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Compte rendu retour 3 semaines Malaisie juillet 2014 English translation pending
Bonjour à tous !
voici un petit CR tout frais (rentrés il y a 2 jours) pour qui peut être intéressé.
Voyage 21 j. en sac à dos, famille 4 pax dont 2 ados 12 et 15 ans.
Itinéraire : KLIA / Melaka / Singapore / Tioman / Cherating / Kapas / KL
Voyage préparé sur internet et avec le LP que je déconseille pas du tout à jour, plein d'inexactitudes ou d'erreurs grossières.
Compagnie aérienne : Turkish Airlines. Pas de pb, horaires tenus à l'arrivée, catering ok, rien à dire.
Arrivée à KL et départ direct pour Melaka. Changez le minimum d'euros pour le taxi et le 1er jour le taux n'est pas bon. Si vous etes au moins 3 c'est intéressant de prendre directement un taxi Budget ( comptoir noir et jaune à la sortie ) en sortant de l'aérogare, vous pré-achetez votre trajet pas de surprises. Cout 159 Rm pour près de 2h de route jusqu'au centre de Melaka. Si vous le faites en bus la gare routière à Melaka est vraiment hors de la ville il faut reprendre un bus ou un taxi (20/25 rm) pour le centre ville. Logement au Hallmark crown hotel : pas extraordinaire mais rapport qualité prix ok (39 euros/nuit déj local inclus), à 10 min à pied du centre historique par une route très passante sans trottoir.
Bus Melaka à Singapore. Un peu plus cher que le bus pour la gare routière de Johor Barhu mais bcp plus pratique et rapide concernant le double passage de la douane. Selon la compagnie ( melaka express nous concernant ) point de dépose différent dans Singapore mais ensuite on peut rallier l'hotel à pied. Logement au Hotel Selegie 81 (89 euros /nuit ) : à éviter absolument, accueil déplorable, bruyant. resté 1 nuit pour s'organiser et départ pour le Mayo Inn dans Little India : accueil charmant, meme tarif mais chambre sympa quoique le bruit de la rue est assez présent.
Bus Singapore Mersing / Tioman. Achat des billets au Golden Mile Complex ( compagnie The One qui remplace 5 stars) 30 SGD / pax en minivan. Acheter les billets 1 ou 2 j. avant par prudence. 2h30 de route départ 6h15 le matin. Avec de la chance vous pouvez prendre un bateau pour Tioman dès l'arrivée, pour nous le bateau de 9h30 était annulé faute de remplissage attente jusqu'à 11h30. Il n'y a rien à faire à Mersing alors arrivée matinale recommandée pour ne pas y perdre une nuit. Pour repartir de Mersing en bus il y a peu de bus et ils sont vite complets : acheter son billet avant de partir pour Tioman est plus prudent car les bus du matin sont remplis par les voyageurs n'ayant pas eu de place la veille et ayant du dormir sur place en attendant. Faute de bus disponible des taxis longue distance vous mèneront où vous voulez ( 200/250 rm pour JB ou Kuantan ).
Tioman : logement au Bamboo Hill chalet sur ABC Beach. Seule cette partie Nord de la plage est agréable. Logement sympa et pas trop cher ( 120 rm), naturellement ventilé par l'exposition. pas de clim. éviter le chalet 1 plus bruyant car près de la réception. Repas pris au ABC restaurant. D'autres plus belles plages au nord sont accessibles à pied sans pb par la jungle (penuba et monkey beach). Il est difficile d'acheter de la nourriture sur l'ile alors n'hésitez pas à acheter des munitions à Mersing (fruits etc...). Tioman est à notre avis globalement décevant, très loin de l'ile paradisiaque vendue dans les guides : il vaut mieux la voir en début qu'en fin de séjour la comparaison avec d'autres iles sera douloureuse).
Cherating : logement au Cherating Bay view : à éviter, vraiment en sale état. cette ville vantée dans les guides est une énigme, c'est une station balnéaire fantome. Nous y venions pour voir lucioles et tortues ( Hafiz ), choses faites le soir meme et départ le lendemain pour Marang en bus. Contactez Mr Yahia bureau sur la rue principale près du Payang Inn pour trouver des billets de bus : il vous amènera à l'arret de bus et attend que vous soyez monté dans le bus pour repartir.
Marang / Kapas Island : Attention pas de change à Marang et une seule banque pour les retraits (maybank prèsde la station petronas route de kuantan). pas de change sur Kapas non plus. Logement au Kapas coral Bay (190 rm pour 4 avec clim) pas mal car très récent mais le personnel ne parle quaiment pas anglais donc pas toujours évident. Restaurant assez moyen sauf pour le breakfast (pancakes...). La plage est sympa, repas à prendre au KBC bons et pas chers. La grande plage au sud de la jetty est superbe. Turtle beach est pas terrible avec les cailloux et l'expo au vent du sud. Qimi beach pas terrible non plus surtout à marée basse. Les plus belles sont vers le nord. Kapas Island est vraiment super, gens sympas, eau translucide, belle jungle... on oublie très vite Tioman. Pour quitter Marang réservez vos tickets de bus via le bureau MGH près de la jetée le deuxième en arrivant de la ville (demandez AZI) celà peut vous éviter d'aller à Kuala Terengganu (40 rm en taxi) pas mal de bus passent par Marang.
KL : bus de nuit ( 22h20 arrivée 5h30) pour KL compagnie Adik Beradik. Bus VIP 44 rm/pax. Vous dépose à putra donc proche centre ville et station de métro. Logement à KL : Best Western Premier Dua Sentral. 4 étoiles superbes prestations pour finir le séjour ( piscine à débordement au 6eme avec vue sur les Petronas Tower éclairées le soir, breakfast buffet top). C'est cher pour l'Asie mais c'est quasi impossible de s'offrir la meme chose en europe alors... L'hotel est pas très bien situé (ancien little india) mais accès à KL Sentral en 10 min à pied et au centre ville en taxi en 10 min pour 10/15 rm. Globalement hors heures de pointes il vaut mieux prendre le taxi à KL les différents métro sont chers et pas toujours connectés ( tout le centre se fait à pied ). Shopping : c'est pas Bangkok mais pas mal de choses au Berjaya et dans tout ce quartier les Mall sont cote à cote.
Taxi Berjaya / KLIA : négocié à 80 rm, comptez 1h15 de route. (train klia express 35 rm / pax).
Je suis dispo pour tous renseignements plus précis bien sur !
Bonne route à tous !
voici un petit CR tout frais (rentrés il y a 2 jours) pour qui peut être intéressé.
Voyage 21 j. en sac à dos, famille 4 pax dont 2 ados 12 et 15 ans.
Itinéraire : KLIA / Melaka / Singapore / Tioman / Cherating / Kapas / KL
Voyage préparé sur internet et avec le LP que je déconseille pas du tout à jour, plein d'inexactitudes ou d'erreurs grossières.
Compagnie aérienne : Turkish Airlines. Pas de pb, horaires tenus à l'arrivée, catering ok, rien à dire.
Arrivée à KL et départ direct pour Melaka. Changez le minimum d'euros pour le taxi et le 1er jour le taux n'est pas bon. Si vous etes au moins 3 c'est intéressant de prendre directement un taxi Budget ( comptoir noir et jaune à la sortie ) en sortant de l'aérogare, vous pré-achetez votre trajet pas de surprises. Cout 159 Rm pour près de 2h de route jusqu'au centre de Melaka. Si vous le faites en bus la gare routière à Melaka est vraiment hors de la ville il faut reprendre un bus ou un taxi (20/25 rm) pour le centre ville. Logement au Hallmark crown hotel : pas extraordinaire mais rapport qualité prix ok (39 euros/nuit déj local inclus), à 10 min à pied du centre historique par une route très passante sans trottoir.
Bus Melaka à Singapore. Un peu plus cher que le bus pour la gare routière de Johor Barhu mais bcp plus pratique et rapide concernant le double passage de la douane. Selon la compagnie ( melaka express nous concernant ) point de dépose différent dans Singapore mais ensuite on peut rallier l'hotel à pied. Logement au Hotel Selegie 81 (89 euros /nuit ) : à éviter absolument, accueil déplorable, bruyant. resté 1 nuit pour s'organiser et départ pour le Mayo Inn dans Little India : accueil charmant, meme tarif mais chambre sympa quoique le bruit de la rue est assez présent.
Bus Singapore Mersing / Tioman. Achat des billets au Golden Mile Complex ( compagnie The One qui remplace 5 stars) 30 SGD / pax en minivan. Acheter les billets 1 ou 2 j. avant par prudence. 2h30 de route départ 6h15 le matin. Avec de la chance vous pouvez prendre un bateau pour Tioman dès l'arrivée, pour nous le bateau de 9h30 était annulé faute de remplissage attente jusqu'à 11h30. Il n'y a rien à faire à Mersing alors arrivée matinale recommandée pour ne pas y perdre une nuit. Pour repartir de Mersing en bus il y a peu de bus et ils sont vite complets : acheter son billet avant de partir pour Tioman est plus prudent car les bus du matin sont remplis par les voyageurs n'ayant pas eu de place la veille et ayant du dormir sur place en attendant. Faute de bus disponible des taxis longue distance vous mèneront où vous voulez ( 200/250 rm pour JB ou Kuantan ).
Tioman : logement au Bamboo Hill chalet sur ABC Beach. Seule cette partie Nord de la plage est agréable. Logement sympa et pas trop cher ( 120 rm), naturellement ventilé par l'exposition. pas de clim. éviter le chalet 1 plus bruyant car près de la réception. Repas pris au ABC restaurant. D'autres plus belles plages au nord sont accessibles à pied sans pb par la jungle (penuba et monkey beach). Il est difficile d'acheter de la nourriture sur l'ile alors n'hésitez pas à acheter des munitions à Mersing (fruits etc...). Tioman est à notre avis globalement décevant, très loin de l'ile paradisiaque vendue dans les guides : il vaut mieux la voir en début qu'en fin de séjour la comparaison avec d'autres iles sera douloureuse).
Cherating : logement au Cherating Bay view : à éviter, vraiment en sale état. cette ville vantée dans les guides est une énigme, c'est une station balnéaire fantome. Nous y venions pour voir lucioles et tortues ( Hafiz ), choses faites le soir meme et départ le lendemain pour Marang en bus. Contactez Mr Yahia bureau sur la rue principale près du Payang Inn pour trouver des billets de bus : il vous amènera à l'arret de bus et attend que vous soyez monté dans le bus pour repartir.
Marang / Kapas Island : Attention pas de change à Marang et une seule banque pour les retraits (maybank prèsde la station petronas route de kuantan). pas de change sur Kapas non plus. Logement au Kapas coral Bay (190 rm pour 4 avec clim) pas mal car très récent mais le personnel ne parle quaiment pas anglais donc pas toujours évident. Restaurant assez moyen sauf pour le breakfast (pancakes...). La plage est sympa, repas à prendre au KBC bons et pas chers. La grande plage au sud de la jetty est superbe. Turtle beach est pas terrible avec les cailloux et l'expo au vent du sud. Qimi beach pas terrible non plus surtout à marée basse. Les plus belles sont vers le nord. Kapas Island est vraiment super, gens sympas, eau translucide, belle jungle... on oublie très vite Tioman. Pour quitter Marang réservez vos tickets de bus via le bureau MGH près de la jetée le deuxième en arrivant de la ville (demandez AZI) celà peut vous éviter d'aller à Kuala Terengganu (40 rm en taxi) pas mal de bus passent par Marang.
KL : bus de nuit ( 22h20 arrivée 5h30) pour KL compagnie Adik Beradik. Bus VIP 44 rm/pax. Vous dépose à putra donc proche centre ville et station de métro. Logement à KL : Best Western Premier Dua Sentral. 4 étoiles superbes prestations pour finir le séjour ( piscine à débordement au 6eme avec vue sur les Petronas Tower éclairées le soir, breakfast buffet top). C'est cher pour l'Asie mais c'est quasi impossible de s'offrir la meme chose en europe alors... L'hotel est pas très bien situé (ancien little india) mais accès à KL Sentral en 10 min à pied et au centre ville en taxi en 10 min pour 10/15 rm. Globalement hors heures de pointes il vaut mieux prendre le taxi à KL les différents métro sont chers et pas toujours connectés ( tout le centre se fait à pied ). Shopping : c'est pas Bangkok mais pas mal de choses au Berjaya et dans tout ce quartier les Mall sont cote à cote.
Taxi Berjaya / KLIA : négocié à 80 rm, comptez 1h15 de route. (train klia express 35 rm / pax).
Je suis dispo pour tous renseignements plus précis bien sur !
Bonne route à tous !
Sulawesi, Lombok ou Florès? English translation pending
Bonjour,
Nous partons en septembre en indo, et nous sommes en train de voir l'itineraire...
C'est pas très simple de choisir :) 😛
Nous arriverions a jakarta, on prendrait ensuite le train pour yodjakarta, de là on visiterait les temples et un volcan pdt 3/4jours. Ensuite ils nous resterait une dizaine de jours sur place.
Si nous évitons Bali, quelle île entre Sulawesi, Lombok ou Flores me conseillerez vous ?
Et quelle serait le meilleur endroit pour faire du snorkelling ?
Merci pourvos réponse qui pourront m'éclairer car je ne sais pas quoi choisir...😮
C'est pas très simple de choisir :) 😛
Nous arriverions a jakarta, on prendrait ensuite le train pour yodjakarta, de là on visiterait les temples et un volcan pdt 3/4jours. Ensuite ils nous resterait une dizaine de jours sur place.
Si nous évitons Bali, quelle île entre Sulawesi, Lombok ou Flores me conseillerez vous ?
Et quelle serait le meilleur endroit pour faire du snorkelling ?
Merci pourvos réponse qui pourront m'éclairer car je ne sais pas quoi choisir...😮
Vos coups de coeur et idées de trajets au Sénégal English translation pending
Bonjour, je pars 15 jours au senegal, je serais logée a saly chez une amie, mais je veux decouvrir le senegal je n'ai pas peur de bouger! Qu'est il indispensable de voir au senegal ? Vos coups de coeur? Je recherche des paysages splendides et typiques fan de photos que je suis, des moments de partage avec les locaux ect....
Fanny
Expédition de Reykjavik à Kangerlussuaq sur le Boréal English translation pending
Bonjour,
En 2013 je recherchais une destination spéciale pour un séjour loin de la pollution et de la fureur humaine, mon choix s'est posé sur l'exploration du Groenland. J'ai contacté la Compagnie du Ponant, société de transport maritime basée à Marseille qui s'est occupée de tout, pas de problèmes de bagages ni d'égarement dans un terminal surchargé. 13 au 23 août 2013 pour une escapade entre les glaces de l'Arctique, atterrissage à Keflavik en Islande direction le port de commerce de Reykjavik pour l'embarquement à bord du navire LE BOREAL. L'accueil de l'équipage était fort sympathique, le navire de transport pas trop imposant, je n'aime pas les monstres hôteliers des mers. La suite prestige bien spacieuse, confortable et très lumineuse avec ses 2 balcon sur tribord, le majordome s'est bien occupé de nous avec quelques petits gâteaux chaque fin de soirée pour nous ouvrir l’appétit. Le personnel naviguant est polyglotte, en majorité d'îles et de provinces françaises. Le navire est silencieux pas de bruit de la propulsion qui est électrique, la sensation de caresse et le ressac de la mer sur la coque. Côté gastronomie, nos estomacs se sont bien régalés avec les petits plats du chef étoilé français Gérard Germain, pâtisseries et viennoiseries des maîtres pâtissiers et boulangers français. La cave était aussi particulièrement bien garnie avec une sommelière tout sourire au palais très pointu. En cette fin d'été, les glaces de l'Arctique sont fondues, très peu de mammifères marins ou terrestres à l'horizon, il faut remonter plus vers le Nord-ouest pour trouver les phoques barbus, ours polaires et baleines en grand nombre. Iceberg en masse dans le baie d'Ilulissat.
L'age moyen des croisiéristes, était assez avancé, beaucoup de passagers américains et asiatiques qui ne favorisent ni l'échange ni le contact. Nous avons passé un très bon séjour et revenus avec souvenirs et prises de vues. Une belle escapade glacée pour ceux qui recherchent la découverte et le rafraîchissement. Cette aventure nous a donné le virus des glaces, nous repartons fin août pour une autre aventure qui nous mènera de Kangerlussuaq au Groenland à Anadyr en Sibérie Orientale, un périple vers les Terres du Nord-Ouest, le long des côtes nord du Canada et de l'Alaska, à bord de l'AUSTRAL de la Compagnie du Ponant
En 2013 je recherchais une destination spéciale pour un séjour loin de la pollution et de la fureur humaine, mon choix s'est posé sur l'exploration du Groenland. J'ai contacté la Compagnie du Ponant, société de transport maritime basée à Marseille qui s'est occupée de tout, pas de problèmes de bagages ni d'égarement dans un terminal surchargé. 13 au 23 août 2013 pour une escapade entre les glaces de l'Arctique, atterrissage à Keflavik en Islande direction le port de commerce de Reykjavik pour l'embarquement à bord du navire LE BOREAL. L'accueil de l'équipage était fort sympathique, le navire de transport pas trop imposant, je n'aime pas les monstres hôteliers des mers. La suite prestige bien spacieuse, confortable et très lumineuse avec ses 2 balcon sur tribord, le majordome s'est bien occupé de nous avec quelques petits gâteaux chaque fin de soirée pour nous ouvrir l’appétit. Le personnel naviguant est polyglotte, en majorité d'îles et de provinces françaises. Le navire est silencieux pas de bruit de la propulsion qui est électrique, la sensation de caresse et le ressac de la mer sur la coque. Côté gastronomie, nos estomacs se sont bien régalés avec les petits plats du chef étoilé français Gérard Germain, pâtisseries et viennoiseries des maîtres pâtissiers et boulangers français. La cave était aussi particulièrement bien garnie avec une sommelière tout sourire au palais très pointu. En cette fin d'été, les glaces de l'Arctique sont fondues, très peu de mammifères marins ou terrestres à l'horizon, il faut remonter plus vers le Nord-ouest pour trouver les phoques barbus, ours polaires et baleines en grand nombre. Iceberg en masse dans le baie d'Ilulissat.
L'age moyen des croisiéristes, était assez avancé, beaucoup de passagers américains et asiatiques qui ne favorisent ni l'échange ni le contact. Nous avons passé un très bon séjour et revenus avec souvenirs et prises de vues. Une belle escapade glacée pour ceux qui recherchent la découverte et le rafraîchissement. Cette aventure nous a donné le virus des glaces, nous repartons fin août pour une autre aventure qui nous mènera de Kangerlussuaq au Groenland à Anadyr en Sibérie Orientale, un périple vers les Terres du Nord-Ouest, le long des côtes nord du Canada et de l'Alaska, à bord de l'AUSTRAL de la Compagnie du Ponant
Recherche bons plans sur Florès English translation pending
Salut à tous !
Nous sommes un couple qui se lance dans un tour du monde. Nous commençons par l'Indonésie de Août à octobre. On est à la recherche de bons plans et d'autres choses à faire sur cette île que le Kelimutu et les Komodos, et si possible en dehors des sentiers touristiques classiques. En vous remerciant.
Magali et Matthieu de "Le monde en sac à dos"
Nous sommes un couple qui se lance dans un tour du monde. Nous commençons par l'Indonésie de Août à octobre. On est à la recherche de bons plans et d'autres choses à faire sur cette île que le Kelimutu et les Komodos, et si possible en dehors des sentiers touristiques classiques. En vous remerciant.
Magali et Matthieu de "Le monde en sac à dos"
Apprendre l'indonésien English translation pending
Bonjour, je suis à la recherche de cours et/ou de sites ludiques afin d'apprendre l'Indonésien, je reviens tout juste de Bali et je dois dire que ce Pays m'a transformé..... je compte y retourner d'ici l'année prochaine c'est pour cela que j'aimerais apprendre cette langue afin de pouvoir communiquer avec les personnes que j'aurai l'opportunité de rencontrer là bas ..... merci de l'intérêt que vous voudrez bien apporter à ma demande !!!!!!!
Sécurité à Lombok English translation pending
bonjour à tout les forumeurs
Je vais me rendre en Indonésie pour la première fois en septembre prochain avec mon amie et lors de mes recherches pour préparer mon périple je suis tomber sur plusieurs récit concernent Lombok et plus particulièrement la région de Kuta Lombok sur des agressions à l'encontre des touristes pour les voler, d'ailleurs l'infos est relayée sur le site des affaires étrangères. je suis tomber un peu de haut même si je sait bien que le risque zéro n'existe pas. les récits dates pour la plupart de quelques années, j'aimerai donc avoir des retours récent sur la situation actuelle, et votre ressentit sur l'ambiance générale à Lombok.
je pense que c'est des actes isolés mais du coup je réfléchis a peu être faire l'impasse sur Lombok et privilégier Flores.
sans parler de sécurité qu'elle serait votre choix entre Lombok et Flores ?
merci à tous et surtout bon voyage
Je vais me rendre en Indonésie pour la première fois en septembre prochain avec mon amie et lors de mes recherches pour préparer mon périple je suis tomber sur plusieurs récit concernent Lombok et plus particulièrement la région de Kuta Lombok sur des agressions à l'encontre des touristes pour les voler, d'ailleurs l'infos est relayée sur le site des affaires étrangères. je suis tomber un peu de haut même si je sait bien que le risque zéro n'existe pas. les récits dates pour la plupart de quelques années, j'aimerai donc avoir des retours récent sur la situation actuelle, et votre ressentit sur l'ambiance générale à Lombok.
je pense que c'est des actes isolés mais du coup je réfléchis a peu être faire l'impasse sur Lombok et privilégier Flores.
sans parler de sécurité qu'elle serait votre choix entre Lombok et Flores ?
merci à tous et surtout bon voyage
Deux mois seule en Indonésie English translation pending
Hello !
Je m'excuse d'avance pour l'impression de déjà-vu.. Comme l'indique le titre, je pars deux mois en Indonésie de fin juillet à fin septembre. J'aurais quelques questions à vous soumettre car plus je passe de temps sur ce forum, plus je change d'avis sur mon itinéraire... Je veux tout faire mais c'est pas possible héhé
Au départ, je comptais le découper ainsi: Java - Bali - Lombok - Flores - Komodo - Kalimantan (à peu près 1 semaine 10 jours dans chaque région, sauf à Java où je compte pas m'éterniser) Après Kalimantan et une petite session en amoureux avec les orang-outans ^^, j'aurais aimé aller en Malaisie et faire qq îles qu'ont m'a conseillée, mais j'ignore si c'est possible avec mon visa de 60j de sortir du pays et d'y entrer à nouveau.. ?!
De plus, comme je le disais auparavant, en lisant les discussions sur le forum, j'envisage de plus en plus d'aller sur Sumatra et Sulawesi.. Mais j'ai conscience que je ne pourrais pas tout faire.
Je vais en Indonésie surtout pour en prendre plein la vue, rencontrer des gens (quid du couchsurfing?) et découvrir une nouvelle culture. Le confort etc.. je m'en fous, autrement je peux rester chez moi. Après je compte aussi faire un peu la fête (et fêter mon anniversaire tiens :p )mais ce n'est pas ma priorité.
Pour résumer, qu'est-ce qui vous semble indispensable? faisable ? Je prends tous vos conseils, précautions d'usage etc..
Désolée si ça vous semble être le fouillis.. Et si certains sont dans les parages à ce moment là, say hi ! :)
merci !
Je m'excuse d'avance pour l'impression de déjà-vu.. Comme l'indique le titre, je pars deux mois en Indonésie de fin juillet à fin septembre. J'aurais quelques questions à vous soumettre car plus je passe de temps sur ce forum, plus je change d'avis sur mon itinéraire... Je veux tout faire mais c'est pas possible héhé
Au départ, je comptais le découper ainsi: Java - Bali - Lombok - Flores - Komodo - Kalimantan (à peu près 1 semaine 10 jours dans chaque région, sauf à Java où je compte pas m'éterniser) Après Kalimantan et une petite session en amoureux avec les orang-outans ^^, j'aurais aimé aller en Malaisie et faire qq îles qu'ont m'a conseillée, mais j'ignore si c'est possible avec mon visa de 60j de sortir du pays et d'y entrer à nouveau.. ?!
De plus, comme je le disais auparavant, en lisant les discussions sur le forum, j'envisage de plus en plus d'aller sur Sumatra et Sulawesi.. Mais j'ai conscience que je ne pourrais pas tout faire.
Je vais en Indonésie surtout pour en prendre plein la vue, rencontrer des gens (quid du couchsurfing?) et découvrir une nouvelle culture. Le confort etc.. je m'en fous, autrement je peux rester chez moi. Après je compte aussi faire un peu la fête (et fêter mon anniversaire tiens :p )mais ce n'est pas ma priorité.
Pour résumer, qu'est-ce qui vous semble indispensable? faisable ? Je prends tous vos conseils, précautions d'usage etc..
Désolée si ça vous semble être le fouillis.. Et si certains sont dans les parages à ce moment là, say hi ! :)
merci !
Carnet d'un mini road trip dans l'Ouest américain English translation pending
Bonjour les baroudeurs,
voilà déjà presque 3 mois que je suis revenu de mon voyage aux Etat-Unis, le temps passe vite et je suis retombée dans le train train quotidien maison travail enfant mari ménage...
Je profite de ma pause dejeuner pour commencé mon petit carnet de voyage afin de vous faire partagé mes 10 jours de bonheur et me replongé dans mes souvenirs !

PARIS - LOS ANGELES 25 janvier 2014 Roissy charles de Gaulle / US Airways, départ pour Los Angeles via Philadelphie.
Le vol s'est très bien passé, compagnie très correct. 16:00 de trajet , 2 repas, 1 encas, 3 films, pas d'attente ou de temps mort, place hublot, premier siège donc de la place pour mes gambettes, valise récupérée rapidement, le côté chiant a été les 3 check points police et douane avant de faire repartir la valise, ils ont tout ouvert / fouillé, des questions en veux tu en voilà... Il neige à Philadephia tout es blanc du ciel c'était vraiment beau, Bref direction la salle d'embarquement pour le deuxième vol.
Le deuxième vol moins super. Retardé d'une heure, je suis fatiguée et nauséeuse mais je suis toujours bien, je remarque pdt l'attente que les valises sont déchargées puis rechargées dans l'avion... Bon. On embarque et on poirote encore 45min à bord avant de décoller, il fait froid et à cause de la neige l'avion doit être recouvert de je ne sais quel produit avant de partir. On décolle, il es 19:50 heure local, pas de repas pas de télé cette foi mais par chance j'ai une rangée de 3 sièges pour moi alors hop hop hop je dors !


Arrivée à Los ANGELES , 20:45 h.local
Mon Amie Aurielle m'attends a la porte trop contente de la retrouver !! On attends 40min la valise qui... N'arrivera jamais !
Non non ce n'est pas une blague, on me dira juste qu'elle arrivera demain comme si c'était tout à fait normal, bon OK j'avais eu raison de trouver bizarre le chargement / déchargement de l'avion 6:00 plus tôt hein ! On va chez Dollar (location), récupérer la voiture. Pas d'attente, personnel sympa je donne mes papiers et il me dit d'aller à la section S prendre "ce que je veux" OK ! Là, au milieu des mustangs et compagnie je la vois... La JEEP* dont j'ai toujours rêvé !! Je monte dedans les clef sont sur le contact je passe la sortie et LETS GO on y es POUR DE VRAI !
*JEEP reservée en ligne avant mon départ, payée 270�� pour 6 jours kilométrage illimité petite note qui sera important plus tard dans mon récit...
22:00 On a faim, Aurielle m'amène dans sa ville, Valley Village à 30min de l'aéroport, des boutiques et restos partout il fait nuit je vois pas bien au loin mais j'aime déjà. On a mangé chez Sushi Dan, que je recommande vivement, elle m'as fait manger des poivrons grillés, des gros pois salé j'avais encore jamais goûté c'était délicieux, elle a choisi aussi des california roll au thon mais le thon était comme haché et assaisonné avant d'être roulé enfin bref une truie gustative ! Après tout ça on s'arrête chez CVS, (ah les état unis et leur shop ouvert 24/24 quel bonheur) on prends une brosse à dent et du gel douche parce que oui n'oublions pas que je n'ai pas de valise et on rentre s'étaler dans le lit!
QUEL LONGUE JOURNÉE !
A mon arrivée un paquet m'attends, des cartes des photos un colliers enfin, un girly paquage et des bonbons à la cannelle je suis heureuse :)
Il es 7:37 et je retourne dormir un peu avant une nouvelle journée !
voilà déjà presque 3 mois que je suis revenu de mon voyage aux Etat-Unis, le temps passe vite et je suis retombée dans le train train quotidien maison travail enfant mari ménage...
Je profite de ma pause dejeuner pour commencé mon petit carnet de voyage afin de vous faire partagé mes 10 jours de bonheur et me replongé dans mes souvenirs !

PARIS - LOS ANGELES 25 janvier 2014 Roissy charles de Gaulle / US Airways, départ pour Los Angeles via Philadelphie.
Le vol s'est très bien passé, compagnie très correct. 16:00 de trajet , 2 repas, 1 encas, 3 films, pas d'attente ou de temps mort, place hublot, premier siège donc de la place pour mes gambettes, valise récupérée rapidement, le côté chiant a été les 3 check points police et douane avant de faire repartir la valise, ils ont tout ouvert / fouillé, des questions en veux tu en voilà... Il neige à Philadephia tout es blanc du ciel c'était vraiment beau, Bref direction la salle d'embarquement pour le deuxième vol.
Le deuxième vol moins super. Retardé d'une heure, je suis fatiguée et nauséeuse mais je suis toujours bien, je remarque pdt l'attente que les valises sont déchargées puis rechargées dans l'avion... Bon. On embarque et on poirote encore 45min à bord avant de décoller, il fait froid et à cause de la neige l'avion doit être recouvert de je ne sais quel produit avant de partir. On décolle, il es 19:50 heure local, pas de repas pas de télé cette foi mais par chance j'ai une rangée de 3 sièges pour moi alors hop hop hop je dors !


Arrivée à Los ANGELES , 20:45 h.local
Mon Amie Aurielle m'attends a la porte trop contente de la retrouver !! On attends 40min la valise qui... N'arrivera jamais !
Non non ce n'est pas une blague, on me dira juste qu'elle arrivera demain comme si c'était tout à fait normal, bon OK j'avais eu raison de trouver bizarre le chargement / déchargement de l'avion 6:00 plus tôt hein ! On va chez Dollar (location), récupérer la voiture. Pas d'attente, personnel sympa je donne mes papiers et il me dit d'aller à la section S prendre "ce que je veux" OK ! Là, au milieu des mustangs et compagnie je la vois... La JEEP* dont j'ai toujours rêvé !! Je monte dedans les clef sont sur le contact je passe la sortie et LETS GO on y es POUR DE VRAI !
*JEEP reservée en ligne avant mon départ, payée 270�� pour 6 jours kilométrage illimité petite note qui sera important plus tard dans mon récit...22:00 On a faim, Aurielle m'amène dans sa ville, Valley Village à 30min de l'aéroport, des boutiques et restos partout il fait nuit je vois pas bien au loin mais j'aime déjà. On a mangé chez Sushi Dan, que je recommande vivement, elle m'as fait manger des poivrons grillés, des gros pois salé j'avais encore jamais goûté c'était délicieux, elle a choisi aussi des california roll au thon mais le thon était comme haché et assaisonné avant d'être roulé enfin bref une truie gustative ! Après tout ça on s'arrête chez CVS, (ah les état unis et leur shop ouvert 24/24 quel bonheur) on prends une brosse à dent et du gel douche parce que oui n'oublions pas que je n'ai pas de valise et on rentre s'étaler dans le lit!
QUEL LONGUE JOURNÉE !
A mon arrivée un paquet m'attends, des cartes des photos un colliers enfin, un girly paquage et des bonbons à la cannelle je suis heureuse :)
Il es 7:37 et je retourne dormir un peu avant une nouvelle journée !
Road trip en famille en Écosse du 31 juillet au 12 août English translation pending
Bonjour tout le monde,
J'ouvre cette petite discussion pour vous demander un peu d'aide. J'envisage de partir en road trip en Ecosse du 31/07 au 12/08. Nous attérissons à 20h05 à Edimburgh.
Nous sommes une famille de 4 personnes qui avons déjà effectué un road trip aux USA dans la côte Ouest.
J'aimerais avoir un petit coup de main, voire des idées de road trip à me conseiller, des endroits à ne pas manquer, châteaux à visiter, lieux chargés d'histoire, et m'aiguiller un peu sur la voie.
Je vous remercie par avance! 😄
J'ouvre cette petite discussion pour vous demander un peu d'aide. J'envisage de partir en road trip en Ecosse du 31/07 au 12/08. Nous attérissons à 20h05 à Edimburgh.
Nous sommes une famille de 4 personnes qui avons déjà effectué un road trip aux USA dans la côte Ouest.
J'aimerais avoir un petit coup de main, voire des idées de road trip à me conseiller, des endroits à ne pas manquer, châteaux à visiter, lieux chargés d'histoire, et m'aiguiller un peu sur la voie.
Je vous remercie par avance! 😄
10 jours en Écosse English translation pending
Bonjour à tous
Voici une idée d'itinéraire que nous avons mon ami et moi, pour départ dans une dizaine de jours ! Merci donc par avance pour vos conseils !! Ca me paraît chargé, mais nous avons envie d'aller vers Skye car ça a l'air tellement beau... Et on a une "contrainte", 2 jours chez des amis à Aberdeen. Si on zappe Skye, j'imagine qu'on rajoute Oban par exemple ? et…?
Niveau Châteaux, je me suis servie des guides, agences….mais pt être n'ai je pas fait les bons choix, il y a tellement de beaux châteaux en Ecosse ! On a envie de qq légendes chevaleresques et autres donc 2 visites de châteaux nous disent bien, ensuite, ce seront surtout des "pauses photos" j'imagine. Volontairement, pas de visite de distilleries ni vers St Andrews pour le golf.
MERCI D'AVANCE !!!!! J1-J2 : EDIMBOURG 1H de voiture vers Stirling le royal mile, du château au palais de Holyrood. New town avec Princes Street. Dean village. Quartier georgien et route vers Stirling (1H)
J3 : LE CENTRE 2H de voiture vers Glencoe Château de Stirling et sa vieille ville Puis vers Loch Lomond (arrêt Luss pour panorama 1H) et aller jusque Glencoe (1H10) On zappe Aberfoyle et Callander du coup, OK ?
J4 : VERS SKYE 1H30 de voiture vers Mallaig puis ferry (1h) Matinée à Glencoe puis route vers Mallaig en passant par Fort Williams, le viaduc de Glenfinnan, et à Mallaig ferry et on dort où ???
J5 : SKYE 2H le matin sur l'île puis 1H vers le château et Loch Duich Glen Brittle, Elgol (matinée) et 50min de route vers le château Eilean Donan, Loch Duich. et on y dort ?
J6 : INVERNESS 1H30 vers Inverness + 2h40 pour relier Aberdeen Route vers Inverness (1h30) après avoir longé le loch ness et visite d'Inverness (tour guidé rapide), Fort Georges, château cawdor (??) et route vers Aberdeen. (2H40)
J7-J8 : ABERDEEN chez nos amis
J9 2h30 de route Route pour Edimbourg (2h30) en passant par le château de Dunnottar et aussi celui de Glamis Du coup soit on part J9 soit on a du mou pour partir J10 mais on rajoute du mou où ??
J10 Départ
Voici une idée d'itinéraire que nous avons mon ami et moi, pour départ dans une dizaine de jours ! Merci donc par avance pour vos conseils !! Ca me paraît chargé, mais nous avons envie d'aller vers Skye car ça a l'air tellement beau... Et on a une "contrainte", 2 jours chez des amis à Aberdeen. Si on zappe Skye, j'imagine qu'on rajoute Oban par exemple ? et…?
Niveau Châteaux, je me suis servie des guides, agences….mais pt être n'ai je pas fait les bons choix, il y a tellement de beaux châteaux en Ecosse ! On a envie de qq légendes chevaleresques et autres donc 2 visites de châteaux nous disent bien, ensuite, ce seront surtout des "pauses photos" j'imagine. Volontairement, pas de visite de distilleries ni vers St Andrews pour le golf.
MERCI D'AVANCE !!!!! J1-J2 : EDIMBOURG 1H de voiture vers Stirling le royal mile, du château au palais de Holyrood. New town avec Princes Street. Dean village. Quartier georgien et route vers Stirling (1H)
J3 : LE CENTRE 2H de voiture vers Glencoe Château de Stirling et sa vieille ville Puis vers Loch Lomond (arrêt Luss pour panorama 1H) et aller jusque Glencoe (1H10) On zappe Aberfoyle et Callander du coup, OK ?
J4 : VERS SKYE 1H30 de voiture vers Mallaig puis ferry (1h) Matinée à Glencoe puis route vers Mallaig en passant par Fort Williams, le viaduc de Glenfinnan, et à Mallaig ferry et on dort où ???
J5 : SKYE 2H le matin sur l'île puis 1H vers le château et Loch Duich Glen Brittle, Elgol (matinée) et 50min de route vers le château Eilean Donan, Loch Duich. et on y dort ?
J6 : INVERNESS 1H30 vers Inverness + 2h40 pour relier Aberdeen Route vers Inverness (1h30) après avoir longé le loch ness et visite d'Inverness (tour guidé rapide), Fort Georges, château cawdor (??) et route vers Aberdeen. (2H40)
J7-J8 : ABERDEEN chez nos amis
J9 2h30 de route Route pour Edimbourg (2h30) en passant par le château de Dunnottar et aussi celui de Glamis Du coup soit on part J9 soit on a du mou pour partir J10 mais on rajoute du mou où ??
J10 Départ
3 jours sur New York ou Chicago, plus Miami? English translation pending
Bonjour à tous,
Je voudrais avoir votre avis sur un voyage que je prévois au mois de mars.
Vu que je connais bien New-York (mais je voulais le refaire), je ne resterai que 2 jours sur place. Cela me permettra de faire ce que je n'ai pas eu le temps de faire la dernière fois.
Par contre, là où je voudrais votre avis, c'est sur la destination suivante. Voici mon idée :
08/03 : Bruxelles --> New York
09/03 : New York
10/03 : New York
11/03 : New York --> Miami (Avion. Arrivée vers 10:00 AM)
12/03 : Miami (Everglades)
13/03 : Miami (Key West)
14/03 : Miami --> Bruxelles
OU
11/03 : New York --> Chicago (Avion. Arrivée vers 11:00 AM)
12/03 : Chicago
13/03 : Chicago
14/03 : Chicago --> Bruxelles
Les 2 itinéraires sont-ils envisageables?
Pour Miami, j'ai l'impression que je ne vais pas aimer si je reste dans la ville 2 jours.
Par contre, pour Chicago, pas besoin de voyager.
Dites moi ce que vous en pensez !
Merci d'avance !
Je voudrais avoir votre avis sur un voyage que je prévois au mois de mars.
Vu que je connais bien New-York (mais je voulais le refaire), je ne resterai que 2 jours sur place. Cela me permettra de faire ce que je n'ai pas eu le temps de faire la dernière fois.
Par contre, là où je voudrais votre avis, c'est sur la destination suivante. Voici mon idée :
08/03 : Bruxelles --> New York
09/03 : New York
10/03 : New York
11/03 : New York --> Miami (Avion. Arrivée vers 10:00 AM)
12/03 : Miami (Everglades)
13/03 : Miami (Key West)
14/03 : Miami --> Bruxelles
OU
11/03 : New York --> Chicago (Avion. Arrivée vers 11:00 AM)
12/03 : Chicago
13/03 : Chicago
14/03 : Chicago --> Bruxelles
Les 2 itinéraires sont-ils envisageables?
Pour Miami, j'ai l'impression que je ne vais pas aimer si je reste dans la ville 2 jours.
Par contre, pour Chicago, pas besoin de voyager.
Dites moi ce que vous en pensez !
Merci d'avance !
Compte rendu d'une croisière sur le Freedom of the Seas, 19 janvier 2014 English translation pending
Bonjour,
Déjà une semaine que nous sommes revenus de notre merveilleuse croisière. J'ai terminé mon compte rendu et je voulais vous le partager. J'adore tellement en lire ici que ça aurait été égoïste de garder ça pour moi :)
Je ferai un message par jour de croisière pour faciliter la lecture, n'hésitez pas à me poser des questions, il me fera plaisir de vous répondre.
Voilà donc:
Nous partons sur le Freedom of the Seas de Royal Caribbean du 19 janvier au 26 janvier 2014 Départ de Port Canaveral (Floride), escales à Labadee (Haïti), Falmouth (Jamaïque), GeorgeTown (Îles Caïmans) et Cozumel (Mexique)
Nous sommes un couple de 30 et 31 ans, nous avons 2 enfants, une fille de 4 ans et un garçon de 14 mois. C’est notre premier voyage de couple depuis que nous avons des enfants, j’ai peur de m’ennuyer, mais les enfants seront avec ma mère et je n’ai pas de craintes là-dessus.
Nous avons déjà fait une croisière sur le Carnival Glory en 2009. Au départ, nous voulions être avec d’autres passagers francophones pour avoir un premier contact et ensuite peut-être prendre un verre, nous nous sommes donc tournés vers une agence qui offrait un voyage avec un guide. Selon notre agente, nous serions en groupe pour le souper seulement, si on le voulait, car on pouvait également demander d’être séparés du groupe une fois sur le bateau. Ça nous convenait parfaitement.
Petite précision pour les européens, comme je suis québécoise, j’utilise les termes déjeuner, dîner et souper pour les repas ;)
Samedi 18 janvier 2014 Nous avons décidé de prendre l’avion la veille du départ de la croisière afin d’éviter d’être stressé comme la fois précédente (retard de l’avion).
Nous avons un vol direct de Montréal à Orlando avec Air Canada à 17h, donc arrivée à l’aéroport vers 14h pour se stationner. La navette passe régulièrement au Park N Fly, nous n’avons pas eu besoin d’attendre, elle était là à notre arrivée. Le chauffeur nous demande notre compagnie aérienne et devant l’aéroport il nous laisse à la porte d’Air Canada. En entrant, on se rend compte que c’est pour les vols internationaux, nous, nous allons à Orlando et il faut aller complètement à l’autre bout de l’aéroport, ce n’est pas bien grave, ce n’est pas si grand et nous avons amplement le temps.
C’est la première fois que nous prenons un vol direct vers les États-Unis, l’enregistrement est rapide, nous payons le 25$ par bagage enregistré. Nos valises ne sont même pas pesées et nous passons derrière les comptoirs où nous déposons nous-même les valises sur un tapis roulant. C’est nouveau pour nous cette façon de fonctionner, on aime bien.
Il faut ensuite passer les contrôles de sécurité puis les douanes américaines. Comme nous sommes canadiens, nous allons vers les machines où ils scannent notre passeport et où on doit répondre à quelques questions, la machine scanne aussi nos cartes d’embarquement et prend notre photo. On passe ensuite devant un garde qui nous pose quelques questions de base, puis nous traversons dans la section d’attente. Là aussi c’est notre première expérience avec ce fonctionnement, c’est rapide et pratique.
Notre porte d'embarquement est la première que nous voyons. On attend là un peu. Vers 15h30 nous allons manger car aucun repas n’est fourni durant le vol. On embarque à 16h30. J’étais déçue de ne pas avoir de hublot en voyant mon siège sur la carte d’embarquement (je n’ai pas pensé de le demander!), mais nous sommes dans la rangée vis-à-vis l’aile et devant la porte de secours, il n’y a donc pas de siège hublot, seulement un espace libre, je peux donc voir dehors sans problème 😉 Tous les sièges ont des écrans personnels, nous écoutons chacun un film. Ça me fait spécial de pouvoir être tranquille durant un vol, les 2 dernières fois nous étions avec les enfants!
Le vol atterrit avec 15 minutes d’avance. Nous reconnaissons bien l’endroit, c’est la 2e fois que nous atterrissons à Orlando. Nous récupérons nos valises et devons aller prendre la navette pour l’hôtel.
Dehors, nous ne trouvons pas la navette, les gens à qui on parle nous disent de téléphoner. Effectivement, à l’intérieur il y a un téléphone de courtoisie pour appeler les hôtels… malheureusement, notre hôtel n’est pas listé et on ne trouve aucun téléphone public. J’ai mon cellulaire, mais je ne veux pas enlever le mode avion! Nous décidons d’aller voir pour un taxi, mais le gars nous dit que nous devrions prendre la navette, c’est gratuit… je veux bien, mais comment!!! Nous continuons de regarder les navettes qui arrivent, je redemande à un chauffeur qui nous répond de téléphoner, je lui dis qu’ils ne sont pas listés, il prend donc son téléphone et appelle notre hôtel et leur dit que des clients attendent leur navette. Je le remercie et la navette arrive 15 minutes plus tard.
L’hôtel est à 10 minutes, le Country Inn & Suites, c’est propre et pas cher, parfait pour une nuit, et le petit déjeuner est inclus le lendemain.
Dimanche 19 janvier - Embarquement
On met le réveil à 9h, on va manger et à 10h nous allons attendre à la réception pour que la navette nous ramène à l’aéroport.
La navette nous laisse du côté des départs, il semble qu’elle ne peut pas nous laisser du côté des arrivées… ce n’est pas grave, l’aéroport se traverse facilement et en quelques minutes nous sommes au bon endroit. Nous repérons le personnel de Royal Caribbean afin de prendre l’autobus qui nous amènera au port.
À 11h l’autobus arrive et nous montons, le trajet dure un peu moins d’une heure et nous voyons enfin notre bateau.
La guide de l’agence est présente à notre débarquement de l’autobus, elle nous donne un dépliant pour une réunion le lendemain, elle nous mentionne également qu’elle sera disponible à un endroit X entre 14h et 16h si nous avons des questions.
On prend les sandales et les lunettes soleil dans nos valises avant d’aller faire la file pour l’embarquement. Il y a 2 files, une rapide pour ceux qui ont déjà voyagé avec eux et les membres or, etc. et l’autre, la nôtre, qui est très lente (environ 45 minutes). Cette file c’est seulement pour passer devant un agent qui regarde notre passeport et les contrôles de sécurité. La femme devant nous a une tonne de bijoux et ça bip dans le détecteur… elle dit que ses bracelets ne s’enlèvent pas… par chance, un agent s’occupe d'elle et on peut continuer.
On monte et là il y a des files selon notre pont, nous sommes sur le 9e et une file pour les ponts 9-10-11. Toutes les files autour de nous sont vides et dès que quelqu’un arrive dans une de ces files, il passe immédiatement. Ce qui rallonge encore notre attente... je ne sais pas trop pourquoi c’était comme ça. Une quinzaine de minutes plus tard c’est à nous, nous avions fait notre enregistrement en ligne, on remet donc nos documents (set sail, passeport), ils prennent une photo et nous donnent notre carte (sea pass). Enfin les vacances commencent pour vrai 😏
Il est environ 14h lorsque nous montons sur le bateau, nous allons déposer nos sacs à notre chambre, ensuite nous dînons au Windjammer, j’avais lu qu’il y aurait de bons sushi, mais nous n’en avons pas vu de toute la semaine. Nous faisons ensuite le tour du bateau pour prendre plusieurs photos. Nous passons également au Guest Relations pour prendre la feuille « The Planner » sur laquelle il y a les activités principales inscrites pour chaque jour, il y a également la liste des « Drink of the day » et des rabais qui auront lieu durant la semaine. À 15h30 nous repassons à la chambre et nos valises sont devant notre porte. Nous remarquons également que les billets pour l’excursion que nous avions réservé en ligne sont sur notre bureau, ainsi que le Cruise Compass de la journée et le livre contenant toutes les excursions possibles.
Nous allons voir la guide afin de lui demander pour le souper comment ça fonctionne, notre agente avait réserver « my-time » en table de 10 afin de nous donner le maximum de chances d’être avec d’autres passagers. La guide nous explique que ce n’est pas tout à fait comme ça que ça fonctionne le « my-time ». Les autres passagers ayant pris les heures fixes, nous sommes seuls… de plus, il faut idéalement réserver la veille ou dans la journée car il se pourrait qu’on arrive et qu’on doive attendre 15-30 minutes pour avoir une table. On va donc réserver pour 20h.
À 16h c’est l’exercice de sécurité, nous n’avons pas besoin de prendre les vestes de sauvetage. Nous nous rendons à l’endroit désigné, c’est long, il y a beaucoup de retardataires. Il fait chaud, nous avons le soleil sur nous, par chance, nous étions les premiers d’un rangée, on avait quand même plus d’air que ceux qui étaient derrière 😐
Nous allons ensuite défaire nos valises et nous préparer pour le spectacle qui est à 19h. Il y a un numéro d’acrobaties dans un filet, c’est très bien. Ensuite c’est un humoriste, nous comprenons quand même bien l’anglais, mais les humoristes parlent souvent vite et les blagues sont souvent sur l’actualité, donc on ne comprenait pas toujours tout, mais les gens semblaient bien l’aimer.
À 20h nous allons souper, on nous dirige à notre table. Nos serveurs serons 2 indiens, Madan et Celeste, nous aurons ces mêmes serveurs à tous les soirs. Celeste nous dit que c’est la dernière semaine de son contrat de 8 mois, dimanche prochain il retourne chez lui pour 2 mois où il verra son bébé de 5 mois pour la première fois. On a beau le savoir, mais ça fait vite réaliser que nous sommes chanceux de pouvoir rester avec nos enfants en tout temps et les voir grandir.
C’est ensuite l’heure du dodo, la journée a été longue et on ne veut pas se lever trop tard le lendemain afin de profiter de nos vacances! Voici quelques photos:
Moi au départ
Le bateau

