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17 jours en Islande - du 29 juin au 16 juillet 2014 English translation pending
Bonjour à tous,
après vous avoir consulté pour préparer ce voyage (voir ici : http://voyageforum.com/...en-islande-d6387157/) et avoir reçu quelques conseils judicieux, voici quelques éléments, presque deux semaines après le retour, pour aider ceux qui seraient en train de préparer leur voyage .... et pourquoi pas donner envie à d'autres de s'y lancer ?
Information générales
Le séjour s'est déroulé en deux parties : - 10 jours dédiés à la photo (29 juin - 9 juillet), avec 3 amis photographe, location 4x4 et hébergement camping la plupart du temps - une semaine de tourisme plus "classique" (9 juillet - 16 juillet), avec mon épouse, hébergement en dur et location d'une voiture "classique".
Itinéraire
Nous avions prévu un itinéraire différents (Kerlingarfjoll et Landmanalaugar en début de séjour), que nous avons modifié en raison d'une alerte météo lors de notre arrivée (fort vent et fortes pluies prévues, camping fortement déconseillé) et de l'absence d'hébergement en dur réservables au dernier moment dans les hautes terres.
En dehors de ça, l'itinéraire prévu initialement a été respecté, même si nous avons du abandonner certaines étapes ou rando (Lakakigar, randonnée en aller-retour sur le début du chemin vers Thorsmorsk) par manque de temps.
J0 (29 juin) : - atterrissage à Keflavik à 1h du matin, - nuit dans un hotel de l'aéroport J1 : - récupération du 4x4 - ravitaillement à Selfoss - Urriðafoss - Skógafoss - nuit hôtel à Skogar J2 : - Sólheimajökull - Vik, Dyrhólaey et Reynisfjara - Nuit bungalow au camping de Þakgil J3 : - Foss á Síðu - Svinafellsárlón - randonnée d’une heure dans le parc national de Skaftafell (vers Skaftafelljökull) - nuit camping Svinafell J4 : - Jökulsárlón - Fjallsárlón - seconde nuit au camping de Svinafell J5 - randonnée dans le parc national de Skaftafell (promontoire sur le glacier, Svartifoss et Hundafoss) - retour à Svinafellsárlón sous une météo plus clémente - canyon Fjaðrárgljúfur près de Klaustur - nuit au camping de Klaustur J6 - F208 Sud - Landmanalaugar - Randonnée Landmanalaugar (Bláhnúkur) - Nuit au camping Landmanalaugar J7 - Randonnée Landmanalaugar (Brennisteisalda) - F208 Nord - Háifoss - Hjálparfoss - Nuit camping Geysir J8 - Geysir - Gullfoss - F35 jusqu'à Kerlingarfjoll - Randonée Kerlingarfjoll (Hveradalir) - Nuit Camping Kerlingarfjoll J9 - F35 vers le nord - Hveravellir - retour vers le sud - Þingvellir - Nuit camping Reykjavik J10 - petit tour dans Reykjavik - retour sur aéroport / échange des voitures / arrivée de mon épouse à 1h du matin - nuit dans un hotel de l'aéroport J11 - péninsule de Reykjanes (Krysuvik/Seltun/Kleifarvatn) - route 1 vers le Nord puis route 54 - nuit à l'hotel Eldborg J12 : - début de la route vers Radaumelsolkelda - Miklaholt - Plage d'Ytri Tunga - Budir - Raudaumelsga - Arnastrapi - Nuit à l'hotel Hellnar J13 : - randonnées entre Hellnar / Arnastrapi - Plage Djupalon et Drivtik - Saxholl - Plage Skardvisk - Kirkjufell - Nuit à la sundabakki guesthouse à Stykkisholmur J14 : - Route 54 puis 60 - Grábrók - Glanni / Paradisarlaut - Retour Reykjavik - Nuit pension Balsdursbra à Reykjavik J15 : - Reykjavik - péninsule Seltjarnarnes - Nuit pension Balsdursbra à Reykjavik J16 : - Gullfoss - Geysir - Hveragerdi - Nuit pension Balsdursbra à Reykjavik J17 : - Blue Lagoon - retour à l'aéroport pour 13h - France
Budget
Avion compter environ 300 € aller retour par personne (direct Lyon / Reykjavik avec WOW Air)
Budget des 10 premiers jours (hors avion) - première nuit à l’hôtel de l'aéroport, petit déjeuner inclus - seconde nuit à l’hôtel, petit déjeuner inclus - troisième nuit dans un bungalow dans un camping, petit déjeuner non inclus - autres nuits sous la tente * petit déjeuner : thé + brioche + confiture * déjeuner sandwichs * diner pâtes ou plat chaud
Total tout compris (location 4x4, hébergement, nourriture) : 825 € par personne pour 10 jours
Budget de la dernière semaine (hors avion) - hébergement hôtels ou chambre d'hôtes, petit déjeuner inclus - déjeuner sandwich (vu que les petits déj des hôtels sont très copieux, on ne mangeait quasiment pas le midi) - dîner resto, dont un menu dégustation au Fish Market à Reykavik (on s'est lâché !)
Total tout compris (location voiture "normale", hébergement, nourriture) : 1050 € par personne pour une semaine
La météo
Les 3 premiers jours ont mis notre moral à rude épreuve (pluie quasi non stop, des gouttes et de la buée en permanence sur les objectifs photos ...) mais la suite du séjour a été plus clémente. S'il n'y a quasiment pas eu de journée où nous n'avons pas eu de pluie, nous avons eu aussi quelques périodes de grand beau (en particulier dans les montagnes), et avons réussi à ne jamais monter ou démonter la tente sous la pluie, et à ne jamais la replier mouillée (sauf le 10è et dernier jour de camping)
Nous étions très régulièrement connecté sur le site http://en.vedur.is/...her/forecasts/areas/ , qui donne des prévisions très précises, heures par heures sur 3 jours avec un maillage assez fin de l'île. A l'usage, les prévisions pour le lendemain sont assez fiables (avec quelques surprises quand même, dans un sens comme dans l'autre ...). A 2 jours et au delà, c'est déjà beaucoup moins le cas ...
Les hébergements - Hôtel Skogar : hôtel nickel, assez impersonnel, et cher comme tous les hôtels en Islande (32 000 ISK la chambre pour 4)
- Camping Þakgil : camping dans un cadre enchanteur (au milieu de nulle part, au bout de 14 km de piste), malheureusement nous ne l'avons vu que sous des trombes d'eau. Bungalows spartiates mais nickels, 4 places sous forme des 2 lits de 140 superposés, coin cuisine, toilette, pas de douche. Pas donné non plus (20 000 ISK pour 4)
- Camping Svinafell : le meilleur camping du séjour (avec Klaustur) : immense salle commune qui permet de cuisiner et manger au sec, douches incluses dans le prix, rien à dire
- Camping Klaustur : environnement très agréable, camping assez familial, salle commune plus petite que Svinafell (4 petites tables + 1 coin cuisine), et douches payantes
- Camping Landmanalaugar : le pire du séjour (mais on était prévenus !) : terrain de camping sur la caillasse, absolument aucun endroit où s'abriter en cas de pluie, on a donc du faire notre popote et manger dans le bloc sanitaire (sic !), le seul point positif : la baignade dans les sources chaudes ... le pied !
- Camping Kerlingarfjoll : environnement agréable, coin cuisine plutôt rustique, mais on ne l'a pas utilisé, il y a un restaurant sur place, la nourriture est simple mais bonne, et étonnamment bon marché (pour l'Islande), surtout pour un coin aussi "paumé"
- Camping Reykjavik : rien à dire, très moderne, grande cuisine commune (mais assez peu de places pour manger à l'abri), douches gratuites
- Hôtel Eldborg : paumé au milieu de nulle part, possibilité d'hébergement "sac de couchage" à tarif très raisonnable, nourriture délicieuse (diner à l'hotel obligatoire, il n'y a rien autour)
- Hôtel Hellnar : le meilleur hotel du séjour, la grande classe, c'est chez (180 € pour deux) mais ça les vaut. Le restaurant de l'hôtel est excellent (comme pour le précédent, difficile de toute façon de manger ailleurs)
- Sundabakki guesthouse : charmante petite pension, les propriétaires sont adorables, deux points noirs quand même la taille de chambres (impossible de caser la valise ouverte à côté du lit ...) et salle de bain / toilette communes pour 5 chambres .... donc un peu encombré le matin.
- Pension Balsdursbra : rapport qualité / prix imbattable. En plein centre de Reykjavik, 17 000 ISK / nuit petit déjeuner inclus, tenue par des français adorables, on vous propose de laver votre linge gratuitement. Salle de bain / toilette communs, mais pour seulement 2 ou 3 chambres, donc beaucoup moins gênant que pour la pension précédente
Quelques photos
Voici quelques photos des premiers jours (pour les suivants, le tri est encore en cours ....)
J1 / Skógafoss

J2 / Sólheimajökull

J3 / Foss á Síðu

J4 / Jökulsárlón côté Lagune


J4 / Jökulsárlón côté plage


J4 / Fjallsárlón


Et pour les plus curieux, un carnet de voyage détaillé, encore en cours de construction (il s'arrête aussi à J4), avec un récit au jour le jour et un peu plus de photos : http://photos-et-compagnie.fr/blog/
Voilà, j'ai essayé d'être le plus complet possible, et reste disponible pour toute question / précision / information
@+
Ludovic
après vous avoir consulté pour préparer ce voyage (voir ici : http://voyageforum.com/...en-islande-d6387157/) et avoir reçu quelques conseils judicieux, voici quelques éléments, presque deux semaines après le retour, pour aider ceux qui seraient en train de préparer leur voyage .... et pourquoi pas donner envie à d'autres de s'y lancer ?
Information générales
Le séjour s'est déroulé en deux parties : - 10 jours dédiés à la photo (29 juin - 9 juillet), avec 3 amis photographe, location 4x4 et hébergement camping la plupart du temps - une semaine de tourisme plus "classique" (9 juillet - 16 juillet), avec mon épouse, hébergement en dur et location d'une voiture "classique".
Itinéraire
Nous avions prévu un itinéraire différents (Kerlingarfjoll et Landmanalaugar en début de séjour), que nous avons modifié en raison d'une alerte météo lors de notre arrivée (fort vent et fortes pluies prévues, camping fortement déconseillé) et de l'absence d'hébergement en dur réservables au dernier moment dans les hautes terres.
En dehors de ça, l'itinéraire prévu initialement a été respecté, même si nous avons du abandonner certaines étapes ou rando (Lakakigar, randonnée en aller-retour sur le début du chemin vers Thorsmorsk) par manque de temps.
J0 (29 juin) : - atterrissage à Keflavik à 1h du matin, - nuit dans un hotel de l'aéroport J1 : - récupération du 4x4 - ravitaillement à Selfoss - Urriðafoss - Skógafoss - nuit hôtel à Skogar J2 : - Sólheimajökull - Vik, Dyrhólaey et Reynisfjara - Nuit bungalow au camping de Þakgil J3 : - Foss á Síðu - Svinafellsárlón - randonnée d’une heure dans le parc national de Skaftafell (vers Skaftafelljökull) - nuit camping Svinafell J4 : - Jökulsárlón - Fjallsárlón - seconde nuit au camping de Svinafell J5 - randonnée dans le parc national de Skaftafell (promontoire sur le glacier, Svartifoss et Hundafoss) - retour à Svinafellsárlón sous une météo plus clémente - canyon Fjaðrárgljúfur près de Klaustur - nuit au camping de Klaustur J6 - F208 Sud - Landmanalaugar - Randonnée Landmanalaugar (Bláhnúkur) - Nuit au camping Landmanalaugar J7 - Randonnée Landmanalaugar (Brennisteisalda) - F208 Nord - Háifoss - Hjálparfoss - Nuit camping Geysir J8 - Geysir - Gullfoss - F35 jusqu'à Kerlingarfjoll - Randonée Kerlingarfjoll (Hveradalir) - Nuit Camping Kerlingarfjoll J9 - F35 vers le nord - Hveravellir - retour vers le sud - Þingvellir - Nuit camping Reykjavik J10 - petit tour dans Reykjavik - retour sur aéroport / échange des voitures / arrivée de mon épouse à 1h du matin - nuit dans un hotel de l'aéroport J11 - péninsule de Reykjanes (Krysuvik/Seltun/Kleifarvatn) - route 1 vers le Nord puis route 54 - nuit à l'hotel Eldborg J12 : - début de la route vers Radaumelsolkelda - Miklaholt - Plage d'Ytri Tunga - Budir - Raudaumelsga - Arnastrapi - Nuit à l'hotel Hellnar J13 : - randonnées entre Hellnar / Arnastrapi - Plage Djupalon et Drivtik - Saxholl - Plage Skardvisk - Kirkjufell - Nuit à la sundabakki guesthouse à Stykkisholmur J14 : - Route 54 puis 60 - Grábrók - Glanni / Paradisarlaut - Retour Reykjavik - Nuit pension Balsdursbra à Reykjavik J15 : - Reykjavik - péninsule Seltjarnarnes - Nuit pension Balsdursbra à Reykjavik J16 : - Gullfoss - Geysir - Hveragerdi - Nuit pension Balsdursbra à Reykjavik J17 : - Blue Lagoon - retour à l'aéroport pour 13h - France
Budget
Avion compter environ 300 € aller retour par personne (direct Lyon / Reykjavik avec WOW Air)
Budget des 10 premiers jours (hors avion) - première nuit à l’hôtel de l'aéroport, petit déjeuner inclus - seconde nuit à l’hôtel, petit déjeuner inclus - troisième nuit dans un bungalow dans un camping, petit déjeuner non inclus - autres nuits sous la tente * petit déjeuner : thé + brioche + confiture * déjeuner sandwichs * diner pâtes ou plat chaud
Total tout compris (location 4x4, hébergement, nourriture) : 825 € par personne pour 10 jours
Budget de la dernière semaine (hors avion) - hébergement hôtels ou chambre d'hôtes, petit déjeuner inclus - déjeuner sandwich (vu que les petits déj des hôtels sont très copieux, on ne mangeait quasiment pas le midi) - dîner resto, dont un menu dégustation au Fish Market à Reykavik (on s'est lâché !)
Total tout compris (location voiture "normale", hébergement, nourriture) : 1050 € par personne pour une semaine
La météo
Les 3 premiers jours ont mis notre moral à rude épreuve (pluie quasi non stop, des gouttes et de la buée en permanence sur les objectifs photos ...) mais la suite du séjour a été plus clémente. S'il n'y a quasiment pas eu de journée où nous n'avons pas eu de pluie, nous avons eu aussi quelques périodes de grand beau (en particulier dans les montagnes), et avons réussi à ne jamais monter ou démonter la tente sous la pluie, et à ne jamais la replier mouillée (sauf le 10è et dernier jour de camping)
Nous étions très régulièrement connecté sur le site http://en.vedur.is/...her/forecasts/areas/ , qui donne des prévisions très précises, heures par heures sur 3 jours avec un maillage assez fin de l'île. A l'usage, les prévisions pour le lendemain sont assez fiables (avec quelques surprises quand même, dans un sens comme dans l'autre ...). A 2 jours et au delà, c'est déjà beaucoup moins le cas ...
Les hébergements - Hôtel Skogar : hôtel nickel, assez impersonnel, et cher comme tous les hôtels en Islande (32 000 ISK la chambre pour 4)
- Camping Þakgil : camping dans un cadre enchanteur (au milieu de nulle part, au bout de 14 km de piste), malheureusement nous ne l'avons vu que sous des trombes d'eau. Bungalows spartiates mais nickels, 4 places sous forme des 2 lits de 140 superposés, coin cuisine, toilette, pas de douche. Pas donné non plus (20 000 ISK pour 4)
- Camping Svinafell : le meilleur camping du séjour (avec Klaustur) : immense salle commune qui permet de cuisiner et manger au sec, douches incluses dans le prix, rien à dire
- Camping Klaustur : environnement très agréable, camping assez familial, salle commune plus petite que Svinafell (4 petites tables + 1 coin cuisine), et douches payantes
- Camping Landmanalaugar : le pire du séjour (mais on était prévenus !) : terrain de camping sur la caillasse, absolument aucun endroit où s'abriter en cas de pluie, on a donc du faire notre popote et manger dans le bloc sanitaire (sic !), le seul point positif : la baignade dans les sources chaudes ... le pied !
- Camping Kerlingarfjoll : environnement agréable, coin cuisine plutôt rustique, mais on ne l'a pas utilisé, il y a un restaurant sur place, la nourriture est simple mais bonne, et étonnamment bon marché (pour l'Islande), surtout pour un coin aussi "paumé"
- Camping Reykjavik : rien à dire, très moderne, grande cuisine commune (mais assez peu de places pour manger à l'abri), douches gratuites
- Hôtel Eldborg : paumé au milieu de nulle part, possibilité d'hébergement "sac de couchage" à tarif très raisonnable, nourriture délicieuse (diner à l'hotel obligatoire, il n'y a rien autour)
- Hôtel Hellnar : le meilleur hotel du séjour, la grande classe, c'est chez (180 € pour deux) mais ça les vaut. Le restaurant de l'hôtel est excellent (comme pour le précédent, difficile de toute façon de manger ailleurs)
- Sundabakki guesthouse : charmante petite pension, les propriétaires sont adorables, deux points noirs quand même la taille de chambres (impossible de caser la valise ouverte à côté du lit ...) et salle de bain / toilette communes pour 5 chambres .... donc un peu encombré le matin.
- Pension Balsdursbra : rapport qualité / prix imbattable. En plein centre de Reykjavik, 17 000 ISK / nuit petit déjeuner inclus, tenue par des français adorables, on vous propose de laver votre linge gratuitement. Salle de bain / toilette communs, mais pour seulement 2 ou 3 chambres, donc beaucoup moins gênant que pour la pension précédente
Quelques photos
Voici quelques photos des premiers jours (pour les suivants, le tri est encore en cours ....)
J1 / Skógafoss

