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Ascension du Cotopaxi et autre? (Equateur) English translation pending
by Fidjy · 2010-08-10 · 11 replies
Salut groupe!! Je pars en équateur pour deux semaines et j'aimerais bien faire l'ascenssion d'un volcan là bas. Je n'ai fait qu'une seule fois de la montagne en altitude (4000m) et ca c'est pas si bien passé mais nous partions du niveau de la mer. Je fais quelques montagnes au Québec par plaisir, mais ca ne dépasse jamais 1000 de dénivelé.. et je fais un peu de vélo. Quel sont les véritables difficultés... cest certain que le cotopaxi m'intéresse vraiment, mais aussi Illizias... Yen a qui le compare au mont blanc.... Montagne qui au Québec nous semble complètement redoutable!!!! Est-ce vraiment envisageable pour une personne qui se tient en forme par du sport de plaisir et non d'endurence?? Et si vous avez des destinations... je suis prenante!! Nous avons que tres peu de temps pour planifier notre trip...et 2 semaines, cest vite passé!! merci!!!

Fidjy
Commentaires sur le Sri Lanka de juillet 2010 English translation pending
by DanielVoyage · 2010-08-09 · 14 replies
Voici quelques commentaires sur notre escapade Sri Lankaise. Je ne donnerai pas toutes mes impressions personnelles mais au contraire, essaierai de faire un compte-rendu qui peut vous aider dans la préparation de vos vacances. Je voyage sac à dos et ma femme valise à roulettes, on a donc essayé de satisfaire les 2, autant que possible …

4 juillet 2010, nous voilà dans l’avion de Sri Lankan Airlines pour un vol direct Paris Colombo. Arrivée à l’aéroport, échange des euros en roupies en prenant soin de demander des petites coupures. Négociation avec la première compagnie de taxis pour un circuit de 5 jours dans le Triangle Culturel _ circuit Colombo, Dambulla, Sirigyia, Anuradhapura, Polonnawura, Matale, Kandy avec voiture et chauffeur 21 000 rps ( moitié à Colombo, moitié à Kandy ) et nous voilà partis en voiture climatisée. Etape à Dambulla (2 nuits ) Logement choisi par le chauffeur chez Samman’s : 2000 rps hors taxe la nuit avec PDJ inclus. Visite des grottes sous une chaleur torride et fatigue du voyage. Très beaux Boudhas Le lendemain, visite de Sirigiya _ achat du pass culturel 5750 rps (indispensable si vous allez sur d’autres sites ) et découverte des demoiselles cachées dans une grotte dans le flanc du rocher. Sujets au vertige s’abstenir. Le soir on appréciera la dégustation des hoppers dans un restaurant local. Ensuite visite de Polonnawura en tuk-tuk, payée par le chauffeur. En fait cela lui évite de faire des kilomètres. Très beau musée. Etape à Anuradhapura (2 nuits ) Logement choisi par le chauffeur : Hotel Grand Holidays : 2500 rps net price avec PDJ inclus. Le lendemain, visite du site d’Anuradhapura à vélo (350 rps la journée mais un peu usagé). Le site est important et le vélo est la solution idéale pour tout parcourir, à son rythme et en toute liberté. Etape à Kandy ( 4 nuits ) _ au bout du lac, près du garden café et des courts de tennis En chemin, nous aurons visité le site de Nalanda : tout petit par rapport aux précédents mais il constitue une très jolie halte sur la route. A Matale, visite d’un jardin d’épices. Les commentaires sont intéressants, en français mais la boutique est un peu chère. Sur la route, il y a une multitude de jardins. A Kandy, nous demandons au chauffeur de nous déposer au SangriLa, déclinons son offre de guesthouse (le Majestic _ plus loin, plus chère, moins bien) et réglons le solde du circuit. Notre bilan des 5 jours avec la formule Voiture+Chauffeur Des avantages : un certain confort, ne pas se soucier des transports, ne pas porter son sac, avoir la clim si on souhaite, avoir l’impression qu’on dispose d’une voiture. Les inconvénients : accepter que le chauffeur choisisse son itinéraire, être catalogué comme ayant un fort pouvoir d’achat quand on aborde une boutique, abandonner ses envies d’autonomie, on est un peu en vase clos. Ce bilan est bien sûr le notre. Il est à nuancer en fonction du chauffeur. Revenons sur le SangriLa GuestHouse. L’ambiance est ici différente des précédents logements. Ce n’est pas un hôtel. Anoma veille sur nous, nous offre le thé et prépare les repas si on le souhaite. Sinon le Garden café tout proche est un excellent Take Away. Le boss Nandana nous accueille avec sourire et calme. Nous allons nous poser ici et prendre notre temps. Ma Véro profitera des massages ayurvédiques et commencera à apprécier le pays. Anoma l’accompagnera même pour du shopping et l’achat d’un penjâbi. C’est sûrement la bonne adresse. A Kandy, nous irons voir le jardin botanique, le temple de la Dent, l’orphelinat très très touristique des éléphants, le marché et diverses boutiques. Le week-end, possibilité de change chez les bijoutiers, Travellers acceptés. Etape à Nuwara Elyia ( 2 nuits ) Nous prenons le train de 8h20 depuis Kandy (attention changement à Peredenyia) pour Nuwara. Le train chemine dans un cadre très luxuriant. Le train s’arrête à Nanu Oya et là un taxi collectif nous propose le transfert pour 50 rps par personne. A Nuwara Elyia, il pleut, le ciel est gris et nous poserons nos sacs dans un petit hôtel, tout calme, d’une propreté irréprochable et qui mérite d’être connu. Nous sommes les seuls clients avec Tim que nous avons croisé dans le taxi. En soirée, on accompagnera Tim au Hill Club _ lieu très british pour lequel il faut chemise et cravate. L’hôtelier nous prêtera même les cravates car cela n’était pas sur ma liste de l’indispensable. C’est la première fois que je porte cravate et sandales, très chic. Le lendemain, on profitera d’une éclaircie pour visiter la San Pedro Tea Factory. L’après-midi, il pleut à nouveau et Véro plonge dans une déprime qui la mènera au lit, le 14 juillet. Vite allons plus loin. Etape à Haputale ( 2 nuits ) Train en 3ème classe pour Haputale et installation au Sri Lak View. (pas Lake). Ballade en tuk tuk ( 1200 rps) au cascade de Dyialuna pour une petite baignade magique sous la chute d’eau. Idéal pour faire oublier la pluie de Nuwara et la 3ème classe over crowded. Le lendemain, ballade dans les plantations et petit bus pour Ella Etape à Debarawewa ( 2 nuits ) Nous abordons notre descente vers la cote sud avec l’objectif d’aller voir le festival de Katagarama. Deux bus nous amèneront rapidement à proximité de Tissamaharama. Nous avions une adresse à Debarawewa (Regina) et nous sommes allés la voir, pour finalement y rester tellement cela nous convenait. La Regina Guesthouse est située, près de l’hôpital, dans une allée qui longe le canal, assez loin de la route pour être au calme et assez près pour accéder facilement aux bus (200 m). Après un petit thé dégusté sous la véranda, en devisant tranquillement avec les vendeurs de safari au parc de Yala, nous nous rendrons à la Perahera de Katagarama. (20_25 mn de bus). La foule est immense et colorée. Tout le monde se retrouve dans l’eau de la rivière, avec les éléphants, avant d’assister à la procession. Le lendemain sera plus calme. Ranjit (du Regina) nous a fourni des vélos pour faire un petit circuit qui longe le canal et nous amène à Tissa via les rizières et le lac. Ce sera l’occasion de se baigner et de faire plein de rencontres, d’autant plus que nous étions un week-end. Je suis vraiment fan du vélo en Asie. Etape à Tangalle ( 1 nuit ) Nous faisons un stop à Tangalle pour notre première étape au bord de la mer. Le hasard nous mènera au Kingfisher. A cette période de l’année, les touristes sont plutôt rares. Certains hôtels sont encore en préparation de l’afflux des foreigners et nous avons le choix. Mais la chambre nous convient (lit HyperKingSize), le menu aussi, la plage aussi. Par contre la météo n’est pas avec nous, ciel chargé et mer houleuse : mousson oblige. Etape à Mirissa ( 7 nuits ) Dernier stop de notre périple : Mirissa où une maison nous attend, les pieds dans l’eau. Ce sera l’occasion de vivre des vacances différentes avec un super pied à terre, de rencontrer des sri lankais délicieux, de cuisiner des poissons à volonté, de passer des journées dans un site de rêve à guetter la tortue qui vient nous saluer vers midi. Cette maison, évoquée sur un blog que j’avais lu avant de partir (
http://melaetthomas-srilanka2010.space-blogs.com/) , mais aussitôt oubliée, est la preuve que lors d’un voyage, l’imprévu peut réserver les plus belles surprises. Depuis Mirissa, nous irons à Matara, Weligama pour les achats de poissons, Galle, et aussi à Dondra pour une autre Perahera. Le dernier jour sera consacré au retour vers la France. Nous quitterons Mirissa le cœur gros car notre rencontre avec Gamini et sa famille nous a vraiment touchés, Train depuis Weligama vers Colombo. Dépose des bagages à la consigne pour faire les derniers achats les mains libres Bus n° 187 (devant la gare) pour l’aéroport. (prévoir un trajet de 1h30/2h entre les embouteillages et le changement pour la navette qui vous déposera devant le terminal).

Une fois, à la maison, les vacances ne sont pas forcément terminées car nous avons engrangé de nombreuses et belles images dans notre mémoire et notre cœur. C’est sûr, nous sommes prêts à reprendre nos sacs pour y retourner.

Récap des logements :

Dambulla : Samman’s : 2000 rps hors taxe PDJ inclus. Notre premier point de chute. Rien de spécial. Le plus est peut être son emplacement près du temple.

Anuradhapura : Grand Hotel Holidays : 2500 rps ttc PDJ inclus. Bon restaurant avec de nombreux locaux argentés qui apportent leurs propres bouteilles d’alcool. PDJ sympa _ chambre propre. Le plus class de notre périple.

Kandy : Sangrila 1500 rps ttc PDJ inclus. http://www.shangrilanka.com Bien situé, près du lac. Chambre agréable. Patron très sympa. Plus la présence inestimable de la gentille Amona qui assiste à merveille son patron Nandana.

Nuwara Elyia : Carnation Rest 1200 rps ttc. Unique View Road Tel : 052 222 3630 Mérite à être connu. Patron sympa qui n’est pas forcément à l’aise en anglais. Mais la maison est très propre, calme et les employés feront leur possible pour vous. Je répète que les étrangers sont assez rares dans ce lieu. Nous avons aimé.

Haputale : SriLak View : 1250 rps ttc. http://www.srilakviewholidayinn.com/index.htm Tel : 057 226 8125 Apparemment incontournable à Haputale. C’est vrai que les chambres avec balcon ont en général une belle vue. Le restaurant est un peu tristounet. Raja est sympa et saura vous aider.

Debarawewa : Regina Guest House : 1000 rps ttc. Tel : 047 223 7159 La maison est agréable et très bien située : 4 chambres avec véranda pour prendre thé et PDJ ou rice & curry. Ranjit le patron a de bons tuyaux pour les ballades.

Tangalle : Kingfisher : 800 rps ttc. http://lanka-houses.com/...ouse-restaurant.html Tel : 047 224 2472 Belles chambres, bien situé et restaurant qui vaut le détour. Calamars avec sauce 😛

Mirissa : 1000 rps ttc.

En raison de la saison – juillet, nous n’avons eu aucun problème à trouver de la place. En fait, à part le SangriLa de Kandy qui est encensé, à juste titre, je n’avais repéré aucun point de chute avant de partir et fait aucune réservation. On voit quand on arrive. D’ailleurs aucun planning n’était prévu non plus. Nous disposions d’un peu plus de 3 semaines : le choix a donc été : _ 1/3 sites culturels _ on peut aisément faire plus. _ 1/3 plantations de thé _ Adam’s Peak était un peu espéré mais la météo n’était pas avec nous. _ 1/3 plages : malgré la période de mousson, on a pu se baigner et bronzer à souhait.

Autres coups de cœur :

Little Folly à Ella : petit salon de thé avec super gâteaux _ 1 chambre aussi. Sur la route du Little Adam’s Peak.

Royal Restaurant à Tissamaharama _ près de la gare routière.

Mama’s Galle : bon restaurant en terrasse sur le toit.

Pagoda Restaurant à Colombo _ dans le Fort : super lamprais servis dans une feuille de bananier. (Sri Lankan dish of rice boiled in meat stock, and mixed with meat and vegetables. Rice is boiled in beef stock, then added to vegetables and meat and baked in a low oven after it is wrapped in a banana leaf. Baking the rice in a banana leaf gives a special flavour to the rice)

+ plein de petits restaurants locaux, où en général nous avons apprécié les rices & curries, les jus de fruits, les hoppers … et tous les fruits dont nous avons abusés _ mangues, ananas, ramboutan, bananes, king coconuts, avocats, pastèques, …
Petit carnet de route en Sardaigne pour futurs voyageurs English translation pending
by Island98 · 2010-08-05 · 11 replies
Bonsoir,

De retour de 3 semaines de vacances 😏 sur cette magnifique île (Juillet 2010), voici un petite compte rendu sans prétention pour les futurs voyageurs: VOL:Charleroi - Cagliari avec Ryanair Rien à redire : pas cher, personnel agréable, avion propre, à l’heure !! Avec même 30 minutes d’avance à l’atterrissage retour. LOCATION DE VOITURE: réservé depuis la France chez Hertz via le site de Ryanair; importante réduction; rien à redire : voiture correspondant à notre réservation, remise des clés rapide. Ce qu’on ne vous dira pas forcément c’est que vous pouvez rendre votre véhicule au choix réservoir vide ou réservoir plein (on vous présentera plutôt le fait de rendre vide, l’argument étant ne vous embêtez pas à refaire le plein , vous êtes en vacances) mais cela vous sera facturé entre 10 à 12 euros plus cher que si vous refaites le plein vous-même. Bon c’est de bonne guerre !!! Vu le prix !!! ( 121 euros la semaine pour une ford standard; ai écumé tous les sites rien trouvé moins cher). Et pas d’arnaque, de faux frais etc…. HEBERGEMENTS: réservés depuis la France à des particuliers sur le site Homelidays. Rien à redire , les locations correspondent exactement à la description, les gens super sympas , accueillants. Des petits cadeaux nous attendaient : eaux, jus de fruits, gâteaux sardes, énormes fruits du jardin…. 1 logement à Cabras( centre Ouest), 1 à Cala Bitta (Nord), 1 à Pula (Sud)…histoire de se promener un peu partout.

Et nous nous sommes une famille : les 2 parents et les 2 enfants 3 ½ ans et 6 ans. Voilà pour lé décor !!! Maintenant la Sardaigne !!!😏 La Sardaigne est-elle une destination chère ??? J’y répondrais plus loin LA SPIAGGA (la plage): Toutes plus belles les unes que les autres. Mes préférées : Is Arutas et Piscinas dans l’Ouest😎 Les plages de Caprera dans le Nord , et celle de Reina Majore (on trouve le village du même nom en tapant le nom dans le GPS) Toutes les plages entre Chia et Porto Teulada dans le sud, et celles vers Villassimius. Une moche : Torre Grande dans l’ouest.😕 Quoique vous ayez oublié , vous pourrez l’acheter, soit aux vendeurs qui passent sur les plages (robes, paréo, fichus, jeux de plages, lunettes….), soit chez les marchands au bord des routes. La plupart des plages ont un parking payant et surveillé (1 à 1,5 de l’heure, mais 3 à 4 euros la ½ journée). Bien sûr, vous pouvez choisir de vous garer beaucoup plus loin et de marcher , mais évitez les accotements proches, la police passe très régulièrement et procès. Et sur de nombreuses plages vous trouverez une douche pour se rincer avant de quitter la plage. Une fois, c’était payant : 0,50 centimes pour se rincer les pieds !!! On a gardé nos sous et la poussière sur nos pieds !! Ainsi qu’un cabanon avec vente d’eau, snack, glaces…. 😛Attention: le vol du sable est interdit, je ne plaisante pas !!! Notamment sur les plages comme Is Arutas par exemple, connue pour ses grains de sable semblable à des grains de riz de toutes les couleurs !! Et c’est normal , si chacun repart avec son petit flacon de sable que restera-t-il à nos arrières petits enfants ?? En Juillet, l’île est déjà assez fréquentée, mais il y a de la place pour tout le monde, et pas d’embouteillage. Je n’ai toutefois pas ressentie de « pression immobilière « touristique forte, je n’ai jamais vu d’immenses hôtel déformant le paysage, des complexes serrés les uns sur les autres…maintenant je ne connais pas tout

VIE COURANTE : De nombreux super et hypermarchés comme Spar, Auchan, des commerces sur le bord des routes (poisson, charcuterie, fruits et légumes) Retrait d’argent possible en Mastercard dans la plupart des grandes villes; cherchez des banques internationales comme BNL (BNP). Gasoil entre 1,15 et 1,25 le litre. Dans le Nord, comptez vos courses environ 20 % plus chères qu’ailleurs. Langue: les sardes parlent le sarde; l’italien, l’anglais. Mais pour l’anglais …. J’ai rencontré en 3 semaines 1 personne qui a bien voulu me répondre en anglais + 2 guides lors de visites guidées. Nous nous adressions aux gens d’abord en italien, mais nous ne sommes pas bilingue alors on terminait en anglais. Mais non….on vous dit parle pas anglais (même le personnel de l’industrie touristique: musées, nuraghes, compagnies maritimes etc …même dans les endroits envahis de touristes)cependant la question est comprise…puisqu’on vous donne la réponse….en italien …fort aimablement toutefois …pas de rigueur à en tenir , c’est comme ça , c’est tout….maintenant je n’ai pas posé une question à chaque Sarde!! LES SITES : La Sardaigne est grande…en 3 semaines nous n’en avons eu qu’un aperçu…pourtant nous consacrions en général la matinée à la visite après un plongeon dans la piscine et à partir du milieu d’après midi à la baignade. Pour les distances, il faut compter un peu plus de temps car souvent des routes sinueuses, le long des côtes ou en montagne, hormis la 4 voies qui traversent l’île. Je n’ai donc pas pu tout recenser ici, de toute façon pour cela il y a les guides de voyage, mais voici quelques bons souvenirs, avec un petit classement personnel * ** très bien ** bien, si on a du temps devant soi pourquoi pas * vraiment si vous êtes dans le coin, et encore. Ouest et Centre: SU NURAXI ***: important Nuraghe (ben oui si on va en Sardaigne faut au moins visiter un nuraghe!!) : 8 euros /personne, visite guidée comprise et obligatoire pour des raisons de sécurité. Vous comprendrez pourquoi. Vous descendez dans la tour par un petit escalier improbable en suivant un étroit couloir!! Marches étroites, plafond bas…c’est l’aventure pour les enfants. Prévoir chaussures fermées (surtout pas en tong) et sac à dos pas trop large !! Comptez entre 1 h et 1h30 la visite ..si si …nous avons du attendre dans la tour le temps qu’un autre groupe y descende et avec cet escalier improbable dont je vous parlais il faut environ 20 minutes pour que 10 personnes descendent !! Les guides parlent anglais GIARA DI GESTURI ** : 3 euros par adultes. à quelques km du Nuraghe. Petit parc avec circuit en voiture à faire pour observer des chevaux sauvages, des vestiges nuragiques. Possibilité de faire une balade à cheval, les chevaux sont à l’entrée sous les arbres. PENINSULE DE SINIS: ***: authentique !! Mais gare aux moustiques le soir. Ne pas rater un plat de « Mugine » dans un resto du coin (poisson typique préparé comme personne d’autre ne vous le grillera !!!)…et de toute façon vous passez par là pour aller à Is Arutas… THARROS ***: 7 euros /adulte, avec ou sans visite guidée, même prix. Ruines romaines . Grotte de Su Mannau**: 10 euros avec visite guidée!!! C’était pas le prix dans mon guide mais bon on y était . 16 ° dans la grotte, appréciable ce jour là il faisait 38-39 ° dehors !!

Le Nord: Inévitable journée dans l’archipel de la Maddalena ***: mais ça vaut le coup !! ferry à Palau; pas besoin de réserver vos places. Vous arrivez à Palau, suivez les panneaux du port et roulez jusque sur le pont du 1er ferry en attente de passager. Il y a des employés partout pour vous indiquer le chemin, c’est facile. Vous donnez une pièce d’identité juste avant de mettre la voiture dans le bateau, vous la récupérez dans le bateau au comptoir en allant payer. 1 voiture + 4 passagers aller retour dans la journée : 48 euros (retour à n’importe quelle heure, pas besoin de le préciser au préalable). Pas de paiement en cb possible sur les bateaux mais en espèces. Pour les horaires, il y a ceux affichés….et la réalité …. J’en ai déduit que quand un bateau est plein il part, du moins c’est vrai pour le matin avec l’afflux de visiteurs et puis on en remplit un autre etc….traversée 20 minutes. Puis en arrivant, vous trouverez un supermarché vous pouvez faire vos emplettes pique nique et filez pour la journée. N’hésitez pas à changer de plages dans la journée pour profiter de plusieurs endroits. Vous pouvez aussi rejoindre l’île de Caprera par le petit pont (gratuit). COSTA SMERALDA ***: très beau, rien à redire sur les plages et l’environnement de granit…mais bon voilà c’est peut-être beaucoup de renommée pour moins que cela n’est en réalité….enfin je ne suis pas de la jetset, j’ai pas de bateau et je ne vais pas aux soirées ultra branchées… je craignais un luxe un peu plus disons « étalé » mais bon comme c’était Juillet ce n’était peut-être pas encore la haute saison VIP !! J’ai de loin préféré La COSTA PARADISO *** CAPO D’ORSO : 2 ou 3 euros, sais plus, pour grimper la haut et voir le rocher. Beaucoup de marches !! On est arrivé trop tard de toute façon….mais ce n’est que quelques jours plus tard , lors d’une balade à plusieurs kilomètres sur la côte, que nous avons vraiment aperçu la silhouette de l’ours, c’est indéniable alors que de près cela ne frappe pas . BOSA *: très décue, pas un bon souvenir. J’ai pas aimé…on a vite filé ailleurs. Il y a aussi sur le secteur d’Arzachena la tombe des géants de Coddhu Vecteur* * 3 euros, celle de Li Lolghi 3 euros , la nécrople de Li Muri 3 euros, ou 5 euros pour un billet combiné 2 sites à votre choix. La visite est vite faite, comptez 30 minutes, le temps de vous garer compris !!

Le SUD: La route entre Chia et Porto Teulada *** La route entre Cagliari et Villasimius et Capo Carbonara *** WONDERFUL Cagliari : * (*). Nora **: bien mais toutefois moins bien entretenu que Tharros.

Sur vos trajets, vous passerez toujours à proximité d’une petite église, d’un nuraghe, d’une tour aragonaise…il y a mille choses à voir et à faire. Donc la Sardaigne est-elle chère ??? Avec les vols Ryanair, les hébergements aux mêmes prix que n’importe quel mobil home en France à la même saison….ça va. Mais sur place comptez mettre la main à la poche un peu tous les jours…des petites sommes….4 euros pour le parking….3 euros pour un site etc…. Il faut le savoir pour le calculer dans le budget Pour les restaurants, c’est comme partout on trouve tous les prix….nous avons souvent pris l’option pique nique sur la plage , surtout le soir quand le soleil décline , l’air est doux et la plage se vide…. Bref, merveilleux voyage 😎 nous avons ADORE….nous recommandons. N’hésitez pas à me poser des questions !!!! et merci d'avoir pris le temps de lire mon humble prose. pour les photos, je sais pas faire ...🏴‍☠️ mais je vais m'entraîner
Australie: 4x4, randonnées, plongées et "wilderness" English translation pending
by Krikri6792 · 2010-08-04 · 93 replies
Vous trouverez ci-dessous le récit de notre voyage de cinq semaines en Australie (30 mai au 5 juillet 2010)... de Darwin à Perth, en passant par les parcs nationaux du Top End, du Kimberley, du Pilbara et de la côte occidentale.

Au programme : 4X4, randonnées, plongées et wilderness.

La version complète avec davantage de photos est ici :

sites.google.com/...euxvoyagesaustralie/

Bonne lecture à tous !