Royal Promenade
Piscine principale

Salle à manger

Théâtre Arcadia

Pharaon's Place
Déjà une semaine que nous sommes revenus de notre merveilleuse croisière. J'ai terminé mon compte rendu et je voulais vous le partager. J'adore tellement en lire ici que ça aurait été égoïste de garder ça pour moi :)
Je ferai un message par jour de croisière pour faciliter la lecture, n'hésitez pas à me poser des questions, il me fera plaisir de vous répondre.
Voilà donc:
Nous partons sur le Freedom of the Seas de Royal Caribbean du 19 janvier au 26 janvier 2014 Départ de Port Canaveral (Floride), escales à Labadee (Haïti), Falmouth (Jamaïque), GeorgeTown (Îles Caïmans) et Cozumel (Mexique)
Nous sommes un couple de 30 et 31 ans, nous avons 2 enfants, une fille de 4 ans et un garçon de 14 mois. C’est notre premier voyage de couple depuis que nous avons des enfants, j’ai peur de m’ennuyer, mais les enfants seront avec ma mère et je n’ai pas de craintes là-dessus.
Nous avons déjà fait une croisière sur le Carnival Glory en 2009. Au départ, nous voulions être avec d’autres passagers francophones pour avoir un premier contact et ensuite peut-être prendre un verre, nous nous sommes donc tournés vers une agence qui offrait un voyage avec un guide. Selon notre agente, nous serions en groupe pour le souper seulement, si on le voulait, car on pouvait également demander d’être séparés du groupe une fois sur le bateau. Ça nous convenait parfaitement.
Petite précision pour les européens, comme je suis québécoise, j’utilise les termes déjeuner, dîner et souper pour les repas ;)
Samedi 18 janvier 2014 Nous avons décidé de prendre l’avion la veille du départ de la croisière afin d’éviter d’être stressé comme la fois précédente (retard de l’avion).
Nous avons un vol direct de Montréal à Orlando avec Air Canada à 17h, donc arrivée à l’aéroport vers 14h pour se stationner. La navette passe régulièrement au Park N Fly, nous n’avons pas eu besoin d’attendre, elle était là à notre arrivée. Le chauffeur nous demande notre compagnie aérienne et devant l’aéroport il nous laisse à la porte d’Air Canada. En entrant, on se rend compte que c’est pour les vols internationaux, nous, nous allons à Orlando et il faut aller complètement à l’autre bout de l’aéroport, ce n’est pas bien grave, ce n’est pas si grand et nous avons amplement le temps.
C’est la première fois que nous prenons un vol direct vers les États-Unis, l’enregistrement est rapide, nous payons le 25$ par bagage enregistré. Nos valises ne sont même pas pesées et nous passons derrière les comptoirs où nous déposons nous-même les valises sur un tapis roulant. C’est nouveau pour nous cette façon de fonctionner, on aime bien.
Il faut ensuite passer les contrôles de sécurité puis les douanes américaines. Comme nous sommes canadiens, nous allons vers les machines où ils scannent notre passeport et où on doit répondre à quelques questions, la machine scanne aussi nos cartes d’embarquement et prend notre photo. On passe ensuite devant un garde qui nous pose quelques questions de base, puis nous traversons dans la section d’attente. Là aussi c’est notre première expérience avec ce fonctionnement, c’est rapide et pratique.
Notre porte d'embarquement est la première que nous voyons. On attend là un peu. Vers 15h30 nous allons manger car aucun repas n’est fourni durant le vol. On embarque à 16h30. J’étais déçue de ne pas avoir de hublot en voyant mon siège sur la carte d’embarquement (je n’ai pas pensé de le demander!), mais nous sommes dans la rangée vis-à-vis l’aile et devant la porte de secours, il n’y a donc pas de siège hublot, seulement un espace libre, je peux donc voir dehors sans problème 😉 Tous les sièges ont des écrans personnels, nous écoutons chacun un film. Ça me fait spécial de pouvoir être tranquille durant un vol, les 2 dernières fois nous étions avec les enfants!
Le vol atterrit avec 15 minutes d’avance. Nous reconnaissons bien l’endroit, c’est la 2e fois que nous atterrissons à Orlando. Nous récupérons nos valises et devons aller prendre la navette pour l’hôtel.
Dehors, nous ne trouvons pas la navette, les gens à qui on parle nous disent de téléphoner. Effectivement, à l’intérieur il y a un téléphone de courtoisie pour appeler les hôtels… malheureusement, notre hôtel n’est pas listé et on ne trouve aucun téléphone public. J’ai mon cellulaire, mais je ne veux pas enlever le mode avion! Nous décidons d’aller voir pour un taxi, mais le gars nous dit que nous devrions prendre la navette, c’est gratuit… je veux bien, mais comment!!! Nous continuons de regarder les navettes qui arrivent, je redemande à un chauffeur qui nous répond de téléphoner, je lui dis qu’ils ne sont pas listés, il prend donc son téléphone et appelle notre hôtel et leur dit que des clients attendent leur navette. Je le remercie et la navette arrive 15 minutes plus tard.
L’hôtel est à 10 minutes, le Country Inn & Suites, c’est propre et pas cher, parfait pour une nuit, et le petit déjeuner est inclus le lendemain.
Dimanche 19 janvier - Embarquement
On met le réveil à 9h, on va manger et à 10h nous allons attendre à la réception pour que la navette nous ramène à l’aéroport.
La navette nous laisse du côté des départs, il semble qu’elle ne peut pas nous laisser du côté des arrivées… ce n’est pas grave, l’aéroport se traverse facilement et en quelques minutes nous sommes au bon endroit. Nous repérons le personnel de Royal Caribbean afin de prendre l’autobus qui nous amènera au port.
À 11h l’autobus arrive et nous montons, le trajet dure un peu moins d’une heure et nous voyons enfin notre bateau.
La guide de l’agence est présente à notre débarquement de l’autobus, elle nous donne un dépliant pour une réunion le lendemain, elle nous mentionne également qu’elle sera disponible à un endroit X entre 14h et 16h si nous avons des questions.
On prend les sandales et les lunettes soleil dans nos valises avant d’aller faire la file pour l’embarquement. Il y a 2 files, une rapide pour ceux qui ont déjà voyagé avec eux et les membres or, etc. et l’autre, la nôtre, qui est très lente (environ 45 minutes). Cette file c’est seulement pour passer devant un agent qui regarde notre passeport et les contrôles de sécurité. La femme devant nous a une tonne de bijoux et ça bip dans le détecteur… elle dit que ses bracelets ne s’enlèvent pas… par chance, un agent s’occupe d'elle et on peut continuer.
On monte et là il y a des files selon notre pont, nous sommes sur le 9e et une file pour les ponts 9-10-11. Toutes les files autour de nous sont vides et dès que quelqu’un arrive dans une de ces files, il passe immédiatement. Ce qui rallonge encore notre attente... je ne sais pas trop pourquoi c’était comme ça. Une quinzaine de minutes plus tard c’est à nous, nous avions fait notre enregistrement en ligne, on remet donc nos documents (set sail, passeport), ils prennent une photo et nous donnent notre carte (sea pass). Enfin les vacances commencent pour vrai 😏
Il est environ 14h lorsque nous montons sur le bateau, nous allons déposer nos sacs à notre chambre, ensuite nous dînons au Windjammer, j’avais lu qu’il y aurait de bons sushi, mais nous n’en avons pas vu de toute la semaine. Nous faisons ensuite le tour du bateau pour prendre plusieurs photos. Nous passons également au Guest Relations pour prendre la feuille « The Planner » sur laquelle il y a les activités principales inscrites pour chaque jour, il y a également la liste des « Drink of the day » et des rabais qui auront lieu durant la semaine. À 15h30 nous repassons à la chambre et nos valises sont devant notre porte. Nous remarquons également que les billets pour l’excursion que nous avions réservé en ligne sont sur notre bureau, ainsi que le Cruise Compass de la journée et le livre contenant toutes les excursions possibles.
Nous allons voir la guide afin de lui demander pour le souper comment ça fonctionne, notre agente avait réserver « my-time » en table de 10 afin de nous donner le maximum de chances d’être avec d’autres passagers. La guide nous explique que ce n’est pas tout à fait comme ça que ça fonctionne le « my-time ». Les autres passagers ayant pris les heures fixes, nous sommes seuls… de plus, il faut idéalement réserver la veille ou dans la journée car il se pourrait qu’on arrive et qu’on doive attendre 15-30 minutes pour avoir une table. On va donc réserver pour 20h.
À 16h c’est l’exercice de sécurité, nous n’avons pas besoin de prendre les vestes de sauvetage. Nous nous rendons à l’endroit désigné, c’est long, il y a beaucoup de retardataires. Il fait chaud, nous avons le soleil sur nous, par chance, nous étions les premiers d’un rangée, on avait quand même plus d’air que ceux qui étaient derrière 😐
Nous allons ensuite défaire nos valises et nous préparer pour le spectacle qui est à 19h. Il y a un numéro d’acrobaties dans un filet, c’est très bien. Ensuite c’est un humoriste, nous comprenons quand même bien l’anglais, mais les humoristes parlent souvent vite et les blagues sont souvent sur l’actualité, donc on ne comprenait pas toujours tout, mais les gens semblaient bien l’aimer.
À 20h nous allons souper, on nous dirige à notre table. Nos serveurs serons 2 indiens, Madan et Celeste, nous aurons ces mêmes serveurs à tous les soirs. Celeste nous dit que c’est la dernière semaine de son contrat de 8 mois, dimanche prochain il retourne chez lui pour 2 mois où il verra son bébé de 5 mois pour la première fois. On a beau le savoir, mais ça fait vite réaliser que nous sommes chanceux de pouvoir rester avec nos enfants en tout temps et les voir grandir.
C’est ensuite l’heure du dodo, la journée a été longue et on ne veut pas se lever trop tard le lendemain afin de profiter de nos vacances! Voici quelques photos:
Moi au départ

Le bateau


Royal Promenade

Piscine principale


Salle à manger


Théâtre Arcadia


Pharaon's Place

Danemark: Périple chez les vikings de 36 jours en 2012!! English translation pending
Saluté, un principe pour ce carnet de voyage, un jour = une photo !
d'abord, quelques petits renseignements, nous sommes partis en couple durant l'été 2012 au Danemark pendant 36 jours avec un Jumpy aménagé (un lit surélevé, un porte vélo).
Puis, pour plus de détails sur notre voyage, il y a un site très détaillé : http://www.Atchoumation.net/viajes.htm avec même une radio sur laquelle on peut écouter des jeunes artistes du Danemark !!
Notre parcours pour commencer :
Jour 1 : Nous arrivons sur la presqu'île de Puttgarden, où l'on prendra le ferry pour le Danemark.
Jour 2 : Tour de vélo sur la rurale Lolland.
jour 3 : Les falaises de craie de Mons, qui s'illuminent sous le soleil.
Jour 4 : Notre bivouac au bord de la Baltique, pour une très douce soirée.
jour 5 : Le bateau de Ladby, conservé sous un talus : très surprenant.
Jour 6 : Odense, la grande ville de Fionie, le fief de H.C. Andersen.
Jour 7 : Le chateau d'Egeskov, un très beau manoir entouré de très beaux jardins colorés ...
jour 8 : Journée pluvieuse avec un passage buccolique au chateau de Waldemar.
Jour 9 : Soirée superbe sur l'île d'AEro, après un long tour de vélo sur l'île.
jour 10 : Sur le Jutland, donc sur le continent, un grand tour de vélo qui se termine entre moutons et phoques.
Jour 11 : Ribe, la plus belle ville danoise, pleine de couleurs et de fleurs.
Jour 12 : Sur l'île de Mando, balade sur un banc de sable, la mer de Wadden.
jour 13 : Journée au parc de Marbaek, très sauvage.
Jour 14 : Journée dans les villes de l'est du Jutland, les remparts de Fredericia.
jour 15 : Jelling, la ville historique des vikings, avec ses runes mythiques.
Jour 16 : Tour de vélo sur les hauteurs de l'île de Samso : très beau soleil, plages, et le plus grand labyrinthe du monde !
Jour 17 : L'homme de Grauballe, une des momies du Danemark, retrouvée dans une tourbière ..
jour 18 : Un jeu viking à Fyrkat, nous découvrirons aussi le Kubb, le "Kong Spiel".
Jour 19 : Aalborg, grande ville danoise charmante et intéressante.
d'abord, quelques petits renseignements, nous sommes partis en couple durant l'été 2012 au Danemark pendant 36 jours avec un Jumpy aménagé (un lit surélevé, un porte vélo).
Puis, pour plus de détails sur notre voyage, il y a un site très détaillé : http://www.Atchoumation.net/viajes.htm avec même une radio sur laquelle on peut écouter des jeunes artistes du Danemark !!
Notre parcours pour commencer :

Jour 1 : Nous arrivons sur la presqu'île de Puttgarden, où l'on prendra le ferry pour le Danemark.
Jour 2 : Tour de vélo sur la rurale Lolland.
jour 3 : Les falaises de craie de Mons, qui s'illuminent sous le soleil.
Jour 4 : Notre bivouac au bord de la Baltique, pour une très douce soirée.
jour 5 : Le bateau de Ladby, conservé sous un talus : très surprenant.
Jour 6 : Odense, la grande ville de Fionie, le fief de H.C. Andersen.
Jour 7 : Le chateau d'Egeskov, un très beau manoir entouré de très beaux jardins colorés ...
jour 8 : Journée pluvieuse avec un passage buccolique au chateau de Waldemar.
Jour 9 : Soirée superbe sur l'île d'AEro, après un long tour de vélo sur l'île.
jour 10 : Sur le Jutland, donc sur le continent, un grand tour de vélo qui se termine entre moutons et phoques.
Jour 11 : Ribe, la plus belle ville danoise, pleine de couleurs et de fleurs.
Jour 12 : Sur l'île de Mando, balade sur un banc de sable, la mer de Wadden.
jour 13 : Journée au parc de Marbaek, très sauvage.
Jour 14 : Journée dans les villes de l'est du Jutland, les remparts de Fredericia.
jour 15 : Jelling, la ville historique des vikings, avec ses runes mythiques.
Jour 16 : Tour de vélo sur les hauteurs de l'île de Samso : très beau soleil, plages, et le plus grand labyrinthe du monde !
Jour 17 : L'homme de Grauballe, une des momies du Danemark, retrouvée dans une tourbière ..
jour 18 : Un jeu viking à Fyrkat, nous découvrirons aussi le Kubb, le "Kong Spiel".
Jour 19 : Aalborg, grande ville danoise charmante et intéressante.Séjour en routard de 3 semaines en Turquie English translation pending
Bonjour,
Après 4 séjours en routard en Inde, 2 au Népal, un au Cambodge, un en Indonésie et un à l’île de La Réunion + île Maurice, je compte partir 3 semaines en Turquie de mi avril à début mai, seul et en routard (sac à dos). J’envisage de passer 7 à 10 jours à Istanbul et je compte me faire un petit circuit en bus et/ou en train pour me balader les deux semaines suivantes dans le pays. Je suis en train de réfléchir à mon itinéraire. J'ai quelques idées après avoir vu des documentaires à la télé : les îles aux princes, la Capadoce (à condition que ce soit simple pour y aller sans guide ni voiture), Antalya. Auriez-vous des suggestions pour un itinéraire ou des endroits chouettes pour m’aider à faire un itinéraire qui tient la route ?
Au niveau avion : ai-je intérêt à prendre un aller-retour Paris-Istanbul (ce qui m’oblige ensuite à faire une boucle d’Istanbul à Istanbul), ou bien à arriver à un aéroport en Turquie et à repartir par un autre aéroport ? (ce qui permet de faire moins de km en bus et/ou en train).
La Turquie c’est un pays où on peut facilement improviser au jour le jour ses transports et ses hébergements, ou bien il faut réserver ?
Mon style de voyage : en routard, envie de découvrir des coins sympas, intéressé par les paysages (peut-être Karian et Daylan ?), la nature, l’ambiance de bord de mer, par l'histoire et la culture (mais à dose modérée : peut-être Ephèse et Aphrodisias ?), par les gens, la nourriture locale... bref, tout ce qui fait un voyage dépaysant ! J’aimerais profiter de ce voyage pour découvrir le couchsurfing (logement chez l'habitant, au moins une partie du séjour) car je vais utiliser cela dans mon futur tour du monde sur 2 ans (départ prévu fin août 2014 avec ce projet d’itinéraire).
Au niveau du budget total du voyage, je dois prévoir combien environ (avion aller-retour compris) ?
Merci d'avance ! 😎 Et pour ceux qui veulent parler du tour du monde, merci de m'adresser un MP. 😉
Après 4 séjours en routard en Inde, 2 au Népal, un au Cambodge, un en Indonésie et un à l’île de La Réunion + île Maurice, je compte partir 3 semaines en Turquie de mi avril à début mai, seul et en routard (sac à dos). J’envisage de passer 7 à 10 jours à Istanbul et je compte me faire un petit circuit en bus et/ou en train pour me balader les deux semaines suivantes dans le pays. Je suis en train de réfléchir à mon itinéraire. J'ai quelques idées après avoir vu des documentaires à la télé : les îles aux princes, la Capadoce (à condition que ce soit simple pour y aller sans guide ni voiture), Antalya. Auriez-vous des suggestions pour un itinéraire ou des endroits chouettes pour m’aider à faire un itinéraire qui tient la route ?
Au niveau avion : ai-je intérêt à prendre un aller-retour Paris-Istanbul (ce qui m’oblige ensuite à faire une boucle d’Istanbul à Istanbul), ou bien à arriver à un aéroport en Turquie et à repartir par un autre aéroport ? (ce qui permet de faire moins de km en bus et/ou en train).
La Turquie c’est un pays où on peut facilement improviser au jour le jour ses transports et ses hébergements, ou bien il faut réserver ?
Mon style de voyage : en routard, envie de découvrir des coins sympas, intéressé par les paysages (peut-être Karian et Daylan ?), la nature, l’ambiance de bord de mer, par l'histoire et la culture (mais à dose modérée : peut-être Ephèse et Aphrodisias ?), par les gens, la nourriture locale... bref, tout ce qui fait un voyage dépaysant ! J’aimerais profiter de ce voyage pour découvrir le couchsurfing (logement chez l'habitant, au moins une partie du séjour) car je vais utiliser cela dans mon futur tour du monde sur 2 ans (départ prévu fin août 2014 avec ce projet d’itinéraire).
Au niveau du budget total du voyage, je dois prévoir combien environ (avion aller-retour compris) ?
Merci d'avance ! 😎 Et pour ceux qui veulent parler du tour du monde, merci de m'adresser un MP. 😉
Circuit en Floride en mars 2014 English translation pending
Bonjour,
Nous avons prévu avec mon conjoint de passer 2 semaines 1/2 en Floride en mars prochain. Pour l'instant, nous avons seulement réservé nos vols directs Paris-Miami aller-retour. Nous allons également réserver une voiture pour tout notre séjour. Nous avons esquissé un premier parcours que j'aimerais vous soumettre pour avis. N'hésitez pas à nous faire part de toutes vos remarques !!!
Jeudi 13/03 : arrivée à Miami - 1ère découverte de la ville Vendredi 14/03 : visite de Miami le matin et trajet vers le parc national des Everglades l'après-midi Samedi 15/03 : visite du parc national des Everglades et trajet vers Naples l'après-midi Dimanche 16/03 : visites de Naples, Sarasota et St Petersburg Lundi 17/03 : trajet vers Tampa et visite de la ville Mardi 18/03 : Tampa le matin et trajet vers Orlando l'après-midi Mercredi 19/03 : Orlando / parcs d'attraction et shopping Jeudi 20/03 : Orlando / parcs d'attraction et shopping Vendredi 21/03 : Orlando / parcs d'attraction et shopping Samedi 22/03 : visite de Cap Canaveral (Kennedy space center) et Cocoa Beach Dimanche 23/03 : Palm Beach Lundi 24/03 : Palm Beach et trajet vers Fort Lauderdale - Visite de la ville et shopping Mardi 25/03 : trajet vers Key West et visite de la ville Mercredi 26/03 : Key West Jeudi 27/03 : Key West puis trajet vers Miami l'après-midi Vendredi 28/03 : Miami Samedi 29/03 : Miami Dimanche 30/03 : retour sur Paris
Est-ce que ces étapes vous semblent équilibrées ? Le cas échéant, quelles modifications y apporteriez-vous ?
Merci et bonnes fêtes de fin d'année ! Hestia
Nous avons prévu avec mon conjoint de passer 2 semaines 1/2 en Floride en mars prochain. Pour l'instant, nous avons seulement réservé nos vols directs Paris-Miami aller-retour. Nous allons également réserver une voiture pour tout notre séjour. Nous avons esquissé un premier parcours que j'aimerais vous soumettre pour avis. N'hésitez pas à nous faire part de toutes vos remarques !!!
Jeudi 13/03 : arrivée à Miami - 1ère découverte de la ville Vendredi 14/03 : visite de Miami le matin et trajet vers le parc national des Everglades l'après-midi Samedi 15/03 : visite du parc national des Everglades et trajet vers Naples l'après-midi Dimanche 16/03 : visites de Naples, Sarasota et St Petersburg Lundi 17/03 : trajet vers Tampa et visite de la ville Mardi 18/03 : Tampa le matin et trajet vers Orlando l'après-midi Mercredi 19/03 : Orlando / parcs d'attraction et shopping Jeudi 20/03 : Orlando / parcs d'attraction et shopping Vendredi 21/03 : Orlando / parcs d'attraction et shopping Samedi 22/03 : visite de Cap Canaveral (Kennedy space center) et Cocoa Beach Dimanche 23/03 : Palm Beach Lundi 24/03 : Palm Beach et trajet vers Fort Lauderdale - Visite de la ville et shopping Mardi 25/03 : trajet vers Key West et visite de la ville Mercredi 26/03 : Key West Jeudi 27/03 : Key West puis trajet vers Miami l'après-midi Vendredi 28/03 : Miami Samedi 29/03 : Miami Dimanche 30/03 : retour sur Paris
Est-ce que ces étapes vous semblent équilibrées ? Le cas échéant, quelles modifications y apporteriez-vous ?
Merci et bonnes fêtes de fin d'année ! Hestia
Que voir en... Nouvelle-Zélande English translation pending
Aperçu des principaux sites et lieux à visiter en Nouvelle-Zélande (carte).
1- ILE DU NORDAuckland : sans en être la capitale, Auckland est la plus grande et dynamique ville du pays. On peut profiter de son centre urbain, son port, ses musées, ses plages et vignobles alentours. Bay of Islands : quasiment à l'extrémité de l'île c'est un des lieux les plus touristiques du nord. Outre les paysages, les plages et les activités nautiques possibles, l'endroit abrite plusieurs bourgades à connotation historique (Russell, Paihia, Waitangi, Kerikeri).Bay of Plenty : cette large baie de la côte nord est appréciée pour ses paysages, l'activité géothermique de la région de Rotorua (geysers, sources chaudes), mais aussi ses plages avec leurs possibilités de surf et de plongée, ou encore ses chemins de randonnées.Hamilton : la quatrième agglomération du pays à 130 km au sud d'Auckland. C'est avant tout une ville étudiante et commerciale qui abrite cependant les Hamilton Gardens qui sont un ensemble de parcs appréciés du public.Hastings : comme sa voisine Napier, la ville détruite dans les années (19)30 par un tremblement de terre a été reconstruite dans le style Art Déco. Tout autour d'Hasting (et de Napier) nombre de vignobles et propriétés à visiter.Hokianga : ce long estuaire du nord est devenu une zone touristique grâce à la forêt de Waipoua et ses arbres gigantesques, les formations rocheuses de Horeke, les "dunes sculptées" d'Opononi, et les petits villages "historiques" de Kohukohu ou Rawene. On peut aussi y randonner.Kapiti Coast : c'est la portion littorale au nord de Wellington, face à l'île du même nom, entre Paekakariki et Otaki. On y découvre de belles plages assez sauvages, de petits villages et des aires naturelles (dont l'île de Kapiti ou le Queen Elisabeth Park). L'endroit est aussi apprécié des randonneurs.Kerikeri : ce gros village, proche du Bay of Islands, est devenu une destinations fréquentée pour ses ateliers d'artistes, ses quelques édifices du début XIXe siècle et son "village traditionnel maoris".Napier : la ville de la côte Est est fameuse pour son architecture Art Déco, ce qui lui vaut d'être assez touristique. Tout autour une région de vignobles qu'on peut visiter, ainsi que quelques plages entre des falaises dans les environs.Péninsule de Coromandel : cette péninsule du nord est touristique. On y vient pour les superbes paysages, le trek et autres activités nature, les belles plages, les petits bourgs et les anciennes mines d'or. Rotorua : au bord du lac du même nom, la ville est très visitée car ses environs proches (Whakarewarewa) abritent nombre de geysers et sources chaudes dus à l'activité volcanique de la région. On peut aussi y pratiquer diverses activités nature comme la rando ou le VTT. Dans un autre domaine, Rotorua est aussi un endroit où la culture maori est encore bien présente.Taupo : cette ville du centre, construite en bordure de lac, est reconnue pour la pêche à la truite mais aussi des activités comme le parachutisme, le saut à l'élastique ou le jetski.Tauranga : la principale ville de la Bay of Plenty et un lieu de villégiature apprécié pour son climat. Plusieurs plages et des possibilités de plongée ou de surf dans les environs.Waitomo : cette bourgade à la forte minorité maori est connue pour ses nombreuses grottes qu'on peut visiter ou pratiquer en spéléo. On peut aussi faire du raft dans le coin.Whangarei : la grande ville du nord a une vocation commerciale. Des plages, quelques zones naturelles propices à la randonnées et de belles chutes d'eau dans ses environs. C'est également au départ de la ville qu'on peut visiter les Poor Knights Islands reconnues au niveau plongée.Whangaroa : sur la côte nord, la région autour de la bourgade offre des possibilités de marches en forêts, et surtout de belles plages propices à la baignade, la plongée ou le surf.Wellington : la capitale néo-zélandaise est d'abord réputée au niveau artistique et pour son animation culturelle. On bénéficie de jolis panoramas depuis les collines qui entourent la ville, son port et sa baie. A sa périphérie, plusieurs petits sites naturels (dont le Belmont et le Kaitoke Park) parmi lesquels on peut marcher. C'est aussi de Wellington que partent les ferries pour l'île du Sud.Patrimoine naturelCap Reinga : la pointe extrême de la Nouvelle-Zélande concrétisée par un phare. Avec ses beaux paysages marins c'est devenu avec le temps une destination plutôt touristique.Egmont National Park : ce parc de bord de mer est dominé par un volcan dormant. On peut y pratiquer la randonnée et profiter des plages ou des spots de surf.Golfe d'Hauraki : c'est le vaste golfe situé entre Auckland et la Péninsule de Coromandel. On y trouve plusieurs îles (dont Great Barrier Island ou Waiheke), des plages et des zones protégées pour les oiseaux. On peut y trekker ou pratiquer diverses activités nautiques.Kauri Coast : portion littorale du nord-ouest avec d'assez jolis paysages, des forêts et des plages parmi lesquels on peut randonner. Ninety Mile Beach : de la petite ville de Kaitaia à Cap Reinga cette longue zone dunaire offre un paysage désertique apprécié des visiteurs. Les dunes sont également utilisées pour le bodyboard.Tararua Range : petit massif montagneux au nord de Wellington très apprécié des gens de la capitale pour ses possibilités de "marche-bivouac" dans la nature (tramping).Te Urewera National Park : grand parc forestier de l'est avec des possibilités de treks.Tongariro National Park : c'est le plus ancien parc de Nouvelle-Zélande. Ses superbes paysages, ses volcans et ses sites sacrés maoris lui valent d'être classé au patrimoine de l'UNESCO. On peut y randonner, faire de l'escalade, du cheval, du VTT ou du ski en hiver au Mount Ruapehu. Waitakere Ranges : à l'ouest d'Auckland cette chaîne de collines en bord de mer offre de beaux paysages, plusieurs chutes d'eau, et des plages (Muriwai, Piha, Te Henga, Karekare) entrecoupées de falaises. On peut y randonner, pratiquer le surf ou simplement découvrir les paysages le long de la "Scenic Drive".Whanganui National Park : ce parc proche du Tongariro offre lui aussi de beaux paysages, des témoignages maoris, et la possibilité de diverses activités nature dont le trek, le canoë ou le raft sur la rivière qui le traverse.White Island : petite île inhabitée de la Bay of Plenty occupée par un volcan actif. C'est une excursion possible - et appréciée - au départ de Tauranga ou Whakatane sur la côte.2- ILE DU SUD Blenheim : c'est la "grande ville" de la partie nord de l'île au coeur de la région viticole du Sauvignon blanc. Des plages et quelques petites randos à sa périphérie, sans oublier les Marlborough Sounds pas loin.Chatham Islands : petit archipel à 800 km des côtes comptant juste deux îles habitées. De beaux paysages, des oiseaux, des traditions locales et surtout un des endroits parmi les plus isolés au monde...Christchurch : c'est la grande agglomération de l'île du Sud avec un joli centre-ville qui se remet des graves séismes que la ville a connu ces dernières années.Dunedin : la seconde ville de l'île du Sud, aux origines écossaises. C'est avant tout une ville universitaire et animée, et un point de départ pour visiter les environs dont la Péninsule d'Otago.Greymouth : c'est la ville de la côte ouest et d'abord une base pour découvrir les "Pancake Rocks" du parc de Paparoa, la ville minière reconstituée de Shantytown, ou encore pratiquer le raft ou le kayak.Hanmer Springs : petit village à vocation thermale au nord de Christchurh. Tout autour nombre de possibilités de randonnées, de parcours VTT ou encore de ski au Hanmer Springs Ski Area.Invercargill : c'est la ville la plus au sud de Nouvelle-Zélande, aux portes du Fiordland. Kaikoura : la seule commune ou presque du littoral nord-est entre Christchurch et Blenheim. Outre une étape sur ce trajet la bourgade, avec sa petite péninsule, est connue pour ses colonie d'otaries, de dauphins et surtout de baleines qui viennent sur ses côtes.Nelson : c'est une des deux plus anciennes cités néo-zélandaises avec quelques édifices victoriens dans son centre. Grâce à son climat elle attire nombre de visiteurs qui viennent également profiter de ses plages et de ses environs (vignobles, parcs naturels, Marlborough Sounds...).Picton : ce village est à la fois le point d'arrivée des lignes ferries venant de l'île du Nord (au départ de Wellington) et la porte d'accès aux Marlborough SoundsQueenstown : petite ville en bordure du lac Wakatipu qui a développé un "tourisme d'aventure". On peut ainsi y pratiquer du saut à l'élastique, rafting, sports aériens, ski (dans quatre stations) et bien sûr de la randonnée dans son superbe environnement montagneux.Stewart Island : une grande île très peu peuplée face à Invercargill avec qui elle est reliée par air et ferries. Elle abrite la parc de Rakiura qui est connu pour ses oiseaux et ses troupeaux de cerfs d'ailleurs chassés. On peut également y faire des randonnées, du kayak ou pêcher.Wanaka : en bordure du lac du même nom, la ville est à la fois une station touristique d'été (rando, pêche, raft, canyoning et "outdoor" en général) que d'hiver (ski). C'est aussi la porte d'entrée au parc du mont Aspiring.Patrimoine naturelAbel Tasman National Park : cette petite réserve de la côte nord offre de belles plages très appréciées des visiteurs. On peut également y faire du kayak et de la randonnées sur la côte ou à l'intérieur du parc.Aoraki/Mount Cook National Park : un des quatre parcs du Te Wahipounamu classés à l'UNESCO. Il abrite les sommets les plus hauts du pays et de très nombreux glaciers dont le Tasman Glacier qui est le plus grand des presque 400 que compte la Nouvelle-Zélande. C'est logiquement un endroit très apprécié pour ses paysages ainsi que les activité sport-nature qu'on peut y pratiquer (rando, alpinisme, ski...)Arthur's Pass National Park : joli parc montagneux au coeur de l'île reconnu pour le trekking, le ski et l'alpinisme.Fiordland National Park : c'est le plus vaste et le plus au sud des quatre parcs du Te Wahipounamu classés à l'UNESCO. C'est une superbe zone de fjords (dont le célèbre Milford Sound) avec aussi des lacs, des cascades et des falaises parmi lesquels on peut randonner, faire de la grimpe, ou pratiquer la chasse.Kahurangi National Park : le second parc du pays par la taille. On y vient pour faire de la randonnée, du raft et de la spéléologie. Marlborough Sounds : un enchevêtrement d'îles (Arapawa, d'Urville...), de chenals et de péninsules (Queen Charlotte...) à l'extrémité nord offrant de superbes paysages sauvages. On peut faire de petites croisières, du kayak, de la marche ou y observer des dauphins et des oiseaux. Milford Sound : une des premières attractions du pays. Situé dans le parc du Fiorland classé UNESCO, ce magnifique fjord attire plus d'un demi-million de visiteurs chaque année pour ses paysages, l'observation des baleines, dauphins et phoques, les balades en bateau ou kayak, ou encore les nombreux treks possibles dont le célèbre Milford Track. Mount Aspiring National Park : ce parc montagneux de la côte ouest, pas loin de Wanaka, fait partie de l'ensemble Te Wahipounamu classé à l'UNESCO. On y pratique la randonnée et l'escalade dans un décor de montagnes, forêts et cascades.Nelson Lakes National Park : au sud de la ville du même, deux grands lacs et des plus petits appréciés pour la pêche, la rando et le camping. On peut également skier au Rainbow Ski AreaOtago : cette péninsule proche de Dunedin a de beaux paysages littoraux et une faune marine assez riche avec notamment des phoques, pingouins ou éléphants de mer.Paparoa National Park : ce parc de la côte nord-ouest est connu pour abriter les "Pancake Rocks" qui sont des formations rocheuses spectaculaires, et nombre de grottes. On peut y randonner et faire de la spéléo. Te Wahipounamu : c'est sous cette dénomination que sont rassemblés quatre parcs naturels des "Southern Alps" de l'île du Sud : Fiordland, Mount Cook, Mount Aspiring et Westland. L'ensemble est classé au patrimoine UNESCO pour ses magnifiques paysages de montagnes, forêts, glaciers, cascades, lacs, fjords.The Catlins : c'est la petite région de l'extrême sud-est de l'île, entre Dunedin et Invercargill. Peu peuplée, formée de reliefs et de forêts, elle offre de très beaux paysages côtiers, des grottes et des possibilités de treks ou de surf. On peut également y observer nombre d'espèces d'oiseaux, ainsi que des phoques, lions de mer, etc. Westland Tai Poutini National Park : c'est un des quatre parcs du Te Wahipounamu inscrits à l'UNESCO. De superbes paysages de montagnes et glaciers (Franz Josef, Fox Glacier) et des possibilités de randonnées ou d'activités sport-nature. Egalement, à sa périphérie, quelques villes minières du temps de la ruée vers l'or.3- LE PLUS APPRÉCIÉ...
Dans l'Ile du Nord : Bay of Islands, Bay of Plenty, Hokianga, Napier, Ninety Mile Beach, Péninsule de Coromandel, Rotorua, Tongariro National Park, Waitakere Ranges, Whanganui National Park.
Dans l'Ile du Sud : Aoraki/Mount Cook National Park, Fiordland National Park, Kaikoura, Marlborough Sounds, Milford Sound, Mount Aspiring National Park, Te Wahipounamu, Westland Tai Poutini National Park.

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1- ILE DU NORDAuckland : sans en être la capitale, Auckland est la plus grande et dynamique ville du pays. On peut profiter de son centre urbain, son port, ses musées, ses plages et vignobles alentours. Bay of Islands : quasiment à l'extrémité de l'île c'est un des lieux les plus touristiques du nord. Outre les paysages, les plages et les activités nautiques possibles, l'endroit abrite plusieurs bourgades à connotation historique (Russell, Paihia, Waitangi, Kerikeri).Bay of Plenty : cette large baie de la côte nord est appréciée pour ses paysages, l'activité géothermique de la région de Rotorua (geysers, sources chaudes), mais aussi ses plages avec leurs possibilités de surf et de plongée, ou encore ses chemins de randonnées.Hamilton : la quatrième agglomération du pays à 130 km au sud d'Auckland. C'est avant tout une ville étudiante et commerciale qui abrite cependant les Hamilton Gardens qui sont un ensemble de parcs appréciés du public.Hastings : comme sa voisine Napier, la ville détruite dans les années (19)30 par un tremblement de terre a été reconstruite dans le style Art Déco. Tout autour d'Hasting (et de Napier) nombre de vignobles et propriétés à visiter.Hokianga : ce long estuaire du nord est devenu une zone touristique grâce à la forêt de Waipoua et ses arbres gigantesques, les formations rocheuses de Horeke, les "dunes sculptées" d'Opononi, et les petits villages "historiques" de Kohukohu ou Rawene. On peut aussi y randonner.Kapiti Coast : c'est la portion littorale au nord de Wellington, face à l'île du même nom, entre Paekakariki et Otaki. On y découvre de belles plages assez sauvages, de petits villages et des aires naturelles (dont l'île de Kapiti ou le Queen Elisabeth Park). L'endroit est aussi apprécié des randonneurs.Kerikeri : ce gros village, proche du Bay of Islands, est devenu une destinations fréquentée pour ses ateliers d'artistes, ses quelques édifices du début XIXe siècle et son "village traditionnel maoris".Napier : la ville de la côte Est est fameuse pour son architecture Art Déco, ce qui lui vaut d'être assez touristique. Tout autour une région de vignobles qu'on peut visiter, ainsi que quelques plages entre des falaises dans les environs.Péninsule de Coromandel : cette péninsule du nord est touristique. On y vient pour les superbes paysages, le trek et autres activités nature, les belles plages, les petits bourgs et les anciennes mines d'or. Rotorua : au bord du lac du même nom, la ville est très visitée car ses environs proches (Whakarewarewa) abritent nombre de geysers et sources chaudes dus à l'activité volcanique de la région. On peut aussi y pratiquer diverses activités nature comme la rando ou le VTT. Dans un autre domaine, Rotorua est aussi un endroit où la culture maori est encore bien présente.Taupo : cette ville du centre, construite en bordure de lac, est reconnue pour la pêche à la truite mais aussi des activités comme le parachutisme, le saut à l'élastique ou le jetski.Tauranga : la principale ville de la Bay of Plenty et un lieu de villégiature apprécié pour son climat. Plusieurs plages et des possibilités de plongée ou de surf dans les environs.Waitomo : cette bourgade à la forte minorité maori est connue pour ses nombreuses grottes qu'on peut visiter ou pratiquer en spéléo. On peut aussi faire du raft dans le coin.Whangarei : la grande ville du nord a une vocation commerciale. Des plages, quelques zones naturelles propices à la randonnées et de belles chutes d'eau dans ses environs. C'est également au départ de la ville qu'on peut visiter les Poor Knights Islands reconnues au niveau plongée.Whangaroa : sur la côte nord, la région autour de la bourgade offre des possibilités de marches en forêts, et surtout de belles plages propices à la baignade, la plongée ou le surf.Wellington : la capitale néo-zélandaise est d'abord réputée au niveau artistique et pour son animation culturelle. On bénéficie de jolis panoramas depuis les collines qui entourent la ville, son port et sa baie. A sa périphérie, plusieurs petits sites naturels (dont le Belmont et le Kaitoke Park) parmi lesquels on peut marcher. C'est aussi de Wellington que partent les ferries pour l'île du Sud.Patrimoine naturelCap Reinga : la pointe extrême de la Nouvelle-Zélande concrétisée par un phare. Avec ses beaux paysages marins c'est devenu avec le temps une destination plutôt touristique.Egmont National Park : ce parc de bord de mer est dominé par un volcan dormant. On peut y pratiquer la randonnée et profiter des plages ou des spots de surf.Golfe d'Hauraki : c'est le vaste golfe situé entre Auckland et la Péninsule de Coromandel. On y trouve plusieurs îles (dont Great Barrier Island ou Waiheke), des plages et des zones protégées pour les oiseaux. On peut y trekker ou pratiquer diverses activités nautiques.Kauri Coast : portion littorale du nord-ouest avec d'assez jolis paysages, des forêts et des plages parmi lesquels on peut randonner. Ninety Mile Beach : de la petite ville de Kaitaia à Cap Reinga cette longue zone dunaire offre un paysage désertique apprécié des visiteurs. Les dunes sont également utilisées pour le bodyboard.Tararua Range : petit massif montagneux au nord de Wellington très apprécié des gens de la capitale pour ses possibilités de "marche-bivouac" dans la nature (tramping).Te Urewera National Park : grand parc forestier de l'est avec des possibilités de treks.Tongariro National Park : c'est le plus ancien parc de Nouvelle-Zélande. Ses superbes paysages, ses volcans et ses sites sacrés maoris lui valent d'être classé au patrimoine de l'UNESCO. On peut y randonner, faire de l'escalade, du cheval, du VTT ou du ski en hiver au Mount Ruapehu. Waitakere Ranges : à l'ouest d'Auckland cette chaîne de collines en bord de mer offre de beaux paysages, plusieurs chutes d'eau, et des plages (Muriwai, Piha, Te Henga, Karekare) entrecoupées de falaises. On peut y randonner, pratiquer le surf ou simplement découvrir les paysages le long de la "Scenic Drive".Whanganui National Park : ce parc proche du Tongariro offre lui aussi de beaux paysages, des témoignages maoris, et la possibilité de diverses activités nature dont le trek, le canoë ou le raft sur la rivière qui le traverse.White Island : petite île inhabitée de la Bay of Plenty occupée par un volcan actif. C'est une excursion possible - et appréciée - au départ de Tauranga ou Whakatane sur la côte.2- ILE DU SUD Blenheim : c'est la "grande ville" de la partie nord de l'île au coeur de la région viticole du Sauvignon blanc. Des plages et quelques petites randos à sa périphérie, sans oublier les Marlborough Sounds pas loin.Chatham Islands : petit archipel à 800 km des côtes comptant juste deux îles habitées. De beaux paysages, des oiseaux, des traditions locales et surtout un des endroits parmi les plus isolés au monde...Christchurch : c'est la grande agglomération de l'île du Sud avec un joli centre-ville qui se remet des graves séismes que la ville a connu ces dernières années.Dunedin : la seconde ville de l'île du Sud, aux origines écossaises. C'est avant tout une ville universitaire et animée, et un point de départ pour visiter les environs dont la Péninsule d'Otago.Greymouth : c'est la ville de la côte ouest et d'abord une base pour découvrir les "Pancake Rocks" du parc de Paparoa, la ville minière reconstituée de Shantytown, ou encore pratiquer le raft ou le kayak.Hanmer Springs : petit village à vocation thermale au nord de Christchurh. Tout autour nombre de possibilités de randonnées, de parcours VTT ou encore de ski au Hanmer Springs Ski Area.Invercargill : c'est la ville la plus au sud de Nouvelle-Zélande, aux portes du Fiordland. Kaikoura : la seule commune ou presque du littoral nord-est entre Christchurch et Blenheim. Outre une étape sur ce trajet la bourgade, avec sa petite péninsule, est connue pour ses colonie d'otaries, de dauphins et surtout de baleines qui viennent sur ses côtes.Nelson : c'est une des deux plus anciennes cités néo-zélandaises avec quelques édifices victoriens dans son centre. Grâce à son climat elle attire nombre de visiteurs qui viennent également profiter de ses plages et de ses environs (vignobles, parcs naturels, Marlborough Sounds...).Picton : ce village est à la fois le point d'arrivée des lignes ferries venant de l'île du Nord (au départ de Wellington) et la porte d'accès aux Marlborough SoundsQueenstown : petite ville en bordure du lac Wakatipu qui a développé un "tourisme d'aventure". On peut ainsi y pratiquer du saut à l'élastique, rafting, sports aériens, ski (dans quatre stations) et bien sûr de la randonnée dans son superbe environnement montagneux.Stewart Island : une grande île très peu peuplée face à Invercargill avec qui elle est reliée par air et ferries. Elle abrite la parc de Rakiura qui est connu pour ses oiseaux et ses troupeaux de cerfs d'ailleurs chassés. On peut également y faire des randonnées, du kayak ou pêcher.Wanaka : en bordure du lac du même nom, la ville est à la fois une station touristique d'été (rando, pêche, raft, canyoning et "outdoor" en général) que d'hiver (ski). C'est aussi la porte d'entrée au parc du mont Aspiring.Patrimoine naturelAbel Tasman National Park : cette petite réserve de la côte nord offre de belles plages très appréciées des visiteurs. On peut également y faire du kayak et de la randonnées sur la côte ou à l'intérieur du parc.Aoraki/Mount Cook National Park : un des quatre parcs du Te Wahipounamu classés à l'UNESCO. Il abrite les sommets les plus hauts du pays et de très nombreux glaciers dont le Tasman Glacier qui est le plus grand des presque 400 que compte la Nouvelle-Zélande. C'est logiquement un endroit très apprécié pour ses paysages ainsi que les activité sport-nature qu'on peut y pratiquer (rando, alpinisme, ski...)Arthur's Pass National Park : joli parc montagneux au coeur de l'île reconnu pour le trekking, le ski et l'alpinisme.Fiordland National Park : c'est le plus vaste et le plus au sud des quatre parcs du Te Wahipounamu classés à l'UNESCO. C'est une superbe zone de fjords (dont le célèbre Milford Sound) avec aussi des lacs, des cascades et des falaises parmi lesquels on peut randonner, faire de la grimpe, ou pratiquer la chasse.Kahurangi National Park : le second parc du pays par la taille. On y vient pour faire de la randonnée, du raft et de la spéléologie. Marlborough Sounds : un enchevêtrement d'îles (Arapawa, d'Urville...), de chenals et de péninsules (Queen Charlotte...) à l'extrémité nord offrant de superbes paysages sauvages. On peut faire de petites croisières, du kayak, de la marche ou y observer des dauphins et des oiseaux. Milford Sound : une des premières attractions du pays. Situé dans le parc du Fiorland classé UNESCO, ce magnifique fjord attire plus d'un demi-million de visiteurs chaque année pour ses paysages, l'observation des baleines, dauphins et phoques, les balades en bateau ou kayak, ou encore les nombreux treks possibles dont le célèbre Milford Track. Mount Aspiring National Park : ce parc montagneux de la côte ouest, pas loin de Wanaka, fait partie de l'ensemble Te Wahipounamu classé à l'UNESCO. On y pratique la randonnée et l'escalade dans un décor de montagnes, forêts et cascades.Nelson Lakes National Park : au sud de la ville du même, deux grands lacs et des plus petits appréciés pour la pêche, la rando et le camping. On peut également skier au Rainbow Ski AreaOtago : cette péninsule proche de Dunedin a de beaux paysages littoraux et une faune marine assez riche avec notamment des phoques, pingouins ou éléphants de mer.Paparoa National Park : ce parc de la côte nord-ouest est connu pour abriter les "Pancake Rocks" qui sont des formations rocheuses spectaculaires, et nombre de grottes. On peut y randonner et faire de la spéléo. Te Wahipounamu : c'est sous cette dénomination que sont rassemblés quatre parcs naturels des "Southern Alps" de l'île du Sud : Fiordland, Mount Cook, Mount Aspiring et Westland. L'ensemble est classé au patrimoine UNESCO pour ses magnifiques paysages de montagnes, forêts, glaciers, cascades, lacs, fjords.The Catlins : c'est la petite région de l'extrême sud-est de l'île, entre Dunedin et Invercargill. Peu peuplée, formée de reliefs et de forêts, elle offre de très beaux paysages côtiers, des grottes et des possibilités de treks ou de surf. On peut également y observer nombre d'espèces d'oiseaux, ainsi que des phoques, lions de mer, etc. Westland Tai Poutini National Park : c'est un des quatre parcs du Te Wahipounamu inscrits à l'UNESCO. De superbes paysages de montagnes et glaciers (Franz Josef, Fox Glacier) et des possibilités de randonnées ou d'activités sport-nature. Egalement, à sa périphérie, quelques villes minières du temps de la ruée vers l'or.3- LE PLUS APPRÉCIÉ...
Dans l'Ile du Nord : Bay of Islands, Bay of Plenty, Hokianga, Napier, Ninety Mile Beach, Péninsule de Coromandel, Rotorua, Tongariro National Park, Waitakere Ranges, Whanganui National Park.
Dans l'Ile du Sud : Aoraki/Mount Cook National Park, Fiordland National Park, Kaikoura, Marlborough Sounds, Milford Sound, Mount Aspiring National Park, Te Wahipounamu, Westland Tai Poutini National Park.

