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Quel vélo de randonnée choisir? English translation pending
by Erhef40 · 2010-06-13 · 50 replies
Salut🤪 Je redémarre une discussion car si le sujet a déjà été traité il date de + d'un an...

Voilà, je voudrais me lancer dans les randonnées à vélo, cyclotourisme quoi!!!

Mais je ne connais rien de rien pour ce qui concerne le vélo qui pourrait me convenir, ni aux accessoires qui s'y adaptent.

Questions du type:

Taille du cadre? (je mesure 1,73m) – guidon – type de freins – etc...

Rapport pédalier/pignons - sachant que je ne cherche pas à battre des records mais aller loin en ménageant ma monture (et surtout le cavalier + de 60 ans).

J'ai un peu d'entraînement – 10km mini tous les jours de la semaine, 1jour en marche à pied (maxi 25km) - 1 jour en VTT (maxi 50km).

Et quels équipements pour des rando sur 5 jours?
Les "grands" voyages: du luxe? English translation pending
by Registoubkal · 2010-06-13 · 342 replies
Bonjour,

Je me demande si les voyages ne deviendraient-ils pas du luxe ???

Mise à part pour une certaine catégorie de gens fortunés... Ce serait un luxe de se payer un voyage ! Je dirais quelque chose de superflu en ces temps difficiles de crise, de baisse du pouvoir d'achat, etc...

A présent, il faudrait plutôt penser aux choses utiles (se loger, manger, boire...). L'avenir est incertain, je ne sais même pas ce que l'on mangera dans 10 ou 20 ans... Peut-être des racines ???
Voyage à Ténérife en juillet avec trois enfants: idées d'excursions? English translation pending
by Jmpg · 2010-05-02 · 19 replies
bonjour,

pouvez vous me donner des idées d'excursions possible pour 1 semaine à Tenerife en juillet 2010 avec 3 enfants 11 ans, 10 ans, 5 ans

on a entendu parle du Siam Park, Loro Park mais avez vous d'autres suggestions ? merci
Voyage 4x4 en Tunisie English translation pending
by Rovilie · 2010-05-01 · 21 replies
Rendons à César ce qui appartient à César. Le 21/01/2010, j'écrivais qu'il n'était quasiment plus possible de sortir du goudron, en Tunisie, sans être accompagné. Je tenais ce renseignement d'un correspondant qui était en Tunisie... Je reviens de Tunisie. Qu'en est-il exactement ??? Tout ce qui est au SUD d'une ligne: Depuis un point approximativement, 32°20 Nord de la frontière Algérienne, Kamour, Kambout prés de Rémada, Déhiba, EST STRICTEMENT INTERDIT. sauf organisation trés spéciale et trés couteuse. La carte IGN montre cette ligne. Tout ce qui est au NORD de cette ligne est ENTIEREMENT LIBRE et n'exige pas la présence d'un guide, à condition de : - Partir à 2 véhicules mini. - Indiquer son départ au camping ou à l'hotel. - Sur papier libre, faire la liste des partants, indiquer la date de retour et s'engager à ètre entiérement responsable en cas de problème. (Je n'ai pas retenu la formule exacte.) Ce papier est remis au gérant du camping. ( Il doit finir à la poubelle.) - Avoir un GPS.

Nous avons tourné à 3 équipages pendant 4 jours, entre Douz, Bir Tambain, Ksar Ghilane sans aucun problème et sans un seul contrôle. Nous n'étions pas seuls, d'autres groupes s'adonnaient aux joies du ''plantage ensablé''. Voila, j'ai rectifié le tir et j'en tire l'enseignement suivant : 1) Il est plus difficile de se taire que de raconter des conneries ! 2) Vérifier ses sources! Cordialement à tous. Roro.
Trekking d'environ sept jours au Nord du Vietnam/Laos English translation pending
by MVZ · 2010-04-06 · 15 replies
Bonjour a tous,

Merci pour tous les precieux messages que vous avez deja poste sur le forum. Seulement, avec toutes ces informations, je suis un peu perdue.. Nous souhaiterions partir au Vietnam en automne prochain, pour faire du trekking. Nous avons ete surpris de voir que la plupart des treks proposes par les agences etaient tres courts.

Nous souhaiterions partir environ 7 jours (de marche ! sans croiser de voiture ni de routes, ni de moto!, et de preference peu de touristes.. quoiqu'en generale, la marche les arretent..) dans le nord du Vietnam. Le train arrivant a Lao Cai etant un bon moyen de locomotion depuis Hanoi, nous prefererions quelque chose pas trop loin. L'idee serait de decouvrir le Vietnam Nord pendant cette semaine et ensuite de partir au Laos en passant par Dien Bien Phu. Pour le moment, on m'a propose de faire un trek aux alentours de Sapa (en passant dans les petits villages ?), mais j'avoue avoir un peu peur de cette option, avec les commentaires laisses sur le forum.. Sinon, partir vers Bac Ha ? L'option du lac Babe parait etre interessante, mais nous aurions prefere partir vers l'ouest, pour se rapprocher de la frontiere avec le Laos. Je n'ai rien lu sur cette partie du Vietnam.. Est il possible et interessant de faire le trek la bas ? Je suis ouverte a vos bons conseils.. Nous sommes de bons marcheurs, nous revenons d'un trek au Nepal.

Merci d'avance. Bien cordialement, M&V
Ouest américain 2009: à la découverte de nouveaux sites en dehors des sentiers battus (Partie n°3) English translation pending
by Sedonax · 2010-03-20 · 27 replies
Partie 1 : de Denver à Santa Fe

Partie 2 : de Santa Fe à Lost City

Partie 3 : de Lost City à Page

Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes

Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante

Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef

JOUR 8 : de Lost City à Valley of the Gods

Après une excellente nuit, je fais quelques pas pour admirer le lever du soleil sur le canyon. Au loin, apparaissent les buttes de Monument Valley. Je n’apprécie que davantage mon petit déjeuner face à un tel paysage.





Ce matin, je ne croise toujours personne jusqu’à la route goudronnée.

Sur la San Juan River, le raft de l’excursion qui va de Bluff à Mexican Hat :



La première visite de la journée sera pour les pétroglyphes de Wolfman Panel.

Pour y parvenir, la piste n’est pas longue et la balade est facile.

Je trouve ces pétroglyphes particulièrement esthétiques et bien mis en valeur sur la paroi rocheuse.





Ils datent de la période des Basketmakers, comme les pictographes de "Many Hands Cave" que j’ai vus hier.

Le nom du panel ne fait pas référence à un loup-garou mais à l’empreinte de patte que l’on voit à gauche de cette photo :



J’ai un faible pour ce bel oiseau stylisé, peut être un vautour ?



Vous avez sans doute remarqué les impacts de balle sur les photos précédentes. Sur la suivante, on voit nettement que le pétroglyphe circulaire a servi de cible à de stupides « rednecks », qui devaient avoir moins de cervelle dans le crâne qu’il ne restait de poudre dans les douilles de leur fusil 😠.

Je me demande si le motif du milieu représente une plante ou bien une arête de poisson avec sa tête.



Je continue la piste pour me rendre au parking du trailhead des ruines de Monarch Cave.

Au moment où je m’apprête à entamer la randonnée, se garent 2 voitures dont sortent 6 personnes. Ce sont des retraités anglais, résolument « british » dans leur look, leur attitude et l’humour dont ils font preuve. Ils me demandent s’ils sont bien au départ de Monarch Cave, car ils n’ont pour toute indication qu’un tracé manuscrit que leur a dessiné un des responsables du Recapture Lodge (où ils logent à Bluff) au dos d’une carte de visite du motel. Comme ils plaisantent avec détachement sur le fait qu’ils vont probablement se perdre dans le wilderness avec des indications aussi succinctes, je leur commente ma carte topographique pour leur indiquer précisément le chemin. Je pars tandis qu’ils entament leurs préparatifs dans la bonne humeur, nous nous disons « à tout à l’heure » puisque l’aller/retour à Monarch Cave se fait via un unique chemin au fond d’un des canyons qui s’ouvrent juste après le wash arboré.

La balade est d’un intérêt moyen et les ruines ne me laissent pas un souvenir impérissable. Le fait qu’elles ne soient qu’à moitié éclairées et le souvenir encore frais des vastes ruines visitées la veille y sont sans doute pour quelque chose.



De retour à la voiture, je m’étonne de ne pas avoir croisé le groupe d’Anglais. Ils ont dû s’enfoncer dans le mauvais canyon, j’espère qu’ils s’en apercevront rapidement pour revenir sur leurs pas avant de s’épuiser à chercher les ruines au mauvais endroit.

Après avoir roulé jusqu’au trailhead de Procession Panel, j’entreprends une balade qui n’est ni longue ni difficile mais nécessite de disposer d’informations précises pour arriver à destination, le trajet se faisant essentiellement sur du slickrock avec des cairns éloignés et parfois peu visibles (mais si un bon sens de l’orientation est indispensable, le GPS ne l’est pas).

Le panel de petroglyphes est remarquable car il s’étire sur plus de 5 mètres et on y décompte 179 personnages, dont la plupart convergent en trois rangées en direction d’un cercle. Est-ce une procession funéraire ? Une célébration ? Un autre rite religieux ? Les avis des experts divergent... mais dans tous les cas ce panel vaut le déplacement.





Certains des petits bonshommes sont très amicaux :



On y voit également les traditionnels cervidés au corps trapu :





Même le slickrock participe à l’esthétique du lieu :



En parcourant 200 mètres supplémentaires, j’atteins le bord de la falaise de Comb Ridge. Le point de vue sur les vastes étendues du plateau de Cedar Mesa est impressionnant. Il s’étend sur des dizaines de kilomètres et je peux deviner les canyons où je me rendrai dans deux semaines : Road Canyon, Scheik Canon, Mule Canyon…





Je me restaure avant d’entamer le chemin du retour. Procession Panel est désormais au soleil, le filtre polarisant est nécessaire pour faire ressortir les pétroglyphes et éliminer les reflets.





Je m’attarde sur les cactus en fleur qui égayent le trajet.





Ma prochaine étape est Valley of the Gods où je compte enfin réaliser une chose qui me tient à cœur depuis longtemps (à chaque passage sur la piste !) : randonner sur la mesa et bivouaquer au pied de ses buttes qui rappellent Monument Valley, sans toutefois atteindre la majesté de ce lieu mythique. Ce lieu a pour lui d’autres atouts : le site n’étant pas sur la réserve navajo (mais géré par le BLM), il est totalement libre d’accès, on peut y randonner et y camper, il est resté sauvage, on n’y rencontre quasiment personne et surtout pas un étal de vente de bijoux ou une « bétaillère à touristes » ici ou là.

De la piste, cette année en très bon état, j’observe la mesa sur laquelle je projette de grimper (juste au nord de l’inscription Rudolph and Santa Claus sur la carte topographique) pour surplomber les buttes environnantes.



Il n’y a pas de sentiers officiels ou de randonnées référencées à Valley of the Gods, mais j’ai trouvé sur Internet quelques photos d’un groupe qui s’était baladé sur la mesa en étant guidé par un local. A l’aide de ces clichés, d’une carte topographique et de Google Earth en 3D, j’ai pu reconstituer le chemin qu’ils avaient parcouru et que j’envisage de suivre à mon tour en cette seconde partie d’après-midi.

Je me gare au lieu de bivouac que j’ai choisi : au bout d’une courte piste rocailleuse, un emplacement de camping niché au pied de la butte faisant face à Castle Butte, tout au nord de la piste de Valley of the Gods.

J’entreprends la remontée d’un canyon vers l’ouest, il n’y a pas de chemin mais uniquement quelques cairns espacés sur les premières centaines de mètres. Bien que l’étroit canyon soit encombré de rochers et de blocs, la progression n’est pas difficile, à l’exception d’un ressaut assez haut qu’il faut contourner en passant sur un talus très raide, qui deviendrait dangereusement glissant par temps humide.

Je parviens à l’endroit (repéré sur Google Earth) où la paroi verticale est temporairement interrompue par une forte pente qui permet de grimper sur la mesa. Ce que ne peut pas montrer Google, c’est qu’il s’agit d’un éboulis aussi raide qu’instable, où des rochers de bonne taille se dérobent sous les pieds en créant de micro-avalanches de pierres 😐. Je monte avec précaution, en m’aidant souvent des mains et en testant la stabilité des rochers, et je laisse quelques cairns pour retrouver le meilleur chemin possible quand je reviendrai au crépuscule. A cause de ce passage délicat où on peut vraiment se faire mal en glissant ou être blessé par un bloc qui basculerait, je déconseille fortement cette balade à ceux qui sont avec des enfants, ne se sentent pas à l’aise pour crapahuter dans des éboulis ou n’acceptent pas de prendre de risques.

Une fois parvenu au sommet, la marche sur le slickrock devient facile mais il faut savoir s’orienter et prendre les bonnes options pour progresser directement vers l’extrémité de la mesa.

La randonnée est de plus en plus belle au fur et à mesure que je m’approche des points de vue sur la vallée et ses monolithes, même si le soleil joue à cache-cache avec les nuages.











Peu après être passé devant une ouverture joliment éclairée…



… je peux apprécier la vue à travers une mignonne petite arche.





Il ne me reste plus qu’à me rendre tout au bout de la mesa en admirant le panorama.



J’observe Castle Butte (à droite) et, en me concentrant, je peux voir mon SUV garé juste en face (sur la photo ce n’est qu’un minuscule point noir à gauche du dernier virage)



Je m’attarde à l’extrémité de la mesa…





Sur le trajet du retour, la lumière de fin d’après-midi se fait plus douce.







Je descends l’éboulis sans trop glisser, entraînant tout de même quelques pierres dans mon sillage, puis le canyon du retour à la lumière déclinante du crépuscule.

Il fait presque nuit quand j’arrive au bivouac. Après m’être régalé de filets de saumon, j’observe le ciel étoilé où se découpe la masse imposante de Castle Butte. Il règne un silence total, je ressens un peu les mêmes sensations de sérénité que lors de certains bivouacs dans les canyons du Sahara.

Après avoir longtemps prolongé cette contemplation nocturne, je me glisse dans mon duvet, satisfait d’avoir réalisé aujourd’hui un souhait vieux de plusieurs années 🙂 qui confirme qu’on peut encore trouver des balades intéressantes et originales dans des sites pourtant bien connus.

JOUR 9 : de Valley of the Gods à White & Red Canyon

Je quitte mon bivouac avant le lever du soleil car il vaut mieux prendre du recul pour admirer les buttes s’éclairer progressivement.

La mesa à l’extrémité de laquelle j’ai randonné hier après-midi s’illumine d’abord…



… puis, progressivement, toutes les buttes alentour.





Un couple occupe un emplacement de camping sauvage et, me voyant photographier à proximité, ils m’invitent gentiment à partager leur petit déjeuner. Ils avaient remarqué mon véhicule hier en fin d’après-midi et s’étaient installés hors de vue pour que nous ayons chacun l’impression d’avoir Valley of the Gods pour nous tout seuls. Ce sont de jeunes retraités de l’Idaho. L’homme est un vrai baroudeur (il y a deux mois, il s’est rendu seul au beau milieu de The Maze, dans Canyonlands, avec son Range Rover aménagé), mais sa femme est moins aventurière. Il est également passionné de ruines et d’art rupestre indien, tout comme moi. Nous parlons un moment de certains de nos lieux favoris du Southwest, après quoi il me tend sa carte de visite et me propose de le contacter au cas où je reviendrais seul une prochaine fois dans la région et que je chercherais un partenaire pour quelques explorations. Sympa !





Je ne tarde pas à quitter Valley of the Gods car la lumière devient crue et je dois être arrivé avant 10 heures à Navajo National Monument pour participer à la visite de ruines indiennes avec les rangers. Kent, un ami des environs de Sedona (Arizona) rencontré grâce à Pascale/Kashtin et Alain, doit m’y rejoindre.

En jetant un dernier coup d’œil au paysage, je me demande ce qui a poussé des Américains à nommer « De Gaulle and his troops » la butte à deux pointes que l’on voit à droite de la photo ci-dessous. Comme les Américains ne portent pas de Gaulle dans leur cœur, je me demande s’il s’agit d’un hommage à une figure historique française ou au contraire d’une allusion ironique au faible nombre de soldats qui l’avaient rallié en Angleterre. Cette question restera probablement sans réponse…



Sur la route, je sacrifie à l’incontournable cliché de l’arrivée matinale sur Monument Valley.



Pour changer un peu, de retour à la maison, j’en ferai une interprétation en « quasi » noir et blanc.



A 9 h 45, je suis au Visitor Center de Navajo National Monument, prêt à m’inscrire à la visite guidée des ruines de Betatakin à laquelle je n’avais pas pu participer il y a quelques années, car l’accès en était interdit suite à la chute d’un gros bloc tombé du plafond de l’alcôve. Même si j’ai été voir avec mon ami Peter, en 2003, les ruines encore plus reculées et mieux conservées de Keet Seel dans ce même parc (27 km de randonnée ce jour-là !), j’ai également envie de me rendre à l’intérieur de celles de Batatakin que j’ai déjà observées plusieurs fois du point de vue qui leur fait face.

Hélas, le ranger navajo m’annonce qu’il n’y a que deux visites par semaine à cette époque de l’année et que ce n’est pas le bon jour 😮. Je lui fais remarquer que sur le site web officiel du National Park Service il est indiqué une visite quotidienne de ces ruines mais, imperturbable, il me tend un imprimé en me disant que tout y est clairement expliqué. Après avoir lu ce papier (dont le contenu est identique à celui du site web), je lui montre qu’il indique aussi une visite quotidienne démarrant à 10 heures. Il relit l’imprimé devant moi, fronce les sourcils et, sans essayer de trouver une justification à cette « erreur », se contente de dire qu’il faudra modifier le texte du papier et du site web : cela ne change rien au fait qu’il n’y a en ce moment que deux visites par semaine et il faudra que je revienne. Je me demande si ce n’est pas une conséquence des restrictions budgétaires dues à la crise, avec moins de rangers disponibles pour accompagner les visites.

Une fois de plus, je dois me contenter du point de vue sur Betatakin. C’est frustrant 😕 ! La prochaine fois, je téléphonerai directement au Visitor Center avant de venir.





Une seconde balade aboutit à une vue sur un petit canyon où se niche une forêt d’aspens (peupliers trembles).



Kent n’étant pas encore arrivé, je discute au Visitor Center avec le ranger navajo au sujet des ruines indiennes que l’on peut trouver dans la région. Quand j’évoque celles de « Lost City » (sans lui préciser que j’y étais il y a deux jours), il me répond qu’elles sont « off-limits » (accès interdit sauf avec un guide) et m’explique pourquoi (voir Partie n° 2 de ce carnet).

C’est l’occasion de donner quelques précisions concernant les autorisations de visite non encadrée de sites se situant sur les réserves indiennes du Southwest (notamment navajo et hopi) qui recouvrent une partie de cette région.

Ces indications proviennent à la fois des sites web officiels des tribus concernées (où les informations sont parfois cachées dans les FAQ), de discussions avec des rangers indiens comme celui de Navajo National Monument, de l’expérience d’un de mes amis qui vit et travaille sur la réserve navajo depuis plus d’une dizaine d'années et d’autres personnes de mes connaissances ayant l’habitude d’explorer ces réserves (entre autres, des photographes). Si tous ceux qui ont l’habitude de les visiter connaissent les règles (qu’ils ne respectent pas toujours...), elles ne sont pas largement diffusées, notamment auprès des touristes, ce qui fait qu'on peut les enfreindre en toute bonne foi (ou en faisant semblant de l'être 😇), surtout en plein milieu du wilderness désertique où cela ne semble a priori déranger personne (pas de clôtures, pas d’habitations, pas d’élevage, pas de cultures…). Mais si on est pris sur place par les Indiens (rangers, policiers tribaux, famille ayant la jouissance de cette terre...) qui veulent les faire respecter, alors « nul c'est censé ignorer la loi tribale » et on peut être a minima dévisagé avec réprobation, faire l’objet du rappel des règles, être sommé plus ou moins poliment de s'en aller, subir les menaces d’un Indien agressif (cela m'est arrivé cette année) ou s’en prenant au véhicule, devoir payer une amende ou même se retrouver emmené au poste de police tribal 😕…

C’est à titre informatif que je donne ces indications, sans garantie car elles peuvent évoluer très vite, afin que chaque lecteur puisse décider de visiter ou non certains sites, en toute connaissance de cause et en en assumant éventuellement les risques. Je ne me positionne pas ici en défenseur du respect des règles concernant les terres indiennes (je serais bien mal placé pour le faire !), mais je ne vous encourage évidemment pas non plus à faire des visites sans les respecter (comme cela m’arrive ainsi qu’à de nombreux visiteurs) et je ne rentrerai pas dans des polémiques sur ce sujet.

Je rappelle également que rouler avec son véhicule de location en dehors des routes goudronnées, ce qui est la plupart du temps nécessaire pour visiter les sites sur des réserves indiennes, est formellement interdit par tous les grands loueurs (qui, en outre, précisent en toutes lettres dans leur contrat que sur les pistes on n’est plus assuré). Les forumeurs de VF le savent bien puisque le sujet est très souvent évoqué dans les posts, mais à la lecture de leurs carnets de voyage (y compris celui-ci) ou en regardant leurs photos, on peut constater que la plupart d’entre eux ne respectent pas cette interdiction et en assument les risques.

La première règle « par défaut »chez les Indiens du Southwest est que dans leurs réserves on peut rouler (sauf exceptions signalées) sur les routes goudronnées et les pistes d'usage public (c'est-à-dire celles qui ont un numéro du type IR XX ou équivalent sur les cartes et/ou sur place un panneau avec leur numéro, elles sont généralement plus larges et mieux entretenues) à l’exception de toutes les autres pistes réputées d’usage privé (c'est pour cela que je me suis fait agresser par un Navajo sur l’une d’elles alors qu'il m'a bien précisé que j'aurais pu rouler sans problème sur la piste numérotée passant à quelques miles de là).

La seconde règle est que l’on n'a pas le droit de sortir de ces pistes d'usage public pour aller se balader à pied et photographier sur les terres de la réserve navajo (même s'il n'y a ni barrière, ni clôture, ni panneaux d'interdiction) sans avoir préalablement obtenu un « hiking permit » à l’un des rares endroits où ils sont vendus (uniquement quatre lieux de vente pour toute la réserve). Mais ce n’est pas si simple, car certaines zones restent interdites même avec un permis, d’autres comportent des restrictions de visite…tout cela n’étant pas clairement écrit. L’expérience montre que l’obtention ou non d’un permis peut fluctuer, notamment en fonction de la personne qui est censée le délivrer et qui n’est pas forcément très au courant ou bien n’en fait qu’à sa tête. En peu de temps, un de mes amis a obtenu un permis pour visiter un site précis, puis quand il a voulu y retourner on le lui a refusé 😮, enfin on le lui a donné à la troisième demande. Cette obtention d’un permis peut aussi dépendre de la fréquentation du site : peu visité, il est vendu sans problème, dans le cas contraire, il peut n’être plus délivré ou bien faire l’objet d’une exploitation commerciale exclusive (Antelope Canyon, Canyon X, Secret Canyon) et alors les tarifs privés s’envolent 😠.

Mais si le « hiking permit » est une condition nécessaire, ce n’est pas forcément suffisant car certains Indiens ne veulent pas que des Blancs viennent sur les terres dont ils ont la jouissance et ils n’ont cure d’un permis qu’ils ne reconnaissent pas et qui a pu être donné par une autorité située à plus d’une centaine de kilomètres de chez eux. Vous aurez beau brandir votre permis en règle, face à un Indien récalcitrant il faudra partir même en étant de bonne foi (expérience vécue par un de mes amis et confirmée par le Navajo agressif qui nous a bien dit que le fait d’avoir un permis valide n’aurait rien changé pour lui).

Parallèlement, en dehors des campings officiels, le camping et le bivouac sont partout interdits sans obtention préalable d’un « camping permit » (qui doit s’ajouter au « hiking permit »).

En ce qui concerne la réserve hopi, c’est beaucoup plus simple, la randonnée et le camping sont partout interdits sauf si on est accompagné d’un guide local accrédité (voir ici).

De manière non officielle, ces règles ne sont plus appliquées si on est « invité » par les Indiens ayant la jouissance de ces terres, ce qui signifie en pratique qu’on a généralement obtenu leur autorisation en leur payant directement un droit de passage (dans le cas où, par exemple, l’obtention du permis devrait se faire à une grande distance du site visité où que le lieu où il doit être délivré est fermé). Mais comment être certain qu’on a payé (de la main à la main) celui qui peut réellement donner l’autorisation et que le prochain Indien rencontré ne réclamera pas lui aussi un droit de passage ? Tout peut dépendre également de la fréquentation du site visité : tel Indien qui pouvait tolérer sans rien demander une visite sporadique de quelques rares touristes discrets (même sans permis), peut quelque temps plus tard exiger un droit de passage et, si la fréquence augmente et gêne trop sa tranquillité, interdire totalement l’accès au site (en mettant ou non des panneaux d’interdiction) même avec un permis (exemple vécu par un ami local pour la visite d’une arche).

Maintenant, vous comprenez sûrement mieux pourquoi mes amis et moi ne communiquons pas la localisation des sites encore confidentiels situés sur les réserves indiennes.

Revenons au déroulement de mon voyage…

Kent finit par arriver au Visitor Center de Navajo National Monument dans son SUV 4 x 4 Nissan XTerra. C’est un vrai baroudeur qui a exploré le Southwest avec sa femme Sue pendant trente ans, avec notamment plusieurs backpackings dans des endroits reculés du Grand Canyon. Nous sommes contents de nous retrouver car, après la mémorable expédition de trois jours en avril 2006 où je l’avais guidé à White Pocket et Coyote Buttes South, nous ne nous étions revus que quelques jours à Sedona durant l’été 2007. Le lunch pris sur la très agréable aire de pique-nique du parc durera longtemps, car nous avons plein de choses à nous raconter.

Nous avons décidé de nous rendre cet après-midi à White & Red Canyon que Kent ne connaît pas mais où je me suis déjà rendu deux fois (en 2006 et 2007). Comme j’adore cet endroit, j’ai plaisir à y retourner. En chemin, Kent doit faire des provisions dans une station-]service. En l’attendant, je demande confirmation de l’entrée de la piste au caissier navajo, qui a l’air particulièrement enjoué, car je n’y suis jamais allé par là et je ne veux pas me retrouver sur une piste privée menant à une habitation indienne. Il devine immédiatement où je compte me rendre et me dit que c’est son endroit préféré dans la région : il aime y aller seul pour se ressourcer et il lui semble que là-bas certains hoodoos sont des animaux ou des personnages pétrifiés… Du coup, il me dessine un plan au dos d’un long ticket de caisse, indiquant à chaque intersection s’il faut tourner à droite ou à gauche, donnant des repères visuels… C’est vraiment très sympathique et je suis surpris d’une telle sollicitude. Dommage que ce site ne soit pas sur ses terres, j’aurais pu lui demander une autorisation de visite !

Kent étant ravitaillé pour au moins deux jours, nous partons rapidement sur la piste avec le plan du Navajo. Je compte les intersections et suis les indications mais, à l’une d’entre elles, le « ticket de caisse » indique de tourner à gauche alors que de moi-même j’aurais été tout droit. Faisant davantage confiance aux indications d’un Indien du cru qu’à mon sens de l’orientation, je tourne à gauche mais la piste s’éloigne visiblement de la direction voulue et au bout d’un moment je préfère faire demi-tour pour revenir à l’intersection et aller tout droit. C’était effectivement la bonne solution, il a suffi que je rate une intersection ou que le Navajo en oublie une sur son schéma pour que tout soit décalé dans le comptage. Nous n’avons perdu qu’une demi-heure et nous arrivons en seconde partie d’après midi à "White & Red Canyon".

Ceux que ce site attireront inévitablement doivent savoir que l’accès n’y est pas autorisé en visite individuelle, d’autant plus que les Indiens de cette réserve ont une aversion pour la photographie (des personnes, des villages et de leurs alentours, certains minoritaires intransigeants étendant l’interdiction à la totalité du territoire de la réserve) alors qu’ici les appareils photo « chauffent » ! Le fait que les visiteurs, encore peu nombreux, n'aient généralement pas eu de problème ne doit pas faire illusion, c’est simplement parce que le site n'est pas très surveillé. C’est donc le principe du « pas vu, pas pris ! ». Cependant, en 2008, une de mes connaissances suisse a dû quitter le site sur la demande d'un ranger indien qui lui a bien confirmé qu’il était « off limits ». Toujours en 2008, un correspondant de mes amis allemands Steffen et Isabel a eu affaire à un ranger indien plus agressif car le touriste ne déguerpissait pas assez vite et essayait de négocier. En 2009, le forumeur Angelo/Mokahlki (voir son "]carnet de voyage) m'a écrit (en m’autorisant à le citer) que lors de sa visite « Une grosse jeep est arrivée au ralenti, a observé notre véhicule stationné un peu plus loin et est passée au pas presque sur nos pieds. Les 2 Indiens qui étaient à l'intérieur nous ont dévisagés et franchement leurs regards traduisaient une hostilité flagrante à voir des visiteurs en ces lieux. » Vous voilà prévenus !

Malgré cela, comme White & Red Canyon est en pleine zone désertique et qu’on n’a pas l’impression de gêner qui que ce soit, on est évidemment tenté de le visiter. Je ne fais pas exception à la règle et c’est la troisième fois que je m’y rends depuis l’été 2006. Avec Steffen, nous avons cherché cette localisation un certain temps à partir de la seule photo que nous en connaissions (« Happily ever after » de Michael Fatali). Ce ne fut pas facile avec si peu peu d’informations et c’est finalement Steffen qui l’a trouvé le premier au printemps 2006 avec Isabel et notre ami commun Tony qui vit sur la réserve navajo. Un Américain ayant donné sur Internet le véritable nom du lieu en 2007 😮, ce site a commencé à être régulièrement visité à partir de 2008 (notamment par quelques membres de VF) et j’espère que des clôtures et panneaux « No trespassing » ne vont pas apparaître bientôt, rendant toute visite impossible.

Nous commençons par explorer le secteur nord de cet endroit superbe où une montagne rouge et blanche abrite des hoodoos, des aiguilles, des pyramides…









Au pied de la montagne, on trouve des rochers très colorés aux formes variées.







Certains rochers font penser à des menhirs.



D’autres semblent peints…



… comme ce tableau d’art moderne…



… ou cet incroyable visage féminin masqué !

Je comprends mieux quand le Navajo disait voir ici des personnages pétrifiés.



Au plaisir renouvelé de visiter ce site, s’ajoute celui de voir Kent particulièrement heureux 🙂 de le découvrir à son tour, de l’explorer et de le photographier « extensivement ».



Nous nous dirigeons maintenant vers l’autre secteur du site, celui qui abrite la fameuse formation que nous avons appelée « The Castle » et qui était le sujet de la photo de Michael Fatali.



The Castle se trouve tout au bout d’une rangée de hoodoos.



Voici une photo prise en 2006…



… et une autre prise cette année.



Vous constaterez que l’érosion continue toujours son travail et, cette fois-ci, elle a malheureusement entraîné la chute du sommet d’un gros hoodoo (en 2008) 😕.

Vu de trois quarts, The Castle me fait penser à un château de Walt Disney ou de Louis II de Bavière



Une vue plus classique...



… et un clin d’œil/hommage 😉 à la photo de Michael Fatali.



Nous continuons notre ballade vers un groupe de hoodoos qui me fait penser à une classe écoutant son professeur ou à une troupe de soldats au garde-à-vous devant un officier.





Avec également une mascotte « bébé hoodoo » ?



Ici, un couple de lions de mer…



… là, une fissure colorée.



Une belle montagne rouge et blanche…





… se termine par une petite famille de hoodoos.



Dans tout ce secteur, nous sommes choqués de voir des traces de pneus partout, certains visiteurs particulièrement feignants n’ayant même pas eu le courage de laisser leur véhicule au bord de la piste et de marcher quelques dizaines de mètres jusqu’au pied des hoodoos. Honte sur eux 😠!

A l’extrémité est du site, une pyramide surplombe la falaise et un chapelet de rochers rouges veinés de blanc s’étire dans le wash. Nous y resterons jusqu’au coucher du soleil.







Je me remémore l’extraordinaire coucher de soleil, avant un orage, auquel Elisabeth et moi avions eu la chance d’assister en 2007. Si les conditions étaient difficiles (vent violent apportant quelques gouttes de pluie et du sable qui cinglaient le visage et rendaient la photographie très difficile), c’était sans conteste la plus belle lumière que nous ayons jamais vue 🙂.

Après un superbe arc en ciel idéalement placé…



… nous avions admiré un ciel véritablement biblique dont on se demandait ce qui allait en sortir !



C’était un moment extraordinaire que les Américains qualifieraient de « once in a life time ». Fascinés, nous étions restés jusqu’au tout début des précipitations, nous étions alors partis immédiatement et avions foncé sur la piste à une vitesse déraisonnable pour fuir l’orage qui éclata au-dessus de nous au moment même où nous parvenions à la route goudronnée. Il était tellement dantesque que, par prudence, toutes les voitures s’arrêtaient sur le bas-côté. Nous avions échappé de très peu à une vraie galère….

Mais rien de tout cela aujourd’hui, il fait grand beau et nous n’avons vu absolument personne alors que la nuit commence à tomber. Nous décidons donc de prendre le risque de bivouaquer sur place, loin de la piste principale. Après un dîner plutôt copieux car nous partageons nos provisions, nous rejoignons nos SUV respectifs pour une nuit réparatrice. Bonne nuit, Kent !



JOUR 10 : de White & Red Canyon à Red Canyon

Dès notre réveil, et sans bouger nos véhicules, nous profitons du spectacle.



Les rochers rouges que nous avions admirés au coucher du soleil sont tout aussi beaux à son lever.



Une courte marche nous permet de voir White & Red Canyon s’éclairer progressivement.







On trouve en chemin des micro-badlands colorés.





