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Vos plus belles photos de voyage 2013 English translation pending
by Kate · 2013-12-21 · 283 replies
Bonjour à tous les voyageurs photographes du monde 🙂

Bienvenue à notre rendez-vous annuel: "Et si nous terminions l'année en partageant nos plus belles photos 2013 ?"

Je vous propose de poster une dizaine de clichés (maximum car choisir c'est éliminer, éliminer c'est progresser 😛) - la majorité réalisés en voyage - 1 ou 2 pour nous faire découvrir un coin de votre pays, ville, village, jardin... - 1 ou 2 thème libre

On essaye de ne pas tricher, la photo devra être réalisée en 2013 (attention les exifs sont bavards 😉), thèmes respectés, qualité de rigueur. On essaye de ne pas tout proposer dans le même message afin d'aérer le fil en postant remarques, critiques ou bons conseils (bienvenus).

Mais n'oublions pas que nous ne sommes que d'humbles amateurs...

Qui ouvre le bal ?
50 jours à pied dans L'Intérieur de la Papouasie, 1ère Partie English translation pending
by Naps · 2013-12-20 · 52 replies
SECOND TOME, CHAPITRE XII - COUSIN ET TANTINE

La nuit des temps, la route des missionnaires, le cargo cult et la recette de l'humain à la pierrade.

- (Spéciale dédicace à 321, tu le voulais ce texte? Et ben le voilà! La suite arrive incessamment sous peu😎) -

Mars 2006... Nous voilà partis avec un visa de deux mois en poche, ce qui est vraiment un minimum pour ce qu’on voulait faire, et de Jakarta on avait pris un avion pour Jayapura la capitale de la Papouasie occupée. Pas le bateau, me dis-tu ? Ben non, déjà les Pelni (les seuls à faire ce trajet à peu près rapidement) il n’y en a pas tous les jours ce qui signifie que tu peux facilement te retrouver trois-quatre jours à attendre qu’il y en ait un qui pointe le bout de sa proue, et ensuite dans le meilleur des cas ça met une semaine pour faire le trajet, le calcul est vite fait. L’avion ne coûte guère plus cher que le bateau en "kelas ekonomi", et puis de toute façon y a pas le choix, on peut pas se permettre de perdre d’entrée dix jours sur un misérable visa qui n'en compte que soixante. Tu verras d’ailleurs par la suite que bien nous en avait pris... Une fois à Jayapura on s'était occupés d'obtenir une « surat jalan » (sorte de permis-laisser-passer, obligatoire pour sortir des villes), et bien sûr il avait fallu batailler avec les poulets pour ne pas la payer trop cher, classique, tristement classique (voir le chapitre IX). On avait aussi acheté de la bouffe et certains articles introuvables dans l’intérieur, parmi lesquels des médocs costauds anti-palu-malaria parce que crois pas mais c'est un risque très sérieux dès qu’on quitte les montagnes du centre. Pour finir il ne nous restait plus qu'à trouver un avion pour Wamena, ce qui ne fut pas si facile car il n’y avait plus qu’une compagnie qui effectuait le trajet et en plus certains de ses avions étaient bloqués au sol pour problèmes techniques. Quels problèmes? Oh rien de grave, des fenêtres qui avaient du jeu et menaçaient de s'envoler, des trains d’atterrissage qui ne fonctionnaient pas, quelques petits désagréments bénins en somme. Opiniâtres comme à l’accoutumée on avait quand même réussi à en dégotter un pour le lendemain, avec ou sans problèmes techniques allez savoir. Pourquoi encore l'avion ? Tout simplement parce que c'est ça ou se taper un bon 700 kilomètres à pied, ce qui écornerait notre visa au-delà des limites du raisonnable... Tu as consulté une carte et tu as vu une route ​? Oui, je te félicite, sur la carte il y en a une en effet, et elle y était déjà dans les années quatre-vingt-dix, mais ils ont oublié de préciser qu'elle était en construction. Faut croire qu'ils aiment bien se projeter dans le futur, même si à ce niveau-là ça relève carrément de la science-fiction parce qu'à mon humble avis cette route ne sera pas finie avant le siècle prochain, au bas mot (en 2013 elle ne l’était toujours pas, les travaux n'avancent pas à cause de deux obstacles naturels majeurs : la profondeur des poches des fonctionnaires en charge et l’étendue de leur incompétence). Cinq heures du mat’, en route ! Petit café à l'aéroport, cousin et tantine vont se faire enregistrer, je les suis cinq minutes plus tard. J’arrive au comptoir mais l’employée me dit que je dois prendre l’avion suivant. Et pourquoi donc s’il vous plaît ? Parce qu’il n y a plus de places dans celui qui part maintenant ! Meuh non, regarde mon ticket, j'ai un siège confirmé ! Elle s’en fout, elle a mis des sacs de riz à ma place et me dit, un sourire narquois aux lèvres, que j'aurais dû m'enregistrer plus tôt. Pardon ? L'enregistrement commence à six heures et il est six heures moins cinq, maintenant ça suffit, on arrête de rigoler et tu me donnes la carte d’embarquement ! Elle m'ignore et sort du comptoir, sans quitter son petit sourire ironique et bien sûr sans un mot d'excuse. Je la suis pas content en demandant des explications mais elle m'ignore de plus belle, elle commence à m’énerver celle-là. Une fois dans le bureau ça continue, toujours pas un mot mais un rictus à la commissure des lèvres qui en dit long. J’explose et je vire un coup de pied dans une chaise, et là pour le coup le sourire lui rentre dans la gorge. Espèce de #*$&^****, que je lui dis, tu as de la chance de pas être un homme !!! Des papous interviennent : calme-toi mister ! Me calmer ? Elle m’a viré de l’avion, ensuite même pas elle s’excuse ni ne dit quoique ce soit, et en plus elle se fout de moi, sale @%^* qu’elle est ! La petite fait un repli stratégique dans l’arrière-boutique, elle ne sourit plus et ma tension redescend un peu. Les papous me disent, à voix basse : tu sais, ils sont comme ça les indonésiens, quelqu'un leur glisse un billet et ils lui revendent ton siège... Soupir !!! Oui, je sais, ça va, j'ai compris, je prendrai le suivant ! Je vais mettre au courant cousin et tantine puis vais me reboire un café, que puis-je faire d’autre ? Au moment de l’enregistrement pour l’avion suivant, tiens, c'est bizarre, la fille n'est pas là, à sa place il y a un employé masculin et il me regarde d'un drôle d'air... Le vol s’effectue sans encombre, on vole à basse altitude et on peut admirer à loisir la forêt et les montagnes, ainsi que des petites volutes de fumée çà et là qui indiquent une présence humaine... Arrivé à Wamena les potes m'accueillent en grande pompe. J’avais oublié de leur dire où était le seul hôtel pas cher du coin mais ils connaissent la musique, ils l’ont trouvé en deux-deux et ont déjà réservé une chambre pour le naps. Ils sont accompagnés de papous qui espèrent qu’on va louer leurs services pour aller marcher. Les tarifs sont prohibitifs : 200000 roupies pour un guide qui parle anglais, 100000 pour un qui ne le parle pas. Merci les gars mais on va marcher sans guide, y en a franchement pas besoin vu que la vallée de la Baliem c'est pas la forêt impénétrable, ne vous inquietez pas, on va très bien s'y retrouver tout seuls comme des grands ! Ce qui est tout à fait vrai, on voit très bien, quand on arrive en avion, que les abords immédiats de ladite vallée ont été déforestés et qu’il est facile d'aller de bled en bled au départ de Wamena. Et aussi on ne le leur dit pas mais, et d'une leurs prix sont bien trop élevés, et de deux on veut faire travailler les gens des petits villages qui n’ont que très rarement l’occasion d’accompagner des touristes vu que tout le monde affrète les services des gars de Wamena qui leur sautent dessus dès leur descente d’avion, et de trois ces gars de Wamena ne connaissent que les abords immédiats de la vallée mais pour aller plus loin il faut de toute manière des gens du cru. Car on veut traverser la chaîne des montagnes centrales et continuer au-delà jusqu'à la côte sud, autant dire pas la porte ni la forêt à côté... Il est temps d'aller montrer patte blanche et surat jalan chez les flics, c'est pas qu’on les aime ces tordus mais c'est obligatoire et ils rigolent pas avec ça. Si tu me crois pas va lire les brillantissimes chapitre VIII et X du premier tome, tu verras de quoi il retourne et ce qui arrive aux étourdis qui ont oublié leur surat jalan. Ils nous regardent d’un œil un peu suspicieux vu tous les noms d’endroits où nous prévoyons de passer que mentionne notre permis, petit serrage de fesses et profil bas, pas qu’ils nous interdisent je ne sais quoi... Ouf, c'est passé, maintenant on peut aller se balader dans Wamena et profiter de notre dernier jour à manger pas trop mal et à pouvoir se doucher. Petits serrages de mains avec les quelques papys irréductibles du coin qui sont toujours « habillés » à l’ancienne, c'est à dire à poil avec un étui pénien pour tout vêtement, et dont le cheminement intérieur a dû être grosso modo comme suit : je m’en tape de toute ces drôles d'inventions, de ce métal, de ces avions et de cette religion bizarre que les faces de craie sont venus nous emmener, et je m’en tape aussi qu’ils aient dit qu’il fallait porter des vêtements, moi je suis né comme ça et je mourrai comme ça ! Perso je respecte cette attitude... Évidemment il y en a de moins en moins, aujourd'hui quasiment tout le monde porte des vêtements et de fait on assiste à la fin d'une époque. Ou dit plus joliment, avec cette verve poétique qui m'a rendu célèbre dans les salons à la mode, le soleil de leur civilisation a déjà glissé sous l'horizon, et ce à quoi l'on assiste de nos jours sont les derniers rayons qu'il darde au monde avant de disparaître complètement et à jamais. Les missionnaires y sont pour quelque chose, car ils ont été très actifs dans la région, mais il ne faut pas oublier non plus le rôle du gouvernement indonésien pour lequel il n'est pas convenable de se balader les fesses et la poitrine exposées aux regards ambiants et de ne pas avoir de religion. Est-ce un bien, ou est-ce un mal ? Va savoir, c'est difficile à dire car il y a du pour et du contre des deux cotés, mais en tout cas aucun des papous avec lesquels j'ai parlé de cet état de fait ne regrettait le bon vieux temps. Tous se disent heureux que les guerres tribales et le cannibalisme se soient arrêtés, et de pouvoir maintenant aller se promener dans le bled d'à côté sans avoir peur de finir en ragoût ou en méchoui, ou de se faire cribler de flèches. Certains occidentaux regrettent la disparition des cultures primordiales et souhaiteraient que perdurent ce qu’on a appelé les « Disneyland à ethnologues », histoire de pouvoir aller faire mumuse à prendre de belles photos ou à écrire de beaux livres sur la question des peuplades dites primitives, sauf que les papous, qui à mon avis sont quand même les premiers concernés, n'en font pas cas et disent tous carrément que ce qu’on appelle leur culture ancestrale ne valait pas un clou, qu’il y avait trop de magie noire, de violence etc., et que maintenant ils ont évolué et en sont bien contents. Ma foi, ils sont libres de leur choix, n'est-ce pas ? Pour en revenir aux papys, quand on leur serre la main c'est un vrai serrage de pinces, pas un truc visqueux comme le salaman indonésien où la main glisse rapidement dans la pogne de l’autre comme si on avait peur de se salir. Les papys papous, ils te chopent la mimine et te la lâchent plus pendant un moment tout en t'examinant, te scrutant et te détaillant, les yeux dans les yeux. Si tu en fais autant tu vas probablement ressentir qu'il y a un drôle de sentiment qui passe, j'en parle souvent car ça m'a vraiment impressionné : la rencontre entre un gars qui est né à l'âge de pierre (car les papous n’avaient pas découvert le secret des métaux, à l'époque tous leurs outils étaient en pierre), qui a été cannibale dans ses jeunes années et qui a vécu toute sa vie en contact étroit avec la nature, et un autre gars qui, lui, est né à l'époque des fusées spatiales, de la télé etc., et qui dès sa naissance a été coupé de la nature par la « civilisation » moderne matérialiste. Deux homo sapiens, donc deux représentants de la même espèce, et pourtant deux histoires personnelles si différentes, séparées par le contexte socioculturel bien sûr mais aussi par plusieurs millénaires d’histoire. Et tout ça qui passe, là, dans le regard, en quelques secondes, une sensation vraiment étrange et difficile à expliquer (je n'y arrive d’ailleurs pas comme je le voudrais) et qu’il faut ressentir par soi-même pour comprendre... J’avais déjà senti ça la première fois que j’étais passé à Wamena quelques années auparavant et avais assisté au festival de la vallée, et si tu as lu l’excellent chapitre X du premier tome tu auras remarqué que le passage ci-dessus en a été copié, oui, de nos jours on fait de la récupe avec tout... Wamena, c’est pas que c’est l’enfer, mais y a pas grand chose et donc après un bon repas, une bonne douche et un bon dodo il ne nous restait plus qu’à partir le lendemain matin. Les quinze premiers kilomètres se firent en transport local avec une bande de papous. Une route ? Oui, faut pas croire que les indos n’ont rien fait pour la Papouasie, ils ont quand même, en remerciement de tout l'or, le gaz, le pétrole, le cuivre et le bois qu’ils ont piqué et piquent encore à leurs légitimes propriétaires, goudronné quinze bornes, pas de la rigolade ! Goudronné c'est un bien grand mot remarque, une myriade de nids de poule ponctue le trajet... Le pick-up nous laisse là où finit son parcours, c’est à dire là où finit le goudron-gruyère, et c’est le début de la marche. Au début quelques papous qui étaient avec nous dans le véhicule nous accompagnent car ils vont dans la même direction, puis arrivés au croisement où nos routes se séparent ils nous font voir un pont suspendu sur la rivière qu’il va nous falloir traverser pour aller vers là où on veut aller. Naps, il fait comme le capitaine Haddock dans Tintin au Tibet : il part comme une flèche et caracole un instant dans le peloton de tête, avant de se faire rapidement rattraper et distancer, et de finir en peu glorieuse lanterne rouge. Je m’étais pourtant bien moqué du capitaine Haddock à l'époque où j’avais lu l’album... On passe le pont et on s’engage sur un sentier. C’est du facile, franchement je comprends pas ce qu’ils ont tous à prendre des guides pour ce type de parcours, le chemin à suivre est quand même évident. On passe par des petites huttes et des plantations où comme d'habitude il n’y a que les femmes qui travaillent, c’est qu’ils sont malins les papous, et à chaque fois salutations et petite conversation sont de rigueur. Parfois il faut enjamber des barrières, ou disons des amoncellements de bouts de bois, probablement mis là pour que les cochons, l'or de la Baliem, n'aillent pas batifoler trop loin et se perdent ou se fassent embarquer par les voisins. Parce que là ça finirait mal, ou comme ils avaient expliqué l’année où j’étais venu pour le festival : aux temps révolus d’avant les missionnaires, les guerres tribales démarraient toujours pour un ou plusieurs des trois motifs suivants, à savoir vol de terres, vol de cochons ou vol de femmes (est-ce si différent dans nos sociétés dites modernes, je laisse le soin de développer à d'autres)... On rencontre un papy et son étui pénien, et on s'engage dans une discute avec lui car il est très communicatif. Malheureusement il parle pas indo et nous on entrave rien à l'austronésien, très vite ça tourne au dialogue de sourds. On croit comprendre malgré tout qu’il échangerait bien son sac en écorce d’arbre tressée contre un de nos sacs à dos, mais même si le noken (ça s’appelle comme ça) est très beau nous déclinons l’offre... La fin de la journée s’annonce, il va falloir trouver où dormir. Le sentier bifurque et à quelques centaines de mètres sur la droite on voit un hameau, voilà qui fera une très bonne halte pour la nuit. On rencontre deux papous qui nous demandent où on va et qui nous proposent de dormir chez eux, ils habitent un peu plus loin. On les suit et arrive à lieu-dit où il y a deux huttes, chacune de part et d’autre du chemin, et ils nous en cèdent une pour notre usage personnel. On s'installe et on converse un peu, ils sont ma foi sympas. Le mobilier est réduit à sa plus simple expression, c'est-à-dire rien, et chacun étend, qui leur couverture de survie, qui son plastique, pour dormir au dessus de la paille et ne pas déranger les puces qui en ont fait leur résidence principale. Comme déjà dit dans le chapitre IX les papous ne sont pas très doués pour recevoir, et en conséquence personne ne nous propose de manger ou ne nous questionne au sujet de si on a des provisions qu'on voudrait cuisiner. Va savoir pourquoi on est un peu gênés et on ne demande rien, le repas du soir se composera donc de nouilles déshydratées crues, un régal aux dires des indos... Pas de feu, vu comme les murs en chaume sont isolés et vue l'altitude ça caillera dur cette nuit-là. On y survit, et le lendemain on tend au maître de maison 10000 roupies tête, ce qui est un prix plus que raisonnable en regard du standing proposé. Oui mais voilà, le monsieur, qui avait pourtant l’air si gentil hier soir, il veut 50000 par personne ! Cousin reste impassible comme à son habitude, tantine et naps s'énervent pour trois : quoi ? Tu rigoles ? Même à Wamena on a payé moins cher à l’hôtel, et pour une chambre avec l'électricité, un lit, des couvertures et une salle de bains ! On finit par payer ce qu’on avait estimé correct, mais hélas on se quitte un peu fâchés. C’est ma faute, j'aurais dû y penser, on est encore trop près de Wamena et il y a tellement de gros malins qui sont passés par là et on jeté l’argent par les fenêtres que les papous du coin nous prennent pour de riches fous qui n’ont pas la notion de l’argent, c'était à prévoir. Ça nous servira de leçon, et il est clair qu'à partir de la prochaine fois on négociera l’hébergement avant de l'accepter... La marche reprend et après deux ou trois heures j’arrive à un village (je dis « je » parce que ça faisait déjà belle lurette que mes deux loustics avaient distancé le capitaine Haddock), et découvre cousin en train de faire un feu au moyen de la perle de son attirail, un petit brûleur portatif high-tech. Un truc à manipuler avec précaution, ou, comme il dit lui-même : un jouet pour garçons ! On se fait quelques pâtes et c'est reparti. Tiens, on rencontre une occidentale, une australienne pour être précis, et si je signale le fait c'est parce que ce sera la seule face blanche qu’on verra en cinquante jours de voyage. Elle se fait une petite randonnée de quatre-cinq jours dans les environs de Wamena et est en compagnie de deux papous, l'un étant son mec et l'autre genre le porteur. Après les politesses et banalités d’usage on repart, et arrive à un petit pont après lequel ça va commencer à monter car il y a une colline à passer. Ça monte en effet mais j’aime mieux ça, car du coup Tintin et Tintine me distancent moins. On continue notre route et on rencontre pas mal de papous, tous assez étonnés de nous voir ici sans chaperon, ben vous avez pas de guide ? Ce sont des occasions de stopper cinq minutes et de tailler une bavette, et pour moi de reprendre mon souffle... Une fois tout en haut de la colline on arrive en vue de notre destination du jour, un village niché dans une vallée assez large. On y entre un peu avant le crépuscule et on avise un petit cours d’eau qui nous servira de débarbouilleur une fois qu’on sera installés. On nous indique le chef du village, et nous lui faisons nos hommages en tant qu’ambassadeurs du pays tricolore. Il y a une espèce de bâtiment « moderne » (je cite), c’est à dire pas une hutte mais plutôt une maison qu’on sait pas à quoi elle sert mais qu’il nous propose d’investir. Le palace est juste à côté de la cuisine et ce coup-ci on se fait à manger sans demander notre reste, la route ça creuse ! Les gens sont accueillants, on décide de passer une seconde nuit. Du coup on a l'occasion de discuter avec certains d'entre eux, et notamment avec le chef qui vient nous demander conseil car il a un gros problème. Tous les jours vers la même heure il sent comme des coups de couteau partout sur le corps et surtout dans le dos, ça fait déjà un bail que ça dure et aucun médicament n’y a rien fait. Évidemment ça fait très mal et ça le fatigue beaucoup, et évidemment aussi il ne peut quasiment plus rien faire comme travail physique. D'après lui il est victime du swangi (magie noire). Mais pourquoi quelqu'un vous voudrait-il du mal chef ? C’est que j’ai eu une embrouille rapport à une histoire de cochons avec les mecs du bled de l'autre côté de la rivière où c'est que les gens sont connus pour se livrer encore à des pratiques de sorcellerie car ils n’ont pas voulu se convertir au christianisme ! Je t'avais pas dit mais tantine est infirmière de formation, elle lui demande de nous faire voir ça. Il tombe sa chemise, et c’est vrai que son dos est constellé de dizaines de petites cicatrices qui ressembleraient bien à des coups de pointe de couteau. Tantine est perplexe, elle n’a jamais vu ça de sa vie surtout qu'en plus le chef dit que ces cicatrices sont apparues spontanément à l’époque où tout a commencé. Bon, on n’est pas des magiciens, tout ce qu’on peut faire c’est lui expliquer deux-trois parades connues contre ce type de problèmes et notamment, vu qu’il est chrétien, certains versets à réciter qui sont utilisés dans les exorcismes et ces sortes de choses, en espérant que ça marche... Reconnaissant, car il a bien vu qu’on compatissait sincèrement à son état, il nous fait une ristourne sur le loyer, et pour nous guider (parce qu'à partir de maintenant les choses vont se compliquer et il est impensable de continuer seuls vu qu’il va falloir passer la chaîne des montagnes centrales) il nous offre les services de deux de ses hommes de confiance, deux frères. L’un est petit et trapu, avec des bras qu’on dirait des vérins hydrauliques (pas ce genre de bras gonflés en salles de muscu, plutôt le genre développés à force de jouer de la machette), il est pas causant mais nonobstant ce fait très sympa. L’autre a fait ses études en ville, et hélas comme beaucoup de papous est revenu dans son village d'origine à la fin de celles-ci car il n'a pas trouvé de boulot à cause de son origine ethnique (et oui, on parle toujours du racisme des blancs mais je peux te dire qu’il n’est rien comparé à celui des asiates envers ceux qui ont la peau foncée et qu’ils traitent ouvertement de sous-race, de singes etc.), il parle très bien indonésien, est plus bavard que son frère mais tout aussi sympa, le compagnon de voyage idéal. Nous nous mîmes donc en route. Le plus jeune est bien équipé, doudoune et bottes en caoutchouc qu'il a dû ramener de la ville, son grand frère est un vrai montagnard en tee-shirt et pieds nus... Seulement naps, il avait un petit problème à son pied pourri. Je parle souvent de ce pied, et je vais donc t’expliquer succinctement de quoi il retourne : quand j’étais gamin je me suis pris un bus dans la face une fois que j'étais à vélo, et c’est le pied qui a pris. Les docs ont pu en sauver une partie, mais j’y ai laissé des plumes et ai été obligé de me faire réopérer plusieurs fois. La dernière en date c'était en 1995 et je m’étais fait raboter, entre autres, un bout d’os au niveau de l’endroit sous la plante où se trouve normalement le troisième orteil. Je sais pas ce que le chirurgien a traficoté mais depuis j’ai de temps en temps une petite infection pile là où il a raboté, je suppose qu’il avait pas dû faire son boulot très consciencieusement et que quelques petits bouts d’os ou de je ne sais quoi sont restés. C'est qu'il était pas content le monsieur, car j'avais refusé de payer le dépassement tarif sécu éhonté qu'il pratiquait et avais tourné les talons en disant que puisque c’était comme ça d’opération il n'y aurait point. Sa secrétaire m'avait rattrapé en me disant qu'on pouvait s'arranger, marchands de tapis qu'ils sont, et l'acte chirurgical avait finalement eu lieu, mais l'autre margoulin s'était un peu braqué contre mon insigne personne. Je m'en étais bien rendu compte quand il avait dû se fendre de sa visite post-opératoire et avait arraché le drain que j'avais au pied sans ménagement aucun, à tel point que l’infirmière lui avait dit d'y aller un peu plus doucement quand même. Une sale type qui ne pense qu'au pognon, et qui bien que venant d'une famille aisée et portant un nom à particule ne voit aucun obstacle moral à demander des rallonges faramineuses à qui veut avoir l'honneur d’être opéré par lui, même si la personne en question ne roule visiblement pas sur l'or (là je parle de naps, je sais pas si tu avais suivi). Il n'est hélas pas le seul sur cette planète à thésauriser ainsi et à ne vivre, ne penser et n'agir que pour l'argent, et ma foi, grand bien lui fasse. Quel dommage qu'il ne puisse rien emporter dans sa tombe, toutes mes condoléances anticipées ! Bref, en tout cas là ça faisait déjà deux jours que l’infection était repartie, super. Oah, au début je m’étais pas inquiété, ça faisait pas trop mal et c’était juste l'histoire d'un petit abcès et d'une petite goutte de pus à nettoyer en fin de journée, et puis d’habitude ce n'était guère qu’une question de quelques jours d’inconfort avant que l'infection ne se soigne d'elle-même... Sauf que ce jour-là, au bout de peut-être deux ou trois heures de marche dans la boue et la flotte (car c était bien détrempé), ça faisait trop mal et je m’arrêtai démouler un peu le pied pour voir où ça en était. Las ! Je constatai que la goutte avait fait des petits, ce n’était non plus une mais bien trois ou quatre gouttes que je pressais, et une fois l’opération menée à son terme je vis qu’il restait un trou de la taille d'une tête d'allumette sous mon peton. Pour être franc ça ne m’étonnait pas tant que ça, marcher les pieds trempés ça n’a jamais aidé les infections. Un coup de désinfectant et je repars... Je rejoins le reste du groupe et leur fais part de la chose, à ce stade-là je pensais encore que ça allait guérir assez vite. Du coup forcément ma moyenne, qui était déjà pas brillante, chute, surtout que ça monte dur. Je finis par arriver, en même temps que la voiture balai, au but de la journée : la « gua batu ». En français ça veut dire « la grotte en pierre », ce qui semble bien être un pléonasme mais comme dit un de mes livres de langues orientales : ce type de structure est couramment utilisé et introduit un élément de précision supplémentaire qui peut nous paraître superflu... Toujours est-il, et pour rester dans le littéraire, qu’à ce niveau c’est plus du pléonasme mais de l’euphémisme, personne chez nous n’appellerait ça une grotte car tout au plus s’agit-il d'un renfoncement dans un rocher sous lequel on peut, et sous lequel justement on va, dormir. Il faut espérer qu’il ne pleuve pas trop fort cette nuit parce que sinon on va rigoler, surtout que comme on est montés en altitude ça caille sévère. On fait deux feux, on mange puis on se blottit pour la nuit comme des petites marmottes, on doit sûrement être mignons à regarder... Coup de bol il ne pleuvra pas cette nuit-là et au matin, après un petit dej' nouilleux, on reprend la route, ou plutôt la pente. On est maintenant plus ou moins au sommet des montagnes, je ne sais pas à quelle altitude mais depuis hier la flore a changé, il n’y a plus que quelques arbres rachitiques et un genre de toundra au sol. En tout cas le sol est mouillé et boueux à souhait, mon infection va aimer... Au bout d'un moment y a quasiment plus de végétation et ça devient très caillouteux. La topographie est bizarre, c’est assez plat et on voit bien que ça ne va plus monter mais ça ne descend pas encore. Le plus jeune frère reste avec moi qui suis constamment à la traîne, pas par mauvaise volonté mais parce que ça fait vraiment mal cette affaire ! On se prend une bonne pluie et voilà, on est trempés jusqu'aux os, parfait. Vers la fin de la journée notre maison d’hôte n'est toujours pas en vue et on a perdu les autres. On contourne une falaise, descend un peu et essaie de suivre le sentier, oui mais quel sentier au fait ? Car des sentiers il y en a plusieurs maintenant, enfin ce sont pas vraiment pas des sentiers mais disons que comme qu’il n y a plus vraiment de végétation et que donc tout est pelé fatalement tout se ressemble et on ne sait pas très bien quelle direction prendre. Ça pleut, il y a plein de brouillard, le guide me dit qu’il va partir en avant pour essayer de retrouver les autres. Le petit souci étant qu’il ne connaît pas le chemin, il m'avoue n’être en fait jamais passé par là et ne pas savoir où se trouve la hutte où on est censés dormir, l'habitué du coin c'est son grand frère. Ah oui, parce que j’avais oublié de te dire mais les papous ont monté un abri là-haut, car cette route est un axe important entre les villages et il arrive que des locaux soient pris par la nuit, comme nous quoi ! Il me propose de prendre mon sac pour que j’aille plus vite. Normalement je n’aime pas que quelqu'un d’autre que mézigue le porte, mais là pour le coup la situation n'est pas mirobolante et c'est vrai qu’il faut que je marche plus rapide. Je lui passe mon fidèle compagnon de toutes ces années de voyage et ensemble ils partent dans l'horizon brumeux, bientôt je ne les vois plus. Je continue à avancer au hasard, il pleut comme vache aux toilettes et la nuit tombe. Je commence à me dire que j’ai fait une bêtise de lui laisser mon sac car il y a tout mon matos de survie dedans, matos qui dans le pire des cas m’aurait au moins permis de dormir au sec, de mangeouiller un peu et de faire un feu. Sauf que là c’est lui qui l’a et que s’il ne me retrouve pas d’ici peu je vais passer une sale nuit tout seul, trempé, grelottant de froid et sans rien pour me réchauffer... Je marche, tout en battant ma coulpe, à chaque minute qui passe la nuit prend un peu plus le pas sur le jour et bientôt on n'y verra goutte, l'affaire est très mal engagée. Soudain, alors que la lumière de l'espoir vacillait de concert avec les derniers rayons du soleil se fondant dans le crépuscule, je vois une ombre qui s'approche dans ma direction. Serait-ce le swangi qui vient se repaître de ma souffrance et m'annoncer ma fin proche ? Non, c'est le guide, il a trouvé la maison d’hôte, elle est vers là-bas. En effet, après quelques minutes je vois une lueur poindre dans la pénombre, on y est, ouf ! L’intérieur, c'est cosy comme on dit en franglais. Le sol est recouvert de végétaux et deux grosses branches faisant office de piliers en soutiennent une troisième qui culmine à deux mètres au-dessus de nos têtes en guise de faîte, faîte sur lequel plusieurs épaisseurs de grandes feuilles ont été plaquées pour protéger des éléments. Y a pas à dire, c'est du bon boulot, l'étanchéification est parfaite. Tu faisais des cabanes quand tu étais petit ? Si oui alors tu vois à quoi ressemble cette auberge de station d'altitude papoue, par contre si tu as passé ton enfance hypnotisé par la télé et les jeux vidéos il se peut que tu aies du mal à conceptualiser la chose et en ce cas vois-m'en fort désolé pour toi. À l’intérieur, un bon feu, de la bouffe qui chauffe, et toute l’équipe qui est quand même soulagée de pas avoir perdu le naps en route, pas que ça aurait été une grande perte mais quand même... Je me fais sécher, essore mes chaussettes et les place près du foyer (en faisant gaffe qu'elles ne gouttent pas dans la casserole, tu m'as pris pour qui ?), et pour ce qui est de mon infection je ferai pas de commentaires, demain ça va être du sport... Petit à petit ça va mieux, la peau et les vêtements sèchent, les muscles se relâchent, l'estomac se remplit de riz, et tout finit dans une bonne nuit au sommet de cette montagne dont nous ne savons même pas le nom. Au petit matin il fait frisquet, une assiette de nouilles pour réchauffer la carcasse et en avant. Tout de suite le pied me lance, mais pas la peine de m’étendre sur le sujet, j'ai pas envie de passer pour un geignard... On commence à descendre et la foret redémarre, si tout va bien ce soir on sera arrivés à bon port. Mais hélas tout va pas bien, les papous ont pavé le chemin. Enfin pavé n'est pas le terme exact, il s'agit en fait de rondins de bois placés perpendiculairement à la pente. D’après nos guides c'est pour faciliter la marche rapport à la boue, d’après naps il valait mieux la boue parce que ça lui fait encore plus mal de poser son infection sur ce sol inégal car cannelé. Cela dit on ne peut que saluer la performance technique, imagine-toi des centaines ou plus de grosse branches qui font comme un gigantesque escalier, au milieu de nulle part entouré de forêt. Ah tiens il pleut, super, la fête bat son plein... Je tempête, peste, renne, rougne, renâcle, j'en passe et des meilleures, contre ces papous qui n'ont rien d'autre à faire que de placer des handicaps en travers de ma route qui était déjà assez difficile comme ça quand soudain, au détour d'une courbe, je découvre l'avant-garde qui a installé un petit camp et est en train de faire la popote. Que voilà une bonne nouvelle, c'est vrai qu'on est à la mi-journée et qu'il commençait à faire faim ! On repart, je râle de plus belle mais tout vient à point à qui sait attendre, vers le milieu de l’après-midi on a eu la montagne et les rondins à l'usure et c'est le retour sur le plat. Par contre on n'a plus le temps de poursuivre jusqu'au village à cause de je te fais pas un dessin pour te dire qui, on va dormir sur la route et justement il y a quelques cases qui s'annoncent. L'une d'elle nous accueille et le feu y est allumé, on est bon. Il n'y a bien sûr pas de meubles mais mis à part ça c'est bien équipé, y a moyen d'accrocher les chaussettes et le reste au dessus de l’âtre. L'enclos pour les cochons occupe quasiment tout le rez-de-chaussée, laissant juste une bande de disons un mètre de large pour les humains, mais pas d’inquiétude car on est dans un duplex avec chambre au premier. Le repas du soir est animé car les voisins sont venus nous visiter, et ils doivent nous trouver sympathiques car du coup ils rentrent pas chez eux mais décident de passer la nuit avec nous. Ça ne nous ravit pas, car l'espace est plus qu’exigu, mais que dire ? On s'entasse à l’étage, il y règne une température agréable entre le feu et la chaleur humaine et bientôt on imite les cochons et s'endort. Je me réveille à chais pas quelle heure, avec une envie pressante. Le feu est éteint et les ténèbres règnent, la chambre est jonchée de corps humains, mon pied me fait mal, l’échelle est étroite et branlante et en bas les cochons veillent, il me faudra toute mon agilité et toute ma nyctalopie pour réussir à descendre, sortir, me soulager et remonter sans déclencher un cataclysme... Un peu avant le lever du jour ils nourrissent les bestiaux, et ce jour-là j'ai compris d’où venait l'expression « manger comme un cochon ». Ça se bat, ça couine, ça grogne et ça grouine dans tous les sens, à tout-va et de concert, un vrai récital mais peu m'importe, je sombre à nouveau dans les bras de Morphée... Au petit matin il fait beau, les auspices nous sont favorables. On n'est plus très loin du village, et en fait on pourrait même dire qu'hier soir on a dormi en banlieue. Sur le chemin on rencontre un papy qui, au vu de mon boitillement, me suggère de me faire porter. Piqué au vif dans ma fierté (dans mon orgueil dis-tu ? Boaf, la frontière est mince) je l'envoie promener en lui disant que je suis venu jusqu'ici sur mes deux quilles et que je finirai sur mes deux quilles. Un pont à passer, un « impôt » à payer pour celui qui s'occupe de sa maintenance (vu l’état de l'ouvrage on est en droit de penser qu'il doit pas maintenir tous les jours), un coup de marchandage parce qu'avec les impôts on n'a jamais été très copains, encore un peu de marche et nous y sommes, un joli village de montagne. On nous indique la case du chef et nous nous y rendons de ce pas. Le chef c'est le papy de ce matin, aïe, incident diplomatique en vue ? Heureusement non, il est pas rancunier et même nous accueille très bien. Il a une hutte inoccupée, nous voilà en place. Après une nuit nos deux frères-guides prennent congé et ils vont nous manquer, ils ont été parfaits, autant sur le plan humain que professionnel, et leur souvenir restera gravé à jamais dans nos mémoires ! Il est pas mal ce petit bled et on décide d'y passer quelques jours. Ça reposera mon pied et ça nous permettra de passer du temps avec les locaux, parce que franchir des montagnes et patauger dans la boue c'est bien, mais faut pas oublier le côté humain non plus. Et justement de ce côté-là c'est bien typique, et les étrangers de passage que nous sommes sont accueillis à bras ouverts. Il y a une piste d'atterrissage qui, je te rassure, n'est pas goudronnée mais gazonnée, et qui sert de terrain de jeux et de pâturage vu qu'elle n'a pas l'air très fréquentée. Qui dit piste dit aérodrome, et qui dit aérodrome dit tour de contrôle, allons voir, ça doit valoir le coup d’œil. Tout est dans le même bâtiment, c'est-à-dire une baraque en planche, avec à l’intérieur une table, une radio posée dessus, deux-trois chaises et une équipe de papous qui passe ses journées à commérer au micro avec les tours de contrôle des villages alentours. Allô, tour de contrôle village A, tu m'entends ? Ici tour de contrôle village B, oui, je t'entends cinq sur cinq ! Quel temps il fait chez vous ? Il fait nuageux mais je crois qu'il va bientôt pleuvoir ! Ah bon ? Chez nous il fait soleil ! Ici tour de contrôle village C à village A, ce week-end y a untel qui se marie, passe le message à sa famille ! Ici village A, bien reçu ! Maintenant que j'y pense, une radio ça marche avec une batterie, mais comment font-ils pour la recharger vu qu'il n'y a pas d'électricité? Va savoir, mais en tout cas ça leur fait un passe-temps, parce que figure-toi que dans le coin les divertissements sont une denrée plus que rare. Quoique, ces jours-ci y a cousin, tantine et naps, représentants de la tribu des occidentaux de leur état, ça rompt un peu la monotonie... Tout le monde porte des habits, pas d’étuis pénien ni de fesses à l'air, les missionnaires sont passés par là. Ils leur ont dit que c’était très vilain de se promener peu habillé, en oubliant que Jésus sur sa croix était pas exactement en tenue de ville, et ils leur ont fait bâtir une église, comme d'hab quoi. Par contre ils ont oublié de leur expliquer comment construire une petite dérivation-canalisation en bambou depuis la rivière voisine afin que le bled ait l'eau courante et qu'il n'y ait plus besoin d'en charrier des litres et des litres, et aussi comment faire une évacuation-cheminée pour la fumée des feux ménagers au lieu de les laisser refouler en empestant toute la hutte et en faisant tousser toute la famille. Ben oui, que veux-tu, on peut pas être à la fois à l’église et à la planification urbaine, c'est comme ça, et puis de toute façon leur mission c’était la collecte d’âmes et pas le génie civil... Le papy-chef est un personnage haut en couleurs qui tient son village d'une main de fer, la clope y est interdite (même si un dealer en vend sous le manteau, mais il a intérêt à numéroter ses abattis) et idem pour l'alcool, c'est pas un mal. Vu qu'on est voisins on discute souvent ensemble, et il nous apprend que la route par laquelle on est passés est appelée « la route des missionnaires » car c'est par là que sont arrivés les premiers blancs, qui étaient aussi accessoirement des missionnaires en mission de repêchage d’âmes pour leur hiérarchie. Il se rappelle plus bien quand c’était, en 61 ? Ou en 62 ? Ou peut-être en 63 ? On va dire au début des années soixante, mais faut dire à la décharge du chef qu'avant cette époque ils ne comptaient pas les années en suivant le calendrier des visages pâles. Chef, vous habitiez ici à l’époque ? Oui, j’étais encore jeune mais j’étais déjà le chef, et je me rappelle très bien quand ils ont débarqué ! Et ensuite, ils ont fait quoi les missis ? Ils sont restés ici et ils nous ont expliqué le Jésus et le bon Dieu et tout, et après deux ou trois ans comme on était tous convertis ils sont allés au village d’à côté ! Et ? Et ben au village d’à côté ils ont fini à la casserole, et du coup on leur a fait une guerre tribale parce qu'on avait pas apprécié qu'ils aient mangé nos missis, c'est vrai quoi, on les aimait bien nos missis ! Ah oui, ce sont les risques du métier, et puis on peut les comprendre remarque, en voyant ces types à la peau blanche ils ont eu envie de goûter. Maintenant que le sujet est lancé on peut passer à la question suivante, en jouant aux naïfs : mais chef, avant les gens ils étaient cannibales ici ? Bien sûr ! Ils faisaient avaler son extrait de naissance au type qui était sur le menu, ensuite ils le mettaient sur une grande pierre plate avec un feu en-dessous, le hachaient menu avec des petits oignons et se le bâffraient ! À la manière dont il te racontait ça avec force gestes il t'en mettait l'eau à la bouche dis, ses yeux brillaient et ça devait lui rappeler des souvenirs, ah le bon vieux temps, y a que ça de vrai ! Allez, encore une question, un peu insidieuse : et vous chef, vous étiez cannibale ? Moi ? Ah non, beurk, c'est dégoûtant ! Mon œil, et je suis poli, ils étaient tous anthropophages, lui était le chef tribal, tu penses un peu s'il faisait ceinture pendant que les autres s'empiffraient. Mais il doit penser que ça nous choquerait s'il l'avouait, et même si nous ne le sommes pas le moins du monde autant changer de sujet... J’espère que toi non plus tu n'es pas choqué mais tu sais, c’était un acte rituel auquel nos ancêtres en Europe se livraient eux aussi. La consommation de viande humaine n’était pas quotidienne et avait uniquement pour but, au retour d'une guerre les bras chargés de captifs, d'annihiler complètement ses adversaires et de prendre leur force, ou quelque chose d'approchant. En écrivant ces lignes je me dis que c'est dommage qu'on n'ait pas pensé à lui demander s'il y a eu du « cargo cult » (culte du cargo, en anglais dans le texte) par ici. T'as déjà entendu parler du cargo cult ? Non ​? Ça va, j'ai compris, j’étais presque au bout du chapitre mais tes désirs sont des ordres, je vais me fendre d'une rallonge... Pour commencer, représente-toi l’intérieur de la Papouasie à l’époque. Les papous ne vivaient pas à l'âge des cavernes, car ils dormaient déjà dans des huttes et connaissaient le feu, mais ils vivaient pour sûr à l'âge de pierre (tous leurs outils, haches, pointes de flèches, couteaux etc. étaient en pierre) et n'avaient pas découvert le principe de la roue, tu vois le tableau. Un beau jour v'là-t'y pas que surgissent de nulle part des humains bizarres, ils ont la peau blanche et des sortes de feuilles aux drôles de couleurs dont le matériau ressemble un peu à de l’écorce ou de la paille finement tressée recouvrent leur corps. Ils sont arrivés dans des grands oiseaux en métal, ce fameux métal mythique auquel les tribus qui vivent loin dans le nord près d'une grande étendue d'eau infinie ont parait-il accès. Ces blancs, ils sont incroyables, ils ont un stock inépuisable de métal, mais où ils ont trouvé tout ça ? Chais pas, ils parlent d'un Dieu aussi étrange qu'eux, un type ensanglanté sur une croix, et ils disent que notre animisme, notre magie noire, nos guerres tribales et nos étuis pénien c'est pas bien ! Leur Dieu fait pas très sérieux, mais il est clairement plus fort que nos Dieux-Esprits à nous, regarde tout ce métal, tous ces objets magiques... Ils racontent que ça vient de leur terre qui est dans la direction du soleil couchant et ils expliquent ça avec des mots comme usine, productivité, chaîne de montage, j'y comprends rien mais ce que je sais c'est que leur Dieu y est pour quelque chose, et que ces oiseaux magiques sont ses messagers qui emmènent des cadeaux aux humains ! Je crois que tu as raison, l'autre jour l'un d'eux parlait dans une boîte qui lui répondait, et après quelques jours un nouvel oiseau est arrivé ! Et si on faisait une statue en bois d'un de ces oiseaux et une boîte comme celle des blancs, peut-être qu'on pourrait demander à leur Dieu de nous envoyer des cadeaux à nous aussi ? Bonne idée, et si on prie bien comme il faut il va faire venir ses oiseaux pour nous ! Et voilà cher lecteur, le cargo cult est né. Enfin là j'ai transposé l'histoire dans le centre de la Papouasie mais pour être exact ce culte est né dans les îles de la région, et au début il ne s'agissait pas d'avions mais de bateaux car les premiers contacts avec les tribus côtières ont eu lieu par voie maritime, d’où le nom de cargo. Ensuite seulement sont venus les avions et les contacts avec les tribus de l’intérieur, mais le principe est le même. Histoires, légendes et miracles, comme toute religion qui se respecte quoi... À part ça, comme plus ou moins partout en Papouasie, ils ont de magnifiques arcs faits maison et cousin est intéressé. Naps aussi, et ce d'autant plus qu'il s'identifiait à Robin des Bois dans sa prime jeunesse, mais il en a déjà un qu'on lui avait offert dans le chapitre VIII du premier tome. Cousin se dégotte un modèle de voyage, c'est-à-dire la taille en-dessous du modèle classique qui est un peu encombrant, et le chef nous fait une démonstration d'archerie, nous prouvant que malgré son âge il a toujours bon pied bon œil. Tu l'aurais vu le papy, dès qu'il a eu l'arc en main il s'est mis à faire des bonds en poussant des cris, prêt à la guerre tribale, bon sang et atavisme ne sauraient mentir... Tantine m'a donné du pansement spécial, qui fait comme une seconde peau et permet aux plaies de mieux se refermer. Après quatre jours c'est toujours pas guéri (pour bien faire il aurait fallu faire un ou deux points de suture et pas poser le pied par terre pendant une bonne semaine, irréalisable dans les conditions présentes), mais ça va un peu mieux et il est temps de continuer notre chemin vers le sud de la route des missionnaires. Le chef nous présente un de ses adjoints, un grand papou taciturne que je sais pas pourquoi mais que je baptise instantanément parrain, qui sera notre guide. À ce qu'ils disent c'est un itineraire assez dangereux, car le sentier est très escarpé et très étroit avec un méchant dénivelé et la rivière en contrebas et qu'il faut passer quelques ponts très branlants. Ça a l'air de les inquiéter, mais si tu veux tout savoir nous ça ne nous préoccupe guère... Tu te demandes pourquoi je ne cite ni noms de personnes ni noms de lieux? C'est parce que durant les cinquante jours que dureront ce voyage on va rencontrer un commandant de la rébellion papoue, et même si j'imagine que peu, voire pas, d’indonésiens francophones liront le présent ouvrage n’empêche qu'au moins j'en dirai qui puisse permettre de l'identifier au mieux ça sera. Et puis crois pas, ils ont beaucoup d'espions mine de rien, même en Europe et je suis sérieux. Je connais un anglais qui est très proche des indépendantistes et qui m'a expliqué que le gouvernement indonésien surveille les sites internet en rapport avec le pays, et qu'ils ont des sbires à l’étranger qui espionnent les lieux et les gens impliqués dans le mouvement. Il en a même vu de ses yeux lors de réunions de l'organisation, mais les types se sont fait la malle quand ils se sont vus découverts (il valait mieux remarque). Trêve de paranoïa et en route, on est le matin du onzième jour ! (à suivre...) Le texte original et quelques photos sont sur mon blog, si le coeur vous en dit...
Irish And Chips, 5 jours sur l'anneau du Kerry en Irlande English translation pending
by Zapo64 · 2013-12-18 · 30 replies
Après la Finlande, il y a deux ans, plus notre road trip entre la Norvège, la Suède et la Finlande, me voici de retour pour un nouveau carnet de voyage dans le sud ouest de l'Irlande, sur 5 jours le long de l'Anneau du Kerry.

