Results for "Plaine+des+Palmistes+|+122+>+74"
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Conditions climatiques en septembre dans le nord-ouest de l'Argentine? English translation pending
Bonjour à tous. Je me permets de vous poser une question qui a surement dejà été posée.
Nous allons dons du 08 septembre au 24 en Argentine. Logiquement nous irons dans le Nord-Ouest, mais j'aimerais savoir si le sud du pays est faisable malgré tout. Je sais qu'il risque d'y faire froid, mais a quel point et dans quelles conditions ?
Merci d'avance.
Indonésie en quinze jours: villes à privilégier? English translation pending
Bonjour à tous,
Mon ami et moi souhaitons partir pour l'Idonésie en septembre. Etant donné que nous sommes du genre à juste acheter des billets et aviser sur place, nous aurions besoin de vos conseils et suggestions en matière de lieux à voir en priorité. Où devons-nous aterrir ? Quelles villes privilégier ? Quels sont les bons plans, astuces etc etc. Je veux tout savoir !!!
Merci pour votre aide, A bientôt
Clem
Mon ami et moi souhaitons partir pour l'Idonésie en septembre. Etant donné que nous sommes du genre à juste acheter des billets et aviser sur place, nous aurions besoin de vos conseils et suggestions en matière de lieux à voir en priorité. Où devons-nous aterrir ? Quelles villes privilégier ? Quels sont les bons plans, astuces etc etc. Je veux tout savoir !!!
Merci pour votre aide, A bientôt
Clem
Précision sur boucle Marrakech- Skoura? English translation pending
Bonjour à tous,
Je reviens vers vous pour avoir une précision : je compte faire la boucle Marrakech- Skoura via Demnate avec un retour par Ouarzazata via le Tizi-n Tichka. Pour ne pas repasser par les mêmes endroits. C'est peut etre une question idiote, mais je voudrais savoir dans quel sens la route est la plus belle ? C'est à dire dans quel sens faire cette boucle pour avoir les plus beaux points de vue ? Merci de vos réponses
Je reviens vers vous pour avoir une précision : je compte faire la boucle Marrakech- Skoura via Demnate avec un retour par Ouarzazata via le Tizi-n Tichka. Pour ne pas repasser par les mêmes endroits. C'est peut etre une question idiote, mais je voudrais savoir dans quel sens la route est la plus belle ? C'est à dire dans quel sens faire cette boucle pour avoir les plus beaux points de vue ? Merci de vos réponses
Canada de ville en ville d'Est en Ouest English translation pending
Bonjour,
Je prépare actuellement mon premier "long" voyage en solo au Canada. J'ai eu dû mal à me décider sur le parcours à effectuer. Ce pays est tellement vaste, par où commencer ? Mais les choses se sont précisées dernièrement. Aimant les paysages urbains, je souhaiterais découvrir ce pays en flânant de ville en ville pendant un peu moins d'un mois. Mon voyage commencera et se finira par Montréal. Montréal, Québec, Ottawa, peut-être Kingston, Toronto et puis direction la côte Ouest Vancouver où je vais rendre visite à une amie. Je compte rester 2 ou 3 jours dans chaque ville de L'Est et 5 jours à Vancouver. Partant seule, je cherche à plannifier et réserver à l'avance mes déplacements. Je pense voyager en bus ou en train. J'ai une carte étudiant ISIC. Qu'est-ce qui est plus avantageux entre les 2 ? Car pour certaines compagnies de bus, je ne trouve pas de promotions avec la carte étudiant. Depuis plusieurs jours, je cherche sur le net les tarifs et horaires des bus qui font le trajet entre les 2 côtes, mais sans succès... Je me demande aussi de quelle ville de l'Est est-il préférable de partir (je pense partir de Toronto) ? Entre Ottawa et Toronto, je souhaiterais faire un tour aux 1000 îles. De quel endroit est-il préférable d'y aller sachant que je ne souhaite pas passer la frontière. Voyageuse solitaire, cette dernière question vous est spécialement adressée : dans les différentes villes que je souhaite parcourir quelles auberges de jeunesse me conseillerez-vous ? Car j'ai lu des choses pas très agréables sur certains endroits. Si vous avez d'autres suggestions, je suis preneuse !
Au plaisir de vous lire et peut-être de vous rencontrer au détour de l'une de mes déambulations !
m-a 😉
Je prépare actuellement mon premier "long" voyage en solo au Canada. J'ai eu dû mal à me décider sur le parcours à effectuer. Ce pays est tellement vaste, par où commencer ? Mais les choses se sont précisées dernièrement. Aimant les paysages urbains, je souhaiterais découvrir ce pays en flânant de ville en ville pendant un peu moins d'un mois. Mon voyage commencera et se finira par Montréal. Montréal, Québec, Ottawa, peut-être Kingston, Toronto et puis direction la côte Ouest Vancouver où je vais rendre visite à une amie. Je compte rester 2 ou 3 jours dans chaque ville de L'Est et 5 jours à Vancouver. Partant seule, je cherche à plannifier et réserver à l'avance mes déplacements. Je pense voyager en bus ou en train. J'ai une carte étudiant ISIC. Qu'est-ce qui est plus avantageux entre les 2 ? Car pour certaines compagnies de bus, je ne trouve pas de promotions avec la carte étudiant. Depuis plusieurs jours, je cherche sur le net les tarifs et horaires des bus qui font le trajet entre les 2 côtes, mais sans succès... Je me demande aussi de quelle ville de l'Est est-il préférable de partir (je pense partir de Toronto) ? Entre Ottawa et Toronto, je souhaiterais faire un tour aux 1000 îles. De quel endroit est-il préférable d'y aller sachant que je ne souhaite pas passer la frontière. Voyageuse solitaire, cette dernière question vous est spécialement adressée : dans les différentes villes que je souhaite parcourir quelles auberges de jeunesse me conseillerez-vous ? Car j'ai lu des choses pas très agréables sur certains endroits. Si vous avez d'autres suggestions, je suis preneuse !
Au plaisir de vous lire et peut-être de vous rencontrer au détour de l'une de mes déambulations !
m-a 😉
Improvisation Nomade (8) Inde du Nord English translation pending
L’or du cordon
Delhi.
Meriem m’a écrit une bien triste lettre. Depuis que nous nous sommes quittés à Bangalore, son assurance s’est envolée et aux matins de cauchemars atroces, elle se fait emmerder par des hommes douteux. Elle espère rencontrer d’autres personnes pour continuer la route car elle ne se sent pas la force de continuer dans les bus et les villes toute seule ainsi tourmentée. Pourtant, l’Inde est un pays tout à fait tranquille et il suffit d’un peu de persuasion pour décourager les quelques dragueurs qui y traînent. Une semaine plus tard, je reçois une nouvelle lettre où elle m’explique qu’elle partage depuis peu la vie d’une famille. Accueillie comme une princesse dans leur maison, elle apprend ainsi leurs coutumes de la meilleure façon qu’il soit. Être une femme, ainsi seule en voyage, permet d’être aidée et accueillie avec une confiance et une solidarité que les hommes ne peuvent espérer. De notre côté, nous découvrons la capitale envoûtante où tous les peuples de l’Inde se sont rassemblés, avec chacun leur culture, dans un dédale de quartiers entre moyen âge et science-fiction. Main bazar, dans le vieux quartier de Paharganj où une ruelle sinueuse et sombre mène à notre hôtel, le Barjang. Deux trois étages fermés autour d’une cour intérieure d’où s’élance vers la lumière un figuier mince et stérile. Une terrasse sur le toit où le linge sèche au soleil sur les barres de fer de travaux inachevés et où, la nuit, le personnel joue aux cartes en pariant de l’argent, sur des couvertures en loques, avant de sombrer dans un sommeil fébrile et alcoolique. Un vieux coq grincheux toussote au matin pour donner le signal du départ. Une tourterelle est venue nous dire bonjour à l’intérieur de la chambre. Les heures passent, tranquilles, plongés dans les livres que nous n’aurions jamais lus si nous n’avions eu ce temps, ce temps pour nous, et si nous n’avions pas encore la diarrhée qui nous oblige à rester à l’hôtel. Entre deux maux de ventre, nous courons dans les ambassades et les administrations pour préparer la suite de notre voyage. Trouver un moyen de prolonger notre visa en Inde nécessitera trois déplacements, l’obtention de l’accord français et du visa pakistanais prendra une semaine. Enfin, l’ambassade d’Iran nous refuse catégoriquement l’entrée, de la même manière qu’à Istanbul. Nous aurons notre dernière chance à Islamabad au Pakistan pour l’obtenir, avant de changer d’option.
Pendant ce temps, les quartiers se laissent découvrir un à un selon notre humeur et notre force. D’abord New Delhi, à la mode coloniale, avec ses avenues larges comme des autoroutes entre les palais, les monuments et les ambassades, fermées, barbelées et gardées par des militaires. Ensuite, Road point autour duquel s’élèvent les buildings aux cinquante étages des sièges sociaux des entreprises. Enfin, les vieux quartiers de Old Delhi, les plus pittoresques, où grouille une multitude inimaginable de gens et de choses. Jamais vu un amas semblable. Des bouchons de gens sur des centaines de mètres dans l’avenue principale pourtant large mais encombrée de charrettes tirées par des chevaux et même parfois des bœufs où s’entassent des marchandises venues de l’autre bout du pays. Odeurs des épices, couleurs des étoffes, aliments de toutes sortes, cris des marchands, l’avenue enfin se sépare en une multitude de ruelles qui s’enfoncent dans le cœur de la ville toujours aussi intensément peuplée. Derrière une arcade insignifiante, dans le bordel de la rue, s’ouvre la cour tranquille d’une mosquée magnifique où coulent des fontaines et dorment croyants et pigeons. Un havre de paix inattendu et reposant avant de replonger dans la cohue. Vient l’heure de la prière à la mosquée principale dont la cour intérieure est plus vaste qu’un terrain de football. Puis l’entrée du fort sur l’un des bras du Gange.
Extenués, nous sautons dans un pousse-pousse et nous laissons guider dans la foule. Un moyen de locomotion que nous utilisons peu mais qui, finalement, nous promène plus tranquillement que les rickshaws, ces mobylettes présentes dans l’Asie entière auxquelles on a ajouté une cabine et qui se faufilent facilement dans le bruit des pétarades et la fumée épaisse. Nous donnons quelques roupies au courageux qui pédalait pour nous, avant de traverser la gare principale et ainsi rejoindre notre hôtel de l’autre côté de la voie. Vautré le long d’une grille, gît un petit garçon enroulé de toiles immondes, troué, dévoré, liquéfié par la lèpre jusqu’au bout des doigts, les yeux gonflés et purulents perdus dans sa gamelle vide. Puis la foule nous emporte loin de cette image, partie intégrante de ce petit paradis terrestre qu’est la péninsule. Combien de temps lui reste-t-il à vivre ? Pas assez pour aller plus loin. Pas de maison, en Inde, pour tenir cachés, comme chez nous, les gens âgés, handicapés mentaux, lépreux et autres plaies que nous portons. Les personnes atteintes de sida, de tuberculose et d’innombrables maladies de peaux, se promènent dans la rue, près de nous, dans les transports en commun et les restaurants. Comme les autres, il leur faut travailler pour vivre ou bien mendier. Ils sont nombreux évidemment et font partie de la vie de tous les jours mais ils ne choquent que les occidentaux comme nous qui n’avons pas l’habitude de voir le spectacle d’un unijambiste sur son vélo, d’un cul de jatte sur son skate-board. Et avec le sourire s’il vous plaît !
Dans les rues de Delhi encore en terre battue, comme celles de notre quartier, un amas de boue formé de poussière et de déchets, bouche les quelques égouts qui dégueulent des eaux noires et puantes depuis que la pluie s’est mise à tomber cette nuit. Dans les ruelles de la capitale, où se promènent habituellement les animaux de la campagne, c’est redevenu le Moyen Âge. Le lendemain, il fait beau quand je fais les magasins pour acheter et envoyer souvenirs et cadeaux. Pas aisé de négocier ici, les commerçants veulent que, comme beaucoup d’occidentaux, j’achète en gros pour revendre ensuite dans mon pays. Un peu plus loin dans la rue, un brouhaha se fait entendre. D’un seul coup, mon vendeur panique. Deux policiers arrivent et d’après ce que je crois comprendre, ils ont décidé de remettre main bazar aux normes, au grand désarroi des commerçants qui se sont étalés partout. Ils renversent, balancent, se fâchent, donnent des coups de bâtons. Je n’en reviens pas : deux petits bonshommes en uniforme font la loi, avec seulement un bâton, dans la multitude de badauds, et se font craindre et respecter totalement. Ils iront jusqu’à renverser fours et tables et à couper au couteau un tas de fils électriques, comme une pelote de laine, branchés au poteau par enchantement. Les commerçants, si prompt à rester assis toute la journée en tailleur sur leurs marchandises à attendre les clients, s’agitent d’un coup comme si des géants avaient donné un coup de pied dans une fourmilière. Une demi-heure après, les uniformes s’étant retirés, on replace exactement aux mêmes endroits, fringues, frigos et fritures des gargotes et on fait des nœuds aux câbles électriques, passés parfois avec raccords au-dessus de la foule, avant de les accrocher sur les lignes des poteaux d’où elles venaient d’être retirées.
Un peu plus loin, un jeune homme fier, au regard sérieux, maquillé et vêtu de son plus beau costume, traverse la foule sur un cheval revêtu de parures multicolores. Cachée sous un voile, avec un sari brodé de dentelles blanches, une femme marche derrière. Elle a ses deux mains liées par un cordon doré qui s’étend jusqu’à son nouveau mari. Autour d’eux, dansent femmes et enfants de la fête, dans une musique enivrante et gaie. Des hommes suivent la farandole. Au bout de leurs bras, au-dessus de la foule, ils portent des luminaires géants dont les câbles électriques sont branchés sur un groupe électrogène qui suit derrière sur la remorque d’un vélo. L’hallucination passée, chacun reprend ses occupations. Pour ma part, je sirotais un délicieux banana lassi, tout simplement, un lait caillé à la banane.
