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Carnet d'un circuit classique en Namibie de 19 jours: Waterberg, Etosha, Aussicht camp, Twyfelfonte English translation pending
22 mai : Avion de Mulhouse/Bâle à Londres/Heathrow et JohannesburgPour bénéficier d'un tarif compétitif nous n'avons pas économisé notre temps :
Bâle-Heathrow : 1h30 de vol mais 7h d'attente puis Heathrow-Johannesburg 10h et10mn de vol en Boeing 787-9 dans des sièges et un espace très contraint mais avec une nourriture plus que correcte, heureuse surprise !
Calao
23 mai : Avion de Johannesburg à Windhoeck Atterrissage à Johannesburg un peu après 6h du matin. Il fait bon dehors et le soleil vient de se lever, les formalités de transit sont vite expédiées. Et c'est reparti pour 4h d'attente. Ici aussi on va tuer le temps à regarder passer les voyageurs de toutes races, de toutes vêtures, des « fantômes » aussi, tout de noir revêtus avec des maris tout en blanc, quel contraste ! Nous visitons les quelques échoppes qui vendent de l'artisanat touristique. On y retrouve les statuettes africaines en bois sculptées, certaines sont petites d’autres sont gigantesques, des tissus aux couleurs caractéristiques (marron, noir, beige) mais le tout à des prix vraiment exagérés. Un peu plus loin, on retrouve les incontournables boutiques du luxe mondial; Gucci, L. Vuiton, Hermès etc. puis c'est le décollage dans un Boeing 737-400 de la Comair sous pavillon B.A. pour 1h45mn de vol jusqu'à Windhoeck. Temps clair, le paysage sous nos yeux est désertique, une savane plate très superficiellement arborée et traversée par de rares pistes rectilignes. L'aéroport de Windhoeck est installé en pleine brousse à 45 km de la ville et n'est pas bien grand. Le représentant de Namvic notre loueur de 4x4 est là et nous emmène directement à son agence située sur la route de WDK. Là nous allons passer 2 heures à écouter toutes les explications relatives à la voiture, les consignes particulières pour rouler sur les pistes, les manœuvres à faire ou à ne pas faire, les contrôles à faire chaque matin (niveaux d'huile et d'eau, écrous de serrage des roues, pression des pneus). Puis c'est au tour de la partie camping avec les explications du montage/démontage des deux tentes de toit, explication du fonctionnement du frigidaire, du réchaud à gaz, du compresseur, du téléphone satellitaire, du mobile, du gps etc. Deux heures n'ont pas été de trop. Et nous voilà maintenant parti pour WDK distant d'environ 15km. La circulation sur la route principale est fluide, et en suivant le GPS que nous avons programmé nous trouvons sans peine notre hôtel, le Chameleon GH. Bel endroit, très propre avec une piscine, des espaces de repos, une grande cuisine ouverte sur une terrasse extérieure. Notre chambre dispose de tout le confort : ventilo, clim, sdb et wc privés, grand lit confortable, bouilloire avec dosettes de café, thé, roibos ! Après avoir pris une bonne douche nous sortons découvrir la capitale. C’est une ville improbable construite sur de petites collines : Le centre est occupé par un quartier moderne avec des tours de verre et acier mais le reste de la ville est assez informe. Des gamins mendiants se précipitent sur nous en implorant de l'argent avec le refrain habituel. Nous avons essayé de repérer des restos à partir du guide LP mais sans succès, finalement nous tombons sur le restaurant « Marmite impériale » à côté du « Zoo Park » en fait c'est le seul que nous ayons trouvé sur notre chemin, il n'est que 19h et la ville est déjà endormie, il n’y a quasiment plus personne dans les rues. Nous nous installons sur une terrasse couverte mais ouverte sur le jardin. Nous choisissons d'une part un steak de springbok et un curry d'agneau, tous les deux plats sont excellents. Nous repartons vers notre hôtel et sommes de nouveau abordés par quelques gamins collants au point qu'un d’eux est en train d'essayer de me faire les poches en me tenant la main pour m' attendrir. Retour au GH, excellente nuit calme et réparatrice.
Waterberg
24 mai : De Windhoeck à Waterberg Levé vers 7h, il fait à peine jour et un soleil rouge apparaît à l'horizon. Nous prenons le petit-déjeuner buffet en libre service, il y a de tout, salé, sucré, céréales, pains, margarine, confiture, jus de fruits, fruits et café ou thé. Nous remballons nos affaires dans le 4x4 et partons d'abord faire le plein car il ne nous reste plus que ¼ et dans ce pays on nous a recommandé de faire le plein dès que possible. Grâce au gps et aussi à mapsme (mieux vaut 2 avis qu'un seul) nous prenons la belle route en direction de Waterberg notre étape du jour. Le soleil luit il fait déjà chaud, la circulation est fluide et régulière. Des panneaux nous indiquent la présence de phacochères, que nous verrons effectivement en nombre au bord de la route mais dès que l'on s'approche d'eux en ralentissant ils fuient vers les clôtures omniprésentes et se glissent par dessous pour se mettre à l'abri. Après quelques 200km nous bifurquons vers l'Est en direction du plateau de Waterberg et bientôt c'est le 1er contact avec les pistes non revêtues. Nous continuons de scruter la savane qui borde la piste de part et d'autres et tout à coup je distingue devant moi à 100 m une girafe bien cachée par un arbre qu'elle est en train de brouter, arrêt photos, nous mitraillons malgré un éclairage moyen et la présence des arbres qui nous cachent deux autre girafes. Nous arrivons au camping de Waterberg, en fait c'est un complexe hôtelier avec lodge, camping, restaurant, piscine. Nous choisissons notre emplacement, il y a très peu de monde et l'espace est grand. Comme nous n'avons pas encore déjeuné nous sortons table et chaises et préparons de quoi faire des sandwiches. Je commence par mettre un paquet de pain sur la table et retourne au 4x4 chercher le reste, mais à peine le dos tourné j'entends un gros bruit et une cavalcade accompagnée de gris gutturaux : la table est vide et un gros babouin est en train de fuir avec le paquet de pain de mie dans la gueule suivi par toute sa meute qui réclame sont dû. Premier avertissement, nous devons nous méfier de ces babouins très rapides et chapardeurs qui zonent dans le camping. Comme nous avons assez de pain, ce vol ne porte pas à conséquence mais on est maintenant sur nos gardes vérifiant que ces singes ne zonent pas trop près de la tente. Après ce déjeuner nous décidons d'aller faire le sentier « mountain walk » qui depuis le camping nous mènera sur les hauteurs du plateau d'où nous devrions jouir d'une belle vue. En montant nous voyons notre première antilope « dik dik», c’est un petit herbivore. Le chemin traverse la forêt puis grimpe dans des éboulis assez pentus et acrobatiques à franchir, nous soufflons tous les deux en montant. En escaladant la dernière pente au niveau de la falaise terminale je me claque ou un tendon, ou un muscle, nerf, ou ligament sous la plante des pieds, c'est assez douloureux mais je peux heureusement continuer à marcher en boitant. En haut le spectacle est magnifique à cette heure, la falaise rougeoie sous le soleil couchant, des oiseaux, dont des rapaces nous survolent. Il se fait tard, presque 18H et nous ne voulons pas redescendre dans le noir d'autant que Pat n'a que ses lunettes de soleil. En redescendant nous tombons sur des damans en train de mâchouiller des herbes, puis un peu plus bas nous verrons des babouins qui doivent nicher au pied de la falaise. Le soir nous déplions nos tentes et déplaçons le 4x4 car les branchages de l'arbre sous lesquels nous sommes placés empêchent l'ouverture des tentes basculantes. Après avoir manœuvré et procédé au dépliage des deux tentes de toit, nous pouvons enfin nous coucher non sans avoir, au préalable, dîné d'une excellente omelette aux lardons. Bonne nuit fraiche et silencieuse, accompagnée par deux énormes zébus qui broutent à deux pas de notre tente.
Etosha : Rhinocéros
25 mai : De Waterberg à Etosha au Namutoni camp Préparation du petit déjeuner mais à peine avons-nous commencé à manger que le gros mâle babouin surgit à une vitesse folle devant nous empoigne notre boite plastique de vivre et s'échappe en courant, je le suis en hurlant pour l’impressionner et en me protégeant d'une chaise pliante, il essaye de m’impressionner lui aussi en montrant ses crocs de belle taille mais il lâche la boite et s’enfuie avec une boite d'allumettes. Finalement deux gardiens armés de bâtons viennent faire le guet pour nous permettre de terminer tranquillement notre petit-déjeuner. De beaux oiseaux au plumage bleu se promènent autour de notre table pour récupérer les miettes tombées à terre. Au réveil nous avons aussi vu un blaireau faire les poubelles du camping. Nous plions tentes et bagages et reprenons la même piste et route qu’hier sur une cinquantaine de km en direction de la ville d’Otjiwarongo. L'entrée de la ville est assez misérable avec sa rangée de cahutes « bidonvillesques » et quelques échoppes, ou plutôt tréteaux de vendeurs de bois sculpté. Nous nous arrêtons au Superspar compléter nos achats, prendre de l'essence et repartir vers le nord. Nous arrivons à Namutoni vers 15h et choisissons l'emplacement n°16 bien abrité avec son braai, sa table ses chaises en béton et son alimentation électrique. Nous déplions nos tentes en 15mn déjeunons de sandwiches puis partons avant la nuit faire un petite boucle des points d’eau les plus proches : Koinachas, Klein Okevi, Groot Okevi. Il n'y a pas beaucoup d'animaux à part deux grands échassiers (outardes de Kori) et quelques herbivores dont nous ne connaissons pas encore les noms ! En revenant nous voyons deux 4x4 arrêtés au bord de la piste, c’est un signe qu’il doit y avoir des animaux, en effet, en regardant bien nous voyons, couchées sous deux arbrisseaux, trois lionnes faisant langoureusement la sieste. Au bout d'un petit moment deux d’entre elles se lèvent et s’éloignent tranquillement vers le nord puis s'arrêtent et se recouchent : quel beau spectacle ! Il se fait tard nous retournons au camping au moment du coucher de soleil vers 18h15. Le temps passe vite entre la préparation du dîner, se doucher, faire la vaisselle, préparer nos sacs pour la nuit et le lendemain, trier les photos etc. La voûte étoilée est magnifique.
26 mai : Etosha partie Est : Trous d’eau du jour : Chudop, Ngobib, Batia, Goas, Noniams, Halali, retour par Nuamses, Springbokfontein, Okerfontein.
Réveil à 6h15, le soleil n'est pas encore levé, il fait plutôt frais et une polaire est bienvenue. Il nous faut ensuite tout boucler, alors que nous revenons dormir ici mais c'est comme ça. À 8H nous sommes prêts à arpenter et découvrir les trésors d 'Etosha nous allons faire une boucle de l' E. vers l'W. en passant par la boucle sud et en revenant par la piste principale au N. Premier arrêt au point d'eau de Chudop. En arrivant c'est assez calme puis progressivement vont arriver des zèbres en grand nombre puis des herbivores de toutes sortes (impalas, gnous, springboks), c’est un spectacle magnifique avec cet éclairage du matin et le bleu du point d'eau, les zèbres se reflétant dans l'eau au moment de s’abreuver. Toute la journée nous allons alterner les points d'eau et voir de nouveaux animaux ! Les herbivores les plus nombreux sont les koudous, les zèbres et les springboks. Les jeunes springboks sont les plus étonnants quand ils sautent, les quatre pattes simultanément en l'air, comme s’ils étaient montés sur des ressorts ! On voit ensuite les beaux oryx avec leurs grandes cornes qui pointent vers le ciel dans la même famille des herbivores le grand koudou est très beau également : Il a les flancs veinés de rayures brun foncé sur un corps brun clair, il a de larges oreille et les mâles portent de magnifiques bois contournés. Retour au camp peu avant le coucher du soleil à 18h30, c'est l'heure où les portes du camp vont fermer pour la nuit. Ce soir on se paie le restaurant du camp : excellent steak d'oryx avec un peu de riz pilaf et quelques rares légumes pour décorer, le tout arrosé d'un excellent verre de vin blanc du coin. Addition 344$ soit 24€ pour deux. La nuit est fraîche et on supporte le sac de couchage et même plus surtout vers le matin.
Trou d'eau de Chudop
27 mai : traversée du parc d'Etosha de Namutoni à Okaukuejo Boucle par Tsumcor, Groot Okevi, Springbkfontein, Riestfontein, Salavadora, Sueda, Homob et Okaukuejo.
On est de plus en plus rapide pour plier les tentes même si c'est une gymnastique fastidieuse de grimper plusieurs fois sur les passages de roue pour replier les tentes vers l’intérieur avant de les coiffer avec les bâches rigides et poussiéreuses. Le plus pénible c’est les crevasses aux doigts à cause de la sècheresse et du froid matinal et comme ils sont très sollicités c’est douloureux ! Nous prenons notre petit-déjeuner puis c'est le départ vers 8h par d'autres pistes et d'autres points d'eau. Le premier arrêt à Tsumcor nous permet de voir des éléphants, le reste de la tournée sera contrasté : presque rien sur les derniers points d'eau, d'ailleurs certains n'ont plus d'eau : c’est le résultat d’une sècheresse catastrophique qui touche le pays depuis le mois de février. A l’un des trous d’eau quelqu’un nous signale que nous avons la demi-porte arrière haute ouverte ! En fait la vis qui bloque le hayon s’est cassée parce que le système d'attaches a été bricolé et n’est pas suffisamment solide pour résister aux secousses importantes de la piste. On essaye une réparation de fortune, pas très rassuré de sortir ne serait-ce qu’une minute de la voiture dans cet environnement sauvage mais ça ne tient pas, on continue notre route le hayon à demi ouvert. Nous raterons de peu un léopard que l'on nous avait signalé au bord de la piste. Installation au camping d’Okaukuejo : c’est un grand complexe avec un grand camping, des appartements, des bungalows du plus simple au plus luxueux, un restaurant, une station d'essence. C’est tellement grand et mal signalisé qu’il m’est arrivé plusieurs fois d’aider des gens qui s’étaient perdus à retrouver leur chemin.
On casse la croûte puis on répare notre hayon arrière, la vis cassée est remplacée grâce à l’amabilité des employés du site qui nous ont dépannés. Puis on repart visiter d'autres points d'eau : on nous a conseillé, le trou d’eau Nebrownii où nous pourrions avec un peu de chance y voir lion et lionne ! Une longue attente commence, des herbivores se succèdent sur le site. A la jumelle il me semble apercevoir très au loin une silhouette rousse qui pourrait bien être celle d’un lion, mais cette silhouette décide de se coucher dans les herbes là-bas au loin et je perds sa trace. Vers 17h30 on voit arriver, visible de loin en terrain découvert une lionne s’avançant tranquillement vers le point d’eau : Tous les autres animaux se sont évaporés ou gardent une distance respectable par rapport au point d’eau. Après avoir bu, la lionne s’éloigne et c’est alors que l’on voit arriver le lion que j’avais repéré tantôt. D’un pas majestueux et assuré il vient boire puis contourne notre parking pour repartir dans une autre direction, c’est magique ! Il se fait tard, les portes du camp vont bientôt se fermer nous repartons et filons vers le camp où nous arrivons juste à l’heure. A la tombée du jour, les chacals rodent, il y en a même un qui a essayé d’ouvrir notre boite en plastique pour en récupérer de la nourriture ! Le site d’Okaukuejo dispose de son propre trou d’eau éclairé la nuit, nous allons donc y faire un tour à la nuit tombée et oh surprise plusieurs rhinocéros s’y sont donnés rendez-vous. Nous allons y assister à un ballet étrange : deux rhinocéros s’affrontent calmement, lentement se défiant corne contre corne mais sans jamais dépasser le stade du jeu, donc sans violence ni brutalité pendant plus d’une demie heure ils vont se renifler, se jauger, se pousser, passer leurs cornes sous la patte arrière du rival pendant que la femelle attend tranquillement un peu plus loin le résultat du match !

28 mai : Autour d'Okaukuejo Boucle : Wolfnes, Okondeka (girafe à l'horizon) Adamax (pas d'eau) Grunewald (bof), Natco et Leeubron. L'après-midi : Gaseb, (rhino peu avant dans la savane), Gemsbokvlakte (grand koudou) Olifantsbad (troupeau d'éléphants), Aus (girafes).
Notre tournée de ce matin n’a pas été très fructueuse, peu ou pas d’animaux, retour au camping pour casser la croûte au camp et en profiter pour faire la lessive, puis nous repartons pour la boucle du Sud –Est visiter les trous d’eau de Gaseb. Deux 4x4 sont arrêtés au bord de la piste, on aperçoit un rhinocéros à 50 m de la piste, un peu plus loin un superbe troupeau d'éléphants s’en va se désaltérer au trou d’eau d’Olifantsbad, le bien nommé ! à Aus un troupeau de koudous et de nouveau un troupeau d'éléphants à coté de la piste, enfin une lionne au bord de la route en revenant vers Okaukuejo. Entre temps notre hayon s'est de nouveau ouvert, la vis est cassée, il faudra trouver une autre solution car la poussière envahit le coffre et tout le matériel est rempli de sable ! Retour au point d'eau éclairé après le coucher du soleil pour voir quelques éléphants s'abreuver et les rhinocéros d'hier soir prêt à en découdre une nouvelle fois.
Etsoha : le roi lion fait son entrée...
29 mai d'Okaukuejo à Aussicht Camp (60km au sud d'Epuwo) Réveil à 6h00 pour démarrer tôt avec une journée avec beaucoup de km. Hier en voulant faire le plein de gasoil à la station d'essence du camping nous avons appris avec stupeur que la pompe diesel était en panne et que notre projet d'aller vers Dolomite camping était compromis par manque de carburant. Ce matin, je suis le premier à descendre de ma tente, je vais ouvrir la voiture, laisse les clefs sur le siège avant et 5 secondes plus tard mon petit sac à dos s'affale tout doucement sur les clés en actionnant la fermeture des portes !!! Nous voilà avec une voiture verrouillée et les clés à l'intérieur. Nous allons tous les deux pendant plus d’une heure nous escrimer avec les tiges métalliques de la tente, pour essayer d'actionner et d'ouvrir le système de verrouillage par la porte conducteur fermée seulement au 1er cran, sans résultat. De guerre lasse je suis allé chercher du renfort du côté des employés africains du camping il ne leur aura pas fallu plus de 10 mn pour venir à bout du problème : C’est ça l’Afrique !!!
Le petit-déjeuner rapidement avalé, il est déjà 9h. Nous partons en direction d'Outjo par une belle route goudronnée, contrôle sanitaire en sortant et paiement du parc d’Etosha : l’employée va, de façon très évidente se mettre dans la poche l'argent destiné au parc !!! A Outjo nous profitons de la ville pour faire le plein de gasoil et refournir nos réserves alimentaires. Nous reprenons une très bonne route asphaltée vers la ville de Kamandjab puis d’Opuwo où nous refaisons le plein de diesel. La ville n'est pas très attrayante, à la station d'essence nous sommes assaillis par des vendeuses de colifichets très insistantes, nous voyons aussi passer des femmes Himbas et Héréros reconnaissables �� leurs habits. Nous quittons Opuwo ainsi que la route goudronnée pour emprunter une piste sableuse de bonne qualité mais avec des passages de gués plus ou moins escarpées, mieux vaut bien les anticiper pour éviter d'être fortement secoué sur son siège. Au coucher du soleil vers 18h30 nous quittons la C38 pour prendre la piste vraiment rustique sur 6km qui permet d'accéder à l’Aussicht Camp dans un très beau paysage vallonné et arboré. Marius nous accueille et nous recommande de monter la tente avant la nuit puis de revenir si nous voulons diner chez lui. Nous choisissons un bel espace, nous somme presque seuls, l'autre couple de Français à choisi un emplacement un plus haut invisible du nôtre. Vers 19H nous descendons dîner en bas au restaurant. Ines, la collaboratrice de Marius nous accueille, un peu plus tard alors que nous buvons tranquillement nos bières, un, puis deux puis trois porcs-épics viennent sur la terrasse pour se régaler de polenta préparée par le maître de maison. Nous en verrons au moins une dizaine pendant près d'une heure !! Etonnant
femme Himba
30 mai : Balade dans deux villages Himbas Notre arrêt dans ce camping était motivé par la possibilité d’aller visiter des villages Himbas. Nous avons évidemment beaucoup hésité à franchir le pas, ne voulant pas participer à un zoo humain ! Marius parait sincèrement convaincu de la nécessité de maintenir la culture Himba fortement menacée par les politiques d’assimilation du gouvernement namibien. Il connait bien ces villages Himbas, il est né dans cette région. Il s’est chargé des formalités et cadeaux à leur remettre. Pour faciliter le contact, Pat. a emmené un petit appareil Polaroid pour tirer quelques portraits qu’il pourra offrir et distribuer directement sur place. Vers 9H Marius nous emmène en voiture en direction d’un premier village situé à 20 mn de voiture du camp. Nous sommes accueillis très simplement par quelques femmes Himbas de ce petit hameau composé de quelques cases rondes ou rectangulaires en torchis revêtues de paille ou de tôle ondulée. Les femmes Himbas sont reconnaissables à leurs coiffures très élaborées et à la façon dont elles tressent leurs chevelures. Elles portent de plus des vêtements traditionnels et des bijoux particuliers. Leurs chevilles sont enserrées dans des guêtres métalliques. Enfin et surtout elles s’enduisent le corps d’un emplâtre de couleur ocre, mélange de graisse de vache et de poudre d’ocre.
Le village ne « respire »pas l’abondance mais ce n'est pas la misère même si ça y ressemble vu de notre point de vue occidental. Les Himbas ont l'air très heureux, mangent à leur faim (surtout de la polenta et de la viande, pas ou peu de fruits et légumes). Les gamins, comme toujours sont omniprésents, peureux au début puis très curieux. Les femmes nous souhaitent la bienvenue en nous disant « moro-moro ». Pat a beaucoup de succès avec son polaroid tant auprès des femmes que des enfants. Pendant qu’elles sont occupées à se faire belles pour la photo, j’en profite pour les photographier discrètement. Nous allons ensuite visiter un 2me village un peu plus loin. La doyenne du village est en train de préparer la polenta de la communauté, d’autres femmes travaillent des peaux de cuir pour les assouplir avant de les transformer en jupe traditionnelle. Il y a peu d’hommes adultes, ils s’occupent du bétail la seule richesse des Himbas. Avant de repartir nous allons choisir et acheter quelques objets artisanaux, une façon de remercier les villageois de leur accueil. En conclusion, nous n’avons pas eu l’impression de participer à l’exploitation touristique de ce peuple, nous n’étions que deux touristes avec Marius et la plupart des femmes continuaient à vaquer à leurs occupations sans se préoccuper de notre présence. Marius nous a aussi expliqué la façon dont l’Europe par ses dons contribuait à éradiquer la culture des Himbas, par exemple en leur offrant des WC en tôle ondulé ne correspondant pas à leurs habitudes traditionnelles. Pour fréquenter l’école les enfants Himbas ont l’obligation de se couper les cheveux ce qui est contraire à leur tradition. En voiture, Marius nous confiera sa vision pessimiste du monde actuel, influencée par les prophéties de Daniel et de St-Jean ce qui nous mènera, d’après lui au troisième et ultime conflit mondial. En fin de journée nous irons visiter avec Ines les anciennes mines exploitées par le père de Marius où l’on trouve encore des dioptases et des roches colorées de bleu.
La chef du village Himba
31 mai : D'Aussicht camp à Palmwag Bonne nuit légèrement fraîche. Ce matin les calaos nous ont fait la fête en dansant et criant sur les arbres autour de nous. Nous prenons la piste caillouteuse qui part du camp vers le Sud, elle est un peu plus longue mais en meilleur état que la piste Nord empruntée en arrivant, puis on rejoint la grande piste gravillonnée en bon état qui nous mène vers le sud en direction de Sesfontein. Arrêt à Sesfontein, un minuscule hameau avec une station service où nous refaisons le plein par sécurité, quelques échoppes rudimentaires vendent des pierres précieuses et quelques babioles touristiques. Nous repartons vers la route de Palmwag et admirons au passage le canyon de Khowarib avec ses belles roches rouges. Puis c'est 101km de piste en bon état jusqu'à Palmwag. Arrivés là, nous hésitons entre deux possibilités : nous installer au camping du Palmwag Lodge devant nous où faire encore une 40aine de km pour nous installer dans un autre camping, passer obligatoirement une barrière sanitaire où l'on nous délestera de nos charcuteries et saucisses ! Le choix est vite fait, on choisit la 1re solution et on s'en félicite, le camping est de qualité, avec piscine (très froide) et beaux emplacements avec tout le confort : douche chaude emplacement ombragé avec évier, branchement électrique et prix correct. Les saucisses sauvées du contrôle sanitaire seront délicieuses…
Femme Héréro
On nous a quand même avertis que le camping était environné de bêtes sauvages et qu'il ne saurait être tenu pour responsable si on devait se faire bouffer ou attaquer par un lion, un éléphant ou un rhino !!! On en profite pour faire des lessives, prendre une bonne douche, actualiser nos comptes...
1er Juin : de Palmwag à Madisa camp Levé vers 7H nous traînons un peu pour une fois, puis allons voir le lever de soleil vers 7h45 juste derrière le camping. Puis c'est la routine, petit-déjeuner et rangement. Vers 10h nous passons à la réception pour nous faire expliquer le fonctionnement du téléphone que le loueur nous a prêté et essayons de faire réserver le camping à Sesriem mais samedi ce n'est pas possible ni dimanche d'ailleurs, nous verrons bien d’ici là. Nous quittons ce camping agréable et prenons la route en direction de Twyfelfontein, par une belle piste roulante et large mais évidemment poussiéreuse, comme d'habitude. Nous prenons la direction de Twyfelfontein sans avoir vu ni éléphants déserticoles ni rhinocéros noirs dont c'est le milieu préféré. Le paysage devient de plus en plus désertique avec des arbrisseaux rachitiques et quasiment plus de feuilles ! Si les éléphants doivent brouter ce qui reste il n'y aura bientôt plus rien. A Twyfelfontein nous payons le droit d'entrée et une guide nommée Monalisa (véridique) nous guide sur un itinéraire qui permet de voir de magnifiques peintures rupestres d'animaux comme des lions, des oryx, éléphants, girafes, otaries, autruches... ces gravures pourraient avoir entre 5000 et 6000 ans. Il est 13h30 et l'éclairage est parfait. Nous quittons Twyfelfontein pour revenir sur nos pas et prendre la direction (impasse) qui mène en quelques km vers les orgues basaltiques et la Burnt mountain : si les orgues basaltiques sont impressionnantes nichées dans une gorge de rivière à sec, la burnt mountain fait penser à ce que nous avons déjà tant vu aux Canaries en Italie ou à la Réunion. Nous revenons vers la route principale et prenons la direction de la « petrified forest » à 45 km d'ici. Le paysage semi désertique change, la couleur du sable passe de l’ocre au rouge puis au blanc en fonction des oxydes présents dans le sol. De temps à autres de gros reliefs tabulaires barrent notre horizon ensuite on roule de nouveau dans une plaine plate et monotone puis on aperçoit de grosses boules de roches rouges entassés en forme de chaos. Nous visitons la forêt pétrifiée avec un guide qui nous montre quelques exemplaires relativement jeunes de la fameuse fleur welwitschia et nous arrivons devant un magnifique spécimen de pin pétrifié au large tronc et aux cernes bien visibles plus loin un autre pin à demi enterré mesure 37m de long. Retour au parking où nous reprenons la voiture pour rejoindre notre camp de ce soir distant de 48km encore, sur des pistes relativement roulantes qui traverse de magnifiques amas de grosses boules de roches rouges, bien éclairés en cette fin d'après-midi. Vers 18H nous voilà au Madisa camp, superbement installé devant un amas chaotique de roches rouges, il y a même une piscine mais il est un peu tard pour en profiter, nous montons les tentes, allons faire quelques photos des environs. L'éclairage du soleil couchant est magique sur ce camping. La nuit est tombée et il fait déjà plus frais en raison d'une brise qui balaye notre coin.
Madisa camp
2 juin : De Madisa camp au Spitzkoppe Départ en direction du sud et des Spitzkoppe. Le paysage se désertifie à mesure que nous descendons vers le sud, de vastes espaces plats remplacent de plus en plus les montagnes vues plus haut. Les pistes sont de plus en plus sablonneuses mais restent de belle qualité puisqu'on peut y rouler entre 60 et 80 km/h sauf à certains endroits quand des affleurements rocheux cisaillent la route où à la suite de passages de gués trop profonds dont on ne voit la pente qu’au dernier moment !
En cours de route nous faisons un petit détour pour aller admirer les fresques de la Dame blanche plus connues sous le nom de « White lady ». Il s’agit d’un site mondialement connu par les préhistoriens dont la visite est payante et guidée. On y voit des fresques colorées de plusieurs personnages ainsi que d’animaux, elles dateraient d’il y a environ 2000 ans. C’est très beau et d’une grande finesse.
Nous nous arrêtons ensuite dans la petite ville d’Uis pour faire le plein de gasoil et changer de l’argent. Malheureusement l’ATM de la station essence est vide et il n’y a pas d’alternatives, comme on est dimanche tout est fermé ! La jeune femme que nous avons pris en stop à White Lady nous indique la possibilité de changer de l’argent chez le Chinois aussitôt dit aussitôt fait, nous voilà devant le Chinastore. La jeune femme va taper à la porte cadenassée du magasin et notre Chinois arrive encore tout ensommeillé ! Il nous ouvre la porte et le marchandage commence, il me demande de lui indiquer sur sa machine à calculer quel montant en € je veux changer et à quel cours. A partir de là nous allons, l’un comme l’autre, essayer de réaliser une bonne opération, sachant que pour moi l’essentiel est de repartir avec des $, n’en ayant plus, quitte à les payer un peu plus cher ! Finalement je les obtiens à un cours raisonnable. Nous profitons de cet arrêt pour aller acheter des bières dans un « liquor store » lui aussi cadenassé et hyper-protégé contre toute tentative de vol, étonnant !
Sur la piste on aperçoit de temps en temps des cabanes lépreuses abritant des « échoppes de souvenirs et dès qu’une voiture approche des mioches de 6 à 12 ans se précipitent vers les voitures pour essayer de vendre de petits objets d’artisanat en tôles ou en bois. Certaines échoppes se signalent de loin grâce à des répliques d’animaux en grandeur nature en treillis de fil de fer recouvert de boue séchée. La température doit évoluer entre 20 et 28° au soleil, il y a assez souvent des coups de vents mais dans l'ensemble la température reste supportable. La preuve, quand nous sentons le besoin de mettre la climatisation dans le 4x4 ce n’est jamais pour très longtemps et dès que la température à l’intérieur nous convient on la coupe ! Vers 16 nous arrivons aux Spitzkoppe que nous avons vus venir de loin puisque ce sont les seuls pics à émerger d'une plaine aride et plate. A l'entrée le gardien nous donne un plan et nous explique la topographie, il y a heureusement peu de monde et nous pouvons à loisir choisir notre emplacement, ce sera le n° 6, isolé sans voisin visible mais proche de la fameuse arche que nous allons visiter en 10mn à peine de notre emplacement, la tente montée. Il y a malheureusement un groupe de Brésiliens qui squattent l'arche pour faire des photos et en particulier une fille, la « topmodel » du groupe qui n'arrête pas de prendre des poses avec ou sans chapeau en squattant évidemment l’emplacement central de l’arche !!! Finalement après avoir longtemps attendu nous arriverons à photographier l’arche sans plus personne. Après le coucher du soleil nous allons consacrer un peu de temps à essayer de photographier la voûte étoilée ce qui est plus facile à dire qu’à faire les essais en mode manuel avec une ouverture de 2.8 et une pause de 60 secondes seront les plus convaincants, mais pas extraordinaires non plus !
orgues basaltiques
3 Juin : de Spitzkoppe à Swakopmund Levé vers 7h, nous partons vers l'arche pour contempler le lever de soleil, nous sommes en avance et il n'y a encore personne, les campeurs vont arriver au moment où le soleil fait son apparition vers 8h. Les montagnes environnantes se teintent dune belle couleur orangée. Nous quittons le camp et prenons la route vers Henties Baai par une belle piste sablonneuse bien roulante, on ne rencontrera que quelques rares voitures sur 100km. A Henties nous voilà au bord de l'océan et la brume fait son apparition, la température chute brutalement et l'humidité nous enveloppe, nous nous arrêtons au bord de la mer à côté de familles venues pêcher dans l'océan, le vent est froid et nous remontons vite fait dans notre voiture. Encore 60 km et nous voilà à Swakopmund. Grâce au GPS de mon mobile je repère facilement le Tiger reef camping où nous pensons nous arrêter. C'est un super camping ultra propre avec des sanitaires nickel et des emplacements tout confort avec électricité, table et bancs, auvent et braai. Nous repartons tout de suite en voiture pour aller faire des courses au Superspar, n'ayant plus grand chose dans notre garde manger, n'ayant pas pu hier dimanche faire des courses. Nous allons ensuite changer de l'argent liquide faire quelques magasins et passer à l'O.T. nous renseigner sur les différents tours à Sandwich Harbour un peu plus loin nous achetons quelques vis pour réparer les fermetures du 4x4 toujours douteuses. Swak. est une ville improbable : le centre commercial est bien achalandé, on y trouve de nombreux magasins de souvenirs avec des articles de belle qualité, des bars et restaurants, des hôtels, des supermarchés et des banques. Les maisons sont soit de style traditionnel allemand du début du siècle très colorées ou d'un style international assez bâtard. Pour se prémunir de vols les magasins sont fermés par des grilles cadenassées et il faut sonner pour qu'on vous ouvre. Il fait relativement frais et le soleil joue à cache-cache avec les nuages. Le soir nous ressortons pour aller diner, il est 19h il fait nuit noire et il n'y a quasiment plus personne dans les rues. La brume s'est levé, un vent froid souffle on se croirait au bord de la Baltique, tout à fait raccord avec le style des maisons. Nous mettons 15mn à pied pour rejoindre notre restaurant, le Fish Deli, conseillé par l‘employée de l'OT, c’est un sympathique petit restaurant spécialisé en poissons et fruits de mer : excellent
Spitzkoppe : l'arche
4 Juin : Tour organisé autour de Walvis Bay, (Pelican Point et Sandwich Harbour)
Vers 7h le gardien du camping nous appelle pour rejoindre la réception où nous attend le taxi qui va nous emmener pour un tour organisé d’une journée autour de Walvis Bay. Dans le minibus sont déjà installés quelques touristes Chinois. Il nous faut 45 mn pour rejoindre la ville de Walvis Bay : la ville se divise en plusieurs secteurs, ici ils disent « location », celui de toutes petites maisons alignées sur des rues de terre battue semblent réservées aux «indigènes», plus loin se trouve le port et la zone industrielle et plus loin encore près de la plage la ville touristique balnéaire avec de belles villas alignées le long de la promenade maritime. Là au waterfront nous rejoignons un groupe d'une quinzaine de Chinois et embarquons dans un catamaran qui va nous emmener jusqu'à Pelican Point où nous verrons non pas des pélicans mais des milliers de phoques à fourrures, espèce très commune ici. Certains s'amusent à monter sur le catamaran attirés par la distribution de poissons organisée par l’équipage. A un autre moment ce sont des pélicans qui viendront quémander leur pitance à la grande joie des Chinois qui mitraillent et mitrailleront d’ailleurs durant toute la journée ! Le temps est assez gris et pour la photo ce n'est pas terrible vers 11h on nous propose un excellent déjeuner à base d'huîtres, de nems, de beignets de poissons, de porc ou de poulet en boisson il y a du vin mousseux et de la bière. Retour au port en fin de matinée. Nous embarquons ensuite dans des 4x4 en direction des marais salants, propriété d’une grosse entreprise qui fournit à l'Afrique du Sud 90% de ses besoins en sel. Nous traversons ensuite une zone de marécages et de petites dunes puis nous longeons la mer en empruntant la plage de sable. Certains passages entre mer et dunes ont juste la largeur de la voiture et seront impraticables dans 1h. Durant l'après-midi nous allons sillonner en 4x4 les dunes de Sandwich Harbour, roulant sur des pistes assez acrobatiques avec de forte pentes tant en montée qu'en descente. Jared notre sympathique chauffeur s'en tire très bien même s’il s'est ensablé une fois. Avant de retourner à Walvis bay nous prenons une dernière collation avec du vin pétillant rosé d'Afrique du sud. Retour à Walvis vers 18h et à Swk. vers 19H. Grâce au sympathique et aimable gérant du camping, qui a bien voulu téléphoner pour nous à Seseriem, nous avons un emplacement réservé pour deux nuits au camping, ça nous rassure car il est souvent complet étant le plus proche des fameuses dunes de Sossusvlei. La brume a de nouveau tout recouvert, il fait humide et froid
Sandwich Harbour
5 Juin : De Swakopmund à Sesriem camp.
Nous quittons Swak. Peu après le lever du soleil et prenons la route très chargée à cette heure (c’est bien la 1ère fois !) jusqu'à Walvis où nous refaisons le plein de gasoil, puis nous prenons la route C 14 et au bout d'à peine 10km le soleil revient en force, finit les brumes de la côte, nous allons rouler ainsi dans un quasi désert assez monotone puis avec un relief plus accentué au moment de passer le beau canyon de Kuiseb. Arrêt à Solitaire, un hameau avec quelques maisons, une boulangerie réputée et des carcasses de vieilles bagnoles, tout pour plaire au touriste en mal d'exotisme. C’est l’endroit idéal pour s’arrêter à l’ombre d’une terrasse et manger quelques viennoiseries typiquement germaniques (bien que Vienne soit autrichienne !) Nous arrivons à Sesriem dans l'après-midi : A l'entrée du campsite on nous donne le n° 111 qu'il faudra indiquer à la réception du camping, là on paye l'entrée du parc puis les deux nuits (chères) de camping et on nous attribue la place n° 10, les espaces sont plutôt étroits et l'ombre rare, mais il y a de l'électricité, des douches, des wc et même une piscine. Mais le gros avantage du camping est d’être dans le parc et de bénéficier de l’ouverture de la barrière dès 6h30 et non 7h15 pour les gens venant de l’extérieur. Comme il n'est pas trop tard nous allons découvrir la dune Elim distante de quelques km du camping. Pour y accéder on prend la route bitumée vers Sossusvlei et on tourne au bout de 1km à droite sur une piste qui s'arrête au pied de la dune. On monte dans le sable, c'est un peu fatigant car on monte de deux marches et on redescend d’une. On est pas les seuls à avoir eu cette idée et on rejoint un groupe de Francais sur le sommet de la dune. Le coucher de soleil n’est pas extraordinaire mais on bénéficie d’une belle vue sur la plaine et le village de Sesriem.
Sossusvlei
6 Juin : Balade à Sossusvlei et environs
Réveil matinal el pleine nuit à 5h en même temps que la plupart des campeurs. Manœuvre habituelle et à 6h30 pile on passe la barrière et pour s’engager sur une belle route goudronnée en direction de Sossusvlei. Au parking à la fin de la route goudronnée on dégonfle nos pneus passant de 1.9 à 1.4 bar et, après avoir enclenché les 4 roues motrices en régime « low gear » c’est parti pour les 5 km de piste sablonneuse qui nous séparent du parking terminal des dunes de Big Daddy et Big Mama. Si dans certains passages je sens les roues patinées dans l’ensemble ça passe plutôt bien. A cette heure matinale l'éclairage est magnifique : nous descendons de voiture et partons vers Big Daddy et Dead vlei, malheureusement un groupe important de Chinois, discrets comme d'habitude empruntent le même chemin que nous. Arrivés vers Dead vlei nous préférons bifurquer à droite et grimpons sur une petite dune qui nous ramène vers Hiddenvlei ou par bonheur il n'y a personne ! Comme quoi hidden voulant dire « caché » les Chinois ne l’ont pas vu ! Nous en profitons photographiant tranquillement le décor superbe de ce petit salar émaillé d'arbres morts et desséchés puis rejoignons Dead vlei où quelques Chinoises ont improvisé un ballet dansé assez ridicule devant les nombreux objectifs braqués par leurs compatriotes !!! Nous grimpons ensuite vers la première partie de Big daddy pour faire quelques photos et nous redescendons vers le parking où quelques oryx se sont rapprochés des toilettes. Retour au camping pour déjeuner, faire des lessives et se reposer. Vers 16h30 nous reprenons le 4x4 et refaisons la route vers la dune 45 (à 45km de Sesriem), le paysage est toujours aussi magnifique et nous nous arrêtons plusieurs fois pour faire des photos. Arrivés à la dune 45 nous décidons de la gravir, en compagnie d'autres Chinois plus discrets, pour faire quelques photos en profitant de ce bel éclairage de fin de journée.
Sossusvlei
7 Juin : de Sesriem à Naukluft National Park levé vers 7H nous faisons le plein et partons voir le canyon de Sesriem à 4km du camping accessible par une piste parallèle à la grande piste. Au début nous empruntons le sentier qui domine la gorge et offre de beaux points de vue sur celle-ci, puis ayant repéré le sentier qui descend vers le fond de la gorge je le suis et me retrouve au fond de la gorge et c'est magnifique : quand on arrive sur le sentier sablonneux, en fait il s’agit du lit de la rivière on peut prendre à gauche et alors on s'enfile dans la partie la plus étroite et la plus sombre de la gorge, c'est très impressionnant et très beau car seul la partie haute de la gorge est illuminée. Si on part à droite à partir du chemin d'accès on s’achemine vers la partie la plus large et la plus ensoleillée, c'est moins impressionnant mais tout aussi agréable. Nous reprenons la voiture et partons en direction du parc de Naukluft où nous pensons passer la nuit. Il y a environ 150 km sur des pistes acceptables, vers midi la conduite est toujours plus délicate car avec le soleil au zénith on ne voit plus les pièges de la route comme les nids de poule et la tôle ondulée. Nous arrivons au Naukluft campsite vers 14h, nous prenons notre casse-croûte surveillant de l'œil les babouins qui nous guettent mais de loin, ils sont nettement moins agressifs qu'à Waterberg ! Le déjeuner terminé nous décidons de faire un bout de la ballade Waterkluft trail de 17km en partant du bout du camping vers les emplacements 6 et 7 : C'est une belle balade qui longe une petite gorge et qui est parsemée de petits points d'eau où viennent s'abreuver les bêtes nombreuses à voir les quantités de crottins qui jonchent le sol. Nous continuons jusqu'au croisement avec une autre piste au bout d'une heure et revenons sur nos pas. Douche glacée, dommage, ce camping se révèle être d’un mauvais rapport qualité/prix car on a quand même payé 500$ la nuit (sans électricité) alors que dans d'autres campings nettement mieux équipés on ne payait que 360$.
Naukluft N. Park
8 Juin : De Naukluft N.P. À Hartdap Lake Nuit très fraîche, le matin nous avons l'onglée en repliant les tentes, nos mains et nos doigts sont gelés, j'estime la température entre 3 et 7° ! Nous replions nos affaires et quittons le camping pour prendre la piste qui mène 4km plus loin au début de l’« Olive trail » une randonnée de 10/11km à faire en 4/5h. Il est 8h45 quand nous démarrons sous un soleil encore timide et un bel éclairage, le chemin bien balisé avec des marques de pied blanc monte doucement à travers une steppe arborée comptant entre autres des oliviers sauvages et cet arbre original, qu’est le kokerboom. Le chemin commence ensuite à grimper vers le haut de la montagne, un bruit d'éboulement rocheux m'alerte, un troupeau de zèbres dérangés par notre arrivée fuient en grimpant sur le versant opposé. Le chemin ensuite va suivre une gorge de plus en plus resserrée avec de la roche d'une couleur rouge et de temps à autres des plaques d'ardoise noire et des schistes. Il faut être attentif pour repérer les marques pas toujours bien visibles et on a, à plusieurs reprises dû revenir sur nos pas ou consulter le GPS pour retrouver la piste. Certains passages de verrous glaciaires sont assez acrobatiques mais le pompon reste une falaise à franchir dominant un gros trou rempli d'eau et à laquelle on se tient d'abord dans le vide sur une minuscule corniche puis en se tenant à une chaîne, le vide sous les pieds et peu de surplomb où poser les pieds !!! Finalement en surmontant son appréhension on y arrive sans trop de problèmes, il y aura encore quelques passages scabreux puis le sentier se confond avec la piste 4x4 et on se retrouve au parking peu de temps après être sorti de la gorge il nous a fallu 4h15mn pour faire la balade, arrêt photos et pique-nique compris. C’est bien fatigués que nous prenons la longue route vers Mariental. Environ 140 km de piste correcte jusqu'à Maltahöhe où nous faisons le plein. Une route goudronnée en bel état nous mène jusqu'à Mariental distant de 110km. La ville de Mariental n'a rien pour séduire le touriste, pas de centre ville mais des rues poussiéreuses, des gamins qui vous assaillent dès que vous vous arrêtez sur un parking pour faire des courses. Nous continuons encore 15km jusqu'au Resort du lac de Hardap. Nous nous inscrivons à la réception, payons nos droits d’entrée et nos 2 nuits puis allons choisir un emplacement : il y a le choix car nous sommes tout seuls ! Les emplacements sont assez quelconques avec peu d’ombre mais les sanitaires sont propres et bien équipés.

Olive trail : le passage délicat à la chaîne
9 Juin : Hartdap Lake Vers 10h nous prenons la piste qui longe le lac par le N-E, empruntant les petites pistes en cul de sac qui permettent d'approcher des bords du lac, le niveau à l'air bien bas et on peut voir loin à l'horizon quelques oiseaux comme des aigrettes, des cormorans et même une colonie de pélicans qui nous offrirons un bel envol et des figures de style haut dans le ciel. Nous continuons notre balade avec le mirador de « eagle point of view » et d’autres points de vue. Retour au camping. Nous passerons l'après-midi du coté du restaurant, l’eau de la piscine est glacée par contre nous pourrons profiter du wifi payant seulement accessible ici. Nous nous installons sur la belle terrasse circulaire qui domine le lac, lisons nos mails, passons des coups de téléphone et buvons une bière bien fraîche ! En résumé un bel après-midi bulle(s), dans tous les sens du terme !
Hartdap lake
10 Juin : de Hartdap Lake à Windhoeck
Levé avec le soleil, dernier et définitif repliage des tentes, nettoyage intérieur de la voiture, un employé du camping nous amène un tuyau d'arrosage et nous propose de laver la voiture au jet. Vers 9h30 nous sommes prêts à partir et ce sera ensuite 2h30 de route goudronnée jusqu'à Windhoeck, souvent rectiligne donc assez monotone, la route traversant des paysages de savane. Le relief n'apparait que dans les environs de Windhoeck. Nous trouvons rapidement le chemin du Chameleon GH, installation dans notre chambre « girafe ». Déjeuner sur place avec nos derniers sandwich puis je pars à la découverte des quelques bâtiments historiques de la ville : Christuskirche, l’église luthérienne, le bâtiment Gathemann typique de l’architecture allemande du début du siècle, le bâtiment moderne de l'Indépendance, en fait rien de très extraordinaire. Retour au GH puis derniers achats de souvenir au Namibian craft center, c’est, comme son nom l’indique un centre qui regroupe plusieurs magasins d’artisanat avec beaucoup de choix et des prix dans l’ensemble très raisonnables. Excellent diner de gibiers à la Marmite Royale.
Windhoeck : mélange architectural
11 Juin : De Windhoeck à Johannesbourg et Londres
Le petit-déjeuner buffet pris nous quittons le GH et prenons la route de l'aéroport, nous déposons la voiture chez Namvic, après un contrôle minutieux de la voiture, Otto nous amène à l'aéroport distant de 15km de leur garage. Nous décollons dans un Boeing 737 pour 1h30mn de vol jusqu'à Jo'burg. Attente d’environ 5h, puis décollage dans un Boeing 787 pour 10h 33 de vol jusqu’à Londres Heathrow.
12 Juin : De Londres à Bâle/Mulhouse, fin du voyage.
L’album de photos est visible en cliquant sur ce lien :
photos.app.goo.gl/Nq98keCseSQrxE6s9
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BUDGET pour 2 personnes : 7300 €
Dont : avion : British A., et Virgin : Bâle-Londres-Johannesbourg-Windhoeck AR 1085 € location Nissan 4x4 avec tentes de toit pour 19 jours + carburant diesel 2920 €
autres dépenses sur place 3595 €
Scènes typiques
– l'arrivée très précautionneuse des animaux (sauf les prédateurs) devant les points d'eau ! – la voûte étoilée, avec une magnifique voie lactée, – les paysages essentiellement désertiques – la présence des braai (barbecue) dans les campings – les voitures que l'on voit venir de loin à cause du nuage de poussière qu’elles génèrent – les « traces germaniques » : nom de rues, plaques de magasins, architecture, langue, les boulangeries et pâtisseries… – les petites échoppes de souvenir au bord des pistes, montées de bric et de broc – les costumes des Héréros et des Himbas – les femmes Himbas seins à l'air gesticulant au bord des routes pour attirées les touristes dans leurs échoppes
Les coups de cœur – ***Etosha – * Waterberg – *** les villages Himbas – ** Madisa Camping – *** Spitzkoppe camp – * Swakopmund – *** Sossusvlei, Deadvlei, Hiddenvlei, Dune 45 – ** Canyon de Sesriem – *** « Olive trail » dans le Naukluft National Park – * Hartdap resort – ***une population très accueillante partout – **excellente nourriture (meilleure qu’escomptée) dans les restaurants où nous avons dîné.
Les désagréments
– la poussière omniprésente qui s'infiltre dans les moindres recoins : voiture, sacs à dos, vêtements... – certaines pistes dégradées, mais on en a au final peu rencontrées. – Le dimanche tous les magasins sont fermés, et quand de plus le seul ATM est vide ça devient compliqué – dans certaines régions il y a peu de station essence, alors prudence – les barrières sanitaires, plus dans le Nord que le Sud, où l’on vérifie que vous n'ayez pas de viande ou de charcuterie dans le frigidaire, si oui c’est confisqué à moins de le faire immédiatement cuire avant de passer la barrière !
Calao23 mai : Avion de Johannesburg à Windhoeck Atterrissage à Johannesburg un peu après 6h du matin. Il fait bon dehors et le soleil vient de se lever, les formalités de transit sont vite expédiées. Et c'est reparti pour 4h d'attente. Ici aussi on va tuer le temps à regarder passer les voyageurs de toutes races, de toutes vêtures, des « fantômes » aussi, tout de noir revêtus avec des maris tout en blanc, quel contraste ! Nous visitons les quelques échoppes qui vendent de l'artisanat touristique. On y retrouve les statuettes africaines en bois sculptées, certaines sont petites d’autres sont gigantesques, des tissus aux couleurs caractéristiques (marron, noir, beige) mais le tout à des prix vraiment exagérés. Un peu plus loin, on retrouve les incontournables boutiques du luxe mondial; Gucci, L. Vuiton, Hermès etc. puis c'est le décollage dans un Boeing 737-400 de la Comair sous pavillon B.A. pour 1h45mn de vol jusqu'à Windhoeck. Temps clair, le paysage sous nos yeux est désertique, une savane plate très superficiellement arborée et traversée par de rares pistes rectilignes. L'aéroport de Windhoeck est installé en pleine brousse à 45 km de la ville et n'est pas bien grand. Le représentant de Namvic notre loueur de 4x4 est là et nous emmène directement à son agence située sur la route de WDK. Là nous allons passer 2 heures à écouter toutes les explications relatives à la voiture, les consignes particulières pour rouler sur les pistes, les manœuvres à faire ou à ne pas faire, les contrôles à faire chaque matin (niveaux d'huile et d'eau, écrous de serrage des roues, pression des pneus). Puis c'est au tour de la partie camping avec les explications du montage/démontage des deux tentes de toit, explication du fonctionnement du frigidaire, du réchaud à gaz, du compresseur, du téléphone satellitaire, du mobile, du gps etc. Deux heures n'ont pas été de trop. Et nous voilà maintenant parti pour WDK distant d'environ 15km. La circulation sur la route principale est fluide, et en suivant le GPS que nous avons programmé nous trouvons sans peine notre hôtel, le Chameleon GH. Bel endroit, très propre avec une piscine, des espaces de repos, une grande cuisine ouverte sur une terrasse extérieure. Notre chambre dispose de tout le confort : ventilo, clim, sdb et wc privés, grand lit confortable, bouilloire avec dosettes de café, thé, roibos ! Après avoir pris une bonne douche nous sortons découvrir la capitale. C’est une ville improbable construite sur de petites collines : Le centre est occupé par un quartier moderne avec des tours de verre et acier mais le reste de la ville est assez informe. Des gamins mendiants se précipitent sur nous en implorant de l'argent avec le refrain habituel. Nous avons essayé de repérer des restos à partir du guide LP mais sans succès, finalement nous tombons sur le restaurant « Marmite impériale » à côté du « Zoo Park » en fait c'est le seul que nous ayons trouvé sur notre chemin, il n'est que 19h et la ville est déjà endormie, il n’y a quasiment plus personne dans les rues. Nous nous installons sur une terrasse couverte mais ouverte sur le jardin. Nous choisissons d'une part un steak de springbok et un curry d'agneau, tous les deux plats sont excellents. Nous repartons vers notre hôtel et sommes de nouveau abordés par quelques gamins collants au point qu'un d’eux est en train d'essayer de me faire les poches en me tenant la main pour m' attendrir. Retour au GH, excellente nuit calme et réparatrice.
Waterberg24 mai : De Windhoeck à Waterberg Levé vers 7h, il fait à peine jour et un soleil rouge apparaît à l'horizon. Nous prenons le petit-déjeuner buffet en libre service, il y a de tout, salé, sucré, céréales, pains, margarine, confiture, jus de fruits, fruits et café ou thé. Nous remballons nos affaires dans le 4x4 et partons d'abord faire le plein car il ne nous reste plus que ¼ et dans ce pays on nous a recommandé de faire le plein dès que possible. Grâce au gps et aussi à mapsme (mieux vaut 2 avis qu'un seul) nous prenons la belle route en direction de Waterberg notre étape du jour. Le soleil luit il fait déjà chaud, la circulation est fluide et régulière. Des panneaux nous indiquent la présence de phacochères, que nous verrons effectivement en nombre au bord de la route mais dès que l'on s'approche d'eux en ralentissant ils fuient vers les clôtures omniprésentes et se glissent par dessous pour se mettre à l'abri. Après quelques 200km nous bifurquons vers l'Est en direction du plateau de Waterberg et bientôt c'est le 1er contact avec les pistes non revêtues. Nous continuons de scruter la savane qui borde la piste de part et d'autres et tout à coup je distingue devant moi à 100 m une girafe bien cachée par un arbre qu'elle est en train de brouter, arrêt photos, nous mitraillons malgré un éclairage moyen et la présence des arbres qui nous cachent deux autre girafes. Nous arrivons au camping de Waterberg, en fait c'est un complexe hôtelier avec lodge, camping, restaurant, piscine. Nous choisissons notre emplacement, il y a très peu de monde et l'espace est grand. Comme nous n'avons pas encore déjeuné nous sortons table et chaises et préparons de quoi faire des sandwiches. Je commence par mettre un paquet de pain sur la table et retourne au 4x4 chercher le reste, mais à peine le dos tourné j'entends un gros bruit et une cavalcade accompagnée de gris gutturaux : la table est vide et un gros babouin est en train de fuir avec le paquet de pain de mie dans la gueule suivi par toute sa meute qui réclame sont dû. Premier avertissement, nous devons nous méfier de ces babouins très rapides et chapardeurs qui zonent dans le camping. Comme nous avons assez de pain, ce vol ne porte pas à conséquence mais on est maintenant sur nos gardes vérifiant que ces singes ne zonent pas trop près de la tente. Après ce déjeuner nous décidons d'aller faire le sentier « mountain walk » qui depuis le camping nous mènera sur les hauteurs du plateau d'où nous devrions jouir d'une belle vue. En montant nous voyons notre première antilope « dik dik», c’est un petit herbivore. Le chemin traverse la forêt puis grimpe dans des éboulis assez pentus et acrobatiques à franchir, nous soufflons tous les deux en montant. En escaladant la dernière pente au niveau de la falaise terminale je me claque ou un tendon, ou un muscle, nerf, ou ligament sous la plante des pieds, c'est assez douloureux mais je peux heureusement continuer à marcher en boitant. En haut le spectacle est magnifique à cette heure, la falaise rougeoie sous le soleil couchant, des oiseaux, dont des rapaces nous survolent. Il se fait tard, presque 18H et nous ne voulons pas redescendre dans le noir d'autant que Pat n'a que ses lunettes de soleil. En redescendant nous tombons sur des damans en train de mâchouiller des herbes, puis un peu plus bas nous verrons des babouins qui doivent nicher au pied de la falaise. Le soir nous déplions nos tentes et déplaçons le 4x4 car les branchages de l'arbre sous lesquels nous sommes placés empêchent l'ouverture des tentes basculantes. Après avoir manœuvré et procédé au dépliage des deux tentes de toit, nous pouvons enfin nous coucher non sans avoir, au préalable, dîné d'une excellente omelette aux lardons. Bonne nuit fraiche et silencieuse, accompagnée par deux énormes zébus qui broutent à deux pas de notre tente.
Etosha : Rhinocéros25 mai : De Waterberg à Etosha au Namutoni camp Préparation du petit déjeuner mais à peine avons-nous commencé à manger que le gros mâle babouin surgit à une vitesse folle devant nous empoigne notre boite plastique de vivre et s'échappe en courant, je le suis en hurlant pour l’impressionner et en me protégeant d'une chaise pliante, il essaye de m’impressionner lui aussi en montrant ses crocs de belle taille mais il lâche la boite et s’enfuie avec une boite d'allumettes. Finalement deux gardiens armés de bâtons viennent faire le guet pour nous permettre de terminer tranquillement notre petit-déjeuner. De beaux oiseaux au plumage bleu se promènent autour de notre table pour récupérer les miettes tombées à terre. Au réveil nous avons aussi vu un blaireau faire les poubelles du camping. Nous plions tentes et bagages et reprenons la même piste et route qu’hier sur une cinquantaine de km en direction de la ville d’Otjiwarongo. L'entrée de la ville est assez misérable avec sa rangée de cahutes « bidonvillesques » et quelques échoppes, ou plutôt tréteaux de vendeurs de bois sculpté. Nous nous arrêtons au Superspar compléter nos achats, prendre de l'essence et repartir vers le nord. Nous arrivons à Namutoni vers 15h et choisissons l'emplacement n°16 bien abrité avec son braai, sa table ses chaises en béton et son alimentation électrique. Nous déplions nos tentes en 15mn déjeunons de sandwiches puis partons avant la nuit faire un petite boucle des points d’eau les plus proches : Koinachas, Klein Okevi, Groot Okevi. Il n'y a pas beaucoup d'animaux à part deux grands échassiers (outardes de Kori) et quelques herbivores dont nous ne connaissons pas encore les noms ! En revenant nous voyons deux 4x4 arrêtés au bord de la piste, c’est un signe qu’il doit y avoir des animaux, en effet, en regardant bien nous voyons, couchées sous deux arbrisseaux, trois lionnes faisant langoureusement la sieste. Au bout d'un petit moment deux d’entre elles se lèvent et s’éloignent tranquillement vers le nord puis s'arrêtent et se recouchent : quel beau spectacle ! Il se fait tard nous retournons au camping au moment du coucher de soleil vers 18h15. Le temps passe vite entre la préparation du dîner, se doucher, faire la vaisselle, préparer nos sacs pour la nuit et le lendemain, trier les photos etc. La voûte étoilée est magnifique.
26 mai : Etosha partie Est : Trous d’eau du jour : Chudop, Ngobib, Batia, Goas, Noniams, Halali, retour par Nuamses, Springbokfontein, Okerfontein.
Réveil à 6h15, le soleil n'est pas encore levé, il fait plutôt frais et une polaire est bienvenue. Il nous faut ensuite tout boucler, alors que nous revenons dormir ici mais c'est comme ça. À 8H nous sommes prêts à arpenter et découvrir les trésors d 'Etosha nous allons faire une boucle de l' E. vers l'W. en passant par la boucle sud et en revenant par la piste principale au N. Premier arrêt au point d'eau de Chudop. En arrivant c'est assez calme puis progressivement vont arriver des zèbres en grand nombre puis des herbivores de toutes sortes (impalas, gnous, springboks), c’est un spectacle magnifique avec cet éclairage du matin et le bleu du point d'eau, les zèbres se reflétant dans l'eau au moment de s’abreuver. Toute la journée nous allons alterner les points d'eau et voir de nouveaux animaux ! Les herbivores les plus nombreux sont les koudous, les zèbres et les springboks. Les jeunes springboks sont les plus étonnants quand ils sautent, les quatre pattes simultanément en l'air, comme s’ils étaient montés sur des ressorts ! On voit ensuite les beaux oryx avec leurs grandes cornes qui pointent vers le ciel dans la même famille des herbivores le grand koudou est très beau également : Il a les flancs veinés de rayures brun foncé sur un corps brun clair, il a de larges oreille et les mâles portent de magnifiques bois contournés. Retour au camp peu avant le coucher du soleil à 18h30, c'est l'heure où les portes du camp vont fermer pour la nuit. Ce soir on se paie le restaurant du camp : excellent steak d'oryx avec un peu de riz pilaf et quelques rares légumes pour décorer, le tout arrosé d'un excellent verre de vin blanc du coin. Addition 344$ soit 24€ pour deux. La nuit est fraîche et on supporte le sac de couchage et même plus surtout vers le matin.
Trou d'eau de Chudop27 mai : traversée du parc d'Etosha de Namutoni à Okaukuejo Boucle par Tsumcor, Groot Okevi, Springbkfontein, Riestfontein, Salavadora, Sueda, Homob et Okaukuejo.
On est de plus en plus rapide pour plier les tentes même si c'est une gymnastique fastidieuse de grimper plusieurs fois sur les passages de roue pour replier les tentes vers l’intérieur avant de les coiffer avec les bâches rigides et poussiéreuses. Le plus pénible c’est les crevasses aux doigts à cause de la sècheresse et du froid matinal et comme ils sont très sollicités c’est douloureux ! Nous prenons notre petit-déjeuner puis c'est le départ vers 8h par d'autres pistes et d'autres points d'eau. Le premier arrêt à Tsumcor nous permet de voir des éléphants, le reste de la tournée sera contrasté : presque rien sur les derniers points d'eau, d'ailleurs certains n'ont plus d'eau : c’est le résultat d’une sècheresse catastrophique qui touche le pays depuis le mois de février. A l’un des trous d’eau quelqu’un nous signale que nous avons la demi-porte arrière haute ouverte ! En fait la vis qui bloque le hayon s’est cassée parce que le système d'attaches a été bricolé et n’est pas suffisamment solide pour résister aux secousses importantes de la piste. On essaye une réparation de fortune, pas très rassuré de sortir ne serait-ce qu’une minute de la voiture dans cet environnement sauvage mais ça ne tient pas, on continue notre route le hayon à demi ouvert. Nous raterons de peu un léopard que l'on nous avait signalé au bord de la piste. Installation au camping d’Okaukuejo : c’est un grand complexe avec un grand camping, des appartements, des bungalows du plus simple au plus luxueux, un restaurant, une station d'essence. C’est tellement grand et mal signalisé qu’il m’est arrivé plusieurs fois d’aider des gens qui s’étaient perdus à retrouver leur chemin.
On casse la croûte puis on répare notre hayon arrière, la vis cassée est remplacée grâce à l’amabilité des employés du site qui nous ont dépannés. Puis on repart visiter d'autres points d'eau : on nous a conseillé, le trou d’eau Nebrownii où nous pourrions avec un peu de chance y voir lion et lionne ! Une longue attente commence, des herbivores se succèdent sur le site. A la jumelle il me semble apercevoir très au loin une silhouette rousse qui pourrait bien être celle d’un lion, mais cette silhouette décide de se coucher dans les herbes là-bas au loin et je perds sa trace. Vers 17h30 on voit arriver, visible de loin en terrain découvert une lionne s’avançant tranquillement vers le point d’eau : Tous les autres animaux se sont évaporés ou gardent une distance respectable par rapport au point d’eau. Après avoir bu, la lionne s’éloigne et c’est alors que l’on voit arriver le lion que j’avais repéré tantôt. D’un pas majestueux et assuré il vient boire puis contourne notre parking pour repartir dans une autre direction, c’est magique ! Il se fait tard, les portes du camp vont bientôt se fermer nous repartons et filons vers le camp où nous arrivons juste à l’heure. A la tombée du jour, les chacals rodent, il y en a même un qui a essayé d’ouvrir notre boite en plastique pour en récupérer de la nourriture ! Le site d’Okaukuejo dispose de son propre trou d’eau éclairé la nuit, nous allons donc y faire un tour à la nuit tombée et oh surprise plusieurs rhinocéros s’y sont donnés rendez-vous. Nous allons y assister à un ballet étrange : deux rhinocéros s’affrontent calmement, lentement se défiant corne contre corne mais sans jamais dépasser le stade du jeu, donc sans violence ni brutalité pendant plus d’une demie heure ils vont se renifler, se jauger, se pousser, passer leurs cornes sous la patte arrière du rival pendant que la femelle attend tranquillement un peu plus loin le résultat du match !

