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La ville de Battambang et le Bamboo train: attention attrape-touristes (Cambodge) English translation pending
Je reviens juste du tour en bamboo train et je tiens a faire partager mon experience. Nous avons un peu hesite avant de faire ce tour (surtout eu egard au prix de 3.5dollards par personne apres negociation) mais devant les commentaires positifs trouves sur internet et la description du lonely planet, nous nous sommes lances. Quelle deception!!!!
Le parcours est entoure d arbre de telle sorte que l on ne peut meme pas voir la campagne environnante. Les qq ponts traverses ne sont pas du tout impressionnants contrairement a ce que dit le lonely. Une fois arrive au bout ca faisait encore plus attrape touriste avec les magasins de boissons et la speudo fabrique de brique ou la famille proprietaire te demande 1 dollard pour regarder (que nous n avons pas voulu payer). Bref decevant au plus au point, surtout pour ce prix!!! je ne comprends pas les qq touristes rencontres qui nous ont dit avoir apprecie le tour...
A l occasion du meme tour nous avons vu le temple connu pour son escalier, il est effectivement assez charmant (mais pas impressionant, surtout apres ceux d angkor) mais en plus il est payant, 2 dollards!!!
Bref, Battambang en soi n etant pas magnifique et le tour decevant, je deconseille fortement cette etape!!! Le seul point positif a ete le trajet en bateau entre siem reap et battambang: tres agreable du fait des villages traverses (mais TRES long aussi: 8H)
Voila! bonne visite du cambodge a tous!
Traduction d'une phrase en khmer English translation pending
bonjour je cherche (desesperement) un traduction fiable de "jusqu'à la mort" en khmer, aiiddeezz moi svp merci a tous !!
Prendre le Bamboo Train au Cambodge? English translation pending
salut,
a la recherche d info sur le bamboo train vers Battambang. Qui l a fait RECEMMENT et peux donner des tuyaux?
Merci
Descente du Mékong au Cambodge English translation pending
Avez-vous des informations sur la descente du Mékong au Cambodge, entre STUENG TRAENG et PHNOM PHEN, pirogue ou liaisons locales ?
Merci.
Chantal.
Obtention d'un visa cambodgien à sa frontière avec le Laos? English translation pending
Bonjour
mi novembre, je prévois d'entrer par le sud du LAOS au Cambodge pour rejoindre Stun Streng puis Banlung au RATANAKIRI.
Il semble possible d'obtenir ce visa au poste frontière, quelqu'un peut-il me le confirmer ainsi que les modalités. (les guides ne sont pas formels sur ce sujet).
Merci
mi novembre, je prévois d'entrer par le sud du LAOS au Cambodge pour rejoindre Stun Streng puis Banlung au RATANAKIRI.
Il semble possible d'obtenir ce visa au poste frontière, quelqu'un peut-il me le confirmer ainsi que les modalités. (les guides ne sont pas formels sur ce sujet).
Merci
Trouver un sac à viande à Siem Reap? (Cambodge) English translation pending
Bonjour a tous,
Je suis encore pour quelques jours a Siem Reap. Est ce que quelqu un saurait ou trouver un sac a viande pour le reste du voyage (il fait trop chaud, pas besoin de duvet, mais tout de meme parfois "frisquet" au milieu de la nuit avec le ventilo 😛) ? Je seche... J aurais du en faire faire un a bkk, je sais....
Merci !!
Marine
Je suis encore pour quelques jours a Siem Reap. Est ce que quelqu un saurait ou trouver un sac a viande pour le reste du voyage (il fait trop chaud, pas besoin de duvet, mais tout de meme parfois "frisquet" au milieu de la nuit avec le ventilo 😛) ? Je seche... J aurais du en faire faire un a bkk, je sais....
Merci !!
Marine
Transport entre Phnom Penh et Siem Reap et faire la descendre du Mékong? English translation pending
Nous partons avec mon ami au Cambodge le 12 Août
De Pnom pen que me conseillez vous comme moyen de locomotion pour siem reap ?
puis nous ne savons pas encore quelle partie faire ?
la descente du Mékong avec ses parcs
quelqu'un l' a t-il déjà fait la descente du Mekong ?
sachant que nous avons 2 semaines et demi.
Voyage au Cambodge du 1er septembre au 31 octobre 2009 English translation pending
Bonjour,
Nous sommes deux personnes à partir pour un trip sac à dos au Cambodge pendant 1 mois. Pour la première semaine je pensais commencer par visiter Phnom-Penh et le temple Angkor mais après je ne sais pas trop quoi faire et ou aller (tellement de choses à visiter !!!) Quelqu'un pourrait-il me donner un petit itineraire qui nous permetrait de decouvrir toutes les merveilles du Cambodge ? Pour aider un pti peu on cherche à faire ce voyage un peu à la roots et donc eviter les lieux trop tourisitique... On cherche à decouvrir le Cambodge dans toutes sa splendeur ainsi que ces habitants...Nous voulions aussi faire un petit detour par le Vietnam mais pas sur qu'avec le Visa on puisse se le permettre...
Je vous remercie pour vos messages,
Cambodgement votre
Adrien
Nous sommes deux personnes à partir pour un trip sac à dos au Cambodge pendant 1 mois. Pour la première semaine je pensais commencer par visiter Phnom-Penh et le temple Angkor mais après je ne sais pas trop quoi faire et ou aller (tellement de choses à visiter !!!) Quelqu'un pourrait-il me donner un petit itineraire qui nous permetrait de decouvrir toutes les merveilles du Cambodge ? Pour aider un pti peu on cherche à faire ce voyage un peu à la roots et donc eviter les lieux trop tourisitique... On cherche à decouvrir le Cambodge dans toutes sa splendeur ainsi que ces habitants...Nous voulions aussi faire un petit detour par le Vietnam mais pas sur qu'avec le Visa on puisse se le permettre...
Je vous remercie pour vos messages,
Cambodgement votre
Adrien
Guest house à Siem Reap? English translation pending
je cherche une guest house à Siem Reap , qqchose de propre et pas trop cher, pas trop loin des temples , si on est courageux on irait en vélo .
y a t'il un risque de vol des vélos ???
combien de temps faut il pour visiter Ankhor wat ???
y a t'il un risque de vol des vélos ???
combien de temps faut il pour visiter Ankhor wat ???
Anghkor Wat, Ta Promh, Anghkor Thom, encore, encore, encore. Bienvenue à Siem Reap! English translation pending
De sortie de plusieurs semaines de gueule de bois laossienne,
Je suis fin prêt pour vous montrer de quel bois je me chauffe.
Mon pote Steve est repartit vers des horizons tous thaïlandais,
Et moi, je redécouvre les plaisirs de l'écriture face à la page blanche.
Mise à part les histoires renversantes de scooters renversés, nous en étions restés à ce qui remonte maintenant à plus d'un mois, l'arrivée à Siem Reap et la visite annoncée des temples parmi les plus enchanteurs de la planète et de ses environs, ceux d'Angkhor et de sa banlieue de jadis. Vous avez donc repris votre place dans votre siège préféré, le printemps a renvoyé l'automne jusqu'à l'année prochaine, le PSG se remet à perdre des matchs par 3 buts d'écart, la normalité reprend ses droits. Seule chose qui a changé dans l'intervalle, j'ai soufflé mes 33 grains de riz et suis donc encore plus plein de sagesse qu'avant, mouvement sans doute contre-balancé par la perte de quelques cheveux supplémentaires, on ne peut pas tout avoir...
La ceinture de sécurité est donc attachée, tous les signaux sont au vert, on est prêt à partir. Veillez quand même à garder les bras à l'intérieur de la cabine, ça secoue pas mal! Après, je sais, ce n'est pas très pratique pour prendre des photos, mais sachez que ça aussi, je m'en charge, vous n'avez qu'à cliquer sur l'icone cambodgienne.
En Turquie, je suis allé et j'ai vu des cailloux de partout. En Syrie, en Jordanie, je suis aussi allé et j'ai vu des cailloux de partout. En Egypte, j'ai vu des tas de cailloux comme des montagnes. Au Népal, j'ai vu des montagnes faites de cailloux. En Thaïlande, ça s'est calmé. Mais au Cambodge... Ca repart dans la démesure
A Siem Reap, avec Maman et Pedro, on est donc comme je l'ai déjà décrit comme des coqs en pâte. Le soleil brille. Le est parti et au matin du 21, on rencontre notre nouveau guide Savout qui nous accompagnerapour les 5-6 jours suivants. Deja bien échaudés ou refroidis par le débit constant façon mitraillette de Le, Madro et moi étions bien impatients de rencontrer Savout et les premiers instants ont consisté à l'explication claire de nos souhaits : pas de cours magistral sur chaque micro-portion de bas-relief, les explications à l'intérieur des temples c'est mieux qu'à 100 mètres de distance, le minibus peut être un agréable moyen de locomotion si on a pas en permanence à se concentrer sur l'histoire de la moindre feuille tombée à terre ou sur le récit en douze volumes de ce qu'on peut voir en un clin d'oeil. Ca a l'air barbare comme procédé de dire à un guide même gentiment de la fermer quand c'est pas nécessaire, mais au moins ça a servi à quelque chose, Savout nous laisse bien souvent quartier libre tout en prenant la peine de décrire, dans la limite du raisonnable, l'essentiel de ce qu'il est intéressant de savoir.
J'en arrêterais donc là sur Savout en ajoutant que c'est un prénom assez facile à retenir sauf quand on s'appelle Bibi. Pour tenter de m'en souvenir, en gros malin que je suis, je me sers du français "sa voute". Seulement après quelques jours, je suis complètement paumé et ne cesse de l'appeler "ta soute". Et comme c'est pas son prénom, je comprends mieux maintenant pourquoi il ne tourne pas systématiquement la tête quand je l'interpelle... (sic)
Ce premier matin à Siem Reap, on est donc gonflé à bloc, avides de visites. Et on est pas deçu! En 5 heures de temps, on enchaine 4 temples différents!!! Tout ici étant dans un rayon assez restreint c'est facile de faire des sauts de puce d'un sîte à l'autre, c'est pour ça; on est pas des machines je vous rassure! A chaque visite, on prend le temps de flaner, de regarder les arbres centenaires, de dénicher l'angle parfait pour le cliché parfait itou, de boire un peu d'eau car malgré l'ombre forestière, il fait un temps à espérer une prochaine ère glacière. D'ailleurs en parlant de glacière, on en a en permanence une dans le minibus et c'est pas du luxe si on excepte le fait qu'à l'intérieur on trouve aussi des petites lingettes jetables raffraichissantes qui font la joie des déchèteries pour peu qu'elles y finissent!
Les temples s'enfilent donc les uns après les autres entre chaleur extérieur et climatisation automobile.
A chaque nouvelle visite également, on est assailli par les gamins qui ont tous quelque chose à vendre : des babioles, des livres, des vêtements, etc... Et comme Maman et Pedro ont déjà craqué à l'appel de l'achat de souvenir, c'est maintenant mon tour de distribuer quelques billets. Je jète mon dévolu sur un pantalon de pêcheur à taille unique et une chemisette blanche de taille M. On quitte les environs dans la foulée et alors que l'on est dans la voiture, je me prends de faire une scéance d'essayage et bien m'en a pris. Ne réalisant pas que les cambodgiens font en moyenne 1m65 et 40kg, ma chemise est immettable, chez nous ce serait du 12 ans!!! Demi-tour, illaritée générale chez les petites vendeuses, l'échange se passe dans la joie et la bonne humeur. Et comme avant, à partir de maintenant je n'ai plus besoin de rien concernant mon trousseau, donc plus de dépense futile. Enfin on verra bien...
La dernière visite de la journée s'effectue à Ta Prohm et est, à n'en pas douter, un écarteur de mirettes en puissance. On arrive sur les lieux en traversant une grande terrasse pavée et la première chose qui saute aux yeux est un arbre qui pousse à travers la terrasse. Comme dirait Pierre Fulat, il est d'un assez beau gabarit! Ses racines explosent une à une les pierres environnantes pour couvrir une superficie plus grande que mon ancien appartement parisien. Après avoir vu celui-ci, on se prend à regarder les arbres plus particulièrement, et on constate qu'ici, la spécialité locale c'est pas le bonzaï!! En regardant vers la façade de Ta Prohm, on en remarque deux autres. Le premier est devant le temple et a poussé sans entraves. Derrière son tronc, une armée entière pourrait se cacher, il faudrait peut-être 20 personnes se donnant la main pour en faire le tour. Le deuxième est bizarrement installé; alors qu'on est devant la façade, celui-ci semble pousser tout contre celle-ci mais à l'intérieur du temple, faisant fi du toit s'il y en a un, faisant fi des murs de pierres de 3 mètres d'épaisseur et c'est bien ça qu'il y a ici. En entrant dans le temple, on comprend alors ce qui se passe et ce qui fait le renom de Ta Prohm : les frangipaniers et autres ficus ont été laissés tels quels par les archéologues permettant de voir la force avec laquelle les arbres servent du temple pour se structurer. Et ce 1er exemple à l'entrée est un exemple de choix si on en croit le nombre de japonais et autres coréens se faisant prendre en photo devant. Pour tout vous dire, il m'a fallu près de dix minutes pour pouvoir déclencher!! Même avec des cartons jaunes, c'est pas possible!!! Ils sont trop nombreux, et moi, trop bon trop con, comme d'hab'.
On passera près d'une heure et demi ici à slalomer entre les groupes et même dans ces conditions, c'est une tuerie intégrale. A chaque virage, on est le cul par terre, littéralement écrasé par la nature envahissante. Pour les connaisseurs, c'est pas un pays pour Jayce, c'est le royaume des monstro-plantes!!!!! Et la seule raison pour laquelle on repart de là, c'est qu'on a rien mangé depuis 7h30 du matin, qu'il est déjà 14h et qu'on se mettrait bien une fourchette garnie entre les dents. Si on ajoute en plus le fait que tous les visiteurs aillant mangés à un heure traditionnelle commencent à débarquer en masse, il est grand temps!!
On convient donc d'un retour à la case Siem Reap, d'un plouf dans la piscine ou d'une sieste après un repas bien mérité, et d'un rendez-vous avec Mazout (NDLR : c'est Savout mais c'est pour voir si vous suivez...) pour se délecter d'un coucher de soleil sur Angkhor Wat depuis une colline environnante.
Et à 17h, on est tout ragaillardi, il est l'or, l'or de se réveiller...
C'est donc un retour dans le minibus jusqu'aux pieds du Phnom Bakheng, le temple en haut de la colline. Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'on est pas les seuls à avoir eu cette idée lumineuse décroissante du coucher de soleil... Pour accéder au sommet, il faut longer un petit chemin qui ressemble à cette heure au centre-ville de Bangkok! C'est la course des appareils photos pour déterminer qui aura la place la plus stratégique. Nous au sommet, on est pas pressé, ça grouille déjà. Un groupe d'une demi-douzaine d'éléphants attend patiemment le retour des appareils photos pour la descente au pas de pachiderme. C'est l'occasion d'aller taté la bêête. Aussi l'occasion de se rendre compte que la montée à dos d'éléphant coute plus cher que la descente, pas fous les cambodgiens, ils savent y faire!!!
Le coucher de soleil en lui-même est pas mal mais sans plus comme en conviendra aussi Madro ce qui n'arrange rien quand on le partage avec tous les appareils autofocus des environs. En tout cas, cette ballade aura eu le mérite de nous donner à voir un chouette point de vue mais qui n'est rien à côté du chemin retour lorsqu'on demande au chauffeur d'arrêter le van à hauteur d'Anghkor Wat éclairé de mille feux alors que la nuit est déjà tombée. Sublime!! Vivement demain!!
La soirée s'est vite enchaînée, nos corps meurtris par l'effort d'une journée de découverte (trop dur...). La soirée s'est vite enchaînée, nos corps alertés par le réveil du lendemain à 5H30 pour le lever de soleil à Angkhor Wat (trop dur...).
Le 22 commence donc à la nuit noire et tout le monde, y compris votre serviteur, est debout de bon pied bon oeil, plein d'entrain et d'expectative. On quitte l'hotel alors que tout le monde dort tranquille, du moins en apparence... En apparence car comme la veille au soir, j'ai l'impression que tous les touristes à 1000km à la ronde se sont donnés rendez-vous pour partager notre petit déjeuner! C'est la première fois qu'on pénètre dans l'enceinte du temple. A l'intérieur, les dimensions sont gigantesques, la perspective à couper le souffle et la lumière sublime. Malgré la foule des flashs qui crépitent, on arrive à se frayer un chemin jusqu'à avoir un petit lac à l'eau stagnante à nos pieds avec derrière le temple majestueux, et avec le reflet, ça fait deux trésors pour le prix d'un! Que demande le peuple? Deux heures à regarder le soleil se lever, voilà ce qu'il demande le peuple! Et en plus, il l'obtient!! Du coup, il est content le peuple!! A l'heure où on quitte le temple, on est quasiment les derniers à avoir assisté au lever de soleil. C'est l'heure où nous croisons ceux qui ne se sont pas levés aux aurores qui vont à leur tour s'entasser à notre place.
Nous, on quitte Angkhor Wat pour nous diriger vers un temple plus petit et peut-être plus tranquille, le Banteay Srei. C'est d'ailleurs un temple qui comme de nombreux autres temples des environs est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, l'UNESCO qui, s'ils ont une place de conservateur à mi-temps, je suis preneur. A bon entendeur... Et bien pas de bol, notre petit temple tout mignon, reputé pour ses sculptures fines comme de la dentelle, est également pris d'assault. Nom de dieu c'est pas possible!!!! Ils sont partout!!! Ahhhhh, elle est loin la Syrie... Pour ma part, submergé par le flot inninterrompu des visiteurs et la chaleur micro-ondesque, la visite se fera au pas de course. A l'extérieur du délicat édifice, de la musique se fait entendre. Un groupe de musiciens mutilés joue des airs traditionnels, et à l'ombre en plus. C'est plus qu'il n'en fallait! Ajoutez à cela de l'eau fraiche et une cloppe, ça fait du bien par où ça passe!