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Voyage d'une dizaine de jours en camping-car en Normandie English translation pending
Bonjour,
Nous prévoyons de partir une dizaine de jours en Normandie, et ce en camping-car. Nous souhaitons nous rendre à Omaha Beach, mais ne souhaitons pas nous attarder sur les plages du débarquement.
Nous sommes en quête de paysages, de promenades, pédestres comme cyclistes.
Si vous avez des endroits à visiter (nous ne souhaitons pas de musées), des parcours, des aires de stationnement, ou bien un parcours tout fait ... Vos suggestions sont les bienvenues !
Cordialement Benjamin
Nous prévoyons de partir une dizaine de jours en Normandie, et ce en camping-car. Nous souhaitons nous rendre à Omaha Beach, mais ne souhaitons pas nous attarder sur les plages du débarquement.
Nous sommes en quête de paysages, de promenades, pédestres comme cyclistes.
Si vous avez des endroits à visiter (nous ne souhaitons pas de musées), des parcours, des aires de stationnement, ou bien un parcours tout fait ... Vos suggestions sont les bienvenues !
Cordialement Benjamin
Préparation d'un voyage d'un an en Asie du Sud-Est English translation pending
Bonjour,
Je suis un ptit nouveau sur ce site !!!
depuis quelques jours je suis en train de préparer mon voyage en Asiedu sud est (plus ou moins 1 an).
je compte visiter l'inde du nord...la Birmanie...la Thaïlande du nord...le laos...le cambodge...le vietnam....la thailande du sud et l'indonesie.
le but est de prendre le temps pour découvrir chaque pays !!!
Ma question principale est sur le passage des différentes frontières et sur l'obtention des visas...???
Je compte terminer mon trip en Inde par Calcutta pour rejoindre directement Rangoon par avion...mais en faisant plusieurs simulation je trouve le prix des billets fort chers comparer a un billet Calcutta Bangkok.
Donc je me dit en 1 : Calcutta-Bangkok en avion pour me permettre de redécouvrir Bangkok et ensuite avion Bangkok-Rangoon.
Apparemment toutes les frontières terrestres sont fermées entre la Birmanie et la Thailande !!!???
Donc retour a rangoon puis retour a bangkok pour ensuite partir vers le nord de la Thailande!!!
Est il possible de passer de chiang mai ou chiang rai par voix terrestre au Laos et de demander un visa sur place afin de rejoindre luang prabang ???
Au Laos je ne compte faire que le nord pour rejoindre ensuite le vietnam et Hanoi....le sud du Laos vaut il la peine ???
Meme question pour la frontière terrestre entre le Laos et le Vietnam et la demande de visa ???
Ensuite je compte descendre le Vietnam en train et bus selon les escales jusque Ho chi Minh et ensuite partir pour le Cambodge et Phnom penh
Et la toujours même question pour la frontière terrestre et l'obtention du visa ???
Ensuite retour a bangkok et départ pour la thailande du sud et pourquoi pas la Malaisie et l'Indonésie par la suite !!!
Si vous pouviez déjà me débroussailler le terrain se serait cool, un grand merçi d'avance !!!
Mon trip est prévu pour le mois d'octobre 2013, je comptais partir en juin mais apparemment la mousson arrive et c'est pas la meilleur période pour partir ??? qu'en pensez vous ???
Dernière chose et pas des moindres, pensez vous qu'un budget de dix milles euros est suffisant en voyageant en sac a dos avec des choix d'hôtel entre 10 et 15 euros....voir 20 !!! et se nourrir dans la rue comme c'etait le cas pendant mon premier trip en thailande ???
Voici comment je le vois : un mois en inde du nord..une semaine a bangkok... un mois en Birmanie....une semaine a bangkok et environ nord de la Thailande trois semaines un mois au Laos... un mois au Vietnam... un mois au Cambodge....retour a bangkok et depart pour le sud trois semaines dans le sud de la thailande un mois en Malaisie... un mois en indonesie.......
Ce qui nous donne 9 mois de trip......!!! reste trois mois a disperser par rapport aux coups de coeur !!! et si plus d'argent retour en Europe !!!
Qu'en pensez vous ??? oui je sais !!! y a du boulot pour rendre tout ça cohérent, loool !!!!
Merçi a tous pour vos réponses Raphael
je compte visiter l'inde du nord...la Birmanie...la Thaïlande du nord...le laos...le cambodge...le vietnam....la thailande du sud et l'indonesie.
le but est de prendre le temps pour découvrir chaque pays !!!
Ma question principale est sur le passage des différentes frontières et sur l'obtention des visas...???
Je compte terminer mon trip en Inde par Calcutta pour rejoindre directement Rangoon par avion...mais en faisant plusieurs simulation je trouve le prix des billets fort chers comparer a un billet Calcutta Bangkok.
Donc je me dit en 1 : Calcutta-Bangkok en avion pour me permettre de redécouvrir Bangkok et ensuite avion Bangkok-Rangoon.
Apparemment toutes les frontières terrestres sont fermées entre la Birmanie et la Thailande !!!???
Donc retour a rangoon puis retour a bangkok pour ensuite partir vers le nord de la Thailande!!!
Est il possible de passer de chiang mai ou chiang rai par voix terrestre au Laos et de demander un visa sur place afin de rejoindre luang prabang ???
Au Laos je ne compte faire que le nord pour rejoindre ensuite le vietnam et Hanoi....le sud du Laos vaut il la peine ???
Meme question pour la frontière terrestre entre le Laos et le Vietnam et la demande de visa ???
Ensuite je compte descendre le Vietnam en train et bus selon les escales jusque Ho chi Minh et ensuite partir pour le Cambodge et Phnom penh
Et la toujours même question pour la frontière terrestre et l'obtention du visa ???
Ensuite retour a bangkok et départ pour la thailande du sud et pourquoi pas la Malaisie et l'Indonésie par la suite !!!
Si vous pouviez déjà me débroussailler le terrain se serait cool, un grand merçi d'avance !!!
Mon trip est prévu pour le mois d'octobre 2013, je comptais partir en juin mais apparemment la mousson arrive et c'est pas la meilleur période pour partir ??? qu'en pensez vous ???
Dernière chose et pas des moindres, pensez vous qu'un budget de dix milles euros est suffisant en voyageant en sac a dos avec des choix d'hôtel entre 10 et 15 euros....voir 20 !!! et se nourrir dans la rue comme c'etait le cas pendant mon premier trip en thailande ???
Voici comment je le vois : un mois en inde du nord..une semaine a bangkok... un mois en Birmanie....une semaine a bangkok et environ nord de la Thailande trois semaines un mois au Laos... un mois au Vietnam... un mois au Cambodge....retour a bangkok et depart pour le sud trois semaines dans le sud de la thailande un mois en Malaisie... un mois en indonesie.......
Ce qui nous donne 9 mois de trip......!!! reste trois mois a disperser par rapport aux coups de coeur !!! et si plus d'argent retour en Europe !!!
Qu'en pensez vous ??? oui je sais !!! y a du boulot pour rendre tout ça cohérent, loool !!!!
Merçi a tous pour vos réponses Raphael
Projet de voyage en Nouvelle-Zélande en 2014 English translation pending
Bonjour le Forum !
J'envisage un voyage pour 2014 en Nouvelle Zélande, sans doute en fin Octobre 2014.
Je voudrai connaitre vos avis et conseils.
Le planning ci dessous est une ébauche tres tres grossiére, sans doute avec des erreurs de parcours ou de timing, rien n'est arrêté.
Merci encore pour votre aide !😉
- Auckland et ses environs : 6 jours pleins, 7 nuits.
Communément appelée la «City of Sails» («cité des voiles»), Auckland (2) est la métropole du Pacifique Sud où l'on peut faire du shopping, tester les restaurants, sortir et apprécier la Nouvelle-Zélande dans ce qu'elle a de plus varié et de plus cosmopolite. Promenez-vous dans les rues branchées du centre d'Auckland, découvrez la culture maorie à l'Auckland Museum, puis déjeunez dans l'un des nombreux restaurants qui jalonnent K Rd. Le soir, un dîner à Ponsonby familiarisera vos papilles avec la version néo-zélandaise de la cuisine «Pacific fusion». Après cela, un tour dans les bars de Viaduct Harbour s'impose. Le lendemain, prenez le ferry à destination des plages et des domaines viticoles de Waiheke Island. Au nord, rejoignez la Bay of Islands (1), qui ne connaît pas l'hiver, pour une bonne dose d'activités nautiques – voile, surf, kayak et plongée – ou filez au sud-est vers les forêts et les plages de la péninsule de Coromandel (3).
Incontournable, Auckland est une cité moderne, vivante, vibrante même, qui est jolie sans être belle, contrairement à son site tourné sur la baie d’Hauraki, semée d’îles. Le port avec les infrastructures de l’America’s Cup en est le centre névralgique. Superbe skyline. À 18h, le centre est déserté et chacun court vers les quais et les cafés, ou vers les plages de Takapuna. Northland et Bay of Islands
Plus au Nord, on traverse des collines piquetées de moutons en direction du Northland et de la Bay of Islands : quelque 144 îles jetées sur des eaux turquoise où batifolent les dauphins et, en toile de fond, une végétation tropicale superbe, fougères arborescentes et grands pohutukawa couverts de fleurs rouges en été. C’est ici que débarquèrent les premiers colons anglais. Dans l’intérieur des terres, des parcs préservent les dernières forêts de grandskauri, dont les plus vieux spécimens dépassent 2 000 ans. On peut pousser jusqu’au North Cape, un peu désolé, mais symboliquement important pour les Maoris. À l’Ouest, le sable s’entasse en dunes corpulentes tout au long de la 90 Mile Beach.
Au sud-est d’Auckland, la péninsule de Coromandel mériterait si on a le temps. Secret bien gardé, Hot Water Beach vaut presque à elle seule le voyage en Nouvelle-Zélande : on s’y creuse une baignoire aux eaux thermales chaudes dans le sable. Un vrai bonheur !
- Rotorua : à faire depuis Auckland ou mieux changer d'hôtel, et réduire durée séjour Auckland de 2 nuits.
Plus au sud, Rotorua (4) est connue pour son activité géothermique : boues volcaniques bouillonnantes, geysers propulsant vers le ciel leurs jets brûlants et effluves d'hydrogène sulfuré qui remplissent les narines.
Dans une odeur d’œuf pourri, Rotorua (« Sulphur City ») et sa région concentrent les plus beaux phénomènes volcaniques : bains thérapeutiques en vogue depuis le XIXe siècle, site de Whakarewarewa constellé de sources chaudes, de chaudrons de boue bouillonnante éclatant en bulles visqueuses, de solfatares et, surtout, de geysers. Le Pohutu, avec sa gerbe de 20 m de haut, jaillit entre 14 et 26 fois par jour. Même chose dans la Waimangu Valley et à Waiotapu.
- Taupo et le parc national de Tongariro (3) 1 jour plein, 2 nuits.
De Waitomo, virez au sud-est pour rallier le cadre idyllique de Taupo. Dans le parc national de Tongariro, des sentiers de randonnées sillonnent le relief volcanique et les trois monts emblématiques du site. Plus au Sud, le Tongariro et ses trois cônes encore actifs dominent le plateau central.
- Mount Taranaki (4) étape, 1 nuit.
Si vous avez du temps et que le soleil brille, suivez la SH43 vers l'ouest jusqu'à New Plymouth pour découvrir la vue splendide du Mt Taranaki, d'une symétrie parfaite.
- Wellington (5) 2 jours pleins, 3 nuits.
À la pointe sud de l'île du Nord, Wellington s'accroche à flanc de colline, comme une San Francisco miniature, et il y fait bon vivre. Son statut de capitale lui confère une culture urbaine branchée où l'art occupe une place importante.
Wellington, tout au sud de l’île, est la capitale politique et culturelle de la Nouvelle-Zélande. Un brin de nostalgie coloniale et les plus beaux musées du pays (Te Papa). Le site de la baie, découvert depuis le jardin botanique, est splendide.
- De Picton : 1 jour plein, 2 nuits.
Mettez le cap à l'ouest pour une journée d'excursion à travers le réseau de bras d'eau navigables et les terres boisées des Marlborough Sounds ou continuez vers les baies de sable doré du parc national Abel Tasman.
Le parc national Abel Tasman
Blenheim est au cœur d’une zone viticole plus récente que celle de Hawke’s Bay. À l’Ouest, le parc national Abel Tasman, peut-être le plus beau du pays, se laisse explorer à pied.. Pas mal de monde en été, mais des paysages vraiment époustouflants, colonisés par les fougères arborescentes. Magnifiques plages de sable noir ou doré.
- Côte Ouest : 1 jour plein, 2 nuits.
Descendez la côte ouest, reculée et battue par la pluie. Des dizaines de randonnées sont possibles dans ses vallées gelées. En chemin, pause à Greymouth (7) pour goûter la bière du cru, la Monteith, puis franchissez le Haast Pass (col) pour gagner Queenstown (9).
Côte ouest
La Côte ouest commence tout près : l’influence océanique est ici patente, les vagues ronflent, les plages s’étirent à l’infini, souvent désertes ou simplement jalonnées de gros galets polis. Les Pancake Rocks de Punakaiki sont d’étranges formations rocheuses ciselées par l’érosion.
- Queenstown (8) 1 jour plein, 2 nuits.
Ville festive et haut lieu du saut à l'élastique, Queenstown réserve des sensations fortes. De là, vous pourrez rejoindre Auckland en prenant un vol direct.
Les Alpes néo-zélandaises
Sur les petites routes montant à l’assaut des Alpes néo-zélandaises, les moutons défilent parfois de longues minutes. En longeant les rivières couleur d’aigue-marine, on rejoint des lacs de la même teinte, puis les glaciers qui les alimentent. Ils sont plusieurs à s’écouler jusqu’à proximité du littoral de la West Coast. En altitude, les flocons s’entassent dans les vallées jusqu’au cœur de l’été, formant des tapis épais, futurs séracs. Dominant le tout, la pyramide blanche du mont Cook culmine à 3 754 m. Queenstown, dans la même région, est la capitale sportive de la Nouvelle-Zélande.
- Milford Sound (8) : 1 jour plein, 2 nuits.
Poursuivez jusqu'à Te Anau, d'où une fascinante route mène au Milford Sound. Les voies d'eau miroitantes du fjord, parsemées d'îlots à pic, se prêtent au kayak et aux promenades en bateau, dévoilant ce que la Nouvelle-Zélande a de plus pur et de plus intact.
Fiordland
Le voyage s’achève dans le Fiordland, le fantastique pays des fjords. On découvre un premier aperçu depuis le Milford Sound écrasé par la masse du Mitre Peak (1 692 m). Bateaux et kayaks permettent de pénétrer ce monde isolé, où dégringolent pluies fréquentes et cascades bien fournies. Là encore, dauphins et otaries sont communs. Les randonneurs s’intéresseront à la plus belle marche du pays, le Milford Track, qui rejoint le lac Te Anau.
- Aoraki/Mount Cook (10) : étape, 1 nuit.
Empruntez la SH8 pour voir de près le vertigineux Aoraki/Mt Cook, plus haut sommet du pays (3 754 m). Des randonnées (longues ou courtes) permettent une découverte de cette mystérieuse montagne, sombre et changeante, nimbée de nuages.
hébergement : http://www.hermitage.co.nz/en
À l’Est, Kaikoura est le quartier général des excursions en mer : au large croisent baleines et cachalots, dauphins et globicéphales. Sur terre, on rencontre aisément otaries et lions de mer. Plus bas sur la côte orientale, les pingouins font leur apparition, puis les albatros et les éléphants de mer. Près de Christchurch, le port d’Akaroa a été fondé par des Français.
- Christchurch (7) (11) : 1 jour plein, 2 nuits.
Après l'élégante Christchurch, la grande ville de l'île du Sud, votre route se poursuivra vers le sud-ouest. Revenez vers l'est pour atteindre Christchurch, organisée autour de sa cathédrale anglicane. Les boutiques et les musées vous occuperont un jour ou deux ; ne manquez pas le Canterbury Museum, polyvalent, et la Christchurch Art Gallery, du dernier cri. Prévoyez aussi un après-midi dans le port de Lyttelton ou sur la péninsule de Banks, où le village d'Akaroa dénote une influence française.
Christchurch, la capitale de l’île du Sud, est la plus anglaise des villes kiwis. Très néogothique et tea time. C’est aussi le quartier général des expéditions néo-zélandaises en Antarctique et un musée est consacré au sujet.
Total à la louche des nuits en NZ : 24 nuits. +1 nuit au retour dans l’avion
J'envisage un voyage pour 2014 en Nouvelle Zélande, sans doute en fin Octobre 2014.
Je voudrai connaitre vos avis et conseils.
Le planning ci dessous est une ébauche tres tres grossiére, sans doute avec des erreurs de parcours ou de timing, rien n'est arrêté.
Merci encore pour votre aide !😉
- Auckland et ses environs : 6 jours pleins, 7 nuits.
Communément appelée la «City of Sails» («cité des voiles»), Auckland (2) est la métropole du Pacifique Sud où l'on peut faire du shopping, tester les restaurants, sortir et apprécier la Nouvelle-Zélande dans ce qu'elle a de plus varié et de plus cosmopolite. Promenez-vous dans les rues branchées du centre d'Auckland, découvrez la culture maorie à l'Auckland Museum, puis déjeunez dans l'un des nombreux restaurants qui jalonnent K Rd. Le soir, un dîner à Ponsonby familiarisera vos papilles avec la version néo-zélandaise de la cuisine «Pacific fusion». Après cela, un tour dans les bars de Viaduct Harbour s'impose. Le lendemain, prenez le ferry à destination des plages et des domaines viticoles de Waiheke Island. Au nord, rejoignez la Bay of Islands (1), qui ne connaît pas l'hiver, pour une bonne dose d'activités nautiques – voile, surf, kayak et plongée – ou filez au sud-est vers les forêts et les plages de la péninsule de Coromandel (3).
Incontournable, Auckland est une cité moderne, vivante, vibrante même, qui est jolie sans être belle, contrairement à son site tourné sur la baie d’Hauraki, semée d’îles. Le port avec les infrastructures de l’America’s Cup en est le centre névralgique. Superbe skyline. À 18h, le centre est déserté et chacun court vers les quais et les cafés, ou vers les plages de Takapuna. Northland et Bay of Islands
Plus au Nord, on traverse des collines piquetées de moutons en direction du Northland et de la Bay of Islands : quelque 144 îles jetées sur des eaux turquoise où batifolent les dauphins et, en toile de fond, une végétation tropicale superbe, fougères arborescentes et grands pohutukawa couverts de fleurs rouges en été. C’est ici que débarquèrent les premiers colons anglais. Dans l’intérieur des terres, des parcs préservent les dernières forêts de grandskauri, dont les plus vieux spécimens dépassent 2 000 ans. On peut pousser jusqu’au North Cape, un peu désolé, mais symboliquement important pour les Maoris. À l’Ouest, le sable s’entasse en dunes corpulentes tout au long de la 90 Mile Beach.
Au sud-est d’Auckland, la péninsule de Coromandel mériterait si on a le temps. Secret bien gardé, Hot Water Beach vaut presque à elle seule le voyage en Nouvelle-Zélande : on s’y creuse une baignoire aux eaux thermales chaudes dans le sable. Un vrai bonheur !
- Rotorua : à faire depuis Auckland ou mieux changer d'hôtel, et réduire durée séjour Auckland de 2 nuits.
Plus au sud, Rotorua (4) est connue pour son activité géothermique : boues volcaniques bouillonnantes, geysers propulsant vers le ciel leurs jets brûlants et effluves d'hydrogène sulfuré qui remplissent les narines.
Dans une odeur d’œuf pourri, Rotorua (« Sulphur City ») et sa région concentrent les plus beaux phénomènes volcaniques : bains thérapeutiques en vogue depuis le XIXe siècle, site de Whakarewarewa constellé de sources chaudes, de chaudrons de boue bouillonnante éclatant en bulles visqueuses, de solfatares et, surtout, de geysers. Le Pohutu, avec sa gerbe de 20 m de haut, jaillit entre 14 et 26 fois par jour. Même chose dans la Waimangu Valley et à Waiotapu.
- Taupo et le parc national de Tongariro (3) 1 jour plein, 2 nuits.
De Waitomo, virez au sud-est pour rallier le cadre idyllique de Taupo. Dans le parc national de Tongariro, des sentiers de randonnées sillonnent le relief volcanique et les trois monts emblématiques du site. Plus au Sud, le Tongariro et ses trois cônes encore actifs dominent le plateau central.
- Mount Taranaki (4) étape, 1 nuit.
Si vous avez du temps et que le soleil brille, suivez la SH43 vers l'ouest jusqu'à New Plymouth pour découvrir la vue splendide du Mt Taranaki, d'une symétrie parfaite.
- Wellington (5) 2 jours pleins, 3 nuits.
À la pointe sud de l'île du Nord, Wellington s'accroche à flanc de colline, comme une San Francisco miniature, et il y fait bon vivre. Son statut de capitale lui confère une culture urbaine branchée où l'art occupe une place importante.
Wellington, tout au sud de l’île, est la capitale politique et culturelle de la Nouvelle-Zélande. Un brin de nostalgie coloniale et les plus beaux musées du pays (Te Papa). Le site de la baie, découvert depuis le jardin botanique, est splendide.
- De Picton : 1 jour plein, 2 nuits.
Mettez le cap à l'ouest pour une journée d'excursion à travers le réseau de bras d'eau navigables et les terres boisées des Marlborough Sounds ou continuez vers les baies de sable doré du parc national Abel Tasman.
Le parc national Abel Tasman
Blenheim est au cœur d’une zone viticole plus récente que celle de Hawke’s Bay. À l’Ouest, le parc national Abel Tasman, peut-être le plus beau du pays, se laisse explorer à pied.. Pas mal de monde en été, mais des paysages vraiment époustouflants, colonisés par les fougères arborescentes. Magnifiques plages de sable noir ou doré.
- Côte Ouest : 1 jour plein, 2 nuits.
Descendez la côte ouest, reculée et battue par la pluie. Des dizaines de randonnées sont possibles dans ses vallées gelées. En chemin, pause à Greymouth (7) pour goûter la bière du cru, la Monteith, puis franchissez le Haast Pass (col) pour gagner Queenstown (9).
Côte ouest
La Côte ouest commence tout près : l’influence océanique est ici patente, les vagues ronflent, les plages s’étirent à l’infini, souvent désertes ou simplement jalonnées de gros galets polis. Les Pancake Rocks de Punakaiki sont d’étranges formations rocheuses ciselées par l’érosion.
- Queenstown (8) 1 jour plein, 2 nuits.
Ville festive et haut lieu du saut à l'élastique, Queenstown réserve des sensations fortes. De là, vous pourrez rejoindre Auckland en prenant un vol direct.
Les Alpes néo-zélandaises
Sur les petites routes montant à l’assaut des Alpes néo-zélandaises, les moutons défilent parfois de longues minutes. En longeant les rivières couleur d’aigue-marine, on rejoint des lacs de la même teinte, puis les glaciers qui les alimentent. Ils sont plusieurs à s’écouler jusqu’à proximité du littoral de la West Coast. En altitude, les flocons s’entassent dans les vallées jusqu’au cœur de l’été, formant des tapis épais, futurs séracs. Dominant le tout, la pyramide blanche du mont Cook culmine à 3 754 m. Queenstown, dans la même région, est la capitale sportive de la Nouvelle-Zélande.
- Milford Sound (8) : 1 jour plein, 2 nuits.
Poursuivez jusqu'à Te Anau, d'où une fascinante route mène au Milford Sound. Les voies d'eau miroitantes du fjord, parsemées d'îlots à pic, se prêtent au kayak et aux promenades en bateau, dévoilant ce que la Nouvelle-Zélande a de plus pur et de plus intact.
Fiordland
Le voyage s’achève dans le Fiordland, le fantastique pays des fjords. On découvre un premier aperçu depuis le Milford Sound écrasé par la masse du Mitre Peak (1 692 m). Bateaux et kayaks permettent de pénétrer ce monde isolé, où dégringolent pluies fréquentes et cascades bien fournies. Là encore, dauphins et otaries sont communs. Les randonneurs s’intéresseront à la plus belle marche du pays, le Milford Track, qui rejoint le lac Te Anau.
- Aoraki/Mount Cook (10) : étape, 1 nuit.
Empruntez la SH8 pour voir de près le vertigineux Aoraki/Mt Cook, plus haut sommet du pays (3 754 m). Des randonnées (longues ou courtes) permettent une découverte de cette mystérieuse montagne, sombre et changeante, nimbée de nuages.
hébergement : http://www.hermitage.co.nz/en
À l’Est, Kaikoura est le quartier général des excursions en mer : au large croisent baleines et cachalots, dauphins et globicéphales. Sur terre, on rencontre aisément otaries et lions de mer. Plus bas sur la côte orientale, les pingouins font leur apparition, puis les albatros et les éléphants de mer. Près de Christchurch, le port d’Akaroa a été fondé par des Français.
- Christchurch (7) (11) : 1 jour plein, 2 nuits.
Après l'élégante Christchurch, la grande ville de l'île du Sud, votre route se poursuivra vers le sud-ouest. Revenez vers l'est pour atteindre Christchurch, organisée autour de sa cathédrale anglicane. Les boutiques et les musées vous occuperont un jour ou deux ; ne manquez pas le Canterbury Museum, polyvalent, et la Christchurch Art Gallery, du dernier cri. Prévoyez aussi un après-midi dans le port de Lyttelton ou sur la péninsule de Banks, où le village d'Akaroa dénote une influence française.
Christchurch, la capitale de l’île du Sud, est la plus anglaise des villes kiwis. Très néogothique et tea time. C’est aussi le quartier général des expéditions néo-zélandaises en Antarctique et un musée est consacré au sujet.
Total à la louche des nuits en NZ : 24 nuits. +1 nuit au retour dans l’avion
Voyage sur la côte Est avec adolescents: Boston, New York, Philadelphie, Washington puis la Floride English translation pending
Bonjour,
Nous sommes une famille avec 3 ados de 18, 15 et 12 ans. Nous souhaitons visiter la cote est cet été. Nous pensons atterrir à Boston puis aller à New york puis à Philadelphie puis à Washington en 15j. Ensuite nous souhaitons finir notre séjour par 1 semaine en Floride. Nous ne sommes pas intéressés par les parcs d'attraction. Avez vous des conseils à nous donner ? J'attends vos réponses avec impatience
Nous sommes une famille avec 3 ados de 18, 15 et 12 ans. Nous souhaitons visiter la cote est cet été. Nous pensons atterrir à Boston puis aller à New york puis à Philadelphie puis à Washington en 15j. Ensuite nous souhaitons finir notre séjour par 1 semaine en Floride. Nous ne sommes pas intéressés par les parcs d'attraction. Avez vous des conseils à nous donner ? J'attends vos réponses avec impatience
Météo aux Caraïbes en mars? English translation pending
Bonjour,
Nous souhaitons partir en croisière aux caraïbes au mois de mars... Nous n'avons pas encore finaliser la destination...
Donc soit du port Galveston (Texas) pour faire le Mexique ou de Miami pour faire Nassau key west et cie...
Donc ma question concerne vraiment la météo .. surtout la température de l'eau... Est ce que quelqu'un de vous a déjà fait ces croisières? et si oui avez vous pu vous baigner ? Vos avis nous aiderons à choisir quelle destination choisir...
Merci
Donc soit du port Galveston (Texas) pour faire le Mexique ou de Miami pour faire Nassau key west et cie...
Donc ma question concerne vraiment la météo .. surtout la température de l'eau... Est ce que quelqu'un de vous a déjà fait ces croisières? et si oui avez vous pu vous baigner ? Vos avis nous aiderons à choisir quelle destination choisir...
Merci
Seize jours en Thaïlande English translation pending
Bonjour,
Nous partons pour 16 jours en thailande. Notre circuit: 3J a bangkok 5J a koh phi phi 5J a phuket nous avons prévu pour bangkok marché flottant et temples (mais lequel choisir ?) pour koh phi phi maya bay , nous aimerions faire de la plongée et du snorkling mais dans quel spots? pour phuket bond island le treck a dos d'éléphant ... et nous cherchons encore... Pouvons nous avoir vos idées, vos bons plans et expérience pour terminer dans notre voyage ? nous avons choisis un hôtel en centre ville pour bangkok un hôtel sur leam tong beach pour koh phi phi et sur kata beach pour phuket. Merci par avance pour vos idées.
Nous partons pour 16 jours en thailande. Notre circuit: 3J a bangkok 5J a koh phi phi 5J a phuket nous avons prévu pour bangkok marché flottant et temples (mais lequel choisir ?) pour koh phi phi maya bay , nous aimerions faire de la plongée et du snorkling mais dans quel spots? pour phuket bond island le treck a dos d'éléphant ... et nous cherchons encore... Pouvons nous avoir vos idées, vos bons plans et expérience pour terminer dans notre voyage ? nous avons choisis un hôtel en centre ville pour bangkok un hôtel sur leam tong beach pour koh phi phi et sur kata beach pour phuket. Merci par avance pour vos idées.
Récit de voyage au Nord Vietnam, Laos et Cambodge English translation pending
Départ de Paris Roissy à 14h avec la Vietnam Airline
Arrivée à Hanoi à 6h20 (heure locale) le jeudi 20 septembre. Temps brumeux. Visa pris à l'arrivée : 25$/pers (+lettre d'invitation demandée avant sur internet par agence (Aka voyage): 12$/pers), tout se passe sans problème rapidement.
Taxi pour aller dans le centre, rue Han Bac, où se trouve le Sinh café : 15$
Nous avions réservé par internet nos billets de train de nuit pour Lao Cai (36$ la couchette molle du bas) par l'intermédiaire de cette petite agence de Hanoi : le Sinh Café, car comme nous devons passer toute la journée à Hanoi, il nous fallait un lieu sur place où laisser nos bagages jusqu'au soir.
Déjeuner et dîner au "Quan Bia Minh", restau que nous avions déjà apprécié lors de notre précédent séjour à Hanoi.
Le soir, donc, départ en train couchette, taxi du centre à la gare : 56 000vdg
Cabine à 4 personnes, sommeil plutôt haché car le train cahote beaucoup...
- Vendredi 21/9 :Arrivée à Lao Cai à 5h45. Beaucoup de rabatteurs pour les bus, tout le monde va à Sapa mais, nous, nous voulons aller à Bac Ha... Après quelques discussions avec les gars du coin, nous arrivons à prendre un bus public. Nous payons 100 000vdg/pers. Au début, ils nous en demandaient 400 000, ensuite 300 000 pour les deux. En fait, nous apprendrons par la suite que le vrai prix est 50 000vdg/pers, c'est ce que nous paierons au retour, il faut donc ne pas hésiter à négocier!
Vers 9h, arrivée à Bac Ha où nous choisissons d'aller à l'hôtel "Ngan Nga"(le petit), près de l'arrêt du bus, dans le centre. Attention, il y a deux hôtels Ngan Nga, côte-à-côte! un grand et le petit, situé avant le grand et réputé pour sa cuisine, tenu par des gens charmants.(chambre double à 10$ avec petit-dej)
Bac Ha est une jolie petite ville environnée de très beaux paysages. Plein de balades à y faire.
- Samedi 22/9 : Nous prenons le bus public pour aller au marché de Can Cau (50 000vdg/pers). Dans le bus, on charge des gros sacs de marchandises, des oeufs, des cages de poules, etc... et des dames en costume : des hmong fleurs, aux robes aux broderies multicolores. Le marché de Can Cau est très rural, beaucoup de femmes en costume traditionnel, principalement hmong fleurs. Il fait très chaud. Le bus du retour à midi est bourré de femmes en costume et de sacs de légumes.
L'après-midi, balade à pied jusqu'au village de Ban Pho. Magnifique paysage de rizières en escaliers. C'est la moisson, partout les gens travaillent dans les champs en costume traditionnel.
- Dimanche 23/9 : C'est le grand marché de Bac Ha. De bon matin, les rues ne sont pas encore envahies, puis peu à peu la foule grossit, beaucoup de hmong fleurs, rouges, noirs, verts...beaucoup de marchandises et de bestiaux...
A midi, nous prenons le bus pour Lao Cai (50 000vdg/pers) où un autre minibus nous attend pour nous emmener à Sapa (50 000vdg/pers là aussi)Il suffit de dire au chauffeur du 1er bus que nous voulons aller à Sapa, il téléphone à un de ses collègues et voilà, c'est super!
A 15h, nous arrivons à Sapa qui ressemble à une station de montagne française, nous sommes à 1 600m d'alt. Beaucoup de hmong noirs.
Hotel "le gecko" 20$ avec petit-dej.
Nous nous rendons à l'agence "Nomadtrail" où nous avions réservé par internet un trek pour les trois prochains jours: 114$/pers, incluant le guide, la nourriture, l'eau, le logement chez l'habitant et le transport sur le lieu du départ et le retour à Sapa. Nous laisserons nos gros sacs au Gecko et ne prendrons que des petits sacs à dos pour la rando.
- Lundi 24/9 : Pour ce trek, nous ne sommes que deux, avec notre guide hmong, très sympathique et débrouillarde, nous randonnons sur les chemins à travers les montagnes où ça grimpe pas mal et il fait plutôt chaud! Partout, c'est la moisson dans les rizières en escalier. Le temps est changeant: brouillard, soleil, nuages, ciel bleu... Vers 17h30, nous arrivons au village de Ta Phin où se trouve le homestay. Nous faisons encore une belle balade dans les rizières qui entourent le village et dans le village, beaucoup de canards, buffles, poules et cochons qui courent partout. La maison de nos hôtes ressemble à une grande grange tout en bois avec un préau où sèche le riz qui vient d'être récolté. Dans une pièce séparée par des planches se trouve un dortoir : matelas au sol et moustiquaires. Notre hôtesse, une zao rouge, fait cuire le repas, excellent et copieux, sur le feu de bois dans un coin de la grande pièce. Sur un autre foyer, alimenté par d'immenses bouts de bois, un grand chaudron contient l'eau et les plantes médicinales pour prendre un bain relaxant après dîner... Excellente soirée.
- Mardi 25/9 : Il pleut. Notre hôtesse et une de ses voisines nous préparent des pancakes aux bananes pour le petit-dej.
Nous démarrons la journée par grimper un chemin très raide, il fait chaud...Après le pique-nique de midi, la pluie se met à tomber et rend le chemin glissant surtout en descente...Nous traversons des villages très pauvres et boueux mais il y a des écoles partout. En fin de journée, nous atteignons le homestay qui se trouve au pied d'une belle cascade... village de Guang Ta Chai. Très bon dîner là aussi, couchettes en mezzanine au-dessus de la pièce principale.
- Mercredi 26/9 : il fait chaud à marcher sur les chemins qui grimpent et sont boueux et glissants. L'eau ruisselle partout, les rizières se remplissent. Visite d'une école. Après déjeuner, un 4x4 de l'agence vient nous chercher pour regagner Sapa par une route complètement défoncée. Beaucoup de brouillard.
Rentrés à l'agence, nous réservons un bus pour partir demain à Lai Chau. Vers 21h, nous recevons un coup de tél nous informant que la route est coupée à la suite d'un glissement de terrain et que nous ne pourrons partir qu'après-demain...
- Vendredi 28/9 : le bus vient nous prendre à l'hôtel pour nous emmener à Dien Bien Phu directement (290 000vdg). La route est très tortueuse et pleine de travaux, beaucoup de trous et de boue, et en plus pas mal de gros camions. Paysage magnifique. Arrivée à Dien Bien Phu à 17h30. Près de la gare routière, il y a plein de petites guesthouses, nous négocions une chambre à 110 000vdg. Il fait beaucoup plus chaud ici qu'à Sapa.
- Samedi 29/9 : balade dans les rues de Dien Bien Phu. A la gare routière, nous prenons nos tickets de bus pour le Laos. Il y a un bus à 5h30 et un à 7h, jusqu'à Muang Khua : 100 000vdg/pers, ou jusqu'à Udomxai : 200 000vdg/pers
Nous choisissons d'aller à Muang Khua par le bus de 7h.
LAOS
- Dimanche 30/9 :Le bus part à 7h15, comme souvent dans le nord, c'est un petit bus sans soute pour les bagages qui sont entassés sur la banquette arrière avec des sacs de riz, des cartons de marchandises, il y en a aussi sur le toit. On est serrés comme des sardines! la route est dans un état épouvantable, ce qui oblige à rouler très lentement, beaucoup de poussière... On arrive à la frontière. Les formalités de visa se passent sans problème : 35$/pers (30$+taxes multiples)Nous changeons les vietnam dongs qui nous restent en kips laotiens. Nous ne changeons pas de dollars en kips car le change à la frontière n'est pas intéressant.
Nous reprenons la route... Nous arrivons devant la rivière " Nam Ou" où un ferry fait passer le bus de l'autre côté, là où se trouve Muang Khua. Comme nous sommes les seuls à descendre là, le chauffeur avait oublié de nous faire descendre avant la rivière que, normalement, on aurait dû franchir en prenant le ferry par nous-même! Nous arrivons donc vers 15h dans la rue principale de Muang Khua. Nous prenons une chambre à la "Chalern Souk Gh", agréable avec sa terrasse couverte qui domine la rue. Il fait très très chaud! Balade jusqu'à un village Khamu après avoir franchi un pont suspendu. Vers l'embarcadère, nous rencontrons 4 suisses qui, comme nous, désirent prendre le bateau demain pour aller à Muang Ngoi Nua. Comme le prix du bateau est à partager entre les passagers, il faut être assez nombreux pour que ce ne soit pas trop cher...
- Lundi 1eroctobre: Nous changeons des euros en kips à la banque car le taux y est meilleur qu'à la gh. Quelques courses au marché pour grignoter sur le bateau puis nous retrouvons les autres passagers (nous serons 7 en tout finalement) et nous payons le ticket 150 000k/pers (si nous étions 10, nous n'aurions payé que 100 000k)
Départ à 9h30. Beau paysage, beaucoup de courant, il y a de l'eau car nous sommes à la fin de la saison des pluies...Nous débarquons à Muang Ngoi Nua vers 14h.
Nous nous installons à la "Saylom gh" dans un petit bungalow avec balcon et hamac devant la rivière, petite salle de bain (eau froide), vraiment pas cher : 40 000k. Village sympa , assez touristique toutefois.
- Mardi 2/10 : Belle randonnée vers les villages des environs. Après 25mn de marche, nous arrivons à un poste de péage où il faut payer 10 000k/pers. Le chemin continue dans un magnifique paysage le long d'une rivière, il y a plusieurs gués à passer. Rizières et montagnes en pains de sucre. Après une heure de marche et une rivière à franchir (de l'eau jusqu'aux cuisses en cette saison), on arrive à Huay Sen, village aux maisons sur pilotis. On reprend le chemin jusqu'au village de Ban Na où nous déjeunons puis retour au milieu des rizières. Superbe balade.
- Mercredi 3/10 : Nous reprenons le même chemin qu'hier en passant par les rizières autour de Ban Na car nous voulons aller à un 3ème village des environs, "Huay Bo". Malheureusement, nous devons renoncer car il faut franchir une rivière dont le niveau d'eau est trop haut et le courant beaucoup trop fort en cette saison...
- Jeudi 4/10 : nous prenons le bateau à 9h30 jusqu'à Nong Khiaw (25 000k/pers). Là, il nous faut changer de bateau pour aller jusqu'à Luang Prabang (110 000k/pers). Beaucoup de courant et, par moment, des remous assez importants. Les bancs de sable recouverts d'eau émergent à peine et quelques orages mêlés de bons coups de vent viennent nous arroser copieusement. Heureusement, le pilote connait son affaire et l'on arrive à Luang Prabang vers 16h30.
Nous trouvons une chambre à la "Phongphilack gh", dans une jolie maison de bois, chambre double donnant sur un balcon (négociée 80 000k avec ventilo, un peu plus chère avec clim) située dans une ruelle tranquille bordée de jardins, derrière le mont Phousi (dans la même ruelle se trouvent la Vilayvanh gh et le bar "Utopia")
_Au marché de nuit, on peut dîner très bien et pas cher.
- Vendredi 5/10 et samedi 6/10: visite de la belle ville de Luang Prabang et ses monuments.
- Dimanche 7/10 : Tuk-tuk jusqu'à la gare routière, en compagnie de 3 autres personnes : 5000k/pers
Ticket de bus pour Vang Vieng : bus « VIP » 100 000k/pers avec repas compris (une soupe aux nouilles) départ à 9h30, le bus est confortable mais la route très, très sinueuse, enchaîne virage sur virage. Beau paysage de montagnes. Vers 11h30, arrêt à un restau, nous pensons que c'est là où nous pourrons avoir notre repas compris avec le ticket de bus, et bien non, ce sera à Kasi, vers 15h, dans une sorte de restau où l'on nous sert enfin un bol de soupe chacun (il faut insister pour avoir un peu de viande dedans!) Arrivée à Vang Vieng à 16h30. La gare routière est à 2km du centre, il faut donc prendre un tuk-tuk.
Après avoir un peu galeré pour trouver une gh, on finit par trouver une chambre double avec ventilo et salle de bain, à 40 000k à la « Pan's place gh »(www.pansplacelaos.com ), endroit sympathique avec petit jardin et restau. En fait, il y a des gh avec bungalows qui doivent être très bien de l'autre côté de la rivière(Maylyn gh, other side, banana gh...) mais en cette saison, il n'y a que le pont à péage(10 000k) pour y accéder (en saison sèche, une passerelle gratuite relie les deux rives plus près du centre) et ce pont est assez éloigné du centre... A la Pan'place, c'est très convivial, on y a été très bien! Bon petit restaurant tout près : Ahea restaurant
- Lundi 8/10 : location d'une motobike (30 000k + 20 000k d'essence). Piste très caillouteuse. Bain au « blue lagoon »(10 000k/pers): endroit où se trouve une retenue d'eau bleu turquoise avec petites constructions en bambou où se mettre à l'ombre, puis on grimpe dans la colline au-dessus jusqu'à une grotte aux belles concrétions abritant un bouddha couché...nous continuons la piste un moment, dommage qu'elle soit si caillouteuse, la nature est très belle par là.
Pour visiter les environs de Vang Vieng, il existe une carte (Hobo map), très utile et en vente partout...
- Mardi 9/10 : Au Vang Vieng resort, après paiement de 2 000k/pers, on peut entrer dans le parc et accéder aux grottes. Au pied du mont où se trouvent les grottes, une petite rivière coule entre les roches et forme un minuscule lagon. L'eau y est très agréable et on peut nager sous la grotte dans des boyaux. Coin frais et tranquille.
- Mercredi 10/10 :A la « Pan's place », comme dans tous les hôtels et gh du Laos et du Cambodge, on peut acheter son ticket de bus, ce qui est très pratique. Le bus vient nous chercher devant à 9h15 et nous partons pour Vientiane. La route est dans un état épouvantable, beaucoup de poussière... Arrivée à Vientiane, en plein centre ville, à 13h.
Nous choisissons la Mixok gh, petit hôtel refait à neuf située près du Wat Mixay, Th. Setthathirath, chambre double avec clim, wifi, télé, très propre et toute neuve : 130 000k
- Jeudi 11/10 : visite de Vientiane. Achat à l'hôtel du ticket de bus pour Tha Khaek : 100 000k/pers (y compris le minibus pour aller à la gare routière sud)
- Vendredi 12/10 : Départ pour la gare routière sud située à 9kms. Puis bus local. Départ à 10h.Arrivée à Tha Khaek à 17h... La gare routière est très loin du centre et la ville très étendue. Tuk-tuk (30 000k) pour aller au Tha Khaek Travel lodge. Chambre spacieuse dans maison coloniale donnant sur un jardin, ventilo : 90 000k
Nous prenons contact par tél avec le Tourism information, un reponsable vient nous voir à la gh et nous propose un trek de deux jours dans la zone naturelle protégée de Pho Hin Bun, avec 2 autres français : 595 000k/pers (transport, guide, nourriture, eau, logement)
- Samedi 13/10: Départ en tuk-tuk à 8h jusqu'au début du trek. Belle randonnée avec plusieurs passages de gué sur des troncs d'arbres au-dessus de l'eau. Bain dans un lagon au pied d'une falaise karstique. Visite de grottes. Nuit au village où nous arrivons vers 17h, nous logeons dans une grande cabane sur pilotis, très sommaire. La citerne au milieu du village sert de douche avec tous les villageois! Malgré la moustiquaire, beaucoup d'insectes. Bon dîner et cérémonie de bienvenue avec les villageois, très sympa...
- Dimanche 14/10: Petit dej laotien : soupe de nouilles. Visite du séchoir à tabac. Tout le village est déjà au travail dans les champs pour récolter le riz. Les enfants pèchent ou creusent la terre pour y dénicher de gros insectes qui seront ensuite grillés et mangés! Visite de grottes, dont une abritant 229 bouddhas. Bain dans un lac souterrain, etc...puis retour au Tha Khaek lodge.
- Lundi 15/10 : Tuk-tuk pour la gare routière pour 8h (20 000k) car nous voulons aller à Pakse. Le bus est en panne, nous ne partirons qu'à 10h30! Arrivée à Pakse à 18h15, il fait noir et la gare où nous arrête le bus est à 8km de la ville! Nous ne sommes que trois touristes à descendre du bus et il n'y a qu'un tuk-tuk. Il nous emmène tous au « Sabaidee 2 gh » pour 20 000k/pers. Heureusement, il reste des chambres libres car il y a beaucoup de monde à cette adresse. Chambre double avec clim à 98 000k. Endroit très agréable, avec un jardin, accueil très sympa.
Mardi 16/10 : repos
Mercredi 17/10: nous louons une moto pour 2 jours(chez Miss Noy) et partons pour le plateau des Bolavens. A 38km, cascade de Tad Fan, à 2km de là, Tat Yuang. Demi-tour et au km21, nous bifurquons vers Salavane pour prendre une belle piste de 10km (un seul passage difficile, très boueux) dans un très beau paysage au bout de laquelle se trouve la chute d'eau de Tad Champee, environnement sauvage, personne... ensuite, Tad Pasuan, beaucoup plus aménagée et touristique. Retour à Pakse au coucher du soleil dans les embouteillages et la circulation intense.
Jeudi 18/10 :Après un arrêt à la banque BCEL (meilleur taux de change ici), nous partons à moto le long du Mékong, nous traversons le pont japonais et suivons la route jusqu'à Champasak (36km) puis jusqu'au Vat Phu, à 10km de là. Après Champasak, la route devient très cahotique, truffée de nids de poule. Vat Phu, très bel endroit vert et paisible. Vue magnifique sur le Mékong. Musée très interessant...
Au retour, arrêt à Ban Phaphin où se trouve l'embarcadère sur le Mékong et là, nous assistons à une course de pirogues activées par des rangées de rameurs...beau spectacle
A 18km de Pakse, nous grimpons les 380 marches qui gravissent la colline du Wat In Pang. De là-haut, vue superbe du Mékong dans la lumière de fin d'après-midi.
Retour à Pakse où l'on rend la moto chez Miss Noy où l'on achète aussi le ticket de bus et bateau pour Don Khon (4000 îles) demain : 70 000k/pers
Vendredi 19/10 : Un minivan vient nous chercher à 8h30 à la gh. Arrivée à l'embarcadère à 11h30, nous débarquons enfin sur l'île de Don Khon à 12h. Tout le monde cherche une gh sympa devant le Mékong. A la « Pan's gh »(encore!), bungalow confortable avec clim, terrasse et hamacs pour 130 000k.
Samedi 20/10 Nous louons des vélos à la gh (10 000k/jour) Visite des chutes de Li Phi (Tat Somphanit), de bonne heure, il n'y a personne, quand nous en partons, des groupes de touristes arrivent. Belle piste ombragée jusqu'à Ban Hang Khon. Nous reviendrons ce soir pour faire la balade en barque pour voir les dauphins de l'Irawady. Nous pourrons partager la barque avec un couple, le prix étant de 60 000k à se partager entre les passagers = 15 000k/pers à 4 auxquels il faudra ajouter une taxe de 2$/pers aux cambodgiens situés sur l'autre rive et qui veulent aussi récolter un peu de cette manne due aux fameux dauphins, que nous allons d'ailleurs bien voir. Très beau spectacle au coucher du soleil... mais retour à vélo dans la nuit! Heureusement, nous avons nos lampes frontales!
Dimanche 21/10 : Balade à vélo sur le côté est de l'île jusqu'à des chutes d'eau enjambées par un pont suspendu, joli endroit. La piste continue à travers la forêt jusqu'à des rapides sur le Mékong.
Balade à Don Det, reliée à Don Khon par un pont, jolie piste le long du Mékong. Très bons shakes dégustés au King Kong... A notre gh, nous achetons les tickets de bus pour Kratie, au Cambodge
Lundi 22/10 : Le petit bateau de la gh nous emmène jusqu'au débarcadère où nous attendons un moment le bus en compagnie de nombreux touristes. Un gars propose de prendre les passeports pour effectuer les formalités à la frontière, nous préfèrons les effectuer nous-mêmes... En effet, arrivés à la frontière, tout se passe facilement: taxe de 2$/pers pour sortir du Laos, puis c'est la douane cambodgienne : visa 25$... prise de température gratuite!
Après la frontière, la route est très défoncée, le bus roule lentement. Arrivée à Kratie à 15h. CAMBODGE
A Kratie, beaucoup de rabatteurs attendent les gens qui descendent du bus. Nous choisissons le « Oudom Sambath hôtel » 439, rue Preah Suramarit, en bordure du Mékong, chambre confortable avec clim : 12$
Les cambodgiens sont très souriants et accueillants. Kratie est un ville très agréable.
Mardi 23/10 : Change d'euros en riels dans petit stand près du marché. Traversée du Mékong sur le petit bac jusqu'à l'île qui se trouve en face. Nous y louons des vélos et faisons le tour de l'île, piste facile, beaucoup de verdure, jolies maisons sur pilotis.
A Kratie, près de l'embarcadère, se trouve aussi l'arrêt de bus. Nous y achetons les tickets pour Kompong Cham demain : 20 000r/pers (5$)
Mercredi 24/10: A 9h, nous sommes à l'arrêt de bus, à 9h45 nous apprenons que le bus est en panne mais un autre va arriver, à 10h30 nous partons enfin! A Kompong Cham, nous gagnons les abords du Mékong. Au « Mékong sunrise » où nous comptions aller, nous apprenons que tous les hôtels et gh de la ville sont pleins car demain a lieu un examen qui concerne des étudiants venus de tout le Cambodge! Après une recherche intense et une bonne suée, nous trouvons tout de même une chambre à 15$.
Visite du Wat Nokor en tuk-tuk... Achat de tickets de bus à l'hôtel pour Siem Reap. Dîner au Mékong Crossing, sympathique restau au bord du fleuve...
Jeudi 25/10: Départ du bus à 8h. Bus très confortable, le meilleur que l'on ait eu depuis le début du voyage. Arrivée à Siem Reap à 13h30. Hier, nous avions réservé une chambre à la « Happy gh » par tél. car Siem Reap est très touristique. La « Happy gh » se trouve dans une petite impasse tranquille à l'arrière de Wat Bo Rd tél: 063 012 960 879 happy_ghouse@yahoo.com, très sympa avec restau dans un jardin, chambre double avec ventilo 6$. Ils nous envoie un tuk-tuk nous chercher gratuitement à la gare routière.
Vendredi 26/10 :nous louons des vélos à la gh (1$/jour) et nous partons pour Angkor. Achat d'un forfait de trois jours : 40$/pers. Nous décidons de faire le petit circuit à l'envers, ce qui permet de garder les gros morceaux que sont Angkor Wat et Angkor Thom pour demain... et de commencer par le morceau de route le plus dur (car il y a des travaux) ainsi que visiter les temples pendant que tout le monde est à Angkor Wat... partout la forêt est présente, il fait chaud mais il y a beaucoup d'ombrage. En fin d'après_midi, nous pouvons admirer le Bayon et Angkor Wat dans la lumière du soleil déclinant... Demain, nous les visiterons.
Samedi 27/10 : nous enfourchons de nouveau nos montures et nous rendons encore à Angkor! Visite du magnifique temple aux bas-reliefs sublimes et du mystérieux Bayon. Retour à Siem Reap pour déjeuner au Khmer Kitchen, près du vieux marché. Et repos car la visite des temples, c'est crevant!
Dimanche 28/10 : 3ème jour de visite des temples en tuk-tuk en compagnie d'un couple d'amis, 24$ pour la journée. Nous allons à 25km au temple de Banteay Srei, puis le grand circuit...tout est très beau mais très fatigant!
A la gh, nous prenons des billets pour partir à Battambang en bateau demain (21$/pers).
Lundi 29/10 : A 6h, le minibus vient nous chercher pour nous emmener à l'embarcadère situé à 11km. Là, nous montons dans un bateau plutôt sommaire : deux bancs en vis-à-vis le long de chaque côté pour une trentaine de passagers au départ plus tous ceux que nous monterons au passage dans les villages flottants. Heureusement, une partie des passagers montent sur le toit du bateau! Les hélices s'entortillent souvent dans les plantes aquatiques. Il doit passer entre les mangroves et se faufiler dans des passages étroits où souvent les pirogues des habitants des villages flottants nous croisent, ce qui provoque de bonnes vagues qui nous arrosent. Avec la grosse chaleur, nous sommes vite secs. Déjeuner dans une petite gargote flottante où nous mangeons le meilleur riz à l'ananas du voyage! Traversée de plusieurs villages sur pilotis ou flottants. Arrivée à Battambang vers 14h. Des tuk-tuk gratuits envoyés par les hôtels proposent aux arrivants leurs services. L'un d'eux nous emmène au Royal Hôtel où nous prenons une chambre avec clim :15$
Mardi 30/10 : Tour en tuk-tuk dans la jolie campagne des alentours, visite de temples, grottes et aussi, la grande attraction de la région : le « bamboo train », très marrant!
A l'hôtel, achat de tickets de bus (cie Sorya) pour Phnom Penh demain : 5$/pers
Mercredi 31/10 : Départ à 8h30, arrivée à Phom Penh à 14h30. La gare routière est en plein centre près du marché central. Beaucoup de circulation. Un tuk-tuk nous emmène à la « Okay gh » située dans St 258, près du Palais Royal, rue tranquille, petite terrasse couverte entourée de plantes, chambre avec clim 15$ .
Jeudi 1/11 et Vendredi 2/11: visite de Phnom Penh, ville intéressante et très vivante.
A la gh, achat de tickets de bus pour aller à Kep demain : 6$/pers + 1$/pers tuk-tuk
Samedi 3/11 : Départ à 9h pour la station de bus, départ du bus à 9h30. Il faut bien 1h pour sortir de la ville, vers 13h30, on arrive à Kep. C'est une ville déconcertante, toute en longueur, il n'y a pas vraiment de centre, à la fois village de pêcheurs à une extremité, le marché aux crabes à l'autre bout, entre les deux, une petite plage et le bord de mer qui s'étire. Errière, la colline où se trouve le Parc national. Les gh sont disséminées un peu partout, il y en a peu qui donnent sur la mer. On nous avait conseillé la « Rega gh » où nous logerons deux nuits, chambre sans clim 12$. Très joli jardin, accueil très sympathique, elle est tenue par un couple de jeunes français, fait aussi restaurant. Le problème, c'est qu'elle est loin de tout et que l'on s'y sent un peu enfermés...
Nous partons pour trouver un endroit où se baigner et en longeant le bord de mer, près de l'embarcadère pour l'île du lapin, nous trouvons une super gh « Brise de Kep boutique » au jardin bordé par la mer où le gérant extrêmement gentil nous propose de nous baigner. Nous y retenons un chambre pour mercredi car lundi et mardi, nous voulons aller sur l'île du lapin en face Kep.
Dimanche 4/11 : Nous allons à pied jusqu'au marché aux crabes (3km) en longeant la mer bordée de petites cahutes avec hamac. Déjeuner au Kimly , fameux restau réputé pour son crabe au poivre vert de Kampot... C'est dimanche, il y a du monde à la plage, les cambodgiennes se baignent tout habillées, et tout le monde mange des crabes!
Lundi 5/11 : Après avoir déposé nos bagages à « Brise de Kep », nous embarquons pour Kho Tonsay, l'île du lapin. Nous accostons sur la plage bordée de bungalows. Il faut en visiter plusieurs et choisir selon son emplacement, ils se ressemblent tous. Confort très sommaire, mais devant la mer et les cocotiers, avec un auvent et des hamacs, avec toilettes à l'intérieur: 8$
Mardi 6/11 : Nous faisons le tour de l'île à pied. Belle balade de 2h30 sur un sentier très sauvage et parfois un peu difficile à trouver... Le reste du temps, plage, baignade et farniente, c'est tout ce qu'il y a à faire ici.
Mercredi 7/11 : Nous quittons l'île du lapin à 13h. Nous arrivons à Brise de Kep où nous avons une superbe chambre avec clim, terrasse donnant sur le jardin devant la mer pour 25$ avec petit-déj. On peut s'y baigner, également restaurant excellent à des prix très raisonnables et personnel adorable. Le top, vraiment!
Jeudi 8/11 : grande promenade dans le National Parc
Vendredi 9/11 : Nous louons une moto à l'hôtel 5$, et nous allons à Kampot., à 25km. La route n'est pas en bon état, beaucoup de travaux et de circulation. Kampot est une petite ville au passé colonial avec de vieilles maisons et une promenade le long de la rivière...Retour à Kep, baignade, repos...
Samedi 10/11 : Nous devons quitter cet endroit agréable pour rejoindre la capitale car c'est demain la fin du voyage. Le bus pour Phnom Penh qui devait passer devant la gh à 8h30, arrive en fait à 9h10! Nous arrivons à Phnom Penh à 13h30, nous regagnons la « Okay gh ».
Dimanche 11/11 : dernier achats au marché central, dernière balade sur le quai Sisovath et déjeuner au « Karma restaurant » sur le quai, petit restaurant que l'on aime bien... Vers 14h30,
nous prenons le tuk-tuk jusqu'à l'aéroport (6$)
Ferry de Friday Harbor à Port Angeles? (États-Unis) English translation pending
Besoin d'infos !!
Nous serons sur l'île san juan où nous passons 2 nuits (en ferry avec notre voiture de loc. depuis Anacortes après notre vol intérieur de Las Vegas à Seattle) et nous aimerions rejoindre ensuite port Angeles en ferry ? (avec notre véhicule de location toujours) pour ensuite enchainer avec la péninsule Olympique jusqu'à Ocean Shores.
Avez vous des expériences par rapport au Ferry et aux possibilités de faire ce trajet. Quelle compagnie ?
Merci 😉
Voyage de noce en mai 2013, arrivée à Manille English translation pending
Bonjour à tous
Je prévois de faire mon voyage de noce en mai 2013 (début). Je compte réserver un billet d'avion pour Manille via Dubai avec Emirates (afin de passer d'abord 2 ou 3 jours là bas)
Que pensez-vous des Philippines comme destination pour un voyage de noce. Je n'ai jamais voyager de ma vie (oui oui cela existe.....) Donc j'appréhende l'organisation de celui-ci. Je n'ai pas envie de rester 3 semaines dans le même endroit, donc que me proposez-vous comme lieux à visiter (avec des vols en interne je pourrais visiter autre chose que les Philippines)
J'aspire en fait à bouger un maximum les 15 premiers jours puis farniente les derniers jours afin de me reposer. Mais en fonction du climat en cette période, QUE FAIRE?
Je fais donc appel à vous Merci par avance
Je prévois de faire mon voyage de noce en mai 2013 (début). Je compte réserver un billet d'avion pour Manille via Dubai avec Emirates (afin de passer d'abord 2 ou 3 jours là bas)
Que pensez-vous des Philippines comme destination pour un voyage de noce. Je n'ai jamais voyager de ma vie (oui oui cela existe.....) Donc j'appréhende l'organisation de celui-ci. Je n'ai pas envie de rester 3 semaines dans le même endroit, donc que me proposez-vous comme lieux à visiter (avec des vols en interne je pourrais visiter autre chose que les Philippines)
J'aspire en fait à bouger un maximum les 15 premiers jours puis farniente les derniers jours afin de me reposer. Mais en fonction du climat en cette période, QUE FAIRE?
Je fais donc appel à vous Merci par avance
Dossier de CCM envoyé à Nantes English translation pending
Bonjour ,
Je me présente Nathalie , je voudrais me marier avec un algérien , nous avons fait la demande de CCM , mon ami a été auditionné le 24 septembre , et la dame lui a dit qu'elle envoyait le dossier au procureur à Nantes .ç a me fais peur . Est ce qu'ils peuvent le refuser ? que dois je faire en cas ou ils refusent ? ça me tracasse vraiment beaucoup .Merci pour vos réponses
Première fois au japon: aide sur itinéraire English translation pending
Bonjour,
Actuellement en grand voyage, nous allons arriver au Japon mi octobre. Contrairement à l'Amérique du Sud où nous sommes maintenant, il semblerait que le japon se planifie un peu plus, surtout si on ne veut pas y passer tout notre budget!
Connaissant très peu ce pays où il y a l'air d'avoir tellement à voir, et ayant en ce moment la tête et les pattes dans un autre pays, nous faisons appel à vous pour nous aider à définir / préciser l'itinéraire.
Quelques infos pour ce séjour: - on a prévu environ 5 semaines (mi octobre à mi novembre) - on aime prendre notre temps pour s'imprégner des lieux - on souhaite intégrer quelques belles randos
Notre première ébauche à grosse maille : - Hokaido (~10 jours) pour se balader dans les parcs et aller sur l'île de Rishiri => quels parcs nous conseillez vous pour des randos? pas trop tard fin octobre? - Tokyo (~10 jours) pour visiter la ville, voir le musée myasaki et surement pleins d'autres choses qu'on ne connait pas => vos conseils? - Kyoto (~10 jours) pour aller jusqu'à Kyoto et ses alentours (Nikko, Kobe, Osaka ...) => quels sont les arrêts à faire? - Hiroshima / Fukuoka => ça vaut le coup d'aller jusque là bas pour une première visite?
Pour une première fois quels sont les immanquables? Faut encore qu'on regarde comment c'est faisable en transports...Pour Hokaido ça sera l'avion, pour le reste on hésite avec le JapanRailPass ou un Bus pass, vos avis?
Merci d'avance! 😄
Actuellement en grand voyage, nous allons arriver au Japon mi octobre. Contrairement à l'Amérique du Sud où nous sommes maintenant, il semblerait que le japon se planifie un peu plus, surtout si on ne veut pas y passer tout notre budget!
Connaissant très peu ce pays où il y a l'air d'avoir tellement à voir, et ayant en ce moment la tête et les pattes dans un autre pays, nous faisons appel à vous pour nous aider à définir / préciser l'itinéraire.
Quelques infos pour ce séjour: - on a prévu environ 5 semaines (mi octobre à mi novembre) - on aime prendre notre temps pour s'imprégner des lieux - on souhaite intégrer quelques belles randos
Notre première ébauche à grosse maille : - Hokaido (~10 jours) pour se balader dans les parcs et aller sur l'île de Rishiri => quels parcs nous conseillez vous pour des randos? pas trop tard fin octobre? - Tokyo (~10 jours) pour visiter la ville, voir le musée myasaki et surement pleins d'autres choses qu'on ne connait pas => vos conseils? - Kyoto (~10 jours) pour aller jusqu'à Kyoto et ses alentours (Nikko, Kobe, Osaka ...) => quels sont les arrêts à faire? - Hiroshima / Fukuoka => ça vaut le coup d'aller jusque là bas pour une première visite?
Pour une première fois quels sont les immanquables? Faut encore qu'on regarde comment c'est faisable en transports...Pour Hokaido ça sera l'avion, pour le reste on hésite avec le JapanRailPass ou un Bus pass, vos avis?
Merci d'avance! 😄
Paris - Nouvelle-Zélande sans avion English translation pending
Bonjour à tous, je m'appel Adrien, j'ai 21 ans et je viens de quitter mon emploi afin de m'organiser ce grand voyage autour du monde,
Après avoir économisé une certaine somme, 10 000€, j'ai pris la décision de partir pour un grand voyage afin de découvrir un peu plus le monde :) je souhaite partir jusqu'en Nouvelle-Zelande, sans jamais utiliser d'avion.
Mon trajet est simple, je souhaite parcourir toute l'europe de l'est en passant par la belgique, allemagne, pologne, russie puis redescendre vers l'asie, mongolie, chine, (japon et corée du sud si j'ai suffisamment d'argent), toute l'asie du sud-est, puis en bateau certaines îles d’Océanie, encore une fois si j'ai assez d'argent je souhaite passer par la nouvelle-calédonie, puis australie puis finalement (pour un total d'environ une quinzaine de pays) : la nouvelle-zelande. Et tout cela sans jamais dépasser mon budget, si cela venait à arriver je devrai soit travailler dans certains des pays où j'irai, soit me payer un billet d'avion retour direct pour Paris afin de ne pas me retrouver en difficulté à l'étranger.
Mon projet est de ne jamais dormir à l’hôtel, pour cela je souhaite utiliser sans modération le site couchsurfing.org ainsi qu'une tente et un sac de couchage. Je partirai de Paris en auto-stop et je souhaite rejoindre chacun de ces différents pays par débrouillardise (auto-stop, bateau, bus, marche...). Ma date de départ est le 20 novembre, je serai en Russie durant la période de grand froid, c'est pour cela que je prendrai le Transsibérien en Pologne afin qu'il m'emmène à Moscou, puis je le prendrai pour aller en Mongolie, puis en Chine.
J'ai quelques soucis au niveau du visa Russe et Chinois, comme certains le savent ces deux pays ont une politique d'immigration très difficile et je suis dans l'impossibilité de justifier d'un quelconque billet aller-retour, attestation d’hôtel ou de logement. J'ai entendu dire qu'en Pologne le visa serait plus facile à obtenir pour la russie (ainsi que la biélorussie) et de la même manière, en Russie, il serait plus facile d'obtenir un visa pour la chine ou la mongolie, quelqu'un en saurait t'il plus que moi à ce sujet ?
Je souhaite afin d'accompagner mon projet crée un blog ou je publierai de temps en temps des articles et des photos de mon voyage afin de rester un peu en contact avec ma famille et mes amis.
Au niveau de l'équipement, je ne pense pas me munir de matériel de survie tel que le nécessaire de pêche ou de cuisine, néanmoins si vous avez des recommandation à ce niveau je suis preneur, je rappel que je souhaite dépenser le moins d'argent possible :) Voila la liste que j'ai édité pour l'instant qui sera bien entendu amenée à de grandes modifications, je suis ouvert à vos conseils :
Habits : - 2 pantalons solide - 2 t-shirt manche longue sport anti-froid - 2 t-shirt manche longue - 1 gros pull anti-froid ainsi qu'un manteau mais je ne sais pas lesquels prendre - Bonnet - gants - Écharpe - Rangers Bates (180€)
Divers : - iPhone + écouteurs + micro ordinateur portable - couteau suisse - petite bombe au poivre de défense ? je ne sais pas si cela sera possible à cause des contrôles douane, néanmoins cela pourrait m'être utile :p - Couverts ? - Zippo ? - Stylo - Lampe - Téléphone pourri - GPS ? - 2 livres
Trousse de toilette/soin : - 10 serviettes hygiéniques - Sparadrap - Scotch large - Rouleau de pansement - Tondeuse/rasoir ? - Brosse à dents/dentifrice - Savon - Petit miroir - 1 rouleau de Papier toilette - cotons tiges - 2 sacs ziplock - produit anti-moustique ? - boite de 100 pastilles purificatrice d'eau (15€) - Filtre à eau Katadyn (169€) ? Permet de rendre quasiment toute les eaux du monde potable, énorme capacité de filtrage, 580g - fil + pince à linge
Médicaments : - Diprosone (Urticaire / eczéma) - Teramicyne (Traitement des plaies) - Biceptine (Antiseptique pouvant servir d’anesthésiant local léger) - Ventoline (Asthme / Encombrement des bronches) - immodium (Diahrrée) - Nureflex 1000 (Douleurs / Fièvres) - Fervex (Rhume / état grippal)
Survie : - Tente, laquelle ? - Sac de couchage, lequel ? - Hamac ? Lequel ? - Moustiquaire, lequel ? - couverture de survie
Merci d'avance de vos précieux conseils :)
Après avoir économisé une certaine somme, 10 000€, j'ai pris la décision de partir pour un grand voyage afin de découvrir un peu plus le monde :) je souhaite partir jusqu'en Nouvelle-Zelande, sans jamais utiliser d'avion.
Mon trajet est simple, je souhaite parcourir toute l'europe de l'est en passant par la belgique, allemagne, pologne, russie puis redescendre vers l'asie, mongolie, chine, (japon et corée du sud si j'ai suffisamment d'argent), toute l'asie du sud-est, puis en bateau certaines îles d’Océanie, encore une fois si j'ai assez d'argent je souhaite passer par la nouvelle-calédonie, puis australie puis finalement (pour un total d'environ une quinzaine de pays) : la nouvelle-zelande. Et tout cela sans jamais dépasser mon budget, si cela venait à arriver je devrai soit travailler dans certains des pays où j'irai, soit me payer un billet d'avion retour direct pour Paris afin de ne pas me retrouver en difficulté à l'étranger.
Mon projet est de ne jamais dormir à l’hôtel, pour cela je souhaite utiliser sans modération le site couchsurfing.org ainsi qu'une tente et un sac de couchage. Je partirai de Paris en auto-stop et je souhaite rejoindre chacun de ces différents pays par débrouillardise (auto-stop, bateau, bus, marche...). Ma date de départ est le 20 novembre, je serai en Russie durant la période de grand froid, c'est pour cela que je prendrai le Transsibérien en Pologne afin qu'il m'emmène à Moscou, puis je le prendrai pour aller en Mongolie, puis en Chine.
J'ai quelques soucis au niveau du visa Russe et Chinois, comme certains le savent ces deux pays ont une politique d'immigration très difficile et je suis dans l'impossibilité de justifier d'un quelconque billet aller-retour, attestation d’hôtel ou de logement. J'ai entendu dire qu'en Pologne le visa serait plus facile à obtenir pour la russie (ainsi que la biélorussie) et de la même manière, en Russie, il serait plus facile d'obtenir un visa pour la chine ou la mongolie, quelqu'un en saurait t'il plus que moi à ce sujet ?
Je souhaite afin d'accompagner mon projet crée un blog ou je publierai de temps en temps des articles et des photos de mon voyage afin de rester un peu en contact avec ma famille et mes amis.
Au niveau de l'équipement, je ne pense pas me munir de matériel de survie tel que le nécessaire de pêche ou de cuisine, néanmoins si vous avez des recommandation à ce niveau je suis preneur, je rappel que je souhaite dépenser le moins d'argent possible :) Voila la liste que j'ai édité pour l'instant qui sera bien entendu amenée à de grandes modifications, je suis ouvert à vos conseils :
Habits : - 2 pantalons solide - 2 t-shirt manche longue sport anti-froid - 2 t-shirt manche longue - 1 gros pull anti-froid ainsi qu'un manteau mais je ne sais pas lesquels prendre - Bonnet - gants - Écharpe - Rangers Bates (180€)
Divers : - iPhone + écouteurs + micro ordinateur portable - couteau suisse - petite bombe au poivre de défense ? je ne sais pas si cela sera possible à cause des contrôles douane, néanmoins cela pourrait m'être utile :p - Couverts ? - Zippo ? - Stylo - Lampe - Téléphone pourri - GPS ? - 2 livres
Trousse de toilette/soin : - 10 serviettes hygiéniques - Sparadrap - Scotch large - Rouleau de pansement - Tondeuse/rasoir ? - Brosse à dents/dentifrice - Savon - Petit miroir - 1 rouleau de Papier toilette - cotons tiges - 2 sacs ziplock - produit anti-moustique ? - boite de 100 pastilles purificatrice d'eau (15€) - Filtre à eau Katadyn (169€) ? Permet de rendre quasiment toute les eaux du monde potable, énorme capacité de filtrage, 580g - fil + pince à linge
Médicaments : - Diprosone (Urticaire / eczéma) - Teramicyne (Traitement des plaies) - Biceptine (Antiseptique pouvant servir d’anesthésiant local léger) - Ventoline (Asthme / Encombrement des bronches) - immodium (Diahrrée) - Nureflex 1000 (Douleurs / Fièvres) - Fervex (Rhume / état grippal)
Survie : - Tente, laquelle ? - Sac de couchage, lequel ? - Hamac ? Lequel ? - Moustiquaire, lequel ? - couverture de survie
Merci d'avance de vos précieux conseils :)
Madagascar: côté mer et... côté terre English translation pending
Au large des côtes africaines et au cœur de l'océan Indien, Madagascar… une île à part !
Mélange d'Afrique dont elle a gardé la terre rouge et d'Asie dont elle a hérité les rizières, elle se démarque par la diversité de sa population, la beauté de ses paysages et surtout par l'originalité de sa faune et de sa flore dont 80% des espèces sont endémiques. Quant à ses fonds sous-marins riches et bien préservés, ils recèlent une grande variété de poissons et de coraux et sont régulièrement le lieu de passage de grands mammifères marins.
Une destination offrant autant de richesses naturelles côté mer et côté terre allait forcément nous attirer.
Côté mer, un séjour de 7 jours à Nosy Sakatia, une île au large de Nosy Be). Côté terre, un parcours de 9 jours sur la Nationale 7 en self-drive.
La version illustrée du récit avec photos, cartes et (quelques) vidéos est ici :
sites.google.com/...xvoyagesmadagascar2/