28 mai : Autour d'Okaukuejo Boucle : Wolfnes, Okondeka (girafe à l'horizon) Adamax (pas d'eau) Grunewald (bof), Natco et Leeubron. L'après-midi : Gaseb, (rhino peu avant dans la savane), Gemsbokvlakte (grand koudou) Olifantsbad (troupeau d'éléphants), Aus (girafes).
Notre tournée de ce matin n’a pas été très fructueuse, peu ou pas d’animaux, retour au camping pour casser la croûte au camp et en profiter pour faire la lessive, puis nous repartons pour la boucle du Sud –Est visiter les trous d’eau de Gaseb. Deux 4x4 sont arrêtés au bord de la piste, on aperçoit un rhinocéros à 50 m de la piste, un peu plus loin un superbe troupeau d'éléphants s’en va se désaltérer au trou d’eau d’Olifantsbad, le bien nommé ! à Aus un troupeau de koudous et de nouveau un troupeau d'éléphants à coté de la piste, enfin une lionne au bord de la route en revenant vers Okaukuejo. Entre temps notre hayon s'est de nouveau ouvert, la vis est cassée, il faudra trouver une autre solution car la poussière envahit le coffre et tout le matériel est rempli de sable ! Retour au point d'eau éclairé après le coucher du soleil pour voir quelques éléphants s'abreuver et les rhinocéros d'hier soir prêt à en découdre une nouvelle fois.
Etsoha : le roi lion fait son entrée...29 mai d'Okaukuejo à Aussicht Camp (60km au sud d'Epuwo) Réveil à 6h00 pour démarrer tôt avec une journée avec beaucoup de km. Hier en voulant faire le plein de gasoil à la station d'essence du camping nous avons appris avec stupeur que la pompe diesel était en panne et que notre projet d'aller vers Dolomite camping était compromis par manque de carburant. Ce matin, je suis le premier à descendre de ma tente, je vais ouvrir la voiture, laisse les clefs sur le siège avant et 5 secondes plus tard mon petit sac à dos s'affale tout doucement sur les clés en actionnant la fermeture des portes !!! Nous voilà avec une voiture verrouillée et les clés à l'intérieur. Nous allons tous les deux pendant plus d’une heure nous escrimer avec les tiges métalliques de la tente, pour essayer d'actionner et d'ouvrir le système de verrouillage par la porte conducteur fermée seulement au 1er cran, sans résultat. De guerre lasse je suis allé chercher du renfort du côté des employés africains du camping il ne leur aura pas fallu plus de 10 mn pour venir à bout du problème : C’est ça l’Afrique !!!
Le petit-déjeuner rapidement avalé, il est déjà 9h. Nous partons en direction d'Outjo par une belle route goudronnée, contrôle sanitaire en sortant et paiement du parc d’Etosha : l’employée va, de façon très évidente se mettre dans la poche l'argent destiné au parc !!! A Outjo nous profitons de la ville pour faire le plein de gasoil et refournir nos réserves alimentaires. Nous reprenons une très bonne route asphaltée vers la ville de Kamandjab puis d’Opuwo où nous refaisons le plein de diesel. La ville n'est pas très attrayante, à la station d'essence nous sommes assaillis par des vendeuses de colifichets très insistantes, nous voyons aussi passer des femmes Himbas et Héréros reconnaissables �� leurs habits. Nous quittons Opuwo ainsi que la route goudronnée pour emprunter une piste sableuse de bonne qualité mais avec des passages de gués plus ou moins escarpées, mieux vaut bien les anticiper pour éviter d'être fortement secoué sur son siège. Au coucher du soleil vers 18h30 nous quittons la C38 pour prendre la piste vraiment rustique sur 6km qui permet d'accéder à l’Aussicht Camp dans un très beau paysage vallonné et arboré. Marius nous accueille et nous recommande de monter la tente avant la nuit puis de revenir si nous voulons diner chez lui. Nous choisissons un bel espace, nous somme presque seuls, l'autre couple de Français à choisi un emplacement un plus haut invisible du nôtre. Vers 19H nous descendons dîner en bas au restaurant. Ines, la collaboratrice de Marius nous accueille, un peu plus tard alors que nous buvons tranquillement nos bières, un, puis deux puis trois porcs-épics viennent sur la terrasse pour se régaler de polenta préparée par le maître de maison. Nous en verrons au moins une dizaine pendant près d'une heure !! Etonnant
femme Himba30 mai : Balade dans deux villages Himbas Notre arrêt dans ce camping était motivé par la possibilité d’aller visiter des villages Himbas. Nous avons évidemment beaucoup hésité à franchir le pas, ne voulant pas participer à un zoo humain ! Marius parait sincèrement convaincu de la nécessité de maintenir la culture Himba fortement menacée par les politiques d’assimilation du gouvernement namibien. Il connait bien ces villages Himbas, il est né dans cette région. Il s’est chargé des formalités et cadeaux à leur remettre. Pour faciliter le contact, Pat. a emmené un petit appareil Polaroid pour tirer quelques portraits qu’il pourra offrir et distribuer directement sur place. Vers 9H Marius nous emmène en voiture en direction d’un premier village situé à 20 mn de voiture du camp. Nous sommes accueillis très simplement par quelques femmes Himbas de ce petit hameau composé de quelques cases rondes ou rectangulaires en torchis revêtues de paille ou de tôle ondulée. Les femmes Himbas sont reconnaissables à leurs coiffures très élaborées et à la façon dont elles tressent leurs chevelures. Elles portent de plus des vêtements traditionnels et des bijoux particuliers. Leurs chevilles sont enserrées dans des guêtres métalliques. Enfin et surtout elles s’enduisent le corps d’un emplâtre de couleur ocre, mélange de graisse de vache et de poudre d’ocre.
Le village ne « respire »pas l’abondance mais ce n'est pas la misère même si ça y ressemble vu de notre point de vue occidental. Les Himbas ont l'air très heureux, mangent à leur faim (surtout de la polenta et de la viande, pas ou peu de fruits et légumes). Les gamins, comme toujours sont omniprésents, peureux au début puis très curieux. Les femmes nous souhaitent la bienvenue en nous disant « moro-moro ». Pat a beaucoup de succès avec son polaroid tant auprès des femmes que des enfants. Pendant qu’elles sont occupées à se faire belles pour la photo, j’en profite pour les photographier discrètement. Nous allons ensuite visiter un 2me village un peu plus loin. La doyenne du village est en train de préparer la polenta de la communauté, d’autres femmes travaillent des peaux de cuir pour les assouplir avant de les transformer en jupe traditionnelle. Il y a peu d’hommes adultes, ils s’occupent du bétail la seule richesse des Himbas. Avant de repartir nous allons choisir et acheter quelques objets artisanaux, une façon de remercier les villageois de leur accueil. En conclusion, nous n’avons pas eu l’impression de participer à l’exploitation touristique de ce peuple, nous n’étions que deux touristes avec Marius et la plupart des femmes continuaient à vaquer à leurs occupations sans se préoccuper de notre présence. Marius nous a aussi expliqué la façon dont l’Europe par ses dons contribuait à éradiquer la culture des Himbas, par exemple en leur offrant des WC en tôle ondulé ne correspondant pas à leurs habitudes traditionnelles. Pour fréquenter l’école les enfants Himbas ont l’obligation de se couper les cheveux ce qui est contraire à leur tradition. En voiture, Marius nous confiera sa vision pessimiste du monde actuel, influencée par les prophéties de Daniel et de St-Jean ce qui nous mènera, d’après lui au troisième et ultime conflit mondial. En fin de journée nous irons visiter avec Ines les anciennes mines exploitées par le père de Marius où l’on trouve encore des dioptases et des roches colorées de bleu.
La chef du village Himba31 mai : D'Aussicht camp à Palmwag Bonne nuit légèrement fraîche. Ce matin les calaos nous ont fait la fête en dansant et criant sur les arbres autour de nous. Nous prenons la piste caillouteuse qui part du camp vers le Sud, elle est un peu plus longue mais en meilleur état que la piste Nord empruntée en arrivant, puis on rejoint la grande piste gravillonnée en bon état qui nous mène vers le sud en direction de Sesfontein. Arrêt à Sesfontein, un minuscule hameau avec une station service où nous refaisons le plein par sécurité, quelques échoppes rudimentaires vendent des pierres précieuses et quelques babioles touristiques. Nous repartons vers la route de Palmwag et admirons au passage le canyon de Khowarib avec ses belles roches rouges. Puis c'est 101km de piste en bon état jusqu'à Palmwag. Arrivés là, nous hésitons entre deux possibilités : nous installer au camping du Palmwag Lodge devant nous où faire encore une 40aine de km pour nous installer dans un autre camping, passer obligatoirement une barrière sanitaire où l'on nous délestera de nos charcuteries et saucisses ! Le choix est vite fait, on choisit la 1re solution et on s'en félicite, le camping est de qualité, avec piscine (très froide) et beaux emplacements avec tout le confort : douche chaude emplacement ombragé avec évier, branchement électrique et prix correct. Les saucisses sauvées du contrôle sanitaire seront délicieuses…
Femme HéréroOn nous a quand même avertis que le camping était environné de bêtes sauvages et qu'il ne saurait être tenu pour responsable si on devait se faire bouffer ou attaquer par un lion, un éléphant ou un rhino !!! On en profite pour faire des lessives, prendre une bonne douche, actualiser nos comptes...
1er Juin : de Palmwag à Madisa camp Levé vers 7H nous traînons un peu pour une fois, puis allons voir le lever de soleil vers 7h45 juste derrière le camping. Puis c'est la routine, petit-déjeuner et rangement. Vers 10h nous passons à la réception pour nous faire expliquer le fonctionnement du téléphone que le loueur nous a prêté et essayons de faire réserver le camping à Sesriem mais samedi ce n'est pas possible ni dimanche d'ailleurs, nous verrons bien d’ici là. Nous quittons ce camping agréable et prenons la route en direction de Twyfelfontein, par une belle piste roulante et large mais évidemment poussiéreuse, comme d'habitude. Nous prenons la direction de Twyfelfontein sans avoir vu ni éléphants déserticoles ni rhinocéros noirs dont c'est le milieu préféré. Le paysage devient de plus en plus désertique avec des arbrisseaux rachitiques et quasiment plus de feuilles ! Si les éléphants doivent brouter ce qui reste il n'y aura bientôt plus rien. A Twyfelfontein nous payons le droit d'entrée et une guide nommée Monalisa (véridique) nous guide sur un itinéraire qui permet de voir de magnifiques peintures rupestres d'animaux comme des lions, des oryx, éléphants, girafes, otaries, autruches... ces gravures pourraient avoir entre 5000 et 6000 ans. Il est 13h30 et l'éclairage est parfait. Nous quittons Twyfelfontein pour revenir sur nos pas et prendre la direction (impasse) qui mène en quelques km vers les orgues basaltiques et la Burnt mountain : si les orgues basaltiques sont impressionnantes nichées dans une gorge de rivière à sec, la burnt mountain fait penser à ce que nous avons déjà tant vu aux Canaries en Italie ou à la Réunion. Nous revenons vers la route principale et prenons la direction de la « petrified forest » à 45 km d'ici. Le paysage semi désertique change, la couleur du sable passe de l’ocre au rouge puis au blanc en fonction des oxydes présents dans le sol. De temps à autres de gros reliefs tabulaires barrent notre horizon ensuite on roule de nouveau dans une plaine plate et monotone puis on aperçoit de grosses boules de roches rouges entassés en forme de chaos. Nous visitons la forêt pétrifiée avec un guide qui nous montre quelques exemplaires relativement jeunes de la fameuse fleur welwitschia et nous arrivons devant un magnifique spécimen de pin pétrifié au large tronc et aux cernes bien visibles plus loin un autre pin à demi enterré mesure 37m de long. Retour au parking où nous reprenons la voiture pour rejoindre notre camp de ce soir distant de 48km encore, sur des pistes relativement roulantes qui traverse de magnifiques amas de grosses boules de roches rouges, bien éclairés en cette fin d'après-midi. Vers 18H nous voilà au Madisa camp, superbement installé devant un amas chaotique de roches rouges, il y a même une piscine mais il est un peu tard pour en profiter, nous montons les tentes, allons faire quelques photos des environs. L'éclairage du soleil couchant est magique sur ce camping. La nuit est tombée et il fait déjà plus frais en raison d'une brise qui balaye notre coin.
Madisa camp2 juin : De Madisa camp au Spitzkoppe Départ en direction du sud et des Spitzkoppe. Le paysage se désertifie à mesure que nous descendons vers le sud, de vastes espaces plats remplacent de plus en plus les montagnes vues plus haut. Les pistes sont de plus en plus sablonneuses mais restent de belle qualité puisqu'on peut y rouler entre 60 et 80 km/h sauf à certains endroits quand des affleurements rocheux cisaillent la route où à la suite de passages de gués trop profonds dont on ne voit la pente qu’au dernier moment !
En cours de route nous faisons un petit détour pour aller admirer les fresques de la Dame blanche plus connues sous le nom de « White lady ». Il s’agit d’un site mondialement connu par les préhistoriens dont la visite est payante et guidée. On y voit des fresques colorées de plusieurs personnages ainsi que d’animaux, elles dateraient d’il y a environ 2000 ans. C’est très beau et d’une grande finesse.
Nous nous arrêtons ensuite dans la petite ville d’Uis pour faire le plein de gasoil et changer de l’argent. Malheureusement l’ATM de la station essence est vide et il n’y a pas d’alternatives, comme on est dimanche tout est fermé ! La jeune femme que nous avons pris en stop à White Lady nous indique la possibilité de changer de l’argent chez le Chinois aussitôt dit aussitôt fait, nous voilà devant le Chinastore. La jeune femme va taper à la porte cadenassée du magasin et notre Chinois arrive encore tout ensommeillé ! Il nous ouvre la porte et le marchandage commence, il me demande de lui indiquer sur sa machine à calculer quel montant en € je veux changer et à quel cours. A partir de là nous allons, l’un comme l’autre, essayer de réaliser une bonne opération, sachant que pour moi l’essentiel est de repartir avec des $, n’en ayant plus, quitte à les payer un peu plus cher ! Finalement je les obtiens à un cours raisonnable. Nous profitons de cet arrêt pour aller acheter des bières dans un « liquor store » lui aussi cadenassé et hyper-protégé contre toute tentative de vol, étonnant !
Sur la piste on aperçoit de temps en temps des cabanes lépreuses abritant des « échoppes de souvenirs et dès qu’une voiture approche des mioches de 6 à 12 ans se précipitent vers les voitures pour essayer de vendre de petits objets d’artisanat en tôles ou en bois. Certaines échoppes se signalent de loin grâce à des répliques d’animaux en grandeur nature en treillis de fil de fer recouvert de boue séchée. La température doit évoluer entre 20 et 28° au soleil, il y a assez souvent des coups de vents mais dans l'ensemble la température reste supportable. La preuve, quand nous sentons le besoin de mettre la climatisation dans le 4x4 ce n’est jamais pour très longtemps et dès que la température à l’intérieur nous convient on la coupe ! Vers 16 nous arrivons aux Spitzkoppe que nous avons vus venir de loin puisque ce sont les seuls pics à émerger d'une plaine aride et plate. A l'entrée le gardien nous donne un plan et nous explique la topographie, il y a heureusement peu de monde et nous pouvons à loisir choisir notre emplacement, ce sera le n° 6, isolé sans voisin visible mais proche de la fameuse arche que nous allons visiter en 10mn à peine de notre emplacement, la tente montée. Il y a malheureusement un groupe de Brésiliens qui squattent l'arche pour faire des photos et en particulier une fille, la « topmodel » du groupe qui n'arrête pas de prendre des poses avec ou sans chapeau en squattant évidemment l’emplacement central de l’arche !!! Finalement après avoir longtemps attendu nous arriverons à photographier l’arche sans plus personne. Après le coucher du soleil nous allons consacrer un peu de temps à essayer de photographier la voûte étoilée ce qui est plus facile à dire qu’à faire les essais en mode manuel avec une ouverture de 2.8 et une pause de 60 secondes seront les plus convaincants, mais pas extraordinaires non plus !
orgues basaltiques3 Juin : de Spitzkoppe à Swakopmund Levé vers 7h, nous partons vers l'arche pour contempler le lever de soleil, nous sommes en avance et il n'y a encore personne, les campeurs vont arriver au moment où le soleil fait son apparition vers 8h. Les montagnes environnantes se teintent dune belle couleur orangée. Nous quittons le camp et prenons la route vers Henties Baai par une belle piste sablonneuse bien roulante, on ne rencontrera que quelques rares voitures sur 100km. A Henties nous voilà au bord de l'océan et la brume fait son apparition, la température chute brutalement et l'humidité nous enveloppe, nous nous arrêtons au bord de la mer à côté de familles venues pêcher dans l'océan, le vent est froid et nous remontons vite fait dans notre voiture. Encore 60 km et nous voilà à Swakopmund. Grâce au GPS de mon mobile je repère facilement le Tiger reef camping où nous pensons nous arrêter. C'est un super camping ultra propre avec des sanitaires nickel et des emplacements tout confort avec électricité, table et bancs, auvent et braai. Nous repartons tout de suite en voiture pour aller faire des courses au Superspar, n'ayant plus grand chose dans notre garde manger, n'ayant pas pu hier dimanche faire des courses. Nous allons ensuite changer de l'argent liquide faire quelques magasins et passer à l'O.T. nous renseigner sur les différents tours à Sandwich Harbour un peu plus loin nous achetons quelques vis pour réparer les fermetures du 4x4 toujours douteuses. Swak. est une ville improbable : le centre commercial est bien achalandé, on y trouve de nombreux magasins de souvenirs avec des articles de belle qualité, des bars et restaurants, des hôtels, des supermarchés et des banques. Les maisons sont soit de style traditionnel allemand du début du siècle très colorées ou d'un style international assez bâtard. Pour se prémunir de vols les magasins sont fermés par des grilles cadenassées et il faut sonner pour qu'on vous ouvre. Il fait relativement frais et le soleil joue à cache-cache avec les nuages. Le soir nous ressortons pour aller diner, il est 19h il fait nuit noire et il n'y a quasiment plus personne dans les rues. La brume s'est levé, un vent froid souffle on se croirait au bord de la Baltique, tout à fait raccord avec le style des maisons. Nous mettons 15mn à pied pour rejoindre notre restaurant, le Fish Deli, conseillé par l‘employée de l'OT, c’est un sympathique petit restaurant spécialisé en poissons et fruits de mer : excellent
Spitzkoppe : l'arche4 Juin : Tour organisé autour de Walvis Bay, (Pelican Point et Sandwich Harbour)
Vers 7h le gardien du camping nous appelle pour rejoindre la réception où nous attend le taxi qui va nous emmener pour un tour organisé d’une journée autour de Walvis Bay. Dans le minibus sont déjà installés quelques touristes Chinois. Il nous faut 45 mn pour rejoindre la ville de Walvis Bay : la ville se divise en plusieurs secteurs, ici ils disent « location », celui de toutes petites maisons alignées sur des rues de terre battue semblent réservées aux «indigènes», plus loin se trouve le port et la zone industrielle et plus loin encore près de la plage la ville touristique balnéaire avec de belles villas alignées le long de la promenade maritime. Là au waterfront nous rejoignons un groupe d'une quinzaine de Chinois et embarquons dans un catamaran qui va nous emmener jusqu'à Pelican Point où nous verrons non pas des pélicans mais des milliers de phoques à fourrures, espèce très commune ici. Certains s'amusent à monter sur le catamaran attirés par la distribution de poissons organisée par l’équipage. A un autre moment ce sont des pélicans qui viendront quémander leur pitance à la grande joie des Chinois qui mitraillent et mitrailleront d’ailleurs durant toute la journée ! Le temps est assez gris et pour la photo ce n'est pas terrible vers 11h on nous propose un excellent déjeuner à base d'huîtres, de nems, de beignets de poissons, de porc ou de poulet en boisson il y a du vin mousseux et de la bière. Retour au port en fin de matinée. Nous embarquons ensuite dans des 4x4 en direction des marais salants, propriété d’une grosse entreprise qui fournit à l'Afrique du Sud 90% de ses besoins en sel. Nous traversons ensuite une zone de marécages et de petites dunes puis nous longeons la mer en empruntant la plage de sable. Certains passages entre mer et dunes ont juste la largeur de la voiture et seront impraticables dans 1h. Durant l'après-midi nous allons sillonner en 4x4 les dunes de Sandwich Harbour, roulant sur des pistes assez acrobatiques avec de forte pentes tant en montée qu'en descente. Jared notre sympathique chauffeur s'en tire très bien même s’il s'est ensablé une fois. Avant de retourner à Walvis bay nous prenons une dernière collation avec du vin pétillant rosé d'Afrique du sud. Retour à Walvis vers 18h et à Swk. vers 19H. Grâce au sympathique et aimable gérant du camping, qui a bien voulu téléphoner pour nous à Seseriem, nous avons un emplacement réservé pour deux nuits au camping, ça nous rassure car il est souvent complet étant le plus proche des fameuses dunes de Sossusvlei. La brume a de nouveau tout recouvert, il fait humide et froid
Sandwich Harbour5 Juin : De Swakopmund à Sesriem camp.
Nous quittons Swak. Peu après le lever du soleil et prenons la route très chargée à cette heure (c’est bien la 1ère fois !) jusqu'à Walvis où nous refaisons le plein de gasoil, puis nous prenons la route C 14 et au bout d'à peine 10km le soleil revient en force, finit les brumes de la côte, nous allons rouler ainsi dans un quasi désert assez monotone puis avec un relief plus accentué au moment de passer le beau canyon de Kuiseb. Arrêt à Solitaire, un hameau avec quelques maisons, une boulangerie réputée et des carcasses de vieilles bagnoles, tout pour plaire au touriste en mal d'exotisme. C’est l’endroit idéal pour s’arrêter à l’ombre d’une terrasse et manger quelques viennoiseries typiquement germaniques (bien que Vienne soit autrichienne !) Nous arrivons à Sesriem dans l'après-midi : A l'entrée du campsite on nous donne le n° 111 qu'il faudra indiquer à la réception du camping, là on paye l'entrée du parc puis les deux nuits (chères) de camping et on nous attribue la place n° 10, les espaces sont plutôt étroits et l'ombre rare, mais il y a de l'électricité, des douches, des wc et même une piscine. Mais le gros avantage du camping est d’être dans le parc et de bénéficier de l’ouverture de la barrière dès 6h30 et non 7h15 pour les gens venant de l’extérieur. Comme il n'est pas trop tard nous allons découvrir la dune Elim distante de quelques km du camping. Pour y accéder on prend la route bitumée vers Sossusvlei et on tourne au bout de 1km à droite sur une piste qui s'arrête au pied de la dune. On monte dans le sable, c'est un peu fatigant car on monte de deux marches et on redescend d’une. On est pas les seuls à avoir eu cette idée et on rejoint un groupe de Francais sur le sommet de la dune. Le coucher de soleil n’est pas extraordinaire mais on bénéficie d’une belle vue sur la plaine et le village de Sesriem.
Sossusvlei6 Juin : Balade à Sossusvlei et environs
Réveil matinal el pleine nuit à 5h en même temps que la plupart des campeurs. Manœuvre habituelle et à 6h30 pile on passe la barrière et pour s’engager sur une belle route goudronnée en direction de Sossusvlei. Au parking à la fin de la route goudronnée on dégonfle nos pneus passant de 1.9 à 1.4 bar et, après avoir enclenché les 4 roues motrices en régime « low gear » c’est parti pour les 5 km de piste sablonneuse qui nous séparent du parking terminal des dunes de Big Daddy et Big Mama. Si dans certains passages je sens les roues patinées dans l’ensemble ça passe plutôt bien. A cette heure matinale l'éclairage est magnifique : nous descendons de voiture et partons vers Big Daddy et Dead vlei, malheureusement un groupe important de Chinois, discrets comme d'habitude empruntent le même chemin que nous. Arrivés vers Dead vlei nous préférons bifurquer à droite et grimpons sur une petite dune qui nous ramène vers Hiddenvlei ou par bonheur il n'y a personne ! Comme quoi hidden voulant dire « caché » les Chinois ne l’ont pas vu ! Nous en profitons photographiant tranquillement le décor superbe de ce petit salar émaillé d'arbres morts et desséchés puis rejoignons Dead vlei où quelques Chinoises ont improvisé un ballet dansé assez ridicule devant les nombreux objectifs braqués par leurs compatriotes !!! Nous grimpons ensuite vers la première partie de Big daddy pour faire quelques photos et nous redescendons vers le parking où quelques oryx se sont rapprochés des toilettes. Retour au camping pour déjeuner, faire des lessives et se reposer. Vers 16h30 nous reprenons le 4x4 et refaisons la route vers la dune 45 (à 45km de Sesriem), le paysage est toujours aussi magnifique et nous nous arrêtons plusieurs fois pour faire des photos. Arrivés à la dune 45 nous décidons de la gravir, en compagnie d'autres Chinois plus discrets, pour faire quelques photos en profitant de ce bel éclairage de fin de journée.
Sossusvlei7 Juin : de Sesriem à Naukluft National Park levé vers 7H nous faisons le plein et partons voir le canyon de Sesriem à 4km du camping accessible par une piste parallèle à la grande piste. Au début nous empruntons le sentier qui domine la gorge et offre de beaux points de vue sur celle-ci, puis ayant repéré le sentier qui descend vers le fond de la gorge je le suis et me retrouve au fond de la gorge et c'est magnifique : quand on arrive sur le sentier sablonneux, en fait il s’agit du lit de la rivière on peut prendre à gauche et alors on s'enfile dans la partie la plus étroite et la plus sombre de la gorge, c'est très impressionnant et très beau car seul la partie haute de la gorge est illuminée. Si on part à droite à partir du chemin d'accès on s’achemine vers la partie la plus large et la plus ensoleillée, c'est moins impressionnant mais tout aussi agréable. Nous reprenons la voiture et partons en direction du parc de Naukluft où nous pensons passer la nuit. Il y a environ 150 km sur des pistes acceptables, vers midi la conduite est toujours plus délicate car avec le soleil au zénith on ne voit plus les pièges de la route comme les nids de poule et la tôle ondulée. Nous arrivons au Naukluft campsite vers 14h, nous prenons notre casse-croûte surveillant de l'œil les babouins qui nous guettent mais de loin, ils sont nettement moins agressifs qu'à Waterberg ! Le déjeuner terminé nous décidons de faire un bout de la ballade Waterkluft trail de 17km en partant du bout du camping vers les emplacements 6 et 7 : C'est une belle balade qui longe une petite gorge et qui est parsemée de petits points d'eau où viennent s'abreuver les bêtes nombreuses à voir les quantités de crottins qui jonchent le sol. Nous continuons jusqu'au croisement avec une autre piste au bout d'une heure et revenons sur nos pas. Douche glacée, dommage, ce camping se révèle être d’un mauvais rapport qualité/prix car on a quand même payé 500$ la nuit (sans électricité) alors que dans d'autres campings nettement mieux équipés on ne payait que 360$.
Naukluft N. Park8 Juin : De Naukluft N.P. À Hartdap Lake Nuit très fraîche, le matin nous avons l'onglée en repliant les tentes, nos mains et nos doigts sont gelés, j'estime la température entre 3 et 7° ! Nous replions nos affaires et quittons le camping pour prendre la piste qui mène 4km plus loin au début de l’« Olive trail » une randonnée de 10/11km à faire en 4/5h. Il est 8h45 quand nous démarrons sous un soleil encore timide et un bel éclairage, le chemin bien balisé avec des marques de pied blanc monte doucement à travers une steppe arborée comptant entre autres des oliviers sauvages et cet arbre original, qu’est le kokerboom. Le chemin commence ensuite à grimper vers le haut de la montagne, un bruit d'éboulement rocheux m'alerte, un troupeau de zèbres dérangés par notre arrivée fuient en grimpant sur le versant opposé. Le chemin ensuite va suivre une gorge de plus en plus resserrée avec de la roche d'une couleur rouge et de temps à autres des plaques d'ardoise noire et des schistes. Il faut être attentif pour repérer les marques pas toujours bien visibles et on a, à plusieurs reprises dû revenir sur nos pas ou consulter le GPS pour retrouver la piste. Certains passages de verrous glaciaires sont assez acrobatiques mais le pompon reste une falaise à franchir dominant un gros trou rempli d'eau et à laquelle on se tient d'abord dans le vide sur une minuscule corniche puis en se tenant à une chaîne, le vide sous les pieds et peu de surplomb où poser les pieds !!! Finalement en surmontant son appréhension on y arrive sans trop de problèmes, il y aura encore quelques passages scabreux puis le sentier se confond avec la piste 4x4 et on se retrouve au parking peu de temps après être sorti de la gorge il nous a fallu 4h15mn pour faire la balade, arrêt photos et pique-nique compris. C’est bien fatigués que nous prenons la longue route vers Mariental. Environ 140 km de piste correcte jusqu'à Maltahöhe où nous faisons le plein. Une route goudronnée en bel état nous mène jusqu'à Mariental distant de 110km. La ville de Mariental n'a rien pour séduire le touriste, pas de centre ville mais des rues poussiéreuses, des gamins qui vous assaillent dès que vous vous arrêtez sur un parking pour faire des courses. Nous continuons encore 15km jusqu'au Resort du lac de Hardap. Nous nous inscrivons à la réception, payons nos droits d’entrée et nos 2 nuits puis allons choisir un emplacement : il y a le choix car nous sommes tout seuls ! Les emplacements sont assez quelconques avec peu d’ombre mais les sanitaires sont propres et bien équipés.