Durant cette promenade très matinale, nous avons été accompagnés par le chant particulièrement mélodieux d’un oiseau que je n’arriverai jamais à voir et qui s’arrêtera moins d’une heure après le lever du soleil. Ce chant qui résonnait dans la falaise, plein de joie et de vigueur, était le seul son que nous pouvions entendre dans ce site isolé. Il a considérablement agrémenté la balade en lui donnant une dimension sonore inattendue, en parfaite harmonie avec nos émotions visuelles. Ce chant si agréable restera associé à White & Red Canyon car je n’en ai malheureusement jamais entendu de semblable pendant tout le reste du voyage.

Au petit déjeuner, Kent apprécie toujours autant que les années précédentes les crêpes bretonnes vanillées que j’ai amenées de France. En attendant que je finisse de ranger mes affaires, il étudie un de ses guides, tranquillement assis à l’ombre de son SUV.



Nous reprenons la piste puis la route pour rejoindre John avec qui j’ai convenu d’un rendez-vous dans une station-service, à la suite de notre rencontre à King of Wings. Tony, photographe créatif, que j’ai rencontré grâce à Laurent Martrès lors d’une randonnée à Cobra Arch, et avec qui j’ai ensuite passé plusieurs jours à explorer la réserve navajo en compagnie de Steffen, devait nous rejoindre mais il a dû annuler à cause d’un empêchement. Dommage, c’est avec plaisir que je l’aurais revu (John aussi car il le connaît également), il aurait fait un excellent « quatrième », non pas pour jouer à la belote mais pour partager avec nous sa grande connaissance de la réserve, puisqu’il y travaille et réside dans le cadre du programme d’assistance médicale gratuite aux Navajos.

John est à l’heure et m’offre d’appétissants cookies que sa femme a confectionnés hier à mon intention. Vraiment sympa 🙂!

Ce matin, la visite d’Arch Slot Canyon est au programme. Il s’agit d’un des sites confidentiels que j’avais photographiés avec Tony et Steffen en 2005 et qui avaient poussé John à prendre contact avec nous, car il était très étonné que nous les connaissions. Après avoir emprunté plusieurs pistes successives, nous garons nos trois 4 x 4 dans un endroit très isolé et peu visible, puis nous nous préparons à descendre dans le « slot canyon » (canyon dit « fente » parce que particulièrement étroit).

A notre grande surprise, arrive un gros pick-up dont descendent deux Indiens Navajos plutôt jeunes. Ils s’approchent et nous disent que nous sommes sur leurs terres et qu’il va falloir nous acquitter d’un droit de passage, ce qui ne nous pose aucun problème s’il reste raisonnable. Tandis que John leur parle de notre passion pour les « red rocks » et les slot canyons, je remarque que l’un d’eux porte des éperons. Je lance donc une discussion sur les chevaux, escomptant que c’est une passion pour eux, ce qui s’avère être le cas. Bientôt, ils nous racontent qu’ils sont à la recherche d’un étalon qui s’est enfui la nuit précédente car il a entendu des juments en liberté à proximité de leur propriété. S’ensuivent alors quelques plaisanteries sur l’attitude bien compréhensible de cet étalon « victime » de son attirance pour les charmes du sexe opposé, preuve que cinq bonshommes de culture, de nationalité et d’âge différents, qui se retrouvent au milieu de nulle part, peuvent facilement trouver à s’entendre sur certains sujets « universels » 😉. Que les lectrices de ce carnet veuillent bien nous en excuser 😊. C’est le bon moment pour partager les cookies tout frais que m’avait offerts John et qui ont un franc succès. Quand nous leur demandons combien nous leur devons pour le droit de passage, ils nous disent qu’ils sont très contents d’avoir passé un bon moment avec nous et que nous sommes leurs invités sur leurs terres. Lorsque ces sympathiques Navajos nous quittent avec de grands signes de la main, nous sommes contents non seulement d’avoir obtenu leur autorisation de visite mais aussi d’avoir transformé une situation potentielle de tension en moment de franche convivialité 🙂.

Il est temps de se rendre au bord du slot canyon en portant les échelles que John a apportées, la plus grande servant à descendre au fond du canyon (environ 6 mètres plus bas), la seconde à passer les difficultés rencontrées à l’intérieur même du canyon. L’ambiance est à la rigolade car nous avons bien conscience d’être plutôt ridicules avec nos échelles qui ne font pas vraiment « aventuriers », mais nous n’avons pas de matériel de canyoning et de toute façon nous ne saurions pas où attacher une corde puisqu’il n’y a pas d’arbres assez proches et qu’il n’est pas question de planter des pitons.



Je ne souhaite pas revivre la situation d’octobre 2005, lorsque nous étions venus ici avec Tony et Steffen sans échelle ni corde, car Tony avait auparavant réussi à entrer et sortir du canyon sans équipement par une « dry fall » (ressaut rocheux qui peut se transformer en cascade) pas totalement verticale. Mais depuis sa dernière visite, des orages avaient emporté le sable et creusé le fond du canyon d’environ deux mètres, ce qui avait changé la donne. Par prudence, Tony était donc resté en haut tandis que Steffen et moi descendions sans problème en désescaladant, glissant et sautant. Une fois l’arche photographiée, nous nous étions rendu compte que nous ne pouvions plus remonter la dry fall car elle était trop glissante, il n’y avait pas de prises et le canyon était trop large pour en sortir « en opposition » (en s’appuyant sur ses deux parois). J’avais donc fait la courte échelle à Steffen qui était ensuite monté sur mes épaules (elles s’en sont souvenues pendant plusieurs jours) pour se battre dans la dry fall en utilisant différentes techniques d’opposition et d’adhérence avec toutes les parties du corps, afin d’attraper le trépied photographique que lui tendait Tony, et de s’en servir pour se tracter. Comme je n’avais personne pour m’aider du bas, j’avais dû faire un montage avec de grosses pierres, en coinçant un morceau de bois pour y monter en équilibre sur un pied, m’inspirant de ce qu’avait fait Edward Abbey à Havasupai (comme on peut le lire dans Desert solitaire). Il m’avait fallu plusieurs essais et chutes, puis utiliser toutes les techniques d’escalade que j’avais pratiquées pendant des années, pour arriver à attraper le trépied salvateur de Tony, au prix d’écorchures et de quelques centimètres carrés de peau bien râpée 😕. Ce jour-là, les parois du canyon ont pu arborer une nuance de rouge supplémentaire ! Sans Tony resté en haut, nous aurions été dans une belle galère, simplement parce que le canyon était un peu plus creusé que d’habitude. Cette expérience m’a conduit à davantage de prudence et à ne plus jamais descendre si je ne suis pas a priori certain de pouvoir remonter, surtout en étant seul. Je vous encourage à en faire autant, dans les slot canyons ou ailleurs !

Une fois l’échelle positionnée à l’aide de la corde, nous descendons au fond du slot canyon. Bien sûr, il ne vaut pas l’inégalable Antelope Canyon, mais au moins ici nous sommes seuls et il y a plusieurs passages intéressants que nous prenons plaisir à voir et à photographier.









L’intérêt principal de ce canyon est la jolie petite arche qu’il abrite :



Je constate que la lumière du mois de mai y est moins belle que celle du mois d’octobre (à la même heure), à cause de la position du soleil, comme le montre cette photo prise en 2005 (il s’agit d’une photo papier scannée).



La remontée sur le plateau par l’échelle n’est qu’une formalité.

Satisfait de cette matinée, nous retournons à la station-service pour manger, nous rafraîchir et convenir du programme des prochaines vingt-quatre heures. Sans l’avoir jamais évoqué auparavant, John et moi avons la même idée : retourner à l’endroit que je nomme « Red Canyon » suite à ma visite de 2007, lui s’y est également rendu en 2008, afin de trouver d’autres hoodoos remarquables que nous n’avions pas vus la première fois et dont nous avons trouvé la localisation entre-temps. Nous prenons la route puis la quittons pour de nombreux miles de piste car ces formations rocheuses sont situées en plein wilderness, dans un secteur isolé de tout au cœur d’une zone désertique, ce qui explique pourquoi seuls 4 photographes professionnels accompagnés de guides navajos en ont jusqu’ici publié des photos. Cette fois-ci, je suis bien content que nous soyons plusieurs et avec 3 SUV 4 x 4, car ma précédente visite en solitaire avait été risquée, il faut bien le reconnaître.

Trouver la localisation de ces « nouveaux » hoodoos a été le fruit d’une recherche collective avec Steffen, Isabel, Tony et John, qui nous a amenés à combiner des recherches approfondies, des analyses dignes de Sherlock Holmes, l’utilisation extensive de Google Earth et notre expérience du terrain. Steffen, Isabel et Tony se sont rendus sur place lors de leur voyage du début 2009 et c’est maintenant à moi de guider notre petite caravane sur les pistes secondaires qui s’enfoncent dans le wilderness. Certains passages sont traîtres car le sable y est mou (je me fais même surprendre et je dois utiliser les vitesses courtes pour m’en sortir), d’autres sections sont au contraire entièrement sur du slickrock et la piste devient accidentée et difficile à suivre car on ne sait plus où elle passe.



Tout se passe bien jusqu’à ce que nous croisions un Navajo sur une moto de forte cylindrée avec des pneus extra larges, il y a un enfant sur la selle devant lui et aucun des deux ne porte de casque. Au regard noir et très appuyé qu’il m’a jeté lors du croisement effectué à très petite vitesse, je pressens que cela ne va pas bien se passer et je suis sa progression dans le rétroviseur. Après avoir croisé Kent, il fait demi-tour, le rattrape et l’arrête. Avec John, nous attendons à plus d’une centaine de mètres, mais comme la discussion dure nous allons les rejoindre. L’ambiance est plus que tendue, le Navajo est furieux que nous roulions sur cette piste et il profère des menaces 😠 : « Si j’avais eu mon 4 x 4 avec le fusil dedans je vous aurais tiré dessus », « Si j’avais vu vos véhicules garés au bord de la piste j’aurais crevé les pneus pour que vous vous desséchiez dans le désert », « Je vais appeler mes frères pour qu’ils vous cassent la figure », « Je n’ai que faire d’un hiking permit des autorités navajos car ici c’est chez moi »… et j’en passe ! Il nous appelle les « White eyes », ce qui est une manière méprisante de parler des Blancs qu’il nous dit ne pas aimer (tout particulièrement les Californiens, nous ne saurons pas pourquoi). Il est plein de rancœur et semble en vouloir à tout le monde, même aux autres Navajos trop permissifs à son goût. Kent, qui entend tout cela depuis le début, finit par lui répondre : « De toute façon, vous n’aurez pas mon scalp ! », en montrant son crâne dégarni, ce qui n’est pas pour calmer le Navajo ! John ne lui répond rien et me glisse à l’oreille qu’il vaut mieux partir immédiatement. Comme il n’y a plus rien à perdre et que je suis très motivé pour cette exploration préparée depuis plusieurs mois, je leur propose de me laisser négocier, le fait que je sois un étranger pouvant aider. Il me vient à l’esprit la phrase d’un de mes professeurs de techniques de commercialisation (il y a trente ans) qui disait : « C’est quand le client a dit non que la véritable négociation peut commencer. »

Malgré les agressions verbales répétées 😕, durant toute notre discussion je resterai très poli, humble et respectueux 😇, sans toutefois faire la « carpette » ou le Blanc culpabilisé par l’Histoire. Je demande au Navajo pourquoi il ne veut pas nous laisser continuer même en lui payant un droit de passage et il nous donne toutes les raisons qui ont conduit à sa haine des Blancs : les exactions des volontaires de Kit Carson et la « Longue Marche » au XIXe siècle, la spoliation des ressources naturelles, la pollution radioactive suite à l’exploitation de l’uranium, etc. Connaissant l’histoire des Indiens auxquels je me suis intéressé, j’abonde dans son sens et lui montre que je sais de quoi je parle en prenant des exemples et des faits précis. Son agressivité finit par retomber car il est difficile de rester furieux envers quelqu’un qui est de votre avis et montre qu’il vous respecte, mais aussi parce que je lui fais admettre que si un Navajo a peu de choses à voir avec un Iroquois, il en de même pour les Blancs : mes ancêtres cultivateurs en France n’avaient rien à voir non plus avec les volontaires de Kit Carson qui ont affamé les Navajos dans le Canyon de Chelly.

L’atmosphère s’améliore nettement mais je n’obtiens toujours pas l’autorisation de passer. Je continue âprement la négociation avec deux moments qui seront décisifs : d’une part quand le Navajo me parle de son aïeul qui s’était installé dans le secteur pour fuir les Blancs et pratiquer sa médecine, je lui montre sans hésiter un point précis dans le paysage totalement désertique en lui disant qu’il s’était installé là et que nous allons contourner ce secteur pour respecter sa volonté et sa mémoire. Je n’ai pas montré ce point par hasard (n’oubliez pas mes nombreuses recherches pour préparer cette visite) mais c’était quand même un coup de poker qui a fonctionné car je vois que notre homme est déstabilisé et se demande comment cet étranger peut bien connaître le lieu précis d’habitation de son aïeul 😮. D’autre part quand, profitant de l’avantage, je vais chercher un paquet de crêpes bretonnes vanillées que je lui offre pour ses enfants et pour le dérangement, indépendamment du fait qu’il nous laisse passer ou non. Il hésite à accepter ce cadeau, surtout parce que cela pourrait le rendre redevable selon certaines coutumes indiennes, mais il finit par le faire. Quelques minutes plus tard, j’obtiens le droit de passage espéré 🙂, uniquement pour cette fois-ci et avec interdiction formelle de revenir, sinon il mettrait ses menaces précédentes à exécution, menaces valables pour tous les Blancs qui s’aventureraient sur ses terres… Encore un effort supplémentaire et j’obtiens le droit de camper cette nuit, afin que le conducteur citadin inexpérimenté que je suis 😉 ne risque de se perdre ou d’avoir un problème en prenant le chemin du retour dans la pénombre, l’après midi étant déjà bien avancé. Je lui promets de ne pas révéler la localisation des hoodoos que nous allons voir et lui assure que nous entamerons le chemin du retour immédiatement après avoir pris notre petit déjeuner.

Pour le principe plus que pour l’argent, il nous demande quand même un droit de passage mais sans rien préciser, et nous lui donnons chacun 5 $. Nous le remercions chaleureusement pour son autorisation et, quand nous partons, il nous souhaite bonne route et esquisse même un sourire ! Qui aurait pu le prévoir il y a seulement une heure, quand nous avions entamé notre relation sur de mauvaises bases ?

Soulagés de ne pas devoir annuler notre exploration, nous reprenons la piste et arrivons à destination. Nous sommes assez loin du lieu de rencontre avec le Navajo et John pense que nous ne sommes plus sur ses terres (ou alors celles-ci seraient immenses). Mais comment le savoir ?

Nous choisissons notre lieu de bivouac dans un endroit discret et partons immédiatement randonner, car nous avons pris une bonne heure de retard à cause de cette rencontre imprévue. Du coup, nous n’explorons que très peu les alentours et nous dirigeons rapidement vers les hoodoos, surnommés « Duck Rocks », qui ont motivé notre venue dans ce lieu précis.

On les voit d’abord de profil…



… puis par en dessous…



… avant de s’en approcher. Il y a même une petite arche en bonus !



L’endroit est superbe et les deux hoodoos « frères » sont uniques, combinant forme originale et belles couleurs.

Nous restons jusqu’au coucher du soleil pour contempler tranquillement ce spectacle et photographier tout notre saoul, partageant notre joie de pouvoir en bénéficier.









Nous rentrons au bivouac dans la lumière du crépuscule.

John sort une bouteille de Margarita et nous prenons l’apéritif en portant des toasts au Navajo qui nous a finalement autorisés à passer, à Steffen et Isabel que nous connaissons tous les trois, à Tony qui aurait dû être parmi nous ce soir et à Laurent Martrès qui a tellement contribué à notre découverte de l’Ouest. Mes deux amis me portent aussi un toast pour le résultat inespéré de la négociation.

Le repas est joyeux et arrosé de bon vin californien amené par Kent 😎. Nous discutons tardivement sous les étoiles puis décidons d’un réveil bien avant l’aube pour aller voir le lever du soleil sur d’autres hoodoos situés dans le secteur.

Pour une fois, j’ai du mal à m’endormir après cette journée riche en émotions.

JOUR 11 : de Red Canyon à Page

Il fait encore nuit quand nous émergeons de nos SUV. Nous partons randonner dès les toutes premières lueurs de l’aube.

Nous arrivons suffisamment tôt pour nous installer tranquillement afin de voir les premiers rayons du soleil éclairer progressivement cette superbe formation rocheuse, surnommée « Eye of the Needle ».









Nous jetons un rapide coup d’œil aux alentours mais nous ne pouvons pas explorer le secteur durant la matinée, comme je l’avais prévu, car nous avons promis au Navajo de partir immédiatement après le petit déjeuner et, par honnêteté, celui-ci doit avoir lieu à une heure normale.





Le lever de soleil à Eye of the Needle nous ayant beaucoup plu, c’est sans trop de regret que nous rentrons au bivouac. Au petit déjeuner, nous mangeons mon dernier sachet de crêpes bretonnes, ce qui me fera un argument de moins dans le cas d’une autre rencontre difficile avec un Indien.

A 8 h 30 nous roulons sur la piste en direction de la sortie, la promesse au Navajo est donc tenue.

Du coup, nous ne pourrons pas montrer à Kent, comme je l’avais prévu pour cet après-midi, l’autre secteur intéressant de Red Canyon, celui que j’ai été visiter en 2007 et qui comprend d’autres formations esthétiques, comme celle surnommée « Sky City »…





… ainsi que de belles traces de dinosaures.



Sur la piste qui mène à la route goudronnée, nous croisons à nouveau le Navajo qui nous a autorisés à passer et camper, cette fois-ci au volant d’un gros pick-up quasiment neuf (avec des options extérieures tape à l’oeil) qui tracte une remorque. Dessus, sa moto de grosse cylindrée et un puissant quad rutilant. Il semble avoir un niveau de vie supérieur à la majorité des autres Indiens et beaucoup apprécier la technologie de ces Blancs qu’il déteste. Je m’arrête pour le saluer, étant resté sur la bonne impression du sourire qu’il avait esquissé la veille en nous quittant. Mais ce matin son visage est fermé 🙁 et il semble contenir son agressivité. A-t-il trouvé que je lui avais extorqué son autorisation ou bien sa famille lui a-t-elle reproché de l’avoir donnée ? Il reconnaît que nous avons bien tenu parole pour quitter ses terres à l’heure convenue mais me rappelle que cette autorisation était unique et ne sera pas renouvelée, s’il nous revoit ici il mettra ses menaces à exécution. D’ailleurs, il prend en photo les plaques d’immatriculation de John et de Kent avec son téléphone portable « pour se souvenir de leur véhicule au cas où ils reviendraient ». Nous atteignons la route sans rencontrer personne d’autre.

Le programme initial de la journée ayant été sérieusement écourté 😕, nous essayons d’envisager autre chose mais nous sommes quelque peu refroidis pour faire à nouveau du « hors des sentiers battus » sur la réserve navajo. Kent, déjà très satisfait de tout ce qu’il a vu d’original en si peu de temps, préfère retourner chez lui car demain il doit se rendre à Phoenix. Nous convenons d’un rendez-vous le week-end prochain à Escalante 🙂.

Avec John, nous nous rendons à Tuba City où nous passons un certain temps sur Internet dans un Cyber café puis nous allons prendre un lunch dans un restaurant navajo où nous mangeons très correctement.

En début d’après-midi, nous nous rendons à Coal Mine Canyon.

Nous commençons par prendre une piste qui longe le canyon quelques miles à l’est de l’éolienne « repère ». On y trouve quelques points de vue disséminés mais qui valent le détour, même si à cette heure la lumière n’est pas favorable.

Par exemple, ce point de vue vers l’ouest…





… et celui-ci vers l’est.



Nous nous rendons ensuite au point de vue « classique » près de l’éolienne. Je me souviens avoir fait une marche de 2 heures au fond du canyon en pleine journée durant l’été 2001, quand c’était encore autorisé, mais c’était un tel four avec la réflexion du soleil sur les parois blanches que je ne l’avais pas appréciée.

Nous restons nous balader sur le rim pour observer ce joli canyon plein de hoodoos aux couleurs pastel:









Avant de repartir chez lui, à Cortez, John me dit qu’il me contactera quand je serai à Moab, en fin de séjour, pour que nous passions à nouveau une journée ensemble. Je m’en réjouis par avance 🙂. Une dernière photo souvenir et nous prenons la route chacun de notre côté, en direction de Page en ce qui me concerne.



J’arrive à Page en fin d’après-midi où je me décide pour la balade de Hidden Gardens (qui se trouve entre la ville et le barrage), réputée très agréable à cette heure de la journée.

C’est effectivement le cas, la courte balade suit un sentier puis des cairns dans un joli paysage de slickrock où on peut apercevoir un bras du Lake Powell.





Les gardens sont des spots de végétation principalement nichés sous une alcôve qui prend une teinte dorée dans cette lumière de fin de journée.



Je reste jusqu’au moment où les derniers rayons du soleil embrasent le slickrock et en font ressortir les détails.





Après un ravitaillement au Wall Mart de Page, où je m’achète pour le dîner une bonne salade fraîche composée et une glace individuelle Ben & Jerry’s, je quitte la ville et me rends de nuit sur la Cottonwood Canyon Road. Après quelques miles faciles, je retrouve un emplacement de bivouac que j’ai déjà utilisé une année précédente.

Je m’endors en espérant être tiré au sort à la loterie de Coyote Buttes North le lendemain matin.

Partie 1 : de Denver à Santa Fe

Partie 2 : de Santa Fe à Lost City

Partie 3 : de Lost City à Page

Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes

Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante

Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
Traverser de la Mongolie à cheval avec un guide English translation pending
by Subothai · 2010-03-18 · 6 replies
Bonjours à tous! Je souhaite partir fin 2010 début 2011(quand le budget sera ficelé) avec mon amie pour une traverser de l'Eurasie. Cette dernière devrai nous amener si c'est possible à traverser la Mongolie de Ulan bator jusqu'à la frontière chinoise. Je me pose donc plusieurs questions: Pensez vous que ce soit réalisable sans guide sachant que nous commençons tout juste à prendre des cours d'équitation mais que nous pratiquons régulièrement la rando (orientation)?. Et dans le cas contraire est il possible de prendre un guide pour traverser le pays? Sachant qu'il faudra plusieurs chevaux chacun ou est il possible de les échanger contre d'autre en cour de routes? Et si cela et possible je n'imagine pas le prix exorbitant. Quel est la meilleur saison j'ai cru comprendre que c'était impossible avant mai? Peut on prendre son visa pour la chine à Ulan bator et traverser le pays sans avoir de problème avec les dates? Voila beaucoup point d'ombre surement stupide mais que j'aimerai si possible que vous éclaireriez de vos savoirs.merci d'avance
Trek au Maroc: comment repérer une agence correcte d'une arnaque? English translation pending
by Evf · 2010-03-16 · 26 replies
Bonjour nous partons au maroc debut avril. nous recherchons une agence pour organiser notre sejour. Nous recherchons un trek dans le desert 3-4 jours + 3-4 jours de trek dans une autre region du maroc (saghro, atlas, etc ..) Nous avons recu des tonnes d'offres d'agence mais nous ne savons pas comment faire notre choix, entre les agences qui nous proposent 12 jours de trek en pension complete, logement, guide, muletiers, cuisiners, chameliers, etc.. enfin tout compris pour 900 euros pour 4 personnes, et les agences qui nous proposent la meme chose (approximativement) pour +- 1000 euros par personne !!! Enfin soit nous sommes completement perdu, alors voici quelques questions : - le fait de se retrouver dans un guide tel que le petit fute, le routard, lonely planet est il deja un gage de serieux ??? - un numero de patente , une rc et un numero de license suffit il ? - comment verifier si ces numeros ne sont pas des inventions d'escrocs au maroc - Oseriez vous faire un paiement a ces agences avant le sejour ? - notre preferance va a une agence 'tamounte trekking' qui se dit etre recommande par le petit fute Marrakech - Essaouira edition 2010 - 2011 .. j'ai fuillete ce guide et vu aucune trace de cette agence ??? serait ce une arnaque ?? quelqu'un qui a ce guide pourrait il verifier. - certaines agences nous proposent un trek dans le haut atlas, d'autres nous le deconseillent fortement car la meteo n'est pas encore suffisemment clemente a cette periode, qu'en pensez vous. - Pensez vous vous plus adapte un trek dans le saghro ? mais une agence nous dit que c'est deja desertique donc si nous voulons voire plusieurs aspects ce n'est pas le sagro qu'il faut choisir. - Ce qui est du desert, on nous a deconseille merzouga, car trop de touristes et trop de 4*4, motos , quad. Dans le routard , il faut eviter ouled driss ... Ou allez pour avoir vraiment l'impression de desert - Plusieurs agences nous proposent quasiment le meme circuits avec des noms connus, d'autres je ne retrouvent aucun des sites repris dans leur descriptif ... Bien car non touristique, ou bien paysages banals...

Enfin soit vous avez compris que nous sommes complement perdus. Si quelqu'un pouvait me conseiller, et peut etre a qui je pourrais telephoner pour eviter les rabatteurs, je lui ens erais tres reconnaissant. Ou lui envoyer les differentes offres pour pouvoir me conseiller par la suite ..

Le maroc, nous attire vraiment, mais a force de parler d'arnaque a propos de ce pays, cela commence a me faire regretter d'avoir deja pris mon billet d'avion.

Enfin voila si quelq'un pouvait m'aider ce serait tres gentil.

Merci a tous pour avoir lu mon long message
Ouest américain 2009: à la découverte de nouveaux sites hors des sentiers battus English translation pending
by Sedonax · 2010-03-13 · 38 replies
Partie 1 : de Denver à Santa Fe

Partie 2 : de Santa Fe à Lost City

Partie 3 : de Lost City à Page

Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes

Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante

Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef

INTRODUCTION

Encore un carnet de voyage sur l’Ouest américain ?

Eh oui ! C’est à mon tour de saluer par le biais de ce carnet tous les forumeurs attirés par cette magnifique région qu’est l’Ouest américain, notamment ceux qui en ont attrapé le virus et veulent se remémorer certaines de leurs expériences et/ou rechercher quelques nouveaux sites à visiter.

Compte tenu de la floraison sur VF d’excellents carnets sur l’Ouest américain, j’ai hésité à en proposer un de plus, d’autant que je n’ai pas la fibre littéraire et que j’ai préféré jusque-là consacrer mon temps libre à fournir des informations et des descriptions pratiques dans le cadre de ma collaboration aux 3 volumes de Photographing the Southwest de Laurent Martres et au site web Ouestusa réalisé par Thierry (Wavemaster sur VF), sans compter les interventions sur VF et les réponses à de nombreux MP et e-mails. Tant mieux si cela a pu être utile à certains d’entre vous car le partage de ses connaissances et l’entraide entre voyageurs sont des valeurs qu’il nous faut entretenir… et qui permettent également d’enrichissantes rencontres sur VF puis dans le monde réel ! 🙂

Je me suis finalement dit que ce seizième voyage dans l’Ouest pouvait être l’occasion de « sacrifier à l’exercice du carnet de voyage » (plus chronophage que je ne le pensais !), d’autant qu’il s’est déroulé dans l’optique « hors des sentiers battus » que j’affectionne depuis de nombreuses années, avec certains sites qui n’ont jamais (ou quasiment jamais) été abordés dans d’autres carnets de VF.

Il y a toutefois un bémol concernant quelques-uns de ces sites encore confidentiels : certains d’entre eux m’ont été indiqués par des amis américains ou européens aussi fans de l’Ouest que moi, mais à la condition expresse que je promette de n’en publier que des photos (comme eux-mêmes ou d’autres avant eux l’ont fait). Et que je ne dévoile en aucun cas les localisations ou même les noms qui pourraient permettre de les trouver facilement sur internet, soit parce que certains sont particulièrement fragiles, soit parce que leurs visites ne sont pas franchement autorisées, voire pour toute autre raison propre à ceux qui ont exigé cette discrétion. Quelle que soit mon habituelle volonté de partage, je respecterai strictement la promesse faite à mes amis (il ne servira donc à rien de me harceler par MP, de me manipuler psychologiquement, de m’hypnotiser ou de me menacer 😛 ). J’espère que vous comprendrez le respect de cet engagement et que vous ne l’interpréterez pas négativement ou n’en ferez pas un sujet de polémique (c’est déjà arrivé… 😕 ).

Comme la photographie est une des composantes importantes de mes récents voyages (voir mon site de photos ), ce carnet sera plus orienté vers l’illustration que vers la fourniture d’informations sur les lieux visités (que vous retrouverez en partie via ma collaboration aux guides et sites web cités plus haut). Je donnerai au passage quelques détails de mon expérience pratique qui pourront éventuellement être utiles à certains d’entre vous.

La conséquence de cette importante iconographie (en dehors du fait que vous risquez une overdose d’images 😛 ) est qu’il sera nécessaire de diviser ce carnet en un certain nombre de parties et qu’il vous faudra être patients pour le chargement de chacune d’entre elles 😐.

Je tiens à remercier sincèrement Pascale (Kashtin sur VF, son site web) et Alain qui ont eu la gentillesse et la patience d’assurer la relecture de ce carnet et d’y apporter leurs remarques pertinentes.

Qu’a recouvert ce voyage?

J’ai pu consacrer plus de cinq semaines à ce circuit en ayant l’opportunité de partir trente-huit jours en mai et juin 2009. Elisabeth, ma femme, ne pouvant m’accompagner même pour une partie du voyage comme elle le faisait les autres années, je suis parti seul pour la totalité de ce « trip ». Mais vous verrez que je ne suis pas resté un « poor lonesome traveler », puisque j’ai rendu visite à plusieurs amis américains, passé quelque temps avec des amis français et aussi rencontré des personnes fort sympathiques au gré de mes pérégrinations.

J’ai profité de cette occasion, où je disposais à la fois de temps et d’une totale liberté, pour réaliser une immersion dans cette région que j’affectionne tant, en prenant mon temps et sans avoir à suivre un programme strictement planifié. C’était d’autant plus réalisable que j’avais loué un SUV 4 x 4 bien adapté aux pistes et dans lequel je pouvais confortablement dormir, ce qui me permettait de bivouaquer n’importe où (ou presque, puisque certains secteurs ne sont pas autorisés au camping sauvage), sans être tenu par des réservations ou la recherche de places libres dans des motels ou des campings.

Je suis donc parti avec une longue « wish list » de sites à visiter dans laquelle je piochais sur la base d’un circuit indicatif qui pouvait évoluer au gré de la météo, des circonstances, de la disponibilité de mes amis sur place… et de mes envies du moment !

Je me suis fixé pour objectifs de :visiter des lieux en majorité « hors des sentiers battus », que je n’avais encore jamais vus ou que j’avais photographiés avant d’être équipé d’un appareil photo numérique (en avril 2006). explorer des sites renfermant des ruines amérindiennes et/ou des panels d’art rupestre, car cet aspect fait désormais partie intégrante de ma passion pour l’Ouest américain.profiter au maximum du wilderness, dans la journée mais également en bivouaquant de préférence au milieu de nulle part, afin de bénéficier de la belle lumière et de l’ambiance particulière du lever et du coucher du soleil chaque fois que c’était possible et que cela en valait la peine.consacrer un peu plus de temps que d’habitude à la photographie, sans ennuyer un(e) partenaire de voyage n’ayant pas le même hobby, d’autant que je venais tout juste de me doter de mon premier reflex numérique (auparavant je disposais d’un bridge Sony R1 de très bonne qualité et que j’aurais volontiers gardé si, en 2008, il n’avait été endommagé suite à une bourrasque qui l’avait fait tomberdu haut de son trépied trop léger).privilégier la randonnée (et si possible en faire une itinérante, ou « backpacking », sur deux jours), car c’est en la parcourant à pied que j’apprécie le mieux cette région. En bénéfice connexe de cette activité physique associée à des repas frugaux lors des bivouacs, perdre quelques-uns de mes kilos superflus !consacrer du temps et de la disponibilité à mes amis sur place (sans chercher à optimiser les visites dans leur région mais en prenant le temps de vivre avec eux), être ouvert aux nouvelles personnes que je rencontrerais durant le voyage.J’ai choisi de faire une boucle à partir de Denver, en passant par le Colorado, le Nouveau-Mexique, l’Arizona et surtout l’Utah, ce qui m’a permis de visiter tous les sites ci-dessous (ils sont listés par région mais vous les retrouverez dans l’ordre chronologique dans le carnet de voyage).

Cette boucle a négligé beaucoup de classiques incontournables (mais déjà visités) au profit de sites secondaires et elle n’a pas suivi de trajets optimisés (à cause des perturbations météo notamment). Elle ne peut donc servir d’exemple de circuit (d’où l’absence de carte), mais pourra attirer l’attention sur tel ou tel site évoqué au fil du récit.Colorado : Red Cliffs amphitheaterRoxborough State ParkPainted MinesColorado National MonumentRattlesnake CanyonRiffle FallsHanging LakeNouveau-Mexique : Santa FePecos Pueblo« Galisteo petroglyphs » Bisti BadlandsAh Shi Sle Pah« King of Wings »Réserves indiennes (Arizona et Utah)Royal Arch « Many Hands Cave »« Lost City »« White and Red Canyon »« Arch Slot Canyon »« Red Canyon »Coal Mine CanyonNavajo National MonumentWaterholes Canyon (rim)ArizonaHidden Gardens (Page)Paw Hole (Coyote Buttes South)Double Barrel Arch« Maze Panel »UtahCatstair CanyonWire Pass + Buckskin Gulch« The Nautilus »Edmaier’s SecretWahweap HoodoosSidesteps HoodoosStud Horse PointCottonwood Canyon RoadRed SlotWillis CreekMossy Cave (Bryce Canyon)Pink CliffsEscalanteCircle of Friends PanelEast Temple Loop (Zion)Cedar Wash ArchPeek A Boo, Spooky & Dry Fork slot canyonsDevil’s Garden (Hole in the Rock Road)The VolcanoUpper Calf CreekBurr Trail via Wolverine LoopStrike Valley OverlookRed Canyon (sur Nottom road) Pedestal AlleyChimney Rock (Capitol Reef)Hickman BridgeSulphur CreekLittle Wild Horse CanyonWild Horse Canyon ArchFive Hole ArchWolfman PanelMonarch CaveProcession PanelValley of the Gods (mesa)Muley PointNatural Bridges National MonumentMule CanyonSheiks CanyonCitadel RuinLower Maidenwater CanyonHovenweep National MonumentSalt Creek & Angel Arch (Canyonlands Needles)Rim viewpoints (Canyonlands Island in the Sky)Murphy TrailFort BottomMoïse & ZeusDead Horse PointRing Arch & Tunnel (Arches)Courthouse WashFaux Falls« Delta Pool »Olympic TorchMoab Man PanelNB : les sites « » sont ceux pour lesquels je n’indiquerai pas la localisation, voire le véritable nom.