Les neiges de l’Himalaya…
Naïnatal, croissant de lac argenté autour duquel le village est construit, au-dessus de la vallée immense du Gange qui s’étend à l’horizon en une plaine fumante. Le gros Bouddha, assis sur son trône dans la position du lotus, garde les yeux contemplatifs et le sourire serein, au fond de son temple derrière des portes closes. Volent au vent, comme une sainte toile d’araignée multicolore, mille farandoles de drapeaux étendues tout autour dans les arbres les plus hauts. L’air est vif et froid. A l’horizon, montent dans les nuages, les chaînes de l’Himalaya. Les gens d’ici ont la peau du visage et les mains brûlés par la rigueur du climat. Ils ont déjà les traits asiatiques du Népal et de la Chine, cachés derrière ces cols pratiquement infranchissables dont les premières griffes acérées et glaciales débutent à Naïnatal. À 2.500 mètres d’altitude, un mètre de neige a recouvert les montagnes où un sommet nous offre un beau panorama. Dire que nous avons en face de nous la plus haute chaîne du monde, que nous pouvons la saisir de nos mains, l’emporter avec nous en images… Malheureusement, pour s’en approcher davantage, il faut compter encore quelques journées de jeep et ce serait bien inutile en plein mois de janvier. Disons donc que nous l’avons aperçue. Il faudrait revenir en été et faire les pèlerinages qui relient les temples entres eux, sur les plateaux à plus de trois mille mètres, sur les steppes où vivent les yacks, dans les gorges profondes où se cachent les ermites, rejoindre la grande vallée de Lhassa, remonter les sentiers abrupts des plateaux du Tibet en direction du nord puis de l’ouest, redescendre dans les plaines de l’Asie centrale, du Tadjikistan et de l’Ouzbékistan avant d’arriver à Samarkand… Ce sera pour un autre voyage. C’est ce qu’inspire l’horizon avec le ciel, si bleu, au-dessus de tout, et l’espace devant soi. Maintenant redescendons sur terre, allons manger de bons beignets de légumes et boire un jus d’orange qui pourrait être délicieux si dans ce village, on n’y rajoutait pas du sel et du poivre. En chemin, nous croisons un petit groupe d’étudiants avec lequel nous faisons une bataille de neige. L’une des filles est pieds nus dans ses claquettes. J’en ai des frissons…
Bénarès
Le nom de la ville est revenu à ses origines : Varanassi. Mais, c’est toujours la même gare dégueulasse où pullulent vaches et mendiants, les mêmes taxis qui essaient de vous gratter de l’argent, les mêmes rues sales et bondées, les mêmes hôtels peu chers avec des lits en cordes, les sharpaïs, dont les draps ne sont jamais lavés, les mêmes chiottes immondes et la douche, un seau d’eau. La ville ne nous apparaît pas extraordinaire au premier coup d’œil. Seulement un dédale de ruelles profondes qui ne voient pas le soleil et où se croisent difficilement deux vaches mais qui s’ouvrent parfois sur des places et des fontaines agréables et silencieuses puisque que les voitures ne peuvent pas circuler dans le vieux centre. C’est sur la terrasse de l’hôtel, dominant ces murs et offrant la lumière et l’espace, qu’on est saisi par la mysticité de cette ville et du Gange, immense et adulé, qui s’étend sur une mer sauvage de brousse rougeâtre et sableuse à l’infini et d’où survient, chaque matin, par enchantement, un soleil apocalyptique. Plus bas, fument et brûlent des cadavres encore humides de leur dernier plongeon sacré. Ils se consument sur un bûcher avant d’être balancés à l’eau avec leurs cendres, et sont remplacés aussitôt par un autre cadavre, arrivé sur les épaules de la famille, sans pleur ni remords. Autour, des prêtres en grande robe psalmodient dans leur barbe, des chèvres frivoles volent les fleurs des défunts et les grignotent fièrement. Enfin, des enfants se chargent de veiller à ce que les corps soient entièrement brûlés. Regarder un tel spectacle est assez suffocant car, en plus de l’odeur particulière, l’air contenu dans la boîte crânienne a tendance à faire éclater les os après que le cerveau s’est écoulé en un jet putride des narines. Les touristes dubitatifs se promènent le long du fleuve sur des barques et s’amusent et crient à voir remonter parfois des membres pas tout à fait consumés et des os dans la lumière trouble des profondeurs du fleuve. Ils prennent des photos des croyants à moitié nus dans l’eau qui les ignorent tant ils sont profondément plongés dans la prière, l’extase ou la méditation. Le fleuve est si sacré qu’on l’adore et l’embrasse, qu’on parcourt des lieux pour y venir mourir et ainsi abréger le cycle de sa renaissance sur notre éprouvante planète. Enfin, après être venus sur les rives de ce fleuve et s’être laisser absorbés par toute la divination de ce spectacle, je pense que chacun voit sa vie autrement. Elle est plus légère à porter peut-être. Elle a goût à la fois d’insignifiance et d’infinité… Ne sommes-nous qu’une poignée d’éléments organiques devenant cendre ou poussière ? Dans le ciel de Bénarès, la danse des pigeons dressés dans les couleurs éternelles du coucher du soleil est un spectacle si joli. Ils s’élancent, se mêlent entre eux par centaines, se divisent sans jamais ni se perdre ni se mélanger, et enfin retombent comme des feuilles d’automne sur le chant de leur maître. Si la vie n’est qu’un instant, ce sera pour moi cet instant, celui de la danse multicolore des oiseaux dans les rayons tièdes d’un azur tropical.
Un peu plus de sable
Orchha. Andhra Pradesh.
Égaré dans la campagne avoisinante, je m’étais endormi à l’ombre d’un roncier, bercé par le ronronnement des abeilles. Quand j’ouvris les yeux, un Indien se tenait assis près de moi sans bruit et fumait un bidi qu’il avait taxé dans mon paquet pendant que je dormais. Puis, se leva et m’invita à le suivre sur ses terres et dans l’enceinte de sa ferme : une misérable cahute de bois sur un talus derrière lequel tombait une cascade. Après une petite heure passée avec sa famille, il m’indiqua le chemin du retour en m’ayant fait promettre de revenir manger le lendemain avec ma femme. Un peu plus loin, la flûte au bec, je sifflotais quand un gamin m’invita à m’asseoir sur son lit de paille surmonté d’un toit de feuilles sans mur mais qui était sa maison, au milieu des arbres et des champs. Grignoté avec lui et son chien quelques fruits amers avant qu’une autre bande de morveux m’en tire et que je les suive à travers les chemins poussiéreux et bordés d’épines en direction du village. Bien avant le dernier ravin, deux gamines prirent le relais en dansant et chantant avant de m’abandonner aux premières maisons. Je rentrai voir ma femme, gai et nonchalant comme un vrai Indien, sans lui dire mot. Le lendemain, elle découvrirait ces chemins, ces prairies qui entourent l’orgueilleuse demeure du prince de ces lieux. Un maharadjah avec son harem, ses paysans, ses dieux, ses soldats que nous pouvons encore admirer car ils sont peints sur les murs, quand l’érosion n’a pas effacé à jamais ces merveilles, vieilles de 500 ans.
Namaste, Inde, le 23 février 2005
Je suis dans un petit village qui borde une rivière. Dans les alentours, sur les collines, s'élèvent des temples où jadis, Rama venait voir son amoureuse. Nous étions sur une de ces collines hier soir, clignant des yeux sur le coucher de soleil. Un coucher tel qu'on ne peut en voir qu'ici : majestueux et béni des dieux. De l'autre côté la Lune, pleine, montait doucement comme pour mieux rassembler les éléments de notre 'honey moon' comme aiment à commenter nos amis villageois. Avec mon châle qui pend comme une cape du Moyen Âge, ma flûte et ma barbe, on me nomme Baba. J'ai à mon bras my wife who seems like the more beautifull indian girl, parée de tous ses bijoux sur sa peau brune et sous son voile transparent, et que tous les Indiens gardent en souvenir de cette nuit divine où tous et moi compris étions en transe, fixant interminablement son sari qui tournait au rythme envoûtant des tablas. Dans la matinée, je me rends sur le marché avec quelques bidies et sweet que je partage. Le temps qui semble arrêté. Surtout ne rien faire, mollement chasser les mouches en rongeant des carottes. Faire de la musique ou plutôt tripoter deux bouts de ferraille qui font glig glig, un bout de bambou et une peau de chèvre qui fait boum boum. Une femme se lève et chante en fermant les yeux. Elle répète inlassablement des lala lalala lala. Puis elle tombe et une autre prend le relais. Comme la vie peut être revenue à sa simplicité originelle. Il semble qu'il n'y ait besoin de rien de plus pour la laisser couler. Khajurâho
Je n’avais pas envie de quitter Orchha mais, à quelques heures de bus de là, se déroulait un autre festival de danse, dans des lieux saints : Khajurâho et les temples aux sculptures très connues du Kama Sutra. Dieu sait pourquoi, il y a mille ans, des hommes ont construit ces temples en pleine brousse, au milieu de nulle part, si ce n’est de l’Inde. L’Inde fut ensuite ravagée par des invasions mais qui épargnèrent cet endroit. Il n’y a rien ici à part le soleil. Et puis, dans le ciel, des avions : Ils déposent et ramènent les touristes. Khajurâho, pauvre village avec des hôtels de luxe. Les quelques Indiens de la région sont obnubilés par l’argent et escroquent les touristes trop crédules. Ils utilisent par exemple le prétexte d’une école qu’ils vous font par ailleurs visiter. En réalité, tout est factice comme dans une pièce de théâtre. Les professeurs, les élèves et surtout les documents qu’ils vous feront signer pour confirmer votre don ! Combien se sont fait avoir ? Il n’y a pas de villageois ici qui ne soit envieux de l’argent provenant des retombés de l’exploitation de ce patrimoine national. Les temples témoignent de l’apogée de l’amour sans tabou, libre mais décent, vulgaire mais d’une grande finesse comme ce pénis sculpté levé et raide le long d’une femme aux formes savoureuses et au regard épanoui, depuis un millénaire. Dans la soirée, nous prenons donc place pour le spectacle. Notre entourage est âgé et aisé, qu’il soit indien ou occidental. La nuit tombe, les musiciens s’accordent, la danseuse apparaît, le silence se fait et le spectacle débute. Il ne faut qu’un instant à la musique pour nous transporter, nous faire ressentir l’essence du peuple qui l’anime. Ainsi, toute l’Inde est dans sa musique. Rien ne sert de visiter les temples, de lire les livres, d’errer dans les montagnes ou les steppes. Elle dessine ses paysages : splendeur, richesse de sa nature, raconte l’histoire de son peuple, le tumulte de leurs passions, leur foi, leurs doutes, leurs joies, leurs souffrances et nous berce dans les délices de la beauté, la sensibilité et la poésie. L’émotion m’envahit progressivement et s’intensifie à mesure que le corps, dans toute sa souplesse et sa dextérité, s’identifie à la subtilité de la mélodie. Les mouvements de la danseuse sont si proches de la musique qu’ils semblent être la forme vivante des notes dans l’espace. Son corps tourne et vole sur la scène, d’une suavité et d’une finesse qui surplombe l’art indien. Enfin, l’orage est tombé sur nous avec, en quelques minutes, une pluie diluvienne. Les gens restaient pourtant figés sur leur tabouret. Les musiciens ne s’arrêtaient pas non plus et la danseuse ouvrait ses bras à la pluie en continuant de tourner dans un délire que le bruit de la foudre rendait plus incroyable. Et puis les gens ont commencé à courir pour se réfugier dans tous les sens comme si le spectacle les avait rendus fous. Mais, la plaine était nue et la boue s’épaississait. Finalement la musique s’étouffa et tout le monde reprit ses esprits ou alors seulement moi qui l’avais perdu. Je me frottai les yeux ruisselant sous les lourdes gouttes d’orage. Nous reprîmes, tremblants, le chemin qui nous avait amenés ici. Je repartais avec, dans le ventre, une sensation, une énergie qui m’avaient tout abasourdi.
Rajasthan
Avec 5 jours de retard sur Daoud et après une longue nuit de bus sans dormir, nous arrivons, Meriem, une amie et moi, à Agra pour y découvrir le Tadj Mahall, chef d’œuvre de l’architecture moghol. Un palais de marbre blanc, incrusté de pierres précieuses, construit en souvenir d’une fiancée défunte dont le mausolée repose à l’intérieur. Une jolie preuve d’amour qui ruina une dynastie mais qui est devenue une des merveilles du monde.
De nouveau sur la route, nous visitons Jaipur, la ville ocre puis Jodhpur la ville bleue qui, du fort surplombant la ville, colore les dunes du désert de Thar. Ce désert qui a abrité durant des siècles des guerriers invincibles et fiers dont les légendes courent encore : les Rajputs dont le visage est enturbanné d’un bandeau de cinq mètres de long au-dessus de leurs yeux clairs comme le sable, et qui arborent à la ceinture un sabre courbé, décoré de diamants. Les descendants de ces guerriers ont gardé les mêmes yeux et le même turban mais ont rangé leur sabre et leur vanité. Comme tous les Indiens de la péninsule, ils sont bruyants et tchacheurs mais toujours gentils, souriants et inoffensifs. Ce qui n’est pas négligeable quand on promène deux demoiselles. En Inde, il faut avoir de l’assurance, rire avec les gens, se moquer d’eux et de soi, élever la voix quand ça ne va pas, ne pas se laisser monter sur les pieds, les envoyer promener avec un shalow shalow quand ils sont trop insistants et tout va bien. Quant à eux, ils ne se fâchent jamais mais gardent toujours l’espoir de vous prendre un peu d’argent. Les négociations sont toujours longues et souvent il faut partir, les faire courir, négocier de nouveau. Il faut avoir la forme puisqu’on a affaire le plus souvent aux commerçants, aux conducteurs de taxis et aux hôteliers qui, tous, sont des rapaces. Difficile de rencontrer des gens qui n’auraient rien à faire de notre argent. Ceux qui gardent leur orgueil, leur suffisance, saupoudrés d’un peu de mépris. Ceux-là, je les estime plus que ceux qui nous flattent. Quelquefois il y en a qui sont prêts à vous aider, vous offrir quelque chose, vous accueillir sans intérêt mais franchement, c’est rare. Route de Khuri
Plus en s’enfonce dans le désert, moins il y a de villages. Les routes sont recouvertes de sable, les visages plus sévères. Les femmes se cachent davantage derrière leur voile et sont moins nombreuses à se montrer dans les rues. Une dernière journée de transport doit s’achever dans un endroit perdu d’où sortent quelques cabanes d’anciens nomades pas encore tout à fait sédentarisés. Ces nomades rejoignaient à dos de chameau le Pakistan de l’autre côté du désert. Les contrebandiers se sont organisés depuis et c’est en camion qu’ils font le trajet de nuit.
Cinquante mâles debout, à deux mètres, les yeux fixés sur nous qui sommes assis par terre au bord de la route. Un croisement, un ou deux bouibouis crasseux, quelques cactus et le désert à perte de vue. Après quelques secondes de silence, une boutade en ourdou laisse éclater de rire tous les joyeux compères indiens, musulmans et camionneurs… Je vais au bouiboui boire un tchai. Verrai ce qui se passera avec les filles. De temps en temps, je jette quand même un coup d’œil pour regarder le spectacle : cette bande de frustrés, et sûrement puceaux la plupart, avec deux occidentales perdues dans le désert. La réputation des occidentales en Inde et dans beaucoup de pays musulmans est très simple : ce sont des salopes. Il arrive qu’une personne avec qui vous avez fait connaissance finisse par vous demander si vous faites des films pornographiques. Surtout pour les filles. Une situation explicable par le fait que le commerce du porno a souvent été réalisé par des occidentaux et avec des femmes blanches. Et comme le porno est une des plus grosses entreprises commerciales à l’échelle mondiale, les petits Indiens et musulmans de tous pays dégottent, à prix bas, les copies de copies de journaux ou vidéos avec les seuls Blancs qu’ils aient jamais aperçus. On comprend pourquoi la civilisation occidentale est considérée comme décadente quand on s’aperçoit que les rares informations qu’ils possèdent sur nous reposent sur ce genre d’activité. Dans des pays, des régions où la condition des femmes et leur émancipation n’a pas changé depuis un millénaire, où le mariage est encore arrangé en famille, où la chasteté est respectée et l’adultère puni de mort, les films pornographiques sont des bombes atomiques… Le cercle se resserre autour des filles. Se resserre encore. Bientôt, elles disparaîtront… Voilà, je ne les vois plus. Un instant. Un instant seulement avant un cri très fort. Un cri de femme, strident, enragé. Un cri terrible. Et, comme un départ de course : la bande de trous du cul se sauve en courant. Meriem s’est levée. C’est elle qui a crié. Un des mâles a osé toucher ses cheveux. Elle s’est levée pour le gifler mais ils sont partis trop vite. Au loin, ils rient. Ils pleurent de rire ces nigauds mais restent à distance. Puis, de nouveau, le cercle se reforme. Les filles n’ont pas l’air angoissé. Juste méfiantes. Elles savent qu’elles ne risquent rien tant qu’elles ne se laissent pas faire. Le gars du bouiboui parle quelques mots d’anglais, on rit ensemble de la situation. Cinq mètres, le cercle se rapproche. Ça va recommencer. Mais là, ça va m’agacer, je vais y aller ! J’y vais. Trop tard. Le bus arrive en klaxonnant. Il n’y a plus de place dedans. On monte sur le toit. Il démarre. C’est parti ! En route pour Khuri, le village perdu du désert où Daoud a trouvé refuge et nous attend pour un nouveau départ...
