autre la Vésubie. La fin de ces deux fabuleux itinéraires que sont le GR5 et la routes des Hautes Alpes révèlent de belles surprises. Pour être précis concernant ce dernier itinéraire nous empruntons une variante, le trajet original descend à Menton par Sospel. Nous ne regretterons pas cette variante par le village de Lucéram. Là encore, on pourrait se croire dans le moutonnement montagneux de l’intérieur de la Corse. Ce département des Alpes Maritimes possède de très belles montagnes et pas uniquement une côte maritime. Cette dernière plongée avant de retrouver les abords de la grande agglomération, nous en profitons autant que possible. Ce village de Lucéram en fin de périple me remémore la fin d’une fabuleuse randonnée autour de la Corse et la Sardaigne, lorsque nous avons quitté la Castagniccia, en plongeant vers Bastia. Nous nous imprégnons de ces senteurs du midi, de cette chaleur lorsque le soleil passe la montagne qui nous domine à l’est. Je retiens ma vitesse pour que cela dure encore un peu. Ces fins de voyage qui se passent dans des conditions exceptionnelles de temps, de beauté et d’entente entre les protagonistes, invitent inexorablement à se projeter dans un futur voyage.

Voilà, nous rejoignons l’Escarene et la grande route. On pressent la grande ville, la circulation s’intensifie, la vallée s’élargit. Nous traversons des banlieues où nous cherchons notre itinéraire. Puis nous nous trouvons sur une voie rapide qui conduit à un long tunnel interdit aux vélos. Je ne m’en rends pas compte, Evelyne l’a réalisé, mais j’appuie comme un sourd sur les pédales et elle n’arrive pas à me rejoindre. Juste à l’entrée du tunnel je ralentis uniquement pour que nous soyons groupés dans ce tuyau très dangereux pour les cyclistes. Alors dès qu’elle me rattrape, époumonée de m’avoir appelé, elle me dit que cela fait plus d’un kilomètre qu’elle essaye de m’arrêter, pour rejoindre la piste cyclable qui se déroule un peu plus loin à droite. Je suis un vrai bourrin, mais ce n’est pas à mon âge que je vais changer ! Facilement nous la retrouvons et reprenons notre chemin en direction de la villa de ma cousine qui habite sur l’une des collines à l’intérieur de la ville. Les quatre kilomètres de montée pour arriver chez elle sont très raides et le trafic particulièrement dense, mais après ce périple à travers les grands cols des Alpes nous surmontons cette ultime difficulté.

Encore un beau projet qui se termine. Nous commençons à être des vieux copains de voyages à vélo (vive VF), cela fait le cinquième que nous accomplissons ensemble. Nous n’allons pas tarder à vouloir repartir ensemble ou avec d’autres en fonction des opportunités. En effet, il ne faut pas les manquer la vie est si courte ! Enfin pour le moment, profitons des beaux souvenirs tout frais et allons nous baigner dans une mer encore très chaude.
Circuit sur la côte Ouest américaine du 23 juin au 21 juillet English translation pending
by Thecabau · 2011-10-11 · 24 replies
Voila le nouveau circuit, je recherche des adresse pour des campings, les hotels a San francisco et Los Angeles c'est OK, merci de votre aide. Serge et Serge 23-juin Oakland course Wallmart (Courtyard – Motel 6) 24-juin SFO (Courtyard – Motel 6) visite SFO ou manger des King crab's??? 25-juin SFO Gilroy Outlet. (Courtyard – Motel 6) 26-juin SFO départ tôt le matin pour yosemite camping 27-juin visite yosemite camping 28-juin départ Bodie puis route vers séquoia c'est long mais bon.... 29-juin sequoia camping quel est le mailleur camping??????? 30-juin depart pour Death Valley dormir prés de death valley 01-juil depart Death valley depart 07.00 (zabryski point, painted desert, golden canyon, bad water) arrivée le soir à LAS Vegas Hotel stratosphere 02-juil depart pour Bryce canyon Ruby’s inn 4H20 de route Cabin 67.32$ par Zion 03-juil rando Bryce indian loop nuit ruby’s inn Cabin 67.32$ 04-juil depart pour escalante (Route 1H10) Escalante la Hole In The Rock road (HITR pour les initiés merci PONG voir ou dormir 05-juil viste des slots canyon et départ pour capitol reef ou dormir camping 06-juil capitol reef Le scenic Drive (13 Km)Le Goosenecks Overlook, Les divers points de vues et attraction le long de la Freemont River Si possible le Waterpocket Fold 07-juil depart pour moab par la scenic drive95 (5heures) 08-juil Dead Horse point – faire un tour à Moab pour louer 4*4 ou voir pour rafting ? 09-juil Rafting ou autre colorado junction green river 10-juil Arches 11-juil Canyonlands 12-juil depart pour valley of gods puis monument valley (4H00 de route) (passer par Mexican hat + visite MV) nuit camping Goulding’s lodge 13-juil depart pour le Grand canyon village (4 heures de route) camping Mather campground visite en bus sur la south RIM cool 14-juil descente a Plateau point (les fatigués s’arrêtent à indians garden) camping Mather campground 15-juil Journee GC recup camping Mather campground 16-juil depart pour Mojave route 66 entre seligman et Kingman (camping (5 heures de route) 17-juil Mojave hole in the rock+ dormir sur place ou dormir ??? 18-juil depart pour Los Angeles 3.30 heures de route) Bagdad cafe Barstow nuit LA 19-juil Universal Vive le spectacle des Blues Brothers LA 20-juil visite venice beach Sunset Blvd, hollywood griffith observatory + rando de 2 heures pour arriver au pied des lettres HOLLYWOOD 21-juil depart LAX 17.20

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