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Possibilités d'hébergement entre Youwarou et Niafunké au Mali? English translation pending
by Annesiby · 2010-07-10 · 5 replies
je compte vadrouiller entre mi octobre et fin novembre entre segou et tombouctou par le fleuve en pinasses marchandes et eventuellement comanav segou mopti tombouctou aucun probleme....... qui aurait des tuyaux relativement recents sur les possibilites d hebergement ( même sommaires ) dans les petites villes /villages au long du fleuve A savoir markala ( campement glauque il y a 8 ans) Autre ?? maacina ( campement correct il y a.... 8 ans ....🤪 ) diafarabe ??? youravou ??? niafunke ??? De même renseignements sur les jours de marché et pinasses collectives ( c' est lié 😄)seront les bienvenus Merci
Nourriture dans les bagages en soute? (États-Unis) English translation pending
by Nesnes78 · 2010-07-09 · 22 replies
🙂Bonjour tous le monde Je pars mercredi pour un séjour linguistique de 3 semaines e Californie . Je dois apporter des petits cadeaux à ma famille americaine :) J'aurais donc aimé savoir s'il était possible de faire passé du café ( en poudre bien sur 🙂) dans les bagages à soute ?? Je vous remercie tous d'avance pour vos réponses!
Permis international pour conduire un scooter en Asie? English translation pending
by Pascalou16 · 2010-07-07 · 4 replies
Bonjour, je me permet de vous contacter car je vais en asie quelques mois. Je veux prendre un scooter pour me déplacer dans les pays, j'ai donc fait le permis international. Mais ayant juste le A1 on ne m'a pas tamponné le A sur le permis internationale, ok mais dans ce cas je ne peux pas louer de scooter même petite cylindrée? avez vous des informations là dessus? que dois je faire

Merci d'avance
Débarquer en Thaïlande sans visa ni de preuve pour quitter le pays? English translation pending
by Jacob09 · 2010-07-06 · 10 replies
Bonjour à tous

Est-ce que Quelqu'un ici est déjà débarqué en Thailande sans visas et sans preuve que je quitterai le pays avant les 30 JOURS.

- à mon arrivé je recevrai un visas gratuit de 30 jours Mais Est-ce qu'ils vont me demander une preuve comme quoi je vais bel et bien quitter le Pays??

Devrais-je acheter un visas avant de partir ou rendu sur place, , (les prix sont idem??)

Ou

Rentrer en Thaïlande prendre mon visas 30 jrs donné ET SI au besoin J'achèterai un sur place?🤪

quelqu'un a une suggestion à me faire ou est déjà arrivé la même situation. Merci!
Région tranquille dans le nord de l'Inde? English translation pending
by Ludomero · 2010-07-03 · 25 replies
Un jour où l’autre j’irai en Inde et ce jour pourrait être proche, aussi je commence à collecter des informations.

Ce séjour comportera pour des raisons personnelles une halte de quelques jours à Agra près du Taj Mahal, or je lis ici et là que le Nord de l’Inde, et en particulier Agra, comporte un nombre important d’accroche-touristes. Etant de toute évidence un mauvais touriste ne sachant pas bien gérer les as du harcèlement je cherche à commencer ce voyage en Inde dans une région pas trop touchée par ce type de personnes. Je ne suis pas certain de pouvoir partir bien longtemps, aussi je vais certainement me limiter au Nord, par quelle région « tranquille » commencer pour ne pas démarrer trop stressé ? 😊
Croisière sur le Liberty of the Seas English translation pending
by Musico2 · 2010-07-02 · 10 replies
Bonjour, Nous partons en croisière avec le liberty of the seas avec les escales:San Juan (Puerto Rico), St-Martin et Labadie. Est-ce que c'est absolument nécessaire de planifier des excursions, tour de ville ... ou nous pouvons simplement descendre sur l'île et profiter de ce qu'il y a sur place?
Trajet Delhi-Varanasi: location de voiture avec chauffeur-guide English translation pending
by Julie2aix · 2010-06-28 · 14 replies
Bonjour,

Je compte partir avec mon ami 15 jours en Inde cet hiver, et je voulais louer une voiture avec un chauffeur/guide pour faire le trajet aller retour Delhi-Varanassi. J'ai bien compris qu'il y avait des bons et des moins bons chauffeurs, et je voudrais éviter à tout prix le chauffeur 100% "corrompu" par les hôteliers et autres restaurateurs. Si ceux qui ont eu une bonne expérience peuvent me faire passer leurs contacts ça serait extra.

Merci d'avance.

Julie
Une traversée des Etats-Unis en 80 jours English translation pending
by Ontheroad4wd · 2010-06-26 · 3 replies
Ce qui suit est la compilation des mails envoyés à nos proches à l’automne 2009 lors d’un voyage qui nous a conduit de San Francisco à la Floride.

Etonnement et ravissement au Canada occidental

Bien avant d’arriver à Vancouver, Loute Ravie avait identifié deux quartiers à ne pas manquer; le premier au sud, ancienne zone d’entrepôts investie par les artistes, le second au nord, dans ce qui reste de la ville ancienne, infesté de galeristes et d’œuvres des aborigènes locaux, à savoir les Indiens.

Ours Etonné découvrait une forêt de buildings sur un confetti et s’entendait dire par une employée de fast food suintante qu’ici on se préoccupe de santé et qu’en conséquence il est illégal de fumer dans les bâtiments mais aussi à moins de quinze mètres de la porte desdits bâtiments.

L’exploration sous la pluie du seul camping de la ville, idéalement situé sous un échangeur autoroutier, rabattit les deux vers une tanière en dur du centre ville.

Le lendemain, à bord de Titane, notre fier 4x4 ainsi nommé pour sa couleur et pour ne pas vexer Titine (le Land Rover pour les non initiés) restée à la maison, direction les fameux Parcs Nationaux canadiens, Jasper et Banff. Longue grimpette dans les Rocheuses pour accéder aux merveilles. Loute Ravie s’extasie de la couleur des lacs (entre bleu caraïbes et bleu informatique saturé). Une piste nous amène sur les rives de l’un d’eux où le joli camping est fermé. Nous serons donc les seuls occupants pour une soirée ventée au coin du feu d’un énorme poêle installé sous un abri. Au lever du soleil, descente du versant Est pour accéder aux parcs, bande de 400 km du nord au sud et de 30 à 100 km d’est en ouest. Ours Etonné découvre que cette vallée bordée de deux massifs parallèles culminant à 3000 m est traversée du nord au sud par une autoroute et une voie de chemin de fer: c’est une approche inédite du sanctuaire qu’est censé être un parc national.

Malgré des randonnées intensives (jusqu’à 1h30!) nous ne verrons d’animaux qu’à la périphérie des villages . Si ce n’est d’évidence pas la configuration idéale pour un refuge naturel que dire des conditions faites aux malheureux touristes: tous les camps sont au creux de la vallée donc entre la voie ferrée et l’autoroute et la nuit, les trains de marchandises longs de plus d’un kilomètre vrillent les oreilles et font vibrer les sardines (ok, pour les sardines j’exagère). Sans compter qu’il a fallu s’acquitter d’un droit de 40€ pour dormir là, sans compter un droit de 6€ pour pouvoir allumer un feu au bivouac.

Ours Etonné apprendra aussi qu’il est illégal (rien de moins) de ramasser du bois mort pour le feu et qu’il faut acheter du bois frais abattu au bureau des camps. Certes le bois mort abrite la vie intense de quantité d’espèces mais de là à tronçonner des arbres vivants, la logique écologique est parfois ardue. D’autant que nos amis canadiens ne se rendent dans ces parcs qu’en véhicules de 6 ou 10 cylindres consommant 20 litres aux 100 kms et tractant des caravanes, pour les plus petites, de 10 m de longueur. Nos voisins sont arrivés un soir à leur emplacement et ne sont pas sortis de leur maison à roulettes; ils ont appareillé le lendemain matin sans avoir mis le nez dehors.

Deux nuits dans ces conditions et par 0° Celsius nous chassent hors des parcs vers le petit village de Longview dans l’Alberta profond, comme on dit. Aucun folklore mais un authentique et actuel village de cow-boys où une chambre au-dessus du saloon nous ravit après une chaude soirée au bar.

Au lever du jour, Ours Etonné arpentant les trottoirs de l’unique rue se surprend à arquer légèrement les jambes et à rouler des hanches. Le soleil arrive sur le sommet des glaciers: les parcs sont de l’autre coté de la montagne mais la vérité et la beauté sont de celui-ci.

Mythique Montana & wild Wyoming

Retour aux Etats-Unis par un petit poste frontière dans les Rocheuses: Titane est le seul véhicule, deux douanières sont aux opérations, l’une examine les papiers et pose les questions à Marine qui est au volant, l’autre a la main posée sur son arme et me regarde avec un grand sourire à deux mètres de la portière. Très pro les meufs!