Olive trail : le passage délicat à la chaîne
9 Juin : Hartdap Lake Vers 10h nous prenons la piste qui longe le lac par le N-E, empruntant les petites pistes en cul de sac qui permettent d'approcher des bords du lac, le niveau à l'air bien bas et on peut voir loin à l'horizon quelques oiseaux comme des aigrettes, des cormorans et même une colonie de pélicans qui nous offrirons un bel envol et des figures de style haut dans le ciel. Nous continuons notre balade avec le mirador de « eagle point of view » et d’autres points de vue. Retour au camping. Nous passerons l'après-midi du coté du restaurant, l’eau de la piscine est glacée par contre nous pourrons profiter du wifi payant seulement accessible ici. Nous nous installons sur la belle terrasse circulaire qui domine le lac, lisons nos mails, passons des coups de téléphone et buvons une bière bien fraîche ! En résumé un bel après-midi bulle(s), dans tous les sens du terme !
Hartdap lake10 Juin : de Hartdap Lake à Windhoeck
Levé avec le soleil, dernier et définitif repliage des tentes, nettoyage intérieur de la voiture, un employé du camping nous amène un tuyau d'arrosage et nous propose de laver la voiture au jet. Vers 9h30 nous sommes prêts à partir et ce sera ensuite 2h30 de route goudronnée jusqu'à Windhoeck, souvent rectiligne donc assez monotone, la route traversant des paysages de savane. Le relief n'apparait que dans les environs de Windhoeck. Nous trouvons rapidement le chemin du Chameleon GH, installation dans notre chambre « girafe ». Déjeuner sur place avec nos derniers sandwich puis je pars à la découverte des quelques bâtiments historiques de la ville : Christuskirche, l’église luthérienne, le bâtiment Gathemann typique de l’architecture allemande du début du siècle, le bâtiment moderne de l'Indépendance, en fait rien de très extraordinaire. Retour au GH puis derniers achats de souvenir au Namibian craft center, c’est, comme son nom l’indique un centre qui regroupe plusieurs magasins d’artisanat avec beaucoup de choix et des prix dans l’ensemble très raisonnables. Excellent diner de gibiers à la Marmite Royale.
Windhoeck : mélange architectural11 Juin : De Windhoeck à Johannesbourg et Londres
Le petit-déjeuner buffet pris nous quittons le GH et prenons la route de l'aéroport, nous déposons la voiture chez Namvic, après un contrôle minutieux de la voiture, Otto nous amène à l'aéroport distant de 15km de leur garage. Nous décollons dans un Boeing 737 pour 1h30mn de vol jusqu'à Jo'burg. Attente d’environ 5h, puis décollage dans un Boeing 787 pour 10h 33 de vol jusqu’à Londres Heathrow.
12 Juin : De Londres à Bâle/Mulhouse, fin du voyage.
L’album de photos est visible en cliquant sur ce lien :
photos.app.goo.gl/Nq98keCseSQrxE6s9
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BUDGET pour 2 personnes : 7300 €
Dont : avion : British A., et Virgin : Bâle-Londres-Johannesbourg-Windhoeck AR 1085 € location Nissan 4x4 avec tentes de toit pour 19 jours + carburant diesel 2920 €
autres dépenses sur place 3595 €
Scènes typiques
– l'arrivée très précautionneuse des animaux (sauf les prédateurs) devant les points d'eau ! – la voûte étoilée, avec une magnifique voie lactée, – les paysages essentiellement désertiques – la présence des braai (barbecue) dans les campings – les voitures que l'on voit venir de loin à cause du nuage de poussière qu’elles génèrent – les « traces germaniques » : nom de rues, plaques de magasins, architecture, langue, les boulangeries et pâtisseries… – les petites échoppes de souvenir au bord des pistes, montées de bric et de broc – les costumes des Héréros et des Himbas – les femmes Himbas seins à l'air gesticulant au bord des routes pour attirées les touristes dans leurs échoppes
Les coups de cœur – ***Etosha – * Waterberg – *** les villages Himbas – ** Madisa Camping – *** Spitzkoppe camp – * Swakopmund – *** Sossusvlei, Deadvlei, Hiddenvlei, Dune 45 – ** Canyon de Sesriem – *** « Olive trail » dans le Naukluft National Park – * Hartdap resort – ***une population très accueillante partout – **excellente nourriture (meilleure qu’escomptée) dans les restaurants où nous avons dîné.
Les désagréments
– la poussière omniprésente qui s'infiltre dans les moindres recoins : voiture, sacs à dos, vêtements... – certaines pistes dégradées, mais on en a au final peu rencontrées. – Le dimanche tous les magasins sont fermés, et quand de plus le seul ATM est vide ça devient compliqué – dans certaines régions il y a peu de station essence, alors prudence – les barrières sanitaires, plus dans le Nord que le Sud, où l’on vérifie que vous n'ayez pas de viande ou de charcuterie dans le frigidaire, si oui c’est confisqué à moins de le faire immédiatement cuire avant de passer la barrière !
Voyager au Maroc pour un couple homosexuel? English translation pending
Bonjour à tous,
J'ai 2 potes, couple homo, qui partent se balader au Maroc et qui m'ont demandé de les aider à préparer leur voyage... La question s'est posée: comment seront-ils perçus? Auront-ils du mal à se loger?...etc Je n'ai pas trouvé de réponses précises sur le forum sinon pour des personnes qui cherchent des coins gay. Mes amis attendent plutôt l'authentique, la chambre d'hôte, et voyageront avec une voiture de loc. Ils sont discrets mais il faudrait être aveugle pour ne pas voir qu'ils sont pédés! Je ne me suis jamais vraiment posé de question à ce sujet. Je me doute bien que ce ne doit pas être simple. Si certains peuvent me donner leur opinion?... En évitant la polémique!😉
J'ai 2 potes, couple homo, qui partent se balader au Maroc et qui m'ont demandé de les aider à préparer leur voyage... La question s'est posée: comment seront-ils perçus? Auront-ils du mal à se loger?...etc Je n'ai pas trouvé de réponses précises sur le forum sinon pour des personnes qui cherchent des coins gay. Mes amis attendent plutôt l'authentique, la chambre d'hôte, et voyageront avec une voiture de loc. Ils sont discrets mais il faudrait être aveugle pour ne pas voir qu'ils sont pédés! Je ne me suis jamais vraiment posé de question à ce sujet. Je me doute bien que ce ne doit pas être simple. Si certains peuvent me donner leur opinion?... En évitant la polémique!😉
Parcours Fès-Meknès-Chefchaouen en une semaine English translation pending
Salut à tous,
Je me rends au Maroc, à Fès plus précisément, pendant une semaine durant le mois d'Avril.
Je compte commencer par visiter Fes pendant 3 jours, aller à Chefchaouen pendant 2 jours, puis boucler par Moulay Idriss, Meknès et revenir sur Fès pendant les 2 derniers jours, en tenant compte du temps dans les transports (bus et train bien sur)
Pour ceux qui connaissent un peu, est ce que cela vous semble raisonnable, sachant qu'il faut faire un compromis entre faire plein de choses en peu de temps et prendre son temps.
J'ai vu que c'est un peu compliqué de rejoindre Chaouen à Moulay Idriss.
Une alternative peut etre de faire uniquement Fes et Chaouen, au risque d'en faire hurler certains. Pour info, ça ne me dérange pas trop de zapper les ruines de Volubilis.
Je suis également preneur de plans pas trop cher pour le logement.
Merci d'avance pour vos précieux conseils.
Une alternative peut etre de faire uniquement Fes et Chaouen, au risque d'en faire hurler certains. Pour info, ça ne me dérange pas trop de zapper les ruines de Volubilis.
Je suis également preneur de plans pas trop cher pour le logement.
Merci d'avance pour vos précieux conseils.
Demande de visa de conjoint pour un Français en Algérie English translation pending
salam a tous,
J'ouvre ce debat pour qu'on puisse s'entraider concernant la question du visa de conjoint de francais. Mon mari est actuellement en Algerie, on la transcription ect... maintenant c'est la derniere etape: LE VISA
Vous pouvez laisser toutes vos experiences, vos questions et remarques.
Au plaisir!
J'ouvre ce debat pour qu'on puisse s'entraider concernant la question du visa de conjoint de francais. Mon mari est actuellement en Algerie, on la transcription ect... maintenant c'est la derniere etape: LE VISA
Vous pouvez laisser toutes vos experiences, vos questions et remarques.
Au plaisir!
Voyage en Irlande en janvier English translation pending
Bonsoir,
J'ai décidé de partir en Irlande en janvier. Je prends mon billet d'avion sur RyanAir tout naturellement, si je le prends maintenant il ne dépasse pas les 50 euros pour les dates que j'ai choisi. Pour infoormation je suis âgé de 20 ans et je pars seul. En effet je partirais du 10 au 14 janvier. Ensuite l'intérieur de mon voyage reste à decider. Je vais attérir à Dublin donc je pense déjà passé quelques jours à Dublin. Ensuite j'aimerais aller à Galway, voir le Connemara, Limerick, Killarney, Cork et Waterford. J'ai quelques questions. Me conseilleriez-vous le train ou le bus entre les villes ? Est-il nécessaire que je réserve les billets de transports avant d'être en Irlande ? Pour le logement je pense allier auberges de jeunesse and B&B pour pouvoir rencontrer des irlandais. Ayant eu une bonne experiences des auberges de jeunesses je pense que cela est une bonne solution. Et de par mon père les B&B sont très sympas chez l'habitant. Pensez-vous que cela est une bonne idée ?
Merci d'avance de répondre à mes questions. Kevin
J'ai décidé de partir en Irlande en janvier. Je prends mon billet d'avion sur RyanAir tout naturellement, si je le prends maintenant il ne dépasse pas les 50 euros pour les dates que j'ai choisi. Pour infoormation je suis âgé de 20 ans et je pars seul. En effet je partirais du 10 au 14 janvier. Ensuite l'intérieur de mon voyage reste à decider. Je vais attérir à Dublin donc je pense déjà passé quelques jours à Dublin. Ensuite j'aimerais aller à Galway, voir le Connemara, Limerick, Killarney, Cork et Waterford. J'ai quelques questions. Me conseilleriez-vous le train ou le bus entre les villes ? Est-il nécessaire que je réserve les billets de transports avant d'être en Irlande ? Pour le logement je pense allier auberges de jeunesse and B&B pour pouvoir rencontrer des irlandais. Ayant eu une bonne experiences des auberges de jeunesses je pense que cela est une bonne solution. Et de par mon père les B&B sont très sympas chez l'habitant. Pensez-vous que cela est une bonne idée ?
Merci d'avance de répondre à mes questions. Kevin
Norvège - Juin/Juillet 2007 English translation pending
L’envie de voir le soleil de minuit, de traverser des fjords, de découvrir des églises en bois debout, de retrouver un climat et des paysages rudes … voila quelques raisons qui ont motivé notre voyage en Norvège.
Que les puristes me pardonnent, je n’ai pas eu le courage d’aller chercher les caractères norvégiens pour écrire ce texte …
NOTRE PERIPLE EN 3 SEMAINES :
Aucune réservation effectuée pour ce périple (ni camping, ni ferry). J’ai indiqué les routes empruntées quand elles sont remarquables. Le problème … elles le sont toutes !! Je les ai toutes notées Rvxx (sûrement abusivement) quand ce n’était pas des routes européennes Exx … Avec une carte, je suis sûre que vous vous y retrouverez …
Sam 23 Juin 2007 – Vol Air France Paris/Oslo – Arrivée vers 15h – Récupération de la voiture chez Hertz – 180 km - Nuit à Lillehammer (hôtel Molla*) Dim – Stk** Ringebu - Route vers Roros via Rv27 (Est du PN de Rondane) – Olavsgruva – 300 km – Nuit près de Roros (Roste Camping*) Lun – Roros – Route vers les Lofoten (via Rv17 – Rv769) – 475 km - Nuit à Foldereid (camping) Mar– Mauvais temps : on trace ! Route vers les Lofoten (Rv17 + ferries) – Ferry de Bodo à Moskenes à 00h45 – 490 km – Nuit et soleil de minuit à bord du ferry Mer– Lofoten – 200 km - Nuit à Hamnoy (Eliassen Rorbuer*) Jeu– Lofoten – 100 km – Nuit à Hamnoy (Eliassen Rorbuer*) Ven– Lofoten – Ferry de Svolvaer à Skutvik - Redescente vers le Sud via la E06 – Passage du Cerlce Polaire – 500 km - Nuit à Elvmothei (Camping) Sam– Mosjoen : quartier Sjogata – Laksfossen (sans intérêt) – Bolarein – 500 km - Nuit à Asen (Gullberget Camping) Dim– Eglise de Stordjal – Trondheim - Kristiansund – 280 km - Nuit à Kristiansund (Byskogen Camping) Lun– Stk. Kvernes - Route de l’Atlantique (Rv64) – Echelle des Trolls (Rv63) – 330 km - Nuit à Eidsdal (hytte privée*) Mar– Route des Aigles (Rv63) – Croisière sur le Geirangerfjord – Dalsnibba (Rv63) – Gamle Strynefjellsvegen (Rv258) – Stk. Lom – 180 km - Nuit à Lom (hytte privée*) Mer– Route Rv55 – Stk. Urnes – Stk. Kaupanger – SognFolkmuseum – 420 km - Nuit à Bergen (chambre chez l’habitant*) Jeu– Bergen - 50 km - Nuit à Bergen (Lone Camping) Ven – Steindalsfossen sur la Rv7 – Rv13 vers le Nord – Aller/retour à la Stk. Vik-Hopperstad sur la superbe Rv13 – Retour sur la E16 – 340 km – Nuit à Gudvangen (Vang Camping*) Sam – Flamsbana – Retour Myrdal/Flam à pied (21km-5h) – Stk. Undredal – 60 km - Nuit à Gudvangen (Vang Camping*) Dim – Ferry Gudvangen/Laerdal : traversée du Naerofjord – Laerdal : vieux quartier – Stk. Borgund – Rv52 - Stk. Torpo sur la Rv7 – 140 km - Nuit à Torpo (hytte privée*) Lun – Rv7 (Ouest) : plateau Hardangervidda – Veringfossen – Rv13 (Sud) et ses vergers – Stk. Roldal sur la E134 – Stk. Eidsborg – 420 km - Nuit à Vinje (Mjonoy Camping*) Mar– Stk. Heddal sur la E134 – Vallée du Numedal : Rv40 (Nord) - Stk. Flesberg – Stk. Rollag – Stk. Nore – Stk. Uvdal – 275 km - Nuit à Uvdal (Roisland Hytteuleie og Camping) Mer– Rv40 Nord – Rv7 Est – Rv51 – Valdres : boucle Rv51 Nord puis E16 Sud – Stk. Hegge – Stk. Hore – Stk. Lomen – Stk. Reinli (sur la E16) - 320 km - Nuit à Fagernes (Fossen Camping) Jeu– Stk. Hedal sur la E16 – Oslo via la 35 et la 4 – 330 km - Nuit à Jevnaker (Slovika Camping*) Ven– Oslo – 160 km - Nuit à Jevnaker (Slovika Camping*) Sam 14 Juillet– Vol Air France Oslo/Paris – Départ à 15h45 * Hébergement décrit plus bas. ** Stk. = stavkirke = église en bois debout
L’ITINERAIRE :
Pour la Norvège, ça mérite un paragraphe spécifique. En effet, autant dans d’autres pays, on va recroiser les mêmes voyageurs tout au long du périple, autant ici, il y a autant d’itinéraires que de touristes ! Nos choix structurants ont été : ni le Grand Sud ni le Grand Nord. Et, pour une fois, sillonner, plutôt qu’approfondir une région. On a vraiment tricoté …
Ne vous fiez pas à notre itinéraire pour bâtir le vôtre. A partir du parcours prévisionnel, il s’est construit sur place, largement modifié en raison du mauvais temps, de la logistique (trouver un chouette camping) ou au contraire de ferries qui se sont enchaînés bien mieux que prévu … Au départ, nous n’avions pas prévu de rouler autant … Un très mauvais temps (le pire : pluie, brouillard épais, froid et vent) nous a surpris lors de notre montée aux Lofoten par la magnifique route côtière (Rv17) qui passe par de très nombreux ferries. Ca nous a incités à ne pas nous attarder et à poursuivre notre chemin. D’autant plus que les ferries s’enchaînent comme une onde verte en ville. Au final, nous avons fait la montée en 2 jours, alors qu’on en avait prévu 4. Croyez bien qu’on aurait largement préféré la faire en 4 jours comme prévu, preuve d’un temps plus clément 😕 ! 1 journée de moins que prévu aux Lofoten, la pluie (encore elle !) ne nous permettant pas de faire les randos prévues (du moins on n’en a pas eu envie car, après tout, on peut toujours). Et puis également, la descente vers Bergen, où nous n’avons trouvé aucun camping sur l’affreuse E39 où les tunnels se succèdent, nous a fait arriver à Bergen 1 jour plus tôt … Bref, 4 jours de rab (sur 21, c’est beaucoup) que nous avons utilisés pour la croisière sur le Geirangerfjord et pour aller dénicher d’autres églises en bois debout dans la superbe vallée du Numedal et dans le Valdres. 4 jours qui ont donc été bien utilisés, ce fut merveilleux, mais bien des km en plus …. Au total, plus de 6000 km en 3 semaines, en comptant tous nos détours. Des journées parfois très longues de voiture, permises par ce soleil (si, si !) qui ne se couche pas. On quittait le camping très tôt, généralement vers 7h30, nous nous arrêtions vers 16 ou 17h, mais parfois bien plus tard (21h30 pour l’arrivée à Bergen). Les journées à plus de 400 km (souvent bien involontaires, comme dit plus haut) nous ont paru très lourdes. 300 km, ça va encore. Au-delà, 🤪 pfff … Mais toujours sur des routes superbes ! Toujours ! Tant au niveau de la qualité de la route (même les plus petites sont très bien entretenues) qu’au niveau des paysages traversés. J’en reparlerai en détail dans le paragraphe sites naturels car elles font partie intégrante du voyage en Norvège.
Loin, très loin d’être un modèle, vous avez là un itinéraire vécu. Ce qui peut se faire en fonction des aléas. Ca nous a plu, ça nous a convenu. Je vous souhaite juste une montée vers les Lofoten plus tranquille et plus profitable.
BUDGET :
Aie …. voila le paragraphe qui fait mal 🏴☠️ … La couronne (kr ou NOK) 1 kr = 0, 12 € - 1 € = 8 kr Allez, c’est le moment de réviser la table du 8.
Dépenses préalables : Vol A/R direct Air France Paris/Oslo : 168 €/p Location Voiture Hertz cat D : 966 € km illimité
Principales dépenses sur place (pour nous 2) : Hébergement : 10 095 kr pour 20 nuits Essence (diesel 10, 60 kr/l en moyenne) : environ 3 000 kr Ferries : 3 167 kr pour 17 ferries Divers péages (parking, routes, entrée de ville) : environ 500 kr Musées et églises en bois debout : environ 3 300 kr (incluant la croisière sur le Geirangerfjord : 110 kr/p et le train de Flam : 190 kr/p) Restaurants : 921 kr (pour 2 restaurants 🏴☠️ !) Autre (principalement alimentation) : 5 420 kr Total sur place (hors achats perso) = 26 400 kr
Comme toujours, ce que je rapporte ici n’a qu’une valeur indicative. On peut très facilement visser ce budget en évitant la location de voiture (on peut venir de France avec sa propre voiture), en montant la tente ou en louant des hytter plus petites, en négligeant quelques églises et quelques musées (surtout que certains n’en valent vraiment pas la peine. J’en parlerai plus bas), en évitant les restaurants et en préférant les crevettes au saumon fumé … Au niveau budget, la Norvège est bien plus intéressante à 4 qu’à 2. En effet, la voiture louée et la plupart de nos hébergements auraient pu convenir pour 2 de plus, sans surcoût … Tout comme nos petits déj ... on mangeait pour 4 !... trop gourmands 😛 !!
GUIDES :
Site perso - www.dewalque.eu/norway2003/ Ce site nous a beaucoup aidés à préparer notre voyage. Il est très complet, bien structuré et très beau. Un énorme travail dont nous tenons à remercier ici les auteurs ! Guide Bleu – Fidèle à sa réputation : excellent guide culturel qui nous a été très utile tant pour préparer ce voyage que sur place, pour les descriptions des lieux et pour les lectures d’intérêt général lors des longs trajets en voiture. Guide du Routard 2007-2008 (ça m’amuse toujours de consulter en 2007 un guide soi-disant valable pour 2008. C’est nul …). Pour notre type de voyage, aucun intérêt. Tout est survolé, et une structure dont la logique nous a échappé ... Carte - Marco Polo au 1/800 000ème . C’est vraiment écrit petit (j’ai emporté une loupe !! et non, ce n’est pas l’âge 😠 !!... Pas que 😕 …. ) mais elle est précise et exacte.
TRANSPORTS :
1 – Vols Paris/Oslo - Air France Achetés mi Mars sur le site d’Air France : 168 € l’A/R. e-ticket. 2h30 de vol.
2 – Location de voiture Avec les 10% de discount par la carte Fréquence Plus d’AF, c’est Hertz qui offrait les meilleurs tarifs pour le genre de voiture qu’on cherchait. Prépayé – Aucune mauvaise surprise à l’arrivée - Location d’une Ford C Max (cat D), surclassé à l’arrivée par une Skoda Octavia au coffre immense. C’est un genre de break, ils ont tous ce genre de voiture là-bas … on ne déparait pas dans le paysage automobile … Ultra pratique pour y loger nos 3 gros sacs (eh oui, on était loin de nos 14 kg de bagages habituels, car on avait la tente, les sacs de couchage, les matelas, de la bouffe, du matériel de camping … ). Et puis, on savait aussi qu’on allait y passer de longues heures …. voilà qui justifiait un peu de confort. Sur la route, on roule avec les feux de croisement en permanence (de jour comme "de jour"). Conduite calme : entre 70 et 80 km/h. Nombreux radars indiqués. Les Norvégiens sont calmes, courtois, civilisés voire parfois même un peu mous … Bon, ça fait du bien !
3 – Ferries Il sont à la Norvège ce que les gués sont à l’Islande. On s’inquiète quand on arrive au premier, on se régale dès le 2ème, on se morfond en sortant du dernier … Les ferries sont en fait des bacs qui permettent de traverser les fjords en faisant la navette d’un bord à l’autre. Certaines traversées durent 15 minutes, d’autres 3 heures … Nous n’avons jamais réservé (certaines réservations sont payantes, renseignez-vous) et nous ne sommes jamais restés à quai. Ce fut un vrai bonheur. Comment ça marche ? C’est ultra simple. Sur la route, des panneaux très explicites indiquent le port d’embarquement. On y arrive … des files d’attente, 1, 2, 3 … 10, c’est selon la taille du bateau. La première est réservée à ceux qui ont réservé, les suivantes aux autres. On prend la queue en se glissant derrière la dernière voiture ; on coupe le moteur et on attend. Quelques minutes avant l’arrivée du ferry, un employé passe de voiture en voiture pour délivrer le ticket. Il encaisse (CB acceptée généralement). Le ferry arrive, vous le voyez qui vient d’en face. Il accoste, ouvre sa grande mâchoire et déverse son flot de voitures. Quelques minutes plus tard, il est vide, c’est à nous ! Dans l’ordre d’arrivée et dans un calme incroyable, on va remplir la cale du bateau. Ca prend 5 minutes, c’est extrêmement rapide. Une fois à bord, chacun descend de son véhicule et monte dans le salon, plus ou moins spacieux et confortable selon la traversée (généralement, plus la traversé est longue, plus le bateau est gros, plus le salon est confortable). Des petits box, des tables, des fauteuils, un petit snack. C’est sympa, on s’installe, on sort son thermos et son picnic et on profite des paysages à travers les grandes baies vitrées. Si le temps le permet, on peut toujours sortir sur le pont aussi. Au passage du cercle polaire, tout le monde était dehors. Ces traversées sont de très bons moments car tout en faisant une pause, on profite des fjords de l’intérieur. On joint l’utile à l’agréable. Le coût. On paie pour la voiture et pour les passagers (le conducteur ne compte pas, il fait partie du forfait voiture). Pour un camping-car, c’est 2 à 3 fois plus cher que pour une voiture. Attention, ça plombe vite un budget … Voici 2 liens qui vous donneront quelques indications (horaires/coût). www.rv17.no/...webshop&art_id=4 www.fjord1.no/ Je vous conseille aussi de commander la brochure NRI Guide 2007 ici www.visitnorway.com/...alInfo.aspx?id=41806 A bord des ferries, vous trouverez également des brochures donnant les horaires de la compagnie. Bref, les infos ne manquent pas … Cela dit, inutile de vouloir trop planifier. Nous on n’a jamais su à quelle heure partaient les ferries. On arrivait, ça se faisait tout seul … Finalement, le plus important, c’est de connaître l’horaire du premier et l’horaire du dernier …
Traversée Bodo/ Moskenes vers les Lofoten – Départ : 00h45 ! 3 heures de navigation - ruteinfo.ovds.no/en/default.aspx?rnr=86 Nous sommes arrivés sur le port d’embarquement vers 22h00, avons pris notre place dans la file de voitures et sommes allés manger en ville, laissant Lily (la voiture !) faire la queue toute seule comme une grande. De retour vers 23h30 pour attendre le vendeur de tickets et l’embarquement. Dans le calme ! Contrairement à ce que je craignais, nous étions très peu à prendre le ferry de 00h45 pour le Midnight Sun Voyage. Il est vrai qu’on arrive aux Lofoten vers 4h du matin et que, même s’il fait grand jour, bien sûr tout est fermé. Nous sommes allés nous garer devant la réception des Rorbuer Eliassen et avons attendu l’ouverture (8h) en piquant un bon petit roupillon dans la voiture. Malgré une nuit un peu agitée, je continue à trouver que c’est un bon plan : résa inutile (ou gratuite) pour le ferry, on arrive tôt ( !) aux Lofoten donc on trouve à se loger, et puis on fait l’économie d’une nuit de camping … Enfin, ce qui n’est pas le moindre intérêt, s’il fait beau (comme il a fait beau pour nous, enfin !) on profite du soleil de minuit. Nous sommes arrivés aux Lofoten à 4h sous un grand soleil. Phénomène extraordinaire ! Le ferry est très confortable. On peut même s’allonger. Cette traversée reste un de nos plus beaux souvenirs du voyage. Cela dit, elle est vraiment coûteuse : 687 kr (voiture+moi) contre 324 le retour de Svolvaer à Skutvik. Ca s’étudie ….
HEBERGEMENT :
C’est un sujet important, il y a beaucoup à dire.
1 - D’abord, évitez les hôtels … 🏴☠️ Les hôtels et les motels sont inabordables. Le premier soir, à Lillehammer, un peu pris de court, nous avons testé : 995 kr (125 €) la chambre double ! Sans que ce soit un palace. Certes, le petit déj buffet (énoooooooorme !) est inclus mais quand même …. Si vraiment vous cherchez un hôtel, alors je le recommande, il est très bien : www.mollahotell.no/. Sinon, poursuivez votre lecture … Les motels, assez nombreux le long des routes touristiques, sont un peu moins chers : autour de 850 kr la chambre double. Pas testé.
2 - … et privilégiez les hytter !! 🙂 Nous avons donc privilégié les campings. Par précaution, nous avions emporté notre tente ; elle ne nous a jamais servi … En effet, les campings accueillent bien sûr les campeurs (en tente), les camping-cars (très nombreux) et disposent aussi généralement de quelques hytter. Une (j’ai décidé arbitrairement que hytte était féminin), donc, une hytte au singulier et des hytter au pluriel. A prononcer huteu en aspirant bien le H, mais le mieux, c’est de le demander en anglais : cabin. Ce sont de petits bungalows indépendants, tout en bois, semblables à leur habitat, chauffés individuellement, plus ou moins bien équipés, plus ou moins confortables, plus ou moins grands (pouvant accueillir jusqu’à 6 voire 8 personnes pour certains). On trouve toutes les formules : ça va du plus basique, composé d’une simple pièce de quelques m2 avec 2 lits superposés, une table et 2 chaises au véritable petit appartement avec coin cuisine (parfois ce n’est plus un coin mais une véritable pièce), coin salon, coin nuit, douche et wc. Hormis pour les plus basiques (qui sont somme toute assez rares), c’est toujours très fonctionnel et le minimum nécessaire est toujours fourni (un frigo, des plaques de cuisson, une bassine pour faire la vaisselle, une lavette, une cafetière et une théière, une planche à découper, un peu de vaisselle de base et quelques casseroles …). Ceux qui connaissent IKEA vont se retrouver en terrain connu !! Bien sûr, les prix varient du simple au triple selon le niveau de confort (en gros de 200 à 600 kr) lié de très près à l’installation de l’eau dans la hytte. Pour notre part, on a souvent loué des hytter sans eau, mais toujours avec un coin cuisine (frigo, plaque de cuisson, un peu de vaisselle de base). Le frigo nous était indispensable pour y stocker nos provisions fraîches du dîner et du petit déjeuner. Nous utilisions les équipements communs du camping (évier et sanitaires), toujours d’une propreté irréprochable. L’eau est potable, on peut donc l’utiliser pour cuisiner et pour la boire. Un petit coup de ménage est requis avant de quitter sa hytte. Le balai et la pelle sont fournis et ça prend 5 minutes (ce n’est pas un hall de gare !). Tout le monde est très rigoureux et nous avons toujours trouvé des hytter très propres. Dans le pire des cas, le drap housse des matelas ou l’oreiller était un peu crasseux. Qu’importe, nos sacs de couchage nous protégeaient. Aucune mauvaise surprise rencontrée avec les radiateurs, le frigo ou les plaques. Toujours en état de marche.
Ces soirées et ces matinées passées à faire notre dînette dans ces petites cabanes sont de très bons souvenirs. Ambiance décontractée et respectueuse dans tous les campings. Les vacances au sein du voyage, j’ai adoré ça et je rêve de trouver une nouvelle destination qui permette la même formule. Je suis preneuse des bonnes idées …
A propos des campings, il y en a partout. Ils sont indiqués sur le bord des routes par des panneaux sur fond bleu avec les logos représentant qui ils sont en mesure d’accueillir : une tente, un camping-car, une petite maison pour les hytter, un lit s’ils offrent des chambres ... Vous saurez vite les réperer tant il y en a et les identifier, ils sont tous très différents, certains sont davantage destinés aux pêcheurs Norvégiens (on aura alors beaucoup plus de hytter), d’autres sont plus tournés vers les camping-cars et ne proposent que quelques hytter. Certains ont un charme fou, tant du point de vue de l’environnement (au bord d’un fjord, dans une forêt …) que de l’agencement des hytter. D’autres sont plus quelconques, avec un alignement au cordeau de dizaines de hytter. La taille joue aussi beaucoup sur le charme : du petit camping familial au grand complexe industriel … Bref, il faut aller voir … On gagne souvent en charme ce qu’on perd en confort … Pour notre part, nous n’avons jamais réservé. Mais il faut savoir que, tout au moins pour les hytter, après 17h, il devient difficile d’avoir le choix, il ne reste souvent que les plus grandes, donc les plus chères. En arrivant avant 16h, là, c’est beaucoup plus facile et le matin, alors là, c’est l’embarras du choix ! Concrètement, que ce soit pour planter sa tente, garer son camping-car ou louer une hytte, le principe est toujours le même : il faut s’adresser à la resepsjon du camping.
Toujours dans les campings, pensez aussi à demander s’ils ont des chambres. C’est assez rare mais très avantageux. Il s’agit alors d’un bâtiment regroupant plusieurs chambres et partageant sanitaires et cuisine. Ca peut être superbe ou très tristounet. Là non plus, pas de draps dans les lits et ménage à faire soi-même avant de partir. Nous avons eu une splendide expérience à Elvmothei puisque nous étions seuls dans une grande maison (c’est au camping d’Elvmothei, je n’ai pas d’autres indications).
Un petit mot (sûrement bien inutile pour les habitués des campings) sur les douches. Elles sont payantes. Ca veut dire quoi ? Chaque douche est munie d’un minuteur qui délivre l’eau pendant le temps payé. Attention, que l’eau coule ou non, le temps, lui, s’écoule : on ne paie pas une quantité d’eau mais une durée. La tête couverte de shampooing, j’ai payé pour le comprendre 🤪 !!! Généralement, c’est 5 kr pour 3 ou 4 minutes, parfois 10 pour un peu plus longtemps. Vous vous rendrez compte qu’on se lave finalement bien plus vite qu’on ne croit … 4 minutes me suffisaient. Si, si ! bon, d’accord, je n’ai pas la chevelure de Gina Lollobrigida … ni ses xxx censuré … 😉 Il faut donc prévoir de la monnaie. Conservez vos pièces de 5 et de 10 kr. Bien sûr, sont toujours en accès libre les lavabos avec eau chaude et froide, les wc, ainsi qu’un coin cuisine pour faire sa vaisselle avec tous les produits qu’il faut. On a également vu assez souvent des machines à laver et à sécher le linge. Les habitués du camping doivent connaître. Ces locaux (wc compris) sont toujours d’une propreté irréprochable.
Voici 5 adresses qui ont retenu notre attention (dans l’ordre de notre périple). Les autres n’ont rien de particulier qui mériterait de les recommander.
Camping Roste près de Roros (environ 12 km au Sud, sur la Rv30) : www.rostecamping.no/ 495 kr la hytte (n°5) avec cuisine complète (eau) et sanitaires communs. Hytte très spacieuse : 5 couchages possibles, cuisine séparée. Camping très agréable, vert. Beaucoup d’espace.
Rorbu aux Lofotens : Eliassen Rorbuer à Hamnöy www.rorbuer.no/eng.htm Nous avions le rorbu Bjarnebua à 600 kr. Plan en ligne : jugez par vous-même, tout est dit ! www.rorbuer.no/bumeny_eng.htm Accueil amical et serviable (conseils pour les randos, les visites …). Gros gros coup de cœur 🙂. On conseille vivement !
Camping Vang à Gudvangen Tel : 57 63 39 26 Pas vraiment de charme particulier mais une situation et une vue fabuleuse, entouré de montagnes et de cascades. Largement le mieux des 3 qu’on a visités à Gudvangen, voila pourquoi j’en parle. Arrivés tôt, on a pris le temps de choisir … Les hytter (aucune n’a l’eau) pour 4 sont spacieuses, confortables et bien propres. 450 kr. Bon point de chute pour le train de Flam et la croisière sur le Naeröfjord.
Camping Mjonöy à Vinje (sur le E134, à qq km à l’Ouest de Amot) www.mjonoy.no Nous avions la hytte Fjoset (4 à 5 couchages). 800 kr, certes c’est une folie pure mais qui les valait bien !! Là encore, à 4 c’est bien plus rentable … C’est la maison de Bilbo le Hobbit ! Hytte de charme, tout en rondins, toit couvert d’herbe, à l’intérieur, feu de cheminée (bois gratuit à volonté), sdb et cuisine complète. Dans le "camping", une boulangerie produit pain et gâteaux au feu de bois, divin ! On se sert et on va payer à la réception … plus tard, quand on veut (incroyable !) … Original, unique, bourré de charme. Accueil très très chaleureux. Ca vaut vraiment le coup de faire chauffer la CB … Et c’est un endroit idyllique pour se poser un peu.
Camping Slovika à Jevnaker (sur la 240, à 12km à l’Est de Honefoss, 60 km au Nord d’Oslo et à 20 min de l’aéroport) Pas d’autres coordonnées – Il est dans le guide des campings www.camping.no/index_eng.html Le camping est superbement situé à l’extrême sud du Randsfjord. C’est un lieu de villégiature des mobil-home des Norvégiens (d’Oslo probablement). Les camping-car des touristes sont d’ailleurs parqués un peu à l’écart. Pas très sympa pour eux … Ce qui vaut que je note ici l’adresse, c’est qu’arrivant à 11h nous avons eu la possibilité de pouvoir disposer de l’appartement sous la réception. Pas beaucoup de charme en soi, par contre, immense appartement de 4 pièces (cuisine, sdb, 2 chambres, 6 couchages) ultra équipé (machine à laver le linge et la vaisselle, congélo …), ultra fonctionnel, ultra propre (tout neuf, d’ailleurs). Pour refaire ses sacs avant de partir, nous avons apprécié ce très grand confort. 600 kr. C’est un super bon plan pour une grande famille et un bon pied à terre pour visiter Oslo (à 60 km quand même …). Mais, je le répète, pas grand charme … Rien à voir avec le précédent ….
Une remarque à propos du guide des campings www.camping.no/index_eng.html Sachez qu’il est loin d’être exhaustif, il ne reprend qu’une toute petite partie des campings, ceux sans doute homologués … Il est téléchargeable mais sans la carte routière qui positionne les campings ; il est alors quasiment inutilisable… Sur place, vous le trouverez gratuitement partout (avec la carte !). Cela dit, il ne sert pas à grand-chose. Pour notre part, on s’arrêtait dans un camping parce que le moment était venu et qu’il se trouvait sur la route et non parce que nous l’avions repéré dans le guide. Aucune carte de camping (d’adhérent) ne nous a jamais été réclamée.
3 - Les hytter privées. Alors ça, c’est le super bon plan mais il faut un coup de bol pour tomber dessus au bon moment !! Il s’agit de hytter, toujours indépendantes de l’habitation principale, dont disposent des particuliers (assez souvent ce sont des agriculteurs qui ont transformé une dépendance en hytte privée) et qu’ils louent à la journée. A niveau de confort équivalent (avec ou sans eau dans la hytte), c’est beaucoup moins cher que celles des campings et surtout, et c’est là tout l’intérêt, c’est beaucoup plus sympa car elles sont chaleureuses, vivantes, largement meublées, décorées. Si elles sont sans eau, le propriétaire met bien sûr à disposition douche et wc (parfois dédiées uniquement à la hytte). Elles sont indiquées par un panneau sur le bord de la route, souvent plus artisanal que celui des campings. Soyez attentifs et ne vous en privez pas, c’est un vrai bonheur !! Et si vous êtes des timides sauvages comme nous, je vous rassure, ne craignez pas l’invasion des propriétaires. Ils sont ultra discrets ! LEDIG signifie libre et FULLT complet.
Voici les 3 que nous avons trouvées totalement par hasard et qui, à chaque fois, ont été un vrai bonheur. Naturellement pas de site internet et paiement cash, ça va de soi.
Près de Geiranger Staburret pa Hjelle Gunnhild og Paul Hjelle Olsen N-6215 Eidsdal Tel +47 4156 0229 Un stabbur réhabilité, très grand : cuisine (sans eau), grand salon/salle à manger et une immense chambre à l’étage (5-6 couchages). Sanitaires quasi privés chez le propriétaire, à 2 pas. Très confortable (malgré le manque d’eau), tout décoré, tout mimi. Accueil très chaleureux. 300 kr.
Près de Lom sur la Rv15, à l’Ouest de Lom, (environ 3 km ???) Aie, je n’ai pas l’adresse …. mais nous n’avons vu qu’elle dans le coin. Un petit panneau l’indique. Elle est en contrebas de la route, juste à côté de la maison principale des propriétaires. Encore mieux que la précédente. Sanitaires chez le propriétaires (toujours à 2 pas) mais cuisine complète (avec eau) très très bien équipée. Immense : cuisine, salon/salle à manger et 2 grandes chambres séparées. Je pense qu’on peut y loger à 5 ou 6 (4 sûr !). Ma préférée 🙂. L’envie de s’y poser plus d’une nuit … 380 kr.
A Torpo Opheim Pensionad og Hytte A Torpo même, à 50 mètres en contrebas de la stavkirke. Moins de charme que les précédentes car une seule grande pièce ; pas vraiment décorée, pas personnalisée mais tout le confort : eau, wc, sdb (4 couchages). 400 kr.
4 - Les chambres chez l’habitant (rom ou logo lit sur fond bleu). Un seul essai près de Bergen, désastreux 🏴☠️ … glauque, triste, vieillot, mais plus le choix, arrivés trop tard à Bergen, les campings étaient tous pleins. 300 kr. On n’a pas réitéré l’expérience. Je vous donne l’adresse pour l’éviter : Unndalen, à 15-20 km à l’Est de Bergen.
REPAS :
Tôt le matin (la lumière invite à se lever tôt et puis quoi, on n’est pas là pour dormir …), nous nous concoctions dans notre hytte un énoooorme petit déjeuner qui nous tenait jusqu’à 13 ou 14h. Concombre, tomates, jambon, fromage, céréales, yaourt, fruit, muffin … un vrai festin 😛 ! Ca nous permettait un picnic très léger sur la route en milieu de journée : du thé brûlant (vive la thermos !), des petits gâteaux, du pain … Ces picnics pris dehors, parfois sous quelques gouttes de pluie, sur des aires de repos ou tout simplement assis sur l’herbe au bord d’un torrent ou en face d’un lac gelé, furent de vrais petits moments de bonheur. Les aires de repos sont propres et toujours bien aménagées dans un très joli cadre (au bord d’un torrent, dans une forêt …). Approvisionnement quotidien (pas de glacière dans la voiture) dans les nombreuses superettes qui jalonnent les routes aux abords des bourgs (Rema 1000, ICA, Kiwi, Rimi, COOP …), ouvertes tôt et jusque tard. On trouve absolument tout. Donc, inutile de trop se charger en nourriture (nous avions apporté des lyophilisés (qu’il a bien fallu manger ! pfff….), des soupes, du müesli, des gâteaux à thé …). Nous avions craint de retrouver le désert d’Islande. Rien à voir, tous les jours (dimanche y compris), nous avons réussi à faire nos petites courses très facilement. Cela dit, on trouve tout, oui, mais plus cher qu’en France (sauf les crevettes !). Le soir, dans la hytte on se préparait notre petit repas. Du saumon fumé (laks) ou des crevettes (reker), du hareng (sild), des légumes (pensez au rayon des surgelés qui permet de varier les plaisirs et de limiter la corvée d’épluchage) et du pain, du pain, du pain ! Gros gourmands de pain, on s’est régalé. Ils ont un très grand choix de pain complet, brun, aux céréales, aux fruits secs. On ne savait jamais ce qu’on achetait et on n’a jamais été déçu. Acheté en boulangerie (bakery) de préférence, à défaut, en supermarché, il est toujours très bon. Plus il est noir, meilleur il est (affaire de goût) mais surtout, plus il se garde (encore que je ne vois pas pourquoi je dis ça, on n’a jamais réussi à le garder plus d’ ½ journée ! Trop bon !). Nous mangions ce pain comme du gâteau. C’est un grand souvenir ! Comme quoi, on est heureux avec peu de chose !
A Bergen, nous avons acheté sur le port (marché aux poissons très touristique mais on ne peut guère y échapper) une tranche de saumon fumé mariné et à la boulangerie d’à côté un gros pain aux céréales et fruits secs. On a mangé tout ça sur un banc du port en partageant nos miettes avec les pigeons et les moineaux et en admirant les façades ensoleillées (si !) de Bryggen. Cool !
Attention, aux Lofoten, dans une boutique de vente de produits frais de la mer près de Reine, nous avons acheté des crevettes cuites et nous nous sommes fait avoir. Le prix n’était pas indiqué et j’ai compris après que je les avais payés près de 240 kr/kg . Soyez vigilants. Vous en trouverez souvent des congelés dans les supermarchés (pas moins bonnes) à moins de 20 kr/kg (soit moins de 3€ !). A ce prix là, nous en avons souvent fait notre repas du soir. Toujours avec du pain brun.
Quelques remarques sur les superettes : le vin et les alcools forts sont vendus dans des magasins d’état. Hors de prix. Sevrage total. Vive le coca light à l’apéritif ! les bouteilles plastiques (eau ou soda) sont consignées. Pour récupérer la consigne, vous trouverez dans la plupart des supermarchés, des automates où vous glissez votre bouteille (dans le bon sens) et récupérez un ticket à présenter en caisse pour remboursement. très difficile de trouver de l’eau plate, ils n’ont que de l’eau pétillante. Cela dit, l’eau du robinet est potable. Donc très peu de frais à ce niveau là. les sacs en plastique fournis négligemment par la caissière sont payants. Apportez le vôtre … la dernière ligne de votre facture ORÆVRUNDING est l’arrondi du total, en votre faveur ou en votre défaveur … en tout début de voyage, j’ai acheté dans un Kiwi une recharge de Camping Gaz. J’ai gardé la facture en vue de donner l’info sur ce carnet. Au bout de 15 jours on a compris qu’on n’aurait jamais besoin d’utiliser le petit bleu, ayant des plaques électriques dans tous les campings (soit dans la hytte, soit dans les parties communes). J’ai donc essayé de le rendre dans un Kiwi, avec la facture. Aucun problème, aucune discussion, remboursement immédiat et intégral ! Trop facile !! Mais du coup, je ne sais plus vous dire combien j’avais payé cette recharge CV370 … autour de 80 kr je crois …
Nous avons testé le fromage au caramel (pré-tranché, Gudbrandsdalsost de la marque Tine – Tine c’est leur Danone, la grande marque de produits laitiers). Un peu sucré, c’est surprenant mais pas mauvais. Vous le trouverez dans les supermarchés à côté de leur bloc de fromage à hamburger, sous plastique. Il est marron. Testé également le saucisson de renne (Reinsdyrpolse) et d’élan (Elgpolse) bôf … pas fana … affaire de goût …. Par contre, on a trouvé à l’épicerie d’Undredal (entre Flam et Gudvangen) du vieux fromage de chèvre, ainsi que du saucisson de chèvre, alors là, oui ! j’en salive encore et regrette de n’en avoir pas pris plus !
Les hytter sont bien pourvues en matériel de base pour cuisiner : un couteau à pain et une planche à découper (vous aviez compris que c’était essentiel pour nous !), des assiettes, des couverts, des casseroles, … il ne manque quasiment rien. Qu’avons-nous utilisé en propre ? Notre bouteille thermos pour les picnics de midi. Pensez peut-être à un torchon et à des pinces (genre congélo) pour fermer les sachets (de fromage, de jambon, de saucisson) entamés. J’étais contente aussi d’avoir pensé à du lait en poudre car vraiment le lait frais voyage mal quand il n’est pas réfrigéré … j’ai testé … beurk.
2 expériences au restaurant : A Lillehammer. C’était le 1er soir, nous étions à l’hôtel. Restau recommandé par le GdR, il est effectivement très agréable, animé sans être bruyant, dans une cave voûtée, belle ambiance, bonne viande. Pour une bière et une pièce de bœuf chacun (et vraiment pas la plus chère !) nous avons payé 626 kr pour nous 2. C’est vraiment trop cher. A Bodo, en attendant le Midnight Sun Ferry, nous allons au Min Plass, encore recommandé par le GdR. On n’a pas du tout aimé : ambiance trop jeune pour nous, décor dénudé, froid, impersonnel, branché. Nous nous sommes contentés d’une salade et d’un coca. 295 kr pour 2. Je déconseille … Au moins, à Lillehammer, c’était cher mais c’était vraiment bien. Là, c’était cher et pas bien … Bon, vous avez compris : évitez les restaurants !
SITES NATURELS :
1 – Les paysages Les paysages sont plus variés que je ne le croyais. D’une vallée à une autre, la végétation n’est pas la même, donnant un aspect totalement différent. Parce qu’on a grimpé quelques centaines de mètres, on peut passer, presque d’un seul coup, des forêts de pin à la toundra rase des montagnes. Je retiens quand même quelques grands groupes : Les montagnes et les plateaux, dénudés, arides, froids, couverts de plaque de neige et dont les lacs gelés sont couverts de glaçons bleus. Parfois, perdue au milieu de ces collines blanches, isolée, une station miniature de ski de fond. Des maisons colorées, très disséminées. C’est magnifique sous le soleil, dramatique sous la grisaille, toujours envoûtant ! Les vallées, avec le vert des forêts et le bleu du fjord, tellement riantes sous le soleil, égayées par les tâches de couleur apportées par les maisons. Les fjords, bleus sous le soleil, noirs sous la pluie. On les domine, on les longe, on les traverse, c’est toujours un grand moment. Les vergers, descendant jusqu’au bord du fjord.
La randonnée de Myrdal à Flam www.flaamsbana.no www.visitflam.com Nous prenons à Flam 2 allers-simples pour Myrdal : 190 kr/p. Départ à 8h35. Arrivée à Myrdal à 9h30. En 1 heure, le train grimpe 864 mètres à travers des paysages verdoyants où les cascades, plus belles les unes que les autres, se succèdent. Maintenant que nous sommes montés, il faut redescendre. Bien sûr on peut redescendre en train mais nous sommes venus pour marcher. 21 km de descente. C’est donc motivés et plein d’entrain que nous commençons par … laisser passer le troupeau des touristes venus faire comme nous. Ben oui, on n’est pas vraiment seuls … Nous partons donc gentiment les derniers, il fait très beau, on a décidé de prendre notre temps. Très vite, nos polaires se retrouvent pendues à nos sacs à dos. La première heure n’est pas très folichonne : sentier un peu raide couvert de cailloux pointus qui obligent à regarder davantage ses pieds plutôt que le paysage. Un rien agaçant, car je ne suis pas venue en Norvège pour regarder mes pieds … Puis, vient la partie la plus belle jusqu’à Blomheller : 1h de pente douce, cette fois sur un sentier agréable, ombragé, en suivant un torrent aux eaux bleues tumultueuses. Force, débit, puissance, très impressionnant ce torrent alimenté par toutes les cascades qui l’entourent. Nous sommes là, au fond d’une vallée glaciaire, biffée d’un torrent horizontal et scarifiée d’une multitude de cascades verticales. Sommets enneigés tout autour. De ci de là, des fermes, notamment un élevage de chèvres où les chèvres, profitant d’une totale liberté, ont bien compris ce que pouvaient leur apporter ces grands nigauds de touristes contre un petit câlin … Cette partie est merveilleuse. A partir de Blomheller, on retrouve une route goudronnée, un peu moins sympa pour randonner mais la beauté du paysage compense le bitume … Pour qui le bitume d’ailleurs ? Car le calme de l’endroit ne sera pas une fois troublé par les pétarades d’un pot d’échappement … Nous mettrons 5h (sans compter la pause picnic au bord d’un torrent glacial, pieds dans l’eau ! –pas longtemps 😮 !!-) pour rejoindre Flam. Notre avis : Le voyage en train (très cher, nous étions d’ailleurs bien peu et disposions d’une voiture pour nous tout seul !) nous a un peu déçu … Aucun intérêt de faire l’aller/retour. Montez à Myrdal seulement si vous décidez de descendre à pied. La rando est facile hormis la 1ère partie un tout petit peu délicate (mais quand même praticable par tous). Nous avons vu des randonneurs reprendre le train à Blomheller pour finir la descente en train. C’est pas idiot du tout si 21 km vous rebutent. Vous aurez alors vu le plus beau. Enfin, si vous devez gérer un budget serré, faites l’impasse totale. Ce n’est pas incontournable.
2 – Les plus belles routes J’irais beaucoup plus vite à citer celles qui ne le sont pas ! Quelques routes traversent les montagnes par un enchaînement de tunnels plus ou moins longs (de quelques centaines de mètres à plusieurs dizaines de km). Au début, ça amuse, à la longue, c’est déprimant. Attention à la route E39 vers Bergen : sans intérêt et aucun camping. Mais pourrez-vous y échapper ?... En dehors de ça, les routes en Norvège vont faire partie de votre voyage. D’abord, elles sont toutes en parfait état. Ensuite, elles sont jalonnées d’aires de pique nique qui invitent à la pause. Et si vous cherchez plus sauvage, aucun problème, arrêtez-vous n’importe où, c’est toujours magnifique ! Enfin, ce sont elles qui vous conduiront au cœur de paysages grandioses sans jamais les dénaturer : pas de panneaux publicitaires, pas de feu de circulation, pas de poteaux …. Bref, elles font partie du paysage et pour certaines, elles SONT le paysage. A quelques rares exceptions, ces routes sont gratuites. Les ponts sont de véritables chefs-d’œuvre d’inventivité et d’esthétique.
Quelques infos sur des routes qui nous ont particulièrement plu (dans l’ordre de notre itinéraire) :
> La Route de la Côte (Rv17) Classée route touristique, de Steinkjer à Bodo. Vous trouverez ici les horaires et les prix des ferries qui jalonnent cette route. Je vous rappelle que le conducteur de la voiture ne compte pas comme passager dans le calcul du prix. www.rv17.no/...webshop&art_id=4 Malheureusement, nous n’avons pas eu beau temps et n’avons pas profité des paysages comme nous aurions aimé. Les sommets des fjords étaient noyés sous une brume épaisse. Dommage ! Mais quelle belle aventure quand même ! Qu’il est sympathique d’enchaîner ces ferries !... Ambiance de vacances ! Relisez mon paragraphe sur les ferries. Ici, il prend tout son sens.
> La Route de l’Atlantique (Rv64) de Karvag à Vevang au Sud Ouest de Kristiansund Quand le pont devient chef-d’œuvre ! 8 petits km (c’est très très court !) d’une route qui n’est qu’un enchaînement de ponts sautillant d’île en île. L’un de ces ponts est vrillé. C’est impressionnant et superbe. Pour moi, c’était LA route que j’attendais, celle dont je rêvais la nuit avant de partir, celle qui fait pétiller les yeux … Il faut bien l’avouer, j’ai été un peu déçue car je l’imaginais plus longue et les ponts plus gigantesques. Les photos des brochures prises d’avion donnent une impression plus majestueuse. Néanmoins, elle vaut le détour. Aucun doute là-dessus ! On l’a d’ailleurs parcouru 2 fois. Comme quoi, on peut être déçue et rester sous l’émerveillement quand même !
> L’Echelle des Trolls (Trollstigen – Rv63) Et celle-là, c’était le point focal de Philippe (chacun la sienne, on ne se croisait pas dans nos rêves !) Incontournable ! Fabuleuse route en lacets, encadrée de 2 cascades grondantes. Elle est belle d’en bas, d’en haut, du milieu. En haut, un immense parking accueille voitures et camping-cars pour nous permettre de nous approcher à pied de cette route. Arrêtez-vous, faites comme tout le monde, c’est unique ! Et très photogénique ! Si vous voulez acheter un troll, vous aurez ici l’embarras du choix. Hors de prix. Mais on a craqué quand même et acheté un affreux guignol de 12 cm pour 250 kr !! Ben quoi ….
> La Route des Aigles (Ornevegen – Rv63) Juste avant l’arrivée à Geiranger Encore quelques beaux lacets très réguliers mais après l’Echelle des Trolls, elle fait miniature. Par contre l’arrivée sur Geiranger est magnifique.
> Dalsnibba Point de vue - Aller/retour depuis Geiranger La seule route payante : 70kr par voiture. Allez, je vais me mouiller : oui, ça vaut le coup. Paysage époustouflant d’abord de congères, de lac gelé, de petits icebergs … et puis, on grimpe, on grimpe, on grimpe …. enfin là-haut, tout là haut, sous des bourrasques de vent effrayantes, on domine le Geirangerfjord. C’est absolument magnifique. Photos qui donnent l’impression d’être prises d’avion. N’y aller que si le temps est bien dégagé.
> La vieille route du Strynefjell (Gamle Strynefellsvegen - Rv258) de Videseter à Grotli. Route de montagnes, paysages de lacs gelés, de congères … Superbe.
> Les vergers de la Rv13 Portion de la Rv13 qui longe le Sorfjorden Changement de décor. On est ici dans des vallées verdoyantes, riantes, où le bord du fjord est recouvert d’arbres fruitiers. Les cerises commençaient à peine à donner … Autant les fraises étaient délicieuses, autant les cerises n’avaient aucun goût (trop tôt sûrement). Tiens, j’en profite, un petit mot sur les fraises : à celles vendues en supermarché, préférez celles vendues sur le bord des routes directement par les particuliers. Selon la fraîcheur et la qualité, entre 20 et 40 kr la barquette (de 500 gr je pense). Parfois, seule une petite pancarte et une tirelire vous indique le prix à payer. Servez-vous, payez et régalez-vous ! Tant d’honnêteté laisse rêveur … On n’a jamais été déçus, elles sont délicieuses.
> La vallée du Numedal (Rv40) de Kongsberg (au Sud) à Geilo Très intéressante par la multitude des stabbur qu’elle permet de découvrir. Qu’est-ce donc ?... Vous en verrez beaucoup. Ceux qui connaissent Sulawesi vont être surpris : comment ? les greniers des Torajas ici ?!? Et c’est bien de ça dont il s’agit ! Des greniers à grains, sur pilotis pour les protéger des animaux, de l’eau. Certains sont vraiment anciens, les poteaux sont joliment sculptés, le bois est peint. La plupart sont très bien entretenus voire vraiment valorisés. Cette route a l’intérêt de nous faire découvrir l’habitat si particulier de la vallée du Numedal : de grandes fermes, regroupant l’habitation principale (souvent peinte en blanc), la grange (souvent rouge), les greniers, les celliers. Que du bois, bien sûr. Des couleurs, des fleurs, du bon goût … que c’est joli !
> Les routes Rv7 et Rv55 sont aussi classées routes touristiques et méritent tout à fait de l’être.
3 – Les fjords
> La croisière sur le Geirangerfjord 110 kr/p Nous avons fait la croisière touristique, aller/retour depuis Geiranger, 1h30 de navigation. Le bateau vogue à travers le Geirangerfjord, nous permettant ainsi de découvrir de nombreuses et jolies cascades sur des falaises abruptes, des fermes isolées … Commentaires en Français. Sans être incontournable si vous faites la Route des Iles, ça vaut le coup s’il fait beau, le fjord est vraiment grandiose. Le point de vue depuis Dalsnibba peut suffire …
> La traversée du Naerofjord De Gudvangen à Laerdal : 704 kr au total (voiture+moi) Pour traverser le Naerofjord (fjord le plus étroit de Norvège), nous avons pris le ferry à Gudvangen et sommes descendus à Laerdal. Nous étions très peu à bord du bateau. C’est très cher pour bien peu d’intérêt. Certes, le fjord est étroit mais j’imaginais des parois plus raides qui auraient augmenté l’effet encaissé. Ce n’est pas ça … Donc, voila un bon moyen de faire de grosses économies d’autant qu’il y a moyen de rejoindre Laerdal par la route …
4 – Les Lofoten Incontournables. On a eu la chance d’y arriver à 4h du matin, sous un beau soleil qu’on a conservé 2 jours. Hébergement dans des maisonnettes de bois sur pilotis, appelées ici des rorbuer. On a trouvé une très bonne adresse (voir § plus haut).
Les randonnées pédestres ne sont pas extrêmement bien indiquées et l’office du tourisme ne nous a pas été d’un grand secours. Nous y avons quand même acheté une carte détaillée au 1/50 000ème (j’ai oublié de noter le prix) qui nous a été bien utile, même en voiture.
Nous avons aimé flâner dans les petits villages colorés de pêcheurs : Å (c’est le nom du village à l’extrême sud) ; Nusfjord (les abords du village ���avant le péage de 30kr- sont superbes et justifient ce petit détour) ; Haucklandsand, splendide crique entourée de montagnes moussues ; Henningsvær, notre coup de cœur, à ne surtout pas manquer pour la beauté du bourg et des petits ilôts de granit roses de la baie. Pour ne citer qu’eux.
A Å, vous trouverez (entre autres !) 2 choses incontournables : Le musée de la morue, Lofoten Torrfiskmuseum (40kr/p) animé par le truculent patron ! Vous saurez tout sur la morue en sortant de là. La boulangerie artisanale. J’en salive rien qu’en y repensant !
La galerie du forgeron de Sund était trop chère pour nous : 45kr/p. Ce même billet donne pourtant droit à un musée de moteurs de bateau … Philippe et moi, on se regarde … un musée de moteurs de bateau 😮 ?? on relit, oui, oui, c’est bien ça. Gros fou rire. Là, je pense qu’il vise un public averti ! En tous cas, on ne s’est pas du tout sentis concernés, nous qui sommes à peine capable de distinguer une Clio d’une Picasso ! Pas pour nous 😛 …
Enfin, attention à quelques arnaques 🏴☠️ : Magasin de produits de la mer à Reine (je n’ai pas noté l’adresse mais je n’en ai vu qu’un, sur la route principale). N’achetez pas sans savoir les prix … Village de pêcheurs de Nusfjord. Droit d’entrée : 30 kr/p. Or, le plus beau quartier est celui avant le "péage" … Musée viking à Borg, vraiment trop cher : 100 kr/p. Boycottez sans hésiter !
5 – Le soleil de minuit Aux Lofoten, on est bien au-delà du cercle polaire. Pas de nuit du tout. Pas même un crépuscule, une pénombre, un entre-chien-et-loup. Non, non, une vraie lumière ! On peut lire sans lampe 24h/24 ! Je n’imaginais pas ça … C’est troublant, c’est perturbant, ça décale car on n’a pas envie de se coucher et on se lève très tôt. Je vous le redis, à 4h (du mat’) aux Lofoten, on avait un grand soleil et une magnifique lumière ! Et ce qui trouble, c’est que tout est fermé. Ben oui, ils dorment ces braves gens pardi ! Néanmoins, magasins, réceptions de camping, stations service, dernier ferry … tout ferme plus tard. Il n’est pas rare de trouver ces services ouverts jusqu’à 23h. Nous qui sommes habitués pendant nos voyages à vivre avec le soleil, on a fait pareil. Aie … Les nuits furent courtes 🤪.
6 – Le cercle polaire Il est la limite où, lors du solstice d’été, le soleil ne touche même plus l’horizon. Donc, plus on monte, plus il fait jour la nuit. Sur la E06, un centre du Cercle Polaire. Nous y sommes arrivés tard, vers 21h, sans entrer dans le musée (fermé). Il faisait froid mais nous avons néanmoins pris le temps d’aller monter notre petit cairn-graffiti. Encore une belle idée qui ne dénature pas le paysage et permet à notre nature humaine de répondre à ce besoin irrépressible de toujours laisser sa trace … Trace ici heureusement bien éphémère qui durera jusqu’au prochain touriste qui piquera mes cailloux pour faire son cairn à lui … Ca me va !
SITES CULTURELS :
1 – Les stavkirker, les églises en bois debout Ceux qui me connaissent ou ont lu mes précédents carnets savent combien nous aimons les vieilles pierres. Ici pas de vestiges … sauf ces églises moyenâgeuses, tout en bois. Elles restent au nombre de 28 alors qu’à l’époque il y en a eu jusqu’à 2000 en Norvège. Ce sont des constructions propres à la Norvège, uniques, originales. Il se dégage de ces églises une force, une histoire, un passé qui conduisent au respect et à l’admiration. Couleur de miel doré, odeur de résine et d’onguent pour les sabots des chevaux (les cavaliers comprendront !), majesté des clochers fièrement dressés au dessus des toits à pans multiples, magie des sculptures entourant les portes … on ne peut pas rester insensible. Vous ne pouvez pas aller en Norvège sans en voir au moins une. Et je trouve même qu’il est dommage de n’en faire qu’une seule. 3 ou 4 pour bien comprendre, c’est mieux. Elles sont toutes assez différentes. Seul l’intérieur est payant, vous pouvez vous contenter de l’extérieur pour beaucoup mais certaines méritent qu’on paye les 30 ou 50 kr/p pour entrer … Ca vaut le coup de comprendre comment elles sont fabriquées, ces stav qui supportent toute la structure. Un petit musée à Borgund donne quelques explications bien utiles. Sinon, le guide à l’entrée de chaque église est toujours prêt à répondre aux questions, dans un Anglais parfait. Si vous êtes des passionnés, alors achetez dès que vous le trouverez le petit livret (Norges Stavkirker en Norvégien, Allemand et Anglais – 33 pages) qui reprend les 28 stavkirker. 30 kr. Ca les vaut. Il est clair et positionne bien les églises. Pratique pour la chasse au trésor. C’est grâce à ce petit livret que nous avons revu notre fin de voyage … Pour ceux qui veulent se contenter d’une ou 2 églises : Borgund, Vik-Hopperstad et Uvdal ont eu nos préférences.
2 – Les musées folkloriques Musées en plein air, il en existe dans tout le pays ; ceux d’Oslo et de Lillehammer sont les plus réputés. Il s’agit de regrouper (souvent autour d’une stavkirke) d’anciens bâtiments (des habitations, des granges, des greniers, des saunas, des ateliers …), restaurés et meublés (pour certains) et d’expliquer ainsi l’évolution de l’habitat. Parfois, vous ne pourrez pas y échapper si vous voulez voir la stavkirke. Avis mitigé : Philippe aimait beaucoup, moi moins, regrettant à chaque fois un manque de pédagogie ou d’explications.
3 – Les villes Hormis Oslo, pas de grandes villes, pas de grands centres commerciaux sans âme, pas de super/hypermarchés, pas de MacDo (ou bien peu en tous cas), pas de publicité envahissante … Même les villes sont coquettes, proprettes, charmantes.
Roros – Petit bourg minier qui a gardé ses vieilles maisons. Une ville-musée, très agréable. On y flâne avec plaisir une bonne ½ journée.
Mosjoen – Le besoin de faire une pause sur la route, de refaire notre approvisionnement quotidien de yaourt (ne ratez pas ceux au melon, ils sont divins !), voila comment nous avons atterri dans le quartier Sjogata de Mosjoen. Superbes maisons au bord du fjord. Pimpantes, arrangées, fleuries …
Trondheim – Surprenant quartier ultra-chicos en haut de la ville.
Kristiansund – La ville est répartie sur 3 îles, reliées par des ponts. Jolie ville portuaire et industrieuse.
Bergen - Nous avons eu cette chance, rare, de la voir sous le soleil. C’est un enchantement ! Arrivez très tôt, vers 8h, avant les bus : vous aurez Bryggen pour vous seuls, avec les boutiques encore fermées. Si vous voulez comprendre l’influence de la Ligue Hanséatique sur l’histoire de la Norvège, je vous conseille la visite du musée hanséatique (45 kr/p) en suivant la visite guidée menée par une jolie guide dans un Français parfait. En plus, son origine latino nous a changés du charme des blondes Norvégiennes. Philippe, ferme la bouche et écoute ce qu’elle raconte 😛 ! Nous sommes là pour nous cultiver que diable !!… Bon sérieux, allez-y, elle est vraiment compétente et le musée vaut le coup. Ne boudez pas le marché aux poissons, même s’il est très touristique … Le saumon fumé mariné est délicieux. Boulangerie et vendeurs de glaces juste à côté pour les gourmands … Par facilité, nous nous sommes garés dans un parking couvert, juste à côté de Bryggen. Paiement pas carte bancaire. 170 kr pour 6½ heures. Comme nous sommes arrivés tôt, il y avait des places dans les rues. Le problème c’est qu’on ne peut y rester d’un temps très limité (1 ou 2 heures - time en Norvégien signifie heure … c’est troublant, spontanément, j’ai interprété ce mot en Anglais en cherchant ce que voulait bien pouvoir dire "parking autorisé 1 ou 2 fois" …🤪). On a préféré payer plus mais être tranquille. Nous avions lu que l’entrée de Bergen est payante, qu’ils photographient votre plaque d’immatriculation et qu’il faut sagement s’acquitter du droit je ne sais où … On a oublié, et on a survécu. Et jusqu’à présent, pas encore vu d’huissiers ou de policiers norvégiens débarquer chez nous …… Ce n’est pas une incitation à la fraude que j’exprime là, mais c’est juste pour vous rassurer si, comme nous, vous oubliez … non, vous ne serez pas montrés du doigt à l’aéroport !
La seule ville qui ne nous ait pas plu a été Bodo (notre port d’embarquement pour les Lofoten), tristounette, industrielle.
4 – Les musées d’Oslo et de Bygdoy Entrée de la ville payante à des guichets sur toutes les routes qui mènent au centre ville. 20 kr/voiture. Là, au moins, on ne risque pas d’oublier. Parking couvert comme à Bergen. Paiement par carte (pas de barrière à l’arrivée, on se gare, on va à l’automate, on passe sa carte bancaire, on récupère un ticket à laisser derrière le pare brise ; au retour, avant le départ, on retourne à l’automate, on repasse sa carte pour payer). 137 kr pour 3 heures.
Musée historique 🙂 GRATUIT !!!!!!!!!!! Muséographie extraordinaire. Didactique, vivant, clair, voila une belle mise en valeur d’objets divers (normalement assez chiants, genre pointes de flèches et éclats de pots en terre cuite ….) qui retracent l’histoire de la Norvège. On termine par une salle de portails de stavkirker … Je conseillerai de faire ce musée plutôt en fin de voyage. Les enfants apprécieront aussi. On y a passé 1½ heure. On aurait pu s’attarder encore davantage.
Galerie Nationale GRATUIT aussi et juste à côté du musée historique. Comme il est gratuit, on y a fait un tour ultra rapide. Juste pour aller voir Le Cri de Munch et quelques tableaux de grands maîtres Norvégiens (Dahl) ou Européens (Picasso, Manet, Rubens …)
Parc Frogner GRATUIT encore et ouvert 24h/24. Décoré des statues monumentales de Vigeland. Nous, on a aimé. C’est très particulier. On y a flâné 1 heure.
Les musées de Bygdoy : Le GdR explique qu’il faut faire attention, que tous les parkings ne sont pas au même prix. C’est tout, sans indiquer quel est le plus intéressant. Super ! Ca va m’aider ! Merci le GdR ! Evidemment, on ne s’est pas amusé à faire tous les parkings pour comparer les prix et trouver le moins coûteux. On s’est garé à celui qui nous convenait le mieux et basta. On se gare donc dans le parking attenant au musée des bateaux Vikings. Le paiement s’y fait par tranche forfaitaire (un peu arnaque, pas très pratique, on ne sait pas forcément à l’avance combien de temps on va passer dans ce musée …). Du coup, on a opté pour le forfait max de 24h à 64kr. C’était beaucoup trop évidemment !!! Néanmoins, je vous conseille d’être en règle, ça avait l’air très contrôlé.
Musée des bateaux vikings 🙂 50 kr/p Ne le ratez pas !! Petit musée qui abrite les restes de 3 bateaux vikings sépultures. C’est impressionnant et on a bien sûr fait le rapprochement avec les techniques de construction des stavkirker. Très intéressant.
Le Norsk Folkmuseum 90 kr/p On le rejoint à pied depuis le musée des bateaux vikings. Euh, vu le prix du parking, la Lily elle va en profiter de sa place de parking !! Musée de plein air comme on en a vu plusieurs au fil de notre voyage. Ici, vous verrez la stavkirke de Gol. Magnifique, mais après les 20 autres que nous avions vues, celle-ci nous a semblé trop restaurée, trop droite … trop bonne élève.
DIVERS :
L’accueil et la langue : plus ouverts et plus chaleureux que les Islandais, ils sont aimables, serviables, souriants, sans être de grands bavards … Tous parlent Anglais, la majorité très très bien. Les Norvégiens sont honnêtes et s’attendent à ce que tout le monde le soit. Multiples exemples. Nous avons trouvé une boulangerie artisanale dans le camping de Mjonoy où pains et gâteaux étaient à disposition des clients. Un simple écriteau stipulait d’aller payer à la réception. Même chose pour du fromage de chèvre vendu chez un particulier. Son entrée était en libre accès, un frigo, les prix affichés, une petite tirelire à côté pour payer …. Et personne pour surveiller … Une fois, c’est un camping où nous avons trouvé une réception déserte. Une affichette invitait à visiter les hytter, toutes ouvertes, à choisir, à s’installer. Paiement plus tard … Bien sûr les sanitaires étaient ouverts et parfaitement propres. Nous avons retrouvé ce genre de comportement très fréquemment. C’est très agréable, très reposant. Et c’est un cercle vertueux, gagnant-gagnant ! Logistique : faut-il en rajouter ? trop facile. Les cartes bancaires : toutes (y compris l’Amex) très bien acceptées, quasiment partout (camping, station service, superettes, ferry, musées …). Nombreux DAB également. Le climat à cette époque : le soleil et le ciel bleu, c’est du bonus ! si vous ne partez pas dans cet esprit-là, vous risquez d’être déçus … Nous avons eu beaucoup de pluie. Beaucoup. Et du ciel blanc, bien pire pour les photos que le gris ou le nuageux. Il peut pleuvoir des jours entiers sans discontinuer … On a eu toutefois la grande chance d’avoir quelques très belles journées à des moments cruciaux (Lofoten, Route des Trolls, Bergen …). Les Norvégiens vivent sous la pluie sans même s’apercevoir qu’il pleut. Pittoresque ! Au niveau des températures, il a fait bien moins froid que ce que je craignais. Au pire, nous sommes descendus à 4°C (nous avions la température extérieure indiquée dans la voiture). Au mieux, on a eu 27°C !! En moyenne, on tournait à 10-12°C. Donc, des hauts avec manches longues, une polaire, un coupe-vent Gore Tex, des chaussures fermées. Gants, bonnets, écharpes n'ont jamais quitté la voiture … On ne se salit pas du tout. On ne transpire pas et comme tout est ultra propre, on ne se tâche pas. Inutile de prévoir 1 tee shirt par jour … Au bout de 3 semaines, mes chaussettes blanches étaient toujours blanches (et non, elles ne sentaient pas 😠😛!!). Impressionnant (pas qu'elles ne sentent pas, qu'on se salisse si peu ! 😛). On a apprécié nos tongs pour aller aux douches dans les campings. Enfin, en une nuit, le petit linge est sec. Donc, voyagez légers ! Nous aurions apprécié d’avoir emporté un parapluie pour les balades dans les villes. La végétation à cette époque : merveilleuse ! des lupins sauvages multicolores au bord des routes, des fleurs des champs innombrables, c’est vraiment la bonne époque ! C’était aussi la pleine saison des fraises et le tout début des cerises. Trop tôt aussi pour les framboises. L’affluence touristique à cette époque : il y a des touristes !! En camping-cars, en vélo, en voiture comme nous. Ceux-là on les retrouve dans les campings. Des bus aussi, ceux-là on les entrevoit dans les stavkirker les plus connues. Bref, pas gênant ... L’itinéraire : paragraphe spécial plus haut. Les randonnées : on aurait sans doute aimé en faire plus. On avait prévu aux Lofoten d’aller voir la grande plage de sable. La pluie et la brume ont eu raison de notre motivation. Ailleurs, il faut prendre le temps de se poser et d’aller dans les offices de tourisme pour récupérer des infos. On n’a pas trouvé que c’était si simple que ça … mais, bon, peut-être que la motivation n’y était pas assez et qu’on ne s’est pas vraiment donné les moyens non plus. Quant au GdR, il est totalement nul sur ce chapitre. Photos : prises électriques identiques à la France pour recharger les batteries. Rien de pire qu’un ciel blanc au dessus d’une église en bois sombre. Surexposition garantie. Mais quel enchantement quand, de temps en temps, le ciel est bleu pétant et la lumière rasante. Du bonus ! L'artisanat : des trolls, des trolls, des trolls …. Difficile d’y échapper. D’ailleurs on n’a pas essayé. Un petit troll, 2 torchons, 2 CD d’Edvard Grieg, quelques tranches de saucisson … c’est tout ce qu’on a ramené. Trop cher.
On a beaucoup aimé : 🙂 Les paysages (c’est vraiment trivial de dire ça !) La beauté de leurs habitations Le côté facile du voyage Le pain
On a moins aimé : 😕 Les prix.
En conclusion … Nous sommes ici dans le haut de la pyramide de Maslow : la population a de quoi vivre et bien vivre. Alors, elle peut se préoccuper d’esthétique, d’art, de superflu. Ajoutons-y un amour et un respect de la Nature sans borne. On obtient un pays préservé, valorisé, sublimé. Tout n’est qu’esthétisme, bon goût, raffinement. Les maisons sont colorées, fleuries, décorées. Les lieux publics sont propres, discrets, bien entretenus. Les routes, les ponts sont des chefs-d’œuvre s’intégrant magnifiquement dans le paysage. J’avais a priori tendance à comparer ce voyage à venir à celui déjà vécu en Islande. Non, rien à voir. D’autres paysages, d’autres climats, d’autres gens, d’autres ambiances. Je ne préfère pas l’un à l’autre, ils sont finalement incomparables. Sans avoir été en Islande, nous ne serions pas venus en Norvège. Seul point commun malheureux : les prix. Plus qu’un excellent voyage, nous avons passé aussi d’excellentes vacances en Norvège, faciles grâce à une logistique bien rôdée. De bout en bout, nous avons été subjugués par des paysages grandioses et variés, jamais lassés. Et nous avons adoré avaler notre bol de müesli au yaourt au melon devant des sommets enneigés ou près d’un torrent bleu rugissant. La pluie n’a pas réussi à nous gâcher nos vacances, pourtant aux dires des autochtones, elle a particulièrement mis le paquet cette année ! Voila un voyage qu’on prévoyait austère, rude, difficile, froid et qui nous a enchantés par, au contraire, son côté jovial. La Norvège est un pays où, en été ( !), il fait bon vivre, un pays où les paysages sont si beaux que même le soleil ne s’y couche plus.
Que les puristes me pardonnent, je n’ai pas eu le courage d’aller chercher les caractères norvégiens pour écrire ce texte …
NOTRE PERIPLE EN 3 SEMAINES :
Aucune réservation effectuée pour ce périple (ni camping, ni ferry). J’ai indiqué les routes empruntées quand elles sont remarquables. Le problème … elles le sont toutes !! Je les ai toutes notées Rvxx (sûrement abusivement) quand ce n’était pas des routes européennes Exx … Avec une carte, je suis sûre que vous vous y retrouverez …
Sam 23 Juin 2007 – Vol Air France Paris/Oslo – Arrivée vers 15h – Récupération de la voiture chez Hertz – 180 km - Nuit à Lillehammer (hôtel Molla*) Dim – Stk** Ringebu - Route vers Roros via Rv27 (Est du PN de Rondane) – Olavsgruva – 300 km – Nuit près de Roros (Roste Camping*) Lun – Roros – Route vers les Lofoten (via Rv17 – Rv769) – 475 km - Nuit à Foldereid (camping) Mar– Mauvais temps : on trace ! Route vers les Lofoten (Rv17 + ferries) – Ferry de Bodo à Moskenes à 00h45 – 490 km – Nuit et soleil de minuit à bord du ferry Mer– Lofoten – 200 km - Nuit à Hamnoy (Eliassen Rorbuer*) Jeu– Lofoten – 100 km – Nuit à Hamnoy (Eliassen Rorbuer*) Ven– Lofoten – Ferry de Svolvaer à Skutvik - Redescente vers le Sud via la E06 – Passage du Cerlce Polaire – 500 km - Nuit à Elvmothei (Camping) Sam– Mosjoen : quartier Sjogata – Laksfossen (sans intérêt) – Bolarein – 500 km - Nuit à Asen (Gullberget Camping) Dim– Eglise de Stordjal – Trondheim - Kristiansund – 280 km - Nuit à Kristiansund (Byskogen Camping) Lun– Stk. Kvernes - Route de l’Atlantique (Rv64) – Echelle des Trolls (Rv63) – 330 km - Nuit à Eidsdal (hytte privée*) Mar– Route des Aigles (Rv63) – Croisière sur le Geirangerfjord – Dalsnibba (Rv63) – Gamle Strynefjellsvegen (Rv258) – Stk. Lom – 180 km - Nuit à Lom (hytte privée*) Mer– Route Rv55 – Stk. Urnes – Stk. Kaupanger – SognFolkmuseum – 420 km - Nuit à Bergen (chambre chez l’habitant*) Jeu– Bergen - 50 km - Nuit à Bergen (Lone Camping) Ven – Steindalsfossen sur la Rv7 – Rv13 vers le Nord – Aller/retour à la Stk. Vik-Hopperstad sur la superbe Rv13 – Retour sur la E16 – 340 km – Nuit à Gudvangen (Vang Camping*) Sam – Flamsbana – Retour Myrdal/Flam à pied (21km-5h) – Stk. Undredal – 60 km - Nuit à Gudvangen (Vang Camping*) Dim – Ferry Gudvangen/Laerdal : traversée du Naerofjord – Laerdal : vieux quartier – Stk. Borgund – Rv52 - Stk. Torpo sur la Rv7 – 140 km - Nuit à Torpo (hytte privée*) Lun – Rv7 (Ouest) : plateau Hardangervidda – Veringfossen – Rv13 (Sud) et ses vergers – Stk. Roldal sur la E134 – Stk. Eidsborg – 420 km - Nuit à Vinje (Mjonoy Camping*) Mar– Stk. Heddal sur la E134 – Vallée du Numedal : Rv40 (Nord) - Stk. Flesberg – Stk. Rollag – Stk. Nore – Stk. Uvdal – 275 km - Nuit à Uvdal (Roisland Hytteuleie og Camping) Mer– Rv40 Nord – Rv7 Est – Rv51 – Valdres : boucle Rv51 Nord puis E16 Sud – Stk. Hegge – Stk. Hore – Stk. Lomen – Stk. Reinli (sur la E16) - 320 km - Nuit à Fagernes (Fossen Camping) Jeu– Stk. Hedal sur la E16 – Oslo via la 35 et la 4 – 330 km - Nuit à Jevnaker (Slovika Camping*) Ven– Oslo – 160 km - Nuit à Jevnaker (Slovika Camping*) Sam 14 Juillet– Vol Air France Oslo/Paris – Départ à 15h45 * Hébergement décrit plus bas. ** Stk. = stavkirke = église en bois debout
L’ITINERAIRE :
Pour la Norvège, ça mérite un paragraphe spécifique. En effet, autant dans d’autres pays, on va recroiser les mêmes voyageurs tout au long du périple, autant ici, il y a autant d’itinéraires que de touristes ! Nos choix structurants ont été : ni le Grand Sud ni le Grand Nord. Et, pour une fois, sillonner, plutôt qu’approfondir une région. On a vraiment tricoté …
Ne vous fiez pas à notre itinéraire pour bâtir le vôtre. A partir du parcours prévisionnel, il s’est construit sur place, largement modifié en raison du mauvais temps, de la logistique (trouver un chouette camping) ou au contraire de ferries qui se sont enchaînés bien mieux que prévu … Au départ, nous n’avions pas prévu de rouler autant … Un très mauvais temps (le pire : pluie, brouillard épais, froid et vent) nous a surpris lors de notre montée aux Lofoten par la magnifique route côtière (Rv17) qui passe par de très nombreux ferries. Ca nous a incités à ne pas nous attarder et à poursuivre notre chemin. D’autant plus que les ferries s’enchaînent comme une onde verte en ville. Au final, nous avons fait la montée en 2 jours, alors qu’on en avait prévu 4. Croyez bien qu’on aurait largement préféré la faire en 4 jours comme prévu, preuve d’un temps plus clément 😕 ! 1 journée de moins que prévu aux Lofoten, la pluie (encore elle !) ne nous permettant pas de faire les randos prévues (du moins on n’en a pas eu envie car, après tout, on peut toujours). Et puis également, la descente vers Bergen, où nous n’avons trouvé aucun camping sur l’affreuse E39 où les tunnels se succèdent, nous a fait arriver à Bergen 1 jour plus tôt … Bref, 4 jours de rab (sur 21, c’est beaucoup) que nous avons utilisés pour la croisière sur le Geirangerfjord et pour aller dénicher d’autres églises en bois debout dans la superbe vallée du Numedal et dans le Valdres. 4 jours qui ont donc été bien utilisés, ce fut merveilleux, mais bien des km en plus …. Au total, plus de 6000 km en 3 semaines, en comptant tous nos détours. Des journées parfois très longues de voiture, permises par ce soleil (si, si !) qui ne se couche pas. On quittait le camping très tôt, généralement vers 7h30, nous nous arrêtions vers 16 ou 17h, mais parfois bien plus tard (21h30 pour l’arrivée à Bergen). Les journées à plus de 400 km (souvent bien involontaires, comme dit plus haut) nous ont paru très lourdes. 300 km, ça va encore. Au-delà, 🤪 pfff … Mais toujours sur des routes superbes ! Toujours ! Tant au niveau de la qualité de la route (même les plus petites sont très bien entretenues) qu’au niveau des paysages traversés. J’en reparlerai en détail dans le paragraphe sites naturels car elles font partie intégrante du voyage en Norvège.
Loin, très loin d’être un modèle, vous avez là un itinéraire vécu. Ce qui peut se faire en fonction des aléas. Ca nous a plu, ça nous a convenu. Je vous souhaite juste une montée vers les Lofoten plus tranquille et plus profitable.