Arjun family
Sous un soleil de plomb, dans ce village du désert, seuls passent des dromadaires avec leurs grognements affreux pendant que dorment les ânes, les chiens, les chèvres et les vaches, à l’ombre de quelques arbustes épineux. Dans les maisons de sable et de branches recouvertes de chaume, on tente de garder un peu de fraîcheur de la nuit passée en fermant les portes de bois déteintes et les minuscules fenêtres avec des chiffons mouillés. C’est la sieste. Le silence. Enfin le silence. Intact comme le soleil. Le silence de mort du soleil de midi. Le paysage se défend d’être vu tant il brûle les yeux. Ce blanc que projettent les rayons ardents sur le sable des dunes. De plus haut, tout semble prêt à brûler avec ces ondulations, ces ondes de chaleur que l’on voit au-dessus d’un feu. On pourrait entendre, si on prêtait l’oreille, gémir et craquer ce petit arbuste recroquevillé sur lui-même, tant la chaleur est mauvaise. Ici, tout est couleur de sable, les chemins, les animaux, les enfants, les dunes et les murs des maisons. Tout, sauf ces petites fleurs dont le rouge étincelle. Ces petites fleurs, de ce même petit arbuste brûlé et chétif. Tout est couleur de sable. Tout, sauf ces petites fleurs et les femmes qui ressemblent aux petites fleurs, quand elles vont chercher l’eau des puits, l’eau tiède et gorgée de sable et de larves de moustiques.
Nous prenons la route des dunes au matin sur le dos des dromadaires où s’entassent couvertures, eau et vivres pour le voyage. Sur la route, dans le tintement des cloches, s’écartent les troupeaux avec les enfants qui les gardent, les antilopes et les chiens du désert. Puis, nous voilà sous les étoiles. Des millions d’étoiles, tant le ciel est pur et le noir de la nuit impénétrable. Autour, le silence, profond, infini. Les flammes mouvantes du feu qu’inspirent les rêves. La voix d’un homme. Il chante les chansons d’amour de son peuple éternel avec deux cordes de notre guitare. Nous sommes tous, joints aidant, plongés dans ce désert de dunes et d’épines qui a forgé cette voix. Un homme du désert, une voix, un voyage, celui d’une nuit… comme la première, où c’était ma voix que tu écoutais. Tu l’écoutais danser. Elle ne chante pas ma voix. Elle danse. Elle danse avec les mots. Suffisamment pour que tu viennes danser avec elle, cette nuit-là et toutes les autres jusqu’à aujourd’hui, peut-être demain, quelques heures. Un homme du désert, une voix, un voyage, celui d’une nuit… Un peu plus de sable, sur ces dunes, où notre sablier a choisi de s’achever…
Meriem m’a écrit une bien triste lettre. Depuis que nous nous sommes quittés à Bangalore, son assurance s’est envolée et aux matins de cauchemars atroces, elle se fait emmerder par des hommes douteux. Elle espère rencontrer d’autres personnes pour continuer la route car elle ne se sent pas la force de continuer dans les bus et les villes toute seule ainsi tourmentée. Pourtant, l’Inde est un pays tout à fait tranquille et il suffit d’un peu de persuasion pour décourager les quelques dragueurs qui y traînent. Une semaine plus tard, je reçois une nouvelle lettre où elle m’explique qu’elle partage depuis peu la vie d’une famille. Accueillie comme une princesse dans leur maison, elle apprend ainsi leurs coutumes de la meilleure façon qu’il soit. Être une femme, ainsi seule en voyage, permet d’être aidée et accueillie avec une confiance et une solidarité que les hommes ne peuvent espérer. De notre côté, nous découvrons la capitale envoûtante où tous les peuples de l’Inde se sont rassemblés, avec chacun leur culture, dans un dédale de quartiers entre moyen âge et science-fiction. Main bazar, dans le vieux quartier de Paharganj où une ruelle sinueuse et sombre mène à notre hôtel, le Barjang. Deux trois étages fermés autour d’une cour intérieure d’où s’élance vers la lumière un figuier mince et stérile. Une terrasse sur le toit où le linge sèche au soleil sur les barres de fer de travaux inachevés et où, la nuit, le personnel joue aux cartes en pariant de l’argent, sur des couvertures en loques, avant de sombrer dans un sommeil fébrile et alcoolique. Un vieux coq grincheux toussote au matin pour donner le signal du départ. Une tourterelle est venue nous dire bonjour à l’intérieur de la chambre. Les heures passent, tranquilles, plongés dans les livres que nous n’aurions jamais lus si nous n’avions eu ce temps, ce temps pour nous, et si nous n’avions pas encore la diarrhée qui nous oblige à rester à l’hôtel. Entre deux maux de ventre, nous courons dans les ambassades et les administrations pour préparer la suite de notre voyage. Trouver un moyen de prolonger notre visa en Inde nécessitera trois déplacements, l’obtention de l’accord français et du visa pakistanais prendra une semaine. Enfin, l’ambassade d’Iran nous refuse catégoriquement l’entrée, de la même manière qu’à Istanbul. Nous aurons notre dernière chance à Islamabad au Pakistan pour l’obtenir, avant de changer d’option.
Pendant ce temps, les quartiers se laissent découvrir un à un selon notre humeur et notre force. D’abord New Delhi, à la mode coloniale, avec ses avenues larges comme des autoroutes entre les palais, les monuments et les ambassades, fermées, barbelées et gardées par des militaires. Ensuite, Road point autour duquel s’élèvent les buildings aux cinquante étages des sièges sociaux des entreprises. Enfin, les vieux quartiers de Old Delhi, les plus pittoresques, où grouille une multitude inimaginable de gens et de choses. Jamais vu un amas semblable. Des bouchons de gens sur des centaines de mètres dans l’avenue principale pourtant large mais encombrée de charrettes tirées par des chevaux et même parfois des bœufs où s’entassent des marchandises venues de l’autre bout du pays. Odeurs des épices, couleurs des étoffes, aliments de toutes sortes, cris des marchands, l’avenue enfin se sépare en une multitude de ruelles qui s’enfoncent dans le cœur de la ville toujours aussi intensément peuplée. Derrière une arcade insignifiante, dans le bordel de la rue, s’ouvre la cour tranquille d’une mosquée magnifique où coulent des fontaines et dorment croyants et pigeons. Un havre de paix inattendu et reposant avant de replonger dans la cohue. Vient l’heure de la prière à la mosquée principale dont la cour intérieure est plus vaste qu’un terrain de football. Puis l’entrée du fort sur l’un des bras du Gange.
Extenués, nous sautons dans un pousse-pousse et nous laissons guider dans la foule. Un moyen de locomotion que nous utilisons peu mais qui, finalement, nous promène plus tranquillement que les rickshaws, ces mobylettes présentes dans l’Asie entière auxquelles on a ajouté une cabine et qui se faufilent facilement dans le bruit des pétarades et la fumée épaisse. Nous donnons quelques roupies au courageux qui pédalait pour nous, avant de traverser la gare principale et ainsi rejoindre notre hôtel de l’autre côté de la voie. Vautré le long d’une grille, gît un petit garçon enroulé de toiles immondes, troué, dévoré, liquéfié par la lèpre jusqu’au bout des doigts, les yeux gonflés et purulents perdus dans sa gamelle vide. Puis la foule nous emporte loin de cette image, partie intégrante de ce petit paradis terrestre qu’est la péninsule. Combien de temps lui reste-t-il à vivre ? Pas assez pour aller plus loin. Pas de maison, en Inde, pour tenir cachés, comme chez nous, les gens âgés, handicapés mentaux, lépreux et autres plaies que nous portons. Les personnes atteintes de sida, de tuberculose et d’innombrables maladies de peaux, se promènent dans la rue, près de nous, dans les transports en commun et les restaurants. Comme les autres, il leur faut travailler pour vivre ou bien mendier. Ils sont nombreux évidemment et font partie de la vie de tous les jours mais ils ne choquent que les occidentaux comme nous qui n’avons pas l’habitude de voir le spectacle d’un unijambiste sur son vélo, d’un cul de jatte sur son skate-board. Et avec le sourire s’il vous plaît !
Dans les rues de Delhi encore en terre battue, comme celles de notre quartier, un amas de boue formé de poussière et de déchets, bouche les quelques égouts qui dégueulent des eaux noires et puantes depuis que la pluie s’est mise à tomber cette nuit. Dans les ruelles de la capitale, où se promènent habituellement les animaux de la campagne, c’est redevenu le Moyen Âge. Le lendemain, il fait beau quand je fais les magasins pour acheter et envoyer souvenirs et cadeaux. Pas aisé de négocier ici, les commerçants veulent que, comme beaucoup d’occidentaux, j’achète en gros pour revendre ensuite dans mon pays. Un peu plus loin dans la rue, un brouhaha se fait entendre. D’un seul coup, mon vendeur panique. Deux policiers arrivent et d’après ce que je crois comprendre, ils ont décidé de remettre main bazar aux normes, au grand désarroi des commerçants qui se sont étalés partout. Ils renversent, balancent, se fâchent, donnent des coups de bâtons. Je n’en reviens pas : deux petits bonshommes en uniforme font la loi, avec seulement un bâton, dans la multitude de badauds, et se font craindre et respecter totalement. Ils iront jusqu’à renverser fours et tables et à couper au couteau un tas de fils électriques, comme une pelote de laine, branchés au poteau par enchantement. Les commerçants, si prompt à rester assis toute la journée en tailleur sur leurs marchandises à attendre les clients, s’agitent d’un coup comme si des géants avaient donné un coup de pied dans une fourmilière. Une demi-heure après, les uniformes s’étant retirés, on replace exactement aux mêmes endroits, fringues, frigos et fritures des gargotes et on fait des nœuds aux câbles électriques, passés parfois avec raccords au-dessus de la foule, avant de les accrocher sur les lignes des poteaux d’où elles venaient d’être retirées.
Un peu plus loin, un jeune homme fier, au regard sérieux, maquillé et vêtu de son plus beau costume, traverse la foule sur un cheval revêtu de parures multicolores. Cachée sous un voile, avec un sari brodé de dentelles blanches, une femme marche derrière. Elle a ses deux mains liées par un cordon doré qui s’étend jusqu’à son nouveau mari. Autour d’eux, dansent femmes et enfants de la fête, dans une musique enivrante et gaie. Des hommes suivent la farandole. Au bout de leurs bras, au-dessus de la foule, ils portent des luminaires géants dont les câbles électriques sont branchés sur un groupe électrogène qui suit derrière sur la remorque d’un vélo. L’hallucination passée, chacun reprend ses occupations. Pour ma part, je sirotais un délicieux banana lassi, tout simplement, un lait caillé à la banane.
Les neiges de l’Himalaya…
Naïnatal, croissant de lac argenté autour duquel le village est construit, au-dessus de la vallée immense du Gange qui s’étend à l’horizon en une plaine fumante. Le gros Bouddha, assis sur son trône dans la position du lotus, garde les yeux contemplatifs et le sourire serein, au fond de son temple derrière des portes closes. Volent au vent, comme une sainte toile d’araignée multicolore, mille farandoles de drapeaux étendues tout autour dans les arbres les plus hauts. L’air est vif et froid. A l’horizon, montent dans les nuages, les chaînes de l’Himalaya. Les gens d’ici ont la peau du visage et les mains brûlés par la rigueur du climat. Ils ont déjà les traits asiatiques du Népal et de la Chine, cachés derrière ces cols pratiquement infranchissables dont les premières griffes acérées et glaciales débutent à Naïnatal. À 2.500 mètres d’altitude, un mètre de neige a recouvert les montagnes où un sommet nous offre un beau panorama. Dire que nous avons en face de nous la plus haute chaîne du monde, que nous pouvons la saisir de nos mains, l’emporter avec nous en images… Malheureusement, pour s’en approcher davantage, il faut compter encore quelques journées de jeep et ce serait bien inutile en plein mois de janvier. Disons donc que nous l’avons aperçue. Il faudrait revenir en été et faire les pèlerinages qui relient les temples entres eux, sur les plateaux à plus de trois mille mètres, sur les steppes où vivent les yacks, dans les gorges profondes où se cachent les ermites, rejoindre la grande vallée de Lhassa, remonter les sentiers abrupts des plateaux du Tibet en direction du nord puis de l’ouest, redescendre dans les plaines de l’Asie centrale, du Tadjikistan et de l’Ouzbékistan avant d’arriver à Samarkand… Ce sera pour un autre voyage. C’est ce qu’inspire l’horizon avec le ciel, si bleu, au-dessus de tout, et l’espace devant soi. Maintenant redescendons sur terre, allons manger de bons beignets de légumes et boire un jus d’orange qui pourrait être délicieux si dans ce village, on n’y rajoutait pas du sel et du poivre. En chemin, nous croisons un petit groupe d’étudiants avec lequel nous faisons une bataille de neige. L’une des filles est pieds nus dans ses claquettes. J’en ai des frissons…
Bénarès
Le nom de la ville est revenu à ses origines : Varanassi. Mais, c’est toujours la même gare dégueulasse où pullulent vaches et mendiants, les mêmes taxis qui essaient de vous gratter de l’argent, les mêmes rues sales et bondées, les mêmes hôtels peu chers avec des lits en cordes, les sharpaïs, dont les draps ne sont jamais lavés, les mêmes chiottes immondes et la douche, un seau d’eau. La ville ne nous apparaît pas extraordinaire au premier coup d’œil. Seulement un dédale de ruelles profondes qui ne voient pas le soleil et où se croisent difficilement deux vaches mais qui s’ouvrent parfois sur des places et des fontaines agréables et silencieuses puisque que les voitures ne peuvent pas circuler dans le vieux centre. C’est sur la terrasse de l’hôtel, dominant ces murs et offrant la lumière et l’espace, qu’on est saisi par la mysticité de cette ville et du Gange, immense et adulé, qui s’étend sur une mer sauvage de brousse rougeâtre et sableuse à l’infini et d’où survient, chaque matin, par enchantement, un soleil apocalyptique. Plus bas, fument et brûlent des cadavres encore humides de leur dernier plongeon sacré. Ils se consument sur un bûcher avant d’être balancés à l’eau avec leurs cendres, et sont remplacés aussitôt par un autre cadavre, arrivé sur les épaules de la famille, sans pleur ni remords. Autour, des prêtres en grande robe psalmodient dans leur barbe, des chèvres frivoles volent les fleurs des défunts et les grignotent fièrement. Enfin, des enfants se chargent de veiller à ce que les corps soient entièrement brûlés. Regarder un tel spectacle est assez suffocant car, en plus de l’odeur particulière, l’air contenu dans la boîte crânienne a tendance à faire éclater les os après que le cerveau s’est écoulé en un jet putride des narines. Les touristes dubitatifs se promènent le long du fleuve sur des barques et s’amusent et crient à voir remonter parfois des membres pas tout à fait consumés et des os dans la lumière trouble des profondeurs du fleuve. Ils prennent des photos des croyants à moitié nus dans l’eau qui les ignorent tant ils sont profondément plongés dans la prière, l’extase ou la méditation. Le fleuve est si sacré qu’on l’adore et l’embrasse, qu’on parcourt des lieux pour y venir mourir et ainsi abréger le cycle de sa renaissance sur notre éprouvante planète. Enfin, après être venus sur les rives de ce fleuve et s’être laisser absorbés par toute la divination de ce spectacle, je pense que chacun voit sa vie autrement. Elle est plus légère à porter peut-être. Elle a goût à la fois d’insignifiance et d’infinité… Ne sommes-nous qu’une poignée d’éléments organiques devenant cendre ou poussière ? Dans le ciel de Bénarès, la danse des pigeons dressés dans les couleurs éternelles du coucher du soleil est un spectacle si joli. Ils s’élancent, se mêlent entre eux par centaines, se divisent sans jamais ni se perdre ni se mélanger, et enfin retombent comme des feuilles d’automne sur le chant de leur maître. Si la vie n’est qu’un instant, ce sera pour moi cet instant, celui de la danse multicolore des oiseaux dans les rayons tièdes d’un azur tropical.
Un peu plus de sable
Orchha. Andhra Pradesh.