JOUR 1 – DE PARIS A DENVER

C’est enfin le jour du départ ! 🙂 Même si cela fait plus de 15 fois que je retourne dans cette région, l’excitation est toujours bien présente, j’ai hâte de randonner au milieu des « red rocks », de m’immerger dans le wilderness, de retrouver l’ambiance de l’Ouest, d’y rencontrer mes amis. Cette joie est toutefois ternie par le fait qu’Elisabeth ne m’accompagnera pas cette fois-ci et que nous ne pourrons partager ces bons moments 😕 mais, c’est promis, l’année prochaine nous repartirons là-bas ensemble !

Mon père a la gentillesse de me conduire à l’aéroport. Sur le chemin de Roissy, nous nous remémorons ces neuf semaines passées ensemble aux USA en juin 2000 et 2001, quand je l’avais emmené visiter le maximum de beaux endroits de l’Ouest, et que nous avions randonné en tout près de 800 km. Au-delà de l’intérêt même du voyage, ce fut un véritable moment de partage et de complicité que nous sommes tous les deux très heureux d’avoir vécu. Dix ans plus tard, alors qu’il est dans sa quatre-vingtième année, mon randonneur de père pourrait-il toujours faire un aller-retour dans la journée au sommet de Half Dome à Yosemite ou au fleuve Colorado dans le Grand Canyon ? Il en serait bien capable, alors que je risquerais de traîner la patte et de tirer la langue !

J’ai eu la chance de décrocher un aller-retour Paris - Denver (avec escale à Londres) par British Airways au tarif promotionnel de 494 €, une aubaine ! J’arrive à l’enregistrement avec mes deux sacs car je ne voyage pas vraiment léger pour un trip de plus de cinq semaines essentiellement en camping (en passant des frimas du Colorado aux chaleurs de l’Arizona avec de très rares possibilités de faire une lessive car je ne fais que traverser les villes), avec plusieurs guides de voyage (les 3 volumes de Photographing the Southwest, 2 guides de Michael Kelsey) et une pochette de documentation pour chaque secteur de ma « wish list », mais aussi avec quelques provisions gourmandes (Petits Pains Suédois très pratiques en bivouac et que je ne trouve pas sur place, boîtes de filets de saumon au naturel pour varier l’ordinaire, quelques paquets de crêpes bretonnes que d’autres apprécieront également, une bonne bouteille de Bordeaux à partager). Me serais-je embourgeoisé avec le temps ? Malgré mes louables efforts de pesée différentielle sur la balance familiale, le plus gros sac dépasse de 800 g les 23 kg autorisés en franchise et je me vois obligé de transférer 1 kg dans le plus petit sac que j’avais déjà eu bien du mal à fermer avant le départ. Je m’étonne de cette inutile intransigeance mais, en me donnant mes cartes d’accès à bord, l’hôtesse d’enregistrement s’excusera discrètement en me disant qu’elle a été obligée d’être si stricte car elle est étroitement surveillée dans le but de l’obliger à faire payer la surtaxe bagage dès les premières centaines de grammes d’excédent.

J’ai volontairement choisi une escale de trois heures à Londres Heathrow, pour prendre une marge en cas de retard du vol Paris - Londres, mais également pour bien laisser le temps à mes sacs de me suivre dans l’avion pour Denver, car l’aéroport londonien a une mauvaise réputation au niveau du déroutement et de la perte des bagages (il semble que la situation se soit nettement améliorée courant 2009).

Le vol direct Londres - Denver s’avère agréable avec un repas tout à fait correct et un personnel de bord sympathique et très cosmopolite. Ce sera pour moi un vol studieux car je dois apprendre les subtilités de fonctionnement de mon premier reflex numérique (un Nikon D90 avec un objectif Nikor 16-85 mm et un grand angle Tamron 10-24 mm), matériel que j’ai reçu il y a seulement quelques jours et que je n’ai eu le temps de tester que quelques minutes au pied de chez moi. Tout de même plus de 200 pages à avaler (en essayant de piquer du nez le moins possible), ce qui fait que, malgré mes efforts de mémorisation, je ne me suis pas toujours souvenu en pleine action de tous les modes de réglage et options. Le vol direct depuis Londres me semble un réel avantage, sans le stress d’une correspondance aux USA avec le risque de rater le second avion en cas de forte queue ou de problème au passage de l’immigration. L’horaire d’arrivée à Denver est respecté, tout se déroule sans problème avec un officier d’immigration plutôt aimable, mes bagages m’attendent sagement en tournant sur le carrousel, donc tout va pour le mieux.

Maintenant, se profile une première étape décisive du voyage : l’obtention du véhicule qui va me permettre de vivre pleinement mes aventures, c'est-à-dire me conduire dans les meilleures conditions sur des pistes plus ou moins roulantes et m’héberger confortablement pour la nuit sans avoir à planter une tente dans des campings. J’ai déjà loué différents modèles de SUV et j’ai aussi voyagé dans ceux de mes amis, donc je connais les avantages et les inconvénients des principaux modèles proposés jusqu’ici par les grands loueurs. Mais je sais aussi que ceux-ci s’orientent depuis peu vers des modèles de type « crossover » nettement plus adaptés à la ville et aux highways qu’aux escapades sur pistes (d’ailleurs interdites dans les contrats des loueurs ; en roulant en dehors des routes goudronnées on n’est plus du tout assuré et il faut assumer ce risque). L’arrêt il y a quelques mois de la fabrication du populaire Chevrolet Trailblazer (pourtant souvent indiqué comme référence de sa catégorie de location), un SUV 4WD très correct pour les clients et peu onéreux pour les loueurs, a accentué ce phénomène. J’ai donc quelques inquiétudes à ce niveau…

Après avoir pris la navette Alamo, et avant même d’aller au comptoir, je me précipite sur le parking pour constater que dans la rangée SUV standard (catégorie que j’ai louée) il n’y a que des SUV « crossover » dont aucun n’est vraiment 4 x 4 (au mieux ils sont AWD, c'est-à-dire qu’ils peuvent automatiquement et temporairement se mettre en mode 4 x 4 si les capteurs en font ressentir la nécessité, mais sans possibilité que l’utilisateur enclenche lui-même préventivement le mode 4 roues motrices à plein temps pour anticiper une difficulté). Il y a une majorité de Chevrolet Traverse, à la médiocre hauteur de caisse et avec une honteuse roue de secours galette qui s’avérera ridicule en cas de crevaison sur une piste. Avec ce type de véhicule, un certain nombre des visites les plus prometteuses de ma « wish list » tomberaient à l’eau, aussi je décide de m’installer du côté où l’on restitue les véhicules et d’attendre patiemment en espérant qu’il en rentrera un qui me convienne.

Je patiente presque une heure en écoutant mon lecteur MP3 quand par chance rentre mon véhicule préféré, le Toyota 4Runner qui est à la fois suffisamment confortable, agréable à conduire, performant sur piste (hauteur de caisse, vrai 4 x 4), sobre par rapport aux concurrents de sa catégorie (10,75 l / 100 km en moyenne sur mon parcours de cinq semaines) et parfait pour dormir dedans (plancher plat de 1,80 m une fois les sièges arrière rabattus, l’année dernière nous y avions très bien dormi à 2 avec ma femme). Je note ses numéros et je me précipite au comptoir en demandant expressément ce véhicule-là. L’employé accepte, mais constatant que je veux absolument ce Toyota, il essaie de me faire croire qu’il y a un supplément tarifaire par rapport à mon voucher. Je lui prouve que je connais bien les véhicules de cette catégorie et je lui lance un « good try ! », exprimant clairement par là que je ne suis pas dupe 😠. A partir de ce moment, il s’avérera charmant car il sait bien qu’il a été pris en flagrant délit de « trompe couillon ». Il ira même chercher le véhicule à la sortie du lavage pour me l’amener personnellement.

Particulièrement ravi d’avoir obtenu cet excellent SUV 🙂, je déchante après avoir lancé le moteur quand je vois le voyant « Maintenance » rester allumé. Je ne vais pas partir cinq semaines sans savoir si la révision et/ou la vidange ont bien été faites ou si c’est seulement la remise à zéro du voyant qui a été oubliée après la maintenance. Je demande à l’employée sur le parking si je peux aller faire vérifier cela au garage attenant à la station de lavage mais celle-ci m’assène sans sourciller qu’il n’y a personne à l’atelier à cette heure et que je dois obligatoirement prendre un autre véhicule, alors que j’ai eu tout le loisir de voir œuvrer un mécano à l’atelier pendant que j’attendais. Devant la mauvaise foi et l’air revêche de la dame, je n’insiste pas et je fais mine de m’exécuter mais dès qu’elle a le dos tourné je fonce à l’atelier où je tombe sur un mécano arborant un T-shirt du chanteur de country Tim McGraw, dont j’aime plusieurs chansons. Le mécano me fait remarquer que je n’ai pas le droit de venir ici mais je fais mine de ne pas comprendre et j’enchaîne immédiatement sur Tim McGraw en évoquant mes chansons préférées (notamment My kind of rain et The cow boy in me). Il est surpris et visiblement content qu’un Frenchie apprécie son chanteur préféré, la glace est rompue, on discute un petit moment et il accepte de regarder le véhicule, s’apercevant rapidement que la vidange a été faite mais sans remise à zéro du voyant, ce qu’il a vite fait de corriger. Nous nous quittons dans la bonne humeur, prouvant une fois de plus que la musique peut adoucir les mœurs et aplanir les difficultés.

Il fait nuit quand j’arrive au Comfort Inn de Stapleton dans lequel j’ai obtenu une chambre à 50 $ HT via un site internet quelques jours avant le départ. En fermant à clé le Toyota, ce qui a pour effet de faire fonctionner les 4 clignotants pour signifier que l’alarme est enclenchée, je m’aperçois que le clignotant arrière gauche (le plus important) ne fonctionne pas. Ce n’est pas de chance ! Tant pis pour ce soir, je prends possession de ma chambre et m’écroule sans tarder sur le lit, épuisé par cette journée de transport.

JOUR 2 – DE DENVER A PAINTED MINES

Comme toujours à cause du décalage horaire dans le sens est - ouest, le premier jour je me réveille naturellement tôt et j’en profite pour retourner à l’aéroport chez Alamo afin de faire réparer le clignotant, espérant qu’il s’agit d’une simple ampoule à remplacer. Cette fois, je fonce directement au garage sans rien demander à personne et je tombe sur un jeune et timide employé aussi surpris de me voir à l’atelier que son collègue de la veille. Sans diversion possible cette fois-ci, je joue le rôle du client exigeant et pressé, celui qu’il vaut mieux ne pas énerver. Le jeune meccano n’insiste pas et change immédiatement l’ampoule.

Enfin ! me voilà au volant d’un excellent Toyota 4Runner en état de marche, et ce fidèle compagnon de voyage ne me fera jamais défaut durant les cinq semaines qui ont suivi. Pour moi, c’est à ce moment que les vacances commencent vraiment, car je suis maintenant certain de disposer de l’élément logistique principal qui me permettra de réaliser les visites soigneusement préparées et rêvées durant les mois précédents.

Mon fidèle Toyota 4Runner (lors d’un bivouac en Utah) :



En revenant de l’aéroport, le ciel est devenu très menaçant. Je retourne au motel et je prends mon temps pour un excellent petit déjeuner (compris dans le prix de la chambre), au cours duquel je me régale de gaufres que l’on fait cuire soi-même. Délicieux ! Avec cela je tiendrai jusqu’au soir…

Je déballe mes deux sacs de voyage, répartissant un maximum d’objets dans les différents rangements du SUV afin qu’ils tombent immédiatement sous la main, j’en réorganise logiquement le contenu restant (par exemple, mes habits sont répartis par fonction dans des taies d’oreiller de différentes couleurs), ceci dans l’optique de tout trouver facilement et sans même déplacer les sacs quand j’arriverai les soir au bivouac. Le fait de partir le matin avant le lever du soleil et d’arriver souvent de nuit nécessite d’être bien organisé pour gagner du temps et ne pas chercher, voire perdre ses affaires dans l’obscurité et la précipitation. Je rabats les sièges arrière en mode « break à plancher plat », mode qu’ils ne quitteront plus jusqu’au dernier jour du voyage.

C’est le moment d’aller au Wal-Mart (repéré sur Google Maps avant le départ afin ne pas perdre de temps à en chercher un en ville) pour faire les courses. En premier lieu, je choisis l’indispensable glacière qui fait aussi office de stockage de nourriture même quand je n’ai plus de glace. Suivant les promotions du jour, je prends toujours un modèle en plastique dur (qui peut éventuellement servir de siège), d’une contenance d’environ 30 litres, de marque Coleman ou Rubbermaid, toujours à moins de 20 $ puisque je le laisserai sur place à la fin du voyage. Cette année, j’achète aussi un matelas de camping basique en mousse bleue à 5 $, bien que j’aie emmené un confortable matelas autogonflant Therm-a-Rest. Ce petit matelas supplémentaire aura plusieurs usages : placé sous le Therm-a-Rest il apportera un peu de moelleux supplémentaire mais surtout absorbera l’humidité due à la condensation (ce qui évitera au Therm-a-Rest d’être humide le matin, de finir par sentir et de se détériorer). Il me servira pour le backpacking que j’envisage (il est plus léger que le Therm-a-Rest et ne craint pas d’être percé par des branches ou des épines) et sera immédiatement disponible pour improviser une sieste réparatrice. Comme la glacière, je le laisserai sur place à la fin du voyage.

En plus de divers aliments frais (dont un très bon raisin californien), j’achète suffisamment de nourriture qui se conserve, de manière à n’être jamais pris au dépourvu dans le cas où je resterais plusieurs jours dans le wilderness sans possibilité de ravitaillement (volontairement ou pas, en cas de problème de véhicule par exemple). Si la plupart de ces produits sont similaires à ceux que l’on trouve en France, il existe aussi des produits plus spécifiques aux Etats-Unis que j’achète dans les Wal-Mart ou autres grandes surfaces alimentaires (comme Safeway, City Market, etc.):Une sorte de muesli Quaker Oatmeal (parfum Apples & Cinnamon ou bien Maple & Brown Sugar) qui gonfle bien dans un peu d’eau (chaude de préférence mais avec l’eau froide cela passe aussi). Cette mixture de petit déjeuner bien nourrissante devient plus mangeable si on y ajoute des céréales croquantes et si on l’accompagne d’un fruit comme une banane.Des packs de 4 bouteilles (d’un peu moins de 30 cl chacune) de Frappuccino de Starbucks, sorte de café au lait aromatisé (divers parfums : chocolat, moka, vanille, caramel…) que je trouve fort bon et idéal pour le petit déjeuner en camping.Du Beef Jerky « natural style » de la marque Oh Boy ! Oberto. Il s’agit de lambeaux de viande séchée que l’on mastique et qui apportent leur lot de protéines et de sel (indispensable quand on transpire en randonnée), sans gras et pour un poids ridiculement faible (appréciable en randonnée itinérante). C’est spécial, on aime ou on n’aime pas, moi j’aime beaucoup celui-ci car la viande y est un peu plus tendre (moins dure devrais-je dire) et moins épicée que celle d’autres marques.Des boîtes de conserve auto-ouvrantes de White Chicken in water de la marque Valley Fresh (mais je ne prends pas le Chunk Chicken de la même marque que je ne trouve pas très bon). Ce sont des petits morceaux de poulet présentés un peu comme du thon en boîte pour mettre dans des salades. Je trouve cela pratique et pas mauvais à manger, le fait que le poulet soit conservé dans de l’eau salée (et non pas tout sec ou dans de l’huile) étant appréciable quand il fait chaud.Un gros paquet de Trail Mix (mélange de raisins secs et autres fruits déshydratés, de peanuts, de noix de cajou, d’amandes…) et plusieurs paquets de mes fruits secs préférés (cranberry, cherry, abricot, papaye...). Tous les jours, dans un petit sachet Ziplock, je me fais un mélange personnalisé du Trail Mix « de base » et d’un des fruits secs, en variant régulièrement car ce sera mon encas quotidien du midi.Un pack de 12 canettes de… lemonade (citronnade à l’eau plate) car je fais partie de ceux qui n’aiment pas la bière (bien qu’il me soit arrivé d’en avaler pour honorer l’invitation à prendre « a cool beer » de voisins de camping voulant faire connaissance).Plusieurs gallons (de 3,8 litres) de Spring water, en privilégiant les bouchons qui se vissent (pour qu’ils ne s’ouvrent pas seuls avec les secousses sur les pistes, expérience vécue). J’en ai en permanence au moins 5 ou 6 dans la voiture (réserve en cas de panne ou d’ensablement au milieu de nulle part). Parmi eux, il y en aura rapidement 2 remplis d’eau du robinet (auxquels j’arrache l’étiquette pour les reconnaître) pour mes ablutions, la vaisselle, le radiateur d’eau du véhicule si besoin…En cette fin de matinée, j’ai à peine fini de répartir toutes mes provisions dans la glacière et dans les sacs semi rigides que j’ai amenés pour cela, qu’il se met à pleuvoir sérieusement, comme l’avaient d’ailleurs annoncé les prévisions météo de Weather.com. Inutile de se presser pour aller visiter sous la pluie Garden of the Gods à Colorado Springs (que je connais déjà). Je décide donc de filer directement à Painted Mines, en espérant que la pluie aura cessé dans quelques heures, ce qui me laisse tout le temps pour me balader dans ce magasin nommé Outdoor World que j’ai repéré dans une zone commerciale à proximité du motel. Certain(e)s apprécient les outlets américains pour les achats de vêtements, en ce qui me concerne je suis attiré par leurs magasins d’outdoor toujours très bien achalandés en ce qui concerne les activités de nature (sports, camping…) dans un décor souvent soigné. L’Outdoor World de Denver est sans conteste le plus beau que j’aie vu, dépassant dans mon hit-parade personnel le magasin REI de Seattle. Tout y est impressionnant, avec des piliers et des poutres en énormes troncs, des fresques murales, des animaux naturalisés un peu partout, un immense aquarium…

Puisque j’ai du temps devant moi, c’est l’occasion de tester mon nouvel appareil photo en intérieur.

L’entrée est vraiment imposante :



En se baladant dans les rayons, on rencontre un sympathique élan…



… un fringant bison…



… un puma bondissant au-dessus d’un ascenseur…



… un ours impressionnant…



… un loup agressif…



… et un gros poisson bien vivant et plein de tendresse pour les enfants !



On y trouve même quelques meubles vraiment rustiques.



J’ai passé plusieurs heures à traîner dans tous les recoins de ce remarquable magasin et il pleut toujours 😕. Mais il faut quand même que je me décide à rouler vers Painted Mines, qui se trouve au nord-est de Colorado Springs, près de la petite ville de Calhan, tant pis si j’y arrive sous la pluie. J’avais oublié que nous étions vendredi et que dès le milieu de l’après-midi les habitants de Denver partent en week-end. Je me retrouve dans un embouteillage qui s’étire sur des dizaines de miles à partir de la sortie sud de Denver. Heureusement que je trouve une station radio de Classic Rock qui diffuse une belle collection de musique anglo-saxonne et me permet de redécouvrir certains morceaux avec plaisir, me replongeant vingt ou trente ans en arrière. Aux alentours de chaque ville importante, on trouve toujours au moins une station de Classic Rock qui diffuse en franchise un programme pré-enregistré, programme que l’on peut retrouver à l’identique quelques jours ou semaines plus tard sur la station d’une autre ville ou d’un autre État (il m’arrive alors de « deviner » quelle sera la prochaine chanson car j’ai inconsciemment mémorisé l’enchaînement lors de la première écoute).

Arrivé près de Colorado Springs, les embouteillages réapparaissent et je trouve judicieux de quitter l’autoroute pour rejoindre Calhan par de petites routes. Mauvaise idée, car cette zone est très habitée et il y a en réalité beaucoup plus de routes secondaires qui se croisent que celles indiquées sur ma carte, pourtant assez précise. Avec une absence quasi totale de signalisation, il n’est pas facile de faire les bons choix aux intersections. Après plusieurs hésitations mais au final aucune erreur d’aiguillage, j’arrive en fin d’après-midi à Calhan où une pluie fine subsiste. Je repère le camping de la ville (pratiquement vide) pour éventuellement y revenir après la visite et je me rends au parking principal de Painted Mines où il n’y a évidemment personne à cause de la météo.

Painted Mines Interpretive Park est un petit parc local récent, constitué de couches d’argiles de différentes couleurs qui forment des badlands, des petits canyons, des hoodoos, avec quelques sentiers faciles et bien balisés pour visiter aisément cet environnement coloré. Le nom du site provient du fait que ses argiles colorées ont été exploitées par les Indiens pour leurs poteries et leurs peintures de cérémonie, puis plus tard par les Blancs pour fabriquer des briques décoratives.

La pluie finit par cesser et je peux commencer ma visite en ce presque début de soirée. Finalement, la toute récente pluie et le ciel toujours très chargé font ressortir les couleurs du site, bien davantage que sous un soleil éclatant si j’en crois les photos que j’en ai vu.

Je traverse de jolis badlands, étonné qu’ils ne soient pas boueux après la pluie.



Puis je m’approche d’un petit amphithéâtre où les teintes pastel sont douces et variées :





Je me balade dans les petits canyons mais le soir tombe vite, créant une ambiance particulière, un peu irréelle, accentuée par le fait que je suis totalement seul dans le parc. J’ai toujours aimé me balader «

JOUR 3 – DE PAINTED MINES A SANTA FE

Bip… bip… bip… bip… BIP… BIP… BIP… BIP !

Ce matin, c’est en insistant que la sonnerie du réveil me tire des bras de Morphée. Il faut dire que je dors très bien dans mon SUV et qu’un réveil aussi matinal (5 h 45), pour ne pas rater le lever du soleil, ne m’est pas franchement habituel le reste de l’année.

Durant ce voyage, comme mes réveils solitaires aux aurores ne dérangeront personne, j’ai décidé d’assister à un maximum de levers de soleil, pour bénéficier de la fugitive mais belle lumière qui les accompagne généralement, et avant tout pour vivre ce moment particulier qui apporte une dimension supplémentaire et une complétude à la journée qui débute. Je me lève dans la pâle lumière de l’ aube, émergeant peu à peu du sommeil dans une fraîcheur vivifiante, et choisis avec soin l’endroit où je vais attendre le lever du soleil en fonction de l’éclairage espéré . Parfois, des nuages bien placés réfléchissent quelques instants la lueur rougeoyante du soleil encore caché derrière l’horizon. Je patiente en observant les subtiles variations de lumière et en écoutant les oiseaux s’en donner à cœur joie. L’attente devient fébrile durant les dernières dizaines de secondes qui précèdent l’apparition du soleil et, quand elle a enfin lieu, je vis pleinement cet instant unique, essayant d’en capturer la magie, si les conditions photographiques s’y prêtent . Que la lumière soit belle ou décevante (c’est la surprise à chaque fois), j’ai toujours le sentiment d’avoir vécu un moment essentiel et je m’apprête alors à profiter le plus possible d’une nouvelle journée dans l’Ouest.

Ce matin il fait froid, et c’est bien couvert que je me rends à l’endroit repéré la veille pour assister au lever du soleil. Des nuages mal placés l’empêcheront d’être très spectaculaire, mais le spectacle des premiers rayons éclairant les badlands colorés n’en reste pas moins un moment privilégié.





Le ciel se dégage rapidement et il se met à faire grand beau, la pluie de la veille est oubliée. Je prends tout mon temps pour explorer les petits canyons, sachant qu’en début de matinée les couleurs sont le plus présentes, la lumière devenant vite écrasante par la suite. C’est à l’ombre que les argiles colorées s’avèrent le plus photogéniques.

J’apprécie ce site naturel, certes secondaire et peu isolé mais qui vaut quand même le détour, surtout si on peut bénéficier de bonnes conditions de lumière qui en font ressortir les couleurs, faute de quoi la déception serait probable.











Quand la lumière se fait plus franche, je termine par un secteur où l’argile est d’un blanc éclatant.



Je reviens à mon véhicule pour prendre un petit déjeuner bien mérité. Après cette balade à la fraîche, le Frappuccino au Dark Chocolate de Starbucks n’en paraît que plus délicieux 🙂 !

Le rangement du matelas, des duvets et autres affaires de nuit prend très peu de temps et me permet de partir rapidement. J’apprécie de ne pas avoir une tente à replier et à ranger dans son sac, bien qu’avec une tente de type « 2 Seconds » de Decathlon cela irait très vite. Malheureusement, maintenant que le second bagage est devenu payant pour aller aux USA, emmener cette tente encombrante (qui, du fait de sa taille, compte comme un bagage dans lequel on ne peut pas ajouter grand-chose à part certains matelas) coûterait un supplément d’environ 100 $ pour l’aller-retour (avec des billets économiques et un statut de voyageur standard).

Après quelques heures de route en quittant le Colorado pour le Nouveau-Mexique, j’arrive en début d’après- midi au Pecos Pueblo Historic Park, au sud-est de Santa Fe. Il ne reste malheureusement plus grand-chose des ruines du pueblo amérindien qui abritait pourtant jusqu’à 2000 personnes au XVe siècle. Mais la kiva (restaurée) et les restes impressionnants des murs de la mission que les Espagnols construisirent en arrivant valent ce rapide détour à partir de l’autoroute I-25.











En seconde partie d’après-midi, je me trouve dans le bassin de Galisteo, un secteur connu pour ses nombreux sites de pétroglyphes (les pétroglyphes sont des gravures rupestres tandis que les pictographes sont des peintures rupestres). Ici, la plupart des pétroglyphes ne datent pas de plusieurs milliers d’années, comme dans le reste du Southwest, mais ont été gravés par les Indiens Pueblo entre le XIVe et le XVIe siècle.

Les plus beaux d’entre eux sont situés sur un immense domaine à l’intérieur duquel le propriétaire n’autorise qu’une seule visite annuelle, menée par des archéologues, davantage pour assurer sa tranquillité que pour préserver ces panels qui ne sont pas spécialement fragiles car gravés dans de la roche volcanique très dure. Près de la route, des clôtures et des panneaux « No trespassing », or je ne m’autorise jamais à passer outre à une interdiction aussi clairement exprimée. Mais j’ai appris qu’en prenant une piste qui aboutit au milieu de nulle part on peut s’approcher d’un site rupestre comportant le même type de pétroglyphes (en moins spectaculaires) et qu’il n’y a là-bas ni clôtures ni panneaux d’interdiction. Je me demande quand même s’il ne serait pas aux confins de ce domaine, ou peut-être à ceux d’une propriété attenante gérée par quelqu’un de plus accueillant ? En cas de problème, l’absence d’éléments visibles d’interdiction serait sûrement « plaidable » pour un visiteur étranger nécessairement peu au fait des spécificités locales 😇.

Une fois sur place, pour être certain de retrouver ma voiture dans ce no man’s land si je reviens au crépuscule, je décide de prendre ses coordonnées GPS avec le Garmin Colorado 400t flambant neuf que j’ai réceptionné il y a quelques jours pour remplacer mon vieux Garmin eTrex d’entrée de gamme (sans affichage de cartes). Mais la position GPS affichée est hautement fantaisiste malgré plusieurs essais successifs, je ne comprends pas pourquoi puisqu’il avait bien fonctionné lors du test dans le parc à côté de mon domicile. Je le laisse tout de même allumé et j’utilise mon vieil eTrex amené en appareil de secours et qui fonctionne toujours. Une demi-heure plus tard, je teste à nouveau mon Colorado 400t et je constate que cette fois-ci il donne les bonnes coordonnées : il avait probablement besoin d’un certain temps de recalage depuis sa dernière utilisation sur un autre continent.

Les pétroglyphes sont dispersés au sommet de plusieurs collines volcaniques qu’il faut d’abord atteindre pour, ensuite, longer les crêtes.



Ce n’est pas une partie de plaisir car dans ce site reculé il n’y a aucun chemin et, le long des crêtes, les pierres très instables et la végétation (herbes, épineux…) entravent ma progression. On ne sait jamais si la pierre sur laquelle on pose le pied ne va pas se dérober subitement ni même si on ne va pas se coincer le pied dans un trou traîtreusement caché par les herbes. Il y a de quoi se fouler cent fois une cheville et mon avancée s’avère bien plus précautionneuse et lente que prévu.

Mais le jeu en vaut la chandelle car les pétroglyphes sont nombreux et intéressants, sans compter la lumière de début de soirée qui fait ressortir les lichens particulièrement verts en cette saison.



Certains personnages ont des têtes faisant penser à des smileys :



Un Kokopelli viril joue la sérénade pour des animaux :



Un masque semble provenir d’Amérique centrale ou du Sud :



Un rattlesnake quelque peu raide :



Un perroquet égaré :



Un écureuil dont on jurerait qu’il a été gravé très récemment :



Un curieux bonhomme soleil :



Le dernier panel est le plus beau. On y trouve un saisissant démon surmonté d’oiseaux…



Et surtout ce personnage avec ses trois plumes et qui se cache les yeux. Quelle peut être la signification de ce geste ? Il aurait presque pu inspirer John Travolta pour sa célèbre danse dans Pulp Fiction !



J’ai vraiment beaucoup apprécié ce site d’art rupestre pour l’originalité de ses pétroglyphes mis en valeur par leur localisation en surplomb de la plaine et la douce lumière du soir.

Ayant progressé moins vite que prévu, je renonce à gravir une autre colline et reviens rapidement à la voiture car ce soir je suis attendu à Santa Fe par mes amis français Annie et André (ainsi que deux de leurs amies qui voyagent avec eux et que je ne connais pas).

Annie et André sont des spécialistes de l’Ouest et c’est dans ce contexte que je les ai rencontrés il y a quelques années avant même qu’ils ne soient devenus membres de VF (respectivement sous les pseudos de Aiassa et de Pyrola). Auteurs du site français de référence sur The Wave, ils sont également d’excellents photographes et plusieurs de leurs images ont été exposées, d’autres publiées dans des revues et dans des livres. André étant passé à la vidéo depuis l’avènement du numérique, je connais surtout les superbes photos d’Annie qui sont pour moi une source d’inspiration. Quel bonheur quand, quelques mois après un de leurs voyages aux USA, je reçois un DVD d’Annie & André contenant un montage vidéo et un diaporama, tous deux réalisés de manière professionnelle !

Installés en Drôme provençale depuis qu’ils sont des retraités très actifs, Annie et André ont cette année fait un échange de maison (de 2 semaines) avec un couple de Santa Fe et m’ont gentiment invité à venir les rejoindre quand je passerai dans le secteur. J’étais parallèlement invité par Karen & Spencer, des amis américains habitant aussi Santa Fe, mais comme ces derniers sont sur le départ pour un grand voyage en Europe, il vaut mieux leur éviter du dérangement et plutôt loger dans la maison dont disposent Annie et André.

Quand j’arrive chez eux vers 20 heures, je suis chaleureusement accueilli, nous sommes contents de nous retrouver dans la région pour laquelle nous partageons la même passion 🙂. Au dîner, nous évoquons leurs aventures des dernières semaines passées dans l’Ouest et je me régale d’un délicieux curry de crevettes maison qui me changera de mon habituel poulet en boîte !

Le lendemain, il est prévu de se balader dans Santa Fe et de visiter un musée conseillé par Karen. Il y a quelques semaines, j’avais mis en contact Annie & André Karen & Spencer, présageant une bonne entente. Ils se sont vus il y a quelques jours quand Karen leur a fait visiter le musée Georgia O’ Keeffe dont elle est un guide volontaire. Le courant est bien passé et du coup mes quatre compatriotes (Annie, André et leurs deux amies) sont également invités pour le barbecue du lendemain à partir de 17 heures chez Karen et Spencer. Ce n’est pas la première fois que je mets en contact des personnes qui ne se connaissent pas mais qui ont des centres d’intérêts communs, c’est une bonne occasion pour chacun d’élargir son cercle amical.

Bien qu’Annie me propose d’utiliser le canapé du salon, je préfère limiter le dérangement et dormir sur mon Therm-a-Rest dans la salle de yoga, où je suis très bien installé et où je bénéficie de la connexion WiFi pour accéder à ma messagerie.

JOUR 4 – UNE JOURNEE A SANTA FE

Ce matin, c’est grasse matinée avec un réveil programmé à 7 h 30. Il n’y a pas un nuage dans le ciel et la belle lumière qui contribue à la réputation de Santa Fe n’est pas une légende.

Après un petit déjeuner convivial, nous voilà partis tous les cinq pour le musée que nous avions prévu de visiter, mais celui-ci est fermé car nous sommes dimanche. On aurait dû y penser, mais en vacances on a quelquefois tendance à oublier de raisonner en fonction des jours de la semaine 😛. Nous nous rabattons sur une balade sans but précis dans le centre de Santa Fe, sans être axés sur les monuments historiques que nous avons déjà vus auparavant.

Cette journée sera pour moi l’occasion de m’essayer à la photographie en ville, un type de sujet qui me changera de celui des paysages auxquels je me consacre quasi exclusivement.

