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Aventures dans l'Ouest canadien et parc des glaciers, USA (1ère partie) English translation pending
Les aventures de Grisemote dans l’Ouest Canadien (1ère partie)
Suite à des modifications techniques, le carnet a quelques "bugs". Vous pouvez le lire ici dans sa totalité: http://sites.google.com/site/grisemoteouestcanadien/accueil
5 semaines sous la tente, en juillet 2008, avec nos enfants âgés de: 13, 12 et 8 ans! Tout d'abord, avant de débuter la narration, nous nous devons de remercier tous ceux qui ont pris le temps de nous répondre et celles qui ont eu la gentillesse de me faire parvenir leurs guides, cartes, voire atlas! Kashtin, Calou192, mlefèvre, Vinny, Vilcanota, notre grand spécialiste de la région et tous les autres, merci à vous tous!🙂 Texte: Gilles Plançon Photos: Gilles et Sylvie Cela a commencé de façon maintenant presque traditionnelle, un soir de novembre pluvieux, lors de la présentation des vœux familiaux pour les vacances : « Cette année, nous irons au pays des ours, de la forêt et des montagnes. Certes, l’endroit est infesté de moustiques tenaces, les ours abiment régulièrement et sans distinction les touristes et les locaux, le soir le froid mord les doigts de pieds, voire plus (montagne oblige), la probabilité de rencontrer de la pluie est de 100 %, mais en revanche, on y trouve le meilleur sirop d’érable, la forêt sauvage sur des milliers de kilomètres où pullulent les fameux ours, les paysages sont à couper le souffle (que l’on a moins d’ailleurs en altitude) et pour ceux qui ne seraient pas encore convaincus, c’est le territoire des glaciers qui fondent à vu d’œil et qui auront certainement disparus dans quelques années. » Devant tant d’arguments et de détermination de la part de Grisemote et l’assurance d’une organisation impeccable inspirée par les meilleurs conseils du forum, aucun des co-aventuriers n’a osé remettre en doute ce choix forcement judicieux, tout juste une question fut posée à voix basse : « Tenaces comment les moustiques ? »
L'itinéraire tel qu'il était prévu: (nous l'avons quasiment respecté) Les temps de route et kilomètres sont quand même à vérifier, je m'étais aidée d'un site canadien qui donnait les temps de parcours! S 5 juillet Arrivée Calgary nuit Sandman hotel – aéroport D 6 juillet visite Calgary nuit Sandman hotel – aéroport L 7 juillet stampede nuit Sandman hotel – aéroport M 8 juillet Route vers Drumheller (badlands) (138 km) Visite du musée de paléontologie (on n’a pas eu le temps !)– route vers Dinosaur Park (138 km – 1h 23) camping de dinosaur M 9 juillet Dinosaur Park - route Glacier Park (environ 300 km) camping de Ste Mary J 10 juillet Glacier Park – Going-to-the-sun-road camping de fish river V 11 juillet Glacier Park – Going-to-the-sun-road retour et route vers Many glacier Swiftcurrent motor inn S 12 juillet Glacier Park – Many glacier Grinell glacier trail camping de Many Glacier D 13 juillet Glacier Park – Many glacier cracker lake trail camping de Many Glacier L 14 juillet Waterton Lakes National Park Camping townsite M 15 juillet Waterton Lakes National Park Crypt lake Camping townsite M 16 juillet Waterton – Lake Louise 4h17 camping de Lake Louise J 17 juillet Lake Louise camping de Lake Louise V 18 juillet lac Moraine camping de Lake Louise S 19juillet Parc National de Yoho (chutes de takakkaw + emerald lake) camping de Lake Louise D 20 juillet Jasper (Route des glaciers) Camping Wilson creek L 21 juillet Glacier Athabasca (départ 10h40) Route vers Jasper (environ 110 km) + chutes Athabasca camping Wapiti M 22 juillet Jasper (Lac Maligne) camping Wapiti M 23 juillet Jasper (Mont Edith Cavell) camping Wapiti J 24 juillet Jasper– Beaumont Provincial Park (environ 500 km – 5h30) camping Beaumont Provincial Park V 25 juillet Beaumont Provincial Park – Ksan (300 km – 4h00 ?) Ksan campground S 26 juillet Ksan – Stewart nuit à Meziadin Lake D 27 juillet Alaska Stewart Mountain Lodge L 28 juillet Alaska Stewart Mountain Lodge M 29 juillet Stewart – Prince Rupert (463 km – 4h 59min) Pacific Inn M 30 juillet Route Ferry Départ 7h30 – arrivée 22h30 North Shore Inn J 31 juillet Orques Telegraph Cove (13 heures) – Camping Telegraph Cove Resort V 1 août Telegraph Cove – Tofino (environ 450 km – 5 h00) - Forêt de Cathedral Grove Camping Greenpoint S 2 août Pacific Rim - Ucluelet Camping Greenpoint D 3 août Pacific Rim – Tofino Camping Greenpoint L 4 août Tofino (baleines – ours noirs ?) Camping Greenpoint M 5 août Route Tofino – Nanaimo (2 heures39) – ferry pour Vancouver (12h55) Plaza Hotel M 6 août Vancouver Plaza Hotel J 7 août Vancouver Plaza Hotel V 8 août Départ avion
TOTAL DE KILOMETRES EFFECTUES : 5496 KM

L’enregistrement de nos 100 kilos de bagages, constitués essentiellement de 2 tentes, de matériel de camping et vestimentaire pour affronter la chaleur et surtout le froid et la pluie, fut une formalité. Les 2 heures de retard pour cause de grève des bagagistes fut l’occasion d’arpenter le terminal 1 de Roissy qui n’a décidément aucun charme. Nous finissons par décoller de Roissy sous une pluie battante devant le museau pointu toujours au vent du vieux concorde. Bien qu’ayant pris nos réservations par internet 6 mois avant, nous avons mal choisi l’emplacement de nos sièges, sur l’aile. Pas grave me direz vous, pour voir la mer d’en haut, une place en vaut bien une autre. Oui, mais entre l’Europe et le Canada, il y a le Groenland, terre vierge minérale et neigeuse, aux eaux bleutées pigmentées d’icebergs et aux canyons profonds. Un des derniers sanctuaires vierge de trace humaine où la main de l’homme n’a jamais mit le pied comme dirait les Dupont. C’est donc à la limite du torticolis que nous entrapercevons très frustrés tout cela. L’espace temps ne se dilate pas mais les aiguilles de nos montres ont du mal à avancer puisque nous rattrapons le soleil. Qui dit retard au décollage, dit généralement retard à l’arrivée, ce qui signifie pour nous concrètement une correspondance ratée à Toronto. Nos premiers échanges en anglais avec le responsable de l’enregistrement nous apprendront 2 choses : c’est qu’ils ne parlent pas français (je les croyais bilingues) et qu’il est désolé, que tout cela est bien regrettable mais que pour partir avant 20h00(4 heures d’attente) il faudra apprendre à voler. En revanche, si on décidait de rester, il nous offrait le repas du soir (10$ par personnes ce qui représente un gros sandwich dans un aéroport !) Après une deuxième errance de plusieurs heures au milieu de l’architecture un poil plus accueillante que celle de Roissy et un vol sans histoire de plus de 4 heures, nous atterrissons enfin à Calgary après pas loin de 24 heures de voyage porte à porte tout compris. 8 heures de décalage horaire auront quand même fini par triompher du soleil. Nous récupérons sans encombre nos 10 bagages, trouvons facilement Alamo, notre loueur de voiture qui nous remet notre grosse Dodge « Grand Caravan », spacieuse à souhait et nous arrivons exténués à l’hôtel … pour dormir, dormir, dormir. Il est minuit heure locale (journée de 32 heures).
Calgary : ils sont fous ces cowboys !

Robin qui avait bien dormi dans l’avion est en pleine forme dès 7h00 du matin. Un plouf dans la piscine de l’hôtel, bien plus tard pour les autres et nous voilà d’attaque pour une visite de Calgary.


La conduite de notre grosse voiture automatique s’avère rapidement très simple (grosse pour nous, car ici nous sommes dans la norme). Idem pour les routes. Le système est relativement évident à condition d’avoir une boussole dans la tête, puisque les routes se désignent par la direction cardinale (comme aux USA). Le GPS aide bien de temps en temps quand même. Calgary est une ville plutôt agréable, vide pour un dimanche (mais tout le monde est à l'heure du Stampede) et organisée à la façon américaine avec ses avenues et ses streets. Pas simple de se perdre dans ces conditions. Heureusement qu’il y a des sens uniques pour mettre un poil de piment dans l’affaire. Dans la 10ème rue nous faisons du shopping (enfin quelque chose d’ouvert).

Thibaud et Robin s’achètent de magnifiques chapeaux de cowboy, qui n’ont ici rien de folklorique. La mode tourne autour du Jean de marque (Wrangler ou l’équivalent) santiags et chapeau. On trouve le paradis des vendeurs de Santiags vraiment attrayants et pas trop cher (entre 150 et 200 $). Nous n’en retrouverons pas ailleurs sauf à Vancouver mais d’un tout autre prix – avis aux amateurs.

Après un déjeuner bof et cher dans un coin assez connu, suivi de la recherche d’un point imprenable sur toute la ville finalement assez banal, nous rentrons à l’hôtel pour récupérer.
Notre journée Cowboy commence de bonne heure le lendemain pour être dans les premiers au Stampede. C’est au volant de notre maxi chevaux vapeur que nous arrivons au galop au temple national du Rodéo. À 9h45, nous n’avons aucun mal à nous garer près de l’entrée. L’intérieur ressemble à la foire du trône et à la foire de Paris suivant que l’on aime l’action ou le shopping. Côté attractions il faut reconnaître qu’il y a ce qu’il faut, mais cela n’a pas grand-chose à voir avec le rodéo. Côté shopping, il y en a pour tous les goûts pour être aux couleurs locales : chapeau, chemise, Jean, … de tout sauf des Santiags (que j’avais décidé d’acheter en m’attendant à avoir un grand choix). La grande variété de cuisine dans de multiples gargotes de fortune permet toutes les folies, à condition d’avoir une bourse bien remplie. Sinon, c’est sandwich pour tout le monde, viande-cheddar. Pour nous c’est exotique.



Les rodéos se déroulent dans un immense bâtiment à ciel ouvert sur la partie centrale. Que de monde, que de vendeurs de frites, de glaces, de bières, pop corn et les fameux fifty-fifty (loterie) qui chauffent la salle, passent et repassent dans les rangs. Cela met une animation certaine avant le show, mais le malheur c’est que c’est permanent. Prendre une photo devient alors un vrai casse-tête. Il faut viser entre les têtes des vendeurs de tout poil.



Contrairement à nos corridas où le taureau sort en général à l’état de carpette amputé des oreilles et de sa queue, ici le cheval ou le taureau n’a rien à craindre pour sa vie. Tout juste peut il hennir ou meugler un peu plus aigue, car pour lui faire faire des bons de cabri la méthode est simple, lui coincer ses bijoux de famille avec une sangle ! (charmant). Pour le cowboy qui est au dessus en revanche, c’est la corde raide au dessus du vide et sans filet. Si la colonne vertébrale résiste aux à-coups de sa monture, si sa nuque ne se brise pas tant il est ballotté comme une poupée de chiffons dans la gueule d’un jeune chien, il a la quasi certitude d’être jeté à terre sèchement et le plus critique, peut se faire piétiner.

Dangereux ? à peine, entend-on. Ce sont des hommes, des vrais. L’acteur principal en piste est de toute façon entouré d’hommes à pieds et à cheval pour détourner la bête folle de rage et l’empêcher de s’en prendre à celui qui est au sol et qui souvent peine à se relever. Meuhh non, c’est pô dangereux le truc.

En tout ca, c’est pas pire que la roulette russe. Sauf que pour nous, alors qu’un orage d’anthologie s’est abattu sur le « stade », le pov p’tit gars qui était en course sous des trombes d’eau à ce moment là s’est pris un grand coup de sabot du taureau qui a pris tout son élan … sur le crane ! Il parait qu’il n’est pas mort … en tout cas, il était plutôt calme sur la civière en sortant. Comme le public du coup.




Après les courses de carrioles (chuckwagons), assez spectaculaires aussi d’ailleurs, nous assistons au grand show du soir.






Là aussi, rien à voir avec le rodéo mais super bien fait, avec une bonne cinquantaine d’artistes sur scène parfois, des tableaux colorés qui se succèdent, la participation du Groupe KISS ou des sosies (toujours perché sur des talons hauts) couronné d’un splendide feu d’artifice. A la fin, même les pétards les plus violents n’ont pas réussi à empêcher les plus jeunes d’entre nous de s’endormir …



Les badlands, le repère des moustiques voraces Avec un titre encourageant pareil pour le coin, on ne voit pas comment cela pourrait bien se passer. Et pourtant, le détour vaut la peine. La route vers Drumheller est monotone dans les vastes plaines céréalières de l’Alberta.


Les Badlands sont facilement reconnaissables : émergeant des champs, elles forment des sortes de monticules pelés arrondis aux couleurs et à la texture si particulières. Comme l’affleurement des « roches » date d’environ 70 Millions d’années, il n’aura échappé à personne que cela correspond à la pleine période de feu les dinosaures, dont les restent sont particulièrement bien conservés dans cette structure géologique, d’où le doux nom de Dinosaurland.


Un passage dans le secteur de Drumheller nous montrera ce que nous verrons mieux ensuite, même si ce n’est pas désagréable. Le dinosaure géant de Drumheller est un gentil attrape touriste qui n’a pas d’intérêt particulier à mon sens.



espiègles chiens de prairie!

L’arrivée au camping duDinosaur Provincial Park à l’heure fatidique du coucher du soleil nous permis de faire notre première offrande au pays des moustiques. Grisemote, innocemment en short, alla juste nous inscrire au guichet (bouclé par des moustiquaires) 2 minutes, pas plus. Le sacrifice fut de courte durée mais intense. Pour le montage des tentes, nous sommes passés à l’offensive avec les bombes anti moustiques locales très efficaces. Heureusement que les moustiques sont tous programmés de la même façon, une fois la nuit tombés, ils sont moins virulents.
Nous nous inscrivons le lendemain à un des nombreux trails proposés avec une ranger fort sympathique (obligatoire car le secteur est protégé) : "Fossil Safari" étant hélas complet car très prisé par les Canadiens, nous ferons "Coulee Hike". Nous avons remonté une rivière quasi à sec au milieu d’un paysage un poil lunaire. Bien connu pour ses squelettes de dinosaures, il n’est pas difficile de trouver des traces antédiluviennes qu’il est naturellement interdit de ramener chez soi. Les os fossilisés, des huitres et autres marques de vie sont monnaie courante sur certains secteurs. Sous un soleil de plomb, les 3 bonnes heures de marches furent plutôt agréables. Le retour en car pour finir la boucle nous montrera des paysages surprenants que nous aurions aimé voir aussi. Au final, le lit de notre rivière n’était peut être pas le plus caractéristique …

Le tout vaut le détour même si on n’est pas des admirateurs inconditionnels de débris de dinos, au moins pour le paysage franchement atypique.

Nous partons dans la foulée pour le parc des glaciers dans la partie USA du voyage. Nous quittons les mornes plaines pour des reliefs accentués qui donnent tout de suite l’impression de respirer plus profondément.


Le passage à la frontière américaine est toujours une petite épreuve. « Bon, les enfants, on ne chahute pas, on ne dit rien et on reste tranquille, Ok ? ». Quelques formulaires, des photos et des empreintes plus tard (vous avez dit tatillons ?), nous entrons aux USA, atteignons sans encombre le camping de Sainte Mary, plutôt primitif, comme le précédent et testons les moustiques locaux : rien à voir avec la veille, des amateurs vous dis-je ! Malgré l’altitude, nous nous endormons dans un air tiède (une quinzaine de degrés), sans avoir eu le plaisir de profiter de la vue tant les paupières sont lourdes.

Going-to-the-sun road : première foulée de montagne

Il faudrait être bien difficile pour ne pas apprécier cette magnifique route de montagne qui serpente le long des monts avec en contrebas le lac Mac Donald bleu azur. Rien que les cars de touristes locaux que l’on croise ont une « gueule » qui donne envie d’y monter.

L’heure devient grave : après avoir fait tant de kilomètres en avions et voiture, il faut chausser les crampons et se mouvoir par notre propre énergie. Les troupes tiendront elles ?
Lac Sainte Mary
Le chemin enchanteur qui longe le lac nous amène au travers une belle forêt de résineux jusqu’à Virginia et Ste Mary falls,
en passant par Baring falls et Sun point nature trail».



De retour après nos 12 premiers kilomètres, les estomacs sont vides, mais le niveau de nos batteries reste correct. L’entrainement durant toute l’année dans les monts du Beaujolais, pour être en forme, a bien servi à quelque chose. Nous passons le col de la "Logan pass" ou subsiste de grandes plaques de neiges,

faisons connaissance avec une chèvre des montagnes (mountain goat) assez joueuse



et des mouflons (big horn sheeps), puis nous basculons dans l’autre vallée pour aller camper.


Très beau lac aux eaux calmes, les emplacements sont hospitaliers et permettent de faire notre premier feu. Sous un ciel bien dégagé, le sommeil fut profond. La montagne, ça vous gagne.
lac Mac Donald
Le lendemain, les mollets sont un peu raides au départ de notre second trek pas très long, toujours dans cette partie de vallée : « Avalanche creek » en passant par « hide to the cedars (environ 8 kilomètres) : belle forêt aux majestueux troncs solidement enracinés, torrent avenant et au bout de la course, un très beau lac où il fait bon pique-niquer.




Le passage de retour à nouveau par la "Logan-pass" nous permet de reprendre en photo nos chèvres des montagnes top-modèles qui posent pour les touristes. Nous redescendons vers Sainte Mary et partons dans la foulée à Many glacier où nous attend un motor INN (le camping étant premier arrivé-premier servi, nous avions peur de ne pas y être à temps).




Enfin un lit douillet, de quoi laver le linge et prendre une douche. Le diner au restaurant local fut particulièrement apprécié : de très grandes pizzas bonnes et bon marché, dans un cadre très agréable et serein. A conseiller vivement. Elle n'est pas dure à trouver, il n'y en a qu'une.
Many glacier : le paradis du randonneur

Debout assez tôt pour prendre un emplacement au camping du coin qui ne se réserve pas. Deux motards canadiens en partance, joviaux et résolument enchantés par leur emplacement nous ont convaincu d’adopter leur place. La décision ne fut pas difficile à prendre. Sous quelques arbres pour protéger du soleil ou de la pluie, en face de monts de toute beauté et à quelques mètres d’un torrent gazouillant avec allégresse, que demander de mieux.
Ceci dit, nous ne sommes pas là pour faire de la figuration. Grisemote, qui n’a jamais montré jusqu’au Canada un attachement particulier pour les randonnées en montagne sur notre continent, piaffe d’impatience d’en découdre avec les chemins pentus du coin. L’heure n’est pas à la contemplation mais à l’action. Nous optons pour le chemin vers "Iceberg Lake" - 14km. Les mollets à peine remis de la veille, grincent de nouveau les premiers kilomètres, avant de donner leur meilleur rendement. Le soleil décide de remédier à nos teints palots du départ. Verra ou verra pas d’ours ? (une des explications à l’engouement suspect de Grisemote pour la montagne ?). Les gens du cru sont en tout cas pratiquement tous équipés d’un bâton et d’une bombe à ours (qui produit du poivre à destination des truffes chercheuses).




Certains utilisent une technique préventive forte agaçante à la longue pour indiquer aux ours leur présence. Ils crient bien fort des prénoms au hasard toutes les quinze secondes. Je ne sais pas pour les ours, mais je confirme qu’en tout cas ça marche sur les humains : on fait tout pour s’éloigner au plus vite. Chemin enchanteur, qui traverse des forêts, des torrents et des zones vertes mais assez arides pour arriver bien plus haut à un lac dont le nom en dit long sur la température de l’eau: "Iceberg Lake". Je ne dis pas qu’une petite baignade ne nous aurait pas détendus à mi parcours, mais franchement, les glaçons, je les préfère à l’apéritif que dans le bain. Rien que de tremper les pieds une minute est un vrai supplice.



Le retour fut plus mouvementé. Robin, petit galopin, s'est épris d'un bâton aux qualités à priori exceptionnelles et qui est devenu vite indispensable. Or, lors d'un arrêt contemplatif, le dit bâton a été oublié. Quelques kilomètres plus tard, s'en apercevant, son propriétaire décide de son propre chef de revenir le chercher, tout seul au milieu des ours ... 20 bonnes minutes plus tard de remontée pour le rattraper et des échanges verbaux que l'on pourrait qualifier de vifs, ont permis de retrouver le sens correct de la marche. Pour atténuer la déception de la perte de l'objet si précieux, un jeune daim curieux et pas farouche est descendu sur le chemin nous rendre visite à quelques centimètres. Sympa le "Mule Deer".



Bien des kilomètres plus tard et beaucoup de salive dépensée pour les plus bavards d’entre nous (voire intarissables), nous regagnons le campement. Des amateurs chevronnés, à l’aide de puissants télescopes ont repéré des ours sur les flans de montagne. Enfin, on va pouvoir LES voir. Mouuui ! Des tâches sombres en mouvement laisseront un je ne sais quoi de frustration sur nos premières bêtes. Nous ne les compterons pas. Du coup, le premier qui verra une truffe (donc d’assez près) accompagnée des poils qui vont autour, se verra gratifié d’une glace de son choix. Vu la récompense, la motivation est sans faille !


Le lendemain, il faut toujours reconduire une équipe qui gagne (même si elle commence à ronchonner pour tous ces kilomètres de marche). Nous partons à nouveau arpenter les cailloux du Grinnell Glacier Trail (18km).

Le parcours est aussi beau que la veille avec cependant un hic : le chemin est fermé avant la destination pour cause de forte pente encore enneigée, donc dangereuse. A tout inconvénient il y a un bon côté. Nous rentrerons plus tôt au camping goûter la saveur exquise du farniente au son de la douce musique de notre voisin le torrent.




Après le repas au feu de bois, nous repartons vers le "Fish Creek" au niveau d'un lac où généralement on peut admirer des élans aux dernières lueurs du jour. Après une bonne demie heure d'attente à chasser les moustiques (c'est leur heure), nous nous en retournons bredouilles. Il parait que quelques minutes après notre départ, un moose mâle est venu en représentation pour ceux qui sont restés. Les stars choisissent leur public ! Et toujours pas d’ours à notre tableau de chasse … Grisemote n’en dort pas de la nuit ! Et si la source était tarie ?

Waterton : le camping au milieu du lac

Aux aurores, Grisemote retourne à Fish creek pour voir les ablutions des élans du matin. Leur réveil n'avait pas dû sonner ce jour-là. Nous quittons un des endroits les plus sympas du voyage pour retourner au Canada dans un des joyaux des rocheuses : Waterton

La douane dans ce sens est plus accueillante et rapide. Arrivés à destination en fin de matinée après deux bonnes heures de route tranquilles au milieu des monts, nous décidons de visiter la région par la route.

Un arrêt à Red Rock Canyon (boucle de 700 mètres), rando très prisée car très aisée, nous permettra de faire une rencontre inattendue. Ce canyon, peu profond à notre niveau est cependant d’une grande beauté avec des eaux limpides qui coulent sur une roche blanche et ocre.

Les champs couverts de fleurs qui longent cette crevasse nous invitent à la photo.

«- Maman, il y a des ours Mais oui, mais oui, attends cinq minutes» répond Grisemote allongée dans l’herbe en faisant le point avec son appareil photo sur une petite fleur. C’est comme cela que Robin gagna sa première glace. Ils étaient là, à environ trente mètres! Une mère et ses deux petits, gambadant joyeusement dans les hautes herbes.

Grâce à l’entrainement que nous avions suivi avant de venir, nous savions exactement ce qu’il ne fallait pas faire : courir, tourner le dos aux fauves ou les surprendre. Pour la surprise, ce fut l’inverse, il est fort à parier, vu le terrain découvert, que les ours nous avaient vu bien avant nous. Sans aucune animosité de leur part, nous sommes restés à distance respectable (mais pas très loin quand même) à les regarder.


Comme le canyon était assez fréquenté, la nouvelle se rependit comme une trainée de poudre. Bientôt dix, vingt, trente personnes se sont agglutinées sur le chemin, s’approchant de plus en plus. Un groupe de Chinois aux appareils photos de faible portée (petits zooms – sans arrière pensée), s’est approché à moins de vingt mètres de la mère. Aïe, Aïe, il va y avoir du steak si cela continu. Que nenni, visiblement bien nourris et d’humeur placide, les ours ont simplement continué leur chemin sans plus de trouble.
Aller au pays des cowboys sans faire du canasson, c’est comme aller à Paris sans voir la Tour Eiffel ou comme manger un repas canadien sans cheddar… L’occasion est belle à Waterton, dans un cadre particulièrement vert et agréable. Les premières minutes, le long de la route ressemblent à un promène touriste. Mais très rapidement les choses se corsent. Nous traversons le gué d’un torrent, attaquons des montées à fortes pentes, trottons au milieu de la prairie et des forêts.

Les chevaux fument de transpiration. Les selles de cowboys sont vraiment accueillantes et font vite la différence avec ce que nous avons connu en France où au bout d’une heure les fesses sont tannées et les mollets limés par le poil dru. Après deux bonnes heures de balade, nous regagnons le ranch à la fois enchantés du parcours et contents de remettre les pieds par terre, bien que les premières minutes notre démarche les jambes en arc de cercle n’était pas des plus élégantes. Si c’était à refaire, nous sauterions en selle immédiatement…

Le camping de Waterton est à la fois ombragé, bien équipé et fort plaisant au bout de ce que l’on pourrait appeler une sorte de presqu’ile. Caractéristique principale, le camp est envahit de petits écureuils effrontés qui assurent un spectacle permanent.

Avec nos deux tentes canadiennes nous passons presque pour des martiens. On trouve bien sûr de grands campings cars, mais comme cela n’est pas suffisant pour certains, on peut admirer des cars équipés comme camping car. Mais comme cela n’est pas suffisant, les cars ont certaines parois qui s’écartent à l’arrêt pour agrandir l’espace. Mais comme cela n’est pas suffisant et pas trop pratique pour aller en ville, on y accroche derrière un petit 4x4 (petit en effet par rapport au car, mais respectable quand même, faut ce qu’il faut). Bref, une autre culture. Un charmant monsieur près de notre emplacement (qui nous enfumera une demi-heure heure le matin suivant pour faire chauffer son attelage) m’explique que c’est vraiment spacieux, ce dont je ne doutais pas, et que si un enfant en plein trajet a une envie de prendre une douche, ou de se dégourdir les jambes, il n’y a pas de problème. Bon, le fait qu’il voyageait en couple uniquement et que pour faire un footing ou prendre une douche on a toujours la possibilité d’attendre un peu, force est de constater que sous le label de camping on ne parlait pas de la même chose. Seuls hics à l’affaire, le tout est une hérésie écologique et plus pragmatiquement c’est un gouffre à essence qui commençait à l’inquiéter au prix de l’essence d’alors (juillet 08, l’essence était au plus haut – 1, 4 $).

Après une douce nuit réparatrice, nous nous levons tôt pour LA journée balade. six mois d’entrainement pour être en mesure d’assurer sur ce parcours sélectif : Crypt Lake Trail

Départ en bateau, seul moyen d’accès.


18 kilomètres avec 700 m de dénivelé et surtout retour en bateau à 17h30 impérativement sinon il en coûte encore une bonne dizaine de kilomètres de nage pour regagner sa tente. Dès le départ du trail nous prenons une variante vers une chute d’eau. Comme nous n’avions pas tilté sur le fait que nous pouvions rejoindre le chemin principal à partir des chutes (belles mais nous en verrons d’autres), l’aller retour nous a ajouté trois kilomètres. Le chemin est à la hauteur de nos espérances. Forte pente, forêt aux grands conifères, puis terrain franchement rocailleux se succèdent.

La mi-parcours est marquée par de très belles chutes d’eau que nous verrons ensuite d’en haut.


Les derniers kilomètres sont plus sportifs avec la traversée d’une zone à pic suivie d’un tunnel. Lac enchanteur au milieu d’un décor enneigé.

Les jambes restent alertes mais il reste encore toute la descente à effectuer. Comme tout cela semblait bien facile, la pluie s’en est mêlée. Les belles giboulées durant le retour n’ont pas entamé notre détermination et c’est sous le soleil retrouvé et après être repassés par nos chutes du départ (très belles sous l’angle de la descente), que nous sommes arrivés au ponton une bonne demie heure en avance. Les muscles n’ont pas trop soufferts après les 22 kilomètres parcourus, mais il ne fallut pas ce soir là insister beaucoup pour que chacun retrouve son duvet.

Lac Louise
Grosse route pour rejoindre le camping du lac Louise : 4h30 entre forêts et monts qui sont maintenant notre quotidien. De quoi remplir nos cartes mémoire assurément en tous cas.





à suivre bientôt: Lac Louise, Jasper et en route vers la pointe de l'Alaska et l'île de Vancouver!

Pour accéder à la deuxième partie: http://voyageforum.com/...ost=2597939;#2597939
Suite à des modifications techniques, le carnet a quelques "bugs". Vous pouvez le lire ici dans sa totalité: http://sites.google.com/site/grisemoteouestcanadien/accueil
5 semaines sous la tente, en juillet 2008, avec nos enfants âgés de: 13, 12 et 8 ans! Tout d'abord, avant de débuter la narration, nous nous devons de remercier tous ceux qui ont pris le temps de nous répondre et celles qui ont eu la gentillesse de me faire parvenir leurs guides, cartes, voire atlas! Kashtin, Calou192, mlefèvre, Vinny, Vilcanota, notre grand spécialiste de la région et tous les autres, merci à vous tous!🙂 Texte: Gilles Plançon Photos: Gilles et Sylvie Cela a commencé de façon maintenant presque traditionnelle, un soir de novembre pluvieux, lors de la présentation des vœux familiaux pour les vacances : « Cette année, nous irons au pays des ours, de la forêt et des montagnes. Certes, l’endroit est infesté de moustiques tenaces, les ours abiment régulièrement et sans distinction les touristes et les locaux, le soir le froid mord les doigts de pieds, voire plus (montagne oblige), la probabilité de rencontrer de la pluie est de 100 %, mais en revanche, on y trouve le meilleur sirop d’érable, la forêt sauvage sur des milliers de kilomètres où pullulent les fameux ours, les paysages sont à couper le souffle (que l’on a moins d’ailleurs en altitude) et pour ceux qui ne seraient pas encore convaincus, c’est le territoire des glaciers qui fondent à vu d’œil et qui auront certainement disparus dans quelques années. » Devant tant d’arguments et de détermination de la part de Grisemote et l’assurance d’une organisation impeccable inspirée par les meilleurs conseils du forum, aucun des co-aventuriers n’a osé remettre en doute ce choix forcement judicieux, tout juste une question fut posée à voix basse : « Tenaces comment les moustiques ? »
L'itinéraire tel qu'il était prévu: (nous l'avons quasiment respecté) Les temps de route et kilomètres sont quand même à vérifier, je m'étais aidée d'un site canadien qui donnait les temps de parcours! S 5 juillet Arrivée Calgary nuit Sandman hotel – aéroport D 6 juillet visite Calgary nuit Sandman hotel – aéroport L 7 juillet stampede nuit Sandman hotel – aéroport M 8 juillet Route vers Drumheller (badlands) (138 km) Visite du musée de paléontologie (on n’a pas eu le temps !)– route vers Dinosaur Park (138 km – 1h 23) camping de dinosaur M 9 juillet Dinosaur Park - route Glacier Park (environ 300 km) camping de Ste Mary J 10 juillet Glacier Park – Going-to-the-sun-road camping de fish river V 11 juillet Glacier Park – Going-to-the-sun-road retour et route vers Many glacier Swiftcurrent motor inn S 12 juillet Glacier Park – Many glacier Grinell glacier trail camping de Many Glacier D 13 juillet Glacier Park – Many glacier cracker lake trail camping de Many Glacier L 14 juillet Waterton Lakes National Park Camping townsite M 15 juillet Waterton Lakes National Park Crypt lake Camping townsite M 16 juillet Waterton – Lake Louise 4h17 camping de Lake Louise J 17 juillet Lake Louise camping de Lake Louise V 18 juillet lac Moraine camping de Lake Louise S 19juillet Parc National de Yoho (chutes de takakkaw + emerald lake) camping de Lake Louise D 20 juillet Jasper (Route des glaciers) Camping Wilson creek L 21 juillet Glacier Athabasca (départ 10h40) Route vers Jasper (environ 110 km) + chutes Athabasca camping Wapiti M 22 juillet Jasper (Lac Maligne) camping Wapiti M 23 juillet Jasper (Mont Edith Cavell) camping Wapiti J 24 juillet Jasper– Beaumont Provincial Park (environ 500 km – 5h30) camping Beaumont Provincial Park V 25 juillet Beaumont Provincial Park – Ksan (300 km – 4h00 ?) Ksan campground S 26 juillet Ksan – Stewart nuit à Meziadin Lake D 27 juillet Alaska Stewart Mountain Lodge L 28 juillet Alaska Stewart Mountain Lodge M 29 juillet Stewart – Prince Rupert (463 km – 4h 59min) Pacific Inn M 30 juillet Route Ferry Départ 7h30 – arrivée 22h30 North Shore Inn J 31 juillet Orques Telegraph Cove (13 heures) – Camping Telegraph Cove Resort V 1 août Telegraph Cove – Tofino (environ 450 km – 5 h00) - Forêt de Cathedral Grove Camping Greenpoint S 2 août Pacific Rim - Ucluelet Camping Greenpoint D 3 août Pacific Rim – Tofino Camping Greenpoint L 4 août Tofino (baleines – ours noirs ?) Camping Greenpoint M 5 août Route Tofino – Nanaimo (2 heures39) – ferry pour Vancouver (12h55) Plaza Hotel M 6 août Vancouver Plaza Hotel J 7 août Vancouver Plaza Hotel V 8 août Départ avion
TOTAL DE KILOMETRES EFFECTUES : 5496 KM

L’enregistrement de nos 100 kilos de bagages, constitués essentiellement de 2 tentes, de matériel de camping et vestimentaire pour affronter la chaleur et surtout le froid et la pluie, fut une formalité. Les 2 heures de retard pour cause de grève des bagagistes fut l’occasion d’arpenter le terminal 1 de Roissy qui n’a décidément aucun charme. Nous finissons par décoller de Roissy sous une pluie battante devant le museau pointu toujours au vent du vieux concorde. Bien qu’ayant pris nos réservations par internet 6 mois avant, nous avons mal choisi l’emplacement de nos sièges, sur l’aile. Pas grave me direz vous, pour voir la mer d’en haut, une place en vaut bien une autre. Oui, mais entre l’Europe et le Canada, il y a le Groenland, terre vierge minérale et neigeuse, aux eaux bleutées pigmentées d’icebergs et aux canyons profonds. Un des derniers sanctuaires vierge de trace humaine où la main de l’homme n’a jamais mit le pied comme dirait les Dupont. C’est donc à la limite du torticolis que nous entrapercevons très frustrés tout cela. L’espace temps ne se dilate pas mais les aiguilles de nos montres ont du mal à avancer puisque nous rattrapons le soleil. Qui dit retard au décollage, dit généralement retard à l’arrivée, ce qui signifie pour nous concrètement une correspondance ratée à Toronto. Nos premiers échanges en anglais avec le responsable de l’enregistrement nous apprendront 2 choses : c’est qu’ils ne parlent pas français (je les croyais bilingues) et qu’il est désolé, que tout cela est bien regrettable mais que pour partir avant 20h00(4 heures d’attente) il faudra apprendre à voler. En revanche, si on décidait de rester, il nous offrait le repas du soir (10$ par personnes ce qui représente un gros sandwich dans un aéroport !) Après une deuxième errance de plusieurs heures au milieu de l’architecture un poil plus accueillante que celle de Roissy et un vol sans histoire de plus de 4 heures, nous atterrissons enfin à Calgary après pas loin de 24 heures de voyage porte à porte tout compris. 8 heures de décalage horaire auront quand même fini par triompher du soleil. Nous récupérons sans encombre nos 10 bagages, trouvons facilement Alamo, notre loueur de voiture qui nous remet notre grosse Dodge « Grand Caravan », spacieuse à souhait et nous arrivons exténués à l’hôtel … pour dormir, dormir, dormir. Il est minuit heure locale (journée de 32 heures).
Calgary : ils sont fous ces cowboys !

Robin qui avait bien dormi dans l’avion est en pleine forme dès 7h00 du matin. Un plouf dans la piscine de l’hôtel, bien plus tard pour les autres et nous voilà d’attaque pour une visite de Calgary.


La conduite de notre grosse voiture automatique s’avère rapidement très simple (grosse pour nous, car ici nous sommes dans la norme). Idem pour les routes. Le système est relativement évident à condition d’avoir une boussole dans la tête, puisque les routes se désignent par la direction cardinale (comme aux USA). Le GPS aide bien de temps en temps quand même. Calgary est une ville plutôt agréable, vide pour un dimanche (mais tout le monde est à l'heure du Stampede) et organisée à la façon américaine avec ses avenues et ses streets. Pas simple de se perdre dans ces conditions. Heureusement qu’il y a des sens uniques pour mettre un poil de piment dans l’affaire. Dans la 10ème rue nous faisons du shopping (enfin quelque chose d’ouvert).

Thibaud et Robin s’achètent de magnifiques chapeaux de cowboy, qui n’ont ici rien de folklorique. La mode tourne autour du Jean de marque (Wrangler ou l’équivalent) santiags et chapeau. On trouve le paradis des vendeurs de Santiags vraiment attrayants et pas trop cher (entre 150 et 200 $). Nous n’en retrouverons pas ailleurs sauf à Vancouver mais d’un tout autre prix – avis aux amateurs.

Après un déjeuner bof et cher dans un coin assez connu, suivi de la recherche d’un point imprenable sur toute la ville finalement assez banal, nous rentrons à l’hôtel pour récupérer.
Notre journée Cowboy commence de bonne heure le lendemain pour être dans les premiers au Stampede. C’est au volant de notre maxi chevaux vapeur que nous arrivons au galop au temple national du Rodéo. À 9h45, nous n’avons aucun mal à nous garer près de l’entrée. L’intérieur ressemble à la foire du trône et à la foire de Paris suivant que l’on aime l’action ou le shopping. Côté attractions il faut reconnaître qu’il y a ce qu’il faut, mais cela n’a pas grand-chose à voir avec le rodéo. Côté shopping, il y en a pour tous les goûts pour être aux couleurs locales : chapeau, chemise, Jean, … de tout sauf des Santiags (que j’avais décidé d’acheter en m’attendant à avoir un grand choix). La grande variété de cuisine dans de multiples gargotes de fortune permet toutes les folies, à condition d’avoir une bourse bien remplie. Sinon, c’est sandwich pour tout le monde, viande-cheddar. Pour nous c’est exotique.



Les rodéos se déroulent dans un immense bâtiment à ciel ouvert sur la partie centrale. Que de monde, que de vendeurs de frites, de glaces, de bières, pop corn et les fameux fifty-fifty (loterie) qui chauffent la salle, passent et repassent dans les rangs. Cela met une animation certaine avant le show, mais le malheur c’est que c’est permanent. Prendre une photo devient alors un vrai casse-tête. Il faut viser entre les têtes des vendeurs de tout poil.



Contrairement à nos corridas où le taureau sort en général à l’état de carpette amputé des oreilles et de sa queue, ici le cheval ou le taureau n’a rien à craindre pour sa vie. Tout juste peut il hennir ou meugler un peu plus aigue, car pour lui faire faire des bons de cabri la méthode est simple, lui coincer ses bijoux de famille avec une sangle ! (charmant). Pour le cowboy qui est au dessus en revanche, c’est la corde raide au dessus du vide et sans filet. Si la colonne vertébrale résiste aux à-coups de sa monture, si sa nuque ne se brise pas tant il est ballotté comme une poupée de chiffons dans la gueule d’un jeune chien, il a la quasi certitude d’être jeté à terre sèchement et le plus critique, peut se faire piétiner.

Dangereux ? à peine, entend-on. Ce sont des hommes, des vrais. L’acteur principal en piste est de toute façon entouré d’hommes à pieds et à cheval pour détourner la bête folle de rage et l’empêcher de s’en prendre à celui qui est au sol et qui souvent peine à se relever. Meuhh non, c’est pô dangereux le truc.

En tout ca, c’est pas pire que la roulette russe. Sauf que pour nous, alors qu’un orage d’anthologie s’est abattu sur le « stade », le pov p’tit gars qui était en course sous des trombes d’eau à ce moment là s’est pris un grand coup de sabot du taureau qui a pris tout son élan … sur le crane ! Il parait qu’il n’est pas mort … en tout cas, il était plutôt calme sur la civière en sortant. Comme le public du coup.




Après les courses de carrioles (chuckwagons), assez spectaculaires aussi d’ailleurs, nous assistons au grand show du soir.






Là aussi, rien à voir avec le rodéo mais super bien fait, avec une bonne cinquantaine d’artistes sur scène parfois, des tableaux colorés qui se succèdent, la participation du Groupe KISS ou des sosies (toujours perché sur des talons hauts) couronné d’un splendide feu d’artifice. A la fin, même les pétards les plus violents n’ont pas réussi à empêcher les plus jeunes d’entre nous de s’endormir …



Les badlands, le repère des moustiques voraces Avec un titre encourageant pareil pour le coin, on ne voit pas comment cela pourrait bien se passer. Et pourtant, le détour vaut la peine. La route vers Drumheller est monotone dans les vastes plaines céréalières de l’Alberta.


Les Badlands sont facilement reconnaissables : émergeant des champs, elles forment des sortes de monticules pelés arrondis aux couleurs et à la texture si particulières. Comme l’affleurement des « roches » date d’environ 70 Millions d’années, il n’aura échappé à personne que cela correspond à la pleine période de feu les dinosaures, dont les restent sont particulièrement bien conservés dans cette structure géologique, d’où le doux nom de Dinosaurland.


Un passage dans le secteur de Drumheller nous montrera ce que nous verrons mieux ensuite, même si ce n’est pas désagréable. Le dinosaure géant de Drumheller est un gentil attrape touriste qui n’a pas d’intérêt particulier à mon sens.



espiègles chiens de prairie!
L’arrivée au camping duDinosaur Provincial Park à l’heure fatidique du coucher du soleil nous permis de faire notre première offrande au pays des moustiques. Grisemote, innocemment en short, alla juste nous inscrire au guichet (bouclé par des moustiquaires) 2 minutes, pas plus. Le sacrifice fut de courte durée mais intense. Pour le montage des tentes, nous sommes passés à l’offensive avec les bombes anti moustiques locales très efficaces. Heureusement que les moustiques sont tous programmés de la même façon, une fois la nuit tombés, ils sont moins virulents.
Nous nous inscrivons le lendemain à un des nombreux trails proposés avec une ranger fort sympathique (obligatoire car le secteur est protégé) : "Fossil Safari" étant hélas complet car très prisé par les Canadiens, nous ferons "Coulee Hike". Nous avons remonté une rivière quasi à sec au milieu d’un paysage un poil lunaire. Bien connu pour ses squelettes de dinosaures, il n’est pas difficile de trouver des traces antédiluviennes qu’il est naturellement interdit de ramener chez soi. Les os fossilisés, des huitres et autres marques de vie sont monnaie courante sur certains secteurs. Sous un soleil de plomb, les 3 bonnes heures de marches furent plutôt agréables. Le retour en car pour finir la boucle nous montrera des paysages surprenants que nous aurions aimé voir aussi. Au final, le lit de notre rivière n’était peut être pas le plus caractéristique …

Le tout vaut le détour même si on n’est pas des admirateurs inconditionnels de débris de dinos, au moins pour le paysage franchement atypique.

Nous partons dans la foulée pour le parc des glaciers dans la partie USA du voyage. Nous quittons les mornes plaines pour des reliefs accentués qui donnent tout de suite l’impression de respirer plus profondément.


Le passage à la frontière américaine est toujours une petite épreuve. « Bon, les enfants, on ne chahute pas, on ne dit rien et on reste tranquille, Ok ? ». Quelques formulaires, des photos et des empreintes plus tard (vous avez dit tatillons ?), nous entrons aux USA, atteignons sans encombre le camping de Sainte Mary, plutôt primitif, comme le précédent et testons les moustiques locaux : rien à voir avec la veille, des amateurs vous dis-je ! Malgré l’altitude, nous nous endormons dans un air tiède (une quinzaine de degrés), sans avoir eu le plaisir de profiter de la vue tant les paupières sont lourdes.

Going-to-the-sun road : première foulée de montagne

Il faudrait être bien difficile pour ne pas apprécier cette magnifique route de montagne qui serpente le long des monts avec en contrebas le lac Mac Donald bleu azur. Rien que les cars de touristes locaux que l’on croise ont une « gueule » qui donne envie d’y monter.

L’heure devient grave : après avoir fait tant de kilomètres en avions et voiture, il faut chausser les crampons et se mouvoir par notre propre énergie. Les troupes tiendront elles ?
Lac Sainte MaryLe chemin enchanteur qui longe le lac nous amène au travers une belle forêt de résineux jusqu’à Virginia et Ste Mary falls,
en passant par Baring falls et Sun point nature trail».




De retour après nos 12 premiers kilomètres, les estomacs sont vides, mais le niveau de nos batteries reste correct. L’entrainement durant toute l’année dans les monts du Beaujolais, pour être en forme, a bien servi à quelque chose. Nous passons le col de la "Logan pass" ou subsiste de grandes plaques de neiges,

faisons connaissance avec une chèvre des montagnes (mountain goat) assez joueuse



et des mouflons (big horn sheeps), puis nous basculons dans l’autre vallée pour aller camper.


Très beau lac aux eaux calmes, les emplacements sont hospitaliers et permettent de faire notre premier feu. Sous un ciel bien dégagé, le sommeil fut profond. La montagne, ça vous gagne.
lac Mac DonaldLe lendemain, les mollets sont un peu raides au départ de notre second trek pas très long, toujours dans cette partie de vallée : « Avalanche creek » en passant par « hide to the cedars (environ 8 kilomètres) : belle forêt aux majestueux troncs solidement enracinés, torrent avenant et au bout de la course, un très beau lac où il fait bon pique-niquer.




Le passage de retour à nouveau par la "Logan-pass" nous permet de reprendre en photo nos chèvres des montagnes top-modèles qui posent pour les touristes. Nous redescendons vers Sainte Mary et partons dans la foulée à Many glacier où nous attend un motor INN (le camping étant premier arrivé-premier servi, nous avions peur de ne pas y être à temps).




Enfin un lit douillet, de quoi laver le linge et prendre une douche. Le diner au restaurant local fut particulièrement apprécié : de très grandes pizzas bonnes et bon marché, dans un cadre très agréable et serein. A conseiller vivement. Elle n'est pas dure à trouver, il n'y en a qu'une.
Many glacier : le paradis du randonneur

Debout assez tôt pour prendre un emplacement au camping du coin qui ne se réserve pas. Deux motards canadiens en partance, joviaux et résolument enchantés par leur emplacement nous ont convaincu d’adopter leur place. La décision ne fut pas difficile à prendre. Sous quelques arbres pour protéger du soleil ou de la pluie, en face de monts de toute beauté et à quelques mètres d’un torrent gazouillant avec allégresse, que demander de mieux.
Ceci dit, nous ne sommes pas là pour faire de la figuration. Grisemote, qui n’a jamais montré jusqu’au Canada un attachement particulier pour les randonnées en montagne sur notre continent, piaffe d’impatience d’en découdre avec les chemins pentus du coin. L’heure n’est pas à la contemplation mais à l’action. Nous optons pour le chemin vers "Iceberg Lake" - 14km. Les mollets à peine remis de la veille, grincent de nouveau les premiers kilomètres, avant de donner leur meilleur rendement. Le soleil décide de remédier à nos teints palots du départ. Verra ou verra pas d’ours ? (une des explications à l’engouement suspect de Grisemote pour la montagne ?). Les gens du cru sont en tout cas pratiquement tous équipés d’un bâton et d’une bombe à ours (qui produit du poivre à destination des truffes chercheuses).




Certains utilisent une technique préventive forte agaçante à la longue pour indiquer aux ours leur présence. Ils crient bien fort des prénoms au hasard toutes les quinze secondes. Je ne sais pas pour les ours, mais je confirme qu’en tout cas ça marche sur les humains : on fait tout pour s’éloigner au plus vite. Chemin enchanteur, qui traverse des forêts, des torrents et des zones vertes mais assez arides pour arriver bien plus haut à un lac dont le nom en dit long sur la température de l’eau: "Iceberg Lake". Je ne dis pas qu’une petite baignade ne nous aurait pas détendus à mi parcours, mais franchement, les glaçons, je les préfère à l’apéritif que dans le bain. Rien que de tremper les pieds une minute est un vrai supplice.



Le retour fut plus mouvementé. Robin, petit galopin, s'est épris d'un bâton aux qualités à priori exceptionnelles et qui est devenu vite indispensable. Or, lors d'un arrêt contemplatif, le dit bâton a été oublié. Quelques kilomètres plus tard, s'en apercevant, son propriétaire décide de son propre chef de revenir le chercher, tout seul au milieu des ours ... 20 bonnes minutes plus tard de remontée pour le rattraper et des échanges verbaux que l'on pourrait qualifier de vifs, ont permis de retrouver le sens correct de la marche. Pour atténuer la déception de la perte de l'objet si précieux, un jeune daim curieux et pas farouche est descendu sur le chemin nous rendre visite à quelques centimètres. Sympa le "Mule Deer".



Bien des kilomètres plus tard et beaucoup de salive dépensée pour les plus bavards d’entre nous (voire intarissables), nous regagnons le campement. Des amateurs chevronnés, à l’aide de puissants télescopes ont repéré des ours sur les flans de montagne. Enfin, on va pouvoir LES voir. Mouuui ! Des tâches sombres en mouvement laisseront un je ne sais quoi de frustration sur nos premières bêtes. Nous ne les compterons pas. Du coup, le premier qui verra une truffe (donc d’assez près) accompagnée des poils qui vont autour, se verra gratifié d’une glace de son choix. Vu la récompense, la motivation est sans faille !


Le lendemain, il faut toujours reconduire une équipe qui gagne (même si elle commence à ronchonner pour tous ces kilomètres de marche). Nous partons à nouveau arpenter les cailloux du Grinnell Glacier Trail (18km).

Le parcours est aussi beau que la veille avec cependant un hic : le chemin est fermé avant la destination pour cause de forte pente encore enneigée, donc dangereuse. A tout inconvénient il y a un bon côté. Nous rentrerons plus tôt au camping goûter la saveur exquise du farniente au son de la douce musique de notre voisin le torrent.




Après le repas au feu de bois, nous repartons vers le "Fish Creek" au niveau d'un lac où généralement on peut admirer des élans aux dernières lueurs du jour. Après une bonne demie heure d'attente à chasser les moustiques (c'est leur heure), nous nous en retournons bredouilles. Il parait que quelques minutes après notre départ, un moose mâle est venu en représentation pour ceux qui sont restés. Les stars choisissent leur public ! Et toujours pas d’ours à notre tableau de chasse … Grisemote n’en dort pas de la nuit ! Et si la source était tarie ?

Waterton : le camping au milieu du lac

Aux aurores, Grisemote retourne à Fish creek pour voir les ablutions des élans du matin. Leur réveil n'avait pas dû sonner ce jour-là. Nous quittons un des endroits les plus sympas du voyage pour retourner au Canada dans un des joyaux des rocheuses : Waterton

La douane dans ce sens est plus accueillante et rapide. Arrivés à destination en fin de matinée après deux bonnes heures de route tranquilles au milieu des monts, nous décidons de visiter la région par la route.

Un arrêt à Red Rock Canyon (boucle de 700 mètres), rando très prisée car très aisée, nous permettra de faire une rencontre inattendue. Ce canyon, peu profond à notre niveau est cependant d’une grande beauté avec des eaux limpides qui coulent sur une roche blanche et ocre.

Les champs couverts de fleurs qui longent cette crevasse nous invitent à la photo.

«- Maman, il y a des ours Mais oui, mais oui, attends cinq minutes» répond Grisemote allongée dans l’herbe en faisant le point avec son appareil photo sur une petite fleur. C’est comme cela que Robin gagna sa première glace. Ils étaient là, à environ trente mètres! Une mère et ses deux petits, gambadant joyeusement dans les hautes herbes.

Grâce à l’entrainement que nous avions suivi avant de venir, nous savions exactement ce qu’il ne fallait pas faire : courir, tourner le dos aux fauves ou les surprendre. Pour la surprise, ce fut l’inverse, il est fort à parier, vu le terrain découvert, que les ours nous avaient vu bien avant nous. Sans aucune animosité de leur part, nous sommes restés à distance respectable (mais pas très loin quand même) à les regarder.


Comme le canyon était assez fréquenté, la nouvelle se rependit comme une trainée de poudre. Bientôt dix, vingt, trente personnes se sont agglutinées sur le chemin, s’approchant de plus en plus. Un groupe de Chinois aux appareils photos de faible portée (petits zooms – sans arrière pensée), s’est approché à moins de vingt mètres de la mère. Aïe, Aïe, il va y avoir du steak si cela continu. Que nenni, visiblement bien nourris et d’humeur placide, les ours ont simplement continué leur chemin sans plus de trouble.
Aller au pays des cowboys sans faire du canasson, c’est comme aller à Paris sans voir la Tour Eiffel ou comme manger un repas canadien sans cheddar… L’occasion est belle à Waterton, dans un cadre particulièrement vert et agréable. Les premières minutes, le long de la route ressemblent à un promène touriste. Mais très rapidement les choses se corsent. Nous traversons le gué d’un torrent, attaquons des montées à fortes pentes, trottons au milieu de la prairie et des forêts.

Les chevaux fument de transpiration. Les selles de cowboys sont vraiment accueillantes et font vite la différence avec ce que nous avons connu en France où au bout d’une heure les fesses sont tannées et les mollets limés par le poil dru. Après deux bonnes heures de balade, nous regagnons le ranch à la fois enchantés du parcours et contents de remettre les pieds par terre, bien que les premières minutes notre démarche les jambes en arc de cercle n’était pas des plus élégantes. Si c’était à refaire, nous sauterions en selle immédiatement…

Le camping de Waterton est à la fois ombragé, bien équipé et fort plaisant au bout de ce que l’on pourrait appeler une sorte de presqu’ile. Caractéristique principale, le camp est envahit de petits écureuils effrontés qui assurent un spectacle permanent.

Avec nos deux tentes canadiennes nous passons presque pour des martiens. On trouve bien sûr de grands campings cars, mais comme cela n’est pas suffisant pour certains, on peut admirer des cars équipés comme camping car. Mais comme cela n’est pas suffisant, les cars ont certaines parois qui s’écartent à l’arrêt pour agrandir l’espace. Mais comme cela n’est pas suffisant et pas trop pratique pour aller en ville, on y accroche derrière un petit 4x4 (petit en effet par rapport au car, mais respectable quand même, faut ce qu’il faut). Bref, une autre culture. Un charmant monsieur près de notre emplacement (qui nous enfumera une demi-heure heure le matin suivant pour faire chauffer son attelage) m’explique que c’est vraiment spacieux, ce dont je ne doutais pas, et que si un enfant en plein trajet a une envie de prendre une douche, ou de se dégourdir les jambes, il n’y a pas de problème. Bon, le fait qu’il voyageait en couple uniquement et que pour faire un footing ou prendre une douche on a toujours la possibilité d’attendre un peu, force est de constater que sous le label de camping on ne parlait pas de la même chose. Seuls hics à l’affaire, le tout est une hérésie écologique et plus pragmatiquement c’est un gouffre à essence qui commençait à l’inquiéter au prix de l’essence d’alors (juillet 08, l’essence était au plus haut – 1, 4 $).

Après une douce nuit réparatrice, nous nous levons tôt pour LA journée balade. six mois d’entrainement pour être en mesure d’assurer sur ce parcours sélectif : Crypt Lake Trail

Départ en bateau, seul moyen d’accès.


18 kilomètres avec 700 m de dénivelé et surtout retour en bateau à 17h30 impérativement sinon il en coûte encore une bonne dizaine de kilomètres de nage pour regagner sa tente. Dès le départ du trail nous prenons une variante vers une chute d’eau. Comme nous n’avions pas tilté sur le fait que nous pouvions rejoindre le chemin principal à partir des chutes (belles mais nous en verrons d’autres), l’aller retour nous a ajouté trois kilomètres. Le chemin est à la hauteur de nos espérances. Forte pente, forêt aux grands conifères, puis terrain franchement rocailleux se succèdent.

La mi-parcours est marquée par de très belles chutes d’eau que nous verrons ensuite d’en haut.


Les derniers kilomètres sont plus sportifs avec la traversée d’une zone à pic suivie d’un tunnel. Lac enchanteur au milieu d’un décor enneigé.

Les jambes restent alertes mais il reste encore toute la descente à effectuer. Comme tout cela semblait bien facile, la pluie s’en est mêlée. Les belles giboulées durant le retour n’ont pas entamé notre détermination et c’est sous le soleil retrouvé et après être repassés par nos chutes du départ (très belles sous l’angle de la descente), que nous sommes arrivés au ponton une bonne demie heure en avance. Les muscles n’ont pas trop soufferts après les 22 kilomètres parcourus, mais il ne fallut pas ce soir là insister beaucoup pour que chacun retrouve son duvet.

Lac Louise
Grosse route pour rejoindre le camping du lac Louise : 4h30 entre forêts et monts qui sont maintenant notre quotidien. De quoi remplir nos cartes mémoire assurément en tous cas.





à suivre bientôt: Lac Louise, Jasper et en route vers la pointe de l'Alaska et l'île de Vancouver!