Égaré dans la campagne avoisinante, je m’étais endormi à l’ombre d’un roncier, bercé par le ronronnement des abeilles. Quand j’ouvris les yeux, un Indien se tenait assis près de moi sans bruit et fumait un bidi qu’il avait taxé dans mon paquet pendant que je dormais. Puis, se leva et m’invita à le suivre sur ses terres et dans l’enceinte de sa ferme : une misérable cahute de bois sur un talus derrière lequel tombait une cascade. Après une petite heure passée avec sa famille, il m’indiqua le chemin du retour en m’ayant fait promettre de revenir manger le lendemain avec ma femme. Un peu plus loin, la flûte au bec, je sifflotais quand un gamin m’invita à m’asseoir sur son lit de paille surmonté d’un toit de feuilles sans mur mais qui était sa maison, au milieu des arbres et des champs. Grignoté avec lui et son chien quelques fruits amers avant qu’une autre bande de morveux m’en tire et que je les suive à travers les chemins poussiéreux et bordés d’épines en direction du village. Bien avant le dernier ravin, deux gamines prirent le relais en dansant et chantant avant de m’abandonner aux premières maisons. Je rentrai voir ma femme, gai et nonchalant comme un vrai Indien, sans lui dire mot. Le lendemain, elle découvrirait ces chemins, ces prairies qui entourent l’orgueilleuse demeure du prince de ces lieux. Un maharadjah avec son harem, ses paysans, ses dieux, ses soldats que nous pouvons encore admirer car ils sont peints sur les murs, quand l’érosion n’a pas effacé à jamais ces merveilles, vieilles de 500 ans.
Namaste, Inde, le 23 février 2005
Je suis dans un petit village qui borde une rivière. Dans les alentours, sur les collines, s'élèvent des temples où jadis, Rama venait voir son amoureuse. Nous étions sur une de ces collines hier soir, clignant des yeux sur le coucher de soleil. Un coucher tel qu'on ne peut en voir qu'ici : majestueux et béni des dieux. De l'autre côté la Lune, pleine, montait doucement comme pour mieux rassembler les éléments de notre 'honey moon' comme aiment à commenter nos amis villageois. Avec mon châle qui pend comme une cape du Moyen Âge, ma flûte et ma barbe, on me nomme Baba. J'ai à mon bras my wife who seems like the more beautifull indian girl, parée de tous ses bijoux sur sa peau brune et sous son voile transparent, et que tous les Indiens gardent en souvenir de cette nuit divine où tous et moi compris étions en transe, fixant interminablement son sari qui tournait au rythme envoûtant des tablas. Dans la matinée, je me rends sur le marché avec quelques bidies et sweet que je partage. Le temps qui semble arrêté. Surtout ne rien faire, mollement chasser les mouches en rongeant des carottes. Faire de la musique ou plutôt tripoter deux bouts de ferraille qui font glig glig, un bout de bambou et une peau de chèvre qui fait boum boum. Une femme se lève et chante en fermant les yeux. Elle répète inlassablement des lala lalala lala. Puis elle tombe et une autre prend le relais. Comme la vie peut être revenue à sa simplicité originelle. Il semble qu'il n'y ait besoin de rien de plus pour la laisser couler. Khajurâho
Je n’avais pas envie de quitter Orchha mais, à quelques heures de bus de là, se déroulait un autre festival de danse, dans des lieux saints : Khajurâho et les temples aux sculptures très connues du Kama Sutra. Dieu sait pourquoi, il y a mille ans, des hommes ont construit ces temples en pleine brousse, au milieu de nulle part, si ce n’est de l’Inde. L’Inde fut ensuite ravagée par des invasions mais qui épargnèrent cet endroit. Il n’y a rien ici à part le soleil. Et puis, dans le ciel, des avions : Ils déposent et ramènent les touristes. Khajurâho, pauvre village avec des hôtels de luxe. Les quelques Indiens de la région sont obnubilés par l’argent et escroquent les touristes trop crédules. Ils utilisent par exemple le prétexte d’une école qu’ils vous font par ailleurs visiter. En réalité, tout est factice comme dans une pièce de théâtre. Les professeurs, les élèves et surtout les documents qu’ils vous feront signer pour confirmer votre don ! Combien se sont fait avoir ? Il n’y a pas de villageois ici qui ne soit envieux de l’argent provenant des retombés de l’exploitation de ce patrimoine national. Les temples témoignent de l’apogée de l’amour sans tabou, libre mais décent, vulgaire mais d’une grande finesse comme ce pénis sculpté levé et raide le long d’une femme aux formes savoureuses et au regard épanoui, depuis un millénaire. Dans la soirée, nous prenons donc place pour le spectacle. Notre entourage est âgé et aisé, qu’il soit indien ou occidental. La nuit tombe, les musiciens s’accordent, la danseuse apparaît, le silence se fait et le spectacle débute. Il ne faut qu’un instant à la musique pour nous transporter, nous faire ressentir l’essence du peuple qui l’anime. Ainsi, toute l’Inde est dans sa musique. Rien ne sert de visiter les temples, de lire les livres, d’errer dans les montagnes ou les steppes. Elle dessine ses paysages : splendeur, richesse de sa nature, raconte l’histoire de son peuple, le tumulte de leurs passions, leur foi, leurs doutes, leurs joies, leurs souffrances et nous berce dans les délices de la beauté, la sensibilité et la poésie. L’émotion m’envahit progressivement et s’intensifie à mesure que le corps, dans toute sa souplesse et sa dextérité, s’identifie à la subtilité de la mélodie. Les mouvements de la danseuse sont si proches de la musique qu’ils semblent être la forme vivante des notes dans l’espace. Son corps tourne et vole sur la scène, d’une suavité et d’une finesse qui surplombe l’art indien. Enfin, l’orage est tombé sur nous avec, en quelques minutes, une pluie diluvienne. Les gens restaient pourtant figés sur leur tabouret. Les musiciens ne s’arrêtaient pas non plus et la danseuse ouvrait ses bras à la pluie en continuant de tourner dans un délire que le bruit de la foudre rendait plus incroyable. Et puis les gens ont commencé à courir pour se réfugier dans tous les sens comme si le spectacle les avait rendus fous. Mais, la plaine était nue et la boue s’épaississait. Finalement la musique s’étouffa et tout le monde reprit ses esprits ou alors seulement moi qui l’avais perdu. Je me frottai les yeux ruisselant sous les lourdes gouttes d’orage. Nous reprîmes, tremblants, le chemin qui nous avait amenés ici. Je repartais avec, dans le ventre, une sensation, une énergie qui m’avaient tout abasourdi.
Rajasthan
Avec 5 jours de retard sur Daoud et après une longue nuit de bus sans dormir, nous arrivons, Meriem, une amie et moi, à Agra pour y découvrir le Tadj Mahall, chef d’œuvre de l’architecture moghol. Un palais de marbre blanc, incrusté de pierres précieuses, construit en souvenir d’une fiancée défunte dont le mausolée repose à l’intérieur. Une jolie preuve d’amour qui ruina une dynastie mais qui est devenue une des merveilles du monde.
De nouveau sur la route, nous visitons Jaipur, la ville ocre puis Jodhpur la ville bleue qui, du fort surplombant la ville, colore les dunes du désert de Thar. Ce désert qui a abrité durant des siècles des guerriers invincibles et fiers dont les légendes courent encore : les Rajputs dont le visage est enturbanné d’un bandeau de cinq mètres de long au-dessus de leurs yeux clairs comme le sable, et qui arborent à la ceinture un sabre courbé, décoré de diamants. Les descendants de ces guerriers ont gardé les mêmes yeux et le même turban mais ont rangé leur sabre et leur vanité. Comme tous les Indiens de la péninsule, ils sont bruyants et tchacheurs mais toujours gentils, souriants et inoffensifs. Ce qui n’est pas négligeable quand on promène deux demoiselles. En Inde, il faut avoir de l’assurance, rire avec les gens, se moquer d’eux et de soi, élever la voix quand ça ne va pas, ne pas se laisser monter sur les pieds, les envoyer promener avec un shalow shalow quand ils sont trop insistants et tout va bien. Quant à eux, ils ne se fâchent jamais mais gardent toujours l’espoir de vous prendre un peu d’argent. Les négociations sont toujours longues et souvent il faut partir, les faire courir, négocier de nouveau. Il faut avoir la forme puisqu’on a affaire le plus souvent aux commerçants, aux conducteurs de taxis et aux hôteliers qui, tous, sont des rapaces. Difficile de rencontrer des gens qui n’auraient rien à faire de notre argent. Ceux qui gardent leur orgueil, leur suffisance, saupoudrés d’un peu de mépris. Ceux-là, je les estime plus que ceux qui nous flattent. Quelquefois il y en a qui sont prêts à vous aider, vous offrir quelque chose, vous accueillir sans intérêt mais franchement, c’est rare. Route de Khuri
Plus en s’enfonce dans le désert, moins il y a de villages. Les routes sont recouvertes de sable, les visages plus sévères. Les femmes se cachent davantage derrière leur voile et sont moins nombreuses à se montrer dans les rues. Une dernière journée de transport doit s’achever dans un endroit perdu d’où sortent quelques cabanes d’anciens nomades pas encore tout à fait sédentarisés. Ces nomades rejoignaient à dos de chameau le Pakistan de l’autre côté du désert. Les contrebandiers se sont organisés depuis et c’est en camion qu’ils font le trajet de nuit.
Cinquante mâles debout, à deux mètres, les yeux fixés sur nous qui sommes assis par terre au bord de la route. Un croisement, un ou deux bouibouis crasseux, quelques cactus et le désert à perte de vue. Après quelques secondes de silence, une boutade en ourdou laisse éclater de rire tous les joyeux compères indiens, musulmans et camionneurs… Je vais au bouiboui boire un tchai. Verrai ce qui se passera avec les filles. De temps en temps, je jette quand même un coup d’œil pour regarder le spectacle : cette bande de frustrés, et sûrement puceaux la plupart, avec deux occidentales perdues dans le désert. La réputation des occidentales en Inde et dans beaucoup de pays musulmans est très simple : ce sont des salopes. Il arrive qu’une personne avec qui vous avez fait connaissance finisse par vous demander si vous faites des films pornographiques. Surtout pour les filles. Une situation explicable par le fait que le commerce du porno a souvent été réalisé par des occidentaux et avec des femmes blanches. Et comme le porno est une des plus grosses entreprises commerciales à l’échelle mondiale, les petits Indiens et musulmans de tous pays dégottent, à prix bas, les copies de copies de journaux ou vidéos avec les seuls Blancs qu’ils aient jamais aperçus. On comprend pourquoi la civilisation occidentale est considérée comme décadente quand on s’aperçoit que les rares informations qu’ils possèdent sur nous reposent sur ce genre d’activité. Dans des pays, des régions où la condition des femmes et leur émancipation n’a pas changé depuis un millénaire, où le mariage est encore arrangé en famille, où la chasteté est respectée et l’adultère puni de mort, les films pornographiques sont des bombes atomiques… Le cercle se resserre autour des filles. Se resserre encore. Bientôt, elles disparaîtront… Voilà, je ne les vois plus. Un instant. Un instant seulement avant un cri très fort. Un cri de femme, strident, enragé. Un cri terrible. Et, comme un départ de course : la bande de trous du cul se sauve en courant. Meriem s’est levée. C’est elle qui a crié. Un des mâles a osé toucher ses cheveux. Elle s’est levée pour le gifler mais ils sont partis trop vite. Au loin, ils rient. Ils pleurent de rire ces nigauds mais restent à distance. Puis, de nouveau, le cercle se reforme. Les filles n’ont pas l’air angoissé. Juste méfiantes. Elles savent qu’elles ne risquent rien tant qu’elles ne se laissent pas faire. Le gars du bouiboui parle quelques mots d’anglais, on rit ensemble de la situation. Cinq mètres, le cercle se rapproche. Ça va recommencer. Mais là, ça va m’agacer, je vais y aller ! J’y vais. Trop tard. Le bus arrive en klaxonnant. Il n’y a plus de place dedans. On monte sur le toit. Il démarre. C’est parti ! En route pour Khuri, le village perdu du désert où Daoud a trouvé refuge et nous attend pour un nouveau départ...
Arjun family
Sous un soleil de plomb, dans ce village du désert, seuls passent des dromadaires avec leurs grognements affreux pendant que dorment les ânes, les chiens, les chèvres et les vaches, à l’ombre de quelques arbustes épineux. Dans les maisons de sable et de branches recouvertes de chaume, on tente de garder un peu de fraîcheur de la nuit passée en fermant les portes de bois déteintes et les minuscules fenêtres avec des chiffons mouillés. C’est la sieste. Le silence. Enfin le silence. Intact comme le soleil. Le silence de mort du soleil de midi. Le paysage se défend d’être vu tant il brûle les yeux. Ce blanc que projettent les rayons ardents sur le sable des dunes. De plus haut, tout semble prêt à brûler avec ces ondulations, ces ondes de chaleur que l’on voit au-dessus d’un feu. On pourrait entendre, si on prêtait l’oreille, gémir et craquer ce petit arbuste recroquevillé sur lui-même, tant la chaleur est mauvaise. Ici, tout est couleur de sable, les chemins, les animaux, les enfants, les dunes et les murs des maisons. Tout, sauf ces petites fleurs dont le rouge étincelle. Ces petites fleurs, de ce même petit arbuste brûlé et chétif. Tout est couleur de sable. Tout, sauf ces petites fleurs et les femmes qui ressemblent aux petites fleurs, quand elles vont chercher l’eau des puits, l’eau tiède et gorgée de sable et de larves de moustiques.
Nous prenons la route des dunes au matin sur le dos des dromadaires où s’entassent couvertures, eau et vivres pour le voyage. Sur la route, dans le tintement des cloches, s’écartent les troupeaux avec les enfants qui les gardent, les antilopes et les chiens du désert. Puis, nous voilà sous les étoiles. Des millions d’étoiles, tant le ciel est pur et le noir de la nuit impénétrable. Autour, le silence, profond, infini. Les flammes mouvantes du feu qu’inspirent les rêves. La voix d’un homme. Il chante les chansons d’amour de son peuple éternel avec deux cordes de notre guitare. Nous sommes tous, joints aidant, plongés dans ce désert de dunes et d’épines qui a forgé cette voix. Un homme du désert, une voix, un voyage, celui d’une nuit… comme la première, où c’était ma voix que tu écoutais. Tu l’écoutais danser. Elle ne chante pas ma voix. Elle danse. Elle danse avec les mots. Suffisamment pour que tu viennes danser avec elle, cette nuit-là et toutes les autres jusqu’à aujourd’hui, peut-être demain, quelques heures. Un homme du désert, une voix, un voyage, celui d’une nuit… Un peu plus de sable, sur ces dunes, où notre sablier a choisi de s’achever…
Périple de quatre jours à vélo dans les Vosges: idées d'itinéraires? English translation pending
Bonjour,
Je souhaite effectuer un petit périple de 4 jours dans les Vosges en autonomie.
Départ prévu du col du Bonhomme, mais ça peut changer...
je ne connais pas trop la région. A part les Ballons et la route des crètes, auriez-vous des routes, curiosités, points de passage à me suggérer? Je suis entraîné et la montée de cols, même chargé n'est pas un problème. 100 km max par jour, 80 est idéal.
Un grand merci d'avance!!
Je souhaite effectuer un petit périple de 4 jours dans les Vosges en autonomie.
Départ prévu du col du Bonhomme, mais ça peut changer...
je ne connais pas trop la région. A part les Ballons et la route des crètes, auriez-vous des routes, curiosités, points de passage à me suggérer? Je suis entraîné et la montée de cols, même chargé n'est pas un problème. 100 km max par jour, 80 est idéal.
Un grand merci d'avance!!
Train et vélo entre Budapest et Venise? English translation pending
Bonjour,
Je vous lis déjà depuis quelques mois, sans avoir ajouter moi-même de messages. Merci pour toutes ces informations qui aident à la préparation ou font simplement rêver!
Nous partons à deux cet été en Roumanie. A l'aller, nous prenons le train Paris - Munich - Vienne, puis nous pédalerons entre Vienne et Bratislava, et puis train + vélo jusqu'à Budapest, et enfin Budapest - Medias en train de nuit. Pour le retour, nous aimerions faire pareil, alternance de vélo et de train, mais en passant par Budapest - Zagreb - Ljubljana - Venise.
Pourriez-vous nous conseiller un ou 2 petits tronçons que nous pourrions faire en vélo sur ce trajet? Après Budapest par exemple, il y a le lac Balaton mais ce site me parait très touristique. Qu'en pensez-vous? Nous recherchons des coins de nature, ou passant dans de jolis villages, sans trop de pente (!) et évitant les sites trop touristiques...