Et cette petite pause à l'ombre, il fallait bien ça car la suite du programme est orientée "sport". L'ascension d'une nouvelle colline est prévu par la face nord. A moins que ce soit la face sud. Pas sur... En tout cas 1200m, non pas de dénivelé mais de long, à gravir avec tous les 100m, un petit panneau indiquant combien il reste pour atteindre le "sommet", ça rassure le chaland. Et au sommet, l'intéret est multiple. Une rivière serpente lentement et dans le lit du ruisseau se trouve de nouvelles sculptures multi-centenaires. Un crocodile par ici, un vishnou par là, c'est plaisir. Mais ce qui est encore plus plaisir, c'est qu'ici, c'est la maison de milliers de papillons qui volent en tous sens. Il y en a tellement que certains ne savent plus où se poser et atterrissent avec légèreté soit sur mes bras, soit sur mes jambes, soit sur ma tête; jusqu'à trois papillons en même temps entre mon nez et mon front. - "Eh, papillons, il y a pas écrit piste d'atterrissage ici!! On restera là-haut le temps de sécher un peu et c'est pas du luxe! Déjà quand je marche, c'est rapidement les Grandes Eaux du Chateau de Versailles, alors imagine quand je gravis!!
Et le déjeuner dans tout ça? C'est pour maintenant. Comme la veille, il est 14H30 quand on arrive à table. Un croc, un plouf, une sieste, on est pas des boeufs et on peut pas gravir toute le journée!! Les après-midi sont douces à Siem Reap et les apéros avec Madro quotidiens grace à deux bouteilles de vins de nos contrées et une bouteille de whisky qu'on sera loin de finir, la faute sans doute au climat. Et ouais, on est ni en Ecosse, ni en Irlande.
On en arrive au 23, ça va vite. La journée va encore être marquée par quelques plats de résistance à commencer par la cité fortifiée d'Angkhor Thom, ancienne capitale khmer, peuplée jadis d'un million d'habitants quand Londres n'en comptait encre que 25.000. L'endroit, eu égard à son immense notoriété, est une nouvelle fois la proie de la foule et en son centre se trouve son joyau, le Bayon, qui arrive en tête ou pas loin des fréquentations. Et tout ce monde attire quoi, je vous le demande. Des p'tits vendeurs par centaines. Comme j'ai déjà acheté tout ce dont j'avais besoin, je me suis promis de ne pas céder à la pression des gamins qui nous suivent sur plusieurs centaines de mètres pour nous vendre fleurs ou bracelets. Et j'ai tenu bon!! Enfin jusqu'au stratagème d'une petite géniale. Elle me dit : - "Si je te bas au morpion, tu m'achètes mes cartes postales!" - "OK! Ca roule!" Je ne sais pas si quelqu'un a déjà perdu en jouant aux morpions mais c'est quasiment impossible, toutes les parties finissant par un match nul. C'est donc le jeu le plus con du monde à égalité avec la bataille. En plus, la gamine ne commence pas en mettant sa croix au centre comme chacun ferait, facile... Seulement je ne sais pas pourquoi, sans doute avais-je un peu de peine pour ma petite effrontée, mais moi non plus je ne me suis pas installé gracement dans la case du milieu, préférant choisir sans réfléchir un autre angle. Et bien en deux coups de cuillères à pot c'était réglé, je me suis fait explosé au morpion!!! Par une gamine de 8 ans!!!! Résultat des courses, j'ai 10 cartes postales cambodgiennes que je me traine depuis! Et ca fait plus d'un mois!! Comment j'ai pû perdre au morpion?!? Un moment d'absence sans doute... Mais la prochaine fois, je sais. Pas de pitié, je prendrais la case du milieu, y'a pas écrit que con là!!!
On a ensuite fini par rentrer au Bayon et dès la porte franchie, ç'en était fini de mes malheurs aux jeux et à nouveau la Claque. La spécificité du temple, ce sont les visages hauts de 2 mètres qui sont sculptés dans la roche. Il y en a des dizaines et ça donne un aspect mystique certain à l'ensembl? Vas-y je t'en prie. Je veux faire une photo, tu passes devant comme un conn..d, c'est pas grave? non...
En tout cas, avec Ta Prohm, le Bayon est la chose la plus remarquable de tout l'ensemble qui m'ait été donné de voir ici. Il faudrait que j'étoffe ma liste de superlatifs pour bien en retranscrire la mesure parce que WHAOUUUU!!! En plus, juste à côté, toujours sur le sîte d'Angkhor Thom, se trouve d'autres sîtes de beauté égale ou presque : la terrasse du roi lépreux et celle des éléphants. Au cours de cette visite, je rencontre deux moines avec lesquels je discute quelques minutes et ces deux moines, on les retrouve moins d'une heure plus tard pour la visite plus approfondie qu'au lever de soleil d'Angkhor Wat, le plus emblématique des temples. Chose surprenante, cette fois-ci, nous sommes pour ainsi dire tout seul dans le batiment. C'est à n'y rien comprendre... Ca me permettra de rediscuter avec mes amis drappés de jaune orangé et de prendre d'eux des clichés que je chéris. Merci les gars!!
Il est comme d'hab' 14h ou plus quand on va déjeuner. Cette fois-ci on choisit un endroit qui s'appelle le Butterfly Garden. C'est un resto niché dans un jardin qui a la particularité d'être une serre à papillons. Tout le jardin est entouré jusqu'au plafond d'une sorte de grande passoire en métal qui permet aux papillons de voleter gaiement devant les yeux de ceux qui s'en mettent plein la panse! La seule chose, c'est qu'il n'y a pas de steack de papillon ou de cuisse de papillon au menu mais soit!
L'après-midi est une nouvelle fois un joyeux vautrage entre lit en chambre climatisée et piscine en jardin fleuri. Mais la journée ne serait pas close sans un petit dessert : le coucher de soleil directement à Angkhor Wat et pas sur la colline maudite où les gens s'entassent comme sur une plage méditerranéenne. Encore une fois, un peu de monde et beaucoup de plaisir! Monbut nous permet de rester jusqu'à plus soif, jusqu'à la fermeture des portes.
Et quand t'as plus soif, t'as encore soif, apéro sur la terrasse, un dîner, un suppo et au lit! Le programme du lendemain a été un tantinet modifié par nos soins, le réveil sonnera aux aurores et on retournera à Ta Prohm admirer le lever de soleil sans la foule des badots, youpi!!!
Et comme prévu, paradis sur terre, on est quasiment les seuls, tu parles d'une différence énorme. Tout autour n'est qu'un festival de sons et lumières, le cri des oiseaux magnifiant le paysage. Dans ces cas-là, impossible de rêver à une grasse matinée, le rêve se passe éveillé, les yeux grands ouverts.
On poursuit la matinée avec la visite d'un grand bassin malheureusement à sec dû à la saison sèche. Saison sèche au dessus de la tête mais trempée sous le T-shirt, je ne vais pas revenir sur la chaleur...
Et après une ultime visite de temple, à nouveau superbe, dont j'ai malheureusement oublié le nom, il est temps de revenir à notre douce routine Dèj-piscine-sieste.
Ce 24 s'achève sur un tour en ville par la rencontre avec les Artisants d'Angkhor qui à longueur de journée, peignent, laquent, poncent, vernissent, sculptent, dorent à l'or fin les statuettes qui iront garnir les étagères des vendeurs de souvenirs de la ville. C'est d'autant plus agréable que pour l'occasion Tacrout laisse la place à un guide féminin, il était temps!!!
Un nouveau resto plus tard et on en a fini avec Siem Reap côté terre. Il est temps de voir la zone côté lac. En effet, au sud de Siem Reap s'étale le Tonle Sap, un lac qui s'alimente de l'eau du Mékong et qui entre la saison sèche et la saison humide voit sa superficie être multipliée par 4!!!!!
Le 25 est donc tout entier tourné vers lui. C'est donc vers 9h du matin qu'on embarque sur un petit bateau de bois en direction du bureau du parc national, lui même posé sur l'eau dans un village flottant où tout flotte de l'école au bureau de police. C'est là qu'on obtient notre sésame pour pénétrer Prek Toal, une biosphère considérée comme la première réserve d'oiseaux en Asie du sud-est. Pour ma part, je n'ai jamais été, et ça fait con de le dire, un grand fan d'oiseaux. En grand parisien, mes principales connaissances se limitent aux rats volants qu'on appelle aussi des pigeons et aux moineaux qui ont le mérite d'être plus petits et donc moins salissants quand une fiente vient à vous frapper au front. Mais ici, c'est une toute autre échelle. Il y a là notamment des grues, des cigognes, des ibis, des pélicans, des grues... Et le truc, c'est qu'ils sont partouts par dizaines voire par centaines. Quand le bateau navigue, les zozios s'envolent sur notre passage, c'est magnifique!
Comme d'habitude, et ce même si on est à des années lumières de notre rythme habituel, on s'arrête peu avant 15h pour déjeuner sur un restaurant flottant au milieu du lac. La vue est chouette mais ce qui détonne, c'est la faune locale. Dans un coin du restaurant trone une immense glacière bleue. Et à l'intérieur dort ou presque un boa de plusieurs mètres de long prêt à être cuisiner. Impossible de résister à la tentation de toucher l'animal pour moi. Un cambodgien passe alors derrière et lui ne résiste pas à la tentation de soulever le serpent de sa nouvelle et éphémère maison en plastique pour nous montrer son courage ou sa démence, au choix... Autre particularité du restaurant flottant, il y a là un enclos pour crocodiles. Ils sont une dizaine et ceux-là, pas moyen de les toucher!!!! En tout cas, ça a au moins le mérite d'être insolite pour nos yeux franchouillards, merci les crocos!!! Et considérant ce qu'on trouve ici, pour la baignade, ce sera pour un autre jour!!! Ou pas!!!!!!
On est finalement rentré à l'hotel à la nuit tombée et célébré ce qui est notre dernier soir ensemble, plus mon anniversaire à venir, non pas avec un gateau à la crème ou au chocolat mais avec une glace, ce qui est évidemment bien plus approprié ici bas. Parce que le chocolat ici, c'est un peu comme la nourriture casher à Gaza, s'il y en a, il y a forcément un piège...
Le lendemain, 26, ne sera qu'aux revoirs et bisous car Madro est parti bien de bonne heure. J'ai profité de ma chambre de nabab jusqu'à la dernière minute, c'est à dire 11H59 pour profiter de l'eau chaude, la clim et même un petit peu de télé. Je ne sais pas quand sera la prochaine fois car le prochain mouvement prévu est un déménagement chez Naga GH (guesthouse) avec ses chambres à 3 dollars la nuit. Et à ce prix là, la télé et la clim', c'est tintin!!!
Merci de ta patience cher lecteur, chère lectrice, madame, mademoiselle, monsieur
Et s'il te reste ne serait-ce qu'un peu de forces, je t'avoue bien volontier que ce serait bien sympathique de pouvoir lire quelques commentaires encourageant. Je laisse des quantités astronomiques de mon temps sur la route pour te pondre des récits pas piqués des hannetons et quand je vois qu'ils disparaissent de la liste apr-ès trois jours car je ne récolte aucuns commentaires, c'est bien rageant quand je vois aussi les autres articles qui pour beaucoup ne sont qu'une énumération de noms d'hotels avec leur description sur deux lignes. Merci d'avance. Mon plaisir, c'est ton plaisir. Mi casa es su casa
Mise à part les histoires renversantes de scooters renversés, nous en étions restés à ce qui remonte maintenant à plus d'un mois, l'arrivée à Siem Reap et la visite annoncée des temples parmi les plus enchanteurs de la planète et de ses environs, ceux d'Angkhor et de sa banlieue de jadis. Vous avez donc repris votre place dans votre siège préféré, le printemps a renvoyé l'automne jusqu'à l'année prochaine, le PSG se remet à perdre des matchs par 3 buts d'écart, la normalité reprend ses droits. Seule chose qui a changé dans l'intervalle, j'ai soufflé mes 33 grains de riz et suis donc encore plus plein de sagesse qu'avant, mouvement sans doute contre-balancé par la perte de quelques cheveux supplémentaires, on ne peut pas tout avoir...
La ceinture de sécurité est donc attachée, tous les signaux sont au vert, on est prêt à partir. Veillez quand même à garder les bras à l'intérieur de la cabine, ça secoue pas mal! Après, je sais, ce n'est pas très pratique pour prendre des photos, mais sachez que ça aussi, je m'en charge, vous n'avez qu'à cliquer sur l'icone cambodgienne.
En Turquie, je suis allé et j'ai vu des cailloux de partout. En Syrie, en Jordanie, je suis aussi allé et j'ai vu des cailloux de partout. En Egypte, j'ai vu des tas de cailloux comme des montagnes. Au Népal, j'ai vu des montagnes faites de cailloux. En Thaïlande, ça s'est calmé. Mais au Cambodge... Ca repart dans la démesure
A Siem Reap, avec Maman et Pedro, on est donc comme je l'ai déjà décrit comme des coqs en pâte. Le soleil brille. Le est parti et au matin du 21, on rencontre notre nouveau guide Savout qui nous accompagnerapour les 5-6 jours suivants. Deja bien échaudés ou refroidis par le débit constant façon mitraillette de Le, Madro et moi étions bien impatients de rencontrer Savout et les premiers instants ont consisté à l'explication claire de nos souhaits : pas de cours magistral sur chaque micro-portion de bas-relief, les explications à l'intérieur des temples c'est mieux qu'à 100 mètres de distance, le minibus peut être un agréable moyen de locomotion si on a pas en permanence à se concentrer sur l'histoire de la moindre feuille tombée à terre ou sur le récit en douze volumes de ce qu'on peut voir en un clin d'oeil. Ca a l'air barbare comme procédé de dire à un guide même gentiment de la fermer quand c'est pas nécessaire, mais au moins ça a servi à quelque chose, Savout nous laisse bien souvent quartier libre tout en prenant la peine de décrire, dans la limite du raisonnable, l'essentiel de ce qu'il est intéressant de savoir.
J'en arrêterais donc là sur Savout en ajoutant que c'est un prénom assez facile à retenir sauf quand on s'appelle Bibi. Pour tenter de m'en souvenir, en gros malin que je suis, je me sers du français "sa voute". Seulement après quelques jours, je suis complètement paumé et ne cesse de l'appeler "ta soute". Et comme c'est pas son prénom, je comprends mieux maintenant pourquoi il ne tourne pas systématiquement la tête quand je l'interpelle... (sic)
Ce premier matin à Siem Reap, on est donc gonflé à bloc, avides de visites. Et on est pas deçu! En 5 heures de temps, on enchaine 4 temples différents!!! Tout ici étant dans un rayon assez restreint c'est facile de faire des sauts de puce d'un sîte à l'autre, c'est pour ça; on est pas des machines je vous rassure! A chaque visite, on prend le temps de flaner, de regarder les arbres centenaires, de dénicher l'angle parfait pour le cliché parfait itou, de boire un peu d'eau car malgré l'ombre forestière, il fait un temps à espérer une prochaine ère glacière. D'ailleurs en parlant de glacière, on en a en permanence une dans le minibus et c'est pas du luxe si on excepte le fait qu'à l'intérieur on trouve aussi des petites lingettes jetables raffraichissantes qui font la joie des déchèteries pour peu qu'elles y finissent!
Les temples s'enfilent donc les uns après les autres entre chaleur extérieur et climatisation automobile.
A chaque nouvelle visite également, on est assailli par les gamins qui ont tous quelque chose à vendre : des babioles, des livres, des vêtements, etc... Et comme Maman et Pedro ont déjà craqué à l'appel de l'achat de souvenir, c'est maintenant mon tour de distribuer quelques billets. Je jète mon dévolu sur un pantalon de pêcheur à taille unique et une chemisette blanche de taille M. On quitte les environs dans la foulée et alors que l'on est dans la voiture, je me prends de faire une scéance d'essayage et bien m'en a pris. Ne réalisant pas que les cambodgiens font en moyenne 1m65 et 40kg, ma chemise est immettable, chez nous ce serait du 12 ans!!! Demi-tour, illaritée générale chez les petites vendeuses, l'échange se passe dans la joie et la bonne humeur. Et comme avant, à partir de maintenant je n'ai plus besoin de rien concernant mon trousseau, donc plus de dépense futile. Enfin on verra bien...
La dernière visite de la journée s'effectue à Ta Prohm et est, à n'en pas douter, un écarteur de mirettes en puissance. On arrive sur les lieux en traversant une grande terrasse pavée et la première chose qui saute aux yeux est un arbre qui pousse à travers la terrasse. Comme dirait Pierre Fulat, il est d'un assez beau gabarit! Ses racines explosent une à une les pierres environnantes pour couvrir une superficie plus grande que mon ancien appartement parisien. Après avoir vu celui-ci, on se prend à regarder les arbres plus particulièrement, et on constate qu'ici, la spécialité locale c'est pas le bonzaï!! En regardant vers la façade de Ta Prohm, on en remarque deux autres. Le premier est devant le temple et a poussé sans entraves. Derrière son tronc, une armée entière pourrait se cacher, il faudrait peut-être 20 personnes se donnant la main pour en faire le tour. Le deuxième est bizarrement installé; alors qu'on est devant la façade, celui-ci semble pousser tout contre celle-ci mais à l'intérieur du temple, faisant fi du toit s'il y en a un, faisant fi des murs de pierres de 3 mètres d'épaisseur et c'est bien ça qu'il y a ici. En entrant dans le temple, on comprend alors ce qui se passe et ce qui fait le renom de Ta Prohm : les frangipaniers et autres ficus ont été laissés tels quels par les archéologues permettant de voir la force avec laquelle les arbres servent du temple pour se structurer. Et ce 1er exemple à l'entrée est un exemple de choix si on en croit le nombre de japonais et autres coréens se faisant prendre en photo devant. Pour tout vous dire, il m'a fallu près de dix minutes pour pouvoir déclencher!! Même avec des cartons jaunes, c'est pas possible!!! Ils sont trop nombreux, et moi, trop bon trop con, comme d'hab'.