BUDGET :
Aie …. voila le paragraphe qui fait mal 🏴☠️ … La couronne (kr ou NOK) 1 kr = 0, 12 € - 1 € = 8 kr Allez, c’est le moment de réviser la table du 8.
Dépenses préalables : Vol A/R direct Air France Paris/Oslo : 168 €/p Location Voiture Hertz cat D : 966 € km illimité
Principales dépenses sur place (pour nous 2) : Hébergement : 10 095 kr pour 20 nuits Essence (diesel 10, 60 kr/l en moyenne) : environ 3 000 kr Ferries : 3 167 kr pour 17 ferries Divers péages (parking, routes, entrée de ville) : environ 500 kr Musées et églises en bois debout : environ 3 300 kr (incluant la croisière sur le Geirangerfjord : 110 kr/p et le train de Flam : 190 kr/p) Restaurants : 921 kr (pour 2 restaurants 🏴☠️ !) Autre (principalement alimentation) : 5 420 kr Total sur place (hors achats perso) = 26 400 kr
Comme toujours, ce que je rapporte ici n’a qu’une valeur indicative. On peut très facilement visser ce budget en évitant la location de voiture (on peut venir de France avec sa propre voiture), en montant la tente ou en louant des hytter plus petites, en négligeant quelques églises et quelques musées (surtout que certains n’en valent vraiment pas la peine. J’en parlerai plus bas), en évitant les restaurants et en préférant les crevettes au saumon fumé … Au niveau budget, la Norvège est bien plus intéressante à 4 qu’à 2. En effet, la voiture louée et la plupart de nos hébergements auraient pu convenir pour 2 de plus, sans surcoût … Tout comme nos petits déj ... on mangeait pour 4 !... trop gourmands 😛 !!
GUIDES :
Site perso - www.dewalque.eu/norway2003/ Ce site nous a beaucoup aidés à préparer notre voyage. Il est très complet, bien structuré et très beau. Un énorme travail dont nous tenons à remercier ici les auteurs ! Guide Bleu – Fidèle à sa réputation : excellent guide culturel qui nous a été très utile tant pour préparer ce voyage que sur place, pour les descriptions des lieux et pour les lectures d’intérêt général lors des longs trajets en voiture. Guide du Routard 2007-2008 (ça m’amuse toujours de consulter en 2007 un guide soi-disant valable pour 2008. C’est nul …). Pour notre type de voyage, aucun intérêt. Tout est survolé, et une structure dont la logique nous a échappé ... Carte - Marco Polo au 1/800 000ème . C’est vraiment écrit petit (j’ai emporté une loupe !! et non, ce n’est pas l’âge 😠 !!... Pas que 😕 …. ) mais elle est précise et exacte.
TRANSPORTS :
1 – Vols Paris/Oslo - Air France Achetés mi Mars sur le site d’Air France : 168 € l’A/R. e-ticket. 2h30 de vol.
2 – Location de voiture Avec les 10% de discount par la carte Fréquence Plus d’AF, c’est Hertz qui offrait les meilleurs tarifs pour le genre de voiture qu’on cherchait. Prépayé – Aucune mauvaise surprise à l’arrivée - Location d’une Ford C Max (cat D), surclassé à l’arrivée par une Skoda Octavia au coffre immense. C’est un genre de break, ils ont tous ce genre de voiture là-bas … on ne déparait pas dans le paysage automobile … Ultra pratique pour y loger nos 3 gros sacs (eh oui, on était loin de nos 14 kg de bagages habituels, car on avait la tente, les sacs de couchage, les matelas, de la bouffe, du matériel de camping … ). Et puis, on savait aussi qu’on allait y passer de longues heures …. voilà qui justifiait un peu de confort. Sur la route, on roule avec les feux de croisement en permanence (de jour comme "de jour"). Conduite calme : entre 70 et 80 km/h. Nombreux radars indiqués. Les Norvégiens sont calmes, courtois, civilisés voire parfois même un peu mous … Bon, ça fait du bien !
3 – Ferries Il sont à la Norvège ce que les gués sont à l’Islande. On s’inquiète quand on arrive au premier, on se régale dès le 2ème, on se morfond en sortant du dernier … Les ferries sont en fait des bacs qui permettent de traverser les fjords en faisant la navette d’un bord à l’autre. Certaines traversées durent 15 minutes, d’autres 3 heures … Nous n’avons jamais réservé (certaines réservations sont payantes, renseignez-vous) et nous ne sommes jamais restés à quai. Ce fut un vrai bonheur. Comment ça marche ? C’est ultra simple. Sur la route, des panneaux très explicites indiquent le port d’embarquement. On y arrive … des files d’attente, 1, 2, 3 … 10, c’est selon la taille du bateau. La première est réservée à ceux qui ont réservé, les suivantes aux autres. On prend la queue en se glissant derrière la dernière voiture ; on coupe le moteur et on attend. Quelques minutes avant l’arrivée du ferry, un employé passe de voiture en voiture pour délivrer le ticket. Il encaisse (CB acceptée généralement). Le ferry arrive, vous le voyez qui vient d’en face. Il accoste, ouvre sa grande mâchoire et déverse son flot de voitures. Quelques minutes plus tard, il est vide, c’est à nous ! Dans l’ordre d’arrivée et dans un calme incroyable, on va remplir la cale du bateau. Ca prend 5 minutes, c’est extrêmement rapide. Une fois à bord, chacun descend de son véhicule et monte dans le salon, plus ou moins spacieux et confortable selon la traversée (généralement, plus la traversé est longue, plus le bateau est gros, plus le salon est confortable). Des petits box, des tables, des fauteuils, un petit snack. C’est sympa, on s’installe, on sort son thermos et son picnic et on profite des paysages à travers les grandes baies vitrées. Si le temps le permet, on peut toujours sortir sur le pont aussi. Au passage du cercle polaire, tout le monde était dehors. Ces traversées sont de très bons moments car tout en faisant une pause, on profite des fjords de l’intérieur. On joint l’utile à l’agréable. Le coût. On paie pour la voiture et pour les passagers (le conducteur ne compte pas, il fait partie du forfait voiture). Pour un camping-car, c’est 2 à 3 fois plus cher que pour une voiture. Attention, ça plombe vite un budget … Voici 2 liens qui vous donneront quelques indications (horaires/coût). www.rv17.no/...webshop&art_id=4 www.fjord1.no/ Je vous conseille aussi de commander la brochure NRI Guide 2007 ici www.visitnorway.com/...alInfo.aspx?id=41806 A bord des ferries, vous trouverez également des brochures donnant les horaires de la compagnie. Bref, les infos ne manquent pas … Cela dit, inutile de vouloir trop planifier. Nous on n’a jamais su à quelle heure partaient les ferries. On arrivait, ça se faisait tout seul … Finalement, le plus important, c’est de connaître l’horaire du premier et l’horaire du dernier …
Traversée Bodo/ Moskenes vers les Lofoten – Départ : 00h45 ! 3 heures de navigation - ruteinfo.ovds.no/en/default.aspx?rnr=86 Nous sommes arrivés sur le port d’embarquement vers 22h00, avons pris notre place dans la file de voitures et sommes allés manger en ville, laissant Lily (la voiture !) faire la queue toute seule comme une grande. De retour vers 23h30 pour attendre le vendeur de tickets et l’embarquement. Dans le calme ! Contrairement à ce que je craignais, nous étions très peu à prendre le ferry de 00h45 pour le Midnight Sun Voyage. Il est vrai qu’on arrive aux Lofoten vers 4h du matin et que, même s’il fait grand jour, bien sûr tout est fermé. Nous sommes allés nous garer devant la réception des Rorbuer Eliassen et avons attendu l’ouverture (8h) en piquant un bon petit roupillon dans la voiture. Malgré une nuit un peu agitée, je continue à trouver que c’est un bon plan : résa inutile (ou gratuite) pour le ferry, on arrive tôt ( !) aux Lofoten donc on trouve à se loger, et puis on fait l’économie d’une nuit de camping … Enfin, ce qui n’est pas le moindre intérêt, s’il fait beau (comme il a fait beau pour nous, enfin !) on profite du soleil de minuit. Nous sommes arrivés aux Lofoten à 4h sous un grand soleil. Phénomène extraordinaire ! Le ferry est très confortable. On peut même s’allonger. Cette traversée reste un de nos plus beaux souvenirs du voyage. Cela dit, elle est vraiment coûteuse : 687 kr (voiture+moi) contre 324 le retour de Svolvaer à Skutvik. Ca s’étudie ….
HEBERGEMENT :
C’est un sujet important, il y a beaucoup à dire.
1 - D’abord, évitez les hôtels … 🏴☠️ Les hôtels et les motels sont inabordables. Le premier soir, à Lillehammer, un peu pris de court, nous avons testé : 995 kr (125 €) la chambre double ! Sans que ce soit un palace. Certes, le petit déj buffet (énoooooooorme !) est inclus mais quand même …. Si vraiment vous cherchez un hôtel, alors je le recommande, il est très bien : www.mollahotell.no/. Sinon, poursuivez votre lecture … Les motels, assez nombreux le long des routes touristiques, sont un peu moins chers : autour de 850 kr la chambre double. Pas testé.
2 - … et privilégiez les hytter !! 🙂 Nous avons donc privilégié les campings. Par précaution, nous avions emporté notre tente ; elle ne nous a jamais servi … En effet, les campings accueillent bien sûr les campeurs (en tente), les camping-cars (très nombreux) et disposent aussi généralement de quelques hytter. Une (j’ai décidé arbitrairement que hytte était féminin), donc, une hytte au singulier et des hytter au pluriel. A prononcer huteu en aspirant bien le H, mais le mieux, c’est de le demander en anglais : cabin. Ce sont de petits bungalows indépendants, tout en bois, semblables à leur habitat, chauffés individuellement, plus ou moins bien équipés, plus ou moins confortables, plus ou moins grands (pouvant accueillir jusqu’à 6 voire 8 personnes pour certains). On trouve toutes les formules : ça va du plus basique, composé d’une simple pièce de quelques m2 avec 2 lits superposés, une table et 2 chaises au véritable petit appartement avec coin cuisine (parfois ce n’est plus un coin mais une véritable pièce), coin salon, coin nuit, douche et wc. Hormis pour les plus basiques (qui sont somme toute assez rares), c’est toujours très fonctionnel et le minimum nécessaire est toujours fourni (un frigo, des plaques de cuisson, une bassine pour faire la vaisselle, une lavette, une cafetière et une théière, une planche à découper, un peu de vaisselle de base et quelques casseroles …). Ceux qui connaissent IKEA vont se retrouver en terrain connu !! Bien sûr, les prix varient du simple au triple selon le niveau de confort (en gros de 200 à 600 kr) lié de très près à l’installation de l’eau dans la hytte. Pour notre part, on a souvent loué des hytter sans eau, mais toujours avec un coin cuisine (frigo, plaque de cuisson, un peu de vaisselle de base). Le frigo nous était indispensable pour y stocker nos provisions fraîches du dîner et du petit déjeuner. Nous utilisions les équipements communs du camping (évier et sanitaires), toujours d’une propreté irréprochable. L’eau est potable, on peut donc l’utiliser pour cuisiner et pour la boire. Un petit coup de ménage est requis avant de quitter sa hytte. Le balai et la pelle sont fournis et ça prend 5 minutes (ce n’est pas un hall de gare !). Tout le monde est très rigoureux et nous avons toujours trouvé des hytter très propres. Dans le pire des cas, le drap housse des matelas ou l’oreiller était un peu crasseux. Qu’importe, nos sacs de couchage nous protégeaient. Aucune mauvaise surprise rencontrée avec les radiateurs, le frigo ou les plaques. Toujours en état de marche.
Ces soirées et ces matinées passées à faire notre dînette dans ces petites cabanes sont de très bons souvenirs. Ambiance décontractée et respectueuse dans tous les campings. Les vacances au sein du voyage, j’ai adoré ça et je rêve de trouver une nouvelle destination qui permette la même formule. Je suis preneuse des bonnes idées …
A propos des campings, il y en a partout. Ils sont indiqués sur le bord des routes par des panneaux sur fond bleu avec les logos représentant qui ils sont en mesure d’accueillir : une tente, un camping-car, une petite maison pour les hytter, un lit s’ils offrent des chambres ... Vous saurez vite les réperer tant il y en a et les identifier, ils sont tous très différents, certains sont davantage destinés aux pêcheurs Norvégiens (on aura alors beaucoup plus de hytter), d’autres sont plus tournés vers les camping-cars et ne proposent que quelques hytter. Certains ont un charme fou, tant du point de vue de l’environnement (au bord d’un fjord, dans une forêt …) que de l’agencement des hytter. D’autres sont plus quelconques, avec un alignement au cordeau de dizaines de hytter. La taille joue aussi beaucoup sur le charme : du petit camping familial au grand complexe industriel … Bref, il faut aller voir … On gagne souvent en charme ce qu’on perd en confort … Pour notre part, nous n’avons jamais réservé. Mais il faut savoir que, tout au moins pour les hytter, après 17h, il devient difficile d’avoir le choix, il ne reste souvent que les plus grandes, donc les plus chères. En arrivant avant 16h, là, c’est beaucoup plus facile et le matin, alors là, c’est l’embarras du choix ! Concrètement, que ce soit pour planter sa tente, garer son camping-car ou louer une hytte, le principe est toujours le même : il faut s’adresser à la resepsjon du camping.
Toujours dans les campings, pensez aussi à demander s’ils ont des chambres. C’est assez rare mais très avantageux. Il s’agit alors d’un bâtiment regroupant plusieurs chambres et partageant sanitaires et cuisine. Ca peut être superbe ou très tristounet. Là non plus, pas de draps dans les lits et ménage à faire soi-même avant de partir. Nous avons eu une splendide expérience à Elvmothei puisque nous étions seuls dans une grande maison (c’est au camping d’Elvmothei, je n’ai pas d’autres indications).
Un petit mot (sûrement bien inutile pour les habitués des campings) sur les douches. Elles sont payantes. Ca veut dire quoi ? Chaque douche est munie d’un minuteur qui délivre l’eau pendant le temps payé. Attention, que l’eau coule ou non, le temps, lui, s’écoule : on ne paie pas une quantité d’eau mais une durée. La tête couverte de shampooing, j’ai payé pour le comprendre 🤪 !!! Généralement, c’est 5 kr pour 3 ou 4 minutes, parfois 10 pour un peu plus longtemps. Vous vous rendrez compte qu’on se lave finalement bien plus vite qu’on ne croit … 4 minutes me suffisaient. Si, si ! bon, d’accord, je n’ai pas la chevelure de Gina Lollobrigida … ni ses xxx censuré … 😉 Il faut donc prévoir de la monnaie. Conservez vos pièces de 5 et de 10 kr. Bien sûr, sont toujours en accès libre les lavabos avec eau chaude et froide, les wc, ainsi qu’un coin cuisine pour faire sa vaisselle avec tous les produits qu’il faut. On a également vu assez souvent des machines à laver et à sécher le linge. Les habitués du camping doivent connaître. Ces locaux (wc compris) sont toujours d’une propreté irréprochable.
Voici 5 adresses qui ont retenu notre attention (dans l’ordre de notre périple). Les autres n’ont rien de particulier qui mériterait de les recommander.
Camping Roste près de Roros (environ 12 km au Sud, sur la Rv30) : www.rostecamping.no/ 495 kr la hytte (n°5) avec cuisine complète (eau) et sanitaires communs. Hytte très spacieuse : 5 couchages possibles, cuisine séparée. Camping très agréable, vert. Beaucoup d’espace.
Rorbu aux Lofotens : Eliassen Rorbuer à Hamnöy www.rorbuer.no/eng.htm Nous avions le rorbu Bjarnebua à 600 kr. Plan en ligne : jugez par vous-même, tout est dit ! www.rorbuer.no/bumeny_eng.htm Accueil amical et serviable (conseils pour les randos, les visites …). Gros gros coup de cœur 🙂. On conseille vivement !
Camping Vang à Gudvangen Tel : 57 63 39 26 Pas vraiment de charme particulier mais une situation et une vue fabuleuse, entouré de montagnes et de cascades. Largement le mieux des 3 qu’on a visités à Gudvangen, voila pourquoi j’en parle. Arrivés tôt, on a pris le temps de choisir … Les hytter (aucune n’a l’eau) pour 4 sont spacieuses, confortables et bien propres. 450 kr. Bon point de chute pour le train de Flam et la croisière sur le Naeröfjord.
Camping Mjonöy à Vinje (sur le E134, à qq km à l’Ouest de Amot) www.mjonoy.no Nous avions la hytte Fjoset (4 à 5 couchages). 800 kr, certes c’est une folie pure mais qui les valait bien !! Là encore, à 4 c’est bien plus rentable … C’est la maison de Bilbo le Hobbit ! Hytte de charme, tout en rondins, toit couvert d’herbe, à l’intérieur, feu de cheminée (bois gratuit à volonté), sdb et cuisine complète. Dans le "camping", une boulangerie produit pain et gâteaux au feu de bois, divin ! On se sert et on va payer à la réception … plus tard, quand on veut (incroyable !) … Original, unique, bourré de charme. Accueil très très chaleureux. Ca vaut vraiment le coup de faire chauffer la CB … Et c’est un endroit idyllique pour se poser un peu.
Camping Slovika à Jevnaker (sur la 240, à 12km à l’Est de Honefoss, 60 km au Nord d’Oslo et à 20 min de l’aéroport) Pas d’autres coordonnées – Il est dans le guide des campings www.camping.no/index_eng.html Le camping est superbement situé à l’extrême sud du Randsfjord. C’est un lieu de villégiature des mobil-home des Norvégiens (d’Oslo probablement). Les camping-car des touristes sont d’ailleurs parqués un peu à l’écart. Pas très sympa pour eux … Ce qui vaut que je note ici l’adresse, c’est qu’arrivant à 11h nous avons eu la possibilité de pouvoir disposer de l’appartement sous la réception. Pas beaucoup de charme en soi, par contre, immense appartement de 4 pièces (cuisine, sdb, 2 chambres, 6 couchages) ultra équipé (machine à laver le linge et la vaisselle, congélo …), ultra fonctionnel, ultra propre (tout neuf, d’ailleurs). Pour refaire ses sacs avant de partir, nous avons apprécié ce très grand confort. 600 kr. C’est un super bon plan pour une grande famille et un bon pied à terre pour visiter Oslo (à 60 km quand même …). Mais, je le répète, pas grand charme … Rien à voir avec le précédent ….
Une remarque à propos du guide des campings www.camping.no/index_eng.html Sachez qu’il est loin d’être exhaustif, il ne reprend qu’une toute petite partie des campings, ceux sans doute homologués … Il est téléchargeable mais sans la carte routière qui positionne les campings ; il est alors quasiment inutilisable… Sur place, vous le trouverez gratuitement partout (avec la carte !). Cela dit, il ne sert pas à grand-chose. Pour notre part, on s’arrêtait dans un camping parce que le moment était venu et qu’il se trouvait sur la route et non parce que nous l’avions repéré dans le guide. Aucune carte de camping (d’adhérent) ne nous a jamais été réclamée.
3 - Les hytter privées. Alors ça, c’est le super bon plan mais il faut un coup de bol pour tomber dessus au bon moment !! Il s’agit de hytter, toujours indépendantes de l’habitation principale, dont disposent des particuliers (assez souvent ce sont des agriculteurs qui ont transformé une dépendance en hytte privée) et qu’ils louent à la journée. A niveau de confort équivalent (avec ou sans eau dans la hytte), c’est beaucoup moins cher que celles des campings et surtout, et c’est là tout l’intérêt, c’est beaucoup plus sympa car elles sont chaleureuses, vivantes, largement meublées, décorées. Si elles sont sans eau, le propriétaire met bien sûr à disposition douche et wc (parfois dédiées uniquement à la hytte). Elles sont indiquées par un panneau sur le bord de la route, souvent plus artisanal que celui des campings. Soyez attentifs et ne vous en privez pas, c’est un vrai bonheur !! Et si vous êtes des timides sauvages comme nous, je vous rassure, ne craignez pas l’invasion des propriétaires. Ils sont ultra discrets ! LEDIG signifie libre et FULLT complet.
Voici les 3 que nous avons trouvées totalement par hasard et qui, à chaque fois, ont été un vrai bonheur. Naturellement pas de site internet et paiement cash, ça va de soi.
Près de Geiranger Staburret pa Hjelle Gunnhild og Paul Hjelle Olsen N-6215 Eidsdal Tel +47 4156 0229 Un stabbur réhabilité, très grand : cuisine (sans eau), grand salon/salle à manger et une immense chambre à l’étage (5-6 couchages). Sanitaires quasi privés chez le propriétaire, à 2 pas. Très confortable (malgré le manque d’eau), tout décoré, tout mimi. Accueil très chaleureux. 300 kr.
Près de Lom sur la Rv15, à l’Ouest de Lom, (environ 3 km ???) Aie, je n’ai pas l’adresse …. mais nous n’avons vu qu’elle dans le coin. Un petit panneau l’indique. Elle est en contrebas de la route, juste à côté de la maison principale des propriétaires. Encore mieux que la précédente. Sanitaires chez le propriétaires (toujours à 2 pas) mais cuisine complète (avec eau) très très bien équipée. Immense : cuisine, salon/salle à manger et 2 grandes chambres séparées. Je pense qu’on peut y loger à 5 ou 6 (4 sûr !). Ma préférée 🙂. L’envie de s’y poser plus d’une nuit … 380 kr.
A Torpo Opheim Pensionad og Hytte A Torpo même, à 50 mètres en contrebas de la stavkirke. Moins de charme que les précédentes car une seule grande pièce ; pas vraiment décorée, pas personnalisée mais tout le confort : eau, wc, sdb (4 couchages). 400 kr.
4 - Les chambres chez l’habitant (rom ou logo lit sur fond bleu). Un seul essai près de Bergen, désastreux 🏴☠️ … glauque, triste, vieillot, mais plus le choix, arrivés trop tard à Bergen, les campings étaient tous pleins. 300 kr. On n’a pas réitéré l’expérience. Je vous donne l’adresse pour l’éviter : Unndalen, à 15-20 km à l’Est de Bergen.
REPAS :
Tôt le matin (la lumière invite à se lever tôt et puis quoi, on n’est pas là pour dormir …), nous nous concoctions dans notre hytte un énoooorme petit déjeuner qui nous tenait jusqu’à 13 ou 14h. Concombre, tomates, jambon, fromage, céréales, yaourt, fruit, muffin … un vrai festin 😛 ! Ca nous permettait un picnic très léger sur la route en milieu de journée : du thé brûlant (vive la thermos !), des petits gâteaux, du pain … Ces picnics pris dehors, parfois sous quelques gouttes de pluie, sur des aires de repos ou tout simplement assis sur l’herbe au bord d’un torrent ou en face d’un lac gelé, furent de vrais petits moments de bonheur. Les aires de repos sont propres et toujours bien aménagées dans un très joli cadre (au bord d’un torrent, dans une forêt …). Approvisionnement quotidien (pas de glacière dans la voiture) dans les nombreuses superettes qui jalonnent les routes aux abords des bourgs (Rema 1000, ICA, Kiwi, Rimi, COOP …), ouvertes tôt et jusque tard. On trouve absolument tout. Donc, inutile de trop se charger en nourriture (nous avions apporté des lyophilisés (qu’il a bien fallu manger ! pfff….), des soupes, du müesli, des gâteaux à thé …). Nous avions craint de retrouver le désert d’Islande. Rien à voir, tous les jours (dimanche y compris), nous avons réussi à faire nos petites courses très facilement. Cela dit, on trouve tout, oui, mais plus cher qu’en France (sauf les crevettes !). Le soir, dans la hytte on se préparait notre petit repas. Du saumon fumé (laks) ou des crevettes (reker), du hareng (sild), des légumes (pensez au rayon des surgelés qui permet de varier les plaisirs et de limiter la corvée d’épluchage) et du pain, du pain, du pain ! Gros gourmands de pain, on s’est régalé. Ils ont un très grand choix de pain complet, brun, aux céréales, aux fruits secs. On ne savait jamais ce qu’on achetait et on n’a jamais été déçu. Acheté en boulangerie (bakery) de préférence, à défaut, en supermarché, il est toujours très bon. Plus il est noir, meilleur il est (affaire de goût) mais surtout, plus il se garde (encore que je ne vois pas pourquoi je dis ça, on n’a jamais réussi à le garder plus d’ ½ journée ! Trop bon !). Nous mangions ce pain comme du gâteau. C’est un grand souvenir ! Comme quoi, on est heureux avec peu de chose !
A Bergen, nous avons acheté sur le port (marché aux poissons très touristique mais on ne peut guère y échapper) une tranche de saumon fumé mariné et à la boulangerie d’à côté un gros pain aux céréales et fruits secs. On a mangé tout ça sur un banc du port en partageant nos miettes avec les pigeons et les moineaux et en admirant les façades ensoleillées (si !) de Bryggen. Cool !
Attention, aux Lofoten, dans une boutique de vente de produits frais de la mer près de Reine, nous avons acheté des crevettes cuites et nous nous sommes fait avoir. Le prix n’était pas indiqué et j’ai compris après que je les avais payés près de 240 kr/kg . Soyez vigilants. Vous en trouverez souvent des congelés dans les supermarchés (pas moins bonnes) à moins de 20 kr/kg (soit moins de 3€ !). A ce prix là, nous en avons souvent fait notre repas du soir. Toujours avec du pain brun.
Quelques remarques sur les superettes : le vin et les alcools forts sont vendus dans des magasins d’état. Hors de prix. Sevrage total. Vive le coca light à l’apéritif ! les bouteilles plastiques (eau ou soda) sont consignées. Pour récupérer la consigne, vous trouverez dans la plupart des supermarchés, des automates où vous glissez votre bouteille (dans le bon sens) et récupérez un ticket à présenter en caisse pour remboursement. très difficile de trouver de l’eau plate, ils n’ont que de l’eau pétillante. Cela dit, l’eau du robinet est potable. Donc très peu de frais à ce niveau là. les sacs en plastique fournis négligemment par la caissière sont payants. Apportez le vôtre … la dernière ligne de votre facture ORÆVRUNDING est l’arrondi du total, en votre faveur ou en votre défaveur … en tout début de voyage, j’ai acheté dans un Kiwi une recharge de Camping Gaz. J’ai gardé la facture en vue de donner l’info sur ce carnet. Au bout de 15 jours on a compris qu’on n’aurait jamais besoin d’utiliser le petit bleu, ayant des plaques électriques dans tous les campings (soit dans la hytte, soit dans les parties communes). J’ai donc essayé de le rendre dans un Kiwi, avec la facture. Aucun problème, aucune discussion, remboursement immédiat et intégral ! Trop facile !! Mais du coup, je ne sais plus vous dire combien j’avais payé cette recharge CV370 … autour de 80 kr je crois …
Nous avons testé le fromage au caramel (pré-tranché, Gudbrandsdalsost de la marque Tine – Tine c’est leur Danone, la grande marque de produits laitiers). Un peu sucré, c’est surprenant mais pas mauvais. Vous le trouverez dans les supermarchés à côté de leur bloc de fromage à hamburger, sous plastique. Il est marron. Testé également le saucisson de renne (Reinsdyrpolse) et d’élan (Elgpolse) bôf … pas fana … affaire de goût …. Par contre, on a trouvé à l’épicerie d’Undredal (entre Flam et Gudvangen) du vieux fromage de chèvre, ainsi que du saucisson de chèvre, alors là, oui ! j’en salive encore et regrette de n’en avoir pas pris plus !
Les hytter sont bien pourvues en matériel de base pour cuisiner : un couteau à pain et une planche à découper (vous aviez compris que c’était essentiel pour nous !), des assiettes, des couverts, des casseroles, … il ne manque quasiment rien. Qu’avons-nous utilisé en propre ? Notre bouteille thermos pour les picnics de midi. Pensez peut-être à un torchon et à des pinces (genre congélo) pour fermer les sachets (de fromage, de jambon, de saucisson) entamés. J’étais contente aussi d’avoir pensé à du lait en poudre car vraiment le lait frais voyage mal quand il n’est pas réfrigéré … j’ai testé … beurk.
2 expériences au restaurant : A Lillehammer. C’était le 1er soir, nous étions à l’hôtel. Restau recommandé par le GdR, il est effectivement très agréable, animé sans être bruyant, dans une cave voûtée, belle ambiance, bonne viande. Pour une bière et une pièce de bœuf chacun (et vraiment pas la plus chère !) nous avons payé 626 kr pour nous 2. C’est vraiment trop cher. A Bodo, en attendant le Midnight Sun Ferry, nous allons au Min Plass, encore recommandé par le GdR. On n’a pas du tout aimé : ambiance trop jeune pour nous, décor dénudé, froid, impersonnel, branché. Nous nous sommes contentés d’une salade et d’un coca. 295 kr pour 2. Je déconseille … Au moins, à Lillehammer, c’était cher mais c’était vraiment bien. Là, c’était cher et pas bien … Bon, vous avez compris : évitez les restaurants !
SITES NATURELS :
1 – Les paysages Les paysages sont plus variés que je ne le croyais. D’une vallée à une autre, la végétation n’est pas la même, donnant un aspect totalement différent. Parce qu’on a grimpé quelques centaines de mètres, on peut passer, presque d’un seul coup, des forêts de pin à la toundra rase des montagnes. Je retiens quand même quelques grands groupes : Les montagnes et les plateaux, dénudés, arides, froids, couverts de plaque de neige et dont les lacs gelés sont couverts de glaçons bleus. Parfois, perdue au milieu de ces collines blanches, isolée, une station miniature de ski de fond. Des maisons colorées, très disséminées. C’est magnifique sous le soleil, dramatique sous la grisaille, toujours envoûtant ! Les vallées, avec le vert des forêts et le bleu du fjord, tellement riantes sous le soleil, égayées par les tâches de couleur apportées par les maisons. Les fjords, bleus sous le soleil, noirs sous la pluie. On les domine, on les longe, on les traverse, c’est toujours un grand moment. Les vergers, descendant jusqu’au bord du fjord.
La randonnée de Myrdal à Flam www.flaamsbana.no www.visitflam.com Nous prenons à Flam 2 allers-simples pour Myrdal : 190 kr/p. Départ à 8h35. Arrivée à Myrdal à 9h30. En 1 heure, le train grimpe 864 mètres à travers des paysages verdoyants où les cascades, plus belles les unes que les autres, se succèdent. Maintenant que nous sommes montés, il faut redescendre. Bien sûr on peut redescendre en train mais nous sommes venus pour marcher. 21 km de descente. C’est donc motivés et plein d’entrain que nous commençons par … laisser passer le troupeau des touristes venus faire comme nous. Ben oui, on n’est pas vraiment seuls … Nous partons donc gentiment les derniers, il fait très beau, on a décidé de prendre notre temps. Très vite, nos polaires se retrouvent pendues à nos sacs à dos. La première heure n’est pas très folichonne : sentier un peu raide couvert de cailloux pointus qui obligent à regarder davantage ses pieds plutôt que le paysage. Un rien agaçant, car je ne suis pas venue en Norvège pour regarder mes pieds … Puis, vient la partie la plus belle jusqu’à Blomheller : 1h de pente douce, cette fois sur un sentier agréable, ombragé, en suivant un torrent aux eaux bleues tumultueuses. Force, débit, puissance, très impressionnant ce torrent alimenté par toutes les cascades qui l’entourent. Nous sommes là, au fond d’une vallée glaciaire, biffée d’un torrent horizontal et scarifiée d’une multitude de cascades verticales. Sommets enneigés tout autour. De ci de là, des fermes, notamment un élevage de chèvres où les chèvres, profitant d’une totale liberté, ont bien compris ce que pouvaient leur apporter ces grands nigauds de touristes contre un petit câlin … Cette partie est merveilleuse. A partir de Blomheller, on retrouve une route goudronnée, un peu moins sympa pour randonner mais la beauté du paysage compense le bitume … Pour qui le bitume d’ailleurs ? Car le calme de l’endroit ne sera pas une fois troublé par les pétarades d’un pot d’échappement … Nous mettrons 5h (sans compter la pause picnic au bord d’un torrent glacial, pieds dans l’eau ! –pas longtemps 😮 !!-) pour rejoindre Flam. Notre avis : Le voyage en train (très cher, nous étions d’ailleurs bien peu et disposions d’une voiture pour nous tout seul !) nous a un peu déçu … Aucun intérêt de faire l’aller/retour. Montez à Myrdal seulement si vous décidez de descendre à pied. La rando est facile hormis la 1ère partie un tout petit peu délicate (mais quand même praticable par tous). Nous avons vu des randonneurs reprendre le train à Blomheller pour finir la descente en train. C’est pas idiot du tout si 21 km vous rebutent. Vous aurez alors vu le plus beau. Enfin, si vous devez gérer un budget serré, faites l’impasse totale. Ce n’est pas incontournable.
2 – Les plus belles routes J’irais beaucoup plus vite à citer celles qui ne le sont pas ! Quelques routes traversent les montagnes par un enchaînement de tunnels plus ou moins longs (de quelques centaines de mètres à plusieurs dizaines de km). Au début, ça amuse, à la longue, c’est déprimant. Attention à la route E39 vers Bergen : sans intérêt et aucun camping. Mais pourrez-vous y échapper ?... En dehors de ça, les routes en Norvège vont faire partie de votre voyage. D’abord, elles sont toutes en parfait état. Ensuite, elles sont jalonnées d’aires de pique nique qui invitent à la pause. Et si vous cherchez plus sauvage, aucun problème, arrêtez-vous n’importe où, c’est toujours magnifique ! Enfin, ce sont elles qui vous conduiront au cœur de paysages grandioses sans jamais les dénaturer : pas de panneaux publicitaires, pas de feu de circulation, pas de poteaux …. Bref, elles font partie du paysage et pour certaines, elles SONT le paysage. A quelques rares exceptions, ces routes sont gratuites. Les ponts sont de véritables chefs-d’œuvre d’inventivité et d’esthétique.
Quelques infos sur des routes qui nous ont particulièrement plu (dans l’ordre de notre itinéraire) :
> La Route de la Côte (Rv17) Classée route touristique, de Steinkjer à Bodo. Vous trouverez ici les horaires et les prix des ferries qui jalonnent cette route. Je vous rappelle que le conducteur de la voiture ne compte pas comme passager dans le calcul du prix. www.rv17.no/...webshop&art_id=4 Malheureusement, nous n’avons pas eu beau temps et n’avons pas profité des paysages comme nous aurions aimé. Les sommets des fjords étaient noyés sous une brume épaisse. Dommage ! Mais quelle belle aventure quand même ! Qu’il est sympathique d’enchaîner ces ferries !... Ambiance de vacances ! Relisez mon paragraphe sur les ferries. Ici, il prend tout son sens.
> La Route de l’Atlantique (Rv64) de Karvag à Vevang au Sud Ouest de Kristiansund Quand le pont devient chef-d’œuvre ! 8 petits km (c’est très très court !) d’une route qui n’est qu’un enchaînement de ponts sautillant d’île en île. L’un de ces ponts est vrillé. C’est impressionnant et superbe. Pour moi, c’était LA route que j’attendais, celle dont je rêvais la nuit avant de partir, celle qui fait pétiller les yeux … Il faut bien l’avouer, j’ai été un peu déçue car je l’imaginais plus longue et les ponts plus gigantesques. Les photos des brochures prises d’avion donnent une impression plus majestueuse. Néanmoins, elle vaut le détour. Aucun doute là-dessus ! On l’a d’ailleurs parcouru 2 fois. Comme quoi, on peut être déçue et rester sous l’émerveillement quand même !
> L’Echelle des Trolls (Trollstigen – Rv63) Et celle-là, c’était le point focal de Philippe (chacun la sienne, on ne se croisait pas dans nos rêves !) Incontournable ! Fabuleuse route en lacets, encadrée de 2 cascades grondantes. Elle est belle d’en bas, d’en haut, du milieu. En haut, un immense parking accueille voitures et camping-cars pour nous permettre de nous approcher à pied de cette route. Arrêtez-vous, faites comme tout le monde, c’est unique ! Et très photogénique ! Si vous voulez acheter un troll, vous aurez ici l’embarras du choix. Hors de prix. Mais on a craqué quand même et acheté un affreux guignol de 12 cm pour 250 kr !! Ben quoi ….
> La Route des Aigles (Ornevegen – Rv63) Juste avant l’arrivée à Geiranger Encore quelques beaux lacets très réguliers mais après l’Echelle des Trolls, elle fait miniature. Par contre l’arrivée sur Geiranger est magnifique.
> Dalsnibba Point de vue - Aller/retour depuis Geiranger La seule route payante : 70kr par voiture. Allez, je vais me mouiller : oui, ça vaut le coup. Paysage époustouflant d’abord de congères, de lac gelé, de petits icebergs … et puis, on grimpe, on grimpe, on grimpe …. enfin là-haut, tout là haut, sous des bourrasques de vent effrayantes, on domine le Geirangerfjord. C’est absolument magnifique. Photos qui donnent l’impression d’être prises d’avion. N’y aller que si le temps est bien dégagé.
> La vieille route du Strynefjell (Gamle Strynefellsvegen - Rv258) de Videseter à Grotli. Route de montagnes, paysages de lacs gelés, de congères … Superbe.
> Les vergers de la Rv13 Portion de la Rv13 qui longe le Sorfjorden Changement de décor. On est ici dans des vallées verdoyantes, riantes, où le bord du fjord est recouvert d’arbres fruitiers. Les cerises commençaient à peine à donner … Autant les fraises étaient délicieuses, autant les cerises n’avaient aucun goût (trop tôt sûrement). Tiens, j’en profite, un petit mot sur les fraises : à celles vendues en supermarché, préférez celles vendues sur le bord des routes directement par les particuliers. Selon la fraîcheur et la qualité, entre 20 et 40 kr la barquette (de 500 gr je pense). Parfois, seule une petite pancarte et une tirelire vous indique le prix à payer. Servez-vous, payez et régalez-vous ! Tant d’honnêteté laisse rêveur … On n’a jamais été déçus, elles sont délicieuses.
> La vallée du Numedal (Rv40) de Kongsberg (au Sud) à Geilo Très intéressante par la multitude des stabbur qu’elle permet de découvrir. Qu’est-ce donc ?... Vous en verrez beaucoup. Ceux qui connaissent Sulawesi vont être surpris : comment ? les greniers des Torajas ici ?!? Et c’est bien de ça dont il s’agit ! Des greniers à grains, sur pilotis pour les protéger des animaux, de l’eau. Certains sont vraiment anciens, les poteaux sont joliment sculptés, le bois est peint. La plupart sont très bien entretenus voire vraiment valorisés. Cette route a l’intérêt de nous faire découvrir l’habitat si particulier de la vallée du Numedal : de grandes fermes, regroupant l’habitation principale (souvent peinte en blanc), la grange (souvent rouge), les greniers, les celliers. Que du bois, bien sûr. Des couleurs, des fleurs, du bon goût … que c’est joli !
> Les routes Rv7 et Rv55 sont aussi classées routes touristiques et méritent tout à fait de l’être.
3 – Les fjords
> La croisière sur le Geirangerfjord 110 kr/p Nous avons fait la croisière touristique, aller/retour depuis Geiranger, 1h30 de navigation. Le bateau vogue à travers le Geirangerfjord, nous permettant ainsi de découvrir de nombreuses et jolies cascades sur des falaises abruptes, des fermes isolées … Commentaires en Français. Sans être incontournable si vous faites la Route des Iles, ça vaut le coup s’il fait beau, le fjord est vraiment grandiose. Le point de vue depuis Dalsnibba peut suffire …
> La traversée du Naerofjord De Gudvangen à Laerdal : 704 kr au total (voiture+moi) Pour traverser le Naerofjord (fjord le plus étroit de Norvège), nous avons pris le ferry à Gudvangen et sommes descendus à Laerdal. Nous étions très peu à bord du bateau. C’est très cher pour bien peu d’intérêt. Certes, le fjord est étroit mais j’imaginais des parois plus raides qui auraient augmenté l’effet encaissé. Ce n’est pas ça … Donc, voila un bon moyen de faire de grosses économies d’autant qu’il y a moyen de rejoindre Laerdal par la route …
4 – Les Lofoten Incontournables. On a eu la chance d’y arriver à 4h du matin, sous un beau soleil qu’on a conservé 2 jours. Hébergement dans des maisonnettes de bois sur pilotis, appelées ici des rorbuer. On a trouvé une très bonne adresse (voir § plus haut).
Les randonnées pédestres ne sont pas extrêmement bien indiquées et l’office du tourisme ne nous a pas été d’un grand secours. Nous y avons quand même acheté une carte détaillée au 1/50 000ème (j’ai oublié de noter le prix) qui nous a été bien utile, même en voiture.
Nous avons aimé flâner dans les petits villages colorés de pêcheurs : Å (c’est le nom du village à l’extrême sud) ; Nusfjord (les abords du village ���avant le péage de 30kr- sont superbes et justifient ce petit détour) ; Haucklandsand, splendide crique entourée de montagnes moussues ; Henningsvær, notre coup de cœur, à ne surtout pas manquer pour la beauté du bourg et des petits ilôts de granit roses de la baie. Pour ne citer qu’eux.
A Å, vous trouverez (entre autres !) 2 choses incontournables : Le musée de la morue, Lofoten Torrfiskmuseum (40kr/p) animé par le truculent patron ! Vous saurez tout sur la morue en sortant de là. La boulangerie artisanale. J’en salive rien qu’en y repensant !
La galerie du forgeron de Sund était trop chère pour nous : 45kr/p. Ce même billet donne pourtant droit à un musée de moteurs de bateau … Philippe et moi, on se regarde … un musée de moteurs de bateau 😮 ?? on relit, oui, oui, c’est bien ça. Gros fou rire. Là, je pense qu’il vise un public averti ! En tous cas, on ne s’est pas du tout sentis concernés, nous qui sommes à peine capable de distinguer une Clio d’une Picasso ! Pas pour nous 😛 …
Enfin, attention à quelques arnaques 🏴☠️ : Magasin de produits de la mer à Reine (je n’ai pas noté l’adresse mais je n’en ai vu qu’un, sur la route principale). N’achetez pas sans savoir les prix … Village de pêcheurs de Nusfjord. Droit d’entrée : 30 kr/p. Or, le plus beau quartier est celui avant le "péage" … Musée viking à Borg, vraiment trop cher : 100 kr/p. Boycottez sans hésiter !
5 – Le soleil de minuit Aux Lofoten, on est bien au-delà du cercle polaire. Pas de nuit du tout. Pas même un crépuscule, une pénombre, un entre-chien-et-loup. Non, non, une vraie lumière ! On peut lire sans lampe 24h/24 ! Je n’imaginais pas ça … C’est troublant, c’est perturbant, ça décale car on n’a pas envie de se coucher et on se lève très tôt. Je vous le redis, à 4h (du mat’) aux Lofoten, on avait un grand soleil et une magnifique lumière ! Et ce qui trouble, c’est que tout est fermé. Ben oui, ils dorment ces braves gens pardi ! Néanmoins, magasins, réceptions de camping, stations service, dernier ferry … tout ferme plus tard. Il n’est pas rare de trouver ces services ouverts jusqu’à 23h. Nous qui sommes habitués pendant nos voyages à vivre avec le soleil, on a fait pareil. Aie … Les nuits furent courtes 🤪.
6 – Le cercle polaire Il est la limite où, lors du solstice d’été, le soleil ne touche même plus l’horizon. Donc, plus on monte, plus il fait jour la nuit. Sur la E06, un centre du Cercle Polaire. Nous y sommes arrivés tard, vers 21h, sans entrer dans le musée (fermé). Il faisait froid mais nous avons néanmoins pris le temps d’aller monter notre petit cairn-graffiti. Encore une belle idée qui ne dénature pas le paysage et permet à notre nature humaine de répondre à ce besoin irrépressible de toujours laisser sa trace … Trace ici heureusement bien éphémère qui durera jusqu’au prochain touriste qui piquera mes cailloux pour faire son cairn à lui … Ca me va !
SITES CULTURELS :
1 – Les stavkirker, les églises en bois debout Ceux qui me connaissent ou ont lu mes précédents carnets savent combien nous aimons les vieilles pierres. Ici pas de vestiges … sauf ces églises moyenâgeuses, tout en bois. Elles restent au nombre de 28 alors qu’à l’époque il y en a eu jusqu’à 2000 en Norvège. Ce sont des constructions propres à la Norvège, uniques, originales. Il se dégage de ces églises une force, une histoire, un passé qui conduisent au respect et à l’admiration. Couleur de miel doré, odeur de résine et d’onguent pour les sabots des chevaux (les cavaliers comprendront !), majesté des clochers fièrement dressés au dessus des toits à pans multiples, magie des sculptures entourant les portes … on ne peut pas rester insensible. Vous ne pouvez pas aller en Norvège sans en voir au moins une. Et je trouve même qu’il est dommage de n’en faire qu’une seule. 3 ou 4 pour bien comprendre, c’est mieux. Elles sont toutes assez différentes. Seul l’intérieur est payant, vous pouvez vous contenter de l’extérieur pour beaucoup mais certaines méritent qu’on paye les 30 ou 50 kr/p pour entrer … Ca vaut le coup de comprendre comment elles sont fabriquées, ces stav qui supportent toute la structure. Un petit musée à Borgund donne quelques explications bien utiles. Sinon, le guide à l’entrée de chaque église est toujours prêt à répondre aux questions, dans un Anglais parfait. Si vous êtes des passionnés, alors achetez dès que vous le trouverez le petit livret (Norges Stavkirker en Norvégien, Allemand et Anglais – 33 pages) qui reprend les 28 stavkirker. 30 kr. Ca les vaut. Il est clair et positionne bien les églises. Pratique pour la chasse au trésor. C’est grâce à ce petit livret que nous avons revu notre fin de voyage … Pour ceux qui veulent se contenter d’une ou 2 églises : Borgund, Vik-Hopperstad et Uvdal ont eu nos préférences.
2 – Les musées folkloriques Musées en plein air, il en existe dans tout le pays ; ceux d’Oslo et de Lillehammer sont les plus réputés. Il s’agit de regrouper (souvent autour d’une stavkirke) d’anciens bâtiments (des habitations, des granges, des greniers, des saunas, des ateliers …), restaurés et meublés (pour certains) et d’expliquer ainsi l’évolution de l’habitat. Parfois, vous ne pourrez pas y échapper si vous voulez voir la stavkirke. Avis mitigé : Philippe aimait beaucoup, moi moins, regrettant à chaque fois un manque de pédagogie ou d’explications.
3 – Les villes Hormis Oslo, pas de grandes villes, pas de grands centres commerciaux sans âme, pas de super/hypermarchés, pas de MacDo (ou bien peu en tous cas), pas de publicité envahissante … Même les villes sont coquettes, proprettes, charmantes.
Roros – Petit bourg minier qui a gardé ses vieilles maisons. Une ville-musée, très agréable. On y flâne avec plaisir une bonne ½ journée.
Mosjoen – Le besoin de faire une pause sur la route, de refaire notre approvisionnement quotidien de yaourt (ne ratez pas ceux au melon, ils sont divins !), voila comment nous avons atterri dans le quartier Sjogata de Mosjoen. Superbes maisons au bord du fjord. Pimpantes, arrangées, fleuries …
Trondheim – Surprenant quartier ultra-chicos en haut de la ville.
Kristiansund – La ville est répartie sur 3 îles, reliées par des ponts. Jolie ville portuaire et industrieuse.
Bergen - Nous avons eu cette chance, rare, de la voir sous le soleil. C’est un enchantement ! Arrivez très tôt, vers 8h, avant les bus : vous aurez Bryggen pour vous seuls, avec les boutiques encore fermées. Si vous voulez comprendre l’influence de la Ligue Hanséatique sur l’histoire de la Norvège, je vous conseille la visite du musée hanséatique (45 kr/p) en suivant la visite guidée menée par une jolie guide dans un Français parfait. En plus, son origine latino nous a changés du charme des blondes Norvégiennes. Philippe, ferme la bouche et écoute ce qu’elle raconte 😛 ! Nous sommes là pour nous cultiver que diable !!… Bon sérieux, allez-y, elle est vraiment compétente et le musée vaut le coup. Ne boudez pas le marché aux poissons, même s’il est très touristique … Le saumon fumé mariné est délicieux. Boulangerie et vendeurs de glaces juste à côté pour les gourmands … Par facilité, nous nous sommes garés dans un parking couvert, juste à côté de Bryggen. Paiement pas carte bancaire. 170 kr pour 6½ heures. Comme nous sommes arrivés tôt, il y avait des places dans les rues. Le problème c’est qu’on ne peut y rester d’un temps très limité (1 ou 2 heures - time en Norvégien signifie heure … c’est troublant, spontanément, j’ai interprété ce mot en Anglais en cherchant ce que voulait bien pouvoir dire "parking autorisé 1 ou 2 fois" …🤪). On a préféré payer plus mais être tranquille. Nous avions lu que l’entrée de Bergen est payante, qu’ils photographient votre plaque d’immatriculation et qu’il faut sagement s’acquitter du droit je ne sais où … On a oublié, et on a survécu. Et jusqu’à présent, pas encore vu d’huissiers ou de policiers norvégiens débarquer chez nous …… Ce n’est pas une incitation à la fraude que j’exprime là, mais c’est juste pour vous rassurer si, comme nous, vous oubliez … non, vous ne serez pas montrés du doigt à l’aéroport !
La seule ville qui ne nous ait pas plu a été Bodo (notre port d’embarquement pour les Lofoten), tristounette, industrielle.
4 – Les musées d’Oslo et de Bygdoy Entrée de la ville payante à des guichets sur toutes les routes qui mènent au centre ville. 20 kr/voiture. Là, au moins, on ne risque pas d’oublier. Parking couvert comme à Bergen. Paiement par carte (pas de barrière à l’arrivée, on se gare, on va à l’automate, on passe sa carte bancaire, on récupère un ticket à laisser derrière le pare brise ; au retour, avant le départ, on retourne à l’automate, on repasse sa carte pour payer). 137 kr pour 3 heures.
Musée historique 🙂 GRATUIT !!!!!!!!!!! Muséographie extraordinaire. Didactique, vivant, clair, voila une belle mise en valeur d’objets divers (normalement assez chiants, genre pointes de flèches et éclats de pots en terre cuite ….) qui retracent l’histoire de la Norvège. On termine par une salle de portails de stavkirker … Je conseillerai de faire ce musée plutôt en fin de voyage. Les enfants apprécieront aussi. On y a passé 1½ heure. On aurait pu s’attarder encore davantage.
Galerie Nationale GRATUIT aussi et juste à côté du musée historique. Comme il est gratuit, on y a fait un tour ultra rapide. Juste pour aller voir Le Cri de Munch et quelques tableaux de grands maîtres Norvégiens (Dahl) ou Européens (Picasso, Manet, Rubens …)
Parc Frogner GRATUIT encore et ouvert 24h/24. Décoré des statues monumentales de Vigeland. Nous, on a aimé. C’est très particulier. On y a flâné 1 heure.
Les musées de Bygdoy : Le GdR explique qu’il faut faire attention, que tous les parkings ne sont pas au même prix. C’est tout, sans indiquer quel est le plus intéressant. Super ! Ca va m’aider ! Merci le GdR ! Evidemment, on ne s’est pas amusé à faire tous les parkings pour comparer les prix et trouver le moins coûteux. On s’est garé à celui qui nous convenait le mieux et basta. On se gare donc dans le parking attenant au musée des bateaux Vikings. Le paiement s’y fait par tranche forfaitaire (un peu arnaque, pas très pratique, on ne sait pas forcément à l’avance combien de temps on va passer dans ce musée …). Du coup, on a opté pour le forfait max de 24h à 64kr. C’était beaucoup trop évidemment !!! Néanmoins, je vous conseille d’être en règle, ça avait l’air très contrôlé.
Musée des bateaux vikings 🙂 50 kr/p Ne le ratez pas !! Petit musée qui abrite les restes de 3 bateaux vikings sépultures. C’est impressionnant et on a bien sûr fait le rapprochement avec les techniques de construction des stavkirker. Très intéressant.
Le Norsk Folkmuseum 90 kr/p On le rejoint à pied depuis le musée des bateaux vikings. Euh, vu le prix du parking, la Lily elle va en profiter de sa place de parking !! Musée de plein air comme on en a vu plusieurs au fil de notre voyage. Ici, vous verrez la stavkirke de Gol. Magnifique, mais après les 20 autres que nous avions vues, celle-ci nous a semblé trop restaurée, trop droite … trop bonne élève.
DIVERS :
L’accueil et la langue : plus ouverts et plus chaleureux que les Islandais, ils sont aimables, serviables, souriants, sans être de grands bavards … Tous parlent Anglais, la majorité très très bien. Les Norvégiens sont honnêtes et s’attendent à ce que tout le monde le soit. Multiples exemples. Nous avons trouvé une boulangerie artisanale dans le camping de Mjonoy où pains et gâteaux étaient à disposition des clients. Un simple écriteau stipulait d’aller payer à la réception. Même chose pour du fromage de chèvre vendu chez un particulier. Son entrée était en libre accès, un frigo, les prix affichés, une petite tirelire à côté pour payer …. Et personne pour surveiller … Une fois, c’est un camping où nous avons trouvé une réception déserte. Une affichette invitait à visiter les hytter, toutes ouvertes, à choisir, à s’installer. Paiement plus tard … Bien sûr les sanitaires étaient ouverts et parfaitement propres. Nous avons retrouvé ce genre de comportement très fréquemment. C’est très agréable, très reposant. Et c’est un cercle vertueux, gagnant-gagnant ! Logistique : faut-il en rajouter ? trop facile. Les cartes bancaires : toutes (y compris l’Amex) très bien acceptées, quasiment partout (camping, station service, superettes, ferry, musées …). Nombreux DAB également. Le climat à cette époque : le soleil et le ciel bleu, c’est du bonus ! si vous ne partez pas dans cet esprit-là, vous risquez d’être déçus … Nous avons eu beaucoup de pluie. Beaucoup. Et du ciel blanc, bien pire pour les photos que le gris ou le nuageux. Il peut pleuvoir des jours entiers sans discontinuer … On a eu toutefois la grande chance d’avoir quelques très belles journées à des moments cruciaux (Lofoten, Route des Trolls, Bergen …). Les Norvégiens vivent sous la pluie sans même s’apercevoir qu’il pleut. Pittoresque ! Au niveau des températures, il a fait bien moins froid que ce que je craignais. Au pire, nous sommes descendus à 4°C (nous avions la température extérieure indiquée dans la voiture). Au mieux, on a eu 27°C !! En moyenne, on tournait à 10-12°C. Donc, des hauts avec manches longues, une polaire, un coupe-vent Gore Tex, des chaussures fermées. Gants, bonnets, écharpes n'ont jamais quitté la voiture … On ne se salit pas du tout. On ne transpire pas et comme tout est ultra propre, on ne se tâche pas. Inutile de prévoir 1 tee shirt par jour … Au bout de 3 semaines, mes chaussettes blanches étaient toujours blanches (et non, elles ne sentaient pas 😠😛!!). Impressionnant (pas qu'elles ne sentent pas, qu'on se salisse si peu ! 😛). On a apprécié nos tongs pour aller aux douches dans les campings. Enfin, en une nuit, le petit linge est sec. Donc, voyagez légers ! Nous aurions apprécié d’avoir emporté un parapluie pour les balades dans les villes. La végétation à cette époque : merveilleuse ! des lupins sauvages multicolores au bord des routes, des fleurs des champs innombrables, c’est vraiment la bonne époque ! C’était aussi la pleine saison des fraises et le tout début des cerises. Trop tôt aussi pour les framboises. L’affluence touristique à cette époque : il y a des touristes !! En camping-cars, en vélo, en voiture comme nous. Ceux-là on les retrouve dans les campings. Des bus aussi, ceux-là on les entrevoit dans les stavkirker les plus connues. Bref, pas gênant ... L’itinéraire : paragraphe spécial plus haut. Les randonnées : on aurait sans doute aimé en faire plus. On avait prévu aux Lofoten d’aller voir la grande plage de sable. La pluie et la brume ont eu raison de notre motivation. Ailleurs, il faut prendre le temps de se poser et d’aller dans les offices de tourisme pour récupérer des infos. On n’a pas trouvé que c’était si simple que ça … mais, bon, peut-être que la motivation n’y était pas assez et qu’on ne s’est pas vraiment donné les moyens non plus. Quant au GdR, il est totalement nul sur ce chapitre. Photos : prises électriques identiques à la France pour recharger les batteries. Rien de pire qu’un ciel blanc au dessus d’une église en bois sombre. Surexposition garantie. Mais quel enchantement quand, de temps en temps, le ciel est bleu pétant et la lumière rasante. Du bonus ! L'artisanat : des trolls, des trolls, des trolls …. Difficile d’y échapper. D’ailleurs on n’a pas essayé. Un petit troll, 2 torchons, 2 CD d’Edvard Grieg, quelques tranches de saucisson … c’est tout ce qu’on a ramené. Trop cher.
On a beaucoup aimé : 🙂 Les paysages (c’est vraiment trivial de dire ça !) La beauté de leurs habitations Le côté facile du voyage Le pain
On a moins aimé : 😕 Les prix.
En conclusion … Nous sommes ici dans le haut de la pyramide de Maslow : la population a de quoi vivre et bien vivre. Alors, elle peut se préoccuper d’esthétique, d’art, de superflu. Ajoutons-y un amour et un respect de la Nature sans borne. On obtient un pays préservé, valorisé, sublimé. Tout n’est qu’esthétisme, bon goût, raffinement. Les maisons sont colorées, fleuries, décorées. Les lieux publics sont propres, discrets, bien entretenus. Les routes, les ponts sont des chefs-d’œuvre s’intégrant magnifiquement dans le paysage. J’avais a priori tendance à comparer ce voyage à venir à celui déjà vécu en Islande. Non, rien à voir. D’autres paysages, d’autres climats, d’autres gens, d’autres ambiances. Je ne préfère pas l’un à l’autre, ils sont finalement incomparables. Sans avoir été en Islande, nous ne serions pas venus en Norvège. Seul point commun malheureux : les prix. Plus qu’un excellent voyage, nous avons passé aussi d’excellentes vacances en Norvège, faciles grâce à une logistique bien rôdée. De bout en bout, nous avons été subjugués par des paysages grandioses et variés, jamais lassés. Et nous avons adoré avaler notre bol de müesli au yaourt au melon devant des sommets enneigés ou près d’un torrent bleu rugissant. La pluie n’a pas réussi à nous gâcher nos vacances, pourtant aux dires des autochtones, elle a particulièrement mis le paquet cette année ! Voila un voyage qu’on prévoyait austère, rude, difficile, froid et qui nous a enchantés par, au contraire, son côté jovial. La Norvège est un pays où, en été ( !), il fait bon vivre, un pays où les paysages sont si beaux que même le soleil ne s’y couche plus.
Logement en Russie: enregistrement English translation pending
Bonjour,
J'essaie d'organiser un voyage en Russie. Ma question se pose sur l'enregistrement sur place. Nous comptons louer un appartement avec Airbnb. J'en ai trouvé un et contacté la propriétaire en lui demandant comment cela se passait pour l'enregistrement. Elle nous répond qu'elle s'en chargera pour la modique somme de 2500 roubles (30€). Avec les frais par ci par là (visa, Action-visa, assurance santé pour obtenir le visa car celle de ma CB ne me couvre pas assez, etc) ça commence à chiffrer 😛 Je voulais savoir si le montant qu'elle demande est correct ou abusé. Combien prennent les hôtels en moyenne ? Nous hésitions dans ce cas à passer 3 nuits dans un petit hôtel, cela dépendant des prix (le studio trouvé n'est vraiment pas cher).
Merci !
J'essaie d'organiser un voyage en Russie. Ma question se pose sur l'enregistrement sur place. Nous comptons louer un appartement avec Airbnb. J'en ai trouvé un et contacté la propriétaire en lui demandant comment cela se passait pour l'enregistrement. Elle nous répond qu'elle s'en chargera pour la modique somme de 2500 roubles (30€). Avec les frais par ci par là (visa, Action-visa, assurance santé pour obtenir le visa car celle de ma CB ne me couvre pas assez, etc) ça commence à chiffrer 😛 Je voulais savoir si le montant qu'elle demande est correct ou abusé. Combien prennent les hôtels en moyenne ? Nous hésitions dans ce cas à passer 3 nuits dans un petit hôtel, cela dépendant des prix (le studio trouvé n'est vraiment pas cher).
Merci !
Se rendre en Corse English translation pending
Bonjour, Je souhaite me rendre en Corse en avril-mai 2012. Pour l'instant, je n'ai qu'une idée d'itinéraire et je pense acheter mes billets d'avion ce w-e. En fait, je pense faire le vol Mtl-Paris et passer environ 4 jours à Paris. J'aimerais ensuite me rendre en Corse et y passer environ 15 jours. Par la suite, je pense retourner à Nice et y passer 2-3 jours. Je prendrais ensuite le vol Nice-Mtl.
4 questions : 1. Meilleures suggestions ?
2. Est-ce plus avantageux d'aller en Corse par TGV jusqu'à Nice, puis bateau jusqu'en Corse ou prendre un vol intérieur de Paris jusqu'en Corse ?
3. Des bonnes adresses pour des transporteurs ?
4. plus avantageux de louer une voiture sur la côte et de la traverser ou en Corse ?
Merci infiniment, avril c'est loin, mais tellement proche quand on pense voyage...
Lyne
4 questions : 1. Meilleures suggestions ?
2. Est-ce plus avantageux d'aller en Corse par TGV jusqu'à Nice, puis bateau jusqu'en Corse ou prendre un vol intérieur de Paris jusqu'en Corse ?
3. Des bonnes adresses pour des transporteurs ?
4. plus avantageux de louer une voiture sur la côte et de la traverser ou en Corse ?
Merci infiniment, avril c'est loin, mais tellement proche quand on pense voyage...
Lyne
Ça chauffe pour les faux guides au Maroc (mars 2010) English translation pending
Bonsoir,
Il semblerait que les professionnels marocains du tourisme en ont assez de se voir piquer le gateau du tourisme par des individus ou des structures dont la légalité est douteuse.
une petite info : ""Un mois de prison avec sursis pour la française «professionnal shopper» de Marrakech, Leaticia Trouillet. Elle a été poursuivie par l'association des guides de Marrakech «pour exercice illégal du métier». (Cf.leconomiste. com). Le tribunal a donné raison aux guides en condamnant Leaticia Trouillet à un mois avec sursis et une amende de 5.000 DH. Les guides comptent interjeter appel."" (source groupe le Maroc en 4x4)
Il semblerait que des accompagnateurs professionnels de groupes de motos, 4x4, camping cars , européens, soient eux aussi dans le collimateur suite à une nouvelle règlementation.
Juste pour les éventuels "clients" qui pourraient, au mieux , se retrouver orphelins, au pire, dans la tourmente judiciaire.
Il semblerait que les professionnels marocains du tourisme en ont assez de se voir piquer le gateau du tourisme par des individus ou des structures dont la légalité est douteuse.
une petite info : ""Un mois de prison avec sursis pour la française «professionnal shopper» de Marrakech, Leaticia Trouillet. Elle a été poursuivie par l'association des guides de Marrakech «pour exercice illégal du métier». (Cf.leconomiste. com). Le tribunal a donné raison aux guides en condamnant Leaticia Trouillet à un mois avec sursis et une amende de 5.000 DH. Les guides comptent interjeter appel."" (source groupe le Maroc en 4x4)
Il semblerait que des accompagnateurs professionnels de groupes de motos, 4x4, camping cars , européens, soient eux aussi dans le collimateur suite à une nouvelle règlementation.
Juste pour les éventuels "clients" qui pourraient, au mieux , se retrouver orphelins, au pire, dans la tourmente judiciaire.
Agence pour une quinzaine de jours au Rajasthan en voiture? English translation pending
Merci aux voyageurs qui peuvent m'aider.
Je recherche une agence de voyages indienne pour un circuit à deux en voiture une quinzaine de jours au Rajasthan, en Février 2007.
Avez-vous une expérience interessante à ce sujet? Pouvez-vous me recommander une référence.
J'ai 58 ans, je parle anglais. J'habite Nantes. Est-ce-que, dans ce cas, le chauffeur fait un peu le guide? Doit-on régler de France avant le départ ou sur place à l'arrivée ? Doit-on marchander le prix?
Je suis preneur de toute info et de tout renseignement.
Merci d'avance. Bien cordialement.
Du ras-le-bol du tourisme à la tourismophobie English translation pending
C'est dans l'air du temps. Après avoir été encensé pendant des années, le tourisme (de masse) est en train de devenir LE problème pour certains lieux ou certaines villes en Europe comme ailleurs...
Lire la suite...
Boucle San Francisco - San Francisco été 2017 English translation pending
Bonjour,
Je me lance pour une ébauche de mon itinéraire « été 2017 » qui sera une boucle au départ de SFO, fin juillet / début aout. Il y a quelques années (dixit mon pseudo), nous avions fait un premier voyage dans l’Ouest qui nous avait mené de Salt Lake City à Los Angeles en passant par le parc du Yellowstone, Arches, Canyonlands, MV, Bryce, Zyon, LV, Death Valley et LAX en 3 semaines. Nous voulions donc plutôt visiter le nord de la Californie et surtout découvrir SFO et le parc Yosémite. Voici ce qui est qu’une première réflexion ; une ébauche. Il y a encore beaucoup d’incohérences et de questions, ne sachant pas en détail ce qu’il y a à visiter. Il est vrai que j’ai pris mes billets cette semaine sans regarder avant. Je me suis dit: il y aura certainement beaucoup de choses à faire ; ce n’est pas ce qui manque dans l’Ouest.
J1 : Arrivée le soir à l’aéroport de SFO. Récupération de la voiture de location et nuit à proximité de l’aéroport. On visitera SFO à la fin de notre séjour. Concernant la voiture de location, est-il préférable de louer un SUV ou une routière suffira pour le parcours qui suit. Nous sommes deux à voyager. J2 : Direction la côte pacifique et la route « 17-mile-drive ». Beaux belvédères : seal rock – Cypress point – Lone Cypress. Monterey : charmant Fisherman’s Wharf + aquarium de Monterey. Un peu plus au sud, le village de Carmel avec point Lobos. Ce soir-là, faut-il mieux dormir à Monterey ou aller jusqu’à Big Sur pour équilibrer les jours 2 et 3. J3 : Nous prévoyons de continuer la côte Pacifique. Nous avons noté : Pfeiffer Big Sur state park, Julia Pfeiffer Burn state park, Los Padres National park, San Luis Obispo, Pismo beach. Je sais que nous ne ferons pas tout. Il faudra donc faire un choix. Faut-il descendre jusqu’à Santa Barbara sachant que nous n’irons pas à LAX que nous avons déjà visité. Cette ville n’avait pas été notre meilleur souvenir. J4 : ?? J5 : ?? Pour ces deux jours, Nous n’avons rien prévu. Plusieurs solutions se présentent à nous. Nous visitons des parcs comme Johua Tree, Mojave National Preserve…Ou, nous retournons à LAS. Pour le moment, c’est la grande interrogation ????? Il existe peut-être des lieux sympa à visiter entre la côte Ouest et notre prochaine étape Red Rock Canyon. J6 : Red Rock Canyon State park, Trona Pinnacles et Ballarat ghost town. C’est ce que nous avons identifié dans la région…Faut-il prévoir de dormir à Ridgecrest ? J7: Sequoia Park: emprunter la route sinueuse jusqu’au sentier qui mène au General Sherman tree. Nous avons aussi noté Moro rock : randonnée de 1km à travers un dôme de granite avec la vue sur la Great Western Divide. Par contre, comment fait-on si on veut aller à Alabama Hills ? Il y a une route ou faut-il faire le tour du parc ? J8 : Kings Canyon National Park. Une journée, ce n’est pas trop. Nous sommes pas du genre à faire des randonnées de 5 – 6 heures. J9 : Je pensais visiter Mammoth Lake avant le Yosémite, mais de là il faut se rendre au Yosémite, n’est-ce-pas ? Direction donc le Yosémite avec : Tunnel view, Yosemite falls, Mariposa Grove, Sentinel dome, Taft point, Glacier point. J10 : Deuxième journée dans le parc Yosémite. Ah les fameux problèmes d’hébergement à Yosémite !!! Des bons plans ? J11 : Tioga road et visite de Mammoth Lake. J12 : Mono Lake et Bodie. J13 : Tahoe Lake, puis départ vers SFO. Arrêt sur la route. J14 : Arrivée à SFO : visite du nord Napa Valley, Point Reyes, Bodega Bay. Est-ce intéressant à visiter ? Ou faut-il mieux se concentrer sur SFO. J15 : Golden Gate bridge, Sausalito, Muir woods, Bolinas, Conzelman road, Pacific Coast Highway vers le nord. J16: Visite de SFO: J17 : Visite de SFO – vol à 21h00 Si quelqu’un a une bonne adresse pour dormir sur SFO, nous sommes preneur. Nous prévoyons de conserver le véhicule pour visiter SFO. Est-ce une bonne idée surtout pour le J16 et J17. Merci à Tous pour vos commentaires. Je vous rappelle que ce n’est qu’une première ébauche que nous devons travailler.
Je me lance pour une ébauche de mon itinéraire « été 2017 » qui sera une boucle au départ de SFO, fin juillet / début aout. Il y a quelques années (dixit mon pseudo), nous avions fait un premier voyage dans l’Ouest qui nous avait mené de Salt Lake City à Los Angeles en passant par le parc du Yellowstone, Arches, Canyonlands, MV, Bryce, Zyon, LV, Death Valley et LAX en 3 semaines. Nous voulions donc plutôt visiter le nord de la Californie et surtout découvrir SFO et le parc Yosémite. Voici ce qui est qu’une première réflexion ; une ébauche. Il y a encore beaucoup d’incohérences et de questions, ne sachant pas en détail ce qu’il y a à visiter. Il est vrai que j’ai pris mes billets cette semaine sans regarder avant. Je me suis dit: il y aura certainement beaucoup de choses à faire ; ce n’est pas ce qui manque dans l’Ouest.
J1 : Arrivée le soir à l’aéroport de SFO. Récupération de la voiture de location et nuit à proximité de l’aéroport. On visitera SFO à la fin de notre séjour. Concernant la voiture de location, est-il préférable de louer un SUV ou une routière suffira pour le parcours qui suit. Nous sommes deux à voyager. J2 : Direction la côte pacifique et la route « 17-mile-drive ». Beaux belvédères : seal rock – Cypress point – Lone Cypress. Monterey : charmant Fisherman’s Wharf + aquarium de Monterey. Un peu plus au sud, le village de Carmel avec point Lobos. Ce soir-là, faut-il mieux dormir à Monterey ou aller jusqu’à Big Sur pour équilibrer les jours 2 et 3. J3 : Nous prévoyons de continuer la côte Pacifique. Nous avons noté : Pfeiffer Big Sur state park, Julia Pfeiffer Burn state park, Los Padres National park, San Luis Obispo, Pismo beach. Je sais que nous ne ferons pas tout. Il faudra donc faire un choix. Faut-il descendre jusqu’à Santa Barbara sachant que nous n’irons pas à LAX que nous avons déjà visité. Cette ville n’avait pas été notre meilleur souvenir. J4 : ?? J5 : ?? Pour ces deux jours, Nous n’avons rien prévu. Plusieurs solutions se présentent à nous. Nous visitons des parcs comme Johua Tree, Mojave National Preserve…Ou, nous retournons à LAS. Pour le moment, c’est la grande interrogation ????? Il existe peut-être des lieux sympa à visiter entre la côte Ouest et notre prochaine étape Red Rock Canyon. J6 : Red Rock Canyon State park, Trona Pinnacles et Ballarat ghost town. C’est ce que nous avons identifié dans la région…Faut-il prévoir de dormir à Ridgecrest ? J7: Sequoia Park: emprunter la route sinueuse jusqu’au sentier qui mène au General Sherman tree. Nous avons aussi noté Moro rock : randonnée de 1km à travers un dôme de granite avec la vue sur la Great Western Divide. Par contre, comment fait-on si on veut aller à Alabama Hills ? Il y a une route ou faut-il faire le tour du parc ? J8 : Kings Canyon National Park. Une journée, ce n’est pas trop. Nous sommes pas du genre à faire des randonnées de 5 – 6 heures. J9 : Je pensais visiter Mammoth Lake avant le Yosémite, mais de là il faut se rendre au Yosémite, n’est-ce-pas ? Direction donc le Yosémite avec : Tunnel view, Yosemite falls, Mariposa Grove, Sentinel dome, Taft point, Glacier point. J10 : Deuxième journée dans le parc Yosémite. Ah les fameux problèmes d’hébergement à Yosémite !!! Des bons plans ? J11 : Tioga road et visite de Mammoth Lake. J12 : Mono Lake et Bodie. J13 : Tahoe Lake, puis départ vers SFO. Arrêt sur la route. J14 : Arrivée à SFO : visite du nord Napa Valley, Point Reyes, Bodega Bay. Est-ce intéressant à visiter ? Ou faut-il mieux se concentrer sur SFO. J15 : Golden Gate bridge, Sausalito, Muir woods, Bolinas, Conzelman road, Pacific Coast Highway vers le nord. J16: Visite de SFO: J17 : Visite de SFO – vol à 21h00 Si quelqu’un a une bonne adresse pour dormir sur SFO, nous sommes preneur. Nous prévoyons de conserver le véhicule pour visiter SFO. Est-ce une bonne idée surtout pour le J16 et J17. Merci à Tous pour vos commentaires. Je vous rappelle que ce n’est qu’une première ébauche que nous devons travailler.
La Namibie en camping-car en juillet 2015 English translation pending
Bonjour,
Nous avons décidé de partir en Namibie cet été. Nous partirons en famille / 2 adultes + 2 enfants de 10 et 12 ans. J'ai lu de nombreux carnets de voyage sur le forum avant de me décider sur le choix du véhicule. J'ai finalement choisi le camping-car plutôt que le 4x4 avec tentes. Il faut dire que la famille n'était pas emballée pour dormir en tente, surtout que j'avais prévenu que c'était l'hiver en Afrique australe, et que les nuits étaient fraiches (voire froides).
J'ouvre cette discussion pour avoir vos avis, conseils pour la préparation de notre prochain voyage en Juillet 2015.
Les billets d'avion sont achetés, le camping-car est réservé pour 19 jours. J'essaie donc maintenant de construire un itinéraire...et comme d'habitude ce n'est pas facile!
Voici une 1ère version :camping entre()
J1 : Toulouse / Johannesburg
J2 : Johannesburg / Windhoek ( Trans Kalahari Inn)
J3: Windhoek / Otavi 421 km ( Ohange Lodge)
J4 : Otavi / Namutoni (Etosha) 152 km ( Namutoni rest camp)
J5 : Namutoni (Etosha)/ Halali (Etosha) 70 km (Halali rest camp)
J6 : Halali (Etosha) / Okaukuejo (Etosha) 70 km ( Okaukuejo rest camp)
J7 : Okaukuejo (Etosha) / Okaukuejo (Etosha) ( Okaukuejo rest camp)
J8 : Okaukuejo (Etosha) / Brandberg 333 km ( White Lady Lodge)
J9 : Brandberg / Cape Cross 212 km (Mile72)
J10 : Cape Cross / Spitzkoppe 140 km (Spitzkoppe campsite)
J11 : Spitzkoppe / Swakkopmund 150 km (Swakopmund (Sofia dale) ou Walvis Bay)
J12 : Walvis Bay / Solitaire 194 km ( Rostock Ritz Desert Lodge) J13 : Solitaire / Naukluft Mountain 125 km ( Naukluft Mountain Zebra Park (camping NWR) ou vers solitaire?) J14 : Naukluft Mountain / Sesriem 178 km (Sesriem Campsite) J15 : Sesriem 130 km ( Sesriem Campsite) J16 : Sesriem / Aus 344 km ( Klein Aus Vista) J17 : Aus / Fish river canyon 264 km (Canyon Road campsite ou Hobas camp ) J18 : Fish river canyon / Keetmanshoop 138 km ( Quivertree Forest Camp) J19 : Keetmanshoop / Bagatelle Kalahari game ranch 422 km (Bagatelle Kalahari game ranch) J20 : Bagatelle Kalahari game ranch ( Bagatelle Kalahari game ranch ou voir si lodge à mi-chemin de Windhoek) J21 : Mariental / Windhoek 324 km (Trans Kalahari Inn)
J22 : Windhoek / Paris CDG
J23 : Paris CDG / Toulouse
La priorité du séjour est de voir des animaux, prendre notre temps en faisant le moins possible de longues étapes, ne pas rouler toute la journée.
Pensez-vous que cet itinéraire est faisable en cc? J'ai essayé d'éviter les routes D sauf pour arriver à Spitzkoppe et Bagatelle Kalahari mais j'ai vu que certains l'ont fait😉.
Une nuit à Swapkomund : est-ce suffisant pour faire une excursion en mer, et voir les salines et lagunes de Walvis Bay?
J'ai fait l'impasse sur Luderitz, je ne sais pas si c'est judicieux?
Merci pour vos remarques/conseils
Bonne journée
Nous avons décidé de partir en Namibie cet été. Nous partirons en famille / 2 adultes + 2 enfants de 10 et 12 ans. J'ai lu de nombreux carnets de voyage sur le forum avant de me décider sur le choix du véhicule. J'ai finalement choisi le camping-car plutôt que le 4x4 avec tentes. Il faut dire que la famille n'était pas emballée pour dormir en tente, surtout que j'avais prévenu que c'était l'hiver en Afrique australe, et que les nuits étaient fraiches (voire froides).
J'ouvre cette discussion pour avoir vos avis, conseils pour la préparation de notre prochain voyage en Juillet 2015.
Les billets d'avion sont achetés, le camping-car est réservé pour 19 jours. J'essaie donc maintenant de construire un itinéraire...et comme d'habitude ce n'est pas facile!
Voici une 1ère version :camping entre()
J1 : Toulouse / Johannesburg
J2 : Johannesburg / Windhoek ( Trans Kalahari Inn)
J3: Windhoek / Otavi 421 km ( Ohange Lodge)
J4 : Otavi / Namutoni (Etosha) 152 km ( Namutoni rest camp)
J5 : Namutoni (Etosha)/ Halali (Etosha) 70 km (Halali rest camp)
J6 : Halali (Etosha) / Okaukuejo (Etosha) 70 km ( Okaukuejo rest camp)
J7 : Okaukuejo (Etosha) / Okaukuejo (Etosha) ( Okaukuejo rest camp)
J8 : Okaukuejo (Etosha) / Brandberg 333 km ( White Lady Lodge)
J9 : Brandberg / Cape Cross 212 km (Mile72)
J10 : Cape Cross / Spitzkoppe 140 km (Spitzkoppe campsite)
J11 : Spitzkoppe / Swakkopmund 150 km (Swakopmund (Sofia dale) ou Walvis Bay)
J12 : Walvis Bay / Solitaire 194 km ( Rostock Ritz Desert Lodge) J13 : Solitaire / Naukluft Mountain 125 km ( Naukluft Mountain Zebra Park (camping NWR) ou vers solitaire?) J14 : Naukluft Mountain / Sesriem 178 km (Sesriem Campsite) J15 : Sesriem 130 km ( Sesriem Campsite) J16 : Sesriem / Aus 344 km ( Klein Aus Vista) J17 : Aus / Fish river canyon 264 km (Canyon Road campsite ou Hobas camp ) J18 : Fish river canyon / Keetmanshoop 138 km ( Quivertree Forest Camp) J19 : Keetmanshoop / Bagatelle Kalahari game ranch 422 km (Bagatelle Kalahari game ranch) J20 : Bagatelle Kalahari game ranch ( Bagatelle Kalahari game ranch ou voir si lodge à mi-chemin de Windhoek) J21 : Mariental / Windhoek 324 km (Trans Kalahari Inn)
J22 : Windhoek / Paris CDG
J23 : Paris CDG / Toulouse
La priorité du séjour est de voir des animaux, prendre notre temps en faisant le moins possible de longues étapes, ne pas rouler toute la journée.
Pensez-vous que cet itinéraire est faisable en cc? J'ai essayé d'éviter les routes D sauf pour arriver à Spitzkoppe et Bagatelle Kalahari mais j'ai vu que certains l'ont fait😉.
Une nuit à Swapkomund : est-ce suffisant pour faire une excursion en mer, et voir les salines et lagunes de Walvis Bay?
J'ai fait l'impasse sur Luderitz, je ne sais pas si c'est judicieux?
Merci pour vos remarques/conseils
Bonne journée
Louer une moto Electra Glide HD à Phoenix (Arizona) English translation pending
Bonjour,
j'ai programmé un bike trip de 17 jours en HD dans l'ouest américain en mai 2009. Je compte louer une Electra Glide à PHOENIX (Arizona). Là, j'ai 2 solutions : soit louer chez Eaglerider, soit chez un concessionnaire HD. Quels sont les avantages et inconvénients à louer chez l'un plutôt que chez l'autre, d'autant que les prix sont identiques. Sur le Forum, il est très souvent donné le nom d'Eaglerider et jamais celui d'un concessionnaire H.D. Pourquoi ? Merci pour vos informations et vos précisions qui m'aideront à faire mon choix.
Johnpey
j'ai programmé un bike trip de 17 jours en HD dans l'ouest américain en mai 2009. Je compte louer une Electra Glide à PHOENIX (Arizona). Là, j'ai 2 solutions : soit louer chez Eaglerider, soit chez un concessionnaire HD. Quels sont les avantages et inconvénients à louer chez l'un plutôt que chez l'autre, d'autant que les prix sont identiques. Sur le Forum, il est très souvent donné le nom d'Eaglerider et jamais celui d'un concessionnaire H.D. Pourquoi ? Merci pour vos informations et vos précisions qui m'aideront à faire mon choix.
Johnpey
Connaissez-vous les individuels regroupés? English translation pending
Quel ne fut pas mon étonnement d’entendre sur BFM lors d’une émission consacrée aux voyages, l'intervention d'une responsable d’un TO (dont j’ai oublié le nom) parlant d’individuels regroupés !
Elle a bien dit qu’elle ne parle pas (plus) de groupes mais préfère dire individuels regroupés … qui n’est rien d’autre qu’un troupeau composé (selon elle) d’un maximum de 16 personnes…
J’ai déjà entendu un peu de tout (et beaucoup de n’importe quoi) concernant les voyages mais cette appellation est tout bonnement " abracadabrantesque "
Décidément, nos amis les TO ont le sens de la formule (…) ou au moins ne craignent pas le ridicule…
Allez, bon voyage quand même…
Michel
Croatie, vos commentaires? English translation pending
Cette année, la Croatie est la destination à la mode. Tarif attractif, ouverture des frontières...
Est-que quelqu'un en a fait l'expérience ? Je serai curieux de lire vos témoignages.
Converting a heavy-duty bus/coach/truck into a motorhome
I'm currently converting a DAF/HEULIEZ MB205 bus.
Cheaper and more spacious than a regular vehicle, the paperwork (in France) isn't too difficult for approval.
I'm ready to help anyone who wants to tackle this kind of project. Those who know, help those who want to....
Cheaper and more spacious than a regular vehicle, the paperwork (in France) isn't too difficult for approval.
I'm ready to help anyone who wants to tackle this kind of project. Those who know, help those who want to....
Quatre semaines au Maroc en automne English translation pending
A notre arrivée à Marrakech, nous n'y avons passé qu'une seule nuit. Dès le lendemain matin, nous récupérions la voiture de location et en route pour le Tizi N Test.
Notre 1ère étape sera Ijoukak, chez El husseine, au gite Tiguami N Tamazirth, en face d'un petit village de potiers. C'est simple, c'est sympa, c'est tout ce qu'on aime.La compagnie de Elhousseine est un vrai plaisir et les environs riches en découvertes:vallée, ancienne mine, potiers, souk, mosquée de Tin Mel.