Pour accéder à la deuxième partie: http://voyageforum.com/...ost=2597939;#2597939
De Yellowstone à Las Vegas en août/septembre 2008 (3e partie) English translation pending
2 septembre :
Lever de bonne heure. Petit déjeuner bien meilleur que la fois précédente. Cette fois ci, je n’ai pas demandé de conseil à mon hôtelier. Je roule vers Zion. Au programme du jour : Left Fork of North Creek, randonnée plus connue sous le nom de « The Subway ». Comme CBN et CBS, c’est une rando à permis. J’ai réservé le mien sur internet quasiment la veille de mon départ suite à l’inondation du canyon Havasupai qui m’a obligé à revoir complètement cette partie du voyage. J'arrive à Zion que je traverse d'est en ouest avant de remonter au nord sur la Kolob Terrace road.

Sur la Kolob Terrace Road.
Début de la randonnée : descente dans le canyon.
C’est une longue et difficile randonnée. Le sentier n’est pas très bien défini. Souvent il disparaît et passe régulièrement d’un côté à l’autre du torrent. Sans parler des amas de rochers à franchir. Mais il fait très beau et je me sens en pleine forme. Au bout de deux heures commencent à apparaître les premières cascades rouges mais le Subway est encore loin. Photographiquement parlant, je regrette de ne pas avoir de filtre neutre assez opaque. J’ai vissé ensemble un ND4 et un ND8 mais ça n’est pas suffisant pour des photos de filé d’eau en pleine lumière. Bon, c’est joli quand même, non ?





J’arrive enfin au Subway. Lieu fascinant, d’autant que je m’y retrouve tout seul. Quelle atmosphère incroyable ! On se croirait dans une sorte de sanctuaire. En plus, cette fois, j’ai pensé à prendre des sandwiches. Je ne rentrerais donc pas en rampant.

Je reste sur place une bonne demi-heure. J’aurais bien aimé découvrir la partie haute mais pas moyen d’y accéder.




Le retour est très long. Je rattrape un trio de femmes assez âgées qui, quoique visiblement habituées à randonner, sont un peu perdues. Je les aide à retrouver le sentier, puis je repars en avant, me sentant un peu coupable de les abandonner à leur sort.

Longtemps après, dans la grande remontée vers le haut du canyon où se termine la rando, je me retourne pour voir si je les aperçois. Je crois deviner leurs silhouettes au loin. En arrivant au parking, deux hommes du même âge me demandent si je n’ai pas croisé trois femmes d’âges murs sur mon chemin. Je leur confirme le fait. Mine de rien ça me rassure : si elles ne sont pas de retour avant la nuit, il y aura au moins quelqu’un pour lancer les recherches.
Je passe la nuit au El Rio. La chambre d’à côté est occupée par deux citoyens suisses que j’avais croisés dans la Wave quelques jours auparavant. L’ouest est décidément tout petit (et les restaurants de Springdale très chers).
3 septembre :
Je me lève à nouveau très tôt. Les photos de Thierry sur ouestusa.fr m’ont donné très envie de faire la West Rim Trail. Problème : il faut disposer de deux véhicules et deux conducteurs ou bien se faire conduire sur place par quelqu’un d’autre. Je me renseigne auprès des différents guides du coin mais aucun n’a prévu de navette pour s’y rendre aujourd’hui. Je suis obligé de renoncer. Je me décide pour une incursion dans les Narrows. Un tas de monde au départ, il y en aura beaucoup moins quelques centaines de mètres plus loin.

Je range mes affaires dans un sac étanche et enfile mes chaussures de plastique. Wouaff ! L’eau est glacée ! En m’aidant de mon trépied comme canne, j’avance prudemment car les trous sont nombreux et l’eau est assez haute, sans doute à cause des récents orages. De temps à autre, je fais un arrêt photo. C’est tout un chantier que de poser le trépied, sortir l’appareil du sac, prendre le cliché et recommencer l’opération à l’envers. Mais je suis content d’avoir pris ces précautions quand je me retrouve à basculer en arrière suite à un malencontreux faux pas.




Au bout d’une heure, je commence à en avoir marre de risquer la catastrophe à chaque pas. Je décide de faire demi-tour. Je ne suis pas allé aussi loin que je l’aurais souhaité mais je manque un peu de courage aujourd’hui (ce que l’après midi va d’ailleurs confirmer). Un petit habitant des lieux me souhaite bienvenue sur la terre ferme.

Après un onéreux mais succulent repas de composé de barbecue ribbs, je me lance dans Angel’s Landing.

Cette fois ci, la rando est plus que balisée. C’est un véritable ruban d’asphalte qui me mène au sommet. Du moins jusqu’à ce que débute la montée finale vers Angel’s landing.


J’y vais ? j’y vais pas ? Franchement, ce truc me fout la trouille. Je teste la solidité de la chaine et je me rends compte que je suis méchamment sujet au vertige. En plus, il y a pas mal de vent. Je me lance tout de même. Je ne suis pas venu jusque là pour faire demi tour, merde ! J’arrive à un petit col fort opportunément nommé (je l’apprendrais plus tard) « le col des dégonflés ». Je tente d’aller plus loin mais je me sens pas très en confiance. Carrément plaqué contre la paroi, je décide piteusement de renoncer. Je décide néanmoins de ne pas redescendre tout de suite et d'aller faire quelques pas sur le West rim trail qui se termine ici et dispense quelques vues spectaculaires.


Pour couronner cette glorieuse journée, je décide d’acheter quelques cartes postales dans la galerie de Michael Fatali, célèbre photographe de l’ouest. Je lis : 1.00 $ la carte, 3.00 $ les cinq. Je me rends à la caisse. Je tends mes cinq cartes. - Vous êtes sûr ? me demande la caissière. - Ben, oui. - Alors c’est 300 $. J’ai bien entendu, et vous avez bien lu. Il fallait comprendre cent dollar la carte, format 10 / 15 cm. Sans blague ! Il se prend pour Michel-Ange ou quoi, celui là ? Je ne suis pas le premier à me faire avoir si j’en juge l’air compréhensif de la caissière. Je vais précautionneusement reposer les cartes dans leur présentoir. Fatali de malheur, tu n’auras pas mon fric !
Au final, le bilan du jour est, comment dirais-je… mitigé : un ratage, deux renoncements et une arnaque.
04 septembre :
Dernier lever à Zion et une ultime randonnée au programme de la matinée : Middle fork of Taylor creek. Une petite marche de deux heures aller retour. De la rigolade. Pas la plus chouette des randos non plus, même si le final ne manque pas de grandeur.


Midi, il me faut maintenant rejoindre Vegas. La route est assez rapide et je me gare en milieu d’après midi au parking du LUXOR.

Pas grand chose à dire sur le reste de la journée qui consiste en une promenade sur le Strip et dans les casinos, rythmé par trois spectacles des fontaines du Bellagio que j’adore. Un truc me choque : le nombre de grues et de constructions en cours un peu partout. C’est plus la capitale du jeu mais celle des travaux publics.
Le Hall d'arrivée du LUXOR.




C'est la fête au Flamingo !



Je me couche assez tôt (pour Vegas). Cette ville, je suis toujours content d’y arriver mais, à chaque fois, j’en ai ma claque au bout de quelques heures.
05 septembre :
Matinée passée dans la piscine du Luxor. Un peu de brasse coulée, un peu de crawl, la routine, quoi !

Puis, quelques pas dans l'hôtel et promenade sur le Strip ainsi que dans quelques casinos pas vus la veille, Wynn, Palazzo, etc.




Très vite, le syndrome Vegas me reprend. J’ai envie de sortir de cette ville. Ca tombe bien, j’avais prévu de passer l’après midi dans la Valley of Fire. Je me rends d’abord au visitor center. Je tombe sur un car de français, membres du CE d’une quelconque entreprise, qui semblent éberlués à l’idée que je puisse voyager seul. Puis c’est une exploration du secteur de Rainbow Vista qui tourne un peu court. Il fait une chaleur à crever. Je renonce à suivre toutes les pistes indiquées par PTS. Je gagne un secteur ombragé et je m’accorde une petite sieste. Je me redresse aux alentours de 17h00. Le soleil et maintenant à la bonne hauteur pour partir vers l’objectif avoué de cette journée : réaliser le White Domes loop trail au coucher du soleil. Je parcours la route courte mais magnifique, une des plus belles de l’ouest à mon avis, qui va de Rainbow vista aux White Domes.


Le parking est vide, pas étonnant à cette heure. Je commence la promenade (parler de randonnée serait un tantinet exagéré). Je manque de me tordre la cheville au même endroit que l’année dernière. Exactement sur le même rocher. « Etonnant, non ? », dirait monsieur Cyclopède. « Tordant ! », répondrait l’amateur de calembours. La ballade est belle. Plein de jolies couleurs, un petit slot canyon, de grandes perspectives qui filent vers l’horizon. L’ouest en résumé. J’adore décidément cet endroit et le coucher de soleil est à la hauteur.







La nuit est tombée lorsque je rentre à Vegas. Je n’ai pas prévu d’hôtel pour ce soir. J’ai mon vol de retour dans la matinée et je me suis dit qu’une nuit blanche à Vegas clôturerait ce voyage de la meilleure façon. Je me gare au Stratosphère et je monte au dernier étage pour quelques photos aériennes de la ville illuminée. L'interdiction d'apporter un trépied là-haut rend la photo difficile. je me débrouille avec les moyens du bord en m'appuyant contre une lunette d'observation.



Je me rends compte que je suis vraiment très fatigué et que cette nuit blanche est encore une idée à la con. De là haut, je repère un petit motel à deux pas du Stratosphère. Je redescends y prendre une chambre. Je n’ai même plus envie d’aller faire un tour à Freemont street comme je l’avais planifié. Le problème de ces petits motels Végassiens, c’est que leur population est assez haute en couleur. On y croise principalement flambeurs impénitents, femmes de petite vertu aux tarifs modérés et amateurs de substances plus ou moins prohibées. Et justement, j’ai l’impression qu’il y a un peu de tout cela dans la chambre d’à côté. Heureusement que j’ai le sommeil lourd.
06 septembre :
7 heures. Je sors de ma chambre. Le type de la chambre d’à côté ouvre sa porte à mon passage. Complètement à poil, le mec. Vu la nuit qu’il semble avoir passé, il a de la ressource pour être debout à cette heure. Manquerait plus qu’il me reproche de l’avoir réveillé !
Je traine un peu dans la Freemont street. Puis je me trompe de route pour aller à l’aéroport. Heureusement que j’ai de la marge.
La fille qui enregistre mes bagages a un livre de grammaire française posé sur son comptoir. Elle se prépare à partir en vacances à Paris.
Je décolle en fin de matinée sous le soleil.

La première partie du vol est magnifique. Sans que j’aie eu à lui demander, le pilote nous fait survoler plusieurs des sites que j’ai visités, me permettant ainsi de les revoir une ultime fois. Ces américains sont décidément d’une sollicitude à toute épreuve. Admirez dans l’ordre la Valley of Fire, Navajo Bridge, Page (avec Antelope Canyon sur sa droite), le lake Powell et les méandres de Gooseneck.




Note : remarquez Antelope Canyon qui serpente à la droite de la ville (en bas à gauche de l'image).

Sur ce, je vous donne rendez-vous à l'année prochaine puisque je vais repartir avec une troupe de huit personnes. Eh oui, le problème de toutes ces jolies photos qu’on fait là bas, c’est que ça encourage les vocations… So Long. JD
Remerciement à tous ceux dont les conseils m'ont été précieux pour la préparation de ce voyage, au premier rang desquels Thierry alias Wavemaster et son formidable et indispensable site : "Ouestusa.fr", Philippe alias Sedonax pour m'avoir mis sur la piste de Paria Outpost (entre autres conseils avisés), Jean-Luc alias Vazyvite dont le site du même nom m'a fait passer de bons moments. Il y en a plein d'autres, ils se reconnaîtront.
Et merci également à Pascale alias Kashtin qui m'a encouragé à réaliser ce carnet de voyage et sans qui il ne serait sans doute pas fait.
Lever de bonne heure. Petit déjeuner bien meilleur que la fois précédente. Cette fois ci, je n’ai pas demandé de conseil à mon hôtelier. Je roule vers Zion. Au programme du jour : Left Fork of North Creek, randonnée plus connue sous le nom de « The Subway ». Comme CBN et CBS, c’est une rando à permis. J’ai réservé le mien sur internet quasiment la veille de mon départ suite à l’inondation du canyon Havasupai qui m’a obligé à revoir complètement cette partie du voyage. J'arrive à Zion que je traverse d'est en ouest avant de remonter au nord sur la Kolob Terrace road.

Sur la Kolob Terrace Road.
Début de la randonnée : descente dans le canyon.C’est une longue et difficile randonnée. Le sentier n’est pas très bien défini. Souvent il disparaît et passe régulièrement d’un côté à l’autre du torrent. Sans parler des amas de rochers à franchir. Mais il fait très beau et je me sens en pleine forme. Au bout de deux heures commencent à apparaître les premières cascades rouges mais le Subway est encore loin. Photographiquement parlant, je regrette de ne pas avoir de filtre neutre assez opaque. J’ai vissé ensemble un ND4 et un ND8 mais ça n’est pas suffisant pour des photos de filé d’eau en pleine lumière. Bon, c’est joli quand même, non ?





J’arrive enfin au Subway. Lieu fascinant, d’autant que je m’y retrouve tout seul. Quelle atmosphère incroyable ! On se croirait dans une sorte de sanctuaire. En plus, cette fois, j’ai pensé à prendre des sandwiches. Je ne rentrerais donc pas en rampant.

Je reste sur place une bonne demi-heure. J’aurais bien aimé découvrir la partie haute mais pas moyen d’y accéder.




Le retour est très long. Je rattrape un trio de femmes assez âgées qui, quoique visiblement habituées à randonner, sont un peu perdues. Je les aide à retrouver le sentier, puis je repars en avant, me sentant un peu coupable de les abandonner à leur sort.

Longtemps après, dans la grande remontée vers le haut du canyon où se termine la rando, je me retourne pour voir si je les aperçois. Je crois deviner leurs silhouettes au loin. En arrivant au parking, deux hommes du même âge me demandent si je n’ai pas croisé trois femmes d’âges murs sur mon chemin. Je leur confirme le fait. Mine de rien ça me rassure : si elles ne sont pas de retour avant la nuit, il y aura au moins quelqu’un pour lancer les recherches.
Je passe la nuit au El Rio. La chambre d’à côté est occupée par deux citoyens suisses que j’avais croisés dans la Wave quelques jours auparavant. L’ouest est décidément tout petit (et les restaurants de Springdale très chers).
3 septembre :
Je me lève à nouveau très tôt. Les photos de Thierry sur ouestusa.fr m’ont donné très envie de faire la West Rim Trail. Problème : il faut disposer de deux véhicules et deux conducteurs ou bien se faire conduire sur place par quelqu’un d’autre. Je me renseigne auprès des différents guides du coin mais aucun n’a prévu de navette pour s’y rendre aujourd’hui. Je suis obligé de renoncer. Je me décide pour une incursion dans les Narrows. Un tas de monde au départ, il y en aura beaucoup moins quelques centaines de mètres plus loin.

Je range mes affaires dans un sac étanche et enfile mes chaussures de plastique. Wouaff ! L’eau est glacée ! En m’aidant de mon trépied comme canne, j’avance prudemment car les trous sont nombreux et l’eau est assez haute, sans doute à cause des récents orages. De temps à autre, je fais un arrêt photo. C’est tout un chantier que de poser le trépied, sortir l’appareil du sac, prendre le cliché et recommencer l’opération à l’envers. Mais je suis content d’avoir pris ces précautions quand je me retrouve à basculer en arrière suite à un malencontreux faux pas.




Au bout d’une heure, je commence à en avoir marre de risquer la catastrophe à chaque pas. Je décide de faire demi-tour. Je ne suis pas allé aussi loin que je l’aurais souhaité mais je manque un peu de courage aujourd’hui (ce que l’après midi va d’ailleurs confirmer). Un petit habitant des lieux me souhaite bienvenue sur la terre ferme.

Après un onéreux mais succulent repas de composé de barbecue ribbs, je me lance dans Angel’s Landing.

Cette fois ci, la rando est plus que balisée. C’est un véritable ruban d’asphalte qui me mène au sommet. Du moins jusqu’à ce que débute la montée finale vers Angel’s landing.


J’y vais ? j’y vais pas ? Franchement, ce truc me fout la trouille. Je teste la solidité de la chaine et je me rends compte que je suis méchamment sujet au vertige. En plus, il y a pas mal de vent. Je me lance tout de même. Je ne suis pas venu jusque là pour faire demi tour, merde ! J’arrive à un petit col fort opportunément nommé (je l’apprendrais plus tard) « le col des dégonflés ». Je tente d’aller plus loin mais je me sens pas très en confiance. Carrément plaqué contre la paroi, je décide piteusement de renoncer. Je décide néanmoins de ne pas redescendre tout de suite et d'aller faire quelques pas sur le West rim trail qui se termine ici et dispense quelques vues spectaculaires.


Pour couronner cette glorieuse journée, je décide d’acheter quelques cartes postales dans la galerie de Michael Fatali, célèbre photographe de l’ouest. Je lis : 1.00 $ la carte, 3.00 $ les cinq. Je me rends à la caisse. Je tends mes cinq cartes. - Vous êtes sûr ? me demande la caissière. - Ben, oui. - Alors c’est 300 $. J’ai bien entendu, et vous avez bien lu. Il fallait comprendre cent dollar la carte, format 10 / 15 cm. Sans blague ! Il se prend pour Michel-Ange ou quoi, celui là ? Je ne suis pas le premier à me faire avoir si j’en juge l’air compréhensif de la caissière. Je vais précautionneusement reposer les cartes dans leur présentoir. Fatali de malheur, tu n’auras pas mon fric !
Au final, le bilan du jour est, comment dirais-je… mitigé : un ratage, deux renoncements et une arnaque.
04 septembre :
Dernier lever à Zion et une ultime randonnée au programme de la matinée : Middle fork of Taylor creek. Une petite marche de deux heures aller retour. De la rigolade. Pas la plus chouette des randos non plus, même si le final ne manque pas de grandeur.


Midi, il me faut maintenant rejoindre Vegas. La route est assez rapide et je me gare en milieu d’après midi au parking du LUXOR.

Pas grand chose à dire sur le reste de la journée qui consiste en une promenade sur le Strip et dans les casinos, rythmé par trois spectacles des fontaines du Bellagio que j’adore. Un truc me choque : le nombre de grues et de constructions en cours un peu partout. C’est plus la capitale du jeu mais celle des travaux publics.
Le Hall d'arrivée du LUXOR.



C'est la fête au Flamingo !


Je me couche assez tôt (pour Vegas). Cette ville, je suis toujours content d’y arriver mais, à chaque fois, j’en ai ma claque au bout de quelques heures.
05 septembre :
Matinée passée dans la piscine du Luxor. Un peu de brasse coulée, un peu de crawl, la routine, quoi !

Puis, quelques pas dans l'hôtel et promenade sur le Strip ainsi que dans quelques casinos pas vus la veille, Wynn, Palazzo, etc.




Très vite, le syndrome Vegas me reprend. J’ai envie de sortir de cette ville. Ca tombe bien, j’avais prévu de passer l’après midi dans la Valley of Fire. Je me rends d’abord au visitor center. Je tombe sur un car de français, membres du CE d’une quelconque entreprise, qui semblent éberlués à l’idée que je puisse voyager seul. Puis c’est une exploration du secteur de Rainbow Vista qui tourne un peu court. Il fait une chaleur à crever. Je renonce à suivre toutes les pistes indiquées par PTS. Je gagne un secteur ombragé et je m’accorde une petite sieste. Je me redresse aux alentours de 17h00. Le soleil et maintenant à la bonne hauteur pour partir vers l’objectif avoué de cette journée : réaliser le White Domes loop trail au coucher du soleil. Je parcours la route courte mais magnifique, une des plus belles de l’ouest à mon avis, qui va de Rainbow vista aux White Domes.


Le parking est vide, pas étonnant à cette heure. Je commence la promenade (parler de randonnée serait un tantinet exagéré). Je manque de me tordre la cheville au même endroit que l’année dernière. Exactement sur le même rocher. « Etonnant, non ? », dirait monsieur Cyclopède. « Tordant ! », répondrait l’amateur de calembours. La ballade est belle. Plein de jolies couleurs, un petit slot canyon, de grandes perspectives qui filent vers l’horizon. L’ouest en résumé. J’adore décidément cet endroit et le coucher de soleil est à la hauteur.







La nuit est tombée lorsque je rentre à Vegas. Je n’ai pas prévu d’hôtel pour ce soir. J’ai mon vol de retour dans la matinée et je me suis dit qu’une nuit blanche à Vegas clôturerait ce voyage de la meilleure façon. Je me gare au Stratosphère et je monte au dernier étage pour quelques photos aériennes de la ville illuminée. L'interdiction d'apporter un trépied là-haut rend la photo difficile. je me débrouille avec les moyens du bord en m'appuyant contre une lunette d'observation.



Je me rends compte que je suis vraiment très fatigué et que cette nuit blanche est encore une idée à la con. De là haut, je repère un petit motel à deux pas du Stratosphère. Je redescends y prendre une chambre. Je n’ai même plus envie d’aller faire un tour à Freemont street comme je l’avais planifié. Le problème de ces petits motels Végassiens, c’est que leur population est assez haute en couleur. On y croise principalement flambeurs impénitents, femmes de petite vertu aux tarifs modérés et amateurs de substances plus ou moins prohibées. Et justement, j’ai l’impression qu’il y a un peu de tout cela dans la chambre d’à côté. Heureusement que j’ai le sommeil lourd.
06 septembre :
7 heures. Je sors de ma chambre. Le type de la chambre d’à côté ouvre sa porte à mon passage. Complètement à poil, le mec. Vu la nuit qu’il semble avoir passé, il a de la ressource pour être debout à cette heure. Manquerait plus qu’il me reproche de l’avoir réveillé !
Je traine un peu dans la Freemont street. Puis je me trompe de route pour aller à l’aéroport. Heureusement que j’ai de la marge.
La fille qui enregistre mes bagages a un livre de grammaire française posé sur son comptoir. Elle se prépare à partir en vacances à Paris.
Je décolle en fin de matinée sous le soleil.

La première partie du vol est magnifique. Sans que j’aie eu à lui demander, le pilote nous fait survoler plusieurs des sites que j’ai visités, me permettant ainsi de les revoir une ultime fois. Ces américains sont décidément d’une sollicitude à toute épreuve. Admirez dans l’ordre la Valley of Fire, Navajo Bridge, Page (avec Antelope Canyon sur sa droite), le lake Powell et les méandres de Gooseneck.




Note : remarquez Antelope Canyon qui serpente à la droite de la ville (en bas à gauche de l'image).
Sur ce, je vous donne rendez-vous à l'année prochaine puisque je vais repartir avec une troupe de huit personnes. Eh oui, le problème de toutes ces jolies photos qu’on fait là bas, c’est que ça encourage les vocations… So Long. JD
Remerciement à tous ceux dont les conseils m'ont été précieux pour la préparation de ce voyage, au premier rang desquels Thierry alias Wavemaster et son formidable et indispensable site : "Ouestusa.fr", Philippe alias Sedonax pour m'avoir mis sur la piste de Paria Outpost (entre autres conseils avisés), Jean-Luc alias Vazyvite dont le site du même nom m'a fait passer de bons moments. Il y en a plein d'autres, ils se reconnaîtront.
Et merci également à Pascale alias Kashtin qui m'a encouragé à réaliser ce carnet de voyage et sans qui il ne serait sans doute pas fait.
De Yellowstone à Las Vegas en août/septembre 2008 (2e partie) English translation pending
29 Août :
Je me lève une fois de plus sous un soleil éclatant. J’ai de la chance cette année. Je ne me presse pas car la lumière idéale pour The Wave se situe autour de midi. Je demande au patron de l’hôtel de m’indiquer un endroit où petit-déjeuner. Il m’envoie chez un pote à lui. Même pas le temps d’y arriver que le gars en question me fait signe à cent mètres depuis son perron. Je rentre dans la dans la salle déserte. On m’accueille comme le messie. « You are sooooooo welcome. » me lance onctueusement la serveuse. Malheureusement, la bouffe n’est pas à la hauteur. Je prends la route vers 9h00. J’ai rempli mon sac de bouteilles d’eau mais j’ai négligé de prendre à manger. Je me dis que le copieux - bien que très moyen - petit déjeuner que je viens d’avaler me suffira pour la journée. Très mauvaise inspiration. J’arrive à l’entrée de la House Rock Valley Road. Une demi-heure de piste plus tard, je me gare au parking de Wire Pass. En route pour l’un des sommets de ce voyage.

Le chemin n’est pas trop difficile, le décor somptueux et les explications du BLM suffisantes pour ne pas s’égarer. La dernière pente de sable qui mène à la Wave est néanmoins terrible sous cette chaleur. Surtout avec un sac à dos plein de flotte.
Note aux futurs visiteurs : ceci représente la dernière ligne droite menant à la Wave dont l'entrée se situe au centre exact de l'image.

J’arrive enfin après une heure trente de marche. Evidemment c’est magnifique, mais ça tout le monde le sait déjà.





Je profite des lieux, prends mes photos, puis décide de me lancer dans l’exploration complète du secteur en suivant les indications de Photographing the Southwest, chapitre rédigé par Sedonax. Je trouve Second Wave, puis grimpe le long de la pente jusqu’à atteindre le sommet de Top Rock. Je suis absolument seul. Quasiment tous les titulaires du permis semblent se contenter d’un aller-retour à la Wave. C’est quand même dommage tant cette zone est fascinante à explorer. Le silence surtout, est impressionnant. Pas un bruit, pas un souffle d’air, pas le moindre cri d’oiseau. Comme si j'avais des boules Quies sauf que j'en ai pas...
J'ai baptisé ce rocher "Le Thouareg"
The "Second Wave".
La twisted country, Depuis le sommet de Top Rock.
Je m’enfonce dans Top Rock, découvre The Grotto et Melody arch.


Je redescends par l’est et débute une marche longue et difficile dans le sable et sous la chaleur de l’après midi pour gagner les North Teepees. Déçu. L’endroit n’en vaut pas la peine.
Au pied des North Teepees
Beaucoup d’efforts plus tard, je suis de retour dans la Wave. Vanné, claqué, lessivé. Heureusement, il y a maintenant de l’ombre au creux de la Wave. Je fais la sieste en essayant de récupérer. Mon but est de remonter sur le premier plateau pour redescendre vers l’ouest afin de découvrir Sand Cove, puis de reprendre la piste du retour en longeant le wash. Je ne trouve pas Sand Cove, trop fatigué pour le chercher. Je commence à penser que j’en ai trop fait et que la marche vers les Teepees m’a été fatale. Je rentre par le petit – et très beau - canyon ombragé qui rejoint le wash. J’y croise un Coyote qui me regarde avec l’air de se demander ce que je fous là. Je suis maintenant tellement épuisé que je me le demande aussi.

Les mètres s’étirent et moi je me traîne. Mon eau est presque épuisée et celle qui reste est brulante. Pas d’autre choix que de continuer à avancer cependant. Je longe l’arrête rocheuse qu’il faut franchir pour basculer vers le sentier. Je ne retrouve pas l’endroit ou je suis passé le matin et je dois descendre sur les fesses. Je retrouve avec peine le sentier final. Plus qu’une grosse demi-heure mais elle va être difficile. Chaque pas est une torture. J’imagine les vautours, sûrement déjà en train de tourner au dessus de moi. Je rejoins le second wash à grand peine. Mon estomac vide se contracte douloureusement. J’ai des fourmis partout dans les bras et les mains. Hypoglycémie. Je ne peux plus avancer. Je m’assois sur un rocher et j’attends. Je suis à moins d’un kilomètre du parking mais je ne peux pas y aller.
Un quart d'heure a passé. J'entends des voix au loin. Des randonneurs qui retournent au parking. Chouette, je vais pouvoir leur demander un peu d'aide. Mais les minutes passent et ils n'arrivent pas. Pourquoi ils n'arrivent pas ? Parce qu'ils ont pris un raccourci. Je les apperçois qui débouchent dans le wash, une centaine de mètres plus loin. j'essaye de les appeler mais ils me tournent le dos et ma voix ne doit pas porter au delà de dix mètres...
Quinze autres minutes plus tard, je me relève. Ca va un peu mieux. Assez pour rejoindre ma voiture. En avant pour la demi-heure de piste. Un petit stop à mi-chemin pour tenter de vomir . Problème : je n’ai rien à vomir. Je rejoins la route et file vers Page.
Je m’arrête à la première station service que je croise et je me précipite au rayon des boissons sucrées. Je m’installe une perfusion de boisson fraiche et sucrée. Je revis un peu. J’arrive à Page. Le soir est tombé.
Bashfull Bob m’a laissé ma clé sur la porte avec un petit mot. Je m’écroule sur le canapé. Je trouve une retransmission de l’US Open de tennis à la télé. Je n’ai même pas la force de sortir manger quelque chose. Je reste allongé à regarder Andy Roddick faire son show.
30 Août :
Petit déjeuner au MacDo. J’avais prévu une visite à Yellow Rock aujourd’hui mais après le fiasco de l’autre jour je ne vais pas aller m’y refoutre. Pas avec cette voiture là en tout cas. Et puis le contre coup de la journée d’hier est sévère. Je me sens incapable de mettre un pied devant l’autre. J’opte pour un tour à Lee’s Ferry. Je stoppe à Navajo Bridge faire quelques pas. Une escouade de Bikers Allemands encombre le parking.


Je poursuis vers Lee’s Ferry. Je n’y reste pas longtemps non plus. Dès que je fais trois pas en dehors de ma voiture, l’épuisement me reprend aussitôt. Je retourne sur Page. Je vais manger dans une pizzeria de la zone du lac. On se retrouve à 5 français dans la salle sur 7 clients. On se regroupe autour d’une même table et on se raconte nos aventures. Sympa.
Après le repas, je vais faire un tour à Lone Rock, puis je poursuis ma route jusqu’à Paria Outpost. J’ai réservé avec eux pour le lendemain une excursion combinant Coyote Buttes South et White Pockett. Je m’inquiète pour le temps car on annonce des orages. Steve, le guide, me rassure. Selon lui, les orages passeront plus au nord. Je rentre au motel.
Je reste avachi le reste d’après midi devant l’US Open. Andy Roddick continue dans le tournoi en battant Ernests Gulbis. Je sors en fin de journée pour aller assister au coucher du soleil à Horseshoes Bend. Toujours aussi impressionnant

31 Août :
Merde, il pleut. Ca semble compromis la petite expédition avec Paria Outpost. Je m’y rends pourtant à l’heure prévue. Steve, le roi de la prédiction météo, porte un regard sombre vers l’horizon qui ne l’est pas moins. La journée est foutue. Il me propose de changer mon permis pour le lendemain. J’accepte. Je devais aller à Grand Canyon North Rim mais j’ai tellement envie de voir CBS et White Pockett que je décide de changer mon programme. En attendant, je me demande bien ce que je vais faire aujourd’hui. J’opte pour une ballade à Monument Valley que je n’ai pas vu depuis 15 ans. L’orage est concentré à l’ouest et MV est situé plein est. Ca fait bien 2h30 de route quand même… Mais le ciel est plus clair de ce côté. La journée ne sera donc pas complètement gâchée.

J’y arrive en début d’après midi. Un trio de filles russes se fait photographier sur les deux célèbres rochers qui marquent l’entrée du site. J’attends pendant un moment qu’elles en descendent pour faire ma photo à moi. Je suis finalement obligé de leur demander une trêve. J’avais déjà remarqué le truc l’année dernière à Arche avec un duo de sylphides moscovites. Les jeunes russes, surtout de sexe féminin, sont les touristes les plus redoutables qu’on puisse rencontrer. Capables de poser interminablement devant des merveilles dont elles semblent se foutre complètement. Les japonais à côté, c’est de la gnognotte. D’ailleurs, chez les japonais, ce qui tue, c’est le nombre. Ils fondent sur un site touristique comme un nuage de sauterelles sur un champ de céréales. Alors qu’il suffit d’un trio de nanas russes pour vous pourrir un site une journée entière.


N’empêche, elles sont plutôt sexy ces trois connes…
Je fais le tour classique dans la vallée mais l’orage finit par me rattraper en milieu de visite. Se trouver dans un site pareil par temps d’orage n’est d’ailleurs pas dénué de charme. Et il suffit d’attendre que ça passe. Pour les photos, par contre, c’est pas le top.




Une fois revenu au Visitor center, je décide de poursuivre jusqu’à Gooseneck state park que je ne connais pas. La route est très belle le long des étranges falaises au nord de Mexican Hat

Gooseneck state park
Elle n’est pas mal non plus celle qui revient vers Monument Valley depuis Mexican Hat. Anthologique, pour le moins. Juste penser à ne pas se faire aplatir en prenant la photo.


1er septembre :
Le soleil est revenu, à l’exception d’une ligne orageuse vers l’ouest. J’espère qu’elle ne viendra pas nous gâcher cette journée qui s’annonce passionnante. Je retrouve deux citoyens allemands, Claudia et (nom germanique extrêmement compliqué à retenir) qui vont partager l’excursion avec moi. Très sympas tous les deux. C’est Susan, la compagne de Steve, qui fait le guide aujourd’hui et elle nous embarque dans son gros GMC vers neuf heures en direction des Coyote Buttes South. Le chemin est long et je comprends que beaucoup hésitent à s’y rendre seul. Il y a en effet de quoi s’égarer ou s’ensabler, voire les deux à la fois.

Premier arrêt de quelques minutes seulement près de Paw Hole, puis nous repartons. Nous passons plusieurs portails et, une demi-heure plus tard, nous nous garons sur l’aire de parking de Cottonwood Cove. C’est parti pour une matinée d’exploration de cet endroit extraordinaire.




Je suis encore plus emballé que par The Wave. Ici, c’est un festival de formes insensées et de couleurs bigarrées. La roche prend parfois la fragilité de la dentelle et d’étranges lignes mauves dessinent des courses folles à travers ce sublime chaos. Et l’orage qui passe au loin fabrique des contrastes magnifique avec les dunes de sandstone illuminées par le soleil du matin. Mais laissons plutôt parler les images…



The "Third Wave"

Celle là, je l'ai appelée "The Creature"
Mes co-randonneurs sont aussi enthousiastes que moi et Susan prend le temps de nous faire découvrir l’endroit dans ses moindres détails. Elle nous fait admirer des flèches indiennes fossilisées qu’elle cache ensuite précieusement pour pouvoir les montrer aux prochains visiteurs




Nous retournons au GMC pour le pique nique du midi, fourni par notre guide. Copieux et pas mauvais. En début d’après-midi, nous partons pour White Pocket, situé à une heure de piste de là. Très différent de CBS mais avec des spots d’anthologie. L’endroit le plus torturé de l’ouest selon Thierry Lagarde alias Wavemaster, le créateur de ouestusa.fr. Je dois reconnaitre qu’il n’a pas tort.




Nous croisons un petit rattlesnake caché dans une anfractuosité de la roche. Ce petit salopard n’a même pas peur de nous. Puis nous nous dirigeons vers le bien nommé "Ice Cream Rock".



Nous faisons le tour du site en une heure trente environ, puis c’est le retour vers Paria Outpost qui nous prendra deux bonnes heures. Il est 18 heures lorsque nous arrivons et Steve nous a préparé un repas pantagruélique. Pas d’une grande finesse, cependant. A Paria Outpost, on n’est pas trop nouvelle cuisine. Nous prenons congé vers 19 heures. Je retourne sur Kanab et le Bob Bon Inn motel après trois nuits passées à Page. Superbe journée, la plus belle depuis le début, et partagée avec des compagnons d’équipée extrêmement sympathiques. Je fais d'ors-et-déjà que le projet d'y retourner, accompagné d'amis et par mes propres moyens, mais sur deux jours pour y passer une nuit.
Pour le retour au début, c'est par là : http://voyageforum.com/...8_partie_1_D2574382/ Pour la suite, c'est ici : http://voyageforum.com/..._3e_partie_D2576998/
Je me lève une fois de plus sous un soleil éclatant. J’ai de la chance cette année. Je ne me presse pas car la lumière idéale pour The Wave se situe autour de midi. Je demande au patron de l’hôtel de m’indiquer un endroit où petit-déjeuner. Il m’envoie chez un pote à lui. Même pas le temps d’y arriver que le gars en question me fait signe à cent mètres depuis son perron. Je rentre dans la dans la salle déserte. On m’accueille comme le messie. « You are sooooooo welcome. » me lance onctueusement la serveuse. Malheureusement, la bouffe n’est pas à la hauteur. Je prends la route vers 9h00. J’ai rempli mon sac de bouteilles d’eau mais j’ai négligé de prendre à manger. Je me dis que le copieux - bien que très moyen - petit déjeuner que je viens d’avaler me suffira pour la journée. Très mauvaise inspiration. J’arrive à l’entrée de la House Rock Valley Road. Une demi-heure de piste plus tard, je me gare au parking de Wire Pass. En route pour l’un des sommets de ce voyage.

Le chemin n’est pas trop difficile, le décor somptueux et les explications du BLM suffisantes pour ne pas s’égarer. La dernière pente de sable qui mène à la Wave est néanmoins terrible sous cette chaleur. Surtout avec un sac à dos plein de flotte.
Note aux futurs visiteurs : ceci représente la dernière ligne droite menant à la Wave dont l'entrée se situe au centre exact de l'image.
J’arrive enfin après une heure trente de marche. Evidemment c’est magnifique, mais ça tout le monde le sait déjà.





Je profite des lieux, prends mes photos, puis décide de me lancer dans l’exploration complète du secteur en suivant les indications de Photographing the Southwest, chapitre rédigé par Sedonax. Je trouve Second Wave, puis grimpe le long de la pente jusqu’à atteindre le sommet de Top Rock. Je suis absolument seul. Quasiment tous les titulaires du permis semblent se contenter d’un aller-retour à la Wave. C’est quand même dommage tant cette zone est fascinante à explorer. Le silence surtout, est impressionnant. Pas un bruit, pas un souffle d’air, pas le moindre cri d’oiseau. Comme si j'avais des boules Quies sauf que j'en ai pas...
J'ai baptisé ce rocher "Le Thouareg"
The "Second Wave".
La twisted country, Depuis le sommet de Top Rock.Je m’enfonce dans Top Rock, découvre The Grotto et Melody arch.



Je redescends par l’est et débute une marche longue et difficile dans le sable et sous la chaleur de l’après midi pour gagner les North Teepees. Déçu. L’endroit n’en vaut pas la peine.
Au pied des North TeepeesBeaucoup d’efforts plus tard, je suis de retour dans la Wave. Vanné, claqué, lessivé. Heureusement, il y a maintenant de l’ombre au creux de la Wave. Je fais la sieste en essayant de récupérer. Mon but est de remonter sur le premier plateau pour redescendre vers l’ouest afin de découvrir Sand Cove, puis de reprendre la piste du retour en longeant le wash. Je ne trouve pas Sand Cove, trop fatigué pour le chercher. Je commence à penser que j’en ai trop fait et que la marche vers les Teepees m’a été fatale. Je rentre par le petit – et très beau - canyon ombragé qui rejoint le wash. J’y croise un Coyote qui me regarde avec l’air de se demander ce que je fous là. Je suis maintenant tellement épuisé que je me le demande aussi.

Les mètres s’étirent et moi je me traîne. Mon eau est presque épuisée et celle qui reste est brulante. Pas d’autre choix que de continuer à avancer cependant. Je longe l’arrête rocheuse qu’il faut franchir pour basculer vers le sentier. Je ne retrouve pas l’endroit ou je suis passé le matin et je dois descendre sur les fesses. Je retrouve avec peine le sentier final. Plus qu’une grosse demi-heure mais elle va être difficile. Chaque pas est une torture. J’imagine les vautours, sûrement déjà en train de tourner au dessus de moi. Je rejoins le second wash à grand peine. Mon estomac vide se contracte douloureusement. J’ai des fourmis partout dans les bras et les mains. Hypoglycémie. Je ne peux plus avancer. Je m’assois sur un rocher et j’attends. Je suis à moins d’un kilomètre du parking mais je ne peux pas y aller.
Un quart d'heure a passé. J'entends des voix au loin. Des randonneurs qui retournent au parking. Chouette, je vais pouvoir leur demander un peu d'aide. Mais les minutes passent et ils n'arrivent pas. Pourquoi ils n'arrivent pas ? Parce qu'ils ont pris un raccourci. Je les apperçois qui débouchent dans le wash, une centaine de mètres plus loin. j'essaye de les appeler mais ils me tournent le dos et ma voix ne doit pas porter au delà de dix mètres...
Quinze autres minutes plus tard, je me relève. Ca va un peu mieux. Assez pour rejoindre ma voiture. En avant pour la demi-heure de piste. Un petit stop à mi-chemin pour tenter de vomir . Problème : je n’ai rien à vomir. Je rejoins la route et file vers Page.
Je m’arrête à la première station service que je croise et je me précipite au rayon des boissons sucrées. Je m’installe une perfusion de boisson fraiche et sucrée. Je revis un peu. J’arrive à Page. Le soir est tombé.
Bashfull Bob m’a laissé ma clé sur la porte avec un petit mot. Je m’écroule sur le canapé. Je trouve une retransmission de l’US Open de tennis à la télé. Je n’ai même pas la force de sortir manger quelque chose. Je reste allongé à regarder Andy Roddick faire son show.
30 Août :
Petit déjeuner au MacDo. J’avais prévu une visite à Yellow Rock aujourd’hui mais après le fiasco de l’autre jour je ne vais pas aller m’y refoutre. Pas avec cette voiture là en tout cas. Et puis le contre coup de la journée d’hier est sévère. Je me sens incapable de mettre un pied devant l’autre. J’opte pour un tour à Lee’s Ferry. Je stoppe à Navajo Bridge faire quelques pas. Une escouade de Bikers Allemands encombre le parking.


Je poursuis vers Lee’s Ferry. Je n’y reste pas longtemps non plus. Dès que je fais trois pas en dehors de ma voiture, l’épuisement me reprend aussitôt. Je retourne sur Page. Je vais manger dans une pizzeria de la zone du lac. On se retrouve à 5 français dans la salle sur 7 clients. On se regroupe autour d’une même table et on se raconte nos aventures. Sympa.
Après le repas, je vais faire un tour à Lone Rock, puis je poursuis ma route jusqu’à Paria Outpost. J’ai réservé avec eux pour le lendemain une excursion combinant Coyote Buttes South et White Pockett. Je m’inquiète pour le temps car on annonce des orages. Steve, le guide, me rassure. Selon lui, les orages passeront plus au nord. Je rentre au motel.
Je reste avachi le reste d’après midi devant l’US Open. Andy Roddick continue dans le tournoi en battant Ernests Gulbis. Je sors en fin de journée pour aller assister au coucher du soleil à Horseshoes Bend. Toujours aussi impressionnant

31 Août :
Merde, il pleut. Ca semble compromis la petite expédition avec Paria Outpost. Je m’y rends pourtant à l’heure prévue. Steve, le roi de la prédiction météo, porte un regard sombre vers l’horizon qui ne l’est pas moins. La journée est foutue. Il me propose de changer mon permis pour le lendemain. J’accepte. Je devais aller à Grand Canyon North Rim mais j’ai tellement envie de voir CBS et White Pockett que je décide de changer mon programme. En attendant, je me demande bien ce que je vais faire aujourd’hui. J’opte pour une ballade à Monument Valley que je n’ai pas vu depuis 15 ans. L’orage est concentré à l’ouest et MV est situé plein est. Ca fait bien 2h30 de route quand même… Mais le ciel est plus clair de ce côté. La journée ne sera donc pas complètement gâchée.

J’y arrive en début d’après midi. Un trio de filles russes se fait photographier sur les deux célèbres rochers qui marquent l’entrée du site. J’attends pendant un moment qu’elles en descendent pour faire ma photo à moi. Je suis finalement obligé de leur demander une trêve. J’avais déjà remarqué le truc l’année dernière à Arche avec un duo de sylphides moscovites. Les jeunes russes, surtout de sexe féminin, sont les touristes les plus redoutables qu’on puisse rencontrer. Capables de poser interminablement devant des merveilles dont elles semblent se foutre complètement. Les japonais à côté, c’est de la gnognotte. D’ailleurs, chez les japonais, ce qui tue, c’est le nombre. Ils fondent sur un site touristique comme un nuage de sauterelles sur un champ de céréales. Alors qu’il suffit d’un trio de nanas russes pour vous pourrir un site une journée entière.


N’empêche, elles sont plutôt sexy ces trois connes…
Je fais le tour classique dans la vallée mais l’orage finit par me rattraper en milieu de visite. Se trouver dans un site pareil par temps d’orage n’est d’ailleurs pas dénué de charme. Et il suffit d’attendre que ça passe. Pour les photos, par contre, c’est pas le top.




Une fois revenu au Visitor center, je décide de poursuivre jusqu’à Gooseneck state park que je ne connais pas. La route est très belle le long des étranges falaises au nord de Mexican Hat

Gooseneck state parkElle n’est pas mal non plus celle qui revient vers Monument Valley depuis Mexican Hat. Anthologique, pour le moins. Juste penser à ne pas se faire aplatir en prenant la photo.


1er septembre :
Le soleil est revenu, à l’exception d’une ligne orageuse vers l’ouest. J’espère qu’elle ne viendra pas nous gâcher cette journée qui s’annonce passionnante. Je retrouve deux citoyens allemands, Claudia et (nom germanique extrêmement compliqué à retenir) qui vont partager l’excursion avec moi. Très sympas tous les deux. C’est Susan, la compagne de Steve, qui fait le guide aujourd’hui et elle nous embarque dans son gros GMC vers neuf heures en direction des Coyote Buttes South. Le chemin est long et je comprends que beaucoup hésitent à s’y rendre seul. Il y a en effet de quoi s’égarer ou s’ensabler, voire les deux à la fois.

Premier arrêt de quelques minutes seulement près de Paw Hole, puis nous repartons. Nous passons plusieurs portails et, une demi-heure plus tard, nous nous garons sur l’aire de parking de Cottonwood Cove. C’est parti pour une matinée d’exploration de cet endroit extraordinaire.




Je suis encore plus emballé que par The Wave. Ici, c’est un festival de formes insensées et de couleurs bigarrées. La roche prend parfois la fragilité de la dentelle et d’étranges lignes mauves dessinent des courses folles à travers ce sublime chaos. Et l’orage qui passe au loin fabrique des contrastes magnifique avec les dunes de sandstone illuminées par le soleil du matin. Mais laissons plutôt parler les images…



The "Third Wave"
Celle là, je l'ai appelée "The Creature"Mes co-randonneurs sont aussi enthousiastes que moi et Susan prend le temps de nous faire découvrir l’endroit dans ses moindres détails. Elle nous fait admirer des flèches indiennes fossilisées qu’elle cache ensuite précieusement pour pouvoir les montrer aux prochains visiteurs




Nous retournons au GMC pour le pique nique du midi, fourni par notre guide. Copieux et pas mauvais. En début d’après-midi, nous partons pour White Pocket, situé à une heure de piste de là. Très différent de CBS mais avec des spots d’anthologie. L’endroit le plus torturé de l’ouest selon Thierry Lagarde alias Wavemaster, le créateur de ouestusa.fr. Je dois reconnaitre qu’il n’a pas tort.




Nous croisons un petit rattlesnake caché dans une anfractuosité de la roche. Ce petit salopard n’a même pas peur de nous. Puis nous nous dirigeons vers le bien nommé "Ice Cream Rock".



