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July 2015: A Quick Stop in New Mexico Before Exploring Utah in Depth
by Peggy16 · 2015-10-23 · 292 replies
This year, we hadn’t planned on going to the United States. After two trips in 2012 and 2014, we needed to refill the piggy bank... But we didn’t count on luck: one late September afternoon in 2014, while randomly browsing the web, I stumbled upon flight tickets for $753 per person for July 2015! After some calculations and hesitation, we decided to shorten the trip compared to the previous year (22 days this time), cut down on hotel costs (80 € per night on average), and skip expensive activities (no helicopter rides, rafting, or guided tours with outfitters, etc.), but we couldn’t pass up such a great opportunity!

Here’s the budget breakdown: - Flight tickets: 3,012 € for 4 (booked directly on AA’s website). One layover on the way out (CDG / Charlotte / Phoenix) and one on the way back (LAX / London / CDG). - Hotels: 1,685 € for 22 nights, averaging 76.60 € per night. We stuck to our budget (and even did better!), thanks to affordable hotels in NM, bookings made when the exchange rate was still favorable, and 2 free nights used on Hotels.com. - Car: 952 € for 22 days renting a standard SUV (Jeep Grand Cherokee). We went through AutoEurope, and the rental company was Dollar. - Gas: Around $20 per day on average (for 5,440 km). - Food: Just under $70 per day on average (for 4 people). We did a lot of grocery shopping for picnics, ate a lot of fast food, and only went to restaurants a few times. - America the Beautiful Pass: Free (the one we bought in July 2014 was still valid until the end of July 2015). - Not covered by the pass: $175 (entry fees for State Parks, a guided tour at Mesa Verde, Pow Wow entry, etc.).

In total, we spent 7,760 € for 4 people over 22 days. On top of that, we added $50 for the NYNY roller coaster (a gift for Hugo) and $135 for the *Mystère* show (a gift for Calista and me).

Here’s the itinerary: - Lost Dutchman SP, Goldfield Ghost Town, and Apache Trail - Chiricahua NM - White Sands NM - White Sands NM, Valley of Fires SP, and Old Town Albuquerque - Taos Pueblo, Pow Wow, and Chimayo - Bandelier NM and Santa Fe - Kasha Katuwe Tent Rocks NM - Shiprock and Mesa Verde NP - Bluff, Gooseneck SP, Road Canyon, and UT95 - Little Wild Horse Canyon and Goblin Valley SP - Capitol Reef NP (Cohab Canyon and Sulphur Creek) - Burr Trail - Zebra Slot Canyon and Lower Calf Creek Falls - Mossy Cave and Cedar Breaks NM - Kanarra Creek and Zion NP (Kolob Canyons) - Coyote Buttes South (Paw Hole) - Zion NP (Progeny Peak) - Snow Canyon SP - Lake Mead and Las Vegas - Las Vegas - Las Vegas - Los Angeles and the trip back
Retour de croisière sur le MSC Fantasia du 14 au 25 mars 2015 vers les Canaries et Madère English translation pending
by Clau05 · 2015-03-28 · 41 replies
Nous sommes rentrés mercredi de notre douzième croisiere, je la résumerais par deux mots:

-MAUSSADE pour le temps , nous partions vers des contrées plus chaudes que chez nous . Nous avons eu de la pluie sur quatre escales sur les six .Nous avons eu des températures entre 15 et 20 degrés maximum . Il y a eu deux jours de houle avec pour moi une matinée couchée et trois repas écourtés. Par contre nous avons tout de même pu faire une bonne partie des visites prévues et faire de belles découvertes .

-HORREUR .~le 18 mars , en mer nous avons appris la fusillade à Tunis . Nous sommes d'autant plus peinés, que nous connaissons le Splendida ( pour avoir fait deux croisieres à son bord ) et le musée du Bardo (pour l'avoir visité il y a 18 mois lors d'une escale à Tunis ). ~deux jours plus tard lors d'une excursion Msc nos voisins de table nous ont raconté qu 'un Monsieur d'une cinquantaine d'années à été victime d'un arret cardiaque et n'a pas pu être réanimé . ~ et pour finir cet avion qui s' écrase à moins de 100 kilomètres de chez nous .

Bon la vie et les croisieres continuent ..... nous partons le 26 mai prochain pour les fjords de Norvège sur le Splendida sur les avions (4 car vols avec escale ) de la Lufthansa !!!!!!!!

Je reviens plus tard pour raconter la croisiere elle même .
Retour du MSC Fantasia YC du 3 au 14 mars 2015 English translation pending
by JR83 · 2015-03-15 · 27 replies
Bonjour à tous,

Après 6 croisières Costa, nous voici de retour de notre deuxième croisière en YC chez MSC. Cette fois nous étions sur le Fantasia en YC1 en pont 16, ce qui nous a permis de faire la différence avec le pont 15 sur le Splendida … Toujours très belle suite avec un service excellent et du personnel d’une gentillesse exceptionnelle .

Nous sommes arrivés 10 h 30 à Gènes avec notre voiture et, aussitôt : personnel présent pour s’occuper de notre voiture, de nos bagages et un majordome pour nous conduire à la réception pour enregistrement, photos, cartes MSC YC , petit en cas et, toujours conduis par le majordome pour l’embarquement direction la conciergerie du YC ( pont 15 ascenseur dédié) , choix du journal du matin, présentation de GIUSEPPE le maitre d’hôtel du restaurant YC ( un « monument » d’efficacité comme nous avons pu le constater tout les jours au restaurant l‘Etoile) et … notre suite avec présentation du majordome de notre suite et de notre « cabinière » Deux personnes que nous avons apprécier tout au long de cette croisière, difficile de faire mieux ! et … il est 11 h 35 ! … nous attendons quelques minutes avant de prendre notre premier déjeuner au restaurant l’Etoile dédié au YC . Au retour nos bagages sont dans notre suite .

L’après midi nous visitons le bateau qui est très beau avec une décoration de très bon goût, selon de notre avis bien sûr !...

A Barcelonne, que nous avons fait plusieurs fois, nous sommes restés sagement sur la bateau, après un problème de santé, le repos était le bien venu .

A Casablanca nous avons fait l’excursion Tour panoramique de Casablanca (CA506), nous connaissions déjà la Grande Mosquée donc visite de la ville en car. Très bon guide , et autocar très confortable.

A Ténérife, descente à terre avec une navette et promenade dans cette ville très agréable. A noter le magnifique marché.

A Funchal, excursion Eira Do Serrado, Monte et téléphérique (FUN03) . Très belle excursion avec trajet en car en montagne très impressionnant ! un très bon chauffeur !..une excellente guide, et une ile magnifique. La montée en téléphérique à ne pas manquer.

A Malaga, nous avions pris la navette et petit tour en ville en calèche, très agréable.

A Civitavecchia, que nous avons également fait plusieurs fois (comme beaucoup de croisiéristes …) nous sommes restés à bord et avons complété notre visite de cette magnifique unité.

Rien à redire de cette croisière, tout a été parfait en YC avec un personnel toujours au « Top » et également des passagers très corrects pourtant il y avait 1 bébé et deux petites filles d’environ 2 ans, sans aucun problème ! Comme quoi il existe encore des enfants bien élevés ! Il y avait un ado mais, nous pensons qu’en dehors des repas il devait « profiter » des autres animations du bateau.

La seule comparaison qui serait à l’avantage du Splendida serait la gastronomie que nous avons trouvée de meilleur qualité que sur le Fantasia, mais, par contre un service au restaurant YC l’Etoile orchestré par GIUSEPPE admirable.

A noter : Au retour arrivée à Gènes à 8 h, rendez-vous conciergerie 8 h 15 descente avec le majordome , bagages, clés voiture, Départ 8 h 50 !..... qui dit mieux !.....

Bonne journée à tous.

Joël
Boucle San Francisco - San Francisco et camping dans les parcs de l'Ouest américain en famille English translation pending
by Copeled · 2014-12-29 · 46 replies
Nous sommes rentrés il y a déjà 4 mois mais il n'y a quasiment pas un jour durant lequel je ne pense pas à ce que nous avons vu lors de notre périple aux Etats-Unis... Comme les autres, je ne rêve que d'une chose : y retourner !

Il y a encore 2 ans, les Etats-Unis n'étaient vraiment pas une destination envisagée mais en découvrant quelques paysages dans un reportage télé, j'ai décidé d'approfondir un peu sur ce forum. Et voilà que des forumeurs plus qu'avisés, des voyageurs subjugués, m'ont permis d'entreprendre une nouvelle aventure. Oui, le voyage commence lors de sa préparation. Celle-ci fut longue mais finalement pas si laborieuse que ça grâce à vous tous qui publiez ici. Entre carnets et réponses à mes questions, vous avez tous contribué à ce que mon voyage soit celui qui me fallait. Je ne vais pas vous remercier individuellement car je ne voudrait oublier personne tant vous êtes nombreux. Il y a certes ceux que nous appelons les "incontournables" qui n'en sont pas à leur première expérience et qui donnent des conseils pointus et bien sentis mais il y a aussi tous ceux qui racontent, chacun avec son style propre, ce qu'ils ont vécu et c'est cette richesse qui fait de cette communauté un trésor. Alors à tous, je dis un grand merci.

4 mois disais-je que nous sommes revenus mais le temps m'a manqué pour, à mon tour, livrer mon expérience. J'avoue que le temps n'est pas ma seule excuse et que j'ai un peu peur aussi d'ennuyer mais après tout, peut-être que dans ce modeste carnet, un de mes souvenirs intéressera un futur voyageur...

Donc, pour résumer très succinctement :

- 5 personnes : Alex et Cécile (moi), 41 ans, Thomas, 16 ans, Elsa, 14 ans et Arno, 12 ans. - 10 mois de préparation (lecture des guides, rédaction d’un premier itinéraire, réservation du vol car certitude de faire la boucle San Francisco pour voir des amis installés sur place depuis 18 ans, sollicitation des membres de Voyageforum.com, rédaction d’un second itinéraire, réservation de la voiture, des hôtels, des campings et de certaines activités). - 23 jours (22 nuits) du 03 août au 25 août 2014 - 4 Etats : la Californie, l’Arizona, l’Utah et le Nevada - 3 grandes villes et 9 parcs - 2 hamburgers seulement - 1 ours

La préparation

Pour notre part, la décision de partir vers l’Ouest s’est prise début octobre, l’itinéraire a commencé à être élaboré dans la foulée (et n’a été finalisé qu’en mars) et les réservations ont démarrée fin octobre.

Nous avons beaucoup lu pour faire nos choix. Les livres : Le Routard Californie 2013*** Le Routard Parcs nationaux de l’ouest américain 2013*** Photographing the Southwest: A guide to the natural landmarks of Southern Utah*** Photographing the Southwest - Arizona: A Guide to the Natural Landmarks of Arizona*** Parcs de l’Ouest américain Bibliothèque du voyageur Gallimard** Petit Futé Parcs nationaux américains Le Guide Vert Parcs de l’Ouest américain Michelin Lonely Planet Ouest américain et San Francisco Les 3 derniers nous ont été parfaitement inutiles. Les sites internet :
http://www.ouestusa.fr/ http://voyageforum.com/

http://www.routard.com/

L'itinéraire prévu

dimanche 3 août : Vol Paris (10h20) – San Francisco (15h20) - Sausalito - Alameda, 80 km, lundi 4 août : San Francisco – Salinas, 180 km, 2h mardi 5 août : Salinas – Los Angeles, 500 km mercredi 6 août : Los-Angeles jeudi 7 août : Los Angeles - Las Vegas, 440 km, 4h vendredi 8 août : Las Vegas –Zion Park, 272 km, 3h samedi 9 août : Zion Park - Bryce Canyon, 127 km, 1h30 dimanche 10 août : Bryce Canyon lundi 11 août : Bryce Canyon – Torrey, 200 km, 2h45 mardi 12 août : Capitol Reef – Moab, 245 km, 2h30 mercredi 13 août : Moab – Arches National Park, 16 km, 20 min jeudi 14 août : Moab – Dead Horse Point – Canyonlands National Park, Island in The Sky, 50 km, vendredi 15 août : Moab - Monument Valley, 230 km, 2h30 samedi 16 août : Monument Valley - Page, 230 km, 2h30 dimanche 17 août : Page - Lower Antelope Canyon, 26 km, 30 min - Lac Powell avec tour en bateau lundi 18 août : Page - Grand Canyon National Park, 186 km, 2h50 mardi 19 août : Grand Canyon – Seligman - Las Vegas, 445 km, 4h30 mercredi 20 août : Las Vegas - Death Valley (190 km, 2h30) – Bishop (266 km, 3 h) jeudi 21 août : Bishop - Bodie (155 km, 2h) – Yosemite National Park (172, 2h50) vendredi 22 août : Yosemite, Yosemite Valley samedi 23 août : Yosemite, Mariposa Grove – Alameda, 290 km, 3 h 40 dimanche 24 août : Journée San Francisco - Silicon Valley

lundi 25 août : Matinée San Francisco puis vol (17h20) – Paris (arrivée 26 août)

Le vol

Nous avons fait le choix d’un vol aller-retour Paris-San Francisco car nous avons récupéré le matériel de camping chez nos amis à Alameda (alors qu’ils étaient absents) puis nous sommes retournés les voir à la fin de notre périple. Nous avons conscience qu’une arrivée à San Francisco suivie d’une boucle en sens inverse (Yosemite, Las Vegas…) et d’un retour depuis Los Angeles aurait été plus judicieux car plus économe en kilomètres. Encore mieux, un retour depuis Las Vegas… Mais là, cela aurait impliqué de faire une croix sur Universal Studio et avec nos ados… La réservation sur un vol de la compagnie irlandaise Aer Lingus date du 21 octobre 2013. Il s’agissait du tarif le plus bas (trouvé grâce au site liligo.com) pour cette période. Dép Paris/Charles de Gaule le dimanche 3 août à 10h20 – escale de 1h15 à Dublin – arrivée San Francisco à 15h20 Retour San Francisco le lundi 25 août à 17h20 – escale de 6h35 à Dublin – arrivée Paris le mardi 26 août à 20h55 Prix total : 4716,05€ (tous frais inclus, bagages, sièges, repas)

Le véhicule de location

Nous avons choisi Avis en passant par Locationdevoiture.fr via Auto Europe.

Nous avons choisi la catégorie « Grande routière Minibus » type Dodge Grand Caravan avec les assurances CDW, THP, LDW et ALI à rendre avec le plein fait pour 794,77€ les 22 jours. Aucun frais supplémentaire pour le deuxième conducteur. Nous avons été très bien reçu ; une Dodge Grand Caravan nous attendait, aucune assurance supplémentaire n’a été proposée, aucune insistance de la part de l’agence suite à notre refus d’une proposition de véhicule 4x4. Ce véhicule a été parfait pour nous 5 avec nos 3 gros sacs, la tente, et les provisions. La boîte automatique est un vrai plus lorsque l’on fait de longs trajets.

Les hébergements

Pour être dès le lever dans les parcs, nous avons privilégié le camping et nous ne l’avons jamais regretté sauf peut-être à Moab. Les hôtels ont tous été réservés très tôt sur les sites booking.com et hotels.com pour Salinas. Ces sites offrent la possibilité d’annulation sans frais ce qui nous a été bien utiles lors de modifications d’itinéraire. J1 : Alameda : Chez nos amis J2 : Salinas : Good Nite Salinas, 1 chambre, 2 lits doubles, 47,32€, correct J3 et J4 : Los Angeles : Hollywood La Brea Inn, 1 chambre, 2 lits doubles + 1 lit d’appoint, 163€ Excellent accueil, emplacement idéal pour se promener sur Hollywood Boulevard, parking, calme car chambres donnant sur une cour, lits inconfortables surtout le lit d’appoint complètement vétuste (ressorts saillants). J5 : Las Vegas : Best Western Plus Casino Royal, 2 chambres, 94€ Super emplacement sur le Strip juste à côté du Tix4Tonight (billets tarif réduit pour les shows et les restaurants), grandes chambres, au calme côté piscine (celle-ci est minuscule mais on en a profité tout seuls de 9h à 10h du matin), lits confortables, café et thé dans la chambre. J6 : Zion : Watchman Campground, emplacement 5 loop C12€ Immenses emplacements dans un cadre de rêve J7 et 8 : Bryce : Sunset Campground, B262, 22,50€ Magnifique camping, très calme, grands emplacements J9 : Torrey : Thousand Lakes RV Park Campground and cabins, 1 cabine de luxe, 51,50€ Joli chalet en bois très bien équipé, au calme, petit jardin avec table et barbecue J10, J11 et J12 : Moab : KOA Campground, C1, 93€ Emplacements minuscules (tente quasiment collée à celle du voisin), sanitaires pas très propres, situé le long d’une grande route très passante qui nous a empêchés de dormir correctement (penser aux boules Quiès), proches d’Arches. Nous avons un peu regretté de ne pas avoir choisi un camping dans le parc d’Arches mais ils sont non réservables. Sans doute préférer les emplacements 50A, 51, 52 et 53 si vous êtes en tente ou les chalets au fond du camping (K1 et 2 puis K21 à 14) J13 : Monument Valley : The View Campgroung, emplacement 8, 15,50€ Camping incroyable, sur le sable rouge, face aux « monuments », sanitaires propres mais neufs quand nous y sommes allés. J14 et J15 : Page : Wahweap Marina RV et Campground, 248, 46,80€ « Usine » à campeurs, grands emplacements, bruyant assez tard car beaucoup de groupes, douches à pièces pas toujours en service et pris d’assaut regroupées à l'accueil (2$ les 15 minutes), laverie toujours ouverte, au bord du lac où on peut se baigner dans une eau chaude jusqu’à tard le soir. J16 : Grand Canyon : Mather Campground, Pine loop 285, 13,50€ Grands emplacements dans une très beau cadre forestier, pas tous très praticables car pas mal de pierres, douches à l'accueil J17 : Las Vegas : hôtel Excalibur, 2 chambres, 105€ Bien placé pour parcourir le sud du Strip, très grand, chambres confortables mais pas de possibilité de café ou thé en chambre, amusant de l’extérieur pour les enfants J18 : Bishop : hôtel America’s Best Value Inn, 2 chambres, petits déjeuners compris, 85€ Très bon accueil, avons reçu la chambre familiale en réservant très tôt (un salon avec un canapé et une chambre avec deux lits double), zone pour prendre le petit déjeuner minuscule (réception + 2 ou 3 personnes maximum) mais petit déjeuner très suffisant et varié. J19 : Yosemite : Crane Flat campground, 238, 15€ Grand emplacement, pas de douche, au calme, à mi-chemin entre Tolumne Meadows (entrée Est) et la vallée. J20 : Yosemite : Wawona Campground, loop B-31, 15€ Très grands emplacements, au calme le long d’une rivière où on s’est baigné et où on a ramassé du bois pour le feu, sanitaires minimalistes également. J21 et J22 : Alameda : chez nos amis.

A présent, je vais pouvoir raconter notre aventure et mettre quelques photos. A suivre...
Retour du Québec avec du retard... 2011 English translation pending
by Pat2684 · 2014-10-01 · 67 replies
Bonjour, voici mon récit sur mon voyage au Canada (au Québec plus particulièrement) fait en Septembre 2011. Cela fait déjà 3 ans et je n’avais pas eu le courage d’écrire un carnet, mais depuis j’ai également fait un voyage aux USA et rédigé un carnet pour celui-ci (visible sur VoyageForum, voir le lien dans ma signature) et j’ai donc envie de partager ce voyage également. Cela est mon premier voyage (autre que l’Espagne déjà faite avec mes parents et les différents lieux de France visité), le Québec étant francophone me permet d’être plus rassuré sur la communication avec les locaux. J’ai imaginé mon parcours et tout préparé par moi-même avec l’aide de guide et des différents forums. La durée est de 12 Jours, ce qui m’a paru bien par rapport aux congés possible au travail et au budget nécessaire. Voici le parcours : 10/09 : Arrivée à Montréal 11/09 : Montréal 12/09 : Montréal 13/09 : Montréal > Parc de la Mauricie 14/09 : Parc de la Mauricie > Lac St Jean 15/09 : Lac St Jean 16/09 : Lac St Jean > Tadoussac 17/09 : Tadoussac 18/09 : Tadoussac > Baie St Paul 19/09 : Baie St Paul > Québec 20/09 : Québec 21/09 : Québec et retour en France

J1 10/09/2011 Marseille > Montréal : J’ai choisi la compagnie Air Transat car cela permettait d’avoir un vol direct depuis Marseille vers Montréal et également le retour direct depuis Québec.

Le vol décollant à 14h45, on part arrive à l’aéroport vers 12h00.

Voilà l’Avion un A310 :



Le vol se passe bien avec deux films vue sur les écrans commun (c’est sûr que des écrans individuels c’est mieux mais bon pour le prix d’Air Transat je m’en contente).

Arrivée à Montréal à l’heure, Passage à l’immigration rapide, récupération des bagages. Direction la douane qui nous prend juste le formulaire remplis dans l’avion et nous laisse passer.

J’achète des billets 3 jours qui permettent de prendre également le bus 747 qui nous dépose tout proche de l’hôtel que j’ai réservé.

Je commence à fatigué pendant ce trajet en bus, mais je suis quand même tout émerveillé de la vision que j’ai des bâtiments, des voitures et des panneaux routiers qui sont typiquement ce que l’on s’imagine de l’Amérique du nord.

Arrivée à l’hôtel Stay du centre, celui-ci ne paye pas de mine, mais l’accueil par une jeune (surement étudiante) parlant peu le français est tout de même sympathique. La chambre est correcte.





Il est 18h30 ici, mais avec le décalage horaire la fatigue ce fait sentir. Pas question de se coucher maintenant, il faut tenir un peu histoire de ne pas être réveillé de trop bonne heure le lendemain.

On part donc faire un tour sur la rue Sainte Catherine, on y va en marchant de l’hôtel (proche de la place Berri et de la place Emilie Gamelin) jusqu’à la place des arts.

Le début de la rue est étrange, je vois beaucoup de SDF, ce n’est pas très rassurant, malgré le fait qu’ils ne viennent pas nous déranger.

Ensuite arrivée sur la place des arts, je me dis que cela serait bien de trouver une carte de téléphone prépayé afin de passer un coup de fil demain matin à la famille. On rentre donc dans le Complexe Desjardins et après avoir tourné un petit peu on trouve une boutique qui en vend.



On ressort et je fais quelques photos des jets d’eau et de la façade éclairée en face :





N’ayant pas vraiment faim car déjà mangé dans l’avion, une pause tranquille au Starbucks pour un donuts et un café nous fait du bien.

Ensuite la fatigue étant bien présente, on refait la rue dans l’autre sens pour rentrer à l’hôtel et on se couche.

Demain première journée complète à Montréal, je suis tout excité et impatient d’approfondir la visite 🙂
Nouvelle classe Affaire (et nouveau siège) Air France English translation pending
by Frederic27 · 2014-02-03 · 106 replies
Il semblerait que la présentation de la nouvelle classe affaire est prévue pour mercredi 05 février sur l'aéroport de Chateauroux quelqu'un peut il le confirmer? pourrons-nous assister en direct cette présentation comme cela s'est fait pour les classes économie et premium?
Retour d'une première croisière sur Celebrity English translation pending
by Poupou10 · 2013-08-04 · 124 replies
Bonjour a tous voici un petit compte rendu d'une premiere croisiere sur CELEBRITY c'etait ma 11 ème crosiiere après 6 crosiieres COSTA 1 MSC 1 NCL 2 RCI

le plus gros budget aussi que nous ayons consacre pour une croisiere, nous fetons nos 20 ans de mariage 😊 cette croisiere est d'une duree de 14 nuits au départ de SOUTHAMPTON direction ISLANDE ILES FEROE ET FJORDS DE NORVEGE Nous avons choisi une cabine AQUA CLASS qui nous permet un accès au spa (massages non inclus hélas 😉), une salle de relaxation a l avant du bateau privative un petit plateau aperitif servi chaque soiree en cabine, un restaurant attitré "le BLU" des fruits frais et fleurs fraiches , du thé et de l'eau en bouteille à volonté mobilier superieur sur le balcon, linge de lit de luxe , oreillers au choix quelques equipements supplementaires en cabine : un grand parapluie, des jumelles, 2 peignoirs et enfin une salle de bain équipée d'une douche hydromassante et des petits produits de toilette en petites bouteilles au depart le prix est de 3000 euros par personne , grace au salon de la crosiiere nous obtenons 10% de remise soit un budget total de 5400 euros pour 2 semaines pour 2 (pourboires non inclus)

Nous quittons la maison le vendredi 5 juillet au soir et prenons l eurostar LILLE LONDRES nuit à londres a l'hotel PARK PLAZZA WESTMINSTER BRIDGE tres bel hotel proche de la gare de Waterloo, le samedi 6 juillet nous prenons le train londres southampton / 1h15 de trajet arrivee a southampton à 10h50, le terminal de croisière est proche mais avec nos 2 grosses valises nous décidons d'emprunter un taxi cela nous coute 5 livres sterling on sort du taxi et la du personnel celebrity est present pour receptionner nos valises, ils apprécient que les étiquettes soient déjà apposées un gain de temps pour tout le monde nous commencons tout de suite l'embarquement qui est tres bien organisé et rapide a 11h30 on est sur le bateau, mais les cabines ne seront pretes qu a 13h30 nous patientons sur les ponts superieurs il fait tres beau et tres chaud.

Premieres impressions, les passagers nous semblent vraiment agés, pas mal de chaises roulantes, de cannes de petits vehicules electriques, ça fait drole je dois dire... on se dit qu'on va etre les juniors du bateau lol finalement non ... on trouvera plus jeune que nous 😉 mais bon il a fallu chercher fabrice mon mari fait une blague douteuse en disant qu on se croirait a lourdes 😉 enfin il y a des bons cotés beaucoup moins d'enfants et donc de bruit !!

concernant le bateau la decoration est sobre parfois un peu trop a mon gout ... mais certains endroits sont tres beaux notamment la biblitoheque un salon avec des fauteuils en cuir et des cheminées a l avant du bateau et ce que j'ai beaucoup aimé ce sont des recoins intimistes, des lits a baldaquins bes hamacs a partager a 2 au pont 15 on s'empresse daller decouvrir le LAWN CLUB une pelouse !!! whaou c super sympa mais aujourd hui on ne peut pas y aller il est noté que "la pelouse se repose "😉

nous decouvrons la cabine, un petit sac blanc avec des chaussons en eponge est disposé sur le lit, ainsi qu'un petit sac pouvant se transformer en plus grand, tres sympa ! la cabine est joliment décorée elle nous parait un peu plus grande que d habitude plus longue le canapé est grand, le balcon plus profond la salle de bain plus grande, notamment la douche qui se revelera etre un moment de pur bonheur de par son option hydromassante des pommes et des fleurs sont disposées coté salon le journal de bord et des petits mots sont posés sur le lit. On decide d'aller voir le restaurant attitré le BLU car on souhaite reserver une table pour ce soir le responsable nous informe qu il n est pas possible de reserver , on aurait aimé avoir une table à la fenetre mais impossible de reserver , ce restaurant est en anytime dining on peut venir entre 17h75 et 21h00 le reponsable parle français !! un des rares sur le bateau, il nous conseille de profiter de la promo de la journée reservée aux aqua class (50%) et de tester un restaurant à supplement... nous allons jeter un coup d oeiil au MURANO restaurant traditionnel français, la personne nous donne un menu en français et j avoue qu on se laisse seduire devant lintitulé des plats on décide de reserver pour 19h15

A SUIVRE..... Notre diner au MURANO, la restauration en bord les 2 premiers jours en mer....
Les Carnets de Voyage de Charlotte et Nicolas English translation pending
by Damcharlotte · 2013-07-13 · 65 replies
Bonjour à tous,

Nous somme un couple de franc-comtois, et nous adorons voyager.

Côté boulot, je travaille dans le domaine du tourisme et je suis guide conférencière. C’est moi qui organise nos voyages, les visites, calcule le budget et écris les textes de notre blog. Nicolas est notre reporter-photographe et il s’occupe de toute la partie développement technique du site. En voyage, nous aimons visiter, randonner, rencontrer des gens, découvrir de nouvelles cultures et la gastronomie locale, et bien sûr, faire de la photo !

Nous avons chopé le virus des voyages en 2010, lors de notre premier grand voyage en Australie et aux Iles Fiji. Depuis, nous avons visité Rome, Londres, Marrakech et la vallée de l’Ourika, sans parler des voyages en France, qui sont peut-être moins exotiques mais tout aussi intéressants. De plus, nous avons voulu consacrer une partie du site à notre région, la Franche-Comté. Située entre la région Rhône Alpes, l’Alsace, l’Allemagne et la Suisse, la Franche-Comté est encore méconnue mais absolument magnifique.

Nos prochains voyages seront vers la Normandie (automne 2013) la Toscane (printemps 2014) et l’Ouest Américain (automne 2014).

Nous avons créé un blog pour faire partager nos expériences de voyage, bonnes et mauvaises, et aussi pour donner des infos pratiques qui vous seront peut-être utiles dans la préparation de vos séjours (programmes détaillés, budgets, tarifs de visites, transports). N’hésitez pas à nous poser des questions, ce sera avec plaisir ! Nous espérons vous donner envie de voyager.

A bientôt sur www.carnets-voyage-photos.fr

Charlotte
Croisière "Tour du monde austral 2015" sur le Costa Deliziosa English translation pending
by Cibc · 2013-04-07 · 1076 replies
Bonjour à tous. Nous ouvrons cette nouvelle discussion avec un immense plaisir. Nous avons réservé notre croisière pour le tour du monde austral 2015 sur le Costa Deliziosa. Nous avons fait le tour du monde 2012 sur ce même navire. C'était un rêve que nous avons réalisé. En voici un autre que nous réaliserons. Nous partirons en janvier 2015 pour 113 jours au lieu des 123 jours effectués par le NeoRomantica en 2013. Merci à Jacques et Bernadette (Esculape) de nous avoir informés sur l'existence de cette nouvelle croisière. Nous serons très heureux de les retrouver à bord après le TDM de 2012. Nous reverrons avec plaisir la Nouvelle-Zélande et l'Australie. Nous arrivons d'une croisière de 50 jours sur le Grand Princess autour de l'Amérique du Sud. Le Grand Princess est nettement de moindre qualité que le Costa Deliziosa. Nous reverrons aussi Rio de Janeiro, Buenos Aires, le Cap Horn, Ushuaia et Santiago. Nous avons fait plusieurs excursions et pourrons vous donner nos avis aux intéressés et les comparer avec celles que Chamadou aura effectué sur le NeoRomantica en 2013-2014. Il est tôt mais le temps passe vite et le navire se remplit rapidement. Bien cordialement.

CIBC
Mais pourquoi les Français ne viennent-ils plus? (retour de quinze jours en Égypte) English translation pending
by Kob27g · 2013-02-04 · 75 replies
Cette question, on nous l’a posé à maintes et maintes reprises tout au long de notre périple dans cette Egypte paraissant si « dangereuse » à travers nos médias. Nous ? Un couple de routards ayant une petite expérience (Inde, Chine, New-York) sillonnant ce superbe pays du 16 janvier 2013 au 2 février.

Les égyptiens ne comprennent pas pourquoi les français ne viennent plus en Égypte. Ce pays a besoin du tourisme pour vivre et depuis 2 ans, ai confronté à une grave baisse de ce secteur.Planning J1 : vol vers Hurghada J2 : liaison Hurghada – Louxor en bus + visite du temple de Louxor J3 : excursion rive ouest Louxor (vallée des rois, temple d’Hatchespout, Temple d’Abu et Colosses de Memnon) J4 : temple de Karnak + musée de Louxor + excursion à l’île des Bananes J5 : excursion rive ouest Louxor (village des artisans, vallée des nobles, Ramesseum et temple de Séti 1er). J6 : liaison Louxor – Assouan en taxi avec visite de temple d’Edfou et de celui de Kom Ombo. J7 : excursion Abu Simbel J8 : Temple de Philae, de Kalabsha, Grand Barrage et obélisque inachevée. + Visite de l’île des fleurs. J9 : Ile éléphantine + repos + train de nuit vers Le Caire J10 : arrivé au Caire + vieux Caire. J11 : excursion Gizeh, Saqqara et Dahchur. J12 : musée du Caire + balade dans la ville J13 : citadelle + Khan El Khalili J14 : liaison Le Caire – Hurghada en bus. J15 : repos + vol retour.Hotels Hurghada

Hôtel Golden Rose (1 nuit, recommande Routard) Reserve depuis Venere.com a 28€ la double. Hôtel calme, chambre plutôt grande et correcte dans un quartier un peu glauque (immeubles en ruines) mais non loin du centre de Sekkala. Ils nous ont fait payer 316 Le sans trop s’avoir pourquoi, ce qui me reste en travers de la gorge. Petit déjeuner fourni dans une box car nous sommes partis tôt le lendemain. Propose des repas de type buffet à 25Le, tout a fait correct.

Sea View Hôtel (1 nuit, recommandé Routard) Réservé depuis booking.com à 196Le la double. Hôtel correct situé sur la Corniche à Dahar (quartier plus sympa que Sekkala). Les chambres sur la rue sont assez bruyantes. Petit déjeuner (inclus) copieux et bon. Personnel aimable même si le gérant cherche un peu lourdement à nous refourguer ses excursions.

Louxor

Hôtel Nefertiti (4 nuits, recommande Routard) Reserve depuis Booking.com 200Le la double, grande chambre, propre. Hotel bien situé à Louxor, tout proche du temple. Quartier assez bruyant. Personnel très pro et accueillant. Dès son arrivé, le visiteur est chouchouté. Bon buffet de petit dej (compris). Propose un service de restauration (voir avis plus bas) et des excursions (voir avis plus bas aussi)

Assouan

Hotel Keylany (3 nuits, recommande Routard) Reserve depuis Booking.com 225 Le la double. Chambre assez petite et propre. SDB minuscule. Assis aux toilettes, on a la tête dans le lavabo. Plutôt bien situe, proche du souk et du Nil, a 1 bon km de la gare. Quartier bruyant. Petit déjeuner (inclus) très bon. Pas de restauration sur place. Personnel très serviable et propose des excursions (voir plus bas).

Le Caire

Hotel Bedouin (4 nuits, recommande Routard) Reserve depuis hostelworld.com 120Le la double. Chambre de taille correcte mais un peu vieillotte. SDB correcte mais la cloison entre la SDB et la chambre ne monte pas jusqu'au plafond. Bien situé dans le centre, proche de la place Tahrir et du métro et dans un endroit peu bruyant. Petit déjeuner (inclus) se limitant a 3 bouts de pain, de la confiture et un the (il ne faut pas avoir faim). Personnel accueillant. Ce n'est pas vraiment un hôtel, il s'agit plus d'une maison d'hôte. On peut vivre avec la famille, leur demander un thé (gratuit). Comme me dit souvent le jeune a la réception : "feel at home" Pas de restauration sur place et propose des excursions (voir plus bas). Transports, excursions et visites. Préambule : je ne suis pas un archéologue, je donne juste mon avis de touriste moyen (le beauf de base en gros). Certains ne seront pas d’accord avec mes avis.