Voici les villes traversées par la ligne de train:
Budapest Szekesfehervar Siofok Balatonföldvar Balatonlelle Fonyod Balatonszentgyörgy Nagykanizsa Murakeresztur Gyekenyes Koprivnica Krizevci Vrbovec Dugo Selo Zagreb Savski Marof Dobova Krsko Sevnica Zidani Most Trbovlje Ljubljana Kranj Lesce Bled Jesenice Faak am See Villach Tarvisio Boscoverde Udine Pordenone Conegliano Treviso Venezia
Autre inconnue du voyage: le transport des vélos dans tous ces trains (et de l'extra wheel). Pour l'instant, notre solution est d'essayer au maximum de prendre les vélos tel quel, et de prévoir au cas où des sacs de transport (? à voir...).
Merci beaucoup de vos réponses! Playm
Nous partons à deux cet été en Roumanie. A l'aller, nous prenons le train Paris - Munich - Vienne, puis nous pédalerons entre Vienne et Bratislava, et puis train + vélo jusqu'à Budapest, et enfin Budapest - Medias en train de nuit. Pour le retour, nous aimerions faire pareil, alternance de vélo et de train, mais en passant par Budapest - Zagreb - Ljubljana - Venise.
Pourriez-vous nous conseiller un ou 2 petits tronçons que nous pourrions faire en vélo sur ce trajet? Après Budapest par exemple, il y a le lac Balaton mais ce site me parait très touristique. Qu'en pensez-vous? Nous recherchons des coins de nature, ou passant dans de jolis villages, sans trop de pente (!) et évitant les sites trop touristiques...
Voici les villes traversées par la ligne de train:
Budapest Szekesfehervar Siofok Balatonföldvar Balatonlelle Fonyod Balatonszentgyörgy Nagykanizsa Murakeresztur Gyekenyes Koprivnica Krizevci Vrbovec Dugo Selo Zagreb Savski Marof Dobova Krsko Sevnica Zidani Most Trbovlje Ljubljana Kranj Lesce Bled Jesenice Faak am See Villach Tarvisio Boscoverde Udine Pordenone Conegliano Treviso Venezia
Autre inconnue du voyage: le transport des vélos dans tous ces trains (et de l'extra wheel). Pour l'instant, notre solution est d'essayer au maximum de prendre les vélos tel quel, et de prévoir au cas où des sacs de transport (? à voir...).
Merci beaucoup de vos réponses! Playm
Corse: méduses, déchets et autres désagréments English translation pending
Les vacanciers, plaisanciers amateurs de la mer en Corse cet été seront pour certains surpris par la quantité de méduses présentes sur les côtes et au large. Depuis le printemps et l'été 2006, elles ont proliféré de façon impressionnante. Parfois inoffensives, elles sont en général belles, gracieuses, et .... urticantes. Fin mai 2009, un banc immense de méduses, long de plusieurs km flottait au large de Bastia et du Cap corse.
Tous les remèdes possibles "de grand mère" circulent aux abords des plages pour se débarrasser ou apaiser les piqûres de ces bestioles. En dehors des brûlures juste superficielles, qui disparaissent parfois en 15 mn, la peau brûlée et cloquée par le venin de leurs filaments ne peut en principe être traitée que par des corticoïdes prescrits par ordonnance....
mais revenons à la génèse de la prolifération de ces bébèttes, sans rentrer dans des détails trop techniques et sans statistique superflue : la surpèche pratiquée en Méditerranée (y compris par les chalutiers français ...) et notamment des espèces de poisson prédatrices de ces méduses en serait la principale raison. Autre raison avancée : les tortues de mer, très friandes de ces méduses, meurent aujourd'hui par dizaines ou centaines, par ingestion de sachets plastiques, qu'elles prennent pour des méduses. La Méditerranée est détentrice – malheureusement – de la plus forte concentration de sacs plastic flottant au KM carré. Encore une triste nouvelle. Certains avancent la thèse du réchauffement des eaux méditerranéennes ? ??
Les habitants et les commerçants de Corse se sont livrés depuis un peu moins de 10 ans à de gros efforts devant le défi de l'environnement sur leur île : dans toute la région, finie la distribution de sachets plastic dans les grandes et moyennes surfaces, pour lutter contre ce fléau qui met des centaines d'années à disparaître une fois qu'il a atterrit dans la nature.... Beaucoup de conteneurs de tri sélectif ont été installés , y compris en rase campagne. La ville d'Ajaccio a réaménagé la décharge nauséabonde et infecte de St Antoine, qui chaque été prenait feu et inondait de cendres et de pestilence la ville. Ce ne sont que quelques exemples.
Mais chaque été, en sillonnant l'île, force est de constater que les efforts sont mis à mal : les bouteilles d'eau vides, les canettes et autres déchets jonchent les abords des routes. Les plages sont jonchées de papier alimentaires, de paquets de cigarette, de pinces à linge, abandonnés ou rejetés par la mer.
Ce constat désolant pourrait simplement être atténué par la prise de conscience et l'effort quotidien de tous, autochtones compris, pour systématiquement veiller à amener ses déchets vers la poubelle la plus proche.... oui, je sais, certains prétendent que les poubelles sont rares voire inexistantes.
Et certains pourraient me dire, « ...et toi, comment tu contribues à améliorer la chose ?" C'est vrai. Sans m'ériger en « donneuse de leçon », je ne prétends pas être parfaite loin de là, plus de rando en nature et plus de sortie en mer sans un petit « ramassage ». Exemple concret : Cala longa, en Corse du sud, fin août 2008 : c'est un passage étroit en mer qui aboutit à une plage paradisiaque, aux abords du village de Tizzano. J'ai amassé des quantités de déchets (bâches, parasols, sacs isotherme, accastillage de bateau, pot de yaourts) jusqu'à raz bord de mon sac de 100 litres. Mais il en restait encore !!
Je salue au passage l'initiative sympa des surfeurs en Corse du sud, qui organisent une opération d'une journée complète de ramassage et nettoyage des plages à la fin de chaque été, après le passage des estivants, et à la fin de chaque hiver, après les tempètes qui charrient sur le littoral corse des monceaux de déchets, d'origine plastic pour la plupart.
La mer Méditerranée ne sera pas gélatineuse, et le maquis Corse ne ressemblera pas à une décharge. A vous aussi de jouer chers amis voyageurs.
Tous les remèdes possibles "de grand mère" circulent aux abords des plages pour se débarrasser ou apaiser les piqûres de ces bestioles. En dehors des brûlures juste superficielles, qui disparaissent parfois en 15 mn, la peau brûlée et cloquée par le venin de leurs filaments ne peut en principe être traitée que par des corticoïdes prescrits par ordonnance....
mais revenons à la génèse de la prolifération de ces bébèttes, sans rentrer dans des détails trop techniques et sans statistique superflue : la surpèche pratiquée en Méditerranée (y compris par les chalutiers français ...) et notamment des espèces de poisson prédatrices de ces méduses en serait la principale raison. Autre raison avancée : les tortues de mer, très friandes de ces méduses, meurent aujourd'hui par dizaines ou centaines, par ingestion de sachets plastiques, qu'elles prennent pour des méduses. La Méditerranée est détentrice – malheureusement – de la plus forte concentration de sacs plastic flottant au KM carré. Encore une triste nouvelle. Certains avancent la thèse du réchauffement des eaux méditerranéennes ? ??
Les habitants et les commerçants de Corse se sont livrés depuis un peu moins de 10 ans à de gros efforts devant le défi de l'environnement sur leur île : dans toute la région, finie la distribution de sachets plastic dans les grandes et moyennes surfaces, pour lutter contre ce fléau qui met des centaines d'années à disparaître une fois qu'il a atterrit dans la nature.... Beaucoup de conteneurs de tri sélectif ont été installés , y compris en rase campagne. La ville d'Ajaccio a réaménagé la décharge nauséabonde et infecte de St Antoine, qui chaque été prenait feu et inondait de cendres et de pestilence la ville. Ce ne sont que quelques exemples.
Mais chaque été, en sillonnant l'île, force est de constater que les efforts sont mis à mal : les bouteilles d'eau vides, les canettes et autres déchets jonchent les abords des routes. Les plages sont jonchées de papier alimentaires, de paquets de cigarette, de pinces à linge, abandonnés ou rejetés par la mer.
Ce constat désolant pourrait simplement être atténué par la prise de conscience et l'effort quotidien de tous, autochtones compris, pour systématiquement veiller à amener ses déchets vers la poubelle la plus proche.... oui, je sais, certains prétendent que les poubelles sont rares voire inexistantes.
Et certains pourraient me dire, « ...et toi, comment tu contribues à améliorer la chose ?" C'est vrai. Sans m'ériger en « donneuse de leçon », je ne prétends pas être parfaite loin de là, plus de rando en nature et plus de sortie en mer sans un petit « ramassage ». Exemple concret : Cala longa, en Corse du sud, fin août 2008 : c'est un passage étroit en mer qui aboutit à une plage paradisiaque, aux abords du village de Tizzano. J'ai amassé des quantités de déchets (bâches, parasols, sacs isotherme, accastillage de bateau, pot de yaourts) jusqu'à raz bord de mon sac de 100 litres. Mais il en restait encore !!
Je salue au passage l'initiative sympa des surfeurs en Corse du sud, qui organisent une opération d'une journée complète de ramassage et nettoyage des plages à la fin de chaque été, après le passage des estivants, et à la fin de chaque hiver, après les tempètes qui charrient sur le littoral corse des monceaux de déchets, d'origine plastic pour la plupart.
La mer Méditerranée ne sera pas gélatineuse, et le maquis Corse ne ressemblera pas à une décharge. A vous aussi de jouer chers amis voyageurs.
Votre avis sur notre itinéraire d'un tour du monde? English translation pending
Bonjour à toutes et à tous,
C'est notre premier post et j'espère que nous de ferons pas trop d'erreurs de débutant et que vous serez indulgents.
Voilà, ma compagne et moi partons 11 mois et demi en tour du monde à partir de Nov. 2009 (bientot 🙂). Notre itinéraire est bouclé (nous nous sommes beaucoup inspirés des différents messages de ce super forum). Mais nous n'avons pas trouvé d'itinéraire comme le notre (il y en a tellement vous me direz !). Nous partirions avec Travel Nation (au départ de Londres, bien sur, car c'est moins cher) qui ont l'air compétents et sympathiques. Alors, grosso-modo, voici nos étapes (dans l'ordre de découverte) :
Inde du Nord (40 jours) - Népal (20 jours) => 2 mois au total Thailande (1 mois) - Laos (20 jours) - Cambodge (15 jours) - Vietnam (1 mois) => 3 mois au total Australie centre et est (50 jours)- Nouvelle Zelande (ile du nord : 3 semaines)=> 2 mois et demi au total Tahiti - Ile de paques => 2 semaines au total Chili (1 mois)- Perou (3 semaines)- Bolivie (3 semaines) - Argentine (1 mois) => 3 mois et demi au total
Vos commentaires sont les bienvenus et merci d'avance.
C'est notre premier post et j'espère que nous de ferons pas trop d'erreurs de débutant et que vous serez indulgents.
Voilà, ma compagne et moi partons 11 mois et demi en tour du monde à partir de Nov. 2009 (bientot 🙂). Notre itinéraire est bouclé (nous nous sommes beaucoup inspirés des différents messages de ce super forum). Mais nous n'avons pas trouvé d'itinéraire comme le notre (il y en a tellement vous me direz !). Nous partirions avec Travel Nation (au départ de Londres, bien sur, car c'est moins cher) qui ont l'air compétents et sympathiques. Alors, grosso-modo, voici nos étapes (dans l'ordre de découverte) :
Inde du Nord (40 jours) - Népal (20 jours) => 2 mois au total Thailande (1 mois) - Laos (20 jours) - Cambodge (15 jours) - Vietnam (1 mois) => 3 mois au total Australie centre et est (50 jours)- Nouvelle Zelande (ile du nord : 3 semaines)=> 2 mois et demi au total Tahiti - Ile de paques => 2 semaines au total Chili (1 mois)- Perou (3 semaines)- Bolivie (3 semaines) - Argentine (1 mois) => 3 mois et demi au total
Vos commentaires sont les bienvenus et merci d'avance.
Conditions météo en Namibie en octobre? English translation pending
Bonjour à tous,
J'envisage de faire un circuit organisé en Namibie du 8 au 22 octobre prochain.
Je m'adresse aux "habitués" de ce pays qui me fait rêver depuis des années : quelle température puis-je espérer à cette époque et fait-il encore froid la nuit ? y-a-t-il beaucoup de moustiques en octobre ? Etant donné que je n'irai pas dans la bande de Caprivi, (le plus au nord sera Etosha) est-il utile de prendre un traitement anti palu ?
Si vous avez d'autres conseils, je prends avec plaisir.
Merci de vos réponses.
J'envisage de faire un circuit organisé en Namibie du 8 au 22 octobre prochain.
Je m'adresse aux "habitués" de ce pays qui me fait rêver depuis des années : quelle température puis-je espérer à cette époque et fait-il encore froid la nuit ? y-a-t-il beaucoup de moustiques en octobre ? Etant donné que je n'irai pas dans la bande de Caprivi, (le plus au nord sera Etosha) est-il utile de prendre un traitement anti palu ?
Si vous avez d'autres conseils, je prends avec plaisir.
Merci de vos réponses.
Faire les lacs italiens: Come, Majeur et Garde English translation pending
Bonjour,
Nous envisageons debut septembre de partir une semaine faire les lacs italiens (come, majeur et garde) mais je n'arrive pas à me rendre compte des distances entre chacun, pouvons nous loger toute une semaine par exemple au lac de come et faire facilement les autres lacs dans la journée ?
Quels sont les endroits qu'il faut absolument visiter et ceux qu'il faut éviter sur ces 3 lacs?
Avez vous des bons plans d'hotels ou location avec vue imprenable sur un des lacs ???
Quelle temperature pouvons nous esperer en septembre ?
Un grand merci par avance pour vos réponses !!!
France.
Nous envisageons debut septembre de partir une semaine faire les lacs italiens (come, majeur et garde) mais je n'arrive pas à me rendre compte des distances entre chacun, pouvons nous loger toute une semaine par exemple au lac de come et faire facilement les autres lacs dans la journée ?
Quels sont les endroits qu'il faut absolument visiter et ceux qu'il faut éviter sur ces 3 lacs?
Avez vous des bons plans d'hotels ou location avec vue imprenable sur un des lacs ???
Quelle temperature pouvons nous esperer en septembre ?
Un grand merci par avance pour vos réponses !!!
France.
Camper au nord de l'Argentine au mois d'août? English translation pending
Bonjour bonjour,
Je débarque en argentine du 20 juillet au 10 september avec mon sac a dos et une copine, le tour sera quelque chose comme buenos aires-cordoba-mendoza-salta-iguazu ou le sens inverse mais donc on reste dans le nord.
Je me demanadais si ça valait la peine que je prenne ma tente ou pas? ne ferra t-il pa trop froid pour camper? les camping sont ils ouverts en hiver?
Merci pour vos conseils!
Je me demanadais si ça valait la peine que je prenne ma tente ou pas? ne ferra t-il pa trop froid pour camper? les camping sont ils ouverts en hiver?
Merci pour vos conseils!
Itinéraire Ouzbékistan-Kirghizstan de fin juillet à début août English translation pending
Bonjour,
Nous partons en couple 3 semaines pour une boucle au départ de Tashkent qui devrait nous permettre de découvrir les richesses de l'Ouzbekistan et du Kirghizstan. C'est une grande première pour nous, nous n'avons jamais visité l'Asie Centrale !
Notre itinéraire devrait être le suivant :
1 jour :Tashkent 2 jours : Ourgentch-Khiva 3 jours : Boukhara 2 jours : Samarcande 1 jour : Tashkent 1 jour : Vallée du Fergana 1 jour : Och 1 jour : Bichkek 3 jours :Lac Issyk Kul 2 jours : Bichkek 1 jour : Tashkent
Temps en rab pour les transits et les coups de coeur : 4 jours
Si la 1er partir du voyage, de Tashkent à Samarcande, ne nous inquiète pas trop, nous sommes vraiment preneurs de conseils pour la vallée du Fergana et le lac Issyk Kul.
Vallée du Fergana : est-ce une région sûre ? Le passage de la frontière au niveau de Och se fait-il facilement.