D'ailleurs, notre attirance pour l'île Rouge ne date pas d'hier puisque notre premier voyage remonte à 1984, un séjour à Nosy Be et une croisière-plongée avec bivouac dans les îles alentours : Nosy Iranja, Tanikely, Komba et Mitsio à une époque où aucune d'entre elles ne possédait de structures d'hébergement. Retour à Nosy Be, Nosy Iranja et l'archipel des Radama en 2001. En 2003 le sud de la Grande terre à Tulear et Ifaty.
Depuis plusieurs années, l'idée de retourner à Madagascar nous titillait. Mais la récente crise politique de 2009 et les échos d'instabilité et d'insécurité nous ont incités à repousser le projet. La situation était-elle plus favorable en 2012 ?
Malgré certains propos alarmistes tenus sur les forums, le retour enthousiaste de la plupart des voyageurs nous persuade que la destination n'est pas plus risquée que d'autres si on prend les précautions d'usage.
Alors c'est décidé ! Trente ans après notre premier voyage et dix ans après le dernier, nous y retournerons avec comme objectifs de vérifier si les fonds sous-marins autour de Nosy Be étaient toujours aussi exceptionnels et de découvrir enfin les Hautes-Terres malgaches.
Challenge supplémentaire : pour des raisons familiales, il était impératif de limiter notre projet à une quinzaine de jours, 18 en réalité dont 16 sur place.
Malgré sa courte durée, nous choisissons de scinder le voyage en deux : 7 jours consacrés à la mer et 9 jours consacrées à la terre. Côté mer, nous retenons la petite île de Nosy Sakatia au nord-ouest de Nosy Be. Côté terre, nous optons pour un aller-retour sur la route nationale 7 entre la capitale et la vallée de Tsaranoro, à 500 kilomètres.
Restait à déterminer le mode de déplacement sur la RN7. Le taxi-brousse étant totalement exclu, seule la location de voiture pouvait être envisagée. Mais avec ou sans chauffeur ? Sans chauffeur : impossible, prétendent les uns, imprudent et inconscient, affirment les autres ! Pourtant, en cherchant bien, quelques témoignages discrets démontrent que c'est tout à fait faisable. Merci à Chipolata et Tictacbtz pour leurs avis qui vont renforcer notre idée première : nous louerons sans chauffeur. Comme l'itinéraire compte une cinquantaine de kilomètres de pistes difficilement négociables par une berline, nous optons pour un véhicule tout-terrain. Nous faisons affaire avec N7.
Comme lors de nos voyages précédents, notre GPS Garmin de randonnée est mis à contribution y compris pour nous guider sur la route. Comme d'habitude, nous repérons le parcours puis téléchargeons les coordonnées GPS des principaux points stratégiques mais contrairement à beaucoup d'autres destinations, pour Madagascar, il n'existe aucune carte topographique pour cet appareil. Ne figure sur l'écran qu'une ligne approximative représentant la route nationale 7. Il va falloir s'en contenter !
Voilà… les grandes lignes du voyage sont tracées, place au vécu à présent !
Paris - Tana - Nosy Be - Nosy Sakatia : premières impressions d'un long voyage
J1 : Dimanche 27 mai 2012
Première surprise en arrivant à l'aéroport de Roissy : l'horaire du vol a été repoussé de deux heures sans que nous en ayons été avertis. Reconnaissons que nous avions omis de vérifier nos réservations sur le site de la compagnie ! Nous profitons de la connexion Internet d'un quart d'heure offerte dans l'aérogare pour le faire immédiatement. Deuxième surprise : les horaires de nos quatre vols, internationaux et intérieurs, ont tous été modifiés. Avec Air Madagascar, il faudra s'y faire.
Départ à 17 h 15 (en réalité, il sera 18 heures quand nous décollerons). Un Airbus A340-300, impeccable, manifestement un appareil Air France avec un équipage à 90% Air France, lui aussi. Ecrans individuels, repas excellents, espace personnel confortable : bref, rien à redire ! Précisons qu'en 2011, deux anciens appareils d'Air Mada, des Boeing 767, avaient été interdits d'exploitation sur le sol européen et figuraient sur la liste noire.
J2 : Lundi 28 mai 2012
Vol sans histoire et arrivée à l'heure à Tananarive. Température extérieure : 15 ° C à 5 h 15 du matin. Hé, oui, nous sommes sur les hauts plateaux à 1200 mètres d'altitude et c'est le début de l'hiver. Nous prenons tout notre temps pour quitter l'avion car nous avons 5 heures d'attente (la faute à la modification d'horaires) avant notre vol suivant pour Nosy Be. Mais le passage à l'immigration est plutôt rapide, nous avons déjà nos visas que nous avions fait établir à l'ambassade de Madagascar à Paris et qui sont gratuits pour un séjour de moins de 30 jours. Nous devons tout de même récupérer nos bagages avant de les réenregistrer pour le vol suivant.
Une nuée de porteurs - en fait, des pousseurs de chariots - se jettent sur nous en passant la porte de l'aérogare et trois d'entre eux s'imposent à nous pour nous conduire jusqu'au terminal des vols intérieurs, immédiatement voisin. Il faut bien qu'ils gagnent leur pain et Mada, c'est aussi ça !
Une longue attente commence alors. Il est 6 heures et notre vol suivant est prévu à 10 h 10 (en réalité, il décollera vers 11 heures). Un petit dodo sur les banquettes de la salle d'embarquement, un peu de lecture, un thé à la pomme et à la cannelle (mmm !) pour nous réchauffer, on ronge notre frein et il fait diablement froid… l'attente est interminable.
Quand enfin l'heure du départ arrive, nous apprenons que le vol n'est pas direct : deux heures au lieu d'une initialement prévue, avec une escale à Majunga au bout de quarante minutes.
Premières images de l'île Rouge en survolant le delta du fleuve Betsiboka, peu avant Majunga.
Ce surnom prend ici tout son sens. Mis à nu par l’intense déforestation, puis lessivés par les pluies tropicales, les sols rouges de Madagascar se déversent dans le lit des rivières.
Quarante minutes plus tard, nous atterrissons à Nosy Be mais nous ne sommes pas tout à fait à destination. Reste une petite heure de trajet en taxi jusqu'à l'embarcadère vers Nosy Sakatia, pendant laquelle défilent champs de manioc, plantations d'ylang-ylang et habitations le long de la route principale de l'île. Nous reconnaissons parfaitement les lieux que nous avons déjà parcourus deux fois lors de nos précédents voyages. Rien n'a vraiment changé. Ah ! Si, nous apprenons la fermeture de l'usine de production de sucre de canne, jadis la plus importante de Madagascar. Seuls les vestiges de la voie ferrée dédiée à son transport subsistent près de Dzamandzar, témoins d'une époque faste et révolue.
Plus qu'une dizaine de minutes de traversée en bateau à moteur pour rejoindre notre destination finale : Nosy Sakatia, une île de 6,5 km de long sur 3 km de large, peuplée d'un peu plus de 400 habitants. Aucune route sur l'île, uniquement quelques sentiers et à quelques centaines de mètres du rivage, la barrière de corail !
Nous accostons sur la plage du Sakatia Lodge. Il est 14 heures passées, cela fait presque 24 heures que nous avons quitté Paris. Il fait 28 ° C… les vacances peuvent commencer !
Survol du delta du Betsiboka
Nosy Sakatia : l'hôtel Sakatia Lodge - présentation
J2 à J8 : du lundi 28 mai au dimanche 3 juin 2012
L'hôtel Sakatia Lodge est un petit hôtel tenu par Isabella et José Vieira (elle d'origine italienne, lui d'origine angolaise/sud-africaine) et leur fils Jacques. L'ambiance y est familiale et conviviale, et l'accueil multilingue : français, italien, portugais, anglais, afrikaans, malgache. Une collaboratrice d'origine suisse parle également l'allemand.
L'hôtel peut accueillir jusqu'à 30 hôtes, mais durant notre séjour, nous ne serons jamais plus d'une dizaine de clients.
Les onze villas et bungalows se déclinent de la façon suivante : - deux villas sur la plage, l'une composée de deux chambres, l'autre de trois. - un bungalow familial de deux chambres, donnant sur la plage à proximité de la mangrove - quatre bungalows "nature", les plus simples, au fond du jardin - quatre bungalows "océan", confortables et spacieux, en surplomb du jardin et de la plage.
C'est dans un de ces derniers que nous nous installons et il est tout simplement parfait.
Une grande chambre, bien ventilée (pas de climatisation) et joliment décorée dans le style local Vous remarquerez notamment les lampes et autres décorations en fer forgé ainsi que les rideaux brodés typiquement malgaches.
Chaque bungalow est prolongé par une terrasse où l'on profite du cadre luxuriant du jardin.
A l'origine, la vue portait jusqu'à l'océan (d'où Ocean Bungalow) mais depuis, palmiers et arbres du voyageur se sont tellement développés qu'ils dépassent à présent les toits des habitations.
La plage est juste en contrebas. On s'y relaxe volontiers dans une confortable chaise longue. En face, la côte de Nosy Be.
Pour une petite soif, le bar – qui fait aussi restaurant - n'est pas loin. Ici la vue côté bar.
Le chef concocte tous les soirs un menu-surprise, essentiellement avec les produits de la mer et ceux du potager de la propriété. Quelques exemples de menus pour vous faire saliver ;-) * Crêpe de brèdes (ressemble un peu aux feuilles d'épinards), brochettes de zébu (bœuf local) et croquettes de manioc, gâteau au chocolat malgache. * Carpaccio d'espadon, beignets de crevettes et spaghettis de légumes, banane flambée. * Calamars sur lit d'aubergines, poisson grillé (capitaine) et salade de crudités, cheesecake au citron
Pour vous donner une idée plus concrète de l'hôtel, voici quelques vues panoramiques à 360 °… comme si vous y étiez !
Le restaurant du Sakatia Lodge
Nosy Sakatia : Sakatia Lodge - l'environnement proche
Nos journées sur l'île se passent toujours de la même façon.
Réveil avant 7 heures : oui, oui, même si ce sont les vacances, il faut en profiter un maximum, surtout qu'ici le soleil se couche très tôt, vers 17 h 30.
7 heures : petit-déjeuner… très copieux. Boissons chaudes (café, thé, chocolat, lait) et céréales variées à volonté. Servis à table : du jus de fruits frais (différent tous les jours), des fruits (mandarines, bananes, papayes, goyaves, ananas), du pain/beurre/confiture, un gâteau ou crêpe (différents selon les jours) et des œufs, accommodés à notre convenance. Vu la richesse du petit-déjeuner et du dîner, le midi, nous faisons régime ;-)
8 heures : pour Hervé, départ en bateau pour la première plongée. Retour en cours de matinée avec une petite heure de battement avant un nouveau départ pour une deuxième plongée. Pendant ce temps, moi, je fais du snorkeling jusqu'à un petit récif de corail, je bouquine, je me baigne, je flâne, bref je prends du bon temps.
Entre 13 h 30 et 14 h 30, Hervé revient de sa deuxième plongée et nous avons tout l'après-midi pour découvrir l'île. Pendant les deux premiers jours, nous sommes restés dans les environs immédiats.
Balade vers la mangrove La première balade va nous conduire du jardin de l'hôtel jusqu'à la mangrove. En traversant le jardin, un gecko aux couleurs fluorescentes ne manque pas d'attirer notre attention.
Une fois les limites de la propriété franchies, nous suivons un petit sentier vers quelques habitations de pêcheurs. Le ravenala (ou arbre de voyageur) sert de matériau de construction aux cases locales. Les pétioles fendus, appelés falafa, servent à confectionner les panneaux muraux. Les feuilles une fois séchées sont utilisées pour la réalisation de la couverture et du tronc, on tire des planches souples avec lesquelles on fabrique le plancher.
Nous ne tardons pas à atteindre une zone de mangrove, hérissée de souches de palétuviers à perte de vue.
En face la montagne sacrée, recouverte de forêt primaire, un espace sauvage et impénétrable peuplé de chauves-souris géantes et de quelques lémuriens.
Cette colline est considérée comme fady par la population et ainsi d'autant plus facile à respecter en tant que réserve naturelle. Un fady est un tabou, un interdit transmis de génération en génération. Sur l'île de Sakatia, les chiens sont également fady.
Du coup, ce sont les canards qui font office d'animaux domestiques. Pour preuve, la scène à laquelle nous assistons au bord de la mangrove. Arrive une habitante, avec un canard sous le bras auquel elle avait passé une laisse (ficelle) autour du cou. Au premier abord, je pensais qu'elle amenait le volatile au bord de l'eau pour le "passer à la casserole". Pas du tout, elle le conduit manifestement ici pour lui faire prendre un petit bain ou lui faire faire sa sortie journalière ;-)
En s'approchant, on voit qu'avec son pied, elle dirige l'animal pour ne pas qu'il s'écarte de la trajectoire prévue.
Balade le long de la plage La deuxième balade va nous faire longer la grande plage, à l'est du Sakatia Lodge.
Immédiatement voisins, on trouve les bungalows rustiques de Delphino Villa. Ils sont la propriété de Richard et de son épouse Anne-Christine, d'origine suisse, tombée amoureuse en 1994 de l'île de Sakatia où elle s'installe peu après et où elle s'investit dans la création de l'école primaire de l'île qu'elle gère toujours aujourd'hui. Anne-Christine a partagé quelques plongées avec Hervé.
En poursuivant le long de la plage, nous arrivons à l'entrée d'Antanabe, le plus grand village de l'île (il y en a trois en tout). Ici, après l'école, les enfants s'amusent avec les moyens du bord.
Les plus petits improvisent des instruments de percussion et des danses.
Les plus grands organisent des concours de sauts périlleux. Hervé immortalise leurs exploits avant de leur montrer les clichés pour leur plus grand plaisir.
Grands et petits s'unissent pour une petite virée en pirogue tout en nous adressant le traditionnel "Salut, vazaha !" Le terme vazaha désigne le Blanc étranger.
Nous progressons toujours plus avant sur la plage, jusqu'à trouver des marches bien taillées conduisant sur les hauteurs. Aucun panneau n'en interdit l'accès alors, bien qu'intrigués, nous montons. Là nous arrivons sur un terre-plein partiellement couvert d'une dalle en béton. De jeunes plants récemment mis en terre ornent les abords. Indiscutablement, on y jouit d'une vue incomparable !
Mais à quoi sert exactement cet endroit ? Je pense à un belvédère aménagé pour les touristes. Hervé suggère un lieu de repli en cas de tsunami ou encore un terrain de jeux ou de réunion pour la communauté villageoise. Pour en avoir le cœur net, il interroge les deux gars en train de balayer la dalle mais comme ils n'ont pas l'air de comprendre le français, ils se contentent d'opiner du chef quand Hervé leur demande si c'est un terrain de sport.
En fait, ce n'est absolument pas ce qu'on pensait. Il s'agit d'un terrain privé que vient d'acquérir, dans le cadre d'un bail emphytéotique, un couple de Savoyards. Ils sont arrivés le même jour que nous au Sakatia Lodge où ils vont loger provisoirement quelques jours, puis iront habiter sous la tente sur leur terrain en attendant de faire construire leur maison et de s'installer définitivement. Nous leur souhaitons bonne continuation.
La balade s'achève peu avant le coucher du soleil par une image de carte postale : Pirogue sur fond de coucher de soleil !
Enfants de Sakatia
Nosy Sakatia : balade dans l'île vers Ocean Beach Hotel
Les jours suivants, nous poursuivons notre découverte de Sakatia. Nous hésitons à prendre un guide, les sentiers sont nombreux et ne sont ni indiqués ni balisés. Il n'existe pas non plus de carte topo de l'île. Finalement nous nous lançons tout seuls après avoir pris quelques renseignements succincts auprès de l'hôtel, sans oublier notre GPS pour enregistrer notre trace et ainsi revenir plus aisément à notre point de départ.
Depuis le bateau de plongée, Hervé avait repéré un hôtel sur la côte sud-ouest. Ce sera le but de cette balade. Le départ se fait derrière notre lodge, comme pour aller à la mangrove. Après, il suffit paraît-il de suivre le sentier plus ou moins tracé.
Pas de difficulté au début, nous dépassons les habitations de pêcheurs comme la veille mais là, hum, premier doute : le sentier a l'air de s'arrêter au pied de la dernière maison. Nous interrogeons une fillette en train de récurer des gamelles sur le pas de la porte, elle nous indique timidement une vague sente grimpant vers les hauteurs.
L'île de Sakatia est en effet très vallonnée et une bonne grimpette nous conduit sur le haut d'une colline. De la musique à plein tube nous parvient d'une des cases coiffant le sommet. Pas d'humain en vue, seuls trois poissons séchant au soleil !
Et déjà la vue sur la baie de l'Ocean Beach Hotel. Plus qu'à descendre un petit raidillon et nous y voilà. Huit bungalows (+ cinq en cours de construction) en palissandre et matériaux traditionnels sur un grand jardin arboré ! Climatisation en option. Energie solaire !
Un grand restaurant et une piscine en cours de construction.
Mais l'hôtel est vide (et semble-t-il à vendre).
Le fils du propriétaire, belge, nous accueille et nous fait part de ses difficultés. Le tourisme est moribond à Madagascar et les tour-opérateurs internationaux sont frileux en raison de l'instabilité politique du pays. Les chiffres officiels le prouvent : au premier semestre 2011, 100 000 entrées de visiteurs non résidents contre plus 150 000 pour la même période en 2008, avant la crise politique de 2009. 100 000 visiteurs, c'est à peine un peu plus que la capacité du stade de France, une goutte d'eau pour un pays grand comme 1 fois ½ la France.
Sur ces réflexions, nous poursuivons la balade après avoir jeté un œil sur les tortues étoilées (ou rayonnées), endémiques de Madagascar, une espèce classée "vulnérable". Astrochelys radiata… Astro = astre, chelys = carapace et radiata = rayons... le tout fait référence a sa carapace qui a des dessins en forme de rayons de soleil.
Encore une colline à franchir où s'accrochent désespérément quelques habitations de guingois avant d'atteindre une petite plage déserte et sauvage.
Des traces témoignent du récent passage de tortues, venues y pondre.
Pour le retour, on se fait indiquer une variante démarrant au fond de la propriété de l'Ocean Beach et traversant la forêt, l'occasion d'admirer une étonnante fleur bleue à la forme suggestive, Clitoria ternatea, plus communément dénommée pois bleu. Les fruits sont des gousses évoquant un haricot. Les feuilles sont utilisées à Madagascar pour calmer les douleurs articulaires.
En se retournant, on domine l'hôtel que l'on vient de quitter.
De vallée en colline, nous finissons par prendre un peu de hauteur et ainsi balayer du regard tout le sud de l'île.
Tout en haut, sur la crête, le belvédère où nous nous attarderons quelques jours plus tard.
Plus loin, sur notre droite, la vue de la montagne sacrée confirme que nous sommes bien sur le bon chemin. Les petites cases dans le fond du vallon ont l'air de sortir tout droit d'un jeu de construction en bois.
Mais d'où nous arrive ce délicieux parfum qui remplit l'air à ce moment précis. Mais bien sûr… de la plantation d'ylang-ylang que nous sommes en train de traverser.
L'ylang-ylang est un arbre de la famille des Annonacées, originaire d'Asie du Sud-Est. On le cultive pour ses fleurs dont on extrait par distillation une huile essentielle très utilisée en parfumerie. L'arbre peut atteindre 25 à 30 mètres dans son milieu naturel mais on le taille pour ne pas qu'il dépasse 2 à 3 mètres, afin de faciliter la récolte des fleurs.
Le village n'est maintenant plus très loin. Alors que nous approchons, nous apercevons un jeune homme, apparemment en train de chercher quelque chose dans les fourrés. Des escargots ? "Non, dit-il, je cherche les caméléons. - Des caméléons, ça tombe bien, nous aussi nous en cherchons désespérément depuis quelques jours. - Vous voulez que je vous trouve un caméléon, nous propose notre homme. Attendez, nous dit-il !" Ni une, ni deux, et il nous en déniche un… magnifique caméléon panthère mâle = Furcifer pardalis (à déterminer)
Après la traversée du village, fin de la balade une nouvelle fois sur la plage, peu avant le coucher du soleil. Une variante de la pirogue au coucher du soleil alors que les derniers rayons de soleil inondent la côte de Nosy Be, en face.