Nous jetons un coup d’œil aux boutiques autour de la Plaza.





On observe deux techniques de vente, totalement différentes, plus ou moins volontaristes.

Une jeune femme, debout au beau milieu de l’avenue et simplement protégée des voitures par un drapeau jaune, se démène pour vendre ses journaux en essayant de capter l’attention par son attitude enjouée.



A quelques dizaines de mètres, un Indien Pueblo, qui dispose d’un emplacement réservé sous les arcades de la Plaza, ignore superbement les clients qui regardent son étalage de peintures 😮.



Tout près de là, un homme à l’esprit jeune s’amuse avec sa trottinette motorisée et nous gratifie de quelques figures pour la photo. Cool man ! 😎



Cela finit par donner soif à Annie et ses amies.



Nous passons sous des arcades « graphiques »…



… avant de nous recueillir devant un troupeau de crânes.



Les chapelets de piments qui sèchent en extérieur (ristras) sont une spécialité de Santa Fe.





La poterie colorée est également une production locale.



Mais on trouve ici toutes sortes d’artisanat créatif, comme ces jolis oiseaux.



Quand Annie photographie, elle peut être partout à la fois, comme le prouve cette photo !



Certains bâtiments modernes imitent à la perfection les constructions d’adobe, respectant avec bonheur le style typique de Santa Fe.



On peut trouver de jolies portes au hasard des rues.





Nous finissons notre tour par le Capitole et ses sculptures expressives









Rentrés à la maison, nous prenons notre temps pour déjeuner dans le jardin en dégustant une appétissante salade composée par Annie.

André propose de rester là cet après-midi afin de préparer une grande salade de fruits frais que nous apporterons chez Karen et Spencer pour le dîner/barbecue. C’est sympa de sa part !

Pendant ce temps, via un agréable chemin longeant la rivière, nous nous rendons à pied dans Canyon Road, la rue des galeries d’art de Santa Fe. Butinant de l’une à l’autre, nous profitons également des opportunités photographiques qu’offre cette rue aux maisons particulièrement bien entretenues et joliment décorées.

















Dans cette rue où s’expriment les artistes, on peut constater que certains prennent la grosse tête…



… d’autres préfèrent la « zen attitude ».



… ou se reposent…



… ou bien s’amusent franchement…



… mais il faut tout de même prendre garde à ses fesses !



On retrouve ici aussi quelques ristras colorées.



Même de simples murs d’adobe semblent vouloir apporter leur contribution artistique.



Une Hudson nous rappelle les Sixties…



… mais cette échoppe nous montre que nous sommes bien en 2009, l’année d’Obama, et que le business n’est pas oublié avec un slogan très second degré : « Jesus said buy folk art. » 😄



Dans cette rue huppée, on peut aussi bien rencontrer des ladies « so British »…



… que de sympathiques artistes locaux…



… qui apprécient probablement ces mobiles New Age.



De retour à la maison, nous nous laissons conduire par André dans le Dodge Durango qui leur a donné toute satisfaction lors du périple dans l’Ouest qui a précédé leurs deux semaines à Santa Fe.

Vers 17 heures, nous pénétrons dans la résidence privée au sud de Santa Fe, où se trouve la maison de Karen et Spencer. Ils nous accueillent chaleureusement dans ce qu’ils appellent « l’hacienda », où ils se sont installés il y a quelque temps pour leur retraite (je devrais plutôt dire « pour leur nouvelle vie hyper active »). Nous sommes vraiment impressionnés par cette magnifique demeure : pièces immenses, hauteur sous plafond et lumière qui entre de toute part, décoration recherchée sans être ostentatoire et qui intègre harmonieusement l’art indien local…

Cette photo de la cuisine/salle à manger ne me démentira pas.



Ma rencontre avec Karen et Spencer remonte à 2003, lors d’une randonnée à Bryce Canyon en compagnie de ma fille Flora. Nous avions immédiatement bien accroché. Il faut dire que Karen est très enthousiaste et dégage un charisme incontestable. Elle est de plus très francophile : elle a été entres autres professeur de français, fait partie d’associations franco-américaines et voyage souvent en France où nous l’avions revue. Spencer, aussi posé que sympathique, a dirigé un hôpital et, pour s’occuper durant sa retraite, vient de se lancer avec succès comme agent immobilier. Il fallait oser, en pleine crise, mais il m’assure que Santa Fe reste un marché privilégié.

Nous passons un bon moment sur la terrasse pour l’apéritif et les sujets de discussion ne manquent pas. La communication est d’autant plus facilitée que Karen parle un français parfait et a déjà rencontré mes amis au musée Georgia O’Keeffe. Spencer a préparé des Margaritas que Karen assure être « parmi les meilleures du Nouveau-Mexique ». Je veux bien le croire après avoir bu la première et je ne pourrai que le confirmer après les trois suivantes 🤪, alors que je ne suis habituellement pas attiré par les boissons alcoolisées…

Spencer ne faillit pas à la tradition américaine où c’est le chef de famille qui s’occupe du barbecue. Il nous prépare une succulente pièce de bœuf sur leur barbecue sophistiqué.



Karen, qui est passionnée de cuisine (elle a même donné des cours de cuisine chinoise, preuve de son éclectisme), a préparé le reste du repas avec notamment une émulsion à base de concombres d’une grande finesse. Elle nous sert un vin rouge d’Arizona (où ils habitaient auparavant), bien charpenté et qui titre 14°. Nous terminons le repas en nous régalant avec la rafraîchissante salade de fruits frais préparée par André.



Toute cette soirée, durant laquelle nous avons partagé notre passion croisée pour nos pays respectifs (un bel exemple d’entente franco-américaine), s’est déroulée dans une ambiance enthousiaste 🙂. C’était vraiment sympathique de la part de Karen et Spencer d’avoir invité cinq personnes à seulement quarante-huit heures de leur départ pour un périple en Europe. Ils me renouvellent leur invitation à venir passer quelques jours chez eux, invitation qu’Elisabeth et moi honorerons avec plaisir en mai 2010 lors de notre prochain voyage.

André n’ayant pas bu une goutte d’alcool 😇, c’est en toute sécurité qu’il nous ramène à la maison de Santa Fe où je n’ai aucun mal à m’endormir dans la salle de yoga, l’esprit quelque peu embrumé par les libations de la soirée.

Partie 1 : de Denver à Santa Fe

Partie 2 : de Santa Fe à Lost City

Partie 3 : de Lost City à Page

Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes

Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante

Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
Budget "routard" pour deux mois en Colombie? English translation pending
by Lepec · 2010-01-13 · 24 replies
Bonjour, Je souhaite me rendre en Colombie pour 2 mois, par contre je ne parle pas l'espagnol, peut on se débrouiller en anglais??? Quel est le budget "routard" approprié pour un séjour plus axé sur les plages que sur les musées? Merci à tous.
Compte-rendu de croisière "Anciens empires" sur le Azamara Quest (31 octobre au 14 novembre 2009) English translation pending
by MissMC · 2010-01-05 · 9 replies
Croisière Azamara Quest - Empires antiques 31 octobre au 14 novembre 2009

Itinéraire: Athènes - Chios - Istanbul - Kusadasi - Bodrum - Fethiye - Antalya - Limassol - Alexandria - Nauplion - Sorrento - Civitavecchia

29-30 octobre 2009 - Départ de Montréal vers Athènes

Nous quittons Montréal en fin d’après-midi pour Dorval où nous avons un vol Air Canada direction Athènes avec connexion à Francfort. Le tout se déroule sans embûches... à part une connexion faite à la course à pied... mais on a réussi à attraper le vol pour Athènes!

Nous arrivons à Athènes en début d’après-midi. J’avais commandé un taxi et notre chauffeur nous attend près des carousels à bagages. C’est bien de se gâter un peu... il prend en charge toutes les valises et nous, on n’a qu’à suivre jusqu’à la belle Mercedes rutilante qui nous attend! Les vacances commencent bien!!

J’avais réservé l’Hotel Amalia pour sa situation juste en face du Parlement, à côté de la Place Syntagma et à 2 minutes de marche de la Plaka, le vieux quartier d’Athènes. J’avais réservé avec le site venere.com et le tout s’est déroulé sans aucun problème. Notre chambre est spacieuse, avec un grand balcon avec vue sur le Parlement, le mont Lycabeth et le jardin national. Merveilleux! Comme on a encore de l’énergie, on décide de partir explorer un peu, plutôt que de se coucher. Il fait beau soleil et la place Syntagma bourdonne d’activité! Nous sommes surprises de voir que le drapeau canadien flotte un peu partout, mais on réalise vite que hier, Athènes recevait la délégation canadienne, avec notre gouverneure-générale afin de passer la flamme olympique en vue des Jeux de Vancouver en février prochain.

On s’arrête à une terrasse pour prendre un cappuccino et une bouchée. Ah, les vacances commencent vraiment bien!! Puis, on va visiter la station de métro Syntagma... pas parce qu’on a une fixation sur les transports en commun, mais plutôt parce que cette station est un musée archéologique. En effet, quand ils ont creusé pour le métro, ils ont trouvé plusieurs vestiges et nécropoles. Plutôt que de les déplacer, ils ont décidé d’incorporer les fouilles à la station! C’est génial! Puis, on est allé voir la relève de la garde au Parlement. Les gardes grecs sont toujours impressionnants avec leur costume un peu fanfaron est ses immenses pompons au bout de leur chaussure. Mais la danse qu’ils font semblent si solennelle qu’on ne peut pas rire... ah si, un peu quand même!! Notre première exploration se termine par une randonnée dans le jardin national. Quel oasis dans cette ville si bruyante.

Après un petit repos, je repars, seule cette fois, pour aller explorer la Plaka et faire quelques photos de nuits de l’Acropole... ah, que c’est romantique!! Les amoureux déambulent dans les ruelles de pavés, avec l’Acropole tout illuminé en arrière-plan...

Une bonne nuit de sommeil s’impose car demain, on ira faire la visite du nouveau musée de l’Acropole qui vient tout juste d’ouvrir ses portes, et ensuite, nous filerons vers le Pirée avec notre chauffeur privé, pour retrouver notre Quest!

31 octobre 2009 - Athènes /Embarqument - Soleil, 20 C

Décalage oblige, nous étions debout bien avant les poules! Après un petit déjeuner dans la chambre, nous partons à la découverte de la Plaka. Évidemment, il n’y a que quelques chats pour nous tenir compagnie... pas moyen de se trouver un petit café, tout est encore fermé. Nous arrivons au musée à 8h30 et lui, il est ouvert! Parfait! Comme c’est la saison inaugurale, l’entrée n’est que de 1€ par personne! Nous avons été époustouflés par ce musée... vraiment grandiose. Il est tout en verre nous permettant d’avoir une vue imprenable sur l’Acropole, le Parthénon et aussi sur toute la ville d’Athènes. L’espace est aménagé comme le Parthénon nous donnant le sens de grandeur de ce qu’était ce temple si imposant. Tout les planchers sont aussi en verre, un peu bizarre mais on s’habitue vite. On peut ainsi voir les excavations du sous-sol et toutes les pièces exposées. Comme on avait déjeuné très tôt, on a décidé d’aller casser la croute sur la magnifique terrasse tout en haut du musée. J’y ai mangé la meilleure salade de tomates et de chèvre de ma vie... j’en salive encore! Ma mère a opté pour une salade de pomme de terre au zeste d’orange - combinaison inusité mais tellement savoureuse! Vraiment, ces vacances commencent bien...

Notre chauffeur nous attendait à l’Hôtel à 11h30 et en moins de 30 minutes, nous étions au Pirée. Le chauffeur s’est occupé d’aller porter nos valises aux porteurs du port. Un agent d’Azamara nous a accompagnés jusqu’au comptoir d’enregistrement. Il n’y avait que quelques personnes et nous avons reçu nos cartes en moins de 2 minutes. Un record! En se rendant au navire, nous avons déjà rencontré un couple de Cruise Critic qui avait logé au même hôtel que nous. Nous sommes montés à bord et avons été accueillis par des officiers et un excellent verre de mousseux rosé. On nous a offert de garder nos ‘carry-ons’ jusqu’à ce que notre cabine soit prête.

Puis on est monté au buffet pour prendre un thé en attendant la cabine qui a été prête à 13h30. Déjà, on avait rencontré 3 autres couples de CC! Notre cabine 7030 est situé juste à côté des ascenseurs du devant. La cabine est bien décorée avec des boiseries foncées, une belle literie, des fleurs fraîches, un beau bol de fruit qui sera changé à tous les jours et un magnifique balcon avec une vraie table et 2 chaises. Nous sommes parties explorer le navire, bien que nous le connaissions déjà. Mais nous le redécouvrions avec le même enthousiasme!! Après la drill de sauvetage, nous sommes tombés des amis rencontrés sur le Quest en février avec qui nous avons réservés cette croisière. Quel bonheur de retrouver nos amis! Décidément, ces vacances commencent vraiment bien!!

Les valises défaites, on se prépare pour le souper... dès notre arrivée à la salle à manger, nous reconnaissons une foule de serveur et le maître D qui nous reconnait et nous appelle par nos prénoms.. Non mais quand même, c’est fort, après 9 mois et combien de croisièristes... Nous avons définitivement l’impression de rentrer chez des amis!! Nous rentrons tôt car déjà demain, notre première excursion à l’île de Chios... La mer brasse pas mal ce soir... assez que Mariette sort les Bonamines, et on doit appeler la maintenance car notre porte patio siffle si fort qu’on dirait des gendarmes qui font la circulation dans notre cabine. En moins de 10 minutes, le tout est réglé et Morphée nous tend les bras...

1 novembre 2009 - Chios - vent très fort - 12C am et 16C pm

Dès notre réveil, on pouvait apercevoir les côtes de l’île de Chios. Mais le bateau brassait encore beaucoup, la mer a été très agitée toute la nuit. Nous devions rencontrer notre groupe pour l’excursion privée à 8h30. Mais à 8h30, on n’était toujours pas accosté... le capitaine a pris le micro pour nous dire que les vents étaient trop fort et que le passage pour entrer au port étant trop étroit, il considérait la manœuvre trop dangereuse... l’escale était donc annulée. Toutefois, il fallait aller faire étamper tous les passeports pour signifier notre sortie de Grèce. Il a donc envoyé une vedette avec tous les passeports afin que les autorités puissent remplir les formalités nécessaires. Bien que déçus de ne pouvoir visiter cette île bien particulière et de devoir annuler notre excursion, nous étions quand même un peu contente d’avoir une petite journée de repos avant d’entreprendre 8 jours consécutifs d’escales... On a profité de la journée pour faire quelques activités et de retrouver nos amis. Une petite sieste en après-midi... ahhh le bonheur!

Nous avions reçu dès notre arrivée une convocation pour le party Meet & Mingle de Cruise Critic qui avait lieu ce soir à 18h00. A notre arrivée au Looking Glass, je suis presque tombée sur le dos... il y avait 150 personnes! Tous les officiers nous accueillaient un après l’autre, en commençant par le capitaine Leif Karlsson, la directrice de croisière Sue Denning, le directeur de l’hotellerie Philip Herbert et plusieurs autres. On nous servit du champagne et des hors d’oeuvres. C’était vraiment hallucinant car tout le monde venait me dire bonjour, me reconnaissant grâce à ma petite photo sur Cruise Critic! Jase avec un, jase avec l’autre et tout à coup j’entends au micro Sue la CD qui m’appelle!!! Les gens au party lui avait dit que j’avais organisé le Roll Call et que grâce à mon enthousiasme, les gens s’étaient inscrits au M&M!! C’était vraiment super de pouvoir voir tous ces gens avec qui on avait échangé pendant tous ces mois. Sue m’a dit que jamais dans l’histoire d’Azamara ils n’avaient eu un tel party!! C’était un record de tous les temps!! Elle m’a même fait envoyer une bouteille de champagne pour me remercier. Tous les officiers sont venus nous dire au revoir et merci! Nous sommes ensuite allés souper avec nos amis et un groupe de nouveaux amis rencontrés sur CC!!!

Bonne nouvelle de la journée - comme nous avons raté Chios, nous sommes donc partis plus tôt et arriverons à Istanbul tôt le matin plutôt qu’à midi! J’ai contacté la compagnie Hello Ephesus avec qui j’avais réservé pour un guide francophone pour notre visite d’Istanbul afin de devancer notre tour. J’ai eu une réponse pratiquement dans l’heure!!

La mer est encore houleuse, et le vent siffle dans notre porte... j’ai encore dû appelé la maintenance, mais cette fois sera la bonne! Il ajoute un coupe-froid à la porte et fini les sifflements de gendarme!!

2 novembre 2009 - Istanbul - Pluie, soleil, vent - 12C

Quel bonheur de voir les rives du Bosphore se dessiner au petit matin! On peut voir dans la pénombre du lever du jour les minarets d’Istanbul qui pointent vers le ciel. Mais ce ciel est plutôt gris, et les nuages sont chargés de grosses gouttes! Je dois vous avouer que ça fait déjà 10 ans que je RÊVE d’aller à Istanbul... on avait presque réservé en 1999 mais les tremblements de terre dévastateurs nous en avaient empêché... 10 ans plus tard, j’y suis enfin!!

Je trépigne, je ne tiens plus en place... le Quest est accosté à Karakoy, juste devant le NCL Jade, juste au pied du pont Galata, face à Topkapi, Ste-Sophie et tout le quartier de Sultanahmet... C’est magnifique malgré le ciel menaçant. A 8h30, nous débarquons et sommes accueillis par une bande de Turcs en costumes traditionnels. Notre guide Sedate nous attend à la sortie du terminal. Afin de sortir, on doit remplir un formulaire (Landing Card) et la remettre au douanier - assez simple, et pas besoin de visa.

Notre guide est un grand gaillard qui parle un français impeccable. Notre chauffeur vient nous chercher avec un grand parapluie et nous amène à notre véhicule - un 6 places Mercedes tout neuf. Notre premier arrêt fut à la Citerne de Yerebatan. Cette cathédrale engloutie a été bâtie au 4e siècle par Constantin pour approvisionner les palais impériaux en eau potable. Elle impressionne par ses proportions gigantesques. Elle contient une forêt de colonnes - 336 en tout - coiffées de chapiteux corinthiens. Une des colonnes est particulière car elle a un motif d’oeil de paon. Tout au fond, deux colonnes ont une base à tête de méduse: une à l’horizontale, et l’autre de côté. Vraiment très particulier. On se laisse prendre par le mysticisme de ce lieu.

Puis, on s’est rendue à pied vers la Mosquée de Sultan Ahmet connue comme la Mosquée bleue! Pour s’y rendre, nous traversons un grand parc qui la sépare de Ste-Sophie... c’est très impressionnant de voir ces deux monuments grandioses de part et d’autre de ce parc! Il faut retirer les chaussures pour entrer et on nous donne un petit sac pour les transporter. Les tapis sont épais et confortables - c’est plutôt agréable de s’y promener! Nous tentons tant bien que mal d’absorber toute la beauté de ce lieu. Les tuiles d’Iznik qui ont fait la renommée de cette décoration sont en grande partie disparues... mais il en reste quelques unes et on peut voir l’intensité de leur couleur bleue qui a donné le nom à cette mosquée. C’est une des plus belles d’Istanbul, qui en compte pas moins de 550!!!

Nous avons ensuite traversé l’hippodrome où nous avons pu voir les deux obélisques et la colonne serpentine. L’obélisque de Karnak, le jumeau de celui de la place de l’étoile à Paris, trône fièrement au centre de la place.

Puis nous avons repris la voiture pour nous rendre à Topkapi. On aurait pu y aller à pied, mais la température était incertaine et on voulait rester au sec!! Depuis que je suis toute petite que je rêve de visiter le Harem de Topkapi... ce lieu rempli d’intrigues, d’histoire de princesses ravies de contrées lointaines, de sultans et d’eunuques! Pour faire la visite du Harem, il faut payer une deuxième entrée - mais ça vaut vraiment la peine. C’est là que vivait le sultan avec la Validé Sultane, sa mère, ses 4 femmes, 20 favorites et centaines de concubines! Tous les murs du Harem sont recouverts de tuiles d’Iznik. C’est incroyable!! On a pu voir les différentes pièces réservées au femmes, les dortoirs, les piscines, les bains et même les toilettes turques! À la sortie du Harem, on peut aller voir les trésors de Topkapi - des bijoux invraisemblables sertis de tellement de pierres précieuses, dont le fameux poignard aux émeraudes de 84 carats! Nous avons aussi vu le musée de Mahomet où sont gardées plusieurs des reliques du prophète dont une dent, un morceau de son bras et même le saint poil de sa barbe!!!! On a fini la visite avec les différents pavillons extérieurs et bien sur par une promenade sur la terrasse d’où on a une vue magnifique sur le Bosphore et la Corne d’Or.

On a maintenant l’estomac dans les talons!! Direction: Grand Bazar - le plus grand au monde, il s’étend sur 64 rues et contient plus de 4500 boutiques! Mais on a bien trop faim pour shopper... on trouve donc un petit restaurant dans le Bazar et Sedate nous conseille sur le menu. Je choisi un donair et un ayran, une boisson turque faite de 1/3 de yogourt et 2/3 d’eau salée. C’est surprenant, mais finalement, j’adore!! Mariette choisi une assiette d’Iskender - une autre spécialité de la région de Mugla. De petits morceaux de viandes grillées sont mélangés à une sauce de tomate et beurre fondu, servi sur des morceaux de pain pita qui absorbe la sauce, et de yogourt nature... Oh mon dieu... c’était tellement bon!!! Heureusement que Mariette mange comme un petit oiseau... j’ai pu me régaler aussi!

Après avoir flâné au Grand Bazar un peu, nous avons repris la voiture et avons traversé à Corne d’Or par le pont Ataturk pour aller faire un tour dans la ville moderne avant de rentrer au bateau vers 15h30. Notre excursion en privé a été organisé par Hello Ephesus, avec guide francophone, toutes les entrées incluses (pas le lunch) et nous a coûté 50$ US par personne - une aubaine!

A l’arrivée au bateau, on nous attendait avec le tapis rouge - littéralement - et un bon chocolat chaud! Il était le bienvenu car il faisait plutôt froid et très humide.

Nous devions aller voir un spectacle de derviches tourneurs, mais après avoir tenté de localiser l’endroit avec notre guide, il nous a conseillé de ne pas nous y aventurer seules... on a donc décidé de rester à bord et de profiter du spectacle de baladi. Quelle bonne décision! Le spectacle à bord était extraordinaire. Un orchestre de musique traditionnel accompagnait une troupe de danseurs et la superbe Princesse Sahara qui nous en a donné pour notre argent!! Les petits monsieurs ont du faire des beaux rêves ce soir!!! Surtout notre ami qui a été choisi par Princess Sahara pour monter sur scène avec elle...

Après le spectacle, on est monté se coucher tandis que les hommes sont allés prendre une douche froide!!!

Demain, je repars à la découverte d’Istanbul, cette fois en tram avec mon amie!!

3 novembre 2009 - Istanbul - Soleil - 17C

Dès mon réveil, je peux entendre le va et vient des ferries qui traversent le Bosphore et la Corne d'Or... il y a du traffic même sur l'eau! Heureusement ce matin le soleil est au rendez-vous. A 8h00, je rejoins mon amie au buffet... elle dort!! Son père l'a réveillée en sursaut à 4h30 pensant qu'elle serait en retard pour notre départ!! Mais après un double espresso bien serré - excellent et gratuit au buffet - nous partons à pied.

Le Quest est tellement bien situé. A la sortie du terminal, nous empruntons une petite ruelle commerciale qui nous amène au pont de Galata en moins de 10 minutes. De là, on achète un billet de tram. Le tramway est la façon la plus simple de se déplacer à Istanbul. Ils sont tout neuf, et on évite ainsi la congestion! Le quartier de Sultan Ahmet est à 4 stations de Galata. Notre première visite ce matin sera Hagia Sofia - le temple de la divine sagesse! Construite par Constantinople comme Basilique, elle fut ensuite convertie en Mosquée, et aujourd'hui elle est un musée - ce qui explique qu'elle ait été fermée hier! Dès 8h30 la file se forme à l'entrée. On prend donc notre place pour être dans les premiers à entrer. à 9h00 pile, on entre. Le coût d'entrée est de 20 TLY et on ne prend ni carte de crédit, ni d'autres devises. Par chance, on avait changé quelques euros en lires turques avant d'arriver. La visite est impressionnante. J'avais lu dans mes recherches qu'on avait une vue superbe de la mezzanine. Alors dès notre entrée on est monté avant la cohue des touristes japonais... clic clic clic... pire que moi!!!

Nous croyons devoir emprunter un escalier pour monter, quelle ne fut notre surprise de voir que nous devions plutôt escalader un corridor de pierre, sans marche, et tout en marbre (lire glissant...). Le tout donnait à l'ascension une drôle de sensation. Arrivées en haut, on a pu voir de très près les magnifiques mosaïques chrétiennes. Et croire qu'elles avaient toutes été recouvertes à l'ère musulmane puisque les images sont interdites dans les mosquées... Après notre exploration de Hagia Sofia, nous sommes reparties à pied pour le Bazar égyptien aussi appelé le marché des épices. Facile de s'y rendre, on n'a qu'à suivre à pied les rails du tram! Les rues sont bordés de boutiques et de restaurants et on fait un peu de lèche-vitrine. Les boutiques de bonbons - les délices turcs et les loukoums - sont tellement invitantes!

Nous rejoignons le marché aux épices en moins de 20 minutes. Ce marché est en fait beaucoup plus agréable que le Grand Bazar. Il est moins grand, donc moins de risques de s'y perdre, les boutiques sont sensiblement les mêmes, les prix sont meilleurs et en plus, on a les étals des choses quotidiennes comme les denrées, les épices, les chaudrons etc. contrairement au Grand Bazar où on retrouve principalement des bijoux, cuir etc.

Nous traversons le pont Galata à pied. Tout le long du pont, des dizaines de pêcheurs sont déjà installés avec leur grande canne!

On en profite pour acheter un jus de grenade fraîchement pressé devant nous... le bonheur!! J'ai fait le plein d'antioxydants pour un bout!!!

De retour sur le Quest, on nous attend avec du vin chaud épicé, ou Gluwein. Wow... c'est pas mal plus 'réjouissant' que le chocolat!! J'en prend deux coup sur coup!! Je suis heureuse... moi et Wendy on rigole comme des gamines...

Comme le Quest part d'Istanbul vers 13h00, on va tous s'installer sur le Lido afin d'avoir une bonne place pour le départ et la navigation du Bosphore. Les chaises longues en bois ont d'épais matelas et de belles couvertures nous attendent. Le bonheur! Après un bon lunch au grill, un guide turc s'installe pour nous faire le commentaire tout au long de notre navigation à travers le Bosphore, la mer de Marmara et plus tard, des Dardanelles... Vraiment, une autre journée exceptionnelle.

Nous avons un autre cocktail ce soir. Cette fois, c'est pour le Captain's Club. Encore une fois, nous rencontrons tous les officiers, Sue, le Capitaine et tous sont encore des plus chaleureux. C'est vraiment agréable car on peut vraiment s'attarder et avoir de bonne discussion avec eux!

Le Capitaine nous parle des changements qu'il y aura avec Azamara! A compter de maintenant, Azamara sera indépendante de Celebrity. Bien que toujours du groupe RCL, Azamara aura sa propre direction, son propre staff et développera sa niche. Ils veulent continuer à offrir une expérience de proximité avec les passagers tout en offrant le meilleur service qui soit, des itinéraires exclusifs et des voyages à thème. Il a même parlé d'élargir la flotte mais toujours avec des petits navires, avec moins de passagers! JE RÊVE OU QUOI!!!!! C'est le bonheur total!!!

Après un souper extraordinaire de filet mignon de cerf, nous allons voir le spectacle de production. La troupe compte 3 filles et 2 garçons, tous très talentueux, et le spectacle est très réussi, même avec une si petite scène. Il faut dire que le band est encore une fois incroyable... un band de 8 personnes avec 3 cuivres... ouf!! Ils sont vraiment bons.

Demain, on pourra faire la grasse matinée, car on n'arrive à Kusadasi que vers 11h00!!

4 novembre 2009 - Kusadasi - Orage, soleil 20C

Nous sommes arrivés à Kusadasi vers 10h30, avec un ciel encore chargé de gros nuages gris... mais des petits trous bleus se dessinant au loin nous donne espoir pour notre visite d’aujourd’hui à Ephèse. Le Quest est allé se ‘stationner’au deuxième quai du port puisqu’il y a déjà 3 navires accostés: Le Solstice de Celebrity, le Splendor of the Seas et l’Albatros. Le Quest a l’air d’un yacht privé à côté du mastodonte de Celebrity!!

Une troupe de jeunes danseuses et de musiciens nous attendait pour nous souhaiter la bienvenue, et un jeune garçon nous a remis une petit broche avec l’oeil bleu - une amulette pour nous protéger contre le ‘mauvais oeil’! Notre guide Ibrahim nous attendait à la sortie du terminal. Il est un professeur de français à la retraite avec une passion pour l’histoire... on est bien tombé!!

Nous partons de sitôt pour Selçuk pour aller visiter la maison de Marie. Le trajet prend environ 30 minutes. De part et d’autre de la route nous pouvons voir de grands vergers de pêches, d’oliviers, de mandarines et des champs de choux. Ibrahim nous raconte qu’autrefois, les parents réservaient les terres de montagnes à leur garçons, car elles étaient plus fertiles et se ‘débarrassaient’ des terres en bord de mer en les donnant à leurs filles... mais avec l’avènement du tourisme, ce sont les filles qui ont finalement hérité des terres avec la plus grande valeur car les promoteurs immobiliers s’arrachent tout ce qui est en bord de mer!! A notre arrivée sur le site de la maison de Marie, le ciel s’ouvre littéralement et bien que nous ayons des impers, nous nous retrouvons trempés jusqu’aux os... tout le monde tente de s’abriter tant bien que mal dans les quelques boutiques ou sous les arbres et le tonnerre gronde à tue tête... est-ce un signe??? Nous rejoignons finalement la petite chapelle qui a été construite sur les fondations de la maison où Marie aurait fini ses jours en compagnie de St-Jean Baptiste, à qui Jésus avait confié sa mère. La chapelle est bondée car la pluie a repris de plus bel... j’avoue qu’il est vraiment difficile de savourer le moment et de se dédié à nos dévotions... on ne pense qu’à retrouver le confort de la voiture... Je suis un peu bouleversé d’être dans un endroit si important et de ne pouvoir m’absorber... j’achète en vitesse 2 petites chandelles dans cette chapelle, me disant que je ferai mes dévotions une fois au sec!!!

Nous retournons vers Éphèse pour faire la visite de cette ville gréco-romaine, une des mieux conservées du bassin méditerranéen. Heureusement, le ciel s’est éclairci et le soleil a fait son apparition! Ibrahim nous amène à la Porte de Magnésie afin que nous fassions la visite en descandant... bonne idée, car les cars d’excursions de Princess on fait l’inverse et les gens ont dû se taper la visite en montant... beaucoup plus fatiguant!

Ce site est exceptionnel. On voit souvent l’image de la bibliothèque de Celsus, l’emblème d’Éphèse. Mais ce qui est à mon avis le plus remarquable est que la ville est tellement bien conservée qu’on peut vraiment voir comment la ville était, comment les gens vivaient. On n’a pas vraiment à user d’imagination car tout est là! Nous avons été visiter les maisons en terrasses, un petit extra que les groupes ne font pas et qui vaut franchement la peine. Ces maisons étaient celles des patriciens de l’époque, et contiennent des mosaïques et des fresques colorées dans un état impeccable. Ils ont recouvert ces excavations et en ont fait un musée vivant. On peut voir les archéologues trier et assembler des milliers de petites pierres et plaques de marbre afin de recréer les surfaces des planchers et des murs de ces maisons... vraiment, un travail de moine mais qui donne des résultats rien de moins que spectaculaire.

Sur l’avenue de marbre qui va du théâtre - un des plus gros de l’Antiquité, 24 000 sièges - jusqu’à la librairie de Celsus, une plaque est gravée avec une annonce pour le bordel. On y a gravé le visage d’une belle femme, un coeur, une pièce de monnaie et un pied... le pied, c’est prendre la mesure de ceux des clients - s’ils étaient plus petits, le client était trop jeune et donc refusé à l’entrée... Serait-ce ici l’origine de l’expression ‘Prendre son pied’???

Et que dire de la bibliothèque... construite en 110, un ingénieux système de ventilation a été aménagé entre deux murs afin de garder la bibliothèque fraîche et ainsi mieux conserver les rouleaux! C’était la deuxième bibliothèque en importance après celle d’Alexandrie.

Après cette visite extraordinaire, je me suis payé un autre jus de grenade... dieu que c’est bon! Une super-dose de vitamine qui vous remet sur le piton!!

Avant de retourner au bateau, nous avons fait un arrêt pour voir ce qui reste du temple d’Artémis. Une seule colonne persiste. Difficile de croire que ce temple était une des 7 merveilles du monde antique!

Nous étions de retour au navire vers 16h00, vraiment satisfaites de notre excursion avec Ibrahim. J’avais réservé cette visite avec Hello Ephesus au coût de 65$US par personne.

Après une petite collation sur la terrasse arrière du bateau, nous sommes ressorties pour aller faire un peu de shopping au bazar de Kusadasi. Nous sommes tombées sur mon amie Wendy qui venaient de faire de bons achats. Elle est donc repartie avec nous pour nous indiquer les bons magasins! Ici, c’est le paradis des ‘genuine fake’ et le cuir est à l’honneur. J’y ai vu des cuirs si minces qu’on les appelle soie de cuir. Je n’ai pu résister et je me suis acheté une magnifique veste d’un cuir si souple, qu’on a l’impression de ne rien avoir sur le dos! Ravie de mon achat, nous sommes revenus à bord et sommes allés manger au buffet.

Le buffet avait un thème différent à chaque soir et vraiment la nourriture était exceptionnelle, même ici. De plus, pour créer une ambiance différente le soir, un guitariste y était tous les soirs de 20h00 à 22h00.