Premiers miles au Montana, état dont la devise est ’le pays du ciel immense‘, une superficie de 400 000 km2 et seulement un million d’habitants. Il est 10h du matin, pour fêter le retour au pays, nous dévorons dans le premier road house des pancakes arrosés de sirop d’érable. C’est bon d’être à la maison.

Deux jours dans le Glacier National Park nous réconcilient avec le concept. Pics, lacs, pistes, lacets. Bivouacs solitaires. C’est l’Amérique!

Un peu de culture dans ce monde sauvage s’impose et nous la rencontrons à Missoula. Ici, une bande d’écrivains s’est installée il y a longtemps, fuyant les villes pour écrire sur l’Ouest, sa légende et sa réalité. Ici est née une école littéraire reconnue dans le monde entier. La ville confirme que les écrivains sont des esthètes et des jouisseurs: bons restaurants, caves à vins et à cigares, galeries et librairies, nos deux compères se régalent.

Quelques jours plus tard nous sommes en vue du saint des saints des Parcs Nationaux, le plus ancien des Etats-Unis (et donc du monde ?), le plus célèbre: Yellowstone, au nord-ouest du Wyoming.

Et là c’est le choc: ils ont inventé une technique infaillible pour voir les animaux. Il suffit d’emprunter les routes, goudronnées et festonnées de lignes jaunes continues, et de repérer un troupeau de voitures à l’arrêt. Habituellement ces hardes comptent au moins une dizaine de charriots et trois fois plus de bipèdes. Vous stoppez votre propre charriot dans la file (pas encore de disque de stationnement requis), vous saisissez votre appareil photo comme il convient, à pas de loup vous pénétrez sur le bas côté et là, mesdames, messieurs, le dilemme est de savoir s’il faut photographier les cinquante bipèdes bigarrés et bardés de technologie ou les quatre élans qui, imperturbablement prennent le frais dans le torrent.

Par surcroît, deux routes sont coupées dans le parc, l’une pour travaux, l’autre du fait de feux de forêt; seul le quart sud-ouest du parc est donc accessible. Le lendemain nous quittons Yellowstone au milieu de spectaculaires geysers fumants escortés par deux cars jaunes (yellow donc, pour ceux qui ne suivent pas) remplis de … chinois !

Pas si wild (sauvage) que ça cette partie du Wyoming et comme disent papa et maman, on voyage bien avec la télé et on voit mieux les choses. Et je rajouterais, sans se les geler.

Plus au sud, Grand Teton National Park est un bijou moins fréquenté. Les visitors centers sont des chefs d’œuvre d’architecture intégrée et abritent des musées locaux incroyablement riches (madame s’est régalée de mocassins et de sacs indiens … seulement avec les yeux). En quête d’un petit café d’après déjeuner nous nous retrouvons dans un lodge de luxe ou se tient, vous ne le croirez pas, le Festival International du film sur la vie sauvage. Faune inattendue et distrayante à tous les étages.

Nouvelle errance sur les plateaux enneigés vers l’est, soirée dans un saloon de brousse pour monsieur, qui s’y croit. Nous quitterons le Wyo pour l’Utah par une piste de montagne en terre à 2600 m suivie toute une journée et coupée d’un bivouac sous la neige avec le meilleur lard grillé du monde.

Utah (le nord), Nevada (encore le nord), Californie (toujours le nord)

Après une mutation toute darwinienne Loute Transie et Ours Grelottant descendent des montagnes isolées du Wyoming pour se retrouver à Salt Lake City. Non contente d’être tracée au cordeau comme toutes les villes américaines, Salt Lake ferait pâlir un suisse de jalousie: les rues d’une propreté absolue sont bordées de petits parterres de fleurs ou de gazon d’où pas un brin d’herbe ne s’échappe. Nous sommes dans le sanctuaire mondial des Mormons, leur Mecque, leur Jérusalem ou leur Vatican.

Poussières nous sommes dans cet univers policé.

Ce week-end se tient ici un congrès mondial mormon; plusieurs dizaines de milliers de membres de l’Eglise des Saints du Dernier Jour (nom officiel des Mormons) se pressent aux conférences et autres cérémonies. Hommes cravatés, femmes en robes strictes (mais fantaisie pour un œil français), enfants endimanchés. D’innombrables jeunes de toutes nationalités (identifiés par un drapeau de leur pays agrafé à la poitrine), souriants et empressés guident les foules, nous y compris. Bien que nous détonions fortement, pas un regard ne se pose sur nous. L’ambiance est calme et souriante.

Salt Lake a été construite au XIXè siècle autour d’un quadrilatère abritant le temple, le tabernacle … et les appartements du prophète et des ses dix neuf femmes et cinq douzaines d’enfants: ce fût le seul harem officiel des Etats-Unis. Les Mormons ont renoncé à l’alcool, au tabac, mais aussi au thé et au café, pourtant ils ont gardé un des plaisirs de la vie (le prophète était de ses propres dires, amateur de jolies femmes). Ils n’ont pas le droit de porter la barbe: est-ce pour se différencier des musulmans?

(j’espère, avec mes diatribes d’athée, n’avoir froissé aucune conviction)

Loute Transie, qui n’a pas renoncé au plaisirs esthétiques, trouve le repos dans un immense dépôt d’antiquaire très haut de gamme: armoires teutonnes, vitraux belges, ils mettent tout ça dans leurs ranchs.

Nous avons décidé de visiter les Capitoles (siège du parlement) de tous les états que nous traverserons. Construits fin 18è ou début 19è, nous pensons qu’ils traduiront les disparités entre les états à cette époque. Celui de SLC, capitale de l’Utah, est triomphal et Dieu y est aussi présent que la République. C’est un dimanche matin, tout est ouvert, nous sommes les seuls visiteurs et il n’y a pas un flic ou un vigile à l’horizon. Ah zut, le bureau du gouverneur est clos. La route vers l’ouest nous ramène dans notre élément, les hauts plateaux désertiques du nord Nevada. Alors que nous sommes encore légèrement égarés sur des pistes aux embranchements multiples sans signalisation (c’est l’Afrique!) des cow-boys conduisant à cheval un grand troupeau de vaches nous remettent dans le droit chemin. Il neige et ils sont emmitouflés jusqu’aux yeux. C’est une des belles images de ce voyage.

La petite ville d’Eureka (il y en a plusieurs aux Etats-Unis, pays des découvertes) nous ouvre les portes de son unique saloon. La neige redouble, une semaine ici serait une sacrée expérience.

Le lendemain c’est par un grand soleil que nous traversons la Sierra Nevada jusqu’à Virginia City ancienne ville de chercheurs d’or dont tout les bâtiments sont d’époque. Repaire au siècle dernier de tous les hors-la-loi, des dizaines de saloon et quand même une église, la ville aujourd’hui vit du jeu et du tourisme. Le moindre établissement de Virginia compte des dizaines de bandits-manchots. Toute proche, la petite (30 000 habitants) capitale du Nevada, Carson City est un régal. Minuscule Capitole (chaque chambre des représentants compte une trentaine de sièges) au dôme couvert d’argent (le minerai local), mais tous les attributs d’une capitale. Déjeuner dans un coffee-shop très flower-power du mobilier jusqu’au plafond et très original trio jouant du jazz avec des percussions faites de bric et de broc de récupération.

Nuit confortable sur les rives du magique lac de montagne Tahoe avec jacuzzi extérieur sur une terrasse en bois donnant sur le lac (c’est la Suède!). Nos sauvages ne sont point habitués à tant de confort mais s’acclimatent fort bien.

Détour par Bodie, Californie, ville fantôme émouvante et flamboyante au soleil couchant puis route vers Yosemite National Park aux falaises spectaculaires et aux séquoias … géants. Certains, le croirez vous, sont vieux de plus de deux mille ans.

Retour à San Francisco: depuis qu’Ours Frissonnant promène sa Loute autour du monde, c’est LE lieu où elle accepterait de se poser. Vous faut-il de plus amples commentaires?

Ce retour était imposé par le loueur pour renouveler le contrat de Titane qui a déjà une aile éraflée et le hayon arrière enfoncé: voilà ce que ça donne les animaux au volant! Nous repartons en l’état après de difficiles explications et pour fêter ça Titane fait rugir les 300 CV de son moteur 4 litres (y avait pas plus petit en Amérique, pour un ours) dans les fameuses rues en pente de la ville. Ours Frissonnant (de plaisir) se prend pour Steeve Mc Queen dans Bullit. C’est un peu moins rigolo à pied parce que bien sûr, il faut marcher dans Frisco.

