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Coup de main pour CV en anglais et espagnol? English translation pending
Bonsoir,
J'ai le projet de partir travailler à partir de cet été au Canada et ensuite en Amérique Latine, je commence tout juste à apprendre l'espagnol et en anglais je me débrouille mais je suis loin d'être bilingue.
Pourriez vous m'aider à traduire ce cv en anglais et espagnol, je vous en serais vraiment reconnaissante.
Le voici:
NOM Prénom Adresse CP VILLE
22 ans Permis B+ véhicule
FORMATION
2005/2006: niveau BTS Ventes et Productions Touristiques au Lycée... Juin 2003: baccalauréat STT ACC (commerce)
LANGUES
Anglais: niveau moyen (séjour aux Etats-Unis) Italien: niveau moyen (plusieurs séjours en Italie)
INFORMATIQUE
Word: niveau scolaire Amadeus et sites de réservation professionnels: quelques notions apprises en stage (réservation de billets d'avion, recherche de disponibilités d'hôtels, ...)
EXPERIENCES PROFESSIONNELLES
Saison hiver 2007: agent d'accueil à l'office de tourisme de ... : conseils aux touristes, vente de billets de bus, participation aux animations, pratique de l'anglais, ...
Août 2004: Employée administrative: service achat d'une usine: archivage de dossiers, ...
( je ne marque pas tout car je sais traduire les autres expériences, du moins en anglais!)
Comment dit-on prospection téléphonique?
Je vous remercie de me donner un coup de main si vous voulez bien, ca me serait d'une tres grande aide. En ce qui concerne la forme du cv, faut-il pour le canada et les pays d'amérique latine le structurer de la même facon qu'ici?
MERCI.
Cé.
J'ai le projet de partir travailler à partir de cet été au Canada et ensuite en Amérique Latine, je commence tout juste à apprendre l'espagnol et en anglais je me débrouille mais je suis loin d'être bilingue.
Pourriez vous m'aider à traduire ce cv en anglais et espagnol, je vous en serais vraiment reconnaissante.
Le voici:
NOM Prénom Adresse CP VILLE
22 ans Permis B+ véhicule
FORMATION
2005/2006: niveau BTS Ventes et Productions Touristiques au Lycée... Juin 2003: baccalauréat STT ACC (commerce)
LANGUES
Anglais: niveau moyen (séjour aux Etats-Unis) Italien: niveau moyen (plusieurs séjours en Italie)
INFORMATIQUE
Word: niveau scolaire Amadeus et sites de réservation professionnels: quelques notions apprises en stage (réservation de billets d'avion, recherche de disponibilités d'hôtels, ...)
EXPERIENCES PROFESSIONNELLES
Saison hiver 2007: agent d'accueil à l'office de tourisme de ... : conseils aux touristes, vente de billets de bus, participation aux animations, pratique de l'anglais, ...
Août 2004: Employée administrative: service achat d'une usine: archivage de dossiers, ...
( je ne marque pas tout car je sais traduire les autres expériences, du moins en anglais!)
Comment dit-on prospection téléphonique?
Je vous remercie de me donner un coup de main si vous voulez bien, ca me serait d'une tres grande aide. En ce qui concerne la forme du cv, faut-il pour le canada et les pays d'amérique latine le structurer de la même facon qu'ici?
MERCI.
Cé.
Avis sur itinéraire et bons plans en Thaïlande English translation pending
Salut!
Je suis parisienne; Je serai en Thaïlande du 1er mars au 17 avril, seule, 1ere fois, sac au dos et petit budget.
J’aimerais prendre contact avec des personnes partant à la même période ou étant sur place et pourquoi pas se croiser là-bas.
Vos infos sur les bons plans pas chers (pour dormir 300 ou 400 baths etc…), endroits à voir absolument et conseils sur les itinéraires st les bienvenues.
Programme (dans le désordre !): Bangkok au moins 8 jours (visite, shopping!!!), le Nord au moins 9 jours: Chang Mai, Pai...(rafting, trekking, visite...), les îles 1 mois (koh Phiphi, Krabi, Phuket, Koh Samui, Koh Tao, Koh Phangan etc…). En fait je n’ai pas d'itinéraire précis: plongée (passer l'advance), visites, trekking, massages, plage, fiesta, Fullmoon Party, farniente … Le nouvel an Thai le 13 avril.
Voilà ! Merci d'avance pour vos conseils et infos!
Mon Mail/Msn : corralcecile@yahoo.fr
J’espère à très bientôt
Cécile
Carte de la ville de Chennai English translation pending
Bonjour a tous,
Je pars pour 8 mois en Inde dans environ 4 semaines pour faire un stage de 6 mois et visiter un peu ce pays! J'aimerai savoir si quelqu'un savait ou il est possible de trouver une carte précise de la ville de Chennai (Madras) ou si tous simplement quelqu'un en aurait une à me donner!!
Merci a tous pour vos commentaires sur la ville de Chennai!!
Je pars pour 8 mois en Inde dans environ 4 semaines pour faire un stage de 6 mois et visiter un peu ce pays! J'aimerai savoir si quelqu'un savait ou il est possible de trouver une carte précise de la ville de Chennai (Madras) ou si tous simplement quelqu'un en aurait une à me donner!!
Merci a tous pour vos commentaires sur la ville de Chennai!!
Soudan: où se faire enregistrer à l'arrivée? English translation pending
Salut,
Je serais au Soudan dans une 1 semaine environ. Il faut s y faire enregistrer dans les 3j apres l arrivee. Apparemment y a plusieurs villes, dont Kartoum, ou on peut le faire mais il semblerait que le prix ne soit pas le meme selon la ville.
J ai entendu parler de 55$US a Atbara et eventuellement gratuit a Qua Abri. Quelqu un peut il me confirmer ca? et eventuellement le prix a Kartoum?
Merci.
a titre d info, j arriverai par le nord en provenance de l egypte.
Circuit au départ d'Albuquerque en camping-car (Etats-Unis) English translation pending
Bonjour, je suis nouvelle sur le forum😉 (on est une famille avec 4 enfants de 3 a 13 ans) et je me regale de tous vous lire . Pour notre part nous partons du 18 avril au 2 mai aux USA . Nous atterissons a Albuquerque et repartons egalement d'albuquerque . On a reserve un camping car pour 12 jours et maintenant on reflechi a une boucle sympa sachant que l'on a deja fait il y a 2 ans un circuit LA, zion, bryce, capitol reef, canyon land, arche, lake powell, monument valley, grand canyon, LA. Du coup on pensait plutot albuquerque, white sands, tucson, tombstone, phoenix, flagstaff, petridied forest, canyon de chelley, mesa verde, taos, santa fe. bon mais on un peu peur que cela fasse beaucoup de kms / Alors je veux bien des avis, si vous avez deja fait des circuits dans ce coin la, faut il reserver les campings, avez vous des adressses sympas? y'a t'il des trucs a vraiment pas rater et d'autres moins!
merci pour votre reponse
😉
Circuit Yellowstone-Grand Canyon English translation pending
Nous sommes 2 adultes et 2 enfants. A priori, nous recherchons un circuit en voyage organisé pour août sur 15 jours maxi alliant Yellowstone et le Grand Canyon. Connaissez-vous des TO qui proposent quelque chose dans le genre ? Pourquoi circuit en voyage organisé parce que nos ados aimeraient rencontere d'autres ados...
Pour notre part, nous avons déjà fait les grands parcs Zion, Bryce, Sequoia, Gd Canyon sans les enfants mais nous pourrions revoir certains lieux sans problème. mais nous ne connaissons pas du tout Yellowstone. Pour cette raison, nous avons du mal à nous figurer ce qu'il faut aller voir
Des soucis de santé ne me permettent pas de crapahuter dans les canyons et pour nous ce serait plutôt visites cool, points de vue...
Autre solution, nous louons une voiture et organisons nous-même le circuit. Quelqu'un peut-il nous conseiller un itinéraire pour faire ce voyage ? Combien de jours à Yellowstone faut-il prévoir ? Où est-il préférable de loger ? 1 ou plusieurs lieux différents ? Quoi voir à Yellowstone sans marcher plus d'une demi-heure (c'est le maxi) ? Et Grand Teton, c'est uniquement pour les randonneurs ? Est-ce qu'il faut forcément marcher ? Pouvez-vous m'aider, c'est vraiment le début de mes recherches ? Merci d'avance A bientôt
Pour notre part, nous avons déjà fait les grands parcs Zion, Bryce, Sequoia, Gd Canyon sans les enfants mais nous pourrions revoir certains lieux sans problème. mais nous ne connaissons pas du tout Yellowstone. Pour cette raison, nous avons du mal à nous figurer ce qu'il faut aller voir
Des soucis de santé ne me permettent pas de crapahuter dans les canyons et pour nous ce serait plutôt visites cool, points de vue...
Autre solution, nous louons une voiture et organisons nous-même le circuit. Quelqu'un peut-il nous conseiller un itinéraire pour faire ce voyage ? Combien de jours à Yellowstone faut-il prévoir ? Où est-il préférable de loger ? 1 ou plusieurs lieux différents ? Quoi voir à Yellowstone sans marcher plus d'une demi-heure (c'est le maxi) ? Et Grand Teton, c'est uniquement pour les randonneurs ? Est-ce qu'il faut forcément marcher ? Pouvez-vous m'aider, c'est vraiment le début de mes recherches ? Merci d'avance A bientôt
Cuba ou Mexique? English translation pending
🙂Bonjour à tous! Moi et mon copain avons prévu de partir pour le sud du 10 février au 24 février 2007, donc 14 jours. Nous avons tous les deux déjà voyager en Europe mais jamais dans le Sud. Nous avons fait des voyages avec peu de budget, donc nous sommes habitués à dormir dans des valises de voiture! Mais cette fois-ci, nous voudrions tout de même un peu plus de luxe, on cherche à se reposer, prendre du soleil, lire sur la plage, se baigner dans des belles vagues…mais aussi sortir le soir et faire la fête, visiter des sites intéressants… J’ai lu sur plein de site, plein d’avis différents….. C’est difficile de faire un choix éclairé, étant donné que tous les endroits semblent intéressants à différents niveaux (prix, tranquillité, party, etc) On a un budget d’environ 5000$ au total, tout inclus (hôtel, avion, dépenses, cadeaux, bouffe, party) Alors, si quelqu’un parmi vous a un avis a me donner, ne vous gênez pas, cela nous serait d’une grande aide! Merci beaucoup! Isabelle😉
Hébergement dans l'ouest du Canada English translation pending
😏 Bonjour,
Je prépare pour août prochain un circuit dans l'ouest du Canada, de Vancouver à Calgary. Nous passerons par Victoria, Whistler, Kamloops, Clearwater, Valemont, Banff, Canmore, Revelstoke et Penticton. Qui peut m'indiquer où loger (lodges, chambres en campings) à des prix raisonables . A Vancouver je n'ai rien trouvé en dessous de 70€ la nuit. Peut-être quelqu'un qui a déjà fait ce circuit ou qui a vécu là-bas pourrais me tuyauter ? Au lieu de grands hôtels nous recherchons plutôt de petites pensions sympa. où l'on a un contact avec l'habitant, un genre de gîte ou table d'hôte. D'avance un grand merci. Rockyvelo 😉
Je prépare pour août prochain un circuit dans l'ouest du Canada, de Vancouver à Calgary. Nous passerons par Victoria, Whistler, Kamloops, Clearwater, Valemont, Banff, Canmore, Revelstoke et Penticton. Qui peut m'indiquer où loger (lodges, chambres en campings) à des prix raisonables . A Vancouver je n'ai rien trouvé en dessous de 70€ la nuit. Peut-être quelqu'un qui a déjà fait ce circuit ou qui a vécu là-bas pourrais me tuyauter ? Au lieu de grands hôtels nous recherchons plutôt de petites pensions sympa. où l'on a un contact avec l'habitant, un genre de gîte ou table d'hôte. D'avance un grand merci. Rockyvelo 😉
Hôtel à Kolkata English translation pending
Bonjour,
Je pars en Inde en février avec mon compagnon. Arrivée à Kolkata à 1h du mat...
J'ai fais un tour sur le forum pour trouver des adresses d'hotel sympas, mais rien de très précis... Je cherche un hotel PROPRE avec un peu de charme (tant qu'à faire) et de l'eau chaude (si possible) entre 1000 et 2000 rpies. Qui aurait une adresse? J'ai entendu parler du Lytton hotel, de l'hotel Crystal, de l'hotel Pushpak, du Kenilworth hotel... Qui connaît?
Merci pour vos réponses,
H2
Yellowstone en hiver? (Etats-Unis) English translation pending
Bonjour à tous,
je pense voyager aux états-unis en Février prochain afin de faire valider mon visa d'immigrant.
Pour cette fois je n'y resterai qu'une dizaine de jours alors je cherche un circuit à faire en hivernal.
J'avais pensé repérer le Colorado et l'Utah afin de peut-être m'y installer plus tard. J'ai aussi envie depuis longtemps de visiter parc de Yellowstone.
J'ai donc en projet un circuit Denver -> Salt Lake City -> Yellowstone sur 10 ou 11 jours.
Par contre je ne sais pas si je pourrai véritablement profiter de ce circuit en plein hiver. Notamment Yellowstone où la neige risque de bloquer les routes.
Qu'en pensez-vous ? Avez-vous déjà visité la région en hiver ?
Pour le retour, selon vous, est-il possible de rentrer en France depuis Yellowstone ou faut-il impérativement repartir sur Salt Lake ou Denver ?
Merci d'avance pour vos infos et à bientôt.
je pense voyager aux états-unis en Février prochain afin de faire valider mon visa d'immigrant.
Pour cette fois je n'y resterai qu'une dizaine de jours alors je cherche un circuit à faire en hivernal.
J'avais pensé repérer le Colorado et l'Utah afin de peut-être m'y installer plus tard. J'ai aussi envie depuis longtemps de visiter parc de Yellowstone.
J'ai donc en projet un circuit Denver -> Salt Lake City -> Yellowstone sur 10 ou 11 jours.
Par contre je ne sais pas si je pourrai véritablement profiter de ce circuit en plein hiver. Notamment Yellowstone où la neige risque de bloquer les routes.
Qu'en pensez-vous ? Avez-vous déjà visité la région en hiver ?
Pour le retour, selon vous, est-il possible de rentrer en France depuis Yellowstone ou faut-il impérativement repartir sur Salt Lake ou Denver ?
Merci d'avance pour vos infos et à bientôt.
Excursion à Sapa au Vietnam English translation pending
Bonjour!
Je suis en ce moment a Hanoi et je cherche une bonne excursion pour Sapa. Il y a tellement d agences qui offrent ce tour donc, si certains d entres vous en connaissent une qui est de confiance et de qualite, je serai ravie d avoir le nom et l adresse de celle-ci!
En vous remerciant d avance!
Je suis en ce moment a Hanoi et je cherche une bonne excursion pour Sapa. Il y a tellement d agences qui offrent ce tour donc, si certains d entres vous en connaissent une qui est de confiance et de qualite, je serai ravie d avoir le nom et l adresse de celle-ci!
En vous remerciant d avance!
Balades et visites sur Koh Lanta English translation pending
bonjour
je pars en thailande( en février bangkok et ensuite koh lanta, je suis à la recherche d'infos (insolites)sur les ballades et visite sur kho lanta, site pour le snorkeling, plagesde réve peu fréquenté sur les ilots proche de koh lanta(parc). J'ai le routard, et d'autres guides.Mais je cherche des infos insolites. j'ai réservé au LANTA SAND RESORT à long beach koh lanta.
A BIENTOT VOYAGEUR 34
je pars en thailande( en février bangkok et ensuite koh lanta, je suis à la recherche d'infos (insolites)sur les ballades et visite sur kho lanta, site pour le snorkeling, plagesde réve peu fréquenté sur les ilots proche de koh lanta(parc). J'ai le routard, et d'autres guides.Mais je cherche des infos insolites. j'ai réservé au LANTA SAND RESORT à long beach koh lanta.
A BIENTOT VOYAGEUR 34
Chanson de San Andres English translation pending
Bonjour à tous, je reviens de San Andres et j'aimerais savoir si qq1 à les paroles de la chanson que tous les habitants chantent là-bas? Ca ressemble à ça: Take me back to my San Andres... C'est une très belle mélodie. En passant j'invite tlm à visiter ce petit coin de paradis et ne manquez pas d'aller à Cayo Bolivar!!!! Waaa!!! Un ptit coin de paradis! Ah aussi pour ceux qui désire entendre cette chanson demandés à Mauricio il est tjs sur la plage du San Luis. Demandez lui une noix de coco aussi, il ira la cueillir ds le palmier pour vous!! Ca fait une tres bonne foto! :)
Petit déjeuner en croisière avec Holland America? English translation pending
😊bonjour a tous
j'ai une question consernant les petits dejeuner? pour cette année j'ai opté pour une cabine avec balcon et je voudrais bien en profité le plus possible! est -ce possible de faire livré le dejeuner a notre chambre tout les matins.... est-ce que il y a un tarif pour ca ?? comment cela fonctionne et que peut-on commandé comme repas???? merci !!! je pars avec la compagnie holland america
j'ai une question consernant les petits dejeuner? pour cette année j'ai opté pour une cabine avec balcon et je voudrais bien en profité le plus possible! est -ce possible de faire livré le dejeuner a notre chambre tout les matins.... est-ce que il y a un tarif pour ca ?? comment cela fonctionne et que peut-on commandé comme repas???? merci !!! je pars avec la compagnie holland america
Retour de la Thaïlande avec un bébé English translation pending
Bonjour à tous, Je profite de ce message à la fois pour remercier tous les contributeurs de vf qui nous ont aidé directement ou indirectement dans la préparation d'un séjour dans ce pays et pour partager cette expérience avec d’autres qui pourraient trouver quelques réponses à leurs questions.
Nous sommes partis du 24 novembre au 10 décembre 2006 à 3 adultes + un bébé de 15 mois.