Présentation

L’Australie, on y pensait depuis plusieurs années déjà !

Dès 2006, j’ai acheté un guide. Après l’avoir parcouru, je l’ai abandonné sur une étagère, n’ayant pas réussi à surmonter le dilemme qui se pose à tout voyageur vers ce pays-continent : par où commencer ? J’ai fini par renoncer à ce géant.

Mais, cette année, c’est décidé ! On a envie de pistes, de grands espaces sauvages, d’outback… c’est l’Australie qu’il nous faut ! Je décide de prendre le problème à bras-le-corps afin de déterminer le meilleur itinéraire. Pas facile !

Après avoir parcouru mon forum de voyages préféré (merci à Nomad74, Nuggets et Platypup) et compulsé le fameux guide, quelques sites me paraissent vite incontournables. Je les mets en tête de liste : Kakadu NP, Katherine Gorge et le Kimberley.

Mais ensuite ? Faut-il y ajouter le Centre Rouge… et/ou la barrière de Corail… et/ou la côte occidentale ? Après réflexion et contrairement à la majorité des touristes européens (et pour ne pas faire comme tout le monde !), nous décidons de zapper le Centre Rouge … tant pis, ce sera pour une autre fois. Quant à la barrière de Corail uniquement accessible en bateau et architouristique, nous lui préférons une petite barrière proche de la côte (occidentale) accessible à la nage : Ningaloo Reef.

A partir de là, le parcours devient très clair : départ Darwin, retour Perth en passant par Kakadu NP, Katherine Gorge, le Kimberley par la Gibb River Road avec une extension au sud vers les Bungle Bungle et au nord vers Mitchell Plateau, puis Broome, Karijini NP, Coral Bay et Cape Range, Shark Bay et Cape Peron, Kalbarri NP, Yanchep NP et Pinnacles Desert.

Afin d’allier confort et wilderness, nous choisissons d’alterner l’hébergement en hôtel ou B&B quand c’est possible et le camping sous tente dans les coins les plus reculés. Pour nous permettre de rouler sur les pistes de l’outback et de traverser des gués, nous optons pour la location d’un solide 4X4 équipé d’un snorkel. Afin d’adapter le parcours avec un maximum de liberté, nous ne réservons que quelques hôtels, avec une option d’annulation. Seul le séjour de cinq nuits à Coral Bay est réservé de façon ferme.

Prévision : plus de 6000 kilomètres en cinq semaines.

Juin nous paraît être une bonne période : c’est certes l’hiver mais dans le nord tropical, c’est la saison sèche, il devrait faire beau et chaud puis de plus en plus frais en allant vers le sud.

A partir du début du mois de mai, je commence à surveiller la météo et les conditions d’ouverture des parcs nationaux après la saison des pluies censée se terminer en avril. Pas de chance, cette année, non seulement la pluie perdure dans le Top End mais certains parcs du Kimberley qui avaient ouvert début mai sont à nouveau fermés mi-mai en raison d’un important épisode pluvieux inhabituel en cette saison. A la veille de notre départ, la plupart des sites concernés ne sont toujours pas rouverts. Alors… wait and see !

Autre désagrément de dernière minute : la British Airways qui opère nos vols Paris – Londres et Londres – Singapour prévoit un mouvement de grève de son personnel de bord entre le 25 mai et le 9 juin. Notre vol Paris – Londres est finalement annulé mais la compagnie nous reporte sur le vol précédent. Résultat : deux heures d’attente de plus à Londres et en tout un voyage de plus de vingt-sept heures.

Notre parcours

Vingt-sept heures de voyage et premières impressions

J1 & 2 : Dim 30 & Lu 31/05/10

C’est vraiment très chargés que nous nous présentons au comptoir d’enregistrement de la British Airways à Roissy : 45,4 kg sur les 46 kg autorisés pour nous deux, cinq bagages en tout dont une tente « deux secondes » plus un bagage à main de près de 10 kg chacun. La BA étant réputée pour perdre souvent des bagages, nous avons prévu des vêtements de rechange dans notre sac. D’ailleurs ce n’est sans doute pas pour rien que l’hôtesse au check-in nous précise de vérifier à Londres si nos bagages apparaissent bien dans le système (informatique).

C’est donc la première démarche que nous nous empressons d’effectuer en posant le pied à Heathrow. Derrière son comptoir, l’employé nous annonce qu’ils n’y sont pas ! Ils sont probablement restés à Paris (?).

Oh ! Non, pas de chance ! Une heure avant notre vol suivant, il nous confirme qu’ils ne sont toujours pas visibles dans le système.

Alors c’est un peu fébriles que nous nous présentons treize heures plus tard au comptoir d’enregistrement de Jetstar qui opère notre dernier vol, Singapour – Darwin.

Des bagages, toujours pas de trace. En revanche, pour nous délivrer nos cartes d’embarquement, l’hôtesse nous demande nos visas. Des visas ? Quels visas ? Il faut un visa pour l’Australie ? Je tombe des nues et, incrédule, j’extirpe mon guide du fin fond du sac. Eh ! oui, au chapitre « Visas », j’apprends qu’il faut une « autorisation électronique de voyage » = ETA, le pendant de l’ESTA américaine. J’en ai pourtant lu des tonnes avant de partir mais ce chapitre-là m’a complètement échappé et à aucun moment, ni la compagnie aérienne, ni l’agence en ligne (celle avec trois O) n’a attiré notre attention sur cette obligation.

Heureusement, au point Internet voisin, quelques clics suffisent pour obtenir le fameux sésame… en principe… car pour moi, ça marche illico mais pour Hervé, rien à faire ! Il a fallu l’intervention d’une responsable de la compagnie aérienne pour persuader les services de l’immigration de bien vouloir le laisser partir ! Pour un peu, je partais seule en Australie !

Voilà un premier épisode qui se finit bien. Le suivant se déroule devant le tapis à bagages à Darwin. Quel ne fut notre étonnement de voir arriver un, puis deux, puis trois, quatre et cinq bagages. Hourra ! Nos vacances vont pouvoir enfin commencer !

J3 : Mar 01/06/10

Après toutes ces heures de voyage de nuit, on a hâte de voir le jour. Mais il faut patienter encore un peu, car il est 4 h 30 du matin. Requinqués par un cappuccino extra-fort, nous piaffons d’impatience dans l’aérogare et tentons de tuer le temps jusqu’aux premières lueurs du jour.

A 7 h 30, un taxi nous dépose devant les bureaux de Britz. Le temps de remplir les papiers (en précisant bien quelles pistes nous prévoyons d’emprunter) et de visionner un DVD nous présentant les subtilités de notre véhicule, nous voilà prêts à réceptionner le carrosse : un 4X4 Toyota Land Cruiser, boîte manuelle, 140 554 km au compteur, équipé d’une glacière électrique et d’un snorkel, un véhicule dans lequel nous entassons nos 60 kg de bagages.

Les premiers instants de conduite sont hésitants : attention à bien rouler à gauche, à ne pas confondre clignotantessuie-glace et à bien passer les vitesses de la main gauche. Une véritable rééducation !

En route vers l’est et les parcs de Kakadu et Mary River. Les traditionnelles premières courses sont faites à la sortie de Darwin : notre glacière électrique va bien nous simplifier les choses, nous la remplissons à ras bord de fruits, légumes et produits frais pour plusieurs jours.

Comme nous sommes un peu en avance sur notre planning, je propose de faire notre pause du midi vers Fogg Dam, une réserve naturelle fréquentée par une multitude d’oiseaux aquatiques.

Mais de la réserve nous n’aurons qu’un bref aperçu car en voulant déballer le matériel de pique-nique, je m’aperçois qu’un des sacs (celui contenant tout le matériel de camping) a été oublié chez le loueur. Il n’y a plus qu’à faire demi-tour et un aller-retour de 120 km. Quelles têtes de linotte !

Une fois le sac récupéré, nous pouvons enfin poursuivre sur Arnhem Hwy dans des paysages mêlant eucalyptus et pandanus. Nous découvrons aussi les premières termitières géantes au bord de la route.

Mais bientôt nous quittons la Highway pour emprunter la petite route du Point Stuart, et après avoir jeté un œil à la Mary River au bout de la piste de Rockhole, notre première journée s’achève au Point Stuart Wilderness Lodge.

Perdu au beau milieu des billabongs, le lodge n’est guère fréquenté à cette période, pas plus de trois chambres occupées, mais sur les pelouses, en revanche, il y a du monde… des dizaines de wallabies qui détalent comme des lapins dès qu’on les approche. Dommage !

Au dîner, je goûte la spécialité dede la région, le barramundi, un poisson de rivière à grandes écailles, alors qu’Hervé préfère un classique « scotch filet » qu’il va vite regretter.

Après ça, au lit de bonne heure car on a quelques heures de sommeil à rattraper !

Mistake Billabong

Kakadu Ubirr Rock

J4 : Me 02/06/10 Il faut croire que nous sommes vraiment décalés : après un petit déjeuner en pleine nuit à 2 heures du matin, nous refaisons un petit somme. Alors quand le jour se lève (ici, il se lève à 7 heures), nous partons directement explorer la forêt humide derrière le lodge.

Jimmy Creek Trail nous emmène dans une jungle impénétrable, peuplée d’oiseaux mais aussi de quelques beaux spécimens d’arachnides. Par précaution, Hervé agite sa casquette devant lui pour éviter les toiles et leurs occupantes.

Après cette petite balade matinale et un deuxième petit déjeuner, il est temps de prendre la route en direction du parc national de Kakadu, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO pour des critères naturels et culturels.

Forêt humide, plaines marécageuses et savanes boisées se succèdent.

Mais déjà un stop… car on a aperçu des oiseaux ! Le premier est un Galah, Cacatua roseicapilla, un cacatoès rose et gris endémique d’Australie, notre favori… l’autre un cacatoès à huppe jaune Cacatua galerita, très répandu dans le nord du pays !

Le but du jour est de rallier Ubirr Rock en fin de journée, 186 kilomètres.

A l’entrée du parc, nous sommes tout étonnés de ne voir aucune guérite. Nous achetons sagement nos pass (25 AUD/pers. valable 14 jours) au Kakadu Resort, voisin de l’entrée. Entre nous soit dit, ils ne nous seront jamais ni réclamés ni vérifiés.

C’est également là que sont disponibles les mises à jour concernant les sites ouverts. Comme je le craignais, Mamukala Trail, prévu ce matin, n’est pas accessible. Je décide de le remplacer par Gungarre Walk (3,6 km) qui traverse la forêt derrière le resort et aboutit à un plan d’eau, un billabong comme on l’appelle ici, recouvert d’une mer de nénuphars… pas exceptionnel !

A présent, cap encore plus à l’est vers le mythique Ubirr Rock. En quittant la Highway pour la petite Oenpelli Road, on imagine bien à quoi doit ressembler le parc pendant la saison des pluies. A Magela Crossing, l’eau passe sur la route et toute la zone a encore les pieds dans l’eau ! En fait, il ne fait sec que depuis quelques jours.

Pourtant, peu après ces plaines marécageuses, se dresse devant nous l’escarpement de la Terre d’Arnhem, une majestueuse ligne de falaises de grès culminant par endroits à 200 mètres. La route s’arrête en cul de sac au pied du rocher d’Ubirr, un affleurement isolé, mondialement réputé pour ses galeries d’art aborigène.

Nous découvrons une à une ces merveilles.

Puis nous grimpons au point de vue de Nardab où s’offre à nous un panorama à 360° sur les plaines inondables environnantes.

Là, nous attendons tranquillement le coucher de soleil.

A force de nous attarder, nous oublions qu’ici la nuit tombe vite après le coucher du soleil. Nous n’avons que quelques kilomètres à parcourir jusqu’au camping de Merl mais déjà il fait nuit.

Nous nous arrêtons au premier emplacement disponible et plantons la tente en deux secondes… qui nous paraissent être une éternité tant les moustiques nous assaillent. Nous ne trouvons pas d’autre issue que de nous réfugier sous la toile… sans même dîner… d’ailleurs, tout ça nous a coupé l’appétit !

Mais alors qu’Hervé finit par s’endormir à poings fermés, je dresse l’oreille au moindre bruit : les rires des voisins, le claquement de porte d’un camping-car, l’envol d’un oiseau, les bonds d’un kangourou, le frôlement d’une feuille… sans compter la chaleur… Bref, je ne parviens pas à fermer l’œil de la nuit !

Ubirr Rock Art

Kakadu : Nourlangie Rock

J5 : Jeu 03/06/10

Après cette nuit blanche et toujours sous le coup du décalage horaire, je suis assez vaseuse ce matin. Les moustiques nous attendent au tournant et dès qu’on sort la tête de la tente, ils sont là. Pas question de s’attarder ! Nous replions notre toile en un peu plus de deux secondes… et des centaines de moustiques avec ! Dire qu’il y en a encore autant qui sont arrivés à s’introduire dans le 4X4 !

Pas question d’envisager quoi que ce soit avant d’avoir acheté une bombe insecticide pour lutter contre ce fléau. Détour par le supermarché de Jabiru. La bombe en main, on va pouvoir réellement démarrer la journée.

Jim Jim Falls et Twin Falls, initialement prévues, font partie des sites encore inaccessibles en raison des intempéries récentes, leur ouverture prévue début juin a été repoussée à la première quinzaine de juillet.

Ayant fait le deuil des fameuses chutes, nous nous dirigeons vers Nourlangie Rock à 62 km du camping. Cette masse longiligne de grès rouge strié d’orange, de blanc et de noir, émerge des forêts environnantes pour tomber d’un côté en falaises escarpées, au pied desquelles se trouve un autre site d’art aborigène très connu.

Nous aurions pu nous contenter de voir les galeries de peintures rupestres au bout d’un court sentier asphalté mais on avait envie de quelque chose de plus consistant. Qu’à cela ne tienne, Barrk Walk suit l’avancée rocheuse à sa base sur 12 kilomètres en six heures d’après notre documentation. La randonnée est censée s’adresser à un public « fit and well prepared » et il vaut mieux la commencer avant 10 heures du matin.

Nous avons tout faux car je ne suis pas sûre que nous soyons au top côté forme… et en plus, il est déjà plus de 10 h 30 quand, enfin, nous quittons le parking.

D’abord un coup d’œil aux peintures !

Puis la grimpette commence, raide dans un éboulis rocheux où on manque à chaque pas de se tordre une cheville. L’avancée est lente et pénible : aurions-nous présumé de nos forces ? J’ai l’impression de faire du sur-place et je n’en vois plus la fin.

Sous la falaise ombragée à laquelle s’accrochent quelques pandanus téméraires, nous goûtons à un peu de fraîcheur tout en admirant la vue.

A l’horizon, on devine de la fumée : le feu est un élément déterminant pour régénérer la végétation.

Nous sommes à présent sur le plateau, partout autour de nous des rochers… un air de déjà vu… Chiricahua NP (Arizona USA) peut-être ? Avec les pandanus en plus !

Balanced Rocks ?

Elephant Rock ?

A mi-parcours, on domine toutes les terres basses et la forêt à perte de vue ! Dire qu’il va falloir redescendre tout ça… et nous sommes encore loin !

Heureusement après avoir atteint le pied de la falaise, un sentier plat et facile nous permet d’accélérer le rythme et c’est une véritable autoroute qui nous ramène au point de départ… après un ultime détour par Nanguluwur Gallery.

Avouons que seul Hervé s’y rend. Alors qu’il y a à peine 300 mètres A/R entre le chemin et la galerie, je comprends qu’il y a 3 kilomètres, ce qui me paraît au-dessus de mes forces, je préfère m’économiser pour la fin du retour.

Dommage… car il y a là quelques belles fresques, certaines anciennes, d’autres plus contemporaines.

Bon, finalement nous serons de retour à la voiture avant 15 heures… soit seulement quatre heures trente (au lieu des six heures escomptées)… pas mal pour quelqu’un qui n’a pas fermé l’œil de la nuit ! A croire que les Australiens comptent très largement leur temps de randonnée. C’est bon à savoir !

Le trajet jusqu’au Gagudju Lodge à Cooinda (35 km) se fait au radar ! Nous avons, tous les deux, du mal à garder les yeux ouverts et arrivés à l’hôtel, nous n’avons plus la force de quitter la chambre, même pas pour la très belle piscine !

D… O… D… O !

Nourlangie Rock Art

Kakadu : Gubara Pools et Yellow Water Cruise J6 : Ve 04/06/10

Voici Koolpin Gorge, uniquement réservée à une quarantaine de personnes par jour, munies d’un permis. Ce permis, nous l’avons… pour aujourd’hui… mais hélas, l’accès à cette gorge est toujours fermé. L’ouverture prévue fin mai a été retardée de plus d’un mois, le site ouvrira le 19 juin. A cette date, nous étions loin ! Une nouvelle fois, il faut adapter nos activités.

Notre hôtel se trouve à proximité du Yellow Water Billabong et une croisière sur ce plan d’eau est considérée comme un point fort d’une visite du Kakadu. La plus matinale (à 6 h 30) est sans doute la plus propice pour observer les oiseaux en pleine activité, mais honnêtement ce matin, nous n’avons pas le courage de nous lever aux aurores.

Parmi les autres horaires proposés, nous réservons celui de 16 heures afin d’assister du même coup au coucher du soleil. Cela nous laisse le temps de faire autre chose jusqu’au milieu de l’après-midi.

Pas énormément de choix dans les destinations, il faut faire avec ce qui est ouvert. Je propose de retourner dans le même secteur qu’hier, sauf qu’à cinq kilomètres de Nourlangie, il faut prendre la direction de Gubara Pools.

Au bout d’une piste facile de neuf kilomètres, truffée de quelques nids-de-poule bien signalés, un sentier de 3 kilomètres serpente dans un environnement vert tendre !

Et au bout… plusieurs bassins bien ombragés dans la forêt humide ! Personne… jusqu’à ce que je me retourne : « Oh ! C’est quoi, ça ? » Un très beau varan nous fait face !

Soudain, l’animal plonge dans le bassin et refait surface avec un poisson qu’il déguste sous nos yeux, puis une fois repu, se repose sur un rocher.

J’ai moi aussi une furieuse envie de me tremper. Un panneau indique que la baignade n’est pas interdite mais signale néanmoins la présence possible de crocodiles d’eau douce. Alors je me tâte : y vais-je ou pas ?

Finalement, j’y vais… pendant qu’Hervé surveille les crocos. L’eau est délicieuse.

Nous restons à flâner au bord de l’eau jusqu’à la mi-journée goûtant une relative solitude partagée avec deux autres couples. Sur le chemin du retour, bien qu’étant en hiver, nous sommes étonnés de voir autant de fleurs.

La galerie d’art aborigène que j’ai loupée hier n’est qu’à 1,7 km de la piste, alors nous faisons le détour afin que je puisse admirer le fameux trois-mâts… et cette drôle de « Lighting Women ». La photo n’est pas à l’envers… c’est la dame qui a la tête en bas !

En revenant à l’hôtel, nous avons tout juste le temps de profiter de la belle piscine avant la croisière de deux heures sur Yellow Waters à 16 heures.

Le point de rendez-vous est devant l’hôtel. C’est un minibus haut sur pattes qui nous conduit sur les lieux pourtant à peine éloignés d’un kilomètre mais, ici aussi, l’eau passe toujours sur la route et les parkings sont inondés. L’ouverture du boardwalk n’est pas prévue avant début juillet.

Le bateau, une sorte de bateau-mouche, glisse sur les eaux calmes miroitant dans une belle lumière à travers les marécages… le décor est planté !

Déjà un crocodile de mer (Crocodylus Porosus) se montre !

De plus près ! Bad look !

Repu sur la berge !

Cet aigle marin, un Pygargue blagre (Haliaeetus leucogaster) vient de se faire attaquer en vol par d’autres oiseaux à qui il venait de subtiliser un oisillon. On ne l’aperçoit pas sur la photo, mais il tient sa proie entre ses serres. Le même… à contre-jour!

En s’approchant du bord, des centaines de canards (Dendrocygna eytoni) caquettent… On se croirait dans une basse-cour !

Une oie semi-palmée (Anseranas semipalmata) atterrit au sommet d’un arbre… alors que des jabirus (Ephippiorhynchus asiaticus) ont fait leur nid sur l’arbre voisin.

Le guêpier arc-en-ciel (Merops ornatus) est rayonnant !

Un Anhinga australien, une sorte de cormoran à long cou (Anhinga melanogaster novaehollandiae) pêche en direct et remonte un poisson qu’il dévore devant nous !

Le Jacana à crête (Irediparra gallinacea)est tellement léger qu’il peut sans problème marcher sur l’eau de feuille en feuille.

Voici les fameuses fleurs et feuilles de nénuphars !

Cette croisière reposante et instructive tire sur sa fin. Le bateau s’immobilise au cœur du billabong pour le spectacle final du coucher de soleil ! Vraiment à recommander !

Deuxième nuit au Gagudju Lodge à Cooinda.

Yellow Water Cruise

Kakadu : Gunlom Falls & Pools J7 : Sa 05/06/10

Avant de quitter le parc par le sud en direction de Pine Creek puis de Katherine, consacrons une partie de la journée à un dernier site du Kakadu, en l’occurrence Gunlom Falls & Pools, où a été tournée une scène du célèbre film Crocodile Dundee.

Engagés sur la Kakadu Hwy de bon matin, nous ne tardons pas à traverser le pont sur South Alligator River, une large rivière recouverte de brume. Les Aborigènes n’appellent-ils pas cette période allant de mai à mi-juin « Yekke », la saison des brumes ?

Vues de part et d’autre du pont.

Puis la route, sur les 93 kilomètres suivants, nous livre un paysage de bush, dans lequel se dressent de nombreuses termitières.

Les chutes de Gunlom se méritent, elles se trouvent à l’extrémité d’une piste poussiéreuse (gravel road) de 37 kilomètres. En plus, pour atteindre les piscines naturelles, un ultime effort est nécessaire pour parcourir le dernier kilomètre jusqu'au sommet des Falls

Ça y est ! On y arrive enfin !

Pas d’hésitation ! Après cette grimpette, on est mieux dans l’eau. Et les crocodiles ? Après la saison des pluies, les rangers contrôlent les bassins avant de les ouvrir aupublic, en y installant des pièges, mais on ne peut jamais être assuré à 100 % qu’il n’en reste pas. La baignade se fait toujours à ses propres risques.

Comme les autres baigneurs, on prend le risque ! La piscine à débordement est un vrai régal !

En remontant le cours d’eau, d’autres piscines toutes aussi belles se dévoilent. La fin de matinée passe à lézarder sur les rochers.

En début d’après-midi, le voyage se poursuit vers Katherine, 170 km, soit deux bonnes heures de route.

A la sortie du parc, une termitière retient tout particulièrement notre attention.

A Pine Creek, nous retrouvons la Stuart Highway qui relie Darwin à Alice Springs mais la vitesse maximale autorisée est la même sur toutes les routes du Territoire du Nord, soit 130 km/heure. Avec notre tacot, nous ne dépassons pas souvent les 100 km/heure… nous prenons notre temps et une conduite économique permet de sauver quelques dollars !

A Katherine, nous avons réservé une nuit au All Seasons Hotel, un hôtel de la chaîne française Accor : un excellent rapport qualité/prix pour ce motel sans prétention, situé un peu à l’écart du centre, proposant toute la gamme des services : piscine, tennis, laverie, restaurant, espaces pour barbecue… et même camping. Pour le restaurant, inutile de chercher bien loin, ce sera celui de l’hôtel. Nous demeurons fidèles au barramundi local… honnête… mais le service est lent, même en vacances.

Gunlom Pools

Nitmiluk (Katherine Gorge) : Smitt’s Rock... A SUIVRE !
Découverte de la Réunion! English translation pending
by Chumrum · 2010-07-22 · 14 replies
Dimanche 23 mai 2010 : Arrivée sur l’Île de La Réunion

Mon copain (Oliv) et moi (Kyra) avons atterri sportivement ce matin vers 9h35, heure locale. Il fait vraiment beau ! Nous sommes allés récupérer la voiture puis direction Sainte Suzanne pour aller voir la cascade Niagara. Nous avons eu du mal à trouver la cascade! Le panneau qui l’indiquait est complètement caché par les cannes à sucre !