La très belle route côtière n°1 longe le Pacifique au plus près et mène vers le sud à Carmel, station balnéaire très chic dont Clint Eastwood fût le maire. Un mélange de Cap Ferret et de ce que devait être La Baule en 1930. Après ablutions complètes dans un torrent et lissage des fourrures, nous posons nos pattes couvertes de mocassins chez ces gens épatants.

Ici les arbres sont sacrés à tel point qu’on les laisse pousser sur les trottoirs et jusqu’au milieu des carrefours (c’est le matin, je suis à jeun!). Dès que le moindre chantier s’ouvre sur une maison, tous les arbres de la propriété sont protégés jusqu’à 2,50 m de hauteur pour ne pas risquer ne serait-ce que de les égratigner.

Le bois mort n’est pas ramassé (souvenez-vous, il abrite tout plein de charmantes bestioles), les clôtures de bois fatigué se retiennent au lierre et les maisons en bois jouent pour la plupart la carte de la modestie, ou le genre chic négligé mais le premier prix est à 700 000 euros Les voitures s’appellent Porsche (forcément bi-turbo), Mercedes (minimum 500SL) ou BMW (rien en-dessous de M5) mais portent encore les stickers Obama-Biden de la campagne présidentielle.

Les bobos qui sommeillent en nous ont trouvé leur caricature.

Canyon & canyons

Cette fois c’est Loute Rockeuse ( rocky , rocheuse ) qui se charge , soutenue par Ours Saturé ( de parcs nationaux ), de la rédaction de la nouvelle chronique .

Lundi 12 Octobre quittons , après avoir passé la nuit à Big Sur, lieu de villégiature de monstres littéraires tels que Henry Miller, Kerouac ou Jacques London , la côte Pacifique qui à cet endroit précis peut effectivement enflammer plus d’une plume.

Objectif : Death Valley ( Vallée de la Mort ) intrépides que nous sommes .

Pour ce , traversons Lost Hill (colline perdue ), afin d’enfoncer le clou, qui en fait n’est plus qu’une plaine infinie , que se partagent jalousement , vergers ( amandes , pistaches ), puits de pétrole et champs de coton . Puis , stop dans un General Store d’enfer perdu dans la campagne , qui propose à l’envi un assortiment de joints de PVC , bouts de ficelle, pinces à tout, artichokes, muffins et bien d’autres choses , indispensables à la vie.

Plus loin Ridge Crest pour faire le plein d’eau car si j’en crois mon routard à 86 mètres au dessous du niveau de la mer, l’affaire est périlleuse .

Par chance pour compenser cette géologie fantasque, un écran de légers nuages nous isole du soleil dosant idéalement la lumière sur le décor.

En fait cette possiblement mortelle vallée ( à pied sans l’ombre même dérisoire d’un cactus ) n’est autre qu’un désert de 86 miles de long sur 40 de large , enchâssé dans les griffes de pitons rocheux aux formes et aux couleurs improbables qui tels les gardiens d’un temple millénaire, semblent n’être posés là que pour dissuader toute forme de vie de s’épanouir durablement.

Message reçu , nous passons notre route malgré la violente beauté des lieux .

Quittons la vallée par Shoshone petite ville attachante et minuscule avec son Crow Bar Saloon (genre Bagdad Café ) et son musée de poche qui nous raconte l’histoire de ces pionniers, valeureux chercheurs d’or et d’argent, ayant bien avant nous, passé les portes de cet enfer .

Las Vegas à quelques miles de là fait la belle, et tente de nous retenir dans sa toile .

Imperturbables, temporairement perdus pour la civilisation , nous renonçons à passer la nuit dans l’une des 130 500 chambre de luxe offertes à un prix somme toute au ras des sunlights .

16 Octobre, dernière ligne droite avant le Grand Canyon en empruntant la mythique Route 66 qui nous fait traverser la Hualapai Indian Reservation .

Ce Canyon est pour moi la quintessence du gigantisme qui, comme Jean Luc l’a déjà évoqué, semble être ici l’unité de mesure .

Si je vous dis que le 17 Octobre mes braves campers ( chaussures ) me déposent sur le Rim ( bord tout au bord ) d’une faille, que dis-je, d’un gouffre d’une profondeur de 1829 mètres qui, malgré un tempérament tumultueux, laisse le fleuve Colorado dessiner ses méandres sur environs 280 miles, j’espère retenir toute votre attention .

Si je vous dis ensuite que les parois artistiquement coloriées peuvent raconter l’histoire de la terre sur presque deux milliards d’années ( j’ai mes sources ) , là , je vous sens perplexes .

Normal, moi-même , un peu sonnée je choisis de différer au lendemain mon projet de descente (partielle) au fond du dit Canyon malgré les sarcasmes d’Ours mal léché qui trouve la démarche pour le moins discutable de la part d’un individu pourvu non seulement d’une âme mais aussi d’un esprit éclairé, de sacrifier six heures de son existence afin de se transporter à moins 900 pieds.

Il y a des incompréhensions dont on se remet.

Au risque de vous saouler avec ce phénomène géologique , je vais brièvement survoler un autre Canyon de proportions moindres qui porte le joli nom de Bryce .

Ici je trouve tout beau ! Suis-je bien objective où simplement envoutée ?

Mon petit Bryce donc, à peine plus jeune que son ainé , semble lui habité de centaines de colonnes de calcaire qui, sculptées avec application par l’eau et le vent, ressemblent, suivant l’ombre portée à des personnages antiques (le mot est faible) drapés de tuniques allant de l’orange au rouge profond.

Les Indiens les appelaient ‘’ hoodoos’’ cheminées de fées .Tout est dit .

A ce stade de la lecture il se peut que l’attention se relâche.

Je vous emmène donc pour une chevauchée forcément fantastique, dans un autre délire géologique qui permit à John Ford et bien d’autres de tourner des centaines de western ( John plus d’une centaine à lui tout seul , est-ce bien raisonnable ? ) que l’on nomme Monument Valley en territoire Navajo.

Là, comme beaucoup nous empruntons la piste sur nos 300 chevaux pour nous glisser parmi les immenses monolithes.

Toutefois malgré ce cadre majestueux propice au grand écran , l’émotion est absente .

Sans doute est-ce parce que les mustangs ont quatre roues et que leurs Indiens de cavaliers fourguent pour une poignée de dollars quelques pierres de turquoise aux touristes curieux .

Durablement étonné, Ours saturé m’embarque une fois de plus sur sa folle monture dans une proche vallée, plus confidentielle celle-ci, Valley of the Gods ( la vallée des dieux ) .

Cet endroit est , avec le Grand Canyon , le plus saisissant des massifs traversés .

Toujours dans ce même rouge qui donne à la peau une jolie patine , nous nous retrouvons aux pieds de colosses de pierre assez distants les uns des autres qui visuellement nous rappellent les statues de l’île de Pâques .

D’un commun accord , sous l’emprise du lieu , nous décidons de passer le reste de la journée et même la nuit , sous le regard, semble-t - il bienveillant de nos divinités.

…/… Cette lettre commencée sous la neige à Santa Fe se termine sous le soleil de la Nouvelle Orléans. Si le décalage entre le vécu et l’écriture s’est un peu creusé c’est que la route est joliment distrayante et la paresse propice à distiller les émotions.

Avertissement sur ce qui suit: Loute Ravie se croit autorisée à mettre son grain de sel: ses incrustations sont (en italique entre parenthèses).

Vers le Sud

(ça c’est pour me tenir tranquille à savoir que lorsque j’ai les fesses au soleil je suis plus gentille … )

Désormais, le voyage prend un tour nouveau.

D’abord nous quittons la région des parcs nationaux qui ne sont certes pas sans intérêt ( ça c’est pour noyer le poisson ) mais sont tout de même très touristiques bien que nous soyons hors saison. Nous entrons dans l’Amérique du quotidien. ( exotique celui-ci donc , aimable )

Ensuite, nous n’avons plus de guide, ni Routard, ni Lonely Planet. Seulement une carte, l’intuition et la chance ou pas. ( pour faire simple : la galère ! )

Ours étonné est ravi. ( persiste et signe )

Direction le Nouveau Mexique, le Rio Grande et Santa Fe. Rien qu’à l’évocation de ces lieux on a chaud. Eh bien, comme nous sommes snobs nous les visiterons sous la neige, c’est beaucoup plus chic! ( la goutte au nez )

Découverte inattendue d’un village écolo-autonome dans une vallée semi-désertique. Les maisons, adossées à une butte de terre au nord sont construites avec des pneus et des bouteilles de verre mélangés au torchis. Idéal pour emmagasiner la chaleur mais peu esthétique à l’oeuil bourgeois ce qui est sans doute voulu. Les toits sont couverts de panneaux solaires et les éoliennes achèvent le tout.