Lac Issyk Kul : avez vous des conseils pour que nous profitions au mieux de cette partie du voyage ? Nous pensions dormir une 1ere nuit à Cholpon Ata puis passer 2 nuits à Karakol. Avez-vous de bonnes adresses ? Nous avons été un peu refroidis par les messages parlant de racket dans la région... Qu'en est-il ?
1000 fois merci pour votre aide et nous espérons pouvoir partager des bons plans avec vous au retour !
Cdmnt,
Lebroch
Nous partons en couple 3 semaines pour une boucle au départ de Tashkent qui devrait nous permettre de découvrir les richesses de l'Ouzbekistan et du Kirghizstan. C'est une grande première pour nous, nous n'avons jamais visité l'Asie Centrale !
Notre itinéraire devrait être le suivant :
1 jour :Tashkent 2 jours : Ourgentch-Khiva 3 jours : Boukhara 2 jours : Samarcande 1 jour : Tashkent 1 jour : Vallée du Fergana 1 jour : Och 1 jour : Bichkek 3 jours :Lac Issyk Kul 2 jours : Bichkek 1 jour : Tashkent
Temps en rab pour les transits et les coups de coeur : 4 jours
Si la 1er partir du voyage, de Tashkent à Samarcande, ne nous inquiète pas trop, nous sommes vraiment preneurs de conseils pour la vallée du Fergana et le lac Issyk Kul.
Vallée du Fergana : est-ce une région sûre ? Le passage de la frontière au niveau de Och se fait-il facilement.
Lac Issyk Kul : avez vous des conseils pour que nous profitions au mieux de cette partie du voyage ? Nous pensions dormir une 1ere nuit à Cholpon Ata puis passer 2 nuits à Karakol. Avez-vous de bonnes adresses ? Nous avons été un peu refroidis par les messages parlant de racket dans la région... Qu'en est-il ?
1000 fois merci pour votre aide et nous espérons pouvoir partager des bons plans avec vous au retour !
Cdmnt,
Lebroch
Tataouine (Tunisie) English translation pending
CARNET DE TATAOUINE
« Ici les sources sont rares, pauvres et les palmeraies que l’on aperçoit de loin en loin n’ont rien de commun avec les grandes futaies du Djérid (le pays des palmes). »
« Dans ce paysage aride survit des hommes fiers, les berbérophones, les touazines de Médenine, les oudernas et les jlidets de Tataouine.
Ces berbères ont crées les ksour, les jessours et les habitations troglodytiques isothermes ; »
« Au soleil tombant on éprouve un sentiment de solitude face à un tel défi architectural, quel triste destinée que celle de mon village, comme el Jem, Douiret est ruiné ! »
Difficile de ne pas se faire l’écho de ces vers mélancoliques composés en hommage au hameau troglodytique de Douiret.
« Ce calme c’est merveilleux, j’aurais toujours la nostalgie de la vie d’ici. Avant, il y avait des magasins, des centres de services et même un petit hôpital de campagne lors de la colonisation française » Latifah une jeune femme berbère gère avec sa sœur Hasna une activité hôtelière dans le village
« Il est temps de développer un tourisme responsable et culturel pour contribuer à la revitalisation de ce patrimoine » estime le docteur Habib Belhedi qui vient d’implanter un écomusée à Chenini.
« A Guermessa, Kamel Tarchoun né dans le village en 1966 a la nostalgie du paradis de son enfance ; ce quadragénaire est revenu fonder un gîte et un programme de randonnées pédestres sur les villages de crête.
Pour nôtre premier voyage avec cléo âgé de deux ans, nous voulions une destination proche et simple, d’où notre choix pour le sud-est de la Tunisie.
En lisant ces quelques lignes cet hiver sur le magazine Géo, nous avions pensés qu’une balade dans la région du plateau du Dahar , plus précisément dans le djebel Demmer s’avérerait une bonne approche et une belle expérience pour notre fils.
Quelques noms notés sur un calepin, quelques repères cartographiés et nous sommes partis dans la montagne abrupte, travaillée par l’érosion du djebel
Des paysages magnifiques s’offraient à nous dans une gamme de tons ocre et gris ; de petites bourgades endormies, quelques aménagements d’oueds, rigoles aux flans des vallées, des jessours et un calme merveilleux.
Au détour d’une route poussiéreuse apparut le village forteresse de Douiret.
Une vallée aride, des canyons profonds, des cuvettes sèches, un tracé sinueux mettait en valeur un promontoire sur lequel siégeait Douiret.
Ces ksour de montagnes sont l’empreinte des hommes, une civilisation pastorale et rurale, intégrés parfaitement dans le milieu naturel et environnemental.
Une jeune femme berbère sortit d’une habitation rénovée lovée au cœur d’un amoncellement de ruines, elle nous enlaça, nous embrassa et nous offrit l’hospitalité, un thé amer au romarin servit avec des cornes de gazelles
Elle prit cléo dans ses bras et le plaça à l’ombre dans une ghorfa (cellule d’un grenier à orge), elle se présenta, Hasna de l’association ASNAPED (association pour la sauvegarde de la nature et protection de l’environnement de Douiret)
Ce petit bout de femme énergique, dirigeait les ouvriers berbères rénovant des ghorfas voisines ; Hasna était la sœur de Latifah, nous lui parlâmes de cet article parut sur Géo magazine, elle sourit et nous précisa que Raouf le dernier berbère du village n’avait toujours pas trouvé sa gazelle mais qu’il ne quitterait jamais le village.parfois, elle lui montait son repas, discutant avec lui pour couper la solitude pesante du jour.
Hasna qui travaille sous l’autorité de madame Khémira Habib, secrétaire générale de l’association, nous expliqua la vie de ce ksour de crête, difficile à détecter, épousant la structure et les couleurs du relief.
Il s’agissait avant tout d’une citadelle refuge qui surplombait le village avec des habitations troglodytiques, des huileries souterraines, un ksour collectif pour le magasinage des réserves alimentaires.
Ces ksour de montagne ont permis aux berbères de se maintenir malgré l’encerclement des tribus arabes qui occupaient les plaines.
Aujourd’hui, Douiret est un lieu empreint de romantisme et l’association s’évertue à réhabiliter le site en espérant attirer de nouveau les jeunes générations en leur proposant des emplois de guides pour randonnées pédestres.
En quittant Hasna, elle nous incita à rencontrer à Chenini, le docteur Habib Belhedi, président de l’association.
Comme à notre arrivée elle nous couvrit de baisers et serra cléo dans ses bras.
Le long d’une piste sinueuse, nous atteignîmes le village berbère de Chenini.
Notre première impression nous découragea, un village de crête de toute splendeur surplombé par une kalaa (citadelle blanche) ; à ses pieds des habitations creusée dans la montagne, mais au bas du village l’horreur….
Un immense restaurant, des bus touristiques en provenance de Djerba, des 4x4 rouge à l’effigie de l’opérateur Marmara et une myriade de guides.
Mais nous avions promis à Hasna d’aller à la rencontre du docteur.
L’escalade des ruelles empierrées, ne fut pas commode avec une poussette et cléo fatigué de surcroît ; mais l’effort nous récompensa.
A mi parcours de la crête, le restaurant de l’association Kenza, magnifiquement restauré, l’accueil chaleureux de Mohamed Lakrimi, membre de l’association, chef de cuisine et enfant du village, la quarantaine, une stature imposante, des moustaches épaisses, nous réconforta.
Il nous servit une chorba, des briks à l’œuf, un couscous, un thé au romarin
Je lui parlais du docteur Belhedi, il ne répondit pas, continuant à nous servir.
Dans le restaurant Kenza, nous n’étions que cinq, bien loin de l’attroupement d’en bas.
A la fin du repas, nous offrant des cornes de gazelles, il nous dit que le fils cadet du docteur Belhedi nous attendait pour nous guider à son père.
Le parcours fut délicieux, le docteur avait envoyé avec son fils des berbères pour nous aider à monter cléo et la poussette, car sur le versant ou il travaillait, aucun chemin digne de ce nom n’existait encore.
Cléo passa ainsi de mains en mains jusqu’à destination finale.
Un homme menu, moustachu, portant des lunettes, s’avança vers nous, nous enveloppa dans ses bras, nous remerciant d’avoir cherché à le rencontrer
L’homme était un passionné, il vivait dans la région de Tataouine depuis 30 ans ; originaire des îles Kerkennah et ayant exercé toute sa carrière professionnelle en tant que chirurgien dentiste, épris des villages berbères et de leur culture, il s’efforçait depuis de longues années à préserver ce patrimoine en voie de désertification.
Chenini n’avait aucuns secrets pour lui, mais bien plus que les habitations du village, il nous invita à le suivre à l’intérieur des grottes en restauration ; la vue sur le village était à couper le souffle
Il nous parla des vents circulaires apportant tantôt la fraîcheur, tantôt la chaleur ; chacunes des habitations troglodytiques du village avaient été conçu en fonction de ces vents.
Ces habitations se sont faîtes traditionnellement dans des grottes creusées horizontalement ; une première pièce appelée « rhar », puis une seconde en enfilade dénommée « khzana ». Devant la grotte, une cour à ciel ouvert divisée en plusieurs compartiments, cuisine, toilettes, étable.
Parfois le plafond en avant du « rhar » comporte des inscriptions et décorations
Le « rhar » est consacré à l’habitat, la « khzana » est réservée au stockage des produits agricoles.
Dans ce village, l’huilerie est aussi souterraine ;dans un premier temps les olives sont déposées en tas dans une ghorfa pendant un mois, puis lorsque les olives sont fermentées et perdent de leur poids, elles sont étalées à l’extérieur pour le séchage en vue de la fabrication de l’huile.
Le docteur Belhebi court d’une grotte à l’autre, nous désignant le panorama splendide sur la kalaa
Il espère finir quatre nouveaux logements d’ici à août, mois du début du ramadan
Pour le mois de septembre, des balades à dos d’ânes seront organisées entre Douiret, Chenini et Guermessa avec son ami Kamel Tarchoun ;pour cela de jeunes berbères seront mis à contribution ;éviter coûte que coûte la désertification des villages , préserver l’environnement et un tourisme écologique, telles sont ses préoccupations.
Le docteur est empli de générosité, de douceur ; président de l’association Asnaped, créateur du musée de la mémoire de Tataouine, cet homme mérite à lui seul cette visite à Chenini
Nous nous quittons bien à regret, lui promettant de parler de l’association et de son combat
« Surtout en reprenant la route pour Guermessa, juste après le virage à la sortie du village, arrêtez-vous à la mosquée des sept dormants, en fin de journée le lieu est magique ; à guermessa demandez Kamel, il est le dernier villageois ! »
Guermessa ne se livre pas si facilement ; le nouveau village ne laisse pas présager de la merveille qui domine au sommet du piton
C’est par une piste caillouteuse de trois kilomètres que nous arrivons à l’entrée du ksar de montagne
Le lieu est romantique, désert, sauvage.
Un jeune berbère qui garde un troupeau de brebis, nous fait signe, Cléo dort à poings fermés
L’homme est assis au pied d’un muret de pierres qui fait suite à un mur de terre
Intrigué, ce jeune homme m’explique l’intérêt du jessour
Dans la région, les pluies sont rares et la terre ne retient pas l’eau de ruissellement provoquant en cela l’érosion des sols
En travers des ravines, des oueds, les hommes ont progressivement construit des jessours
Système hydraulique ingénieux, des murs de terre sont battis dans le lit de l’oued, sorte de petits barrages
Cette élévation de terre, se poursuit par un muret de pierres sèches dont le but est de permettre tel un déversoir de ne retenir qu’une partie de l’eau, un peu à la manière des rizières de montagnes en Asie.
Ainsi les jessours se succèdent le long de la ravine ; mais là encore ce savoir faire ancestral avec la désertification des villages est en proie à l’oubli.
En repartant pour la plaine de la djefarra, nous songeons à ces belles rencontres. A elles seules elles ont justifiées notre venue dans le sud-est tunisien
A Tataouine, comme un dernier appel de cette terre chaleureuse, nous observons dans les ghorfas du vieux centre, ces joueurs de « kharbga », coiffés du traditionnel chapeau en fibres de palmiers, le « mtallah »
« Ici les sources sont rares, pauvres et les palmeraies que l’on aperçoit de loin en loin n’ont rien de commun avec les grandes futaies du Djérid (le pays des palmes). »
« Dans ce paysage aride survit des hommes fiers, les berbérophones, les touazines de Médenine, les oudernas et les jlidets de Tataouine.
Ces berbères ont crées les ksour, les jessours et les habitations troglodytiques isothermes ; »
« Au soleil tombant on éprouve un sentiment de solitude face à un tel défi architectural, quel triste destinée que celle de mon village, comme el Jem, Douiret est ruiné ! »
Difficile de ne pas se faire l’écho de ces vers mélancoliques composés en hommage au hameau troglodytique de Douiret.
« Ce calme c’est merveilleux, j’aurais toujours la nostalgie de la vie d’ici. Avant, il y avait des magasins, des centres de services et même un petit hôpital de campagne lors de la colonisation française » Latifah une jeune femme berbère gère avec sa sœur Hasna une activité hôtelière dans le village
« Il est temps de développer un tourisme responsable et culturel pour contribuer à la revitalisation de ce patrimoine » estime le docteur Habib Belhedi qui vient d’implanter un écomusée à Chenini.
« A Guermessa, Kamel Tarchoun né dans le village en 1966 a la nostalgie du paradis de son enfance ; ce quadragénaire est revenu fonder un gîte et un programme de randonnées pédestres sur les villages de crête.
Pour nôtre premier voyage avec cléo âgé de deux ans, nous voulions une destination proche et simple, d’où notre choix pour le sud-est de la Tunisie.
En lisant ces quelques lignes cet hiver sur le magazine Géo, nous avions pensés qu’une balade dans la région du plateau du Dahar , plus précisément dans le djebel Demmer s’avérerait une bonne approche et une belle expérience pour notre fils.
Quelques noms notés sur un calepin, quelques repères cartographiés et nous sommes partis dans la montagne abrupte, travaillée par l’érosion du djebel
Des paysages magnifiques s’offraient à nous dans une gamme de tons ocre et gris ; de petites bourgades endormies, quelques aménagements d’oueds, rigoles aux flans des vallées, des jessours et un calme merveilleux.
Au détour d’une route poussiéreuse apparut le village forteresse de Douiret.
Une vallée aride, des canyons profonds, des cuvettes sèches, un tracé sinueux mettait en valeur un promontoire sur lequel siégeait Douiret.
Ces ksour de montagnes sont l’empreinte des hommes, une civilisation pastorale et rurale, intégrés parfaitement dans le milieu naturel et environnemental.
Une jeune femme berbère sortit d’une habitation rénovée lovée au cœur d’un amoncellement de ruines, elle nous enlaça, nous embrassa et nous offrit l’hospitalité, un thé amer au romarin servit avec des cornes de gazelles
Elle prit cléo dans ses bras et le plaça à l’ombre dans une ghorfa (cellule d’un grenier à orge), elle se présenta, Hasna de l’association ASNAPED (association pour la sauvegarde de la nature et protection de l’environnement de Douiret)
Ce petit bout de femme énergique, dirigeait les ouvriers berbères rénovant des ghorfas voisines ; Hasna était la sœur de Latifah, nous lui parlâmes de cet article parut sur Géo magazine, elle sourit et nous précisa que Raouf le dernier berbère du village n’avait toujours pas trouvé sa gazelle mais qu’il ne quitterait jamais le village.parfois, elle lui montait son repas, discutant avec lui pour couper la solitude pesante du jour.
Hasna qui travaille sous l’autorité de madame Khémira Habib, secrétaire générale de l’association, nous expliqua la vie de ce ksour de crête, difficile à détecter, épousant la structure et les couleurs du relief.
Il s’agissait avant tout d’une citadelle refuge qui surplombait le village avec des habitations troglodytiques, des huileries souterraines, un ksour collectif pour le magasinage des réserves alimentaires.
Ces ksour de montagne ont permis aux berbères de se maintenir malgré l’encerclement des tribus arabes qui occupaient les plaines.
Aujourd’hui, Douiret est un lieu empreint de romantisme et l’association s’évertue à réhabiliter le site en espérant attirer de nouveau les jeunes générations en leur proposant des emplois de guides pour randonnées pédestres.
