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De retour du Costa Rica, on a adoré! English translation pending
by Christine61 · 2016-01-06 · 17 replies
Bonsoir à tous, nous voici tout juste de retour de 2 semaines pendant les vacances de Noël, nous avons beaucoup aimé le costa rica. Nous avons préparé ce voyage depuis des mois, avec beaucoup de doutes et questionnement, itinéraire, sécurité, gps?, pays cher?trop de monde?voir les animaux...etc.et bien, nous avons été ravis merci notamment à gilles, Yves, Jacques, Michelle, max et d'autres pour les conseils je serais ravie de répondre aussi si vous avez des questions, malgré notre toute petite expérience notre itinéraire :arenal, bijagua, santa elena, 1 nuit playa matapalo, 4 nuits drake, puis ojochal, et 1 nuit à l'aller et au retour près de l'aéroport. Hotels réservés via booking, tous très bien, location daihatsu terio, pas de gps (Carte routière national géografic et appli citymaps2go très utile, merci du conseil ) Activités et excursions :arenal parc nat et sources chaudes, tenorio pn, monteverde excursion guidée super et tyrolienne 100%aventura, corcovado de jour, rando guidée de nuit à drake budget total pour 2 sans se priver 5600euros nos coups de coeur : Santa elena pour notre guide, bcp d'animaux, quetzals...et les tyroliennes rio celeste et le logement 4 jours à drake, ballade de nuit, et la journée le long des criques, logement vue magnifique la plage et logement à matapalo les trajets inoubliables :la route la fortuna, lac puis la route non asphaltee vers bijagua, la route de retour vers san jose par cerro de la muerte, le trajet en bateau sierpe drake en bref, paysages magnifiques, bcp d animaux, gens accueillants, bonne météo. Aucun souci de sécurité, nous avons toujours évité de laisser nos bagages dans la voiture sans surveillance n'hésitez pas si vous avez besoin de précisions , j'essaierai de vous aider, christine
Le Massif central pour notre prochain voyage? (à vélo) English translation pending
by Mathieud66 · 2015-12-31 · 14 replies
Bonjour cyclistes ! C'est pour nous le temps de se demander ce que nous ferons de nos prochaines vacances estivales. Malgré la logistique complexe et les coûts importants du billet d'avion, nous sommes toujours tentés par la France. Nous étions dans les Alpes pour la troisième fois en juillet dernier, et ce fut sans doute notre plus beau voyage à vélo. Voici les ingrédients recherchés pour notre prochain voyage: de beaux paysages, des routes peu achalandées, de belles montées... et les descentes qui vont avec ! Ne reste qu'à trouver la recette...😉 vous avez des suggestions d'itinéraire ? Des cyclistes rencontrés l'été dernier nous ont parlé du Massif Central, d'autres ont mentionné le Jura. Qu'en pensez-vous ? Vous avez d'autres idées ? Vous avez des suggestions de trajet à faire ? Qu'en est-il des terrains de camping ? (nous ne sommes pas fous du bivouac, nous apprécions bien la douche de fin de journée...) Nos habitudes de voyage : P'tit dej prolongé au café du village, ravitaillement à l'épicerie, journées de 30 à 80 km avec une moyenne autour de 50-60 km par jour, durée d'un mois incluant quelques journées de repos, nuits en terrain de camping, parfois en auberge.

Merci !

Mathieu
Compte rendu sur 5 semaines aux Philippines, juillet - août 2015 English translation pending
by Lolet31 · 2015-12-28 · 17 replies
Bonjour,

Nous avons passé un gros mois aux Philippines du 15 juillet au 18 aout 2015: Manille, Banaue, Pandan Island et Apo Reef sur Mindoro, Palawan, Malapascua, Camiguin. Itinéraire global construit grâce aux bons avis de voyage forum puis aménagé au jour le jour. Il faut dire que l'été est la basse saison et qu'il est donc plus facile de voyager sans réservations préalables. Et que la météo a été plutôt clémente. Je ne vais pas vous refaire le voyage mais voici quelques points qui peuvent intéresser de futurs voyageurs et sur lesquels je m'étais posé quelques questions avant le voyage

Manille, : l'Oasis Park hôtel est plutôt sympa, bon rapport qualité prix et un des rares hôtels à ce prix avec piscine. RAS pour Manille, ceci dit, si on a une journée à y passer, elle s'occupe plutôt agréablement entre le vieux centre intramuros, le quartier chinois et les parcs.

Bus de nuit pour Banaue. A réserver un peu à l'avance quand on peut (le matin ou la veille). 2-3 départs chaque soir autour de 20h-21h. N'étant pas pressées, nous aurions bien aimé faire un trajet de jour pour voir les paysages mais ya pas... 3 jours à Banaue. Sanafe Lodge est vraiment très agréable, bon rapport qualité prix. Les trek de 3 jours proposés sont tous les mêmes (Banaue, Cambulo, Batad). Mais à cette saison, les chemins ne sont pas franchement surpeuplés. Il y a l'embarras du choix sur place pour s'organiser et trouver un trek du jour au lendemain. Mon amie étant tombée dans une rizière (si si, c'est possible, une chute de plus de 2 mètres. Il faut dire que les petits murets sur lesquels on circule peuvent être glissants surtout si pluie), nous avons laissé tomber le trek de 3 jour et avisé au jour le jour. Quelques pistes pour occuper 1 journée ou ½ journée : - Balade à Hapao, très belles rizières à 10-15 km de Banaue et retour par le View point d'où on peut redescendre à Banaue à pied - Au départ de Banaue, possibilité d'aller passer la journée à Batad et de revenir le soir. Il y a des jeepneys qui partent du centre de Banaue devant le Market à 8h30 et qui vous déposent à « la jonction » d'où part la route pour Batad. Très facile aussi en tricycle. Le pb c'est que la route entre la jonction et Batad (2 km environ) monte dur et est sans intérêt. Mieux vaut donc négocier pour vous faire monter jusqu'à la fin de la route d'où part le sentier pour Batad. Au retour par contre, beaucoup plus aléatoire de trouver un tricycle en haut de la route et il faut prévoir éventuellement de redescendre jusqu'à la jonction mais c'est tout à fait faisable et en descente. - petite balade sympa de 2-3h sur les hauteurs de Banaue en partant du viewpoint et en redescendant vers Bocos. Le chemin est assez facile à suivre, on traverse villages et maisons et de toute façon il y a toujours quelqu'un pour vous renseigner.

Retour à Manille par l'incontournable bus de nuit, changement de terminal de bus (en taxi, c'est plus simple) et départ dans la foulée pour Tagatay et le lac Taal. Il y a des bus toutes les heures, trajet d'1h30 à 2h donc pas de souci.

Puis liaison Tagatay – Batangas pour partir sur Mindoro. Là, cela a été plus sport car nécessité de prendre 2 jeepneys différents, pas de liaison directe mais ça se fait (3h environ). A Batangas, les ferry sont réguliers pour Mindoro (plusieurs par jour) donc pas de souci. On retrouvera d'ailleurs le bus venu de Manille, monté sur le ferry, et dans lequel on montera à la sortie du Ferry pour aller direct à Sablayan. On arrivera à Sablayan à 22h en étant parties de Tagatay à 9h. Grosse journée mais faisable. Et le staff du Pandan Island resort vient nous chercher à la demande ce qui nous permettra d'arriver sur l'île dès ce 1er soir.

L'idée était de plonger à Apo reef. Et effectivement, cela vaut le coup malgré le tarif (il faut trouver un bateau à partager pour le trajet vers Apo reef sinon, c'est vraiment cher). Et là, coup de cœur pour Pandan Island et son petit resort sur la plage, le Pandan Island resort. Accueil sympa, bungalows sur la plage. Enormes tortues à 30m de la plage que l'on va visiter en masque et tuba, snorkeling. Ok, on était hors saison donc peu de monde et vraiment tranquille ce qui est peut être moins le cas en haute saison mais le site est vraiment chouette. Ils organisent aussi des sorties plongée vers Apo selaon la demande.

Liaison Sablayan / San José / Coron. Les ferry partant 5j/7 de San José vers Coron, il faut dormir à San José. 3H de bus depuis Sablayan, les dits bus étant souvent en fait des taxis collectifs dans lesquels on entasse le plus de monde possible. Attention, beaucoup vous demanderons un supplément si vous avez de gros bagages mais vous n'avez aucune raison de payer plus. Franchement, San José est sans intérêt à part pour prendre le Ferry vers Coron. Les hôtels que nous avons vus dans notre budget (1000 pesos, 20 euros environ) n'étaient vraiment pas terribles, juste bons pour un dépannage d'1 nuit. Les ferry sont en fait de grandes bankas (capacité 40 personnes environs) qui partent tous les jours de San José vers Coron (6h de traversée) sauf le lundi et le vendredi. Attention, ça peut bouger si la mer est forte. Nous, nous avons eu de la chance et une mer bien tranquille.

Coron: agréablement surprises: bruyant et pollué, ok mais une allure de gros village avec une vie locale bien présente. On a beaucoup aimé le Krystal Lodge, installé au milieu des cabanes de pêcheurs avec de petits bungalows sur pilotis très sympas (cuisine en bas et chambre en mezzanine). Je suis moyennement emballée par la plongée sur les épaves. Pour moi, l'appellation de plongées exceptionnelles est plutôt usurpée (visibilité très moyenne, épaves peu colonisées) mais il faut dire que que ne suis pas non plus une fan d'épaves. Ceci dit, aller à Coron POUR les épaves est un peu excessif quand même. Quant aux excursions à la journée, il y a tellement d'agences que l'on peut s'organiser comme on veut a jour le jour. Très touristique, trop de monde mais paysages somptueux.

L'idéal aurait été de pouvoir descendre sur El Nido avec l'agence Tao Philippines qui propose ainsi des tours et aussi des liaisons entre Coron et El Nido sur 3-4 jours tout en visitant les plages et les îles mais hors sentiers battus, dans un esprit éco-responsable et de découverte de la vie locale. Mais en basse saison, les départs ne sont pas réguliers et cela ne collait pas avec notre planning. Dommage.

Nous avons donc repris le ferry (enfin, comme d'hab, plutôt une grande banka) pour El Nido. Départs 5j/7 sauf samedi et un autre jour dont je ne me souviens pas. 5H de traversée.

El Nido nous a paru beaucoup plus touristique, tout est centré autour des restos et des agences qui proposent les excursions. Coté hôtels et après avoir cherché pas mal et vus des trucs moches et hors de prix, nous avons été très bien au Talindak beach cottages à Corong Corong (3 km du centre d'El Nido, plus calme). 1000 pesos (20 euros) le bungalow, accueil très sympa. Pour info :
https://fr-fr.facebook.com/TalindakBeachCottages/ La plage de Calaan juste à la sortie d'El Nido propose aussi des hôtels très agréables, avec bungalows sur jolis jardins. Un peu plus chers (à partir d 1500 pesos et plutôt 2000) mais vraiment sympa et tranquille. Les excursions sont très belles mais les sites sont surpeuplés. Une solution est de négocier pour partir tôt le matin (7h) et ainsi passer avant la foule. Mais bien se faire préciser les endroits visités car certains loueurs restent très vagues et vont aller le moins loin possible et pas forcément dans les plus beaux endroits. Belle balade sur la plage de Las Cabanas juste après Corong Corong. On peut marcher sur la plage un bon moment, lumière et paysages vraiment très beaux.