Puis après une nuit à Taroudant, ville qu'on connaît déjà un peu, on remonte tranquillement vers Taliouine pour y passer quelques jours. La pluie nous surprend en chemin et on va modifier un peu les plans, il nous semble préférable de ne pas partir en randonnée avec ces conditions météo. Mais on peut quand même aller voir le grenier fortifié d'ifri, facile d'accès. C'est tout à fait remarquable.
La récolte du safran a commencé et on voit ici et là des pétales de crocus.
Ensuite, on laisse la pluie derrière nous, au moins pour quelques jours et on file vers Skoura, au gite Kasbah la palmeraie, chez Mohamed et Ghizlane et leurs 2 bouts de chou adorables.On y reste quelques jours, le temps de visiter la kasbah Ameridihil, la palmeraie à l'heure où la récolte des dattes bat son plein. ...


Chaque soir, Ghizlane nous fait profiter de ses talents culinaires, chaque soir un plat différent:couscous de maïs, tajines d'agneau aux coings , seffa au poulet, riz aux légumes et au boeuf. ..Toujours délicieux. Et les grenades du jardin.

Après, notre prochaine étape sera dans la vallée du Dadès, à l'auberge Ourti, chez Ali, jolie chambre avec balcon face à la vallée. On mitraille tous ces paysages lumineux et colorés, magiques aussi bien au lever du soleil qu'au couchant.


Sur les conseils d'Ali on monte jusqu'à la tortue du Dadès et puis jusqu'à M'Semrir. Et on pousse jusqu'à OussiKiss dans la vallée des pommes. Oussikiss nous impressionné avec ses kasbahs géantes aux soubassements de pierres.On décide de passer la nuit au gite d'étape, chez Hassan et Saïd, c'est simple mais c'est nickel et ils sont charmants.

Ici pas de dattes, mais des pommes. C'est la vallée des pommes. Le village vit grâce aux pommiers.

Le lendemain, on redescend dans le Dadès, on s'arrête à nouveau chez Ali.Il nous conseille une autre excursion dans les environs pour aller à la rencontre des nomades, la vallée d'Iknioune. De grands espaces et....Des nomades en transhumance.


On retourne ensuite sur Skoura. Une journée dans la vallée des amandiers, le jour du souk de Toundoute, c'est très rural.Les gens de la montagne viennent y faire leurs ventes et leurs achats.

Une autre journée pique-nique aux gorges de Sidi Flah, et un jour cinéma, visite des décors de l'Atlas Corporations à Ouarzazate et du village abandonné suite à la construction du barrage et qui a lui aussi servi de décor à certains films.
Le dernier soir, Mohamed à invité son ami musicien Lemtorni. Il interprète de nombreux morceaux de musique traditionnelle et classique. On passe une excellente soirée.

Et retour à Marrakech en passant par le Tichka noyé dans les brumes et le brouillard. La pluie nous accompagne jusqu'aux portes de Marrakech où la Cop 22 vient de débuter.

Puis après une nuit à Taroudant, ville qu'on connaît déjà un peu, on remonte tranquillement vers Taliouine pour y passer quelques jours. La pluie nous surprend en chemin et on va modifier un peu les plans, il nous semble préférable de ne pas partir en randonnée avec ces conditions météo. Mais on peut quand même aller voir le grenier fortifié d'ifri, facile d'accès. C'est tout à fait remarquable.
La récolte du safran a commencé et on voit ici et là des pétales de crocus.Ensuite, on laisse la pluie derrière nous, au moins pour quelques jours et on file vers Skoura, au gite Kasbah la palmeraie, chez Mohamed et Ghizlane et leurs 2 bouts de chou adorables.On y reste quelques jours, le temps de visiter la kasbah Ameridihil, la palmeraie à l'heure où la récolte des dattes bat son plein. ...


Chaque soir, Ghizlane nous fait profiter de ses talents culinaires, chaque soir un plat différent:couscous de maïs, tajines d'agneau aux coings , seffa au poulet, riz aux légumes et au boeuf. ..Toujours délicieux. Et les grenades du jardin.

Après, notre prochaine étape sera dans la vallée du Dadès, à l'auberge Ourti, chez Ali, jolie chambre avec balcon face à la vallée. On mitraille tous ces paysages lumineux et colorés, magiques aussi bien au lever du soleil qu'au couchant.


Sur les conseils d'Ali on monte jusqu'à la tortue du Dadès et puis jusqu'à M'Semrir. Et on pousse jusqu'à OussiKiss dans la vallée des pommes. Oussikiss nous impressionné avec ses kasbahs géantes aux soubassements de pierres.On décide de passer la nuit au gite d'étape, chez Hassan et Saïd, c'est simple mais c'est nickel et ils sont charmants.

Ici pas de dattes, mais des pommes. C'est la vallée des pommes. Le village vit grâce aux pommiers.

Le lendemain, on redescend dans le Dadès, on s'arrête à nouveau chez Ali.Il nous conseille une autre excursion dans les environs pour aller à la rencontre des nomades, la vallée d'Iknioune. De grands espaces et....Des nomades en transhumance.


On retourne ensuite sur Skoura. Une journée dans la vallée des amandiers, le jour du souk de Toundoute, c'est très rural.Les gens de la montagne viennent y faire leurs ventes et leurs achats.