Liaison Hurghada --> Louxor. Ne voulant pas m'aventurer le premier a trouver un bus pour Louxor. J'ai fait appel à une agence "Memphis Tour" par email depuis la France. Ils parlent français et m'ont propose 2 formules : 105€ pour 2 : taxi depuis notre hôtel d'Hurghada vers notre hôtel de Louxor. 49€ pour 2 : taxi depuis notre hôtel d'Hurghada vers la station de bus, tickets de bus sur la compagnie Upper Egypt Bus, puis taxi de la gare routière de Louxor vers notre hôtel. Paiement par avance sur internet. Nous optons pour la 2eme formule. A 7hm une voiture nous amène a la gare routière, notre guide nous paye un the et une bouteille d'eau chacun. Le bus part a 8h30 et arrive vers 13h a Louxor (pause pipi a mi trajet). Bus nickel. A Louxor, notre taxi est la. Satisfait de la formule.

Louxor excursion rive ouest 1 : les incontournables. L'hôtel Nefertiti propose 2 formules pour une visite comprenant la vallée des rois, le temple d'Hatchespout, le temple d'Abu et les colosses de Memnon. Départ 8h, retour 14h. 190 Le : voiture pour 2 325 Le : voiture pour 2 + guide francophone. On teste la 2eme formule. Voiture nickel, bon chauffeur et rien a redire sur la guide très intéressante et parlant un très bon français. Bon service. Vallée des rois (ticket 90Le) : visite des tombes de Ramsès 3 et 4 et celle de Meremptah. Cette dernière est une bonne alternative car différente des 2 jolies et populaires tombes de Ramsès. Un incontournable. Temple d' Hatchespout (30 Le) : superbe temple taille dans la pierre, un incontournable aussi. Temple d'Abu (30Le) : très joli temple aussi a visiter. Colosses de Memnon (gratuit) : ca a le mérite d'être gratuit, on peut s'y arrêter 5 minutes en passant devant.

Temple de Louxor (50Le) : Beau temple, plutôt désert. Nous l’avons visité pendant l’après-midi pour bénéficier à la fois du temple le jour mais aussi une fois la nuit tombée. A faire avant celui de Karnak car moins majestueux.

Temple de Karnak (65Le) : un incontournable et logiquement beaucoup plus fréquenté que celui de Louxor, car plus grand et majestueux. Bon plan, contre une petit pièce, les gardiens peuvent vous faire accéder aux gradins du son et lumière : de là, un jolie point de vue. Compter 2h de visite.

Musée de Louxor (80Le) : jolie collection mais entrée un peu (voir beaucoup) trop chère… On en fait vite le tour (1h).

Excursion à l’île des bananes (10Le). Pour y accéder, il faut négocier un bateau. On a choisi un bateau à moteur à 120Le pour 2, entrée à l’île incluse. L’hôtel Nefertiti propose le même type d’excursion mais en felouque à 190Le. Ballade sympa de 2h avec un arrêt sur la fameuse île pour un petit tour dans une bananeraie et dégustation de quelques bananes en terrasse le long du Nil. Reposant. A faire en fin d’après-midi pour le coucher de soleil.

Louxor excursion rive ouest 2. L'hotel Nefertiti propose 2 formules pour une visite comprenant la vallée des nobles, le village des artisans, le temple de Ramesseum et le temple de Séti 1er. Départ 8h30, retour 13. 190 Le : voiture pour 2 300 Le : voiture pour 2 + guide francophone. Etant contents le 1ere excursion rive ouest, on opte pour la 2eme formule. C’est donc sans surprise que nous avons été satisfaits de cette excursion. Vallée des nobles (30Le) : choix des tombes de Rekhimé et de Sennefer. Jolies tombes dans un lieu boudé par les touristes. Mérite le détour. Village des artisans (30Le) : une, un temple et les ruines du village. Intéressant pour comprendre la vie des constructeurs de tombes. Temple de Ramesseum (30Le) et de Séti 1er (30Le) : eux aussi boudés par les touristes, ils apportent une petite touche différente aux autres lieux, mais à faire en 2nd temps (pas incontournables).

Liaison Louxor – Assouan Par l’hôtel Néfertiti : 550Le la voiture avec arrêt à Edfou et Kom Ombo, départ 8h, arrivé 14h30. Même chauffeur que pour les 2 excursions rive ouest donc nickel. Temple d’Edfou (50Le) : temple sympa, mieux conservé que ceux de Louxor car plus récent. Pas trop de monde. Temple de Kom Ombo (30Le) : moins beau que celui d’Edfou, il est du même style. Superbe décor au bord du Nil.

Excursion Abu Simbel Par l’hôtel Keylany : 70 Le/personne pour l’aller-retour en minibus (départ 3h15, retour 13h30). 95 Le/personne pour l’aller-retour en minibus + crochet par le temple de Philae ensuite (départ 3h15, retour 15h30). Nous prenons la 1ere formule. Réveil par l’hôtel à 2h45. Départ à 3h15 en minibus qui fait le tour d’Assouan pour récupérer quelques autres routards. Départ du convoi de bus, minibus et taxis à 4h. Arrivé sur site à 7h15. Départ du site à 10h, retour sur Assouan vers 13h30. Voilà pour les détails pratiques. Abu Simbel (95Le) : site avec 2 temples (un grand et un plus petit). Majestueux au lever du soleil, mais c’est bondé car tout le monde arrive avec le même convoi. Un conseil, à peine arrivé, foncez à la billeterie puis vers le site pendant que les groupes d’entassent aux toilettes. Grâce à ça, vous aurez quelques précieuses minutes pour admirer tranquillement le site et faire des photos sans allemand en sandales et chaussettes dans le champ (oh la la, le cliché !!). On revient assez fatigués donc contents de n’avoir pas enchainé sur Philae.

Excursion temples de Philae, Kalabsha, Grand Barrage et Obélisque inachevée. Par l’hôtel Keylany : 120Le la voiture (départ 8h, retour 13h). Déjà le chauffeur arrive en retard, de plus il conduit un peu violemment et n’est pas vraiment amical. Enfin, prestation correcte au niveau du service et du prix. Temple de Philae (50Le) : à peine le ticket en main, il faut négocier un bateau pour accéder sur l’île du temple. C’est galère car beaucoup de touristes, et ces « bateliers » ont le monopole !! Bateau négocié à 80Le avec 1h30 d’attente pour la visite (1h suffit). Site très touristique, temple plus récent que ceux de Louxor et bien conservé. A visiter. Grand Barrage (30Le) : arnaque totale. La voiture traverse la moitié du barrage, nous arrête dans une espèce d’aire de stationnement avec 4 pauvres panneaux explicatifs… Et le pire, c’est qu’il y a du monde. A éviter (à moins d’être un inconditionnel des barrages). Temple de Kalabsha (Gratuit ?) : coup de cœur. Bon au départ ça commence mal, il faut négocier un bateau pour accéder sur l’île de temple. Il y a aucun touriste et peu de bateau. Négociation serrée, on a même failli faire demi-tour. Bateau à 40Le avec 1h d’attente pour la visite. Joli temple (plus petit que celui de Philae) mais totalement snobé par les groupes de touristes. Sur place, les gardiens piquaient un roupillon dans la cour du temple, nous n’avons donc pas payé de droit d’entrée. Plusieurs vestiges sur cette petite île, une jolie vue sur le lac Nasser (et son immonde barrage). Obélisque inachevée (30Le) : visite rapide mais intéressante pour comprendre comment les égyptiens faisaient pour récupérer leurs énormes blocs de pierre. Visite idéale pour clore une excursion.

Excursion à l’île des fleurs (10Le) : Accès par un bateau à moteur, négocié à 50Le, temps d’attente d’1h pour la visite. L’île est assez jolie mais toute petite. Jolie vue sur la rive ouest. Bref ça occupe mais « ça ne casse pas des briques ».

Excursion à l’île Eléphantine (gratuit) : prendre la navette publique sur la corniche (à côté du KFC), 1Le/personne la traversée. Ile étonnante, l’espace de la visite, on se croit dans un autre pays et ce, en plein Assouan. Tout est plus zen. Escale obligatoire chez Baba Doom (voir ci-dessous dans restos et bars). Dommage qu’il y ait cette affreuse tour.

Liaison Assouan – Le Caire Train de nuit : 60$/personne pour une couchette double avec diner et petit déjeuner. Réservé sur internet. Les couchettes sont vraiment pratiques et fonctionnelles. C’est propre, c’est calme. Le dîner était correct (on a même eu une version végétarienne). Le personnel est au petit soin. Points négatifs : le petit déjeuner vraiment pas fameux et les 2h de retard au Caire (15h30 de trajet au lieu de 13h30).

Quartier du vieux Caire : le quartier Coopte du Caire. Zone intéressant, jolies églises et synagogue, tout est gratuit (sauf le musée coopte). Visite assez rapide si on ne visite pas le musée. Quartier accessible facilement en métro.

Excursion pyramides de Gizeh, Dahchour et Saqqara. L’hôtel Bedouin propose 2 formules (départ 8h, retour 16h) : 250 Le : voiture pour 2. 370 Le : voiture pour 2 + guide francophone. L’expérience positive de Louxor nous pousse à prendre la 2eme formule. Malheureusement, cette fois, on a un peu déchant. Guide tout mou, récitant son discours sans envie (autant lire le retour), répondant à côté et ne s’adressant pas à ma copine (il ne lui a même pas demandé son prénom). Bref, il aurait presque pu gâcher de si belles visites. Chauffeur pas top non plus, conduite violente. L’hôtel nous a dit qu’il tiendrait compte de notre avis sur le guide donc… Plateau de Gizeh (60Le + 5Le de péage pour la voiture + 30Le pour accéder dans la pyramide de Khephren) : un site majeur et magique, moins bondé que je m’y attendais. Un incontournable. L’entrée pour Kheops à 100Le nous paraissait excessive (surtout que contrairement aux tombes de Louxor, l’intérieur d’une pyramide n’a rien d’extraordinaire). Malgré tout, pour combler notre curiosité et faire un peu de sport, on opte pour la visite de Khephren totalement snobée. Une petite déception pour le sphinx. Il est situé en contrebas du plateau, il parait donc petit à côté des 3 mastodontes. Dahchour (30Le) : coup de cœur. Une très belle pyramide « rouge » ressemblant à celles de Gizeh dans une zone désertique sans touriste. L’intérieur est plus sympa et plus sportif que celle de Khephren. Saqqara (60Le + 2 Le de péage pour la voiture) : la fameuse pyramide à degrés, malheureusement avec un gros échafaudage sur un flanc (en travaux pour 25 ans il semblerait). Site intéressant car c’est la 1ere pyramide. Sur le site, le musée Imothep (ticket inclus dans le prix de l’entrée) mérite qu’on s’y attarde un peu.

Musée du Caire (60Le) : un incontournable. L’intérieur est vieillot, c’est le bazar digne d’un souk, mais il y a tellement d’objets merveilleux. Nous n’avons pas visité la galerie des momies (ticket supplémentaire de 100Le) et avons quand même passé 3h.

La Citadelle (50Le) : dominant un quartier peu intéressant du point de vue touristique, on a galéré à trouver l’entrée. Site sympa, superbe vue sur le Caire, très jolies mosquées. A l’intérieur aussi le musée militaire et celui de la police… Mérite la visite.

Quartier de Khan El Khalili : le souk du Caire. Plein de marchands, de mosquées, une atmosphère très différente du reste de la ville. Boire un thé attablé à l’un des nombreux bars place Hussein est une expérience sympa pour observer la vie de cette place.

Transfert le Caire – Hurghada : Bus Upper Egypt (65Le) depuis la gare routière Turgoman, sorte de gigantesque centre commercial vide servant de point de départ de nombreux bus. Départ à 8h, arrivé à 15h. Bus nickel. Se mettre du côté gauche (dans le sens de la marche) du bus pour profiter de la vue sur la mer rouge pendant une bonne partie du trajet. 2 arrêts en cours de route. Prévoir un peu de bouffe car les offres culinaires des arrêts ne sont pas extraordinaires (hormis pour les amateurs de biscuits, chips ou barres chocolatées). Restaurants Préambule : je suis végétarien, donc je ne vais pas vous faire partager les bonnes adresses pour la viande. Ma copine mange un peu de viande, mais à tendance à limiter sa consommation à l’étranger. Manger végétarien est très bon marché en Egypte et bien plus facile qu’en France. Les prix donnés sont pour l’addition globale pour nous 2 (hors mention précisée)

Hurghada

Restaurant de l’hôtel Golden Rose : buffet pour 25Le/personne. Bouffe correct, choix limité mais pour le prix, rien à dire.

El Sawaky Camp (sur la corniche à Dahar, à ne pas confondre avec son voisin El Sawaky Beach, non testé par nos soins). - Tahiné + pain, salade orientale, pâtes à la napolitaine, crêpe au miel (+ une crêpe au fromage offerte) : 40 Le. Joli cadre en bord de mer. En cette basse saison, nous serons les 2 seuls couverts du dîner. Repas correct, prix ok. Lieu sympa aussi pour siroter un thé en journée avec vue sur la mer.

El Sunny (souk touristique à Dahar, recommandé Routard). - 6 sandwiches fallafels + pickles : 15Le. Une cantine égyptienne que j’affectionne. Y aller pour déguster des fallafels, du foul, du tahiné au baba ghanouj à prix mini. Par contre, je ne risquerai pas à la viande (personne n’en commande). Bonne adresse pour manger typiquement égyptien.

Louxor

El Sahaby Lane (restaurant de l’hôtel Nefertiti, recommandé routard). - Salade césar, tajine végétarien, riz : 59Le. Plats bien présentés et bon mais un peu chers. Nous n’y avons mangé qu’une seule fois.

Snack Time (le long du temple de Louxor, à côté du macdo). - Calzone fromage/champignon, pizza Margherita : 34Le. - Veggie burger, wrap fallafels, frites, salade grecque : 44Le. - Sandwich végé, coleslaw, panini végé, frites : 42Le. Un fast food à l’égyptienne. On commande au comptoir et on nous sert à table (parfois un peu long). Bons tarifs et plats. Seules les pizzas nous ont déçues car miniscules. Un bon plan.

Abu Ashraf (rue entre le temple de Louxor et la gare, recommandé Routard). - Kochery, pain, assiette kebab : 55Le. Cantine égyptienne proposant un bon et copieux Kochery. Le kebab à quelque peu alourdi la note (et j’ai l’impression qu’on a eu le droit à un tarif « touriste »).

El Zameek ? (sharia Mostafa Kamel) - 2 kochery : 20Le. - 2 sandwichs fallafels, pain et houmous : 15Le. Je me souviens plus vraiment du nom du resto (une grande façade rouge sur 2 étages), il est situé dans une rue parallèle à celle de l’hôtel Nefertiti, et dans une rue perpendiculaire du souk (à 2 pas du souk). Autre cantine égyptienne, notre préférée à Louxor. Bon, copieux et pas cher. En plus, trouvé par nos soins =)

Omar garden : (en plein souk) - 2 soupes de nouilles, 2 rations de riz, légumes en sauce, gâteau de semoule : 35Le. Petit jardin en plein souk. Plein de petits plats à 5Le. C’est correct mais pas extra.

Assouan

Al Sayeda Nafessa (petit rue perpendiculaire au souk, recommandé routard) - 2 menu kochery (salade, sauce, soupe nouille, riz, légume en sauce et kochery : 27Le. Cantine égyptienne. Trop copieux, surtout pour un dîner. Le service est très long (on a la légère impression que les égyptiens sont servis avant nous). Idéal si on veut se remplir le ventre pour pas cher.

Biti (à côté de la gare, recommandé routard) - 2 fétirs : 76Le Pizzeria à l’égyptienne, proposant soit fétirs soit pizzas classiques qu’on agrémente des ingrédients qu’on souhaite. L’impression est mitigée, c’est plutôt fade, surtout pour de la cuisine égyptienne (on aurait peut-être dû mettre le ketchup servi avec nos fétirs…) Et, en plus, c’est cher. Par contre, ça cale. Mais ça reste une déception.

Emy (Corniche, près du Keylany hôtel) : - Riz, grosse salade de fruits, légumes en sauce, soupe de lentille, baba ghanouj, pain : 40Le Beaucoup de petits plats pas chers (entre 5 et 8 Le), jolie vue sur le Nil. Seul bémol, le serveur ne comprend pas l’anglais et ne sachant pas vraiment rajouter les 20% (taxe + service). Enfin, la patronne est intervenue et nous a donné raison. Bonne petite adresse malgré tout. En plus, pour les amateurs, ils servent de la bière.

El Madina (Souk, proche de la gare, recommandé routard). - 2 menus (pain, tahiné, crudités, riz, haricots blancs en sauce tomate) : 50Le. Service rapide, serveurs super sympas. C’est copieux et bon. Bon plan pour le déjeuner.

Mona Lisa (Corniche, près du Keylany, à côté de Emy). - Soupe de légumes, tahiné, sauce concombre, salade grecque, pain et pâtisseries orientales : 46Le. Serveurs ne comprenant pas l’anglais dans service un peu cahotique (il n’avait pas pris notre commande dessert, qui en plus n’était pas bon et assez cher). Pour le reste, rien à redire.

Kochary El Safwan (près de la gare et du souk, recommandé Routard). - 2 kochery large : 12Le Carte ultra simple, choix entre kochery small, medium, large et x-large. C’est bon, service ultra rapide. Bon plat pour les amateurs de ce plat.

Macdo (Corinche). - 2 sundaes : 17Le Pas amateur de ce genre de fast-food, mais il profite d’une superbe vue sur le Nil et la rive ouest. Terrasse sympa, après niveau bouffe… Pour les amateurs, menu entre 20 et 30 Le, mais pas de végéburger.

Baba Doom (île éléphantine, recommandé Routard). - 2 thés : 10Le. Étape incontournable sur cette île. Vue imprenable sur la rive ouest du Nil et ses dunes. État d'esprit complétement décalé. Comme nous a dit un touriste sexagénaire en arrivant : "it's the best place on earth". Le patron est venu boire le thé avec nous. Il a de nombreuses anecdotes à raconter, on ne voit pas le temps passé. On devient zen. Une étape reposante à Assouan.

Le Caire

GAD (recommandé Routard), multiples adresses (on en a repéré 4). Le plus grand et notre préféré se trouve « sharia 26th July ». - Pizza Margherita, baba ghanouj, pain, légumes farcis, riz : 39Le - Kebab, frites, soupe de légumes, riz basmati aux légumes, salade de fruits : 49Le - Kebab, cocktail de fruit, soupe de légumes, salade mixte (betterave, coleslaw, crudités et houmous), pain : 47Le - Pizza Margherita, baba ghanouj, fallafels, pain, pâtes napolitaines : 43Le - Pickles, riz, soupe de tomate, salade de fruits, soupe de légumes, légumes farcis : 47Le Notre coup de cœur. Une carte impressionnante, de l’oriental (fétir, fallafels, mezze, kebab, kofta), de l’occidental (pizza, burger, sandwich, viande, poisson). Bref pour tous les gouts à prix mini. En plus, on en trouve de partout.

Le reste de nos repas au Caire ont été pris « sur le pouce » (kochery, foul, fallafels) dans de petites « cantines ».
Chine: du Xinjiang jusqu'au Yunnan English translation pending
by Mékong · 2012-11-15 · 20 replies
Comme pour les infos pratiques Pakistan , il va de soi que ces informations pratiques chinoises intéresseront davantage ceux qui ont des budgets limités (hormis peut être la partie Xinjiang route de la soie sud)

1 euros environ 8 yuans (c'est la moyenne selon les fluctuations)

Important : se munir des noms en Mandarin des villes et régions, ça facilite réellement les déplacements. (J'en ai mis quelques uns ci-dessous concernant les quatre provinces que j'ai traversé durant quatre mois : Xinjiang Qinghai Sichuan Yunnan.) malheureusement le forum ne reconnait pas les caractères en Mandarin, je les ai donc supprimé. Dommage d'autant que des sites comme Flickr et Facebook les reconnaissent XINJIANG Infos pratiques Kashgar-south Silk Road

A tout seigneur tout honneur, à signaler le site génial de Central Asia Traveler
http://www.centralasiatraveler.com/index.html sur la route de de la Soie avec une extension dans le Qinghai ouest. Tout simplement un travail de titan. Une mine d'informations même si certaines sont dépassées à cause des prix qui ont enflé depuis 2006 ; des cartes détaillées des villes et régions le long de la route de la soie . Tout est doublé en Mandarin. La zone est très loin d'être devenue touristique et le site d'Asia Traveller est toujours autant d'actualité. Central Asia Traveler est sur le forum du Thorn Free et répond aux questions

Transport Tashkurgan - Kashgar 51 yuans bus départ entre 9h et 9h30. Kashgar - Shache 32 yuans bus Shache - Khotan 45 yuans bus Khotan - Minfeng 37 yuans bus Minfeng - Qiemo 110 yuans taxi partagé plus de ligne régulière entre les deux villes. possibilité d'attraper des bus couchettes venant de Kashgar mais cela reste très aléatoire. Reste le taxi partagé plus cher mais pas de souci pour trouver d'autre gens allant à Quiemo Qiemo - Ruoqiang 46 yuans bus un bus quotidien à 10h30 Beijing Time. Réserver la veille car les places sont vendues rapidement Ruoqiang - Golmud 230 yuans bus couchettes départ quotidien à 18h

Nourriture quelques plats Laghman entre 6 et 8 yuans (photo) Suoman entre 10 et 12 yuans (photo) Polo entre 12 et 15 yuans (photo) Samsas 1 à 1,5 yuans l'un (photo) Bol de nouilles 6 à 8 yuans (photo) Riz gluant présenté dans des feuilles de bananiers nappé de sucre liquide 1 yuan l'un

Se loger hormis Kasghar, se loger revient cher sur la route 315. Pas d'infrastructures hôtelières pour les voyageurs petit budget. D'autre part, j'ai appris qu'il y a maintenant une auberge de jeunesse à Tashkurgan sur la Karakorum Highway. Tashkurgan: Trafic Hôtel tenu par des Han 120 yuans chambre double avec TV et salle de bain. En sortant de la petite gare routière, marcher 100m sur le même trottoir. Kashgar : Pamir Youth Hostel www.pamirhostel.com (photo) lit en dortoir 45 yuans. en face de la mosquée Idkah à côté des glaciers. Relax et conviviale. Vue splendide sur la place (photo) Wifi gratuit avec facebook. Staff très serviable. Propreté des toilettes laisse parfois à désirer mais à leur décharge ils ne sont que trois pour tout faire. Ils nettoient quand tout le monde dort vers 1h30 du matin et pour tout dire, il y a vraiment des porcs parmi les voyageurs. Shache : hôtel Subhi tenu par des Ouïghours. 128 la grande chambre double après négociation. TV et salle de bain. Sur la rue principale. En sortant de la gare routière, tourner sur la droite et au feu, prendre à droite sur l'avenue principale de Shache. Marcher durant 500m, trottoir gauche. L'hôtel fait l'angle. Khotan: Trafic Hôtel tenu par des Han 160 yuans chambre double avec TV et salle de bain. Pas moyen de négocier. Peu accueillant. Juste à côté de la gare routière. Ils ont des chambres sans salle de bain 100 yuans mais aucune de libres lors de mon passage qu'ils disaient. Minfeng : Bao Rui Hotel tenu par des Han 140 yuans chambre double avec TV et salle de bain. Fait rare wi-fi gratuit. Je pouvais me connecter depuis la chambre sans mot de passe. Accueil très sympa. Mon meilleur souvenir sur la route de la Soie. En sortant de la gare routière, prendre la grande avenue sur la droite, marcher 300m et traverser au carrefour, l'hôtel fait l'angle (plan sur centralasiatraveller) Qiemo : Traffic Hotel tenu par des Han 140 yuans chambre double avec TV et salle de bain après négociation. Ils ont des chambres avec internet compris mais c'est plus cher. Bâtiment à gauche en sortant de la gare routière.

Important : plus besoin d'ATP Alien Travel Permit pour se rendre au Qinghai. Par contre, si l'on veut aller jusqu'à Golmud par sauts de puces, en passant par Shimiankang, des incertitudes demeurent.

QINGHAI Infos pratiques Golmud-Xining-Qinghai Lake

Se loger Golmud Je ne me suis pas arrêté mais pour info, il y a une auberge de jeunesse située dans le centre-ville située sur la rue principale côté ouest. Xining Lete-Youth-Hostel excellente adresse. www.xnlete.com . De mémoire 40 yuans le lit en dortoir à vérifier sur le site. Staff très accueillant et serviable managé par Jane. Douches et toilettes très propres et en quantité dans l’établissement. Vue splendide de la ville depuis le 16ème étage (photo). Wifi gratuit. Le quartier est sympa (épicerie en bas tenu par un vieil homme très gentil, pharmacie, centre sportif avec parc). Qinghai Lake Kokonor Youth Hostel tel:0974-8519511situé au km2103 avant Tahu km 2108 (prononcez Tahouuu) sur la rive sud du lac. Si vous passez à Xining avant, demander au staff du Lete de vous écrire l’adresse en Chinois. Puis demander au chauffeur du bus qu’il vous arrête au bord de la route km2103, si il refuse, demander dans le bus aux gens si quelqu’un stoppe à cet endroit et descendre avec eux. L’auberge de jeunesse est indiquée. Côté gauche de la route. Remonter le chemin sur la gauche. 40 à 50 yuans le lit en fonction du dortoir. Ambiance roots. Wifi gratuit. (photo) (photo) . Beaucoup de bénévoles font tourner la boutique (des étudiants venant des grandes villes)Possibilité de manger sur place, les prix sont raisonnables. Location de bicyclette 30 yuans la journée. C’est la meilleure option car le petit restaurant au bord de la route est à éviter (j’ai été malade toute la nuit). De l’autre côté de la route 109, c’est aussi un petit hôtel dont je ne connais pas les prix mais ça peut être une solution de repli si Kokonor est complet. Une autre auberge de jeunesse se situe au km 2100 en direction de Daotangue.

Transports Golmud - Xining train T166 de 0h51 191yuans couchette dure. Arrive à Xining vers 10H . Attention la gare centrale est fermée pour cause de travaux. Arrêt obligatoire à West Xining Station. C’est à 40mn du centre. Prix de la course en taxi coûte 20yuans mais beaucoup de chauffeurs doublent leur prix et refusent d’allumer leur compteur. Marcher en dehors de la gare pour trouver un taxi qui pratique les justes prix Xining - Tahu (prononcez Ta houuu) Qinghai Lake 30,70 yuans. Bus. Pour le retour à Xining. Pas de bus. Faire du stop. Ca fonctionne bien. Les chauffeurs vous demanderont 15yuans jusqu’à Daotanghe . Ne pas payer plus. De daotanghe jusqu’à Xining, des bus en provenance de Yushu passent sur la route devant la statue de la princesse Wincheng 文成 (photo). Si les bus sont pleins, faites du covoiturage . Nous avons payé 30yuans chacun en négociant avec le chauffeur pour qu’il nous dépose devant l’auberge de jeunesse. Pensez toujours à vous munir des adresses en Chinois. C’est très précieux.

Xining infos pratiques Bus urbains : 1yuan on paie en montant. Utile le bus 17 passe devant la gare routière, devant l’imposante mosquée Donguan et tout près de Lete Youth Hostel (arrêt juste après l’hôpital). Pour manger : carrefour Dong Dajie-Huayuan Nanjie la petite place en face de la marque de gâteaux Aili. Les brochettes d’agneaux (2,5 yuans) sont divinement bonnes, fondantes à souhait (photo). A l’angle on peut manger de délicieux yaourt de Yacks (4 yuans). En continuant sur la place de l’autre côté, on peut acheter des petits pains fourrés aux légumes (3 yuans), excellents pour accompagner les brochettes. Plus loin sur Huayuan Nanjie, en marchant 300m trottoir gauche, il y a un excellent restaurant Hot Pot. En face de la gare routière, plusieurs petits restaurants où l’on fait son plateau repas. Grosses portions et petits prix. Pour boire un café expresso pas cher du tout, direction Amdo Café www.amdocraft.com sur Ledu Lu, proche de Lete Youth Hostel à pied.

Infos pratiques pays Golog : Maqên-Darlag-Maduo-Xiewu se loger : Maqên officiellement seul l'hôtel gouvernemental est autorisé pour les étrangers mais en arrivant tôt en ville, il est possible de trouver des guesthouses locales. Demander aux Tibétains dans la rue. Se munir d"une liste de mots écrits en Tibétain (comme guesthouse, cheap hotel) car personne ne parle Anglais Darlag à l’intérieur du parking de la gare routière sur la gauche. Petit hôtel tenu par une gentille famille tibétaine. 50 yuans la chambre avec TV sans salle de bain. Ne pas chercher, il y en a pas. Demander une bassine avec de l’eau chaude (deux thermos suffisent) pour se laver. Toilettes à l’extérieur. Madoi/Maduo/Mado (route 214) : le seul hôtel autorisé pour les étrangers prix 200yuans. Préférer Huashixia (route 214) pour trouver une guesthouse tenue par des Tibétains. Xiewu (route 214) : On peut loger dans des guesthouses tenues par des Tibétains. Demander aux gens dans la rue pour vous indiquer le chemin. Pas testé car j'avais trouvé une voiture in extrémis pour Sêrxü

Transports Xining - Maqên 126 yuans Bus Maqên - Darlag 60 yuans Minibus Darlag – Maduo 100 yuans Minibus Maduo - Xiewu 200 yuans Bus (moins cher mais j'étais dans un cul de sac) Xiewu- Sêrxü 60 yuans voiture partagée Un site très précieux tenu par un Américain qui vit là bas depuis plusieurs années. Pseudo :Losang. Son site est une mine d'informations sur les régions tibétaines The Land of Snows http://www.thelandofsnows.com/ Losang répond rapidement aux questions. SICHUAN Infos pratiques Se loger Serxu/Sequ Au carrefour où stationnent les minibus, remonter la rue principale, trottoir gauche, sur 100m jusqu’à un grand portail en fer dans ce qui semble être un bazar. Rentrer à l'intérieur, côté droit, prendre l’escalier. 1er étage et tout de suite sur la droite un petit hôtel tibétain. Chambre double avec TV 80 yuans sans salle de bain. Toilettes au fond du couloir sur la droite. Il y a deux autres hôtels tenus par les Han dans la même rue mais beaucoup plus chers. Dêgê/Dergé Hexie Hotel (indiqué en Anglais) excellente adresse. C’est un hôtel (mais ça se rapproche davantage d'une guesthouse) tenu par une adorable famille tibétaine. 40 yuans le lit. 80 yuans chambre double. 120 yuans la triple. Douches, salles de bains et toilettes à l'extérieur très propres. Machine à laver internet Wi-Fi gratuit. TV dans la chambre. Garzê Pour se loger : dans le parking de la gare routière, de l’autre coté du Golden Yack Hôtel, ce sont des petits hôtels (photo). Demander aux Tibétains en bas. Prix d’une chambre double avec TV sans salle de bain 50 yuans. Sur la gauche du Golden Yack Hotel, là où il a le panneau vert, c’est aussi un hôtel ou une guesthouse. En sortant de la gare routière, tourner sur la gauche et au carrefour tourner sur la gauche Chuanzang Road, continuer à marcher sur 100m trottoir droit, il y a deux guesthouses indiquées en Anglais, tenues par des familles tibétaines côte à côte. Je ne connais pas les prix mais ça doit tourner autour de 30 à 40 yuans le lit. Si vous ne trouvez pas, demander aux gens. L’une s’appelle Hong Fu Guesthouse. Tagong Jya Drolma and Gayla’s Guesthouse ce sont deux magnifiques maisons tibétaines (photo). 20 yuans le lit en dortoir (photo). Douche et toilette au rez de chaussée. Propre et accueillant. Sur la gauche de la place. Elles sont signalées en Anglais. De toute façon, Drolma attend sur le square l'arrivée du bus de Garzê pour harponner les touristes Chengdu Traffic-Inn trafficinnhostel.com (photo) lit en dortoir 50 yuans (4) et 45 yuans (6) wifi gratuit mais internet payant et cher 1 yuan/10mn Facebook fonctionne. Toilettes et literie très propre. Serviettes changées chaque jour. Bouilloire dans chaque chambre. Fonctionne comme un hôtel. Adjacent au Traffic-Hôtel (les portes communiquent et le personnel de ménage est le même pour les deux établissements). Emplacement très pratique à 100m de Xinanmen la gare routière centrale de Chengdu. Accueil et staff sympa et à l’écoute. Atmosphère très relax. Holly’s Hostel www.sichuanhostel.com situé dans le quartier tibétain Wuhouci Dajie l’avenue où se trouve Wuhou Temple. Je n’ai pas logé dans cette guesthouse mais une copine chinoise y était. Au-delà des prestations que l’on retrouve dans toutes les guesthouses/auberges jeunesse de ce type, à la différence des autres, le restaurant n’est pas cher Kangding Zhilam Hostel : lit en dortoir 35 yuans . Pas accroché à l’ambiance. Question de feeling. Resto cher. Konka youth Hostel : lit en dortoir 35 yuans. Pratique à 50m de la gare routière sur la gauche, trottoir gauche. Avant le parc des statues. Ambiance très roots dans la lignée de Kokonor youth Hostel à Qinghai Lake. Gérée par plusieurs bénévoles. J’ai bien aimé. (photo) Principalement occupée par des voyageurs chinois. Litang Potala Inn 35 yuans le lit en dortoir pour Medok la belle tibétaine, accueillante, gentille, dévouée. Dommage que ça ne suive pas derrière elle. Elle tient cette guesthouse à bout de bras et se démène la faire tourner au mieux. Respect. Indiquée dans la rue principale. De la gare routière, prendre à gauche, marcher 100m et tourner à droite. Wifi gratuit. Autre alternative si le Potala Inn est complet : Garden Hotel lit en dortoir 50 yuans autour d’un grand jardin. Indiqué en Anglais dans la rue principale. De la gare routière, prendre à gauche, marcher 200m et tourner à gauche. Xiangcheng Hôtel tibétain 70 yuans chambre double avec TV après négociation. Salle de bain à l'extérieur avec douche eau chaude à chaque étage. Lamu la Tibétaine qui gère l’endroit est très gentille. C'est une figure du quartier, Le chauffeur du minibus qui fait la liaison Litang-Xiangcheng la connait bien. L'hôtel est situé de l'autre côté de la rue.