Le parcours :
- Bangkok : 3 jours, nuits au Bossotel (à côté du Shangri la) : bien placé pour le bateau et le skytrain. Hôtel tout à fait correct réservé à l’avance via Asiarooms, petit dej vraiment très bien. Nous avons visité le Wat po, palais royal, temple de marbre, maison Jim Thompson, Chinatown, Patpong by night et même le MBK...
Ayutthaya : en train 3e classe depuis Bangkok (15 Baths/pax, nous avons un peu souffert de la chaleur). A l’arrivée, on s’est laisser guider par un chauffeur de tuk-tuk prévenant qui nous a trouvé un hôtel correct climatisé et propre pour 500 Baths la double à côté du marché de nuit et qui nous a guidé tout l’après midi sur tous les sites principaux de la ville pour 450 Baths / 4 heures. Les sites sont assez éloignés les uns des autres et il vaut mieux être motorisé pour les contempler. Très sympa, y compris de nuit avec l’éclairage des monuments.
Ayutthaya

Sukhothai : en bus, 5H30 (216 Baths/pax). 2 nuits au Lotus Village (800 Baths pour la « maison familiale » en bois de teck, sur pilotis). Guest house vraiment charmante au milieu d’un jardin tropical : adresse tout à fait recommandable tout autant que le restau « Dream Café ». Visite du parc historique en vélo. Très très bel endroit, vaut bien d’y flâner une journée complète. Sukhothai


Direction et Lampang via Sri Satchanalai et Lampang Luang, en voiture avec chauffeur depuis Sukhothai pour 4000 Baths (quand même !) : Visite du parc historique de Sri Satchanalai, un peu moins étendu que Sukhothai : ça doit aussi être sympa à faire à vélo si on a plus de temps... Visite du temple de Lampang Louang : C’est le temple que nous avons préféré de tout notre voyage pour sa beauté et son ambiance. Nuit à Lampang, dans la tout à fait charmante guest house « Riverside Lodge » (chambre familiale pour 850 Baths). Le matin : visite de la ville à pieds et en calèche puis bus pour Chiang Mai (120 Baths/pax).
- Chiang Mai (2 nuits au Lai Thai guest house, 750 Baths la double : piscine, chambres un peu défraîchies et c’est un peu l’usine : on doit pouvoir facilement trouver mieux comme adresse. Visite de plusieurs temples en ville et du fameux Doï Suthep, du marché de nuit où pour l’anecdote nous avons dégusté de succulentes fraises... salées !!! Un peu galère avec la poussette mais plein de souvenirs à ramener, certaines pièces d’artisanat sont exceptionnelles de savoir faire (mais le savoir faire à un prix !).
- Vol Chiang Mai - Bangkok - Phuket avec AirAsia, installation pour 3 nuits dans une GH à Kamala Beach (Benjamin Resort, 1000 Baths la grande double sur la plage avec clim, terrasse...). Merci à Barbot de m’avoir conseillé cet endroit, tout à fait ce que l’on cherchait : belle plage, calme, sympa, ambiance familiale. Kamala n’a rien à voir avec Patong que les rabatteurs de l’aéroport nous conseillaient sans relâche. Toujours sur les conseils éclairés de Barbot, nous avons passé une super journée sur une des jonques « June Bhatra » pour explorer la baie Phan nga: 3000 Baths / pax que nous ne regrettons pas. Nous avons également pris des cours de cuisine pour mieux comprendre les produits et les saveurs de la cuisine Thaï : intéressant mais trop cher (2500 Baths): Il vaut certainement mieux prendre ce genre de cours ailleurs qu’à Phuket !!!
Croisière à bord du June Bahtra

La photo suivante montre la célèbre James Bond Island. C'est très joli, mais pour le calme, il faudra revenir à un autre moment

Ko Raya (ou Ko Racha Yai) : En speed boat depuis Chalong Pier (transfert depuis Kamala pour 550Baths/pax). L’île est superbe, l’eau cristalline... Nous avons bien appréciés nos 2 nuits à l’hôtel Ban Raya (Bungalow standard à 2900 Baths réservé par Internet). L’hôtel est dans une palmeraie / jardin tropical qui donne sur une jolie crique rocheuse. Le transfert des personnes et des bagages s’effectue en tracteur depuis l’autre côté de l’île où se trouve le débarcadère (Batok beach). L’hôtel vient de mettre en service une délicieuse piscine à débordement dans ce cadre idyllique. Siam beach à moins de 15 minutes de marche de l’hôtel est la plus belle et la plus grande plage de l’île. Le sable blanc y est d’une finesse extrême. Cette plage est restée étonnamment déserte durant notre court séjour : beauté et tranquillité.
Siam Beach
Et comme les meilleures choses ont une fin, nous sommes rentrés tout bronzés à Marseille en enchaînant : speed boat, taxi et 3 avions (AirAsia et Lufthansa).Infos concernant la Thaïlande avec un bébé : Pour le vol long courrier, Lufthansa nous a fourni un berceau pour le petit qui était accroché à la cloison devant nous. Les deux vols étant de nuit, il a dormi quasiment tout le voyage aussi bien à l’aller qu’au retour. En Thaïlande, notre fils a été l’objet de toutes les attentions, il a été photographié des dizaines de fois par les thaïlandais en compagnie de leur progéniture, il s’est endormi dans des bras inconnus dans un bus et dans un train, a goûté à des saveurs inconnues, s’est fait doucher et talquer dans une gargote d’old Sukhothai, s’est fait tâter et regarder les roubignolles par une grand mère qui voulait vérifier sa virilité, a eu une nouvelle dent, a fait une overdose de banane, il a attrapé une otite à cause de la clim qui lui soufflait dessus dans l’avion et a moins souffert du décalage horaire que nous. Heu-reux !!!
Pour l’intendance : On trouve facilement des couches (la marque Mamy poko est de bonne qualité, vendues par lots de 3 ou 4 couches suivant les tailles). On trouve difficilement des lingettes (on peut faire sans ou en amener !) et on n’a jamais vu de petits pots. Il a mangé à peu près comme nous, du riz blanc avec un peu de bouillon de soupe ou autre, omelette, viande ou crevettes, des sortes de pains (étouffants) à la farine de riz fourrés avec des haricots et du porc, des bananes, ananas, pastèques, des yaourts. Pour les biberons du petit déjeuner et du goûter on trouve facilement des briques de 250 ml de lait entier ou demi écrémé : très pratique et se boit à température ambiante. Nous avions aussi une bouilloire électrique permettant de chauffer l’eau pour préparer un biberon avec du lait en poudre ou mitonner une bouillie de céréales dans un petit Tupperware pour un peu changer du riz.
A part au Bossotel de Bangkok, nous n’avons jamais pu avoir de lit bébé. Pour le faire dormir nous avions un petit matelas mousse que nous posions par terre dans la chambre en refermant le lit avec les meubles de la chambre (table de chevet, chaises, armoire...) pour éviter qu’il ne s’échappe trop facilement ou aille mettre ses doigts dans une prise ! Et voilà un lit improvisé dans une armoire !

Voilà, j'espère que ces quelques infos seront utiles.
Xavier
Retour de l'hôtel Decameron San Luis à San Andrès (16-23 novembre 2006) English translation pending
Ceci est le résumé de mon voyage à San Andrès du 16 au 23 novembre 2006. Étant jeune et ayant comme objectifs principaux de faire la fête et rencontrer des gens, j'ai choisi l'hôtel Decameron San Luis. J'y suis allé seul. Sur mes quatre voyages dans le sud j'en étais à ma troisième expérience en occupation simple. Je dois avouer que ce dernier fût mon coup de coeur et a largement dépassé mes attentes face à mes objectifs et ce même si la météo n'était pas très clémente. Laissez-moi vous raconter ce voyage de rêve dans les quelques paragraphes suivant.
Le Départ et le Vol.
Le départ s'est effectué à partir de l'aéroport International Pierre-Eliott Trudeau de Montréal le jeudi 16 novembre à 07H00AM. Tout s'est bien déroulé, pas trop d'attente au comptoirs d'enregistrement ni au point de fouille des passagers. J'étais un peu septique car il y avait quatre vols de Air Transat qui partaient en même temps du côté international. Étant donné que j'étais encore en basse saison lors de mon séjour, mon vol Air Transat 468 a du faire une escale d'une heure à Toronto pour y ammasser des voyageurs. Tout près de cinq heures après notre envolée de Toronto, que voyons-nous?... la petite ile de San Andrés installée dans la mer bleue des Caraïbes! À l'arrivée ce fût un peu long pour passer l'immigration à l'aéroport de San Andrès cependant l'obtention des baggages à été rapide. La Police Colombienne a fait une vérification aléatoire des baggages avant des franchir les portes de sortie de l'aéroport. Ensuite ils nous ont formé en groupe de quatre ou cinq et nous avons pris les taxis locaux pour se rendre à l'hôtel.
L'Arrivée à l'Hôtel et ma Chambre.
Lors de mon arrivée, les employé(e)s de l'hôtel nous ont acceuilli avec des sourires et des cocktails de bienvenue. Déjà là, ça dépasse des expériences vécues auparavant. À l'enregistrement on m'annonce que ma chambre n'est pas prête et que ca devrait prendre environ 45 minutes. C'est pas la fin du monde, j'en profite ainsi pour découvrir les drinks locaux. Le numéro de ma chambre était 3011 et je considère que j'étais très bien situé. Elle était très propre, mais de base. J'avais un lit double. Il n'y a pas de téléphone, cadran ni de planche et fer a repasser. Si on veut un wake-up call, il faut demander à la réception la veille et ils viennent cogner à la porte le matin venu. Ne pas oublier que c'est un trois étoiles. Évidemment les chambres sont nullement isolées contre le bruit mais j'étais bien avisé avant même d'acheter le forfait pour cet hôtel.
La Nourriture.
La nourriture au San Luis était très bonne, variée et bien présentée. Je suis allé au restaurant Japonnais qui est très bien. Il y a aussi le restaurant Italien à la carte mais je ne l'ai pas essayé. Un point que j'ai trouvé déplaisant est qu'il faut se lever très tôt le matin si on veut avoir des réservations pour les restos à la carte et pour aller dans les autres hôtels de la chaine Decameron car ils les prennent le jour même à partir de 08H00AM. À 08H30AM il n'y a plus rien et croyez moi, il y a du monde!
La Plage.
Le plage en façe du San Luis est belle avec du sable blanc mais rien à voir avec Punta Cana ou Cuba. Il faut cependant traverser la route en face de l'hôtel pour y accèder. Faire attention il y a des roches à l'entrée de l'eau d'une longueur d'environ 4 mètres. Elles sont assez glissantes et surtout coupantes donc pour ne pas prendre de chances, munissez-vous d'une paire de souliers d'eau et le tour est joué! L'eau est très chaude et il y a des petits tapis flottants accrochés à une corde non loin de la rive. Ça vaut la peine de l'essayer. Cependant la plus belle plage de l'ile est sans contredit celle en face de l'hôtel Decameron Isleno.
Les Boissons.
Chaque hôtels on leur sélection de boissons qui sont très bonnes. Ce qui ma déçu par contre c'est au niveau de la bière. La bière de Colombie est la Cerveza Aguila mais les Decameron en détiennent pas. Ils ont plutôt de la Red Dog en cannette qui est une division quelconque de la Old Milwaukee. Mais elle était bonne quand même.
Les Activitées.
Les activitées offertes abondent cependant j'en ai choisi que deux. Il y a le tour de l'ile, l'excursion à Johnny Cay, l'excursion à Acquario, Cayo Bolivar, la plongée sous-marine et en apnée, l'équitation, le sea-doo et plusieurs autres sans oublier ceux qui sont incluses à l'hôtel. La première activitée que j'ai choisi est le Tour de l'ile (20.00$ US). C'est un autobus d'une cinquantaine de personnes avec animateurs francophones qui fait le tour de l'ile qui, dit en passant ne fait que 32 kilomètres de circonférence. Ils nous arrêtent dans une dixaine d'endroits et nous expliquent en profondeur tous les sites. Tant qu'a moi, ça vaut la peine et il faut le faire au début du séjour car on peu retourner à des endroits les jours suivant. Ma seconde activitée fût Cayo Bolivar (70.00$ US). C'est une toute petite ile pratiquement non habitée, située à 20 km à l'est de San Andrès et nécéssitant deux bonnes heures de bateau pour s'y rendre. C'est très dépaysant. On y voit les sept couleurs de la mer, le sable est blanc, il y a des petites vagues et c'est un endroit paradisiaque pour les mordus de plongée en apnée. Nous étions un groupe de quatorze, tous des Québécois du même hôtel. Parmis nous, il y a une fille qui avait ammené sa radio et qui nous a fait jouer d'excellentes musiques du sud.
Les Spectacles et Activitées Nocturnes.
Les spectacles en soirée sont reconnus pour être prodigieux au San Luis cependant Dame Nature a décidé de tous les annuler grâce aux orages, aux pluies et aux vents déchainés que nous avons eu à tous les soirs vers 22H00. C'est pas trop grave, la fête continue ailleurs comme dans certains bars du centre-ville, hôtels ou même au Piano Bar qui est situé au deuxième étage du lobby au San Luis et qui est ouvert toute le nuit jusqu'à 07H00AM. Si vous le pouvez, essayez le camion pickup avec le drapeau du Québec sur le capot. Il vous embarque dans la boite arrière et vous ammène à la destination de votre choix à bon prix en plus il vous offre la bière dans une glacière. Il y a possibilité de terminer les soirées dans le petit bar reggae situé à proximité du San Luis.
Les Touristes.
J'ai remarqué que les Canadiens occupent environ 15% des touristes de cet hôtel. Les autres nationalitées sont d'Amérique du Sud et Centrale. J'ai vu des Argentins, Colombiens, des gens du Chili, Vénézuela, Panama, Costa Rica et du Brésil. Cependant ces derniers viennent se reposer en famille et n'ont aucunement l'esprit à la fête. Par contre les Canadiens fêtent énormément et occupent beaucoup de place aux bars.
Quelques Recommandations et Points Négatifs.
Je recommande le Decameron San Luis principalement aux personnes ayant l'esprit à la fête. Ce n'est pas un hôtel pour se reposer et surtout pas pour une lune de miel. Je conseillerais de regarder ailleurs pour ça. Évidemment, comme un voyage ne peut pas être parfait, j'ai quelque commentaires négatifs face à San Andrès et à l'hôtel San Luis. Je me suis fait offrir de la drogue plusieur fois par jour dans le centre-ville et même parfois devant mon hôtel. Biensûr que je suis en Colombie mais cette ile est quand même à près de 1000KM du continent. Je n'ose pas immaginer ce que ce serait si j'avais à être à Bogota ou Carthagène. De plus je trouve déplorable que les employé(e)s de l'hôtel ne parlent pratiquement pas un mot en anglais à l'exception de ceux et celles qui sont à la réception. Le système de réservation pour aller manger dans les autres hôtels de la chaine Decameron et les restaurants à la carte est assez mauvais. Il faut se lever très tôt faire la file et espèrer avoir de la place. À part ces quelques points je ne vois pas quoi dire de négatif.
Finalement.
J'aimerais remercier Jean-François et Marie-Êve qui sont les agents de Nolitour à San Andrès pour la saison 2006-2007. Ils ont fait de l'excellent boulôt pour nous de notre arrivée à l'aéroport jusqu'au départ. Pour une première expérience à San Andrès, j'ai été charmé par l'endroit et j'y retournerais plusieurs fois encore. C'est une toute petite ile mais tellement grandiose en terme d'activités et de loisirs qu'une semaine est nettement insuffisante pour tout faire. Comme on peut-y voir sur le côté du camion taxi avec le drapeau du Québec... Satisfaction Garantie!!!
Salutations! Je tiens à saluer Marryy1, Chouchoune76 ainsi que tous les Québecois que j'ai rencontré là bas et qui m'ont permis de passer cette semaine si agréable. Que de plaisir j'ai eu avec vous. Au plaisir de vous revoir dans un avenir rapproché.
Simon 🙂
Le Départ et le Vol.
Le départ s'est effectué à partir de l'aéroport International Pierre-Eliott Trudeau de Montréal le jeudi 16 novembre à 07H00AM. Tout s'est bien déroulé, pas trop d'attente au comptoirs d'enregistrement ni au point de fouille des passagers. J'étais un peu septique car il y avait quatre vols de Air Transat qui partaient en même temps du côté international. Étant donné que j'étais encore en basse saison lors de mon séjour, mon vol Air Transat 468 a du faire une escale d'une heure à Toronto pour y ammasser des voyageurs. Tout près de cinq heures après notre envolée de Toronto, que voyons-nous?... la petite ile de San Andrés installée dans la mer bleue des Caraïbes! À l'arrivée ce fût un peu long pour passer l'immigration à l'aéroport de San Andrès cependant l'obtention des baggages à été rapide. La Police Colombienne a fait une vérification aléatoire des baggages avant des franchir les portes de sortie de l'aéroport. Ensuite ils nous ont formé en groupe de quatre ou cinq et nous avons pris les taxis locaux pour se rendre à l'hôtel.
L'Arrivée à l'Hôtel et ma Chambre.
Lors de mon arrivée, les employé(e)s de l'hôtel nous ont acceuilli avec des sourires et des cocktails de bienvenue. Déjà là, ça dépasse des expériences vécues auparavant. À l'enregistrement on m'annonce que ma chambre n'est pas prête et que ca devrait prendre environ 45 minutes. C'est pas la fin du monde, j'en profite ainsi pour découvrir les drinks locaux. Le numéro de ma chambre était 3011 et je considère que j'étais très bien situé. Elle était très propre, mais de base. J'avais un lit double. Il n'y a pas de téléphone, cadran ni de planche et fer a repasser. Si on veut un wake-up call, il faut demander à la réception la veille et ils viennent cogner à la porte le matin venu. Ne pas oublier que c'est un trois étoiles. Évidemment les chambres sont nullement isolées contre le bruit mais j'étais bien avisé avant même d'acheter le forfait pour cet hôtel.
La Nourriture.
La nourriture au San Luis était très bonne, variée et bien présentée. Je suis allé au restaurant Japonnais qui est très bien. Il y a aussi le restaurant Italien à la carte mais je ne l'ai pas essayé. Un point que j'ai trouvé déplaisant est qu'il faut se lever très tôt le matin si on veut avoir des réservations pour les restos à la carte et pour aller dans les autres hôtels de la chaine Decameron car ils les prennent le jour même à partir de 08H00AM. À 08H30AM il n'y a plus rien et croyez moi, il y a du monde!
La Plage.
Le plage en façe du San Luis est belle avec du sable blanc mais rien à voir avec Punta Cana ou Cuba. Il faut cependant traverser la route en face de l'hôtel pour y accèder. Faire attention il y a des roches à l'entrée de l'eau d'une longueur d'environ 4 mètres. Elles sont assez glissantes et surtout coupantes donc pour ne pas prendre de chances, munissez-vous d'une paire de souliers d'eau et le tour est joué! L'eau est très chaude et il y a des petits tapis flottants accrochés à une corde non loin de la rive. Ça vaut la peine de l'essayer. Cependant la plus belle plage de l'ile est sans contredit celle en face de l'hôtel Decameron Isleno.
Les Boissons.
Chaque hôtels on leur sélection de boissons qui sont très bonnes. Ce qui ma déçu par contre c'est au niveau de la bière. La bière de Colombie est la Cerveza Aguila mais les Decameron en détiennent pas. Ils ont plutôt de la Red Dog en cannette qui est une division quelconque de la Old Milwaukee. Mais elle était bonne quand même.
Les Activitées.
Les activitées offertes abondent cependant j'en ai choisi que deux. Il y a le tour de l'ile, l'excursion à Johnny Cay, l'excursion à Acquario, Cayo Bolivar, la plongée sous-marine et en apnée, l'équitation, le sea-doo et plusieurs autres sans oublier ceux qui sont incluses à l'hôtel. La première activitée que j'ai choisi est le Tour de l'ile (20.00$ US). C'est un autobus d'une cinquantaine de personnes avec animateurs francophones qui fait le tour de l'ile qui, dit en passant ne fait que 32 kilomètres de circonférence. Ils nous arrêtent dans une dixaine d'endroits et nous expliquent en profondeur tous les sites. Tant qu'a moi, ça vaut la peine et il faut le faire au début du séjour car on peu retourner à des endroits les jours suivant. Ma seconde activitée fût Cayo Bolivar (70.00$ US). C'est une toute petite ile pratiquement non habitée, située à 20 km à l'est de San Andrès et nécéssitant deux bonnes heures de bateau pour s'y rendre. C'est très dépaysant. On y voit les sept couleurs de la mer, le sable est blanc, il y a des petites vagues et c'est un endroit paradisiaque pour les mordus de plongée en apnée. Nous étions un groupe de quatorze, tous des Québécois du même hôtel. Parmis nous, il y a une fille qui avait ammené sa radio et qui nous a fait jouer d'excellentes musiques du sud.
Les Spectacles et Activitées Nocturnes.
Les spectacles en soirée sont reconnus pour être prodigieux au San Luis cependant Dame Nature a décidé de tous les annuler grâce aux orages, aux pluies et aux vents déchainés que nous avons eu à tous les soirs vers 22H00. C'est pas trop grave, la fête continue ailleurs comme dans certains bars du centre-ville, hôtels ou même au Piano Bar qui est situé au deuxième étage du lobby au San Luis et qui est ouvert toute le nuit jusqu'à 07H00AM. Si vous le pouvez, essayez le camion pickup avec le drapeau du Québec sur le capot. Il vous embarque dans la boite arrière et vous ammène à la destination de votre choix à bon prix en plus il vous offre la bière dans une glacière. Il y a possibilité de terminer les soirées dans le petit bar reggae situé à proximité du San Luis.
Les Touristes.
J'ai remarqué que les Canadiens occupent environ 15% des touristes de cet hôtel. Les autres nationalitées sont d'Amérique du Sud et Centrale. J'ai vu des Argentins, Colombiens, des gens du Chili, Vénézuela, Panama, Costa Rica et du Brésil. Cependant ces derniers viennent se reposer en famille et n'ont aucunement l'esprit à la fête. Par contre les Canadiens fêtent énormément et occupent beaucoup de place aux bars.
Quelques Recommandations et Points Négatifs.
Je recommande le Decameron San Luis principalement aux personnes ayant l'esprit à la fête. Ce n'est pas un hôtel pour se reposer et surtout pas pour une lune de miel. Je conseillerais de regarder ailleurs pour ça. Évidemment, comme un voyage ne peut pas être parfait, j'ai quelque commentaires négatifs face à San Andrès et à l'hôtel San Luis. Je me suis fait offrir de la drogue plusieur fois par jour dans le centre-ville et même parfois devant mon hôtel. Biensûr que je suis en Colombie mais cette ile est quand même à près de 1000KM du continent. Je n'ose pas immaginer ce que ce serait si j'avais à être à Bogota ou Carthagène. De plus je trouve déplorable que les employé(e)s de l'hôtel ne parlent pratiquement pas un mot en anglais à l'exception de ceux et celles qui sont à la réception. Le système de réservation pour aller manger dans les autres hôtels de la chaine Decameron et les restaurants à la carte est assez mauvais. Il faut se lever très tôt faire la file et espèrer avoir de la place. À part ces quelques points je ne vois pas quoi dire de négatif.
Finalement.
J'aimerais remercier Jean-François et Marie-Êve qui sont les agents de Nolitour à San Andrès pour la saison 2006-2007. Ils ont fait de l'excellent boulôt pour nous de notre arrivée à l'aéroport jusqu'au départ. Pour une première expérience à San Andrès, j'ai été charmé par l'endroit et j'y retournerais plusieurs fois encore. C'est une toute petite ile mais tellement grandiose en terme d'activités et de loisirs qu'une semaine est nettement insuffisante pour tout faire. Comme on peut-y voir sur le côté du camion taxi avec le drapeau du Québec... Satisfaction Garantie!!!
Salutations! Je tiens à saluer Marryy1, Chouchoune76 ainsi que tous les Québecois que j'ai rencontré là bas et qui m'ont permis de passer cette semaine si agréable. Que de plaisir j'ai eu avec vous. Au plaisir de vous revoir dans un avenir rapproché.
Simon 🙂
Vang-Vien au Laos et Kho Pu (ou Kho Jam) en Thaïlande English translation pending
Bonjour a tous !
De retour d'un voyage Thailande-Laos, j'ecris pour signaler 2 nouvelles bonnes adresses dans des endroits "controverses" (ça peut servir...). Tout d'abord Vang-Vien au laos, selon les guides, "on adore ou on déteste" : étape obligatoire de backpackers, avec descente de la rivière en chambre à air + tv-bars et pizza a tous les coins de rue etc.... Tou ça est deja écrit dans les guides, et c'est plutot vrai ! On a trouve par hasard "MOLINA BUNGALOWS", ouvert depuis peu : 6 bungalows spacieux et bien conçus (5$ eau chaude, 4$ sans), au bord des rizières et surtout : au calme !! Tenu par un monsieur charmant parlant bien français et anglais. Pas de restauration pour l'instant, il faut aller en ville... Pour y aller, prendre le pont a peage (comme pour aller a EDEN BUNGALOWS), tourner a droite, et encore a droite (c'est indiqué). pour aller en ville, vous pourrez prendre les fameuses passerelles en bambous (gratuit). Un dernier conseil, louer un petite moto, les distances entre les grottes sont assez longues, et il faisait tres chaud quand nous y etions, il y a deux semaines... Bref nous avons beaucoup apprecié cette étape, mais c'est vrai que c'est sans doute parce que nous logions en dehors de Vang-Vien... Deuxieme adresse, a koh PU : nous avons fait une étape à Ao Nang, a cote de Krabi, et nous avons été très déçu par cet endroit (trop touristique, trop cher). Suivant les indications du Lonely Planet, nous sommes allés a Kho Pu, ou nous avons été les premiers clients d'un nouvel endroit : "OLD LAMP BUNGALOWS" : 12 bungalows tres spacieux a flan de jungle, très jolie plage de rochers (baignade possible a marée haute), cuisine délicieuse, tenu par une famille adorable attachée au calme de l'endroit. http://www.oldlampbungalows.com pour tous les détails, Mr CHAÏ est adorable et sera ravi de venir vous chercher en bateau (l'ile est encore assez sauvage et les "routes" sont plutot rustiques....) voila c'est tout ! Bons voyages a tous !!
De retour d'un voyage Thailande-Laos, j'ecris pour signaler 2 nouvelles bonnes adresses dans des endroits "controverses" (ça peut servir...). Tout d'abord Vang-Vien au laos, selon les guides, "on adore ou on déteste" : étape obligatoire de backpackers, avec descente de la rivière en chambre à air + tv-bars et pizza a tous les coins de rue etc.... Tou ça est deja écrit dans les guides, et c'est plutot vrai ! On a trouve par hasard "MOLINA BUNGALOWS", ouvert depuis peu : 6 bungalows spacieux et bien conçus (5$ eau chaude, 4$ sans), au bord des rizières et surtout : au calme !! Tenu par un monsieur charmant parlant bien français et anglais. Pas de restauration pour l'instant, il faut aller en ville... Pour y aller, prendre le pont a peage (comme pour aller a EDEN BUNGALOWS), tourner a droite, et encore a droite (c'est indiqué). pour aller en ville, vous pourrez prendre les fameuses passerelles en bambous (gratuit). Un dernier conseil, louer un petite moto, les distances entre les grottes sont assez longues, et il faisait tres chaud quand nous y etions, il y a deux semaines... Bref nous avons beaucoup apprecié cette étape, mais c'est vrai que c'est sans doute parce que nous logions en dehors de Vang-Vien... Deuxieme adresse, a koh PU : nous avons fait une étape à Ao Nang, a cote de Krabi, et nous avons été très déçu par cet endroit (trop touristique, trop cher). Suivant les indications du Lonely Planet, nous sommes allés a Kho Pu, ou nous avons été les premiers clients d'un nouvel endroit : "OLD LAMP BUNGALOWS" : 12 bungalows tres spacieux a flan de jungle, très jolie plage de rochers (baignade possible a marée haute), cuisine délicieuse, tenu par une famille adorable attachée au calme de l'endroit. http://www.oldlampbungalows.com pour tous les détails, Mr CHAÏ est adorable et sera ravi de venir vous chercher en bateau (l'ile est encore assez sauvage et les "routes" sont plutot rustiques....) voila c'est tout ! Bons voyages a tous !!
Hyderabad: sons de cloche et de sifflet la nuit English translation pending
Bonjour,
qui sait a quoi correspondent les coups de sifflets et coups de cloches lancinants que j'entends chaque soir vers 22h30 / 23h ? ils semblent se deplacer dans le quartier ou je reside a Hyderabad, s'estompent puis disparaissent, et le lendemain soir cela recommence pour quelques minutes... c'est tres intrigant. si quelqu'un sait de quoi il s'agit.... merci de m'expliquer !!
L'Ouest américain sous la tente avec trois enfants (partie 2) English translation pending
Pour retourner à la partie 1
http://voyageforum.com/v.f?post=831504
La Plançon’s Family au Far West (suite et fin) 9 étape : Yellowstone et ses mille facettes
Notre arrivée au crépuscule nous a permis d’entrevoir les richesses de ce qui sera notre terrain de jeu pendant cinq jours : à première vue, Yellowstone se présente comme des monts vallonnés et recouverts majoritairement de forêts de conifères, le tout à une altitude de l’ordre de 2000 mètres. La vue sur le lac de Yellowstone donne une idée des dimensions de l’affaire, surtout lorsque l’on compare ensuite avec la carte. C’est tout simplement gigantesque. Le camping (Grant village) correspond bien à ce que nous attendions. Un large espace pour planter les tentes, au milieu de la forêt. Avec des sanitaires plus élaborés (des douches par exemple) ce serait parfait. Le tout est d’une grande propreté, comme d’habitude. Bon, il y a bien sûr toujours ces satanées boîtes à ours qui obligent à une certaine logistique, mais on s’y fait. 2000 mètres d’altitude n’est pas un détail que l’on oublie sur place : le soir, le froid s’installe au coucher du soleil. Le foyer devient alors le lieu principal pour manger et se réchauffer. Notre 1er soir fut tout simplement glacial. Emmitouflés dans nos duvets, le sport de la nuit a consisté à offrir le moins de prise au froid. Certains s’interrogent encore sur le score au petit matin.
1ère journée : Upper Geyser basin et Grand Prismatic
Saisissant d’entrée de jeux, le parc des geysers débute par le Old faithful, l’archétype du geyser civilisé, qui expulse un feu d’artifice d’eau bouillante toutes les heures ½ à une hauteur impressionnante. Après son spectacle (car l’artiste est entouré de 2 à 300 personnes durant sa prestation), on est relax. On a vu l’un des geysers les plus majestueux. Les autres c’est du bonus.