Une autre journée pique-nique aux gorges de Sidi Flah, et un jour cinéma, visite des décors de l'Atlas Corporations à Ouarzazate et du village abandonné suite à la construction du barrage et qui a lui aussi servi de décor à certains films.
Le dernier soir, Mohamed à invité son ami musicien Lemtorni. Il interprète de nombreux morceaux de musique traditionnelle et classique. On passe une excellente soirée.
Et retour à Marrakech en passant par le Tichka noyé dans les brumes et le brouillard. La pluie nous accompagne jusqu'aux portes de Marrakech où la Cop 22 vient de débuter.
Projet de voyage en 4x4 en Namibie en août 2013 English translation pending
Bonjour à tous,
Voilà, je me lance dans ce nouveau post pour préparer un fabuleux voyage en Namibie en août 2013. Une discussion a été entamée dans le carnet de Max68, mais pour plus de clarté et ne pas polluer son excellente rédaction et ses magnifiques photos je préfère poursuivre ici.
J'ai déjà lu, depuis plusieurs années, vos différents récits de voyage et la destination me tentait irrésistiblement. Nous n'avons jamais mis un pied en Afrique, je débarque donc avec candeur et innocence d'une autre section et d'autres cieux beaucoup plus familiers pour moi. Le continent africain, pour qui ne le connait pas, fascine, attire, aimante tout autant qu'il effraie, véhiculant fantasmes et peurs tout à la fois... Je vous demanderai donc d'être indulgents pour les âneries que je vous servirai peut-être 🤪...
Qui sommes-nous ? Un couple voyageant avec ses 3 garçons de 5, 11 et 12 ans au moment du voyage. Les enfants sont habitués à bouger, voyager, randonner, faire de longs trajets en voiture... Nous adorons ces moments d'exception où nous nous retrouvons ensemble au bout du monde, à nous forger une mémoire collective et partager nos émotions.
Itinéraire : Pour le moment, je n'ai pas encore établi d'itinéraire, je vais m'y atteler au fur et à mesure de vos interventions, conseils et critiques.
Souhaits et remarques : - Un circuit en 4x4, avec un maximum de nuits en camping (tentes sur le toit). - Des étapes de longueurs raisonnables. Le rythme suivi par Marie et sa famille nous semble adapté. - Marcher, même si je sais déjà que la destination n'est pas nécessairement la plus appropriée pour cela - Voir des animaux dans les parcs, bien sûr ! (Ne riez pas, nous nous sommes lancés dans le "game drive" à Yellowstone chaque soir au crépuscule, ce fut un grand succès, les enfants en redemandaient !) Mais aussi rencontrer les Himbas, se perdre dans le Sossusvlei et les paysages du Namib, du Naukluft ou du Brandberg, voir les éléphants du désert dans le Damaraland et j'en oublie... - Faut-il inclure une incursion au Bostwana ? - Ce sera notre premier voyage en Afrique australe. J'ai lu (et on m'a écrit) quasi unanimement que la région a un goût de "reviens-y". Nous n'excluons pas d'y retourner par la suite en cas de coup de coeur... Donc, si nécessaire, nous pouvons faire quelques impasses.
Merci d'avance pour vos réponses,
Xavier
Voilà, je me lance dans ce nouveau post pour préparer un fabuleux voyage en Namibie en août 2013. Une discussion a été entamée dans le carnet de Max68, mais pour plus de clarté et ne pas polluer son excellente rédaction et ses magnifiques photos je préfère poursuivre ici.
J'ai déjà lu, depuis plusieurs années, vos différents récits de voyage et la destination me tentait irrésistiblement. Nous n'avons jamais mis un pied en Afrique, je débarque donc avec candeur et innocence d'une autre section et d'autres cieux beaucoup plus familiers pour moi. Le continent africain, pour qui ne le connait pas, fascine, attire, aimante tout autant qu'il effraie, véhiculant fantasmes et peurs tout à la fois... Je vous demanderai donc d'être indulgents pour les âneries que je vous servirai peut-être 🤪...
Qui sommes-nous ? Un couple voyageant avec ses 3 garçons de 5, 11 et 12 ans au moment du voyage. Les enfants sont habitués à bouger, voyager, randonner, faire de longs trajets en voiture... Nous adorons ces moments d'exception où nous nous retrouvons ensemble au bout du monde, à nous forger une mémoire collective et partager nos émotions.
Itinéraire : Pour le moment, je n'ai pas encore établi d'itinéraire, je vais m'y atteler au fur et à mesure de vos interventions, conseils et critiques.
Souhaits et remarques : - Un circuit en 4x4, avec un maximum de nuits en camping (tentes sur le toit). - Des étapes de longueurs raisonnables. Le rythme suivi par Marie et sa famille nous semble adapté. - Marcher, même si je sais déjà que la destination n'est pas nécessairement la plus appropriée pour cela - Voir des animaux dans les parcs, bien sûr ! (Ne riez pas, nous nous sommes lancés dans le "game drive" à Yellowstone chaque soir au crépuscule, ce fut un grand succès, les enfants en redemandaient !) Mais aussi rencontrer les Himbas, se perdre dans le Sossusvlei et les paysages du Namib, du Naukluft ou du Brandberg, voir les éléphants du désert dans le Damaraland et j'en oublie... - Faut-il inclure une incursion au Bostwana ? - Ce sera notre premier voyage en Afrique australe. J'ai lu (et on m'a écrit) quasi unanimement que la région a un goût de "reviens-y". Nous n'excluons pas d'y retourner par la suite en cas de coup de coeur... Donc, si nécessaire, nous pouvons faire quelques impasses.
Merci d'avance pour vos réponses,
Xavier
Retour de la Malaisie (février 2012) English translation pending
Une autre Asie...
C'est exactement l'impression que nous avons eu en atterrissant à Kuala Lampur ce 4 février 2012.
Certes une chaleur à faire transpirer les cailloux était là, dès la descente de l'avion.
Moite et exotique, quoique finalement très supportable pour nous qui nous les caillons grave depuis quelques mois en Corée du sud.
Très vite les trombines qui nous entourèrent ne nous laissèrent aucun doutes ; nos six heures d'avion nous avaient bel et bien transporté vers un ailleurs inconnu. Mais un ailleurs Tellement éloigné de nos ex-pénates européennes, et de celles d'Asie du Nord-Est ou nous vivons, ou bien encore même de celles d'Asie du Sud-est que nous connaissons si bien, que le fait est que même le globe-trotteur le plus aguerrit n'y retrouverait pas ses petits. Car la Malaisie comment vous dire, ça ne ressemble à rien de répertorié sur la carte du tendre touristique. C'est un peu comme si on avait pris le meilleur d'un peu partout pour le réunir dans une belle vitrine qui s'offre à vous et n'en finit plus de vous faire baver d'envie. Oui j'ai bien dit baver. Voici donc grosso modo ce que vous y trouverez juste à côté des soldes du mois. Visez moi donc un peu le topo : - Une stabilité politique à toute epreuve voulue par un couple royal adoré (et qui apparemment se décarcasse franchement du trognon pour son peuple) dans un pays à fonctionnement libre et démocratique, - Une accession à l'éducation et à la santé qui donnerait envie d'aller se cacher à n'importe quel soi-disant pays développé. - Une sécurité omni-presente et des infrastructures développées qui rendent le moindre déplacement aussi facile qu'une promenade de santé, - Une population supra-accessible et ouverte à la causette en toute circonstances. Et une gentillesse naturelle chez l'otochtone qui doit être génétique (c'est pas possible autrement), - Des paysages d'une variété extrême, tant par leur beauté que par leur différences et qui n'on absolument rien à envier aux plages paradisiaques de la Thailande du sud ou des Maldives, Des plantations de thé dans les hauteurs montagneuses si rafraichissantes en passant par les villes au passé colonial les plus belles et les mieux conservées d'Asie, sans oublier les jungles primaires les plus étendues de la planète, les innombrables îles ou il y a tellement à faire qu'il serait vraiment trop stupide de ne faire que s'y cramer le derme sur la plage (mais ou c'est possible aussi). - Des spots de plongée tel que Sipadan à Borneo (top 10 mondial). - Un culte des traditions aborigènes captivant. Notamment avec les orang Asli. - Un calme royal y compris dans les lieux les plus touristiques car il y a belle lurette qu'on a comprit dans ce pays qui semble être dirigé par autre chose que des neuneux du jakpot touristique, qu'il est hors de question de voir ici apparaître des enfers tels que Ko Phi Phi ou Pataya en Thaïlande pour ceux qui connaissent (les autres ne perdent vraiment rien). - Un coût de la vie équivalent à celui de la Thaïlande mais avec un service BIEN supérieur, tant en qualité qu'en quantité (à commencer par le comestible). - Un choix culinaire infiniment plus vaste que dans les autres pays d'Asie, puisque qu'on mange ici malais, indonésien, chinois, baba nonya (du non d'une ethnie que j'évoquerais plus tard), indien, pakistanais, népalais, européen ou même russe. Ceci pour un rapport qualité prix qui laissera pantois tous les affolés de la fourchette et du porte- monaie. Pays étranger Numéro 1 à ce jour pour nous en terme de plaisir et de variété. - Et par dessus tout, comme une magistrale surprise sur le gâteau, ce qui nous a VRAIMENT touché au coeur, et nous y a même fait des ricochets dessus, l'incroyable, l'unique tolérance de ce pays pour qui le mélange des populations ethniques et religieuses est une seconde nature. Voir même une qualité élevée au statut de richesse suprême. Malais de souche, malais baba nonya chinois et malais indiens sont les 3 grandes communautés visibles puisqu'elles composent 70 % de la population, (les dernières étant les descendants des couples chinois-malais ou indien-malais mais qui ont conserve intactes les traditions de leurs pays d'origine, tant religieuses, vestimentaires que culinaires). Quand je vous aurais dit que la Malaisie est probablement l'un des seuls pays ou il est possible de voir se bidonner ensembles attablées au même café, une malaise portant le voile musulman, une chinoise en short et en top sexy, une musulmane portant le niqab et une indienne en sari multicolore, je vous aurais tout dit. La Malaisie c'est ça et comme le dit si justement son premier Ministre : " Peu importe dans ce pays d'être malais de souche, baba nonya chinois ou malais-indiens. Ce qui importe c'est que toutes les races puissent continuer à partager un roti canai à la même table". Tun Abdullah Ahmad Badawi. Un roti canai étant une sorte de galette dont les malais se délectent à toutes les sauces (et nous aussi). On pourrait croire que ce ne sont que des mots trempés dans le miel des beaux discours de campagnes, et bien non. En Malaisie vous pouvez bien faire partie de la secte des adorateurs de teckel à poil dur si ça vous chante, qu'on vous fichera toujours une paix aussi royale. Et cette mixité tellement surnaturelle à nos yeux d'occidentaux habitués aux ghettos, ici on fait plus que la tolérer, on la provoque. Ma parole ces gens auraient pu inspirer le contenu de notre si distinguée déclaration des droits de l'homme. Mieux que ça, ils en assurent les travaux pratiques au quotidien, naturellement et ce depuis le 16 éme siècle ! date à laquelle ont commencé les premiers " mélanges " . Tandis que nous, les pseudo inventeurs de la liberté du peuple, continuons à utiliser la chose comme un joli coussin de supériorité intellectuelle et d'humanisme. On sait fort bien s'y asseoir dessus mais passé le temps de la théorie nos actes ne valent souvent pas tripette. A ce sujet, tout au long de ce sejour que je m'en va maintenant vous compter par le menu, (histoire de rencarder illico les futurs découvreurs avec moulte photos et infos), une petite voix obssédante n'a cesse de me dire : " Mais si cela existe ici, toute cette tolérance, cette acceptation de l'autre, tous les autres, c'est donc possible ! ". Et croyez le ou non, cette petite voix n'a pas fini de résonner en moi. Bon voyage virtuel donc, en espèrant du fond de mon petit coeur que tres vite ce voyage n'aura plus pour vous de virtuel que le mot. Courez, courez visiter la Malaisie, vous m'en direz des nouvelles. Foi de Barbara. Si cela peut aider de futurs voyageur je m'engage a publier ici le detail de notre parcours, nos infos, nos adresses. La suite viendra tout bientot.
Très vite les trombines qui nous entourèrent ne nous laissèrent aucun doutes ; nos six heures d'avion nous avaient bel et bien transporté vers un ailleurs inconnu. Mais un ailleurs Tellement éloigné de nos ex-pénates européennes, et de celles d'Asie du Nord-Est ou nous vivons, ou bien encore même de celles d'Asie du Sud-est que nous connaissons si bien, que le fait est que même le globe-trotteur le plus aguerrit n'y retrouverait pas ses petits. Car la Malaisie comment vous dire, ça ne ressemble à rien de répertorié sur la carte du tendre touristique. C'est un peu comme si on avait pris le meilleur d'un peu partout pour le réunir dans une belle vitrine qui s'offre à vous et n'en finit plus de vous faire baver d'envie. Oui j'ai bien dit baver. Voici donc grosso modo ce que vous y trouverez juste à côté des soldes du mois. Visez moi donc un peu le topo : - Une stabilité politique à toute epreuve voulue par un couple royal adoré (et qui apparemment se décarcasse franchement du trognon pour son peuple) dans un pays à fonctionnement libre et démocratique, - Une accession à l'éducation et à la santé qui donnerait envie d'aller se cacher à n'importe quel soi-disant pays développé. - Une sécurité omni-presente et des infrastructures développées qui rendent le moindre déplacement aussi facile qu'une promenade de santé, - Une population supra-accessible et ouverte à la causette en toute circonstances. Et une gentillesse naturelle chez l'otochtone qui doit être génétique (c'est pas possible autrement), - Des paysages d'une variété extrême, tant par leur beauté que par leur différences et qui n'on absolument rien à envier aux plages paradisiaques de la Thailande du sud ou des Maldives, Des plantations de thé dans les hauteurs montagneuses si rafraichissantes en passant par les villes au passé colonial les plus belles et les mieux conservées d'Asie, sans oublier les jungles primaires les plus étendues de la planète, les innombrables îles ou il y a tellement à faire qu'il serait vraiment trop stupide de ne faire que s'y cramer le derme sur la plage (mais ou c'est possible aussi). - Des spots de plongée tel que Sipadan à Borneo (top 10 mondial). - Un culte des traditions aborigènes captivant. Notamment avec les orang Asli. - Un calme royal y compris dans les lieux les plus touristiques car il y a belle lurette qu'on a comprit dans ce pays qui semble être dirigé par autre chose que des neuneux du jakpot touristique, qu'il est hors de question de voir ici apparaître des enfers tels que Ko Phi Phi ou Pataya en Thaïlande pour ceux qui connaissent (les autres ne perdent vraiment rien). - Un coût de la vie équivalent à celui de la Thaïlande mais avec un service BIEN supérieur, tant en qualité qu'en quantité (à commencer par le comestible). - Un choix culinaire infiniment plus vaste que dans les autres pays d'Asie, puisque qu'on mange ici malais, indonésien, chinois, baba nonya (du non d'une ethnie que j'évoquerais plus tard), indien, pakistanais, népalais, européen ou même russe. Ceci pour un rapport qualité prix qui laissera pantois tous les affolés de la fourchette et du porte- monaie. Pays étranger Numéro 1 à ce jour pour nous en terme de plaisir et de variété. - Et par dessus tout, comme une magistrale surprise sur le gâteau, ce qui nous a VRAIMENT touché au coeur, et nous y a même fait des ricochets dessus, l'incroyable, l'unique tolérance de ce pays pour qui le mélange des populations ethniques et religieuses est une seconde nature. Voir même une qualité élevée au statut de richesse suprême. Malais de souche, malais baba nonya chinois et malais indiens sont les 3 grandes communautés visibles puisqu'elles composent 70 % de la population, (les dernières étant les descendants des couples chinois-malais ou indien-malais mais qui ont conserve intactes les traditions de leurs pays d'origine, tant religieuses, vestimentaires que culinaires). Quand je vous aurais dit que la Malaisie est probablement l'un des seuls pays ou il est possible de voir se bidonner ensembles attablées au même café, une malaise portant le voile musulman, une chinoise en short et en top sexy, une musulmane portant le niqab et une indienne en sari multicolore, je vous aurais tout dit. La Malaisie c'est ça et comme le dit si justement son premier Ministre : " Peu importe dans ce pays d'être malais de souche, baba nonya chinois ou malais-indiens. Ce qui importe c'est que toutes les races puissent continuer à partager un roti canai à la même table". Tun Abdullah Ahmad Badawi. Un roti canai étant une sorte de galette dont les malais se délectent à toutes les sauces (et nous aussi). On pourrait croire que ce ne sont que des mots trempés dans le miel des beaux discours de campagnes, et bien non. En Malaisie vous pouvez bien faire partie de la secte des adorateurs de teckel à poil dur si ça vous chante, qu'on vous fichera toujours une paix aussi royale. Et cette mixité tellement surnaturelle à nos yeux d'occidentaux habitués aux ghettos, ici on fait plus que la tolérer, on la provoque. Ma parole ces gens auraient pu inspirer le contenu de notre si distinguée déclaration des droits de l'homme. Mieux que ça, ils en assurent les travaux pratiques au quotidien, naturellement et ce depuis le 16 éme siècle ! date à laquelle ont commencé les premiers " mélanges " . Tandis que nous, les pseudo inventeurs de la liberté du peuple, continuons à utiliser la chose comme un joli coussin de supériorité intellectuelle et d'humanisme. On sait fort bien s'y asseoir dessus mais passé le temps de la théorie nos actes ne valent souvent pas tripette. A ce sujet, tout au long de ce sejour que je m'en va maintenant vous compter par le menu, (histoire de rencarder illico les futurs découvreurs avec moulte photos et infos), une petite voix obssédante n'a cesse de me dire : " Mais si cela existe ici, toute cette tolérance, cette acceptation de l'autre, tous les autres, c'est donc possible ! ". Et croyez le ou non, cette petite voix n'a pas fini de résonner en moi. Bon voyage virtuel donc, en espèrant du fond de mon petit coeur que tres vite ce voyage n'aura plus pour vous de virtuel que le mot. Courez, courez visiter la Malaisie, vous m'en direz des nouvelles. Foi de Barbara. Si cela peut aider de futurs voyageur je m'engage a publier ici le detail de notre parcours, nos infos, nos adresses. La suite viendra tout bientot.
Voyageurs longue durée / expatriés: que faites-vous dans la vie? English translation pending
Bonjour à tous,
J'espère que je n'ai pas posté mon message au mauvais endroit, je ne savais pas quelle rubrique serait la plus appropriée.
Je me permets de parler de ma situation pour donner du contexte a ma question: je suis une femme de 27 ans, fille d'expatriés (mon père travaille dans l'hôtellerie et nous avons habités dans plusieurs pays jusqu' à mes 15 ans). Après mes études en France je suis partie habiter/travailler deux ans à Singapour et j'habite et travaille depuis deux ans à Londres.
J’ai beaucoup aimé vivre à Singapour pour de nombreuses raisons – dont la possibilité de partir en weekend facilement dans les pays autour (Thailande, Indonesie, Malaisie, Vietnam…). Cependant, j’ai eu du mal à supporter la distance avec ma famille restée en France. Etant en contrat local, j’avais seulement 14 jours de vacances par an – donc tous les pays en Asie que j’ai visité, je les visité lors de weekends prolongés, car je gardais mes vacances pour rentrer en France. Même si j’ai adoré ces deux années à Singapour, j’ai été frustrée de ne pas pouvoir partir en vacances plus longtemps dans les magnifiques pays d’Asie du Sud Est. Ne vous méprenez pas, malgré ce constat, je suis vraiment heureuse et reconnaissante d’avoir pu voir un peu de ces pays.
Aujourd’hui en Angleterre j’ai 4 semaines de vacances par an (je ne peux poser que 2 semaines d’affilée), que je peux vraiment prendre pour partir visiter de nouveaux pays, puisque je peux facilement voir ma famille lors de weekend en France. L’année dernière je suis partie 2 semaines au Japon/Corée du Sud, et 2 semaines au Costa Rica, et j’ai vraiment aimé pouvoir prendre le temps et me sentir en vacances – même si c’était trop court pour véritablement découvrir ces pays en profondeur.
La vie dans un pays plus exotique que l’Angleterre ou la France me manque et m’attire, et en même je suis contente de pouvoir être facilement en France pour Noel, pour les mariages, ou tout simplement en weekend. Apres avoir pesé le pour et le contre, je pense que je serai plus épanouie en habitant proche de ma famille mais en pouvant partir lors de longues vacances pour découvrir un pays – plutôt que l’inverse.
J’en viens à ma question. Vous qui partez 4 semaines voire 2 ou 3 mois en vacances, que faites-vous dans la vie ? Quelle profession vous permet de partir si longtemps ?
Ou alors, y-a-t’il des expatriés ayant assez de vacances pour visiter de nouveaux endroit ET rentrer voir la famille ?
Merci de m’avoir lue jusqu'à là et bonne journée,
J'espère que je n'ai pas posté mon message au mauvais endroit, je ne savais pas quelle rubrique serait la plus appropriée.
Je me permets de parler de ma situation pour donner du contexte a ma question: je suis une femme de 27 ans, fille d'expatriés (mon père travaille dans l'hôtellerie et nous avons habités dans plusieurs pays jusqu' à mes 15 ans). Après mes études en France je suis partie habiter/travailler deux ans à Singapour et j'habite et travaille depuis deux ans à Londres.
J’ai beaucoup aimé vivre à Singapour pour de nombreuses raisons – dont la possibilité de partir en weekend facilement dans les pays autour (Thailande, Indonesie, Malaisie, Vietnam…). Cependant, j’ai eu du mal à supporter la distance avec ma famille restée en France. Etant en contrat local, j’avais seulement 14 jours de vacances par an – donc tous les pays en Asie que j’ai visité, je les visité lors de weekends prolongés, car je gardais mes vacances pour rentrer en France. Même si j’ai adoré ces deux années à Singapour, j’ai été frustrée de ne pas pouvoir partir en vacances plus longtemps dans les magnifiques pays d’Asie du Sud Est. Ne vous méprenez pas, malgré ce constat, je suis vraiment heureuse et reconnaissante d’avoir pu voir un peu de ces pays.
Aujourd’hui en Angleterre j’ai 4 semaines de vacances par an (je ne peux poser que 2 semaines d’affilée), que je peux vraiment prendre pour partir visiter de nouveaux pays, puisque je peux facilement voir ma famille lors de weekend en France. L’année dernière je suis partie 2 semaines au Japon/Corée du Sud, et 2 semaines au Costa Rica, et j’ai vraiment aimé pouvoir prendre le temps et me sentir en vacances – même si c’était trop court pour véritablement découvrir ces pays en profondeur.
La vie dans un pays plus exotique que l’Angleterre ou la France me manque et m’attire, et en même je suis contente de pouvoir être facilement en France pour Noel, pour les mariages, ou tout simplement en weekend. Apres avoir pesé le pour et le contre, je pense que je serai plus épanouie en habitant proche de ma famille mais en pouvant partir lors de longues vacances pour découvrir un pays – plutôt que l’inverse.
J’en viens à ma question. Vous qui partez 4 semaines voire 2 ou 3 mois en vacances, que faites-vous dans la vie ? Quelle profession vous permet de partir si longtemps ?
Ou alors, y-a-t’il des expatriés ayant assez de vacances pour visiter de nouveaux endroit ET rentrer voir la famille ?
Merci de m’avoir lue jusqu'à là et bonne journée,
Carnet de voyage - périple d'un mois en Namibie-Botswana English translation pending
Bonjour
D’habitude, je ne fais pas de compte rendu des voyages que j’ai pu réalisés dans le passé mais pour ce circuit en Namibie et au Botswana, je me suis inspiré de bon nombre de posts sur VoyageForum et suivi beaucoup de conseils personnes ayant voyagé dans ces 2 pays (Ericarole, VinnyLove, Pierre77N, Voyageur08, Grisemote pour citer les principaux). J’ai donc pensé que ce serait un juste retour des choses que de décrire ce que j’ai pu voir et vivre pendant ces 4 semaines dans ces deux magnifiques pays et y apporter des conseils, points de vue et astuces qui pourraient être utiles j’espère pour d’autres voyageurs désirant découvrir ces pays. (En relisant, je me rend compte que c’est très long…)
Le circuit était donc le suivant :
01-août Windhoek
02-août Sesriem
03-août Naukluft
04-août Swakopmund
05-août Swakopmund
06-août Spitzkoppe
07-août Twyfelfontein
08-août Palmwag
09-août Opuwo
10-août Epupa Falls
11-août Kamanjab - Hobatere
12-août Etosha - Okaukuejo
13-août Etosha - Halali
14-août Etosha - Namutoni
15-août Mahango
16-août Shakawe - Botswana
17-août Caprivi - Kongola
18-août Victoria Falls - Zimbabwe
19-août Kasane
20-août Chobe - Ihaha
21-août Kasane
22-août Nxai Pan - Planet Baobab
23-août Moremi – North Gate camp
24-août Moremi – North Gate camp
25-août Moremi - Xakanaxa
26-août Maun
27-août Gobabis
28-août Windhoek
Circuit préparé aux petits oignons depuis le mois de Janvier, renseignements et contacts pris sur internet, ainsi que les réservations. Après une longue attente et l’excitation de la préparation du voyage, nous étions donc fin prêts pour le départ…
Samedi 31 Juillet
Voyage en avion depuis Marseille jusqu’à Johannesburg avec KLM via Amsterdam, sans souci. Nuit passée à l’Emerald Guesthouse (www.emeraldguesthouse.net), petite pension sympa et située à 2 pas de l’aéroport Tambo que nous avions testé il y a 2 ans quand nous avions visité l’Afrique de Sud et qui est bien pratique quand on arrive tard et repart tôt de Joburg (navette gratuite), ce qui était notre cas.
Dimanche 1 Août
On prend des Rands avec notre VISA à Joburg, ce que je conseille car les retraits sont limités à 2000N$ en Namibie, ce qui augmente les frais.
Départ à 7h15 pour Windhoek avec Air Namibia, là encore sans souci. Déjà les paysages vus depuis les hublots à l’atterrissage en Namibie font envie ! La navette de notre loueur de 4x4 nous attend comme prévu et direction Windhoek chez African Tracks (www.africantracks.com) récupérer notre véhicule. C’est un Toyota Ilux 2.7i essence Single Cab équipé camping avec tente dépliable sur le toit. Accueil très chaleureux. On fait le tour : bon état apparent, roues neuves, moteur qui semble impeccable malgré les 130000km au compteur ! Il y a 2 roues de secours, tout le matériel de camping, kit de dépannage classique et un frigo sur la batterie de la voiture. Après un mois d’utilisation et notre circuit parcouru (7750km), ce véhicule s’est avéré sans faille (à part un souci à Moremi dont je parlerai plus loin) et le moteur robuste. Tente ok mais fermeture de la moustiquaire défectueuse. Le seul problème ayant été en fait une odeur de poisson dans le frigo qu’on s’est trainée tout le trajet sans pouvoir l’enlever. Pas top. Le matériel camping était complet (en tout cas pour nos besoins) mais bien vétuste il faut le dire. Nous avions pris l’assurance pneu crevé et vitre brisée qui ne nous aura pas été utile mais bon, prudence, prudence…
Bref, dans l’ensemble nous avons eu une bonne expérience avec ce loueur.
Une fois le véhicule récupéré, direction Londiningi Guest House (www.londiningi.com), notre lodge à Windhoek, tenu par une française et son compagnon namibien. Belle chambre bien confortable et je recommande le diner du soir qu’ils proposent : leur cuisine est excellente. Nous profitons du temps que nous avons pour faire le plein de provisions dans les grands supermarchés de Windhoek qui ont le grand avantage d’être ouverts le Dimanche après midi, ce qui nous permet d’être fin prêt aux aurores pour notre première étape du Lundi. Il nous reste encore un peu de temps pour visiter Windhoek, capitale africaine qui nous fait bonne impression, propre avec maisons cossues dans certains quartiers (certes il y a des bidonvilles au Nord) mais peu de choses à offrir aux touristes : le palais présidentiel avec un jardin agréable où déambuler, la vieille église du centre et la gare pittoresque avec quelques vieilles locos exposées au dehors. A part ça, bof…et le musée était en rénovation.
Lundi 2 Août :
Nous nous levons aux aurores. Ce sera une constante pendant tout ce voyage : lever très tôt afin de partir vers 6h30-7h et profiter pleinement de nos journées car il fait nuit tôt là-bas.
Ca y est ! L’aventure commence enfin ! Dès la sortie de Windhoek, nous décidons de prendre les pistes pour descendre sur Sesriem via les C26, C24, D1275 et le SpreetsHoogte Pass qui est présenté comme le plus impressionnant.
Premier arrêt sur la piste afin de dégonfler les pneus. Sur les conseils de notre loueur et des personnes rencontrées à Londiningi, on utilisera 2.2b pour les routes goudronnées, 2b sur les pistes et 1.6-1.8b sur sable profond.
Les paysages sur ces pistes sont magnifiques, les pistes en très bon état (ce sera le cas pour toutes les pistes en Namibie en fait) et déjà nous voyons nos premiers animaux: oryx (de loin), springboks, de nombreux rapaces et des nids impressionnants de tisserins sociables. L’arrivée au SpreetsHoogte pass nous donne droit à une vue splendide sur le Namib. Le passage en 4x4 du col lui-même est vraiment sans aucune difficulté, les portions les plus pentues étant même goudronnées. Direction Solitaire, sorte de Bagdad Café Namibien, très animé où nous nous arrêtons pour midi. Lodge, petits commerces et station d’essence, tout y est ainsi que de vieilles carcasses de voitures. On retrouve les images qu’on a pu voir sur VoyageForum !
Nous continuons notre descente dans le Sud et arrivons au camping de Sesriem (www.nwr.com.na). Une fois notre emplacement trouvé et les droits d’entrée au parc payés, nous filons au Sesriem canyon. Nous visitons uniquement le canyon pour profiter de l’ombre et nous n’avons pas le temps de faire la boucle de toute façon. Balada sympa, sans plus. Nous retrouvons le même buisson rempli de papillons blancs dont VinnyLove parle cette année dans son CR. Pour la fin de la journée, nous décidons de gravir la Dune Eilim proche du camp. Nous montons le long de la crête, ce qui s’avère être une erreur car la montée est bien plus difficile que prévu mais arrivés au dessus : magique ! paysages et couleurs splendides sur les montagnes du Naukluft au couché du soleil. On redescend pour arriver à notre camp à la tombée de la nuit. Premier dépliage de tente et premier braai. Super. Notre site est sympa, les douches/toilettes propres mais le camping est plein et assez bruyant.
Mardi 3 Août
Pour cette première nuit dans la tente, nous aurons eu chaud. En fait, contrairement à ce que nous avions pu lire dans les anciens CR de voyage en Namibie, cette année il n’a pas du tout fait froid les nuits sous la tente (enfin j’ai trouvé) à part 2 jours à Etosha où les matins étaient frisquets. Donc les bonnets, polaires et gants mis dans nos bagages nous ont très peu servi. Comme quoi, cela change d’une année sur l’autre…
Nuit douce mais bruyante avec un groupe électrogène proche et en marche toute la nuit…
Nous nous levons à l’aube pour tenter de voir le lever de soleil depuis le sommet des dunes. Franchement, étant donné l’heure à laquelle les portes du parc ouvrent et la distance à parcourir pour arriver à la dune 45 par exemple, je ne vois pas comment on peut y voir le lever du soleil… La route qui plonge dans les dunes en direction de Sossuvlei permet des vues et des photos avec des effets d’ombre et de lumière incroyables ; et les animaux (oryx, autruches) devant les dunes oranges, quel régal ! On essai de gravir une autre dune que la fameuse dune 45 afin d’être un peu seul. On en trouve une qui nous plait mais à peine arrivé au pied avec notre 4x4, un ranger arrive vers nous à grands signes et nous explique que c’est interdit. On ne peut pas gravir le long de la route une autre dune que la dune 45 : préservation du site. Bigre ! Bon…direction la dune 45 et bien évidemment, on est loin d’être seuls : on la monte avec d’autres en file indienne. Le paysage au sommet reste tout de même grandiose et la descente en courant sur la pente est bien rigolote (on n’arrivera pas à faire « chanter » le sable).
Ensuite, direction Sossusvlei / Deadvlei. A la fin de la route goudronnée, la question se pose : continuons-nous avec notre 4x4 dans le sable mou pour les 5 derniers km ? Je n’ai pas de gonfleur sur batterie et pas d’expérience de 4x4. Comme nous devons être le soir au camping de Naukluft et qu’il y a encore plein de choses à voir, nous jouons la carte de la prudence pour ne pas perdre de temps et décidons de prendre les navettes du parc…ce qui nous coûte 100N$/p ! Au retour de notre voyage, je me dis que c’était une idiotie et que j’aurais dû tenter étant donné ce que j’ai réussi à faire à Chobe et Moremi. Enfin bon…
Arrivés à destination, nous choisissons de gravir les dunes qui longent le Deadvlei en direction de Big Daddy. Montée facile et vue superbe sur le Deadvlei : un des paysages les plus beaux que j’ai pu voir en Namibie. Cette cuvette avec ces arbres morts est tout simplement stupéfiante. On reste assis à contempler ce paysage pendant de longues minutes puis on se balade entre les arbres morts : un régal pour les photos… Le soleil commence à bien taper. Pour midi, on trace sur Sossuslvei pour manger à l’ombre d’un grand arbre où un grand duc nous attend. Chouette (c’est le cas de le dire) ! Bon, après Deadvlei, j’ai trouvé Sossusvlei nettement moins intéressant.
Retour navette, puis 4x4 pour rouler jusqu’au camp NWR de Naukluft (www.nwr.com.na), notre prochaine étape. Nous prenons les pistes C36 (bonne) puis D854 (pas terrible) et nous arrivons au camping en fin d’après midi accueilli par les damans et plusieurs oréotragues ! Superbe site, bien sauvage près d’une petite rivière. Sanitaires moyennement propres.
Mercredi 4 Août
Nous nous levons dans la nuit car nous avons une grosse journée, la plus chargée de notre périple en fait. En effet, nous avons prévu de faire l’Olive Trail (www.namibweb.com/nauklufttrails.htm) puis d’arriver à Swakopmund le soir même. Nous avions repéré où était le départ la veille à notre arrivé au camping. C’est bien indiqué par des panneaux donc on ne peut pas louper. A 6h30, nous sommes donc prêts pour attaquer l’Olive Trail à la fraiche. Le début est en pente assez raide jusqu’à un plateau d’où on a une vue magnifique sur les montagnes du Naukfult avec la lumière du matin. Puis, redescente le long du lit d’une rivière à sec, chemin de plus en plus chaotique au fur et à mesure qu’on s’approche des piscines naturelles équipées des chaines. J’ai trouvé que c’était un passage délicat, puis fin du circuit interminable sur un sentier sous un soleil de plomb. Nous avons fait le circuit en 4h30 mais heureusement, en profitant de la fraicheur du matin. Le guide indique 4h : faut pas trainer et pas à midi alors !! C’est une ballade sympa avec pas mal de faune rencontrée (oréotragues, rapaces, mangouste fauve, damans avec leurs petits et plein de piafs) mais si c’était à refaire…pas sûr que je le referais. Nous mangeons dans le parc puis nous repartons à midi pile pour Swakopmund.
Belle piste jusqu’à solitaire (C14) puis un passage un peu pourri jusqu’au Gaub pass, très joli à voir, et ensuite le désert plat à perte de vue sur des pistes très larges et toute droites, que c’est long…On n’a qu’une seule envie, c’est d’écraser la pédale d’accélérateur pour foncer à 150 km/h ! Les pistes sont belles, pourquoi pas ? Nous avions eu beaucoup de mises en garde encore à notre arrivée à Windhoek: la cause première de mortalité pour les touristes en Namibie, ce sont les pistes. Ne JAMAIS dépasser les 80 km/h. ok, mais là, c’est tout droit ! Le temps d’y penser en on tombe sur un accident qui vient de se produire : un 4x4 de location est renversé sur le coté de la piste. Ambulance, police, tout le monde y est. Vu l’état de la voiture, je me demande dans quel état sont les occupants. Cela refroidi nos ardeurs d’un coup. On reste donc bien tranquille à 80 km/h max et je ne me poserai plus la question pour le reste du voyage. On arrive à Swakopmund de jour et…dans le brouillard !
A la question peut-on faire l’Olive Trail et arriver à Walvis Bay dans la journée, je réponds oui mais il faut se lever très, très tôt et ne pas trop trainer pendant la balade.
Nous logerons 2 nuits à Swakopmund au Brigadoon Guest House (www.brigadoonswakopmund.com), charmante petite pension où il fait bon dormir au chaud quand le brouillard humide et froid sévi (ça change du désert intérieur). Nous mangerons au LightHouse Pub & Cafe, tout près du Brigadoon (pas envi de chercher): super resto avec des steaks d’oryx déments à des prix tout doux.
Jeudi 5 Août
Pour cette journée, nous avions réservé à l’avance auprès de Mola Mola Safaris (www.mola-namibia.com) le Marine Dune Day. C’est une excursion à la journée combinant la visite en bateau de la baie de Walvis Bay puis on nous dépose vers midi sur le sable pour un circuit 4x4 dans les dunes jusqu’à Sandwich Harbour. C’est cher (1200N$/p) mais on ne regrette pas une seconde, quelle expérience inoubliable !
Cela commence mal : au matin, le brouillard épais est toujours présent. La veille, VinnyLove qu’on suit à la trace, aura eu un grand soleil ! La visite de la baie en bateau se fait donc avec une visibilité plus que moyenne et on se les gèle (la seule fois pendant tout le séjour et cette fois, on est content d’avoir pris les polaires). Clou de la visite en bateau : on suivra pendant de longues minutes une baleine franche avec son petit et des dauphins qui tournent autour. Nous verrons bien d’autres dauphins ainsi que des otaries (avec les chacals qui rôdent autour) et des pélicans. Nous n’aurons pas droit à l’otarie venant manger du poisson sur notre bateau mais à l’apéro (à 10h !) avec du vin moelleux Sud Africain. Ensuite, on nous dépose à Pelican Point vers le phare pour récupérer les 4x4 qui vont nous emmener à Sandwich Harbour et là miracle, le brouillard se lève ! Heureusement car les paysages sont superbes avec ces dunes qui se jettent directement dans la mer. Gymkhana impressionnant en 4x4 dans les dunes, quelles sensations : nos chauffeurs s’y donnent à cœur joie ! Le repas au champagne et huitres au milieu des dunes est tout simplement un régal. Et que dire de la vue sur la baie de Sandwich Harbour depuis le haut des dunes ? Bref, vous l’aurez compris : la visite de Sandwich Harbour est pour moi un must à ne pas manquer.
Retour à Walvis Bay vers 17h en passant par les salines qui permettent de prendre quelques dernières photos très colorées. On a juste le temps de faire le plein de provisions dans un des nombreux supermarchés bien achalandés de la ville avant de gagner le Damaraland pour la suite de notre voyage. Nous remangeons le soir au LightHouse Pub & Café.
Vendredi 6 Aout
Aujourd'hui on ne part pas très tôt car nous désirons prendre un permis auprès du bureau NWR de Swakopmund pour faire le Welwitschia drive qui n’est pas loin et voir de près ces plantes si bizarres. Zut, il fait encore et toujours du brouillard. On prend quand même quelques photos des maisons joliment décorées de Swakopmund mais avec ce ciel gris et chargé cela ne rend pas bien. Une fois les permis en poche, direction l’intérieur du pays pour les C28 et D1991. Après quelques km, le brouillard (entrées maritimes en fait) disparait d’un coup et c’est de nouveau le ciel bleu. Le long du drive, nous découvrons Moon Landscape : très scénique et qui porte bien son nom et plus loin, plusieurs de ces fameuses welwitschias dont certaines de bonne taille. Intéressant. Nous retournons sur Swakopmund direction Cape Cross pour voir la plus grande colonie au monde d’otaries… toujours sous le brouillard. La route pour arriver à Cape Cross est une ligne droite très monotone. Elle est faite de sel, ce qui rend la conduite très agréable mais attention à la vitesse car sel et humidité rendent le revêtement très glissant. La colonie est vraiment très impressionnante : bruyante et très odorante ! On cherche à se mettre dans le bon sens du vent pour éviter les effluves. On ne reste pas très longtemps car avec ce brouillard et le vent qui s’est levé, il fait vraiment froid. On retourne sur nos pas pour prendre la piste D1918 en direction de Spitzkoppe où nous avons prévu de passer la nuit au camping communautaire (www.nacobta.com.na). Comme le matin, dès que nous quittons la côte, le ciel se dégage subitement. Le Spitzkoppe se voit alors de très loin et les paysages à son approche sont une fois encore superbes. Après avoir traversé quelques fermes, nous arrivons au camping au pied de la montagne de granite. Ce camping est tout simplement un de mes coup de cœur : sauvage à souhait, des emplacements gigantesques (on n’est pas gêné par les voisins), très sommaire (il n’y a rien, juste un trou avec un WC dessus pour les toilettes) mais quelle vue sur le Spitzkoppe et quel silence ! J’adore ce coin. De plus, sans lumière à des km à la ronde, la nuit est magnifique avec une voie lactée et des milliers d’étoiles comme on n’en voit plus en France.
Samedi 7 Août
On se lève à l’aube. Petite visite à l’arche de pierre qu’il y a au Spitzkoppe pas très loin de notre emplacement, histoire de faire quelques photos sympas. On prend ensuite les pistes D1930 et D2359 pour aller au Brandberg et voir les peintures rupestres de la Dame Blanche. Arrivée au parking de l’entrée du parc, on constate qu’il est maintenant obligatoire d’utiliser les services d’un guide pour observer les peintures (on ne peut pas les louper du coup). Une fois payé le droit d’entrée, nous suivons notre guide…au pas de course ! Mince, elle marche vraiment vite ! Il est dit sur les guides qu’il faut environ 3h A/R pour voir la Dame Blanche et on mettra en fait un peu moins de 2 heures. C’est trempé de sueur qu’on arrive donc sur le site même des peintures mais comme on ne peut pas être plus de 8 personnes à la fois à les regarder sur la plateforme installée à cet effet, cela nous permet de souffler en attendant que le groupe précédent parte. Les peintures sont très intéressantes et encore bien colorées pour certaines malgré la dégradation due au temps et aux précédents visiteurs indélicats.
Après cette visite, on se dirige sur la région de Twyfelfontein via les pistes C35 et C39 (besoin de refaire le plein d’essence à Khorixas). Du coup, on passe devant le site de la « forêt pétrifiée ». On en profite pour visiter. Erreur !: droit d’entrée aussi élevé que le site de Twyfelfontein pour une visite d’une quinzaine de minutes tout au plus pour voir quelques petits bouts d’arbres pétrifiés ici et là. Nous avions vu Petrified Forest aux USA en Arizona et la comparaison est sans commune mesure. Ce site en Namibie est ce que j’ai trouvé de plus « anarque » à touristes pendant notre voyage. On continue sur la D3254 vers les Organ Pipes. Bof : il y a largement aussi bien en France mais c’est gratuit alors pas de quoi se plaindre. Même commentaire pour Burnt Mountain. Restent les paysages toujours aussi splendides dans ce coin de la Namibie et il y a pas mal d’animaux : autruches, mangoustes, springboks et oryx. Nous arrivons vers 17h au camping du Mowani lodge (www.mowani.com): emplacements très grands, très nature (douches extérieures mais eau chaude) et dans un paysage de roches granitiques superbe. Seul petit bémol, les clients du camping n’ont pas droit aux commodités du lodge (piscine, restaurant…). Tant pis, notre braai sous les étoiles sera tout aussi bien.
Dimanche 8 Août
Nous partons sur le site de Twyfelfontein pour visiter les peintures et gravures rupestres. Le site ouvre à 8h. Notre guide nous fera une visite intéressante, en prenant le temps et avec beaucoup d’explications. De plus, il est plein d’humour. La ballade en boucle qui se fait le long de la colline où sont disséminées les peintures offre des vues sur des paysages ici encore grandioses. La roche est très découpée à cet endroit.
Après la visite, nous partons au Nord vers Palmwag, notre prochaine étape. Nous croisons notre première barrière vétérinaire.
Un mot sur ces barrières vétérinaires en Namibie et au Botswana. Si on comprend bien leur utilité pour limiter la propagation des virus et des maladies entre faune sauvage et troupeaux de bovins, on comprend nettement moins le choix des produits qui sont confisqués d’un barrage à l’autre : c’est vraiment la loterie ! Certes, il y a toujours la viande fraiche et les produits laitiers mais parfois le biltong y passe aussi ; une autre fois c’est le bois ; une autre fois encore la volaille est ok…Difficile de prévoir. Attention donc à ne pas trop faire de provisions à l’avance pour certains produits si vous devez passez ces barrières. Bien regarder sur les cartes ou votre GPS où elles sont, ou alors cacher la nourriture dans les sacs hors du frigo, ce qu’on avait fini par faire pour le biltong : denrée chère et pas si facile que cela à trouver, alors quand on vous le confisque (sans le brûler), cela ne fait pas plaisir (enfin ce n’est pas perdu pour tout le monde).
Nous arrivons au Palmwag lodge (www.palmwag.com) en début d’après midi. Le logde est superbe, véritable oasis au milieu d’un paysage aride ; l’accueil est prévenant et le camping pas mal. On se relaxe un peu près de la piscine. Les oiseaux sont légions près du lodge et offrent de belles opportunités pour les photos. Nous partons pour un game drive à 15h dans l’espoir de voir les fameux éléphants du désert et pourquoi pas un rhinocéros noir si la chance nous sourie. A voir le tableau à l’entrée du lodge qui indique les rencontres des précédents game drives, on se dit que ce n’est pas gagné. Le game drive se fait dans la concession de Palmwag. On verra pas mal d’animaux (oréotragues, oryx, zèbres de Hartmann, rapaces) mais pas d’éléphant. Le game drive dure jusqu’au coucher du soleil qu’on observe depuis une plateforme naturelle en sirotant un vin rouge et du biltong compris dans la prestation. Un bon souvenir !
Lundi 9 Août
Nous repartons le matin pour un second game drive dans la concession de Palmwag. Celui-ci se fera sur un autre parcours plus long que la veille vers la rivière asséchée Uniab. Nous verrons encore pas mal de faune (girafes, oryx, springboks, chacals, serpentaires, babouins etc…) mais rien d’exceptionnel et toujours pas d’éléphant. Mince, pas de chance !
De retour au lodge, nous ne trainons pas car nous avons beaucoup de route jusqu’à Opuwo. Le long de la piste D3706, nous croiserons pas mal d’animaux (dont de nombreuses girafes) mais…toujours pas d’éléphant à l’horizon malgré tous les panneaux de mise en garde. Ce sera une petite déception pour moi dans ce voyage : ne pas avoir vu les éléphants du désert. Outre les animaux, les paysages montagneux sont encore et toujours splendides. Nous nous arrêtons pour manger à Sesfontein près de l’ancien fort allemand, maintenant devenu hôtels. Nous continuons ensuite plein Nord sur la piste D3704 et le Joubert Pass qui sera en fait le seul endroit en Namibie où j’aurai été bien content d’avoir un 4x4 (très pentu et piste bien déglinguée sur quelques km au pied du col). Les paysages sont toujours magnifiques et la végétation très changeante au fur et à mesure qu’on s’approche d’Opuwo. Une portion de route assez sinueuse est bordée de jolis Baobabs, nos premiers dans ce périple. On restera par ailleurs longtemps à observer un couple de rapaces se livrer à des combats acrobatiques en plein vol. Nous commençons également à voir des Himbas sur le bord de la route. Plusieurs jeunes filles Himbas nous arrêteront d’ailleurs à une quinzaine de km d’Opuwo en se jetant littéralement au milieu de la route à l’approche de notre 4x4. Elles n’ont vraiment pas peur de l’accident ! Elles rigolent, encerclent la voiture et nous demandent à manger puis de les prendre en photos pour quelques N$. On n’ose pas mais je regrette car elles étaient bien jolies avec leurs cheveux coiffés de différentes façons selon leur âge.
Nous arrivons en fin d’après midi à Opuwo : ville moche et sale, et il fait un vent de folie. Le camping de l’Opuwo Country Hotel (www.namibialodges.com/opuwo.html) est superbement situé sur la colline avec une belle vue sur les alentours. Une fois la tente dépliée et une bonne douche, on décide de se faire plaisir et on prend le repas du soir au buffet du lodge: très bon et pas si cher que cela.
Mardi 10 Août
On profite d’Opuwo pour faire le plein de provisions, d’essence et d’argent liquide (plusieurs ATM disponibles) puis nous prenons la piste D3700 pour Epupa Falls. Cette piste est nickel est semble avoir été refaite il n’y a pas très longtemps. Du coup, elle est très roulante et on arrive sur les rives du Kunene à peine 3h après avoir quitté Opuwo, bien moins que ce qui est indiqué sur les guides. La partie après Okongwati est particulièrement scénique avec une végétation bien particulière. Nous croiserons beaucoup de Himbas le long de cette piste, normal me direz vous puisque nous sommes en plein dans leur territoire. L’arrivée à Epupa Falls est étonnante avec cette concentration importante de campings et de lodges le long de la rivière sur quelques centaines de mètres au milieu de…rien.
Je m’étais longtemps demandé pendant la préparation de ce voyage si l’A/R sur Epupa Falls en valait la peine. Eh bien, j’ai bien fait ! J’ai trouvé cet endroit magnifique : un autre de mes coups de cœur de ce voyage. Les chutes sont splendides (il y a avait beaucoup d’eau cette année en Août) avec tous ces baobabs au pied de l’eau : une merveille pour les photos. De plus, le camping communautaire où nous étions (www.nacobta.com.na) était idéalement situé. Nous avons pu avoir un emplacement au bord de l’eau à quelques dizaines de mètres seulement des chutes. C’est bruyant, certes, mais comme c’est un bruit régulier, pas de problème pour dormir la nuit. Possibilité de faire des baignades dans les vasques non loin des cataractes. Nous profitons de notre arrivée plus tôt que prévu pour faire une visite d’un village Himbas avec un guide pris auprès du camping communautaire. C’est assez cher mais la visite vaut le coup. C’est très intéressant culturellement mais on se sent gêné de prendre ces gens en photos même si notre guide insiste pour nous dire qu’on peut photographier tout ce qu’on veut. On achètera un peu de l’artisanat proposé par les Himbas lors de cette visite même s’il n’y a rien de très joli et à notre goût mais on a l’impression de les aider ainsi. En plus du village, nous visiterons également un cimetière Himbas. Le soir, nous profitons de la plateforme d’observation du camping construite en hauteur du Kenene pour observer les oiseaux et profiter du couché de soleil.
Mercredi 11 Août
La nuit sous la tente aura été encore bien chaude pour la saison. Après le dépliage de la tente et le rangement des affaires dans le 4x4, nous repartons pour les chutes afin de les voir avec le soleil dans l’autre direction par rapport à la veille : cela permet de prendre des photos avec des effets d’ombres différents.
Nous laissons cet endroit magnifique derrière nous et redescendons dans le Sud via Opuwo et les pistes C41 et C35. Celles-ci sont en fait goudronnées d’Opuwo jusqu’à Kamanjab et de ce fait, nous mettrons bien moins de temps que prévu pour faire le trajet jusqu’à notre prochaine étape : le camping d’Hobatere Lodge (www.namibweb.com/hl.htm). A l’approche de la concession du même nom, nous longeons de très près la frontière Ouest du parc d’Etosha, ce qui nous permet de faire quelques belles rencontres avec la faune sauvage (oréotragues, rapaces, girafes) et nous retraversons une barrière vétérinaire. Cette fois-ci, rien ne nous sera confisqué. Nous arrivons au camping en milieu d’après midi : celui-ci se situe juste au bord de la concession à 2km de la route. Cet endroit aura été un autre coup de cœur du voyage. Les emplacements sont très « nature » et très bien situés à proximité d’un poste d’observation sur une petite colline surplombant un point d’eau très fréquenté. En effet, nous sommes restés tout le restant de l’après midi à observer la faune venant s’abreuver à ce point d’eau et nous avons alors vu voir des damans, des babouins, des troupeaux de kudus, zèbres de Hartmann, girafes et élands du cap. Vraiment très beau ! Le soir, nous ne traînons pas trop pour prendre notre repas et tout ranger pour la tombée de la nuit car le gardien du camping nous indique que des lions rôdent depuis plusieurs jours dans les parages. Quelques jours auparavant, nous avions effectivement rencontré un couple de français qui nous avaient confirmé les avoir vus dans ce camping mais pour nous, pas de chance : nous ne les verrons pas, juste leurs traces.
Jeudi 12 Août
Nous partons à l’aube afin d’entrer dans le parc d’Etosha au plus tôt pour en profiter au maximum pendant cette journée. En suivant les conseils obtenus sur VoyageForum, nous décidons de « couper » par les pistes D3248 et D2695 qui longent la frontière sud du parc après Kamanjab. Ces pistes sont en assez bon état et les paysages intéressants mais la route reste assez longue (compter 3 bonnes heures pour arriver à Anderson Gate). Les pistes nous font traverser de nombreuses fermes et nous devons ouvrir et refermer derrière nous plusieurs fois les barrières délimitant les concessions. Arrivés vers 10h, nous allons directement au camp d’Okaukuejo pour payer les permis pour les 3 jours que nous avons prévu de passer à Etosha et prendre possession de notre emplacement de camping (www.nwr.com.na). L’hôtesse à l’accueil est d’une lenteur incroyable ! Nous étions heureusement en 2eme position dans la file d’attente mais le temps qu’elle s’occupe de nous, celle-ci grandie à vue d’œil. Nous aurons l’emplacement C28 (c’est donc numéroté !). Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce ne sera pas le plus beau camping du voyage. Beaucoup de monde, pas d’ombre, poussiéreux et pour ne rien arranger, il fait beaucoup de vent ce jour là. On pose notre matériel de camping, on mange et on repart donc pour toute l’après midi à visiter la partie Ouest du parc accessible aux touristes voyageant en individuel, c’est-à-dire jusqu’à Ozonjuitji M’Bari. Nous n’irons pas plus loin que Grünewald et la Ghost tree forest. Les paysages sont surprenants dans ce parc : très plat, très peu d’arbres et l’approche du grand pan asséché dévoile de bien jolies couleurs. La densité de faune n’est pas extraordinaire mais c’est quand même riche en espèces. Dans cette partie du parc (Grünewald-Okondeka-Gemsbokvlakte), nous verrons beaucoup de mangoustes fauves, d’outardes de Kori, d’écureuils terrestres, de rapaces ainsi que d’autres espèces « classiques » comme les oryx, girafes, autruches, gnous, springboks et autres zèbres (de Burchell cette fois-ci). Nous voyons également pas mal d’impalas et nous ne remarquons pas tout de suite que l’espèce présente à Etosha est différente de celle qu’on peut voir en Afrique du Sud ou au Kenya par exemple. En effet, il s’agit d’une sous espèce à front noir qui était apparemment en voie de disparition et qu’ils ont réussi à maintenir dans le parc. Nous ne verrons pas d’éléphants ni de gros chats mais en fin d’après midi, nous croiserons un couple d’otocyons. C’est toujours un réel plaisir que d’observer ces animaux si mignons. Nous rentrons au camp en fin de journée pour prendre une bonne douche après avoir manger pas mal de poussière avec tout ce vent qui heureusement tombe le soir, ce qui est bien agréable pour le repas auprès du feu. Après le diner, nous allons au point d’eau du camp dont nous avons lu beaucoup de bien sur VoyageForum. Effectivement, il est très bien aménagé avec éclairage puissant et barrière au plus près du point d’eau permettant d’observer au mieux la faune. Nous ne sommes pas seuls à contempler la scène, loin de là, et il faut jouer un peu des coudes pour prendre des photos. Dès notre arrivée, deux éléphants profitent du point d’eau et plusieurs chacals tournent autour. Ils seront rejoint un peu plus tard par des rhinocéros noirs : nous en verrons 4 en tout dans la soirée. Ce point d’eau est vraiment une réussite !
Vendredi 13 Août
Pendant la journée entière, nous visiterons la partie centrale du parc d’Etosha entre Okaukuejo et Halali. Cette partie se révèlera la zone la plus riche et la plus intéressante du parc lors de notre visite. Le matin, vers Gaseb, nous retrouvons le couple d’otocyons vu la veille. A Ondongab, nous verrons 2 hyènes qui se cachent dans l’entrée d’un terrier. Au plan d’eau d’Aus, nous assisterons à de belles interactions entre des girafes, autruches et un troupeau de bubales. Ce coin est très joli avec beaucoup de végétation. En continuant plus à l’Est vers Homob et Salvadora nous aurons droit à de splendides vues sur le pan et nous verrons encore beaucoup d’oryx et de zèbres. Au plan d’eau de Rietfontein, enfin un félin: un beau lion mâle qui se dore la pilule au soleil. Il est très près de la piste dans l’herbe rase, ce qui rend la prise de photos très aisée. Amusant de voir les springboks qui, pour aller s’abreuver, passent avec le regard inquiet devant le lion endormi. Nous nous arrêtons vers midi au camp d’Halali pour prendre possession de notre emplacement de camping. Cette fois-ci, pas de numéro : on se met où on veut. Nous irons manger sur la plateforme d’observation du plan d’eau d’Halali : à cette heure de la journée, pas grand chose à voir si ce n’est des Kudus et de nombreux oiseaux. On repart l’après midi toujours vers l’Est. Au plan d’eau de Goas, il y a des éléphants. Chouette ! Il y a également pas mal de voitures, ce qui nous intrigue, et un des conducteurs nous indique qu’il y a 2 lionnes à voir. Effectivement…mais très loin et couchées dans les herbes hautes. Impossible de prendre une photo. On ne reste pas trop longtemps et on repart en direction d’Okerfontein. Sur le chemin, on décide d’aller à Batia. Erreur : cette partie est assez inondée (on se demande pourquoi) et la piste passe plusieurs fois dans de l’eau stagnante, ce qui couvre de boue notre 4x4…pour ne rien voir finalement. Nous prenons ensuite la piste qui longe le pan jusqu’à Okerfontein. Cette piste est très scénique et riche en faune (oryx, zèbres, impalas, springboks etc…) et nous croisons 2 éléphants, dont un qui s’approche très près de la voiture (frisson). Arrivé à Okerfontein, une lionne est couchée dans l’herbe. Elle est très bien positionnée et on peut l’observer très facilement. Il se fait déjà tard et nous retournons sur Halali via le plan d’eau de Goas. Il y a encore plus de monde, voitures et animaux : éléphants, oiseaux, zèbres, les lions sont toujours au loin presqu’impossible à voir et il y a deux girafes qui sont en pleine parade amoureuse. Nous n’avons jamais vu d’accouplement de girafe et nous attendrons longtemps qu’elles passent à l’acte mais c’est déjà presque l’heure de la fermeture des camps et nous devons partir. Dommage ! Du fait de notre arrivée tardive au camp, nous mangeons de nuit, rapidement accompagnés de plusieurs ratels qui visitent tous les emplacements pour fouiller les poubelles en quête de restes de nourriture. Ces bestioles sont incroyables, sans aucune peur de nous et chipent tout ce qui reste à porter de leur mâchoire. Après le repas, nous allons au plan d’eau du camp. Il est plus petit que celui d’Okaukuejo mais tout aussi bien aménagé. On attend un petit quart d’heure et rapidement le spectacle commence, et quel spectacle !! Tout d’abord, plusieurs rhinocéros noirs dont une mère avec son petit. Ils sont très craintifs. Puis, sans aucun bruit, arrive un troupeau d’éléphants de tous âges. On en comptera 26, splendide ! Pendant que les éléphants boivent, se projettent de la boue ou jouent pour les plus jeunes, un rhinocéros arrive également puis peu après…un léopard ! C’est tout simplement incroyable : pendant quelques minutes nous aurons donc en même temps autour du plan d’eau éléphants, rhinos et léopard. Ce dernier reste toutefois un peu à l’écart et repart assez rapidement dans les bois. Quelle soirée ! Nous retournons dans la tente les yeux et la tête plein d’images.
Samedi 14 Août
Pour cette journée, nous avons prévu de visiter la partie Est du parc autour de Namutoni où nous passerons notre dernière nuit à Etosha. De bon matin nous nous dirigeons vers Goas où nous avions fait de belles rencontres la veille. Il y a beaucoup moins de voitures mais toujours autant d’animaux : des éléphants et une hyène qui déambule autour de l’eau puis se dirige droit sur nous (super pour les photos) pour disparaitre dans la forêt. Ensuite, nous continuons sur Okerfontein où nous verrons notre premier (et dernier) rhinocéros noir de jour. Il est assez loin mais avec une très bonne visibilité. Puis nous allons au point d’eau de Ngobib : rien, à part quelques autruches. Sur la piste du retour, de nombreux véhicules sont stationnés : c’est sûr, il doit y avoir quelque chose à voir ! Effectivement, une lionne avec ses 2 petits sont couchés dans l’herbe à l’ombre d’un arbuste. Cependant, l’herbe est haute à cet endroit et impossible de prendre une photo montrant autre chose que le dessus de leur tête. On reste longuement à les observer en espérant qu’ils se découvrent mais ils resteront immobiles tout le temps. Nous continuons alors notre route sur Namutoni et en chemin, nous nous arrêtons au point d’eau de Chudob où ici encore beaucoup d’animaux sont présents : girafes, gnous, springboks, zèbres…et élands du cap. Un immense essaim d’oiseaux virevolte au dessus du plan d’eau, ce qui est magnifique à regarder. On prend la dik-dik loop juste à coté de Namutoni, réputé pour y abriter des léopards mais nous ne verrons rien. Pour midi, nous prenons possession de notre emplacement qui est bien agréable avec du gazon (surprenant dans cette région plutôt aride) et ombragé. Après le repas, nous repartons vers le nord du parc : Twee Palms, Tsumcor jusqu’à Andoni Plain. Nous ne verrons pas grand-chose. Nous rebroussons chemin en prenant les pistes qui longent le pan. C’est un peu plus animé : zèbres, oryx, girafes, phacochères et...une hyène morte. Nous repassons au plan d’eau de Tsumcor et là, fantastique, on croise un impressionnant troupeau d’éléphants (peut-être une cinquantaine). Il y en a partout : devant, derrière, sur les cotés du 4x4. On n’en mène pas large. On coupe le moteur et attendons que toute la troupe passe son chemin pour regagner le camp à la fin de l’après midi. Des mangoustes rayées jouent sur le gazon à l’entrée du camping. Le soir après le repas nous allons au plan d’eau de Namutoni qui a l’inconvénient d’être assez loin des plateformes d’observation et en partie bouché par de hauts roseaux. Nous verrons 2 éléphants s’y désaltérer ainsi que des milliers de passereaux qui forment de véritables nuages en mouvement, ce qui est du plus bel effet avec le soleil couchant. Une fois la nuit tombée, tout s’arrête et nous ne verrons rien d’autre d’exceptionnel. Les jours passent mais ne se ressemblent pas...
Dimanche 15 Août
Nous nous levons très tôt dès le lever du jour car nous avons beaucoup de route jusqu’à Bagani dans la bande de Caprivi. Au cas où, on décide tout de même de refaire la dik-dik loop qui est juste à coté du camp. On ne voit rien au plan d’eau, ni sur la piste mais en retournant vers le camp, bingo, on tombe sur 4 lions : deux adultes et deux jeunes qui se reposent à deux pas de la route. Superbe rencontre pour cette fin de visite à Etosha. Il est déjà 7h30 et il est vraiment temps de quitter le parc pour la Bande de Caprivi.
Ces trois jours à Etosha auront été un bon souvenir. Les paysages sont très différents de ce qu’on avait pu voir dans les parcs Sud-Africains et si la densité de faune n’égale pas celle du Kruger ou d’Umfolozi, nous aurons vu toutefois de nombreuses espèces et de belles interactions aux différents points d’eau. Pas de léopard (de jour) ou de chasse mais n’en demandons pas trop. Nous n’aurons pas vu également de dik-dik Damara alors qu’ils sont normalement assez communs dans ce parc.
On quitte Etosha par la route C38 qui mène à la B1. On croisera plusieurs steenboks, kudus et…un couple de dik-dik Damara ! Evidemment, nos appareils photos sont rangés. Nous sommes maudits. Arrivés sur la route B1, nous coupons par les pistes D3001 et D3016 via Tsintsabis pour gagner en distance. Ces pistes sont toutes droites et en très bon état. Nous croisons ici encore de nombreux animaux : kudus, phacochères, autruches... Nous nous perdons un peu en arrivant sur Tsintsabis car il y a d’importants travaux de construction d’une route goudronnée jusqu’à Tsumeb et qui perturbent l’entrée du village. Arrivés sur la route B8 goudronnée, c’est de nouveau tout droit jusqu’à Rundu, sans trafic et monotone. Nous profitons de Rundu pour faire le plein d’essence et de nourriture puis nous continuons en direction de Divundu où la route reste désespérément rectiligne. Par contre, on s’ennui moins dans cette partie de la Namibie qui est beaucoup plus peuplée avec de nombreux villages tout en huttes de bois ainsi que des étals d’artisanat sur le bord de la route. Rien de bien folichon toutefois. A Divundu, on quitte la route goudronnée pour la piste en direction du Botswana et de la petite réserve de Mahango. Juste avant, nous bifurquons pour le Mahangu Safari Lodge en bordure de l’Okavango (www.mahangu.com.na) où nous passerons la nuit.
En se levant tôt il est tout à fait possible de faire Etosha-Bande de Caprivi dans la journée sans imprudence et en prenant son temps. Par contre, ne pas oublier que dans cette partie de la Namibie, on est à l’heure du Bostwana, soit une heure d’avance sur le reste du pays.
Le lodge est superbe et les emplacements de camping très bien situés en bordure de la rivière. Les blocs sanitaires sont nickel avec eau chaude. Il y a une petite piscine et plusieurs plateformes d’observation en hauteur pour les oiseaux. Par ailleurs, quelle vue sur la rivière ! On arrive à temps pour le boat cruise du soir. Je le recommande fortement. Pas cher (150N$/p) et on longe pendant 2h la partie Ouest du parc de Bwabwata bordant l’Okavango et qui s’avère très riche en faune. Lors de cette croisière, nous verrons des guibs harnachés, des crocodiles, beaucoup d’oiseaux dont les rares becs-en-ciseau d’Afrique (et de très près pour les photos) et des buffles. Le compte y est : nous aurons donc vu les big 5 en Namibie ! Au retour au lodge, nous décidons de prendre le repas dans leur restaurant. Très bon. La nuit dans la tente sera un peu fraiche avec l’humidité de la rivière toute proche et nous constaterons le lendemain qu’un hippopotame est passé à deux pas de notre tente sans rien entendre.
Lundi 16 Août
Le lever du jour nous révèle un beau spectacle depuis notre tente avec les volutes de vapeur de qui se dégagent de l’Okavango à la fraicheur du matin. Superbe. Comme à notre habitude, nous quittons le lodge très tôt le matin pour profiter au mieux de la petite réserve de Mahango. Une fois payé de le permis d’entrée (90N$ pour 2 personne) nous prenons la piste qui longe l’Okavango. Cette piste est très agréable avec de beaux paysages et de nombreuses avancées sur les rives de l’Okavango. Question animaux, c’est le festival d’oiseaux de toute sorte : rapaces, spatules, oies, ibis, bec-ouverts, calaos, blue waxbill, guêpiers etc…impossible de les citer tous. Pour les animaux plus gros, ce n’est pas le Pérou en ce début de matinée : on voit quelques zèbres, des impalas et des babouins et des cobes lechwe au loin mais rien de plus. Cette réserve est réputée pour abriter une grande population d’antilopes rouannes et d’hyppotragues : où sont-ils ? Nous continuons vers le site de picnic au pied d’un baobab immense. Nous arrivons déjà sur la piste principale qui mène au Botswana ; il est encore tôt et on décide de refaire la boucle. De nouveau à l’entrée on choisit finalement de prendre l’autre piste qui part vers l’intérieur de la réserve. Tout le monde nous déconseillait de la faire car très boisée et difficile d’y voir des animaux. Tant pis, on a du temps et on y va quand même. Après quelques centaines de mètres seulement, bingo, nous croisons un petit troupeau d’antilopes rouannes suivi par des zèbres. Ils doivent se diriger vers la rivière. Ces antilopes sont très belles : un cou énorme et de très grandes oreilles mais ils sont très farouches et disparaissent vite à l’approche de notre 4x4. Nous continuons vers le point d’eau qui se situe 10km plus loin. La piste n’est pas en très bon état mais nous croiserons zèbres, autruches (avec des petits), un cob des roseaux (il me semble) et des phacochères. Nous avons de la chance au point d’eau : plusieurs antilopes rouannes et un magnifique hyppotrague mâle à la belle robe noire foncée s’y désaltèrent. Quel spectacle ! Eh bien, nous avons bien fait de ne pas écouter les conseils. Après les avoir observé longuement jusqu’à ce qu’ils disparaissent dans la forêt, nous décidons de continuer sur la piste qui rejoint la route principale après 20km au lieu de rebrousser chemin. Le panneau indique pour 4x4 uniquement : pas de problème, on en a un…Ce sera notre baptême du feu, sable très profond + végétation très dense sur les 20km : horrible pour la conduite et rien à voir. Heureusement, on ne croise qu’un véhicule à la fin de la piste. Je ne sais pas comment on aurait fait si on s’était croisé avant. C’est une portion que je déconseille mais finalement très formateur pour nous pour Moremi et Chobe. Nous reprenons une nouvelle fois la piste qui borde l’Okavango : nous verrons 2 éléphants au loin, quelques damalisques sassaby et toujours autant d’oiseaux. Nous prenons le déjeuner sur le bord de la rivière puis nous quittons la Namibie pour le Botswana et la région du Panhandle.
Le passage de frontière à Mohembo est très facile et expéditif. Pour l’entrée au Botswana avec un 4x4 loué, nous prenons un double entry permit (160 Pula), ce qui nous permettra de gagner un peu d’argent pour nos prochaines entrées au Botswana. Nous nous arrêtons à Shakawe pour prendre des Pulas à l’ATM de la Barclays Bank. Très pratique. Puis nous poursuivons jusqu’au Drotsky’s Cabins, notre prochaine étape (www.drotskycabins.com).
Ce lodge et très bien fait : emplacements de camping spacieux et en bordure de l’Okavango, blocs sanitaires très propres et ils ont une magnifique plateforme d’observation sur l’Okavango. Nous nous renseignons sur les boat tours qu’ils organisent pour observer l’avifaune, n’étant pas fans de pêche : l’autre activité principale proposée par le lodge. Nous réservons un tour de 2h pour le soir en espérant voir la rare chouette pêcheuse de Pel car ils connaissent un lieu où elle chasse régulièrement. La ballade est riche en observations : hippopotames, crocodiles, varans et des milliers d’oiseaux (martins pêcheurs de diverses espèces, colonies de guêpiers écarlates ou à front blanc nichant sur les berges de la rivière, balbuzard pêcheurs, hérons, aigrettes, cigognes etc, etc…) mais nous ne verrons pas la fameuse chouette de Pel. C’est vraiment un superbe endroit et je remercie chaudement les internautes (Ericarole, Vinnylove…) de m’avoir fortement incité lors de la préparation du voyage de visiter cette partie du Botswana plutôt que de rester 2 nuits sur Mahango. Ce fut vraiment un bon conseil. Repas du soir pris autour du feu au bord de la rivière.
Mardi 17 Août
Nous repartons le lendemain matin pour une seconde ballade en bateau de 3h. Nous verrons toujours autant d’oiseaux que la veille dont des jabirus et des jeunes aigles pêcheurs au plumage bien moins caractéristique que les adultes. Au détour d’un méandre de la rivière, nous surprenons un hippopotame qui fera volteface violement pour plonger dans l’eau sous notre bateau. Petite frayeur et notre guide de mettre à fond les gaz pour échapper à l’animal. Quel souvenir ! Nous aurons également la chance de voir des loutres pendant cette balade. Tout d’abord, 2 individus nageant au milieu de l’Okavango puis au retour vers le lodge, une loutre peu timide se prélassant sur la berge de la rivière, ce qui nous a permis de bien l’observer. Encore de belles images pendant cette matinée dans le Panhandle.