On passera près d'une heure et demi ici à slalomer entre les groupes et même dans ces conditions, c'est une tuerie intégrale. A chaque virage, on est le cul par terre, littéralement écrasé par la nature envahissante. Pour les connaisseurs, c'est pas un pays pour Jayce, c'est le royaume des monstro-plantes!!!!! Et la seule raison pour laquelle on repart de là, c'est qu'on a rien mangé depuis 7h30 du matin, qu'il est déjà 14h et qu'on se mettrait bien une fourchette garnie entre les dents. Si on ajoute en plus le fait que tous les visiteurs aillant mangés à un heure traditionnelle commencent à débarquer en masse, il est grand temps!!
On convient donc d'un retour à la case Siem Reap, d'un plouf dans la piscine ou d'une sieste après un repas bien mérité, et d'un rendez-vous avec Mazout (NDLR : c'est Savout mais c'est pour voir si vous suivez...) pour se délecter d'un coucher de soleil sur Angkhor Wat depuis une colline environnante.
Et à 17h, on est tout ragaillardi, il est l'or, l'or de se réveiller...
C'est donc un retour dans le minibus jusqu'aux pieds du Phnom Bakheng, le temple en haut de la colline. Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'on est pas les seuls à avoir eu cette idée lumineuse décroissante du coucher de soleil... Pour accéder au sommet, il faut longer un petit chemin qui ressemble à cette heure au centre-ville de Bangkok! C'est la course des appareils photos pour déterminer qui aura la place la plus stratégique. Nous au sommet, on est pas pressé, ça grouille déjà. Un groupe d'une demi-douzaine d'éléphants attend patiemment le retour des appareils photos pour la descente au pas de pachiderme. C'est l'occasion d'aller taté la bêête. Aussi l'occasion de se rendre compte que la montée à dos d'éléphant coute plus cher que la descente, pas fous les cambodgiens, ils savent y faire!!!
Le coucher de soleil en lui-même est pas mal mais sans plus comme en conviendra aussi Madro ce qui n'arrange rien quand on le partage avec tous les appareils autofocus des environs. En tout cas, cette ballade aura eu le mérite de nous donner à voir un chouette point de vue mais qui n'est rien à côté du chemin retour lorsqu'on demande au chauffeur d'arrêter le van à hauteur d'Anghkor Wat éclairé de mille feux alors que la nuit est déjà tombée. Sublime!! Vivement demain!!
La soirée s'est vite enchaînée, nos corps meurtris par l'effort d'une journée de découverte (trop dur...). La soirée s'est vite enchaînée, nos corps alertés par le réveil du lendemain à 5H30 pour le lever de soleil à Angkhor Wat (trop dur...).
Le 22 commence donc à la nuit noire et tout le monde, y compris votre serviteur, est debout de bon pied bon oeil, plein d'entrain et d'expectative. On quitte l'hotel alors que tout le monde dort tranquille, du moins en apparence... En apparence car comme la veille au soir, j'ai l'impression que tous les touristes à 1000km à la ronde se sont donnés rendez-vous pour partager notre petit déjeuner! C'est la première fois qu'on pénètre dans l'enceinte du temple. A l'intérieur, les dimensions sont gigantesques, la perspective à couper le souffle et la lumière sublime. Malgré la foule des flashs qui crépitent, on arrive à se frayer un chemin jusqu'à avoir un petit lac à l'eau stagnante à nos pieds avec derrière le temple majestueux, et avec le reflet, ça fait deux trésors pour le prix d'un! Que demande le peuple? Deux heures à regarder le soleil se lever, voilà ce qu'il demande le peuple! Et en plus, il l'obtient!! Du coup, il est content le peuple!! A l'heure où on quitte le temple, on est quasiment les derniers à avoir assisté au lever de soleil. C'est l'heure où nous croisons ceux qui ne se sont pas levés aux aurores qui vont à leur tour s'entasser à notre place.
Nous, on quitte Angkhor Wat pour nous diriger vers un temple plus petit et peut-être plus tranquille, le Banteay Srei. C'est d'ailleurs un temple qui comme de nombreux autres temples des environs est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, l'UNESCO qui, s'ils ont une place de conservateur à mi-temps, je suis preneur. A bon entendeur... Et bien pas de bol, notre petit temple tout mignon, reputé pour ses sculptures fines comme de la dentelle, est également pris d'assault. Nom de dieu c'est pas possible!!!! Ils sont partout!!! Ahhhhh, elle est loin la Syrie... Pour ma part, submergé par le flot inninterrompu des visiteurs et la chaleur micro-ondesque, la visite se fera au pas de course. A l'extérieur du délicat édifice, de la musique se fait entendre. Un groupe de musiciens mutilés joue des airs traditionnels, et à l'ombre en plus. C'est plus qu'il n'en fallait! Ajoutez à cela de l'eau fraiche et une cloppe, ça fait du bien par où ça passe!
Et cette petite pause à l'ombre, il fallait bien ça car la suite du programme est orientée "sport". L'ascension d'une nouvelle colline est prévu par la face nord. A moins que ce soit la face sud. Pas sur... En tout cas 1200m, non pas de dénivelé mais de long, à gravir avec tous les 100m, un petit panneau indiquant combien il reste pour atteindre le "sommet", ça rassure le chaland. Et au sommet, l'intéret est multiple. Une rivière serpente lentement et dans le lit du ruisseau se trouve de nouvelles sculptures multi-centenaires. Un crocodile par ici, un vishnou par là, c'est plaisir. Mais ce qui est encore plus plaisir, c'est qu'ici, c'est la maison de milliers de papillons qui volent en tous sens. Il y en a tellement que certains ne savent plus où se poser et atterrissent avec légèreté soit sur mes bras, soit sur mes jambes, soit sur ma tête; jusqu'à trois papillons en même temps entre mon nez et mon front. - "Eh, papillons, il y a pas écrit piste d'atterrissage ici!! On restera là-haut le temps de sécher un peu et c'est pas du luxe! Déjà quand je marche, c'est rapidement les Grandes Eaux du Chateau de Versailles, alors imagine quand je gravis!!
Et le déjeuner dans tout ça? C'est pour maintenant. Comme la veille, il est 14H30 quand on arrive à table. Un croc, un plouf, une sieste, on est pas des boeufs et on peut pas gravir toute le journée!! Les après-midi sont douces à Siem Reap et les apéros avec Madro quotidiens grace à deux bouteilles de vins de nos contrées et une bouteille de whisky qu'on sera loin de finir, la faute sans doute au climat. Et ouais, on est ni en Ecosse, ni en Irlande.
On en arrive au 23, ça va vite. La journée va encore être marquée par quelques plats de résistance à commencer par la cité fortifiée d'Angkhor Thom, ancienne capitale khmer, peuplée jadis d'un million d'habitants quand Londres n'en comptait encre que 25.000. L'endroit, eu égard à son immense notoriété, est une nouvelle fois la proie de la foule et en son centre se trouve son joyau, le Bayon, qui arrive en tête ou pas loin des fréquentations. Et tout ce monde attire quoi, je vous le demande. Des p'tits vendeurs par centaines. Comme j'ai déjà acheté tout ce dont j'avais besoin, je me suis promis de ne pas céder à la pression des gamins qui nous suivent sur plusieurs centaines de mètres pour nous vendre fleurs ou bracelets. Et j'ai tenu bon!! Enfin jusqu'au stratagème d'une petite géniale. Elle me dit : - "Si je te bas au morpion, tu m'achètes mes cartes postales!" - "OK! Ca roule!" Je ne sais pas si quelqu'un a déjà perdu en jouant aux morpions mais c'est quasiment impossible, toutes les parties finissant par un match nul. C'est donc le jeu le plus con du monde à égalité avec la bataille. En plus, la gamine ne commence pas en mettant sa croix au centre comme chacun ferait, facile... Seulement je ne sais pas pourquoi, sans doute avais-je un peu de peine pour ma petite effrontée, mais moi non plus je ne me suis pas installé gracement dans la case du milieu, préférant choisir sans réfléchir un autre angle. Et bien en deux coups de cuillères à pot c'était réglé, je me suis fait explosé au morpion!!! Par une gamine de 8 ans!!!! Résultat des courses, j'ai 10 cartes postales cambodgiennes que je me traine depuis! Et ca fait plus d'un mois!! Comment j'ai pû perdre au morpion?!? Un moment d'absence sans doute... Mais la prochaine fois, je sais. Pas de pitié, je prendrais la case du milieu, y'a pas écrit que con là!!!
On a ensuite fini par rentrer au Bayon et dès la porte franchie, ç'en était fini de mes malheurs aux jeux et à nouveau la Claque. La spécificité du temple, ce sont les visages hauts de 2 mètres qui sont sculptés dans la roche. Il y en a des dizaines et ça donne un aspect mystique certain à l'ensembl? Vas-y je t'en prie. Je veux faire une photo, tu passes devant comme un conn..d, c'est pas grave? non...
En tout cas, avec Ta Prohm, le Bayon est la chose la plus remarquable de tout l'ensemble qui m'ait été donné de voir ici. Il faudrait que j'étoffe ma liste de superlatifs pour bien en retranscrire la mesure parce que WHAOUUUU!!! En plus, juste à côté, toujours sur le sîte d'Angkhor Thom, se trouve d'autres sîtes de beauté égale ou presque : la terrasse du roi lépreux et celle des éléphants. Au cours de cette visite, je rencontre deux moines avec lesquels je discute quelques minutes et ces deux moines, on les retrouve moins d'une heure plus tard pour la visite plus approfondie qu'au lever de soleil d'Angkhor Wat, le plus emblématique des temples. Chose surprenante, cette fois-ci, nous sommes pour ainsi dire tout seul dans le batiment. C'est à n'y rien comprendre... Ca me permettra de rediscuter avec mes amis drappés de jaune orangé et de prendre d'eux des clichés que je chéris. Merci les gars!!
Il est comme d'hab' 14h ou plus quand on va déjeuner. Cette fois-ci on choisit un endroit qui s'appelle le Butterfly Garden. C'est un resto niché dans un jardin qui a la particularité d'être une serre à papillons. Tout le jardin est entouré jusqu'au plafond d'une sorte de grande passoire en métal qui permet aux papillons de voleter gaiement devant les yeux de ceux qui s'en mettent plein la panse! La seule chose, c'est qu'il n'y a pas de steack de papillon ou de cuisse de papillon au menu mais soit!
L'après-midi est une nouvelle fois un joyeux vautrage entre lit en chambre climatisée et piscine en jardin fleuri. Mais la journée ne serait pas close sans un petit dessert : le coucher de soleil directement à Angkhor Wat et pas sur la colline maudite où les gens s'entassent comme sur une plage méditerranéenne. Encore une fois, un peu de monde et beaucoup de plaisir! Monbut nous permet de rester jusqu'à plus soif, jusqu'à la fermeture des portes.
Et quand t'as plus soif, t'as encore soif, apéro sur la terrasse, un dîner, un suppo et au lit! Le programme du lendemain a été un tantinet modifié par nos soins, le réveil sonnera aux aurores et on retournera à Ta Prohm admirer le lever de soleil sans la foule des badots, youpi!!!
Et comme prévu, paradis sur terre, on est quasiment les seuls, tu parles d'une différence énorme. Tout autour n'est qu'un festival de sons et lumières, le cri des oiseaux magnifiant le paysage. Dans ces cas-là, impossible de rêver à une grasse matinée, le rêve se passe éveillé, les yeux grands ouverts.
On poursuit la matinée avec la visite d'un grand bassin malheureusement à sec dû à la saison sèche. Saison sèche au dessus de la tête mais trempée sous le T-shirt, je ne vais pas revenir sur la chaleur...
Et après une ultime visite de temple, à nouveau superbe, dont j'ai malheureusement oublié le nom, il est temps de revenir à notre douce routine Dèj-piscine-sieste.
Ce 24 s'achève sur un tour en ville par la rencontre avec les Artisants d'Angkhor qui à longueur de journée, peignent, laquent, poncent, vernissent, sculptent, dorent à l'or fin les statuettes qui iront garnir les étagères des vendeurs de souvenirs de la ville. C'est d'autant plus agréable que pour l'occasion Tacrout laisse la place à un guide féminin, il était temps!!!
Un nouveau resto plus tard et on en a fini avec Siem Reap côté terre. Il est temps de voir la zone côté lac. En effet, au sud de Siem Reap s'étale le Tonle Sap, un lac qui s'alimente de l'eau du Mékong et qui entre la saison sèche et la saison humide voit sa superficie être multipliée par 4!!!!!
Le 25 est donc tout entier tourné vers lui. C'est donc vers 9h du matin qu'on embarque sur un petit bateau de bois en direction du bureau du parc national, lui même posé sur l'eau dans un village flottant où tout flotte de l'école au bureau de police. C'est là qu'on obtient notre sésame pour pénétrer Prek Toal, une biosphère considérée comme la première réserve d'oiseaux en Asie du sud-est. Pour ma part, je n'ai jamais été, et ça fait con de le dire, un grand fan d'oiseaux. En grand parisien, mes principales connaissances se limitent aux rats volants qu'on appelle aussi des pigeons et aux moineaux qui ont le mérite d'être plus petits et donc moins salissants quand une fiente vient à vous frapper au front. Mais ici, c'est une toute autre échelle. Il y a là notamment des grues, des cigognes, des ibis, des pélicans, des grues... Et le truc, c'est qu'ils sont partouts par dizaines voire par centaines. Quand le bateau navigue, les zozios s'envolent sur notre passage, c'est magnifique!
Comme d'habitude, et ce même si on est à des années lumières de notre rythme habituel, on s'arrête peu avant 15h pour déjeuner sur un restaurant flottant au milieu du lac. La vue est chouette mais ce qui détonne, c'est la faune locale. Dans un coin du restaurant trone une immense glacière bleue. Et à l'intérieur dort ou presque un boa de plusieurs mètres de long prêt à être cuisiner. Impossible de résister à la tentation de toucher l'animal pour moi. Un cambodgien passe alors derrière et lui ne résiste pas à la tentation de soulever le serpent de sa nouvelle et éphémère maison en plastique pour nous montrer son courage ou sa démence, au choix... Autre particularité du restaurant flottant, il y a là un enclos pour crocodiles. Ils sont une dizaine et ceux-là, pas moyen de les toucher!!!! En tout cas, ça a au moins le mérite d'être insolite pour nos yeux franchouillards, merci les crocos!!! Et considérant ce qu'on trouve ici, pour la baignade, ce sera pour un autre jour!!! Ou pas!!!!!!
On est finalement rentré à l'hotel à la nuit tombée et célébré ce qui est notre dernier soir ensemble, plus mon anniversaire à venir, non pas avec un gateau à la crème ou au chocolat mais avec une glace, ce qui est évidemment bien plus approprié ici bas. Parce que le chocolat ici, c'est un peu comme la nourriture casher à Gaza, s'il y en a, il y a forcément un piège...
Le lendemain, 26, ne sera qu'aux revoirs et bisous car Madro est parti bien de bonne heure. J'ai profité de ma chambre de nabab jusqu'à la dernière minute, c'est à dire 11H59 pour profiter de l'eau chaude, la clim et même un petit peu de télé. Je ne sais pas quand sera la prochaine fois car le prochain mouvement prévu est un déménagement chez Naga GH (guesthouse) avec ses chambres à 3 dollars la nuit. Et à ce prix là, la télé et la clim', c'est tintin!!!
Merci de ta patience cher lecteur, chère lectrice, madame, mademoiselle, monsieur
Et s'il te reste ne serait-ce qu'un peu de forces, je t'avoue bien volontier que ce serait bien sympathique de pouvoir lire quelques commentaires encourageant. Je laisse des quantités astronomiques de mon temps sur la route pour te pondre des récits pas piqués des hannetons et quand je vois qu'ils disparaissent de la liste apr-ès trois jours car je ne récolte aucuns commentaires, c'est bien rageant quand je vois aussi les autres articles qui pour beaucoup ne sont qu'une énumération de noms d'hotels avec leur description sur deux lignes. Merci d'avance. Mon plaisir, c'est ton plaisir. Mi casa es su casa
Trajet Vietnam-Siem Reap? English translation pending
Bonjour!
Je souhaite organiser un séjour au Vietnam (1 mois, court mais on fait ce qu'on peut), et je pensais peut être profiter de l'occasion (!) pour aller voir Angkor et alentours (3 jours je pense).
Avez-vous des tuyaux pour faire le trajet entre le Vietnam et Siem Reap, en train, bus voire avion (quelles compagnie), nous adapterons notre circuit au Vietnam au mieux (selon le plus facile : par exemple plutôt Hanoi-Siem Reap, ou bien Saigon ou autre-Siem Reap, etc.).
Je crains qu'en bus on passe trop de temps en transport... Mais en avion, quelles sont les possibilités???
MERCI pour vos réponses!
MERCI pour vos réponses!
Train Bangkok- Phnom Penh? English translation pending
Est ce que quelqu'un a deja fait le voyage en train Bangkok - Phnom Penh???
Et comment puis je rejoindre le vietnam depuis Phnom Penh?
Passage de frontière Vietnam-Cambodge par Pleiku? English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis actuellement au Vietnam et je vais passer 10 jours au Cambodge au début du mois de septembre.
J'ai entendu dire qu'il y avait un poste frontière entre le vietnam et la cambodge au niveau de la ville de Pleiku.
Ce passage est-il sûr? Une fois la frontière passée, existe t-il un moyen de transport (bus, moto, taxi?) entre le poste frontière et la ville de Banglung?
Je voudrais visiter les temples d'Angkor et la région du Ratanakiri en 10 jours. Le but est d'en voir le plus possible sans se presser et en évitant de passer mon temps dans les transports.