Transports Pas de bus publics sur certains axes (entre Xiewu et Dergé) et le minibus coûte cher sans possibilité de négocier Sêrxü - Manigango 100 yuans Minibus Manigango - Dêgê 100 yuans Minibus Dêgê - Garzê 68 yuans Bus (un bus par jour à 6h30) Garzê - Tagong 95 yuans Bus (le 1er bus part à 7h00) Tagong - Kangding 40 yuans Minibus Kangding - Chengdu 123 yuans bus Kangding - Litang 87 yuans bus (un bus par jour à 6h30 acheter son billet la veille) Litang - Xiangceng 100 yuans minibus (un hypothétique bus en provenance de Kangding passe à 16h ) Xiangceng - Shangri-La 85 yuans Bus (un bus par jour à 6h00 impératif d'acheter son billet la veille) YUNNAN Infos pratiques Extension de visa à Xiaguan new Dali : voir ici

Se loger : Le Yunnan est de loin le meilleur rapport qualité prix pour les guesthouses/hotels des quatre provinces traversées durant ce voyage. ShangriLa Tavern-Hostel-47 35 yuans le lit en dortoir. Tenu par un couple coréen-chinois. Lui est Coréen, elle est Chinoise de l’ethnie Naxi. Superbe maison naxi bien décorée (photo). Grands lits confortables. Ambiance conviviale. Wifi gratuit. Situé dans la vieille ville . Christina fait à manger. Excellente adresse Lijiang Panba youth Hostel 40 yuans le lit en dortoir wifi gratuit billard http://www.panba.com.cn/.../content.asp?id=2186 . A l’image de Lijiang, je n'ai pas accroché. Dali The Lily Pad Inn (ouvert depuis 2009) 40 yuans le lit en chambre double spacieuse et très propre. Wifi gratuit avec Facebook. L’accueil autour d’Erin et de quelques bénévoles est très conviviale (photo). On peut manger à des prix très raisonnables et prendre ses repas en commun avec le staff. Il y a même du vin cuit en bonbonnes dans la salle de réception ( 3 yuans la tasse 15 yuans le grand verre. Adresse trouvée sur le présentoir du Traffic Inn à Chengdu. Très bonne surprise. Ma guesthouse préférée en Chine. Vallée de la Nu Jiang Liuku A coté de la pharmacie à l’angle du carrefour, sur la gauche au bas de la descente à l'entrée de Liuku (situé à 2kms de la gare routière) Chambre double très spacieuse, TV, salle de bains, AC , internet 80 yuans sans internet 60 yuans. Excellent rapport qualité prix. (photo à disposition) Gonshan en sortant de la gare routière, tourner à droite et descendre la rue jusqu'au Fine Taste Wine Shop et KTV, l'hôtel est en face. chambre grand lit TV salle de bain AC 60 yuans.

Entrée du parc national : 100 yuans 10 kms avant d'arriver à Bingzhongluo L'un des meilleurs points de vue de la Nujiang se trouve entre le km 13 et 15 entre Gonshan - Bingzhongluo (photo)

Kunming Cloudlang Youth Hostel : 45 yuans le lit en dortoir de 4. Wifi très lent. Nourriture chère. C'est propre et le staff est serviable. The Hump : 35 yuans le lit en dortoir de 8. Nourriture chère. Pas aimé l'ambiance. wifi gratuit. Facebook marche sporadiquement. Montagnes du Yuanyang Xinjie Ying Bin Hotel 60 yuans grande chambre double avec deux grands lits, grand écran TV cablée, salle de bains, fauteuils table bouilloire etc…et une vue imprenable sur la ville (photo) . excellent rapport qualité prix

Transport Shangri La – Lijiang 58 yuans bus Lijiang - Dali 67 yuans bus (descendre à Dali Old Town) Xianguan (Dali nlle ville)-Liuku 70 yuans bus Liuku - Gonshan 71 yuans départ à 6h40 bus Gonshan - Bingzhongluo 21 yuans bus. Départ environ toutes les heures dans les deux sens. Le bus est stationné devant le traffic hôtel sur la gauche en venant de la petite gare routière Dali-Kunming 80 yuans environ arrivée à la gare ouest (désormais 4 gares routières à Kunming). Pour aller au Cloudlang Youth Hostel Bus 148 à l’extérieur de la gare sur la gauche, tout droit, traverser le boulevard, l’arrêt est juste après. Descendre au bout de 16 arrêts. Kunming - Jianshui 83 yuans gare routière sud (bus 154 depuis la gare ferroviaire 2yuans). bus Jianshui - Nansha 30 yuans bus Nansha - Xinjie 10 yuans minibus XinJie – LuChun 40 yuans bus à 7h30 LuChun – JiangCheng 43 yuans bus à 14H30 JiangCheng – MenGla 56 yuans bus à 7h10 MenGla – MoHan 17 yuans minibus YUANYANG autres infos pratiques pour débuter un site local intéressant Windows of Yuanyang http://www.windowofyuanyang.com/ . Le bureau est situé près de la place centrale de la ville après le Yunti2 Hotel en descendant la rue.

Internet est difficilement accessible. Wifi disponible uniquement dans le Yunti Hotel. Cybercafés à côté de la gare routière (Wangba en pinyin) et à côté du supermarché après le Yunti2 Hotel. Internet disponible aussi à Windows of Yuanyang, pour le wifi je ne sais pas.

Une option est de loger à Xinjie et de rayonner dans la région en prenant des minibus pour se déplacer entre chaque terrasse tout en sachant qu'il y a quelques hôtels et guesthouses à Shengchun, Duoyishu et Laohuzui

Les terrasses principales se répartissent dans quatre zones Bada : terrasses de Qingkou terrasses de Quangfuzhuang terrasses de Malizhai terrasses de Zhulu Duoyishu : terrasses de Huangcaoling terrasses de Pugao terrasses de Aichun terrasses de Dawazhe terrasses de Duoyishu Laohuzui : terrasses de Mengpin, terrasses de Amengkong, terrasses de Tongpu, terrasses de Baoshanzhai Niujiao: terrasses de Niujiao, terrasses de Xin'ansuo, terrasses de Guoqi.

concernant les sites de Bada, Duoyishu et Lahuzui, il y a des points de vue payants (30 yuans). Pour info le point de vue de Duoyishu offre un hébergement haut de gamme avec restaurant (chambres avec un splendide panorama des terrasses) et pour les petits budgets un bus a été aménagé en chambres (40 yuans) à l'intérieur du complexe. Il est sur la droite en rentrant. Douches et toilettes disponibles.

Les terrasses de Longshuba et Jinzuzhia sont accessibles à pied depuis Xinjie (environ 4 kms) le chemin se trouve juste avant la gare routière, sur la droite. Pour le meilleur point de vue sur les terrasses , prendre un petit sentier 500m avant Longshuba. Difficile à trouver car il est caché par les broussailles à gauche des terrasses. Ensuite il faut monter pour dominer les terrasses et le village. Demander au staff de Windows of Yuanyang pour avoir plus de précisions ou aux gens du village.

Les terrasses de Bada et Duoyishu sont régulièrement desservies par des minibus qui font les liaisons Xinjie-Shengchun 10 yuans Xinjie-Duoyishu 10 yuans Xinjie-Aichun 15 yuans durant toute la journée. C'est la même route. En général les minibus partent devant la gare routière ou devant le Yin Bin hôtel. Le meilleur moyen est de les repérer sur la route, en mouvement avec des gens à l'intérieur et leur demander leur destination car ceux stationnés et vides essaient d'appâter les touristes avec des tarifs X 5. De toute façon, il suffit de se mettre bien en vue au bord de la chaussée pour qu'ils stoppent et annoncent leur destination. les terrasses de Laohuzui sont peu desservies (15 yuans) et le retour à Xinjie peut se faire en stop car après 16h, rares sont les minibus qui remontent sur la vieille ville. les terrasses de Niujiao (sur la route de Shalatuo) sont plus éloignées. se renseigner à l'avance autour de la gare routière et prévoir de passer éventuellement une nuit sur place. Possibilité de louer des 125 à Xinjie (des scooters). Entre 30 et 40 yuans

Pour ceux qui aiment marcher la route continue après Duoyishu-Aichun. Plusieurs villages intéressants avec des "maisons champignons" (Migu Houses) et plusieurs points de vue sur les terrasses. Au km 26 après le village, très beau point de vue d'un village à moitié recouvert par la brume en contrebas. Entre Bada et Shengchun, à proximité d'un grand panneau touristique, sur la droite, il y a un chemin qui mène à un splendide point de vue sur les terrasses de Malizhai (500m). Ce chemin continue jusqu'au village, le plus grand village Hani du Yuanyang.

je complèterai les infos sur le Yuanyang courant février lors de mon prochain séjour.

Récit de voyage : Fragments de voyage Istanbul à Jakarta par la route partie chinoise (en cours) Chine Province du Xinjiang Qinghai sur le haut plateau tibétain : Ruoqiang-Golmud-Xining-Qinghai Lake
Faire une croisière avec Cunard? English translation pending
by Comarthe1945 · 2012-07-12 · 43 replies
Ma compagnie préférée est Celebrity puis Rccl. Jevoudrais essayer cunard mais il y a trois classes et le prix britania est déjà cher...je parle anglais
Lochs, châteaux, whisky: neuf jours en Écosse English translation pending
by Senmout · 2012-06-25 · 14 replies
Lochs, châteaux, whisky ... 9 jours en Ecosse

Comme je l’ai expliqué dans le carnet : ‘ La Sicile volcanique’ , cette année, nous avons choisi trois voyages en Europe d’une bonne semaine chacun. Après avoir donc gravi l’Etna , arpenter les ruelles baroques de la Sicile, vu briller une mer turquoise , nous avons volontairement choisi un opposé pour s’éviter les comparaisons... Nous voici donc en Ecosse ! L’Ecosse, la gothique , la médiévale, la protestante, la verte , les eaux foncées des lochs, l’aridité des Highlands , la météo incertaine ... Un autre contact à la Nature , une autre Histoire , d’autres mythes... Nous voulions découvrir l’histoire écossaise, croiser les highland’s cows , entendre la musqiue des cornemuses, sentir le vent nous fouetter sur les côtes, enfin voir ces hommes ‘ en jupe’ qui m’intriguaient enfant , débusquer Nessie , connaître la brume pesante des lochs, râler du manque de soleil dés le deuxième jour, comprendre la fabrication du whisky... Bref beaucoup d’ images mais pas encore associées à des goûts , saveurs, ressentis... Le tracé de l’itinéraire fut plus ardu qu’il ne me laissait présager car embrasser autant d’attente en si peu de temps ... en plus étroites sont les routes ...

Je vous propose comme d’habitude un petit compte rendu qui n’engage que moi et un carnet de voyage pour ceux qui en souhaitent plus.

ITINERAIRE : du 7 au 17 mai

Il peut paraître illogique mais voici les raisons: 😛 Il évite certains points considérés stratégiques comme Abberdeen... mais pour nous trop décentrés. Les chassés-croisés car nous aurions pu passer d’ Oban à Skye sont dus à l’excés de popularité des îles lors des week-ends ( nous nous y rendions pour le calme) et les prix exhorbitants des logements pendant le we Tenir compte de ce que souhaitions découvrir J1 : Valence / Paris / Glasgow et route vers Stirling

J2 : Visite du château de Stirling / Callander / Les Trossachs ( Pass adray, Aberfoyle, Balloch, Luss... ) Oban

J3 : Oban / Port Appin / Fort Williams / Invermorison / Urquhart Castle / Inverness J4 : Inverness / Glen Affric / Fort Augustus / Rives Est du loch Ness ( Foyers , inverfarigraig, errogie, torness, loch ruthen, dores, ) / Inverness

J4 : Inverness / Fort Georges / Nairn / Elgin / Route du whisky

J5 : Inverness / Falls of Meseach / Gruinar Bay / Gairloch / Rubha Reich / Loch Maree / Torridon / Applecross / Loch carron / Kyle of Lochalsh / Portree : la wester coastal road

J6 : Ile de Skye : Peninsule de Trotternish : old man of storr, kilt rock, staffin bay, quirain, portree

J7 : Ile de Skye : le sud : portree, bradfort, elgol ( AR) , Armadale, point of sleat, pont de skye, Eilaan Donnan Castle / Portree

J8 : Portree / Edimbourg

J9 : Edimbourg

J10 : Glasgow et retour

LES TRANSPORTS

- Aérien : vol Paris / Glasgow avec Easyjet AR / 105 E / personne avec 1 bagage en soute

- TGV / Valence / Paris AR 90 e par pers Location d’une voiture par Autoescape ( Avis) en km illimité , kia ceed : 237 e Carburant ( diesel ) : 204 e pour 2167 km HEBERGEMENTS

J’avais tout réservé via Booking.

Stirling : Golden Lion : 104 e On l’a choisi pour faire au moins un hôtel . Très ancien hôtel ( 1796 ) en plein coeur de Stirling . Grande chambre à l’ancienne , tout confort, très bien insonorisées entre elles mais assez mal de la rue. On se retrouve un siècle en arrière , assez sympa comme expérience... Bar très sympa et excellent et pur petit déjeuner à l’écossaise.

Oban : Invercloy GH : 84 e Tout prés de la Craig Tower sur les hauteurs de la ville . Toute petite GH de 6 chambres , tout confort, chambre jolie, bien équipée et très lumineuse. Pas de petit dej de compris mais , à disposition dans la chambre , chocolat, café, thé, cookies... Jolie terrasse sur le port d’ Oban. demandez sur l’avant la chambre .

Inverness : By the bridge appartment ‘ : 160 e la nuit ( 3 nuits) Coup de coeur !!!!! 🙂🙂🙂 Un petit bijou en plein centre d’Inverness. Un petit bijou car superbe appartement chic et cosy , le long de la rivière Ness, au pied du château , dans les rues piétonnes , . Equipé grand confort , un séjour, cuisine américaine avec tout équipements utra moderne , lave vaisselle ..., une très belle chambre , TV, Wifi, écrans plats dans séjour et chambre , place dans garage privé... Mieux qu’à la maison lol... On a adoré cette pause citadine !!!

Portree ( Ile de Skye) : Dunsgiath appartment : 170 e la nuit ( 3 nuits) 🙂🙂 Au bord d’un loch , complètement isolé, une ancienne maison rénové en deux appartements . Déco design , vaste pièce décloisonnée avec un coin nuit , une cuisine américaine et un coin séjour , tout équipé , tv, lecteur dvd... jardinet, terrasse bois avec mobilier jardin ... Très romantique . Pas petit dej compris mais on a tout trouvé dans l’appartement pour nous le préparer: beurre, miel, confiture, thé, café, jus d’orange, pain... une délicate attention ! Attention : les mobiles ne passent pas !

Edimbourg : Premier Inn Haymarket : 120 e la nuit ( deux nuits ) Revenons sur terre avec cet hôtel de chaîne ... A 500 m de la gare Haymarket et 2, 5 km du centre à pied. J’ai eu beaucoup de mal à trouver pour 3 raisons: sur le week end , il fallait souvent réserver trois nuits car nous étions à trois jours de l’ouverture du festival donc énormement de monde , les B&B étaient pris d’assaut Je cherchais une situation centrale pour nous éviter les déplacements en voiture ( on n’a pas réussi) Je cherchais un prix raisonnable mais Edimbourd est vraiment cher ... Donc on a choisi cet hôtel de chaîne , trés convenable sans petit dej et parking en sus mais bon ... bref peut mieux faire , je pense !

RESTAURANTS

Nous avions fait les choix d’appartements pour nous éviter le restaurants deux fois par jour car la vie est chère ... Cela nous a permis de pique niquer le midi et manger à l’appartement le soir... un peu plus de tracas mais necessaire ... Difficile de manger dans un restaurant pour moins de 20 à 25 e et dans les pizzeria , brasserie, chinois... pour moins de 15 e . Restent les fish and chips pas chers certes mais ... pas tous les jours !

Malgré tout quelques petites adresses :

- Mountain coffee company : Gairloch 😎

C’est un coffe shop. On y a bu un thé en terrasse , en y dégustant le meilleur ‘scone’ du séjour !! Le bar fait aussi librairie , ambiance trés sympa ... bon accueil. Ne vous fiez pas au commentaire du routard , notre expérience est tout autre !

- The mussel and steak : Grassmarket Edimbourg. 🙂🙂

Notre petit extra du séjour !! Un régal !!!! On a pris l’assiette de fruits de mer : gambas, huitres chaudes , saumon cuisiné, St Jacques, moules , clams... avec un verre de vin . Un délice , cadre super et accueil au top ! Excellente adresse à prix raisonnable . On a payé 60e pour le tout avec pain et beurre. Attention , il est victime de sa réputation : réservez ! Bar Napoli Hanover street Edimbourg ( New town) Un bon petit italien où nous nous sommes retrouvés, un samedi soir , faute de réservation ailleurs ... C’est incroyable , les restaurants sont toujours bondés ... Très bon rapport qualité / Prix et excellent accueil de Fabio ! Plat généreux ! Les fish and chips : notre meilleur : le Chippy Glasgow style art déco ! Une excellente alternative à un repas rapide. Partout !! mais de qualité différente...

LES VISITES

Là aussi , le budget peut vite grimper en flèche ... A la première visite au château de Stirling , sachant que nous en visiterions surement d’autres et à coup sûr celui d’Edimbourg , nous avons pris le pass explorer valable deux semaines pour 51 e par personne . Nous l’avons rentabilisé ( Edimbourg et Stirling à eux seuls représentaient 38 e) . Nous avons aussi visité : Urquhart Castle et Fort Georges ( chacun 10e )

Autre : Château Mac Donald à Armadale ( île de Skye) : env 10 e Three lochs forest drive , queen Elisabeth : 2,8 e au guichet automatique et sur sa simple bonne foi ... à chacun de faire avec sa conscience . Glenfiddish distillerie : gratuit Glen Affric : même principe de la caisse automatique et même prix Royal museum of Scotlands à Edimbourg : gratuit Ligthouse Museum , Glasgow : gratuit A propos des musées : partout audioguides en français , très ludiques et pas barbants disponibles gratuitement ... Nous avons adoré !! cela nous a beaucoup aidé et nous a donné une certaine passion à découvrir l’histoire de l’Ecosse . Seule exception , le château d’Edimbourg ( 4e) mais indispensable ...

NB : quasiment tous les musées d’Etat de Glasgow et Edimbourd sont gratuits !!

GUIDES Le Routard ... on l’achète à chaque fois, à chaque fois , on s’étonne de ces commentaires nuls mais il synthetise ... Cette fois , on l’a vraiment trouvé plus particulièrement nul, injuste et pas d’actualité ! Voilà c’est dit !😠 Le guide vert ! Très bien mais bien en dessous de l’audio-guide bien sûr ! On y apprécie beaucoup les itinéraires pour découvrir une région. ‘Favorite walks’ dans la rand collection de Paul et Helen Webster ( commandés sur Amazon) par région. Un excellent apport pour les balades et randos en tout types et tous niveaux. CHANGE On ne gagne pas à tous les coups... le change est ici pour nous défavorable ... Entre 1, 45 à l’aéroport de Glasgow et 1, 37 ...

LA METEO Il faut quand même partir avec l’état d’esprit qu’on va en Ecosse ... et que si le paysage est verdoyant , ce n’est pas pour rien :)

On a connu le meilleur à Skye avec soleil et 15 degrés, le moins bon : bruine et gris avec 12 degrés à Inverness et les lochs, le pire à Edimbourg avec deux jours de pluie sans discontinuer , brouillard , vent et 7 degrés...

Bref , le temps est changeant :)

LES ROUTES Essentiellement reseau routier de petites routes bien entretenus. Dans les Highlands , la loi du ‘passing place’ : route pour une voiture et des places sur le côté pour laisser passer la seconde voiture. Cela rallonge terriblement le temps de route. Ce n’est pas deplaisant mais à prendre en considération sur le calcul de l’itinéraire. Et puis il faut compter avec les moutons et les cattle grids...

APPRECIATION GENERALE DU SEJOUR

Nous avons adoré :🙂🙂 La wester coastal road entre falls of Meseach et kyle of Lochalsh Le château d’Edimbourg avec audioguide ( 3H ) Les terres arides , desertes, avec ses moutons et ses lochs pour un paysage grandiose des Highlands L’atmosphère d’Oban Nous avons aimé :🙂 La sympathie et convialité des écossais ( rien à voir avec le style british ) , toujours souriants, plaisantins, et avides de partager leurs vies et traditions. La ville d’Inverness , à taille humaine et notre appartement La diversité, possibilité et aménagements des randonnées Les toilettes publics GRATUITS ET PROPRES partout !!! On est bien loin de la France!!! Le bakked potatoes, le thé, les scones... etc Toucher l’Old Man of Storr La vue du château insulaire d’Eilaan Donnan Le musée des îles et les jardins du Mac Donald center à Armadale Les audioguides gratuits , succincts, partout ! Ma pause déjeuner à l’Elephant house , berceau d’ Harry Potter :) Nous n’avons pas aimé :😠 La vie chére ... Avoir voulu attendre voir passer la flamme olympique au point de s’en être glacé les os pour finir par capituler... la pluie ininterrompue à Edimbourg L’atmosphère d’un bar un samedi soir : trop sauvage , trop mal tombé... une mauvaise expérience Nous avons détesté :😕 NE PAS VOIR NESSIE !!!!!!!! On nous a menti :)

REMERCIEMENTS 😉 A tous les moutons , vaches... qui ont pris la pose quand je leur ai demandé!! Chose promise , chose due, je leur avais promis de dire à tous les forum que les moutons des Highlands sont super sympas :)

LIEN PHOTO :
https://www.facebook.com/media/set/?set=a.257029064405605.52303.100002955416595&type=3&l=b106393bfc

CARNET DE VOYAGE

7 Juin : Pluie Départ avec Valence / Paris/ Glasgow sans embrouille, sans retard ...

Récupération de la voiture chez Avis et route vers Stirling environ une heure.

Le temps est pitoyable : gris, froid, pluie et vent... Pas question , cependant, de se cantonner au confort de la chambre du Golden Lion qui nous replonge un siècle en arrière...

Armés de parka, on arpente les rues ... Le premier jour , on aime juste cela : prendre nos repères , étudier le milieu qui nous accueille, comprendre . Bien sûr c’est beaucoup plus facile dans le monde occidental mais c’est quand même intéressant de noter les différences de culture .. donc oui , beaucoup d’écossaises sont rousses , la population ( au vu des multiples magasins de trek etc) est proches de la Nature, le fish and chips est le plat de référence, ... tiens les écossais aiment les glaces ... bref un tour d’horizon...

Retour à l’hôtel , pause au bar autour d’un thé pour madame ( humm) et d’une bière pour monsieur .... le séjour s’annonce bien:) Repas au ‘chinois ‘ à côté , avec un buffet, bien sympa et ce qu’il fallait pour notre petite faim. Gros dodo réparateur.

8 juin : Très gris et venteux... éclaircissement très progressif.

On pensait partir directement vers les Trossachs mais le temps est vraiment incertain et le château de Stirling semble offrir une excellente mise en bouche à l’histoire écossaise que je ne maîtrise pas du tout. Nous ne regretterons absolument pas cette visite très ludique et instructive; beau panorama sur les alentours et la tour Wallace même si le gris domine .

Premier fish and chips à Callander .

Route Callander , loch Katrine bucolique. Scenic road des ‘three lochs ‘ : un pur moment de bonheur de grand air et de Nature. Nous regrettons de ne pas avoir prévu un jour de plus pour y randonner... Passage dans les petits villages d’Aberfoyle, Luss...

Route vers Oban , charmant village côtier que nous avons beaucoup aimé par sa taille , sa disposition étagé, son air de bout du monde , ambiance portuaire , cri des mouettes et la vue imprenable sur les lochs et la mer depuis la Graig tower ... Le soleil couchant sublime le tableau.

Donc une très longue journée mais très diversifiée entre lochs, village , château, mer... Nous ne pouvons plus la mettre à profit et nous couchons éreintés

9 juin : Matin ensoleillé mais après-midi froid et venteux.

Réveillés tôt , nous partons... Route vers Fort Williams.

Arrêt à Port Appin pour admirer les restes du Castle Starkler au centre d’un îlot.

Vallée de Glencoe et ses ‘three sisters’ , comme nous l’avez proposé le guide vert : A NE PAS MANQUER ! Paysages de bord de loch superbe et multiples reflets dans l’eau ... C’est Bôooo :) . Dans un village, nous nous arrêterons nous faire expliquer et étudier le ‘grass bwol’ , sorte de bowling sur l’herbe ... Un grand moment de convivialité :)

Pause déjeuner à Fort Williams où nous degustons le premier ‘bakked potatoes’ . Miamm !!

Route vers Inverness avec quelques arrêts dont à Invermorrison avec ses anciens ponts, chutes d’eau , vaches de Highlands .

Visite du château d’Urquhart. Le ruines se marient à merveille avec le loch Ness , étrange et sombre . Ce fameux loch Ness... tout un mythe et partout l’un des moins beau à notre humble avis car très large. La visite ne vaut que pour le mélange ruines / loch car il n’en reste qu’en même pas grand chose... Bon , on a scruté les trois jours passés dans la région le loch Ness : on nous a menti !! pas l’ombre d’une bestiole ... En tout cas , cela crée un sacré business lol . Nous n’avons pas visité les deux musées consacrés à Nessie , nous nous sommes contentés de lire les explications scientifiques du guide vert ( oui... oui ! j’ai lu des explications scientifiques , je ne veux voir personne sourire en coin et encore moins nos parisiens préférés )

Nous arrivons dans un Inverness en émoi et qui attend le passage de la flamme olympique ( décidemment , cela nous était déjà arrivés à Sacramento ) ! De suite , on accroche bien avec cette ville à taille humaine , ses bords du Ness... L’appartement nous enchante :) , on va enfin pouvoir se poser un peu après ces trois jours intenses ... c’est du moins ce que nous pensions ... On s’installe, petit sms à nos futurs bacheliers qui révisent d’arrache pied, quelques explications sur notre situation et nos visites ..... et bang tout bascule à la réponse de Thomas : ‘ la flamme !! whaouh quelle chance !!! vous allez la voir j’espère et vous penserez bien à moi :( ‘ Pfff... on se sent tout à coup bêtement fautifs de ne pas être capable de profiter de cette occasion.... on hésite ... mouarf , il a peut être raison le fiston.. et c’est parti ! Grrr , maudit Thomas !! Deux heures à attendre dans le froid , les os glacés ... la flamme est en retard de plus de deux heures ... Pas d’estimation ... On capitule surtout qu’on a une vue de biais sur le parcours de l’appart ... AU CHAUD !!!! Et on l’a vue .. c’est furtif et mouais bof.. une flamme

10 juin : Gris puis très gris... entre 10 et 12 degrés

Aujourd’hui , c’est la journée Nature ! Parrtis à 9h d’ Inverness vers Glen Affric annoncé par les guides comme un des ‘must’ de la nature écossaise, ce n’était pas faux ! Totalement reculé dans les Highlands , de grands espaces verts, des sapins, des rivières, des chutes d’eau... Nous avons la chance que ce soit peu fréquenté. Nous avons enchaîné deux petites randos d’une heure chacune : Plogga falls , 2,5 km et une magnifique chute d’eau qu’on supervise. Dogg’s falls : 3,5 km en forêt , le long d’un cours d’eau. Nous avons eu un peu peur au départ car les écossais avaient revétus la tenue ‘anti - midge ( sales petites bestioles comme des mouches mais qui piquent ) mais rien :) Puis cap sur la rive est ( la B 862) du Loch Ness, beaucoup plus sauvage et en passing road. Autant le Loch Ness paraît quelconque par l’ A 29 qu’ici , il prend une tout autre dimension. On traverse aussi de hauts plateaux arides ( j’adooore) , couverts de bruyéres, avec des centaines , que dis-je , des milliers de moutons ... Gros coups de coeur pour la vue de Foyers et la petite route moussue ( oui, c’est un mot de mon dictionnaire propre :) ) entre Inverfarigraig et Croachy.

Retour à Inverness , quelques courses et repas à l’appart dont nous apprécions , une fois de plus, le confort ... on vieillit ...

11 juin : gris sombre et vent . Froid .

On part par la côte pour rejoindre ‘ la route du malt ‘. Arrêt à Fort Georges ( encore occupé d’ailleurs par des highlanders) . Historique , sympa, très beaux panoramas sur blak island avec la possibilité d’apercevoir les dauphins Bottlenose. Je suis fan des animaux mais , là , très franchement , je n’ai pas eu le courage d’attendre ... le froid , le vent et la pluie ont eu raison de moi illico!

Route vers Elgin , balade dans le petit centre et à la Cathédrale . la paysage est bucolique mais nous déçoit un peu ... C’est ainsi , je me lasse très vite de ce type de paysage. Mais on est là essentiellement pour la route du whisky .

La route du whisky : nous ne sommes pas consommateurs, ni amateurs , ni connaisseurs... alors choisir entre telle et telle distillerie pour visiter ( pas question non plus de les visiter une à une ) n’a donc pas été un choix facile. On a fini par choisir la facilité : une visite simple , en français, pas trop longue et sans avoir à se ridiculiser à la fin au moment de la dégustation : Glenfiddish répondait à nos critères. On commence par un petit film assez gnagnan sur la généalogie et les débuts de la distillerie. Le cadre posé , on passe aux différentes parties de la fabrication en suivant les étapes de distillation. On y a appris l’essentiel et on a trouvé cela très intéressant . On voit le whisky , désormais, autrement . cependant , je pense que pour des connaisseurs la visite est trop succincte. Nous avons été surpris par les odeurs et vapeurs d’alcool autour de la distillerie. La dégustation : whaouhh , ça décoiffe . Large préférence , pour moi , pour le 12 ans d’âge ... Mais cela s’arrêtera à cette expérience , car trois fonds de verre et hop maux de tête et sieste ... Je n’aurais pu être amie avec le capitaine Haddock! Nous sommes passés devant Glenlivet, Strathisl, Aberlour... pour associer des noms à des lieux.

Retour à Inverness en fin de soirée et longue balade le long de la rivière Ness pour s’éclaircir les idées... quelques rayons de soleil viennent raviver la vie en nous ... c’est dur sans soleil ... Journée mitigé ce jour avec déception des paysages ... L’Ecosse est elle vraiment ce que nous attendions ?

12 juin : Soleil sur les côtes et gris dans les lochs. Entre 9 et 12 degrés...

Nous quittons presque à regret Inverness , charmante petite ville et notre bel appartement...

Cap sur le Ross occidental et l’île de Skye par la wester coastal road qui nous a offert des paysages grandioses, des panoramas époustouflants et des vues sans cesse renouvellées ... Ce que nous attendions de l’Ecosse était ici :) . Les routes sont étroites ( enpaasing road) , sinueuses et demandent donc la motivation d’une scenic road car nous avons mis 8 h pour faire environ 180 km.. mais le bonheur était là à tout moment , quelques arrêts, de nombreuses pauses photo et une halte d’une heure totalement Nature au bout du monde. Premier arrêt aux Falls of meseach. A 10 mn , on se retrouve sur un pont suspendu au dessus des gorges corriesballoch pour y admirer les chutes d’eau. On a aussi une vue d’ensemble à 5mn de là au ‘point of vieuw’ . très sympa. Se succède ensuite le loch Broom où on a aperçu des phoques batifoler. On débouche sur la Gruinard Bay et son panorama exceptionnel mais à l’histoire qui fait froid dans le dos ( expériences de l’anthrax, de l’Homme qui se permet d’imposer ses lois à la Nature ). Pause à Gairloch. on pensait y déjeuner mais l’agréable coffee shop qui fait aussi office de librairie et ses tables à l’extérieur et AU SOLEIL ! nous ont invitées à prolonger la pause en y svaourant thé et à découvrir le ‘scone ‘... On s’est régalé et resservi ( ben quoi ? ça creuse le grand air !) ... On est reparti repus:)

On souhaitait se rendre aux plages de Red Point mais une erreur routière et nous voilà partis vers Rubha Reidh, sans même le savoir , 14 miles de passing road à faire en AR. On ne s’en est aperçu qu’une fois arrivés au phare ... Le hasard faisant souvent bien les choses , ce fut géant de bout du monde grandiose!!!!!!! Pierres, et gorges rouges sur mer turquoise ... Longue pause , Eddy s’éclatant en photographie et moi en pause zen mandala. Sans réservation à Skye , nous y serions restés beaucoup plus longtemps...Chemin en sens inverse ( non! pour les mauvaises langues , nous n’avons pas repris de scone ... nous n’avions pas le temps :) ) et cap sur les victoria falls et le loch Maree.

La sagesse eut été que nous gagnions l’île de Skye par la A832 ... mais en voyage faut il être sage ? Subjugués par les paysages , nous nous sommes quand même lancés vers Torridon, Applecross, l’austérité du Beinn Ethau ... Nous ne sommes arrivés à Kyle of Lochsalch qu’à 19H soit plus de 2H45 pour 60 km. Le manque de sagesse a forcément un prix mais que nenni, nous ne regrettons rien car passer toutes les minutes de la côte au loch nous a émerveillés... à chaque virage , nous retenions notre souffle.

On a rejoint notre nouvel appartement , joli nid douillet , romantiquement placé au bord d’un loch et me permettant de voir par la fenêtre , le fameux Old Man of Storr , LA raison de ma venue à Skye...

Certains jours nous offrent ainsi des merveilles sans cesse renouveller ... de l’Ecosse bucolique s’est succédé l’Ecosse des highlands , sauvage : rudesse des terres, éclat de la mer , austérité des lochs.. Vous avez compris : on a adoré!!!!

13 juin : temps de rêve : grand soleil et 12 degrés... Les écossais l’appellent ‘lovely weather ‘

Grasse matinée enfin et copieux petit dej ... départ en rando pour dépenser nos calories.

Randonnée de l’Old Man of Storr que nous avons trouvée , somme toute , éprouvante. Elle est donnée pour 1H15 dans le routard : méfiance les 2H annoncées dans notre guide de rando étaient d’usage . On part dans un paysage de montagne , entre les apins mais on ne s’attend pas aprés une demi heure de marche à se trouver face à un vrai mur ... Le chaos rocheux, le menhir de 49 m , la vue fantastique sur les lochs avoisinants et la mer se méritent donc... Nous nous sommes posés un long moment au pied de ce géant à admirer le paysage ; la roche m’a donnée la même impression de vie qu’à Uluru ( Australie) . descente gravilloneuse et ‘ casse gueule’ .

Reprise de la route pour la Peninsule de Trotternish : kilt roch, baie de Staffin, retour par la chaîne de Quiraing ( ne pas manquer )

On voulait manger un petit quelque chose mais aujourd’hui tous les coffee shops sont fermés pour ‘funeral’ ... c’est aussi cela la vie insulaire.