Nous faisons le tour du site en une heure trente environ, puis c’est le retour vers Paria Outpost qui nous prendra deux bonnes heures. Il est 18 heures lorsque nous arrivons et Steve nous a préparé un repas pantagruélique. Pas d’une grande finesse, cependant. A Paria Outpost, on n’est pas trop nouvelle cuisine. Nous prenons congé vers 19 heures. Je retourne sur Kanab et le Bob Bon Inn motel après trois nuits passées à Page. Superbe journée, la plus belle depuis le début, et partagée avec des compagnons d’équipée extrêmement sympathiques. Je fais d'ors-et-déjà que le projet d'y retourner, accompagné d'amis et par mes propres moyens, mais sur deux jours pour y passer une nuit.
Pour le retour au début, c'est par là : http://voyageforum.com/...8_partie_1_D2574382/ Pour la suite, c'est ici : http://voyageforum.com/..._3e_partie_D2576998/
Grippe mexicaine en République Dominicaine? English translation pending
J'ai réservé un séjour à Cancun, si je devais annuler peut-on se rendre en République Dominicaine sans craintes??? y a t il là-bas des cas de grippe mexicaine??Merci de vos éventuelles réposes.
Avis sur mon voyage Pérou-Bolivie de vingt-huit jours cet été? English translation pending
Bonjour chers amis VForumeurs.
Sujet récurrent, mais tres utile je vous assure, je souhaite avoir vos avis éclairés sur mon itinéraire de 27 jours au Perou avec une extension en Bolivie. Mes billets d'avion sont pris, j'arrive à Lima et je repars de La Paz.
J1 Arrivée à Lima à 6h50, journée en ville et nuit à lima J2 Bus pour Ica, APM sur le desert de huacachina et nuit dans "l'oasis" J3 Journée dans le desert de huacachina ou alentours (Pisco ou nazca)... Bus de nuit pour Arequipa J4 Arequipa, visite ville nuit à Arequipa J5 Arequipa - Cabanaconde Trek dans le canon, nuit dans le canon J6 Trek suite et retour et nuit sur Arequipa J7 Arequipa visite ville et repos... J8 Arequipa avec eventuellment une petite descente en rafting le matin Bus de nuit pour Cuzco J9 Cuzco visite ville et repos J10 Cuzco visite des sites Chinchero, Maras, Moray, Ollantaytambo De Ollanta, train et pour Aguas Calientes, nuit sur place J11 (Un Samedi) Visite du MP, le soir retour sur Ollantaytambo et nuit sur place J12 (Donc un dimanche) Ollantay - Pisaq et visite du marché dominical Retour et nuit sur Cuzco J13 Repos et visite des sites proches de Cuzco, Tembomachay, Quenqo .... Bus de nuit pour COPACABANA. J14 Journée sur Copacabana et visite ville (rapide je pense) Nuit à Copa J15 Visite du lac et excursion sur la isla del sol, nuit sur l'Ile J16 Bus pour La Paz, APM visite de la ville et nuit sur place J17 Avion en matinée pour Sucre (Dans l'ideal, un avion serait génial, sinon bus mais long) Nuit à Sucre et je perds une journée de visite ds la ville... J18 Sucre visite ville et nuit à Sucre J19 Sucre puis Bus le midi pour Potosi, nuit à Potosi J20 Matin à Potosi puis bus le midi pour Uyuni (Je trouve le temps un peu court sur Potosi, sachant que je ne veux pas faire de visites de mines...Mais bon ) J21 - 22 - 23 Trip dans le salar J23 Bus ou train pour Oruro, à voir lequel srait le mieux, sachant que c'est un jeudi et qu'apparament le train passe que le jeudi et le dimanche et les bus "luxe" partent eux les mardi jeudi et samedi) Donc il faut que le salar reste à ses dates la. Sauf avis contraire de votre part ! J24 Jour de battement pour retour sur la paz, si pas possible de faire le retour la veille au soir Ou alors consacré à visite et repos sur La Paz J25 La paz ou alentours notamment tres envie d'aller sur Coroico pour une ballade à cheval (Je suis cavalier😛) ou valle de la lune J26 Coroico ou ailleurs J27 Peut etre descente de la route de la mort en VTT Coroico-La cumbre Nuit Obligatoire à LA PAZ J28 Décollage à 6H50 de la paz pour Paris 😕
Alors, alors ???? Bon pour ma part, l'itinéraire est basé sur les multiples experiences lus dans VF et sur les Lonely planet du perou et de la bolivie. Je pense avoir conçu mon itinéraire en prenant en compte l'altitude et les longs trajets sans que ce soit une courses éffrennée.... Il y des moment prévus aussi pour se reposer et profiter de l'ambiance des villes. Plusieurs choses me préocupent, au début du circuit, je passe le J3 dans le desert de huacachina, et je trouve cela dommage, jaurai deja passer du temps dedans la veille, mais je voulais dormir dans l'oasis, et faire le trajet arequipa la nuit, voulant faire les deux, cela m'oblige a rester une journée de plus a Ica. Je ne souhaites pas faire nazca. QUE ME CONSEILLEZ VOUS???? Que dois-je choisir ? Que pensez vous de mon passage sur cuzco et valle sacree. Esct ce que les visites des differents sites vous paraissent logiques J'arrive le J11 à Copacabana est-il utile d'y passer la nuit ou vaut-il mieux privilégier la isla del sol et y dormir deux nuits. Sachant qu'au moment ou je serais à Copa ce sera la semaine de fete du Jour de l'indépendance de la Bolivie. J'ai peur qu il y est bcp de monde... Est il possible de prendre un retour de nuit Bus ou train à Uyuni après avoir fait le circuit du salar ? A partir de J24 le trajet est un peu incertain car ce sera en fonction des Impondérables durant le voyage, retards de tansports, greves etc... J'aimerais quand meme faire un tour à Coroico QQun peut il me renseigner sur la route de la mort en VTT ????Voilà merci bcp pour vos reponses A trés vite, Zebrasquare
Sujet récurrent, mais tres utile je vous assure, je souhaite avoir vos avis éclairés sur mon itinéraire de 27 jours au Perou avec une extension en Bolivie. Mes billets d'avion sont pris, j'arrive à Lima et je repars de La Paz.
J1 Arrivée à Lima à 6h50, journée en ville et nuit à lima J2 Bus pour Ica, APM sur le desert de huacachina et nuit dans "l'oasis" J3 Journée dans le desert de huacachina ou alentours (Pisco ou nazca)... Bus de nuit pour Arequipa J4 Arequipa, visite ville nuit à Arequipa J5 Arequipa - Cabanaconde Trek dans le canon, nuit dans le canon J6 Trek suite et retour et nuit sur Arequipa J7 Arequipa visite ville et repos... J8 Arequipa avec eventuellment une petite descente en rafting le matin Bus de nuit pour Cuzco J9 Cuzco visite ville et repos J10 Cuzco visite des sites Chinchero, Maras, Moray, Ollantaytambo De Ollanta, train et pour Aguas Calientes, nuit sur place J11 (Un Samedi) Visite du MP, le soir retour sur Ollantaytambo et nuit sur place J12 (Donc un dimanche) Ollantay - Pisaq et visite du marché dominical Retour et nuit sur Cuzco J13 Repos et visite des sites proches de Cuzco, Tembomachay, Quenqo .... Bus de nuit pour COPACABANA. J14 Journée sur Copacabana et visite ville (rapide je pense) Nuit à Copa J15 Visite du lac et excursion sur la isla del sol, nuit sur l'Ile J16 Bus pour La Paz, APM visite de la ville et nuit sur place J17 Avion en matinée pour Sucre (Dans l'ideal, un avion serait génial, sinon bus mais long) Nuit à Sucre et je perds une journée de visite ds la ville... J18 Sucre visite ville et nuit à Sucre J19 Sucre puis Bus le midi pour Potosi, nuit à Potosi J20 Matin à Potosi puis bus le midi pour Uyuni (Je trouve le temps un peu court sur Potosi, sachant que je ne veux pas faire de visites de mines...Mais bon ) J21 - 22 - 23 Trip dans le salar J23 Bus ou train pour Oruro, à voir lequel srait le mieux, sachant que c'est un jeudi et qu'apparament le train passe que le jeudi et le dimanche et les bus "luxe" partent eux les mardi jeudi et samedi) Donc il faut que le salar reste à ses dates la. Sauf avis contraire de votre part ! J24 Jour de battement pour retour sur la paz, si pas possible de faire le retour la veille au soir Ou alors consacré à visite et repos sur La Paz J25 La paz ou alentours notamment tres envie d'aller sur Coroico pour une ballade à cheval (Je suis cavalier😛) ou valle de la lune J26 Coroico ou ailleurs J27 Peut etre descente de la route de la mort en VTT Coroico-La cumbre Nuit Obligatoire à LA PAZ J28 Décollage à 6H50 de la paz pour Paris 😕
Alors, alors ???? Bon pour ma part, l'itinéraire est basé sur les multiples experiences lus dans VF et sur les Lonely planet du perou et de la bolivie. Je pense avoir conçu mon itinéraire en prenant en compte l'altitude et les longs trajets sans que ce soit une courses éffrennée.... Il y des moment prévus aussi pour se reposer et profiter de l'ambiance des villes. Plusieurs choses me préocupent, au début du circuit, je passe le J3 dans le desert de huacachina, et je trouve cela dommage, jaurai deja passer du temps dedans la veille, mais je voulais dormir dans l'oasis, et faire le trajet arequipa la nuit, voulant faire les deux, cela m'oblige a rester une journée de plus a Ica. Je ne souhaites pas faire nazca. QUE ME CONSEILLEZ VOUS???? Que dois-je choisir ? Que pensez vous de mon passage sur cuzco et valle sacree. Esct ce que les visites des differents sites vous paraissent logiques J'arrive le J11 à Copacabana est-il utile d'y passer la nuit ou vaut-il mieux privilégier la isla del sol et y dormir deux nuits. Sachant qu'au moment ou je serais à Copa ce sera la semaine de fete du Jour de l'indépendance de la Bolivie. J'ai peur qu il y est bcp de monde... Est il possible de prendre un retour de nuit Bus ou train à Uyuni après avoir fait le circuit du salar ? A partir de J24 le trajet est un peu incertain car ce sera en fonction des Impondérables durant le voyage, retards de tansports, greves etc... J'aimerais quand meme faire un tour à Coroico QQun peut il me renseigner sur la route de la mort en VTT ????Voilà merci bcp pour vos reponses A trés vite, Zebrasquare
Hôtel avec une belle plage sur Holguin? English translation pending
Bonjour à tous je prépare un voyage pour cuba hiver 2010 .Après avoir vu beaucoup de commentaire, mes choix ce sont arrêter sur holguin
ou cayo largo pour la température en début février pour 2 semaines Nous sommes dans la soixantaine et 2 couples retraitées, que nous suggérez vous comme hotel avec bonne bouffe chambre propre avec balcon et belle plage j'en demande beaucoup n'esce pas???et à bon prix aussi. Nous partons de montréal . Quel le meilleur transporteur????et la meilleur agence, sommes nous mieux de réserver par internet et quel est la meilleur période pour réserver peut on réserver nos chambre direct par internet et esce respecter nous envoient - il une confirmation.Avez vous des idées de prix approximatif. J'attend des réponses avec impatience Un gros merçi à tous . thérèse😊
Voyage de noce: Thaïlande ou Sri Lanka? English translation pending
Bonjour, nous sommes un couples de futurs mariés du 19 septembre! aprés maintes hésitations sur la destination ( rep dom, maurice, cuba...) nous avons décidez de partir dans un pays riche de culture combinable avec un peu de farniente dans l'ocean indien en fin de séjour
il s'agit de notre premier voyage, nous pensons partir en groupe
nous hésitons pour la destination meme si le sri lanka me parait sublime ( le boudhisme les elephants, la plage) tout ceci me fait rever! mais... ont entend tout le sons de cloches, une agence par ex ne me dit meme pas qu'il y a une guerre civile, une autre me déconsseille plus que formellement d'y mettre les pieds, (soit disant il y aurait des enlevements...)
pour le sri lanka nous penssions faire: minimum 10 nuits voir plus da sun hotel en station balnéaire et partir en excurssion la journée mais... certain disent que l'ont ne pourras pas bien visitez? vaut mieux faire circuit avec repos en balnéaire ensuite?? Comment est la baignade a Bentota en Octobre? Ensuite nous pensions allez en tout inclus pour le balnéaire car il y a des offres .
Pour la thailande, ca me fait rever aussi mais ca a l'air hyper mega touristique... par rapport au sri lanka
et donc la se serait 14 nuits circuit + 5 nuit a Koh Samet ( qui a l'air + calme que pattaya et puhket) c'est quand meme notre voyage de noce et cette iles a l'air assez romantique ect, puis le tarif et ultra raisonable pour la durée du séjour mais;.... Pendant le circuit les repas sont compris, par contre ensuite nous serions 5 nuit en petit dej : a combien pensez vous qu'il faudrais prévoir pour les repas et boisson ? y t'il moyen de manger pour pas cher a midi sur cette iles?
Derniére question sur le temps en octobre?? j'ai cru comprendre qu'ont aurait beau vers bancok pour le circuit est moins beau et chaud a koh samet? et que le sri lanka c'était ok en octobre
Merci a ceux qui pourront m'aiclairez et désolez pour le pavé!!
nous hésitons pour la destination meme si le sri lanka me parait sublime ( le boudhisme les elephants, la plage) tout ceci me fait rever! mais... ont entend tout le sons de cloches, une agence par ex ne me dit meme pas qu'il y a une guerre civile, une autre me déconsseille plus que formellement d'y mettre les pieds, (soit disant il y aurait des enlevements...)
pour le sri lanka nous penssions faire: minimum 10 nuits voir plus da sun hotel en station balnéaire et partir en excurssion la journée mais... certain disent que l'ont ne pourras pas bien visitez? vaut mieux faire circuit avec repos en balnéaire ensuite?? Comment est la baignade a Bentota en Octobre? Ensuite nous pensions allez en tout inclus pour le balnéaire car il y a des offres .
Pour la thailande, ca me fait rever aussi mais ca a l'air hyper mega touristique... par rapport au sri lanka
et donc la se serait 14 nuits circuit + 5 nuit a Koh Samet ( qui a l'air + calme que pattaya et puhket) c'est quand meme notre voyage de noce et cette iles a l'air assez romantique ect, puis le tarif et ultra raisonable pour la durée du séjour mais;.... Pendant le circuit les repas sont compris, par contre ensuite nous serions 5 nuit en petit dej : a combien pensez vous qu'il faudrais prévoir pour les repas et boisson ? y t'il moyen de manger pour pas cher a midi sur cette iles?
Derniére question sur le temps en octobre?? j'ai cru comprendre qu'ont aurait beau vers bancok pour le circuit est moins beau et chaud a koh samet? et que le sri lanka c'était ok en octobre
Merci a ceux qui pourront m'aiclairez et désolez pour le pavé!!
Tour des Lower et Upper Antelope à huit personnes (États-Unis) English translation pending
Bonjour à tous
Je sais que de nombreux posts concernent Upper et Lower. J'ai fait une recherche sur VF mais je ne trouve pas de réponses à mon interrogation que je vous soumets.
J'ai lu que l'on pouvait éviter de prendre les tours à partir de Page et se rendre directement à la guérite de bonne heure sur le site, pour prendre le tour de 11 h 30 le jour même pour Upper et, en attendant, faire le Lower.
Seulement, dans notre cas, nous sommes 8. J'ai donc peur que, en plein mois d'août, si on ne réserve pas à l'avance, on ne puisse pas choisir ce fameux tour de 11 h 30, du fait que nous serons quand même un petit groupe.
Pensez-vous que cela soit réalisable sans aucun pb pour nous 8 en août : en arrivant à Upper à 8 h, réservation du tour de 11 h 30 à la guérite ad hoc, visite de Lower en attendant, retour à Upper à 11 h 30 pour la visite.
Merci de vos réponses et avis.
Je sais que de nombreux posts concernent Upper et Lower. J'ai fait une recherche sur VF mais je ne trouve pas de réponses à mon interrogation que je vous soumets.
J'ai lu que l'on pouvait éviter de prendre les tours à partir de Page et se rendre directement à la guérite de bonne heure sur le site, pour prendre le tour de 11 h 30 le jour même pour Upper et, en attendant, faire le Lower.
Seulement, dans notre cas, nous sommes 8. J'ai donc peur que, en plein mois d'août, si on ne réserve pas à l'avance, on ne puisse pas choisir ce fameux tour de 11 h 30, du fait que nous serons quand même un petit groupe.
Pensez-vous que cela soit réalisable sans aucun pb pour nous 8 en août : en arrivant à Upper à 8 h, réservation du tour de 11 h 30 à la guérite ad hoc, visite de Lower en attendant, retour à Upper à 11 h 30 pour la visite.
Merci de vos réponses et avis.
Kayak en Croatie! English translation pending
Bonjour à tous
A ceux qui ont fait du kayak lors d'un voyage en Croatie :
Est ce que le courant de la mer est difficile à gérer avec un kayak ? Et le vent ? Et... dans quels endroits êtes vous allé ? :)
Je n'ai jamais fait de kayak en mer... et je me demande quels sont les paramètres météo à gérés... Sachant que le voyage s'effectuerait en septembre.
Merci pour toutes vos réponses
A ceux qui ont fait du kayak lors d'un voyage en Croatie :
Est ce que le courant de la mer est difficile à gérer avec un kayak ? Et le vent ? Et... dans quels endroits êtes vous allé ? :)
Je n'ai jamais fait de kayak en mer... et je me demande quels sont les paramètres météo à gérés... Sachant que le voyage s'effectuerait en septembre.
Merci pour toutes vos réponses
A quoi ressemble votre carnet de route pour l'ouest des Etats-Unis? English translation pending
La plupart d'entre nous font des road book regroupant tous les renseignements glanés avant le voyage, je serais curieux de savoir comment est le votre ??
Région où voir les vieux châteaux et visiter des vignobles en France? English translation pending
Salut!
Je vais a Paris du 1 au 5 novembre... et ensuite je sait pas trop quoi faire????
Il me reste jusqu au 11 novembre de libre. Je voudrait voir des vieux chateaux,
boire du vin et visiter les vignobles. Je ne sais pas dutout dans quelle régions
aller!!! Je ne veux pas perdre une journée dans le tgv. En novembre quels est le secteur
qui bouge un peu??? J'ai besoins d'aide pour organiser mon voyage. Tout me plait, je voudrait tout voir!
A l'aide !!!!!😊
Merci d'avance pour vos suggestions
Ps je voudrait dormir dans un vieux chateaux aussi!!!
Merci d'avance pour vos suggestions
Ps je voudrait dormir dans un vieux chateaux aussi!!!
Préparation d'un voyage autour du monde en fourgon avec des enfants English translation pending
bonjour
je me presente, Fred de Bretagne, 37 ans marié 2 enfants agés de 8 et 6 ans
37 ans pour me rendre compte que le temps passe et qu'il est temps d'aller visiter le monde
j 'ai un fourgon aménagé et en famille ns avons l'habitude de trotter
là le projet est autre: partir pendant un an à la rencontre du monde, en fourgon
mais comment préparer un tel voyage, comment construire son itinéraire, comment évaluer le cout ect
j'aimerai echanger avec des gens qui on le projet ou l'on eu, ou on quelque chose a dire!! pour faire aboutir cette histoire
merci et à bientot
fred
Cherche quelqu'un pour partager son emplacement de camping dans ces parcs de l'Ouest américain English translation pending
Bonjour tout le monde!
Mon ami et moi, avons decidés de partir aux etats-unis pendant 3 semaines. Nous desirons dormir dans les campings des parcs nationaux! Malheureusement, comme nous nous sommes decidés assez tardivement, certains campings ne sont plus dispo (quelle deception!😕)
Je pose donc la question suivante:
Est-ce que (à tout hasard) quelqu´un part sur les sites suivants le meme jour que nous et accepterait de partager son emplacement avec nous? (on ne sait jamais😛....lol)
sur Bryce canyon ( pas une bonne idée d arriver un samedi🤪) : le samedi 30 Mai 2009 sur Yosemite (apparement il faut si prendre vraiment a l´avance!):le jeudi 04 Juin et vendredi 05 juin sur l´un des campings de Big sur: mercredi 09 Juin
On peut toujours esperer non? lol
Merci pour vos réponses!
Mon ami et moi, avons decidés de partir aux etats-unis pendant 3 semaines. Nous desirons dormir dans les campings des parcs nationaux! Malheureusement, comme nous nous sommes decidés assez tardivement, certains campings ne sont plus dispo (quelle deception!😕)
Je pose donc la question suivante:
Est-ce que (à tout hasard) quelqu´un part sur les sites suivants le meme jour que nous et accepterait de partager son emplacement avec nous? (on ne sait jamais😛....lol)
sur Bryce canyon ( pas une bonne idée d arriver un samedi🤪) : le samedi 30 Mai 2009 sur Yosemite (apparement il faut si prendre vraiment a l´avance!):le jeudi 04 Juin et vendredi 05 juin sur l´un des campings de Big sur: mercredi 09 Juin
On peut toujours esperer non? lol
Merci pour vos réponses!
Quels objectifs utilisez-vous pour visiter les parcs de l'Ouest américain? English translation pending
Pour ceux qui y sont déja allés, quels ont été les objectifs que vous avez principalement utilisés ?
Premier mini voyage à vélo: voie 7 Roscoff-Concarneau English translation pending
Bonjour à toutes et à tous!
En fait ça fait déjà plusieurs jours que je parcours le forum dans tous les sens... je me décide à poster!
Donc voilà on se décide mon conjoint et moi pour notre premier périple à vélo... on commence à s'équiper petit à petit! il nous manque plus que les matelas, le réchaud et qq petites bricoles...
On souhaite partir sur les voies verte de Bretagne (du 17 au 21 mai, comparer à certains voyageurs du forum, ce sera vraiment un mini voyage!!!), plus précisément on partirait de Morlaix (pour laisser les enfants chez les grands-parents 😉) pour aller vers concarneau, il s'agit de la voie rocoff-concarneau. http://www.randobreizh.org/zonedifferenciee/VeloroutesVoiesVertesBretagneVoie7.php
Comme je ne connais pas notre rythme, j'ai commencé à planifier des étapes de 30km par jour. Pour la première nuit je pense qu'on s'arrêtera au camping d'Huelgoat (la rivière d'argent), mais pour les autres nuits j'ai un p'tit souci, il n'y a pas beaucoup de camping (c'est le centre bretagne et c'est un peu mort🙁 je me permets de critiquer je suis bretonne! 😇 ) et le peu qu'il y a, ils ne sont ouverts que pour l'été!!!
Si certains d'entre vous sont déjà passé par là? avez-vous des bons plans? peut on facilement faire du camping sauvage? (j'ai jamais fait, mais pourquoi pas...)
Et concernant la distance journalière pensez-vous que c'est beaucoup? pas assez?
merci d'avance pour vos réponses et vos conseils!
vraiment bien ce forum!
tartopome.
En fait ça fait déjà plusieurs jours que je parcours le forum dans tous les sens... je me décide à poster!
Donc voilà on se décide mon conjoint et moi pour notre premier périple à vélo... on commence à s'équiper petit à petit! il nous manque plus que les matelas, le réchaud et qq petites bricoles...
On souhaite partir sur les voies verte de Bretagne (du 17 au 21 mai, comparer à certains voyageurs du forum, ce sera vraiment un mini voyage!!!), plus précisément on partirait de Morlaix (pour laisser les enfants chez les grands-parents 😉) pour aller vers concarneau, il s'agit de la voie rocoff-concarneau. http://www.randobreizh.org/zonedifferenciee/VeloroutesVoiesVertesBretagneVoie7.php
Comme je ne connais pas notre rythme, j'ai commencé à planifier des étapes de 30km par jour. Pour la première nuit je pense qu'on s'arrêtera au camping d'Huelgoat (la rivière d'argent), mais pour les autres nuits j'ai un p'tit souci, il n'y a pas beaucoup de camping (c'est le centre bretagne et c'est un peu mort🙁 je me permets de critiquer je suis bretonne! 😇 ) et le peu qu'il y a, ils ne sont ouverts que pour l'été!!!
Si certains d'entre vous sont déjà passé par là? avez-vous des bons plans? peut on facilement faire du camping sauvage? (j'ai jamais fait, mais pourquoi pas...)
Et concernant la distance journalière pensez-vous que c'est beaucoup? pas assez?
merci d'avance pour vos réponses et vos conseils!
vraiment bien ce forum!
tartopome.
Visite de Death Valley depuis Las Vegas en un jour? English translation pending
Bonjour,
J'aimerais visiter Death Valley, en 1 jour, à partir de Las Vegas. Mais je me demande si ce n'est pas trop. Si vous l'avez fait, pourriez-vous me faire part de votre expérience. Et quel sont les endroits à ne pas rater ?
Merci
J'aimerais visiter Death Valley, en 1 jour, à partir de Las Vegas. Mais je me demande si ce n'est pas trop. Si vous l'avez fait, pourriez-vous me faire part de votre expérience. Et quel sont les endroits à ne pas rater ?
Merci
Aventures péruviennes (et équatoriennes) English translation pending
Haa, le Pérou !
Pour situer le but premier de ce voyage : Suite à une année à l’étranger et la rencontre de ma room-mate péruvienne-habitant en équateur je ne pensais qu’à une seule chose, découvrir son pays en sa compagnie … Un an plus tard, j’y étais, avec un ami belge, mais sans elle… Les périodes d’examens universitaires n’étaient pas compatibles. Déçue de ne pas avoir pu découvrir tout cela avec elle, mais quel voyage quand même !
Premier voyage « sans parents-sac au dos-rien de prévu ». Et c’est sur, ce ne sera pas mon dernier !
Départ le 29/06/08. Longue journée au programme. Vol en direction de Lima avec escale à Atlanta. Après 16h de vol, 4 films, 3 repas, le feuilletage des guides… Le Pérou est à nous. Atterrissage vers minuit, heureusement, les amis expats de mes parents sont là pour nous accueillir, les 2 petits belges ! La ville me parait immense, avec un étrange sentiment de déjà vu. Des grandes artères, de très vieilles voitures, pas vraiment de bidons villes mais des habitations en très mauvais état, et surtout des coups de klaxon et des appels de phares dans tous les sens… Un légère impression de se retrouver à Delhi, à la sortie de l’aéroport à 2h du mat’. L’entrée en la matière commence bien : petit Pisco sour et soupe péruvienne de bienvenue. Et vite dans notre lit, après cette longue journée !
30/06/08 Réveil en douceur sous le ciel gris de Lima. Essais de réservation de bus pour Cusco, mais l’oubli du boitier de PC banking nous fera aller à l’agence directement. Après quelques explications, direction le centre. Premier essai de micro, tout se passe super ! Petit arrêt dans le quartier Barranco pour jeter un premier coup d’œil à l’océan pacifique, et à la plaza toute colorée. Reprise d’un micro pour se rendre au Huaca Pucllana en plein centre. Nous sommes un peu déçu de ce « tas de briques en terre » et ne restont pas lgtps. Le soir, « cours » sur les fruits péruviens à la « maison ». Tous ces gouts différents sont impressionnants ! Le chirimoya m’évoque un gout de chewing-gum et ne me plait pas plus que ça. Petite discussion sur le « planning » des prochains jours et dodo !
01/07/08 Journée dans le centre. Plaza Sans Martin, Plaza de Armas et ses batiments jaunes à arcades, quelques belles vieilles maisons . Premier ceviche.. et recherche d’un moyen de transport pour arriver au plus haut de Sin Cristobal. CONSEIL n°1 :) : ne jamais monter dans un minibus vide …. Sous peine de rester coincé dedans 40 min le temps qu’il se remplisse d’autres pigeons de touristes. La vue en valait quand même la peine. On se rend compte de toute la grandeur de Lima

Impressionnant ! On décide de gouter l’inka cola, qu’on n’arrivera pas à terminer et qu’on offrira à un gamin dans la rue ! Retour jusqu’à la « maison » en taxi (qui nous demandait 35 S/. … après concertation avec des policiers, on a eu un taxi pour 15 S/.). On était fier de notre premier coup de marchandage plutôt réussi !
02/07/08 Jour de départ vers Cusco. Départ pour la gare de bus en micro avec nos gros sac à dos.. Les péruviens regardent plutôt bizarrement cette petite blonde-chvx courts-lunettes rouges que je suis (avec un sac presque qu'aussi grand que moi), et ce grand [1m90 !]-chatain belge que mon ami est… ! Petit arrêt au parc Salazar et direction pour le parque del Amor, histoire de l’avoir vu ! Arrivée à la gare des bus , on constate l’énorme contraste entre ces bus « de luxe » et ceux circulant habituellement en ville . Je suis un peu mal à l'aise... Le début du trajet se passe, on longe l’océan pacifique et après 2-3 heures de route, la végétation arrive tout doucement. Le temps passe, les films du bus s’enchainent. Ca a beau être confort, pas facile de s’endormir. Arrêt à Nazca pour prendre les derniers passagers du bus, et c’est parti pour une nuit complète.
03/07/08 La nuit fut très très longue… et plutôt mauvaise. Je ne sais pas si c’est à cause de l’altitude ou de la chaleur dans le bus, mais je suis prise de nausées, et de sueurs chaudes/froides. Vite, qu’on arrive à Cusco. La route commence à grimper, et les paysages sont de plus en plus beaux. Vers 11h, on crève. Hop tout le monde sort du bus et c’est parti pour un changement de roue à 3600m d’altitude ! On en profite pour se dégourdir les jambes et prendre le soleil. Le ciel est d’un bleu éclatant. Les gens ralent du "temps perdu", moi je profite ... :)

Arrivée sur Cusco vers 13h. Donc un total de 23h de trajet. On récupère nos sacs à dos et direction un petit hotel mentionné dans un guide. 20 S/. par nuit par personne pour une chambre double avec salle de bain, eau chaude et petit dej compris. Vu que c’est notre premier logement, pas de trop notions des prix, mais ça nous semble vraiment très correct ! Après un petit débarbouillage, petit tour sur la Plaza de Armas. Je suis sous le charme !
Ces beaux batiments, le ciel bleu, les montagnes dans le fond. Superbe !
Petit tour dans San Blas. On s’essoufle un peu :) Petit resto avec un menu à 12 S/. comprenant un morceau d’alpaga. On ne se fait pas prier pour gouter ! Et c’est super bon !
04/07/08 Premier petit dej servi dans le salon de la famille tenant l’hospedaje. Et vers 8h30, départ pour le raft. J’avais des a priori un peu négatifs sur cette activité, mais Amaury ayant tellement envie, j’ai cédé. Et finalement ce fut très chouette ! Bon, c’est du rafting, mais dans un décors pareil… Ca vaut bien plus que la Belgique :) Retour sur Cusco et réservation du bus pour Ica prévu le 9 juillet. Repas au marché, Lomo saltado à 2, 5 S/. On craint un peu la turista vu les conditions à première vue pas très hygiéniques… Mais tout se passera très bien pour notre estomac ! Petit moment « souvenirs-shopping » et bouffe en prévision du train-agua caliente. En soirée, mini resto où nous goutons à notre première chicha morada. Je n’en suis pas fan. Mais à la vue des tous les péruviens autour de nous, j’dois être la seule à demander autre chose :p
05/07/08 Départ assez tôt pour prendre un collectivo en direction d’Ollantaytambo où on prendra le train pour Agua Caliente. Le village d’Ollantay est vraiment sympa ! Des tournesols, ce soleil toujours bleu, et de belles petites maisons. C’est décidé, on dormira ici au retour, histoire de profiter de ce calme !
Quelle impatience en attendant le train ! On approche du Machu, ce lieu dont je rêve depuis plus d’un an maintenant ! Le trajet de 2h est superbe. Montagnes aux sommets enneigés, rivières, quelques maisonnettes le long des rails… Je ne m’en lasse pas.
A l’arrivée à Agua Caliente, on se fait assaillir par les teneurs d’hôtel… On trouve finalement une chambre triple pour 10 S/. par personne par nuit, c’est nickel !
Ayant entendu parlé d’une « balade » pour atteindre le haut du Putucusi, on se rend à l’office du tourisme. La dame nous indique que cela dure plus ou moins 4h. Il est 14h, sachant que le soleil se couche vers 18h… On est parti.
CONSEIL n° 2 : Même si le temps est compté pour la montée du Putucusi à cause de la tombée de la nuit…. Ne pas hésiter à prendre une bouteille d’eau.
Sans eau donc… Au bout de quelques temps, on croise des gens redescendants . Il parait que le sommet est encore loin. Le temps passe…. On décide que si à 16h on n’y est pas, on redescend pour éviter de devoir faire le retour dans le noir .
Vers 15h15, un peu plus d’une heure après le départ, on y est ! La sueur accumulée en valait la peine ! Première vue sur le machu pichu. Il est là. En face de nous, grandiose. Au milieu de rien.
Après une petite heure passée sur le sommet [à essayer d’éviter le groupe de 15 Amerlocks bruyants….] on redescend, les étoiles dans les yeux.
Petit resto touristique le soir Et dodo car la nuit sera courte !
06/07/08 Vu la montée du Putucusi hier, on décide de donner un peu de repos à nos jambes et de monter en bus sur le site du Machu. On est dans les tous premiers à rentrer sur le site. Il fait encore un peu sombre. Après une heure de balade et l’arrivée du soleil, direction le Wayna Pichu histoire de ne pas rater cette montée ! Nous sommes les numéros 83 et 84, c’est bon ! La montée est moins éprouvante que hier, mais la vue n’en est pas moins belle, au contraire ! On reste un bon moment sur les terrasses à apprécier la vue, la chance qu’on a de pouvoir voir ça…
Et il est déjà temps de redescendre pour laisser la place aux autres sur le Wayna.
Tout le reste de la journée sera consacré à se balader dans les ruines, profiter du temps … Vers 15h, le site se désemplit progressivement. Les lamas sortent de leur « cachette ». C’est vraiment la carte postale.

On profite jusqu’aux derniers instants de cet endroit magnifique et on finit par redescendre sur AG vers 17h. Repos bien mérité aux sources d’eau chaude , à se remémorer cette sublime journée !
07/07/08 Départ en train pour Ollantay. Et normalement fin de journée et nuit là-bas. Malheureusement, ce ne sera pas possible. A l’arrivée à Ollantay, on nous informe qu’une grève nationale commencera le lendemain, pour 2 jours et qu’on risque d’être coincé dans le fond de la vallée pour tout ce temps. Après mure réflexion, on décide de rentrer directement sur Cusco, sachant qu’on avait réservé un bus pour dans 2 jours. Long trajet en changeant à Urubamba…
On retourne à notre petit hôtel, retrouvons nos sac à dos laissés là, et décidons d’y dormir jusqu’au départ vers Ica.
08/07/08 On aurait bien aimé visiter les salines, les autres sites aux alentours de Cusco, mais apparemment toutes les routes sont bloquées par les manifestants. La Plaza de Armas est noire de monde, tous les maga/échoppes sont fermées.
Et nous n’avons plus un sole sur nous pour nous acheter quoi que ce soit… On rencontrera des français, qui perdront au poker et nous permettront de récolter 10 S/. pour manger le midi :). Journée de flanage en ville.

09/07/08 La grève n’est toujours pas finie. Notre bus est sensé partir à 18h pour Ica. On espère que ce sera le cas. Journée calme dans la ville . A 18h30, le bus part. Ouf ! Mais on ne fait pas si bien dire. Le temps de route sera presque doublé pour cause de pierres/feu/pilones/manifestants/cailloux-gros-comme-une-montagne sur la route. Petite frailleur quand le bus est arrêté à un barrage d’une trentaine de manifestants . Finalement, le chauffeur va discuter, et après quelques soles [5 soles par personnes dans le bus], on peut finalement repartir ! Ca aurait pu être pire !
10/07/08 A 11h, Ica et ses dunes à l’horizon sont à nous. On décide de se rendre directement sur Huacachina, et on trouve un dortoir dans un hôtel avec piscine pour 15 S/. par personne. Petit rafraichissement sous le soleil et let’s go sandboarding. Location de planches pour 10 S/. durée indéterminée…. Et c’est parti pour une dure montée. Le vent souffle, le sable crisse. Après avoir fait des années de snowboard, je m’attends aux mêmes style de sensations, et j'arrive au bas de la dunes un peu déçue. Mais Amau n’ayant fait que du ski, adore et a même le courage de remonter pour refaire une descente. Motivation !
CONSEIL n°3 : Si le budget n’est pas serré, ne pas hésiter à faire une balade en Buggy. On a vu des photos et un peu regretté par la suite…
De là en haut, d’un côté on aperçoit Ica, de l’autre, les dunes qui semblent aller jusqu’à l’infini ! Le ciel est encore et toujours bleu ! Fin de journée longue… Finalement on aurait p-e du repartir directement sur Pisco. Mais maintenant qu’on est installé, on profite de cette petite oasis.
11/07/08 A Ica, on trouve la compagnie de bus Flores pour aller jusque Pisco. Et on peut dire que ce n’est pas la « qualité » de Cruz del Sur. Enfin, le trajet est plutôt court cette fois ci, donc on s’y fera :) A Pisco, on avait bien sûr entendu parler du tremblement de terre ayant eu lieu un an plus tôt, mais on est choqué de l’état actuel de la ville ! Des ruines, des ruines et encore des ruines. Ca a vraiment dû être terrible !

On finit après pas mal de recherche (les guides pourtant indiqués de l’année 2008 ne sont toujours pas à jour et refférencient des hôtels introuvables) à trouver un petit hôtel tenant encore debout.
Petit tour dans la ville, qui n’en est plus vraiment une. Des centaines de petites baraques carrées accueillant les familles ayant perdu leur maison, des tas de pierres. On a du mal à distinguer ce qui est en construction de ce qui est en cours d’abattage ! C’est impressionnant.
On réserve un petit trip aux iles ballestas pour le lendemain. On part vers 7h15, et j’ai hate d’y être vu le peu de choses à faire dans cette ville.
12/07/08 Réveil 6h30 plein de motivation, la vie est sacrément belle quand même non ? :) Sur le chemin vers l’embarcadère, quelques vieilles usines, vieux murs déglingués. A l’arrivée à Paracas, il y a déjà bcp de monde. On fait passer le temps en regardant les pélicans (ils sont bien bien grands !). C’est parti, notre bateau est le pinguino I. Sommes tout beaux avec nos gilets de sauvetage orange fluo ! Après +/- 15 min les cheveux dans le vent, on arrive au candélabre. Figure de 60*200m tracée dans la roche. Les hypothèses sont nombreuses, et la question de pourquoi ? ne sera sans doute jamais résolue. 15 min de bateau plus tard, les iles Ballestas sont là. L’odeur n’est pas si forte que prévu. Les premiers animaux aperçus sont des petits pingouins. On enchainera avec des lions de mer, des crabes, des étoiles de mer, des milliers d’oiseaux.

De retour sur Pisco, on se met directement en route vers la Panaméricaine, histoire d’arriver sur Lima avant la nuit. On retrouve nos amis et réservons le bus pour le lendemain en direction de Huaraz.
13/07/08 Avant de partir pour Huaraz, petit resto de pêcheurs à Lima. Un vrai délice ! Grands assortiments au milieu de la table, c’est vraiment gouteux ! Ceviche, poulpe à l’olive, coquillages, du piquant, du moins piquant, il y en a pour tous les gouts !
Petit tour par le supermarché pour des provisions dans le bus, et bouteille de Pisco pour faire gouter à notre retour en Belgique ! Embarquement dans le bus à 21h30 via la compagnie Movil Tour. Moins confort, mais vu le prix, on ne se plaint pas !
14/07/08 Arrivée à 5h du mat à Huaraz, on prend un taxi avec des allemands du bus pour se trouver un petit hotel. Après bcp de discussions, on trouve qqch et vers 7h, après s’être un peu reposé, on part en mission « café/thé/info trek santa cruz ». Le trek réservé [100$ pour 3 nuits, 4 jours, tout compris], on va s’acheter de quoi avoir chaud lors des nuits sous tente. Un poncho, des gants, bonnet, … Ca nous fera des souvenirs en rentrant !

15/07/08 Départ pour le trek à 6h ! Sommes une grosse dizaine, majoritairement des Israeliens ! La route pour le point de départ à pied est longue et tournicotante, mais la vue est magnifique. Des lagunes, les sommets enneigés et glaciers tout autour, le ciel (pour changer) toujours bleu.
Vers 12h, arrivée au point de départ, pic-nic, et c’est parti !
Premier jour avec 4 à 6h de marche, en fonction du rythme. C’est plutôt simple et pas trop fatiguant.
Malheureusement, Amau a du mal avec l’altitude…
Le soleil est encore là quand nous arrivons au camp (3600m d’altitude)…

Mais après quelques dizaines de minute, il disparait et le temps devient très froid. Petit bois pour le feu. Entouré de notre guide et des deux cuistots [+ des 6 ânes :)]. Soirée guitare et chants, mais pas facile de trouver des morceaux en commun entre nous les belges, les 2 allemandes, les péruviens, l’australien et les israeliens…
16/07/08 Deuxième jour du trek. La nuit fut glaciale, malgré le sac de couchage, le sac à viande, les 2 gros pulls, le bonnet, les moufles, la veste…. Aujourd’hui, 5h de montée pour passer le col à 4750m et 3h de descente. Longue journée. Les paysages sont de plus en plus beaux, ça grimpe et ça grimpe encore. Les derniers mètres sont durs et le souffle se fait plus rare. Heureusement, Amau souffre moins de l’altitude, et de mon côté tout se passe bien. Arrivés en haut, la vue est superbe. Des glaciers, des sommets, une lagune aux eaux cristalline dans le bas… Une vraie carte postale. Ce fut dur d’y arriver, mais ça en vallait largement la peine !
Ensuite 3h de descente, ça fait du bien à mes petits mollets ! Vraiment une belle journée ! Par contre, le soir, pas de bois à l’horizon, donc le froid se fait vite sentir. Après quelques parties de cartes à la bougie, on se réfugie au chaud dans nos sacs de couchage !
17/07/08 Le vent a bien soufflé cette nuit ! Et les ânes ont bien « beuglés [?!] :) » ! Troisième journée avec au programme 8h de marche, qui d’après mon « horloge interne » s’avèreront plutôt être 5h ! Les paysages sont toujours aussi beaux. Chevaux en liberté, vaches, chutes d’eau en provenance des glaciers. Et le silence, le silence total. Pas d’avion, pas de voiture. Juste la nature, du vent, de la rivière, le pied !
On est vraiment au milieu de nulle part !
Dernier soir, avec de chouettes discussions avec les autres personnes du groupe.
18/07/08 Quatrième et dernière journée de marche, avec +/- 4h au prog, en descente bien abrupte par moment. 2h de minibus plus tard, on atteint Huaraz et premier but de la journée : trouver une douche ! Après 3 nuits sans se laver, et en suant sous le soleil pour passer ce col, ça devient indispensable. On retourne donc à notre hôtel pré trek pour prendre nos sacs et se faire plaisir avec une douche chaude pour se décrasser. . Après un passage par internet, on apprend que Leterme a donné sa démission … Quelle histoire la politique Belge ! Petite recherche de chapeau péruvien, resto et bus pour Trujillo avec Movil Tour pour la nuit. Le trajet commence par une démonstration de musique surprenante de la part d’un homme plus qu’étrange. Cela nous vaudra un bon fou rire !
19/07/08 Arrivée à Trujillo à 5h30…. Vu qu’on pense reprendre un bus pour Mancora le soir même , pas vraiment d’endroit pour poser nos sacs… On va donc directement en mission « bus mancora ». Ce trajet se fera avec la compagnie de bus El Dorado.
Retour dans le centre de Trujillo, course pour le reste de la journée, et vers 10h, direction le site de Chan Chan, civilisation des Chimùs. Effectivement c’est grand, effectivement ça devait être impressionnant à l’époque, mais nous ne sommes pas plus emballés que ça.
On décide de se rendre au deuxième site compris dans le prix du billet : Huanca La Esmeralda. Sommes les seuls visiteurs, à part un chien errant.
De retour sur la Plaza de Armas, on se ballade dans la ville. Il y a effectivement quelques beaux batiments, chouettes endroits… Mais je préfère de loin, de très loin la ville de Cusco. On comblera le temps en mangeant au marché, en buvant des thés, en jouant aux cartes….
On se sent un peu comme des sans abris : 3 nuits sous tente, 1 nuit de bus, et encore une ce soir.
20/07/08 Arrivée vers 5h30 à Mancora. On attend que le soleil se lève et direction la plage. Je suis impressionnée par la taille et le bruit sourd des vagues . Journée de repos, de glande au soleil, de mer « chaude », de pisco sour (ça va me manquer !), sandwich au poisson, pie de maracuja après une nuit à étouffer de chaud dans le bus. Ca fait du bien! Vers 14h départ en combi jusque Tumbes. Laura, ma room-mate rencontré aux UK un an plus tôt est sensée nous y attendre et nous conduire jusque Cuenca, là où elle habite. J’suis toute contente à l’idée de la revoir, un an qu’on ne s’est plus vue, qu’on n’a pas mangé de Cheese Cake ensemble… Un an de papote à rattraper ! Avec un peu de retard , elle est là. On est vraiment crevé après ces 5 nuits « sans maison fixe », et on s’endormira dans la voiture. Passage des frontières sans problèmes, et arrivée sur Cuenca vers 22h. Chaleureux accueil de sa petite famille . Petite soupe, plat de riz, betterave et viande. Jus de fruit de « tomates de arbre ». J’aime ! Et je sens que tous ces fruits qu’on a mangé pendant déjà 3 semaines vont vraiment me manquer à mon retour en Belgique. Je suis tombée amoureuse des Maracuyas.
21/07/08 On se réveille vers 11h30 et direction le centre ville avec Laura et Amau. C'est vraiment une belle ville !
Ici, pas de combi, mais des bus ressemblant plus aux nôtres à Bruxelles. L’équateur semble beaucoup moins pauvre que le Pérou !
Mois de chiens errants, plus de voitures privées, moins de klaxons dans tous les sens. Ca change.
Ballade en ville et vue de nuit depuis Turi.
22/07/08 Journée de retrouvailles avec Adriana, une autre équatorienne rencontrée aux UK. C’est tellement chouette de les revoir ! Bars, petit maga, resto, …. Chouette journée !
23/07/08 Le voyage sent la fin … On décide de profiter pleinement de cette journée et de se rendre à la réserve naturelle de Cajas. Belle journée de marche. Les paysages sont totalement différents du trek à Huaraz. Ici pas de sommets enneigés, la végétations est basse, dès que le vent se lève, il fait frisquet.

Comme nous avait prévenu Laura, c’est bien boueux, et après 2h de marche, on est déjà resorti de la réserve. Et on aura vu des lamas : c’est bon notre journée est sauvée :D Soirée chez Adriana (dont le papa a étudié deux ans à l’UCL, c’est dingue comme le monde est petit !). Humitas faits maison. Un délice ! Et comme dessert le fruit Babaco… J’en parle encore 6 mois plus tard, pour dire à quel point j’ai aimé ! Soirée dans des bars.
24/07/08 Départ pour Riobamba, en vue de prendre le train Nariz del Diablo. Après 6h-7h de route dans un bus rempli à craquer, on y est. Achat des tickets de bus pour Alausi pour le lendemain, et direction le bureau de la tante d’Adriana qui nous hébergera pour 2 nuits. Ici, Laura n’est pas là pour nous traduire. La soirée fut longue, avec nous et nos 10 mots d’espagnol, et eux et leurs 3 syllabes d’anglais ^^.
25/07/08 Arrivés à Alausi, la file pour le train est déjà longue. Un peu déçu par ce court trajet, pas si impressionnant que ça .
Nuit à Riobamba
26/07/08 Là c’est vraiment la fin. Direction Quito, ou nous décollons 3 jours plus tard. On y retrouve Maria-Rosa, qui, elle aussi, était avec moi aux UK. Et Laura qui nous y a retrouvé.
27-28/07/08 Visite de Quito, soirée dans des bars branchés, resto très chic avec les parents de Maria-Rosa , journée dans mon lit, passage raté à la Mitad del Mundo
, souvenirs, ….
29/07/08 C’est la fin de la fin. Aujourd’hui on décolle…. Un peu triste que ce soit passé si vite, mais les souvenirs plein la tête, la conviction que je ferai un retour en Amérique du Sud dans peu de temps car j’en suis devenue fan, l’envie de ramener Laura dans mes bagages pour lui faire découvrir mon pays, ... 30 heures plus tard on est à Zaventem…
Quel voyage !
Pour situer le but premier de ce voyage : Suite à une année à l’étranger et la rencontre de ma room-mate péruvienne-habitant en équateur je ne pensais qu’à une seule chose, découvrir son pays en sa compagnie … Un an plus tard, j’y étais, avec un ami belge, mais sans elle… Les périodes d’examens universitaires n’étaient pas compatibles. Déçue de ne pas avoir pu découvrir tout cela avec elle, mais quel voyage quand même !
Premier voyage « sans parents-sac au dos-rien de prévu ». Et c’est sur, ce ne sera pas mon dernier !
Départ le 29/06/08. Longue journée au programme. Vol en direction de Lima avec escale à Atlanta. Après 16h de vol, 4 films, 3 repas, le feuilletage des guides… Le Pérou est à nous. Atterrissage vers minuit, heureusement, les amis expats de mes parents sont là pour nous accueillir, les 2 petits belges ! La ville me parait immense, avec un étrange sentiment de déjà vu. Des grandes artères, de très vieilles voitures, pas vraiment de bidons villes mais des habitations en très mauvais état, et surtout des coups de klaxon et des appels de phares dans tous les sens… Un légère impression de se retrouver à Delhi, à la sortie de l’aéroport à 2h du mat’. L’entrée en la matière commence bien : petit Pisco sour et soupe péruvienne de bienvenue. Et vite dans notre lit, après cette longue journée !
30/06/08 Réveil en douceur sous le ciel gris de Lima. Essais de réservation de bus pour Cusco, mais l’oubli du boitier de PC banking nous fera aller à l’agence directement. Après quelques explications, direction le centre. Premier essai de micro, tout se passe super ! Petit arrêt dans le quartier Barranco pour jeter un premier coup d’œil à l’océan pacifique, et à la plaza toute colorée. Reprise d’un micro pour se rendre au Huaca Pucllana en plein centre. Nous sommes un peu déçu de ce « tas de briques en terre » et ne restont pas lgtps. Le soir, « cours » sur les fruits péruviens à la « maison ». Tous ces gouts différents sont impressionnants ! Le chirimoya m’évoque un gout de chewing-gum et ne me plait pas plus que ça. Petite discussion sur le « planning » des prochains jours et dodo !
01/07/08 Journée dans le centre. Plaza Sans Martin, Plaza de Armas et ses batiments jaunes à arcades, quelques belles vieilles maisons . Premier ceviche.. et recherche d’un moyen de transport pour arriver au plus haut de Sin Cristobal. CONSEIL n°1 :) : ne jamais monter dans un minibus vide …. Sous peine de rester coincé dedans 40 min le temps qu’il se remplisse d’autres pigeons de touristes. La vue en valait quand même la peine. On se rend compte de toute la grandeur de Lima

Impressionnant ! On décide de gouter l’inka cola, qu’on n’arrivera pas à terminer et qu’on offrira à un gamin dans la rue ! Retour jusqu’à la « maison » en taxi (qui nous demandait 35 S/. … après concertation avec des policiers, on a eu un taxi pour 15 S/.). On était fier de notre premier coup de marchandage plutôt réussi !
02/07/08 Jour de départ vers Cusco. Départ pour la gare de bus en micro avec nos gros sac à dos.. Les péruviens regardent plutôt bizarrement cette petite blonde-chvx courts-lunettes rouges que je suis (avec un sac presque qu'aussi grand que moi), et ce grand [1m90 !]-chatain belge que mon ami est… ! Petit arrêt au parc Salazar et direction pour le parque del Amor, histoire de l’avoir vu ! Arrivée à la gare des bus , on constate l’énorme contraste entre ces bus « de luxe » et ceux circulant habituellement en ville . Je suis un peu mal à l'aise... Le début du trajet se passe, on longe l’océan pacifique et après 2-3 heures de route, la végétation arrive tout doucement. Le temps passe, les films du bus s’enchainent. Ca a beau être confort, pas facile de s’endormir. Arrêt à Nazca pour prendre les derniers passagers du bus, et c’est parti pour une nuit complète.
03/07/08 La nuit fut très très longue… et plutôt mauvaise. Je ne sais pas si c’est à cause de l’altitude ou de la chaleur dans le bus, mais je suis prise de nausées, et de sueurs chaudes/froides. Vite, qu’on arrive à Cusco. La route commence à grimper, et les paysages sont de plus en plus beaux. Vers 11h, on crève. Hop tout le monde sort du bus et c’est parti pour un changement de roue à 3600m d’altitude ! On en profite pour se dégourdir les jambes et prendre le soleil. Le ciel est d’un bleu éclatant. Les gens ralent du "temps perdu", moi je profite ... :)

Arrivée sur Cusco vers 13h. Donc un total de 23h de trajet. On récupère nos sacs à dos et direction un petit hotel mentionné dans un guide. 20 S/. par nuit par personne pour une chambre double avec salle de bain, eau chaude et petit dej compris. Vu que c’est notre premier logement, pas de trop notions des prix, mais ça nous semble vraiment très correct ! Après un petit débarbouillage, petit tour sur la Plaza de Armas. Je suis sous le charme !

Ces beaux batiments, le ciel bleu, les montagnes dans le fond. Superbe !
Petit tour dans San Blas. On s’essoufle un peu :) Petit resto avec un menu à 12 S/. comprenant un morceau d’alpaga. On ne se fait pas prier pour gouter ! Et c’est super bon !
04/07/08 Premier petit dej servi dans le salon de la famille tenant l’hospedaje. Et vers 8h30, départ pour le raft. J’avais des a priori un peu négatifs sur cette activité, mais Amaury ayant tellement envie, j’ai cédé. Et finalement ce fut très chouette ! Bon, c’est du rafting, mais dans un décors pareil… Ca vaut bien plus que la Belgique :) Retour sur Cusco et réservation du bus pour Ica prévu le 9 juillet. Repas au marché, Lomo saltado à 2, 5 S/. On craint un peu la turista vu les conditions à première vue pas très hygiéniques… Mais tout se passera très bien pour notre estomac ! Petit moment « souvenirs-shopping » et bouffe en prévision du train-agua caliente. En soirée, mini resto où nous goutons à notre première chicha morada. Je n’en suis pas fan. Mais à la vue des tous les péruviens autour de nous, j’dois être la seule à demander autre chose :p
05/07/08 Départ assez tôt pour prendre un collectivo en direction d’Ollantaytambo où on prendra le train pour Agua Caliente. Le village d’Ollantay est vraiment sympa ! Des tournesols, ce soleil toujours bleu, et de belles petites maisons. C’est décidé, on dormira ici au retour, histoire de profiter de ce calme !
Quelle impatience en attendant le train ! On approche du Machu, ce lieu dont je rêve depuis plus d’un an maintenant ! Le trajet de 2h est superbe. Montagnes aux sommets enneigés, rivières, quelques maisonnettes le long des rails… Je ne m’en lasse pas.
A l’arrivée à Agua Caliente, on se fait assaillir par les teneurs d’hôtel… On trouve finalement une chambre triple pour 10 S/. par personne par nuit, c’est nickel !
Ayant entendu parlé d’une « balade » pour atteindre le haut du Putucusi, on se rend à l’office du tourisme. La dame nous indique que cela dure plus ou moins 4h. Il est 14h, sachant que le soleil se couche vers 18h… On est parti.CONSEIL n° 2 : Même si le temps est compté pour la montée du Putucusi à cause de la tombée de la nuit…. Ne pas hésiter à prendre une bouteille d’eau.
Sans eau donc… Au bout de quelques temps, on croise des gens redescendants . Il parait que le sommet est encore loin. Le temps passe…. On décide que si à 16h on n’y est pas, on redescend pour éviter de devoir faire le retour dans le noir .
Vers 15h15, un peu plus d’une heure après le départ, on y est ! La sueur accumulée en valait la peine ! Première vue sur le machu pichu. Il est là. En face de nous, grandiose. Au milieu de rien.
Après une petite heure passée sur le sommet [à essayer d’éviter le groupe de 15 Amerlocks bruyants….] on redescend, les étoiles dans les yeux.Petit resto touristique le soir Et dodo car la nuit sera courte !
06/07/08 Vu la montée du Putucusi hier, on décide de donner un peu de repos à nos jambes et de monter en bus sur le site du Machu. On est dans les tous premiers à rentrer sur le site. Il fait encore un peu sombre. Après une heure de balade et l’arrivée du soleil, direction le Wayna Pichu histoire de ne pas rater cette montée ! Nous sommes les numéros 83 et 84, c’est bon ! La montée est moins éprouvante que hier, mais la vue n’en est pas moins belle, au contraire ! On reste un bon moment sur les terrasses à apprécier la vue, la chance qu’on a de pouvoir voir ça…
Et il est déjà temps de redescendre pour laisser la place aux autres sur le Wayna.
Tout le reste de la journée sera consacré à se balader dans les ruines, profiter du temps … Vers 15h, le site se désemplit progressivement. Les lamas sortent de leur « cachette ». C’est vraiment la carte postale.
On profite jusqu’aux derniers instants de cet endroit magnifique et on finit par redescendre sur AG vers 17h. Repos bien mérité aux sources d’eau chaude , à se remémorer cette sublime journée !
07/07/08 Départ en train pour Ollantay. Et normalement fin de journée et nuit là-bas. Malheureusement, ce ne sera pas possible. A l’arrivée à Ollantay, on nous informe qu’une grève nationale commencera le lendemain, pour 2 jours et qu’on risque d’être coincé dans le fond de la vallée pour tout ce temps. Après mure réflexion, on décide de rentrer directement sur Cusco, sachant qu’on avait réservé un bus pour dans 2 jours. Long trajet en changeant à Urubamba…
On retourne à notre petit hôtel, retrouvons nos sac à dos laissés là, et décidons d’y dormir jusqu’au départ vers Ica.
08/07/08 On aurait bien aimé visiter les salines, les autres sites aux alentours de Cusco, mais apparemment toutes les routes sont bloquées par les manifestants. La Plaza de Armas est noire de monde, tous les maga/échoppes sont fermées.
Et nous n’avons plus un sole sur nous pour nous acheter quoi que ce soit… On rencontrera des français, qui perdront au poker et nous permettront de récolter 10 S/. pour manger le midi :). Journée de flanage en ville.

09/07/08 La grève n’est toujours pas finie. Notre bus est sensé partir à 18h pour Ica. On espère que ce sera le cas. Journée calme dans la ville . A 18h30, le bus part. Ouf ! Mais on ne fait pas si bien dire. Le temps de route sera presque doublé pour cause de pierres/feu/pilones/manifestants/cailloux-gros-comme-une-montagne sur la route. Petite frailleur quand le bus est arrêté à un barrage d’une trentaine de manifestants . Finalement, le chauffeur va discuter, et après quelques soles [5 soles par personnes dans le bus], on peut finalement repartir ! Ca aurait pu être pire !
10/07/08 A 11h, Ica et ses dunes à l’horizon sont à nous. On décide de se rendre directement sur Huacachina, et on trouve un dortoir dans un hôtel avec piscine pour 15 S/. par personne. Petit rafraichissement sous le soleil et let’s go sandboarding. Location de planches pour 10 S/. durée indéterminée…. Et c’est parti pour une dure montée. Le vent souffle, le sable crisse. Après avoir fait des années de snowboard, je m’attends aux mêmes style de sensations, et j'arrive au bas de la dunes un peu déçue. Mais Amau n’ayant fait que du ski, adore et a même le courage de remonter pour refaire une descente. Motivation !
CONSEIL n°3 : Si le budget n’est pas serré, ne pas hésiter à faire une balade en Buggy. On a vu des photos et un peu regretté par la suite…
De là en haut, d’un côté on aperçoit Ica, de l’autre, les dunes qui semblent aller jusqu’à l’infini ! Le ciel est encore et toujours bleu ! Fin de journée longue… Finalement on aurait p-e du repartir directement sur Pisco. Mais maintenant qu’on est installé, on profite de cette petite oasis.
11/07/08 A Ica, on trouve la compagnie de bus Flores pour aller jusque Pisco. Et on peut dire que ce n’est pas la « qualité » de Cruz del Sur. Enfin, le trajet est plutôt court cette fois ci, donc on s’y fera :) A Pisco, on avait bien sûr entendu parler du tremblement de terre ayant eu lieu un an plus tôt, mais on est choqué de l’état actuel de la ville ! Des ruines, des ruines et encore des ruines. Ca a vraiment dû être terrible !

On finit après pas mal de recherche (les guides pourtant indiqués de l’année 2008 ne sont toujours pas à jour et refférencient des hôtels introuvables) à trouver un petit hôtel tenant encore debout.
Petit tour dans la ville, qui n’en est plus vraiment une. Des centaines de petites baraques carrées accueillant les familles ayant perdu leur maison, des tas de pierres. On a du mal à distinguer ce qui est en construction de ce qui est en cours d’abattage ! C’est impressionnant.
On réserve un petit trip aux iles ballestas pour le lendemain. On part vers 7h15, et j’ai hate d’y être vu le peu de choses à faire dans cette ville.
12/07/08 Réveil 6h30 plein de motivation, la vie est sacrément belle quand même non ? :) Sur le chemin vers l’embarcadère, quelques vieilles usines, vieux murs déglingués. A l’arrivée à Paracas, il y a déjà bcp de monde. On fait passer le temps en regardant les pélicans (ils sont bien bien grands !). C’est parti, notre bateau est le pinguino I. Sommes tout beaux avec nos gilets de sauvetage orange fluo ! Après +/- 15 min les cheveux dans le vent, on arrive au candélabre. Figure de 60*200m tracée dans la roche. Les hypothèses sont nombreuses, et la question de pourquoi ? ne sera sans doute jamais résolue. 15 min de bateau plus tard, les iles Ballestas sont là. L’odeur n’est pas si forte que prévu. Les premiers animaux aperçus sont des petits pingouins. On enchainera avec des lions de mer, des crabes, des étoiles de mer, des milliers d’oiseaux.

De retour sur Pisco, on se met directement en route vers la Panaméricaine, histoire d’arriver sur Lima avant la nuit. On retrouve nos amis et réservons le bus pour le lendemain en direction de Huaraz.
13/07/08 Avant de partir pour Huaraz, petit resto de pêcheurs à Lima. Un vrai délice ! Grands assortiments au milieu de la table, c’est vraiment gouteux ! Ceviche, poulpe à l’olive, coquillages, du piquant, du moins piquant, il y en a pour tous les gouts !
Petit tour par le supermarché pour des provisions dans le bus, et bouteille de Pisco pour faire gouter à notre retour en Belgique ! Embarquement dans le bus à 21h30 via la compagnie Movil Tour. Moins confort, mais vu le prix, on ne se plaint pas !
14/07/08 Arrivée à 5h du mat à Huaraz, on prend un taxi avec des allemands du bus pour se trouver un petit hotel. Après bcp de discussions, on trouve qqch et vers 7h, après s’être un peu reposé, on part en mission « café/thé/info trek santa cruz ». Le trek réservé [100$ pour 3 nuits, 4 jours, tout compris], on va s’acheter de quoi avoir chaud lors des nuits sous tente. Un poncho, des gants, bonnet, … Ca nous fera des souvenirs en rentrant !

15/07/08 Départ pour le trek à 6h ! Sommes une grosse dizaine, majoritairement des Israeliens ! La route pour le point de départ à pied est longue et tournicotante, mais la vue est magnifique. Des lagunes, les sommets enneigés et glaciers tout autour, le ciel (pour changer) toujours bleu.
Vers 12h, arrivée au point de départ, pic-nic, et c’est parti !
Premier jour avec 4 à 6h de marche, en fonction du rythme. C’est plutôt simple et pas trop fatiguant.
Malheureusement, Amau a du mal avec l’altitude…
Le soleil est encore là quand nous arrivons au camp (3600m d’altitude)…

Mais après quelques dizaines de minute, il disparait et le temps devient très froid. Petit bois pour le feu. Entouré de notre guide et des deux cuistots [+ des 6 ânes :)]. Soirée guitare et chants, mais pas facile de trouver des morceaux en commun entre nous les belges, les 2 allemandes, les péruviens, l’australien et les israeliens…
16/07/08 Deuxième jour du trek. La nuit fut glaciale, malgré le sac de couchage, le sac à viande, les 2 gros pulls, le bonnet, les moufles, la veste…. Aujourd’hui, 5h de montée pour passer le col à 4750m et 3h de descente. Longue journée. Les paysages sont de plus en plus beaux, ça grimpe et ça grimpe encore. Les derniers mètres sont durs et le souffle se fait plus rare. Heureusement, Amau souffre moins de l’altitude, et de mon côté tout se passe bien. Arrivés en haut, la vue est superbe. Des glaciers, des sommets, une lagune aux eaux cristalline dans le bas… Une vraie carte postale. Ce fut dur d’y arriver, mais ça en vallait largement la peine !

Ensuite 3h de descente, ça fait du bien à mes petits mollets ! Vraiment une belle journée ! Par contre, le soir, pas de bois à l’horizon, donc le froid se fait vite sentir. Après quelques parties de cartes à la bougie, on se réfugie au chaud dans nos sacs de couchage !
17/07/08 Le vent a bien soufflé cette nuit ! Et les ânes ont bien « beuglés [?!] :) » ! Troisième journée avec au programme 8h de marche, qui d’après mon « horloge interne » s’avèreront plutôt être 5h ! Les paysages sont toujours aussi beaux. Chevaux en liberté, vaches, chutes d’eau en provenance des glaciers. Et le silence, le silence total. Pas d’avion, pas de voiture. Juste la nature, du vent, de la rivière, le pied !
On est vraiment au milieu de nulle part !
Dernier soir, avec de chouettes discussions avec les autres personnes du groupe.18/07/08 Quatrième et dernière journée de marche, avec +/- 4h au prog, en descente bien abrupte par moment. 2h de minibus plus tard, on atteint Huaraz et premier but de la journée : trouver une douche ! Après 3 nuits sans se laver, et en suant sous le soleil pour passer ce col, ça devient indispensable. On retourne donc à notre hôtel pré trek pour prendre nos sacs et se faire plaisir avec une douche chaude pour se décrasser. . Après un passage par internet, on apprend que Leterme a donné sa démission … Quelle histoire la politique Belge ! Petite recherche de chapeau péruvien, resto et bus pour Trujillo avec Movil Tour pour la nuit. Le trajet commence par une démonstration de musique surprenante de la part d’un homme plus qu’étrange. Cela nous vaudra un bon fou rire !
19/07/08 Arrivée à Trujillo à 5h30…. Vu qu’on pense reprendre un bus pour Mancora le soir même , pas vraiment d’endroit pour poser nos sacs… On va donc directement en mission « bus mancora ». Ce trajet se fera avec la compagnie de bus El Dorado.
Retour dans le centre de Trujillo, course pour le reste de la journée, et vers 10h, direction le site de Chan Chan, civilisation des Chimùs. Effectivement c’est grand, effectivement ça devait être impressionnant à l’époque, mais nous ne sommes pas plus emballés que ça.
On décide de se rendre au deuxième site compris dans le prix du billet : Huanca La Esmeralda. Sommes les seuls visiteurs, à part un chien errant.De retour sur la Plaza de Armas, on se ballade dans la ville. Il y a effectivement quelques beaux batiments, chouettes endroits… Mais je préfère de loin, de très loin la ville de Cusco. On comblera le temps en mangeant au marché, en buvant des thés, en jouant aux cartes….
On se sent un peu comme des sans abris : 3 nuits sous tente, 1 nuit de bus, et encore une ce soir.
20/07/08 Arrivée vers 5h30 à Mancora. On attend que le soleil se lève et direction la plage. Je suis impressionnée par la taille et le bruit sourd des vagues . Journée de repos, de glande au soleil, de mer « chaude », de pisco sour (ça va me manquer !), sandwich au poisson, pie de maracuja après une nuit à étouffer de chaud dans le bus. Ca fait du bien! Vers 14h départ en combi jusque Tumbes. Laura, ma room-mate rencontré aux UK un an plus tôt est sensée nous y attendre et nous conduire jusque Cuenca, là où elle habite. J’suis toute contente à l’idée de la revoir, un an qu’on ne s’est plus vue, qu’on n’a pas mangé de Cheese Cake ensemble… Un an de papote à rattraper ! Avec un peu de retard , elle est là. On est vraiment crevé après ces 5 nuits « sans maison fixe », et on s’endormira dans la voiture. Passage des frontières sans problèmes, et arrivée sur Cuenca vers 22h. Chaleureux accueil de sa petite famille . Petite soupe, plat de riz, betterave et viande. Jus de fruit de « tomates de arbre ». J’aime ! Et je sens que tous ces fruits qu’on a mangé pendant déjà 3 semaines vont vraiment me manquer à mon retour en Belgique. Je suis tombée amoureuse des Maracuyas.
21/07/08 On se réveille vers 11h30 et direction le centre ville avec Laura et Amau. C'est vraiment une belle ville !
Ici, pas de combi, mais des bus ressemblant plus aux nôtres à Bruxelles. L’équateur semble beaucoup moins pauvre que le Pérou !
Mois de chiens errants, plus de voitures privées, moins de klaxons dans tous les sens. Ca change.
Ballade en ville et vue de nuit depuis Turi.22/07/08 Journée de retrouvailles avec Adriana, une autre équatorienne rencontrée aux UK. C’est tellement chouette de les revoir ! Bars, petit maga, resto, …. Chouette journée !
23/07/08 Le voyage sent la fin … On décide de profiter pleinement de cette journée et de se rendre à la réserve naturelle de Cajas. Belle journée de marche. Les paysages sont totalement différents du trek à Huaraz. Ici pas de sommets enneigés, la végétations est basse, dès que le vent se lève, il fait frisquet.