Quel itinéraire me conseillez-vous? Passer par Pleiku, puis Banglung pour rejoindre ensuite Siem Reap. Ou passer d'abord par Phnom Penh et après aller à Siem Reap et ensuite Banglung (ou l'inverse).
Je suis à l'écoute de tous vos conseils qui pourront m'aider à organiser mon séjour.
Merci d'avance pour vos réponses.
Je suis actuellement au Vietnam et je vais passer 10 jours au Cambodge au début du mois de septembre.
J'ai entendu dire qu'il y avait un poste frontière entre le vietnam et la cambodge au niveau de la ville de Pleiku.
Ce passage est-il sûr? Une fois la frontière passée, existe t-il un moyen de transport (bus, moto, taxi?) entre le poste frontière et la ville de Banglung?
Je voudrais visiter les temples d'Angkor et la région du Ratanakiri en 10 jours. Le but est d'en voir le plus possible sans se presser et en évitant de passer mon temps dans les transports.
Quel itinéraire me conseillez-vous? Passer par Pleiku, puis Banglung pour rejoindre ensuite Siem Reap. Ou passer d'abord par Phnom Penh et après aller à Siem Reap et ensuite Banglung (ou l'inverse).
Je suis à l'écoute de tous vos conseils qui pourront m'aider à organiser mon séjour.
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Traitement anti paludéen conseillé pour le Cambodge en août? English translation pending
Bonjour,
Bien que la question ai déjà été traitée dans des messages précédent, je souhaite savoir si il y a un risque de PALUDISME au CAMBODGE pendant le mois d'AOUT 2008. Nous faisons un parcours classique en sac à dos, Siem Reap, visite d'Ankor, visite de village à la campagne, visite des villages sur le lac Tonlé Sap, Batambang, puis Phnom Penh et nous terminons par Sihanoukville et une ile. J'ai clairement compris que le risque est limité dans les villes. Mais qu'en est-il des rizières et des petits villages sur les bord du Tonlé Sap ? Je pose cette question car nous serons en AOUT pendant la saison des pluies.
D'autre part avez-vous entendu parlé de petit ver parasitaire qui s'attrape en marchand sur le sable humide ? Est-ce qu'il y en a sur les plages du sud ?
Merci d'avance pour vos conseils Razmokette
Bien que la question ai déjà été traitée dans des messages précédent, je souhaite savoir si il y a un risque de PALUDISME au CAMBODGE pendant le mois d'AOUT 2008. Nous faisons un parcours classique en sac à dos, Siem Reap, visite d'Ankor, visite de village à la campagne, visite des villages sur le lac Tonlé Sap, Batambang, puis Phnom Penh et nous terminons par Sihanoukville et une ile. J'ai clairement compris que le risque est limité dans les villes. Mais qu'en est-il des rizières et des petits villages sur les bord du Tonlé Sap ? Je pose cette question car nous serons en AOUT pendant la saison des pluies.
D'autre part avez-vous entendu parlé de petit ver parasitaire qui s'attrape en marchand sur le sable humide ? Est-ce qu'il y en a sur les plages du sud ?
Merci d'avance pour vos conseils Razmokette
Avis sur itinéraire au Cambodge du 17 septembre au 2 octobre 2009? English translation pending
Bonjour,
Avant tout, nous tenons à exprimer notre reconnaissance aux nombreux contributeurs de ce forum, et en particulier à rogerbarthas, toujours très précis, cmichel, ugolin70 …
C'est notre premier voyage en Asie du Sud Est. Quel est votre avis sur l'itinéraire suivant ? Nous avons 2 objectifs principaux : l'incontournable Angkor, et découvrir un peu la vie quotidienne des gens. Comme on sera en mousson, et avec 15 jours sur place, il sera probablement difficile d'aller dans les campagnes profondes. On se contentera donc de la région du Tonlé Sap.
- Siem Reap : 3 jours pour les temples 2 jours pour les environs : site des mille lingas, Phnom Kulen, Kompong Phluk et forêt inondée, ou village sur pilotis de Kompon Khleang, ou … ?
- Bateau jusque Battambang : 2 ou3 jours sur place, surtout pour aller dans les campagnes environnantes (vélo ?)
- Une halte de 2 ou 3 jours, soit à * Pursat – village flottant de Kompong Luong * OU village flottant Kompong Chnnang A nouveau ballades dans les environs.
- Plaines au nord de PP, toujours pour les campagnes * Ile de la soie : 3 jours ? (si possible, en fonction de la place disponible), * sinon environs de Kompong Cham Kratie semble chouette, mais le trajet est plus long et nous n'avons pas envie d'avaler les kilomètres, on préfère prendre le temps de sentir les choses, même s'il n'y a rien de spécial à voir. - Avion à PP, que nous ne visiterons pas. Choisir, c'est renoncer. Pour un autre voyage …
D'avance merci pour vos suggestions. Et bon vent à chacun ! Albert et Claire
Avant tout, nous tenons à exprimer notre reconnaissance aux nombreux contributeurs de ce forum, et en particulier à rogerbarthas, toujours très précis, cmichel, ugolin70 …
C'est notre premier voyage en Asie du Sud Est. Quel est votre avis sur l'itinéraire suivant ? Nous avons 2 objectifs principaux : l'incontournable Angkor, et découvrir un peu la vie quotidienne des gens. Comme on sera en mousson, et avec 15 jours sur place, il sera probablement difficile d'aller dans les campagnes profondes. On se contentera donc de la région du Tonlé Sap.
- Siem Reap : 3 jours pour les temples 2 jours pour les environs : site des mille lingas, Phnom Kulen, Kompong Phluk et forêt inondée, ou village sur pilotis de Kompon Khleang, ou … ?
- Bateau jusque Battambang : 2 ou3 jours sur place, surtout pour aller dans les campagnes environnantes (vélo ?)
- Une halte de 2 ou 3 jours, soit à * Pursat – village flottant de Kompong Luong * OU village flottant Kompong Chnnang A nouveau ballades dans les environs.
- Plaines au nord de PP, toujours pour les campagnes * Ile de la soie : 3 jours ? (si possible, en fonction de la place disponible), * sinon environs de Kompong Cham Kratie semble chouette, mais le trajet est plus long et nous n'avons pas envie d'avaler les kilomètres, on préfère prendre le temps de sentir les choses, même s'il n'y a rien de spécial à voir. - Avion à PP, que nous ne visiterons pas. Choisir, c'est renoncer. Pour un autre voyage …
D'avance merci pour vos suggestions. Et bon vent à chacun ! Albert et Claire
Hébergement à Phnom Penh? English translation pending
Bonjour
Je pars pour 3 mois au Cambodge à partir de mi septembre et je cherche un logement, propre et calme si possible, pour commencer dans une guest house, avant de trouver un petit appart meublé - merci pour toutes vos suggestions et aides Je ne connais pas du tout l'Asie.
Je pars pour 3 mois au Cambodge à partir de mi septembre et je cherche un logement, propre et calme si possible, pour commencer dans une guest house, avant de trouver un petit appart meublé - merci pour toutes vos suggestions et aides Je ne connais pas du tout l'Asie.
Cambodge... Au coeur de la folie Khmère! (film) English translation pending

SAIDNATTAR Roshane
Cambodge Roshane est née à Phnom Penh d’une mère Cambodgienne et d’un père métissé indien. Après avoir traversé trois guerres successives dans son pays (les bombardements des Américains, le génocide khmer rouge et l’occupation de l’armée vietnamienne), elle s’est alors enfuie du Cambodge. A l’âge de 13 ans, Roshane est arrivée en France, le pays qui l’a fait savourer de liberté et de droits de vivre. Sa soif de s’exprimer au-delà des mots l’a guidée vers le métier de réalisation de films. Elle a dû passer par de longues années d’études et de pratiques pour atteindre son objectif. Pour ne pas oublier ses origines, elle a aussi étudié le Khmer ancien, donc la civilisation angkorienne, à EFEO (école française d’extrême orient) Paris. En 1991, Roshane a commencé son premier travail sur un plateau de tournage de film à Paris.Depuis et en parallèle à ses études, elle n’a pas cessé d’enchaîner ses expériences sur les tournages de films en travaillant comme assistante-réalisatrice et aussi comme journaliste-chroniqueur pour la Radio France Internationale sur le Cambodge. En 1998, après avoir obtenu son diplôme de réalisation de films, elle est retournée vivre dans son pays natal, pensant ne plus jamais le quitter. Là-bas, elle a commencé à travailler comme journaliste à la télévision locale, TVK. Elle a constaté alors, que son pays n’a pas encore trouvé une stabilité politique comme elle croyait. La période du génocide s’est juste transformé à celle de la corruption, où l’argent et les armes font la loi, et où la femme n’a pas encore sa place dans la société. Roshane a donc décidé de retourner en France pour retrouver une certaine liberté et les moyens de réaliser les films sur son pays qu’elle aime et qui la liera à jamais
De Phnom Penh à Siem Reap, le Cambodge en long, en large et de travers English translation pending
On descend dans la campagne en minivan, (intonation plate)
on descend dans la campagne en minivan, (intonation montante)
on descend dans la campagne, on descend dans la campagne, (qui monte qui monte)
on descend dans la campagne en minivan! (exclamation finale)
Tralala la youpi,
trala la youpi youpi ya!!!
Six jours passés à Phnom pen pour moi et quatre jours pour Madro, ça commence à faire! D'autant que Phnom Pen, c'est pas Istanbul, c'est pas Bangkok, une fois que tu en as fait le tour, si tu recommences, c'est forcément que tu es devenu subitement amnésique entre temps! Je ne vois pas d'autre explication. Et comme le programme est bien fait, nous nous sommes justement conduit en province, sur la route toute la sainte journée.
On s'en rend vite compte, moins vite pour moi qui ai pris l'habitude de dormir sur la banquette arrière, mais vite quand même.
Au cours de la matinée, le minibus s'arrête à une sorte de marché à Skuon. Rien de particulier jusque là. Mais en descendant on est assailli par des 'tites nenfants qui promènent amoureusement des mygales sur leurs vêtements. Les bestiaux font dans les 40 kilos et dans les 2 mètres de circonférence!!! Non, je déconne, disons plutot dans les 10 centimètres de long et c'est déjà pas mal. Elles ont tout l'attirail qui en font la grande favorite des arachnophobes : des petits yeux fourbes, de longues pattes poilues et la désagréable habitude de courir plutôt que de marcher! Dès qu'un touriste se présente, les gamines se font la course et tendent au premier venu leur animal de compagnie. Après, à chacun de voir s'il a envie de se faire grimper dessus par un cauchemard à huit pattes. Pedro passe son tour. Maman passe son tour. Il faut bien que quelqu'un s'y colle! C'est donc moi... On me pose une bestiole sur la main et la coquine se met à remonter le courant en direction du buste. Et elle gambade. Et elle gambade. Quand je veux la reprendre dans ma main en l'arrachant à mon T-shirt, la sauvageonne s'aggripe de toutes ses forces à l'aide de ses griffes pas assez longues pour transperser le T-shirt mais assez pour ne pas qu'on l'en déloge facilement! La bougresse a de la pogne en plus d'avoir de la cuisse!!!
Je comprends ensuite en regardant aux alentours qu'elle est surement beaucoup plus à l'aise sur moi que là où sont ses congénères. Skuon s'est fait une specialité dans l'araignée frite (du verbe frire). En effet, au milieu des stands, une femme est assise par terre gardant devant elle un grand plat creux dans lequel gisent des dizaines de mygales noircies par la cuisson. Pas la peine de préciser que pour le petit déjeuner local, tout le monde s'est abstenu cette fois, pas moyen que je sois l'exception à la règle, je sors de ma nuit et l'araignée frite n'est pas vraiment super sexy pour mes papilles à l'heure où j'ai déjà du mal à avaler des tartines!
Et le menu ne s'arrête pas là. Juste à côté de celle qui vend la friture à huit pattes se trouve une autre dame qui elle vend les sauterelles griées, elles aussi par dizaines voire plus. Amis des verrines et des petits fours... Nous une fois de plus, on passe notre tour. On remonte en voiture et après un tel programme, il faut qu'on se mette aux vers. Euh non, au vert!
On a donc rendez-vous d'abord dans une plantation d'hévéas puis dans un usine de latex pour voir toute la chaîne. La plantation d'hévéas, c'est mignon et pas très bandant. Des rangées d'arbres sur des kilomètres, en route vers l'usine.
A l'entrée de celle-ci, on nous donne des passes comme des VIP. La visite commence. A l'intérieur, ca a beau être ajouré, il fait une chaleur de bête. L'usine ne tourne pas à plein régime car les arbres sont au repos, pas comme les employés qui transpirent à sortir de machines des briques de latex brut de 40 kilos. Moi, si je fais çà une journée, à la fin c'est sûr, je fais 40 kilos!!!
A l'issue de la visite, on retourne en voiture sans recevoir un pneu ou des préservatifs en guise de cadeau, tant pis...
L'après-midi, on part visiter un nouveau temple angkhorien. Comme à son habitude, Le nous sort son exposé alors que nous restons plantés à l'entrée du site. Non loin de là, des vaches broutent paisiblement, je choisis les vaches et suis désolé pour Madro. A partir de ce moment là, de façon complètement implicite, on procède à une sorte de roulement pour que d'une part Le ne parle pas au vent (de toute façon il n'y a pas de vent, pas même une petite brise), et que d'autre part, chacun puisse reposer un temps soit peu ses esgourdes meurtries par un flot ininterrompu de paroles monocordes.
Au moment de rejoindre tout le petit monde dans le temple, je suis suivi par quelques jeunes filles qui veulent toutes me vendre de l'encens pour honorer Bouddha. A la première, je dis non merci. A la deuxième, non merci et ainsi de suite. Mais les gamines sont plus accrocheuses qu'un pitbull et alors que je suis maintenant dans l'enceinte du temple, voilà que les vieux s'en mèlent aussi jusqu'à rendre l'atmosphère sonore complètement irrespirables. J'en suis même à regretter de ne pas être resté avec Le!!! Au bout du compte, je craque, si on peut dire, et achète son encens à une petite fille. Et bien les autres ne sont pas découragées pour autant et me poursuivent comme une compétition pour honorer celle qui sera la plus insistante. C'en est trop, mon Karma va craquer, je tente une sortie. Et les filles aussi... Heureusement quand même, je parviens à garder mon calme même si ma visite est complètement ruinée de bruit. Quelques sourires plus tard, ce sont toutes mes amies toujours aussi collantes mais au moins dans un esprit plus joyeux. Ca va mieux et au moins on est prévenu, qu'à partir de maintenant, à l'approche des temples, c'est la foire d'empoigne pour vendre souvenirs, cartes postales & Cie. Il va falloir faire le vide un paquet de fois car jusqu'à présent, on a visité que trois ou quatre temples différents, disséminés dans la forêt et qu'il nous en reste une petite quinzaine dont les plus importants, les plus bondés, les plus vendeurs.
Après cette dernière visite du jour, il ne nous reste plus qu'à rejoindre Kampong Thom, notre ville étape pour la nuit. C'est la première fois qu'on change d'hotel et cette fois il n'est pas question de Phnom Pen ou siem Reap, et malgré nos gouts pour le luxe et les baignoires en or massif, il faut faire avec ce qu'on trouve... Attention, ce n'est quand même pas le formule1 du coin mais disons que la comparaison avec le Juliana n'est pas flateuse.
Quintessence de cette différence marquée, le petit déjeuner. A mon réveil, je croise déjà Maman qui en a fini. Elle a beau me mettre en garde sur l'omelette et le reste, je viens de me réveiller, j'ai mal aux yoeufs... A table, ne reste que Pedro, qui lui aussi reste sur sa faim. Il me met en garde itou, on verra bien... Mon assiette arrive, ça n'a pas l'air si crade. Seulement entre l'air et le gout, il y a un monde!!
Ca me rappelle une anecdote que j'avais oublié d'écrire jusque là. Quand j'étais avec Mary à Phang-Nga en Thaïlande, on avait chercher à se faire un petit déjeuner. Après avoir tournés en rond pendant près d'une heure, on avait fini dans un boui-boui de première. J'avais commandé deux tartines et Mary avait commandé une pizza aux saucisses (ahhhh, l'Allemagne...). Je ne m'en suis toujours pas remis et glousse de mémoire en me rappelant qu'elle a failli casser sa fourchette dedans, qu'elle a changé de couleur à la première bouchée et qu'on a été obligé de faire discrêtement appel au chien de la cuisinière pour nous rendre à l'évidence : c'est tellement imbouffable que même le chien n'en a pas voulu!!!!!!!!!!!!!!
Et bien cette fois avec Madro, c'est la même chose!! Et comme il n'y a pas de chien, impossible de faire la démonstration. Tant mieux pour le pauvre quadrupède!!! Heureusement qu'il nous reste des fruits de la veille dans la glacière, on pourra au moins se venger là-dessus! Et c'est pas grave si le sachets dans lequel sont contenus les fruits est crevé et donc plein d'eau provenant de la fonte des glaces, c'est de loin meilleur que toutes les omelettes de Kampong Thom réunies!!!
Et en voiture Simone, on est reparti! Dans la matinée, alors qu'on est sur la route depuis une petite heure, je me fais un petit challenge perso'. Le parle sans discontinuer depuis le départ et en mon fort intérieur, je me fais le pari que dans les 10 minutes qui viennent rien ne va changer. Si j'ai raison, je suis le seul qui gagne car je vais dormir à l'arrière. Si j'ai tort, tout le monde a gagné, c'est la loi du silence qui s'impose. Qu'est ce que tu penses qu'il se passa? Regarde ta montre et compte 10 minutes, tu te rendra compte que ça peut être très très très long... Et bien ça n'a pas manqué, 10 minutes de monologue ininterrompu plus tard, j'enjambe mon siège et ferme les yeux. C'est d'ailleurs étonnant de voir à quel vitesse un discourt énervant peu devenir subitement un discourt endormissant!!