Puerto Princesa nous déçoit. Pas grand chose à y faire sur place. C'est plutôt un point de passage et de transit. Par contre, coté hôtels, très bon rapport qualité prix de « House of Rose ». Un peu excentré mais calme, pas cher (1200 pesos) et tout prêt de l'aéroport. Pratique pour un éventuel transfert.

Les étapes suivantes auront été inégales et sans coups de cœur ou adresses notables à conseiller donc je ne m'étends pas. Pour faire vite : Cébu : 1 journée à tuer avant l'avion, on a détesté. A part le Carbon Market, rien à y faire et à y voir, la ville est sans intérêt à part bien sûr la vie locale mais que l'on peut découvrir bien plus agréablement ailleurs. Malapascua : chouette séjour plongée entre les requins renards qui ont été une très belle rencontre et belles plongées macro. Hélas, un reste de typhon passé par là nous a empêché d'en apprécier la plage parait-il magnifique et qui là était plutôt grise et agitée. Camiguin : un peu déçues. On nous avait vanté un petit bijou naturel et volcanique...oui et non. La silhouette montagneuse de l'île avec le sommet du Hibok est effectivement très belle. Les forêts luxuriantes. Tour de l'île sympa, ferme aux bénitiers très intéressante. L'île n'est pas exclusivement touristique d'où une vie locale bien présente. Mais pour ce qui est des paysages volcaniques, en fait on ne voit pas les volcans car ils sont recouverts de forêt (je ne voit d'ailleurs pas pourquoi les guides mettent en avant les 20 cônes volcaniques...qu'on ne voit pas!). Coté balades, pas mal d'agences proposent des activités (cher) mais si on veut se balader seul, c'est très limité. On arrive quasiment en voiture au pied de la plupart des cascades. Et pas vraiment d'itinéraires à pratiquer seul. J'ai eu des échos mitigés de la randonnée sur le Hibok (belle forêt, belle vue en haut mais intérêt limité) donc je ne l'ai pas tentée. Coté plage, réserve de Mantigue et banc de white sand sympas avec belle vue sur l'île et couleurs assez magiques. Mais franchement, j'ai vu mieux ailleurs coté plage et snorkeling. La plage principale est en sable noir ce qui a un charme certain mais pas vraiment prévu pour le farniente plage et le snorkeling y est sans aucun intérêt. (c'est simple, il n'y a rien...) On est peut être passés à coté... Il faut dire que c'était la fin d'un séjour de 5 semaines aux Philippines avec de belles étapes et qu'on en avait pris plain les yeux avant. Les plus belles étapes pour nous auront été celles du début : Banaue, Pandan Island, Palawan.
De La Paz à Buenos-Aires en 45 jours par la Bolivie, le Chili, et l'Argentine (27-10 au 09-12 2015 English translation pending
by Jacou0109 · 2015-12-26 · 1 reply
Carnet de voyage : de La Paz à Buenos-Aires en 45 jours par la Bolivie, le Chili, et l'Argentine (27-10 au 09/12/2015).

Itinéraire : La Paz, Oruro, Uyuni, San Pedro de Atacama, Iquique, Salta, Porto-Iguazu, Posadas et Buenos -Aires

28/10 Nous quittons Madrid, où nous sommes arrivés la veille, pour l’aéroport de Barajas Décollage dans un Airbus A340 d'Iberia pour 11h10mn de vol (soit 9750 km) jusqu’à Lima.

29/10 Arrivés à Lima nous reprenons 4h plus tard un autre avion de la compagnie Lan pour La Paz. Le survol en pleine nuit à 3H du matin, de la ville est magnifique avec toutes ces lumières qui tapissent la montagne. Il fait 5° nous sommes un peu « à côté de nos pompes » mais c'est autant dû à l'altitude (4000m) qu'à la fatigue. Les formalités sont réglées assez rapidement heureusement, Samuel le chauffeur du taxi envoyé par l'hôtel est là. D'El Alto la route descend en pente raide vers le fond du vallon où est situé le centre de La Paz, c'est très beau à cette heure, 20 mn plus tard nous voilà rendus. Nous nous installons dans une chambre provisoire qui sent le renfermé mais bon, vu notre état de fatigue ça n'a aucune importance. 30/10 Nuit courte et un peu perturbée par le manque d'oxygène mais ça reste anecdotique. A peine levés, nous voilà partis à pied en direction de la place Avaroa toute proche où nous hélons un minibus pour l’église San Francisco. Il fait beau et même chaud puisque la température montera au-delà de 25° ! C'est avec beaucoup de plaisir que nous nous retrouvons plongés dans cet univers latino-américain et ici particulièrement indien. On a l'impression que fondamentalement les choses n'ont pas vraiment changées : en effet les « indiennes » sont toujours habillées pareillement avec leurs jupes colorées et amples, leurs petits chapeaux noirs « vissés » sur le haut de la tête, leurs baluchons en tissu indien multicolore. Elles sont en nombre sur les marchés, assises sur leur petit tabouret, à attendre le chaland, elles se postent également près des stations de minibus ou de taxis essayant de vendre des articles variés. L'aspect général de la ville reste bien reconnaissable même si des gratte-ciels nouveaux ont poussé un peu partout. Ainsi dans les vieux quartiers près de San Francisco, on retrouve les petites maisons à deux niveaux avec les échoppes qui en occupent les rez-de-chaussée, dans les rues il y a pléthore de petits stands où l'on retrouve les mêmes types d'articles qu'il y a 40 ans : articles en laine (ponchos, pulls, bonnets, gants, couvertures), objets touristiques divers, fœtus de lama, pierres et cristaux etc. L'église San Francisco n'a pas changé ! C'est toujours aussi baroque, l'autel central dégouline d'or et les nombreuses statues peintes, grandeur nature, paraissent vivantes tellement elles sont réalistes. Des « indiennes » sont là en prière devant des statues dorées et offrent des cierges en psalmodiant. Nous continuons notre promenade en explorant les rues adjacentes de l'église, là où se trouve le marché aux sorcières. En fait ce n'est pas vraiment un marché concentré mais quelques échoppes spécialisées dans les articles liés aux pratiques ancestrales des indiens. Mine de rien les rues montent et descendent et nous nous retrouvons vite le souffle court, la tête bourdonnante et avec des vertiges. On oublie que nous sommes à plus de 3500 m ! Après avoir passé quelque temps à photographier des scènes typiques, nous continuons en direction du marché de la rue Rodriguez, où se regroupent les vendeuses de fleurs, de fruits et légumes puis allons explorer plus haut le secteur de la rue des poissonnières. Nous redescendons vers le Prado et remontons (encore !) cette fois vers la cathédrale et la place Murillo. Schéma classique que l’on retrouve sur les plaza mayor espagnoles ou les zócalo mexicains : les quatre coins de la place sont occupés par les bâtiments symboles du pouvoir : la cathédrale assez mastoc de style renaissance et remaniée au XIX me siècle, à côté le parlement national puis la préfecture régionale au style local caractéristique. Le jardin est l'espace convivial où se retrouvent les habitants de la ville, pour discuter, manger une glace, nourrir les pigeons, rêvasser, téléphoner ou se faire cirer les chaussures. Ensuite nous remontons (encore) jusqu'à la belle rue Jaen qui a été refaite dans le style originel du XVIII e siècle. Là, après nous être entendu avec un couple de jeunes français, nous prenons un taxi (8bob) jusqu'au mirador de K'ili K'ili relativement proche mais bien au-dessus de nous. Superbe spectacle qui s'offre depuis ce mirador, sur 360° : on se demande comment une petite ville au départ bien abritée dans le creux de la vallée a pu grandir au point de coloniser toutes les pentes abruptes, et dieu sait qu'il y en a, occupant tous les espaces disponibles sur des centaines de km2 !

30/10 Pas trop affectés par le soroche (mal d’altitude) nous décidons de monter (encore) à pied jusqu'à la station intermédiaire (Sopocachi) du téléphérique de la ligne amarilla. C'est une réalisation récente faite par la société autrichienne Doppelmayr : c'est en réalité des télécabines de 8 places qui joignent divers quartiers de la ville basse à la ville haute : la vue y est magnifique de bout en bout mais surtout vers la fin quand on arrive aux 4080 m d'El Alto. C'est de là que l'on réalise l'immensité de cette ville qui s'étend à perte de vue dans toutes les directions au pied de sommets enneigés de plus de 6000 m. Dans l’après-midi retour dans les environs de San Francisco pour admirer la belle façade baroque de l'église de Santo Domingo . A la nuit tombée, nous repartons faire un « circuit de téléphérique » pour profiter des lumières de la ville. C'est vraiment un beau spectacle avec tous ces petits points lumineux qui brillent dans la nuit et épousent les courbes du relief. Les petites cantines installées près des endroits stratégiques (arrêt de bus, de télécabines, de taxis) font toujours recette et sont prises d'assaut par les habitants.