Bon, ceci dit, même s’il faut marcher et attendre un peu, le bonus s’impose car le parc est une merveille de diversité et de couleurs. A l’entrée il est possible d’avoir les horaires estimatifs des geysers. Certains peuvent cracher à plus ou moins 2 heures. Donc, il faut être opportuniste. Ce qui nous a plu : - les couleurs du sol qui peuvent passer de l’orange ou du rouge vif au vert (grâce à des bactéries qui, suivant la couleur, résistent aux hautes températures).
- Le « castel », sorte de donjon blanc calcaire entouré d’enluminures colorées qui a expulsé sa vapeur pendant 3 quarts d’heure. Quelle santé.
- L’ambiance du parc, large, bien aménagé sans dénaturer le site, avec des « parfums» parfois fortement soufrés qui décapent les bronches efficacement.
- Les formes multiples de représentation des activités terrestres, avec des cônes, des marmites, des boues, des puits aux eaux limpides et azur, …



A ne surtout pas rater. L’après midi fut consacré à un autre joyau : le grand prismatic.

Les vues aériennes connues de ce « lac » montrent des photos aux couleurs si saturées qu’elles paraissent retouchées ou fausses. Certes, dans notre condition de bipède, nous ne voyons pas toute l’ampleur de la chose, mais les couleurs si caractéristiques sont bien là, même sous la lumière tamisée du soleil par les nuages ce jour-là : orange vif, jaune, bleu, vert profonds avec tout le mystère laissé par la vapeur d’eau qui s’échappe du centre du bassin. Les avions, ça, ne le voient pas !

2ème journée : Mammoth Hot Spring
Nous avons pris le parti de changer de camping pour être plus central (Norris). C’est ça ou faire des heures de voiture … Attention à ce sujet. Les distances sont grandes, mais à celles-ci il faut ajouter une circulation assez poussive par des arrêts de type « Bisons qui traversent et qui trouvent opportun de scruter l’horizon ou de contempler le coin comme s’ils le découvraient » et ceci pendant de longues minutes. Enfants et parents près de l’événement sont ravis de voir passer au raz du capot ces montagnes de viandes pelucheuses, mais pendant ce temps, aucun véhicule de bouge. A noter aussi une vitesse à l’intérieur du parc de 45 miles.
Mammoth Hot Springs ressemble à la vaisselle d’un géant : une pile d’assiettes blanches desquelles coule une eau chaude qui sculpte la mousse (tous les détails du calcaire qui forment des motifs suivant le flux de l’eau). A parcourir sans modération en tous sens pour voir toutes les facettes de cette colline au relief prononcé où cohabitent d’anciennes cascades blanches délaissées par les eaux et des bassins actifs qui se déversent les uns dans les autres,

Tout cela nous a donné faim. Nous sommes descendu à Gardiner, quelques miles en contrebas de Mammoth et nous nous sommes installés au K BAR, un bar restaurant pour bikers pas vraiment touristique et d’une super ambiance. « Les meilleures pizzas de l’ouest » vantait la carte. Nous n’irons peut être pas jusque-là, mais nous avons bien apprécié l’endroit.
3ème journée : Le grand canyon de Yellowstone

En arrivant sur le site, on comprend d’où vient le nom. La roche est ici jaune avec des nuances ocres et des rondeurs bien particulières. La vallée encaissée où coule un torrent (ce qui est normal pour un canyon) n’est pas accessible aux touristes, ce qui accentue le caractère sauvage de l’endroit. Le grand canyon, c’est aussi, ses deux chutes d’eau puissantes, de toute beauté. Le haut de la seconde (dans l’ordre de la pente) est accessible après une descente sur un chemin taillé pour les aventuriers. La vue à ce niveau est imprenable, voire hypnotique lorsque l’on regarde les eaux furieuses du torrent se jeter dans le vide pour se pulvériser sur la roche en contrebas. Située au niveau de cette rupture, la plate forme d’observation est idéalement placée.
4ème et 5ème journée : Geysers à gogo et traque animalière
Les geysers on ne s’en lasse pas. La diversité des situations, des formes et des couleurs rendent attrayants les sites de Fountain Paint Pot, West Thumb (un festival de couleurs !)

et autre Norris. Une mention spéciale pour Norris qui offre un point de vue sur une de ses vallées qui ressemble à une gouache blanche mélangée à des pointes de bleu, vert et orange. L’artiste qui a agencé l’ensemble ne manque d’après moi, pas de talent.

C��té faune, c’est la loterie mais à tous les coups on gagne. Je ne vous parle pas bien sûr de sombres animaux que l’on croit reconnaître à des kilomètres, mais bien d’une faune présente et pas très farouche d’ailleurs, à quelques mètres des hommes. Les appareils photos ont surchauffés tant il y a à voir : bisons, coyotes, cerfs, antilopes…. bref pour tous les goûts.




Certaines mauvaises langues pourraient aller jusqu’à penser secrètement que c’est presque un peu trop facile. Heureusement il y a les n° complémentaires, qui eux restent un défi : les ours et les loups. Pour les premiers, nous n’avons vu que les boîtes qui nous rappelaient leur existence tous les soirs. Pour les seconds, un groupe de passionnés rencontrés le long de la route, et super équipé, a guidé notre regard vers des points en mouvement qui devaient être des loups. Nos jumelles ont confirmé que c’était effectivement bien des points en mouvement. Heureusement nous avons pu accrocher à notre tableau de chasse des loups en liberté grâce à un coup d’œil furtif dans l’un de leurs quasi télescopes. C’était loin, presque dans la nuit, mais cela ressemblait bel et bien à des loups.
Pour nous Yellowstone c’est aussi : - des soirées brochettes, T-bone et chamallows grillés, sous un ciel étoilé avec des températures plus clémentes que le 1er soir - l’eau du robinet si soufrée que l’on espère que c’est au moins bon pour la santé tant il a fallut se forcer pour la boire (quasi imbuvable vers Norris) - La forêt portant les stigmates du grand incendie de 1988 sur des centaines d’hectares. Heureusement qu’elle se reconstitue assez vite…

- La nature toute puissante (règles locales obligent) qui amène, une fois n’est pas coutume, les hommes à contempler et à s’adapter plutôt qu’à changer l’environnement.
Bref, on a beaucoup aimé, tant pour la vie d’aventuriers que nous menions dans notre forêt que pour toutes les beautés et expériences olfactives que dame nature nous a offert. Cela vaut à nos yeux le détour que nous referions sans peine à une autre occasion.
10ème étape : Cody, la ville de Buffalo Bill
Nous quittons Yellowstone, avec un petit pincement au cœur pour la ville de Cody, après un ultime passage dans les boutiques touristiques pour emporter avec nous un petit bout de ce Paradis. La sortie du parc est assez déprimante avec sa forêt brûlée sur des kilomètres carrés. Les plus acharnés d’entre nous chercheront jusqu’au bout mais en vain à voir la truffe d’un ours ! La déception fut forte, mais cela nous donne une bonne raison de revenir … La route entre Yellowstone et Cody est magnifique.

Comme nous descendons des cimes, la température ne cesse de remonter à chaque kilomètre parcouru. Le vent devient chaud et agréable. Nous croisons des hordes de « bikers » chevauchants des Harley rutilantes dans ce paysage de cow-boys.
Serait ce simplement le remplaçant moderne du cheval ? Nous verrons à Cody que celui ci est toujours en service … L’installation au camping de Cody fut saluée par tous comme le retour à la civilisation. Enfin une douche, et chaude de surcroît. Il était temps, nos cheveux commençaient à tenir tous seuls sur la tête. C’est l’opportunité également de faire une grande lessive salvatrice pour ne pas finir en slip. A nos yeux, Cody ressemble à l’archétype de la ville de western avec sa rue principale, ces maisons plutôt basses aux façades caractéristiques de l’ouest et ces habitants qui portent le chapeau de cowboy comme nous portons la casquette. Devant les saloons, point de chevaux mais des Harley, alignées, attendant sagement leurs propriétaires.

La ville de Bill, le chasseur de bisons et d’indiens semble avoir gardée son caractère authentique, tout en s’affichant ville touristique. Le dîner au restaurant « Chez Irma » (la fille de Bill) fut l’occasion de rentrer en famille dans un saloon (souvent interdits aux mineurs) dans un vrai décor de film : bar en cuivre, têtes de bisons au mur et rappels de l’histoire de l’ouest en tout genre. Après avoir avalé prestement certainement nos meilleurs hamburgers et un T-bone fondant, nous sommes allés au rodéo, moment très attendu. Ce fut une révélation tant le spectacle fut prenant du début à la fin, mené par des cow-boys, des cow-girls et des adolescents certainement du cru. Tout débute par le salut au drapeau, prière et hymne national la main sur le cœur. On s’y fait. Puis les hostilités commencent et se succèdent avec diversité : - Rodéo sur un cheval en furie : comme celui qui tente finit pratiquement toujours par mordre la poussière tôt ou tard, il faut admettre qu’il faut une bonne dose de courage, voire d’inconscience pour se lancer dans la bagarre. - Rodéo des ados sur des bœufs allergiques à un cavalier : là aussi, quel courage pour ces jeunes qui se sont presque tous fait bien mal. Laisserais-je mes enfants faire un exercice aussi dangereux ? C’est pas gagné et pourtant …
- 
Courses au lasso pour attraper des vachettes par les cornes ou par les pattes, seul ou à deux. Le but est toujours d’avoir le meilleur chrono dans ces exercices d’une précision diabolique. En la matière, les femmes ont été plutôt habiles également. Les cowboys machos n’ont qu’à bien se tenir.