Franchissement du second des trois fleuves mythiques du voyage -après le Colorado et avant le Mississipi- le Rio Grande, qui n’est pas grand du tout. Encore un truc de mecs du sud. ( les petits ruisseaux font les grandes rivières ) Nous le retrouverons à son embouchure au Texas aussi peu impressionnant.

Taos, à l’architecture mexicaine en adobe a été transformée en galerie marchande. C’est pénible de constater que, systématiquement, dès qu’un lieu est beau dans un pays riche il est défiguré par les marchands. ( un pays s’enrichit t il sans marchands ? )

Une latina exige 15 dollars parce que j’ai laissé Titane sur son parking pendant une heure. Aucun panneau ne le précisait. (des écrits , toujours des écrits ) Devant mon refus de payer elle appelle la police. ( ours susceptible cherche la castagne ) Je prépare mentalement mes arguments en anglais. Après dix minutes, pas de policier. Je vais la voir et elle me signifie, furieuse, de m’en aller. Elle avait simulé un appel à la police.

Santa Fe, joli cœur ( parce qu’il bat ) et banlieue moche, (parce que fatiguée ) sous la neige. C’est bon pour les finances car cela abrège le lèche-vitrine de Loute Ravie. Parce que ici aussi c’était trop beau pour rester tranquille. Néanmoins les galeries exposent des œuvres magnifiques, heureusement très chères. ( trop de zéros , je capitule )

Route interminable au sud du Nouveau Mexique puis dans l’ouest du Texas. Pas une ville sur des centaines de miles. Une entrée de ranch tous les dix miles et des troupeaux de vaches dans une végétation étique. On comprend que leur T-Bone steaks soient si savoureux. ( et que Santa Fe ait de l’avenir )

Une urgence nous amène à quitter la route et là, improbable, c’est un Texas de charme. Incroyable! Le Texas ce n’est donc pas que le pétrole, les cow-boys et les Bush? Comfort, est une petite ville qu’on espérait pas ici. Son nom a un coté bizarre en français mais on peut comprendre que des pionniers en route vers l’Ouest découvrant cette vallée s’y soient installés et l’aient ainsi nommée. ( genre , sam’suffit )

Maison de bois et de pierres, juste ce qu’il faut de B&B, de brocanteurs et de petits cafés. Comme dit Loute Ravie, une étape peu justifiée financièrement mais moralement indispensable. Par chance, c’est Halloween et la ville organise un concours de décoration: pas une maison, pas un commerce qui n’ait créé sa petite saynète et c’est réjouissant.

Puis c’est l’arrivée tant attendue sur le Golfe du Mexique. La température de l’eau est décevante ( tout dépend pour qui ) mais les paysages sont une très bonne surprise: un cordon sablonneux isole sur des centaines de miles un lagon peuplé d’oiseaux. L.R. court sur les plages, se baigne et tout à coup sort de l’eau dans l’habit d’un pélican. ( n’exagérons rien )

Le cordon dunaire s’élargit en Mustang Island où, partageant la plage avec quelques pêcheurs, ( qui ne partagent pas leurs poissons ) nous roulons longtemps dans le sable. Est-ce l’Australie? Non, c’est le Texas.

Et on passe d’une île effilée à la suivante par un petit ferry, et on roule encore sur la plage où L.R. ramasse des coquillages ( quelle vie de chien ! ) et Ours Réchauffé des bouts de cordage. ( les galeries de Santa Fe n’ont qu’a bien se tenir ). C’est le Texas.

Ainsi arrive la Louisiane au charme attendu … qui se fait attendre. L’ouest de l’état est plutôt sinistre mais quelques petites villes -Washington, Martinville- nous ouvrent l’appétit.

La visite des anciennes plantations est un passage obligé qui se révèle très décevant et surfait. Imaginez une américaine dodue en costume de Scarlett O’Hara comme guide, le reste du personnel, uniquement des blancs -à l’époque, cela n’existait pas dans les états du Sud- en costume de domestique. ( n’est-ce pas là de la discrimination positive ? ) Ajoutez une visite réduite à la demeure des maîtres, sans la moindre évocation des milliers d’esclaves qui rendaient cette opulence possible. Ours Echauffé s’est enfuit. ( O.E vous prie de bien vouloir l’en excuser et suggère de raser la bâtisse )

Un pèlerinage à l’université de Nicholls où Solenn passa un semestre nous détend. Blacks et blancs s’y côtoient apparemment dans l’indifférence. La boutique de l’université regorge de vêtements et gadgets à ses couleurs. L.R. s’essaie en pom pom girl -j’ai les photos- ( tout droit de reproduction réservé ) et O.E. teste les casquettes et les T-shirts.

Et arrive New Orleans. Abords interminables et … minables avant d’arriver au cœur historique, le French Quarter aussi appelé le Carré Français, qui en fait fut construit par les espagnols sur les plans d‘un français. Nous qui aimons l’architecture coloniale -les contradictions sont parfois difficiles à assumer - sommes gâtés au point de nous demander si une autre ville au monde en offre une telle quantité et une telle diversité.

C’est bien sûr hyper-touristique et dans la rue principale, les boîtes de strip-tease le disputent aux marchands de T-shirts et aux bars à musique et restaurants best of the world. Y passons néanmoins trois belles journées et soirées après avoir découvert des clubs de jazz à l’écart.
Que se passe-t-il à l'ouest de Hué et Danang? (Vietnam) English translation pending
by 321 · 2010-06-25 · 31 replies
Salut,

Je n'ai jamais mis les pieds au Vietnam mais j'aimerais m'approcher tout près de la frontière, côté Laos (voir carte).

Côté Laos, cette zone est très isolée et jamais visitée par le tourisme (on ne peut y accéder qu'à pied, en quelques journées).

Ma présence dans ces coins risque déjà suffisamment de surprendre, alors je voudrais être certain qu'aucun site "sensible" ne se trouve juste de l'autre côté de la frontière, côté Vietnam.

Il me semble que par là (côté Vietnam) se trouvent des zones démilitarisées (DMZ) visitables avec des permis seulement et, plus au sud, il y aurait des zones militaires.

Quelqu'un peut-il m'en dire plus ? Cette région vietnamienne est-elle "sensible" ?

Merci,

A + 321

Passage d'une nuit à Tokyo English translation pending
by Grisaille · 2010-06-24 · 4 replies
Appel à tous !!!

Nous arriverons à l'aéroport de Narita (11 oct. 2010)très tot le matin (7H00) pour y repartir le surlendemain tard en soirée...donc une nuit et presque 2 jours....alors tout un défi de faire de cet escale un séjour réussi. Bref, nous aimerions aller voir le marché aux poissons(tsukiji market) , le quartier shiboya en soirée, si faisable aller voir le temple sensoji). nous sommes à planifier mais on ne trouve pas de ryokan à notre goût...est-ce que le quartier de askusa ou ueno sont appropriés??? nous disposons d'un budget de 25000-30000 yen/2 pers...on croit qu'on peut trouver mais.....

une fois notre hébergement, on pourras planifier le reste.....merci pour votre aide. On connait mal le japon alors au secours !!!

merci
Voyage de Zanzibar à Madagascar en bateau boutre via les Comores et Mayotte English translation pending
by Thaipouet · 2010-06-24 · 9 replies
Bonjour, j'envisage de faire fin Aout un voyage avec ma femme et ma fille de deux ane un voyage en boutre depuis Zanzibar jusqu'a nosy-be Madagascar en passant par Mayotte. je suis donc sur Zanzibar actuellement pour raison professionelles et suis a la recherche d'un boutre que je pourai louer pour faire Zanzibar-Mayotte puis faire la meme chose depuis mayotte pour atteindre Nosy-be. je compte faire ce periple fin Aout a l'issue de mes conges car je quitte Zanzibar fin juin pour revenir fin aout. j'aimerai savoir si quelqu'un a deja fait ce genre de voyage le temps pris pour ces traversee normalement une trentaines d'heures pour faire Zanzibar-mayotte et personnellement j'ai deja fait en 2004 Mayotte nosy-be avec un voileu possedant un catamarant, tres peu de vent a l'epoque la traversee nous avait pris moins de 30 heures. je remercie tout le monde par avance de vos reponses et conseils. Thaipouet
Location de matériel de trekking au Ladakh? English translation pending
by Fifi05 · 2010-06-23 · 13 replies
bonjour à tous, Je me rends au Ladakh en juillet .Je vais faire des petits treks de 3,4 jours.Je ne compte pas passer par une agence .Et je me demandais s'il était bien utile de me trimbaler mon matériel (tente, réchaud, tapis de sol). J'aurai avec moi dans tous les cas, mon duvet, mes chaussures de montagnes, et mes batons. Pouvez vous me dire, s'il est nécessaire de passer par une agence pour louer du matériel, et si vous connaissez l'ordre de prix pour une tente, un réchaud, un matelas gonflable? merci par avance. philippe
Déménagement à Mayotte English translation pending
by Sandrine41 · 2010-06-21 · 9 replies
Bonsoir,

Nous nous préparons à charger un container, mais avec qui ? Nous avons 2 propositions : Mayotte Voyage et Promotransit, avec un écart de devis important. Avez-vous des expériences, témoignages pour nous aider à choisir ?