31/10 Départ en taxi (20 BOB) pour la station de bus. A 10h30 nous sommes installés dans un grand bus avec habitacle surélevé pour l’aménagement de grandes soutes à bagages. La déco intérieure a beaucoup vieilli, les moquettes et tous les tissus d'ameublement sont usés et tâchés. Nous mettrons plus d'une heure pour quitter l'agglomération de La Paz. Après le noyau urbain d'El Alto très concentré, nous longerons des zones de hangars, zones artisanales, terrains vagues et friches diverses, habitats sommaires avant d'atteindre la monotone puna recouverte d’ichú, plante herbacée caractéristique de la puna. L'autoroute peu fréquentée ne traversera que quelques villages et hameaux avant d'arriver à Oruro. Les quelques villages traversés vivent de l'agriculture et surtout de l'élevage de bovins et d'ovins. Nous retrouvons ici aussi les scènes traditionnelles des indiennes gardant quelques vaches ou moutons au bord de la route. Un indien à vélo s'enfonce sur une piste qui va on ne sait où, car à l'horizon tout paraît désert. Les habitations sont essentiellement construites en adobe et il est vrai que l'on a du mal à les distinguer dans le paysage de même couleur. Au bout de 3h1/2 nous voilà à Oruro. A peine descendus du bus nous allons nous renseigner pour connaître les horaires de départ des bus pour Uyuni. Et mince ! Ils partent tous à la nuit tombée pour arriver à Uyuni en pleine nuit ce qui ne nous arrange vraiment pas. Même le train part le soir. Que faire ? Pas grand chose, finalement nous optons pour le train. En attendant il nous faut rejoindre notre hostal Graciela à 5 cuadras de là. L'hostal est un grand classique de l'hôtellerie bolivienne à petit prix. Le gérant est très sympathique et de bon conseil. La chambre, toute moquettée, hélas ! (vous imaginez la couleur) est de la taille du lit avec 50cm de libre sur 3 côtés, la sdb de moins de 2 m2, abrite un minuscule lavabo, une cuvette de wc et un pommeau de douche qui arrose systématiquement tout l'espace, il y a par contre de l'eau chaude ! J'oubliais une chaise en plastique et 2 tables de nuit, et de plus une baie vitrée sur la rue, peu de chambres ont ce privilège. Le gérant nous conseille d'aller à la gare pour réserver nos places de train car elles sont en nombre limité, du moins celles (salon ou ejecutivo) acceptables pour nos séants occidentaux. Pour accéder à la gare nous longeons un immense marché installé sur la rue 8 de Agosto et en partie consacré aux articles liés à la Toussaint : cierges blancs, vin, croix et autres articles destinés à la décoration des tombes comme : petits pains de diverses formes, arrangements floraux, objets miniatures, guirlandes multicolores etc. Comme sur tous les marchés, il y a des vendeuses de feuilles de coca, de fruits et légumes, des cantines, etc. Ici aussi les indiennes sont habillées de façon traditionnelle avec leurs petits chapeaux et leurs multiples jupes multicolores. A la gare, hélas ! pas de vente de billets le samedi, il faudra revenir demain dès 9h. Le centre ville d'Oruro est aussi petit que celui d'une ville de 10 000 habitants en France alors que la ville dépasse les 200 000 h. Le centre est occupé par deux places aménagées en square avec jardins, bancs, vendeurs de glaces, cireurs de chaussures et comme toujours une myriade de pigeons que nourrissent les enfants. Quelques bâtiments officiels de couleur crème, une église d'un style improbable et des maisons quelconques. Nous montons jusqu'au sanctuaire de la vierge du Socavón, très populaire chez les mineurs. Seule la façade baroque d'origine du XVIII e a de l'intérêt : à l'intérieur a été reconstitué un musée de la mine avec ses galeries souterraines. De retour en ville, nous déambulons dans le marché toujours très animé. En fin de journée nous ressortons pour aller dîner au restaurant « El Fogón » en face de la gare de bus : c'est le seul restaurant qui se donne une allure chic avec sa vaste salle de restaurant et son serveur stylé. Nous goûterons à un plat original mais pas exceptionnel : de l'émincé de viande de lama déshydratée puis frit avec du maïs et des patates. En revenant vers l'hostal nous assisterons à une soirée festive organisée par la municipalité pour la Toussaint : discours de bienvenue et de remerciements, tous les notables sont là puis place à la musique. Fatigués et un peu frigorifiés, nous rentrons à l'hostal. Une bonne partie de la nuit sera émaillée par les cris et les rires des fêtards rentrant de la soirée, sans compter les nombreux pétards et feux d'artifices. 01/11 Nous partons peu après 8h en direction de la gare pour être sûrs d'avoir de la place, parce que rester à Oruro ne nous enchante pas du tout. Malgré le soleil le fond de l'air est très froid. Nous voilà à la gare à 9H : calme plat, à 9h15 une balayeuse commence tranquillement sa journée, à 9h30 enfin un employé ouvre la salle commence à appeler les gens en fonction du numéro récupéré au distributeur devant la salle. Finalement nous obtenons deux billets « Salón » pour le train de 19H. Entre parenthèses acheter un billet de bus à La Paz a pris exactement 1mn paiement compris ! Nous retournons prendre le petit déjeuner à l'hôtel. Je repars vers midi déambuler dans cet immense marché qui est situé de part et d'autres de 8 de Agosto : c'est le vrai paradis du photographe pour qui veut immortaliser des scènes de la vie quotidienne des indiens. Prendre des photos est une chose mais les réussir est plus compliqué : en effet il faut savoir rester discret, il y a énormément de contrastes entre les stands avec les vendeuses à l'ombre et les marchandises qui brillent au soleil. De plus il y a énormément de passages dans des allées très étroites où tout le monde se bouscule allègrement. Il y a aussi beaucoup de misère, à voir ces indiennes vendre pour survivre, le peu qu'elles produisent où les quelques articles qu'elles ont achetés à un grossiste. Des mendiants il y en a, mais pas tellement compte tenu de la pauvreté du pays, on les voit surtout sur les parvis des églises ou à l'entrée des marchés. Nous ressortons vers 14h mais tous les restaurants du centre-ville sont fermés, pour cause de Toussaint peut-être ? Nous décidons faute de mieux d'aller vers le cimetière central d'Oruro et tombons par hasard sur un restaurant sympathique « Casona de Pascualito » où nous nous régalons d'un morceau de bœuf au brasero, de patates cuites et de riz au fromage fondu, excellent ! Le cimetière est situé juste un peu plus loin et c'est la foule des grands jours : Tous les habitants d’Oruro sont venus rendre hommage à leurs défunts, les bras chargés de fleurs et de bibelots divers. Dans les allées les gens s'installent devant les caveaux, et c'est le grand nettoyage d'automne (en fait ici de printemps). Les uns trimballent des échelles pour pouvoir accéder aux étages supérieurs, d'autres se paient un duo de guitaristes pour chanter une complainte à leurs défunts. Par endroits, des aveugles, contre monnaie sonnante et trébuchante, offrent leur service en priant pour des cas malheureux que les familles leur soumettent. De retour à l’hôtel, nous récupérons nos sacs à dos et partons à pied pour la gare où nous attendrons le départ du Wara Wara à 19h.

A 19H précises le train Wara Wara s'ébranle en direction d'Uyuni, les wagons « salón » sont plus ou moins du standard occidental avec des sièges inclinables. Le train avance à petite vitesse et le tangage est par moment très intense. La télé qui braille et diffuse des films américains nullissimes ne permettent pas vraiment un repos compensateur. 02/11 De temps en temps un arrêt brusque réveille tout le monde et nous met aux abois, mais finalement le train repart et nous arriverons avec seulement 30 mn de retard c'est à dire à 2h50. En dehors de la gare, les rues sont désertes mais des bandes de chiens faméliques font les poubelles et les immondices qui trainent le long des trottoirs. Le fond de l'air est froid mais supportable à condition d'être bien couverts ce qui est notre cas. Nous sonnons à la porte de l'hostal Salcay et le gérant vient nous ouvrir et nous conduit à notre chambre : elle est correcte, pas très grande avec une sdb en bon état, par contre notre fenêtre donne sur le couloir qui mène aux chambres et non sur l'extérieur. Le matin nous partons faire le tour des agences recommandées pour choisir celle qui nous semblera la plus sérieuse. En fait elles proposent toutes le même itinéraire, avec les mêmes arrêts aux mêmes endroits à des prix qui évoluent de +/- 15%. Finalement nous choisissons Andes Salt pour 900 BOB par personne. Uyuni est un gros village en cuadras avec de larges rues poussiéreuses, à l'exception de la plaza Arce en face de la gare où règne une certaine animation due aux agences de voyages, bars et restaurants qui se succèdent tout autour de la place, le reste de la ville est d'un ennui mortel il est vrai que nous sommes dimanche, de plus jour férié de la Toussaint. En me baladant en ville, j'avais l'impression d'être dans un village de western spaghettis avec ce silence, la poussière soulevée en tornades par un vent violent et quelques indiens et indiennes affalés, le chapeau sur le nez à l'ombre de murs en adobe attendant je ne sais quoi. Pour agrémenter certains croisements, la municipalité a installé des statues kitchissimes en fer ou en béton d'un goût plus que douteux. Il n'y a vraiment pas grand chose à faire à Uyuni à part attendre que ça se passe. 03/11 Après un passage à la police d'émigration pour faire tamponner nos passeports et accélérer ainsi les formalités lors du passage de la frontière vers San Pedro de Atacama (coût 30 bob pp) nous nous dirigeons vers l'agence Andes Salt. Nous faisons connaissance avec nos partenaires de voyage, 3 niçois très sympas, dont 2 font un tour du monde et un jeune allemand Marcel également très sympathique. Nous partons un peu après 10h30 dans un gros 4x4 Toyota. Premier arrêt au cimetière de locomotives près d'Uyuni : même si ça paraît bizarre d'aller voir ça c'est finalement très intéressant car totalement improbable. Voir les restes rouillés de vieilles locomotives anglaises dans un décor de désert du bout du monde c'est quand même un moment très particulier ! Nous revenons vers Uyuni puis partons pour le village de Colchani où se trouvent essentiellement des boutiques pour touristes qui offrent aux locaux une petite source de revenus annexes par rapport à ceux retirés de l'exploitation du sel. Puis c'est l'entrée dans le grand salar d'Uyuni : c'est une sensation bizarre car ça ne correspond à aucune autre expérience de paysage : devant nous une étendue infinie, plate et blanche barrée très loin à l'horizon par des montagnes bleutées. Et on roule sur cette surface lisse sans aspérités, si ce n'est les minces bordures des hexagones réguliers formés par le sel en se cristallisant. Le ciel est d'un bleu pur et le blanc étincelle sous le soleil lunettes de soleil indispensables, un vent froid et violent souffle de façon continue sur le salar. Nous nous arrêterons plusieurs fois pour admirer les structures hexagonales du sel et admirer les paysages. Nous nous arrêterons également pour déjeuner dans une grande salle circulaire construite en briques de sel, en compagnie de dizaines de 4x4. Il est vrai que nous sommes rarement seuls car il y a bien une quinzaine de 4x4 qui sillonnent le salar à peu près au même moment et au même endroit, mais bon c'est le revers du succès d'un endroit magique malgré la foule. Nous repartons cette fois en direction de l'île Incahuasi, une île sur le salar : c'est en fait des petites collines rocheuses qui émergent de la plaine salée, entièrement colonisées par une variété de cactus cierge qui par chance sont en fleurs en ce moment. D’en haut, la vue sur le salar est magnifique. Nous ferons un dernier arrêt sur une partie du salar caractérisée par une croute lisse de sel et non des hexagones comme ailleurs. Puis nous quitterons le salar pour rejoindre San Juan le village où nous passerons la nuit, entre temps nous aurons longé des champs de quinoa fraichement semés, nous verrons même quelques vigognes.