J2 / Sólheimajökull

J3 / Foss á Síðu

J4 / Jökulsárlón côté Lagune


J4 / Jökulsárlón côté plage


J4 / Fjallsárlón


Et pour les plus curieux, un carnet de voyage détaillé, encore en cours de construction (il s'arrête aussi à J4), avec un récit au jour le jour et un peu plus de photos : http://photos-et-compagnie.fr/blog/
Voilà, j'ai essayé d'être le plus complet possible, et reste disponible pour toute question / précision / information
@+
Ludovic
Endroit pour nager avec les dauphins avec des enfants English translation pending
Bonjour,
Nous préparons un périple de 3 mois et demi du 5 février au 16 mai 2015, entre la Thaïlande/Cambodge en Février, et le Nouvelle Zélande de fin mars à fin avril. Nous avons 3 filles dont 2 qui rêvent de nager avec les dauphins!!
Pouvez vous me donner des bonnes adresses, des bonnes agences soit en Thaïlande soit en Nouvelle Zélande pour qu'on puisse réaliser ce joli rêve!!!!
Merci d'avance
Estelle
Notre site: http://leschreslutis.wifeo.com/
Estelle
Nous préparons un périple de 3 mois et demi du 5 février au 16 mai 2015, entre la Thaïlande/Cambodge en Février, et le Nouvelle Zélande de fin mars à fin avril. Nous avons 3 filles dont 2 qui rêvent de nager avec les dauphins!!
Pouvez vous me donner des bonnes adresses, des bonnes agences soit en Thaïlande soit en Nouvelle Zélande pour qu'on puisse réaliser ce joli rêve!!!!
Merci d'avance
Estelle
Notre site: http://leschreslutis.wifeo.com/
Estelle
Itinéraire Tamang Héritage - Langtang – Gosaikunda English translation pending
Bonjour a tous,
Je m’apprête a découvrir le Népal a partir du 29 septembre pour environ 3 semaines. Il s'agit d'une première aussi votre avis sur la réalisation du circuit m’intéresse beaucoup. Pour info j'ai 25 ans et compte partir seul (peut être un avec un guide si nécessaire), je cherche a découvrir une culture différente et non a réaliser un exploit sportif:
4 jours a Katmandou, puis trek:
Jr1: Départ tôt le matin de Katmandou pour Syabrubesi en bus local 6/7h de route environ et en longeant villages et rizières, altitude 1450 mètres. Jr2 : Syabrubesi – Gatlang, altitude 2238 mètres, 4/5h de marche.
Jr3: Gatlang – Tatopani, altitude 2607 mètres, 5/6h de marche (baignade en source d’eau chaude naturelle).
Jr4: Tatopani – Nagthali Ghyang, altitude 3165 mètres, 3/4h de marche.
Jr5: Nagthali Ghyang – Briddhim, altitude 2229 mètres, 5/6h de marche.
Jr6: Briddhim – Rimche, altitude 2455 mètres, 5/6h de marche.
Jr7: Rimche – Langtang village, altitude 3330 mètres, 5/6h de marche.
Jr8: Langtang village - Kyanjing Gompa, altitude 3730 mètres, 3/4h de marche. Lovely guest house
Jr9: Journée libre à Kyanjing Gompa – montée jusqu'à Tsergo-Ri/Chharku-Ri 4984 mètres pour acclimatation puis redescente à Kyanjing Gompa) 5/6h de marche.
Jr10: Kyanjing Gompa – Ghoratabela, altitude 2992 mètres, 5/6h de marche.
Jr11: Ghoratabela – Thulo Syabru, altitude 2210 mètres, 6/7h de marche.
Jr12: Thulo Syabru – Shing Gompa, altitude 3484 mètres, 5/6h de marche.
Jr13: Shing Gompa – Gosaikunda, altitude 4380m, 5/6h de marche.
Jr14: Gosaikunda - Laurebinak Pass (4600m) Tharepati, altitude 3600m. 7/8h de marche.
Jr15: Tharepati – Melamchigaon, altitude 2530 mètres, 3/4h de marche.
Jr16 : Melamchigaon – Tarkeghyang, altitude 2740 mètres, 4/5h de marche.
Jr17: Tarkeghyang – Timbu (2 heures de marche) – Katmandou en bus local environ 4/5h de route
1 journée de transport pour Pokhara puis 4 jours dans la région avant d'enchainer sur un long voyage en bus/train vers Delhi pour Diwali.
Mes questions se portent essentiellement sur le trek (j'ai repris un itinéraire propose par une agence): Est-il faisable seul, sans guide, avec une expérience limitée ? J'aimerais le raccourcir de 3 jours et rejoindre Katmandou par bus de jour le plus rapidement après avoir vu Gosaikunda (jour 13); que me suggérez-vous ?
Merci d'avance pour votre aide, Bonne journée,
Antoine
PS: compagnons de voyage bienvenus
Je m’apprête a découvrir le Népal a partir du 29 septembre pour environ 3 semaines. Il s'agit d'une première aussi votre avis sur la réalisation du circuit m’intéresse beaucoup. Pour info j'ai 25 ans et compte partir seul (peut être un avec un guide si nécessaire), je cherche a découvrir une culture différente et non a réaliser un exploit sportif:
4 jours a Katmandou, puis trek:
Jr1: Départ tôt le matin de Katmandou pour Syabrubesi en bus local 6/7h de route environ et en longeant villages et rizières, altitude 1450 mètres. Jr2 : Syabrubesi – Gatlang, altitude 2238 mètres, 4/5h de marche.
Jr3: Gatlang – Tatopani, altitude 2607 mètres, 5/6h de marche (baignade en source d’eau chaude naturelle).
Jr4: Tatopani – Nagthali Ghyang, altitude 3165 mètres, 3/4h de marche.
Jr5: Nagthali Ghyang – Briddhim, altitude 2229 mètres, 5/6h de marche.
Jr6: Briddhim – Rimche, altitude 2455 mètres, 5/6h de marche.
Jr7: Rimche – Langtang village, altitude 3330 mètres, 5/6h de marche.
Jr8: Langtang village - Kyanjing Gompa, altitude 3730 mètres, 3/4h de marche. Lovely guest house
Jr9: Journée libre à Kyanjing Gompa – montée jusqu'à Tsergo-Ri/Chharku-Ri 4984 mètres pour acclimatation puis redescente à Kyanjing Gompa) 5/6h de marche.
Jr10: Kyanjing Gompa – Ghoratabela, altitude 2992 mètres, 5/6h de marche.
Jr11: Ghoratabela – Thulo Syabru, altitude 2210 mètres, 6/7h de marche.
Jr12: Thulo Syabru – Shing Gompa, altitude 3484 mètres, 5/6h de marche.
Jr13: Shing Gompa – Gosaikunda, altitude 4380m, 5/6h de marche.
Jr14: Gosaikunda - Laurebinak Pass (4600m) Tharepati, altitude 3600m. 7/8h de marche.
Jr15: Tharepati – Melamchigaon, altitude 2530 mètres, 3/4h de marche.
Jr16 : Melamchigaon – Tarkeghyang, altitude 2740 mètres, 4/5h de marche.
Jr17: Tarkeghyang – Timbu (2 heures de marche) – Katmandou en bus local environ 4/5h de route
1 journée de transport pour Pokhara puis 4 jours dans la région avant d'enchainer sur un long voyage en bus/train vers Delhi pour Diwali.
Mes questions se portent essentiellement sur le trek (j'ai repris un itinéraire propose par une agence): Est-il faisable seul, sans guide, avec une expérience limitée ? J'aimerais le raccourcir de 3 jours et rejoindre Katmandou par bus de jour le plus rapidement après avoir vu Gosaikunda (jour 13); que me suggérez-vous ?
Merci d'avance pour votre aide, Bonne journée,
Antoine
PS: compagnons de voyage bienvenus
Tour du monde de deux ans avec 3 jeunes enfants English translation pending
Bonjour,
Alors je suis en plein dans la phase de recherche d'un voyage autour du monde, que nous prévoyons faire dans quelques années, avec nos trois enfants, qui auront 9, 8 et 3 ans. Nous voulons éviter le plus possible l'avion, afin de bien sentir les distances, la géographie, faire des déplacements une aventure en soi, un lieu de rencontre.
J'aurai des tas de questions à poser dans les prochains mois et les années à venir, mais une première me brûle un peu les lèvres : Y en a-t-il parmi vous qui avez vécu une aventure semblable sur deux ans avec des enfants?
Quand on parle de TDM, on parle généralement de voyages de 6 à 12 mois, où les déplacements sont prévus dans le cadre d'un billet d'avion TDM. Or, je cherche une aventure un peu différente. Je suis tombée sur les blogues de quelques familles qui ont voyagé sur de plus longues périodes (3 ans et plus), mais il s'agissait là de voyage en voilier, pour la plupart. Pour nous, ce sera le sac à dos. J'aimerais donc être en contact avec des gens qui planifient quelque chose de semblable, ou qui l'ont vécu.
Il y a d'autres fous qui rêvent d'un voyage en sac à dos sur plus de 12 mois avec la marmaille?
Alors je suis en plein dans la phase de recherche d'un voyage autour du monde, que nous prévoyons faire dans quelques années, avec nos trois enfants, qui auront 9, 8 et 3 ans. Nous voulons éviter le plus possible l'avion, afin de bien sentir les distances, la géographie, faire des déplacements une aventure en soi, un lieu de rencontre.
J'aurai des tas de questions à poser dans les prochains mois et les années à venir, mais une première me brûle un peu les lèvres : Y en a-t-il parmi vous qui avez vécu une aventure semblable sur deux ans avec des enfants?
Quand on parle de TDM, on parle généralement de voyages de 6 à 12 mois, où les déplacements sont prévus dans le cadre d'un billet d'avion TDM. Or, je cherche une aventure un peu différente. Je suis tombée sur les blogues de quelques familles qui ont voyagé sur de plus longues périodes (3 ans et plus), mais il s'agissait là de voyage en voilier, pour la plupart. Pour nous, ce sera le sac à dos. J'aimerais donc être en contact avec des gens qui planifient quelque chose de semblable, ou qui l'ont vécu.
Il y a d'autres fous qui rêvent d'un voyage en sac à dos sur plus de 12 mois avec la marmaille?
Sentiers fermés dans le parc du mont Triglav en Slovénie? English translation pending
Bonjour,
Je vais en Slovénie les deux premières semaines d'août. Je prévois faire 5-6 jours de randonnée dans le parc du mont Triglav. J'ai lu qu'à cause du verglas de février, certains sentiers sont fermés. Quelqu'un a des informations à ce sujet? Aussi, est-il nécessaire de réserver les refuges longtemps d'avance (nous sommes 3)? Merci!
Je vais en Slovénie les deux premières semaines d'août. Je prévois faire 5-6 jours de randonnée dans le parc du mont Triglav. J'ai lu qu'à cause du verglas de février, certains sentiers sont fermés. Quelqu'un a des informations à ce sujet? Aussi, est-il nécessaire de réserver les refuges longtemps d'avance (nous sommes 3)? Merci!
Compte rendu Canaries 2014: Tenerife, Lanzarote, Fuerteventura English translation pending
Compte rendu Canaries 2014 : Tenerife, Lanzarote, Fuerteventura
Budget : pour deux personnes et 15 jours Avion Bâle-Tenerife et Fuerteventura –Bâle (Easyjet) : 350€ Transport sur place (voitures de location, avion Tenerife- Lanzarote, ferry) : 355 € Hébergement : 325 € (uniquement durant 7 nuits) Nourriture : 630 € Total : 1660 € 22/4 On sent qu’on est en période de vacances scolaires, l’aéroport de Bâle-Mulhouse est en effervescence et les files s’allongent devant les « destinations-soleil ». Nous décollons à l’heure dans un avion bien plein. Au bout de 4h nous apercevons le sommet caractéristique du Teide qui émerge au-dessus de la couronne de nuages. Récupération de la voiture de location et en route pour rejoindre notre appartement à Los Gigantes, arrêt dans un supermarché pour remplir le frigidaire. De l’appartement nous avons d’un côté une belle vue sur les falaises vers le Nord et de l’autre côté la terrasse donne sur la mer vers le Sud. 23/4 Petit-déjeuner sur la terrasse encore à l’ombre, mais il ne fait pas froid. Départ pour notre 1ère balade ( la n° 26 du guide Rother) celle du sentier de Guergues qui part peu après le mirador de Masca. Le chemin est bien tracé et grimpe le long d’une arête ménageant de beaux points de vue sur le massif de Masca et sur la côte Sud, balade bien fléchée avec pas mal de dénivelés et de beaux panoramas. 24/4 Balade en voiture dans la région comprise entre Garachico et Santiago del Teide près de Ruigomez. Dès que l’on descend vers la côte de Garachico, la brume et des nuages bas font leur apparition rafraichissant l’atmosphère. L’après-midi nous partons en voiture en direction du Teide, nous laissons Gilles à la hauteur de la Montaña Blanca, c’est là que part le chemin qui monte au refuge du Teide. Quant à nous, sous un bel éclairage de fin d’après-midi, nous faisons la belle ballade des Roques de Garcia qui fait le tour de l’ensemble des pitons et des champs de laves. 25/4 Beau temps comme toujours de ce côté de Tenerife, nous allons retrouver Gilles vers midi après sa montée au Teide ce matin tôt. Après-midi farniente et balade entre Los Gigantes et Puerto de Santiago. Tout est bétonné ici, du bas jusque tout en haut des falaises. La quasi-totalité des enseignes et des panneaux informatifs sont en anglais, quelque fois en allemand mais rarement en espagnol. Les employés des magasins pour touristes sont rarement hispanophones ! En fait nous sommes ici dans une enclave anglaise qui permet à ses ressortissants de se croire en G.B. avec le soleil et la chaleur en plus et on ne se mélange pas !nombreux sont les panneaux « private, cameras operational »! Quant au style architectural, c’est ce que l’on peut trouver dans n’importe quel pays « sea, sex & sun » de la planète. 26/4 Direction le Nord de l’île et le massif de Las Mercedes. Nous prenons le chemin qui part du mirador Pico del Inglès et descendons en direction du Sud par le Valle Seco et le Barrio Alegría; très belle balade en descente jusqu’à la hauteur du hameau de Los Catalanes avec de magnifiques vues sur la ville de Santa Cruz et l’océan. De là nous remontons par un autre chemin pour nous retrouver au point de départ de la balade. Retour par Santa Cruz de Tenerife et arrêt pour admirer l’auditorium réalisé par Santiago Calatrava dans le style qu’on lui connait (voir ses réalisations à Valencia). 27/4 Nous avons rendez-vous à Tamaïmo avec nos amis Pierre-Paul et Patricia pour faire ensemble la balade de Las Cañadas. Pour cela nous laissons la voiture sur la route qui mène de Vilaflor au Teide et montons directement vers la crête, d’abord par un vague sentier qui serpente sous une forêt de pins puis au petit bonheur la chance en contournant les éboulis dès que l’on s’approche de la crête qui domine toute la caldeira du Teide : superbe panorama ! Après ces efforts, le réconfort !nous allons déjeuner chez Antonio à Chirche, restaurant populaire où on mange des plats canariens délicieux pour un prix imbattable. 28/4 Nouvelle journée balade à six, toujours sous un chaud soleil cette fois pour descendre les gorges depuis le village de Masca jusqu’à l’océan. Pour ne pas dépendre des taxis, nous organisons le co-voiturage en laissant une voiture à Los Gigantes. Nous prenons ensuite la route étroite et sinueuse qui mène de Santiago del Teide à Masca. Par chance nous prenons les dernières places de parking disponibles et commençons notre descente vers le fond de la gorge par de luxuriants jardins. Nous ne sommes pas seuls, plusieurs groupes de marcheurs se suivent sur l’étroit sentier qui se faufile dans le fond tortueux de la gorge et certains passages, obstrués par des blocs de rocher, ne sont pas toujours faciles à négocier. Le paysage est impressionnant avec ces falaises verticales de plusieurs centaines de mètres. Le contraste est frappant entre les parois verticales dénuées de toute végétation et la profusion des plantes qui profitent de l’eau qui coule sporadiquement au fond. Au bout de quelques heures (entre 3 et 4) nous débouchons sur la petite plage de galets et de sable noir. Baignade bienvenue après avoir beaucoup transpiré. Retour dans la barque que nous avions réservée jusqu’au port de Los Gigantes, puis récupération des voitures à Masca. 29/4 Nous quittons Los Gigantes et nos amis Gilles et Michèle qui rentrent en France. Quant à nous nous allons prendre l’avion pour Lanzarote à l’aéroport de Tenerife Norte. Nous prenons la voiture jusqu’à Puerto de la Cruz où nous nous arrêtons pour visiter le très beau jardin botanique. Nous reprenons la route en direction de La Laguna ville agréable avec de belles rues et de vieilles maison coloniales qui lui donnent un cachet latino-américain. Déjeuner gastronomique à la Tasca de Cristian, resto typique installé dans une vieille maison canarienne, accueil sympathique, cuisine à la fois traditionnelle et innovante. On s’est régalé ! Décollage de Tenerife Norte (Cie Binter Canarias) pour Lanzarote en fin d’après-midi. Après avoir récupéré notre voiture à l’aéroport nous partons pour Punta Mujeres au N-E de l’île, notre studio est idéalement situé au bord de l’océan dans ce petit village de pêcheurs. Deux supérettes permettent d’acheter des provisions. Le vent souffle fort et il fait gris. 30/4 Ce matin nous allons voir le « Jameos del Agua » tout proche. C��est un site naturel composé d’une grotte qui communique avec deux bassins et entièrement réaménagé par l’artiste César Manrique. C’est très beau et très original avec une mise en scène épurée dans les tons de noir, couleur de lave et blanc. L’ambiance musicale de style new age participe à la magie du lieu. On peut aussi y voir ces fameux petits crabes blancs et aveugles, espèce endémique, unique. Nous continuons notre découverte de l’île jusqu’à Orzola tout au Nord pour monter ensuite jusqu’au mirador del Río lui aussi réalisé par Manrique. La vue sur l’île de la Graciosa et la plage de Famara est magnifique depuis ce point haut. Nous ne sommes pas seuls ! Les quelques sites touristiques ne sont pas si nombreux que cela et en conséquence tout le monde se retrouve à visiter les mêmes curiosités. L’île est truffée de commerces qui vendent et vantent les mérites de l’aloé véra : j’ai l’impression que c’est un business rentable à voir le nombre de bus et d’acheteurs qui se précipitent pour acheter très cher des cosmétiques dont la composition en aloé vera est souvent infime ! Retour à Punta Mujeres, et balade le long du front de mer comme il n’y a pas de plages de sable, pour permettre de se baigner, il y a des piscines sommairement aménagées avec des blocs de lave tout au long des rives. C’est ce qui explique que ce village est resté un village traditionnel de pêcheurs, sans constructions touristiques majeures. Par contre pour la baignade, il faudra repasser : un vent violent rend la mer agitée et ça ne donne pas envie de renter dans l’eau. 1/5 Le vent est toujours présent mais la couverture nuageuse est plus fine. Nous partons en direction de Teguise, village touristique au centre de l’île. C’est un beau village avec des maisons en cube toutes blanches, mais c’est également un village très touristique avec les bars, les restaurants et les magasins de souvenirs qui vont avec. Nous montons au château d’où la vue sur la ville et les environs est belle. On se croirait une fois de plus en Afrique du Nord avec ce mélange de maisons blanches et de palmiers. Nous continuons vers la plage de Famara où les vagues dues à des vents soutenus font la joie ders surfeurs et des kite-surfeurs. Le paysage est très sauvage avec cette grande plage en arc de cercle et les reliefs volcaniques tout proches. Pour terminer la journée nous allons visiter la Cueva de los Verdes, long tunnel formé par la lave en se refroidissant, d’une longueur de plusieurs km reliant le volcan Corona à l’océan, c’est impressionnant. 2/5 Visite de la petite ville de San Bartolomé située au centre de l’île et réputée pour ses quelques vieilles maisons coloniales et son église toute blanche. Un peu plus loin commence la fameuse vallée viticole de la Geria. Toute cette vallée noire de scories et de lave volcanique est dédiée à une forme de culture très particulière de la vigne : les ceps de vigne sont plantés dans des cuvettes relativement profondes (+/- 1m) protégées par un muret en croissant de lune, pour éviter les vents desséchants dans un climat quasi-désertique. Cette viticulture donne à ce paysage lunaire un parfum d’étrangeté. Arrêt au monument de Manrique « Monumento al campesino ». Déjeuner dans une gargote populaire à Yaiza en compagnie des gens du crû. Visite ensuite, organisée du parc de Timanfaya : il s’agit d’un parc naturel qui comprend une zone volcanique ayant subi une intense activité vers 1730. Un bus nous emmène pour faire un parcours d’une quinzaine de km dans cet univers minéral ponctué de cônes volcaniques. 3/5 Nous quittons notre studio de Punta Mujeres et partons en direction du Sud. Nous repassons par San Bartolome et la vallée de la Geria et bifurquons après Yaiza en direction d’El Golfo au bord de mer. Il y a là une belle lagune d’une belle couleur verte qui tranche sur un environnement minéral ocre et rouge. Un peu plus loin nous nous arrêtons à Los Hervideros, une grotte sous marine dans laquelle les vagues bouillonnent, ( pas vraiment beaucoup d’intérêt), par contre les salines de Janubio sont belles avec leurs nuances de couleur en fonction de l’éclairage du soleil. A l’heure du déjeuner nous choisissons un petit restaurant situé en position de balcon dominant la côte sud et Playa Blanca dans le village de Femes. Repas de poissons et de crustacés délicieux, copieux, prix imbattables, avec en plus une vue splendide sur les alentours. Nous descendons à Playa Blanca prendre le ferry pour Fuerteventura qui nous mènera en 40 mn à Corralejo, le port d’arrivée. Avant de rejoindre notre nouveau logement nous allons faire quelques courses alimentaires à Corralejo puis nous nous rendons au village de Lajares où nous attend notre logeuse Camille. « La Casita » est une dépendance d’une belle maison située très au calme dans les environs proches de Lajares. 4/5 L’île de Fuerteventura est connue pour ses vents, effectivement ce matin le vent souffle fort. Première visite au village de La Oliva tout proche : pas grand-chose à voir, une église et la Casa de los Coronales qui est fermée. Nous continuons vers Betancuria à travers un paysage désertique de couleur ocre et rouge assez désolé. Du Mirador de Morro Velosa, lui aussi fermé, on peut voir cette étendue désertique avec des reliefs volcaniques pas très haut. Les hameaux traversés sont assez quelconques et l’on se demande de quoi vivent les gens ici car la campagne aride n’est pratiquement pas cultivée, seuls les chèvres paraissent adaptés à ce climat. Betancuria par contre est un beau village qui possède quelques beaux monuments : une vieille église de style gothico-normand et sa superbe sacristie avec un plafond à caissons mudéjar, l’ermitage de San Diego. 5/5 Ce matin nous partons voir le parc des dunes de Corralejo, une des curiosités de l’île et sûrement aussi celle qui lui permet d’attirer des touristes grâce a ses immenses plages de sable blanc. Effectivement l’immense plage de sable est très belle, dommage qu’elle soit défigurée par deux hôtels monstrueux qui gâchent inévitablement le tableau. Même avec du soleil, l’air reste frais à cause du vent et l’eau paraît froide, d’ailleurs on peut compter les baigneurs sur les 10 doigts de la main. Nous continuons notre périple vers l’Ouest et nous nous arrêtons à Pajara. Dans la belle église de ce village est vénéré N.S. de Regla, la sainte patronne de l’île. 6/5 Dernier jour à Fuerteventura, nous allons nous promener le long de l’océan à partir du village El Cotillo jusqu’au phare que l’on voit un peu plus au nord. De nombreux surfeurs profitent du vent fort qui souffle ici continuellement. Pour la baignade il faudra repasser… départ pour l’aéroport de Fuerteventura d’où nous devons rejoindre l’Europe. Enervement à l’aéroport où nous ne trouvons pas l’agence (Goldcar) censée récupérer notre voiture. Après avoir téléphoné nous apprenons qu’elle est à plusieurs km de l’aéroport, heureusement que nous avions de la marge. Conclusion toute personnelle L’île de Tenerife avec ses diversités climatiques et ses paysages variés offre des possibilités de balades et de visites très diverses. On peut y passer des semaines sans s’ennuyer, à condition de quitter les enclaves touristiques du sud. L’île de Lanzarote est très originale. Entre les créations de Manrique, les paysages volcaniques avec la vallée viticole de la Geria et quelques villes intéressantes il y a de quoi faire. Pour les balades le paysage me semble plus monotone que celui de Tenerife. L’île de Fuerteventura nous est apparue d’un intérêt plus limité : la plus grande partie de l’île se réduit à un paysage moyennement montagneux, volcanique, aride et desséché. A part quelques églises et moulins il n’y a pas grand-chose à voir. Les plus belles plages sont naturellement colonisées par des hôtels et des lotissements d’appartements touristiques ce qui gâche le paysage. En dehors de ces plages, les côtes sont souvent rocheuses et peu propices à la baignade. Pour voir les photos de ce voyage cliquez sur le lien suivant : https://picasaweb.google.com/105047203075097374619/Canaries201415JoursATenerifeLanzaroteEtFuerteventura?authuser=0&authkey=Gv1sRgCMnoyZ2Usr_nlAE&feat=directlink
Budget : pour deux personnes et 15 jours Avion Bâle-Tenerife et Fuerteventura –Bâle (Easyjet) : 350€ Transport sur place (voitures de location, avion Tenerife- Lanzarote, ferry) : 355 € Hébergement : 325 € (uniquement durant 7 nuits) Nourriture : 630 € Total : 1660 € 22/4 On sent qu’on est en période de vacances scolaires, l’aéroport de Bâle-Mulhouse est en effervescence et les files s’allongent devant les « destinations-soleil ». Nous décollons à l’heure dans un avion bien plein. Au bout de 4h nous apercevons le sommet caractéristique du Teide qui émerge au-dessus de la couronne de nuages. Récupération de la voiture de location et en route pour rejoindre notre appartement à Los Gigantes, arrêt dans un supermarché pour remplir le frigidaire. De l’appartement nous avons d’un côté une belle vue sur les falaises vers le Nord et de l’autre côté la terrasse donne sur la mer vers le Sud. 23/4 Petit-déjeuner sur la terrasse encore à l’ombre, mais il ne fait pas froid. Départ pour notre 1ère balade ( la n° 26 du guide Rother) celle du sentier de Guergues qui part peu après le mirador de Masca. Le chemin est bien tracé et grimpe le long d’une arête ménageant de beaux points de vue sur le massif de Masca et sur la côte Sud, balade bien fléchée avec pas mal de dénivelés et de beaux panoramas. 24/4 Balade en voiture dans la région comprise entre Garachico et Santiago del Teide près de Ruigomez. Dès que l’on descend vers la côte de Garachico, la brume et des nuages bas font leur apparition rafraichissant l’atmosphère. L’après-midi nous partons en voiture en direction du Teide, nous laissons Gilles à la hauteur de la Montaña Blanca, c’est là que part le chemin qui monte au refuge du Teide. Quant à nous, sous un bel éclairage de fin d’après-midi, nous faisons la belle ballade des Roques de Garcia qui fait le tour de l’ensemble des pitons et des champs de laves. 25/4 Beau temps comme toujours de ce côté de Tenerife, nous allons retrouver Gilles vers midi après sa montée au Teide ce matin tôt. Après-midi farniente et balade entre Los Gigantes et Puerto de Santiago. Tout est bétonné ici, du bas jusque tout en haut des falaises. La quasi-totalité des enseignes et des panneaux informatifs sont en anglais, quelque fois en allemand mais rarement en espagnol. Les employés des magasins pour touristes sont rarement hispanophones ! En fait nous sommes ici dans une enclave anglaise qui permet à ses ressortissants de se croire en G.B. avec le soleil et la chaleur en plus et on ne se mélange pas !nombreux sont les panneaux « private, cameras operational »! Quant au style architectural, c’est ce que l’on peut trouver dans n’importe quel pays « sea, sex & sun » de la planète. 26/4 Direction le Nord de l’île et le massif de Las Mercedes. Nous prenons le chemin qui part du mirador Pico del Inglès et descendons en direction du Sud par le Valle Seco et le Barrio Alegría; très belle balade en descente jusqu’à la hauteur du hameau de Los Catalanes avec de magnifiques vues sur la ville de Santa Cruz et l’océan. De là nous remontons par un autre chemin pour nous retrouver au point de départ de la balade. Retour par Santa Cruz de Tenerife et arrêt pour admirer l’auditorium réalisé par Santiago Calatrava dans le style qu’on lui connait (voir ses réalisations à Valencia). 27/4 Nous avons rendez-vous à Tamaïmo avec nos amis Pierre-Paul et Patricia pour faire ensemble la balade de Las Cañadas. Pour cela nous laissons la voiture sur la route qui mène de Vilaflor au Teide et montons directement vers la crête, d’abord par un vague sentier qui serpente sous une forêt de pins puis au petit bonheur la chance en contournant les éboulis dès que l’on s’approche de la crête qui domine toute la caldeira du Teide : superbe panorama ! Après ces efforts, le réconfort !nous allons déjeuner chez Antonio à Chirche, restaurant populaire où on mange des plats canariens délicieux pour un prix imbattable. 28/4 Nouvelle journée balade à six, toujours sous un chaud soleil cette fois pour descendre les gorges depuis le village de Masca jusqu’à l’océan. Pour ne pas dépendre des taxis, nous organisons le co-voiturage en laissant une voiture à Los Gigantes. Nous prenons ensuite la route étroite et sinueuse qui mène de Santiago del Teide à Masca. Par chance nous prenons les dernières places de parking disponibles et commençons notre descente vers le fond de la gorge par de luxuriants jardins. Nous ne sommes pas seuls, plusieurs groupes de marcheurs se suivent sur l’étroit sentier qui se faufile dans le fond tortueux de la gorge et certains passages, obstrués par des blocs de rocher, ne sont pas toujours faciles à négocier. Le paysage est impressionnant avec ces falaises verticales de plusieurs centaines de mètres. Le contraste est frappant entre les parois verticales dénuées de toute végétation et la profusion des plantes qui profitent de l’eau qui coule sporadiquement au fond. Au bout de quelques heures (entre 3 et 4) nous débouchons sur la petite plage de galets et de sable noir. Baignade bienvenue après avoir beaucoup transpiré. Retour dans la barque que nous avions réservée jusqu’au port de Los Gigantes, puis récupération des voitures à Masca. 29/4 Nous quittons Los Gigantes et nos amis Gilles et Michèle qui rentrent en France. Quant à nous nous allons prendre l’avion pour Lanzarote à l’aéroport de Tenerife Norte. Nous prenons la voiture jusqu’à Puerto de la Cruz où nous nous arrêtons pour visiter le très beau jardin botanique. Nous reprenons la route en direction de La Laguna ville agréable avec de belles rues et de vieilles maison coloniales qui lui donnent un cachet latino-américain. Déjeuner gastronomique à la Tasca de Cristian, resto typique installé dans une vieille maison canarienne, accueil sympathique, cuisine à la fois traditionnelle et innovante. On s’est régalé ! Décollage de Tenerife Norte (Cie Binter Canarias) pour Lanzarote en fin d’après-midi. Après avoir récupéré notre voiture à l’aéroport nous partons pour Punta Mujeres au N-E de l’île, notre studio est idéalement situé au bord de l’océan dans ce petit village de pêcheurs. Deux supérettes permettent d’acheter des provisions. Le vent souffle fort et il fait gris. 30/4 Ce matin nous allons voir le « Jameos del Agua » tout proche. C��est un site naturel composé d’une grotte qui communique avec deux bassins et entièrement réaménagé par l’artiste César Manrique. C’est très beau et très original avec une mise en scène épurée dans les tons de noir, couleur de lave et blanc. L’ambiance musicale de style new age participe à la magie du lieu. On peut aussi y voir ces fameux petits crabes blancs et aveugles, espèce endémique, unique. Nous continuons notre découverte de l’île jusqu’à Orzola tout au Nord pour monter ensuite jusqu’au mirador del Río lui aussi réalisé par Manrique. La vue sur l’île de la Graciosa et la plage de Famara est magnifique depuis ce point haut. Nous ne sommes pas seuls ! Les quelques sites touristiques ne sont pas si nombreux que cela et en conséquence tout le monde se retrouve à visiter les mêmes curiosités. L’île est truffée de commerces qui vendent et vantent les mérites de l’aloé véra : j’ai l’impression que c’est un business rentable à voir le nombre de bus et d’acheteurs qui se précipitent pour acheter très cher des cosmétiques dont la composition en aloé vera est souvent infime ! Retour à Punta Mujeres, et balade le long du front de mer comme il n’y a pas de plages de sable, pour permettre de se baigner, il y a des piscines sommairement aménagées avec des blocs de lave tout au long des rives. C’est ce qui explique que ce village est resté un village traditionnel de pêcheurs, sans constructions touristiques majeures. Par contre pour la baignade, il faudra repasser : un vent violent rend la mer agitée et ça ne donne pas envie de renter dans l’eau. 1/5 Le vent est toujours présent mais la couverture nuageuse est plus fine. Nous partons en direction de Teguise, village touristique au centre de l’île. C’est un beau village avec des maisons en cube toutes blanches, mais c’est également un village très touristique avec les bars, les restaurants et les magasins de souvenirs qui vont avec. Nous montons au château d’où la vue sur la ville et les environs est belle. On se croirait une fois de plus en Afrique du Nord avec ce mélange de maisons blanches et de palmiers. Nous continuons vers la plage de Famara où les vagues dues à des vents soutenus font la joie ders surfeurs et des kite-surfeurs. Le paysage est très sauvage avec cette grande plage en arc de cercle et les reliefs volcaniques tout proches. Pour terminer la journée nous allons visiter la Cueva de los Verdes, long tunnel formé par la lave en se refroidissant, d’une longueur de plusieurs km reliant le volcan Corona à l’océan, c’est impressionnant. 2/5 Visite de la petite ville de San Bartolomé située au centre de l’île et réputée pour ses quelques vieilles maisons coloniales et son église toute blanche. Un peu plus loin commence la fameuse vallée viticole de la Geria. Toute cette vallée noire de scories et de lave volcanique est dédiée à une forme de culture très particulière de la vigne : les ceps de vigne sont plantés dans des cuvettes relativement profondes (+/- 1m) protégées par un muret en croissant de lune, pour éviter les vents desséchants dans un climat quasi-désertique. Cette viticulture donne à ce paysage lunaire un parfum d’étrangeté. Arrêt au monument de Manrique « Monumento al campesino ». Déjeuner dans une gargote populaire à Yaiza en compagnie des gens du crû. Visite ensuite, organisée du parc de Timanfaya : il s’agit d’un parc naturel qui comprend une zone volcanique ayant subi une intense activité vers 1730. Un bus nous emmène pour faire un parcours d’une quinzaine de km dans cet univers minéral ponctué de cônes volcaniques. 3/5 Nous quittons notre studio de Punta Mujeres et partons en direction du Sud. Nous repassons par San Bartolome et la vallée de la Geria et bifurquons après Yaiza en direction d’El Golfo au bord de mer. Il y a là une belle lagune d’une belle couleur verte qui tranche sur un environnement minéral ocre et rouge. Un peu plus loin nous nous arrêtons à Los Hervideros, une grotte sous marine dans laquelle les vagues bouillonnent, ( pas vraiment beaucoup d’intérêt), par contre les salines de Janubio sont belles avec leurs nuances de couleur en fonction de l’éclairage du soleil. A l’heure du déjeuner nous choisissons un petit restaurant situé en position de balcon dominant la côte sud et Playa Blanca dans le village de Femes. Repas de poissons et de crustacés délicieux, copieux, prix imbattables, avec en plus une vue splendide sur les alentours. Nous descendons à Playa Blanca prendre le ferry pour Fuerteventura qui nous mènera en 40 mn à Corralejo, le port d’arrivée. Avant de rejoindre notre nouveau logement nous allons faire quelques courses alimentaires à Corralejo puis nous nous rendons au village de Lajares où nous attend notre logeuse Camille. « La Casita » est une dépendance d’une belle maison située très au calme dans les environs proches de Lajares. 4/5 L’île de Fuerteventura est connue pour ses vents, effectivement ce matin le vent souffle fort. Première visite au village de La Oliva tout proche : pas grand-chose à voir, une église et la Casa de los Coronales qui est fermée. Nous continuons vers Betancuria à travers un paysage désertique de couleur ocre et rouge assez désolé. Du Mirador de Morro Velosa, lui aussi fermé, on peut voir cette étendue désertique avec des reliefs volcaniques pas très haut. Les hameaux traversés sont assez quelconques et l’on se demande de quoi vivent les gens ici car la campagne aride n’est pratiquement pas cultivée, seuls les chèvres paraissent adaptés à ce climat. Betancuria par contre est un beau village qui possède quelques beaux monuments : une vieille église de style gothico-normand et sa superbe sacristie avec un plafond à caissons mudéjar, l’ermitage de San Diego. 5/5 Ce matin nous partons voir le parc des dunes de Corralejo, une des curiosités de l’île et sûrement aussi celle qui lui permet d’attirer des touristes grâce a ses immenses plages de sable blanc. Effectivement l’immense plage de sable est très belle, dommage qu’elle soit défigurée par deux hôtels monstrueux qui gâchent inévitablement le tableau. Même avec du soleil, l’air reste frais à cause du vent et l’eau paraît froide, d’ailleurs on peut compter les baigneurs sur les 10 doigts de la main. Nous continuons notre périple vers l’Ouest et nous nous arrêtons à Pajara. Dans la belle église de ce village est vénéré N.S. de Regla, la sainte patronne de l’île. 6/5 Dernier jour à Fuerteventura, nous allons nous promener le long de l’océan à partir du village El Cotillo jusqu’au phare que l’on voit un peu plus au nord. De nombreux surfeurs profitent du vent fort qui souffle ici continuellement. Pour la baignade il faudra repasser… départ pour l’aéroport de Fuerteventura d’où nous devons rejoindre l’Europe. Enervement à l’aéroport où nous ne trouvons pas l’agence (Goldcar) censée récupérer notre voiture. Après avoir téléphoné nous apprenons qu’elle est à plusieurs km de l’aéroport, heureusement que nous avions de la marge. Conclusion toute personnelle L’île de Tenerife avec ses diversités climatiques et ses paysages variés offre des possibilités de balades et de visites très diverses. On peut y passer des semaines sans s’ennuyer, à condition de quitter les enclaves touristiques du sud. L’île de Lanzarote est très originale. Entre les créations de Manrique, les paysages volcaniques avec la vallée viticole de la Geria et quelques villes intéressantes il y a de quoi faire. Pour les balades le paysage me semble plus monotone que celui de Tenerife. L’île de Fuerteventura nous est apparue d’un intérêt plus limité : la plus grande partie de l’île se réduit à un paysage moyennement montagneux, volcanique, aride et desséché. A part quelques églises et moulins il n’y a pas grand-chose à voir. Les plus belles plages sont naturellement colonisées par des hôtels et des lotissements d’appartements touristiques ce qui gâche le paysage. En dehors de ces plages, les côtes sont souvent rocheuses et peu propices à la baignade. Pour voir les photos de ce voyage cliquez sur le lien suivant : https://picasaweb.google.com/105047203075097374619/Canaries201415JoursATenerifeLanzaroteEtFuerteventura?authuser=0&authkey=Gv1sRgCMnoyZ2Usr_nlAE&feat=directlink
Concours photos du mois de juin 2014: "Le monde vu de là-haut" English translation pending
🙂Bonjour à tous
Le 48ème Grand Concours International de photos de voyage est lancé, sur le thème: "le monde vu de là-haut" .....et non le monde vu de Lahaut 😉 ! Chaque voyageur a déjà pris au moins ( je pense 😉!)un transport aérien (avion , montgolfière, téléphérique , hélicoptère , etc ....) et a photographié ce qui se passait sous ses pieds .
Chaque voyageur est au moins une fois monté sur une hauteur qu'elle soit naturelle (montagne , falaise , arbre etc ...)ou humaine ( pont, building , bélvédère , tour , balcon etc ...) et a shooté ce qui se passait en bas .
Chaque voyageur a déjà passé sa tête par une fenêtre , orifice ou ouverture d'un immeuble ou édifice et à mis sur pellicule le tumulte , le brouhaha , les scènes de rue situées en contre bas .
Alors je demande à tous les Yann Arthus Bertrand de Vf de présenter ses clichés "du monde vu de là-haut" du moment que vos clichés soient pris du haut vers le bas .(voir un bout de ciel sur le cliché n'est pas bon car pas assez vertical !) et tous les sujets sont possibles (paysages , habitations , gens, etc .....)
Ne pas oublier que le sens du voyage soit présent sur vos propositions !(En espérant que ce nouveau thème plaira à tout le monde )
Publication des photos jusqu'au 20 juin à minuit.
Chaque participant peut poster jusqu'à 3 photos numérotées: Photo n°1, Photo n°2, Photo n°3 dans 3 messages différents, accompagnées d’un petit commentaire.
Votes ouverts à tous (participants ou non) du 21 au 28 juin à minuit. (Interdit de voter pour ses propres clichés !)
Photo n°1 = 3 pts
Photo n°2 = 2 pts
Photo n°3 = 1 pt
La photo gagnante est celle qui obtiendra le plus de points. Le vainqueur aura l’immense privilège d'organiser le concours du mois de juillet. En cas d'égalité le vainqueur sera celui qui aura obtenu le plus grand nombre de premières places.(Valable aussi pour départager les places d'honneur du podium) En cas de désistement du gagnant, le numéro 2 pourra mener le concours suivant.
La discussion autour du concours en cours http://voyageforum.com/v.f?post=6573153;live=1;
Le diaporama d'Herikles, bien pratique pour voter, voici.
L'ensemble des thèmes proposés depuis le début des concours, c'est par ici
*En tant qu'organisateur je ne participerai pas au concours.(voilà quelques clichés ci dessous comme exemple)
Le 48ème Grand Concours International de photos de voyage est lancé, sur le thème: "le monde vu de là-haut" .....et non le monde vu de Lahaut 😉 ! Chaque voyageur a déjà pris au moins ( je pense 😉!)un transport aérien (avion , montgolfière, téléphérique , hélicoptère , etc ....) et a photographié ce qui se passait sous ses pieds .
Chaque voyageur est au moins une fois monté sur une hauteur qu'elle soit naturelle (montagne , falaise , arbre etc ...)ou humaine ( pont, building , bélvédère , tour , balcon etc ...) et a shooté ce qui se passait en bas .
Chaque voyageur a déjà passé sa tête par une fenêtre , orifice ou ouverture d'un immeuble ou édifice et à mis sur pellicule le tumulte , le brouhaha , les scènes de rue situées en contre bas .
Alors je demande à tous les Yann Arthus Bertrand de Vf de présenter ses clichés "du monde vu de là-haut" du moment que vos clichés soient pris du haut vers le bas .(voir un bout de ciel sur le cliché n'est pas bon car pas assez vertical !) et tous les sujets sont possibles (paysages , habitations , gens, etc .....)
Ne pas oublier que le sens du voyage soit présent sur vos propositions !(En espérant que ce nouveau thème plaira à tout le monde )
Publication des photos jusqu'au 20 juin à minuit.
Chaque participant peut poster jusqu'à 3 photos numérotées: Photo n°1, Photo n°2, Photo n°3 dans 3 messages différents, accompagnées d’un petit commentaire.
Votes ouverts à tous (participants ou non) du 21 au 28 juin à minuit. (Interdit de voter pour ses propres clichés !)
Photo n°1 = 3 pts
Photo n°2 = 2 pts
Photo n°3 = 1 pt
La photo gagnante est celle qui obtiendra le plus de points. Le vainqueur aura l’immense privilège d'organiser le concours du mois de juillet. En cas d'égalité le vainqueur sera celui qui aura obtenu le plus grand nombre de premières places.(Valable aussi pour départager les places d'honneur du podium) En cas de désistement du gagnant, le numéro 2 pourra mener le concours suivant.
La discussion autour du concours en cours http://voyageforum.com/v.f?post=6573153;live=1;
Le diaporama d'Herikles, bien pratique pour voter, voici.
L'ensemble des thèmes proposés depuis le début des concours, c'est par ici
*En tant qu'organisateur je ne participerai pas au concours.(voilà quelques clichés ci dessous comme exemple)
Désert et château, quelques jours en Navarre à Pâques English translation pending
Le désert des Bardenas Reales, je l’avais repéré dans un des carnets de Marie (mlefebvre) puis dans celui de Vazyvite. Depuis, cet endroit était resté inscrit dans un coin de ma tête. Puis, en février dernier, notre numéro deux est allé à Pampelune dans le cadre d’un échange scolaire ; parmi les différentes visites programmées, la classe devait se rendre dans le désert « s’il ne pleuvait pas ». Toute la famille se demandait ce que pouvait être ce désert au nord de l’Espagne, jusqu’à ce que je montre les carnets, et surtout les photos, de Marie et Jean-Luc. « Trop classe !!! » se sont alors exclamés nos ados. Comme au mois de février, il pleut quand même pas mal, l’échange scolaire n’a pas permis l’exploration des Bardenas.
Du coup, lorsque nous avons proposé de faire, pour le week-end de Pâques, un petit tour à partir de Bordeaux (où les enfants passaient leurs vacances avec les grands-parents), nos deux galapiats se sont exclamés en cœur « Oh ! Oui ! Allons voir le désert ! ». Je pensais à un truc plus près, par exemple Périgord, mais, bon, les Bardenas Reales, ce n’est somme toute qu’à 4-5 heures de route de Bordeaux. Allons donc pour la Navarre !
Pour préparer, j’ai :
- fait une petite recherche sur internet. Outre les deux carnets précités, on y trouve le site de vazyvite (http://www.vazyvite.com/Bardenas/las_bardenas.htm), celui non officiel mais très complet (http://www.bardenas-reales.net/pageaccueil.htm) et enfin le site officiel (http://www.bardenasreales.es/inicio.php). Pour ceux qui voudraient faire un petit tour par là-bas, lire aussi la conversation suivante : http://voyageforum.com/...ng=Bardenas%20reales
- acheté le guide « Randonnées dans le désert de Bardenas Reales » par Béatrice Chupin et Hervé François – Rando éditions. Marie m’a aussi très gentiment prêté le sien (Bardenas Cahiers Pyrénéens, de Miguel Angulo et Inaki Alcade - Editions Euskal Herria) pour une promenade dans le Balcon de Pilatos. Merci à elle à double titre donc.
Pour le logement, j’ai réservé via Booking une chambre pour 4 (lit double + lits superposés) au Bed4you de Castejon (http://www.bed4uhotels.com/hoteles/bed4u-cast.... Un peu grosse usine mais bon rapport qualité-prix. J’étais un peu inquiète du bruit de la route passant à côté mais cela ne nous a pas dérangés. Pourtant, je suis particulièrement sensible au bruit.
Du coup, lorsque nous avons proposé de faire, pour le week-end de Pâques, un petit tour à partir de Bordeaux (où les enfants passaient leurs vacances avec les grands-parents), nos deux galapiats se sont exclamés en cœur « Oh ! Oui ! Allons voir le désert ! ». Je pensais à un truc plus près, par exemple Périgord, mais, bon, les Bardenas Reales, ce n’est somme toute qu’à 4-5 heures de route de Bordeaux. Allons donc pour la Navarre !
Pour préparer, j’ai :
- fait une petite recherche sur internet. Outre les deux carnets précités, on y trouve le site de vazyvite (http://www.vazyvite.com/Bardenas/las_bardenas.htm), celui non officiel mais très complet (http://www.bardenas-reales.net/pageaccueil.htm) et enfin le site officiel (http://www.bardenasreales.es/inicio.php). Pour ceux qui voudraient faire un petit tour par là-bas, lire aussi la conversation suivante : http://voyageforum.com/...ng=Bardenas%20reales
- acheté le guide « Randonnées dans le désert de Bardenas Reales » par Béatrice Chupin et Hervé François – Rando éditions. Marie m’a aussi très gentiment prêté le sien (Bardenas Cahiers Pyrénéens, de Miguel Angulo et Inaki Alcade - Editions Euskal Herria) pour une promenade dans le Balcon de Pilatos. Merci à elle à double titre donc.
Pour le logement, j’ai réservé via Booking une chambre pour 4 (lit double + lits superposés) au Bed4you de Castejon (http://www.bed4uhotels.com/hoteles/bed4u-cast.... Un peu grosse usine mais bon rapport qualité-prix. J’étais un peu inquiète du bruit de la route passant à côté mais cela ne nous a pas dérangés. Pourtant, je suis particulièrement sensible au bruit.
Voyage en Iran: organismes de voyage English translation pending
Bonjour à tous,
Je viens à vous pour avoir des renseignements plutôt généraux, notamment sur des organismes de voyage pour l'Iran: Un a surtout retenu mon attention mais je voulais savoir si il est fiable et si des personnes ont déjà fait le circuit qu'il propose ? Il s'agit de "UPPERSIA" et le circuit proposé est celui-ci : https://www.uppersia.com/Iran-budget-tours/iran-budget-tour-15-days.html J'attend qu'il me recontacte mais je voulais savoir si les billets d'avion était compris et si les guides étaient francophones ou anglophones du coup ? Sinon connaissez-vous d'autres organismes qui organisent ce genre de voyage et non à 2500 euros les deux semaines... J'en suis au début de mes recherches et donc je voulais savoir si je devais porter un voile ? Quelles parties du corps doivent être recouvertes ? Si l'alcool est en vente ou vraiment non autorisé ? et si ma sécurité est vraiment en danger là-bas ? si il y a des arnaques.
Merci d'avance à vous, toutes informations est la bienvenue.
Je viens à vous pour avoir des renseignements plutôt généraux, notamment sur des organismes de voyage pour l'Iran: Un a surtout retenu mon attention mais je voulais savoir si il est fiable et si des personnes ont déjà fait le circuit qu'il propose ? Il s'agit de "UPPERSIA" et le circuit proposé est celui-ci : https://www.uppersia.com/Iran-budget-tours/iran-budget-tour-15-days.html J'attend qu'il me recontacte mais je voulais savoir si les billets d'avion était compris et si les guides étaient francophones ou anglophones du coup ? Sinon connaissez-vous d'autres organismes qui organisent ce genre de voyage et non à 2500 euros les deux semaines... J'en suis au début de mes recherches et donc je voulais savoir si je devais porter un voile ? Quelles parties du corps doivent être recouvertes ? Si l'alcool est en vente ou vraiment non autorisé ? et si ma sécurité est vraiment en danger là-bas ? si il y a des arnaques.
Merci d'avance à vous, toutes informations est la bienvenue.
Des roches rouges de Piana aux... falaises blanches de Bonifacio (Corse) English translation pending
Pour notre septième séjour en Corse, nous avons choisi de revisiter quelques-uns des lieux les plus emblématiques, des Calanche de Piana jusqu'aux falaises de Bonifacio en passant par le golfe de Valinco. Voici le récit de ces dix jours sur l'île de Beauté...
Le récit accompagné de photos et de cartes se trouve ici :
https://sites.google.com/site/retourencorse
Ci-dessous le texte seulement accompagné d'une petite sélection de photos.
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Présentation
Pour ces vacances de printemps, nous avons d'abord pensé à la Sardaigne avant de nous raviser pour nous tourner vers une valeur sûre, la Corse et ce…pour la septième fois.
Avec ses sommets imposants, ses torrents limpides et ses magnifiques lacs de montagne, avec ces côtes sauvages et ses criques idylliques, la Corse est à la fois le paradis des randonneurs et celui des amateurs de plages et de mer.
Pour nous, la preuve n'est plus à faire, cela fait longtemps que nous sommes tombés sous son charme !
D'ailleurs, elle n'a presque plus de secrets pour nous, après l'avoir sillonnée de long en large, de la mer à la montagne, à plusieurs reprises entre 1998 et 2004. Mais en dehors de notre dernier séjour réalisé en mai 2007 sur le sentier "Mare a Mare", nous ne gardons qu'un souvenir très ténu de certains lieux.
Le but de ce nouveau séjour est donc de nous rafraîchir la mémoire et de voir ou de revoir quelques-unes des destinations les plus emblématiques de l'île, principalement situées dans le Sud et l'Ouest.
Le voyage est prévu en avion et nous louerons une petite voiture sur place.
D'un précédent séjour en mai, nous avons retenu qu'à cette période le beau temps n'est pas encore garanti et que si nous voulions mettre toutes les chances de notre côté, il était préférable de rester sur le littoral.
C'est pourquoi nous retenons trois étapes où nous passerons à chaque fois trois nuits : à Porto, Tizzano et Bonifacio avec une arrivée et un départ d'Ajaccio.
Dix jours en tout du 28 avril au 8 mai 2014.
Au programme, des randonnées avec, pourquoi pas, des baignades si la météo le permet.
Alors prêts à nous suivre sur les chemins corses ?

