Je me lève une fois de plus sous un soleil éclatant. J’ai de la chance cette année. Je ne me presse pas car la lumière idéale pour The Wave se situe autour de midi. Je demande au patron de l’hôtel de m’indiquer un endroit où petit-déjeuner. Il m’envoie chez un pote à lui. Même pas le temps d’y arriver que le gars en question me fait signe à cent mètres depuis son perron. Je rentre dans la dans la salle déserte. On m’accueille comme le messie. « You are sooooooo welcome. » me lance onctueusement la serveuse. Malheureusement, la bouffe n’est pas à la hauteur. Je prends la route vers 9h00. J’ai rempli mon sac de bouteilles d’eau mais j’ai négligé de prendre à manger. Je me dis que le copieux - bien que très moyen - petit déjeuner que je viens d’avaler me suffira pour la journée. Très mauvaise inspiration. J’arrive à l’entrée de la House Rock Valley Road. Une demi-heure de piste plus tard, je me gare au parking de Wire Pass. En route pour l’un des sommets de ce voyage.

Le chemin n’est pas trop difficile, le décor somptueux et les explications du BLM suffisantes pour ne pas s’égarer. La dernière pente de sable qui mène à la Wave est néanmoins terrible sous cette chaleur. Surtout avec un sac à dos plein de flotte.
Note aux futurs visiteurs : ceci représente la dernière ligne droite menant à la Wave dont l'entrée se situe au centre exact de l'image.
J’arrive enfin après une heure trente de marche. Evidemment c’est magnifique, mais ça tout le monde le sait déjà.





Je profite des lieux, prends mes photos, puis décide de me lancer dans l’exploration complète du secteur en suivant les indications de Photographing the Southwest, chapitre rédigé par Sedonax. Je trouve Second Wave, puis grimpe le long de la pente jusqu’à atteindre le sommet de Top Rock. Je suis absolument seul. Quasiment tous les titulaires du permis semblent se contenter d’un aller-retour à la Wave. C’est quand même dommage tant cette zone est fascinante à explorer. Le silence surtout, est impressionnant. Pas un bruit, pas un souffle d’air, pas le moindre cri d’oiseau. Comme si j'avais des boules Quies sauf que j'en ai pas...
J'ai baptisé ce rocher "Le Thouareg"
The "Second Wave".
La twisted country, Depuis le sommet de Top Rock.Je m’enfonce dans Top Rock, découvre The Grotto et Melody arch.



Je redescends par l’est et débute une marche longue et difficile dans le sable et sous la chaleur de l’après midi pour gagner les North Teepees. Déçu. L’endroit n’en vaut pas la peine.
Au pied des North TeepeesBeaucoup d’efforts plus tard, je suis de retour dans la Wave. Vanné, claqué, lessivé. Heureusement, il y a maintenant de l’ombre au creux de la Wave. Je fais la sieste en essayant de récupérer. Mon but est de remonter sur le premier plateau pour redescendre vers l’ouest afin de découvrir Sand Cove, puis de reprendre la piste du retour en longeant le wash. Je ne trouve pas Sand Cove, trop fatigué pour le chercher. Je commence à penser que j’en ai trop fait et que la marche vers les Teepees m’a été fatale. Je rentre par le petit – et très beau - canyon ombragé qui rejoint le wash. J’y croise un Coyote qui me regarde avec l’air de se demander ce que je fous là. Je suis maintenant tellement épuisé que je me le demande aussi.

Les mètres s’étirent et moi je me traîne. Mon eau est presque épuisée et celle qui reste est brulante. Pas d’autre choix que de continuer à avancer cependant. Je longe l’arrête rocheuse qu’il faut franchir pour basculer vers le sentier. Je ne retrouve pas l’endroit ou je suis passé le matin et je dois descendre sur les fesses. Je retrouve avec peine le sentier final. Plus qu’une grosse demi-heure mais elle va être difficile. Chaque pas est une torture. J’imagine les vautours, sûrement déjà en train de tourner au dessus de moi. Je rejoins le second wash à grand peine. Mon estomac vide se contracte douloureusement. J’ai des fourmis partout dans les bras et les mains. Hypoglycémie. Je ne peux plus avancer. Je m’assois sur un rocher et j’attends. Je suis à moins d’un kilomètre du parking mais je ne peux pas y aller.
Un quart d'heure a passé. J'entends des voix au loin. Des randonneurs qui retournent au parking. Chouette, je vais pouvoir leur demander un peu d'aide. Mais les minutes passent et ils n'arrivent pas. Pourquoi ils n'arrivent pas ? Parce qu'ils ont pris un raccourci. Je les apperçois qui débouchent dans le wash, une centaine de mètres plus loin. j'essaye de les appeler mais ils me tournent le dos et ma voix ne doit pas porter au delà de dix mètres...
Quinze autres minutes plus tard, je me relève. Ca va un peu mieux. Assez pour rejoindre ma voiture. En avant pour la demi-heure de piste. Un petit stop à mi-chemin pour tenter de vomir . Problème : je n’ai rien à vomir. Je rejoins la route et file vers Page.
Je m’arrête à la première station service que je croise et je me précipite au rayon des boissons sucrées. Je m’installe une perfusion de boisson fraiche et sucrée. Je revis un peu. J’arrive à Page. Le soir est tombé.
Bashfull Bob m’a laissé ma clé sur la porte avec un petit mot. Je m’écroule sur le canapé. Je trouve une retransmission de l’US Open de tennis à la télé. Je n’ai même pas la force de sortir manger quelque chose. Je reste allongé à regarder Andy Roddick faire son show.
30 Août :
Petit déjeuner au MacDo. J’avais prévu une visite à Yellow Rock aujourd’hui mais après le fiasco de l’autre jour je ne vais pas aller m’y refoutre. Pas avec cette voiture là en tout cas. Et puis le contre coup de la journée d’hier est sévère. Je me sens incapable de mettre un pied devant l’autre. J’opte pour un tour à Lee’s Ferry. Je stoppe à Navajo Bridge faire quelques pas. Une escouade de Bikers Allemands encombre le parking.