Ce carnet a été publié sur notre site et dans la catégorie blog on a aussi rajouté quelques petites infos complémentaire : www.retourdumonde.fr



L’Irlande. Il ne nous a pas fallu grand chose pour nous décider, aucun de nous deux n’y avait jamais mis les pieds, les paysages, du peu que j’avais vu, me rappelait un peu la beauté de l’Ecosse, et surtout la lecture de quelques articles sur l’anneau du Kerry sur le blog de Julie de Carnets de Traverse avait achevé de nous convaincre. Bref, on a donc décidé de se faire ça en 5 jours, histoire d’avoir le temps de prendre notre temps et de profiter des coins reculés de la péninsule d’Iveragh.

Une chose avant de commencer le récit de ce voyage : il faut toujours vérifier et re-vérifier ses réservations. Pourtant, comme tout voyageur, on est assez bornés là-dessus. Et pourtant….un oubli arrive vite. En l’occurrence un simple oubli de lettre dans un nom de famille a bien failli remettre en cause le départ. Après une petite sueur froide au check in du vol Aer Lingus pour Cork de 14h30, rien à signaler. Au final pas de souci, le personnel a été prévenant et nous a bien aidé, de toute façon la réservation ne pouvait pas être changée.

Nous sommes de retour dans le terminal 1 de Roissy, plus de 6 mois après notre voyage en Laponie, forcément ça rappelle quelques bons souvenirs. Sauf que cette fois-ci, nous sommes habillés plus…normalement on va dire. Tour rapide dans le terminal, le passage habituel aux douanes, salle d’embarquement et nous nous installons dans l’avion, à peine rempli. Il faut dire que nous sommes sur un vol en semaine, et qui n’est pas à destination de la capitale irlandaise.

Atterrissage sans encombre et première goulée d’air frais et humide. Ça fait du bien, c’est tout ce qu’on désirait, retrouver un peu l’air pur, l’air qui vient du large, celui qui vous requinque en moins de deux, et vous fait sentir plus…propre. Histoire de faire les choses en grand, Cork nous accueille avec un double arc-en-ciel. Rien que ça. C’est d’ailleurs une des premières photos de ce voyage, histoire de marquer le coup.

Voilà notre seconde maison pour ces 5 jours, on reprend nos marques depuis février, on installe la carte, on prépare la Go Pro, la bouteille d’eau pas loin, un extrait de Google Map par ci, les réservations par là, le sac photo à portée de main. Bref on retrouve nos bonnes vieilles habitudes, sauf que pour cette fois, une chose a changé… Le volant n’est pas du bon côté. Je le prends bien, j’essaye de ne pas stresser, de créer des nouveaux réflexes et surtout de les garder.





On prend la route, un peu tendus. Conduite manuelle, embrayage un peu moisi, stress des priorités, mais petit à petit les choses roulent, la route défile avec RTE, la radio nationale, en bande-son. Pas le temps de regarder les paysages, alors je me les faits décrire par ma co-pilote.

Petit à petit, les paysages se vallonnent, la route se resserre, mais le flot de camions lui ne semble pas diminuer. A droite, nos premiers moutons, à gauche un champ d’où émane un léger brouillard comme en suspension au dessus de l’herbe verte, trop verte. D’un vert presque ostentatoire.

La route s’allonge, et soudain je vois un panneau : Lough Guitane. On a un peu révisé avant de partir et on sait que Lough = Loch = Lake = Lac. Bref, un coup d’œil derrière et je m’engage sur la route minuscule en me demandant au fur et à mesure si je n’ai pas fait une connerie. La route monte en pente sèche, elle n’est pas large. A la première voiture croisée, c’est le petit coup de flip.

On ne voit pas de lac, on se demande si on est sur la bonne route, ou plutôt si elle mène quelque part. A chaque portail de maison, on hésite à faire demi-tour, puis en haut d’une montée, on aperçoit le lac coincé entre les Mangerton Mountains. La nuit tombe vite et rapidement et sur ce petit chemin, notre premier arrêt sera pour contempler ce paysage qui introduit bien le voyage que nous amorçons : un pré avec des vaches et des moutons, un lac en second plan, et les montagnes derrière.







Dans notre dos le soleil se couche, on profite de la vue sous le regard d’un bélier, on prend notre première dose de paysages. Un lac, coincé entre des montagnes Toblerone, au dessus la lune, à gauche deux vaches qui nous regardent dubitativement.

On prend quelques photos, on prend le temps de s’approprier la vue, et on remonte dans la voiture. A peine nos deux paires de fesses posées sur les sièges que la pluie se met à tomber avec force et fracas.





On ne voit pas grand chose, mais on avance, et soudain la pluie s’arrête, plus confiants on continue la route pour rejoindre Killarney. On se paume un peu dans le dédale des ronds-points, et derrière nous la file des voitures s’allonge grandement. On rate notre chemin, on fait demi tour en rase campagne et enfin on arrive à l’Inveraray Farm Guesthouse, ou plutôt chez Eileen et Noel. Eileen, nous accueille avec le sourire, on se sent déjà comme chez une grande tante.

Elle nous prépare un thé bien chaud, avec des petits cookies, et le traditionnel nuage de lait. Ca y est on est bien en Irlande. Pendant qu’on déguste notre thé, Eileen nous parle avec amour de la région, est contente de voir que, contrairement à la majorité des gens de passage, on ne va pas se contenter d’avaler l’Anneau du Kerry en une seule journée, et qu’on va prendre le temps de se perdre, de farfouiller, de se balader. Bref, elle nous donne ses bons coins, nous dit quoi voir, quoi faire, où aller. Eileen nous dit tout, jusqu’à nous conseiller un chouette restau.







Ca tombe bien, on a faim. Sans doute le décalage horaire (et oui une heure ça change tout). On saute dans la voiture, on fait la route vers un phare dans la nuit, soit le seul pub-restaurant, sur la route du Gap of Dunloe. Pas de chance, alors qu’on était contents d’être là, le serveur, avec son plus bel accent irlandais de la campagne, nous explique, ponctuant chaque mot par 'Maybe" que ce soir, exceptionnellement ils ne servent pas à manger.

Un peu dégoûtés, on décide de partir sur Killarney en se disant que là-bas, on trouvera bien quelque chose. Il recommence à pleuvoir, on marche dans Main Street, où toutes les 3 boutiques se trouve un pub. Beaucoup de restaurants fermés, malgré l’heure de dîner.

On jette notre dévolu sur un fish & chips, en "Eat-In". Le poisson est bon, la friture aussi, pas trop grasse, mais finalement on n’avait pas si faim, et pour moi la fatigue se fait sentir. Toujours ce fichu décalage horaire…

Route en sens inverse, retour au B&B, Eileen, se confond en excuse pour le restaurant fermé. Décidément la politesse des irlandais n’est pas une légende. Je prend l’air une dernière fois dehors, il se remet à pleuvoir, le vent souffle.

Et puis soudain plus rien, car ici, la pluie semble partir aussi soudainement qu’elle arrive.



Que voir en... Aquitaine English translation pending
by VoyageForum · 2013-12-18 · 10 replies
Que voir en Aquitaine ? Pour préparer votre futur voyage ou week-end, un aperçu des principaux sites et lieux à visiter dans la région (carte).

L'Aquitaine est l'une des 22 régions de la France métropolitaine. Elle est composée des départements de la Dordogne (24), la Gironde (33), les Landes (40), le Lot-et-Garonne (47) et les Pyrénées-Atlantiques (64).

1- DORDOGNE (24) Belvès : ce village du Périgord Noir compte parmi les plus beaux de France. Bergerac : seconde agglomération de Dordogne, elle possède un vieux centre.Beynac : un des villages les plus connus de Dordogne avec son château et ses vieilles maisons le long de petites rues. Bourdeilles : cette petite commune, entre Brantôme et Périgueux, possède plusieurs châteaux et grandes demeures.Brantôme : au nord de Périgueux, Brantôme offre un très beau centre en bordure de rivière (la Dronne).Cabanes du Breuil : un bel et ancien ensemble d'annexes agricoles, faites de pierres et de lauses, d'une ferme située à Saint-André d'Allas, à côté de Sarlat.Castelnaud-la-Chapelle : à voir aussi bien pour le château fort que le village labélisé "Plus beaux villages de France".Chancelade : à l'ouest de Périgueux, la commune abrite l'Abbaye Notre-Dame de Chancelade.Château de Biron : dans la vallée de la Lède, à la limite avec le Lot-et-Garonne Château de Fénelon : le château de l'écrivain Fénelon à Sainte-MondaneChâteau d'Hautefort : un grand château du XVIIe siècle avec de beaux jardins situé dans la commune du même nom.Château de Marqueyssac : à Vézac, au sud-ouest du département, ce château possède de très beaux jardins dominant la Dordogne.Château de Monbazillac : petit château du XVIe siècle dans cette commune plus connue cependant pour avoir donné son nom à un vin blanc.Château de Montaigne : à Saint-Michel de Montaigne, c'est le château du philosophe Montaigne.Château de Montfort : à Vitrac, un château perché au dessus de la Dordogne.Château de Puyguilhem : un château Renaissance, comme ceux de la Loire, situé sur la commune de VillarsChâteau de Puymartin : beau château situé à Marquay, dans les environs de Sarlat.Domme : ce superbe vieux village domine la Dordogne du haut de la falaise sur laquelle il a été construit. Eymet : bastide située au sud-ouest du département.La Roque-Gageac : haut lieu touristique pour ce village et son château qui surplombent la Dordogne.Le Bugue : on peut voir dans cette commune un écomusée présentant un village périgourdin de la fin du XIXe siècle.Les Eyzies : cette commune compte sur son territoire plusieurs grottes préhistoriques (Font de Gaume, Combarelles…) dont certaines classées à l'UNESCO, de même que le très beau Château de Commarque.Limeuil : aux confluents de la Dordogne et de la Vézère, c'est un des plus beaux villages de France.Montcaret : sur cette commune ont été trouvés les vestiges d'une villa gallo-romaine.Monpazier : superbe village et un des nombreux du Sud-ouest labélisés "plus beaux villages de France".Périgord : correspond au département de la Dordogne. Il se divise en quatre "couleurs" avec le Vert (au nord), le Blanc (au centre), le Pourpre (au sud-ouest) et le Périgord Noir (à l'est/sud-est).Périgueux : au niveau touristique, la préfecture de Dordogne est connue pour sa cathédrale et ses vestiges gallo-romains.Saint-Amand de Coly : joli petit village avec une église fortifiée. Saint-Geniès : très bel ensemble architectural pour ce village des environs de Sarlat.Saint-Jean de Côle : cette commune fait partie de l'association des plus beaux villages de France avec notamment ses maisons à colombages du XIVe siècle. Saint-Léon sur Vézère : un autre magnifique village des bords de la Vézère.Salignac : c'est sur cette commune qu'on vient visiter les Jardins du Manoir d'Eyrignac Sarlat la Canéda : avec son architecture médiévale, cette superbe ville est une des plus visitées du Sud-ouest. Terrasson : sur les bords de la Vézère, la petite ville compte quelques vieux quartiers et les Jardins (contemporains) de l'imaginaire.Thiviers : une commune avec quelques belles maisons anciennes.Trélissac : en périphérie de Périgueux, la ville compte plusieurs châteaux.Villefranche-du-Périgord : dans le Périgord Noir, cette belle bastide a conservé de belles maisons du Moyen-Age et d'après.Patrimoine naturel Gouffre de Proumeyssac : une grotte naturelle ouverte à la visite située sur la commune d'Audrix, pas loin de Sarlat. Grottes de Lascaux : sûrement les plus célèbres grottes préhistoriques au monde. Elles sont situées sur la commune de Montignac.Parc naturel régional Périgord-Limousin : c'est une vaste zone de bocages et de forêts commune avec le département de la Haute-Vienne dans la région Limousin.Périgord Vert et Périgord Noir : ces deux parties du Périgord possèdent de très nombreuses forêts parmi lesquelles on peut randonner.Réserve naturelle régionale du Marais de Groléjeac : on peut randonner dans cette zone humide ou sillonner ses canaux en barque.Roque Saint-Christophe : une falaise calcaire de la Vallée de la Vézère, à côté des Eyzies, dans laquelle l'érosion a creusé de longues terrasses et abris troglodythiques utilisés depuis la préhistoire. C'est un des endroits les plus visités du département. Vallée de la Vézère : dans le Périgord Noir, la vallée est connue pour ses sites préhistoriques et grottes ornées classés à l'UNESCO. La Vézère (rivière), dominée par ses châteaux, est aussi un haut lieu pour le canoë.2- GIRONDE (33)Abbaye de La Sauve : cette petite commune pas loin de Bordeaux abrite les restes d'une très belle abbaye classée à l'UNESCO dans le cadre des Chemins de Saint-Jacques de Compostelle.Andernos-les-Bains : commune balnéaire du nord du bassin d'Arcachon.Arcachon : c'est LA station balnéaire du bassin du même nom avec quelques belles demeures et des maisons de pêcheurs.Blaye : en bordure d'estuaire, Blaye possède une très belle citadelle construite par Vauban.Bordeaux : la préfecture de l'Aquitaine offre de superbes quartiers et des quais classés au patrimoine de l'UNESCO. Un incontournable à visiter dans la région. Cadillac : à une trentaine de kilomètres à l'est de Bordeaux, un joli château Renaissance domine les anciens remparts de la ville.Carcans : comme Hourtin la commune partage les bords du lac de Hourtin et de Carcans, et comme elle aussi se situe en partie en bord de mer.Cestas : au sud-ouest de Bordeaux, cette commune au milieu de la forêt landaise et de plans d'eau offre des possibilités de randonnées à pied ou à vélo.Château de Roquetaillade : un château moyenâgeux sur la commune de Mazères.Château de Mongenan : c'est un édifice du XVIIIe siècle dans le bourg Portets, Château de Cazeneuve : situé à Préchac, ce château a appartenu en son temps à Henri IV.Gujan-Mestras : sur le Bassin d'Arcachon, le village qui se compose de sept petits ports est réputé pour ses huitres. On y trouve également plusieurs petits parcs d'attractions.Hourtin : à la fois en bord de mer mais aussi du lac de Hourtin et de Carcans, c'est une station balnéaire appréciée pour ses plages, ses dunes et marais classés en réserve naturelle, mai aussi pour le surf.La Brède : cette commune de Gironde est connue pour son château qui fut celui de Montesquieu.La Réole : le prieuré et quelques autres beaux édifices sont les principaux attraits de ce bourg fortifié.La Teste-de-Buch : au sud du Bassin d'Arcachon. C'est sur son territoire que son situés plusieurs centres d'intérêt touristiques : plages du Pyla sur Mer, dune du Pyla, Banc d'Arguin, Ile aux oiseaux.Lacanau : station balnéaire réputée et incontournable pour tous les amateurs de surf. Le Cap Ferret : à la fois village et presqu'île entre l'Atlantique et le Bassin d'Arcachon. L'endroit est touristique ne serait-ce que pour les beaux panoramas qu'offre sa position géographique.Le Porge : entre Lacanau et le Bassin d'Arcachon, c'est une petite station balnéaire plus tranquille que les autres.Le Teich : sur le Bassin d'Arcachon et à l'embouchure de la Leyre. Le lieu est connu pour son parc ornithologique.Libourne : à quelques kilomètres au nord-est de Bordeaux, dans le Saint-Emillion, la ville compte quelques anciens édifices.Montalivet : cette station balnéaire de la côte fut la première au monde à accueillir un centre naturiste dans les années 1950.Soulac-sur-Mer : station balnéaire située à la pointe du Médoc.Patrimoine naturelBanc d'Arguin : c'est une vaste étendue de sable visible surtout à marée basse à l'entrée du Bassin d'Arcachon. Elle constitue une réserve naturelle qui abrite nombre d'oiseaux.Bassin d'Arcachon : une des principales attractions d'Aquitaine avec ses petites stations balnéaires, son Ile aux Oiseaux, la dune du Pyla ou encore le Parc ornithologique du Teich.Dune du Pyla : au sud du Bassin d'Arcachon, c'est la plus haute dune d'Europe.Canal de Garonne : ce canal relie l'Atlantique, via Langon, à Toulouse avant de se poursuivre ensuite vers la Méditerranée avec le Canal du Midi. Moins touristique que ce dernier classé à l'UNESCO, il est néanmoins utilisé pour les balades fluviales. Ses abords sont également aménagés en nombre d'endroits afin de faciliter la randonnée ou le vélo.Estuaire de la Gironde : à la fois en Gironde et en Charente-Maritime, l'Estuaire offre de belles balades et de beaux paysages sur une grande partie de ses 75 km de long.Ile aux Oiseaux : au milieu du Bassin d'Arcachon, cette petite île est une excursion très prisée en été.Lac de Hourtin et de Carcans : à cheval sur les deux communes, c'est le plus grand lac d'eau douce de France. On peut y pratiquer diverses activités nautiques et s'y baigner.Etang de Coussau : c'est une réserve naturelle sur la commune de Lacanau.Marais de Bruges : à la périphérie de Bordeaux, sur la commune de Bruges, ce sont de vastes marais où nichent nombre d'oiseaux.Pair-Non-Pair : grotte ornée préhistorique située à Prignac-et-Marcamps, au sud-est de Blaye. Parc naturel régional des Landes de Gascogne : à cheval sur la Gironde et les Landes, c'est la forêt landaise. Au milieu coule la Leyre connue pour ses possibilités de descente en canoë.Parc ornithologique du Teich : une zone marécageuse aménagée pour accueillir et observer les oiseaux en bordure du Bassin d'Arcachon.Route(s) des vins de Bordeaux : Graves, Margaux, Médoc, Pauillac, Saint-Estèphe et le vignoble de Saint-Emilion classé au patrimoine de l'UNESCO.3- LANDES (40)Abbaye de Saint-Sever : une abbaye bénédictine moyenâgeuse dans la commune du même nom.Abbaye Saint-Jean de Sorde : abbaye classée à l'UNESCO dans le cadre des Chemins de Saint-Jacques de Compostelle.Biscarrosse : entre deux lacs et le bord de mer, Biscarrosse est une des principales stations balnéaires des Landes.Capbreton : ancien port de pêche, c'est maintenant une station balnéaire et un port de plaisance.Château de Gaujacq : demeure seigneuriale du XVIIe siècle classée sur la commune du même nom.Dax : cette station thermale de Gascogne possède divers témoignages urbains de son passé, de l'époque gallo-romaine à nos jours. Dax est aussi réputée pour ses fêtes et ses courses landaises. Hossegor : des plages et le surf pour cette station balnéaire du sud des Landes adossée au lac du même nom.Labastide-d'Armagnac : vieux village avec notamment une très belle place centrale.Mimizan : comme la plupart des stations balnéaires de la région, Mimizan est divisée en deux avec une partie en bord de mer et une autre à l'intérieur des terres.Moliets : petite station balnéaire à l'architecture typiquement landaise située à l'embouchure du Courant d'Huchet. On y trouve de belles plages.Mont-de-Marsan : la préfecture des Landes abrite quelques monuments historiques, aussi bien médiévaux que plus récents.Saint-Vincent de Tyrosse : la commune est avant tout connue pour ses corridas et courses landaises.Seignosse : une autre commune des Landes réputée pour le surf.Souston : station balnéaire en bordure de la forêt des Landes.Vieux-Boucau : petite station appréciée des surfeurs.Patrimoine naturelEtang de Biscarrosse et de Parentis : grand lac des Landes qui servait autrefois de base aux hydravions. C'est maintenant en partie une base de loisirs.Etang de Cazaux et de Sanguinet : c'est un des deux étangs-base de loisirs qui entourent Biscarrosse.Courant d'Huchet : ce tout petit court d'eau qui relie le lac de Leon à l'Atlantique au niveau de Moliets est une réserve naturelle.Parc naturel régional des Landes de Gascogne : à cheval sur la Gironde et les Landes, c'est la forêt landaise. Au milieu coule la Leyre connue pour ses possibilités de descente en canoë.Réserve naturelle du Marais d'Orx : c'est une zone protégée au sud du département.4- LOT-ET-GARONNE (47)Agen : une cathédrale et quelques vieilles rues pour la préfecture du Lot-et-Garonne.Casteljaloux : cette petite bourgade a gardé nombre de vieilles maisons des XV et XVIe siècles.Château de Bonaguil : à Saint-Front sur Lémance, un superbe château fort construit entre Périgord et Quercy.Château de Nérac : château de style Renaissance dans la commune du même nom.Fumel : petite ville en bordure du Lot avec des possibilités de balades sur la rivière.Laroque-Timbaut : c'est un village médiéval. Marmande : entre Agen et Bordeaux, la ville possède un beau centre.Monflanquin : construit sur une colline, Montflanquin est classé parmi les plus beaux villages de France.Nérac : un château et quelques vieux édifices pour cette commune de quelques milliers d'habitants. Nérac est le terminus du Train Touristique de l'Albret.Pujols : un autre village médiéval du Lot-et-Garonne.Sainte-Livrade : petite ville de la Vallée du Lot.Patrimoine naturelCanal de Garonne : ce canal relie l'Atlantique à Toulouse avant de se poursuivre ensuite vers la Méditerranée avec le Canal du Midi. Moins touristique que ce dernier classé à l'UNESCO, il est néanmoins utilisé pour les balades fluviales. Ses abords sont également aménagés en nombre d'endroits afin de faciliter la randonnée ou le vélo.5- PYRENÉES-ATLANTIQUES (64)Ainhoa : ce petit village basque fait partie des plus beaux villages de France.Bayonne : grande ville touristique connue pour ses fêtes mais qui possède aussi de jolis quartiers anciens.Béarn : province historique avec Pau pour capitale, le Béarn est dans sa partie haute une région de montagnes, de vallées et de gaves (torrents) dans laquelle il fait bon se promener.Biarritz : c'est une des plus prestigieuses stations balnéaires de la côte Atlantique. Parmi ses attraits on peut noter les demeures "bourgeoises" et le Rocher de la Vierge. Bidart : station balnéaire de la côte basque dans un environnement de falaises. Elle est réputée au niveau du surf.Cambo-les-Bains : petite ville thermale proche de la frontière espagnole. Guéthary : des plages, des surfeurs et la pelote basque.Hendaye : située au niveau de l'estuaire de la Bidassoa, c'est la ville frontière avec l'Espagne. On peut profiter de sa belle et longue plage. Oloron Sainte-Marie : la "capitale" du Haut-Béarn construite en bord de gave est une porte d'entrée au Parc National des Pyrénées.Orthez : cette ville d'environ 10 000 habitants compte quelques témoignages de son passé médiéval.Pau : la cité d'Henri IV est connue pour son château et son centre-ville. C'est aussi la préfecture des Pyrénées-Atlantiques.Pays Basque : c'est la partie occidentale du département (qui se poursuit pour 80% en Espagne) avec une forte culture et des traditions spécifiques.Saint-Jean de Luz : au fond de sa baie, la ville est à la fois un port de pêche et une station balnéaire reconnue.Salies-de-Béarn : cette petite ville de la région des gaves a gardé ses vieilles maisons de pierre et ses petites ruelles.Patrimoine naturelGorges d'Holzarté : gorges étroites et spectaculaires situées dans le Pays Basque.Gorges de Kakouetta : autres gorges basques pas mal visitées en été.Grottes de Bétharram : une série de grottes à découvrir à la limite des Hautes-Pyrénées.Grottes ornées d'Isturitz et d'Oxocelhaya : ce sont deux grottes préhistoriques.La Rhune : ce petit sommet pyrénéen est une destination touristique et de randonnées grâce au Petit train de la Rhune qui permet de découvrir de beaux paysages et un superbe panorama au sommet Parc National des Pyrénées : ce vaste parc à cheval sur les Hautes-Pyrénées et les Pyrénées-Atlantiques offre de magnifiques paysages de montagnes, lacs (Bious…) et vallées (Aspe, Ossau…) parmi lesquels on peut randonner ou skier. C'est aussi là que vivent les derniers ours des Pyrénées.Vallée des Aldudes : très belle petite vallée du Pays Basque, à la frontière espagnole.Vallée d'Aspe : superbe vallée du Béarn et des possibilités de randonnées. Vallée et Pic d'Ossau : dominée par le Pic d'Ossau, cette vallée du Parc National des Pyrénées est une des principales du Béarn. C'est un haut lieu du tourisme et de la randonnée avec de superbes paysages. Au niveau touristique, on y trouve les stations de ski de Gourette et d'Artouste, de même que le petit train d'Artouste.6- LE PLUS APPRÉCIÉ...