5 novembre 2009 - Bodrum - Soleil 25 C

Ce matin, le ciel est clair et laisse présager une journée magnifique. Comme on partait pour la journée en tour privé, j’avais fait venir le petit déjeuner à la chambre. Avec Azamara, nous avons droit à un menu complet! J’avais demandé, en plus de notre déjeuner, des petits pains avec du jambon et du fromage afin de me faire des sandwiches pour grignoter au cas où!! Le service de Room service a deviné le but de ma demande car ils nous ont confectionné deux super sandwiches sur pain sésame avec mayo, tomates etc. De plus, on nous appelle pour nous aviser que le plateau s’en vient: ‘Good morning Miss Marie, it’s Martin your favorite Maitre D, your breakfast is on its way! Have a great day ashore’! OK... est-ce que je rêve encore?

J’avais fait beaucoup de recherche afin de trouver un tour opérateur pour cette escale. Mes recherches ont porté fruit et j’avais 3 groupes qui partaient aujourd’hui avec Akustik Travel. Dès notre arrivée au terminal, la personne avec qui j’avais fait les arrangements était là pour nous accueillir. Les trois groupes ont rejoint leur guide et mini-bus. J’avais limité notre groupe à 6 personnes afin d’avoir de l’espace dans le véhicule et aussi afin de ne pas se faire presser par personne. Notre guide Yavüz avait tout à fait l’air d’un fier descendant de sultan... avec ses yeux luisant, ses long cils noirs, sa barbichette et son crâne chauve! On pouvait tout à fait l’imaginer avec un turban orné d’une gigantesque émeraude et d’une plume d’aigrette!

Notre matinée a été dédiée à la visite de Bodrum, une magnifique station balnéaire. La marina était remplie à craquer de caïques turques, puisque la saison tire à sa fin. J’ai tout de suite pensé à notre Francine, passant ses nuits sur les matelas à l’arrière à se faire courtiser par les marins turcs...!!! Farce à part, ces bateaux sont vraiment majestueux avec leur grand mat et le bois vernis.

Nous avons passé un bon 3 heures à visiter le château St-Pierre, édifié au 15e siècle par les Hospitaliers de St-Jean, cet ordre militaire chargé de garder les routes maritimes vers la Terre Sainte. Le château faisait partie d’un réseau de places fortes protégeant l’île de Rhodes où l’ordre était basé. Le château abrite maintenant un musée des Découvertes sous-marines, où on peut voir les cargos d’épaves datant de plusieurs siècles avant JC ainsi qu’une collection d’amphores incroyables.

Bodrum est sise sur l’ancienne cité de Halicarnasse, fief du roi Mausole qui y régnat au 4e siècle av-JC. Il y fit construire un monument funéraire commencé en 355 av-JC et finit après sa mort. Ce monument funéraire des plus imposants donna à notre langue le mot ‘Mausolée’. Il ne reste malheureusement que la fondation de la chambre funéraire et un champs de colonnes en pièces. Ce monument était à l’époque une des 7 Merveilles du monde antique. Avec cette visite, nous avons donc vu 6 des 7 merveilles... il faudra aller à Bagdad en Irak pour voir la septième, les jardins suspendus de Babylone... pas pour demain!!

Après un bref arrêt au théâtre grec, construit à flanc de colline, nous prenons la route pour Sazköy, un village de 92 maisons (environ 350 personnes) où nous dînerons chez l’habitant et passerons l’après-midi. Ce village vit principalement de la fabrication de tapis. Les femmes qui font les tapis sont regroupées en coop et vendent leur tapis aux grands commerçants istanbuliotes. Le chef de la coop nous a reçu dans sa maison, aménagée pour recevoir des petits groupes de touristes. La grande véranda de la maison était recouverte de tapis et de kilims et au centre, un grand plateau recouvert de plats tous plus appétissants les uns que les autres, nous attendait! On s’est installé autour du plateau et notre hôte nous a offert vin, bière, eau etc. Les plats étaient exquis: feuilles de vignes, aubergines, courgettes, poulet, fèves, riz, sauce tomate, huile d’olive, et un pain plat super moelleux. C’était succulent! Yavüz ne cessait de remplir nos assiettes... on est sorti de là en roulant!! Après le repas, nous avons eu droit à la démo des tapis, mais sans pression... vraiment! Ils nous ont montré les différents types de tapis que les femmes fabriquent en nous racontant les histoires dépictées sur les tapis. Après la séance tapis, nous sommes allés faire le tour du village à pied. Nous avons rencontré les femmes à leur métier, en train de tisser les fameux tapis. Puis on a vu les fermettes, les champs d’oliviers. On a terminé notre visite en allant prendre un thé au magasin général, le seul commerce de la place. Tous les hommes y étaient pour prendre le thé d’après-midi et jouer au backgammon! Je vous dis qu’on se faisait zieuter... J’ai fait quelques achats au magasin - des loukoums tout à fait délicieux, et des coussins en broderies.

Cet après-midi nous a permis de découvrir le mode de vie d’environ 35% des turcs. Un mode de vie qui deviendra sûrement de plus en plus rare avec l’exode vers les villes. Cette excursion au coeur de la Turquie rurale en valait grandement la peine! Réservée avec Akustik Travel elle nous a coûté 61 € par personnes. Les deux autres groupes ont eu des meilleurs tarifs car leur groupe était plus gros (10 personnes). Nous avons terminé notre journée au bord de la piscine afin de ne gaspiller aucun des beaux rayons de soleil qui nous a suivi toute la journée!

Comme à tous les soir, le chef Anthony, un français, nous a concocté un autre souper digne de chez Toqué... tarte aux olives, brochettes de filet mignons et lentilles, et un Lava cake coulant... le bonheur!!!

6 novembre 2009 - Fethiye, Turquie - Soleil 23C - à l’ancre

Avant même de partir, nous avions décidé que Fethiye serait une journée plus relax pour nous. Nous avions déjà visité la région dans une croisière précédente, donc ce matin, on a fait la grasse matinée - je me suis levée à 6h30!!! Du rideau entrouvert, j’ai vu un ciel de feu... je me suis précipitée sur le balcon pour voir le lever de soleil le plus spectaculaire qu’il m’ait été donné de voir... vraiment, l’insomnie peut avoir des bons côtés!!!

On se l’est coulé douce jusqu’à 9h00. On a pris notre petit déjeuner à la salle à manger, tout en admirant le paysage et la mer si calme...

Nous avons pris le tender de 11h00. C’est le trajet le plus smooth que nous ayons jamais fait! Les tenders sont aussi beaucoup mieux fait que ceux des autres navires. Il n’y a aucun escaliers à monter, on entre au même niveau que le quai. Au bout du quai, on peut apercevoir l’amphithéâtre de Telmessos - le nom de cette ville à l’époque romaine. Contrairement aux sites archéologiques qu’on voit partout, celui-ci n’a pas été fouillé et le théâtre est laissé à lui même - la nature a pris le dessus, mais le site semble mieux ‘intégré’ à la ville d’aujourd’hui!

Le bord de mer est rempli de bateaux de pêcheurs et plusieurs sont installés pour vendre leur pêche du matin. Nous avons pris un taxi pour aller voir quelques tombes rupestres, creusés et sculptés à flanc de montagne, qui sont juste à la sortie de la ville. 20$US pour une course de 5 minutes semble un peu exagérée, mais on ne le savait pas avant de partir!!! Toutefois, la ville est très à pic, et l’ascension aurait grugé toute l’énergie nécessaire au shopping d’après-midi!!! Tout compte fait, un p’tit 20 bien dépensé! Ces tombes sont vraiment impressionnantes car on dirait des palais sculptés à même la montagne. Nous avions vu ce type de monument funéraire à Dalyan, mais quant à être ici, la visite en valait la peine.

De retour en ville, nous avons flâné dans le bazar. Comme la saison touristique tire à sa fin, on nous avait dit qu’il serait plus facile de marchander. Mais en fait, c���était tout le contraire... les commerçants sont écoeurés et ne pensent qu’à leur vacance! Pas de ‘deal’ à faire ici! Mariette se trouve quand même une belle écharpe pashmina aux couleurs ambrées... elle fera fureur avec son achat!!

On trouve une belle terrasse sous un treillis de vignes remplies de raisins pour le lunch. En voyant sur le menu la spécialité turque goûtée à Istanbul, on ne peut pas résister! On reprend une assiette d’Iskender et moi je choisi une pizza turque - vraiment différente de l’Italienne! La pizza turque est faite comme un chausson mais en long - elle mesure environ 18 pouces de long et 4 de large. La pâte mince est farcie de fromage de chèvre, de persil et de tomates. Le tout arrosé de notre nouvelle bière préférée, Efes... un autre moment de pur bonheur!

De retour sur le bateau, nous rencontrons nos amis qui eux ont eu toute une frousse aujourd’hui... Ils avaient décidé de faire une excursion privé avec un groupe de CC. Une fois arrivé aux tombes rupestres, les freins du véhicule ont lâché et le véhicule s’est retrouvé les deux roues arrière dans le vide!!! Heureusement, tout le monde était hors du véhicule... mais toutes leurs affaires s’y trouvaient!! Ils ont dû attendre qu’une grue viennent repêcher le mini-bus... quelle affaire!

7 novembre 2009 - Antalya, Turquie - Soleil - 27C

Lever du corps à 6h00... Ayoye... un peu tôt, mais notre excursion, réservée avec Azamara, débute à 7h15, donc on doit se grouiller ce matin!

Notre guide Ahmet parle un anglais impeccable et l’autobus est super propre et confortable. Chaque passager reçoit un sac avec une amulette protégeant de l’oeil maléfique, des serviettes humides et des écouteurs. Notre guide parle dans un radio émetteur ce qui permet à tout le monde de bien entendre ses commentaires - définitivement un avantage avec un gros groupe.

Nous prenons la route pour Aspendos qui se trouve à environ 1h00 d’Antalya. Nous visitons un théâtre qu’on dit être le mieux conservé au monde et un exemple parfait du théâtre romain. Ce qui est particulier, c’est que le mur de scène est intact et forme donc, avec l’hémispère des gradins, un demi-cercle fermé parfait. Contrairement au théâtre grec qui s’adosse à une colline, le théâtre romain est construit en hauteur grâce à l’arche! Il est fermé afin de contrôler l’attention des spectateurs. Les gradins sont toujours intact et les niches et décorations de l’arrière scène sont spectaculaires. Ce théâtre pouvait recevoir 15 000 spectateurs. Aujourd’hui, plusieurs spectacles d’opéra, de ballet ou de musique ont lieu à Aspendos. On y accueille environ 10 000 personnes - on est définitivement plus gros que du temps des Romains!

Deuxième arrêt, l’ancienne cité de Perge. Cette ville de l’Antiquité avait été fondée par des guerriers grecs suite à la chute de Troie, mais elle connut son apogée à l’époque de la Pax Romana. Nous avons visité l’agora avec ses colonnes de marbre et de granit, puis les thermes avec leur 4 pièces aux températures différentes. On peut encore voir tout le système de canalisation qui transportait les eaux froides ou chaudes, et aussi les égouts pour les eaux usées. Très différente d’Éphèse, Perge est aussi un site intéressant et nous donne un bon aperçu de la disposition et de la vie à cette époque. Perge a été conquise par Alexandre le Grand.

Le soleil était assez intense et après avoir marché dans ces vestiges pendant 1h30, nous étions assez fatigués. Heureusement, l’heure du lunch avait sonné! On nous conduisit dans un restaurant où un magnifique buffet de spécialités turques nous attendaient. Malheureusement, on n’avait que 30 minutes pour manger, et on a du faire la file pendant 15 minutes aux toilettes... donc on s’est gavé comme des oies afin de se sustenter un peu. J’ai tout de même réussi à goûter à un peu de tout, et c’était délicieux... dommage qu’on ait pas pu en profiter.

De retour à Antalya, nous avons fait un tour à pied de la partie ottomane de la ville. Les rues sont bordées de maisons en bois en encorbellement - on dit qu’Antalya constitue le plus beau noyau d’habitations ottomanes de Turquie. Deux minarets sont assez remarquables: Le minaret cannelé est devenu l’emblème de la cité. Un peu plus au centre, le minaret tronqué est accolé à une église byzantine. La porte d’Hadrien a une triple voûte à caissons flanquée de deux tours de garde. Elle fut érigé pour la venue de l’Empereur Hadrien en 130 AD. Le tour à pied (ou plutôt la course à pied!!!) s’est terminé au centre de la ville, près de la statue d’Ataturk... notre point de rencontre après la pause shopping qu’on nous donnait. Ouf... je suis à bout! On a plutôt choisi de prendre le 45 minutes pour aller prendre un café, bien assises à l’ombre à regarder les gens passer... Cette excursion est beaucoup trop chargée... on a mangé à la course, puis on a couru après le guide tout au long du tour à pied. Même si on a les écouteurs, c’est difficile de suivre quand on est 500 mètres derrière - à gauche la maison jaune, elle date de l’époque de Pasha machin chouette... ah oui? Et la maison bleue elle... ben tu la verras dans 5 minutes quand tu auras rattrapé le guide... attention les marchettes, ici, c’est du sport extrême!!!

Bon, comme prévu, après du shopping il y a toujours des retardataires et je suis convaincu que nous louperons la dernière portion de l’excursion, la visite au musée archéologique d’Antalya, le plus recommandé de Turquie... il est 15h00 et nous devions être de retour au bateau à 15h30!!

Mais Ahmet fait à sa tête, il nous amène au musée et nous aurons 45 minutes pour en faire la visite! Vraiment, cette visite est le clou! On peut y voir toutes les statues du théâtre d’Aspendos ainsi que toutes celles retrouvées dans les temples de Perge. L’état impeccable de ces trouvailles sont à couper le souffle. Le marbre est d’un blanc si pur, presque translucide. Une collection de sarcophage est aussi des plus impressionnante. Nous revenons finalement au bateau à 16h45... à peine 15 minutes avant le départ du bateau!!!

Épuisés par cette course folle, on s’effondre et faisons la sieste jusqu’à 19h00... Ce soir sera un petit souper au buffet (encore une fois exquis - spécial fruits de mer ce soir!), et dodo à 22h00!!

8 novembre 2009 - Limassol, Chypre - Soleil 28C

Encore un matin à l’heure des poules... réveil à 6h00, départ pour l’excursion à 7h00... ah les vacances!

Ce matin nous partons sur une excursion d’Azamara pour Paphos, un site du patrimoine de l’UNESCO situé à l’ouest de l’île de Chypre. Le trajet prend une bonne heure mais nous permet de voir cette île aride mais remplie de vergers d’agrumes sur le point d`être récoltés. L’irrigation fait des miracles! Sur la route qui longe la côte, on peut admirer les eaux turquoises de la Méditerranée. On fait un bref arrêt pour voir le rocher près duquel la déesse de l’amour, Aphrodite (Vénus) aurait émergé des eaux pour prendre vie. Ce rocher s’appelle Pétra tou Roumiou ou rocher du Romain. Est-ce qu’on peut la voir assise sur ce rocher - eh, bien, je suis peut-être une grande romantique, mais j’aurais juré qui oui!!

Nous arrivons à Paphos et visitons d’abord les tombeaux des rois. Cette nécropole nous fait découvrir des tombes sous-terraine datant du 4e s. av-JC où les patriciens et nobles de l’époque furent ensevelis. Certaines de ces chambres funéraires comportent de belles colonnes doriques et des fresques murales. Malheureusement, cette nécropole a été utilisé comme carrière au fil du temps et il n’en reste que quelques tombes. Il n’est que 9h30 le matin et le soleil nous tape... de plus, ce soleil d’automne projette des ombres si longue qu’on se croirait en fin de journée... une lumière tout à fait surprenante!

Troisière arrêt, le clou de la journée: La villa de Dionysos. On visite cette immense villa du 3e s. AD pour ses planchers en mosaïque parmi les plus beaux de l’est méditerranéen. Représentant des scènes inspirées de la mythologie grecque, elle fut accidentellement découverte en 1962 par un fermier qui labourait son champ. On l’appelle ‘Dionysos’ à cause des représentations de ce dieu du vin, mais la villa était probablement la propriété d’un riche général romain ou d’un commerçant de Paphos. Pièce après pièce, on retrouve des mosaïques colorées qui nous racontent les histoires des dieux et déesses! On peut facilement imaginer l’opulence de ces lieux et toutes les soirées et réceptions que le maître a pu donner dans cette villa! Un petit Odéon a été restauré non loin de la villa.

Après la visite, nous avions du temps libre pour profiter du petit port de Paphos. La chaleur nous avait un peu sonnés, alors on a décidé de trouver une belle terrasse au bord de l’eau et de prendre une bonne bière! Vraiment, on peut se faire à cette vie assez rapidement!

Sur la route de retour, nous avons fait un dernier arrêt à Yeroskipou pour y visiter sa magnifique église orthodoxe à 5 dômes, Ayia Paraskevi ou Ste-Vendredi. Cette église a été construite au 11e s et abrite les reliques de Ste Vendredi, une sainte vénérée par les gens qui ont des problèmes avec leurs yeux. La chance jouait avec nous car au moment de notre visite, on s’apprêtait à y célébrer un baptême. On a pu voir le petit chypriote et sa famille et notre guide nous a parlé des rites de baptême. Très émouvant!

Le bateau quittait Chypre à 13h00. On avait donc une belle après-midi de loisir, question de reprendre des forces avant notre journée au Caire!

Comme cette croisière était une croisière-réunion, il y avait beaucoup d’activités d’organisées pour les membres du Club du Capitaine. Cette après-midi, nous avions un cours d’artisanat où nous pouvions confectionner un bracelet en billes de verre. Je ne suis pas très ‘artisanat’ mais je me suis dis, pourquoi pas! Wow... moi qui pensait qu’on nous donnerait des ‘beads’ cheap et quétaine... erreur! On avait un choix incroyable de billes et tout ce dont on avait besoin pour faire de très belle création! Amusant car j’y ait inclus quelques uns des petits ‘yeux’ des amulettes qu’on nous avait donné! Je me suis donc fait 2 bracelets très représentatifs des endroits visités!!

On a fini la journée à la piscine - eau salée, chauffée - le bonheur!! Cette pause flottante m’a complètement ré-énergisé! En se rendant à la salle à manger, on s’est aperçu que l’orchestre s’apprêtait à faire une session de Jazz dans l’atrium (Mosaic)... on n’a pas pu résister! Ils sont tellement bon... ils ont ‘jammé’ pendant plus d’une heure! Même le fils du capitaine, en visite sur le navire, s’est joint au band à la guitare électrique. On pouvait voir toute la fierté d’un père et d’une mère, car sa femme y était aussi, sur leur sourire!

9 novembre 2009 - Alexandria, Egypte - Soleil 30C

Un autre matin très très tôt... mais je suis un peu surexcitée car nous partons pour une excursion que j’ai concoctée avec l’agence Ramses Travel depuis plusieurs mois déjà. De plus, 11 autres groupes de notre Roll Call sont aussi avec Ramses. J’ai donc très hâte de rencontrer le directeur de l’agence avec qui je suis en contact depuis plusieurs mois!

Le terminal où nous accostons est bien différent de celui où le Costa Magica était en 2005. Ce terminal a l’air tout neuf! Nous sommes descendus à 7h10. Un mot sur les formalités d’entrée: Un visa est requis pour aller en Egypte. Azamara s’est chargé d’obtenir le visa pour TOUS les passagers sans frais. A l’embarquement à Athènes, on a pris nos passeports et on nous les a remis la veille de notre arrivée en Egypte avec le visa étampé. A la sortie du bateau, nous n’avions qu’à montrer notre passeport au douanier égyptien, installé au poste de sécurité du bateau, et voilà, le tour était joué!

Aussitôt sortie du terminal, j’ai aperçu notre guide avec mon nom sur une pancarte et le directeur de l’agence. Nous avons reçu le traitement VIP toute la journée! J’étais un peu craintive à l’idée de partir au Caire seule avec ma mère. Mais nous avons été traitée aux petits oignons, et je me suis toujours sentie en très grande sécurité. Notre guide Karim parle un français impeccable, et notre chauffeur Mustafa, surnommé Mustafa Schumacher, lui ne parlait qu’anglais. On comprendra rapidement le surnom de Mustafa... et on appréciera d’avoir un conducteur aux nerfs d’acier... conduire au Caire donne à sport extrême une toute nouvelle dimension!! Ici, aucune règle ne prévaut...et quand on dit aucune, on dit aucune!! Pas de limites de vitesse, 6 voitures de large dans 2 voies, klaxons collés au fond, pas de lumières allumées pour conduire le soir... les gens qui pensent vivre une aventure à louer une voiture pour la journée frôle carrément l’inconscience. D’ailleurs, le seul groupe du bateau qui s’est aventuré à tenter l’expérience y est resté... ils ont loupé le bateau et on ne les a jamais revu!!

La route pour se rendre au Caire prend environ 3 heures. Nous avons pris la route du désert, comme tous les bus et autres groupes de touristes. Cette route a bien changé depuis notre dernière visite en 2005. Il y a beaucoup moins de terrains vagues, et plus de champs d’aménager et des mosquées installées en bord de route à tous les 50 km. A mi-chemin, nous avons fait un arrêt (pause bio) et pour prendre un café - instantané... yuk! Il n’y avait que des hommes au resto... les femmes, elles étaient toutes dans un salon aménagé dans la toilette! Elles attendaient patiemment avec les enfants... On a eu droit à bien des dévisagements et des regards curieux! Nous sommes arrivés au Caire vers 10h00 - c’est toujours impressionnant de voir les pyramides, un peu embrouillées par la pollution, au travers des quartiers qui bordent l’autoroute.

Ce qui est aussi vraiment bouleversant, c’est de voir que toutes les constructions sont inachevées... le fruit de la nouvelle civilisation Egyptienne comme nous raconte Karim! En effet, le Caire a été construit de part et d’autre du Nil, dans sa vallée fertile. Une loi de zonage, vraiment mal foutue, permettait la construction dans cette zone en contrepartie de taxes très élevée. Toutefois, les taxes ne sont perçues que quand la construction est complètement terminée!!! Ainsi, tout le monde a commencé à construire dans cette vallée, mais sans jamais terminer les édifices afin de contourner la loi. Tous les édifices ont l’air soit abandonné ou soit en ruine. Toutefois, ce n’est qu’une illusion! A l’intérieur, les gens sont super bien installés avec toutes les modernités... Vraiment, tout un clash!

Au programme aujourd’hui, le Caire islamique et le Caire copte (c’est ainsi qu’on appelle les égyptiens chrétiens). Notre première visite est à la citadelle de Saladin où on a visité la plus grande mosquée du monde islamique, la mosquée de Mohammed Ali (pas le boxeur, mais le vice-roi d’Égypte, fondateur de l’Égypte moderne). Cette mosquée est aussi appelée la mosquée d’albâtre. Assez impressionnant... à l’approche de l’entrée, un drôle de vendeur nous a abordé en nous appelant Mme Obama, Mme Carla, Mme Georges Washington!! En fait, il récitait tous les noms de personnages occidentaux qu’il connaissait!! A la sortie de la mosquée, la terrasse qui surplombe la ville nous offre un vue tout à fait saisissante. Comme il est midi, tous les muezzins se mettent à l’appel à la prière! L’effet est vraiment ahurissant... on entend des centaines (oui... on dit qu’il y aurait plus de 1000 mosquées au Caire) de muezzins faire ce qui nous semble des lamentations nasillardes! Toute une cacophonie, mais c’est presqu’hypnotisant!

Nous quittons la citadelle pour se rendre dans le quartier copte. Une guérite ferme ce quartier où vivent les chrétiens du Caire. On dit qu’ils formeraient de 5 à 20% de la population égyptienne et qu’ils sont bien respectés dans ce monde musulman. Toutefois, c’est assez perturbant de voir qu’ils sont confinés à un quartier et que des gardes armés veillent à la guérite. Ce quartier est l’un de plus vieux de la chrétienté car c’est ici que Marie et Joseph se sont réfugié durant leur exil de Judée. C’est dans le sous-sol de l’église St-Serge qu’aurait vécu la sainte famille pendant 40 jours. Assez émouvant comme visite, même si on n’est pas super pratiquant, il y a quand même une page d’histoire importante sous ces pierres!

Des dizaines de petites églises et chapelles se côtoient dans les ruelles étroites de ce quartier. Les gens, comme partout au Caire, vivent dans la rue et on croise plusieurs femmes avec leurs enfants, ou des travailleurs qui tentent, tant bien que mal, de remettre sur pied les vieilles habitations. On peut facilement reconnaître les coptes car ils ont une croix de malte tatouée sur le poignet. A la sortie de la vieille synagogue Ben Ezra, une dame vient me porter 2 petits pains... notre guide lui donne quelques sous pour la remercier mais elle veut simplement partager son pain avec nous. Ces pains sont comme ceux des images saintes qu’on avait à la petite école... je suis tout à coup transportée dans une scène biblique... c’est assez bizarre, surtout que le décor et les vêtements de cette dame sont encore les mêmes qu’à l’époque de Jésus. On visite plusieurs de ces églises, ce qui nous permet de s’abriter du soleil brûlant!

Après quelques heures dans le quartier copte, nous retrouvons Mustafa notre chauffeur et reprenons la route vers le centre du Caire pour notre lunch sur le Nil. Mais nous devrons vivre une autre expérience typiquement cairote avant d’être récompensé par notre dîner... les bouchons de circulation... on est littéralement pris pendant 45 minutes, le moteur éteint! Karim en profite pour nous initier à la musique égyptienne, au plus grand plaisir des passagers des voitures environnantes qui nous trouvent bien intrigantes! On finit par sortir du bouchon et nous allons au Grand Hyatt du Caire pour un lunch au Hard Rock Café. Ce genre d’établissement n’est vraiment pas ma tasse de thé - je privilégie les lieux plus représentatifs du pays, de la place, mais après plusieurs avertissements de la part des autorités, des gens du bateau etc., nous décidons qu’il est plus prudent d’aller dans un lieu plus sûr question de ne pas ramener de bibites non sollicitées!! Le lunch est ordinaire (buffet typique égyptien) mais la location est superbe - juste sur le bord du Nil!

Karim nous emmène ensuite pour faire une balade en felouque sur le Nil. Nous aurons une felouque pour nous seuls! La grande voile est hissée, et hop, on part! Quel moment magique... et reposant! C’est le silence complet, on a laissé les bruits ahurissants de la rue, et on n’entend que le vent qui pousse la voile. Le conducteur de la felouque me remet la barre! Je m’installe debout derrière la felouque et dirige le voilier avec ma jambe comme il me l’a enseigné. C’est assez difficile car la voile est immense et met une bonne pression sur le gouvernail. Mais je me tire très bien d’affaire et nous naviguons jusqu’au pont où nous devons faire demi-tour! Notre balade nous permet de voir les deux rives du Nil, la tour du Caire, le quartier des affaires. De retour au quai, nous retrouvons Mustafa et faisons nos adieux au Caire... nous rentrons à Alexandrie! La route est encore bien achalandée. On est un peu stressée car il est 17h00 et nous avons 3 heures de routes... pas beaucoup de manoeuvre en cas de pépins. Le soleil se couche à l’horizon et une fois la noirceur tombée (et que Mariette ait insisté pour que Mustafa allume les phares de voiture - ce qu’il tardait à faire!!), nous tombons endormies, épuisées par cette journée bien remplie!

Karim nous réveille vers 19h00 pour faire un arrêt dans une halte routière vraiment surréaliste... en fait, je me demande toujours si je ne rêvais pas... Nous sommes arrêtés au royaume du Lion - un espèce de zoo bizarre... pour aller à la toilette, on doit passer à travers des enclos remplis de toutes sortes d’animaux allant des chèvres, aux lions, à des poules, des chiens épagneuls, des zébres, des chameaux... vraiment, un endroit des plus hétéroclites!

Nous arrivons à Alexandrie où nous faisons un bref tour de ville avant de rentrer au port. On peut voir la magnifique bibliothèque ouverte en 2002 pour remplacer celle qui fut la plus grande du monde antique, la grande bibliothèque d’Alexandrie. Puis on va faire une petite balade à la citadelle de Qaitbay, forteresse construite au 15e s sur le site de l’ancien phare d’Alexandrie, une autre des 7 merveilles du monde antique! C’est un lieu de rencontre pour les jeunes couples alexandrins qui viennent s’y balader main dans la main. Très romantique! Karim nous achète des colliers faits de coquillages de la mer méditerranée... en fait, il nous a fait de petits cadeaux comme ça toute la journée! Nous faisons un dernier stop au marché aux poissons... et ça vraiment, c’est le plus puant que j’ai senti de toute ma vie... l’odeur était intolérable et il est impensable de croire que quiconque mange du poisson venant de ce marché!!

À 20h00 pile nous étions revenues au port! Je dois dire que le directeur de l’agence m’a téléphone à 4 reprises durant la journée afin de s’assurer que tout soit à notre satisfaction! Vraiment, c’était génial. Le prix de cette excursion est de 99$ US par personne, tout inclus! Comparé au 250$ demandé par Azamara, on n’aurait pu demander mieux.

Plusieurs échoppes étaient installés près du terminal, et ceux qui avaient encore un peu d’énergie pouvaient y faire quelques achats de dernières minutes! Crevées, moi et Mariette sommes plutôt rentrées! Quelle ne fut notre surprise rendue au terminal de voir que tous les officiers nous attendaient dans le terminal, avec des flutes de jus d’orange nous souhaitant bon retour à la maison!! Welcome Home!! My god... et une fois sur le quai, le band au grand complet était installé au pied de la passerelle et nous jouait des airs de swing... non mais je rêve ou quoi? C’était rien de moins que magique! On n’aurait pas pu finir cette journée de meilleure façon!!

10 novembre 2009 - En mer - Soleil 25C

Enfin, notre première journée en mer, enfin une journée de repos... Mais comment on fait pour se faire remplir l’agenda sans s’en rendre compte... D’abord, je devais aller faire un peu de lavage... à 6h15 le matin, il y avait déjà quelqu’un à la porte de la buanderie qui attendait qu’elle ouvre à 7h00... alors je me suis précipitée pour avoir une des quatre laveuses ... pas question de passer toute la matinée à rôder à la buanderie. Donc moi aussi je suis allé squatter la porte... à 8h00 tout était terminé!!

8h30: Petit déjeuner avec les amis 10h00: Invitation de la Cruise Director pour une 2e rencontre Cruise Critic 12h00: Barbecue des officiers... on n’allait certainement pas manquer ça ;) 14h00: Cour de peinture sur papyrus, dans le cadre des activités de la croisière-réunion 18h00: Cocktail pour les passagers ayant déjà voyagé avec Azamara... 20h00: Souper au Prime C avec les amis

Ouf... trois rencontres avec les officiers aujourd’hui... quelle journée!! Notre souper au Prime C a été bien mais franchement, je trouve que les soupers à la salle à manger sont tout aussi bon et plus variés que dans les resto de spécialité... Mais c’est tout de même excellent, quand on veut un bon filet mignon, ou de l’agneau, dans une ambiance un peu plus feutrée.

11 novembre 2009 - Nauplion - Passage nuageux 12 C

Nauplion est l’ancienne capitale de la Grèce. C’est aujourd’hui une jolie petite ville de bord de mer, privilégiée par les Athéniens comme destination weekend par excellence! C’est aussi le point de départ pour les excursions vers Mycènes et Épidaure.

Le Quest a jeté l’ancre au large de Nauplion vers 8h00. Comme j’étais debout très tôt, j’étais allé prendre un café au Mosaic. Deux des officiers arrivaient tout juste d’une rencontre avec le capitaine... la mer était très agitée, et les autorités de Nauplion ne voulait pas laisser entrer les navettes du Quest au port. Mais le capitaine a refait les calculs de ven, et de vitesse et a contesté la décision des autorités portuaires... et il a gagné! Nous allions pouvoir descendre à terre après tout! C’est vrai que le ciel était très menaçant... et la mer avait tourné d’une drôle de couleur - un turquoise laiteux et opaque. Comme nous n’avions pas d’excursions, nous avons flâné un peu et sommes descendus vers 11h00. Le trajet était assez houleux!

De la navette, on avait une magnifique vue sur la forteresse Palamidi qui trône tout en haut de la ville. On peut y monter par un escalier à pic de 1000 marches! Peut-être la prochaine fois? On est passé juste à côté du château Bourtzi, ce château en pleine mer, construit en 1473 pour protéger la ville des pirates!

La ville est mignonne avec ses petites rues bordées de boutiques d’artisans, de cafés et de tavernas, où le bougainvillier encore un peu fleuri est maître. Toutefois, la saison touristique tire à sa fin, et plusieurs boutiques sont maintenant fermée. Les bureaux touristiques sont aussi fermés. Et les gens semblent un peu moins hospitaliers, un peu moins affables. On s’est promené à travers la ville, à visiter les belles églises, à faire un peu de shopping... les savons à l’huile d’olive sont un must!! Et on ne peut pas passer à côté d’une petite bouteille d’ouzo... les crevettes flambées à l’ouzo... un vrai délice!

On a lunché sur la place Syntagma, une belle place tout en marbre! On s’est fait un peu enfirouapé par le proprio du resto qui s’obstinait à nous donner une soupe au poulet qu’on ne voulait pas et qui nous a coûté 20 €, mais le verre d’ouzo m’a vite fait oublier ce désagrément!

Nous sommes revenus sur le navire vers 15h30, juste à temps pour éviter l’orage! J’ai fini ma journée à faire une sieste sur les chaises longues du lido, bien à l’abri des intempéries! J’ai tellement dormi que j’ai loupé le cocktail d’aurevoir... mais après tous les cocktails et rencontres que nous avons eu... en manquer un me faisait moins de peine!!