Comme nous avait prévenu Laura, c’est bien boueux, et après 2h de marche, on est déjà resorti de la réserve. Et on aura vu des lamas : c’est bon notre journée est sauvée :D Soirée chez Adriana (dont le papa a étudié deux ans à l’UCL, c’est dingue comme le monde est petit !). Humitas faits maison. Un délice ! Et comme dessert le fruit Babaco… J’en parle encore 6 mois plus tard, pour dire à quel point j’ai aimé ! Soirée dans des bars.
24/07/08 Départ pour Riobamba, en vue de prendre le train Nariz del Diablo. Après 6h-7h de route dans un bus rempli à craquer, on y est. Achat des tickets de bus pour Alausi pour le lendemain, et direction le bureau de la tante d’Adriana qui nous hébergera pour 2 nuits. Ici, Laura n’est pas là pour nous traduire. La soirée fut longue, avec nous et nos 10 mots d’espagnol, et eux et leurs 3 syllabes d’anglais ^^.
25/07/08 Arrivés à Alausi, la file pour le train est déjà longue. Un peu déçu par ce court trajet, pas si impressionnant que ça .
Nuit à Riobamba26/07/08 Là c’est vraiment la fin. Direction Quito, ou nous décollons 3 jours plus tard. On y retrouve Maria-Rosa, qui, elle aussi, était avec moi aux UK. Et Laura qui nous y a retrouvé.
27-28/07/08 Visite de Quito, soirée dans des bars branchés, resto très chic avec les parents de Maria-Rosa , journée dans mon lit, passage raté à la Mitad del Mundo
, souvenirs, ….29/07/08 C’est la fin de la fin. Aujourd’hui on décolle…. Un peu triste que ce soit passé si vite, mais les souvenirs plein la tête, la conviction que je ferai un retour en Amérique du Sud dans peu de temps car j’en suis devenue fan, l’envie de ramener Laura dans mes bagages pour lui faire découvrir mon pays, ... 30 heures plus tard on est à Zaventem…
Quel voyage !
De Arles à Rome par la Via Aurelia English translation pending
Arles-Nice à pieds par la voie aurelia, première marche de printemps
Lyon-Marseille-Arles: je rêvais depuis plusieurs mois de marcher sur les traces des légions d'Auguste de Arles à Rome par la voie aurélienne(via aurelia). Première grande marche de printemps, après le canal de Midi et Garonne en 2008(550 kms) et la ruta de la plata entre Séville et Santiago (1000 kms ) en 2007 de l'andalousie à la Galice. Cette première marchede printemps peut se préparer le long des longues soirées d'hiver en surfant sur Google ou sur VF, croiser les informations des marcheurs au long cours, vérifier que le peuple étrange des voyageuses a pris son vol pour les premiers voyages de printemps. Gitanita croise toujours dans le continent amérindien, Béatrices s'est fixée aux pieds du Causse du Haut Languedoc en rêvant de voyages au long cours, d'autres préparent un second périple au pays des sassanides, périple de dix jours, avion, bus et train compris. On a les vacances qu'on peut... De son côté, la voyageuse du cirque a repris la tournée de son cirque en Turquie, à 300 kms d'Aleppo: bientôt, le petit cirque italien s'installera pour une longue tournée de six mois en Syrie, pour passer ensuite en Egypte... Mes compagnons de route au long cours ont préféré le Népal qu'ils préparent activement. Comme la météo est capricieuse, derrière le projet « Via Aurelia » en 37 jours(1000 kms) j'ai mis en réserve le ruta de levante de Valencia à Ourense, par Tolède et Avila et si la météo est vraiment capricieuse, le tour de Corse par le sentier littoral, la mer méditerranée est toujours pleine d'embruns...
31 Mars 2009: ARLES-SAINT MARTIN DE CRAU : Ière étape: 21 kms:
« préambule d'une longue marche de printemps »
Lyon-Marseille-Arles: il me faut rejoindre Arles, mais je passerai auparavant par Marseille au Consulat de Syrie déposer une demande de visa pour mon prochain voyage: les informations de VF m'ont révélé que la délivrance des visas syriens est beaucoup plus rapide à Marseille qu'à Paris. Recu courtoisement par le consul, je ne peux m'empêcher de penser qu'il représente une effroyable bureaucratie actuellement au pouvoir à Damas. Sa courtoisie n'efface pas ma mémoire.
A midi, je suis à Sainte Trophyme(Arles) que je connais déjà et comme la première étape projetée: Arles-Salon(39 kms) me paraît tartarinesque, je tente le coup de la partager en deux étapes: Arles-saint Martin de Crau cet après midi, Salon de Provence demain...
Pour une mise en jambe, il vaut mieux être prudent avant une marche au long cours: mes chaussures italiennes sont récentes: elles ont encore besoin d'être « faites », « culottées » ou « débridées » selon ce que l'on veut.
La bête, malgré ses piscines hebdomadaires, a besoin de remettre en route ses muscles longs et de vérifier l'état de ses tendons (tendinite 2007).
Le sac est neuf, il faut réapprendre à le remplir et à privilégier le choix des poches(clin d'oeil aux marcheurs au long cours...)
le jet de l'inutile se fait au cours des trois premiers jours. Bien entendu, j'ai une carte grossière de la Via Aurelia trouvée sur Google, que je complèterai par des cartes IGN au 1/100.000 et les informations précieuses des offices du tourisme traversés.
J 'ai l'intention d'être émerveillé par les paysages, les montagnes, les cieux, les floraisons et les odeurs de printemps, les oiseaux et les animaux que je rencontrerai, les hommes aussi tout au long de mon long chemin... 1 avril 2009: Saint Martin de Crau-Salon de Provence: (28 kms) « la plaine de la crau fait toujours 70 kms de large »
ma voiture garée sur le parking de la gare, je contourne le premier rond-point d'Arles pour buter sur le vieux moulin de Van Gogh(en cours de restauration, la restauration à l'identique de la toile de Vincent bute sur la reconstruction de l'annexe en briques rouges au pied gauche du moulin) j'oublie de photographier la relique, hypnotisé par les arcades d'un pont moyenageux qui enjambe les canaux. La météo n'est pas au beau fixe: j'ai capoté le marcheur: K-Way-casquette américaine à longue visière, le parapluie oublié et qui fait déjà défaut...Heureusement, Zeus, Ouranos, dans leur Olympe, sont cléments: la pluie se mue en un crachin breton qui autorise la marche au long cours...
J'ai eu le choix entre le parcours dit « du patrimoine » qui suit le GR des alpilles et la longue plaine de la Crau (70 kms de Arles à Aix) j'ai privilégié le second itinéraire, ayant déjà fortement transpiré sur le premier dans une autre vie...des alpilles au Ventoux.
La plaine de la Crau reste une large plaine alluviale où les mas s'égrènent le long du chemin, les portails des domaines ouvrant sur de longues allées de mûriers. La plaine est verte et humide: l'eau sourd de toutes parts, de multiples canaux de dérivations: les cheavux camarguais, les grues, les canards sauvages, les aigrettes sont en harmonie avec le vert de ce printemps tardif: les odeurs, les parfums, les cris d'oiseaux se répondent, couverts souvent par le rugissement des diesels de la petite départementale, diesels fous qui ont quitté l'autoroute proche que l'on suit...
Au détour d'une allée de buis, le beau tympan roman de saint Geniès, à l'entrée de Rafèle entre Arles et saint Martin: platitude, longueur des kilomètres, seule la montagne sainte Victoire émerge au loin et nous rappelle qu'on marche sur Aix..
2 avril 2009: Salon-de-provence- Aix: 27 kms: « où le château de l'Emperi prend des allures de Marlborough »
Salon de Provence est sous la pluie: redondance avec la Fontaine de mousse de la place de la Fontaine: même le château de l'Emperi, à l'architecture toscane, ne respire pas le blond de la pierre d'Orgon. N'empêche, Salon est une ville que l'on dédaigne souvent, mais qui a de vrais airs d'Italie et Saint Michel et son vieux tympan roman valent le détour...
L'hotel de la poste, recommandé aux compostelliens(cf.ww.compostelle-paca...) regorge de marcheurs au long cours: un italien arrive de Rome et part sur Compostelle, un autre marcheur arrive ce soir: je n'aurais pas le temps de connaître sa destination: Rome ou Compostelle. Sur cet itinéraire, il arrive que l'on croise des flux de randonneurs dont on ne sait s'ils vont sur Rome ou sur l'Espagne.
Je n'oublie pas de faire tamponner mon « credential » d'agnostique: les cachets des hotels ou des offices de tourisme suffisent à mon bonheur, je crains un peu les couvents et les nonnes, j'attend l'Italie... La D17 m'offre à la sortie de Salon 17 kilomètres de Voie Aurélienne parfaite jusqu'à Eguille, une borne miliaire est fièrement dressée au KM 6 à la sortie de Salon, ma première borne milaire, elle a encore au flanc, la petite niche boite aux lettres des coursiers de l'empereur. J'imagine, sous le goudron de la D17 les amoncellements de graviers et les milliers d'esclaves morts à dresser cette longue voie entre ROME et ARLES, les légions d'Aurélien, de Marius et de Claude, jeunes légionnaires de 20 ans marchant sur les itinéraires des tables de PEUTENGER( avec espérance de vie de 30 ans et souliers de bois cloutés) j'apprécie d'autant mes Merrell et mes Trezeta(chaussures de marcheurs du XXI siècle après J-C)..
3 avril 2009 : AIX-TRETS-SAINT MAXIMIN (36 kms) où les métamorphoses de PICASSO au Musée Granet
La pluie tombe d'abondance, j'abandonne une partie de l'étape pour me consacrer au Musée GRANET d'AIX où m'attendent « les métamorphoses de Picasso », parcours initiatique à l'oeuvre du peintre de Vauvenargues (inhumé dans le parc du château) La première salle d'exposition me semble un peu « disney », façon cité des sciences de la Villette, avec musique initiatique si l'on effleure les cartouches des oeuvres du peintre, je préfère la recréation d'une femme nue couché avec couches numériques révélant le miracle de la création: merveille du numérique et de la pédagogie inter-active... dehors, il pleut toujours: j'irai dormir à TRETS, cité médiévale à 21 kms d'Aix, au pied de PUYLOUBIER, d'où je reprendrai mon errance jusqu'à saint Maximin la sainte baume.
L'hotel du Val de Trets, vieille maison provencale au pied des remparts, me réconcilie avec l'hotellerie francaise: j'apprécierai d'autant après ma longue marche le long du tombeau de Marius dans la plaine des Loubières(bataille de Marius contre les teutons...je suis toujours sur le voie aurelia)
ici des chiens errants me prennent en affection et je mettrai sept kilomètres avant de m'en séparer, en suivant une voie ferrée désaffectée pour effacer mes traces. Heureusement, une belle provencale, inquiète de leur présence et de leur propriétaire, les gardera pour moi, le temps que je m'éloigne...
Une halte à POURCIEUX, avec bistrot tenu par un étrange personnage déguisé en souteneur(gourmette en or, veste prune, pantalon noir, teint illuminé par les veilles et les costières du Var...) et une belle boulangère à la poitrine aussi généreuse que ses croissants au beurre et ses pissaladières. Mon dieu, que que la France des chemins est bonne...
3 avril 2009: Saint Maximin – Brignoles: « Marie-Madeleine a désormais deux tombeaux »
je vais déchiffrer ma deuxième borne miliaire de la voie aurelia grâce à Evelyne, hôtesse de l'office du tourisme de saint Maximin, bien plus compétente que moi sur le »noli ne tangere »du crâne de Marie-Madeleine, enchâssé dans la crypte de la basilique de saint Maximin. Moi qui lui dis qu'il s'agit d'une supercherie, les révolutionnaires étant passé par là en I793, elle me confirme que les restes précieux de la sainte avaient été cachés pendant la révolution et que le morceau de chair sanctifié par les doigts du christ sur le front de la pénitente est tombé du crâne lors de sa redécouverte... elle me précise même que si les restes trouvés dans le sarcophage de la sainte sont d'un homme, c'est que les chrétiens de l'époque, craignant que les sarrazins fassent main basse sur les reliques de Marie-Madeleine, avaient mis à sa place la dépouille du pauvre saint Isidore... croyant comprenne que pourra...
il n 'empêche que les sarcophage de la crypte, sarcophages paléo-chrétiens, romains ré-employés, valent bien ceux du musée archéologique d'Arles...et que le retable d'Andre de ROZEN et ses dix sept prédelles(1510-1520) me préparent sérieusement aux fresques de Giotto que je verrai bientôt dans quelques jours.
J'apprécie de plus en plus la culture et le charme des hôtesses des offices de tourisme: elles vous donnent envie d'approfondir et d'aller plus loi sur le chemin(pour mémoire, la seconde borne miliaire de saint maximin est entreposée dans le cloître de la basilique, elle a été trouvée sur le mont aurélien sur la même commune...)
4 avril 2009: où le GR 99 croise la via aurelia:
on avait laissé notre héros en contemplation devant sa deuxième borne miliaire: on avait oublié de dire que nos ponts et chaussées successifs avaient fait disparaître toute trace de la monumentale autoroute romaine. En Espagne, on marche encore sur les pavés de la Via Augusta. Dans le Var et les Alpes-Maritimes, la via aurelia s'appelle D17, Nationale 7, autoroute provencale. Alors, de temps en temps, pour retrouver les maquis et les buis, la guarrigue, le GR ou sentier de grande randonnée est la meilleur formule.. A Brignoles, c'est le GR 99 qui croise la via aurelia, il descend de BARJOLS et de BRAS, il a des odeurs de sangliers, de feuilles mortes et de poudre à fusil, il croise la piste des chasseurs locaux, l'on s'attend à tout moment à voir surgir, apeurée, une laie et ses marcassins. Malheureusement, je pense à Peter Mayle, de redoutables propriétaires terriens entourent leurs territoires de barbelés et de miradors et obligent le poétique GR à gravir collines et descendre vallons, sans raison, sinon la fièvre « propriétaire » d'un hobereau local(avec 4x4 et fusil à 3 coups) voilà pour le GR 99. Il en sera de même pour le GR41 et le GR 55, mêmes itinéraires tourmentés, à forte déclivité, mais où l'ascension terminée, l'estérel et les maures valent le détour. A partir du Muy, le GR prend le nom de GR 51 pour longer les crêtes de l'Estérel. Le pélerin-randonneu a le choix entre les départementales dangereuses et les sentiers de chasseurs: selon son humeur, son envie d'écologie ou de verdure, de nature ou de vieilles pierres, il peut opter pour l'une ou pour l'autre formule.La formule GR est toujours plus coûteuse en énergie: St Maximin-brignoles par le GR: 8 heures de marche, le même itinéraire par la départementale: 4 heures de marche...
Dans le premier cas, des odeurs de trohens en fleur, des buis, des chênes-verts, des chênes lièges, des guarrigues sauvages... dans le second cas, les odeurs de diesels mal réglés, et la mauvaise humeur des automobilistes qui vous frôlent rageusement, jaloux de leur territoire sur lequel vous empiétez...
5 avril 2009: Brignoles-Le Thoronet-Fréjus: « où l'on s'apercoit que ce n'était pas Aurélien qui avait commandité la via aurelia »
je ne sais pas pourquoi en arrivant à Fréjus je fredonne une complainte bretonne « de Nice à Concarneau », ce qui est sûr, c'est que je ne suis pas encore arrivé à Nice, même si mes étapes m'en rapprochent. Je devrais plutôt fredonner, comme Auguste en I7 avant JC, de ARLES à FREJUS et de ROME à FREJUS par la Turbie, voilà la belle idée de notre empereur, alors que nos légionnaires se gelaient à franchir les cols des Alpes et celui de Larche particulièrement, depuis des lustres...
Mais je vais être infidèle au parcours romain, à cause de mes amours cisterciennes: il me faut voir LE THORONET, après SENANQUE, SILVACANE et FONTFROIDE: THORONET, la plus simple, la plus sauvage, la plus austère des abbayes cisterciennes de Provence. Le randonneur des GR se sent en harmonie, avec son sac, avec la simplicité et l'évidence des architectures solesmiennes... il me faut cependant revenir à la Via Aurelia, et c'est à Fréjus que je prendrai mon troisième pied devant ma troisième borne miliaire, entreposée sous une arche des arènes, sans inscription, au milieu d'autres vestiges antiques. FREJUS est une vraie capitale archéologique romaine: on vient d'ailleurs de mettre au jour, en creusant un parking en face de la Poste, les vestiges du port antique de Fréjus: impressionnants...
Alors, que faire à Fréjus, sinon passer des arènes à l'aqueduc de la porte dorée, à la reconstitution d'une magnifique villa romaine au musée archéologique, contempler les colonnes romaines de ré-emploi du baptistère paléo-chrétien de la cathédrale, et surtout, comble du syndrome de Stendhal, tomber en pamoison devant les 18 prédelles du retable de Jacobo DRANDI (1410-1463) consacré à la vie de sainte Marguerite( la carte postale de ce retable est en vente au prix de 60 centimes à la librairie du cloître de la cathédrale)
FREJUS: Capitale gréco-romaine ou sarrazine ?
Voilà pour le patrimoine, que dire de la sociologie de ce chemin romain ? Les sarrazins ont depuis longtemps repris pieds en Provence et les défenses et les fortifications érigées au IX et X ièmes siècles sur les contreforts des Maures et de L'Estérel n'ont plus de signification et sont tombées depuis longtemps devant une immigration d'outre-méditerranée qui s'est installée curieusement au coeur des cités médiévales provencales...
Nous allons à prix d'or acheter les dars de leurs casbah qu'ils désertent pour les banlieues de leurs grandes villes, tandis qu'ils restaurent avec ardeur les vieux quartiers de nos bastides..les horribles ETAP-HOTEL, B and B, et autres F1 fleurissent dans nos banlieues et aux périphéries des villes traversées... subsistent avec bonheur des hotels Riviera (Fréjus) de l'avenir (Saint Martin de Crau) les kebbabs, les épiceries tenues 7/7 par Ahmed, Karim et Mamadou... Les petits-bourgeois gaulois paient sur trente ans leurs pavillons en parpaing, tandis que les descendants de Mohamed restaurent et font revivre de belles demeures médiévales oubliées au coeur de cités fortifiées.
Le soir, des brunes aux yeux de gazelle rient très fort entre elles aux terrasses des cafés construits sur les traces des anciennes fortifications. La provence sarrazine est une réalité dont il faut se réjouir: il n'y a pas de meilleure intégration que l'accent chargé d'ail et de senteurs provencales de Mahdi, Leila, Khaled et Mina, leur vitalité, leur humour et leur absence de qu'en dira-t-on. Parfois, je songe aux fantômes errants de ces belles demeures avec qui ils font si bon ménage.
Ce soir, je dormirai chez Mohamed, après avoir gravi les vieux escaliers aux tomettes provencales de son hotel chargé d'ans et d'histoires...
6 Avril: FREJUS – LES ADRETS : « où les crêtes de l'estérel font oublier la via aurelia »
si l'on suit le parcours historique de la via aurelia, on doit suivre le bord de mer de saint Raphael à Cannes, revêtu de bêton et de goudron... La via aurelia mérite mieux que çà: on choisira de remonter le cours du Reyron à Partir de Fréjus et de gagner l'ancien barrage de Malpasset: on franchira ensuite l'Estérel par les Adrets... Pas un véhicule, pas une moto, des allées de chênes-liège et des paysages sur l'arrière pays àvous couper le souffle.
Détail amusant, c'est aussi la région où l'on trouve le plus de l'espèce curieuse de « l'étrange peuple des voyageuses », surtout des voyageuses en « a », mais aussi des voyageuses en « o ».
Aux adrets, c'est une voyageuse en « o » qui va me faire découvrir l'estérel et son arrière-pays, nous échangerons sur nos raids réciproques, elle dans le sud-est asiatique et moi sur mes marches au long cours. Nous passerons deux heures sympas à échanger nos bons plans et nos itinéraires: demain, je suivrai à son initiative les rives du lac de saint Cassien pour rejoindre PEYMEINADE. Elle m'aura permis de raccourcir mon étape en m'offrant de découvrir les rives d'un lac walchensien. Je rejoindrais la via aurelia à MOUANS-SARTOU...
Je regrette déjà de laisser l'étrange voyageuse dans son petit village de l'Estérel, je sais qu'au détour d'un chemin, au retour d'un trek, je la retrouverai, plaine d'humour, de convivialité, de simplicité et d'ouverture aux autres.
Voyage-Forum a cela de bon qu'il nous laisse des amis dans les coins les plus inaccessibles et les plus surprenants. Je marchera demain en pensant à elle, la remerciant du fond du coeur des paysages qu'elle m'aura permis de découvrir et que mon itinéraire n'avait pas prévu.
L'Estérel laisse demain sa place pour le Massif du tanneron.
7 avril : Les adrets-Montauroux (14 kms) « où une vfiste change l'itinéraire de la voie aurélienne
Nostalgique de cette rencontre furtive avec « O » la belle vfiste(brune, 1, 77 m)je me retiens du sms de regret du style « n'ai je pas été trop tactile? Je me suis pourtant retenu »(lu dans les perles de VF)il me faut reprendre la route: mon compteur indique encore 764 kms avant ROME... heureusement, BORDIGHIERA, ma ville fantasmée approche...
I4 kms après les Adrets, après avoir suivi les rives du lac de Saint Cassien, prêt à aborder le virage de PEYMEINADE, les klaxons compulsifs d'un véhicule que j'aurais pu prendre pour celui d'une boulangère livrant son pain me font me retourner et voilà-t-y pas que je retrouve ma vfiste en « o » que le hasard ou le destin remettait sur ma route...
Il est l'heure du café de I0 heures, le soleil est de la partie, nous voilà dérivant vers MONTAUROUX, village non inscrit dans l'itinéraire...mon destin sera-t-il lui aussi bouleversé?
Ma bonne étoile me suggère que ce soir, le gîte et le couvert seront assurés par Voyage Forum, merci Francois... la solidarité des voyageurs ou du peuple étrange des voyageuses me fera découvrir la gentillesse, la générosité, l'ouverture d'esprit de certains habitués du Forum: je ne regretterai pas le détour: non seulement, je vivrai au rythme et au coeur d'un village provencal, mais les curiosité du patrimoine de MONTAUROUX et de CALLIAN(village de Christian DIOR et de soeur Emmanuelle) n'auront plus de secret pour moi.
La voyageuse en « 0 » me fera découvrir les rouges corsés des coteaux du Var, j'échangerai contre son accueil un saint Estèphe, château BONIS, élevé et mis en fût au château...
Lyon-Marseille-Arles: je rêvais depuis plusieurs mois de marcher sur les traces des légions d'Auguste de Arles à Rome par la voie aurélienne(via aurelia). Première grande marche de printemps, après le canal de Midi et Garonne en 2008(550 kms) et la ruta de la plata entre Séville et Santiago (1000 kms ) en 2007 de l'andalousie à la Galice. Cette première marchede printemps peut se préparer le long des longues soirées d'hiver en surfant sur Google ou sur VF, croiser les informations des marcheurs au long cours, vérifier que le peuple étrange des voyageuses a pris son vol pour les premiers voyages de printemps. Gitanita croise toujours dans le continent amérindien, Béatrices s'est fixée aux pieds du Causse du Haut Languedoc en rêvant de voyages au long cours, d'autres préparent un second périple au pays des sassanides, périple de dix jours, avion, bus et train compris. On a les vacances qu'on peut... De son côté, la voyageuse du cirque a repris la tournée de son cirque en Turquie, à 300 kms d'Aleppo: bientôt, le petit cirque italien s'installera pour une longue tournée de six mois en Syrie, pour passer ensuite en Egypte... Mes compagnons de route au long cours ont préféré le Népal qu'ils préparent activement. Comme la météo est capricieuse, derrière le projet « Via Aurelia » en 37 jours(1000 kms) j'ai mis en réserve le ruta de levante de Valencia à Ourense, par Tolède et Avila et si la météo est vraiment capricieuse, le tour de Corse par le sentier littoral, la mer méditerranée est toujours pleine d'embruns...
31 Mars 2009: ARLES-SAINT MARTIN DE CRAU : Ière étape: 21 kms:
« préambule d'une longue marche de printemps »
Lyon-Marseille-Arles: il me faut rejoindre Arles, mais je passerai auparavant par Marseille au Consulat de Syrie déposer une demande de visa pour mon prochain voyage: les informations de VF m'ont révélé que la délivrance des visas syriens est beaucoup plus rapide à Marseille qu'à Paris. Recu courtoisement par le consul, je ne peux m'empêcher de penser qu'il représente une effroyable bureaucratie actuellement au pouvoir à Damas. Sa courtoisie n'efface pas ma mémoire.
A midi, je suis à Sainte Trophyme(Arles) que je connais déjà et comme la première étape projetée: Arles-Salon(39 kms) me paraît tartarinesque, je tente le coup de la partager en deux étapes: Arles-saint Martin de Crau cet après midi, Salon de Provence demain...
Pour une mise en jambe, il vaut mieux être prudent avant une marche au long cours: mes chaussures italiennes sont récentes: elles ont encore besoin d'être « faites », « culottées » ou « débridées » selon ce que l'on veut.
La bête, malgré ses piscines hebdomadaires, a besoin de remettre en route ses muscles longs et de vérifier l'état de ses tendons (tendinite 2007).
Le sac est neuf, il faut réapprendre à le remplir et à privilégier le choix des poches(clin d'oeil aux marcheurs au long cours...)
le jet de l'inutile se fait au cours des trois premiers jours. Bien entendu, j'ai une carte grossière de la Via Aurelia trouvée sur Google, que je complèterai par des cartes IGN au 1/100.000 et les informations précieuses des offices du tourisme traversés.
J 'ai l'intention d'être émerveillé par les paysages, les montagnes, les cieux, les floraisons et les odeurs de printemps, les oiseaux et les animaux que je rencontrerai, les hommes aussi tout au long de mon long chemin... 1 avril 2009: Saint Martin de Crau-Salon de Provence: (28 kms) « la plaine de la crau fait toujours 70 kms de large »
ma voiture garée sur le parking de la gare, je contourne le premier rond-point d'Arles pour buter sur le vieux moulin de Van Gogh(en cours de restauration, la restauration à l'identique de la toile de Vincent bute sur la reconstruction de l'annexe en briques rouges au pied gauche du moulin) j'oublie de photographier la relique, hypnotisé par les arcades d'un pont moyenageux qui enjambe les canaux. La météo n'est pas au beau fixe: j'ai capoté le marcheur: K-Way-casquette américaine à longue visière, le parapluie oublié et qui fait déjà défaut...Heureusement, Zeus, Ouranos, dans leur Olympe, sont cléments: la pluie se mue en un crachin breton qui autorise la marche au long cours...
J'ai eu le choix entre le parcours dit « du patrimoine » qui suit le GR des alpilles et la longue plaine de la Crau (70 kms de Arles à Aix) j'ai privilégié le second itinéraire, ayant déjà fortement transpiré sur le premier dans une autre vie...des alpilles au Ventoux.
La plaine de la Crau reste une large plaine alluviale où les mas s'égrènent le long du chemin, les portails des domaines ouvrant sur de longues allées de mûriers. La plaine est verte et humide: l'eau sourd de toutes parts, de multiples canaux de dérivations: les cheavux camarguais, les grues, les canards sauvages, les aigrettes sont en harmonie avec le vert de ce printemps tardif: les odeurs, les parfums, les cris d'oiseaux se répondent, couverts souvent par le rugissement des diesels de la petite départementale, diesels fous qui ont quitté l'autoroute proche que l'on suit...
Au détour d'une allée de buis, le beau tympan roman de saint Geniès, à l'entrée de Rafèle entre Arles et saint Martin: platitude, longueur des kilomètres, seule la montagne sainte Victoire émerge au loin et nous rappelle qu'on marche sur Aix..
2 avril 2009: Salon-de-provence- Aix: 27 kms: « où le château de l'Emperi prend des allures de Marlborough »
Salon de Provence est sous la pluie: redondance avec la Fontaine de mousse de la place de la Fontaine: même le château de l'Emperi, à l'architecture toscane, ne respire pas le blond de la pierre d'Orgon. N'empêche, Salon est une ville que l'on dédaigne souvent, mais qui a de vrais airs d'Italie et Saint Michel et son vieux tympan roman valent le détour...
L'hotel de la poste, recommandé aux compostelliens(cf.ww.compostelle-paca...) regorge de marcheurs au long cours: un italien arrive de Rome et part sur Compostelle, un autre marcheur arrive ce soir: je n'aurais pas le temps de connaître sa destination: Rome ou Compostelle. Sur cet itinéraire, il arrive que l'on croise des flux de randonneurs dont on ne sait s'ils vont sur Rome ou sur l'Espagne.
Je n'oublie pas de faire tamponner mon « credential » d'agnostique: les cachets des hotels ou des offices de tourisme suffisent à mon bonheur, je crains un peu les couvents et les nonnes, j'attend l'Italie... La D17 m'offre à la sortie de Salon 17 kilomètres de Voie Aurélienne parfaite jusqu'à Eguille, une borne miliaire est fièrement dressée au KM 6 à la sortie de Salon, ma première borne milaire, elle a encore au flanc, la petite niche boite aux lettres des coursiers de l'empereur. J'imagine, sous le goudron de la D17 les amoncellements de graviers et les milliers d'esclaves morts à dresser cette longue voie entre ROME et ARLES, les légions d'Aurélien, de Marius et de Claude, jeunes légionnaires de 20 ans marchant sur les itinéraires des tables de PEUTENGER( avec espérance de vie de 30 ans et souliers de bois cloutés) j'apprécie d'autant mes Merrell et mes Trezeta(chaussures de marcheurs du XXI siècle après J-C)..
3 avril 2009 : AIX-TRETS-SAINT MAXIMIN (36 kms) où les métamorphoses de PICASSO au Musée Granet
La pluie tombe d'abondance, j'abandonne une partie de l'étape pour me consacrer au Musée GRANET d'AIX où m'attendent « les métamorphoses de Picasso », parcours initiatique à l'oeuvre du peintre de Vauvenargues (inhumé dans le parc du château) La première salle d'exposition me semble un peu « disney », façon cité des sciences de la Villette, avec musique initiatique si l'on effleure les cartouches des oeuvres du peintre, je préfère la recréation d'une femme nue couché avec couches numériques révélant le miracle de la création: merveille du numérique et de la pédagogie inter-active... dehors, il pleut toujours: j'irai dormir à TRETS, cité médiévale à 21 kms d'Aix, au pied de PUYLOUBIER, d'où je reprendrai mon errance jusqu'à saint Maximin la sainte baume.
L'hotel du Val de Trets, vieille maison provencale au pied des remparts, me réconcilie avec l'hotellerie francaise: j'apprécierai d'autant après ma longue marche le long du tombeau de Marius dans la plaine des Loubières(bataille de Marius contre les teutons...je suis toujours sur le voie aurelia)
ici des chiens errants me prennent en affection et je mettrai sept kilomètres avant de m'en séparer, en suivant une voie ferrée désaffectée pour effacer mes traces. Heureusement, une belle provencale, inquiète de leur présence et de leur propriétaire, les gardera pour moi, le temps que je m'éloigne...
Une halte à POURCIEUX, avec bistrot tenu par un étrange personnage déguisé en souteneur(gourmette en or, veste prune, pantalon noir, teint illuminé par les veilles et les costières du Var...) et une belle boulangère à la poitrine aussi généreuse que ses croissants au beurre et ses pissaladières. Mon dieu, que que la France des chemins est bonne...
3 avril 2009: Saint Maximin – Brignoles: « Marie-Madeleine a désormais deux tombeaux »
je vais déchiffrer ma deuxième borne miliaire de la voie aurelia grâce à Evelyne, hôtesse de l'office du tourisme de saint Maximin, bien plus compétente que moi sur le »noli ne tangere »du crâne de Marie-Madeleine, enchâssé dans la crypte de la basilique de saint Maximin. Moi qui lui dis qu'il s'agit d'une supercherie, les révolutionnaires étant passé par là en I793, elle me confirme que les restes précieux de la sainte avaient été cachés pendant la révolution et que le morceau de chair sanctifié par les doigts du christ sur le front de la pénitente est tombé du crâne lors de sa redécouverte... elle me précise même que si les restes trouvés dans le sarcophage de la sainte sont d'un homme, c'est que les chrétiens de l'époque, craignant que les sarrazins fassent main basse sur les reliques de Marie-Madeleine, avaient mis à sa place la dépouille du pauvre saint Isidore... croyant comprenne que pourra...
il n 'empêche que les sarcophage de la crypte, sarcophages paléo-chrétiens, romains ré-employés, valent bien ceux du musée archéologique d'Arles...et que le retable d'Andre de ROZEN et ses dix sept prédelles(1510-1520) me préparent sérieusement aux fresques de Giotto que je verrai bientôt dans quelques jours.
J'apprécie de plus en plus la culture et le charme des hôtesses des offices de tourisme: elles vous donnent envie d'approfondir et d'aller plus loi sur le chemin(pour mémoire, la seconde borne miliaire de saint maximin est entreposée dans le cloître de la basilique, elle a été trouvée sur le mont aurélien sur la même commune...)
4 avril 2009: où le GR 99 croise la via aurelia:
on avait laissé notre héros en contemplation devant sa deuxième borne miliaire: on avait oublié de dire que nos ponts et chaussées successifs avaient fait disparaître toute trace de la monumentale autoroute romaine. En Espagne, on marche encore sur les pavés de la Via Augusta. Dans le Var et les Alpes-Maritimes, la via aurelia s'appelle D17, Nationale 7, autoroute provencale. Alors, de temps en temps, pour retrouver les maquis et les buis, la guarrigue, le GR ou sentier de grande randonnée est la meilleur formule.. A Brignoles, c'est le GR 99 qui croise la via aurelia, il descend de BARJOLS et de BRAS, il a des odeurs de sangliers, de feuilles mortes et de poudre à fusil, il croise la piste des chasseurs locaux, l'on s'attend à tout moment à voir surgir, apeurée, une laie et ses marcassins. Malheureusement, je pense à Peter Mayle, de redoutables propriétaires terriens entourent leurs territoires de barbelés et de miradors et obligent le poétique GR à gravir collines et descendre vallons, sans raison, sinon la fièvre « propriétaire » d'un hobereau local(avec 4x4 et fusil à 3 coups) voilà pour le GR 99. Il en sera de même pour le GR41 et le GR 55, mêmes itinéraires tourmentés, à forte déclivité, mais où l'ascension terminée, l'estérel et les maures valent le détour. A partir du Muy, le GR prend le nom de GR 51 pour longer les crêtes de l'Estérel. Le pélerin-randonneu a le choix entre les départementales dangereuses et les sentiers de chasseurs: selon son humeur, son envie d'écologie ou de verdure, de nature ou de vieilles pierres, il peut opter pour l'une ou pour l'autre formule.La formule GR est toujours plus coûteuse en énergie: St Maximin-brignoles par le GR: 8 heures de marche, le même itinéraire par la départementale: 4 heures de marche...
Dans le premier cas, des odeurs de trohens en fleur, des buis, des chênes-verts, des chênes lièges, des guarrigues sauvages... dans le second cas, les odeurs de diesels mal réglés, et la mauvaise humeur des automobilistes qui vous frôlent rageusement, jaloux de leur territoire sur lequel vous empiétez...
5 avril 2009: Brignoles-Le Thoronet-Fréjus: « où l'on s'apercoit que ce n'était pas Aurélien qui avait commandité la via aurelia »
je ne sais pas pourquoi en arrivant à Fréjus je fredonne une complainte bretonne « de Nice à Concarneau », ce qui est sûr, c'est que je ne suis pas encore arrivé à Nice, même si mes étapes m'en rapprochent. Je devrais plutôt fredonner, comme Auguste en I7 avant JC, de ARLES à FREJUS et de ROME à FREJUS par la Turbie, voilà la belle idée de notre empereur, alors que nos légionnaires se gelaient à franchir les cols des Alpes et celui de Larche particulièrement, depuis des lustres...
Mais je vais être infidèle au parcours romain, à cause de mes amours cisterciennes: il me faut voir LE THORONET, après SENANQUE, SILVACANE et FONTFROIDE: THORONET, la plus simple, la plus sauvage, la plus austère des abbayes cisterciennes de Provence. Le randonneur des GR se sent en harmonie, avec son sac, avec la simplicité et l'évidence des architectures solesmiennes... il me faut cependant revenir à la Via Aurelia, et c'est à Fréjus que je prendrai mon troisième pied devant ma troisième borne miliaire, entreposée sous une arche des arènes, sans inscription, au milieu d'autres vestiges antiques. FREJUS est une vraie capitale archéologique romaine: on vient d'ailleurs de mettre au jour, en creusant un parking en face de la Poste, les vestiges du port antique de Fréjus: impressionnants...
Alors, que faire à Fréjus, sinon passer des arènes à l'aqueduc de la porte dorée, à la reconstitution d'une magnifique villa romaine au musée archéologique, contempler les colonnes romaines de ré-emploi du baptistère paléo-chrétien de la cathédrale, et surtout, comble du syndrome de Stendhal, tomber en pamoison devant les 18 prédelles du retable de Jacobo DRANDI (1410-1463) consacré à la vie de sainte Marguerite( la carte postale de ce retable est en vente au prix de 60 centimes à la librairie du cloître de la cathédrale)
FREJUS: Capitale gréco-romaine ou sarrazine ?
Voilà pour le patrimoine, que dire de la sociologie de ce chemin romain ? Les sarrazins ont depuis longtemps repris pieds en Provence et les défenses et les fortifications érigées au IX et X ièmes siècles sur les contreforts des Maures et de L'Estérel n'ont plus de signification et sont tombées depuis longtemps devant une immigration d'outre-méditerranée qui s'est installée curieusement au coeur des cités médiévales provencales...
Nous allons à prix d'or acheter les dars de leurs casbah qu'ils désertent pour les banlieues de leurs grandes villes, tandis qu'ils restaurent avec ardeur les vieux quartiers de nos bastides..les horribles ETAP-HOTEL, B and B, et autres F1 fleurissent dans nos banlieues et aux périphéries des villes traversées... subsistent avec bonheur des hotels Riviera (Fréjus) de l'avenir (Saint Martin de Crau) les kebbabs, les épiceries tenues 7/7 par Ahmed, Karim et Mamadou... Les petits-bourgeois gaulois paient sur trente ans leurs pavillons en parpaing, tandis que les descendants de Mohamed restaurent et font revivre de belles demeures médiévales oubliées au coeur de cités fortifiées.
Le soir, des brunes aux yeux de gazelle rient très fort entre elles aux terrasses des cafés construits sur les traces des anciennes fortifications. La provence sarrazine est une réalité dont il faut se réjouir: il n'y a pas de meilleure intégration que l'accent chargé d'ail et de senteurs provencales de Mahdi, Leila, Khaled et Mina, leur vitalité, leur humour et leur absence de qu'en dira-t-on. Parfois, je songe aux fantômes errants de ces belles demeures avec qui ils font si bon ménage.
Ce soir, je dormirai chez Mohamed, après avoir gravi les vieux escaliers aux tomettes provencales de son hotel chargé d'ans et d'histoires...
6 Avril: FREJUS – LES ADRETS : « où les crêtes de l'estérel font oublier la via aurelia »
si l'on suit le parcours historique de la via aurelia, on doit suivre le bord de mer de saint Raphael à Cannes, revêtu de bêton et de goudron... La via aurelia mérite mieux que çà: on choisira de remonter le cours du Reyron à Partir de Fréjus et de gagner l'ancien barrage de Malpasset: on franchira ensuite l'Estérel par les Adrets... Pas un véhicule, pas une moto, des allées de chênes-liège et des paysages sur l'arrière pays àvous couper le souffle.
Détail amusant, c'est aussi la région où l'on trouve le plus de l'espèce curieuse de « l'étrange peuple des voyageuses », surtout des voyageuses en « a », mais aussi des voyageuses en « o ».
Aux adrets, c'est une voyageuse en « o » qui va me faire découvrir l'estérel et son arrière-pays, nous échangerons sur nos raids réciproques, elle dans le sud-est asiatique et moi sur mes marches au long cours. Nous passerons deux heures sympas à échanger nos bons plans et nos itinéraires: demain, je suivrai à son initiative les rives du lac de saint Cassien pour rejoindre PEYMEINADE. Elle m'aura permis de raccourcir mon étape en m'offrant de découvrir les rives d'un lac walchensien. Je rejoindrais la via aurelia à MOUANS-SARTOU...
Je regrette déjà de laisser l'étrange voyageuse dans son petit village de l'Estérel, je sais qu'au détour d'un chemin, au retour d'un trek, je la retrouverai, plaine d'humour, de convivialité, de simplicité et d'ouverture aux autres.
Voyage-Forum a cela de bon qu'il nous laisse des amis dans les coins les plus inaccessibles et les plus surprenants. Je marchera demain en pensant à elle, la remerciant du fond du coeur des paysages qu'elle m'aura permis de découvrir et que mon itinéraire n'avait pas prévu.
L'Estérel laisse demain sa place pour le Massif du tanneron.
7 avril : Les adrets-Montauroux (14 kms) « où une vfiste change l'itinéraire de la voie aurélienne
Nostalgique de cette rencontre furtive avec « O » la belle vfiste(brune, 1, 77 m)je me retiens du sms de regret du style « n'ai je pas été trop tactile? Je me suis pourtant retenu »(lu dans les perles de VF)il me faut reprendre la route: mon compteur indique encore 764 kms avant ROME... heureusement, BORDIGHIERA, ma ville fantasmée approche...
I4 kms après les Adrets, après avoir suivi les rives du lac de Saint Cassien, prêt à aborder le virage de PEYMEINADE, les klaxons compulsifs d'un véhicule que j'aurais pu prendre pour celui d'une boulangère livrant son pain me font me retourner et voilà-t-y pas que je retrouve ma vfiste en « o » que le hasard ou le destin remettait sur ma route...
Il est l'heure du café de I0 heures, le soleil est de la partie, nous voilà dérivant vers MONTAUROUX, village non inscrit dans l'itinéraire...mon destin sera-t-il lui aussi bouleversé?
Ma bonne étoile me suggère que ce soir, le gîte et le couvert seront assurés par Voyage Forum, merci Francois... la solidarité des voyageurs ou du peuple étrange des voyageuses me fera découvrir la gentillesse, la générosité, l'ouverture d'esprit de certains habitués du Forum: je ne regretterai pas le détour: non seulement, je vivrai au rythme et au coeur d'un village provencal, mais les curiosité du patrimoine de MONTAUROUX et de CALLIAN(village de Christian DIOR et de soeur Emmanuelle) n'auront plus de secret pour moi.
La voyageuse en « 0 » me fera découvrir les rouges corsés des coteaux du Var, j'échangerai contre son accueil un saint Estèphe, château BONIS, élevé et mis en fût au château...
De retour de dix jours en Jordanie depuis le 31 mars English translation pending
Voila nos 10 jours (seulement!) en jordanie sont deja passes et evidemment c'etait super!
l'un des meilleurs accueil que l on ai eu au court de nos differents voyages (thailande, bali, sri lanka, afrique du nord...)
je souhaite vous faire part de nos impressions sur les hotels etc...car le forum nous a bien aidé et donc en retour j'espere aider d'autre.
nous avons loué une voiture chez montecar et comme d'autre sur ce forum nous avons ete tres satisfaits : kia picanto pour 220€ pour 10 js (on a meme eu un modele 2008 au lieu de 2007 et une automatique au lieu d'une manuelle - ce qui etait un peu moins bien pour nous mais on s'y fait - )
on avait reserve au salome hotel de madaba (via leur site 40jd avec petit dej) pour la 1ere nuit : madaba est bien deservi par rapport a l aeroport et c est assez simple de s y retrouver, l'hotel est bien mais un peu cher par rapport a d autre equivalent. Il est propre, l'accueil est tres bien, la literie aussi mais a notre arrivée (un peu tard) il n y avait pas d eau chaude (mais le lendemain matin oui) et la fenetre ne fermait pas donc pas tres chaud dans la chambre, mais confortable et personnel serviable.
Ensuite nous sommes parti vers dana et nous avons dormi au dana tower (15jd/pers avec repas et petit dej): on y va pas pour le confort, mais pour l'ambiance! deco tres originale...tres chaleureuse, sinon pour le confort 1 seul drap pour un lit de 2 pers (on avait nos sacs a viande ;) )pour l eau chaude il faut mettre la chaudiere en route bien a l avance et on a un filet d'eau (comme je le disais: il ne faut pas y aller pour le confort - pour nous ca n avait pas d importance) les sanitaires sont communs, ne ferment pas et il faut compter sur la proprete des autres ...🤪. Nous y avons bien dormi tout de meme et tres bien mangé. Le soir on a eu le droit au houd et aux chants tradionnels, bonne ambiance! tres serviable aussi, ils nous ont proposé un guide pour le wadi rum etc..
Nous avons passé 4 nuits a Petra (3js sur le site) où les hotels etaient loin d'etre bondés, grand choix sans probleme. Nous etions au sharah mountain (25 jd sans petit dej) bien, confortable, tres serviable aussi. Là aussi il faut demander pour l'eau chaude car ils coupent la chaudiere la journée pour economiser le gaz (ce qu on comprend bien vu le nombre de clients). Le patron nous a dit qu'il allait changer toute la deco et le staf car il a racheté il y a quelques mois...
Pour visiter petra, on passait tot a la boulangerie (celles en dessous d'un hotel dont j ai oublié le nom ouvre des 6h ) pour acheter de quoi prendre le petit dej et de dejeuner (triangles a la viande, fromage, epinards...)sur place et en choisissant toujours un coin sympa avec vu les temples...;) c'est mieux que les pti dej d hotel et les lunch box pour le soir le resto le moins cher dans le GR est tres bien (par contre "al arabia" un peu + cher et j ai ete malade apres un repas chez eux 🤪 😕 ) on a fait little petra en arrivant dans l apres midi : une bonne mise en bouche ! Evidemment je conseille les balades en hauteur et "hors des sentiers battus"! on a essayé de passé par le wadi a coté de l entree du siq pour changer ! il n y avait que nous...mais il y avait encore beaucoup d'eau et c est grace a un bedouin que nous avons pu terminer le parcourt a grandes enjambées et portages accrobatiques. D'apres abdallah (pour ne pas le citer !) dans quelques semaine ce sera a sec. sinon 3 js a petra c'est bien pour apprecier sans ce presser et prendre le temps de boire un the a droite et a gauche.
voila pour aujourd hui, je ferai la suite + tard si ca interresse !
nous avons loué une voiture chez montecar et comme d'autre sur ce forum nous avons ete tres satisfaits : kia picanto pour 220€ pour 10 js (on a meme eu un modele 2008 au lieu de 2007 et une automatique au lieu d'une manuelle - ce qui etait un peu moins bien pour nous mais on s'y fait - )
on avait reserve au salome hotel de madaba (via leur site 40jd avec petit dej) pour la 1ere nuit : madaba est bien deservi par rapport a l aeroport et c est assez simple de s y retrouver, l'hotel est bien mais un peu cher par rapport a d autre equivalent. Il est propre, l'accueil est tres bien, la literie aussi mais a notre arrivée (un peu tard) il n y avait pas d eau chaude (mais le lendemain matin oui) et la fenetre ne fermait pas donc pas tres chaud dans la chambre, mais confortable et personnel serviable.
Ensuite nous sommes parti vers dana et nous avons dormi au dana tower (15jd/pers avec repas et petit dej): on y va pas pour le confort, mais pour l'ambiance! deco tres originale...tres chaleureuse, sinon pour le confort 1 seul drap pour un lit de 2 pers (on avait nos sacs a viande ;) )pour l eau chaude il faut mettre la chaudiere en route bien a l avance et on a un filet d'eau (comme je le disais: il ne faut pas y aller pour le confort - pour nous ca n avait pas d importance) les sanitaires sont communs, ne ferment pas et il faut compter sur la proprete des autres ...🤪. Nous y avons bien dormi tout de meme et tres bien mangé. Le soir on a eu le droit au houd et aux chants tradionnels, bonne ambiance! tres serviable aussi, ils nous ont proposé un guide pour le wadi rum etc..
Nous avons passé 4 nuits a Petra (3js sur le site) où les hotels etaient loin d'etre bondés, grand choix sans probleme. Nous etions au sharah mountain (25 jd sans petit dej) bien, confortable, tres serviable aussi. Là aussi il faut demander pour l'eau chaude car ils coupent la chaudiere la journée pour economiser le gaz (ce qu on comprend bien vu le nombre de clients). Le patron nous a dit qu'il allait changer toute la deco et le staf car il a racheté il y a quelques mois...
Pour visiter petra, on passait tot a la boulangerie (celles en dessous d'un hotel dont j ai oublié le nom ouvre des 6h ) pour acheter de quoi prendre le petit dej et de dejeuner (triangles a la viande, fromage, epinards...)sur place et en choisissant toujours un coin sympa avec vu les temples...;) c'est mieux que les pti dej d hotel et les lunch box pour le soir le resto le moins cher dans le GR est tres bien (par contre "al arabia" un peu + cher et j ai ete malade apres un repas chez eux 🤪 😕 ) on a fait little petra en arrivant dans l apres midi : une bonne mise en bouche ! Evidemment je conseille les balades en hauteur et "hors des sentiers battus"! on a essayé de passé par le wadi a coté de l entree du siq pour changer ! il n y avait que nous...mais il y avait encore beaucoup d'eau et c est grace a un bedouin que nous avons pu terminer le parcourt a grandes enjambées et portages accrobatiques. D'apres abdallah (pour ne pas le citer !) dans quelques semaine ce sera a sec. sinon 3 js a petra c'est bien pour apprecier sans ce presser et prendre le temps de boire un the a droite et a gauche.
voila pour aujourd hui, je ferai la suite + tard si ca interresse !
En attendant le printemps, en Arizona et au Nouveau-Mexique (1) English translation pending
Un voyage nature de 12 jours au départ de Phoenix à travers les parcs nationaux du sud de l'Arizona et du Nouveau-Mexique : Saguaro, Picacho, Bear Canyon, Chiricahua, White Sands, Bisti, Sedona Area, Apache Trail et Lost Dutchman.
Le récit illustré d'une série de photos se trouve ici :
sites.google.com/...uleuxvoyagesarizona/
Ci-dessous une sélection d'images accompagnant le texte.
Bonne découverte