Dordogne : Beynac; Brantôme; Château de Marqueyssac;Domme; Grottes de Lascaux; La Roque-Gageac; Monpazier; Sarlat; Vallée de la Vézère.

Gironde : Abbaye de La Sauve; Bassin d'Arcachon; Blaye; Bordeaux; Canal de Garonne; Dune du Pyla; Estuaire de la Gironde; Ile aux Oiseaux; Lac de Hourtin et de Carcans; Lacanau; Le Cap Ferret.

Landes : Parc naturel régional des Landes de Gascogne; Plages landaises dont Moliets.

Lot et Garonne : Canal de Garonne; Château de Bonaguil; Monflanquin.

Pyrénées Atlantiques : Ainhoa; Béarn; Biarritz; La Rhune; Parc National des Pyrénées; Pays Basque; Vallée des Aldudes; Vallée d'Aspe; Vallée et Pic d'Ossau.

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Tour en Islande en camping-car, juin 2014 English translation pending
by Bladidine · 2013-12-18 · 29 replies
Bonjour à tous

Voilà, pour situer, nous sommes un couple et nous partons en Islande du 13 au 29 Juin 2014. Nous avons pris nos billets d'avion avec Wow air. Nous gardons notre après-midi et soirée d'arrivée pour Reykjavik et garder une sécurité en cas de changement important des horaires de vols. A partir du 14 et jusqu'au 28 juin, nous avons loué un camping-car (non 4x4) chez Touring car via Nord-espace, ce qui nous fait 14.5 jours pour faire le tour de l'île. Nous voulons voir le maximum (bien sûr), et faire quand même un peu des randos, donc nous avons prévu de sacrifier les fjords de l'ouest et de faire un tour plutôt classique en incluant la péninsule de Snæfellsnes. Nous ne savons pas encore dans quel sens nous allons faire le tour et je pensais improviser en fonction des prévisions météo quand nous arriverons, vu que nous n'avons pas de contraintes de logement (le but étant de faire un minimum de camping, juste à Myvtan si on peut). Je pense que nous passerons au moins 2 jours à Snæfellsnes, 2 ou 3 à Myvtan et 3 entre Vik et Hofn. Dans l'idéal, nous aimerions allez voir le Landmannalaugar en laissant le camping-car à Hella. J'ai regardé sur le site nat.is . Il y a un bus à 10h de Hella et retour à 18h avec 2h30 sur place. J'ai également vu que je pouvais réserver dès maintenant les billets mais l'instabilité de la météo me fait hésiter. vu le prix du billet (94euros)... donc est-ce possible de le prendre le jour même à un guichet? pensez-vous que cela soit risqué et que le bus soit complet à cette période (fin juin)?

Merci d'avance de votre aide

Au plaisir
Livres sur les temples d'Angkor et l'histoire angkorienne English translation pending
by Schnacke67 · 2013-12-11 · 185 replies
Bonjour à tous

J'ai déjà parlé de divers livres dans des posts précédents.

Voici quelques livres sur les temples d'Angkor et l'histoire angkorienne. J'ai donné mon avis sur ces ouvrages, avis qui bien sûr n'engagent que moi.

"Les monuments du groupe d'Angkor" de Maurice Glaize. Maurice Glaize n'était pas archéologue (un archéologue est une personne met ses fouilles dans des caisses) mais architecte de formation. Il était membre de l'EFEO (Ecole Française d'Extrême Orient) de 1936 à 1945. Grand spécialiste de la restauration des temples par anastylose : méthode qui consiste à démonter puis remonter un monument, en restaurant ou remplaçant les éléments endommagés ou manquants.

Avantages : très complet, et très détaillé. Inconvénients : disons qu'il s'agit d'un "pavé insipide", parfois difficile à comprendre car l'auteur emploie des termes architecturaux qui nécessitent la consultation d'un dictionnaire spécialisé dans ce domaine. Je ne le conseille pas pour la visite des temples.

"Angkor cité khmère" (*) de Claude Jacques et Michael Freeman(photographe). Claude Jacques était membre de l'EFEO de 1963 à 1973– épigraphiste spécialisé en sanscrit et khmer ancien. Il a continué l'œuvre gigantesque de George Cœdes, membre de l'EFEO de 1911 à 1929, puis directeur de 1929 à 1947. G. Cœdes est probablement le plus grand épigraphiste ayant travaillé sur les temples d'Angkor pour la traduction des stèles et piédroits. Voir les BEFEO. On peut consulter ses traductions à la bibliothèque de l'EFEO de Siem Reap (8 volumes).

On peut consulter les BEFEO (Bulletins de Ecole Française d'Extrême Orient) sur le site "Persée"
http://www.persee.fr/...rescript/revue/befeo Il n'est pas évident de retrouver un article sans connaitre au minimum l'année de sa parution.

On trouve ce livre en France également sur place sur place pour 5 $ environ.

Claude Jacques s'est inspiré du livre de Maurice Glaize et y a apporté quelques modifications. La première partie (Histoire, religions, architecture des temples…) est moins détaillée que dans le livre de M. Glaize.

Avantages : les textes sont abordables, agréables lire, la description des bas-reliefs d'Angkor Vat est très détaillée, pour les trois angles de cette galerie sur lesquels il y a des bas-reliefs, il y a un plan qui aide beaucoup à retrouver les descriptions.

Inconvénients : je n'en vois pas.

Je recommande vivement ce livre pour visiter les temples sans guide. Je pense que beaucoup de guides ne vous en diront pas plus que le contenu de cet ouvrage.

"Visiter Angkor" de Hy Sanh qui est un ancien guide. Livre beaucoup plus simple à lire que les précédents mais beaucoup moins détaillé. Ce livre a été publié en 2002, il semblerait que son tirage soit épuisé et que pour l'instant il n'a pas dû être réédité. Je ne sais pas si on trouve ce livre à Siem Reap.

"Angkor" de Marilia Albanese édité en 2006 (éditions "National geographic"). L'auteure est une spécialiste de l'inde, de la langue sanscrite, de l'hindi…

Avantages : de belles photographies, une planche avec la représentation des vêtements masculins et féminins dans l'art khmer ainsi que la représentation des différentes colonnettes selon les styles architecturaux…

Inconvénients : description des temples n'est pas très détaillée, en particulier sur les bas-reliefs d'Angkor Vat.

"Angkor résidences des dieux" de Claude Jacques et Michael Freeman : Edité en 2002 (éditions Olizane).

Cet ouvrage présente les principaux monuments d'Angkor, érigés au cours de la période angkorienne (802 – 1431). Ce livre est différent du livre cité précédemment "Angkor cité khmère". Format beaucoup plus grand…

On trouve ce livre en France (environ 55 €). Je l'ai également vu dans une librairie de Siem Reap pour le même prix qu'en France.

Avantages : très bel ouvrage, plus précis que le précédent pour l'histoire des différentes dynasties royale de la période angkorienne. Encore de très belles photographies de Michael Freeman.

Inconvénients : je n'en vois pas mis à part que la description des temples est moins détaillée que le livre précédent des mêmes auteurs

"L'empire khmer : cites et sanctuaires Vème – XIIIème siècles" de Claude Jacques et Philippe Lafond (publié en 2004).

Avantages : comme le titre l'indique l'auteur parle des temples des périodes préangkorienne et angkorienne. Il s'agit d'un livre au grand format, ne pouvant pas l'emporter avec moi à Siem Reap, j'ai donc scanné les passages qui m'intéressaient comme par exemple les temples de Sambor Prei Kuk, Koh Ker...

Inconvénient : j'e m'attendais à une description détaillée du Preah Vihear mais il n'y avait que des généralités qui étaient quand même intéressantes.

"Prasat Preah Vihear" de Khun Samen (édité en 2008). Contrairement au livre de C. Jacques que je viens de citer, cet ouvrage est détaillé pour la description de ce temple. On peut le consulter à la Bibliothèque de l'EFEO de Siem Reap. Je ne pense pas qu'on le trouve en France. A Siem Reap il y a deux grandes libraires, je l'ai acheté (15 $) dans l'une de ces libraires.

Un guide ne vous apprendra rien de plus que le contenu de ce livre. En achetant ce livre vous éviterez éventuellement de vous faire arnaquer par certains guides malhonnêtes qui demandent pour la visite de ce temple 80 $ (ajouter le transport) au lieu du tarif de base qui est de 40 $. Si vous demandez à un guide de vous donner une explication sur cette différence de prix (alors que son travail est le même que pour un autre temple) il vous dira "parce que ce temple est éloigné"… Curieux comme explication !

"Histoire d'Angkor" de Madeleine Giteau. Edité en 1974 aux éditions PUF puis réimprimé en 1996 aux éditions Kailash. M. Giteau était membre de l'EFEO de 1956 à 1981. Elle a également été conservatrice du musée national de Phnom Penh. On trouve ce livre en France et également sur place (copie). Ce livre concerne uniquement l'histoire de la période angkorienne.

Avantages : très facile à lire, l'auteure mentionne les références des BEFEO que l'on peut donc retrouver sur le site Persée.

Inconvénients : je n'en vois pas.

En résumé je conseille les livres suivants :

Pour les temples d'Angkor : "Angkor cité khmère" de Claude Jacques et Michael Freeman.

Pour le Preah Vihear : "Prasat Preah Vihear" de Khun Samen

Pour l'histoire angkorienne : "Histoire d'Angkor" de Madeleine Giteau

(*) Différences entre les deux éditions françaises du livre "Angkor cité khmère"

Le livre de Claude Jacques "Angkor cité khmère" a été édité initialement en 1999 en anglais sous le titre "Ancient Angkor", Bangkok/Londres, River Books (River Books Guides). Ce livre a été ensuite publié en Français en 2000.

En 2006 je me trouvais devant l'entrée du Banteay Srei, un jeune garçon m'a proposé ce livre, j'ai regardé très rapidement son contenu, j'ai vu que l'auteur (que je ne connaissais pas à ce moment là) était membre de l'EFEO. J'ai donc acheté ce livre il me semble que j'ai payé 3 $. Il s'agissait de l'édition de 2000.

Par la suite en consultant un site internet j'ai vu qu'il y avait une nouvelle édition datant de 2006, il était mentionné ceci : "Angkor cité khmère" de Claude Jacques, Michael Freeman, Henri Mouchot et Louis de Carné.

Henri Mouhot (1826 – 1861) est souvent considéré souvent le "premier découvreur" d'Angkor en 1860 alors qu'en réalité c'est en 1850 qu'un missionnaire Le Père Charles-Emile Bouillevaux (1823 – 1913) a découvert les ruines d'Angkor…

Louis de Carné était membre de "l'Expédition scientifique sur le Mékong" (de 1866 – 1868) dirigée par Ernest Marie Louis de Gonzague Doudart De Lagree.

J'ai pensé que dans la nouvelle édition il y avait des articles de Mouhot et Carné, et j'ai donc commandé ce livre. Lorsque je l'ai reçu j'ai constaté que son contenu était exactement le même que dans l'ancienne édition de 2000. Il n'y a pas de textes de Henri Mouhot et de Louis de Carné…

Il y a cependant quelques petites différences entre l'ancienne édition (que l'on trouve sur place) et la nouvelle édition. La photo de couverture n'est plus la même, le format de la nouvelle édition est un peu plus grand, les photos sont identiques mais également plus grandes, le texte est écrit en caractères plus gros donc intéressant pour les personnes qui sont presbytes (ce n'est pas un "gros mot…) comme moi.

Il y a quelques mois encore on pouvait trouver (en même temps) l'ancienne et la nouvelle édition sur les sites internet spécialisés. Je ne me souviens plus du prix proposé pour l'ancienne édition mais pour l'édition de 2006 c'était aux environs de 25 €.

Maintenant on ne trouve que la nouvelle édition de 2006 avec une photo différente sur la couverture.

Je recommande souvent (et je ne suis pas le seul) ce livre. Il y a environ une semaine une personne m'a contacté sur un forum en me disant qu'elle était surprise car elle avait vu ce livre sur un site internet à 63 €. J'ai donc regardé sur deux sites internet spécialisés dans la vente de livres. Effectivement ce livre était proposé sur ces deux sites à 63 € ???

Avant d'envoyer ce message j'ai vérifié le prix sur ces deux sites que j'avais consulté auparavant. Le premier site qui vendait le livre à 63 € le vend maintenant à 132,92 €

Le second site propose maintenant ce livre (d'occasion) à 14 €, il n'y a pas de date d'édition ni de photo de couverture, mais je pense qu'il s'agit de l'édition de 2000 car il est écrit : "Angkor, Cité Khmère. Books Guides"

Il est mentionné pour la nouvelle édition (2006) que ce livre n'est plus disponible car le tirage est épuisé.

C'est quand même curieux tout cela.

Je vais conclure en disant aux futurs voyageurs qui vont se rendre à Siem Reap d'acheter rapidement l'ancienne édition, car s'agissant d'une édition de 2000 il arrivera bien un jour que ce livre ne soit plus disponible…

Jacques
Que voir en... Pologne English translation pending
by VoyageForum · 2013-12-11 · 2 replies
Que voir en Pologne ? Pour préparer votre futur voyage, un aperçu des principaux sites et lieux à visiter dans ce pays (carte).

Au niveau touristique, on peut diviser la Pologne en trois zones : la côte (Mazurie, Pomeranie), le centre (Grande-Pologne, Mazovie, Podlachie) et le Sud (Petite-Pologne, Silésie).

1- LA COTE Château de Bytow : c'est une des nombreuses forteresses Teutoniques de Pologne datant du Moyen Age.Château de Malbork : connu également sous le nom de forteresse Teutonique de Marienbourg, l'édifice fait partie du patrimoine UNESCO. C'est un superbe château médiéval qui fut en son temps le palais de l'Ordre des Chevaliers Teutoniques.Château de Sztynort : un château caractéristique des grandes demeures d'autrefois de la Prusse-Orientale.Elblag : port fluvial proche de la Baltique avec une vieille ville (reconstruite après guerre) dominée par la cathédrale St Nicholas.Frombork : la ville de Copernic, à la frontière avec Kaliningrad, possède divers édifices et "vieux" monuments... reconstruits après-guerre.Gdansk : l'ancienne Danzig est la capitale de la Poméranie. Son joli centre historique fut entièrement reconstruit après-guerre avec pour résultat d'en fait une des plus belles cités de la Baltique. Plusieurs plages autour de la ville, notamment au niveau de Sopot ou Puck qui sont les stations balnéaires de Gdansk.Gdynia : un des principaux ports de la Baltique avec aussi plusieurs plages agréables. Il fait partie de l'agglomération de Gdansk.Gizycko : c'est la principale station touristique de la région des lacs de Mazurie avec entre autres pas mal de possibilités d'activités nautiques.Ketrzyn : la ville proche de l'enclave russe de Kaliningrad est connue pour avoir abrité un des principaux QG d'Hitler, le "Wolfsschanze", qui est désormais une attraction touristique.Kolobrzeg : grande station balnéaire et thermale de la Baltique avec quelques vieux édifices et de longues plages prisées des polonais et allemands.Mielno : station balnéaire réputée pour son animation et ses night clubs.Olsztyn : grande agglomération du nord-est, "capitale" régionale, avec un centre ancien et un château de style gothique.Péninsule de Hel : longue et mince presqu'île au nord de Gdansk réputée pour son aspect sauvage, ses superbes plages, mais aussi le windsurf et le kitesurf. Plusieurs stations balnéaires populaires comme Jastrzebia Gora, Chalupy, Hel ou Jastarnia.Presqu'île de la Vistule : ce fin cordon littoral que se partagent Russes et Polonais abrite plusieurs petites zones balnéaires regroupées sur la commune de Krynica Morska.Szczecin : grosse agglomération portuaire à la frontière allemande assez peu touristique avec juste une zone ancienne reconstruite après guerre. Quelques plages dans ses environs comme à Trzebiez, ainsi que les marais du parc de la Vallée de la Basse-Oder.Stutthof : ce village de la côte, à quelques kilomètres à l'est de Gdansk, a abrité de 1939 à 1945 le camp de concentration du Stutthof. Il peut se visiter.Usedom : assez touristique et très ensoleillée, cette île mi-allemande et mi-polonaise offre plusieurs stations balnéaires côté allemand, de beaux paysages et nombre de plages. La partie polonaise accueille le port de Swinoujscie d'où partent des ferries vers le Danemark et la Suède.Ustka : ce port de pêche est aussi une station balnéaire populaire.Wdzydze Kiszewskie : un village de Poméranie avec un éco-musée présentant l'habitat traditionnel rural de la région aux siècles passés.Wolin : la grande île touristique à la frontière allemande est en partie un parc national connu pour ses falaises, ses forêts et son élevage de bisons. Miedzyzdroje est la station balnéaire la plus touristique de l'île. On peut y randonner à pied ou à vélo.Patrimoine naturelLacs de Mazurie : la Mazurie, province du nord-est, est riche en lacs, canaux, rivières et forêts. Ses 3 500 lacs (dont le plus grand, le Sniardwy) sont appréciés des visiteurs pour leurs possibilités de baignades et d'activités nature (trek, vélo, canoë, pêche...).Parc national de Bory Tucholskie : des lacs, des forêts et des possibilités de marches, de canoë, de kayak, et de balades à vélo.Parc national de Slowinski : cette jolie partie littorale de la Baltique, entre les bourgades balnéaires de Leba et Rowy, est constituée d'un des plus importants espaces dunaires d'Europe. On peut y randonner ou s'y balader en vélo.Parc national de la Vallée de la Basse-Oder : une zone naturelle de polders germano-polonaise, proche de Szczecin, avec nombre d'espèces d'oiseaux qui y nichent.2- LE CENTREBialystok : le chef-lieu de la Podlachie est la plus grande ville du Nord-est de la Pologne. Son principal attrait touristique demeure le vaste palais Branickis construit au début du XVIIIe siècle. Plusieurs parcs nationaux (dont le Bialowieza) et les lacs de Mazurie sont accessibles depuis Bialystok.Biskupin : site archéologique d'une ancienne cité de l'Age de fer. On peut visiter une reconstitution.Bydgoszcz : une très belle et agréable ville à l'architecture notamment Art Nouveau et Baroque.Château de Golub-Dobrzyn : une forteresse Teutonique du XIVe siècle dans la commune du même nom.Chelmo : une grosse bourgade qui a bien préservé son centre médiéval et ses églises gothiques.Dziekanowice : ce village pas loin de Poznan abrite un des plus importants musées à ciel ouvert d'Europe. Celui-ci présente un ensemble de maisons rurales et bâtiments traditionnels datant des XVIII-XIXe siècles.Gniezno : une ville moyenne "historique" de la Grande-Pologne avec une partie ancienne et pas mal d'édifices religieux.Lodz : importante ville industrielle et troisième de Pologne, Lodz n'est pas des plus touristiques malgré plusieurs musées et quelques belles demeures bourgeoises de l'époque du textile.Monastère de Suprasl : joli monastère orthodoxe du XVIe siècle dans la ville de Suprasl proche de Bialystok.Muskau : il s'agit d'un parc paysager à cheval entre l'Allemagne (commune de Bad Muskau) et la Pologne (Leknica). Avec son château il est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO. L'ensemble est appelé Parc Muzakowski côté polonais.Ostrow Lednicki : cette île du lac Lednica renferme les vestiges archéologiques d'une cité slave du Moyen Age.Palais de Rogalin : un bel édifice baroque du XVIIIe siècle, avec un vaste parc, dans la commune du même nom.Poznan : grande agglomération agréable et animée avec une vieille ville et pas mal d'édifices historiques ou religieux. Plusieurs lacs et forêts dans ses environsRadom : au sud de Varsovie, la ville compte quelques beaux bâtiments anciens et un musée de plein air consacré à l'habitat traditionnel de la région.Torun : superbe ville médiévale sur la Vistule. L'ensemble de ses édifices historiques gothiques lui vaut d'ailleurs de faire partie du patrimoine de l'UNESCO.Tykocin : une ville de l'Est de style Baroque.Varsovie : la capitale polonaise est une des villes les plus "historiques" d'Europe. Avec ses différents styles architecturaux, son centre-ville (largement reconstruit après-guerre) lui vaut d'ailleurs d'être inscrite à l'UNESCO.Wloclawek : quelques monuments ou édifices historiques et des musées pour cette ville entre Varsovie et Torun.Zelazowa Wola : à une cinquantaine de kilomètres à l'ouest de Varsovie, le village a vu naître Chopin. On peut visiter sa maison natale transformée en musée.Patrimoine naturelForêt de Bialowieza : ce vaste parc forestier qui se prolonge en Biélorussie est classé à l'UNESCO. Il abrite des populations de chevaux, de loups, d'oiseaux et surtout de bisons d'Europe.Parc national de la Biebrza : le plus grand parc de Pologne et un des plus vastes d'Europe est une région de marais réputée pour l'ornithologie. On peut également y rencontrer des élans.Parc national Bory Tucholskie : une zone forestière avec des chemins de randonnées, des pistes cyclables et des possibilités de kayak.Parc national de Kampinos : cette forêt à la périphérie de Varsovie est appréciée pour ses sentiers de randonnées à pied, à ski, à vélo ou à cheval. Le parc abrite également une population d'élans et de lynx.Parc national Ujscie Warty : une zone de marécages avec beaucoup d'oiseaux.Parc national Wielkopolska : des forêts et des lacs pour cet endroit de villégiature reconnu également des marcheurs.Parc national de Wigry : ce parc du nord-est est très apprécié en été pour la marche, la pêche et les balades nautiques sur ses nombreux petits lacs.3- LE SUDAbbaye de Tyniec : juste à côté de Cracovie, c'est un des plus anciens édifices religieux du pays perché sur son rocher au dessus de la Vistule dans le village de Tyniec.Auschwitz-Birkenau : à quelques kilomètres à l'ouest de Cracovie, Auschwitz fut le plus important camp de concentration nazi. Classé à l'UNESCO c'est aujourd'hui un lieu de mémoire.Bielsko-Biala : cette ville à l'architecture intéressante est avant tout une base pour découvrir l'ouest du massif des Beskides avec ses églises en bois et ses activités outdoor dont le ski.Château Fürstenstein : le plus grand château du sud-ouest de la Pologne. Son joli mélange gothique, baroque, rococo fait qu'avec son parc ils sont pas mal visités.Château de Moszna : c'est un des édifices parmi les plus connus de Silésie avec son aspect un peu britannique et ses beaux jardins. Il date du XVIIe siècle.Cieszyn : petite ville aux origines médiévales à la frontière polono-tchèque. Elle offre une assez jolie architecture.Cracovie : une des villes les plus touristiques de Pologne avec ses musées et son superbe centre ancien classé au patrimoine de l'UNESCO.Czestochowa : cette grande ville de Silésie est connue dans le monde entier pour son monastère des Pères Paulins qui demeure un des principaux lieux de pèlerinage chrétien avec aux alentours de 5 millions de visiteurs/an.Églises en bois du sud de la Petite Pologne : un ensemble de 6 églises en bois (parmi d'autres) du sud du pays classé à l'UNESCO. Ces églises sont un peu plus anciennes (et différentes) que les Tserkvas de cette même région elles aussi classées.Églises en bois (Tserkvas) de la région des Carpates : sous cette dénomination sont regroupées 8 petites églises orthodoxes traditionnelles du sud/sud-est de la Pologne (plus autant en Ukraine). L'ensemble fait partie du Patrimoine de l'humanité en "complément" des églises en bois du sud de la Petite Pologne elles aussi inscrites à l'UNESCO.Églises de la Paix de Jawor et Swidnica : Jawor et Swidnica sont des villages de la région de Wroclaw qui abritent deux églises du XVIIe siècles inscrites à l'UNESCO.Jaroslaw : une ville moyenne avec un centre ancien et plusieurs beaux édifices religieux.Jelenia Gora : grande ville thermale et touristique assez agréable du sud-ouest avec des stations de ski dans ses environs (Karpacz, Szklarska Poreba), ainsi que des possibilités de randonnées ou de kayak.Kalwaria Zebrzydowska : la bourgade abrite un sanctuaire composé d'une basilique, d'un couvent et de chapelles dont l'ensemble est classé à l'UNESCO.Karpacz : assez touristique, ce gros village des Sudètes est une des nombreuses stations thermales de la région. C'est aussi une importante station de sports d'hiver et de randonnées.Katowice : grande ville industrielle et commerciale du sud. Sans être des plus touristique Katowice possède quelques beaux édifices anciens aussi bien que modernes, plus nombre de musées et de parcs. D'ailleurs l'agglomération abrite le "Parc régional de culture et de loisirs de Silésie" qui est un des plus vastes parcs urbains d'Europe.Kazimierz Dolny : gros village plutôt touristique pour son style Renaissance et sa vocation artistiques avec de nombreuses galeries.Kielce : grande ville du sud avec plusieurs musées et de beaux bâtiments religieux comme sa cathédrale baroque et le Palais des Évêques.Klodzko : ville moyenne à la frontière tchèque avec une forteresse, un vieux centre, quelques beaux édifices et d'anciens tunnels creusés sous la ville qui se visitent.Lublin : grande agglomération de l'est avec son château royal, ses musées et son joli centre ancien.Mines royales de sel de Wieliczka et Bochnia : situées dans deux bourgades proches, ces mines de sel, symboles de cette partie du pays, sont inscrites à l'UNESCO. Celles de Wieliczka sont les plus touristiques avec leur centre culturel souterrain et leur église souterraine creusée dans le sel.Nowy Sacz : une ville du sud avec nombre d'édifices religieux, les vestiges d'un château médiéval et un éco-musée sur l'architecture rurale traditionnelle de la région. Pas mal de belles églises en bois, de lieux de randonnées et de stations de ski dans les environs.Nysa : construite en bordure de la rivière du même nom, Nysa possède quelques jolis bâtiments notamment religieux.Opatow : grosse bourgade aux origines médiévales, assez jolie, dans une région de lacs et de forêts.Paczkow : une petite ville médiévale fortifiée d'ailleurs appelée la "Carcassonne de Pologne".Przemysl : un joli centre ancien, de beaux édifices religieux et plusieurs petits musées pour cette commune à la frontière ukrainienne."Projet Riese" : c'est le nom de code d'un projet nazi de construction de 7 complexes militaires souterrains en Basse-Silésie qu'on peut toujours visiter.Rzeszow : grande ville du sud-est avec un vieux centre urbain et quelques petits châteaux.Route des "Nids d'aigles" : cette route touristique à travers le Jura polonais, entre Cracovie et Czestochowa, permet de découvrir une bonne cinquantaine de forteresses et tours médiévales plus ou moins en état. La plupart des châteaux (Mirow, Olsztyn, Ogrodzieniec, Pieskowa Skala, etc) furent construits au XIVe siècle par le roi Casimir le Grand afin de protéger son royaume.Sandomierz : petite ville du sud-ouest avec un centre ancien et nombre de bâtis de la fin du Moyen Age ou d'après.Sanok : la commune est connue en Pologne pour son musée ethnographique de plein air qui présente l'habitat traditionnel de cette partie du pays au XIXe siècle.Wadowice : c'est la ville natale de Jean-Paul II avec un musée qui lui est dédié.Wroclaw : reconstruite après guerre, la ville offre cependant un joli mélange d'architecture gothique et baroque.Zakopane : dans les Tatra, Zakopane est la principale et la plus réputée station de ski polonaise parmi la vingtaine que compte le pays. On y pratique également l'alpinisme, la spéléo et la randonnée.Zamosk : c'est une des plus belles villes de style Renaissance (et Baroque) d'Europe. Son centre ancien est d'ailleurs inscrite à l'UNESCO à ce titre.Patrimoine naturelDésert de Bledow : un (petit) désert de sable au coeur de la Silésie.Gorges de la Dunajec : communes à la Slovaquie et à la Pologne ces gorges où coule la rivière Dunajec attirent un tourisme local pour ses possibilités de canoë ou de raft et les paysages du massif des Piénines.Grottes de Jaskinia Raj : de petites grottes ouvertes à la visite.Massif des Beskides : une zone montagneuse des Carpates à cheval sur plusieurs pays entre la République Tchèque et l'Ukraine. Côté polonais on y découvre de belles églises traditionnelles en bois et de multiples possibilités d'activités nature comme le ski (en premier lieu à Zakopane) ou la randonnée.Massif des Sudètes : cette petite chaîne de montagnes à la frontière tchèque attire pas mal de monde avec ses jolis paysages, ses stations thermales (Duszniki, Karpacz, Swieradow..), ses possibilités de ski et d'activités nature comme la randonnée.Monts des Géants : une région montagneuse (incluant le parc national de Karkonosze) partagée avec la République Tchèque. De beaux paysages et des possibilités de ski ou de marche.Parc national de Babia Gora : une zone forestière de moyenne montagne appréciée des marcheurs. L'endroit sert d'habitat à des populations de lynx, de loups et d'ours.Parc national de Bieszczady : de petites montagnes et des forêts qui abritent une faune assez riche (lynx, loups, ours...), plus des possibilités de randonnées.Parc national des Monts tabulaires : très belle zone de montagnes, frontalière de la République Tchèque. L'érosion y a créé des formes rocheuses particulières parmi lesquelles randonner.Parc national de Polesie : ce petit parc de la région de Lublin fait partie du plus vaste marais d'Europe qui s'étend au delà des frontières en Ukraine et surtout Belarus. Le lieu est réputé au niveau ornithologique.Parc national de Swietokrzyskie : dans l'ancien massif montagneux du même nom, une zone de rocailles, de fossiles et de grottes avec quelques églises et monastères ça et là. On peut y randonner.Parc national des Tatras : ce superbe parc transfrontalier avec la Slovaquie englobe une large partie de la chaîne des Tatras. C'est une zone de montagnes et de lacs avec une flore et une faune (ours, loups, lynx...) assez importantes. Très touristique, on y vient pour la randonnée, le vélo, la pêche, l'alpinisme, le ski, ou encore le raft et le canoë.4- LE PLUS APPRECIÉ...

La côte : Château de Malbork; Gdansk; Lacs de Mazurie; Péninsule de Hel; Usedom; Wolin.

Le centre : Forêt de Bialowieza; Muskau; Torun; Varsovie.

Le sud : Auschwitz-Birkenau; Château Fürstenstein; Cracovie; Églises en bois du sud de la Petite Pologne et tserkvas de la région des Carpates; Massif des Beskides; Massif des Sudètes; Mines royales de sel de Wieliczka et Bochnia; Monts des Géants; Parc national des Monts tabulaires; Parc national des Tatras; Route des "Nids d'aigles"; Zamosk.

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Itinéraire de 2 semaines en Sicile juillet 2014 English translation pending
by Sandrinei · 2013-12-10 · 31 replies
Bonjour,

Nous avons réservé nos billets pour Palerme pour le mois de juillet et nous hésitons un peu sur quel côté de la Sicile aller. Nous aimerions en faire le tour mais nous ne souhaitons pas le faire au pas de courses ni trop de temps passé dans la voiture, alors en 17 jours, il va falloir faire des choix. Voici l'itinéraire auquel j'ai pensé. Pourriez-vous me dire SVP s'il vous parait réaliste et réalisable en faisant à la fois des visites et en prenant à la fois "le temps de vivre" (mer, petits restaus) Sinon, quel serait d'après-vous les étapes à supprimer/ralonger ? Notre seul incontournable est 2 jours à l'Etna : un pour l'ascension du volcan, l'autre pour un parc d'attraction "Etnaland" pour notre fils de 13 ans qui n'aura pas des vacances aussi "ludiques" que d'habitude.

Un grand merci pour vos conseils ! Sandrine

Mardi 15/07 JOUR 1 – PALERME Nuit 1 Palerme Mercredi 16/07 JOUR 2 – PALERME - Les catacombes du couvent des capucins - Musée des marionnettes Nuit 2 Palerme Jeudi 17/07 JOUR 3 – DEPART POUR CEFALU (72 km 1h) Visite de XXXXXX PUIS ROUTE VERS MILAZZO (135km 1h35) Nuit 1 Milazzo Vendredi 18/07 JOUR 4 - VISITE LIPARI-VULCANO Nuit 2 Milazzo Samedi 19/07 JOUR 5 – DEPART POUR TAORMINE (85 km 1h10) gorge d’Alcantara + plages Nuit 1 Tormine Dimanche 20/07 JOUR 6 –TAORMINE Nuit 2 Taormine Lundi 21/07 JOUR 7- DEPART POUR ETNA (67 km 1h40) (faire l’Etna ?) Nuit 1 à Etna Mardi 22/07 JOUR 8 - ETNALAND Nuit 2 à Etna Mercredi 23/07 JOUR 9 – CATANE (45 km 1h25) Visiter Acireale Nuit 1 CATANE Jeudi 24/07 JOUR 10 – Visite CATANE Nuit 2 CATANE Vendredi 25/07 JOUR 11 – DEPART POUR SYRACUSE (67 km 1h) (théatre si pas à Taormine + plage d’avola) Nuit 1 SYRACUSE Samedi 26/07 JOUR 12 - SYRACUSE (ortigia) Nuit 2 SYRACUSE Dimanche 27/07 JOUR 13- DEPART POUR RAGUSA (89 km – 1h30) passer par NOTO pour visiter Nuit 1 à Ragusa Lundi 28/07 JOUR 14 – RAGUSA Nuit 2 à Ragusa Mardi 29/07 JOUR 15 - DEPART POUR VALLEE D’AGRIGENTE (133 km – 2h20) Nuit 1 à Agrigente Mercredi 30/07 JOUR 16- TEMPLES D’AGRIGENTE Nuit 2 à Agrigente Jeudi 31/07 JOUR 17- RETOUR PALERME (128 km – 2h) (en passant par scala dei turchi)
Balicasag, Apo Island, Siquijor ou Cabilao pour le snorkeling et la plongée? English translation pending
by Beatamaria · 2013-12-09 · 24 replies
Bonjour,

Je continue avec mes questions :

Nous aurons plus de 10 jours entre arrivée à Bohol et le départ de Dumaguete vers Manille.

Qu'est-ce que vous nous conseillez comme des spots incontournables pour le snorkeling? Je viens de lire tous les avis possibles sur tout: alors, il paraît que Balicasag c'est plein de monde et très cher - est-ce que ce serait mieux si on dormait sur Balicasag au lieu d'y aller, comme tout le monde, en bateau pour une journée? Est-ce qu'il y aurait moins de monde et que ce serait plus calme (mais je ne pense pas que ce serait moins cher, non?)?

Pour Apo Island tout le monde dit que c'est aussi cher et que les coraux sont morts et qu'il y a des gros courants donc pas bon pour les débutants.

En fait, on va à Bohol pour faire notre Open Water Padi donc on sera vraiment des débutants pour la plongée en bouteilles.... Et pour le snorkeling on est pas des très bons non plus - il nous faut des "life-jackets" et on a aussi peur des courants trop forts. Pour l'instant, on a fait ça uniquement à Pulau Weh (Sumatra) où on pouvait faire du snorkeling tout seuls, quasi sur la plage, à 10 mètres du bord de la plage donc on a pas beaucoup d'expérience.

Pour Cabilao et Siquijor, je ne sais pas trop....

Et à c$oté de Kookoo's Nest sur le Negros?

Si vous aviez que 4 - 5 jours aux Visayas (en dehors de nos 4 jours des cours PADI) et que vous étiez des débutants en plongée et snorkeling , vous feriez quels sites? Tout ça pour ne pas regretter après....

Merci pour vos réponses.