De retour à la tente, ayant réussi à dompter notre dizaine de chevaux vapeur, le vent s’est levé. Un vent chaud et sec du désert. En quelques minutes le linge pendu a séché. Puis des rafales violentes se sont succédées une bonne partie de la nuit, torturant nos tentes dans tous les sens. Solides tout de même ces structures : comme le roseau, elles se tordent mais ne rompent pas. La nuit fut si agitée que nous nous demandions si la tente des enfants, offrant plus de surface pour des poids légers à l’intérieur, n’allait tout simplement pas s’envoler ! Etait ce dans le cycle normal de la région ou une tempête, nous ne le saurons pas (nous n’avons pas pris la peine d’aller nous renseigner !). Un petit conseil donc, même si le temps est clair et calme, une tente bien arrimée est un bon gage de ne jamais dormir dehors. Le lendemain, tout est redevenu normal, mais la partie maternelle de la troupe s’est levée avec des cernes suite à l’inquiétude de la nuit (elle qui commençait tout juste à vaincre le sommeil manquant !) On a aimé Cody qui nous laisse pour tout cela un souvenir vivace. On quitte la ville sur des airs de country achetés au « Wall Mart » du coin (et ce n’est pas forcement notre meilleure acquisition !).
11 ème étape : Flaming gorge et Vernal, sur la route de Moab
Un maître mot en quittant Cody : tailler la route pour arriver à Flaming Gorge de jour. Terres arides à perte de vue, buissons et cailloux, grands troupeaux de bovins, parfois des daims et quelques ranchs. Le ciel ce jour -là est couvert et rend la route un poil triste. Après Thermopolis puis le canyon de la wind river, rouges, nous traversons des miles et des miles de routes droites, au milieu d’épineux. L’arrivée sur Firehole Canyon, partie de Flaming Gorge, a un petit gout de Monument Valley (au moins l’idée que l’on s’en fait). Sur les 10 derniers miles avant le camping, des centaines d’oreilles guettaient notre arrivée. Sous les oreilles, des lapins, assez petits, qui nous ont fait une haie d’honneur ou tout simplement étaient venus saluer le coucher de soleil. Un feu d’artifice de petits pompons blancs ! Vu l’inconscience de certains, c’est à 2 à l’heure que nous traversons ce magnifique canyon, tout d’orange vêtu avec la lumière rasante. Résultat net, l’installation et le diner se sont effectués de nuit, (et sous la pluie) dans un camping presque vide aux emplacements magnifiques ! Un de nos campings préférés pour sa vue, le big calme et cette impression d’être au bout du monde. Ici ce ne sont pas les ours qui chapardent, mais nos petits copains les écureuils, hyper organisés et toujours aussi effrontés. Le lendemain, nous reprenons la même route. Celle-ci est désespérément vide. Comment imaginer si on ne l’avait pas vue, toute cette vie grouillante et si bien cachée de la veille ? Orages, orages, oh désespoir ! Nous devions faire un tour dans Flaming Gorge, mais la visibilité est nulle, donc…. Dans le collimateur maintenant, les dinosaures.

L’arrivée à Vernal en fin de matinée fut l’occasion de mesurer nos progrès fulgurants en matière d’installation au camping : 15 minutes suffisent alors pour être en place.
Après le passage d’un orage loquace nous partons affronter les dinosaures munis de nos K-Ways ! Une de nos seules déceptions : la visite des fouilles archéologiques est fermée pour cause de glissement de terrain. Rien d’alarmant, le coin de toute façon regorge de points d’intérêt avec des canyons de toute beauté et une faune très présente sur les routes (daims, cerfs, biches, …), ce qui oblige à beaucoup de prudence dans la conduite.

Pour parfaire le tout, nous nous offrons une tranche d’aventure en empruntant une piste très pentue et poussiéreuse qui nous amena au fonds d’un canyon sauvage( Echo Park Road). Notre Toyota a avalé le relief prononcé et les nids de poule « fingers in the nose ». C’est costaud ces bêtes là. Heureusement d’ailleurs car l’endroit était franchement désertique et les téméraires ne couraient pas la piste ce jour là …

De retour à la tente, la pluie nous attendait. C’est ainsi que le Taco Bell du coin, enseigne appréciée par les enfants, nous accueillit pour nous réchauffer, nous qui redoutions de mourir de chaud dans cette zone !
12ème étape MOAB : la caverne d’Ali Baba du canyon
Si nous omettons les 90 miles aller-retour d’égarement pour cause de chiens de prairie qui faisaient les guignols le long de la route, occupant 100% du processeur interne du co-pilote, la route fut sans histoire … Les 40 derniers miles avant d’arriver à MOAB sont tout simplement un régal dont furent encore victimes les déclencheurs des appareils photos. Un arrêt tous les miles fut la moyenne tant le paysage donne envie d’être capturé sous tous les angles. La piétaille, dans ces cas-là, finit d’ailleurs par trépigner d’impatience d’arriver ou sort faire de l’escalade et devient difficile à récupérer.

Le camping ne peut pas être qualifié d’exceptionnel avec ces petits emplacements et la route importante à son seuil, mais il offre une vue somptueuse sur les monts alentours et est assez central. MOAB n’est pas une destination de transition, c’est un paradis pour randonneur, sportifs ou contemplatifs de tout poil.
Vue du camping de Moab
Nous avons aimé particulièrement :
- Canyonlands dans toutes ses largueurs, et Dead Horse point : à voir et à revoir. Les paysages sont saisissants dans un décor minéral aux couleurs chaudes et aux découpages si exceptionnels : tantôt des empilements réguliers à motifs, tantôt des amoncellements chaotiques avec le mythique Colorado ou la Green River qui trouvent leur chemin dans ces dédales de parois rocheuses (qu’ils ont sculptées en bonne partie). Le peu de végétation qui survit porte les stigmates des conditions rudes : les conifères notamment, noueux et de petite taille, poussent entre les dalles rocheuses.
- Arches, un must à ne manquer sous aucun prétexte. Extrait du carnet de bord : « Gromel, gromel dans les chaumières. Lever tôt, petit déjeuner frugal, nuages bas et menaçants, nous chaussons les crampons, enfilons nos K-Ways et attaquons sans conviction le chemin qui mène aux arches et à la lumière du matin (qui n’est donc pas au rendez-vous). Mais voilà que le paysage est envoutant et que le chemin passe du tout touriste à l’expert après la 1ère arche. L’attrait de la belle pierre (grés) rouge, orange, attirante, accrocheuse sous la semelle et pas vraiment rugueuse, avec de belles formes rondes et sculptées par les ans, le vent et la pluie, transforment les esprits. Les p’tits gars se mettent à grimper partout. Nous prenons, à la dernière grande arche, le sentier de l’aventure (Primitive Trail). Guidés par des empilements de cailloux, nous progressons sur un chemin enchanteur, surprenant, difficile et absolument et résolument magnifique. Certainement une des plus belles randonnées de ma carrière. »


- Que dire d’Arches au coucher du soleil, lorsque le rocher semble chauffé comme du métal au rouge ? Il rayonne alors de tous ses feux et colore de sa lumière tous les lieux et personnes environnantes qui deviennent monochromes. Par temps d’orage, ce qui fut notre cas, le contraste est encore accentué par la couleur plomb du ciel.

- Notre sédentarisation quelques jours. Ah, quel plaisir de ne pas monter ou démonter la tente. De vraies vacances … - Le brevet de Park Rangers de nos pitchouns : dans un bon esprit, ni scolaire, ni compet, c’est une bonne sensibilisation à Dame Nature et à son respect.
Nous avons aimé :
- la demi- journée de rafting dans le Colorado : rien d’exceptionnel et pas donné. Cela ressemble plus à une promenade familiale en bateau qu’à du rafting au sens sportif du terme. Les rapides sur les portions traversées n’ont toujours pas été découverts. Les recherches continuent. Ceci dit, le tout est vraiment très sympa et le décor mérite le détour à lui seul. - La rencontre froide et distante avec un scorpion, en pleine nuit en sortant du bloc sanitaire. L’affaire fut prise très au sérieux par le plus grand des deux, voyant le dard en position d’attaque. Mon interlocuteur atteignait facilement les 10 à 15 cm, ce qui en pouces fait encore davantage. Pour éviter qu’un campeur hirsute et ensommeillé ne fasse un faux pas, je décidais de chasser l’intrus avec un bâton. Ben ça court vite ces bébêtes, ce qui n’est pas plus rassurant … Ensuite, bizarrement, le retour à la tente s’est effectué tous sens en éveil. Il parait qu’il y a des serpents par ici ? (Note d’une autre partie de l’équipe : c’est là que l’on reconnaît l’aventurier, le vrai, celui-ci l’aurait pris en photo !!!!!!) - MOAB : ville attrayante, jeune, dynamique, mais que nous n’avons pas eu le temps de mieux connaître, si ce n’est un restau « All you can eat » façon saloon.
Nous n’avons pas aimé : RIEN ! MOAB et ses parcs sont un enchantement qu’il faut souhaiter à tous. On aurait vraiment apprécié avoir un 4X4 en voyant les pistes sinueuses au fond de Canyonlands.
13ème étape : Monument Valley, Goosenecks et Valley of the Gods
Après un peu de « shopping » dans l’attractive et touristique MOAB, nous quittons la ville pour Monument Valley. La route est variée et comme d’habitude sur les longs trajets, une ambiance s’installe à bord. Suivant l’humeur du jour, c’est « la croisière s’amuse » ou « règlement de comptes à OK Corral ». Le passage de l’un à l’autre s’effectue par exemple au moment où le CD de musique s’arrête et où il faut choisir le suivant. La route est toujours aussi large, pas très fréquentée et nous avons une âme de conquérants. Que demander de plus ? Le vent, les nuages bas et les percées lumineuses nous accompagneront tout le long du trajet, donnant encore davantage de relief aux paysages traversés (il faut bien rester optimiste envers et contre tout). Les premiers tréteaux de marchands de bijoux Navajos marquent l’entrée dans leur territoire. C’est là que sans nous méfier nous sommes tombés dans le piège. Cette tribu est redoutable et déloyale dans ses méthodes. Ce qu’elle n’a pas réussi à gagner par les armes jadis, elle le gagne par les sentiments aujourd’hui (juste revanche). A l’origine tout semble normal. Le passage de Goosenecks ne peut être marqué que par un arrêt.
Insouciants, nous descendons voir ces fameux lacets du Colorado (impressionnants cela dit). Puis, revenant vers notre véhicule la partie féminine du groupe a l’idée lumineuse de regarder ce qu’il y a sur les tréteaux. Et toc ! Le filet se referme sur la proie. Hypnotisée, elle fait tous les étals. Je ne le sais pas encore, mais elle choisit. A un « Bon, on y va !» un peu impatient, la réponse évasive suivante, immuable, tombe « Viens voir une seconde … ». La première fois on ne peut pas se douter, on s’approche. Le deuxième piège se referme. On le comprend immédiatement, on ne repartira pas sans un collier, bracelet ou bague au mieux et avec les trois au pire. Il faut dire qu’ils ne sont pas chers et plutôt élégants. Même les enfants ont acheté les fameux talismans dont on se demande comment ils ont pu vivre sans avant.
Ce jour-là je me suis dit en repartant: « tu t’en tires pas si mal, c’est une bonne chose de faite ». Que nenni, c’est sans compter sur la ruse des autochtones. Des étals Navajos, il y en a à tous les points importants du territoire. Je vous rassure, nous n’en avons pas raté un seul. Gloups !
« Si tu offres un bijoux Navajo à ta Femme, tu l’habilles pour un jour. Si tu la laisses acheter, tu te ruines pour la vie » dit le proverbe Plançonesque. J’ai testé, c’est vrai !
Bref, allégés de quelques dollars, la voiture, et accessoirement nous à l’intérieur, nous dirigeons vers la Valley of the Gods, non loin de Monument Valley. La piste au début est belle, assez large. Nous produisons à notre passage un panache de poussière ocre du plus bel effet, comme dans les rallyes africains. C’est moins grandiose que ce que nous verrons ensuite, mais nous sommes en plein désert, pratiquement toujours seuls et la piste sinueuse tout en relief nous attire irrésistiblement. L’aventure quoi.
Armés de pistolets à amorces, un règlement de compte eut lieu entre les roches rouges sous l’œil médusé des serpents et autres scorpions qui n’avaient pas vu cela depuis un siècle.

Les choses se gâtent en progressant. Chaque cours d’eau asséché qui traverse le passage imprime sa marque par un creux d’érosion très prononcé. Sans 4X4 ce fut épique mais faisable avec quelques frôlements de pare-choc sur la terre néanmoins. Le suspens du « passera, passera pas » éliminatoire fut conservé jusqu’à la fin avec le passage d’un cours d’eau à 10 mètres du retour sur la route, après une quinzaine de miles de piste. No problemo pour cette fantastique voiture qui ne nous a jamais trahi.

Un des plus beaux et sauvages sites du secteur. A voir ! Nous sommes arrivés au camping de Monument Valley sous un soleil rayonnant. Celui-ci offre une vue imprenable sur les Monuments en question.
Vue du camping de Gouldings
Un plouf dans la piscine a remis ce soir là de l’ordre dans les cervelles encore toutes congestionnées par les heures de voiture et les multiples points de vue, avant d’affronter l’épreuve tant redoutée de l’allumage du feu … sans allume feu, mais allumettes autorisées quand même.
Après avoir vidé nos réserves de papier sec, Thibaud prend l’initiative de chercher du soutien. Il revient avec le gardien Navajo. Ses conseils ont été décisifs et les saucisses grillées et chamallows n’en furent que meilleurs.
Le lendemain, 4X4 à Monument valley avec un guide Navajo. La carte est alléchante. Qu’en sera-t-il des plats ? Nous arrivons au lodge de départ. Devant sont garés deux gros pickups aménagés avec des sièges sur le plateau et une bâche en cas de pluie. Après confirmation, ce sont bien nos 4X4. Nous sommes une dizaine dans le « truc », qui visiblement est mu par 4 roues motrices, ce qui en fait un 4X4. Consternation lisible sur le visage de notre G.O qui ne voyait pas exactement les choses comme cela. De loin ça fait attrape-touristes. Et bien dedans aussi. Côté piste, nous avons fait la même chose que tout le monde peut faire normalement avec sa voiture, avec un petit parcours spécial, qui n’a de spécial que le fait que seuls les guides peuvent l’emprunter. Le tout ne fut pas désagréable, sous un ciel dégagé, mais rien qui justifie le prix. En conclusion, si c’était à refaire, on dépenserait nos dollars dans autre chose …. des bijoux par exemple.
En soirée nous sommes retournés au parc avec notre propre voiture.




Monument Valley mérite son nom et est à la hauteur de sa réputation. En fin de visite, un énorme orage s’est formé au-dessus du parc. La lumière encore puissante du soleil a littéralement enflammé une partie des nuages, donnant un ton uniforme orange prononcé a toute la matière, sur un fond gris de plomb. Le retour sur la piste avec le vent, la poussière, les phares de voitures (l’endroit est très fréquenté, cela va sans dire), et le sable piège en montée fut un régal pour les photos. Un moment vraiment exceptionnel. Ce fut, il faut bien l’avouer, le petit plus qui fait que cette visite fut magique et inoubliable.


14ème étape : Le lac Powell et Antelope Canyon
Une dernière visite dans les boutiques Navajos et nous quittons cette merveille terrestre qu’est Monument Valley pour le Lac Powell. La route est belle, sans excès, sauf sur l’arrivée à Page avec ses dunes de sables fossilisées. L’installation éclair au camping effectuée, nous passons aux choses sérieuses : Antelope Canyon. Nous ratons de quelques secondes la visite de la partie upper et décidons d’aller vers lower, pour éviter une attente longue. Oui, c’est cher, très cher, abusivement cher pour juste voir ce que la nature a travaillé pendant des millénaires ( pas les Navajos). Mais c’est beau, vraiment beau et incroyablement surprenant. Le canyon est un micro canyon.
Les salles ne dépassent pas les 5 à 6 mètres pour les plus larges, à moins d’une dizaine de mètres sous terre. La lumière était changeante lors de notre visite, avec un gros nuage taquin qui laissait de temps en temps passer les rayons du soleil. Autant le dire tout de suite, sans soleil, le canyon perd franchement de son attrait et ne met pas en relief l’incroyable jeu de lumières et d’ombres qui le rendent si exceptionnel.


La fin d’après midi fut consacrée à la plage, très agréable, dans une eau douce et chaude et une ambiance camping-car.
Le tout se termina en apothéose par un orage d’anthologie qui transforma le lac et les alentours en une vue improbable.


Il nous obligea ensuite à manger à toute vapeur avant un déluge mémorable sous la tente. L’étendue de cette perturbation fut telle qu’un arc en ciel total s’inscrivit dans le ciel. Tout ceci eu aussi, mais nous ne le savions pas alors, l’avantage de refroidir l’atmosphère et de nous permettre de tomber dans les bras de Morphée rapidement. Le lendemain débuta tôt, pour la visite du lac Powell avec une vedette de location surpuissante dans un décor de rêve. Ayant réservé, le programme était simple : arrivée au guichet vers 8h00, réception du bateau et explications sur l’engin, puis départ pour l’aventure aquatique (8h30). La réalité fut tout autre. Nous tombons sur une organisation bureaucratique en position de monopole qui pratique un « foutage de gueule » institutionnel de haute volée et avec le sourire. L’atteinte du premier guichet juste pour confirmer la réservation pris plus d’une heure. Nous sommes restés aimable avec notre guichetière qui devait être croisée avec un lémurien tant chaque geste était pesé et pesant. C’est le premier exploit du jour. « Ouf, c’est nul, nul nul, mais on est à peu près dans les temps quand même ». Et bien non. Ensuite il faut qu’une personne soit disponible pour nous remettre les clés du bateau et l’équipement. Re file d’attente 1h30. Oui, vous avez bien lu, sans compter 30 minutes environ d’explications et de check list. Quand on voit le prix de location à la journée (déjà réglé !) on ne peut que lever les yeux au ciel et espérer que les nerfs ne lâchent pas sur le premier venu de cette *£# !? de société. L’humain est ainsi fait qu’il oublie rapidement les moments obscurs pour ne retenir que les bons, et la suite fut un enchantement sans pareil… Les premiers bouillonnements de l’hélice s’effectuèrent vers 11H00 sur une eau plate et un ciel limpide. Ciao les cloportes, le lac est à nous !



Le bateau était assez spacieux pour cinq, même avec des skis nautiques et une grosse bouée à tirer derrière l’engin. Le moteur était du genre costaud (150 chevaux quand même) pour délivrer une confortable puissance dans un bruit proportionnel et une consommation exponentielle (ça c’est pour le retour). Ce fut un grand moment de bonheur familial pour : - la conduite du bolide partagée par tous (sous haute surveillance pour certains), - la circulation au milieu de parois rocheuses rouges parfois très sinueuses et étriquées, - la partie jeux nautiques avec la bouée géante qui nous occupa une grande partie du temps : sensations fortes assurées pour tous. - Un bémol sur le ski nautique pas vraiment accessible pour les non expérimentés aussi bien côté conducteur que skieur Le retour, assez tôt (5 heures, ravitaillement en essence compris) était beaucoup mieux organisé que le départ. Normal, les employés devaient être pressés de partir. Pour nous « venger », l’appontement fut raté à trois reprises, nous classant définitivement dans la catégorie des marins d’eau lyophilisée (l’appellation « d’eau douce » ne convenant pas sur un lac). Si c’était à refaire, nous nous serions enregistrés la veille (conseil d’ami) et serions arrivés vers 7h30 le matin pour un départ rapide. Il n’est pas évident que nous aurions pu faire beaucoup plus de distance, dans la mesure où le réservoir limite la durée de fonctionnement, surtout à fond, mais nous aurions pu faire une pause dans une des criques enchanteresses, inaccessibles par la terre, pour une sieste réparatrice. Conclusion : C’est pas donné, c’est mal organisé, mais franchement c’est bien rendu ! Exténués, perclus de coups de soleil malgré le crémage régulier, le diner fut pris à Page dans un restaurant de cowboys à l’ambiance country endiablée. Sans les enfants qui dormaient à table, nous y serions encore. De retour aux tentes, la nuit fut torride. Non pas pour ce que vous croyez … m’enfin ! Mais pour la chaleur infernale qui régnait ce soir là.