04/11 Bonne nuit fraîche mais avec les sacs de couchage et les couvertures ça allait. Petit-déjeuner avec toute la bande (Fabien, Maxime, Axel et Marcel) puis départ pour le sud Lipez, toujours dans la nature vierge et imposante des hauts plateaux andins, sous un chaud soleil mais un vent très froid qui souffle par rafales violentes. La piste est nettement plus dégradée qu'hier et le relief est plus vigoureux. Au programme nous verrons les belles lagunes Hediondo et Hondo toutes admirablement situées sous des montagnes majestueuses qui tutoient les 5000 et 6000 m. Les pistes très caillouteuses exigent de Gregorio, notre chauffeur indien, toute son attention pour rester sur la bonne piste. De temps à autre nous sommes rudement secoués mais le 4x4 Toyota dispose d'une excellente tenue de route. A midi un déjeuner est prévu au soleil à l'extérieur mais à l'abri du vent dans le site de l'árbol de piedra. C'est une formation rocheuse d'origine volcanique dont subsistent des sculptures de formes originales dont un « arbre de pierre ». En fin de journée nous arrivons enfin à la laguna colorada dont les tons dominants de rouge se mélangent avec le bleu de l'eau et le blanc du salar. Le tout est entouré de superbes volcans éteints. Soirée et dîner dans le refuge près de la lagune. 5/11 Nuit fraiche mais entre les 4 couvertures et le sac de couchage nous n'avons pas eu froid. Levés aux aurores (4h15) nous prenons un petit-déjeuner rapide dans la salle à manger glaciale du refugio où se retrouvent les passagers d’un autre 4x4. Départ dans la nuit sous un ciel étoilé d'une clarté et d'une netteté exceptionnelles. Gregorio, malgré la nuit conduit son 4x4 avec assurance et semble connaître toutes les pistes de la région. Au bout d'une bonne demi-heure l'aurore pointe le bout de son nez puis le soleil fait son apparition. Nous voilà arrivés à la première curiosité de la journée : les geysers « Sol de Mañana ». A cette heure très matinale (près de 5h30 du matin) les fumerolles des geysers éclairées par le soleil levant forment des nuages aux couleurs variées de toute beauté. Au sol, de nombreux cratères font apparaître de la boue grise en perpétuel bouillonnement, la chaleur est intense et une odeur de souffre nous enveloppe. Nous reprenons la piste et continuons en direction des sources chaudes d'Aguas Calientes. Là, une minuscule piscine sommaire accueille les baigneurs volontaires (3+3 BOB) d'au moins dix-huit 4x4, autant dire qu'il y a peu d'espace disponible par baigneur ! Nous préférons quant à nous, nous promener au bord de la lagune et aller observer les flamants roses qui se nourrissent un peu plus loin. Bizarrement les canaux d'eau chaude s'entremêlent avec les eaux glacées de la lagune. La piste nous conduit ensuite au lieu nommé « el desierto de Dali » : c'est effectivement d'une esthétique caractéristique de la peinture de Dali, à savoir des pitons rocheux comme posés sur un sable très lisse d'une couleur ocre claire. Maintenant il nous reste à voir la lagune blanche puis la plus belle, la laguna verde. Imaginez un volcan à la forme triangulaire caractéristique qui se reflète dans une lagune de couleur verte, c'est vraiment très, très, très beau. Le vent est toujours présent quoiqu'un peu moins violent qu'hier : nous nous remplissons les yeux de ce spectacle puis c'est le départ pour la frontière du Chili un dernier mirador pour voir la laguna blanca dans laquelle se reflète une magnifique ligne de hautes montagnes enneigées et c'est la sortie du parc naturel et enfin la frontière. Nous récupérons nos sacs disons au-revoir à nos compagnons de voyage qui repartent sur Uyuni et nous installons dans le minibus (prépayé) qui va nous emmener à SP de Atacama en 50 mn. Arrivés à SP nous allons devoir patienter une bonne heure pour satisfaire au contrôle de la douane (fouille des sacs) et de l'immigration. Le minibus nous laisse à l'entrée du centre ville et nous partons à pied vers l'hôtel Las Duendes réservé sur booking. Après avoir un peu tourné nous trouvons l'hôtel, en fait c'est plutôt un Guest-house un peu perdu dans la campagne de San Pedro, bien au calme : les chambres simples et propres donnent sur une terrasse en face d'un jardin et sur la ligne d’horizon se dresse le volcan Licancabur. Vers 14h nous ressortons pour aller déjeuner, notre première collation datant déjà de plus de 10h, nous commençons à avoir faim. Nous arpentons les quelques rues animées du centre ville et jetons notre dévolu sur « las délicias de Carmen » excellent déjeuner, pas donné mais San Pedro est très cher. Que dire de San Pedro ? Évidemment pour le côté authentiquement chilien il faudra repasser ! Mais en même temps c'est très agréable de se retrouver dans un environnement occidentalisé au climat doux (par comparaison avec le sud Lipez) avec un choix de restaurants qui permet de varier les menus. Par contre l'internationalisation de San Pedro la fait ressembler à toutes ces villes touristiques investies par les occidentaux avides d'exotisme, à condition que cet exotisme ne heurte pas leur confort. Ainsi dans les ruelles principales, les hôtels et les agences de voyage succèdent aux restaurants, bars (avec leur happy hour) et aux épiceries, dans les rues on ne parle qu'anglais (plutôt avec l'accent américain) allemand, et français. Les touristes déguisés à la mode péruvienne (bonnet et poncho) ou en petite tenue à la mode californienne arpentent les rues en terrain conquis et font leurs courses au supermarché. 06/11 Ce matin nous allons nous renseigner pour les bus pour Calama et Salta. Nous sommes obligés d'aller à la station de bus pour acheter nos billets. Retour à l'office du tourisme (Senatur) pour glaner quelques renseignements ainsi que dans quelques agences pour connaître le prix de certains tours : le choix ne manque pas puisqu'il y a près de 100 agences à S.P. mais elles proposent toutes les mêmes excursions au même prix. Concernant le coût de la vie nous avons été surpris par la cherté de la vie du moins ici à S.P.. Notre chambre par exemple, toute simple et avec bain privé coûte 60$ + 20% de taxe soit près de 70 €, dans les restaurants les prix des plats vont de 4000 à 8000 pesos (soit de 5 € à 10€) et une bière de 30 cl coûte 3500 pesos (4,50€). En dehors des excursions dans les environs il n'y a pas grand chose à voir à S.P. 7/11 Ce matin nous chargeons nos sacs à dos et partons à pied vers le terminal de bus pour Calama où nous devons récupérer la voiture louée par téléphone avant-hier. A Calama , ville réputée dangereuse, nous prenons un taxi pour rejoindre l’agence de location Econorent où l'employé très sympa nous propose pour le même prix (57€ par jour) que la voiture initialement louée, une camioneta Mitsubishi 4x4 rouge vif, voiture qu'ils prêtent régulièrement aux entreprises minières pour se déplacer sur les pistes. Vers 12h30 nous prenons la route en direction de Santa María de Iquique via Tocopilla puis le long du Pacifique. La route entre S.P. et Calama est monotone, une longue traversée du désert, même paysage entre Calama et Tocopilla. Peu avant d'arriver à Tocopilla la route en travaux coupe le relief sableux et descend en pente raide vers le Pacifique. Tocopilla est une ville minière poussiéreuse coincée entre l'océan et la montagne, vue de près on remarque les lotissements misérables des ouvriers, un peu plus loin apparait le complexe minier et les installations destinées au chargement des cargos qui attendent au large. La route va maintenant suivre la côte au plus près, le relief ne ménageant que peu d'espace entre la montagne et l'océan. La côte est totalement désertique à l'exception, de temps à autre d'un regroupement de petites cases en bois plus que sommaires habitées semble-t-il malgré le manque d'électricité et d'eau potable, de quoi vivent-ils ici ? Le relief aussi est impressionnant : un mur continu de près de 200 km de long de hautes montagnes dont les pentes à 45° se terminent par des éboulis qui viennent lécher la route et qui ressemblent à des dunes. Les amas rocheux qui bordent l'océan sont recouverts de guano, on verra même des rochers abritant des centaines de pélicans. Peu de trafic sur cette route. Temps ensoleillé avec quelques passages nuageux en provenance de l'océan. Vers 18h nous apercevons la ville d'Iquique blottie entre une grande montagne en forme de dune et l'océan. Après avoir un peu tourné, nous trouvons l'hôtel au bout de la fameuse rue Baquedano tout près de la playa Brava. L'hôtel est installé dans une vieille maison en bois typique de cette rue. L'employé très sympathique qui nous accueille s'appelle Mohamed, est Marocain et parle français ! Nous sympathisons avec des Basques espagnols et leur proposons de partager les frais d’essence de la voiture, demain, pour visiter Humberstone et les pétroglyphes de la région. Balade dans la rue Baquedano, remarquable pour ses maisons géorgiennes en pin de l'Orégon peintes de toutes les couleurs , souvenirs de l’époque bénie pour les entrepreneurs et propriétaires des mines de salpêtre. Nous pousserons jusqu'à la place Pratt et admirerons au passage le théâtre et le casino de style arabo-andalou. Bonne nuit malgré les bruits de la rue, et comme en est samedi soir, des gens ont fait la fête jusqu'au petit matin ! 8/11 Nous partons ensuite tous les 4 pour les mines d'Humberstone à 47 km d'Iquique : nous trouvons assez facilement la route pour quitter Iquique par le haut de la montagne. Il faut reconnaître que dès que l'on quitte les avenues centrales et le bord de mer, les maisons ou plutôt les petites cases en bois et en tôle font grise mine par rapport aux maisons bourgeoises de la rue Baquedano : le mirage économique du Chili ne concerne au mieux que 5 % de la population, résultat logique dans une économie fortement marquée par la vision néolibérale des « Chicago Boys ». Nous quittons Iquique par la route de la montagne qui offre des vues superbes sur la ville. Peu après l'autoroute payante nous amène à Humberstone. Nous allons visiter pendant près de 3h cet immense complexe industriel associé à une ville qui pendant près d'un siècle a exploité le salpêtre, vendu dans le monde entier jusqu'aux années 1960. Tout a été figé en l’état après l'arrêt de l'exploitation et certaines parties on été transformées en musée : ainsi on peut visiter les habitations des contres-maîtres, l'école, le théâtre, l'église, l'hôtel et le complexe industriel lui-même. Les odeurs de graisse et de métal chauffé subsistent encore dans les ateliers rouillés plus de 40 ans après l’arrêt définitif ! A force de s'y promener on s'imprègne de l'atmosphère et on s'y voit comme si on y avait vécu. Les conditions paraissent difficiles, la vie des ouvriers et de leurs familles, extrêmes. Le paternalisme patronal fonctionnait à fond avec la prise en main de la force de travail à tout point de vue : église, santé, éducation, obligation de tout acheter à l'épicerie de l'usine en échange de bons et non d'argent . De plus ce lieu désert balayé par le vent, écrasé par le soleil rajoute une note de bout du monde à ce tableau étrange. Après cette visite nous repartons en direction du Nord par la route 5 vers Huara et les géoglyphes d'El Gigante de Atacama : il s'agit d'une « image » d'un personnage de 83 m de haut « dessiné » sur une colline au milieu du plateau désertique et qui daterait de plus de 1000 ans. Retour à Iquique. Je vais ensuite me balader le long de la grande plage d'Iquique où se retrouvent, en ce dimanche, beaucoup d'habitants de la ville. On se croirait sur une plage de France ou d'Europe : les familles se sont installées avec barnum ou tentes, glacières et chaises de camping. Les enfants jouent dans l'océan sous la surveillance des parents, des adolescents se bécotent à l'abri des regards des adultes, d'autre font du surf, jouent aux ballons, les plus vieux font la sieste.