Béata
Notre traversée du Sud Lipez à vélo English translation pending
by Lucbertrand · 2013-12-03 · 39 replies
Notre traversée du Sud Lipez à vélo Novembre 2013

Préparer un voyage à travers les déserts de l’Amérique du Sud, pourquoi ? Le Dakar à la télé, entre les camions, les motos et les voitures à fond à travers le désert de l’Atacama, un arrêt sur image, le journaliste focalise sur un cycliste lourdement chargé, qui avance à son rythme à travers ce désert hostile. Pour les coureurs mécanisés trois heures pour monter un col, pour lui, ils réalisent qu’il lui faudra trois jours. Les exigences de base de notre condition humaine se posent de façon immédiate à lui, l’eau les aliments, l’absence d’assistance technique. Quels seront les souvenirs les plus forts et durables que chacun gardera de ce désert le plus vaste et le plus aride du monde ? Ces coureurs privilégiés qui ont besoin de vastes sommes d’argent pour assouvir une passion certes exigeante et exaltante mais pas à la portée de tous, ou alors ce cycliste seul parti avec pas grand-chose, dont l’engagement financier principal aura été le prix du billet d’avion le conduisant d’Espagne en Amérique ? Chacun est libre d’apporter sa propre réponse, en ce qui me concerne je n’hésite pas et je penche pour le cycliste. Cela dit, je trouve les images de course automobile dans ces coins reculés absolument magnifiques et les capacités techniques des ingénieurs prodigieuses. Mais au-delà de ces considérations mécaniques, ma philosophie de la vie me conduit inexorablement à choisir la lenteur et l’engagement physique en autonomie, ce qui rend toute sa grandeur et son immensité à notre planète. Tout l’argent du monde ne permettra jamais d’apporter le bonheur procuré par cette confrontation aux él��ments les plus hostiles de notre planète, armé seulement de sa passion et de sa force physique et morale. Ces remarques me semblent primordiales pour comprendre pourquoi on s’engage dans des trajets longs et aléatoires dans les régions les plus hostiles de la planète. La journée il y fait chaud et la nuit il y fait fréquemment moins dix, voire moins. Les destinations de tourisme de masse ne sont pas recherchées, mais au contraire une envie d’apprendre à se connaître face à la nature de notre planète, dans les régions où elle se montre la plus rude et particulièrement inhospitalière. C’est quoi être écologiste ? Vouloir remplacer l’énergie nucléaire par une autre source de production électrique pour assouvir son envie de confort, ou cette aspiration à vivre (momentanément) dans une forme de dénuement face aux rigueurs de notre planète ? Chacun sa définition. Mais j’en conviens l’avion que l’on utilise pour s’y rendre n’est pas très écologique ! Voilà mon état d’esprit lorsque je fais défiler les cartes d’Amérique du Sud sur l’écran de mon ordinateur dans la préparation de mon prochain périple, tout en écoutant des voies splendides de chanteuses canadiennes. Toujours derrière mon bureau, je ressens déjà la sensation de la fatigue dans les jambes, la poussière dans le nez soulevée par un vent brutal et rageur qui règne en maître dans ces régions de dix heures du matin jusqu’à la tombée de la nuit, l’attaque des rayons solaires de longues heures durant à plus de quatre mille mètres d’altitude, exposé aux ultra-violets. Mon envie ne fait que se renforcer à ces pensées, je sais que je vais partir, malgré l’incompréhension de mes proches, qui se sentent abandonnés ne pouvant imaginer toute la puissance de l’envie de vivre qui m’anime et me submerge. Oui les risques, il y en a certainement, la mort par manque d’eau perdu dans la fournaise de sable, l’accident de la route, un vélo c’est vulnérable, une vie est aussi fragile qu’une coquille d’œuf qui se brise, rependant son contenu. La différence, l’œuf ne réfléchit pas, l’homme conscient de sa faiblesse reste aux aguets et avec un peu d’intuition, d’anticipation, de réflexion et d’humilité, de chance, voire de crainte et de peur peut triompher de sa vulnérabilité.

Pour tout amateur du voyage à vélo la traversée du sud Lipez, désert de 400 kilomètres au cœur de l’Atacama, représente la consécration. Tous les récits de ceux qui se sont lancés dans l’aventure mettent en exergue une expérience hors du commun nécessitant un profond engagement physique et moral. Il faut y ajouter une patience à toute épreuve, du fait des longs passages où il faut pousser le vélo dans le sable ou la cendre volcanique. Les conditions météorologiques participent aussi à la réputation de cet itinéraire, qui se situe entre 4000 et 5OOO mètres d’altitude. Vent violent, chaleur la journée et grand froid la nuit sont des constantes de ce coin de désert particulièrement aride, le plus sec du monde. Se pose aussi la question du ravitaillement, tout spécialement en eau. Avant de se lancer dans cette traversée qui dure au minimum une dizaine de jours, toutes ces questions viennent à l’esprit. Bien évidemment le doute naît. Sera-t-on à la hauteur de l’épreuve ? Avons-nous sérieusement préparé l’itinéraire et anticipé les embûches qui nous attendent ? Les provisions seront-elles suffisantes ? Le matériel de bivouac est-il assez performant pour protéger des grands froids ? La tente sera-t-elle assez résistante contre le vent violent ? Mais voilà, justement ce sont toutes ces questions et ces incertitudes qui font surgir l’envie irrépressible de se confronter à cette immensité désertique. Cela explique pourquoi nous nous retrouvons Flora et moi, après un périple depuis Arica, sur l’île d’Incahuasi au milieu du salar d’Uyuni le plus vaste du monde, prêts à nous lancer dans l’aventure, qui va durer dix jours. En ce lieu extraordinaire où je situe le départ de cette traversée mythique, nous passons une nuit étonnante avec deux cyclistes, qui se trouvent aussi là par le hasard de la route. Le premier, Javier l’Espagnol qui vient justement de vivre cette expérience du sud Lipez et qui en parle avec des trémolos d’effroi dans la voix. Le second, Hugues, l’Anglais passera d’abord par la ville d’Uyuni avant de se tenter l’aventure.

1er jour Île d’Incahuasi à Colcha K 60 km Au matin, nous nous séparons de nos nouveaux amis, bien conscients d’avoir vécu un grand moment de communication entre amoureux de sensations fortes à vélo. Pour nous l’aventure commence par 50 kilomètres à rouler dans l’un des cadres les plus insolites de la planète, la partie sud du salar d’Uyuni. On reste stupéfait au milieu de cette grande étendue blanche entourée de hautes montagnes. Le silence est seulement perturbé par le crissement de nos pneus sur le sel. La vue porte à plus de cent kilomètres. Nous avançons facilement, donc assez rapidement. Presque à regret nous voyons le point de sortie approcher. Nous savourons d’autant plus notre plaisir, que nous savons qu’il s’agit de la partie la plus facile de notre itinéraire. Comment retranscrire ce que nous éprouvons en écoutant nos pneus bruire sur le sel dans cet air immobile du matin, alors que dans quelques heures le vent sera déchaîné, et alors toute quiétude aura déserté ce lieu. C’est tout le corps qui entre en harmonie avec les vibrations des roues en mouvement. La surface est changeante, elle peut être très lisse, plus rugueuse, parsemée de petites aspérités pointues ou faite d’immenses hexagones jusqu’à perte de vue. Cette surface figée s’apparente à la surface d’une mer qui elle aussi au gré des conditions météorologiques prend toutes sortes d’aspects. Nous restons très attentifs, afin de graver au plus profond de notre mémoire toutes ces émotions et sensations qui montent en nous, car la féerie du salar s’interrompt dès qu’on en aborde les confins. La piste de sortie se dessine, tout d’abord comme un fin trait noir dans le lointain. Au fur et à mesure que nous nous en rapprochons ses vraies dimensions se révèlent. Il s’agit d’une large piste surélevée, qui s’étire sur trois kilomètres. En effet, les abords du salar sont mouvants entre sel et sable, qui se disputent la suprématie. Vouloir sortir hors de la piste aménagée contraindrait à des efforts surhumains à pousser son vélo dans des zones inconsistantes. Il est donc bien préférable d’utiliser ce chemin d’accès. Dès que nous l’abordons, nous retrouvons la consistance habituelle des routes de ces coins perdus de Bolivie. Afin de minimiser ses efforts, il est impératif d’avoir l’intuition du passage le moins mauvais à prendre entre sable, tôle ondulée et cailloux. On n’y parvient pas toujours malgré les déplacements de droite et gauche permanents, et l’on se retrouve à forcer comme une bête sur les pédales, cherchant à se dégager d’un banc de sable, ou alors on se retrouve piégé à être secoué fortement sur une succession de vaguelettes, qui se révèlent une véritable entrave à la progression. Parfois il nous faut même pousser nos montures. Mais malgré tout nous avançons. Nous rejoignons le village de Colcha K. Peu avant ce hameau nous doublons un couple de Suisses à vélo, mais de plus ils traînent leurs deux enfants de trois et cinq ans, le plus petit dans une carriole et la plus grande sur un petit vélo accroché derrière celui de sa mère. Tout à fait incroyable, ils sont en train de traverser l’Amérique du sud et comptent aller jusqu’à la Terre de Feu. Le village dans lequel nous entrons est tout en longueur, épousant la forme de la gorge qui l’abrite. Cette première étape a été assez facile en comparaison de ce qui nous attend, bien que nous ayons fait quelques tours et détours en limite de salar à la recherche de la piste la plus praticable. Il est quatorze heures et la chaleur devient pesante. Nous sommes heureux de trouver un logement. Cela nous évite de monter la tente dans la touffeur, le vent et la poussière. Ce village calme nous apparaît comme un havre de paix dans l’enfer de sécheresse et de chaleur de l’Atacama. Nous réalisons clairement que nous sommes à la veille d’un combat d’au moins une semaine pour tracer notre voie à travers ces immensités de sable de lave et de lagunes entourées de hauts volcans. Le moral est bon, Flora a un mental d’acier. C’est probablement son métier de professeur de sport et d’entraîneuse d’une équipe de handball qui permet cela. Je suis bien content de cela, car c’est un atout prépondérant lorsqu’on se lance dans un défi difficile d’être bien accompagné, par quelqu’un qui ne se pose pas de questions et qui fonce et avec d’autant plus d’obstination que la difficulté est grande. Nous montons sur les hauteurs du village. Les immensités du salar d’Uyuni et du sud Lipez nous saisissent par leur beauté, leur étrangeté et aussi par leur hostilité dans cette ambiance de vent et de poussière, pays rude aux contrastes forts dans des espaces vastes difficilement évaluables. Nous ne pouvons nous empêcher de penser que ce désert sans fin nous sommes venus pour le traverser à la force des mollets. Nos certitudes sont un peu ébranlées devant ce spectacle sauvage. Mais pourquoi douter, cette première étape s’est remarquablement bien passée, alors pourquoi pas le reste ? On se pose cependant la question de la solidité de notre constance devant l’adversité à venir. Laissant là nos doutes nous retournons sur la place d’armes du village dans un petit restaurant qui nous sert un superbe poulet accompagné d’une bonne ration de riz. Rien de tel que le ventre bien plein pour arrêter de gamberger. Sur la table d’à côté, alors que nous sommes en train de savourer notre plat, plusieurs personnes arrivent avec une grande carcasse de lama et se mettent à la découper à l’aide de grands couteaux. Nos mines étonnées les font franchement rigoler et c’est avec bonne humeur qu’ils se prêtent au jeu des photos. Mais ce n’est pas particulièrement appétissant pour nous petits occidentaux aux habitudes policées !
Récit de notre voyage en famille de 5: Arizona, Utah, Nevada et Californie English translation pending
by Saintvit · 2013-11-28 · 186 replies
Bonjour à tous,

Nous voilà rentrés depuis plus de 3 mois déjà et après bien des hésitations sur l'intérêt de mon récit, le tri des photos, je me lance. Après tout, si personne ne le lit, peu importe. Mais à cette époque l'an dernier, j'étais en pleine préparation de ce périple, et je recherchais sur ce forum toutes les informations, et les récits de voyageurs, des conseils pratiques. Ce forum m'a été particulièrement utile, une mine d'informations pour tous et un grand merci à tous les passionnés de ce forum, qui répondent inlassablement à tous les forumeurs avec patience, compétence... Merci donc à Pong, Itat, Bastinj, veileen, Paj59, Cendryon, Sedonax et ceux que j'oublie, merci à toutes les personnes qui ont publié leur récit quand j'étais en plein élaboration (lucie 23, Taq...) et désolé à ceux que j'oublie... je me répète...

Nous sommes une famille de 5, papa et maman (moi) et nos 3 enfants : 18, presque 13 (dans l'avion du retour) et 7 1/2. Nous avions décidé depuis longtemps que les vacances de 2013 seraient l'ouest des Etats Unis, nous étions allés quelques jours à New York en 2009. Et on s'y est tenu.

Dès l'automne 2012, soit près d'un an avant, nous avons commencé à préparer... Tous d'abord le circuit : j'ai commencé à acheter un guide papier assez petit pour voir l'essentiel, je me suis procurée le GEO voyage de juin 2012, consacré à l'Ouest et bien illustré, commandé photographing the southwest, et en avant la lecture de forums... on me prête des cartes, google maps est désormais mon ami... J'ai demandé à mon mari les incontournables pour lui, il a fait sa liste, on a regardé les dates de vacances (moins de 3 semaines, en plein dans les vacances scolaires), et on essaie de faire rentrer les souhaits de chacun dans le délai. Mon mari aime beaucoup la photo, la conquête spatiale...

Impossible de tout mettre, on doit faire des choix... on prévoit : beaucoup de parcs nationaux (je ne m'en lasse pas), dont la forêt pétrifiée, incontournable après les photos de GEO, mais aussi Las vegas, San Francisco, Los Angeles, mais pas Yosemite, ni sequoia, ni le canyon de Chelly, ni Mesa Verde. Allez, on se lance ! Je prends connaissance des idées de circuits dans ce forum, et nous décidons aussi de prendre un vol intérieur sur les conseils de ce forum... Je m'inquiète pas mal pour la plus jeune ; elle a l'habitude de marcher, elle n'est pas "si" petite, elle est assez curieuse de tout, mais elle souffre en général de la chaleur, du soleil ; mais bon, pas le choix des dates, et je me voie pas partir sans elle. Alors, on y va ! je vois que beaucoup y sont allés avec des enfants nettement plus jeunes...

Voilà le résultat de nos cogitations : 27/07 : arrivée Phoenix 28/07 : départ pour petrified forest et visite, nuit à Holbrook 29/07 : meteor crater, flagstaff et route pour Le grand canyon 30/07 : Grand canyon suite, et l'après-midi, route pour Page 31/07 : Page, Antelope Canyon, horse shoe bend et route pour monument Valley 01/08 : Monument valley et route pour Moab 02/08 : Dead horse point et canyonland 03/08 : Arches 04/08 : Route pour Bryce, par Capitol Reef 05/08 : visite de Bryce, puis route vers Zion 06/08 : trop court passage à Zion puis route vers las Vegas, personne n'a voulu s'arrêter à Valley of Fire (snif) 07/08 : Las Vegas, puis route pour Death Valley, coucher de soleil 08/08 : visite de Death Valley tôt le matin, puis route vers l'aéroport de las Vegas pour un vol vers San Francisco 09, 10 et 11/08 : San Francisco 11/08 : descente de la route 1, nuit à San Simeon 12/08 : hearst castle puis route vers Los Angeles 13, 14 et 15/08 : Los Angeles puis départ dans l'après-midi

Bref du classique... the wave, havasupai, pas possible ces merveilles, Yellowstone, trop loin, on y retournera dans 3 ou 4 ans...

Nous avons choisi de dormir dans ou au plus près des parcs, nous avons souvent réussi dormir à 5 dans une chambre, avec un rollaway bed ou un sofa. ça dépendait du prix des chambres en fait, soit une, soit 2... Nous avons loué, par Airbnb, un appart pour les 3 jours à san francisco et à Los Angeles

Voilà pour "l'avant". Reste quand même à voir d'où nous partons, nous en sommes dans l'Est, pas d'aéroport très proche, alors je regarde Paris, Lyon, Geneve, Zurich, Francfort et même Milan ; Milan est intéressant pour le prix mais quand même loin, l'aller et le retour dans des aéroports différents, et je tombe un beau jour sur un tarif correct depuis Genève, sachant que j'ai peur de l'avion, que l'A380 nous tentait bien, bingo, avion réservé le 21 novembre 2012, il y a un an ! Air France... Le vol est un sacré budget à 5, c'est d'une banalité affligeante ce que je dis, mais quand même...

Anne
Croisière sur le Costa Luminosa au départ de Miami le 6 janvier 2014 English translation pending
by Moimême13 · 2013-11-24 · 11 replies
Bonjour à toutes et à tous , Je recherche des informations sur cette croisiere du 06 janvier au depart de Miami , sur les excursions a faire sois même par exemple .... merci pour toutes vos reponses cordialement😉
Entre Arizona & Utah - octobre 2013 English translation pending
by LuckyLuke310 · 2013-11-23 · 98 replies
Hello amis voyageurs,

Avant tout je m'excuse par avance de mon non-expérience dans la rédaction d'un carnet de voyages, comme vous l'aurez certainement compris c'est mon premier. Mais comme je prends toujours beaucoup de plaisir à lire vos récits je me lance, on verra bien...

Nous partons alors que le shutdown américain est en cours, 😕 Les derniers préparatifs du voyage ont donc été à l'élaboration de plan B pour certains jours, si nécessaire.🤪

A part le premier et dernier jour, nous sommes exclusivement en Arizona et Utah. J’ai choisi Los Angeles car les vols sont moins couteux. La différence de prix avec Las Vegas représente tout de même la moitié du prix de location de la voiture !

Itinéraire : J1 Voyages Genève-Los Angeles+ Venice Beach / nuit à Los Angeles J2 LA – Kingman (Route 66 -Bagdad Café - Oatman) / nuit à Kingman J3 Kingman – Supai (Havasupai) / nuit à Supai J4 Havasupai / nuit à Supai J5 Supai – Flagstaff (Route 66 - Seligman - Williams) / nuit à Flagstaff J6 Flagstaff– Monument Valley nuit à The View, MV J7 MV– Torrey (Moki Dugway - Muley Point – Little Egypt – Goblin Valley) / nuit à Torrey J8 CapitolReef NP (Cathedral Valley) / nuit à Torrey J9 CapitolReef NP (Burr Trail Road ; LakePowell/Bullfrog Marina; Notom Road; Scenic road) /nuit à Torrey J10 Torrey-Cannonville (Road 12– Zebra Slot – Devil’s garden) / nuit à Cannonville J11 Cannonville– Page (CottonwoodRoad – Toadstool Hoodoos – Alstrom Point) / nuit à Page J12 CBS avec Paria outpost / nuit à Page J13 Page – Kanab (Edmaier’s Secret) / nuit à Kanab J14 Kanab – Las Vegas / nuit à Las Vegas J15 LasVegas (shopping outlet) + Voyages Las Vegas-Genève



J1 Voyages Genève-Los Angeles (British Airways) + Venice Beach

Après 10h15 de vol sans encombre, on arrive à LAX avec 15 minutes d'avance, vers 12h30. Il fait beau et chaud (28°C). On se dépêche de passer la douane et de se rendre chez Alamo pour aller chercher notre véhicule.

Comme à chaque voyage c'est un moment que je redoute, car c'est rare que cela joue sans un petit problème. Cette année j'ai réservé dans la catégorie Standard-SUV un Jeep Grand Cherokee. Bien entendu, le gentil monsieur d'Alamo me dit qu'il n'y a pas de Jeep Grand Cherokee à disposition pour le moment, mais il me propose un autre mais bien plus bas de garde au sol. Etant donné que j'ai plusieurs pistes au programme, je refuse sa proposition, mais sans lui donner la vraie explication. J'opte finalement pour la catégorie supérieure (Fullsize) avec un supplément à payer de 350$ pour 15 jours de location. Nous recevons alors un Chevrolet Tahoe 4x4 avec une vraie roue de secours. C'est parfait, en route pour notre premier hôtel (Holiday Inn Airport) qui se trouve à 3 minutes de chez Alamo. Nous avons une grande chambre, et à peine 5 minutes plus tard on est tous à la piscine pour se détendre du voyage. 😎 Cela fait un grand bien !

Vers 16h00, on part pour Venice Beach, durée du trajet 20 minutes, parfait pour faire connaissance avec notre Chevy Tahoe. On commence par une ballade à travers les canaux de Venice, cela fait du bien de marcher après tout ce temps assis dans l'avion. Il y a de bien belles maisons avec des jardins magnifiques, certaines sont décorées pour Halloween. Les palmiers se découpent dans le ciel bleu.







On continue en suite à Venice Beach avec ses boutiques loufoques et ses amuseurs de rue. On voit de tout et ma fois l'ambiance est sympathique.





Après le coucher du soleil, on décide d'aller manger un steak au Seezler repéré à côté de notre hôtel. Nous sommes vite servi et tant mieux car la journée a été longue, il est tout de même 6h du matin heure suisse.
Retour d'expérience: Arizona... + San Diego! octobre 2013 English translation pending
by Pong · 2013-11-21 · 278 replies
Bonsoir, Alors avant d'oublier tous les détails (intéressants) de mon dernier séjour, voici quelques retours d'expériences, qui je l'espère, seront utiles aux futurs forumeurs... Arrivé le 17 octobre 2013, juste pour la réouverture du "shutdown", bonjour le stress ces derniers jours...🤪 🏴‍☠️ Vol direct sans histoire avec Air Tahiti Nui : nouveaux fauteuils (un peu plus profilés j'ai l'impression) et surtout nouveaux écrans ! En fait des tablettes 10 pouces, HD, prise casque et USB, large choix de films, feuilletons, jeux, ... ça fait plaisir de ne pas avoir les yeux éclatés à fixer un petit écran qui grésille ! 😉 Coup de chance à l'arrivée à LAX : nous inaugurons la nouvelle aire d'accueil, très spacieuse, et personne à attendre à l'immigration, ni aux douanes ! Yes ! 😛 Du coup me voici à peine 1/4 d'h après la sortie de l'avion à prendre la navette pour Alamo ! 😮 Je me prépare à me battre comme un beau diable pour résister à toutes les tentatives d'arnaques, mais voilà que 10 mn plus tard je suis devant le parking des "compactes" après avoir échangé un "bonjour-au revoir" au guichet ! 🙂 Le parking est vide... mais voilà qu'arrive une belle voiture bleue toute rutilante, pas si "compacte" que ça finalement, les pneus sont en bon état, ... alors Hop ! C'est parti ! 😎



Je pense qu'une heure après la sortie de l'avion, j'étais dans la piscine du motel... Ahhh...(-soupir-) 😇 Le lendemain matin, profitant du Jet Lag, direction Death Valley, avant les embouteillages et avant même le lever de soleil, ce sera plus beau dans le désert ! 😏











Jusqu'ici tout va bien, je presque arrivé à Stovepipe Wells , plus que quelques miles, mais voilà que la route est barrée ! 😮 🏴‍☠️ Les fortes pluies de septembre ont fortement raviné les bas cotés et parfois emporté la route... Bon, me voilà bien... 😕 La route "alternative" proposé par le GPS demande 6h de plus. Je vais quand même tenter d'approcher pour voir, si c'est franchissable... Effectivement c'est bien défoncé sur une centaine de mètres mais en roulant doucement, ça passe... Je n'en mène pas large... 😊





Finalement, une demie-heure plus tard, me voici arrivé à bon port ! Je m'attendais à un village un peu mort (genre ghost-town) 🤪 mais pas du tout : plutôt coquet, très bien entretenu, une belle piscine... Allez, Plouf !!! 😎





J'ai le temps de faire une petite rando qui est juste à coté : Mosaïc Canyon...









Après un second plongeon pour me rafraîchir, direction les dunes pour le coucher de soleil, avec en bonus une belle pleine lune toute ronde !





L'étendu des dunes n'est pas si grande, et grâce au Forum 😉, je sais qu'il faut marcher un peu pour mieux apprécier, alors c'est parti ! 😎





C'est très reposant comme paysage, très zen ! 😇 Et c'est très dépaysant également, surtout après LA, il fait très doux, Mmmmh... 😎



Ce qui est bien, c'est qu'on voit toujours la route ou le parking donc pas de risque de se perdre, même de nuit, au retour... Demain matin, direction Badwater et Gold Canyon ! (to be continued...)
Retour de Birmanie: compte rendu et conseils English translation pending
by Bavaria · 2013-11-21 · 24 replies
Bonjour à tous, De retour d’un voyage de 2 semaines au Myanmar, je vous propose un petit compte rendu et des conseils qui j’espère vous seront utiles.

Itinéraire classique :

Yangon : 2jours Bagan : 4jours Kalaw : 1jour Trek Kalaw : 3jours Lac Inle : 1jour Mandalay : 4jours

Avec le recul, il aurait été préférable de faire une journée de plus à Yangon et au lac Inle (pour profiter plus longuement de Nyaungshwe) et d’enlever un jour à Bagan et à Mandalay.

Après plusieurs années d’attente et d’impatience à l’idée de visiter ce pays, je dois dire que mon émerveillement fût au delà de ce que j’avais imaginé. Je redoutais un peu le manque d’authenticité en raison de la hausse constante du tourisme, à part quelques détails que j’exposerai plus bas, il n’en est rien.

Du genre « précautionneux » j’avais choisi de ne prendre aucun risque en réservant tous les hôtels bien avant le départ, certains sites forums et guides prévenants du manque d’offres de chambres à certains endroits. Il n’a pas été très compliqué d’obtenir des confirmations de réservations par mail ou par téléphone.

Nous sommes donc partis à trois potes, dont un qui s’est décidé une semaine avant le départ. Cela ne lui a posé aucun problème pour l’hôtellerie (début de la saison touristique). Soit il nous était proposé un extra bed, soit il réservait sur Agoda (qui ne propose en revanche que peu d’hôtel à bon prix type auberge/maison de caractère mais plutôt des établissements type « hôtels chinois ». Mais cela reste une bonne solution en dernière minute).

Concernant le budget, hormis le vol international Paris-Bangkok, nous avons dépensé environs 1000 euros chacun, bien en deçà de ce que nous avions imaginé (transport AirAsia Thaïlande-Myanmar + 3 vols intérieurs/hôtels/restos/dépenses courantes, etc.), et ce en se faisant relativement plaisir.

A rapporter:

Essayez de prévoir de petits cadeaux style petits savons ou produits de beauté, échantillons de parfums (pour les gens qui passent à Hong Kong, les magasins SaSa vendent des tout petits flacons de parfum, et cela fait très plaisir). Malheureusement nous n’avions rien de tout ça, nous l’avons vraiment regretté. N’hésitez pas à apporter un peu de vous, comme des photos de votre lieu de vie, de vos familles, etc. Les Birmans sont extrêmement curieux.

Prévoyez de bonnes sandales permettant les longues marches confortables en ville et le déchaussage rapide pour l’accès aux temples (une bonne vingtaine de fois par jours à certains endroits !). Perso j’ai du mal à supporter les claquettes type « string ficelle » qui défoncent les pieds… Une lampe frontale est effectivement bien utile, l’éclairage public étant très rare, les rues regorgent de cavité d’égouts ouverts. Des vêtements chauds si vous vous rendez dans des zones montagneuses comme Kalaw ou Inle. La température baisse fortement la nuit, et le tout est très humide. Un bon spray anti moustique, une bonne crème solaire, chapeau, casquette, etc.

Argent : Je pense qu’on peut désormais abandonner l’idée d’apporter uniquement des dollars US, du moins si vous vous rendez dans les coins le plus touristiques. Premièrement, il ne nous a pratiquement jamais été demandé de payer exclusivement en $, nous avions toujours la possibilité de payer en kyats les hôtels, les taxes d’entrées, etc. De plus, tous les bureaux de change acceptent les euros et les prennent certains jours à un meilleurs taux que la monnaie US. Vous pouvez peut être par précaution emporter une ou deux centaines de dollars au cas où. Pas la peine de se prendre la tête à aller dans un bureau de change à Paris, si vous êtes en escale quelque part avant le Myanmar, comme à Bangkok, ils ont des billets neufs. Les euros en à peu près bon état des distributeurs français font très bien l’affaire. Par contre attention : j’avais changé mes euros en dollars à YES CHANGE à Paris. Ils m’ont remis une toute nouvelle série de billets de 100$ fraichement sorti et m’ont assuré qu’ils seraient acceptés sans problème. Résultat : ils m’ont été acceptés uniquement à Yangon. Les hôtels et bureaux de change à Bagan / Inle / Mandalay n’en voulaient pas car ils ne les avaient jamais encore vu en circulation. Donc prudence. Privilégiez les billets de 50$ qui sont changés au même taux que les billets de 100$ (ce qui n’est pas le cas des coupures inférieurs). Concernant les distributeurs de billets, effectivement ils fleurissent de partout (dans certains hôtels, dans la rue, dans les aéroports, même à la paya shwedagon ! Par contre la plupart n’acceptent pas encore les cartes visas ou mastercards, cela n’est qu’une question de temps je pense. On m’a conseillé de retirer dans les DAB de la KBZ banque. Ne changez pas/plus au marché noir, (on ne nous l’a d’ailleurs proposé qu’une fois dans le rue).

Itinéraire en détail :

Yangon Arrivée dans la capitale depuis Bangkok avec AirAsia. Passage de la douane très efficace, avec en prime un petit « bonjour, comment allez vous ? » de la part du douanier. Nous avons changé une poigné de $ en kyats à l’arrivée pour le taxi qui nous a pris 7000Kts pour le trajet vers nos hôtels.

Hôtel : Classique Inn Double à 80$ la nuit. Bel endroit qui rappel plus une maison d’hôte qu’un hôtel, dans un quartier calme, à côté du siège de AirBagan. Un peu à l'écart du centre (trajet en taxi 3000kts/20minutes). Kalya, la gérante, est une dame adorable avec qui je correspondais depuis des semaines pour la réservation de billets d’avion et autres conseils. Très belle maison coloniale de caractère, très joliment décorée. Le petit déjeuner est servi sur la terrasse. Je recommande si vous souhaitez démarrer votre séjour paisiblement J

Une fois installé nous avons pris un taxi pour rallier le centre ville. Première belle rencontre : Aung, notre chauffeur, qui nous a timidement demandé s’il pouvait se joindre à nous pour le déjeuner (en précisant qu’il paierait sa part). Il nous a emmené au restaurant Aung Thukha, coup de cœur du Lonely. Très bon repas birman, vous choisissez parmi plusieurs plats derrière une vitre des curry de viandes, du poisson, des légumes, le tout accompagné des traditionnels « athoke », mélange de salades, légumes crûs et aromates ainsi que les délicieuses feuilles de thé marinées avec des cacahuètes grillées. Puis Aung nous a déposé gratuitement à la Paya Shwedagon où nous avons passé 2 heures, dont une sous la pluie. Le lieu est incroyable, on y ressent une foi énorme, beaucoup d’habitants de Yangon y viennent en famille y passer la fin de journée pour pique-niquer, beaucoup de pèlerins et de touristes, mais le tout dans le calme. La pluie aidant, nous avons bavardé avec quelques familles s’abritant sous les lieux protégés. Il faut y aller au moins une heure avant la tombé de la nuit pour admirer le lieux sous différentes expositions. En repartant nous rencontrons deux gars, un italien et un français qui nous propose de partager un taxi pour aller boire des bières et manger du côté de la Paya Sule, à l’est du quartier chinois. Attention même à Yangon, tout ferme relativement tôt, et à 21h30 nous n’avons trouvé qu’un restaurant indien pour diner.

Le lendemain, nous avons fait la promenade à pied du Lonely jusqu’au marché Bogyoke, malheureusement fermé le lundi. Déjeuner au Danu Phyu Daw Saw Yee Myanama. Relativement déçu. Malgré le bon accueil, l’addition est assez élevée pour un simple repas birman. Puis direction la gare centrale pour la Yangon circle line. Arrivé sur le quai, on vous fait signe de rentrer dans une petite cabine pour y présenter son passeport et s’acquitter d’un dollar (et uniquement en $) par passager. Le voyage n’est pas désagréable, mais la boucle complète dure 3 heures, ça devient très monotone et redondant. Heureusement que les rencontres et l’engagement des conversations sont faciles, ce qui au final rend cette escapade forte agréable. Une fois revenu à la gare de Yangon, nous prenons un taxi pour nous rendre au Seri Beauty and Health, centre de massage traditionnel birman (très moyen malgré l’excellent accueil). Retour à l’hôtel assez tôt car vol pour Bagan le lendemain très tôt. Nous partons de Yangon avec une légère frustration de ne pas avoir pu prendre le temps de bien découvrir la ville, la pluie nous ayant largement ralenti.

Bagan Arrivée à l’aéroport de Nyaung U vers 7h30, taxi jusqu’à Nyaung U et notre hôtel 5000k.

Hotêl : New Park Hotel Bon emplacement dans un quartier agréable, un peu excentré de l’avenue principale, entouré de petits restos, agences de voyages, boutiques, etc. Chambre à 50$ réservée par email avec le gérant vivant à Yangon. Virement bancaire vers un compte HSBC en Malaisie pour confirmer la resa. Nous avons pu obtenir un extra bed pour 10$ de plus pour notre ami. La chambre est très spacieuse, et dispose d’une terrasse. Gros point négatif : accueil glacial des deux personnes à la réception, pas un sourire, très peu bavard et pas du tout aimable ou disponible (et ce sur la totalité du séjour). Il nous a été demandé de payer 200kts pour un coup de fil de 10secondes pour confirmer une prochaine réservation, ou 1000k pour une pauvre carte du site de Bagan qui fait plus penser à une brochure publicitaire. Pas très commercial lorsqu’on lâche 240 euros pour 4 nuits. Le reste du personnel est en revanche fort agréable et disponible.

Concernant le site de Bagan, c’est vraiment fabuleux ! Nous avons fait le choix de louer ces fameuses « e-bike » pour 8000 k/jour, sorte de mobylettes électriques chinoises comme on voit beaucoup là-bas. Bon certes, ça n’est pas très discret : look flashy, bruit d’alarme insupportable lorsqu’on coupe le contact (difficile d’arriver discrètement à un temple) mais cela permet de s’éloigner pas mal des sentiers battus, de circuler dans les villages, autour des groupes de temples, et même sur les chemins en terre et sable. En cas de pépin technique pas de panique, les vendeurs d’essence au bord de la route disposent du matériel adéquat pour vous aider (nous avons crevé, en 10 minutes une rustine était posée). Je conseil de prendre au moins 2 journées complètes pour explorer le site très vaste. Dans les plus gros temples, de jeunes filles polyglottes vous attendent et savent s’y prendre en vous séparant du groupe pour vous faire la visite puis pour vous emmener à leurs boutiques. Un simple non merci ferme mais amical suffit. Mais ne les repoussez pas systématiquement, cela nous a valut une nouvelle fois de belles rencontres et nous a permis d’échanger sur leur mode de vie, leur vision du pays, leurs ambitions, etc. Vous rencontrerez aussi beaucoup de vendeurs de peintures sur sable, qui prétendent chacun être des artistes. Vous vous rendrez vite compte que toutes les toilent sont les mêmes et sont certainement faites en usine ailleurs, surement au Bangladesh ou en Chine.

Nous avons fait une excursion d’une journée au mont Popa en louant via l’hôtel une voiture pour 5 personnes pour 7000k la journée !! Une bonne affaire. C’est à mon avis absolument pas utile, à moins d’être fasciné par les singes voleurs. Malgré tout, la route d’un peu plus d’une heure est sympa. En passant sur un chantier de réfection de la chausser, toutes les femmes ouvrières se sont arrêtées de travailler pour nous saluer de la main. Un moment fort. Chauffeur très atypique qui nous a laissé conduire quelques kilomètres au retour, fous rires assurés !

Le marché de Nyaung U est fort sympathique. Allez faire un tour au stand de MiMi, une très gentille dame dure en affaires à qui on a acheté quelques Longyi et des hauts sur-mesure faits en deux jours.