Premières senteurs de maquis sur le sentier du Capu Rossu
J1 : Lundi 28 avril 2014
Avec un départ matinal de Paris-Orly, nous bénéficions dès notre arrivée d'une grosse demi-journée. Certes, la météo n'est pas des plus fameuses, il fait gris sur Ajaccio et, sur la montagne, c'est encore pire. A ce compte-là, il nous faut immédiatement renoncer à notre projet initial de revoir le lac de Creno, situé à plus de 1300 mètres d'altitude. Recentrons-nous plutôt sur la côte.
Alors après avoir récupéré notre voiture chez Citer (une DS 3 quasi neuve), fait quelques courses dans le centre commercial de Mezzavia, nous mettons le cap vers le nord-ouest sur la D81 en direction de Porto où nous logerons les trois nuits à venir.
80 kilomètres nous en séparent et sur les routes corses, il faut bien compter deux bonnes heures pour les parcourir. D'autant qu'il est midi et qu'un arrêt pique-nique s'impose dès la sortie d'Ajaccio afin de faire honneur à la charcuterie locale et nous mettre définitivement dans l'ambiance.
A hauteur de Sagone, la route suit les contours du golfe jusqu'à Cargèse. En raison de la météo perturbée, la mer est blanche d'écume si bien qu'on pourrait se croire sur les bords de l'océan à Swakopmund ! Une image étonnante tellement éloignée de la belle Bleue à laquelle on s'attend.
Après un dernier passage dans les terres, nous voilà arrivés à Piana peu après 14 heures. C'est là que nous attend notre première randonnée du séjour… au Capu Rossu.
En ligne de mire, une tour génoise dressée sur une falaise de porphyre rouge surplombant le golfe de Porto.
Sur le parking, des randonneurs se targuent d'avoir fait la balade en un peu plus de deux heures. Le guide Rother indique trois heures et le document du Conservatoire du littoral cinq, nous espérons nous situer dans la moyenne. De fait, nous ne sommes pas là pour battre un record alors mora… mora comme diraient les Malgaches, d'autant qu'il faut remettre notre machine en route.
Entre romarins, cistes et arbousiers, nous suivons le petit sentier rocailleux (en descente… facile !) tout en humant avec bonheur l'air parfumé du maquis et la brise marine chargée d'embruns.
Le spectacle est à la fois sur l'eau avec ces monolithes surgissant des flots et sur la terre avec ces brassées de fleurs garnissant le sentier.
Les asphodèles nous font une véritable haie d'honneur !
Plus loin, des murets nous rappellent, qu'en un temps pas si lointain, le cap aujourd'hui déserté, était habité. Des constructions en pierre appelées casettes servaient au stockage de la paille et du blé et servaient d'abri aux hommes et aux bêtes.
L'une d'entre elles a été rénovée récemment.
Un tunnel végétal qu'on croirait taillé en conséquence offre un peu d'ombre aux randonneurs de passage avant de s'engager dans l'assaut final vers la tour.
Construite sur une falaise de plus de 300 mètres de haut, la tour génoise de Turghiu offre à 360 degrés à la ronde une vue époustouflante sur le paysage environnant avec une impression d'être à l'extrémité du monde…
Dommage que les nuages soient venus obscurcir le tableau.
Mais la descente nous donne l'occasion de quelques jolies vues supplémentaires.
Et après un nouveau passage près de la maisonnette et de son aire de battage, nous sommes de retour à la voiture à 18 heures.
Pari tenu : un peu moins de 4 heures en tout pour 7,7 km et 500 mètres de dénivelé… une belle mise en bouche pour cette première journée corse.
Il n'y a plus qu'à rejoindre Porto en passant par la route des Calanche de Piana, un parcours qui n'a rien à envier à Zion ou à Bryce avec ses énormes colosses de granit rouge. On aura l'occasion d'y repasser alors aujourd'hui sous un ciel à nouveau nuageux on ne s'arrête que brièvement juste avant Porto.
Serrée autour de sa tour génoise usée par les vents et battue par les vagues, au fond d'un golfe extraordinaire taillé à flanc de montagne, toute une palette d'hôtels et de restaurants font de cette "marine" une base idéale pour découvrir la côte et l'arrière-pays.
C'est là que nous posons nos valises à l'hôtel des Flots Bleus dans une petite chambre rénovée, avec une grande terrasse garnie de chaises longues, pile en face de la fameuse tour génoise.
La mer est démontée mais le fracas des vagues est atténué par le double vitrage. Nous pourrons donc dormir sur nos deux oreilles.
Mais avant cela, il est temps de se mettre à table au restaurant tout proche, "la Mer". Le menu se laisse aisément deviner !
Entre l'entrée et le plat, nous abandonnons momentanément notre table pour mettre le coucher de soleil dans la boîte, un des plus beaux de la Méditerranée, dit-on ! Somptueux effectivement !
Kilométrage au compteur au départ : 489 km Distance parcourue dans la journée : 102 km
Tour génoise du Capu Rossu
Dans les Calanche de Piana : du Capu d'Ortu aux Roches bleues
J2 : Mardi 29 avril 2014
La météo prévoit aujourd'hui la plus belle journée de la semaine alors pas d'hésitation, c'est le jour idéal pour entreprendre la randonnée vers le Capu d'Ortu qui, avec ses 1294 mètres d'altitude, est le point culminant des Calanche de Piana.
Estimation : 6 à 7 heures aller-retour.
Pas de grand trajet à faire en voiture, le point de départ se trouve comme hier dans le village voisin, cette fois au stade de Piana.
Altitude de départ : 480 mètres.
A 9 h 45 nous sommes fins prêts ! Pour que le photographe ait un champ d'action facilité, c'est moi qui porte tout (en dehors du matériel photo, bien sûr) : deux vestes, le pique-nique et quatre litres d'eau. Aïe, ça pèse !
A l'extrémité du stade, nous commençons par traverser une jolie pinède piquetée de bleu par le romarin en fleurs. Le sentier prend tout doucement de la hauteur. Le sac à dos me laboure les épaules. Courage !
Une fois sortis de la forêt, le paysage devient plus minéral puis la montée s'intensifie en direction d'Ortu.
A partir de Bocca di Piazza, le sentier disparaît totalement, il faut maintenant s'orienter en suivant les cairns (et aussi la trace du GPS, ça aide !).
Mais en entrant au royaume des taffonis (= gros trous en corse), ces cavités sculptées dans la roche par le vent et l'eau, le parcours devient plus ludique.
En son temps, ces paysages ont inspiré Maupassant dans "Une vie": "… ces surprenants rochers semblaient des arbres, des plantes, des bêtes, des monuments, des hommes, des moines en robe, des diables cornus, des oiseaux démesurés, tout un peuple monstrueux, une ménagerie de cauchemar pétrifié par le vouloir de quelque dieu extravagant".
En voici quelques spécimens :
De pierre en pierre, de caillou en caillou, de cairn en cairn, de marche en marche, on a l'impression de se rapprocher du Capu mais à chaque étage il se dérobe encore un peu plus.
Pourtant, les premières vues sur la mer confirment que nous avons bien avancé ! Cela fait plus de deux heures que nous crapahutons.
Devant nous se présentent plusieurs couloirs rocheux de plus en plus étroits qu'il faut escalader en y mettant les mains. Hervé a pitié de moi et me déleste du sac à dos, je me sens alors légère comme un cabri corse et surmonte allègrement les dernières difficultés.
Nous y sommes enfin ! Il est 13 heures !
A nos pieds, la marine et la plage de Porto ainsi que toute la côte jusqu'au golfe de Girolata et la réserve de Scandola ! Splendide !
Après avoir passé une heure à nous sustenter et nous reposer, il est temps d'amorcer la descente qui s'étire, s'étire… à n'en plus finir.
Heureusement entre les vues panoramiques, les formations rocheuses remarquables et l'observation minutieuse de la flore, il y a de quoi s'occuper.
D'abord les fleurs…Orchidée, Ciste, Crocus
Encore des rochers "minces, ronds, tordus, crochus, difformes, fantastiques…" (Maupassant)
Une fois revenus à Bocca di Piazza, en optant pour la variante via les "Roches Bleues", il nous faut franchir une dernière chaîne de collines puis c'est l'ultime descente à travers une châtaigneraie avant le retour à Piana.
Une procession de pénitents nous coupe la route ;-)
Enfin le stade est en vue. Il est 17 heures. Nous sommes fourbus mais ravis.
Une randonnée exceptionnelle, une des plus belles de Corse selon les guides.
En tout : 13 km, 900 mètres de dénivelé, 7 heures, pauses comprises.
Sur le trajet du retour vers Porto, le chalet des Roches Bleues tombe à pic. Sa terrasse offre une pause rafraîchissante tout en bénéficiant des meilleurs points de vue sur les Calanche.
Plus tard, pour nous requinquer définitivement, nous nous attablons au "Monte Rosso", attirés à la fois par le monde (une salle pleine, c'est bon signe) et par les accords de guitare de Gilbert.
Dans la nuit, la tour génoise brille de mille feux sur fond de soleil couchant.
Distance parcourue dans la journée : 23 km
Taffoni sur le sentier du Capu d'Ortu
De Porto à Piana : Château fort et Bocca Lenzana
J3 : Mercredi 30 avril 2014
Nos muscles gardent la trace des 900 mètres de dénivelé d'hier. Nous ne sommes donc pas mécontents de voir le ciel s'obscurcir ce matin et même quelques gouttes de pluie toucher le sol de notre terrasse, nous donnant le prétexte d'une (petite) grasse matinée.
Une heure plus tard, les nuages se sont disloqués mais devant le temps toujours incertain, nous décidons de ne pas entreprendre de randonnée longue mais plutôt deux courtes, histoire de pouvoir battre en retraite si le temps devenait menaçant. Entre les deux, un retour à l'hôtel sera bienvenu.
Le point de départ, toujours situé entre Porto et Piana, est encore moins éloigné que celui d'hier.
Le sentier de la Tête du Chien au Château Fort est un parcours très fréquenté. Mais si certains s'y lancent endimanchés, il n'est pas aussi aisé que ne le laisse présager le panneau de départ indiquant trente petites minutes seulement.
En effet, on accède au Château fort par un sentier escarpé essentiellement en descente (il faudra donc remonter au retour ;-) à travers une galerie de rochers dont voici un exemplaire :
La Tête de Chien ? Non, j'y verrais plutôt une tête de poule !
Tout au bout, arrivée sur un plateau rocheux où la vue porte à la fois… .. sur le village de Piana joliment lové entre les roches rouges .. sur le Château fort, colosse de pierre pareil à une forteresse se dressant au dessus des flots d'un bleu profond .. sur l'ensemble du golfe de Porto.
Il est presque midi et à nouveau de gros nuages noirs n'augurent rien de bon. On sera mieux sur la terrasse de notre chambre pour observer l'évolution des conditions météorologiques. Finalement, ça s'arrange et en début d'après-midi, il est possible d'envisager une nouvelle sortie.
Après avoir étudié une carte IGN vieille de plus de 10 ans, nous pointons une boucle sur les hauteurs de Porto sans vraiment savoir si ce chemin existe toujours et si nous pourrons mener la randonnée à son terme. Nous partons donc un peu vers l'aventure.
Première difficulté : trouver le point de départ sur la D81 à la sortie de Porto, sur la route en direction de Calvi. Après un faux départ sur un semblant de trace envahie de ronces, nous étions sur le point d'abandonner quand, quelques mètres plus bas, Hervé découvre un accès via une corde.
Eureka, ça ne peut être que là !
Nous nous frayons un chemin entre genêts et cistes de Montpellier. Ces derniers sont couverts d'une sorte de mousse blanche, appelée crachat de coucou, et fabriquée par des larves de Cercopes.
Gloups, nos vêtements absorbent un peu de cette mousse au passage.
Sous ces arbustes, on trouve parfois le Citinet du Ciste qui vit à leurs pieds et le parasite.
Après avoir surplombé la mer pendant un moment, notre sentier débouche sur une voie carrossable presque verticale. On la suit jusqu'à 520 mètres d'altitude.
A cet endroit et comme prévu par notre bonne vieille carte, nous trouvons à droite un large chemin marqué d'un ruban, semblant aller dans la bonne direction.
Il permet une vue différente sur la baie, sur l'envers des Calanche… avant de nous ramener plus vite que prévu sur la fameuse piste carrossable que nous venions de quitter.
Sans plus chercher davantage, nous retournons sur nos pas jusqu'à notre point de départ, essuyant une deuxième fois les crachats de coucou mais découvrant au passage quelques fleurs remarquables.
De gauche à droite : Muscari à toupet (Muscari comosum), Pancrace d'Illyrie (Pancratium illyricum) Cyclamen sauvage (Cyclamen repandum) Hélianthème à gouttes (Tuberaria guttara)
Conclusion : le terrain a dû être modifié depuis l'édition de notre carte. Voici le tracé de notre balade (en rose l'aller, en jaune le retour) par rapport à celui envisagé (trace en noir).
Finalement, nous ne sommes pas mécontents d'en avoir parcouru une version raccourcie (deux heures en tout) car l'originale aurait sans doute été trop longue.
Pour clore l'après-midi, nous poussons en voiture jusqu'à la plage de Bussaghia aperçue depuis les hauteurs de Bocca Lenzana, une plage de galets roulés par les vagues.
La paillotte de plage n'étant pas encore opérationnelle, retour à Porto pour un verre chez le glacier des Flots Bleus.
Notre séjour à Porto s'achève par un nouveau dîner au Monte Rosso surtout pour les talents musicaux de Gilbert. Demain, route vers le golfe de Valinco et Tizzano.
Le Château fort