Nos voyages précédents sont ici : 2007 et 2008 Ah ! L'Arizona et le Nouveau Mexique au printemps, en dehors de la fournaise de l'été, j'y pensais depuis quelques mois déjà ! Alors quand nous avons programmé un voyage en ce début d'année 2009 (du 11 au 23 mars), cette destination s'est rapidement imposée à nous !
J'ai compulsé mes guides et sites favoris, contacté quelques forumeurs, Sedonax, Wavemaster, Jadorry, lu et relu quelques carnets de voyage : Fred, Kashtin (Merci à eux tous !) et mon itinéraire était bouclé.
Il n'y avait plus qu'à trouver des billets (par opodo.fr) et à louer une voiture (par Alamo, catégorie Equinox).
Ça y est, tout est prêt ! Je vous y emmène ! C'est par ici !
J1 (11/03/09) : Paris – Phoenix via Washington D.C.
Après avoir décollé avec près d'une heure de retard à Paris, l'avion (vol Lufhansa/United Airlines) atterrit à Washington à 15h30 locales, à peine 15 minutes plus tard que prévu.
Mais nous avions prévu un temps d'escale suffisant, c'est donc très zen que nous passons la douane et récupérons nos bagages.
Bien que le formulaire ESTA soit à remplir avant le départ sur internet, dans l'avion, c'est la fiche verte qui reste d'actualité. Nous avons pris soin de la remplir soigneusement car les ratures irritent les douaniers.
Notre glacière (oui, nous préférons l'emporter plutôt que d'en acheter une à chaque fois ) remplie de bouquins, matériel de pique-nique… intrigue quelque peu le contrôleur sanitaire. Petite inspection supplémentaire et tout est ok.
Finalement, nous arrivons à la porte d'embarquement du vol intérieur Washington-Phoenix avec une heure d'avance. Il n'y a pas de repas prévu en classe économique sur ce vol. En revanche, nous voyageons en "Economy Plus", ce qui nous laisse 5 inches de plus pour déployer nos jambes.
Encore 5 heures de vol pour Phoenix….cela nous paraît très long !
Enfin, il est 20h, nous voilà arrivés. Dans l'aéroport, la vue des gens en short et tee-shirt laisse prévoir une température très estivale. Effectivement, il fait bien 25° .
Encore un tour en bus jusqu'au "Rental Car Center" flambant neuf, quelques formalités au comptoir d'Alamo et nous voilà dans le garage du loueur. On nous demande de choisir notre voiture parmi les 5 ou 6 modèles restant dans la catégorie : nous optons pour le modèle le plus haut, soit un Ford Escape.
Bien que munis de notre itinéraire pré-imprimé, il n'est pas aussi aisé de nous repérer de nuit et après 16 heures de voyage. Après avoir erré un peu, nous finissons par trouver notre motel : le Budget Lodge Motel, excellent rapport qualité/prix, plébiscité par Tripadvisor, grande chambre impeccable, avec micro-ondes et réfrigérateur.
Nous nous laissons immédiatement aller dans les bras de Morphée !
J2 (12/03/09) : Phoenix-Tucson
Après un réveil à 3 heures et quelques mails envoyés, nous nous rendormons jusqu'à 5 h et sommes dehors à 7, après un café avalé au lobby.
Direction Picacho Peak State Park à 76 miles au sud de Phoenix, après avoir rempli la glacière du côté de Casa Grande.
Un peu décalés, nous pique-niquons dès notre arrivée dans le parc avant d'entamer la montée sur le Hunter Trail que nous parcourons uniquement jusqu'au col afin de garder quelques forces pour la suite de la journée.
Ce n'est pas encore la pleine saison des fleurs, mais sur la pente du Hunter Trail, de dressent saguaros, barrel cacti, ocotillos …
Et ces fameux cholla cacti qu'on appelle aussi teddy bear cholla.
Mais pas sûr qu'ils soient aussi doux !
Une première approche du désert donc ! La journée n'est pas finie, loin de là !
Il est 13h30 quand nous arrivons aux portes de Tucson et décidons de trouver tout de suite un hôtel, ici, à Marana. Un Super8 avec micro ondes, réfrigérateur et pdj nous convient très bien.
Tout juste le temps de nous installer et nous voilà repartis en direction de Saguaro National Park Ouest. Accédant au parc par le nord, c'est un peu hésitants que nous nous engageons sur la piste de Golden Gate car il n'y a absolument aucune indication.
Nous arrivons au royaume des cactus en tout genre et du saguaro en particulier.
King Canyon Trail est (d'après le guide "Photographing the Southwest") le plus beau sentier de cette partie ouest. C'est par conséquent celui que nous choisissons et c'est un peu euphoriques que nous entamons les 10 kms A/R en 3h30 et 650 m de dénivelé sans vraiment réaliser qu'il était déjà 16H.
Le sentier passe à côté d'une cabane en ruines
Ici un groupe de saguaros nous fait une haie d'honneur.
Au sommet du Wasson Peak, enfin, la vue sur Tucson et sa vallée.
Le soleil se couche quand nous arrivons là-haut !
Il faut redescendre dare-dare ! Les saguaros de tout à l'heure sont dans l'obscurité….
C'est à la nuit tombée que nous retrouvons la voiture, après avoir trébuché sur quelques pierres et sursauté à l'envol de plusieurs engoulevents.
Nous sortons du parc par le sud: c'est la seule route encore ouverte à cette heure tardive.
Et c'est encore plus tard que nous nous attablons dans un restaurant Cracker Barrel à Marana pour un dîner simple mais copieux dans un cadre "old west" très chaleureux.
Saguaro NP
J3 (13/03/09) : Tucson – Bisbee.
On se réveille avec quelques courbatures, pas étonnant, on a fait un peu fort hier, pour une première journée et voilà qu'on veut déjà remettre ça dès ce matin ! Prévision : 15kms A/R pour aller de Bear Canyon à Seven Falls !
Nous pensions arriver rapidement sur les lieux, puisque nous sommes déjà à Tucson, mais c'est sans compter sur la densité du trafic et il nous faut quasiment 1h30 pour rallier Sabino Canyon Recreation Area. Tout au long du trajet de belles villas : nous sommes dans un quartier très résidentiel.
Très jolie randonnée le long d'un ruisseau qu'on traverse à plusieurs reprises. Sur les pentes du canyon, toute la végétation du désert de Sonora est présente.
Notamment d'impressionnants saguaros
Également ces élégantes "fairy duster"
Ça y est, les cascades sont en vue, dégringolant dans 7 bassins consécutifs.
Un bon pique-nique, un peu de repos et coup de soleil garanti : une belle journée en somme passée aux cascades.
Il n'y a plus qu'à nous mettre en route pour Bisbee, notre étape pour ce soir.
Cette ancienne ville minière située presqu'à la frontière mexicaine s'étage dans une belle vallée très verdoyante, sur le flanc des Mule Mountains.
Nous prenons un appartement au Gym Club Suites (sur la photo, le bâtiment rouge à 3 niveaux en arrière-plan) et nous sommes comblés : 55m². Deux grandes pièces très cosy, une grande cuisine toute équipée dans un bâtiment historique récemment rénové datant de 1902 : dommage qu'on y reste qu'une nuit !
A la nuit tombée, un petit tour dans la ville s'impose. Avec ses élégantes maisons victoriennes abritant notamment des galeries d'art, avec ses rues étroites et tortueuses, ses escaliers à flanc de colline, ses charmants hôtels, oui, cette ville a un charme indéniable auquel nous ne résistons pas : on aime beaucoup !
En flânant dans ses ruelles, un orchestre dans une vitrine retient notre attention : nous poussons la lourde porte en fer forgé et nous voilà au Café Roka pour un excellent dîner : un mélange de cuisine italienne et californienne.
Un vrai plaisir pour les yeux et les papilles, ces pâtes lasagnes aux artichauts et ces linguinis aux légumes verts. En plus les plats sont complétés par une soupe (aux champignons), une salade et un sorbet en guise de "trou normand". Tout cela pour un prix très raisonnable.
A recommander !
Bear Canyon
J4 (14/03/09) : Bisbee-Portal via Chiricahua NM
Grand soleil et ciel bleu à Bisbee ce matin, malgré des températures bien fraîches. Normal, nous sommes tout de même à 1600m d'altitude.
A la sortie de la ville, nous nous arrêtons pour jeter un coup d'œil à la mine de Lavender Pit : impressionnante !
Pas grand monde ce matin sur les petites routes que nous empruntons en direction de Chiricahua National Monument.
Alors pas étonnant que notre passage sur cette route peu fréquentée éveille l'attention de la police aux frontières dont le véhicule stationne sur le bas-côté.
Deux voitures de police vont ainsi nous suivre pendant un certain temps, ce qui nous oblige à respecter scrupuleusement les limitations de vitesse. Quand nous obliquons en direction du Monument, elles tournent aussi puis ralentissent et abandonnent la poursuite des gentils touristes que nous sommes.
Débarrassés de notre escorte, nous prenons la Bonita Canyon Drive et admirons les premiers rochers se détachant sur un ciel d'azur.
La route grimpe progressivement dans des forêts de chênes, de cyprès et de pins et passe de 1562 m à l'entrée du parc à 2094 m à Massaï Point. Il fait froid en sortant de la voiture : vestes coupe-vents, capuches et gants sont indispensables !
C'est là que débute notre randonnée vers "Heart of Rocks" (10kms A/R) en enchaînant trois trails : Edd Riggs, Mushroom, Big Balanced Rock.
Subitement le ciel se couvre. Tant pis, on y va quand même, ce sera peut-être passager !
Le sentier traverse une belle forêt qui nous fait penser un peu à celle de Fontainebleau, d'où émergent partout de superbes hoodoos.
Mais en cette fin de matinée, averses de neige et grisaille se succèdent et notre arrêt pique-nique va finir de nous glacer jusqu'aux os.
Alors que nous nous apprêtons à entamer la boucle de Heart of Rocks, voilà une timide éclaircie qui éclaire un tant soit peu le paysage.
C'est également cet instant que choisit cet animal pour sortir de sa tanière !
D'après notre documentation, il s'agit d'un "ringtail" ou "miner's cat", un lointain cousin du raccoon.
C'est avec beaucoup de plaisir que nous nous promenons au milieu de ces formations rocheuses aux noms très évocateurs !
Balanced Rock, Duck on a Rock, Kissing Rocks, Punch and Judy….
Au détour du chemin, voilà la vue sur Cochise Head. Cherchez le profil de Cochise ! Vous l'avez trouvé ?
Là, vous le voyez mieux maintenant !
Une bien belle randonnée au "Pays des rochers qui se tiennent debout" malgré un temps maussade et encore de la neige lors du retour à Massaï Point, complètement dans le brouillard.
Mais le soleil revient quand nous sortons du parc et c'est tant mieux car on a l'intention de sortir des sentiers battus et d'emprunter Pinery Canyon Road jusqu'à Portal.
Cette piste monte à 2500m d'altitude, (la neige n'est pas loin) avant de plonger dans le Cave Creek Canyon, prisé des ornithologues.
C'est là, au milieu de nulle part, que se trouve le Portal Peak Cafe & Lodge où nous avons prévu de passer la nuit. Une chambre assez grande et propre, mais sans charme et finalement presque qu'aussi chère que notre suite super mignonne d'hier. Mais ici c'est le seul hébergement à des dizaines de miles à la ronde et au milieu de la nature !
Comme le café ferme à 19h, il faut se mettre à table rapidement : au menu fast-food, quasiment au même prix que notre super menu d'hier. On reste un peu sur notre faim….et on se couche avec les poules !
Chiricahua NM
J5 (15/03/09) : Portal-Alamogordo via White Sands NM.
Bien sûr, ce matin, lever aux aurores : il est 6h30 quand nous quittons le Lodge.Trop tôt pour aller à White Sands, on arriverait à la plus mauvaise heure …alors autant s'attarder un peu dans le coin.
Nous décidons de parcourir en voiture la boucle Portal–Paradise–Portal par des pistes forestières. A cette heure matinale, nous avons la chance de croiser plusieurs groupes de cerfs et de biches.
Plus loin, c'est un "roadrunner" qui traverse devant nous et se réfugie dans un arbre.
Au retour à Portal, nous faisons quelques pas sur le Silver Peak trail afin de saisir les couleurs chaudes de ce début de matinée. Brrr! Il fait frisquet …jusqu'à -2/-3° C sous un ciel bleu.
Bon, maintenant, prenons la route en direction de Las Cruces dans le but de visiter White Sands.
Les températures se réchauffent tout doucement au fil de la matinée. La végétation change au fil des miles, plus désertique et parsemée de nombreux yuccas. Nous venons d'entrer dans l'état du Nouveau-Mexique !
C'est de l'autoroute tout au long du parcours, alors après un arrêt ravitaillement à Las Cruces, nous bifurquons vers Aguirre Springs pour pique-niquer et nous dégourdir un peu les jambes.
Il est 13h, nous sommes dimanche et cette Recreation Area est très fréquentée par les locaux, alors on prend tout juste le temps de manger et on file à White Sands. Le Nouveau Mexique applique l'heure d'été, il faut avancer nos montres d'une heure.
Là aussi, il y a foule, dimanche oblige : beaucoup de voitures qui quittent le parc, certes, mais encore beaucoup qui, comme nous, rentrent dans le "Monument".
Un premier arrêt pour faire le "Big Dunes Loop" et avoir un premier aperçu de la végétation de ce désert de sable blanc.
Il fait bon (+ de 25° au soleil, car ici il n'y pas d'ombre !) et je ne peux m'empêcher de penser à la chaleur qui doit régner ici en été.
Puis nous poursuivons la Dunes Drive jusqu'au bout en appréhendant un peu le monde qui a l'air de se regrouper autour du "cœur des sables". Nous comprenons rapidement que, certes, les familles stationnent là pour passer la journée et amuser les enfants (luge des sables), mais très peu randonnent.
C'est par conséquent tout seuls que nous partons sur l'Alkali Trail ( boucle 7kms = 2h30)….enfin, presque tout seuls ! Nous y croisons à plusieurs reprises un jeune couple de Français (les seuls Français, voire Européens que nous croiserons pendant notre voyage).
Alors à nous, le plaisir de grimper sur les dunes….
….de fouler le sable encore vierge (ah ! qu'il est doux et frais à cette saison !)
….d'observer cette surface ridée
….ou celle-ci, plus craquelée.
Puis de sortir du chemin balisé pour voir ces fragiles "roses des sables"
….ces herbes délicates
…ces yuccas majestueux
Émerveillés, nous en oublierions presque l'heure et nous attardons jusqu'à la tombée de la nuit. Allez, il faut y aller, le parc va fermer !
Direction Alamogordo à 25kms de là et le White Sands Motel ! Encore un excellent rapport qualité/prix pour une chambre petite, mais équipée de frigo et micro-ondes. Et à côté, le Chili's Restaurant où nous avons mangé d'excellentes viandes et un dessert mémorable (pour 2), un chocolate chip paradise pie !
White Sands
J6 (16/03/09) : Alamogordo - Bernalillo via Santa Fe et Tent Rocks NM
Une grande étape aujourd'hui, car nous avons prévu de rejoindre Santa Fe par les chemins de traverse via la NM 55 puis la NM 14 ou Turquoise Trail.
Mais dans un premier temps, un passage par Carrizozo s'impose : cette petite ville sympathique qui m'a été chaudement recommandée par plusieurs forumeurs (ils se reconnaîtront !!!!) est connue pour avoir accueilli dans le passé Billy the Kid, Sheriff Pat Garrett ou le Gouverneur Lew Wallace : toute une époque !!!!!
De Carrizozo à Santa Fe, la route qui sur notre carte nous semblait être "une petite route" est en fait large, droite sur des kilomètres, avec de temps en temps un angle droit pour casser le rythme, une route américaine, quoi !
Elle passe par tous les étages de la végétation, quittant les zones herbeuses parsemées de yuccas pour des zones plus vertes, garnies de genévriers puis des zones montagneuses couvertes de pins. Les températures extérieures varient avec l'altitude : il fait de plus en plus frais malgré le soleil.
Du côté d'Albuquerque, nous traversons la Cibola National Forest et c'est l'heure de nous restaurer, après avoir bifurqué dans une piste forestière. Polaire bienvenue en sortant de la voiture : il y a de nombreux névés sur le bord de la route.
En début d'après-midi, nous arrivons à Santa Fe après un arrêt sur le Turquoise Trail à Madrid pour acheter ….des turquoises, pardi !
Depuis la gare où nous stationnons, nous faisons un petit tour à pied dans le centre, jusqu'à la Plazza, la Cathédrale, City Hall….
Tout le centre est dédié au tourisme : galeries d'art, bijouteries, commerces …
Quelques bâtiments ont retenu notre attention.
Le fronton de cette maison
Cette façade
Et cette sculpture !
Bref, cette ville ne nous a pas vraiment séduits : trop touristique, mais peut-être n'avons-nous pas visité le quartier le plus authentique.
Alors, vite, retournons à la nature. Direction Tent Rocks National Monument !
Hélas, nous trouvons le parc fermé pourtant sensé être ouvert jusqu'à 19h. Mais le ranger a décidé de le fermer plus tôt pour manque de personnel (toutes les voitures devaient être sorties avant 17h, alors que d'habitude la sortie reste ouverte)
Nous sommes dépités et avons beau discuter et dire que nous venons exprès de France, le ranger est navré et nous dit de revenir demain matin. Mais pour demain matin, nous avons d'autres projets alors, adieu Tent Rocks.
Du coup, nous avançons jusqu'à Bernalillo où j'avais repéré un Holiday Inn qui s'avère parfait : petit déjeuner, laverie, piscine et même salle de gym. Non, la gym, ce ne sera pas nécessaire avec tous les exercices de la journée mais la laverie est bienvenue.
Chambre très confortable où nous improvisons une petite dinette devant la télé. C'est la première fois qu'on a le temps de voir la télé !
Santa Fe
J7 (17/03/09) : Bernalillo – Thoreau via Bisti Badlands.
Ce matin, notre programme doit nous mener à Bisti Badlands par la 550, très belle route encadrée de plateaux, mesas et badlands colorés.
Après Nageezi, nous "traversons" par les pistes le plateau pour déboucher sur la NM371 puis trouvons l'accès qui mène au parking.
Finalement, nous avons fait plus vite que prévu, à peine 3h30. Sur le parking, un photographe de Denver est déjà sur la ligne de départ.
Nous nous accordons d'abord, avant manger, une petite incursion vers la partie ouest, histoire de nous mettre dans le bain.
Paysage lunaire !
Après le pique-nique à l'ombre de la voiture (il n'y a pas un seul cm2 d'ombre aux alentours), nous nous lançons à l'assaut du site, prêts à explorer jusqu'au soir !
Nous traversons le wash, grimpons sur la crête et dominons une mer de hoodos !
Un paysage de roches, à perte de vue…
Ici, un hoodoo ailé
Là, un hoodoo à trompe
Bien installée !
Des cailloux, beaucoup de cailloux
Tiens, une chenille !
Mais que fait ce poisson exotique en plein milieu du désert ?
Et Casper, le petit fantôme ?
Coucou, c'est nous !
Tronc pétrifié
Pris dans la roche !
Que de hoodoos !
Mais où sont les "cracked eggs" ? (vous remarquerez mon coup de soleil sur le bras, le soleil tape, je n'ose pas imaginer les mois d'été !!!)
Ah ! voilà un indice
La voilà, la fameuse "eggs factory" !
Œufs….à la queue, leu, leu !
Détail
Quelle après-midi ! Nous avons parcouru le site en long, en large et en travers, finalement 15kms en tout. Décidément, nous sommes abonnés aux longues distances…
Avant de quitter définitivement les lieux, un passage par ce qui me semble être le gardien du site….un drôle de caniche à la croupe généreuse !
Bon, la journée n'est pas finie. Il faut rejoindre le Zuni Mountain Lodge, un B&B à proximité du Bluewater Lake de l'autre côté de l' I40. Il est 18h30 et Bob nous attend pour le dîner, nous l'avons prévenu que nous y serions entre 20h et 21h.
Hurry up ! Peu après 20h, aux dernières lueurs du jour, nous franchissons la porte de sa maison, à l'orée de la Cibola National Forest.
Le repas nous attend à la salle à manger du premier étage et le second étage nous est dédié : une grande chambre, un salon et une salle de bains pour nous tout seuls. Génial !
Bob nous a confectionné un dîner à base de salade, dinde avec maïs, riz et asperges et une tarte aux noix de pécan. Délicieux !
Sur le buffet, il met à disposition : fruits frais, fruits secs, café, bonbons, eau chaude avec un choix de thés et tisanes….bref, nous sommes servis …comme des rois !
Une excellente adresse !
Bisti Badlands
La suite est... ICI
Le récit illustré d'une série de photos se trouve ici :
sites.google.com/...uleuxvoyagesarizona/
Ci-dessous une sélection d'images accompagnant le texte.
Bonne découverte

Nos voyages précédents sont ici : 2007 et 2008 Ah ! L'Arizona et le Nouveau Mexique au printemps, en dehors de la fournaise de l'été, j'y pensais depuis quelques mois déjà ! Alors quand nous avons programmé un voyage en ce début d'année 2009 (du 11 au 23 mars), cette destination s'est rapidement imposée à nous !
J'ai compulsé mes guides et sites favoris, contacté quelques forumeurs, Sedonax, Wavemaster, Jadorry, lu et relu quelques carnets de voyage : Fred, Kashtin (Merci à eux tous !) et mon itinéraire était bouclé.
Il n'y avait plus qu'à trouver des billets (par opodo.fr) et à louer une voiture (par Alamo, catégorie Equinox).
Ça y est, tout est prêt ! Je vous y emmène ! C'est par ici !
J1 (11/03/09) : Paris – Phoenix via Washington D.C.
Après avoir décollé avec près d'une heure de retard à Paris, l'avion (vol Lufhansa/United Airlines) atterrit à Washington à 15h30 locales, à peine 15 minutes plus tard que prévu.
Mais nous avions prévu un temps d'escale suffisant, c'est donc très zen que nous passons la douane et récupérons nos bagages.
Bien que le formulaire ESTA soit à remplir avant le départ sur internet, dans l'avion, c'est la fiche verte qui reste d'actualité. Nous avons pris soin de la remplir soigneusement car les ratures irritent les douaniers.
Notre glacière (oui, nous préférons l'emporter plutôt que d'en acheter une à chaque fois ) remplie de bouquins, matériel de pique-nique… intrigue quelque peu le contrôleur sanitaire. Petite inspection supplémentaire et tout est ok.
Finalement, nous arrivons à la porte d'embarquement du vol intérieur Washington-Phoenix avec une heure d'avance. Il n'y a pas de repas prévu en classe économique sur ce vol. En revanche, nous voyageons en "Economy Plus", ce qui nous laisse 5 inches de plus pour déployer nos jambes.
Encore 5 heures de vol pour Phoenix….cela nous paraît très long !
Enfin, il est 20h, nous voilà arrivés. Dans l'aéroport, la vue des gens en short et tee-shirt laisse prévoir une température très estivale. Effectivement, il fait bien 25° .
Encore un tour en bus jusqu'au "Rental Car Center" flambant neuf, quelques formalités au comptoir d'Alamo et nous voilà dans le garage du loueur. On nous demande de choisir notre voiture parmi les 5 ou 6 modèles restant dans la catégorie : nous optons pour le modèle le plus haut, soit un Ford Escape.
Bien que munis de notre itinéraire pré-imprimé, il n'est pas aussi aisé de nous repérer de nuit et après 16 heures de voyage. Après avoir erré un peu, nous finissons par trouver notre motel : le Budget Lodge Motel, excellent rapport qualité/prix, plébiscité par Tripadvisor, grande chambre impeccable, avec micro-ondes et réfrigérateur.
Nous nous laissons immédiatement aller dans les bras de Morphée !
J2 (12/03/09) : Phoenix-Tucson
Après un réveil à 3 heures et quelques mails envoyés, nous nous rendormons jusqu'à 5 h et sommes dehors à 7, après un café avalé au lobby.
Direction Picacho Peak State Park à 76 miles au sud de Phoenix, après avoir rempli la glacière du côté de Casa Grande.
Un peu décalés, nous pique-niquons dès notre arrivée dans le parc avant d'entamer la montée sur le Hunter Trail que nous parcourons uniquement jusqu'au col afin de garder quelques forces pour la suite de la journée.
Ce n'est pas encore la pleine saison des fleurs, mais sur la pente du Hunter Trail, de dressent saguaros, barrel cacti, ocotillos …
Et ces fameux cholla cacti qu'on appelle aussi teddy bear cholla.
Mais pas sûr qu'ils soient aussi doux !
Une première approche du désert donc ! La journée n'est pas finie, loin de là !
Il est 13h30 quand nous arrivons aux portes de Tucson et décidons de trouver tout de suite un hôtel, ici, à Marana. Un Super8 avec micro ondes, réfrigérateur et pdj nous convient très bien.
Tout juste le temps de nous installer et nous voilà repartis en direction de Saguaro National Park Ouest. Accédant au parc par le nord, c'est un peu hésitants que nous nous engageons sur la piste de Golden Gate car il n'y a absolument aucune indication.
Nous arrivons au royaume des cactus en tout genre et du saguaro en particulier.
King Canyon Trail est (d'après le guide "Photographing the Southwest") le plus beau sentier de cette partie ouest. C'est par conséquent celui que nous choisissons et c'est un peu euphoriques que nous entamons les 10 kms A/R en 3h30 et 650 m de dénivelé sans vraiment réaliser qu'il était déjà 16H.
Le sentier passe à côté d'une cabane en ruines
Ici un groupe de saguaros nous fait une haie d'honneur.
Au sommet du Wasson Peak, enfin, la vue sur Tucson et sa vallée.
Le soleil se couche quand nous arrivons là-haut !
Il faut redescendre dare-dare ! Les saguaros de tout à l'heure sont dans l'obscurité….
C'est à la nuit tombée que nous retrouvons la voiture, après avoir trébuché sur quelques pierres et sursauté à l'envol de plusieurs engoulevents.
Nous sortons du parc par le sud: c'est la seule route encore ouverte à cette heure tardive.
Et c'est encore plus tard que nous nous attablons dans un restaurant Cracker Barrel à Marana pour un dîner simple mais copieux dans un cadre "old west" très chaleureux.
Saguaro NP

J3 (13/03/09) : Tucson – Bisbee.
On se réveille avec quelques courbatures, pas étonnant, on a fait un peu fort hier, pour une première journée et voilà qu'on veut déjà remettre ça dès ce matin ! Prévision : 15kms A/R pour aller de Bear Canyon à Seven Falls !
Nous pensions arriver rapidement sur les lieux, puisque nous sommes déjà à Tucson, mais c'est sans compter sur la densité du trafic et il nous faut quasiment 1h30 pour rallier Sabino Canyon Recreation Area. Tout au long du trajet de belles villas : nous sommes dans un quartier très résidentiel.
Très jolie randonnée le long d'un ruisseau qu'on traverse à plusieurs reprises. Sur les pentes du canyon, toute la végétation du désert de Sonora est présente.
Notamment d'impressionnants saguaros
Également ces élégantes "fairy duster"
Ça y est, les cascades sont en vue, dégringolant dans 7 bassins consécutifs.
Un bon pique-nique, un peu de repos et coup de soleil garanti : une belle journée en somme passée aux cascades.
Il n'y a plus qu'à nous mettre en route pour Bisbee, notre étape pour ce soir.
Cette ancienne ville minière située presqu'à la frontière mexicaine s'étage dans une belle vallée très verdoyante, sur le flanc des Mule Mountains.
Nous prenons un appartement au Gym Club Suites (sur la photo, le bâtiment rouge à 3 niveaux en arrière-plan) et nous sommes comblés : 55m². Deux grandes pièces très cosy, une grande cuisine toute équipée dans un bâtiment historique récemment rénové datant de 1902 : dommage qu'on y reste qu'une nuit !
A la nuit tombée, un petit tour dans la ville s'impose. Avec ses élégantes maisons victoriennes abritant notamment des galeries d'art, avec ses rues étroites et tortueuses, ses escaliers à flanc de colline, ses charmants hôtels, oui, cette ville a un charme indéniable auquel nous ne résistons pas : on aime beaucoup !
En flânant dans ses ruelles, un orchestre dans une vitrine retient notre attention : nous poussons la lourde porte en fer forgé et nous voilà au Café Roka pour un excellent dîner : un mélange de cuisine italienne et californienne.
Un vrai plaisir pour les yeux et les papilles, ces pâtes lasagnes aux artichauts et ces linguinis aux légumes verts. En plus les plats sont complétés par une soupe (aux champignons), une salade et un sorbet en guise de "trou normand". Tout cela pour un prix très raisonnable.
A recommander !
Bear Canyon

J4 (14/03/09) : Bisbee-Portal via Chiricahua NM
Grand soleil et ciel bleu à Bisbee ce matin, malgré des températures bien fraîches. Normal, nous sommes tout de même à 1600m d'altitude.
A la sortie de la ville, nous nous arrêtons pour jeter un coup d'œil à la mine de Lavender Pit : impressionnante !
Pas grand monde ce matin sur les petites routes que nous empruntons en direction de Chiricahua National Monument.
Alors pas étonnant que notre passage sur cette route peu fréquentée éveille l'attention de la police aux frontières dont le véhicule stationne sur le bas-côté.
Deux voitures de police vont ainsi nous suivre pendant un certain temps, ce qui nous oblige à respecter scrupuleusement les limitations de vitesse. Quand nous obliquons en direction du Monument, elles tournent aussi puis ralentissent et abandonnent la poursuite des gentils touristes que nous sommes.
Débarrassés de notre escorte, nous prenons la Bonita Canyon Drive et admirons les premiers rochers se détachant sur un ciel d'azur.
La route grimpe progressivement dans des forêts de chênes, de cyprès et de pins et passe de 1562 m à l'entrée du parc à 2094 m à Massaï Point. Il fait froid en sortant de la voiture : vestes coupe-vents, capuches et gants sont indispensables !
C'est là que débute notre randonnée vers "Heart of Rocks" (10kms A/R) en enchaînant trois trails : Edd Riggs, Mushroom, Big Balanced Rock.
Subitement le ciel se couvre. Tant pis, on y va quand même, ce sera peut-être passager !
Le sentier traverse une belle forêt qui nous fait penser un peu à celle de Fontainebleau, d'où émergent partout de superbes hoodoos.
Mais en cette fin de matinée, averses de neige et grisaille se succèdent et notre arrêt pique-nique va finir de nous glacer jusqu'aux os.
Alors que nous nous apprêtons à entamer la boucle de Heart of Rocks, voilà une timide éclaircie qui éclaire un tant soit peu le paysage.
C'est également cet instant que choisit cet animal pour sortir de sa tanière !
D'après notre documentation, il s'agit d'un "ringtail" ou "miner's cat", un lointain cousin du raccoon.
C'est avec beaucoup de plaisir que nous nous promenons au milieu de ces formations rocheuses aux noms très évocateurs !
Balanced Rock, Duck on a Rock, Kissing Rocks, Punch and Judy….
Au détour du chemin, voilà la vue sur Cochise Head. Cherchez le profil de Cochise ! Vous l'avez trouvé ?
Là, vous le voyez mieux maintenant !
Une bien belle randonnée au "Pays des rochers qui se tiennent debout" malgré un temps maussade et encore de la neige lors du retour à Massaï Point, complètement dans le brouillard.
Mais le soleil revient quand nous sortons du parc et c'est tant mieux car on a l'intention de sortir des sentiers battus et d'emprunter Pinery Canyon Road jusqu'à Portal.
Cette piste monte à 2500m d'altitude, (la neige n'est pas loin) avant de plonger dans le Cave Creek Canyon, prisé des ornithologues.
C'est là, au milieu de nulle part, que se trouve le Portal Peak Cafe & Lodge où nous avons prévu de passer la nuit. Une chambre assez grande et propre, mais sans charme et finalement presque qu'aussi chère que notre suite super mignonne d'hier. Mais ici c'est le seul hébergement à des dizaines de miles à la ronde et au milieu de la nature !
Comme le café ferme à 19h, il faut se mettre à table rapidement : au menu fast-food, quasiment au même prix que notre super menu d'hier. On reste un peu sur notre faim….et on se couche avec les poules !
Chiricahua NM

J5 (15/03/09) : Portal-Alamogordo via White Sands NM.
Bien sûr, ce matin, lever aux aurores : il est 6h30 quand nous quittons le Lodge.Trop tôt pour aller à White Sands, on arriverait à la plus mauvaise heure …alors autant s'attarder un peu dans le coin.
Nous décidons de parcourir en voiture la boucle Portal–Paradise–Portal par des pistes forestières. A cette heure matinale, nous avons la chance de croiser plusieurs groupes de cerfs et de biches.
Plus loin, c'est un "roadrunner" qui traverse devant nous et se réfugie dans un arbre.
Au retour à Portal, nous faisons quelques pas sur le Silver Peak trail afin de saisir les couleurs chaudes de ce début de matinée. Brrr! Il fait frisquet …jusqu'à -2/-3° C sous un ciel bleu.
Bon, maintenant, prenons la route en direction de Las Cruces dans le but de visiter White Sands.
Les températures se réchauffent tout doucement au fil de la matinée. La végétation change au fil des miles, plus désertique et parsemée de nombreux yuccas. Nous venons d'entrer dans l'état du Nouveau-Mexique !
C'est de l'autoroute tout au long du parcours, alors après un arrêt ravitaillement à Las Cruces, nous bifurquons vers Aguirre Springs pour pique-niquer et nous dégourdir un peu les jambes.
Il est 13h, nous sommes dimanche et cette Recreation Area est très fréquentée par les locaux, alors on prend tout juste le temps de manger et on file à White Sands. Le Nouveau Mexique applique l'heure d'été, il faut avancer nos montres d'une heure.
Là aussi, il y a foule, dimanche oblige : beaucoup de voitures qui quittent le parc, certes, mais encore beaucoup qui, comme nous, rentrent dans le "Monument".
Un premier arrêt pour faire le "Big Dunes Loop" et avoir un premier aperçu de la végétation de ce désert de sable blanc.
Il fait bon (+ de 25° au soleil, car ici il n'y pas d'ombre !) et je ne peux m'empêcher de penser à la chaleur qui doit régner ici en été.
Puis nous poursuivons la Dunes Drive jusqu'au bout en appréhendant un peu le monde qui a l'air de se regrouper autour du "cœur des sables". Nous comprenons rapidement que, certes, les familles stationnent là pour passer la journée et amuser les enfants (luge des sables), mais très peu randonnent.
C'est par conséquent tout seuls que nous partons sur l'Alkali Trail ( boucle 7kms = 2h30)….enfin, presque tout seuls ! Nous y croisons à plusieurs reprises un jeune couple de Français (les seuls Français, voire Européens que nous croiserons pendant notre voyage).
Alors à nous, le plaisir de grimper sur les dunes….
….de fouler le sable encore vierge (ah ! qu'il est doux et frais à cette saison !)
….d'observer cette surface ridée
….ou celle-ci, plus craquelée.
Puis de sortir du chemin balisé pour voir ces fragiles "roses des sables"
….ces herbes délicates
…ces yuccas majestueux
Émerveillés, nous en oublierions presque l'heure et nous attardons jusqu'à la tombée de la nuit. Allez, il faut y aller, le parc va fermer !
Direction Alamogordo à 25kms de là et le White Sands Motel ! Encore un excellent rapport qualité/prix pour une chambre petite, mais équipée de frigo et micro-ondes. Et à côté, le Chili's Restaurant où nous avons mangé d'excellentes viandes et un dessert mémorable (pour 2), un chocolate chip paradise pie !
White Sands

J6 (16/03/09) : Alamogordo - Bernalillo via Santa Fe et Tent Rocks NM
Une grande étape aujourd'hui, car nous avons prévu de rejoindre Santa Fe par les chemins de traverse via la NM 55 puis la NM 14 ou Turquoise Trail.
Mais dans un premier temps, un passage par Carrizozo s'impose : cette petite ville sympathique qui m'a été chaudement recommandée par plusieurs forumeurs (ils se reconnaîtront !!!!) est connue pour avoir accueilli dans le passé Billy the Kid, Sheriff Pat Garrett ou le Gouverneur Lew Wallace : toute une époque !!!!!
De Carrizozo à Santa Fe, la route qui sur notre carte nous semblait être "une petite route" est en fait large, droite sur des kilomètres, avec de temps en temps un angle droit pour casser le rythme, une route américaine, quoi !
Elle passe par tous les étages de la végétation, quittant les zones herbeuses parsemées de yuccas pour des zones plus vertes, garnies de genévriers puis des zones montagneuses couvertes de pins. Les températures extérieures varient avec l'altitude : il fait de plus en plus frais malgré le soleil.
Du côté d'Albuquerque, nous traversons la Cibola National Forest et c'est l'heure de nous restaurer, après avoir bifurqué dans une piste forestière. Polaire bienvenue en sortant de la voiture : il y a de nombreux névés sur le bord de la route.
En début d'après-midi, nous arrivons à Santa Fe après un arrêt sur le Turquoise Trail à Madrid pour acheter ….des turquoises, pardi !
Depuis la gare où nous stationnons, nous faisons un petit tour à pied dans le centre, jusqu'à la Plazza, la Cathédrale, City Hall….
Tout le centre est dédié au tourisme : galeries d'art, bijouteries, commerces …
Quelques bâtiments ont retenu notre attention.
Le fronton de cette maison
Cette façade
Et cette sculpture !
Bref, cette ville ne nous a pas vraiment séduits : trop touristique, mais peut-être n'avons-nous pas visité le quartier le plus authentique.
Alors, vite, retournons à la nature. Direction Tent Rocks National Monument !
Hélas, nous trouvons le parc fermé pourtant sensé être ouvert jusqu'à 19h. Mais le ranger a décidé de le fermer plus tôt pour manque de personnel (toutes les voitures devaient être sorties avant 17h, alors que d'habitude la sortie reste ouverte)
Nous sommes dépités et avons beau discuter et dire que nous venons exprès de France, le ranger est navré et nous dit de revenir demain matin. Mais pour demain matin, nous avons d'autres projets alors, adieu Tent Rocks.
Du coup, nous avançons jusqu'à Bernalillo où j'avais repéré un Holiday Inn qui s'avère parfait : petit déjeuner, laverie, piscine et même salle de gym. Non, la gym, ce ne sera pas nécessaire avec tous les exercices de la journée mais la laverie est bienvenue.
Chambre très confortable où nous improvisons une petite dinette devant la télé. C'est la première fois qu'on a le temps de voir la télé !
Santa Fe

J7 (17/03/09) : Bernalillo – Thoreau via Bisti Badlands.
Ce matin, notre programme doit nous mener à Bisti Badlands par la 550, très belle route encadrée de plateaux, mesas et badlands colorés.
Après Nageezi, nous "traversons" par les pistes le plateau pour déboucher sur la NM371 puis trouvons l'accès qui mène au parking.
Finalement, nous avons fait plus vite que prévu, à peine 3h30. Sur le parking, un photographe de Denver est déjà sur la ligne de départ.
Nous nous accordons d'abord, avant manger, une petite incursion vers la partie ouest, histoire de nous mettre dans le bain.
Paysage lunaire !
Après le pique-nique à l'ombre de la voiture (il n'y a pas un seul cm2 d'ombre aux alentours), nous nous lançons à l'assaut du site, prêts à explorer jusqu'au soir !
Nous traversons le wash, grimpons sur la crête et dominons une mer de hoodos !
Un paysage de roches, à perte de vue…
Ici, un hoodoo ailé
Là, un hoodoo à trompe
Bien installée !
Des cailloux, beaucoup de cailloux
Tiens, une chenille !
Mais que fait ce poisson exotique en plein milieu du désert ?
Et Casper, le petit fantôme ?
Coucou, c'est nous !
Tronc pétrifié
Pris dans la roche !
Que de hoodoos !
Mais où sont les "cracked eggs" ? (vous remarquerez mon coup de soleil sur le bras, le soleil tape, je n'ose pas imaginer les mois d'été !!!)
Ah ! voilà un indice
La voilà, la fameuse "eggs factory" !
Œufs….à la queue, leu, leu !
Détail
Quelle après-midi ! Nous avons parcouru le site en long, en large et en travers, finalement 15kms en tout. Décidément, nous sommes abonnés aux longues distances…
Avant de quitter définitivement les lieux, un passage par ce qui me semble être le gardien du site….un drôle de caniche à la croupe généreuse !
Bon, la journée n'est pas finie. Il faut rejoindre le Zuni Mountain Lodge, un B&B à proximité du Bluewater Lake de l'autre côté de l' I40. Il est 18h30 et Bob nous attend pour le dîner, nous l'avons prévenu que nous y serions entre 20h et 21h.
Hurry up ! Peu après 20h, aux dernières lueurs du jour, nous franchissons la porte de sa maison, à l'orée de la Cibola National Forest.
Le repas nous attend à la salle à manger du premier étage et le second étage nous est dédié : une grande chambre, un salon et une salle de bains pour nous tout seuls. Génial !
Bob nous a confectionné un dîner à base de salade, dinde avec maïs, riz et asperges et une tarte aux noix de pécan. Délicieux !
Sur le buffet, il met à disposition : fruits frais, fruits secs, café, bonbons, eau chaude avec un choix de thés et tisanes….bref, nous sommes servis …comme des rois !
Une excellente adresse !
Bisti Badlands

La suite est... ICI
Guadeloupe: compte-rendu d'un séjour magnifique (18 au 30 mars 2009) English translation pending
Bonjour,
Après avoir demandé et pris beaucoup d'info sur ce site, je viens à mon tour vous apporter ma contibution.
Nous avons voyagé avec Air France ( grace aux smiles obtenu par mon mari avec son boulot ) : nous partions de Bordeaux, l'avion a eu plus d'1 h de retard ( à cause de grévites parisiens qui avait bloqué le personnel sur le vol précédent ) : on nous a gentiment offert 1 boisson pour patienter. Pour le reste tous les autres vols étaient à l'heure, accueil sympa, seul inconvénients ( comme partout ) le manque de place pour les grances jambes !
La voiture nous l'avons prise auprès de "Atlantis location" aux Abymes : ils viennent nous chercher à l'aéroport, nous amène à leur agence ( 5 min en voiture ). Pour le retour on leur a ramené à l'agence et ils nous ont déposé à l'aéroport. Nous avions pris 1 clio 3 porte climatisée, moins d'1 an, 360€ pour tout le séjour en assurance tout risque avec une franchise à 360€. Très bien.
Nous avons pris 2 logements : 1 sur Grande Terre et 1 autre sur Basse Terre. La raison : éviter les bouchons de Point à Pitre et faire moins de Km. Nous avons quand même fait 1300km pendant tout le séjour !
Du mercredi au lundi nous étions à Saint François à KAZ KREOL. Accueil très sympa et discret des proriétaires, Bungalow comme le représentaient les photos du site ( de type créole ). Seul inconvénients mais qui ne vient pas du logement mais d'un parasite qui sévit sur toute l'île : les coqs !!! Ils chantent dès 3 h du matin à plein poumon et ne s'arrête que vers 10h !!!!
Nous avons donc profiter du décallage horaire pour nous lever tôt ( 5h30 ) et faire dans une journée visites et plage. 1ere journée : Visite de St François, ballade sur le sable de sa belle plage "les raisins clairs", puis direction le Moule. En route, nous nous arretons à la plage "Anse à l'eau ": magnifique crique perdue au bout d'un chemin, la plage de "la Porte des Enfers ": plage minuscule au pied de gigantesques falaises ( on est seul au monde ). Toute cette partie de l'ile est alors de plus en plus sous les nuages, on préfère alors bifurquer sur St Anne et l'on passe l'après midi à la plage du " Bois Jolan " sous le soleil : elle est ombragée ( grace aux arbres qui forment comme des petites cabanes ), très bien pour les baignades avec enfants. La seule chose c'est qu'en marrée basse ( ce qui était le cas ce jour là ) la mer se transforme alors en baignoire ( entendre par là, mer très peu profonde et chaude !) 2eme jour : direction la " Pointe des Châteaux ". Une fois sur la " péninsule", on s'est arreté sur le bas côté de la route. Nous avons alors trouvé une petite crique deserte et sauvage. On y reste 1/2 heure à regarder la mer tellement le spectacle des vagues sur les rochers était magnifique.( attention par contre on nous a déconseillé de rester dans ce coin sur une plage déserte car risque de vol accru ) Plus loin sur la gauche, " Anse à la Gourde " : 1ere des 4 grandes plages qui vont jusqu'à la pointe. Il est 8h30, il n'y a personne. La mer rien que pour nous ! Monter en haut du morne : la vue depuis la croix est splendide : vue à 360° : le regard embrase toute la pointe, Saint François, Grand Terre et la Désirade. Ti sorbet coco et fruit de la passion sur le parking. Très rafraihissant et délicieux, parfait après la petite ballade ( prendre sur la gauche en redescendant, ça change du chemin aller. on arrive alors juste avant le parking) Repas : chez Anne, le bon vieux temps ( à St Anne ) c'est face à la mer juste en face du village Artisanal : dans une case créole, acceuil très souriant de 2 Guadeloupéennes, nappe cirée type madras, les pieds dans les sable: accras avec crudités, poisson grillé ou Lambis+ riz créole+ bananes flambées = 13€. Très bon Après midi sur la plage de la caravelle : eau translucide, et sieste à l'ombre des palmiers. C'est la plage du club med ( encore fermé et au moins jusqu'au 21 mai, pour les infos entendues sur place du proprio ) 3éme jour : direction le nord de l'île1er arrêt à la Chapelle Saint Anne. ballade de 15' qui offre un jolie point de vue sur la côte. Descente à la plage de " l'Anse Maurice" : cadre sympas, mais il y a de grosses vagues et elle n'est pas très propre. On préfère aller directement au lagon de la Porte de l'Enfer.De là randonnée sur le "sentier des douanes". A faire absolument. Spectacle magnifique : on se croirait en bretagne, la mer turquoise en plus !. Le jour où on l'a fait, il y avait des creux de vague annoncés à 3 metres au Moule. Résultat, malgré les 40m de hauteurs de falaise, j'ai réussi à être complètement trempée par une vague !! Mais avec les 28°C et le vent, on sèche vite ! La ballade est très facile, la seule chose est qu'elle est en plein soleil. Si possible laisser une voiture à chaque extremitée du sentier ( évite ainsi le retour à pied ). Nous avons été jusqu'au trou du souffleur : nous avons mis 2h AR. Repas au resto de la plage : très bon accras et poulet boucanné. Par contre un peu cher, dans le prix n'est pas inclu le dessertPointe de la vigie : 10' à pied AR. Permet d'avoir une belle vue sur la côte et ses falaises baignade à la plage "Anse de la Chapelle " à Anse Bertrand. Ombre. 4ème jour : Ballade dans les grands fonds : valloné, verdoyant. Port Louis. Morne à l'eau et son cimetière à flanc de colline tout en carreaux noir et blanc.C'est tres original. Vieux bourg et son unique plage de sable ( à cause de la mangrove sur ce secteur il y a peu de sable mais beaucoup d herbes.) Bokit sur la plage des raisins clairs à Saint François. Ce sont des sandwich guadeloupéens : pate à pain frit rempli de ce que l'on veut : morue-crudité, omelette-jambon, ... Ca peut être un peu gras en fonction de la cuison mais c'est très bon ( compter entre 2 et 5€ pour le plus complet ) 5ème jour : réveil à 5h du matin pour aller voir le lever du soleil. Etant trop tard pour aller à la pointe des châteaux nous nous installons sur la plage du lagon ( de l'autre côté de la marina de St François ) : orientée Est, sable blond avec palmiers pour les 1ers plans des photos. Elle est tres jolie mais vraiment minuscule surtout avec les transats de l'hôtel. Aujourd'hui nous changeons de logement. Au passage nous visitons le fort de Gosier ( Fort Fleur d'Epée : jolie vue sur Basse Terre ), Point à pitre et notemment ses marchés ( aux fleurs à côté de l'église, aux fruits et légumes en bord de mer et aux épices un peu plus en ville )Pour les épices aller à Basse Terre, les prix sont moins cher et l'on est moins envahi par toutes ses vendeuses qui te sautent dessus et te font la tête si tu ne leur prend rien ! ) Passage à Sainte Rose pour voir les prestataires de la visite de la Mangrove. Puis arrivé au nouveau Bungalow : Fleurs de Roucou à Deshaies ( plus précisément à Grande Anse ). Comme le 1er très bien voir mieux que ce que représente les photos du site car des travaux d'amélioration ont été fait depuis les photos. Pas de coq !Seul le bungalow est en bord de route ( celle qui part de la Grande Anse et monte à la caféière ). heureusement pas de voiture la nuit. Ti planteur et accras de bienvenue offert par les propriétaires. 6ème jour : route de la traversée nous prenons la route par Sainte Rose, Petit Bourg pour commencer par le " Saut de la Lézarde ". Superbe ballade d'1h30 AR. Y allée en fin de matinée début d'après midi où le soleil est au plus haut. La cascade est ainsi éclairée, sinon dans cette sorte de petit gouffre elle est dans l'ombre de la végétation. baignade fraiche mais très agréable. ( aller à gauche du bassin, le lon de la roche, l'eau qui ruisselle est chaude ! ) La plus belle des cascades que nous ayons fait, le cadre est paradisiaque. ( avis personnel ) Cascade des Ecrevisses : 5' à pied sur chemin accessible aux personnes à mobilité réduite. Sympas mais après la lézarde elle fait rikiki ! ( surtout qu'en cette période sèche, les cascades sont moins impressionantes qu'en période de pluies !) Sentier de la découverte derrière la maison de la forêt. 2 ballades au choix de 20' ou 1h ( c'est 1 boucle ) qui vous explique la flore.plage Malendure : Bokit chez Melo pas chers ( 2 à 3, 50€ ), mais les pains sont préparés à l'avance, dommage... La plage est de sable noir comme une bonne partie des plages du coin, ombragé, vue sur îlet Pigeon et les bateaux ( ils gachent un peu la vue ). Nous avons aimé mais sans plus. plage de la "Grande Anse" à Deshaies : magnifique, sable marron rose, palmiers, grande... et de superbes couchés de soleil ! 7ème jour : Sud de Basse Terre Basse Terre et son marché ( peu animé comme Point à Pitre car pas Samedi ), Le fort Delgrés ( visite libre et gratuite, visite très bien faite par flèche te panneaux explicatifs ) Vieux Fort : très beau point de vue sur les Saintes depuis le Fort de l'Olive.Gratuit ( Pour ceux qui le cherche il est sur la gauche dans le virage avant que la route ne descende : il y a dedans une école de broderie ) 3 Rivières Les chutes du carbet : 1€ de droit d'entrée par personne suite à un éboulement de terrain la 3ème chute ( celle qui est tout en bas ) n'est plus accessible. La deuxième s'arrête officielement au pont suspendu. Mais beaucoup traverse la rivière par l'eau et continue la ballade. La 1ère chute est la seule randonnée complète ! Seulement après 14h on ne vous permet d'aller qu'à la seconde. ( temps AR pour la 1ère chute est concidéré trop court par rapport au couché de soleil ) 8ème jour : Journée visite îlet à Caret et mangrove. Nous avons opté pour le couple Jean-luc et Marie Laure. Attention ils ne peuvent plus proposer pour ceux que ça intéressait la pêche ( suite à un nouveau décret, ils attendent une dérogation ). Marie Laure est un vrais bout en train ! On se paye de vrais bons fous rires ! Elle explique très bien la Mangrove, cuisine à merveille . Au menu : décollage, rhum de plus de 6 ans, CRS, ( autrement dit pour les non- iniciés ti punch ) poisson grillé et crudités, poulet boucanné et gratin de légumes du pays, bananes au chocolat flambée : un vrai régal !!!! Miam Maim...) . Au programme, passage au bord de la mangrove pour les explications, "débarquement" sur l'île à Caret, baignade sur la barrière de corail avec PMT (palmes, masque, tubas ). Pour nous ce n'était pas possible car la mer était trop forte alors Jean Luc nous a ammené sur une barge qui a été coulé dans la mer. Peu mais de très jolis Poissons. L'avantage c'est que la mer étant agité, pour des personnes comme moi qui n'aiment pas la plongée et qui n'ont jamais fait de PMT, s'est très bien car on peu poser les pieds sur le haut de la barge ( du moins quand les vagues ne nous repoussaient pas ). Repas sur l'îlet à Caret, baignade, puis retour par la Mangrove. C'est très bien. La seule chose que j'ai trouvé dommage c'est qu'on ne rentre pas plus dans la mangrove. ( pour cela prendre BLeu blanc vert qui propose des sorties en Zodiac : ils peuvent alors s'infiltrer dans la mangrove sans problème ). 60€/pers, un peu cher mais franchement très bon souvenirs .Quelque soit le prestataire, reservez si possible 4 j au minimum avant ! 9ème jour : On avait prévu de partir pour les Saintes. Mais le trajet fut trop long. on voulait prendre le 1er bateau de 8h et on est arrivée vers 3 rivières à 8h20 en étant parti de Grande Anse ( Deshaies ) à 6h40. Faisant beau, on a donc décidé de faire La Soufrière. Le départ se fait maintenant aux bains jaunes. La partie bains jaunes- savane à mulets ( ancien parking ) est la partie qui m'a le plus fatigué ! Après l'assencion propement dite est nettement moins fatiguante. Par contre il vaut mieux avoir de grandes jambes, surtout sur la fin, car il faut monter des rochers qui sont de plus en plus haut ! Finalement, on a rien vu. Comme la plupart des autres jours de l'année le volcan était dans la brume humide ( prévoir un kway en haut car même s'il ne pleut pas avec l'humidité qu'il y a en haut on est trempé !). Mais bon, je peux dire je suis aller en haut d'un volcan !!! Arrivée en bas, ne manquer surtout pas de faire un "plongeons" dans les bains jaunes : son eau chaude, après 1 randonnée de 3 h, relaxe les muscles !!! et ça fait du bien ! alors on n'oublie pas son maillot de bain et serviette quand on fait la Soufrière ! 10 ème jour : Après la grande rando de la veille, aujourd'hui la journée sera cool. visite du parc des mamelles ( essayer de trouver Economiz, c'est un ensemble de bon de réduction : pensez à en prendre autant que de personne car le bon n'est valable pour 1 seule personne. Ici, il vous offre 1€ de reduction sur l'entrée ( et vous avez 1 boisson offerte ) soit 11, 50€ l'entrée. C'est sympas, on sillone à travers la végétation et les animaux ( qui sont en cage bien sûr ) pendant 1h, puis possibilité de visiter la canopé ( le haut des arbres ) en se promenant sur des ponts suspendus tout en étant accroché bien entendu ( moi qui suis attiré par le vide, j'ai réussi à le faire sans trop de peur car on est entouré de végétations ) Repas chez "Le Mambo" à Pointe-Noire. Accueil super et souriant, cuisine délicieuse et copieuse ( 8 accras au minimum dans votre assiette, 2 côtes de porc antillaise par assiette également, grosse banane flambée... : on aurait pu prendre 1 menu pour 2 tellement que c'était copieux ) 16€ le menu, en plus avec le guide du routard, apéro et digestif ( qu'on a pas pu prendre, plus de place ) offert. Petite ballade au " Saut d'acomat " à Pointe Noire ( 15' pour y aller à peine ): pour la luminosité y aller l'après midi, il était 15h, et le soleil passait au travers des arbres pour eclairer la rivière, le bassin et la cascade. Par contre eau glacé : on saute dedans puis on en ressort ! la rivière est magnifique. ! 11ème jour : journée aux Saintes. Nous avons pris la compagnie SMILS car ce sont les seuls à partir des 8h et retour à 17h15 ( alors que les autres c'est 9h 16h15 pour la plupart ), le tarif est de 20€, mais en plus avec economiz on a 4€ de réduction soit 16€ AR. Seul inconvénients : le Wapayou et Ouyva ( leur 2 bateaux ) sont petits ( 42 places environ ). Donc quand la mer est houleuse, le mal de mer se fait énormément ressentir, surtout à l'aller ( au retour personne n'a été malade .? ) Nous avons loué à l'arrivé un scooter pour silloner l'île rapidement sans trop se faitiguer. 20e la journée : avec le peu de touriste, ils bradent d'office les prix. Visite du fort Napoléon.Entrée : 4€. Attendre la visite commentée gratuite, très intéressante. Nous avons fait le tour des plages et notre préféré fut non pas Dompierre ( crique presque fermée par roger, sable clair et palmier ) mais l'Anse du figuier, un peu plus loin : elle plus sauvage et surtout hormis une famille Guadeloupéenne, il n'y avait que nous ! ( du moins jusqu'à 14h où d'autres sont venus nous rejoindre ). il est vrai que Terre de haut a une très belle baie. En plus quand on est arrivé, il y avait un 4 mats . Tout à fait effet carte postale ! 12ème jour : Faut il le dire, c'est notre dernier jour... Pour n'avoir aucun remords, il fait gris... Donc dernière randonnée : Sainte Rose et "le saut des 3 Cornes". Ne vous fiez pas au panneau à l'entrée du sentier, il ne faut pas 3h ! ( c'est la 1ère fois que j'au vu un décallage aussi important sur le temps de la ballade ) . il faut 1h15 AR. randonnée très bien faite, même si suite à un éboulement de terrain, le ballisage change par endroit, c'est un sentier découverte, avec panneaux pour expliquer la flore. le cadre est sympas mais pas de baigande possible. on peut tremper les pieds, mais pas de bassin ! Dernière baignade : plage de "Anse à la perle " : superbe aussi ( un peu moins pour mon mari qui préfère Grande Anse ) malgré la pluie ( après tout quand on est dans l'eau on est déjà mouillé ) Dernière visite : la distillerie Saint Severin à Sainte Rose. A faire si possible un matin et le vendredi car ils ont des bassin de Ouassous ( crevettes ), on assiste ainsi à la pêche, on voit également le broyage de la canne à sucre. En bref le matin il y a plein d'activités. Sans oublié la dégustation !Plus visite 1/2 H en train dans la propriété.
Et voilà comment remplir 13 jours de vacances Guadeloupéennes !
Ce que je peux rajouter : depuis Dehaies, il faut en effet passer par Petit Bourg pour rejoindre Basse terre, car il y a souvent de la double voie. Attention entre Deshaies et Sainte Rose :le Rond point de "La Boucan " offre toujours des bouchons ! Sur la route point à pitre - Saint François, ça bouchonne jusqu'à St Anne Les greves : rien vue ! juste un barrage qui n'avait pas été enlevé devant un hôtel toujours fermé ( vers St Anne ) Les magasins été approvisionné : seul les rayons viandes, charcuterie, produits laitiers avaient tendance à être vide. ( Si j'ai bien compris les Dockers faisainet toujours grevent, les conteneurs sont donc restés à quais !) le racisme : pas connu. nous avons toujours eu un acceuil courtoi, souriant... aussi bien des métropolitains que des quadeloupéens ! Eux au moins ils disent bonjours dans la rue quand ils vous croisent. Alors qu'en France combien de personnes disent bonjour quand ils rentrent quelque part ? A aussi j'ai oublié à Viard, à côté de Sainte Rose, il y a un "resto" qui propose aussi des plats à emportés dont le poulet boucanné : 2€ la part et qu'est ce qu'il est bon !!! il s'appèle justement le Boucanné.
Bref des vacances, comme j'en avais besoins : sous le soleil, dans un paysage aussi varié que magnifique, des plages paradisiaques et sauvages, un très bon accueil... et plein de souvenirs et de photos !
Encore merci à tout ceux qui m'ont aidé à préparé ce séjour.et à ceux qui ont eu la patience de me lire jusqu'au bout !
A bientôt j'espère pour une nouvelle destination. ( Il y a tant à voir dans le monde...)
Lauguicam
Après avoir demandé et pris beaucoup d'info sur ce site, je viens à mon tour vous apporter ma contibution.
Nous avons voyagé avec Air France ( grace aux smiles obtenu par mon mari avec son boulot ) : nous partions de Bordeaux, l'avion a eu plus d'1 h de retard ( à cause de grévites parisiens qui avait bloqué le personnel sur le vol précédent ) : on nous a gentiment offert 1 boisson pour patienter. Pour le reste tous les autres vols étaient à l'heure, accueil sympa, seul inconvénients ( comme partout ) le manque de place pour les grances jambes !
La voiture nous l'avons prise auprès de "Atlantis location" aux Abymes : ils viennent nous chercher à l'aéroport, nous amène à leur agence ( 5 min en voiture ). Pour le retour on leur a ramené à l'agence et ils nous ont déposé à l'aéroport. Nous avions pris 1 clio 3 porte climatisée, moins d'1 an, 360€ pour tout le séjour en assurance tout risque avec une franchise à 360€. Très bien.
Nous avons pris 2 logements : 1 sur Grande Terre et 1 autre sur Basse Terre. La raison : éviter les bouchons de Point à Pitre et faire moins de Km. Nous avons quand même fait 1300km pendant tout le séjour !
Du mercredi au lundi nous étions à Saint François à KAZ KREOL. Accueil très sympa et discret des proriétaires, Bungalow comme le représentaient les photos du site ( de type créole ). Seul inconvénients mais qui ne vient pas du logement mais d'un parasite qui sévit sur toute l'île : les coqs !!! Ils chantent dès 3 h du matin à plein poumon et ne s'arrête que vers 10h !!!!
Nous avons donc profiter du décallage horaire pour nous lever tôt ( 5h30 ) et faire dans une journée visites et plage. 1ere journée : Visite de St François, ballade sur le sable de sa belle plage "les raisins clairs", puis direction le Moule. En route, nous nous arretons à la plage "Anse à l'eau ": magnifique crique perdue au bout d'un chemin, la plage de "la Porte des Enfers ": plage minuscule au pied de gigantesques falaises ( on est seul au monde ). Toute cette partie de l'ile est alors de plus en plus sous les nuages, on préfère alors bifurquer sur St Anne et l'on passe l'après midi à la plage du " Bois Jolan " sous le soleil : elle est ombragée ( grace aux arbres qui forment comme des petites cabanes ), très bien pour les baignades avec enfants. La seule chose c'est qu'en marrée basse ( ce qui était le cas ce jour là ) la mer se transforme alors en baignoire ( entendre par là, mer très peu profonde et chaude !) 2eme jour : direction la " Pointe des Châteaux ". Une fois sur la " péninsule", on s'est arreté sur le bas côté de la route. Nous avons alors trouvé une petite crique deserte et sauvage. On y reste 1/2 heure à regarder la mer tellement le spectacle des vagues sur les rochers était magnifique.( attention par contre on nous a déconseillé de rester dans ce coin sur une plage déserte car risque de vol accru ) Plus loin sur la gauche, " Anse à la Gourde " : 1ere des 4 grandes plages qui vont jusqu'à la pointe. Il est 8h30, il n'y a personne. La mer rien que pour nous ! Monter en haut du morne : la vue depuis la croix est splendide : vue à 360° : le regard embrase toute la pointe, Saint François, Grand Terre et la Désirade. Ti sorbet coco et fruit de la passion sur le parking. Très rafraihissant et délicieux, parfait après la petite ballade ( prendre sur la gauche en redescendant, ça change du chemin aller. on arrive alors juste avant le parking) Repas : chez Anne, le bon vieux temps ( à St Anne ) c'est face à la mer juste en face du village Artisanal : dans une case créole, acceuil très souriant de 2 Guadeloupéennes, nappe cirée type madras, les pieds dans les sable: accras avec crudités, poisson grillé ou Lambis+ riz créole+ bananes flambées = 13€. Très bon Après midi sur la plage de la caravelle : eau translucide, et sieste à l'ombre des palmiers. C'est la plage du club med ( encore fermé et au moins jusqu'au 21 mai, pour les infos entendues sur place du proprio ) 3éme jour : direction le nord de l'île1er arrêt à la Chapelle Saint Anne. ballade de 15' qui offre un jolie point de vue sur la côte. Descente à la plage de " l'Anse Maurice" : cadre sympas, mais il y a de grosses vagues et elle n'est pas très propre. On préfère aller directement au lagon de la Porte de l'Enfer.De là randonnée sur le "sentier des douanes". A faire absolument. Spectacle magnifique : on se croirait en bretagne, la mer turquoise en plus !. Le jour où on l'a fait, il y avait des creux de vague annoncés à 3 metres au Moule. Résultat, malgré les 40m de hauteurs de falaise, j'ai réussi à être complètement trempée par une vague !! Mais avec les 28°C et le vent, on sèche vite ! La ballade est très facile, la seule chose est qu'elle est en plein soleil. Si possible laisser une voiture à chaque extremitée du sentier ( évite ainsi le retour à pied ). Nous avons été jusqu'au trou du souffleur : nous avons mis 2h AR. Repas au resto de la plage : très bon accras et poulet boucanné. Par contre un peu cher, dans le prix n'est pas inclu le dessertPointe de la vigie : 10' à pied AR. Permet d'avoir une belle vue sur la côte et ses falaises baignade à la plage "Anse de la Chapelle " à Anse Bertrand. Ombre. 4ème jour : Ballade dans les grands fonds : valloné, verdoyant. Port Louis. Morne à l'eau et son cimetière à flanc de colline tout en carreaux noir et blanc.C'est tres original. Vieux bourg et son unique plage de sable ( à cause de la mangrove sur ce secteur il y a peu de sable mais beaucoup d herbes.) Bokit sur la plage des raisins clairs à Saint François. Ce sont des sandwich guadeloupéens : pate à pain frit rempli de ce que l'on veut : morue-crudité, omelette-jambon, ... Ca peut être un peu gras en fonction de la cuison mais c'est très bon ( compter entre 2 et 5€ pour le plus complet ) 5ème jour : réveil à 5h du matin pour aller voir le lever du soleil. Etant trop tard pour aller à la pointe des châteaux nous nous installons sur la plage du lagon ( de l'autre côté de la marina de St François ) : orientée Est, sable blond avec palmiers pour les 1ers plans des photos. Elle est tres jolie mais vraiment minuscule surtout avec les transats de l'hôtel. Aujourd'hui nous changeons de logement. Au passage nous visitons le fort de Gosier ( Fort Fleur d'Epée : jolie vue sur Basse Terre ), Point à pitre et notemment ses marchés ( aux fleurs à côté de l'église, aux fruits et légumes en bord de mer et aux épices un peu plus en ville )Pour les épices aller à Basse Terre, les prix sont moins cher et l'on est moins envahi par toutes ses vendeuses qui te sautent dessus et te font la tête si tu ne leur prend rien ! ) Passage à Sainte Rose pour voir les prestataires de la visite de la Mangrove. Puis arrivé au nouveau Bungalow : Fleurs de Roucou à Deshaies ( plus précisément à Grande Anse ). Comme le 1er très bien voir mieux que ce que représente les photos du site car des travaux d'amélioration ont été fait depuis les photos. Pas de coq !Seul le bungalow est en bord de route ( celle qui part de la Grande Anse et monte à la caféière ). heureusement pas de voiture la nuit. Ti planteur et accras de bienvenue offert par les propriétaires. 6ème jour : route de la traversée nous prenons la route par Sainte Rose, Petit Bourg pour commencer par le " Saut de la Lézarde ". Superbe ballade d'1h30 AR. Y allée en fin de matinée début d'après midi où le soleil est au plus haut. La cascade est ainsi éclairée, sinon dans cette sorte de petit gouffre elle est dans l'ombre de la végétation. baignade fraiche mais très agréable. ( aller à gauche du bassin, le lon de la roche, l'eau qui ruisselle est chaude ! ) La plus belle des cascades que nous ayons fait, le cadre est paradisiaque. ( avis personnel ) Cascade des Ecrevisses : 5' à pied sur chemin accessible aux personnes à mobilité réduite. Sympas mais après la lézarde elle fait rikiki ! ( surtout qu'en cette période sèche, les cascades sont moins impressionantes qu'en période de pluies !) Sentier de la découverte derrière la maison de la forêt. 2 ballades au choix de 20' ou 1h ( c'est 1 boucle ) qui vous explique la flore.plage Malendure : Bokit chez Melo pas chers ( 2 à 3, 50€ ), mais les pains sont préparés à l'avance, dommage... La plage est de sable noir comme une bonne partie des plages du coin, ombragé, vue sur îlet Pigeon et les bateaux ( ils gachent un peu la vue ). Nous avons aimé mais sans plus. plage de la "Grande Anse" à Deshaies : magnifique, sable marron rose, palmiers, grande... et de superbes couchés de soleil ! 7ème jour : Sud de Basse Terre Basse Terre et son marché ( peu animé comme Point à Pitre car pas Samedi ), Le fort Delgrés ( visite libre et gratuite, visite très bien faite par flèche te panneaux explicatifs ) Vieux Fort : très beau point de vue sur les Saintes depuis le Fort de l'Olive.Gratuit ( Pour ceux qui le cherche il est sur la gauche dans le virage avant que la route ne descende : il y a dedans une école de broderie ) 3 Rivières Les chutes du carbet : 1€ de droit d'entrée par personne suite à un éboulement de terrain la 3ème chute ( celle qui est tout en bas ) n'est plus accessible. La deuxième s'arrête officielement au pont suspendu. Mais beaucoup traverse la rivière par l'eau et continue la ballade. La 1ère chute est la seule randonnée complète ! Seulement après 14h on ne vous permet d'aller qu'à la seconde. ( temps AR pour la 1ère chute est concidéré trop court par rapport au couché de soleil ) 8ème jour : Journée visite îlet à Caret et mangrove. Nous avons opté pour le couple Jean-luc et Marie Laure. Attention ils ne peuvent plus proposer pour ceux que ça intéressait la pêche ( suite à un nouveau décret, ils attendent une dérogation ). Marie Laure est un vrais bout en train ! On se paye de vrais bons fous rires ! Elle explique très bien la Mangrove, cuisine à merveille . Au menu : décollage, rhum de plus de 6 ans, CRS, ( autrement dit pour les non- iniciés ti punch ) poisson grillé et crudités, poulet boucanné et gratin de légumes du pays, bananes au chocolat flambée : un vrai régal !!!! Miam Maim...) . Au programme, passage au bord de la mangrove pour les explications, "débarquement" sur l'île à Caret, baignade sur la barrière de corail avec PMT (palmes, masque, tubas ). Pour nous ce n'était pas possible car la mer était trop forte alors Jean Luc nous a ammené sur une barge qui a été coulé dans la mer. Peu mais de très jolis Poissons. L'avantage c'est que la mer étant agité, pour des personnes comme moi qui n'aiment pas la plongée et qui n'ont jamais fait de PMT, s'est très bien car on peu poser les pieds sur le haut de la barge ( du moins quand les vagues ne nous repoussaient pas ). Repas sur l'îlet à Caret, baignade, puis retour par la Mangrove. C'est très bien. La seule chose que j'ai trouvé dommage c'est qu'on ne rentre pas plus dans la mangrove. ( pour cela prendre BLeu blanc vert qui propose des sorties en Zodiac : ils peuvent alors s'infiltrer dans la mangrove sans problème ). 60€/pers, un peu cher mais franchement très bon souvenirs .Quelque soit le prestataire, reservez si possible 4 j au minimum avant ! 9ème jour : On avait prévu de partir pour les Saintes. Mais le trajet fut trop long. on voulait prendre le 1er bateau de 8h et on est arrivée vers 3 rivières à 8h20 en étant parti de Grande Anse ( Deshaies ) à 6h40. Faisant beau, on a donc décidé de faire La Soufrière. Le départ se fait maintenant aux bains jaunes. La partie bains jaunes- savane à mulets ( ancien parking ) est la partie qui m'a le plus fatigué ! Après l'assencion propement dite est nettement moins fatiguante. Par contre il vaut mieux avoir de grandes jambes, surtout sur la fin, car il faut monter des rochers qui sont de plus en plus haut ! Finalement, on a rien vu. Comme la plupart des autres jours de l'année le volcan était dans la brume humide ( prévoir un kway en haut car même s'il ne pleut pas avec l'humidité qu'il y a en haut on est trempé !). Mais bon, je peux dire je suis aller en haut d'un volcan !!! Arrivée en bas, ne manquer surtout pas de faire un "plongeons" dans les bains jaunes : son eau chaude, après 1 randonnée de 3 h, relaxe les muscles !!! et ça fait du bien ! alors on n'oublie pas son maillot de bain et serviette quand on fait la Soufrière ! 10 ème jour : Après la grande rando de la veille, aujourd'hui la journée sera cool. visite du parc des mamelles ( essayer de trouver Economiz, c'est un ensemble de bon de réduction : pensez à en prendre autant que de personne car le bon n'est valable pour 1 seule personne. Ici, il vous offre 1€ de reduction sur l'entrée ( et vous avez 1 boisson offerte ) soit 11, 50€ l'entrée. C'est sympas, on sillone à travers la végétation et les animaux ( qui sont en cage bien sûr ) pendant 1h, puis possibilité de visiter la canopé ( le haut des arbres ) en se promenant sur des ponts suspendus tout en étant accroché bien entendu ( moi qui suis attiré par le vide, j'ai réussi à le faire sans trop de peur car on est entouré de végétations ) Repas chez "Le Mambo" à Pointe-Noire. Accueil super et souriant, cuisine délicieuse et copieuse ( 8 accras au minimum dans votre assiette, 2 côtes de porc antillaise par assiette également, grosse banane flambée... : on aurait pu prendre 1 menu pour 2 tellement que c'était copieux ) 16€ le menu, en plus avec le guide du routard, apéro et digestif ( qu'on a pas pu prendre, plus de place ) offert. Petite ballade au " Saut d'acomat " à Pointe Noire ( 15' pour y aller à peine ): pour la luminosité y aller l'après midi, il était 15h, et le soleil passait au travers des arbres pour eclairer la rivière, le bassin et la cascade. Par contre eau glacé : on saute dedans puis on en ressort ! la rivière est magnifique. ! 11ème jour : journée aux Saintes. Nous avons pris la compagnie SMILS car ce sont les seuls à partir des 8h et retour à 17h15 ( alors que les autres c'est 9h 16h15 pour la plupart ), le tarif est de 20€, mais en plus avec economiz on a 4€ de réduction soit 16€ AR. Seul inconvénients : le Wapayou et Ouyva ( leur 2 bateaux ) sont petits ( 42 places environ ). Donc quand la mer est houleuse, le mal de mer se fait énormément ressentir, surtout à l'aller ( au retour personne n'a été malade .? ) Nous avons loué à l'arrivé un scooter pour silloner l'île rapidement sans trop se faitiguer. 20e la journée : avec le peu de touriste, ils bradent d'office les prix. Visite du fort Napoléon.Entrée : 4€. Attendre la visite commentée gratuite, très intéressante. Nous avons fait le tour des plages et notre préféré fut non pas Dompierre ( crique presque fermée par roger, sable clair et palmier ) mais l'Anse du figuier, un peu plus loin : elle plus sauvage et surtout hormis une famille Guadeloupéenne, il n'y avait que nous ! ( du moins jusqu'à 14h où d'autres sont venus nous rejoindre ). il est vrai que Terre de haut a une très belle baie. En plus quand on est arrivé, il y avait un 4 mats . Tout à fait effet carte postale ! 12ème jour : Faut il le dire, c'est notre dernier jour... Pour n'avoir aucun remords, il fait gris... Donc dernière randonnée : Sainte Rose et "le saut des 3 Cornes". Ne vous fiez pas au panneau à l'entrée du sentier, il ne faut pas 3h ! ( c'est la 1ère fois que j'au vu un décallage aussi important sur le temps de la ballade ) . il faut 1h15 AR. randonnée très bien faite, même si suite à un éboulement de terrain, le ballisage change par endroit, c'est un sentier découverte, avec panneaux pour expliquer la flore. le cadre est sympas mais pas de baigande possible. on peut tremper les pieds, mais pas de bassin ! Dernière baignade : plage de "Anse à la perle " : superbe aussi ( un peu moins pour mon mari qui préfère Grande Anse ) malgré la pluie ( après tout quand on est dans l'eau on est déjà mouillé ) Dernière visite : la distillerie Saint Severin à Sainte Rose. A faire si possible un matin et le vendredi car ils ont des bassin de Ouassous ( crevettes ), on assiste ainsi à la pêche, on voit également le broyage de la canne à sucre. En bref le matin il y a plein d'activités. Sans oublié la dégustation !Plus visite 1/2 H en train dans la propriété.
Et voilà comment remplir 13 jours de vacances Guadeloupéennes !
Ce que je peux rajouter : depuis Dehaies, il faut en effet passer par Petit Bourg pour rejoindre Basse terre, car il y a souvent de la double voie. Attention entre Deshaies et Sainte Rose :le Rond point de "La Boucan " offre toujours des bouchons ! Sur la route point à pitre - Saint François, ça bouchonne jusqu'à St Anne Les greves : rien vue ! juste un barrage qui n'avait pas été enlevé devant un hôtel toujours fermé ( vers St Anne ) Les magasins été approvisionné : seul les rayons viandes, charcuterie, produits laitiers avaient tendance à être vide. ( Si j'ai bien compris les Dockers faisainet toujours grevent, les conteneurs sont donc restés à quais !) le racisme : pas connu. nous avons toujours eu un acceuil courtoi, souriant... aussi bien des métropolitains que des quadeloupéens ! Eux au moins ils disent bonjours dans la rue quand ils vous croisent. Alors qu'en France combien de personnes disent bonjour quand ils rentrent quelque part ? A aussi j'ai oublié à Viard, à côté de Sainte Rose, il y a un "resto" qui propose aussi des plats à emportés dont le poulet boucanné : 2€ la part et qu'est ce qu'il est bon !!! il s'appèle justement le Boucanné.
Bref des vacances, comme j'en avais besoins : sous le soleil, dans un paysage aussi varié que magnifique, des plages paradisiaques et sauvages, un très bon accueil... et plein de souvenirs et de photos !
Encore merci à tout ceux qui m'ont aidé à préparé ce séjour.et à ceux qui ont eu la patience de me lire jusqu'au bout !
A bientôt j'espère pour une nouvelle destination. ( Il y a tant à voir dans le monde...)
Lauguicam
Cadeaux souvenirs du Canada? English translation pending
bonjour tout le monde!
je voulais vous demander conseil pour des cadeaux souvenirs du canada sympa et pas trop cher.
merciiii ^^
Ouest USA: De Seattle à San Francisco automne 2008 (deuxième partie) English translation pending
La première partie est là : http://voyageforum.com/...ere_partie_D2234412/
Voici la suite et la fin ...
12 septembre 2008 SEATTLE 13 septembre 2008 BONNERS FERRY 14 septembre 2008 LAKE GLACIER NP 15 septembre 2008 HELENA 16 septembre 2008 GARDINER 17 septembre 2008 GARDINER 18 septembre 2008 GARDINER 19 septembre 2008 OLD FAITHFUL 20 septembre 2008 OLD FAITHFUL 21 septembre 2008 JACKSON HOLE 22 septembre 2008 PROVO 23 septembre 2008 MOAB 24 septembre 2008 MOAB 25 septembre 2008 MOAB 26 septembre 2008 MOAB 27 septembre 2008 DURANGO 28 septembre 2008 MONUMENT VALLEY 29 septembre 2008 MONUMENT VALLEY 30 septembre 2008 TORREY 1 octobre 2008 TORREY 2 octobre 2008 BRYCE 3 octobre 2008 BRYCE 4 octobre 2008 PAGE 5 octobre 2008 PAGE 6 octobre 2008 GRAND CANYON 7 octobre 2008 GRAND CANYON 8 octobre 2008 SEDONA 9 octobre 2008 CHINLE 10 octobre 2008 ALBUQUERQUE 11 octobre 2008 ALBUQUERQUE 12 octobre 2008 ALBUQUERQUE 13 octobre 2008 RUIDOSO 14 octobre 2008 RUIDOSO 15 octobre 2008 DEMING 16 octobre 2008 TUCSON 17 octobre 2008 TUCSON 18 octobre 2008 TUCSON 19 octobre 2008 SAN DIEGO 20 octobre 2008 SAN DIEGO 21 octobre 2008 SAN DIEGO 22 octobre 2008 PALM SPRINGS 23 octobre 2008 LOS ANGELES 24 octobre 2008 LOS ANGELES 25 octobre 2008 LOS ANGELES 26 octobre 2008 LAS VEGAS 27 octobre 2008 LAS VEGAS 28 octobre 2008 LAS VEGAS 29 octobre 2008 LAS VEGAS 30 octobre 2008 FURNACE CREEK 31 octobre 2008 SOUTH LAKE TAHOE 1 novembre 2008 YOSEMITE 2 novembre 2008 YOSEMITE 3 novembre 2008 MONTEREY 4 novembre 2008 MONTEREY 5 novembre 2008 SAN FRANCISCO 6 novembre 2008 SAN FRANCISCO 7 novembre 2008 SAN FRANCISCO 8 novembre 2008 SAN FRANCISCO 9 novembre 2008 SAN FRANCISCO 10 novembre 2008 AVION