Pour de beaux couchés de soleils : Fuyez les temples conseillés par le Lonely, ils sont noirs de monde, entourés de bus, etc. Avec nos mobylettes électriques nous avons facilement trouvé des temples vides sur lesquels on peut monter et admirer le paysage SEUL ! N’hésitez pas à demander aux villageois les bons plans (surtout sur la route sud qui va de New Bagan à Nyaung U, villages de Pwa-Saw ou Minnathu).

Restaurants : A l’unanimité, notre meilleure adresse du séjour : - Bibo, tenu par Thant et son épouse. Resto thaï et birman proposant des menus à un prix imbattable et très savoureux. Thant est discret mais extrêmement sympa. L’adresse se trouve à l’angle de la rue menant au black bamboo (en face du panneau).

- Black Bamboo : très moyen, rien d’extraordinaire.

- Aroma 2 : bon sans plus, service très très lent et pas très agréable. - Shwe ya Su : plutôt pour boire et manger quelques grillades en apéro. Très bonne ambiance, idéale pour rencontrer des locaux autour d’une bonne bière. Personnel extrêmement jeune (12-16 ans) mais très efficace.

A old Bagan : - Be kind to animals the moon : Délicieux resto végétarien (a essayer absolument, la soupe de potiron au gingembre). L’accueil est très chaleureux.

Kalaw :

Vol Nyaung U – Heho puis taxi pour Kalaw (25 000k pour une heure de trajet). Kalaw, petite bourgade de montagne, est très agréable à visiter. Ambiance tibétaine/népalaise. N’hésitez pas à y rester deux jours plutôt que de le considérer comme une simple étape avant le trek.

Hotel : Eastern Paradise Motel. 25$ la chambre double, réservation faite par téléphone. Idéalement situé, tenu par une famille absolument charmante. Les chambres sont un peu vieillottes mais l’accueil réservé en vaut la peine. Juste à côté, allez faire un tour chez PA OH, tenu par un vieil homme nommé Soe Thein, physiotherapiste. Ses massages sont très requinquant !

Restos : Everest Nepali Food Centre : Bon accueil, bonne cuisine népalaise

Trek autour de Kalaw. J’avais à l’avance contacté deux agences par mail : A1 Trekking et Ever Smile qui avaient retenu mon intention sur divers forum. Ils n’ont pas eu de mal à me trouver et se sont présentés à l’hôtel dès notre arrivée. Nous avons fait le choix de A1 Trekking pour un trek un peu différent du circuit classique (la rando Kalaw-Inle sur trois jours étant semble-t-il la plus convoité, nous voulions éviter de croiser trop de monde). Prix : 40 dollars par personne pour 3 jours, incluant la nourriture (avec cuisinier personnel nous accompagnant sur le trek), l’eau, les deux nuits chez l’habitant. Sanlinn, le gérant, nous a donc concocté un parcours sur mesure : ce fût trois jours mémorable. Notre guide, Aung Phyoe, frère de Sanlinn, nous a admirablement fait découvrir sa région et sa passion pour la nature. La première nuit passée chez une famille fût merveilleuse : hôtes aux petits soins, maison traditionnelle tout en bois, village très agréable. La deuxième nuit fût moins sympa, la famille ne s’est pas vraiment intéressée à nous. Bon il faut se dire qu’ils en voient défiler presque tous les jours des randonneurs. Concernant le trek : rien de bien difficile, quelques montées ardues mais dans l’ensemble pas besoin d’être un grand sportif. Prévoir un sac pas trop rempli, de la crème solaire, du produit anti moustique et surtout des vêtement chauds car la nuit ça caille grave ! La température chute soudainement en pleine nuit, et le climat est relativement humide.

1er jour : Pause thé à Ywa Thit Palaung village, point de vue à palaung village et nuit dans une famille à Danu. 2ème jour: arrêt dans une école pour distribution de crayon, très bon moment passé avec les élèves, déjeuner chez une famille à taung yoe (paoh village) nuit à Ywapu. 3ème: Train Myin dike – Shwenyaung (extra !)

Les agences :

A1 Trekking

sanlinnkalaw@gmail.com

Ever Smile thuthu.klw@gmail.com

Lac Inle : Arrivée à la gare de Shwenyaung dans l’après midi. Attention les chauffeurs de taxi vous attendent et proposent des prix exorbitants pour rejoindre Nyaungshwe (12 km). Nous avons prix un TukTuk collectif pour 5000ks à trois (déjà très cher !).

Hotel : Princess Garden A l’écart de centre de Nyaungshwe, petits bungalows en bois et piscine, tout près d’un canal. Coucher du soleil sur la terrasse privative très sympa (belle vue sur les montagnes et la campagne environnante). Personnel très attentionné, petit cocktail offert le soir lors de votre retour d’excursion. Petit conseil : repérez vous bien le premier jour pour savoir comment retourner à l’hôtel la nuit. Nous l’avons cherché une bonne heure en vélos, les gens du quartier ne le connaissaient pas.

Nyaungshwe est assez agréable, nous n’y avons passé que très peu de temps (deux soirées), mais suffisamment pour sentir une atmosphère très détendu. Hormis l’avenue principale regroupant la plupart des restos et agences de voyages, n’hésitez pas à vous éloigner à vélo vers les quartiers extérieurs, les enfants et familles vous réserveront un accueil chaleureux.

Nous avons au hasard choisi une agence pour louer une pirogue à la journée. Mr A Tun Travel Agency. 10 000 kyats la journée + 5000 si vous souhaitez descendre un peu plus loin sur le lac. Le conducteur vient vous chercher à votre hôtel à l’heure convenue et vous partez à pied à l’embarcadère le plus proche. Attention à bien être clair avec lui sur le programme et insistez sur le fait que vous ne voulez pas de halte forcée dans des prétendues fabriques de tissus ou bijoux, là il touchera une commission. Pareil pour le resto, définissez avec l’agence le lieu ou vous souhaitez manger. Notre piroguier a choisi pour nous, ce fût le plus mauvais et cher restaurant du séjour. Attention pour le trajet matinal sur le lac, il fait assez froid. Prenez une veste que vous pourrez laisser ensuite sur la pirogue le reste de la journée.

A ne pas louper : - Le marché flottant de Nan Pan. Malgré le grand nombre de touristes, le marché est très fréquenté par les locaux. SI vous arrivez assez tôt vous pouvez assister à la vente de long bambous dont se servent les cultivateurs pour fabriquer la base des jardins flottants. - Inthein pour ses pagodes en ruines - Les autres étapes ne sont pas forcement très intéressantes (c’est à ce moment du voyage nous concernant l’overdose de temples et pagodes se fait ressentir), comme le monastère des chats sauteurs qui n’a rien d’exceptionnel. Essayez plutôt de définir avec l’agence des lieux plus sauvages, moins fréquentés, qui n’apparaissent pas forcement dans les guides. En revanche le passage dans les jardins flottants est très agréable.

Restaurants : - Lin Htett Myanmar Traditional Food : situé sur l’avenue principale, bonne cuisine, bon acceuil. - Green Chili : très bonne cuisine thaï dans un lieu fort agréable. Je recommande.

Mandalay :

Vol Heho – Mandalay avec air KBZ (vol assez flippant, des bruits pas très rassurants). L’aéroport de Mandalay n’est pas tout près, il faut compter environs 30 min de trajet. Taxi collectif négocié à 8000 k pour trois. L’arrivé à Mandalay surprend pas mal. On s’attendait à une ville comme Yangon, c’est à dire agréable à s’y aventurer sans trop de circulation. Ça fait plus penser à une nouvelle ville chinoise en plein essor. Circulation dense, rues poussiéreuses et bruyantes. Et puis après quelques heures on se dit que c’est bien là l’Asie comme on l’aime, un brin bordélique.

Hotel : Golden Mandalay Hotel Très bien situé, sur le 19th, l’avenue qui part à l’Est du palais. Lieu agréable, gros bungalows. 35$ la nuit, possibilité d’ajouter un extra bed pour 10$. En revanche l’accueil n’a pas été toujours très chaleureux sur les trois jours passés. Les chambres méritent une bonne remise à neuf, surtout la salle de bain vétuste et sale. Les serviettes mises à disposition étaient marron de saleté, et l’eau chaude rarement disponible. De plus, le jour du départ, il nous a été demandé de payer les bouteilles d’eau remise chaque jour dans la chambre. (il ne s’agissait pas de mini bar). Je recommande tout de même cet hôtel compte tenu de l’état de l’hôtellerie à Mandalay.

Premier conseil à prendre en compte : le prix des taxis à Mandalay est exorbitant ! (5000kts la moindre course, négociable très difficilement à 3000kts). Organisez vous bien soit en négociant un chauffeur à la journée (entre 10 000 et 12 000 la journée si vous restez dans Mandalay) soit en louant des motos/scooters. C’est cette dernière option que nous avons choisit. La plupart des gens vous diront que c’est interdit. C’est faux, leur but étant de vous négocier un chauffeur. Nous avons croisé beaucoup de policiers, certains à qui nous avons même demandé notre chemin. Pour la sécurité il n’y a pas de problème, il suffit de ne pas prendre la confiance trop rapidement et de rester prudent. La vitesse moyenne dans Mandalay et ses environs est de 40 km/h. Utilisez votre klaxon lors des croisements, et faites attention aux gens qui s’insèrent des les voies sans regarder.

Location de deux roues chez Rain Forest Thai restaurant (en face du Marie Min restaurant). Tenu par un natif de Mandalay originaire du Bangladesh, vrai commerçant mais très honnête et respectueux des règles de sécurité. Il vous remettra un petit livret complet d’informations utiles sur Mandalay et ses règles de conduite. Prix pour une journée : 8000Kts la moto de marque chinoise, 20 000 le scooter automatique (négocié à 15 000).

Visite dans Mandalay Honnêtement, la visite du palais ne vaut vraiment pas la peine. La circulation y est très stricte, mise à part le palais en lui même, vous ne pourrez aller nul part ailleurs (les militaires de Mandalay logent dans l’enceinte). Le palais en lui même ne présente aucun intérêt.

A faire : le quartier des fabricants de feuilles d’or, La paya Mahamuni et le quartier des sculpteurs de buddha (impressionnant), le coucher de soleil à l’ancien view point (très bel endroit, belles scènes de vie de quartiers proches du fleuve), le secteur nord-est du palais regroupant plusieurs paya, la colline de Mandalay pour le coucher du soleil (attention prendre de l’avance si vous montez à pied, compter 30 bonnes minutes).

Autour de Mandalay : Si vous louez des deux roues, n’hésitez pas à demander votre chemin le plus souvent possible car il n’y a presque pas de panneaux. - Mingun et son stupa inachevé - La colline de Sagaing - Village d’Inwa (énorme coup de cœur, passez-y du temps, les environs sont magnifiques) - Coucher du soleil au Pont U Bein (conseil, admirez-le en terrasse d’un petit restaurant au bord du lac du coté Nord- Est du pont vers la paya Kyauktawgyi).

Attention soyer prudent si vous regagnez Mandalay de nuit en deux roues. Demandez bien votre chemin le plus souvent possible. Nous avons fait 20km de trop en direction de Yangon L

Fin du séjour, vol AirAsia Mandalay-Bangkok. Un petit « hope see you next time » de la part du douanier qui fait très plaisir.

Absolument enchanté par ce premier (et certainement pas dernier) séjour. Nous n’imaginions pas que la race humaine pouvait encore être aussi gentille et chaleureuse quelque part dans le monde. En deux semaines nous n’avons –presque- jamais croisé de personne désagréable, malhonnête (le « presque » pour les réceptions d’hôtels à Bagan et Mandalay). Chaque regard que vous croiserez sera accompagné d’un sourire, d’un Mingalaba ! Personne ne refusera de vous aider. Prenez soin de ce trésor !

En espérant vous avoir donné quelques bons conseils, c’est avec plaisir que je répondrai à d’autres questions. Bon voyage !
Tour du Dhaulagiri English translation pending
by Gazipach9 · 2013-11-20 · 26 replies
Je publie aujourd'hui mon livre de bord concernant le trek du tour du Dhaulagiri en espérant qu'il puisse contribuer à la préparation de nouvelles aventures comme nous avons nous même été aidés au travers de ce forum. Le même texte avec les photos se trouve sur mon site (jeanfrancoisdeleval.com) Trek du Tour du Dhaulagiri

De Darbang à Marpha

Du 4 au 19 octobre 2013

Notre objectif:

Ce trek est en préparation depuis 2001, lorsque je descendais de Jomsom à Gorepani pour remonter pour la première fois vers le sanctuaire des Annapurna. Il y a 12 ans, l’imposante masse du Dhaulagiri faisant face aux profils dentelés des Annapurna, espacé par la vallée la plus profonde du monde, donnait des envies d’escapade : sortir des sentiers battus, déjà bien occupés. C’est un palier technique intéressant puisque la randonnée exige une plus grande autonomie que celle vécues au cours des précédents treks (Milam en octobre 2012 et Makalu inachevé en avril 2013), des bivouacs au-dessus de 5000m et la nécessité de chauffer l’eau avec un autre combustible que le bois.

Nous prévoyons d’effectuer le tour du Dhaulagiri en solo à partir du point terminal de la route, Darbang, puis, forts de notre acclimatation à l’altitude, rejoindre de l’autre côté de la vallée, le lac Tilicho – le lac le « plus haut » du monde, par le col du Mesokanto.

Préparation: Après les avatars du mois d’avril dans la région du Makalu (col bloqué par la neige), nous avons pris la résolution de partir à l’automne pour bénéficier des conditions météo les plus clémentes : la mousson d’été doit être passée et le froid hivernal en altitude être à venir.

Trajet : Nous préparons le trajet et les étapes à la lecture attentive du récit de Sébastien et Fabienne, 3 ans auparavant (
http://www.blankpage.fr/voyages-et-treks/tour-du-dhaulagiri/)

Nous reportons leur trajet sur Google Earth et dans le GPS. Il sera la base de nos indications GPS.

Situation Sacs à dos: Nous prévoyons 7 jours d’autonomie en nourriture, soit 7 à 8 kg composés de jambon sec, saucisson, semoule, pain type wasa, comté, muesli, lait lyophilisé, chocolat, fruits secs, barres de céréales, palets bretons. La spiruline fait son entrée pour être testée (500g) : nous manquons toujours de vitamines en altitude et nous sommes rapidement en manque de fruits. Nous verrons si la cure comble ce manque.

Chaussures : LOWA - Tibet pro gtx

Sacs à dos : Osprey exos 58, Gregory Wander 70

Tente : Vaudé Power Lizard SUL 2 places

Réchaud : MSR XGK EX avec 900ml d’essence achetée à Pokhara

Matelas: Thermarest Néoair XLIT

Sacs de couchage: Valandré Bloody Mary

On embarque aussi 2 panchos qui serviront l’un à recouvrir les sacs à dos qui restent dehors la nuit et à protéger le sol de la tente légère mais fragile.

Je porte au départ 18kg en tout, avec l'essence et l'eau et Sylvie environ 14kg.

Accès: Nous avons pris un vol Malaysia, le moins cher au moment de l’achat mais qui fait faire un bon détour par Kuala Lumpur. C’est une bonne compagnie mais le voyage est un peu long à l’aller.

J1 :A Kathmandu, nous prenons nos TIMS et droits d’entrée dans le parc des Annapurna.

J2 : Bus Tourist de Kathmandu à Pokhara (faute d’avoir réservé, nous avons été serrés à côté du chauffeur). A Pokhara, l'apparition soudaine et irrélle du Macchapucchare, montagne sacrée, n'est pas pour nous rassurer. La mousson est bien toujours ancrée sur les himalaya alors qu'elle devait s'être évanouie depuis plusieurs semaines..

J3 : Bus de Pokhara à Beni à 7h le matin puis bus de Beni à Darbang. La route est effondrée vers Bablyachaur, nécessitant un changement de véhicule.

Agenda :

Altitude à l’étape

Altitude en fonction de la distance

Le trek au jour le jour

1er jour : De Darbang à Dharapani en 3 heures

Nous avons récupéré du voyage avec une bonne nuit. Le ciel est gris au réveil et une pluie fine tapisse les rues de Darbang. J’ai perdu mon kway dans le dernier bus hier après midi et la police m’avait promis de tout mettre en œuvre pour le récupérer alors que le bus était déjà reparti. Après un petit déjeuner copieux (milk tea, chapatis, omelette) la police nous fait prévenir que le Kway a été retrouvé ! Il nous sera très utile, précieux même, dans les jours qui suivent…

C’est une petite étape pour se mettre en jambes. Les sacs sont lourds et nous craignons les lombalgies… La pluie se tarit avant que nous ne sortions de Darbang. Il faut dés le départ, vers 10heures, longer la rive gauche de la Lyagdi khola. Nous longerons cette rivière jusqu’à sa source. Il fait bon, un peu plus de 20°C, et nous marchons sans difficulté sur un chemin bien tracé avec parfois déjà quelques éboulis.

Nous arrivons vers 13h et l’accueil est chaleureux à Dharapani. Nous profitons du soleil l’après midi pour la toilette et la lessive en compagnie des villageoises. Nous nous promenons dans ce beau village où poussent dans les jardins de grandes touffes de cannabis.

2ème jour : De Dharapani à Muri en 7 heures

Le temps reste gris mais il ne pleut pas. Après une première montée jusqu’à 1868m, nous descendons dans les rizières par des chemins gadouilleux pour éviter le détour par Phaliyagaon. Après la traversée d’un affluent, nous nous dirigeons vers une chute d’eau où nous prenons une douche délassante. Le chemin continue à monter sur le nouveau versant pour donner sur Muri à une altitude identique au point culminant de la journée.

Nous cherchons une maison hôte alors que la pluie commence à tomber. Après quelques hésitations, les villageois nous ouvrent une pièce sommaire mais propre et rapporte un lit d’on ne sait où. Nous sommes la curiosité des enfants et nous en profitons pour faire quelques photos. Le traditionnel dalbath nous sera servi le soir. Nous payons 1000Rs la chambre, les diner et petit déjeuner (chapatis, milk tea et omelettes)

3ème jour : De Muri à Boghara en 9 heures

Nous marchons à notre rythme, c'est-à-dire bien doucement. Le Dhaulagiri s’est dévoilé ce matin comme pour nous motiver.

Le temps reste doux et nous continuons à nous frayer dans les rizières. Le chemin disparait parfois complètement et nous nous embarquons dans une mauvaise direction. Le GPS indique bien un écart par rapport à l’itinéraire mais nous ne trouvons pas le bon chemin. Un paysan nous indique un pont en contre bas : nous sommes partis vers une vallée latérale… Nous le rejoignons en coupant à travers champs. Il nous faut parfois sauter prudemment les murets séparant les terrasses. Nous nous sommes mal engagés en commettant une telle erreur dans une région encore fort habitée… Qu’en aurait-il été à 5000m ? Cela nous inquiète.

Nous traversons de petits hameaux jusqu’à Naura. Nous y déjeunons dans une ferme accueillante après 4 heures de marche. Le soleil est toujours présent par intermittence. On nous indique qu’il faut 3 heures pour rejoindre Boghara.

Nous en mettrons près de 5 sur un chemin magnifique et vertigineux. La montée est rude sur 600m de dénivelé. Le temps est plus ensoleillé qu’hier mais nous voyons un bel arc-en-ciel sur le versant opposé.

Boghara est un beau village niché dans les rizières à 2000m d’altitude. La première maison nous offre l’hospitalité. Une poule couveuse est installée avec nous et défend son territoire. Nous nous battons avec une vache qui ne veut pas céder sa place au seul point d’eau pour faire nos toilettes et lessives .

Les enfants nombreux dans la maison font leurs devoirs avant le repas du soir.

4ème jour : de Boghara à Dobang en 9 heures Nous négocions gentiment avec le propriétaire qui nous demande 1750Rs dont 600Rs pour la chambre, aussi cher qu’à Kathmandu. C’est la preuve qu’il faut toujours demander les prix avant de s’installer…

Mais le ciel est totalement bleu ce matin et c’est bon pour le moral.

Montées et descentes nous épuisent et nous sommes heureux d’arriver à Phylankos kharka, une hutte où une femme nous prépare avec une grande gentillesse des nouilles chinoises qu’elle cuit avec des herbes délicieuses cueillies dans son jardin.

Un vieil homme qui vit avec elle nous indique qu’il faut 2.5 heures pour atteindre Dobang. Nous n’en mettrons que 3. Pas si mal !

Mais nous commençons à fatiguer en nous enfonçant dans une forêt humide, boueuse et tropicale. Dobang est une clairière sans activité agricole apparente. On nous propose une pièce au même prix que l’emplacement de la tente (400Rs). Nous choisissons la pièce pour gagner le temps du démontage demain matin. Le dalbath est à 300Rs, prix raisonnable à cette altitude. Nous passons une bonne soirée avec des convives un peu éméchés à l’alcool local.

5ème jour : De Dobang à Chauribang en 6 :30 heures

C’est une journée à marcher dans la boue et dans la forêt humide et tiède. Les passages difficiles se multiplient. Nous avançons en prenant bien garde de ne pas faire de faux pas. Nous avons tout notre temps. Nous nous arrêtons à 13h40 à Chauribang qui marque la fin de la forêt alors que nous avions prévu de monter jusqu’au camp des Italiens. Il reste théoriquement 3 heures et nous craignons autrement d’y arriver à la nuit tombée.

Nous nous installons à côté d’une cabane où on nous préparera l’éternel dalbath. Nous économisons ainsi nos provisions. Il est possible de s’installer sous un toit et sur la paille mais nous préférons tester nos équipements avant d’être dans des conditions plus difficiles, en particulier le réchaud. Il fonctionne parfaitement.

Le toilette se fait dans un torrent un peu chargé de terre car nous ne trouvons le filet d’eau de source (à l’entrée du site pourtant) qu’après quelques pérégrinations.6ème jour : De Chauribang au camp des Italiens en 4 heuresIl a plu une bonne partie de la nuit mais le ciel est bleu au réveil. C’est ce qui compte ! Nous rangeons la tente mouillée et les sacs de couchage humides.

Je commence la cure de spiruline ce matin (3 cuillères à soupe avec le thé). Dalbath le soir et chapati à la confiture d’orange au petit déjeuner ! Royal ! 1300Rs pour l’emplacement, diner et petit déjeuner.

Bien nous en a pris de nous arrêter à Chauribang ! Le chemin devient chaotique à la sortie de la forêt et sur la moraine. En fait, il n’y a bientôt plus de chemin car il a été emporté par une avalanche sur plusieurs centaines de mètres. (il y a deux mois nous dira-t-on au camp des Italiens). La progression s’apparente à de l’escalade à certains endroits. Nous devons même creuser dans la glace pour nous hisser dans un passage difficile.

Nous rencontrons les premiers trekkeurs depuis Dharapani. Ils arrivent en sens inverse alors que nous cherchons un passage pour traverser un torrent impétueux. Ils ont eu du beau temps en haut et cela nous rassure.

Nous nous égarons un peu dans les éboulis de l’avalanche avant de trouver l’extrémité du chemin. Un vieux short abandonné par terre était censé donner la direction à prendre…

Le Dhaulagiri se découvre majestueusement sur le côté. Nous nous en sommes bien rapprochés depuis la dernière fois que nous l’avons aperçu de Muri. Ca nous donne du courage pour continuer la montée !

En arrivant au camp des Italiens, une migraine légère s’est installée. Je prends du Dafalgan sans effet puis de l’Ibuprofène bien plus efficace. Nous sommes surpris d’y trouver deux groupes de trekkeurs avec leurs guides et porteurs. Ils font bien le tour en dans le même sens que nous et pourtant nous ne les avons pas vu dans la montée. Mystère. Ils marchent forcément plus vite que nous.

Le bain dans le torrent à côté du camp et le séchage au soleil sont un vrai moment de bonheur.

Les gérants du camp proposent un menu varié avec notamment d’excellents spaghetti, hasard ou volonté d’être à la hauteur du nom du lieu ? C’est encore une économie pour nos réserves et nous en profitons sans vergogne !

Le brouillard tombe avec la nuit et nous entendons de nombreuses avalanches qui nous mettent dans l’ambiance de la haute montagne. Il y en a tant qu’on pourrait croire qu’un orage se développe au dessus de nous.

7ème jour : Journée d’acclimatation au camp de base des Italiens

Il fait bon, 8°C entre les deux toits de la tente au réveil vers 6h. Le ciel est radieux et le panorama magnifique autour du camp. Nous sommes vraiment au pied du Dhaulagiri. C’est la première fois que nous nous rapprochons autant d’un tel monstre.

Les groupes sont partis vers le camp des Japonais lorsque nous revenons de la lessive. J’en profite pour installer une table et deux fauteuils pour notre confort avant l’arrivée d’éventuels nouveaux groupes…

Lors d’une promenade de reconnaissance, nous les voyons tels une colonie de fourmis à la queue leu leu en train de monter une énorme moraine en contre bas. Sylvie s’inquiète de la difficulté. Il est vrai que cette portion du trek est réputée difficile et dangereuse.

Quatre néozélandais et leurs porteurs et guides ainsi que deux jeunes tchèques autonomes se sont installés dans l’après midi.

Le ciel se couvre progressivement dans la soirée et la pluie se met à tomber dans la nuit.

8ème jour : Jour forcé d’acclimatation au camp des Italiens La pluie fine tombe toujours au réveil. Nous prenons notre petit déjeuner à 6 :30h comme nous l’avions commandé la veille en vue d’un départ vers 7:30h. Mais il continue de pleuvoir et le ciel est totalement bouché. On nous déconseille de partir. Les néozélandais décident, eux, de tenter leur chance. Nous restons avec les tchèques. La journée s’écoule avec lenteur sous la pluie. Les parties de Rummy* dans la tente font passer le temps.

*Sylvie a créé un jeu de Rummy cube (Okey en turc, car c'est là que nous l'avons découvert) avec des petits carrés de papier qui se rangent précieusement dans une boîte de Tictacs. Nous l'avons appelé, avec raison probablement, "le plus petit rummy du monde". Mine de rien, il a achevé avec succés son 3ème trek 9ème jour : du camp des Italiens au camp des Japonais en 6:30h

La température est tombée cette nuit à 0°C à l’extérieur. Le ciel s’est dégagé par la même occasion. Nous payons 7700Rs pour nos 2.5 jours. Nous retrouvons notre chemin qui descend brutalement vers le glacier puis nous attaquons la montée sur l’autre versant, tout aussi abrupte. Pour autant , nous ne nous sentons pas un instant en danger.

Les paysages sont grandioses et nous les découvrons sans cesse différents en progressant sur des chemins escarpés au pied des parois verticales. Nous dépassons une baraque cadenassée que nous avions pris, de loin, pour le camp des Japonais. Il s’agit plus probablement du camp des Français.

En quittant l’étroit couloir venteux qui donne sur le camp des Italiens, nous montons sur le glacier que nous ne quitterons qu’après le camp de base du Dhaulagiri. Nous arrivons au nouveau camp de base des Japonais vers 13 :45. Nouveau car il ne correspond pas à l’emplacement suggéré par les cartes. Nous retrouvons le couple tchèque et le jeune gardien d’une tente « hôtel ». Il propose un hébergement rustique depuis deux ans de septembre à novembre. ainsi qu’au CB du Dhaulagiri, tant qu’il y a quelqu’un sur place.

Après l’installation du campement, nous allons prendre un thé (100Rs*2). L’emplacement coute 300Rs. Nous préparons nos premiers repas.

10ème jour : du camp des Japonais à proximité du CB du Dhaulagiri en 7 :30h Nous nous rôdons à la répartition des travaux liés à l’autonomie. Pendant que Sylvie range la tente, je prépare le petit déjeuner (muesli+ lait + cappuccino). Mais nous ne partons qu’à 8h. La marche est alerte et nous profitons des paysages spectaculaires.

Le chemin est assez visible mais nous ne retrouvons pas le camp indiqué par Sébastien (28°44'44.65"N - 83°27'50.95"E). Les écarts entre le chemin est les points GPS doivent s’expliquer par le mouvement du glacier. Nous apercevons d’un surplomb sur le glacier un camp (toiles plastiques colorées) que nous interprétons comme le CB du Dhaulagiri. Nous voyons en même temps à mi distance notre couple tchèque parti plus tôt que nous ce matin. C’est peu après, vers 11h que nous perdons la trace du chemin.

Il nous semble impossible de rejoindre le campement bien visible mais sur la rive droite du glacier alors que nous sommes maintenant sur sa rive gauche. Nous retrouvons les tchèques qui ont tenté de le traverser à plusieurs endroits et sans succès. Je leur propose de suivre strictement mes points GPS. Il s’avère que ceux-ci nous permettent de traverser à un endroit totalement sûr. Il s’avère aussi que le camp vu plus avant n’est pas le CB du Dhaulagiri indiqué par le GPS, plus en amont d’un km environ. Nous retrouvons d’ailleurs les débris de l’ancien camp.

Nos amis tchèques préfèrent redescendre au nouveau camp. Nous nous installons à proximité de l’ancien camp à un emplacement qui nous paraît sûr.

Pendant que nous installons notre campement et que je vais chercher de l’eau dans une infractuosité du glacier, le ciel se couvre d’une couche nuageuse fort basse et nous craignons la neige.

La nuit tombe et nous nous sentons bien seuls dans cet environnement devenu lugubre avec les craquements du glacier et les avalanches incessantes. Nous nous calfeutrons dans la petite tente où nous tenons à peine assis pour un diner réconfortant. La neige se met à tomber.

11ème jour : Journée d’acclimatation forcée au CB Dhaulagiri

Il a neigé toute la nuit et cela continue de plus belle au petit matin. La neige s’accumule sur le toit. Les contacts du toit avec le sous-toit provoquent une condensation très désagréable. Nous ne nous pressons pas pour autant pour nous lever car nous savons que nous ne pourrons pas partir et que la journée sera longue.

Il fait rapidement chaud dans la tente, jusque 18°C alors qu’il fait doux dehors : 7°C. La neige tient bon pourtant. Les duvets, mouillés sur leurs couche extérieure avec la condensation de cette nuit, sèchent vite. C’est une excellente nouvelle.

Nous attendons dans la bonne humeur mais non sans appréhension. Les craquements du glacier et le tonnerre des avalanches est quasi continu. Etre totalement seuls dans cet univers minéral et hostile donne le sentiment d’être très petits. C’est bien l’ambiance que nous avons cherché, nous n’allons pas nous plaindre !

Nous profitons d’une accalmie pour partir faire un repérage à l’aide du GPS. Nous découvrons des cairns alignés près du campement. Nous sommes près du chemin ou d’un chemin abandonné depuis peu. Nous progressons vers l’amont en accord avec le GPS sur près d’un km. Nous sommes très probablement sur le bon chemin.

La neige recommence à tomber et nous nous calfeutrons dans la tente. La journée se termine une fois de plus avec des parties interminables de Rummy auxquelles je perds sans discontinuer.

12ème jour : Seconde journée au CB du Dhaulagiri La neige continue de tomber. Tout est maintenant recouvert d’une épaisse couche blanche. Il fait à peine froid dehors: 0°C. L’eau s’est infiltrée dans la tente mais nous arrivons à éponger sans difficulté. Nous ne voulons pas nous risquer sur un chemin incertain, sans visibilité et dans la neige.

La température monte vite jusqu’à 20°C dans la tente. Il fait presque trop chaud.

Le vent se lève par rafales dans l’après-midi et la neige et le grésil redoublent. Nous nous acclimatons bien en tous cas car il n’est plus question de mal de tête même s’il nous est difficile d’accomplir des efforts prolongés.

Nous avons suffisamment de nourriture pour tenir encore 5 jours au moins mais l’ennui se fait sentir au bout de la seconde journée d’attente. Il n’était pas possible de prévoir un aussi mauvais temps en octobre alors que la mousson devrait être terminée depuis près d’un mois.

Dans ces circonstances, nous envisageons l’avenir de la boucle sur le lac Tilicho de moins en moins probable.

13ème jour : du CB du Dhaulagiri jusqu’au camp des Deleval 😉en 9 h Il ne neige plus ce matin mais le brouillard entoure notre campement, nous empêchant de voir les parois montagneuses à proximité.

Nous nous apprêtons à partir quand nous voyons se rapprocher deux silhouettes par l’aval. Ce sont des guides qui explorent la possibilité de partir pour un groupe coincé au camp un km plus bas. Ils nous annoncent que la météo doit s’améliorer dans la journée. Ils ont eu une communication par téléphone satellite. Ca tombe bien car nous avions décidé de partir, de toutes façons, l’attente devenant intenable.

Nous suivons les cairns et le GPS. Nos traces d’avant-hier sont bien-sûr complètement effacées. Nous arrivons au bout de la vallée qui se sépare en deux. Nous ne trouvons plus de cairn et nous cherchons à rejoindre le prochain point GPS en suivant le ruisseau de gauche.

Le groupe, conduit par nos deux guides de ce matin, nous rejoint alors que nous cherchons notre chemin. Ils nous indiquent la direction : il faut progresser sur la crête séparant les deux vallées. Le groupe est composé d’allemands que nous avions rencontrés au camp des Italiens. Ils sont autant surpris que nous de se retrouver dans un endroit aussi abandonné…

C’est toujours sous un ciel bas et gris que nous décidons de nous arrêter. Nous ne pourrons pas dépasser la French pass dans la journée. Autant trouver un endroit sûr pour passer la nuit. Je descends dans la vallée de gauche pour trouver une surface à peu près plane et un peu plus protégée du vent, sans succès. Epuisé et manquant d’air, j’ai beaucoup de mal à remonter. Nous décidons de rester à côté du chemin en retirant et en tassant la neige pour y planter la tente.

Je fonds la neige avec le réchaud pour faire du thé. Nous nous sommes déshydratés aujourd’hui car l’eau n’était disponible que sous forme de neige que nous avons mangée en quantité insuffisante.

Nous sommes installés à 17 :30 et il fait 4°C dans la tente. Nous n’avons pas pu profiter de la vue sur la montagne aujourd’hui mais nous sommes sur le bon chemin et nous gardons toutes nos chances pour une bonne surprise demain. Notre installation à 5100m dans la neige nous aguerrit et c’est une expérience qui nous réjouit.

14ème jour : du camp des Deleval 😉 à Hidden Valley en 4 :20h

On se lève avec le jour et le ciel est limpide ce matin ! Un environnement extraordinaire nous entoure. Il nous éblouit d’autant plus que nous n’avons rien vu la veille. Il fait -11°C dehors et -4°C dans la tente. Le petit déjeuner attendra, nous profitons d’abord et sans retenue du spectacle. Le soleil illumine progressivement les cimes du Dhaulagiri puis ses glaciers. La lumière passe du jaune doré au blanc cru.

Les efforts des jours derniers se justifient d’un coup et les doutes s’évanouissent. Ici, l’imagination est dépassée par la réalité.

Les nuages arrivent vite et j’aperçois au loin, devant nous, le groupe de nos amis allemands en file indienne attaquer la French Pass (5362m). Nous partons vers 9h et nous essayons de marcher sur la neige sans rompre la couche de glace pour éviter d’enfoncer les pieds jusqu’aux chevilles. L’exercice est mal aisé et la montée en pente douce nous fatigue. Lorsque nous arrivons vers 10 :20h le brouillard nous entoure. Un vent glacé nous gifle le visage.

La Hidden Valley porte bien son nom : il nous faut amorcer la descente pour entrevoir un paysage sec et plat, surprenant à cette hauteur. Le vent souffle toujours et nous ne trouvons pas d’emplacement un peu protégé pour bivouaquer. Un petit torrent coule à proximité. Il ne faudra pas faire fondre de neige aujourd’hui pour manger.

Le temps se lève en soirée et nous permet d’apprécier ce lieu magique. Nous imaginons une nuit glaciale en perspective. Il n’en sera rien !