Premier mai au Capu di Muru
J4 : Jeudi 1er mai 2014
Grand ciel bleu ce matin. Dommage que ce début de matinée soit prévu pour rouler. En effet, après un dernier coup d'œil sur les roches rouges de Piana, nous prenons la route dès 8 h 30 pour rejoindre le golfe de Valinco.
Dernière image des Calanche ! On distingue les premiers bateaux menant les touristes vers la réserve de Scandola. Cloués au port depuis trois jours en raison de la météo, ils sont à nouveau de sortie.
Ce soir, nous sommes attendus à Tizzano mais avant, nous voulons prendre le temps de découvrir le Capu di Muru, élancé entre le golfe d'Ajaccio et celui de Valinco. C'est un coin que nous n'avions encore jamais exploré lors de nos précédents séjours. Après en avoir vu des photos, il était impensable de ne pas y faire un détour.
Il est presque midi quand nous atteignons le parking, déjà saturé, de Cascionu. Précisons qu'il fait très beau, que nous sommes le premier mai et que le stationnement ne comprend pas plus de 5 ou 6 places. En saison, ça doit être infernal !
Après un rapide pique-nique à l'ombre d'un énorme eucalyptus (c'est déjà ça de moins à porter), nous nous mettons en route vers le premier point d'intérêt du cap : sa tour génoise.
Achevée en 1599, elle fait partie d'un ensemble de six unités défensives réalisées au XVIème siècle sur la demande des populations alentours.
Sa terrasse sommitale offre au promeneur un belvédère de premier choix avec un panorama exceptionnel sur le golfe d'Ajaccio (on devine la capitale corse au loin) et sur la mer aux eaux turquoises en contrebas.
Si la plupart des randonneurs se contentent de visiter la tour et puis s'en vont, le cap offre bien plus d'attraits à ceux qui poursuivent la balade.
Alors bien sûr, nous poursuivons ;-)… vers la Casa di Capu Muru d'abord, une belle bâtisse qui servait de logis à des agriculteurs et où l'on fabriquait autrefois du fromage.
Un peu plus loin, des amateurs d'ornithologie nous mettent sur la voie de… ces Guêpiers d'Europe au plumage chatoyant. Sans eux et leur appareil photo à rallonges, nous serions passés à côté.
Quittant maintenant la crête par un défilé rocheux livré au maquis , nous trouvons en bord de mer un univers aride et fantasmagorique, peuplé de taffoni étranges, modelés par la force du vent et de la mer.
Notre imagination vagabonde au gré des chaos rocheux. Marteau ? Bateau échoué ? Champignon ? Monstres ? Profils inquiétants ? Foule de curieux ?
Seul, à l'horizon, la légèreté d'une voile, apporte un peu de douceur à ce monde brut de granit.
Au pied du phare, dans cette ambiance tourmentée, les pêcheurs ont construit une chapelle et sont allés jusqu'à planter oratoires et crucifix au sommet des rochers les plus escarpés afin que la Madonuccia les protège du naufrage. Un lieu de paix et de recueillement témoignant de la ferveur de la population locale !
Le sentier poursuit ensuite plus classiquement le long de la côte, dévoilant de petites criques rocheuses aux eaux cristallines. J'ai hâte de m'y baigner.
Mais la sente à peine visible menant à la Cala di Muru n'est pas facile à trouver. Sa balise toute rouillée cachée dans un fouillis d'arbustes a dû induire en erreur plus d'un promeneur. Nous finissons néanmoins, après quelques égarements, à atteindre la plage bien cachée, ramenant au passage d'autres randonneurs sur la voie.
Au bord de l'eau, de petites touches noires retiennent notre attention. De loin, on dirait des moules !
Des moules ? Pas vraiment !
En y regardant de plus près, elles ressemblent à de petits radeaux à voile.
Nous l'apprendrons plus tard, ce sont des vélelles, des cousines des méduses, en fait une colonie de polypes spécialisés. Elles s'échouent par centaines sur les plages au printemps et au début de l'été dégageant une odeur certaine.... La Corse ainsi que les côtes italiennes ont dû faire face à un phénomène de recrudescence en ce début mai.
En tout cas, cela ne nous a empêchés de prendre en ce premier mai notre premier bain de mer de l'année. L'eau était fraîche (14/15 degrés), température comparable à celle de Bretagne en plein été. Après plusieurs heures de marche, ça fait un bien fou.
Bien détendus, nous pouvons attaquer la fin de la randonnée. Et pour ce final, il valait mieux être d'attaque. Le guide Rother avait prévenu que le chemin était embroussaillé, c'est peu dire, il est complètement envahi. J'ai beau marcher les bras en l'air, je me fais lacérer tous les membres par les buissons.
Mais ce final un peu délicat n'a pas réussi à entacher le caractère exceptionnel de la randonnée. Nous avons été conquis par le Capu di Muru, par sa tour, ses amas rocheux, et sa plage bien cachée. Encore une superbe journée !
En tout 10 km, 250 mètres de dénivelé, 5 heures, pauses et baignade comprises.
Il nous faudra encore deux bonnes heures pour rejoindre Tizzano. Que les petits trajets corses sont longs !
Mais à l'hôtel du Golfe nous serons choyés. Dès notre arrivée, Gilles le patron attrape nos deux valises pour les monter au premier étage où se trouve notre chambre (des habitudes perdues autre part).
Une chambre douillette équipée d'un frigo (un excellent point !) avec balcon et vue sur le golfe de Valinco (au premier plan, une nappe de vélelles).
Pour le dîner, Gilles nous recommande le restaurant "Chez Antoine" dans le village, un excellent choix, aussi bien pour le service que pour le cadre et le contenu des assiettes. Macarons à la framboise en dessert… On reviendra !
Distance parcourue en voiture dans la journée : 185 km
Près du Capu di Muru
De Tizzano à Senetosa et à Cala di Conca par le sentier du littoral
J5 : Vendredi 2 mai 2014
Je pressentais que nous allions être choyés à Tizzano. Notre impression se confirme dès le petit déjeuner. Pour le même prix que celui servi à Porto (en Corse, les petits déjeuners ne sont pas compris dans le prix de la nuitée), il est plus consistant, plus varié et les produits proposés sont de bien meilleure qualité.
En revanche, côté météo, c'est plutôt tristounet ce matin. Les nuages, cantonnés à l'intérieur de l'île jusqu'à présent, sont en train de déborder sur le littoral, donnant même un peu de pluie.
Mais finalement le proverbe islandais "si le temps ne te plaît pas, attends cinq minutes" pourrait tout autant s'appliquer dans le cas présent. Il a suffi d'attendre un peu et effectivement… vers 10 heures, le soleil pointe son nez.
Inutile de faire beaucoup de route, la randonnée prévue débute à Tizzano. Nous aurions même pu partir de l'hôtel mais un petit préacheminement en voiture nous fait économiser deux fois trois quarts d'heures de marche, ce qui n'est pas rien dans une randonnée estimée à 16 kilomètres.
Après avoir garé notre petite DS sur le parking de la paillotte de la Cala di Barcaju nous commençons notre parcours pédestre.
Là encore nous aurions pu poursuivre jusqu'au parking récemment aménagé par le Conservatoire du littoral, ce même gestionnaire ayant un peu brouillé les pistes au départ en modifiant les accès (par rapport aux indications lues dans le Rother)
Bref, après quelques tâtonnements, nous voilà sur la bonne voie en compagnie d'un autre couple bien content de profiter de notre documentation. En fonction de nos arrêts photo réciproques, ils vont nous devancer ou nous suivre un bon moment.
Dès le début, cette jolie plage va nous retenir un instant, notamment pour ce dallage évoquant le "pavé d'église " islandais de Kirkjubaejarklaustur. Mais les gourmands pourraient aussi y voir des petits pains carrés farinés ;-)
A la Cala Longa, première difficulté du parcours. Au fond de cette crique sableuse, il s'agit de traverser une accumulation de posidonies baignant dans l'eau de mer. Le passage est délicat si l'on veut éviter de mouiller ses chaussettes. Nos corandonneurs abdiquent. A partir de ce moment-là, nous poursuivons seuls et ne verrons plus personne jusqu'au retour à ce point précis dans l'après-midi.
Pourtant, c'est là que commence la partie la plus intéressante… avec tous ces guetteurs de pierre jalonnant l'itinéraire : à terre, le fantôme à la cagoule et l'ours, en mer l'écueil de la dent du bandit et le rocher de la tortue, indique le document du Conservatoire du littoral.
Le fantôme à la cagoule, serait-ce celui-ci ?
Ou bien celui-là ?
En tout cas, il n'y a pas d'erreur possible pour le rocher à la tortue, c'est sans hésitation celui-ci !
Quant à l'écueil de la dent du bandit, nous ne l'avons pas vu, à moins que ce soit celui-là. Moi, il m'évoque plutôt un monstre marin pataugeant dans les flots.
Surplombant le monstre des mers, on aperçoit maintenant le phare de Senetosa, original par ses deux tours blanches culminant à une quinzaine de mètres de hauteur. Allumé en 1892 et éclairant à 22 miles vers le large la route maritime entre le golfe d'Ajaccio et Bonifacio, il a connu jusqu'en 2008 plusieurs générations de gardiens.
Nous dépassons le cap, poursuivant le long de cette côte rocheuse très découpée.
A l'approche de la Cala di Conca, le maquis prend des airs de jardin d'agrément aux buissons bien taillés. Est-ce l'œuvre d'un jardinier zélé du Conservatoire du littoral ou tout simplement celle de Dame Nature ? Bluffant en tout cas.
Une pause à Conca est alors bienvenue. Il est déjà 14 heures. Après notre pique-nique, nous laissons notre baguette de pain rassise aux goélands mais c'est un corbeau qui en profite.
Le sentier du littoral continue jusqu'à Campomoro, encore une quinzaine de kilomètres en plus, mais pour nous, il est l'heure de faire demi-tour.
Le retour se fait par la variante U Truonu, à distance de la côte, nous permettant de monter jusqu'à la tour de Senetosa. Construite en 1609 et dirigée traditionnellement par des notables sartenais accompagnés de quelques soldats, elle sera abandonnée en 1713 pour ne servir que de signal.
Hervé combat son vertige en grimpant par une échelle de fer jusqu'au sommet afin de nous ramener cette vue sur les alentours.
Après nous être focalisés sur la côte à l'aller, nous prenons à présent le temps d'explorer les zones humides cachées derrière les cordons dunaires pour y découvrir iris et orchidées sauvages.
Après toutes ces découvertes reste à réitérer l'exploit d'hier, nous tremper dans l'eau de la Cala di Murta Spana, sous l'œil ébahi de quelques touristes encapuchonnés. Avec tous ces kilomètres dans les jambes, nous avons bien chauffé et cette baignade tombe à point pour faire baisser notre température corporelle. L'eau est délicieuse !
En tout : 17,5 km avec 500 mètres de dénivelé, 7 heures en tout dont 5 heures et demie de marche effective.
Après avoir pris l'apéro offert par le patron, comme tous les soirs, il est l'heure de nous enquérir d'un lieu pour dîner.
Puisque "chez Antoine" nous a donné entière satisfaction hier, pourquoi changer ? Le seul petit changement concerne l'emplacement de notre table. Si hier il était supportable de s'attabler en terrasse, ce soir un petit vent frais nous fait opter pour la salle. Le dîner, lui, est toujours à la hauteur ! Jamais deux sans trois ? On avisera demain.
Distance parcourue en voiture dans la journée : 7 km
Sur le sentier de Tizzano à la Cala di Conca
L'Uomo di Cagna et les menhirs de Cauria
J6 : Samedi 3 mai 2014
Ce matin, le très beau temps sur la côte laisse espérer des conditions similaires dans l'arrière-pays alors profitons-en. Dès 9 heures, direction le village de Monaccia d'Aullène puis le hameau de Giannuccio à 50 km de notre base. Nous espérions trouver du ravitaillement sur le trajet mais rien. Tant pis, il nous reste bien quelques friandises à grignoter, ça devrait suffire.
Nous sommes tout étonnés d'être les premiers sur le parking, d'autant que nous sommes samedi. Il est sans doute encore un peu tôt.
Le but de cette journée est de revoir l'Uomo di Cagna, un énorme bilboquet rocheux, un "Balanced Rock" corse, en équilibre instable à 1217 mètres d'altitude, visible à des kilomètres à la ronde et point de repère autrefois pour la navigation.
Une randonnée que nous avions déjà réalisée en 1998 avec nos enfants alors âgés de 10 et 13 ans. Plus de 15 ans plus tard, c'est l'occasion de vérifier si contrairement à nous l'Uomo n'a pas changé.
Altitude de départ : 470 mètres.
Contrairement au littoral, le ciel est ici légèrement voilé.
La montée est douce sur un sentier bien tracé, se faufilant à l'ombre des bruyères et des chênes verts. A nos pieds, le village de Giannucio.
Déjà, plusieurs rochers révèlent les silhouettes insolites d'une ménagerie rocheuse et d'un peuple de pierre qui annoncent leur maître commun, le fameux Uomo.
Ici, une armée de cavaliers casqués veille sur son roi.
Là, c'est le loup du Petit Chaperon rouge qui monte la garde.
Au bout d'une heure, le sentier pénètre sous les pins maritimes tandis qu'au loin on aperçoit déjà le rocher vacillant.
Au sortir de la pinède, la partie se corse. L'Uomo se mérite et le parcours final est semé d'embûches.
D'abord, des blocs rocheux disséminés dans un enchevêtrement d'arbustes qu'il faut franchir en s'aidant des mains. Autant ranger les bâtons de marche, ils nous handicapent plus qu'autre chose. Certains troncs sont complètement lisses à force que les randonneurs s'y agrippent.
A ce stade, un message d'encouragement ne fait pas de mal !
Puis les arbres se raréfient, la végétation se rabougrit. Nous entrons dans un monde minéral dominé par l'Uomo di Cagna.
Mais s'en approcher réclame encore quelques efforts supplémentaires.
Non, nous n'y sommes pas encore. Celui-ci n'est qu'un de ses subalternes.
Finalement, le balisage nous conduit d'abord de l'autre côté de la crête jusqu'à un portail rocheux. Nous sommes les premiers sur le site. Il est près de 13 heures.
Profitons-en pour manger un petit morceau, surtout qu'entre temps, le ciel s'est couvert et qu'il commence à pleuvioter.
C'est à ce moment-là qu'une famille avec deux enfants accompagnée d'un chien nous rejoint.
Le père et sa fille tentent de se rapprocher de la tête de l'Uomo. Rappelons que la première ascension de l'Uomo (avec des cordes) date de 1970 seulement.
Quant à nous, en raison des nuages qui progressent, nous préférons ne pas insister et rebrousser chemin au plus vite, nous contentant de lui tirer le portrait au téléobjectif.
Pourtant, en 1998, je posais juste sous son épaule !
Bilan : il n'a pas pris une ride. Quant à moi, c'est une autre histoire ;-)
A 15 h 15, nous sommes de retour à la voiture, ravis d'avoir pu refaire cette randonnée après tant d'années.
En tout : 10 km, 850 mètres de dénivelé et 5 heures pauses comprises.
Comme il est encore tôt, je persuade Hervé de faire un arrêt sur le trajet du retour au site mégalithique du plateau de Cauria, non loin de Tizzano. Il accepte à condition qu'il n'y ait pas de marche à faire. Juste des arrêts photo, lui ai-je promis.
Il faut quand même marcher un peu, près cinq kilomètres en tout, mais chut… faut pas le dire !
Arrivé au parking, il rouspète un peu puis finit par m'emboîter le pas pour voir à quoi ressemblent ces pierres mégalithiques.
Ma foi, sans être renversants, ils ont une bonne bouille et offrent une caution culturelle à ce séjour essentiellement tourné vers la nature.
Mais finalement plus que les pierres, ce sont des arbres remarquables dans un environnement bucolique qui vont nous inspirer.
Un chêne taillé par le vent !
Un autre noyé dans une mer d'asphodèles !
Enfin ce magnifique chêne-liège !
C'est sur ces images de colosses que nous rentrons à Tizzano. Comme hier, Gilles nous offre l'apéritif, accompagné de fèves crues fraîchement cueillies (surprenant mais très bonnes !)
Mais contrairement aux soirs précédents, nous faisons faux-bond à Antoine en choisissant son voisin mitoyen, l'Escale. Un dîner express avec formule veau aux olives et tarte aux pommes (une cuisine familiale pour un bon rapport qualité/prix) qui nous permet d'assister à notre retour aux dernières lueurs du soleil couchant.
Distance parcourue en voiture dans la journée : 115 km
L'Uomo di Cagna
Du sentier des Bruzzi aux falaises de Bonifacio
J7 : Dimanche 4 mai 2014
Il est temps de quitter Tizzano pour une nouvelle étape. Pour les trois prochaines nuits, nous avons une réservation à Bonifacio, ville incontournable de l'Extrême Sud corse que nous prendrons plaisir à revoir.
Moins de 70 kilomètres nous en séparent mais en cours de route, nous comptons emprunter quelques chemins de traverse.
C'est ainsi qu'à hauteur de Pianotolli, nous prenons la direction de la mer afin de rejoindre la presqu'île faisant face aux îles des Bruzzi où le Conservatoire du littoral a balisé un circuit de randonnée de deux heures.
A 10 h 15 nous sommes à pied d'œuvre. Il fait beau malgré la présence de quelques nuages.
Très vite, le regard permet d'embrasser le spectacle de cette péninsule déchiquetée où cistes et arbousiers dégringolent jusqu'à la mer.
Chaque baie rocheuse nous dévoile son lot de surprises.
Ici… un genévrier solitaire tente de résister tel un désespéré aux assauts du vent et des vagues.
Là… Vénus de granite et destrier sauvage ont investi cet écueil protégé.
Puis, au détour du sentier, quelle ne fut notre surprise de rencontrer la même famille qu'hier à l'Uomo di Cagna. Il faut croire que la Corse est petite.
Alors qu'ils se posent sur la plage pour pique-niquer, nous pressons le pas, le ciel se couvre de plus en plus sur l'arrière-pays. Des coups de tonnerre annonciateurs d'orage résonnent dans la montagne.
Nous terminons le parcours au pas de course et sous la pluie. En arrivant à la voiture, nous échappons de justesse au déluge.
Bien calfeutrés dans notre voiture, nous poursuivons sous des trombes d'eau en direction de Bonifacio, jusqu'à l'Ermitage de la Trinité qui devait être le point de départ de notre balade de l'après-midi.
Il pleut toujours. Nous hésitons… avant d'annuler purement et simplement cette deuxième randonnée.
Mais avant de quitter l'ermitage, nous ne manquons pas de profiter de la très belle vue qu'offre le site sur la Ville Haute de Bonifacio. Le bâtiment à plusieurs étages qui se détache à droite sur la photo, c'est l'hôtel Santa Teresa que nous avons retenu. 795 C'est finalement là que nous nous replions en attendant que la pluie cesse.
Waouh ! Très bel hôtel dans la Ville Haute. Chambre design, très cosy, avec balcon et vue sur les falaises jusqu'au phare de Pertusato. Nous adorons !
Mais déjà les dernières gouttes de pluie font place à un ciel de plus en plus bleu, nous arrachant très vite à notre chambre.
C'est parti pour une nouvelle découverte de la "capitale pittoresque de la Corse" avec ses falaises crayeuses, taillées par le vent et les embruns, sur lesquels les Génois ont construit un fort et toute une ville fortifiée, ceinte par trois kilomètres de remparts.
Et au pied de la ville, un fjord, un goulet, bref une calanque qui fait de Bonifacio un des plus beaux mouillages de Méditerranée.
Une cité à ne pas manquer !
Nul besoin d'aller bien loin pour jouir des meilleures vues.
Juste à côté de l'hôtel, la promenade St François permet de balayer du regard les falaises blanches jusqu'à la pointe Sud de la Corse.
A l'opposé, le chemin de ronde fait face au phare de la Madonetta, trônant fièrement à l'entrée du port.
Puis la balade se poursuit dans la vieille ville au gré des ruelles et des placettes, entre églises et chapelles, entre bastion et citadelle, entre remparts et fortifications jusqu'au soir.
Enfin, au hasard d'une rue, dans une petite maison accrochée à la falaise, une petite salle à manger de six tables chez U Castillè nous tente vraiment. En réservant la seule table près de la fenêtre, nous prenons le temps d'apprécier le dîner tout en profitant de la vue.
Ce séjour à Bonifacio s'annonce sous le meilleur jour !
Distance parcourue en voiture dans la journée : 74 kilomètres.
Sur le sentier des Bruzzi
Du sommet de la Vacca Morta aux plages de Porto-Vecchio
J8 : Lundi 5 mai 2014
Un hôte un peu particulier s'invite à notre table de petit déjeuner, quémandant quelques miettes par la fenêtre ouverte.
Soleil et ciel bleu de bon matin nous incitent à privilégier une randonnée en montagne, près du petit village de L'Ospédale, à 50 kilomètres de Bonifacio.
Comme nous ne serons pas loin de Porto-Vecchio, il est prévu au retour de passer par l'une des plus belles plages de la région, celle de Palombaggia.
Mais tout d'abord, mettons le cap sur L'Ospédale et sa Punta di a Vacca Morta. C'est une randonnée que nous pensons déjà avoir faite en 2002 : on en garde une impression générale positive bien que l'on ne se souvienne pas vraiment des détails.
Alors c'est à la fois pour tester notre mémoire et la rafraîchir que nous l'entreprenons.
Le village de L'Ospédale ne nous est pas inconnu. En effet en le traversant il apparaît clairement que nous sommes déjà passés par là.
Mais à l'époque on a dû débuter la randonnée au refuge local en se contenant d'un aller/retour à la Punta di a Vacca Morta. Aujourd'hui en revanche, nous avons prévu une variante en boucle proposée par le guide Rother dont le point de départ se trouve au col de Mela.
Le col culmine à plus de 1000 mètres, c'est l'altitude de départ la plus élevée de toutes nos randonnées du séjour.
Un petit pull n'est pas de trop au démarrage, pull qui sera rapidement remisé au fond du sac dès que le soleil va prendre un peu de hauteur.
La progression est agréable, presque sans effort, entre pins, maquis et bouquets d'hellébores.
C'est ainsi qu'au bout d'une heure nous voyons déjà se profiler la croix sommitale.
Là-haut, la vue est incroyable : à l'est le golfe de Porto-Vecchio, au nord le barrage de L'Ospédale et le massif de Bavella et à l'ouest le golfe de Valinco.
Au loin, les plus hauts sommets de l'île sont encore enneigés.
Vue sur le lac de retenue de L'Ospédale (au premier plan) et le golfe de Porto-Vecchio à l'arrière-plan.
Finalement, une randonnée facile avec un excellent rapport panorama/difficulté qui la rend accessibles aux familles, nombreuses sur place ce jour-là.
On se bouscule presque au sommet !
Quant à nous, il nous reste à boucler le tour en commençant par une descente raide et pierreuse jusqu'au refuge de Cartalavonu. De là, nous longeons la route pendant un kilomètre avant de traverser une pinède par le "sentier des taffoni".
Dans la forêt, le sous-bois est tapissé de cyclamens et de violettes.
Retour au col de Mela à 13 h 30. Bilan : 8 kilomètres, 400 mètres de dénivelé, 3 heures pauses comprises.
La température en forêt ne dépassant pas 14 à 15 degrés, nous sommes impatients d'aller nous réchauffer sur le littoral. Au fil de la descente entre L'Ospédale et Porto-Vecchio, nous voyons le thermomètre grimper à vue d'œil pour finalement afficher 23 degrés en bord de mer.
Le projet de l'après-midi est de se baigner et de se poser sur l'une des plus belles plages de Porto-Vecchio voire de la Corse, en tout cas notre préférée, celle de Palombaggia.
Mais les accès aux plages ont dû être modifiés en dix ans. Nous avons un peu de mal à reconnaître les lieux, surtout que cette fois-ci nous arrivons par l'accès sud de la route de Picovaggia alors qu'habituellement nous accédions par le nord.
Finalement, nous nous sommes arrêtés à la plage de Tamaricciu, sublime par ailleurs, sans doute aussi belle que sa voisine Palombaggia.
Pins parasols et rotonde, plage de sable blanc et côte rocheuse abritée, eaux turquoises, déployés en contrebas d'un maquis serré contribuent à faire de ce site un endroit absolument idyllique.
Dans ce contexte, impossible de résister ! Le photographe abandonne aussitôt son appareil pour se jeter à l'eau. J'en fais de même… après avoir rangé l'appareil photo ;-)
Puis après la baignade, une petite séance de bronzette ne fait pas de mal, histoire de renouveler son stock de vitamine D après l'hiver.
Enfin, avant le retour à Bonifacio, nous avions envie de revoir la plage de Rondinara, dont nous gardions le souvenir d'une magnifique plage toute ronde. Elle est certes très belle aussi, mais un cran au-dessous de celle de Tamaricciu.
Allez, pour finir en beauté, une dernière vue de Tamaricciu… pour le plaisir des yeux !
Une très belle journée estivale qui se finit sur les Terrasses d'Aragon à goûter des spécialités corses : raviolis au brocciu et fiadone !
Distance parcourue en voiture dans la journée : 121 km
Plage de Tamaricciu (Porto-Vecchio)
Bonifacio : du col St Roch au phare de Pertusato
Mardi 6 mai 2014
Aujourd'hui matinée sans voiture : nous partons directement depuis notre hôtel.
Après avoir rejoint le col St Roch au pied du Bastion, nous empruntons le chemin qui s'étire en bordure de falaise et file jusqu'au sémaphore, puis jusqu'au phare.
C'est une balade que nous avons sans doute déjà faite en novembre 2002 mais au printemps elle présente un intérêt différent, tout en offrant des vues fabuleuses sur Bonifacio.
Dès le début du sentier, la ville se laisse admirer dans la lumière matinale.
Puis un peu plus loin, c'est le "Grain de sable" qui se dore au soleil ! Morceau décroché de la falaise et planté dans la mer, il est devenu un îlot.
Toujours aussi attrayante d'encore plus loin !
Pourtant à cette distance, avec un coup de zoom, l'hôtel Santa Teresa semble tout proche.
Après avoir dépassé le sémaphore, cap sur la pointe extrême de la Corse, le Capu Pertusatu où nous sommes étonnamment… seuls !
Mais plus que le cap ou le phare, c'est la plage en contrebas qui nous attire, celle de St Antoine.
Plutôt que d'y accéder en faisant le tour, Hervé nous fait passer au plus direct, par une descente un peu scabreuse à flanc de falaise. Heureusement qu'il y a quelques racines pour s'agripper !
La plage est merveilleuse et ce navire de pierre échoué donne un cachet supplémentaire à ce ruban de sable.
Nous nous attardons les pieds dans l'eau pendant un long moment. La Sardaigne semble si proche qu'on pourrait presque la toucher et les îles Lavezzi sont à un jet de pierre. L'endroit est paisible, la mer calme, le sable doux, l'eau claire… c'est le bonheur !
Une douce rêverie qu'il va être dur d'interrompre pour reprendre le chemin du retour sur lequel les promeneurs se suivent maintenant en file indienne ou… presque !
Quant à nous, nous en profitons pour observer les fleurs qui se déclinent en bouquets roses et jaunes de part et d'autre du sentier.
En jaune et rose, toute un assortiment de variétés !
Enfin, à l'approche de la ville, une dernière vue sur ces maisons typiques agglutinées à la falaise et dont on se demande par quel mystère elles tiennent toujours.
Une très belle randonnée, absolument incontournable lors d'un séjour à Bonifacio.
En tout 10 km, 300 mètres de dénivelé, 4 heures et demie depuis notre hôtel, pauses comprises.
Avec 24 degrés à l'ombre, quoi de mieux qu'un coin de plage pour l'après-midi. Alors direction Piantarella (en voiture) puis la plage de Petit Sperone (à pied) pour un repos bien mérité.
On se croirait presque en été !
On ne peut pas quitter Bonifacio sans goûter la spécialité locale, les fameuses aubergines à la bonifacienne. Alors en entrant au Stella d'Oro, le choix du plat est vite fait et nous ne le regretterons pas !
Distance parcourue en voiture dans la journée : 18 km
Plage de St Antoine (Bonifacio)
Un dernier détour à Campomoro avant le retour à Ajaccio
J10 : Mercredi 7 mai 2014
Toutes les bonnes choses ont une fin, c'est déjà le dernier jour de notre équipée corse. Avant le retour à Ajaccio en début d'après-midi, nous disposons d'un peu de temps à consacrer à une dernière randonnée mais compte tenu des temps de trajet il ne faudrait pas excéder deux heures de marche.
Ça tombe bien, dans ma sélection de balades, il y en a une qui fait pile cette durée… à la pointe de Campomoro à mi-parcours entre Bonifacio et Ajaccio. Alors en route !
Si le début du trajet vers Campomoro se fait sur la N196 très roulante, la suite est une succession de petites routes étroites et sinueuses typiquement corses.
Au bout d'une heure et demie, la pointe rocheuse coiffée de sa tour génoise massive s'offre enfin au regard.
Un village attachant, une belle plage de sable, quelques barques de pêcheurs, quelques voiles multicolores : le décor est planté. Les chaussures sont aussitôt enfilées pour fouler les derniers arpents corses.
En faisant le tour de la pointe, le contraste entre les paysages est saisissant : à l'est, bien à l'abri de la forteresse génoise, le maquis s'élève à la recherche de lumière alors qu'à l'ouest, tournée vers le large, la végétation n'a pas loisir à grandir.
Là, dans l'anse des Génois, ce sont toujours ces fameux taffonis qui règnent en maîtres, offrant au promeneur leurs silhouettes tourmentées.
Bien que la balade se poursuive indéfiniment le long du littoral, il est temps pour nous de l'interrompre en coupant par les terres via la boucle I Pozzi qui, entre murets et bergeries, nous livre les clés d'un passé agricole datant d'une centaine d'années .
Nous sommes pile dans les temps. Après un pique-nique sur la plage, suite du trajet en voiture vers Ajaccio où nous avons prévu d'arriver vers 15 heures.
Au col St Georges, nous reconnaissons l'auberge dans laquelle nous avions fait étape sur le Mare a Mare en 2007.
A 15 h 30, nous nous garons devant l'hôtel San Carlu à Ajaccio : pari (presque !) tenu !
En face de la Citadelle, tout près des quais et à deux pas de la vieille ville, l'hôtel San Carlu est extrêmement bien situé et la chambre à notre goût.
De la citadelle, possession militaire, nous ne verrons pas un seul occupant mais assistons amusés au manège des ânes et aux acrobaties des chèvres dans le fossé qui l'entoure ;-)
La fin de l'après-midi nous laisse le temps de flâner sur le bord de mer, de nous perdre dans les petites ruelles de la vieille ville avant de trouver une bonne table pour ce soir.
Parmi les suggestions de notre réceptionniste, aucune ne nous inspire et c'est au feeling que nous choisissons le Bosco… nous avons bien fait !
Demain, retour sur le continent avec dans nos valises quelques confitures dont les parfums de figue, de myrte, de clémentine et de cédrat permettront tels des madeleines de Proust de prolonger le voyage pendant quelques temps encore.
Distance parcourue en voiture dans la journée : 157 km Distance totale sur l'ensemble du séjour : 850 km
Sur la pointe de Campomoro

Le mot de la fin
Impressions générales
Cela fait longtemps que nous sommes fans de la Corse, ce nouveau voyage n'a fait que renforcer notre sentiment. Nous avons adoré et n'avons qu'une hâte, y retourner !
Le temps a été agréable pendant ces dix jours même si par moments le soleil a parfois joué à cache-cache avec les nuages. Au final il n'y a eu que quelques heures de pluie qui ont eu peu d'impact sur nos activités.
Le choix de trois destinations pour dix jours a été parfait. On a pu réellement se poser à chaque fois deux journées pleines pour profiter des environs.
Nos coups de cœur
Tout, tout, tout !
Porto pour les roches rouges des calanques, Les sentiers littoraux du Capu Muru, de Senetosa et de Campomoro pour leurs tours génoises, leur maquis et leurs taffonis, L'Uomo di Cagna pour les souvenirs et le paysage, Bonifacio pour ses falaises blanches Porto-Vecchio pour ses plages idylliques La flore printanière à son apogée partout !
Un regret ?
Pas vraiment ! On savait que début mai nous avions peu de chance de pouvoir nous aventurer au centre de l'île. Le choix de rester sur le littoral a été payant.
Il faudra incontestablement revenir, la Corse a encore tant de merveilles à offrir… et nous sommes loin d'avoir épuisé tout notre guide de randonnées ;-)
A propos du véhicule, de l'itinéraire
Avec seulement 850 kilomètres en 10 jours, nous avons opté pour un parcours tranquille.
La petite DS3 était donc suffisante. Côté consommation elle était plutôt économe avec une consommation d'à peine 50 litres avec une conduite apaisée pour l'ensemble du voyage.
A propos des hébergements
Ils ont tous parfaitement répondu à nos attentes : belle situation, charme et qualité.
Néanmoins, petit coup de gueule pour le Santa Teresa à Bonifacio dont le prix du petit déjeuner est vraiment excessif.
En revanche, coup de chapeau pour l'hôtel du Golfe à Tizzano où en plus de la situation de l'hôtel, du confort de la chambre, de la qualité du petit déjeuner à prix raisonnable, nous avons eu un accueil sincère et chaleureux.
Ouvrages et sites Internet utiles
Ouvrages :
Pour randonner en Corse, l'indispensable petit livre rouge… le guide Rother référençant 75 randonnées entre mer et montagne.
Sites Internet : Le site de Jérôme Rattat présentant de magnifiques photos issues de ses voyages en Corse.
Le site du Conservatoire du littoral avec des documents PDF à télécharger sur les sites classés par le gestionnaire.
Le site de la Réserve naturelle des Bouches de Bonifacio avec des documents PDF à télécharger décrivant les sentiers de cette réserve.
Le site RandoGPS avec des traces GPS en France en général, Corse y compris.
Un dernier mot…
Quand est-ce qu'on y retourne ?
En attendant : un nouveau fabuleux voyage se profile ! Rendez-vous dans quelques semaines en terre Viking ;-) Départ le 9 juin pour la Norvège !
https://sites.google.com/...uleuxvoyagesnorvege/
Astérolides maritimes
Le récit accompagné de photos et de cartes se trouve ici :
https://sites.google.com/site/retourencorse
Ci-dessous le texte seulement accompagné d'une petite sélection de photos.
...........................................................................................................................................................Présentation
Pour ces vacances de printemps, nous avons d'abord pensé à la Sardaigne avant de nous raviser pour nous tourner vers une valeur sûre, la Corse et ce…pour la septième fois.
Avec ses sommets imposants, ses torrents limpides et ses magnifiques lacs de montagne, avec ces côtes sauvages et ses criques idylliques, la Corse est à la fois le paradis des randonneurs et celui des amateurs de plages et de mer.
Pour nous, la preuve n'est plus à faire, cela fait longtemps que nous sommes tombés sous son charme !
D'ailleurs, elle n'a presque plus de secrets pour nous, après l'avoir sillonnée de long en large, de la mer à la montagne, à plusieurs reprises entre 1998 et 2004. Mais en dehors de notre dernier séjour réalisé en mai 2007 sur le sentier "Mare a Mare", nous ne gardons qu'un souvenir très ténu de certains lieux.
Le but de ce nouveau séjour est donc de nous rafraîchir la mémoire et de voir ou de revoir quelques-unes des destinations les plus emblématiques de l'île, principalement situées dans le Sud et l'Ouest.
Le voyage est prévu en avion et nous louerons une petite voiture sur place.
D'un précédent séjour en mai, nous avons retenu qu'à cette période le beau temps n'est pas encore garanti et que si nous voulions mettre toutes les chances de notre côté, il était préférable de rester sur le littoral.
C'est pourquoi nous retenons trois étapes où nous passerons à chaque fois trois nuits : à Porto, Tizzano et Bonifacio avec une arrivée et un départ d'Ajaccio.
Dix jours en tout du 28 avril au 8 mai 2014.
Au programme, des randonnées avec, pourquoi pas, des baignades si la météo le permet.
Alors prêts à nous suivre sur les chemins corses ?

Premières senteurs de maquis sur le sentier du Capu Rossu
J1 : Lundi 28 avril 2014
Avec un départ matinal de Paris-Orly, nous bénéficions dès notre arrivée d'une grosse demi-journée. Certes, la météo n'est pas des plus fameuses, il fait gris sur Ajaccio et, sur la montagne, c'est encore pire. A ce compte-là, il nous faut immédiatement renoncer à notre projet initial de revoir le lac de Creno, situé à plus de 1300 mètres d'altitude. Recentrons-nous plutôt sur la côte.
Alors après avoir récupéré notre voiture chez Citer (une DS 3 quasi neuve), fait quelques courses dans le centre commercial de Mezzavia, nous mettons le cap vers le nord-ouest sur la D81 en direction de Porto où nous logerons les trois nuits à venir.
80 kilomètres nous en séparent et sur les routes corses, il faut bien compter deux bonnes heures pour les parcourir. D'autant qu'il est midi et qu'un arrêt pique-nique s'impose dès la sortie d'Ajaccio afin de faire honneur à la charcuterie locale et nous mettre définitivement dans l'ambiance.
A hauteur de Sagone, la route suit les contours du golfe jusqu'à Cargèse. En raison de la météo perturbée, la mer est blanche d'écume si bien qu'on pourrait se croire sur les bords de l'océan à Swakopmund ! Une image étonnante tellement éloignée de la belle Bleue à laquelle on s'attend.
Après un dernier passage dans les terres, nous voilà arrivés à Piana peu après 14 heures. C'est là que nous attend notre première randonnée du séjour… au Capu Rossu.
En ligne de mire, une tour génoise dressée sur une falaise de porphyre rouge surplombant le golfe de Porto.
Sur le parking, des randonneurs se targuent d'avoir fait la balade en un peu plus de deux heures. Le guide Rother indique trois heures et le document du Conservatoire du littoral cinq, nous espérons nous situer dans la moyenne. De fait, nous ne sommes pas là pour battre un record alors mora… mora comme diraient les Malgaches, d'autant qu'il faut remettre notre machine en route.
Entre romarins, cistes et arbousiers, nous suivons le petit sentier rocailleux (en descente… facile !) tout en humant avec bonheur l'air parfumé du maquis et la brise marine chargée d'embruns.
Le spectacle est à la fois sur l'eau avec ces monolithes surgissant des flots et sur la terre avec ces brassées de fleurs garnissant le sentier.
Les asphodèles nous font une véritable haie d'honneur !
Plus loin, des murets nous rappellent, qu'en un temps pas si lointain, le cap aujourd'hui déserté, était habité. Des constructions en pierre appelées casettes servaient au stockage de la paille et du blé et servaient d'abri aux hommes et aux bêtes.
L'une d'entre elles a été rénovée récemment.
Un tunnel végétal qu'on croirait taillé en conséquence offre un peu d'ombre aux randonneurs de passage avant de s'engager dans l'assaut final vers la tour.
Construite sur une falaise de plus de 300 mètres de haut, la tour génoise de Turghiu offre à 360 degrés à la ronde une vue époustouflante sur le paysage environnant avec une impression d'être à l'extrémité du monde…
Dommage que les nuages soient venus obscurcir le tableau.
Mais la descente nous donne l'occasion de quelques jolies vues supplémentaires.
Et après un nouveau passage près de la maisonnette et de son aire de battage, nous sommes de retour à la voiture à 18 heures.
Pari tenu : un peu moins de 4 heures en tout pour 7,7 km et 500 mètres de dénivelé… une belle mise en bouche pour cette première journée corse.
Il n'y a plus qu'à rejoindre Porto en passant par la route des Calanche de Piana, un parcours qui n'a rien à envier à Zion ou à Bryce avec ses énormes colosses de granit rouge. On aura l'occasion d'y repasser alors aujourd'hui sous un ciel à nouveau nuageux on ne s'arrête que brièvement juste avant Porto.
Serrée autour de sa tour génoise usée par les vents et battue par les vagues, au fond d'un golfe extraordinaire taillé à flanc de montagne, toute une palette d'hôtels et de restaurants font de cette "marine" une base idéale pour découvrir la côte et l'arrière-pays.
C'est là que nous posons nos valises à l'hôtel des Flots Bleus dans une petite chambre rénovée, avec une grande terrasse garnie de chaises longues, pile en face de la fameuse tour génoise.
La mer est démontée mais le fracas des vagues est atténué par le double vitrage. Nous pourrons donc dormir sur nos deux oreilles.
Mais avant cela, il est temps de se mettre à table au restaurant tout proche, "la Mer". Le menu se laisse aisément deviner !
Entre l'entrée et le plat, nous abandonnons momentanément notre table pour mettre le coucher de soleil dans la boîte, un des plus beaux de la Méditerranée, dit-on ! Somptueux effectivement !
Kilométrage au compteur au départ : 489 km Distance parcourue dans la journée : 102 km
Tour génoise du Capu Rossu

Dans les Calanche de Piana : du Capu d'Ortu aux Roches bleues
J2 : Mardi 29 avril 2014
La météo prévoit aujourd'hui la plus belle journée de la semaine alors pas d'hésitation, c'est le jour idéal pour entreprendre la randonnée vers le Capu d'Ortu qui, avec ses 1294 mètres d'altitude, est le point culminant des Calanche de Piana.
Estimation : 6 à 7 heures aller-retour.
Pas de grand trajet à faire en voiture, le point de départ se trouve comme hier dans le village voisin, cette fois au stade de Piana.
Altitude de départ : 480 mètres.
A 9 h 45 nous sommes fins prêts ! Pour que le photographe ait un champ d'action facilité, c'est moi qui porte tout (en dehors du matériel photo, bien sûr) : deux vestes, le pique-nique et quatre litres d'eau. Aïe, ça pèse !
A l'extrémité du stade, nous commençons par traverser une jolie pinède piquetée de bleu par le romarin en fleurs. Le sentier prend tout doucement de la hauteur. Le sac à dos me laboure les épaules. Courage !
Une fois sortis de la forêt, le paysage devient plus minéral puis la montée s'intensifie en direction d'Ortu.
A partir de Bocca di Piazza, le sentier disparaît totalement, il faut maintenant s'orienter en suivant les cairns (et aussi la trace du GPS, ça aide !).
Mais en entrant au royaume des taffonis (= gros trous en corse), ces cavités sculptées dans la roche par le vent et l'eau, le parcours devient plus ludique.
En son temps, ces paysages ont inspiré Maupassant dans "Une vie": "… ces surprenants rochers semblaient des arbres, des plantes, des bêtes, des monuments, des hommes, des moines en robe, des diables cornus, des oiseaux démesurés, tout un peuple monstrueux, une ménagerie de cauchemar pétrifié par le vouloir de quelque dieu extravagant".
En voici quelques spécimens :
De pierre en pierre, de caillou en caillou, de cairn en cairn, de marche en marche, on a l'impression de se rapprocher du Capu mais à chaque étage il se dérobe encore un peu plus.
Pourtant, les premières vues sur la mer confirment que nous avons bien avancé ! Cela fait plus de deux heures que nous crapahutons.
Devant nous se présentent plusieurs couloirs rocheux de plus en plus étroits qu'il faut escalader en y mettant les mains. Hervé a pitié de moi et me déleste du sac à dos, je me sens alors légère comme un cabri corse et surmonte allègrement les dernières difficultés.
Nous y sommes enfin ! Il est 13 heures !
A nos pieds, la marine et la plage de Porto ainsi que toute la côte jusqu'au golfe de Girolata et la réserve de Scandola ! Splendide !
Après avoir passé une heure à nous sustenter et nous reposer, il est temps d'amorcer la descente qui s'étire, s'étire… à n'en plus finir.
Heureusement entre les vues panoramiques, les formations rocheuses remarquables et l'observation minutieuse de la flore, il y a de quoi s'occuper.
D'abord les fleurs…Orchidée, Ciste, Crocus
Encore des rochers "minces, ronds, tordus, crochus, difformes, fantastiques…" (Maupassant)
Une fois revenus à Bocca di Piazza, en optant pour la variante via les "Roches Bleues", il nous faut franchir une dernière chaîne de collines puis c'est l'ultime descente à travers une châtaigneraie avant le retour à Piana.
Une procession de pénitents nous coupe la route ;-)
Enfin le stade est en vue. Il est 17 heures. Nous sommes fourbus mais ravis.
Une randonnée exceptionnelle, une des plus belles de Corse selon les guides.
En tout : 13 km, 900 mètres de dénivelé, 7 heures, pauses comprises.
Sur le trajet du retour vers Porto, le chalet des Roches Bleues tombe à pic. Sa terrasse offre une pause rafraîchissante tout en bénéficiant des meilleurs points de vue sur les Calanche.
Plus tard, pour nous requinquer définitivement, nous nous attablons au "Monte Rosso", attirés à la fois par le monde (une salle pleine, c'est bon signe) et par les accords de guitare de Gilbert.
Dans la nuit, la tour génoise brille de mille feux sur fond de soleil couchant.
Distance parcourue dans la journée : 23 km
Taffoni sur le sentier du Capu d'Ortu

De Porto à Piana : Château fort et Bocca Lenzana
J3 : Mercredi 30 avril 2014
Nos muscles gardent la trace des 900 mètres de dénivelé d'hier. Nous ne sommes donc pas mécontents de voir le ciel s'obscurcir ce matin et même quelques gouttes de pluie toucher le sol de notre terrasse, nous donnant le prétexte d'une (petite) grasse matinée.
Une heure plus tard, les nuages se sont disloqués mais devant le temps toujours incertain, nous décidons de ne pas entreprendre de randonnée longue mais plutôt deux courtes, histoire de pouvoir battre en retraite si le temps devenait menaçant. Entre les deux, un retour à l'hôtel sera bienvenu.
Le point de départ, toujours situé entre Porto et Piana, est encore moins éloigné que celui d'hier.
Le sentier de la Tête du Chien au Château Fort est un parcours très fréquenté. Mais si certains s'y lancent endimanchés, il n'est pas aussi aisé que ne le laisse présager le panneau de départ indiquant trente petites minutes seulement.
En effet, on accède au Château fort par un sentier escarpé essentiellement en descente (il faudra donc remonter au retour ;-) à travers une galerie de rochers dont voici un exemplaire :
La Tête de Chien ? Non, j'y verrais plutôt une tête de poule !
Tout au bout, arrivée sur un plateau rocheux où la vue porte à la fois… .. sur le village de Piana joliment lové entre les roches rouges .. sur le Château fort, colosse de pierre pareil à une forteresse se dressant au dessus des flots d'un bleu profond .. sur l'ensemble du golfe de Porto.
Il est presque midi et à nouveau de gros nuages noirs n'augurent rien de bon. On sera mieux sur la terrasse de notre chambre pour observer l'évolution des conditions météorologiques. Finalement, ça s'arrange et en début d'après-midi, il est possible d'envisager une nouvelle sortie.
Après avoir étudié une carte IGN vieille de plus de 10 ans, nous pointons une boucle sur les hauteurs de Porto sans vraiment savoir si ce chemin existe toujours et si nous pourrons mener la randonnée à son terme. Nous partons donc un peu vers l'aventure.
Première difficulté : trouver le point de départ sur la D81 à la sortie de Porto, sur la route en direction de Calvi. Après un faux départ sur un semblant de trace envahie de ronces, nous étions sur le point d'abandonner quand, quelques mètres plus bas, Hervé découvre un accès via une corde.
Eureka, ça ne peut être que là !
Nous nous frayons un chemin entre genêts et cistes de Montpellier. Ces derniers sont couverts d'une sorte de mousse blanche, appelée crachat de coucou, et fabriquée par des larves de Cercopes.
Gloups, nos vêtements absorbent un peu de cette mousse au passage.
Sous ces arbustes, on trouve parfois le Citinet du Ciste qui vit à leurs pieds et le parasite.
Après avoir surplombé la mer pendant un moment, notre sentier débouche sur une voie carrossable presque verticale. On la suit jusqu'à 520 mètres d'altitude.
A cet endroit et comme prévu par notre bonne vieille carte, nous trouvons à droite un large chemin marqué d'un ruban, semblant aller dans la bonne direction.
Il permet une vue différente sur la baie, sur l'envers des Calanche… avant de nous ramener plus vite que prévu sur la fameuse piste carrossable que nous venions de quitter.
Sans plus chercher davantage, nous retournons sur nos pas jusqu'à notre point de départ, essuyant une deuxième fois les crachats de coucou mais découvrant au passage quelques fleurs remarquables.
De gauche à droite : Muscari à toupet (Muscari comosum), Pancrace d'Illyrie (Pancratium illyricum) Cyclamen sauvage (Cyclamen repandum) Hélianthème à gouttes (Tuberaria guttara)
Conclusion : le terrain a dû être modifié depuis l'édition de notre carte. Voici le tracé de notre balade (en rose l'aller, en jaune le retour) par rapport à celui envisagé (trace en noir).
Finalement, nous ne sommes pas mécontents d'en avoir parcouru une version raccourcie (deux heures en tout) car l'originale aurait sans doute été trop longue.
Pour clore l'après-midi, nous poussons en voiture jusqu'à la plage de Bussaghia aperçue depuis les hauteurs de Bocca Lenzana, une plage de galets roulés par les vagues.
La paillotte de plage n'étant pas encore opérationnelle, retour à Porto pour un verre chez le glacier des Flots Bleus.
Notre séjour à Porto s'achève par un nouveau dîner au Monte Rosso surtout pour les talents musicaux de Gilbert. Demain, route vers le golfe de Valinco et Tizzano.
Le Château fort