Après la cascade, nous avons continué vers les différents bassins le long de la rivière Sainte Suzanne. Arrêt à Bassin Nicole où une séance photo avec des mannequins avait lieu. Nous les dérangions mais cela m’était égal car nous aussi, nous voulions profiter du lieu !

Nous avons ensuite continué vers notre premier gîte : chez Liane BONALD, entre temps, nous avons vu « le voile de la mariée » au bord de la route… Pas mal pour une première journée ! Heureusement que je ne conduisais pas car je piquais du nez dans la voiture. Et oui ! Ce n’est pas évident de bien dormir dans un avion.

Cascade Niagara



Aux alentours de la Rivière Sainte Suzanne

Lundi 24 mai 2010 : Départ pour le cirque de Mafate Col des Bœufs – Plaine des tamarins – La Nouvelle – Le Bronchard – Roche Plate

Petit-déjeuner rapide chez Liviane BONALD avant d’aller garer la voiture au parking surveillé du Col des Bœufs, et c’est parti !

La première partie : la Plaine des Tamarins, était très plaisante bien que nous croisons plein de monde. C’est vrai que c’est le lundi de la Pentecôte aujourd’hui ! Déjà, nous sommes dépaysés par la flore autour de nous.

Sur le chemin du parking du Col des Bœufs



Fougères arborescentes (ou Fanjans)



Piton Cabri



Début du sentier après le Col des Boeufs



Fougères arborescentes - Fanjans femelles



Plaine des Tamarins

Nous faisons un premier arrêt à la Boulangerie de la Nouvelle pour manger nos sandwichs.

Le cadre est très mignon, les maisons très colorées. J'en profite pour faire des étirements même si mes courbatures sont déjà là. La Nouvelle

Après La Nouvelle, l’étape est plus difficile : la descente jusqu’à la rivière des Galets. La descente est tellement fatigante que j’ai l’impression de butter sur chaque pierre. C’est interminable ! En voyant l’eau d’en haut et en entendant le bruit du ruissellement, j’ai l’impression que nous arrivons bientôt mais en fait c’est très long. Je me sens comme une môme qui demande sans cesse : « quand est-ce qu’on arrive ? » les jambes ont beaucoup travaillé, surtout les genoux.

Une fois arrivé à la rivière des Galets, nous avons vite enlevé nos chaussures et trempé nos pieds… L’eau est très froide et ça fait du bien ! A un endroit, il y avait des remous, nous avons plongé nos jambes jusqu’aux genoux… effet massant garanti ! Nous avons pris quelques photos là avant de repartir en suivant les peintures. Malheureusement, il fallait traverser la rivière et comme je suis trop petite et que je n’ai pas assez d’équilibre (ni de chance), j’ai glissé sur une pierre et je suis tombée dans l’eau avec la moitié du sac-à-dos et mon appareil photo qui se trouvait dans ma poche de pantalon ! Je n’ai pensé qu’à mon appareil alors que j’essayais de sortir de l’eau au plus vite. Résultat : je suis trempée jusqu’au T-shirt ! Quand il n’y avait plus de rivière à passer, j’ai enlevé mon T-shirt pour mettre ma polaire et mon pantalon a séché sur moi.



La rivière des Galets

Dernière étape : la montée jusqu’à Roche Plate par le Bronchard… je suis épuisée et mon cœur bât très vite. Qu’est-ce que cela m’a l’air raide ! Pas facile car c’est la première journée, je ne suis donc pas du tout échauffée. Nous arrivons à Roche Plate au gîte de Judex Thomas. Après une bonne douche, nous attendons dans la chambre car le repas n’est qu’à 19h15 et là, il doit seulement être 18h30.

Mardi 25 mai 2010 : Roche Plate – Trois roches – Marla

Nous entamons la randonnée Roche plate -> Trois Roches -> Marla. Suite à la marche de la veille, j’ai les jambes très douloureuses et j’ai également mal aux abdos !



Roche Plate



Le gîte de Judex Thomas

Trois Roches, c’est magnifique ! La rivière finit en une cascade vertigineuse ! on ne peut pas en voir la profondeur, si on s’approche de trop près, danger ! Endroit idéal pour faire notre pique-nique.

Aux Trois Roches



L'une des Trois Roches



Cascade des Trois Roches

Mercredi 26 mai 2010 : Marla – Col des Bœufs pour finir la boucle

Le gîte de Faneli César est le dernier sur le chemin (comme à Roche Plate !), alors nous sommes encore arrivés épuisés ! C’est très spacieux comme logement. Nous goûtons au cari de poulet (nous avions déjà mangé le cari boucané et le cari saussices les jours d’avant). Nous sommes six dans le gîte : nous, un autre couple et 2 amies dont l’une est d’origine réunionnaise et l’autre comorienne (la réunionnaise fait le guide pour son amie). C’est une bonne autre façon de découvrir l’île.



Petit snack à Marla



Retour à la Plaine des Tamarins

Nous sommes partis vers 8h45 en direction du Col des Bœufs (là où nous avons laissé la voiture). La randonnée est assez tranquille, nous avons de nouveau traversé la Plaine des Tamarins mais je ne me lasse pas, c’est un bel endroit. Par contre c’est nuageux contrairement à la veille où il y avait du soleil quasiment toute la journée.

Arrivés en haut du Col des Bœufs, j’ai froid (fatigue ?), nous remettons nos polaires ! Le chemin jusqu’au parking me semble interminable. Cela ne me paraissait pas si long à l’aller. Nous avons repris la voiture puis départ en direction de Hell Bourg.

Petit arrêt au Bourbon pointu pour manger un sandwich aux bouchons/frites/fromage. C’est un snack coincé dans un virage en pente. Oliv se fait manger par les moustiques. Pas moi ! Je trop couverte !

A Hell Bourg, nous trouvons facilement l’hôtel des cimes. En fait, c’est tout petit comme ville. Nous avons fait un petit tour dans le coin pour acheter des cartes postales, puis nous avons dîné à l’hôtel même et enfin dodo !

Jeudi 27 mai 2010 : Ilet à Vidot – Grand Sable – Trou blanc

Ce matin, nous avons pris le p’tit déjeuner à l’hôtel où il y avait des petits pains aux chocolats et des croissants. Puis nous sommes partis prendre le départ d’une randonnée à Grand Sable. La randonnée est une boucle : Ilet à Vidot -> Grand Sable -> Trou Blanc -> Ilet à Vidot.



Sur le nouveau pont suspendu



Petite chapelle, il est fréquent d’en croiser lors des randonnées.

Au départ, cela ressemble à une promenade tranquille à la campagne mais comme d’habitude, cela se corse vite. Nous sommes tout le temps dans les sous-bois à l’ombre mais nous avons très chaud. En plus, l’air est très humide.



Les mûres de La Réunion





Ilet-à-Vidot



Une fraise sauvage



végétation de filaos et de goyaviers



Un goyavier

Au début, nous sommes bordés de goyaviers et de filaos. C’est très glissant par terre parce que les fruits rouges du goyavier sont tombés et très murs. Puis, cela se transformé en forêt de bambous (géants et petits). Nous sommes déjà dépaysés mais là c’est encore mieux. Sauf que c’est toujours aussi glissant mais c’est parce que nous suivons de petits cours d’eau et je pense qu’il a dû pleuvoir peu de temps avant. Nous arrivons finalement à la rivière des Mâts.

Depuis que je suis tombée dans la rivière des Galets, je fais très très très attention quand on doit traverser une rivière. Là, il y a une échelle en travers de la rivière. Cela a l’air très glissant mais pas de mal finalement. Nous sommes content d’avoir trouvé la rivière car la partie d’après s’annonce plus tranquille (selon le bouquin de randonnée).



Les bambous petits & géants ont remplacé les goyaviers du début de la randonnée.



Petit cours d'eau à traverser après les bambous

En tout cas, c’est une promenade très glissante dans un endroit très humide avec quelques attaques discrètes de moustiques… J’ai un bouton énorme sur le front et d’autres sur les jambes, Oliv aussi en a plein les jambes.



Un tec-tec sur un rocher, des filaos en arrière-plan



Petite pause à la rivière des Mâts.

Vendredi 28 mai 2010 : Bassin la Paix – Bassin la Mer

Nous avons eu du mal à nous lever ce matin, malgré un réveil mis à 7h10. Nous avons pris le p’tit déjeuner à l’hôtel et réglé la note avant de partir. Cette fois-ci, le Guide du Routardnous a fait faire des économies en le présentant pour la facturation. Nous avons prévu d’aller à la Maison Folio dès l’ouverture à 9h00. Nous avons pris la visite au vol car elle avait déjà débuté, nous avons passé beaucoup de temps à l’intérieur pour voir les fabrications artisanales en bois, bambou, etc. Mais c’est le jardin qui m’intéresse le plus.



Dans le jardin de la maison Folio



Baignoire d’antan et objets en bambou

Anthurium

Roses et autres plantes dont je n’ai pas retenu le nom.

Nous avons ensuite pris la route en direction de Saint Benoît. Nous refaisons un arrêt au point de vue du Voile de la Mariée, et à Salazie. Nous voulions faire la promenade Takamaka mais le temps s’est couvert et en plus, il se met à pleuvoir.

Gros plan sur l'église de Salazie



Hotel de Ville de Salazie La pluie ne cesse pas, il faut tout de même décider de faire quelque chose aujourd’hui… nous choisissons de nous rapprocher de la côte pour trouver le Bassin La Paix. Magnifique ! Nous contemplons à peine le lieu qu’une grosse averse nous tombe dessus. La pluie nous a rattrapés, la vilaine ! Nous sommes restés un moment à l’abri en espérant que la pluie cesse mais elle n’en a fait qu’à sa tête. Deux cascades à Bassin La Paix

Orgues basaltiques

Pendant que la pluie s’atténue, nous allons en direction de Bassin La Mer. Nous gavons la voiture à côté d’un tracteur… Fin d’après-midi, il ne bougera plus ! En nous préparant pour la promenade, deux chiens mignons comme tout, sont venus à notre rencontre. Ils ont fait la ballade avec nous. A cause de la pluie, la randonnée était super glissante et très boueuse. Les chaussures et les chaussettes étaient trempées, nous étions tout crasseux à cause de la boue.

Sur la route de Takamaka



Chien n°1 Chien n°2 Départ pour Bassin La Mer, en compagnie des chiens



Petite fleur dont les feuilles se recroquevillent lorsqu’on les touche. On l'appelle aussi "la vierge effarouchée" ??

Point de vue de Bassin La Mer

Végétation humidifiée par la pluie Arc-en-ciel à Abondance

Nous terminons la ballade sans pluie. Quelle chance ! Nous reprenons la route, il doit être 17h, il fait encore jour. Mais pendant que nous essayons de quitter le village d’Abondance où nous avons fait la promenade (pas facile tous ces sens uniques !), l’expression française « il pleut des cordes » prend tout son sens. Nous retrouvons la N3 qui coupe l’île par l’intérieur pour nous rendre au gîte de l’Estagnon. Nous n’avons aucune idée du temps que cela va prendre pour traverser l’île, il est vrai que ce sont des routes de montagne, la nuit en plus ! Finalement, tout se passe bien. Sur l’email de réservation, nos hôtes, Monsieur et Madame Payet, avaient bien expliqué comment trouver leur gîte, alors c’était à peu près facile. Ils sont très gentils. La chambre est super bien tenue, des décorations insolites et une salle de douche immense ! Nous avions honte de salir à cause de notre journée boueuse !



La plaine des Cafres

La plaine des Cafres

Samedi 29 mai 2010 : Piton de la Fournaise, cratère Rivals

Ce matin, debout vers 6h pour le p’tit déjeuner à 6h30. Il y a beaucoup de vent. A la vue des nuages, cela semble mal parti pour la randonnée du volcan. Lorsque nous arrivons au parking du Pas de Bellecombe, nous constatons que le temps est très couvert et brumeux, nous ne voyons rien à quelques mètres. Nous avons donc tout pris : polaires et k-way. Départ vers 9h, comme le piton était trop dans les nuages et que cela ne semblait pas s’améliorer, nous avons préféré faire la randonnée du cratère Rivals.

Passage sur le Formica Leo

Paysage de laves séchées

Des balisages blancs indiquent le sentier à suivre

La randonnée dure 4h environ normalement, mais nous mettrons un peu plus de 6h à la faire. Il y a beaucoup de photos à prendre, les couleurs sont variées. Au fil de la marche, le ciel devient de plus en plus bleu. Nous ne sentons pas le soleil nous brûler mais à la fin de la journée, nos hôtes nous ont fait remarquer que nous avons pris de belles couleurs.



Le volcan se découvre



Vue sur les Remparts



Contrastes entre différentes coulées de laves séchées



Des couleurs remarquables!



Sur les pas du cratère Rivals, un autre cratère un peu plus loin

Les différentes textures de la lave

De retour au cratère Formica Leo

Le cratère Formica Leo

Sur la route, aperçu d’un arc-en-ciel sur la Plaine des Cafres

Dimanche 30 mai 2010 : L’Etang-Salé-Les-Bains – Saint Pierre

Nous nous levons de plus en plus tôt : p’tit déjeuner à 6h ce matin, donc réveil avant… c’était dur dur ! Il a plu la nuit et il pleut encore pendant le p’tit déjeuner, et ainsi de suite pendant tout le trajet jusqu’au parking du volcan. C’est décourageant ! Il pleut de la très grosse pluie comparé à la veille où il faisait juste brumeux.

Nous laissons tomber le Piton de la Fournaise, le Piton d’eau et la promenade de la Plaine des Sables et nous allons visiter la Maison du Volcan. Par chance, c’est ouvert le dimanche et en plus, comme c’est le jour de la fête des mères aujourd’hui, nous avons eu une sacrée réduction sur le prix de l’entrée. Le musée est intéressant, il y a plein de petits films de courtes durées et une vidéo en 3D. Nous faisons un tour à la boutique souvenir et finalement nous n’achetons pas le T-shirt « J’ai marché sur le volcan ». Et oui, ce n’était pas encore fait !

Ensuite, nous reprenons la route pour nous rendre sur la côte où nous espérons qu’il ferait beau. Mais avant, petite escale à Notre-Dame-de-la-Paix pour faire le sentier botanique… Pas à notre goût mais nous avions déjà appris beaucoup de choses sur les plantes et les arbres de l’Île les jours précédents.



Vue sur la rivière des Remparts

Passiflore à l’entrée du sentier botanique

Ensuite, nous prenons la direction de Saint Pierre… mais nous ratons la sortie sur la N3, alors nous continuons jusqu’à L’Etang Salé Les Bains. Restaurant chinois rapide puis direction la plage pour voir le sable noir. Il fait très chaud ! Pendant le repas, nous nous rendons compte que nous étions bien au frais en altitude mais que nous ne nous étions pas adaptés au climat chaud de la côte.

Plage de sable noir à Etang Salé Les Bains

Des fossiles de coraux

Le Croc Parc

Une grosse bête!

Nous nous arrêtons à Saint Pierre où un temple Tamoul très coloré a attiré notre attention. Il faut donc aller voir de plus près ! Un homme nous interpelle parce que nous marchons avec nos chaussures sur la pelouse. Je pensais qu’il fallait enlever nos chaussures seulement pour entrer dans le temple, mais visiblement, même la pelouse entourant le bâtiment est interdite aux chaussés. Donc nous nous déchaussons à l’entrée de la pelouse et nous faisons le tour du bâtiment. C’est très coloré. Il y a un tas de détails sur les murs, on peut y passer des heures à tout regarder. Pendant que nous nous appliquons à prendre des photos, les moustiques nous dévorent les pieds et les bras ! Nous nous sommes fait la malle !











Arrêt à la plage de Saint Pierre jusqu’au coucher de soleil pour admirer le récif de corail.

Puis retour au gîte pour se débarbouiller avant d’aller à la crêperie où Oliv avait réservé. Là, nos hôtes surveillaient notre retour car ils voulaient nous offrir l’apéritif. C’est vraiment très sympathique.

En revenant de la crêperie, alors qu’il fait bien nuit, je remarque un arc-en-ciel lunaire sur Grand Bassin ! C’est la première fois que je vois ça, je ne savais même pas que cela existait ! Magnifique !!! La lune presque pleine doit y être pour quelque chose. L’arc en ciel était tout blanc et très bien dessiné dans le paysage noir. Dommage que mon appareil photo ne puisse pas prendre ce genre de merveille !

Lundi 31 mai 2010 : Le piton de la Fournaise - cratère Dolomieu

Nous allons enfin voir le volcan !!! Le ciel est découvert. Le chemin est long jusqu'en haut du cratère Dolomieu. A l'arrivé, nous remarquons un long trait blanc de limitation qu’il ne faut pas franchir sous risque de glissement de terrain... mais tout le monde (y compris nous) traverse la ligne. On ne voit pas bien le cratère sinon ! Il fait très froid en haut du volcan ! Nous avons liquidé nos chips comme une bonne récompense pour toute cette marche ! Nous avons pris quelques photos et nous entamons immédiatement la redescente.

Le volcan ! Cratère Dolomieu, attention ça fume !!!

Sur le retour, nous voyons les nuages galoper au dessus de nos têtes. Donc nous avons pris l’averse en traversant en bas vers le cratère Formica Leo. Ensuite, il me semble que la pluie ne cesse pas un seul instant.

Nous ne nous arrêtons pas à la Plaine des Sables ni au Piton d’eau. Tant pis. Nous reprenons la route jusqu’à La Plaine des Palmistes pour rechercher le gîte « Au Conflore du Piton ». Heureusement, il faisait encore jour car de nuit, cela n’aurait pas été évident à trouver. Le gîte est une petite maison verte aux couleurs de la Jamaïque.

Gîte « Au Conflore du Piton »

Mardi 1er juin 2010 : La Plaine des Palmistes, Le Trou de Fer manqué, le Grand brûlé, Anse des Cascades, Jardin Volcanique

Il pleut des trombes d’eau toute la soirée et même toute la nuit ! La chambre est super humide. Bref, petite éclaircie ce matin mais dès que nous commençons à rouler, il a plu de nouveau. Décourageant ! Nous allons jusqu’au parking pour faire la randonnée du Trou de Fer mais finalement nous ne sortons pas de la voiture... Nous rebroussons chemin. Sur la route, nous croisons un couple de randonneurs qui nous ont fait un signe de stop. Les pauvres ! Nous les prenons donc avec nous pour les ramener sur la N3 à La Plaine des Palmistes. Ils sont sympathiques, originaires de Toulouse. On leur avait déconseillé de ne pas faire le sentier du Trou de Fer par un temps pareil, donc je me suis dit « tant mieux ! Aucun regret ! ».

Nous rejoignons finalement la côte. Pas d’arrêt à Saint Benoît mais un arrêt à Saint Anne pour voir l’église de type facteur Cheval (selon Oliv) mais la façade est en rénovation, il y a des échafaudages partout et des ouvriers à la tâche ! Je n’ai pris aucune photo. Ensuite, nous partons à Sainte Rose où la lave a « «gentiment » contourné la fameuse église.

Eglise de Sainte Rose

Aire de pique-nique à Anse des Cascades

Poissonnerie à Anse des cascades

Nous sommes allés prendre un repas à emporter pour pique-niquer à Anse des cascades. Il ne pleut plus vraiment mais le ciel est très couvert. Après cela, nous voici sur la côte du Grand Brulé pour voir les différentes coulées de lave refroidie de ces dernières années.

La végétation reprend partout où il y a des craquelures

Un ilot de végétations au milieu des laves séchées

Nous garons la voiture au parking du Puits Arabe pour faire le sentier du jardin volcanique. Plutôt impressionnantes ces coulées de laves ! Nous sommes épargnés par la pluie mais nous la voyons tomber au loin.

Le pinpin, fruit du vacoas

Les racines des vacoas peuvent atteindre 1 mètre.

Sur le sentier du Jardin Volcanique

Des filaos











Lorsque nous arrivons au gîte du Domaine du Vacoas, il n’y avait personne ! Après qu’Oliv a joint notre hôte par téléphone, nous avons eu la permission de prendre possession des lieux ! C’est mignon, grande salle d'eau ! Grosse douche et repos en attendant d’aller dîner.



Notre chambre au « Domaine du Vacoas » avec vue sur la côte

Mercredi 2 juin 2010 : Cap Méchant, Grand’ Anse

Nous quittons le Domaine du Vacoas pour Cap Méchant. Quel spectacle ! La mer est agitée. Elle arrive à nous éclabousser !



Cap Méchant

Cap Méchant

Nous nous rendons à la visite guidée du Jardin des Parfums et des Epices. Au début, nous ne sommes pas beaucoup… subitement, un gros car de touriste se gare et tout un tas de personnes retraitées se pointent pour la visite. Restons zen !

La vanille de La Réunion

Banane rose





Bois de litchis

Bois de mangues

Nous apprenons encore beaucoup de chose pendant la visite ! Les termes de plantes « indigènes » (qui naissent à La Réunion) et plantes « exotiques » (qui sont importées); la définition d’un fruit (qui contient une ou des graines, pépins ou noyaux), et donc la définition d’un « faux fruit » (ananas, banane, fraise…) ; Très plaisant malgré la foule.

En repartant, nous prenons des pizzas sur la route pour aller la manger sur la côte vers Bras Panon. Sur la petite route vers la Marine, un superbe caméléon vert traverse la route tout tranquillement devant notre véhicule…

Sur la côte ; nous prenons un peu de temps pour observer les souffleurs : phénomène où l’eau de mer est « soufflée » en l’air car elle s’introduit dans des crevasses trop étroites. Un peu comme lorsque la baleine propulse de l’eau en l’air par ses orifices.

Les souffleurs





Nous entrons plus vers l’intérieur de l’Île en direction du Trou Noir et de la Cascade Langevin (celle que l’on voit beaucoup sur les cartes postales).

Cascade de Trou Noir

Cascade de Trou Noir

Cascade Langevin

Arrêt plage à Grand’ Anse. Pas facile d’enfiler son maillot de bain dans la Twingo en toute discrétion ! Même à cette heure tardive de l’après-midi, la mer est « vachement » bonne ! L’équipe de France de football était aussi à Petit-Ile, résultat : gendarmes et interdiction d’arrêt partout autour de leur hôtel. La plage est sympathique, il y a un bassin aménagé par des gros blocs de pierres qui empêchent les vagues de nous assommer. Nous avons l’impression d’être dans un mini aquarium : plein de jolis poissons… et des oursins ! Maintenant que j’en ai vu au fond de l’eau, je n’ose plus mettre un pied devant l’autre.

Nous retournons au gîte de l’Estagnon car Oliv avait embarqué les clés et vient de s’en rendre compte ! Nous en profitons pour leur demander si nous pouvons rester pour la nuit. C’était ok et nous sommes contents de revenir à ce gîte si chaleureux.

Nous allons dîner à Saint Pierre au restaurant Le Pittoresque (très bon !). Mais ce n’était plus la forme pour moi, retour au gîte et gros dodo.

Jeudi 3 juin 2010 : Grand Bassin – le Voile de la Mariée

Ce matin, nous partons faire la randonnée du Grand Bassin pour arriver à la cascade du voile de la Mariée. J’ai une très petite forme, je n’avance pas. La cascade a l’air petite de loin mais impressionnante de près !



Descente à Grand Bassin





Sur le sentier de Grand Bassin

Le voile de la Mariée de Grand Bassin

Du faux poivres au sol donne de la couleur à la marche.



Remontée de Grand Bassin, fleurs très odorantes.

De retour en haut du sentier, nous prenons la direction Le Tampon où nous nous sommes arrêtés manger des pains au chocolat puis nous avons dégusté Milk shake et glace dans un petit snack.

Puis, départ pour Cilaos. Nous espérons avoir une place à l’hôtel des Aloès où nous ne devions arriver que le lendemain mais nous avons renoncé à faire le Piton des Neiges. Il y a beaucoup de virages sur la route mais supportable, je m’attendais à pire.

Vendredi 4 juin 2010 : Cilaos – Bras rouge et Bassin Bleu

Aujourd’hui, ballade à la cascade Bras rouge et remontée par Bassin Bleu. Il fait super beau à Cilaos, des nuages mais non menaçant, un bon climat pour marcher. La randonnée est variée, cela monte et descend tout le temps, contrairement à la veille où il fallait d’abord descendre jusqu’au Voile de la Mariée pour ensuite remonter par le même chemin. Nous sommes bons par rapport aux temps indiqués sur les panneaux alors que d’habitude, nous prenons plus de temps. Ceci dit, nous nous arrêtons moins pour prendre des photos en comparaison des premiers jours sur l’Île. J’adore Cilaos ! Ce soir il y a le match de foot à 20 heures et nous avons un peu peur de ne pas trouver d’endroit pour manger…





Du café ?