9/11 Ce matin il fait gris sur Iquique comme hier, ce sont les nuages amenés par la brise marine mais qui ne pénètrent pas loin à l'intérieur des terres : en effet 15 km plus loin le soleil brille sur le désert. Nous prenons la direction de Pica et Matilla que nous atteignons au bout de 50 km après la mine d'Humberstone. Ce sont effectivement des oasis en plein désert situées au début de la chaîne andine, nous sommes à 1000 m d'altitude et il y fait bon. Le village de Matilla se réduit essentiellement à un belle place centrale bien fleurie et arborée sur l'un des côtés se trouve l'église de 1800 et rénové il y a peu après un tremblement de terre. À l'intérieur il y a une représentation de la cène : tous les personnages bibliques dont les noms sont précisés sur des plaquettes de bois sont en plâtre ou en bois, c’est très original ! Un peu plus loin à côté de la place se trouve un vieux pressoir d'il y a quelque 300 ans. Nous continuons notre route jusqu'à Pica 3km plus haut. Même situation : place, église et vieilles maisons coloniales typiques du temps du salpêtre. Nous allons jusqu'à la piscine d'eau thermale chaude en haut du village et nous nous payons (3000 pp) une baignade agréable dans une eau qui fait 30°.Nous repartons vers les géoglyphes de los Pintados à 30 km d'ici sur le route 5. Bien que le site soit fermé le lundi, une piste parallèle nous permet de voir à distance quelques figures réalisées avec des pierres : des cercles, une croix andine et des rectangles. A coté de l'entrée du site se trouve les restes en ruine d'une exploitation minière : des maisons, une gare, un wagon rouillé et des rails qui s'éloignent en ligne droite vers l'horizon, étrange ! Nous reprenons la route du désert vers Pozo Almonte, puis Humberstone et enfin Iquique.

10/11 Pour retourner à San Pedro, nous reprenons la route de la côte comme il y a trois jours, temps gris durant la moitié du trajet puis le soleil fait son apparition peu avant Tocopilla, ville toujours aussi moche ! On s'est arrêté 10 mn pour aller se tremper les mains dans les Pacifique sur une plage où trois plongeurs se préparaient pour la pêche du matin, la plage était jonchée de coquilles vides d'oursins. A Calama il a fallu ruser pour ne pas se perdre, aucun panneau n'indiquant San Pedro, finalement nous nous en sommes bien sortis avec l'aide d'un habitant, mais quelle ville « merdique » à tous points de vue : sans intérêt, dangereuse et poussiéreuse. En fin de journée nous visitons à S.P. l'intérieur de l'église caractérisée par la charpente en bois de cactus « cardones » de son toit.

11/11 Départ vers 9h en direction de la vallée de la lune, facile à trouver grâce aux nombreux panneaux indicateurs. Il n'y a quasiment personne, la température est agréable et l'éclairage tout a fait photogénique. Nous arpentons cette longue vallée en voiture, nous arrêtant aux endroits indiqués : D’un côté du mirador on a une très belle vue plongeante sur une dune de sable foncé et un amphithéâtre. L'autre versant est moins esthétique et consiste en des reliefs rouges très ravinés par l'érosion et correspondant mieux au style lunaire. Les trois concrétions appelées « Tres Maria », n'ont pas, à mon avis un intérêt majeur, car de quelque côté que ce soit on a vraiment du mal à y voir une quelconque Marie ! Le canyon du sel à l'entrée est impressionnant : déjà relativement étroit au début, il se rétrécit de plus en plus à mesure que l’on progresse vers l’entrée de la grotte et à la fin il devient tellement étroit qu’ on ne peut y cheminer que seul de front puis il s'enfonce et bientôt disparaît dans une grotte profonde. En début d'après-midi nous reprenons notre 4x4 rouge vif pour aller voir la laguna Tebenquiche à près de 45 km de San Pedro par une piste assez difficile. C'est une belle lagune toute blanche recouverte par endroits d'une épaisse couche de sel blanc immaculé brillant sous le soleil. Au loin quelques flamants. Grand calme, nous sommes seuls avec une vue à 360° sur tout le haut-plateau et à l'horizon, des volcans, les plus hauts dépassent les 5000 et 6000 m . En revenant à S.P. nous continuons en direction du Pucara de Quitor à 3,7 km. Compte tenu de l'heure tardive (18h) et de la fermeture du site à 19h on ne peut plus monter au mirador mais seulement se balader près du pucara dont l'accès lui-même est barré : visite sans beaucoup d'intérêt sachant que le pucara est très ruiné, la vue sur SP est néanmoins agréable à cette heure 12/11 Réveil à 4h40, à 5h nous démarrons pour faire les 87 km de piste vers les geysers de Tatio. Il fait encore nuit, je trouve facilement la piste, ayant repéré depuis plusieurs jours le trajet sur des cartes sur internet. En fait à chaque embranchement de pistes, des panneaux indiquent clairement la direction du Tatio en dehors de quelques dizaines de km vers la fin, la piste est très carrossable avec un 4x4 et on roule entre 60 et 80 km/h sur la plus grande partie de la piste. Il nous a fallu moins de 90 mn pour faire les 88 km de distance essentiellement en montée puisqu'on passe de 2500 m à près de 4200 m. En débouchant sur le plateau on voit de loin les fumerolles des nombreux geysers qui le tapissent : certains sont minuscules à peine visibles, d'autres crachent leur vapeur haut dans le ciel, d'autres encore soufflent toutes les 3mn pendant 15secondes. Il y a beaucoup de monde, c'est normal vue les dizaines de minibus garés sur le parking mais comme le site est grand les gens se répartissent et quittent rapidement les lieux pour aller aux thermes de Purisma. En revenant sur S.P. nous verrons à plusieurs reprises des vigognes, quelques oiseaux près des cours d'eau et un troupeau de lamas près d'un hameau indien. En résumé belle balade dans l'altiplano, qui vaut autant pour les paysages et les vigognes que pour les geysers que nous avons déjà vus en Bolivie. Retour vers 16h à la Pucara de Quitor, cette fois sera la bonne : le mirador de Quitor domine tout le haut plateau mais surtout il offre une vue imprenable sur un ensemble de reliefs de couleur rouge-brun extraordinairement ravinés situés tout prêt de la vallée de la muerte. Il fait une chaleur accablante et la clim est la bienvenue dans la voiture. Retour à S.P. la poussiéreuse, accablée sous le soleil, toujours autant de touristes qui arpentent les rues commerçantes à la recherche d'objets typiques souvent importés hors de la région et même du pays ! Les agents de voyage hèlent le passant proposant tous les mêmes tours aux mêmes prix. Les chiens sommeillent ou se défient à grands coups de gueule. 13/11 Aujourd’hui nous partons ramener le 4x4 à Calama chez Econorent où nous retrouvons le même employé très sympathique et ouvert : on peut dire que nous avons été gâtés, tant par l’accueil des Boliviens que des Chiliens jusqu’à présent. En attendant le départ du bus pour S.P. je vais aller me promener autour de la place centrale : elle n'est pas plus grande que celle de Matilla ou de Pica, mais ici aussi les statues qui glorifient soit des militaires soit plus rarement des poètes y ont toutes leur place un peu plus loin dans la rue piétonne un monument très kitch célèbre les Andes et les lamas, un peu à l’image des fausses grottes de Lourdes que l'on peut voir chez nous, plus loin encore l'incontournable monument à la gloire du mineur dressé de toute sa hauteur et tenant magistralement un marteau piqueur des deux mains. Pour le reste la ville n'a aucun charme particulier et paraît abriter une population plutôt pauvre. A 11h notre bus moderne part pour S.P. que nous atteindrons au bout d'une heure ¼. Déjeuner au restaurant Estaka. En fin d'après-midi tout bascule, les terribles nouvelles des attentats de Paris nous arrivent. Dans la soirée le bilan des attentats s'est dramatiquement alourdi passant de 18 à plus de 100 morts. Malgré la distance tant physique que psychique, nous sommes atterrés ! 14/11 Nous quittons l'hostal et ses sympathiques hôtes et partons à pied jusqu'à la station de bus et nous voilà partis pour 11h de route à travers les Andes avec des cols à plus de 4000 m. Autant dire que le panorama est somptueux, surtout que nous avons réservé les places panoramiques tout devant à l'étage supérieur. Après une longue montée nous voilà sur le haut plateau, le route serpente à plat entre des volcans et de très hauts sommets. Le long de la puna, des salars et des lagunes se succèdent à intervalles réguliers, des vigognes paissent tranquillement au bord de la route, pas effarouchées par la circulation routière. : tout est très minéral excepté quelques touffes d’ichú (la graminée reine de l’altiplano) de ci de là. Sur la route on ne croise que quelques gros semi- remorques qui transportent du fret entre les deux pays. Le regard porte loin car la puna est très vaste et l'horizon n'est pas fermé par une barrière continue de hautes montagnes : en effet les volcans sont isolés les uns par rapport aux autres, de ce fait on n'a pas vraiment l'impression de franchir un col comme dans les Alpes. Après un long trajet sur les hauts plateaux jusqu'à Salinas Grande, la route pénètre dans des reliefs plus mouvementés et on franchit un col vers 4200 m puis c'est la grande descente vers Purmamarca. La vallée très étroite et encaissée au début s'élargit, l'eau fait son apparition, les cultures et les pâturages suivent. Ça fait drôle de voir une vallée verte avec des vaches et des moutons après toute cette sècheresse chilienne. Le bus nous dépose à la station de Jujuy où il nous faudra attendre environ 1h avant de reprendre un omnibus pour Salta qui mettra non pas 1h comme annoncé mais 3h1/2 puisqu'il s'arrêtera dans chaque ville un peu importante du trajet de 100 km qui nous sépare de Salta. Arrivés à Salta nous partons à pied (15 mn) en direction de l'hôtel Antiguo Convento. Installation dans une belle chambre grande et nickel avec belle sdb. 15/11 Découverte de la ville : promenade vers la place du 9 juillet, visite de quelques magasins de souvenirs où l'on trouve des tissus andins, des objets en bois et cactus, du cuir, des bols à maté de toutes formes et matières. Au « viejo jack »Le choix est vite fait entre viande et viande, nous optons pour notre première « parrillada « avec intestins, rognons, poulet, boudin, saucisse, viande et patates frites. Nous allons ensuite nous nourrir de culture en allant visiter le M.A.M. et sa fameuse momie enfantine trouvée ensevelie tout en haut des volcans les plus hauts des Andes. Belle présentation très documentée et qui prépare bien à la vision de cet enfant sacrifié il y a plus de 500 ans pour permettre au monde inca de réconcilier le monde supérieur et celui d'ici-bas. On en sort quand même un peu impressionnés. Ensuite nous remontons la rue Balcarce réputée pour ses bars à musique, les peñas et aussi son marché artisanal qui s'étire le long de cette rue jusqu'à la gare des chemins de fer. Des vendeurs y proposent leurs propres productions de tissus, lainages, bijoux, articles de bois ou de métal, récup-arts . 16/11 Nous partons ce matin comparer les prix des différentes agences de location de voitures dans le centre ville, calle Caseros et Buenos Aires. Après en avoir fait une demi-douzaine nous choisissons la moins chère à qualité équivalente, Andarsalta car. A la mi-journée nous déjeunons rue Cordoba au restaurant « Doña Salta » prix un peu élevé mais nourriture typique. Je ressors en fin de journée pour aller faire quelques photos avec le soleil couchant et l'éclairage électrique de début de soirée. Il y a beaucoup de monde qui se promène à cette heure autour et sur la place. La cathédrale est pleine de fidèles venus assister à la messe du soir, parmi eux quelques exemplaires de la bonne société blanche de Salta sur leur 31.