15ème jour : de Hidden Valley à Yak kharka en 8 :30h Nous nous levons trop tard à 6 :20 car le ciel est déjà chargé de nuages bas qui cachent partiellement les hautes montagnes autour de nous. Du Dhaulagiri, nous ne voyons que la cime. Il n’a pas fait assez froid pour libérer le ciel : -5°C à l’extérieur.

Nous partons vers 9h sans nous presser car nous pensons nous arrêter à un camp intermédiaire indiqué sur notre carte. La montée vers Dhampus Pass (5270m) est longue. Le temps se gâche avant 11h. Nous sommes pris dans un brouillard glacé dans un premier temps. La neige se met à tomber par rafales de plus en plus violentes. Les traces du chemin ne tardent pas à complètement s’effacer et nous serions perdus sans le GPS. La lecture en est rendue difficile. Nous rencontrons deux porteurs qui hésitent autant que nous.

Nous ne trouvons pas le camp intermédiaire. Il aurait été très difficile de toutes façons de planter la tente dans de telles conditions. Ce n’est qu’en arrivant face à la vallée de la Kali Gandaki que le temps se lève un peu pour nous faire entrevoir le massif des Annapurna dans un ciel très perturbé.

La vallée la plus profonde du monde s’ouvre devant nous.

Nous arrivons bien fatigués à Yak kharka et nous sommes heureux d’y trouver un sympathique jeune népalais qui nous offre du thé et une soupe aux tomates fraîches mémorable.

Au moins, ce soir, il ne neige pas pour planter la tente.

16ème jour : De Yak kharka à Marpha en 3 :30h

Le vent et la glace d’hier ont scarifié nos visages mal protégés. Nos lèvres ont doublé de volume. C’est le visage boursouflé que nous nous réveillons.

Il a encore une fois plus toute la nuit. De grands coups de vent secouent la tente. Quelques éclaircies nous permettent quand même d’apprécier la présence proche des Annapurna. Le point de vue ici est encore plus exceptionnel que celui de Poon hill plus éloigné et moins élevé.

Le dénivelé d’hier était important (1080m). Le dénivelé d’aujourd’hui le surpasse : 1500m. Le temps s’adoucit avec la descente mais nos pieds souffrent ; j’essaie de progresser en marche arrière pour éviter l’écrasement à répétition de mes orteils. Pendant ces exercices périlleux, Sylvie marche en crabe.

Nous arrivons à Marpha en longeant le grand monastère puis en plongeant dans les ruelles pour nous retrouver dans un monde policé par le tourisme. Le choc est rude. D’autant plus que nos visages brûlent par le manque de protection d’hier. Les pieds et les genoux quant à eux demandent grâce. Cela tombe bien car un grand choix de restaurants s’offre à nos yeux et notre odorat.

C’est dans cette débauche de luxe que s’arrête notre odyssée, au pays de la pomme et sous une pluie fine qui se remet de la partie : le mauvais temps ne nous abandonnera pas comme ça.

Comme il n’y a pas de moyen de transport en début d’après midi pour Beni, il ne nous reste plus qu’à choisir un guest house et entamer des parties de rummiy qui nous donneront la réputation des français aux petits papiers… Petits papiers qui nous ont sauvés de la déprim à 5000m quand la neige et le vent s’acharnait sur notre petite tente.

Retour :

Nous partons le lendemain à 7 :30 en bus pour Beni et ce n’est pas une sinécure. La pluie a ravagé la piste qui ressemble plus à certains endroits à un torrent de boue ou à de grosses mares insondables dans lesquelles il faut jeter de nombreux blocs de pierres pour pouvoir passer.

Nous nous précipitons d’un seul mouvement hors du bus en enjambant toutes sortes de colis et bidons alors le véhicule en pleine accélération patine et glisse dangereusement vers la paroi montagneuse. Nous avons plus de chance qu’une jeep qui s’écrasera 500m plus bas le même jour causant la mort de ses huit occupants.

Nous prenons un taxi à Beni pour Pokhara et c’est un grand soulagement de retrouver notre guest house et ses sympathiques propriétaires.

Enseignements :

Une liste semble incontournable pour éviter d’oublier d’emporter des produits aussi élémentaires que la crème solaire !

La tente ne pèse pas lourd, 1 kg, mais un séjour de plus de 5 jours est pesant pour le moral surtout dans des conditions météo difficiles. Rechercher pour quelques centaines de grammes un volume plus grand pour des treks de durée similaire ou plus long.

Nous avons emporté trop de nourriture car nous rapportons près de 2 kilos. On peut donc affiner la quantité nécessaire à 750g/2personnes.jour. en limitant aussi la spiruline dont l’effet n’a pas été démontré à 20g/j.personne pour une future expérience de plus long terme. Il n’est pas possible de considérer la spiruline comme un aliment du fait de son goût et de sa consistance (paillettes)

La quantité d'essence consommée n'excède pas 350ml pour 7 jours d'autonomie car nous avons rapporté 550ml environ. On peut donc compter 50ml/jour.2personnes avec une sécurité pour les prochains treks.

Les chaussures ont été parfaites concernant le confort et l’étanchéité dans des conditions difficiles (plusieurs jours dans l’eau et la boue puis la neige). La grande descente de Dampus pass à Marpha a laissé nos orteils en mauvais état. Le handicap aurait été important pour continuer vers le lac Tilicho avec sa montée et surtout sa descente abrupte de 5200 à 2700 m. Des sandales de marche ouvertes pourraient être une solution ?

La montée vers le lac Tilicho a été annulée. Ce sera l’occasion d’une nouvelle aventure, probablement par le trajet inverse et en couplant le trek à d’autres passages hors des sentiers battus car le chemin longeant la route de Marpha à Tatopani a bien changé depuis 2001. Faire la course avec ou cotoyer les véhicules à moteur de toutes sortes n’est vraiment engageant...

Le trek du tour du Dhaulagiri est en train de se métamorphoser : il est fort probable que des refuges seront installés tout au long du parcours d’ici peu pendant la haute saison de septembre à novembre. La seule rupture actuellement se situe dans Hidden Valley. L’offre est très limitée sur Camps des Italiens, Camps des Japonais, CB du Dhaulagiri et Yak Kharka mais elle existe. Les marges possibles sur les repas sont très importantes et le marché existe. L’esprit s’en trouvera modifié mais il restera encore une bonne marge pour sentir le vent de l’aventure.

Nous sommes prêts pour affronter des périodes plus longues d’autonomie (jusque 10j). En attendant, nous reviendrons sur le trek du Makalu en mai 2014 pour une visite à nos amis de Khandbari, Seduwa et Chyaksa danda et l'East pass pour chatouiller les 6000m.

Annexe : points GPS notés sur GE à partir du tracé effectué

Dharapani 28°27'10.46"N 83°22'32.49"E 28°27'13.84"N 83°22'25.59"E 28°27'18.61"N 83°22'20.13"E 28°27'31.30"N 83°22'12.13"E 28°28'10.04"N 83°21'34.87"E 28°29'11.93"N 83°20'43.39"E 28°29'50.02"N83°20'21.43"E pont 28°30'19.36"N 83°19'55.53"E douche à la chute d'eau 28°30'21.05"N 83°19'55.47"E 28°30'19.78"N 83°20'34.35"E 28°30'32.46"N 83°20'53.83"E Muri 28°30'58.27"N 83°20'41.22"E après ce pt erreur 28°31'0.27"N 83°20'41.97"E reprise bon trajet 28°31'43.09"N 83°21'10.50"E 28°31'23.93"N 83°21'27.94"E 28°31'17.34"N 83°21'39.39"E Naura 28°32'9.06"N 83°21'59.03"E 28°32'46.37"N 83°22'8.91"E 28°33'3.78"N 83°22'38.30"E Bhogara 28°33'52.14"N 83°22'45.56"E 28°34'5.83"N 83°23'3.40"E 28°34'17.79"N 83°23'0.74"E 28°34'32.90"N 83°23'7.50"E 28°35'17.13"N 83°23'5.08"E Dobang 28°36'10.15"N 83°23'14.98"E 28°36'55.59"N 83°23'27.06"E pt arrêt long 28°37'43.82"N83°23'33.42"E 28°38'9.61"N 83°24'0.73"E 28°38'48.55"N 83°24'17.39"E passage à gué 28°39'4.95"N 83°24'34.35"E Chauribang 28°39'20.35"N 83°24'30.80"E 28°39'47.99"N 83°24'58.30"E 28°40'31.48"N 83°25'40.21"E camp des italiens 28°41'30.34"N 83°26'13.92"E 28°41'50.41"N 83°26'24.15"E 28°42'30.42"N 83°26'16.49"E 28°44'2.85"N 83°26'49.13"E camp des japonais 28°44'22.87"N 83°27'15.03"E 28°44'23.98"N 83°27'44.49"E 28°44'47.98"N 83°28'17.13"E 28°44'52.47"N 83°28'41.76"E 368 28°44'53.14"N 83°29'0.97"E 369 28°44'53.20"N 83°29'15.04"E 28°44'49.94"N 83°29'45.94"E 28°44'51.69"N 83°30'4.13"E 28°44'50.14"N 83°30'12.13"E mauvais côté apparemment 28°44'47.48"N83°30'17.98"E 28°44'47.60"N 83°30'21.04"E 28°44'50.24"N 83°30'22.22"E 28°44'53.19"N 83°30'26.47"E prox ancien cb Dhaulagiri 28°44'57.02"N 83°30'29.49"E 28°45'4.14"N 83°30'35.92"E 28°45'12.67"N 83°30'43.05"E 28°45'19.59"N 83°30'47.76"E 28°45'27.22"N 83°30'53.37"E probable écart/ chemin 28°45'32.86"N 83°30'52.05"E 28°45'36.09"N 83°30'55.16"E vers la crête 28°45'40.01"N 83°30'55.87"E sur la crête 28°45'42.17"N 83°30'55.33"E Camp des Deleval 28°46'7.48"N 83°31'23.74"E 28°46'24.59"N 83°31'41.10"E 28°46'38.24"N 83°31'47.40"E French pass 28°46'55.45"N 83°31'52.29"E 28°47'0.30"N 83°31'59.41"E 28°47'21.19"N 83°32'34.56"E Hidden valley 28°47'44.89"N 83°33'14.39"E 28°47'51.90"N 83°33'27.64"E 28°47'51.76"N 83°33'34.53"E 28°47'46.73"N 83°33'49.46"E 28°47'46.25"N 83°34'7.96"E 373 28°47'48.70"N 83°34'32.94"E Dhampus pass 28°47'46.26"N 83°34'47.55"E 28°47'29.99"N 83°35'12.19"E 28°46'50.80"N 83°35'43.79"E 28°46'56.19"N 83°36'0.12"E 28°46'23.05"N 83°36'56.37"E 28°46'15.47"N 83°37'34.33"E 28°45'57.13"N 83°37'59.37"E 28°45'26.46"N 83°38'38.46"E Yak Kharka probable 28°45'20.60"N 83°39'3.43"E 28°45'39.24"N 83°39'33.99"E 28°45'27.36"N 83°40'1.43"E 28°45'11.14"N 83°40'10.23"E 28°45'8.10"N 83°40'33.30"E 28°45'4.12"N 83°40'51.58"E Marpha 28°45'11.08"N 83°41'11.70"E
Le Laos et le Cambodge au jour le jour English translation pending
by Mariespagne · 2013-11-17 · 73 replies
Ceux qui veulent vivre un peu l'aventure en suivant mes pas, pourront lire ce qui suit au jour le jour: Le Laos ou le pays du million d’éléphants. C’est un des pays le plus pauvre du monde; seulement la moitié de la population est alphabétisée. Dans le nord, des paysans vivent de la culture du pavot (Opium). Ici, les éléphants travaillent (sauf les sauvages) comme en Inde, Birmanie et Thaïlande. Il y a 60% de Bouddhistes et 49 ethnies différentes. Le pays est traversé par le Mékong sur près de 1000 km. Le réseau routier est sommaire. Les véhicules ne partent que lorsqu’ils sont pleins (avion, bateau, bus, van). La plupart de la population est très souriante. Après l’incertitude de prendre le vol du Vietnam suite au typhon qui rôde actuellement, je pars quand même à 5H du matin voir si mon périple aura bien lieu. De Bruxelles, on ne sait rien me dire. Il faut attendre Paris. Je suis tôt donc je m’installe dans un des 5 fauteuils relaxants de l’aéroport. Quelle chance!!!! Mon instinct fait que mes yeux s’ouvrent à 10 minutes de l’embarquement… Je galope car ce n’est pas tout près. Pas de panique, l’avion a 40 minutes de retard, ce qui ne fera pas mon affaire à Paris où je vais être juste. Effectivement, j’arrive au terminal I et dois aller au 2. Ce qui me fait une belle trotte, prendre la rame, aller au scan des bagages où je perds mon billet d’avion. Je reprends une autre rame pour le terminal 2E et vais à Air France refaire un billet; j’arrive au moment où on appelle les deux derniers passagers dont je fais partie. J’écris ces lignes dans l’avion Vietnam Airlines qui a quand même décollé; on verra ce qui nous attend à l’arrivée… On a diné. Il fait noir. Je bois du whisky (Martine en pensant à toi qui dit que j’aime la bière!!!)… J’en suis à mon 3ème (pas de ma faute, l’hôtesse n’a pas compris que je voulais du coca avec et m’en a servi 2 à la suite). Bon on verra si j’ai la gueule de bois à l’arrivée…. Le vol n’a pas paru long (ben oui après ça)… Je m’endors dans le hall de l’aéroport en attendant l’avion pour Luang Prabang. Tout le monde est déjà parti et l’hôtesse vient me réveiller pour embarquer… La honte quoi!

Mardi 12: A la Sabaidee GH, le patron parle français. Les chambres sont propres mais rudimentaires. Il y a beaucoup de moustiques. Je termine ma journée par un massage.

Mercredi 13: J’arrête un tuc-tuc, lui demande son prix pour la journée; on ne se comprend pas; il y a maldonne; je téléphone au proprio pour qu’il s’explique et c’est mécontent que le chauffeur s’en va après m’avoir conduit au plus somptueux temple de la ville: le Vat Xieng Thong qui est appelé le temple de la cité d’or; il date de 1560. Sa particularité est la toiture incurvée descendant au sol. Dans cette chapelle rouge, il y a un immense bouddha couché de toute splendeur. Sur le mur ouest, l’arbre de vie est représenté selon une mosaïque en miroir. Un autre bâtiment renferme le char funéraire très grand et très beau. Je continue ma promenade visitant tous les temples le long de la grand rue dont le Vat Sene Sensoukaram, appelé le temple rouge, toujours en activité. On y béni les véhicules. Il y a une énorme statue du bouddha debout à l’intérieur. Je me fais plaisir avec un massage de pied d’une heure: c’est le pied… J’irai ensuite manger une spécialité du Laos: une salade de papaye très épicée. J’ai dit « no spice », il m’a dit « no » mais c’était « très spice »…

Jeudi 14: Ce matin, je me lève tôt pour voir les moines faisant l’aumône; très beau spectacle mais trop touristiques, en tout cas où j’étais. Peut-être y a-t-il un autre endroit plus authentique. J’achète des petites bananes et m’en vais monter le Mont Phousi avec ses 328 marches. Il fait très chaud et la chaleur est humide. Je dégouline de partout. La vue du haut près de la flèche dorée est spectaculaire sur la rivière, le Mékong et la ville. C’est aussi lentement qu’à la montée que je redescends par un autre chemin qui me fera sortir juste devant le Palais Royale mais il est trop tard pour aller le visiter maintenant. Je compte revenir à la guesthouse mais de fil en aiguilles, je me laisse aller à une balade le long du Mékong, aller y prendre un jus de Mangue, aller refaire un massage de pied que l’on propose à toutes les échoppes. En chemin, j’irai voir le temple Vat That puis assiste à une cérémonie au Vat Ho Xieng. Je rentre faire un massage pour terminer la journée. Ce soir, je mange avec Claudine et Deny, rencontré via une correspondante au Laos. En rentrant à la GH, je rencontre un autre couple de français avec qui j’ai correspondu sur le VF également.

Vendredi 15 Aujourd’hui, avec Claudine et Deny, nous sommes partis en bateau sur le Mékong aux grottes sacrées de Pak Ou. Nous traversons un paysage féérique avant d’arriver après 2 heures de navigation aux grottes creusées dans les falaises calcaires abruptes. On nous dépose au pied de la falaise pour voir la première grotte remplie de 3000 bouddhas de toutes sortes, couchés, assis, debouts; en fait il y a 35 positions différentes du bouddha, la position couchée était la dernière. La seconde est un peu plus haut, 2ème étage sans ascenseur avec une volée d’escaliers très difficiles à gravir. Je préviens mes compagnons de fortune qu’ils ne m’attendent pas sauf pour le bateau…. Je ne regrette pas mon effort car c’était spectaculaire de voir ces bouddhas dans le noir (lampe de poche pour voir). Je me suis régalée et parmi tous, j’ai trouvé un petit Ganesh (faut le faire ça quand même…) je me demande ce qu’il faisait là. Ceux qui me connaisse savent qu’il y a toujours un hic avec moi, hé ben oui….En sortant de la grotte, j’ai pris à gauche un petit sentier suivant un groupe de touristes; après un quart d’heure, le petit guide qui s’était déjà retourné plusieurs fois signale au groupe qu’une personne est derrière lui, or il doit fermer la marche. Le groupe anglais confirme que je ne fais pas partie de la colonie. Je pensais tout simplement qu’il y avait encore une grotte à visiter plus haut; or il partait en trekking…. Je suis retournée sur mes pas et en sortant du sentier, Deny était remonté craignant que j’eusse un problème… Et voilà pourquoi, j’aime voyager seule. On ne fait pas des frayeurs aux gens!!! En fait, en regagnant le bateau, on a bien rigolé … surtout eux… Nous continuons notre croisière jusqu’au croisement du Mékong et de la rivière Nam OU. Nous sommes entourés de falaises et de montagnes. En rebroussant chemin, on s’arrête dans un petit village où l’on fabrique l’alcool de riz et où l’on tisse. Je me suis laissée tentée par un chapeau!!! Enfin, nous rentrons à vive allure car le soir tombe et n’avons pas de phares au bateau. C’était une belle excursion qui s’est terminée par un massage où je me suis royalement endormie. J’ai mangé des feuilles de bananes grillées parsemées de graines. Très bon.

Samedi 16: Je pars en tuc-tuc pour les cascades de Kuang Si. Le chemin est apaisant. En entrant, il y a un parc d’ours noirs, bien aménagés. En les observant, on s’aperçoit qu’ils sont joueurs et même qu’au retour, j’assiste à un accouplement qui n’en finissait pas… moi comme d’autres touristes n’avons pas attendu la fin… Il y a plusieurs paliers à la cascade dont une où l’on peut plonger en se lançant avec une corde (je ne l’ai pas fait). La 3ème où la plupart des gens s’arrêtent est magnifique, environ 25 mètres. J’avais prévu ne pas grimper au-dessus mais la tentation fut trop forte et me suis lancée dans un périple parfois regrettable. J’ai pris le chemin de gauche et à la sueur de mon front suis arrivée au-dessus où il a fallu enlever les chaussures pour traverser une partie. Puis suis redescendue par l’autre côté faisant ainsi la bouche. Encore heureux qu’un gentil monsieur Australien m’a aidé toute la descente sinon, je pense bien que je me serais cassée la figure, plus court mais plus aride. Mais le paysage vraiment valait la peine. Cette étape en plus à mon périple m’a fait perdre 2H et je m’attendais bien à être engueulée par le conducteur du tuc-tuc mais il n’en fût rien. Ils sont gentils quand même. Sur le chemin du retour, il m’a arrêté dans un village typique mais bord de route ce qui veut dire touristique. Enfin quand même, c’était bien de voir ces petits enfants en habits traditionnels qui se tournaient pour ne pas qu’on les prennent en photo si on n’achetait pas un produit aux mamans…. Cette journée m’a valu un bon massage et une bonne bière. J’ai mangé un buffet de légumes pour 1 euro.

Dimanche 17 Je me réveille à midi! Je sais ce n’est pas bien mais je n’y peux rien, je ne me suis pas réveillée avant. Le temps de glander un peu, il est 13H30 quand enfin, le patron vient frapper à ma porte s’inquiétant de mon sort. Décidément, j’ai l’art de faire tracasser les gens. Je voulais visiter le musée royal mais c’est dimanche et il est fermé. Je loue un vélo pour l’après-midi et part en randonnée sur l’autre rive de la Nam Kham. Après avoir passé un pont en bambou, je me restaure de viande (j’avais pourtant dit que je n’en mangerais pas); je ne mange pas tout et un chien en profite. Tout au long du chemin, je vais de temple en temple et c’est vraiment un grand plaisir de faire du vélo au Laos. Sur mon plan, il y avait possibilité de retraverser le 2ème pont mais apparemment, il n’existe plus (only boat). Demi-tour et me voilà relancée. Je pousse la bicyclette jusqu’où se rejoignent la Nam Ou et le Mékong. Le retour se fera en longeant celui-ci. Je m’arrête pour faire un massage de pied mais après 5 minutes, je stoppe tout car le gars n’est pas concentré du tout sur mes pieds et il y a un bruit infernal dans la pièce. Le soir, je soupe avec Claudine et Deny qui partent demain pour le nord. Je les retrouverai à Paksé car nous ferons le plateau des Bolovens ensemble (en 2 jours). Ce soir, je me suis contentée d’une salade laotienne: mmm, il y avait des cacahuètes dedans. Mardi 19: Je suis partie à 9H30 sous une pluie battante pour prendre le bus de VANG VIENG. Il y avait du brouillard évidemment mais j’ai quand même pu admirer le paysage. Qu’est-ce qu’on était haut un moment!!! Plus on avance sur VV, plus beau c’est. J’attends demain avec impatience pour découvrir de plus près. Vu l’heure, je n’ai rien pu entamer aujourd’hui; le temps d’arriver à l’hôtel encore 15 minutes de tuc-tuc et ici, il fait nuit à 18H. J’ai quand même été faire un massage, y avait plus que ça à faire puis une Beerlao….

Mercredi 20 Ce matin, je remonte sur une bicyclette pour faire mes balades. Je commence par chercher les grottes de THAM PHY KHAM qui ont servi de refuges aux laotiens lors de l’invasion des chinois au 19ème siècle. Il faut gravir 147 marches pour y arriver mais qu’est-ce-que je me suis régalée. Elles sont immenses et encore on ne visite qu’une partie. Il y fait frais (ouf). Je rencontre deux bonzes avec qui je discute. Puis je me retrouve seule dans la grotte, j’ai écouté le silence. A ce point, je ne l’avais jamais entendu. Rien. C’est flippant de se savoir à l’intérieur de la terre, seule; je n’ai pas pu m’empêcher un moment donné à penser à un film d’horreur… A la sortie, je retrouve les deux moines à qui j’offre un jeu de cartes; en échange, il m’offre un petit bouddha. Je peux assurer qu’il ne me quittera JAMAIS. En bas de la grotte, il y a une petite cascade avec une eau limpide; étant presque seule aussi en bas, j’ai pu profiter du bruit de l’eau. Autre effet!!! Et c’est là qu’on se dit: vive le voyage en solitaire… avec soi-même. Au bord de la cascade, je mange un fruit qui ressemble à un pamplemousse rose mais ce n’est pas ça, quelqu’un me dira bien ce que c’est, dans les habitués du forum. En tout cas, c’est bon. Je remonte sur mon véhicule à deux roues dans l’espoir d’aller voir les gens passer sur la rivière dans leur pneu (tubing); en fait, au départ, je venais ici pour en faire mais ma petite voix intérieure me dit que non… je vais me casser la figure contre un rocher et finir noyée. Mais auparavant, je fais une bonne série de kilomètres pour admirer le paysage. Je termine ma journée en mangeant un humus fallafel (délicieux) mais je ne sais pas ce qu’il y a dans ces boulettes. Puis par un massage bien évidemment. Demain, je pars en moto avec chauffeur pour des horizons plus lointains. Jeudi 21: Il faut dire que je suis dans la ville la plus fêtarde du Laos, enfin plus exactement ça l’était car il y a eu des restrictions suite à de nombreux décès et je comprends quand je vois le courant de la Nam Xong. Les fêtards la descendant en bouée prenaient de gros risques. Il parait quand même qu’encore maintenant, la plupart repart le matin pour une autre destination avec la gueule de bois. Donc, je n’ai pas de scrupules avec ce que j’ai bu, je ne l’aurais pas. Enfin, je crois…. 2 bières d’ici, ça fait 4 de chez nous…. Je n’ai donc pas fait de tubing sauf dans une grotte où je me suis retrouvée assise dans un pneu pour visiter la grotte, les fesses dans l’eau; j’avais prévu le coup et avait des habits de rechange. Donc ce matin, je pars en moto, à 14 Km au nord de la ville, vers la grotte éléphant où est érigé un grand bouddha et éléphant car on devine dans les roches cette forme. Un peu plus loin Tham Hoy, tham Loup et la water cave. Ce fut un délice. Mais heureusement que mon petit guide m’a épaulé et encore, un moment donné dans la cave du loup, je me suis demandée s’il connaissait vraiment le chemin; nous tournions et retournions à l’intérieur de cette grotte que je n’aurais jamais su retrouver la sortie. Nous étions munis d’une lampe de poche frontale. C’est incroyablement beau. Aucun regret. Contente d’avoir vécu ça… Nos grottes de la montagne St. Pierre pourrait prendre l’exemple pour les aménager. Il a fait très chaud et même dans les grottes, je transpirais toute la sueur de mon corps mais était-ce de chaud ou de peur???? Je me suis quand même prise une stalactite sur la tronche mais légèrement. Au retour, j’ai réservé mon billet de mini-van pour partir demain matin vers la capitale Vientiane. Je me suis régalée ce soir avec une salade de papaye et une salade laotienne (promis j’en fais une à mon retour. Dois-je encore signaler que j’ai fait un massage!!!!

Samedi 23 Je démarre avec un triporteur à 9H20 pour le Bouddha Parc (Vat Xieng Khouane). Il faut une heure pour faire le trajet (24 km). Je pense que j’aurais été vite à vélo. Les 6 derniers kilomètres se font sur une route avec des trous d’autruches… Au point que j’ai failli voler hors du véhicule et dire si c’était harde, une baleine de mon soutien-gorge a sauté hors de son étui… J’aurais sûrement les fesses bleues demain comme en Tunisie sur un dromadaire… Mais le résultat était au rendez-vous; un parc à la DALI construit en 1958 par un moine qui a voulu réunir les philosophies Bouddhiste et Hindouisme. Et ce avec le don des fidèles. Il y a aussi une sorte de grosse citrouille en béton dont on rentre par une grande bouche; elle représente l’univers qui part de l’enfer au paradis. Ben moi, en arrivant au Paradis, j’ai bien crû m’être cassée Le petit doigt en sortant par le trou juste fait pour les tailles laotiennes. Bon, j’ai eu mal une heure, une pilule miracle et un peu d’huile essentielle (et oui, je me promène avec ma pharmacie). Pour redescendre rebelote, j’en ai transpiré des gouttes de labeur. En bas, je me suis dis, ho c’était chouette! Sur le chemin du retour, après 4-5 km, j’aperçois le pont de l’amitié qui relie le Laos à la Thaïlande. Je demande à voir le temple Vat Si Muang, le plus vénéré qui abrite le Bouddha d’Emeraude magnifique. Il s’y passait justement une cérémonie (les vœux d’un moine je crois car il était habillé tout blanc). Je vais ensuite au plus important temple du Laos, le Vat Pha That Luang, à 4 km de la ville. Il a une longue histoire qui remonte au 3ème siècle avant JC…. On doit y avoir trouvé des reliques car il date de 1566 et restauré par l’école française en 1900 mais la restauration est controversée et se refera en 1931 sur base d’esquisses de 1867. C’est dire qu’il a une histoire… je reçois un diner gratuit; j’ai chaud et je commence à avoir mal aux pieds et être fatiguée. J’irai quand même visiter le musée national qui relate surtout la lutte du pays pour revendiquer son identité. A savoir que le Laos était un royaume et devient une république en 1975. On y trouve aussi des vestiges historiques dont notamment une jarre de la plaine dont je ne comprends pas bien l’histoire; je pense qu’elle servait d’urnes mais je dois me renseigner. J’ai zappé cette étape du voyage bien que ça m’aurait plu mais on ne peut pas tout faire en si peu de temps. Je terminerais ma journée le long du Mékong pour y voir le coucher du soleil. Alors qui dit qu’il n’y a rien à faire à Vientiane? Demain, je m’envole pour Paksé dans le sud.

Dimanche 24

Je prends le vol de Vientiane - Paxhe et arrive vers 13 H. La journée étant bien entamée, je décide d’aller directement aux 4000 Iles tant qu’à faire…Je m’octrois le luxe de prendre un taxi pour 50 euros qui me conduira de l’aéroport à Nasakang (presque 3H de route) où là j’aurais une pirogue pour les Iles. J’avais décidé de me rendre à l’île Don Khone mais bêtement, en suivant les premiers passagers, je descends au premier arrêt qui était Don Det. Pour trouver ma guesthouse évidemment, personne ne connaissait; je me suis ainsi rendue compte que j’étais sur la mauvaise île. Décidément, ça m’apprendra à toujours suivre tout le monde. J’attends une autre pirogue qui m’y conduira. J’ai opté pour la GH Pa ka car j’ai su que le patron parle français; en fait, c’est la patronne. C’est clean pour 5 euros avec salle de bain et terrasse personnel au bord du Mékong; il y avait pour 8 euros la clim mais pas de vue Mékong mais franchement, la nuit ça n‘a pas été trop chaud; le jour, je ne suis pas là et j‘ai très chaud…

Lundi 25 J‘avais décidé de faire pédale douce ce matin et me suis donc bien relaxée. A 11H, je réserve à ma mamy le ticket pour les chutes de Phapheng pour 9 euros car je suis seule… Mais il s’occupe de tout! Aussitôt payé, aussitôt parti. Pirogue de la guesthouse jusque Nakasang et de là, side-car jusqu’aux chutes (ça je n’avais pas encore fait…) qu’Est-ce que je regrette le petit ventilateur à pile de mon petit Pierre…Il fait très très chaud, je dégouline. Bref, pour en revenir aux chutes, elles sont superbes. Le Mékong se transforme sur 13 km en puissants rapides entrecoupés de plusieurs chutes. Au retour, en sortant de la pirogue, je fais le grand écart, une jambe dans une pirogue et une dans l’autre, le problème c’est qu’elles s’éloignaient… A peine rentrée, à peine repartie louer un vélo pour aller aux chutes de LI PHI qui se trouvent au sud de l’ile; en passant, je vois la locomotive datant du temps des français. Les chutes sont impressionnantes pour leurs rapides et leur intensité. Selon les laotiens, elles renfermeraient des esprits, c’est pourquoi, les villageois n’y vont pas. Elles sont moins hautes que celles de Phapheng mais plus longues et plus intenses. J’ai adoré et y suis restée un bon bout de temps, poussant même jusqu’à la petite plage. Je viens de rentrer et inutile de vous dire que je rédige ces lignes devant une Beerlao….Demain départ pour Champassak, sais pas encore pas quel moyen de locomotion! Mardi 26 Je quitte ma douce guesthouse Pa Kha sur l‘Ile de Don Khone en pirogue jusque Nakasan. De là, parcours du combattant en allant chercher un peu tout le monde à des endroits différents. Remontée sur la berge avec les bagages lourds; je n’en peux plus; il faut marcher 15 minutes pour le bus de Champasak. J’arrive dans le bus en nage. On attend encore 20 minutes puis départ mais en s’arrêtant plusieurs fois. Galère. Enfin, arrivée à Champassak vers 15H. Ce n’est pas fini, il faut prendre une autre pirogue car nous sommes du mauvais côté du fleuve… Enfin, nous démarrons après plusieurs négociations car il y a des gens qui ne voulaient pas payer pour la traversée. Ils sont donc descendus attendre le ferry (2H30 d’attente). Ouf, nous partons. Mais de l’autre côté de la berge, escalier de meunier à grimper avec les bagages. Mon Dieu, dans quelle histoire je me suis encore fourrée. Je vais m’épuiser. Première guesthouse, ce serait trop beau pour qu’elle me convienne (Anouxa qui pourtant plait à tout le monde). Donc je vais à l’hôtel Amphone. Pas de tuc-tuc et il y a 2 km…. Une moto me charge avec mon gros sac et mon troller devant lui; il n’y avait que ses yeux qui dépassaient juste pour voir la route… et moi cramponnée derrière avec mon sac à dos. Les gens qui nous ont vu partir riaient aux éclats, moi moins…. Après mon installation, je loue une bicyclette; elle ne va pas, les pneus sont plats. Je la ramène et prends la 2ème de l’hôtel qui ne va pas, elle fait un drôle de bruit et n’avance pas. Je la ramène et en loue une ailleurs. Direction Champassak Spa pour un massage aux herbes bien mérité.

Mercredi 27 Comme prévu, je pars de bonne heure pour aller visiter le lieu magique qu‘il y a à visiter à Champasak: le Vat Phou. C‘est un temple montagne donc comme le mot le dit, il est construit dans la montagne… Ce qui signifie grimpette… Déjà à 8H, il faisait très chaud pour y grimper. J‘ai beaucoup apprécié la grotte dans la falaise où il y a l‘eau sacrée qui coule des fissures de la montagne. J‘y suis restée un bon moment, tranquille. Ce temple date de l‘époque préangkorienne soit 5-6ème siècle après JC; On y trouve un mélange de statues hindouistes et bouddhistes. Je finis ma visite à midi pile. Après-midi, spa bien-être chez Nathalie (Champasak Spa) qui s’est installée au Laos depuis 5 ans. Je rentre à vélo et vais manger le long du Mékong avec un monsieur un peu farfelu mais qui me parle d’Angkor qu’il connait bien. En fait, j’ai mangé mon premier plat d’une variété d’insectes vivants, sans le vouloir car il tombait dans la sauce de mon plat de nouilles au poulet…..

JEUDI 28 Je me laisse la matinée pour traîner et à midi, je pars en minibus à Paksé où je rencontre le couple avec qui j’ai fait les grottes de Pak Ou. Nous devons partir demain pour 2 jours faire le plateau des Bolovens. Alors aujourd’hui, pas de courage, fatiguée et tant mieux que ça tombe aujourd’hui (17ème jour comme d’habitude, jour à ne rien faire). Je n'ai pas pu m'empêcher d'aller manger dans un resto indien juste devant l'hôtel et de demander au patron d'où il venait; en plus, vu la couleur de sa peau, j'aurais misé juste.... Chennay (Madras). Je vous laisse deviner où se déroulera mon prochain long voyage???????Ne me dites pas que vous avez trouvé.....😏

Le Cambodge Le pays est une monarchie de 14,5 millions d’habitants pour 181.000 km².

Dimanche 1er décembre: je m’envole pour SIEM REAP au Cambodge début d’après-midi. J’ai réservé chez une française pour ma facilité. Elle a un programme tout établi et a ses propres tuc-tucs. Quand je pense que je me suis cassée la tête des nuits entières à essayer de les mettre dans l’ordre chronologique, etc… A 16H30, je vais chercher mon pass de trois jours (40 dollars) ainsi demain, je n’aurais plus qu’à passer sans faire la file. Le driver me conduit déjà voir un temple: le BAYON qui est magnifique mais dont je tourne en rond sans trouver la sortie. Pas compliqué mais aucun sens de l’orientation et quand ça tourne. Demain , je prends la boussole.