Cascade de Bras Rouge

Eh oui ! nous avons encore enlevé nos chaussures pour traverser...



Bassin Bleu

Eglise de Cilaos

Publicité pour la bière locale

Samedi 5 juin : Col du Taïbit, Ilet à Cordes

Ce matin, nous partons pour la ballade au Col du Taïbit. Nous garons la voiture au pied du sentier pour commencer la grimpette. Nous arrivons à la première étape : la petite buvette tenue par les jeunes Salazes où on peut prendre un thé pour nous encourager dans la montée. Avec Oliv, nous n’en prenons pas - ce n’est pas marrant les arrêts pipi en pleine nature ;-) – nous passons simplement au belvédère voir les 3 Salazes, avec un arrêt au sanctuaire où le temps était déjà bien dégagé. Pour information, un sanctuaire est un endroit où on laisse la nature se développer sans que l’homme intervienne pendant plusieurs années.



Des lanternes



Point de vue sur les 3 Salazes



Les 3 Salazes, à gauche

Sur le Col du Taïbit

Génial comme point de vue ! D’un côté : Mafate, de l’autre : Cilaos. Le ciel est tout découvert à Mafate alors qu’à Cilaos, les nuages avancent. Nous sommes vraiment très haut (à 2082 mètres !). J’ai le vertige, les jambes qui tremblotent, etc mais je monte encore plus sur le col (Oliv vient d’y aller et pense que je peux faire l’ascension). Cela aurait été dommage de faire tout ce chemin juste pour s’arrêter au pied.

Nous pique-niquons là mais ce n’est pas très calme, de nombreux randonneurs s’arrête aussi là pour faire leurs pauses.

Samedi 5 juin : Ilet à Cordes

En regagnant la voiture, nous nous sommes dirigés sur la N5 vers Ilet à Cordes. C’est précisément là que s’arrête la route. C’est également là où se trouvent les cultures en terrasse que l’on apercevait depuis les différents points de vue. Intéressant ! Ilet à Cordes

Cultures de lentilles à Ilet à Cordes

Dimanche 6 juin 2010 : Cilaos – La Chapelle

La Chapelle est l’endroit où il y a une faille entre deux hauts rochers laissant une cascade d’eau s’échapper. Pour Y aller, c’est de la descente. Les derniers mètres de la randonnée se font les pieds dans l’eau donc nous avons prévu deux paires de chaussures pour ne pas se faire mal aux pieds avec les cailloux dans l’eau. J’avais très peur mais cela en vaux la peine ! Arrivés à La Chapelle, malgré l’obscurité, on voyait la puissance de l’eau qui tombait de la faille…

L'entrée de La Chapelle

Nous sommes arrivés trop tard pour que ce soit bien éclairé mais cela reste très impressionnant. Au bout de plusieurs minutes à prendre des photos, je commence à avoir très froid, l’eau est gelée ! Après toutes ces émotions, nous sommes allés nous mettre au soleil au pied du sentier pour le retour et comme récompense à ce dur chemin, j’ai vidé un paquet de M&M’s ! Miam… Par contre, la remontée vers le parking est fatigante.

Petite rencontre en remontant vers Bras Rouge

Nous quittons donc Cilaos par la route des 400 virages comme à l’aller, direction Saint Gilles Les Bains pour passer trois jours au Novotel au bord de la plage. Mauvaise surprise, la piscine de l’hôtel est en travaux ! Nous sommes déçus, nous avons justement choisi cet hôtel parce que la piscine nous faisait envie sur leur site ! Non seulement nous ne pouvons pas en profiter mais en plus, les travaux génère un de ces boucans ! Nous qui voulions nous la couler douce durant les derniers jours de nos vacances !

Lundi 7 juin 2010 : La ravine Saint Gilles

Ce matin, nous nous promenons au bord de la ravine Saint Gilles. Petite ballade pas très difficile et plutôt insolite. J’aime bien ! Comme toute ballade, au bord de l’eau, les moustiques ne sont pas très loin… J’ai encore servi de casse-croûte à ces chers insectes. Il faut passer trois tunnels dans l’eau dont l’un est assez long : on ne voit pas l’autre bout. Oliv avait une lampe frontale mais on n’y voit tout de même pas grand chose. Si j’avais été seule, je ne crois pas que j’aurais fait la ballade jusqu’au bout et vu les belles choses que j’ai vu, cela aurait été dommage.

Ravine St Gille : Cascade et lianes

Ravine St Gille : un tunnel pas trop long

Promenade les pieds dans l’eau

Finalement, nous sommes arrivés au pied d’une mare d’une eau bleue turquoise impressionnante. J’ai pris de belles photos. Les couleurs sont dues au reflet des rayons de soleil qui font ressortir la couleur de la mousse au fond de l’eau. Le bleu apparaissait ou disparaissait selon que le soleil était couvert ou non et avec un décalage.

L’eau est bleue turquoise

Des nids sur un bambou

Au bord de l’eau



Ce matin, nous faisons les fainéants : nous montons en voiture au Piton Maïdo. Il y a des travaux sur la route qui nous retardent mais nous prenons notre mal en patience. En haut du piton Maïdo, la vue est bien dégagée sur le cirque de Mafate. Nous repérons les chemins de randonnées que nous avons déjà faites pendant ce séjour.

Vu du Maïdo, le Bronchard au centre

Nous descendons à Boucan Canot qui, paraît-il, est l’une des plus belles plages de l’Île. Nous déjeunons dans le restaurant qui borde la plage, après nous allons directement nous mettre sur la plage au soleil. Au début, nous n’avons pas spécialement chaud, le soleil est caché, mais au bout de plusieurs minutes, il nous a fallut aller dans l’eau pour nous rafraîchir ! Nous ne voulions pas rester toute l’après-midi à la plage mais au final, c’est ce que nous avons fait.

Mercredi 9 juin 2010 : Descente du Maïdo à Saint Gilles en VTT, Saint-Gilles - plage de l’Ermitage

Ce matin, nous avons décidé de faire la descente en VTT du Maïdo jusqu’à Saint Gilles. C’est très difficile pour moi, en plus je suis la seule fille sur un groupe de 10 personnes dont tous sont de jeunes garçons très en forme ! Le moniteur est très sympathique et très patient. J’ai très mal aux bras et aux mains à force de freiner car c’est de la descente du début jusqu’à la fin quasiment. Nous sommes passés dans un domaine privé avec des vaches qui restent tranquilles, puis à côtés de cannes à sucres, à l’intérieur des bois, etc. C’est plutôt varié. A la vitesse à laquelle je vais, j’ai le temps d’admirer le paysage !

Cet après-midi nous sommes à la plage de l’Ermitage pour voir les coraux avec nos masques et tuba. Nous prenons un couloir de corail et je vois des êtres magnifiques : les poissons, les coraux… Génial ! Cela fait vraiment vacances !

Ce soir, nous cherchons un hôtel toujours dans les parages de Saint Gilles car finalement, entre la ville de Saint Gilles et celle de Saint Denis, il n’y avait rien qui nous intéresse. Nous trouvons l’hôtel Ylang-ylang sur le bord de la route à Grand Fond. L’hôtel porte le nom d’un arbre à fleurs jaunes très odorantes.



L’Ylang-ylang

Jeudi 10 juin : dernier jour !

Ce matin, petit-déjeuner et pliage de bagages, c’est notre dernier jour sur l’Île. Nous quittons l’hôtel vers 10 heures pour prendre la direction de Boucan Canot car c’est la seule plage que nous connaissons qui soit équipé de douche pour se rincer.

Cela n’a pas été difficile de passer toute la journée à la plage, il fait bien chaud même si le ciel est couvert. A l’heure de déjeuner, nous laissons nos serviettes sur la plage pour aller manger un américain bouchons au snack en face de la plage. Puis, retour sur les serviettes. Nos affaires sont toujours là, pas de soucis. Nous partons vers 15 heures après avoir dégusté une dernière glace à l’italienne.

Nous faisons un petit tour à Eperon, un village artisanal où nous achetons des souvenirs. Puis, tranquillement (dans les bouchons) nous retournons à Saint Denis, aéroport Roland Garros… SNIF ! C’est la fin du voyage !



Cabane à pique-nique dans les nuages, sur le chemin du Maïdo

Itinéraire à la Réunion et peut-être l'île Maurice du 29 septembre au 13 octobre English translation pending
by Clansayes · 2010-07-16 · 37 replies
🙂bonjour à tous ! je pars avec une amie à la réunion et peut-être maurice du 29 septembre au 13 octobre 2010, nous avons nos billets d'avion et loué voiture sur "govoyages". Je commence à établir mes itinéraires en me calquant sur un circuit autotour, mais je suis un peu inquiète ! donc j'aimerai avoir votre avis !

- nous arriverons le 30.09 à 6h45 si tout va bien nous aurons notre voiture vers les 8h, et nous commencerons notre périple , direction le cirque de salazie helbourg, par ste marie ste suzanne st andré, nous pensons en passant visiter la cascade blanche, cascade voile de la mariée, rejoindre helbourg où nous passerons la nuit chez Alice nous attendons sa réponse ! visiter du village, la maison folio, la maison guétali.

- 1er octobre 6H du matin, retour st st andré bras pranon st benoit et descente vers la plaine des palmistes et foret de bebourg belouve, découvrir la cascade biberon 1h A/R, la forêt de bébour bélouve le guide du routard nous dit que pour s'y rendre il faut prendre la route de petite plaine sur env 5 kms puis à droite vers la forêt, et précise ATTENTION la route est fermée le WE du vendredi 12H au lundi 7H, on s'inquiète nous serons en WE ! nous aimerions aussi aller au moins au belvédère du trou du fer 3h A/R. Nous aimerions avoir des conseils pour l'accés, savoir où nous pourrons laisser notre voiture , ensuite revenir sur st benoit, redescendre ste anne, ste rose les coulées de lave de 2007, et passer la nuit à st philippe hotel les vanillers déjà réservé. cette journée du 1er octobre n'est elle pas trop remplie pensez vous qu'i vaut mieux rester une journée de plus dans cette partie de la réunion ?

- le samedi 2 octobre 6h du matin st philippe bourg murat plaine des cafres langevin cascade de grand galet, grande anse, st joseph, st pierre : le marché couvert, direction le tampon, la maison du volcan, nuit à bourg murat (pas encore réservé)

- dimanche 3 octobre au levé du jour l'enclos, la plaine des sables, le piton de la fournaise la rando de 6h. descente et nuit à l'entre deux.

- lundi 4 octobre 6h du matin, poursuivre sur cilaos, marche jusqu'au point de vue de la roche merveilleuse, ilet à cordes, redescendre sur st louis nuit à étang salé (pas réservé)

- mardi 5 octobre 6h du matin, st leu, la saline, nuit à st gilles les bains. (pas réservé)

- mercredi 6 octobre 6h du mat, st paul piton maido, mercredi soir le port bâteau pour maurice, nuit sur le bâteau, rien n'est décidé ni réservé !

- jeudi 7, vendredi 8, samedi 9, dimanche 10 le soir nuit sur le bâteau.

- lundi 11 st denis et nuit à st denis

- mardi 12 st denis départ à 23h pour marseille.

Merci infiniment pour vos conseils dans l'attente ! je vous salue ! amicalement. Dany
Quelle îles choisir en Polynésie-Française? English translation pending
by Sandra0911 · 2010-06-26 · 66 replies
Bonjour, J'aimerais faire un séjour en polynésie et j'aimerais aller sur les ile de bora bora;morea et j'aimerais en faire d'autre mais je ne sais pas lesquel choisirs Pouvez vous m'aider?? Ce qui m'intéresse surtout c'est la plongée et voir des poissons (surtou dauphin, requin, raie) du corail et excursion sur des ile lagon..... Merci de m'aider
Hôtel 5 étoiles à Varadero? English translation pending
by Sylviepagé · 2010-06-17 · 22 replies
Bonjour

Je recherche un endroit à Varadero qui est vraiment un 5 étoiles ....je recherche excellente nourritures même si je sais que Cuba est Cuba et je recherche aussi une belle plage quel hotel qui serait le mieux pour mes gouts ?

Ce n'est pas mon premier voyage avons fait tous les autres endroit de Cuba a part Varadero ?

Merci
Pêcher dans la lagune Naila à Akhfenir (Maroc) English translation pending
by Hamid59 · 2010-05-18 · 17 replies
Partant pour le sud cet été en direction de Tan Tan et Akhfenir, j'aimerais tout savoir sur les formalités à accomplir sur place pour l'autorisation de pêcher dans la lagune (endroit, papiers à présenter, redevance, tarif sortie pêche en bateau, jour fermeture du poste d'autorisation). Doit-on réserver à l'avance le bateau pour une sortie dans la lagune ? Avec quelle longueur de canne y pêche-t-on en bateau et avec quel appât de préférence et à quelle marée ?. Y a-t-il des magasins où acheter les appâts de pêche à Akhfenir ?J'aimerais également savoir si on est autorisé à pêcher seul (hors bateau) sur les rives de la lagune et si c'est bien de pratiquer le surf casting du bord de la lagune. Peut-on pêcher également dans les embouchures des oueds Mi Fatma et Chebika de préférence avec pelote de sardine ?

Merci à tous les connaisseurs du coin pour des renseignements pratiques.
Similitudes entre la Belgique et la Thaïlande? English translation pending
by Lucq · 2010-05-15 · 54 replies
Belgique,

Les partis traditionnels en bagarre dans leurs groupes linguistiques respectifs et avec le groupe linguistique opposé; le premier ministre en fuite; les princes et monarques hésitant entre le Congo et la Côte d'Azur; des rattachistes scindés entre Bruxellois et Wallons; des Wallons pas Bruxelééérs et des Bruxelééérs pas Wallons; des résidus trotskystes divergeant des résidus maoïstes (car, si, ça existe encore); trois FN; des rumeurs certifiées de dispute au sein du PP (déjà); un groupe Nation qui a récemment viré les types du prétendu UMP-Belgique et, cerise sur le gâteau, en route vers 2 VB bruxellois... Vous me permettrez, chers croyants en la Belgique une et indivisible, de rester bouche bée devant un tel maelström... On se croirait en pleine bagarre de saloon...

Je suis sûr que les rares investisseurs qui voulaient encore s'installer dans ce non-pays vont apprécier...La stabilité politique étant la première chose qu’ils recherchent. Pourtant, aussi étrange que cela puisse paraître, le système belge est très stable. Quelque soit le nombre de partis ou le résultat des élections, ce sont toujours les présidents des même parti qui ont le pouvoir.

Même une dictature ne pourrait pas atteindre une stabilité pareille... __

Voila encore une réaction d’un abonné au Soir.be, abonné dont j’ai oublié le nom :

"Tweet, tweet, la campagne gazouille".

Ce qu'il reste à résoudre.

En Belgique, les présidents des partis politiques ont le dernier mot pour former des majorités qui gouvernent (en faisant entrer dans une majorité des partis qui pourraient se trouver dans l'opposition et inversement).

Réunions discrètes, secrètes entre présidents des partis pendant des jours, des semaines, des mois après des élections dont personne ne peut dire quel sera la composition du gouvernement ensuite...

"Bazar politico-institutionnel"

Particratie...

Changez le système ?.

On vous attend...

- -- Les politiciens professionnels: cancer de nos démocraties, fossoyeurs de la Belgique

La Belgique traverse, comme tous les pays occidentaux, une grave crise économique et sociale. Des centaines de milliers de chômeurs, un système de sécurité sociale qui menace de s’écrouler, une dette publique qui repart à la hausse… Sombre tableau ! Les plus jeunes se demandent ce qu’ils doivent étudier pour s’assurer un avenir, les plus âgés s’inquiètent pour leurs pensions et les autres s’accrochent tant bien que mal à un emploi devenu denrée rare.

Pendant ce temps, les élus du peuple, le gouvernement et les partis politiques se déchirent au sujet de… BHV ! Oui, vous ne rêvez pas, nos élus donnent la priorité à un « problème » qui ne fait même pas partie du top 10 des préoccupations de leurs électeurs.

Traditionnellement, quand on se demande comment nous en sommes arrivés là, les réponses résonnent comme des accusations : « Ce sont ces flamands égoïstes », « Ce sont ces Wallons paresseux », « Ce sont les socialistes clientélistes », « Ce sont les sociaux-démocrates opportunistes », « Ce sont les libéraux capitalistes » etc.

Personnellement, mon analyse est toute autre. A mon avis, le problème n’est ni linguistico/ethnique ni idéologique. Selon moi l’origine du problème doit être cherchée du côté de la professionnalisation de la politique. La Belgique est gouvernée par des gens qui dans leur immense majorité n’ont connu qu’une seule expérience professionnelle : les coulisses du pouvoir. Pour étayer mon propos, j’ai parcouru les CV des membres de notre dernier gouvernement fédéral. Voici les informations stupéfiantes que j’ai pu trouver : Yves Leterme (2 ans de vie professionnelle avant de se consacrer à la politique), Didier Reynders (4 ans), Steven Vanackere (2 ans), Joëlle Milquet (4 ans), Charles Michel (quelques mois), Melchior Wathelet Jr (quelques mois), Pieter De Crem (2 ans), Guy Vanhengel (2 ans), Paul Magnette (politologue avant de devenir politicien), Sabine Laruelle (5 ans), Vincent Van Quickenborne (5 ans), etc.

Même si je m’étonne de savoir que la Belgique confie la gestion de son budget à quelqu’un qui a deux ans d’expérience comme instituteur, mon propos n’est pas de dire que ce sont tous des incapables. Je ne nie pas que chacune de ses personnes ait pu acquérir des compétences au cours de son parcours professionnel dans le monde politique (communes, cabinets ministériels, intercommunales, etc.). Ce qui m’inquiète c’est de savoir que le destin de la Belgique et des Belges est confié à des gens qui dépendent à 100% de leur réélection. Ils ne peuvent pas faire passer l’intérêt général, leurs principes ou l'éthique avant les intérêts de leur parti parce que s’ils le font ils se retrouvent « tout nus ». En effet, ils ne peuvent pas retourner à la « vie civile » car ils n’en ont pour ainsi dire pas eue. Résultat des courses, notre gouvernement ne gouverne pas, il fait de la politique.

Certains me diront : « C’est trop facile de critiquer de la sorte, il n’a qu’à se présenter aux élections ». C’est sans doute vrai mais le problème c’est qu’aujourd’hui quand vous êtes un membre de la vie active (directeur d’école, juge, boulanger, agriculteur, chef d’entreprise, comptable, avocat, commissaire de police, etc.), si vous décidez d’entrer en politique à 35-40 ans pour vous mettre au service de la société et améliorer le sort de vos concitoyens tout ce qu’on vous propose c’est de coller des affiches et distribuer des tracts pour des politiciens professionnels, des sportifs à la retraite ou des vedettes du petit écran.

Nous nous dirigeons vers de nouvelle élections. C’est un moment idéal pour envoyer un message très clair : Nous voulons des professionnels qui portent un projet politique et plus des politiciens professionnels. Ne nous distribuez plus des tracts et des programmes. Nous voulons voir des CV et des programmes. Ne perdez plus de temps à créer et réformer sans cesse des institutions politiques, attaquez vous aux problèmes des Belges et contribuez à l’augmentation du Bonheur Intérieur Brut.

A bon entendeur.

réaction de...

Thibaut Deleval

33 ans, Licencié en droit, Master en Marketing et Management, 8 ans d'expérience comme père de famille, 6 ans d'expérience comme avocat, 3 ans d'expérience comme entrepreneur et qui s'estime encore bien trop tendre pour prétendre être ministre...

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thailande. - La Thaïlande est au bord de la guerre civile. Depuis plusieurs semaines, Bangkok est paralysée par des manifestations quotidiennes des "Chemises rouges", opposants au pouvoir en place. Jeudi, les affrontements ont pris une tournure dramatique . lepoint.fr a interrogé Sophie Boisseau du Rocher*, chercheur à Asia Centre, Paris.

lepoint.fr : Que réclament les "Chemises rouges", les opposants au pouvoir qui font le siège à Bangkok depuis un mois ?

Sophie Boisseau du Rocher : Plus de justice et un meilleur partage des richesses pour l'ensemble de la société thaï, qui reste aujourd'hui profondément inégalitaire. Mais au fond, il y a une anxiété générale, une incertitude générale qui travaille toute la société. Les trois référents identitaires thaïlandais, la royauté, l'armée, et les institutions politiques, sont dans le flou.

Mais l'armée ou le roi ne peuvent-ils pas prendre les choses en main ?

L'armée n'est plus l'acteur flamboyant. L'armée a été mise de côté du jeu politique en 1997. Alors qu'elle était le pilier de la société thaïlandaise depuis la chute de la monarchie absolue, en 1932, on lui a retiré des pouvoirs. En 2006, elle a vu l'opportunité de chasser Thaksin du pouvoir pour regagner une légitimité politique et retrouver son pouvoir. Mais cela n'a pas fonctionné. Quant au roi, il est le plus vieux monarque en exercice du monde. Il a apporté à la Thaïlande beaucoup de stabilité. Il est vénéré. C'est la figure tutélaire vers laquelle se tourne la société thaïlandaise en période de trouble. Or, depuis cinq ans, le roi n'a vraiment plus rempli cette fonction, parce qu'on ne l'entend plus. Il est vieux, malade, et surtout mentalement épuisé par ces soubresauts politiques. Lors de la dernière grave crise qu'avait connue la Thaïlande en 1992, Bhumibol avait convoqué les parties en présence et les avait appelées à l'unité. Là, il en est incapable.

Sa mort peut-elle changer le cours des choses ?

Là aussi il y a un facteur majeur d'anxiété. La population thaïlandaise est très superstitieuse. Or une vieille prophétie dit que l'actuelle dynastie Chakri ne durera que neuf générations, et que le 10e représentant serait catastrophique. Or Bhumibol est le neuvième monarque de cette dynastie. Et il se trouve que le prince héritier Maha Vajiralongkorn est au mieux un esprit simplet, et très certainement un psychopathe...

Quel salut pour la Thaïlande alors ?

La situation paraît dans une telle impasse qu'il n'y a que les Thaïlandais eux-mêmes pour prendre leur destin en main. Jusqu'ici c'est la royauté ou l'armée qui ont réglé les problèmes du pays. On arrive à un temps de responsabilité politique. La société thaïlandaise doit assumer des choix politiques. Or on est dans une structure complètement déficiente. Aucun parti ne prend ses responsabilités, n'a de programme ou de vision. Malheureusement, je ne pense pas que la Thaïlande puisse faire l'économie d'un conflit.

Auteur de L'Asie du Sud-Est prise au piège , paru chez Perrin en 2009.

avant gout de la future crise belge??????????????? bien sur il faut tenir a loeuil les spécificités culturelles de la thailande mais au dela de ca.... vos réactions..................................... olivier
Voyage solitaire en Utah (États-Unis) English translation pending
by Lousk · 2010-05-07 · 36 replies
Bonjour :) ça m'a l'air d'être un forum très fréquenté et par de bons globe-trotters, car j'ai fait mon petit tour sans forcément trouver de réponses précises aux questions que je me pose.

J'aimerai m'organiser pour (n'importe quand) avant septembre prochain un voyage solitaire en Utah : pour ce que j'ai pu en voir -photos, tv seulement- les paysages sont magnifiques et c'est juste ce que je recherche une petite quinzaine loin du béton. Ca me paraît pas mal idéal car en + cet état cumule déserts, canyons, parcs verts etc.. Y a-t-il un connaisseur expérimenté ou un ancien voyageur sur ces terres ?

Je cherche divers conseils sur la traversée.. mon idéal est une traversée à pieds, qui croiserait 2-3f la civilisation pour me réapprovisionner tout en explorant des paysages différents au possible et si possible (à part dans les villes mdr) croiser le moins de monde ; mais animaux bienvenus sauf ceux qui mangent les gens la nuit. Peut-être une rivière intéressante à suivre ? (pratique pour la peche, l'eau et se laver) Avec en final rejoindre une ville pour motel, bus, et repartir à l'aéroport

Merci à ceux qui auront le courage de me répondre ;) je sais que je demande très large mais je n'ai pas d'idées précises sur la géographie de l'état
Traversée des Pyrénées espagnoles à vélo fin août English translation pending
by Thilyon · 2010-05-06 · 2 replies
Bonjour,

Nous envisageons d'effectuer la traversée Ouest/Est des Pyrénées coté Espagne, d'Hendaye à Cadaquès, fin aout.