Premier mai au Capu di Muru
J4 : Jeudi 1er mai 2014
Grand ciel bleu ce matin. Dommage que ce début de matinée soit prévu pour rouler. En effet, après un dernier coup d'œil sur les roches rouges de Piana, nous prenons la route dès 8 h 30 pour rejoindre le golfe de Valinco.
Dernière image des Calanche ! On distingue les premiers bateaux menant les touristes vers la réserve de Scandola. Cloués au port depuis trois jours en raison de la météo, ils sont à nouveau de sortie.
Ce soir, nous sommes attendus à Tizzano mais avant, nous voulons prendre le temps de découvrir le Capu di Muru, élancé entre le golfe d'Ajaccio et celui de Valinco. C'est un coin que nous n'avions encore jamais exploré lors de nos précédents séjours. Après en avoir vu des photos, il était impensable de ne pas y faire un détour.
Il est presque midi quand nous atteignons le parking, déjà saturé, de Cascionu. Précisons qu'il fait très beau, que nous sommes le premier mai et que le stationnement ne comprend pas plus de 5 ou 6 places. En saison, ça doit être infernal !
Après un rapide pique-nique à l'ombre d'un énorme eucalyptus (c'est déjà ça de moins à porter), nous nous mettons en route vers le premier point d'intérêt du cap : sa tour génoise.
Achevée en 1599, elle fait partie d'un ensemble de six unités défensives réalisées au XVIème siècle sur la demande des populations alentours.
Sa terrasse sommitale offre au promeneur un belvédère de premier choix avec un panorama exceptionnel sur le golfe d'Ajaccio (on devine la capitale corse au loin) et sur la mer aux eaux turquoises en contrebas.
Si la plupart des randonneurs se contentent de visiter la tour et puis s'en vont, le cap offre bien plus d'attraits à ceux qui poursuivent la balade.
Alors bien sûr, nous poursuivons ;-)… vers la Casa di Capu Muru d'abord, une belle bâtisse qui servait de logis à des agriculteurs et où l'on fabriquait autrefois du fromage.
Un peu plus loin, des amateurs d'ornithologie nous mettent sur la voie de… ces Guêpiers d'Europe au plumage chatoyant. Sans eux et leur appareil photo à rallonges, nous serions passés à côté.
Quittant maintenant la crête par un défilé rocheux livré au maquis , nous trouvons en bord de mer un univers aride et fantasmagorique, peuplé de taffoni étranges, modelés par la force du vent et de la mer.
Notre imagination vagabonde au gré des chaos rocheux. Marteau ? Bateau échoué ? Champignon ? Monstres ? Profils inquiétants ? Foule de curieux ?
Seul, à l'horizon, la légèreté d'une voile, apporte un peu de douceur à ce monde brut de granit.
Au pied du phare, dans cette ambiance tourmentée, les pêcheurs ont construit une chapelle et sont allés jusqu'à planter oratoires et crucifix au sommet des rochers les plus escarpés afin que la Madonuccia les protège du naufrage. Un lieu de paix et de recueillement témoignant de la ferveur de la population locale !
Le sentier poursuit ensuite plus classiquement le long de la côte, dévoilant de petites criques rocheuses aux eaux cristallines. J'ai hâte de m'y baigner.
Mais la sente à peine visible menant à la Cala di Muru n'est pas facile à trouver. Sa balise toute rouillée cachée dans un fouillis d'arbustes a dû induire en erreur plus d'un promeneur. Nous finissons néanmoins, après quelques égarements, à atteindre la plage bien cachée, ramenant au passage d'autres randonneurs sur la voie.
Au bord de l'eau, de petites touches noires retiennent notre attention. De loin, on dirait des moules !
Des moules ? Pas vraiment !
En y regardant de plus près, elles ressemblent à de petits radeaux à voile.
Nous l'apprendrons plus tard, ce sont des vélelles, des cousines des méduses, en fait une colonie de polypes spécialisés. Elles s'échouent par centaines sur les plages au printemps et au début de l'été dégageant une odeur certaine.... La Corse ainsi que les côtes italiennes ont dû faire face à un phénomène de recrudescence en ce début mai.
En tout cas, cela ne nous a empêchés de prendre en ce premier mai notre premier bain de mer de l'année. L'eau était fraîche (14/15 degrés), température comparable à celle de Bretagne en plein été. Après plusieurs heures de marche, ça fait un bien fou.
Bien détendus, nous pouvons attaquer la fin de la randonnée. Et pour ce final, il valait mieux être d'attaque. Le guide Rother avait prévenu que le chemin était embroussaillé, c'est peu dire, il est complètement envahi. J'ai beau marcher les bras en l'air, je me fais lacérer tous les membres par les buissons.
Mais ce final un peu délicat n'a pas réussi à entacher le caractère exceptionnel de la randonnée. Nous avons été conquis par le Capu di Muru, par sa tour, ses amas rocheux, et sa plage bien cachée. Encore une superbe journée !
En tout 10 km, 250 mètres de dénivelé, 5 heures, pauses et baignade comprises.
Il nous faudra encore deux bonnes heures pour rejoindre Tizzano. Que les petits trajets corses sont longs !
Mais à l'hôtel du Golfe nous serons choyés. Dès notre arrivée, Gilles le patron attrape nos deux valises pour les monter au premier étage où se trouve notre chambre (des habitudes perdues autre part).
Une chambre douillette équipée d'un frigo (un excellent point !) avec balcon et vue sur le golfe de Valinco (au premier plan, une nappe de vélelles).
Pour le dîner, Gilles nous recommande le restaurant "Chez Antoine" dans le village, un excellent choix, aussi bien pour le service que pour le cadre et le contenu des assiettes. Macarons à la framboise en dessert… On reviendra !
Distance parcourue en voiture dans la journée : 185 km
Près du Capu di Muru

De Tizzano à Senetosa et à Cala di Conca par le sentier du littoral
J5 : Vendredi 2 mai 2014
Je pressentais que nous allions être choyés à Tizzano. Notre impression se confirme dès le petit déjeuner. Pour le même prix que celui servi à Porto (en Corse, les petits déjeuners ne sont pas compris dans le prix de la nuitée), il est plus consistant, plus varié et les produits proposés sont de bien meilleure qualité.
En revanche, côté météo, c'est plutôt tristounet ce matin. Les nuages, cantonnés à l'intérieur de l'île jusqu'à présent, sont en train de déborder sur le littoral, donnant même un peu de pluie.
Mais finalement le proverbe islandais "si le temps ne te plaît pas, attends cinq minutes" pourrait tout autant s'appliquer dans le cas présent. Il a suffi d'attendre un peu et effectivement… vers 10 heures, le soleil pointe son nez.
Inutile de faire beaucoup de route, la randonnée prévue débute à Tizzano. Nous aurions même pu partir de l'hôtel mais un petit préacheminement en voiture nous fait économiser deux fois trois quarts d'heures de marche, ce qui n'est pas rien dans une randonnée estimée à 16 kilomètres.
Après avoir garé notre petite DS sur le parking de la paillotte de la Cala di Barcaju nous commençons notre parcours pédestre.
Là encore nous aurions pu poursuivre jusqu'au parking récemment aménagé par le Conservatoire du littoral, ce même gestionnaire ayant un peu brouillé les pistes au départ en modifiant les accès (par rapport aux indications lues dans le Rother)
Bref, après quelques tâtonnements, nous voilà sur la bonne voie en compagnie d'un autre couple bien content de profiter de notre documentation. En fonction de nos arrêts photo réciproques, ils vont nous devancer ou nous suivre un bon moment.
Dès le début, cette jolie plage va nous retenir un instant, notamment pour ce dallage évoquant le "pavé d'église " islandais de Kirkjubaejarklaustur. Mais les gourmands pourraient aussi y voir des petits pains carrés farinés ;-)
A la Cala Longa, première difficulté du parcours. Au fond de cette crique sableuse, il s'agit de traverser une accumulation de posidonies baignant dans l'eau de mer. Le passage est délicat si l'on veut éviter de mouiller ses chaussettes. Nos corandonneurs abdiquent. A partir de ce moment-là, nous poursuivons seuls et ne verrons plus personne jusqu'au retour à ce point précis dans l'après-midi.
Pourtant, c'est là que commence la partie la plus intéressante… avec tous ces guetteurs de pierre jalonnant l'itinéraire : à terre, le fantôme à la cagoule et l'ours, en mer l'écueil de la dent du bandit et le rocher de la tortue, indique le document du Conservatoire du littoral.
Le fantôme à la cagoule, serait-ce celui-ci ?
Ou bien celui-là ?
En tout cas, il n'y a pas d'erreur possible pour le rocher à la tortue, c'est sans hésitation celui-ci !
Quant à l'écueil de la dent du bandit, nous ne l'avons pas vu, à moins que ce soit celui-là. Moi, il m'évoque plutôt un monstre marin pataugeant dans les flots.
Surplombant le monstre des mers, on aperçoit maintenant le phare de Senetosa, original par ses deux tours blanches culminant à une quinzaine de mètres de hauteur. Allumé en 1892 et éclairant à 22 miles vers le large la route maritime entre le golfe d'Ajaccio et Bonifacio, il a connu jusqu'en 2008 plusieurs générations de gardiens.
Nous dépassons le cap, poursuivant le long de cette côte rocheuse très découpée.
A l'approche de la Cala di Conca, le maquis prend des airs de jardin d'agrément aux buissons bien taillés. Est-ce l'œuvre d'un jardinier zélé du Conservatoire du littoral ou tout simplement celle de Dame Nature ? Bluffant en tout cas.
Une pause à Conca est alors bienvenue. Il est déjà 14 heures. Après notre pique-nique, nous laissons notre baguette de pain rassise aux goélands mais c'est un corbeau qui en profite.
Le sentier du littoral continue jusqu'à Campomoro, encore une quinzaine de kilomètres en plus, mais pour nous, il est l'heure de faire demi-tour.
Le retour se fait par la variante U Truonu, à distance de la côte, nous permettant de monter jusqu'à la tour de Senetosa. Construite en 1609 et dirigée traditionnellement par des notables sartenais accompagnés de quelques soldats, elle sera abandonnée en 1713 pour ne servir que de signal.
Hervé combat son vertige en grimpant par une échelle de fer jusqu'au sommet afin de nous ramener cette vue sur les alentours.
Après nous être focalisés sur la côte à l'aller, nous prenons à présent le temps d'explorer les zones humides cachées derrière les cordons dunaires pour y découvrir iris et orchidées sauvages.
Après toutes ces découvertes reste à réitérer l'exploit d'hier, nous tremper dans l'eau de la Cala di Murta Spana, sous l'œil ébahi de quelques touristes encapuchonnés. Avec tous ces kilomètres dans les jambes, nous avons bien chauffé et cette baignade tombe à point pour faire baisser notre température corporelle. L'eau est délicieuse !
En tout : 17,5 km avec 500 mètres de dénivelé, 7 heures en tout dont 5 heures et demie de marche effective.
Après avoir pris l'apéro offert par le patron, comme tous les soirs, il est l'heure de nous enquérir d'un lieu pour dîner.
Puisque "chez Antoine" nous a donné entière satisfaction hier, pourquoi changer ? Le seul petit changement concerne l'emplacement de notre table. Si hier il était supportable de s'attabler en terrasse, ce soir un petit vent frais nous fait opter pour la salle. Le dîner, lui, est toujours à la hauteur ! Jamais deux sans trois ? On avisera demain.
Distance parcourue en voiture dans la journée : 7 km
Sur le sentier de Tizzano à la Cala di Conca

L'Uomo di Cagna et les menhirs de Cauria
J6 : Samedi 3 mai 2014
Ce matin, le très beau temps sur la côte laisse espérer des conditions similaires dans l'arrière-pays alors profitons-en. Dès 9 heures, direction le village de Monaccia d'Aullène puis le hameau de Giannuccio à 50 km de notre base. Nous espérions trouver du ravitaillement sur le trajet mais rien. Tant pis, il nous reste bien quelques friandises à grignoter, ça devrait suffire.
Nous sommes tout étonnés d'être les premiers sur le parking, d'autant que nous sommes samedi. Il est sans doute encore un peu tôt.
Le but de cette journée est de revoir l'Uomo di Cagna, un énorme bilboquet rocheux, un "Balanced Rock" corse, en équilibre instable à 1217 mètres d'altitude, visible à des kilomètres à la ronde et point de repère autrefois pour la navigation.
Une randonnée que nous avions déjà réalisée en 1998 avec nos enfants alors âgés de 10 et 13 ans. Plus de 15 ans plus tard, c'est l'occasion de vérifier si contrairement à nous l'Uomo n'a pas changé.
Altitude de départ : 470 mètres.
Contrairement au littoral, le ciel est ici légèrement voilé.
La montée est douce sur un sentier bien tracé, se faufilant à l'ombre des bruyères et des chênes verts. A nos pieds, le village de Giannucio.
Déjà, plusieurs rochers révèlent les silhouettes insolites d'une ménagerie rocheuse et d'un peuple de pierre qui annoncent leur maître commun, le fameux Uomo.
Ici, une armée de cavaliers casqués veille sur son roi.
Là, c'est le loup du Petit Chaperon rouge qui monte la garde.
Au bout d'une heure, le sentier pénètre sous les pins maritimes tandis qu'au loin on aperçoit déjà le rocher vacillant.
Au sortir de la pinède, la partie se corse. L'Uomo se mérite et le parcours final est semé d'embûches.
D'abord, des blocs rocheux disséminés dans un enchevêtrement d'arbustes qu'il faut franchir en s'aidant des mains. Autant ranger les bâtons de marche, ils nous handicapent plus qu'autre chose. Certains troncs sont complètement lisses à force que les randonneurs s'y agrippent.
A ce stade, un message d'encouragement ne fait pas de mal !
Puis les arbres se raréfient, la végétation se rabougrit. Nous entrons dans un monde minéral dominé par l'Uomo di Cagna.
Mais s'en approcher réclame encore quelques efforts supplémentaires.
Non, nous n'y sommes pas encore. Celui-ci n'est qu'un de ses subalternes.
Finalement, le balisage nous conduit d'abord de l'autre côté de la crête jusqu'à un portail rocheux. Nous sommes les premiers sur le site. Il est près de 13 heures.
Profitons-en pour manger un petit morceau, surtout qu'entre temps, le ciel s'est couvert et qu'il commence à pleuvioter.
C'est à ce moment-là qu'une famille avec deux enfants accompagnée d'un chien nous rejoint.
Le père et sa fille tentent de se rapprocher de la tête de l'Uomo. Rappelons que la première ascension de l'Uomo (avec des cordes) date de 1970 seulement.
Quant à nous, en raison des nuages qui progressent, nous préférons ne pas insister et rebrousser chemin au plus vite, nous contentant de lui tirer le portrait au téléobjectif.
Pourtant, en 1998, je posais juste sous son épaule !
Bilan : il n'a pas pris une ride. Quant à moi, c'est une autre histoire ;-)
A 15 h 15, nous sommes de retour à la voiture, ravis d'avoir pu refaire cette randonnée après tant d'années.
En tout : 10 km, 850 mètres de dénivelé et 5 heures pauses comprises.
Comme il est encore tôt, je persuade Hervé de faire un arrêt sur le trajet du retour au site mégalithique du plateau de Cauria, non loin de Tizzano. Il accepte à condition qu'il n'y ait pas de marche à faire. Juste des arrêts photo, lui ai-je promis.
Il faut quand même marcher un peu, près cinq kilomètres en tout, mais chut… faut pas le dire !
Arrivé au parking, il rouspète un peu puis finit par m'emboîter le pas pour voir à quoi ressemblent ces pierres mégalithiques.
Ma foi, sans être renversants, ils ont une bonne bouille et offrent une caution culturelle à ce séjour essentiellement tourné vers la nature.
Mais finalement plus que les pierres, ce sont des arbres remarquables dans un environnement bucolique qui vont nous inspirer.
Un chêne taillé par le vent !
Un autre noyé dans une mer d'asphodèles !
Enfin ce magnifique chêne-liège !
C'est sur ces images de colosses que nous rentrons à Tizzano. Comme hier, Gilles nous offre l'apéritif, accompagné de fèves crues fraîchement cueillies (surprenant mais très bonnes !)
Mais contrairement aux soirs précédents, nous faisons faux-bond à Antoine en choisissant son voisin mitoyen, l'Escale. Un dîner express avec formule veau aux olives et tarte aux pommes (une cuisine familiale pour un bon rapport qualité/prix) qui nous permet d'assister à notre retour aux dernières lueurs du soleil couchant.
Distance parcourue en voiture dans la journée : 115 km
L'Uomo di Cagna

Du sentier des Bruzzi aux falaises de Bonifacio
J7 : Dimanche 4 mai 2014
Il est temps de quitter Tizzano pour une nouvelle étape. Pour les trois prochaines nuits, nous avons une réservation à Bonifacio, ville incontournable de l'Extrême Sud corse que nous prendrons plaisir à revoir.
Moins de 70 kilomètres nous en séparent mais en cours de route, nous comptons emprunter quelques chemins de traverse.
C'est ainsi qu'à hauteur de Pianotolli, nous prenons la direction de la mer afin de rejoindre la presqu'île faisant face aux îles des Bruzzi où le Conservatoire du littoral a balisé un circuit de randonnée de deux heures.
A 10 h 15 nous sommes à pied d'œuvre. Il fait beau malgré la présence de quelques nuages.
Très vite, le regard permet d'embrasser le spectacle de cette péninsule déchiquetée où cistes et arbousiers dégringolent jusqu'à la mer.
Chaque baie rocheuse nous dévoile son lot de surprises.
Ici… un genévrier solitaire tente de résister tel un désespéré aux assauts du vent et des vagues.
Là… Vénus de granite et destrier sauvage ont investi cet écueil protégé.
Puis, au détour du sentier, quelle ne fut notre surprise de rencontrer la même famille qu'hier à l'Uomo di Cagna. Il faut croire que la Corse est petite.
Alors qu'ils se posent sur la plage pour pique-niquer, nous pressons le pas, le ciel se couvre de plus en plus sur l'arrière-pays. Des coups de tonnerre annonciateurs d'orage résonnent dans la montagne.
Nous terminons le parcours au pas de course et sous la pluie. En arrivant à la voiture, nous échappons de justesse au déluge.
Bien calfeutrés dans notre voiture, nous poursuivons sous des trombes d'eau en direction de Bonifacio, jusqu'à l'Ermitage de la Trinité qui devait être le point de départ de notre balade de l'après-midi.
Il pleut toujours. Nous hésitons… avant d'annuler purement et simplement cette deuxième randonnée.
Mais avant de quitter l'ermitage, nous ne manquons pas de profiter de la très belle vue qu'offre le site sur la Ville Haute de Bonifacio. Le bâtiment à plusieurs étages qui se détache à droite sur la photo, c'est l'hôtel Santa Teresa que nous avons retenu. 795 C'est finalement là que nous nous replions en attendant que la pluie cesse.
Waouh ! Très bel hôtel dans la Ville Haute. Chambre design, très cosy, avec balcon et vue sur les falaises jusqu'au phare de Pertusato. Nous adorons !
Mais déjà les dernières gouttes de pluie font place à un ciel de plus en plus bleu, nous arrachant très vite à notre chambre.
C'est parti pour une nouvelle découverte de la "capitale pittoresque de la Corse" avec ses falaises crayeuses, taillées par le vent et les embruns, sur lesquels les Génois ont construit un fort et toute une ville fortifiée, ceinte par trois kilomètres de remparts.
Et au pied de la ville, un fjord, un goulet, bref une calanque qui fait de Bonifacio un des plus beaux mouillages de Méditerranée.
Une cité à ne pas manquer !
Nul besoin d'aller bien loin pour jouir des meilleures vues.
Juste à côté de l'hôtel, la promenade St François permet de balayer du regard les falaises blanches jusqu'à la pointe Sud de la Corse.
A l'opposé, le chemin de ronde fait face au phare de la Madonetta, trônant fièrement à l'entrée du port.
Puis la balade se poursuit dans la vieille ville au gré des ruelles et des placettes, entre églises et chapelles, entre bastion et citadelle, entre remparts et fortifications jusqu'au soir.
Enfin, au hasard d'une rue, dans une petite maison accrochée à la falaise, une petite salle à manger de six tables chez U Castillè nous tente vraiment. En réservant la seule table près de la fenêtre, nous prenons le temps d'apprécier le dîner tout en profitant de la vue.
Ce séjour à Bonifacio s'annonce sous le meilleur jour !
Distance parcourue en voiture dans la journée : 74 kilomètres.
Sur le sentier des Bruzzi

Du sommet de la Vacca Morta aux plages de Porto-Vecchio
J8 : Lundi 5 mai 2014
Un hôte un peu particulier s'invite à notre table de petit déjeuner, quémandant quelques miettes par la fenêtre ouverte.
Soleil et ciel bleu de bon matin nous incitent à privilégier une randonnée en montagne, près du petit village de L'Ospédale, à 50 kilomètres de Bonifacio.
Comme nous ne serons pas loin de Porto-Vecchio, il est prévu au retour de passer par l'une des plus belles plages de la région, celle de Palombaggia.
Mais tout d'abord, mettons le cap sur L'Ospédale et sa Punta di a Vacca Morta. C'est une randonnée que nous pensons déjà avoir faite en 2002 : on en garde une impression générale positive bien que l'on ne se souvienne pas vraiment des détails.
Alors c'est à la fois pour tester notre mémoire et la rafraîchir que nous l'entreprenons.
Le village de L'Ospédale ne nous est pas inconnu. En effet en le traversant il apparaît clairement que nous sommes déjà passés par là.
Mais à l'époque on a dû débuter la randonnée au refuge local en se contenant d'un aller/retour à la Punta di a Vacca Morta. Aujourd'hui en revanche, nous avons prévu une variante en boucle proposée par le guide Rother dont le point de départ se trouve au col de Mela.
Le col culmine à plus de 1000 mètres, c'est l'altitude de départ la plus élevée de toutes nos randonnées du séjour.
Un petit pull n'est pas de trop au démarrage, pull qui sera rapidement remisé au fond du sac dès que le soleil va prendre un peu de hauteur.
La progression est agréable, presque sans effort, entre pins, maquis et bouquets d'hellébores.
C'est ainsi qu'au bout d'une heure nous voyons déjà se profiler la croix sommitale.
Là-haut, la vue est incroyable : à l'est le golfe de Porto-Vecchio, au nord le barrage de L'Ospédale et le massif de Bavella et à l'ouest le golfe de Valinco.
Au loin, les plus hauts sommets de l'île sont encore enneigés.
Vue sur le lac de retenue de L'Ospédale (au premier plan) et le golfe de Porto-Vecchio à l'arrière-plan.
Finalement, une randonnée facile avec un excellent rapport panorama/difficulté qui la rend accessibles aux familles, nombreuses sur place ce jour-là.
On se bouscule presque au sommet !
Quant à nous, il nous reste à boucler le tour en commençant par une descente raide et pierreuse jusqu'au refuge de Cartalavonu. De là, nous longeons la route pendant un kilomètre avant de traverser une pinède par le "sentier des taffoni".
Dans la forêt, le sous-bois est tapissé de cyclamens et de violettes.
Retour au col de Mela à 13 h 30. Bilan : 8 kilomètres, 400 mètres de dénivelé, 3 heures pauses comprises.
La température en forêt ne dépassant pas 14 à 15 degrés, nous sommes impatients d'aller nous réchauffer sur le littoral. Au fil de la descente entre L'Ospédale et Porto-Vecchio, nous voyons le thermomètre grimper à vue d'œil pour finalement afficher 23 degrés en bord de mer.
Le projet de l'après-midi est de se baigner et de se poser sur l'une des plus belles plages de Porto-Vecchio voire de la Corse, en tout cas notre préférée, celle de Palombaggia.
Mais les accès aux plages ont dû être modifiés en dix ans. Nous avons un peu de mal à reconnaître les lieux, surtout que cette fois-ci nous arrivons par l'accès sud de la route de Picovaggia alors qu'habituellement nous accédions par le nord.
Finalement, nous nous sommes arrêtés à la plage de Tamaricciu, sublime par ailleurs, sans doute aussi belle que sa voisine Palombaggia.
Pins parasols et rotonde, plage de sable blanc et côte rocheuse abritée, eaux turquoises, déployés en contrebas d'un maquis serré contribuent à faire de ce site un endroit absolument idyllique.
Dans ce contexte, impossible de résister ! Le photographe abandonne aussitôt son appareil pour se jeter à l'eau. J'en fais de même… après avoir rangé l'appareil photo ;-)
Puis après la baignade, une petite séance de bronzette ne fait pas de mal, histoire de renouveler son stock de vitamine D après l'hiver.
Enfin, avant le retour à Bonifacio, nous avions envie de revoir la plage de Rondinara, dont nous gardions le souvenir d'une magnifique plage toute ronde. Elle est certes très belle aussi, mais un cran au-dessous de celle de Tamaricciu.
Allez, pour finir en beauté, une dernière vue de Tamaricciu… pour le plaisir des yeux !
Une très belle journée estivale qui se finit sur les Terrasses d'Aragon à goûter des spécialités corses : raviolis au brocciu et fiadone !
Distance parcourue en voiture dans la journée : 121 km
Plage de Tamaricciu (Porto-Vecchio)

Bonifacio : du col St Roch au phare de Pertusato
Mardi 6 mai 2014
Aujourd'hui matinée sans voiture : nous partons directement depuis notre hôtel.
Après avoir rejoint le col St Roch au pied du Bastion, nous empruntons le chemin qui s'étire en bordure de falaise et file jusqu'au sémaphore, puis jusqu'au phare.
C'est une balade que nous avons sans doute déjà faite en novembre 2002 mais au printemps elle présente un intérêt différent, tout en offrant des vues fabuleuses sur Bonifacio.
Dès le début du sentier, la ville se laisse admirer dans la lumière matinale.
Puis un peu plus loin, c'est le "Grain de sable" qui se dore au soleil ! Morceau décroché de la falaise et planté dans la mer, il est devenu un îlot.
Toujours aussi attrayante d'encore plus loin !
Pourtant à cette distance, avec un coup de zoom, l'hôtel Santa Teresa semble tout proche.
Après avoir dépassé le sémaphore, cap sur la pointe extrême de la Corse, le Capu Pertusatu où nous sommes étonnamment… seuls !
Mais plus que le cap ou le phare, c'est la plage en contrebas qui nous attire, celle de St Antoine.
Plutôt que d'y accéder en faisant le tour, Hervé nous fait passer au plus direct, par une descente un peu scabreuse à flanc de falaise. Heureusement qu'il y a quelques racines pour s'agripper !
La plage est merveilleuse et ce navire de pierre échoué donne un cachet supplémentaire à ce ruban de sable.
Nous nous attardons les pieds dans l'eau pendant un long moment. La Sardaigne semble si proche qu'on pourrait presque la toucher et les îles Lavezzi sont à un jet de pierre. L'endroit est paisible, la mer calme, le sable doux, l'eau claire… c'est le bonheur !
Une douce rêverie qu'il va être dur d'interrompre pour reprendre le chemin du retour sur lequel les promeneurs se suivent maintenant en file indienne ou… presque !
Quant à nous, nous en profitons pour observer les fleurs qui se déclinent en bouquets roses et jaunes de part et d'autre du sentier.
En jaune et rose, toute un assortiment de variétés !
Enfin, à l'approche de la ville, une dernière vue sur ces maisons typiques agglutinées à la falaise et dont on se demande par quel mystère elles tiennent toujours.
Une très belle randonnée, absolument incontournable lors d'un séjour à Bonifacio.
En tout 10 km, 300 mètres de dénivelé, 4 heures et demie depuis notre hôtel, pauses comprises.
Avec 24 degrés à l'ombre, quoi de mieux qu'un coin de plage pour l'après-midi. Alors direction Piantarella (en voiture) puis la plage de Petit Sperone (à pied) pour un repos bien mérité.
On se croirait presque en été !
On ne peut pas quitter Bonifacio sans goûter la spécialité locale, les fameuses aubergines à la bonifacienne. Alors en entrant au Stella d'Oro, le choix du plat est vite fait et nous ne le regretterons pas !
Distance parcourue en voiture dans la journée : 18 km
Plage de St Antoine (Bonifacio)

Un dernier détour à Campomoro avant le retour à Ajaccio
J10 : Mercredi 7 mai 2014
Toutes les bonnes choses ont une fin, c'est déjà le dernier jour de notre équipée corse. Avant le retour à Ajaccio en début d'après-midi, nous disposons d'un peu de temps à consacrer à une dernière randonnée mais compte tenu des temps de trajet il ne faudrait pas excéder deux heures de marche.
Ça tombe bien, dans ma sélection de balades, il y en a une qui fait pile cette durée… à la pointe de Campomoro à mi-parcours entre Bonifacio et Ajaccio. Alors en route !
Si le début du trajet vers Campomoro se fait sur la N196 très roulante, la suite est une succession de petites routes étroites et sinueuses typiquement corses.
Au bout d'une heure et demie, la pointe rocheuse coiffée de sa tour génoise massive s'offre enfin au regard.
Un village attachant, une belle plage de sable, quelques barques de pêcheurs, quelques voiles multicolores : le décor est planté. Les chaussures sont aussitôt enfilées pour fouler les derniers arpents corses.
En faisant le tour de la pointe, le contraste entre les paysages est saisissant : à l'est, bien à l'abri de la forteresse génoise, le maquis s'élève à la recherche de lumière alors qu'à l'ouest, tournée vers le large, la végétation n'a pas loisir à grandir.
Là, dans l'anse des Génois, ce sont toujours ces fameux taffonis qui règnent en maîtres, offrant au promeneur leurs silhouettes tourmentées.
Bien que la balade se poursuive indéfiniment le long du littoral, il est temps pour nous de l'interrompre en coupant par les terres via la boucle I Pozzi qui, entre murets et bergeries, nous livre les clés d'un passé agricole datant d'une centaine d'années .
Nous sommes pile dans les temps. Après un pique-nique sur la plage, suite du trajet en voiture vers Ajaccio où nous avons prévu d'arriver vers 15 heures.
Au col St Georges, nous reconnaissons l'auberge dans laquelle nous avions fait étape sur le Mare a Mare en 2007.
A 15 h 30, nous nous garons devant l'hôtel San Carlu à Ajaccio : pari (presque !) tenu !
En face de la Citadelle, tout près des quais et à deux pas de la vieille ville, l'hôtel San Carlu est extrêmement bien situé et la chambre à notre goût.
De la citadelle, possession militaire, nous ne verrons pas un seul occupant mais assistons amusés au manège des ânes et aux acrobaties des chèvres dans le fossé qui l'entoure ;-)
La fin de l'après-midi nous laisse le temps de flâner sur le bord de mer, de nous perdre dans les petites ruelles de la vieille ville avant de trouver une bonne table pour ce soir.
Parmi les suggestions de notre réceptionniste, aucune ne nous inspire et c'est au feeling que nous choisissons le Bosco… nous avons bien fait !
Demain, retour sur le continent avec dans nos valises quelques confitures dont les parfums de figue, de myrte, de clémentine et de cédrat permettront tels des madeleines de Proust de prolonger le voyage pendant quelques temps encore.
Distance parcourue en voiture dans la journée : 157 km Distance totale sur l'ensemble du séjour : 850 km
Sur la pointe de Campomoro