17/11 Départ dans notre Chevrolet Classic pour la quebrada de Humahuaca par la très belle route de la corniche n°9 : c'est une route sinueuse mais bien revêtue qui traverse de belles forêts tropicales aux arbres majestueux, des lacs de barrage, des pâturages, et de petites exploitations agricoles. On retrouve la quebrada à la hauteur de San Salvador de Jujuy puis la route remonte vers le nord en empruntant la large vallée creusée par la rivière. Nous arrivons dans l'après-midi à Tilcara et nous nous installons à l'hostal « la Estación « : c’est un hôtel correct un peu loin du centre de Tilcara et sans jardin pour se reposer. Tilcara est un village indien authentique dont seulement deux rues sont dédiées au tourisme avec échoppes de souvenirs, bars et restaurants ce qui ne change pas l'architecture locale ni l'ambiance. Nous ressortons vers 20h et allons dîner à la « peña de Carlitos » : lama pour tout le monde (milanesa et churrasco). Un quatuor d'indiens (charango, guitare, tambourin et flûtes) nous a ensuite régalés de musique indienne (cueca, carnavalito chacarrera etc.) jusque tard le soir : excellente soirée. 18/11 Nous quittons l'hostal la Estación et déménageons pour la « Posada con los Angeles » qui avec son jardin nous donne la possibilité de profiter du bon air de la montagne. En voiture nous prenons une piste en direction du Pucara de Tilcara. C'est une reconstitution de ce Pucara qui défendait l'accès à cette vallée stratégique mais que les Espagnols ont finalement assiégé et conquis. Le pucara étant construit sur une butte, la vue depuis là haut est superbe et s’étend sur toutes les montagnes aux alentours. Malgré l'heure matinale (9H) il fait déjà bien chaud. De magnifiques cactus (« cardones ») ont colonisé le site. Nous poursuivons par la piste poussiéreuse qui mène à la Garganta del Diablo à 8 km. A la guérite du gardien nous laissons la voiture et descendons dans la gorge pour aller voir à 15mn à pied la cascade : Il y a peu d’eau, mais la chute est haute et la balade en vaut la peine. Beaux paysages, balade facile avec quelques gués à traverser. Une petite boucle de 10 mn à pied serpente et surplombe la gorge très étroite. Retour à la Posada et repos dans le beau jardin. Nous ressortons en début de soirée et allons dîner au « Nuevo Progreso », un restaurant tenu par deux jeunes gens : excellente cuisine, excellent vin rouge d'Amalaya, le tout sur des chansons de Gainsbourg, une amabilité du patron pour nous faire oublier les attentats de Paris. 19/11 Après avoir changé quelques $ au « blue »( marché semi-officiel et toléré donc !) nous prenons direction d'Uquia, village situé dans la quebrada environ 40 km vers le nord. Le paysage est toujours le même, une grande vallée large occupée par le Rio Grande, qui à cette saison n'en occupe qu'une minuscule proportion. Les villages en adobe, sont installés près de la rivière. A Uquia nous nous arrêtons pour visiter la vieille église coloniale baroque réputée pour ses tableaux de l'école de Cuzco représentant les archanges en guerriers en armes avec épées et arquebuses. Un petit marché artisanal occupe la place devant l'église, nous y achetons deux chemins de table en laine, tissés main et brodés. Nous repartons pour Humahuaca qui en proie à la fièvre électorale. C’est ici que va se clore la campagne des élections présidentielles avec la venue de Mauricio Macri, le candidat libéral en tête du duel qui l'oppose à Scuoli. Les hôtels se remplissent vite et nous choisissons el « Camino del Inca », catégorie supérieure à 70€ (mais dans les détails ça ne les vaut pas). De toute façon la vie est très chère en Argentine et le rapport qualité-prix est une notion plutôt élastique : Un plat dans un restaurant populaire coûte facilement 6€, 33cl de bière 4€, un dessert banal 5€, un menu complet 10€ sans la boisson. Pour les hôtels c'est pareil, à 40€ c'est plutôt rustique, à 60€ il y aurait encore beaucoup à dire, même à 80€ il y a à redire. En ville, à l'office du tourisme nous nous informons de ce qu'il y a à voir dans les environs puis allons déjeuner dans un petit restaurant sympathique « El Aisitio » d'excellentes empanadas juteuses et très goûteuses à la viande, au jambon et fromage. Vers 16h nous prenons la voiture pour faire les quelques 26 km de piste en ripio (piste gravillonnée et tôle ondulée) pour découvrir el Hornocal, la montagne aux douze couleurs. La piste grimpe jusque vers 4400 m puis s'arrête au mirador à 4320 m. De là, la vue sur les reliefs colorés est superbe, nous en profitons, émerveillés, d'autant plus qu'à cette heure les couleurs sont magnifiques. Retour dans la poussière, arrêt à un petit cimetière tout coloré lui aussi par les guirlandes et les fleurs multicolores en plastique déposées il y a peu. En ville c'est l'effervescence, il a du monde partout, des groupes de danseurs et chanteurs en costumes animent les rues et se produisent dans les gradins sous la statue de je ne sais quel héros local. La foule est chauffée à blanc en attendant Macri. Toute la grosse machinerie électorale du parti libéral est en action : grand écran électronique, régie de télévision, drones filmant la foule agitant de petits drapeaux, feux d'artifice etc. L'arrivée de Macri entraîne une explosion de joie et de cris de la part des fervents supporters : on peut se demander ce qu'un parti libéral peut apporter ici pour améliorer la situation difficile des indiens que je suppose aussi misérable que celle des indiens boliviens ! 20/11 Après le petit-déjeuner nous allons à pied à la station de bus toute proche : le bus pour Iruya part à 8h20 en direction du nord par la route asphaltée puis bifurque au bout de 20 km pour emprunter une piste de ripio qui va doucement s'élever pour atteindre un col à plus de 4000 m avant de redescendre par une piste étroite qui slalome entre les gorges abruptes et les montagnes. De temps à autre le bus s'arrête une indienne descend et part sur une piste en pleine nature où va-t-elle ? Pas de maisons à l'horizon ? De toute façon les conditions de vie doivent être très difficiles. Ici les gens sont autosuffisants, ils cultivent quelques arpents de terre (fèves, quinoa, papas) ou possèdent un petit troupeau de lamas, chèvres ou moutons. La poussière est omniprésente et comme il y a un fort vent en continu qui soulève des bourrasques de poussière, on en mange toute la journée. Après une descente vertigineuse dans une vallée très encaissée, le village d’Iruya apparaît au loin avec ses maisons et son église perchées sur une moraine qui sépare deux vallées. C'est un village comme il y en a partout ici, les maisons sont construites en adobe, certaines sont peintes de couleurs vives, d’autres sont brutes. Grâce au tourisme, des restaurants, des hostals ont ouvert. L'église est intéressante avec son autel tout blanc et ses vitrines dans lesquelles sont placées des images pieuses. En contre-bas il y a un petit marché où se retrouvent les locaux soit devant de modestes cantines soit devant les étals des marchands. D'un mirador assez haut placé on a une belle vue sur le village et les montagnes. Un pont suspendu permet de traverser et d'aller de l’autre côté de la rivière. Pour calmer une petite faim nous déjeunons au restaurant « los Cachis » de poulet rôti et d'estofado de cabrito : très bon et pas cher. A 15h15 le bus repart dans l'autre sens et comme le vent s'est levé et qu'il nous renvoie la poussière, nous en sommes couverts. Au bout de 3h nous re-voilà à Humahuaca en compagnie d'élèves de retour de l'école. Il fait gris et frais à Humahuaca.

21/11 Beau temps, ciel bleu, nous quittons Humahuaca vers 9h et prenons la route vers le sud, passons Uquia, puis le Tropico du cancer, simple panneau sur la route, arrivons enfin à Purmamarca vers 11h et prenons une chambre à l’hostal « Pequeño Inti ». Nous faisons un tour du village, nous arrêtant pour regarder les nombreuses échoppes de souvenirs sur la place et tout autour : on y trouve les mêmes articles qu'à peu près partout, plutôt de facture industrielle qu'artisanale. La place est belle, l'église toute simple, avec un autel réduit à sa plus simple expression, ce qui est assez rare en Amérique latine. Un bel algarrobo de 700 ans répand son ombre sur la place. Je décide d'aller faire la balade de 3km (45mn) pour admirer les reliefs colorés qui ont fait la réputation de Purmamarca. C'est effectivement superbement coloré : deux gros massifs d'une couleur rouge saturée tranchent avec les autres montagnes à dominante grise et verte. On ne parle que français et la ville est envahie de touristes venus passer quelques heures. Il y a de nombreux restaurants, finalement nous choisissons un restaurant qui dispose d'un patio en plein air ombragé par une variété de poivrier et qui sert un menu avec de la parrillada pour 90 pesos : la viande est délicieuse et juteuse à souhait, un vrai régal. En fin de journée, je repars faire le tour du « Paseo de los colores » avec un éclairage différent, rasant par endroit et qui met le rouge en valeur. 22/11 Avant de partir, nous faisons une dernière fois, en voiture la balade de los siete colores, avec encore un autre éclairage mais tout aussi beau que les autres. Puis c'est la grande montée (1600 m de dénivelé) depuis le fond de la vallée jusqu'au haut plateau de Las Salinas Grandes par une belle route goudronnée avec très peu de circulation, nous verrons des vigognes à plusieurs reprises sur le bord de la route, en fait elles cherchent à manger dans les innombrables tas d'immondices qui jonchent les bords. Au loin on aperçoit maintenant le salar de Salinas Grandes. Nous ferons un petit arrêt à la première exploitation salière rencontrée puis rebrousserons chemin sur 6 km pour prendre vers le sud la piste n° 79 ex n°40 qui, par Tres Morros, permet de rejoindre San Antonio de Los Cobres. La piste de ripio, un peu tôle ondulée sur les 30 premiers km, s'améliore ensuite et me permet de faire plutôt une moyenne de 70 km/h que de 50 à 60 au début : en fait les 97 km seront franchis en un peu moins de 2h de temps et dans de bonnes conditions de sécurité. Nous croiserons à maintes reprises des hardes de vigognes, des troupeaux d'ânes noirs, des lamas, plus rarement des moutons, sur 97 km, le désert, une ou deux fermes isolées dans la puna, un hameau qui avait l'air d'être abandonné et des pierres et des herbacées à l'infini. Un panneau recommandait de s'arrêter pour visiter un improbable musée andin totalement perdu dans la puna ! S.A. De los Cobres apparaît enfin à l'horizon : le nuevo pueblo qui s'annonce en premier ne laisse pas une impression favorable : de petites maisons en adobe lépreuses, des rues poussiéreuses, le vent qui soulève des bourrasques de poussière, les rues vides à l'exception de quelques jeunes affalés à l'ombre d'un mur. San Antonio qui suit ne vaut pas mieux. On a un peu de mal à trouver l'hostal Palenque réservé la veille. Chambre correcte à 3 lits. Nous décidons d'aller tout de suite voir le viaduc el polvorillo à 19 km de piste en ripio. Vent assez fort, le viaduc est bien là qui permet au « train des nuages » de franchir cette vallée encaissée. Il n'y a pas grand chose à faire à S.A. en particulier le dimanche : on se demande d'ailleurs ce qu'y font ses habitants, essentiellement travailler dans les mines, quant aux jeunes les divertissements y semblent limités, même pas de cinéma, il reste la télé, la belle affaire ! En fin de journée, les résultats des élections sortent et aux dernières nouvelles Macri, le candidat libéral aurait gagné les élections présidentielles avec 54% des voix. 23/11 Au moment de partir, la logeuse nous fait remarquer l'état de mon pneu arrière gauche qui est à plat, conséquence de la centaine de km de piste en ripio d’hier. Heureusement il y a une gomería pas loin à 3 cuadras (pâté de maisons). Une 1/2h plus tard tout est rentré dans l'ordre pour 50 pesos. Et nous voilà repartis sur une autre piste de ripio sur 12 km avant de retrouver une route asphaltée ! La route traverse de beaux paysages et longe la voie ferrée du train des nuages. Elle traverse plusieurs gorges celle du Toro entre autres. Puis le ripio reprend peu avant d'arriver dans la plaine de Salta. Arrivé à Campo Quijano nous tournons à droite vers Rosario de Lerma avant de prendre la nouvelle route qui, par la Florida, rejoint la 68 peu avant Carril. Puis c'est la remontée sur la route 33 vers les hauteurs par la Quebrada de Eiscope, les Monts Pelés de la Cuesta del Obispo, el valle encantado et la recta Tintin. Et nous voilà de nouveau sur les hauts plateaux mais à seulement 2500 m en moyenne d'altitude. La route est goudronnée sur les ¾ de son trajet en dehors de la grande montée vers les hauts plateaux avant la recta tintin. A Cachi nous nous installons au « Pueblo Antiguo », un peu cher (700ARS) mais avec l'avantage d'un patio et d'un jardin. Pour calmer notre faim nous allons boire, bière et limonade, et partager une bruschetta, chez Oliver sur la place. Le village de Cachi reproduit le schéma habituel des villages andins : place centrale entourée par l'église, la mairie, et d’autres bâtiments officiels. Les maisons blanches à 1 ou 2 niveaux maximum font indéniablement penser aux villages blancs andalous. La chaleur est suffocante et un vent violent souffle en rafales. Diner de capeletti au restaurant « Ashpamanta. »