J'ai une idée de notre itinéraire mais j'ai quelques questions:

- est-ce que l'un(e) de vous a effectué cette traversée. - des idées d'itinéraires. Nous envisageons des étapes de 60/80KM. - nous sommes deux, peu chargés ± 10 kg car hébergements en gites ... - est il aisé de trouver des hébergements dans les villages - la traversée de San Sebastian est elle compliquée ?

Merci
Utilité d'un GPS au Québec? English translation pending
by Vs23 · 2010-05-05 · 37 replies
Bonjour à tous!

Je me prépare à partir au Quebec pour deux semaines, pour un trajet de Montreal jusqu'à Percé, en passant par le lac St Jean et la Gaspésie.

J'ai une voiture de location, mais je n'ai pas pris de GPS car c'était cher, et comptais en prendre un sur place. Cependant, on m'a glissé qu'il était un peu inutile d'avoir un GPS au Quebec, et qu'une carte papier suffisait amplement!

Qu'en pensez vous?

Merci d'avance pour vos réponses!

++
Utilité de louer un 4x4 entre Brisbane et Cairns? English translation pending
by Renaud9 · 2010-05-04 · 5 replies
Bonjour, nous devons voyager de Brisbane a Cairns cet été en famille pendant 19 j. Je me pose la question de l'utilité de louer un 4x4 sachant que nous aimons les coins isolés. Quelqu'un aurait-il l'expérience ? Merci
Tuléar - Fort-Dauphin par piste côtière: à faire? (Madagascar) English translation pending
by Patlolo46 · 2010-05-03 · 60 replies
Bonjour, Nous préparons actuellement un séjour à Madagascar pour juillet/ août. Nous voudrions consacrer un peu de temps à la piste côtière entre Tuléar et Fort Dauphin. Après lecture de plusieurs forums sur internet et divers guides, j'ai du mal à faire la part des choses, certaines infos étant parfois contradictoires. Par ailleurs nous devons faire un choix entre les Tsinguy et la piste vers le sud, ce qui n'a rien à voir mais il faut opter pour l'un ou pour l'autre car séjour trop court. Donc plusieurs questions :

1) Combien de temps consacrer a cette partie de l'île? Vaut-il mieux faire la partie qui est au sud de la rivière Linta ou la partie qui est au nord (si nous n'avons pas assez de temps pour tout faire) ?

2) Peut on bivouaquer ?

2) Quels sont les plus beaux villages et plus belles plages ? y a t'il des endroits intéressants pour faire du masque tuba sur cette zone ? (j'ai lu parfois que certains secteurs se prêtaient davantage à la plongée bouteille)

Merci par avance de vos renseignements.
Idées pour un voyage d'environ dix jours en Provence? English translation pending
by Stephanie67 · 2010-04-26 · 9 replies
Bonjour à tous,

Notre voyage pour l'été 2011 s'organise tranquillement. Nous avons opté pour environ 10 jours en Provence/Côte d'Azur et 5 jours à Paris.

J'ai de la difficulté à me figurer les distances en Provence/Côte d'Azur... Nous souhaitons loger au même endroit le plus longtemps possible. Nous déplacer constamment avec nos valises ne nous enchante pas beaucoup. Évidemment, nous louerons une voiture sur place. Nous pensions peut-être à 5 jours à un endroit puis nous déplacer pour un autre 5 jours. (Pour la Provence) Est-ce une bonne idée ?

De plus, avez-vous des "coups de coeur", des endroits à ne pas manquer, des endroits où loger, où manger... bref tout ce que vous savez de la Provence m'intéresse...! Nous seront deux adultes (mon conjoint et moi) et ma fille qui aura 13 ans. Nous souhaitons faire un voyage pour nous remplir les yeux et le coeur de paysages, de culture, de bonne bouffe, de bon temps quoi, sans pour autant courir sans cesse, mais en voyant le maximum d'attraits... ! Je sais que c'est un peu paradoxal, mais je suppose qu'avec beaucoup d'organisation, et de précieux conseils, nous y arriverons !

Pour ce qui est de Paris, les endroits à visiter me semblent assez évident ! 😉 Nous comptons loger au même endroit pour les 5 jours. Avez-vous des suggestions ? Trouver un hôtel pour 3 personnes avec air climatisé semble relever du défì à Paris !!! (je n'aime pas beaucoup la chaleur - je sais que j'aurai à faire avec en juillet - mais je me dis que si au moins je dors au frais... )

J'attends vos précieuses suggestions !

🙂
Croisière "Rivages ibériques" sur le Louis Majesty du 2 au 10 avril 2010 English translation pending
by Annafred · 2010-04-14 · 42 replies
Bonjour à tous !

Tout comme mes prédécesseurs, j'ai pioché à gauche à droite afin de pouvoir faire les valises, sans rien oublier. Merci donc à tous !!

Nous voilà donc partis pour Marseille (pour ma part pas trop loin, seulement 45mn de route..), un peu stressé car c'est la toute première !! Môle Léon Gourret, le bateau nous y attend... Le parking pour croisiéristes : 13€ par jour. En rentrant dans le hangar, nos bagages sont prises en compte et passent "aux rayons" ! On nous remet des documents à lire et à remplir (H1N1). Un jus de fruit nous est offert et nous suivons les vacanciers... Il nous est demandé le choix du service pour le dîner et nous choisissons le second (20h30). Car dîner à 18h30, c'est à mon goût, un peu tôt ! Le responsable nous remet un ticket sur lequel est inscrit notre numéro de table. S'en suivent les forfaits de boissons (valable de 10h à 2h du matin): - alcoolisées : 27,95€ par jour et par personne - non alcoolisées : 14,95€ par jour et par personne Il existe un forfait pour le vin (3 bouteilles pour 54€ ; 4 pour 72€...). Les vins sont excellents... Nous arrivons près des guichets : - Emprunte de CB - Photo de chaque passager pour la carte magnétique - vérifications des pièces d'identité (on ma demandé les passeports !!) Chacun reçoit sa carte magnétique.. A la sortie du hangar, photo de famille (déjà...et y'en aura d'autres !!) puis nous montons à bord où nous sommes pris en charge et menés vers nos cabines. Nos valises nous attendaient déjà devant la porte !! Nous découvrons les divers documents (News, ...) et nous partons à la visite du bateau. A 16h30, nous participons à l'exercice général d'urgence. Nous prenons donc nos gilets de sauvetage qui se trouvent dans nos armoires et nous nous dirigeons vers notre point de rencontre. Et là, petite photo !!!! A la fin, de l'exercice, une réunion d'information nous attend au théâtre Palace. Présentation du personnel, de la vie à bord et des excursions. Kamel et son équipe d'animation sont très attachants !!!! Pendant ce temps là nous quittons le port de Marseille... 19h Showtime devant un apéro (on ne va pas se priver, on est en vacances !!!) puis repas à 20h30 au Four Seasons. (Le code vestimentaire de ce soir : décontracté...). Demain est un autre jour, nous nous réveillerons à Barcelone...😎
Retour d'un voyage grandiose Ha Giang - Meo Vac - Cao Bang - Lang Son (Vietnam) English translation pending
by Jeansellier · 2010-04-09 · 31 replies
Bonjour a tous ,

Pour ma troisieme visite je viens de faire en 6 jours l itineraire suivant : Hanoi-Ha giang-Quan Lan-Dong Van-Meo Vac -Bao Lac-Cao bang -Chutes a la frontiere chinoise-Cao bang -Dong Khe -Langson -Hanoi.

Des coins GRANDIOSES , un itineraire super , montagnes, vallees , canyons, defiles, precipices , routes a flanc de montagne, jungle, forets et un coin entre Quan Lan et Dong van ou on se croirait dans les Andes equatoriennes , la rocaille a perte de vue , quasiment aucune vegetation . Et puis le trajet Dong Van -Meo Vac que certains ont deja cite !!!! Des reliefs incroyables !!! 6 jours de regal pour les yeux avec un chauffeur extremement prudent et tres sympa . tous les secteurs valaient vraiment le coup.

Quand j aurais le temps je decrirai tout ce trajet avec plus de details. Des touristes en vue ?? un couple de francais a Dong Van et 3 autrichiens. Aucun en vue a Bao Lac , une douzaine a Cao bang> Et dire qu en ce moment on se bouscule a Sapa et Halong . Il y a possibilite de faire le trajet par les transports locaux mais cela prend du temps et puis j aimerai pas confier ma vie a certains chauffeurs de bus ou minibus publics dans cette region. En plus pas d arret photo possible.

Cdlt Jean
Croisière dans les Bahamas sur le Norwegian Sky en juillet English translation pending
by Domruff · 2010-04-07 · 28 replies
Bonjour, nous serons à bord du Norwegian Sky de Miami au Bahamas (4 nuits) en juillet prochain. Quelqu'un a t'il déjà fait cette croisière ? Il y a 3 escales, soit à Nassau, Grand Bahamas et une autre Ile entre la Floride et les Bahamas. J'aimerais savoir ce qu'il y a d'intérressant à faire sur ses Iles. Nous sommes amateurs de belles plages et d'apnée. Merci de me transmettre aussi vos commentaires sur le paquebot, les activités à bord et les spectacles. Nous avons déjà fait les Bermudes à bord du Norwegian Spirit, est-ce similaire ?

Merci à l'avance

🙂
Ouest américain 2009: à la découverte de nouveaux sites en dehors des sentiers battus (Partie n°4) English translation pending
by Sedonax · 2010-03-27 · 42 replies
Partie 1 : de Denver à Santa Fe

Partie 2 : de Santa Fe à Lost City

Partie 3 : de Lost City à Page

Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes

Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante

Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef

JOUR 12 : de Catstair Canyon à CBS Paw Hole

Ce matin, je vais tenter le tirage au sort à la Paria Ranger Station dans le but d’obtenir un permis pour Coyote Buttes North (CBN), afin de revoir The Wave et ses alentours. J’éprouve une sorte de fascination pour cet endroit extraordinaire, qui débuta le jour de 1995 où je suis tombé sur une photo de ce que l’on n’appelait pas encore The Wave dans le magazine Géo. Dix ans après ma première visite (avec ma femme et ma fille), qui fut suivie de 8 autres durant lesquelles j’ai exploré à fond tout le secteur (ce qui m’a permis d’écrire le chapitre « Coyote Buttes North » dans le volume 2 de Photographing the Southwest), cette fascination ne faiblit pas et, si je passe à proximité de CBN, je ne résiste pas à tenter ma chance (avec toutefois quelques scrupules car cela en enlève une à ceux qui n’y sont jamais allés). Mais maintenant, si je ne suis pas tiré au sort, une simple déception remplace la frustration.

Le tirage n’ayant lieu qu’à 9 heures, j’ai le temps de faire une visite à proximité.

Je choisis de retourner à Catstair Canyon que je n’avais vu qu’une seule fois sous une lumière peu favorable.

Ce petit canyon se trouve en contrebas de la Highway 89 et son accès en est aussi rapide que facile.

Tôt le matin, la belle lumière met en valeur le canyon.





On y trouve quelques exemples d’art rupestre indien dont mon préféré est ce pictographe représentant un homme de façon minimaliste et très graphique.





Un peu plus loin dans le canyon, se trouve un étonnant remblai que l’on ne soupçonne pas quand on roule sur la Highway 89 quelques mètres plus haut. Il est constitué d’un empilement d’une vingtaine de voitures des années 60 et 70 😮. En voici quelques-unes :



En me garant sur le parking de la Paria Ranger Station, à 8 h 45, je constate qu’il y a beaucoup de véhicules, il va donc y avoir de nombreux postulants pour les 10 permis octroyés. Effectivement, il y a 68 demandes, mais avec ceux qui reviennent plusieurs jours de suite (les rangers leur donnent autant de « billets de loterie » que le nombre de fois auxquelles ils ont postulé), les chances d’obtenir un permis ne dépassent pas 1 sur 10 😕.

En attendant le tirage au sort, je discute avec une jeune femme prénommée Dawn (Aurore). C’est une Californienne au look hyper sportif, particulièrement aimable et bien dans sa peau. Elle ne travaille pas dans le domaine sportif comme son allure pourrait le laisser croire (elle est consultante en sécurité informatique) mais elle pratique tout de même l’escalade à haut niveau, le VTT et le triathlon… Elle est ici pour se « reposer » et se remettre d’une récente fracture de l’épaule suite à une chute de VTT. Quand commence le tirage au sort, son nom est tiré en premier et elle pousse un cri de satisfaction.

Les noms se succèdent jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’un seul permis à attribuer. Une autre année, plusieurs personnes avaient refusé l’ultime permis car elles ne voulaient pas se séparer et finalement c’est moi qui l’avais obtenu car j’étais le seul visiteur solitaire. Mais cette fois-ci, il n’en sera pas de même. Le dernier permis est proposé à un jeune couple qui doit se décider immédiatement. Tout le monde les a forcément remarqués : elle a un séduisant visage et une plastique de rêve qui pourraient lui valoir la couverture d’un magazine de beauté et de santé ; lui, semble tout droit sorti d’une sitcom où il tiendrait le rôle du gentil séducteur ; les deux amoureux sont très souriants et ont l’air fort sympathiques. S’ensuit une discussion qui polarise l’attention de la soixantaine de personnes présentes, les yeux rivés sur eux :

Lui : Prends ce permis, tu rêves de The Wave depuis si longtemps ! Elle : Non, je ne peux pas envisager d’y aller sans toi. Lui : Mais si, je t’accompagnerai et je t’attendrai à la limite de la zone interdite. Elle : Non, je ne veux pas te laisser seul.

Et ainsi de suite pendant deux minutes… Au final, la jeune femme finit par prendre le permis tandis que la ranger leur lance d’un air complice : « J’espère que vous n’êtes pas en voyage de noces car je ne veux pas que cette loterie soit responsable de votre première séparation ! » Cette scène « à l’eau de rose » a fait sourire l’assemblée et finalement détendu l’atmosphère parmi toutes les personnes déçues… dont je fais partie 😕.

Je souhaite un « Happy The Wave » à Dawn et tout le monde sort de la Station, excepté les heureux élus qui vont acheter leur permis pour CBN. Dehors, je discute avec des Allemands qui font un tour du monde dans un camion Mercedes 4 x 4 qu’ils ont aménagé et sur lequel ils dessinent au fur et à mesure leur parcours. Eux aussi apprécient les Tassilis du Sahara, ma région préférée après le Southwest. Après avoir rempli 2 gallons d’eau potable au robinet extérieur prévu à cet usage, je retourne dans la Station quand tout le monde est parti. Sans grand espoir d’avoir une réponse positive, je demande s’il ne reste pas un permis pour aller ce jour à Coyote Buttes South car je retournerais bien à Paw Hole en fin d’après-midi. Par chance, il en reste un 🙂! Le ranger me demande si je dispose d’un véritable 4 x 4 (pas un AWD, me précise-t-il) avec suffisamment de garde au sol, car pour y aller le sable est encore plus mou et profond que les années précédentes et il y a très régulièrement des touristes ensablés sur cette piste 😕. Il me dit qu’à la montée il faudra aller vite et ne surtout pas ralentir.

Il est temps de me rendre au parking de Wire Pass. Mon but est de réaliser une boucle passant par le slot canyon de Wire Pass puis celui de Buckskin Gulch, de sortir de ce dernier à un endroit repéré sur Google Earth (dont nous avions discuté avec plusieurs membres de VF), d’aller jusqu’aux Teepees à l’est de CBN puis de revenir au parking en contournant la zone nécessitant le permis. Comme il n’est pas prévu qu’il pleuve aujourd’hui, il n’y a pas de risque de « flash flood », mortel dans ces canyons.

Après avoir payé mon permis à la « self station » près du parking, je retrouve avec plaisir le slot canyon de Wire Pass où je me rends quasiment toujours avant d’aller à The Wave. Même si la lumière y est quelconque ce matin, l’étroitesse du canyon reste intéressante et depuis dix ans je retrouve ce même morceau de tronc d’arbre coincé en hauteur, telle une bête guettant sa proie.





Le slot canyon débouche sur une grande alcôve à la confluence avec Buckskin Gulch.





Grimper dans l’alcôve permet de voir certains détails de l’érosion.



Un Datura solitaire a élu domicile à quelques mètres de là.



Buckskin Gulch est plus impressionnant que Wire Pass car beaucoup plus profond pour une largeur excédant rarement les 5 mètres et, surtout, il serpente sur environ 20 kilomètres avant de rejoindre le Paria Canyon.





Le randonneur, sur cette photo, vous donne une idée de la taille de ce canyon et de ce qu’on peut y ressentir :



Quel plaisir d’y randonner tranquillement, à la recherche de lumière réfléchie qui donne matière à photographier 🙂.







En plusieurs endroits, le sol est recouvert de boue séchée.





Mais, par moments, il s’agit de boue humide, voire quasi liquide. J’essaye d’abord de l’éviter en sautant d’une pierre à l’autre mais, alors que je tente un trop grand pas, une pierre bascule et je me retrouve dedans jusqu’au mollet. Ce n’est pas très agréable 😕 et cela va occasionner ce soir une longue séance de nettoyage mais, après tout, ce n’est que de la boue (qui sèche d’ailleurs assez rapidement sur mes chaussures).

Je parviens à l’endroit qui, sur Google Earth, semble permettre une sortie du canyon. Dans la réalité, c’est très différent, il ne s’agit que d’une grosse fissure (à droite de la photo). La fonction 3D de Google Earth se contente de faire de l’interpolation de courbes de niveaux en lissant les pentes, ce qui ne correspond pas forcément au terrain qui peut être bien plus accidenté.



J’hésite à entreprendre la montée dans la fissure que j’estime à du 4+ (en cotation française d’escalade, sport que j’ai pratiqué longtemps il y a plus de dix ans), mais avec des chaussures de randonnée boueuses et un sac à dos lourd (contenant entre autres le matériel photo et la réserve d’eau) ce n’est pas l’idéal. Comme la fissure n’est pas complètement verticale (donc pouvant a priori être redescendue si nécessaire) et que la chute n’est pas mauvaise (au sol il y a du sable et pas de rochers), je décide de tenter l’aventure même si ce n’est pas très raisonnable. Je me concentre, retrouve mes sensations oubliées de grimpeur et l’escalade de la fissure (d’une bonne vingtaine de mètres) se déroule bien, sans que je me fasse peur. L’arrivée se fait dans une sorte de petit cirque sableux entouré de falaises verticales qui me séparent du plateau sommital. Mais une mauvaise surprise m’attend 😕 : il n’y a aucune possibilité de grimper la falaise à part dans une cassure encombrée de gros blocs dont certains légèrement en surplomb. J’estime que cette dizaine de mètres d’escalade est au moins du 5+, avec impossibilité de redescendre et une très mauvaise chute sur des blocs pointus. Je n’insiste pas, ce serait vraiment trop risqué, même si c’est rageant d’échouer si près du but 😠. Je comprends pourquoi je n’ai jamais lu, lors de mes recherches sur Internet, que quelqu’un ait pu sortir de Busckskin Gulch de ce côté.

Je redescends donc la fissure, mais en escalade la descente est plus difficile que la montée et maintenant je ne fais pas le fier ! Même en me concentrant, mes pieds retrouvent difficilement, en tâtonnant, les prises que mes yeux ne voient pas. Je ne peux m’empêcher de penser que toute chute se traduirait au minimum par une cheville foulée quand je toucherais le sol après avoir glissé et m’être râpé contre la paroi et, même si j’arrivais à rentrer à mon véhicule en claudiquant, tout le reste de mon voyage serait compromis 😕. A mi-chemin de la descente, j’entends deux personnes qui viennent d’arriver et expriment leur surprise de me trouver dans cette situation. Leur présence et leurs encouragements me rassurent et je termine la descente mieux que je ne l’ai commencée.

Je suis bien content de retrouver le sol et de discuter avec ces sympathiques backpackers, mais durant cette tentative avortée j’ai dû perdre au moins un demi-litre de sueur ! L’un des randonneurs, qui vient de Salt Lake City, me raconte comment un jour il s’est retrouvé en grande difficulté en essayant de suivre les indications d’un des guides de Michael Kelsey, une référence pour la randonnée dans l’Ouest. Il est vrai que Kelsey semble être une espèce de surhomme à qui aucun obstacle ne résiste et qui avance à un rythme d’ultra-marathonien, d’où bien des déconvenues pour les randonneurs « moyens » qui suivent certaines de ses indications. J’ai pu vérifier ses capacités par moi-même, un jour que je descendais seul, avec moult précautions et des chaussures très accrochantes, la dangereuse pente de slickrock de la Sneak Route to Death Hollow, dans la région d’Escalante. Quelle ne fut pas ma surprise de croiser Michael Kelsey lui-même 😮 qui remontait cette falaise à toute vitesse avec des chaussures de sport d’intérieur à l’accroche médiocre. La surprise fut partagée car il était ici en reconnaissance pour ajouter une nouveauté à la cinquième édition de son guide et il ne comprenait pas qu’un Frenchy puisse déjà se trouver là. Dommage que nous n’ayons pas eu le loisir de discuter plus d’un quart d’heure, chacun étant tenu par un horaire serré.

Je continue à descendre encore un peu le canyon. Certaines falaises sont impressionnantes.



En me glissant sous des alcôves pour cacher le ciel, je peux mieux admirer les magnifiques couleurs créées par la lumière réfléchie sur les parois du canyon. C’est un enchantement.





Je rebrousse chemin et remonte le canyon d’un bon pas car cet après-midi je me rends à Paw Hole et ce n’est pas à côté. Bien après les passages boueux, je rattrape le jeune couple qui hésitait à prendre l’ultime permis pour CBN à la loterie de ce matin. Je suis surpris de voir la jeune femme recouverte de boue : bras, jambes, cuisses, une bonne partie du visage. Elle me fait à la fois penser à Lara Croft (du jeu Tomb Raider) qui serait en stage commando et à une « sauvageonne » de certaines peuplades indigènes. Je pense également à la célèbre chanson de Queen « We will rock you » et ses paroles « You got mud on your face » sauf que le vers suivant « You big disgrace » ne convient pas du tout puisque, contre toute attente, la demoiselle reste fort jolie et que la boue séchée fait même ressortir ses yeux verts. En riant, elle m’explique que l’argile « c’est bon pour la peau et que certains payent cher pour cela ». On rentre ensemble et on discute dans la bonne humeur. Ils viennent de Pennsylvanie, lui finit ses études à l’université et elle est professeur de fitness et de cheerleaders (Pom-pom girls). Ils sont très contents d’aller demain tous les deux à CBN/The Wave. Tous les 2, avec un seul permis ? Non, ils ont bien 2 permis car, après le tirage au sort, Dawn s’est discrètement désistée en leur faveur, touchée par ce jeune couple d’amoureux. Elle leur a dit qu’habitant en Californie elle pourrait revenir ici plus facilement qu’eux. Un bien beau geste 😇!

Comme je vois ces deux sportifs se jouer des petites difficultés de Wire Pass (blocs coincés à escalader), je leur donne tous les conseils nécessaires pour visiter demain Top Rock et Melody Arch afin d’agrémenter leur visite. Ils sont installés au petit camping gratuit de Stateline Campground, à 2 miles au sud du parking de Wire Pass. Comme il est complet, ils me proposent de partager leur emplacement en me prévenant qu’ils reviendront assez tard puisqu’ils dîneront à Page ce soir. Ils sont vraiment très sympa 🙂!

On est déjà en cours d’après-midi mais on partage quelques barres de céréales après le slot canyon de Wire Pass, puis on se quitte au parking et je pars en direction de Coyote Buttes South - Paw Hole.