Vendredi 3/10/08 : Debout à 6h et je fonce à Sunrise point, il fait 3 ou 4°, je croise quelques mule-deer mais pas de tamïas qui attendront les premiers rayons de soleil pour se lever et se réchauffer devant le pas de porte de la chambre! Nous devons être une grosse dizaine, un pro de la photo avec 3 appareils motorisés sur pieds qui tirent un cliché chacun toutes les 2" environs. Le ciel est un peu couvert, du coup quelques ombres dans l'amphithéatre. Ca se dégagera tout au long de la matinée qui nous emploierons à parcourir la totalité de la route jusqu'à Rainbow Point en faisant à peu près tous les stops. Petites ballades tranquilles, pour cause de dos douloureux, madame a annulé celle à cheval. En fin d'après-midi nous irons faire un tour au Ruby's Inn pour quelques courses alimentaires et deux lessives/sêchages. La boutique alimentation souvenirs habillements équipements du Ruby's est pas mal achalandée et très fréquentée par les hordes descendues des bus. Repas idem la veille pour moi, madame repose et grignote à la chambre. Etant seul, je me retrouve à table avec deux allemandes qui font leur petit circuit dans l'ouest elles-aussi. Heureusement l'une d'entre elles parle un très bon français, nous passerons un moment bien agréable à comparer nos impressions sur Vegas et Grand Canyon, nous les recroiserons sur le parking à Horseshoebend près de Page. D'un solide appétit elles aussi, nous prendrons dessert et café. Avec tout ça, je rentre un peu tard et madame dort ...
Samedi 4/10/08 : La pluie a commencé dans la nuit, lever froid et humide donc. Cela remet en cause la Cottonwood pour Page, nous ferons donc la boucle par Kanab. Arrêt au Happy Trails Café, attablés, une dizaine de fermiers/éleveurs discutent dur, deux trois "gueules" dont une réincarnation de Buffalo Bill d'environ 80 ans en 'tiag et stetson. Un peu plus loin deux pauvres chevaux se sont mis à l'abri dans une petite excavation rocheuse, la pluie redouble. Le vent pousse de gros nuages noirs, à l'intersection de la Cottonwood il y a une barrière mobile qui ferme l'accès.

Page : nous allons manger au Denny's (copieux et correct comme partout pour le prix), puis un petit tour dans Page, un bon expresso au Beans Gourmet Coffee House. Juste à côté une échoppe avec pas mal d'artisanat Navajo et notamment des articles pour chevaux, quelques selles d'occasion et neuves. Un vieux navajo tient là boutique de sellier. Un crochet par le Supercenter Walmart, immense, une grande majorité de navajos pour la clientèle. Une appartée sociale sur les bienfaits du libéralisme, 8 ans donc que je n'étais pas venu aux USA et je constate que l'on voit toujours et encore plus de "retraités", qui font bien leurs 65/70 printemps, au travail dans les emplois de services, super-marché et restauration, je ne parle pas des bénévoles qui officient en tant que "guide" dans les parks et musées. La réservation au Lake Powell Ressort fonctionne, chambre avec vue sur le lac, le ciel se dégage un peu laissant entrevoir un peu de soleil, malgré ça les couleurs des roches et de l'eau sont tristes. J'avais gardé un plus beau souvenir du lieu, de plus les eaux ont bien baissé en 8 ans, l'impression est moins saisissante. Repas du soir au Dam Bar Grill, bonne viande, un verre de Pinot, ambiance musicale et des écrans TV pour les matchs de Football US, accueil très sympa, le serveur nous reconnaissant le lendemain nous offrira une part de tarte comme dessert. Retour à la chambre et sur la pelouse devant la baie vitrée une famille de lapins prend le frais dans le noir.



Dimanche 5/10/8 : Ciel dégagé! Barrage de Page, un groupe de bikers avec l'intendance qui suit en pick-up 4x4, des bateaux/mobil-home sur des camions.


Pour s'accrocher avec les orteils !

Petit bateau ....
Passage par Horseshoebend, http://www.pbase.com/brianowski/horseshoe, une bonne vingtaine de touristes sur le site, nous sommes les seuls français, un couple de russes qui à force de faire approcher leur fille d'une quinzaine d'années du bord lui feront tellement peur qu'elle en pleurera, idiot. Nous allons ensuite vers Navajo Bridge, ou se côtoient donc le vieux et le récent pont, vertige pour moi même au milieu de la chaussée!


Avant - Après


Nous continuons jusqu'à Lee's Ferry. C'est le lieu de départ des embarcations, barques bois ou canots pneumatiques de 2 à 6 places en plus du rameur, qui descendent le Colorado en tout ou partie. Nous en verrons quelques uns démarrer après un long briefing et une sérieuse vérification des équipements. A cet endroit, le fleuve est encore bleu vert du fait de la proximité du barrage, il se charge d'alluvions beaucoup plus bas, l'eau doit être aux alentours de 8/10°.
http://www.youtube.com/watch?v=YSNzPLYXMFM




Nous arrivons à Antelope Lower vers 13h30, nous sommes une dizaine, à 14h le guide nous conduit à l'entrée de la faille qui descend dans le canyon nous laissant libre de prendre notre temps. Le soleil un peu bas et le ciel un peu voilé les couleurs ne seront pas éclatantes, mais le charme opère quand même, surtout à pouvoir le faire dans le silence et pratiquement seul, chacun se laissant distancer. A pas mal d'endroit le sol est bien humide avec parfois quelques flaques, la pluie de la veille. Nous y passerons une bonne heure. Même en le revoyant je trouve cet endroit toujours aussi féerique, l'usure du temps, l'eau et le vent ont vraiment sculpté des formes fantastiques.
On rentre là !


Pause café à Page, retour à la chambre, mail, courrier, .....
La trace blanche sur la roche marque à peu près le niveau du lac tel que je l'avais découvert en 1998.
Repas au Dam. Bière en musique. Lapins. Dodo.
Lundi 6/10/09 : Petit déj au Beans à Page, un expresso au soleil, un vieux navajo profite du wifi avec son portable en terrasse. Ce soir nous coucherons au Grand Canyon, route donc vers Cameron en passant par Kaibito la 98, la 160, pause casse-croute à Tuba City, petit tour au Trading Post, marché du temple pour touristes, avec quelques rares jolies choses d'artisanat Navajo. Puis la route bifurque à droite pour petit à petit approcher de la faille, arrêts aux différents points de vue, soleil, pas trop de brume, avant de rejoindre le El Tovar ou nous passerons deux nuits, direction Papillon à Tusayan, pour réserver le Grand Tour. Au loin dans la direction sud-ouest un immense nuage dû à un feu de forêt pousse dans un ciel tout bleu.
Incendie
Rendez-vous le surlendemain à 9h pour vol vers 10h, pas de place pour demain. Nous prenons la chambre, magnifique vue depuis le balcon sur le canyon à gauche, la Hopi House en face.



Pause café thé cigarettes sur les transats au soleil. Ballade et photos le long de la Rim Trail, pas trop de monde, le lieu semble inciter les gens à un certain silence. Hermits Rest Road est fermée pour travaux, on ne peut pas aller plus loin que Maricopa Point. Repas du soir au resto Coronado Room du Best Western Squire Inn à Tusayan, ambiance cosy, bonne cuisine, accueil et service souriant et un brin stylé. Une longue pause au bord du canyon avant d'aller au lit, deux trois lumière dans le lointain vers le fond de la gorge. Pas un bruit si ce n'est celui de la nuit et de quelques rongeurs qui fouillent les poubelles pas encore vidées par une employée en train de le faire à preque 23h !
Mardi 7/10/08 : Madame dort, je me lève, 6h30, sur la pelouse du El Tovar et aux abords immédiats, des mule-deer finissent leur nuit couchés en rond, le regard curieux et attentif, ils se laissent filmer en confiance. Les écureuils sont déjà debouts, et s'agitent sur le petit mur bordant le canyon.




Ballades aux alentours jusqu'au Kolb Studio sympa, puis nous partons vers Williams après petit déj au Jennifers Bakery & Internet, petites tables extérieures au soleil. Stop en route au Planes of Fame Air Museum qui semble fermé. Une petite heure à tourner dans Williams pour photos. Midi nous grignotons à Flagstaff et promenons en ville, quelques jolies boutiques d'antiquités, de nombreux bars et restos, pas mal de jeunesse en terrasses, il fait très beau. Petit détour vers la vieille gare, un train long comme un jour sans pain passe et hurle (92 wagons). Retour à Grand Canyon par la 180, petit tour en forêt. Re coup d'oeil depuis la Rim Trail. Repas du soir au Yippee-Ei O Steakhouse, c'est l'usine, qualité moyenne, copieux, que du touristes étrangers en majorité.
Loco du Grand Canyon Railway
Dodo.
Mercredi 8/10/08 : Vol hélico ce matin, beau temps, pas de vent, la pesée au comptoir pour l'attribution des places dans la soucoupe volante, le film pour les consignes de sécurité (anglais ou espagnol), un peu d'attente, puis distribution des tickets numérotés, madame est chanceuse car ayant le plus petit gabarit elle gagne le N°1 à côté du pilote, moi derrière lui, nous sommes 6 passagers en tout, deux couples allemands avec nous. Huit ans après le vol est toujours aussi beau et impressionnant (même musique "Ainsi parla Zarathoustra" pour l'arrivée au surplomb), différence par rapport à Mai 2000, il ne neige pas sur la North Rim, et la forêt a de magnifiques couleurs automnales. On peut avoir le sentiment d'être dans une usine à touristes, les rotations s'enchaînent à un rythme effréné, mais je retrouve la même impression de professionnalisme et de sécurité. C'est après le vol de Canyonlands le deuxième à faire si on peut se le permettre. Pas d'esbroufe de "champagne" californien en bas, peu de turbulences comparé à l'avion et surtout une vue de beaucoup moins haut de la partie Est, la plus grandiose.
Confluent du Little Colorado (bleu clair) et du Colorado

Une fois l'émotion digérée et le plaisir savouré nous cassons une petit croute après deux courses au Minimart de Tusayan. Route vers Sedona par la 64, la 89et la 89A. Beaucoup de circulation entre Flagstaff et Sedona, la route est belle en forêt et serpente beaucoup, pleins de petits motels cachés sous les arbres le long de la rivière entre Slide Rock SP (quelques baigneurs dans les petits bassins)et Oak Creek Vista.


Nous logerons au BW Arroyo Roble & Creekside, jolie chambre sur l'arrière avec belle vue sur les rochers rouges flamboyants qui dominent Sedona. Petit tour en ville, mais il est tard et les boutiques ferment, j'essaie de retrouver l'une d'entre elles ou j'avais vu une sculpture peu travaillée faite dans un morceau de racine et tronc de cactus représentant une tête de chef indien avec sa coiffe de plumes. Je ne trouverais rien de semblable, en tout cas rien en bois de cactus. Sedona ne dépérit pas, beaucoup de monde, beaucoup plus de "galeries d'art"... Nous déambulons jusqu'à la nuit tombée. Nous mangerons au Cowboy Club, mojito et filet mignon de porc excellent. Service un peu long mais beaucoup de monde. Café et au lit.
Jeudi 9/10/08 : Aujourd'hui direction Chinle, petit détour par Mormon Lake que j'avais vu sous la neige en Avril 98, joli petit coin paisible et verdoyant, puis direction Holbrook par la 40/180, petite ville me faisant penser à Williams mais encore plus abandonnée, beaucoup de batiments, stations, garages, motels plus ou moins à l'abandon. On s'arrête dans un bric à brac vendant du bois pétrifié, des VHS d'occase, des vinyles, ..., le maître des lieux (look de Walter Brenan dans Rio Bravo) nous affirme même pouvoir en livrer un camion en France mais gaffe au prix! On repart avec notre petit morceau 15$. Traversée de Petrified Forest depuis le sud, Visitor Center, passage par Blue Mesa Scenic Drive, pratiquement personnes tout au long de la route qui remonte au nord jusqu'à Painted Desert, beaucoup de vent, un peu froid.




Pause à une petite aire de repos, une vieille carcasse de voiture évocation de la Mother Road aux environs de Pinta.


A Chambers, direction nord par la 191. Route en assez mauvais état, rainurée transversalement sur des dizaines kilomètres, on se croirait en train ta-da-dam ta-da-dam ....Des paysages assez désolés, beaucoup de poussière soulevée par un vent violent qui voile un soleil de moins en moins tonique, des terres grises. C'est l'heure de la sortie à Ganado, plein de jeunes navajos marchent un peu vers nulle part le long de la route d'ou l'on aperçoit quelques pauvres mobil-home perdus dans le lointain comme dans les environs de Page en allant vers Cameron.


Il est un peu plus de 16h30 quand nous arrivons à Chelly, les points de vue du haut de la rive sud du canyon, pas un chat, un vent qui devient glacial. Le soleil est trop bas pour un bon éclairage du canyon. Madame découvre et se régale, je suis moins séduit que la première fois.


L'ours ?

Accueil sans fioriture au Thunderbird Lodge, chambre nickel, j'aurais pu ne pas réserver, à priori moins de la moitié du lieu est occupée. L'endroit est agréable, planté de nombreux arbres. Nous mangerons simple genre tacos/fajitas aux milieux de familles navajos au grand complet, grands-parents, enfants, au resto style Denny's du Best Western de Chinle ...10 ans que je n'étais pas venu et toujours le même aspect d'une région pauvre et désolée, dévastée par la pauvreté, de quoi vivent ils, la réponse comme dit le Routard est sûrement à chercher dans les nombreux centres d'aide sociale des Affaires Indiennes. J'avais eu ce même ressenti à Kayenta en 98, mais là, la proximité de Monument Valley si sublime de grandeur et de beauté avait atténué cette sensation de malaise, mal-être qui me vient ici. Un café/cigarette devant la porte de la chambre dans la nuit noire, le vent est tombé, il fait moins froid.
Vendredi 10/10/08 : Nous quittons Chinle pour Albuquerque et son International Balloon Fiesta. Passage par Gallup, Ramah, El Morro, Grants. Beaucoup de route dans les paysages plats et assez monotones du Nouveau-Mexique nord, végétation faite de résineux éparpillés et rabougris.

Changement de véhicule à l'aéroport agence Hertz, nous laissons notre Ford Expedition avec 20183 miles au compteur, pour hériter d'une Cadillac DTS (25692 miles au compteur, GPS là aussi) dans laquelle nous aurons quelques difficultés à loger nos valises.

Nous nous installons pour trois nuits au Club House Inn & Suites, belle chambre avec petit salon séparé donnant sur le jardin intérieur avec piscine. L'hôtel est situé tout près d'une voie rapide mais hyper calme grâce à une bonne isolation. Après installation, internet pour les news familiales nous partons pour la Fiesta. Au programme ce soir, feu d'artifice après la Glowdeo, moment ou à la tombée de la nuit les ballons à air chaud sont gonflés au sol et les flammes les éclairants illuminent la nuit de plein de couleurs. Entrée gratuite, beaucoup de monde, des familles entières, très bon-enfant, ambiance kermesse, pique-nique sur les pelouses, des allées complètes de snacks divers et variés, un seul point de vente de bière, clos par de petites barrières, on ne sort pas avec son verre à la main, consommation sur place obligatoire, la police d'Albuquerque patrouille sur d'énormes chevaux paisibles avec un certain succès.



Un énorme tacos à emporter, nous déambulons entre des tas d'exposants, de marchands de souvenirs, tee-shirts, jouets, ... Un peu plus loin, une scène, un groupe rock, chanteuse style Janis Joplin, sympa. Mais pas la météo, qui se gâte, gros nuages noirs sur la montagne au sud, et un vent à décorner une Long Horne. Du coup par mesure de sécurité il n'y aura que deux tentatives de gonflages, quelques participants font un peu le spectacle en allumant les bruleurs qui crachent bruyamment des flammes de 4/5 mètres de haut. Feu d'artifice sympa pour clôturer la soirée.



Nous allons nous coucher en croisant les doigts pour que la météo soit plus favorable Dimanche matin, en effet j'ai réservé et payé un vol avec Rainbow Riders en ballon à air depuis Décembre 2007.
Samedi 11/10/08 : Debout 5h, 45mn après arrivée sur le site, il fait encore nuit mais, le vent souffle déjà fort, trop ! En effet au fur et à mesure de la matinée, ayant acheté l'Albuquerque Journal, nous apprendrons que la veille un accident mortel à eu lieu aux abords du site, un ballon rabattu par le vent a brulé en touchant une ligne électrique, du coup tous les vols sont annulés, aucune compétition sauf amélioration de la météo, mais sans espoir vraiment avant demain(http://www.nowpublic.com/...loon-fiesta-accident ) . Après la déconvenue de Glacier Park, celle-ci est costaud! Le vol du lendemain matin est donc en suspend. Il est aux environs de 9h30 quand nous rentrons à l'hôtel le moral en a pris un coup, depuis tant d'années, je rêvais de voir ces dizaines de ballons flamboyants dans un ciel pur bleu ... Pour se consoler, direction le buffet petit-déj, copieux et bon.
http://www.youtube.com/watch?v=XMWNcONE01g




Nous décidons alors d'aller jusqu'à Santa Fé, "grâce" au vent le ciel est dégagé! Tour en ville, boutiques, galeries avec toujours autant de belles œuvres, du monde, pour cause de messe en cours impossible de visiter la cathédrale. Le cœur de la ville n'a pas vraiment changé en 8 ans, les natives vendent toujours leur production plus ou moins belle et artistique sous les arcades du Palace of the Governor, les constructions en adobe sont toujours la règle au moins aux alentours immédiats de la place qui a conservé son kiosque à musique.


En écoutant une des radios locales, nous avons confirmation que toutes les manifestations du soir sont annulées. Un détour par Taos petite place centrale bordées de vieilles maisons converties en boutiques à souvenirs touristiques et autres. Nous rentrons donc en fin de soirée sur l'hôtel, repas en cours de route au San Felipe's Casino situé sur une réserve indienne, quelques pièces puis dodo.
Dimanche 12/10/08 : Idem hier matin, nous allons direct au chapiteau de Rainbow Riders, c'est bon pour la réservation, les vols sont complets. Durant l'enregistrement on nous fait remplir l'éternelle décharge, contrôle identité, nous sommes divisés en groupe de 6, il y a semble t'il 8 ballons en tout, présentation faite du pilote, on nous indique l'emplacement du notre sur le pré d'ou l'on s'envole. Il est 6h45, rendez-vous 7h30, ils attendent confirmation de la part des autorités de l'autorisation de voler. Un petit café rapide dans un des stands, un peu inquiet je ne vois pas beaucoup d'équipage privé en cours de préparatif. 7H30 nous revenons, attendrons jusqu'a 8h30 et là comme pressenti, tout est annulé. ( http://www.kob.com/...tories/s616536.shtml ) Rainbow Riders nous propose le remboursement ou le report du vol au Mardi, nous serons rembourser par virement sur CB deux jours après sans frais et même avec un petit bénéfice dû au cours du $ plus avantageux que lors de l'achat. Retour sur l'hôtel, deux courses pour grignoter dans la chambre (micro-onde) pour midi, petite sieste matinale en attendant le repas. 13H on se réchauffe donc notre cuisine chinoise et nous partons vers le Old Town et la Plaza. Quartier plus ou moins typique du vieil Albuqueruqe, beaucoup de monde, nous sommes Dimanche, devant une des innombrables boutiques, 6 vétérans Navajos dédicacent leur livres, ce sont eux les Windtalkers qui ont inspiré le film avec Nicolas Cage. Nous en achèterons un que chacun d'entre eux signera en entourant son visage sur quelques photos de l'époque ou ils étaient dans les Marines. Repas du soir à La Hacienda sur la Plaza, cuisine mexicaine très copieuse, correct pour le prix sans plus, beaucoup de gens d'ici en famille, des repas de groupes qui chantent et boivent.
Lundi 13/10/08 : Ce matin départ pour Ruidoso par la 85 et la 380. J'avais envie de passer deux jours dans ces montagnes du Nouveau Mexique, ou l'on fait du ski l'hiver (Station Ski Apache gérée par la tribu des Mescaleros). En quittant Albuquerque, la route traverse des paysages toujours aussi secs, ciel bleu, peu de vent (Rrrrrrrrrrrrrrr !!!). Nous traverserons la partie nord du White Sands Missile Testing Court et en sortirons vivants. A l'approche de Carrizozo, pause ballades et casse croute au Valley of Fires State Park : grande zone d'environ 50km de long sur 5 à 10 de large couverte de lave noire ou poussent différents types de cactus et autres plantes à épines. Quelques points sont aménagés pour les RV avec des BBQ, abris et tables. Un arrêt café à Carrizozo ....


La route commence alors à monter gentiment aux travers des sapins, les alentours de Ruidoso ressemble bien à une zone de villégiature aisée, de belles propriétés et maisons cachées dans la forêt. Nous coucherons deux nuits au Inn of the Mountain Gods, bel hôtel casino niché au creux d'un vallon au bord d'un lac, reposant, vert. Un parcours de golf en borde une partie. La température se fait plus fraiche sur le soir. Belle chambre, vaste, qui donne sur le plan d'eau, avec juste en face au loin deux tepees à la lisière de la forêt.


Nous mangerons au buffet du casino, très bien. Nous discuterons un peu avec une jeune cuisinière américaine qui venait de passer un an en Italie dans un restaurant pour parfaire sa formation. Elle se désolait un peu du manque de diversité de la cuisine proposée ici. Elle tenait le "stand" fruit de mer, et préparait les plats selon les désirs des clients. J'ai choisi une poêlée de crevettes et petits supions sautés ail et huile d'olive. Quelques cents pour les bandits en sirotant un mojito et dodo.
Mardi 14/10/08 : Debout vers 8h, une brume épaisse enrobe tout le coin, un vent glacial la pousse au dessus du lac, la journée est consacrée à la visite de petites villes aux alentours.


Nous partons donc sous la pluie et un ciel très bas pour dans l'ordre :Capitan (Smokey Beat Historical SP), Lincoln (souvenir de Billy the Kid, pas âme qui vive, le peu qui est à voir ou visiter est fermé), Hondo, San Patricio, Mescalero, Tularosa, La Luz, Cloudroft (jolie petite ville, quelques beaux bâtiments notamment le Lodge), puis la Cox Canyon Hwy jusqu'à Mayhill qui traverse la Lincoln NF puis retour à Ruidoso par la 82 et 244, un expresso au Starbuck avant l'hôtel. Journée un peu gâchée par la météo, mais malgré tout de belles routes au travers de forêts, prairies.
Repas au resto Wendell's de l'hôtel, bon steackhouse. Re-mojito, re-piéces, dodo.
Mercredi 15/10/08 : Au programme aujourd'hui, l'Air Space Museum d'Alamogordo, sympathique évocation des campagnes spatiales US, mais aussi de nombres de leurs missiles. Le musée domine la ville vers l'ouest, dans le lointain une grosse couche nuages ou de brouillard recouvre le bas de Kaylor Mountain. Nous entrons dans White Sands Nat Mont en milieu de matinée le Ranger nous informe que le park ferme à12h30, pour cause de tirs de missiles entre 13 et 14h. Nous avons donc un peu plus de deux heures pour marcher, photographier (ce n'est pas la meilleure heure avec le soleil au zénith) et grignoter. Sont aménagées de petites guérites en tôle ondulée pour s'installer, nous croiserons trois bus scolaires qui visitaient le park. Le sable est vraiment blanc, avec la luminosité on se croirait au ski! La végétation est assez rare, mais quelques arbustes et fleurs roses et jaunes parsèment ces étendues presque immaculés.



Nous roulons ensuite vers Las Cruces, stop pour se désaltérer, puis jusqu'à Deming. Petite ville perdue au milieu de rien en bordure de la Highway 10/70. Dodo au BW Mimbres Valley, correct, et repas dans un petit resto familial (pseudo italien) Palma's, deux trois familles du coin et quelques personnes âgées qui repartent avec la moitié de leur repas dans l'éternel doggy-bag. 19H il fait nuit, retour hôtel, télé, internet pour les news et rideaux.
Jeudi 16/10/08 : Ce soir nous nous arrêtons pour trois nuits à Tucson. Aujourd'hui encore je prendrais ma dose de routes rectilignes, de prairies séchées de fin d'été, de cactus, de roches, de montagnes à l'horizon, j'aime ça aussi rouler rouler ... Passage donc par Lordsburg Rodeo Apache Douglas(ville frontière avec le Mexique, le mur, les grillages, la poussière qui vole, la pauvreté). Direction ensuite Bisbee (qui semble ne pas dépérir au cours des années, toujours la brulerie de café qui parfume l'air à certaines heures me rappelant mon enfance au Marché Victor Hugo avec le café Baquié, quelques vieux bâtiments restaurés en plus de puis 8 ans, le Cooper Qeen ou j'avais dormi et bien mangé est toujours là, la serveuse étudiante connaissait même Toulouse y ayant passé 15j lors de son séjour d'un an à Paris) puis remontée par Nicksville, Sierra Vista, Whetstone, Benson, et enfin Tucson. Trois nuits donc au JW Marriot Starr Pass, bel hôtel sur une colline dominant Tucson, des Saguaros partout autour, piscines, bars, restaurants. Beaucoup de monde, un congrès, des touristes américains en majorité. Très beau parcours de golf attenant, fréquenté très tôt le matin, 7h déjà les voiturettes circulent et les balles volent! Petite virée au Desert Diamond Casino, repas au buffet, bien.



Vendredi 17/10/08 : Un aller et retour sur Tombstone (boutiques pour ramener des queues de Rattlesnake, bar musical et ses quelques figurants pour une bière, peu de monde, le cimetière, je revois tout ça et je n'y reviendrais pas), puis direction le Pima Air Museum (9, 75$/pers), immense, des centaines d'avions civils et militaires, dedans dehors restaurés fatigués, un régal mais grosse chaleur à la longue dehors, les hangars eux sont climatisés.
Le cimetière de Tombstone ...

L'autre cimetière de Tombstone ....
Les rues se vident avant les duels ...

B 17G
Drôle de guêpe !



Passage par le Davis Monthan Graveyard AFB, pas mal de tours et détours pour approcher les grillages et faire des photos de ces centaines ou milliers d'avions stockés là en attente de destruction ou réutilisation pour quelques uns parait-il. Impressionnant cet amoncèlement de machines de guerre qui dorment ou meurent là.




Nous restons dans les alentours de l'hôtel pout profiter des derniers rayons de soleil qui embrasent ciel et collines. Soirée idem la veille.
Samedi 18/10/08 : Petit-déj sur la terrasse devant l'hôtel, le soleil du matin cogne déjà, quand soudain une musique m'accroche l'oreille: c'est Carla qui nous poursuit jusqu'ici en effet, son "amoureux" rencontre Bush à Washington. Nous partons faire un tour dans le centre de Tucson, St Augustin Cathedral, El Barrio Historico District, El Presidio Park & District, Congress Street, Broadway Bvd, les petites rues environnantes, puis nous passerons l'après-midi dans Saguaro West Park, ballades, visite de l'Arizona Sonora Desert Museum (13$/pers), instructif, agréable, beaucoup de bénévoles expliquent la vie au sens large (serpents, colibris, fleurs, cactus, ...) dans le désert environnant. Coucher de soleil dans les montagnes. Repas du soir, très bon steackhouse dans un ancien garage réaménagé, belle déco, service souriant et attentionné, mais impossible de remettre la main sur le nom (sur la même avenue qu'Olive).







Dimanche 19/10/08 : Aujourd'hui nous quittons le Nouveau Mexique pour San Diego, pas loin de 700km par la 10 et la 8, toujours vers l'ouest et le pacifique au bout. La radio calée sur les stations country qui se succèdent au fur et à mesure, en essayant d'éviter les nombreuses émissions religieuses du Dimanche matin. Route monotone juqu'à El Centro, commencent alors des dunes puis à partir d'Ocotillo on s'élève dans une région montagneuse toute de pierres rondes(un énorme chaos de Targasone!) . Après plusieurs stops cafés, repas, repos, "dégourdissage" de jambes, nous arrivons vers 17h à notre hôtel Dana Inn on Mission Bay pour trois nuits. La chambre (2203)donne par un balcon sur un bras de mer qui mène au port, pelouse verte et palmiers, mouettes et pélicans sous les yeux.

On pose les valises, petite douche pour se "réveiller" et nous allons par le gigantesque pont vers l'Hôtel Coronado situé sur l'ile faisant face à la ville, ballade au bord de l'océan sur le sable, points de vue sur San Diego, un porte-avion, des voiliers, les avions en approche de l'aéroport semblant passer entre les gratte-ciel.




19h, la nuit est tombée, nous allons diner au Sea Port Village, quelconque lieu piège à touristes avec ses boutiques à souvenirs, peu de monde. Nous mangerons au Harbor House Seafood Restaurant, huitres pas fraiches, poisson peu copieux, propreté du lieu douteuse, de temps en temps une blatte traverse la nappe, à éviter donc !! Un petit tour en ville en voiture avant d'aller au lit.
Lundi 20/10/08 : Pour se réveiller, un détour par Ocean Beach ce matin, petite brume sur le pacifique, quelques jeunes surfent déjà, il est 8h. D'autres rangent leur sac de couchage après une nuit dehors et grattent déjà leur guitare, au bout de Abbott Street et Newport Avenue nous buvons un double expresso face à au pacifique, le Starbucks est juste à côté en face un hostel un peu délabré. D'ailleurs le quartier semble un peu à la limite du "marginal", ou du moins très hippies baba surf tatouage, plein de petites boutiques de fringues et restos/bars, tout ce petit monde s'éveille sourit, sympa comme impression.


A la taille de la planche.
La majeure partie de la journée sera consacrée au Seaworld, toujours aussi agréable avec de beaux spectacles et des tas d'animaux bien mis en valeurs, on peut accessoirement nourrir des otaries, des dauphins, caresser des raies, ... La météo nous offre une douce chaleur qui doit durer au moins la semaine.



Passage par La Jolla qui me semble de plus en plus résidentiel, petite ballade en bord de "falaise" les pélicans font du rase-mer. Puis direction Gaslamp, on traine un peu dans les rues, beaucoup de jeunesse, des tas de restos et bars musicaux, un magasin de voitures de collection avec des répliques d'AC Cobra, Spider Porsche, une vraie Traction-Avant moyennement restaurée à 35 000 $ et une Smart d'occase à 27 000 $ !! Nous irons manger chez Croce's, deux douzaines d'huitres excellentes avec un verre de Chardonnay, ça fait du bien et ça change de la viande souvent très bonne mais enfin un peu de diversité dans les repas. On tourne encore un peu pour profiter de cette animation et retour à l'hôtel.
Mardi 21/10/08 : Re petit-dèj à Ocean Beach, on a bien aimé cette ambiance le matin, puis journée au Zoo. J'avais visité le WildLife il y a 8 ans, bien mais pas envie de rouler autant. Le Zoo est toujours aussi beau, du monde, ours blancs et hippopotames à voir, pleins d'autres animaux dans un parc luxuriant et proprement présenté, les pandas sont plus nombreux mais dorment toujours beaucoup.


En fin d'après-midi, Balboa Park puis retour vers le centre, Old Town, Horton Plaza, le stade de base-ball, repas japonais moyen dans Gaslamp, une bière au Whiskey Grill, dodo.




Mercredi 22/10/08 : Route vers Palm-Springs aujourd'hui en passant par Alpine, Descanso, Julian (jolie petite ville), Ocotillo Wells (la traversée de Anza Borrego Desert est sauvage et désertique), Salton Sea (Salton City catastrophe écologique les berges sont couvertes de millions de petits et gros poissons morts desséchés et de coquillages dans le même état, quelques habitations fatigués motor-home délabrés, c'est sinistre, mais je voulais voir), La Quinta, Indian Wells. Plus l'on approche de cette dernière partie du trajet, plus on voit de palmeraie et d'immenses zones irriguées pour la production maraichère.



Pause d'une nuit au Spa Resort. Après dépose des valises, petit tout en ville ou se déroule la parade des écoles de la ville, élèves déguisés, profs et directeurs en décapotables en famille, majorettes, équipes de basket ... amusant et impensable en France, très bon enfant et festif.



Repas du soir au buffet de l'hôtel, un mojito au bar et dodo.
Jeudi 23/10/08 : Toujours grand beau temps et ça dure depuis Ruidoso. Direction la traversée de Joshua Tree NP pour terminer à Los Angeles ce soir. Quelques photos à la sortie ouest de la ville pour les éoliennes, puis route à l'est.

Nous entrerons par le sud Cottonwood Visitor Center juste avant Chiriaco Summit pour sortir du park à Joshua Tree, après avoir fait différents stops : Cholla Cactus Garden, Keys View, Hidden Valley, Park Boulevard...

Pause repas dans un Burger King le long de la route, des frites d'un autre monde en forme de ressort juste comestibles ...
Frite-ressort ....

Nous prenons ensuite la 62 et la 10 pour rejoindre Los Angeles ou nous coucherons trois nuits. Pour la deuxième fois, le GPS va nous être plus qu'utile, pour se retrouver. Il va nous servir durant ces trois jours, car l'enchevêtrement des différentes voies rapides et autoroutes dans LA n'est pas très évident, de plus à certaines heures la circulation est assez dense et dépasse bien de 10 à 15 miles/heure la limitation (gros changement depuis 8 ans).

Nous nous posons donc au Westin Bonaventure, belle chambre (2607) avec coin salon au 26° étage avec vue sur l'Observatoire et la colline d'Hollywood au loin. On y accède par des ascenseurs extérieurs intégralement vitrés offrant une belle et impressionnante vue en cours de la montée. L'intérieur de l'hôtel est magnifique, immense atrium, jets d'eau, bars, restaurants, salle gym, construction toute en courbes et niveaux ....




Vers les 20h nous partons pour Santa Monica, promenade dans le quartier piéton, ou il est interdit entre autre de fumer, repas huitres poisson au Boa Steackhouse, très bien.
3th Sreet Santa Monica



Retour hôtel.
Vendredi 24/10/08: Journée aux Studios Universal, nous y sommes à l'ouverture, on commence par le tour en "train" de quelques décors plus ou moins attractions (métro, dents de la mer, ....). Puis tranquillement, nous passerons d'un spectacle à l'autre, j'éviterais perso les attractions style montagne-russe, madame adore. Pas trop de monde donc peu de temps d'attente. Beaucoup de français et d'italiens.
Cuisse de dinde au grill
Kiss ...

Dérision ...
Direction l'Observatoire ( buste de James Dean) et Griffith Park pour la tombée de la nuit. La vue est toujours aussi époustouflante, la nuit est claire, la vue s'étant à des dizaines kilomètres, un dirigeable, les avions qui arrivent et repartent de LAX, et la ville quadrillée par les rues, avenues, highways et freeways saturées de milliers de voitures qui scintillent. L'accès au park ferme vers les 21/22h, il renferme des clubs d'équitations apparemment assez fréquentés en fin d'après-midi.

De retour à l'hôtel, comme il se fait tard, nous y mangerons : italien, escalope au Marsala et spaghettis, au Marcello's.
Samedi 25/10/08 : Ce matin après un bon café au Starbucks du coin, montée au plus haut de Mulholland Drive, photo des célèbres lettres de l'Hollywood Sign sur fond de ciel bleu, les petites routes serpentes dans cet ensemble de collines qui dominent Hollywood et Beverly Hills, cela me rappelle certains coins de la Côte d'Azur vers Eze village, entre les différentes corniches, de belles maisons cachées, quelques architectures notables, des points de vue rares. Ballade en voiture dans les beaux quartiers sous les alignements de palmiers aussi fins que hauts.
Du haut de Mulholland Drive
Nous redescendons vers le Grauman's Chinese Theater, beaucoup, trop de monde, difficile de faire quelques photos des empreintes et étoiles. Petit tour sur Hollywood Boulevard, moins sale et limite glauque qu'il y a 10 ans. Ayant ramené madame qui se repose à l'hôtel, je vais faire un tour dans le quartier du Angels Flight Railway, sur South Broadway, quartier très Amérique du Sud, boutiques vêtements pas chers, des robes de mariées aux couleurs roses et bleues incroyables, un marché couvert typique avec de la cuisine guatémaltèque vénézuélienne mexicaine, une pharmacie chinoise traditionnelle, un salon de massage chinois, des maraichers, d'infinis étals de piments. Quartier populaire, un Mc Do' ou une vieille dame asiatique sans âge débarrasse et nettoie les tables en échange d'un repas, des marchands de téléphones portables à même le trottoir, un immense portrait d'Anthony Queen sur un mur de briques, la sortie d'une chapelle pentecôtiste d'une mariée mexicaine ....






Passage par Old Plazza et El Pueblo (caserne pompier, gare), Chinatown (rien à voir avec celui de San francisco), puis retour à l'hôtel pour ranger, trier, sauvegarder photos et vidéos. En fin d'après-midi, retour sur Santa Monica, beaucoup de monde, bord de mer, quelques homeless dorment sur les pelouses, pier, rues piétonnes ou se pressent des artistes divers et variés, des stands de Bush et Obama.



Homeless


Attirés par le nom "Anisette", nous mangerons là. Belle brasserie tenue par Alain Giraud (chef français) et son chef Joshua Smith, au choix tables ou bar, clientèle plutôt jeune et aisée. Installés au bar nous prendrons pour changer, des huitres et une superbe bourride de lotte à la sétoise accompagnée d'un Picpoul de Pinet (on se ressource, j'apprécie ce vin depuis plus de 20 ans !). Très étonné de trouver ce vin, j'en discute avec la serveuse (une bombe mexicaine croisée de Speedy Gonzalez) qui ira chercher le sommelier très aimable, originaire de Bretagne. Il expliquera son choix, par le fait qu'il veuille faire découvrir de bons crus régionaux français à des prix abordables du fait de leur moindre renommée sur une carte aux tarifs qui grimpent nettement plus haut. Nous aurons la surprise de nous voir offert le pichet de vin (4 verres) !! A nos côtés c'est installé un couple de Gallois, ces dames discutent un peu mi français mi anglais, il est ferrailleur, ils connaissent et fréquentent régulièrement la côte languedoc-roussillon et donc Sète et sa région. Bon repas et moment sympathique. Retour hôtel par les freeways très fréquentées en ce samedi soir.
Dimanche 26/10/08: Ce matin nous partons pour Tehachapi (5000 éoliennes), Barstow ou nous faisons un stop pour courses pique-nique, puis la 15 direction Las Vegas (dans le sens opposé des milliers de véhicules roulent au ralenti direction LA, c'est la fin du week-end). A nouveau des paysages désertiques, la chaleur, des massifs montagneux à l'horizon, stop à Primm pour des achats au Fashion Outlets (Jean's Lee ou Wrangler à 15$, Polo et Chemise Ralph Laurens de 25 à 39$), nous trainons un peu volontairement car je veux arriver de nuit à Vegas, je trouve cela plus "magique". Nous nous installons pour quatre nuits au Bellagio (Cypress Room).Magnifique chambre, 10° étage pile au milieu du bâtiment, salle de bains pour elle avec baignoire spa, l'autre pour moi avec douche hammam, un côté salon Tv, et un côté lit (un écran plat escamotable au pied) face à une baie vitrée donnant sur le lac, ses jets d'eau, et la Tour Eiffel du Paris.
http://www.youtube.com/watch?v=DeZcltt-5wA

Soirée dans l'hôtel, repas excellent au Fix avec un carré d'agneau et verre de Merlot. Un tour pour les jeux et les jeux d'eau sur le lac (3.5 hectares) sur des airs de Sinatra, Bocceli, Dion, ... On s'endort la Tour Eiffel entre les orteils ...