Le mot de la fin
Impressions générales
Cela fait longtemps que nous sommes fans de la Corse, ce nouveau voyage n'a fait que renforcer notre sentiment. Nous avons adoré et n'avons qu'une hâte, y retourner !
Le temps a été agréable pendant ces dix jours même si par moments le soleil a parfois joué à cache-cache avec les nuages. Au final il n'y a eu que quelques heures de pluie qui ont eu peu d'impact sur nos activités.
Le choix de trois destinations pour dix jours a été parfait. On a pu réellement se poser à chaque fois deux journées pleines pour profiter des environs.
Nos coups de cœur
Tout, tout, tout !
Porto pour les roches rouges des calanques, Les sentiers littoraux du Capu Muru, de Senetosa et de Campomoro pour leurs tours génoises, leur maquis et leurs taffonis, L'Uomo di Cagna pour les souvenirs et le paysage, Bonifacio pour ses falaises blanches Porto-Vecchio pour ses plages idylliques La flore printanière à son apogée partout !
Un regret ?
Pas vraiment ! On savait que début mai nous avions peu de chance de pouvoir nous aventurer au centre de l'île. Le choix de rester sur le littoral a été payant.
Il faudra incontestablement revenir, la Corse a encore tant de merveilles à offrir… et nous sommes loin d'avoir épuisé tout notre guide de randonnées ;-)
A propos du véhicule, de l'itinéraire
Avec seulement 850 kilomètres en 10 jours, nous avons opté pour un parcours tranquille.
La petite DS3 était donc suffisante. Côté consommation elle était plutôt économe avec une consommation d'à peine 50 litres avec une conduite apaisée pour l'ensemble du voyage.
A propos des hébergements
Ils ont tous parfaitement répondu à nos attentes : belle situation, charme et qualité.
Néanmoins, petit coup de gueule pour le Santa Teresa à Bonifacio dont le prix du petit déjeuner est vraiment excessif.
En revanche, coup de chapeau pour l'hôtel du Golfe à Tizzano où en plus de la situation de l'hôtel, du confort de la chambre, de la qualité du petit déjeuner à prix raisonnable, nous avons eu un accueil sincère et chaleureux.
Ouvrages et sites Internet utiles
Ouvrages :
Pour randonner en Corse, l'indispensable petit livre rouge… le guide Rother référençant 75 randonnées entre mer et montagne.
Sites Internet : Le site de Jérôme Rattat présentant de magnifiques photos issues de ses voyages en Corse.
Le site du Conservatoire du littoral avec des documents PDF à télécharger sur les sites classés par le gestionnaire.
Le site de la Réserve naturelle des Bouches de Bonifacio avec des documents PDF à télécharger décrivant les sentiers de cette réserve.
Le site RandoGPS avec des traces GPS en France en général, Corse y compris.
Un dernier mot…
Quand est-ce qu'on y retourne ?
En attendant : un nouveau fabuleux voyage se profile ! Rendez-vous dans quelques semaines en terre Viking ;-) Départ le 9 juin pour la Norvège !
https://sites.google.com/...uleuxvoyagesnorvege/
Astérolides maritimes

Concours photo mai 2014 "Alignements" English translation pending
Bonjour à tous
Le 47ème Grand Concours International de photos de voyage est lancé, sur le thème: "Alignements".
A prendre au sens propre 😇
-Une définition: Ligne droite formée par des éléments alignés. -Quelques synonymes: ajustement, conformité, ligne, nivellement, normalisation, rangée, rangement... -Des exemples avec mes photos* ci-dessous.
On pourra rester dans la sobriété avec des images en plan serré (1 et 2) mais on aura aussi la possibilité de présenter des scènes plus "humaines" (3 et 4) ou qui montrent des répétitions (5 et 6) si celles-ci sont bien en évidence dans l'image.
Publication des photos jusqu'au 23 mai à minuit.
Chaque participant peut poster jusqu'à 3 photos numérotées: Photo n°1, Photo n°2, Photo n°3 dans 3 messages différents, accompagnées d’un petit commentaire.
Votes ouverts à tous (participants ou non) du 24 au 30 mai à minuit.
Photo n°1 = 3 pts
Photo n°2 = 2 pts
Photo n°3 = 1 pt
La photo gagnante est celle qui obtiendra le plus de points. Le vainqueur aura l’immense privilège d'organiser le concours du mois de juin. En cas d'égalité le vainqueur sera celui qui aura obtenu le plus grand nombre de premières places. En cas de désistement du gagnant, le numéro 2 pourra mener le concours suivant.
La discussion autour du concours c'est ici
Le diaporama d'Herikles, bien pratique pour voter, c'est par là
L'ensemble des thèmes proposés depuis le début des concours, c'est par ici
*En tant qu'organisatrice je ne participerai pas au concours.
Le 47ème Grand Concours International de photos de voyage est lancé, sur le thème: "Alignements".
A prendre au sens propre 😇
-Une définition: Ligne droite formée par des éléments alignés. -Quelques synonymes: ajustement, conformité, ligne, nivellement, normalisation, rangée, rangement... -Des exemples avec mes photos* ci-dessous.
On pourra rester dans la sobriété avec des images en plan serré (1 et 2) mais on aura aussi la possibilité de présenter des scènes plus "humaines" (3 et 4) ou qui montrent des répétitions (5 et 6) si celles-ci sont bien en évidence dans l'image.
Publication des photos jusqu'au 23 mai à minuit.
Chaque participant peut poster jusqu'à 3 photos numérotées: Photo n°1, Photo n°2, Photo n°3 dans 3 messages différents, accompagnées d’un petit commentaire.
Votes ouverts à tous (participants ou non) du 24 au 30 mai à minuit.
Photo n°1 = 3 pts
Photo n°2 = 2 pts
Photo n°3 = 1 pt
La photo gagnante est celle qui obtiendra le plus de points. Le vainqueur aura l’immense privilège d'organiser le concours du mois de juin. En cas d'égalité le vainqueur sera celui qui aura obtenu le plus grand nombre de premières places. En cas de désistement du gagnant, le numéro 2 pourra mener le concours suivant.
La discussion autour du concours c'est ici
Le diaporama d'Herikles, bien pratique pour voter, c'est par là
L'ensemble des thèmes proposés depuis le début des concours, c'est par ici
*En tant qu'organisatrice je ne participerai pas au concours.
Du Namib à Etosha, en passant par le Damaraland English translation pending
Et voilà, toutes les bonnes choses ont une fin et nous sommes de retour à Paris depuis 5 jours maintenant. Toutefois nous avons encore la tête en Namibie tant ce pays nous a enthousiasmé.
Après avoir dévoré vos carnets de voyage, c'est à notre tour maintenant de partager avec vous nos tribulations namibiennes…
Pourquoi la Namibie ? Après plusieurs voyages en Asie, nous avions envie de changer de continent. Cela fait des années que nous souhaitions partir à la découverte de l'Afrique et de ses animaux, mais le Kenya ou la Tanzanie ne nous tentait pas trop (à tort ou à raison 🤪).
Nous avions envie de grands espaces, de solitude, d'animaux sauvages, de paysages extraordinaires, d'immensité …
C'est un reportage télé sur la Namibie qui va aiguiser notre appétit. Des recherches plus approfondies sur Internet, la lecture de carnets de voyages passionnés et passionnants, les magnifiques photos des uns et des autres finiront de nous convaincre. En 2014, direction la Namibie 🙂
Préparation Choisir la destination, c'est bien, mais il faut ensuite construire le voyage. Et là, je voudrais remercier tous les experts ès Namibie de cette section, qui au travers de leurs commentaires riches en expérience (et non dénués d'humour 😛), ont su nous aider à peaufiner notre itinéraire.
C'est ensuite avec l'agence Madiza Tours que nous avons finalisé l'organisation du voyage.
Itinéraire Nous sommes partis 2 semaines. Notre souhait était d'essayer de profiter au maximum de chaque lieu et de ne pas passer tous les jours de longues heures sur la route. Cela oblige hélas à faire des choix …
Nous nous sommes donc arrêtés sur le circuit suivant, somme toute très classique :
J – Départ de Paris J1 – Arrivée à Windhoek (Londiningi Guesthouse) J2 – Windhoek / Sesriem (Sossus Dune Lodge) J3 – Sesriem - Sossusvlei (Sossus Dune Lodge) J4 – Sesriem / Walvis Bay (Oyster Box Guesthouse) J5 – Walvis Bay / Spitzkoppe (Spitzkoppe Rest Camp) J6 – Spitzkoppe / Twyfelfontein (Mowani Mountain Camp) J7 – Twyfelfontein (Mowani Mountain Camp) J8 – Twyfelfontein / Etosha (Okaukuejo Restcamp) J9 – Etosha (Halali Rest Camp) J10 – Etosha (Namutoni Rest Camp) J11 – Namutoni / Otjiwarongo (Okonjima Main Camp) J12 – Otjiwarongo (Okonjima Main Camp) J13 – Otjiwarongo / Windhoek (Londiningi Guesthouse) J14 – Départ de Windhoek J15 – Retour à Paris
Dans la valise, il y avait notamment :
- le matériel photo (et çà fait son poids !!) : 2 appareils Nikon D7000, objectifs (Nikon 18/105, Sigma 120/400, Nikon 50 focale fixe (non utilisé), flash, trépied / monopod, ... - jumelles (indispensables), - grands sacs poubelle de 200l pour protéger les valises de la poussière, - sangles (ou cordes) pour attacher les valises dans le coffre et éviter qu'elles se baladent, - convertisseur allume cigare 12 V/220V pour recharger les appareils. - Lonely Planet Namibie, - Guide Compagnon de safari de Caroline Oriol (d'une très grande aide),
Notre séjour en quelques chiffres : - 15 jours, du 5 au 20 avril 2014, - 2150 photos prises, - 2759 km au compteur (soit un budget essence d'environ 300 €) - 0 crevaison et 0 ensablement (😎), - 1 € = 14 N$, - litre d'essence = 12 N$, - 1 orage démentiel.
J et J1 (5 et 6 avril)
Samedi 20h, le taxi nous attend. Direction Roissy puis destination la Namibie.
Ca y est, après tant de mois à préparer ce voyage le jour J est enfin arrivé. Nous avons tellement regardé de blogs, étudié les forums que nous avons l'impression de connaître déjà un peu la Namibie, mais nous savons qu'il n'en est rien et que nous allons "en prendre plein les yeux". Nous nous attendons à tout, quasi certains que le coup de cœur sera au rendez-vous.
En attendant, il faut prendre l'avion. Nous avons choisi Air France pour Paris / Jo'Burg (un nombre important de miles à écouler nous a même permis de voyager en Eco Premium), puis Jo'Burg / Windhoek avec British Airways (via Comair).
Nous avions une inquiétude concernant l'acheminement des bagages (Jo'burg ? Windhoek ?) des messages sur le forum étant parfois contradictoires. En effet, notre temps de transit sur Jo'Burg, de 2h à peine, laissait peu de temps pour les récupérer et les réenregistrer. Mais, pas de soucis, ils sont bien enregistrés jusqu'à Windhoek, nous n'aurons pas à les gérer à Jo'Burg. Ouf !!!
22h45, on nous annonce que l'embarquement est reporté de 30 mn en raison d'un problème technique. Voilà qui commence bien 🤪
30 mn après, nous embarquerons tranquillement et décollerons à 00h (au lieu de 23h30). Le vol se passe sans soucis sur A380, et nous apprécions l'Eco Premium : fauteuils plus larges, plus de place pour les jambes, repas amélioré (mais ça reste du repas d'avion !!) ... bref pour la première fois nous arrivons à dormir au moins 5h dans l'avion. Miracle (merci les miles) 🙂.
Cette demie heure de retard aura son importance à Jo'Burg où entre la longue traversée du terminal A au terminal B, le passage aux douanes très très très long, et la récupération de nos cartes d'embarquement, nous arriverons tout juste 15 mn avant l'embarquement du vol pour Windhoek.
A 13h, nous atterrissons à Windhoek. Encore un long passage en douanes (pourquoi les gens ne remplissent-ils jamais le document pour les Douanes qu'ont leur remet dans l'avion ? 😕 ), récupération des bagages (les deux sont là ... ce qui n'est pas le cas pour tout le monde d'après ce que nous avions pu lire !!).
Un chauffeur doit nous attendre pour nous conduire chez le loueur de voiture, Advanced Hire Car. Mais il n'y a personne ... aïe. Nous appelons Caroline de Madiza Tour, qui nous informe que le chauffeur devrait être là dans 15 mn ... et ce fut le cas.
Nous récupérons notre Toyata Hilux double cabine (bon, nous ne sommes que deux !!), 70 000 km au compteur, pneus neufs, 2 pneus de secours, véhicule en parfait état, une glacière ... tout va bien.
Caroline est là pour nous présenter notre road book (qui vient compléter celui que j'avais moi-même préparé) et nous donner les consignes de sécurité routière. Nous avions opté pour l'assurance supercover, mais elle nous explique que si nous avons un accident en excès de vitesse nous ne serons pas couverts, qu'il est interdit de rouler de nuit et que le véhicule est équipé d'un mouchard.
Allez c'est parti, direction Londiningi Guesthouse pour notre première nuit à Windhoek.
Premier rond point, premier usage du clignotant (et non des essuies glaces ... si si Monsieur a été très bon sur ce coup là ... pourtant je guettais l'erreur 😉), premier plein, premier game food au diner, de l'Oryx (petite aparté : le diner au Londiningi était délicieux) ...
Et puis ce soir là on ne s'éternise pas, dodo très tôt.
Après avoir dévoré vos carnets de voyage, c'est à notre tour maintenant de partager avec vous nos tribulations namibiennes…
Pourquoi la Namibie ? Après plusieurs voyages en Asie, nous avions envie de changer de continent. Cela fait des années que nous souhaitions partir à la découverte de l'Afrique et de ses animaux, mais le Kenya ou la Tanzanie ne nous tentait pas trop (à tort ou à raison 🤪).
Nous avions envie de grands espaces, de solitude, d'animaux sauvages, de paysages extraordinaires, d'immensité …
C'est un reportage télé sur la Namibie qui va aiguiser notre appétit. Des recherches plus approfondies sur Internet, la lecture de carnets de voyages passionnés et passionnants, les magnifiques photos des uns et des autres finiront de nous convaincre. En 2014, direction la Namibie 🙂
Préparation Choisir la destination, c'est bien, mais il faut ensuite construire le voyage. Et là, je voudrais remercier tous les experts ès Namibie de cette section, qui au travers de leurs commentaires riches en expérience (et non dénués d'humour 😛), ont su nous aider à peaufiner notre itinéraire.
C'est ensuite avec l'agence Madiza Tours que nous avons finalisé l'organisation du voyage.
Itinéraire Nous sommes partis 2 semaines. Notre souhait était d'essayer de profiter au maximum de chaque lieu et de ne pas passer tous les jours de longues heures sur la route. Cela oblige hélas à faire des choix …
Nous nous sommes donc arrêtés sur le circuit suivant, somme toute très classique :
J – Départ de Paris J1 – Arrivée à Windhoek (Londiningi Guesthouse) J2 – Windhoek / Sesriem (Sossus Dune Lodge) J3 – Sesriem - Sossusvlei (Sossus Dune Lodge) J4 – Sesriem / Walvis Bay (Oyster Box Guesthouse) J5 – Walvis Bay / Spitzkoppe (Spitzkoppe Rest Camp) J6 – Spitzkoppe / Twyfelfontein (Mowani Mountain Camp) J7 – Twyfelfontein (Mowani Mountain Camp) J8 – Twyfelfontein / Etosha (Okaukuejo Restcamp) J9 – Etosha (Halali Rest Camp) J10 – Etosha (Namutoni Rest Camp) J11 – Namutoni / Otjiwarongo (Okonjima Main Camp) J12 – Otjiwarongo (Okonjima Main Camp) J13 – Otjiwarongo / Windhoek (Londiningi Guesthouse) J14 – Départ de Windhoek J15 – Retour à Paris
Dans la valise, il y avait notamment :
- le matériel photo (et çà fait son poids !!) : 2 appareils Nikon D7000, objectifs (Nikon 18/105, Sigma 120/400, Nikon 50 focale fixe (non utilisé), flash, trépied / monopod, ... - jumelles (indispensables), - grands sacs poubelle de 200l pour protéger les valises de la poussière, - sangles (ou cordes) pour attacher les valises dans le coffre et éviter qu'elles se baladent, - convertisseur allume cigare 12 V/220V pour recharger les appareils. - Lonely Planet Namibie, - Guide Compagnon de safari de Caroline Oriol (d'une très grande aide),
Notre séjour en quelques chiffres : - 15 jours, du 5 au 20 avril 2014, - 2150 photos prises, - 2759 km au compteur (soit un budget essence d'environ 300 €) - 0 crevaison et 0 ensablement (😎), - 1 € = 14 N$, - litre d'essence = 12 N$, - 1 orage démentiel.
J et J1 (5 et 6 avril)
Samedi 20h, le taxi nous attend. Direction Roissy puis destination la Namibie.
Ca y est, après tant de mois à préparer ce voyage le jour J est enfin arrivé. Nous avons tellement regardé de blogs, étudié les forums que nous avons l'impression de connaître déjà un peu la Namibie, mais nous savons qu'il n'en est rien et que nous allons "en prendre plein les yeux". Nous nous attendons à tout, quasi certains que le coup de cœur sera au rendez-vous.
En attendant, il faut prendre l'avion. Nous avons choisi Air France pour Paris / Jo'Burg (un nombre important de miles à écouler nous a même permis de voyager en Eco Premium), puis Jo'Burg / Windhoek avec British Airways (via Comair).
Nous avions une inquiétude concernant l'acheminement des bagages (Jo'burg ? Windhoek ?) des messages sur le forum étant parfois contradictoires. En effet, notre temps de transit sur Jo'Burg, de 2h à peine, laissait peu de temps pour les récupérer et les réenregistrer. Mais, pas de soucis, ils sont bien enregistrés jusqu'à Windhoek, nous n'aurons pas à les gérer à Jo'Burg. Ouf !!!
22h45, on nous annonce que l'embarquement est reporté de 30 mn en raison d'un problème technique. Voilà qui commence bien 🤪
30 mn après, nous embarquerons tranquillement et décollerons à 00h (au lieu de 23h30). Le vol se passe sans soucis sur A380, et nous apprécions l'Eco Premium : fauteuils plus larges, plus de place pour les jambes, repas amélioré (mais ça reste du repas d'avion !!) ... bref pour la première fois nous arrivons à dormir au moins 5h dans l'avion. Miracle (merci les miles) 🙂.
Cette demie heure de retard aura son importance à Jo'Burg où entre la longue traversée du terminal A au terminal B, le passage aux douanes très très très long, et la récupération de nos cartes d'embarquement, nous arriverons tout juste 15 mn avant l'embarquement du vol pour Windhoek.
A 13h, nous atterrissons à Windhoek. Encore un long passage en douanes (pourquoi les gens ne remplissent-ils jamais le document pour les Douanes qu'ont leur remet dans l'avion ? 😕 ), récupération des bagages (les deux sont là ... ce qui n'est pas le cas pour tout le monde d'après ce que nous avions pu lire !!).
Un chauffeur doit nous attendre pour nous conduire chez le loueur de voiture, Advanced Hire Car. Mais il n'y a personne ... aïe. Nous appelons Caroline de Madiza Tour, qui nous informe que le chauffeur devrait être là dans 15 mn ... et ce fut le cas.
Nous récupérons notre Toyata Hilux double cabine (bon, nous ne sommes que deux !!), 70 000 km au compteur, pneus neufs, 2 pneus de secours, véhicule en parfait état, une glacière ... tout va bien.
Caroline est là pour nous présenter notre road book (qui vient compléter celui que j'avais moi-même préparé) et nous donner les consignes de sécurité routière. Nous avions opté pour l'assurance supercover, mais elle nous explique que si nous avons un accident en excès de vitesse nous ne serons pas couverts, qu'il est interdit de rouler de nuit et que le véhicule est équipé d'un mouchard.
Allez c'est parti, direction Londiningi Guesthouse pour notre première nuit à Windhoek.
Premier rond point, premier usage du clignotant (et non des essuies glaces ... si si Monsieur a été très bon sur ce coup là ... pourtant je guettais l'erreur 😉), premier plein, premier game food au diner, de l'Oryx (petite aparté : le diner au Londiningi était délicieux) ...
Et puis ce soir là on ne s'éternise pas, dodo très tôt.
Gomera et Ténérife à vélo avril 2014 English translation pending
Deux semaines aux Canaries à vélo
Gomera et Tenerife
Première partie La Gomera
En ce début avril 2014 nous sommes partis Gérard et moi deux semaines aux Canaries dans le but de faire un joli périple à vélo. Nous n’avons pas de programme bien établi. En effet, nous savons que les dénivelés sont importants sur certaines îles et qu’il faut tenir compte des contraintes de transfert par bateau. Donc nous aviserons sur place au gré du déroulement des événements. Nous sommes partis de Lyon par Air Méditerranée, avec deux vélos compris, le vol pour deux personnes nous a coûté en tout 720 euros, dont 140 pour les vélos. Le système d’enregistrement des vélos par internet est très pratique avec cette compagnie. Après avoir pris les billets deux mois auparavant, à quinze jours du départ j’ai reçu un mail concernant d’éventuels bagages spéciaux et en trois minutes nos vélos étaient pris en compte. Avec d’autres compagnies j’ai eu plus à batailler sans être toujours certain qu’en finale les vélos étaient bien enregistrés. De fait deux semaines c’est court, surtout qu’à l’arrivée à Tenerife au montage de nos montures Gérard a constaté que sa patte de dérailleur était cassée. Nous étions dimanche matin. Nous avons attendu lundi pour aller à Medano, où un vélociste belge très compétent et sympathique a résolu le problème rapidement. Donc c’est avec un peu de retard que nous commençons notre balade. Nous ferons 650 km et 15600 m de dénivelé. Nous laissons la housse de Gérard et mon carton à l’hostal ‘Los Amigos’, ce qui est très pratique pour le retour, car il n’y a pas l’angoisse de rechercher et de ne pas trouver de quoi empaqueter son vélo.
Lundi 7 avril direction La Gomera
Après avoir réparé le vélo de Gérard nous mettons le cap sur le port de Los Cristianos en démarrant vers 11 heures de l’hostal ‘Los Amigos’. 17 km et quelques centaines de dénivelé plus tard nous embarquons à 14 h à bord d’un bateau de la compagnie Armas pour l’île de La Gomera, départ. Prix de l’aller-retour 50 euros chacun, vélo compris. Particularité, les bateaux partent vraiment à l’heure, voire même avec 10 minutes d’avance, donc ne pas arriver trop à la bourre ! Le navire est presque désert. Vers 15 h nous débarquons à San Sebastan, adorable petite ville. Mon camarde Jean qui habite l’île nous attend. En guise de bienvenue nous allons prendre un verre au centre-ville sous des arbres multi-centenaires. La première chose qui frappe en arrivant sur cette île, c’est le calme des habitants. Les voitures roulent lentement, voire moins encore. Elles s’arrêtent systématiquement aux passages cloutés alors que les passants ne sont pas encore engagés. Quant aux vélos, je n’en reviens toujours pas, elles restent de longs moments derrière attendant une portion de route droite et complètement dégagée pour entamer un dépassement en prenant des précautions infinies. En France on aurait pas mal à apprendre en matière de civisme routier de ces îliens. Après une visite de cette petite cité pleine de charmes, Jean nous conduit chez lui. Il habite une maison à quatre kilomètres au milieu des terres dans un coin reculé. Les quelques centaines de mètres en finale pour arriver chez lui sont sportives, surtout avec nos montures chargées. Il nous faut traverser un rio à sec, plein de gros cailloux. Les jours de grande pluie, Jean est isolé sur son flanc de montagne. Mais le tempérament de La Gomera il en est complètement imprégné, et si ce n’est demain ce sera un peu plus tard. Il suffit d’avoir des réserves alimentaires pour tenir quelques jours. Nous faisons une courte balade à vélo sans nos bagages dans la belle vallée de la Laja, une dizaine de kilomètres pour 500 m de dénivelé. Je ne connais pas l’île de la Réunion, mais les différents reportages vus ainsi que les descriptions de ma belle-sœur, native de cette île, me permettent de m’en faire une idée. Eh bien, la Gomera, en particulier ce premier contact, m’y fait réellement penser. Ce sentiment ne fera que se renforcer au cours des jours suivants.
Mardi 8 avril -56 km -1600 m de dénivelé de San Sebastian à Vallehermoso
Jean ne peut nous accompagner, il nous indique un itinéraire particulièrement intéressant pour faire un tour de l’île sportif. Nous démarrons par la route TF-711. Après la borne indiquant le kilomètre 7, nous abandonnons cet itinéraire important à la pente raide pour une piste dans la montagne. Au départ elle est dallée, elle monte vraiment dans le ciel ! Mais heureusement cela ne va pas durer. Rapidement elle perd son inclinaison et se transforme en piste à travers des flancs de montagne déserts. Après une vingtaine de kilomètres nous atteignons un collet, à partir duquel la descente sur Las Hermiguas commence. La vue sur Tenerife et le volcan Teide culminant à 3718 mètres est saisissante. Cette piste de descente est abominable. Je vais tomber cinq fois, et même à pied, à deux reprises le vélo m’échappera. Je croyais m’y connaître en pistes défoncées avec ma traversée récente du désert de l’Atacama et du Sud Lipez, eh bien j’ai trouvé mieux ! Mais heureusement cela ne dure que quelques kilomètres. Nous ne voyons quasiment personne jusqu’au village précité. Cette première partie, surtout la descente, je l’ai trouvée éprouvante. Il nous reste une belle côte sur route goudronnée (à nouveau la TF-711) pour rejoindre notre étape de ce jour, la petite ville de Vallehermoso. Le soleil cogne fort, mais le spectacle est magnifique sur les villages colorés et les criques à la pierre sombre que nous dominons, et puis toujours en arrière-plan le Teide et ses formes élancées qui jaillit au-dessus de l’océan. Cette ville est adorable, toute entourée de montagnes aux teintes rouges. Nous logeons dans un hôtel au charme tranquille ‘Pension Amaya’ sur la place centrale, nous y sommes très bien pour un prix modique.
Mercredi 9 avril -51 km-1700 m de dénivelé de Vallehermoso à Valle Gran Rey
Nous partons sans nous presser vers les neuf heures par la RT-713 en direction d’Alojera, village situé sur la côte ouest. Une montée de 700 mètres nous conduit à un col, d’où une longue descente donne accès à la plage d’Alojera une quinzaine de kilomètres plus loin et mille mètres de dénivelé plus bas. Le coin est splendide et la plage enserrée par de larges falaises noires a vraiment du cachet. De plus, une belle houle déferle sur les galets, et le bruit des vagues résonne et s’amplifie dans ce monde minéral. Bien évidemment il n’y a personne, à part des bandes de chats à qui nous jetons nos croûtes de fromage. Nous comptions y faire étape, mais tout est fermé, donc pas moyen de se ravitailler. Nous décidons de remonter les mille mètres de dénivelé et de partir sur Valle Gran Rey. La remontée s’avère moins difficile que ce à quoi nous nous attendions. Avant de plonger dans la belle vallée de Valle Gran Rey, nous traversons une vaste forêt manifestement bien humide. Les différences de climat d’un versant à l’autre de l’île sont saisissantes. Il en résulte des variations de végétation énormes. La descente dans cette nouvelle vallée est un vrai régal. Nous nous enfonçons dans une gorge profonde tout au bout de laquelle nous distinguons l’océan. Sur les renseignements de Jean, nous allons dans une pension bien sympathique au prix léger. Je ne me souviens pas du nom. Mais elle est facile à trouver, lorsqu’on arrive au bas de la longue descente, un large rond point, partir à droite et une centaine de mètres plus loin en débouchant sur la plage elle se situe à gauche pratiquement sur la grève. De plus chaque soir, sur le trottoir servant de terrasse, un orchestre de chanteurs avec guitares se produit. La prestation est de belle qualité. Il est donc facile à trouver. Le village est dominé par une immense falaise qui doit bien culminer à 700, mètres sans doute plus, décor vraiment très impressionnant.
Jeudi 10 avril -64 km -1664 m de dénivelé de Valle Gran Rey à San Sebastian
Ce matin nous partons vers les huit heures pour retourner vers San Sebastian. Jean nous attendra à mi-parcours. Aujourd’hui encore principalement des pentes à n’en plus finir. Dans un premier temps il nous faut remonter les mille mètres descendus hier. Ensuite il nous faut continuer vers un col situé à 1300 mètres d’altitude. La végétation une fois encore va nous surprendre. Nous traversons des zones de grandes prairies bien vertes. S’il n’y avait pas des palmiers, par-ci par-là, au beau milieu de l’herbe, on pourrait se croire dans le Jura ou le Massif Central. Et cela d’autant plus que nous sommes dans le brouillard et que la visibilité est limitée. Nous trouvons effectivement Jean qui nous attend dans un village un peu avant le col. Une fois arrivés à ce dernier, nous faisons une petite randonnée à pied qui nous conduit au point culminant de l’île vers les 1500 mètres. La vue y est prodigieuse à 360 degrés. Bien évidemment Tenerife et son volcan nous sautent à la figure, et à l’opposé les îles de La Palma et El Hierro se discernent entre les bancs de brouillard et de nuages. Nous entamons ensuite une belle descente sur San Sebastian en passant par des endroits superbes, en particulier de grandes falaises en forme de pain de sucre qui se développent en bordure de route.
Vendredi 11 journée à San Sebastian -40km -500m de dénivelé Le matin, balade tranquille à travers cette petite capitale de l’île où il fait bon flâner au gré des rues et des places, parmi une population peu pressée. L’après-midi, nous prenons nos vélos et nous rendons à la Punta Llana sur la côte est de l’île. Magnifique parcours le long d’une route raide puis d’un chemin très aérien qui surplombe la mer. Toute la magie de cette terre volcanique réside dans ce mélange de montagne et d’océan, où grandes falaises et vagues frangées d’écume s’affrontent en permanence.
Samedi 12 retour sur Tenerife
Notre bateau quitte le port à 7 heures, il fait encore nuit. Pour ne pas le louper, des fois qu’il appareille en avance, nous partons de chez Jean à 6h15 à la lampe frontale. A 7 heures pétantes le navire quitte le quai et nous retournons à Tenerife pour de nouvelles aventures.
Première partie La Gomera
En ce début avril 2014 nous sommes partis Gérard et moi deux semaines aux Canaries dans le but de faire un joli périple à vélo. Nous n’avons pas de programme bien établi. En effet, nous savons que les dénivelés sont importants sur certaines îles et qu’il faut tenir compte des contraintes de transfert par bateau. Donc nous aviserons sur place au gré du déroulement des événements. Nous sommes partis de Lyon par Air Méditerranée, avec deux vélos compris, le vol pour deux personnes nous a coûté en tout 720 euros, dont 140 pour les vélos. Le système d’enregistrement des vélos par internet est très pratique avec cette compagnie. Après avoir pris les billets deux mois auparavant, à quinze jours du départ j’ai reçu un mail concernant d’éventuels bagages spéciaux et en trois minutes nos vélos étaient pris en compte. Avec d’autres compagnies j’ai eu plus à batailler sans être toujours certain qu’en finale les vélos étaient bien enregistrés. De fait deux semaines c’est court, surtout qu’à l’arrivée à Tenerife au montage de nos montures Gérard a constaté que sa patte de dérailleur était cassée. Nous étions dimanche matin. Nous avons attendu lundi pour aller à Medano, où un vélociste belge très compétent et sympathique a résolu le problème rapidement. Donc c’est avec un peu de retard que nous commençons notre balade. Nous ferons 650 km et 15600 m de dénivelé. Nous laissons la housse de Gérard et mon carton à l’hostal ‘Los Amigos’, ce qui est très pratique pour le retour, car il n’y a pas l’angoisse de rechercher et de ne pas trouver de quoi empaqueter son vélo.
Lundi 7 avril direction La Gomera
Après avoir réparé le vélo de Gérard nous mettons le cap sur le port de Los Cristianos en démarrant vers 11 heures de l’hostal ‘Los Amigos’. 17 km et quelques centaines de dénivelé plus tard nous embarquons à 14 h à bord d’un bateau de la compagnie Armas pour l’île de La Gomera, départ. Prix de l’aller-retour 50 euros chacun, vélo compris. Particularité, les bateaux partent vraiment à l’heure, voire même avec 10 minutes d’avance, donc ne pas arriver trop à la bourre ! Le navire est presque désert. Vers 15 h nous débarquons à San Sebastan, adorable petite ville. Mon camarde Jean qui habite l’île nous attend. En guise de bienvenue nous allons prendre un verre au centre-ville sous des arbres multi-centenaires. La première chose qui frappe en arrivant sur cette île, c’est le calme des habitants. Les voitures roulent lentement, voire moins encore. Elles s’arrêtent systématiquement aux passages cloutés alors que les passants ne sont pas encore engagés. Quant aux vélos, je n’en reviens toujours pas, elles restent de longs moments derrière attendant une portion de route droite et complètement dégagée pour entamer un dépassement en prenant des précautions infinies. En France on aurait pas mal à apprendre en matière de civisme routier de ces îliens. Après une visite de cette petite cité pleine de charmes, Jean nous conduit chez lui. Il habite une maison à quatre kilomètres au milieu des terres dans un coin reculé. Les quelques centaines de mètres en finale pour arriver chez lui sont sportives, surtout avec nos montures chargées. Il nous faut traverser un rio à sec, plein de gros cailloux. Les jours de grande pluie, Jean est isolé sur son flanc de montagne. Mais le tempérament de La Gomera il en est complètement imprégné, et si ce n’est demain ce sera un peu plus tard. Il suffit d’avoir des réserves alimentaires pour tenir quelques jours. Nous faisons une courte balade à vélo sans nos bagages dans la belle vallée de la Laja, une dizaine de kilomètres pour 500 m de dénivelé. Je ne connais pas l’île de la Réunion, mais les différents reportages vus ainsi que les descriptions de ma belle-sœur, native de cette île, me permettent de m’en faire une idée. Eh bien, la Gomera, en particulier ce premier contact, m’y fait réellement penser. Ce sentiment ne fera que se renforcer au cours des jours suivants.
Mardi 8 avril -56 km -1600 m de dénivelé de San Sebastian à Vallehermoso
Jean ne peut nous accompagner, il nous indique un itinéraire particulièrement intéressant pour faire un tour de l’île sportif. Nous démarrons par la route TF-711. Après la borne indiquant le kilomètre 7, nous abandonnons cet itinéraire important à la pente raide pour une piste dans la montagne. Au départ elle est dallée, elle monte vraiment dans le ciel ! Mais heureusement cela ne va pas durer. Rapidement elle perd son inclinaison et se transforme en piste à travers des flancs de montagne déserts. Après une vingtaine de kilomètres nous atteignons un collet, à partir duquel la descente sur Las Hermiguas commence. La vue sur Tenerife et le volcan Teide culminant à 3718 mètres est saisissante. Cette piste de descente est abominable. Je vais tomber cinq fois, et même à pied, à deux reprises le vélo m’échappera. Je croyais m’y connaître en pistes défoncées avec ma traversée récente du désert de l’Atacama et du Sud Lipez, eh bien j’ai trouvé mieux ! Mais heureusement cela ne dure que quelques kilomètres. Nous ne voyons quasiment personne jusqu’au village précité. Cette première partie, surtout la descente, je l’ai trouvée éprouvante. Il nous reste une belle côte sur route goudronnée (à nouveau la TF-711) pour rejoindre notre étape de ce jour, la petite ville de Vallehermoso. Le soleil cogne fort, mais le spectacle est magnifique sur les villages colorés et les criques à la pierre sombre que nous dominons, et puis toujours en arrière-plan le Teide et ses formes élancées qui jaillit au-dessus de l’océan. Cette ville est adorable, toute entourée de montagnes aux teintes rouges. Nous logeons dans un hôtel au charme tranquille ‘Pension Amaya’ sur la place centrale, nous y sommes très bien pour un prix modique.
Mercredi 9 avril -51 km-1700 m de dénivelé de Vallehermoso à Valle Gran Rey
Nous partons sans nous presser vers les neuf heures par la RT-713 en direction d’Alojera, village situé sur la côte ouest. Une montée de 700 mètres nous conduit à un col, d’où une longue descente donne accès à la plage d’Alojera une quinzaine de kilomètres plus loin et mille mètres de dénivelé plus bas. Le coin est splendide et la plage enserrée par de larges falaises noires a vraiment du cachet. De plus, une belle houle déferle sur les galets, et le bruit des vagues résonne et s’amplifie dans ce monde minéral. Bien évidemment il n’y a personne, à part des bandes de chats à qui nous jetons nos croûtes de fromage. Nous comptions y faire étape, mais tout est fermé, donc pas moyen de se ravitailler. Nous décidons de remonter les mille mètres de dénivelé et de partir sur Valle Gran Rey. La remontée s’avère moins difficile que ce à quoi nous nous attendions. Avant de plonger dans la belle vallée de Valle Gran Rey, nous traversons une vaste forêt manifestement bien humide. Les différences de climat d’un versant à l’autre de l’île sont saisissantes. Il en résulte des variations de végétation énormes. La descente dans cette nouvelle vallée est un vrai régal. Nous nous enfonçons dans une gorge profonde tout au bout de laquelle nous distinguons l’océan. Sur les renseignements de Jean, nous allons dans une pension bien sympathique au prix léger. Je ne me souviens pas du nom. Mais elle est facile à trouver, lorsqu’on arrive au bas de la longue descente, un large rond point, partir à droite et une centaine de mètres plus loin en débouchant sur la plage elle se situe à gauche pratiquement sur la grève. De plus chaque soir, sur le trottoir servant de terrasse, un orchestre de chanteurs avec guitares se produit. La prestation est de belle qualité. Il est donc facile à trouver. Le village est dominé par une immense falaise qui doit bien culminer à 700, mètres sans doute plus, décor vraiment très impressionnant.
Jeudi 10 avril -64 km -1664 m de dénivelé de Valle Gran Rey à San Sebastian
Ce matin nous partons vers les huit heures pour retourner vers San Sebastian. Jean nous attendra à mi-parcours. Aujourd’hui encore principalement des pentes à n’en plus finir. Dans un premier temps il nous faut remonter les mille mètres descendus hier. Ensuite il nous faut continuer vers un col situé à 1300 mètres d’altitude. La végétation une fois encore va nous surprendre. Nous traversons des zones de grandes prairies bien vertes. S’il n’y avait pas des palmiers, par-ci par-là, au beau milieu de l’herbe, on pourrait se croire dans le Jura ou le Massif Central. Et cela d’autant plus que nous sommes dans le brouillard et que la visibilité est limitée. Nous trouvons effectivement Jean qui nous attend dans un village un peu avant le col. Une fois arrivés à ce dernier, nous faisons une petite randonnée à pied qui nous conduit au point culminant de l’île vers les 1500 mètres. La vue y est prodigieuse à 360 degrés. Bien évidemment Tenerife et son volcan nous sautent à la figure, et à l’opposé les îles de La Palma et El Hierro se discernent entre les bancs de brouillard et de nuages. Nous entamons ensuite une belle descente sur San Sebastian en passant par des endroits superbes, en particulier de grandes falaises en forme de pain de sucre qui se développent en bordure de route.
Vendredi 11 journée à San Sebastian -40km -500m de dénivelé Le matin, balade tranquille à travers cette petite capitale de l’île où il fait bon flâner au gré des rues et des places, parmi une population peu pressée. L’après-midi, nous prenons nos vélos et nous rendons à la Punta Llana sur la côte est de l’île. Magnifique parcours le long d’une route raide puis d’un chemin très aérien qui surplombe la mer. Toute la magie de cette terre volcanique réside dans ce mélange de montagne et d’océan, où grandes falaises et vagues frangées d’écume s’affrontent en permanence.
Samedi 12 retour sur Tenerife
Notre bateau quitte le port à 7 heures, il fait encore nuit. Pour ne pas le louper, des fois qu’il appareille en avance, nous partons de chez Jean à 6h15 à la lampe frontale. A 7 heures pétantes le navire quitte le quai et nous retournons à Tenerife pour de nouvelles aventures.
Désensablage (4x4): sangle kinétique? English translation pending
Bonjour,
Nous partons en SA, Namibie en octobre 2014 à 2 véhicules 4x4, Hilux 2.5 TD surélevés. Ma femme et moi allons faire un stage 4x4 spécial sable en France en juin. Nous allons aller dans le Kaokoland et faire des remontées de lits de rivières.
J'ai parcouru VF sur le matériel de désensablage, Pierre et quelques autres parlent des sangles kinétic. J'ai fait des recherches avec mon ami google, que ce soit sur des forums 4x4 ou des sites marchands.
Alors the Question : la sangle kinétic a l'air très bien pour se désensabler mais semble aussi un peu technique (voire dangereuse), est-ce indispensable sachant que le loueur fournit des sangles (j'ai demandé des précisions sur le type de sangle mais je les imagine simples) ? Et comme je sais d'après mes lectures qu'en général le HILUX toy 2.5 TD ne semble pas vous plaire question puissance je fais une demande en ce moment au loueur sur la différence de prix sur le Landcruiser 76 avec un "petit" moteur de 4.2l.
Voilu voilà
Raf.
Nous partons en SA, Namibie en octobre 2014 à 2 véhicules 4x4, Hilux 2.5 TD surélevés. Ma femme et moi allons faire un stage 4x4 spécial sable en France en juin. Nous allons aller dans le Kaokoland et faire des remontées de lits de rivières.
J'ai parcouru VF sur le matériel de désensablage, Pierre et quelques autres parlent des sangles kinétic. J'ai fait des recherches avec mon ami google, que ce soit sur des forums 4x4 ou des sites marchands.
Alors the Question : la sangle kinétic a l'air très bien pour se désensabler mais semble aussi un peu technique (voire dangereuse), est-ce indispensable sachant que le loueur fournit des sangles (j'ai demandé des précisions sur le type de sangle mais je les imagine simples) ? Et comme je sais d'après mes lectures qu'en général le HILUX toy 2.5 TD ne semble pas vous plaire question puissance je fais une demande en ce moment au loueur sur la différence de prix sur le Landcruiser 76 avec un "petit" moteur de 4.2l.
Voilu voilà
Raf.
Dépaysement en tandem + remorque enfant cet été: quelle destination? English translation pending
Bonjour,
Nous sommes à la recherche d'une destination dépaysante pour cet été, 3 semaines vers juillet - août. - en tandem + remorque avec notre petite de 18 mois, donc pas de pentes (ni de températures) extrêmes - suffisamment "sécurit" avec la remorque - compte tenu de petits problèmes de santé, conditions d'hygiène pas trop limites - en camping à priori (sauf si hébergement régulier et abordable... on vieillit!)
Nous vadrouillons régulièrement en France sur des courtes périodes, et nous avons promené notre tandem (sans la petite) lors de différentes vacances en Tunisie, Argentine, Maroc, Afrique du Sud, Madagascar, Thaïlande... Super! Avec la petite l'an dernier (6 mois), la traversé de la Suisse était bien au niveau sécurité & et flexible pour les campings, avec tout le matériel de camping on s'est bien fatigué dans les cotes (!) et vivant dans les Alpes nous sommes un peu resté sur notre faim pour le dépaysement...
Parmi les différentes destinations auxquels nous avions pensé pour cet été, mais un peu recallé (au risque de frustrer pas mal de monde en faisant nos exigeants): - cote ouest des US, route 1... finalement pas si dépaysant, notre cote Bretonne est tellement belle! - Turquie, trop chaud à cette période? Facilité avec la petite? J'entendais parlé dans ce forum de jets de pierre sur les cyclistes... - Norvège, météo capricieuse? dénivelé? (surtout si interdiction de prendre les tunnels en vélo) (mais excellent souvenirs de ski de rando aux Lofotens). Idem pour l'Ecosse - Japon: parait il très beau, mais cher et plus compliqué à gérer avec la petite? - Grèce: serait trop chaud à cette époque à priori..
Si vous avez d'autres idées dépaysantes sympa nous sommes super intéressés !
Bonnes rando-cyclo
Nous sommes à la recherche d'une destination dépaysante pour cet été, 3 semaines vers juillet - août. - en tandem + remorque avec notre petite de 18 mois, donc pas de pentes (ni de températures) extrêmes - suffisamment "sécurit" avec la remorque - compte tenu de petits problèmes de santé, conditions d'hygiène pas trop limites - en camping à priori (sauf si hébergement régulier et abordable... on vieillit!)
Nous vadrouillons régulièrement en France sur des courtes périodes, et nous avons promené notre tandem (sans la petite) lors de différentes vacances en Tunisie, Argentine, Maroc, Afrique du Sud, Madagascar, Thaïlande... Super! Avec la petite l'an dernier (6 mois), la traversé de la Suisse était bien au niveau sécurité & et flexible pour les campings, avec tout le matériel de camping on s'est bien fatigué dans les cotes (!) et vivant dans les Alpes nous sommes un peu resté sur notre faim pour le dépaysement...
Parmi les différentes destinations auxquels nous avions pensé pour cet été, mais un peu recallé (au risque de frustrer pas mal de monde en faisant nos exigeants): - cote ouest des US, route 1... finalement pas si dépaysant, notre cote Bretonne est tellement belle! - Turquie, trop chaud à cette période? Facilité avec la petite? J'entendais parlé dans ce forum de jets de pierre sur les cyclistes... - Norvège, météo capricieuse? dénivelé? (surtout si interdiction de prendre les tunnels en vélo) (mais excellent souvenirs de ski de rando aux Lofotens). Idem pour l'Ecosse - Japon: parait il très beau, mais cher et plus compliqué à gérer avec la petite? - Grèce: serait trop chaud à cette époque à priori..
Si vous avez d'autres idées dépaysantes sympa nous sommes super intéressés !
Bonnes rando-cyclo
Camping-car en Grèce English translation pending
Bonjour à tous. Nous envisageons un voyage en Grèce du 2 septembre au 13 octobre 2014. Le ferry est retenu. nous sommes en camping-car, nous recherchons de préférence des possibilités de stationnement en bord de mer, des plages, des criques abritées car nous pratiquons un peu la plongée en apnée avec un petit bateau pneumatique à moteur.
Merci d'avance, bien cordialement
Retour d'Éthiopie: informations fraiches English translation pending
Je suis arrivee ici le 28 mars, voici quelques infos fraiches vecues
-Arrivee a l aeroport Visa on arrival toujours 17 euros pendant 30jours 2 changes avant la sortie(pas apres) 1euro=26,57 birrs taxi officiel de l aeroport 400 birr , negocier en dessous pour un taxi prive
-Pick pokets a Addis La technique est le suivante:quelque vous bouscule et pour s excuser vous attrappe le poignet ou la cheville en guise de baiser , vous tord le poignet ou la cheville si fort qu il vous rend sans voix;pendant ce temps le complice visite toute poche apparente zippee et se sert du contenu et le referme tres vite Attention donc rien dans les poches visibles et eviter les collisions
-electricite;des coupures donc recharger les appareils electroniaques quand elle est la et se munir d une lampe type frontale
-des coupures d eau :prendre sa douche des qu elle est presente
-chambres a petit budget literie propre, (les dos fatigues taterons le matelas plus ou moins bossele) sanitaires tres delabres avec PQ, serviette et savonnette Je desirais un peu de confort avec salle de bain privative et en dehors d Addis jusqu a 300 bir en single
-transports en commun longue distance au depart d ADDIS 2 compagnies se disputent les trajets du nord Salam company et Sky company (il y a un site sur le guide BRADT non testes );bus assez confortables , mini peti dej compris, prix moderes Mais depart a 6h du matin et ckek in a 5H 3o.Resa en achetant le billet 2 a 3 jours avant a l office de la compagnie prix Addis Dessie:229 birr autre exemple mais autre compagnie; Dessie-Bahir Dar :158 birr avec depart aux memes heures matinales
-internet dans les 24 birr l heure maxi a Addis ;moins cher au Ghion hotel a Bahir dar des boites mails bloquees:yahoo, hot mail, sfr, g mail...(verifies par mes soins et aupres d autres francais) une native me dit que c est le gouvernement , j en doute, mais il y a sans doute des explications -telephone; avec sim ethiopien 100 birr pour 3 minutes de communication en France
-paludisme existence en dessous de 1500 m donc precautions au lac Tana(d ou j ecris) en absence de traitement preventif :utiliser repellent(5 SUR 5 ) sur les parties du corps decouvertes , moustiquaire et insecticide dans la chambre(vaporiser avant d aller manger dans la salle de bain et derriere les rideaux ou les moustiques se planquent...c est le debut de la courte saison des pluies et il a deje quelaues moustiques le soir certains prendront un traitement preventif mais qui a des effets secondaires chacun son choix (beaucoup de discussions sur les differents forums de l Afrique)
En conclusion: voyage bien eloigne de la facilite des pays d Asie du Sud Est, peu reposant en transport en commun mais beaute des paysages , campagne tres traditionnelle des gens gentils certains parlent en anglais mais attention aux pseudo guides dans les lieux touristiques Carassou
-Arrivee a l aeroport Visa on arrival toujours 17 euros pendant 30jours 2 changes avant la sortie(pas apres) 1euro=26,57 birrs taxi officiel de l aeroport 400 birr , negocier en dessous pour un taxi prive
-Pick pokets a Addis La technique est le suivante:quelque vous bouscule et pour s excuser vous attrappe le poignet ou la cheville en guise de baiser , vous tord le poignet ou la cheville si fort qu il vous rend sans voix;pendant ce temps le complice visite toute poche apparente zippee et se sert du contenu et le referme tres vite Attention donc rien dans les poches visibles et eviter les collisions
-electricite;des coupures donc recharger les appareils electroniaques quand elle est la et se munir d une lampe type frontale
-des coupures d eau :prendre sa douche des qu elle est presente
-chambres a petit budget literie propre, (les dos fatigues taterons le matelas plus ou moins bossele) sanitaires tres delabres avec PQ, serviette et savonnette Je desirais un peu de confort avec salle de bain privative et en dehors d Addis jusqu a 300 bir en single
-transports en commun longue distance au depart d ADDIS 2 compagnies se disputent les trajets du nord Salam company et Sky company (il y a un site sur le guide BRADT non testes );bus assez confortables , mini peti dej compris, prix moderes Mais depart a 6h du matin et ckek in a 5H 3o.Resa en achetant le billet 2 a 3 jours avant a l office de la compagnie prix Addis Dessie:229 birr autre exemple mais autre compagnie; Dessie-Bahir Dar :158 birr avec depart aux memes heures matinales
-internet dans les 24 birr l heure maxi a Addis ;moins cher au Ghion hotel a Bahir dar des boites mails bloquees:yahoo, hot mail, sfr, g mail...(verifies par mes soins et aupres d autres francais) une native me dit que c est le gouvernement , j en doute, mais il y a sans doute des explications -telephone; avec sim ethiopien 100 birr pour 3 minutes de communication en France
-paludisme existence en dessous de 1500 m donc precautions au lac Tana(d ou j ecris) en absence de traitement preventif :utiliser repellent(5 SUR 5 ) sur les parties du corps decouvertes , moustiquaire et insecticide dans la chambre(vaporiser avant d aller manger dans la salle de bain et derriere les rideaux ou les moustiques se planquent...c est le debut de la courte saison des pluies et il a deje quelaues moustiques le soir certains prendront un traitement preventif mais qui a des effets secondaires chacun son choix (beaucoup de discussions sur les differents forums de l Afrique)
En conclusion: voyage bien eloigne de la facilite des pays d Asie du Sud Est, peu reposant en transport en commun mais beaute des paysages , campagne tres traditionnelle des gens gentils certains parlent en anglais mais attention aux pseudo guides dans les lieux touristiques Carassou
Retour de la Péninsule Antarctique, l'Austral, Cie du Ponant, février 2014 English translation pending
Bonjour à tous,
De retour de cette si belle et si lointaine croisière j'ai beaucoup de plaisir à essayer de vous la faire partager...
Les grandes lignes de notre itinéraire :