Merci à tous
Belgique-Maroc en auto-stop pour le mois de juillet English translation pending
by Maxdeh · 2010-06-20 · 17 replies
salut, Je pars en stop début juillet destination le Maroc depuis la Belgique . Je pars seul et si vous avez deja fait le voyage ou que vous avez de astuces ou des bons plan je suis fortement intéressé.

Merci d'avance

Max
Ascension du Stromboli (Sicile) et dormir à Lipari ((îles éoliennes) English translation pending
by Kerel · 2010-06-19 · 8 replies
Bonjour, je logerai sur Lipari mais j'aimerai faire l'ascension du Stromboli à la tombée de la nuit. Mais existe-t-il des bateaux revenant sur lipari après les excursions nocturnes ? Merci
Itinéraire imaginé pour cinq semaines à Madagascar English translation pending
by Carolyane · 2010-06-19 · 6 replies
Je soumets aux avis des connaisseurs notre projet de séjour avec une interrogation particulière sur la possibilité de remonter le canal des Pangalanes...et certaines durées de trajet....

Ce sera notre premier séjour d'où peut-être un côté idéaliste... je me demande même si rien que le fait de préparer n'est pas idéaliste... Bref!

Voici dans les grandes lignes le parcours imaginée:Tananarive : 2/3joursDescente de la Tsiribihina etTsingy au départ d'Antsirabe : 7/8jours avec guide (si vous avez des bons contacts, je suis preneuse...)de Morondava à Manakara : 7/8 jours (en passant par le Lemur Park et le train jusqu'à Manakara)de Manakara à Foulpointe : 6/7 jours avec guide mais là, ça devient flou selon la possibilité de remontée le Canal du sud au nord...Sur un site, il propose un circuit en 3 jours en bateau : Mananjary à Nosy Varika (J1) de Nosy Varika à Masomeloka (J2) de Masomeloka à Mahanoro (J3)... Cette possibilité est-elle encore d'actualité? j'ai cru lire que le Canal était bouché...des algues??? des herbes??? du sable??? en début aout? le niveau de l'eau? Là encore, je veux bien des contacts si vous connaisse des guides pour cette partie...enfin Foulpointe et environs : 6/7 jours On aurait de la marge sur la dernière semaine où on se poserait à Foulpointe ou environs... Je ne réalise pas du tout la durée des trajets. Pourriez-vous me donner des estimations de durée? - de Morondava à Ambositra (faut-il repasser par Miandrivazo et Antsirabe ou est-ce possible par Malaimbandy?) - de Manahoro à Tamatave - de Foulpointe à Tananarive/aéroport

Si le projet vous paraît trop 🤪... dîtes-le moi... 🏴‍☠️... plutôt en douceur... car à l'heure actuelle, on ne connait rien de la réalité de Mada... on a juste des rêves et l'envie d'en profiter et d'en découvrir un maximum... sur place...

Merci pour vos éclairages! 😮

PS: petite question aussi côté climat... on vit en Guyane, à 28° toute l'année 😎, on est "sensible" aux petites chutes de température, on dégaine le pull en dessous de 20°... on va morfler??? on emmène les anoraks et les moufles??
Trajet de Bangkok vers Battambang au Cambodge English translation pending
by Fazen · 2010-06-17 · 12 replies
Quelqu'un pourrait-il me renseigner SVP , si en partant de Mochit vers 8 heures AM, j'aurai le temps d'arriver à Battambang le soir en passant par Poïpet ? Merci d'avance , je suis en train de préparer mon prochain voyage . Et à Poïpet combient couterait-un taxi pour Battam ?

Merci par avance ! franck
Quel itinéraire entre Las Vegas et le Grand Canyon? English translation pending
by Sylvain42 · 2010-06-16 · 1 reply
Bonjour,

quel itinéraire me conseillez-vous pour rejoindre le Grand Canyon en partant de Las Vegas: - par la 93, puis la 40 (combien de temps de route? Google annonce: 5h02):
http://maps.google.fr/maps?f=d&source=s_d&saddr=Las+Vegas, +Nevada, +%C3%89tats-Unis&daddr=Grand+Canyon+Village, +AZ, +United+States&geocode=FdYQJwIdMJoi-SnRffWkgre-gDGjebPV5tXMOg%3B&hl=fr&mra=ls&doflg=ptk&sll=36.120128, -113.763428&sspn=1.630653,3.556824&ie=UTF8&ll=35.637209, -113.645325&spn=1.640624,3.556824&z=9

- ou par la 93, puis la 66 (combien de temps de route? Google annonce: 5h33): http://maps.google.fr/maps?f=d&source=s_d&saddr=Las+Vegas, +Nevada, +%C3%89tats-Unis&daddr=35.502046, -113.516235+to:Grand+Canyon+Village, +AZ, +United+States&geocode=FdYQJwIdMJoi-SnRffWkgre-gDGjebPV5tXMOg%3B%3BFSQGJgIdNapQ-Skl4_-VTxczhzGhniKadMLMuA&hl=fr&mra=dpe&mrcr=0&mrsp=1&sz=10&via=1&doflg=ptk&sll=35.529991, -113.605499&sspn=0.821427,1.778412&ie=UTF8&ll=35.436058, -113.549194&spn=1.644742,3.556824&z=9

merci
Visiter le parc national de Kéoladéo Ghana à Bhâratpur? (Inde) English translation pending
by Tigrecobra · 2010-06-16 · 21 replies
Bonjour à tous,

Je souhaiterais savoir si quelqu'un parmi vous a déjà visité le parc de Kéoladéo Ghana à Bharatpur. Comment le visiter ( à pieds, en jeep, etc... ) ? Quels sont les tarifs pour l'entrée du parc, l'utilisation d'un véhicule, les droits de photographier, etc... ? Et quelqu'un connaîtrait-il un bon guide naturaliste expérimenté ?

Le choix des hotels, du moyen de locomotion pour le visiter, le prix pour un guide, etc... d'autres infos sur le sujet seront la binevenue ?...

Racontez-moi votre ressenti sur ce parc ?

Merci pour les infos.

Tigrecobra.
Mumbai: climat, attitude à adopter et coutumes locales? English translation pending
by Galia123 · 2010-06-14 · 4 replies
Bonjour à tous!

Après avoir effectué une recherche, je n'ai trouvé que des brides de réponses. Je vous écris donc mes petites questions, en vue de mon voyage à Mumbai.

Tout d'abord le climat: j'ai lu qu'en juillet c'est la pleine mousson sur Mumbai, mais que la ville est toute de même visitable. Mais concrètement cela donne quoi? Des rues inondées? des pataugeoires de boue partout? de la pluie non stop?une vie ralentie à cause de la mousson ou la ville est-elle toujours dynamique? Sinon quel est le mois le meilleur mois pour visiter Mumbai?

Ensuite je ne connais absolument pas l'Inde et j'ai quelques appréhensions. On parle beaucoup de l'extrême pauvreté, etc, mais quand on arrive la bas, comment cela se présente-il? Est-ce que les touristes sont sollicités pour donner de l'argent (je pense notamment aux enfants qui mendient, etc). Comment doit-on réagir? Mes questions peuvent sembler idiotes mais chaque pays à ses coutumes, ses moeurs et je voudrais connaitre la meilleure façon de se comporter la bas. Essaie-t-on "d'arnaquer" les touristes dans les commerces/taxis, etc. Ce n'est pas péjoratif quand je dis ça, mais c'est simplement pour savoir si on doit se méfier des prix etc.

Enfin, en parlant de coutumes, comment est la vie à Mumbai? Très occidentalisée? Y a-t-il des choses à savoir en particulier?

Merci à vous tous!🙂
Préparation de mon voyage Inde-Népal de janvier à avril 2011 English translation pending
by Jochijoch · 2010-06-12 · 16 replies


Supprimer j'habite la haute savoie j'ai 27 ans, et souhaite entreprendre le voyage de ma vie, celui qui j'espere va m'ouvrir l'esprit ainsi que la sagesse que je recherche....