Balade à Portree, très joli village avec ses maisons colorées, ces quelques boutiques, son ambiance balnéaire. Si vous le pouvez , descendez jusqu’au port et entrez dans la Fish shop où comme pour nous acheter du poisson, St Jacques ou Langoustine ou pour voir ... Fraîcheur et odeurs garanties

Retour à l’appartement vers 17h pour se reposer et profiter de notre soirée dans ce cadre superbe; et avouons le : la rando nous a mis sur les rotules ( et avec mes problèmes de genoux , le mot n’est pas abusé.

14 juin : soleil et nuages : température : 17 degrés !!!!!

Départ tôt le matin pour le sud de l’île et les Cullins Hills. Le ciel tantôt ensoleillé tantôt gris , avec les nuages laissant filtrer quelques rayons nous offre un effet enchanteur... Route AR jusqu’à Elgol, minuscule port perdu au bout de la lande ... Le ciel rend inquiétant les lieux où ne régnent que le bruit strident des goélands et de la mer.

Visite du Château Mac Donald et le musée des îles à Armadale. On n’y va pas , en tout cas pour nous, pour le château en ruine mais pour les jardins avec ses arbres centenaires voire millénaires , ses mares, ses fleurs et le panorama sur le loch ... Le soleil plombé a rendu l’atmosphére féerique et empreint d’une incroyable sérénité. On y est aussi allée pour le musée des îles qui expliquent trés bien la place des îles dans l’histoire de l’Ecosse, s es origines celtiques, gaéliques, les Clans, les héros, les défaites, les jacobites mais aussi le folklore : kilt, cornemuse... Excellent complément au château de Stirling... petit à petit les liens se font et l’histoire s’écrit...

Pique nique au milieu des moutons inquiets ou envieux à point of seal .

On a vu que la météo , ce jour clémente , passait à la pluie dés demain, on se décide donc daller à Eilaan Donnan castle pour faire LA PHOTO du séjour ... vous savez celle qu’on a vu et revu et dont on veut le même tirage :) Une fois dans la boîte , ( eh bien sûr comme je la voulais ) , nous nous dégourdissons les jambes sur une balade dans la forêt de Lochalsch... sans plus car elle longe en partie la route bruyante. Mais nous voici oxygénés :)

Retour à Portree pour une ‘cup of te and pastries’ Miam le millionnaire :) . On y a aussi découvert un fonctionnement bien différent des bars /resto . Arrivés à 17H20 , nous avons été servis en thé et pâtisseries , à 17H25 , toutes les pâtisseries étaient enlevées, à 17H30 , tous les menus du repas du soir étaient sur les tables et à 17H34 , un groupe de français se voit refuser l’accès pour un café car c’est l’heure du souper ... Ah on ne badine pas avec l’heure et ces british quelle rigueur !!!

15 juin : temps affreux ! pluie, vent et 7 degrés...

Départ de Skye à 9h sous la pluie et arrivée à Edimbourg à 14H30 sous des trombes d’eau et du vent...

Visite du royal museum of Scothland, un petit bijou pour la civilisation , la technologie, l’histoire naturelle... Nous y avons passé deux heures et nous n’en n’avons pas fait la moitié ! On a adoré les galeries d’histoire naturelle. On y a vu la brebis clonée Dolly ... Beaucoup d’activités ludiques et bornes interactives , mais ne nous y trompons pas , on s’y est amusé autant que les enfants .

Balade sous la pluie dans old town vraiment superbe et tellement bien conservé. Une beauté de l’art médiéval.

Pour oublier la pluie :), on s’est ensuite dégoté un excellent restaurant et régalé de fruits de mer et rechauffé avec un verre de vin au ‘Mussels ans steaks ! On recommande !!!!

ATTENTION : aux parc-mètres à Edimbourg , c’est draconien !!! Il y a deux policiers par rue et ils ne sont pas là pour faire de la figuration ! Nous avions notre stationnement qui se terminait à 16H10 . Nous arrivons à 16H05 , et on se faisait verbaliser !!! On demande des explications . Il nous repond qu’il est 16H14 ... gloups ! Nous montrons la montre d’Eddy , il montre la sienne... regloups , nous n’avions pas remarqué que la montre d’Eddy avait quelques minutes de retard. On lui explique en toute bonne foi , il nous laisse partir ... ouf... Les français de la voiture d’à côté avec leurs 20mn de retard sont repartis avec leur PV...

16 juin : Vent , pluie continue, 7 degrés.

On se lève le moral en berne : il pleut !!!!!!!!! vent et du brouillard. On n’a absolument pas envie de se mouiller comme hier et pourtant ... ce sera une de nos journée record : detrempés et glacés...

On part directement visiter la Rosslyn chapel , non pour son apparition dans Da Vinci code mais pour ses voutes ses sculptures et surtout pour le pilier de l’apprenti ( je vous laisse découvrir) ... Nous y sommes en 20 mn et bien loin de l’affluence annoncée dans le routard donc satisfaits ! Et bien ce la ne va pas durer car comme à chaque voyage , allez savoir pourquoi , il y a toujours un moment où un tarif nous semble démesuremment abusif !!! et bien c’est aujourd’hui : 9 £ plus 3 pour l’audioguide !! quand même c’est une chapelle pas une cathédrale ! et la visite dure 20 à 30 mn ! Tant pis , on passe notre chemin... On assume , moral doublement en berne !

On rejoint le centre , se stationne au parking St James , très onéreux mais bien central ( 17 £ les 7 h) et moins risqué que les horodateurs :) ...

Le monuments d’Edimbourg sont fabuleux ... Ils s’égrenent sur notre passage . On va de merveilles en merveilles et on en oublie( parfois , certes ) la pluie . Le guide vert est là pour votre visite donc je passe . Notez une excellente vue du château de north bridge . On a beaucoup aimé la chapelle du chardon dans St Gil Cathédral , on y serait resté des heures ( non , pas pour avoir chaud ) mais pour admirer cette dentelles de sculpture... Grassmarket, la Greyfiard church ( assez terrifiante dans le fog , même pas besoin de prendre un des innombrable ghost tour) , la statue de Bobby ( ben oui je les aime ces animaux .... ) .... etc....

Pause dejeuner à’ l’elephant house ‘ . Bon , le sujet peut prêter à polémique et faire sourire ... pas grave ... j’ai gardé mon âme d’enfant, j’ai adoré les livres ( livres et non films) d’Harry Potter et c’est ici que JK Rollings a donné naissance à ce petit héros ! C’était donc pour moi une étape essentielle d’Edimbourg! On y a passé une excellent moment , la nourriture n’est pas moins bonne qu’ailleurs comme le laisse sous-entendre le routard... J’étais ravie et pas la seule fan présente !

Revenons à plus concret : visite du château d’Edimbourg construit sur un ancien volcan !!! On a pris comme de coutume les audioguides et on s’est régalé pendant 3h , oubliant la météo, et parfaisant notre apprentissage de l’histoire écossaise . On a beaucoup aimé la chapelle St Marguerite ( sans doute à nouveau car l’histoire contée sur l’audioguide est prenante ) , les ‘honneurs de la couronne ‘ . Moment d’émotion au mémorial écossais de la guerre . Par contre , les détails sur la batterie de canons quelle barbe , on a finit par zapper... Bref un grand livre d’histoire à lui seul !! Sans doute aussi de superbes vues sur la ville mais là , il nous faudra revenir sous le soleil.

Retour vers New Town de l’architecte Craig en 1770., style géorgien qui nous a d’abord paru austère puis à bien y regarder assez allégé par de grands espaces verts...

Pause thé chaud largement mérité!

Enfin grosse galère pour trouver un restaurant sans réservation( eh oui dans une aussi grande ville et pourtant sans grande prétention de notre part) . On a fini dans un italien très animé...

Donc une journée exceptionnellement riche en culture , et historiquement mais très éprouvante part la météo. Ainsi froide, grise, sombre, énigmatique , je comprends l’imagination débordante de JK Rollings. C’est une des plus belles villes que j’ai visitée ( et encore brièvement) et j’aimerai beaucoup y retourner sous le soleil:)

17 juin : Pluie à Edimbourg / gris à Glasgow

Il pleut !!!!!! Nooooonnnnnn ! Cette fois , non ! Donc direction Glasgow. J’avoue que certains commentaires sur le forum m’avaient un peu découragé de visiter Glasgow... Mais tant pis, en espérant une météo plus clémente , on s’y lance ( et cela a marché !) . On a franchement bien fait car son côté ‘art nouveau’ mérite d’être vu!

Vue extérieure de la cathédrale Mungo car le dimanche , elle n’ouvre qu’à 13h .

Visite du centre ville et des réalisations de Mackintosh dont le Lighthouse avec son petit film sur l’art nouveau très bien fait et sa vue panoramique sur la ville , le Willow tea room , school of art, la vieille ville ...

Dernier dejeuner à ‘the chippy’ ensemble art moderne aussi et dernier fish ans chips ..

13H30 direction aéroport . Grand regret de ne pas avoir plus de temps à consacrer à Glasgow et ne pas avoir vu de prés la clyde arch...

Tout à une fin et je vous passe les formalités de retour :)
Croisière "Au delà des colonnes d'Hercule" sur le Costa Fortuna English translation pending
by Ceccano · 2012-05-09 · 31 replies
Nous allons faire une croisière du 27 septembre au 6 octobre prochain et nous souhaiterions avoir des renseignements au sujet des excursions car nous connaissons déjà le principe des croisières, nous en avons effectué deux. Par contre, nous ne connaissons pas le bateau "FORTUNA" si vous pouviez nous informer à ce sujet, ce serait parfait,

Merci par avance
Colorado/Wyoming/Utah/Arizona en août 2011 English translation pending
by Ed87 · 2012-03-20 · 34 replies
Avant le départ

Bonjour à tous.

Un carnet de voyage de plus, me direz vous ! En fait, il m'a semblé qu'ayant bénéficié des conseils pratiques des membres du forum et après m'être régalé des nombreux carnets, ce serait une bonne forme de remerciement, même si notre périple ne fut pas aussi "aventureux" que certains autres. Alors, en route pour 18 jours dans l'Ouest Sauvage !

Nos choix

Après un voyage en solitaire en 1979, deux voyages à quatre en 1997 et 2000, nous avions tellement enthousiasmé nos amis et parents qu'en 2007, nous sommes partis à six !

Et c'est trop, ça tourne vite à la "colonie" : pour les heures de départ ("trop tôt", "trop chaud", "reste cool", "on est en vacances"), les courses pour les pique-niques, le choix des restaurants ("j'aime pas les chinois", "encore un italien", "mexicain, c'est trop épicé", "c'est trop cher", ...). A chaque fois, il fallait faire un référendum.

Alors, en 2011, égoïstement, nous avons choisi, ma femme et moi, de partir à deux et de ne pas nous priver ... avec mesure cependant.

La période

Nous avons décidé de partir les trois premières semaines d’août. La période la plus chère et pas forcément la meilleure au point de vue climatique : très chaud dans certaines régions comme l’Utah, avec de nombreux orages les après-midis. Mais, compte tenu de mon boulot, nous n’avions pas beaucoup d’autres possibilités. Et puis, avec le recul, le taux de change nous a été assez favorable (1 euro pour 1,37$) ...

L'itinéraire

Nous souhaitions revoir les incontournables tout en y ajoutant quelques variations en application des conseils trouvés sur le forum : Yellowstone (et la colline face à Grand Prismatic), la Chief Joseph Scenic Highway, Bryce Canyon (le préféré de madame), Grand Canyon (sur la North Rim cette fois), Monument Valley (ma préférence) en nous offrant une petite folie, Canyonlands et Arches avec incursion à Dead Horse.

Et nous y avons ajouté quelques nouveautés : Denver et les Rocheuses (dont nous avions vu la partie canadienne en 2000), Cody (avec, pourquoi pas, un rodéo), Kodachrome Basin, Mossy Cave, …



Les réservations

Une fois l’itinéraire établi, en décembre 2010, il ne restait plus qu’à effectuer les réservations.

Et autre innovation : suivant les conseils des forumeurs, nous avons décidé de tout faire nous-mêmes sur internet et sans passer par une agence. Conclusion : nous n’avons eu aucun problème ni pendant la préparation ni pendant le voyage (attention, c’est valable pour les Etats-Unis mais je ne le ferais pas pour n’importe quel pays).

L’avion

Après étude des prix, des horaires et des services sur différents comparateurs, nous achetons nos billets directement sur le site American Airlines, début janvier 2011 : Paris / Dallas / Denver le 1er août, et Salt Lake City / Chicago / Paris le 18 août. Dans la foulée, nous réservons nos sièges pour les quatre tronçons, et nous aurions même pu retenir des repas spéciaux : gluten free, cholesterol free, vegetarian, …

Le même jour, nous obtenons notre autorisation ESTA après paiement en ligne des 28$ requis.

Les hôtels

Pendant que nous y sommes, nous entreprenons la réservation des hôtels.

Tenant à notre confort, nous réservons presque toutes les nuitées sur le site Best Western : pas très original ni typique, mais qualité constante, confort assuré, petits déjeuners inclus et prix abordables.

Pour quelques autres nuits seulement, nous réservons directement sur le site de l’hôtel : Yellowstone Park Hotel à West Yellowstone (pas grand intérêt), Grand Canyon Lodge North Rim (c’est le seul hôtel de ce côté du Canyon), San Juan Inn à Mexican Hat (j’adore), et, cerise sur le gâteau, The View à Monument Valley (hors de prix mais inoubliable). Ces quatre hôtels ne mettront que quelques jours à nous confirmer nos réservations.

Presque partout, pas de paiement d’avance et possibilité d’annuler jusqu’à la veille du jour prévu.

La voiture

Pour finir, je passe commande d’un SUV mid-size (type Ford Escape) sur le site Alamo US, en prenant toutes les options : frais d’abandon, 2ème conducteur, rachat de franchise (retenez que l’assurance liée à la carte Visa Premier ne couvre pas les locations de 4x4 – c’est écrit en tout petit), premier plein d’essence inclus (pour éviter de rechercher une station le jour de la restitution).

Le tout sans avancer un sou et avec possibilité d’annuler jusqu’au dernier moment, le débit se faisant au jour de la restitution de la voiture. Pourvu que le dollar baisse encore un peu !

On aurait même pu acheter nos billets pour le rodéo de Cody, la carte America the Beautiful et d’autres, mais il faut se garder un peu d’imprévu !

Il ne reste plus qu’à patienter sept mois …
Croisière "Îles et terre du soleil" sur le NéoRomantica du 2 mars 2012? English translation pending
by Calinette92 · 2012-03-05 · 120 replies
bonsoir, quelqu un a t il des nouvelles des personnes qui font actuellement la croisiere iles et terres du soleil sur le neoromantica. Ils sont partis le 2 mars 2012 Merci
Croisière "Les rivages du soleil" avec enfants sur le Costa Serena, départ de Marseille English translation pending
by Golhem · 2012-01-04 · 77 replies
Bonjour à tous les membres VF et bonne année 2012.

Voilà je pars avec mon épouse et mes deux petites filles de 5 et 10 ans, le 28 août 2012 du port de Marseille pour la croisière les rivages du soleil, sur le Costa Serena. itinéraire, j 1 Marseille, départ 19h00 j 2 Savonne, arrivée 8h00, départ 17h00 j 3 Civitavecchia-Rome, arrivée 8h00, départ 19h00 j 4 Olbia, arrivée 8h00, départ 14h00 j 5 Ibiza, arrivée 15h00 j 6 Ibiza, départ 19h00 j 7 Palma de Mallorca, arrivée 9h00, départ 19h00 j 8 Marseille, arrivée 13h00 Pouvez-vous me conseiller sur les visites à faire pendant les escales qui sont assez longue, de préférene par nos propres moyen, ainsi que sur le navire et si des membres VF seront sur le bateaux.

Merci beaucoup.
Retour de croisière sur le Queen Victoria de chez Cunard du 21 septembre au 3 octobre 2011 English translation pending
by Pasan59 · 2011-10-04 · 49 replies
Bonsoir tout le monde, Je suis rentré hier soir de notre croisière "Mer Egée et merveilles du Monde Antique", le moins que l'on puisse dire c'est que nous rentrons enchantés de notre circuit. Que dire si ce n'est que tout nous a plu. Le circuit: Venise, Split, Corfou, Athènes, Kusadasi, Istanbul, Rhodes, Santorin et Rome. Pour nous que des premières sauf Venise et Rome, nous avons aimé ce circuit varié, j'y reviendrai plus en détail. Le bateau: Magnifique, presque somptueux, beaucoup de place c'est un sister Ship du Luminosa et Délisiosa de Costa mais il n'y a que 2000 passagers. La cabine : En taille, je pense qu' elles sont à peu près identiques aux autres compagnies sauf les grandes suites mais vu le prix, je n'y mettrais jamais les pieds. (Sauf pour visiter et faire des photos, à venir) la différence est dans le traitement. Bien sur roum service à toute heure et gratuit, service des couvertures et chocolats le soir, tous les produits pour la toilette, chaussons et peignoirs dans toutes les cabines. La restauration: Alors là, rien à dire, au contraire que du bonheur et les papilles en ont eu pour leurs sous. Très variés et jamais deux fois le même plat. Restaurant Gastronomique haut de gamme pour 30 dollars US mais qui un pur délice. Cafétaria ouverte 24/24 avec une très très bonne qualité. Hôtesses Francophones (et française) Edith joignable en permanence et Chritelle présente à la réception la nuit. Petite parenthèse: Nous étions 30 francophones à bord dont 4 français et comme nous nous sommes présentés le premier jour et que nous avons eu un bon contact avec Edith, le soir du Cocktail du Commandant réservé aux clients les plus fidèle (Equivalant des Gold pearl et autres) Edith a eu la gentillesse de nous inviter. Je ne vous dit pas la tête que nous avions quand on a vu le peu d'invité qu'il y avait, je dirai une petite centaine de personne et que nous ne connaissions pas la raison de cette invitation. C'est une fois les présentations faites individuellement avec les officiers que nous avons vu Edith et que nous lui avons demandé l'explication de cette invitation. Edith, encore merci, nous avons passé un bon moment. Commandant et Officiers: Très présent tout le long du voyage avec un petit mot à chaque fois qu'ils croisaient quelqu'un. Très peu d'annonce dans les hauts parleurs, juste ce qu'il faut pour être au courant de ce qu'il se passe et ce que nous croisons. (Par exemple, heure de passage dans tel détroit et un peu d'histoire du lieu.) Personnels de service: Très serviables et compétents, le tout avec le sourire, dès qu'ils nous entendaient parler français, il y en avait toujours un qui essayait de nous dire quelques mots. La Compagnie CUNARD: Rien à redire.Très pro et efficace. Nos compagnons de voyage: Bien sûr, la majorité de Grande Bretagne mais aussi, des Américains, des Canadiens anglais, des Australiens, des Néozélandais, des chinois de Hong Kong et de Singapour, des Espagnols, des Argentins et les 30 francophones. A aussi non, 4 enfants dont deux bébés. La moyenne d'age tournait pour la majorité dans les 55-65 ans avec bien entendu des gands seniors et quelques jeunes couples. ( Nous avons posait la question des enfants et Edith, nous a rassuré en nous affirmant qu'il y en avait beaucoup plus pendant les vacances scolaires.) En tous les cas, tout est prêt pour eux: Club ado, neurserie pour bébé, lieux dédiés. Je vais faire grincer les dents de certains mais nous avons bien apprécié le calme sur le bateau et ne croyait pas qu'il n'y a pas d'ambiance mais ne pas entendre brailler et chahuter autour des piscines et transat, c'est appréciable. Bon voilà pour mes impressions à chaud, demain je vous détaillerai notre voyage. Bonne soirée à tous.
Croisière "Les grandes civilisations antiques" sur le Costa Atlantica du 21 novembre au 1er décembre 2011 English translation pending
by Capucine18 · 2011-09-09 · 451 replies
😉Coucou,

Et oui c'est Capucine qui revient ! Cette fois ci pour une croisière. Bien sûre rien qu'à lire le titre et la rubrique vous l'aviez deviné !

"Les Grandes Civilisations Antiques" ! pour 10 jours avec un départ de Savone.

Le bateau ? Le Costa Atlantica. Le frère jumeau du Méditerrannéea que nous avons déjà "pratiqué".

Les dates et oui, il risque de faire un peu frisqué mais tant pis : 21 novembre au 1 décembre 2012 .

Dans 2 mois et bien nous serons presque sur le départ avec dans nos ...bagages deux gentilles dames 78 et 85 ans qui vont découvrir ce qu'est la croisière. Elles sont déjà toutes excitées.

Mon "boulet", vous le connaissez ?, Bernard et bien lui ni chaud ni froid ! Juste un petit coup d'oeil au trajet qui semble lui convenir et surtout pas un bateau trop "gros" . Il n'avait pas aimé du tout le Séréna.

86000 t! c'est bon ! Yes, un bon point !!!

Cabines côte à côte (pour avoir un oeil sur mes passagères!) pont 8 , avec balcon comme d'habitude, à tribord. Peut-être aurai-je la chance de voir les îles Eoliennes .... un de mes vieux rêves !!! et le Stromboli et si je ne le vois pas à l'aller, la chance sera au retour !!!!!

Les escales !

Départ Savone, on ne se casse pas la tête, parking Costa au port .

Naples : plusieurs fois visité la ville et les alentours dont Pompéî, Sorrente et Capri. Il faut que je trouve de quoi m'occuper !

Messine : en espérant que le temps soit au beau .... direction l'Etna !

Rhodes : connais pas mais voilà longtemps que j'ai envie de faire la découverte de l'île du .. colosse . Preneuse d'idées !

Limassol : connais pas

Marmaris : connais pas la ville escale mais les excursions proposées (Daylan et Kaunos : sites visités lors de mon voyage en autocar en Turquie)

Santorin : île magnifique escale lors de notre 1ère croisière sur le Tropicale en 2000 mais heureuse de revoir cet endroit.

Katakolon/Olympie : 3 fois !!! A cette escale j'aurai une pensée particulière pour notre Bruno 😏😏 et Bernard ne descendra pas à terre , car les guepes greques ne l'aiment pas 😠😠😠.

Voilà avec retour à Savone !

Si certains d'entre vous ont quelques idées à me soumettre, je suis preneuse !

A plus

Capucine 18
Compte rendu de croisière sur le Costa Victoria "De l'Adriatique à la Grèce" English translation pending
by Olivierrhone · 2011-08-21 · 197 replies
Bien le bonjour chèrs amis du forum,

"ciao, ciao, ciaoooooooo...benvenuti a tutti sul costa victoria, vi pregiamo, gentili ospiti......"😎😎😎

Arrete 2 secondes, olivier, t'es plus sur le costa victoria là, t'es redescendu sur terre.😕😕😕

"n'oubliez pas, à 16h00, vous avez rendez vous au théatre avec votre hotesse gaelle, pour la réunion francophone..."😉😉

Et oui, c'était déjà il y a une semaine.😕😕😕

Alors pret, c'est parti.

A ce soir😛😛😛
Projet de voyage de deux semaines en Suisse English translation pending
by Krystal · 2011-08-14 · 41 replies
Bonjour, Je prévois un voyage professionnel et touristique de 2 semaines en suisse fin mai 2012 / début juin 2012.

J'ai réfléchi à ce que j'aimerais visiter et le choix est fort vaste en Suisse! J'ai donc dû faire des choix quant aux destinations. J'ai choisi d'écarter plusieurs destinations de mon itinéraire faute de temps pour tout visiter...

Je voyagerais seule en train en mode backpacker. J'aime bien la ville (attraits architecturaux et historiques) autant que la campagne, la montagne, les lacs...

Voici l'itinéraire auquel je pense... : Jour 1: Arrivée en Suisse sur Genève; visite de Genève; coucher à Genève. Jour 2 à 5: Congrès professionnel sur Genève; coucher à Genève jour 2, 3 et 4. Visite de Lausanne le jour 3 (reprise du congrès à 14h30). Visite de Vevey le soir du jour 5 et coucher à Vevey le jour 5. Jour 6: Lac Léman, vignoble de Lavaux et Château de Chillon; déplacement vers Zermatt (environ 2h30) et coucher à Zermatt Jour 7: Train des glaciers vers Saint-Moritz; coucher à Saint-Moritz Jour 8: Déplacement vers Zurich (environ 3h45); Visite de Zurich; coucher à Zurich Jour 9: Visite de Scaffhousen; coucher à Scaffhousen Jour 10: Visite de Lucerne; coucher à Lucerne Jour 11: Roundtrip train Pilatus; coucher à Lucerne Jour 12: Visite de Berne; coucher à Berne Jour 13: Visite de Fribourg; coucher à Fribourg Jour 14: Visite de Gruyères et de Moléson-sur-Gruyères; coucher à Moléson-sur-Gruyères Jour 15: retour à Genève et avion de retour

J'attends vos suggestions de changements à cet itinéraire (tout incontournable que j'aurais omis)! Cet itinéraire est précis bien qu'il soit encore en réflexion... Merci de vos commentaires, Isabelle
NW Canada, Alaska et Nord Arizona English translation pending
by Trois14 · 2011-07-18 · 409 replies
préambule

L'ensemble de ce voyage a été réalisé par mon épouse et moi-même entre le 27 Juin 2011 et le 11 août 2011.

Les photos proviennent bien, en règle générale, de ce voyage de l'été 2011. Cependant, je ne m'interdis pas d'introduire occasionnellement quelques photos prises lors du voyage précédent assez semblable (2007), lorsqu'elles sont nettement meilleures que celles prises cette année.

La rédaction d'un carnet de voyage est une première pour moi, et probablement une dernière aussi, car je n'envisage pas de me lancer régulièrement dans ce type de récit, pour raison de temps. Mais, si bien des régions du monde font l'objet de nombreuses descriptions sur VoyageForum, bien peu de carnets détaillés existent pour l'Alaska, aussi j'ai souhaité y remédier. J'espère, malgré la qualité médiocre des photos incorporées (limitées chacunes à 100 Ko), donner envie à quelques uns de s'intéresser au grand Nord du continent Américain. Il le mérite bien. Nota (juillet 2013) : les photos dans le corps du texte ont, depuis quelque temps, parfois disparu (merci VF ?) surtout dans la deuxième partie de chaque page ; elles ont alors été remplacées par ... une vignette. Mais il suffit de cliquer sur cette vignette dans le corps du texte pour les retrouver à leur taille normale.

Il s'agit de notre quatrième voyage en Alaska. Nous avons insisté cette fois : - sur les lieux que j'avais le plus appréciés auparavant (négligeant certains endroits pourtant célèbres, comme Denali NP, qui ne nous tentent plus) ; un "Best Of" en quelque sorte. - sur la partie maritime Sud (l' "Inside Passage") que nous ne connaissions pas.

Enfin le voyage se termine par une extension en Arizona, car nous souhaitions retourner une fois de plus à CBN (The Wave) ; nous avons eu en Avril dernier la bonne surprise d'apprendre que nous avions gagné, via la loterie internet, deux permis d'accès au site (très difficile à obtenir), vers la fin de notre séjour Américain. Il nous fallait en profiter. ===================================================

Notre trajet a été le suivant :

(comme le texte est très long et entrecoupé par des commentaires, afin de retrouver un passage plus facilement, j'ai introduit un certain nombre de renvois avec lien vers le texte correspondant : cliquer alors sur les passages en gras dans la table suivante) :

- Vol Lyon-Paris-Los Angeles (voir juste ci-après) - vol pour Seattle - frontière Canadienne - Yoho N.P. - Lac Moraine, Lac Louise, Icefields Parkway (ours) - Jasper, Lac Maligne - Alaska Highway : 1/ traversée de la Colombie Britannique : Dawson Creek, Fort Nelson, généralités sur l'Alaska Highway, Muncho Lake (ours), Liard River Hot Springs, ours sur la route - Alaska Highway (suite) : 2/ entrée dans le Yukon, Watson Lake, Teslin Lake, Whitehorse - généralités sur la ruée vers l'or du Klondike - passage en Alaska, Skagway - retour au Yukon, Whitehorse à nouveau, route vers Dawson City, Dawson City, - Top of the world Highway, passage en Alaska, Tok, Glennallen, passage rapide à Anchorage - route vers Homer, Homer - Journée à Brooks Falls, Katmai NP (ours très nombreux) - péninsule de Kenai, Anchorage - route vers Glennallen et Kenny Lake (pipeline de l'Alaska) - Edgerton Hwy, Kennicott et McCarthy (ours), - route vers le parc de Kluane, passage à nouveau au Yukon, lac de Kluane - Haines Junction, survol des glaciers (Kaskawulsh et South Arm Glacier) - route vers Haines (retour en Alaska) Haines, Chilcoot River (ours) - A PARTIR DE MAINTENANT TRAJETS EN FERRY. Ferry vers Juneau, Juneau, Mendenhall Glacier - Tracy Arm Fjord, Sawyer Glaciers, retour à Juneau (ours) - ferry vers Sitka, Sitka - en route vers Wrangell, passage à Petersburg, Wrangell, vers Anan Creek (ours) - Anan Creek (ours très nombreux) - Ketchikan - retour à Bellingham en ferry, retour à Seattle. - vol vers Las Vegas, route vers Page - The Wave (route défoncée), autour de Page - Secret Canyon - Cottonwood Canyon Road Bryce NP, Red Canyon, Cedar Breaks NM, retour à Las Vegas - Havasupai - Palm Springs, retour à Los Angeles, retour en France.

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Le vol depuis Lyon vers Paris puis Los Angeles a été parfait (Air France en Affaire, grâce aux miles FlyingBlue). Vol AF CDG-LAX

A l'arrivée nous prenons possession d'une petite voiture Hertz pour quelques heures, car nous devons changer rapidement d'aéroport ; direction John Wayne Airport (SNA) à 40 miles de là, à Santa Ana. Mais nous avons le temps sur le trajet de faire un détour pour nous dégourdir les jambes près de l’océan ; ce sera Huntington Beach, et son sympathique pier. Huntington Beach

Vol ensuite vers Seattle avec Southwest Airlines, une compagnie low cost, mais qui fonctionne parfaitement, et au confort très correct. Enregistrement rapide (il n'y a pas de boarding pass avec siège pré-attribué, mais on reçoit un numéro qui signifie l'ordre de pénétration dans l'avion, où chacun choisit à sa guise un des sièges encore disponibles). Bagages gratuits ! Encore un vol sans problème, à l'heure, avec une escale de quelques minutes à Oakland. Tout cela pour environ 50$ ttc par personne !

Peu avant d'atterrir, nous survolons le Mt Rainier, repère mythique de la région de Seattle. Mount Rainier

La réception de la voiture à Seattle sera un moment important, car nous devrons cohabiter un gros mois ensemble, sur plus de 10000 km. Et, outre une consommation raisonnable (le prix de l'essence n'est plus ce qu'il était ; nous l'avons trouvée dans certains coins reculés sensiblement plus chère qu'en France !), il nous fallait une longueur inférieure à 15', pour minimiser le coût de transport sur le ferry. Il fallait aussi qu'elle soit confortable, afin de ménager nos vieilles articulations. Le préposé au comptoir Hertz est compréhensif, efficace et compétent, il assimile nos exigences.

Il nous attribue une Hyundai Elantra. Bonne pioche, elle a été parfaite, à l'aise sur les pistes (faciles) telles que Top Of The World Hwy ou McCarthy Road, et confortable pour les très longs trajets routiers (je dirais que c'est comme une Mégane, en plus confortable. Le toit ouvrant sera un plus très apprécié (surtout par Madame qui a ainsi pu profiter du soleil Arctique, sans faire chuter notre moyenne), car nous avons eu sur la plus grande partie du trajet un temps anormalement beau et ensoleillé. La radio par satellite nous permettra de recevoir des centaines de chaînes, même très loin de toute zone habitée. Prix total payé pour cette voiture en km illimité, pour 1 mois complet : 1 175 US$ ttc, avec toutes les assurances raisonnablement nécessaires.

Petite remarque amusante : nous avons reçu une voiture immatriculée en Floride, et cela nous a attiré beaucoup de sympathie tout au long du parcours, car la Floride, c'est très looooooin de l'Alaska. On nous a souvent fait confirmer que nous venions bien de Floride, et lorsque nous répondions "non, de France", on nous demandait alors généralement "où est situé cet état ?". Notre réponse habituelle, "encore plus à l'Est que la Floride" les a à peine surpris (l'Américain moyen ne connaît que très mal la géographie).

Notre première tâche a été de faire un très gros plein de nourriture et d'outillages de cuisine dans un Safeway et dans un Walmart à proximité de l'aéroport de Seattle, car, pour des raisons d'économie ou de diététique, nous ne mangerons pas très souvent au restaurant.

En fait, tous les midi nous prévoyons un picnic léger et rapide. Et le soir, nous ne fréquenterons les restaurants que de temps à autres, lorsqu'ils amèneront un plus significatif. Car au Canada et en Alaska, les restaurants sont rares dans les zones reculées, et ailleurs ils sont toujours très chers (environ le double de ceux qu'on rencontre dans le SW des USA à qualité comparable) ; ils sont en outre généralement très quelconques ou bourratifs.

De plus, les logements que nous fréquenterons (hôtels-motels-lodges, bungalows, BnB, roadhouses, cabanes, …) nous donneront souvent gratuitement accès à un barbecue (nous comptons bien faire une cure intensive de saumon sauvage grillé) ; et sinon nous aurons parfois une kitchenette, ou au moins un micro-onde disponible ; nous utiliserons une boite spéciale en plastique, très pratique, spécialement conçue pour préparer rapidement et facilement une plâtrée de riz ou de pâtes dans un micro-onde. Il nous a néanmoins fallu trouver des cartouches bleues Camping-Gaz. Et là, mauvaise surprise, elles ne sont plus distribuées aujourd'hui dans les magasins REI de Seattle "pour raison de sûreté" (?) nous explique-t-on (j'aurais plutôt pensé pour raison commerciale). Mais heureusement nous en trouverons rapidement dans un "Big 5" voisin.

Nous passons quelques minutes, pour le fun, au Pike Market de Seattle afin de retrouver l'ambiance inimitable des vendeurs de poissons.

Pike Market, Seattle

Nous faisons là notre première rencontre du voyage avec les fameux saumons sauvages d'Alaska, à la chair couleur rouge vif, incomparables avec les saumons d'élevage que nous connaissons en Europe.

Lancés par un assistant, ils rejoignent la caisse enregistreuse par dessus les têtes et les étalages pour y être pesés et emballés. Il est vrai (nous pourrons le confirmer plus tard) que les saumons d'Alaska sont bien des champions reconnus pour le saut, par exemple pour remonter une chute. Les poissons volent bas !

Un petit tour express, sur le front de mer près du marché nous permettra de saluer une dernière fois le Mt Rainier, omniprésent dans la ville.