Le détail de notre périple en Péninsule Antarctique :

Avant de partir...
C'est une croisière un peu particulière à laquelle on prête plus d'attention qu'une croisière classique. On se pose aussi beaucoup de questions avant de partir, c'est pourquoi je vais évoquer quelques petits points pratiques.
Conformément aux conseils lus sur internet j'ai demandé à mon agence quel était l'hôtel où étaient hébergés les croisiéristes du Ponant à Buenos aires avant le départ pour Ushuaïa et j'ai réservé deux nuits dans ce même hôtel.
Les bottes... J'avais acheté une paire de bottes en caoutchouc à 15€ avec de gros crampons sur le dessous pour ne pas glisser et d'une taille supplémentaire pour mettre de grosses chaussettes. Puis je me suis inquiétée et j'ai eu peur d'avoir froid aux pieds. Je suis donc allée dans un magasin de marques (fort cher) et là on m'a conseillé des bottes, garanties étanches et chaudes de marque Kimberquelquechose. Des vrais chaussons, fort belles et légères. Je demande : "Ētanches même dans l'eau ? Avec un laçage ? vous êtes surs? Oui, Oui, c'est fait pour aller dans la neige". Bon, je me laisse séduire malgré le prix (100€). En rentrant chez moi, comme je n'ai pas trop confiance, je lance le test de la baignoire. Je rempli la baignoire et je monte dedans! Et j'ai bien fait! Il n'a pas fallu 3 secondes pour que les bottes soient remplies d'eau ! Neige et eau ce n'est pas la même chose. J'ai ensuite bien fait sécher les bottes et je les ai reportées au magasin....
J'ai fait des recherches sur le forum et je me suis aperçue que plusieurs années en arrière personne ne parlait des bottes de location (certainement les mieux adaptées, mais trop chères à mon goût). Je suis donc partie avec mes bottes à 15€, et ça a été parfait, avec une chaussette en soie et une grosse chaussette de ski. Moi qui suis très frileuse, surtout aux extrémités je n'ai jamais eu froid.
La parka... Faut-il emmener son anorak personnel en plus de la parka que l'on nous fourni ? Il me semble que oui, et c'est ce que j'ai fait. Je ne l'ai pas regretté bien au contraire, sur le bateau il était agréable d'avoir un manteau à ma taille pour la navigation touristique. Et lorsque l'on rentre trempé il est mieux d'avoir un vêtement de rechange le temps que la parka sèche. Sans compter la journée passée à Ushuaïa, et l'appareillage du bateau.
Les pantalons de ski une fois imperméabilisés avec une bombe (3 couches), ont étés très bien. Les pantalon imperméables légers très bien aussi.
Quelques jours avant le départ, nous avons eu la très mauvaise surprise de découvrir que nous n'avions droit qu'à 20 kg de bagages entre Buenos Aires et Ushuaïa. Forts mécontents nous avons réclamé et la Cie de croisière nous a proposé un autre vol (à 23kg) mais sans la visite du Parc National de la Terre de Feu... Nous avons préféré renoncer aux bagages et garder la visite.
Pour nous remercier de notre compréhension, la Cie du Ponant nous a offert un crédit à bord. Comme nous ne nous y attendions pas, cela nous a beaucoup réconforté et nous sommes partis avec le sourire.
Les grandes lignes de notre itinéraire :

Le détail de notre périple en Péninsule Antarctique :

Avant de partir...
C'est une croisière un peu particulière à laquelle on prête plus d'attention qu'une croisière classique. On se pose aussi beaucoup de questions avant de partir, c'est pourquoi je vais évoquer quelques petits points pratiques.
Conformément aux conseils lus sur internet j'ai demandé à mon agence quel était l'hôtel où étaient hébergés les croisiéristes du Ponant à Buenos aires avant le départ pour Ushuaïa et j'ai réservé deux nuits dans ce même hôtel.
Les bottes... J'avais acheté une paire de bottes en caoutchouc à 15€ avec de gros crampons sur le dessous pour ne pas glisser et d'une taille supplémentaire pour mettre de grosses chaussettes. Puis je me suis inquiétée et j'ai eu peur d'avoir froid aux pieds. Je suis donc allée dans un magasin de marques (fort cher) et là on m'a conseillé des bottes, garanties étanches et chaudes de marque Kimberquelquechose. Des vrais chaussons, fort belles et légères. Je demande : "Ētanches même dans l'eau ? Avec un laçage ? vous êtes surs? Oui, Oui, c'est fait pour aller dans la neige". Bon, je me laisse séduire malgré le prix (100€). En rentrant chez moi, comme je n'ai pas trop confiance, je lance le test de la baignoire. Je rempli la baignoire et je monte dedans! Et j'ai bien fait! Il n'a pas fallu 3 secondes pour que les bottes soient remplies d'eau ! Neige et eau ce n'est pas la même chose. J'ai ensuite bien fait sécher les bottes et je les ai reportées au magasin....
J'ai fait des recherches sur le forum et je me suis aperçue que plusieurs années en arrière personne ne parlait des bottes de location (certainement les mieux adaptées, mais trop chères à mon goût). Je suis donc partie avec mes bottes à 15€, et ça a été parfait, avec une chaussette en soie et une grosse chaussette de ski. Moi qui suis très frileuse, surtout aux extrémités je n'ai jamais eu froid.
La parka... Faut-il emmener son anorak personnel en plus de la parka que l'on nous fourni ? Il me semble que oui, et c'est ce que j'ai fait. Je ne l'ai pas regretté bien au contraire, sur le bateau il était agréable d'avoir un manteau à ma taille pour la navigation touristique. Et lorsque l'on rentre trempé il est mieux d'avoir un vêtement de rechange le temps que la parka sèche. Sans compter la journée passée à Ushuaïa, et l'appareillage du bateau.
Les pantalons de ski une fois imperméabilisés avec une bombe (3 couches), ont étés très bien. Les pantalon imperméables légers très bien aussi.
Quelques jours avant le départ, nous avons eu la très mauvaise surprise de découvrir que nous n'avions droit qu'à 20 kg de bagages entre Buenos Aires et Ushuaïa. Forts mécontents nous avons réclamé et la Cie de croisière nous a proposé un autre vol (à 23kg) mais sans la visite du Parc National de la Terre de Feu... Nous avons préféré renoncer aux bagages et garder la visite.
Pour nous remercier de notre compréhension, la Cie du Ponant nous a offert un crédit à bord. Comme nous ne nous y attendions pas, cela nous a beaucoup réconforté et nous sommes partis avec le sourire.
Sur terre comme au ciel, récit d'un GR20 English translation pending
Après avoir livré sur ce forum mon carnet d’un stage infirmier au Cambodge, je récidive pour partager avec vous mes notes prises sur le GR20, ce sentier qui coupe la Corse d’un trait de crayon et qui s’est acquis la réputation d’une des randonnées les plus rudes d’Europe. Classé au top 20 des meilleurs treks au monde selon le National Geographic et numéro un des 10 plus belles randonnées pour le Lonely Planet, il me tardait de me frotter moi aussi à ce trail et d’aller vérifier de mes yeux de quoi était faite la légende. C'est ce que j'ai fait en juin 2013.
Sur cette piste qui escalade et dégringole la montagne sur près de 180 kilomètres et plus de 13000 mètres de dénivelé positif, j’ai vécu des moments de grâce et d’autres où j’aurais voulu me coucher par terre et mourir. Partis à trois amis pour terminer ce trail, nous avons connu des hauts et des bas et… oh ! après tout, vous saurez bien assez tôt si nous sommes allés ou non au bout de l’aventure…
L’affaire n’est pas neuve et bien d’autres voyageurs ont livré le récit de leur GR20. Pourtant, chacune de ces histoires est unique et vaut la peine d’être vécue et racontée. Je vous propose donc de vous narrer la mienne, sans prétention, comme si nous avions le cul posé sur le banc d’un refuge ou sur la pierre dure d’une plaine chauffée au soleil méditerranéen. On y parlera vertus du nomadisme, esthétique de la randonnée, ascétisme de la marche, écologie sauvage, philosophie de bord de chemin et marche ultra-légère, entre autres choses…
Vous en êtes ? Alors pardonnez d'avance mes coquilles et chaussez vos chaussures de rando, nous partons sur ce chemin qui s’étire entre Conca et Vizzavona, en oscillant entre terre et ciel.
Aujourd'hui : l'introduction.
Sur cette piste qui escalade et dégringole la montagne sur près de 180 kilomètres et plus de 13000 mètres de dénivelé positif, j’ai vécu des moments de grâce et d’autres où j’aurais voulu me coucher par terre et mourir. Partis à trois amis pour terminer ce trail, nous avons connu des hauts et des bas et… oh ! après tout, vous saurez bien assez tôt si nous sommes allés ou non au bout de l’aventure…
L’affaire n’est pas neuve et bien d’autres voyageurs ont livré le récit de leur GR20. Pourtant, chacune de ces histoires est unique et vaut la peine d’être vécue et racontée. Je vous propose donc de vous narrer la mienne, sans prétention, comme si nous avions le cul posé sur le banc d’un refuge ou sur la pierre dure d’une plaine chauffée au soleil méditerranéen. On y parlera vertus du nomadisme, esthétique de la randonnée, ascétisme de la marche, écologie sauvage, philosophie de bord de chemin et marche ultra-légère, entre autres choses…
Vous en êtes ? Alors pardonnez d'avance mes coquilles et chaussez vos chaussures de rando, nous partons sur ce chemin qui s’étire entre Conca et Vizzavona, en oscillant entre terre et ciel.
Aujourd'hui : l'introduction.
Chats et chiens de Thaïlande English translation pending
Les chats de Thaïlande.
Il y a cinq races: Siamois, Thaï, Oriental Shortair, Korat et Khao manee.
Vous connaissez sans doute le Siamois, le Thaï (qui est l'ancêtre du Siamois) et son proche cousin l'oriental, tous trois représentés en France depuis plus d'un siècle, mais sans doute moins le Korat et le Khao manee. Le Siamois
A l'origine le vrai chat Siamois présente une tête ronde et un corps robuste, mais depuis les années 50/60 les éleveurs ont sensiblement fait évoluer la race, ce qui fait que l'ancien Siamois est maintenant appelé THAÏ.(photo 1)
Chaton Siamois (photo2)
Oriental Shorthair (photo3) Le KORAT. (photo 4) Les Thaïlandais l'appellent aussi SI-SAWAT. C'est un chat élégant, gentil et calin originaire du nord-est du pays. Il est bleu argent, toujours uni, il demeure assez rare et il est difficile d'en acheter. Il n'y a qu'un seul élevage connu en France ( pour info, on compte 500 élevages Français, juste pour la race des chats norvégiens ! ).
Le KHAO MANEE. (photos 5, 6, 7 et 8)
Son ancien nom est KHAAO PLORT ( tout blanc) mais les Thaïlandais l'appellent "MEON". C'est sans doute le chat le plus rare du monde. Sa principale caractéristique est qu'il a les yeux vairons, c'est à dire un oeil bleu et l'autre jaune. Jusque dans les années 2000, aucun individu n'était sorti de Thaïlande, et actuellement il n'y a qu'un seul élevage en Europe, dans le sud de la France, chez Frederic Goebert. C'est un chat collant, adorable qui parle beaucoup et qui est très attaché à ses maîtres. Sa rareté en fait un chat qui se négocie jusqu'à plus de 2000 euros pour un sujet reproducteur ou d'expo ! Les chats que vous pouvez rencontrer dans la rue sont pour la plupart issus de croisements entre Siamois, Thaïs et Orientaux. Beaucoup ont hérité d'un petit défaut présent chez les premiers Siamois, les nœuds à la queue, défaut héréditaire que les éleveurs d'Europe ont rapidement supprimé mais qui demeure courant en Thaïlande ! Il y a un Musée du chat à 50 km de Bkk dans Nakhong pathom sur la route pinklao- Nakhon Chaisri , 2 km est de Phutthamonthon soi 4... Le dixième "Thaïland cat show" 2012 de BKK avait lieu au MBK .(photo 9) Les Chiens. On fait vite des jaloux, je vais donc vous parler aussi des clébards, oups, pardon ! de nos amis les chiens ! Une grande expo à lieu tous les ans à BKK vers la fin du mois de juin, le "Thaïland International Dog Show", il y avait plus de 200 000 visiteurs lors de la dernière édition du 28 juin 2555... 2012 pour les Français ! Il y a une race vraiment jolie qui présente une particularité originale, la même que l'on trouve chez ce chien extrêmement intelligent que nous avons vu sur l'ile de Phu quoc au Vietnam. Son nom est Mah Taï, (photo10) et il présente une sorte d'épi sur toute la longueur du dos au niveau de la colonne vertébrale, tout comme celui de Phu Quoc !Le Mah Taï, un chien magnifique et malin...avec une belle robe cuivrée ! Ce chien très résistant est utilisé pour la chasse, mais aussi pour la garde. Equilibré, très lié à son maître, il est méfiant envers les étrangers
Son cousin, le chien de l'ile de Phu quoc (photo11)au Vietnam ( Cho de Phù Quoc ) on voit bien sa "crête dorsale". Des gens viennent spécialement sur l'ile, du Cambodge et de Thaïlande pour acheter ce chien qui a le palais et la langue tachés de bleu comme vous pouvez le voir sur sa photo. Du fait de son alimentation insulaire spécifique, il est assez difficile de l'élever hors de l'ile ! Dans un prochain article on vous parlera de l'ile de Phu Quoc, nous avons vraiment adoré cette ile...encore sauvage ! Le Thaï Bangkaew.(photo12) C'est un chien de type "Spitz" nouvellement reconnu par la FCI (Fédération Cynologique Internationale ) depuis 2011. On a eu la chance d'en croiser un à BKK, naïvement, nous avions pensé que ce n'était vraiment pas le bon climat pour un chien que nous imaginions importé du nord de l'Europe. Erreur, c'est un vrai chien Thaïlandais, assez ancien même, originaire du district de Bang Rakam dans le centre du pays. Il est intelligent, solide, mais demande un maitre expérimenté car il est très actif. Thaï Bangkaew.(photo13)