24/11 Journée repos, beau temps, soleil éclatant, forte chaleur dès 11h. Je pars me balader vers un des miradors, celui qui jouxte le cimetière. Belle vue, plus sur le nevado Cachi que sur la ville qui abritée derrière les arbres ne se révèle que peu. Les cimetières sont toujours émouvants avec leurs tombes souvent minimalistes, seules quelques fleurs en plastique de couleurs vives donnent un peu de couleurs à cet univers gris, poussiéreux et minéral. Après-midi à buller et à digérer l’excellente parrillada de cabrito dégustée dans un resto près de la place principale. En ville on ne parle que le français, en dehors de l'argentin évidemment, des Français de tous âges, souvent voyageurs individuels se retrouvent ici, il y a même un groupe de motards chevauchant des Royal Enfield qui rodent sur les pistes du NOA (nord ouest argentin). Cachi est aussi le paradis des vieilles voitures déglinguées tant américaines que françaises.

25/11 Départ ce matin à 9h30 pour plus de 100 km de ripio entre Cachi et San Carlos peu avant Cafayate. La piste suit plus ou moins le cours du río Calchaqui slalomant entre les collines et la plaine alluviale. Arrêt à Molinos, visite de sa belle église et du bel hôtel installé juste à côté dans une vieille maison coloniale, puis c'est reparti pour 70 km de ripio, avec un passage dans une quebrada dont les amas de roches rouges sont tous inclinés à près de 70° vers le haut, c'est impressionnant. Arrivés à Cafayate au bout de 4h de route (arrêt à Molinos compris), nous choisissons l’hôtel « Hospedaje » : bel hôtel dont les chambres donnent sur des patios, soit celui de la piscine, (on en profite car il fait très chaud) soit un autre patio fleuri, excellent rapport qualité/prix à 500 pesos. Nous allons faire un tour en ville, c'est à dire le tour de la plaza mayor, en général c'est le seul endroit à visiter puisque s'y trouvent les bâtiments principaux (église, OT, musées, restaurants et bars etc.). Nous déjeunons chez « Las Marias » d'un bon menu (empanadas, quadril et sorrentinos) accompagné d'un vin blanc Torrontès du coin : excellent et d'un prix correct (menu à 95 pesos). En fin de journée balade vers la place, tour des boutiques d'artisanat qui ne manquent pas ici non plus. 26/11 Petit-déjeuner avec un bon et vrai café expresso à la machine et des toasts croustillants, ça change !. En ville, sur la place se prépare une remise de médailles et diplômes de la police nationale et les huiles locales sont là en tenue de cérémonie, le photographe et le cameraman sont prêts à immortaliser la scène, les enfants des écoles font leur apparition. Je pars visiter le musée du vin et de la vigne : intéressant, bien présenté et didactique avec une partie géologie et climatologie puis une partie techniques viticoles et vinicoles. En fin de journée nous allons en voiture nous promener parmi les bodegas et le vignoble, dégustation gratuite à la bodega Banda grâce à un bus de touristes argentins, nous nous sommes mêlés à eux et le serveur nous a proposé une dégustation, entre autres d'un torrontès semi-tardif excellent. 27/11 Encore et toujours du soleil, fond de l'air frais jusqu'à 9h, après, la température monte vite. Nous quittons Cafayate tôt vers 8h30 et prenons la direction de Quilmes 52 km au sud de Cafayate. Ce site archéologique, géré par la communauté indienne « Diaguita », accroché à la pente de la montagne, se réduit à des murs de pierres sèches, restes des habitations et autres constructions . Les cactus « cardones » ponctuent l'ensemble du site. Bel aperçu depuis les deux miradors situés sur les hauteurs. Nous reprenons la route en direction du sud vers Amaicha del vall, la route grimpe en lacets serrés vers un col environné de nuages et de brumes puis c'est la descente vers Tafi del Valle : quel contrast ! il fait frais, le ciel est couvert, les prés sont verts, des vaches, des chevaux broutent l'herbe. Tafi s'étend sur plusieurs vertes collines et ressemble à une station de montagne vosgienne, pas de vrai centre à part un T de rues commerciales dédiées au tourisme : ventes de produits régionaux (salami, fromages, vins, souvenirs divers). Visite à l'ancienne estancia jésuite. Il commence à pleuvoir au moment où nous quittons Tafi, les nuages et le brouillard vont nous gêner durant toute la montée et descente du col. Pour dîner, je vais acheter une bouteille de Torrontès que nous allons boire avec le fromage et le salami acheté à Tafi, dans le patio de l'hostal. 28/11 Temps gris, température de 20°, nous allons visiter la bodega Piatelli à 3 km du centre ville. Visite intéressante par un guide compétent et agréable. De création récente cette exploitation qui regroupe plus de 100 ha de vignes produit essentiellement des vins à base de cépages torrontès et malbec vieillis en fûts de chêne. Nous terminons la visite par la dégustation de 7 vins de cépages différents : malbec, torrontès, sauvignon, malbec-tannat et de provenances différentes : Cafayate et Mendoza. 29/11 Ce matin retour à Salta, direction la Quebrada de las Conchas par la route 68, arrêt aux différents points de vue, particulièrement les beaux reliefs de los Colorados bien mis en valeur à cette heure. Bons points également pour Los Castillos, la quebrada a Paranilla et el anfiteatro. Malheureusement le ciel s'est bien couvert et les couleurs, souvent le rouge, ressortent nettement moins bien sans soleil ! La route sort au bout de 50 km de la quebrada à la hauteur du village d'Alemania, la verdure fait son apparition . Les champs cultivés (céréales, tabac, pâturages) succèdent aux bosquets et aux villages agricoles. On voit de nombreux troupeaux de ruminants, beaucoup de chevaux également. Vers 16h nous voilà dans les faubourgs de Salta et grâce à une carte détaillée nous faisons un sans faute pour arriver à l’« Hostal el Hogar. » Ciel toujours couvert, le fond de l'air est frais ! Ça change de la canicule d'il y a 10 jours. Dîner (délicieux) au Solar del Convento. 30/11 Ciel un peu gris mais le soleil n'est pas loin. Nous ramenons la voiture chez le loueur (Andarsalta) allons faire quelques magasins de souvenirs, puis changer nos € (taux de 14,70) chez Ramón, changeur recommandé par l'employée d'Andarsalta. Passage obligé à la poste pour acheter des timbres pour nos cartes postales, la 1re fois il y avait tellement de queue que nous avons rebroussé chemin pour revenir dans l'après-midi. Nous avons souvent vu des queues de gens attendant devant les banques ou les administrations, ça paraît faire partie de la vie quotidienne des argentins ! A 16h15 le remis (=taxi) réservé par l'hôtelier arrive et en 15 mn, à fond la caisse, nous conduit à l'aéroport pour 110 pesos. 90 mn de vol dans les nuages et nous arrivons à la nuit tombée à Puerto Iguazú il a plu, il fait humide et chaud. Nous prenons le bus Ciudad qui pour 90 pesos par personne nous amène devant notre hôtel « Los Helechos ». Bel hôtel avec des chambres qui se distribuent autour d'un grand jardin tropical. 01/12 On renoue avec la clim : ce qui veut dire que nous en avons fini avec les climats désertiques et frais, voire froids de haute montagne, voilà maintenant les tropiques avec chaleur humide et moustiques. Petit-déjeuner très, très sucré, hélas on ne s'y fait pas ! A 8h nous partons au terminal de bus tout proche pour prendre le bus « cataratas » qui toutes les 20 mn fait la navette entre la ville et les chutes, côté argentin. Après avoir acheté nos billets (cher, 26€ p.p.) à l’entrée des chutes, nous allons faire la queue pour prendre le train qui mène au bout du site à la Garganta del diablo. La queue se résorbe assez vite et nous sommes bientôt rendus à la station cataratas. Changement de train et ça repart jusqu'au terminus d'où partent les passerelles pour la Garganta. Au début le chemin sur passerelle en bois, serpente dans une forêt tropicale d'où sortent des coatis et des iguanes. Puis le chemin longe des bras de l'Iguazú, l’humidité augmente, le bruit des chutes se fait plus fort, la passerelle maintenant traverse un grand bras du fleuve et approche des chutes que l'on imagine seulement à cause du brouillard qui s'élève au dessus d'elles. Puis c'est le choc, la vision depuis la passerelle qui domine les chutes à pic. Un grondement assourdissant, des masses d'eau brune qui dévalent dans le vide en effet on n'aperçoit pas le fond à cause de la brume occasionnée par les chutes. Il y a du monde mais avec un peu de patience chacun peut accéder aux meilleures places du mirador. Le selfie avec ou sans perche est tendance ! On ne se lasse pas de voir ces masses d'eau s'écraser dans le vide. Après ce premier mirador exceptionnel nous revenons sur nos pas et partons en train jusqu'à la station Cataratas, de là nous prenons le paseo superior où d'autres miradors tout aussi exceptionnels permettent d’embrasser toute la longueur de la falaise où démarrent les chutes. Plusieurs points de vue sont intéressants parce qu'ils intègrent de la verdure (arbres, plantes diverses) devant les chutes, c'est le bonheur du photographe ! Nous prenons le paseo inferior qui offre cette fois-ci des points de vue depuis tout en bas, un peu moins impressionnant, quoique ! Je termine la journée par le chemin Macuco qui, en 3,5 km dans la forêt vierge, mène jusqu'à un autre point de vue sur l’Iguazú. Retour à Puerto Iguazú où heureusement les restaurants servent de 12h à 22h ! ce qui nous permet de déjeuner chez Piacere, malgré l’heure, il est 16h ! En sortant il pleut, c’est une bonne averse tropicale.