Ce soir, nous sommes allés au spectacle car la directrice de croisière, Sue Denning, faisait un one-woman show! Wow... toute une femme, tout un spectacle. Elle a tellement d’énergie qu’elle nous étourdie! Et une voix tout en puissance! Elle nous a fait une revue musicale du Rock & Roll! Après son spectacle, la troupe et tous les ‘entertainers’ du bateau ont monté un meurtre et mystère!! Le capitaine nous a avisé que la mer serait agitée et... elle l’a été!! Mais j’ai le pied marin... je passe à travers tout ça sans problème. Le seul hic, c’est que le bateau craque beaucoup et que les choses se promènent sur les bureaux!! Mais demain sera notre deuxième et dernière journée en mer... on pourra enfin se reposer un peu!!!

12 novembre 2009 - En mer - Volcan Stromboli

Journée en mer à relaxer, souper avec nos amis et les officiers. Ce soir, le capitaine nous a annoncé que nous naviguerions près du volcan Stromboli aux alentours de 23h30. Après notre souper, nous sommes donc allés au spectacle puis on est allé mettre nos manteaux pour sortir sur les ponts pour voir ce fameux volcan! A 23h30, le capitaine a éteint les lumières des ponts 10 et 11. On distribuait du chocolat chaud et des couvertures! Tout le monde était agglutiné sur les ponts supérieurs pour voir ce volcan. Bien qu’actif, il est assez rare de voir plus que de la fumée... Une fois nos yeux acclimatés à la noirceur, on pouvait bien distinguer le cône de cette île volcanique. Il y avait en effet de la fumée au sommet... et puis une lueur orangée... et poofff une explosion de lave!! Tout le monde était survolté! Les yeux rivés sur le cône, on a dû attendre une vingtaine de minutes pour avoir droit cette fois à une vraie explosion et coulée de lave!!! En tout, on a eu droit à 3 belles explosions et coulées! Tout le monde était en extase, surtout que le ciel était rempli d’étoile rendant cette nuit tout à fait mémorable... Le capitaine a arrêté le bateau pendant plus d’une heure pour nous permettre d’admirer ce spectacle unique...

13 novembre 2009 - Sorrento - Soleil 18C - à l’ancre

Déjà notre dernière journée... il faudra trouver un moment pour faire les valises. On doit retrouver nos amis à 9h30 ce qui nous donne un peu de temps pour faire notre tri dans la paperasses et faire au moins une valise. Le matin était un peu brumeux, mais rapidement le ciel s’est éclairci et la péninsule sorrentine a pris une belle teinte ambrée par le soleil!

Arrivé au quai, nous avons pris un bus pour 1€ et qui nous a monté jusqu’en haut de la falaise, où la ville se trouve. Certains ont pris les escaliers - 20 minutes pour monter! On voulait garder notre énergie pour faire du shopping! Comme nous étions tous venus dans cette région à quelques reprises, nous avions vu les sites de Pompéi, Capri et côte amalfitaine. On en donc profité de cette dernière journée pour faire la Dolce Vita!

Nous avons fait la Via San Cesareo, une petite rue piétonnière, d’un bout à l’autre et avons fait plusieurs achats. On ne pensait pas que Sorrento serait LA destination shopping, mais on a réussi à dénicher pleins de trucs intéressants à de bons prix! Après une pause-café sur une belle terrasse de la Piazza Tasso où on s’est régalé d’un super café et d’un sfogliatelle à la crème et à l’orange...

Vers midi, on a fait un tour de ville à bord d’un petit train (6€). Bien qu’un peu quétaine, nous avons adoré cette balade car en plus d’un commentaire sur l’histoire de la ville on nous jouait les plus beaux airs d’opéra italien et le fameux O Sole Mio!

Nous sommes ensuite allés manger dans une pizzeria qui nous avait été recommandé par les officiers du bateau! Pizza con mozzarella e rucola avec une Peroni... mais peut-on vraiment être plus heureux?

De retour sur le bateau, nous avons fini les valises puis je suis allé me baigner avec les amis. Le soleil s’est doucement éteint teintant de rose la péninsule sorrentine... quelle belle façon de terminer cette croisière fantastique!

Notre dernier souper a été fabuleux - un menu extraordinaire, passé en excellente compagnie. Nous étions vraiment triste de devoir dire adieux au personnel de la salle à manger, eux qui ont été si gentils avec nous tout au long de la croisière...

14 novembre 2009 - Civitavecchia - Débarquement

Le lever du soleil sur le port de Civitavecchia était tout simplement spectaculaire... le ciel était d'un rose marbré de pourpre! Le débarquement sur Azamara ne peut être plus facile. Bien que nous devions laisser les cabines pour 8h00, les membres du Captain Club ont l'usage exclusif du Looking Glass. De plus, la salle à manger est ouverte et on peut aller y prendre son petit-déjeuner à compter de 7h00. Contrairement à bien des navires, on ne voit presque personne dans les lounges publics, juste quelques personnes ici et là. Pour voir les gens il faut littéralement aller au pont 4 à la réception pour voir sortir les gens! Le débarquement a commencé vers 7h00. Après avoir faire les adieux à nos anciens amis et à nos nouveaux, Mariette et moi avons décidé de sortir un peu plus tôt que prévu pensant que notre chauffeur serait peut-être arrivé. Quelle sortie! La directrice de croisière, le directeur de l'hotellerie, le directeur 'Food & Beverage' et le capitaine étaient à la porte pour nous dire aurevoir! On a même eu droit à un bec et un hug!! Ça, c'est une première!! D'ailleurs j'ai rarement vu le capitaine à la porte, certains officiers oui, mais le capitaine, jamais!

Une fois à terre on n'a qu'à marcher 500 mètres pour arriver au hangar dans lequel sont nos valises - super faciles à trouver. Des porteurs payés par le port prennent nos valises et les transportent jusqu'à notre véhicule. J'avais réservé un transfert/tour avec la compagnie Drivers In Rome pour nous rendre de Civitavecchia à l'aéroport. Comme notre vol était pour demain matin 6h00, on avait la journée! Donc j'avais demandé à faire un arrêt à Ostia Antica, une cité antique qui était, dans l'Antiquité, le port de Rome. Ostia est à 10 minutes de l'aéroport, donc très pratique!

Nous sommes partis du port à 9h00 pile et à 10h00 on était à Ostia. Nous avons eu 2 heures pour faire la visite, et notre chauffeur nous a gentilment conduit jusqu'au Hilton de l'aéroport. L'hotel est très pratique car il est à même l'aéroport de Rome (Leonard de Vinci), donc pour un vol de 6h00 AM, c'est l'idéal. Les chambres sont spacieuses et modernes. L'hotel a un bar, restaurant. Nous sommes allés à l'aéroport en reconnaissance car à 4h00 du mat, j'ai pas toujours les yeux dans les bons trous... et on a finalement mangé là! Il y avait une grande cafetéria et on a pu manger un peu de différentes choses - pizza, pâtes, fromage... Puis on est allé s'effondrer à l'hotel...

Le vol de retour avec Air Canada via Francfort a été sans évènements particuliers, toujours mieux comme ça! Et nous étions de retour à la maison vers 14h00...... La tête remplie d'histoires incroyables... les yeux remplis d'images colorées... le nez rempli d'odeur exotique... et le coeur rempli de nouvelles amitiés!!!

Appréciation globale d'Azamara et du navire Quest

Vous avez surement remarqués que je suis devenue une adepte, une disciple d'Azamara... vraiment, il sera très difficile d'aller vers une autre compagnie...

Toutefois, Azamara va annoncer le 8 décembre prochain des changements importants à leur alignement. Ils seront désormais indépendant de Celebrity, et vont tenter de créer un créneau unique. Cette approche sera surement intéressante, mais elle pourrait aussi faire grimper les prix de façon importante... à suivre!!

Pourquoi Azamara?

Premièrement, la nourriture est inagalée. Le menu est varié, différent, intéressant et reflète l'itinéraire ce qui permet à ceux qui le désirent de faire des découvertes intéressantes. De plus, les viandes sont les meilleures que j'ai jamais manger en croisière. Les poissons sont toujours cuits à la perfection (pas trop cuits...). Et la qualité est la même qu'on soit à la salle à manger, au buffet, au grill ou dans les spécialités. Même le Room service est exceptionnel car on peut y commander ce qu'on veut! Jus d'orange frais pressés, smoothies, jus vitalités (un menu complet), espresso, cappuccino... tout ça gratuitement!

Les divertissements étaient excellents pour ce genre de navire et avec l'horaire chargé que nous avions. En fait, Sue a décidé de ne faire qu'un seul spectacle par soir, à 9h45pm. Plusieurs couples voulaient danser, alors ils ont mis 1 heure de danse par soir, puis le spectacle. On a eu un peu de tout comme divertissement, cabaret, violonniste, pianiste, chanteurs, magiciens (très très drôle!!), et 2 spectacles de la troupe, en plus de l'orchestre extraordinaire!

Mon seul hic est qu'il n'y avait pas de conférencier sur l'itinéraire - il y avait 2 hommes qui ont fait des conférences mais sur la restauration de meuble et 'j'sais pas trop quoi' d'autre... Mais comme Sue m'a dit, l'itinéraire était tellement chargé qu'il était difficile de mettre des conférences à l'agenda. Toutefois, il y avait un officier du bureau touristique dans le lobby du bateau à tous les matins que nous étions en escale. Donc ceux qui voulaient découvrir par eux mêmes pouvaient obtenir des renseignements, cartes etc.

Mais le plus grand atout d'Azamara est le service et la courtoisie des employés qui sont uniques! Les exemples sont tellement nombreux qu'il est difficile de les énumérer... Tous les employés, sans exception, de la femme de ménage au capitaine nous saluent, très souvent par notre prénom. On ouvre les portes pour nous, on apporte nos assiettes à notre table. A chaque sortie et entrée sur le navire, les officiers sont là pour nous souhaiter bonne journée et bon retour... le comité d'accueil au retour du Caire avec l'orchestre sur le quai... tous les cocktails et rencontres... Je parlais au téléphone avec ma copine au sujet de mon IPod - Philippe le directeur de l'hotellerie m'a entendu... il m'a aussitôt dit qu'il chargerais mon Ipod sur son portable! Quand j'étais sur le pont à attendre le passage du Stromboli, le directeur financier a téléphoné au bridge pour savoir dans combien de temps nous serions arrivés car il faisait froid...

Bon... je pense que vous avez pigé... Nous avons fait une croisière de rêve!! Espérons seulement que la prochaine sera à la hauteur de nos attentes!

Si vous avez des questions, n'hésitez surtout pas!!

Au plaisir, Miss MC
Les voitures de plus de huit ans interdites d'entrée sur le territoire mauritanien à partir de janvier 2010? English translation pending
by Guarche · 2009-12-08 · 30 replies
bonjour je viens d'apprendre depuis nouakchott que les voitures de plus 8 ans ne pouront plus entrer sur le territoir mauritanien à partir de janvier 2010 .merci de m'en informer si cela existe .
Aller à Laâyoune en camping-car? (Maroc) English translation pending
by Lilypaqueret · 2009-09-26 · 25 replies
En campingcar, quelqu'un y est t-il déja allé ? Je me suis renseignée à l'office du tourisme marocain, rien après agadir...Tout renseignement serait le bienvenu. Merci à tous
Croisière à bord du MSC Magnifica - cabines à l'avant ou à l'arrière? English translation pending
by Antoinaud · 2009-08-25 · 29 replies
Bonjour,

Je songe à réserver une croisière sur le nouveau MSC Magnifica en juin 2010. Nous irons avec des cabines de catégorie 6 ou 7. Si je désire avoir une cabine au centre du navire, je dois y aller avec une catégorie 10 ou 11. Je vais donc me rabattre sur l'avant ou l'arrière du navire. En lisant les forums, j'ai l'impression que l'arrière serait moins houleux. C'est aussi ce que me dit mon agent de voyages. Tant qu'à être à l'arrière, je me demande s'il ne serait pas intéressant d'opter pour les cabines qui "regardent" vers l'arrière du navire. Qu'en pensez-vous ? Est-ce que quelqu'un a déjà essayé ces cabines ?

Merci.
Petite traduction arabe phonétique-français English translation pending
by Tamera · 2009-06-29 · 184 replies
Bonjour,

J'ai reçu 2 messages sur mon portable en arabe phonétique, comme je ne sais pas à qui demander, qui pourrait me traduire ??

Rak sah mazlabalekch biya ana eli ga3da nerzi wahdi enta rak 3 aych fi dounia tanya nasatek fiya

Enta sah matehchmech rakem ekol sile mayhchmech

Merci d'avance !

Elisa.
Un avion Air France assurant la liaison Rio de Janeiro-Charles de Gaulle disparaît des radars (1er juin 2009) English translation pending
by Spassenger83 · 2009-06-01 · 142 replies
Un Airbus d'Air France transportant 215 passagers et qui assurait la liaison Rio de Janeiro-Paris-Charles-de-Gaulle a disparu des écrans radars lundi à 06H00 GMT au large des côtes brésiliennes, a-t-on appris de source aéroportuaire à Paris.

AFP
Faire Paris-Dakar en 4x4 English translation pending
by Assane93 · 2009-05-17 · 20 replies
Bonjour J envisage de faire paris dakar par la route en 4x4 Je n ai jamais fais ce voyage mais je souhaite vraiment prendre mon temp, 1 etape cote espagniol, 2 etape marakech, 3 etape agadir puis senegal j ai bien lu tous (mdr) vos judicieux conseil. Mais il me reste certainne question En faite je projette d acheter un Véhicule Type Q7 ou Cayenne en allemagne pour l export pour mes vacances Et le revendre avant mon depart (au senegal) mes question : Puis je passer les frontiere (fontiere marocaine, Mauritanie, et enfin senegalaise) avec le certificat de vente du véhicule ? Es ce prudent de faire cette travercé et si pas de possibilité de revente au bled y a t il d solution en mauritanie ou au mali voire mm ailleur Merci beaucoup pour les futur infos Si je n abandonne pas ce voyage je partirai debut juillet donc un depart d agadir pour fin juillet y aurai t il d autre aventurier dans le secteur vers cette date ne connaisnt pas la route je recherche une espece de convoi improviser . lool
Voyager seul en camping-car English translation pending
by Bobe2506 · 2009-02-07 · 490 replies
Bonjour, Mon épouse est décédé il y a 3 mois, nous avions commencé à sortir début 2008 (en tout 3 sorties). J’aimerais continuer (surtout qu’elle le souhaitait). Partir seul, ou partir avec un couple d’amis je me pose la question. Car il est évident que je ne serais lors de sortie je ne serais pas si disponible en étant seul que mes amis qui sont en couple. En couple les taches se répartissent à deux alors que seul il y a tout à faire. Si vous pouviez me renseigner sur la solution préférable si vous l’avez vécu ou côtoyé, et me donner des astuces. D’avance merci
Adresses de maisons d'hôtes au Maroc? English translation pending
by Martinejust · 2009-02-06 · 113 replies
bonjours apres avoir visité le maroc l année derniere je voudrais y retourner cette année mais je recherche des adresse de maison d hotes plutot que de dormir a l hotel savez vous s il en existe au maroc merci.
Algérie en 4x4: points GPS des stations de carburants? English translation pending
by Membo · 2009-01-06 · 24 replies
Etant entrain d'organiser mon voyage en ALGERIE, quelqu'un aurait-il les points GPS des stations de carburants . Pour calculer l'autonomie selon mon projet .( malgré le fait que nous aurons une agence avec nous )
Jeu des drapeaux English translation pending
by Clara007 · 2009-01-03 · 194 replies
Voilà après le jeu des photos, le jeu des drapeaux. Il y a de quoi faire avec tout les drapeaux du Monde. Voici le drapeau à trouver.
Visa pour une escale à Alger? English translation pending
by Antas · 2008-11-06 · 26 replies
bonjour,

j'ai vu un vol marseille/alger/ouaga qui m'interessait pr decembre. une escale de 6h est prevue à alger, ai je besoin d'un visa algerien? idem pr le retour, escale à alger. merci de vos reponses
Afrique du Nord du 28 février au 3 mars 2009: où aller? English translation pending
by Ludocéd · 2008-11-04 · 17 replies
🙂Bonjour, Je souhaite partir en voyage court avec mes enfants aux dates indiquées ci-dessus. Mon souhait est aussi de choisir une destination qui ne demande pas trop dh'eures d'avion. C'est pourquoi l'afrique du nord avec ses deux heures de vols me semble appropriée. Mais où aller? L'agence de voyage me conseille DJERBA? Mais apparemment le temps n'est pas super à cette période...Donc si vous avez des infos sur les vacances dans les pays voisins de la Tunisie à cette période, n'hésitez pas à me contacter... Objectifs des vacances: soleil, farniente et mini club pour les enfants.... Merci
Vietnam 2004 English translation pending
by Dju · 2008-10-30 · 3 replies
Vendredi 23 Janvier 2004. Le voyage commence par mon réveil à 5h03. Je me lève, me traîne jusqu'à la douche. Sous l'eau mon cerveau est déjà en ébullition. « Que vais je faire? Que va t’il m'arriver? Qui vais je rencontrer? Comment vais je m'en sortir? » Je me sèche, retourne dans ma chambre. Sur mon fauteuil sont posés comme dans la vitrine d'un grand magasin les seules fringues que je vais emporter sur mon dos. Un pantalon d'été clair, un t shirt de la JC, une vieille chemise grise à rayure et une veste de costume « Alain Manoukian » celle que j'avais acheté et porté pour le mariage de ma cousine. Une fois habillé, je porte mon sac à dos à l'épaule et ça y est! Je suis près à partir! Ma mère sous son masque de sérénité me conduit à la gare. Pendant le trajet qui à cette heure ne dure jamais plus de 10 minutes, elle me fait mille recommandations de maman poule. Sur le quai, surprise! Ce grand Dadet de Damien est venu pour me souhaiter un bon voyage. La vérité est sans doute qu'il a son bus à prendre pour monter sur Aix et qu'il en a profité pour passer me faire la bise. On s'embrasse, j'embarque dans mon TGV. Les portes se ferment, ça y est je suis parti pour la deuxième fois de la journée. Le trajet de quatre heures s'écoule trop lentement à mon goût. Le contrôleur est antipathique au possible et m'ôte l'envie de lui demander si je peux voyager en première classe. Je n'arrive donc pas à somnoler confortablement. Paris Charles de Gaules, bus jusqu'au terminal 2A; L'enregistrement se fait très rapidement, n'ayant pas de bagages en soutes le personnel de l'aéroport m'invite à emprunter la file d'attente des first class. Pour passer dans la zone internationale, dans la zone magique du duty free, je dois passer les portiques de sécurité, lever mes baskets encore pourries de boue de la fête de l'huma et mourir d'ennui dans une queue d'une demi heure. Je me promène dans les différents halls pour rejoindre celui de mon embarquement. En chemin j'achète une cartouche de mes chères Lucky strike, un litre d'eau. Je fume quelques cigarettes en attendant d'embarquer. L'écran scintille « boarding », je m'avance, traverse la passerelle, m'engouffre dans la bête d'acier. C'est un vol de la Cathay Pacific, une compagnie basé à Hong Kong. J'y ferais donc une escale avant de me r envoler pour Hanoï. Les charmantes hôtesses me désignent ma place : 46G. Je m'assoit et ai l'agréable surprise de découvrir que nous ne sommes que deux passagers à nous partager une rangée de quatre places. Nous pourrons ainsi somnoler plus confortablement même si j'appréhende l'inconfort que vont me faire subir mes grandes jambes. Durant le voyage je ne pense à rien. Je suis hors de mes contraintes habituelles : c'est sûrement ça être en vacance, ne penser à rien, regarder tout avec émerveillement. Chose étonnante, malgré la splendeur de la chinoise à mon coté, je ne pense à rien de sexuel. Le vol se déroule relativement vite pour un trajet de 14 heures. J'y abuse de « noodle soop », ces soupes en plastiques japonaises tout en regardant des films asiatiques sur l'écran incrusté dans le siège de devant. Nous arrivons finalement avec une heure de retard ce qui me fait rater ma correspondance et je me retrouve à devoir attendre cinq heures avant le prochain vol pour Hanoï. Pour nous faire patienter le service clientèle et non le « service public des usagers » installe les voyageurs en correspondances dans la loge du Plaza. Je sympathise avec un couple de Français qui commencent eux par le Saigon. Val est secrétaire trilingue dans une boite de maquettiste et Fred est commercial. Je profite des douches avant de faire une razzia sur le buffet. Ne jamais laisser passer une occase de se baffrer gratuitement; cela me semble être une devise d'aventurier que j'ai lu quelque part. Je fais un tour dans l'immensité de l'aéroport de Hong Kong, je magasine un petit peu, une montre comme lors de mon réveillon du millénaire à Londres, un cahier et un stylo dont je me servirais pour rédiger mes impressions en live. De retour au Plaza je m'enfile quelques bières. J'embarque finalement sur Vietnam Airlines, l'avion est 4 à 6 fois plus petit mais je reste d'humeur heureuse et rien ne peut me déplaire. Tu vois Maman, même dans une épave volante, je me régale! Épave n'est pas vraiment le bon mot: les hôtesses en tenue traditionnelle sont vraiment excitantes. D'ailleurs l'une d'elles vient de me donner une serviette pas plus grande qu'un mouchoir de poche. C'est chaud et humide comme un gant qui sort du bain et qui a été essoré. On voit la différence entre une grande compagnie mondiale (Cathay pacific) et une nationale en voie de développement (Vietnam airlines): les moyens ne sont pas les même. En tous cas vaut mieux pas que l'avion ait un problème car les consignes n'ont été données qu'en vietnamien et le matériel présenté semble vétuste voir obsolète. Ça y est je suis sur la dernière ligne de départ. Si l'avion décolle et ne s'écrase pas j'arrive à Hanoï dans à peu près une heure (tout est relatif). L'avion entame son décollage sur un air de jazz, c'est du saxo des années 50/60. C'est a ce moment que la fatigue et toute l'excitation me rattrape sous la forme d'un énorme coup de barre. C'est grâce au repas et au remplissage des papier d'entré sur le territoire que je retrouve un peu de pep's. C'est bizarre mais lors du vol de la « Cathay » les hôtesses étaient des employées effectuant une tache pour laquelle elles étaient payées. Dans l'avion pour Hanoï, je développe un sentiment de compagnonnerie, de camaraderie et je suis mal à l'aise lorsqu'elles me servent. Alors que l'avion amorce la descente et que l'on se situe entre mer de nuage et ciel, je suis envahis par un sentiment de béatitude, d'accomplissement de soi. Pourtant je n'ai encore rien fait, ce n'est que le début. Une fois passé les nuages, ma première vision du Vietnam est très vide; des champs et des exploitations agricoles à perte de vue. Le sol assombri par les nuages semble divisé en une infinité de pièces de puzzle aux couleurs ternes. Ce doit être des rizières. Voilà les premiers villages. Du ciel je ne voie qu'une route goudronnée. Le reste n'est que chemin de terre jusqu'à l'intérieur des villages. Je vois des étendus de terres ocre, qu'est ce? Un fleuve. Il a plus le panache d'une couleuvre que celui d'un dragon! Mon camarade l'avion me glisse de brusques mots à l'oreille et me caresse vigoureusement de ses tremblements et de ses secousses pour m'indiquer que nous attaquons l'atterrissage. Je débarque enfin, CA Y EST!!!! Les formalités douanières sont vite expédiées. Je me retrouve entouré de petits bonshommes jaunes qui me parlent tous en même temps dans un vietnamien magnifique. Oups, c'était de l'anglais à la senteur Hanoïenne. L'équipe de gentil rabatteur/racketteur m’agresse agréablement pour me trouver un taxi. Ils tiennent à leur commission et au pourboire que je ne leur donnerai pas. Je me cherche une contenance, j'arrive à esquiver la glu des rabatteurs en m'enfuyant dans les toilettes ou à l'abri d'une cuvette je sors de mon pantalon ma sacoche ventrale ou sont cachés tous mes trésors : Carte bleue, billet retour, traveller's check, passeport, argent liquide... Je ressors des WC en ayant transvasé dans ma poche quelques dollars, de quoi payé le taxi et me débrouillé pour ce soir. Seul, on se sent très seul face aux taxis men. Une fois qu'on a compris qu'ils parlaient anglais, leurs propos deviennent de suite plus accessibles. J'allume la première cigarette sur le sol vietnamien et bois une Tiger attablé devant le guide du routard dans l'aéroport. Un jeune viet vient me taper la tchatche. Il connaît les meilleurs hôtels de la ville, les meilleurs taxis et les meilleurs restaurants... Il faut que je donne l'impression de n'être pas un touriste pour ne pas me faire arnaquer. Il faut que je sois sur de moi et que je donne l'impression de savoir ce que je fais. Je ne sais absolument pas ce que je fais ni ou je vais. Je trouve le nom d'un hôtel dans le guide et je lui montre. Il connaît, bien sur, comme c'est entonnant!! Il me trouve un taxi pour 10 dollars. Direction Hanoï! La conduite est impressionnante. Que de coup de klaxon! Priorité au plus gros véhicule. Ça passe ou ça casse. On a déjà failli écraser deux jeunes en scooter et embrasser un bus. Les alentours de l'aéroport ressemble à une zone industrielle ou commerciale, chaque bâtiment espacé par un terrain vide. En fin une vu d'Hanoï derrière le fleuve. Les maisons avant de rentrer dans la ville étaient très typiques. Dans la ville elles paraissent plus coloniales. J'apprendrais plus tard qu'une loi sur l'urbanisme impose la largeur de tous les immeubles. Les appartements nous donnent tous l'impression de n'être que sur leurs longueurs déjà qu'ils n'ont pas l'air bien grand. Klaxons, Klaxons, Klaxons, lignes continues, je me demande comment ils font pour ne pas se tuer ou tuer les autres. Ici lorsque le jeune est en age de passer le permis, je suis sur que le grand parti communiste du Vietnam le lui offre afin de collectiviser au maximum les moyens de conduite. Le gouvernement a simplement du oublier de rédiger un code de la route. Nous arrivons finalement au milieu des feux d'artifices, des cris devant un hôtel qui n'est pas celui demandé. La rue, les rues, la ville, les gens sont en liesse. C'est le « Tet », le nouvel an vietnamien, la fin de l'année lunaire. Adieux vieille mère, bienvenue jeune mère. J'arrive le dernier soir du réveillon de trois jours. Le taxi essaye de me convaincre sans trop de mal que cet hôtel est équivalent a celui demandé. Le réceptionniste me fait visiter une chambre climatisée avec un grand lit, une baignoire, de l'eau chaude et des toilettes incluses pour la somme me paraissant modique de 10 $. Ça y est j'ai fait mon choix ou plutôt je me suis laisser porter par mon euphorie, je prends donc cette chambre dans cet hôtel qui s'appelle le « Sinh café ». J'exulte d'arriver à me débrouiller seul, comme un grand voyageur, comme un grand aventurier. C'est le COEUR, je me régale, les gens sont géniaux et trop gentils. Je suis parcouru d'un bonheur unique, de joie j'en ai les larmes aux yeux et je ne sais même pas pourquoi. Une fois mon petit sac à dos jeté dans la chambre je redescend à la réception et me fait offrir un thé. Moi qui n'en suis pas grand amateur, sur le moment je le trouve presque meilleur que le thé arabe. Je le qualifie même de meilleur thé du monde. J'apprendrais le lendemain que c'est du Lipton avec du citron et beaucoup de sucre. Juste après j'enchaîne mes expériences gastronomiques avec un café. Mon nouvel meilleur ami : le réceptionniste me le garantit trop fort pour moi. Que nenni, il s'avère doux avec un léger goût de chocolat. Je prends finalement mon courage à deux mains et me jette dans une ballade au milieu des gamins hurleurs. En pleine nuit noire les festivités sont à leurs combles, feu d'artifices, pétards.... Ce sont les premiers pas du nouveau né, je titube ne sachant pas ou aller et n'ayant pas encore trouver le rythme pour marcher au même flot que les passant. Je chemine au ralenti soutenu par mon excitation affrontant l'épuisement des trajets. Je tourne en rond en gardant pour épicentre mon hôtel. Les rues me paraissent petites encombrées par les étaux de fruits de viandes et de phô. Sur un étal j'achète deux pommes et une grappe de raisin pour 50 000 Dongs sans marchander. Explosé de fatigue je rentre me coucher de ce pas il me semble être 18h30. C'est épuisant de voyager. Je me réveille à minuit en pleine forme, putain de décalage horaire! Toujours ce sentiment d'allégresse au cœur. Je lutte pour me rendormir bercer par les hurlements de festivités, les coups de sifflets, les explosions des pétards et des feux d'artifices. Tout à l'heure quand je me lèverais ce sera ma première journée au Vietnam, je vais tout faire pour me régaler.