15ème étape : Horseshoe Bend puis arrivée au Grand Canyon
Une dernière baignade dans le lac Powell le matin pour nous rafraichir puis nous partons sous un ciel d’orage et quelques gouttes bien nourries pour le Grand Canyon. A quelques miles à la sortie de Page se trouve une merveille à ne rater sous aucun prétexte : Horseshoe Bend. Même sous un ciel chargé, le site est grandiose. La roche toute en rondeurs est une caresse à l’œil et le vert émeraude de l’eau en contrebas est particulièrement mis en valeur dans son écrin de falaises. Seul regret : c’est si grandiose qu’il est bien difficile de faire rentrer quoique ce soit qui rappelle cette impression de gigantisme dans l’appareil photo. Le reste de la route vers notre destination fut une formalité un peu terne, sous la pluie. Comme pour Horseshoe Bend, la première chose qui marque en arrivant au Grand Canyon c’est l’immensité de l’affaire. C’est très grand, presque un peu trop pour que nous puissions embrasser d’un seul regard tout le paysage. Le voile produit par la pluie et les faisceaux de lumière laissent deviner que par temps clair ce doit être un festin visuel.

L’emplacement du camping fut atteint de nuit. Comme d’habitude, il est grand, au milieu de la forêt, avec une belle table en bois à bancs et un foyer. Randall, notre voisin vint dès notre arrivée pour nous offrir la lumière nécessaire à notre installation. Décidemment, quelle gentillesse chez tous les Américains que nous avons rencontrés. Le camp monté en un clin d’œil, Randall enchaîne en nous présentant toute sa petite famille, 3 filles dans les âges des nôtres et sa femme Atsuko, japonaise, puis nous invite à gouter des « S’more » autour du feu et un chocolat chaud fort bienvenu pour nous réchauffer ! Evidemment, je ne ferai pas l’affront d’expliquer, tant c’est connu, que les S’more sont des chamallows grillés mis entre deux crakers sur lesquels on a disposé un morceau de chocolat. Quand on goute, tout être normalement constitué dit « Hum, I want some more ». D’où le nom... Ce soir-là, de retour à nos tentes, ce fut l’hécatombe de fatigue, presque sans manger, sous le regard de la pleine lune.
16 ème étape : Visite du Grand Canyon – du piment pour les braves


Levés vers 8h30, nous nous préparons pour une descente partielle du Kaibab Trail. Le canyon est si profond, qu’il faut pour tremper les ripatons d’un bon marcheur dans l’eau du Colorado, 4 à 5 heures pour descendre et le double pour remonter. Comme indiqué partout, ce n’est pas à la portée du premier venu, surtout si l’on néglige les fondamentaux : de l’eau en abondance et de quoi se sustenter. Avant la descente, nous passons au Visitor Center pour préparer les diplômes de Junior Park Rangers des trois apprentis. La descente est dure, le chemin raide, étroit et sinueux. Nous remontons le temps en progressant vers des couches géologiques de plus en plus anciennes, chacune ayant sa couleur, sa texture et son épaisseur, ce qui en fait sa marque de fabrique. Le peu de végétation qu’il y a semble tout droit venu d’un jardin japonais. Pas simple la vie d’un arbre accroché à du caillou. L’impression de vide et d’immensité est totale, surtout lorsque l’on voit quelques marcheurs minuscules en contrebas. Après 1 heure 30 de descente nous atteignons un palier (Cedar Ridge) recommandé pour les randonneurs du dimanche. Nous le dépassons d’une demi-heure sous l’impulsion de ceux qui voulaient voir un point de vue sur le Colorado. Mais c’est comme le pied d’un arc en ciel, plus on avance plus il recule. La raison l’emportera vite sur la passion après les remontrances maternelles habituelles dans ce genre de situation. Une pause contemplative et gastronomique fut donc de mise de retour à Cedar Ridge.

C’est là qu’eu lieu le drame ! Thibaud, dans un geste d’inconscience mêlé à une certaine générosité donna une chips à un écureuil. Que n’avait il fait ! Haro sur le baudet crièrent alors les 2 autres juniors futurs park rangers, imprégnés des saintes règles du manuel qui dit qu’il ne faut pas nourrir les animaux. Une pluie de reproches s’ensuivie toute la remontée. Les propos vifs qui furent échangés s’envolèrent dans l’immensité du site et dérangèrent certainement les volatiles philosophes qui planent toute la journée au-dessus de ce temple de sérénité. Cela eut au moins l’avantage de faire oublier aux petites gambettes douloureuses, les difficultés de la remontée. 5 heures après notre départ, nous débouchons à nouveau au niveau du plateau, émoussés physiquement mais fiers de l’avoir fait. Après un pic nique frugal, nous repartons pour l’Hermits Rest Route, qui se parcours en bus ou à pieds et qui longe les falaises du Canyon. Sous un couvert orageux, ce dernier avait revêtu son habit d’ombre et de lumière qui le rend changeant au fil des minutes. Une averse nous surprit sur le chemin des falaises (un régal) et nous cloua sous les arbres qui nous protégèrent des bourrasques. Nous raterons ensuite le coucher de soleil vu de « Mohave Point » (très touristique) pour une bête question d’arrêts de bus qui se font dans un sens et pas dans l’autre sur la même route. D’un autre côté, pour nous le soleil s’est couché aussi, et vu le site, ce n’était pas si mal…


17ème étape : Route 66 vers Joshua Tree
Le lendemain, avant le départ pour d’autres cieux, nous quittons tristement Randall et sa famille et allons faire valider les carnets de Junior Park Rangers au Visitor Center. Sous un orage diluvien agrémenté de coups de tonnerre qui nous firent sursauter à plusieurs reprises, la Chef Park Ranger, sérieuse, appliquée et solennelle, fit prêter serment en français à nos Pitchouns avant de leur remettre leurs insignes : le corbeau (ce qui fut un drame, Robin ne tenant pas du tout à être « raven »), le coyote pour Lucas et le scorpion pour Thibaud. Bien sur, l’épisode douloureux de la chips et de l’écureuil fut évoqué et pardonné en séance. Ouf ! On s’en est bien sorti …



Objectif Lake Havasu. Grosse journée de route avec quelques surprises non prévues (ce qui est le propre d’une surprise). Il fut bien difficile de dire comment était le paysage. La pluie d’orage prit encore le dessus, allant parfois jusqu’à nous obliger à arrêter le véhicule sous des rideaux d’eau proche du déluge. En passant à Williams, très belle petite ville qui vaut le détour, nous nous apercevons que la route N°40 que nous suivions n’est autre que la mythique route 66 rebaptisée (au moins sur ce tronçon). Le décor est rétro, western et années 50 ou 60. Impossible de résister devant les gift shop route 66 très attrayants. Un demi tour inapproprié du conducteur dont la conduite jusque là frisait la perfection, ruinera définitivement un des pneus avant. Pendant que les uns s’échinaient à trouver des moyens de remplir le coffre (Teeshirts, porte clés, pancartes route 66 et que sais je encore …), un autre s’évertuait à le vider pour accéder à une roue de secours qui n’existait pas, ce qui nous amena à passer par un professionnel (un peu de négociation avec le loueur pour le remplacement du pneu, mais tout nous fut remboursé). A nouveau en ordre de marche, il fallut nous résoudre pour la première fois à raccourcir l’étape : arrêt à un motel à Kingman. La sanction fut d’autant plus acceptable que cette ville est agréable et placée sur la route 66. Très attachante cette route. Il s’y dégage un parfum de nostalgie avec ses lampes fluo, ses bikers et ses grosses voitures américaines retapées. On comprend alors l’engouement actuel de ceux qui la parcourent de bout en bout.


18ème étape : Palmspring via Joshua Tree - nos derniers tours de roue dans le désert
Sous un soleil torride, la route vers Palmspring peut être qualifiée de four désertique et monotone, sans être désagréable, loin de là. Après les vitesses automatiques, le limiteur de vitesse, c’est le genre de tracé qui se prête au pilotage automatique : sur 40 miles on peut ne pas avoir un seul virage ! Autour, des collines (les montagnes noires) et des buissons à répétition. Celui qui a créé l’endroit devait être à cours d’inspiration, à moins qu’il n’ait voulu nous donner une leçon d’humilité, à nous, petits scarabées perdus dans l’immensité. Bigre, le désert rend philosophe. Pour l’humilité ce fut raté. Une voie de chemin de fer longeait la route et certains équipages pour troubler l’ennui avaient marqués leur nom avec des pierres volcaniques noires. « Plançon » est dorénavant inscrit pour les générations futures.
L’entrée de Joshua Tree est un passeport pour une zone désertique atypique peuplée d’une vie soumise à rude épreuve, mais dans un décor de rêve (au moins vu de notre fenêtre). La survie implique souvent ici une certaine agressivité : épineux accrocheurs, cactus aux formes jamais vues précédemment, Joshua Tree, scorpions, serpents, …
On a particulièrement aimé :
- Cactus garden avec sa concentration de cactus presque cotonneux aux couleurs brunes




- les imposants Joshua Tree qui au couché du soleil dépassent en ombre chinoise sur l’horizon

- les roches rondes et accueillantes, aux couleurs chaudes, qui invitent à une escalade rien qu’à les regarder. On aurait aimé avoir le temps de faire une randonnée dans ces empilages minéraux. - le coucher de soleil au point culminant de la route, avec ces énormes blocs roses arrondis dans lesquels ont a envie de se nicher.
En quittant Joshua Tree, nous retournons à la civilisation trépidante des villes, laissant dernière nous toute cette vie de bohème sous la tente dans des zones restées encore raisonnablement sauvages. Gloups ! Il va falloir s’y refaire… L’arrivée à Palmspring, marquée par la présence des fameux champs d’éoliennes, eut lieu tard. La ville semble festive, insouciante et balnéaire à souhait bien que pourtant en plein désert aride. C’est la magie ou la folie des hommes … Notre hôtel fut le plus confortable de tout le voyage et la piscine à minuit, seuls, dans une atmosphère douillette et une eau chaude fut mémorable. Comme quoi, la civilisation a aussi du bon.

19 étape : San Diego – des vagues à l’âme aux vagues à la ville
Quittant les centaines d’éoliennes des collines de Palmspring, une quarantaine de miles plus bas, l’air devient humide, nous indiquant que l’océan n’est plus très loin. C’en est fini du désert. La boucle est bientôt bouclée. Les villages deviennent des petites villes et les villes finissent en une métropole. De San Diego nous ne connaissons pas grand chose, si ce n’est le camping qualifié d’urbain (Campland on the Bay) et bondé avec accès sur la mer, les highways, la plage, Sea Word et un restau mexicain qui vaut le détour.
Ce qui nous a plu : - Les belles vagues sur la plage qui déroulent leur mousse sur une distance suffisante pour faire du surf. L’eau est vivifiante mais avec les rouleaux brasseurs il y a de l’action. Si vous voulez savoir l’impression ressentie par vos pulls dans une machine à laver, le lieu est propice à une expérience enrichissante. Surveillance des plus jeunes obligatoire ! - L’ambiance beach boy de la plage et des alentours - Sea Word pour fêter nos retrouvailles avec la foule. Les spectacles mettant en scène des animaux marins, terrestres et volants ont fort bien menés, avec beaucoup d’humour (sans que cela soit au détriment des animaux). Les orques notamment sont d’une taille respectable. Si vous ne voulez pas avoir l’impression de nager avec eux, le Kway ou la combinaison de surf (moins pratique) est obligatoire. Ces bêtes là sont joueuses. - La Jolla, sur le chemin de Los Angeles, avec ses pélicans et ses phoques poussifs qui ne parvenaient pas à se hisser sur les rochers - Le restaurant Mexicain d’un soir. Certaines mauvaises langue auraient dit, assure t’on dans les milieux subversifs de notre tribu, que l’étape à San Diego avait pour but de manger Mexicain. Il parait que ce qu’il y eu dans l’assiette ce soir là était exceptionnel. Cependant, les Margaritas pour fêter … le fait d’avoir fait tant de kilomètres, nous plongèrent dans une douce euphorie qui nous fit oublier notre objectif : savourer le TOP des mets Mexicains.
Ce qui nous a moins plu : les maux de tête au retour du restau à cause d’un abus … de quoi déjà ?

20ème et dernière étape : Los Angeles – Pretty Sylvie sur Hollywood Boulevard

Ce n’est plus une ville c’est une mégapole. Que dis je une mégapole, une Giga pole. Il faut dire qu’en moyenne les bâtiments ne sont pas très élevés et donc il faut s’étendre pour loger tout le monde. L.A et nous ce n’est pas le grand frisson, mais il y eu de bons moments, et nous n’en avons vu qu’une partie infime : - La visite des studios Universal : parc d’attraction pas très grand mais bien fait. Un classique du genre, dans les normes.

Pour ma part, j'ai rêvé de chevaucher la moto de Terminator! 
- Visite à Hollywood boulevard, la perle de L.A : ben en fait c’est, comment dire en termes diplomatiques, intéressant. L’architecture du type cubique avec une façade façon décor ravira certainement les amateurs de cinéma. Les empreintes d’acteurs célèbres prises dans du ciment gris basique sont plutôt décevantes et pas très classes (c’est juste mon avis). En revanche, les noms d’artistes sur les trottoirs dans le marbre font bonne figure et nous rappellent à chaque pas que nous avons marché là où ils ont marchés EUX. Excitant non! Bon, on y va. Y a encore les plages à découvrir.
Nous avons aimé : - La vue sur Los Angeles depuis les collines. C’est là que l’on prend conscience de l’étendue de l’affaire. C’est gigantesque. Belle vue également sur les autoroutes à échangeurs en trèfles (petit clin d’œil à la nature). A voir. - Beverly hills … pour la verdure, la propreté nickel, le calme, la largeur des routes et les quelques vues sur de somptueux palais cachés au regard de la populasse (visiblement les architectes savent se donner du mal quand ils veulent). - Notre hôtel, l’Hacienda, pas trop cher, confortable et très bien placé - Les plages : un régal. On peut être un homme d’affaires dans la journée et venir se prélasser au bord de la plage ensuite. Elles sont très larges, bien surveillées (c’est connu, même hors de Malibu), et la voie piétonne qui longe le sable, avec ses palmiers, ses surfshop ou gift shop, rendent le tout très agréable. Tous les clichés sont là, et c’est aussi un peu ce que l’on cherche : les patineuses athlétiques en bikini avec un walkman sur les oreilles, les surfeurs, les skaters, les fresques sur quelques murs, des murets pour les tags …


- Le dernier restau avant l’échafaud qui servait des salades et une nourriture plutôt diététique. Un contraste après ce que nous avons vécu.
Epilogue
Pour éviter le spleen avant de monter dans l’avion nous avons eu l’idée géniale d’arriver en retard en ne descendant pas à la bonne compagnie pour l’enregistrement… vu la taille de l’aéroport, les erreurs se paient cash. A essayer, c’est stimulant. Pour ne pas sombrer dans la déprime en arrivant à destination la compagnie a pensé à perdre un de nos bagages, précisément celui où il y avait tous les cadeaux (Navajos) !. Si, si, c’est bien aussi pour occuper l’esprit. Il nous a été livré deux jours après, preuve que c’était bien organisé. En reprenant notre voiture, minuscule, il fut bien difficile de réapprendre l’usage du levier de vitesse. C’est en quittant les choses que l’on en mesure le plus de prix. En rédigeant ce carnet, j’ai re parcouru ce voyage, revivant tant et tant de plaisirs à chaque minute. Le plaisir de voir tant de merveilles, de vivre comme des Robinsons en pleine nature, le plaisir d’être tous ensemble, en famille, où s’installe tout un vécu, une ambiance que l’on a rarement l’occasion de vivre, même avec ceux qui nous sont si proches. J’étais pour ma part un peu réticent à engloutir des milliers d’euros dans une quête au bout du monde. Merci Sylvie de nous avoir convaincu et d’avoir organisé si minutieusement ce voyage qui restera pour tous une référence incontournable et une expérience forte de notre vie.
Et n’oublions pas que le plus beau voyage, c’est celui que nous ferons demain …

Pour retourner à la partie 1 http://voyageforum.com/v.f?post=831504
La Plançon’s Family au Far West (suite et fin) 9 étape : Yellowstone et ses mille facettes

Notre arrivée au crépuscule nous a permis d’entrevoir les richesses de ce qui sera notre terrain de jeu pendant cinq jours : à première vue, Yellowstone se présente comme des monts vallonnés et recouverts majoritairement de forêts de conifères, le tout à une altitude de l’ordre de 2000 mètres. La vue sur le lac de Yellowstone donne une idée des dimensions de l’affaire, surtout lorsque l’on compare ensuite avec la carte. C’est tout simplement gigantesque. Le camping (Grant village) correspond bien à ce que nous attendions. Un large espace pour planter les tentes, au milieu de la forêt. Avec des sanitaires plus élaborés (des douches par exemple) ce serait parfait. Le tout est d’une grande propreté, comme d’habitude. Bon, il y a bien sûr toujours ces satanées boîtes à ours qui obligent à une certaine logistique, mais on s’y fait. 2000 mètres d’altitude n’est pas un détail que l’on oublie sur place : le soir, le froid s’installe au coucher du soleil. Le foyer devient alors le lieu principal pour manger et se réchauffer. Notre 1er soir fut tout simplement glacial. Emmitouflés dans nos duvets, le sport de la nuit a consisté à offrir le moins de prise au froid. Certains s’interrogent encore sur le score au petit matin.
1ère journée : Upper Geyser basin et Grand Prismatic
Saisissant d’entrée de jeux, le parc des geysers débute par le Old faithful, l’archétype du geyser civilisé, qui expulse un feu d’artifice d’eau bouillante toutes les heures ½ à une hauteur impressionnante. Après son spectacle (car l’artiste est entouré de 2 à 300 personnes durant sa prestation), on est relax. On a vu l’un des geysers les plus majestueux. Les autres c’est du bonus.

Bon, ceci dit, même s’il faut marcher et attendre un peu, le bonus s’impose car le parc est une merveille de diversité et de couleurs. A l’entrée il est possible d’avoir les horaires estimatifs des geysers. Certains peuvent cracher à plus ou moins 2 heures. Donc, il faut être opportuniste. Ce qui nous a plu : - les couleurs du sol qui peuvent passer de l’orange ou du rouge vif au vert (grâce à des bactéries qui, suivant la couleur, résistent aux hautes températures).
- Le « castel », sorte de donjon blanc calcaire entouré d’enluminures colorées qui a expulsé sa vapeur pendant 3 quarts d’heure. Quelle santé.
- L’ambiance du parc, large, bien aménagé sans dénaturer le site, avec des « parfums» parfois fortement soufrés qui décapent les bronches efficacement.
- Les formes multiples de représentation des activités terrestres, avec des cônes, des marmites, des boues, des puits aux eaux limpides et azur, …



A ne surtout pas rater. L’après midi fut consacré à un autre joyau : le grand prismatic.

Les vues aériennes connues de ce « lac » montrent des photos aux couleurs si saturées qu’elles paraissent retouchées ou fausses. Certes, dans notre condition de bipède, nous ne voyons pas toute l’ampleur de la chose, mais les couleurs si caractéristiques sont bien là, même sous la lumière tamisée du soleil par les nuages ce jour-là : orange vif, jaune, bleu, vert profonds avec tout le mystère laissé par la vapeur d’eau qui s’échappe du centre du bassin. Les avions, ça, ne le voient pas !