Seattle waterfront

Notre premier picnic se déroulera sur la rive Est du Lac Union, dans une zone un peu rétro et hippie, assez sympa, avec des maisons flottantes (on se croirait au nord se Sausalito). Lake Union

Mais nous ne nous attardons pas, et quittons bien vite la ville, direction Nord, par l'I5. Là, les difficultés commencent. Comme la dernière fois où j'ai emprunté cette autoroute en direction du Canada, elle est complètement engorgée sur 60 miles (la carpool est elle-même saturée). Contrairement à l'idée reçue, la vie ne doit pas être toujours rose dans la région de Seattle !

Nous arrivons enfin au Canada, et dormons à Abbotsford, une cinquantaine de km à l'Est de Vancouver (ville que nous éviterons complètement cette fois).

Le lendemain de bonne heure, nous nous engageons sur la "transcanadienne" direction Est, avant d'obliquer vers Kelowna et la vallée de l'Okanagan (région que nous ne connaissions pas), puis de rejoindre les Rocheuses Canadiennes.

la transcanadienne

pont flottant de Kelowna

des cultures à perte de vue

vallée de l'Okanagan

Nous n'avons pas vraiment apprécié cette région, pourtant réputée. Certains points de vue sont effectivement très beaux (le fond de la vallée est une succession de jolis lacs très longs), mais la circulation y est pénible, et les villages assez quelconques. La région est fameuse pour ses vergers, et ses fruits ; mais si ces derniers sont bien vendus en grand nombre dans des stands un peu partout au bord de la route, le tarif est dissuasif (bien plus cher qu'en supermarché, bien plus cher qu'en Europe). De plus il est très difficile de trouver à midi un coin sympathique avec tables de picnic.

Heureusement, la belle surprise de la journée sera notre ville étape, Revelstoke, au pied du Parc des Glaciers (le Canadien, pas l'Américain). Nous logeons dans un motel sympathique (Swiss Chalet), genre BnB. Et l'ambiance de ce gros bourg forestier est vraiment plaisante et relaxante : un orchestre de jazz dans un kiosque à musique anime agréablement une soirée bon enfant. Seul bémol, la ville est traversée en permanence par des trains interminables (on a compté 168 wagons), mais cela donne un coté folklorique indéniable.
Croisière "Tour du Monde" sur le Costa Deliziosa: excursions? English translation pending
by Esculape · 2011-01-08 · 436 replies
BONJOUR ET BONNE ANNEE A TOUS LES MEMBRES ET ORGANISATEURS DU FORUM §POUR CEUX QUI SONT INSCRITS POUR LE TOUR DU MONDE DU DELIZIOSA , UNE PARTIE DES EXCURSIONS EST EN LIGNE SUR LE SITE COSTA (A CE JOUR DE SINGAPOUR A MARSEILLE) LE RESTE VIENDRA PLUS TARD JE PENSE.. BON CHAMADOU, KYPRIS, CIBC, MARIGOT, LES CARTES BLEUS VONT POUVOIR COMMENCER A CHAUFFER!! A BIENTOT.. CORDIALEMENT
Impressions d'une croisière en méditerranée avec MSC Splendida English translation pending
by Vf32 · 2010-12-08 · 46 replies
De retour de croisière en méditerranée sur le MSC Splendida je tenais à vous donner mon appréciation car celle-ci est vraiment très mitigé.

Le bateau est beau, grand, trop grand surement. Plus de 3300 passagers, difficiles de gérer tout ce monde surtout pour l'embarquement et le débarquement. Une bonne demi heure entassés dans les couloirs à chaque sortie. De plus, il faut plusieurs jours pour si retrouver, passer de sa cabine au restaurant n'est pas une mince affaire, heureusement le personnel est là…

Le bruit est omniprésent, partout… Si vous ne le supportez pas, vous serez mal, c'est sûr…

Le personnel est sympathique et disponible, malheureusement à la fin du séjour très fatigué. Ils travaillent 28 jours sur 30 et 10 heures par jour. La plupart sont indonésiens, philippins… de la main d'œuvre pas chère… Normal pour une société Napolitaine basée à Panama…

La nourriture est correcte sans plus. Je suis assez étonné de lire que certains trouvent ça excellent. Certes la quantité est présente, mais n'oubliez pas que vous êtes sur un 5 étoiles…

Tout est très propre. Le personnel est sans cesse entrain de nettoyer.

Le gros point noir étant les excursions. En Grèce et en Crète tout c'est bien passé, mais en Israël et en Égypte ce fut la catastrophe. Surtout en Égypte. Je n'entrerais pas dans les détails car il me faudrait 3 pages pour relater toutes nos mésaventures. Nous étions une bonne vingtaine de bus quand même. On ne le répètera jamais assez, méfiez-vous de ces pays qui ne pensent qu'à vous soutirer votre argent.

Énorme retard plus de 3 heures pour le départ de l'excursion. D'Alexandrie nous devions aller au Caire. Soit disant, il faut 2h30, nous en avons mis presque 4. Le chauffeur a perdu sa route!!! incroyable, il a coincé le bus entre un mur et un poteau électrique, nous avons fini le trajet à pied. Le safari que nous devions faire à duré 10 minutes, il fallait rattraper le retard. Ceux qui avaient pris la croisière sur le Nil ont eu le même sort, le bateau a fait un cercle sur le Nil puis il est rentré au port ,10mn. Ce pour quoi tout le monde était venu, la visite des pyramides à Saqqarah a été annulé. Nous sommes arrivés aux pyramides de Giseh à 18h, nuit noire. Nous n'avons absolument rien vu, ni les pyramides, ni le sphinx que l'on nous a montré en passant, sans nous arrêter… Repas au restaurant annulé, mais un petit carton sur notre siège du bus avec une bouteille d'eau, un pain égyptien, une banane et des chips que personne n'a mangé.

Par contre, arrêt dans leurs boutiques à 19h, plus d'une heure, après avoir déjà passé 6 heures dans le bus… Nous avons appris que l'agence, les boutiques, le safari font partis du même groupe. Pas étonnant que l'on vous oblige de passer par ces aspirateurs à pognons, tout le monde touche des commissions. Par contre que vous visitiez les pyramides, ils s'en foutent, ça ne leur rapporte rien…

Bref, 9 heures de bus pour 10 minutes de safari. Bien sûr le lendemain plusieurs centaines de passagers, je dis bien plusieurs centaines ont été se plaindre de leur excursion. Personne, aucun responsable, pas même le commandant ne s'est montré. Le théâtre a été pris d'assaut au début par les italiens, ensuite par les français, puis les américains, les turques, les portugais. Je sais que les italiens ont tout filmé et que tout passera sur Youtube dans la semaine. Ça a failli tourner très mal, heureusement quelques personnes plus "sages" ce sont interposées et ont pris les choses en mains.

Étonnant que sur de tels navires, il n'y ait pas de responsables plus compétents. Tout aurait pu être solutionné avec quelques mots du commandant et un remboursement de l'excursion. Je ne parle même pas des dommages et intérêts qu'ils devraient verser pour avoir transformé cette journée de rêve en cauchemar pour plusieurs centaines de personnes. Dommage, car cette semaine leur coûtera cher en image et en perte de clients… Au dire des passagers que j'ai côtoyé tout au long de la croisière Costa serait bien mieux que MSC…

S'il fallait donner une note, je dirais que le personnel (serveurs, femmes de ménage, hôtesses) mérite un 18 sur 20. Si vous savez dire bonjour et que vous les considérez, ils vous le rendent bien…

Le bateau est beau, propre mais vraiment trop grand et l'organisation y est vraiment difficile. 12 sur 20

Les responsables méritent un 0 pointé non négociable. Tout a failli dégénérer par manque de compétence et là, seul le commandant est responsable. Il aurait soit disant été limogé dès son retour. En effet, c'est un autre commandant qui a embarqué…

Les repas méritent 13 sur 20 et je suis généreux. Comme je l'ai dit vous êtes sur un 5 étoiles, pas dans une cafétéria…

Les excursions sont chères et peu attrayantes. Si je ne tiens pas compte des 2 excursions catastrophiques, je dirais 12 sur 20

Dans le bateau, tout est fait pour vous soutirer le plus d'argent possible et cela se sent trop. C'est vraiment très désagréable d'être pris pour une vache à lait…

Voilà mon impression que j'essaie de donner de manière la plus objective possible, malgré ces 3, 4 jours pénibles. Sur 12 jours, c'est beaucoup… Si tout c'était bien passé, j'aurais donné une note globale de 12.

Rapport qualité prix 10 sur 20. J'espère que vous aurez une meilleure expérience que nous tous sur cette dernière croisière… Si la croisière vous tente, commencez par Costa…

Image jointe de l'attente pour le débarquement à Gênes. Jeunes, personnes âgés, tous assis un peu partout, dans les couloirs, les escaliers pendant plus d'une heure. Est-ce digne d'un 5 étoiles ???
Vietnam 2004 English translation pending
by Dju · 2008-10-30 · 3 replies
Vendredi 23 Janvier 2004. Le voyage commence par mon réveil à 5h03. Je me lève, me traîne jusqu'à la douche. Sous l'eau mon cerveau est déjà en ébullition. « Que vais je faire? Que va t’il m'arriver? Qui vais je rencontrer? Comment vais je m'en sortir? » Je me sèche, retourne dans ma chambre. Sur mon fauteuil sont posés comme dans la vitrine d'un grand magasin les seules fringues que je vais emporter sur mon dos. Un pantalon d'été clair, un t shirt de la JC, une vieille chemise grise à rayure et une veste de costume « Alain Manoukian » celle que j'avais acheté et porté pour le mariage de ma cousine. Une fois habillé, je porte mon sac à dos à l'épaule et ça y est! Je suis près à partir! Ma mère sous son masque de sérénité me conduit à la gare. Pendant le trajet qui à cette heure ne dure jamais plus de 10 minutes, elle me fait mille recommandations de maman poule. Sur le quai, surprise! Ce grand Dadet de Damien est venu pour me souhaiter un bon voyage. La vérité est sans doute qu'il a son bus à prendre pour monter sur Aix et qu'il en a profité pour passer me faire la bise. On s'embrasse, j'embarque dans mon TGV. Les portes se ferment, ça y est je suis parti pour la deuxième fois de la journée. Le trajet de quatre heures s'écoule trop lentement à mon goût. Le contrôleur est antipathique au possible et m'ôte l'envie de lui demander si je peux voyager en première classe. Je n'arrive donc pas à somnoler confortablement. Paris Charles de Gaules, bus jusqu'au terminal 2A; L'enregistrement se fait très rapidement, n'ayant pas de bagages en soutes le personnel de l'aéroport m'invite à emprunter la file d'attente des first class. Pour passer dans la zone internationale, dans la zone magique du duty free, je dois passer les portiques de sécurité, lever mes baskets encore pourries de boue de la fête de l'huma et mourir d'ennui dans une queue d'une demi heure. Je me promène dans les différents halls pour rejoindre celui de mon embarquement. En chemin j'achète une cartouche de mes chères Lucky strike, un litre d'eau. Je fume quelques cigarettes en attendant d'embarquer. L'écran scintille « boarding », je m'avance, traverse la passerelle, m'engouffre dans la bête d'acier. C'est un vol de la Cathay Pacific, une compagnie basé à Hong Kong. J'y ferais donc une escale avant de me r envoler pour Hanoï. Les charmantes hôtesses me désignent ma place : 46G. Je m'assoit et ai l'agréable surprise de découvrir que nous ne sommes que deux passagers à nous partager une rangée de quatre places. Nous pourrons ainsi somnoler plus confortablement même si j'appréhende l'inconfort que vont me faire subir mes grandes jambes. Durant le voyage je ne pense à rien. Je suis hors de mes contraintes habituelles : c'est sûrement ça être en vacance, ne penser à rien, regarder tout avec émerveillement. Chose étonnante, malgré la splendeur de la chinoise à mon coté, je ne pense à rien de sexuel. Le vol se déroule relativement vite pour un trajet de 14 heures. J'y abuse de « noodle soop », ces soupes en plastiques japonaises tout en regardant des films asiatiques sur l'écran incrusté dans le siège de devant. Nous arrivons finalement avec une heure de retard ce qui me fait rater ma correspondance et je me retrouve à devoir attendre cinq heures avant le prochain vol pour Hanoï. Pour nous faire patienter le service clientèle et non le « service public des usagers » installe les voyageurs en correspondances dans la loge du Plaza. Je sympathise avec un couple de Français qui commencent eux par le Saigon. Val est secrétaire trilingue dans une boite de maquettiste et Fred est commercial. Je profite des douches avant de faire une razzia sur le buffet. Ne jamais laisser passer une occase de se baffrer gratuitement; cela me semble être une devise d'aventurier que j'ai lu quelque part. Je fais un tour dans l'immensité de l'aéroport de Hong Kong, je magasine un petit peu, une montre comme lors de mon réveillon du millénaire à Londres, un cahier et un stylo dont je me servirais pour rédiger mes impressions en live. De retour au Plaza je m'enfile quelques bières. J'embarque finalement sur Vietnam Airlines, l'avion est 4 à 6 fois plus petit mais je reste d'humeur heureuse et rien ne peut me déplaire. Tu vois Maman, même dans une épave volante, je me régale! Épave n'est pas vraiment le bon mot: les hôtesses en tenue traditionnelle sont vraiment excitantes. D'ailleurs l'une d'elles vient de me donner une serviette pas plus grande qu'un mouchoir de poche. C'est chaud et humide comme un gant qui sort du bain et qui a été essoré. On voit la différence entre une grande compagnie mondiale (Cathay pacific) et une nationale en voie de développement (Vietnam airlines): les moyens ne sont pas les même. En tous cas vaut mieux pas que l'avion ait un problème car les consignes n'ont été données qu'en vietnamien et le matériel présenté semble vétuste voir obsolète. Ça y est je suis sur la dernière ligne de départ. Si l'avion décolle et ne s'écrase pas j'arrive à Hanoï dans à peu près une heure (tout est relatif). L'avion entame son décollage sur un air de jazz, c'est du saxo des années 50/60. C'est a ce moment que la fatigue et toute l'excitation me rattrape sous la forme d'un énorme coup de barre. C'est grâce au repas et au remplissage des papier d'entré sur le territoire que je retrouve un peu de pep's. C'est bizarre mais lors du vol de la « Cathay » les hôtesses étaient des employées effectuant une tache pour laquelle elles étaient payées. Dans l'avion pour Hanoï, je développe un sentiment de compagnonnerie, de camaraderie et je suis mal à l'aise lorsqu'elles me servent. Alors que l'avion amorce la descente et que l'on se situe entre mer de nuage et ciel, je suis envahis par un sentiment de béatitude, d'accomplissement de soi. Pourtant je n'ai encore rien fait, ce n'est que le début. Une fois passé les nuages, ma première vision du Vietnam est très vide; des champs et des exploitations agricoles à perte de vue. Le sol assombri par les nuages semble divisé en une infinité de pièces de puzzle aux couleurs ternes. Ce doit être des rizières. Voilà les premiers villages. Du ciel je ne voie qu'une route goudronnée. Le reste n'est que chemin de terre jusqu'à l'intérieur des villages. Je vois des étendus de terres ocre, qu'est ce? Un fleuve. Il a plus le panache d'une couleuvre que celui d'un dragon! Mon camarade l'avion me glisse de brusques mots à l'oreille et me caresse vigoureusement de ses tremblements et de ses secousses pour m'indiquer que nous attaquons l'atterrissage. Je débarque enfin, CA Y EST!!!! Les formalités douanières sont vite expédiées. Je me retrouve entouré de petits bonshommes jaunes qui me parlent tous en même temps dans un vietnamien magnifique. Oups, c'était de l'anglais à la senteur Hanoïenne. L'équipe de gentil rabatteur/racketteur m’agresse agréablement pour me trouver un taxi. Ils tiennent à leur commission et au pourboire que je ne leur donnerai pas. Je me cherche une contenance, j'arrive à esquiver la glu des rabatteurs en m'enfuyant dans les toilettes ou à l'abri d'une cuvette je sors de mon pantalon ma sacoche ventrale ou sont cachés tous mes trésors : Carte bleue, billet retour, traveller's check, passeport, argent liquide... Je ressors des WC en ayant transvasé dans ma poche quelques dollars, de quoi payé le taxi et me débrouillé pour ce soir. Seul, on se sent très seul face aux taxis men. Une fois qu'on a compris qu'ils parlaient anglais, leurs propos deviennent de suite plus accessibles. J'allume la première cigarette sur le sol vietnamien et bois une Tiger attablé devant le guide du routard dans l'aéroport. Un jeune viet vient me taper la tchatche. Il connaît les meilleurs hôtels de la ville, les meilleurs taxis et les meilleurs restaurants... Il faut que je donne l'impression de n'être pas un touriste pour ne pas me faire arnaquer. Il faut que je sois sur de moi et que je donne l'impression de savoir ce que je fais. Je ne sais absolument pas ce que je fais ni ou je vais. Je trouve le nom d'un hôtel dans le guide et je lui montre. Il connaît, bien sur, comme c'est entonnant!! Il me trouve un taxi pour 10 dollars. Direction Hanoï! La conduite est impressionnante. Que de coup de klaxon! Priorité au plus gros véhicule. Ça passe ou ça casse. On a déjà failli écraser deux jeunes en scooter et embrasser un bus. Les alentours de l'aéroport ressemble à une zone industrielle ou commerciale, chaque bâtiment espacé par un terrain vide. En fin une vu d'Hanoï derrière le fleuve. Les maisons avant de rentrer dans la ville étaient très typiques. Dans la ville elles paraissent plus coloniales. J'apprendrais plus tard qu'une loi sur l'urbanisme impose la largeur de tous les immeubles. Les appartements nous donnent tous l'impression de n'être que sur leurs longueurs déjà qu'ils n'ont pas l'air bien grand. Klaxons, Klaxons, Klaxons, lignes continues, je me demande comment ils font pour ne pas se tuer ou tuer les autres. Ici lorsque le jeune est en age de passer le permis, je suis sur que le grand parti communiste du Vietnam le lui offre afin de collectiviser au maximum les moyens de conduite. Le gouvernement a simplement du oublier de rédiger un code de la route. Nous arrivons finalement au milieu des feux d'artifices, des cris devant un hôtel qui n'est pas celui demandé. La rue, les rues, la ville, les gens sont en liesse. C'est le « Tet », le nouvel an vietnamien, la fin de l'année lunaire. Adieux vieille mère, bienvenue jeune mère. J'arrive le dernier soir du réveillon de trois jours. Le taxi essaye de me convaincre sans trop de mal que cet hôtel est équivalent a celui demandé. Le réceptionniste me fait visiter une chambre climatisée avec un grand lit, une baignoire, de l'eau chaude et des toilettes incluses pour la somme me paraissant modique de 10 $. Ça y est j'ai fait mon choix ou plutôt je me suis laisser porter par mon euphorie, je prends donc cette chambre dans cet hôtel qui s'appelle le « Sinh café ». J'exulte d'arriver à me débrouiller seul, comme un grand voyageur, comme un grand aventurier. C'est le COEUR, je me régale, les gens sont géniaux et trop gentils. Je suis parcouru d'un bonheur unique, de joie j'en ai les larmes aux yeux et je ne sais même pas pourquoi. Une fois mon petit sac à dos jeté dans la chambre je redescend à la réception et me fait offrir un thé. Moi qui n'en suis pas grand amateur, sur le moment je le trouve presque meilleur que le thé arabe. Je le qualifie même de meilleur thé du monde. J'apprendrais le lendemain que c'est du Lipton avec du citron et beaucoup de sucre. Juste après j'enchaîne mes expériences gastronomiques avec un café. Mon nouvel meilleur ami : le réceptionniste me le garantit trop fort pour moi. Que nenni, il s'avère doux avec un léger goût de chocolat. Je prends finalement mon courage à deux mains et me jette dans une ballade au milieu des gamins hurleurs. En pleine nuit noire les festivités sont à leurs combles, feu d'artifices, pétards.... Ce sont les premiers pas du nouveau né, je titube ne sachant pas ou aller et n'ayant pas encore trouver le rythme pour marcher au même flot que les passant. Je chemine au ralenti soutenu par mon excitation affrontant l'épuisement des trajets. Je tourne en rond en gardant pour épicentre mon hôtel. Les rues me paraissent petites encombrées par les étaux de fruits de viandes et de phô. Sur un étal j'achète deux pommes et une grappe de raisin pour 50 000 Dongs sans marchander. Explosé de fatigue je rentre me coucher de ce pas il me semble être 18h30. C'est épuisant de voyager. Je me réveille à minuit en pleine forme, putain de décalage horaire! Toujours ce sentiment d'allégresse au cœur. Je lutte pour me rendormir bercer par les hurlements de festivités, les coups de sifflets, les explosions des pétards et des feux d'artifices. Tout à l'heure quand je me lèverais ce sera ma première journée au Vietnam, je vais tout faire pour me régaler.

Plus de bruit mis à part la clim et un klaxon ou deux. Que se passe t'il? Il est 7h20. La douche sous laquelle je me jette me rappelle Cuba. Ici le problème n'est pas l'eau chaude mais d'avoir de la pression. Je descends à la réception boire un thé et j'enchaîne derrière sur une bière « Hanoï ». Mon meilleur ami de service me rend service en me changeant cent euros pour un million huit cent mille Dong. Malgré nos liens d'amitiés fraternel il refuse mon billet de cent car un minuscule coin est manquant. J'apprendrais qu'ici la valeur de l'argent occidental prend en compte l'état des billets. Il me propose aussi de me vendre un billet d'avion lorsque je lui demande comment et ou en acheter un pour Saigon ce soir. En quittant l'hôtel mon pote du jour m'a fait régler « l'expensive » prix de 11 $ pour la nuit, 2 bières et un café. Il a aussi conseillé de visiter la ville à pied puis de rentrer en taxi une fois que je serais perdu. Je lui laisse mon sac et mon passeport que je reviendrais chercher en même temps que mon billet d'avion. Je suis assis sur un banc (c'est con comme phrase si elle s'arrête là), en face d'un lac à Hanoï. Pour arriver jusqu'à ce banc il m'a fallut traverser une rue puis une ruelle puis une autre rue. Tout ça pour dire que ces quelques traversées en dehors des passages cloutés inexistants m'ont énormément appris sur le risque de traverser une autoroute à pied. Mais maintenant je peux le faire les yeux fermés et a cloche pied. Je marche, je me promène, je traîne au long des odeurs, des couleurs des gens. Mes papilles gustatives salivent lorsque je passe devant une bonne femme qui vends de la bouffe. Au long de ma promenade j'ai le déplaisir de croiser pas mal de touriste. Je passe même devant un Sofitel ou un car charge des hollandais. Le bruit ambiant de la rue n'est pas agressif et pour l'heure je ne me suis pas encore confronté à la mendicité que j'appréhende. Par contre les hommes qui passent à mobylette, eux m'interpellent comme si j'étais une grande blonde d'1mètre 80 mais heureusement ce n'est que pour me proposer de m'emmener. J'aimerais pouvoir décrire au pixel près ce que je vois; mais c'est ce que je ressent qui va au delà de toute pixellisation. J'essaie d'être ouvert à tout mais c'est dur. Il faut rester ferme face aux gens qui me suivent sur 50 mètres pour changer un euro. Après une heure ou deux de marche, ce banc a l'air attirant comme un aimant. Je fais l'erreur de m'asseoir. La cible est automatiquement repérée par tous les colporteurs, par tous les marchands... Je rêve d'avoir tatouer sur le front les écriteaux en cuivre qu'on trouve dans les anciennes copropriétés : INTERDIT aux quêteurs, colporteur etc... Celui ci m'aborde en anglais pour me vendre des livres en anglais « of course ». Son argument de vente est : « c'est pas cher!! ». Ce qui est magnifique c'est malgré mes refus, il partira en souriant et en me disant au revoir. Le ciel bien que dégagé est assombri par un semblant de pollution. Lorsque je demande du thé on me fait comprendre que j'aurais de la soupe. Entre le ciel et la soupe il s'est passé un pantalon « Pierre Cardin ». On ne peut que se demander ce que cette phrase veut dire : tout simplement qu'entre le moment ou j'écrivais la première et la deuxième j'ai oublié de noter dans mon carnet de route que je me suis acheter un pantalon. Ça été une expérience assez déconcertante. Les vendeurs essayaient de me convaincre que la coupe était normale et que la taille et le prix correspondait. Je me suis bien sur laissé emporter par le délicieux bagou de mes escroqueurs. Mais revenons au thé à la soupe. En passant devant une délicieuse mémé, je me lance à prendre le risque de retenter une seconde fois l'expérience improbable de boire et surtout d'apprécier du thé. Dans la rue, à même le sol je m'assoie pour commander à la mamie un thé qu'elle me semble faire bouillir dans une marmite. Il s'avère donc que c'est de la soupe. Aventurier jusqu'au bout de mes baskets Nike je me lance. Attablé à une planche supportée par des cagettes je suis assis sur les traditionnels tabourets pour nain en plastiques fluorescents. La marmite posé sur deux quairons est alimentée non pas au gaz mais par quelques braises qu'un ventilo lui alimenté par une rallonge électrique entretien. La soupe m'est enfin servie. Ou plutôt le bouillon m'est enfin servi. Si je pouvais définir ce que je viens de manger vous pèteriez un plomb surtout pour ceux qui savent à quel point je suis difficile et capricieux. De fines tranches de viandes (du moins ça y ressemble), des sortes de vermicelles blanchâtres, les mouches (pas dedans autours), du gazon (des herbes), des brindilles blanches. Tout ça dans un liquide dont la seule définition pourrait être vaseux. Je n'ose même pas évoquer la chose qui ressemble à un mini ver de terre (mais en France comme pour les moucherons en camping ma mère me dirait que c'est plein de protéines). Les baguettes et les cuillères sont entreposées dans un pot, j'en sort deux et une et mange. Au final c'est très bon! Là ou je suis dégoutté c'est quand deux vieux viennent s'asseoir à mes cotés et essuient leurs baguettes et cuillères avant de manger. Je n'y avais pas pensé. Ici on fait sa vaisselle avant d e manger, pas après. Le service est à revoir. Je suis sur que c'est pour ça que « chez mémé » n'est pas dans le guide du routard. Ça magnifique met appelé « phô » mais prononcé « feu »ne m'a coûté que la modique somme de 10 000 Dongs sans doute le prix touristique vu que la mamie ne parlait pas anglais. Je souris en voyant les femmes conduisant les vélos leurs hommes à l'arrière qui pousse avec leur pieds au démarrage. Au fur et à mesure des mes errances je suis interloqué par les logos des marques de fringues, le @ est ici plus à la mode que le Nike ou le coq sportif sur les gilets et les bonnets. De rue en rue, de bières en café je m'interroge sur la nécessité de servir le kawa dans une tasse elle même servit dans un bol. Remarque culturelle : la cagole c'est international. Ici aussi des magasins leurs sont réservés. Bon d'accord ce n'est pas « Pimkie » ou « Jennifer » mais quand même... Un jeune du café précédent ma accompagné jusqu'à internet. (C’est gentil et gratuit) Les cantonniers ne balaient que d'une seule main. (Faut dire vu la taille de leur balai...) It's fun because, les repose pieds sur les mobylettes ne servent qu'aux femmes, elles y posent leurs talons. Je suis maintenant dans le taxi qui me mène à l'aéroport. Je n'affronte que 10 000 risques de mort avant d'y arriver. Elles ont un putain de sourire et un putain de cul. Quand elles sourient leur visage s'illumine. Quand elles bougent du cul ma queue se relève. Dans le fumoir je tape la discute avec un très agréable et très gentil mec en costume. Il m'explique la vie à Ho Chi Minh city, il me donne aussi sa carte et me propose de l'appeler une fois sur place (on verra). Il me dit aussi qu'on écrit Ho Chi Minh mais que ça se prononce Saigon. En attendant dans la salle d'embarquement je déguste une bière Halida et mange un bol de noodle. Soudain je me réveille, je me suis assoupi au dessus de ma soupe et c'est le dernier appel pour mon vol qui me fait sursauter. En levant la tête l'horloge indique 20h06 et mon avion décolle soit disant à 20h10. Une fois à bord, c'est bondé de monde. Une fois décollé, sur l'écran principal, ce n'est pas un film mais la retransmission de la vue depuis la caméra placé à l'avant du cockpit ainsi on pourra voir comment on va mourir en s'écrasant ou en heurtant un dragon volant. Nous commençons à survoler Saigon. Vu de nuit et d'ici c'est une immense araignée fluorescente. C'est impressionnant, la ville semble ne pas avoir de fin, des lumières jusqu'à l'horizon. A la sortie de l'avion je suis de retour à la Havane; la chaleur est étouffante et je retrouve le plaisir de suer au contact de l'air. Pour 50 000 Dongs je me fais trimballer jusqu'à un hôtel en motorbike, je suis très fier de moi sur l'instant par le prix que j'ai obtenue et d'avoir oser me faire chaler à travers la ville. Le road trip est délectant vu la chaleur et le paysage (les filles) qui n’à rien avoir avec Hanoï. Je me fais déposer dans le quartier routard ou je trouve une grande chambre dans un hôtel indiqué par le routard dans le quartier routard. Une fois mon sac à dos jeter sur le lit, je pars à pied faire le tour de gringolandia. Au premier coup d'œil si je devais faire une comparaison entre les deux capitales ennemies, je dirais que H est honorable et S paraît dévergondée. L'air est électrique et le peu de gens non européens sont occidentalisés. Il faut que je m'éloigne dès demain de ce quartier bobo. Si dieu avait un nom ce serait « Saigon Beer Fresh », c'est jouissif sous ce climat de se désaltérer. Ma première impression de S restera quand même très contrasté, ça à l'air beaucoup plus festif et vivant la nuit (mais je suis sur que c'est le coté fictif donné par les touristes). Jusqu'ici je n'ai pas vu un seul truc de repas au sol alors qu'il était plus rare de trouver un resto à H qu'un bol de phô à manger par terre. J'ai l'impression qu'on se fait plus brancher par les vendeurs (mendiant dans le sens qu'ils n'arrêtent pas) qu'à H. C'est quand même fort de se dire: je me descends une bière à Saigon avec de la musique qui tue en arrière fond. J'admire les petits seins qui pointent assis en terrasse du « Allez boo ». Lors d'une pause boisson à H, le barman avait essayé de me convaincre du Metalica. Ici c'est Blues et Soul. L'électricité ambiante se matérialise sous mes yeux sous la forme d'une filade comme on dit au collège. Sauf qu'ici il n'y a pas de pions pour arrêter les collégiens qui se battent. Une fois l'homme à terre le vainqueur continue à lui écraser le tête sur le sol. Comme à l'école une foule fait un cercle au tour de la baston. Mon regard s'égare sur les gens qui passent. Un vieux blanc de 40 ans qui se promène avec un bloc de 18 ans. Le mafieux local qui vient relever les compteurs de ses vendeurs/mendiants. Une engueulade entre deux chicas, elles crient presque aussi fort que les nôtres au milieu de la rue. Lorsque je me rejette un œil vers la baston, le perdant s'est relevé, mais l'attroupement continu. IL a la tête en sang et est près de tomber. Il titube, court au milieu de la rue puis trop loin je le perds de vue. Il revient et monte dans un taxi. Ses collègues essuient le sang. Le taxi refuse de partir tant que son arcade pisse le sang. Toujours attablé et écrivant sur mon carnet de route, je sirote une énième bière lorsqu'un mec vient me brancher. Me voyant seul il m'invite à me joindre à sa table avec son pote. Paul est américain de Seattle et Ryan est canadien de Toronto. La discussion bien sur s'est faite en anglais. Nous éclusons quelques pintes de plus et je les écoute parler du pays. Nous traversons la rue pour rejoindre le bar d'en face ou sur une terrasse au milieu du trottoir nous éclusons de nombreuses autres bières. C'est le dernier soir de Ryan à S. Il a décidé de fêter ça et je n'y vois aucun inconvénient. Nous branchons des espagnols et ils nous rejoignent pour écluser. J'apprendrais plus tard qu'il est normal d'inviter les gens seuls à boire un verre ou à faire la fête. C'est la solidarité des routards entre guillemets. Du moins j'apprendrais aussi plus tard que c'est normal pour les citizen of the world sauf pour les français apparemment. Certainement un peu trop imbibé, je suis mes lascars jusqu'au « Sahara » pour jouer au billard en continuant à tiser. A peine accouder au comptoir les filles commencent à me déclarer leurs flammes, elles me crient par dessus la musique assourdissante « I love you ». L'une d'elle récupère ma carte d'embarquement dans la poche de ma chemise et y écrit « I love you ». A la fin de la nuit je suis le seul homme du bar à ne pas être parti avec une fille/pute. Je sors donc de ce lieu de débauche et à un mètre de là un vietnamien accroupi sur le trottoir m'invite à boire un café traditionnel. Nous discutons un peu, il veut savoir pourquoi je ne ramène pas de fille. En fait c'est le grand frère de ces filles. Il me propose aussi de monter à l'hôtel avec lui. Le café est très fort et très bon mais le filtre en métal laisse passé beaucoup de grains. Je finis par rentrer seul vers 6h30.