Plus de bruit mis à part la clim et un klaxon ou deux. Que se passe t'il? Il est 7h20. La douche sous laquelle je me jette me rappelle Cuba. Ici le problème n'est pas l'eau chaude mais d'avoir de la pression. Je descends à la réception boire un thé et j'enchaîne derrière sur une bière « Hanoï ». Mon meilleur ami de service me rend service en me changeant cent euros pour un million huit cent mille Dong. Malgré nos liens d'amitiés fraternel il refuse mon billet de cent car un minuscule coin est manquant. J'apprendrais qu'ici la valeur de l'argent occidental prend en compte l'état des billets. Il me propose aussi de me vendre un billet d'avion lorsque je lui demande comment et ou en acheter un pour Saigon ce soir. En quittant l'hôtel mon pote du jour m'a fait régler « l'expensive » prix de 11 $ pour la nuit, 2 bières et un café. Il a aussi conseillé de visiter la ville à pied puis de rentrer en taxi une fois que je serais perdu. Je lui laisse mon sac et mon passeport que je reviendrais chercher en même temps que mon billet d'avion. Je suis assis sur un banc (c'est con comme phrase si elle s'arrête là), en face d'un lac à Hanoï. Pour arriver jusqu'à ce banc il m'a fallut traverser une rue puis une ruelle puis une autre rue. Tout ça pour dire que ces quelques traversées en dehors des passages cloutés inexistants m'ont énormément appris sur le risque de traverser une autoroute à pied. Mais maintenant je peux le faire les yeux fermés et a cloche pied. Je marche, je me promène, je traîne au long des odeurs, des couleurs des gens. Mes papilles gustatives salivent lorsque je passe devant une bonne femme qui vends de la bouffe. Au long de ma promenade j'ai le déplaisir de croiser pas mal de touriste. Je passe même devant un Sofitel ou un car charge des hollandais. Le bruit ambiant de la rue n'est pas agressif et pour l'heure je ne me suis pas encore confronté à la mendicité que j'appréhende. Par contre les hommes qui passent à mobylette, eux m'interpellent comme si j'étais une grande blonde d'1mètre 80 mais heureusement ce n'est que pour me proposer de m'emmener. J'aimerais pouvoir décrire au pixel près ce que je vois; mais c'est ce que je ressent qui va au delà de toute pixellisation. J'essaie d'être ouvert à tout mais c'est dur. Il faut rester ferme face aux gens qui me suivent sur 50 mètres pour changer un euro. Après une heure ou deux de marche, ce banc a l'air attirant comme un aimant. Je fais l'erreur de m'asseoir. La cible est automatiquement repérée par tous les colporteurs, par tous les marchands... Je rêve d'avoir tatouer sur le front les écriteaux en cuivre qu'on trouve dans les anciennes copropriétés : INTERDIT aux quêteurs, colporteur etc... Celui ci m'aborde en anglais pour me vendre des livres en anglais « of course ». Son argument de vente est : « c'est pas cher!! ». Ce qui est magnifique c'est malgré mes refus, il partira en souriant et en me disant au revoir. Le ciel bien que dégagé est assombri par un semblant de pollution. Lorsque je demande du thé on me fait comprendre que j'aurais de la soupe. Entre le ciel et la soupe il s'est passé un pantalon « Pierre Cardin ». On ne peut que se demander ce que cette phrase veut dire : tout simplement qu'entre le moment ou j'écrivais la première et la deuxième j'ai oublié de noter dans mon carnet de route que je me suis acheter un pantalon. Ça été une expérience assez déconcertante. Les vendeurs essayaient de me convaincre que la coupe était normale et que la taille et le prix correspondait. Je me suis bien sur laissé emporter par le délicieux bagou de mes escroqueurs. Mais revenons au thé à la soupe. En passant devant une délicieuse mémé, je me lance à prendre le risque de retenter une seconde fois l'expérience improbable de boire et surtout d'apprécier du thé. Dans la rue, à même le sol je m'assoie pour commander à la mamie un thé qu'elle me semble faire bouillir dans une marmite. Il s'avère donc que c'est de la soupe. Aventurier jusqu'au bout de mes baskets Nike je me lance. Attablé à une planche supportée par des cagettes je suis assis sur les traditionnels tabourets pour nain en plastiques fluorescents. La marmite posé sur deux quairons est alimentée non pas au gaz mais par quelques braises qu'un ventilo lui alimenté par une rallonge électrique entretien. La soupe m'est enfin servie. Ou plutôt le bouillon m'est enfin servi. Si je pouvais définir ce que je viens de manger vous pèteriez un plomb surtout pour ceux qui savent à quel point je suis difficile et capricieux. De fines tranches de viandes (du moins ça y ressemble), des sortes de vermicelles blanchâtres, les mouches (pas dedans autours), du gazon (des herbes), des brindilles blanches. Tout ça dans un liquide dont la seule définition pourrait être vaseux. Je n'ose même pas évoquer la chose qui ressemble à un mini ver de terre (mais en France comme pour les moucherons en camping ma mère me dirait que c'est plein de protéines). Les baguettes et les cuillères sont entreposées dans un pot, j'en sort deux et une et mange. Au final c'est très bon! Là ou je suis dégoutté c'est quand deux vieux viennent s'asseoir à mes cotés et essuient leurs baguettes et cuillères avant de manger. Je n'y avais pas pensé. Ici on fait sa vaisselle avant d e manger, pas après. Le service est à revoir. Je suis sur que c'est pour ça que « chez mémé » n'est pas dans le guide du routard. Ça magnifique met appelé « phô » mais prononcé « feu »ne m'a coûté que la modique somme de 10 000 Dongs sans doute le prix touristique vu que la mamie ne parlait pas anglais. Je souris en voyant les femmes conduisant les vélos leurs hommes à l'arrière qui pousse avec leur pieds au démarrage. Au fur et à mesure des mes errances je suis interloqué par les logos des marques de fringues, le @ est ici plus à la mode que le Nike ou le coq sportif sur les gilets et les bonnets. De rue en rue, de bières en café je m'interroge sur la nécessité de servir le kawa dans une tasse elle même servit dans un bol. Remarque culturelle : la cagole c'est international. Ici aussi des magasins leurs sont réservés. Bon d'accord ce n'est pas « Pimkie » ou « Jennifer » mais quand même... Un jeune du café précédent ma accompagné jusqu'à internet. (C’est gentil et gratuit) Les cantonniers ne balaient que d'une seule main. (Faut dire vu la taille de leur balai...) It's fun because, les repose pieds sur les mobylettes ne servent qu'aux femmes, elles y posent leurs talons. Je suis maintenant dans le taxi qui me mène à l'aéroport. Je n'affronte que 10 000 risques de mort avant d'y arriver. Elles ont un putain de sourire et un putain de cul. Quand elles sourient leur visage s'illumine. Quand elles bougent du cul ma queue se relève. Dans le fumoir je tape la discute avec un très agréable et très gentil mec en costume. Il m'explique la vie à Ho Chi Minh city, il me donne aussi sa carte et me propose de l'appeler une fois sur place (on verra). Il me dit aussi qu'on écrit Ho Chi Minh mais que ça se prononce Saigon. En attendant dans la salle d'embarquement je déguste une bière Halida et mange un bol de noodle. Soudain je me réveille, je me suis assoupi au dessus de ma soupe et c'est le dernier appel pour mon vol qui me fait sursauter. En levant la tête l'horloge indique 20h06 et mon avion décolle soit disant à 20h10. Une fois à bord, c'est bondé de monde. Une fois décollé, sur l'écran principal, ce n'est pas un film mais la retransmission de la vue depuis la caméra placé à l'avant du cockpit ainsi on pourra voir comment on va mourir en s'écrasant ou en heurtant un dragon volant. Nous commençons à survoler Saigon. Vu de nuit et d'ici c'est une immense araignée fluorescente. C'est impressionnant, la ville semble ne pas avoir de fin, des lumières jusqu'à l'horizon. A la sortie de l'avion je suis de retour à la Havane; la chaleur est étouffante et je retrouve le plaisir de suer au contact de l'air. Pour 50 000 Dongs je me fais trimballer jusqu'à un hôtel en motorbike, je suis très fier de moi sur l'instant par le prix que j'ai obtenue et d'avoir oser me faire chaler à travers la ville. Le road trip est délectant vu la chaleur et le paysage (les filles) qui n’à rien avoir avec Hanoï. Je me fais déposer dans le quartier routard ou je trouve une grande chambre dans un hôtel indiqué par le routard dans le quartier routard. Une fois mon sac à dos jeter sur le lit, je pars à pied faire le tour de gringolandia. Au premier coup d'œil si je devais faire une comparaison entre les deux capitales ennemies, je dirais que H est honorable et S paraît dévergondée. L'air est électrique et le peu de gens non européens sont occidentalisés. Il faut que je m'éloigne dès demain de ce quartier bobo. Si dieu avait un nom ce serait « Saigon Beer Fresh », c'est jouissif sous ce climat de se désaltérer. Ma première impression de S restera quand même très contrasté, ça à l'air beaucoup plus festif et vivant la nuit (mais je suis sur que c'est le coté fictif donné par les touristes). Jusqu'ici je n'ai pas vu un seul truc de repas au sol alors qu'il était plus rare de trouver un resto à H qu'un bol de phô à manger par terre. J'ai l'impression qu'on se fait plus brancher par les vendeurs (mendiant dans le sens qu'ils n'arrêtent pas) qu'à H. C'est quand même fort de se dire: je me descends une bière à Saigon avec de la musique qui tue en arrière fond. J'admire les petits seins qui pointent assis en terrasse du « Allez boo ». Lors d'une pause boisson à H, le barman avait essayé de me convaincre du Metalica. Ici c'est Blues et Soul. L'électricité ambiante se matérialise sous mes yeux sous la forme d'une filade comme on dit au collège. Sauf qu'ici il n'y a pas de pions pour arrêter les collégiens qui se battent. Une fois l'homme à terre le vainqueur continue à lui écraser le tête sur le sol. Comme à l'école une foule fait un cercle au tour de la baston. Mon regard s'égare sur les gens qui passent. Un vieux blanc de 40 ans qui se promène avec un bloc de 18 ans. Le mafieux local qui vient relever les compteurs de ses vendeurs/mendiants. Une engueulade entre deux chicas, elles crient presque aussi fort que les nôtres au milieu de la rue. Lorsque je me rejette un œil vers la baston, le perdant s'est relevé, mais l'attroupement continu. IL a la tête en sang et est près de tomber. Il titube, court au milieu de la rue puis trop loin je le perds de vue. Il revient et monte dans un taxi. Ses collègues essuient le sang. Le taxi refuse de partir tant que son arcade pisse le sang. Toujours attablé et écrivant sur mon carnet de route, je sirote une énième bière lorsqu'un mec vient me brancher. Me voyant seul il m'invite à me joindre à sa table avec son pote. Paul est américain de Seattle et Ryan est canadien de Toronto. La discussion bien sur s'est faite en anglais. Nous éclusons quelques pintes de plus et je les écoute parler du pays. Nous traversons la rue pour rejoindre le bar d'en face ou sur une terrasse au milieu du trottoir nous éclusons de nombreuses autres bières. C'est le dernier soir de Ryan à S. Il a décidé de fêter ça et je n'y vois aucun inconvénient. Nous branchons des espagnols et ils nous rejoignent pour écluser. J'apprendrais plus tard qu'il est normal d'inviter les gens seuls à boire un verre ou à faire la fête. C'est la solidarité des routards entre guillemets. Du moins j'apprendrais aussi plus tard que c'est normal pour les citizen of the world sauf pour les français apparemment. Certainement un peu trop imbibé, je suis mes lascars jusqu'au « Sahara » pour jouer au billard en continuant à tiser. A peine accouder au comptoir les filles commencent à me déclarer leurs flammes, elles me crient par dessus la musique assourdissante « I love you ». L'une d'elle récupère ma carte d'embarquement dans la poche de ma chemise et y écrit « I love you ». A la fin de la nuit je suis le seul homme du bar à ne pas être parti avec une fille/pute. Je sors donc de ce lieu de débauche et à un mètre de là un vietnamien accroupi sur le trottoir m'invite à boire un café traditionnel. Nous discutons un peu, il veut savoir pourquoi je ne ramène pas de fille. En fait c'est le grand frère de ces filles. Il me propose aussi de monter à l'hôtel avec lui. Le café est très fort et très bon mais le filtre en métal laisse passé beaucoup de grains. Je finis par rentrer seul vers 6h30.

Je me réveille avec une barre en acier entre mon front et mon cerveau. Première cuite au Vietnam et elle ne m'a pas coûté plus de 100 000 Dongs. Les 3 paquets et demies de clopes dans la journée n'ont rien fait pour aider à prévenir le mal au crâne. Je tente d'invalider la gueule de bois avec deux aspirines. Je pais la chambre 235 000 Dongs sans rechigner vu le mal à la tête qui me poursuit. Mais je sors mon sac à dos de ma chambre et cherche un autre hôtel. Celui mitoyen s'appelle « Hoang Linh » il fera l'affaire. Ça y est je commence en lançant ma première expédition. Objectif, partir à la recherche de je ne sais pas quoi et le trouver ou tout simplement flâner le nez en l'air sans prêter attention à ma destination. Voler des clichés, des instantanées de vie. Je pars donc et commence en longeant une rivière asséchée, je ne vous raconte pas l'odeur du miasme marécageux. Je ne vous le raconte pas tout simplement parce que je ne connais pas d'adjectif assez fort et que sinon, ça ferait trop marseillais. Des jeunes hommes torses nus travaillent sous le cagnard à couper de longues tiges de cannes à sucres ou de bambou, je ne fais pas encore clairement la différence. Leurs corps brillent de transpiration, pas un pet de graisse et des muscles taillés au couteau. Sur le trottoir je traverse le pont par dessus la pseudo rivière enfumé par le bruit des klaxons et assourdit par les gaz d'échappement. Il fait vraiment chaud et pas un brin d'air. Je m'enfonce dans de petites ruelles les yeux explosés par le spectacle de la vie et de la misère. Les immeubles de bétons sont de moins en moins haut et la peinture de moins en mois présente plus je m'avance dans mon expédition. On peut sentir qu'on est dans les quartiers pauvres. Un je ne sais quoi dans l'attitude des gens ou plutôt un je sais quoi. Je suis de retour à la maison. Marseille me revoilà, les racailles, les yeux qui brillent, les coups d'œil suspicieux. « Mais qui c'est celui là, qu'est ce qu'il fout là? T'es pas chez toi! Oh gringo rentre dépenser tes dollars chez les ploutocrates! » Vu l'état des trottoirs que j'apprendrais à adorer plus tard, il vaut mieux marcher au milieu de la route. Le walkman sur les oreilles je dois vraiment avoir la dégaine d'un américain à Noailles. A même le sol, de grandes et larges plaques de bois noir sur lesquelles on fait cuire la viande à la chaleur du soleil. Je pense, je ne sais pas pourquoi que je ne mangerais pas ici. Sur ma droite, un élevage de coq. J'apprendrais plus tard que le mec leurs peignait les pattes pour les faire combattre. On me dira aussi que certaines fois des lames de rasoirs leurs sont attachées pour accentuer le sang lors des combats. Je me sens tellement à ma place ici que je décide d'étancher ma soif. Sur ma gauche je vois une baraque de type brésilien, le typique bidonville surmonté d'une pancarte Coca cola. Je traverse les débris de trottoir et passe le petit chemin de terre. Ça à l'air d'être un café. Je m'assois sur une sorte de tabouret. Je commande la boisson universelle, surtout celle qui dans toutes les langues est comprise dans le monde entier, d'Éthiopie jusqu'au Bhoutan : le Coca. Les gens sont très accueillants mais le peu de communication est très difficile. Apparemment c'est le vieux style de café ou l'on vous tient compagnie pendant que vous consommez. J'en suis excessivement surpris, croyant qu'ils avaient disparus. J'avais lu leur existence dans le guide du routard de mes grands parents, il y a plus de15 ans. Mais ils n'étaient plus indiqués sur celui qui m'accompagne comme une bible sacrée. La serveuse me demande mon nom et le prononce « Sulé ». Elle trouve mon stylo « number one », c'est rigolo, c'est vrai qu'il brille (mon stylo). 6 femmes jouent à un jeu. Les cartes font la taille de mon pouce voir plus petites. Soudain choc! Nous tentons toujours de communiquer et je commence à comprendre qu'elle est en train d'essayer de se vendre. C'est une charmante jeune fille de 17 ans. Les mots, l'accent, le doute reste possible. Je peux avoir mal compris. Maintenant ils me demandent si je suis gay parce que je refuse de coucher avec elle. Bon ben aucun doute j'ai bien compris. C'est vraiment un autre monde. Je me cherche une contenance en allumant une clope et commandant un autre coca. Eux changent de sujet comme on le fait lors d'un apéro avec une bande de collègue. Voyant ma cicatrice au poignet (causé par un accident de baie vitrée lors de mon adolescence), ils me demandent si j'ai voulu me pendre. Puis retour à un sujet plus lucratif sans doute mais en tout cas leur préféré.. Les signes qu'elle me fait sont très évocateurs : l'index de chaque main se rapprochant plusieurs fois. Une Harley Davidson passe. C'est en les voyant mettre dans une sorte de sac postal de la glace pour la briser à coup de marteau que je commence à me poser des questions sur la propreté des morceaux de glaces dans mon verre. Je me rends compte qu'avec la chaleur, le coca est traître. Trop doux il n'assouvit pas la soif. Pas mal de mouches (mais c'est normal vu la « propreté »ambiante). Le deuxième choc arrive lorsque la serveuse essaie de me refiler sa petite sœur. Et lorsque je refuse, ils me demandent si je suis impuissant parce que je refuse de niquer une gamine de treize ans. Là je n'en peux plus, je me dresse d'un bond, jette 40 000 Dongs sur la tablettes et part en ne me retournant pas sous leurs cris moqueurs. Encore sous le choc de leurs propositions et surtout du naturel de celle ci, je marche vite à travers le quartier désolé par la misère. La chaleur est étouffante. En marchant je me fais brancher par un gars à moto qui insiste pour me chaler. Mourant d'envie de sortir vite de ce lieu, j'accepte et lui montre la carte de mon nouvel hôtel pour qu'il m'y conduise. Il m'expliquera plus tard qu'il s'est inquiété pour moi me voyant seul perdu dans le quartier des drogués shooté à la colle. Eh bé, heureusement que je n'y suis pas passé en pleine nuit, avec le cul que j'ai... Mon nouvel ami baragouine l'anglais, il s'appelle Hué et a une fille de mon age qui fait des études. Une fois passé par le bonheur d'utiliser de vraie toilette, il m'emmène dans un resto ou au troisième étage surplombant la ville je mange les yeux fixés sur la grandeur de la ville. Il faudrait peut être leur dire que le Pepsi ce n'est pas sensé être bleue fluo. 30 000 Dongs les nouilles sautées, c'est cher. Mais, manger en plein air, avec cette ambiance, cette vue et cette magie, ça vaut largement le coup. J'essaie les trois et que ce soit baguettes, cuillères ou fourchette la bouffe est tellement glissante qu'il ne reste rien au moment ou je porte l'instrument à ma bouche. NB : ne jamais essayer la force avec les baguettes. Ce sont elles qui gagnent toujours dans ce cas là car on s'en met partout. Hué me traduit baguette en vietnamien, ça donne quelque chose comme « dûa ». Après cette légère dégustation, je me fais ramener jusqu'à l'hôtel ou je décide de lutter contre la chaleur par une douche suivit d'une sieste. C'était une très mauvaise idée, mouillé et sous cette chaleur je ressors de mon repos abrutisseur encore plus moite et pégueux. Il est temps de me faire raser! Ça fait trois jours que je suis parti de France et à l'époque je ne m'étais pas occupé de mes poils depuis une bonne semaine. Le réception man m'indique un « barber shop » ou plutôt une direction. J'acquiesce et fait semblant d'avoir compris. Je pars donc à pied et bien sur une fois sur l'avenue principale, ne trouve pas le Graal promis. Je fume clopes sur clopes pour compenser les gaz d'échappement des mobylettes. Je finis par me décider et fait signe à un mec sur un scooter. Nous entamons la négociation et je suis étonnement surpris par l'acceptation immédiate des 5 000 Dongs. En moins de 5 minutes nous y sommes. Ce n'est absolument pas kitch. Les murs eux même brillent ou reflètent de lumière. Les sièges sont douillets et peint de fluorescence. Les raseuses/barbières sont 8 et bonnes à se damner. Je ne me rappelle plus le prix, mais ça ne m'a pas semblé excessif pour la France. Ma sublime raseuse m'a proposé plusieurs fois d'aller visiter l'arrière boutique et je cachais mon désarroi sous de grands éclats de rire. D'autres se sont proposées pour me satisfaire ensuite. Malgré ces propositions, le rasage a été ultra professionnel et j'en suis sorti lisse comme un bébé et ravi. On m'expliqua plus tard que les prix des moto-taxi était si bas car ils recevaient une commission des salons en général pour leurs avoir amener un client. De retour à mon QG le « Allez Bo », je mange des nouilles et me réhydrate à grand renfort de « Saigon Beer ». Je ressasse en boucle l'après midi et bloque sur la pédophilie. Quand on en entend parler à la TV ou dans les journaux, on se dit de nombreuse chose sur ce qu'on ferait aux pervers qui viennent ici pour abuser de la misère du monde. Mais ici après coup, je ne sais quoi penser, ces gens n’avaient pas l'air mauvais. Ils ne me semblaient pas vils. Ils ne faisaient qu'essayer de survivre au malheur que leur impose leur classe, leur caste, le système. Mais changeons de sujet et passons à la partie intéressante de la soirée, la bringue. Un jeune est en train d'écrire à la table d'à coté dans un style de journal intime. Je m'invite à ses cotés et nous nous présentons. Kris est très sympa, il est anglais et viens de finir ses études de chirurgien dentiste. Il fait un break de plusieurs mois autour de l'Asie du sud est, avant d'attaquer la vie active. Il me parle de son expérience du Vietnam, d'une somptueuse ville qu'il me conseille de visiter au centre du pays. Il encense le pays par rapport à la Thaïlande. Nous éclusons quelques bières tel les deux gentlemen anglais que nous sommes puis décidons de partir à l'aventure, à la recherche d'un autre endroit ou boire et manger. Nos recherches fort peu fructueuses nous portent finalement dans des petites truelles éclairé par beaucoup d'ombres et un ou deux lampadaires. Nous prenons plaisir à explorer ces ruelles la nuit. Comme les explorateurs que dis je les aventuriers que nous sommes nous prenons plaisir à vagabonder, à cheminer, à errer. Absolument inconscient que les vrais aventuriers avaient un objectif : l'argent et faisaient tout pour y arriver le plus vite possible. Ils ne flânaient pas au clair de lune pour le plaisir de traîner. Finalement nous arrivons dans une gargote, que dis: je un bar! Que dis je: un club! Situé en face de quatre cours de tennis. Nous nous asseyons et j'allume l'une de mes chère cigarette si peu chère ici. Mais le manager du lieue nous invite à déguerpir et fissa. Étonné par son accueil si froid Kris lui en fait expliquer la raison. En fait sans le savoir nous avons pénétré sur un terrain militaire et c'est le club de sport des officiers. Avec notre bagou de jeunes brigands nous arrivons à convaincre le maître d'hôtel de nous servir deux bières. Mais il y met une condition, dès que les nobles capitaines de police auront fini leurs entraînement il faudra déguerpir avant leur venu ici. Effectivement à peine nos canettes entamées et réglées nous nous retrouvons à courir poursuivis par les cris des officiers mécontents que nous ayons osé posé nos fesses sur leurs nobles chaises en plastiques. Un peu plus loin, mon nouveau buddy m'annonce qu'il est affamé. Nos canettes à la mains comme deux clochards des grandes villes ou comme deux étudiants en pharmacie me dit il, nous commençons à trouver un spot ou nous asseoir pour grignoter un petit quelque chose. Nous retournons donc à nos errances. De trottoirs en macadam, de gargotes en barbecue et toujours en pleine rue nous hésitons devant chaque potentiel festins jamais rassurés par l'hygiène, la propreté ou le contenu de ces hypothétiques festins. Notre dévolu se fixe enfin sur une vieille mémé qui porte à ébullition de l'eau sur un feu et s'en sert pour bouillir des œufs. Bof, je ne suis pas un grands amateurs de cette préparation mais mon estomac commençant à me textoter sa présence, je me laisse convaincre par Kris. Nous posons nos délicats arrières trains sur de traditionnels tabourets en plastique pour nain. Les œufs nous sont présentés et mon buddy, avec une cuillère commence à casser la coquille du sien. Là, horreur, damnation, une odeur de souffre nous entoure! Nous cherchons en tournant la tête quel est l'abruti qui nous a jeté une bombe puante dessus mais ne le trouvons pas. L'odeur infecte ne semble pas déranger la mamie qui nous a servi. Après réflexion nous nous rendons compte que ce doux fumet provient de l'œuf. Kris a écopé d'un qui a moisi. J'ouvre le mien et aussitôt nos sinus sont ré attaqués par une odeur digne d'un électeur du front national. Nous signalons bien sur ce fait répétitif à notre cuisinière qui croit que nos exclamations et nos gestes vifs sont des signes de contentement. Heureuse que nous apprécions ses talents gastronomiques, elle nous ressert. Pour ne pas l'offenser, nous retentons l'expérience..... Et, oh surprise, bis repetita! Ce coup ci mon brave compagnon anglais prend même le risque de goûter le contenu noirâtre de l'œuf. Moi révulsé, le cœur au bord des lèvres, je le prends en photo. J'apprendrais plus tard que l'on appelle cela des œufs couvés. Ici ils laissent incubés les œufs puis les font bouillir avant l'éclosion. De nombreux Vietnamiens, Thaïlandais, Cambodgiens, Bamars... encenseront ce mets à mes oreilles. Je ne me laisserais toute fois jamais tenter. On me dira même que c'est comme un bonbon. Il m'est souvent arrivé de manger toutes sortes de douceurs, mais jamais une qui sente la merde. Pour nous remettre, nous courrons vers le quartier touristique et soulageons nos estomacs avec une pizza et des pâtes. Le reste de la soirée est assez flou. En bref je bois, je bois et je bois. Je fume aussi beaucoup de cigarette pour que mes poumons ne soient pas jaloux de mon foie. Lorsque Kris va se coucher. Je passe à un nouvel ami à usage unique. Un hollandais qui est prof d'anglais au Vietnam. D'éclusions en éclusions, je le saoule lui aussi. Je fini ma nuit avec Eddi, un allemand. Très sympa nous enchaînons les pintes de bières jusqu'à 5h du mat en nous promettant de nous retrouver sur la même terrasse le lendemain.

La journée suivante passe vite, trop vite. Avec ma gueule de bois de toute façon, je ne me lève déjà pas vite, ça c'est sur. Je fais un peu de shopping en m'achetant une sacoche. Hier dans un magasin à coté le mec avait essayé de me la vendre pour 450 000, aujourd'hui je la touche à 60 000, comme quoi les prix ici sont ultras volatile. Je traîne ma gueule de bois toute la journée, donc les notes de mon carnet de route sont plutôt confuses, floues et excessivement dans le désordre. Le guide à moto de hier revient pour m'emmener visiter la ville mais je l'envoi chier. Je mes suis rendu compte qu'il m'avait extorqué le prix des pigeons japonais. Je me mets donc à la recherche d'un nouveau chauffeur. Et sous le cagnard, supportant ma tête qui se plait à cogner pour me rappeler sa présence, je jette mon dévolu sur le premier qui baragouine assez bien l'anglais. Tout d'abord je lui demande de me conduire chez un coiffeur. Après de nombreux mimes, beaucoup de gestes qui me semble clair et l'utilisation de tout le dialecte à ma disposition pour expliquer: coiffeur, couper les cheveux, cut the hair, barber, barber shop, il semble comprendre ce que je veux. Il démarre donc et nous voilà en route au milieu d'un embouteillage de scooter. Il me dépose finalement chez un coiffeur. Pas un salon de massage, un vrai coiffeur pour vietnamien (génial!). Dans un taudis en bois ouvert sur la rue. Je m'installe sur le siège en bois inconfortable comme une chaise de torture. Il me met de la poudre blanche sur toute là tête, sûrement du talc. L'intégralité de mes cheveux sont blancs. Il se sert de la poudre comme repaire pour couper, dès qu'il n'y en a plus il est à la bonne longueur de coupe. Bien que assez peu usité comme méthode, ma coupe au final n'est pas complètement ridicule. Je lui règle la somme de 15 000 Dongs. Le nouveau bikerman m'a l'air plus honnête que le précédent. Celui d'hier me convenait jusqu'à ce que mes potes expérimentés de la night me donne les différents tarifs. Jamais plus de 10 000 Dongs pour une course dans la ville et si le trajet est court jamais plus de 5 000. Mon vaillant chauffard me déposera ensuite dans le quartier chinois de « Cholon ». J'y visiterais un temple bouddhiste chinois. Très beau! Mais c'est surtout de traîner dans ces ruelles de terres, aux couleurs invraisemblables. Les odeurs de la villes sont très variés, sometime ça sent l'essence, le vomit, le moisi, la pisse au soleil, la fumée de voiture. Puis on passe dans une rue ou les odeurs sont tellement diverses que l'on est surpris par ce mélange. Les murs des bâtiments sont dans un état de délabrement tel qu'ils paraissent avoir subit un bombardement il y a peu. Puis soudain au milieu de cette déchetterie à la Calcutta on verra pousser une magnifique rose, un splendide immeuble mitoyen avec celui aux murs déchiquetés. Les hommes autours de bières m'invitent à me joindre à eux pour me reposer à l'ombre d'un parasol. Ils boivent de la bière en jouant aux dés. Je refuse en riant leur propositions et demande à mon bikerman de me rentrer. Un peu ça va, mais la misère à l'état brut en plein milieu d'une ville, ça fait un choc assez suffisant pour la journée. Je me fais ramener au « Allez Boo » ou je commande une bière. Un mec passe torse nu dans la rue avec plein de marques dans le dos et sur le torse comme des suçons géants. On m'expliquera plus tard que ces marques hallucinantes sont provoquées par des verres posés sur le corps qu'on fait chauffer. L'air ainsi dilaté aspire la peau à l'intérieur du verre. C'est une vielle médecine ancestrale pour soigner je ne sais toujours pas quoi. Je quitte le bar à la recherche d'un autre hôtel. Je longes la rue principale, remonte l'avenue centrale sur la droite et retourne sur ma droite. Puis je me perds. Au final je me fais brancher par un Vietnamien en costume. Il parle un anglais sans défaut teinté d'un sale accent yankee. Il m'interpelle dans la rue depuis son salon qui est ouvert en grand sur le trottoir. Il m'invite à le rejoindre pour déguster une bière. Ayant dit les mots magiques, je m'assieds avec lui pour partager ce breuvage. Ça première question est en quoi peut il m'être utile? Je le remercie mais lui explique juste ma recherche d'un hôtel pour demain. Il est Américain d'origine vietnamienne propriétaire de quelques biens immobiliers sur Saigon. Il se propose donc automatiquement de me louer une chambre dans l'immeuble ou nous sommes qui est un de ses « Room for rent ». Sa femme me fait visiter la chambre du dernier étages qui me semble ultra convenable même si la douche est sur le palier. J'adore les vieilles tapisseries qui étaient déjà kitch en 70. Je redescends annoncer à mon businessman que je prends sa chambre à partir de demain. Nous marchandons le prix quelques minutes et tombons d'accord pour 8$. Pour célébrer ça il m'offre une phô. Je retourne ensuite dans le quartier routard. Je rentre dans une agence de voyage et en moins de temps qu'il n'en faut pour le taper à la machine, je réserve et paie ma place pour aller visiter le delta du Mékong demain. Ça me coûte 7$ et j'ai rendez vous pour un départ à 8h15. Je n'ai pas intérêt à trop faire la bringue ce soir sinon je vais sans doute le regretter. L'ordre logique des choses se profile. Je retourne m'asseoir à la terrasse de mon antre à alcool préféré. Comme espéré, je sympathise avec Ian un écossais. Nous buvons donc jusqu'à 1h du matin. puis lorsque terrassé par l'alcool il décide d'aller se coucher, je lève l'ancre vers d'autre territoire. Je traverse la rue et m'installe sur la terrasse du « Saï Gon café ». J'y retrouve mon pote de la veille Eddi l'allemand. Il est attablé à l'une de ces tables en aluminium dont l'apparente fragilité ne donne pas confiance pour s'y accouder quand l'on est pas à jeun. Je le rejoins donc et il me présente son guide de la journée, un minot de 10 ans qui ne comprends pas grand chose à l'anglais mais à l'air vif. Le kid déguste un pseudo coca pendant que nous tchatchons comme les gainsbouriens que nous sommes. De clope en clope et de bières en bière, nos discussions sur la vie égrènent le temps. Alors que je finis une pinte et fais signe à la serveuse de nous resservir, je vois que le minot a fini sa bouteille de coca. Je lui en commande donc une autre. Et là, un grand blanc... Eddi et moi restons ébahis. Nous nous regardons certain d'avoir bien compris mais cherchant une dénégation dans le regard de l'autre. Il finit par ouvrir la bouche qu'il a déjà béante d'étonnement et me demande si j'ai bien compris là même chose que lui. Le gamin par signe nous a fait comprendre qu'il voulait bien que l'un d'entre nous aille l'enculer. Nous ignorons immédiatement le pitchounet et nous demandons quelle attitude prendre. Moi je suis d'avis de lui coller deux gifles pour qu'il dégage. Eddi est lui partisan d'ignorer tout simplement le gosse. Nous sommes vraiment mal, notre conversation n'a plus rien de gaie. Nous ne parlons plus que de ça, nous demandant comment nous en sortir pour que l'on ne nous accuse pas de quoique ce soit. Nous commençons donc à psychoter comme des malades. Nous ignorons clairement le môme qui ne trouve rien de mieux à faire que de me tirer par la manche et de recommencer ses gestes cette fois clairement à mon intention. Apparemment le peu d'attention que j'ai eu pour lui en lui offrant un coca l'a convaincu que je devais l'enculer. Là je n'en peu plus, je le repousse sans ménagement et apparemment il comprend et fuit. A 3h30 je rentre me coucher.

Le téléphone sonne à 7h du matin pour me réveiller. Je me lève relativement facilement comparé à la veille et à l'avant veille. Dans les toilettes je commence à me rendre compte que je ne vais vraiment pas bien. Impossible de caguer! Ce n'est pas la mort. J'ai mal au ventre. Je prends deux aspirines pour lutter contre la douleur et descends à l'agence « Kim travel ». J'y poireaute en attendant les différents membres de mon groupe pour la journée. Une fois que tout le monde est là, nous sommes une dizaine. Nous attendons ensuite le guide et le mini bus. Pendant tout ce temps je me meurs de mal au ventre et je fais la queue dans les toilettes de l'agence pour me soulager. A chaque fois que j'en sors sans réussir à chier, je reprends place derrière la porte pour y retourner. Enfin, nous partons. Dans le mini bus, je meurs de mal au ventre. Je transpire, je passe par de nombreuses couleurs comprises entre blanc, vert, jaune... Je tente de lire mais ma position est inconfortable. Je déboucle ma ceinture puis ouvre le premier bouton de mon jean. Après une heure de trajet, nous nous arrêtons pour faire le plein d'essence. Le guide nous invite à nous dégourdir les jambes et je m'auto invite aux toilettes. C'est une petite cabane en bois et au toit en plaque métallique, pour offrir l'option sauna. Le trou creuser à même le sol me semble être un semblant de chiottes et j'ai tellement envie que je me jette dessus. ET là, oh bonheur!! J'y arrive, c'est une libération, c'est mieux que de jouir. Je me vide de liquide. Une nouvelle problématique m'apparaîtra en un manque de papier flagrant.. Un tonneau remplie d'eau croupie avec une casserole qui flotte sur le dessus sert à se nettoyer et à tirer symboliquement la chasse. Je profite de cet espace encore une fois pour remercier le guide du routard d'avoir penser à mettre a la fin de chaque volume quelques pages pour noter ses pensée. Nous reprenons le trajet et arrivons sur un port posé le long du bras d'un fleuve. L'eau est grise, marron, trouble. Nous embarquons sur un bateau et attaquons la traversée. Sur ce bateau, nous sommes des animaux en cages; les autochtones sur les autres bateaux nous regardent alors que nous les prenons en photo. Ils s'amusent à nous voir les photographier en pleine activité commune et normale. Ils ne se rendent pas compte à quel point ils sont beaux et folkloriques pour nous. Dans le groupe, il y a pas mal de japonais. Le paysage est splendide, féerique. Je reste rêveur à le contempler. C'est très beau mais l'ambiance est trop touristique. Je pense que je ne ferais plus jamais ce genre d'excursion, je me débrouillerais tout seul. La chose qui me marque sur les japonais est leur manque de pilosité. Leurs jambes sont imberbes et ridiculement blanches sous ce soleil. On accoste une île au milieu du delta pour changer de bateau. Le nouveau est plus petit. Il nous permettra d'accéder aux petites îles plus facilement. Nous entamons maintenant la visite de Venise. Des petits canaux entourent les îlots. Nous débarquons finalement et passons d'îles en îles par des ponts pour rejoindre une usine que dis je un complexe! C'est donc une fabrique de sucre, de bonbon à base de noix de coco et de vin de riz. J'y bois un thé avec du miel récolté sur place. Un peu plus loin, dans des cages nous découvrons des dizaines de serpents. Cobra, anaconda, boa.... Le guide sort de sa cage une belle bête de plus d'un mètre. IL nous propose de le porter. Je suis ici fière d'annoncer que je suis le seul à avoir osé le faire. Ces peureux de japonais prennent mon appareil pour me prendre en photo. Sur mes épaules, la bestiasse ne bouge pas trop, mais à chacun de ses mouvements, je peux sentir la puissance de ses muscles. Pas vraiment rassuré, je le rends au guide. Nous embarquons sur de minuscules barques très instables pour traverser les canaux qui divisent l'une des 4 grandes îles du Mékong. Pris dans les embouteillages des touristes, nous avançons au ralenti. Ces barques sont propulsées par de jeunes femmes en habits traditionnels qui manient de grandes perches pour nous faire avancer. Je remarque que chaque bateau, du plus petit aux gros porte peint sur sa prou des yeux. On m'explique que c'est pour effrayer les crocodiles avec en plus une connotation religieuse. Je prends un moment avec le guide pour qu'il réponde à quelques de mes questions. _ Bouddha a vécu 800 000 vie. _ Le cercle de vie, ou le cercle de réincarnation, ou la roue. _ 1, 5, 2, 6 sont de bons numéros. _ 9, 4, 8, 3, 7 sont les mauvais numéros. _ Quand on construit, fabrique quoique ce soit au Vietnam, il faut toujours que l'on retrouve à l'intérieur de ce que l'on a battit les bons numéros. _ Les trois couleurs bénéfiques sont le rouge, jaune et le bleu. Nous nous rendons finalement dans un vrai temple bouddhiste. C'est génial parce que les moines ne veulent pas de notre argent. La pagode est magnifique. En sortant de ce lieu sacré, les deux japonais sont en train d'essayer d'attraper un fruit dans un arbre. Mais l'objet de leur désir est trop haut. Les dominants du haut de mon mètre quatre vingt huit je tente moi aussi de sauter pour attraper ce fruit. Mais il s'avère au dessus de mes possibilités. A ce moment là je remarque trois minots. Les orphelins recueillis par le temple sont en train de regarder ces stupides touristes a qui il ne vient même pas à l'idée d'escalader l'arbre pour atteindre leur but. Sans les avertir, ni leurs demander, j'en chope un par la taille et le jette en direction du fruit. Cela n'a du duré qu'une ou deux secondes mais le minot passe de la peur à l'extase aussi vite qu'il retombe dans mes bras. Aussitôt je suis assaillit par une dizaine de gamins qui veulent essayer. Ici dans ce temple ils n'ont pas vraiment l'habitude de jouer avec des adultes. C'est un moment merveilleux, Le sourire de ces enfants me comble d'allégresse. Je suis vraiment heureux de leur faire plaisir en leur faisant faire un truc inhabituel. Après ça nous rentrons en mini bus jusqu'à S. Emboucanage avec le réceptionniste qui m'interdit de rendre ma chambre d'hôtel. Il me dit que j'ai dépassé le check out qui a lieue à 13h au plus tard. Il est 19h. Au final après de très longues négociations et un ton qui monte largement au dessus de la normale marseillaise nous trouvons un accord. Je paie mes six heures dépassées au prix exorbitant de 1$ de l'heure. La fin de la journée et de la soirée est très rapide, je me rends dans la chambre de « Tuan Thâo », la « room for rent » que j'ai découvert hier. J'y bataille avec la clim pendant une sieste de 3 heures. Je vais vite boire et manger et me couche à l'heure scandaleuse de 23h.