2ème journée : Mammoth Hot Spring
Nous avons pris le parti de changer de camping pour être plus central (Norris). C’est ça ou faire des heures de voiture … Attention à ce sujet. Les distances sont grandes, mais à celles-ci il faut ajouter une circulation assez poussive par des arrêts de type « Bisons qui traversent et qui trouvent opportun de scruter l’horizon ou de contempler le coin comme s’ils le découvraient » et ceci pendant de longues minutes. Enfants et parents près de l’événement sont ravis de voir passer au raz du capot ces montagnes de viandes pelucheuses, mais pendant ce temps, aucun véhicule de bouge. A noter aussi une vitesse à l’intérieur du parc de 45 miles.
Mammoth Hot Springs ressemble à la vaisselle d’un géant : une pile d’assiettes blanches desquelles coule une eau chaude qui sculpte la mousse (tous les détails du calcaire qui forment des motifs suivant le flux de l’eau). A parcourir sans modération en tous sens pour voir toutes les facettes de cette colline au relief prononcé où cohabitent d’anciennes cascades blanches délaissées par les eaux et des bassins actifs qui se déversent les uns dans les autres,

Tout cela nous a donné faim. Nous sommes descendu à Gardiner, quelques miles en contrebas de Mammoth et nous nous sommes installés au K BAR, un bar restaurant pour bikers pas vraiment touristique et d’une super ambiance. « Les meilleures pizzas de l’ouest » vantait la carte. Nous n’irons peut être pas jusque-là, mais nous avons bien apprécié l’endroit.
3ème journée : Le grand canyon de Yellowstone

En arrivant sur le site, on comprend d’où vient le nom. La roche est ici jaune avec des nuances ocres et des rondeurs bien particulières. La vallée encaissée où coule un torrent (ce qui est normal pour un canyon) n’est pas accessible aux touristes, ce qui accentue le caractère sauvage de l’endroit. Le grand canyon, c’est aussi, ses deux chutes d’eau puissantes, de toute beauté. Le haut de la seconde (dans l’ordre de la pente) est accessible après une descente sur un chemin taillé pour les aventuriers. La vue à ce niveau est imprenable, voire hypnotique lorsque l’on regarde les eaux furieuses du torrent se jeter dans le vide pour se pulvériser sur la roche en contrebas. Située au niveau de cette rupture, la plate forme d’observation est idéalement placée.
4ème et 5ème journée : Geysers à gogo et traque animalière
Les geysers on ne s’en lasse pas. La diversité des situations, des formes et des couleurs rendent attrayants les sites de Fountain Paint Pot, West Thumb (un festival de couleurs !)

et autre Norris. Une mention spéciale pour Norris qui offre un point de vue sur une de ses vallées qui ressemble à une gouache blanche mélangée à des pointes de bleu, vert et orange. L’artiste qui a agencé l’ensemble ne manque d’après moi, pas de talent.

C��té faune, c’est la loterie mais à tous les coups on gagne. Je ne vous parle pas bien sûr de sombres animaux que l’on croit reconnaître à des kilomètres, mais bien d’une faune présente et pas très farouche d’ailleurs, à quelques mètres des hommes. Les appareils photos ont surchauffés tant il y a à voir : bisons, coyotes, cerfs, antilopes…. bref pour tous les goûts.




Certaines mauvaises langues pourraient aller jusqu’à penser secrètement que c’est presque un peu trop facile. Heureusement il y a les n° complémentaires, qui eux restent un défi : les ours et les loups. Pour les premiers, nous n’avons vu que les boîtes qui nous rappelaient leur existence tous les soirs. Pour les seconds, un groupe de passionnés rencontrés le long de la route, et super équipé, a guidé notre regard vers des points en mouvement qui devaient être des loups. Nos jumelles ont confirmé que c’était effectivement bien des points en mouvement. Heureusement nous avons pu accrocher à notre tableau de chasse des loups en liberté grâce à un coup d’œil furtif dans l’un de leurs quasi télescopes. C’était loin, presque dans la nuit, mais cela ressemblait bel et bien à des loups.
Pour nous Yellowstone c’est aussi : - des soirées brochettes, T-bone et chamallows grillés, sous un ciel étoilé avec des températures plus clémentes que le 1er soir - l’eau du robinet si soufrée que l’on espère que c’est au moins bon pour la santé tant il a fallut se forcer pour la boire (quasi imbuvable vers Norris) - La forêt portant les stigmates du grand incendie de 1988 sur des centaines d’hectares. Heureusement qu’elle se reconstitue assez vite…

- La nature toute puissante (règles locales obligent) qui amène, une fois n’est pas coutume, les hommes à contempler et à s’adapter plutôt qu’à changer l’environnement.
Bref, on a beaucoup aimé, tant pour la vie d’aventuriers que nous menions dans notre forêt que pour toutes les beautés et expériences olfactives que dame nature nous a offert. Cela vaut à nos yeux le détour que nous referions sans peine à une autre occasion.
10ème étape : Cody, la ville de Buffalo Bill
Nous quittons Yellowstone, avec un petit pincement au cœur pour la ville de Cody, après un ultime passage dans les boutiques touristiques pour emporter avec nous un petit bout de ce Paradis. La sortie du parc est assez déprimante avec sa forêt brûlée sur des kilomètres carrés. Les plus acharnés d’entre nous chercheront jusqu’au bout mais en vain à voir la truffe d’un ours ! La déception fut forte, mais cela nous donne une bonne raison de revenir … La route entre Yellowstone et Cody est magnifique.

Comme nous descendons des cimes, la température ne cesse de remonter à chaque kilomètre parcouru. Le vent devient chaud et agréable. Nous croisons des hordes de « bikers » chevauchants des Harley rutilantes dans ce paysage de cow-boys.

Serait ce simplement le remplaçant moderne du cheval ? Nous verrons à Cody que celui ci est toujours en service … L’installation au camping de Cody fut saluée par tous comme le retour à la civilisation. Enfin une douche, et chaude de surcroît. Il était temps, nos cheveux commençaient à tenir tous seuls sur la tête. C’est l’opportunité également de faire une grande lessive salvatrice pour ne pas finir en slip. A nos yeux, Cody ressemble à l’archétype de la ville de western avec sa rue principale, ces maisons plutôt basses aux façades caractéristiques de l’ouest et ces habitants qui portent le chapeau de cowboy comme nous portons la casquette. Devant les saloons, point de chevaux mais des Harley, alignées, attendant sagement leurs propriétaires.

La ville de Bill, le chasseur de bisons et d’indiens semble avoir gardée son caractère authentique, tout en s’affichant ville touristique. Le dîner au restaurant « Chez Irma » (la fille de Bill) fut l’occasion de rentrer en famille dans un saloon (souvent interdits aux mineurs) dans un vrai décor de film : bar en cuivre, têtes de bisons au mur et rappels de l’histoire de l’ouest en tout genre. Après avoir avalé prestement certainement nos meilleurs hamburgers et un T-bone fondant, nous sommes allés au rodéo, moment très attendu. Ce fut une révélation tant le spectacle fut prenant du début à la fin, mené par des cow-boys, des cow-girls et des adolescents certainement du cru. Tout débute par le salut au drapeau, prière et hymne national la main sur le cœur. On s’y fait. Puis les hostilités commencent et se succèdent avec diversité : - Rodéo sur un cheval en furie : comme celui qui tente finit pratiquement toujours par mordre la poussière tôt ou tard, il faut admettre qu’il faut une bonne dose de courage, voire d’inconscience pour se lancer dans la bagarre. - Rodéo des ados sur des bœufs allergiques à un cavalier : là aussi, quel courage pour ces jeunes qui se sont presque tous fait bien mal. Laisserais-je mes enfants faire un exercice aussi dangereux ? C’est pas gagné et pourtant …
- 
Courses au lasso pour attraper des vachettes par les cornes ou par les pattes, seul ou à deux. Le but est toujours d’avoir le meilleur chrono dans ces exercices d’une précision diabolique. En la matière, les femmes ont été plutôt habiles également. Les cowboys machos n’ont qu’à bien se tenir.


De retour à la tente, ayant réussi à dompter notre dizaine de chevaux vapeur, le vent s’est levé. Un vent chaud et sec du désert. En quelques minutes le linge pendu a séché. Puis des rafales violentes se sont succédées une bonne partie de la nuit, torturant nos tentes dans tous les sens. Solides tout de même ces structures : comme le roseau, elles se tordent mais ne rompent pas. La nuit fut si agitée que nous nous demandions si la tente des enfants, offrant plus de surface pour des poids légers à l’intérieur, n’allait tout simplement pas s’envoler ! Etait ce dans le cycle normal de la région ou une tempête, nous ne le saurons pas (nous n’avons pas pris la peine d’aller nous renseigner !). Un petit conseil donc, même si le temps est clair et calme, une tente bien arrimée est un bon gage de ne jamais dormir dehors. Le lendemain, tout est redevenu normal, mais la partie maternelle de la troupe s’est levée avec des cernes suite à l’inquiétude de la nuit (elle qui commençait tout juste à vaincre le sommeil manquant !) On a aimé Cody qui nous laisse pour tout cela un souvenir vivace. On quitte la ville sur des airs de country achetés au « Wall Mart » du coin (et ce n’est pas forcement notre meilleure acquisition !).
11 ème étape : Flaming gorge et Vernal, sur la route de Moab
Un maître mot en quittant Cody : tailler la route pour arriver à Flaming Gorge de jour. Terres arides à perte de vue, buissons et cailloux, grands troupeaux de bovins, parfois des daims et quelques ranchs. Le ciel ce jour -là est couvert et rend la route un poil triste. Après Thermopolis puis le canyon de la wind river, rouges, nous traversons des miles et des miles de routes droites, au milieu d’épineux. L’arrivée sur Firehole Canyon, partie de Flaming Gorge, a un petit gout de Monument Valley (au moins l’idée que l’on s’en fait). Sur les 10 derniers miles avant le camping, des centaines d’oreilles guettaient notre arrivée. Sous les oreilles, des lapins, assez petits, qui nous ont fait une haie d’honneur ou tout simplement étaient venus saluer le coucher de soleil. Un feu d’artifice de petits pompons blancs ! Vu l’inconscience de certains, c’est à 2 à l’heure que nous traversons ce magnifique canyon, tout d’orange vêtu avec la lumière rasante. Résultat net, l’installation et le diner se sont effectués de nuit, (et sous la pluie) dans un camping presque vide aux emplacements magnifiques ! Un de nos campings préférés pour sa vue, le big calme et cette impression d’être au bout du monde. Ici ce ne sont pas les ours qui chapardent, mais nos petits copains les écureuils, hyper organisés et toujours aussi effrontés. Le lendemain, nous reprenons la même route. Celle-ci est désespérément vide. Comment imaginer si on ne l’avait pas vue, toute cette vie grouillante et si bien cachée de la veille ? Orages, orages, oh désespoir ! Nous devions faire un tour dans Flaming Gorge, mais la visibilité est nulle, donc…. Dans le collimateur maintenant, les dinosaures.

L’arrivée à Vernal en fin de matinée fut l’occasion de mesurer nos progrès fulgurants en matière d’installation au camping : 15 minutes suffisent alors pour être en place.

Après le passage d’un orage loquace nous partons affronter les dinosaures munis de nos K-Ways ! Une de nos seules déceptions : la visite des fouilles archéologiques est fermée pour cause de glissement de terrain. Rien d’alarmant, le coin de toute façon regorge de points d’intérêt avec des canyons de toute beauté et une faune très présente sur les routes (daims, cerfs, biches, …), ce qui oblige à beaucoup de prudence dans la conduite.

Pour parfaire le tout, nous nous offrons une tranche d’aventure en empruntant une piste très pentue et poussiéreuse qui nous amena au fonds d’un canyon sauvage( Echo Park Road). Notre Toyota a avalé le relief prononcé et les nids de poule « fingers in the nose ». C’est costaud ces bêtes là. Heureusement d’ailleurs car l’endroit était franchement désertique et les téméraires ne couraient pas la piste ce jour là …

De retour à la tente, la pluie nous attendait. C’est ainsi que le Taco Bell du coin, enseigne appréciée par les enfants, nous accueillit pour nous réchauffer, nous qui redoutions de mourir de chaud dans cette zone !
12ème étape MOAB : la caverne d’Ali Baba du canyon
Si nous omettons les 90 miles aller-retour d’égarement pour cause de chiens de prairie qui faisaient les guignols le long de la route, occupant 100% du processeur interne du co-pilote, la route fut sans histoire … Les 40 derniers miles avant d’arriver à MOAB sont tout simplement un régal dont furent encore victimes les déclencheurs des appareils photos. Un arrêt tous les miles fut la moyenne tant le paysage donne envie d’être capturé sous tous les angles. La piétaille, dans ces cas-là, finit d’ailleurs par trépigner d’impatience d’arriver ou sort faire de l’escalade et devient difficile à récupérer.

Le camping ne peut pas être qualifié d’exceptionnel avec ces petits emplacements et la route importante à son seuil, mais il offre une vue somptueuse sur les monts alentours et est assez central. MOAB n’est pas une destination de transition, c’est un paradis pour randonneur, sportifs ou contemplatifs de tout poil.
Vue du camping de MoabNous avons aimé particulièrement :
- Canyonlands dans toutes ses largueurs, et Dead Horse point : à voir et à revoir. Les paysages sont saisissants dans un décor minéral aux couleurs chaudes et aux découpages si exceptionnels : tantôt des empilements réguliers à motifs, tantôt des amoncellements chaotiques avec le mythique Colorado ou la Green River qui trouvent leur chemin dans ces dédales de parois rocheuses (qu’ils ont sculptées en bonne partie). Le peu de végétation qui survit porte les stigmates des conditions rudes : les conifères notamment, noueux et de petite taille, poussent entre les dalles rocheuses.
- Arches, un must à ne manquer sous aucun prétexte. Extrait du carnet de bord : « Gromel, gromel dans les chaumières. Lever tôt, petit déjeuner frugal, nuages bas et menaçants, nous chaussons les crampons, enfilons nos K-Ways et attaquons sans conviction le chemin qui mène aux arches et à la lumière du matin (qui n’est donc pas au rendez-vous). Mais voilà que le paysage est envoutant et que le chemin passe du tout touriste à l’expert après la 1ère arche. L’attrait de la belle pierre (grés) rouge, orange, attirante, accrocheuse sous la semelle et pas vraiment rugueuse, avec de belles formes rondes et sculptées par les ans, le vent et la pluie, transforment les esprits. Les p’tits gars se mettent à grimper partout. Nous prenons, à la dernière grande arche, le sentier de l’aventure (Primitive Trail). Guidés par des empilements de cailloux, nous progressons sur un chemin enchanteur, surprenant, difficile et absolument et résolument magnifique. Certainement une des plus belles randonnées de ma carrière. »

- Que dire d’Arches au coucher du soleil, lorsque le rocher semble chauffé comme du métal au rouge ? Il rayonne alors de tous ses feux et colore de sa lumière tous les lieux et personnes environnantes qui deviennent monochromes. Par temps d’orage, ce qui fut notre cas, le contraste est encore accentué par la couleur plomb du ciel.

- Notre sédentarisation quelques jours. Ah, quel plaisir de ne pas monter ou démonter la tente. De vraies vacances … - Le brevet de Park Rangers de nos pitchouns : dans un bon esprit, ni scolaire, ni compet, c’est une bonne sensibilisation à Dame Nature et à son respect.
Nous avons aimé :
- la demi- journée de rafting dans le Colorado : rien d’exceptionnel et pas donné. Cela ressemble plus à une promenade familiale en bateau qu’à du rafting au sens sportif du terme. Les rapides sur les portions traversées n’ont toujours pas été découverts. Les recherches continuent. Ceci dit, le tout est vraiment très sympa et le décor mérite le détour à lui seul. - La rencontre froide et distante avec un scorpion, en pleine nuit en sortant du bloc sanitaire. L’affaire fut prise très au sérieux par le plus grand des deux, voyant le dard en position d’attaque. Mon interlocuteur atteignait facilement les 10 à 15 cm, ce qui en pouces fait encore davantage. Pour éviter qu’un campeur hirsute et ensommeillé ne fasse un faux pas, je décidais de chasser l’intrus avec un bâton. Ben ça court vite ces bébêtes, ce qui n’est pas plus rassurant … Ensuite, bizarrement, le retour à la tente s’est effectué tous sens en éveil. Il parait qu’il y a des serpents par ici ? (Note d’une autre partie de l’équipe : c’est là que l’on reconnaît l’aventurier, le vrai, celui-ci l’aurait pris en photo !!!!!!) - MOAB : ville attrayante, jeune, dynamique, mais que nous n’avons pas eu le temps de mieux connaître, si ce n’est un restau « All you can eat » façon saloon.
Nous n’avons pas aimé : RIEN ! MOAB et ses parcs sont un enchantement qu’il faut souhaiter à tous. On aurait vraiment apprécié avoir un 4X4 en voyant les pistes sinueuses au fond de Canyonlands.
13ème étape : Monument Valley, Goosenecks et Valley of the Gods
Après un peu de « shopping » dans l’attractive et touristique MOAB, nous quittons la ville pour Monument Valley. La route est variée et comme d’habitude sur les longs trajets, une ambiance s’installe à bord. Suivant l’humeur du jour, c’est « la croisière s’amuse » ou « règlement de comptes à OK Corral ». Le passage de l’un à l’autre s’effectue par exemple au moment où le CD de musique s’arrête et où il faut choisir le suivant. La route est toujours aussi large, pas très fréquentée et nous avons une âme de conquérants. Que demander de plus ? Le vent, les nuages bas et les percées lumineuses nous accompagneront tout le long du trajet, donnant encore davantage de relief aux paysages traversés (il faut bien rester optimiste envers et contre tout). Les premiers tréteaux de marchands de bijoux Navajos marquent l’entrée dans leur territoire. C’est là que sans nous méfier nous sommes tombés dans le piège. Cette tribu est redoutable et déloyale dans ses méthodes. Ce qu’elle n’a pas réussi à gagner par les armes jadis, elle le gagne par les sentiments aujourd’hui (juste revanche). A l’origine tout semble normal. Le passage de Goosenecks ne peut être marqué que par un arrêt.
Insouciants, nous descendons voir ces fameux lacets du Colorado (impressionnants cela dit). Puis, revenant vers notre véhicule la partie féminine du groupe a l’idée lumineuse de regarder ce qu’il y a sur les tréteaux. Et toc ! Le filet se referme sur la proie. Hypnotisée, elle fait tous les étals. Je ne le sais pas encore, mais elle choisit. A un « Bon, on y va !» un peu impatient, la réponse évasive suivante, immuable, tombe « Viens voir une seconde … ». La première fois on ne peut pas se douter, on s’approche. Le deuxième piège se referme. On le comprend immédiatement, on ne repartira pas sans un collier, bracelet ou bague au mieux et avec les trois au pire. Il faut dire qu’ils ne sont pas chers et plutôt élégants. Même les enfants ont acheté les fameux talismans dont on se demande comment ils ont pu vivre sans avant.
Ce jour-là je me suis dit en repartant: « tu t’en tires pas si mal, c’est une bonne chose de faite ». Que nenni, c’est sans compter sur la ruse des autochtones. Des étals Navajos, il y en a à tous les points importants du territoire. Je vous rassure, nous n’en avons pas raté un seul. Gloups !
« Si tu offres un bijoux Navajo à ta Femme, tu l’habilles pour un jour. Si tu la laisses acheter, tu te ruines pour la vie » dit le proverbe Plançonesque. J’ai testé, c’est vrai !Bref, allégés de quelques dollars, la voiture, et accessoirement nous à l’intérieur, nous dirigeons vers la Valley of the Gods, non loin de Monument Valley. La piste au début est belle, assez large. Nous produisons à notre passage un panache de poussière ocre du plus bel effet, comme dans les rallyes africains. C’est moins grandiose que ce que nous verrons ensuite, mais nous sommes en plein désert, pratiquement toujours seuls et la piste sinueuse tout en relief nous attire irrésistiblement. L’aventure quoi.

Armés de pistolets à amorces, un règlement de compte eut lieu entre les roches rouges sous l’œil médusé des serpents et autres scorpions qui n’avaient pas vu cela depuis un siècle.