Le ranger m’avait prévenu, la piste de Paw Hole s’est dégradée par rapport aux années précédentes, les ornières sont profondes et le sable est très mou car il n’a pas plu depuis longtemps. C’est aussi vers Paw Hole qu’Annie et André, pourtant véhiculés dans un gros 4 x 4 par un ami expérimenté de Kanab, se sont ensablés il y a quelques semaines et ont dû faire venir la dépanneuse pour plusieurs centaines de dollars 😕. Je suis donc bien content de disposer du Toyota 4Runner qui est un vrai 4 x 4 avec vitesses courtes mais je choisis tout de même de rester en seconde longue pour pouvoir garder une vitesse suffisante. J’attaque la montée sableuse à un rythme digne du Paris-Dakar, la voiture dérape dans les virages et fait des sauts à chaque variation de terrain, je dois tenir le volant très fermement et j’ai l’impression de conduire dans un jeu vidéo. Dès que je sens le véhicule ralentir, je donne des coups de volant successivement à droite et à gauche, comme je l’ai vu faire par les Touareg dans le Sahara. A l’arrière, mes sacs et la glacière sautent dans tous les sens, comme s’ils dansaient un pogo effréné lors de la grande époque punk, c’est « Anarchy in the trUnK » 😛! Après plus de 2 miles de ce rythme frénétique, qui me semblent durer beaucoup plus longtemps, je suis bien content de m’arrêter au petit parking de Coyote Buttes South - Paw Hole.

Je me dirige directement vers le secteur que je trouve le plus beau, à environ 1 mile de marche (dans le sable) au nord-ouest du site. En regardant les carnets de voyage et les photos des aficionados de l’Ouest, je suis surpris de voir que ce secteur pourtant très photogénique n’est pour ainsi dire jamais visité, alors qu’il est finalement plus accessible que celui de Coyote Buttes South, Cottonwood Teepees (qui est cependant plus vaste et plus varié).

Je garde un excellent souvenir de ma dernière visite en avril 2006 où, avec ma fille Flora, Kent, Steffen et Isabel, nous avions terminé à Paw Hole, dans une excellente ambiance, une expédition de presque 3 jours (avec camping sauvage) qui nous avait amenés à White Pocket et différents secteurs de Coyotte Buttes South. Souvenirs, souvenirs…

J’atteins une montagne de slickrock joliment striée (particulièrement à la gauche de sa base).









Un peu plus loin, un autre très beau secteur de slickrock strié.







Le temps se couvre, mais les couleurs n’en ressortent que davantage.



Je m’intéresse maintenant aux détails, aux motifs, aux textures et aux couleurs que le slickrock nous offre généreusement.





Ici, le rocher semble saigner.







Ravi d’avoir pu profiter tranquillement des trésors de ce site que j’apprécie particulièrement, je retourne vers le massif de teepees à proximité du parking.



Je les admire dans la douce lumière du soleil couchant.





La descente en 4 x 4 de la piste sableuse pose moins de problème que sa montée, même si cela secoue tout autant.

De retour sur la bonne piste de House Rock Valley Road, je capte les toutes dernières lueurs du soleil….



… puis du crépuscule.



Au camping, j’installe mon SUV à côté de l’emplacement du jeune couple de Pennsylvanie (que, plus tard, je n’entendrai même pas revenir de Page). Après mon habituel dîner frugal, je décharge mes photos sur mon notebook et, fatigué par cette journée bien remplie, je m’endors très rapidement.

JOUR 13 : autour de Coyote Buttes

Au lever du soleil, il fait nuageux, donc je prends mon temps avant d’aller à la Paria Ranger Station afin de tenter ma chance une seconde fois pour le permis de Coyote Buttes North. Quand je quitte le camping, le jeune couple de Pennsylvanie dort toujours dans sa tente et je ne peux le revoir pour le saluer et lui souhaiter une excellente visite de The Wave.

A la Station, nous sommes une dizaine de personnes de moins que la veille pour le tirage au sort. Je retrouve Dawn qui hier a été voir Horseshoe Bend, Antelope Canyon et des hoodoos. Quand des touristes demandent quel est le meilleur guide pour visiter le secteur parmi ceux qui sont vendus sur place, j’entends avec plaisir le ranger répondre que c’est Photographing the Southwest 🙂, du coup il leur en vend deux et Dawn en achète un troisième.

Celle-ci est optimiste pour le tirage au sort, par nature et parce que, aujourd’hui, elle a deux chances au lieu d’une, comme tous ceux qui reviennent pour la seconde fois consécutive (les rangers mettent deux numéros à leurs noms dans la tireuse à loto). Elle ne sait pas qu’elle a en réalité quatre chances en comptant les deux miennes, car j’ai décidé que si mon nom était tiré et pas le sien, je lui ferais bénéficier de mon permis, ce qui me semble tout naturel après son généreux geste de la veille.

La loterie se déroule selon une séquence répétitive : tirage de la boule, annonce du numéro, cri de joie de l’heureux élu, déception se lisant sur le visage des autres. Enfin il ne reste plus qu’un permis, le dixième, et bingo 🙂! c’est Dawn qui l’obtient et ne cache pas sa joie pour ce coup de chance in extremis. La ranger déclare qu’il y a une justice et raconte comment Dawn a fait don de son permis la veille ; spontanément, toute l’assemblée applaudit la sympathique Californienne. Après l’obtention de son permis, je lui explique en détail tout le circuit autour de The Wave, de Second Wave à Sand Cove en passant par Top Rock et le Big Mac, car elle ne saurait se contenter d’une visite classique. Quand il n’y a plus personne à la Station, je vais voir la ranger (qui se souvient bien de moi depuis qu’elle m’a croisé en octobre 2005 en revenant de White Pocket alors qu’elle pensait ce site encore confidentiel) pour lui demander s’il n’y aurait pas quelques phénomènes géologiques encore peu connus à visiter dans le secteur. Comme je connais déjà tous ceux qu’elle me cite, elle finit par m’en indiquer un du bout des lèvres qu’elle appelle « The Nautilus », mais me demande de me contenter de publier des photos sans en indiquer la localisation sur Internet ou Photographing the Southwest car cette curiosité est fragile.

Je la remercie et m’y rends directement. Je marche dans ce secteur isolé quand j’entends du bruit derrière moi. Je me retourne, surpris, et découvre deux chevaux montés par de souriantes cavalières qui habitent à proximité et me disent qu’elles n’ont jamais vu personne dans ce wash. On discute un moment des beautés de la région puis chacun reprend son chemin.



Je ne sais pas à quoi doit ressembler « The Nautilus » car la ranger ne m’a rien précisé et ses indications étaient plutôt vagues. Je m’attends donc à une formation rocheuse en forme de sous-marin avec des pointes, comme dans le roman Vingt Mille Lieues sous les mers de Jules Verne. Mais quand je découvre cette curiosité géologique, je constate qu’elle ressemble tout simplement par sa forme au coquillage appelé nautile en français et nautilus ici.



Je me glisse à l’intérieur…





… puis me balade un bon moment dans le secteur, à la recherche d’autres curiosités du même style, sans succès.





C’est la saison de floraison des cactus.



Je retourne à mon véhicule par le même chemin, content d’avoir vu ce petit site mineur mais néanmoins intéressant.

Le temps se couvre sérieusement, il ne serait pas prudent d’entamer seul une longue randonnée dans un site isolé. Je prends donc la piste de House Rock Valley Road pour accéder à des balades assez courtes.

Il y a de jolies fleurs sur le bas-côté (ce sont des Prickly Poppies me précise Kashtin, spécialiste en la matière).



Je retourne voir un panel de pétroglyphes qui m’avait particulièrement plu pour sa situation et son originalité. Bien que les rangers tentent de le garder confidentiel et qu’il soit loin de la piste, je constate en voyant le sol piétiné qu’il est nettement plus visité que lorsque j’y étais venu il y a quatre ans.

On y trouve un étonnant labyrinthe rappelant le jeu du même nom que l’on trouvait dans les magazines pour enfants, où il fallait se rendre d’un point A à un point B. C’est la seule fois où j’ai vu une telle représentation rupestre. Que peut-elle bien vouloir signifier ? Comme je ne connais pas de nom à ce panel, je l’appelle « The Maze panel ».







On peut observer d’autres motifs intéressants, notamment des spirales, un personnage avec des boucles d’oreilles, un autre très graphique dessiné comme un logo…





Ma prochaine visite concerne Double-Barrel Arch, qui se situe près de la piste d’accès par le sud à Coyote Buttes South et ne nécessite qu’une courte marche.

Devant l’arche et ses deux ouvertures, un rocher surnommé le Totem.



Quand je m’approche de l’arche et que je grimpe pour atteindre ses ouvertures, je constate que le slickrock est très différent de celui que l’on trouve habituellement dans la région. Celui-ci est torturé comme de la roche volcanique qui me rappelle celle que j’ai vue au Piton de la Fournaise, à l’île de la Réunion, ou au pied du Teide à Tenerife, aux îles Canaries.







Une excroissance rocheuse me fait penser à un dinosaure qui serait à l’affût.





Le ciel s’est dégagé peu à peu et les risques d’orage semblent s’éloigner.

Je décide donc de faire la randonnée permettant de visiter le site d’Edmaier’s Secret que je n’avais pas eu le temps de faire lors de mon précédent voyage.

Cet endroit n'est pas à proprement parler secret ou confidentiel. Son surnom lui a été donné par des Allemands qui ont découvert en 2003 une photo aérienne (prise dans les années 90) dans un livre de Bernhard Edmaier et qui, à partir de là, l’ont ensuite recherché (notamment à l'aide de Google Earth). Ils s’y sont rendus par eux-mêmes en 2007. Ceci explique que ce lieu soit encore très peu connu, mais plus pour longtemps car sa visite est notamment une bonne solution lorsqu’on n’a pu obtenir de permis pour CBN / The Wave. C’est d’ailleurs pour cela que je l’ai conseillé à Marie/mlefevre qui s’y est rendue deux mois plus tard et en a parlé positivement dans son carnet. Du coup, plusieurs forumeurs ont déjà inscrit cette visite à leur voyage de 2010.

Cette belle randonnée dans le wilderness n'est ni longue (entre trois et quatre heures suivant le temps passé à explorer et/ou à photographier sur place) ni difficile si l'on dispose des informations, d'un extrait de carte topographique et d'un bon sens de l'orientation (le GPS peut faciliter les choses mais n'est pas indispensable, le mien est resté dans le sac à dos cette fois-ci). Par contre, en été il peut y faire très chaud, il n’y a pas d’ombre et il y a peu de chances d’y rencontrer âme qui vive.

Je paye mon permis à la « self-payment station » du parking de Buckskin Gulch et je marche d’un bon pas dans le gulch car l’après-midi est déjà très avancé. Environ une heure plus tard, je suis au milieu d’un océan de slickrock au pied d’une superbe montagne de brainrocks (roche en forme de cervelle) qui ne demande qu’à être gravie.







Au sommet, je découvre un land-marker qui date de 1917...



… et surtout un panorama magnifique en direction de Buckskin Gulch d’où je viens.



Je continue vers le sud sur le sommet de la montagne…



… jusqu’à un superbe point de vue sur une immense pente de slickrock avec Coyote Buttes North en arrière- plan. Loin au sud, le massif blanc de Top Rock est bien éclairé et je distingue nettement la fissure verticale qui surplombe The Wave et sert de repère aux randonneurs (en haut et au milieu de la photo). Aujourd’hui, il me manque au moins deux heures de jour pour pouvoir explorer ce versant, ce sera donc pour la prochaine fois.



Je redescends vers le nord en passant par une « mini-wave » au slickrock délicatement ciselé.



Ce spot, un de mes préférés du site, m’a donné envie d’en faire une interprétation en noir et blanc.



La descente est ponctuée de lames de roche et de délicates stries dentelées qui, je l’espère, seront épargnées par les futurs visiteurs.







D’immenses chenilles de pierre sont blotties les unes contre les autres. Je ne serais pas surpris de les voir se mettre à onduler lentement.





Quelques lichens égayent la roche.





Le slickrock prend plusieurs couleurs, au gré de sa fantaisie.





Un hoodoo au sombre chapeau semble perdu dans cette immensité.





Le soleil va bientôt se coucher, il est temps d’entamer le retour.



Eclairé par les derniers rayons du soleil, le grès prend de superbes teintes dorées.



Dans le wash sableux au pied du slickrock, j’ai l’impression d’être fin 2008 durant mon voyage au Sahara, dans le massif de la Tadrart, au sud-est de l’Algérie. Curieuse impression de retrouver les mêmes sensations au sein de deux sites situés aux antipodes mais qui se rapprochent par leur esthétique, leur atmosphère et leur lumière.







L’agréable remontée de Buckskin Gulch dans une lumière crépusculaire et une température très douce termine sereinement cette journée durant laquelle la découverte d’Edmaier’s Secret fut un des coups de cœur de mon voyage 🙂.



Il fait nuit quand je roule sur les pistes de House Rock Valley Road puis de Cottonwood Canyon Road pour retrouver mon lieu de bivouac d’il y a deux jours. Je me couche relativement tôt car demain le réveil sonnera bien avant l’aube pour visiter les Wahweap hoodoos à l’heure propice.

JOUR 14 : de Wahweap Hoodoos à Waterholes Canyon

Il fait encore nuit quand le réveil sonne, mais c’est nécessaire pour lever le camp, rouler sur les pistes menant au Wahweap Wash puis marcher une vingtaine de minutes jusqu’au premier groupe des Wahweap Hoodoos, afin d’être positionné à temps pour y voir le lever du soleil.

Mon intérêt pour les Wahweap Hoodoos remonte à l’année 2001 quand Laurent Martrès me demanda de l’aider à trouver un hoodoo particulièrement élégant dont, à l’époque, seuls deux photographes professionnels avaient publié une photo : Michael Fatali (toujours lui !) et Jackson Bridges (guide/photographe spécialisé dans la région du Lake Powell). Bien entendu, on ne savait pas du tout dans quel secteur ce hoodoo pouvait bien se trouver et les deux photographes gardaient jalousement leur secret. Durant mon voyage de 2001, dans les environs de Page, j’ai montré la photo à tous les rangers que j’ai croisés, j’ai exploré les alentours de Toadstool Hoodoos et de White Rocks mais je n’ai pas trouvé le hoodoo recherché. Quelques mois plus tard, j’ai finalement obtenu une information succincte mais suffisante (« Vous trouverez dans Wahweap Wash »), en correspondant avec un local qui voulait lancer un Bed & Breakfast et courait le wilderness près de chez lui à la recherche de curiosités géologiques. Dès mon voyage suivant (en mai 2002), nous remontions à pied, Laurent et moi, le Wahweap Wash (en venant du sud, ce n’est qu’ensuite qu'un ami de Laurent a trouvé l’accès plus rapide par les pistes du nord), lorsque nous avons fini par trouver les hoodoos convoités 🙂, qui seront longtemps une des nouveautés de Photographing the Southwest. Il m’amuse de penser que quelques e-mails envoyés de France ont été plus efficaces qu’une recherche menée sur place.

La subtile lumière qui précède le lever du soleil permet d’apprécier ces hoodoos élancés dans une ambiance plus douce et moins contrastée que celle qui prévaudra quand les rayons du soleil les atteindront directement.





Quelques minutes plus tard, le site est éclairé par les premiers rayons qui font ressortir le blanc éclatant des hoodoos.



Je prends la photo « classique »…



… avant de trouver un autre angle qui me plaît davantage.



Un second groupe de hoodoos se situe quelques centaines de mètres plus loin.



Ils sont moins élancés mais néanmoins intéressants, surtout à contre-jour.





J’ai un faible pour ces deux hoodoos qui semblent avoir été posés là comme des piliers matérialisant l’entrée d’un décor fantasmagorique digne du Seigneur des Anneaux.





Ici, des concrétions ressemblent vraiment à de la cervelle.



Là, les roches rappellent la couleur du sang.



De retour à mon véhicule, je rencontre deux Allemands qui viennent d’arriver mais qui ont failli rester coincés au passage d’un petit wash qui traversait la piste : leur SUV ne pouvant plus ni avancer ni reculer sans racler fortement le sol rocailleux, l’un a dû pousser et l’autre « mettre la gomme » pour s’en sortir. Ils avaient pourtant loué chez Alamo un SUV standard de la même catégorie que le mien, mais ils ont hérité d’un modèle « crossover » à la faible garde au sol, qui montre ses limites à la moindre difficulté, leur faisant risquer une galère au milieu de nulle part sans compter l’endommagement du véhicule 😕. Après un petit déjeuner commun, où ils se font réchauffer des saucisses, je les quitte en espérant qu’au retour ils ne rencontreront pas le même problème.

Sur les hauteurs de White Rocks, je me gare sur un promontoire surplombant un secteur où se trouvent de nombreux hoodoos colorés.



La lumière de ce milieu de matinée n’est pas très favorable, mais une balade me permet tout de même d’apprécier les couleurs qui vont de délicats tons pastel au rouge violacé.







Tout au bout de la balade, un point de vue sur Chimney Rock et sur un énorme hoodoo qui fait plus de 20 mètres de haut.



Vers midi, je me rends au Paria Outpost pour saluer Susan et Steve Dodson, comme je le fais maintenant depuis une dizaine d’années. La première fois, Elisabeth, Flora (qui avait onze ans) et moi étions venus là dans le but de boire quelques litres de lemonade bien fraîche après notre première visite à The Wave, dans la canicule du mois de juillet. Nous avions été très sympathiquement accueillis par Susan et Steve qui nous avaient raconté la toute récente ouverture du Paria Outpost (majoritairement construit de leurs mains), leur amour de la nature encore sauvage qui les avait amenés ici, leur intérêt pour la vie des locaux à laquelle ils voulaient s’intégrer, leur goût pour la musique jouée en commun, leur volonté de contribuer à une activité touristique responsable en harmonie avec la nature… Flora était même repartie avec un cadeau 🙂 : un grand TShirt flashy de style hippie (que Susan avait teint elle-même) qui lui servit longtemps de chemise de nuit compte tenu de sa taille.

Les débuts sur place furent difficiles car il leur fallut des années avant d’obtenir les autorisations, accréditations et assurances nécessaires pour faire le métier d’outfitter sur les terres du BLM et du Vermilion Cliffs National Monument (où se trouve Coyote Buttes). En attendant, ils ont tenu bon et ont proposé des shuttles (transports) notamment pour les backpackers descendant le Paria Canyon ou Buckskin Gulch, et leur BBQ « all you can eat » de fin de semaine (certaines fois avec de la musique live) a acquis une bonne renommée, puisque de nombreux locaux (dont beaucoup viennent de Page) y sont fidèles. Ils ont également aménagé une chambre pour la proposer en Bed & Breakfast. Quand ils ont pu lancer leur activité d’outfitter, j’ai fait tout mon possible pour les faire connaître en France (et dans d’autres pays francophones), soit en répondant à des posts de VF quand les forumeurs ont commencé à s’intéresser à Coyote Buttes South et White Pocket ; soit dans de nombreux messages privés et/ou e-mails ; soit directement, en en parlant à mes connaissances qui se rendaient dans l’Ouest ; soit encore en les citant dans Ouestusa.fr en complément de l’outfitter Wally (en retraite maintenant) que conseillait Thierry/Wavemaster car il avait été content de ses services… Comme tous leurs clients ont été satisfaits, le bouche-à-oreille et les carnets de voyage ont fait le reste, et maintenant leur activité d’outfitter marche bien 🙂, avec une bonne proportion d’Européens. Les Dodson, qui connaissent ma contribution à leur business, m’accueillent toujours à bras ouverts… comme Susan le fait encore cette année (Steve étant en excursion). Elle s’apprêtait à partir faire des courses à Page mais, après un accueil très chaleureux, elle reste un bon moment à discuter avec moi. Quand elle doit s’en aller, elle me dit de rester au Paria Outpost « comme chez moi ».

Tandis que le temps se couvre, je m’installe pour prendre mon lunch sur la terrasse puis j’entame une petite sieste réparatrice. Je suis réveillé par l’arrivée d’une dame d’une bonne soixantaine d’années, qui a beaucoup de distinction et qui respire la gentillesse. Elle vient de Californie, est passionnée de photographie (elle dispose d’ailleurs d’un matériel haut de gamme) et passe voir Steve et Susan pour convenir d’une excursion, sans savoir ce qui est le mieux à photographier dans le secteur. Comme il s’est mis à bruiner, j’ai tout mon temps. Aussi, je vais chercher mon notebook et je lui montre des photos de la région proche sur une copie de mon site web, ainsi que certains clichés que j’ai pris durant les deux derniers jours. Elle prend des notes de ce tout ce que je lui conseille de voir par elle-même ou avec un outfitter dans les jours à venir, puis elle me pose des questions complémentaires sur l’accessibilité des différents sites. Je suis heureux d’avoir pu lui rendre service, car elle est aussi sympathique que motivée. Avant de partir, elle me remercie chaleureusement et me dit « You make my day » (expression que j’avais découverte au cinéma dans la bouche de Clint Eastwood, mais prononcée dans des circonstances très différentes).

La bruine a cessé mais le ciel reste menaçant. Je décide de tenter une visite aux Thousand Pockets dont le nom est prometteur. La piste est d’abord commune avec celle de Stud Horse Point, puis elle s’enfonce vers le sud. Elle est longtemps sableuse, ce qui ne posera pas de problème en cas de pluie, mais tout d’un coup elle devient argileuse avec plusieurs montées et descentes. La randonnée doit durer au moins deux heures et il est impossible de deviner où vont éclater les orages qui menacent tout autour. Si la pluie tombe ici, il me sera impossible de rouler sur les montagnes russes sur lesquelles je viens de passer. Par prudence, je décide donc de renoncer et de revenir en arrière pour me contenter d’une seconde visite à Stud Horse Point.

Je ne le regrette pas car aujourd’hui la lumière y est douce.

Au loin, le Lake Powell d’où émerge Lone Rock.





Les hoodoos colorés de Stud Horse Point, qui dominent le paysage, ont une structure et une esthétique particulières très différentes de ceux que j’ai vus ce matin. On se croirait dans une autre région.









Mon hoodoo préféré est celui qui est surnommé l’Amiral à cause de son chapeau si caractéristique.





Je retourne à Page dans le but de faire un ravitaillement de produits frais mais, comme le ciel s’est dégagé en partie, je me dépêche d’aller sur le rim de Waterholes Canyon pour bénéficier des derniers rayons de soleil.

Waterholes Canyon est principalement connu en tant que slot canyon et il faut un « hiking permit » navajo pour le visiter, malheureusement la guérite d’Upper Antelope Canyon où on peut l’acheter est fermée depuis plusieurs heures. Tant pis pour cette fois, une bonne demi-heure de visite sur le rim à l’heure où tout le monde est rentré pour dîner ne devrait pas poser de problèmes (Attention ! ne venez pas ici sans permis en pleine journée car, à l’heure normale de visite des slots canyons, les permis sont régulièrement vérifiés par les Navajos).

Sur le mur surnommé « The Big Wall », certaines striures esthétiques font penser à Second Wave.





Je capte les tout derniers rayons du soleil dans l’autre direction, celle où le ciel se fait menaçant.





Au Wal-Mart, une fois le ravitaillement terminé, je me choisis une bonne salade composée et des yaourts crémeux à la cerise pour ce soir et demain matin. Je profite d’un spot WiFi pour sortir mon notebook et consulter ma boîte aux lettres ainsi que la météo des jours à venir (qui n’est pas fameuse 😕).

Une fois de plus, je retourne de nuit à mon bivouac, situé dans les premiers miles de la Cottonwood Canyon Road que je vais emprunter demain matin pour commencer les trois prochaines semaines consacrées à l’Utah.

A l’issue de ce « Hoodoos day », c’est avec un pincement au cœur que je me glisse dans mon duvet, en sachant que demain je m’éloignerai de la région des Vermilion Cliffs, une de mes préférées (sinon ma préférée) dans le Southwest.

Partie 1 : de Denver à Santa Fe

Partie 2 : de Santa Fe à Lost City

Partie 3 : de Lost City à Page

Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes

Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante

Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
Questions d'appoint pour dix semaines en Europe English translation pending
by MaximeRG · 2010-03-24 · 9 replies
Bonjour, je reviens avec ce sujet. En effet, notre voyage est dans 85 jours :D Nous avons hyper hâte! Nos billets d'avions sont déjà acheté et nous sommes en démarche pour le contrat de la voiture :D

Alors voilà, nous avons beaucoup de villes, beaucoup de choses à voir, et nous voulions faire une révision sur certaines de nos villes qui tracassent un peu nos esprit perdus! En effet, nous pensions peut-être que si certaines villes ne valent pas tant que sa le détour, d'accorder plus de temps à d'autres.