J'entame cette nouvelle journée à 10h30. J'ai presque fait le tour du cadran, comme quoi quand le corps réclame on obéit. Je passe ensuite la matinée à essayer de changer mon billet de Cent euros, celui au coin déchiré. Toutes les banques le refusent ainsi que les agences de voyages qui font du change. Je commence un peu à baliser de ne pas pouvoir le changer. Je tente l'expérience du cyclo pouss qui s'avère horrible, trop lent et toute la poussière dan la tête. Je me fais raser dans un boui boui pour 10 000 Dongs. Au final j'arrive à changer mon billet contre 1, 9 millions de Dongs dans une bijouterie au 15A Lê Lôi street. Conseil pour tout le monde allez dans le quartier routard plutôt que dan le quartier français. Je ne sais pas pourquoi mais je suis heureux. Je ne pense jamais à rien, c'est vraiment agréable. Je pars me perdre dans les ruelles. Épuisé par la chaleur je prends quelques minutes pour fumer une clope sur un banc. Là un vieil homme sort de sa boutique pour me taper la discute. C'est un pépé de soixante dix ans. Il me raconte sa vie. C'est un ancien viet cong qui a combattu contre la Corée ou le Japon puis a été traducteur pour la CIA. Il a été condamné à cinq ans de prisons puis s'est échappé à travers le cambodge. Sur un pétrolier il a émigré aux USA ou il a été enseignant. Il me raconte que les tunnels creuser pendant la guerre ne sont pas ceux visité par les touristes car le gabarit des occidentaux ne passait pas. Il me parle en français et j'ai énormément de mal à lui répondre tellement j'ai pris le coup de parler shakespearien. Il me pose ensuite une question bizarre. « Combien d'argent avez vous sur vous pour votre voyage? ». La le peu d'instinct marseillais qu'il me reste se réveille. J'invente, je dis que je suis dan la merde et qu'il ne me reste que 200$ pour finir mon séjour. Et là à l'inverse de ce que j' m'étais imaginé, il se met à ma disposition. Il m'invite à dormir chez lui et me propose que son fils me fasse visité la ville sur son scoot pour que je fasse des économies. Lorsque j'ai la vulgarité de lui demandé combien ça me coûtera, il ne se vexe pas et me dit que je serais son invité. La seule contrainte sera qu'il devra me déclaré au poste de police pour ne pas être ennuyé par les condés locaux. Je refuse finalement son invitation le vague à l'âme. De retour dans ma chambre, je demande au proprio s’il connaît des salons de massages sérieux et pas cher. Il me dit qu'il s'occupe de tout. Il m'appelle une moto taxi, lui donne l'adresse, négocie le prix de l'aller retour et de l'attente sur place et lui dit d'expliquer au patron du salon que je viens de sa part. En route donc... Sur place je laisse mes fringues, mon pognon et mes effets personnels dans un petit coffre en bois dont on me donne la clé. Puis je asse au sauna avant de rentrer dan la chambre de massage. Les espaces de massages sont délimités par de fines cloisons de placo. Au plafond une barre en métal pour que les masseuse puissent se tenir pour masser avec leurs pieds et genoux. Vêtu d'une simple serviette je me fait masser tout le corps par une magnifique jeune fille. Elle s'attaque à tout mon corps, les pieds, les genoux, les jambes, l'aine, les bras, le dos, le torse, le visage, les cheveux, elle me fait craquer tous les os. Elle me masse avec les pieds, les genoux et les mains. C'est tout bonnement génial, même si j'ai énormément de mal à cacher mon érection. De retour dans le quartier animé près de mon QG, je déambule dans les rues en regardant les différents artistes peindre des Jocondes. Je passe la soirée jusqu'à 3h du mat avec un Irlandais, deux hollandais et six anglaises. On finit dans la chambre des hollandais pour fumer de l'herbe.

Je me réveille à une heure de l'après midi. J'achète un billet d'avion pour le lendemain à destination de Da Nang. Lors de mon petit déjeuner qui ressemble beaucoup à un repas, je me fais brancher par un mec en pouss pouss. Il me veut comme client pour me faire visiter la ville. Il me montre un cahier ou tous les touristes qu'il a trimballés se sont exprimés sur son professionnalisme et ses compétences de guide. Je craque et négocie 3 heures avec lui. Il me montrera pas mal de choses intéressantes de Saigon que je ne serais pas allé voir de moi même. La pagode de l'empereur du ciel : CHUA NGOC HOAN ainsi qu'un temple ou une centaine de vietnamiens son en train de faire brûler de l'encens pour prier. Je rentre ensuite faire une sieste avant d'attaquer ma last night in S. Comme à l'accoutumée, ma soirée commence sur la terrasse de mon QG avec une bière et des nouilles au poulet. Ce soir mon premier compagnon de beuverie est un Monsieur. Un vrai routard de l'ancien temps. La tenue à la Indiana Jones, le vieux feutre...etc. C'est un anglais de soixante sept ans. Notre conversation est très enrichissante. Son expérience paraît sans fin. Il a un avis sur tout et a fait pas mal de chose. Ses conseils sur le marchandage sont géniaux. Son opinion sur les gens que l'on rencontre en voyages, qu'ils soient autochtones ou touristes me fait beaucoup réfléchir sur mon sectarisme et mon élitisme. Il vit donc six mois d'été et printemps au royaume uni et le reste du temps il abandonne sa femme et sa famille pour fuir de pays en pays. Il profite au maximum de sa retraite. Je ne sais plus comment, mais sur le moment ses paroles me paraissent prophétiques et il me convint de me laisser tenter, de me laisser séduire par les filles de bar. Après cette rencontre hors du temps, je rentre dans ma « room for rent » ou je règle d'avance ma facture pour pouvoir partir en coup de vent demain. L'addition pour les trois nuits ne me coûte que 24$, ils ne me comptent même pas les quelques bières et coca que j'ai bu. Trop fort! Puis je retourne au « Allez Boo », j'y retrouve les jeunes de la veille et on commence à picoler. Alors qu'ils sont partis, une bagarre éclate entre les serveurs de mon QG et deux blacks. Malgré moi, mes mauvaises habitudes de gentil garçon se matérialisent sous la forme de mon intervention dans la baston. Je n'essais surtout pas de maîtriser l'un d'entre eux, ce serait prendre part au conflit, mais je me place entre deux protagonistes pour empêcher le serveur de tuer le black à coup de bambou. Une fois la baston finit, je sers de médiateur entre le manager du bar et les deux camerounais qui ne parlent pas bien anglais. Au moment ou je quitte le bar, Bertrand( l'un de deux blacks) qui est entraîneur de foot pour l'équipe de Saigon me donne sa carte en m'invitant à venir le voir dans son pays l'an prochain lorsqu'il aura fini son contrat. Tous les serveurs me remercient. Une serveuse me dit même qu'elle me reconnaîtra lors de ma prochaine visite. Et me remercie encore. Je bouge au Sahara ou je rencontre Thao(avec un point d'interrogation sur le o). Je lui paie un ou deux verre et lorsque je quitte le billard vers 1h30 pour rentrer, elle me convainc de la laisser me suivre. Nous faisons l'amour comme si s'était la dernière fois (c'est pas faux soit dit en passant). Nous nous endormons vers 4h30 épuisés.

Les femmes sont toujours moins belles au réveil. Lorsqu'elle me quitte elle ne me demande que mon adresse email et me donne la sienne. Presque la larme à l'œil, je quitte ma chambre, heureux de l'accueil que j'y ais reçu. Je file avec mon sac à dos au « Allez Boo » pour grignoter un morceau et déguster un efferalgan. Là bas je me fais brancher par Kan l'un des serveurs de hier soir qui me remercie encore pour hier soir. Il se propose ensuite de me conduire à l'aéroport sur son scooter pour me faire économiser une course de taxi. J'accepte volontiers séduit par sa prévenance. Le temps passe trop vite, les journées filent entre mes doigts comme de l'eau. Direction Da Nang puis Hoi An sur les conseils de plusieurs routards. J'embarque dans un ridiculement petit avion qui ne sert sans doute qu'aux vols domestiques. Je suis assis à coté d'une très séduisante vietnamienne mais aux traits trop typiques. C'est absofuckintly( comme le dirait Mr Big), depuis le ciel, la vue des alentours de Da Nang est magnifique; les mêmes couleurs qu'Oliver Stone. Le vert des rizières est magnifiquement indescriptible. A l'arrivée, lorsque je récupère mon sac, il est ouvert. Je m'inquiète un peu, le fouille pour voir si quelque chose a disparu ou a été rajouté mais ce n'est pas le cas. Je prends un taxi direct jusqu'à Hoi An. La route en travaux est dans un état lamentable. Des crevasses que nous contournons, des troues énormes en plein milieu, c'est hallucinant. J'arrive finalement à l'hôtel que m'a conseillé un des mes pote de beuverie. Pour 10$ la nuit je m'installe dans un cadre magnifique. L'hôtel est traversé par un petit ruisseau synthétique et je dois passer par un petit pont pour rejoindre ma chambre. L'architecture de nuit est impressionnante et se révélera sublime de jour. La ville, le village a été épargné par les bombardements lors de la guerre. Ce qui lui a permis de conserver une architecture fantastique. Les vieilles maisons, le vieux pont japonais, les rizières et une lumière qui se reflète dans une rivière embellie encore plus l'ensemble que mes yeux essaient de saisir. Maintenant je suis au « Bamboo » bar restaurant (reggae en arrière fond), décoration, cadre magnifique et le must c'est e menue en papier de soie. Quelques spécialités culinaires de la ville et de prix ridicules pour ce niveau de qualité (même au Vietnam). Je suis explosé mais cette ville a l'ai reposante. Ça ressemble à un petit village. Je pense que même les gens les plus réfractaires trouveraient ce lieu magnifique. La serveuse me fait un compliment mi figue mi raisin. Elle vint de me dire que je n'ai pas la dégaine d'un français mais celle d'un anglais. La bouffe est excellente, je déguste du « Cau Lao », une spécialité locale en disant à voix haute « Putain, ce que j'aime la Saigon beer ». Je ne sais pas si en rentrant je me sentirais aussi à l'aise, autant libéré. Je ne sais pas si c'est le pays ou le fait d'avoir l'impression de n'avoir quasiment pas de problème financier. Ici on ne ressent aucune contrainte. Le retour va être difficile! Ce qui est sur c'est que je ne reviendrais qu'avec plus de temps et plus d'argent pour pouvoir me faire encore plus plaisir. Je me lance dans une expérience innovante! Je tente une nouvelle bière : la « Larue » qui se révèle correcte. Les murs de la ville sont envahis par des lézards, des Geckos, des salamandres. Une fois couché je passe la soirée à regarder la chaîne américaine HBO.

Je suis réveillé par l'horrible nuisance sonore des anglais de l'hôtel en train de prendre leur petit déjeuner. Je me lève donc et super motivé, je pars à l'assaut des rues environnantes. Je me fais automatiquement accosté par plusieurs gars qui me gavent vite. Je les ignores superbement concentré sur la musique de mon walkman. Je me laisse finalement convaincre par le moins lourd, le plus sociable de m'accompagner comme guide pour la journée. Et là, oh surprise! En fait je n'avais rien compris à ce qu'il me proposait. En fait pour 50 000 Dongs il m'a loué une motorbike pour la journée. C'est une 110 cm3. Les vitesses se passent au pied sans embrayage. On peut donc démarrer en première comme en quatrième. Pour le repas de midi que je prends vers 14h, je ma laisse séduire par un charmant petit bar restaurant en face de la rivière, c'est magnifique. Derrière le comptoir je peux voir une Vodka locale pour la modique somme de 1Euro70 soit exactement 11 francs. Avant de passer la commande, je rêvasse au soleil. Je regarde passer les cyclo pouss dont la position assise est beaucoup plus basse ici qu'à S. La vie a l'air tellement paisible ici. Sans doute car c'est un paradis pour les touristes. Sur les Zippos qui ont sont soit disant de véritables reliques volés sur les cadavres des soldats yankees sur les champs de bataille je trouve des devises telles que : _ Live by chance _ Love by choice _ Kill by profession Sans rentrer dans une critique immédiate de la stupidité de ces abrutis d'américains, je me demande quelle serait la mienne à l'heure actuelle. _ Profiter de chaque moment au maximum _ Prendre le plus possible de chaque personne que l'on rencontre _ Donner tout ce que l'on peut apporter aux autres Ou plutôt lorsque je suis bourré : _ Boire _ Manger _ Baiser Au choix... Je commande un Cau Lao. Il s'avère correct mais infiniment moins bon que celui de hier soir. Sauf une fois manger qu'il reste au fond du bol un jus qui est excellent. Derrière mois, la cuisine est accessible par tout le monde et le chef cuistot fait des démonstrations culinaires. Je lui demande de me montrer comment faire des rouleaux de printemps. Je me fais donc le mien mais ici la recette est uniquement végétarienne. C'est sympa mais ça ne vaut pas de la viande. Finalement avec la bonne sauce, ils sont excellents. Même pour 1 million d'euros je ne mangerais jamais ce qu'il y a dans mon assiette. Ils appellent ça une salade. C'est vrai qu'il y a quatre tranches de tomates mais le reste ressemble à de la merde d'oiseau. Ça me décide donc à abréger mon repas. Et eux croyant que je ne me suis pas rendu compte du temps qui passe et que je suis en retard me propose d'emballer la merde d'oiseau pour que je la mange plus tard. J'accepte, démarre et jette mon doggy bag dès que je suis hors de vue. Je fais un tour en moto le long de la rivière et des rizières. Je croise des gens qui promènent leurs énormes buffles d'eau comme nous nos chiens. Une baraque en bambou posé sur l'eau m'attire comme un aimant. Je passe la passerelle et m'assieds dans le plus bel endroit du monde. Dans ce cadre fabuleux je suis ému par la beauté du site. En plus j'arrive lors du coucher du soleil, c'est éblouissant, j'en perd mon français. Je tente un beefsteak vietnamien. C'est de fines lamelles de viande frites puis trempées dans des sauces divines accompagné par de fraîches bières. Sur le petit livre d'or du resto, j'écris : Au coucher du soleil, sur la rivière, quand on est assis dans ce restaurant sublime, on est éblouie par l'image qui restera au fond de notre coeur pour l'éternité. C'est bizarre car plus je passe de temps au Vietnam et moins je pense à moi en tant qu'entité. Je me sens esprit vagabondeur et non pas corps physique. Alors que je souhaite régler ce que je dois, je tombe sur les trois femmes jouant aux cartes. L'accueil ayant été des plus convivial je leur demande de m'apprendre les règles et joue avec elle pendant une heure et demi. Je gagne même de l'argent qu'au final j'oublierais volontairement. Pour ne rien gâcher, l'une d'elle en plus d'avoir mon age et d'être très belle semble s'intéresser à moi. Je crois que je viens de passer l'heure et demie la plus géniale de mon voyage. Impossible de redémarrer la moto. Je donne le numéro que m'a laissé le loueur à mes joueuses de cartes qui l'appelle pour moi. Une demi heure plus tard il est là et répare ce qui ne va pas. Le service après vente est de qualité. Je rentre jusqu'au centre ville ou je me laisse tenter par les magasins qui se proposent de faire des vêtements sur mesure en moins de 12 heures. Je commande deux costumes et deux chemises et me fait même faire des chaussures. La femme serpent avec qui je marchande s'avère dure en négociation. Mais au final le prix est ridicule comparait à ce que cela m'aurait coûté en France. La soirée se déroulera en deux parties. Premièrement je jouerais au billard jusqu'à la fermeture légale du bar avec une australienne, une anglaise et une allemande. Dans ces zones exemptes de mafia pour payer les bakchichs aux autorités locales, il est impossible de maintenir un bar ouvert après minuit. A la sortie du billard je me retrouve donc face au rabatteur qui me proposent de me chaler jusqu'à un bar clandestin. Avec Ecki, un allemand nous nous laissons tenter. Nous montons donc tout les deux à l'arrière d'une moto et nus faisons chaler à travers champs ou plutôt à travers rizière jusqu’à une gargotte perdue dans la nuit noire à 5 kms de la ville en pleine campagne. Les murs sont en placo métallique et le bar à l'intérieur est une table sur laquelle sont posés en vrac des bouteilles. Ce lieu très spécial s'appelle le « Fulll moon ». L’ambiance est celle des bars que l'on peut voir dans « El Mariachi ». Nous sympathisons avec Sharon une Islandaise. Puis nous attaquons un jeu qui s'appelle « Rhum Coca » qui s'avèrera pas du tout stratégique au réveil bien que délicieux sur le moment.

Au matin, le mal au crâne, le regard vide et le cœur au bord des lèvres je me traine jusqu'au loueur de scooter, lui emprunte un et file au restau de la veille pour déjeuner les mêmes filets de bœuf qui s'avèrent meilleurs hier. Mais le cadre en plein jour, en fin de matinée avec cette luminosité s'avère magnifique. On ressent d'autres sensations, émerveillement, quiétude... De retour à l'hôtel, la femme serpent avec qui j'ai négocié pendant au moins une heure la veille m'emmène les fringues taillés sur mesure, elles tombent pile poil. Je saute dans un taxi pour Danang et cinq minutes après le départ ordonne au chauffeur ahuri de faire demi tour. Un abruti d'allemand avait posé un sac identique au mien dans le hall de l'hôtel et bien sur attentif comme je le suis, je n'ai pas pris le mien. Ça y est tout est bon. A la vitesse de « Snatch », je remonte dans le taxi, roule en descend, m'enregistre, embarque, décolle, vole, atterris. Et là me revoilà, une grosse semaine plus tard. Hanoï, à nous deux! Cette fois ci je suis expérimenté, tu ne m'auras pas, tu ne m'arnaqueras pas. Je suis près, je suis expérimenté! Dans un taxi pour l'hôtel ou j'avais séjourné en arrivant la première fois. Celui ci s'avère complet. Et là je me fait sans aucun doute roulé par le taxi qu me jettent pour une somme exorbitante dans un autre hôtel. Pour manger, je me décide pour revenir à de la bouffe française. Je suis les conseil de mon guide du routard préféré et me retrouve dans un restau sympa à l'accueil fantastique. Le patron français n'est pas là mais lorsque je raconte mes malheurs au manager, celui ci me donne l'adresse de sa mère. Elle tient une petite guest house pas chère et très familiale. Elle y loue des chambres aux travailleurs asiatiques étrangers. Je rentre dormir dans mon hôtel trop high tech à mon goût.

Je règle ma chambre dès mon réveil et traverse les rues mal imbriquées pour rejoindre ma nouvelle demeure qui d'ailleurs le restera jusqu'à la fin de mon voyage. L'accueil est incompréhensible vu le niveau d'anglais, mais je sens que je vais être à ma place ici. Il n'y a pas de touriste et juste des philippins, des indiens etc... Je décide de m'ouvrir les veines et de manger de la vraie bouffe. En taxi je me rends au « Beaulieu », le restaurant le plus cossu de Hanoi. Couvert « Guy Degrenne », trois serveurs pour moi tout seul. Je commande du foie gras et un médaillon de bœuf argentin en plat de résistance. 7 $ le verre de vin blanc, il a intérêt a être bon. Il l'est(château Rotschild). Je dois reconnaître que dans un restau de ce type, le goût et la saveur des aliments, des plats, des mets est nettement supérieure à la majorité de ce que j'ai goutté en France mis à part les boulettes de ma mémé. Pour le dessert se sera un nom pompeux à base de framboise de Dalat. Le service est irréprochable. Les framboises sont excellentes, le crème et le reste ne me séduisent pas. C'est trop fort avec le café j'ai le choix entre sucre blanc, brun ou sucrette. « Que demande le peuple? », sans doute de pouvoir manger tout simplement. Je passe mon après midi dans le marché de « Dong xuan » J'y marchande longtemps pour six cravates et deux ceinture pour un prix final de 175 000 dongs. De retour à la guest house j'y rencontre un philippin qui enseigne l'anglais dans une école privée. Il gagne 600 $ par mois plus le logement, la nourriture, et les transports en commun offert. Je me lance pour la nuit à l'attaque des bouges Hanoïens. Je passe la soirée dans un karaoké pseudo familial le « son-long ». Autant des biznessmen locaux accompagnés par leurs collaborateurs lèches culs que des familles patriarcales bourgeoise qui chantent a grand renfort de whiskys de luxe. Les trois serveuses sont automatiquement folles de moi et me forcent à chanter Titanic avec elle. Je bois en tapant la tchatche avec un chanteur vietnamien apparemment très célèbre.

Le jour suivant je décide de continuer mes découvertes culinaires et me lance à l'abordage du « café des arts ». Julien Clerc en ambiance, un décor impeccable et des photos de grands jazzmen au mur. Le prix est deux foins inférieurs au « Beaulieu ». Les serveuses sont belles à se damner, pas une beauté de magazine, elles expriment la vie, la joie, le bonheur. Si je les comparais à de la nourriture, ce serait du fois gras. Pour le vin faudra revoir ça. Il est bouchonné, mais ils me le changent vite alors rien à redire. La viande servie copieusement n'est quand même pas aussi goûteuse qu'au « Beaulieu ». La crêpe au chocolat est agrémentée de fines lamelles de noix de coco. Le service n'est pas comparable avec la celui de la veille mais reste d'excellente qualité. Une des serveuses me donne par écrit l'adresse de l'université et j'emprunte un taxi pour m'y rendre. J'y rentre sans difficultés aucune. Au départ mon souhait est juste de rencontrer les étudiants de français pour qu'il me raconte leurs vies. De direction en rencontre je fini par arriver dans le bureau des vices présidents de l'université qui m'offrent un café et me redirige vers le bâtiment des langues. Dans ce grand bâtiment, une longue barre sur trois étages je rencontre le chef de service qui est impressionné par le fait que je sois soit disant envoyé par les vice présidents. Mais il reste rétif à m'introduire auprès des étudiants. Ce sera une professeur qui interviendra dans le couloir et prendra la décision de m'inviter dans son cour. Je participe à deux classes différentes et donne mon avis sur ce que disent les étudiants. Je leurs fait aussi faire des mini sketchs dans lequel je joue le touriste dans plusieurs situations différentes. Le soir je vais manger au »Nam Phuong » 19 Phan Chu Trinh, un luxueux restaurant traditionnel. Le cadre est très agréable mais le bœuf à la noix de coco laisse à désirer.

Le lendemain matin je m'occupe de confirmer mon billet d'avion retour. Je remange au café des arts. De retour à l'université, cette fois on me propose de m'occuper seul d'un cour. Les professeurs restent bien sur pour regarder et m'assister. A la fin du cour des élèves proposent en réponse à ma demande de me faire visiter le vieux centre historique. Je passe le début de soirée à déambuler dans les rues à la recherche d'une borne de retrait. Je fais ainsi la connaissance de deux italiens et d'une croate. Nous allons manger au Say me pub ou nous avons droit à la salle privée. Le repas bien qu'épicé est excellent et nous buvons du bon vin comme il se doit. Mes nouveaux amis m'entraînent ensuite au « Jazz club » ou l'ambiance enfumé et la musique de très grande qualité nous séduit.

Réveil à 8 heures, j'attends les élèves qui arrivent au grand complet. On part dans Hanoï. Parmi eux les six filles sont excitées comme des puces. Ils me font visiter les diverses rues à métier, les pagodes, le lac de l'épée restitué, le pont du soleil levant. Je les invite ensuite à boire un café des croissants. L'une des fille me fait un cadeau : des étrennes, 22 000 dongs pour mes 22 ans et me souhaiter bonheur et santé. Ils ont des centaines de question et j'essaie tant bien que mal d'y répondre. Quand nous nous séparons deux d'entre eux m'accompagne en bus à l'université et m'invite à manger un gâteau à base de farine de riz et de porc. Les enseignants me réinvitent à participer à deux cours. Je quitte finalement l'université sous la pluie. Une élève « Van » me suit en scooter et me demande où je vais. Elle me propose de l'accompagner. Elle me châle donc et me voyant trempé, elle profite de faire le plein pour m'acheter un K-way. Elle finit par m'inviter chez elle ou je lui fait pratiquer pendant deux heures le Français. Je ne m'en rappelais pas mais c'est elle que j'avais rencontrée lors de mon arrivé à l'université et elle m'avait donné à ce moment là son numéro de téléphone. Sous la pluie torrentielle elle me raccompagne finalement à mon taxi. Je l'invite à se joindre à moi et mes trois nouveaux amis pour dîner ce soir. Le soir je rejoins donc les italiens à leur hôtel qui semble très sympa dans le genre bag packer. Nous nous décidons pour un restau chic vietnamiens et somme rejoins par ma petite étudiante. A la sortie de table nous décidons de nous finir au Jazz club et Van rentre chez elle car elle doit se coucher tôt pour aller prier le lendemain matin avec une amie.

Le lendemain je rejoins Van chez elle et elle me fait visiter un de principal lieu historique de la capitale mais c'est fermé. On va donc boire un café. Je la remmène chez elle. Pour ma dernière soirée je rejoins mes acolytes dans un fast food avant d'aller en boite à l'apocalypse now. Nous perdons Linus qui s'en va avec une fille. Puis mes deux dernier compère m'emmène dans une ancienne usine Citroën retaper en boite de nuit.

D'avoir trop jouer à la vodka avec mon compagnon italien je me lève avec une jolie gueule de bois. Dans cinq heures je quitte le Vietnam, un sentiment étrange s'installe en moi. Je n'arrive pas à penser au retour ni à la vie que je vais devoir reprendre. Ça me semble si loin... Même si je ne l'exprime pas comme tout le monde, je suis dégoûté de partir. Ca aura été deux semaines sublimes. Allez Zou maï!

Arrivé à Paris je prends un TGV pour Lyon. C'est étrange de voir à travers la baie vitrée du train un paysage français, ça a quelque chose d'irréel. Je me suis trop habitué au Vietnam.
Le consulat de France en Algérie ne répond pas aux appels English translation pending
by Alisya1 · 2008-10-17 · 101 replies
bonjour; bon voila mon histoire pour moi c'est impossible de joindre le consulat de france en algérie tt ca pour avoir un renseignement concernat le ccm vous imaginez depuis juillet dernier j'éssaye de les rejoindre par mails par appels par fax rien q pour avoir un rendez vous pour l'audition du ccm mais c'estimpossible ils ne répondent a rien mais pourquoi??? que dois je fair?,
Riad à Marrakech English translation pending
by Justinmimi · 2008-10-03 · 38 replies
bonjour je recherche une bonne adresse de riad ou hotels(petit) dans la medina de preference auriez vous des bonnes adresses a nous conseiller? est ce vraiment la peine de reserver ou peut on trouver facilement un riad sur place? merci de nous repondre rapidement a bientot
Trek en Algérie: sécurité? English translation pending
by Sarah1 · 2008-09-30 · 23 replies
Bonjour à tous, Nous souhaitons faire un trek avec un TO dans le sud de l algérie début decembre. Mon mari est réservé sur le choix de ma destination car il craint l insécurité. Pouvez vous me donner votre avis sur le sujet ? Je précise que nous devions partir en Libye mais le voyage a été annulé en raison de la fermeture récente des frontières par le gouvernement lybien. Merci de nous indiquer également quelle destination vous nous conseillez (tadrart, tasilli d'hoggar, djanet). Merci d'avance de votre réponse, Sarah
Règles de politesse à travers le monde English translation pending
by Millebornes · 2008-09-03 · 35 replies
Dans le cadre d'une étude, je recherche les règles de politesse à travers le monde. On sait que ce qui se fait dans un pays, peut-être mal vu dans un autre. Merci pour vos témoignages. Marie.
Écotourisme: compenser carbone votre voyage aux États-Unis English translation pending
by Monkiwi · 2008-07-21 · 49 replies
Bonjour à tous, en échangeant avec une membre de ce forum, valeriejean pour ne pas la citer 😉, il nous est venu l'envie de faire découvrir la "compensation carbone" à ceux qui n'en connaissent pas encore le principe. N'ayant pas (encore ?) un forum dédié à l'écologie sur VF, nous lançons le sujet sur le forum des Etats-Unis... avant peut-être d'en toucher d'autres.

De plus en plus de personnes prennent conscience de l'importance de protéger la nature, de veiller sur notre planète. Mais concrétement, comment agir ? Je ne vais pas m'étendre sur les solutions de notre quotidien (transport en commun, vélo, produits peu énergivores, productions locales...), ce n'est pas le lieu. Mais en revanche, si vous êtes sur ce forum c'est que comme moi vous voyagez... et donc comme moi polluez de façon conséquente par vos moyens de transports. Et quand on est accro des voyages, difficile de "décrocher", d'arrêter de voyager voire même de "réduire la voilure". Et ce même pour une bonne cause. Faut dire notre belle planète est encore terriblement séduisante malgré les agresssions qu'elle subie...

Moi, je culpabilise dès que je mets en marche le moteur d'une voiture . Alors pensez-bien que quand je prends l'avion... Alors pour me faire un peu pardonner, je "compense carbone" via un site comme
http://www.actioncarbone.fr (association GoodPlanet) présidée par Yann Arthus-Bertrand et soutenu par le gouvernement français via l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME). Ca veut tout simplement dire que les tonnes de CO2 rejetés par mes transports seront "compensées" par une somme d'argent que je verserai à cette association, somme investie dans des projets environnementaux (programmes de reforestation ou d'équipement en réservoir de biogaz par exemple). C'est le principe du pollueur-payeur mais avec l'assurance que l'argent sera utilisé pour l'écologie.

De nombreux sites proposent maintenant des calculateurs de CO2 permettant de connaître votre pollution CO2. Sur actioncarbone : une petite simulation indique qu'un trajet Paris-San Francisco (AR) dégage environ 4 tonnes de CO2, soit plus de 2 fois de ce qu'il faudrait qu'un individu dégage sur une année complète pour que son impact soit absorbé par dame nature !!! Si on rajoute les quelques milliers de km de voiture sur place... Le site actioncarbone propose de compenser ce trajet avion en versant moins de 80 € (1 personne) pour ce trajet, somme modique quand on sait que les versements effectués à l'association sont déductibles des impôts, comme le serait un don au Téléthon par exemple. Ce qui fait qu'au final, moins de 30 € sortiront de votre poche. L'association envoie une preuve du paiement pour justificatif aux impôts.

C'est une façon de s'excuser de n'avoir pas su résister à la tentation de l'avion et pour la grosse pollution créée, façon aussi de se responsabiliser mais sans se disculpabiliser pour autant. Moi je prévois ce budget supplémentaire dans le coût global de mon voyage. Alors on pourra toujours dire que ce système favorise les "riches" qui ont les moyens de payer donc continuerons de voyager autant mais rapellons que c'est un acte volontaire donc fait par quelqu'un qui veut s'impliquer un tant soit peu pour l'écologie. Et puis, je préfère quand même voir les personnes compenser, à défaut de révolutionner leur comportement, que ne rien faire du tout.

Ce serait bien que de nombreux VF-voyageurs fassent cette démarche. Pour votre voyage au USA. Puis pour vos futures autres voyages... Vous verrez que si vous n'êtes pas encore spécialement sensibilisés sur ce sujet, ça deviendra un réflexe qui vous suivra dans la vie de tous les jours.

Autre idée : pour ceux qui ont un site web, un blog... Un petit mot sur vos pages, un bandeau défilant : ça peut informer quelques personnes sur le sujet et vous vous sentirez un peu + impliqué(e).

Petit sondage : combien sommes-nous sur ce forum à compenser carbone actuellement ? Ou qui envisageons de le faire pour notre prochain voyage ? Initialisation du compteur à : 2. En espérant qu'il monte rapidement...

Mes derniers mots seront ceux de ValerieJean : "C'est bien de se préoccuper de la planète"...
Voyager dans le nord du Vietnam English translation pending
by Line28 · 2008-06-29 · 23 replies
Bonjour, Je pars du 11 juillet au 11 août au Vietnam, avec l'objectif de découvrir la partie nord de pays. Je pense rester 3 à 4 jours à Hanoï, puis me rendre en train de nuit dans la région de Sapa, pour aller à la rencontre des minorités, pendant une semaine 1/2. Je poursuivrais mon trip sur la côte, avec la baie d'along, circuit classique, pour descendre progressivement vers ninh binh. Ou bien vers la frontière chinoise, j'hésite ?? Avis aux baroudeurs, qu'en pensez-vous ? Et quels sont les bons plans sur la côte pour éviter la masse touristique, les endroits incontournables, quelles îles à visiter ? les plages de rêve pour terminer mon périple d'un mois, face à moi même ! J'ai entendu parler d'un "open tour" en bus, connaissez-vous ? Céline

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