Les choses se gâtent en progressant. Chaque cours d’eau asséché qui traverse le passage imprime sa marque par un creux d’érosion très prononcé. Sans 4X4 ce fut épique mais faisable avec quelques frôlements de pare-choc sur la terre néanmoins. Le suspens du « passera, passera pas » éliminatoire fut conservé jusqu’à la fin avec le passage d’un cours d’eau à 10 mètres du retour sur la route, après une quinzaine de miles de piste. No problemo pour cette fantastique voiture qui ne nous a jamais trahi.

Un des plus beaux et sauvages sites du secteur. A voir ! Nous sommes arrivés au camping de Monument Valley sous un soleil rayonnant. Celui-ci offre une vue imprenable sur les Monuments en question.
Vue du camping de Gouldings
Un plouf dans la piscine a remis ce soir là de l’ordre dans les cervelles encore toutes congestionnées par les heures de voiture et les multiples points de vue, avant d’affronter l’épreuve tant redoutée de l’allumage du feu … sans allume feu, mais allumettes autorisées quand même.
Après avoir vidé nos réserves de papier sec, Thibaud prend l’initiative de chercher du soutien. Il revient avec le gardien Navajo. Ses conseils ont été décisifs et les saucisses grillées et chamallows n’en furent que meilleurs.
Le lendemain, 4X4 à Monument valley avec un guide Navajo. La carte est alléchante. Qu’en sera-t-il des plats ? Nous arrivons au lodge de départ. Devant sont garés deux gros pickups aménagés avec des sièges sur le plateau et une bâche en cas de pluie. Après confirmation, ce sont bien nos 4X4. Nous sommes une dizaine dans le « truc », qui visiblement est mu par 4 roues motrices, ce qui en fait un 4X4. Consternation lisible sur le visage de notre G.O qui ne voyait pas exactement les choses comme cela. De loin ça fait attrape-touristes. Et bien dedans aussi. Côté piste, nous avons fait la même chose que tout le monde peut faire normalement avec sa voiture, avec un petit parcours spécial, qui n’a de spécial que le fait que seuls les guides peuvent l’emprunter. Le tout ne fut pas désagréable, sous un ciel dégagé, mais rien qui justifie le prix. En conclusion, si c’était à refaire, on dépenserait nos dollars dans autre chose …. des bijoux par exemple.
En soirée nous sommes retournés au parc avec notre propre voiture.



Monument Valley mérite son nom et est à la hauteur de sa réputation. En fin de visite, un énorme orage s’est formé au-dessus du parc. La lumière encore puissante du soleil a littéralement enflammé une partie des nuages, donnant un ton uniforme orange prononcé a toute la matière, sur un fond gris de plomb. Le retour sur la piste avec le vent, la poussière, les phares de voitures (l’endroit est très fréquenté, cela va sans dire), et le sable piège en montée fut un régal pour les photos. Un moment vraiment exceptionnel. Ce fut, il faut bien l’avouer, le petit plus qui fait que cette visite fut magique et inoubliable.


14ème étape : Le lac Powell et Antelope Canyon
Une dernière visite dans les boutiques Navajos et nous quittons cette merveille terrestre qu’est Monument Valley pour le Lac Powell. La route est belle, sans excès, sauf sur l’arrivée à Page avec ses dunes de sables fossilisées. L’installation éclair au camping effectuée, nous passons aux choses sérieuses : Antelope Canyon. Nous ratons de quelques secondes la visite de la partie upper et décidons d’aller vers lower, pour éviter une attente longue. Oui, c’est cher, très cher, abusivement cher pour juste voir ce que la nature a travaillé pendant des millénaires ( pas les Navajos). Mais c’est beau, vraiment beau et incroyablement surprenant. Le canyon est un micro canyon.
Les salles ne dépassent pas les 5 à 6 mètres pour les plus larges, à moins d’une dizaine de mètres sous terre. La lumière était changeante lors de notre visite, avec un gros nuage taquin qui laissait de temps en temps passer les rayons du soleil. Autant le dire tout de suite, sans soleil, le canyon perd franchement de son attrait et ne met pas en relief l’incroyable jeu de lumières et d’ombres qui le rendent si exceptionnel.


La fin d’après midi fut consacrée à la plage, très agréable, dans une eau douce et chaude et une ambiance camping-car.
Le tout se termina en apothéose par un orage d’anthologie qui transforma le lac et les alentours en une vue improbable.


Il nous obligea ensuite à manger à toute vapeur avant un déluge mémorable sous la tente. L’étendue de cette perturbation fut telle qu’un arc en ciel total s’inscrivit dans le ciel. Tout ceci eu aussi, mais nous ne le savions pas alors, l’avantage de refroidir l’atmosphère et de nous permettre de tomber dans les bras de Morphée rapidement. Le lendemain débuta tôt, pour la visite du lac Powell avec une vedette de location surpuissante dans un décor de rêve. Ayant réservé, le programme était simple : arrivée au guichet vers 8h00, réception du bateau et explications sur l’engin, puis départ pour l’aventure aquatique (8h30). La réalité fut tout autre. Nous tombons sur une organisation bureaucratique en position de monopole qui pratique un « foutage de gueule » institutionnel de haute volée et avec le sourire. L’atteinte du premier guichet juste pour confirmer la réservation pris plus d’une heure. Nous sommes restés aimable avec notre guichetière qui devait être croisée avec un lémurien tant chaque geste était pesé et pesant. C’est le premier exploit du jour. « Ouf, c’est nul, nul nul, mais on est à peu près dans les temps quand même ». Et bien non. Ensuite il faut qu’une personne soit disponible pour nous remettre les clés du bateau et l’équipement. Re file d’attente 1h30. Oui, vous avez bien lu, sans compter 30 minutes environ d’explications et de check list. Quand on voit le prix de location à la journée (déjà réglé !) on ne peut que lever les yeux au ciel et espérer que les nerfs ne lâchent pas sur le premier venu de cette *£# !? de société. L’humain est ainsi fait qu’il oublie rapidement les moments obscurs pour ne retenir que les bons, et la suite fut un enchantement sans pareil… Les premiers bouillonnements de l’hélice s’effectuèrent vers 11H00 sur une eau plate et un ciel limpide. Ciao les cloportes, le lac est à nous !



Le bateau était assez spacieux pour cinq, même avec des skis nautiques et une grosse bouée à tirer derrière l’engin. Le moteur était du genre costaud (150 chevaux quand même) pour délivrer une confortable puissance dans un bruit proportionnel et une consommation exponentielle (ça c’est pour le retour). Ce fut un grand moment de bonheur familial pour : - la conduite du bolide partagée par tous (sous haute surveillance pour certains), - la circulation au milieu de parois rocheuses rouges parfois très sinueuses et étriquées, - la partie jeux nautiques avec la bouée géante qui nous occupa une grande partie du temps : sensations fortes assurées pour tous. - Un bémol sur le ski nautique pas vraiment accessible pour les non expérimentés aussi bien côté conducteur que skieur Le retour, assez tôt (5 heures, ravitaillement en essence compris) était beaucoup mieux organisé que le départ. Normal, les employés devaient être pressés de partir. Pour nous « venger », l’appontement fut raté à trois reprises, nous classant définitivement dans la catégorie des marins d’eau lyophilisée (l’appellation « d’eau douce » ne convenant pas sur un lac). Si c’était à refaire, nous nous serions enregistrés la veille (conseil d’ami) et serions arrivés vers 7h30 le matin pour un départ rapide. Il n’est pas évident que nous aurions pu faire beaucoup plus de distance, dans la mesure où le réservoir limite la durée de fonctionnement, surtout à fond, mais nous aurions pu faire une pause dans une des criques enchanteresses, inaccessibles par la terre, pour une sieste réparatrice. Conclusion : C’est pas donné, c’est mal organisé, mais franchement c’est bien rendu ! Exténués, perclus de coups de soleil malgré le crémage régulier, le diner fut pris à Page dans un restaurant de cowboys à l’ambiance country endiablée. Sans les enfants qui dormaient à table, nous y serions encore. De retour aux tentes, la nuit fut torride. Non pas pour ce que vous croyez … m’enfin ! Mais pour la chaleur infernale qui régnait ce soir là.

15ème étape : Horseshoe Bend puis arrivée au Grand Canyon
Une dernière baignade dans le lac Powell le matin pour nous rafraichir puis nous partons sous un ciel d’orage et quelques gouttes bien nourries pour le Grand Canyon. A quelques miles à la sortie de Page se trouve une merveille à ne rater sous aucun prétexte : Horseshoe Bend. Même sous un ciel chargé, le site est grandiose. La roche toute en rondeurs est une caresse à l’œil et le vert émeraude de l’eau en contrebas est particulièrement mis en valeur dans son écrin de falaises. Seul regret : c’est si grandiose qu’il est bien difficile de faire rentrer quoique ce soit qui rappelle cette impression de gigantisme dans l’appareil photo. Le reste de la route vers notre destination fut une formalité un peu terne, sous la pluie. Comme pour Horseshoe Bend, la première chose qui marque en arrivant au Grand Canyon c’est l’immensité de l’affaire. C’est très grand, presque un peu trop pour que nous puissions embrasser d’un seul regard tout le paysage. Le voile produit par la pluie et les faisceaux de lumière laissent deviner que par temps clair ce doit être un festin visuel.

L’emplacement du camping fut atteint de nuit. Comme d’habitude, il est grand, au milieu de la forêt, avec une belle table en bois à bancs et un foyer. Randall, notre voisin vint dès notre arrivée pour nous offrir la lumière nécessaire à notre installation. Décidemment, quelle gentillesse chez tous les Américains que nous avons rencontrés. Le camp monté en un clin d’œil, Randall enchaîne en nous présentant toute sa petite famille, 3 filles dans les âges des nôtres et sa femme Atsuko, japonaise, puis nous invite à gouter des « S’more » autour du feu et un chocolat chaud fort bienvenu pour nous réchauffer ! Evidemment, je ne ferai pas l’affront d’expliquer, tant c’est connu, que les S’more sont des chamallows grillés mis entre deux crakers sur lesquels on a disposé un morceau de chocolat. Quand on goute, tout être normalement constitué dit « Hum, I want some more ». D’où le nom... Ce soir-là, de retour à nos tentes, ce fut l’hécatombe de fatigue, presque sans manger, sous le regard de la pleine lune.
16 ème étape : Visite du Grand Canyon – du piment pour les braves


Levés vers 8h30, nous nous préparons pour une descente partielle du Kaibab Trail. Le canyon est si profond, qu’il faut pour tremper les ripatons d’un bon marcheur dans l’eau du Colorado, 4 à 5 heures pour descendre et le double pour remonter. Comme indiqué partout, ce n’est pas à la portée du premier venu, surtout si l’on néglige les fondamentaux : de l’eau en abondance et de quoi se sustenter. Avant la descente, nous passons au Visitor Center pour préparer les diplômes de Junior Park Rangers des trois apprentis. La descente est dure, le chemin raide, étroit et sinueux. Nous remontons le temps en progressant vers des couches géologiques de plus en plus anciennes, chacune ayant sa couleur, sa texture et son épaisseur, ce qui en fait sa marque de fabrique. Le peu de végétation qu’il y a semble tout droit venu d’un jardin japonais. Pas simple la vie d’un arbre accroché à du caillou. L’impression de vide et d’immensité est totale, surtout lorsque l’on voit quelques marcheurs minuscules en contrebas. Après 1 heure 30 de descente nous atteignons un palier (Cedar Ridge) recommandé pour les randonneurs du dimanche. Nous le dépassons d’une demi-heure sous l’impulsion de ceux qui voulaient voir un point de vue sur le Colorado. Mais c’est comme le pied d’un arc en ciel, plus on avance plus il recule. La raison l’emportera vite sur la passion après les remontrances maternelles habituelles dans ce genre de situation. Une pause contemplative et gastronomique fut donc de mise de retour à Cedar Ridge.

C’est là qu’eu lieu le drame ! Thibaud, dans un geste d’inconscience mêlé à une certaine générosité donna une chips à un écureuil. Que n’avait il fait ! Haro sur le baudet crièrent alors les 2 autres juniors futurs park rangers, imprégnés des saintes règles du manuel qui dit qu’il ne faut pas nourrir les animaux. Une pluie de reproches s’ensuivie toute la remontée. Les propos vifs qui furent échangés s’envolèrent dans l’immensité du site et dérangèrent certainement les volatiles philosophes qui planent toute la journée au-dessus de ce temple de sérénité. Cela eut au moins l’avantage de faire oublier aux petites gambettes douloureuses, les difficultés de la remontée. 5 heures après notre départ, nous débouchons à nouveau au niveau du plateau, émoussés physiquement mais fiers de l’avoir fait. Après un pic nique frugal, nous repartons pour l’Hermits Rest Route, qui se parcours en bus ou à pieds et qui longe les falaises du Canyon. Sous un couvert orageux, ce dernier avait revêtu son habit d’ombre et de lumière qui le rend changeant au fil des minutes. Une averse nous surprit sur le chemin des falaises (un régal) et nous cloua sous les arbres qui nous protégèrent des bourrasques. Nous raterons ensuite le coucher de soleil vu de « Mohave Point » (très touristique) pour une bête question d’arrêts de bus qui se font dans un sens et pas dans l’autre sur la même route. D’un autre côté, pour nous le soleil s’est couché aussi, et vu le site, ce n’était pas si mal…


17ème étape : Route 66 vers Joshua Tree
Le lendemain, avant le départ pour d’autres cieux, nous quittons tristement Randall et sa famille et allons faire valider les carnets de Junior Park Rangers au Visitor Center. Sous un orage diluvien agrémenté de coups de tonnerre qui nous firent sursauter à plusieurs reprises, la Chef Park Ranger, sérieuse, appliquée et solennelle, fit prêter serment en français à nos Pitchouns avant de leur remettre leurs insignes : le corbeau (ce qui fut un drame, Robin ne tenant pas du tout à être « raven »), le coyote pour Lucas et le scorpion pour Thibaud. Bien sur, l’épisode douloureux de la chips et de l’écureuil fut évoqué et pardonné en séance. Ouf ! On s’en est bien sorti …



Objectif Lake Havasu. Grosse journée de route avec quelques surprises non prévues (ce qui est le propre d’une surprise). Il fut bien difficile de dire comment était le paysage. La pluie d’orage prit encore le dessus, allant parfois jusqu’à nous obliger à arrêter le véhicule sous des rideaux d’eau proche du déluge. En passant à Williams, très belle petite ville qui vaut le détour, nous nous apercevons que la route N°40 que nous suivions n’est autre que la mythique route 66 rebaptisée (au moins sur ce tronçon). Le décor est rétro, western et années 50 ou 60. Impossible de résister devant les gift shop route 66 très attrayants. Un demi tour inapproprié du conducteur dont la conduite jusque là frisait la perfection, ruinera définitivement un des pneus avant. Pendant que les uns s’échinaient à trouver des moyens de remplir le coffre (Teeshirts, porte clés, pancartes route 66 et que sais je encore …), un autre s’évertuait à le vider pour accéder à une roue de secours qui n’existait pas, ce qui nous amena à passer par un professionnel (un peu de négociation avec le loueur pour le remplacement du pneu, mais tout nous fut remboursé). A nouveau en ordre de marche, il fallut nous résoudre pour la première fois à raccourcir l’étape : arrêt à un motel à Kingman. La sanction fut d’autant plus acceptable que cette ville est agréable et placée sur la route 66. Très attachante cette route. Il s’y dégage un parfum de nostalgie avec ses lampes fluo, ses bikers et ses grosses voitures américaines retapées. On comprend alors l’engouement actuel de ceux qui la parcourent de bout en bout.


18ème étape : Palmspring via Joshua Tree - nos derniers tours de roue dans le désert
Sous un soleil torride, la route vers Palmspring peut être qualifiée de four désertique et monotone, sans être désagréable, loin de là. Après les vitesses automatiques, le limiteur de vitesse, c’est le genre de tracé qui se prête au pilotage automatique : sur 40 miles on peut ne pas avoir un seul virage ! Autour, des collines (les montagnes noires) et des buissons à répétition. Celui qui a créé l’endroit devait être à cours d’inspiration, à moins qu’il n’ait voulu nous donner une leçon d’humilité, à nous, petits scarabées perdus dans l’immensité. Bigre, le désert rend philosophe. Pour l’humilité ce fut raté. Une voie de chemin de fer longeait la route et certains équipages pour troubler l’ennui avaient marqués leur nom avec des pierres volcaniques noires. « Plançon » est dorénavant inscrit pour les générations futures.
L’entrée de Joshua Tree est un passeport pour une zone désertique atypique peuplée d’une vie soumise à rude épreuve, mais dans un décor de rêve (au moins vu de notre fenêtre). La survie implique souvent ici une certaine agressivité : épineux accrocheurs, cactus aux formes jamais vues précédemment, Joshua Tree, scorpions, serpents, …
On a particulièrement aimé :
- Cactus garden avec sa concentration de cactus presque cotonneux aux couleurs brunes



- les imposants Joshua Tree qui au couché du soleil dépassent en ombre chinoise sur l’horizon

- les roches rondes et accueillantes, aux couleurs chaudes, qui invitent à une escalade rien qu’à les regarder. On aurait aimé avoir le temps de faire une randonnée dans ces empilages minéraux. - le coucher de soleil au point culminant de la route, avec ces énormes blocs roses arrondis dans lesquels ont a envie de se nicher.
En quittant Joshua Tree, nous retournons à la civilisation trépidante des villes, laissant dernière nous toute cette vie de bohème sous la tente dans des zones restées encore raisonnablement sauvages. Gloups ! Il va falloir s’y refaire… L’arrivée à Palmspring, marquée par la présence des fameux champs d’éoliennes, eut lieu tard. La ville semble festive, insouciante et balnéaire à souhait bien que pourtant en plein désert aride. C’est la magie ou la folie des hommes … Notre hôtel fut le plus confortable de tout le voyage et la piscine à minuit, seuls, dans une atmosphère douillette et une eau chaude fut mémorable. Comme quoi, la civilisation a aussi du bon.

19 étape : San Diego – des vagues à l’âme aux vagues à la ville
Quittant les centaines d’éoliennes des collines de Palmspring, une quarantaine de miles plus bas, l’air devient humide, nous indiquant que l’océan n’est plus très loin. C’en est fini du désert. La boucle est bientôt bouclée. Les villages deviennent des petites villes et les villes finissent en une métropole. De San Diego nous ne connaissons pas grand chose, si ce n’est le camping qualifié d’urbain (Campland on the Bay) et bondé avec accès sur la mer, les highways, la plage, Sea Word et un restau mexicain qui vaut le détour.
Ce qui nous a plu : - Les belles vagues sur la plage qui déroulent leur mousse sur une distance suffisante pour faire du surf. L’eau est vivifiante mais avec les rouleaux brasseurs il y a de l’action. Si vous voulez savoir l’impression ressentie par vos pulls dans une machine à laver, le lieu est propice à une expérience enrichissante. Surveillance des plus jeunes obligatoire ! - L’ambiance beach boy de la plage et des alentours - Sea Word pour fêter nos retrouvailles avec la foule. Les spectacles mettant en scène des animaux marins, terrestres et volants ont fort bien menés, avec beaucoup d’humour (sans que cela soit au détriment des animaux). Les orques notamment sont d’une taille respectable. Si vous ne voulez pas avoir l’impression de nager avec eux, le Kway ou la combinaison de surf (moins pratique) est obligatoire. Ces bêtes là sont joueuses. - La Jolla, sur le chemin de Los Angeles, avec ses pélicans et ses phoques poussifs qui ne parvenaient pas à se hisser sur les rochers - Le restaurant Mexicain d’un soir. Certaines mauvaises langue auraient dit, assure t’on dans les milieux subversifs de notre tribu, que l’étape à San Diego avait pour but de manger Mexicain. Il parait que ce qu’il y eu dans l’assiette ce soir là était exceptionnel. Cependant, les Margaritas pour fêter … le fait d’avoir fait tant de kilomètres, nous plongèrent dans une douce euphorie qui nous fit oublier notre objectif : savourer le TOP des mets Mexicains.
Ce qui nous a moins plu : les maux de tête au retour du restau à cause d’un abus … de quoi déjà ?