Je suis tiré du sommeil par une Maman à bout de nerfs ou presque... Il faut dire qu'elle n'a pas de bol. Depuis le premier jour à Phnom Pen, chaque fois qu'on prend le minibus, elle est assise derrière à gauche de Le. Et comme celui ci se retourne pour nous parler, Maman est donc aux premières loges, difficile dans ces conditions d'éviter les balles. Pedro, lui est assis juste derrière Le qui n'est pas un hibou et ne peut donc pas tourner sa tête à 180 degrés. Il est donc le plus souvent en dehors du champ de vision de Le qui ne peut pas le regarder, tout au plus le voir. Moi, je suis un cran derrière, toujours entre deux siestes.
La suite, c'est deux nouveaux temples. Pour le premier d'entre eux, notre timing coïncide avec une classe cambodgienne qui le visite aussi. L'ambiance est bon enfant, les sourires automatiques. Dans le second, on ne croise que quelques touristes (5 ou 6, pas la mort...) qui vagabondent entre des arbres hauts comme des immeubles et des tours de pierres délicatement scuptées voilà 800 ans. Seule annecdote qui me revient à propos de ce temple, on y croise en plus d'un écein d'abeille collossal dont la surface bouge comme des vagues alors que chaque abeille fait bouger sa voisine et ainsi de suite, des fourmis rouges dont une me pique sur le pied. La piqure est douloureuse à souhait mais ça ne dure pas, heureusement que personne n'a marché dans une fourmillière, parce là...
Dernière étape de la journée pour laquelle il a encore fallu me sortir des nymbes. Un pont d'époque, c'est beau et nous occupe un quart d'heure, grand maximum.
Il est 14h quand on arrive à Siem Reap à l'hotel Day Inn. Rappelez-vous comment j'ai décrit l'arrivée à l'hotel de Phnom Pen; et bien multipliez par au moins 2 et le compte y est. A nouveau le portier. A nouveau le porteur. A nouveau la piscine. Mais là où les chambres du Juliana ressemblaient à du moyennement supérieur (plus je fume des Alain Delon, plus j'ai les critères et le melon qui enflent), ici ça ressemble à du supérieurement supérieur : Fleurs sur les lits, panier de fruits, la télécommande la plus évoluée que j'ai jamais vu pour tout contrôler, et pour finir, Madro sont au premier étage et ont droit à un petit balcon, moi, je suis au rez-de-chaussée avec une large terrasse donnant directement sur la piscine... Rien à ajouter si ce n'est qu'à partir de maintenant oubliez le tutoiement que je ne tolère plus.
Ajoutez à cela le fait qu'on dit "au revoir" à Le qui rentre à Phnom Pen, remplacé ici par un de ses collègues, le compte est bon. Il nous faudra bien une après-midi entière pour se faire à cette overdose d'over-choses.
Sachant qu'en plus à partir du lendemain, on entame le lourd, le très lourd, comme on dit ici la huitième merveille du monde, Anghkor Wat et ses environs... Ca fait chaud dans le slip!!
Quant à vous, mes p'tits candides, si ça vous fait ne serait-ce qu'un tant soit peu tiède dans le slip, c'est toujours ça que l'été n'aura pas et ça suffit à mon bonheur. C'est pas mentir que dire que vous me manquez, que j'ai souvent un lit king size dont je suis seul à profiter, que la piscine est assez grande pour nous tous. Au plaisir de vous voir ici ou ailleurs. C'est pas le choix qui manque. Grosses bises du haut de mes 32 ans et plus que demi.
Six jours passés à Phnom pen pour moi et quatre jours pour Madro, ça commence à faire! D'autant que Phnom Pen, c'est pas Istanbul, c'est pas Bangkok, une fois que tu en as fait le tour, si tu recommences, c'est forcément que tu es devenu subitement amnésique entre temps! Je ne vois pas d'autre explication. Et comme le programme est bien fait, nous nous sommes justement conduit en province, sur la route toute la sainte journée.
On s'en rend vite compte, moins vite pour moi qui ai pris l'habitude de dormir sur la banquette arrière, mais vite quand même.
Au cours de la matinée, le minibus s'arrête à une sorte de marché à Skuon. Rien de particulier jusque là. Mais en descendant on est assailli par des 'tites nenfants qui promènent amoureusement des mygales sur leurs vêtements. Les bestiaux font dans les 40 kilos et dans les 2 mètres de circonférence!!! Non, je déconne, disons plutot dans les 10 centimètres de long et c'est déjà pas mal. Elles ont tout l'attirail qui en font la grande favorite des arachnophobes : des petits yeux fourbes, de longues pattes poilues et la désagréable habitude de courir plutôt que de marcher! Dès qu'un touriste se présente, les gamines se font la course et tendent au premier venu leur animal de compagnie. Après, à chacun de voir s'il a envie de se faire grimper dessus par un cauchemard à huit pattes. Pedro passe son tour. Maman passe son tour. Il faut bien que quelqu'un s'y colle! C'est donc moi... On me pose une bestiole sur la main et la coquine se met à remonter le courant en direction du buste. Et elle gambade. Et elle gambade. Quand je veux la reprendre dans ma main en l'arrachant à mon T-shirt, la sauvageonne s'aggripe de toutes ses forces à l'aide de ses griffes pas assez longues pour transperser le T-shirt mais assez pour ne pas qu'on l'en déloge facilement! La bougresse a de la pogne en plus d'avoir de la cuisse!!!
Je comprends ensuite en regardant aux alentours qu'elle est surement beaucoup plus à l'aise sur moi que là où sont ses congénères. Skuon s'est fait une specialité dans l'araignée frite (du verbe frire). En effet, au milieu des stands, une femme est assise par terre gardant devant elle un grand plat creux dans lequel gisent des dizaines de mygales noircies par la cuisson. Pas la peine de préciser que pour le petit déjeuner local, tout le monde s'est abstenu cette fois, pas moyen que je sois l'exception à la règle, je sors de ma nuit et l'araignée frite n'est pas vraiment super sexy pour mes papilles à l'heure où j'ai déjà du mal à avaler des tartines!
Et le menu ne s'arrête pas là. Juste à côté de celle qui vend la friture à huit pattes se trouve une autre dame qui elle vend les sauterelles griées, elles aussi par dizaines voire plus. Amis des verrines et des petits fours... Nous une fois de plus, on passe notre tour. On remonte en voiture et après un tel programme, il faut qu'on se mette aux vers. Euh non, au vert!
On a donc rendez-vous d'abord dans une plantation d'hévéas puis dans un usine de latex pour voir toute la chaîne. La plantation d'hévéas, c'est mignon et pas très bandant. Des rangées d'arbres sur des kilomètres, en route vers l'usine.
A l'entrée de celle-ci, on nous donne des passes comme des VIP. La visite commence. A l'intérieur, ca a beau être ajouré, il fait une chaleur de bête. L'usine ne tourne pas à plein régime car les arbres sont au repos, pas comme les employés qui transpirent à sortir de machines des briques de latex brut de 40 kilos. Moi, si je fais çà une journée, à la fin c'est sûr, je fais 40 kilos!!!
A l'issue de la visite, on retourne en voiture sans recevoir un pneu ou des préservatifs en guise de cadeau, tant pis...
L'après-midi, on part visiter un nouveau temple angkhorien. Comme à son habitude, Le nous sort son exposé alors que nous restons plantés à l'entrée du site. Non loin de là, des vaches broutent paisiblement, je choisis les vaches et suis désolé pour Madro. A partir de ce moment là, de façon complètement implicite, on procède à une sorte de roulement pour que d'une part Le ne parle pas au vent (de toute façon il n'y a pas de vent, pas même une petite brise), et que d'autre part, chacun puisse reposer un temps soit peu ses esgourdes meurtries par un flot ininterrompu de paroles monocordes.
Au moment de rejoindre tout le petit monde dans le temple, je suis suivi par quelques jeunes filles qui veulent toutes me vendre de l'encens pour honorer Bouddha. A la première, je dis non merci. A la deuxième, non merci et ainsi de suite. Mais les gamines sont plus accrocheuses qu'un pitbull et alors que je suis maintenant dans l'enceinte du temple, voilà que les vieux s'en mèlent aussi jusqu'à rendre l'atmosphère sonore complètement irrespirables. J'en suis même à regretter de ne pas être resté avec Le!!! Au bout du compte, je craque, si on peut dire, et achète son encens à une petite fille. Et bien les autres ne sont pas découragées pour autant et me poursuivent comme une compétition pour honorer celle qui sera la plus insistante. C'en est trop, mon Karma va craquer, je tente une sortie. Et les filles aussi... Heureusement quand même, je parviens à garder mon calme même si ma visite est complètement ruinée de bruit. Quelques sourires plus tard, ce sont toutes mes amies toujours aussi collantes mais au moins dans un esprit plus joyeux. Ca va mieux et au moins on est prévenu, qu'à partir de maintenant, à l'approche des temples, c'est la foire d'empoigne pour vendre souvenirs, cartes postales & Cie. Il va falloir faire le vide un paquet de fois car jusqu'à présent, on a visité que trois ou quatre temples différents, disséminés dans la forêt et qu'il nous en reste une petite quinzaine dont les plus importants, les plus bondés, les plus vendeurs.
Après cette dernière visite du jour, il ne nous reste plus qu'à rejoindre Kampong Thom, notre ville étape pour la nuit. C'est la première fois qu'on change d'hotel et cette fois il n'est pas question de Phnom Pen ou siem Reap, et malgré nos gouts pour le luxe et les baignoires en or massif, il faut faire avec ce qu'on trouve... Attention, ce n'est quand même pas le formule1 du coin mais disons que la comparaison avec le Juliana n'est pas flateuse.
Quintessence de cette différence marquée, le petit déjeuner. A mon réveil, je croise déjà Maman qui en a fini. Elle a beau me mettre en garde sur l'omelette et le reste, je viens de me réveiller, j'ai mal aux yoeufs... A table, ne reste que Pedro, qui lui aussi reste sur sa faim. Il me met en garde itou, on verra bien... Mon assiette arrive, ça n'a pas l'air si crade. Seulement entre l'air et le gout, il y a un monde!!
Ca me rappelle une anecdote que j'avais oublié d'écrire jusque là. Quand j'étais avec Mary à Phang-Nga en Thaïlande, on avait chercher à se faire un petit déjeuner. Après avoir tournés en rond pendant près d'une heure, on avait fini dans un boui-boui de première. J'avais commandé deux tartines et Mary avait commandé une pizza aux saucisses (ahhhh, l'Allemagne...). Je ne m'en suis toujours pas remis et glousse de mémoire en me rappelant qu'elle a failli casser sa fourchette dedans, qu'elle a changé de couleur à la première bouchée et qu'on a été obligé de faire discrêtement appel au chien de la cuisinière pour nous rendre à l'évidence : c'est tellement imbouffable que même le chien n'en a pas voulu!!!!!!!!!!!!!!
Et bien cette fois avec Madro, c'est la même chose!! Et comme il n'y a pas de chien, impossible de faire la démonstration. Tant mieux pour le pauvre quadrupède!!! Heureusement qu'il nous reste des fruits de la veille dans la glacière, on pourra au moins se venger là-dessus! Et c'est pas grave si le sachets dans lequel sont contenus les fruits est crevé et donc plein d'eau provenant de la fonte des glaces, c'est de loin meilleur que toutes les omelettes de Kampong Thom réunies!!!
Et en voiture Simone, on est reparti! Dans la matinée, alors qu'on est sur la route depuis une petite heure, je me fais un petit challenge perso'. Le parle sans discontinuer depuis le départ et en mon fort intérieur, je me fais le pari que dans les 10 minutes qui viennent rien ne va changer. Si j'ai raison, je suis le seul qui gagne car je vais dormir à l'arrière. Si j'ai tort, tout le monde a gagné, c'est la loi du silence qui s'impose. Qu'est ce que tu penses qu'il se passa? Regarde ta montre et compte 10 minutes, tu te rendra compte que ça peut être très très très long... Et bien ça n'a pas manqué, 10 minutes de monologue ininterrompu plus tard, j'enjambe mon siège et ferme les yeux. C'est d'ailleurs étonnant de voir à quel vitesse un discourt énervant peu devenir subitement un discourt endormissant!!
Je suis tiré du sommeil par une Maman à bout de nerfs ou presque... Il faut dire qu'elle n'a pas de bol. Depuis le premier jour à Phnom Pen, chaque fois qu'on prend le minibus, elle est assise derrière à gauche de Le. Et comme celui ci se retourne pour nous parler, Maman est donc aux premières loges, difficile dans ces conditions d'éviter les balles. Pedro, lui est assis juste derrière Le qui n'est pas un hibou et ne peut donc pas tourner sa tête à 180 degrés. Il est donc le plus souvent en dehors du champ de vision de Le qui ne peut pas le regarder, tout au plus le voir. Moi, je suis un cran derrière, toujours entre deux siestes.
La suite, c'est deux nouveaux temples. Pour le premier d'entre eux, notre timing coïncide avec une classe cambodgienne qui le visite aussi. L'ambiance est bon enfant, les sourires automatiques. Dans le second, on ne croise que quelques touristes (5 ou 6, pas la mort...) qui vagabondent entre des arbres hauts comme des immeubles et des tours de pierres délicatement scuptées voilà 800 ans. Seule annecdote qui me revient à propos de ce temple, on y croise en plus d'un écein d'abeille collossal dont la surface bouge comme des vagues alors que chaque abeille fait bouger sa voisine et ainsi de suite, des fourmis rouges dont une me pique sur le pied. La piqure est douloureuse à souhait mais ça ne dure pas, heureusement que personne n'a marché dans une fourmillière, parce là...
Dernière étape de la journée pour laquelle il a encore fallu me sortir des nymbes. Un pont d'époque, c'est beau et nous occupe un quart d'heure, grand maximum.
Il est 14h quand on arrive à Siem Reap à l'hotel Day Inn. Rappelez-vous comment j'ai décrit l'arrivée à l'hotel de Phnom Pen; et bien multipliez par au moins 2 et le compte y est. A nouveau le portier. A nouveau le porteur. A nouveau la piscine. Mais là où les chambres du Juliana ressemblaient à du moyennement supérieur (plus je fume des Alain Delon, plus j'ai les critères et le melon qui enflent), ici ça ressemble à du supérieurement supérieur : Fleurs sur les lits, panier de fruits, la télécommande la plus évoluée que j'ai jamais vu pour tout contrôler, et pour finir, Madro sont au premier étage et ont droit à un petit balcon, moi, je suis au rez-de-chaussée avec une large terrasse donnant directement sur la piscine... Rien à ajouter si ce n'est qu'à partir de maintenant oubliez le tutoiement que je ne tolère plus.
Ajoutez à cela le fait qu'on dit "au revoir" à Le qui rentre à Phnom Pen, remplacé ici par un de ses collègues, le compte est bon. Il nous faudra bien une après-midi entière pour se faire à cette overdose d'over-choses.
Sachant qu'en plus à partir du lendemain, on entame le lourd, le très lourd, comme on dit ici la huitième merveille du monde, Anghkor Wat et ses environs... Ca fait chaud dans le slip!!
Quant à vous, mes p'tits candides, si ça vous fait ne serait-ce qu'un tant soit peu tiède dans le slip, c'est toujours ça que l'été n'aura pas et ça suffit à mon bonheur. C'est pas mentir que dire que vous me manquez, que j'ai souvent un lit king size dont je suis seul à profiter, que la piscine est assez grande pour nous tous. Au plaisir de vous voir ici ou ailleurs. C'est pas le choix qui manque. Grosses bises du haut de mes 32 ans et plus que demi.
Vol le moins cher entre Hanoï et Phnom Penh? English translation pending
hi
je voudrais savoir le prix et le nom de la compagnie qui fait le volle moins cher ha noi--phnomh penh????
merci
Itinéraire pour trois semaines au Cambodge et peut-être au Laos? English translation pending
Bonjour à tous
Nous souhaitons partir 3 semaines de fin novembre à mi decembre 2009. Nous sommes partis il y a 2 ans au Vietnam durant un mois en routard et c'etait magique.
Nous souhaitons repartir en asie et avons choisis le cambodge.
Plusieurs questions nous viennent.
Quel itineraire choisir au cambodge (en prenant en compte le fait que je ne pourrais pas faire des trajets trop long en bus ayant un probleme de santé)??
Certains nous disent que 3 semaines au cambodge c'est trop. Est ce qu'il faut donc coupler cambodge et Laos? Et si oui quel itineraire choisir aussi?
Je vous remercie pour vos réponses.
Emilie
Nous souhaitons partir 3 semaines de fin novembre à mi decembre 2009. Nous sommes partis il y a 2 ans au Vietnam durant un mois en routard et c'etait magique.
Nous souhaitons repartir en asie et avons choisis le cambodge.
Plusieurs questions nous viennent.
Quel itineraire choisir au cambodge (en prenant en compte le fait que je ne pourrais pas faire des trajets trop long en bus ayant un probleme de santé)??
Certains nous disent que 3 semaines au cambodge c'est trop. Est ce qu'il faut donc coupler cambodge et Laos? Et si oui quel itineraire choisir aussi?
Je vous remercie pour vos réponses.
Emilie
"Trésor indochinois (Cambodge)" à Alençon (Orne), légué par Adhémard Leclère English translation pending
Une exposition susceptible d’intéresser les mordus de la culture du Cambodge, et de son histoire, risque de passer inaperçue ; aussi je souhaite en dire un mot ici.
Adhémard Leclère, né à Alençon en 1853, a eu un parcours original. D’abord ouvrier typographe, engagé politiquement, il embarque pour l’Indochine en 1886 et devient Résident à Kampot, d’un protectorat français créé en 1863. Il apprend le khmer, fait preuve d’un intérêt très vif pour le pays et ses habitants. Il sera pionnier en matière d’ethnologie. Il rédige des notes, cahiers, livres, et amasse une collection d’objets khmers de l’époque. Il sera ensuite Résident à Kratié (1890), puis à Kompong Thom, Kratié de nouveau, puis Phnom Penh. Il quitte le Cambodge en 1910 et poursuit en France son œuvre d’orientaliste. Colon atypique, humaniste, il léguera ses écrits et collections à la Ville d’Alençon.