Je me réveille avec une barre en acier entre mon front et mon cerveau. Première cuite au Vietnam et elle ne m'a pas coûté plus de 100 000 Dongs. Les 3 paquets et demies de clopes dans la journée n'ont rien fait pour aider à prévenir le mal au crâne. Je tente d'invalider la gueule de bois avec deux aspirines. Je pais la chambre 235 000 Dongs sans rechigner vu le mal à la tête qui me poursuit. Mais je sors mon sac à dos de ma chambre et cherche un autre hôtel. Celui mitoyen s'appelle « Hoang Linh » il fera l'affaire. Ça y est je commence en lançant ma première expédition. Objectif, partir à la recherche de je ne sais pas quoi et le trouver ou tout simplement flâner le nez en l'air sans prêter attention à ma destination. Voler des clichés, des instantanées de vie. Je pars donc et commence en longeant une rivière asséchée, je ne vous raconte pas l'odeur du miasme marécageux. Je ne vous le raconte pas tout simplement parce que je ne connais pas d'adjectif assez fort et que sinon, ça ferait trop marseillais. Des jeunes hommes torses nus travaillent sous le cagnard à couper de longues tiges de cannes à sucres ou de bambou, je ne fais pas encore clairement la différence. Leurs corps brillent de transpiration, pas un pet de graisse et des muscles taillés au couteau. Sur le trottoir je traverse le pont par dessus la pseudo rivière enfumé par le bruit des klaxons et assourdit par les gaz d'échappement. Il fait vraiment chaud et pas un brin d'air. Je m'enfonce dans de petites ruelles les yeux explosés par le spectacle de la vie et de la misère. Les immeubles de bétons sont de moins en moins haut et la peinture de moins en mois présente plus je m'avance dans mon expédition. On peut sentir qu'on est dans les quartiers pauvres. Un je ne sais quoi dans l'attitude des gens ou plutôt un je sais quoi. Je suis de retour à la maison. Marseille me revoilà, les racailles, les yeux qui brillent, les coups d'œil suspicieux. « Mais qui c'est celui là, qu'est ce qu'il fout là? T'es pas chez toi! Oh gringo rentre dépenser tes dollars chez les ploutocrates! » Vu l'état des trottoirs que j'apprendrais à adorer plus tard, il vaut mieux marcher au milieu de la route. Le walkman sur les oreilles je dois vraiment avoir la dégaine d'un américain à Noailles. A même le sol, de grandes et larges plaques de bois noir sur lesquelles on fait cuire la viande à la chaleur du soleil. Je pense, je ne sais pas pourquoi que je ne mangerais pas ici. Sur ma droite, un élevage de coq. J'apprendrais plus tard que le mec leurs peignait les pattes pour les faire combattre. On me dira aussi que certaines fois des lames de rasoirs leurs sont attachées pour accentuer le sang lors des combats. Je me sens tellement à ma place ici que je décide d'étancher ma soif. Sur ma gauche je vois une baraque de type brésilien, le typique bidonville surmonté d'une pancarte Coca cola. Je traverse les débris de trottoir et passe le petit chemin de terre. Ça à l'air d'être un café. Je m'assois sur une sorte de tabouret. Je commande la boisson universelle, surtout celle qui dans toutes les langues est comprise dans le monde entier, d'Éthiopie jusqu'au Bhoutan : le Coca. Les gens sont très accueillants mais le peu de communication est très difficile. Apparemment c'est le vieux style de café ou l'on vous tient compagnie pendant que vous consommez. J'en suis excessivement surpris, croyant qu'ils avaient disparus. J'avais lu leur existence dans le guide du routard de mes grands parents, il y a plus de15 ans. Mais ils n'étaient plus indiqués sur celui qui m'accompagne comme une bible sacrée. La serveuse me demande mon nom et le prononce « Sulé ». Elle trouve mon stylo « number one », c'est rigolo, c'est vrai qu'il brille (mon stylo). 6 femmes jouent à un jeu. Les cartes font la taille de mon pouce voir plus petites. Soudain choc! Nous tentons toujours de communiquer et je commence à comprendre qu'elle est en train d'essayer de se vendre. C'est une charmante jeune fille de 17 ans. Les mots, l'accent, le doute reste possible. Je peux avoir mal compris. Maintenant ils me demandent si je suis gay parce que je refuse de coucher avec elle. Bon ben aucun doute j'ai bien compris. C'est vraiment un autre monde. Je me cherche une contenance en allumant une clope et commandant un autre coca. Eux changent de sujet comme on le fait lors d'un apéro avec une bande de collègue. Voyant ma cicatrice au poignet (causé par un accident de baie vitrée lors de mon adolescence), ils me demandent si j'ai voulu me pendre. Puis retour à un sujet plus lucratif sans doute mais en tout cas leur préféré.. Les signes qu'elle me fait sont très évocateurs : l'index de chaque main se rapprochant plusieurs fois. Une Harley Davidson passe. C'est en les voyant mettre dans une sorte de sac postal de la glace pour la briser à coup de marteau que je commence à me poser des questions sur la propreté des morceaux de glaces dans mon verre. Je me rends compte qu'avec la chaleur, le coca est traître. Trop doux il n'assouvit pas la soif. Pas mal de mouches (mais c'est normal vu la « propreté »ambiante). Le deuxième choc arrive lorsque la serveuse essaie de me refiler sa petite sœur. Et lorsque je refuse, ils me demandent si je suis impuissant parce que je refuse de niquer une gamine de treize ans. Là je n'en peux plus, je me dresse d'un bond, jette 40 000 Dongs sur la tablettes et part en ne me retournant pas sous leurs cris moqueurs. Encore sous le choc de leurs propositions et surtout du naturel de celle ci, je marche vite à travers le quartier désolé par la misère. La chaleur est étouffante. En marchant je me fais brancher par un gars à moto qui insiste pour me chaler. Mourant d'envie de sortir vite de ce lieu, j'accepte et lui montre la carte de mon nouvel hôtel pour qu'il m'y conduise. Il m'expliquera plus tard qu'il s'est inquiété pour moi me voyant seul perdu dans le quartier des drogués shooté à la colle. Eh bé, heureusement que je n'y suis pas passé en pleine nuit, avec le cul que j'ai... Mon nouvel ami baragouine l'anglais, il s'appelle Hué et a une fille de mon age qui fait des études. Une fois passé par le bonheur d'utiliser de vraie toilette, il m'emmène dans un resto ou au troisième étage surplombant la ville je mange les yeux fixés sur la grandeur de la ville. Il faudrait peut être leur dire que le Pepsi ce n'est pas sensé être bleue fluo. 30 000 Dongs les nouilles sautées, c'est cher. Mais, manger en plein air, avec cette ambiance, cette vue et cette magie, ça vaut largement le coup. J'essaie les trois et que ce soit baguettes, cuillères ou fourchette la bouffe est tellement glissante qu'il ne reste rien au moment ou je porte l'instrument à ma bouche. NB : ne jamais essayer la force avec les baguettes. Ce sont elles qui gagnent toujours dans ce cas là car on s'en met partout. Hué me traduit baguette en vietnamien, ça donne quelque chose comme « dûa ». Après cette légère dégustation, je me fais ramener jusqu'à l'hôtel ou je décide de lutter contre la chaleur par une douche suivit d'une sieste. C'était une très mauvaise idée, mouillé et sous cette chaleur je ressors de mon repos abrutisseur encore plus moite et pégueux. Il est temps de me faire raser! Ça fait trois jours que je suis parti de France et à l'époque je ne m'étais pas occupé de mes poils depuis une bonne semaine. Le réception man m'indique un « barber shop » ou plutôt une direction. J'acquiesce et fait semblant d'avoir compris. Je pars donc à pied et bien sur une fois sur l'avenue principale, ne trouve pas le Graal promis. Je fume clopes sur clopes pour compenser les gaz d'échappement des mobylettes. Je finis par me décider et fait signe à un mec sur un scooter. Nous entamons la négociation et je suis étonnement surpris par l'acceptation immédiate des 5 000 Dongs. En moins de 5 minutes nous y sommes. Ce n'est absolument pas kitch. Les murs eux même brillent ou reflètent de lumière. Les sièges sont douillets et peint de fluorescence. Les raseuses/barbières sont 8 et bonnes à se damner. Je ne me rappelle plus le prix, mais ça ne m'a pas semblé excessif pour la France. Ma sublime raseuse m'a proposé plusieurs fois d'aller visiter l'arrière boutique et je cachais mon désarroi sous de grands éclats de rire. D'autres se sont proposées pour me satisfaire ensuite. Malgré ces propositions, le rasage a été ultra professionnel et j'en suis sorti lisse comme un bébé et ravi. On m'expliqua plus tard que les prix des moto-taxi était si bas car ils recevaient une commission des salons en général pour leurs avoir amener un client. De retour à mon QG le « Allez Bo », je mange des nouilles et me réhydrate à grand renfort de « Saigon Beer ». Je ressasse en boucle l'après midi et bloque sur la pédophilie. Quand on en entend parler à la TV ou dans les journaux, on se dit de nombreuse chose sur ce qu'on ferait aux pervers qui viennent ici pour abuser de la misère du monde. Mais ici après coup, je ne sais quoi penser, ces gens n’avaient pas l'air mauvais. Ils ne me semblaient pas vils. Ils ne faisaient qu'essayer de survivre au malheur que leur impose leur classe, leur caste, le système. Mais changeons de sujet et passons à la partie intéressante de la soirée, la bringue. Un jeune est en train d'écrire à la table d'à coté dans un style de journal intime. Je m'invite à ses cotés et nous nous présentons. Kris est très sympa, il est anglais et viens de finir ses études de chirurgien dentiste. Il fait un break de plusieurs mois autour de l'Asie du sud est, avant d'attaquer la vie active. Il me parle de son expérience du Vietnam, d'une somptueuse ville qu'il me conseille de visiter au centre du pays. Il encense le pays par rapport à la Thaïlande. Nous éclusons quelques bières tel les deux gentlemen anglais que nous sommes puis décidons de partir à l'aventure, à la recherche d'un autre endroit ou boire et manger. Nos recherches fort peu fructueuses nous portent finalement dans des petites truelles éclairé par beaucoup d'ombres et un ou deux lampadaires. Nous prenons plaisir à explorer ces ruelles la nuit. Comme les explorateurs que dis je les aventuriers que nous sommes nous prenons plaisir à vagabonder, à cheminer, à errer. Absolument inconscient que les vrais aventuriers avaient un objectif : l'argent et faisaient tout pour y arriver le plus vite possible. Ils ne flânaient pas au clair de lune pour le plaisir de traîner. Finalement nous arrivons dans une gargote, que dis: je un bar! Que dis je: un club! Situé en face de quatre cours de tennis. Nous nous asseyons et j'allume l'une de mes chère cigarette si peu chère ici. Mais le manager du lieue nous invite à déguerpir et fissa. Étonné par son accueil si froid Kris lui en fait expliquer la raison. En fait sans le savoir nous avons pénétré sur un terrain militaire et c'est le club de sport des officiers. Avec notre bagou de jeunes brigands nous arrivons à convaincre le maître d'hôtel de nous servir deux bières. Mais il y met une condition, dès que les nobles capitaines de police auront fini leurs entraînement il faudra déguerpir avant leur venu ici. Effectivement à peine nos canettes entamées et réglées nous nous retrouvons à courir poursuivis par les cris des officiers mécontents que nous ayons osé posé nos fesses sur leurs nobles chaises en plastiques. Un peu plus loin, mon nouveau buddy m'annonce qu'il est affamé. Nos canettes à la mains comme deux clochards des grandes villes ou comme deux étudiants en pharmacie me dit il, nous commençons à trouver un spot ou nous asseoir pour grignoter un petit quelque chose. Nous retournons donc à nos errances. De trottoirs en macadam, de gargotes en barbecue et toujours en pleine rue nous hésitons devant chaque potentiel festins jamais rassurés par l'hygiène, la propreté ou le contenu de ces hypothétiques festins. Notre dévolu se fixe enfin sur une vieille mémé qui porte à ébullition de l'eau sur un feu et s'en sert pour bouillir des œufs. Bof, je ne suis pas un grands amateurs de cette préparation mais mon estomac commençant à me textoter sa présence, je me laisse convaincre par Kris. Nous posons nos délicats arrières trains sur de traditionnels tabourets en plastique pour nain. Les œufs nous sont présentés et mon buddy, avec une cuillère commence à casser la coquille du sien. Là, horreur, damnation, une odeur de souffre nous entoure! Nous cherchons en tournant la tête quel est l'abruti qui nous a jeté une bombe puante dessus mais ne le trouvons pas. L'odeur infecte ne semble pas déranger la mamie qui nous a servi. Après réflexion nous nous rendons compte que ce doux fumet provient de l'œuf. Kris a écopé d'un qui a moisi. J'ouvre le mien et aussitôt nos sinus sont ré attaqués par une odeur digne d'un électeur du front national. Nous signalons bien sur ce fait répétitif à notre cuisinière qui croit que nos exclamations et nos gestes vifs sont des signes de contentement. Heureuse que nous apprécions ses talents gastronomiques, elle nous ressert. Pour ne pas l'offenser, nous retentons l'expérience..... Et, oh surprise, bis repetita! Ce coup ci mon brave compagnon anglais prend même le risque de goûter le contenu noirâtre de l'œuf. Moi révulsé, le cœur au bord des lèvres, je le prends en photo. J'apprendrais plus tard que l'on appelle cela des œufs couvés. Ici ils laissent incubés les œufs puis les font bouillir avant l'éclosion. De nombreux Vietnamiens, Thaïlandais, Cambodgiens, Bamars... encenseront ce mets à mes oreilles. Je ne me laisserais toute fois jamais tenter. On me dira même que c'est comme un bonbon. Il m'est souvent arrivé de manger toutes sortes de douceurs, mais jamais une qui sente la merde. Pour nous remettre, nous courrons vers le quartier touristique et soulageons nos estomacs avec une pizza et des pâtes. Le reste de la soirée est assez flou. En bref je bois, je bois et je bois. Je fume aussi beaucoup de cigarette pour que mes poumons ne soient pas jaloux de mon foie. Lorsque Kris va se coucher. Je passe à un nouvel ami à usage unique. Un hollandais qui est prof d'anglais au Vietnam. D'éclusions en éclusions, je le saoule lui aussi. Je fini ma nuit avec Eddi, un allemand. Très sympa nous enchaînons les pintes de bières jusqu'à 5h du mat en nous promettant de nous retrouver sur la même terrasse le lendemain.

La journée suivante passe vite, trop vite. Avec ma gueule de bois de toute façon, je ne me lève déjà pas vite, ça c'est sur. Je fais un peu de shopping en m'achetant une sacoche. Hier dans un magasin à coté le mec avait essayé de me la vendre pour 450 000, aujourd'hui je la touche à 60 000, comme quoi les prix ici sont ultras volatile. Je traîne ma gueule de bois toute la journée, donc les notes de mon carnet de route sont plutôt confuses, floues et excessivement dans le désordre. Le guide à moto de hier revient pour m'emmener visiter la ville mais je l'envoi chier. Je mes suis rendu compte qu'il m'avait extorqué le prix des pigeons japonais. Je me mets donc à la recherche d'un nouveau chauffeur. Et sous le cagnard, supportant ma tête qui se plait à cogner pour me rappeler sa présence, je jette mon dévolu sur le premier qui baragouine assez bien l'anglais. Tout d'abord je lui demande de me conduire chez un coiffeur. Après de nombreux mimes, beaucoup de gestes qui me semble clair et l'utilisation de tout le dialecte à ma disposition pour expliquer: coiffeur, couper les cheveux, cut the hair, barber, barber shop, il semble comprendre ce que je veux. Il démarre donc et nous voilà en route au milieu d'un embouteillage de scooter. Il me dépose finalement chez un coiffeur. Pas un salon de massage, un vrai coiffeur pour vietnamien (génial!). Dans un taudis en bois ouvert sur la rue. Je m'installe sur le siège en bois inconfortable comme une chaise de torture. Il me met de la poudre blanche sur toute là tête, sûrement du talc. L'intégralité de mes cheveux sont blancs. Il se sert de la poudre comme repaire pour couper, dès qu'il n'y en a plus il est à la bonne longueur de coupe. Bien que assez peu usité comme méthode, ma coupe au final n'est pas complètement ridicule. Je lui règle la somme de 15 000 Dongs. Le nouveau bikerman m'a l'air plus honnête que le précédent. Celui d'hier me convenait jusqu'à ce que mes potes expérimentés de la night me donne les différents tarifs. Jamais plus de 10 000 Dongs pour une course dans la ville et si le trajet est court jamais plus de 5 000. Mon vaillant chauffard me déposera ensuite dans le quartier chinois de « Cholon ». J'y visiterais un temple bouddhiste chinois. Très beau! Mais c'est surtout de traîner dans ces ruelles de terres, aux couleurs invraisemblables. Les odeurs de la villes sont très variés, sometime ça sent l'essence, le vomit, le moisi, la pisse au soleil, la fumée de voiture. Puis on passe dans une rue ou les odeurs sont tellement diverses que l'on est surpris par ce mélange. Les murs des bâtiments sont dans un état de délabrement tel qu'ils paraissent avoir subit un bombardement il y a peu. Puis soudain au milieu de cette déchetterie à la Calcutta on verra pousser une magnifique rose, un splendide immeuble mitoyen avec celui aux murs déchiquetés. Les hommes autours de bières m'invitent à me joindre à eux pour me reposer à l'ombre d'un parasol. Ils boivent de la bière en jouant aux dés. Je refuse en riant leur propositions et demande à mon bikerman de me rentrer. Un peu ça va, mais la misère à l'état brut en plein milieu d'une ville, ça fait un choc assez suffisant pour la journée. Je me fais ramener au « Allez Boo » ou je commande une bière. Un mec passe torse nu dans la rue avec plein de marques dans le dos et sur le torse comme des suçons géants. On m'expliquera plus tard que ces marques hallucinantes sont provoquées par des verres posés sur le corps qu'on fait chauffer. L'air ainsi dilaté aspire la peau à l'intérieur du verre. C'est une vielle médecine ancestrale pour soigner je ne sais toujours pas quoi. Je quitte le bar à la recherche d'un autre hôtel. Je longes la rue principale, remonte l'avenue centrale sur la droite et retourne sur ma droite. Puis je me perds. Au final je me fais brancher par un Vietnamien en costume. Il parle un anglais sans défaut teinté d'un sale accent yankee. Il m'interpelle dans la rue depuis son salon qui est ouvert en grand sur le trottoir. Il m'invite à le rejoindre pour déguster une bière. Ayant dit les mots magiques, je m'assieds avec lui pour partager ce breuvage. Ça première question est en quoi peut il m'être utile? Je le remercie mais lui explique juste ma recherche d'un hôtel pour demain. Il est Américain d'origine vietnamienne propriétaire de quelques biens immobiliers sur Saigon. Il se propose donc automatiquement de me louer une chambre dans l'immeuble ou nous sommes qui est un de ses « Room for rent ». Sa femme me fait visiter la chambre du dernier étages qui me semble ultra convenable même si la douche est sur le palier. J'adore les vieilles tapisseries qui étaient déjà kitch en 70. Je redescends annoncer à mon businessman que je prends sa chambre à partir de demain. Nous marchandons le prix quelques minutes et tombons d'accord pour 8$. Pour célébrer ça il m'offre une phô. Je retourne ensuite dans le quartier routard. Je rentre dans une agence de voyage et en moins de temps qu'il n'en faut pour le taper à la machine, je réserve et paie ma place pour aller visiter le delta du Mékong demain. Ça me coûte 7$ et j'ai rendez vous pour un départ à 8h15. Je n'ai pas intérêt à trop faire la bringue ce soir sinon je vais sans doute le regretter. L'ordre logique des choses se profile. Je retourne m'asseoir à la terrasse de mon antre à alcool préféré. Comme espéré, je sympathise avec Ian un écossais. Nous buvons donc jusqu'à 1h du matin. puis lorsque terrassé par l'alcool il décide d'aller se coucher, je lève l'ancre vers d'autre territoire. Je traverse la rue et m'installe sur la terrasse du « Saï Gon café ». J'y retrouve mon pote de la veille Eddi l'allemand. Il est attablé à l'une de ces tables en aluminium dont l'apparente fragilité ne donne pas confiance pour s'y accouder quand l'on est pas à jeun. Je le rejoins donc et il me présente son guide de la journée, un minot de 10 ans qui ne comprends pas grand chose à l'anglais mais à l'air vif. Le kid déguste un pseudo coca pendant que nous tchatchons comme les gainsbouriens que nous sommes. De clope en clope et de bières en bière, nos discussions sur la vie égrènent le temps. Alors que je finis une pinte et fais signe à la serveuse de nous resservir, je vois que le minot a fini sa bouteille de coca. Je lui en commande donc une autre. Et là, un grand blanc... Eddi et moi restons ébahis. Nous nous regardons certain d'avoir bien compris mais cherchant une dénégation dans le regard de l'autre. Il finit par ouvrir la bouche qu'il a déjà béante d'étonnement et me demande si j'ai bien compris là même chose que lui. Le gamin par signe nous a fait comprendre qu'il voulait bien que l'un d'entre nous aille l'enculer. Nous ignorons immédiatement le pitchounet et nous demandons quelle attitude prendre. Moi je suis d'avis de lui coller deux gifles pour qu'il dégage. Eddi est lui partisan d'ignorer tout simplement le gosse. Nous sommes vraiment mal, notre conversation n'a plus rien de gaie. Nous ne parlons plus que de ça, nous demandant comment nous en sortir pour que l'on ne nous accuse pas de quoique ce soit. Nous commençons donc à psychoter comme des malades. Nous ignorons clairement le môme qui ne trouve rien de mieux à faire que de me tirer par la manche et de recommencer ses gestes cette fois clairement à mon intention. Apparemment le peu d'attention que j'ai eu pour lui en lui offrant un coca l'a convaincu que je devais l'enculer. Là je n'en peu plus, je le repousse sans ménagement et apparemment il comprend et fuit. A 3h30 je rentre me coucher.

Le téléphone sonne à 7h du matin pour me réveiller. Je me lève relativement facilement comparé à la veille et à l'avant veille. Dans les toilettes je commence à me rendre compte que je ne vais vraiment pas bien. Impossible de caguer! Ce n'est pas la mort. J'ai mal au ventre. Je prends deux aspirines pour lutter contre la douleur et descends à l'agence « Kim travel ». J'y poireaute en attendant les différents membres de mon groupe pour la journée. Une fois que tout le monde est là, nous sommes une dizaine. Nous attendons ensuite le guide et le mini bus. Pendant tout ce temps je me meurs de mal au ventre et je fais la queue dans les toilettes de l'agence pour me soulager. A chaque fois que j'en sors sans réussir à chier, je reprends place derrière la porte pour y retourner. Enfin, nous partons. Dans le mini bus, je meurs de mal au ventre. Je transpire, je passe par de nombreuses couleurs comprises entre blanc, vert, jaune... Je tente de lire mais ma position est inconfortable. Je déboucle ma ceinture puis ouvre le premier bouton de mon jean. Après une heure de trajet, nous nous arrêtons pour faire le plein d'essence. Le guide nous invite à nous dégourdir les jambes et je m'auto invite aux toilettes. C'est une petite cabane en bois et au toit en plaque métallique, pour offrir l'option sauna. Le trou creuser à même le sol me semble être un semblant de chiottes et j'ai tellement envie que je me jette dessus. ET là, oh bonheur!! J'y arrive, c'est une libération, c'est mieux que de jouir. Je me vide de liquide. Une nouvelle problématique m'apparaîtra en un manque de papier flagrant.. Un tonneau remplie d'eau croupie avec une casserole qui flotte sur le dessus sert à se nettoyer et à tirer symboliquement la chasse. Je profite de cet espace encore une fois pour remercier le guide du routard d'avoir penser à mettre a la fin de chaque volume quelques pages pour noter ses pensée. Nous reprenons le trajet et arrivons sur un port posé le long du bras d'un fleuve. L'eau est grise, marron, trouble. Nous embarquons sur un bateau et attaquons la traversée. Sur ce bateau, nous sommes des animaux en cages; les autochtones sur les autres bateaux nous regardent alors que nous les prenons en photo. Ils s'amusent à nous voir les photographier en pleine activité commune et normale. Ils ne se rendent pas compte à quel point ils sont beaux et folkloriques pour nous. Dans le groupe, il y a pas mal de japonais. Le paysage est splendide, féerique. Je reste rêveur à le contempler. C'est très beau mais l'ambiance est trop touristique. Je pense que je ne ferais plus jamais ce genre d'excursion, je me débrouillerais tout seul. La chose qui me marque sur les japonais est leur manque de pilosité. Leurs jambes sont imberbes et ridiculement blanches sous ce soleil. On accoste une île au milieu du delta pour changer de bateau. Le nouveau est plus petit. Il nous permettra d'accéder aux petites îles plus facilement. Nous entamons maintenant la visite de Venise. Des petits canaux entourent les îlots. Nous débarquons finalement et passons d'îles en îles par des ponts pour rejoindre une usine que dis je un complexe! C'est donc une fabrique de sucre, de bonbon à base de noix de coco et de vin de riz. J'y bois un thé avec du miel récolté sur place. Un peu plus loin, dans des cages nous découvrons des dizaines de serpents. Cobra, anaconda, boa.... Le guide sort de sa cage une belle bête de plus d'un mètre. IL nous propose de le porter. Je suis ici fière d'annoncer que je suis le seul à avoir osé le faire. Ces peureux de japonais prennent mon appareil pour me prendre en photo. Sur mes épaules, la bestiasse ne bouge pas trop, mais à chacun de ses mouvements, je peux sentir la puissance de ses muscles. Pas vraiment rassuré, je le rends au guide. Nous embarquons sur de minuscules barques très instables pour traverser les canaux qui divisent l'une des 4 grandes îles du Mékong. Pris dans les embouteillages des touristes, nous avançons au ralenti. Ces barques sont propulsées par de jeunes femmes en habits traditionnels qui manient de grandes perches pour nous faire avancer. Je remarque que chaque bateau, du plus petit aux gros porte peint sur sa prou des yeux. On m'explique que c'est pour effrayer les crocodiles avec en plus une connotation religieuse. Je prends un moment avec le guide pour qu'il réponde à quelques de mes questions. _ Bouddha a vécu 800 000 vie. _ Le cercle de vie, ou le cercle de réincarnation, ou la roue. _ 1, 5, 2, 6 sont de bons numéros. _ 9, 4, 8, 3, 7 sont les mauvais numéros. _ Quand on construit, fabrique quoique ce soit au Vietnam, il faut toujours que l'on retrouve à l'intérieur de ce que l'on a battit les bons numéros. _ Les trois couleurs bénéfiques sont le rouge, jaune et le bleu. Nous nous rendons finalement dans un vrai temple bouddhiste. C'est génial parce que les moines ne veulent pas de notre argent. La pagode est magnifique. En sortant de ce lieu sacré, les deux japonais sont en train d'essayer d'attraper un fruit dans un arbre. Mais l'objet de leur désir est trop haut. Les dominants du haut de mon mètre quatre vingt huit je tente moi aussi de sauter pour attraper ce fruit. Mais il s'avère au dessus de mes possibilités. A ce moment là je remarque trois minots. Les orphelins recueillis par le temple sont en train de regarder ces stupides touristes a qui il ne vient même pas à l'idée d'escalader l'arbre pour atteindre leur but. Sans les avertir, ni leurs demander, j'en chope un par la taille et le jette en direction du fruit. Cela n'a du duré qu'une ou deux secondes mais le minot passe de la peur à l'extase aussi vite qu'il retombe dans mes bras. Aussitôt je suis assaillit par une dizaine de gamins qui veulent essayer. Ici dans ce temple ils n'ont pas vraiment l'habitude de jouer avec des adultes. C'est un moment merveilleux, Le sourire de ces enfants me comble d'allégresse. Je suis vraiment heureux de leur faire plaisir en leur faisant faire un truc inhabituel. Après ça nous rentrons en mini bus jusqu'à S. Emboucanage avec le réceptionniste qui m'interdit de rendre ma chambre d'hôtel. Il me dit que j'ai dépassé le check out qui a lieue à 13h au plus tard. Il est 19h. Au final après de très longues négociations et un ton qui monte largement au dessus de la normale marseillaise nous trouvons un accord. Je paie mes six heures dépassées au prix exorbitant de 1$ de l'heure. La fin de la journée et de la soirée est très rapide, je me rends dans la chambre de « Tuan Thâo », la « room for rent » que j'ai découvert hier. J'y bataille avec la clim pendant une sieste de 3 heures. Je vais vite boire et manger et me couche à l'heure scandaleuse de 23h.

J'entame cette nouvelle journée à 10h30. J'ai presque fait le tour du cadran, comme quoi quand le corps réclame on obéit. Je passe ensuite la matinée à essayer de changer mon billet de Cent euros, celui au coin déchiré. Toutes les banques le refusent ainsi que les agences de voyages qui font du change. Je commence un peu à baliser de ne pas pouvoir le changer. Je tente l'expérience du cyclo pouss qui s'avère horrible, trop lent et toute la poussière dan la tête. Je me fais raser dans un boui boui pour 10 000 Dongs. Au final j'arrive à changer mon billet contre 1, 9 millions de Dongs dans une bijouterie au 15A Lê Lôi street. Conseil pour tout le monde allez dans le quartier routard plutôt que dan le quartier français. Je ne sais pas pourquoi mais je suis heureux. Je ne pense jamais à rien, c'est vraiment agréable. Je pars me perdre dans les ruelles. Épuisé par la chaleur je prends quelques minutes pour fumer une clope sur un banc. Là un vieil homme sort de sa boutique pour me taper la discute. C'est un pépé de soixante dix ans. Il me raconte sa vie. C'est un ancien viet cong qui a combattu contre la Corée ou le Japon puis a été traducteur pour la CIA. Il a été condamné à cinq ans de prisons puis s'est échappé à travers le cambodge. Sur un pétrolier il a émigré aux USA ou il a été enseignant. Il me raconte que les tunnels creuser pendant la guerre ne sont pas ceux visité par les touristes car le gabarit des occidentaux ne passait pas. Il me parle en français et j'ai énormément de mal à lui répondre tellement j'ai pris le coup de parler shakespearien. Il me pose ensuite une question bizarre. « Combien d'argent avez vous sur vous pour votre voyage? ». La le peu d'instinct marseillais qu'il me reste se réveille. J'invente, je dis que je suis dan la merde et qu'il ne me reste que 200$ pour finir mon séjour. Et là à l'inverse de ce que j' m'étais imaginé, il se met à ma disposition. Il m'invite à dormir chez lui et me propose que son fils me fasse visité la ville sur son scoot pour que je fasse des économies. Lorsque j'ai la vulgarité de lui demandé combien ça me coûtera, il ne se vexe pas et me dit que je serais son invité. La seule contrainte sera qu'il devra me déclaré au poste de police pour ne pas être ennuyé par les condés locaux. Je refuse finalement son invitation le vague à l'âme. De retour dans ma chambre, je demande au proprio s’il connaît des salons de massages sérieux et pas cher. Il me dit qu'il s'occupe de tout. Il m'appelle une moto taxi, lui donne l'adresse, négocie le prix de l'aller retour et de l'attente sur place et lui dit d'expliquer au patron du salon que je viens de sa part. En route donc... Sur place je laisse mes fringues, mon pognon et mes effets personnels dans un petit coffre en bois dont on me donne la clé. Puis je asse au sauna avant de rentrer dan la chambre de massage. Les espaces de massages sont délimités par de fines cloisons de placo. Au plafond une barre en métal pour que les masseuse puissent se tenir pour masser avec leurs pieds et genoux. Vêtu d'une simple serviette je me fait masser tout le corps par une magnifique jeune fille. Elle s'attaque à tout mon corps, les pieds, les genoux, les jambes, l'aine, les bras, le dos, le torse, le visage, les cheveux, elle me fait craquer tous les os. Elle me masse avec les pieds, les genoux et les mains. C'est tout bonnement génial, même si j'ai énormément de mal à cacher mon érection. De retour dans le quartier animé près de mon QG, je déambule dans les rues en regardant les différents artistes peindre des Jocondes. Je passe la soirée jusqu'à 3h du mat avec un Irlandais, deux hollandais et six anglaises. On finit dans la chambre des hollandais pour fumer de l'herbe.

Je me réveille à une heure de l'après midi. J'achète un billet d'avion pour le lendemain à destination de Da Nang. Lors de mon petit déjeuner qui ressemble beaucoup à un repas, je me fais brancher par un mec en pouss pouss. Il me veut comme client pour me faire visiter la ville. Il me montre un cahier ou tous les touristes qu'il a trimballés se sont exprimés sur son professionnalisme et ses compétences de guide. Je craque et négocie 3 heures avec lui. Il me montrera pas mal de choses intéressantes de Saigon que je ne serais pas allé voir de moi même. La pagode de l'empereur du ciel : CHUA NGOC HOAN ainsi qu'un temple ou une centaine de vietnamiens son en train de faire brûler de l'encens pour prier. Je rentre ensuite faire une sieste avant d'attaquer ma last night in S. Comme à l'accoutumée, ma soirée commence sur la terrasse de mon QG avec une bière et des nouilles au poulet. Ce soir mon premier compagnon de beuverie est un Monsieur. Un vrai routard de l'ancien temps. La tenue à la Indiana Jones, le vieux feutre...etc. C'est un anglais de soixante sept ans. Notre conversation est très enrichissante. Son expérience paraît sans fin. Il a un avis sur tout et a fait pas mal de chose. Ses conseils sur le marchandage sont géniaux. Son opinion sur les gens que l'on rencontre en voyages, qu'ils soient autochtones ou touristes me fait beaucoup réfléchir sur mon sectarisme et mon élitisme. Il vit donc six mois d'été et printemps au royaume uni et le reste du temps il abandonne sa femme et sa famille pour fuir de pays en pays. Il profite au maximum de sa retraite. Je ne sais plus comment, mais sur le moment ses paroles me paraissent prophétiques et il me convint de me laisser tenter, de me laisser séduire par les filles de bar. Après cette rencontre hors du temps, je rentre dans ma « room for rent » ou je règle d'avance ma facture pour pouvoir partir en coup de vent demain. L'addition pour les trois nuits ne me coûte que 24$, ils ne me comptent même pas les quelques bières et coca que j'ai bu. Trop fort! Puis je retourne au « Allez Boo », j'y retrouve les jeunes de la veille et on commence à picoler. Alors qu'ils sont partis, une bagarre éclate entre les serveurs de mon QG et deux blacks. Malgré moi, mes mauvaises habitudes de gentil garçon se matérialisent sous la forme de mon intervention dans la baston. Je n'essais surtout pas de maîtriser l'un d'entre eux, ce serait prendre part au conflit, mais je me place entre deux protagonistes pour empêcher le serveur de tuer le black à coup de bambou. Une fois la baston finit, je sers de médiateur entre le manager du bar et les deux camerounais qui ne parlent pas bien anglais. Au moment ou je quitte le bar, Bertrand( l'un de deux blacks) qui est entraîneur de foot pour l'équipe de Saigon me donne sa carte en m'invitant à venir le voir dans son pays l'an prochain lorsqu'il aura fini son contrat. Tous les serveurs me remercient. Une serveuse me dit même qu'elle me reconnaîtra lors de ma prochaine visite. Et me remercie encore. Je bouge au Sahara ou je rencontre Thao(avec un point d'interrogation sur le o). Je lui paie un ou deux verre et lorsque je quitte le billard vers 1h30 pour rentrer, elle me convainc de la laisser me suivre. Nous faisons l'amour comme si s'était la dernière fois (c'est pas faux soit dit en passant). Nous nous endormons vers 4h30 épuisés.