Lundi 27/10/08 : Journée sans voiture, nous ferons le tour des quelques grands casinos côté sud, à pied, métro aérien, Monte Carlo MGM Luxor Paris .... Quelques achats souvenirs. Nous réservons des places pour le Rêve demain soir et Ô le lendemain. Repas du soir au buffet du Bellagio, belle qualité et beau choix, nous allons ensuite à Fremont Street pour l'Experience (spectacle lumineux sympa) puis passage par le sommet du Stratosphère, quelle vue, mais quelle parano pour y accéder, fouille et papiers d'identités. Sur le retour arrêt au spectacle du Treasure Island que j'ai trouvé assez nul (c'est la Star Ac) en comparaison de l'ancien lorsque le bateau pirate coulait après la bataille navale. Quelques pièces aux manchots et mojitos offerts comme nous jouons au bar du Bellagio. Coucher tard.
Mardi 28/10/08 : Lever tard, Red Rock puis direction outlet, différent de celui de Primm, d'avantage de boutiques de marque mais plus cher et plus chic. Beaucoup d'européens et de japonais. Repas de midi au, cuisine asiatique, buffet d'une extraordinaire fraicheur, tout est préparé devant vous, sushis excellents (les cuisiniers découpent les poissons entiers et les poulpes sont vivants avant d'être conditionnés ou cuisinés). Après-midi sur le strip, repas au buffet du Wynn, qui vaut le tarif élevé, nous craquons sur les plats asiatiques et les pattes de crabe gigantesques. Spectacle Le Rêve, placé en haut de la salle, nous avons eu vue magnifique, un régal absolu vraiment, une mise scène qui exploite l'espace de manière géniale, et des effets scéniques époustouflants avec un plateau qui fait office de plancher ou de bassin autorisant des plongeons très risqués. La salle circulaire est comble.Quelques extraits trouvés sur You Tube : http://www.youtube.com/watch?v=45SW5LdYGZ0
Retour à l'hôtel en passant par Le Venetian que je trouve le plus beau et le plus réussi dans le genre reconstitution d'un lieu ou évocation d'un thème. En route pour une bonne nuit de sommeil, journée un peu fatigante, il fait chaud.
Mercredi 29/10/08 : Journée de repos complète pour madame qui traine un peu la patte, du coup je ne reviendrais pas à Valley of Fire SP, l'ayant visité deux fois, je manque de motivation. Une barge navigue sur le lac, avec des plongeurs effectuant la maintenance des jets d'eau, le tout sous l'œil d'un canard attentif.

Nous allons voir Ô, bel et bon spectacle, plus poétique et moins enlevé que Le Rève que j'ai préféré, la salle est comble là aussi, mais de forme classique. Quelques numéros débutent dans le public (clowns). Repas au Fix comme le premier soir, moins de monde, nous sommes en semaine.
Jeudi 30/10/08 : En route pour Death Valley, en passant par Mountain Springs, Tecopa, Shoshone (pause pique-nique). Départ sous le soleil mais petit à petit il nous abandonne et plus nous nous enfonçons dans le désert du park plus le ciel s'assombrit, les sommets lointains de la Sierra Nevada disparaissent un peu dans les nuages, je suis inquiet pour la Tioga Pass, elle était ouverte hier... Passage par les classiques Badwater, Dante's View, Zabriskie Point.

Orage sur Death Valley



Nous arrivons à Furnace Creek Ranch, du monde à la réception, No Vacancy, j'avais réservé une chambre en rez de chaussée donnant sur la pelouse faisant face à la piscine, elle est refaite à neuf, d'ailleurs les travaux sur les plus près de l'entrée sont encore en travaux.

Je reviens à la réception pour des infos sur la Tioga, j'apprends qu'elle est fermée pour cause de neige mais la Sonora 108 est encore ouverte. Repas au Wrangler Steackhouse, correct, puis une bière au 49'er Café. Il fait quelques gouttes et le vent c'est levé.
Vendredi 31/10/08 : Il a plu cette nuit et ça continue ce matin. C'est la troisième fois que je viens ici, les fois précédentes (avril 98, mai 2000) j'avais eu aussi droit à deux orages mais de quelques minutes seulement. Café pris au petit supermarché de l'entrée, puis nous faisons la boucle d'Artist Drive, Stovepipe Wells, Sand Dunes. De grosses gouttes encore, mais ça se calme, il fait presque froid avec le vent (22°).




A partir de Lone Pine, la route suit la vallée, dans les nombreuses descentes du trajet à la sortie de Death Valley, je trouve les freins un peu moux et la voiture vibre beaucoup. Les sommets que l'on aperçoit sur la gauche sont enneigés. J'avais prévu de dormir à Lee Vining pour Bodie et Mono Lake, mais sans réserver. A Bishop, après avoir vu sur des panneaux routiers que la Tioga Passet la Sonora Pass étaient fermées, je m'arrête au bureau des Rangers en sortie de ville. Le Ranger de permanence très serviable téléphonera et me confirme que la Ebbets Pass est également fermée depuis le matin, il a beaucoup neigé toute la nuit.


Devant être demain soir à Yosemite (réservation faite au Ahwahnee pour deux nuits) nous traçons jusqu'à South Lake Tahoe. La Luther Pass est dégagée mais de la neige subsiste sur les bas côtés, dans la descente les vibrations augmentent. Sur le GPS je trouve la station Hertz à l'hôtel Harvey's, nous y prenons une chambre, mais le bureau Hertz ferme à 18h, il est 19h passé. Appel au numéro d'assistance qui me dit qu'une voiture sera disponible demain matin à l'hôtel en remplacement. La nuit, la pluie, la fatigue, on a pas mal roulé aujourd'hui, tout cela fait que nous dinerons au buffet du Harvey's, au milieu de pas mal de clients déguisés Halloween oblige. On ne trainera pas ce soir, au lit à 22h.
Samedi 1/11/08 : Un café devant le bureau Hertz qui ouvre à 9h, l'homme très aimable vérifie mes dires sur son terminal et 15mn après, l'échange de véhicule est fait sans aucun soucis, nous avons fait 2785 miles depuis Albuquerque. Nous héritons d'une Mercury Grand Marquis, moins cossue que la Cadillac mais au coffre plus fonctionnel pour nos valises (27896 miles au compteur) Départ donc pour Yosemite, nous passerons par Sutter Creek, Angels City (repas, café Starbuck), Sonora, Jamestown, et la 120 jusqu'à l'hôtel. Cette route traverse une partie de la Gold County, avec une succession de villes et villages au charme certain, plus ou moins touristiques et qui ont gardé un côté authentique bien agréable. Nous arrivons dans la vallée sous la pluie, le ciel est bas (Valley View), on ne voit pas les hauteurs de Yosemite Falls, El Capitan et Half Dome. Nous prenons possession de la chambre pour deux nuits, propre et confortable. Le Ahwahnee est situé en bout de route au fond de la vallée, magnifique bâtiment, tout en pierre et bois, grande cheminée dans le vaste salon meublé et décoré de vieux meubles et anciennes tapisseries et tapis datant de l'ouverture de l'hôtel.



On ressort pour se ballader un peu dans Curry Village et Yosemite Village (Visitor Center, Chapel, ...). Repas du soir au bar de l'hôtel. Un mariage anglo-australien est installé dans une salle privée avec orchestre.




Dimanche 2/11/08 : Café du matin dans la chambre, la marque je n'y crois pas, est "Toulouse", il n'en est pas meilleur! Ciel bouché et petite pluie, Yosemite Falls est dégagée nous allons donc au pied, ça "brumise" un maximum, gros débit, comparable à ce que j'avais eu en avril et mai les années précédentes. On croise quelques promeneurs, mule-deer et écureuils.

Pas la peine de monter jusqu'à Glacier Point, c'est dans la purée de pois. Dommage car la vision est unique depuis ce belvédère. Nous irons jusqu'à Mariposa Groove, ou la boucle en voiture est fermée, tout ce fait à pied maintenant, quelques fumeroles aux détours du sentier et de la route, des feux récents donc. Les séquoias sont toujours aussi majestueux, mais le lieu autant que je m'en souvienne a souffert des incendies, beaucoup d'arbres tombés, abimés, calcinés.

Stop à Wawona sur le retour (pause casse-croute à l'abri dans la voiture), Tunnel View ou le ciel est un peu plus clément, les nuages partent en lambeaux et laissent passer quelques rayons de soleil. Au coin fumeur à l'entrée de l'hôtel, nous ferons connaissance de Friday, jeune femme vivant à Santa Monica, elle semble peu attirée par les festivités du mariage qui se poursuivent. On discute de notre voyage et évoquant notre future étape à Monterey, elle nous recommande chaudement le Plaza Hotel. Elle repart à la fête et nous au bar pour le repas du soir, un petit cocktail et un duo de poissons fumés avec salade.
Lundi 3/11/08 : Un peu découragé par le mauvais temps, nous remontons vers Monterey pour deux nuits en supprimant l'étape à Morro Bay. Nous quittons la vallée par El Portal, Merced, route agréable. Puis nous traversons la plaine centrale de la Californie, zone de culture maraichère à perte de vue, des troupeaux de bétail dans des stabulations gigantesques, des champs de coton, trajet "instructif" mais pas très beau. Passé Los Banos le paysage change en bien, la météo aussi et l'on attaque la chaine côtière séparant la plaine centrale du Pacifique. La végétation est quand même rare, beaucoup de collines couvertes de prairies jaunies par la sécheresse de l'été finissant.


Grand soleil à Monterey ou nous suivons les conseils de Friday. Belle chambre côté mer Bay View, dépose bagages, les loutres nagent sous les fenêtres au milieu d'immense étendues de kelp http://www.youtube.com/watch?v=DPwfWyawebg . Nous repartons pour une ballade à pied jusqu'à l'aquarium en traversant the Cannery, les phoques, otaries, sea-lions, mouettes se font entendre, peu de monde.


Le soir ballade au Fischerman's Warf, comme à San Francisco, une plateforme flottante est aménagée dans le port, les phoques jouent des coudes pour s'y tenir, petit tour des boutiques pas terribles, repas chez Domenico, nous dégusterons des abalones (ormeau) avec une sauce échalotes et chardonnay, excellente découverte de ce fruit de mer.





Quand nous reprenons la voiture, je découvre un PV pour stationnement interdit, étant arrivé de nuit, je n'avais pas vu, ce sont des emplacements pour les véhicules de pêcheurs, on devait être 3 ou 4 garés là sur 20 places, mais bon, c'est la loi, 20$. De la chambre, fenêtres ouvertes, la nuit est remplie du bruit de la mer et des cris des divers mammifères marins.


Mardi 4/11/08 : L'Amérique se lève pour voter aujourd'hui, le sentiment qui se dégage depuis presque deux mois que nous sommes là et qu'une majorité de gens espère un changement, un besoin de justice, une attitude plus sociale de leur gouvernement. Petit-déj sur le balcon au soleil, ça fait du bien, une mouette pas farouche sur la balustrade nous chiperait bien un croissant. Au programme pour nous, Aquarium (toujours magnifique), Carmel, 17 Miles Drive, Lone Cypress, marcher sur la plage, grimper sur les rochers, croiser les écureuils au bord de l'eau, ...









Retour au Fisherman's pour le repas, madame se fait accoster par un serveur de l'Isabella (jeune homme d'origine allemande) qui lui offre le menu en français (traduction approximative faite sûrement sur le net, ce qui donne des plats à la composition farfelue et parfois incompréhensible). Peine perdue nous revenons chez Domenico pour notre cure d'iode avec quelques huitres et un verre de Sauvignon blanc. Demain dernière ligne droite qui nous mènera à San Francisco, la fin approche ... On se couche avec comme dernières nouvelles l'élection probable d'Obama, comme un vent d'espoir se lève ...
Mercredi 5/11/08 : Le journal du jour porté avec le petit-déjeuner confirme, Obama est élu. C'est décrit comme un plébiscite, des états à priori non favorables ont quand même basculé vers les démocrates. On longe la côte par Santa Cruz (agréable station balnéaire), puis visite de Ano Nuevo SP, avec plus d'une centaine de sea-lions (éléphant de mer) dont quelques jeunes mâles qui se défient dans l'eau en bord de plage. Deux "rangers" bénévoles sont là pour surveiller que les visiteurs n'aillent pas trop loin vers les bébêtes, plein d'explications (beaucoup de femelles, peu de jeunes mâles, les vieux viennent en février, il y a alors de gros combats). L'un d'eux est un ancien ingénieur des pétroles, originaire de Suède, il connait bien la France entre autre, ayant énormément voyagé pour son travail. Le sentier qui mène à ce point depuis le parking, traverse une zone de dunes et de landes, on croise des américains heureux de l'élection d'Obama et qui semblent aussi apprécier notre "énervé de président" ...
http://www.youtube.com/watch?v=aQKg3uaLkVk





La route qui suit la côte, la mer en contre-bas, traverse parfois des champs entiers de citrouilles multicolores ou de fraisiers.



Je retrouve sans trop de problème le Parc 55 Renaissance (déjà séjourné en 98, en 2000 j'avais été au Hilton tout proche, mais très déçu par la chambre), nous prenons la chambre au 32° étage, jolie vue vers Dowtown, Macy's, Transamerica...



Soirée classique avec ballade à pied, câble-car, Union Square, repas au Lori's Diner, amusant par le décor, moins par la cuisine, correct pour le prix.
Jeudi 6/11/08 : Petit-déj en plein air au Câble Car Coffee, juste à côté du Visitor Center de Market Street. Lieu de passage, c'est la sortie du Bart Muni, nous voyons passé toute la diversité de San Francisco qui va travailler. Coin sympa pour un café expresso cigarette pour se réveiller.

Journée dans le centre avec ChinaTown, vraiment dépaysant, des gens, des visages, des épiceries, des odeurs, un repas de midi dans un tout petit resto avec quelques "blancs", nous gouterons du vin chinois servi chaud (pour le moins surprenant, ça pourrait ressembler à un mauvais porto blanc chaud).












Après-midi, soirée et repas au Fisherman's Warf au Crab House, crabe entier grillé au four servi avec un beurre à l'ail. Retour câble-car, toujours aussi sympa.
Vendredi 7/11/08 : Ce matin route vers Sausalito pour le vol en hydravion, beau temps, pas de vent, madame toujours aux premières loges à côté du pilote. On survole Tiburon, Muir Woods, Pacifique, Golden Gate (ça le fait bien), la baie avec SF sur la droite, virage au-dessus de Treasure Island, amerrissage, sympa je recommande. http://www.youtube.com/watch?v=mvIZBHm-OAE








Après-midi ballade à pied au Presidio, Fort Point, Marine Drive, Fort Mason.


Go Cars, bonjour les mollets 😉
De retour à l'hôtel je tente de payer mon amende sur le site de la ville de Monterey, mais aucune référence ne fonctionne (N° PV, N° immatriculation, ...) Peut-être est ce trop tôt, nous verrons demain. Repas à côté de l'hôtel au Tian Sing Chinese Restaurant, dim sum de luxe mais excellent.
Samedi 8/11/08 : N'arrivant toujours pas à régler mon PV, je demande de l'aide à la Concierge de l'hôtel, qui n'y arrivant pas, me propose très gentiment de le payer avec un de ses chèques en échange de liquide, ce que nous ferons, j'ai le sentiment que je ne dois pas être le premier à qui elle rend ce service. Ce matin, temps frais brumeux, presque de circonstances pour la visite d'Alcatraz, que je ne connais pas. Places réservées depuis jeudi (pas de place plus tôt), visite avec guide audio très intéressante, bonne évocation du lieu et des conditions de vie, au débarcadère il subsiste des traces de l'occupation de l'ile par les mouvements des natives qui ne faisaient que revendiquer la reconnaissance de leur droits. Retour en taxi à l'hôtel, un chauffeur indou en sari et nu-pieds, voiture usée jusqu'à la corde, des freins qui couinent, conduite sportive dans les montées et descente de downtown, grand moment.




Cet après-midi direction Berkeley, ballade dans le campus et rues environnantes (librairie, disquaire, resto/cantine, bar, tatoueur)un nombre significatif d'étudiants porte un tee-shirt Obama Yes we can, ça grouille de jeunesse non conventionnelle dans la tenue. Amusant d'ailleurs de voir s'afficher le soutient à tel ou tel candidat aux élections nationales et autres, sur nombre de véhicules, maisons, fenêtres. Comme dans les petits villages ou banlieues, pour symboliser la présence sous les drapeaux d'un membre de la famille, on accroche un drapeau américain. A l'aller comme au retour nous empruntons Oakland Bay Bridge qui sera bientôt doublé/remplacé par un nouveau pont en construction (début côté Berkeley, presqu'au niveau de Treasure Island à ce jour). Madame n'ayant pas faim, je retourne au Lori's, puis ballade tout le long de Market Street ou en ce samedi soir, il y a quelques chanteurs et groupes sur les trottoirs. Un tour par le Virgin pour quelques CD, mais les prix ne sont pas hyper compétitifs.
Dimanche 9/11/08 : Petit-dèj toujours au même endroit, puis Messe à la Glide Church, malheureusement entre l'heure tardive et je pense l'élection d'Obama, seule la pièce attenante du bas avec grand écran est ouverte. C'est moins prenant comme ambiance, mais les gens présents chantent là aussi. Les discours d'espoir, de lutte, les prières se succèdent sur la scène et les chants montent, accompagnés d'un orchestre digne de James Brown. Ca reste pour moi toujours un grand moment d'émotion avec ce mélange de ferveur de musique de lutte et de solidarité. Sur Market Street une manifestation contre le gouvernement chinois par des membres de la secte Falun Gong, et une autre des anciens prisonniers de guerre des philippines et de leur descendants.






Nous reprendrons la voiture dans l'après-midi pour rouler et se faire un remake de Bullitt en plus paisible bien sûr (Russian Hill, Nob Hill, Telegraph Hill, Pacific Heights, Cliff House, ...). Nous finirons pour le coucher de soleil au Marin Headlands, Point Bonita et Fort Baker.



Repas au Crab House pour notre dernier soir aux US. Retour à l'hôtel pour finir les valises que nous avions commencées auparavant.
Lundi 10/11/08 : Voilà c’est bientôt la fin, un dernier regard sur San Francisco depuis le 32ième étage, grand beau ce matin, un dernier double expresso au Câble Car Coffee, Bob Marley chante déjà. Départ de l’hôtel pour rouler un peu en ville, descendre Market Street, suivre la baie jusqu’au Presidio, descendre Lombard, Washington Square, revenir vers Powell, suivre un cable-car, rejoindre Cliff House et suivre le bord de mer jusqu’à Daly City et finalement l’aéroport pour rendre la voiture (29101 miles au compteur). Nous aurons parcouru 10216 miles au total soit 16440 km pour 1200$ (conso moyenne un peu plus de 10 li/100km).
A peine arrêté un coup de pistolet laser sur l’étiquette collée sur la vitre et le préposé de Hertz me donne la note, les valises sur un chariot nous prenons une petite navette aérienne pour arriver dans l’aérogare, rapide et simple. Nous avons une grosse demi-heure avant le début de l’enregistrement, café, cigarette, et on y va. Pesée des 3 grosses valises, une fait 37kg (limite à 32), il faut répartir le poids et finalement ça passe en chargeant un peu plus les deux qui restent avec nous en cabine. Passage à la sécurité, un tour au duty free pour parfum et cigarettes que l’on nous donne dans des poches transparentes scellées. On partage une pizza et l’embarquement commence.
Décollage à l’heure prévue, vers le sud, virage à droite pour se retrouver au dessus du Pacifique, puis large virage encore à droite pour passer pratiquement à l’aplomb du Golden Gate Bridge, San Francisco disparaît sous l’aile droite, magnifique, quelques instants après on reconnaît le Lake Tahoe et la Sierra Nevada bien enneigée, l’hôtesse nous sert un deuxième verre de champagne. Quelques heures de sommeil et deux films plus tard, un repas moyen nous est offert, nous arrivons à Paris puis enfin à Toulouse ou le ciel est gris et la température bien fraiche. Voila, c'est fini, il a fallut reprendre dès le lendemain, un peu difficile avec le décalage horaire. Ce fût extraordinaire, il en reste des milliers d'images, de moments rares, de couleurs et de formes, d'une nature immense sauvage et préservée, de villes folles, de gens accueillants, de lieux mythiques certains décevants d'autres magnifiques. Bref comme les fois précédentes, l'envie d'y revenir s'incruste, pour découvrir d'autres états et approfondir certains afin de savourer au mieux des sites et des parcs dont je ne me lasse pas. Encore merci aux "forumeurs" et à ceux et celles qui m'ont aidé à réaliser ce rêve à deux.
Voici la suite et la fin ...
12 septembre 2008 SEATTLE 13 septembre 2008 BONNERS FERRY 14 septembre 2008 LAKE GLACIER NP 15 septembre 2008 HELENA 16 septembre 2008 GARDINER 17 septembre 2008 GARDINER 18 septembre 2008 GARDINER 19 septembre 2008 OLD FAITHFUL 20 septembre 2008 OLD FAITHFUL 21 septembre 2008 JACKSON HOLE 22 septembre 2008 PROVO 23 septembre 2008 MOAB 24 septembre 2008 MOAB 25 septembre 2008 MOAB 26 septembre 2008 MOAB 27 septembre 2008 DURANGO 28 septembre 2008 MONUMENT VALLEY 29 septembre 2008 MONUMENT VALLEY 30 septembre 2008 TORREY 1 octobre 2008 TORREY 2 octobre 2008 BRYCE 3 octobre 2008 BRYCE 4 octobre 2008 PAGE 5 octobre 2008 PAGE 6 octobre 2008 GRAND CANYON 7 octobre 2008 GRAND CANYON 8 octobre 2008 SEDONA 9 octobre 2008 CHINLE 10 octobre 2008 ALBUQUERQUE 11 octobre 2008 ALBUQUERQUE 12 octobre 2008 ALBUQUERQUE 13 octobre 2008 RUIDOSO 14 octobre 2008 RUIDOSO 15 octobre 2008 DEMING 16 octobre 2008 TUCSON 17 octobre 2008 TUCSON 18 octobre 2008 TUCSON 19 octobre 2008 SAN DIEGO 20 octobre 2008 SAN DIEGO 21 octobre 2008 SAN DIEGO 22 octobre 2008 PALM SPRINGS 23 octobre 2008 LOS ANGELES 24 octobre 2008 LOS ANGELES 25 octobre 2008 LOS ANGELES 26 octobre 2008 LAS VEGAS 27 octobre 2008 LAS VEGAS 28 octobre 2008 LAS VEGAS 29 octobre 2008 LAS VEGAS 30 octobre 2008 FURNACE CREEK 31 octobre 2008 SOUTH LAKE TAHOE 1 novembre 2008 YOSEMITE 2 novembre 2008 YOSEMITE 3 novembre 2008 MONTEREY 4 novembre 2008 MONTEREY 5 novembre 2008 SAN FRANCISCO 6 novembre 2008 SAN FRANCISCO 7 novembre 2008 SAN FRANCISCO 8 novembre 2008 SAN FRANCISCO 9 novembre 2008 SAN FRANCISCO 10 novembre 2008 AVION

Vendredi 3/10/08 : Debout à 6h et je fonce à Sunrise point, il fait 3 ou 4°, je croise quelques mule-deer mais pas de tamïas qui attendront les premiers rayons de soleil pour se lever et se réchauffer devant le pas de porte de la chambre! Nous devons être une grosse dizaine, un pro de la photo avec 3 appareils motorisés sur pieds qui tirent un cliché chacun toutes les 2" environs. Le ciel est un peu couvert, du coup quelques ombres dans l'amphithéatre. Ca se dégagera tout au long de la matinée qui nous emploierons à parcourir la totalité de la route jusqu'à Rainbow Point en faisant à peu près tous les stops. Petites ballades tranquilles, pour cause de dos douloureux, madame a annulé celle à cheval. En fin d'après-midi nous irons faire un tour au Ruby's Inn pour quelques courses alimentaires et deux lessives/sêchages. La boutique alimentation souvenirs habillements équipements du Ruby's est pas mal achalandée et très fréquentée par les hordes descendues des bus. Repas idem la veille pour moi, madame repose et grignote à la chambre. Etant seul, je me retrouve à table avec deux allemandes qui font leur petit circuit dans l'ouest elles-aussi. Heureusement l'une d'entre elles parle un très bon français, nous passerons un moment bien agréable à comparer nos impressions sur Vegas et Grand Canyon, nous les recroiserons sur le parking à Horseshoebend près de Page. D'un solide appétit elles aussi, nous prendrons dessert et café. Avec tout ça, je rentre un peu tard et madame dort ...
Samedi 4/10/08 : La pluie a commencé dans la nuit, lever froid et humide donc. Cela remet en cause la Cottonwood pour Page, nous ferons donc la boucle par Kanab. Arrêt au Happy Trails Café, attablés, une dizaine de fermiers/éleveurs discutent dur, deux trois "gueules" dont une réincarnation de Buffalo Bill d'environ 80 ans en 'tiag et stetson. Un peu plus loin deux pauvres chevaux se sont mis à l'abri dans une petite excavation rocheuse, la pluie redouble. Le vent pousse de gros nuages noirs, à l'intersection de la Cottonwood il y a une barrière mobile qui ferme l'accès.

Page : nous allons manger au Denny's (copieux et correct comme partout pour le prix), puis un petit tour dans Page, un bon expresso au Beans Gourmet Coffee House. Juste à côté une échoppe avec pas mal d'artisanat Navajo et notamment des articles pour chevaux, quelques selles d'occasion et neuves. Un vieux navajo tient là boutique de sellier. Un crochet par le Supercenter Walmart, immense, une grande majorité de navajos pour la clientèle. Une appartée sociale sur les bienfaits du libéralisme, 8 ans donc que je n'étais pas venu aux USA et je constate que l'on voit toujours et encore plus de "retraités", qui font bien leurs 65/70 printemps, au travail dans les emplois de services, super-marché et restauration, je ne parle pas des bénévoles qui officient en tant que "guide" dans les parks et musées. La réservation au Lake Powell Ressort fonctionne, chambre avec vue sur le lac, le ciel se dégage un peu laissant entrevoir un peu de soleil, malgré ça les couleurs des roches et de l'eau sont tristes. J'avais gardé un plus beau souvenir du lieu, de plus les eaux ont bien baissé en 8 ans, l'impression est moins saisissante. Repas du soir au Dam Bar Grill, bonne viande, un verre de Pinot, ambiance musicale et des écrans TV pour les matchs de Football US, accueil très sympa, le serveur nous reconnaissant le lendemain nous offrira une part de tarte comme dessert. Retour à la chambre et sur la pelouse devant la baie vitrée une famille de lapins prend le frais dans le noir.



Dimanche 5/10/8 : Ciel dégagé! Barrage de Page, un groupe de bikers avec l'intendance qui suit en pick-up 4x4, des bateaux/mobil-home sur des camions.


Pour s'accrocher avec les orteils !
Petit bateau ....Passage par Horseshoebend, http://www.pbase.com/brianowski/horseshoe, une bonne vingtaine de touristes sur le site, nous sommes les seuls français, un couple de russes qui à force de faire approcher leur fille d'une quinzaine d'années du bord lui feront tellement peur qu'elle en pleurera, idiot. Nous allons ensuite vers Navajo Bridge, ou se côtoient donc le vieux et le récent pont, vertige pour moi même au milieu de la chaussée!


Avant - Après

Nous continuons jusqu'à Lee's Ferry. C'est le lieu de départ des embarcations, barques bois ou canots pneumatiques de 2 à 6 places en plus du rameur, qui descendent le Colorado en tout ou partie. Nous en verrons quelques uns démarrer après un long briefing et une sérieuse vérification des équipements. A cet endroit, le fleuve est encore bleu vert du fait de la proximité du barrage, il se charge d'alluvions beaucoup plus bas, l'eau doit être aux alentours de 8/10°.
http://www.youtube.com/watch?v=YSNzPLYXMFM




Nous arrivons à Antelope Lower vers 13h30, nous sommes une dizaine, à 14h le guide nous conduit à l'entrée de la faille qui descend dans le canyon nous laissant libre de prendre notre temps. Le soleil un peu bas et le ciel un peu voilé les couleurs ne seront pas éclatantes, mais le charme opère quand même, surtout à pouvoir le faire dans le silence et pratiquement seul, chacun se laissant distancer. A pas mal d'endroit le sol est bien humide avec parfois quelques flaques, la pluie de la veille. Nous y passerons une bonne heure. Même en le revoyant je trouve cet endroit toujours aussi féerique, l'usure du temps, l'eau et le vent ont vraiment sculpté des formes fantastiques.
On rentre là !

Pause café à Page, retour à la chambre, mail, courrier, .....
La trace blanche sur la roche marque à peu près le niveau du lac tel que je l'avais découvert en 1998.Repas au Dam. Bière en musique. Lapins. Dodo.
Lundi 6/10/09 : Petit déj au Beans à Page, un expresso au soleil, un vieux navajo profite du wifi avec son portable en terrasse. Ce soir nous coucherons au Grand Canyon, route donc vers Cameron en passant par Kaibito la 98, la 160, pause casse-croute à Tuba City, petit tour au Trading Post, marché du temple pour touristes, avec quelques rares jolies choses d'artisanat Navajo. Puis la route bifurque à droite pour petit à petit approcher de la faille, arrêts aux différents points de vue, soleil, pas trop de brume, avant de rejoindre le El Tovar ou nous passerons deux nuits, direction Papillon à Tusayan, pour réserver le Grand Tour. Au loin dans la direction sud-ouest un immense nuage dû à un feu de forêt pousse dans un ciel tout bleu.
IncendieRendez-vous le surlendemain à 9h pour vol vers 10h, pas de place pour demain. Nous prenons la chambre, magnifique vue depuis le balcon sur le canyon à gauche, la Hopi House en face.



Pause café thé cigarettes sur les transats au soleil. Ballade et photos le long de la Rim Trail, pas trop de monde, le lieu semble inciter les gens à un certain silence. Hermits Rest Road est fermée pour travaux, on ne peut pas aller plus loin que Maricopa Point. Repas du soir au resto Coronado Room du Best Western Squire Inn à Tusayan, ambiance cosy, bonne cuisine, accueil et service souriant et un brin stylé. Une longue pause au bord du canyon avant d'aller au lit, deux trois lumière dans le lointain vers le fond de la gorge. Pas un bruit si ce n'est celui de la nuit et de quelques rongeurs qui fouillent les poubelles pas encore vidées par une employée en train de le faire à preque 23h !
Mardi 7/10/08 : Madame dort, je me lève, 6h30, sur la pelouse du El Tovar et aux abords immédiats, des mule-deer finissent leur nuit couchés en rond, le regard curieux et attentif, ils se laissent filmer en confiance. Les écureuils sont déjà debouts, et s'agitent sur le petit mur bordant le canyon.




Ballades aux alentours jusqu'au Kolb Studio sympa, puis nous partons vers Williams après petit déj au Jennifers Bakery & Internet, petites tables extérieures au soleil. Stop en route au Planes of Fame Air Museum qui semble fermé. Une petite heure à tourner dans Williams pour photos. Midi nous grignotons à Flagstaff et promenons en ville, quelques jolies boutiques d'antiquités, de nombreux bars et restos, pas mal de jeunesse en terrasses, il fait très beau. Petit détour vers la vieille gare, un train long comme un jour sans pain passe et hurle (92 wagons). Retour à Grand Canyon par la 180, petit tour en forêt. Re coup d'oeil depuis la Rim Trail. Repas du soir au Yippee-Ei O Steakhouse, c'est l'usine, qualité moyenne, copieux, que du touristes étrangers en majorité.
Loco du Grand Canyon RailwayDodo.
Mercredi 8/10/08 : Vol hélico ce matin, beau temps, pas de vent, la pesée au comptoir pour l'attribution des places dans la soucoupe volante, le film pour les consignes de sécurité (anglais ou espagnol), un peu d'attente, puis distribution des tickets numérotés, madame est chanceuse car ayant le plus petit gabarit elle gagne le N°1 à côté du pilote, moi derrière lui, nous sommes 6 passagers en tout, deux couples allemands avec nous. Huit ans après le vol est toujours aussi beau et impressionnant (même musique "Ainsi parla Zarathoustra" pour l'arrivée au surplomb), différence par rapport à Mai 2000, il ne neige pas sur la North Rim, et la forêt a de magnifiques couleurs automnales. On peut avoir le sentiment d'être dans une usine à touristes, les rotations s'enchaînent à un rythme effréné, mais je retrouve la même impression de professionnalisme et de sécurité. C'est après le vol de Canyonlands le deuxième à faire si on peut se le permettre. Pas d'esbroufe de "champagne" californien en bas, peu de turbulences comparé à l'avion et surtout une vue de beaucoup moins haut de la partie Est, la plus grandiose.
Confluent du Little Colorado (bleu clair) et du Colorado
Une fois l'émotion digérée et le plaisir savouré nous cassons une petit croute après deux courses au Minimart de Tusayan. Route vers Sedona par la 64, la 89et la 89A. Beaucoup de circulation entre Flagstaff et Sedona, la route est belle en forêt et serpente beaucoup, pleins de petits motels cachés sous les arbres le long de la rivière entre Slide Rock SP (quelques baigneurs dans les petits bassins)et Oak Creek Vista.


Nous logerons au BW Arroyo Roble & Creekside, jolie chambre sur l'arrière avec belle vue sur les rochers rouges flamboyants qui dominent Sedona. Petit tour en ville, mais il est tard et les boutiques ferment, j'essaie de retrouver l'une d'entre elles ou j'avais vu une sculpture peu travaillée faite dans un morceau de racine et tronc de cactus représentant une tête de chef indien avec sa coiffe de plumes. Je ne trouverais rien de semblable, en tout cas rien en bois de cactus. Sedona ne dépérit pas, beaucoup de monde, beaucoup plus de "galeries d'art"... Nous déambulons jusqu'à la nuit tombée. Nous mangerons au Cowboy Club, mojito et filet mignon de porc excellent. Service un peu long mais beaucoup de monde. Café et au lit.
Jeudi 9/10/08 : Aujourd'hui direction Chinle, petit détour par Mormon Lake que j'avais vu sous la neige en Avril 98, joli petit coin paisible et verdoyant, puis direction Holbrook par la 40/180, petite ville me faisant penser à Williams mais encore plus abandonnée, beaucoup de batiments, stations, garages, motels plus ou moins à l'abandon. On s'arrête dans un bric à brac vendant du bois pétrifié, des VHS d'occase, des vinyles, ..., le maître des lieux (look de Walter Brenan dans Rio Bravo) nous affirme même pouvoir en livrer un camion en France mais gaffe au prix! On repart avec notre petit morceau 15$. Traversée de Petrified Forest depuis le sud, Visitor Center, passage par Blue Mesa Scenic Drive, pratiquement personnes tout au long de la route qui remonte au nord jusqu'à Painted Desert, beaucoup de vent, un peu froid.




Pause à une petite aire de repos, une vieille carcasse de voiture évocation de la Mother Road aux environs de Pinta.


A Chambers, direction nord par la 191. Route en assez mauvais état, rainurée transversalement sur des dizaines kilomètres, on se croirait en train ta-da-dam ta-da-dam ....Des paysages assez désolés, beaucoup de poussière soulevée par un vent violent qui voile un soleil de moins en moins tonique, des terres grises. C'est l'heure de la sortie à Ganado, plein de jeunes navajos marchent un peu vers nulle part le long de la route d'ou l'on aperçoit quelques pauvres mobil-home perdus dans le lointain comme dans les environs de Page en allant vers Cameron.


Il est un peu plus de 16h30 quand nous arrivons à Chelly, les points de vue du haut de la rive sud du canyon, pas un chat, un vent qui devient glacial. Le soleil est trop bas pour un bon éclairage du canyon. Madame découvre et se régale, je suis moins séduit que la première fois.


L'ours ?
Accueil sans fioriture au Thunderbird Lodge, chambre nickel, j'aurais pu ne pas réserver, à priori moins de la moitié du lieu est occupée. L'endroit est agréable, planté de nombreux arbres. Nous mangerons simple genre tacos/fajitas aux milieux de familles navajos au grand complet, grands-parents, enfants, au resto style Denny's du Best Western de Chinle ...10 ans que je n'étais pas venu et toujours le même aspect d'une région pauvre et désolée, dévastée par la pauvreté, de quoi vivent ils, la réponse comme dit le Routard est sûrement à chercher dans les nombreux centres d'aide sociale des Affaires Indiennes. J'avais eu ce même ressenti à Kayenta en 98, mais là, la proximité de Monument Valley si sublime de grandeur et de beauté avait atténué cette sensation de malaise, mal-être qui me vient ici. Un café/cigarette devant la porte de la chambre dans la nuit noire, le vent est tombé, il fait moins froid.
Vendredi 10/10/08 : Nous quittons Chinle pour Albuquerque et son International Balloon Fiesta. Passage par Gallup, Ramah, El Morro, Grants. Beaucoup de route dans les paysages plats et assez monotones du Nouveau-Mexique nord, végétation faite de résineux éparpillés et rabougris.

Changement de véhicule à l'aéroport agence Hertz, nous laissons notre Ford Expedition avec 20183 miles au compteur, pour hériter d'une Cadillac DTS (25692 miles au compteur, GPS là aussi) dans laquelle nous aurons quelques difficultés à loger nos valises.

Nous nous installons pour trois nuits au Club House Inn & Suites, belle chambre avec petit salon séparé donnant sur le jardin intérieur avec piscine. L'hôtel est situé tout près d'une voie rapide mais hyper calme grâce à une bonne isolation. Après installation, internet pour les news familiales nous partons pour la Fiesta. Au programme ce soir, feu d'artifice après la Glowdeo, moment ou à la tombée de la nuit les ballons à air chaud sont gonflés au sol et les flammes les éclairants illuminent la nuit de plein de couleurs. Entrée gratuite, beaucoup de monde, des familles entières, très bon-enfant, ambiance kermesse, pique-nique sur les pelouses, des allées complètes de snacks divers et variés, un seul point de vente de bière, clos par de petites barrières, on ne sort pas avec son verre à la main, consommation sur place obligatoire, la police d'Albuquerque patrouille sur d'énormes chevaux paisibles avec un certain succès.



Un énorme tacos à emporter, nous déambulons entre des tas d'exposants, de marchands de souvenirs, tee-shirts, jouets, ... Un peu plus loin, une scène, un groupe rock, chanteuse style Janis Joplin, sympa. Mais pas la météo, qui se gâte, gros nuages noirs sur la montagne au sud, et un vent à décorner une Long Horne. Du coup par mesure de sécurité il n'y aura que deux tentatives de gonflages, quelques participants font un peu le spectacle en allumant les bruleurs qui crachent bruyamment des flammes de 4/5 mètres de haut. Feu d'artifice sympa pour clôturer la soirée.



Nous allons nous coucher en croisant les doigts pour que la météo soit plus favorable Dimanche matin, en effet j'ai réservé et payé un vol avec Rainbow Riders en ballon à air depuis Décembre 2007.
Samedi 11/10/08 : Debout 5h, 45mn après arrivée sur le site, il fait encore nuit mais, le vent souffle déjà fort, trop ! En effet au fur et à mesure de la matinée, ayant acheté l'Albuquerque Journal, nous apprendrons que la veille un accident mortel à eu lieu aux abords du site, un ballon rabattu par le vent a brulé en touchant une ligne électrique, du coup tous les vols sont annulés, aucune compétition sauf amélioration de la météo, mais sans espoir vraiment avant demain(http://www.nowpublic.com/...loon-fiesta-accident ) . Après la déconvenue de Glacier Park, celle-ci est costaud! Le vol du lendemain matin est donc en suspend. Il est aux environs de 9h30 quand nous rentrons à l'hôtel le moral en a pris un coup, depuis tant d'années, je rêvais de voir ces dizaines de ballons flamboyants dans un ciel pur bleu ... Pour se consoler, direction le buffet petit-déj, copieux et bon.
http://www.youtube.com/watch?v=XMWNcONE01g




Nous décidons alors d'aller jusqu'à Santa Fé, "grâce" au vent le ciel est dégagé! Tour en ville, boutiques, galeries avec toujours autant de belles œuvres, du monde, pour cause de messe en cours impossible de visiter la cathédrale. Le cœur de la ville n'a pas vraiment changé en 8 ans, les natives vendent toujours leur production plus ou moins belle et artistique sous les arcades du Palace of the Governor, les constructions en adobe sont toujours la règle au moins aux alentours immédiats de la place qui a conservé son kiosque à musique.


En écoutant une des radios locales, nous avons confirmation que toutes les manifestations du soir sont annulées. Un détour par Taos petite place centrale bordées de vieilles maisons converties en boutiques à souvenirs touristiques et autres. Nous rentrons donc en fin de soirée sur l'hôtel, repas en cours de route au San Felipe's Casino situé sur une réserve indienne, quelques pièces puis dodo.
Dimanche 12/10/08 : Idem hier matin, nous allons direct au chapiteau de Rainbow Riders, c'est bon pour la réservation, les vols sont complets. Durant l'enregistrement on nous fait remplir l'éternelle décharge, contrôle identité, nous sommes divisés en groupe de 6, il y a semble t'il 8 ballons en tout, présentation faite du pilote, on nous indique l'emplacement du notre sur le pré d'ou l'on s'envole. Il est 6h45, rendez-vous 7h30, ils attendent confirmation de la part des autorités de l'autorisation de voler. Un petit café rapide dans un des stands, un peu inquiet je ne vois pas beaucoup d'équipage privé en cours de préparatif. 7H30 nous revenons, attendrons jusqu'a 8h30 et là comme pressenti, tout est annulé. ( http://www.kob.com/...tories/s616536.shtml ) Rainbow Riders nous propose le remboursement ou le report du vol au Mardi, nous serons rembourser par virement sur CB deux jours après sans frais et même avec un petit bénéfice dû au cours du $ plus avantageux que lors de l'achat. Retour sur l'hôtel, deux courses pour grignoter dans la chambre (micro-onde) pour midi, petite sieste matinale en attendant le repas. 13H on se réchauffe donc notre cuisine chinoise et nous partons vers le Old Town et la Plaza. Quartier plus ou moins typique du vieil Albuqueruqe, beaucoup de monde, nous sommes Dimanche, devant une des innombrables boutiques, 6 vétérans Navajos dédicacent leur livres, ce sont eux les Windtalkers qui ont inspiré le film avec Nicolas Cage. Nous en achèterons un que chacun d'entre eux signera en entourant son visage sur quelques photos de l'époque ou ils étaient dans les Marines. Repas du soir à La Hacienda sur la Plaza, cuisine mexicaine très copieuse, correct pour le prix sans plus, beaucoup de gens d'ici en famille, des repas de groupes qui chantent et boivent.
Lundi 13/10/08 : Ce matin départ pour Ruidoso par la 85 et la 380. J'avais envie de passer deux jours dans ces montagnes du Nouveau Mexique, ou l'on fait du ski l'hiver (Station Ski Apache gérée par la tribu des Mescaleros). En quittant Albuquerque, la route traverse des paysages toujours aussi secs, ciel bleu, peu de vent (Rrrrrrrrrrrrrrr !!!). Nous traverserons la partie nord du White Sands Missile Testing Court et en sortirons vivants. A l'approche de Carrizozo, pause ballades et casse croute au Valley of Fires State Park : grande zone d'environ 50km de long sur 5 à 10 de large couverte de lave noire ou poussent différents types de cactus et autres plantes à épines. Quelques points sont aménagés pour les RV avec des BBQ, abris et tables. Un arrêt café à Carrizozo ....


La route commence alors à monter gentiment aux travers des sapins, les alentours de Ruidoso ressemble bien à une zone de villégiature aisée, de belles propriétés et maisons cachées dans la forêt. Nous coucherons deux nuits au Inn of the Mountain Gods, bel hôtel casino niché au creux d'un vallon au bord d'un lac, reposant, vert. Un parcours de golf en borde une partie. La température se fait plus fraiche sur le soir. Belle chambre, vaste, qui donne sur le plan d'eau, avec juste en face au loin deux tepees à la lisière de la forêt.


Nous mangerons au buffet du casino, très bien. Nous discuterons un peu avec une jeune cuisinière américaine qui venait de passer un an en Italie dans un restaurant pour parfaire sa formation. Elle se désolait un peu du manque de diversité de la cuisine proposée ici. Elle tenait le "stand" fruit de mer, et préparait les plats selon les désirs des clients. J'ai choisi une poêlée de crevettes et petits supions sautés ail et huile d'olive. Quelques cents pour les bandits en sirotant un mojito et dodo.
Mardi 14/10/08 : Debout vers 8h, une brume épaisse enrobe tout le coin, un vent glacial la pousse au dessus du lac, la journée est consacrée à la visite de petites villes aux alentours.


Nous partons donc sous la pluie et un ciel très bas pour dans l'ordre :Capitan (Smokey Beat Historical SP), Lincoln (souvenir de Billy the Kid, pas âme qui vive, le peu qui est à voir ou visiter est fermé), Hondo, San Patricio, Mescalero, Tularosa, La Luz, Cloudroft (jolie petite ville, quelques beaux bâtiments notamment le Lodge), puis la Cox Canyon Hwy jusqu'à Mayhill qui traverse la Lincoln NF puis retour à Ruidoso par la 82 et 244, un expresso au Starbuck avant l'hôtel. Journée un peu gâchée par la météo, mais malgré tout de belles routes au travers de forêts, prairies.

Repas au resto Wendell's de l'hôtel, bon steackhouse. Re-mojito, re-piéces, dodo.
Mercredi 15/10/08 : Au programme aujourd'hui, l'Air Space Museum d'Alamogordo, sympathique évocation des campagnes spatiales US, mais aussi de nombres de leurs missiles. Le musée domine la ville vers l'ouest, dans le lointain une grosse couche nuages ou de brouillard recouvre le bas de Kaylor Mountain. Nous entrons dans White Sands Nat Mont en milieu de matinée le Ranger nous informe que le park ferme à12h30, pour cause de tirs de missiles entre 13 et 14h. Nous avons donc un peu plus de deux heures pour marcher, photographier (ce n'est pas la meilleure heure avec le soleil au zénith) et grignoter. Sont aménagées de petites guérites en tôle ondulée pour s'installer, nous croiserons trois bus scolaires qui visitaient le park. Le sable est vraiment blanc, avec la luminosité on se croirait au ski! La végétation est assez rare, mais quelques arbustes et fleurs roses et jaunes parsèment ces étendues presque immaculés.



Nous roulons ensuite vers Las Cruces, stop pour se désaltérer, puis jusqu'à Deming. Petite ville perdue au milieu de rien en bordure de la Highway 10/70. Dodo au BW Mimbres Valley, correct, et repas dans un petit resto familial (pseudo italien) Palma's, deux trois familles du coin et quelques personnes âgées qui repartent avec la moitié de leur repas dans l'éternel doggy-bag. 19H il fait nuit, retour hôtel, télé, internet pour les news et rideaux.
Jeudi 16/10/08 : Ce soir nous nous arrêtons pour trois nuits à Tucson. Aujourd'hui encore je prendrais ma dose de routes rectilignes, de prairies séchées de fin d'été, de cactus, de roches, de montagnes à l'horizon, j'aime ça aussi rouler rouler ... Passage donc par Lordsburg Rodeo Apache Douglas(ville frontière avec le Mexique, le mur, les grillages, la poussière qui vole, la pauvreté). Direction ensuite Bisbee (qui semble ne pas dépérir au cours des années, toujours la brulerie de café qui parfume l'air à certaines heures me rappelant mon enfance au Marché Victor Hugo avec le café Baquié, quelques vieux bâtiments restaurés en plus de puis 8 ans, le Cooper Qeen ou j'avais dormi et bien mangé est toujours là, la serveuse étudiante connaissait même Toulouse y ayant passé 15j lors de son séjour d'un an à Paris) puis remontée par Nicksville, Sierra Vista, Whetstone, Benson, et enfin Tucson. Trois nuits donc au JW Marriot Starr Pass, bel hôtel sur une colline dominant Tucson, des Saguaros partout autour, piscines, bars, restaurants. Beaucoup de monde, un congrès, des touristes américains en majorité. Très beau parcours de golf attenant, fréquenté très tôt le matin, 7h déjà les voiturettes circulent et les balles volent! Petite virée au Desert Diamond Casino, repas au buffet, bien.



Vendredi 17/10/08 : Un aller et retour sur Tombstone (boutiques pour ramener des queues de Rattlesnake, bar musical et ses quelques figurants pour une bière, peu de monde, le cimetière, je revois tout ça et je n'y reviendrais pas), puis direction le Pima Air Museum (9, 75$/pers), immense, des centaines d'avions civils et militaires, dedans dehors restaurés fatigués, un régal mais grosse chaleur à la longue dehors, les hangars eux sont climatisés.
Le cimetière de Tombstone ...
L'autre cimetière de Tombstone ....
Les rues se vident avant les duels ...
B 17G
Drôle de guêpe !


Passage par le Davis Monthan Graveyard AFB, pas mal de tours et détours pour approcher les grillages et faire des photos de ces centaines ou milliers d'avions stockés là en attente de destruction ou réutilisation pour quelques uns parait-il. Impressionnant cet amoncèlement de machines de guerre qui dorment ou meurent là.




Nous restons dans les alentours de l'hôtel pout profiter des derniers rayons de soleil qui embrasent ciel et collines. Soirée idem la veille.
Samedi 18/10/08 : Petit-déj sur la terrasse devant l'hôtel, le soleil du matin cogne déjà, quand soudain une musique m'accroche l'oreille: c'est Carla qui nous poursuit jusqu'ici en effet, son "amoureux" rencontre Bush à Washington. Nous partons faire un tour dans le centre de Tucson, St Augustin Cathedral, El Barrio Historico District, El Presidio Park & District, Congress Street, Broadway Bvd, les petites rues environnantes, puis nous passerons l'après-midi dans Saguaro West Park, ballades, visite de l'Arizona Sonora Desert Museum (13$/pers), instructif, agréable, beaucoup de bénévoles expliquent la vie au sens large (serpents, colibris, fleurs, cactus, ...) dans le désert environnant. Coucher de soleil dans les montagnes. Repas du soir, très bon steackhouse dans un ancien garage réaménagé, belle déco, service souriant et attentionné, mais impossible de remettre la main sur le nom (sur la même avenue qu'Olive).







Dimanche 19/10/08 : Aujourd'hui nous quittons le Nouveau Mexique pour San Diego, pas loin de 700km par la 10 et la 8, toujours vers l'ouest et le pacifique au bout. La radio calée sur les stations country qui se succèdent au fur et à mesure, en essayant d'éviter les nombreuses émissions religieuses du Dimanche matin. Route monotone juqu'à El Centro, commencent alors des dunes puis à partir d'Ocotillo on s'élève dans une région montagneuse toute de pierres rondes(un énorme chaos de Targasone!) . Après plusieurs stops cafés, repas, repos, "dégourdissage" de jambes, nous arrivons vers 17h à notre hôtel Dana Inn on Mission Bay pour trois nuits. La chambre (2203)donne par un balcon sur un bras de mer qui mène au port, pelouse verte et palmiers, mouettes et pélicans sous les yeux.

On pose les valises, petite douche pour se "réveiller" et nous allons par le gigantesque pont vers l'Hôtel Coronado situé sur l'ile faisant face à la ville, ballade au bord de l'océan sur le sable, points de vue sur San Diego, un porte-avion, des voiliers, les avions en approche de l'aéroport semblant passer entre les gratte-ciel.




19h, la nuit est tombée, nous allons diner au Sea Port Village, quelconque lieu piège à touristes avec ses boutiques à souvenirs, peu de monde. Nous mangerons au Harbor House Seafood Restaurant, huitres pas fraiches, poisson peu copieux, propreté du lieu douteuse, de temps en temps une blatte traverse la nappe, à éviter donc !! Un petit tour en ville en voiture avant d'aller au lit.
Lundi 20/10/08 : Pour se réveiller, un détour par Ocean Beach ce matin, petite brume sur le pacifique, quelques jeunes surfent déjà, il est 8h. D'autres rangent leur sac de couchage après une nuit dehors et grattent déjà leur guitare, au bout de Abbott Street et Newport Avenue nous buvons un double expresso face à au pacifique, le Starbucks est juste à côté en face un hostel un peu délabré. D'ailleurs le quartier semble un peu à la limite du "marginal", ou du moins très hippies baba surf tatouage, plein de petites boutiques de fringues et restos/bars, tout ce petit monde s'éveille sourit, sympa comme impression.


A la taille de la planche.La majeure partie de la journée sera consacrée au Seaworld, toujours aussi agréable avec de beaux spectacles et des tas d'animaux bien mis en valeurs, on peut accessoirement nourrir des otaries, des dauphins, caresser des raies, ... La météo nous offre une douce chaleur qui doit durer au moins la semaine.



Passage par La Jolla qui me semble de plus en plus résidentiel, petite ballade en bord de "falaise" les pélicans font du rase-mer. Puis direction Gaslamp, on traine un peu dans les rues, beaucoup de jeunesse, des tas de restos et bars musicaux, un magasin de voitures de collection avec des répliques d'AC Cobra, Spider Porsche, une vraie Traction-Avant moyennement restaurée à 35 000 $ et une Smart d'occase à 27 000 $ !! Nous irons manger chez Croce's, deux douzaines d'huitres excellentes avec un verre de Chardonnay, ça fait du bien et ça change de la viande souvent très bonne mais enfin un peu de diversité dans les repas. On tourne encore un peu pour profiter de cette animation et retour à l'hôtel.
Mardi 21/10/08 : Re petit-dèj à Ocean Beach, on a bien aimé cette ambiance le matin, puis journée au Zoo. J'avais visité le WildLife il y a 8 ans, bien mais pas envie de rouler autant. Le Zoo est toujours aussi beau, du monde, ours blancs et hippopotames à voir, pleins d'autres animaux dans un parc luxuriant et proprement présenté, les pandas sont plus nombreux mais dorment toujours beaucoup.


En fin d'après-midi, Balboa Park puis retour vers le centre, Old Town, Horton Plaza, le stade de base-ball, repas japonais moyen dans Gaslamp, une bière au Whiskey Grill, dodo.




Mercredi 22/10/08 : Route vers Palm-Springs aujourd'hui en passant par Alpine, Descanso, Julian (jolie petite ville), Ocotillo Wells (la traversée de Anza Borrego Desert est sauvage et désertique), Salton Sea (Salton City catastrophe écologique les berges sont couvertes de millions de petits et gros poissons morts desséchés et de coquillages dans le même état, quelques habitations fatigués motor-home délabrés, c'est sinistre, mais je voulais voir), La Quinta, Indian Wells. Plus l'on approche de cette dernière partie du trajet, plus on voit de palmeraie et d'immenses zones irriguées pour la production maraichère.



Pause d'une nuit au Spa Resort. Après dépose des valises, petit tout en ville ou se déroule la parade des écoles de la ville, élèves déguisés, profs et directeurs en décapotables en famille, majorettes, équipes de basket ... amusant et impensable en France, très bon enfant et festif.



Repas du soir au buffet de l'hôtel, un mojito au bar et dodo.
Jeudi 23/10/08 : Toujours grand beau temps et ça dure depuis Ruidoso. Direction la traversée de Joshua Tree NP pour terminer à Los Angeles ce soir. Quelques photos à la sortie ouest de la ville pour les éoliennes, puis route à l'est.

Nous entrerons par le sud Cottonwood Visitor Center juste avant Chiriaco Summit pour sortir du park à Joshua Tree, après avoir fait différents stops : Cholla Cactus Garden, Keys View, Hidden Valley, Park Boulevard...

Pause repas dans un Burger King le long de la route, des frites d'un autre monde en forme de ressort juste comestibles ...
Frite-ressort ....
Nous prenons ensuite la 62 et la 10 pour rejoindre Los Angeles ou nous coucherons trois nuits. Pour la deuxième fois, le GPS va nous être plus qu'utile, pour se retrouver. Il va nous servir durant ces trois jours, car l'enchevêtrement des différentes voies rapides et autoroutes dans LA n'est pas très évident, de plus à certaines heures la circulation est assez dense et dépasse bien de 10 à 15 miles/heure la limitation (gros changement depuis 8 ans).

Nous nous posons donc au Westin Bonaventure, belle chambre (2607) avec coin salon au 26° étage avec vue sur l'Observatoire et la colline d'Hollywood au loin. On y accède par des ascenseurs extérieurs intégralement vitrés offrant une belle et impressionnante vue en cours de la montée. L'intérieur de l'hôtel est magnifique, immense atrium, jets d'eau, bars, restaurants, salle gym, construction toute en courbes et niveaux ....




Vers les 20h nous partons pour Santa Monica, promenade dans le quartier piéton, ou il est interdit entre autre de fumer, repas huitres poisson au Boa Steackhouse, très bien.
3th Sreet Santa Monica


Retour hôtel.
Vendredi 24/10/08: Journée aux Studios Universal, nous y sommes à l'ouverture, on commence par le tour en "train" de quelques décors plus ou moins attractions (métro, dents de la mer, ....). Puis tranquillement, nous passerons d'un spectacle à l'autre, j'éviterais perso les attractions style montagne-russe, madame adore. Pas trop de monde donc peu de temps d'attente. Beaucoup de français et d'italiens.
Cuisse de dinde au grill
Kiss ...
Dérision ...Direction l'Observatoire ( buste de James Dean) et Griffith Park pour la tombée de la nuit. La vue est toujours aussi époustouflante, la nuit est claire, la vue s'étant à des dizaines kilomètres, un dirigeable, les avions qui arrivent et repartent de LAX, et la ville quadrillée par les rues, avenues, highways et freeways saturées de milliers de voitures qui scintillent. L'accès au park ferme vers les 21/22h, il renferme des clubs d'équitations apparemment assez fréquentés en fin d'après-midi.