En quittant Hasna, elle nous incita à rencontrer à Chenini, le docteur Habib Belhedi, président de l’association.
Comme à notre arrivée elle nous couvrit de baisers et serra cléo dans ses bras.
Le long d’une piste sinueuse, nous atteignîmes le village berbère de Chenini.
Notre première impression nous découragea, un village de crête de toute splendeur surplombé par une kalaa (citadelle blanche) ; à ses pieds des habitations creusée dans la montagne, mais au bas du village l’horreur….
Un immense restaurant, des bus touristiques en provenance de Djerba, des 4x4 rouge à l’effigie de l’opérateur Marmara et une myriade de guides.
Mais nous avions promis à Hasna d’aller à la rencontre du docteur.
L’escalade des ruelles empierrées, ne fut pas commode avec une poussette et cléo fatigué de surcroît ; mais l’effort nous récompensa.
A mi parcours de la crête, le restaurant de l’association Kenza, magnifiquement restauré, l’accueil chaleureux de Mohamed Lakrimi, membre de l’association, chef de cuisine et enfant du village, la quarantaine, une stature imposante, des moustaches épaisses, nous réconforta.
Il nous servit une chorba, des briks à l’œuf, un couscous, un thé au romarin
Je lui parlais du docteur Belhedi, il ne répondit pas, continuant à nous servir.
Dans le restaurant Kenza, nous n’étions que cinq, bien loin de l’attroupement d’en bas.
A la fin du repas, nous offrant des cornes de gazelles, il nous dit que le fils cadet du docteur Belhedi nous attendait pour nous guider à son père.
Le parcours fut délicieux, le docteur avait envoyé avec son fils des berbères pour nous aider à monter cléo et la poussette, car sur le versant ou il travaillait, aucun chemin digne de ce nom n’existait encore.
Cléo passa ainsi de mains en mains jusqu’à destination finale.
Un homme menu, moustachu, portant des lunettes, s’avança vers nous, nous enveloppa dans ses bras, nous remerciant d’avoir cherché à le rencontrer
L’homme était un passionné, il vivait dans la région de Tataouine depuis 30 ans ; originaire des îles Kerkennah et ayant exercé toute sa carrière professionnelle en tant que chirurgien dentiste, épris des villages berbères et de leur culture, il s’efforçait depuis de longues années à préserver ce patrimoine en voie de désertification.
Chenini n’avait aucuns secrets pour lui, mais bien plus que les habitations du village, il nous invita à le suivre à l’intérieur des grottes en restauration ; la vue sur le village était à couper le souffle
Il nous parla des vents circulaires apportant tantôt la fraîcheur, tantôt la chaleur ; chacunes des habitations troglodytiques du village avaient été conçu en fonction de ces vents.
Ces habitations se sont faîtes traditionnellement dans des grottes creusées horizontalement ; une première pièce appelée « rhar », puis une seconde en enfilade dénommée « khzana ». Devant la grotte, une cour à ciel ouvert divisée en plusieurs compartiments, cuisine, toilettes, étable.
Parfois le plafond en avant du « rhar » comporte des inscriptions et décorations
Le « rhar » est consacré à l’habitat, la « khzana » est réservée au stockage des produits agricoles.
Dans ce village, l’huilerie est aussi souterraine ;dans un premier temps les olives sont déposées en tas dans une ghorfa pendant un mois, puis lorsque les olives sont fermentées et perdent de leur poids, elles sont étalées à l’extérieur pour le séchage en vue de la fabrication de l’huile.
Le docteur Belhebi court d’une grotte à l’autre, nous désignant le panorama splendide sur la kalaa
Il espère finir quatre nouveaux logements d’ici à août, mois du début du ramadan
Pour le mois de septembre, des balades à dos d’ânes seront organisées entre Douiret, Chenini et Guermessa avec son ami Kamel Tarchoun ;pour cela de jeunes berbères seront mis à contribution ;éviter coûte que coûte la désertification des villages , préserver l’environnement et un tourisme écologique, telles sont ses préoccupations.
Le docteur est empli de générosité, de douceur ; président de l’association Asnaped, créateur du musée de la mémoire de Tataouine, cet homme mérite à lui seul cette visite à Chenini
Nous nous quittons bien à regret, lui promettant de parler de l’association et de son combat
« Surtout en reprenant la route pour Guermessa, juste après le virage à la sortie du village, arrêtez-vous à la mosquée des sept dormants, en fin de journée le lieu est magique ; à guermessa demandez Kamel, il est le dernier villageois ! »
Guermessa ne se livre pas si facilement ; le nouveau village ne laisse pas présager de la merveille qui domine au sommet du piton
C’est par une piste caillouteuse de trois kilomètres que nous arrivons à l’entrée du ksar de montagne
Le lieu est romantique, désert, sauvage.
Un jeune berbère qui garde un troupeau de brebis, nous fait signe, Cléo dort à poings fermés
L’homme est assis au pied d’un muret de pierres qui fait suite à un mur de terre
Intrigué, ce jeune homme m’explique l’intérêt du jessour
Dans la région, les pluies sont rares et la terre ne retient pas l’eau de ruissellement provoquant en cela l’érosion des sols
En travers des ravines, des oueds, les hommes ont progressivement construit des jessours
Système hydraulique ingénieux, des murs de terre sont battis dans le lit de l’oued, sorte de petits barrages
Cette élévation de terre, se poursuit par un muret de pierres sèches dont le but est de permettre tel un déversoir de ne retenir qu’une partie de l’eau, un peu à la manière des rizières de montagnes en Asie.
Ainsi les jessours se succèdent le long de la ravine ; mais là encore ce savoir faire ancestral avec la désertification des villages est en proie à l’oubli.
En repartant pour la plaine de la djefarra, nous songeons à ces belles rencontres. A elles seules elles ont justifiées notre venue dans le sud-est tunisien
A Tataouine, comme un dernier appel de cette terre chaleureuse, nous observons dans les ghorfas du vieux centre, ces joueurs de « kharbga », coiffés du traditionnel chapeau en fibres de palmiers, le « mtallah »
Nouvelle-Zélande: comment se rendre en bus au départ de randonnées? English translation pending
Bonjour,
je compte partir environ 1 mois en nouvelle zélande pour visiter et randonner. je partirai d'Aucklan et le but est de descendre au sud en transport en commun (ou en voiture si c'est trop compliqué) tout en faisant des partie de voyage en randonnée. j'aimerai effectuer des trecks de 4-5 jours maximum entre mi octobre et mi novembre et faire des haltes entre chaque pour visiter. que me suggérez vous sachant que je vise des randonnées d'un niveau moyen voir un peu plus :-) mais sans difficultés particulières du type glacier ?
je voulais également savoir s'il existe des bus qui déservent les départ des randonnées new zélandaises ?
merci d'avance pour vos réponse !
matthieu
je compte partir environ 1 mois en nouvelle zélande pour visiter et randonner. je partirai d'Aucklan et le but est de descendre au sud en transport en commun (ou en voiture si c'est trop compliqué) tout en faisant des partie de voyage en randonnée. j'aimerai effectuer des trecks de 4-5 jours maximum entre mi octobre et mi novembre et faire des haltes entre chaque pour visiter. que me suggérez vous sachant que je vise des randonnées d'un niveau moyen voir un peu plus :-) mais sans difficultés particulières du type glacier ?
je voulais également savoir s'il existe des bus qui déservent les départ des randonnées new zélandaises ?
merci d'avance pour vos réponse !
matthieu
Ascension du Kilimandjaro mi-février 2010 English translation pending
Bonjour,
J'aimerais entreprendre l'ascension du Kilimanjaro mi-février 2010.
Je me pose quelques questions dont je vous fais part :
- Cette période est-elle indiquée compte tenu du climat local ?
- Que convient-il de privilégier en termes de choix d'organisme pour cette randonnée, entre un institutionnel (allibert ou autres) ou un local ?
- Un internaute est-il déjà parti avec ILES ET AVENTURE ? Si oui quel en est son sentiment.
- Enfin, si un lecteur est partant pour ce treek, dont les modalités restent à définir, je n'y verrai qu'avantage.
Merci d'avance.
Cordialement.
Climat à Zarzis en août? (Tunisie) English translation pending
bonjour,
je voudrais savoir le climat qu'il y a a zarzis au mois d'aout?
merci
Situation politique actuelle au Népal? (juin 2009) English translation pending
Je sais que c'est un thème récurrent mais je dois quand même poser la question car il faut que je prenne mon billet avant demain soir....
Je prévois un voyage avec un trek (Annapurnas) au Népal en octobre et je me pose des questions quant à la situation politique qui ma l'air plus que tendu suite à la demission du premier ministre maoiste.
Est ce que quelqu'un à des retours? Dois-je renoncer comme le conseil les différents sites des affaires étrangéres (France, Suisse, Canada, ...) ? Dois-je malgré tout y aller pour me rendre compte que finalement je me suis mis la pression pour rien?
Merci de mettre fin à mes inquiétudes...!
à+
Voyage à moto et 4x4 Paris-Bamako en octobre 2009 English translation pending
Bonjour,
Avec notre petite équipe de bénévole de l'association "Sur la piste" nous aimerions préparer un voyage en octobre - novembre 2009 en direction du Mali, Bamako et plus précisément au pays Dogon.
Nous montons des projets la bas en partenariat avec une association locale du village de Koundou. Plusieurs projets sont en cours dont un qui nécessite d'apporter la bas un peu de matériel (environ 200 kilos).
Nous travaillons sur l introduction et le développement de cuiseur solaire dans les zones désertiques.
Nous avons l intention pour notre prochain voyage la bas de descendre en 4x4 et Moto.
Nous avons pas mal de question encore et de préparation pour etre pret mais il nous parait accessible de le faire.
Nous recherchons des personnes qui seraient intéressé pour partager l aventure avec nous et/ou juste nous donner quelques conseils.
Nous comptons un mois ou plus pour le faire, et ne savons pas encore si nous reviendrons par la route ou en avion. Dans le deuxième cas nous vendrons ou donnerons nos véhicules sur place (prévoir à l avance tout cela pour les papiers)
Pour les véhicules nous sommes en train de chercher une bonne occase pour un nissan patrol 7 places, pour la moto j ai déjà un 650 dominator. Je m entraîne en enduro et sur des terrains de cross avec, beaucoup plus maniable et léger qu'un africa twin.
Voila un peu d'infos sur un projet en cours de préparation. Tous les conseils seront les bienvenues, n'hésitez pas à nous écrire et vous joindre à nous si le projet vous motive.
cordialement Benjamin K
Pour les véhicules nous sommes en train de chercher une bonne occase pour un nissan patrol 7 places, pour la moto j ai déjà un 650 dominator. Je m entraîne en enduro et sur des terrains de cross avec, beaucoup plus maniable et léger qu'un africa twin.
Voila un peu d'infos sur un projet en cours de préparation. Tous les conseils seront les bienvenues, n'hésitez pas à nous écrire et vous joindre à nous si le projet vous motive.
cordialement Benjamin K
En terre inconnue... au Mali English translation pending
Bonjour,
L'émission qui consiste à inviter un artiste "en terre inconnue", à été récemment rediffusée. Edouard BAER, a donc eu le privilège de partager 2 semaines de sa vie dans un village Dogon quelque part aux abords de la falaise de Bandiagara. J'ai été très ému par cette émission/repportage et par l'authenticité et la beauté du village qui était au coeur de ce documentaire. Et cela n'a fait qu' augmenter mon impatience à y aller...
Quelqu'un a une idée du village dont il s'agit ? Je pense que pour sauvegarder les lieux, le nom du village n'a pas été mentionné volontairement dans ce programme... donc si vous souhaitez garder le secret, je comprendrai.
Cela dit, je me pose des questions quant aux métamorphoses qu'ont subi les autres villages à cause du tourisme...je lis de tout à ce sujet...le meilleur, comme le pire. d'un côté je suis tiraillé par le choix entre : découvrir des lieux déjà maintes fois visités par d'autres parce que que ça fait parti des "incontournables" et être déçu par les constats dus aux méfaits du tourisme en passant à côté des rencontres authentiques (celles qui ne sont pas motivées par l'interêt...) ou aller là où presque personne ne va, en respectant les lieux... être véritablement ému par les échanges avec les Dogons... mais tout en sachant que cela aura peut-être quand même un impact au final...même si je suis du genre respectueux et très discret.
Reste-t'il encore des lieux authentiques chez les Dogons même si des voyageurs s'y arrêtent ? l'hospitalité est-elle encore spontanée ? la magie opère-t'elle ?
Je voyagerai avec un ami et un guide à pied pendant 7 jours, j'ai vraiment pas envie de tomber sur des groupes ou des gens vaniteux qui auront commandé une danse des masques par exemple. Je sais que je serai confronté à la mendicité, cette mendicité qui elle-même aura été provoquée par ceux qui se sont mis à distribuer de tout et à tout va pensant bien faire. Il paraît que Sangha et bandiagara au départ des randos sont particulièrement éprouvants pour ça. Qu'en est-il des petits villages alentours ?
Merci d'avance pour vos témoignages... vos expériences
Aéroport de Leh: quid de l'atterrissage? English translation pending
Pour un futur voyage au Ladakh, je je me demande comment est l'atterrissage à Leh ? Je m'explique, depuis quelques années, j'ai la trouille en avion mais vraiment ...Pas de ricanements svp 🙁, cette peur ne s'explique pas et on a beau me dire qu'il est plus dangereux de voyager en voiture qu'en avion, c'est comme ça, je flippe !
Alors la question : l'atterissage est flippant ou pas ? Merci pour vos réponses et descriptions à venir
cheerio
isa
Retour de cinq jours à Budapest English translation pending
De retour de cette superbe ville voici quelques news 😉. Vol Air France sans plus ni moins ... le moins cher au moment de la réservation et des horaires de vol qui nous arrangeaient. 5 jours sur place c'est bien pour profiter de la ville et pour la découvrir à son rythme. Nous avions acheté le Routard Hongrie, Slovaquie, Rép tchèque, pas mal d'erreurs notamment au niveau des prix ... Budapest est une ville assez chère mais ça reste raisonnable rien à voir avec Londres 😉😉. Très belle destination !!
Hôtel :
Europe Centerpoint Budapest, très bon hostel super bien placé, juste à la sortie du métro 2 arrêt Blaha L. Ter avec tram juste en face. Chambre très correcte pour le prix avec lit double, ils vous gardent vos bagages jusqu'à votre départ, wifi pour ceux que ça intéresse, petit déjeuner personnalisé avec un cuisto très sympa, personnel toujours dispo. Totale liberté puisque vous avez les clés de la chambre et de la porte d'entrée. Un seul bémol un peu bruyant car il se situe sur un grand boulevard mais c'est une adresse que je recommande !! A proximité un Spar pour faire ses courses, fast foods, ...
Transport :
La navette entre aéroport et le centre-ville est super pratique et rapide (assez cher compter 16 euros pour 2) quand on arrive tard. Au retour on a pris les transports en commun (compris dans notre carte transport). Du centre il faut prendre le métro 3 direction Kobanya-Kispest et au terminus prendre le bus 200E qui s'arrête aux terminaux 1 et 2. Le trajet ne dure même pas une heure avec une circulation fluide. En sortant de la gare vous tombez directement sur la station de bus impossible de se tromper. La carte transport (7 jours, 4900ft par personne) est vraiment valable puisque l'on peut prendre métro, bus et tram à volonté. Tout est très bien desservi. Pour s'orienter il suffit d'acheter une carte des transports de la ville dans une station de métro (500 ou 1000 ft).
Visites :
On a adoré se promener dans les rues, bâtiments aux styles architecturaux vraiment différents !! Pas mal de travaux en ce moment notamment à Buda (église St Mathias) et autour du marché central. Le quartier Buda est vraiment très sympa à faire avec notamment le bastion des pêcheurs. Pour le funiculaire il faut compter 700 ft on peut également faire la montée à pied et on arrive en bas du palais royal. Coté Pest, le musée de la Terreur vaut vraiment le coup même s'il manque quelques explications en anglais. Très édifiant ... Pour le Parlement visite guidée en français gratuite tous les jours à 14h, mieux vaut venir prendre les billets assez tôt le matin, on a vu pas mal de français recalés vers 12/13h.