Sous la conduite d’experts (EFEO, CNRS, Université et EHESS), un travail fouillé d’inventaire a été réalisé et suscite une nouvelle exposition à Alençon (Orne), actuellement visible à la Médiathèque / Musée des Beaux Arts (et de la Dentelle), jusqu’au 15 novembre 2009.
L’exposition intitulée « Extrême Asie, le Trésor Indochinois d’Alençon » est passionnante et je la recommande à tous ceux qui se baladent dans l’ouest de la France. Elle comprend : des cartes sur tissu, des photos d’époque, des aquarelles et dessins, des figurines du ballet royal, des vêtements, des armes, outils, bijoux, avec des commentaires bien documentés. Un ouvrage (164 p, Éd. Étrave) a été édité avec une dizaine d’articles et des photos d’objets sélectionnés.
Cambodge: visiter la rivière aux mille lingas? English translation pending
D'abord merci pour les réponses précises à notre premier post sur le Cambodge. Ce forum est vraiment utile et sympa.
Un article signale que ce site archéologique a été pillé en 2006, et que "il n'y a plus rien à voir". Je suis étonné car il est souvent conseillé de le visiter. Vaut-il la peine de s'y rendre car il est éloigné de Siem Reap ?
Un article signale que ce site archéologique a été pillé en 2006, et que "il n'y a plus rien à voir". Je suis étonné car il est souvent conseillé de le visiter. Vaut-il la peine de s'y rendre car il est éloigné de Siem Reap ?
Itinéraire de trois semaines au Cambodge en janvier 2010 English translation pending
Bonjour à tous, nous repartons au Cambodge en janvier 2009, pour 3 semaines et nous voudrions savoir si l'dée de cette itineraire
a déjà été fait?... ( car nous avons déjà visité Siem reap, temples d'angkor, et PP) nous avons aimé le Cambodge, et voulons y retourner un peu pour visiter autres choses.
nous arrivons a Bangkok, direction frontiere cambodgienne, via Rayong et peut être un stop(ko chang ou ko kut) ou deux en thai... a voir...
ensuite arrivée au Cambodge, aller à Sihanoukville, Bokor, Kampot(chutes de popokvil) ensuite nous ne savons pas trop quel endroit...Ratanakiri et Mondolkiri, nous pensons que c'est 2 provinces sont trop loins, et pas assez de temps pour en profiter. alors proposez vous peut être un autre trip???
A Kep et Takeo y a t il quelques choses d'interessant a voir?
voici un autre itineraires: de Bangkok passer la frontiere thai/cambodge par Poipet, ensuite Battambang, Pursat, Kompong chhnang, PP, Kampot, Sihanoukville (plus îles), bokor, et retour sur Bangkok (via ko chang ou ko kut) si nous avons assez de temps.
merci de nous donner vos idees, ou si quelqu'un a déjà fait de type d'itinéraire, merci à tous pour vos infos et aide, chris et jess.😉
A Kep et Takeo y a t il quelques choses d'interessant a voir?
voici un autre itineraires: de Bangkok passer la frontiere thai/cambodge par Poipet, ensuite Battambang, Pursat, Kompong chhnang, PP, Kampot, Sihanoukville (plus îles), bokor, et retour sur Bangkok (via ko chang ou ko kut) si nous avons assez de temps.
merci de nous donner vos idees, ou si quelqu'un a déjà fait de type d'itinéraire, merci à tous pour vos infos et aide, chris et jess.😉
Utilisation du véhicule privé au Cambodge? English translation pending
Bonjour,
Je reside au Laos et possede donc un vehicule immatricule Lao.
Je voudrais faire un sejour au cambodge en passant par la thailande et en utilisant mon vehicule.
Il semblerait que les vehicules etrangers ne peuvent pas rentrer au Cambodge ?
Quelqu'un peut il me renseigner ??
Merci
Phnom Penh, suivez le guide English translation pending
Jusqu'à présent, je ne pouvais compter que sur mes dix doigts.
J'avais beau avoir fait partie de différentes équipes tout le long de la route, ce n'était chaque fois que temporaire, on ne se connaissait pas la veille, on s'éclate sur le moment, mais demain, on est sûr de rien...
Or, à partir d'aujourd'hui, tout change! Je reçois des renforts de poids en les personnes de ma mère chérie et son compagnon adoré Pierre dit Pédro. Le programme pour les 10 jours à venir est réglé comme du papier à musique et j'ai déjà hâte d'entamer la partition. En gros, cela va nous conduire de Phnom Pen à Siem Reap, base idéale pour la visite des temples angkhoriens.
Le premier changement auquel il faut que je me plies, c'est qu'il faut que je laisse derrière moi toutes mes auberges sans climatisation, sans eau chaude, sans petit déjeuner compris et sans piscine. Ca risque d'être compliqué au début mais il va bien falloir s'y faire... Dur, dur...
En ce matin de dimanche, je rejoins donc l'hotel Juliana pour attendre les tourtereaux.
Première chose louche en arrivant, il y a un préposé qui est là pour ouvrir la porte aux clients de l'hotel. J'ai vraiment pas l'habitude, ça cloche, j'ai l'impression que c'est Marcel Béliveau déguisé en cambodgien. Le costume et le maquillage sont vachement bien faits, c'est à s'y tromper, mais je ne suis pas dupe, à un moment où un autre, il va bien y avoir quelqu'un qui va surgir d'un recoin sombre en hurlant "suprise, surprise"!! Qui plus est, c'est tellement propre que j'ai l'impression d'être une tache sur la carte postale. C'est le royaume des valises à roulette et je débarque avec mes 18-20kg de sacs à dos! Il y a même un type qui insiste pour porter mon gros sac jusqu'à la chambre, sans déconner...
Deuxième bizarrerie, il y a un grand bassin à l'extérieur où les clients de l'hotel nagent en arborant un sourire de contentement ou se dorent au soleil sur des chaises longues molletonnées. Il parait qu'on appelle ça une piscine, il faut que je me souvienne! Sur le bord de la "piscine", il y a aussi un autre bassin, plus petit celui là, qui fait des bulles par milliers, mais là j'ai toujours pas compris... Il y a également une salle climatisée avec des instruments de musculation, mais là il faut pas me prendre pour ce que je ne suis pas, ça doit bien être un canulard!!! Ils ne m'ont pas regardé ou bien!!!
Je termine mon tour du propriétaire en accédant à ma chambre. C'est propre comme un soulier verni, si je devais passer mon doigt sur les étagères du haut, je suis convaincu que je ne ramasserais aucune poussière et peut-être même que mon doigt en ressortirait plus propre qu'avant, c'est dire!!! Les propriétaires ont troqué la douche douteuse par une baignoire rutilante comme je n'en ai pas eu à la maison depuis mes 10 ans. Je retrouve aussi les plaisirs de la vie sédentaires : les télécommandes. Une pour la télé et une pour la clim. Et comme il y a un room-service, c'est vraiment un coup à passer sa journée entre le plumard et la piscine! Gare au piège!!!
Ca me change tellement de mes hébergements habituels que je me mets à fumer des cigarettes "Alain Delon", ne reste plus qu'à voir si je vais me mettre à parler de moi à la troisième personne!
Je profite donc des plaisirs de ma nouvelle vie en attendant les compagnons d'échappée. Et autour de midi, ils arrivent tout beau tout chaud, et tout blanc aussi. Ca va changer, c'est moi qui vous l'dis! Avec eux arrive aussi Le (c'est pas une faute de frappe, le mec s'appelle "Le"). Il va être notre guide perso jusqu'à Siem Reap, il est courtois comme Gérard Holtz présentant le Téléthon et son français est compréhensible par tous pour peu qu'on fasse gaffe à ce qu'il dit, tant mieux! Mais aujourd'hui, premier jour du circuit, c'est quartier libre, à nous de jouer!
On prend donc un tuk-tuk pour rejoindre les bords du fleuve, boire une bière et déjeuner. Malgré le décallage horaire, pour moi aussi, tout le monde est en forme, un doux parfum de vacances flotte dans l'air. Le parfum de vacances, c'est plus ou moins le parfum du voyage avec de l'extra-confort en plus, comme une voiture avec des sièges en cuir ou une allemande avec des fesses en velours... C'est doux, c'est chaud et ça donne pas d'échardes quand on passe la main.
L'après-midi s'écoule tranquille, on revient à l'hotel à pieds en passant de marchés en marchés juste le temps de transpirer quelques litres. Heureusement, la piscine aura tôt fait de faire baisser la température pour autant que ce soit possible dans une eau à 30 degrés! Et toujours pas l'ombre d'une moustache de Béliveau à l'horizon!! Pour le reste, la fatigue des néocambodgiens se fait sentir après une journée passée entre avions et aéroports, on se quitte relativement tôt après le dîner, suffisamment tôt pour moi en tout cas pour jouer au millionnaire dans ma chambre de ministre.
Le lundi matin, c'est comme un vrai lundi matin, comme quand il faut se lever tôt parce qu'on a un travail. Sauf qu'ici le travail, c'est juste de se lever tôt... Notre guide nous attend à 8h, juste après avoir profité du buffet de petit-déjeuner qui s'étale sur des mètres et des mètres. Seulement, pour moi, un réveil avant 8h est synonyme de tête dans le rectum donc le buffet c'est bien mais dormir le plus tard possible (7h35), c'est mieux.
A 8h donc, tout le monde est sur le pont. C'est une expression, il n'y a pas de pont dans l'hotel, il faut quand même pas pousser... Maman et Pedro sont là, Le aussi, et avec nous Pham, notre chauffeur. Parce qu'en plus on a un chauffeur. Et qui dit chauffeur dit moyen de transport, c'est un minibus de douze personnes avec l'esprit vacances, sièges en cuir et climatisation de série. Notre première étape : une escapade en bateau d'une heure qui nous fait quitter Phnom Pen et sa frénésie de motocyclettes pour nous rendre dans un petit village rural spécialisé dans le tissage de la soie. Sympa comme tout. En plus, là bas on ne croise pas un touriste, les gens ont des sourires sincères qui remontent jusqu'aux oreilles quand ils nous croisent, on est entouré par les vélos et les vaches sur des chemins en terre, bienvenue au Cambodge! En plus, ce qui ne gache rien, j'ai l'impression qu'ici tout est photogénique, les gens, les animaux, les maisons, les arbres, etc. La ballade dure une paire d'heures, le temps pour Madro (contraction de Maman et Pédro, c'est plus rapide et plus rigolo) de rougir sous le soleil assassin. Il a pas fallu longtemps!!
Au retour à Phnom Pen, Lei qui nous a déjà tout raconté de la vie du fleuve dans les moindres détails nous amène à un resto des familles. Il y a des fontaines et des orchidées partout, le discourt à la troisième personne n'est vraiment pas loin
L'après-midi, comme Madro ont dit à l'agence de voyage qu'ils étaient très interressés par les marchés, on arpente de nouveaux étaux (un étal, des étaux?). Des fruits aux poissons séchés, des fleurs aux souvenirs de toutes sortes, rien ne manque même pas la compagnie de Le qui est toujours intarrissable d'histoires à tiroirs...
Le soir même, contre-coup du vol de la veille, on se quitte de bonne heure et de bonne humeur après s'être fait pêter le ventre au buffet dinatoire du Juliana. De la nourriture sur des dizaines de mètres, c'est pas bon pour mon régime... A l'issue, j'ai le ventre gonflé comme une femme enceinte de quatre mois, j'en profite donc pour squatter le bord de la piscine et voir le spectacle d'une douzaine de chauves-souris qui font des ronds au dessus de l'eau en gobant les moustiques avant de mettre la viande dans le torchon.
Le troisième jour, on attaque vraiment les visites. Le rencart est à 8h, il va falloir s'y habituer. Ce à quoi il va aussi falloir s'habituer, c'est que dès qu'on met un pied dans le minibus, Le entame son monologue... Et si tu veux en voir la fin, tu as vite fait d'avoir des toiles d'araignées sous les bras. Le type n'arrête jamais, sur un ton monocorde, et avec un accent dont il faut vraiment se concentrer pour saisir chaque mot. En d'autres termes, j'ai la migraine! En plus, comme en cette journée on fait le tour des incontournables de la capitale, il n'y a pas moyen de l'arrêter, c'est un 33 tonnes sans freins, pris dans une descente à 30°!
On débute avec la visite du musée national. J'ai une impression de vacances quand Le nous présente la petite bonne femme qui travaille ici et qui va donc tout nous dire. Tout nous dire, et merde... Heureusement cette dame fait dans les 1m50 et est donc à même de regarder Maman dans les yeux en nous laissant à Pierre et à moi un repos auditif tout provisoire. Ce la dit, elle aussi est en mode "non-stop" et j'ai vite fait d'aller visiter le musée de mon côté. Il faut dire qu'il n'est pas 9h du matin et que donc... Le musée est quand même interressant et il y un jardin fleurissant au centre où il fait bon faire la moule.
A la sortie, Le nous récupère, il est temps d'avancer. Direction le Palais Royal et la Pagode d'Argent. Ca promet... En y arrivant, Le se découvre une nouvelle mauvaise habitude : on reste à l'entrée pendant qu'il nous fait son laïus, ça dure assez de temps pour que la découverte du site se fasse au pas de charge parce que ça va fermer pour le déjeuner. Et comme on dit dans ces cas là, suivez le guide!! On file donc en vitesse à la Pagode d'Argent, et nouvel exemple, tout autour se trouve une fresque qui mesure des centaines de mètres et Le entreprend de nous raconter en détails ce qu'il s'y trouve alors que le temps presse. Ce n'est pas que ce n'est pas intéressant, mais l'essentiel c'est de profiter du spectacle avec mes yeux pas avec mes oreilles!! J'ai pas envie que quelqu'un nous lise un livre d'histoire illustré le nez planté devant un mur! Si je veux un livre, je vais à la bibliothèque, en plus à la bibliothèque, il est interdit de parler!
Vous avez l'impression que j'en rajoute, sachez que Madro est d'accord sur toute la ligne sur le fait que la pause déjeuner qui s'impose est une douce libération. Qui plus est, après le déjeuner, on s'accorde un break à l'hotel pour profiter d'une sieste avec clim' ou de la piscine en fumant une Alain Delon.
On se redonne rencart à 16h pour une leçon d'histoire contemporaine : le musée du génocide situé dans un ancien centre de détention et extermination appelé S21 sachant que le "S" en cambodgien est la première lettre du mot "tuer". Ca fait froid dans le dos, c'est que le début... Tout le long de la visite, de loin la plus captivante jusqu'alors, on parcourt les batiments laissés en l'état. Fils barbelés, instruments de torture, manuel du savoir-vivre du parfait prisonnier, photos de victimes, tout y est. Partout autour des batiments, des panneaux indiquent qu'il est interdit de sourire. De toute façon, rien ne s'y prête.
Pendant notre tour des horreurs génocidaires, je me demande comment un peuple aussi courtois, souriant, à l'apparence tellement pacifique à pu s'amputer de la sorte, tuant sans aucune forme de procès plus de 2 millions de personnes plus toutes celles décédées des conséquences des privations et autres "traitements de faveur". a l'époque, ça faisait en tout près de la moitié de la population. En quatre ans!!!
A l'issue de ce sinistre périple, je suis tout retourné. C'est comme si le panneau "interdiction de sourire" s'appliquait encore, et alors que nous sommes sur le chemin du retour vers l'hotel, on passe autour du stade olympique. Le nous dit que c'est le rendez-vous de la population en quête de sport, de dance, d'activités X ou Y. Ni une ni deux, je descends de la voiture pour aller m'imprêgner d'autre chose que de barbarie. Et la transition se fait d'elle-même, je retrouve les cambodgiens tels que je les vois c'est à dire qui distribuent des sourires plutot que des décharges électriques. Ca fait du bien! L'entrée au stade est gratuite pour peu qu'on arrive à se glisser entre deux grilles de portail. C'est folklo' bien comme il faut! Et en effet, à l'intérieur, les gradins sont remplis de centaines de personnes qui effectuent des chorégraphies sur des musiques endiablées sur fond de coucher de soleil. En plus, pas un gringo, ah si, moi.
Grace à cette petite encartade au programme, je rentre le coeur léger, et c'était pas gagné! Merci Le pour le conseil qui permet de retrouver l'appétit et de passer une bonne soirée!
Le quatrième jour, on part s'oxygéner à la campagne. Un bateau a été affrété pour qu'à l'issue d'une heure de navigation sur un long canal bordé de rizières, on aille visiter un temple, notre premier de l'époque pré-anckhorienne. Chapeau bas les khmers, il remonte au VIIIème siècle. Cette ballade est à nouveau l'occasion de rotir sous le soleil mais personne ne s'en plaint, ce serait dommage en plein mois de février!! Il sera temps de toute façon de se badigeonner de biafine au retour à l'hotel!
L'après-midi, c'est encore côté temple que ça se passe. Je vous épargne la description, vous gagnez au change si vous ne voulez pas passer quatre heures à lire un compte-rendu sur chaque brique! J'ai bien demandé à Le de s'en charger pour vous montrer de quel bois il se chauffe, non c'est une blague, vous ne tiendriez pas deux minutes! Après ça, on est de retour pour notre dernier soir à Phnom Pen. Un nouveau buffet pantagruellique et une nuit dans mon lit king-size plus tard, il faut prendre la route et quitter la capitale. On se rapproche d'Angkor, ça monte en puissance!!!!!
Il vous suffira de jeter un oeil aux photos pour vous rendre compte que dès le début, il y a du niveau, ça promet pour la suite!
Quant à moi, je file suivre les préceptes de la compagnie créole, sans chemiseuuuu, sans pantalonnnn. Il fait une chaleur de bête, peut-être la sentirez vous après que je vous ai fait des bises dégoulinantes. Santé!!!