Voilà nos petits tracas: Marseilles (2jours) : Sa en vaut tu la peine ??? Chamonix-Mont-Blanc : 2 jours c'est suffisant ?? Rocamadour, Conques et Cordes-sur-ciel (2-3jours) : Sa vaut la peine? Mont-St-Michel : Sa vaut tu LE GROS DÉTOUR? Bruxelles : Sa en vaut la peine? Combien de jours? 5Terres (italie) : 3-4 jours... est-ce suffisant??

Merci d'avance ! 🙂
Visite de la Guadeloupe en mai English translation pending
by Sammig · 2010-03-20 · 21 replies
bonjour, je pars du 01 au 11 mai en guadeloupe au gite ti figues à st francois.

Je suis en train de pianoter sur pas mal de sites internets pour savoir que faire et que visiter (j'aurai mon fils de 3 ans avec nous)

J'ai noter la soufriere si le temps le permet et si possible aevc un enfant de 3 ans Une journée aux saintes ou marie galante meme si je sais qu'en une journée nous n'aurons pas le temps de tout voir. quelques parcs naturels jardins botanique et visites de cafeiereou bananeraie reserve cousteau chutes du carbet et biensur plages

Qu'en pensez-vous Est ce que les plages de st francois (ocean atlantique) st plus belles ou identiques à celle à basse terre (mer dse caraibes) Pourrons-ns effectuer ces sorties avec un enfant de 3 ans est-ce que le trajet st francois, chutes du carbet ou (basse terre) est long en voiture? je n'ai aucune idée des heures que l'on peut mettre pour aller d'un bout à l'autre

enfin , vous l'aurez compris, j'ai besoin d'etre rassuré, d'avoir des avis de personnes qui connaissent bien la guadeloupe et surtout de savoir ce que je dois visiter en 9 jours , le plus beau, les plus belles pages, le plus important de la guadeloupe et les plus bons restaurants lol je suis un peu trop exigeante

Merci par avance
Ouest américain 2009: à la découverte de nouveaux sites en dehors des sentiers battus (Partie n°2) English translation pending
by Sedonax · 2010-03-13 · 52 replies
Partie 1 : de Denver à Santa Fe

Partie 2 : de Santa Fe à Lost City

Partie 3 : de Lost City à Page

Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes

Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante

Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef

JOUR 5 – DE SANTA FE A KING OF WINGS

Après un petit déjeuner en commun, nous sommes tous prêts vers 8 heures. Tandis que mes amis vont faire un circuit d’une journée en passant par Taos, je vais poursuivre mon voyage en direction des badlands du Nouveau-Mexique où j’ai ce soir un rendez-vous à honorer.

Nous nous reverrons bientôt : nous avons prévu de séjourner chez Annie & André dans leur maison de la Drôme pour quelques jours en septembre prochain. Elisabeth et moi y découvrirons la vidéo et le diaporama de leur voyage, toujours aussi remarquables, et j’y ferai quelques apparitions pour la journée d’hier.

Je me ravitaille en produits frais au Wall Mart et je pars en direction de Farmington.

Vers midi, je fais une pause près de Lybrook, un lieu dont j’ai lu le plus grand bien sur un site web consacré aux badlands du Nouveau-Mexique. N’ayant pas prévu d’explorer cette vaste étendue, mon but est seulement de faire un premier repérage des lieux pour une prochaine visite. Je me rends aux différents points de vue sur les badlands, mais dans la lumière de milieu de journée tout est écrasé par le soleil et à cette distance il est difficile de se rendre compte de l’intérêt du site.

Un canapé incongru, qui a subi les outrages du temps, est installé face à un des points de vue. Pourquoi pas un simple banc qui aurait suffi pour admirer le paysage ? Chacun est libre d’émettre son hypothèse… 😛



D’ici, toute descente semble impossible ou dangereuse et l’accès à une piste proche qui pourrait mener aux badlands est interdit. Il restera donc à trouver d’autres accès plus à l’ouest pour ma prochaine visite.

Un peu plus tard, je me gare à l’extrémité de la petite piste qui mène à Ah Shi Sle Pah, un curieux nom navajo qui sonne un peu comme une formule magique.

En quelques minutes de marche, je me retrouve au cœur d’un monde austère et désolé, avec des étendues de bentonite grise prenant parfois la forme de hoodoos dans des wash qu’on imaginerait volontiers sur une autre planète. Il paraît qu’on y découvre des fragments d’os de dinosaures mais je ne trouverai que des morceaux de bois pétrifié.





Par moments, la bentonite grisâtre est égayée par les teintes brunes de « chapeaux » de pierre. Certains ressemblent à des macarons !





C’est à l’ouest du site qu’on peut voir les hoodoos les plus élancés et les plus colorés, surnommés les Yellow Hoodoos. C’est vraiment mon secteur préféré dans ce que j’ai pu visiter en trois heures à Ah Shi Sle Pah, le reste du site valant, à mon avis, davantage par son ambiance que par son intérêt esthétique ou géologique (en comparaison de Bisti Badlands).









Il faudrait attendre la lumière de fin d’après-midi pour photographier les Yellow Hoodoos sous leur meilleur aspect, mais je dois quitter ce secteur pour reprendre la voiture et me rendre dans une autre partie du San Juan Basin où se trouve un hoodoo étonnant que ses récents découvreurs ont baptisé « King of Wings ».

Pour cette visite, j’ai rendez-vous avec John que je ne connais qu’à travers nos échanges via Internet. Il habite le sud du Colorado, est géomètre et passionné de photographie (principalement des paysages du Southwest). On peut voir ses superbes photos sur sa galerie « Caught in time ». C’est John qui m’avait contacté en 2008, comme il l’avait fait simultanément avec mes amis allemands Steffen et Isabel (qui, elle, est en réalité autrichienne) : il était étonné de voir sur nos sites web des photos d’endroits qu’il connaissait mais pensait être restés confidentiels (par exemple « Arch Slot Canyon », « Red Canyon »…). Après plusieurs échanges d’e-mails, il nous proposait de réaliser quelques explorations ensemble, à condition de ne pas divulguer certaines de ces localisations. Steffen et Isabel l’avaient rencontré durant leur trip de début 2009 (notamment pour voir « King of Wings ») et c’est désormais à mon tour de faire la connaissance de John. Merci Internet !

Le rendez-vous est fixé en fin d’après-midi (car John travaille ce jour-là dans les environs), au bord d’une piste à peine tracée au milieu de nulle part. J’avais trouvé assez « fun », pour un premier contact, le fait de se rencontrer à un simple point GPS, en plein wilderness. Nous y arrivons presque ensemble et devons avoir l’air de contrebandiers 🏴‍☠️ ! Dès les premiers échanges, il se confirme que John est très sympathique et a beaucoup d’humour. Nous partons rapidement randonner dans les badlands pour atteindre le « King of Wings ». Même s’il était prévu d’explorer d’abord ses alentours, John ayant eu une grosse journée de travail, nous avons envie de prendre notre temps et de bavarder, donc nous décidons finalement d’y aller directement et de rester sur place.

On surnomme « Wings » les longues pierres plates qui coiffent certains hoodoos en débordant largement de leur base, ce qui peut rappeler des ailes d’avion. La « Wing » que nous allons voir est la plus grande que nous connaissions, car elle a un porte-à-faux d’au moins quatre mètres, d’où son surnom de « King of Wings ». Elle a été découverte un peu par hasard en 2007 par un photographe amateur local et c’est son extrême fragilité (on se demande même comment elle tient encore en équilibre) qui justifie de ne pas en divulguer la localisation.

Arrivés à « King of Wings », nous y attendons le coucher du soleil, ce qui nous donne le temps d’admirer cette formation unique et de la photographier sous toutes ses coutures.













John me fait bien rire quand il se met soudain à scander des « Hail to the King of Wings » (« Gloire au roi des ailes ») en levant les bras au ciel puis en se prosternant devant le royal hoodoo. La scène est franchement surréaliste 😎, on est loin de certains photographes qui se prennent au sérieux !



Quand la lumière baisse, nous faisons un tour à proximité pour photographier quelques hoodoos de petite taille…





… avant de revenir à « King of Wings » pour le coucher du soleil.







J’apprécie pour son ambiance la marche de retour au crépuscule et il fait quasiment nuit lorsque nous arrivons aux véhicules. Nous avons réussi à les trouver sans l’aide du GPS, histoire de prolonger un peu l’aventure.

La visite de « King of Wings » a combiné tout ce que j’aime : authentique wilderness avec un parfum d’aventure, originalité géologique et esthétique, belle lumière et opportunités photographiques, partage avec quelqu’un qui est sur « la même longueur d’onde »… 🙂

Maintenant, alors que la nuit est tombée, il nous faut emprunter plusieurs pistes successives pour aboutir sur la highway, mais John a déjà fait ce trajet et nous y mène sans encombre. Comme cette première rencontre fut une réussite qui en appelle d’autres, John me propose de nous retrouver le week-end suivant pour de nouvelles explorations sur la réserve navajo. Cela tombe bien car c’est justement ce que j’avais prévu de faire avec un ami d’Arizona, nous serons donc trois avec chacun notre 4 x 4, ce qui n’en sera que mieux. Une fois le rendez-vous fixé, John part rejoindre son motel à Farmington car il commence à travailler très tôt le lendemain, tandis que je me dirige vers le parking de Bisti Badlands pour y bivouaquer.

Je suis surpris d’y découvrir un camping-car et un SUV, avec trois personnes qui devisent gaiement autour d’une table de camping malgré l’heure tardive. Je vais saluer mes voisins de bivouac : ce sont trois jeunes Allemands qui viennent de fêter avec quelques bières leur visite des Craked Eggs (aussi appelé Egg Factory) jusqu’au coucher du soleil avec retour de nuit à leur véhicule. Le volume 3 « Colorado & New Mexico » de Photographing the Southwest se trouve sur la table, ainsi qu’une carte topographique tirée de l’excellent site web « Secrets of the West » de mon ami allemand Steffen, deux raisons qui me valent spontanément une invitation à partager leur repas. Comme ils ne se laissent pas abattre, le repas sera plus consistant et arrosé (de vin californien) que le frugal dîner solitaire que j’avais prévu. L’ambiance est sympathique 🙂 et je leur donnerai beaucoup de conseils pour leurs visites des jours à venir.

Dommage que ce ne soit pas la pleine lune car nous aurions pu nous balader au milieu des hoodoos tout proches à l’ouest du parking. Je propose une sortie aux « Wings » de Bisti Badlands pour le prochain lever du soleil, mais le jeune couple décline car « il est en voyages de noces », le troisième voyageur est intéressé « à condition qu’il arrive à se réveiller » (comme moi, il dort dans son SUV). Je prépare mon sac à dos pour le lendemain matin, je regarde mes photos et m’endors avec des Wings plein les yeux…

JOUR 6 – DE BISTI BADLANDS A ROYAL ARCH

Ce matin, je suis prêt à partir peu de temps après la sonnerie du réveil. J’entends un ronflement dans le SUV du « co-bivouaqueur » allemand, donc je m’en vais seul sans traîner car il y a bien une demi-heure de marche à un bon rythme pour arriver aux Wings (au nord du site).

Je tenais absolument à retourner aux Wings, que j’avais vues en 2003 avec Elisabeth, parce que j’en avais été frustré lors de ma visite d’octobre 2007 avec Thierry (Wavemaster) qui, ayant eu cet après-midi-là une overdose de badlands et de hoodoos 😕, n'avait pas voulu s’y rendre avant la séance photo aux Cracking Eggs pour le coucher du soleil.

Après une marche vivifiante, j’arrive au pied de l’aile en forme d’otarie quelques minutes avant le lever du soleil, pour tenter de capturer ce moment magique où la lumière change si rapidement.









Le soleil éclaire progressivement les autres Wings et les badlands, le spectacle est magnifique et je ne regrette pas mon réveil aux aurores.







Je petit-déjeune sur place, alors que le soleil commence à darder ses rayons.

La lumière devient rapidement crue, mais je décide tout de même de faire une grande balade dans les Bisti Badlands, pour l’ambiance et le plaisir d’y randonner, même si l’appareil photo restera la plupart du temps dans le sac à dos.

En chemin, des ravines blanches prennent des formes intéressantes.





Certains hoodoos, tout en finesse, n’auront qu’une existence éphémère…



D’autres se regroupent sur une colline…



… où prennent la forme d’un arbre…



… quand il ne s’agit pas d’un hoodoo coiffé d’un véritable morceau d’arbre pétrifié…



… dont on peut découvrir des troncs entiers comme à Petrified Forest :



Quand j’arrive aux Cracked Eggs, je me remémore l’été 2003 où, avec Elisabeth, nous avions arpenté les Bisti Badlands pendant des heures sous le cagnard, à la recherche de ces fameux « eggs » que je voulais absolument trouver et ajouter dans la nouvelle édition de Photographing the Southwest. A l’époque, il n’y avait pas de sites Internet ou de guides traitant des Bisti Badlands, ni d’indications sur la localisation des formations les plus photogéniques. Le site était encore très peu visité, seuls quelques photographes locaux en avaient publié des clichés et ils ne voulaient dévoiler ni les coordonnées ni même à quelle distance de la piste et dans quelle direction pouvaient bien se trouver les Cracked Eggs. Mais c’est en nous obstinant et en marchant avec leurs photos en main que nous avions fini par les repérer, un peu surpris de constater qu’ils n’étaient finalement pas si loin du parking (environ 45 minutes). A cause de leur petite taille, on pouvait passer à quelques dizaines de mètres d’eux sans les remarquer sous la lumière écrasante qui estompe couleurs et reliefs en pleine journée.

En ce milieu de matinée, je suis un peu déçu 😐 quand je retrouve « l’abeille » des Cracked Eggs..



Elle est moins jolie que lorsque je l’avais photographiée au coucher du soleil, en octobre 2007 :



Les Cracked Eggs sont plutôt tristes en pleine journée, aussi je préfère vous montrer deux photos prises en 2007, pour vous convaincre de privilégier la visite à l’heure précédant le coucher du soleil, quitte à revenir au véhicule dans la pénombre et au GPS (mais prenez bien des piles de rechange, on ne sait jamais !).





Je pousse la randonnée un peu plus loin que la butte nommée Eagle Nest, d’où on a une vue dégagée sur le wash au milieu des badlands :



Au retour, je passe la « porte » des Bisti Badlands avant de rejoindre mon véhicule vers midi, alors que la chaleur devient moins supportable.



Un homme jeune vient d’arriver sur le parking dans son vieux SUV 4 x 4, avec un canoë sur le toit (ce qui paraît incongru dans ce décor totalement désertique). Très affable, il me propose de déjeuner avec lui sur le pouce. Il m’explique qu’il vient de Californie où il a été licencié récemment à cause de la crise financière. Il a pensé qu’un grand circuit dans l’Ouest, d’au moins six mois, serait une bonne occasion pour dépenser ses économies, en espérant que la reprise aurait débuté à son retour et qu’il retrouverait un emploi. On reconnaît bien là l’optimisme et le positivisme très américains. Il me dit spontanément que pour son voyage il suit quasi exclusivement les indications des trois volumes de Photographing the Southwest (sauf pour la partie nautique), qu’il me montre tout annotés. Je suis surpris quand il me remercie chaleureusement en me faisant une virile accolade (le hug américain) simplement parce que je lui ai répondu que j’avais collaboré à ces guides. En l’écoutant, je comprends que ce « trip », plus qu’un simple voyage, représente pour lui une sorte de pèlerinage un peu mystique afin de célébrer la Nature.

Après lui avoir donné quelques conseils complémentaires pour la visite des Bisti Badlands, je le quitte pour me rendre à Farmington où je me rafraîchis, fais quelques courses au Wall-Mart et envoie des e-mails sur mon notebook (en bénéficiant de la WiFi accessible du parking du motel où je me suis garé).

Dans l’après-midi, je prends la direction de l’ouest pour me rendre une seconde fois à Royal Arch, ma précédente visite en 2006 m’ayant donné envie d’y bivouaquer pour assister au lever du soleil.

Je fais une courte pause à Shiprock, montagne sacrée des Navajos. Même de loin, le monolithe isolé est imposant, mais je suis surtout impressionné par la muraille volcanique qui y mène, tellement fine et rectiligne qu’on la dirait bâtie par la main de l’homme.



Je suis scandalisé par les très nombreux cadavres de bouteilles d’alcool fort qui jonchent les bas-côtés de la piste menant au monolithe, quand ce n’est pas la piste elle-même. Le caractère sacré de ce lieu n’empêche pas les Navajos de venir y picoler alors que l’alcool est interdit sur toute la réserve, dont Shiprock fait partie. Pour ne pas risquer d’être pris en train de transgresser cette interdiction, ils se dépêchent de boire leur bouteille puis la jettent au plus pressé, sans aucun respect pour les lieux et la nature, ou pour les pneus de ceux qui emprunteront cette piste après eux. Désolant…😠

Je ne m’attarde pas et continue ma route pour entrer en Arizona et me rendre dans la région isolée où se situe Royal Arch. Au moment de prendre la piste, à proximité d’un village navajo, je m’arrête sur le bas-côté et me concentre sur la carte topographique. Je suis surpris et sursaute lorsqu’une jeune femme navajo toque à la vitre de ma portière. Tout d’abord inquiet, car les Navajos n’aiment généralement pas qu’on vienne se balader sur leurs terres, je suis vite rassuré par le visage souriant de la jeune femme. Elle me demande si je peux la ramener chez elle (« up the ridge », me dit-elle en me montrant vaguement la route d’où je viens), car elle a un problème de véhicule. J’accepte volontiers et elle semble réellement soulagée. Je comprends pourquoi, car sa maison se situe à plus de six miles de là ! Elle me dit que ce ne sont pas les trois heures de marche qui l’inquiètent mais plutôt les chiens agressifs qui traînent aux abords des habitations. Contrairement aux Navajos âgés que j’ai déjà pris en stop lors de précédents voyages, et qui étaient restés totalement silencieux, la jeune femme a envie de discuter. Elle me demande pourquoi un Français se rend dans cet endroit reculé et quand je lui réponds que je vais à Royal Arch, elle me conseille d’être très prudent car il y a eu des véhicules accidentés sur cette piste (ce qui m’étonne car je ne me souviens pas de difficultés particulières lors de ma visite de 2006). Avant de me quitter et de me remercier, elle m’indique un raccourci via des pistes à travers les montagnes pour rejoindre ma prochaine destination au-delà de Lukachukai.

Content d’avoir rendu ce service, je refais le chemin inverse pour prendre la piste qui mène à l’arche. Je comprends très vite le conseil de prudence de la jeune Navajo : depuis ma dernière visite, la piste s’est nettement détériorée ! De très profondes ornières ont été creusées par les gros Pick-Up des Indiens et, si on roule dedans, on risque de frotter voire de coincer le bas de caisse sur la bande de terre centrale. Il vaut donc mieux rester sur les rails étroits et surélevés de chaque côté des ornières et bien viser, car ils sont bordés de très près par les buissons ou par le fossé. Mais ce n’est pas tout : çà et là des trous parsèment la piste, qu’il faut passer avec précaution, le pire étant lorsque les rails ne sont pas à la même hauteur et que le SUV penche dangereusement, au risque de se renverser 😕. C’est certainement ce dont parlait la jeune Navajo.

Ces passages sont stressants et je suis bien content d’arriver sans encombre à une petite zone en retrait pouvant servir de parking sur la crête en face de l’arche. C’est l’endroit idéal pour bivouaquer et assister au lever du soleil, aussi j’y gare mon véhicule et continue à pied sur la piste qui amorce une descente raide avant d’atteindre le fond d’un wash. N’ayant pas trouvé de sentier pour atteindre l’arche, je la rejoins directement en passant sur le slickrock et au travers de la végétation.

Royal Arch se détache particulièrement bien dans le ciel, à la fois impressionnante (plus de cinquante mètres de hauteur) et élégante (car fine et élancée). Je la classe sans hésiter dans mon « Top 5 » des arches de l’Ouest.

En voici trois vues (face est, dessous, face ouest) qui ne lui rendent pas vraiment justice, car elle est difficile à photographier de près.







De l’arche, la vue est très belle vers l’est. De grands monolithes et des mesas de slickrock rouge contrastent avec la verdure très présente et le bleu du ciel, un peu comme dans les environs de Sedona. Je reste longtemps à admirer le paysage en savourant ces instants de totale solitude.



Sur la photo précédente, je devine mon lieu de bivouac, sur la crête rouge juste au-dessus et à droite du rocher que l’on voit en premier plan (à droite de la photo).

Je regagne assez tardivement mon véhicule, au moment où les derniers rayons du soleil éclairent le monolithe le plus proche du bivouac.



Je dîne en ayant le privilège d’observer le jour tomber derrière l’arche…



… et les nuages s’embraser fugitivement une dernière fois, bien après le coucher du soleil.



Dans cet endroit isolé, je suis tranquille pour faire ma toilette. Une autre ann��e, j’avais essayé le système de poche d’eau en plastique foncé, avec un tuyau et un mini-pommeau de douche, que l’on fait chauffer au soleil sur le toit de la voiture mais, avec les soubresauts du SUV sur les pistes, il fuyait inexorablement (peut être avais-je acheté un modèle défectueux ou de qualité insuffisante). Depuis, je me contente d’utiliser du savon sans rinçage qui est très pratique puisqu’il suffit de verser ce savon liquide sur un gant de toilette classique que l’on mouille régulièrement pour se laver de la tête aux pieds sans avoir besoin de se rincer (ni la plupart du temps de s’essuyer car lorsqu’il fait chaud on sèche au fur et à mesure). Aux USA, j’achète le produit Body Bath de la marque No Rince, ainsi que le Shampoo de la même marque (moins efficace que le savon liquide), vendus notamment dans les magasins d’outdoor REI. En France, on trouve le produit Akil Toilette d’Akileïne qui sent bon les fleurs provençales. Quand il n’est pas possible de se laver de cette manière, je me contente de lingettes grand format (il y en a qui ne sentent pas le produit pour bébé et qui sont antiseptiques).

Je m’endors avec un peu d’appréhension car les bivouacs sont rarement tolérés par les Navajos sur leur réserve, même en pleine nature comme ici où on ne dérange personne.

JOUR 7 – DE ROYAL ARCH A LOST CITY

Ce matin, je ne dois m’éloigner que de quelques dizaines de mètres de la voiture pour installer l’appareil photo sur le trépied à l’endroit idéal pour le lever de soleil.

Juste avant son apparition, la lumière rosée est très douce.



Au premier rayon de soleil, je m’aperçois que le monolithe joliment éclairé hier soir projette son ombre très exactement sur l’arche. Je peste contre lui car il m’empêche de réussir la photo escomptée, mais je ne peux pas le déplacer et le spectacle reste magnifique.



Un peu plus tard, l’ombre gênante a disparu et la lumière passe du rosé au doré.

Je ne regrette pas d’avoir bivouaqué ici car c’est tôt le matin que Royal Arch se pare de ses plus beaux atours.





Je prends mon petit déjeuner tranquillement en profitant pleinement de la vue jusqu’au moment de partir.

Comme la veille, j’ai quelques sueurs froides lorsque le SUV penche un peu trop à mon goût. Je fais une pause pour observer une mesa isolée qui semble flotter dans le désert comme un grand cuirassé.



Sur la route, je passe devant le groupe de modestes maisons où habite l’auto-stoppeuse d’hier soir, mais je ne prends pas le raccourci qu’elle m’a indiqué car emprunter ces pistes de montagne, qui ne sont même pas indiquées sur ma carte, ne me semble ni prudent ni susceptible de me faire gagner du temps.

Je traverse les Lukachukai Mountains avec une belle descente vers le village, puis bifurque sur les pistes qui s’enfoncent au cœur du territoire navajo.

J’ai prévu de visiter le site de « Many Hands Cave », connu de quelques aficionados d’art rupestre pour ses pictographes multicoloresparmi lesquels on trouve de nombreuses empreintes de mains. Ce site confidentiel se visite habituellement avec un accompagnateur navajo dont la principale fonction est d’y conduire le visiteur, mais comme je connais sa localisation j’ai l’intention de négocier un droit de passage, moyennant quelques dollars, en me présentant à l’habitation isolée proche du site. Malheureusement il n’y a personne, à part un chien agressif. Je continue la piste et trouve la grande alcôve qui abrite ruines et pictographes. Je coince derrière l’essuie-glace un message et un billet de 10 $, au cas où le Navajo vivant dans la maison passerait par là, et je monte à l’alcôve.