Je poursuis vers Lee’s Ferry. Je n’y reste pas longtemps non plus. Dès que je fais trois pas en dehors de ma voiture, l’épuisement me reprend aussitôt. Je retourne sur Page. Je vais manger dans une pizzeria de la zone du lac. On se retrouve à 5 français dans la salle sur 7 clients. On se regroupe autour d’une même table et on se raconte nos aventures. Sympa.
Après le repas, je vais faire un tour à Lone Rock, puis je poursuis ma route jusqu’à Paria Outpost. J’ai réservé avec eux pour le lendemain une excursion combinant Coyote Buttes South et White Pockett. Je m’inquiète pour le temps car on annonce des orages. Steve, le guide, me rassure. Selon lui, les orages passeront plus au nord. Je rentre au motel.
Je reste avachi le reste d’après midi devant l’US Open. Andy Roddick continue dans le tournoi en battant Ernests Gulbis. Je sors en fin de journée pour aller assister au coucher du soleil à Horseshoes Bend. Toujours aussi impressionnant

31 Août :
Merde, il pleut. Ca semble compromis la petite expédition avec Paria Outpost. Je m’y rends pourtant à l’heure prévue. Steve, le roi de la prédiction météo, porte un regard sombre vers l’horizon qui ne l’est pas moins. La journée est foutue. Il me propose de changer mon permis pour le lendemain. J’accepte. Je devais aller à Grand Canyon North Rim mais j’ai tellement envie de voir CBS et White Pockett que je décide de changer mon programme. En attendant, je me demande bien ce que je vais faire aujourd’hui. J’opte pour une ballade à Monument Valley que je n’ai pas vu depuis 15 ans. L’orage est concentré à l’ouest et MV est situé plein est. Ca fait bien 2h30 de route quand même… Mais le ciel est plus clair de ce côté. La journée ne sera donc pas complètement gâchée.

J’y arrive en début d’après midi. Un trio de filles russes se fait photographier sur les deux célèbres rochers qui marquent l’entrée du site. J’attends pendant un moment qu’elles en descendent pour faire ma photo à moi. Je suis finalement obligé de leur demander une trêve. J’avais déjà remarqué le truc l’année dernière à Arche avec un duo de sylphides moscovites. Les jeunes russes, surtout de sexe féminin, sont les touristes les plus redoutables qu’on puisse rencontrer. Capables de poser interminablement devant des merveilles dont elles semblent se foutre complètement. Les japonais à côté, c’est de la gnognotte. D’ailleurs, chez les japonais, ce qui tue, c’est le nombre. Ils fondent sur un site touristique comme un nuage de sauterelles sur un champ de céréales. Alors qu’il suffit d’un trio de nanas russes pour vous pourrir un site une journée entière.


N’empêche, elles sont plutôt sexy ces trois connes…
Je fais le tour classique dans la vallée mais l’orage finit par me rattraper en milieu de visite. Se trouver dans un site pareil par temps d’orage n’est d’ailleurs pas dénué de charme. Et il suffit d’attendre que ça passe. Pour les photos, par contre, c’est pas le top.




Une fois revenu au Visitor center, je décide de poursuivre jusqu’à Gooseneck state park que je ne connais pas. La route est très belle le long des étranges falaises au nord de Mexican Hat

Gooseneck state parkElle n’est pas mal non plus celle qui revient vers Monument Valley depuis Mexican Hat. Anthologique, pour le moins. Juste penser à ne pas se faire aplatir en prenant la photo.


1er septembre :
Le soleil est revenu, à l’exception d’une ligne orageuse vers l’ouest. J’espère qu’elle ne viendra pas nous gâcher cette journée qui s’annonce passionnante. Je retrouve deux citoyens allemands, Claudia et (nom germanique extrêmement compliqué à retenir) qui vont partager l’excursion avec moi. Très sympas tous les deux. C’est Susan, la compagne de Steve, qui fait le guide aujourd’hui et elle nous embarque dans son gros GMC vers neuf heures en direction des Coyote Buttes South. Le chemin est long et je comprends que beaucoup hésitent à s’y rendre seul. Il y a en effet de quoi s’égarer ou s’ensabler, voire les deux à la fois.