Vers 11h, nous reprenons la route pour la bande de Caprivi. Passage de la frontière à Mohembo toujours aussi facile. Arrêt technique à Divundu pour prendre de l’essence et pour la première fois, problème : il n’y en a plus ! Nous sommes loin d’être à sec alors nous ne sommes pas inquiets et on se dit qu’il y en aura bien à Katima Mulilo. La traversée de l’Okavango se fait sur un pont bien étroit puis la route B8 traverse en ligne droite le parc Bwabwata sur 200km. Les nombreux panneaux indiquant la présence possible d’éléphants nous font ralentir l’allure mais nous n’en verrons aucun. Arrivés à Kongola, nous allons directement à la première station pour prendre de l’essence et se rassurer. Nous retournons un peu sur nos pas pour prendre la piste qui mène au Mazambala Island Lodge (www.mazambala.com) situé sur les rives de la rivière Kwando (qui devient Linyanti plus au sud et enfin Chobe vers Kasane). Le lodge est situé sur une presqu’île que nous ne pouvons atteindre en voiture cette année car le niveau du Kwando est trop haut mais le camping, lui, reste accessible. Le camping est très basique (mais il y a quand même de l’eau chaude dans les douches) et les emplacements sont idéalement situés en bordure de rivière : encore un site magnifique. Nous y sommes en fin d’après midi et après renseignement, il y a un boat tour qui est prévu de 17h jusqu’au coucher du soleil pour observer la faune dans cette partie du Kwando. C’est assez cher (250N$/p) et ma femme n’est pas très emballée, ayant déjà fait un boat tour le matin même. J’insiste et on y va. Finalement, nous ne serons que deux sur le bateau et très rapidement, on ne regrette pas notre décision. En effet, notre guide est très sympa et pas avare d’explication sur la flore et la faune que l’on rencontre, et quelle faune ! C’est très riche dans cette zone qui fait frontière avec la partie Est du parc de Bwabwata. Nous verrons de très près de nombreux cobes lechwe, crocodiles et hippopotames, des guibs harnachés, des babouins, kudus et impalas ainsi qu’un troupeau d’éléphants s’abreuvant et jouant sur les rives du Kwando. Vraiment très chouette à regarder.
Le repas du soir au bord de l’eau avec tous les oiseaux sera également mémorable malgré les nombreux moustiques. Heureusement nous avions commencé notre traitement anti paludéen – Lariam - à l’approche de la bande de Caprivi. Nous ne trainons pas trop dehors le soir car nous entendons des hippopotames qui ne semblent pas être loin. Effectivement, une fois dans la tente, nous les apercevons passer tranquillement juste devant notre emplacement. Le son de milliers de grenouilles et autres insectes nous bercera pendant toute la nuit.
Mercredi 18 Août
Ce matin, on ne traine pas pour replier la tente car nous avons beaucoup de route et deux passages de frontière pour rejoindre notre prochaine étape : Victoria Falls pour visiter les chutes coté Zimbabwe. Nous avions longuement hésité entre Zambie et Zimbabwe pour réserver l’hébergement et visiter les chutes. Le trajet semblait beaucoup plus simple coté Zambie (un seul passage de douane à Katima Mulilo) ; de plus, nous avions des infos contradictoires et peu encourageantes pour le passage de la frontière au Zimbabwe avec une voiture de location. Mais plusieurs personnes, Ericarole en tête, avaient bien insisté : « il faut absolument voir les chutes coté Zimbabwe ». Nous avons donc suivi ces conseils et on a bien fait, même si cela a été un peu rock-n-roll.
Comme pour Mohembo, le passage de la frontière Namibie-Bostwana à Ngoma fut une simple formalité. Avec le double entry permit, nous n’avons rien eu à payer cette fois-ci. Le pont sur la rivière Chobe offre par ailleurs de superbes vues et un premier aperçu de la richesse de la faune. Par contre, il y a une barrière vétérinaire où on nous demande d’ouvrir le frigo. Pas de problème, on avait prévu le coup et nous n’avions pas de viande fraiche mais à Ngoma, le biltong ne passe pas ! Et pourquoi donc ? Les autres fois, c’était ok mais là rien à faire, on nous embarque tout notre biltong. Grrr…ce ne sera pas perdu pour tout le monde ! Dès que l’on entre dans la réserve de Chobe par la route principale qui va jusqu’à Kasane, on est mis dans l’ambiance avec les nombreux animaux qu’on croise : buffles, kudus et éléphants !
Nous arrivons à Kasane puis avec un peu d’appréhension nous nous dirigeons vers le poste de frontière de Kazungula pour le Zimbabwe. Finalement, cela se passera très bien : pas du tout folklore africain. A la douance, un premier guichet pour payer les VISA (30US$/p) puis un second guichet pour les taxes véhicule. Pour notre Toyota Ilux 2.7i essence: 55US$ de taxe carbone et autres + 50US$ pour une assurance obligatoire valable 1 mois. Pour chaque paiement (en cash et US$ uniquement), nous recevons un imprimé officiel avec tampons etc... En 30 minutes, le passage de la frontière est réglé. Cela nous est revenu en tout à 165US$, donc moins cher qu'en passant par un TO local à Kasane (50US$/p/trajet soit 200US$ pour nous deux). En discutant avec les locaux, il semble que les autorités du Zimbabwe cherchent à améliorer les choses pour faire revenir les touristes dans le pays. Enfin, pas tant que cela tout de même. Voyez plutôt : 5km après la frontière, il y a un barrage de police où ils arrêtent tous les véhicules. Nos papiers de douane étaient bien en règle (ouf) mais un policier nous fait remarquer que nous n’avons pas de déflecteur blanc à l’avant du notre 4x4, ce qui est apparemment contre la loi au Zimbabwe. Ah bon ? Cela fera 10US$ d’amende et on devra en acheter à Victoria Falls (1US$). Je peste contre le loueur ! Ensuite, il faut faire très attention aux limitations de vitesse. On l’apprendra plus tard mais il faut savoir qu’un contrôle radar est régulièrement mis en place à l’entrée de la ville. Ce jour là, il était là et on tombe dans le panneau : nous étions à 90km/h pour une limite à 80km/h. Re-police et re-amende : 50US$ ! Je peste contre moi-même cette fois-ci. Nous arrivons à destination vers 13h, passablement énervés et amputés de 226US$. Un guide sud africain nous indiquera l’astuce : si possible, toujours suivre un autre véhicule (surtout les bus des TO) quand on roule au Zimbabwe.
Nous prenons possession de notre bungalow au Victoria Falls Rest Camp (www.vicfallsrestcamp.com). Celui-ci s’avère bien défraichi et moyennement propre. Les blocs sanitaires sont par ailleurs très sales. Ce sera notre plus mauvais hébergement pendant tout ce voyage.
On se requinque pendant le repas de midi puis nous allons visiter les chutes…à pied car je ne veux plus prendre la voiture pour éviter une autre amende ! L’entrée du parc n’est d’ailleurs qu’à 2km. Sur le chemin, de nombreux vendeurs insistent pour nous vendre pour des sommes dérisoires de l’artisanat (assez joli d’ailleurs par rapport à ce qu’on a pu voir en Namibie) ou des anciens billets de 25 milliards ou 10 trillions de dollars zimbabwéens : sombre souvenir de la période d’inflation exponentielle qu’a connu le pays avant d’abandonner leur monnaie pour les US$. On sent la pauvreté qui existe encore dans ce pays.
Il faut maintenant débourser 30US$/p pour la visite des chutes. La végétation est de type forêt humide, bien différente de ce qu’on a pu voir jusqu’alors. Les différents points de vue aménagés sur les chutes sont splendides, tous aussi impressionnant les uns que les autres. Cette année en Août, les chutes sont encore grosses en on s’en prend plein la figure. Difficile de filmer ou prendre une photo sans une goutte d’eau sur l’objectif. Danger point est particulièrement glissant mais la vue est à couper le souffle. Devil’s cataract est également impressionnante. Tous ces embruns créent des effets d’arcs-en-ciel superbes. Nous avons dépensé beaucoup de dollars aujourd’hui mais la visite des chutes est vraiment un moment fort du voyage.
Nous n'avons pas visité les chutes coté Zambie mais nous sommes allés sur le pont qui enjambe les gorges (impressionnant, je recommande). C'est gratuit : on vous donne à la douane un coupon "laisser passer" pour la visite du pont qui est une sorte de zone franche entre Zambie et Zimbabwe. Par contre, pour visiter les chutes coté Zambie, il faut passer le poste de douane et donc payer le VISA d'entrée en Zambie. Il faut surtout demander qu'ils ne vous mettent pas de tampon car au retour à la douane du Zimbabwe, ils vérifient les passeports et s’ils voient que vous êtes allés en Zambie ils vous demandent de payer un VISA double entrée qui est plus cher que celui payé à Kazungula. Apparemment le truc marche pour ne pas payer de supplément mais on n'a pas essayé.
Après le pont, il nous reste encore du temps pour aller voir les gorges et le point de vue situé non loin du renommé Victoria Falls Hotel. Un policier nous accompagne pour y aller (c’est rassurant !) dixit pour nous éviter le harcèlement des vendeurs. Le point de vue est magnifique mais il y a des câbles partout (pour les tyroliennes et autres activités fortes en adrénaline), ce qui n’est pas terrible pour faire des photos « nature ». Nous traversons le Victoria Falls Hotel, majestueux et luxueux. C’est à la fois impressionnant mais gênant toute cette richesse dans un pays aussi pauvre.
Pour le soir, nous décidons de manger au restaurant du camp qui est très bon et autre bonne nouvelle : très bon marché. Cela fait du bien au porte monnaie après tout ce qu’on a dépensé cette journée.
Jeudi 19 Août
Nous nous renseignons pour un survol des chutes en avion mais les prix proposés sont trop élevés pour nous. Nous repartons donc pour le Botswana et cette fois-ci, on reste bien en dessous des 80km/h ! Le passage à la frontière se fait sans soucis mais comme nous entrons déjà pour la 3eme fois au Botswana, le double entry permit n’est plus valable dans sa totalité et nous devons payer la partie Road Permit pour 45Pulas de plus. De retour à Kasane, nous allons directement à notre lodge (www.kubulodge.net) pour s’installer à notre emplacement de camping (bien équipé avec prises électriques et lumière, les sanitaires sont très propres et il y a même une petite piscine réservée pour les campeurs). Nous réservons avec eux un boat cruise sur la rivière Chobe pour l’après midi (départ à 15h). Nous profitons du temps qu’il nous reste pour faire le plein de provisions aux supermarchés très bien achalandés de Kasane (le Spar est particulièrement bien fourni). Nous voulons également faire le plein d’essence mais aucune station sur Kasane n’a de sans plomb ce jour-là ! Notre niveau d’essence est encore bon et on espère que cela ira pour les 2 jours prochains que nous devons passer dans le parc national de Chobe. Nous attendons 15h dans les jardins du Kubu Lodge près de la rivière où de nombreuses mangoustes rayées déambulent. A l’heure prévue, un 4x4 nous emmène à l’embarcadère où nous attend le bateau qui travaille avec le lodge et là bonne surprise : nous ne serons que les deux avec le guide. Super ! Cette croisière est un must : aussitôt passé le poste de contrôle « fluvial » pour entrer dans le parc, on est frappé par la richesse de la faune sauvage qui règne dans cette partie du Botswana. Outre de très nombreux oiseaux (martins pêcheurs de toute sorte, bec-ouverts, hérons, becs en ciseau d’Afrique, aigles pêcheurs etc…), nous verrons de très près et avec un autre perspective que depuis notre 4x4, de nombreux crocodiles, varans, hippopotames (dont des petits tout rigolo) mais également de grands troupeaux de buffles ainsi que des impalas et cobes de lechwe. Nous aurons la chance de voir plusieurs pukus (d’assez loin tout de même) : cela sera la seule fois pendant notre séjour dans la région. Le plus impressionnant pendant cette croisière restera le nombre d’éléphants. Il y en a des centaines, à chaque méandre de la rivière, qui viennent s’abreuver et se couvrir de boue. Je n’en ai jamais vu autant de ma vie. Voir les éléphanteaux jouer et s’ébrouer dans la boue épaisse puis avoir toutes les difficultés à s’en sortir sans l’aide des plus grands est particulièrement amusant. Le boat cruise durera jusqu’au coucher du soleil et avec de telles observations, on ne voit vraiment pas le temps passer. C’est une excursion ne manquer sous aucun prétexte ! Seul bémol : on est loin d’être seul et quelques fois, c’est presque l’embouteillage sur la rivière. Notre bateau était petit, ce qui nous a permis de s’isoler et voir en toute tranquillité certains animaux dans les petits méandres peu profonds de la rivière où les plus gros bateaux ne pouvaient pas aller. Essayez de vous renseigner avant de réserver sur le type de bateau proposé dans la prestation. Le soir, nous prendrons notre repas sur le qui vive en nous assurant que les babouins ne s’approchent pas trop près. Il y a également des gardiens qui resteront toute la nuit dans le camping car on nous explique que les vols dans les zones touristiques du Botswana sont en pleine recrudescence. Nous aurons droit à ces gardiens dans tous les autres campings fait par la suite au Botswana. Ce n’est guère rassurant pour l’avenir.
Vendredi 20 Août
Nous partons du lodge au plus tôt pour profiter au mieux de notre journée dans le parc national de Chobe (partie river front). Au passage, on s’arrête à nouveau dans une station d’essence mais toujours pas de sans plomb. Gloups ! On espère qu’ils en auront dans 2 jours qu’on on sortira du parc.
Nous arrivons à Sedudu Gate vers 7h30 où nous allons payer nos permis d’entrée et montrer notre réservation au camp d’Ihaha pour le soir. Nous avions entendu que depuis peu les permis ne pouvaient plus être pris aux entrées des parcs au Botswana mais seulement dans les bureaux du DWNP. A Kasane, les bureaux sont en fait à la porte de Sedudu. Nous prenons alors en même temps les permis pour Moremi que nous visiterons plus tard. Cela fait en tout une belle petite somme.
Un mot sur la gestion des parcs au Botswana (permis et réservations des campings public) car c’est assez compliqué depuis 2009 quand le Département des Parcs Nationaux (DWNP) a changé les règles et commencé à privatiser les campings. Quand nous avions fait nos réservations, les camps d’Ihaha à Chobe et Xakanaxa à Moremi étaient encore gérés par le DWNP mais maintenant il faut contacter Kwalate Safaris (pour les camps South Gate, Xakanaxa, Ihaha, Khumaga, Njuca Hills) : P.O Box 2280, Gaborone, Botswana, Tel: +267 686 1448 ; Fax: +267 686 1448; Cell: +267 71308283 / 71307435, kwalatesafari@gmail.com.
Pour le camp de North Gate à Moremi, il faut contacter Mapula Lodge (pour les camps North Gate, Savuti, Linyanti), Tel : +267 6865366 / 6865365, Fax: +267 6865367, sklcamps@botsnet.bw ou mapulalodge@info.bw (www.mapulalodge.com). Pour 3rd bridge (que nous n’avons pas réussi à avoir), il faut contacter Xomae Group (pour les camps 3rd Bridge, Nxai Pan, Baines Baobabs ) ; Tel/Fax + 267 6862221, Cell +267 73862221 ; xomaesites@botsnet.bw (www.xomaesites.com). En conclusion, vous réservez et payez les campings directement avec ces prestataires et les permis sont à payer aux bureaux DWNP à Maun, Gaborone ou Kasane (Sedudu Gate) (dwnp.parrogabs@gov.bw).
Nous dégonflons les pneus à 1.7bars. Une fois la gate passée, la piste rejoint à travers bois les rives de la rivière Chobe. Il y a de nombreuses pistes mais c’est assez facile pour se repérer. Typiquement, il y a celles qui bordent la rivière de près, la piste principale un peu plus en hauteur et plusieurs pistes qui s’enfoncent à l’intérieur du parc dans de petites vallées. Pendant les 2 jours passés au Chobe river front, nous avons pris plusieurs fois les pistes intérieures et à chaque fois on n’a rien vu du tout (hormis des éléphants) : la végétation est en fait assez dense, la visibilité pas terrible et de toute façon, il y a tellement de choses à voir au bord de la rivière que j’ai trouvé ces pistes assez décevantes.
L’état des pistes est très aléatoire au river front : cela va de la belle piste bien dure aux pistes défoncées quand on cherche à passer dans les zones non inondées aux abords de la rivière et aux pistes avec du sable bien mou et très profond. En voulant laisser passer un 4x4 venant vers nous sur la piste principale, je me suis bien ensablé comme un débutant en essayant de changer d’ornières. Sans même avoir eu le temps de se faire du souci que 5 minutes plus tard un camion (en fait un bus scolaire avec des dizaines d’enfants sur la benne arrière !) venait nous désensabler en tirant notre 4x4 avec notre corde (qui cassera pendant l’opération). La honte quand même ! Avec la corde cassée, nous ne nous sommes plus trop aventurés sur les petites pistes secondaires et isolées pour le reste de notre séjour dans le parc.
Pour cette première journée, nous avons vu quelques hyppotragues noirs, un guib harnaché, des antilopes rouannes, de nombreux buffles avec quelques beaux troupeaux, des zèbres, des impalas, des hippopotames, une curie de vautours sur une carcasse, de nombreux oiseaux et 4 lionnes. Celles-ci étaient allongées sous un arbre près de la rivière, bien à l’ombre et on a presque failli les louper car nous regardions surtout coté rivière où il y a toujours quelque chose à voir. Toujours aussi impressionnant, c’est le nombre incroyable d’éléphants qui viennent se désaltérer en fin d’après midi. Nous en aurons vu des centaines. C’est très impressionnant et même assez flippant quand ils passent devant la voiture ou bloquent les pistes. Il n’y alors qu’à attendre qu’ils libèrent le chemin n’ayant jamais osé forcer le passage (comme on a vu d’autres le faire). Nous verrons même un jeune éléphant mort sur le bord d’une piste secondaire. Si la diversité des oiseaux est indéniable dans ce parc, j’ai trouvé que c’était moins marquant pour les mammifères.
Pour le soir, nous avons dormis dans le camp d’Ihaha. C’est un site vraiment génial, un de mes coups de cœur, au milieu de la nature sauvage auprès de la rivière où les hippopotames et les éléphants n’étaient jamais bien loin. Le coucher de soleil avec les pêcheurs en toile de fond était splendide. Les blocs sanitaires étaient refaits à neuf et d’une propreté irréprochable. Pour le repas du soir, nous n’avons pas trop trainé et nous étions dans la tente dès la nuit tombée. Nous avions laissé les fenêtres ouvertes au cas où des animaux seraient passés devant notre tente mais nous n’avons rien vu. Par contre, une famille de babouins est restée dans un arbre derrière notre tente et nous avons eu droit à un concert de grognements et de cris pendant toute la nuit.
Samedi 21 Août
Le réveil avec la tente ouverte sur la rivière est un grand moment : déjà les hippopotames sont là. Le drive du matin sera assez calme. Nous verrons tout de même un petit groupe d’antilopes rouannes ainsi que des cobes à croissant : les premiers qu’on voit au Botswana. Comme la veille, nous observons un autre attroupement de vautours autour d’une carcasse : c’est assez impressionnant de voir comme ils se battent pour manger ce qu’il en reste. Par contre, toujours pas de prédateurs dans les parages. Nous essayons diverses pistes sans trop de succès et en début d’après midi, les passagers d’un 4x4 nous indiquent où un léopard fait la sieste dans le bush. Super ! Belle observation, cela sera le seul félin que nous verrons de la journée. Pas de lions ce jour là en effet. Nous croiserons plus tard dans l’après midi de nombreux hyppotragues noirs ainsi que quelques chacals mais d’assez loin. Comme d’habitude, des éléphants en très grand nombre traversent le parc en fin de journée en direction de la rivière où ils se regroupent par centaines pour boire ou se couvrir de boue contre les parasites. De belles opportunités de photos et à force d’en voir, je gère un peu mieux mon stress quand ils s’approchent de près de notre véhicule.
La fin de journée approche et on se dirige vers la sortie coté Sedudu Gate. Ces 2 jours passés au Chobe river front auront été riches en observations de la faune sauvage, très variée et avec un nombre vraiment impressionnant d’éléphants (c’est ce qui m’aura marqué le plus). Les paysages et les vues sur la rivière sont magnifiques et le camp d’Ihaha est vraiment idéalement situé. Un très bon souvenir.
De retour à Kasane, on file droit vers une station d’essence car le niveau commence à être vraiment bas et bonne nouvelle, ils ont de nouveau de l’essence sans plomb ! On fait donc le plein et on regonfle les pneus. On cherche également une nouvelle corde puisque la nôtre est inutilisable mais il est trop tard et les garages sont déjà fermés. Nous dormirons à nouveau au camping du Kubu Lodge pour la nuit (www.kubulodge.net).
Dimanche 22 Août
Nous quittons le camping dès 6h30 car nous avons beaucoup de route à faire. En effet, il nous a été impossible d’avoir une place de disponible dans le camp de Savuti pour la fin Août et comme nous avions lu sur divers sites qu’il était très long et assez périlleux de faire dans la journée la piste entre Kasane et North Gate Camp à Moremi alors l’autre option était de rejoindre Moremi par la route goudronnée via Nata, Gweta et Maun mais cela rallonge considérablement (environ 600km). Quand je vois ce qu’ont vécu Pierre77N et Ericarole cette année sur Savuti/Linyanti (casse et routes inondées), je me dis qu’on a bien fait d’être prudent étant donné qu’on voyageait seul. Par ailleurs, nous avions lu que la route entre Kasane et Nata, bien que goudronnée, était en très mauvais état avec d’innombrables nids de poule qui limitaient fortement la vitesse maxi. Nous avions donc prévu une halte vers Gweta au Planet Baobab (www.unchartedafrica.com).
En fait, il s’est avéré que la route entre Kasane et Mpandametanga (100km) est en très bon état, large et très roulante. Elle passe par ailleurs près des limites du parc Chobe et nous avons vu de nombreux animaux en début de matinée : steenboks, kudus, autruches et éléphants. C’est très sympa de conduire et observer en même temps tous ces animaux. Il y a également une barrière vétérinaire qu’on n’avait pas vu sur la carte et avec les provisions faites à Kasane on craint le pire mais cette fois-ci, le biltong et le poulet passe mais pas les saucisses…que je dois jeter au feu sur place. Ensuite, la route qui continue jusqu’à Nata (200km) a été réparée : tous les nids de poule ont été bouchés. De plus, ils sont en train de l’agrandir et de belles portions toutes neuves sont déjà en service. Les travaux devraient être finis pour toute la section Kasane-Nata d’ici 2 ans apparemment. Du coup, nous étions à Gweta vers 11h !
Nous avons alors décidé de pousser jusqu’au Nxai Pan National Park pour visiter la partie de Baines Baobab. Arrivés à l’entrée du parc, bonne nouvelle, nous pouvons prendre les permis sur place. La piste jusqu’à Baines Baobab est en tôle ondulée sur une bonne partie du trajet mais pas trop difficile. Nous arrivons sur site pile poil pour le déjeuner. Quel site : ces énormes Baobabs au pied d’un grand pan asséché sont magnifiques ! Nous profitons de l’ombre de ces géants pour manger à l’abri du soleil qui cogne fort et nous nous baladons un peu sur le pan pour profiter de la vue. C’est très étonnant comme paysage.
Finalement, comme nous sommes déjà à plus de 80km de Gweta et seulement à 130km de Maun, on décide de ne pas dormir au Planet Baobab (tant pis pour la réservation déjà payée) et d’aller directement à Maun afin d’avoir plus de temps pour Moremi le lendemain.
Nous arrivons à Maun en fin d’après midi avec suffisamment de temps pour se préparer pour nos 4 prochains jours dans le parc de Moremi et faire le plein de provisions et d’essence. Mais c’est Dimanche et comme les garages sont tous fermés, nous devrons attendre le lendemain matin pour acheter cette maudite corde qui nous manque. Pas question de conduire dans Moremi sans elle.
Nous dormirons au camping du Sedia Riverside Hotel à 10km au Nord de Maun (www.sediahotel.com). Les emplacements et les sanitaires sont corrects mais ce n’est clairement pas le camping le plus beau du Botwsana. Par contre, les prix sont bas : 30Pulas par personne.
Lundi 23 Août (journée noire)
Après avoir trouvé (enfin !) une corde dans un garage de Maun, nous nous dirigeons vers Moremi. La route est d’abord goudronnée jusqu’au village de Shorobe puis se transforme en piste assez roulante jusqu’à une barrière vétérinaire (Buffalo Gate). Dans ce sens, on peut tout passer en nourriture mais pour le retour sur Maun il faut que toute la viande et les produits laitiers soient mangés sinon ils les confisquent. Juste après la barrière, la piste se divise en deux : une en direction de Savuti, l’autre pour Moremi. C’est très bien indiqué avec un grand panneau. On passe ensuite devant le camping de Kaziikini réputé auprès des self-drivers et qui lui aussi est très bien indiqué. On est déjà en pleine région sauvage avec pas mal d’animaux : girafes, impalas, zèbres et nous tombons sur 2 lions qui mangent une proie. Quelle chance ! et tout cela avant même d’atteindre l’entrée Sud de Moremi (Maqwee Gate). On se dit alors que ça va être le festival à l’intérieur. A South Gate, on montre nos réservations de camping ainsi que les permis payés à l’avance. Les rangers nous indiquent les régions du parc visitables et les pistes à éviter car Moremi est encore bien inondé et de grandes portions ne sont pas franchissables. Voyageant seuls avec notre 4x4 Toyota Ilux, ils nous expliquent par exemple que nous ne pourrons pas rejoindre Xakanaxa depuis Kwai par la piste du nord car celle-ci est trop inondée et que nous devrons faire le détour par South Gate. Mince ! Comme nous avons 2 nuits de prévu au camp de North Gate/Kwai avant Xakanaxa cela ne va pas être pratique.
Nous prenons la piste qui part plein Nord vers North Gate. Elle est large mais avec du sable assez profond. Après seulement quelques km parcourus, un gros bruit sous la voiture et on s’arrête immédiatement. Panique ! Quel est le problème ? En fait, une plaque de protection du différentiel du pont avant du 4x4 s’est cassé et en se déformant, se met à frotter le sol violemment. On sort les outils, élève la voiture autant que possible avec le cric et allongé sous la voiture, j’essais d’enlever cette plaque pour la remettre d’aplomb mais impossible. Après 2h de tentative, j’abandonne et on se rend à l’évidence : on doit retourner à Maun pour réparer car il est impossible de continuer comme cela dans Moremi. Quelle frustration, j’en aurais pleuré ! Retour donc à Maun mais au pas pour éviter de tout abimer même si j’ai pu redresser un peu la plaque. Comme on doit repasser la barrière vétérinaire on cache toute la nourriture dans nos sacs pour éviter la confiscation : on ne va pas en plus racheter de la viande !
Au garage Toyota de Maun, ils n’ont évidemment pas cette pièce en rechange mais ils me disent qu’ils devraient pouvoir réparer. Effectivement, après 1h30 de découpe, redressage et soudage, tout est remis en place. Bon boulot mais il est déjà 16h : trop tard pour rejoindre le camping de North Gate avant la fermeture. Bilan de la journée : 450Pulas de réparation, une journée et une nuit perdues à Moremi…mais on est dépanné. Nous repassons une nuit au camping du Sedia Hotel (www.sediahotel.com).
Mardi 24 Août
Nous repartons pour Moremi. Va-t-on enfin réussir à visiter ce parc ?
Contrairement à la veille, nous ne verrons rien d’exceptionnel sur le chemin jusqu’à Maqwee Gate. Une fois dans le parc, nous consacrerons toute la journée à visiter la région Nord du Moremi le long de la rivière Kwai. C’est effectivement bien inondé et de nombreuses pistes longeant la rivière sont impraticables. Toutefois, nous ne tentons pas le diable étant donné que nous sommes seuls et qu’on ne croise pas beaucoup de véhicule alors on fait vite demi tour dès que nous ne sommes pas sûr de ce qu’il y a à traverser. La piste Nord en direction de Xakanaxa est par contre entièrement recouverte d’eau peu après Dombo Hippo Pools. Les paysages sont superbes et les nombreuses pistes offrent de magnifique vues sur la rivière. Nous voyons beaucoup d’oiseaux mais curieusement et contrairement à ce que nous avions pu lire dans divers carnets de voyage, la densité de faune est très faible. Pendant toute cette journée, nous verrons très peu d’animaux hormis des cobes de lechwe et vers la fin de l’après midi quelques éléphants de taille assez impressionnante. Un éléphant viendra se planter littéralement devant notre 4x4 pendant de longues minutes en nous regardant bien fixement avant de repartir tranquillement dans la forêt. On n’en mène pas large et on n’a même pas la présence d’esprit de prendre des photos. Malgré cette rencontre inoubliable, la journée reste au final assez décevante par le peu d’animaux et d’espèces rencontrés.
Nous rentrons au camp de North Gate (www.mapulalodge.com) vers 16h30. Les emplacements sont bien situés en lisière de forêt et les douches sont impeccables. Un des aspects positifs de la privatisation des camps aura été au moins de remettre à neuf les blocs sanitaires. Les anciens sont encore debout et il n’y a pas photo. Pendant le repas du soir, on fait attention aux nombreux babouins qui ne trainent pas très loin. Juste après avoir fini de manger, on remarque 3 éléphants qui passent le long des blocs sanitaires…et se dirigent droit vers notre emplacement ! Ils vont rester ainsi un bon moment à manger à 5m de la voiture. C’est vraiment impressionnant ! Nous essayons de prendre quelques photos mais la nuit tombe vite à cette heure tardive. On ne tarde pas trop à monter dans la tente pour ne pas se retrouver nez à nez avec les pachydermes. Dans la nuit, comme nous avions laissé les fenêtres ouvertes avec les moustiquaires, nous verrons 2 hyènes passer sans s’arrêter au pied de notre tente puis un autre éléphant manger les feuilles de l’arbre sous lequel nous étions. Difficile de faire plus près ! Incroyable, on en verra plus cette nuit que pendant toute la journée !
Mercredi 25 Août
Pour cette journée, nous visitons la région de Xakanaxa. Comme la piste Nord est bloquée, le long détour par South Gate nous fait perdre pas mal de temps le matin. Les paysages aux alentours de Xakanaxa sont très différents de ceux de Kwai mais c’est toujours aussi beau…et inondé. Impossible d’aller sur Dead Tree Island par exemple. La piste au niveau de 4th Bridge est également sous les eaux mais franchissable d’après les rangers. Sur place, on attend quand même que les experts passent (Sud Africains et TO) pour bien repérer les pièges à éviter et ne pas s’embourber. Une fois qu’on a compris comment faire, c’est en fait assez facile. La région vers Third Bridge camp est plus sèche et la végétation plus proche de la savane que de la forêt.
En ce qui concerne les animaux, c’est toujours assez pauvre mais tout de même mieux que la veille. Il y a toujours autant de cobes lechwe et nous verrons également quelques girafes, zèbres, impalas, hippopotames, vervets et éléphants mais rien de bien extraordinaire. Pas un seul buffle à l’horizon malgré toute cette eau ! Nous verrons tout de même un couple de lions à deux pas de Third Bridge camp. Cette journée encore, s’il n’y avait pas la diversité des paysages et les nombreuses espèces d’oiseaux observées, cela resterait bien décevant. Devenons-nous trop difficile ?
Le camp de Xakanaxa où nous passerons la nuit (kwalatesafari@gmail.com) est magnifique. Idéalement situé sur une sorte de presqu’île entourée par les eaux. De nombreux écureuils se baladent dans les emplacements et le coucher de soleil sur les roseaux qui entourent le camp est superbe. Un autre coup de cœur. Et comme à North Gate, les blocs sanitaires sont très propres. Nous ne verrons rien de spécial la nuit mais n’en demandons pas trop.
Jeudi 26 Aôut
Pour la dernière journée à Moremi, nous consacrons les visites à Mboma Island et la région de Bodumatau. En passant Third Bridge camp, on cherche les lions aperçus la veille mais ils n’y sont plus. La longue piste qui fait la boucle autour de Mboma Island est très belle mais le sable profond et certaines portions sont assez difficiles à négocier mais on ne s’enlisera aucune fois. Cette partie est un peu plus riche en animaux : encore et toujours des cobes de lechwe, zèbres, bubales, phacochères, girafes, mangoustes, divers oiseaux, 2 chacals surpris au détour d’un virage et de nombreux éléphants. Deux scènes resteront dans ma mémoire. Pour la première: un bébé éléphant dormait aux pieds de sa mère au beau milieu de la piste très étroite et entourée d’arbres à cet endroit. Impossible de passer ailleurs et pas question de forcer le passage car la mère nous fait comprendre qu’il ne faut pas s’approcher. On coupe le moteur et on attend alors que le petit se réveille et se lève, ce qui fait bouger la mère et libère la piste. Deuxième scène un peu plus loin : alors que je « jaugeais » un éléphant qui mangeait au bord de la piste pour savoir si je pouvais passer, je ne remarque pas un autre qui avance à grand pas et s’arrête au pied d’un palmier devant la voiture. Il reste immobile quelques secondes et tout à coup, donne 2 violents coups de tête dans le tronc pour tenter de le casser puis repart comme si de rien n’était. Je ne m’y attendais pas et trouve la scène particulièrement drôle. Nous continuons la piste et passons 2nd et 1st bridges, plus faciles à franchir et nous allons explorer la région de Bodumatau. C’est de nouveau très inondé mais nous y verrons de grands troupeaux de gnous, impalas, zèbres, damalisques sassaby et éléphants. Les zones où sont passés les troupeaux d’éléphants sont bien ravagés, c’est assez impressionnant à voir et inquiétant à la fois. On se demande ce qu’il se passerait si on se retrouvait au beau milieu du passage d’un de ces troupeaux. Les hippopotames sont également en nombre et nous verrons quelques bucorves. Ce sera la partie de Moremi où nous verrons le plus d’animaux…mais toujours aucun gros chat !
En fin d’après midi, il est grand temps de retourner vers South Gate puis Maun que nous atteindrons seulement la nuit tombée. Nous dormirons à Audi Camp (www.okavangocamp.com). La déco des blocs sanitaires est particulièrement réussie mais les emplacements ne sont pas très jolis et assez petits. On est un peu entassés d’autant plus qu’il est bien complet.
Vendredi 27 Août
Notre voyage au Botswana touche bientôt à sa fin et c’est un peu triste que nous quittons la région du delta de l’Okavango pour rejoindre la Namibie et notre dernière étape avant le retour en France. La route de Maun jusqu’au poste de frontière de Mamuno est goudronnée sur tout le trajet, très roulante mais particulièrement longue et monotone même si les paysages changent une fois de plus à l’approche du Kalahari. La ville de Ghanzi à l’air bien propre et moderne mais nous ne ferons que la traverser. Le passage de la douane se fait très facilement et peu après, nous quittons la route principale pour nous arrêter au Zelda Game & Guestfarm où nous passerons la nuit (www.zeldaguestfarm.com). Pour la dernière nuit, nous avions réservé une chambre pour nous relaxer et préparer toutes nos affaires pour le grand départ le lendemain. Nous avons droit à un magnifique bungalow très spacieux. L’accueil est très chaleureux avec petit cocktail de bienvenue.
Il y a beaucoup d’oiseaux autour du petit point d’eau aménagé et la ferme contient de nombreux enclos avec animaux d’élevage et divers animaux sauvages dont des porcs-épic, guépards et 1 léopard. Ils ont également une réserve privée où nous comptions bien faire un game drive pour notre dernier étant donné que nous étions arrivé en début d’après-midi mais nous apprenons qu’elle est fermée aux visiteurs…car il y a des chasseurs. Déception! Nous n’avions pas bien lu mais cette ferme fait également réserve de chasse et dans l’hôtel et les chambres, les livres d’or et magazines sont consacrés à la chasse et aux trophées ! En tant qu’amoureux de la vie sauvage et après avoir visité tous ces parcs animaliers, cela fait mal au cœur. Attention donc si vous réservez à cet endroit, autant être prévenu.
Nous patientons donc une bonne partie de l’après midi dans l’affut aménagé non loin des bungalows en bordure de la réserve. Nous y verrons quelques kudus, élands et nyalas mais les grillages empêchent de prendre des photos « nature ». Au point d’eau, nous observons de nombreux crapauds chanteurs et des oiseaux dont quelques pics. Le soir, nous assistons au repas des guépards et du léopard. Cela fait très zoo mais ce seront les seuls guépards vus pendant ce voyage.
Nous dinons au restaurant qui propose un buffet très copieux et savoureux.
Samedi 28 Aôut
Pour une fois, nous ne nous levons pas très tôt : on a du temps. 3 heures de route suffisent en roulant tranquillement pour rejoindre Windhoek via Gobabis sur la route B6. Nous prenons notre dernier piquenique aux portes du Daan Viljoen Game Park, histoire de profiter une dernière fois des jolis paysages montagneux, puis nous retournons chez African Tracks pour rendre notre 4x4. Le compteur indique que nous avons parcouru 7750km pendant ce voyage ! Le contrôle de l’état du véhicule se fera très rapidement, tant mieux : ils ne sont pas trop tatillons sur les éraflures faites pendant le voyage. Nous leur expliquons par ailleurs nos déboires survenus au Zimbabwe et à Moremi et ce qu’on a dû payer pour le véhicule. Ils nous rembourserons le tout en recréditant notre carte bleue. Au global, nous n’avons donc pas à nous plaindre de la prestation de ce loueur.
Leur navette nous remmène à l’aéroport où nous prenons l’avion pour rentrer en France via Cape Town et Amsterdam. Aucun problème de retard, connexion manquée ou bagage perdu pour le retour.
Mes coups de cœur
- Les paysages grandioses de Namibie
- Sites : Dead Vlei ; Sandwich Harbour ; Epupa Falls ; Halali water hole; Okavango (région de Mahango/Panhandle) ; les chutes Victoria ; Chobe River Front
- Camping: Spitzkoppe; Epupa Falls; Hobatere; Ihaha, Xakanaxa
Mes déceptions
- Ne pas avoir vu les éléphants du désert
- La faible densité de la faune à Moremi (bien inondé cette année)
A éviter (d’après moi)
- Petrified Forest Parc près de Twyfelfontein
- Victoria Falls restcamp
Quelques conseils qui nous auront été très utiles
- prendre des sacs poubelles pour envelopper les sacs de voyage et les protéger de la poussière extra-fine qui s’infiltre dans le coffre. Un truc : ouvrir les fenêtres latérales du coffre, ce qui permet de rééquilibrer la pression entre intérieur et extérieur et empêche une bonne part de la poussière d’entrer
- crème hydratante pour visage et stick à lèvres
- adaptateur permettant de recharger les batteries sur l’allume-cigare, voire un doubleur ou un tripleur
- lampe frontale pour le camping, indispensable
- GPS équipé des cartes T4A très complètes et faciles à télécharger (www.tracks4africa.com). C’est très utile pour les parcs au Botswana, un peu moins pour la Namibie.
- prendre des rands aux distributeurs de cash aux aéroports SudAf si vous y faites escale
- penser à regarder où vous avez des barrières vétérinaires à traverser quand vous faites vos provisions afin de ne pas vous faire confisquer vos denrées fraiches (viande, lait…)
Budget (28 jours pour 2 personnes) :
- Trajet avion (KLM et Air Namibia): 2200€
- Location du 4x4 (rachat de franchise à 4000N$ + assurance pneu / bris de glace) : 26300 N$
- Hébergement : ~1300€
- Nourriture : ~700€
- Divers (excursions, essence, entrées parcs) : ~2100€
D’habitude, je ne fais pas de compte rendu des voyages que j’ai pu réalisés dans le passé mais pour ce circuit en Namibie et au Botswana, je me suis inspiré de bon nombre de posts sur VoyageForum et suivi beaucoup de conseils personnes ayant voyagé dans ces 2 pays (Ericarole, VinnyLove, Pierre77N, Voyageur08, Grisemote pour citer les principaux). J’ai donc pensé que ce serait un juste retour des choses que de décrire ce que j’ai pu voir et vivre pendant ces 4 semaines dans ces deux magnifiques pays et y apporter des conseils, points de vue et astuces qui pourraient être utiles j’espère pour d’autres voyageurs désirant découvrir ces pays. (En relisant, je me rend compte que c’est très long…)
Le circuit était donc le suivant :
01-août Windhoek
02-août Sesriem
03-août Naukluft
04-août Swakopmund
05-août Swakopmund
06-août Spitzkoppe
07-août Twyfelfontein
08-août Palmwag
09-août Opuwo
10-août Epupa Falls
11-août Kamanjab - Hobatere
12-août Etosha - Okaukuejo
13-août Etosha - Halali
14-août Etosha - Namutoni
15-août Mahango
16-août Shakawe - Botswana
17-août Caprivi - Kongola
18-août Victoria Falls - Zimbabwe
19-août Kasane
20-août Chobe - Ihaha
21-août Kasane
22-août Nxai Pan - Planet Baobab
23-août Moremi – North Gate camp
24-août Moremi – North Gate camp
25-août Moremi - Xakanaxa
26-août Maun
27-août Gobabis
28-août Windhoek
Circuit préparé aux petits oignons depuis le mois de Janvier, renseignements et contacts pris sur internet, ainsi que les réservations. Après une longue attente et l’excitation de la préparation du voyage, nous étions donc fin prêts pour le départ…
Samedi 31 Juillet
Voyage en avion depuis Marseille jusqu’à Johannesburg avec KLM via Amsterdam, sans souci. Nuit passée à l’Emerald Guesthouse (www.emeraldguesthouse.net), petite pension sympa et située à 2 pas de l’aéroport Tambo que nous avions testé il y a 2 ans quand nous avions visité l’Afrique de Sud et qui est bien pratique quand on arrive tard et repart tôt de Joburg (navette gratuite), ce qui était notre cas.
Dimanche 1 Août
On prend des Rands avec notre VISA à Joburg, ce que je conseille car les retraits sont limités à 2000N$ en Namibie, ce qui augmente les frais.
Départ à 7h15 pour Windhoek avec Air Namibia, là encore sans souci. Déjà les paysages vus depuis les hublots à l’atterrissage en Namibie font envie ! La navette de notre loueur de 4x4 nous attend comme prévu et direction Windhoek chez African Tracks (www.africantracks.com) récupérer notre véhicule. C’est un Toyota Ilux 2.7i essence Single Cab équipé camping avec tente dépliable sur le toit. Accueil très chaleureux. On fait le tour : bon état apparent, roues neuves, moteur qui semble impeccable malgré les 130000km au compteur ! Il y a 2 roues de secours, tout le matériel de camping, kit de dépannage classique et un frigo sur la batterie de la voiture. Après un mois d’utilisation et notre circuit parcouru (7750km), ce véhicule s’est avéré sans faille (à part un souci à Moremi dont je parlerai plus loin) et le moteur robuste. Tente ok mais fermeture de la moustiquaire défectueuse. Le seul problème ayant été en fait une odeur de poisson dans le frigo qu’on s’est trainée tout le trajet sans pouvoir l’enlever. Pas top. Le matériel camping était complet (en tout cas pour nos besoins) mais bien vétuste il faut le dire. Nous avions pris l’assurance pneu crevé et vitre brisée qui ne nous aura pas été utile mais bon, prudence, prudence…
Bref, dans l’ensemble nous avons eu une bonne expérience avec ce loueur.
Une fois le véhicule récupéré, direction Londiningi Guest House (www.londiningi.com), notre lodge à Windhoek, tenu par une française et son compagnon namibien. Belle chambre bien confortable et je recommande le diner du soir qu’ils proposent : leur cuisine est excellente. Nous profitons du temps que nous avons pour faire le plein de provisions dans les grands supermarchés de Windhoek qui ont le grand avantage d’être ouverts le Dimanche après midi, ce qui nous permet d’être fin prêt aux aurores pour notre première étape du Lundi. Il nous reste encore un peu de temps pour visiter Windhoek, capitale africaine qui nous fait bonne impression, propre avec maisons cossues dans certains quartiers (certes il y a des bidonvilles au Nord) mais peu de choses à offrir aux touristes : le palais présidentiel avec un jardin agréable où déambuler, la vieille église du centre et la gare pittoresque avec quelques vieilles locos exposées au dehors. A part ça, bof…et le musée était en rénovation.
Lundi 2 Août :
Nous nous levons aux aurores. Ce sera une constante pendant tout ce voyage : lever très tôt afin de partir vers 6h30-7h et profiter pleinement de nos journées car il fait nuit tôt là-bas.
Ca y est ! L’aventure commence enfin ! Dès la sortie de Windhoek, nous décidons de prendre les pistes pour descendre sur Sesriem via les C26, C24, D1275 et le SpreetsHoogte Pass qui est présenté comme le plus impressionnant.
Premier arrêt sur la piste afin de dégonfler les pneus. Sur les conseils de notre loueur et des personnes rencontrées à Londiningi, on utilisera 2.2b pour les routes goudronnées, 2b sur les pistes et 1.6-1.8b sur sable profond.
Les paysages sur ces pistes sont magnifiques, les pistes en très bon état (ce sera le cas pour toutes les pistes en Namibie en fait) et déjà nous voyons nos premiers animaux: oryx (de loin), springboks, de nombreux rapaces et des nids impressionnants de tisserins sociables. L’arrivée au SpreetsHoogte pass nous donne droit à une vue splendide sur le Namib. Le passage en 4x4 du col lui-même est vraiment sans aucune difficulté, les portions les plus pentues étant même goudronnées. Direction Solitaire, sorte de Bagdad Café Namibien, très animé où nous nous arrêtons pour midi. Lodge, petits commerces et station d’essence, tout y est ainsi que de vieilles carcasses de voitures. On retrouve les images qu’on a pu voir sur VoyageForum !
Nous continuons notre descente dans le Sud et arrivons au camping de Sesriem (www.nwr.com.na). Une fois notre emplacement trouvé et les droits d’entrée au parc payés, nous filons au Sesriem canyon. Nous visitons uniquement le canyon pour profiter de l’ombre et nous n’avons pas le temps de faire la boucle de toute façon. Balada sympa, sans plus. Nous retrouvons le même buisson rempli de papillons blancs dont VinnyLove parle cette année dans son CR. Pour la fin de la journée, nous décidons de gravir la Dune Eilim proche du camp. Nous montons le long de la crête, ce qui s’avère être une erreur car la montée est bien plus difficile que prévu mais arrivés au dessus : magique ! paysages et couleurs splendides sur les montagnes du Naukluft au couché du soleil. On redescend pour arriver à notre camp à la tombée de la nuit. Premier dépliage de tente et premier braai. Super. Notre site est sympa, les douches/toilettes propres mais le camping est plein et assez bruyant.
Mardi 3 Août
Pour cette première nuit dans la tente, nous aurons eu chaud. En fait, contrairement à ce que nous avions pu lire dans les anciens CR de voyage en Namibie, cette année il n’a pas du tout fait froid les nuits sous la tente (enfin j’ai trouvé) à part 2 jours à Etosha où les matins étaient frisquets. Donc les bonnets, polaires et gants mis dans nos bagages nous ont très peu servi. Comme quoi, cela change d’une année sur l’autre…
Nuit douce mais bruyante avec un groupe électrogène proche et en marche toute la nuit…
Nous nous levons à l’aube pour tenter de voir le lever de soleil depuis le sommet des dunes. Franchement, étant donné l’heure à laquelle les portes du parc ouvrent et la distance à parcourir pour arriver à la dune 45 par exemple, je ne vois pas comment on peut y voir le lever du soleil… La route qui plonge dans les dunes en direction de Sossuvlei permet des vues et des photos avec des effets d’ombre et de lumière incroyables ; et les animaux (oryx, autruches) devant les dunes oranges, quel régal ! On essai de gravir une autre dune que la fameuse dune 45 afin d’être un peu seul. On en trouve une qui nous plait mais à peine arrivé au pied avec notre 4x4, un ranger arrive vers nous à grands signes et nous explique que c’est interdit. On ne peut pas gravir le long de la route une autre dune que la dune 45 : préservation du site. Bigre ! Bon…direction la dune 45 et bien évidemment, on est loin d’être seuls : on la monte avec d’autres en file indienne. Le paysage au sommet reste tout de même grandiose et la descente en courant sur la pente est bien rigolote (on n’arrivera pas à faire « chanter » le sable).
Ensuite, direction Sossusvlei / Deadvlei. A la fin de la route goudronnée, la question se pose : continuons-nous avec notre 4x4 dans le sable mou pour les 5 derniers km ? Je n’ai pas de gonfleur sur batterie et pas d’expérience de 4x4. Comme nous devons être le soir au camping de Naukluft et qu’il y a encore plein de choses à voir, nous jouons la carte de la prudence pour ne pas perdre de temps et décidons de prendre les navettes du parc…ce qui nous coûte 100N$/p ! Au retour de notre voyage, je me dis que c’était une idiotie et que j’aurais dû tenter étant donné ce que j’ai réussi à faire à Chobe et Moremi. Enfin bon…
Arrivés à destination, nous choisissons de gravir les dunes qui longent le Deadvlei en direction de Big Daddy. Montée facile et vue superbe sur le Deadvlei : un des paysages les plus beaux que j’ai pu voir en Namibie. Cette cuvette avec ces arbres morts est tout simplement stupéfiante. On reste assis à contempler ce paysage pendant de longues minutes puis on se balade entre les arbres morts : un régal pour les photos… Le soleil commence à bien taper. Pour midi, on trace sur Sossuslvei pour manger à l’ombre d’un grand arbre où un grand duc nous attend. Chouette (c’est le cas de le dire) ! Bon, après Deadvlei, j’ai trouvé Sossusvlei nettement moins intéressant.
Retour navette, puis 4x4 pour rouler jusqu’au camp NWR de Naukluft (www.nwr.com.na), notre prochaine étape. Nous prenons les pistes C36 (bonne) puis D854 (pas terrible) et nous arrivons au camping en fin d’après midi accueilli par les damans et plusieurs oréotragues ! Superbe site, bien sauvage près d’une petite rivière. Sanitaires moyennement propres.
Mercredi 4 Août
Nous nous levons dans la nuit car nous avons une grosse journée, la plus chargée de notre périple en fait. En effet, nous avons prévu de faire l’Olive Trail (www.namibweb.com/nauklufttrails.htm) puis d’arriver à Swakopmund le soir même. Nous avions repéré où était le départ la veille à notre arrivé au camping. C’est bien indiqué par des panneaux donc on ne peut pas louper. A 6h30, nous sommes donc prêts pour attaquer l’Olive Trail à la fraiche. Le début est en pente assez raide jusqu’à un plateau d’où on a une vue magnifique sur les montagnes du Naukfult avec la lumière du matin. Puis, redescente le long du lit d’une rivière à sec, chemin de plus en plus chaotique au fur et à mesure qu’on s’approche des piscines naturelles équipées des chaines. J’ai trouvé que c’était un passage délicat, puis fin du circuit interminable sur un sentier sous un soleil de plomb. Nous avons fait le circuit en 4h30 mais heureusement, en profitant de la fraicheur du matin. Le guide indique 4h : faut pas trainer et pas à midi alors !! C’est une ballade sympa avec pas mal de faune rencontrée (oréotragues, rapaces, mangouste fauve, damans avec leurs petits et plein de piafs) mais si c’était à refaire…pas sûr que je le referais. Nous mangeons dans le parc puis nous repartons à midi pile pour Swakopmund.
Belle piste jusqu’à solitaire (C14) puis un passage un peu pourri jusqu’au Gaub pass, très joli à voir, et ensuite le désert plat à perte de vue sur des pistes très larges et toute droites, que c’est long…On n’a qu’une seule envie, c’est d’écraser la pédale d’accélérateur pour foncer à 150 km/h ! Les pistes sont belles, pourquoi pas ? Nous avions eu beaucoup de mises en garde encore à notre arrivée à Windhoek: la cause première de mortalité pour les touristes en Namibie, ce sont les pistes. Ne JAMAIS dépasser les 80 km/h. ok, mais là, c’est tout droit ! Le temps d’y penser en on tombe sur un accident qui vient de se produire : un 4x4 de location est renversé sur le coté de la piste. Ambulance, police, tout le monde y est. Vu l’état de la voiture, je me demande dans quel état sont les occupants. Cela refroidi nos ardeurs d’un coup. On reste donc bien tranquille à 80 km/h max et je ne me poserai plus la question pour le reste du voyage. On arrive à Swakopmund de jour et…dans le brouillard !
A la question peut-on faire l’Olive Trail et arriver à Walvis Bay dans la journée, je réponds oui mais il faut se lever très, très tôt et ne pas trop trainer pendant la balade.
Nous logerons 2 nuits à Swakopmund au Brigadoon Guest House (www.brigadoonswakopmund.com), charmante petite pension où il fait bon dormir au chaud quand le brouillard humide et froid sévi (ça change du désert intérieur). Nous mangerons au LightHouse Pub & Cafe, tout près du Brigadoon (pas envi de chercher): super resto avec des steaks d’oryx déments à des prix tout doux.
Jeudi 5 Août
Pour cette journée, nous avions réservé à l’avance auprès de Mola Mola Safaris (www.mola-namibia.com) le Marine Dune Day. C’est une excursion à la journée combinant la visite en bateau de la baie de Walvis Bay puis on nous dépose vers midi sur le sable pour un circuit 4x4 dans les dunes jusqu’à Sandwich Harbour. C’est cher (1200N$/p) mais on ne regrette pas une seconde, quelle expérience inoubliable !
Cela commence mal : au matin, le brouillard épais est toujours présent. La veille, VinnyLove qu’on suit à la trace, aura eu un grand soleil ! La visite de la baie en bateau se fait donc avec une visibilité plus que moyenne et on se les gèle (la seule fois pendant tout le séjour et cette fois, on est content d’avoir pris les polaires). Clou de la visite en bateau : on suivra pendant de longues minutes une baleine franche avec son petit et des dauphins qui tournent autour. Nous verrons bien d’autres dauphins ainsi que des otaries (avec les chacals qui rôdent autour) et des pélicans. Nous n’aurons pas droit à l’otarie venant manger du poisson sur notre bateau mais à l’apéro (à 10h !) avec du vin moelleux Sud Africain. Ensuite, on nous dépose à Pelican Point vers le phare pour récupérer les 4x4 qui vont nous emmener à Sandwich Harbour et là miracle, le brouillard se lève ! Heureusement car les paysages sont superbes avec ces dunes qui se jettent directement dans la mer. Gymkhana impressionnant en 4x4 dans les dunes, quelles sensations : nos chauffeurs s’y donnent à cœur joie ! Le repas au champagne et huitres au milieu des dunes est tout simplement un régal. Et que dire de la vue sur la baie de Sandwich Harbour depuis le haut des dunes ? Bref, vous l’aurez compris : la visite de Sandwich Harbour est pour moi un must à ne pas manquer.
Retour à Walvis Bay vers 17h en passant par les salines qui permettent de prendre quelques dernières photos très colorées. On a juste le temps de faire le plein de provisions dans un des nombreux supermarchés bien achalandés de la ville avant de gagner le Damaraland pour la suite de notre voyage. Nous remangeons le soir au LightHouse Pub & Café.
Vendredi 6 Aout
Aujourd'hui on ne part pas très tôt car nous désirons prendre un permis auprès du bureau NWR de Swakopmund pour faire le Welwitschia drive qui n’est pas loin et voir de près ces plantes si bizarres. Zut, il fait encore et toujours du brouillard. On prend quand même quelques photos des maisons joliment décorées de Swakopmund mais avec ce ciel gris et chargé cela ne rend pas bien. Une fois les permis en poche, direction l’intérieur du pays pour les C28 et D1991. Après quelques km, le brouillard (entrées maritimes en fait) disparait d’un coup et c’est de nouveau le ciel bleu. Le long du drive, nous découvrons Moon Landscape : très scénique et qui porte bien son nom et plus loin, plusieurs de ces fameuses welwitschias dont certaines de bonne taille. Intéressant. Nous retournons sur Swakopmund direction Cape Cross pour voir la plus grande colonie au monde d’otaries… toujours sous le brouillard. La route pour arriver à Cape Cross est une ligne droite très monotone. Elle est faite de sel, ce qui rend la conduite très agréable mais attention à la vitesse car sel et humidité rendent le revêtement très glissant. La colonie est vraiment très impressionnante : bruyante et très odorante ! On cherche à se mettre dans le bon sens du vent pour éviter les effluves. On ne reste pas très longtemps car avec ce brouillard et le vent qui s’est levé, il fait vraiment froid. On retourne sur nos pas pour prendre la piste D1918 en direction de Spitzkoppe où nous avons prévu de passer la nuit au camping communautaire (www.nacobta.com.na). Comme le matin, dès que nous quittons la côte, le ciel se dégage subitement. Le Spitzkoppe se voit alors de très loin et les paysages à son approche sont une fois encore superbes. Après avoir traversé quelques fermes, nous arrivons au camping au pied de la montagne de granite. Ce camping est tout simplement un de mes coup de cœur : sauvage à souhait, des emplacements gigantesques (on n’est pas gêné par les voisins), très sommaire (il n’y a rien, juste un trou avec un WC dessus pour les toilettes) mais quelle vue sur le Spitzkoppe et quel silence ! J’adore ce coin. De plus, sans lumière à des km à la ronde, la nuit est magnifique avec une voie lactée et des milliers d’étoiles comme on n’en voit plus en France.
Samedi 7 Août
On se lève à l’aube. Petite visite à l’arche de pierre qu’il y a au Spitzkoppe pas très loin de notre emplacement, histoire de faire quelques photos sympas. On prend ensuite les pistes D1930 et D2359 pour aller au Brandberg et voir les peintures rupestres de la Dame Blanche. Arrivée au parking de l’entrée du parc, on constate qu’il est maintenant obligatoire d’utiliser les services d’un guide pour observer les peintures (on ne peut pas les louper du coup). Une fois payé le droit d’entrée, nous suivons notre guide…au pas de course ! Mince, elle marche vraiment vite ! Il est dit sur les guides qu’il faut environ 3h A/R pour voir la Dame Blanche et on mettra en fait un peu moins de 2 heures. C’est trempé de sueur qu’on arrive donc sur le site même des peintures mais comme on ne peut pas être plus de 8 personnes à la fois à les regarder sur la plateforme installée à cet effet, cela nous permet de souffler en attendant que le groupe précédent parte. Les peintures sont très intéressantes et encore bien colorées pour certaines malgré la dégradation due au temps et aux précédents visiteurs indélicats.
Après cette visite, on se dirige sur la région de Twyfelfontein via les pistes C35 et C39 (besoin de refaire le plein d’essence à Khorixas). Du coup, on passe devant le site de la « forêt pétrifiée ». On en profite pour visiter. Erreur !: droit d’entrée aussi élevé que le site de Twyfelfontein pour une visite d’une quinzaine de minutes tout au plus pour voir quelques petits bouts d’arbres pétrifiés ici et là. Nous avions vu Petrified Forest aux USA en Arizona et la comparaison est sans commune mesure. Ce site en Namibie est ce que j’ai trouvé de plus « anarque » à touristes pendant notre voyage. On continue sur la D3254 vers les Organ Pipes. Bof : il y a largement aussi bien en France mais c’est gratuit alors pas de quoi se plaindre. Même commentaire pour Burnt Mountain. Restent les paysages toujours aussi splendides dans ce coin de la Namibie et il y a pas mal d’animaux : autruches, mangoustes, springboks et oryx. Nous arrivons vers 17h au camping du Mowani lodge (www.mowani.com): emplacements très grands, très nature (douches extérieures mais eau chaude) et dans un paysage de roches granitiques superbe. Seul petit bémol, les clients du camping n’ont pas droit aux commodités du lodge (piscine, restaurant…). Tant pis, notre braai sous les étoiles sera tout aussi bien.
Dimanche 8 Août
Nous partons sur le site de Twyfelfontein pour visiter les peintures et gravures rupestres. Le site ouvre à 8h. Notre guide nous fera une visite intéressante, en prenant le temps et avec beaucoup d’explications. De plus, il est plein d’humour. La ballade en boucle qui se fait le long de la colline où sont disséminées les peintures offre des vues sur des paysages ici encore grandioses. La roche est très découpée à cet endroit.
Après la visite, nous partons au Nord vers Palmwag, notre prochaine étape. Nous croisons notre première barrière vétérinaire.
Un mot sur ces barrières vétérinaires en Namibie et au Botswana. Si on comprend bien leur utilité pour limiter la propagation des virus et des maladies entre faune sauvage et troupeaux de bovins, on comprend nettement moins le choix des produits qui sont confisqués d’un barrage à l’autre : c’est vraiment la loterie ! Certes, il y a toujours la viande fraiche et les produits laitiers mais parfois le biltong y passe aussi ; une autre fois c’est le bois ; une autre fois encore la volaille est ok…Difficile de prévoir. Attention donc à ne pas trop faire de provisions à l’avance pour certains produits si vous devez passez ces barrières. Bien regarder sur les cartes ou votre GPS où elles sont, ou alors cacher la nourriture dans les sacs hors du frigo, ce qu’on avait fini par faire pour le biltong : denrée chère et pas si facile que cela à trouver, alors quand on vous le confisque (sans le brûler), cela ne fait pas plaisir (enfin ce n’est pas perdu pour tout le monde).
Nous arrivons au Palmwag lodge (www.palmwag.com) en début d’après midi. Le logde est superbe, véritable oasis au milieu d’un paysage aride ; l’accueil est prévenant et le camping pas mal. On se relaxe un peu près de la piscine. Les oiseaux sont légions près du lodge et offrent de belles opportunités pour les photos. Nous partons pour un game drive à 15h dans l’espoir de voir les fameux éléphants du désert et pourquoi pas un rhinocéros noir si la chance nous sourie. A voir le tableau à l’entrée du lodge qui indique les rencontres des précédents game drives, on se dit que ce n’est pas gagné. Le game drive se fait dans la concession de Palmwag. On verra pas mal d’animaux (oréotragues, oryx, zèbres de Hartmann, rapaces) mais pas d’éléphant. Le game drive dure jusqu’au coucher du soleil qu’on observe depuis une plateforme naturelle en sirotant un vin rouge et du biltong compris dans la prestation. Un bon souvenir !
Lundi 9 Août
Nous repartons le matin pour un second game drive dans la concession de Palmwag. Celui-ci se fera sur un autre parcours plus long que la veille vers la rivière asséchée Uniab. Nous verrons encore pas mal de faune (girafes, oryx, springboks, chacals, serpentaires, babouins etc…) mais rien d’exceptionnel et toujours pas d’éléphant. Mince, pas de chance !
De retour au lodge, nous ne trainons pas car nous avons beaucoup de route jusqu’à Opuwo. Le long de la piste D3706, nous croiserons pas mal d’animaux (dont de nombreuses girafes) mais…toujours pas d’éléphant à l’horizon malgré tous les panneaux de mise en garde. Ce sera une petite déception pour moi dans ce voyage : ne pas avoir vu les éléphants du désert. Outre les animaux, les paysages montagneux sont encore et toujours splendides. Nous nous arrêtons pour manger à Sesfontein près de l’ancien fort allemand, maintenant devenu hôtels. Nous continuons ensuite plein Nord sur la piste D3704 et le Joubert Pass qui sera en fait le seul endroit en Namibie où j’aurai été bien content d’avoir un 4x4 (très pentu et piste bien déglinguée sur quelques km au pied du col). Les paysages sont toujours magnifiques et la végétation très changeante au fur et à mesure qu’on s’approche d’Opuwo. Une portion de route assez sinueuse est bordée de jolis Baobabs, nos premiers dans ce périple. On restera par ailleurs longtemps à observer un couple de rapaces se livrer à des combats acrobatiques en plein vol. Nous commençons également à voir des Himbas sur le bord de la route. Plusieurs jeunes filles Himbas nous arrêteront d’ailleurs à une quinzaine de km d’Opuwo en se jetant littéralement au milieu de la route à l’approche de notre 4x4. Elles n’ont vraiment pas peur de l’accident ! Elles rigolent, encerclent la voiture et nous demandent à manger puis de les prendre en photos pour quelques N$. On n’ose pas mais je regrette car elles étaient bien jolies avec leurs cheveux coiffés de différentes façons selon leur âge.
Nous arrivons en fin d’après midi à Opuwo : ville moche et sale, et il fait un vent de folie. Le camping de l’Opuwo Country Hotel (www.namibialodges.com/opuwo.html) est superbement situé sur la colline avec une belle vue sur les alentours. Une fois la tente dépliée et une bonne douche, on décide de se faire plaisir et on prend le repas du soir au buffet du lodge: très bon et pas si cher que cela.
Mardi 10 Août
On profite d’Opuwo pour faire le plein de provisions, d’essence et d’argent liquide (plusieurs ATM disponibles) puis nous prenons la piste D3700 pour Epupa Falls. Cette piste est nickel est semble avoir été refaite il n’y a pas très longtemps. Du coup, elle est très roulante et on arrive sur les rives du Kunene à peine 3h après avoir quitté Opuwo, bien moins que ce qui est indiqué sur les guides. La partie après Okongwati est particulièrement scénique avec une végétation bien particulière. Nous croiserons beaucoup de Himbas le long de cette piste, normal me direz vous puisque nous sommes en plein dans leur territoire. L’arrivée à Epupa Falls est étonnante avec cette concentration importante de campings et de lodges le long de la rivière sur quelques centaines de mètres au milieu de…rien.
Je m’étais longtemps demandé pendant la préparation de ce voyage si l’A/R sur Epupa Falls en valait la peine. Eh bien, j’ai bien fait ! J’ai trouvé cet endroit magnifique : un autre de mes coups de cœur de ce voyage. Les chutes sont splendides (il y a avait beaucoup d’eau cette année en Août) avec tous ces baobabs au pied de l’eau : une merveille pour les photos. De plus, le camping communautaire où nous étions (www.nacobta.com.na) était idéalement situé. Nous avons pu avoir un emplacement au bord de l’eau à quelques dizaines de mètres seulement des chutes. C’est bruyant, certes, mais comme c’est un bruit régulier, pas de problème pour dormir la nuit. Possibilité de faire des baignades dans les vasques non loin des cataractes. Nous profitons de notre arrivée plus tôt que prévu pour faire une visite d’un village Himbas avec un guide pris auprès du camping communautaire. C’est assez cher mais la visite vaut le coup. C’est très intéressant culturellement mais on se sent gêné de prendre ces gens en photos même si notre guide insiste pour nous dire qu’on peut photographier tout ce qu’on veut. On achètera un peu de l’artisanat proposé par les Himbas lors de cette visite même s’il n’y a rien de très joli et à notre goût mais on a l’impression de les aider ainsi. En plus du village, nous visiterons également un cimetière Himbas. Le soir, nous profitons de la plateforme d’observation du camping construite en hauteur du Kenene pour observer les oiseaux et profiter du couché de soleil.
Mercredi 11 Août
La nuit sous la tente aura été encore bien chaude pour la saison. Après le dépliage de la tente et le rangement des affaires dans le 4x4, nous repartons pour les chutes afin de les voir avec le soleil dans l’autre direction par rapport à la veille : cela permet de prendre des photos avec des effets d’ombres différents.
Nous laissons cet endroit magnifique derrière nous et redescendons dans le Sud via Opuwo et les pistes C41 et C35. Celles-ci sont en fait goudronnées d’Opuwo jusqu’à Kamanjab et de ce fait, nous mettrons bien moins de temps que prévu pour faire le trajet jusqu’à notre prochaine étape : le camping d’Hobatere Lodge (www.namibweb.com/hl.htm). A l’approche de la concession du même nom, nous longeons de très près la frontière Ouest du parc d’Etosha, ce qui nous permet de faire quelques belles rencontres avec la faune sauvage (oréotragues, rapaces, girafes) et nous retraversons une barrière vétérinaire. Cette fois-ci, rien ne nous sera confisqué. Nous arrivons au camping en milieu d’après midi : celui-ci se situe juste au bord de la concession à 2km de la route. Cet endroit aura été un autre coup de cœur du voyage. Les emplacements sont très « nature » et très bien situés à proximité d’un poste d’observation sur une petite colline surplombant un point d’eau très fréquenté. En effet, nous sommes restés tout le restant de l’après midi à observer la faune venant s’abreuver à ce point d’eau et nous avons alors vu voir des damans, des babouins, des troupeaux de kudus, zèbres de Hartmann, girafes et élands du cap. Vraiment très beau ! Le soir, nous ne traînons pas trop pour prendre notre repas et tout ranger pour la tombée de la nuit car le gardien du camping nous indique que des lions rôdent depuis plusieurs jours dans les parages. Quelques jours auparavant, nous avions effectivement rencontré un couple de français qui nous avaient confirmé les avoir vus dans ce camping mais pour nous, pas de chance : nous ne les verrons pas, juste leurs traces.
Jeudi 12 Août
Nous partons à l’aube afin d’entrer dans le parc d’Etosha au plus tôt pour en profiter au maximum pendant cette journée. En suivant les conseils obtenus sur VoyageForum, nous décidons de « couper » par les pistes D3248 et D2695 qui longent la frontière sud du parc après Kamanjab. Ces pistes sont en assez bon état et les paysages intéressants mais la route reste assez longue (compter 3 bonnes heures pour arriver à Anderson Gate). Les pistes nous font traverser de nombreuses fermes et nous devons ouvrir et refermer derrière nous plusieurs fois les barrières délimitant les concessions. Arrivés vers 10h, nous allons directement au camp d’Okaukuejo pour payer les permis pour les 3 jours que nous avons prévu de passer à Etosha et prendre possession de notre emplacement de camping (www.nwr.com.na). L’hôtesse à l’accueil est d’une lenteur incroyable ! Nous étions heureusement en 2eme position dans la file d’attente mais le temps qu’elle s’occupe de nous, celle-ci grandie à vue d’œil. Nous aurons l’emplacement C28 (c’est donc numéroté !). Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce ne sera pas le plus beau camping du voyage. Beaucoup de monde, pas d’ombre, poussiéreux et pour ne rien arranger, il fait beaucoup de vent ce jour là. On pose notre matériel de camping, on mange et on repart donc pour toute l’après midi à visiter la partie Ouest du parc accessible aux touristes voyageant en individuel, c’est-à-dire jusqu’à Ozonjuitji M’Bari. Nous n’irons pas plus loin que Grünewald et la Ghost tree forest. Les paysages sont surprenants dans ce parc : très plat, très peu d’arbres et l’approche du grand pan asséché dévoile de bien jolies couleurs. La densité de faune n’est pas extraordinaire mais c’est quand même riche en espèces. Dans cette partie du parc (Grünewald-Okondeka-Gemsbokvlakte), nous verrons beaucoup de mangoustes fauves, d’outardes de Kori, d’écureuils terrestres, de rapaces ainsi que d’autres espèces « classiques » comme les oryx, girafes, autruches, gnous, springboks et autres zèbres (de Burchell cette fois-ci). Nous voyons également pas mal d’impalas et nous ne remarquons pas tout de suite que l’espèce présente à Etosha est différente de celle qu’on peut voir en Afrique du Sud ou au Kenya par exemple. En effet, il s’agit d’une sous espèce à front noir qui était apparemment en voie de disparition et qu’ils ont réussi à maintenir dans le parc. Nous ne verrons pas d’éléphants ni de gros chats mais en fin d’après midi, nous croiserons un couple d’otocyons. C’est toujours un réel plaisir que d’observer ces animaux si mignons. Nous rentrons au camp en fin de journée pour prendre une bonne douche après avoir manger pas mal de poussière avec tout ce vent qui heureusement tombe le soir, ce qui est bien agréable pour le repas auprès du feu. Après le diner, nous allons au point d’eau du camp dont nous avons lu beaucoup de bien sur VoyageForum. Effectivement, il est très bien aménagé avec éclairage puissant et barrière au plus près du point d’eau permettant d’observer au mieux la faune. Nous ne sommes pas seuls à contempler la scène, loin de là, et il faut jouer un peu des coudes pour prendre des photos. Dès notre arrivée, deux éléphants profitent du point d’eau et plusieurs chacals tournent autour. Ils seront rejoint un peu plus tard par des rhinocéros noirs : nous en verrons 4 en tout dans la soirée. Ce point d’eau est vraiment une réussite !
Vendredi 13 Août