20ème et dernière étape : Los Angeles – Pretty Sylvie sur Hollywood Boulevard

Ce n’est plus une ville c’est une mégapole. Que dis je une mégapole, une Giga pole. Il faut dire qu’en moyenne les bâtiments ne sont pas très élevés et donc il faut s’étendre pour loger tout le monde. L.A et nous ce n’est pas le grand frisson, mais il y eu de bons moments, et nous n’en avons vu qu’une partie infime : - La visite des studios Universal : parc d’attraction pas très grand mais bien fait. Un classique du genre, dans les normes.

Pour ma part, j'ai rêvé de chevaucher la moto de Terminator! 
- Visite à Hollywood boulevard, la perle de L.A : ben en fait c’est, comment dire en termes diplomatiques, intéressant. L’architecture du type cubique avec une façade façon décor ravira certainement les amateurs de cinéma. Les empreintes d’acteurs célèbres prises dans du ciment gris basique sont plutôt décevantes et pas très classes (c’est juste mon avis). En revanche, les noms d’artistes sur les trottoirs dans le marbre font bonne figure et nous rappellent à chaque pas que nous avons marché là où ils ont marchés EUX. Excitant non! Bon, on y va. Y a encore les plages à découvrir.
Nous avons aimé : - La vue sur Los Angeles depuis les collines. C’est là que l’on prend conscience de l’étendue de l’affaire. C’est gigantesque. Belle vue également sur les autoroutes à échangeurs en trèfles (petit clin d’œil à la nature). A voir. - Beverly hills … pour la verdure, la propreté nickel, le calme, la largeur des routes et les quelques vues sur de somptueux palais cachés au regard de la populasse (visiblement les architectes savent se donner du mal quand ils veulent). - Notre hôtel, l’Hacienda, pas trop cher, confortable et très bien placé - Les plages : un régal. On peut être un homme d’affaires dans la journée et venir se prélasser au bord de la plage ensuite. Elles sont très larges, bien surveillées (c’est connu, même hors de Malibu), et la voie piétonne qui longe le sable, avec ses palmiers, ses surfshop ou gift shop, rendent le tout très agréable. Tous les clichés sont là, et c’est aussi un peu ce que l’on cherche : les patineuses athlétiques en bikini avec un walkman sur les oreilles, les surfeurs, les skaters, les fresques sur quelques murs, des murets pour les tags …


- Le dernier restau avant l’échafaud qui servait des salades et une nourriture plutôt diététique. Un contraste après ce que nous avons vécu.
Epilogue
Pour éviter le spleen avant de monter dans l’avion nous avons eu l’idée géniale d’arriver en retard en ne descendant pas à la bonne compagnie pour l’enregistrement… vu la taille de l’aéroport, les erreurs se paient cash. A essayer, c’est stimulant. Pour ne pas sombrer dans la déprime en arrivant à destination la compagnie a pensé à perdre un de nos bagages, précisément celui où il y avait tous les cadeaux (Navajos) !. Si, si, c’est bien aussi pour occuper l’esprit. Il nous a été livré deux jours après, preuve que c’était bien organisé. En reprenant notre voiture, minuscule, il fut bien difficile de réapprendre l’usage du levier de vitesse. C’est en quittant les choses que l’on en mesure le plus de prix. En rédigeant ce carnet, j’ai re parcouru ce voyage, revivant tant et tant de plaisirs à chaque minute. Le plaisir de voir tant de merveilles, de vivre comme des Robinsons en pleine nature, le plaisir d’être tous ensemble, en famille, où s’installe tout un vécu, une ambiance que l’on a rarement l’occasion de vivre, même avec ceux qui nous sont si proches. J’étais pour ma part un peu réticent à engloutir des milliers d’euros dans une quête au bout du monde. Merci Sylvie de nous avoir convaincu et d’avoir organisé si minutieusement ce voyage qui restera pour tous une référence incontournable et une expérience forte de notre vie.
Et n’oublions pas que le plus beau voyage, c’est celui que nous ferons demain …

Pour retourner à la partie 1 http://voyageforum.com/v.f?post=831504
Vos réactions, impressions du Laos? English translation pending
bonjour,
toute nouvelle sur ce forum..
je pars au Laos le 20 decembre prochain, je souhaiterais avoir les réactions, impressions de ceux qui y sont dejà allés...
merci d'avance
Conduire au Costa Rica: distance à parcourir? English translation pending
Bonjour,
je me demande combien de temps ca peut prendre :
1-entre San José et Quepos (en passant par l'autoroute qui mène au Panama et jusqua San Isidro, Dominical et finalement arrivé a Quepos) ?
2- entre Quepos et La fortuna/Arenal?
Est-ce que ca se fait en 1/2 journée de route?
Merci !
1-entre San José et Quepos (en passant par l'autoroute qui mène au Panama et jusqua San Isidro, Dominical et finalement arrivé a Quepos) ?
2- entre Quepos et La fortuna/Arenal?
Est-ce que ca se fait en 1/2 journée de route?
Merci !
Hôtel Azul à Playa del Carmen? English translation pending
Bonjour,
nous partons en janvier pendant 15 jours. Quelqu'un a de bons tuyaux sur Playa del Carmen (cantinas, bars...)? Si quelqu'un connaît l'hôtel Azul, merci pour les infos ! Pour les excursions, on est bien renseigné.
Merci !
nous partons en janvier pendant 15 jours. Quelqu'un a de bons tuyaux sur Playa del Carmen (cantinas, bars...)? Si quelqu'un connaît l'hôtel Azul, merci pour les infos ! Pour les excursions, on est bien renseigné.
Merci !
Itinéraire pour l'Ouest américain en juin-juillet 2007 English translation pending
Bonjour tout le monde!
Mon copain et moi avons décidé de faire un voyage aux Etats-Unis l'année prochaine. Comme il n'est pas trop du genre 'organisateur' et que moi j'adore ça, je me suis plongée dans les bouquins et internet et j'ai essayé d'établir notre voyage de rêve. 🙂
Je suis déjà allée 12 jours dans l'Ouest en 1996 mais mon copain n'y est jamais allé. J'ai donc essayé de combiner des incontournables (San Francisco, Las Vegas, Grand Canyon, Bryce, LA, etc.) avec des sites que je n'ai pas encore vus et que je crève d'envie d'aller voir (Nouveau Mexique, côte pacifique).
Bref, voici l'initinéraire de 22 jours (donc 20 jours complets) que je nous ai concocté. J'aimerais avoir votre avis sur quelques questions que je me pose encore: Est-ce que Santa Fe vaut vraiment le détour ou est-ce que je me fais des illusions? Est-ce que la route Las Vegas-Los Angeles est faisable (lire: agréable) en 1 jour ou vaut-il mieux faire étape quelque part? Si oui, où? Si on rajoute une étape entre LV et LA, je pense supprimer l'étape Santa Barbara (jour 17) Est-ce qu'une excursion en journée à Death Valley est faisable si on loge à Las Vegas?
Pour info: nous espérons partir vers la mi-juin, mais rien n'est définitif.
Enfin, si mon itinéraire vous semble illogique ou si j'ai oublé quelque chose, n'hésitez pas.
1- Bruxelles – Albuquerque (New Mexico) – escale à Atlanta ou à Chicago Arrivée en début de soirée: location voiture + balade dans old town Logement à Albuquerque
2- Santa Fe: visite ville + peut-être rodeo (festival rodeo se tient vers cette période) Logement à Santa Fe
3- Visite des environs de Santa Fe (pueblos + Chimayó) Soirée et logement à Santa Fe
4- Route 66: Acoma Sky City – Gallup Logement à Gallup
5- Route 66: Petrified Forest – Flagstaff Soirée et logement à Flagstaff
6- Visite des environs de Flagstaff: Sunset Crater, Wupatki NM Soirée et logement à Flagstaff
7- Williams – Grand Canyon (South Rim) Logement au Grand Canyon
8- Monument Valley Logement à Kayenta
9- Navajo Village – Lake Powell Soirée et logement à Page
10- Visite Antelope Canyon, randonnée ou bateau (ou éventuellement rafting) Logement à Page
11- Bryce Canyon Logement à Cedar City – voir Cedar Breaks Monument
12- Las Vegas
13- Journée: Hoover Dam et environs Soirée et logement à Las Vegas
14- Journée: Death Valley Soirée et logement à Las Vegas
15- Los Angeles
16- Los Angeles
17- Santa Barbara Logement à Santa Barbara
18- La Purísima Mission - Solvang – Hearst Castle Logement à San Simeon
19- Big Sur – Carmel – Monterey Logement à Carmel ou Monterey
20- San Francisco
21- San Francisco
22- San Francisco - Bruxelles
Bref, voici l'initinéraire de 22 jours (donc 20 jours complets) que je nous ai concocté. J'aimerais avoir votre avis sur quelques questions que je me pose encore: Est-ce que Santa Fe vaut vraiment le détour ou est-ce que je me fais des illusions? Est-ce que la route Las Vegas-Los Angeles est faisable (lire: agréable) en 1 jour ou vaut-il mieux faire étape quelque part? Si oui, où? Si on rajoute une étape entre LV et LA, je pense supprimer l'étape Santa Barbara (jour 17) Est-ce qu'une excursion en journée à Death Valley est faisable si on loge à Las Vegas?
Pour info: nous espérons partir vers la mi-juin, mais rien n'est définitif.
Enfin, si mon itinéraire vous semble illogique ou si j'ai oublé quelque chose, n'hésitez pas.
1- Bruxelles – Albuquerque (New Mexico) – escale à Atlanta ou à Chicago Arrivée en début de soirée: location voiture + balade dans old town Logement à Albuquerque
2- Santa Fe: visite ville + peut-être rodeo (festival rodeo se tient vers cette période) Logement à Santa Fe
3- Visite des environs de Santa Fe (pueblos + Chimayó) Soirée et logement à Santa Fe
4- Route 66: Acoma Sky City – Gallup Logement à Gallup
5- Route 66: Petrified Forest – Flagstaff Soirée et logement à Flagstaff
6- Visite des environs de Flagstaff: Sunset Crater, Wupatki NM Soirée et logement à Flagstaff
7- Williams – Grand Canyon (South Rim) Logement au Grand Canyon
8- Monument Valley Logement à Kayenta
9- Navajo Village – Lake Powell Soirée et logement à Page
10- Visite Antelope Canyon, randonnée ou bateau (ou éventuellement rafting) Logement à Page
11- Bryce Canyon Logement à Cedar City – voir Cedar Breaks Monument
12- Las Vegas
13- Journée: Hoover Dam et environs Soirée et logement à Las Vegas
14- Journée: Death Valley Soirée et logement à Las Vegas
15- Los Angeles
16- Los Angeles
17- Santa Barbara Logement à Santa Barbara
18- La Purísima Mission - Solvang – Hearst Castle Logement à San Simeon
19- Big Sur – Carmel – Monterey Logement à Carmel ou Monterey
20- San Francisco
21- San Francisco
22- San Francisco - Bruxelles
Trajet Ubon Ratchathani-Udon Thani (Thaïlande) English translation pending
Bonjour,
Nous sommes au Laos en janvier pour 5 s, arrivée frontiére nord Thai puis descente sud.Notre vol retour est à Udon Thani et peut être remonter coté Thai plutôt que refaire la route Pakse-Vientiane serait +sympa?...QQ a t il de bons tuyaux sur ce trajet?Et combien de temps sans être trop speed?
Merçi pour les infos.Viviane
Birmanie: votre avis sur circuit de 28 jours? English translation pending
Bonsoir à tous,
Je vous soumets un circuit que je prévois de faire, pouvez-vous me dire si il est à classer dans la catégorie "sport" ou plutôt dans la catégorie "tranquile" ? samedi 3 mars 2007 Paris - Yangon dimanche 4 mars 2007 Paris - Yangon lundi 5 mars 2007 Yangon mardi 6 mars 2007 Yangon - Kyaing Tong mercredi 7 mars 2007 Kyaing Tong jeudi 8 mars 2007 Kyaing Tong vendredi 9 mars 2007 Kyaing Tong - Inle samedi 10 mars 2007 Inle dimanche 11 mars 2007 Inle lundi 12 mars 2007 Inle - Pindaya mardi 13 mars 2007 Pindaya - Mandalay mercredi 14 mars 2007 Mandalay jeudi 15 mars 2007 Mandalay - Mingun - Mandalay vendredi 16 mars 2007 Mandalay samedi 17 mars 2007 Mandalay - Bagan dimanche 18 mars 2007 Bagan lundi 19 mars 2007 Bagan mardi 20 mars 2007 Bagan mercredi 21 mars 2007 Bagan jeudi 22 mars 2007 Bagan - Mrauk U (possible en 4x4 paraît-il) vendredi 23 mars 2007 Mrauk U samedi 24 mars 2007 Mrauk U - Sittwe dimanche 25 mars 2007 Sittwe lundi 26 mars 2007 Sittwe - Nagpali mardi 27 mars 2007 Nagpali mercredi 28 mars 2007 Nagpali jeudi 29 mars 2007 Nagpali - Yangon vendredi 30 mars 2007 Yangon samedi 31 mars 2007 Yangon-Paris
Merci pour vos avis
Merci et A+
Sébastien
Je vous soumets un circuit que je prévois de faire, pouvez-vous me dire si il est à classer dans la catégorie "sport" ou plutôt dans la catégorie "tranquile" ? samedi 3 mars 2007 Paris - Yangon dimanche 4 mars 2007 Paris - Yangon lundi 5 mars 2007 Yangon mardi 6 mars 2007 Yangon - Kyaing Tong mercredi 7 mars 2007 Kyaing Tong jeudi 8 mars 2007 Kyaing Tong vendredi 9 mars 2007 Kyaing Tong - Inle samedi 10 mars 2007 Inle dimanche 11 mars 2007 Inle lundi 12 mars 2007 Inle - Pindaya mardi 13 mars 2007 Pindaya - Mandalay mercredi 14 mars 2007 Mandalay jeudi 15 mars 2007 Mandalay - Mingun - Mandalay vendredi 16 mars 2007 Mandalay samedi 17 mars 2007 Mandalay - Bagan dimanche 18 mars 2007 Bagan lundi 19 mars 2007 Bagan mardi 20 mars 2007 Bagan mercredi 21 mars 2007 Bagan jeudi 22 mars 2007 Bagan - Mrauk U (possible en 4x4 paraît-il) vendredi 23 mars 2007 Mrauk U samedi 24 mars 2007 Mrauk U - Sittwe dimanche 25 mars 2007 Sittwe lundi 26 mars 2007 Sittwe - Nagpali mardi 27 mars 2007 Nagpali mercredi 28 mars 2007 Nagpali jeudi 29 mars 2007 Nagpali - Yangon vendredi 30 mars 2007 Yangon samedi 31 mars 2007 Yangon-Paris
Merci pour vos avis
Merci et A+
Sébastien
Prix d'un guest house au Laos? English translation pending
Bonjour,
Je voudrais savoir quel est le prix moyen d'une chambre dans une guesthouse (très!) bon marché au Laos? le moins cher que l'on puisse trouver ! et surtout : vive les petits budgets! 😉
Merci d'avance! Fannie
Je voudrais savoir quel est le prix moyen d'une chambre dans une guesthouse (très!) bon marché au Laos? le moins cher que l'on puisse trouver ! et surtout : vive les petits budgets! 😉
Merci d'avance! Fannie
Votre chanson rythmée? English translation pending
Quel que soit votre coin du monde, quelle est la chanson ou la musique qui vous mets de la joie dans le cœur et vous portes à danser même tout seul dans la maison.
Le titre et le nom de l'artiste serait apprécier.
Moi, j'adore toutes les musiques de '' La bottine souriante'' qui est vraiment du folklore québécois. Connaissez-vous?
Moi, j'adore toutes les musiques de '' La bottine souriante'' qui est vraiment du folklore québécois. Connaissez-vous?
Ouest des Etats-Unis autre que les sites habituels? English translation pending
Hello,
Je suis déjà partie deux fois dans l'ouest américain. La première fois, on a fait le circuit classique : SF -> Yosemite -> Death Valley -> LV -> Zion -> Bryce -> Page -> Monument Valley -> Grand Canyon -> LA La seconde le circuit était plus centré sur la californie : LV -> Mojave -> Joshua Tree -> Palm Springs...
Nous souhaiterions refaire un périple dans l'ouest pour englober ce qu'on a pas vu et ce qui reste à faire (je sais c'est large!!;-)
Nous aimerions notamment voir Yellowstone, Canyonlands, Moab, ou plus vers l'est (Santa fe, nouveau mexique, texas...)
Qu'est-ce qui est faisable vu qu'on dispose d'environ trois semaines? Et quels sont les sites connus ou moins connus à faire dans l'est de l'ouest? (je sais pas si je suis claire!;-) Cad au dessus et/ou à droite de la ligne Monument Valley-Bryce J'avais pas mal potassé la californie mais j'avoue que je connais beaucoup moins les sites et les distances dans cette région là...
merci!
Je suis déjà partie deux fois dans l'ouest américain. La première fois, on a fait le circuit classique : SF -> Yosemite -> Death Valley -> LV -> Zion -> Bryce -> Page -> Monument Valley -> Grand Canyon -> LA La seconde le circuit était plus centré sur la californie : LV -> Mojave -> Joshua Tree -> Palm Springs...
Nous souhaiterions refaire un périple dans l'ouest pour englober ce qu'on a pas vu et ce qui reste à faire (je sais c'est large!!;-)
Nous aimerions notamment voir Yellowstone, Canyonlands, Moab, ou plus vers l'est (Santa fe, nouveau mexique, texas...)
Qu'est-ce qui est faisable vu qu'on dispose d'environ trois semaines? Et quels sont les sites connus ou moins connus à faire dans l'est de l'ouest? (je sais pas si je suis claire!;-) Cad au dessus et/ou à droite de la ligne Monument Valley-Bryce J'avais pas mal potassé la californie mais j'avoue que je connais beaucoup moins les sites et les distances dans cette région là...
merci!
Yéménia pour Addis Abeba en Ethiopie English translation pending
Bonjour,
Je voudrais aller à Addis Abeba, via Sana'a au Yémen en empruntant la Yemenia comme compagnie aérienne. Impossible de trouver quoi que ce soit sur leur site, même pas un n° de téléphone. J'ai pourtant rencontré des personnes qui pour le même trajet ont emprunté ces lignes-là. Qui peut m'aider ?
d'avance merci !🙂
Je voudrais aller à Addis Abeba, via Sana'a au Yémen en empruntant la Yemenia comme compagnie aérienne. Impossible de trouver quoi que ce soit sur leur site, même pas un n° de téléphone. J'ai pourtant rencontré des personnes qui pour le même trajet ont emprunté ces lignes-là. Qui peut m'aider ?
d'avance merci !🙂
Faire du stop en France, Espagne et Italie: sécuritaire? English translation pending
Bonjour, le but de ce message est assez simple: ma copine et moi (surtout ma copine😉) nous questionnons à savoir s'il est sécuritaire d'envisager de faire du pouce en Europe, mais surtout en France, en Espagne et en Italie.
J'aimerais avoir autant les bonnes que les mauvaises expériences, ne vous gênez pas!
Merci bien
J'aimerais avoir autant les bonnes que les mauvaises expériences, ne vous gênez pas!
Merci bien