Les ruines et les pictographes sont disséminées sur plus d’une centaine de mètres le long de la falaise.



Les ruines ne sont pas spectaculaires et la kiva a perdu son toit.





Mais les pictographes, qui datent de la période des Basketmakers (qui se termine au VIIe siècle), sont variés et colorés.

Ce grand personnage mesure environ 1,5 mètre.





D’autres ne font que quelques dizaines de centimètres de haut.



La construction des petites maisons est postérieure aux pictographes puisque certains murs s’appuient sur eux ou les recouvrent, sans que les bâtisseurs aient d’ailleurs cherché à les préserver.



L’originalité du site repose sur ses nombreuses mains peintes (il y en a plus de mille d’après les archéologues), qui peuvent prendre des teintes rouges, brunes, jaunes, blanches ou vertes (la couleur verte étant rare pour les pictographes). Elles sont toujours « positives », c’est-à-dire que la peinture est appliquée sur la main ensuite plaquée sur le rocher, au contraire des mains « négatives », où la peinture est projetée autour de la main plaquée sur la roche.





Sur ce panel, on a l’impression que les mains veulent attraper les deux personnages qui les surplombent.



L’un d’entre eux ressemble à un guerrier de l’Antiquité grecque. Je ne peux m’empêcher de penser à Patrick, membre de VF actif sur le forum USA et dont le pseudonyme est « Le Spartiate » 😛.



Ici, les mains blanches dessinent un casque ailé à cet autre personnage.



Je repère la dernière ruine du site…





… auprès de laquelle on trouve le panel le plus intéressant.



Un homme surmonté d’un serpent y côtoie un « petit homme vert » qui pourrait être tout droit descendu d’une soucoupe volante 🙂.



Une fois l’appareil photo rangé dans le sac à dos, je reste un certain temps à m’imprégner du site, essayant d’imaginer comment les hommes vivaient là et me demandant ce qui a pu les pousser à laisser des centaines d’empreintes de mains colorées sur les parois de la falaise.

Revenu sur la route, je passe devant un vieux Trading Post local décrépit qui semble fermé depuis longtemps, mais comme je vois un Indien en sortiravec des provisions, j’entre avec la furieuse envie de boire une lemonade bien fraîche, car en ce milieu de journée il fait très chaud. A l’intérieur, je suis étonné de constater qu’il est bien approvisionné. Une femme navajo vient de faire réchauffer au micro-ondes un cheeseburger vendu en sachet et stocké dans une armoire réfrigérée. Lorsqu’elle s’approche de moi, l’odeur de la viande et du fromage fondu déclenche un réflexe pavlovien qui me pousse irrésistiblement à en faire réchauffer un aussi. Au diable le Trail Mix quotidien ! A ma grande surprise c’est plutôt bon, l’absence de sauce faisant bien ressortir le goût de la viande juteuse. La femme navajo engage aimablement la conversation, curieuse de savoir ce qu’un Frenchie peut bien faire ici (elle a entendu mon accent prononcé quand j’ai payé le caissier). Je lui évoque mon intérêt pour les ruines et l’art rupestre et je lui demande si elle n’en connaît pas dans la région. Hélas, elle ne connaît que les ruines et les panels du Canyon de Chelly.

Cela me rappelle cette journée d’octobre 2005 où, avec Laurent Martrès et Steffen, nous avions loué les services d’un guide navajo pour voir les panels du Canyon de Chelly. Les rangers nous avaient sélectionné une Navajo très âgée qui était née dans le canyon et y avait vécu la majorité de sa vie. Heureusement, Steffen avait méticuleusement préparé cette visite en notant la localisation des panels intéressants, car nous avons dû insister lourdement pour en voir certains (notamment le plus beau) que notre guide faisait semblant d’ignorer 😮. Elle a fini par nous expliquer qu’elle ne voulait pas risquer de rencontrer un membre d’une autre famille navajo et d’avoir à lui demander la permission d’aller voir les panels situés dans son secteur (permission qui ne doit a priori pas être refusée pour un guide accrédité par les rangers, car ce canyon est aussi un National Monument).

Rassasié et désaltéré, je continue ma route en faisant un détour pour aller voir Los Gigantes Buttes, deux buttes isolées qui rappellent celles de Monument Valley.



Je fais un autre détour pour m’approcher des Dancing Rocks, où je suis à deux doigts de m’ensabler. Comme pour Los Gigantes Buttes, la lumière de début d’après-midi ne permet que des photos purement documentaires.



Je quitte à nouveau la route pour prendre les pistes qui m’amèneront à proximité des ruines indiennes que je nomme « Lost City ». En préparant mon voyage, j’ai vu des photos de ces ruines assez imposantes et situées dans un cadre superbe mais, de manière surprenante, je n’ai trouvé sur Internet aucun rapport de visite ni aucune indication pour s’y rendre.

Je m’arrête à un point de vue prometteur pour la « golden hour » qui précédera le coucher du soleil, puis je poursuis ma quête des ruines.



Il n’y a pas de sentier pour atteindre « Lost City » et il faut trouver son chemin sur les pentes de slickrock, ce qui me prendra environ une heure avec quelques hésitations.

Arrivé en vue des ruines, j’ai la mauvaise surprise de découvrir une clôture de fils barbelés (avec une ouverture bricolée permettant le passage d’une personne). La visite individuelle n’est donc pas autorisée, ce qui me sera confirmé deux jours plus tard par les rangers du Navajo National Monument qui m’expliquent que ce site, abandonné par les Anasazis vers le XIVe siècle, a longtemps fait l’objet de pillages par des « pot hunters » à la recherche, comme leur nom l’indique, de poteries. Pour arriver à leurs fins, ils n’hésitaient pas à creuser partout dans les ruines jusqu’à faire s’écrouler certains murs. Je suis face à un cruel dilemme, mais je ne me résous pas à avoir fait tous ces efforts pour rien et je n’ai pas la force de résister à la tentation. Je passe par l’espace aménagé dans la clôture, avec un mélange d’excitation pour la découverte, de gêne et d’inquiétude pour la transgression 😊. Je ne vous encourage pas à suivre ce mauvais exemple et je conseille à ceux qui seraient intéressés par ces ruines de s’y rendre accompagnés d’un guide navajo.

Le site comprend trois sections (de droite à gauche) : des ruines inaccessibles perchées dans une alcôve à mi-hauteur de la falaise, d’autres en piteux état à peine visibles sur un talus, et les principales nichées dans l’alcôve tout au fond de la falaise.



Comme je ne veux pas rester trop longtemps sur ce site clôturé, je me rends directement aux ruines principales, accessibles via un talus.



Elles surplombent un très beau canyon verdoyant.



Certaines habitations avaient plusieurs étages et on voit encore les encoches faites dans la roche pour y insérer des poutres.







Les habitations sont vraiment à flanc de falaise, les faux pas y étaient interdits.



Ici il n’y a eu aucune restauration ou reconstruction, contrairement à Mesa Verde, pourtant certaines habitations sont encore bien conservées.





Mais, curieusement, ce qui m’attire avec une force irrésistible c’est le petit grenier (« granary ») à l’extrémité des lieux.

De par sa position et sa petite taille, quand on l’isole des autres ruines, il forme un contraste saisissant avec le canyon qui s’étire à ses pieds et les falaises qui l’environnent.









Je trouve que sa parfaite intégration dans la falaise et son ouverture obscure lui donnent un côté un peu mystérieux. Laissant libre cours à mon imagination et m’abandonnant à la magie du lieu, cette ouverture me donne l’impression d’être l’entrée d’un passage qui aurait un jour aspiré toute la vie de ce village pour la transférer dans un autre monde préservé où elle se perpétuerait. Et pourtant je ne suis sous l’emprise d’aucune herbe chamanique 🙂.



Revenu à la réalité, je me prépare à regagner mon véhicule.

Je me demande si le centre du site, qui n’est pas protégé par une alcôve, n’a pas été détruit par la chute d’énormes blocs.



Je m’attarde un moment au pied des ruines, près de l’accès au site où on peut voir des traces d’humidité sur la paroi et un peu de végétation. L’une et l’autre devaient être très appréciées des habitants de l’époque, qui cultivaient sûrement quelque chose à cet endroit-là.





Le retour sur le sommet de la mesa ne pose pas de problème car je connais désormais le chemin.

Dans la lumière précédant le coucher du soleil, la vue sur le canyon est un enchantement dont je ne me lasse pas. Je reste là jusqu’au crépuscule, ces dernières heures seront parmi mes préférées de tout le voyage 🙂.









Ayant profité du spectacle jusqu’au dernier moment, je dîne à la nuit tombée. Ici, je suis en plein wilderness, très éloigné de toute habitation, je n’ai rencontré personne et compte tenu de l’heure cela devrait continuer jusqu’au lendemain. C’est pourquoi je prends le risque de rester bivouaquer sur place bien que je sois toujours sur la réserve navajo 😊.

Je m’endors en pensant à ce que pouvait être la vie des Anasazis dans cette région, à la fois si rude et si belle.

Partie 1 : de Denver à Santa Fe

Partie 2 : de Santa Fe à Lost City

Partie 3 : de Lost City à Page

Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes

Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante

Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
Circuit de trois semaines au Québec durant l'été indien English translation pending
by Loohen · 2010-03-09 · 23 replies
Salut à tous, je me lance enfin sur le site après avoir lu pas mal de posts, je me suis dit que je pourrais poster le circuit que j'aimerais faire et avoir vos précieux conseils.

Alors je partirai genre début/ mi septembre pour 3 semaines au Québec : Voilà à peu près le parcours non définitif que j'aimerai faire : je n'ai pas encore entrepris la recherche d'auberges ou autres pour le moment. J'ai plus ou moins noté les villes de passage, sans trop savoir où je vais m'attarder réellement.

J1 Montréal J2 Montréal J3 Montreal-Ottawa J4 Ottawa J5 Ottawa - Trois rivières-parc mauricie (balade/ canoe) J6 parc Mauricie (balade/ canoe) J7 parc Mauricie - Québec J8 Québec J9 Québec -Wendake -parc Jacques Cartier J10 parc Jacques Cartier- Cap tourmente -Baie Saint Paul- ile aux Coudres J11 parc des grands jardins ou hautes gorges (Lequel est le plus intéressant à voir ?) (balade) - Port au persil- Petit saguenay - Anse saint jean J12 Anse saint jean - Saint felix d'otis - Chicoutimi - Mashteuiatsch J13 Mashteuiatsch - Zoo saint felicien - Peribonka - Tadoussac J14 Tadoussac- Bergeronnes-Les escoumins (hydravion / kayak avec les baleines) J15 Les Escoumins - Rimouski - Carleton saint omer J16 Carleton - Bonaventure - Percé J17 Percé (parc ile Bonaventure) J18 Percé - Gaspé - parc Gaspésie (observation faune et nuit sur place) J19 Parc gaspésie- Riviere du loup -St Roch des Aulnaies J20 saint Roch des aulnaies - Montréal J21 Montréal J22 Montréal -départ

Voila à peu près l'idée, sachant que le but étant de faire quelques balades dans les parcs et puis de découvrir les couleurs de l'été indien aussi 🙂 Au niveau des parcs, y en a t'-il à privilégier ? Ca ne me dérangerait pas, par exemple de supprimer le parc Jacques Cartier et de rattraper ce jour en Gaspésie !!😎

Merci d'avance à ceux et celles qui me donnent leur avis.
Compte rendu de croisière "Perles des Antilles" du 28 février au 7 mars 2010 English translation pending
by Babydollz · 2010-03-08 · 9 replies
Bonjour tout le monde, Je suis rentrée hier matin et aujourd'hui je commence mon CR pour vous !! ça sera un CR qui parlera des escales et non du bateau car c'est ma deuxième croisière (d'ailleurs je posterais bientôt ce CR de décembre 2009 concernant la traversée transaltlantique, de savonne en guadeloupe 17 jours) Si vous avez des questions, je répondrais avec plaisir sur les escales, le bateau...

1ére journée : GUADELOUPE Arrivée à l'aéroport de Pointe à pitre vers 17H30, direction le bus (20 min) vers le port. Pas le temps de passer en ville ou au duty free, direction les cabines pour une bonne douche et direction le restaurant pour un bon petit plat. Comme je connaissais déjà le personnel, j'ai changé ma table et l'heure du service pour retrouver mes serveurs et mon maître d'hôtel préféré !!

2éme journée : ST MARTIN Levée vers 7H, petit déj à la cabine et au self voir les premières côtes de l'île St Martin. Petit tour au jacuzzi et bronzette à l'arrière du bateau. On amarre vers 12H30. Mon planning : direction Maho Bay, taxi par personne 8$ (durée 30-40 min). Plage magnifique mais ce jour là, de vagues très fortes donc très peu de baignade. Malheureusement j'ai loupé le couloir des avions qui se trouvent un peu plus loin, 20 min à pied de Maho Bay. Donc si vous souhaitez voir ce couloir d'avion, précisez le bien au chauffeur de taxi. De retour vers le port à 16H, petit shopping et retour au bateau tranquillement.

Photos :
http://www.facebook.com/...572&l=cb38978345

3éme journée : ILE SAONA (La Romana) Je garde mon rythme et je garde le même programme que la veille, matinée à bronzer, jacuzzi... Jusqu'à qu'on amarre à 12H. Je prends l'excursion "ile saona et piscine naturelle de toute la journée". J'ai adoooooré et je ne regrette pas d'avoir pris toute la journée. On a commencé par les piscines naturelles, incroyable, c'était génial !! Le petit bateau s'arrête en plein milieu et on saute dans la mer (1métre5 de profondeur) et on découvre des étoiles de mer, tout en buvant de la vitamine R (rhum), coca... C'était une superbe ambiance avec le guide !! Ensuite on se pause sur une plage magnifique, de cocotiers incroyable, toujours dans une ambiance festive !! On nous propose un buffet à volonté ^^ Sur cette plage, il y avait des vendeurs de souvenirs, de coco, des masseuses, des coiffeuses....Incroyable. Je me suis accordée un massage de 15min à 15$ que j'ai négocié alors allez y, je pense qu'on pouvait encore baisser le prix !! Je vous avoue de prendre toute la journée était bien long mais ça m'a permis de bien me reposer et de profiter de ce paysage ^^

Photos Part I : http://www.facebook.com/...572&l=b70b277a8f
Itinéraire de vingt-sept jours au Sri Lanka English translation pending
by Cn24 · 2010-03-02 · 23 replies
Bonsoir à tous et toutes,

Mon mari et moi même partons du 30/07 au 25/08 au sri lanka en sac à dos. J'ai essayé de faire le meilleur itinéraire possible sans trop se stresser mais je ne suis pas convaincue sur le temps de visite dans le triangle culturel.Nous voulons commencer par la plage, ensuite les visites et finir par la plage.

Pouvez-vous me donner votre avis svp?

- AEROPORT - NEGOMBO 1NUIT

- NEGOMBO - COLOMBO - MATARA - POHENA 3 NUITS

- POLHENA - MATARA - ELLA 2 NUITS

- ELLA - KANDY 3 NUITS

- KANDY - SIGIRIYA 2 NUITS

- SIGIRIYA - POLONNARUWA 2 NUITS

- POLONNARUWA - ANURADHAPURA 1 NUIT

- ANURADHAPURA - TRINCOMALEE - NILAVELI 9 NUITS

- NILAVELI - TRINCO - COLOMBO train de nuit

- COLOMBO - NEGOMBO DERNIERE NUIT

Qu'en pensez-vous? Est ce trop pour 27 jours et ai-je programmé assez de jours pour le triangle?

Merci d'avance pour vos réponses.

christelle
Itinéraire à moto de huit jours au départ de Marrakech par la Vallées du Drâa et du Dadès English translation pending
by Ozzeo · 2010-02-28 · 22 replies
Bonjour à tous,

Nous sommes 4 amis a partir fin avril pour une virée de 8 jours en moto. Nous sommes bien équipés avec des motos utilisables sur route et piste (entre 650 et 800cc). Nous souhaitons principalement rouler sur route mais nous ne sommes pas contre une piste de temps en temps si celle ci est roulante et vaut le détour (paysage, curiosité, point de vue etc.). Nous arrivons et repartons de Marrakech ou nous avons loué nos 4 motos. Nous souhaitons visiter la vallée du Draa et la vallée du Dades lors de ce voyage mais je ne me rends pas compte du temps nécessaire pour visiter ces deux vallées magnifiques. De plus, en faisant des recherches d'itinéraire, je n'ai pas pu clairement voir si les deux extrémités de ces vallées peuvent être reliées par une route ou une piste afin de faire une "boucle". On nous conseille d'aller dormir dans des troglodytes lors de notre séjour. Si nous restons sur notre idée de départ de faire vallée du Draa+Dades, ou peut on trouver ces fameuses grottes? Si d'autres motards ou aventuriers présents sur le forum on déjà visités cette région du Maroc, merci de nous donner vos impressions par rapport aux éléments que je viens de vous présenter.

Merci d'avance pour vos conseilles avisés que nous suivrons avec plaisir.
Retour de voyage au Sri Lanka (12-25 février 2010) English translation pending
by Mattisanat · 2010-02-27 · 19 replies
Nous rentrons tout juste de notre voyage au Sri Lanka du 12 au 25 février; Voici donc un petit résumé pour ceux que ça peut intéresser. Nous sommes une famille bretonne avec deux enfants de 7 et 3 ans et mon mari fait du surf (ce qui a motivé nos choix d'hôtel); Départ le 12 avec la royal Jordanian: nous avons eu la poisse tout le long de notre voyage. 10 h de retard à Paris pour problèmes techniques, apparus seulement après notre enregistrement, pas de possibilités de ressortir de l'aéroport vu le peu d'infos que l'on a eu et ne sachant pas exactement l'heure de départ. On a donc raté notre correspondance à Amman. Arrivé Amman vers 4h du mat, la compagnie nous offre une journée à l'hôtel, type soviétique, en travaux, interdiction de sortir de l'hôtel faute de visa. Départ le samedi soir, escale en Arabie Saoudite à Jeddha, le best du voyage. Je ne m'étendrais pas trop sur cet épisode. Ca a été dur pour les enfants aussi, surtout notre loulou de trois ans: fouilles corporelles (3) par notamment des femmes en burka dans des cagibis, le petit n'a pas compris. Bref, on était soit disant juste au niveau du timing, même si ils ont eu le temps de vérifier les valises et d'emmerder ceux qui transportaient des trucs illicites, style alcool (mais bon, on ne savait pas qu'on allait là-bas!!!). Avant de monter dans l'avion direction Colombo, on a fait un petit temps de pause en bas de l'appareil, histoire d'être sûrs que les bagages suivaient. Pas de souci nous a-t-on dit. Arrivée Colombo avec un jour et demi de retard et... sans bagages. Les bagages sont arrivés le jeudi suivant, soit presque une semaine après notre départ. Ok, on était en vacances et il y a pire comme soucis, mais ça n'a pas été une partie de rigolade. Malgré tout, cela ne nous a pas empêché de passer un chouette séjour. Le Sri Lanka est vraiment un très beau pays et les gens sont adorables. Arrivée à l'aéroport, le taxi envoyé par l'hôtel n'est pas là (il nous avait attendu longtemps la veille), mais pas de difficultés pour en trouver un; Il y a un bureau dans le hall d'entrée qui propose des taxis et on paye d'avance. J'avais des dollars sur moi donc ça a fait l'affaire: 62 dollars jusqu'à Hikkaduwa.

Première pause à Hikkaduwa dans une guesthouse très sympa, le sunbeach hotel: on a été très bien accueilli et on nous a beaucoup aidé pour nos bagages. L'hôtel donne sur la plage, nous avions une suite familiale (deux chambres, une salle de bain) pour 80 dollars la nuit. Le petit déj n'est pas compris. Vagues et planches à louer sur la plage; Il y a aussi un resto italien que nous avons essayé ( et oui, on voyage avec des petits qui ne sont pas très open aux découvertes culinaires.) C'est plein de touristes mais c'est bon, tout le monde le connaît à Hikkaduwa.

Après trois jours, départ pour le parc d'Udawalawe. Nous voulions faire safari deux demi journées et camping dans le parc. Mais c'était très cher. Donc finalement j'ai réservé dans un hôtel près du parc avec safari prévu le lendemain matin. Pas de regret, l'hôtel Kalu's hideaway est un très joli hôtel. Nous étions seuls et avons été traité comme des rois. 115 dollars une chambre triple, très spacieuse et belle avec petit déj et repas du soir (c'est très isolé). C'était l'anniversaire de notre grand et ils lui ont offert un énorme gâteau au chocolat. Piscine et jeux pour enfants. Après une longue route (on avait juste fait une pause à l'elephant transit home où ils s'occupent d'orphelins; bon, les enfants étaient contents...), c'était un endroit paisible pour se reposer. Le lendemain ils nous ont organisé un safari pour 35 dollars, trois heures et demie de ballade, suffisant pour les enfants (le petit a même dormi la moitié de la ballade). On a vu des éléphants, des buffles, des biches, beaucoup d'oiseaux, des varans...

Départ pour Mirissa où j'avais réservé au Mandara resort (à Weligama en fait), seul bémol de notre séjour. J'ai tout réservé de France mais si c'était à refaire, je ne réserverais que les premières nuits. Nous avons voulu annuler cet hôtel après une première nuit mais ça n'a pas été possible. Hôtel boutique 4 ou 5 étoiles, première expérience dans ce genre d'établissement, on voulait se faire plaisir. Immense superbe chambre avec deux grands lits doubles, piscine et direct sur la plage. Mais le tout entouré de grillages et service de sécurité au portail. Le staff adorable mais les autres clients pas sympas, voir méprisants pour certains. On n'a pas aimé l'ambiance, le resto: d'ailleurs on filait tous les après-midi sur la plage de Mirissa et on mangeait des poissons frais chez Sudu Wali restaurant ( facile à trouver, il expose ses poissons sur un étal devant le resto).

Et voilà, c'est déjà fini. 11 jours c'est définitivement trop court. Nous n'avons pas visité grand chose: Matara et son temple sur le rocher puis ballade le long de la plage pour manger une glace parmi les locaux (il y avait foule mais pas un seul touriste), Galle la vieille ville pour un peu de shopping, les tortues à Bentota avec une ballade en bateau dans un lagon. Mon mari surfait tous les matins. Sur Mirissa, il surfait à Weligama, là où Yannick, un français installé depuis longtemps là-bas donne des cours. Et par erreur, il est tombé sur Ram's (je ne suis pas sûre de l'orthographe), une vague plus méchante mais sur laquelle il a eu plusieurs très belles sessions. Il partait en tuk-tuk de l'hôtel avec sa planche donc même si nous n'étions pas à côté du spot, ça ne lui a pas posé de problème.

C'est une destination où nous retournons avec plaisir quand nos enfants seront un peu plus grands pour vraiment visiter le pays. La prochaine fois, je ne réserve pas: excepté quelques endroits (adresses dans le lonely par exemple, je pense au Palm villa à Mirissa qui était complet), on trouve toujours de la place. Et je pense qu'il y a vraiment moyen de trouver les logements pas cher chers et bien sympas. A Mirissa, nous étions avec des amis qui étaient au Sea view, ils en étaient tous très contents et c'était beaucoup moins cher que ce que nous avions.

Bon voyage à ceux qui partent bientôt et je reste dispo si vous avez des questions.
Hôtel sur plage paradisiaque au Sri Lanka? English translation pending
by Carpenters21 · 2010-02-26 · 11 replies
Bonjour,

avec mon ami nous prévoyons de partir dans 3 semaines au Sri Lanka, après un périple dans le centre du pays, nous souhaiterions finir nos vacances par quelques jours de repos total, dans un endroit calme, accueillant (à l'opposé de l'hôtel typique de station balnéaire), le tout sur une plage paradisiaque avec de l'eau turquoise! Auriez vous des adresses à me conseiller?? J'ai déjà vu quelques adresses notamment à Tangalle, mais j'ai lu qu'il pouvait être difficile de s'y baigner...

Merci d'avance!

Elise

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