Lundi 2 décembre: 6H du matin, départ pour la visite. 1er temple: Angkor Vat, je pense le plus grand site. 2H30 pour le visiter. Il est beau, bien conservé par rapport aux autres. J’apprécie l’entrée principale du roi, les deux entrées à côté pour les notables, les deux autres entrées encore plus à côté pour les éléphants et les serviteurs étant moins bien considérés rentreront par l’arrière. Il est tôt donc pas encore de cars de japonais, chinois ou thailandais…seulement des petits groupes de 2 à 5 personnes ou des solitaires comme moi. C’est un temple hindouïste du 12ème dédié à Shiva. On me dépose à l’entrée Est et on me reprend 2H30 plus tard entrée Ouest. 2ème temple: Prasat Kravan, le plus vieux temple découvert sur le site, du 10ème siècle. Il est hindouiste et dédié à Vishnou. Il a cinq tours et est fait en partie avec de belles briques fabriquées sur place ce qui est original. 3ème temple: Prasat Bantheay Kdei; magnifique monastère bouddhique du 12ème siècle. Il était équipé d’une salle de danse. 4ème temple: Sras Srang: juste en face. C’est un lac artificiel où les rois se baignaient. Il fut construit au 10ème siècle. 5ème temple: Pré Rup du 10ème siècle, temple hindouiste dédié à Shiva. Très abimé suite à l’érosion. 6ème temple: le Mébon oriental dont je ne me souviens plus du tout. 7me temple: Ta Som; tour à l’entrée ouest et fin du temple bloquer par un énorme banian. 8ème temple: Neak Pean ou les serpents enroulés: temple hindouiste du 10ème siècle. Il était construit sur une ile et on ne savait y aller qu’en bateau Au bout de la passerelle, tout et fermé. On ne peut aller plus loin depuis 3 ans. On soignait les malades avec l’eau sacrée. 9ème temple: j’ai dû faire le Prasad Tad Ney et le Tad Kéo mais j’ai oublié. 10 et 11èmes : je termine par la terrasse des Lépreux et des éléphants. De là, on aperçoit en face les tours où les familles jugeaient leurs voisins (en fait, on mettait au dessus des tours les deux personnes en litiges et le premier qui avait un malaise était le fautif; les familles opposées les surveillant). 12ème : je pénètre dans le palais royal mais sans grimper au-dessus cettre fois. J’ai juste le temps de rentrer, prendre une bière, me doucher avant d’aller au spectacle de danses populaires à Aspara. On mange bien mais spectacle court.

Mardi 3 décembre: Je pars en voiture cette fois vers le temple de Banteay Srey où je suis tranquille car il n’est que 7H du matin. On l’appelle aussi la citadelle de la femme car les motifs sont très fins et on dit qu’il n’y a que des dames pour faire un tel travail. Les tons sont ocres. Ensuite, le Banteay Samre du 12ème siècle; je n’arrive plus à me souvenir des détails tellement j’en ai vu; c’est malin je sais mais bon c’est ainsi. Là les choses vont commencés à se gâter: les deux prochains temples que le chauffeur me présente, je les ai fais hier avec un autre chauffeur de la guesthouse. Je demande à faire le 3ème, le Prasat Ta Prum mais celui là était au programme de demain. Je le fais quand même et le chauffeur m’attend à la sortie est alors que je suis rentrée par l’ouest; je demande à un autre driver de lui téléphoner (heureusement que j’avais pris son téléphone) mais là, il n’y avait pas de réseau. Enfin, quand le réseau réapparu, il vint ainsi me chercher. Je n’étais pas contente. Je n’avais plus envie de voir des temples. J’en ai encore vu deux toutefois mais des petits sans grande importance. A midi, je demande qu’il m’emmène faire un massage de pieds; j’en avais marre. Mais là où les choses se gâtent vraiment, c’est à la rentrée à la guesthouse. Je signale à Nancy et Marion, soit disant les patronnes…à ce que je croyais… qu’il y a eu un petit problème. Du coup, Marion et Nancy m’engueulent me disant que je n’arrête pas de changer le programme. Je réponds que ce n’est pas une raison pour ne pas me signaler qu’on m’attend à une autre porte que la porte où je suis rentrée. Elles se défendent disant que je n’ai qu’à suivre le programme qu’elles ont fait. Je dis qu’elles n’ont qu’à faire une photocopie du programme car on ne peut pas retenir tous les noms et ne pouvait donc pas ainsi savoir ce qui était au programme du lendemain. Bon, je vais en ville (affreuse cette ville)… et au retour, Nancy me lance des vannes devant les clients. Je dis que je m’en vais demain matin. Elle s’en fout et part. Les autres me disent qu’en fait, je ne dois pas faire attention, elle a des problèmes et n’est plus propriétaire de la Lovely GH. En fait, je décide donc de rester par sympathie pour le nouveau propriétaire laotien qui est sympa, qui parle aussi français et se débrouille du mieux qui peut pour tout organiser. Journée terminée. Demain départ avec le même chauffeur mais je crois qu’il fera attention de me dire à quelle porte il m’attendra.

jeudi 5: je m'offre une grasse matinée et part à 10H30 pour la visite d'une ferme de vers à soie. Sympa. Ensuite, je fais le village culturel où je me suis régalée avec les spectacles des différentes ethnies.

Ensuite, je suis allée dans le tunnel des bombardements du Vietnam. Je pensais que c’était des photos mais non c’était comme un train fantôme sauf qu’il n’y avait pas de train… Je n’étais pas du tout à l’aise mais alors pas du tout… il devait sûrement y avoir une vidéo car à la fin, le gardien est venu m’accompagner… L’horreur mais c’Est-ce qu’ils ont vécu malheureusement. Le soir, souper avec mes copains français rencontrés au Laos qui arrivaient.

Vendredi 6: départ ce matin pour 4 heures de bus; direction Battambang. Les routes sont en très mauvais état. A l’arrivée, j’ai été surprise de voir mon nom sur une pancarte avec l’hôtel où j’allais. Je n’avais prévenu que j’arrivais avec ce bus; j’aurais pu venir en taxi ou en bateau…. Enfin bien contente, pas de bagages à porter. Mais il va s’incruster pour me faire les excursions. Il n’a pas perdu et il n’a pas gagné car j’ai été au cabaret vert dirigé par des français voir s’il avait un tuc-tuc pour deux jours. Ils en ont un un jour. Donc je fais un jour avec celui qui est venu me chercher et ai choisi ce qui n’a pas besoin d’explications. Le reste se fera avec le français. Il m’a déjà demandé dix fois pour aller manger. Je lui ai dit que c’est mon problème si je mange ou pas. Il s’est calmé et m’a proposé de m’emmener au cirque. J’ai accepté car c’est pour une bonne cause ici au Cambodge (enfants orphelins ou pas les moyens de scolariser, etc.…). j’ai passé une excellente soirée, c’était de l’acrobatie avec le fil conducteur sur l’adventure… encore beaucoup d’humour!!! J’ai été mangé au white rose et ne sachant que prendre, j’ai pris deux plats… Je me suis régalée mais j’ai trop mangé…

Samedi 7: je prends un tuc-tuc pour la journée. Après le tunnel des bombardements, je me lance sur le train bambou. Alors ça, c’est une plateforme posée sur deux essieux, pas de freins, un conducteur active une manette à l’arrière et on défile à 30 à l’heure sur des rails ni parallèles ni entretenues depuis que les français sont partis. Je suis assise en première position. J’ai hurlé mais en ressentant un sentiment d’immense liberté. Si je devais mourir, ce serait comme ça que je le voudrais… Je pense que c’est le seul au monde. J’ai visité une briqueterie moins marrante. Je poursuis mon parcours par une visite viticole et j’ai 4 verres à déguster. Je pense que cette journée est cool mais nous allons ensuite au temple Banon et il y a 368 marches à gravir….On aurait pu faire la dégustation après!!!! Je veux aller aux caves à proximité mais après avoir marché un kilomètre dans la jungle, accompagné d’un gamin, au vu de l’entrée de la grotte, je rebrousse chemin. Alors maintenant, le Phnom Samphéou, un lieu que je voulais absolument aller. C’est du tout de cette montagne que les Khmers rouges jetaient les Cambodgiens, femmes et enfants compris. Je suis rentrée dans la grotte où ils atterrissaient et ai ressenti un malaise tellement le lieu est fort en tension négative. Ils restent un sanctuaire avec les ossements; Ces gens ont vécu l’horreur du temps des Khmers rouges; ce fut un génocide dont je parlerais plus longuement sur ma visite de Phnom Phen où le musée se trouve. Je termine ma journée par l’admiration d’un temple à Battambang. En rentrant, je fais ma maline en commandant une bière pour boire dans ma chambre; en l’ouvrant, je m’aperçois qu’un c’est un stout. Je revis mon enfance, il ne manque plus que le sucre et le jaune d’œuf dedans…….

Dimanche 8: je fais le tour des artisans, voir comment on fait les bâtons d’encens, comment on fait la pate pour les nems, comment ils font les nouilles avec du riz, comment ils font des tranches de bananes séchées, comment ils font le prahoc (poissons conservés des mois avec du sel), comment ils font des statuettes en bois, etc.… Je visite un temple qui n’en valait pas trop la peine, le wat Ek. Après-midi, je tue le temps en faisant un massage chez les aveugles puis en allant au marché central. Fin d’après-midi, je vais admirer l’envol de 5.000.000 de chauves-souris sortant d’une grotte chaque jour à la même heure pour revenir le lendemain matin. Extraordinaire. Une fois qu’elles sortent, il y en a pour 45 minutes….. Spectaculaire. Demain, départ pour une ville à mi-chemin entre ici et la capitale.

lundi 9: au dernier moment, je décide de ne pas aller à Pursat et de continuer pour la capitale afin de faire étape (du coup, une journée perdue en transport). Je vais à Sihanoukville: la plage.

Mardi 10: me voici après 6H de bus à Sihanoukville bord de mer. Je choisis OTRES, la plage la plus propre, la plus calme et la plus éloignée évidemment; Je suis dans paillotte (sans salle de bain) à 5 mètres des vagues, les pieds dans l’eau. Je n’ai pas profité aujourd’hui car arrivée trop tard. Première altercation avec un tuc-tuc. On m’avait dit que pour venir ici, il fallait payer 6 dollars. Il me demande 5, j’y vais mais à mi-chemin, il m’arrête dans un hôtel qui n’est pas celui que j’ai demandé… Quand je lui dis où je veux aller, il me redemande 5 dollars. Je refuse, je sors du tuc tuc avec mes bagages. Il attrape mes bagages et mon bras… Puis je gueule dessus et pars vers un bar, il attrape une grosse pierre. Les gens du bar appellent un cambogdien qui parle français. Il arrange les choses mais bon j’ai été arnaquée pour une fois… Enfin, je suis dans ma cahute. Demain, je compte bien profiter de la mer.

Mercredi 11: journée plage bien agréable.

Jeudi 12: malade toute la nuit.... Départ pour Kampot. Pas en forme. Fatiguée. Toutefois fin d'après-midi, je loue un vélo pour faire le tour de la petite ville; j'ai conduit comme une clinche tellement j'était fatiguée. Je me suis arrêtée faire un massage de pied et au final quand j'ai repris le vélo, je ne savais pas dévérouiller le cadenas.On a l'air malin dans ces cas là.... un attroupement riait autour de moi....s'agrandissant au fil des minutes... Tout le monde essayait, rien à faire: bloquer. Finalement un petit cambodgien l'a fait en une seconde; il y a un truc!!!

Vendredi 13: ce matin, je pars avec un petit groupe à la montagne de Bokor (1075 mètres). On visite la petite église, les maisons abandonnées, le casino en rénovation, la villa du roi à l’état de ruine. Puis le nouveau Complexe qui comprendra un grand casino et un hôtel de 600 chambres. Nous dinons au bord d’un petit rapide (ils appellent ça waterfall mais…). Après-midi, j’enfourche un vélo pour faire au moins 20 km à la recherche des marais salants mais j’étais dans le mauvais sens; moi et mon sens de l’orientation!!!! Enfin, j’ai trouvé au final ainsi qu’un superbe temple non connu des touristes qui ne s’aventurent pas si loin.

Samedi 14: j’arrive à Kep, petite ville côtière. J’y vais en tuc-tuc car ce n’est pas loin. En chemin, je visite un petit temple dans une grotte qui date du 7ème siècle. Après-midi: petit tour de ville à pied. Rien de spécial au programme.

Dimanche 15: journée moto à travers le parc national d’où l’on a une vue magnifique sur la vallée, la mer; on y trouve les arbres magiques où l’on peut grimper à l’intérieur jusqu’au-dessus (je ne l’ai pas fait!). J’ai traversé des rizières, retrouvant les gens travaillant comme à l’ancien temps chez nous avec les bœufs, etc… J’ai visité une plantation de poivre, explication en français très intéressantes; j’ai fait mes réserves pour le restant de ma vie!!!! Je pense que j’en ai vraiment acheté trop. On a traversé les marrais salants d’où j’ai compris le mécanisme…. En traversant ces villages, nous sommes dans le Cambodge profond!!! Nous irons aussi sur la seule plage naturelle de Kep mais il y a trop de bruit de la part des cambodgiens et je n’y reste pas (dommage). J’aurais voulu faire l’île du lapin, mais il me manque une journée Celle que je me suis trompée à cause de mon détour à Sihanoukville.

Lundi 16: me voici de retour dans la capitale. Le minivan que je devais prendre est tombé en panne donc j’ai repris le bus. J’arrive plus tard que prévu. Le reste de l’après-midi, je ne fais rien de spécial. Le soir, je mange avec le couple rencontré au Laos.

Mardi 17: je visite le musée du crime du génocide. C’était, au départ, un lycée qui est devenu la plus horrible prison du Cambodge dirigée par les Khmers rouges (Khmer: c’est la plus grande ethnie cambodgienne et rouge: parti communiste) dirigé par Pol Pot à son retour d’Europe. Ce fut donc une prison de 1975 à 1979. On y trouve des centaines de photos de victimes avant leur mort car ils aimaient garder des archives. Il y a les appareils de torture, les lits en fer où ils étaient enchaînés, les petites cellules faites dans les classes; au centre, dans la cour, la potence où on les pendait par les pieds et quand ils avaient perdu connaissance, on les plongeait dans une jarre d’eau toujours en place actuellement. On y a retrouvé 7 survivants dont un vit encore. Sur le coup, je visitais mais une fois dans le tuc-tuc, j’avais envie de sangloter. C’est une visite très dure qui doit toutefois se prolonger 15 km plus loin au camp d’extermination de Choeung Ek (ou Tuol Sieng). A l’aide d’un guide audio, je parcours les étapes. D’abord, où les camions amenaient les prisonniers par centaines. Puis, où on les questionnait et faisaient signer leur arrêt de mort. On y a retrouvé près de 40 fosses communes. Le mémorial érigé en leur mémoire ne peut pas contenir tous les ossements donc certaines fosses ont été laissées telle quelle notamment sous le lac. Mais tous les mois, la nature fait qu’il ressort toujours des os ou des habits hors de la terre. J’ai vu une poule manger un lambeau qui sortait de terre… Une très grande fosse où l’on a découvert que des femmes et des enfants; on a découvert qu’ils fracassaient le crâne des bébés contre l’arbre toujours présent. Un autre arbre qu’on appelle l’arbre magique mais qui ici n’a rien de magique servait à attacher les hauts parleurs pour diffuser de la musique fort pour assourdir la machine qui exterminait les prisonniers et leurs derniers cris… De l’herbicide était répandu sur eux pour que les paysans du coin ne sentent pas les odeurs. Je n’oublierai jamais cette journée…. Il a plu toute la journée…. La fin d’après-midi est plus agréable puisque je vais au marché russe.

Mercredi 18: pas dormi la nuit mais sur le matin donc réveil à 11H avec mauvaise humeur. Deux heures pour me mettre d’aplomb. Après, ça reprend: visite du musée national où je trouve un linga en cristal de roche du 12ème venant d’Angkor Thom, un beau Nandi du 13ème venant Angkor Vat, des figures en grès et en stuc plus anciennes du 6ème , etc.…Je ne peux pas tout citer. Le bouddhisme est né au 6ème siècle avec Gauthama. Avant les Khmers étaient hindouistes et encore avant ANIMISTE…. Cette « religion » croit aux phénomènes naturels et aux esprits dans les forêts, par exemple….Je n’avais jamais entendu parler de cette croyance animiste… Bref, le musée vaut la peine d’être visité. Le palais royal m’a été déconseillé car tout est quasiment fermé, de toute façon, je n’avais pas envie. J’ai été au marché central bien animé puis à un spectacle au musée national en soirée. Très bien mais cher. Je termine ainsi ma dernière journée par un resto français « la brasserie du port » où je n’ai pas été déçue même si un peu cher pour le coin…. Puis un dernier massage aux huiles et aux herbes. Demain départ à 14H.

MARIE
Retour d'Afrique du Sud/Swaziland English translation pending
by 01nath · 2013-11-17 · 2 replies
Ce voyage en famille (grand parents, parents, enfants de 8 et 11 ans) s'est déroulé durant les vacances de Toussaint 2013. Les réservations de vol ont été faites le 18 septembre, nous avons enchainé avec les réservations du parc Kruger ou nous avons pris ce qu'il restait... Nous avions réservé un minibus vw, très confortable, de la place, des grandes fenêtres, plus cher que 2 voitures, mais très agréable.

Bilan: Beaucoup de pluie, on ne l'attendait pas et ça a modifié le planning. Sud Africains très sympathiques, nous n'avons jamais eu de soucis (voiture pleine laissée sur le parking le temps des courses, arret dans des villages demander notre chemin....) Nous retournerons surement faire le sud du pays... 1euro=13 rands (que l'on peut utiliser au swaziland)

Dimanche 20 octobre Lionel est au boulot du matin. Il se fait remplacer plus tôt. Départ de la maison12h00, pour un vol à 14h30 direction Francfort. Puis 4h d’escale et vol direction Johannesburg. Vol sur South african Airways, sans problème.

Lundi Arrivé 7h30, police, bagages, puis on sort et on attend papy mamie. Ils arrivent vers 8h30 avec le minibus. Il pleut et il fait froid! On prend la direction de Graskop. Arrêt en route à une station total où on voit des buffles et des rhinocéros! On reste un moment à les regarder, puis il faut reprendre la route. On s’arrête manger dans un wimpy, 1er tbone! Bien bon. La pluie se calme, le paysage est beau. On arrive au panorama chalet, on s’installe dans notre chalet, 3 chambres. On fait le tour du jardin. Les garçons jouent au cricket avec les enfants de l’hôtel. On va manger au resto glass house, très bon repas. Retour au chalet et au lit.

Mardi Réveil sous la pluie! Pas cool! Petit déjeuner, on traine un peu, puis on se décide de bouger, malgré le temps! On prend la route panoramique. La pluie s’arrête. On va aux potholes, on paie 210 pour rentrer. C'est vraiment beau les vasques dans la rivière, petite cascade. On continue la route arrêt pour voir les 3 rondavels. On pique-nique dans le camion car le vent est froid! On va ensuite au blyde river resort. On va boire un café et prendre un dessert C'est un buffet! 25rands pour le buffet des desserts! On va ensuite au bout de la route au lower point de vue, et il y un départ de trails. Dommage que l’on n'ait pas de carte. On prend le guinea fowl trail, les pintades. On suit le chemin, on hésite de faire demi-tour ou continuer, finalement, on continue, un peu de stress car le temps est bien couvert et l'apres-midi avance..., le chemin traverse la rivière et on trouve le chemin qui remonte. Il y a une très belle "piscine", une cascade, c'est très beau. On se presse un peu pour remonter, on espère pouvoir retraverser la rivière..... Et oui, on traverse et on trouve notre petit camion! Tres belle ballade, prévoir 2 bonnes heures . On ramasse du bois, on rentre, et on retrouve le brouillard sur la route. On s’arrête au resto camulanga, portugais, sympa et avec un bon feu dans la cheminée. Retour au chalet, on se fait un feu dans notre cheminée. Mercredi Pas de pluie au réveil! Petit déjeuner, préparation des sacs, puis départ direction Kruger. On redescend, on passe le brouillard, mais ce n’est encore pas très chaud et bien couvert. On fait des courses en route, on se perd un peu, et on arrive à Orpen gate à 13h45. On passe les 3 guichets pour remplir les papiers, payer et avoir les clés de notre bungalow familial. On vide la voiture, puis pique-nique. On part ensuite à la recherche des animaux. On prend la route qui est fermée à cause du pont cassé. On voit des girafes, des impalas, phacochères, au retour une grande famille de babouin. Ensuite route du sud: des zèbres et un éléphant à l’aller, et plein d’éléphants, des rhinos, au retour. Bonne journée, pas de fauves, il faut en garder pour demain! Sortie du camp avant 18h, préparation du braii, tri des photos, apéro.



Jeudi Réveil 5h45, avec Lionel on saute dans le camion et on va au bout de la route fermée. On voit des autruches on regarde un moment une grande famille de babouins. C’est assez prenant de voir 2 mamans trainer leur bébés morts. Vers la fin de la route, on voit une meute de lycaons. Retour à la chambre, déjeuner, puis on part tous ensemble car ce soir nuit à Lower Sabie. Sur la route, en vrac, des éléphants, des girafes, des hippos, des zèbres, toute sorte d’antilopes.... On va au camp, on fait 2 courses pour le braii, on va au logement, on a une hutte sans toilettes et un bungalow avec cuisine et salle de bain. C'est tout ce qu’il restait lors de notre réservation. On ressort vite fait à la recherche de fauves. On voit un léopard sous un arbre, que l’on a vu grâce aux voitures arrêtées. Retour au bungalow, le voisin nous propose son feu, on mange et au lit de bonne heure.



Vendredi Réveil 6h, on part avec Lionel et flavien à l’affût. Notre matinée n’est pas récompensée, pas de fauves. Des girafes avec un bébé, un rhinocéros qui dort dans un pré, des aigles pêcheurs. Retour au camp, déjeuner, douche. On part ensuite direction Skukuza. On s'arrête un moment voir les hippos et les crocos, sympa. On voit ensuite un énorme troupeau de buffles le long de la rivière. On se dégourdit les jambes au1er arrêt possible, puis on va faire le pique-nique à skukuza. Il y a plein d'enfants des écoles. On repart sur des chemins, on revoit de tout sauf des fauves. Le léopard a l'air d'être au même endroit qu'hier, mais il y a tellement de voitures que l'on ne voit rien. On fait le dernier loop vers le barrage, le paysage est très beau, on ne voit que des hippos. Retour au camp juste à l’heure, magasin pour la viande, et bbq que l’on prête au voisin, apéro, repas et au lit.



Samedi On se prépare et en route. Nous prenons la direction de malalane gate. On ne ralentit même plus pour les zèbres, les éléphants ou les girafes. Sur la route de crocodile river, on va à hippo pool. Il y a un garde armé sur un rocher qui nous fait signe de venir. C'est très beau et ça fait du bien de sortir de voiture. Le garde nous montre au loin des lions. Il faut des bonnes jumelles, mais on aura vu les big 5! Le garde doit repartir (à vélo), donc nous devons remonter en voiture. Sur la même route, on voit ensuite un rhino noir, reconnaissable à son menton pointu et il est plus petit que le blanc (qui a lui le menton plat). Il traverse la route devant nous, s’éloigne en peu puis nous regarde méchamment et nous charge! On part donc vite fait. On va au piquenique, on s’achète des sandwichs chauds et des glaces. On revoit plein de rhino sur la route de la sortie. Direction le Swaziland. On passe la douane, et on continue notre route. Il y a des montagnes, c'est très vert. Le ciel se charge, devient bien noir, et on arrive dans l’orage. Juste quand on arrive vers l'autoroute, on voit toit le monde courir, les gens, les vaches....Et tout d'un coup, la grêle! Les champs deviennent blancs, ça tombe fort. On arrive à Mbabane, on ne voit pas grand-chose. On cherche le Mantenga Lodge, pas facile à trouver. On a 2 chambres doubles, matelas pour les garçons. On s’occupe entre jeu, tri de photos..., mais pas d'internet. On mange au resto de l'hôtel et au lit. Dimanche Réveil 6h par les singes qui courent sur le toit en tôle ondulée. Il ne fait toujours pas très beau. On regarde la météo sur internet à la réception, l'est de l’Afrique du sud est en alerte grosse pluie. ! Ça tombe bien, c'est là que l'on va! On décide donc de ne pas rester, et de ne pas faire le parc milwane comme prévu car l'intérêt était de pouvoir marcher, et sous la pluie pas terrible. On va visiter le craft center, marché de souvenirs, sympa, mais on n'achète rien On reprend la route direction la frontière. Jolis paysage montagneux, maisons très diverses, de la hutte en terre a la belle maison. La frontière se passe sans problème. On roule encore un peu puis on cherche une ville pour s'arrêter manger, on trouve une pizza à mais il est déjà 15h30! on roule encore un peu, mais on en a marre, on cherche un logement, et on trouve le baobab inn. 350 rand la chambre, on en prend 3. Le repas termine à 20h, il faut donc manger tôt. Pour moi un tbone de 500g pour 95rands!

Lundi Il a plu cette nuit, et bruine encore un peu. On déjeune au resto. Puis on reprend la route direction st Lucia. On arrive au lai la log, la chambre n’est pas prête, on attend un peu, on mange. On va ensuite à la plage par la route du boat ski club. On voit les crocos et les hipppos de la passerelle, puis on va à la plage. Les garçons sont contents de jouer dans le sable. Le vent n'est pas très chaud, on décide de rentrer juste à temps car il se met à pleuvoir! On va faire des courses pour le braii du soir. Retour au bungalow, tv, jeu... La fille du propriétaire nous donne le code du wifi et on peut lire, nos mails. Bernard a un message de la maison de retraite de sa maman, elle est en fin de vie, et le message date de 4 jours. Il essaye de rappeler, mais on n’en sait pas plus, car il est tard. Appel à l’assistance pour ouvrir un dossier. On mange vite fait, à l'intérieur car il pleut toujours.



Mardi Bernard a un message, sa maman est décédée dans la nuit. Appel à l’assistance, qui doit chercher une solution, pas de nouvelle 2h après, rappel en plusieurs fois, et recherche des vols dispos. La décision est prise de prendre le vol de 22h passant par Dubaï. L'assistance prend en charge la modification de billet mais pas le trajet pour l'aéroport. On doit donc tous partir. On jette tout dans les sacs, et les sacs dans le camion et en route pour 600km à faire en moins de 7h! Avec la pluie sur les 300 premiers km! Un seul arrêt essence, sandwich boisson. Heureusement que les garçons ont la tablette pour jouer! Mission accomplie, nous sommes à 19h à l’aéroport. On change de voiture car un feu ne marche plus sur le petit camion. On prend un tiguan, moins de place dans le coffre! Papy mamie partent à l'avion et nous on va en direction de l'hôtel réservé par téléphone. On s'arrête manger au McDo en passant. On a 2 belles chambres que j'ai négocié à 500 rands chacune.

Mercredi Réveil à 6h, et comme je suis trompée d'une heure je réveille tout le monde! Un bon petit déjeuner, un peu de wifi pour savoir où est-ce qu'on va aller ce soir. On prend la route direction le parc pilesberg. On suit le GPS pour sortir de ville, mais il ne nous fait pas prendre la route vers le barrage. On s' arrête au mall de Rustenburg vite fait. On arrive à gatz guest house vers 13h. On prend la luxe room dans laquelle ils mettent 2 matelas pour les garçons. On mange à l'ombre, il fait 35 et il y a du vent. Flavien se baigne pour la 1ere fois! On va ensuite à Sun City, grand complexe hôtel/casino/attractions. Il faut payer l'entrée 60pp, puis il y a un parc aquatique, un labyrinthe en supplément. Les garçons jouent à des jeux vidéos, bien moins cher que chez nous. On mange dans un resto de viande. Filet grillé sauce roquefort avec des cajous en morceau. Au moins 250g de viande super bonne et tendre....excellent. Retour à la chambre.

Jeudi Réveil 7h, un peu de tv pour attendre le dej à 8h. Petit dej bien complet, il y a même du cacao et du Nutella! Les garçons demandent des œufs au plat, mais ils arrivent un peu trop cuit. On part ensuite au parc Pilanesberg. On voit des mangoustes en arrivant, rigolo. Puis rapidement des rhinos blancs. En résumé: beaucoup de zèbres, de gnous, des antilopes, des girafes. Des ��léphants sont venus boire quand on était à la cache près du lac et en repartant, on était au milieu du troupeau, a moins de 3 mètres! Il y avait plein de bébés. On a vu une famille chacal, des autruches, plein d'oiseaux... A 2h on mange au resto, très copieux et sympa près du point d'eau. On ressort vers 18h, on s’achète des boissons fraiches et on rentre à la chambre. Dommage la piscine ferme à 18h, et assis dehors on se fait manger des moustiques. Soirée tranquille a la chambre, on est seul dans cette guest house, avec beaucoup de personnel, je ne sais pas comment ça tourne!



Vendredi On range la chambre, je cherche un endroit pour dormir ce soir, et en route. On s'arrête au musée du berceau de l'humanité à Maropeng. Il est très bien fait, ludique et explicatif. Le bâtiment est beau. On piquenique nos restes, et il n'y a plus grand chose de bon! Puis direction la grotte de sterkfontein. Visite guidée. Dommage que notre guide expédie la visite un peu rapidement. On va ensuite à Krugersdorp a la guest house rabbit hole. Très sympa, original, avec les lapins dans le jardin. On va ensuite à pieds se promener, au lac du barrage puis au centre commercial. On rentre manger à l'hôtel un bon filet de 250g chacun, dernier bon morceau de viande!

Samedi Flavien est malade, nous on va déjeuner, Jolan prend des œufs et des champignons! On range les sacs, puis on prend la direction du lion parc. On fait le tour en voiture, ça permet de les voir de près! Puis on va voir les lionceaux, on a le droit de rentrer les voir et toucher pendant 2 mn. Il y a aussi une petite girafe de 1 mois, des petites autruches, des suricates, .... On prend la route pour l'aéroport, on rend la voiture, le pare-brise est cassé, ils nous font remplir un papier, et doivent nous rappeler pour nous tenir au courant... On se change, on range les sacs, on enregistre. L'aéroport est grand, il y a plein de magasins, on dépense les derniers rands. Le premier vol est à 20h30, South african, service bof et repas bof. A Francfort on a 6h d'attente, on traine un peu, on a des boissons chaudes offertes, un peu de wifi, de jeu sur la tablette, finalement, ça passe assez vite. On arrive à Lyon à 13h30, papy vient nous chercher, retour à la maison. Devoirs et cartable, repas et au lit à 20h

Aide itinéraire Denver-Denver English translation pending
by Biquette07 · 2013-11-17 · 40 replies
Bonjour,

En pleine préparation d'un séjour familial dans l'Ouest américain, je commence un peu à me noyer sous les infos et j'aurais besoin d'avis éclairés pour arrêter de me triturer les méninges ! 🏴‍☠️ Après une première ébauche de circuit (largement inspirée des carnets de voyages des piliers de VF), les billets d'avion sont réservés (24/07 au 19/08). Nous sommes 5, dont 3 enfants qui auront 9, 11 et 14 ans. Nous avons choisi de camper au maximum, de privilégier les merveilles de la nature, et d'essayer (dur dur de résister) de ne pas empiler les destinations à toute vitesse...

J1 (jeu 24) : vol Paris - Denver (arrivée 18h30 = nuit Denver) J2 (ven 25) : Denver - Colorado NM (nuit Colorado NM) J3 (sam 26) : Colorado NM - Arches NP : Devil's garden (nuit Arches) J4 (dim 27) : Canyonlands NP : Islands in the sky (nuit Arches) J5 (lun 28) : Arches NP : Fiery Furnace (nuit Arches) J6 (mar 29) : Arches NP (nuit Moab) J7 (mer 30) : Moab - Mesa verde NP (nuit Mesa verde) J8 (jeu 31) : Mesa verde NP - Mexican Hat (nuit Mexican Hat) J9 (ven 1) : Mexican Hat- Muley point - Valley of the gods - Monument valley (nuit Monument valley ?) J10 (sam 2) : Monument valley - Grand canyon village (nuit GC) J11 (dim 3) : Grand canyon village - Horseshoe bend - Page (nuit Page) J12 (lun 4) à J14 (mer 6) : Waterholes canyon - Lower Antelope canyon - Cathedral wash - Edmaier's secret (nuits Page) = mettre quoi avec quoi ?! J15 (jeu 7) : Page - Paria Rimrocks - Zion NP (nuit Zion) J16 (ven 8) : Zion NP : the Narrows (nuit Zion) J17 (sam 9) : ZionNP : Angel's landing (nuit Zion) J18 (dim 10) : Zion NP : canyon overlook - Red canyon - Bryce canyon NP (nuit Bryce) J19 (lun 11) : Bryce canyon NP : Queens garden et Navajo loop (nuit Bryce) J20 (mar 12) : Bryce canyon NP : Peek a boo loop (nuit Bryce) J21 (mer 13) : Bryce canyon NP - Mossy cave - Kodachrome basin SP (nuit Calf creek ?) J22 (jeu 14) : Calf creek falls - Strike valley overlook (nuit Torrey ?) J23 (ven 15) : Capitol Reef NP - Sulphur creek ? (nuit Fruita) J24 (sam 16) : Capitol Reef NP - Goblin valley SP (nuit Goblin valley) J25 (dim 17) : Crack canyon - Little wild horse canyon (nuit Moab) J26 (lun 18) : Moab - Fisher towers - Denver (nuit Denver) J27 (mar 19) : vol Denver - Paris (départ 17h20)

Ce qui me pose problème : - nous arrivons juste avant un WE et que nous repartons juste après un WE donc je peine à positionner la région de Moab (la plus proche de notre lieu d'arrivée/départ) si je veux éviter d'y être en plein WE ! Comment faire ?! - enchaînement des randos pour les J12 à J14 : qu'est-ce qui serait faisable ? - idem pour les J22 à J24

Merci pour vos conseils !
Sud de la Thaïlande: climat actuel (mi-novembre 2013) English translation pending
by Aniki92 · 2013-11-15 · 20 replies
bonjour les forumeurs, je part pour la Thaïlande dans une semaine et les prévisions météo pour le sud du pays ne me donne pas le sourire (pluie et nuage) je devait me rendre dans la région de Trang et Krabi (le 26 novembre) et je pense de plus en plus a modifié mon itinéraire partir dans le nord ou la région de l'Issan et finir part quelques jours sur ko chang et les iles alentours ou le temps semblerai plus clément.

si d'autres personnes partent pour la même période ou on déjà eu le même souci, j'aimerai avoir votre avis ?

j'ai peur que le mauvais temps me gâche un peu les vacances, ça serai dommage de ne pas voir le soleil en Thaïlande meme si la météo n'est pas une science exacte.

merci
Retour de l'hôtel Iberostar Paraiso Beach Riviera Maya English translation pending
by Mocajava · 2013-11-14 · 7 replies
IberostarParaiso Beach Riviera Maya

Carte du site :
http://www.resortsmaps.com/popup.html?maps/map-IberostarParaisoBeach&DelMar-RivMaya.jpg

VolsavecAir Canada, aucun retard. Trajetd'environ 30 min. de l'aéroport dans un autobus climatisé

Hôtel de 424 chambres, 4 étoiles. Nous avons payé $988 pour la semaine du 3 au 10 novembre 2013, acheté 3 semaines àl’avance et nous avons payé $1023pour celui de mon fils, à l’hôtel voisin, Iberostar Paraiso del Mar, acheté 2semaines à l’avance. Le site est très propre, personnel aimable et toujoursprêt à rendre service. Le personnel dela réception est très courtois

Check-in :rapide car on était que 4 , et malheureusement, les chambres n’étaient pasassignées. Ils te remettent le bracelet, 2 cartes pour serviettes, et le plan del’hôtel. Clientèle : 50%américains, la balance, des espagnols, des canadiens, italiens et autres

Le taxi pourla 5e avenue de Playa del Carmen coûte environ $22 US. Taux dechange: 11.60 pesos pour 1$ US et autour de 11.40 pesos pourle 1$ canadien. Le taux à l'hôtel estdans la norme mais la 5e le taux est meilleur.