Nosy Sakatia : balade dans l'île vers Sakatia Passions Hôtel
Aujourd'hui, c'est l'hôtel Sakatia Passions qui servira de prétexte à notre promenade journalière. En théorie, il suffit de suivre le bord de mer jusqu'au village d'Ampasimena, le deuxième village de l'île, puis de rallier l'hôtel en coupant par l'intérieur des terres.
Dans la pratique, rien de compliqué jusqu'à Ampasimena : nous suivons la plage, puis la zone rocheuse où le passage incessant des villageois a littéralement usé la roche, créant ainsi un réel cheminement.
En suivant le bord de mer, nous dépassons le premier village… où un bateau de pêche est à l'ancre dans la baie.
Puis, à près le passage à gué d'une rivière, nous traversons la plage d'Ampasimena. Mais au bout de la plage, premières interrogations : où va-t-on maintenant ? Heureusement, un piroguier bien serviable s'empresse de nous servir de guide pendant quelques centaines de mètres, histoire de nous remettre sur la voie. Une petite sente passant devant sa maison va nous faire gagner un peu d'altitude.
Entre les ananas, les palmiers et les arbres du voyageur, nous apercevons Nosy Be.
Après l'avoir remercié de quelques milliers d'ariarys, l'homme nous quitte alors que nous débouchons sur une large allée pavée – à l'échelle de cette île, presque une autoroute - qui monte depuis le bord de mer et qui se poursuit… Dieu sait où ? Allons voir !
L'allée, par endroit couverte d'une sorte de tonnelle, aboutit à un ensemble de bâtiments entourant une terrasse et une piscine à l'eau complètement croupie. Et sous un abri, un quad…
Un hôtel abandonné ? D'après nos sources, il s'agirait d'une multipropriété acquise par plusieurs amis : "les Copains d'abord". Mais ils ne doivent pas ou plus y venir souvent, les copains.
Pourtant, la vue y est magnifique… on devine au loin (à droite) l'îlot de Nosy Tanga.
Le Sakatia Passions, nous le trouvons un peu plus bas, au bord de mer. Ouvert depuis 1996 et spécialisé pour la pêche au gros, il est le plus ancien hôtel de Sakatia et aussi le plus proche de la côte de Nosy Be.
Quelques clients se relaxent sur la plage mais les lieux sont loin de nous plaire. Il n'y a pas mieux que notre lodge où nous nous empressons de retourner par le même chemin… pour avoir tout juste le temps de voir le ciel rosir au coucher du soleil.
Arbre du voyageur
Nosy Sakatia : balade dans l'île vers la plage ouest
Cette fois-ci, pas d'hôtel en ligne de mire mais une plage : celle d'Ampasindava, au nord-ouest de l'île. Comme l'itinéraire a l'air d'être un peu compliqué à suivre, nous optons pour un guide. Nous avons donc rendez-vous à 14 h 30 au village voisin, au kiosque faisant office de maison des guides. Une jeune fille parlant un français très correct nous accueille, c'est son père – jardinier au Sakatia Lodge et guide à ses heures – qui nous accompagnera pour cette balade. Au retour, il est prévu d'assister au coucher du soleil au belvédère que nous avions déjà aperçu pendant une de nos promenades précédentes.
A peine sortis du village, notre homme nous trouve, pour notre plus grand plaisir, un caméléon… encore un Furcifer pardalis… fabuleux !
La balade démarre en terrain connu, en direction de la montagne sacrée, en passant au pied de ces deux petites cases que nous avions aperçues de loin la veille.
Elle aboutit à la mangrove mais aujourd'hui, avec ces cocotiers les pieds dans l'eau, nous la voyons sous un jour nouveau... à marée haute.
Nous sommes dimanche et dans une case voisine, toute la famille est réunie. Une vieille dame nous vend une petite fiole d'essence d'ylang-ylang.
Commence alors la traversée de l'île. Heureusement que nous sommes accompagnés car effectivement les sentiers se croisent et se décroisent, nous aurions eu du mal à trouver. De plus, par la même occasion, nous en apprenons sur les fruits, baies et plantes locales : jacks, poivre, papayes, manioc, teck.
Mais gare à celui qui touchera cette gousse couverte de poils urticants, le pois Mascate ou Mucuna pruriens, il lui infligera de sérieuses démangeaisons. La légumineuse bénéficie pourtant d'un profil biochimique fascinant et contient une multitude de principes actifs intéressants utilisés dans la médecine ayurvédique pour traiter notamment la maladie de Parkinson.
Bientôt une grande plage est en vue. Ce n'est pas tout à fait celle qu'on visait, on espérait arriver plus au nord, à Ampasindava, une plage classée par le gouvernement malgache en réserve foncière touristique et où l'on pourrait voir fleurir à terme un grand complexe hôtelier. Nous nous contenterons de celle-ci, très belle, sauvage et déserte.
Il fait chaud et un repos bien mérité sous cet arbre aux racines tentaculaires est bienvenu.
Mais il faut penser au retour et nous voilà à nouveau en route vers les hauteurs de l'île. Mine de rien… 120 mètres de dénivelé nous indique notre GPS qui intéresse d'ailleurs aussi beaucoup notre guide.
Bulbuls et souimangas survolent nos têtes mais ces oiseaux très vifs ne se laissent pas facilement mettre dans la boîte. Le pigeon vert de Madagascar en revanche pose carrément. Treron australis
Quant aux araignées, elles ne se laissent pas déranger ! Nephila inaurata madagascariensis
Tout en suivant la crête jusqu'au belvédère, notre guide nous montre des orchidées mais elles ne sont pas en fleur, ce n'est pas la saison. En revanche, celles-ci nous intriguent...
Bientôt se déploie devant nous un panorama à 360 ° de la côte Nord de Nosy Be jusqu'au sud de Sakatia.
Et voici le moment tant attendu : il est 17 h 26, place coucher de soleil.
Nous nous dépêchons ensuite de rejoindre le village où notre guide s'arrête devant sa maison, en ressort avec un cahier d'écolier sur lequel il note très consciencieusement que le circuit vers la plage Nord fait exactement 5 km (que nous avons parcourus tranquillement en 3 heures) et que le point culminant du parcours se situe à 120 mètres d'altitude.
Il fait déjà nuit quand nous atteignons l'hôtel. Une très chouette balade (8000 Ar par personne = moins de 3 €)
Coucher de soleil !
Nosy Sakatia : et la plongée ?
Compte-rendu fait par Hervé. L'île de Nosy Sakatia est idéale pour la pratique de la plongée. Aucune pollution industrielle ne vient détériorer la vie sous-marine qui foisonne dans une eau riche en plancton mais qui reste suffisamment claire pour le photographe. Les plongées au Sakatia Lodge se font à partir d'un confortable bateau à moteur équipé récemment d'un sondeur GPS qui permet d'arriver pile sur les sites de plongée et même d'en découvrir de nouveaux, totalement vierges, en fonction des hauts-fonds repérés.
J'ai eu la chance de plonger avec des moniteurs (père et fils) passionnés et très cool. Munissez-vous d'une loupe pour apprécier les myriades de petits animaux qui vous surprendront par leur diversité. Jacques, le fils, a des yeux de lynx et vous fait profiter de sa grande expérience pour dénicher des animalcules improbables.
Bref, les plongées sont d'une richesse surprenante et d'une grande diversité et cela concerne à la fois le "petit" et le gros.
La mer est calme, 28 ° C. Les plongées se font entre 15 et 25 mètres et les temps de plongée ne sont pas limités. En fonction de notre consommation et de la profondeur, nous sommes parfois restés 110 minutes avec notre bouteille de 12 litres. Les plus gourmands peuvent s'équiper de 15 litres et pour plus de confort, le Nitrox est également disponible. Les sites sont proches, de 5 à 20 minutes de l'hôtel. Départ vers 8 heures, retour à l'hôtel après la première plongée et une heure de détente avant la seconde. Nous n'avons jamais été plus de cinq plongeurs et le plus souvent nous étions deux. Nous n'avons rencontré aucun autre bateau de plongée durant la semaine. Espaces vierges et protégés également du fait du faible nombre de touristes.
Deux images m'ont tout particulièrement marqué : une espèce d'araignée d'un centimètre de long dont le corps est aussi fin que ses 8 pattes qui doivent faire moins d'un mm d'épaisseur (Phoxichilidium femoratum) et un banc de perroquets à bosse d'une quarantaine d'individus, absolument magique. A certaines saisons, il est possible d'assister à la migration des baleines, nous avons d'ailleurs vu un souffle tout près du bateau.
Crevettes-mantes
Une journée d'excursion à Nosy Komba et Nosy Tanikely
Nosy Komba, une petite île volcanique à mi-chemin entre Nosy Be et la Grande terre, connue pour son village de pêcheurs aujourd'hui reconvertis en vendeurs d'artisanat.
A 10 km à l'ouest de la précédente, Nosy Tanikely, petit îlot inhabité, récemment classé en parc marin et terrestre, réputé pour sa belle plage et surtout pour ses fonds marins exceptionnels.
Nous les avions déjà visitées lors de nos précédents voyages mais tenions à les revoir absolument. Les deux îles se visitent facilement dans le cadre d'une excursion d'une journée. Prévoir palmes, masque et tuba, bien sûr !
C'est donc ce circuit que nous avons réservé auprès de notre hôtel, sans véritablement nous soucier de la façon dont il allait se dérouler. Et ce sera la surprise !
Nous imaginons d'abord que c'est le bateau de l'hôtel qui nous y mènerait dans le cadre d'une excursion privée. Le départ est fixé à 7 h 45… houlà, encore plus tôt que les autres matins. C'est bien sur l'embarcation de l'hôtel que nous montons mais en direction de Nosy Be. Nous pensons alors que c'est à l'embarcadère de Nosy Be qu'un bateau nous attendrait. Même pas… là c'est un taxi qui prend le relais pour nous conduire à Ambatoloaka (prononcez Ambatoulouk) et quand nous arrivons sur la plage, nous comprenons finalement que c'est en groupe que nous passerons la journée.
Ambatoloaka ! Nous connaissons bien cette station balnéaire puisque nous y avons séjourné en 2001 et puisque nous avons un peu en avance, nous en profitons pour jeter un œil à l'hôtel où nous avions logé.
Déjà à l'époque, l'Ylang-Ylang n'était pas de première jeunesse mais là, il est complètement décrépi et fait peine à voir. Ah ! Comme nous sommes bien à Sakatia !
En attendant le départ de notre excursion, nous patientons à l'ombre d'un arbre qui ne manque pas d'attirer notre attention : en malgache Fotatra, le Bonnet d'évêque ou Barringtonia racemosa.
C'est un arbre imposant, aux fruits à quatre côtes saillantes qui ressemblent à un bonnet d’évêque. Toujours vert et avec ses grandes feuilles, il revêt un caractère sacré auprès de certaines ethnies. La graine oléagineuse contient des principes toxiques utilisés pour la pêche. Le bois imputrescible sert à la confection des pirogues. La fleur est vraiment très délicate.
Ça y est, tout le monde est prêt : nous sommes finalement 9 touristes + un skipper, une cuisinière, un homme à tout faire et un guide, 13 personnes (gloups !) sur une embarcation sans doute prévue pour 10, skipper compris. Heureusement la mer est calme !
Après une traversée d'une petite heure, nous accostons à Tanikely où nous laissons descendre une partie des excursionnistes ayant choisi de limiter la sortie à cet îlot. Nous sommes les seuls avec un couple belge à poursuivre jusqu'à Komba. La cuisinière est aussi du voyage car le feu est interdit sur Tanikely, elle préparera le repas à Komba puis le ramènera sur l'ilôt où tout le monde se retrouvera pour le déjeuner.
Une quinzaine de minutes plus tard, nous approchons de Nosy Komba.
Nous nous dirigeons immédiatement vers une colline au-dessus du village, dans un coin où l'on peut observer des lémuriens, des makis macaco, en toute liberté (tout de même plus ou moins apprivoisés car nourris). C'est amusant de les voir dégringoler des arbres pour sauter sur notre dos… enfin, pour attraper les bananes qu'on leur propose. Les mâles sont noirs, les femelles rousses.
En dehors des lémuriens, les villageois ont aussi rassemblé là, dans quelques "enclos", des tortues, des caméléons et des serpents.
Hervé fait le fier avec ce boa de Madagascar (brrr !). Moi, je préfère nettement les câlins du maki. Acrantophis madagascariensis, une espèce endémique !
Un lézard endémique, Zonosaurus madagascariensis, partage le territoire avec les tortues rayonnées.
Sans oublier les caméléons-panthère, Furcifer pardalis… la femelle de couleur rouge-brun et le mâle aux couleurs chatoyantes.
Nous traversons ensuite le village qui s'est bien agrandi et qui est passé d'un simple village de pêcheurs en 1984 et même encore en 2001 à un village tourné vers la vente d'artisanat. Pourtant, il subsiste encore quelques activités traditionnelles, notamment le travail de la vanille et surtout le remarquable travail artistique des brodeuses.
Toutes ces nappes brodées flottant au vent donnent tout son charme au village.
Retour à Nosy Tanikely pour le pique-nique : salade de pommes de terre, brochettes de zébu et de crevettes, poisson grillé et riz coco, crabe en sauce, fruits en dessert. Le tout, excellent, avec un seul petit bémol… dommage que les plats chauds qui avaient été cuisinés sur l'île voisine aient été tièdes, voire froids, au moment de les déguster. Mora mora.
Mais le clou de la journée et l'objectif principal de cette sortie, c'est de revoir les fonds marins. Alors dès la dernière bouchée avalée, nous nous dépêchons d'enfiler palmes, masque et tuba… sans oublier un tee-shirt car le soleil, à cette heure de la journée, est redoutable. Et hop… dans l'eau ! Voici quelques scènes à laquelle nous avons assisté (je rappelle que ces photos ont été faites en apnée).
Toujours aussi fabuleux, les fonds autour de Tanikely: deux tortues, des langoustes, des poissons à foison, des coraux en excellente santé… une heure trente de découverte intense de sorte qu'on en arrive à faire abstraction du plancton urticant (rien à voir avec les grosses méduses néanmoins !) qui nous picotent les membres.
Mais toutes les bonnes choses ont une faim. A 15 heures, le bateau sonne le rappel des troupes. En fin d'après-midi, la mer est susceptible de pouvoir se former, il ne faut donc pas attendre pour rentrer. Déjà, la surface de l'eau est plus agitée que ce matin. Retour à Ambatoloaka vers 16 heures et après un nouveau transfert en taxi puis en bateau, nous sommes de retour à Sakatia vers 16 h 30.
Excellente journée ! Nous avons été ravis d'avoir pu revoir ces deux îles.
Nosy Komba
Retour sur la Grande Terre : de Tana à Antsirabe par la N7
J9 : Lundi 4 juin 2012
Notre séjour à Nosy Sakatia tire sur sa fin et c'est le moment de faire un premier point sur cette semaine écoulée. Le temps a été chaud et ensoleillé : près de 30 ° C à la fois dans l'air et dans l'eau ! Température idéale !
Que ce soit l'hôtel ou l'île de Sakatia en général, ils ont tous les deux parfaitement répondu à nos attentes. Sans être luxueux, le Sakatia Lodge offre un confort très appréciable. Quant à l'île, elle n'est pour l'instant pas touchée par les effets délétères du tourisme. En effet, on peut s'y promener en toute liberté et en toute sécurité sans être jamais ni harcelé ni même sollicité par les habitants. Un petit mot dans les chambres de l'hôtel recommande d'ailleurs aux touristes de ne rien distribuer directement à la population (ni habits, ni argent, ni bonbons aux enfants) mais éventuellement de faire des dons à l'école et/ou au dispensaire.
Quant à la plongée, les sites autour de Sakatia et plus largement autour de Nosy Be sont restés tout aussi exceptionnels qu'il y a trente ans, les coquillages en moins.
Nous profitons de nos dernières heures sur l'île et puisque notre vol a subi une nième modification d'horaire (prévu à 13 h 45, il vient d'être déplacé à 15 h 10), rien de mieux qu'une dernière baignade avec snorkeling au jardin de corail, juste devant la plage.
Départ de l'hôtel à 12 h 15 pour le transfert à Nosy Be où un taxi nous attend. Comme nous avions pris la route du sud à l'aller, nous avons demandé à emprunter la variante par le nord pour retourner à l'aéroport. Cet itinéraire, très peu fréquenté mais plus scénique, n'a pas la faveur des taximen car en cas de problème, il n'y passe pas grand monde. Du coup, notre chauffeur s'y croyant tout seul s'arroge le droit de couper systématiquement tous les virages. Nous lui faisons gentiment remarquer que nous souhaiterions arriver à destination en un seul morceau. Cette route compte également des montées et des descentes incessantes et vu le peu de reprise du véhicule, on comprend que notre homme n'aime pas cet itinéraire.
Arrivée à l'aéroport à 13 h 30 et vol à l'heure. Il est plus de 16 heures quand nous atterrissons à Tana. Température au sol : 20 ° C, il fait bon mais sans plus… par rapport à Nosy Be.
L'activité dans l'aérogare est bien moins intense à l'arrivée d'un vol intérieur que d'un vol international : il n'y a même pas un porteur pour prendre nos valises !
Le chauffeur envoyé par notre hôtel nous attend. Premières impressions en traversant Ivato (la ville de l'aéroport) : une multitude d'échoppes colorées le long de la route, des rizières jusque dans la ville, la digue qu'arpentent une foule de travailleurs, des vendeurs de briques, les arrêts imprévisibles des taxis-brousse… mais aussi un centre commercial et des enseignes qui ne nous sont pas inconnues. Des affiches publicitaires pour le dernier smartphone côtoient les stands misérables des marchés. Tout le paradoxe de Tana !
Les collines de la capitale et le palais de la Reine sont bientôt en vue. La circulation s'intensifie quand le taxi entre dans les rues pavées en pente après le lac Anosy. L'odeur des gaz d'échappement devient prégnante.
Nous arrivons à destination à l'hôtel Sakamanga, en plein centre. Les petits vendeurs nous assaillent à la sortie du taxi… nous nous engouffrons dans l'hôtel, un véritable havre de paix, loin de l'agitation de la rue.
Dans un labyrinthe de couloirs colorés, agrémenté de verdure mais surtout d'objets typiques et de sculptures du pays, l'hôtel a un cachet tout particulier : c'est un véritable musée !
Au deuxième niveau de cette élégante maison, nous apprécions la décoration soignée, le parquet en bois rouge et la terrasse de notre suite.
Pour le dîner, il nous suffit de descendre d'un étage, le restaurant du Sakamanga bénéficie d'une belle réputation et le repas sera à la hauteur.
Escalope de foie gras poêlée et magret de canard au poivre vert pour Hervé, verrine de tomates confites, feta, basilic et méli mélo (foie gras poêlé, salade verte et gésiers, magret de canard fumé) pour moi. En dessert, à l'unisson, des bananes flambées. Un repas digne d'une grande table parisienne pour une addition malgache.
Précisons que le canard y est élevé partout et que par conséquent on y produit d'excellents magrets, confits et foie gras locaux.
Le timing aura été serré aujourd'hui. Nous n'aurons pas eu le temps de faire un saut dans le quartier mais nous avions déjà visité Tana lors de nos précédents voyages alors ce n'était pas une priorité.
Demain nous prenons possession de notre véhicule et alors, à nous la Nationale 7 !
J10 : Mardi 10 juin 2012
En nous rendant au petit déjeuner ce matin, nous finissons la découverte de notre hôtel en déambulant, d'un couloir à l'autre, jusqu'au patio. Chaque recoin nous dévoile de nouveaux objets : collections d'instruments de musique, de billets de banque, de détails de balustres, d'affiches publicitaires d'époque… Etonnant et très instructif !
Le buffet du petit déjeuner est un régal !
Nous espérions profiter encore un peu du cadre jusqu'à 9 heures mais voilà que notre loueur se présente dès 8 heures. Nous fermons nos valises dans une certaine précipitation, n'échappons pas à quelques vendeurs de pacotille devant l'hôtel et sautons aussitôt dans notre 4 x 4. Bon, pour l'instant, c'est Rodolphe qui prend le volant, le temps de sortir du centre et de nous donner quelques indications sur la voiture.
Nous avions été en contact par Internet avec Andry de N7 mais le propriétaire de ce véhicule en particulier, c'est Rodolphe et c'est bien lui qui nous le "cède" pour 8 jours, nous n'aurons plus aucun contact avec l'agence.
Il s'agit d'un Toyota Land Cruiser HDJ80, première mise en circulation 1999. Il affiche 12000 km au compteur depuis un récent changement de moteur mais précédemment, le véhicule avait sans doute déjà parcouru plusieurs centaines de milliers de kilomètres. Un autocollant sur la vitre arrière relatif à "Bel Africa" laisse à penser qu'il avait sans doute déjà servi en Afrique (Bel Africa = tour opérateur spécialisé dans l'organisation de safaris en Afrique). Quoiqu'il en soit, ce type d'engin a en général une durée de vie très longue et nous avions déjà loué précédemment en Australie et en Bolivie des 4 x 4 avec un kilométrage avoisinant les 150 000-170 000 km. Il est dans un très bon état avec des pneus néanmoins un peu usés. Il devrait être parfaitement adapté au parcours envisagé, essentiellement de la route en plus ou moins bon état et à peine une cinquantaine de kilomètres de piste.
A la sortie de Tana, Rodolphe nous quitte. Nous voici sur les rails sur la Nationale 7, en direction d'Antsirabe à 180 km au sud, un parcours estimé à 3 à 4 heures. Le temps gris pour l'instant laissera plus tard la place au soleil.
Nous mettons notre GPS Garmin de randonnée à contribution mais à part une ligne fictive symbolisant la fameuse nationale et quelques points stratégiques enregistrés, aucun autre repère n'est disponible. Mais après tout, sans doute suffit-il tout simplement de suivre la Nationale à l'aide de quelques panneaux. Mais à Mada rien n'est simple et les panneaux, il ne faut pas trop y compter.
Bon, après une hésitation au premier rond-point, nous suivons grosso modo la ligne fictive du GPS et commençons la descente vers le Sud. Après la cohue de Tana, la nature reprend rapidement ses droits : collines, gros blocs de rochers ronds, villages traditionnels, maisons de brique ocre coiffées de chaume et… les rizières transformées en briqueteries à ciel ouvert après les moissons. Le dépaysement est total !
Certes la conduite demande beaucoup d'attention car ici les voitures bien que peu nombreuses partagent la route avec les vélos, les piétons, les charrettes à zébu et toutes sortes de chariots tout droit sortis de la débrouillardise malgache. Voici un exemple de chariot appelé varamba… composé d'une plateforme type palette montée sur un système ingénieux de roues en bois recouvertes de caoutchouc de pneus récupérés et cloutés sur la circonférence. Le tout sur des roulements à bille eux aussi d'occasion !
Il faut l'imaginer chargé à bloc et poussé dans les montées parfois par plusieurs personnes (hommes, femmes et enfants) puis transformé en skateboard dans les descentes.
La route est sinueuse. Nous passerons de 1200 mètres à Tana à 1500 mètres à Antsirabe au fil de montées et de descentes incessantes sans aucune ligne droite quasiment. A ce rythme, on ne roule pas vite, en moyenne 40 km/heure. "Mora mora" = doucement, doucement comme aiment à le répéter les Malgaches.
Les activités qui caractérisent les différentes régions changent au fur et à mesure de notre avancée. Après les rizières, place aux champs de légumes et aux monticules de carottes au bord de la route. Puis c'est au tour des pépinières et des expositions de plantes à fleur, puis le travail du raphia avec ses stands d'articles de vannerie. Un peu plus loin encore, ce sont les miniatures en bois qui ornent les étalages.
On traverse Behenjy, la ville qui ravitaille les restaurants de Tana en foie gras, puis Ambatolampy, celle où l'on fabrique toutes les marmites de Madagascar.
En cours de route, nous achetons cinq gros avocats et un panier de nèfles pour notre pique-nique. Vers midi nous atteignons Antsirabe, 200 000 habitants et pas loin de 10 000 pousse-pousse. Ancienne ville thermale au temps de la colonie, la ville reste aujourd'hui l'un des tout premiers centres industriels du pays grâce notamment à la bière produite localement par la brasserie Star, la THB (Three Horses Beer). Située à près de 1500 mètres d'altitude, c'est le point le plus froid de Madagascar.
Nous avons réservé une chambre d'hôte chez Couleur Café. J'avais repéré que c'était près de la gare et j'espérais qu'un panneau nous indiquerait au moins cet édifice. Que nenni, pas un seul indice !
Avec comme seul repère le point GPS de la propriété, nous tentons d'approcher par tâtonnements successifs, en tournant tantôt à droite, tantôt à gauche, tout en nous frayant un passage entre les piétons, les vélos et les pousse-pousse. Finalement notre stratégie paie… nous tombons pile dessus.
Couleur Café : autour d'un bel espace gazonné et fleuri, cinq petits bungalows en brique avec cheminée mêlant le style malgache à une décoration contemporaine. Nous sommes séduits !
Après un petit repos dans le jardin, il est temps de découvrir les alentours de la ville, notamment les deux lacs Andraikiba et Tritiva accessibles depuis la route allant à Morondava.
Au premier lac, nous ne faisons qu'une courte halte, histoire de…
Le deuxième lac se trouve à 11 km de piste du précédent. La progression est lente, il nous faut presque une heure pour parcourir la distance sur une mauvaise piste.
Un véritable patchwork de cultures maraîchères à perte de vue couvre la campagne au pied du lac !
Sur place, nous sommes accueillis par une nuée de vendeuses nous proposant chapeaux de paille et pierres semi-précieuses ainsi que par Jeannot qui s'improvise guide et qui nous réclame 20 000 ariarys (8 €) pour la visite. Le guide du Routard indiquait 3000 Ar par personne alors soit le fameux ouvrage n'est pas à jour, soit c'est l'inflation qui gagne du terrain, soit Jeannot a profité de notre générosité mais peu importe… c'est notre B.A du jour !
Quant aux vendeuses, nous leur promettons de leur acheter une bricole à notre retour. C'est sans doute pour être sûr de ne pas perdre leurs clients que tout ce petit monde ne nous lâche pas d'une semelle et c'est donc en procession que nous commençons le tour du lac.
Le lac Tritiva : un très beau lac d'origine volcanique, d'un bleu saisissant. Si profond et sans doute si fascinant que, d'après la légende, deux amants qui s'étaient vus refuser le mariage s'y seraient précipités et noyés.
La baignade est fady pour les locaux mais est néanmoins tolérée pour les étrangers. C'est ainsi que le commandant Cousteau a pu en explorer les profondeurs pour tenter de percer le mystère qui fait que curieusement le niveau d'eau baisse pendant la saison des pluies et remonte à la saison sèche.
Les bords du lacs sont couverts de pins, notamment des pins du Mexique introduits au début du XXème siècle. En février dernier, le cyclone Giovanna a d'ailleurs eu raison d'un certain nombre de ces arbres à la grande satisfaction des travailleurs du bois à qui cette opportunité offre un peu de travail.
Egalement, sur la rive, des lys sauvages… au port très délicat = Lilium formosanum
Et alors que nous poursuivons notre tour du lac, nous trouvons une chauve-souris prise dans les fils hyper solides d'une énorme toile d'araignée. Nous la libérons mais elle a déjà été sérieusement blessée par son agresseur, sans doute une néphile de Madagascar, une araignée inoffensive pour l'homme mais redoutable pour ses proies.
Au terme de la balade, un dernier coup d'œil au lac nous permet de constater que sa forme reproduit les contours de l'Afrique. Bluffant !
Alors que nous approchons de la voiture, les vendeuses reviennent à la charge. Littéralement assaillis, nous avons bien du mal à faire notre choix tellement elles sont pressantes.
Nous ferons deux heureuses : Bénéfice (un nom prédestiné !) à qui j'achète un chapeau de paille et une autre dame à qui Hervé achète deux petites ammonites et… malheureusement beaucoup de déçu(es) aussi car nous ne pouvons tout acheter. Une nouvelle fois, les villageois nous confirment que les touristes sont rares, nous avons été les premiers de la journée et… vu l'heure seront sans doute les seuls.
Avant de les quitter, une dernière photo en souvenir de ce groupe bien sympathique avec qui nous avons partagé un bon moment !
Nous retournons ensuite à Antsirabe par la même route en croisant beaucoup d'écoliers et de collégiens parcourant des kilomètres pour rentrer à leur domicile à la sortie des classes.
La fin de soirée est paisible mais fraîche, un bon feu crépite dans la cheminée de notre bungalow et pour le dîner, nous décidons de rester sur place. Couleur Café propose une restauration uniquement à ses hôtes (pas de restaurant ouvert à la clientèle extérieure). Nous goûtons un excellent filet de zébu, le service et la cuisine sont top. Nous sommes vraiment contents de notre choix !
Lac Tritiva
Ambaladingana, sous le soleil de Mada
J11 : Mercredi 6 juin 2012 Dès 8 heures, nous quittons Couleur Café après y avoir laissé notre sac de plongée que nous récupérerons à notre retour.
Le repérage dans Antsirabe est toujours empirique mais avec un peu d'aide locale, nous finissons par sortir de la ville… en même temps que les convois de zébus.
Notre randonnée initiale aux cascades de Fred est tombée à l'eau. En raison d'un changement de date, le guide n'était plus disponible et nous n'avons pas vraiment cherché ailleurs.
Notre étape du soir se fera à l'écolodge "sous le soleil de Mada" à Ambaladingana, distant de 115 km. En cours de route nous envisageons un éventuel arrêt à Ambositra (à 90 km) pour grimper au Mt Antety (1864 mètres d'altitude).
De fait, après les rizières aux abords d'Antsirabe, le paysage devient plus minéral et plus montagneux à l'approche d'Ambositra (prononcez Ambouchtr). Le ciel lui aussi devient changeant, de plus en plus nuageux jusqu'à donner de la pluie. Etonnant cet épisode dépressionnaire en pleine saison sèche… sans doute l'influence de la tempête tropicale Kuena stationnée à 1000 km au large des côtes nord-est de l'île entre le 5 et le 7 juin.
Dans ces conditions, inutile de nous attarder dans cette ville, les sommets sont dans la brume. Continuons plutôt jusqu'à notre étape finale où nous aviserons.
La traversée de la ville d'Ambositra n'est pas une mince affaire : tout le centre est congestionné. On se croirait un jour de foire ou de braderie en France. Serait-ce le jour du marché ? Même pas, c'est sans doute ainsi tous les jours. Nous espérons être enfin plus tranquilles quand nous aurons pris la piste à Ivato, à15 km au sud d'Ambositra vers la maison d'hôtes "sous le soleil de Mada".
Mais sur la piste aussi, il faut faire attention aux piétons…très nombreux. Ils ont souvent la mauvaise habitude de marcher sur les deux côtés de la voie, nous obligeant à quasiment nous arrêter à chaque fois qu'il faut les doubler ou les croiser. La progression est lente et prudente !
Au bout de 12 km, la pancarte du lodge indique que nous sommes arrivés et une fois de plus le point GPS extrapolé à partir des indications reçues est d'une extrême précision.
"Sous le soleil de Mada" : une dizaine de bungalows rustiques mais équipés de sanitaires privés, en bois d'eucalyptus, d'inspiration zafimaniry (les Zafimaniry font partie d'une ethnie malgache réfugiée dans la forêt et passée maître dans l'art du travail du bois).
Nous nous installons dans la case numéro 12. Il est tout juste midi.
La maison d'hôtes est celle de Marc et Brigitte. Partis de France pour un tour du monde, ils se sont arrêtés à Madagascar, leur première étape. Tombés amoureux de cette région, ils n'en ont plus bougé depuis.
Le lodge porte particulièrement bien son nom puisque, après la grisaille de la matinée, le soleil se montre dès notre arrivée. Une bonne occasion pour aller immédiatement découvrir les alentours avec Johnny qui nous sert de guide accompagné d'un des chiens de la maison.
Tout en suivant le toutou… Nous passons à proximité d'un tombeau Longeons des rizières à perte de vue Rencontrons des écoliers studieux installés dans une église depuis que leur école a été endommagée par le dernier cyclone. Puis après avoir traversé la rivière sur un petit pont de bois, croisons de jeunes orpailleuses, retournant laborieusement la terre en espérant y trouver quelques pépites, que dis-je, un peu de poudre d'or tout au plus !
En tout, deux heures de balade dans la campagne environnante avant de finir l'après-midi sur la terrasse du lodge… … à profiter tout simplement de la vue… … et à observer les allées et venues d'un corbeau-pie et d'un souimanga malgache .
Au coucher du soleil, la fraîcheur se confirme et c'est avec plaisir que nous nous retrouvons autour de la cheminée à bavarder avec Marc le patron, très sympathique et d'une extrême gentillesse.
A la nuit tombée, trois nouveaux hôtes nous rejoignent. Deux d'entre eux sont liés à l'hôtel Tsara Komba, "l'hôtel au luxe bienveillant" et à l'ONG "Des Villages et des Hommes" à l'initiative, en novembre 2011 à Paris, d'une vente aux enchères d'œuvres d'artistes malgaches destinée à financer un village sur l'île de Nosy Komba.
Le troisième est l'auteur, entre autres, du très bel ouvrage "Zafimaniry intime".
Tous ensemble, nous passons une excellente soirée autour du repas concocté par les jeunes employées du lodge : beignets d'aubergines, truffade + haricots verts et brochettes de zébu, fruits flambés. Sans oublier les rhums arrangés du patron !
Après un tel repas, il n'y a plus qu'à faire dodo. Dans notre cabanon rustique, pas de chauffage mais sous la couette, nous n'aurons pas froid.
Demain, nous avons prévu de découvrir un peu plus ce mystérieux pays Zafimaniry… en espérant qu'il fasse beau !
Chercheuses d'or
Antoetra - Ifasina : randonnée en pays Zafimaniry
J12 : Jeudi 7 juin 2012 En poussant le petit volet de notre cabanon ce matin, je m'aperçois qu'un épais brouillard enveloppe toute la vallée. Notre randonnée va-t-elle pouvoir être maintenue dans ces conditions ?
En tout cas, nous nous préparons comme prévu en espérant que le temps se lève. Vers 8 heures, nous sommes prêts à démarrer avec Johnny, notre petit guide d'hier. Une demi-heure de 4 x 4 nous conduit à Antoetra et il n'en faut pas davantage pour voir le soleil apparaître.
Le village d’Antoetra est le point de départ d’un vaste réseau de sentiers qui relient les villages Zafimaniry entre eux. Aujourd’hui, quelques 25 000 Zafimaniry vivent dans une centaine de villages et hameaux dispersés dans les montagnes de la région. Ils se sont établis là au dix-huitième siècle pour échapper à la circonscription militaire sous le règne de la reine Ranavola I et ont appris l'art du travail du bois. Leur savoir-faire est inscrit depuis 2008 au patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO.
Outre l'aspect culturel, la randonnée jusqu'à ces villages uniquement accessibles à pied est déjà un but en soi. Vu notre timing, c'est Ifasina à deux heures de marche qui s'y prête le mieux.
Notre arrivée à Antoetra ne passe bien sûr pas inaperçue. Quelques jeunes gens se déclarent d'emblée gardiens de voiture, d'autres nous proposent des articles en bois. C'est encore une fois en cortège que nous commençons notre balade. Mais à la sortie du village, tout ce petit monde se dégonfle et nous voilà seuls avec Johnny.
Laissant derrière nous les rizières entourant le village, nous attaquons rapidement une grosse montée. Alors quand arrive le premier replat, nous sommes contents de souffler un peu pour apprécier le paysage.
Un peu partout, nous verrons ces pierres dressées en hommage aux ancêtres.
Johnny 19 ans, chaussé de tongs, caracole devant nous !
Mais il a l'œil et ne manque pas de débusquer un caméléon, Furcifer latéralis, le caméléon le plus commun de l'île, reconnaissable à sa bande latérale claire et surtout à ses trois ocelles aux contours sombres situées sur ses flancs.
Un peu plus loin, il nous montre ce superbe criquet, un Pyrgomorphe (Phymateus saxosus) aux couleurs flamboyantes mais attention il est toxique !
Après avoir vaincu une deuxième colline, nous arrivons sur de grandes dalles granitiques (qui nous rappellent un peu les glacis des Seychelles) recouvertes de lichens et plantes grasses, notamment ces Kalanchoe pubescens.
Jolie vue dégagée vers les sommets plus au nord.
Le parcours s'enfonce ensuite dans des paysages plus montagneux…
Arrivés à un col, on distingue le village d'Ifasina au loin.
Une descente de 200 mètres de dénivelé assez raide et glissante par endroits nous conduit vers notre destination.
A l'orée du hameau, ce petit garçon attendant son père parti en forêt couper du bois nous regarde passer avec curiosité.
Plus loin, c'est une nuée d'enfants qui nous accueillent. Ils ne sont pas en classe, les instituteurs sont en grève dans tout le pays depuis plusieurs semaines pour dénoncer leur niveau de salaire. Les adultes, quant à eux, sont tous occupés à niveler un terrain pour construire un nouveau bâtiment scolaire.
Enfin voici le village, quelques dizaines de maisons en bois serrées les unes contre les autres, construites en bois précieux (palissandre) et assemblées sans clou ni vis, sur le principe de la mortaise.
Les portes et les volets sont entièrement couverts de motifs géométriques traditionnels : toiles d'araignée symbolisant les liens familiaux ou rayons de la ruche (alvéoles, losanges) représentant la vie communautaire.
Nous sommes introduits chez le doyen du village (89 ans) qui est aussi considéré comme le chef coutumier et à qui notre guide verse le droit d'entrée.
Johnny nous explique que l'agencement intérieur de la case répond à un code bien spécifique : un coin pour les ancêtres, un coin pour les ustensiles de cuisine et les provisions…
Ces maisons, comme toutes celles rencontrées sur les hauts-plateaux malgaches, n'ont pas de cheminée. L'intérieur est complètement enfumé, le plafond et les cloisons couverts de suie et l'air y est difficilement respirable. Dire qu'il y a 13 personnes qui vivent ici sur 6 mètres carrés au sol plus mezzanine.
Pendant que nous discutons, les trois petits enfants (ou arrières petits-enfants) du vieil homme nous rejoignent alors qu'au coin de la fenêtre, une autre petite fille nous guette timidement.
Ainsi va la vie dans un village Zafimaniry… dans un grand dénuement mais sans doute aussi dans un grand élan d'entraide… un monde totalement à part dans lequel nous ne nous sentons pas très à l'aise.
Alors c'est avec bonheur que nous retrouvons l'air frais de la montagne sur le chemin du retour. A 14 heures, nous sommes de retour à l'écolodge et une demi-heure plus tard, déjà sur le départ.
Direction la réserve privée de Ialatsara, à 82 km et deux heures de route environ.
Mais à peine parti, Hervé me passe le volant… il ne sent pas très bien. Sur la piste entre le lodge et la Nationale, tous les locaux que nous croisons me regardent avec étonnement. Dans ce pays, voir un vazaha conduire n'est pas commun, mais une vazaha, encore moins ! Je remarque un petit regard particulièrement complice de la part des femmes, une forme de solidarité féminine sans doute !
Bon, bref, je roulotte tant bien que mal sur cette piste en étant particulièrement vigilante en cas de doublement de piétons, ce qui veut dire, en permanence. Une fois sur la route Nationale, c'est un peu plus cool mais la concentration reste maximale. Attention aux croisements des poids lourds. Il faut, dans ce cas, bien ralentir ou parfois presque s'arrêter car la voie bien que nationale n'est pas très large. Attention aux semi-remorques qu'il faut doubler mais qui heureusement sont coopératifs et signalent quand la voie est libre. Attention aux taxis-brousse hyper chargés qui s'arrêtent sans prévenir. Attention aux poules, aux coqs, aux canards qui traversent la chaussée et même à la récolte de café qui sèche sur l'asphalte !
Enfin, attention aux nids-de-poule… d'autant que je transporte un malade. Mora… mora !
A ce rythme, nous arrivons à destination à 17 heures et prenons nos quartiers au Lémur Forest Camp tout juste avant la tombée de la nuit.
Chez les Zafimaniry
Réserve privée de Ialatsana : une étape dans la forêt
J12 (07/06/12)… suite
Le Lemur Forest Camp est un site écotouristique situé entre Ambositra (85 km) et Fianarantsoa (65 km), quelques kilomètres avant le village d'Ambohimahasoa. Il se tient à l'intérieur de la réserve d'Ialatsara où se trouve une des dernières forêts humides d'altitude (1000 à 1500 mètres) de la région sur une étendue de 2500 hectares, dont 1000 ha de forêt primaire. Créée en 2002, la réserve (auparavant rattachée au parc national de Ranomafana) est gérée par un couple franco-malgache, Bérénice et Daniel Rajaona, en partenariat avec le Ministère des Eaux et Forêts de Madagascar. Leur action vise à préserver les derniers lambeaux de forêt primaire présents à Ialatsara et la biodiversité du site avec 6 espèces de lémuriens, 7 espèces de caméléons et une grande variété d'oiseaux, de reptiles, et d'orchidées. L'hébergement rustique, très rustique se fait soit dans des tentes fixes en toile et bois avec sanitaires partagés ou depuis peu dans de petits bungalows en bois avec sanitaires privés mais non pourvus d'eau courante pour l'instant (eau au broc et douche au seau). Pas d'électricité sauf dans la salle commune en soirée.
C'est dans un de ces bungalows de dernière génération que nous nous installons. Nous serons les seuls hôtes du camp ce soir-là.
Hervé se sent un peu mieux, cela tombe bien car à 18 heures, Daniel nous attend pour une visite nocturne dont l'objectif principal est l'observation d'un petit lémurien nocturne, le microcèbe roux. D'ailleurs, en voici un, attiré par un peu de banane écrasée. L'apparition est furtive ! Microcebus rufus
La promenade de nuit se poursuit… et voilà un caméléon en train de dormir : un Calumna gastrotaenia ! 909
Gastro… quoi ? En tout cas, le mal dont souffre Hervé le reprend subitement, il est obligé de regagner la chambre dont il ne ressortira pas avant le lendemain matin. Je finis la balade toute seule et verrai encore d'autres animaux endormis : caméléons, criquet et oiseau.
Je commande ensuite deux seaux d'eau chaude pour la douche. Hervé est mal en point. Spontanément, Daniel lui fait préparer une thermos de tisane, une décoction de feuilles de Harungana madagascariensis, censée stimuler les fonctions digestives, apaiser les douleurs intestinales et gastriques. Espérons qu'elle puisse le soulager !
Dans ces conditions, je dîne en tête à tête avec Daniel, l'occasion d'échanger sur mes premières impressions malgaches autour d'un délicieux repas préparé à base de produits du jardin et de la ferme (car le camp assure pratiquement son autosubsistance). Au dessert, un crumble à l'ananas dont je raffole tout particulièrement.
Pour demain matin, je prévois une randonnée dans la réserve à la rencontre des lémuriens… du moins si le malade est rétabli.
J 13 : Vendredi 8 juin 2012
Réveil avec le chant du coq et le braiement d'un âne (oui, le camp compte également une ferme) et par le ruissellement de l'eau sur le toit du bungalow. Il ne pleut pas mais nous sommes au cœur d'une forêt tropicale humide… très humide !
Grâce à la décoction de Harungana, notre malade se sent beaucoup mieux. Ouf, nous pouvons confirmer la balade de ce matin en souhaitant être de retour à 11 heures car une longue route nous attend.
Daniel envoie immédiatement ses pisteurs dans la forêt, ils sont chargés de repérer pour nous les groupes de lémuriens. Après le petit déjeuner agrémenté de jus et de confitures maison (quel délice !), nous explorons un peu les alentours du camp en attendant notre guide.
Un petit coup d'œil au jardin où cette Poinsettia ou Euphorbia pulcherrima(en rouge) fait bon ménage avec cette Astéracée, Ageratum conyzoïdes, en mauve.
Un autre coup d'œil sur les arbustes et là, coup de chance, pour la première fois depuis notre arrivée à Mada, Hervé tombe lui-même sur un caméléon, probablement un Calumna brevicorne, reconnaissable à ses larges lobes occipitaux en forme d'oreilles d'éléphant.
Moi aussi je me mets à balayer du regard les fourrés et comble de chance trouve un deuxième caméléon. C'est un Calumna nasutum, facilement reconnaissable à son appendice nasal. Qu'il est mignon !
Enfin, jamais deux sans trois… voilà que nous en trouvons encore un troisième, sans doute Calumna gastrotaenia (comme celui vu hier soir en train de dormir).
Côté caméléons, nous n'avons pas perdu notre matinée. Espérons autant de chance avec les lémuriens. Les pisteurs sont en place, on peut y aller ! C'est Massane qui nous accompagne et nous sert de guide.
Nous traversons d'abord une forêt artificielle composée essentiellement d'eucalyptus, de pins d'Argentine et du Mexique, plantés dans la première moitié du vingtième siècle suite à la destruction de la forêt originelle puis arrivons dans un lambeau de forêt primaire, beaucoup plus dense.
Le guide qui connaît le moindre recoin de la réserve nous déniche une nième espèce de caméléons, un couple de Brookesia thieli. Les Brookesia sont les plus petits caméléons du monde, ils mesurent de 6 à 9 centimètres. Lents de nature, ils se déplacent peu, ce qui explique sans doute la facilité pour notre guide à les trouver. Ils vivent au sol ou sur des branches basses.
Un peu plus loin, Massane commence à appeler ses collègues et se dirige au son de leurs réponses. Rapidement, nous quittons tout sentier pour nous diriger vers le fond de la vallée. A coup de machette, les pisteurs nous fraient un passage dans la végétation. Ils ont repéré deux groupes de lémuriens, quatre individus d'un côté et deux de l'autre.
Nous approchons doucement et les découvrons d'abord très haut dans la canopée. Ce sont des propithèques diadème de Milne-Edwards (Propitechus edwardsi), reconnaissables à leur pelage brun foncé et à la tache claire en forme de papillon qu'ils arborent sur le dos.
En quelques bonds très aériens, l'un d'eux plus téméraire descend progressivement de plusieurs étages pour poser pour la photo. Nous sommes aux anges !
Nous ne nous lassons pas du spectacle mais l'heure tourne et si nous voulons tenir notre horaire, il est temps de penser au retour. Afin de rentrer plus rapidement, nous nous dirigeons avec notre GPS vers la route Nationale que nous remontons jusqu'au camp.
En cours de route et alors qu'à cette saison (hiver), la végétation florale est en dormance, nous avons la chance (aujourd'hui c'est jour de chance !) de voir cette orchidée au labelle quadrilobé d'un blanc éclatant avec une base légèrement rosée… Oeonia rosea.
Ainsi que cette autre… à déterminer !
11 heures : nous sommes pile dans les temps et quittons le Lemur Forest Camp pour le Catta Camp dans la vallée du Tsaranoro, soit 156 km de Nationale suivis de 20 km de piste. Un parcours estimé à 5 heures au minimum.
Alors en route !
Je ne vous ai pas encore parlé des contrôles de police. Les gendarmes ou les policiers sont postés presque à chaque entrée ou sortie de localité sur l'ensemble de la Nationale. Ils traquent particulièrement les taxis-brousse surchargés mais aussi les voitures particulières, à la recherche de la moindre faille. Le litige se règle en général non pas par une amende mais par le versement d'un bakchich. Interrogé à ce sujet, Rodolphe notre loueur nous avait dit que nous pourrions être confrontés à ce type de pratique.
Mais curieusement, depuis notre départ de Tana, à l'approche de chaque point de contrôle, les policiers nous faisaient aimablement signe de passer. Nous pensions qu'en tant que touristes nous étions privilégiés. Mais d'autres touristes véhiculés par des chauffeurs nous ont raconté avoir été arrêtés et le chauffeur obligé de glisser un petit billet aux policiers. Alors sans doute nous prenait-on pour des résidents français à Mada (les résidents ne s'arrêtent pas aux contrôles, paraît-il). Bref, pour l'instant, nous étions chanceux et espérions continuer à passer au travers.
Mais 6 km après notre départ, à la sortie de la petite ville de Ambohimahasoa, cette fois-ci, pas de chance, on nous arrête. Contrôle des papiers d'identité et des papiers du véhicule. Le flic nous dit qu'il manque la carte violette et que nous sommes donc en infraction. Hervé se dit prêt à payer une amende officielle avec un reçu (qu'on se ferait ensuite rembourser par le loueur) mais notre homme n'a aucune véritable intention de dresser un PV. Après ½ heure de tergiversation ou il nous menace de nous confisquer les papiers du véhicule, il nous fait comprendre que l'affaire peut être close avec 20000 ariarys. L'équivalent de huit euros, qui, pour lui représente un juteux bakchich quand on sait que le salaire moyen de base est de 40 euros.
Le loueur nous dira plus tard que cette carte a été remplacée récemment par un autre document qui était bien en notre possession.
Cette expérience nous refroidit un peu et nous laisse perplexe quant au degré de corruption à tous les échelons. Heureusement que les paysages nous font vite oublier cette désagréable sensation.
A Fianarantsoa (Fianar pour raccourcir), nous faisons le plein de carburant et quelques petites courses (gâteaux secs, fromage à tartiner...). Nous sommes très agréablement surpris par la consommation du 4 x 4 : 11 à 12 litres au 100, ce qui est très peu pour un véhicule de ce type. C'est vrai aussi que nous roulons mora, mora.
Après Fianar, on commence à voir les contreforts du massif de l'Andringitra et quelques dizaines de km plus loin, dans une grande descente, la vallée d'Ambalavao s'ouvre soudainement comme un décor de western… magique !
Ambalavao : nichée au fond d'un cirque montagneux, la petite ville vit sous l'influence du Sud qui commence ici. Il y fait déjà plus chaud, les alentours sont désertiques et rugueux. Nous sommes passés de 1300 à 1000 mètres d'altitude.
La région est aussi la plaque tournante du commerce du zébu. Tous les mercredis a lieu ici un grand marché aux zébus. Les troupeaux, nous ne tardons pas à les croiser, ils se suivent sur des kilomètres… avec des dizaines et des dizaines de bêtes qui vont d'ailleurs nous ralentir un peu.
Il est 16 heures, nous quittons la route principale à 37 km au sud d'Ambalavao. Il nous reste une bonne vingtaine de km de piste jusqu'à notre destination finale.
Après avoir payé un petit droit de passage dans deux villages successifs, les choses sérieuses commencent. Hervé passe en mode 4 x 4 et se fait plaisir avec du franchissement. La piste est mauvaise avec des passages délicats mais notre tacot assure largement.
La vallée est très belle, ponctuée ça et là de petites maisons aux toits de chaume.
Comme à chaque fois, les coordonnées GPS sont parfaitement exactes. Il est 17 heures quand nous arrivons à destination, tout juste avant le coucher du soleil. Ouf, quelle journée !
Caméléons Brookesia
Vallée du Tsaranoro, à l'assaut du Caméléon
J13 (08/06/12)… fin de journée
Dans cette vallée du Tsaranoro, au pied de la falaise du même nom, le Camp Catta propose plusieurs types d'hébergements pour tout budget : camping autonome, tentes équipées, bungalows "village" (pour 2) avec sanitaires privés ou partagés et bungalows "confort" avec sanitaires privés (jusqu'à 6 personnes).
Comme nous y passons trois nuits autant nous installer confortablement dans un bungalow… spacieux ! Nous adorons !
La structure est idéale pour les amoureux de la nature, du sport et de l'aventure. Nous on se contentera de l'option nature car en dehors des randonnées, ici on peut faire de l'escalade, du parapente et du base jump.
A ce compte-là, on s'attendait à y trouver une clientèle jeune et sportive. Or ce soir, sur 6 clients, nous sommes les plus jeunes !
Avant le dîner, nous organisons la journée de demain en prévoyant une randonnée de 6 heures A/R avec 600 mètres de dénivelé vers ce drôle de sommet dominant le village… de son nom malgache "Langera" (= pelle) mais rebaptisé par les vazahas "Caméléon" du fait de sa ressemblance, vu depuis le Camp.
C'est Jean Paul, le chef des guides qui est chargé de nous accompagner.
Mais pour l'instant, passons à table. Un repas à trois plats très, (trop ?) copieux et qui n'a pas la saveur et la finesse des dîners précédents. Pour moi, tout particulièrement, bien qu'ayant à peine picoré, ce dîner ne passe pas. Hervé m'aurait-il transmis son virus ?
Je suis malade toute la nuit.
J14 : Samedi 9 juin 2012
Ce matin il m'est impossible de mettre un pied devant l'autre. Hervé va prendre le petit déjeuner tout seul. Décidément, pendant ce voyage, nous aurons eu chacun notre moment de solitude !
J'apprécierais bien une tisane de Harungana mais Hervé a déjà bien du mal à obtenir une tasse de thé. Je l'avale avec difficulté puis me traîne du lit à la salle de bains et de la salle de bains au lit.
Mais impossible de résister davantage à ce franc soleil. Alors je décide de sortir malgré tout. Bon, atteindre le Caméléon avec ses 600 mètres de dénivelé me semble utopique mais peut-être pourrions nous aller jusqu'à la piscine naturelle.
En passant devant la réception, nous annulons la sortie prévue (JP, le guide, fait la tête). Pour aller tout simplement jusqu'à la piscine, un guide nous semble superflu. Hors parc national, le guidage n'est pas obligatoire.
J'avance un peu au radar mais au bout d'une demi-heure, nous voilà déjà à la piscine.
Je trempe mes mains dans l'eau puis recharge les batteries à l'ombre d'un rocher. Nous sommes bientôt rejoints par deux filles et leur guide qui, au gré de nos arrêts respectifs, nous suivront ou nous devanceront selon le cas.
La montée commence alors… d'abord en douceur. En nous retournant, nous apercevons la paroi de granit du Tsaranoro comme repeinte en jaune et vert…
L'œuvre d'un géant peut-être ?
En tout cas, ces paysages majestueux me donnent des ailes et puisque je ne vais pas trop mal, continuons encore un peu… en direction du Caméléon.
Le sentier suit de petits canaux d'irrigation qui sont à l'origine des effondrements de terrain, formant des sortes de crevasses appelées ici lavaka.
De fil en aiguille, je finis pas atteindre 250 mètres de dénivelé (pour une malade ce n'est pas si mal) mais plus on progresse, plus je suis obligée de me reposer souvent.
Là, je mets mes dernière forces dans la bataille puis je capitule !
250 mètres de dénivelé, ce sera mon record du jour ! Après, je laisse Hervé poursuivre tout seul car il a trop envie d'atteindre le sommet. Il part sans eau (c'est moi qui garde la bouteille, je suis malade !). Tranquillement, je rebrousse chemin jusqu'au camp que j'atteins à 13 heures.
Pendant ce temps, mon homme suit le sentier où je l'ai laissé mais curieusement, celui-ci descend. Il atteint presque la rivière quand il réalise que ce n'est vraiment pas normal. Il revient alors sur ses pas, décidé à abandonner toute idée d'achever la randonnée. Mais finalement en revenant un peu sur ses pas, il finit par découvrir une petite sente à peine tracée qui lui avait échappé… et cette fois-ci, il commence à véritablement prendre de l'altitude.
Ça grimpe dur, c'est bon signe, la crête n'est pas loin. Tiens Obélix serait-il passé par ici ;)
Les filles (celles qui nous suivaient et qui ensuite nous ont dépassé) et leur guide sont déjà en bonne place. Pour les rejoindre, il reste à Hervé à vaincre son vertige pour passer sur l'arête finale qui correspond au "dos du caméléon", un passage aérien à la façon d'Angel's Landing (pour les connaisseurs de Zion UT)
Au bout du bout, c'est la récompense avec une vue à couper le souffle et à vous donner le tournis… sur les prestigieux sommets environnants, le massif du Tsaranoro, la Porte du Sud, la Pyramide, le Dondy, le parc national de l'Andringitra et le pic Boby.
Auprès des filles, notre héros du jour trouve de l'eau (ouf, car il est presque déshydraté). Elles lui proposent aussi de partager leur pique-nique mais la salade de pâtes, non merci, ce n'est pas son truc !
Mais une petite photo lui ferait bien plaisir.
Pendant ce temps, revenue à bon port, je m'installe devant notre bungalow, scrute le sommet du Caméléon et semble distinguer des formes aller et venir là-haut. Peut-être à ce moment-là était-ce Hervé que j'ai vu faire cette photo au téléobjectif ! En tout cas, on aperçoit parfaitement notre petite maisonnette ainsi que notre 4 x 4.
Bien ragaillardi, le courageux randonneur commence à présent la descente. Cette randonnée telle qu'elle est préconisée par les documents du Camp est une boucle. La descente se fait par le côté opposé et le retour par le village de Morarano. Hervé préfère, quant à lui, revenir par le même chemin qu'à l'aller car il se demande si je ne l'attends pas quelque part sur le parcours.
Progressivement, en perdant de l'altitude, les formes gagnent en rondeur et en douceur !
Pendant le trajet du retour, flore et faune endémiques n'échappent pas au photographe. Euphorbia milii Aloes capitata Pachypodium
Puis en traversant la forêt, il se donne du mal à repérer ces lémuriens, bien cachés dans les arbres.
A ce moment-là, il ne sait pas encore qu'il n'est pas nécessaire de s'enfoncer dans la forêt pour en apercevoir. Quelle ne fut sa surprise d'en trouver un, gardien de notre bungalow (le n° 11) à son arrivée.
Et il n'a pas encore vu tous les autres, tous ceux installés sur le toit de notre maison ainsi que dans les arbres aux alentours. Le Camp Catta ne s'appelle pas ainsi pour rien, il abrite une colonie de cette espèce qui vivait sans doute déjà là avant la construction de la structure.
Observer les lémuriens et profiter du paysage de la vallée en face de nous seront les deux occupations de cette fin d'après-midi… jusqu'au coucher du soleil !
Je commence à aller mieux ce soir. Certes je fais encore attention à mon régime mais j'apprécie davantage le dîner. Pour demain, nous planifions une nouvelle randonnée vers l'Envers du Tsaranoro. Randonnée estimée à 6 à 8 heures avec un peu moins de 1000 mètres de dénivelé.
C'est Doris qui est désigné pour nous accompagner, ça nous convient bien car avec JP, nous n'accrochons pas vraiment.
Avec l'arrivée des deux jeunes filles croisées au Caméléon et celle d'un jeune couple anglais, la moyenne d'âge est plus basse. Nous voilà les plus vieux ce soir ;-) mais toujours pas plus de six clients.
J'espère vraiment pouvoir mener la randonnée au bout demain.
Vers le sommet du Caméléon
L'envers du Tsaranoro
J15 : Dimanche 10 juin 2012
En tirant les rideaux ce matin, j'assiste, attendrie, au difficile réveil de deux makis catta blottis l'un contre l'autre dans le pin devant notre fenêtre.
Moi, je me sens en forme. Ne perdons pas de temps. Dès la fin du petit déjeuner, nous nous mettons en marche, accompagné du jeune guide-stagiaire Doris. Il nous explique être en plein apprentissage de sa fonction, nous priant d'être indulgents avec ses connaissances. Pas de problème, il nous paraît sérieux, modeste et sympa, c'est l'essentiel.
Altitude de départ : 930 mètres au Camp Catta.
Comme hier, nous traversons d'abord la forêt d'où dépasse l'imposante paroi du Tsaranoro !
L'appellation du massif proviendrait des prénoms des deux filles du roi Bara, Tsara et Noro, exécutées dans la forêt au pied des falaises où elles s'étaient cachées pour échapper aux soldats du roi de Tana. Une triste histoire !
La montée commence alors à travers des prairies herbeuses sur lesquelles le soleil tape déjà fort alors qu'il n'est pas 9 heures.
Une très légère brise fait onduler les plumeaux carmin des herbes entre lesquelles se cachent pudiquement les bourgeons floraux des aloès.
Bientôt, le pied de la falaise est atteint. Les 800 mètres qui séparent le pied du sommet nous donnent le vertige. Il est 9 heures : première pause à l'ombre bienfaisante d'un arbre à 1157 mètres d'altitude. Gain : 230 mètres depuis le départ.
Et premier point de vue sur le Dôme noir (au premier plan), le Dondy et la chaine montagneuse de l'Andringitra (en face)… jusqu'à la vallée.
Nous contournons ensuite le pied de la falaise par le sud, nous dirigeant vers une forêt de palmiers et de fougères située dans un couloir entre deux dômes granitiques. La fente dans la montagne est un lieu de sépulture.
Etonnante, cette forêt de palmiers… sans doute ce qu'on appelle un forêt tropicale d'altitude. L'avantage est qu'il y fait plus frais, ça fait du bien.
C'est l'occasion d'une deuxième pause. Il est 10 heures, nous sommes à 1406 mètres d'altitude. Gain depuis le départ : 470 mètres.
Ça grimpe plus fort à présent… Le paysage devient plus minéral. Le cheminement se fait sur de grandes dalles granitiques couvertes de plantes grasses, aloès, pachypodiums et notamment ces kalanchoes toutes velues, une pilosité qui leur permet de stocker l'humidité de la rosée matinale… Kalanchoe tomentosa
11 heures : je réclame une troisième pause. Nous sommes à 1673 mètres d'altitude. Gain depuis le départ : 750 mètres.
Dernier effort sur des dalles particulièrement raides, d'autant qu'en levant la tête, on avait l'impression que le sommet était tout proche.
En fait, il y a un étage de plus… et encore autant de gouttes de sueur pour enfin atteindre le sommet. Il est 11 h 26, altitude 1822 mètres. Gain depuis le départ : 892 mètres.
D'ici la vue s'ouvre à l'ouest sur la vallée de Bedita et la montagne du Bonnet de l'évêque sur le trajet de la Nationale 7 vers le sud. Au nord, on aperçoit la Porte du Sud et Vohitsoaka, le village que nous avions traversé en quittant la N 7. A l'est, le Tsaranoro Be (ou grand Tsaranoro) et le Tsaranoro Atsimo (ou Tsaranoro Sud).
Devant cette vue panoramique, un lézard s'invite à notre pique-nique… il y a des miettes à récupérer…Oplurus quadrimaculus, une espèce commune dans l'Andringitra, reconnaissable à ses 4 ocelles noirs sur chaque flanc.
Pour nous, il est prévu de rentrer par le même chemin. Néanmoins, il existe une autre alternative. C'est celle que vont tenter les deux filles que nous avons rencontrées hier au Caméléon. Accompagnées d'un guide et de deux porteurs, elles quitteront Camp Catta en fin de matinée pour monter ici à l'envers du Tsaranoro où elles passeront la nuit. Le lendemain matin, elles feront la descente via le grand tour du Tsaranoro et la descente avec cordes fixes et rappel de la falaise du Karambony. Avis aux amateurs… plus aventureux !
Alors avant de redescendre, Doris nous emmène explorer le plateau et nous montrer le passage que vont emprunter nos aventurières.
Un plateau riche en boulders et blocs granitiques variés, titillant notre imagination ! Alors ici un petit coup de main à Obélix pour soutenir ce menhir ! Là, une prairie dans lequel on verrait bien surgir quelques dinosaures… un petit air de Devil's Lane Utah! A moins que ce ne soit le lieu de prédilection de quelque Martien nous envoyant de drôles de messages à travers ces herbes enroulées ! Ou encore un endroit un peu magique où les arbres doivent percer la pierre pour pouvoir croître !
En tout cas, une végétation très particulière avec ces euphorbes coralliformes, aux rameaux en chapelets de saucisse… Euphorbia alluaudi
Et avec cette autre curiosité botanique appelée par les locaux "pattes de poule" (nom scientifique non trouvé)
Décidément, l'envers du Tsaranoro nous aura réservé bien des surprises et ce n'est pas fini. Côté bêbêtes, nous découvrons un scarabée et deux criquets dont l'un déjà observé du côté du pays Zaf' mais je ne peux m'empêcher de vous le montrer à nouveau : il est tellement beau !
La descente nous prendra deux heures. A mi-chemin, nous ne manquons pas de rencontrer d'abord les deux porteurs lourdement chargés, chacun portant un barda de 70 kg sur le dos… puis les deux filles accompagnées du guide.
Après un brin de causette avec elles, nous sommes de retour au camp vers 15 heures… enchantés de notre journée.
La fin de soirée est à nouveau contemplative, on ne se lasse pas de la superbe vue sur la vallée et surtout des cabrioles des lémuriens.
C'est bientôt la fin de notre voyage. Demain il faut entamer le trajet retour. La vallée du Tsaranoro aura été le point de notre parcours, le plus au sud. Ces deux journées au Camp Catta resteront nos coups de cœur "côté terre".
Vallée du Tsaranoro
Retour à Tananarive
J16 : Lundi 11 juin 2012 Notre vol retour est prévu dans moins de 48 heures à présent. Le trajet vers la capitale s'effectuera en deux étapes : Camp Catta à Antsirabe aujourd'hui et Antsirabe à Tana demain.
370 kilomètres dont 20 de piste nous séparent de notre destination de ce soir. Dans l'absolu, pas grand chose mais à Mada, nous avons estimé le trajet à 8/10 heures.
Alors petit déjeuner dès 6 heures et départ dans la foulée à 7 heures en commençant par la vingtaine de kilomètres de piste jusqu'à la Nationale.
Les locaux sont déjà en route un peu partout dans la campagne.
A peine partis, nous apercevons une jeune femme qui se met à courir sur une piste perpendiculaire à celle que nous empruntons. Visiblement, elle apprécierait d'être véhiculée. Nous stoppons… d'autant qu'elle me paraît enceinte. Alors qu'elle grimpe, complètement essoufflée mais soulagée, dans le véhicule, nous découvrons que c'est un nourrisson qu'elle abrite sous ses effets. Nous déposons la jeune maman et son bébé dans le premier village sur notre trajet, à Vohitsaoka. Cela lui aura fait gagner une dizaine de kilomètres, soit 3 bonnes heures de marche.
8 heures : ça y est, nous sommes sur la N 7 avec son flot de poids lourds, de taxis brousse, de piétons, de vélos, de poules et de canards mais bien plus que le trafic (ce à quoi nous commençons à être habitués), ce sont les contrôles de police que nous redoutons après le désagréable racket que nous avons subi à l'aller.
Ça ne loupe pas. Dans la première localité traversée, un policier nous fait signe de nous arrêter. Avec une bonne dose de culot, Hervé affirme qu'il vient d'être contrôlé peu de temps avant et que tout est en règle. "Très bien, Monsieur, alors circulez !" nous répond-il. Ouf !
Après Ambalavao, sur le fameux plateau du zébu, la route couverte de bouses laisse bientôt apparaître le cortège des troupeaux. Mais ils sont moins nombreux qu'à notre précédent passage.
10 heures : nous atteignons Fianar après 3 heures de route (depuis le départ) et 110 km, soit une moyenne de moins de 40 km/heure. Mais entre Camp Catta et Fianar nous avons mis aujourd'hui une heure de moins que lors de notre trajet aller. Une bonne nouvelle !
60 kilomètres plus loin, nous sommes particulièrement tendus à l'approche d'Ambohimahasoa, le village où on s'était fait contrôler à l'aller. Au point de contrôle, le flic (pas le même que le fois précédente) nous fait signe de nous arrêter puis aussitôt signe de circuler. Ouf, ouf, et re-ouf. Aux contrôles suivants, nous adoptons un air détaché et passons notre chemin.
Nous nous accordons un petit arrêt pour manger un morceau rapidement, debout, derrière notre véhicule et partageons un gros ananas avec des locaux surpris. Nous repartons aussitôt. Je dis "nous" mais en réalité, c'est Hervé qui est au volant depuis six heures d'affilée et alors qu'il est plus 13 heures, il a besoin d'une bonne dose de caféine… alors un expresso, s'il vous plaît !
Heureusement, dans la ville d'Ambositra, assez touristique, un tel breuvage devrait être disponible. A la sortie de l'agglomération, le Motel Violette tombe à point. Alors que nous sirotons un bon expresso servi avec un petit chocolat Robert sur la terrasse, nous assistons à une scène d'un autre temps… à l'étage inférieur, une employée en train de faire du repassage avec un fer comme celui utilisé non par nos grands-mères, mais par nos arrière-grands-mères, un fer chargé de braises !
14 heures. Après cet intermède divertissant, je prends le volant pour les 90 derniers kilomètres, il manque environ deux heures jusqu'à notre destination finale.
J'ai maintenant le véhicule bien en main. A force, on s'habitue aux gens qui marchent sur la route, à la conduite des taxis-brousse qui font des écarts pour éviter les nids-de-poule, à la conduite malgache qui veut que le premier qui arrive sur un obstacle double (l'autre s'adapte). Mais il n'y a aucune agitation, aucune frénésie, tout se passe mora mora (doucement).
Alors c'est parfaitement détendus, en écoutant la seule cassette disponible dans la voiture, celle de Francis Cabrel, que nous abordons la grouillante Antsirabe, comme de vieux briscards que la circulation n'impressionne plus.
Après un dernier crochet par la Chocolatière (pour faire le plein de chocolats Robert !), nous passons le portail de Couleur Café vers 16 heures après 9 heures de route soit une moyenne de 40 km/heure. Nous avons très, très bien roulé !
Ayant hésité à dîner en ville (le restaurant Pousse-Pousse nous disait bien), nous ne pouvons finalement résister au calme de la maison d'hôtes et surtout à son menu particulièrement alléchant ce soir : foie gras, cuisse de canard sauce vanille, ananas caramélisé et glace. Divin !
J 17 : Mardi 12 juin 2012
Notre vol est prévu à 21 h 30 à Tananarive. 180 kilomètres nous séparent de la capitale, soit 3 à 4 heures de route. Nous avons par conséquent de la marge mais sait-on jamais, il vaut mieux ne pas s'attarder à Antsirabe et prendre directement la route vers Tana.
Jouets en bois, objets en raphia, gamelles en aluminium, fleurs en pots, monticules de légumes… comme à l'aller, nous voyons défiler sur les étalages au bord de la route ce que chaque région produit de mieux.
Vers midi, nous atteignons déjà la capitale. L'activité est à son comble mais la traversée de la ville ne pose pas de problème majeur. Néanmoins, en raison de tout ce qu'on avait pu lire sur le degré d'insécurité dans la capitale, nous prenons le soin de verrouiller les portières.
C'est l'heure du déjeuner alors pourquoi ne pas retourner au restaurant du Sakamanga. Trouver à se garer dans ce quartier du centre-ville n'est pas évident mais on a fini par y arriver. L'ambiance détendue du Sakamanga, le service efficace et le repas excellent font oublier le tumulte extérieur. Une pause agréable !
Il nous reste tout l'après-midi à occuper et comme nous n'avions pas envie de nous promener en ville, j'avais repéré, pas très loin de l'aéroport, le parc zoologique de Croc Farm.
Autant retrouver l'hotel Sakamanga n'a pas posé de problème, autant sortir du centre et nous diriger vers l'aéroport n'a pas été simple. La tactique a été de nous arrêter dans chaque rue auprès d'un taxi pour nous faire confirmer le trajet.
Heureusement rapidement nous arrivons en terrain connu (des repères pris à l'aller) et alors tout droit jusqu'à l'aéroport.
Pour atteindre Croc farm, il faut prendre une piste à gauche un peu avant l'aéroport mais il faut être très attentif pour ne pas la louper.
La vocation première de Croc Farm est l'élevage des crocodiles du Nil. Faisant deux pierres d'un coup, le parc abrite également quelques lémuriens en liberté et dans des vivariums, quelques spécimens de la faune malgache : caméléons, grenouilles, serpents…
L'attraction principale : les crocodiles du Nil. Dans un vivarium, un caméléon de Parson, le plus grand caméléon de Madagascar. L'adulte mâle peut atteindre 60 cm.
Et en liberté une colonie de propithèques (ou sifaka) de Verreaux... adorables !
Une façon sympa de tuer le temps en attendant notre avion !
Rodolphe vient réceptionner le véhicule à l'aéroport, rien à redire. Le vol direct pour Paris s'est transformé en vol avec escale à Marseille, deux heures d'attente sans pouvoir sortir de l'appareil… dommage, on aurait bien aimé se dégourdir les jambes après une nuit dans l'avion pendant laquelle nous avons d'ailleurs bien dormi.
C'est en forme et avec des images de lémuriens et de caméléons plein les yeux que nous atterrissons à Paris vers 11 heures du matin.
Sur la Nationale 7
En conclusion...
Impressions générales
Un voyage court, trop court sans doute, pour vraiment prendre la mesure de toute l'originalité de ce pays. Alors nous espérons y retourner un jour pour explorer d'autres points d'intérêt : le massif de l'Isalo ou Colorado malgache, les étendues de baobabs du Sud-Ouest, les flèches élancées des Tsingy de Bemaraha et pourquoi pas la baie de Diego, l'île de Ste Marie… bref, il reste de quoi programmer plusieurs voyages !
Néanmoins, ces deux parties très différentes, l'une côté mer et l'autre côté terre, ont été très complémentaires. C'est comme si on avait fait deux voyages en un.
Côté mer, nous ne pouvions pas mieux tomber en choisissant la petite île de Sakatia. Son emplacement, son calme, la qualité des prestations et des plongées du Sakatia Lodge ont répondu en tout point à nos attentes. Nous avons pu constater que les fonds sous-marins sont restés exceptionnels, ce qui est plutôt rare quand on retourne sur un site qu'on a connu plusieurs dizaines d'années auparavant. Un bon point !
Côté terre, notre coup de cœur va à la vallée de Tsaranoro avec deux belles randonnées dans un environnement exceptionnel. Mais nous avons également apprécié nos autres points de chute, tous situés en pleine nature et prétextes à beaucoup de découvertes naturalistes, côté faune et côté flore.
Mais plus que les paysages et bien davantage que lors de nos précédents voyages, ce sont les scènes de vie qui nous ont le plus marqués. Nous pensons souvent à toutes ces femmes portant de lourdes charges sur leur tête, ces jeunes filles et ces fillettes en train de remuer la terre pour y trouver un peu de poudre d'or, ces paysans courbés dans les rizières ou labourant leurs champs à la charrue, ces enfants s'amusant avec un bidon en plastique ou un vieux pneu et… en général à tous ces gens marchant toute la journée sur le bord des routes. En tout cas un peuple attachant, travailleur, qui force le respect !
Car Madagascar, c'est aussi une réalité sociale et économique avec une pauvreté omniprésente (60% des habitants vit avec moins d'un euro par jour), une démographie galopante (45 % de la population a moins de 14 ans) entraînant une accélération de la déforestation, le tout sur fond de crises politiques successives.
Dans ce contexte, le touriste est très sollicité - mais pas harcelé - pour l'achat de souvenirs ou la proposition de services. Une des seules manières pour beaucoup de Malgaches de gagner leur vie.
Espérons qu'un jour le pays puisse s'en sortir car il le mérite !
Le véhicule loué, la conduite, la sécurité !
Louer un véhicule sans chauffeur n'est pas une pratique courante à Madagascar et coûte d'ailleurs plus cher que la location avec chauffeur! Mais cela est néanmoins possible puisque nous l'avons fait. C'est une solution envisageable si, comme nous, vous aimez être actif au volant plutôt que de subir le voyage à l'arrière d'un véhicule.
La conduite sur les routes malgaches demande de la concentration et de l'anticipation mais ne pose pas de difficulté insurmontable. On s'habitue rapidement à partager la voie avec quantité d'autres usagers et contrairement à d'autres pays (Sri Lanka, Egypte…) où cela se fait dans la frénésie et la nervosité, ici tout le monde fait ce qu'il faut pour laisser de la place aux autres… avec beaucoup de calme.
Il convient en revanche de bien préparer son parcours (coordonnées GPS de points stratégiques). Penser également à relever quelques points GPS pour faciliter la traversée des villes car il ne faut pas compter trouver beaucoup d'indications routières ni de carte fiable.
Le véhicule que nous avions loué était parfaitement adapté à nos besoins et aurait pu faire face à des conditions de piste bien plus difficiles. Plusieurs chauffeurs (nous prenant pour des résidents) nous ont d'ailleurs fait des propositions d'achat ;-) Nous l'avions réservé par l'intermédiaire du loueur en ligne N7 mais c'était bien un véhicule privé. Son propriétaire Rodolphe peut aussi le louer directement ou se proposer comme chauffeur. Nous pouvons transmettre ses coordonnées à toute personne intéressée (nous laisser un mot sur le livre d'or).
Nous avons parcouru environ 1000 kilomètres en 8 jours, ce qui fait une moyenne de 125 kilomètres par jour ce qui paraît peu mais, à Madagascar, il vaut mieux calculer en temps de trajet qu'en nombre de kilomètres. Nous avions bien estimé notre timing.
Côté sécurité, pas de problème particulier en dépit de tout ce que nous avions pu entendre et lire un peu partout sur le net. Néanmoins nous n'avons jamais circulé de nuit, ne sommes pas sortis en ville ni de nuit ni même de jour. A la campagne aucun problème mais nous avons toujours pris soin de ne jamais laisser nos bagages seuls dans voiture. Pour la traversée de la capitale seulement, nous avions verrouillé nos portières par pure précaution sans jamais ressentir nulle part de danger. Alors avons-nous eu de la chance ou les propos faisant état d'une insécurité généralisée sont-ils exagérés ? De notre point de vue, le touriste ne risque à Mada pas plus que dans n'importe quelle autre destination à faible niveau de vie. Il suffit de prendre des précautions élémentaires. Probablement le risque est-il le plus élevé dans la capitale.
La seule expérience désagréable que nous ayons faite est celle d'un racket par un policier lors d'un contrôle.
Les hébergements
Ils étaient tous excellents, en général très confortables et dans les deux plus rustiques, la qualité de l'accueil, particulièrement chaleureux, a largement compensé le déficit de confort. Partout les réservations ont été honorées. Vu la période, nous aurions pu ne pas retenir nos hébergements mais pour un voyage court, nous avons préféré assurer. Aucun n'était complet, loin de là, et avons même été une fois seuls. Madagascar attend les touristes et en a besoin ! Récapitulatif (dans l'ordre du voyage) : Sakatia Lodge à Nosy Sakatia, Sakamanga à Tananarive, Couleur Café à Antsirabe, Sous le soleil de Mada à Ambaladingana, Lemur Forest Camp à Ialatsara, Camp Catta dans la vallée de Tsaranoro.
Ouvrages et sites Internet utiles
Les ouvrages : Lonely Planet Madagascar (édition 2010) Guide du Routard Madagascar 2012
Les sites Internet Sur Voyage Forum, deux carnets de voyage, celui de Chris06 et celui de Boz51
"Voyage en terre malgache", le blog de deux naturalistes Steph et Cyril en voyage à Madagascar. Très intéressant pour qui prépare un parcours sur la Nationale 7. Egalement très instructif pour tout qui concerne observations et identifications naturalistes. Une mine d'informations ! En grande partie grâce à ce blog, j'ai pu identifier la plupart de la faune et de la flore photographiées au cours de notre voyage. Il reste malgré tout quelques points d'interrogation. Alors si vous avez des connaissances en botanique…
En compagnie de ce caméléon Furcifer, je vous dis Velòma (au revoir !) et à bientôt pour un autre fabuleux voyage. 😉