Pendant la journée entière, nous visiterons la partie centrale du parc d’Etosha entre Okaukuejo et Halali. Cette partie se révèlera la zone la plus riche et la plus intéressante du parc lors de notre visite. Le matin, vers Gaseb, nous retrouvons le couple d’otocyons vu la veille. A Ondongab, nous verrons 2 hyènes qui se cachent dans l’entrée d’un terrier. Au plan d’eau d’Aus, nous assisterons à de belles interactions entre des girafes, autruches et un troupeau de bubales. Ce coin est très joli avec beaucoup de végétation. En continuant plus à l’Est vers Homob et Salvadora nous aurons droit à de splendides vues sur le pan et nous verrons encore beaucoup d’oryx et de zèbres. Au plan d’eau de Rietfontein, enfin un félin: un beau lion mâle qui se dore la pilule au soleil. Il est très près de la piste dans l’herbe rase, ce qui rend la prise de photos très aisée. Amusant de voir les springboks qui, pour aller s’abreuver, passent avec le regard inquiet devant le lion endormi. Nous nous arrêtons vers midi au camp d’Halali pour prendre possession de notre emplacement de camping. Cette fois-ci, pas de numéro : on se met où on veut. Nous irons manger sur la plateforme d’observation du plan d’eau d’Halali : à cette heure de la journée, pas grand chose à voir si ce n’est des Kudus et de nombreux oiseaux. On repart l’après midi toujours vers l’Est. Au plan d’eau de Goas, il y a des éléphants. Chouette ! Il y a également pas mal de voitures, ce qui nous intrigue, et un des conducteurs nous indique qu’il y a 2 lionnes à voir. Effectivement…mais très loin et couchées dans les herbes hautes. Impossible de prendre une photo. On ne reste pas trop longtemps et on repart en direction d’Okerfontein. Sur le chemin, on décide d’aller à Batia. Erreur : cette partie est assez inondée (on se demande pourquoi) et la piste passe plusieurs fois dans de l’eau stagnante, ce qui couvre de boue notre 4x4…pour ne rien voir finalement. Nous prenons ensuite la piste qui longe le pan jusqu’à Okerfontein. Cette piste est très scénique et riche en faune (oryx, zèbres, impalas, springboks etc…) et nous croisons 2 éléphants, dont un qui s’approche très près de la voiture (frisson). Arrivé à Okerfontein, une lionne est couchée dans l’herbe. Elle est très bien positionnée et on peut l’observer très facilement. Il se fait déjà tard et nous retournons sur Halali via le plan d’eau de Goas. Il y a encore plus de monde, voitures et animaux : éléphants, oiseaux, zèbres, les lions sont toujours au loin presqu’impossible à voir et il y a deux girafes qui sont en pleine parade amoureuse. Nous n’avons jamais vu d’accouplement de girafe et nous attendrons longtemps qu’elles passent à l’acte mais c’est déjà presque l’heure de la fermeture des camps et nous devons partir. Dommage ! Du fait de notre arrivée tardive au camp, nous mangeons de nuit, rapidement accompagnés de plusieurs ratels qui visitent tous les emplacements pour fouiller les poubelles en quête de restes de nourriture. Ces bestioles sont incroyables, sans aucune peur de nous et chipent tout ce qui reste à porter de leur mâchoire. Après le repas, nous allons au plan d’eau du camp. Il est plus petit que celui d’Okaukuejo mais tout aussi bien aménagé. On attend un petit quart d’heure et rapidement le spectacle commence, et quel spectacle !! Tout d’abord, plusieurs rhinocéros noirs dont une mère avec son petit. Ils sont très craintifs. Puis, sans aucun bruit, arrive un troupeau d’éléphants de tous âges. On en comptera 26, splendide ! Pendant que les éléphants boivent, se projettent de la boue ou jouent pour les plus jeunes, un rhinocéros arrive également puis peu après…un léopard ! C’est tout simplement incroyable : pendant quelques minutes nous aurons donc en même temps autour du plan d’eau éléphants, rhinos et léopard. Ce dernier reste toutefois un peu à l’écart et repart assez rapidement dans les bois. Quelle soirée ! Nous retournons dans la tente les yeux et la tête plein d’images.
Samedi 14 Août
Pour cette journée, nous avons prévu de visiter la partie Est du parc autour de Namutoni où nous passerons notre dernière nuit à Etosha. De bon matin nous nous dirigeons vers Goas où nous avions fait de belles rencontres la veille. Il y a beaucoup moins de voitures mais toujours autant d’animaux : des éléphants et une hyène qui déambule autour de l’eau puis se dirige droit sur nous (super pour les photos) pour disparaitre dans la forêt. Ensuite, nous continuons sur Okerfontein où nous verrons notre premier (et dernier) rhinocéros noir de jour. Il est assez loin mais avec une très bonne visibilité. Puis nous allons au point d’eau de Ngobib : rien, à part quelques autruches. Sur la piste du retour, de nombreux véhicules sont stationnés : c’est sûr, il doit y avoir quelque chose à voir ! Effectivement, une lionne avec ses 2 petits sont couchés dans l’herbe à l’ombre d’un arbuste. Cependant, l’herbe est haute à cet endroit et impossible de prendre une photo montrant autre chose que le dessus de leur tête. On reste longuement à les observer en espérant qu’ils se découvrent mais ils resteront immobiles tout le temps. Nous continuons alors notre route sur Namutoni et en chemin, nous nous arrêtons au point d’eau de Chudob où ici encore beaucoup d’animaux sont présents : girafes, gnous, springboks, zèbres…et élands du cap. Un immense essaim d’oiseaux virevolte au dessus du plan d’eau, ce qui est magnifique à regarder. On prend la dik-dik loop juste à coté de Namutoni, réputé pour y abriter des léopards mais nous ne verrons rien. Pour midi, nous prenons possession de notre emplacement qui est bien agréable avec du gazon (surprenant dans cette région plutôt aride) et ombragé. Après le repas, nous repartons vers le nord du parc : Twee Palms, Tsumcor jusqu’à Andoni Plain. Nous ne verrons pas grand-chose. Nous rebroussons chemin en prenant les pistes qui longent le pan. C’est un peu plus animé : zèbres, oryx, girafes, phacochères et...une hyène morte. Nous repassons au plan d’eau de Tsumcor et là, fantastique, on croise un impressionnant troupeau d’éléphants (peut-être une cinquantaine). Il y en a partout : devant, derrière, sur les cotés du 4x4. On n’en mène pas large. On coupe le moteur et attendons que toute la troupe passe son chemin pour regagner le camp à la fin de l’après midi. Des mangoustes rayées jouent sur le gazon à l’entrée du camping. Le soir après le repas nous allons au plan d’eau de Namutoni qui a l’inconvénient d’être assez loin des plateformes d’observation et en partie bouché par de hauts roseaux. Nous verrons 2 éléphants s’y désaltérer ainsi que des milliers de passereaux qui forment de véritables nuages en mouvement, ce qui est du plus bel effet avec le soleil couchant. Une fois la nuit tombée, tout s’arrête et nous ne verrons rien d’autre d’exceptionnel. Les jours passent mais ne se ressemblent pas...
Dimanche 15 Août
Nous nous levons très tôt dès le lever du jour car nous avons beaucoup de route jusqu’à Bagani dans la bande de Caprivi. Au cas où, on décide tout de même de refaire la dik-dik loop qui est juste à coté du camp. On ne voit rien au plan d’eau, ni sur la piste mais en retournant vers le camp, bingo, on tombe sur 4 lions : deux adultes et deux jeunes qui se reposent à deux pas de la route. Superbe rencontre pour cette fin de visite à Etosha. Il est déjà 7h30 et il est vraiment temps de quitter le parc pour la Bande de Caprivi.
Ces trois jours à Etosha auront été un bon souvenir. Les paysages sont très différents de ce qu’on avait pu voir dans les parcs Sud-Africains et si la densité de faune n’égale pas celle du Kruger ou d’Umfolozi, nous aurons vu toutefois de nombreuses espèces et de belles interactions aux différents points d’eau. Pas de léopard (de jour) ou de chasse mais n’en demandons pas trop. Nous n’aurons pas vu également de dik-dik Damara alors qu’ils sont normalement assez communs dans ce parc.
On quitte Etosha par la route C38 qui mène à la B1. On croisera plusieurs steenboks, kudus et…un couple de dik-dik Damara ! Evidemment, nos appareils photos sont rangés. Nous sommes maudits. Arrivés sur la route B1, nous coupons par les pistes D3001 et D3016 via Tsintsabis pour gagner en distance. Ces pistes sont toutes droites et en très bon état. Nous croisons ici encore de nombreux animaux : kudus, phacochères, autruches... Nous nous perdons un peu en arrivant sur Tsintsabis car il y a d’importants travaux de construction d’une route goudronnée jusqu’à Tsumeb et qui perturbent l’entrée du village. Arrivés sur la route B8 goudronnée, c’est de nouveau tout droit jusqu’à Rundu, sans trafic et monotone. Nous profitons de Rundu pour faire le plein d’essence et de nourriture puis nous continuons en direction de Divundu où la route reste désespérément rectiligne. Par contre, on s’ennui moins dans cette partie de la Namibie qui est beaucoup plus peuplée avec de nombreux villages tout en huttes de bois ainsi que des étals d’artisanat sur le bord de la route. Rien de bien folichon toutefois. A Divundu, on quitte la route goudronnée pour la piste en direction du Botswana et de la petite réserve de Mahango. Juste avant, nous bifurquons pour le Mahangu Safari Lodge en bordure de l’Okavango (www.mahangu.com.na) où nous passerons la nuit.
En se levant tôt il est tout à fait possible de faire Etosha-Bande de Caprivi dans la journée sans imprudence et en prenant son temps. Par contre, ne pas oublier que dans cette partie de la Namibie, on est à l’heure du Bostwana, soit une heure d’avance sur le reste du pays.
Le lodge est superbe et les emplacements de camping très bien situés en bordure de la rivière. Les blocs sanitaires sont nickel avec eau chaude. Il y a une petite piscine et plusieurs plateformes d’observation en hauteur pour les oiseaux. Par ailleurs, quelle vue sur la rivière ! On arrive à temps pour le boat cruise du soir. Je le recommande fortement. Pas cher (150N$/p) et on longe pendant 2h la partie Ouest du parc de Bwabwata bordant l’Okavango et qui s’avère très riche en faune. Lors de cette croisière, nous verrons des guibs harnachés, des crocodiles, beaucoup d’oiseaux dont les rares becs-en-ciseau d’Afrique (et de très près pour les photos) et des buffles. Le compte y est : nous aurons donc vu les big 5 en Namibie ! Au retour au lodge, nous décidons de prendre le repas dans leur restaurant. Très bon. La nuit dans la tente sera un peu fraiche avec l’humidité de la rivière toute proche et nous constaterons le lendemain qu’un hippopotame est passé à deux pas de notre tente sans rien entendre.
Lundi 16 Août
Le lever du jour nous révèle un beau spectacle depuis notre tente avec les volutes de vapeur de qui se dégagent de l’Okavango à la fraicheur du matin. Superbe. Comme à notre habitude, nous quittons le lodge très tôt le matin pour profiter au mieux de la petite réserve de Mahango. Une fois payé de le permis d’entrée (90N$ pour 2 personne) nous prenons la piste qui longe l’Okavango. Cette piste est très agréable avec de beaux paysages et de nombreuses avancées sur les rives de l’Okavango. Question animaux, c’est le festival d’oiseaux de toute sorte : rapaces, spatules, oies, ibis, bec-ouverts, calaos, blue waxbill, guêpiers etc…impossible de les citer tous. Pour les animaux plus gros, ce n’est pas le Pérou en ce début de matinée : on voit quelques zèbres, des impalas et des babouins et des cobes lechwe au loin mais rien de plus. Cette réserve est réputée pour abriter une grande population d’antilopes rouannes et d’hyppotragues : où sont-ils ? Nous continuons vers le site de picnic au pied d’un baobab immense. Nous arrivons déjà sur la piste principale qui mène au Botswana ; il est encore tôt et on décide de refaire la boucle. De nouveau à l’entrée on choisit finalement de prendre l’autre piste qui part vers l’intérieur de la réserve. Tout le monde nous déconseillait de la faire car très boisée et difficile d’y voir des animaux. Tant pis, on a du temps et on y va quand même. Après quelques centaines de mètres seulement, bingo, nous croisons un petit troupeau d’antilopes rouannes suivi par des zèbres. Ils doivent se diriger vers la rivière. Ces antilopes sont très belles : un cou énorme et de très grandes oreilles mais ils sont très farouches et disparaissent vite à l’approche de notre 4x4. Nous continuons vers le point d’eau qui se situe 10km plus loin. La piste n’est pas en très bon état mais nous croiserons zèbres, autruches (avec des petits), un cob des roseaux (il me semble) et des phacochères. Nous avons de la chance au point d’eau : plusieurs antilopes rouannes et un magnifique hyppotrague mâle à la belle robe noire foncée s’y désaltèrent. Quel spectacle ! Eh bien, nous avons bien fait de ne pas écouter les conseils. Après les avoir observé longuement jusqu’à ce qu’ils disparaissent dans la forêt, nous décidons de continuer sur la piste qui rejoint la route principale après 20km au lieu de rebrousser chemin. Le panneau indique pour 4x4 uniquement : pas de problème, on en a un…Ce sera notre baptême du feu, sable très profond + végétation très dense sur les 20km : horrible pour la conduite et rien à voir. Heureusement, on ne croise qu’un véhicule à la fin de la piste. Je ne sais pas comment on aurait fait si on s’était croisé avant. C’est une portion que je déconseille mais finalement très formateur pour nous pour Moremi et Chobe. Nous reprenons une nouvelle fois la piste qui borde l’Okavango : nous verrons 2 éléphants au loin, quelques damalisques sassaby et toujours autant d’oiseaux. Nous prenons le déjeuner sur le bord de la rivière puis nous quittons la Namibie pour le Botswana et la région du Panhandle.
Le passage de frontière à Mohembo est très facile et expéditif. Pour l’entrée au Botswana avec un 4x4 loué, nous prenons un double entry permit (160 Pula), ce qui nous permettra de gagner un peu d’argent pour nos prochaines entrées au Botswana. Nous nous arrêtons à Shakawe pour prendre des Pulas à l’ATM de la Barclays Bank. Très pratique. Puis nous poursuivons jusqu’au Drotsky’s Cabins, notre prochaine étape (www.drotskycabins.com).
Ce lodge et très bien fait : emplacements de camping spacieux et en bordure de l’Okavango, blocs sanitaires très propres et ils ont une magnifique plateforme d’observation sur l’Okavango. Nous nous renseignons sur les boat tours qu’ils organisent pour observer l’avifaune, n’étant pas fans de pêche : l’autre activité principale proposée par le lodge. Nous réservons un tour de 2h pour le soir en espérant voir la rare chouette pêcheuse de Pel car ils connaissent un lieu où elle chasse régulièrement. La ballade est riche en observations : hippopotames, crocodiles, varans et des milliers d’oiseaux (martins pêcheurs de diverses espèces, colonies de guêpiers écarlates ou à front blanc nichant sur les berges de la rivière, balbuzard pêcheurs, hérons, aigrettes, cigognes etc, etc…) mais nous ne verrons pas la fameuse chouette de Pel. C’est vraiment un superbe endroit et je remercie chaudement les internautes (Ericarole, Vinnylove…) de m’avoir fortement incité lors de la préparation du voyage de visiter cette partie du Botswana plutôt que de rester 2 nuits sur Mahango. Ce fut vraiment un bon conseil. Repas du soir pris autour du feu au bord de la rivière.
Mardi 17 Août
Nous repartons le lendemain matin pour une seconde ballade en bateau de 3h. Nous verrons toujours autant d’oiseaux que la veille dont des jabirus et des jeunes aigles pêcheurs au plumage bien moins caractéristique que les adultes. Au détour d’un méandre de la rivière, nous surprenons un hippopotame qui fera volteface violement pour plonger dans l’eau sous notre bateau. Petite frayeur et notre guide de mettre à fond les gaz pour échapper à l’animal. Quel souvenir ! Nous aurons également la chance de voir des loutres pendant cette balade. Tout d’abord, 2 individus nageant au milieu de l’Okavango puis au retour vers le lodge, une loutre peu timide se prélassant sur la berge de la rivière, ce qui nous a permis de bien l’observer. Encore de belles images pendant cette matinée dans le Panhandle.
Vers 11h, nous reprenons la route pour la bande de Caprivi. Passage de la frontière à Mohembo toujours aussi facile. Arrêt technique à Divundu pour prendre de l’essence et pour la première fois, problème : il n’y en a plus ! Nous sommes loin d’être à sec alors nous ne sommes pas inquiets et on se dit qu’il y en aura bien à Katima Mulilo. La traversée de l’Okavango se fait sur un pont bien étroit puis la route B8 traverse en ligne droite le parc Bwabwata sur 200km. Les nombreux panneaux indiquant la présence possible d’éléphants nous font ralentir l’allure mais nous n’en verrons aucun. Arrivés à Kongola, nous allons directement à la première station pour prendre de l’essence et se rassurer. Nous retournons un peu sur nos pas pour prendre la piste qui mène au Mazambala Island Lodge (www.mazambala.com) situé sur les rives de la rivière Kwando (qui devient Linyanti plus au sud et enfin Chobe vers Kasane). Le lodge est situé sur une presqu’île que nous ne pouvons atteindre en voiture cette année car le niveau du Kwando est trop haut mais le camping, lui, reste accessible. Le camping est très basique (mais il y a quand même de l’eau chaude dans les douches) et les emplacements sont idéalement situés en bordure de rivière : encore un site magnifique. Nous y sommes en fin d’après midi et après renseignement, il y a un boat tour qui est prévu de 17h jusqu’au coucher du soleil pour observer la faune dans cette partie du Kwando. C’est assez cher (250N$/p) et ma femme n’est pas très emballée, ayant déjà fait un boat tour le matin même. J’insiste et on y va. Finalement, nous ne serons que deux sur le bateau et très rapidement, on ne regrette pas notre décision. En effet, notre guide est très sympa et pas avare d’explication sur la flore et la faune que l’on rencontre, et quelle faune ! C’est très riche dans cette zone qui fait frontière avec la partie Est du parc de Bwabwata. Nous verrons de très près de nombreux cobes lechwe, crocodiles et hippopotames, des guibs harnachés, des babouins, kudus et impalas ainsi qu’un troupeau d’éléphants s’abreuvant et jouant sur les rives du Kwando. Vraiment très chouette à regarder.
Le repas du soir au bord de l’eau avec tous les oiseaux sera également mémorable malgré les nombreux moustiques. Heureusement nous avions commencé notre traitement anti paludéen – Lariam - à l’approche de la bande de Caprivi. Nous ne trainons pas trop dehors le soir car nous entendons des hippopotames qui ne semblent pas être loin. Effectivement, une fois dans la tente, nous les apercevons passer tranquillement juste devant notre emplacement. Le son de milliers de grenouilles et autres insectes nous bercera pendant toute la nuit.
Mercredi 18 Août
Ce matin, on ne traine pas pour replier la tente car nous avons beaucoup de route et deux passages de frontière pour rejoindre notre prochaine étape : Victoria Falls pour visiter les chutes coté Zimbabwe. Nous avions longuement hésité entre Zambie et Zimbabwe pour réserver l’hébergement et visiter les chutes. Le trajet semblait beaucoup plus simple coté Zambie (un seul passage de douane à Katima Mulilo) ; de plus, nous avions des infos contradictoires et peu encourageantes pour le passage de la frontière au Zimbabwe avec une voiture de location. Mais plusieurs personnes, Ericarole en tête, avaient bien insisté : « il faut absolument voir les chutes coté Zimbabwe ». Nous avons donc suivi ces conseils et on a bien fait, même si cela a été un peu rock-n-roll.
Comme pour Mohembo, le passage de la frontière Namibie-Bostwana à Ngoma fut une simple formalité. Avec le double entry permit, nous n’avons rien eu à payer cette fois-ci. Le pont sur la rivière Chobe offre par ailleurs de superbes vues et un premier aperçu de la richesse de la faune. Par contre, il y a une barrière vétérinaire où on nous demande d’ouvrir le frigo. Pas de problème, on avait prévu le coup et nous n’avions pas de viande fraiche mais à Ngoma, le biltong ne passe pas ! Et pourquoi donc ? Les autres fois, c’était ok mais là rien à faire, on nous embarque tout notre biltong. Grrr…ce ne sera pas perdu pour tout le monde ! Dès que l’on entre dans la réserve de Chobe par la route principale qui va jusqu’à Kasane, on est mis dans l’ambiance avec les nombreux animaux qu’on croise : buffles, kudus et éléphants !
Nous arrivons à Kasane puis avec un peu d’appréhension nous nous dirigeons vers le poste de frontière de Kazungula pour le Zimbabwe. Finalement, cela se passera très bien : pas du tout folklore africain. A la douance, un premier guichet pour payer les VISA (30US$/p) puis un second guichet pour les taxes véhicule. Pour notre Toyota Ilux 2.7i essence: 55US$ de taxe carbone et autres + 50US$ pour une assurance obligatoire valable 1 mois. Pour chaque paiement (en cash et US$ uniquement), nous recevons un imprimé officiel avec tampons etc... En 30 minutes, le passage de la frontière est réglé. Cela nous est revenu en tout à 165US$, donc moins cher qu'en passant par un TO local à Kasane (50US$/p/trajet soit 200US$ pour nous deux). En discutant avec les locaux, il semble que les autorités du Zimbabwe cherchent à améliorer les choses pour faire revenir les touristes dans le pays. Enfin, pas tant que cela tout de même. Voyez plutôt : 5km après la frontière, il y a un barrage de police où ils arrêtent tous les véhicules. Nos papiers de douane étaient bien en règle (ouf) mais un policier nous fait remarquer que nous n’avons pas de déflecteur blanc à l’avant du notre 4x4, ce qui est apparemment contre la loi au Zimbabwe. Ah bon ? Cela fera 10US$ d’amende et on devra en acheter à Victoria Falls (1US$). Je peste contre le loueur ! Ensuite, il faut faire très attention aux limitations de vitesse. On l’apprendra plus tard mais il faut savoir qu’un contrôle radar est régulièrement mis en place à l’entrée de la ville. Ce jour là, il était là et on tombe dans le panneau : nous étions à 90km/h pour une limite à 80km/h. Re-police et re-amende : 50US$ ! Je peste contre moi-même cette fois-ci. Nous arrivons à destination vers 13h, passablement énervés et amputés de 226US$. Un guide sud africain nous indiquera l’astuce : si possible, toujours suivre un autre véhicule (surtout les bus des TO) quand on roule au Zimbabwe.
Nous prenons possession de notre bungalow au Victoria Falls Rest Camp (www.vicfallsrestcamp.com). Celui-ci s’avère bien défraichi et moyennement propre. Les blocs sanitaires sont par ailleurs très sales. Ce sera notre plus mauvais hébergement pendant tout ce voyage.
On se requinque pendant le repas de midi puis nous allons visiter les chutes…à pied car je ne veux plus prendre la voiture pour éviter une autre amende ! L’entrée du parc n’est d’ailleurs qu’à 2km. Sur le chemin, de nombreux vendeurs insistent pour nous vendre pour des sommes dérisoires de l’artisanat (assez joli d’ailleurs par rapport à ce qu’on a pu voir en Namibie) ou des anciens billets de 25 milliards ou 10 trillions de dollars zimbabwéens : sombre souvenir de la période d’inflation exponentielle qu’a connu le pays avant d’abandonner leur monnaie pour les US$. On sent la pauvreté qui existe encore dans ce pays.
Il faut maintenant débourser 30US$/p pour la visite des chutes. La végétation est de type forêt humide, bien différente de ce qu’on a pu voir jusqu’alors. Les différents points de vue aménagés sur les chutes sont splendides, tous aussi impressionnant les uns que les autres. Cette année en Août, les chutes sont encore grosses en on s’en prend plein la figure. Difficile de filmer ou prendre une photo sans une goutte d’eau sur l’objectif. Danger point est particulièrement glissant mais la vue est à couper le souffle. Devil’s cataract est également impressionnante. Tous ces embruns créent des effets d’arcs-en-ciel superbes. Nous avons dépensé beaucoup de dollars aujourd’hui mais la visite des chutes est vraiment un moment fort du voyage.
Nous n'avons pas visité les chutes coté Zambie mais nous sommes allés sur le pont qui enjambe les gorges (impressionnant, je recommande). C'est gratuit : on vous donne à la douane un coupon "laisser passer" pour la visite du pont qui est une sorte de zone franche entre Zambie et Zimbabwe. Par contre, pour visiter les chutes coté Zambie, il faut passer le poste de douane et donc payer le VISA d'entrée en Zambie. Il faut surtout demander qu'ils ne vous mettent pas de tampon car au retour à la douane du Zimbabwe, ils vérifient les passeports et s’ils voient que vous êtes allés en Zambie ils vous demandent de payer un VISA double entrée qui est plus cher que celui payé à Kazungula. Apparemment le truc marche pour ne pas payer de supplément mais on n'a pas essayé.
Après le pont, il nous reste encore du temps pour aller voir les gorges et le point de vue situé non loin du renommé Victoria Falls Hotel. Un policier nous accompagne pour y aller (c’est rassurant !) dixit pour nous éviter le harcèlement des vendeurs. Le point de vue est magnifique mais il y a des câbles partout (pour les tyroliennes et autres activités fortes en adrénaline), ce qui n’est pas terrible pour faire des photos « nature ». Nous traversons le Victoria Falls Hotel, majestueux et luxueux. C’est à la fois impressionnant mais gênant toute cette richesse dans un pays aussi pauvre.
Pour le soir, nous décidons de manger au restaurant du camp qui est très bon et autre bonne nouvelle : très bon marché. Cela fait du bien au porte monnaie après tout ce qu’on a dépensé cette journée.
Jeudi 19 Août
Nous nous renseignons pour un survol des chutes en avion mais les prix proposés sont trop élevés pour nous. Nous repartons donc pour le Botswana et cette fois-ci, on reste bien en dessous des 80km/h ! Le passage à la frontière se fait sans soucis mais comme nous entrons déjà pour la 3eme fois au Botswana, le double entry permit n’est plus valable dans sa totalité et nous devons payer la partie Road Permit pour 45Pulas de plus. De retour à Kasane, nous allons directement à notre lodge (www.kubulodge.net) pour s’installer à notre emplacement de camping (bien équipé avec prises électriques et lumière, les sanitaires sont très propres et il y a même une petite piscine réservée pour les campeurs). Nous réservons avec eux un boat cruise sur la rivière Chobe pour l’après midi (départ à 15h). Nous profitons du temps qu’il nous reste pour faire le plein de provisions aux supermarchés très bien achalandés de Kasane (le Spar est particulièrement bien fourni). Nous voulons également faire le plein d’essence mais aucune station sur Kasane n’a de sans plomb ce jour-là ! Notre niveau d’essence est encore bon et on espère que cela ira pour les 2 jours prochains que nous devons passer dans le parc national de Chobe. Nous attendons 15h dans les jardins du Kubu Lodge près de la rivière où de nombreuses mangoustes rayées déambulent. A l’heure prévue, un 4x4 nous emmène à l’embarcadère où nous attend le bateau qui travaille avec le lodge et là bonne surprise : nous ne serons que les deux avec le guide. Super ! Cette croisière est un must : aussitôt passé le poste de contrôle « fluvial » pour entrer dans le parc, on est frappé par la richesse de la faune sauvage qui règne dans cette partie du Botswana. Outre de très nombreux oiseaux (martins pêcheurs de toute sorte, bec-ouverts, hérons, becs en ciseau d’Afrique, aigles pêcheurs etc…), nous verrons de très près et avec un autre perspective que depuis notre 4x4, de nombreux crocodiles, varans, hippopotames (dont des petits tout rigolo) mais également de grands troupeaux de buffles ainsi que des impalas et cobes de lechwe. Nous aurons la chance de voir plusieurs pukus (d’assez loin tout de même) : cela sera la seule fois pendant notre séjour dans la région. Le plus impressionnant pendant cette croisière restera le nombre d’éléphants. Il y en a des centaines, à chaque méandre de la rivière, qui viennent s’abreuver et se couvrir de boue. Je n’en ai jamais vu autant de ma vie. Voir les éléphanteaux jouer et s’ébrouer dans la boue épaisse puis avoir toutes les difficultés à s’en sortir sans l’aide des plus grands est particulièrement amusant. Le boat cruise durera jusqu’au coucher du soleil et avec de telles observations, on ne voit vraiment pas le temps passer. C’est une excursion ne manquer sous aucun prétexte ! Seul bémol : on est loin d’être seul et quelques fois, c’est presque l’embouteillage sur la rivière. Notre bateau était petit, ce qui nous a permis de s’isoler et voir en toute tranquillité certains animaux dans les petits méandres peu profonds de la rivière où les plus gros bateaux ne pouvaient pas aller. Essayez de vous renseigner avant de réserver sur le type de bateau proposé dans la prestation. Le soir, nous prendrons notre repas sur le qui vive en nous assurant que les babouins ne s’approchent pas trop près. Il y a également des gardiens qui resteront toute la nuit dans le camping car on nous explique que les vols dans les zones touristiques du Botswana sont en pleine recrudescence. Nous aurons droit à ces gardiens dans tous les autres campings fait par la suite au Botswana. Ce n’est guère rassurant pour l’avenir.
Vendredi 20 Août
Nous partons du lodge au plus tôt pour profiter au mieux de notre journée dans le parc national de Chobe (partie river front). Au passage, on s’arrête à nouveau dans une station d’essence mais toujours pas de sans plomb. Gloups ! On espère qu’ils en auront dans 2 jours qu’on on sortira du parc.
Nous arrivons à Sedudu Gate vers 7h30 où nous allons payer nos permis d’entrée et montrer notre réservation au camp d’Ihaha pour le soir. Nous avions entendu que depuis peu les permis ne pouvaient plus être pris aux entrées des parcs au Botswana mais seulement dans les bureaux du DWNP. A Kasane, les bureaux sont en fait à la porte de Sedudu. Nous prenons alors en même temps les permis pour Moremi que nous visiterons plus tard. Cela fait en tout une belle petite somme.
Un mot sur la gestion des parcs au Botswana (permis et réservations des campings public) car c’est assez compliqué depuis 2009 quand le Département des Parcs Nationaux (DWNP) a changé les règles et commencé à privatiser les campings. Quand nous avions fait nos réservations, les camps d’Ihaha à Chobe et Xakanaxa à Moremi étaient encore gérés par le DWNP mais maintenant il faut contacter Kwalate Safaris (pour les camps South Gate, Xakanaxa, Ihaha, Khumaga, Njuca Hills) : P.O Box 2280, Gaborone, Botswana, Tel: +267 686 1448 ; Fax: +267 686 1448; Cell: +267 71308283 / 71307435, kwalatesafari@gmail.com.
Pour le camp de North Gate à Moremi, il faut contacter Mapula Lodge (pour les camps North Gate, Savuti, Linyanti), Tel : +267 6865366 / 6865365, Fax: +267 6865367, sklcamps@botsnet.bw ou mapulalodge@info.bw (www.mapulalodge.com). Pour 3rd bridge (que nous n’avons pas réussi à avoir), il faut contacter Xomae Group (pour les camps 3rd Bridge, Nxai Pan, Baines Baobabs ) ; Tel/Fax + 267 6862221, Cell +267 73862221 ; xomaesites@botsnet.bw (www.xomaesites.com). En conclusion, vous réservez et payez les campings directement avec ces prestataires et les permis sont à payer aux bureaux DWNP à Maun, Gaborone ou Kasane (Sedudu Gate) (dwnp.parrogabs@gov.bw).
Nous dégonflons les pneus à 1.7bars. Une fois la gate passée, la piste rejoint à travers bois les rives de la rivière Chobe. Il y a de nombreuses pistes mais c’est assez facile pour se repérer. Typiquement, il y a celles qui bordent la rivière de près, la piste principale un peu plus en hauteur et plusieurs pistes qui s’enfoncent à l’intérieur du parc dans de petites vallées. Pendant les 2 jours passés au Chobe river front, nous avons pris plusieurs fois les pistes intérieures et à chaque fois on n’a rien vu du tout (hormis des éléphants) : la végétation est en fait assez dense, la visibilité pas terrible et de toute façon, il y a tellement de choses à voir au bord de la rivière que j’ai trouvé ces pistes assez décevantes.
L’état des pistes est très aléatoire au river front : cela va de la belle piste bien dure aux pistes défoncées quand on cherche à passer dans les zones non inondées aux abords de la rivière et aux pistes avec du sable bien mou et très profond. En voulant laisser passer un 4x4 venant vers nous sur la piste principale, je me suis bien ensablé comme un débutant en essayant de changer d’ornières. Sans même avoir eu le temps de se faire du souci que 5 minutes plus tard un camion (en fait un bus scolaire avec des dizaines d’enfants sur la benne arrière !) venait nous désensabler en tirant notre 4x4 avec notre corde (qui cassera pendant l’opération). La honte quand même ! Avec la corde cassée, nous ne nous sommes plus trop aventurés sur les petites pistes secondaires et isolées pour le reste de notre séjour dans le parc.
Pour cette première journée, nous avons vu quelques hyppotragues noirs, un guib harnaché, des antilopes rouannes, de nombreux buffles avec quelques beaux troupeaux, des zèbres, des impalas, des hippopotames, une curie de vautours sur une carcasse, de nombreux oiseaux et 4 lionnes. Celles-ci étaient allongées sous un arbre près de la rivière, bien à l’ombre et on a presque failli les louper car nous regardions surtout coté rivière où il y a toujours quelque chose à voir. Toujours aussi impressionnant, c’est le nombre incroyable d’éléphants qui viennent se désaltérer en fin d’après midi. Nous en aurons vu des centaines. C’est très impressionnant et même assez flippant quand ils passent devant la voiture ou bloquent les pistes. Il n’y alors qu’à attendre qu’ils libèrent le chemin n’ayant jamais osé forcer le passage (comme on a vu d’autres le faire). Nous verrons même un jeune éléphant mort sur le bord d’une piste secondaire. Si la diversité des oiseaux est indéniable dans ce parc, j’ai trouvé que c’était moins marquant pour les mammifères.
Pour le soir, nous avons dormis dans le camp d’Ihaha. C’est un site vraiment génial, un de mes coups de cœur, au milieu de la nature sauvage auprès de la rivière où les hippopotames et les éléphants n’étaient jamais bien loin. Le coucher de soleil avec les pêcheurs en toile de fond était splendide. Les blocs sanitaires étaient refaits à neuf et d’une propreté irréprochable. Pour le repas du soir, nous n’avons pas trop trainé et nous étions dans la tente dès la nuit tombée. Nous avions laissé les fenêtres ouvertes au cas où des animaux seraient passés devant notre tente mais nous n’avons rien vu. Par contre, une famille de babouins est restée dans un arbre derrière notre tente et nous avons eu droit à un concert de grognements et de cris pendant toute la nuit.
Samedi 21 Août
Le réveil avec la tente ouverte sur la rivière est un grand moment : déjà les hippopotames sont là. Le drive du matin sera assez calme. Nous verrons tout de même un petit groupe d’antilopes rouannes ainsi que des cobes à croissant : les premiers qu’on voit au Botswana. Comme la veille, nous observons un autre attroupement de vautours autour d’une carcasse : c’est assez impressionnant de voir comme ils se battent pour manger ce qu’il en reste. Par contre, toujours pas de prédateurs dans les parages. Nous essayons diverses pistes sans trop de succès et en début d’après midi, les passagers d’un 4x4 nous indiquent où un léopard fait la sieste dans le bush. Super ! Belle observation, cela sera le seul félin que nous verrons de la journée. Pas de lions ce jour là en effet. Nous croiserons plus tard dans l’après midi de nombreux hyppotragues noirs ainsi que quelques chacals mais d’assez loin. Comme d’habitude, des éléphants en très grand nombre traversent le parc en fin de journée en direction de la rivière où ils se regroupent par centaines pour boire ou se couvrir de boue contre les parasites. De belles opportunités de photos et à force d’en voir, je gère un peu mieux mon stress quand ils s’approchent de près de notre véhicule.
La fin de journée approche et on se dirige vers la sortie coté Sedudu Gate. Ces 2 jours passés au Chobe river front auront été riches en observations de la faune sauvage, très variée et avec un nombre vraiment impressionnant d’éléphants (c’est ce qui m’aura marqué le plus). Les paysages et les vues sur la rivière sont magnifiques et le camp d’Ihaha est vraiment idéalement situé. Un très bon souvenir.
De retour à Kasane, on file droit vers une station d’essence car le niveau commence à être vraiment bas et bonne nouvelle, ils ont de nouveau de l’essence sans plomb ! On fait donc le plein et on regonfle les pneus. On cherche également une nouvelle corde puisque la nôtre est inutilisable mais il est trop tard et les garages sont déjà fermés. Nous dormirons à nouveau au camping du Kubu Lodge pour la nuit (www.kubulodge.net).
Dimanche 22 Août
Nous quittons le camping dès 6h30 car nous avons beaucoup de route à faire. En effet, il nous a été impossible d’avoir une place de disponible dans le camp de Savuti pour la fin Août et comme nous avions lu sur divers sites qu’il était très long et assez périlleux de faire dans la journée la piste entre Kasane et North Gate Camp à Moremi alors l’autre option était de rejoindre Moremi par la route goudronnée via Nata, Gweta et Maun mais cela rallonge considérablement (environ 600km). Quand je vois ce qu’ont vécu Pierre77N et Ericarole cette année sur Savuti/Linyanti (casse et routes inondées), je me dis qu’on a bien fait d’être prudent étant donné qu’on voyageait seul. Par ailleurs, nous avions lu que la route entre Kasane et Nata, bien que goudronnée, était en très mauvais état avec d’innombrables nids de poule qui limitaient fortement la vitesse maxi. Nous avions donc prévu une halte vers Gweta au Planet Baobab (www.unchartedafrica.com).
En fait, il s’est avéré que la route entre Kasane et Mpandametanga (100km) est en très bon état, large et très roulante. Elle passe par ailleurs près des limites du parc Chobe et nous avons vu de nombreux animaux en début de matinée : steenboks, kudus, autruches et éléphants. C’est très sympa de conduire et observer en même temps tous ces animaux. Il y a également une barrière vétérinaire qu’on n’avait pas vu sur la carte et avec les provisions faites à Kasane on craint le pire mais cette fois-ci, le biltong et le poulet passe mais pas les saucisses…que je dois jeter au feu sur place. Ensuite, la route qui continue jusqu’à Nata (200km) a été réparée : tous les nids de poule ont été bouchés. De plus, ils sont en train de l’agrandir et de belles portions toutes neuves sont déjà en service. Les travaux devraient être finis pour toute la section Kasane-Nata d’ici 2 ans apparemment. Du coup, nous étions à Gweta vers 11h !
Nous avons alors décidé de pousser jusqu’au Nxai Pan National Park pour visiter la partie de Baines Baobab. Arrivés à l’entrée du parc, bonne nouvelle, nous pouvons prendre les permis sur place. La piste jusqu’à Baines Baobab est en tôle ondulée sur une bonne partie du trajet mais pas trop difficile. Nous arrivons sur site pile poil pour le déjeuner. Quel site : ces énormes Baobabs au pied d’un grand pan asséché sont magnifiques ! Nous profitons de l’ombre de ces géants pour manger à l’abri du soleil qui cogne fort et nous nous baladons un peu sur le pan pour profiter de la vue. C’est très étonnant comme paysage.
Finalement, comme nous sommes déjà à plus de 80km de Gweta et seulement à 130km de Maun, on décide de ne pas dormir au Planet Baobab (tant pis pour la réservation déjà payée) et d’aller directement à Maun afin d’avoir plus de temps pour Moremi le lendemain.
Nous arrivons à Maun en fin d’après midi avec suffisamment de temps pour se préparer pour nos 4 prochains jours dans le parc de Moremi et faire le plein de provisions et d’essence. Mais c’est Dimanche et comme les garages sont tous fermés, nous devrons attendre le lendemain matin pour acheter cette maudite corde qui nous manque. Pas question de conduire dans Moremi sans elle.
Nous dormirons au camping du Sedia Riverside Hotel à 10km au Nord de Maun (www.sediahotel.com). Les emplacements et les sanitaires sont corrects mais ce n’est clairement pas le camping le plus beau du Botwsana. Par contre, les prix sont bas : 30Pulas par personne.
Lundi 23 Août (journée noire)
Après avoir trouvé (enfin !) une corde dans un garage de Maun, nous nous dirigeons vers Moremi. La route est d’abord goudronnée jusqu’au village de Shorobe puis se transforme en piste assez roulante jusqu’à une barrière vétérinaire (Buffalo Gate). Dans ce sens, on peut tout passer en nourriture mais pour le retour sur Maun il faut que toute la viande et les produits laitiers soient mangés sinon ils les confisquent. Juste après la barrière, la piste se divise en deux : une en direction de Savuti, l’autre pour Moremi. C’est très bien indiqué avec un grand panneau. On passe ensuite devant le camping de Kaziikini réputé auprès des self-drivers et qui lui aussi est très bien indiqué. On est déjà en pleine région sauvage avec pas mal d’animaux : girafes, impalas, zèbres et nous tombons sur 2 lions qui mangent une proie. Quelle chance ! et tout cela avant même d’atteindre l’entrée Sud de Moremi (Maqwee Gate). On se dit alors que ça va être le festival à l’intérieur. A South Gate, on montre nos réservations de camping ainsi que les permis payés à l’avance. Les rangers nous indiquent les régions du parc visitables et les pistes à éviter car Moremi est encore bien inondé et de grandes portions ne sont pas franchissables. Voyageant seuls avec notre 4x4 Toyota Ilux, ils nous expliquent par exemple que nous ne pourrons pas rejoindre Xakanaxa depuis Kwai par la piste du nord car celle-ci est trop inondée et que nous devrons faire le détour par South Gate. Mince ! Comme nous avons 2 nuits de prévu au camp de North Gate/Kwai avant Xakanaxa cela ne va pas être pratique.
Nous prenons la piste qui part plein Nord vers North Gate. Elle est large mais avec du sable assez profond. Après seulement quelques km parcourus, un gros bruit sous la voiture et on s’arrête immédiatement. Panique ! Quel est le problème ? En fait, une plaque de protection du différentiel du pont avant du 4x4 s’est cassé et en se déformant, se met à frotter le sol violemment. On sort les outils, élève la voiture autant que possible avec le cric et allongé sous la voiture, j’essais d’enlever cette plaque pour la remettre d’aplomb mais impossible. Après 2h de tentative, j’abandonne et on se rend à l’évidence : on doit retourner à Maun pour réparer car il est impossible de continuer comme cela dans Moremi. Quelle frustration, j’en aurais pleuré ! Retour donc à Maun mais au pas pour éviter de tout abimer même si j’ai pu redresser un peu la plaque. Comme on doit repasser la barrière vétérinaire on cache toute la nourriture dans nos sacs pour éviter la confiscation : on ne va pas en plus racheter de la viande !
Au garage Toyota de Maun, ils n’ont évidemment pas cette pièce en rechange mais ils me disent qu’ils devraient pouvoir réparer. Effectivement, après 1h30 de découpe, redressage et soudage, tout est remis en place. Bon boulot mais il est déjà 16h : trop tard pour rejoindre le camping de North Gate avant la fermeture. Bilan de la journée : 450Pulas de réparation, une journée et une nuit perdues à Moremi…mais on est dépanné. Nous repassons une nuit au camping du Sedia Hotel (www.sediahotel.com).
Mardi 24 Août
Nous repartons pour Moremi. Va-t-on enfin réussir à visiter ce parc ?
Contrairement à la veille, nous ne verrons rien d’exceptionnel sur le chemin jusqu’à Maqwee Gate. Une fois dans le parc, nous consacrerons toute la journée à visiter la région Nord du Moremi le long de la rivière Kwai. C’est effectivement bien inondé et de nombreuses pistes longeant la rivière sont impraticables. Toutefois, nous ne tentons pas le diable étant donné que nous sommes seuls et qu’on ne croise pas beaucoup de véhicule alors on fait vite demi tour dès que nous ne sommes pas sûr de ce qu’il y a à traverser. La piste Nord en direction de Xakanaxa est par contre entièrement recouverte d’eau peu après Dombo Hippo Pools. Les paysages sont superbes et les nombreuses pistes offrent de magnifique vues sur la rivière. Nous voyons beaucoup d’oiseaux mais curieusement et contrairement à ce que nous avions pu lire dans divers carnets de voyage, la densité de faune est très faible. Pendant toute cette journée, nous verrons très peu d’animaux hormis des cobes de lechwe et vers la fin de l’après midi quelques éléphants de taille assez impressionnante. Un éléphant viendra se planter littéralement devant notre 4x4 pendant de longues minutes en nous regardant bien fixement avant de repartir tranquillement dans la forêt. On n’en mène pas large et on n’a même pas la présence d’esprit de prendre des photos. Malgré cette rencontre inoubliable, la journée reste au final assez décevante par le peu d’animaux et d’espèces rencontrés.
Nous rentrons au camp de North Gate (www.mapulalodge.com) vers 16h30. Les emplacements sont bien situés en lisière de forêt et les douches sont impeccables. Un des aspects positifs de la privatisation des camps aura été au moins de remettre à neuf les blocs sanitaires. Les anciens sont encore debout et il n’y a pas photo. Pendant le repas du soir, on fait attention aux nombreux babouins qui ne trainent pas très loin. Juste après avoir fini de manger, on remarque 3 éléphants qui passent le long des blocs sanitaires…et se dirigent droit vers notre emplacement ! Ils vont rester ainsi un bon moment à manger à 5m de la voiture. C’est vraiment impressionnant ! Nous essayons de prendre quelques photos mais la nuit tombe vite à cette heure tardive. On ne tarde pas trop à monter dans la tente pour ne pas se retrouver nez à nez avec les pachydermes. Dans la nuit, comme nous avions laissé les fenêtres ouvertes avec les moustiquaires, nous verrons 2 hyènes passer sans s’arrêter au pied de notre tente puis un autre éléphant manger les feuilles de l’arbre sous lequel nous étions. Difficile de faire plus près ! Incroyable, on en verra plus cette nuit que pendant toute la journée !
Mercredi 25 Août
Pour cette journée, nous visitons la région de Xakanaxa. Comme la piste Nord est bloquée, le long détour par South Gate nous fait perdre pas mal de temps le matin. Les paysages aux alentours de Xakanaxa sont très différents de ceux de Kwai mais c’est toujours aussi beau…et inondé. Impossible d’aller sur Dead Tree Island par exemple. La piste au niveau de 4th Bridge est également sous les eaux mais franchissable d’après les rangers. Sur place, on attend quand même que les experts passent (Sud Africains et TO) pour bien repérer les pièges à éviter et ne pas s’embourber. Une fois qu’on a compris comment faire, c’est en fait assez facile. La région vers Third Bridge camp est plus sèche et la végétation plus proche de la savane que de la forêt.
En ce qui concerne les animaux, c’est toujours assez pauvre mais tout de même mieux que la veille. Il y a toujours autant de cobes lechwe et nous verrons également quelques girafes, zèbres, impalas, hippopotames, vervets et éléphants mais rien de bien extraordinaire. Pas un seul buffle à l’horizon malgré toute cette eau ! Nous verrons tout de même un couple de lions à deux pas de Third Bridge camp. Cette journée encore, s’il n’y avait pas la diversité des paysages et les nombreuses espèces d’oiseaux observées, cela resterait bien décevant. Devenons-nous trop difficile ?
Le camp de Xakanaxa où nous passerons la nuit (kwalatesafari@gmail.com) est magnifique. Idéalement situé sur une sorte de presqu’île entourée par les eaux. De nombreux écureuils se baladent dans les emplacements et le coucher de soleil sur les roseaux qui entourent le camp est superbe. Un autre coup de cœur. Et comme à North Gate, les blocs sanitaires sont très propres. Nous ne verrons rien de spécial la nuit mais n’en demandons pas trop.
Jeudi 26 Aôut
Pour la dernière journée à Moremi, nous consacrons les visites à Mboma Island et la région de Bodumatau. En passant Third Bridge camp, on cherche les lions aperçus la veille mais ils n’y sont plus. La longue piste qui fait la boucle autour de Mboma Island est très belle mais le sable profond et certaines portions sont assez difficiles à négocier mais on ne s’enlisera aucune fois. Cette partie est un peu plus riche en animaux : encore et toujours des cobes de lechwe, zèbres, bubales, phacochères, girafes, mangoustes, divers oiseaux, 2 chacals surpris au détour d’un virage et de nombreux éléphants. Deux scènes resteront dans ma mémoire. Pour la première: un bébé éléphant dormait aux pieds de sa mère au beau milieu de la piste très étroite et entourée d’arbres à cet endroit. Impossible de passer ailleurs et pas question de forcer le passage car la mère nous fait comprendre qu’il ne faut pas s’approcher. On coupe le moteur et on attend alors que le petit se réveille et se lève, ce qui fait bouger la mère et libère la piste. Deuxième scène un peu plus loin : alors que je « jaugeais » un éléphant qui mangeait au bord de la piste pour savoir si je pouvais passer, je ne remarque pas un autre qui avance à grand pas et s’arrête au pied d’un palmier devant la voiture. Il reste immobile quelques secondes et tout à coup, donne 2 violents coups de tête dans le tronc pour tenter de le casser puis repart comme si de rien n’était. Je ne m’y attendais pas et trouve la scène particulièrement drôle. Nous continuons la piste et passons 2nd et 1st bridges, plus faciles à franchir et nous allons explorer la région de Bodumatau. C’est de nouveau très inondé mais nous y verrons de grands troupeaux de gnous, impalas, zèbres, damalisques sassaby et éléphants. Les zones où sont passés les troupeaux d’éléphants sont bien ravagés, c’est assez impressionnant à voir et inquiétant à la fois. On se demande ce qu’il se passerait si on se retrouvait au beau milieu du passage d’un de ces troupeaux. Les hippopotames sont également en nombre et nous verrons quelques bucorves. Ce sera la partie de Moremi où nous verrons le plus d’animaux…mais toujours aucun gros chat !
En fin d’après midi, il est grand temps de retourner vers South Gate puis Maun que nous atteindrons seulement la nuit tombée. Nous dormirons à Audi Camp (www.okavangocamp.com). La déco des blocs sanitaires est particulièrement réussie mais les emplacements ne sont pas très jolis et assez petits. On est un peu entassés d’autant plus qu’il est bien complet.
Vendredi 27 Août
Notre voyage au Botswana touche bientôt à sa fin et c’est un peu triste que nous quittons la région du delta de l’Okavango pour rejoindre la Namibie et notre dernière étape avant le retour en France. La route de Maun jusqu’au poste de frontière de Mamuno est goudronnée sur tout le trajet, très roulante mais particulièrement longue et monotone même si les paysages changent une fois de plus à l’approche du Kalahari. La ville de Ghanzi à l’air bien propre et moderne mais nous ne ferons que la traverser. Le passage de la douane se fait très facilement et peu après, nous quittons la route principale pour nous arrêter au Zelda Game & Guestfarm où nous passerons la nuit (www.zeldaguestfarm.com). Pour la dernière nuit, nous avions réservé une chambre pour nous relaxer et préparer toutes nos affaires pour le grand départ le lendemain. Nous avons droit à un magnifique bungalow très spacieux. L’accueil est très chaleureux avec petit cocktail de bienvenue.
Il y a beaucoup d’oiseaux autour du petit point d’eau aménagé et la ferme contient de nombreux enclos avec animaux d’élevage et divers animaux sauvages dont des porcs-épic, guépards et 1 léopard. Ils ont également une réserve privée où nous comptions bien faire un game drive pour notre dernier étant donné que nous étions arrivé en début d’après-midi mais nous apprenons qu’elle est fermée aux visiteurs…car il y a des chasseurs. Déception! Nous n’avions pas bien lu mais cette ferme fait également réserve de chasse et dans l’hôtel et les chambres, les livres d’or et magazines sont consacrés à la chasse et aux trophées ! En tant qu’amoureux de la vie sauvage et après avoir visité tous ces parcs animaliers, cela fait mal au cœur. Attention donc si vous réservez à cet endroit, autant être prévenu.
Nous patientons donc une bonne partie de l’après midi dans l’affut aménagé non loin des bungalows en bordure de la réserve. Nous y verrons quelques kudus, élands et nyalas mais les grillages empêchent de prendre des photos « nature ». Au point d’eau, nous observons de nombreux crapauds chanteurs et des oiseaux dont quelques pics. Le soir, nous assistons au repas des guépards et du léopard. Cela fait très zoo mais ce seront les seuls guépards vus pendant ce voyage.
Nous dinons au restaurant qui propose un buffet très copieux et savoureux.
Samedi 28 Aôut
Pour une fois, nous ne nous levons pas très tôt : on a du temps. 3 heures de route suffisent en roulant tranquillement pour rejoindre Windhoek via Gobabis sur la route B6. Nous prenons notre dernier piquenique aux portes du Daan Viljoen Game Park, histoire de profiter une dernière fois des jolis paysages montagneux, puis nous retournons chez African Tracks pour rendre notre 4x4. Le compteur indique que nous avons parcouru 7750km pendant ce voyage ! Le contrôle de l’état du véhicule se fera très rapidement, tant mieux : ils ne sont pas trop tatillons sur les éraflures faites pendant le voyage. Nous leur expliquons par ailleurs nos déboires survenus au Zimbabwe et à Moremi et ce qu’on a dû payer pour le véhicule. Ils nous rembourserons le tout en recréditant notre carte bleue. Au global, nous n’avons donc pas à nous plaindre de la prestation de ce loueur.
Leur navette nous remmène à l’aéroport où nous prenons l’avion pour rentrer en France via Cape Town et Amsterdam. Aucun problème de retard, connexion manquée ou bagage perdu pour le retour.
Mes coups de cœur
- Les paysages grandioses de Namibie
- Sites : Dead Vlei ; Sandwich Harbour ; Epupa Falls ; Halali water hole; Okavango (région de Mahango/Panhandle) ; les chutes Victoria ; Chobe River Front
- Camping: Spitzkoppe; Epupa Falls; Hobatere; Ihaha, Xakanaxa
Mes déceptions
- Ne pas avoir vu les éléphants du désert
- La faible densité de la faune à Moremi (bien inondé cette année)
A éviter (d’après moi)
- Petrified Forest Parc près de Twyfelfontein
- Victoria Falls restcamp
Quelques conseils qui nous auront été très utiles
- prendre des sacs poubelles pour envelopper les sacs de voyage et les protéger de la poussière extra-fine qui s’infiltre dans le coffre. Un truc : ouvrir les fenêtres latérales du coffre, ce qui permet de rééquilibrer la pression entre intérieur et extérieur et empêche une bonne part de la poussière d’entrer
- crème hydratante pour visage et stick à lèvres
- adaptateur permettant de recharger les batteries sur l’allume-cigare, voire un doubleur ou un tripleur
- lampe frontale pour le camping, indispensable
- GPS équipé des cartes T4A très complètes et faciles à télécharger (www.tracks4africa.com). C’est très utile pour les parcs au Botswana, un peu moins pour la Namibie.
- prendre des rands aux distributeurs de cash aux aéroports SudAf si vous y faites escale
- penser à regarder où vous avez des barrières vétérinaires à traverser quand vous faites vos provisions afin de ne pas vous faire confisquer vos denrées fraiches (viande, lait…)
Budget (28 jours pour 2 personnes) :
- Trajet avion (KLM et Air Namibia): 2200€
- Location du 4x4 (rachat de franchise à 4000N$ + assurance pneu / bris de glace) : 26300 N$
- Hébergement : ~1300€
- Nourriture : ~700€
- Divers (excursions, essence, entrées parcs) : ~2100€
Pensez-vous que le bath va augmenter avant la fin de l'année 2010? (août 2010: 1 euro = 40 baths) English translation pending
le bath est un niveau tres bas😠🏴☠️ pensez vous quil va augmentez dici la fin de lannee jcompte me rendre en thailande en fin danné....
En decembre 2009 : 1 euro / 47 bath ... 😊
En decembre 2009 : 1 euro / 47 bath ... 😊
Voyage routier de trois semaines dans l'Ouest américain English translation pending
Bonjour, je souhaiterais avec ma conjointe fraire un road-trip dans l'ouest américain du 5 au 26 mai 2010
Après avoir longuement parcouru ce forum nous avons un itinéraire un peu plus précis. Néanmoins, n'étant jamais parti aux USA, je souhaiterais savoir de par vos expériences si ce circuit est réalisable en terme de temps/trajets, si des étapes sympas sont oubliées ou au contraire ne valent pas la peine
Le circuit que l'on prévoit pour l'instant :
J1 mercredi 05/05/10 : Bruxelles - Los Angeles J2 jeudi 06/05/10 : LA Visite Studios universal J3 vendredi 07/05/10 : LA – Laughlin J4 samedi 08/05/10 : Laughlin – Grand Canyon Village Arrivée en fin aprèm pour coucher de soleil grand canyon J5 dimanche 09/05/10 : Grand Canyon Village - Grand Canyon. – Tuba Survol en hélicoptère du Grand Canyon J6 lundi 10/05/10 : Tuba – Lake Powell - Glenn Canyon – Antelope Canyon – Page Survol en hélico ou ballade en bateau ?
J7 mardi 11/05/10 Page – Monument Valley – Bluff J8 mercredi 12/05/10 : Bluff – Canyonlands – Moab
On pense faire l'impasse sur Arches par manque de temps, est-ce raisonnable ou bien est-ce faisable de faire Arches et Canyonlands dans la même journée ?
J9 jeudi 13/05/10 : Moab – Capitol Reef – Tropic J10 vendredi 14/05/10 : Tropic – Bryce Canyon – Mount Carmel Junction J11 samedi 15/05/10 : Mount Carmel Junction – Zyon – Hurricane J12 dimanche 16/05/10 : Hurricane – Vallée fu feu - Las Vegas J13 lundi 17/05/10 : Las Vegas journée à Las Vegas
J14 mardi 18/05/10 : Las Vegas – Death valley – Lone pine J15 mercredi 19/05/10 : Lone pine – Mammoth Lakes – Bodie – Lee Vining j'ai cru comprendre qu'en mai la Tiago Pass (route entre Mamooth Lake et Yosemite Est) serait peut-être fermée. Quelles sont les autres routes possibles quand on veut aller de la Death Valley à Yosemite ?
J16 jeudi 20/05/10 : Lee Vining – Yosemite – Mariposa J17 vendredi 21/05/10 : Mariposa – San Francisco J18 samedi 22/05/10 : San Francisco Visite ville + Alcatraz J19 dimanche 23/05/10 : SF – Lompoc J20 Lompoc – Santa Barbara – Malibu – LA J21 LA– aéroport aprèm pour retour Bruxelles Matin : (visite quartier affaires, Beverly Hills, Walk of fame, Sunset boulevard) Aprèm : départ J22 Arrivée Bruxelles aprèm Est-ce faisable ? Ou bien trop tendu niveau timing ? Merci d'avance pour vos commentaires et partages d'expériences toujours enrichissants 😉
Le circuit que l'on prévoit pour l'instant :
J1 mercredi 05/05/10 : Bruxelles - Los Angeles J2 jeudi 06/05/10 : LA Visite Studios universal J3 vendredi 07/05/10 : LA – Laughlin J4 samedi 08/05/10 : Laughlin – Grand Canyon Village Arrivée en fin aprèm pour coucher de soleil grand canyon J5 dimanche 09/05/10 : Grand Canyon Village - Grand Canyon. – Tuba Survol en hélicoptère du Grand Canyon J6 lundi 10/05/10 : Tuba – Lake Powell - Glenn Canyon – Antelope Canyon – Page Survol en hélico ou ballade en bateau ?
J7 mardi 11/05/10 Page – Monument Valley – Bluff J8 mercredi 12/05/10 : Bluff – Canyonlands – Moab
On pense faire l'impasse sur Arches par manque de temps, est-ce raisonnable ou bien est-ce faisable de faire Arches et Canyonlands dans la même journée ?
J9 jeudi 13/05/10 : Moab – Capitol Reef – Tropic J10 vendredi 14/05/10 : Tropic – Bryce Canyon – Mount Carmel Junction J11 samedi 15/05/10 : Mount Carmel Junction – Zyon – Hurricane J12 dimanche 16/05/10 : Hurricane – Vallée fu feu - Las Vegas J13 lundi 17/05/10 : Las Vegas journée à Las Vegas
J14 mardi 18/05/10 : Las Vegas – Death valley – Lone pine J15 mercredi 19/05/10 : Lone pine – Mammoth Lakes – Bodie – Lee Vining j'ai cru comprendre qu'en mai la Tiago Pass (route entre Mamooth Lake et Yosemite Est) serait peut-être fermée. Quelles sont les autres routes possibles quand on veut aller de la Death Valley à Yosemite ?
J16 jeudi 20/05/10 : Lee Vining – Yosemite – Mariposa J17 vendredi 21/05/10 : Mariposa – San Francisco J18 samedi 22/05/10 : San Francisco Visite ville + Alcatraz J19 dimanche 23/05/10 : SF – Lompoc J20 Lompoc – Santa Barbara – Malibu – LA J21 LA– aéroport aprèm pour retour Bruxelles Matin : (visite quartier affaires, Beverly Hills, Walk of fame, Sunset boulevard) Aprèm : départ J22 Arrivée Bruxelles aprèm Est-ce faisable ? Ou bien trop tendu niveau timing ? Merci d'avance pour vos commentaires et partages d'expériences toujours enrichissants 😉
Séjour de trois semaines en Inde du Sud English translation pending
Bonjour 🙂,
J'ai cherché de long en large sur le forum, mais n'ai pas trouvé réponses à mes questions, alors je poste!
On part avec mon ami en Inde du sud (arrivée Chennai) en novembre. On aimerai faire une boucle jusqu'à Trivandrum, est ce que quelqu'un pourrait nous indiquer des trucs sympa à faire, qui sortent un peu des guides. J'ai acheté le Lonely planet, mais je n'arrive pas trop à faire des priorités! :) Pour info, on aimerait faire un peu de plage mais pas trop et surtout éviter les grandes villes! on reste ouvert à tout le reste! :)
Aussi, j'aimerai savoir ce qu'on doit apporter là-bas, sachant que je compte acheter mes vêtements sur place, et voyager léger... ma question est plus pour l'anti-moustique, moustiquaire, type de chaussures? bref côté pratique... On m'a parlé des toilettes là-bas... est ce que c'est vrai aussi pour le sud qu'il ne faut pas utiliser de papier? (désolée, mais c'est le genre de chose que j'aimerai savoir)
Merci à quiconque me donnera des infos pratiques et des idée de choses à faire!! 🙂
J'ai cherché de long en large sur le forum, mais n'ai pas trouvé réponses à mes questions, alors je poste!
On part avec mon ami en Inde du sud (arrivée Chennai) en novembre. On aimerai faire une boucle jusqu'à Trivandrum, est ce que quelqu'un pourrait nous indiquer des trucs sympa à faire, qui sortent un peu des guides. J'ai acheté le Lonely planet, mais je n'arrive pas trop à faire des priorités! :) Pour info, on aimerait faire un peu de plage mais pas trop et surtout éviter les grandes villes! on reste ouvert à tout le reste! :)
Aussi, j'aimerai savoir ce qu'on doit apporter là-bas, sachant que je compte acheter mes vêtements sur place, et voyager léger... ma question est plus pour l'anti-moustique, moustiquaire, type de chaussures? bref côté pratique... On m'a parlé des toilettes là-bas... est ce que c'est vrai aussi pour le sud qu'il ne faut pas utiliser de papier? (désolée, mais c'est le genre de chose que j'aimerai savoir)
Merci à quiconque me donnera des infos pratiques et des idée de choses à faire!! 🙂
Expédition 48° Nord (tour du monde à vélo) English translation pending
j'ai retrouvé cet article qui m'a paru intéressant car nous n'avions plus de nouvelles sur voyage forum: il faut dire que çà fait 2 mois que j'étais parti aussi!!
De Paris au Grand Nord canadien, Jean-Gabriel Chelala, le "globe-pédaleur" de 27 ans, parti de la capitale française le 13 janvier dernier pour un tour du monde "à la force humaine", a déjà parcouru plus de 15.000 km et se trouve à mi-chemin de sa "circumpérégrination" inédite sur terre et sur mer. "30° celsius de chute depuis mon départ de Fort Lauderdale en Floride début septembre sur mon vélo couché... A Saskatoon (province d'Alberta au Canada), où je suis arrivé cette semaine après 6.000 km à travers les Etats-Unis, on attend la neige par 0°", a-t-il raconté mardi à l'AFP. Ingénieur en bâtiment franco-libanais et breton d'adoption, Chelala a traversé successivement la France, l'Espagne, le Portugal sur un vélo +normal+. Puis, il s'est embarqué sur son canot à pédales de 7, 50 m pour une transatlantique qui l'a d'abord conduit aux Antilles, s'offrant le record mondial de la traversée sur ce type d'embarcation. Il a enfin accosté en Floride d'où il a repris la route vers le nord sur son drôle d'engin au pédalage horizontal, plus confortable et mieux adapté aux grands espaces de l'ancien "Nouveau Monde". Mais l'aventurier qui au départ entendait achever son parcours en un an et se retrouver sur le parvis de Notre-Dame de Paris avant la St Sylvestre, a dû changer de programme. Il a en effet accumulé depuis son embarquement au Portugal, un retard de deux mois en raison notamment de tracasseries administratives, des caprices de la météo et de la rencontre inopinée entre le Maroc et les Canaries avec un cétacé qui brisa son safran. La suite de son voyage au long cours passe par l'Alaska, puis la mer de Béring (sur son "cyclomer"), la Sibérie orientale (de nouveau à vélo "normal") et enfin toute la Russie et l'Europe jusqu'à Paris.
© 2008 AFP (Jean-Gabriel Chelala) Jean-Gabriel Chelala, à bord de son baterau à pédales près de Miami, le 12 août 2008
"En raison de ce retard et de l'arrivée rapide de l'hiver dans les hautes latitudes, je ne peux plus envisager d'enchaîner, avant la fin de l'année, ces étapes longues, difficiles et impraticables dans les grands froids", a-t-il raisonnablement estimé.
Le "globe-pédaleur" va donc marquer une pose jusqu'en mai 2009, non sans avoir décidé d'ajouter une épreuve de taille à son défi: il va continuer sa route pendant encore un mois jusqu'à la ville canadienne de WhiteHorse, dans la province septentrionale du Yukon (2.500 km devant ses roues), au bord de la rivière du même nom.
Mais en mai 2009, au lieu de rejoindre directement le littoral de l'Alaska, distant de quelque 300 km, il a décidé de reprendre son "pédaleau" à WhiteHorse pour une descente en forme de boucle de plus de 3.000 km sur la "Grande Rivière" (traduction de Yukon en langage des indiens Kutchin), à travers les espaces sauvages du Grand Nord canadien et de l'Alaska.
"Ce fleuve fut, à la fin du 19e siècle la principale voie de la légendaire +Ruée vers l'or+. Il n'y a que quatre ponts carrossables qui l'enjambent sur l'ensemble de son cours, c'est dire si la présence humaine sur ses rives y est rare. Cela sera une aventure dans l'aventure, un détour qui passera par le cercle polaire arctique...", s'enthousiasme par avance Philéas Fogg junior.
Et de l'embouchure de la Yukon river, dans la baie de Norton, il traversera sur son frêle esquif la mer de Béring au sud du détroit éponyme pour rejoindre la côte de la Sibérie orientale à la fonte des glaces. Lui restera alors une douzaine de milliers de kilomètres plein ouest sur la selle de sa petite reine, pour voir enfin la tour Eiffel.
Mais en attendant, Jean-Gabriel et son bateau seront présents au salon nautique à Paris en décembre prochain. Recherche de nouveaux sponsors (l'aventure ça coûte cher) oblige....
De Paris au Grand Nord canadien, Jean-Gabriel Chelala, le "globe-pédaleur" de 27 ans, parti de la capitale française le 13 janvier dernier pour un tour du monde "à la force humaine", a déjà parcouru plus de 15.000 km et se trouve à mi-chemin de sa "circumpérégrination" inédite sur terre et sur mer. "30° celsius de chute depuis mon départ de Fort Lauderdale en Floride début septembre sur mon vélo couché... A Saskatoon (province d'Alberta au Canada), où je suis arrivé cette semaine après 6.000 km à travers les Etats-Unis, on attend la neige par 0°", a-t-il raconté mardi à l'AFP. Ingénieur en bâtiment franco-libanais et breton d'adoption, Chelala a traversé successivement la France, l'Espagne, le Portugal sur un vélo +normal+. Puis, il s'est embarqué sur son canot à pédales de 7, 50 m pour une transatlantique qui l'a d'abord conduit aux Antilles, s'offrant le record mondial de la traversée sur ce type d'embarcation. Il a enfin accosté en Floride d'où il a repris la route vers le nord sur son drôle d'engin au pédalage horizontal, plus confortable et mieux adapté aux grands espaces de l'ancien "Nouveau Monde". Mais l'aventurier qui au départ entendait achever son parcours en un an et se retrouver sur le parvis de Notre-Dame de Paris avant la St Sylvestre, a dû changer de programme. Il a en effet accumulé depuis son embarquement au Portugal, un retard de deux mois en raison notamment de tracasseries administratives, des caprices de la météo et de la rencontre inopinée entre le Maroc et les Canaries avec un cétacé qui brisa son safran. La suite de son voyage au long cours passe par l'Alaska, puis la mer de Béring (sur son "cyclomer"), la Sibérie orientale (de nouveau à vélo "normal") et enfin toute la Russie et l'Europe jusqu'à Paris.
© 2008 AFP (Jean-Gabriel Chelala) Jean-Gabriel Chelala, à bord de son baterau à pédales près de Miami, le 12 août 2008
"En raison de ce retard et de l'arrivée rapide de l'hiver dans les hautes latitudes, je ne peux plus envisager d'enchaîner, avant la fin de l'année, ces étapes longues, difficiles et impraticables dans les grands froids", a-t-il raisonnablement estimé.
Le "globe-pédaleur" va donc marquer une pose jusqu'en mai 2009, non sans avoir décidé d'ajouter une épreuve de taille à son défi: il va continuer sa route pendant encore un mois jusqu'à la ville canadienne de WhiteHorse, dans la province septentrionale du Yukon (2.500 km devant ses roues), au bord de la rivière du même nom.
Mais en mai 2009, au lieu de rejoindre directement le littoral de l'Alaska, distant de quelque 300 km, il a décidé de reprendre son "pédaleau" à WhiteHorse pour une descente en forme de boucle de plus de 3.000 km sur la "Grande Rivière" (traduction de Yukon en langage des indiens Kutchin), à travers les espaces sauvages du Grand Nord canadien et de l'Alaska.
"Ce fleuve fut, à la fin du 19e siècle la principale voie de la légendaire +Ruée vers l'or+. Il n'y a que quatre ponts carrossables qui l'enjambent sur l'ensemble de son cours, c'est dire si la présence humaine sur ses rives y est rare. Cela sera une aventure dans l'aventure, un détour qui passera par le cercle polaire arctique...", s'enthousiasme par avance Philéas Fogg junior.
Et de l'embouchure de la Yukon river, dans la baie de Norton, il traversera sur son frêle esquif la mer de Béring au sud du détroit éponyme pour rejoindre la côte de la Sibérie orientale à la fonte des glaces. Lui restera alors une douzaine de milliers de kilomètres plein ouest sur la selle de sa petite reine, pour voir enfin la tour Eiffel.
Mais en attendant, Jean-Gabriel et son bateau seront présents au salon nautique à Paris en décembre prochain. Recherche de nouveaux sponsors (l'aventure ça coûte cher) oblige....Dix jours à Madagascar en mars prochain English translation pending
bonjour a tous les voyageurs, je pars en mars prochain a madagascar, pour 10 jours seulement, je voudrais circuler en véhicule avec chauffeur, prudence, mais en 10 jrs, quels sont les bons plan, les visites etc a faire, il parait aussi quel'onpeut faire de bateau, merci pour vos tuyaux, je n'aime pas les grands hotels et les voyages en groupe, nous aimerions faire un truc sympa, nous sommes 4 a partir merci d'avance flo
20 millions de touristes étrangers attendus en 2006 dans la sous-région du grand Mékong English translation pending
Le nombre de touristes étrangers dans la sous-région du grand Mékong atteindra 20 millions de personnes en 2006 selon les prévisions de la Banque asiatique du développement (BAD). En 2010, ce chiffre devrait s'élever à quelque 30 millions de touristes.
La sous-région du grand Mékong, riche en ressources naturelles, culturelles et historiques englobe la Chine, la Birmanie, le Laos, la Thaïlande, le Vietnam et le Cambodge. Pour exploiter le tourisme de cette région, les six pays ont défini une stratégie commune de développement, qui met en avant l'investissement touristique. Cette stratégie nécessite une amélioration des infrastructures et plus de souplesse dans les formalités de visa.
La Chine s'engage activement dans des coopérations touristiques dans la sous-région du grand Mékong, plus concrètement dans la promotion du tourisme, la formation, les recherches spécialisées et l'exploitation des produits touristiques de la sous-région. cri
La sous-région du grand Mékong, riche en ressources naturelles, culturelles et historiques englobe la Chine, la Birmanie, le Laos, la Thaïlande, le Vietnam et le Cambodge. Pour exploiter le tourisme de cette région, les six pays ont défini une stratégie commune de développement, qui met en avant l'investissement touristique. Cette stratégie nécessite une amélioration des infrastructures et plus de souplesse dans les formalités de visa.
La Chine s'engage activement dans des coopérations touristiques dans la sous-région du grand Mékong, plus concrètement dans la promotion du tourisme, la formation, les recherches spécialisées et l'exploitation des produits touristiques de la sous-région. cri
Suite de la discussion sur Madagascar ce jour: le 9 février 2009 English translation pending
Bonjour!!!!!!!!!
Suite à la réponse de François l'administrateur de ce site, nous avons la permission de réouvrir cette discussion à la condition de rester courtois tous envers nous!!!🙂
Voici le lien de référence à cette discussion mise en place par Jipi
http://voyageforum.com/...vrier_2009_D2368025/
Suite à la réponse de François l'administrateur de ce site, nous avons la permission de réouvrir cette discussion à la condition de rester courtois tous envers nous!!!🙂
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Corse: hébergement pas cher pour juillet 2010? English translation pending
Bonjour à vous,
J'envisage de partir en corse du 14 au 27 juillet 2010 avec mon ami. Nous passons la voiture et souhaitons profiter au maximum de toutes les facettes de la haute corse.
L'hebergement me semble problématique ou alors assez innaccessible financièrement. Quelle est la meilleure option ?
location studio ou chambre d'hotes?
comment sont les campings , ? faut-il réserver ?
Je suis également preneuse de toutes vos recommandations (visites randos incontournables ... restos etc...) pour passer des vacances de rêves avec mon amoureux !! lol
Merci par avance de vos réponses
Soph