Un autre site sympa : Szoborpark (statues communistes), pour y aller un peu galère mais les chauffeurs de bus ont été super sympas et nous ont bien orienté. De la station de bus Kelenfoldi pu (terminus du bus 49 ou 47) il faut prendre le bus orange 720 à la gare routière qui s'arrête juste devant (compter 30min de trajet), 800ft aller-retour pour 2, un bus toutes les 20min en semaine et toutes les heures le dimanche (11h30 pour notre cas). Un site spécial mais à ne pas rater!! Bus direct au retour allant vers le centre vers 13h tous les jours.
Le musée des transports est vraiment bien fait 500ft en étudiant et le double en tarif normal s'il vous reste du temps et si vous aimez l'histoire des transports, pas mal de maquettes et de voitures anciennes ... Visite en français de la grande synagogue comprise dans le billet d'entrée. Ne pas hésiter à se promener dans l'ancien quartier juif de très beaux monuments et des cours intérieures magnifiques que l'on découvre au hasard. S'il fait beau l'île Marguerite est superbe, un grand parc au milieu du Danube, détente assurée !! Les plus belles vues sur le pont des chaines, le Parlement et la ville sont du coté Buda, palais royal et Mont Gellert. Pour aller au Mont Gellert, on peut prendre le métro 2 et descendre sur l'autre rive du fleuve Bathyany ter, en sortant bus 86 en face de la banque qui vous dépose devant l'hôtel Gellert. Il ne reste plus qu'à monter au panorama en 15min.
Bains :
A faire absolument !!! Nous avons testé les bains Szechenyi. Un truc bête mais il faut penser à prendre des serviettes et des tongs 🙂 sinon on peut louer des serviettes. 2 billets d'entrée avec ou sans cabine (on met ses affaires dans une cabine qu'une dame ferme et ouvre en vérifiant votre numéro sur le bracelet). Du coté des bains 3 piscines dont une à 38 degrés où l'on peut voir des locaux jouer aux échecs assez trippant et très relaxant. Assez tranquille en semaine tard le soir (elles ferment à 22h). Si vous restez moins de 2h on vous rembourse 300ft, entrée : 2400ft avec cabine si mes souvenirs sont bons.
Restau :
Nous avons testé 3 adresses du routard pas mal mais sans plus. + La pâtisserie Gerbeaud est à faire un peu comme le café Sacher à Vienne, superbe terrasse, large choix. Prix abordables par contre !!! + Feszek Vendeglo : pas très loin de l'hôtel, cadre super agréable avec musiciens dans une cour intérieure sous des arbres ou des arcades, très bon service, plats très copieux mais assez cher (30 euros pour 2 entrées et 2 plats). Très bon poulet au paprika et le canard est pas mal 🙂!! + Pozsonyi Kisvendeglo : moins cher mais cadre moins agréable, toujours aussi copieux, 20 euros pour 2 plats et 2 entrées. J'ai testé le Goulasch mais un peu déçue ... + Onkiszolgato Etterem à Buda : pas facile à trouver, suivre les indications du routard et sous le porche à gauche prendre la 2ème porte en bois il faut monter au 1er étage, c'est une cantine hongroise bcp d'employés le midi qui viennent manger un plat. Tout est en hongrois mais on passe en cuisine pour choisir donc pazs problème de communication on montre le plat qu'on veut (viande et accompagnement) puis on paye à la sortie. Très copieux et très bon marché !! Si vous continuez tout droit vous tombez sur une terrasse avec restau touristique très cher 🙁🙁
Achat :
Les halles centrales (ou marché central) sont très belles (architecture) et vous trouvez de tout (souvenirs et nourriture) pas mal de pts stands pour se restaurer.
Voilà j'ai fait le tour !!!
Hôtel :
Europe Centerpoint Budapest, très bon hostel super bien placé, juste à la sortie du métro 2 arrêt Blaha L. Ter avec tram juste en face. Chambre très correcte pour le prix avec lit double, ils vous gardent vos bagages jusqu'à votre départ, wifi pour ceux que ça intéresse, petit déjeuner personnalisé avec un cuisto très sympa, personnel toujours dispo. Totale liberté puisque vous avez les clés de la chambre et de la porte d'entrée. Un seul bémol un peu bruyant car il se situe sur un grand boulevard mais c'est une adresse que je recommande !! A proximité un Spar pour faire ses courses, fast foods, ...
Transport :
La navette entre aéroport et le centre-ville est super pratique et rapide (assez cher compter 16 euros pour 2) quand on arrive tard. Au retour on a pris les transports en commun (compris dans notre carte transport). Du centre il faut prendre le métro 3 direction Kobanya-Kispest et au terminus prendre le bus 200E qui s'arrête aux terminaux 1 et 2. Le trajet ne dure même pas une heure avec une circulation fluide. En sortant de la gare vous tombez directement sur la station de bus impossible de se tromper. La carte transport (7 jours, 4900ft par personne) est vraiment valable puisque l'on peut prendre métro, bus et tram à volonté. Tout est très bien desservi. Pour s'orienter il suffit d'acheter une carte des transports de la ville dans une station de métro (500 ou 1000 ft).
Visites :
On a adoré se promener dans les rues, bâtiments aux styles architecturaux vraiment différents !! Pas mal de travaux en ce moment notamment à Buda (église St Mathias) et autour du marché central. Le quartier Buda est vraiment très sympa à faire avec notamment le bastion des pêcheurs. Pour le funiculaire il faut compter 700 ft on peut également faire la montée à pied et on arrive en bas du palais royal. Coté Pest, le musée de la Terreur vaut vraiment le coup même s'il manque quelques explications en anglais. Très édifiant ... Pour le Parlement visite guidée en français gratuite tous les jours à 14h, mieux vaut venir prendre les billets assez tôt le matin, on a vu pas mal de français recalés vers 12/13h.
Un autre site sympa : Szoborpark (statues communistes), pour y aller un peu galère mais les chauffeurs de bus ont été super sympas et nous ont bien orienté. De la station de bus Kelenfoldi pu (terminus du bus 49 ou 47) il faut prendre le bus orange 720 à la gare routière qui s'arrête juste devant (compter 30min de trajet), 800ft aller-retour pour 2, un bus toutes les 20min en semaine et toutes les heures le dimanche (11h30 pour notre cas). Un site spécial mais à ne pas rater!! Bus direct au retour allant vers le centre vers 13h tous les jours.
Le musée des transports est vraiment bien fait 500ft en étudiant et le double en tarif normal s'il vous reste du temps et si vous aimez l'histoire des transports, pas mal de maquettes et de voitures anciennes ... Visite en français de la grande synagogue comprise dans le billet d'entrée. Ne pas hésiter à se promener dans l'ancien quartier juif de très beaux monuments et des cours intérieures magnifiques que l'on découvre au hasard. S'il fait beau l'île Marguerite est superbe, un grand parc au milieu du Danube, détente assurée !! Les plus belles vues sur le pont des chaines, le Parlement et la ville sont du coté Buda, palais royal et Mont Gellert. Pour aller au Mont Gellert, on peut prendre le métro 2 et descendre sur l'autre rive du fleuve Bathyany ter, en sortant bus 86 en face de la banque qui vous dépose devant l'hôtel Gellert. Il ne reste plus qu'à monter au panorama en 15min.
Bains :
A faire absolument !!! Nous avons testé les bains Szechenyi. Un truc bête mais il faut penser à prendre des serviettes et des tongs 🙂 sinon on peut louer des serviettes. 2 billets d'entrée avec ou sans cabine (on met ses affaires dans une cabine qu'une dame ferme et ouvre en vérifiant votre numéro sur le bracelet). Du coté des bains 3 piscines dont une à 38 degrés où l'on peut voir des locaux jouer aux échecs assez trippant et très relaxant. Assez tranquille en semaine tard le soir (elles ferment à 22h). Si vous restez moins de 2h on vous rembourse 300ft, entrée : 2400ft avec cabine si mes souvenirs sont bons.
Restau :
Nous avons testé 3 adresses du routard pas mal mais sans plus. + La pâtisserie Gerbeaud est à faire un peu comme le café Sacher à Vienne, superbe terrasse, large choix. Prix abordables par contre !!! + Feszek Vendeglo : pas très loin de l'hôtel, cadre super agréable avec musiciens dans une cour intérieure sous des arbres ou des arcades, très bon service, plats très copieux mais assez cher (30 euros pour 2 entrées et 2 plats). Très bon poulet au paprika et le canard est pas mal 🙂!! + Pozsonyi Kisvendeglo : moins cher mais cadre moins agréable, toujours aussi copieux, 20 euros pour 2 plats et 2 entrées. J'ai testé le Goulasch mais un peu déçue ... + Onkiszolgato Etterem à Buda : pas facile à trouver, suivre les indications du routard et sous le porche à gauche prendre la 2ème porte en bois il faut monter au 1er étage, c'est une cantine hongroise bcp d'employés le midi qui viennent manger un plat. Tout est en hongrois mais on passe en cuisine pour choisir donc pazs problème de communication on montre le plat qu'on veut (viande et accompagnement) puis on paye à la sortie. Très copieux et très bon marché !! Si vous continuez tout droit vous tombez sur une terrasse avec restau touristique très cher 🙁🙁
Achat :
Les halles centrales (ou marché central) sont très belles (architecture) et vous trouvez de tout (souvenirs et nourriture) pas mal de pts stands pour se restaurer.
Voilà j'ai fait le tour !!!
Premier voyage en Inde English translation pending
Bonjour ! je suis un jeune homme Marocain et j'habite à Casablanca.Mon ami et moi nous souhaitons partir cet été(fin juin ou maximum mi juillet)pour la première fois en INDE, nous n'avons encore rien entamé question démarches pour le visa(touriste) nous vous serons très reconnaissants si vous auriez la gentillesse de nous éclairer sur tout ce qui est relatif a ce voyage(meilleurs prix de billets, choix de la date, bons plans, meilleures adresses...)enfin tout ce qui vous semblerez utile !
Merci d'avance. Anass.
Bons plans pour passer sept à dix jours en Alsace mi-juin? English translation pending
A vous tous qui allez me lire bonjour,
J'ai le projet de passer une semaine voir dix jours à parcourir, en voiture l'Alsace en
compagnie de trois autres personnes. J'aimerais, des conseils afin de visiter cette région
dans de bonnes conditions !......la route des vins dont j'ai entendu parler, quelques bons
restaurants et hotels. Ce séjour est prévu mi juin.
Merci par avance à tous ceux qui voudront bien me conseiller.
Bonne fin de journée
J'ai le projet de passer une semaine voir dix jours à parcourir, en voiture l'Alsace en
compagnie de trois autres personnes. J'aimerais, des conseils afin de visiter cette région
dans de bonnes conditions !......la route des vins dont j'ai entendu parler, quelques bons
restaurants et hotels. Ce séjour est prévu mi juin.
Merci par avance à tous ceux qui voudront bien me conseiller.
Bonne fin de journée
Que visiter après Yellowstone? English translation pending
Bonjour, nouveau ici.
On desirerais partir l'été prochain à Yellowstone, je souhaiterais en fait savoir, combien de jours prevoir sur le site ainsi que les possibilités autour sachant que nous comptons partir 10-12 jours. Et sachant egalement que l'année prochaine nous faisaons un voyage familial dans l'Ouest americain avec Los Angeles, les parcs et canyons de l'ouest.
Donc en résumé Yellowstone et ...? sans les merveilles du grand Ouest que nous ferons prochainement. Merci par avance.😏
On desirerais partir l'été prochain à Yellowstone, je souhaiterais en fait savoir, combien de jours prevoir sur le site ainsi que les possibilités autour sachant que nous comptons partir 10-12 jours. Et sachant egalement que l'année prochaine nous faisaons un voyage familial dans l'Ouest americain avec Los Angeles, les parcs et canyons de l'ouest.
Donc en résumé Yellowstone et ...? sans les merveilles du grand Ouest que nous ferons prochainement. Merci par avance.😏
Dix jours entre Punta Arenas (Chili) et Ushuaïa (Argentine) English translation pending
Salut à toutes et à tous.
Nous partons pour 6 mois en tour du monde en couple à partir d'octobre 2009, et nous avons prévu de passer 10 jours entre punta arenas et ushuaia: arrivée à punta arenas mi février 2010, et départ de ushuaia vers buenos aires fin février 2010
Quels sont les sites incontournables?
faut-il réserver en avance l'hébergement?
faut-il louer une voiture ou les transports locaux sont-ils suffisant?
Quel budget prévoir par personne et par jour?
Visa?
merci d'avance...
Nous partons pour 6 mois en tour du monde en couple à partir d'octobre 2009, et nous avons prévu de passer 10 jours entre punta arenas et ushuaia: arrivée à punta arenas mi février 2010, et départ de ushuaia vers buenos aires fin février 2010
Quels sont les sites incontournables?
faut-il réserver en avance l'hébergement?
faut-il louer une voiture ou les transports locaux sont-ils suffisant?
Quel budget prévoir par personne et par jour?
Visa?
merci d'avance...
Canal du Midi à vélo: état de la route et hébergements? English translation pending
😉 Bonjour à vous tous,
J'ai l'intention de circuler en vélo sur le canal du midi en mai 2010. Pourriez-vous me renseigner sur l'état de la route, et d'éventuels renseignements sur les hébergements que l'on peut trouver le long du canal.
D'autres renseignements sont les bienvenues
Merci d'avance Thierryvan59
J'ai l'intention de circuler en vélo sur le canal du midi en mai 2010. Pourriez-vous me renseigner sur l'état de la route, et d'éventuels renseignements sur les hébergements que l'on peut trouver le long du canal.
D'autres renseignements sont les bienvenues
Merci d'avance Thierryvan59
Deux semaines au Cameroun: transports locaux ou louer une voiture? English translation pending
nous partons (3 filles dont une camerounaise vivant en france) pour le cameroun
on a comme projet de partir vers le nord la première semaine (parc wasa)
on hésite entre les transports locaux ou louer une voiture en sachant qu'il y a plus de
1000 klm !!!! mais on se dit qu'on sera plus libre
qu'en pensez vous ?
pour la suite du voyage (sud) une voiture est elle indispensable ou les bus desservent-ils bien la région??
Une trouvaille à Tam Coc (Vietnam) English translation pending
De retour de Tam Coc, je vs fait partager ma nouvelle trouvaille, un petit hotel delicieux en pleine riziere entre l'embarcadere et la pagode de Bich Dong: Chez Loan. Des chbres toutes pimpantes ($10 sgle/dble, $12 tple/quad - pt dej 30 000 dongs), Internet et bicyclettes gratuites, une EXCELLENT restaurant (cours de cuisine vietnamienne)...et la maitresse de maison, Mme (helas !!!!!) Luon: belle, distinguee, tres elegante (elle recoit les clients le soir ds un superbe ao dai brode a la main), parlant un francais impeccable...Un reve...D'ailleurs, j'en reve depuis 2 jours!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Tel: (84) 91 568 6923 (84) 18 867 168 Courriel: hotelchezloan@gmail.com
A garder en memoire
Tel: (84) 91 568 6923 (84) 18 867 168 Courriel: hotelchezloan@gmail.com
A garder en memoire
Route Shangrila - Xiangcheng a priori ouverte (Chine) English translation pending
Apres pas mal d infos contradictoires a Shangrila (la version officielle dit que la route est de nouveau ouverte depuis le 5 avril mais le PSB et la police disent que non ...), je viens de rejoindre Xiangcheng en franchissant 2 checkpoints sans souci (le premier BK37 apres Shangrila, le second une vingtaine de km avant Xiangcheng, a l entree de Qingmai, apres inspection rapide du passeport).
Voila pour les baroudeurs qui souhaitent passer par la, vous pouvez y aller ! Route superbe et descente de folie dans la vallee de Xiangcheng !
Prenez la feuille de route de Fred Ferchaux si vous voulez avoir un avant gout des cols a franchir 😛
Voila pour les baroudeurs qui souhaitent passer par la, vous pouvez y aller ! Route superbe et descente de folie dans la vallee de Xiangcheng !
Prenez la feuille de route de Fred Ferchaux si vous voulez avoir un avant gout des cols a franchir 😛