FIN
Mélange d'Afrique dont elle a gardé la terre rouge et d'Asie dont elle a hérité les rizières, elle se démarque par la diversité de sa population, la beauté de ses paysages et surtout par l'originalité de sa faune et de sa flore dont 80% des espèces sont endémiques. Quant à ses fonds sous-marins riches et bien préservés, ils recèlent une grande variété de poissons et de coraux et sont régulièrement le lieu de passage de grands mammifères marins.
Une destination offrant autant de richesses naturelles côté mer et côté terre allait forcément nous attirer.
Côté mer, un séjour de 7 jours à Nosy Sakatia, une île au large de Nosy Be). Côté terre, un parcours de 9 jours sur la Nationale 7 en self-drive.
La version illustrée du récit avec photos, cartes et (quelques) vidéos est ici :
sites.google.com/...xvoyagesmadagascar2/

D'ailleurs, notre attirance pour l'île Rouge ne date pas d'hier puisque notre premier voyage remonte à 1984, un séjour à Nosy Be et une croisière-plongée avec bivouac dans les îles alentours : Nosy Iranja, Tanikely, Komba et Mitsio à une époque où aucune d'entre elles ne possédait de structures d'hébergement. Retour à Nosy Be, Nosy Iranja et l'archipel des Radama en 2001. En 2003 le sud de la Grande terre à Tulear et Ifaty.
Depuis plusieurs années, l'idée de retourner à Madagascar nous titillait. Mais la récente crise politique de 2009 et les échos d'instabilité et d'insécurité nous ont incités à repousser le projet. La situation était-elle plus favorable en 2012 ?
Malgré certains propos alarmistes tenus sur les forums, le retour enthousiaste de la plupart des voyageurs nous persuade que la destination n'est pas plus risquée que d'autres si on prend les précautions d'usage.
Alors c'est décidé ! Trente ans après notre premier voyage et dix ans après le dernier, nous y retournerons avec comme objectifs de vérifier si les fonds sous-marins autour de Nosy Be étaient toujours aussi exceptionnels et de découvrir enfin les Hautes-Terres malgaches.
Challenge supplémentaire : pour des raisons familiales, il était impératif de limiter notre projet à une quinzaine de jours, 18 en réalité dont 16 sur place.
Malgré sa courte durée, nous choisissons de scinder le voyage en deux : 7 jours consacrés à la mer et 9 jours consacrées à la terre. Côté mer, nous retenons la petite île de Nosy Sakatia au nord-ouest de Nosy Be. Côté terre, nous optons pour un aller-retour sur la route nationale 7 entre la capitale et la vallée de Tsaranoro, à 500 kilomètres.
Restait à déterminer le mode de déplacement sur la RN7. Le taxi-brousse étant totalement exclu, seule la location de voiture pouvait être envisagée. Mais avec ou sans chauffeur ? Sans chauffeur : impossible, prétendent les uns, imprudent et inconscient, affirment les autres ! Pourtant, en cherchant bien, quelques témoignages discrets démontrent que c'est tout à fait faisable. Merci à Chipolata et Tictacbtz pour leurs avis qui vont renforcer notre idée première : nous louerons sans chauffeur. Comme l'itinéraire compte une cinquantaine de kilomètres de pistes difficilement négociables par une berline, nous optons pour un véhicule tout-terrain. Nous faisons affaire avec N7.
Comme lors de nos voyages précédents, notre GPS Garmin de randonnée est mis à contribution y compris pour nous guider sur la route. Comme d'habitude, nous repérons le parcours puis téléchargeons les coordonnées GPS des principaux points stratégiques mais contrairement à beaucoup d'autres destinations, pour Madagascar, il n'existe aucune carte topographique pour cet appareil. Ne figure sur l'écran qu'une ligne approximative représentant la route nationale 7. Il va falloir s'en contenter !
Voilà… les grandes lignes du voyage sont tracées, place au vécu à présent !
Paris - Tana - Nosy Be - Nosy Sakatia : premières impressions d'un long voyage
J1 : Dimanche 27 mai 2012
Première surprise en arrivant à l'aéroport de Roissy : l'horaire du vol a été repoussé de deux heures sans que nous en ayons été avertis. Reconnaissons que nous avions omis de vérifier nos réservations sur le site de la compagnie ! Nous profitons de la connexion Internet d'un quart d'heure offerte dans l'aérogare pour le faire immédiatement. Deuxième surprise : les horaires de nos quatre vols, internationaux et intérieurs, ont tous été modifiés. Avec Air Madagascar, il faudra s'y faire.
Départ à 17 h 15 (en réalité, il sera 18 heures quand nous décollerons). Un Airbus A340-300, impeccable, manifestement un appareil Air France avec un équipage à 90% Air France, lui aussi. Ecrans individuels, repas excellents, espace personnel confortable : bref, rien à redire ! Précisons qu'en 2011, deux anciens appareils d'Air Mada, des Boeing 767, avaient été interdits d'exploitation sur le sol européen et figuraient sur la liste noire.
J2 : Lundi 28 mai 2012
Vol sans histoire et arrivée à l'heure à Tananarive. Température extérieure : 15 ° C à 5 h 15 du matin. Hé, oui, nous sommes sur les hauts plateaux à 1200 mètres d'altitude et c'est le début de l'hiver. Nous prenons tout notre temps pour quitter l'avion car nous avons 5 heures d'attente (la faute à la modification d'horaires) avant notre vol suivant pour Nosy Be. Mais le passage à l'immigration est plutôt rapide, nous avons déjà nos visas que nous avions fait établir à l'ambassade de Madagascar à Paris et qui sont gratuits pour un séjour de moins de 30 jours. Nous devons tout de même récupérer nos bagages avant de les réenregistrer pour le vol suivant.
Une nuée de porteurs - en fait, des pousseurs de chariots - se jettent sur nous en passant la porte de l'aérogare et trois d'entre eux s'imposent à nous pour nous conduire jusqu'au terminal des vols intérieurs, immédiatement voisin. Il faut bien qu'ils gagnent leur pain et Mada, c'est aussi ça !
Une longue attente commence alors. Il est 6 heures et notre vol suivant est prévu à 10 h 10 (en réalité, il décollera vers 11 heures). Un petit dodo sur les banquettes de la salle d'embarquement, un peu de lecture, un thé à la pomme et à la cannelle (mmm !) pour nous réchauffer, on ronge notre frein et il fait diablement froid… l'attente est interminable.
Quand enfin l'heure du départ arrive, nous apprenons que le vol n'est pas direct : deux heures au lieu d'une initialement prévue, avec une escale à Majunga au bout de quarante minutes.
Premières images de l'île Rouge en survolant le delta du fleuve Betsiboka, peu avant Majunga.
Ce surnom prend ici tout son sens. Mis à nu par l’intense déforestation, puis lessivés par les pluies tropicales, les sols rouges de Madagascar se déversent dans le lit des rivières.
Quarante minutes plus tard, nous atterrissons à Nosy Be mais nous ne sommes pas tout à fait à destination. Reste une petite heure de trajet en taxi jusqu'à l'embarcadère vers Nosy Sakatia, pendant laquelle défilent champs de manioc, plantations d'ylang-ylang et habitations le long de la route principale de l'île. Nous reconnaissons parfaitement les lieux que nous avons déjà parcourus deux fois lors de nos précédents voyages. Rien n'a vraiment changé. Ah ! Si, nous apprenons la fermeture de l'usine de production de sucre de canne, jadis la plus importante de Madagascar. Seuls les vestiges de la voie ferrée dédiée à son transport subsistent près de Dzamandzar, témoins d'une époque faste et révolue.
Plus qu'une dizaine de minutes de traversée en bateau à moteur pour rejoindre notre destination finale : Nosy Sakatia, une île de 6,5 km de long sur 3 km de large, peuplée d'un peu plus de 400 habitants. Aucune route sur l'île, uniquement quelques sentiers et à quelques centaines de mètres du rivage, la barrière de corail !
Nous accostons sur la plage du Sakatia Lodge. Il est 14 heures passées, cela fait presque 24 heures que nous avons quitté Paris. Il fait 28 ° C… les vacances peuvent commencer !
Survol du delta du Betsiboka