Je souhaite partir 3 mois de janvier 2011 a avril 2011 en inde ou au Nepal voir faire new dehli katmandou a pieds ou location moto, de plus je souhaiterai suivre un seminaire bouddhiste mais je suis perdu complet. Es qu'il faut mieu ne faire qu'un seul pays comment puis je louer une moto pour me deplacer si je ne revien pas sur mon point de départ. Que pensez vous aussi entre une initiation bouddhique en inde ou au Nepal ?. je pratique beaucoup le méditation mais ne suis que débutant dans le bouddhisme toutefois j'ai une passion incompréhensible pour bouddha. Je ne sais pas par où commencer...

vous remerciant d'avance pour le temps qui vous prendrez à lire et peut être me repondre. Merci et à très bientôtjochi😄😄😄😉
Voyage en voiture de trois semaines au Pérou English translation pending
by Marie0105 · 2010-06-11 · 13 replies
Bonjour,

Nous souhaitons mon ami et moi partir 3 semaines au Pérou en novembre. Pour plus de liberté, nous souhaiterions louer une voiture. Certaines personnes l'ont elles déjà fait ? Est ce dangereux ?

Merci de votre aide.
Adresses d'artisants à Marrakech et Essaouira? English translation pending
by Gazellou · 2010-06-10 · 28 replies
Bonjour à tous,

nouvelle sur le forum, et ne trouvant pas de réponses à ma question (RECENTES), je lance donc ce nouveau post, en comptant sur vos lumières.

Je serai à Marrakech et Essaouira pour 17 jours en Août prochain.  Je veux acheter: des grosses lanternes pour ma terrasse, des suspensions en métal ajouré, une banquette, de la vaisselle, des tapis berbères (kilims), des tissus, de la passementerie, des tableaux...

Avez-vous des adresses d'artisans à me conseiller? et des noms de transporteurs encore d'actualité pour ramener tout cela en france?

Des conseils à me donner?

Merci infiniment.
Partir travailler et vivre à Pointe-Noire (Congo) English translation pending
by Boby262 · 2010-06-10 · 45 replies
Bonjour,

Je pars travailler à Pointe Noire pour début septembre. Dès lors, j'aurai voulu avoir quelques informations pratiques sur la vie sur place:Quels sont les bons quartiers de la ville pour y habiter?Est-ec que l'on peut tout trouver sur place? J'entends par là tout ce qui concerne l'aménagement d'une maison (vaisselle, litrie etc.), les denrées alimentaires. Aussi non, faut-il absolument ramener des trcus avec soi d'Europe histoire de ne pas tomber à court?Quant est-il de la sécurité sur place. En effet, à l'heure actuelle, nous sommes à Douala et on trouve que ça craint un peu (bcp d'agression, insécurité etc.)Loisirs etc.Je vous remercie à l'avance de vos réponses
Importation de produits depuis la Chine ou la Thaïlande en France English translation pending
by Boussettah · 2010-06-07 · 14 replies
BONJOUR JE SOUhAITE PARTIR EN THAILLANDE OU EN CHINE POUR ACHETER DES PRODUITS MUSULMANS EN GROS AFIN DE LES REVENDRE EN FRANCE, CAR J AI L INTENTION D OUVRIR UN SITE INTERNET PROPOSANT DES PRODUITS VARIES SE RAPORTANT A LA CULTURE ARABE ET PLUS PRECISEMENT A LA RELIGION MUSULMANE. POURRIEZ VOUS M INDIQUER LA MARCHE A SUIVRE, LES CONTACTS, LES QUANTITEES ET COMBIEN FAUT IL COMME BUDJET CAR JE SUIS TOTALEMENT NOVICE. Si je shouaite me fournir la bas c'est que la marche asiatique est beaucoup lpus variés que ce qu'il y a en france. Merci beaucoup des futurs réponses. CORDIALEMENT;
Cinquante jours pour visiter la Roumanie en camping-car English translation pending
by Josetteaubo · 2010-06-06 · 8 replies
nous partons le 17 aout pour visiter la Roumanie à 3 équipages nous convoyons un aide pour un village de Roumanie Moldave au nom d'une association nous pouvons partir à 4 5 maximun pour que cela reste conviviale et que nous puissions facilement nous stationner et rencontrer la population depuis 2000 je vais en Roumanie et mon amour pour la Roumanie et son peuple est intacte le piége c'est refermé😏
Partir toute seule au Maroc: gérable? English translation pending
by Enroute31 · 2010-06-03 · 14 replies
Bonjour à tous les voyageurs!

Je pars au Maroc cet été donc comme vous l'avez compris, je suis les deux premières semaines avec ma petite soeur et les 4 qui suivent toute seule. Cela est-il gérable pour une femme? Quelles r��gles de sécurité adopter ? Quelles choses à ne pas dire ? Ne pas faire? Enfin bref, si des voyageuses l'on fait récemment, pourraient-elles m'apporter leurs témoignages? Se sont-elles senties en sécurité ou tout le temps en train de se faire "coller"? Enfin, est-ce qu'il y a des personnes qui me décommanderaient totalement de partir seule et pour quelles raisons? Merci de vos réponses et témoignages!
Vêtements de Thaïlande contrôlés par la douane française English translation pending
by Nicolejacky · 2010-06-01 · 42 replies
Bonjour à tous, J'ai posté quelques colis depuis Bkk pour offrir quelques vêtements aux amies. L'un d'eux contenait une trentaine de maillots et shorts d'un marque italienne assez connue. Contrôlé par la douane à son arrivée en France, je suis convoqué au tribunal et le juge fait venir, depuis l'Italie, trois experts de la marque... longue et indécise expertise mais je suis finalement poursuivi pour contrefaçon et importation illégale. le juge m'interroge, je déclare avoir acheté ces vêtements dans un grand magasin sans me douter qu'ils étaient contrefaits. Les avocats de la marque affirment le contraire et disent que j'ai acheté dans la rue en sachant très bien qu'ils étaient faux, preuve de ma mauvaise foi ! Le juge est du même avis, il me dit: vous imaginez les galeries ou le printemps vendant des contrefaçons ? c'est impossible et vous allez être bien puni ! Mon avocat ne me donne pas une chance sur cent d'échapper à une lourde amende. J'attends mon procès lorsque je tombe sur un livre "Chic et toc, le grand livre des contrefaçons", un bouquin écrit par un avocat et un journaliste dans lequel je lis une phrase incroyable... je cite : on trouve, à BKK, dans des grands magasins du genre du printemps, des faux vêtements de grandes marques etc... je fais aussitôt une copie de la page que je faxe au juge...quelques jours plus tard je reçois une lettre qui précise que je suis relaxé de toutes les poursuites engagées....à méditer !
Togo Solo ou les richesses du micro-crédit English translation pending
by Ontheroad4wd · 2010-05-31 · 7 replies
Togo solo mai 2010

Bernard est un jeune homme dont nous finançons la formation d’apprenti-mécanicien à Lomé. Je lui ai rendu une visite surprise. Le garage consiste en une cour de 1000m2, sans un seul bâtiment mais couverte de voitures à des stades divers de réparation ou d’abandon. Celles qu’on n’a pu réparer servent au stockage des pièces et de l’outillage et de dortoir aux apprentis. Bernard, depuis un an et demi et pour encore autant, travaille six jours sur sept du lever au coucher du soleil soit ici, près de l’équateur, douze heures toute l’année. Il n’est ni payé ni nourri mais il est logé dans une superbe épave de Toyota Camry qu’il a pour lui tout seul. Au milieu du garage se dresse un grand acacia sous lequel on rassemble quelques fauteuils en plastique mais surtout des sièges de voiture et je fais livrer un casier de boissons. Nous voilà à dix à parler du métier. J’ai dû insister pour que les apprentis –dont Bernard qui est quand même à l’origine de ma venue – nous rejoignent. Seuls les patrons ont normalement accès à cet endroit. Il faut dire que l’organisation est un peu particulière. Six patrons se partagent la location du terrain et forment ensemble le garage chacun dans sa spécialité (tôlerie, soudure, électricité, mécanique …). Et chacun a son apprenti.