Chambre :Nous avions demandé une chambre au milieu du complexegenre bloc 36. Nos demandes par emailn’ont pas été respectées, alors on s’est retrouvés au bloc 32, près de lapiscine et de la plage, mais tellement loin de la réception, buffet, restos àla carte, le mail, le théâtre, donc j’ai été un peu déçue pour quelques jours, jusqu’à ce que je comprenne le système de navette car c’était une marche de 15min. de notre chambre à la réception.

Les chambres sont très bien insonorisées. La disco est située dans le mail donc aucunbruit provenant de là. Notre chambreavait une vue sur le trottoir principal, alors on ne s’en s’est pas servi, carde toutes façons, c’est rare qu’on fait du balcon. Le coffret de sécurité est gratuit

Notre chambre était impécablement propre etfonctionnelle, suffisamment grande pour 2 personnes, 2 lits doubles, salle debain complète avec eau chaude et bonne pression en tout temps.

Il y a aussi un grand garde robe, avec une dizaine de cintres,2 tablettes et d’autres tablettes dans le grand bureau, 1 table et une chaise, et1 bureau où se trouve le frigo. Les litssont confortables et les draps ont été changés au milieu de la semaine, même lecouvre-pied. Tout le linge de lit estsuper propre, rien d’usé ou défraîchi.

Les serviettes sont changées à tous les jours, ou aubesoin. Le frigo est rempli régulièrementet avec une petite note laissée dans le frigo, on obtenait ce qu’onvoulait. Il y a 4 bouteilles d’eau, maisla femme de chambre en rajoutait toujours 2 de plus, 2 coke, 2 coke light, 2fanta, 2 eau gazifiée et 4 bières en bouteille. Le climatiseur est réglé à 21 et ne peut pas être baissé, seulementmonté et il y a un éventail au plafond. Mon fils cadet avait une femme de chambredépareillée! Leurs décorations deserviettes toujours différentes, des fleurs partout et il ont même reçu unebouteille de pétillant, car leur première chambre n’était pas faite quand ilssont rentrés dedans vers 10pm, alors ils ont du aller dans une autre et ontensuite changer pour une troisième fois au 3e étage.

Navette : Il y a une grande navette qui circule surtout le soirqui embarque les gens au bout du couloir près du bar du lobby et il arrête pourembarquer sur le gros trottoir si tu lui fais signe. Il y a aussi de petites voiturettes de golfque tu peux prendre à la réception ou sur le trottoir, mais là aussi tu doislui faire signe d’arrêter. Sinon, çaprend un gros 15 min. pour aller de la plage à la réception. Comme nous étions près de la plage, je peuxvous dire qu’en talons hauts, ce n’est pas évident. Il y avait aussi une grande navette qui nefonctionnait pas.

Serviceà la clientèle / Réparations : Nous avons eude la difficulté avec le téléviseur et nous l’avons rapporté par téléphone le 1ermatin, et comme en soirée ce n’était pas arrangé, on a téléphoné de nouveau etils sont venus l’arranger temporairement. Mardi matin, ils sont revenus changer la boite pour le satellite, maisils n’ont pas laissé de manette. Unautre appel dans l’après midi du 2e jour pour obtenir une manette, mais en soirée, toujours pas de manette. Finalement, vers 11h pm, j’aitéléphoné encore une fois, et enfin unemanette vers minuit. Je trouve qu’on adu faire trop d’appels pour obtenir les services du service à la clientèle.

Nourriture :Lebuffet est très bon, avec des mets mexicains toujours présents, bouffechaude. Le casse-croute à la plage esttrès bon, avec burgers, hot dogs, nachos et sauce, ingrédients pour faire tapropre salade, crème glacée molle. Il ya aussi un mini buffet entre la piscineet la mer avec poisson, viande de porc ou de bœuf, riz, frites hamburgers, hotdogs, pizza, salades, sandwiches, légumes, et plusieurs sauces, fruits, yogourt. Il est ouvert pour le déjeunerde 8h à midi et il ouvre de nouveau à 12h30 pour le diner. Aussi, le serviceaux chambres était très efficace et tout inclus. Comme je ne suis pas habituée à ça, je nel’utilise jamais, mais mes enfants en ont pris avantage. Le plus jeune nous a commandé une bouteillede pétillant pour nous remercier. Ilfallait y penser!

Restosà la carte : Noussommes allées au japonais et au gourmet, les 2 étaient excellents. Il faut se mettre en ligne à 9am et réserverles 3 en même temps car le processus de réservation est long. Il y a aussi un resto mexicain, steakhouse, brézilien, italien et méditérranéen. Bars :Lobby, plage, piscines, théâtre, disco Celui du lobby du del Mar est beaucoup plustranquille, moins de personnes donc moins de bruit. Les boissons sont de marque au lobby maislocales à la plage. Beaucoup d’ambianceau lobby du Beach

Animation :On a assisté à un spectacle seulement, celui desdanses mexicaines et c’était très bien. Il y avait aussi une soirée pourtrouver Miss Paraiso Beach, le couple idéal, une soirée Vegas, Hollywood, etc. Il y a beaucoup d'animation durantle jour, et les animateurs sont très enthousiastes, autant à la plage qu’à lapiscine. Il y a sussi un bar karaoké avec beaucoup de chansons.

Plage :Beaucoup de palapas, beaucoupd’ombre si désirée. La plage devant leBeach est très belle. J’ai vu quelquesgrosses roches dans la mer mais elles sont visibles et ne font pas mal auxpieds, aucune algue. Il y a beaucoup dechaises, et une dizaine de hamacs confortables sur la plage du del Mar. L’eau de la mer est assez claire, les vaguessont moyennes, il y en a tout le temps, mais c’est plaisant pour s’y baigner. Ilne faut pas s’attendre à une mer tranquille comme à Cayo Coco! Il y a des serviettes de plage en tout temps.

Piscines :Toutes les piscines étaient ouvertes, très propres. Il y en a une avec beaucoup d’activités et ily a aussi la piscine tranquille. Lesnouvelles chaises à cette piscine sont très confortables. Au bout des piscines, il y a la cascade d’eauqui descend d’un rocher et dans ce rocher, il y a un bain tourbillon. Il y a également des lits très convoités, quiapparemment, on n’a pas le droit de réserver mais il faut arriver vers 8am pouren avoir un. Il y a beaucoup de chaiseset palapas, mais vers midi, tous les palapas sont occupés

Siteen général : Le site est beau avec des palmiers, des arbustes à fleurs, des longs trottoirs tous en excellent état et très bienéclairé le soir, le gazon est très vert. Il y a plein d’animaux en liberté : une douzaine de paons, 1 ou 2 perroquets, et descoatis en grand nombre, des dindes sauvages et nous avons aussi vu 2 iguanes enliberté tout près de la piscine. Il y en avait aussi une grosse avec lesphotographes de l'hôtel.

Boisson:C'est moins cher au Duty Free que dans les boutiques, alors pas besoin demarchander à PDC quand tu peux acheter de très bonnes marques à l'aéroport. etsurtout les bouteilles vont dans ton bagage à main et n’ajoutent pas de poidsdans tes bagages de soute.
Des cimes du Lesotho aux abysses d'Aliwal Shoal, un voyage au Sud de l'Afrique English translation pending
by AirOne · 2013-11-13 · 323 replies
On y monte enfin dans cet avion, on y va enfin dans ce pays, depuis le temps que je le prépare ce voyage, c'est pas trop tôt ! Lufthansa , Boeing747 , équipage teutonique peu avenant mais efficace, fauteuils très durs, le cul du Germain est sans doute couvert d'un cuir tanné le rendant totalement insensible à l'appui prolongé et le mettant à l'abri de l'escarre...il n'en va pas de même du mien. Heureusement Greta et Hilde, si elle ne sont plus toutes jeunes restent très efficaces. C'est un mystère cet équipage, jamais vu une moyenne d'âge aussi élevée sur un vol long courrier, comme si l'avion avait été fourni avec ses hôtesses. Tout se passe bien et on arrive à l'heure, changement un peu short à Francfort mais ça le fait, tout ça pour 800€ AR, il y a moins cher, mais ces départs le soir avec arrivée le matin me conviennent. Joburg Joburg Joburg : nous voici ! Personne ne nous attend ? Ha ! Si, là , derrière , un panneau pour nous , le taxi qui doit nous conduire chez bushtrackers Nous sommes très bien accueillis, nous avons réservé un Hilux 2.5 Toyota, vrai 4x4 mais pas très puissant, suffisant pour passer la plupart des pistes du Lesotho, assez haut pour faire un game drive confortable. Ce n'est pas donné bien sûr : environs 17 000 Rands pour 17 jours de location. je ne regretterai pas ce choix même si nous aurions pu nous en passer et économiser dans les 500 € en choisissant un autre véhicule. Mais un tel véhicule a des inconvénients outre son prix, il est extrêmement volumineux et assez peu manoeuvrant, de plus ils n'en disposent pas avec vitesse automatique, il faut donc passer les vitesses main gauche, on s'y fait vite mais se faire la main dans une grande ville comme Joburg/Pretoria n'est pas simple...Bien, nous commençons par naviguer dans le quartier pour faire les courses, nous n'avons pas de tente de toit mais nous avons un frigo à bord, ce qui est bien pratique. Quartier de blancs, quartier blindé, quartier gardé, quartier fliqué, quartier vidéo surveillé, quartier fil de fer barbelé , quartier armé , quartier bien calme pourtant...nous allons au super marché le plus proche et faisons nos courses, des employés vous aident à vous garer à remplir votre coffre, à sortir de votre place , tout ça avec force sourires, c'est agréable. La pauvreté est là, à chaque carrefour on mendie. Nous quittons la ville, au sud quelques bidonvilles et des quartiers en dur de petites maisons toutes pareilles qui contrastent avec les quartiers surprotégés. L'Afrique du Sud est en pleine mutation, les mendiants ne sont pas tous des noirs... Nous ferons le plein près de Villiers le réservoir fait 150 l et la jauge commence à baisser quand vous en avez consommé 90. L'essence n'est pas chère, moins de 1€ le l mais avec cette bagnole, c'est un budget. Les paysages de plaine commencent à se hérisser de petites montagnes, puis de plus grandes, nous arrivons à la frontière du Lesotho ( prononcer Lisoutou) à Caledonspoort, nous dormirons à Camelroc guestfarm (chalet 10)

, un endroit très sympathique fréquenté par des familles sudaf en WE. Un bel endroit. Le confort n'est pas optimal, les chambres sont exigües , la literie moyenne, la cuisine et la salle de bain pas bien grandes non plus mais on y est bien dans cette petite baraque éloignée des autres. Il est intéressant de noter que la petite piste qui conduit à notre logement est tellement défoncée que la plupart des petites voitures 2 roues motrices ne passeraient pas ! Nous verrons des Blesbock et nos premiers oiseaux tisserands, très beaux oiseaux ubiquitaires dans le pays, c'est le printemps, on refait les nids.

Orage et pluies diluviennes dans la nuit Les propriétaires sont très sympathiques et nous quitterons ce lieu presque à regret. Mais le Lesotho nous attend. Le passage de la frontière est simple et rapide, au delà, l'ambiance change, nous arrivons rapidement à Butha Buthe, premier contact avec ces petites villes Basotho et leurs multiples échoppes, beaucoup de monde, circulation très lente, ambiances. Le Lesotho est sec et les fortes pluies de la veille ont fait du bien, les gens sont heureux, les flaques d'eau sont une réjouissance , ici on souhaite la pluie aux autres comme on leur souhaiterait le bonheur ou la fortune. Ce pays est avant tout agricole, l'eau y est donc indispensable, pas d'eau , pas de pâturages et les bêtes meurent en nombre, pas d'eau et le maïs ne pousse pas, pas d'eau et pas de papa : cette farine de maïs mélangée à de l'eau bouillante, plat de base du basotho. Les enfants le mangent dans la rue. Paysages de plateaux, nous sommes à 1600 m. Nous nous arrêtons à Leribe au craft center pour acheter quelques lainages mohair locaux de belle qualité, nous prendrons aussi une petite carte papier du pays qui s'avèrera précieuse et plus fiable que T4A. A Teyateyaneng nous bifurquons à gauche vers Ha Kome caves, non que nous ayons envie de visiter ce lieu qui ne me semble pas très indispensable, mais juste pour quitter cette route principale pas mal fréquentée. Jusqu'à Ha Kome, la route est magnifique, toute neuve, quand nous prenons la direction sud, c'est une gravel road en assez bon état mais avec quelques passages plus délicats, les pluies provoquent un ravinement qui laisse apparaître la roche sous-jacente, on s'en fout : on a un quaquat' ! Des bergers partout. Et des villages Ici, nous devenons beaucoup plus incongrus, exotiques, inhabituels, nous provoquons la curiosité, sourires, saluts, rires des enfants. Bientôt l'heure du picnic arrive et nous nous arrêtons. Rapidement, 2 jeunes bergers arrivent et se plantent à 10 m : ils nous observent. Je vais les trouver armé de quelques biscuits et d'un coca, ils sont ravis, ils me photographient avec mon propre appareil, je fais de même, échange de bons procédés... Puis d'autres bergers approchent, encore plus jeunes, distribution générale ! Ca rit, ça parle fort , les chiens s'en mêlent et se battent en eux, les vaches faméliques en profitent pour s'éloigner, un gamin part en courant et en gueulant pour récupérer son troupeau. Nous décidons de partir. Et je l'ai vu. Il a fini sa canette et l'a tout simplement jetée par terre, tache rouge obscène dans ce paysage magnifique...que faire, m'arrêter, la ramasser sans rien dire et repartir ? Lui faire la leçon ? Qui suis-je pour ça ? Alors je l'ai laissée par terre, souvenir peu glorieux de mon passage sur cette terre magnifique. Nous nous éloignons dans la balèze auto, laissant un Lesotho un peu plus sale. Dans la voiture, il se sent moins à l'aise Otto euh pardon Erwan, un peu comme une femme qui aurait perdu les eaux tôt...Ha!Ha!Ha! Bon, OK , j'arrête. Nous rejoignons la route près de Nazareth...Halleluïa !!! J'ai déjà entendu ce nom là quelque part me dit Fanny...bon sang, c'est une honte me dis-je, mes enfants ne sont même pas baptisés et sont religieusement complètement incultes. C'est normal, lui dis-je, c'est là qu'est né Boudha. Boudha est né là au Lesotho ? C'est pas plutôt Jésus ? Avance Sabine mon épouse qui ne s'est pas contentée de regarder la Bible : elle l'a ouverte ! Ah ! Oui, bien sûr, pas Boudha : Jésus ! Mais il n'est pas né au Lesotho ? Si ? Tente timidement Camille. Heu, non, en fait il est né à Nazareth en Galilée, et comme ils sont croyants ici, ils ont appelé leur ville Nazareth en l'honneur du Christ...si ça se trouve, il y a aussi une statue de lui quelque part... Ah! Roma à gauche, je tourne. De forts belles falaises et une université, nous traversons direction Semonkong, la route est magnifique jusqu'à 40 km du but...ça se corse, la piste est bonne , mais il y a parfois des zones de travaux, la route est en construction ce qui rend parfois l'état de la piste franchement scabreux, la pluie n'a pas arrangé les choses et ça patine, par endroit il faut passer en 4x4. Nous montons toujours, les paysages se font plus rudes, les villages plus isolés.



Une dame et une enfant font du stop dans la montagne, nous comprenons enfin en voyant une voiture s'arrêter pour d'autres, que ce signe l'index levé n'est pas un salut local, mais bel et bien le signe local de l'auto stoppeur. En repensant à tous ces gens à qui nous avons bêtement répondu par le même signe, un sourire niais barrant nos visages d'Européens mal dégrossis, le rouge nous monte aux joues...aux moins, ces 2 là profiteront de notre avancée culturelle...elles vont à Semonkong, nous les déposerons au village. le dialogue se fera par signes, elles ne parlent pas du tout l'anglais. Semonkong est un bled tout moche assez étalé, nous aurons du mal à trouver la "High school" que nous indique la dame et le chemin conduisant au lodge n'est pas fléché, honte suprême pour le grand mâle occidental, je me vois contraint de DEMANDER MON CHEMIN ! Les filles rient sous cape, ça fait longtemps qu'elles ont proposé cette solution, mais mon égo, ma culture, mes gènes , mes ancêtres, mon karma , mon orgueil et mon modjo : bref tout, absolument tout me hurlait qu'il ne fallait pas. Pourtant je le fis : " excusez moi monsieur, pourriez vous m'indiquer le chemin qui mène au Semonkong lodge s'il vous plaît ? Car voyez vous, je ne le retrouve pas, je suis une larve , un moins que rien , un inutile , un parasite." demandais-je contrit à un local. A ma grande surprise, celui-ci m'indique la route sans me lancer le moindre regard méprisant ni même ironique. Je retrouve la réception tout seul bien aidé en cela par un énorme panneau : l'homme de tout à l'heure les aura prévenus de mon arrivée et ils ont fait le nécessaire. Les gros sont souvent des gens avenants, joviaux et accueillants, cet axiome a été battu en brèche par le dessinateur Cabu qui a créé les beaufs à Cabu, espèce de gros moustachus désagréables et , pour tout dire, très cons. Je me retrouve face à un beauf à Cabu, le patron du Semonkong Lodge. Sa blonde épouse est juste à côté, elle ne dira pas un mot, c'est dommage : elle est francophone et son sympathique mari se montre impatient que nous remplissions les formalités ( N° de passeports, N° d'immatriculation etc...ça prend du temps...). Bon, je reste détendu afin de nous donner une chance de ne pas gâcher tout notre passage ici, nous devons y rester 2 nuits tout de même... Merde ! Un beauf à Cabu : ici, à l'autre bout du monde ! Une charmante employée nous conduit à nos Rondavels, ils sont superbes, confortables, aménagés avec goût : une très bonne surprise après cet accueil glacial.
GR10, GR11 ou HRP: balisage, gites, difficultés,... English translation pending
by Ludomero · 2013-11-12 · 6 replies
J'ai dans l'idée de marcher dans les Pyrénées d'une côte à l'autre (aller/retour) et du coup je me pose quelques questions existentielles.

J'ai noté qu'il y avait pour cela (au moins) 3 chemins possibles: le GR10, la HRP et le GR11 (côté espagnol)

Je démarrerai depuis la côte Atlantique, et ce probablement courant juin.

A première vue je serais tenté de commencer par le GR11, d'une part pour prolonger une immersion linguistique hispanique (j'aurai alors passé quelques mois en Espagne), d'autre part car supposant (peut-être à tort), que le risque d'être embêté par la neige sera moindre sur la partie Sud.

Les questions que je me pose sur ces 3 chemins, GR10, GR11 et HRP: 1) Sont-ils bien balisés au point où on puisse s'y passer de cartes? 2) Disposent-ils d'un réseau de gîtes suffisamment dense pour qu'on puisse s'y dispenser de prendre une tente? 3) Est-il nécessaire de réserver les gîtes à l'avance? 4) Ces chemins sont-ils accessibles aux simples randonneurs ou bien faut-il aussi être adepte de l'escalade? Sujet au vertige je n'aimerais pas me retrouver dans une situation où je serai pour cette raison amené à faire demi-tour. 5) Qu'en est-il de l'enneigement probable sur ces 3 chemins entre début juin et fin septembre? 6) Quid du ravitaillement en eau et en nourriture?
La Birmanie à petit prix: c'est possible English translation pending
by CwillF · 2013-11-11 · 31 replies
A la lecture des discussions sur ce forum, j'avais peur de me ruiner pendant ce voyage. Mais après 16 jours en Birmanie du 24 octobre au 9 Novembre voilà mon retour d'expérience : -les hôtels ne sont pas si cher que ça : 12 $ à Mandalay, 8$ à Bagan (6 possible en dortoirs) et 7 $ à Indawgyi . Et les autres voyageurs rencontrés n'ont pas payé plus cher à Inle ou à kalaw. Je n'ai jamais réservé à l'avance. On peut éviter certaines nuits d'hôtels avec les bus et trains de nuit. - les transports en train ne sont pas cher (3 $ pour Mandalay Bagan et 11 $ pour Mandalay Hochin) si on insiste pour être en ordinary class. Et on peut éviter pas mal de frais de taxi grâce au réseau de bus à Yangon même depuis l'aéroport (20min de marche pour rejoindre Pyay Road) - il est possible de faire du couchsurfing chez des expats, en particulier à Yangon - on peut manger pour moins d'1 dollar dans la rue et c'est très bon. - même si je n'ai pas testé, il semble que le stop soit possible. Un ami birman m'a parlé de deux colombiens qui avaient voyagé dans tout le pays pour moins de 7$ (information non vérifiée et je crains non vérifiable) - il est possible de visiter certains sites touristiques sans acheter les multipass (Bago, Mandalay, Bagan) si on a la chance de ne pas se faire contrôler. C'est parfois même certains "guides" qui le suggère et connaissent les "autres" entrées

Bref, mon budget final de 16 jours sur place a été de 350$ dont au moins 50 $ dispensables (souvenirs, cadeaux, bières)
20 jours en Birmanie en octobre 2013 English translation pending
by Lemest · 2013-11-10 · 26 replies
Bonjour,

voici quelques infos et réflexions au retour d'un voyage de 20 jours en Birmanie. Etape d'un jour à Bangkok au Luxx XL hotel, idéalement placé. Pas grand chose à voir à part le palais et les shoppings malls.

Vol BKK - Mandalay (navette gratuite entre l'aéroport et le centre de Mandalay) et retour à partir de Rangoon avec Air Asia.Mandalay: Peacock Lodge, un peu décentré, mais au calme ce qui est rare à Mandalay et propriétaires charmants. On y mange bien mais un peu + cher qu'en ville. Mandalay: (droit d'entrée 10.000K) Location d'une moto: 10.000 K l'après-midi et taxi 35.000k la journée: voir Mahamuni, Swhe In Bin (temple en teck superbe) le pont U Bein le matin ou au coucher du soleil, mais pas pour voir à 11 h les moines qui vont chercher leur riz. Pathétique, la nuée de touristes qui les photographient. La colline de Mandalay: bof, en + il faut payer 1.000k pour prendre des photos d'un paysage souvent embrumé. Il vaut mieux aller prendre l'apéro au 6ème étage du grand hôtel au bord de l'Irrawady.Hsipaw: deux jours de trek organisé chez Mr Charles (chambres dans toutes les gammes de prix). Quartier Little Bagan sympa et beau coucher de soleil sur la rivière. Petite ville sympa. Shared taxi depuis Mandalay: 15.000k par personne (4h30) DEux jours de trek et logement chez l'habitant dans un village Palaung. On y mange délicieusement bien. Montée et descente (4 à 5 heures) par 2 voies différentes, sans rencontrer le moindre touriste. Retour à Mandalay en minibus qui s'arrête à toutes les chapelles, pour dépanner un copain, acheter du thé ou du lait et les déposer, bref un peu long et pas vraiment moins cher que le shared taxi. En route on voit le viaduc de Goitchek, impressionnant. Des voyageurs nous ont dit que le trajet en train était beaucoup trop long.Mandalay --> Bagan en bateau (Malika 2: 36$ par personne) 7 heures de navigation, monotone l'Irrawady est tellement large qu'on voit à peine la vie sur les berges. Bagan: 15$ pour entrer sur le site. Hôtel Kamadura à New Bagan, super agréable. Si il fait un peu boueux, louer des vélos électriques, ça passe partout et on va + facilement en dehors des sentiers battus. 2 jours à Bagan, c'est bien. On peut bien sûr y rester + longtemps. Chauffeur sympa: Aung Myat Thu tel: 09 3182 3350 Bagan --> Inle en bus (9 heures 10.000 k)Inle 10$ pour entrer sur le site. 1 nuit sur le lac 2 nuits à Nyaung Shwe: Endroit où on voit le plus de touristes. Nous avons étés un peu déçus. Nous avions été plus impressionnés par le Tonle Sap au Cambodge. 1 journée sur le lac et un journée à vélo. Pindaya: 1 journée pour aller voir la grotte avec ses milliers de boudhas. Etonnant. Taxi à l'agence Thu Thu. Le chauffeur prend la route des écoliers et s'arrête quand on le lui demande. Pas bon marché 48.000k départ 8h, retour à la tombée de la nuitHeho --> Yangon --> Sittwe en avion avec air Bagan: 135€ par personne. 1 nuit qu Shwe Inn Thazin 55$ moche: salle de bain pourrie. Sittwe est une petite ville très pauvre, c'est ici qu'on voit le + de rikshaw. Le marché est sympa mais des enfants ploient sous le poids des régimes de bananes qu'ils transportent du quai au marché. On voit que nous sommes dans l'état Rhakine et que les tensions religieuses sont importantes: on ne sourit pas beaucoup. Sittwe --> Mrauk U en bateau, 5 heures de navigation 10.000k par personne. Beaucoup plus de vie que sur l'Irrawady. 7 touristes seulement sur le bateau, le lendemain 0 touriste sur le même bateau. Aucun souci de sécurité, il ne faut pas de permis. On loue des vélos pour voir les temples. Mrauk U est plus petit que Bagan mais a énormément de charme. Les temples sont au milieu des villages, ce qui n'est plus le cas à Bagan.. Comme d'habitude, les habitants sont charmants. Il faut quand même savoir que des dizaines de milliers de Roynja sont soit parqués dans des camps, soit réfugiés au Bengladesh. Mrauk-U: location d'une pirogue à la journée (20$ par personne avec un guide) avec 3 autres touristes pour voir les villages Chin. Superbe "croisière", les habitants sont adorables. Il reste 5 femmes tatouées, mais l'essentiel n'est pas là, c'est l'accueilMrauk U: guide Ko Khin Nyunt tél: 09 4201 7330 864 Mrauk U --> Sittwe en speed boat (20$ par personnes VS 5$ pour les birmans...): pas d'autre solution. Il y a des bateaux tous les jours mais on n'a pas le choixSittwe --> Yangon en avion et 1 journée à Yangon Logement au Golden Guest Inn.Voyage superbe, bien sûr, les coups de coeur sont Bagan, Hsipaw et Mrauk U, les 2 derniers étant en dehors des sentiers battus. Aucun souci. Les Birmans sont souriants, accueillants. Pas collants, si ils essayent de vous vendre quelque chose et que vous leur dites non, ils n'insistent pas. On peut négocier, mais rapidement ils refusent de bouger leur prix et tournent les talons. Pas de problème avec la nourriture birmane, c'est dans les villages qu'on mange le mieux. Pour les avions intérieurs et les hôtels à Sittwe et Mrauk U (peu de choix et vite pleins), nous avions fait appel à Gulliver à Yangon.Très efficaces, ils nous ont modifié les billets en qq heures parce que nous ne voulions pas loger une 2ème fois à sittwePas de téléphone portable au Myanmar. Wi Fi dans presque tous les hôtels sauf à Mrauk U où 1 seul hôtel haut de gamme, le Princess Mrauk OO a accès à internet.Les prix sont parfois étonnants, en tous les cas ils augmentent tous les jours. Que fait le gouvernement avec l'argent donné par les touristes? rien à mon avis.Beaucoup d'enfants ne vont pas à l'école et travaillent.Celà fait 10 ans que nous voulions y aller, c'est fait maintenant, Dépêchez vous d'y aller tant que le pays est encore dans son "jus".
Le jeu de la photo à retrouver continue... English translation pending
by Madikéra · 2013-11-10 · 962 replies
Bonjour,

Il y a quelques jours nous nous demandions si nous devions ouvrir une nouvelle discussion car les pages à la recherche de la photo ne cessaient d'augmenter et la décision vient d'être prise par VF qui a fermé la discussion...

Elle se terminait par une photo d'Akrotiri de MoniqueM, un site qui a bien évolué depuis que je l'ai vu en 1979 !!!

C'est parti pour une centaine de pages de recherche... Quelle est la première destination ?

Santo Antão: West-East and North-South crossings
by Mayakke · 2013-11-06 · 6 replies
Hi everyone. Good evening! I’m back from Sententon. I’ve recovered now. What a beautiful, beautiful island—did it both ways. The crossing I’d call the "Madman’s Crossing" (a nod to another well-known one) is the one from Tarrafal to Ponta do Sol, which I did in 4.5 hours without speeding like Gonzalez. Then there’s what I’d call the "Grogue Diagonal"—the north-south route from Ribeira do Paul to the Janela Lighthouse, passing through Cova, Pico da Cruz, and Silva. A day and a half of pure enjoyment, wrapping up my visit to the island in supreme beauty. In my opinion, here are the island’s 7 must-dos: - The most stunning *bordeira* – the *bordeira do norte* - The most fantastic – the climb from João do Bento to Orgueiro - The most pleasant – the *vereda* Cova/Pico da Cruz/Silva - The most overrated – the northern coastal path - The most beautiful paved section – Ribeira de Penede’s lower part - The most grueling – Figueira de Cima to Chupador - The toughest – the climb to Salto Preto

And for any hiker, the Norte plateau is a must. Unfortunately, I couldn’t make it to Tope de Coroa—my only rainy day—but it was still good, even with the summit shrouded in clouds all day.

Here are my initial thoughts. I’m happy to share more with anyone planning the same crossings. I’m currently posting the route details on my blog and might share a few here. Though since the forum’s text editor isn’t top-notch without HTML, I’m not sure how it’ll turn out. In the meantime, you can check it out here --> Cape Verde. Should be of interest to hikers. Bye
Vélo, treks et loisirs à Madagascar English translation pending
by Stefdevence · 2013-11-06 · 5 replies
Hello je part pour madagascar le 22 novembre et aimerais avoir des conseils de voyage que ce soit sur le velo les trecks à pieds ou encore les loisirs merci
Temps de trajet estimés par Google en Norvège sur la route 17 English translation pending
by Sissi57 · 2013-11-02 · 23 replies
Bonjour, Je suis en train de préparer un itinéraire pour la Norvège l'été prochain en fourgon aménagé. Je me pose une question sur les temps de trajet donnés par Google: incluent-ils une estimation du temps d'attente et de passage en ferry? Voici un exemple: pour un trajet Bratland-Nesna-Bronnosund-Kongsmoen Google me dit 328km et 7h de route. Faut il rajouter les attentes de ferry et les traversées ( j'ai tendance à suspecter cela) ou cela vous parait inclus? Je n'arrive pas du tout à m'en rendre compte. Merci d'avance
Afrique du Sud, Swaziland et Lesotho avec 4 enfants, notre périple complètement à l'est... ou presque English translation pending
by Caperam · 2013-11-02 · 108 replies
Nous nourrissant depuis des mois des carnets sur l’Afrique du sud, je vous propose à mon tour notre compte-rendu. Nous sommes partis trois semaines, du jeudi 26 septembre au jeudi 17 octobre 2013. N’ayant pas eu la possibilité de louer un camping-car, nous avons choisi l’option mini-van, nuits en hébergements divers (b and b, chalets self catering, selon ce que nous avons trouvé). Et nous avons eu l’impression (peut-être à tort?) qu’il n’y avait pas tant de campings que ça en Afrique du Sud.

Nous avions tout réservé à l’avance pour deux raisons : le parc Kruger dont les logements se remplissent très très vite et la difficulté d’héberger 6 personnes dont 4 enfants. Par contre, je pense que pour 1 ou 2 personnes, l’Afrique du Sud peut s’improviser facilement, en effet, il y a des logements absolument partout et en quantité. Notre voyage a consisté en une boucle Johannesburg/ Johannesburg, nous avons fait le choix de nous concentrer plutôt sur l’est, réservant l’ouest à un prochain voyage ! Voici notre parcours en image, désolée pour les deux cartes mais il semble que Google Map sature au bout de 15 destinations, je n’ai donc pas pu tout caser sur une seule capture d’écran.





Jeudi 26 septembre

Au mois d’août, Air Austral nous a fait une sale blague, le vol du soir du départ est devenu un vol du matin et le vol du soir du retour est devenu un vol du midi …. Conclusion, une après midi à Johannesburg en plus et une course contre la montre pour le jour du retour. Nous partons donc de la maison à 6h, le vol part à 9h.Nous profitons d’un magnifique survol de la Réunion puis après 4h30 de vol, il est 12h et nous sommes à Johannesburg. 1.La vue de la Réunion



Nous avons loué une voiture pour cette après-midi supplémentaire mais elle est trop petite pour nos bagages, nous avons donc quand même besoin de la navette de l’Emerald Guest House. Le chauffeur est très sympa, il attend Raphaël pour qu’il puisse le suivre et retrouver la route. On est hébergé un peu moins bien que l’an dernier, c’est plus petit et surtout, on a des voisins russes qui vont passer des heures à boire, fumer et s’engueuler (?) sur la terrasse au sujet d’un contrat…. Heureusement, ils ne se coucheront pas trop tard. Une fois les bagages vidés, nous partons à la recherche d’un centre commercial pour faire une première fournée de courses et manger. On s’approvisionne dans un Spar, on trouve l’élément essentiel qui nous manquait : la glacière électrique. Le centre commercial est un grand mall avec une patinoire à l’intérieur. On mange sur le pouce dans un Wimpy, pas top mais on le savait. Ensuite, c’est retour à l’hébergement pour ranger logiquement les valises. Les enfants jouent sur l’aire de jeux (la piscine est trop froide) et pendant ce temps là, j’organise : une valise salle de bain, une valise cuisine et le reste pour les vêtements. Le soir on mange sur place, c’est moyen mais pas cher.

Vendredi 27 septembre

Après le petit-dèj, on prend la navette de 8h et nous retournons à l’aéroport récupérer notre vraie voiture, un Toyota Quantum….. Ahhh, que c’est gros! Il y a 10 places, on est 6, les bagages entrent sans problème. Nous passons un certain temps à attendre la précieuse lettre pour traverser les frontières, le personnel de Hertz est moyennement sympathique, la voiture n’a pas le plein prévu… tant pis, on est parti ! Nous roulons plein nord. L’autoroute est monotone, ponctuée de très nombreux péages. De temps en temps, quelque chose à voir comme le stade de Polokwane, construit pour la coupe du monde.

2.Le stade de foot de Polokwane



Vers Louis Trichard, la région devient magnifique avec une végétation luxuriante, on voit enfin nos premiers babouins.

3.Babouins traversant la route



Nous continuons notre route vers le fleuve Limpopo. Si vous avez lu Kipling "Histoires comme ça", vous le connaissez, extrait : “Alors l'Oiseau Kolokolo dit, avec un cri lugubre : — Va sur les rives du grand Fleuve Limpopo, aux grasses eaux vert-de-grisées et huileuses, bordé d'arbres à fièvre. Et tu le découvriras. “

C'est la région des baobabs d'Afrique du Sud.

A l'entrée de la ville de Mussina, un parc réputé pour ses baobabs mais dont seulement une petite partie de la piste est carrossable pour nous. On fait quand même un petit tour.

4.Baobab



5.Piste dans le parc



6.notre énorme voiture



7.



8. Dans la Musina Nature Reserve



Ensuite nous traversons Musina et à quelques kilomètres à l’ouest, découvrons notre logement pour deux nuits, à l’ Ilala Country Lodge. Nous sommes les seuls clients et même les premiers depuis la semaine précédente. Nous avons les deux étages d’une maison, bien équipée, avec une vue sur la vallée du Limpopo et au loin (15km), la frontière avec le Zimbabwe. Il y a une piscine et elle est bienvenue car il fait vraiment très chaud (sûrement plus de 35° mais la voiture n’a pas de thermomètre).

9.Notre maison à l'Ilala Country lodge



10.La vue sur la vallée du Limpopo depuis l'étage



La région souffre de la sécheresse, comme me dit la propriétaire, "c’est le printemps et on se croirait en automne avec toutes ces feuilles mortes".

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