Nosy Sakatia : l'hôtel Sakatia Lodge - présentation
J2 à J8 : du lundi 28 mai au dimanche 3 juin 2012
L'hôtel Sakatia Lodge est un petit hôtel tenu par Isabella et José Vieira (elle d'origine italienne, lui d'origine angolaise/sud-africaine) et leur fils Jacques. L'ambiance y est familiale et conviviale, et l'accueil multilingue : français, italien, portugais, anglais, afrikaans, malgache. Une collaboratrice d'origine suisse parle également l'allemand.
L'hôtel peut accueillir jusqu'à 30 hôtes, mais durant notre séjour, nous ne serons jamais plus d'une dizaine de clients.
Les onze villas et bungalows se déclinent de la façon suivante : - deux villas sur la plage, l'une composée de deux chambres, l'autre de trois. - un bungalow familial de deux chambres, donnant sur la plage à proximité de la mangrove - quatre bungalows "nature", les plus simples, au fond du jardin - quatre bungalows "océan", confortables et spacieux, en surplomb du jardin et de la plage.
C'est dans un de ces derniers que nous nous installons et il est tout simplement parfait.
Une grande chambre, bien ventilée (pas de climatisation) et joliment décorée dans le style local Vous remarquerez notamment les lampes et autres décorations en fer forgé ainsi que les rideaux brodés typiquement malgaches.
Chaque bungalow est prolongé par une terrasse où l'on profite du cadre luxuriant du jardin.
A l'origine, la vue portait jusqu'à l'océan (d'où Ocean Bungalow) mais depuis, palmiers et arbres du voyageur se sont tellement développés qu'ils dépassent à présent les toits des habitations.
La plage est juste en contrebas. On s'y relaxe volontiers dans une confortable chaise longue. En face, la côte de Nosy Be.
Pour une petite soif, le bar – qui fait aussi restaurant - n'est pas loin. Ici la vue côté bar.
Le chef concocte tous les soirs un menu-surprise, essentiellement avec les produits de la mer et ceux du potager de la propriété. Quelques exemples de menus pour vous faire saliver ;-) * Crêpe de brèdes (ressemble un peu aux feuilles d'épinards), brochettes de zébu (bœuf local) et croquettes de manioc, gâteau au chocolat malgache. * Carpaccio d'espadon, beignets de crevettes et spaghettis de légumes, banane flambée. * Calamars sur lit d'aubergines, poisson grillé (capitaine) et salade de crudités, cheesecake au citron
Pour vous donner une idée plus concrète de l'hôtel, voici quelques vues panoramiques à 360 °… comme si vous y étiez !
Le restaurant du Sakatia Lodge

Nosy Sakatia : Sakatia Lodge - l'environnement proche
Nos journées sur l'île se passent toujours de la même façon.
Réveil avant 7 heures : oui, oui, même si ce sont les vacances, il faut en profiter un maximum, surtout qu'ici le soleil se couche très tôt, vers 17 h 30.
7 heures : petit-déjeuner… très copieux. Boissons chaudes (café, thé, chocolat, lait) et céréales variées à volonté. Servis à table : du jus de fruits frais (différent tous les jours), des fruits (mandarines, bananes, papayes, goyaves, ananas), du pain/beurre/confiture, un gâteau ou crêpe (différents selon les jours) et des œufs, accommodés à notre convenance. Vu la richesse du petit-déjeuner et du dîner, le midi, nous faisons régime ;-)
8 heures : pour Hervé, départ en bateau pour la première plongée. Retour en cours de matinée avec une petite heure de battement avant un nouveau départ pour une deuxième plongée. Pendant ce temps, moi, je fais du snorkeling jusqu'à un petit récif de corail, je bouquine, je me baigne, je flâne, bref je prends du bon temps.
Entre 13 h 30 et 14 h 30, Hervé revient de sa deuxième plongée et nous avons tout l'après-midi pour découvrir l'île. Pendant les deux premiers jours, nous sommes restés dans les environs immédiats.
Balade vers la mangrove La première balade va nous conduire du jardin de l'hôtel jusqu'à la mangrove. En traversant le jardin, un gecko aux couleurs fluorescentes ne manque pas d'attirer notre attention.
Une fois les limites de la propriété franchies, nous suivons un petit sentier vers quelques habitations de pêcheurs. Le ravenala (ou arbre de voyageur) sert de matériau de construction aux cases locales. Les pétioles fendus, appelés falafa, servent à confectionner les panneaux muraux. Les feuilles une fois séchées sont utilisées pour la réalisation de la couverture et du tronc, on tire des planches souples avec lesquelles on fabrique le plancher.
Nous ne tardons pas à atteindre une zone de mangrove, hérissée de souches de palétuviers à perte de vue.
En face la montagne sacrée, recouverte de forêt primaire, un espace sauvage et impénétrable peuplé de chauves-souris géantes et de quelques lémuriens.
Cette colline est considérée comme fady par la population et ainsi d'autant plus facile à respecter en tant que réserve naturelle. Un fady est un tabou, un interdit transmis de génération en génération. Sur l'île de Sakatia, les chiens sont également fady.
Du coup, ce sont les canards qui font office d'animaux domestiques. Pour preuve, la scène à laquelle nous assistons au bord de la mangrove. Arrive une habitante, avec un canard sous le bras auquel elle avait passé une laisse (ficelle) autour du cou. Au premier abord, je pensais qu'elle amenait le volatile au bord de l'eau pour le "passer à la casserole". Pas du tout, elle le conduit manifestement ici pour lui faire prendre un petit bain ou lui faire faire sa sortie journalière ;-)
En s'approchant, on voit qu'avec son pied, elle dirige l'animal pour ne pas qu'il s'écarte de la trajectoire prévue.
Balade le long de la plage La deuxième balade va nous faire longer la grande plage, à l'est du Sakatia Lodge.
Immédiatement voisins, on trouve les bungalows rustiques de Delphino Villa. Ils sont la propriété de Richard et de son épouse Anne-Christine, d'origine suisse, tombée amoureuse en 1994 de l'île de Sakatia où elle s'installe peu après et où elle s'investit dans la création de l'école primaire de l'île qu'elle gère toujours aujourd'hui. Anne-Christine a partagé quelques plongées avec Hervé.
En poursuivant le long de la plage, nous arrivons à l'entrée d'Antanabe, le plus grand village de l'île (il y en a trois en tout). Ici, après l'école, les enfants s'amusent avec les moyens du bord.
Les plus petits improvisent des instruments de percussion et des danses.
Les plus grands organisent des concours de sauts périlleux. Hervé immortalise leurs exploits avant de leur montrer les clichés pour leur plus grand plaisir.
Grands et petits s'unissent pour une petite virée en pirogue tout en nous adressant le traditionnel "Salut, vazaha !" Le terme vazaha désigne le Blanc étranger.
Nous progressons toujours plus avant sur la plage, jusqu'à trouver des marches bien taillées conduisant sur les hauteurs. Aucun panneau n'en interdit l'accès alors, bien qu'intrigués, nous montons. Là nous arrivons sur un terre-plein partiellement couvert d'une dalle en béton. De jeunes plants récemment mis en terre ornent les abords. Indiscutablement, on y jouit d'une vue incomparable !
Mais à quoi sert exactement cet endroit ? Je pense à un belvédère aménagé pour les touristes. Hervé suggère un lieu de repli en cas de tsunami ou encore un terrain de jeux ou de réunion pour la communauté villageoise. Pour en avoir le cœur net, il interroge les deux gars en train de balayer la dalle mais comme ils n'ont pas l'air de comprendre le français, ils se contentent d'opiner du chef quand Hervé leur demande si c'est un terrain de sport.
En fait, ce n'est absolument pas ce qu'on pensait. Il s'agit d'un terrain privé que vient d'acquérir, dans le cadre d'un bail emphytéotique, un couple de Savoyards. Ils sont arrivés le même jour que nous au Sakatia Lodge où ils vont loger provisoirement quelques jours, puis iront habiter sous la tente sur leur terrain en attendant de faire construire leur maison et de s'installer définitivement. Nous leur souhaitons bonne continuation.
La balade s'achève peu avant le coucher du soleil par une image de carte postale : Pirogue sur fond de coucher de soleil !
Enfants de Sakatia

Nosy Sakatia : balade dans l'île vers Ocean Beach Hotel
Les jours suivants, nous poursuivons notre découverte de Sakatia. Nous hésitons à prendre un guide, les sentiers sont nombreux et ne sont ni indiqués ni balisés. Il n'existe pas non plus de carte topo de l'île. Finalement nous nous lançons tout seuls après avoir pris quelques renseignements succincts auprès de l'hôtel, sans oublier notre GPS pour enregistrer notre trace et ainsi revenir plus aisément à notre point de départ.
Depuis le bateau de plongée, Hervé avait repéré un hôtel sur la côte sud-ouest. Ce sera le but de cette balade. Le départ se fait derrière notre lodge, comme pour aller à la mangrove. Après, il suffit paraît-il de suivre le sentier plus ou moins tracé.
Pas de difficulté au début, nous dépassons les habitations de pêcheurs comme la veille mais là, hum, premier doute : le sentier a l'air de s'arrêter au pied de la dernière maison. Nous interrogeons une fillette en train de récurer des gamelles sur le pas de la porte, elle nous indique timidement une vague sente grimpant vers les hauteurs.
L'île de Sakatia est en effet très vallonnée et une bonne grimpette nous conduit sur le haut d'une colline. De la musique à plein tube nous parvient d'une des cases coiffant le sommet. Pas d'humain en vue, seuls trois poissons séchant au soleil !
Et déjà la vue sur la baie de l'Ocean Beach Hotel. Plus qu'à descendre un petit raidillon et nous y voilà. Huit bungalows (+ cinq en cours de construction) en palissandre et matériaux traditionnels sur un grand jardin arboré ! Climatisation en option. Energie solaire !
Un grand restaurant et une piscine en cours de construction.
Mais l'hôtel est vide (et semble-t-il à vendre).
Le fils du propriétaire, belge, nous accueille et nous fait part de ses difficultés. Le tourisme est moribond à Madagascar et les tour-opérateurs internationaux sont frileux en raison de l'instabilité politique du pays. Les chiffres officiels le prouvent : au premier semestre 2011, 100 000 entrées de visiteurs non résidents contre plus 150 000 pour la même période en 2008, avant la crise politique de 2009. 100 000 visiteurs, c'est à peine un peu plus que la capacité du stade de France, une goutte d'eau pour un pays grand comme 1 fois ½ la France.
Sur ces réflexions, nous poursuivons la balade après avoir jeté un œil sur les tortues étoilées (ou rayonnées), endémiques de Madagascar, une espèce classée "vulnérable". Astrochelys radiata… Astro = astre, chelys = carapace et radiata = rayons... le tout fait référence a sa carapace qui a des dessins en forme de rayons de soleil.
Encore une colline à franchir où s'accrochent désespérément quelques habitations de guingois avant d'atteindre une petite plage déserte et sauvage.
Des traces témoignent du récent passage de tortues, venues y pondre.
Pour le retour, on se fait indiquer une variante démarrant au fond de la propriété de l'Ocean Beach et traversant la forêt, l'occasion d'admirer une étonnante fleur bleue à la forme suggestive, Clitoria ternatea, plus communément dénommée pois bleu. Les fruits sont des gousses évoquant un haricot. Les feuilles sont utilisées à Madagascar pour calmer les douleurs articulaires.
En se retournant, on domine l'hôtel que l'on vient de quitter.
De vallée en colline, nous finissons par prendre un peu de hauteur et ainsi balayer du regard tout le sud de l'île.
Tout en haut, sur la crête, le belvédère où nous nous attarderons quelques jours plus tard.
Plus loin, sur notre droite, la vue de la montagne sacrée confirme que nous sommes bien sur le bon chemin. Les petites cases dans le fond du vallon ont l'air de sortir tout droit d'un jeu de construction en bois.
Mais d'où nous arrive ce délicieux parfum qui remplit l'air à ce moment précis. Mais bien sûr… de la plantation d'ylang-ylang que nous sommes en train de traverser.
L'ylang-ylang est un arbre de la famille des Annonacées, originaire d'Asie du Sud-Est. On le cultive pour ses fleurs dont on extrait par distillation une huile essentielle très utilisée en parfumerie. L'arbre peut atteindre 25 à 30 mètres dans son milieu naturel mais on le taille pour ne pas qu'il dépasse 2 à 3 mètres, afin de faciliter la récolte des fleurs.
Le village n'est maintenant plus très loin. Alors que nous approchons, nous apercevons un jeune homme, apparemment en train de chercher quelque chose dans les fourrés. Des escargots ? "Non, dit-il, je cherche les caméléons. - Des caméléons, ça tombe bien, nous aussi nous en cherchons désespérément depuis quelques jours. - Vous voulez que je vous trouve un caméléon, nous propose notre homme. Attendez, nous dit-il !" Ni une, ni deux, et il nous en déniche un… magnifique caméléon panthère mâle = Furcifer pardalis (à déterminer)
Après la traversée du village, fin de la balade une nouvelle fois sur la plage, peu avant le coucher du soleil. Une variante de la pirogue au coucher du soleil alors que les derniers rayons de soleil inondent la côte de Nosy Be, en face.

Nosy Sakatia : balade dans l'île vers Sakatia Passions Hôtel
Aujourd'hui, c'est l'hôtel Sakatia Passions qui servira de prétexte à notre promenade journalière. En théorie, il suffit de suivre le bord de mer jusqu'au village d'Ampasimena, le deuxième village de l'île, puis de rallier l'hôtel en coupant par l'intérieur des terres.
Dans la pratique, rien de compliqué jusqu'à Ampasimena : nous suivons la plage, puis la zone rocheuse où le passage incessant des villageois a littéralement usé la roche, créant ainsi un réel cheminement.
En suivant le bord de mer, nous dépassons le premier village… où un bateau de pêche est à l'ancre dans la baie.
Puis, à près le passage à gué d'une rivière, nous traversons la plage d'Ampasimena. Mais au bout de la plage, premières interrogations : où va-t-on maintenant ? Heureusement, un piroguier bien serviable s'empresse de nous servir de guide pendant quelques centaines de mètres, histoire de nous remettre sur la voie. Une petite sente passant devant sa maison va nous faire gagner un peu d'altitude.
Entre les ananas, les palmiers et les arbres du voyageur, nous apercevons Nosy Be.
Après l'avoir remercié de quelques milliers d'ariarys, l'homme nous quitte alors que nous débouchons sur une large allée pavée – à l'échelle de cette île, presque une autoroute - qui monte depuis le bord de mer et qui se poursuit… Dieu sait où ? Allons voir !
L'allée, par endroit couverte d'une sorte de tonnelle, aboutit à un ensemble de bâtiments entourant une terrasse et une piscine à l'eau complètement croupie. Et sous un abri, un quad…
Un hôtel abandonné ? D'après nos sources, il s'agirait d'une multipropriété acquise par plusieurs amis : "les Copains d'abord". Mais ils ne doivent pas ou plus y venir souvent, les copains.
Pourtant, la vue y est magnifique… on devine au loin (à droite) l'îlot de Nosy Tanga.
Le Sakatia Passions, nous le trouvons un peu plus bas, au bord de mer. Ouvert depuis 1996 et spécialisé pour la pêche au gros, il est le plus ancien hôtel de Sakatia et aussi le plus proche de la côte de Nosy Be.
Quelques clients se relaxent sur la plage mais les lieux sont loin de nous plaire. Il n'y a pas mieux que notre lodge où nous nous empressons de retourner par le même chemin… pour avoir tout juste le temps de voir le ciel rosir au coucher du soleil.
Arbre du voyageur

Nosy Sakatia : balade dans l'île vers la plage ouest
Cette fois-ci, pas d'hôtel en ligne de mire mais une plage : celle d'Ampasindava, au nord-ouest de l'île. Comme l'itinéraire a l'air d'être un peu compliqué à suivre, nous optons pour un guide. Nous avons donc rendez-vous à 14 h 30 au village voisin, au kiosque faisant office de maison des guides. Une jeune fille parlant un français très correct nous accueille, c'est son père – jardinier au Sakatia Lodge et guide à ses heures – qui nous accompagnera pour cette balade. Au retour, il est prévu d'assister au coucher du soleil au belvédère que nous avions déjà aperçu pendant une de nos promenades précédentes.
A peine sortis du village, notre homme nous trouve, pour notre plus grand plaisir, un caméléon… encore un Furcifer pardalis… fabuleux !
La balade démarre en terrain connu, en direction de la montagne sacrée, en passant au pied de ces deux petites cases que nous avions aperçues de loin la veille.
Elle aboutit à la mangrove mais aujourd'hui, avec ces cocotiers les pieds dans l'eau, nous la voyons sous un jour nouveau... à marée haute.
Nous sommes dimanche et dans une case voisine, toute la famille est réunie. Une vieille dame nous vend une petite fiole d'essence d'ylang-ylang.
Commence alors la traversée de l'île. Heureusement que nous sommes accompagnés car effectivement les sentiers se croisent et se décroisent, nous aurions eu du mal à trouver. De plus, par la même occasion, nous en apprenons sur les fruits, baies et plantes locales : jacks, poivre, papayes, manioc, teck.
Mais gare à celui qui touchera cette gousse couverte de poils urticants, le pois Mascate ou Mucuna pruriens, il lui infligera de sérieuses démangeaisons. La légumineuse bénéficie pourtant d'un profil biochimique fascinant et contient une multitude de principes actifs intéressants utilisés dans la médecine ayurvédique pour traiter notamment la maladie de Parkinson.
Bientôt une grande plage est en vue. Ce n'est pas tout à fait celle qu'on visait, on espérait arriver plus au nord, à Ampasindava, une plage classée par le gouvernement malgache en réserve foncière touristique et où l'on pourrait voir fleurir à terme un grand complexe hôtelier. Nous nous contenterons de celle-ci, très belle, sauvage et déserte.
Il fait chaud et un repos bien mérité sous cet arbre aux racines tentaculaires est bienvenu.
Mais il faut penser au retour et nous voilà à nouveau en route vers les hauteurs de l'île. Mine de rien… 120 mètres de dénivelé nous indique notre GPS qui intéresse d'ailleurs aussi beaucoup notre guide.
Bulbuls et souimangas survolent nos têtes mais ces oiseaux très vifs ne se laissent pas facilement mettre dans la boîte. Le pigeon vert de Madagascar en revanche pose carrément. Treron australis
Quant aux araignées, elles ne se laissent pas déranger ! Nephila inaurata madagascariensis
Tout en suivant la crête jusqu'au belvédère, notre guide nous montre des orchidées mais elles ne sont pas en fleur, ce n'est pas la saison. En revanche, celles-ci nous intriguent...
Bientôt se déploie devant nous un panorama à 360 ° de la côte Nord de Nosy Be jusqu'au sud de Sakatia.
Et voici le moment tant attendu : il est 17 h 26, place coucher de soleil.
Nous nous dépêchons ensuite de rejoindre le village où notre guide s'arrête devant sa maison, en ressort avec un cahier d'écolier sur lequel il note très consciencieusement que le circuit vers la plage Nord fait exactement 5 km (que nous avons parcourus tranquillement en 3 heures) et que le point culminant du parcours se situe à 120 mètres d'altitude.
Il fait déjà nuit quand nous atteignons l'hôtel. Une très chouette balade (8000 Ar par personne = moins de 3 €)
Coucher de soleil !

Nosy Sakatia : et la plongée ?
Compte-rendu fait par Hervé. L'île de Nosy Sakatia est idéale pour la pratique de la plongée. Aucune pollution industrielle ne vient détériorer la vie sous-marine qui foisonne dans une eau riche en plancton mais qui reste suffisamment claire pour le photographe. Les plongées au Sakatia Lodge se font à partir d'un confortable bateau à moteur équipé récemment d'un sondeur GPS qui permet d'arriver pile sur les sites de plongée et même d'en découvrir de nouveaux, totalement vierges, en fonction des hauts-fonds repérés.
J'ai eu la chance de plonger avec des moniteurs (père et fils) passionnés et très cool. Munissez-vous d'une loupe pour apprécier les myriades de petits animaux qui vous surprendront par leur diversité. Jacques, le fils, a des yeux de lynx et vous fait profiter de sa grande expérience pour dénicher des animalcules improbables.
Bref, les plongées sont d'une richesse surprenante et d'une grande diversité et cela concerne à la fois le "petit" et le gros.
La mer est calme, 28 ° C. Les plongées se font entre 15 et 25 mètres et les temps de plongée ne sont pas limités. En fonction de notre consommation et de la profondeur, nous sommes parfois restés 110 minutes avec notre bouteille de 12 litres. Les plus gourmands peuvent s'équiper de 15 litres et pour plus de confort, le Nitrox est également disponible. Les sites sont proches, de 5 à 20 minutes de l'hôtel. Départ vers 8 heures, retour à l'hôtel après la première plongée et une heure de détente avant la seconde. Nous n'avons jamais été plus de cinq plongeurs et le plus souvent nous étions deux. Nous n'avons rencontré aucun autre bateau de plongée durant la semaine. Espaces vierges et protégés également du fait du faible nombre de touristes.
Deux images m'ont tout particulièrement marqué : une espèce d'araignée d'un centimètre de long dont le corps est aussi fin que ses 8 pattes qui doivent faire moins d'un mm d'épaisseur (Phoxichilidium femoratum) et un banc de perroquets à bosse d'une quarantaine d'individus, absolument magique. A certaines saisons, il est possible d'assister à la migration des baleines, nous avons d'ailleurs vu un souffle tout près du bateau.
Crevettes-mantes

Une journée d'excursion à Nosy Komba et Nosy Tanikely
Nosy Komba, une petite île volcanique à mi-chemin entre Nosy Be et la Grande terre, connue pour son village de pêcheurs aujourd'hui reconvertis en vendeurs d'artisanat.
A 10 km à l'ouest de la précédente, Nosy Tanikely, petit îlot inhabité, récemment classé en parc marin et terrestre, réputé pour sa belle plage et surtout pour ses fonds marins exceptionnels.
Nous les avions déjà visitées lors de nos précédents voyages mais tenions à les revoir absolument. Les deux îles se visitent facilement dans le cadre d'une excursion d'une journée. Prévoir palmes, masque et tuba, bien sûr !
C'est donc ce circuit que nous avons réservé auprès de notre hôtel, sans véritablement nous soucier de la façon dont il allait se dérouler. Et ce sera la surprise !
Nous imaginons d'abord que c'est le bateau de l'hôtel qui nous y mènerait dans le cadre d'une excursion privée. Le départ est fixé à 7 h 45… houlà, encore plus tôt que les autres matins. C'est bien sur l'embarcation de l'hôtel que nous montons mais en direction de Nosy Be. Nous pensons alors que c'est à l'embarcadère de Nosy Be qu'un bateau nous attendrait. Même pas… là c'est un taxi qui prend le relais pour nous conduire à Ambatoloaka (prononcez Ambatoulouk) et quand nous arrivons sur la plage, nous comprenons finalement que c'est en groupe que nous passerons la journée.
Ambatoloaka ! Nous connaissons bien cette station balnéaire puisque nous y avons séjourné en 2001 et puisque nous avons un peu en avance, nous en profitons pour jeter un œil à l'hôtel où nous avions logé.
Déjà à l'époque, l'Ylang-Ylang n'était pas de première jeunesse mais là, il est complètement décrépi et fait peine à voir. Ah ! Comme nous sommes bien à Sakatia !
En attendant le départ de notre excursion, nous patientons à l'ombre d'un arbre qui ne manque pas d'attirer notre attention : en malgache Fotatra, le Bonnet d'évêque ou Barringtonia racemosa.
C'est un arbre imposant, aux fruits à quatre côtes saillantes qui ressemblent à un bonnet d’évêque. Toujours vert et avec ses grandes feuilles, il revêt un caractère sacré auprès de certaines ethnies. La graine oléagineuse contient des principes toxiques utilisés pour la pêche. Le bois imputrescible sert à la confection des pirogues. La fleur est vraiment très délicate.
Ça y est, tout le monde est prêt : nous sommes finalement 9 touristes + un skipper, une cuisinière, un homme à tout faire et un guide, 13 personnes (gloups !) sur une embarcation sans doute prévue pour 10, skipper compris. Heureusement la mer est calme !
Après une traversée d'une petite heure, nous accostons à Tanikely où nous laissons descendre une partie des excursionnistes ayant choisi de limiter la sortie à cet îlot. Nous sommes les seuls avec un couple belge à poursuivre jusqu'à Komba. La cuisinière est aussi du voyage car le feu est interdit sur Tanikely, elle préparera le repas à Komba puis le ramènera sur l'ilôt où tout le monde se retrouvera pour le déjeuner.
Une quinzaine de minutes plus tard, nous approchons de Nosy Komba.
Nous nous dirigeons immédiatement vers une colline au-dessus du village, dans un coin où l'on peut observer des lémuriens, des makis macaco, en toute liberté (tout de même plus ou moins apprivoisés car nourris). C'est amusant de les voir dégringoler des arbres pour sauter sur notre dos… enfin, pour attraper les bananes qu'on leur propose. Les mâles sont noirs, les femelles rousses.
En dehors des lémuriens, les villageois ont aussi rassemblé là, dans quelques "enclos", des tortues, des caméléons et des serpents.
Hervé fait le fier avec ce boa de Madagascar (brrr !). Moi, je préfère nettement les câlins du maki. Acrantophis madagascariensis, une espèce endémique !
Un lézard endémique, Zonosaurus madagascariensis, partage le territoire avec les tortues rayonnées.
Sans oublier les caméléons-panthère, Furcifer pardalis… la femelle de couleur rouge-brun et le mâle aux couleurs chatoyantes.
Nous traversons ensuite le village qui s'est bien agrandi et qui est passé d'un simple village de pêcheurs en 1984 et même encore en 2001 à un village tourné vers la vente d'artisanat. Pourtant, il subsiste encore quelques activités traditionnelles, notamment le travail de la vanille et surtout le remarquable travail artistique des brodeuses.
Toutes ces nappes brodées flottant au vent donnent tout son charme au village.
Retour à Nosy Tanikely pour le pique-nique : salade de pommes de terre, brochettes de zébu et de crevettes, poisson grillé et riz coco, crabe en sauce, fruits en dessert. Le tout, excellent, avec un seul petit bémol… dommage que les plats chauds qui avaient été cuisinés sur l'île voisine aient été tièdes, voire froids, au moment de les déguster. Mora mora.
Mais le clou de la journée et l'objectif principal de cette sortie, c'est de revoir les fonds marins. Alors dès la dernière bouchée avalée, nous nous dépêchons d'enfiler palmes, masque et tuba… sans oublier un tee-shirt car le soleil, à cette heure de la journée, est redoutable. Et hop… dans l'eau ! Voici quelques scènes à laquelle nous avons assisté (je rappelle que ces photos ont été faites en apnée).
Toujours aussi fabuleux, les fonds autour de Tanikely: deux tortues, des langoustes, des poissons à foison, des coraux en excellente santé… une heure trente de découverte intense de sorte qu'on en arrive à faire abstraction du plancton urticant (rien à voir avec les grosses méduses néanmoins !) qui nous picotent les membres.
Mais toutes les bonnes choses ont une faim. A 15 heures, le bateau sonne le rappel des troupes. En fin d'après-midi, la mer est susceptible de pouvoir se former, il ne faut donc pas attendre pour rentrer. Déjà, la surface de l'eau est plus agitée que ce matin. Retour à Ambatoloaka vers 16 heures et après un nouveau transfert en taxi puis en bateau, nous sommes de retour à Sakatia vers 16 h 30.
Excellente journée ! Nous avons été ravis d'avoir pu revoir ces deux îles.
Nosy Komba

Retour sur la Grande Terre : de Tana à Antsirabe par la N7
J9 : Lundi 4 juin 2012
Notre séjour à Nosy Sakatia tire sur sa fin et c'est le moment de faire un premier point sur cette semaine écoulée. Le temps a été chaud et ensoleillé : près de 30 ° C à la fois dans l'air et dans l'eau ! Température idéale !
Que ce soit l'hôtel ou l'île de Sakatia en général, ils ont tous les deux parfaitement répondu à nos attentes. Sans être luxueux, le Sakatia Lodge offre un confort très appréciable. Quant à l'île, elle n'est pour l'instant pas touchée par les effets délétères du tourisme. En effet, on peut s'y promener en toute liberté et en toute sécurité sans être jamais ni harcelé ni même sollicité par les habitants. Un petit mot dans les chambres de l'hôtel recommande d'ailleurs aux touristes de ne rien distribuer directement à la population (ni habits, ni argent, ni bonbons aux enfants) mais éventuellement de faire des dons à l'école et/ou au dispensaire.
Quant à la plongée, les sites autour de Sakatia et plus largement autour de Nosy Be sont restés tout aussi exceptionnels qu'il y a trente ans, les coquillages en moins.
Nous profitons de nos dernières heures sur l'île et puisque notre vol a subi une nième modification d'horaire (prévu à 13 h 45, il vient d'être déplacé à 15 h 10), rien de mieux qu'une dernière baignade avec snorkeling au jardin de corail, juste devant la plage.
Départ de l'hôtel à 12 h 15 pour le transfert à Nosy Be où un taxi nous attend. Comme nous avions pris la route du sud à l'aller, nous avons demandé à emprunter la variante par le nord pour retourner à l'aéroport. Cet itinéraire, très peu fréquenté mais plus scénique, n'a pas la faveur des taximen car en cas de problème, il n'y passe pas grand monde. Du coup, notre chauffeur s'y croyant tout seul s'arroge le droit de couper systématiquement tous les virages. Nous lui faisons gentiment remarquer que nous souhaiterions arriver à destination en un seul morceau. Cette route compte également des montées et des descentes incessantes et vu le peu de reprise du véhicule, on comprend que notre homme n'aime pas cet itinéraire.
Arrivée à l'aéroport à 13 h 30 et vol à l'heure. Il est plus de 16 heures quand nous atterrissons à Tana. Température au sol : 20 ° C, il fait bon mais sans plus… par rapport à Nosy Be.
L'activité dans l'aérogare est bien moins intense à l'arrivée d'un vol intérieur que d'un vol international : il n'y a même pas un porteur pour prendre nos valises !
Le chauffeur envoyé par notre hôtel nous attend. Premières impressions en traversant Ivato (la ville de l'aéroport) : une multitude d'échoppes colorées le long de la route, des rizières jusque dans la ville, la digue qu'arpentent une foule de travailleurs, des vendeurs de briques, les arrêts imprévisibles des taxis-brousse… mais aussi un centre commercial et des enseignes qui ne nous sont pas inconnues. Des affiches publicitaires pour le dernier smartphone côtoient les stands misérables des marchés. Tout le paradoxe de Tana !
Les collines de la capitale et le palais de la Reine sont bientôt en vue. La circulation s'intensifie quand le taxi entre dans les rues pavées en pente après le lac Anosy. L'odeur des gaz d'échappement devient prégnante.
Nous arrivons à destination à l'hôtel Sakamanga, en plein centre. Les petits vendeurs nous assaillent à la sortie du taxi… nous nous engouffrons dans l'hôtel, un véritable havre de paix, loin de l'agitation de la rue.
Dans un labyrinthe de couloirs colorés, agrémenté de verdure mais surtout d'objets typiques et de sculptures du pays, l'hôtel a un cachet tout particulier : c'est un véritable musée !
Au deuxième niveau de cette élégante maison, nous apprécions la décoration soignée, le parquet en bois rouge et la terrasse de notre suite.
Pour le dîner, il nous suffit de descendre d'un étage, le restaurant du Sakamanga bénéficie d'une belle réputation et le repas sera à la hauteur.
Escalope de foie gras poêlée et magret de canard au poivre vert pour Hervé, verrine de tomates confites, feta, basilic et méli mélo (foie gras poêlé, salade verte et gésiers, magret de canard fumé) pour moi. En dessert, à l'unisson, des bananes flambées. Un repas digne d'une grande table parisienne pour une addition malgache.
Précisons que le canard y est élevé partout et que par conséquent on y produit d'excellents magrets, confits et foie gras locaux.
Le timing aura été serré aujourd'hui. Nous n'aurons pas eu le temps de faire un saut dans le quartier mais nous avions déjà visité Tana lors de nos précédents voyages alors ce n'était pas une priorité.
Demain nous prenons possession de notre véhicule et alors, à nous la Nationale 7 !
J10 : Mardi 10 juin 2012
En nous rendant au petit déjeuner ce matin, nous finissons la découverte de notre hôtel en déambulant, d'un couloir à l'autre, jusqu'au patio. Chaque recoin nous dévoile de nouveaux objets : collections d'instruments de musique, de billets de banque, de détails de balustres, d'affiches publicitaires d'époque… Etonnant et très instructif !
Le buffet du petit déjeuner est un régal !
Nous espérions profiter encore un peu du cadre jusqu'à 9 heures mais voilà que notre loueur se présente dès 8 heures. Nous fermons nos valises dans une certaine précipitation, n'échappons pas à quelques vendeurs de pacotille devant l'hôtel et sautons aussitôt dans notre 4 x 4. Bon, pour l'instant, c'est Rodolphe qui prend le volant, le temps de sortir du centre et de nous donner quelques indications sur la voiture.
Nous avions été en contact par Internet avec Andry de N7 mais le propriétaire de ce véhicule en particulier, c'est Rodolphe et c'est bien lui qui nous le "cède" pour 8 jours, nous n'aurons plus aucun contact avec l'agence.
Il s'agit d'un Toyota Land Cruiser HDJ80, première mise en circulation 1999. Il affiche 12000 km au compteur depuis un récent changement de moteur mais précédemment, le véhicule avait sans doute déjà parcouru plusieurs centaines de milliers de kilomètres. Un autocollant sur la vitre arrière relatif à "Bel Africa" laisse à penser qu'il avait sans doute déjà servi en Afrique (Bel Africa = tour opérateur spécialisé dans l'organisation de safaris en Afrique). Quoiqu'il en soit, ce type d'engin a en général une durée de vie très longue et nous avions déjà loué précédemment en Australie et en Bolivie des 4 x 4 avec un kilométrage avoisinant les 150 000-170 000 km. Il est dans un très bon état avec des pneus néanmoins un peu usés. Il devrait être parfaitement adapté au parcours envisagé, essentiellement de la route en plus ou moins bon état et à peine une cinquantaine de kilomètres de piste.
A la sortie de Tana, Rodolphe nous quitte. Nous voici sur les rails sur la Nationale 7, en direction d'Antsirabe à 180 km au sud, un parcours estimé à 3 à 4 heures. Le temps gris pour l'instant laissera plus tard la place au soleil.
Nous mettons notre GPS Garmin de randonnée à contribution mais à part une ligne fictive symbolisant la fameuse nationale et quelques points stratégiques enregistrés, aucun autre repère n'est disponible. Mais après tout, sans doute suffit-il tout simplement de suivre la Nationale à l'aide de quelques panneaux. Mais à Mada rien n'est simple et les panneaux, il ne faut pas trop y compter.
Bon, après une hésitation au premier rond-point, nous suivons grosso modo la ligne fictive du GPS et commençons la descente vers le Sud. Après la cohue de Tana, la nature reprend rapidement ses droits : collines, gros blocs de rochers ronds, villages traditionnels, maisons de brique ocre coiffées de chaume et… les rizières transformées en briqueteries à ciel ouvert après les moissons. Le dépaysement est total !
Certes la conduite demande beaucoup d'attention car ici les voitures bien que peu nombreuses partagent la route avec les vélos, les piétons, les charrettes à zébu et toutes sortes de chariots tout droit sortis de la débrouillardise malgache. Voici un exemple de chariot appelé varamba… composé d'une plateforme type palette montée sur un système ingénieux de roues en bois recouvertes de caoutchouc de pneus récupérés et cloutés sur la circonférence. Le tout sur des roulements à bille eux aussi d'occasion !
Il faut l'imaginer chargé à bloc et poussé dans les montées parfois par plusieurs personnes (hommes, femmes et enfants) puis transformé en skateboard dans les descentes.
La route est sinueuse. Nous passerons de 1200 mètres à Tana à 1500 mètres à Antsirabe au fil de montées et de descentes incessantes sans aucune ligne droite quasiment. A ce rythme, on ne roule pas vite, en moyenne 40 km/heure. "Mora mora" = doucement, doucement comme aiment à le répéter les Malgaches.
Les activités qui caractérisent les différentes régions changent au fur et à mesure de notre avancée. Après les rizières, place aux champs de légumes et aux monticules de carottes au bord de la route. Puis c'est au tour des pépinières et des expositions de plantes à fleur, puis le travail du raphia avec ses stands d'articles de vannerie. Un peu plus loin encore, ce sont les miniatures en bois qui ornent les étalages.
On traverse Behenjy, la ville qui ravitaille les restaurants de Tana en foie gras, puis Ambatolampy, celle où l'on fabrique toutes les marmites de Madagascar.
En cours de route, nous achetons cinq gros avocats et un panier de nèfles pour notre pique-nique. Vers midi nous atteignons Antsirabe, 200 000 habitants et pas loin de 10 000 pousse-pousse. Ancienne ville thermale au temps de la colonie, la ville reste aujourd'hui l'un des tout premiers centres industriels du pays grâce notamment à la bière produite localement par la brasserie Star, la THB (Three Horses Beer). Située à près de 1500 mètres d'altitude, c'est le point le plus froid de Madagascar.
Nous avons réservé une chambre d'hôte chez Couleur Café. J'avais repéré que c'était près de la gare et j'espérais qu'un panneau nous indiquerait au moins cet édifice. Que nenni, pas un seul indice !
Avec comme seul repère le point GPS de la propriété, nous tentons d'approcher par tâtonnements successifs, en tournant tantôt à droite, tantôt à gauche, tout en nous frayant un passage entre les piétons, les vélos et les pousse-pousse. Finalement notre stratégie paie… nous tombons pile dessus.
Couleur Café : autour d'un bel espace gazonné et fleuri, cinq petits bungalows en brique avec cheminée mêlant le style malgache à une décoration contemporaine. Nous sommes séduits !
Après un petit repos dans le jardin, il est temps de découvrir les alentours de la ville, notamment les deux lacs Andraikiba et Tritiva accessibles depuis la route allant à Morondava.
Au premier lac, nous ne faisons qu'une courte halte, histoire de…
Le deuxième lac se trouve à 11 km de piste du précédent. La progression est lente, il nous faut presque une heure pour parcourir la distance sur une mauvaise piste.
Un véritable patchwork de cultures maraîchères à perte de vue couvre la campagne au pied du lac !
Sur place, nous sommes accueillis par une nuée de vendeuses nous proposant chapeaux de paille et pierres semi-précieuses ainsi que par Jeannot qui s'improvise guide et qui nous réclame 20 000 ariarys (8 €) pour la visite. Le guide du Routard indiquait 3000 Ar par personne alors soit le fameux ouvrage n'est pas à jour, soit c'est l'inflation qui gagne du terrain, soit Jeannot a profité de notre générosité mais peu importe… c'est notre B.A du jour !
Quant aux vendeuses, nous leur promettons de leur acheter une bricole à notre retour. C'est sans doute pour être sûr de ne pas perdre leurs clients que tout ce petit monde ne nous lâche pas d'une semelle et c'est donc en procession que nous commençons le tour du lac.
Le lac Tritiva : un très beau lac d'origine volcanique, d'un bleu saisissant. Si profond et sans doute si fascinant que, d'après la légende, deux amants qui s'étaient vus refuser le mariage s'y seraient précipités et noyés.
La baignade est fady pour les locaux mais est néanmoins tolérée pour les étrangers. C'est ainsi que le commandant Cousteau a pu en explorer les profondeurs pour tenter de percer le mystère qui fait que curieusement le niveau d'eau baisse pendant la saison des pluies et remonte à la saison sèche.
Les bords du lacs sont couverts de pins, notamment des pins du Mexique introduits au début du XXème siècle. En février dernier, le cyclone Giovanna a d'ailleurs eu raison d'un certain nombre de ces arbres à la grande satisfaction des travailleurs du bois à qui cette opportunité offre un peu de travail.
Egalement, sur la rive, des lys sauvages… au port très délicat = Lilium formosanum
Et alors que nous poursuivons notre tour du lac, nous trouvons une chauve-souris prise dans les fils hyper solides d'une énorme toile d'araignée. Nous la libérons mais elle a déjà été sérieusement blessée par son agresseur, sans doute une néphile de Madagascar, une araignée inoffensive pour l'homme mais redoutable pour ses proies.
Au terme de la balade, un dernier coup d'œil au lac nous permet de constater que sa forme reproduit les contours de l'Afrique. Bluffant !
Alors que nous approchons de la voiture, les vendeuses reviennent à la charge. Littéralement assaillis, nous avons bien du mal à faire notre choix tellement elles sont pressantes.
Nous ferons deux heureuses : Bénéfice (un nom prédestiné !) à qui j'achète un chapeau de paille et une autre dame à qui Hervé achète deux petites ammonites et… malheureusement beaucoup de déçu(es) aussi car nous ne pouvons tout acheter. Une nouvelle fois, les villageois nous confirment que les touristes sont rares, nous avons été les premiers de la journée et… vu l'heure seront sans doute les seuls.
Avant de les quitter, une dernière photo en souvenir de ce groupe bien sympathique avec qui nous avons partagé un bon moment !
Nous retournons ensuite à Antsirabe par la même route en croisant beaucoup d'écoliers et de collégiens parcourant des kilomètres pour rentrer à leur domicile à la sortie des classes.
La fin de soirée est paisible mais fraîche, un bon feu crépite dans la cheminée de notre bungalow et pour le dîner, nous décidons de rester sur place. Couleur Café propose une restauration uniquement à ses hôtes (pas de restaurant ouvert à la clientèle extérieure). Nous goûtons un excellent filet de zébu, le service et la cuisine sont top. Nous sommes vraiment contents de notre choix !
Lac Tritiva

Ambaladingana, sous le soleil de Mada
J11 : Mercredi 6 juin 2012 Dès 8 heures, nous quittons Couleur Café après y avoir laissé notre sac de plongée que nous récupérerons à notre retour.
Le repérage dans Antsirabe est toujours empirique mais avec un peu d'aide locale, nous finissons par sortir de la ville… en même temps que les convois de zébus.
Notre randonnée initiale aux cascades de Fred est tombée à l'eau. En raison d'un changement de date, le guide n'était plus disponible et nous n'avons pas vraiment cherché ailleurs.
Notre étape du soir se fera à l'écolodge "sous le soleil de Mada" à Ambaladingana, distant de 115 km. En cours de route nous envisageons un éventuel arrêt à Ambositra (à 90 km) pour grimper au Mt Antety (1864 mètres d'altitude).
De fait, après les rizières aux abords d'Antsirabe, le paysage devient plus minéral et plus montagneux à l'approche d'Ambositra (prononcez Ambouchtr). Le ciel lui aussi devient changeant, de plus en plus nuageux jusqu'à donner de la pluie. Etonnant cet épisode dépressionnaire en pleine saison sèche… sans doute l'influence de la tempête tropicale Kuena stationnée à 1000 km au large des côtes nord-est de l'île entre le 5 et le 7 juin.
Dans ces conditions, inutile de nous attarder dans cette ville, les sommets sont dans la brume. Continuons plutôt jusqu'à notre étape finale où nous aviserons.
La traversée de la ville d'Ambositra n'est pas une mince affaire : tout le centre est congestionné. On se croirait un jour de foire ou de braderie en France. Serait-ce le jour du marché ? Même pas, c'est sans doute ainsi tous les jours. Nous espérons être enfin plus tranquilles quand nous aurons pris la piste à Ivato, à15 km au sud d'Ambositra vers la maison d'hôtes "sous le soleil de Mada".
Mais sur la piste aussi, il faut faire attention aux piétons…très nombreux. Ils ont souvent la mauvaise habitude de marcher sur les deux côtés de la voie, nous obligeant à quasiment nous arrêter à chaque fois qu'il faut les doubler ou les croiser. La progression est lente et prudente !
Au bout de 12 km, la pancarte du lodge indique que nous sommes arrivés et une fois de plus le point GPS extrapolé à partir des indications reçues est d'une extrême précision.
"Sous le soleil de Mada" : une dizaine de bungalows rustiques mais équipés de sanitaires privés, en bois d'eucalyptus, d'inspiration zafimaniry (les Zafimaniry font partie d'une ethnie malgache réfugiée dans la forêt et passée maître dans l'art du travail du bois).
Nous nous installons dans la case numéro 12. Il est tout juste midi.
La maison d'hôtes est celle de Marc et Brigitte. Partis de France pour un tour du monde, ils se sont arrêtés à Madagascar, leur première étape. Tombés amoureux de cette région, ils n'en ont plus bougé depuis.
Le lodge porte particulièrement bien son nom puisque, après la grisaille de la matinée, le soleil se montre dès notre arrivée. Une bonne occasion pour aller immédiatement découvrir les alentours avec Johnny qui nous sert de guide accompagné d'un des chiens de la maison.
Tout en suivant le toutou… Nous passons à proximité d'un tombeau Longeons des rizières à perte de vue Rencontrons des écoliers studieux installés dans une église depuis que leur école a été endommagée par le dernier cyclone. Puis après avoir traversé la rivière sur un petit pont de bois, croisons de jeunes orpailleuses, retournant laborieusement la terre en espérant y trouver quelques pépites, que dis-je, un peu de poudre d'or tout au plus !
En tout, deux heures de balade dans la campagne environnante avant de finir l'après-midi sur la terrasse du lodge… … à profiter tout simplement de la vue… … et à observer les allées et venues d'un corbeau-pie et d'un souimanga malgache .
Au coucher du soleil, la fraîcheur se confirme et c'est avec plaisir que nous nous retrouvons autour de la cheminée à bavarder avec Marc le patron, très sympathique et d'une extrême gentillesse.
A la nuit tombée, trois nouveaux hôtes nous rejoignent. Deux d'entre eux sont liés à l'hôtel Tsara Komba, "l'hôtel au luxe bienveillant" et à l'ONG "Des Villages et des Hommes" à l'initiative, en novembre 2011 à Paris, d'une vente aux enchères d'œuvres d'artistes malgaches destinée à financer un village sur l'île de Nosy Komba.
Le troisième est l'auteur, entre autres, du très bel ouvrage "Zafimaniry intime".
Tous ensemble, nous passons une excellente soirée autour du repas concocté par les jeunes employées du lodge : beignets d'aubergines, truffade + haricots verts et brochettes de zébu, fruits flambés. Sans oublier les rhums arrangés du patron !
Après un tel repas, il n'y a plus qu'à faire dodo. Dans notre cabanon rustique, pas de chauffage mais sous la couette, nous n'aurons pas froid.
Demain, nous avons prévu de découvrir un peu plus ce mystérieux pays Zafimaniry… en espérant qu'il fasse beau !
Chercheuses d'or