Premier arrêt de quelques minutes seulement près de Paw Hole, puis nous repartons. Nous passons plusieurs portails et, une demi-heure plus tard, nous nous garons sur l’aire de parking de Cottonwood Cove. C’est parti pour une matinée d’exploration de cet endroit extraordinaire.




Je suis encore plus emballé que par The Wave. Ici, c’est un festival de formes insensées et de couleurs bigarrées. La roche prend parfois la fragilité de la dentelle et d’étranges lignes mauves dessinent des courses folles à travers ce sublime chaos. Et l’orage qui passe au loin fabrique des contrastes magnifique avec les dunes de sandstone illuminées par le soleil du matin. Mais laissons plutôt parler les images…



The "Third Wave"
Celle là, je l'ai appelée "The Creature"Mes co-randonneurs sont aussi enthousiastes que moi et Susan prend le temps de nous faire découvrir l’endroit dans ses moindres détails. Elle nous fait admirer des flèches indiennes fossilisées qu’elle cache ensuite précieusement pour pouvoir les montrer aux prochains visiteurs




Nous retournons au GMC pour le pique nique du midi, fourni par notre guide. Copieux et pas mauvais. En début d’après-midi, nous partons pour White Pocket, situé à une heure de piste de là. Très différent de CBS mais avec des spots d’anthologie. L’endroit le plus torturé de l’ouest selon Thierry Lagarde alias Wavemaster, le créateur de ouestusa.fr. Je dois reconnaitre qu’il n’a pas tort.




Nous croisons un petit rattlesnake caché dans une anfractuosité de la roche. Ce petit salopard n’a même pas peur de nous. Puis nous nous dirigeons vers le bien nommé "Ice Cream Rock".



Nous faisons le tour du site en une heure trente environ, puis c’est le retour vers Paria Outpost qui nous prendra deux bonnes heures. Il est 18 heures lorsque nous arrivons et Steve nous a préparé un repas pantagruélique. Pas d’une grande finesse, cependant. A Paria Outpost, on n’est pas trop nouvelle cuisine. Nous prenons congé vers 19 heures. Je retourne sur Kanab et le Bob Bon Inn motel après trois nuits passées à Page. Superbe journée, la plus belle depuis le début, et partagée avec des compagnons d’équipée extrêmement sympathiques. Je fais d'ors-et-déjà que le projet d'y retourner, accompagné d'amis et par mes propres moyens, mais sur deux jours pour y passer une nuit.
Pour le retour au début, c'est par là : http://voyageforum.com/...8_partie_1_D2574382/ Pour la suite, c'est ici : http://voyageforum.com/..._3e_partie_D2576998/








A little sneak peek?




























Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...


I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far from exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
And in Kyoto, Nishiki Market:


















Since Albania isn’t part of Europe when it comes to phone service (at least not yet! :-)), we had to buy a physical SIM card—otherwise, the bill would’ve been sky-high if we’d used our French plan! We got one from Vodafone AL at the airport. You can buy online before leaving with a virtual SIM (e-SIM) for compatible phones, so you don’t have to swap cards. But given the uncertainty about choosing a plan online, we preferred buying one directly at Tirana Airport. Cost: 31 € for 100 GB. That’s way too much—100 GB is overkill. For 40 GB, it’s 27 €, and the plan lasts 21 days. The price difference isn’t huge, and it was cheaper than online. This plan covers all the countries along the Balkan range.
Money tip: All guesthouses and accommodations accept euros. The local currency in Albania is the LEK. In Montenegro, it’s the euro. Bank fees for withdrawing money from an ATM in Albania are pretty steep: 8 € for a withdrawal of 600–700 LEK (about 200 €)! So it’s better to withdraw cash (euros) in France. Oh, and we booked all our accommodations before leaving, but payment is always in cash. Budget around 400–500 € for 9 days of trekking.
I really liked Shköder, especially its pedestrian street lined with restaurants and lit up at night. It’s a great place to stroll and eat. The food isn’t expensive—two big salads and two beers: 14 € :-) . Fruit prices are also very reasonable: 3 € for a kilo of cherries, compared to 9–10 € in France.
Religions coexist peacefully in these countries—Catholics and Muslims. From our balcony, my friend heard the call to prayer for the first time, coming from one of the city’s mosques.


We slept in the heights of Theth at a new guesthouse, "Mountain Vista Shkafi," with an amazing view.







But Bologna’s real charm lies in its porticoes, which were added to the UNESCO World Heritage list in 2021: 62 km of arcades running along buildings, letting you walk sheltered from the sun or rain. Back in 1288, the city required houses to include private arcades for public use. In the city center, you can stroll under 32 km of porticoes in all sorts of styles—some plain, some ornate—with a strong presence of red tones.