Le premier changement auquel il faut que je me plies, c'est qu'il faut que je laisse derrière moi toutes mes auberges sans climatisation, sans eau chaude, sans petit déjeuner compris et sans piscine. Ca risque d'être compliqué au début mais il va bien falloir s'y faire... Dur, dur...
En ce matin de dimanche, je rejoins donc l'hotel Juliana pour attendre les tourtereaux.
Première chose louche en arrivant, il y a un préposé qui est là pour ouvrir la porte aux clients de l'hotel. J'ai vraiment pas l'habitude, ça cloche, j'ai l'impression que c'est Marcel Béliveau déguisé en cambodgien. Le costume et le maquillage sont vachement bien faits, c'est à s'y tromper, mais je ne suis pas dupe, à un moment où un autre, il va bien y avoir quelqu'un qui va surgir d'un recoin sombre en hurlant "suprise, surprise"!! Qui plus est, c'est tellement propre que j'ai l'impression d'être une tache sur la carte postale. C'est le royaume des valises à roulette et je débarque avec mes 18-20kg de sacs à dos! Il y a même un type qui insiste pour porter mon gros sac jusqu'à la chambre, sans déconner...
Deuxième bizarrerie, il y a un grand bassin à l'extérieur où les clients de l'hotel nagent en arborant un sourire de contentement ou se dorent au soleil sur des chaises longues molletonnées. Il parait qu'on appelle ça une piscine, il faut que je me souvienne! Sur le bord de la "piscine", il y a aussi un autre bassin, plus petit celui là, qui fait des bulles par milliers, mais là j'ai toujours pas compris... Il y a également une salle climatisée avec des instruments de musculation, mais là il faut pas me prendre pour ce que je ne suis pas, ça doit bien être un canulard!!! Ils ne m'ont pas regardé ou bien!!!
Je termine mon tour du propriétaire en accédant à ma chambre. C'est propre comme un soulier verni, si je devais passer mon doigt sur les étagères du haut, je suis convaincu que je ne ramasserais aucune poussière et peut-être même que mon doigt en ressortirait plus propre qu'avant, c'est dire!!! Les propriétaires ont troqué la douche douteuse par une baignoire rutilante comme je n'en ai pas eu à la maison depuis mes 10 ans. Je retrouve aussi les plaisirs de la vie sédentaires : les télécommandes. Une pour la télé et une pour la clim. Et comme il y a un room-service, c'est vraiment un coup à passer sa journée entre le plumard et la piscine! Gare au piège!!!
Ca me change tellement de mes hébergements habituels que je me mets à fumer des cigarettes "Alain Delon", ne reste plus qu'à voir si je vais me mettre à parler de moi à la troisième personne!
Je profite donc des plaisirs de ma nouvelle vie en attendant les compagnons d'échappée. Et autour de midi, ils arrivent tout beau tout chaud, et tout blanc aussi. Ca va changer, c'est moi qui vous l'dis! Avec eux arrive aussi Le (c'est pas une faute de frappe, le mec s'appelle "Le"). Il va être notre guide perso jusqu'à Siem Reap, il est courtois comme Gérard Holtz présentant le Téléthon et son français est compréhensible par tous pour peu qu'on fasse gaffe à ce qu'il dit, tant mieux! Mais aujourd'hui, premier jour du circuit, c'est quartier libre, à nous de jouer!
On prend donc un tuk-tuk pour rejoindre les bords du fleuve, boire une bière et déjeuner. Malgré le décallage horaire, pour moi aussi, tout le monde est en forme, un doux parfum de vacances flotte dans l'air. Le parfum de vacances, c'est plus ou moins le parfum du voyage avec de l'extra-confort en plus, comme une voiture avec des sièges en cuir ou une allemande avec des fesses en velours... C'est doux, c'est chaud et ça donne pas d'échardes quand on passe la main.
L'après-midi s'écoule tranquille, on revient à l'hotel à pieds en passant de marchés en marchés juste le temps de transpirer quelques litres. Heureusement, la piscine aura tôt fait de faire baisser la température pour autant que ce soit possible dans une eau à 30 degrés! Et toujours pas l'ombre d'une moustache de Béliveau à l'horizon!! Pour le reste, la fatigue des néocambodgiens se fait sentir après une journée passée entre avions et aéroports, on se quitte relativement tôt après le dîner, suffisamment tôt pour moi en tout cas pour jouer au millionnaire dans ma chambre de ministre.
Le lundi matin, c'est comme un vrai lundi matin, comme quand il faut se lever tôt parce qu'on a un travail. Sauf qu'ici le travail, c'est juste de se lever tôt... Notre guide nous attend à 8h, juste après avoir profité du buffet de petit-déjeuner qui s'étale sur des mètres et des mètres. Seulement, pour moi, un réveil avant 8h est synonyme de tête dans le rectum donc le buffet c'est bien mais dormir le plus tard possible (7h35), c'est mieux.
A 8h donc, tout le monde est sur le pont. C'est une expression, il n'y a pas de pont dans l'hotel, il faut quand même pas pousser... Maman et Pedro sont là, Le aussi, et avec nous Pham, notre chauffeur. Parce qu'en plus on a un chauffeur. Et qui dit chauffeur dit moyen de transport, c'est un minibus de douze personnes avec l'esprit vacances, sièges en cuir et climatisation de série. Notre première étape : une escapade en bateau d'une heure qui nous fait quitter Phnom Pen et sa frénésie de motocyclettes pour nous rendre dans un petit village rural spécialisé dans le tissage de la soie. Sympa comme tout. En plus, là bas on ne croise pas un touriste, les gens ont des sourires sincères qui remontent jusqu'aux oreilles quand ils nous croisent, on est entouré par les vélos et les vaches sur des chemins en terre, bienvenue au Cambodge! En plus, ce qui ne gache rien, j'ai l'impression qu'ici tout est photogénique, les gens, les animaux, les maisons, les arbres, etc. La ballade dure une paire d'heures, le temps pour Madro (contraction de Maman et Pédro, c'est plus rapide et plus rigolo) de rougir sous le soleil assassin. Il a pas fallu longtemps!!
Au retour à Phnom Pen, Lei qui nous a déjà tout raconté de la vie du fleuve dans les moindres détails nous amène à un resto des familles. Il y a des fontaines et des orchidées partout, le discourt à la troisième personne n'est vraiment pas loin
L'après-midi, comme Madro ont dit à l'agence de voyage qu'ils étaient très interressés par les marchés, on arpente de nouveaux étaux (un étal, des étaux?). Des fruits aux poissons séchés, des fleurs aux souvenirs de toutes sortes, rien ne manque même pas la compagnie de Le qui est toujours intarrissable d'histoires à tiroirs...
Le soir même, contre-coup du vol de la veille, on se quitte de bonne heure et de bonne humeur après s'être fait pêter le ventre au buffet dinatoire du Juliana. De la nourriture sur des dizaines de mètres, c'est pas bon pour mon régime... A l'issue, j'ai le ventre gonflé comme une femme enceinte de quatre mois, j'en profite donc pour squatter le bord de la piscine et voir le spectacle d'une douzaine de chauves-souris qui font des ronds au dessus de l'eau en gobant les moustiques avant de mettre la viande dans le torchon.
Le troisième jour, on attaque vraiment les visites. Le rencart est à 8h, il va falloir s'y habituer. Ce à quoi il va aussi falloir s'habituer, c'est que dès qu'on met un pied dans le minibus, Le entame son monologue... Et si tu veux en voir la fin, tu as vite fait d'avoir des toiles d'araignées sous les bras. Le type n'arrête jamais, sur un ton monocorde, et avec un accent dont il faut vraiment se concentrer pour saisir chaque mot. En d'autres termes, j'ai la migraine! En plus, comme en cette journée on fait le tour des incontournables de la capitale, il n'y a pas moyen de l'arrêter, c'est un 33 tonnes sans freins, pris dans une descente à 30°!
On débute avec la visite du musée national. J'ai une impression de vacances quand Le nous présente la petite bonne femme qui travaille ici et qui va donc tout nous dire. Tout nous dire, et merde... Heureusement cette dame fait dans les 1m50 et est donc à même de regarder Maman dans les yeux en nous laissant à Pierre et à moi un repos auditif tout provisoire. Ce la dit, elle aussi est en mode "non-stop" et j'ai vite fait d'aller visiter le musée de mon côté. Il faut dire qu'il n'est pas 9h du matin et que donc... Le musée est quand même interressant et il y un jardin fleurissant au centre où il fait bon faire la moule.
A la sortie, Le nous récupère, il est temps d'avancer. Direction le Palais Royal et la Pagode d'Argent. Ca promet... En y arrivant, Le se découvre une nouvelle mauvaise habitude : on reste à l'entrée pendant qu'il nous fait son laïus, ça dure assez de temps pour que la découverte du site se fasse au pas de charge parce que ça va fermer pour le déjeuner. Et comme on dit dans ces cas là, suivez le guide!! On file donc en vitesse à la Pagode d'Argent, et nouvel exemple, tout autour se trouve une fresque qui mesure des centaines de mètres et Le entreprend de nous raconter en détails ce qu'il s'y trouve alors que le temps presse. Ce n'est pas que ce n'est pas intéressant, mais l'essentiel c'est de profiter du spectacle avec mes yeux pas avec mes oreilles!! J'ai pas envie que quelqu'un nous lise un livre d'histoire illustré le nez planté devant un mur! Si je veux un livre, je vais à la bibliothèque, en plus à la bibliothèque, il est interdit de parler!
Vous avez l'impression que j'en rajoute, sachez que Madro est d'accord sur toute la ligne sur le fait que la pause déjeuner qui s'impose est une douce libération. Qui plus est, après le déjeuner, on s'accorde un break à l'hotel pour profiter d'une sieste avec clim' ou de la piscine en fumant une Alain Delon.
On se redonne rencart à 16h pour une leçon d'histoire contemporaine : le musée du génocide situé dans un ancien centre de détention et extermination appelé S21 sachant que le "S" en cambodgien est la première lettre du mot "tuer". Ca fait froid dans le dos, c'est que le début... Tout le long de la visite, de loin la plus captivante jusqu'alors, on parcourt les batiments laissés en l'état. Fils barbelés, instruments de torture, manuel du savoir-vivre du parfait prisonnier, photos de victimes, tout y est. Partout autour des batiments, des panneaux indiquent qu'il est interdit de sourire. De toute façon, rien ne s'y prête.
Pendant notre tour des horreurs génocidaires, je me demande comment un peuple aussi courtois, souriant, à l'apparence tellement pacifique à pu s'amputer de la sorte, tuant sans aucune forme de procès plus de 2 millions de personnes plus toutes celles décédées des conséquences des privations et autres "traitements de faveur". a l'époque, ça faisait en tout près de la moitié de la population. En quatre ans!!!
A l'issue de ce sinistre périple, je suis tout retourné. C'est comme si le panneau "interdiction de sourire" s'appliquait encore, et alors que nous sommes sur le chemin du retour vers l'hotel, on passe autour du stade olympique. Le nous dit que c'est le rendez-vous de la population en quête de sport, de dance, d'activités X ou Y. Ni une ni deux, je descends de la voiture pour aller m'imprêgner d'autre chose que de barbarie. Et la transition se fait d'elle-même, je retrouve les cambodgiens tels que je les vois c'est à dire qui distribuent des sourires plutot que des décharges électriques. Ca fait du bien! L'entrée au stade est gratuite pour peu qu'on arrive à se glisser entre deux grilles de portail. C'est folklo' bien comme il faut! Et en effet, à l'intérieur, les gradins sont remplis de centaines de personnes qui effectuent des chorégraphies sur des musiques endiablées sur fond de coucher de soleil. En plus, pas un gringo, ah si, moi.
Grace à cette petite encartade au programme, je rentre le coeur léger, et c'était pas gagné! Merci Le pour le conseil qui permet de retrouver l'appétit et de passer une bonne soirée!
Le quatrième jour, on part s'oxygéner à la campagne. Un bateau a été affrété pour qu'à l'issue d'une heure de navigation sur un long canal bordé de rizières, on aille visiter un temple, notre premier de l'époque pré-anckhorienne. Chapeau bas les khmers, il remonte au VIIIème siècle. Cette ballade est à nouveau l'occasion de rotir sous le soleil mais personne ne s'en plaint, ce serait dommage en plein mois de février!! Il sera temps de toute façon de se badigeonner de biafine au retour à l'hotel!
L'après-midi, c'est encore côté temple que ça se passe. Je vous épargne la description, vous gagnez au change si vous ne voulez pas passer quatre heures à lire un compte-rendu sur chaque brique! J'ai bien demandé à Le de s'en charger pour vous montrer de quel bois il se chauffe, non c'est une blague, vous ne tiendriez pas deux minutes! Après ça, on est de retour pour notre dernier soir à Phnom Pen. Un nouveau buffet pantagruellique et une nuit dans mon lit king-size plus tard, il faut prendre la route et quitter la capitale. On se rapproche d'Angkor, ça monte en puissance!!!!!
Il vous suffira de jeter un oeil aux photos pour vous rendre compte que dès le début, il y a du niveau, ça promet pour la suite!
Quant à moi, je file suivre les préceptes de la compagnie créole, sans chemiseuuuu, sans pantalonnnn. Il fait une chaleur de bête, peut-être la sentirez vous après que je vous ai fait des bises dégoulinantes. Santé!!!
Descente du Mékong (Laos-Cambodge) en trois semaines au mois de janvier English translation pending
Bonjour à tous,
J'envisage avec mon copain de partir en janvier trois semaines descendre le Mekong du Laos au cambodge. eSt il possible d'envisager un voyage en bateau qui soit agréable(entre les speed boat tarés et les bateaux totalement vetustes et hard pour nos derrieres....a quel saint se vouer?)? Peut on dormir sur les bateaux? Est il autrement possible de faire ce voyage en moto ou a Cheval, meme par portions?
Sinon je suis preneuse de bons plans🙂 sur ces deux destinations et de petites adresses car je ne pas tres renseignee!
N'hesitez pas si besoins d'info Chine Thailande ou Inde du sud!
Un grand merci!
Marie
J'envisage avec mon copain de partir en janvier trois semaines descendre le Mekong du Laos au cambodge. eSt il possible d'envisager un voyage en bateau qui soit agréable(entre les speed boat tarés et les bateaux totalement vetustes et hard pour nos derrieres....a quel saint se vouer?)? Peut on dormir sur les bateaux? Est il autrement possible de faire ce voyage en moto ou a Cheval, meme par portions?
Sinon je suis preneuse de bons plans🙂 sur ces deux destinations et de petites adresses car je ne pas tres renseignee!
N'hesitez pas si besoins d'info Chine Thailande ou Inde du sud!
Un grand merci!
Marie
Trouver du boulot à Phnom Penh depuis l'étranger? English translation pending
bonjour, ayant effectué de nopmbreux sejour au cambodge je souhaite m installer et vivre sur place. PP m'irait très bien pouvez vous m'indiquez quelle est la demarche a suivre je suis commercial mais je peux travailler ds n'importe quel domaine.merrccccccccciiiiiiiii
Rejoindre Phnom Penh à Siem Reap en taxi? English translation pending
Bonjour tout le monde,
voilà je viens de m'inscrire sur le forum car j'ai une petite question à poser. Je pars en Thailande et au Cambodge au mois de septembre. Nous atterrissons a bangkok le 2 septembre au matin 😄, et nous filerons au cambodge le lendemain par avion avec air asia. Le soir nous irons a kosan road!!
Au cambodge, nous voulons aller visiter la cité d'Angkor (3 à 4 jours). J'ai vu qu'il y avait des taxis qui relient PP à SR, en 4h environ et pour 50$ environ. Je voulais savoir s'il était possible de prendre un taxi directement de l'aéroport de PP? Sachant que nous atterrissons à 16h, le temps de récupérer les bagages..., je pense que nous serions près à prendre un taxi vers 17h. Mais cela ne fait-il pas trop tard pour trouver une guest house à SR le soir?! 🤪
Je ne connais pas du tout le Cambodge, mais de ce que j'ai pu lire, ce pays semble en valoir le détour!! 🙂
Une dernière question, combien de temps, faut-il pour rejoindre la gare principale de bangkok en partant de l'aéroport (en taxi)?
D'avance merci pour vos renseignements!!
Ludi 😎
voilà je viens de m'inscrire sur le forum car j'ai une petite question à poser. Je pars en Thailande et au Cambodge au mois de septembre. Nous atterrissons a bangkok le 2 septembre au matin 😄, et nous filerons au cambodge le lendemain par avion avec air asia. Le soir nous irons a kosan road!!
Au cambodge, nous voulons aller visiter la cité d'Angkor (3 à 4 jours). J'ai vu qu'il y avait des taxis qui relient PP à SR, en 4h environ et pour 50$ environ. Je voulais savoir s'il était possible de prendre un taxi directement de l'aéroport de PP? Sachant que nous atterrissons à 16h, le temps de récupérer les bagages..., je pense que nous serions près à prendre un taxi vers 17h. Mais cela ne fait-il pas trop tard pour trouver une guest house à SR le soir?! 🤪
Je ne connais pas du tout le Cambodge, mais de ce que j'ai pu lire, ce pays semble en valoir le détour!! 🙂
Une dernière question, combien de temps, faut-il pour rejoindre la gare principale de bangkok en partant de l'aéroport (en taxi)?
D'avance merci pour vos renseignements!!
Ludi 😎
Fête de l'eau au Cambodge après le 3 novembre? English translation pending
Bonjour,
J'ai lu que la Fête de l'eau à Pnomh penh est du 1 au 3 novembre cette année mais que les festivités durent environ une semaine.
Savez vous si elles durent un peu après le 3 novembre car je ne pourrai probablement pas partir avant cette date?
Un grand merci
Passer de la Thaïlande au Cambodge, bienvenue à Phnom Penh English translation pending
Bill Haley, ça vous dit quelque chose?
Rock around the clock? Non?