* **

Mon hôtel à Lomé m’a commandé un taxi VIP pour gagner ma case en brousse à 80 km de la capitale. C’est en réalité une Opel Kadett hors d’âge rafistolée et brinqueballante. Le côté VIP tient en ce que j’en serai le seul occupant alors qu’elle charge habituellement six clients. Je propose au chauffeur de prendre d’autres passagers pour améliorer son ordinaire. Il ne se fait pas prier et on embarque illico une femme et son enfant puis une jeune fille qui devrait acheter deux billets sur un vol Air France et enfin un vendeur d’essence –sans ses bidons mais avec les vapeurs. Ils sont tous les quatre sur la banquette arrière et moi comme un pacha sur le siège passager à l’avant. Le chauffeur a le tact de s’arrêter là et je propose pour une meilleure répartition des charges de prendre l’enfant avec moi. On s’arrête d’abord sur un marché pour mes courses et la maman descend d’autorité et négocie pour moi : 8 tomates, 4 oignons, 3 œufs et 2 piments pour 0.60€. Mon dîner est assuré. Puis le chauffeur pris d’une envie soudaine stoppe devant un marchand de glaces, s’en offre une et se prépare à repartir. Je descends et en achète une pour l’enfant. Plus tard la dondon éprouve une grosse faim et nous voilà devant une marchande de brochettes d’escargots. Je la vois dans le rétro qui se régale mais les suspensions souffrent. Plus loin le taxi doit s’arrêter au syndicat pour régler sa dîme journalière. Entre deux arrêts, comme pour refaire le temps perdu on fonce à 110 km/h sur une route souvent réduite à sa partie centrale, les côtés étant retournés à l’état de piste défoncée. La nuit tombée, ma fine équipe, un peu effarée, me dépose devant ma case et le chauffeur, grand prince, me fait spontanément une remise de 10%.

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On sème les champs au début de la saison des pluies et cette année elle a un mois de retard. La récolte est d’ores et déjà compromise parce que les plantes n’auront pas le temps d’arriver à maturité avant la récolte qui doit intervenir avant … la prochaine saison des pluies. Et pour un peu que celle là soit en avance ce sera la catastrophe. Dans un village on me demande si la vie est dure aussi en France. Je dis qu’en France tout le monde a une maison étanche ; que tout le monde mange à sa faim ; que tous les enfants vont à l’école parce que c’est obligatoire mais surtout, gratuit ; que si quelqu’un est malade mais qu’il n’a pas d’argent on le soigne quand même. Pendant que l’interprète traduit en éwé (langue de l’ethnie du sud du Togo) j’observe des visages incrédules.

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Ma case est à l’écart du village. Dans le chemin, le soir, défilent, regagnant leur village de rares riches à moto, des CSP+ à vélo, des middle class à pied munis d’une lampe torche et enfin des prolos, à pied mais sans lampe et qu’on devine au claquement des tongs sur la piste.

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Toute la nuit dans un village pourtant assez éloigné le tam-tam et les chants et les cris ont retenti. Avec les 26°C et l’air saturé d’humidité mes nerfs ont été à rude épreuve.

C’était une cérémonie pour des funérailles.

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Le matin et le soir une quinzaine d’enfants forment une procession du point d’eau à leur village. Ils chantent pour s’encourager. Certains portent plus de la moitié de leur poids sur la tête, les filles dans des bassines, les garçons dans des bidons.

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La brousse est semée d’apatams (abri sans murs couvert de palmes) qui sont des lieux de culte.

Le dimanche, les prêcheurs font apatam comble chacun délivrant sa vérité, certains avec des mégaphones. Il y a bien ici autant d’obédiences qu’aux États-Unis.

Sans comprendre l’éwé, on devine aux intonations qu’il vaut mieux craindre Dieu ou à tout le moins ses ministres.

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Sur le tableau noir du cours de CE2, le titre de la leçon du jour de ECM (Éducation Civique et Morale) est : « je ne chie pas dans la nature » dans une langue certes plus proche de Rabelais que de Voltaire mais néanmoins langue officielle du Togo.

Moi qui adore ça, j’envisage sérieusement l’ouverture d’un cours de contre-culture.

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La vie est difficile ici pour un ego déjà un peu enflé. De toutes parts on vous signifie que vous êtes LA solution. Vous êtes forcément bon, vous détenez le savoir et surtout l’argent, donc le pouvoir.

Mais le problème du moment c’est la pluie qui ne vient pas. Tout le monde est au chômage technique (non indemnisé), la houe à portée de main.

Ce matin, dès 7 heures une villageoise est venue me déposer une offrande : un poulet. Un sacrifice donc.

Je décide de m’y mettre. Moins d’une heure plus tard de lourds nuages noirs s’amoncèlent à l’est. A 9 heures, c’est le déluge.

Il faut que je me trouve une robe blanche dans la journée et peut-être un frigo pour demain.

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La pluie prise en défaut pendant un mois fait du zèle : ça n’arrête pas.

Je n’ai pas encore trouvé le bouton off.

Notre caisse de micro-crédit est subitement noyée de demandes pour acheter semences et engrais. Des villageois ruisselants –de bonheur aussi- défilent dans le bureau de Rebecca, la gérante, qui sort des liasses de CFA miraculeuses ;

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Au maquis (café) du marché, affalé devant une bière tiède. Deux jeunes filles passent, la tête recouverte de bigoudis multicolores.

Je croyais que malgré Jimmy Hendrix et Angela Davis les africaines cherchaient plutôt à aplatir, raidir leurs cheveux.

Revendication ethnique ou dernière tendance fashion ?

Renseignement pris, les grosses frisotes formées par les bigoudis sont jugées plus jolies que les petites d’origine.

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Quelle ingratitude ! Personne ne semble faire le lien entre mon arrivée et celle de la pluie. Mais j’ai quand même mon deuxième poulet. Cette fois c’est la mère de Bernard, notre apprenti mécanicien, qui me rend visite aux aurores avec Solenn sa fille de trois ans. En remerciement du soutien apporté à Bernard, elle offre de me livrer ce soir un poulet qu’elle aura cuisiné. Bernard me dit que refuser serait un affront. Je dis qu’à tout le moins je viendrai le chercher à moto pour lui éviter la marche, rendez-vous est pris pour 17h30.

A l’heure dite je viens prendre livraison et me retrouve assis sous l’apatam devant une table basse dressée avec un seul couvert, le poulet et quatre plats d’accompagnement. Je dois manger seul et parler avec eux via Bernard. A ma demande insistante il acceptera, après consultation de sa mère, de partager mon festin ; les autres refuseront.

J’assiste au bain de Solenn dans une bassine : double savonnage, double rinçage puis saupoudrage de talc.

A 18h30, la nuit tombant, confondu en remerciements, je prends congé. Il me faut ramener à la maison la lourde moto chinoise par une piste désormais transformée en bourbier.

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Pas mal de gens dans la brousse ont un téléphone mobile. Le seul point d’électricité à 15 km à la ronde est … l’antenne relais de l’opérateur téléphonique. Pour recharger les batteries tout le monde vient donc ici deux fois par semaine. La charge coûte 0.20€ soit deux euros par mois quand le salaire minimum mensuel est de vingt euros. Ajoutez à cela l’achat des cartes prépayées (un sms est au même prix qu’en France et cinq minutes de communication coûtent deux euros) et vous avez un business plan d’une grande pertinence.

Les pauvres sont bons.

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Visite des champs collectifs du groupement de producteurs d’Amoussou kopé. Dix-sept personnes cultivent ces surfaces ensemble chaque mardi. Le produit de la vente n’est pas réparti entre les membres mais est constitué en épargne collective auprès de notre caisse de crédit Assilassimé (‘main dans la main’ en éwé).

Ils ont débuté il y a trois ans grâce à un crédit et sont maintenant à la tête d’une épargne qui va servir à leur diversification : certaines femmes vont monter de petits commerces et les profits viendront abonder l’épargne commune.

C’est beau comme du communisme qui n’aurait pas été dévoyé.

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A pied, sac au dos je remonte Lomé du sud vers le nord. Comme dans toutes les capitales c’est une orgie de tôle, une débauche de véhicules de toutes sortes. Je ne suis pas climato-sceptique, encore que j’aime bien C. Allègre qui a du courage. Mais mon intuition que la question de la pollution se jouera plus dans les pays pauvres et émergents qu’en Californie ou à Bruxelles ne peut qu’en être renforcée. Peu de moteur ici ont moins de vingt ans ; et les carburants sont ce qu’ils sont. Avant qu’ils aient des moteurs zéro émission de CO2 ou des véhicules électriques, les poulets togolais auront des dents. Et le trou là-haut sera béant. Et peut-être que les mangues bretonnes seront aussi savoureuses que celles d’ici.

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Des diverses postures du sommeil pendant le travail dans les rues de Lomé. Une marchande de légumes sur une natte au sol, parmi les petites pyramides de tomates et d’oignons qu’elle semble ainsi couver. Un chauffeur de zem allongé sur sa moto, la tête sur le réservoir, les pieds dans le porte-bagages. Un cordonnier assis sur son banc, la tête dans une montagne de chaussures dressée contre le mur. Un menuisier sur son établi, la tête dans les ciseaux. Une poissonnière, dont les formes généreuses assurent la stabilisation, allongée sur un banc de vingt centimètres de large. Un enfant sur la table du maquis ; Si vous avez besoin de leurs services il faut leur parler doucement : ils reviennent comme d’un autre monde, organisent leurs neurones à la vitesse d’un vieil ordinateur et font le boulot. Mais quelle mouche les a piqués ?