Antoetra - Ifasina : randonnée en pays Zafimaniry
J12 : Jeudi 7 juin 2012 En poussant le petit volet de notre cabanon ce matin, je m'aperçois qu'un épais brouillard enveloppe toute la vallée. Notre randonnée va-t-elle pouvoir être maintenue dans ces conditions ?
En tout cas, nous nous préparons comme prévu en espérant que le temps se lève. Vers 8 heures, nous sommes prêts à démarrer avec Johnny, notre petit guide d'hier. Une demi-heure de 4 x 4 nous conduit à Antoetra et il n'en faut pas davantage pour voir le soleil apparaître.
Le village d’Antoetra est le point de départ d’un vaste réseau de sentiers qui relient les villages Zafimaniry entre eux. Aujourd’hui, quelques 25 000 Zafimaniry vivent dans une centaine de villages et hameaux dispersés dans les montagnes de la région. Ils se sont établis là au dix-huitième siècle pour échapper à la circonscription militaire sous le règne de la reine Ranavola I et ont appris l'art du travail du bois. Leur savoir-faire est inscrit depuis 2008 au patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO.
Outre l'aspect culturel, la randonnée jusqu'à ces villages uniquement accessibles à pied est déjà un but en soi. Vu notre timing, c'est Ifasina à deux heures de marche qui s'y prête le mieux.
Notre arrivée à Antoetra ne passe bien sûr pas inaperçue. Quelques jeunes gens se déclarent d'emblée gardiens de voiture, d'autres nous proposent des articles en bois. C'est encore une fois en cortège que nous commençons notre balade. Mais à la sortie du village, tout ce petit monde se dégonfle et nous voilà seuls avec Johnny.
Laissant derrière nous les rizières entourant le village, nous attaquons rapidement une grosse montée. Alors quand arrive le premier replat, nous sommes contents de souffler un peu pour apprécier le paysage.
Un peu partout, nous verrons ces pierres dressées en hommage aux ancêtres.
Johnny 19 ans, chaussé de tongs, caracole devant nous !
Mais il a l'œil et ne manque pas de débusquer un caméléon, Furcifer latéralis, le caméléon le plus commun de l'île, reconnaissable à sa bande latérale claire et surtout à ses trois ocelles aux contours sombres situées sur ses flancs.
Un peu plus loin, il nous montre ce superbe criquet, un Pyrgomorphe (Phymateus saxosus) aux couleurs flamboyantes mais attention il est toxique !
Après avoir vaincu une deuxième colline, nous arrivons sur de grandes dalles granitiques (qui nous rappellent un peu les glacis des Seychelles) recouvertes de lichens et plantes grasses, notamment ces Kalanchoe pubescens.
Jolie vue dégagée vers les sommets plus au nord.
Le parcours s'enfonce ensuite dans des paysages plus montagneux…
Arrivés à un col, on distingue le village d'Ifasina au loin.
Une descente de 200 mètres de dénivelé assez raide et glissante par endroits nous conduit vers notre destination.
A l'orée du hameau, ce petit garçon attendant son père parti en forêt couper du bois nous regarde passer avec curiosité.
Plus loin, c'est une nuée d'enfants qui nous accueillent. Ils ne sont pas en classe, les instituteurs sont en grève dans tout le pays depuis plusieurs semaines pour dénoncer leur niveau de salaire. Les adultes, quant à eux, sont tous occupés à niveler un terrain pour construire un nouveau bâtiment scolaire.
Enfin voici le village, quelques dizaines de maisons en bois serrées les unes contre les autres, construites en bois précieux (palissandre) et assemblées sans clou ni vis, sur le principe de la mortaise.
Les portes et les volets sont entièrement couverts de motifs géométriques traditionnels : toiles d'araignée symbolisant les liens familiaux ou rayons de la ruche (alvéoles, losanges) représentant la vie communautaire.
Nous sommes introduits chez le doyen du village (89 ans) qui est aussi considéré comme le chef coutumier et à qui notre guide verse le droit d'entrée.
Johnny nous explique que l'agencement intérieur de la case répond à un code bien spécifique : un coin pour les ancêtres, un coin pour les ustensiles de cuisine et les provisions…
Ces maisons, comme toutes celles rencontrées sur les hauts-plateaux malgaches, n'ont pas de cheminée. L'intérieur est complètement enfumé, le plafond et les cloisons couverts de suie et l'air y est difficilement respirable. Dire qu'il y a 13 personnes qui vivent ici sur 6 mètres carrés au sol plus mezzanine.
Pendant que nous discutons, les trois petits enfants (ou arrières petits-enfants) du vieil homme nous rejoignent alors qu'au coin de la fenêtre, une autre petite fille nous guette timidement.
Ainsi va la vie dans un village Zafimaniry… dans un grand dénuement mais sans doute aussi dans un grand élan d'entraide… un monde totalement à part dans lequel nous ne nous sentons pas très à l'aise.
Alors c'est avec bonheur que nous retrouvons l'air frais de la montagne sur le chemin du retour. A 14 heures, nous sommes de retour à l'écolodge et une demi-heure plus tard, déjà sur le départ.
Direction la réserve privée de Ialatsara, à 82 km et deux heures de route environ.
Mais à peine parti, Hervé me passe le volant… il ne sent pas très bien. Sur la piste entre le lodge et la Nationale, tous les locaux que nous croisons me regardent avec étonnement. Dans ce pays, voir un vazaha conduire n'est pas commun, mais une vazaha, encore moins ! Je remarque un petit regard particulièrement complice de la part des femmes, une forme de solidarité féminine sans doute !
Bon, bref, je roulotte tant bien que mal sur cette piste en étant particulièrement vigilante en cas de doublement de piétons, ce qui veut dire, en permanence. Une fois sur la route Nationale, c'est un peu plus cool mais la concentration reste maximale. Attention aux croisements des poids lourds. Il faut, dans ce cas, bien ralentir ou parfois presque s'arrêter car la voie bien que nationale n'est pas très large. Attention aux semi-remorques qu'il faut doubler mais qui heureusement sont coopératifs et signalent quand la voie est libre. Attention aux taxis-brousse hyper chargés qui s'arrêtent sans prévenir. Attention aux poules, aux coqs, aux canards qui traversent la chaussée et même à la récolte de café qui sèche sur l'asphalte !
Enfin, attention aux nids-de-poule… d'autant que je transporte un malade. Mora… mora !
A ce rythme, nous arrivons à destination à 17 heures et prenons nos quartiers au Lémur Forest Camp tout juste avant la tombée de la nuit.
Chez les Zafimaniry

Réserve privée de Ialatsana : une étape dans la forêt
J12 (07/06/12)… suite
Le Lemur Forest Camp est un site écotouristique situé entre Ambositra (85 km) et Fianarantsoa (65 km), quelques kilomètres avant le village d'Ambohimahasoa. Il se tient à l'intérieur de la réserve d'Ialatsara où se trouve une des dernières forêts humides d'altitude (1000 à 1500 mètres) de la région sur une étendue de 2500 hectares, dont 1000 ha de forêt primaire. Créée en 2002, la réserve (auparavant rattachée au parc national de Ranomafana) est gérée par un couple franco-malgache, Bérénice et Daniel Rajaona, en partenariat avec le Ministère des Eaux et Forêts de Madagascar. Leur action vise à préserver les derniers lambeaux de forêt primaire présents à Ialatsara et la biodiversité du site avec 6 espèces de lémuriens, 7 espèces de caméléons et une grande variété d'oiseaux, de reptiles, et d'orchidées. L'hébergement rustique, très rustique se fait soit dans des tentes fixes en toile et bois avec sanitaires partagés ou depuis peu dans de petits bungalows en bois avec sanitaires privés mais non pourvus d'eau courante pour l'instant (eau au broc et douche au seau). Pas d'électricité sauf dans la salle commune en soirée.
C'est dans un de ces bungalows de dernière génération que nous nous installons. Nous serons les seuls hôtes du camp ce soir-là.
Hervé se sent un peu mieux, cela tombe bien car à 18 heures, Daniel nous attend pour une visite nocturne dont l'objectif principal est l'observation d'un petit lémurien nocturne, le microcèbe roux. D'ailleurs, en voici un, attiré par un peu de banane écrasée. L'apparition est furtive ! Microcebus rufus
La promenade de nuit se poursuit… et voilà un caméléon en train de dormir : un Calumna gastrotaenia ! 909
Gastro… quoi ? En tout cas, le mal dont souffre Hervé le reprend subitement, il est obligé de regagner la chambre dont il ne ressortira pas avant le lendemain matin. Je finis la balade toute seule et verrai encore d'autres animaux endormis : caméléons, criquet et oiseau.
Je commande ensuite deux seaux d'eau chaude pour la douche. Hervé est mal en point. Spontanément, Daniel lui fait préparer une thermos de tisane, une décoction de feuilles de Harungana madagascariensis, censée stimuler les fonctions digestives, apaiser les douleurs intestinales et gastriques. Espérons qu'elle puisse le soulager !
Dans ces conditions, je dîne en tête à tête avec Daniel, l'occasion d'échanger sur mes premières impressions malgaches autour d'un délicieux repas préparé à base de produits du jardin et de la ferme (car le camp assure pratiquement son autosubsistance). Au dessert, un crumble à l'ananas dont je raffole tout particulièrement.
Pour demain matin, je prévois une randonnée dans la réserve à la rencontre des lémuriens… du moins si le malade est rétabli.
J 13 : Vendredi 8 juin 2012
Réveil avec le chant du coq et le braiement d'un âne (oui, le camp compte également une ferme) et par le ruissellement de l'eau sur le toit du bungalow. Il ne pleut pas mais nous sommes au cœur d'une forêt tropicale humide… très humide !
Grâce à la décoction de Harungana, notre malade se sent beaucoup mieux. Ouf, nous pouvons confirmer la balade de ce matin en souhaitant être de retour à 11 heures car une longue route nous attend.
Daniel envoie immédiatement ses pisteurs dans la forêt, ils sont chargés de repérer pour nous les groupes de lémuriens. Après le petit déjeuner agrémenté de jus et de confitures maison (quel délice !), nous explorons un peu les alentours du camp en attendant notre guide.
Un petit coup d'œil au jardin où cette Poinsettia ou Euphorbia pulcherrima(en rouge) fait bon ménage avec cette Astéracée, Ageratum conyzoïdes, en mauve.
Un autre coup d'œil sur les arbustes et là, coup de chance, pour la première fois depuis notre arrivée à Mada, Hervé tombe lui-même sur un caméléon, probablement un Calumna brevicorne, reconnaissable à ses larges lobes occipitaux en forme d'oreilles d'éléphant.
Moi aussi je me mets à balayer du regard les fourrés et comble de chance trouve un deuxième caméléon. C'est un Calumna nasutum, facilement reconnaissable à son appendice nasal. Qu'il est mignon !
Enfin, jamais deux sans trois… voilà que nous en trouvons encore un troisième, sans doute Calumna gastrotaenia (comme celui vu hier soir en train de dormir).
Côté caméléons, nous n'avons pas perdu notre matinée. Espérons autant de chance avec les lémuriens. Les pisteurs sont en place, on peut y aller ! C'est Massane qui nous accompagne et nous sert de guide.
Nous traversons d'abord une forêt artificielle composée essentiellement d'eucalyptus, de pins d'Argentine et du Mexique, plantés dans la première moitié du vingtième siècle suite à la destruction de la forêt originelle puis arrivons dans un lambeau de forêt primaire, beaucoup plus dense.
Le guide qui connaît le moindre recoin de la réserve nous déniche une nième espèce de caméléons, un couple de Brookesia thieli. Les Brookesia sont les plus petits caméléons du monde, ils mesurent de 6 à 9 centimètres. Lents de nature, ils se déplacent peu, ce qui explique sans doute la facilité pour notre guide à les trouver. Ils vivent au sol ou sur des branches basses.
Un peu plus loin, Massane commence à appeler ses collègues et se dirige au son de leurs réponses. Rapidement, nous quittons tout sentier pour nous diriger vers le fond de la vallée. A coup de machette, les pisteurs nous fraient un passage dans la végétation. Ils ont repéré deux groupes de lémuriens, quatre individus d'un côté et deux de l'autre.
Nous approchons doucement et les découvrons d'abord très haut dans la canopée. Ce sont des propithèques diadème de Milne-Edwards (Propitechus edwardsi), reconnaissables à leur pelage brun foncé et à la tache claire en forme de papillon qu'ils arborent sur le dos.
En quelques bonds très aériens, l'un d'eux plus téméraire descend progressivement de plusieurs étages pour poser pour la photo. Nous sommes aux anges !
Nous ne nous lassons pas du spectacle mais l'heure tourne et si nous voulons tenir notre horaire, il est temps de penser au retour. Afin de rentrer plus rapidement, nous nous dirigeons avec notre GPS vers la route Nationale que nous remontons jusqu'au camp.
En cours de route et alors qu'à cette saison (hiver), la végétation florale est en dormance, nous avons la chance (aujourd'hui c'est jour de chance !) de voir cette orchidée au labelle quadrilobé d'un blanc éclatant avec une base légèrement rosée… Oeonia rosea.
Ainsi que cette autre… à déterminer !
11 heures : nous sommes pile dans les temps et quittons le Lemur Forest Camp pour le Catta Camp dans la vallée du Tsaranoro, soit 156 km de Nationale suivis de 20 km de piste. Un parcours estimé à 5 heures au minimum.
Alors en route !
Je ne vous ai pas encore parlé des contrôles de police. Les gendarmes ou les policiers sont postés presque à chaque entrée ou sortie de localité sur l'ensemble de la Nationale. Ils traquent particulièrement les taxis-brousse surchargés mais aussi les voitures particulières, à la recherche de la moindre faille. Le litige se règle en général non pas par une amende mais par le versement d'un bakchich. Interrogé à ce sujet, Rodolphe notre loueur nous avait dit que nous pourrions être confrontés à ce type de pratique.
Mais curieusement, depuis notre départ de Tana, à l'approche de chaque point de contrôle, les policiers nous faisaient aimablement signe de passer. Nous pensions qu'en tant que touristes nous étions privilégiés. Mais d'autres touristes véhiculés par des chauffeurs nous ont raconté avoir été arrêtés et le chauffeur obligé de glisser un petit billet aux policiers. Alors sans doute nous prenait-on pour des résidents français à Mada (les résidents ne s'arrêtent pas aux contrôles, paraît-il). Bref, pour l'instant, nous étions chanceux et espérions continuer à passer au travers.
Mais 6 km après notre départ, à la sortie de la petite ville de Ambohimahasoa, cette fois-ci, pas de chance, on nous arrête. Contrôle des papiers d'identité et des papiers du véhicule. Le flic nous dit qu'il manque la carte violette et que nous sommes donc en infraction. Hervé se dit prêt à payer une amende officielle avec un reçu (qu'on se ferait ensuite rembourser par le loueur) mais notre homme n'a aucune véritable intention de dresser un PV. Après ½ heure de tergiversation ou il nous menace de nous confisquer les papiers du véhicule, il nous fait comprendre que l'affaire peut être close avec 20000 ariarys. L'équivalent de huit euros, qui, pour lui représente un juteux bakchich quand on sait que le salaire moyen de base est de 40 euros.
Le loueur nous dira plus tard que cette carte a été remplacée récemment par un autre document qui était bien en notre possession.
Cette expérience nous refroidit un peu et nous laisse perplexe quant au degré de corruption à tous les échelons. Heureusement que les paysages nous font vite oublier cette désagréable sensation.
A Fianarantsoa (Fianar pour raccourcir), nous faisons le plein de carburant et quelques petites courses (gâteaux secs, fromage à tartiner...). Nous sommes très agréablement surpris par la consommation du 4 x 4 : 11 à 12 litres au 100, ce qui est très peu pour un véhicule de ce type. C'est vrai aussi que nous roulons mora, mora.
Après Fianar, on commence à voir les contreforts du massif de l'Andringitra et quelques dizaines de km plus loin, dans une grande descente, la vallée d'Ambalavao s'ouvre soudainement comme un décor de western… magique !
Ambalavao : nichée au fond d'un cirque montagneux, la petite ville vit sous l'influence du Sud qui commence ici. Il y fait déjà plus chaud, les alentours sont désertiques et rugueux. Nous sommes passés de 1300 à 1000 mètres d'altitude.
La région est aussi la plaque tournante du commerce du zébu. Tous les mercredis a lieu ici un grand marché aux zébus. Les troupeaux, nous ne tardons pas à les croiser, ils se suivent sur des kilomètres… avec des dizaines et des dizaines de bêtes qui vont d'ailleurs nous ralentir un peu.
Il est 16 heures, nous quittons la route principale à 37 km au sud d'Ambalavao. Il nous reste une bonne vingtaine de km de piste jusqu'à notre destination finale.
Après avoir payé un petit droit de passage dans deux villages successifs, les choses sérieuses commencent. Hervé passe en mode 4 x 4 et se fait plaisir avec du franchissement. La piste est mauvaise avec des passages délicats mais notre tacot assure largement.
La vallée est très belle, ponctuée ça et là de petites maisons aux toits de chaume.
Comme à chaque fois, les coordonnées GPS sont parfaitement exactes. Il est 17 heures quand nous arrivons à destination, tout juste avant le coucher du soleil. Ouf, quelle journée !
Caméléons Brookesia

Vallée du Tsaranoro, à l'assaut du Caméléon
J13 (08/06/12)… fin de journée
Dans cette vallée du Tsaranoro, au pied de la falaise du même nom, le Camp Catta propose plusieurs types d'hébergements pour tout budget : camping autonome, tentes équipées, bungalows "village" (pour 2) avec sanitaires privés ou partagés et bungalows "confort" avec sanitaires privés (jusqu'à 6 personnes).
Comme nous y passons trois nuits autant nous installer confortablement dans un bungalow… spacieux ! Nous adorons !
La structure est idéale pour les amoureux de la nature, du sport et de l'aventure. Nous on se contentera de l'option nature car en dehors des randonnées, ici on peut faire de l'escalade, du parapente et du base jump.
A ce compte-là, on s'attendait à y trouver une clientèle jeune et sportive. Or ce soir, sur 6 clients, nous sommes les plus jeunes !
Avant le dîner, nous organisons la journée de demain en prévoyant une randonnée de 6 heures A/R avec 600 mètres de dénivelé vers ce drôle de sommet dominant le village… de son nom malgache "Langera" (= pelle) mais rebaptisé par les vazahas "Caméléon" du fait de sa ressemblance, vu depuis le Camp.
C'est Jean Paul, le chef des guides qui est chargé de nous accompagner.
Mais pour l'instant, passons à table. Un repas à trois plats très, (trop ?) copieux et qui n'a pas la saveur et la finesse des dîners précédents. Pour moi, tout particulièrement, bien qu'ayant à peine picoré, ce dîner ne passe pas. Hervé m'aurait-il transmis son virus ?
Je suis malade toute la nuit.
J14 : Samedi 9 juin 2012
Ce matin il m'est impossible de mettre un pied devant l'autre. Hervé va prendre le petit déjeuner tout seul. Décidément, pendant ce voyage, nous aurons eu chacun notre moment de solitude !
J'apprécierais bien une tisane de Harungana mais Hervé a déjà bien du mal à obtenir une tasse de thé. Je l'avale avec difficulté puis me traîne du lit à la salle de bains et de la salle de bains au lit.
Mais impossible de résister davantage à ce franc soleil. Alors je décide de sortir malgré tout. Bon, atteindre le Caméléon avec ses 600 mètres de dénivelé me semble utopique mais peut-être pourrions nous aller jusqu'à la piscine naturelle.
En passant devant la réception, nous annulons la sortie prévue (JP, le guide, fait la tête). Pour aller tout simplement jusqu'à la piscine, un guide nous semble superflu. Hors parc national, le guidage n'est pas obligatoire.
J'avance un peu au radar mais au bout d'une demi-heure, nous voilà déjà à la piscine.
Je trempe mes mains dans l'eau puis recharge les batteries à l'ombre d'un rocher. Nous sommes bientôt rejoints par deux filles et leur guide qui, au gré de nos arrêts respectifs, nous suivront ou nous devanceront selon le cas.
La montée commence alors… d'abord en douceur. En nous retournant, nous apercevons la paroi de granit du Tsaranoro comme repeinte en jaune et vert…
L'œuvre d'un géant peut-être ?
En tout cas, ces paysages majestueux me donnent des ailes et puisque je ne vais pas trop mal, continuons encore un peu… en direction du Caméléon.
Le sentier suit de petits canaux d'irrigation qui sont à l'origine des effondrements de terrain, formant des sortes de crevasses appelées ici lavaka.
De fil en aiguille, je finis pas atteindre 250 mètres de dénivelé (pour une malade ce n'est pas si mal) mais plus on progresse, plus je suis obligée de me reposer souvent.
Là, je mets mes dernière forces dans la bataille puis je capitule !
250 mètres de dénivelé, ce sera mon record du jour ! Après, je laisse Hervé poursuivre tout seul car il a trop envie d'atteindre le sommet. Il part sans eau (c'est moi qui garde la bouteille, je suis malade !). Tranquillement, je rebrousse chemin jusqu'au camp que j'atteins à 13 heures.
Pendant ce temps, mon homme suit le sentier où je l'ai laissé mais curieusement, celui-ci descend. Il atteint presque la rivière quand il réalise que ce n'est vraiment pas normal. Il revient alors sur ses pas, décidé à abandonner toute idée d'achever la randonnée. Mais finalement en revenant un peu sur ses pas, il finit par découvrir une petite sente à peine tracée qui lui avait échappé… et cette fois-ci, il commence à véritablement prendre de l'altitude.
Ça grimpe dur, c'est bon signe, la crête n'est pas loin. Tiens Obélix serait-il passé par ici ;)
Les filles (celles qui nous suivaient et qui ensuite nous ont dépassé) et leur guide sont déjà en bonne place. Pour les rejoindre, il reste à Hervé à vaincre son vertige pour passer sur l'arête finale qui correspond au "dos du caméléon", un passage aérien à la façon d'Angel's Landing (pour les connaisseurs de Zion UT)
Au bout du bout, c'est la récompense avec une vue à couper le souffle et à vous donner le tournis… sur les prestigieux sommets environnants, le massif du Tsaranoro, la Porte du Sud, la Pyramide, le Dondy, le parc national de l'Andringitra et le pic Boby.
Auprès des filles, notre héros du jour trouve de l'eau (ouf, car il est presque déshydraté). Elles lui proposent aussi de partager leur pique-nique mais la salade de pâtes, non merci, ce n'est pas son truc !
Mais une petite photo lui ferait bien plaisir.
Pendant ce temps, revenue à bon port, je m'installe devant notre bungalow, scrute le sommet du Caméléon et semble distinguer des formes aller et venir là-haut. Peut-être à ce moment-là était-ce Hervé que j'ai vu faire cette photo au téléobjectif ! En tout cas, on aperçoit parfaitement notre petite maisonnette ainsi que notre 4 x 4.
Bien ragaillardi, le courageux randonneur commence à présent la descente. Cette randonnée telle qu'elle est préconisée par les documents du Camp est une boucle. La descente se fait par le côté opposé et le retour par le village de Morarano. Hervé préfère, quant à lui, revenir par le même chemin qu'à l'aller car il se demande si je ne l'attends pas quelque part sur le parcours.
Progressivement, en perdant de l'altitude, les formes gagnent en rondeur et en douceur !
Pendant le trajet du retour, flore et faune endémiques n'échappent pas au photographe. Euphorbia milii Aloes capitata Pachypodium
Puis en traversant la forêt, il se donne du mal à repérer ces lémuriens, bien cachés dans les arbres.
A ce moment-là, il ne sait pas encore qu'il n'est pas nécessaire de s'enfoncer dans la forêt pour en apercevoir. Quelle ne fut sa surprise d'en trouver un, gardien de notre bungalow (le n° 11) à son arrivée.
Et il n'a pas encore vu tous les autres, tous ceux installés sur le toit de notre maison ainsi que dans les arbres aux alentours. Le Camp Catta ne s'appelle pas ainsi pour rien, il abrite une colonie de cette espèce qui vivait sans doute déjà là avant la construction de la structure.
Observer les lémuriens et profiter du paysage de la vallée en face de nous seront les deux occupations de cette fin d'après-midi… jusqu'au coucher du soleil !
Je commence à aller mieux ce soir. Certes je fais encore attention à mon régime mais j'apprécie davantage le dîner. Pour demain, nous planifions une nouvelle randonnée vers l'Envers du Tsaranoro. Randonnée estimée à 6 à 8 heures avec un peu moins de 1000 mètres de dénivelé.
C'est Doris qui est désigné pour nous accompagner, ça nous convient bien car avec JP, nous n'accrochons pas vraiment.
Avec l'arrivée des deux jeunes filles croisées au Caméléon et celle d'un jeune couple anglais, la moyenne d'âge est plus basse. Nous voilà les plus vieux ce soir ;-) mais toujours pas plus de six clients.
J'espère vraiment pouvoir mener la randonnée au bout demain.
Vers le sommet du Caméléon

L'envers du Tsaranoro
J15 : Dimanche 10 juin 2012
En tirant les rideaux ce matin, j'assiste, attendrie, au difficile réveil de deux makis catta blottis l'un contre l'autre dans le pin devant notre fenêtre.
Moi, je me sens en forme. Ne perdons pas de temps. Dès la fin du petit déjeuner, nous nous mettons en marche, accompagné du jeune guide-stagiaire Doris. Il nous explique être en plein apprentissage de sa fonction, nous priant d'être indulgents avec ses connaissances. Pas de problème, il nous paraît sérieux, modeste et sympa, c'est l'essentiel.
Altitude de départ : 930 mètres au Camp Catta.
Comme hier, nous traversons d'abord la forêt d'où dépasse l'imposante paroi du Tsaranoro !
L'appellation du massif proviendrait des prénoms des deux filles du roi Bara, Tsara et Noro, exécutées dans la forêt au pied des falaises où elles s'étaient cachées pour échapper aux soldats du roi de Tana. Une triste histoire !
La montée commence alors à travers des prairies herbeuses sur lesquelles le soleil tape déjà fort alors qu'il n'est pas 9 heures.
Une très légère brise fait onduler les plumeaux carmin des herbes entre lesquelles se cachent pudiquement les bourgeons floraux des aloès.
Bientôt, le pied de la falaise est atteint. Les 800 mètres qui séparent le pied du sommet nous donnent le vertige. Il est 9 heures : première pause à l'ombre bienfaisante d'un arbre à 1157 mètres d'altitude. Gain : 230 mètres depuis le départ.
Et premier point de vue sur le Dôme noir (au premier plan), le Dondy et la chaine montagneuse de l'Andringitra (en face)… jusqu'à la vallée.
Nous contournons ensuite le pied de la falaise par le sud, nous dirigeant vers une forêt de palmiers et de fougères située dans un couloir entre deux dômes granitiques. La fente dans la montagne est un lieu de sépulture.
Etonnante, cette forêt de palmiers… sans doute ce qu'on appelle un forêt tropicale d'altitude. L'avantage est qu'il y fait plus frais, ça fait du bien.
C'est l'occasion d'une deuxième pause. Il est 10 heures, nous sommes à 1406 mètres d'altitude. Gain depuis le départ : 470 mètres.
Ça grimpe plus fort à présent… Le paysage devient plus minéral. Le cheminement se fait sur de grandes dalles granitiques couvertes de plantes grasses, aloès, pachypodiums et notamment ces kalanchoes toutes velues, une pilosité qui leur permet de stocker l'humidité de la rosée matinale… Kalanchoe tomentosa
11 heures : je réclame une troisième pause. Nous sommes à 1673 mètres d'altitude. Gain depuis le départ : 750 mètres.
Dernier effort sur des dalles particulièrement raides, d'autant qu'en levant la tête, on avait l'impression que le sommet était tout proche.
En fait, il y a un étage de plus… et encore autant de gouttes de sueur pour enfin atteindre le sommet. Il est 11 h 26, altitude 1822 mètres. Gain depuis le départ : 892 mètres.
D'ici la vue s'ouvre à l'ouest sur la vallée de Bedita et la montagne du Bonnet de l'évêque sur le trajet de la Nationale 7 vers le sud. Au nord, on aperçoit la Porte du Sud et Vohitsoaka, le village que nous avions traversé en quittant la N 7. A l'est, le Tsaranoro Be (ou grand Tsaranoro) et le Tsaranoro Atsimo (ou Tsaranoro Sud).
Devant cette vue panoramique, un lézard s'invite à notre pique-nique… il y a des miettes à récupérer…Oplurus quadrimaculus, une espèce commune dans l'Andringitra, reconnaissable à ses 4 ocelles noirs sur chaque flanc.
Pour nous, il est prévu de rentrer par le même chemin. Néanmoins, il existe une autre alternative. C'est celle que vont tenter les deux filles que nous avons rencontrées hier au Caméléon. Accompagnées d'un guide et de deux porteurs, elles quitteront Camp Catta en fin de matinée pour monter ici à l'envers du Tsaranoro où elles passeront la nuit. Le lendemain matin, elles feront la descente via le grand tour du Tsaranoro et la descente avec cordes fixes et rappel de la falaise du Karambony. Avis aux amateurs… plus aventureux !
Alors avant de redescendre, Doris nous emmène explorer le plateau et nous montrer le passage que vont emprunter nos aventurières.
Un plateau riche en boulders et blocs granitiques variés, titillant notre imagination ! Alors ici un petit coup de main à Obélix pour soutenir ce menhir ! Là, une prairie dans lequel on verrait bien surgir quelques dinosaures… un petit air de Devil's Lane Utah! A moins que ce ne soit le lieu de prédilection de quelque Martien nous envoyant de drôles de messages à travers ces herbes enroulées ! Ou encore un endroit un peu magique où les arbres doivent percer la pierre pour pouvoir croître !
En tout cas, une végétation très particulière avec ces euphorbes coralliformes, aux rameaux en chapelets de saucisse… Euphorbia alluaudi
Et avec cette autre curiosité botanique appelée par les locaux "pattes de poule" (nom scientifique non trouvé)
Décidément, l'envers du Tsaranoro nous aura réservé bien des surprises et ce n'est pas fini. Côté bêbêtes, nous découvrons un scarabée et deux criquets dont l'un déjà observé du côté du pays Zaf' mais je ne peux m'empêcher de vous le montrer à nouveau : il est tellement beau !
La descente nous prendra deux heures. A mi-chemin, nous ne manquons pas de rencontrer d'abord les deux porteurs lourdement chargés, chacun portant un barda de 70 kg sur le dos… puis les deux filles accompagnées du guide.
Après un brin de causette avec elles, nous sommes de retour au camp vers 15 heures… enchantés de notre journée.
La fin de soirée est à nouveau contemplative, on ne se lasse pas de la superbe vue sur la vallée et surtout des cabrioles des lémuriens.
C'est bientôt la fin de notre voyage. Demain il faut entamer le trajet retour. La vallée du Tsaranoro aura été le point de notre parcours, le plus au sud. Ces deux journées au Camp Catta resteront nos coups de cœur "côté terre".
Vallée du Tsaranoro

Retour à Tananarive
J16 : Lundi 11 juin 2012 Notre vol retour est prévu dans moins de 48 heures à présent. Le trajet vers la capitale s'effectuera en deux étapes : Camp Catta à Antsirabe aujourd'hui et Antsirabe à Tana demain.
370 kilomètres dont 20 de piste nous séparent de notre destination de ce soir. Dans l'absolu, pas grand chose mais à Mada, nous avons estimé le trajet à 8/10 heures.
Alors petit déjeuner dès 6 heures et départ dans la foulée à 7 heures en commençant par la vingtaine de kilomètres de piste jusqu'à la Nationale.
Les locaux sont déjà en route un peu partout dans la campagne.
A peine partis, nous apercevons une jeune femme qui se met à courir sur une piste perpendiculaire à celle que nous empruntons. Visiblement, elle apprécierait d'être véhiculée. Nous stoppons… d'autant qu'elle me paraît enceinte. Alors qu'elle grimpe, complètement essoufflée mais soulagée, dans le véhicule, nous découvrons que c'est un nourrisson qu'elle abrite sous ses effets. Nous déposons la jeune maman et son bébé dans le premier village sur notre trajet, à Vohitsaoka. Cela lui aura fait gagner une dizaine de kilomètres, soit 3 bonnes heures de marche.
8 heures : ça y est, nous sommes sur la N 7 avec son flot de poids lourds, de taxis brousse, de piétons, de vélos, de poules et de canards mais bien plus que le trafic (ce à quoi nous commençons à être habitués), ce sont les contrôles de police que nous redoutons après le désagréable racket que nous avons subi à l'aller.
Ça ne loupe pas. Dans la première localité traversée, un policier nous fait signe de nous arrêter. Avec une bonne dose de culot, Hervé affirme qu'il vient d'être contrôlé peu de temps avant et que tout est en règle. "Très bien, Monsieur, alors circulez !" nous répond-il. Ouf !
Après Ambalavao, sur le fameux plateau du zébu, la route couverte de bouses laisse bientôt apparaître le cortège des troupeaux. Mais ils sont moins nombreux qu'à notre précédent passage.
10 heures : nous atteignons Fianar après 3 heures de route (depuis le départ) et 110 km, soit une moyenne de moins de 40 km/heure. Mais entre Camp Catta et Fianar nous avons mis aujourd'hui une heure de moins que lors de notre trajet aller. Une bonne nouvelle !
60 kilomètres plus loin, nous sommes particulièrement tendus à l'approche d'Ambohimahasoa, le village où on s'était fait contrôler à l'aller. Au point de contrôle, le flic (pas le même que le fois précédente) nous fait signe de nous arrêter puis aussitôt signe de circuler. Ouf, ouf, et re-ouf. Aux contrôles suivants, nous adoptons un air détaché et passons notre chemin.
Nous nous accordons un petit arrêt pour manger un morceau rapidement, debout, derrière notre véhicule et partageons un gros ananas avec des locaux surpris. Nous repartons aussitôt. Je dis "nous" mais en réalité, c'est Hervé qui est au volant depuis six heures d'affilée et alors qu'il est plus 13 heures, il a besoin d'une bonne dose de caféine… alors un expresso, s'il vous plaît !
Heureusement, dans la ville d'Ambositra, assez touristique, un tel breuvage devrait être disponible. A la sortie de l'agglomération, le Motel Violette tombe à point. Alors que nous sirotons un bon expresso servi avec un petit chocolat Robert sur la terrasse, nous assistons à une scène d'un autre temps… à l'étage inférieur, une employée en train de faire du repassage avec un fer comme celui utilisé non par nos grands-mères, mais par nos arrière-grands-mères, un fer chargé de braises !
14 heures. Après cet intermède divertissant, je prends le volant pour les 90 derniers kilomètres, il manque environ deux heures jusqu'à notre destination finale.
J'ai maintenant le véhicule bien en main. A force, on s'habitue aux gens qui marchent sur la route, à la conduite des taxis-brousse qui font des écarts pour éviter les nids-de-poule, à la conduite malgache qui veut que le premier qui arrive sur un obstacle double (l'autre s'adapte). Mais il n'y a aucune agitation, aucune frénésie, tout se passe mora mora (doucement).
Alors c'est parfaitement détendus, en écoutant la seule cassette disponible dans la voiture, celle de Francis Cabrel, que nous abordons la grouillante Antsirabe, comme de vieux briscards que la circulation n'impressionne plus.
Après un dernier crochet par la Chocolatière (pour faire le plein de chocolats Robert !), nous passons le portail de Couleur Café vers 16 heures après 9 heures de route soit une moyenne de 40 km/heure. Nous avons très, très bien roulé !
Ayant hésité à dîner en ville (le restaurant Pousse-Pousse nous disait bien), nous ne pouvons finalement résister au calme de la maison d'hôtes et surtout à son menu particulièrement alléchant ce soir : foie gras, cuisse de canard sauce vanille, ananas caramélisé et glace. Divin !
J 17 : Mardi 12 juin 2012
Notre vol est prévu à 21 h 30 à Tananarive. 180 kilomètres nous séparent de la capitale, soit 3 à 4 heures de route. Nous avons par conséquent de la marge mais sait-on jamais, il vaut mieux ne pas s'attarder à Antsirabe et prendre directement la route vers Tana.
Jouets en bois, objets en raphia, gamelles en aluminium, fleurs en pots, monticules de légumes… comme à l'aller, nous voyons défiler sur les étalages au bord de la route ce que chaque région produit de mieux.
Vers midi, nous atteignons déjà la capitale. L'activité est à son comble mais la traversée de la ville ne pose pas de problème majeur. Néanmoins, en raison de tout ce qu'on avait pu lire sur le degré d'insécurité dans la capitale, nous prenons le soin de verrouiller les portières.
C'est l'heure du déjeuner alors pourquoi ne pas retourner au restaurant du Sakamanga. Trouver à se garer dans ce quartier du centre-ville n'est pas évident mais on a fini par y arriver. L'ambiance détendue du Sakamanga, le service efficace et le repas excellent font oublier le tumulte extérieur. Une pause agréable !
Il nous reste tout l'après-midi à occuper et comme nous n'avions pas envie de nous promener en ville, j'avais repéré, pas très loin de l'aéroport, le parc zoologique de Croc Farm.
Autant retrouver l'hotel Sakamanga n'a pas posé de problème, autant sortir du centre et nous diriger vers l'aéroport n'a pas été simple. La tactique a été de nous arrêter dans chaque rue auprès d'un taxi pour nous faire confirmer le trajet.
Heureusement rapidement nous arrivons en terrain connu (des repères pris à l'aller) et alors tout droit jusqu'à l'aéroport.
Pour atteindre Croc farm, il faut prendre une piste à gauche un peu avant l'aéroport mais il faut être très attentif pour ne pas la louper.
La vocation première de Croc Farm est l'élevage des crocodiles du Nil. Faisant deux pierres d'un coup, le parc abrite également quelques lémuriens en liberté et dans des vivariums, quelques spécimens de la faune malgache : caméléons, grenouilles, serpents…
L'attraction principale : les crocodiles du Nil. Dans un vivarium, un caméléon de Parson, le plus grand caméléon de Madagascar. L'adulte mâle peut atteindre 60 cm.
Et en liberté une colonie de propithèques (ou sifaka) de Verreaux... adorables !
Une façon sympa de tuer le temps en attendant notre avion !
Rodolphe vient réceptionner le véhicule à l'aéroport, rien à redire. Le vol direct pour Paris s'est transformé en vol avec escale à Marseille, deux heures d'attente sans pouvoir sortir de l'appareil… dommage, on aurait bien aimé se dégourdir les jambes après une nuit dans l'avion pendant laquelle nous avons d'ailleurs bien dormi.
C'est en forme et avec des images de lémuriens et de caméléons plein les yeux que nous atterrissons à Paris vers 11 heures du matin.
Sur la Nationale 7

En conclusion...
Impressions générales
Un voyage court, trop court sans doute, pour vraiment prendre la mesure de toute l'originalité de ce pays. Alors nous espérons y retourner un jour pour explorer d'autres points d'intérêt : le massif de l'Isalo ou Colorado malgache, les étendues de baobabs du Sud-Ouest, les flèches élancées des Tsingy de Bemaraha et pourquoi pas la baie de Diego, l'île de Ste Marie… bref, il reste de quoi programmer plusieurs voyages !
Néanmoins, ces deux parties très différentes, l'une côté mer et l'autre côté terre, ont été très complémentaires. C'est comme si on avait fait deux voyages en un.
Côté mer, nous ne pouvions pas mieux tomber en choisissant la petite île de Sakatia. Son emplacement, son calme, la qualité des prestations et des plongées du Sakatia Lodge ont répondu en tout point à nos attentes. Nous avons pu constater que les fonds sous-marins sont restés exceptionnels, ce qui est plutôt rare quand on retourne sur un site qu'on a connu plusieurs dizaines d'années auparavant. Un bon point !
Côté terre, notre coup de cœur va à la vallée de Tsaranoro avec deux belles randonnées dans un environnement exceptionnel. Mais nous avons également apprécié nos autres points de chute, tous situés en pleine nature et prétextes à beaucoup de découvertes naturalistes, côté faune et côté flore.
Mais plus que les paysages et bien davantage que lors de nos précédents voyages, ce sont les scènes de vie qui nous ont le plus marqués. Nous pensons souvent à toutes ces femmes portant de lourdes charges sur leur tête, ces jeunes filles et ces fillettes en train de remuer la terre pour y trouver un peu de poudre d'or, ces paysans courbés dans les rizières ou labourant leurs champs à la charrue, ces enfants s'amusant avec un bidon en plastique ou un vieux pneu et… en général à tous ces gens marchant toute la journée sur le bord des routes. En tout cas un peuple attachant, travailleur, qui force le respect !
Car Madagascar, c'est aussi une réalité sociale et économique avec une pauvreté omniprésente (60% des habitants vit avec moins d'un euro par jour), une démographie galopante (45 % de la population a moins de 14 ans) entraînant une accélération de la déforestation, le tout sur fond de crises politiques successives.
Dans ce contexte, le touriste est très sollicité - mais pas harcelé - pour l'achat de souvenirs ou la proposition de services. Une des seules manières pour beaucoup de Malgaches de gagner leur vie.
Espérons qu'un jour le pays puisse s'en sortir car il le mérite !
Le véhicule loué, la conduite, la sécurité !
Louer un véhicule sans chauffeur n'est pas une pratique courante à Madagascar et coûte d'ailleurs plus cher que la location avec chauffeur! Mais cela est néanmoins possible puisque nous l'avons fait. C'est une solution envisageable si, comme nous, vous aimez être actif au volant plutôt que de subir le voyage à l'arrière d'un véhicule.
La conduite sur les routes malgaches demande de la concentration et de l'anticipation mais ne pose pas de difficulté insurmontable. On s'habitue rapidement à partager la voie avec quantité d'autres usagers et contrairement à d'autres pays (Sri Lanka, Egypte…) où cela se fait dans la frénésie et la nervosité, ici tout le monde fait ce qu'il faut pour laisser de la place aux autres… avec beaucoup de calme.
Il convient en revanche de bien préparer son parcours (coordonnées GPS de points stratégiques). Penser également à relever quelques points GPS pour faciliter la traversée des villes car il ne faut pas compter trouver beaucoup d'indications routières ni de carte fiable.
Le véhicule que nous avions loué était parfaitement adapté à nos besoins et aurait pu faire face à des conditions de piste bien plus difficiles. Plusieurs chauffeurs (nous prenant pour des résidents) nous ont d'ailleurs fait des propositions d'achat ;-) Nous l'avions réservé par l'intermédiaire du loueur en ligne N7 mais c'était bien un véhicule privé. Son propriétaire Rodolphe peut aussi le louer directement ou se proposer comme chauffeur. Nous pouvons transmettre ses coordonnées à toute personne intéressée (nous laisser un mot sur le livre d'or).
Nous avons parcouru environ 1000 kilomètres en 8 jours, ce qui fait une moyenne de 125 kilomètres par jour ce qui paraît peu mais, à Madagascar, il vaut mieux calculer en temps de trajet qu'en nombre de kilomètres. Nous avions bien estimé notre timing.
Côté sécurité, pas de problème particulier en dépit de tout ce que nous avions pu entendre et lire un peu partout sur le net. Néanmoins nous n'avons jamais circulé de nuit, ne sommes pas sortis en ville ni de nuit ni même de jour. A la campagne aucun problème mais nous avons toujours pris soin de ne jamais laisser nos bagages seuls dans voiture. Pour la traversée de la capitale seulement, nous avions verrouillé nos portières par pure précaution sans jamais ressentir nulle part de danger. Alors avons-nous eu de la chance ou les propos faisant état d'une insécurité généralisée sont-ils exagérés ? De notre point de vue, le touriste ne risque à Mada pas plus que dans n'importe quelle autre destination à faible niveau de vie. Il suffit de prendre des précautions élémentaires. Probablement le risque est-il le plus élevé dans la capitale.
La seule expérience désagréable que nous ayons faite est celle d'un racket par un policier lors d'un contrôle.
Les hébergements
Ils étaient tous excellents, en général très confortables et dans les deux plus rustiques, la qualité de l'accueil, particulièrement chaleureux, a largement compensé le déficit de confort. Partout les réservations ont été honorées. Vu la période, nous aurions pu ne pas retenir nos hébergements mais pour un voyage court, nous avons préféré assurer. Aucun n'était complet, loin de là, et avons même été une fois seuls. Madagascar attend les touristes et en a besoin ! Récapitulatif (dans l'ordre du voyage) : Sakatia Lodge à Nosy Sakatia, Sakamanga à Tananarive, Couleur Café à Antsirabe, Sous le soleil de Mada à Ambaladingana, Lemur Forest Camp à Ialatsara, Camp Catta dans la vallée de Tsaranoro.
Ouvrages et sites Internet utiles
Les ouvrages : Lonely Planet Madagascar (édition 2010) Guide du Routard Madagascar 2012
Les sites Internet Sur Voyage Forum, deux carnets de voyage, celui de Chris06 et celui de Boz51
"Voyage en terre malgache", le blog de deux naturalistes Steph et Cyril en voyage à Madagascar. Très intéressant pour qui prépare un parcours sur la Nationale 7. Egalement très instructif pour tout qui concerne observations et identifications naturalistes. Une mine d'informations ! En grande partie grâce à ce blog, j'ai pu identifier la plupart de la faune et de la flore photographiées au cours de notre voyage. Il reste malgré tout quelques points d'interrogation. Alors si vous avez des connaissances en botanique…
En compagnie de ce caméléon Furcifer, je vous dis Velòma (au revoir !) et à bientôt pour un autre fabuleux voyage. 😉

FIN