De retour à l'hôtel, comme il se fait tard, nous y mangerons : italien, escalope au Marsala et spaghettis, au Marcello's.
Samedi 25/10/08 : Ce matin après un bon café au Starbucks du coin, montée au plus haut de Mulholland Drive, photo des célèbres lettres de l'Hollywood Sign sur fond de ciel bleu, les petites routes serpentes dans cet ensemble de collines qui dominent Hollywood et Beverly Hills, cela me rappelle certains coins de la Côte d'Azur vers Eze village, entre les différentes corniches, de belles maisons cachées, quelques architectures notables, des points de vue rares. Ballade en voiture dans les beaux quartiers sous les alignements de palmiers aussi fins que hauts.
Du haut de Mulholland DriveNous redescendons vers le Grauman's Chinese Theater, beaucoup, trop de monde, difficile de faire quelques photos des empreintes et étoiles. Petit tour sur Hollywood Boulevard, moins sale et limite glauque qu'il y a 10 ans. Ayant ramené madame qui se repose à l'hôtel, je vais faire un tour dans le quartier du Angels Flight Railway, sur South Broadway, quartier très Amérique du Sud, boutiques vêtements pas chers, des robes de mariées aux couleurs roses et bleues incroyables, un marché couvert typique avec de la cuisine guatémaltèque vénézuélienne mexicaine, une pharmacie chinoise traditionnelle, un salon de massage chinois, des maraichers, d'infinis étals de piments. Quartier populaire, un Mc Do' ou une vieille dame asiatique sans âge débarrasse et nettoie les tables en échange d'un repas, des marchands de téléphones portables à même le trottoir, un immense portrait d'Anthony Queen sur un mur de briques, la sortie d'une chapelle pentecôtiste d'une mariée mexicaine ....






Passage par Old Plazza et El Pueblo (caserne pompier, gare), Chinatown (rien à voir avec celui de San francisco), puis retour à l'hôtel pour ranger, trier, sauvegarder photos et vidéos. En fin d'après-midi, retour sur Santa Monica, beaucoup de monde, bord de mer, quelques homeless dorment sur les pelouses, pier, rues piétonnes ou se pressent des artistes divers et variés, des stands de Bush et Obama.



Homeless

Attirés par le nom "Anisette", nous mangerons là. Belle brasserie tenue par Alain Giraud (chef français) et son chef Joshua Smith, au choix tables ou bar, clientèle plutôt jeune et aisée. Installés au bar nous prendrons pour changer, des huitres et une superbe bourride de lotte à la sétoise accompagnée d'un Picpoul de Pinet (on se ressource, j'apprécie ce vin depuis plus de 20 ans !). Très étonné de trouver ce vin, j'en discute avec la serveuse (une bombe mexicaine croisée de Speedy Gonzalez) qui ira chercher le sommelier très aimable, originaire de Bretagne. Il expliquera son choix, par le fait qu'il veuille faire découvrir de bons crus régionaux français à des prix abordables du fait de leur moindre renommée sur une carte aux tarifs qui grimpent nettement plus haut. Nous aurons la surprise de nous voir offert le pichet de vin (4 verres) !! A nos côtés c'est installé un couple de Gallois, ces dames discutent un peu mi français mi anglais, il est ferrailleur, ils connaissent et fréquentent régulièrement la côte languedoc-roussillon et donc Sète et sa région. Bon repas et moment sympathique. Retour hôtel par les freeways très fréquentées en ce samedi soir.
Dimanche 26/10/08: Ce matin nous partons pour Tehachapi (5000 éoliennes), Barstow ou nous faisons un stop pour courses pique-nique, puis la 15 direction Las Vegas (dans le sens opposé des milliers de véhicules roulent au ralenti direction LA, c'est la fin du week-end). A nouveau des paysages désertiques, la chaleur, des massifs montagneux à l'horizon, stop à Primm pour des achats au Fashion Outlets (Jean's Lee ou Wrangler à 15$, Polo et Chemise Ralph Laurens de 25 à 39$), nous trainons un peu volontairement car je veux arriver de nuit à Vegas, je trouve cela plus "magique". Nous nous installons pour quatre nuits au Bellagio (Cypress Room).Magnifique chambre, 10° étage pile au milieu du bâtiment, salle de bains pour elle avec baignoire spa, l'autre pour moi avec douche hammam, un côté salon Tv, et un côté lit (un écran plat escamotable au pied) face à une baie vitrée donnant sur le lac, ses jets d'eau, et la Tour Eiffel du Paris.
http://www.youtube.com/watch?v=DeZcltt-5wA

Soirée dans l'hôtel, repas excellent au Fix avec un carré d'agneau et verre de Merlot. Un tour pour les jeux et les jeux d'eau sur le lac (3.5 hectares) sur des airs de Sinatra, Bocceli, Dion, ... On s'endort la Tour Eiffel entre les orteils ...





Lundi 27/10/08 : Journée sans voiture, nous ferons le tour des quelques grands casinos côté sud, à pied, métro aérien, Monte Carlo MGM Luxor Paris .... Quelques achats souvenirs. Nous réservons des places pour le Rêve demain soir et Ô le lendemain. Repas du soir au buffet du Bellagio, belle qualité et beau choix, nous allons ensuite à Fremont Street pour l'Experience (spectacle lumineux sympa) puis passage par le sommet du Stratosphère, quelle vue, mais quelle parano pour y accéder, fouille et papiers d'identités. Sur le retour arrêt au spectacle du Treasure Island que j'ai trouvé assez nul (c'est la Star Ac) en comparaison de l'ancien lorsque le bateau pirate coulait après la bataille navale. Quelques pièces aux manchots et mojitos offerts comme nous jouons au bar du Bellagio. Coucher tard.
Mardi 28/10/08 : Lever tard, Red Rock puis direction outlet, différent de celui de Primm, d'avantage de boutiques de marque mais plus cher et plus chic. Beaucoup d'européens et de japonais. Repas de midi au, cuisine asiatique, buffet d'une extraordinaire fraicheur, tout est préparé devant vous, sushis excellents (les cuisiniers découpent les poissons entiers et les poulpes sont vivants avant d'être conditionnés ou cuisinés). Après-midi sur le strip, repas au buffet du Wynn, qui vaut le tarif élevé, nous craquons sur les plats asiatiques et les pattes de crabe gigantesques. Spectacle Le Rêve, placé en haut de la salle, nous avons eu vue magnifique, un régal absolu vraiment, une mise scène qui exploite l'espace de manière géniale, et des effets scéniques époustouflants avec un plateau qui fait office de plancher ou de bassin autorisant des plongeons très risqués. La salle circulaire est comble.Quelques extraits trouvés sur You Tube : http://www.youtube.com/watch?v=45SW5LdYGZ0
Retour à l'hôtel en passant par Le Venetian que je trouve le plus beau et le plus réussi dans le genre reconstitution d'un lieu ou évocation d'un thème. En route pour une bonne nuit de sommeil, journée un peu fatigante, il fait chaud.
Mercredi 29/10/08 : Journée de repos complète pour madame qui traine un peu la patte, du coup je ne reviendrais pas à Valley of Fire SP, l'ayant visité deux fois, je manque de motivation. Une barge navigue sur le lac, avec des plongeurs effectuant la maintenance des jets d'eau, le tout sous l'œil d'un canard attentif.

Nous allons voir Ô, bel et bon spectacle, plus poétique et moins enlevé que Le Rève que j'ai préféré, la salle est comble là aussi, mais de forme classique. Quelques numéros débutent dans le public (clowns). Repas au Fix comme le premier soir, moins de monde, nous sommes en semaine.
Jeudi 30/10/08 : En route pour Death Valley, en passant par Mountain Springs, Tecopa, Shoshone (pause pique-nique). Départ sous le soleil mais petit à petit il nous abandonne et plus nous nous enfonçons dans le désert du park plus le ciel s'assombrit, les sommets lointains de la Sierra Nevada disparaissent un peu dans les nuages, je suis inquiet pour la Tioga Pass, elle était ouverte hier... Passage par les classiques Badwater, Dante's View, Zabriskie Point.

Orage sur Death Valley


Nous arrivons à Furnace Creek Ranch, du monde à la réception, No Vacancy, j'avais réservé une chambre en rez de chaussée donnant sur la pelouse faisant face à la piscine, elle est refaite à neuf, d'ailleurs les travaux sur les plus près de l'entrée sont encore en travaux.

Je reviens à la réception pour des infos sur la Tioga, j'apprends qu'elle est fermée pour cause de neige mais la Sonora 108 est encore ouverte. Repas au Wrangler Steackhouse, correct, puis une bière au 49'er Café. Il fait quelques gouttes et le vent c'est levé.
Vendredi 31/10/08 : Il a plu cette nuit et ça continue ce matin. C'est la troisième fois que je viens ici, les fois précédentes (avril 98, mai 2000) j'avais eu aussi droit à deux orages mais de quelques minutes seulement. Café pris au petit supermarché de l'entrée, puis nous faisons la boucle d'Artist Drive, Stovepipe Wells, Sand Dunes. De grosses gouttes encore, mais ça se calme, il fait presque froid avec le vent (22°).




A partir de Lone Pine, la route suit la vallée, dans les nombreuses descentes du trajet à la sortie de Death Valley, je trouve les freins un peu moux et la voiture vibre beaucoup. Les sommets que l'on aperçoit sur la gauche sont enneigés. J'avais prévu de dormir à Lee Vining pour Bodie et Mono Lake, mais sans réserver. A Bishop, après avoir vu sur des panneaux routiers que la Tioga Passet la Sonora Pass étaient fermées, je m'arrête au bureau des Rangers en sortie de ville. Le Ranger de permanence très serviable téléphonera et me confirme que la Ebbets Pass est également fermée depuis le matin, il a beaucoup neigé toute la nuit.


Devant être demain soir à Yosemite (réservation faite au Ahwahnee pour deux nuits) nous traçons jusqu'à South Lake Tahoe. La Luther Pass est dégagée mais de la neige subsiste sur les bas côtés, dans la descente les vibrations augmentent. Sur le GPS je trouve la station Hertz à l'hôtel Harvey's, nous y prenons une chambre, mais le bureau Hertz ferme à 18h, il est 19h passé. Appel au numéro d'assistance qui me dit qu'une voiture sera disponible demain matin à l'hôtel en remplacement. La nuit, la pluie, la fatigue, on a pas mal roulé aujourd'hui, tout cela fait que nous dinerons au buffet du Harvey's, au milieu de pas mal de clients déguisés Halloween oblige. On ne trainera pas ce soir, au lit à 22h.
Samedi 1/11/08 : Un café devant le bureau Hertz qui ouvre à 9h, l'homme très aimable vérifie mes dires sur son terminal et 15mn après, l'échange de véhicule est fait sans aucun soucis, nous avons fait 2785 miles depuis Albuquerque. Nous héritons d'une Mercury Grand Marquis, moins cossue que la Cadillac mais au coffre plus fonctionnel pour nos valises (27896 miles au compteur) Départ donc pour Yosemite, nous passerons par Sutter Creek, Angels City (repas, café Starbuck), Sonora, Jamestown, et la 120 jusqu'à l'hôtel. Cette route traverse une partie de la Gold County, avec une succession de villes et villages au charme certain, plus ou moins touristiques et qui ont gardé un côté authentique bien agréable. Nous arrivons dans la vallée sous la pluie, le ciel est bas (Valley View), on ne voit pas les hauteurs de Yosemite Falls, El Capitan et Half Dome. Nous prenons possession de la chambre pour deux nuits, propre et confortable. Le Ahwahnee est situé en bout de route au fond de la vallée, magnifique bâtiment, tout en pierre et bois, grande cheminée dans le vaste salon meublé et décoré de vieux meubles et anciennes tapisseries et tapis datant de l'ouverture de l'hôtel.



On ressort pour se ballader un peu dans Curry Village et Yosemite Village (Visitor Center, Chapel, ...). Repas du soir au bar de l'hôtel. Un mariage anglo-australien est installé dans une salle privée avec orchestre.




Dimanche 2/11/08 : Café du matin dans la chambre, la marque je n'y crois pas, est "Toulouse", il n'en est pas meilleur! Ciel bouché et petite pluie, Yosemite Falls est dégagée nous allons donc au pied, ça "brumise" un maximum, gros débit, comparable à ce que j'avais eu en avril et mai les années précédentes. On croise quelques promeneurs, mule-deer et écureuils.

Pas la peine de monter jusqu'à Glacier Point, c'est dans la purée de pois. Dommage car la vision est unique depuis ce belvédère. Nous irons jusqu'à Mariposa Groove, ou la boucle en voiture est fermée, tout ce fait à pied maintenant, quelques fumeroles aux détours du sentier et de la route, des feux récents donc. Les séquoias sont toujours aussi majestueux, mais le lieu autant que je m'en souvienne a souffert des incendies, beaucoup d'arbres tombés, abimés, calcinés.

Stop à Wawona sur le retour (pause casse-croute à l'abri dans la voiture), Tunnel View ou le ciel est un peu plus clément, les nuages partent en lambeaux et laissent passer quelques rayons de soleil. Au coin fumeur à l'entrée de l'hôtel, nous ferons connaissance de Friday, jeune femme vivant à Santa Monica, elle semble peu attirée par les festivités du mariage qui se poursuivent. On discute de notre voyage et évoquant notre future étape à Monterey, elle nous recommande chaudement le Plaza Hotel. Elle repart à la fête et nous au bar pour le repas du soir, un petit cocktail et un duo de poissons fumés avec salade.
Lundi 3/11/08 : Un peu découragé par le mauvais temps, nous remontons vers Monterey pour deux nuits en supprimant l'étape à Morro Bay. Nous quittons la vallée par El Portal, Merced, route agréable. Puis nous traversons la plaine centrale de la Californie, zone de culture maraichère à perte de vue, des troupeaux de bétail dans des stabulations gigantesques, des champs de coton, trajet "instructif" mais pas très beau. Passé Los Banos le paysage change en bien, la météo aussi et l'on attaque la chaine côtière séparant la plaine centrale du Pacifique. La végétation est quand même rare, beaucoup de collines couvertes de prairies jaunies par la sécheresse de l'été finissant.


Grand soleil à Monterey ou nous suivons les conseils de Friday. Belle chambre côté mer Bay View, dépose bagages, les loutres nagent sous les fenêtres au milieu d'immense étendues de kelp http://www.youtube.com/watch?v=DPwfWyawebg . Nous repartons pour une ballade à pied jusqu'à l'aquarium en traversant the Cannery, les phoques, otaries, sea-lions, mouettes se font entendre, peu de monde.


Le soir ballade au Fischerman's Warf, comme à San Francisco, une plateforme flottante est aménagée dans le port, les phoques jouent des coudes pour s'y tenir, petit tour des boutiques pas terribles, repas chez Domenico, nous dégusterons des abalones (ormeau) avec une sauce échalotes et chardonnay, excellente découverte de ce fruit de mer.





Quand nous reprenons la voiture, je découvre un PV pour stationnement interdit, étant arrivé de nuit, je n'avais pas vu, ce sont des emplacements pour les véhicules de pêcheurs, on devait être 3 ou 4 garés là sur 20 places, mais bon, c'est la loi, 20$. De la chambre, fenêtres ouvertes, la nuit est remplie du bruit de la mer et des cris des divers mammifères marins.


Mardi 4/11/08 : L'Amérique se lève pour voter aujourd'hui, le sentiment qui se dégage depuis presque deux mois que nous sommes là et qu'une majorité de gens espère un changement, un besoin de justice, une attitude plus sociale de leur gouvernement. Petit-déj sur le balcon au soleil, ça fait du bien, une mouette pas farouche sur la balustrade nous chiperait bien un croissant. Au programme pour nous, Aquarium (toujours magnifique), Carmel, 17 Miles Drive, Lone Cypress, marcher sur la plage, grimper sur les rochers, croiser les écureuils au bord de l'eau, ...









Retour au Fisherman's pour le repas, madame se fait accoster par un serveur de l'Isabella (jeune homme d'origine allemande) qui lui offre le menu en français (traduction approximative faite sûrement sur le net, ce qui donne des plats à la composition farfelue et parfois incompréhensible). Peine perdue nous revenons chez Domenico pour notre cure d'iode avec quelques huitres et un verre de Sauvignon blanc. Demain dernière ligne droite qui nous mènera à San Francisco, la fin approche ... On se couche avec comme dernières nouvelles l'élection probable d'Obama, comme un vent d'espoir se lève ...
Mercredi 5/11/08 : Le journal du jour porté avec le petit-déjeuner confirme, Obama est élu. C'est décrit comme un plébiscite, des états à priori non favorables ont quand même basculé vers les démocrates. On longe la côte par Santa Cruz (agréable station balnéaire), puis visite de Ano Nuevo SP, avec plus d'une centaine de sea-lions (éléphant de mer) dont quelques jeunes mâles qui se défient dans l'eau en bord de plage. Deux "rangers" bénévoles sont là pour surveiller que les visiteurs n'aillent pas trop loin vers les bébêtes, plein d'explications (beaucoup de femelles, peu de jeunes mâles, les vieux viennent en février, il y a alors de gros combats). L'un d'eux est un ancien ingénieur des pétroles, originaire de Suède, il connait bien la France entre autre, ayant énormément voyagé pour son travail. Le sentier qui mène à ce point depuis le parking, traverse une zone de dunes et de landes, on croise des américains heureux de l'élection d'Obama et qui semblent aussi apprécier notre "énervé de président" ...
http://www.youtube.com/watch?v=aQKg3uaLkVk





La route qui suit la côte, la mer en contre-bas, traverse parfois des champs entiers de citrouilles multicolores ou de fraisiers.



Je retrouve sans trop de problème le Parc 55 Renaissance (déjà séjourné en 98, en 2000 j'avais été au Hilton tout proche, mais très déçu par la chambre), nous prenons la chambre au 32° étage, jolie vue vers Dowtown, Macy's, Transamerica...



Soirée classique avec ballade à pied, câble-car, Union Square, repas au Lori's Diner, amusant par le décor, moins par la cuisine, correct pour le prix.
Jeudi 6/11/08 : Petit-déj en plein air au Câble Car Coffee, juste à côté du Visitor Center de Market Street. Lieu de passage, c'est la sortie du Bart Muni, nous voyons passé toute la diversité de San Francisco qui va travailler. Coin sympa pour un café expresso cigarette pour se réveiller.

Journée dans le centre avec ChinaTown, vraiment dépaysant, des gens, des visages, des épiceries, des odeurs, un repas de midi dans un tout petit resto avec quelques "blancs", nous gouterons du vin chinois servi chaud (pour le moins surprenant, ça pourrait ressembler à un mauvais porto blanc chaud).












Après-midi, soirée et repas au Fisherman's Warf au Crab House, crabe entier grillé au four servi avec un beurre à l'ail. Retour câble-car, toujours aussi sympa.
Vendredi 7/11/08 : Ce matin route vers Sausalito pour le vol en hydravion, beau temps, pas de vent, madame toujours aux premières loges à côté du pilote. On survole Tiburon, Muir Woods, Pacifique, Golden Gate (ça le fait bien), la baie avec SF sur la droite, virage au-dessus de Treasure Island, amerrissage, sympa je recommande. http://www.youtube.com/watch?v=mvIZBHm-OAE








Après-midi ballade à pied au Presidio, Fort Point, Marine Drive, Fort Mason.


Go Cars, bonjour les mollets 😉De retour à l'hôtel je tente de payer mon amende sur le site de la ville de Monterey, mais aucune référence ne fonctionne (N° PV, N° immatriculation, ...) Peut-être est ce trop tôt, nous verrons demain. Repas à côté de l'hôtel au Tian Sing Chinese Restaurant, dim sum de luxe mais excellent.
Samedi 8/11/08 : N'arrivant toujours pas à régler mon PV, je demande de l'aide à la Concierge de l'hôtel, qui n'y arrivant pas, me propose très gentiment de le payer avec un de ses chèques en échange de liquide, ce que nous ferons, j'ai le sentiment que je ne dois pas être le premier à qui elle rend ce service. Ce matin, temps frais brumeux, presque de circonstances pour la visite d'Alcatraz, que je ne connais pas. Places réservées depuis jeudi (pas de place plus tôt), visite avec guide audio très intéressante, bonne évocation du lieu et des conditions de vie, au débarcadère il subsiste des traces de l'occupation de l'ile par les mouvements des natives qui ne faisaient que revendiquer la reconnaissance de leur droits. Retour en taxi à l'hôtel, un chauffeur indou en sari et nu-pieds, voiture usée jusqu'à la corde, des freins qui couinent, conduite sportive dans les montées et descente de downtown, grand moment.




Cet après-midi direction Berkeley, ballade dans le campus et rues environnantes (librairie, disquaire, resto/cantine, bar, tatoueur)un nombre significatif d'étudiants porte un tee-shirt Obama Yes we can, ça grouille de jeunesse non conventionnelle dans la tenue. Amusant d'ailleurs de voir s'afficher le soutient à tel ou tel candidat aux élections nationales et autres, sur nombre de véhicules, maisons, fenêtres. Comme dans les petits villages ou banlieues, pour symboliser la présence sous les drapeaux d'un membre de la famille, on accroche un drapeau américain. A l'aller comme au retour nous empruntons Oakland Bay Bridge qui sera bientôt doublé/remplacé par un nouveau pont en construction (début côté Berkeley, presqu'au niveau de Treasure Island à ce jour). Madame n'ayant pas faim, je retourne au Lori's, puis ballade tout le long de Market Street ou en ce samedi soir, il y a quelques chanteurs et groupes sur les trottoirs. Un tour par le Virgin pour quelques CD, mais les prix ne sont pas hyper compétitifs.
Dimanche 9/11/08 : Petit-dèj toujours au même endroit, puis Messe à la Glide Church, malheureusement entre l'heure tardive et je pense l'élection d'Obama, seule la pièce attenante du bas avec grand écran est ouverte. C'est moins prenant comme ambiance, mais les gens présents chantent là aussi. Les discours d'espoir, de lutte, les prières se succèdent sur la scène et les chants montent, accompagnés d'un orchestre digne de James Brown. Ca reste pour moi toujours un grand moment d'émotion avec ce mélange de ferveur de musique de lutte et de solidarité. Sur Market Street une manifestation contre le gouvernement chinois par des membres de la secte Falun Gong, et une autre des anciens prisonniers de guerre des philippines et de leur descendants.






Nous reprendrons la voiture dans l'après-midi pour rouler et se faire un remake de Bullitt en plus paisible bien sûr (Russian Hill, Nob Hill, Telegraph Hill, Pacific Heights, Cliff House, ...). Nous finirons pour le coucher de soleil au Marin Headlands, Point Bonita et Fort Baker.



Repas au Crab House pour notre dernier soir aux US. Retour à l'hôtel pour finir les valises que nous avions commencées auparavant.
Lundi 10/11/08 : Voilà c’est bientôt la fin, un dernier regard sur San Francisco depuis le 32ième étage, grand beau ce matin, un dernier double expresso au Câble Car Coffee, Bob Marley chante déjà. Départ de l’hôtel pour rouler un peu en ville, descendre Market Street, suivre la baie jusqu’au Presidio, descendre Lombard, Washington Square, revenir vers Powell, suivre un cable-car, rejoindre Cliff House et suivre le bord de mer jusqu’à Daly City et finalement l’aéroport pour rendre la voiture (29101 miles au compteur). Nous aurons parcouru 10216 miles au total soit 16440 km pour 1200$ (conso moyenne un peu plus de 10 li/100km).
A peine arrêté un coup de pistolet laser sur l’étiquette collée sur la vitre et le préposé de Hertz me donne la note, les valises sur un chariot nous prenons une petite navette aérienne pour arriver dans l’aérogare, rapide et simple. Nous avons une grosse demi-heure avant le début de l’enregistrement, café, cigarette, et on y va. Pesée des 3 grosses valises, une fait 37kg (limite à 32), il faut répartir le poids et finalement ça passe en chargeant un peu plus les deux qui restent avec nous en cabine. Passage à la sécurité, un tour au duty free pour parfum et cigarettes que l’on nous donne dans des poches transparentes scellées. On partage une pizza et l’embarquement commence.
Décollage à l’heure prévue, vers le sud, virage à droite pour se retrouver au dessus du Pacifique, puis large virage encore à droite pour passer pratiquement à l’aplomb du Golden Gate Bridge, San Francisco disparaît sous l’aile droite, magnifique, quelques instants après on reconnaît le Lake Tahoe et la Sierra Nevada bien enneigée, l’hôtesse nous sert un deuxième verre de champagne. Quelques heures de sommeil et deux films plus tard, un repas moyen nous est offert, nous arrivons à Paris puis enfin à Toulouse ou le ciel est gris et la température bien fraiche. Voila, c'est fini, il a fallut reprendre dès le lendemain, un peu difficile avec le décalage horaire. Ce fût extraordinaire, il en reste des milliers d'images, de moments rares, de couleurs et de formes, d'une nature immense sauvage et préservée, de villes folles, de gens accueillants, de lieux mythiques certains décevants d'autres magnifiques. Bref comme les fois précédentes, l'envie d'y revenir s'incruste, pour découvrir d'autres états et approfondir certains afin de savourer au mieux des sites et des parcs dont je ne me lasse pas. Encore merci aux "forumeurs" et à ceux et celles qui m'ont aidé à réaliser ce rêve à deux.
Circuit de deux semaines en Ontario et au Québec English translation pending
Bonsoir à tous,
J'avais posté un message il y a quelque temps à propos d'un projet de circuit au Canada dans lequel je m'étais lancée pour rendre service à mes beaux-parents (ce sont eux qui voyageront). J'avais reçu des avis très judicieux, notamment de Néfer, que je remercie encore au passage. Le voyage est maintenant confirmé, et les billets sont réservés. Après leur avoir demandé ce qu'ils souhaitaient faire/voir et comment ils préféraient se déplacer (pas de bus ou de train, ils préfèrent conduire), j'ai élaboré le circuit suivant. J'aimerais avoir vos commentaires. Y a-t-il des "erreurs de débutante" (je maîtrise peu la région) ou des choses sympas à rajouter (sans aucun doute, mais en 2 semaines, il faut faire des choix) ?
Je précise qu'ils sont plus portés sur le culturel (musées, petits villages, paysages mais "de loin") que sur l'aspect nature (pas de rando), et qu'ils aiment prendre leur temps. J'ajoute qu'ils ont une fille de 17 ans, tentée par le côté citadin et nord-américain.
J'ai aussi essayé de limiter le nombre de changements d'hôtels, car c'est fatigant et contraignant de refaire les valises tous les jours. A propos d'hôtels, auriez-vous des hôtels ou B&B de charme à me recommander ? Le plus "typique" possible, avec de bons repas (ils sont très gastronomes !)
22 juillet J0 : Arrivée à Toronto à 13h15. Balade dans Toronto. Nuit à Toronto. 23 juillet J1 : Chutes du Niagara. Nuit à Toronto. (je sais que c'est sympa de faire les chutes de nuit, mais cela fait changer d'hôtel, et une longue route le lendemain, sauf autre suggestion) 24 juillet J2 : Kingston - Mille Iles. Nuit à Kingston ? Gananoque ? 25 juillet J3 : Ottawa - Musée des civilisations canadiennes. Nuit à Ottawa. 26 juillet J4 : Direction Montréal, avec lunch au château Montebello et arrêt à la sucrerie de la Montagne à Rigaud. Nuit à Montréal 27 juillet J5 : Montréal. Nuit à Montréal 28 juillet J6 : Montréal. Nuit à Montréal. 29 juillet J7 : Route vers Québec (est-il préférable de passer par Drummondville ou Trois Rivières ?). Nuit à Québec. 30 juillet J8 : Québec. Nuit à Québec. 31 juillet J9 : Rivière-du-Loup et bac pour la rive nord. Nuit vers Tadoussac (ou de Québec, monter vers Tadoussac par la rive nord ?) 1er août J 10 : Tadoussac. 2 août J11 : Région de Charlevoix 3 août J12 : Région de Charlevoix 4 août J13 : Retour à Montréal (en prenant la même route qu'à l'aller ou en prenant l'autre rive ?) - Vol pour Paris à 20h30
L'une de mes grandes interrogations, c'est : y a-t-il un intérêt à remonter le St Laurent par la rive sud, pour ensuite prendre le bac vers le nord ? Les paysages sont-ils très différents ? J'ai peur que ce soit compliqué de prendre le bac... Une autre question : le Lac St Jean. A-t-il un véritable attrait pour des non-sportifs ? Est-ce un détour qui vaut la peine ?
Merci à tous ! 🙂
22 juillet J0 : Arrivée à Toronto à 13h15. Balade dans Toronto. Nuit à Toronto. 23 juillet J1 : Chutes du Niagara. Nuit à Toronto. (je sais que c'est sympa de faire les chutes de nuit, mais cela fait changer d'hôtel, et une longue route le lendemain, sauf autre suggestion) 24 juillet J2 : Kingston - Mille Iles. Nuit à Kingston ? Gananoque ? 25 juillet J3 : Ottawa - Musée des civilisations canadiennes. Nuit à Ottawa. 26 juillet J4 : Direction Montréal, avec lunch au château Montebello et arrêt à la sucrerie de la Montagne à Rigaud. Nuit à Montréal 27 juillet J5 : Montréal. Nuit à Montréal 28 juillet J6 : Montréal. Nuit à Montréal. 29 juillet J7 : Route vers Québec (est-il préférable de passer par Drummondville ou Trois Rivières ?). Nuit à Québec. 30 juillet J8 : Québec. Nuit à Québec. 31 juillet J9 : Rivière-du-Loup et bac pour la rive nord. Nuit vers Tadoussac (ou de Québec, monter vers Tadoussac par la rive nord ?) 1er août J 10 : Tadoussac. 2 août J11 : Région de Charlevoix 3 août J12 : Région de Charlevoix 4 août J13 : Retour à Montréal (en prenant la même route qu'à l'aller ou en prenant l'autre rive ?) - Vol pour Paris à 20h30
L'une de mes grandes interrogations, c'est : y a-t-il un intérêt à remonter le St Laurent par la rive sud, pour ensuite prendre le bac vers le nord ? Les paysages sont-ils très différents ? J'ai peur que ce soit compliqué de prendre le bac... Une autre question : le Lac St Jean. A-t-il un véritable attrait pour des non-sportifs ? Est-ce un détour qui vaut la peine ?
Merci à tous ! 🙂
Le Machu Picchu - un rêve financièrement inaccessible pour beaucoup! English translation pending
Parmi les lieux magiques visités lors de mon demi tour du monde, j'ai choisi de vous conter ma visite du Machu Picchu : au lieu de la civilisation inca. Pour les autres sites, je vous invite sur mon site web.
Ce soir, je bois l'apéro avec des amis français Philippe et Stéphanie, grands voyageurs eux aussi. Ils sont allés au Machu Picchu et en sont revenus enchantés. Pour eux, c'est l'un des lieux les plus impressionnants qu'ils ont visité à ce jour. Ils m'ont convaincu d'y aller malgré le tarif exorbitant de la visite, prix spécial touriste !!! Mais bon, on y va qu'une fois dans sa vie et les prix vont encore augmenter alors … je vais casser ma tirelire.
Etant donné le prix de la balade, le Machu Picchu est réservé aux pays riches : Europe, Japon, USA, Canada, Australie pour les autres c'est vraiment trop cher. Le train Cusco - Aguas Calientes, 4h de voyage, 68$ A/R, pour un péruvien 30 Soles. Une nuit d'hôtel à Aguas Calientes, il y en a pour toutes les bourses de 25 Soles à 150 $. Le bus pour se rendre sur le site, 20 mn de transport, 12 $ A/R. L'entrée du site, 79 soles passant à 120 soles au 01/08/06, soit 30 €. Mais si l'on a le temps, qu'on est sportif et qu'on aime l'aventure, on peut réduire le coût de transport. Il faut prendre un bus jusqu'à Santa Teresa, 20 Soles pour 8h de voyage, et passer une nuit dans ce village. Le lendemain prendre un camion jusqu'à la centrale électrique, passer la rivière en tyrolienne puis prendre le train jusqu'à Aguas Calientes, 16 $ A/R, ou faire à pied Santa Teresa - Aguas Calientes, 4 heures. A Aguas Calientes, grimper à pied jusqu'à l'entrée du Machu Picchu, en 2 heures, et prévoir une nuit d'hôtel dans ce petit village type temple du tourisme. On peut aussi s'y rendre à pied par le chemin de l'Inca, mais cette balade de plusieurs jours est aussi payante et hors de prix. Tout est bon pour extraire un maximum de fric aux touristes étrangers !!! Donc pour celles et ceux qui ne visiteront pas le Machu Picchu je vais vous raconter ma visite.
Il est 6h15, j'embarque dans le train Cusco - Aguas Calientes de la Perurail pour une visite de ce site Inca découvert en 1911 par l'archéologue américain Bingham.
Et c'est parti, le train monte en zigzag à travers les quartiers pauvres de la montagne dominant Cuzco. Pour gravir la montagne il n'y a pas de virage en lacet. Le train doit parfois passer sur une voie de transition, un opérateur descend du train, bascule l'aiguillage pour pouvoir continuer la progression en marche arrière jusqu'à l'étage suivant. A ce petit jeu, il faut environ une heure pour sortir de Cuzco. Une fois au sommet, le train file en une heure sur un plateau d'eucalyptus et d'herbes jaunies jusqu'à Ollantaytambo. Ancienne forteresse Inca située au fond de la vallée sacrée, elle contrôlait du haut d'un défilé l'entrée du chemin menant au Machu Picchu 30 kilomètres plus loin dans les montagnes.
Mais où ont-ils pu construire ce fameux Machu Picchu ??? Le train longe le rio Urubamba au creux des cordillères Vilcabamba et Urubamba dont les sommets à plus de 6 000 mètres sont couverts de glaciers et de neiges éternelles : c'est beau !!! Ici et là sur le parcours quelques terrasses Incas, plus le train s'enfonce au cœur des montagnes plus la végétation devient dense et plus le chemin se rétrécit. Déjà, rien que l'approche est assez mystérieuse, énigmatique, on ne sait pas trop où cela va nous mener.

Il est 10h15, le train entre en gare d'Aguas Calientes, tout le monde descend … Aguas Calientes ou le temple du tourisme, à la sortie de la gare on se perd dans le marché artisanal qui sépare le bourg de la gare, impossible d'y échapper avant de passer l'un des ponts menant au village sur l'autre rive du cours d'eau. Il y a très peu de rues et toutes se ressemblent : restaurant - hôtel - souvenirs - épicerie - restaurant -hôtel - souvenirs - épicerie … Il y en a tellement que cela devient difficile de choisir. Je pars à la recherche d'un hôtel où passer la nuit. Je n'ai pas besoin de luxe, c'est juste pour dormir, un bon lit fera l'affaire. Déjà je m'écarte du centre-ville, je monte l'avenue Pachacutec où je trouve l'hostal Ima Sumac à 25 Soles négociés, très bon accueil, douche chaude, wc privé, bonne literie et petit déjeuner inclus, je prends. Je dépose mes petites affaires et décide d'aller faire une première visite du Machu Picchu. J'achète le ticket de bus, entre dans le bus, m'assois, quelques minutes passent quand tout à coup je me rends compte que j'ai oublié d'acheter le ticket d'entrée au Machu Picchu. Mais où ai-je la tête ? Je redescends donc du bus et pars au centre d'informations acheter le fameux sésame. Je remonte dans le bus, regarde le ticket et je m'aperçois qu'il est valable trois jours mais pour une seule entrée sur le site. Ah je n'avais pas compris cela, j'avais cru comprendre que l'on pouvait entrer sur le site pendant trois jours. Ca change tout !!! Je demande confirmation à l'employée du bus qui me confirme qu'il n'est valable qu'une journée. Il est 12h30, le site ferme à 17h, je n'y vais pas aujourd'hui. Je redescends du bus et récupère mon ticket. La contrôleuse a dû se dire que j'étais un peu chiant sur les bords mais tant pis.

Je visite un peu la ville avant de me balader le long de la rivière Urubamba, dans ce défilé entre les parois verticales. Je trouve un superbe endroit pour déjeuner, en pleine végétation, au bord de la rivière. Il doit pleuvoir pas mal par ici ??? Je continue cette agréable balade le long du rio jusqu'au petit village de Machu Picchu (Alt 2 040m) en face, de l'autre côté de la rivière, se dresse la montagne du Machu Picchu. D'ici le site est totalement invisible, les seules traces humaines sont quelques terrasses accrochées au flanc de la montagne là-haut à 2 500 mètres. Allez, courage, je décide de grimper jusqu'à l'entrée du site voir ce qu'il y a, 500 mètres de dénivelé par un chemin de pierres et de marches à travers la végétation luxuriante. Une heure plus tard je suis à l'entrée du site où il n'y a rien à voir à part un hôtel et quelques boutiques. Le site est toujours invisible. Je reprends mon souffle car la montée est assez épuisante. J'essaie d'entrer sur le site au cas où mais rien à faire. Le ciel se couvre, il commence à pleuvoir. Il est temps de redescendre sur Aguas Calientes, une heure de marche et de nouveau 500m de dénivelé. Arrivée au bas de la montagne, j'ai les jambes qui flageolent, toutes ces marches irrégulières m'ont cassé. J'arrive à l'hôtel vidé et trempé, une bonne douche, un bon repas et une bonne nuit pour recharger les batteries car demain je remets cela.

Le 29/06, le ciel est très couvert, vers 6h30 j'entre dans le bus qui va m'amener à l'entrée du site par la piste en lacet tracée à flanc de montagne. A 7h00, je présente mon ticket, longe pendant quelques mètres la paroi de la montagne et enfin je découvre le site de cette mythique cité mystérieuse construite au milieu de nulle part, au sommet d'une montagne, parfaitement invisible de la vallée. De nos jours le Machu Picchu est toujours un mystère. Les scientifiques ne savent toujours pas s'il s'agissait d'une forteresse contre les invasions des tribus amazoniennes, d'une capitale religieuse, d'un lieu de culte consacré au soleil ou de la dernière capitale Inca. Ils pensent qu'il fut construit à partir de 1438 par le 9eme empereur Inca : Pachacutec et que la ville aurait pu servir de dernier refuge à Manco Capac et ses fils lors de leur rébellion contre les espagnols jusqu'en 1572. Jamais les espagnols de Pizzaro ne découvrirent le Machu Picchu.

On entre sur le site par le quartier des agriculteurs et leurs terrasses en gradins dont ils avaient la charge avant de pénétrer dans les ruines de la cité. Là, il faut aimer les ruines et les pierres taillées au millimètre. Le Machu Picchu se divise en quartiers s��parés en grande partie par une place centrale, une grande pelouse où broutent les derniers alpagas du Machu Picchu. Dans le sud de la ville protégés par une muraille se trouvent les quartiers de la tour centrale, du temple du soleil, du palais royal, des habitations, des prisons et du temple du condor. Entre le palais royal et le temple du soleil descend la jolie ruelle dite des fontaines composée d'une série de petits bassins disposés en cascade les uns à la suite des autres. A l'est de la place, on découvre le quartier industriel, celui des intellectuels et du temple de la lune. A l'ouest, le quartier religieux : la maison du grand prêtre, le grand temple et la sacristie. Dans le prolongement de ce quartier une série d'escaliers permet d'atteindre le point le plus élevé de la cité : l'Intiwatana, l'observatoire astronomique. Mais je vous avoue que pour faire la différence entre les quartiers il faut avoir beaucoup d'imagination à part les temples et les palais où les pierres ont été travaillées et placées au millimètre près le reste n'est qu'une succession de murs et de pignons sans toiture. Sans toiture car elles devaient être composées de joncs et de palmes. La taille des murs et de certaines pierres est assez impressionnante. Beaucoup de murs comportent des niches et des ouvertures trapézoïdales, la marque de fabrique des Incas. On a recensé 285 maisons permettant d'estimer la population à environ 1200 personnes. Le Machu Picchu n'est pas plat et tous ses quartiers reliés par des escaliers se situent à des niveaux différents donnant au site un certain relief. Au fond de la cité se dressent deux pics dont le Huayna Picchu rendant ce lieu incomparable. Le Huayna Picchu surplombe le Machu Picchu de 200 mètres, il faut une heure pour arriver à son sommet. Allons voir ce que l'on voit de là-haut.

Après une heure de grimpette assez physique d'un chemin tracé dans la végétation sur les pentes de ce pic, j'arrive enfin au sommet du Huayna Picchu, à 2 700m, où je découvre quelques terrasses cultivables et quelques vestiges : temple, mirador, porte ??? Mais le summum reste le panorama grandiose qui s'étale sous mes yeux, c'est magnifique. C'est d'ici que l'on se rend vraiment compte de la beauté de l'environnement du site. Le Huayna Picchu se trouve au centre d'un cirque montagneux. Tout autour de moi ce ne sont que montagnes noires où s'accrochent les nuages. Seuls quelques rayons de soleil arrivent à percer la couche nuageuse comme des projecteurs venant éclairer un pan de montagne. Si je regarde vers le bas, attention au vertige, c'est un à pic de 700 mètres avec là-bas, tout au fond, la rivière Urubamba formant une boucle autour de ce piton merveilleux, c'est grandiose !!!

Mais revenons sur le Machu Picchu car ce piton offre aussi une vue magnifique sur le site où domine la vision des terrasses dont la couleur vert tendre fait ressortir la cité de son environnement. Et, lorsqu'un rayon de soleil vient éclairer le site comme un spot, l'instant devient vraiment magique. Bon ! il est 11h, je resterais bien une heure de plus à contempler ce magnifique panorama mais il est temps de redescendre pour laisser la place aux autres car l'accès au Huayna est réglementé.

De retour sur le Machu Picchu, je traverse le quartier religieux et le centre astronomique où se trouve une énorme pierre angulaire dont on pense qu'il s'agissait d'un calendrier solaire. Je passe sousla porte principale de la citadelle surmontée d'un anneau de pierre et de deux poignées creusées dans la roche pour me rendre au mirador. C'est de cet endroit que toutes les photographies du Machu Picchu sont prises. La plus belle vue du site : les ruines, la place centrale vert pâture puis au fond les deux pitons rocheux se dressant vers le soleil. Dernière petite balade vers le pont de l'Inca pour découvrir la face ouest du site et ses terrasses accrochées à la paroi verticale. C'est impressionnant …

Voilà il est 14h30, l'heure de repartir vers Aguas Calientes prendre le train de 16h15. Je redescends à pied, de nouveau sous la pluie, histoire de bien m'imprégner des lieux. Une visite onéreuse, mais que c'était beau. Ce lieu est magique !!!
Ce soir, je bois l'apéro avec des amis français Philippe et Stéphanie, grands voyageurs eux aussi. Ils sont allés au Machu Picchu et en sont revenus enchantés. Pour eux, c'est l'un des lieux les plus impressionnants qu'ils ont visité à ce jour. Ils m'ont convaincu d'y aller malgré le tarif exorbitant de la visite, prix spécial touriste !!! Mais bon, on y va qu'une fois dans sa vie et les prix vont encore augmenter alors … je vais casser ma tirelire.
Etant donné le prix de la balade, le Machu Picchu est réservé aux pays riches : Europe, Japon, USA, Canada, Australie pour les autres c'est vraiment trop cher. Le train Cusco - Aguas Calientes, 4h de voyage, 68$ A/R, pour un péruvien 30 Soles. Une nuit d'hôtel à Aguas Calientes, il y en a pour toutes les bourses de 25 Soles à 150 $. Le bus pour se rendre sur le site, 20 mn de transport, 12 $ A/R. L'entrée du site, 79 soles passant à 120 soles au 01/08/06, soit 30 €. Mais si l'on a le temps, qu'on est sportif et qu'on aime l'aventure, on peut réduire le coût de transport. Il faut prendre un bus jusqu'à Santa Teresa, 20 Soles pour 8h de voyage, et passer une nuit dans ce village. Le lendemain prendre un camion jusqu'à la centrale électrique, passer la rivière en tyrolienne puis prendre le train jusqu'à Aguas Calientes, 16 $ A/R, ou faire à pied Santa Teresa - Aguas Calientes, 4 heures. A Aguas Calientes, grimper à pied jusqu'à l'entrée du Machu Picchu, en 2 heures, et prévoir une nuit d'hôtel dans ce petit village type temple du tourisme. On peut aussi s'y rendre à pied par le chemin de l'Inca, mais cette balade de plusieurs jours est aussi payante et hors de prix. Tout est bon pour extraire un maximum de fric aux touristes étrangers !!! Donc pour celles et ceux qui ne visiteront pas le Machu Picchu je vais vous raconter ma visite.
Il est 6h15, j'embarque dans le train Cusco - Aguas Calientes de la Perurail pour une visite de ce site Inca découvert en 1911 par l'archéologue américain Bingham.
Et c'est parti, le train monte en zigzag à travers les quartiers pauvres de la montagne dominant Cuzco. Pour gravir la montagne il n'y a pas de virage en lacet. Le train doit parfois passer sur une voie de transition, un opérateur descend du train, bascule l'aiguillage pour pouvoir continuer la progression en marche arrière jusqu'à l'étage suivant. A ce petit jeu, il faut environ une heure pour sortir de Cuzco. Une fois au sommet, le train file en une heure sur un plateau d'eucalyptus et d'herbes jaunies jusqu'à Ollantaytambo. Ancienne forteresse Inca située au fond de la vallée sacrée, elle contrôlait du haut d'un défilé l'entrée du chemin menant au Machu Picchu 30 kilomètres plus loin dans les montagnes.
Mais où ont-ils pu construire ce fameux Machu Picchu ??? Le train longe le rio Urubamba au creux des cordillères Vilcabamba et Urubamba dont les sommets à plus de 6 000 mètres sont couverts de glaciers et de neiges éternelles : c'est beau !!! Ici et là sur le parcours quelques terrasses Incas, plus le train s'enfonce au cœur des montagnes plus la végétation devient dense et plus le chemin se rétrécit. Déjà, rien que l'approche est assez mystérieuse, énigmatique, on ne sait pas trop où cela va nous mener.

Il est 10h15, le train entre en gare d'Aguas Calientes, tout le monde descend … Aguas Calientes ou le temple du tourisme, à la sortie de la gare on se perd dans le marché artisanal qui sépare le bourg de la gare, impossible d'y échapper avant de passer l'un des ponts menant au village sur l'autre rive du cours d'eau. Il y a très peu de rues et toutes se ressemblent : restaurant - hôtel - souvenirs - épicerie - restaurant -hôtel - souvenirs - épicerie … Il y en a tellement que cela devient difficile de choisir. Je pars à la recherche d'un hôtel où passer la nuit. Je n'ai pas besoin de luxe, c'est juste pour dormir, un bon lit fera l'affaire. Déjà je m'écarte du centre-ville, je monte l'avenue Pachacutec où je trouve l'hostal Ima Sumac à 25 Soles négociés, très bon accueil, douche chaude, wc privé, bonne literie et petit déjeuner inclus, je prends. Je dépose mes petites affaires et décide d'aller faire une première visite du Machu Picchu. J'achète le ticket de bus, entre dans le bus, m'assois, quelques minutes passent quand tout à coup je me rends compte que j'ai oublié d'acheter le ticket d'entrée au Machu Picchu. Mais où ai-je la tête ? Je redescends donc du bus et pars au centre d'informations acheter le fameux sésame. Je remonte dans le bus, regarde le ticket et je m'aperçois qu'il est valable trois jours mais pour une seule entrée sur le site. Ah je n'avais pas compris cela, j'avais cru comprendre que l'on pouvait entrer sur le site pendant trois jours. Ca change tout !!! Je demande confirmation à l'employée du bus qui me confirme qu'il n'est valable qu'une journée. Il est 12h30, le site ferme à 17h, je n'y vais pas aujourd'hui. Je redescends du bus et récupère mon ticket. La contrôleuse a dû se dire que j'étais un peu chiant sur les bords mais tant pis.

Je visite un peu la ville avant de me balader le long de la rivière Urubamba, dans ce défilé entre les parois verticales. Je trouve un superbe endroit pour déjeuner, en pleine végétation, au bord de la rivière. Il doit pleuvoir pas mal par ici ??? Je continue cette agréable balade le long du rio jusqu'au petit village de Machu Picchu (Alt 2 040m) en face, de l'autre côté de la rivière, se dresse la montagne du Machu Picchu. D'ici le site est totalement invisible, les seules traces humaines sont quelques terrasses accrochées au flanc de la montagne là-haut à 2 500 mètres. Allez, courage, je décide de grimper jusqu'à l'entrée du site voir ce qu'il y a, 500 mètres de dénivelé par un chemin de pierres et de marches à travers la végétation luxuriante. Une heure plus tard je suis à l'entrée du site où il n'y a rien à voir à part un hôtel et quelques boutiques. Le site est toujours invisible. Je reprends mon souffle car la montée est assez épuisante. J'essaie d'entrer sur le site au cas où mais rien à faire. Le ciel se couvre, il commence à pleuvoir. Il est temps de redescendre sur Aguas Calientes, une heure de marche et de nouveau 500m de dénivelé. Arrivée au bas de la montagne, j'ai les jambes qui flageolent, toutes ces marches irrégulières m'ont cassé. J'arrive à l'hôtel vidé et trempé, une bonne douche, un bon repas et une bonne nuit pour recharger les batteries car demain je remets cela.

Le 29/06, le ciel est très couvert, vers 6h30 j'entre dans le bus qui va m'amener à l'entrée du site par la piste en lacet tracée à flanc de montagne. A 7h00, je présente mon ticket, longe pendant quelques mètres la paroi de la montagne et enfin je découvre le site de cette mythique cité mystérieuse construite au milieu de nulle part, au sommet d'une montagne, parfaitement invisible de la vallée. De nos jours le Machu Picchu est toujours un mystère. Les scientifiques ne savent toujours pas s'il s'agissait d'une forteresse contre les invasions des tribus amazoniennes, d'une capitale religieuse, d'un lieu de culte consacré au soleil ou de la dernière capitale Inca. Ils pensent qu'il fut construit à partir de 1438 par le 9eme empereur Inca : Pachacutec et que la ville aurait pu servir de dernier refuge à Manco Capac et ses fils lors de leur rébellion contre les espagnols jusqu'en 1572. Jamais les espagnols de Pizzaro ne découvrirent le Machu Picchu.

On entre sur le site par le quartier des agriculteurs et leurs terrasses en gradins dont ils avaient la charge avant de pénétrer dans les ruines de la cité. Là, il faut aimer les ruines et les pierres taillées au millimètre. Le Machu Picchu se divise en quartiers s��parés en grande partie par une place centrale, une grande pelouse où broutent les derniers alpagas du Machu Picchu. Dans le sud de la ville protégés par une muraille se trouvent les quartiers de la tour centrale, du temple du soleil, du palais royal, des habitations, des prisons et du temple du condor. Entre le palais royal et le temple du soleil descend la jolie ruelle dite des fontaines composée d'une série de petits bassins disposés en cascade les uns à la suite des autres. A l'est de la place, on découvre le quartier industriel, celui des intellectuels et du temple de la lune. A l'ouest, le quartier religieux : la maison du grand prêtre, le grand temple et la sacristie. Dans le prolongement de ce quartier une série d'escaliers permet d'atteindre le point le plus élevé de la cité : l'Intiwatana, l'observatoire astronomique. Mais je vous avoue que pour faire la différence entre les quartiers il faut avoir beaucoup d'imagination à part les temples et les palais où les pierres ont été travaillées et placées au millimètre près le reste n'est qu'une succession de murs et de pignons sans toiture. Sans toiture car elles devaient être composées de joncs et de palmes. La taille des murs et de certaines pierres est assez impressionnante. Beaucoup de murs comportent des niches et des ouvertures trapézoïdales, la marque de fabrique des Incas. On a recensé 285 maisons permettant d'estimer la population à environ 1200 personnes. Le Machu Picchu n'est pas plat et tous ses quartiers reliés par des escaliers se situent à des niveaux différents donnant au site un certain relief. Au fond de la cité se dressent deux pics dont le Huayna Picchu rendant ce lieu incomparable. Le Huayna Picchu surplombe le Machu Picchu de 200 mètres, il faut une heure pour arriver à son sommet. Allons voir ce que l'on voit de là-haut.

Après une heure de grimpette assez physique d'un chemin tracé dans la végétation sur les pentes de ce pic, j'arrive enfin au sommet du Huayna Picchu, à 2 700m, où je découvre quelques terrasses cultivables et quelques vestiges : temple, mirador, porte ??? Mais le summum reste le panorama grandiose qui s'étale sous mes yeux, c'est magnifique. C'est d'ici que l'on se rend vraiment compte de la beauté de l'environnement du site. Le Huayna Picchu se trouve au centre d'un cirque montagneux. Tout autour de moi ce ne sont que montagnes noires où s'accrochent les nuages. Seuls quelques rayons de soleil arrivent à percer la couche nuageuse comme des projecteurs venant éclairer un pan de montagne. Si je regarde vers le bas, attention au vertige, c'est un à pic de 700 mètres avec là-bas, tout au fond, la rivière Urubamba formant une boucle autour de ce piton merveilleux, c'est grandiose !!!

Mais revenons sur le Machu Picchu car ce piton offre aussi une vue magnifique sur le site où domine la vision des terrasses dont la couleur vert tendre fait ressortir la cité de son environnement. Et, lorsqu'un rayon de soleil vient éclairer le site comme un spot, l'instant devient vraiment magique. Bon ! il est 11h, je resterais bien une heure de plus à contempler ce magnifique panorama mais il est temps de redescendre pour laisser la place aux autres car l'accès au Huayna est réglementé.

De retour sur le Machu Picchu, je traverse le quartier religieux et le centre astronomique où se trouve une énorme pierre angulaire dont on pense qu'il s'agissait d'un calendrier solaire. Je passe sousla porte principale de la citadelle surmontée d'un anneau de pierre et de deux poignées creusées dans la roche pour me rendre au mirador. C'est de cet endroit que toutes les photographies du Machu Picchu sont prises. La plus belle vue du site : les ruines, la place centrale vert pâture puis au fond les deux pitons rocheux se dressant vers le soleil. Dernière petite balade vers le pont de l'Inca pour découvrir la face ouest du site et ses terrasses accrochées à la paroi verticale. C'est impressionnant …

Voilà il est 14h30, l'heure de repartir vers Aguas Calientes prendre le train de 16h15. Je redescends à pied, de nouveau sous la pluie, histoire de bien m'imprégner des lieux. Une visite onéreuse, mais que c'était beau. Ce lieu est magique !!!
Formalités pour un mariage franco-tunisien? English translation pending
je suis française et je souhaiterai me marier avec un tunisien le plus rapidement possible car nous nous aimons vraiment trop mais la distance est plus qu'insupportable....j'ai appelé aujourd'hui pour prendre rendez vous à l'ambassade: prochaine date de libre le 20 janvier 2010!!!!!!!!!!! attendre encore tout ce temps?? Est-ce que quelqu'un pourrais me rassurer en me disant que d'autres dates beaucoup plus proches vont se libérer??? et si vous avez des "astuces"? faut-il appeler tout les jours??? Aidez moi.....je veux vivre avec la personne que j'aime....:-(
Emmener un Cubain dans un hôtel: comment ça se passe? English translation pending
Je sais qu'il a déjà eu une discution la dessus mais je voudrais savoir si dernièrement il en a parmis vous qui ont apporté leur ami ou amie cubain à l'hôtel.
Je voulais apporter mon novio avec moi à l'hôtel car j'y vais une semaine avec ma famille, mais il me dit que la sécurité va le surveiller, que c'est compliqué, il veut pas vraiment venir.
Les Cubains sont souvent mal informé c'est pour ça que je veux vos commentaires.
Et pour ceux qui pourrait poser cette question, il s'est inscrit à plusieurs reprises en Casa à Matanzas avec moi.
J'attends vos réponses avec impatience.
Merci
Je voulais apporter mon novio avec moi à l'hôtel car j'y vais une semaine avec ma famille, mais il me dit que la sécurité va le surveiller, que c'est compliqué, il veut pas vraiment venir.
Les Cubains sont souvent mal informé c'est pour ça que je veux vos commentaires.
Et pour ceux qui pourrait poser cette question, il s'est inscrit à plusieurs reprises en Casa à Matanzas avec moi.
J'attends vos réponses avec impatience.
Merci
Hôtel Barcelo Maya Beach ou Gran Palladium Kantenah? English translation pending
Pour une première à Riviera Maya ( sommes allés seulement 1 fois au Mexique...et à Cancun... ) Lequel de ces 2 hôtels seraient le mieux pour : La plus belle plage...la meilleure bouffe...et le meilleur confort au niveau des chambres...VOS CONSEILS SERAIENT TRES APPRECIES...ET merci à l avance...
Est-ce vraiment chaud à Cuba fin mars? English translation pending
Bonjour je pars le 24 mars direction holguin 😎 !!!!!
je regarde la meteo a long terme et c'est des 22 degres.... messemble c pas chaud la pour etre dans le sud 🤪 et il annonce de la pluie le 24 25 et 26 mars 😕
est-ce qu'il y a de la pluie souvent a cuba ? et des temperatures dememe???
j'avais entendu dire que c'est les plus belles temperatures find mars et avril est-ce vrai ?
ou ben est ce que cest moi qui stress trop avec ca ??? puis qu'on nest que le 17 mars ????
jaimerais tellement avoir du beau temp 😕
je regarde la meteo a long terme et c'est des 22 degres.... messemble c pas chaud la pour etre dans le sud 🤪 et il annonce de la pluie le 24 25 et 26 mars 😕
est-ce qu'il y a de la pluie souvent a cuba ? et des temperatures dememe???
j'avais entendu dire que c'est les plus belles temperatures find mars et avril est-ce vrai ?
ou ben est ce que cest moi qui stress trop avec ca ??? puis qu'on nest que le 17 mars ????
jaimerais tellement avoir du beau temp 😕
Phu Quoc au Vietnam: hôtel, plongée, visites, restaurants English translation pending
Bonjour à tous,
Je souhaite terminer mon séjour au Vietnam par l'île de Phu Quoc. Pouvez vous me donner des adresses utiles hôtels, plongée, des bons plans, des contacts, des choses à ne pas manquer, des restaurants.
Merci à tous d'avance
Je souhaite terminer mon séjour au Vietnam par l'île de Phu Quoc. Pouvez vous me donner des adresses utiles hôtels, plongée, des bons plans, des contacts, des choses à ne pas manquer, des restaurants.
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