Les femmes sont toujours moins belles au réveil. Lorsqu'elle me quitte elle ne me demande que mon adresse email et me donne la sienne. Presque la larme à l'œil, je quitte ma chambre, heureux de l'accueil que j'y ais reçu. Je file avec mon sac à dos au « Allez Boo » pour grignoter un morceau et déguster un efferalgan. Là bas je me fais brancher par Kan l'un des serveurs de hier soir qui me remercie encore pour hier soir. Il se propose ensuite de me conduire à l'aéroport sur son scooter pour me faire économiser une course de taxi. J'accepte volontiers séduit par sa prévenance. Le temps passe trop vite, les journées filent entre mes doigts comme de l'eau. Direction Da Nang puis Hoi An sur les conseils de plusieurs routards. J'embarque dans un ridiculement petit avion qui ne sert sans doute qu'aux vols domestiques. Je suis assis à coté d'une très séduisante vietnamienne mais aux traits trop typiques. C'est absofuckintly( comme le dirait Mr Big), depuis le ciel, la vue des alentours de Da Nang est magnifique; les mêmes couleurs qu'Oliver Stone. Le vert des rizières est magnifiquement indescriptible. A l'arrivée, lorsque je récupère mon sac, il est ouvert. Je m'inquiète un peu, le fouille pour voir si quelque chose a disparu ou a été rajouté mais ce n'est pas le cas. Je prends un taxi direct jusqu'à Hoi An. La route en travaux est dans un état lamentable. Des crevasses que nous contournons, des troues énormes en plein milieu, c'est hallucinant. J'arrive finalement à l'hôtel que m'a conseillé un des mes pote de beuverie. Pour 10$ la nuit je m'installe dans un cadre magnifique. L'hôtel est traversé par un petit ruisseau synthétique et je dois passer par un petit pont pour rejoindre ma chambre. L'architecture de nuit est impressionnante et se révélera sublime de jour. La ville, le village a été épargné par les bombardements lors de la guerre. Ce qui lui a permis de conserver une architecture fantastique. Les vieilles maisons, le vieux pont japonais, les rizières et une lumière qui se reflète dans une rivière embellie encore plus l'ensemble que mes yeux essaient de saisir. Maintenant je suis au « Bamboo » bar restaurant (reggae en arrière fond), décoration, cadre magnifique et le must c'est e menue en papier de soie. Quelques spécialités culinaires de la ville et de prix ridicules pour ce niveau de qualité (même au Vietnam). Je suis explosé mais cette ville a l'ai reposante. Ça ressemble à un petit village. Je pense que même les gens les plus réfractaires trouveraient ce lieu magnifique. La serveuse me fait un compliment mi figue mi raisin. Elle vint de me dire que je n'ai pas la dégaine d'un français mais celle d'un anglais. La bouffe est excellente, je déguste du « Cau Lao », une spécialité locale en disant à voix haute « Putain, ce que j'aime la Saigon beer ». Je ne sais pas si en rentrant je me sentirais aussi à l'aise, autant libéré. Je ne sais pas si c'est le pays ou le fait d'avoir l'impression de n'avoir quasiment pas de problème financier. Ici on ne ressent aucune contrainte. Le retour va être difficile! Ce qui est sur c'est que je ne reviendrais qu'avec plus de temps et plus d'argent pour pouvoir me faire encore plus plaisir. Je me lance dans une expérience innovante! Je tente une nouvelle bière : la « Larue » qui se révèle correcte. Les murs de la ville sont envahis par des lézards, des Geckos, des salamandres. Une fois couché je passe la soirée à regarder la chaîne américaine HBO.

Je suis réveillé par l'horrible nuisance sonore des anglais de l'hôtel en train de prendre leur petit déjeuner. Je me lève donc et super motivé, je pars à l'assaut des rues environnantes. Je me fais automatiquement accosté par plusieurs gars qui me gavent vite. Je les ignores superbement concentré sur la musique de mon walkman. Je me laisse finalement convaincre par le moins lourd, le plus sociable de m'accompagner comme guide pour la journée. Et là, oh surprise! En fait je n'avais rien compris à ce qu'il me proposait. En fait pour 50 000 Dongs il m'a loué une motorbike pour la journée. C'est une 110 cm3. Les vitesses se passent au pied sans embrayage. On peut donc démarrer en première comme en quatrième. Pour le repas de midi que je prends vers 14h, je ma laisse séduire par un charmant petit bar restaurant en face de la rivière, c'est magnifique. Derrière le comptoir je peux voir une Vodka locale pour la modique somme de 1Euro70 soit exactement 11 francs. Avant de passer la commande, je rêvasse au soleil. Je regarde passer les cyclo pouss dont la position assise est beaucoup plus basse ici qu'à S. La vie a l'air tellement paisible ici. Sans doute car c'est un paradis pour les touristes. Sur les Zippos qui ont sont soit disant de véritables reliques volés sur les cadavres des soldats yankees sur les champs de bataille je trouve des devises telles que : _ Live by chance _ Love by choice _ Kill by profession Sans rentrer dans une critique immédiate de la stupidité de ces abrutis d'américains, je me demande quelle serait la mienne à l'heure actuelle. _ Profiter de chaque moment au maximum _ Prendre le plus possible de chaque personne que l'on rencontre _ Donner tout ce que l'on peut apporter aux autres Ou plutôt lorsque je suis bourré : _ Boire _ Manger _ Baiser Au choix... Je commande un Cau Lao. Il s'avère correct mais infiniment moins bon que celui de hier soir. Sauf une fois manger qu'il reste au fond du bol un jus qui est excellent. Derrière mois, la cuisine est accessible par tout le monde et le chef cuistot fait des démonstrations culinaires. Je lui demande de me montrer comment faire des rouleaux de printemps. Je me fais donc le mien mais ici la recette est uniquement végétarienne. C'est sympa mais ça ne vaut pas de la viande. Finalement avec la bonne sauce, ils sont excellents. Même pour 1 million d'euros je ne mangerais jamais ce qu'il y a dans mon assiette. Ils appellent ça une salade. C'est vrai qu'il y a quatre tranches de tomates mais le reste ressemble à de la merde d'oiseau. Ça me décide donc à abréger mon repas. Et eux croyant que je ne me suis pas rendu compte du temps qui passe et que je suis en retard me propose d'emballer la merde d'oiseau pour que je la mange plus tard. J'accepte, démarre et jette mon doggy bag dès que je suis hors de vue. Je fais un tour en moto le long de la rivière et des rizières. Je croise des gens qui promènent leurs énormes buffles d'eau comme nous nos chiens. Une baraque en bambou posé sur l'eau m'attire comme un aimant. Je passe la passerelle et m'assieds dans le plus bel endroit du monde. Dans ce cadre fabuleux je suis ému par la beauté du site. En plus j'arrive lors du coucher du soleil, c'est éblouissant, j'en perd mon français. Je tente un beefsteak vietnamien. C'est de fines lamelles de viande frites puis trempées dans des sauces divines accompagné par de fraîches bières. Sur le petit livre d'or du resto, j'écris : Au coucher du soleil, sur la rivière, quand on est assis dans ce restaurant sublime, on est éblouie par l'image qui restera au fond de notre coeur pour l'éternité. C'est bizarre car plus je passe de temps au Vietnam et moins je pense à moi en tant qu'entité. Je me sens esprit vagabondeur et non pas corps physique. Alors que je souhaite régler ce que je dois, je tombe sur les trois femmes jouant aux cartes. L'accueil ayant été des plus convivial je leur demande de m'apprendre les règles et joue avec elle pendant une heure et demi. Je gagne même de l'argent qu'au final j'oublierais volontairement. Pour ne rien gâcher, l'une d'elle en plus d'avoir mon age et d'être très belle semble s'intéresser à moi. Je crois que je viens de passer l'heure et demie la plus géniale de mon voyage. Impossible de redémarrer la moto. Je donne le numéro que m'a laissé le loueur à mes joueuses de cartes qui l'appelle pour moi. Une demi heure plus tard il est là et répare ce qui ne va pas. Le service après vente est de qualité. Je rentre jusqu'au centre ville ou je me laisse tenter par les magasins qui se proposent de faire des vêtements sur mesure en moins de 12 heures. Je commande deux costumes et deux chemises et me fait même faire des chaussures. La femme serpent avec qui je marchande s'avère dure en négociation. Mais au final le prix est ridicule comparait à ce que cela m'aurait coûté en France. La soirée se déroulera en deux parties. Premièrement je jouerais au billard jusqu'à la fermeture légale du bar avec une australienne, une anglaise et une allemande. Dans ces zones exemptes de mafia pour payer les bakchichs aux autorités locales, il est impossible de maintenir un bar ouvert après minuit. A la sortie du billard je me retrouve donc face au rabatteur qui me proposent de me chaler jusqu'à un bar clandestin. Avec Ecki, un allemand nous nous laissons tenter. Nous montons donc tout les deux à l'arrière d'une moto et nus faisons chaler à travers champs ou plutôt à travers rizière jusqu’à une gargotte perdue dans la nuit noire à 5 kms de la ville en pleine campagne. Les murs sont en placo métallique et le bar à l'intérieur est une table sur laquelle sont posés en vrac des bouteilles. Ce lieu très spécial s'appelle le « Fulll moon ». L’ambiance est celle des bars que l'on peut voir dans « El Mariachi ». Nous sympathisons avec Sharon une Islandaise. Puis nous attaquons un jeu qui s'appelle « Rhum Coca » qui s'avèrera pas du tout stratégique au réveil bien que délicieux sur le moment.

Au matin, le mal au crâne, le regard vide et le cœur au bord des lèvres je me traine jusqu'au loueur de scooter, lui emprunte un et file au restau de la veille pour déjeuner les mêmes filets de bœuf qui s'avèrent meilleurs hier. Mais le cadre en plein jour, en fin de matinée avec cette luminosité s'avère magnifique. On ressent d'autres sensations, émerveillement, quiétude... De retour à l'hôtel, la femme serpent avec qui j'ai négocié pendant au moins une heure la veille m'emmène les fringues taillés sur mesure, elles tombent pile poil. Je saute dans un taxi pour Danang et cinq minutes après le départ ordonne au chauffeur ahuri de faire demi tour. Un abruti d'allemand avait posé un sac identique au mien dans le hall de l'hôtel et bien sur attentif comme je le suis, je n'ai pas pris le mien. Ça y est tout est bon. A la vitesse de « Snatch », je remonte dans le taxi, roule en descend, m'enregistre, embarque, décolle, vole, atterris. Et là me revoilà, une grosse semaine plus tard. Hanoï, à nous deux! Cette fois ci je suis expérimenté, tu ne m'auras pas, tu ne m'arnaqueras pas. Je suis près, je suis expérimenté! Dans un taxi pour l'hôtel ou j'avais séjourné en arrivant la première fois. Celui ci s'avère complet. Et là je me fait sans aucun doute roulé par le taxi qu me jettent pour une somme exorbitante dans un autre hôtel. Pour manger, je me décide pour revenir à de la bouffe française. Je suis les conseil de mon guide du routard préféré et me retrouve dans un restau sympa à l'accueil fantastique. Le patron français n'est pas là mais lorsque je raconte mes malheurs au manager, celui ci me donne l'adresse de sa mère. Elle tient une petite guest house pas chère et très familiale. Elle y loue des chambres aux travailleurs asiatiques étrangers. Je rentre dormir dans mon hôtel trop high tech à mon goût.

Je règle ma chambre dès mon réveil et traverse les rues mal imbriquées pour rejoindre ma nouvelle demeure qui d'ailleurs le restera jusqu'à la fin de mon voyage. L'accueil est incompréhensible vu le niveau d'anglais, mais je sens que je vais être à ma place ici. Il n'y a pas de touriste et juste des philippins, des indiens etc... Je décide de m'ouvrir les veines et de manger de la vraie bouffe. En taxi je me rends au « Beaulieu », le restaurant le plus cossu de Hanoi. Couvert « Guy Degrenne », trois serveurs pour moi tout seul. Je commande du foie gras et un médaillon de bœuf argentin en plat de résistance. 7 $ le verre de vin blanc, il a intérêt a être bon. Il l'est(château Rotschild). Je dois reconnaître que dans un restau de ce type, le goût et la saveur des aliments, des plats, des mets est nettement supérieure à la majorité de ce que j'ai goutté en France mis à part les boulettes de ma mémé. Pour le dessert se sera un nom pompeux à base de framboise de Dalat. Le service est irréprochable. Les framboises sont excellentes, le crème et le reste ne me séduisent pas. C'est trop fort avec le café j'ai le choix entre sucre blanc, brun ou sucrette. « Que demande le peuple? », sans doute de pouvoir manger tout simplement. Je passe mon après midi dans le marché de « Dong xuan » J'y marchande longtemps pour six cravates et deux ceinture pour un prix final de 175 000 dongs. De retour à la guest house j'y rencontre un philippin qui enseigne l'anglais dans une école privée. Il gagne 600 $ par mois plus le logement, la nourriture, et les transports en commun offert. Je me lance pour la nuit à l'attaque des bouges Hanoïens. Je passe la soirée dans un karaoké pseudo familial le « son-long ». Autant des biznessmen locaux accompagnés par leurs collaborateurs lèches culs que des familles patriarcales bourgeoise qui chantent a grand renfort de whiskys de luxe. Les trois serveuses sont automatiquement folles de moi et me forcent à chanter Titanic avec elle. Je bois en tapant la tchatche avec un chanteur vietnamien apparemment très célèbre.

Le jour suivant je décide de continuer mes découvertes culinaires et me lance à l'abordage du « café des arts ». Julien Clerc en ambiance, un décor impeccable et des photos de grands jazzmen au mur. Le prix est deux foins inférieurs au « Beaulieu ». Les serveuses sont belles à se damner, pas une beauté de magazine, elles expriment la vie, la joie, le bonheur. Si je les comparais à de la nourriture, ce serait du fois gras. Pour le vin faudra revoir ça. Il est bouchonné, mais ils me le changent vite alors rien à redire. La viande servie copieusement n'est quand même pas aussi goûteuse qu'au « Beaulieu ». La crêpe au chocolat est agrémentée de fines lamelles de noix de coco. Le service n'est pas comparable avec la celui de la veille mais reste d'excellente qualité. Une des serveuses me donne par écrit l'adresse de l'université et j'emprunte un taxi pour m'y rendre. J'y rentre sans difficultés aucune. Au départ mon souhait est juste de rencontrer les étudiants de français pour qu'il me raconte leurs vies. De direction en rencontre je fini par arriver dans le bureau des vices présidents de l'université qui m'offrent un café et me redirige vers le bâtiment des langues. Dans ce grand bâtiment, une longue barre sur trois étages je rencontre le chef de service qui est impressionné par le fait que je sois soit disant envoyé par les vice présidents. Mais il reste rétif à m'introduire auprès des étudiants. Ce sera une professeur qui interviendra dans le couloir et prendra la décision de m'inviter dans son cour. Je participe à deux classes différentes et donne mon avis sur ce que disent les étudiants. Je leurs fait aussi faire des mini sketchs dans lequel je joue le touriste dans plusieurs situations différentes. Le soir je vais manger au »Nam Phuong » 19 Phan Chu Trinh, un luxueux restaurant traditionnel. Le cadre est très agréable mais le bœuf à la noix de coco laisse à désirer.

Le lendemain matin je m'occupe de confirmer mon billet d'avion retour. Je remange au café des arts. De retour à l'université, cette fois on me propose de m'occuper seul d'un cour. Les professeurs restent bien sur pour regarder et m'assister. A la fin du cour des élèves proposent en réponse à ma demande de me faire visiter le vieux centre historique. Je passe le début de soirée à déambuler dans les rues à la recherche d'une borne de retrait. Je fais ainsi la connaissance de deux italiens et d'une croate. Nous allons manger au Say me pub ou nous avons droit à la salle privée. Le repas bien qu'épicé est excellent et nous buvons du bon vin comme il se doit. Mes nouveaux amis m'entraînent ensuite au « Jazz club » ou l'ambiance enfumé et la musique de très grande qualité nous séduit.

Réveil à 8 heures, j'attends les élèves qui arrivent au grand complet. On part dans Hanoï. Parmi eux les six filles sont excitées comme des puces. Ils me font visiter les diverses rues à métier, les pagodes, le lac de l'épée restitué, le pont du soleil levant. Je les invite ensuite à boire un café des croissants. L'une des fille me fait un cadeau : des étrennes, 22 000 dongs pour mes 22 ans et me souhaiter bonheur et santé. Ils ont des centaines de question et j'essaie tant bien que mal d'y répondre. Quand nous nous séparons deux d'entre eux m'accompagne en bus à l'université et m'invite à manger un gâteau à base de farine de riz et de porc. Les enseignants me réinvitent à participer à deux cours. Je quitte finalement l'université sous la pluie. Une élève « Van » me suit en scooter et me demande où je vais. Elle me propose de l'accompagner. Elle me châle donc et me voyant trempé, elle profite de faire le plein pour m'acheter un K-way. Elle finit par m'inviter chez elle ou je lui fait pratiquer pendant deux heures le Français. Je ne m'en rappelais pas mais c'est elle que j'avais rencontrée lors de mon arrivé à l'université et elle m'avait donné à ce moment là son numéro de téléphone. Sous la pluie torrentielle elle me raccompagne finalement à mon taxi. Je l'invite à se joindre à moi et mes trois nouveaux amis pour dîner ce soir. Le soir je rejoins donc les italiens à leur hôtel qui semble très sympa dans le genre bag packer. Nous nous décidons pour un restau chic vietnamiens et somme rejoins par ma petite étudiante. A la sortie de table nous décidons de nous finir au Jazz club et Van rentre chez elle car elle doit se coucher tôt pour aller prier le lendemain matin avec une amie.

Le lendemain je rejoins Van chez elle et elle me fait visiter un de principal lieu historique de la capitale mais c'est fermé. On va donc boire un café. Je la remmène chez elle. Pour ma dernière soirée je rejoins mes acolytes dans un fast food avant d'aller en boite à l'apocalypse now. Nous perdons Linus qui s'en va avec une fille. Puis mes deux dernier compère m'emmène dans une ancienne usine Citroën retaper en boite de nuit.

D'avoir trop jouer à la vodka avec mon compagnon italien je me lève avec une jolie gueule de bois. Dans cinq heures je quitte le Vietnam, un sentiment étrange s'installe en moi. Je n'arrive pas à penser au retour ni à la vie que je vais devoir reprendre. Ça me semble si loin... Même si je ne l'exprime pas comme tout le monde, je suis dégoûté de partir. Ca aura été deux semaines sublimes. Allez Zou maï!

Arrivé à Paris je prends un TGV pour Lyon. C'est étrange de voir à travers la baie vitrée du train un paysage français, ça a quelque chose d'irréel. Je me suis trop habitué au Vietnam.
Briançon-Nice GR5 juin 2007 English translation pending
by Lucbertrand · 2008-06-05 · 7 replies
Briançon Nice

Tout a commencé par un trajet en train, Lyon Briançon. Une épopée, en effet huit heures de transport, un premier changement à Grenoble, puis un TER faisant toutes les petites gares jusqu'à Gap. Une fois dans cette ville sans que cela soit prévu arrêt définitif du train et poursuite du voyage, après une petite heure d'attente, en bus. Huit heures pour effectuer 250 kilomètres. On est loin du Paris Lyon et ses 450 kilomètres en moins de deux heures. Mais il serait dommage d'aller plus vite, car le paysage est tellement diversifié d'une part au départ de Grenoble en direction du Vercors puis dans cet immense contour des massifs du Dévoluy et de l'Oisans, qui dévoilent au fur et à mesure du cheminement une partie de leurs joyaux . Je débarque à 18h à la gare.

Le temps n'est pas très engageant mais en juin, bien que la journée soit bien avancée, il reste quatre heures de jour. Je vais donc aller dormir quelque part au pied du col des Ayes. La montée est magnifique, des fleurs partout. Ce long vallon n'est absolument pas monotone, de plus la forme est bonne et j'avance vite. Le temps est de plus en plus menaçant, puis il se met à pleuvoir des hallebardes. Pas de panique, mon altimètre indique 2350 m, cela suffira pour aujourd'hui. Je m'abrite sous le double toit de ma tente sorti à la hâte. J'attends la fin de l'averse, persuadé que c'est une question de minutes. Mais après une demie-heure passée recroquevillé et enroulé sous cette bâche protectrice, la vigueur de la pluie ne faiblit pas et les frissons me gagnent. Donc l'installation aura lieu sous des trombes, beau baptême pour cette nouvelle tente. Enfin je suis dessous mais mouillé, je m'enfonce dans mon duvet. Je commence par avoir un peu froid, il est 21h. Manifestement mon abri est étanche et bien aéré, ce qui sera une garantie de non condensation, bien que cela implique une petite déperdition de chaleur. Une fois bien allongé, les qualités calorifiques de mon sac de couchage font rapidement effet, et comme bien souvent dans ces conditions j'ai la flemme de me faire à manger et je m'endors. Réveil avec le jour. Pas de bruit d'eau sur la toile, la luminosité est intense, je sors la tête, grand ciel bleu. Joie immense de se trouver comme cela en pleine montagne et se sentir complètement à sa place dans ce décor majestueux. A l'ouest, l'Oisans apparaît dans toute sa majesté. La tente épatante, elle n'a absolument pas pris l'eau et pas produit de condensation non plus. Pourtant elle ne pèse qu'un kilo deux cents avec piquets, de plus l'espace intérieur est très grand. J'aurai même l'occasion de l'expérimenter avec un bon confort durant trois nuits consécutives huit moins plus tard à deux en hiver avec un camarade de bonne corpulence. Vive la toile à parachute.

Au-dessus, le col des Ayes, en une petite demi-heure j'y suis, il est barré par un gros névé. Temps splendide, absence de vent, mon itinéraire vers le sud se découvre jusqu'au delà du Pic de la Font-Sancte. A mes pieds la vallée d'Arvieux. Quel bonheur de marcher sur ce chemin souvent si fréquenté et qui est désert à cette période de l'année. La limpidité de l'air après une bonne nuit de pluie donne un aspect très avenant au paysage. Arvieux est vite dépassé. A la sortie du village le chemin se dirige vers la gauche, son tracé est matérialisé par une petite sente très agréable bordée de sapins. Au niveau du lac après le bourg des Maisons, je rencontre un homme lourdement chargé qui suit le même itinéraire que moi. Manifestement il en a plein les bottes, vu la grosseur de sa charge et de ses chaussures, cela me semble normal. Originaire de Saint-Etienne il a emprunté le matériel à son fils pour se mettre quelques jours en rupture de société. Après avoir échangé quelques considérations d'ordre général je le laisse et m'engage dans la descente sur Château Queyras. La pente est raide. Subitement on sent les prémices des Alpes du sud. Le sol semble moins gras, les arbres plus secs, les senteurs même se modifient légèrement. Enfin Château Queyras se dévoile juste au détour d'un lacet. J'ai presque l'impression de survoler les bâtiments tellement la déclivité est importante.

Je débouche sur la route et rentre dans le village. Oh! Surprise tout est fermé, pas de ravitaillement. Un bistrot est ouvert, la tenancière avenante me propose de me servir une boisson mais rien de solide. Cela m'embête car depuis hier matin lors de mon départ de Lyon, je n'ai pas mangé grand chose. Il est treize heures et j'aimerais bien pousser jusqu'à Ceillac, cela fait encore un bon bout de chemin, surtout le ventre creux. Alors gentiment, elle m'avoue qu'elle a bien quelques boîtes qu'elle destinait aux promenades dans les environs avec son mari. Donc enfin quelque chose de solide à se mettre sous la dent, il s'agit de thon à l'escabèche par dessus lequel je bois un coca cola et deux cafés bien sucrés, pas très équilibré mais ça donne du combustible. Alors que je déguste mon second café, mon Stéphanois arrive et comme moi, il est affamé. Mais là, la charmante dame reste intraitable et ne lui propose que du liquide, de l'intérêt égoïste d'être le premier. Sa boisson prise, nous nous retrouvons ensemble dehors. Rapidement je suis le point de départ du chemin très raide, qui conduit au col du Fromage est atteint.

Peu de temps après je me retrouve seul, la marche est agréable et la satisfaction grande de constater que le dénivelé est vite avalé. Je ressens une fois encore ce plaisir immense que procure la sensation de s'élever d'un pas alerte en contemplant le panorama toujours plus vaste, alors que la machine fonctionne bien. Le temps change, de gros nuages commencent à s'accumuler à grande vitesse, et de fortes bourrasques de vent se lèvent. Un petit grain accompagné d'une pluie serrée me cingle le visage. Mais le rythme rapide me permet d'interpréter cette ondée comme un simple refroidissement supplémentaire du moteur. Là aussi l'impression est très agréable de se faire mouiller sans que cela altère en aucune manière le moral. Le lieu est assez escarpé, de grandes ravines bordent le chemin. Le col de Fromage est atteint dans un début de petite tourmente et rapidement je m'engage dans la descente sur Ceillac.

Soudainement les nuages se déchirent et le soleil fait de belles apparitions intermittentes. Sur ce versant il n'y a plus un brin de vent. Je distingue très bien les toits gris de Ceillac qui brillent sous les rayons du soleil. Là encore la marche n'est que plaisir, bien qu'il faille faire attention de ne pas glisser sur le sol gorgé d'eau. Le vert de l'herbe mouillée, ponctué de perles brillantes multicolores, que sont les fleurs, ressort de façon intense à la lumière. Une fois dans le village j'essaie de me remémorer le gîte sympathique dans lequel j'avais l'habitude de venir il y a plus de vingt ans. Mais ma mémoire me trahit quelque peu et je me décide au hasard pour l'un de ceux que propose le lieu. Il me semble que c'est bien celui que je fréquentais mais je ne peux l'affirmer. Il n'est pas tard, un lit m'est attribué dans un dortoir . Une douche réconfortante me délasse, puis je m'allonge en attendant l'heure du souper. Il ne fait pas de doute que deux autres lits sont occupés, la masse d'affaires hétéroclites que j'y vois, l'indique sans ambiguïté. En effet, deux jeunes entrent, nous entamons la discussion et ils m'expliquent qu'ils effectuent un stage de fin de formation d'une école de travaux publics. Cette formation consiste à participer au travail de conception d'une équipe construisant une nouvelle via ferrata. Ils ont l'air tout à fait enchantés par leur activité qui va s'étaler sur plusieurs semaines. A dix neuf heures l'heure du souper ayant sonné, je me dirige vers la salle de restauration. Il y a beaucoup de monde, mais de jeunes peu. Notre société est un peu inquiétante, tandis que les trentenaires en bavent au boulot de nombreux quinquas, dont je fais partie, profitent paisiblement d'une retraite sans doute bien méritée. Mais cela me laisse un certain malaise. La nourriture est copieuse et excellente, le vin gouleyant à souhait coule presque à flot. Une fois regagné le dortoir, le sommeil me prend rapidement. Après une nuit paisible et un copieux petit déjeuner l'esprit tendu vers le but de l'étape de ce jour, Fouillouze, je me retrouve dehors. Je constate que la journée à venir s'avère magnifique. Tellement sûr de l'itinéraire, sans regarder la carte, je pars tête baissée pour rejoindre un petit vallon qui doit me conduire au pied de la Font- Sancte. A vrai dire je viens buter sur les premières pentes de la pointe de Saume. Mais j'insiste et cherche à rejoindre mon vallon par la droite . Après un bon kilomètre, je me dis que ma direction plein ouest ne semble pas coïncider avec l'itinéraire. Je m'arrête, sors la carte. En effet, j'ai fait un 180 degrés à la sortie du gîte en me focalisant sur un vallon qui n'était pas le bon. Demi-tour, faire une telle erreur sur un chemin comme le GR5 pas jojo!!! Enfin personne ne le saura. Rapidement j'atteins le départ du chemin qui monte au col Girardin, plus de mille mètres de dénivelé en perspective. Le soleil darde sur la pierre, il fait chaud dès le matin. Mais la vexation due à mon erreur m'a fouetté les sangs et j'attaque à vive allure, sur un rythme de 600 mètres à l'heure, seul moyen de me réhabiliter à mes yeux. Avoir un fonctionnement binaire permet parfois de se réconcilier à bon compte avec soi-même. Je double à fond de train un certain nombre de groupes d'anciens, attention j'en ferai bientôt partie. La cascade de la Pisse dévale toute couverte d'écume resplendissante parmi les mélèzes et autres rhododendrons. Son cours est ponctué de gros blocs qui ne la freinent pas, étant donné la raideur de la pente. Son courant déclenche un souffle d'air frais du meilleur effet sur la peau.

Je débouche sur le replat du lac des Près. Petite étendue d'eau peu profonde, entourée d'herbe constellée de gentianes sauvages au mauve profond. Site au-dessus duquel trône majestueusement le Pic de la Font-Sancte du haut de ses presque 3400 mètres. L'étape suivante, en cheminant le long des pistes de ski, me conduit au lac Sainte Anne avec sa jolie petite chapelle dédiée à la sainte du même nom. Ce coin merveilleux me rappelle de bons souvenirs et le prénom Anne a toujours tenu une place très importante dans le cœur des hommes de ma famille depuis plusieurs générations, et je ne déroge pas à la règle. De la chapelle un peu surélevée on contemple ce lac turquoise à la forme circulaire enserré dans un site presque minéral. Pas une ride n'en perturbe la surface parfaite. Quelques centaines de mètres au-dessus, le col Giradin se protège par une pente raide de caillasses aux couleurs sombres, piquetée de plaques de neige. Le ciel s'assombrit, cela donne un caractère d'austérité au lieu. Il est extraordinaire de constater l'influence de la présence ou de l'absence d'un rayon de soleil quant'au ressenti que l'on éprouve en regardant un paysage de montagne.

Du col, la vue plonge dans la vallée de l'Ubaye. Je ne m'attarde pas, un petit air frais désagréable me fait quitter les lieux et m'engager à la rencontre de cette belle vallée très encaissée entre de sévères parois rocheuses qui à ma connaissance sont peu parcourues, mise à part la Pierre Andrée. Quelques centaines de mètres sous le col, je rencontre une marmotte pour le moins pas farouche. J'ai constaté que d'une vallée à l'autre le comportement de ces charmants animaux était différent. Je me demande si les cols ne sont pas des frontières délimitant les pays de marmottes, zones à partir desquelles des règles spécifiques sont édictées. Je distingue nettement le groupe de maisons bien groupées de la Chalp. Le chemin se fait plus raide et semble se diriger directement sur le village, alors que la carte indique un contournement par l'ouest, ce qui fait deux kilomètres de moins. Il faut dire que pour des contingences de poids j'utilise les cartes au 100 000 de l'IGN, dont la vocation principale n'est pas d'indiquer les GR. A plusieurs reprises, il m'est arrivé d'y relever des imprécisions, sans doute dues à des modifications qui n'ont pas été prises en compte. En effet, parfois pour des problèmes d'érosion, les tracés sont modifiés, d'autres fois ce sont des propriétaires qui ne veulent plus laisser le chemin traverser leur terre, à moins qu'au contraire ce ne soit par commodité de conduire les randonneurs près de lieux de logement et de restauration. La sente est bordée par endroits de grands cairns dépassant le mètre de hauteur, qui donnent un petit air himalayen, d'autant plus que la vallée de l'Ubaye se développe à l'ouest sur une grande distance. Donc n'ayant pas l'intention de faire le détour, je m'engage dans le petit ruisseau à ma droite qui descend directement à la route. Manifestement il n'y aucune trace d'ancien chemin. C'est raide et ça glisse. De brèves interruptions presque verticales sont à négocier avec prudence. Un petit saut à faire pour me rétablir sur un pan d'herbe raide. A la réception, le pied droit dérape et se tord, j'accompagne le mouvement en faisant un roulé-boulé. Je m'immobilise quelques mètres plus bas. Je prends ma cheville et la masse. De toute évidence il y a plus de peur que de mal. Les réflexes acquis en trente années de pratique du parachutisme m'ont probablement permis une anticipation salvatrice. La morale de cette histoire, pour vouloir gagner une demie-heure, on risque de ne jamais arriver. Mais philosophe je me remémore la pensée de Saint-Exupéry de l'importance de la démarche et non du but, donc de l'intérêt d'arriver!!! Une fois à la route je vais suivre ce vallon durant à peu près huit kilomètres jusqu'au fameux pont de Fouillouze, qui enjambe une gorge étroite absolument splendide. Je rencontre un chien de berger qui décide de m'accompagner. Le premier petit village traversé, la Barge, avec ses maisons un peu délabrées surmontées de ces hautes faces rocheuses sombres dégage une impression forte, d'autant plus qu'il n'y a pas âme qui vive. Au centre une magnifique petite église, qui manifestement souffre de la rigueur du climat local, au nom évocateur de Notre Dame des Neiges renforce encore la puissance de l'ambiance. Puis un peu plus loin sur la droite, le Grand Bec de la Blachière se fait de plus en plus imposant au fur et à mesure que je m'en rapproche. Cette belle face élancée est couronnée d'une crête très dentelée caractéristique. Dans un champ deux jeunes randonneurs se restaurent. J'en profite pour leur céder mon chien qui me suit maintenant depuis plusieurs kilomètres, quémandent en permanence le jet de bâtons, exercice finissant par être fatigant. Manifestement il semble les avoir adoptés. Traîtreusement j'accélère le pas avec un sourire sardonique. Un kilomètre plus loin je me sens définitivement délivré de mon compagnon . Le pont en arc de cercle commence à être bien visible. Il est franchement étonnant au-dessus de cette gorge étroite aux hautes falaises sinueuses. Je recherche le meilleur angle pour effectuer quelques photos, ce qui me conduit un peu en dehors de la route. Je réalise que je n'ai rien mangé et très peu bu depuis le matin, j'en profite pour faire une petite halte. Au moment de repartir, que vois-je arriver, mon jeune couple de randonneurs accompagné du chien qui se précipite sur moi. Bon tout est à refaire, c'est peut-être eux maintenant qui arborent un petit sourire sardonique. Ils cheminent un peu devant moi. Je les retrouve au pont, d'où la vue sur le torrent est vraiment impressionnante. Nous restons un moment pris par la beauté du site, échangeant quelques mots. Ils m'apprennent que leur destination est Nice et que ce soir, ils ont l'intention d'aller bivouaquer un peu au-dessus du village. Je me décide à fuir le premier par le sentier raide montant directement à Fouillouze. Une fois de plus je mets la PC (post-combustion) avec l'espoir de leur abandonner notre ami. Ça dénivelle vite, en contre-bas je les vois et ne relâche pas mon effort. Ils se mettent en route, ils marchent quasiment au pas, très proches l'un de l'autre à un rythme pour le moins rapide. Au détour d'un lacet, juste éclairée par un rayon de soleil apparaît une vieille bergerie à moitié détruite. Des poutres, en équilibre instable, semblent indiquer toutes les directions de la terre dans leur posture totalement erratique. Une partie du toit métallique dissipe un éclat étrange. Le tout se découpe sur une vaste paroi rocheuse blanche éclairée d'une lumière vive filtrant entre deux nuages. Je suis saisi par le spectacle et reste un bon moment contemplatif.