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Florilège d’enseignes commerciales. Studio-photo « Dieu seul ». Et il apparaît en image subliminale sur les clichés ? Agence immobilière « Jésus est venu ». Et il a acheté ? Salon de coiffure « Le bonheur vite et bien ». Quand on sait qu’ici certains salons touchent à tout ! Commerce général « Grâce divine infinie ». Et crédit illimité ?

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Vincent est un colosse togolais borgne et charismatique. Il a été formé aux problématiques du développement par l’Unicef et supervise les activités de notre caisse de crédit. Je le retrouve à Lomé. Le matin, à l’eau, nous faisons le point sur la caisse et son avenir (atouts/faiblesses, menaces/opportunités). L’après-midi, au sodabi (alcool de palme artisanal) nous refaisons le monde (sans grille d’analyse). A dix-sept heures je capitule.

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Aujourd’hui se tient l’assemblée générale annuelle de la caisse de crédit. Vincent et moi prenons un taxi collectif pour regagner les villages. C’est un minibus Nissan, dit neuf places. Il ne part que lorsqu’il est rempli ; au bout d’une demi-heure, à 6h30, nous voilà au complet : nous sommes 18 dont le chauffeur et deux enfants. Une ½ heure plus tard la moitié du cheptel est endormie. Encore deux heures et des zems nous déposent devant l’école où se tient l’AG. Le vendredi matin il n’y a pas classe mais les enseignants et les élèves travaillent dans les champs de l’école. Les produits servent à améliorer l’ordinaire de l’école et celui … des enseignants. 87 membres –sur 150- sont présents. La réunion se tient en éwé et un interprète me souffle l’essentiel. La grande décision du jour est de fixer un ultimatum à ceux qui ne remboursent pas leurs échéances. Dans un mois ils seront convoqués à la gendarmerie. Il paraît que c’est assez efficace pour retrouver des liasses égarées sous les matelas. Mais ils ne dorment pas sur des matelas. Wait and see. Comme le yovo (le blanc, moi donc) est là c’est un peu le show. Certains sont de vrais débatteurs et le vice-président montre un sens consommé de l’art théâtral. Je m’en tire assez bien en concédant un crédit-relais de deux millions (3000€ ça va mieux) pour emblaver les champs qui, avec la pluie, crient famine. Ce crédit de campagne me sera remboursé en septembre 2010. Et un jour peut-être, constatant leur incapacité à rembourser, dans un élan de générosité mâtiné de solidarité nord-sud, j’effacerai la dette. Faute d’argent j’aurai ainsi augmenté mon crédit moral. A bon compte. L’assemblée se termine comme elle a commencé, par une prière.

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Edmond est un enseignant du village qui, au fil des rencontres depuis trois ans, a fait de moi « son ami ». Des six enseignants, trois sont payés par l’état (100€ par mois) et trois par les parents du village (20€ par mois). Edmond est de ces derniers. Il est d’une bonhommie et d’une jovialité qu’on devine un peu sur-jouées mais on se laisse faire. L’hiver dernier, alors que nous étions aux États-Unis, sur un ton alarmant il a demandé par sms de l’argent pour payer la scolarité de ses quatre enfants. La somme demandée était élevée pour ici : 65000 FCFA soit cinq mois de son salaire mais avait pour nous une résonance acceptable (100€). Nous avions envoyé l’argent par Western Union. Jusqu’en mars, pas un mot d’explication et tout à coup l’annonce par sms de la naissance d’un cinquième enfant et l’occasion de lancer un nouveau SOS. Nous restons cois, il n’insiste pas. Alerté de mon arrivée, il se présente un soir vers 20h, volubile, fraternel, reconnaissant. Je le reçois sèchement dans le chemin : je viendrai chez lui demain à 10h. Il me reçoit sur ses gardes, nous installe devant une table basse. Sa seconde femme, la nouvelle mère, nous sert à manger. Ça devient pénible cette coutume de servir un repas complet à toute heure. Le menu du jour : salade crue de tomates, oignons et piments puis avec du riz, ces odorants petits poissons qu’on vend sur les étals des marchés, exposés en plein soleil aux escadrilles de mouches folles. L’homme et moi sommes assis et mangeons. La femme ne mange pas, elle reste debout et nous sert. Lorsqu’elle se penche pour le faire, une cascade de sueur quitte son front pour les assiettes. On termine par un verre de sodabi qui devrait maîtriser ma nouvelle flore intestinale. Incorruptible, pour terminer j’attire l’homme à l’écart pour ne pas l’humilier devant son épouse et lui dit tout le mal que je pense de son comportement ; Il m’explique qu’il a été renvoyé de l’école suite à une altercation avec l’inspecteur. Mais que font les syndicats ? Il n’a pas retrouvé de travail mais en espère un à la rentrée en changeant d’académie.

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Des gamins de 7 ans se rendent à l’école sans cartable. Certains portent une machette qui leur arrive à la taille, d’autres une houe sur l’épaule. Après la classe les uns couperont du bois pour cuire le diner, les autres iront sarcler les champs de la famille. Il fait nuit à 6 heures toute l’année et il n’y a pas d’électricité dans les villages, donc pas de leçons à apprendre à la maison. Dans la cour de l’école, près de la cloche qui est constituée d’une jante de voiture suspendue dans un arbre et d’une barre de fer, s’amoncèlent des dizaines d’outils. On ne peut s’empêcher de penser aux « raccourcisseurs » rwandais.

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Je pars quelques jours vers le nord avec ma chinoise. Toutes les motos du monde ont la même boîte de vitesses, 1ère en bas, 5ème en haut. Les chinoises, c’est l’inverse. Un avant-gout de la volonté de l’Empire du Milieu d’imposer ses propres règles ?

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Rebecca, notre gérante, fête son anniversaire. Nous sommes quatre avec Frère Emmanuel et sa nièce Marie-Reine. Frère Emmanuel est le curé de l’immense paroisse dont dépendent les villages où nous intervenons. A ce titre je l’ai déjà rencontré à deux reprises, nous avons parlé, il sait que je ne suis pas croyant. Ce soir il me dit que je mets en pratique la parole d’un certain Jésus. Passages des Évangiles à l’appui. Dieu a de la chance que des personnes qui ne croient pas en Lui, poursuivent Ses desseins. Il n’y aurait pas un peu de récupération, là ?

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Une des grandes affaires de la mondialisation est de donner naissance à des entreprises hyper-spécialisées qu’on qualifie de pure player. La concentration sur un seul métier est censée maximiser la performance. La tendance est à appliquer les mêmes recettes aux pays. Le modèle économique du taxi minibus qui me ramène à Lomé se situe à l’opposé. Les deux rangs arrière ont été déposés et le coffre déborde de sacs d’arachides avec un porte-à-faux d’un mètre. Sur les deux rangs du milieu, nous sommes six, puis huit dont deux jeunes filles avec nourrissons. A l’avant près du chauffeur, un gendarme en uniforme assure le transfert d’un prisonnier menotté. Fret, passagers, transfert pénitentiaire, vive la diversification !

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Sur la lagune, les pêcheurs juchés sur de minuscules esquifs tentent d’abord leur chance chacun de leur côté. Ils lancent au dessus de l’eau des filets circulaires dont le pourtour est muni de petits plombs qui, refermant le filet dans l’eau, piègent le poisson. Puis ils se regroupent en ligne, dos au soleil levant et lancent les filets de concert devant eux. Les poissons qui en réchappent s’enfuient vers l’ouest. La ligne avance et recommence, jusqu’au bout de la lagune. Enfin, ils se regroupent en meute, formant un cercle et lançant les filets vers l’intérieur. Malgré la sophistication (ancestrale, bien sûr) de la technique, la pêche est maigre. Quand ils sortent des chaussures ou autres déchets, ils le rejettent à l’eau. Pour les retrouver le lendemain. Certains pêchent à pied, restant près des rives, de l’eau jusqu’au torse. L’un d’eux est vêtu d’un sweat shirt, capuche relevée, d’un bleu délavé du meilleur effet. Il traîne un panier d’osier flottant. Des rapaces piscivores leur font une concurrence effrontée.
Magasins et marchés près de l'hôtel Iberostar Safira Palms à Zarzis? English translation pending
by Fantomasia · 2010-05-30 · 15 replies
Bonjour à tous,

Nous partons à l'iberostar safira palms à Zarzis et nous aimerions savoir ce qu'il y a comme magasins ou marchés intéréssants (pas des marchés de tissus, ou fruit et légumes des marchés pour "touristes) ou faut il aller sur djerba ? Combien de km y a t'il entre houmt souk et zarzis ? Merci d'avance Bonne journée

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