Chaton Siamois (photo2)
Oriental Shorthair (photo3) Le KORAT. (photo 4) Les Thaïlandais l'appellent aussi SI-SAWAT. C'est un chat élégant, gentil et calin originaire du nord-est du pays. Il est bleu argent, toujours uni, il demeure assez rare et il est difficile d'en acheter. Il n'y a qu'un seul élevage connu en France ( pour info, on compte 500 élevages Français, juste pour la race des chats norvégiens ! ).
Le KHAO MANEE. (photos 5, 6, 7 et 8)
Son ancien nom est KHAAO PLORT ( tout blanc) mais les Thaïlandais l'appellent "MEON". C'est sans doute le chat le plus rare du monde. Sa principale caractéristique est qu'il a les yeux vairons, c'est à dire un oeil bleu et l'autre jaune. Jusque dans les années 2000, aucun individu n'était sorti de Thaïlande, et actuellement il n'y a qu'un seul élevage en Europe, dans le sud de la France, chez Frederic Goebert. C'est un chat collant, adorable qui parle beaucoup et qui est très attaché à ses maîtres. Sa rareté en fait un chat qui se négocie jusqu'à plus de 2000 euros pour un sujet reproducteur ou d'expo ! Les chats que vous pouvez rencontrer dans la rue sont pour la plupart issus de croisements entre Siamois, Thaïs et Orientaux. Beaucoup ont hérité d'un petit défaut présent chez les premiers Siamois, les nœuds à la queue, défaut héréditaire que les éleveurs d'Europe ont rapidement supprimé mais qui demeure courant en Thaïlande ! Il y a un Musée du chat à 50 km de Bkk dans Nakhong pathom sur la route pinklao- Nakhon Chaisri , 2 km est de Phutthamonthon soi 4... Le dixième "Thaïland cat show" 2012 de BKK avait lieu au MBK .(photo 9) Les Chiens. On fait vite des jaloux, je vais donc vous parler aussi des clébards, oups, pardon ! de nos amis les chiens ! Une grande expo à lieu tous les ans à BKK vers la fin du mois de juin, le "Thaïland International Dog Show", il y avait plus de 200 000 visiteurs lors de la dernière édition du 28 juin 2555... 2012 pour les Français ! Il y a une race vraiment jolie qui présente une particularité originale, la même que l'on trouve chez ce chien extrêmement intelligent que nous avons vu sur l'ile de Phu quoc au Vietnam. Son nom est Mah Taï, (photo10) et il présente une sorte d'épi sur toute la longueur du dos au niveau de la colonne vertébrale, tout comme celui de Phu Quoc !Le Mah Taï, un chien magnifique et malin...avec une belle robe cuivrée ! Ce chien très résistant est utilisé pour la chasse, mais aussi pour la garde. Equilibré, très lié à son maître, il est méfiant envers les étrangers
Son cousin, le chien de l'ile de Phu quoc (photo11)au Vietnam ( Cho de Phù Quoc ) on voit bien sa "crête dorsale". Des gens viennent spécialement sur l'ile, du Cambodge et de Thaïlande pour acheter ce chien qui a le palais et la langue tachés de bleu comme vous pouvez le voir sur sa photo. Du fait de son alimentation insulaire spécifique, il est assez difficile de l'élever hors de l'ile ! Dans un prochain article on vous parlera de l'ile de Phu Quoc, nous avons vraiment adoré cette ile...encore sauvage ! Le Thaï Bangkaew.(photo12) C'est un chien de type "Spitz" nouvellement reconnu par la FCI (Fédération Cynologique Internationale ) depuis 2011. On a eu la chance d'en croiser un à BKK, naïvement, nous avions pensé que ce n'était vraiment pas le bon climat pour un chien que nous imaginions importé du nord de l'Europe. Erreur, c'est un vrai chien Thaïlandais, assez ancien même, originaire du district de Bang Rakam dans le centre du pays. Il est intelligent, solide, mais demande un maitre expérimenté car il est très actif. Thaï Bangkaew.(photo13)

Aléafrica, dix semaines au hasard dans le sud de l’Afrique English translation pending
Il y a vingt ans, en avance sur les Etats-Unis, l’Afrique du Sud élisait son premier président noir. Ceux qui étaient réduits au silence avaient tant à dire qu’on valida onze langues officielles et, pour évoquer une histoire compliquée et conjurer un avenir qui ne l’était pas moins, on inventa un drapeau multicolore : noir, rouge, bleu, jaune, vert, blanc
Rouge Le bleu du bâtiment pourrait prolonger celui de l’Océan mais l’eau du port est rouge. Dix requins pantelants gisent en plein soleil, à même le quai, devant l’entrée d’un fish &chips. Un ouvrier les arrose à jet continu évacuant dans le port ce qu’il leur reste de sang. Au moment où je sors un appareil photo un homme accourt, inquiet, et m’assure que ces requins n’appartiennent pas à une espèce protégée ; il est très convaincant bien que ne portant pas de harpon. Un camion arrive et les embarque au palan : ils partent en Australie, tous frais payés. Mais ce n’est pas suffisant pour expliquer la couleur de l’eau. Une usine de conditionnement de sardines occupe le quai suivant, alimentée à flots continu par les bateaux : ce sont ses rejets qui colorent le port. On comprend mieux dans quel piège ont été pris ces malheureux requins qui n’ont pas eu la bonne idée d’appartenir à une espèce protégée. Cette marée sanglante fait le bonheur de dizaines de pêcheurs alignés surla jetée et qui relèvent, à chaque lancer de cuiller, des hadas qui se trouvent être d’autres victimes collatérales de la pêche à ces abruties de sardines : qui apprendra aux sardines à voyager individuellement plutôt qu’en boule affolée. Mis en appétit, nous choisissons un autre caboulot et optons pour un… fish & chips, sans requins sur la terrasse. L’écran géant retransmet un match de cricket opposant l��Afrique du Sud à… l’Australie. Qui, hors du Commonwealth, a jamais compris les règles du cricket ? Il reste l’élégance de arbitres coiffés de panamas et le masque des batteurs, casqués comme des footballeurs américains, dans ce sport où jamais on ne se touche. Un pick-up qui n’a pas osé le rouge remonte un bateau, affuté et lourdement motorisé, un bateau de guerre dont le nom sur la coque, en noir et en français est Assassin.
Bleu Les géographes ont décidé que la pointe où le continent rend les armes au sud délimitait deux océans, l’Indien à l’Est, l’Atlantique à l’Ouest. Cape Agulhas ne doit pas son nom aux aiguilles de pins qui seraient bien en peine de survivre ici, encore moins aux aiguilles de schiste, en première ligne, mais à l’observation des premiers marins portugais qui, croisant là il y a cinq siècles, constatèrent que l’aiguille des compas indiquait strictement le nord au passage de ce cap. Dans une ambiance de finisterre deux océans furieux s’affrontent-ils jour et nuit pour défendre leur territoire ou pour ne pas décevoir les géographes autour de ce méridien, le 20ème est, tranchant le continent et l’océan? En réalité, c’est là que se rencontrent le feu descendu de l’équateur et la glace remontée de l’Antarctique. L’Indien résiste refusant qu’on vienne geler ses côtes et contraignant le courant froid à remonter l’Atlantique. On accède au feu du phare par quatre volées d’échelles abruptes pour constater que les deux océans sont uniformément bleus. Plus loin, avec ses maisons de pêcheurs basses, chaulées comme en Irlande, Arniston malgré son R ne manque pas de charme.
Vert Les moutons sont des Suffolks et les vaches des Jersiaises, un ferry à chaîne doit nous permettre de traverser la Breede River tandis qu’un crachin persistant confirme l’impression d’être en Cornouaille en septembre. Mais le ferry, petite plate d’acier contenant deux voitures, est halé à bras d’hommes, trois Sisyphe noirs enchaînés à un câble.Successivement ils partent de la proue (réversible en poupe au retour, mais est-ce encore un bateau, qui jamais ne quitte son ancre?), enroulent, comme les bolas d’un gaucho, une chaîne lestée autour du filin d’acier, enfilent le baudrier et se dirigent vers la poupe. Arrivés là, ils recommencent. Je m’harnache, je hale, j’ahane, pourrais-je être plus blanc sous le harnais ? Sur l’autre rive, un cow-boy noir en bleu chevauche un quad jaune pour, décrivant d’amples demi-cercles, rassembler des bovins indociles. Sur les collines, les parcelles immenses sont d’un vert infini, les élevages d’autruches alternent avec ceux de moutons.
Jaune Cette vaste ferme du Baavianskloof, dans l’est du Karoo, propose des emplacements de camping. Comme vous êtes seuls, vous choisissez la vue sur les croupes de grès rose que, tout à l’heure, le soleil enflammera. Il est temps de penser au feu. Courbé dans les taillis d’acacias vous voilà en quête, quelques branches, menu fretin, pas de quoi faire des étincelles, jusqu’au moment où vous devinez la dépouille d’un jeune acacia, abattu depuis longtemps. Il est deux fois plus long que vous et en pèse bien la moitié. Vous lui racontez des histoires, que vous allez le réchauffer, l’incinérer, bref, lui offrir une sépulture le soustrayant aux milliers de bestioles qui le rongent, pour l’amadouer, pour qu’il vous épargne d’une épine lorsque vous le prendrez à l’épaule. Mais un arbre seul n’a jamais fait un feu. Deux souches, légères tant elles sont minées, tant elles ont nourri, seront ses compagnes de bûcher. Maître de cérémonie, vous appariez les souches puis formez un trio avec le tronc : elles l’auront vite coupé en deux. Vous voilà avec quatre morceaux, la fête peut commencer. Une souche en flamme sur les braises, les deux troncs en croix par-dessus, la dernière souche enfin. Feu d’artifice. Bilan probable malgré les sommations (sommations :heurter le bois contre le sol attendre pour permettre aux habitants de quitter les lieux et chercher une autre cantine, recommencer jusqu’à évacuation totale), quelques dizaines de fourmis et consorts.
Noir & Blanc Dans les cuisines de ce restaurant réputé une brigade de onze, en plein coup de feu : cinq métis, quatre noirs, deux blancs, huit hommes, trois femmes, deux en surpoids, un hypocondriaque. Silence absolu dans les rangs, seul le chef lance sèchement des ordres précis. Ce qu’il a commandé arrive de toutes parts devant lui qui se réserve, outre le contrôle, d’apposer la touche finale : citron vert, branche d’aneth, crustacé en extension.Les serveurs enlèvent à la volée. La région s’enorgueillit de ses moules, va pour une sea food crispy pizza : les moules doivent-elle leur taille à la présence de la raffinerie de pétrole voisine qu’on dit être la plus grande du monde ? Quant à la pâte, elle est beaucoup moins craquante que la mariée, en séance de photos sur fond de soleil couchant sur l’océan. C’est Valentine’s Day. A une portée de fusil d’ici, dans une grotte avec vue sur mer imprenable, on a récemment mis à jour des artéfacts utilisés par mes aïeux il y a 165 000ans. Les chercheurs n’en ont pas terminé l’inventaire mais savent d’ores et déjà que les coquillages formaient la part du lion du menu.
Rouge Le bleu du bâtiment pourrait prolonger celui de l’Océan mais l’eau du port est rouge. Dix requins pantelants gisent en plein soleil, à même le quai, devant l’entrée d’un fish &chips. Un ouvrier les arrose à jet continu évacuant dans le port ce qu’il leur reste de sang. Au moment où je sors un appareil photo un homme accourt, inquiet, et m’assure que ces requins n’appartiennent pas à une espèce protégée ; il est très convaincant bien que ne portant pas de harpon. Un camion arrive et les embarque au palan : ils partent en Australie, tous frais payés. Mais ce n’est pas suffisant pour expliquer la couleur de l’eau. Une usine de conditionnement de sardines occupe le quai suivant, alimentée à flots continu par les bateaux : ce sont ses rejets qui colorent le port. On comprend mieux dans quel piège ont été pris ces malheureux requins qui n’ont pas eu la bonne idée d’appartenir à une espèce protégée. Cette marée sanglante fait le bonheur de dizaines de pêcheurs alignés surla jetée et qui relèvent, à chaque lancer de cuiller, des hadas qui se trouvent être d’autres victimes collatérales de la pêche à ces abruties de sardines : qui apprendra aux sardines à voyager individuellement plutôt qu’en boule affolée. Mis en appétit, nous choisissons un autre caboulot et optons pour un… fish & chips, sans requins sur la terrasse. L’écran géant retransmet un match de cricket opposant l��Afrique du Sud à… l’Australie. Qui, hors du Commonwealth, a jamais compris les règles du cricket ? Il reste l’élégance de arbitres coiffés de panamas et le masque des batteurs, casqués comme des footballeurs américains, dans ce sport où jamais on ne se touche. Un pick-up qui n’a pas osé le rouge remonte un bateau, affuté et lourdement motorisé, un bateau de guerre dont le nom sur la coque, en noir et en français est Assassin.
Bleu Les géographes ont décidé que la pointe où le continent rend les armes au sud délimitait deux océans, l’Indien à l’Est, l’Atlantique à l’Ouest. Cape Agulhas ne doit pas son nom aux aiguilles de pins qui seraient bien en peine de survivre ici, encore moins aux aiguilles de schiste, en première ligne, mais à l’observation des premiers marins portugais qui, croisant là il y a cinq siècles, constatèrent que l’aiguille des compas indiquait strictement le nord au passage de ce cap. Dans une ambiance de finisterre deux océans furieux s’affrontent-ils jour et nuit pour défendre leur territoire ou pour ne pas décevoir les géographes autour de ce méridien, le 20ème est, tranchant le continent et l’océan? En réalité, c’est là que se rencontrent le feu descendu de l’équateur et la glace remontée de l’Antarctique. L’Indien résiste refusant qu’on vienne geler ses côtes et contraignant le courant froid à remonter l’Atlantique. On accède au feu du phare par quatre volées d’échelles abruptes pour constater que les deux océans sont uniformément bleus. Plus loin, avec ses maisons de pêcheurs basses, chaulées comme en Irlande, Arniston malgré son R ne manque pas de charme.
Vert Les moutons sont des Suffolks et les vaches des Jersiaises, un ferry à chaîne doit nous permettre de traverser la Breede River tandis qu’un crachin persistant confirme l’impression d’être en Cornouaille en septembre. Mais le ferry, petite plate d’acier contenant deux voitures, est halé à bras d’hommes, trois Sisyphe noirs enchaînés à un câble.Successivement ils partent de la proue (réversible en poupe au retour, mais est-ce encore un bateau, qui jamais ne quitte son ancre?), enroulent, comme les bolas d’un gaucho, une chaîne lestée autour du filin d’acier, enfilent le baudrier et se dirigent vers la poupe. Arrivés là, ils recommencent. Je m’harnache, je hale, j’ahane, pourrais-je être plus blanc sous le harnais ? Sur l’autre rive, un cow-boy noir en bleu chevauche un quad jaune pour, décrivant d’amples demi-cercles, rassembler des bovins indociles. Sur les collines, les parcelles immenses sont d’un vert infini, les élevages d’autruches alternent avec ceux de moutons.
Jaune Cette vaste ferme du Baavianskloof, dans l’est du Karoo, propose des emplacements de camping. Comme vous êtes seuls, vous choisissez la vue sur les croupes de grès rose que, tout à l’heure, le soleil enflammera. Il est temps de penser au feu. Courbé dans les taillis d’acacias vous voilà en quête, quelques branches, menu fretin, pas de quoi faire des étincelles, jusqu’au moment où vous devinez la dépouille d’un jeune acacia, abattu depuis longtemps. Il est deux fois plus long que vous et en pèse bien la moitié. Vous lui racontez des histoires, que vous allez le réchauffer, l’incinérer, bref, lui offrir une sépulture le soustrayant aux milliers de bestioles qui le rongent, pour l’amadouer, pour qu’il vous épargne d’une épine lorsque vous le prendrez à l’épaule. Mais un arbre seul n’a jamais fait un feu. Deux souches, légères tant elles sont minées, tant elles ont nourri, seront ses compagnes de bûcher. Maître de cérémonie, vous appariez les souches puis formez un trio avec le tronc : elles l’auront vite coupé en deux. Vous voilà avec quatre morceaux, la fête peut commencer. Une souche en flamme sur les braises, les deux troncs en croix par-dessus, la dernière souche enfin. Feu d’artifice. Bilan probable malgré les sommations (sommations :heurter le bois contre le sol attendre pour permettre aux habitants de quitter les lieux et chercher une autre cantine, recommencer jusqu’à évacuation totale), quelques dizaines de fourmis et consorts.
Noir & Blanc Dans les cuisines de ce restaurant réputé une brigade de onze, en plein coup de feu : cinq métis, quatre noirs, deux blancs, huit hommes, trois femmes, deux en surpoids, un hypocondriaque. Silence absolu dans les rangs, seul le chef lance sèchement des ordres précis. Ce qu’il a commandé arrive de toutes parts devant lui qui se réserve, outre le contrôle, d’apposer la touche finale : citron vert, branche d’aneth, crustacé en extension.Les serveurs enlèvent à la volée. La région s’enorgueillit de ses moules, va pour une sea food crispy pizza : les moules doivent-elle leur taille à la présence de la raffinerie de pétrole voisine qu’on dit être la plus grande du monde ? Quant à la pâte, elle est beaucoup moins craquante que la mariée, en séance de photos sur fond de soleil couchant sur l’océan. C’est Valentine’s Day. A une portée de fusil d’ici, dans une grotte avec vue sur mer imprenable, on a récemment mis à jour des artéfacts utilisés par mes aïeux il y a 165 000ans. Les chercheurs n’en ont pas terminé l’inventaire mais savent d’ores et déjà que les coquillages formaient la part du lion du menu.
Voyager en Iran au mois d'août English translation pending
Notre projet de départ en avril est à l'eau. Nous aimerions reporter ce séjour en été, mais on nous dit que la chaleur est intenable et que ce n'est pas du tout recommandé en aout. Qu'en dites-vous?
D'autre part, peut-on toujours obtenir les visas à l'arrivée?
Merci pour vos réponses et expériences.
Meilleur itinéraire pour traverser la Suède English translation pending
Bonjour à tous,
Réfléchissant à un voyage Suède-Norvège, je sollicite votre attention pour m'aider à déterminer le meilleur itinéraire pour traverser la Suède, un compromis entre rapidité et paysages.
Nous partirons avec notre propre véhicule depuis la région parisienne, via la Belgique, le Danemark, la Suède.
Le but est d'arriver (assez vite) à la hauteur de Narvik en Norvège afin de séjourner aux Lofoten (éventuellement monter jusqu'à l'île de Senja et Trömso) puis de redescendre par les fjords et glaciers norvégiens avant de reprendre le ferry au sud de la Norvège pour revenir au Danemark. Durée : entre 4 et 6 semaines. Période : juin 2014.
Pour l'instant, c'est le parcours en Suède qui me questionne.
L'itinéraire le plus rapide semble être celui-ci :
http://goo.gl/maps/KDZgW
Pour varier un peu les plaisirs et afin faire un mix entre bord de la Baltique et région de forêts/lacs, j'aurais comme autre possibilité de quitter la Baltique à Umea pour rejoindre la E45. Intéressant ou pas ?
http://goo.gl/maps/210Im
D'autres variantes sont aussi possibles. Laquelle vous semble la plus pertinente ?
Merci d'avance 🙂
Réfléchissant à un voyage Suède-Norvège, je sollicite votre attention pour m'aider à déterminer le meilleur itinéraire pour traverser la Suède, un compromis entre rapidité et paysages.
Nous partirons avec notre propre véhicule depuis la région parisienne, via la Belgique, le Danemark, la Suède.
Le but est d'arriver (assez vite) à la hauteur de Narvik en Norvège afin de séjourner aux Lofoten (éventuellement monter jusqu'à l'île de Senja et Trömso) puis de redescendre par les fjords et glaciers norvégiens avant de reprendre le ferry au sud de la Norvège pour revenir au Danemark. Durée : entre 4 et 6 semaines. Période : juin 2014.
Pour l'instant, c'est le parcours en Suède qui me questionne.
L'itinéraire le plus rapide semble être celui-ci :
http://goo.gl/maps/KDZgW
Pour varier un peu les plaisirs et afin faire un mix entre bord de la Baltique et région de forêts/lacs, j'aurais comme autre possibilité de quitter la Baltique à Umea pour rejoindre la E45. Intéressant ou pas ?
http://goo.gl/maps/210Im
D'autres variantes sont aussi possibles. Laquelle vous semble la plus pertinente ?
Merci d'avance 🙂
Gangotrî - glacier Gaumukh - Tapovan (Inde) English translation pending
Bonjour,
je compte aller a Gangotri le 15 mai prochain puis me rendre au glacier Gaumukh et a Tapovan.
Il n'est pas tres claire du temps requis pour se rendre à ces endroits. Alors si vous avez des info, ce serait tres apprécié !!
Voici comment je vois le voyage :
jour 1 : Départ de Rishikesh vers Gangotri (durée=?) jour 2 : Départ de Gangotri vers Bhojbasa (durée=?) jour 3 : Départ de Bhojbasa vers le glacier Gaumukh et poursuivre vers Tapovan et revenir dormir a Bhojbasa (durée=?) jour 4 : Départ de Bhojbasa vers Gangotri (durée=?) jour 5 : départ de Gangotri vers Rishikesh (durée=?)
-Est-ce que ce la a du sens ? -Est-ce possible de faire Gangotri - Tapovan la même journée ? -Est-ce que le 15 mai est une bonne période pour y aller? -Combien ca coute pour dormir a Bhojbasa? -Ai-je besoin d'un guide pour aller a Tapovan ?
Merci de votre aide si précieuse !!!!
Il n'est pas tres claire du temps requis pour se rendre à ces endroits. Alors si vous avez des info, ce serait tres apprécié !!
Voici comment je vois le voyage :
jour 1 : Départ de Rishikesh vers Gangotri (durée=?) jour 2 : Départ de Gangotri vers Bhojbasa (durée=?) jour 3 : Départ de Bhojbasa vers le glacier Gaumukh et poursuivre vers Tapovan et revenir dormir a Bhojbasa (durée=?) jour 4 : Départ de Bhojbasa vers Gangotri (durée=?) jour 5 : départ de Gangotri vers Rishikesh (durée=?)
-Est-ce que ce la a du sens ? -Est-ce possible de faire Gangotri - Tapovan la même journée ? -Est-ce que le 15 mai est une bonne période pour y aller? -Combien ca coute pour dormir a Bhojbasa? -Ai-je besoin d'un guide pour aller a Tapovan ?
Merci de votre aide si précieuse !!!!
Oman: wadis/montagnes en 4x4 English translation pending
Bonjour,
Nous sommes 2 filles qui partons à la découverte d'Oman pour 15 jours. Nous avons prévu 6 jours pour nous balader en 4X4 dans les wadis, les montagnes, à la recherche de beaux paysages et d'authenticité. Depart Muscat, visite de la région autour de Nizwa en arrivant par Al Rustaq puis descente jusqu'au sud de Sour et remontée à Mucate par la côte, tout cela à notre rythme avec des bifurcations au gré de nos envies. On exclut le desert à priori car on aura pas le temps de vraiment en profiter (on a choisi de consacrer finalement au Musandam les 3 jours qu'on avait prévu pour le desert - on reviendra une autre fois pour le desert). Bref 6 jours du coup pour les Wadis, la montagne, les villages, ... En nous baladant sur les forums, on se rend compte qu'il semble y avoir des endroits ou la conduite peut s'avérer compliquée (passages tres etroits, tres pentus, a flanc de montagne, ...). N'étant pas des conductrices chevronnées ou téméraires, nous aimerions éviter les situations trop périlleuses ou trop stressantes en terme de conduite. Quitte à faire l'impasse sur certaines choses, aussi belles soient elles. Pourriez vous nous aider sur le sujet en nous indiquant les wadis ou zones montagneuses plus accessibles et ceux à éviter. On ne s'empeche pas de trouver un conducteur omanais sur place qui pourrait nous faire faire une partie du trajet mais on ne compte pas trop dessus non plus. Merci de votre aide précieuse, nous partons dans 10 jours :-)
Nous sommes 2 filles qui partons à la découverte d'Oman pour 15 jours. Nous avons prévu 6 jours pour nous balader en 4X4 dans les wadis, les montagnes, à la recherche de beaux paysages et d'authenticité. Depart Muscat, visite de la région autour de Nizwa en arrivant par Al Rustaq puis descente jusqu'au sud de Sour et remontée à Mucate par la côte, tout cela à notre rythme avec des bifurcations au gré de nos envies. On exclut le desert à priori car on aura pas le temps de vraiment en profiter (on a choisi de consacrer finalement au Musandam les 3 jours qu'on avait prévu pour le desert - on reviendra une autre fois pour le desert). Bref 6 jours du coup pour les Wadis, la montagne, les villages, ... En nous baladant sur les forums, on se rend compte qu'il semble y avoir des endroits ou la conduite peut s'avérer compliquée (passages tres etroits, tres pentus, a flanc de montagne, ...). N'étant pas des conductrices chevronnées ou téméraires, nous aimerions éviter les situations trop périlleuses ou trop stressantes en terme de conduite. Quitte à faire l'impasse sur certaines choses, aussi belles soient elles. Pourriez vous nous aider sur le sujet en nous indiquant les wadis ou zones montagneuses plus accessibles et ceux à éviter. On ne s'empeche pas de trouver un conducteur omanais sur place qui pourrait nous faire faire une partie du trajet mais on ne compte pas trop dessus non plus. Merci de votre aide précieuse, nous partons dans 10 jours :-)
Cyclades en juillet 2014 English translation pending
Nous sommes en couple et prévoyons de partir dans les cyclades en juillet 2014.
Nous avons déjà acheté nos billets d'avion et partons du 3 au 26 juillet.
Nous sommes maintenant dans le choix des iles.
Nous pensons faire d'abord santorin puis Ios, ensuite Folegandros et pour la dernière nous hésitons entre milos et sifnos. Comme nous allons 3 semaines dans les cyclades pensons que 4 iles c'est bien. J'aimerais avoir vos avis sur le séjour et le choix de la dernière ile
merci
La ViaRhôna à vélo English translation pending
Bonjour,
Connaissez vous viaRhôna
Ayant l'intention de le faire cet été je cherche des infos
Merci
Discussions pour le Concours photo "Intérieurs" d'octobre 2013 English translation pending
Pour discussions et commentaires supplémentaires, répondez directement à ce message.
Cordialement,
Cordialement,
Concours photo octobre 2013: "Intérieurs" English translation pending
Amis voyageurs-photographes, bonjour, c'est le lancement du Concours photo d'octobre 2013!
Après avoir regardé la liste des thèmes des concours précédents (voir ce lien: http://herikles.free.fr/.VF/VFconcours.html merci Herikles!),
je me suis demandé quels étaient en ce moment mes défis, mes satisfactions, mes plaisirs en tant que voyageur-photographe, ou amateur de photos de voyage... Ce qui correspond le mieux:
"Intérieurs"
tant dans le sens concret d'un lieu, que dans celui plus abstrait d'intimité.
Chambres, ruines, palais, cuisines, cases, tentes, je pense d'abord à des domiciles, mais on peut inclure d'autres intérieurs évocateurs, théâtres fantômes, bureaux administratifs interdits, salles communes inusitées. Je suggère des témoignages visuels de vos rencontres, découvertes, lieux inédits, au-delà du spectacle de la rue. Évidemment halls et chambres d'hôtels, musées, lieux d'expositions publiques et autres endroits infiniment faciles d'accès ne devraient pas figurer à notre concours, en principe. Allons vers l'intime, le caché, voire le secret!
Le règlement du Concours est identique aux précédents :
- 3 photos (maximum) par participant, postées chacune dans un message différent. - N’oubliez pas de numéroter vos photos. - Même si les images doivent parler d’elles même, une légende (localisation, contexte, courte présentation …) est toujours appréciable. - On imagine et on souhaite que vous soyez bien l’auteur des photos présentées.
Dépôt des photos jusqu’au jeudi 24 octobre 2013, 16h, heure de Montréal, 22h, heure de Paris (directement en réponse à ce message)
Début des votes à partir du vendredi 25 jusqu’au mercredi 30 octobre, 18h, heure de Montréal, 22h, heure de Paris (toujours directement en réponse au présent message).
Pour le vote, pensez à bien indiquer :
- Le Pseudo et le numéro de la photo … et votre classement ! - 1ère photo = 3 points, 2ème = 2 pts, 3ème = 1 pt - Tous les membres de VF peuvent voter (même ceux qui n’ont pas déposé de photos). - En cas d’égalité de points pour deux photos, la photo gagnante sera celle ayant obtenu le plus grand nombre de 1ère places sur le podium ! - Le talentueux gagnant aura le privilège d’organiser le prochain concours photo VF de novembre 2013.
Pour les échanges, les discussions ou les polémiques … utilisez cet espace en suivant ce lien : http://voyageforum.com/v.f?post=6197851;live=1;
Diaporama des photos : (Grand merci à Herikles pour sa contribution et son aide précieuse pour la réalisation du diaporama!): https://picasaweb.google.com/...Gv1sRgCJuukqSqxu...
Au plaisir!
Après avoir regardé la liste des thèmes des concours précédents (voir ce lien: http://herikles.free.fr/.VF/VFconcours.html merci Herikles!),
je me suis demandé quels étaient en ce moment mes défis, mes satisfactions, mes plaisirs en tant que voyageur-photographe, ou amateur de photos de voyage... Ce qui correspond le mieux:
"Intérieurs"
tant dans le sens concret d'un lieu, que dans celui plus abstrait d'intimité.
Chambres, ruines, palais, cuisines, cases, tentes, je pense d'abord à des domiciles, mais on peut inclure d'autres intérieurs évocateurs, théâtres fantômes, bureaux administratifs interdits, salles communes inusitées. Je suggère des témoignages visuels de vos rencontres, découvertes, lieux inédits, au-delà du spectacle de la rue. Évidemment halls et chambres d'hôtels, musées, lieux d'expositions publiques et autres endroits infiniment faciles d'accès ne devraient pas figurer à notre concours, en principe. Allons vers l'intime, le caché, voire le secret!
Le règlement du Concours est identique aux précédents :
- 3 photos (maximum) par participant, postées chacune dans un message différent. - N’oubliez pas de numéroter vos photos. - Même si les images doivent parler d’elles même, une légende (localisation, contexte, courte présentation …) est toujours appréciable. - On imagine et on souhaite que vous soyez bien l’auteur des photos présentées.
Dépôt des photos jusqu’au jeudi 24 octobre 2013, 16h, heure de Montréal, 22h, heure de Paris (directement en réponse à ce message)
Début des votes à partir du vendredi 25 jusqu’au mercredi 30 octobre, 18h, heure de Montréal, 22h, heure de Paris (toujours directement en réponse au présent message).
Pour le vote, pensez à bien indiquer :
- Le Pseudo et le numéro de la photo … et votre classement ! - 1ère photo = 3 points, 2ème = 2 pts, 3ème = 1 pt - Tous les membres de VF peuvent voter (même ceux qui n’ont pas déposé de photos). - En cas d’égalité de points pour deux photos, la photo gagnante sera celle ayant obtenu le plus grand nombre de 1ère places sur le podium ! - Le talentueux gagnant aura le privilège d’organiser le prochain concours photo VF de novembre 2013.
Pour les échanges, les discussions ou les polémiques … utilisez cet espace en suivant ce lien : http://voyageforum.com/v.f?post=6197851;live=1;
Diaporama des photos : (Grand merci à Herikles pour sa contribution et son aide précieuse pour la réalisation du diaporama!): https://picasaweb.google.com/...Gv1sRgCJuukqSqxu...
Au plaisir!
Randonnées dans le nord-ouest Argentine et nord Chili English translation pending
Bonjour,
Adeptes de randonnees nous partons 3 semaines en juin 2014 dans LE nord ouest argentin ( région de Salta) et LE nord du Chili ( région de San Pedro De Atacama) en véhicule de location.
Voici notre itinéraire:
- en Argentine: - Salta- Cafayate- Cachi- San Antonio de Los Cobres- Purmamarca - Tilcara- humahuaca- Salta
Au chili:
- nous séjournerons 1 semaine sur San Pedro de Atacama ( vallée de la lune, salars de Tara, salars d'atacama, vallée de la muerte, volcan Licancabur, lagunes miscanti et meniques, --
Aussi quelles randonnees et balades hors des sentiers battus nous conseillez vous de faire dans chaque region? Passion née de photos, a quel moment les faire pour avoir une plus belle lumière ?
Merci beaucoup por votre retour Bon dimanche
Syl
Adeptes de randonnees nous partons 3 semaines en juin 2014 dans LE nord ouest argentin ( région de Salta) et LE nord du Chili ( région de San Pedro De Atacama) en véhicule de location.
Voici notre itinéraire:
- en Argentine: - Salta- Cafayate- Cachi- San Antonio de Los Cobres- Purmamarca - Tilcara- humahuaca- Salta
Au chili:
- nous séjournerons 1 semaine sur San Pedro de Atacama ( vallée de la lune, salars de Tara, salars d'atacama, vallée de la muerte, volcan Licancabur, lagunes miscanti et meniques, --
Aussi quelles randonnees et balades hors des sentiers battus nous conseillez vous de faire dans chaque region? Passion née de photos, a quel moment les faire pour avoir une plus belle lumière ?
Merci beaucoup por votre retour Bon dimanche
Syl