Alors j'entends une cavalcade, c'est notre camarade Gros Chien qui rapplique à fond. Je l'interpelle d'une voix autoritaire, il s'arrête et se cache à une cinquantaine de mètres derrière un arbre, croyant que je ne le vois pas. Alors je lui crie «retourne à ta maison». A ces mots il sort de sa cachette et repart tristement vers le bas. Je constate que les deux jeunes ne chôment pas et que la compétition a commencé. En gardant notre espacement nous atteignons rapidement le hameau. La première bâtisse sur laquelle je bute est le gîte d'étape. Je décide de m'y arrêter, il est presque désert. Le jeune couple a continué stoïquement alors que le temps se fait de plus en plus menaçant. Le lieu est très agréable. Il est assez tôt, vers les seize heures. Après une bière bien fraîche, alors que l'ondée a pris fin, sur les conseils du propriétaire je rejoins un petit promontoire duquel je pourrai passer mon appel téléphonique journalier. Petit rite que je m'impose, lorsque cela est possible, pour rassurer ma famille qui ne goûte pas vraiment mon plaisir de la balade seul. Oh stupeur! Je tombe sur mon camarade, nos regards se croisent, mais manifestement je ne fais plus partie de ses fréquentations, c'est une bonne nouvelle. Le repas est très bon, la maison a une gamme de cartes postales, ayant trait à la nature vraiment remarquable. Nulle part ailleurs je n'ai vu de telles choses, j'en profite pour en envoyer plusieurs. Lorsque qu'un lit m'a été attribué dans l'après-midi, j'étais seul dans le dortoir. Au cours du dîner je vois passer dans l'encoignure de la porte un être un peu étrange avec un sac qui ne ressemble pas à celui d'un arpenteur de l'Alpe. Une fois bien rassasié, je rejoins mon lit, et de l'autre côté du dortoir je reconnais le sac entrevu rapidement. Je m'installe en laissant la lumière allumée, mais au bout d'un bon moment le propriétaire du dit sac ne venant pas j'éteins. Je sombre à moitié dans le sommeil, lorsque je sens une présence dans la pièce. Alors je dis «n'hésitez pas, il n'y a pas de problème allumez». Une voix monocorde, froide et inquiétante me répond «la lumière me fait peur». Ce type de contact peu engageant, me réveille immédiatement. J'entends quelques bruits assez diffus, puis plus rien . Manifestement mon «drôle de client doit être couché». Je n'en reste pas moins relativement troublé. Nous sommes seuls et son intonation m'a vraiment surpris. Le silence s'installe, rien ne semble se produire. S'est-il endormi? Probablement, mon imagination me joue des tours. Puis d'un coup, dans le noir cette voix si particulière se fait entendre très clairement et s'adresse à moi: -Puisque vous semblez ne pas dormir, on pourrait discuter! -Si vous voulez, posez la première question -Quel est votre but dans la vie? -Etant donné l'heure ce type de question ne me semble pas à propos. Un silence s'ensuit, mon interlocuteur aurait-il été vexé par ma réplique sèche au ton sans doute un peu irrité? Dans le doute, je considère que la discussion a tourné court et je me prépare à m'endormir. Alors à nouveau cette voix monocorde comme désincarnée et angoissante s'élève dans la nuit: -Connaissez-vous le club des entendeurs de voix? Alors là plus de doute, je suis en présence d'un être à la recherche d'un absolu qui n'est pas le mien. Je lui réponds simplement non. Il me demande alors si j'ai déjà entendu des voix. Là, ça devient vraiment inquiétant. Je lui réponds par la négative, n'ayant qu'une envie, qu'il se taise. Il poursuit son monologue par une suite de phrases plus ou moins incohérentes. Il commencerait à me foutre plus ou moins la trouille. Soit je me lève et vais dormir ailleurs ou j'essaie de m'endormir en espérant qu'il ne bouge pas de la nuit. Étant de nature assez fataliste et de plus fatigué j'opte pour ce deuxième choix. Le jour se lève, je me réveille et oh miracle! je suis en vie. Mon lascar que je distingue dans le jour naissant dort à poings fermés. Sans bruit je rassemble mes affaires et quitte le dortoir. Une fois installé devant un plantureux petit déjeuner, je dis au patron «vous avez de drôles de clients».Cela le fait sourire. De toute évidence il avait jaugé le quidam et ne l'avait pas jugé dangereux. On est vite suspicieux dans notre société. Je m'en veux presque. D'ailleurs ces rencontres donnent du piquant au voyage et dans les souvenirs elles laissent une petite note qui fait sourire. Ce gîte je le recommande fortement.

Une fois dehors, les ondes positives de la montagne me lavent radicalement les méninges. En levant la tête, je vois le Brec de Chamberon qui domine de sa pyramide massive et tronquée très reconnaissable. Je remonte la rue du village, à la sortie de ce dernier une jolie petite église se laisse admirer, puis l'espace du grand vallon qui conduit au col du Vallonnet, m'ouvre tous les espoirs d'une belle journée de plaisir.

Le ciel est gris vers le sud et relativement dégagé au nord. De grands bancs de brouillard s'accrochent aux murailles rocheuses. Ayant l'intention de dépasser le col de la Cavale après l'Arche, je prie pour que le temps se maintienne. Étant encore assez tôt en saison, de larges traces de neige profitant de toutes les petites anfractuosités constellent de façon anarchique le cirque.

Le sentier bien dessiné permet d'entrée d'afficher un bon rythme. Très vite au-dessus de moi, se dessine le couple, toujours aussi synchronisé. Je force l'allure mais nous gardons nos distances. L'air frais du matin rend cette course agréable. De nombreux ouvrages militaires datant de la seconde guerre mondiale, du genre souterrains ou abris, jalonnent le terrain. Je débouche au col, il n'y a personne.

Un peu plus loin, au bord d'un petit lac, je les vois arrêtés. De loin je leur fais signe et continue mon chemin. Le site est magnifique, les nuages donnent une impression de haute montagne. L'eau prend des reflets presque noirs. La face ouest de la Tête du Sautron en contre-jour a fière allure. Après une légère descente, à nouveau l'itinéraire monte en direction du col de Mallemort.

Ce vallon assez long est emprunté par un large chemin, qui a servi à construire d'importants ouvrages militaires. Au pied du col un grand casernement en ruine rappelle que des centaines de soldats ont attendu et combattu dans ces lieux à 2500 mètres d'altitude. Au-dessus domine la Tête de Viraysse du haut de ses 2765 mètres. L'ampleur du fort militaire qui y a été construit m'intrigue. Que d'efforts a-t-il fallu développer pour conduire ces travaux à terme.

Plongé dans mes pensées, j'attaque les dernières pentes du col, et là face à moi je vois arriver un individu en short, qui en vient. Nous nous arrêtons et engageons la conversation. Il est parti de Menton, cela fait plus d'une semaine. Il a subi un temps exécrable pratiquement tout le temps, dormi dehors devant des refuges fermés. Il n'a plus que quelques croûtes de fromage à manger. Il se demande ce qu'il fait là alors que nous sommes en période de vacances scolaires dans le Nord et que ses enfants l'attendent. Mais qu'est-ce que ses yeux pétillent!!! Nous rigolons une vingtaine de minutes. Je l'assure d'une belle étape gastronomique à Fouillouze, puis nous reprenons notre route, lui vers Mondane et moi vers la mer. Le col de Mallemort est raide et de petite dimension. J'y fait une courte halte, le fond de l'air est frais, le Chti est en short, à croire que c'est le grand nord là-bas. L'itinéraire se dévoile très nettement jusqu'au col de la Cavale. Que cela semble loin, et dire que j'ai déjà 1200 ou 1400 mètres de dénivelé dans les jambes. Tout en-bas le village de Larche se dessine dans tous ses détails.

Au moment où je m'arrache à ce spectacle, les deux jeunes arrivent au col. La descente jusqu'au village me semble longue et monotone. Parfois des petits coups au moral, heureusement temporaires, rendent la marche plus pénible. Sans doute cela me vient d'avoir entrevu dans le lointain les nuages, qui enveloppent le col de la Cavale. Une fois au village, comme d'habitude rien d'ouvert, même pas de quoi boire un café. Je m'assois près de la fontaine en me couvrant et mange un mars arrosé d'un bon litre d'eau. Mes deux jeunes arrivent et semblent embêtés car ils auraient bien aimé faire quelques provisions. A croire qu'en dehors des deux mois d'été les Alpes sont désertes. Cela m'étonne d'autant plus, que la route du col de l'Arche occasionne du passage.

Je m'engage en direction de l'Italie en suivant le goudron sur quelque distance, puis une petite route sur la droite me permet de franchir l'Ubayette et de rejoindre en quatre kilomètres le vallon de la Cavale. Là un parking marque le terminus pour les véhicules à moteur. Un chemin succède à cette route monotone et la pente devient plus importante. Monter est toujours bon pour le mental. En effet, en montagne l'étalon c'est plus souvent le dénivelé que la distance parcourue, ce type de raisonnement rend les longues distances à plat pénibles, car presque considérées comme une perte de temps. Je rencontre un groupe d'enfants accompagnés de leurs institutrices. Je dis «bonjour Mesdames». Elles me répondent gentiment, mais les bambins regardent leurs chaussures, je réalise que j'ai oublié de les saluer et ils l'ont bien noté. Trop tard pour rattraper le coup. Je ferai plus attention la prochaine fois. Je me souviens de ce jour, où une petite fille m'avait répondu «bonjour monsieur le randonneur».

Ce long vallon est agréable, les jeux de lumière provoqués par les conditions météorologiques sont du meilleur effet. Je rejoins un groupe de promeneurs qui donne des carottes aux marmottes. Il paraît que le chocolat leur fait du mal, sans doute pas les légumes. Je fais un arrêt au lac du Lauzanier. Ce petit lac entouré de pelouse, marque la dernière limite de la végétation avant la caillasse aride. Le ciel est noir, le vent souffle, l'itinéraire se dirige très nettement vers la neige. Si les conditions se dégradent cela risque de devenir sportif.

D'un pas alerte je repars en espérant faire le maximum de trajet hors du brouillard. De toute façon une fois au col, il est peu probable que je trouve de la neige en versant sud. Le chemin serpente entre de gros blocs, parmi lesquels des marmottes presque indifférentes à ma présence se roulent dans les rares plaques d'herbe.

J'arrive à un cirque austère où trois petits lacs s'étalent au pied du col, le site est grandiose. Le vent chasse les brumes et la visibilité devient excellente. Deux chamois détalent. Les deux cents derniers mètres dans la caillasse et la neige sont pénibles, le col se rapproche lentement. En contre-bas un magnifique lac minuscule, caché jusqu'à présent, encore partiellement gelé se détache sur la neige et quelques grosses pierres.

Enfin le col, son altitude avoisine les 2700 mètres. La fatigue commence à se faire sentir. La vue vers le sud porte jusqu'au Mont Mounier. Cela paraît être au bout du monde. On verra bien. L'expérience me dit que ce n'est pas si loin. Sur la carte au 100 000, mon étalonnage à grands coups de main déployée me donne pratiquement toujours une bonne approximation des temps de parcours. Dans le cas présent cela fait une «grosse patte», à la louche 25 kilomètres à vol d'oiseau, avec certes un certain nombre de cols. Après un petit repos à l'abri du vent, il est temps de partir si je ne veux pas m'endormir. Que ce versant est raide. Le chemin se faufile au-dessus de barres, la neige rendrait la marche dangereuse, heureusement il n'y en a pas la moindre trace. Quelque cinq cents mètres plus bas, deux petits lacs circulaires en bordure de sentier donnent une touche particulière à ce vallon à l'aspect désolé. Je distingue très nettement un vaste replat à partir duquel le chemin remonte en lacets serrés jusqu'au col de la Fourche. Il reste encore plusieurs heures de jour, je devrais sans problème le dépasser.

Un peu avant d'arriver à cette prairie, alors que je dévale à bonne allure, mon pied gauche roule sur de petits cailloux. Par réflexe, tout naturellement je prends un appui arrière sur mon bâton gauche, mais ce dernier ne rencontre que le vide. Me voilà parti en salto demi-arrière dans un petit à-pic. Après une chute de deux bons mètres j'atterris épaule en premier sur une pierre. Je reste sonné, n'osant bouger, pensant m'être blessé. Reprenant mes esprits, je tente les premiers mouvements, ça marche et ça ne fait pas mal. Le sac a dû amortir une partie du choc. Mais je ne peux pas continuer à prendre une grosse gamelle par jour, cela va forcément mal se terminer! Sans autre atteinte qu'un petit coup au moral, je rejoins la prairie au pied du col des Fourches. Brusquement un accès de fatigue m'écrase, l'émotion et la faim. Je décide de m'arrêter, et monte ma tente.

Je réalise que mon podomètre a disparu. Une fois remonté jusqu'au lieu de la chute je ne trouve rien. A ce moment le jeune couple arrive. Je pense qu'ils vont faire comme moi et bivouaquer au pied du col. Mais non, ils continuent, et je suis triste à l'idée de me retrouver seul. Je les regarde enchaîner les lacets, ils sont vraiment impressionnants, depuis deux jours je les vois progresser, rigoureusement dans la même attitude, à cinquante centimètres l'un de l'autre, avançant au pas à vive allure. Ils ont rapidement avalé la distance les séparant du col et alors ils disparaissent de mon champ de vision. Je me dis avec un petit pincement au cœur que je serai seul ce soir, mais c'est bien ce que je viens chercher. Je me lave au torrent, c'est frisquet, puis une gamelle de purée avec une soupe rapidement avalée, je m'enfonce dans mon sac de couchage. Regarder tomber la nuit seul en montagne est un plaisir à chaque fois renouvelé. Le spectacle est d'autant plus intéressant ce soir, que je peux observer tout à loisir une harde de chamois qui semble se préparer à passer la nuit à proximité. Quelques gouttes de pluie font bruire la toile de tente. Le sommeil me gagne.

Six heures du matin, j'ouvre les yeux. Les conditions météorologiques semblent bonnes. Mes affaires rapidement pliées je démarre en mangeant une barre de chocolat. Une certaine fatigue subsiste. Je passe un petit ravin au pied du col. Une petite bergerie en équilibre n'attend que la prochaine forte crue du ruisseau pour être emportée. Les lacets sont vite négociés dans cette petite sente très raide. Je débouche au col, qui se situe à 2261 mètres avec les premiers rayons du soleil. Là je suis accueilli par une succession de forts, dont les meurtrières à mitrailleuses me jettent de sombres regards.

La route du fameux col de Restefond la Bonnette, le plus haut de France, déroule ses virages serrés. Je la suis quelques dizaines de mètres, jusqu'aux ruines d'un grand camp militaire. Je la quitte et me dirige vers le refuge de Bousiéyas et Saint-Dalmas-le-Sélevage. Et là, au sortir du groupe de bâtiments, sur un petit promontoire herbeux tout inondé de soleil, je vois la tente du jeune couple. Manifestement, ils ne sont pas levés, profitent-ils de ce moment sublime, lorsque le soleil apparaissant vient vous caresser? Je me fais discret et m'éloigne rapidement. Le chemin est mal défini et passe au-milieu de grandes touffes d'herbe mouillée. Attention de ne pas commencer la journée par une roulade.

J'arrive sur le coup des sept heures du matin au refuge de Bousiéyas. Il a un aspect très sympathique de chalet partiellement en bois. Un escalier extérieur conduit à la salle de restauration. J'ouvre la porte, la pièce est petite et semble bondée. En réalité deux groupes prennent leur petit déjeuner, deux couples de Français et cinq Allemands.

La jeune tenancière me propose gentiment un copieux et succulent chocolat au lait accompagné d'un pain moelleux et de confitures faites sur place, un vrai régal. Les Allemands quittent la salle et nous restons à discuter. Les personnes présentes sont intriguées de me voir arriver de si bon matin. Elles me font presque regretter de ne pas avoir poussé jusqu'au gîte hier. En effet, elles me décrivent par le menu l'excellent repas qui leur a été servi, dont le clou fut la magnifique omelette aux mousserons ramassés à proximité. La gardienne nous dévoile une partie des trésors de la région, qu'il s'agisse de promenades, de visites de villages ou de cueillettes de champignons. Une heure très agréable s'écoule, et je me sens bien requinqué. Par la fenêtre je vois le groupe d'Allemands qui attaque la montée du col de la Colombière. De toute évidence ils empruntent le GR5.

Un fois dehors, je me sens en pleine forme et ne tarde pa à les rattraper. Je discute un moment en allemand avec la femme qui marche en tête. Puis je reprends mon rythme et lâche rapidement le groupe. Comme souvent je regarde mes chaussures et fonce. Au détour d'un virage que vois-je mes Allemands qui arrivent à mon niveau par un chemin à quatre vingt dix degrés. Je me suis précipité, comme j'en ai trop l'habitude, sans voir que le chemin de randonnée prenait un raccourci. Je m'exclame «Incredible, nein unmöglich was habe ich gemacht» et tous d'éclater de rire. Cela me permet de rattraper l'Allemande de tête et de reprendre la conversation. Elle avance d'un pas alerte mais ne peut abandonner ses compagnons. J'apprends qu'ils viennent d'Allemagne à pied en faisant un tronçon chaque année. Là ce sera la dernière étape, car ils ont aussi comme destination Nice. Je reprends ma marche solitaire et rejoins rapidement le col de la Colombière qui est à plus de deux mille deux cents mètres. L'air est calme, il fait un temps merveilleux. Je ne résiste pas à l'envie de monter sur le petit sommet qui me domine et qui a pour nom la Tête de Vinaigre. De ce point j'embrasse un vaste panorama, aussi bien sur le chemin que j'ai parcouru que sur celui à venir. Tout au fond, je vois le petit emplacement où j'ai passé la nuit, que surplombe le col de la Cavale. Au sud le Mont Mounier barre l'horizon. Le groupe d'Allemands arrive au col, mais ne réalise pas que je suis sur le petit sommet.

Le chemin descendant sur Saint-Dalmas-le-Selvage est une petite sente à flanc qui du point où je me trouve est impressionnante. Mon interlocutrice, manifestement laisse ses compagnons et se lance dans une course effrénée vers le village. Je quitte mon belvédère et rejoins rapidement la petite troupe qui s'est mise en mouvement. Il faut faire attention, car par endroits la chute ne pardonnerait pas.

L'influence du climat méditerranéen se fait nettement sentir. Le sol devient de plus en plus aride, surtout sur ce raide versant sud. Cela n'empêche pas de jolies petites fleurs comme la clématite alpine de s'accrocher parmi les cailloux, ou bien une jolie petite touffe de marguerites naines de s'épanouir.

Un peu avant le village de grands genêts donnent une belle touche jaune sur le fond rouge d'un vaste champ de coquelicots, le tout sous un soleil radieux aux rayons encore obliques. Cette arrivée dans ce joli hameau est une splendeur.

Je descends une petite rue qui me conduit à la place centrale. Là assise, mon Allemande toute étonnée de me voir arriver par derrière, elle me croyait déjà loin. Je lui demande quelle sera leur point de chute pour ce soir, Saint-Etienne-de-Tinée. Elle m'indique même le nom de leur hôtel. Pour ma part j'ai l'intention de pousser jusqu'à la Roya.

Je reprends mon chemin dans une nature en pleine explosion. Ces derniers temps, les épisodes de pluie ont alterné avec les moments de soleil . Le résultat ne s'est pas fait attendre, des fleurs multicolores envahissent les moindres recoins, et même de gros mais vraiment très gros champignons se laissent admirer.

Le chemin est encore long jusqu'à Saint-Etienne-de-Tinée. En effet, il faut franchir un autre mouvement de terrain et amorcer une descente importante, la ville se situant vers les mille mètres d'altitude. Le temps s'est amélioré, mais une chaleur orageuse rend la marche pénible, et cela d'autant plus en perdant de l'altitude.

Vers treize heures je me trouve sur la place centrale. L'idée de repartir après déjeuner ne m'enthousiasme plus. La Roya me semble subitement très loin. Je me mets à la recherche d'un hôtel. Les premiers essais sont infructueux et alors on me conseille d'aller à l'hôtel que m'a indiqué l'Allemande. En effet, une chambre m'est proposée. Je m'installe sur la terrasse pour déjeuner.

Tout à loisir je peux observer les différents types de touristes qui s'arrêtent. Les marcheurs comme moi, peu nombreux, les cyclistes, les motards, les automobilistes, les campingcaristes. J'imagine ces fonds de vallée à vélo avec cette circulation dense, ce ne doit pas toujours être une partie de plaisir, mais chacun ses motivations.

L'étape de la journée aura été relativement courte, mais mon organisme a sans doute besoin d'un peu de répit après deux grosses étapes en début de randonnée. Dans l'après-midi le groupe d'Allemands arrive. Le soir nous dînerons ensemble dans une ambiance très sympathique, même si le vin n'était pas très bon.

Lever matinal, en ce qui me concerne, car j'espère dépasser le mont Mounier, au moins aller jusqu'au refuge de la Vacherie et pourquoi pas atteindre Saint-Sauveur- sur-Tinée. Le temps est particulièrement mauvais, les prévisions l'avaient prédit. Seul rayon de soleil, l'Allemande s'est levée et vient déjeuner avec moi. Moment très agréable, elle connaît bien les Pyrénées, ce qui est aussi mon cas ayant habité dix ans à Toulouse. Elle me parle en français et je m'efforce de lui répondre en allemand. Le moment de se séparer arrive, je sors, toque un petit coup au carreau en guise d'au-revoir et nous échangeons un dernier regard.

Ce fond de vallée encaissé complètement envahi de gros nuages menaçants ne m'est pas très sympathique. Je sens que la journée va être sportive. La forme est de retour. La montée à la station d'Auron se fait sous une pluie régulière mais modérée, pourvu que cela continue comme cela, c'est encore acceptable.

Une fois dans le village, les conditions empirent. La montée au col du Blainon, qui est raide, est accomplie sous de véritables trombes. Je commence à douter de la possibilité d'arriver jusqu'au refuge de la Vacherie aujourd'hui. Des multitudes de fleurs rutilent sous la pluie malgré la pénombre due à la couche nuageuse épaisse. Je longe un immense champ de myosotis. La nature par conditions humides est toujours resplendissante. Pour pouvoir l'admirer ainsi, j'accepte volontiers de me faire mouiller. Je me souviens d'un article lu dans une revue de montagne, il y a maintenant bien longtemps qui s'intitulait «réhabilitons la pluie». J'en comprends bien la philosophie aujourd'hui. Le gîte de la Roya n'est plus très loin et il sera toujours temps d'évaluer la situation.

Je bascule dans le vallon du même nom. La visibilité est réduite, les chutes d'eau redoublent et par dessus le marché le tonnerre fait son apparition. Des nuées tournent dans la vallée, le grondement s'approche puis s'éloigne. Je n'aime pas beaucoup ce genre d'ambiance, même si cela donne une forte impression. Alors à trois quatre reprises des éclairs frappent à proximité, à une distance de l'ordre de la centaine de mètres, avec un bruit de déchirement suivi d'un claquement sec.

Une grande croix lugubre se dresse dans la tourmente, je n'ose interpréter cette apparition comme un présage. La trouille aidant, je détale dans le but de rejoindre le plus rapidement possible un abri dans le village. Quand on court on a moins peur, mais peut-être augmente-on les risques? Mais je ne suis pas en état de réfléchir.

Enfin le village, la route est une véritable rivière, l'eau passe au-dessus des chaussures. Personne pour m'indiquer le gîte, les quelques minutes afin de le situer me semblent une éternité. Je m'y engouffre. Il est désert. Je m'installe et me change. Le gérant qui était en train de travailler dans les étages arrive. Je commande un repas et il me raconte la vie dans le village et me décrit la population qui fréquente son établissement. Depuis le début de l'année il a vu passer une trentaine de groupes, généralement de deux personnes ou de solitaires qui se lançaient sur la traversée des Alpes. Pour l'un des couples il s'agissait de leur voyage de noces. Vers les trois heures de l'après-midi le temps change brusquement. La pluie s'arrête, les nuages se déchirent laissant en partie la place à un magnifique ciel bleu. Je m'installe sur la terrasse. La motivation pour repartir n'est pas grande. Un groupe d'une vingtaine de randonneurs pas tous jeunes, le plus âgé a plus de soixante dix ans arrive à grand renfort d'éclats de rire. Ils étaient partis avec l'intention de traverser le col de Crousette et de se faire récupérer de l'autre côté. Juste sous le col, ils se sont retrouvés au milieu de l'orage. Trois d'entre eux se sont sentis mal. L'accompagnateur a demandé aux valides de redescendre jusqu'à une bergerie et s'est occupé de gérer les trois personnes en difficulté. Tout s'est bien terminé, mais tous s'en souviendront. Le bus étant revenu les chercher, seul reste l'accompagnateur. Il me racontera sa matinée. C'est la première fois de sa vie qu'il rencontre de telles conditions. Son récit est très impressionnant, pourtant il s'agit d'un professionnel calme et expérimenté. Métier difficile, si le matin il prend la décision de ne pas partir et que le temps s'améliore il sera cloué au pilori, mais s'il engage son groupe et qu'il arrive un accident le juge ne le loupera pas. Je n'aimerais pas être à sa place.

Vers les dix sept heures les Allemands arrivent. La soirée sera encore très agréable, cependant j'écouterai surtout l'accompagnateur qui parle si bien de sa région. Le lendemain matin alors que le groupe d'Allemands est déjà parti je m'attarde encore à écouter les histoires de la vallée. Enfin, il est temps de quitter ce gîte à l'accueil particulièrement chaleureux. Après deux jours de faible activité, je me sens en grosse forme. La montée au col de Crousette se fait à un rythme rapide, plus de 600 mètres à l'heure. Je double les Allemands, fais une dernière photo en me disant que cette fois il est fort possible que nous ne nous revoyions plus. Le chemin du col est très joli, le tracé bien dessiné, l'eau ruisselle partout en petites cascades lumineuses. Une fois au col, le chemin continue à monter en direction de l'arête sud du Mounier et la dépasse au-dessus des deux mille sept cents mètres. De magnifiques petites fleurs s'accrochent à la caillaisse à cette altitude. Le contraste entre leurs couleurs et le gris de ce monde minéral est extraordinaire.

La vue vers le sud ne me permet pas encore de distinguer la mer, bien qu'il n'y ait plus de point plus haut. La descente est longue, de plus il y a un joli raidillon à remonter avant d'arriver au refuge de la Vacherie.

Vers les treize heures, j'y fais halte. Il vient juste d'ouvrir pour la saison. La gardienne me prépare une succulente omelette aux mousserons, qu'elle a ramassés. L'itinéraire jusqu'au village de Roure n'est pas très attractif. De plus, le fait de quitter les zones d'altitude est toujours un peu frustrant, on a l'impression d'être moins en montagne. Le village est magnifique. En finale la vue sur la vallée est très impressionnante. La traversée de ce hameau perché est magnifique. Les Allemands ont prévu d'y faire halte cette nuit. Je ne suis pas certain qu'ils y arriveront, l'un d'entre eux ayant mal aux pieds. Il est encore tôt et j'espère bien atteindre Saint-Sauveur, voire Rimplas de l'autre côté de la vallée de la Tinée. La sortie du Roure est pittoresque, le long d'un petit sentier aérien en encorbellement entre le vide et les façades de belles vieilles maisons.

L'altitude de Saint-Sauveur est de l'ordre de quatre cents mètres, et la remontée sur Rimplas semble bien longue, vue de ce côté de la vallée.

Une fois au bord de la Tinée, la température est vraiment estivale, c'est le cagnard du midi. Je croise un couple de Hollandais à la recherche d'un camping. Je leur indique mais il avait l'air fermé. Avant les vacances ce n'est manifestement pas les vacances. J'attaque les quatre ou cinq cents mètres de dénivelé qui conduisent au village de Rimplas. Malgré la chaleur et la distance dans les jambes l'allure reste soutenue. Les champignons devaient être supervitaminés. Cinquante minutes plus tard, j'arrive dans ce magnifique village médiéval. A l'entrée dominant le chemin, un hôtel m'attire inexorablement. De la fenêtre de ma chambre j'ai une vue imprenable sur le Mont Mounier, et de ce fait sur une bonne partie de l'itinéraire de la journée. On est toujours étonné de voir ce qu'on arrive à faire à pied.

Le propriétaire ne lésine pas sur la qualité ni sur la quantité. De plus sa conversation est un enchantement, ancien baroudeur devant l'éternel il me tient en haleine toute la soirée.

Après une nuit réparatrice et un bon petit déjeuner, l'étape du jour devrait me conduire à Utelle. Le patron doute que j'y arrive. Ce n'est pas grave car j'ai ma tente et je devrais trouver de l'eau. Le sentier commence par descendre, toujours désagréable lorsqu'on ne l'avait pas prévu. Il me faut trois heures pour arriver à Saint Dalmas et la montagne n'a pas encore commencé. Par moments, on a l'impression de se traîner puis ensuite l'itinéraire se déroule comme par enchantement. Donc, ne pas se laisser abattre le moral. La montée au col des deux Caïres est rondement menée. Au milieu rencontre avec deux couples, ils m'offrent gentiment des abricots secs. Une fois au col, une vision tant désirée m'apparaît: la mer.

Le chemin jusqu'à Utelle, bien qu'encore long procure un vif plaisir. En effet, il se déroule en permanence le long d'une crête aérienne, bordée à l'est par la Vésubie et à l'ouest par la Tinée puis par le Var. La pluie se met de la partie et les immenses volutes de nuages m'enveloppant par intermittence procurent une belle impression. Je monte au Brec d'Utelle. Malheureusement la visibilité ne dépasse pas cinquante mètres. Vers les dix sept heures j'arrive à Utelle, magnifique village perché.

Le gîte municipal est très original. La visite du hameau et en particulier de son église est très intéressante. Un bon moment passé dans le bistrot de la place à déguster les spécialités locales, solides et liquides, et à écouter les histoires du cru, me ravit. L'ambiance sympathique me fait presque oublier que demain ma balade prend fin.

Départ matinal, sans faire de bruit car deux personnes dorment. Cette dernière étape se déroule vraiment dans le midi, ce qui est évident. A la sortie du village, un regard à l'est ne laisse aucun doute sur le mauvais temps qui reste accroché au Mercantour. Le chemin zigzague parmi des formations de calcaire blanc, comme on en trouve sur les chemins de la Sainte-Victoire ou de la Sainte-Baume. Il est par moments très aérien, surplombant la vallée de la Vésubie de plusieurs centaines de mètres.

Les dénivelés sont importants. La descente dans la vallée est interminable. Je rencontre un premier olivier à proximité d'une jolie petite chapelle. Elle est dédiée à Saint Antoine. Son clocher est joli et semble d'inspiration bourguignonne.

Le pont par lequel je franchis la rivière est à moins de deux cents mètres d'altitude. J'arrive dans le village de Levens. Je croise un solitaire de langue anglaise, j'ai l'impression qu'il va loin. Mais alors que je termine mon voyage, je n'ose l'interroger sur son but car il attaque seulement son projet. Je me perds dans les rues et sors par le mauvais côté. Mon orientation plein ouest ne me dit rien qui vaille. Je remonte la route sur un bon kilomètre et retrouve le chemin. La densité des maisons commence à ne plus laisser la vue errer parmi les fleurs, les arbres et les rochers. Une rencontre avec un couple en train d'achever un périple de dix jours autour de la Vésubie m'offre une discussion intéressante. Ils me proposent aussi très gentiment des abricots . Après quelques raccourcis et libertés prises par rapport au tracé du GR5, je négocie mon passage sur une propriété privée. Le village d'Aspremont me fait prendre conscience que la fin est imminente. Dernière défense du chemin, des taons qui piquent même lorsqu'on marche, je n'avais jamais vu, plutôt jamais senti.

La dernière bosse jusqu'à Nice je la fais en courant. Sur le plateau au pied du Mont Chauve, je distingue deux silhouettes rapprochées, qui me font penser au jeune couple. J'accélère franchement avec l'espoir de les rattraper. Mais ils disparaissent, ai-je rêvé? La grande ville s'étale à mes pieds. Une fois dans les premiers faubourgs, je sors mon portable et appelle ma cousine. Du côté de mon père nous sommes pieds-noirs. Donc, dans la bonne tradition de là-bas, les femmes sont des vraies mamans bien présentes et très affectueuses. Je vais passer deux jours d'enfer dans cette belle ville animée, aïe aïe aïe mon fils!!!
Thailande: échec de la démocratie English translation pending
by Hardi · 2007-12-14 · 93 replies
EH! BEN VOILA LA THAILANDE DEJA PSEUDO DEMOCRATIE AUX ELECTIONS TRUQUEES VA ENTRER DANS L'ERE DU CHILI SOUS PINOCHET, DE CUBA SOUS CASTRO, DE LA BIRMANIE ACTUELLE ! L'armee avec un grand A sera de fait detentrice du pouvoir reel et des politiques a venir, les bidochons continueront de porter aux nues le grand peuple thai, leur ROI enterinera comme a son habitude de meme que tous les coups d'etat precedents, j'ai une envie de degueuler je vous dis pas !

Libertés - Le Premier Ministre Thaïlandais soutien le vote de la loi sur la sécurité intérieure malgré les protestations.- A dix jours seulement des élections censées symboliser le retour à la démocratie en Thaïlande, le Premier Ministre Surayud Chulanont a affirmé hier son soutien au projet de loi très controversé sur la sécurité intérieure. Les critiques affirment que cette loi, qualifiée par les opposants de “Coup d’état silencieux", va donner aux militaires à la tête d’un organisme chargé de la sécurité intérieure (ISOC) un fort ascendant sur le prochain gouvernement. Selon eux, le texte donne à l’institution militaire, placée sous le contrôle du Premier Ministre, le pouvoir de mettre entre parenthèses les droits de l’homme et de prévaloir sur toutes mesures prises par le gouvernement élu. Selon les activistes, les militaires pourront ainsi contrôler depuis les coulisses la politique du gouvernement tout en protégeant les officiels de poursuites judiciaires pour d’éventuels abus. Le Premier Ministre a affirmé qu’il ne retirerait pas le projet de loi du Parlement. "Cette loi est nécessaire a-t-il souligné". L’Assemblée Nationale Législative, dont les membres ont été nommés par les putschistes, a déjà approuvé le texte en première lecture. Le projet de loi sur la sécurité intérieure pourrait recevoir une approbation définitive la semaine prochaine. Mercredi, l’ancien sénateur Jon Ungpakorn avait mené une manifestation d’un millier d’activistes devant le Parlement pour exiger la dissolution de ce dernier en vue des élections toutes proches. Les protestataires ont également demandé que le projet de loi sur la sécurité intérieure soit débattu par un panel de juristes élus. (www.lepetitjournal.com Bangkok avec AFP) vendredi 14 décembre 2007
Thai Airways pour le vol Paris-Bangkok English translation pending
by Patatekhmer · 2007-11-20 · 32 replies
Bonjour, je voulais vous demander des infos à propos de THAI Airways à propos de leurs vols CDG->BKK. Y a t-il des vols avec des écrans individuels, le type d'appareil, la nourriture à bord, le service... Bien sûr, je m'adresse à ceux qui ont déjà pris la THAI. Merci d'avance!
Live from India - Act III (on the way to the Himalayas)
by Phil64 · 2007-08-09 · 46 replies
Namaste! Here I am live from Delhi, past midnight, at least 30 degrees.... I wanted to post the start of this France travel journal but couldn’t find the time, so here it is live! Off we go for a third trip, but this time for double the duration—6 weeks with the goal of discovering Ladakh and Spiti, starting with a detour to Varanasi to meet up with Babeli and her family.

Phir milenge for the rest of the adventures...

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