C'est pourtant ce à quoi il a fallu que je m'astreigne pour mon dernier soir en Thailande.
Le bus vers Phnom Pen étant prévu au matin à 8h pour une journée délirante de quinze heures entre le transport et le passage de la douane, le moyen de subir le moins possible toute cette folie est de ne pas dormir la nuit précédente pour n'être qu'un boulet sur pattes à l'heure du départ.
J'ai donc été obligé de veiller et de faire coulisser les verres jusqu'à ma trombine (à coulisse, ohhh). Et à Bangkok, malgré l'interdiction de vente théorique de 2h du matin, c'est pas les jeux du cirque pour se mettre du liquide dans le gosier.
2h, c'est justement le moment où les bars commencent à servir les consommations dans des verres en plastique pour tromper la police qui n'est pas dupe et de ce fait, doit récupérer des pots de vin en liquide.
Jusqu'à 5h, j'ai donc fureté pour trouver des verres d'endroits en endroits pour finir à l'envers.
Et à 5h, enfin las de la musique de débiles, je suis rentré à mes quartiers pour mettre de l'ordre dans mes affaires et dans ma tête. ll a bien nécessité deux heures pour arriver à mes fins, la fatigue gagnant du terrain dans cette course perdue d'avance exprès.
Dans le bus qui est venu, merci, me chercher directement à mon aubeerge, j'ai respecté le plan à la lettre et suis tombé du sommeil du veille-tard. Je n'ai donc rien vu de la route et c'est tant pis, et on m'a réveillé à la frontière et c'est tant mieux. Il n'eut pas fallu que je ne compte que sur moi pour réussir à soulever les enclumes qui me servent de paupières... Il est 14h. Au passage de la douane, aucun souci. Comme d'habitude depuis le début du périple et bizarrement, aucun sac n'a été fouillé. De toute façon, je n'ai rien à cacher, je suis pas idiot.
En entrant au Cambodge, la ville frontière est étrange, les hotels-casinos se suivent les uns derrière les autres. C'est rutilant! Mais à y regarder de plus près, la misère est sur le pas de la porte, un spectacle que je n'avais pas trop vu en Thailande, les enfants sont pieds nus, en guenilles, un petit cours d'eau charrie les déchets comme un discourt du front national, ça fait froid dans le dos... C'est pas que je n'aime pas les bruits de botte, mais dans ma tête, c'est toujours Nathalie Portman qui les porte dans un défilé qui n'a rien d'un défilé militaire! Bref...
A Poipet, la ville frontalière (NDLR : et non frontiste donc, merci), tous les touristes qui était dans le bus jusqu'à la frontière restent ensemble sauf moi, j'ai l'impression d'être le vilain petit canard. En fait, il n'en est rien, c'est juste que tout le monde sauf moi sans exception va à Siem Reap visiter les temples anckhoriens alors que moi, je vais à Phnom Pen. Je les vois donc tous partir à bord du même bus que celui du départ. En ce qui me concerne, on me demande d'attendre... Entre l'envie de sommeil qui ne m'a pas laché d'une semelle et la chaleur (il fait plus de 30°), je me suis connu plus tonique... Après 30 minutes que j'ai passé à discuter avec un adorable petit vieux parlant un français parfait, un type vient me chercher en mobylette et me présente mon nouveau chauffeur à trois dents qui conduit une berline. Pas de bus donc mais une voiture, classe!! Seulement, il n'est pas question pour l'homme aux machoires de gruyère de ne partir à Phnom Pen qu'avec ma petite personne, il faut attendre d'autres clients. Il est 16h quand je commence à attendre. Pendant ce temps, des types chargent la voiture avec des centaines de kilos de marchandises. Et dire qu'il faut en plus trois autres personnes! Espérons qu'elles n'aient pas les mêmes sacs que moi!!! Tous les quarts d'heure, je demande à mon chauffeur dans combien de temps ils arrivent. Et à chaque fois, les réponses que j'obtiens sont identiques : "dans 15-20 minutes maximum." Comme ça pendant deux heures!!! Bienvenue au Cambodge, ça fait plaisir!
A 18h, la nuit, comme moi, tombe et enfin, une famille khmer se présente. Il est temps de partir enfin, plus que six heures de route! On quitte Poipet dans un nuage de poussière, cap au sud-est.
Ce trajet pendant lequel on traverse le Cambodge quasiment sur toute la longueur est l'occasion pour moi de découvrir si ce n'est le pays vu qu'il fait nuit, mais au moins la conduite et la vie le long des routes éclairées à la lueur de la lune quand elle est là. C'est donc par intermittence mais sachant que moi aussi, je me concentre sur ce qui se passe autour par intermittence, à savoir quand je ne dors pas.
D'abord ce qui fait drole, c'est que chaque voiture qui croise notre route nous fait soit des appels de phares soit est purement et simplement en plein phare. La conséquense c'est qu'à chaque fois je suis et j'imagine que pour le chauffeur c'est pareil, aveuglé et vois 36 chandelles pendant trois secondes. Si on conjugue ça au fait que la nuit, une moto sur trois n'a pas de lumière du tout, c'est la sécurité routière qui régale!! En plus, certaines motos ne se contentent pas d'être de simples bécannes, elles tirent derrière elles l'équivalent de caravanes montées sur trois tréteaux. En un mot, c'est showtime! En quatre mots, c'est la mort au tournant!! Ajoutez à cela le fait qu'il n'y a pas de trottoir et donc que les cambodgiens qui marchent, et ils sont 2-3, sont sur la chaussée, qu'il y a les boeufs, les mules, les chiens, les vélos, les enfants de tous ages, vous obtenez un sacré bordel. Un sacré bordel qui prend toute sa dimension quand le chauffeur, et il le fait sans arrêt, double à tout va, qu'un autre véhicule arrive en face ou pas!! Là, d'un coup, tu te rends compte que quand je dis la mort au tournant, c'est pas du chiqué! C'est pour ça que le plus simple pour moi, c'est encore de dormir, au moins alors, je ne sers pas les fesses à la moindre manoeuvre à la Charles Bronson!!!
Quoi qu'il en soit, on est en vie à l'arrivée, on a même pas réussi à rayer la carrosserie ou à attraper un cycliste avec un rétroviseur. C'est pas faute de ne pas être passé loin. Vivement que je conduise!!!
Il est minuit passé en arrivant à Phnom Pen et je n'ai pas été aussi frais de toute la journée. Je suis tellement content d'être là que je pête la forme; à moins que ça tienne au fait que j'ai roupillé tout le temps... Le chauffeur me dépose en centre-ville et la dernière chose que j'ai à faire en cette fastidieuse journée, c'est de trouver de l'oseille fraiche. En effet, qui dit nouveau pays dit nouvelle devise; si je veux pas dormir dehors, il va faloir que je ramasse.
En deux secondes, je trouve une moto-taxi, la direction : le distributeur le plus proche. Illico presto nous y sommes. Au distributeur, tout se déroule normalement jusqu'à l'étape finale au cours de laquelle le bandit manchot doit affiché les trois cerises et moi récupérer mon dû. Et bien mon dû, il est jamais venu... 2ème tentative, idem. 3ème tentative, re-rebelote. On tente une deuxième banque.
Re-première tentative, nada. Re-2ème tentative, que dalle...
Qu'est ce que c'est que ce bordel!?! Impossible de gratter le moindre billet! J'ai beau être muni de ma visa, je suis démuni... Résultat en attendant qu'il fasse jour, je trouve un hotel et la couleur de ma peau et de mon passeport aidant, je parviens quand même à dormir avec un toit au dessus de la tête, à crédit mais chut, c'est un secret...
Le matin suivant, ça ne répond pas, le fait d'avoir sommeillé toute la journée de la veille m'amène à ouvrir les yeux à 14h ou pas loin... Chienne de vie... Prenant mon courage à deux mains, je décide de mettre tout de suite fin au suspense financier. Je retourne au distributeur comme on va à la guerre, le couteau entre les dents. Et pas de bol pour l'histoire, le suspense prend vite fin, j'ai les poches pleines de dollars. Quant à savoir ce qui s'est passé la veille, la pô compris...
Entre parenthèses, en faisant court, c'est bizarre mais au Cambodge, ils ont beau avoir leur monnaie propre, si t'en as pour plus de deux euros à payer, c'est en dollars que ça se passe. T'as beau être à plus de 10.000 bornes des USA, ça se passe comme ça chez Mc Donald's!
L'arrivée de Môman et Mr Pedro (dit Gupi10) est imminente, c'est prévu pour le dimanche. Donc comme à partir de ce moment là, on va tout visiter de ce que Phnom Pen compte d'incontournables, je flane au gré du vent, ou plutôt au gré de l'ombre quand j'en trouve parce que du vent, y'en a pô et il fait une chaleur de bêête! C'est donc la fleur au fusil que ça se passe aujourd'hui. Tous les trois mètres, un conducteur de moto ou de tuk-tuk veut me faire accélérer le rythme mais c'est pas pour aujourd'hui!
Je rentre donc à l'hotel de bonne heure pour retrouver une façon de fonctionner un peu plus diurne. Mais même dans ces conditions, c'est pas gagné d'avance, vous connaissez l'animal.
Voilà donc pour ces premières impressions cambodgiennes, et encore une fois, désolé mais c'est pas un condensé, c'est un expensé! J'espère vous apporter la suite sur un plateau dans les deux jours à grand renfort de clichés dont je sais déjà qu'il y a du beau, du lourd. J'espère aussi que si avant de lire tu avais froid, tu transpires maintenant à grosses gouttes.
Je vous embrasse et vous colle tel un radiateur. Big bizous touloutout touloutout comme dirait feu-Carlos. A bientôt ou presque.
Dans le bus qui est venu, merci, me chercher directement à mon aubeerge, j'ai respecté le plan à la lettre et suis tombé du sommeil du veille-tard. Je n'ai donc rien vu de la route et c'est tant pis, et on m'a réveillé à la frontière et c'est tant mieux. Il n'eut pas fallu que je ne compte que sur moi pour réussir à soulever les enclumes qui me servent de paupières... Il est 14h. Au passage de la douane, aucun souci. Comme d'habitude depuis le début du périple et bizarrement, aucun sac n'a été fouillé. De toute façon, je n'ai rien à cacher, je suis pas idiot.
En entrant au Cambodge, la ville frontière est étrange, les hotels-casinos se suivent les uns derrière les autres. C'est rutilant! Mais à y regarder de plus près, la misère est sur le pas de la porte, un spectacle que je n'avais pas trop vu en Thailande, les enfants sont pieds nus, en guenilles, un petit cours d'eau charrie les déchets comme un discourt du front national, ça fait froid dans le dos... C'est pas que je n'aime pas les bruits de botte, mais dans ma tête, c'est toujours Nathalie Portman qui les porte dans un défilé qui n'a rien d'un défilé militaire! Bref...
A Poipet, la ville frontalière (NDLR : et non frontiste donc, merci), tous les touristes qui était dans le bus jusqu'à la frontière restent ensemble sauf moi, j'ai l'impression d'être le vilain petit canard. En fait, il n'en est rien, c'est juste que tout le monde sauf moi sans exception va à Siem Reap visiter les temples anckhoriens alors que moi, je vais à Phnom Pen. Je les vois donc tous partir à bord du même bus que celui du départ. En ce qui me concerne, on me demande d'attendre... Entre l'envie de sommeil qui ne m'a pas laché d'une semelle et la chaleur (il fait plus de 30°), je me suis connu plus tonique... Après 30 minutes que j'ai passé à discuter avec un adorable petit vieux parlant un français parfait, un type vient me chercher en mobylette et me présente mon nouveau chauffeur à trois dents qui conduit une berline. Pas de bus donc mais une voiture, classe!! Seulement, il n'est pas question pour l'homme aux machoires de gruyère de ne partir à Phnom Pen qu'avec ma petite personne, il faut attendre d'autres clients. Il est 16h quand je commence à attendre. Pendant ce temps, des types chargent la voiture avec des centaines de kilos de marchandises. Et dire qu'il faut en plus trois autres personnes! Espérons qu'elles n'aient pas les mêmes sacs que moi!!! Tous les quarts d'heure, je demande à mon chauffeur dans combien de temps ils arrivent. Et à chaque fois, les réponses que j'obtiens sont identiques : "dans 15-20 minutes maximum." Comme ça pendant deux heures!!! Bienvenue au Cambodge, ça fait plaisir!
A 18h, la nuit, comme moi, tombe et enfin, une famille khmer se présente. Il est temps de partir enfin, plus que six heures de route! On quitte Poipet dans un nuage de poussière, cap au sud-est.
Ce trajet pendant lequel on traverse le Cambodge quasiment sur toute la longueur est l'occasion pour moi de découvrir si ce n'est le pays vu qu'il fait nuit, mais au moins la conduite et la vie le long des routes éclairées à la lueur de la lune quand elle est là. C'est donc par intermittence mais sachant que moi aussi, je me concentre sur ce qui se passe autour par intermittence, à savoir quand je ne dors pas.
D'abord ce qui fait drole, c'est que chaque voiture qui croise notre route nous fait soit des appels de phares soit est purement et simplement en plein phare. La conséquense c'est qu'à chaque fois je suis et j'imagine que pour le chauffeur c'est pareil, aveuglé et vois 36 chandelles pendant trois secondes. Si on conjugue ça au fait que la nuit, une moto sur trois n'a pas de lumière du tout, c'est la sécurité routière qui régale!! En plus, certaines motos ne se contentent pas d'être de simples bécannes, elles tirent derrière elles l'équivalent de caravanes montées sur trois tréteaux. En un mot, c'est showtime! En quatre mots, c'est la mort au tournant!! Ajoutez à cela le fait qu'il n'y a pas de trottoir et donc que les cambodgiens qui marchent, et ils sont 2-3, sont sur la chaussée, qu'il y a les boeufs, les mules, les chiens, les vélos, les enfants de tous ages, vous obtenez un sacré bordel. Un sacré bordel qui prend toute sa dimension quand le chauffeur, et il le fait sans arrêt, double à tout va, qu'un autre véhicule arrive en face ou pas!! Là, d'un coup, tu te rends compte que quand je dis la mort au tournant, c'est pas du chiqué! C'est pour ça que le plus simple pour moi, c'est encore de dormir, au moins alors, je ne sers pas les fesses à la moindre manoeuvre à la Charles Bronson!!!
Quoi qu'il en soit, on est en vie à l'arrivée, on a même pas réussi à rayer la carrosserie ou à attraper un cycliste avec un rétroviseur. C'est pas faute de ne pas être passé loin. Vivement que je conduise!!!
Il est minuit passé en arrivant à Phnom Pen et je n'ai pas été aussi frais de toute la journée. Je suis tellement content d'être là que je pête la forme; à moins que ça tienne au fait que j'ai roupillé tout le temps... Le chauffeur me dépose en centre-ville et la dernière chose que j'ai à faire en cette fastidieuse journée, c'est de trouver de l'oseille fraiche. En effet, qui dit nouveau pays dit nouvelle devise; si je veux pas dormir dehors, il va faloir que je ramasse.
En deux secondes, je trouve une moto-taxi, la direction : le distributeur le plus proche. Illico presto nous y sommes. Au distributeur, tout se déroule normalement jusqu'à l'étape finale au cours de laquelle le bandit manchot doit affiché les trois cerises et moi récupérer mon dû. Et bien mon dû, il est jamais venu... 2ème tentative, idem. 3ème tentative, re-rebelote. On tente une deuxième banque.
Re-première tentative, nada. Re-2ème tentative, que dalle...
Qu'est ce que c'est que ce bordel!?! Impossible de gratter le moindre billet! J'ai beau être muni de ma visa, je suis démuni... Résultat en attendant qu'il fasse jour, je trouve un hotel et la couleur de ma peau et de mon passeport aidant, je parviens quand même à dormir avec un toit au dessus de la tête, à crédit mais chut, c'est un secret...
Le matin suivant, ça ne répond pas, le fait d'avoir sommeillé toute la journée de la veille m'amène à ouvrir les yeux à 14h ou pas loin... Chienne de vie... Prenant mon courage à deux mains, je décide de mettre tout de suite fin au suspense financier. Je retourne au distributeur comme on va à la guerre, le couteau entre les dents. Et pas de bol pour l'histoire, le suspense prend vite fin, j'ai les poches pleines de dollars. Quant à savoir ce qui s'est passé la veille, la pô compris...
Entre parenthèses, en faisant court, c'est bizarre mais au Cambodge, ils ont beau avoir leur monnaie propre, si t'en as pour plus de deux euros à payer, c'est en dollars que ça se passe. T'as beau être à plus de 10.000 bornes des USA, ça se passe comme ça chez Mc Donald's!
L'arrivée de Môman et Mr Pedro (dit Gupi10) est imminente, c'est prévu pour le dimanche. Donc comme à partir de ce moment là, on va tout visiter de ce que Phnom Pen compte d'incontournables, je flane au gré du vent, ou plutôt au gré de l'ombre quand j'en trouve parce que du vent, y'en a pô et il fait une chaleur de bêête! C'est donc la fleur au fusil que ça se passe aujourd'hui. Tous les trois mètres, un conducteur de moto ou de tuk-tuk veut me faire accélérer le rythme mais c'est pas pour aujourd'hui!
Je rentre donc à l'hotel de bonne heure pour retrouver une façon de fonctionner un peu plus diurne. Mais même dans ces conditions, c'est pas gagné d'avance, vous connaissez l'animal.
Voilà donc pour ces premières impressions cambodgiennes, et encore une fois, désolé mais c'est pas un condensé, c'est un expensé! J'espère vous apporter la suite sur un plateau dans les deux jours à grand renfort de clichés dont je sais déjà qu'il y a du beau, du lourd. J'espère aussi que si avant de lire tu avais froid, tu transpires maintenant à grosses gouttes.
Je vous embrasse et vous colle tel un radiateur. Big bizous touloutout touloutout comme dirait feu-Carlos. A bientôt ou presque.