02/12 Il a plu cette nuit et il continue de pleuvoir. Nous prenons le bus direct (billet acheté la veille chez Crucero del Norte) à 8h10 pour les chutes, côté brésilien : le ciel est bien gris et le restera toute la journée. Nous passons la frontière, formalités rapides, nous voilà au Brésil, 10 mn plus tard nous rentrons dans le parc. De là un bus à étage nous emmène jusqu'au départ du chemin qui descend vers les chutes et les longera jusqu'à l'ascenseur terminal. Le premier mirador ouvre sur du gris uniforme ! Le brouillard et/ou les nuages ont tout envahi : on ne voit strictement rien, par contre on entend le rugissement des chutes. Deuxième mirador, on aperçoit vaguement la blancheur du départ des chutes, enfin un peu plus loin la scène se dévoile et l'on retrouve la magie d'hier après-midi mais sans le soleil. Plus on avance vers la Garganta del diablo, plus la vision se précise et plus aussi on se rapproche des chutes ! La vision qu'offre ce côté est tout aussi extraordinaire et peut être plus extraordinaire encore que du côté argentin. La vue embrasse quasiment la totalité des chutes et la vision de la garganta est prodigieuse. Du bout de la passerelle, au ras des flots on est pile au-dessus de la deuxième chute. La première chute nous bouche tout l'horizon, de gros paquets d'embruns poussés par le vent nous trempent. Nous remontons ensuite le chemin jusqu'à l'ascenseu , construit au pied de la première chute : là aussi le spectacle est grandiose et assourdissant. Des tonnes d'eau se jettent du haut de la falaise sur plusieurs centaines de mètres juste devant le bâtiment de l'ascenseur. Des dizaines d'oiseaux de la famille des martinets nichent à quelques cm des chutes et s'amusent à voler au plus près des trombes d'eau ! Retour à l'entrée du parc en bus puis passage de la frontière et rentrée à l'hôtel pour se changer et se sécher ! Nous réservons ensuite nos billets de bus pour San Ignacio pour demain matin à 7h. 03/12 Réveil à 6h40 pour être à la gare routière avant le départ du bus à 7h. C'est un grand bus Crucero del Norte, nous avons réservé les place à l'étage tout à l'avant. Ciel gris mais il ne pleut pas, tout se passe bien jusqu'à l'arrêt d'el Dorado où nous nous rendons brusquement compte qu’un petit sac à dos déposé dans la galerie à bagages a disparu !!! Branle-bas de combat, mais la voleuse a du prendre le large : il ne reste plus qu'à convaincre le chauffeur de bus de nous permettre de faire une déclaration de vol à la police et donc d'immobiliser le bus. C'est finalement ce qui va se passer, le bilan des pertes est heureusement limité ayant toujours sur nous le plus important à savoir l’argent et les passeports. Nous repartons d'el Dorado avec 40 mn de retard et arrivons à San Ignacio vers 12h au lieu de 11h20. Nous laissons nos sacs à dos à la consigne d'el Crucero del Norte et partageons un remis pour les missions avec un Roumain (30 pesos). Visite guidée avec un local fier d'être d'ascendance Guarani et très critique envers l'appellation « indio » malencontreusement employée par une visiteuse. Visite intéressante même s'il ne reste pas grand chose de vraiment parlant à part des murs, quelques portails sculptés dans une belle pierre de couleur ocre rouge très chaude. Nous déjeunons d'une grosse omelette et d'une salade variée juste en face de l'entrée de la mission et retournons à pied à la station reprendre le bus à 14h45 pour Posadas. Arrivée à Posadas nous nous faisons arrêter au terminal de Crucero del Norte pour régler les problèmes de billets volés et pour récupérer par leur intermédiaire la déclaration de vol. Ils nous déposent ensuite en bus au terminal central d'où nous prenons un remis (80 pesos) jusqu'à l'appartement situé à 40 mn à pied du centre. L'appartement est grand et correct à l'exception des ustensiles de cuisine, absents ou en piteux état : « c'est ça l'Argentine » comme ils disent ici quand on leur fait remarquer que quelque chose ne tourne pas rond ! Nous quittons enfin nos chaussettes et chaussures de marche encore humides de la veille et partons à pied en direction du centre en descendant Leandro Atem jusqu'à Bolivar où on rentre enfin dans le centre ville commercial, identique à bien d'autres. Belle place du 9 de Julio maintenant décorée pour les fêtes de Noël. C'est toujours étonnant de voir des décorations de Noël avec 30° de température et dans un climat avec une humidité tropicale extrême ! Nous essayons de trouver des agences de voyage qui proposent des tours dans les missions du Paraguay mais il n'y en a qu'une « Yavaré » que nous trouvons au bout de Bolivar et qui propose le tour en voiture privée à partager, soit 1450 pesos la voiture avec chauffeur pour la ½ journée. Autrement il faut prendre un colectivo pour aller jusqu'à Encarnación puis un autre bus. Nous demandons à réfléchir. Nous rentrons en faisant quelques courses dans un supermarché « chino » pour constater que la vie est vraiment chère surtout pour les Argentins avec un salaire mensuel moyen de 450 € !! Les fruits coûtent plus de 5€ le kg, le litre de bière est à près de 3€, un yaourt à 1,5 € etc. Je pense que le coût de la vie est en général identique ou même supérieur au coût de la vie en France pour des salaires en moyenne 2 à 3 fois inférieurs ! Comment font-ils ? Arrivés à l'appartement nous commandons une pizza, excellente. Dehors grosse averse tropicale avec éclairs et tonnerre ! Il pleuvra encore une bonne partie de la nuit. 04/12 Ciel gris, les averses se succéderont toute la matinée. Petit déjeuner matinal (7h) dans l'optique d'aller visiter les Missions par nos propres moyens, mais avec la pluie battante, nous changeons de programme et allons en ville avec le bus 3 qui s'arrête devant l'appartement et nous laisse en plein centre ville (8 pesos pp). Nous allons voir l'agence Yacare et prenons leur tour en taxi pour faire en ½ journée les deux sites incontournables de misiones : Trinidad et Jésus de Tavanguere. Le taxi nous attendra à 14h devant l'agence. En attendant nous allons nous promener le long du fleuve Parana qui est vraiment impressionnant et prend ici les dimensions du fleuve St-Laurent ! Nous revenons dans le centre ville et allons déjeuner sur la place 5 de mayo après avoir acheté et réchauffé des plats végétariens chez un vietnamien ! calle Buenos-Aires. À 14h Fausto, le chauffeur du taxi, nous emmène de l'autre côté du fleuve, par chance son statut d'ancien gendarme lui permet de remonter la longue file qui s'étire sur plus d'un km devant la douane ! Nous passons ainsi en quelques mn de l'Argentine au Paraguay épargnant plusieurs heures d’attente. Le week-end tous les Argentins vont faire leurs courses à Encarnación au Paraguay parce que les marchandises n'y supportent presque pas de taxes et sont donc moins chères. Il nous faut ensuite ½ h pour atteindre la première mission, celle de « Trinidad »: église primitive et superbe grande église avec de magnifiques sculptures, en particulier une très belle frise d’anges musiciens, une chaire sculptée représentant les 4 évangélistes, et comme toujours la grande place impressionnante. Comme à San Ignacio, on retrouve cette pierre ocre rouge qui prend avec le soleil des teintes superbes (pour ce qui est du soleil il est plutôt timide cet après-midi !) Nous reprenons le taxi pour faire les quelques 12 km qui nous séparent de la 2me mission, celle « de Jésus de Tavanguere. » L'église est plus petite mais tout aussi belle et présente surtout trois portails polylobés de style arabo-musulman tout a fait inattendu ici en Amérique latine. Nous reprenons le taxi et recoupons la file interminable des voitures attendant de passer la douane. Quant au Paraguay qu'en dire ? : le pays paraît assez misérable, à voir les petites cases de style bidonville qui s'étagent au bord du Paraná. La campagne par contre a des airs de paysage européen : vallons et collines, forêts de pins et de feuillus, pâturages, troupeaux de bovins... les patronymes germaniques sont nombreux. Quant à notre chauffeur, il roule en ville à la manière des italiens du sud : il se gare n'importe où, se faufile, double à gauche et à droite, le tout avec beaucoup d'humour et de rire !

05/12 Beau temps, soleil et chaleur sont au rendez-vous ! Grasse matinée, n'ayant rien à faire de particulier dans la journée si ce n'est attendre la soirée. Nous prenons le bus 3 pour le centre-ville : balade en ville, toujours des queues devant la banque nationale, nous sommes aussi frappés par le nombre élevé de pubs et d'officines vendant du crédit « pas cher sur 60 mensualités », encore une autre façon de faire consommer des gens qui n'en ont pas/plus les moyens (cf la crise des subprimes aux EU), tout est fait pour pousser à la consommation, des gens essorés par les crises successives qui ont traversé l'Argentine. La Costanera est le front de fleuve qui donne sur le Paraná et qui a été aménagé en grande promenade avec restaurants et bars. Quelques pêcheurs taquinent le poisson, D'autres se sont installés avec chaises pliantes, à l'ombre des arbres face au fleuve, maté et thermos en main. A 18h30 le taxi commandé nous amène jusqu'au terminal de bus très éloigné du centre ville. En fait en dehors du « microcentro » la ville de Posadas comme d'autres villes s'étirent sur des km parce qu'elle est entièrement constituée de petites maisons à un étage regroupées en lotissement et en cuadras, ce qui fait que l'on a plus l'impression d'être dans un village que dans une grande ville de 250 000 hab. A 19h30 confortablement installés en classe camas notre bus Crucero del Norte démarre pour environ treize heures de trajet. Peu après le départ l’hôtesse nous propose un whisky en apéritif, puis c'est le dîner avec un plat chaud accompagné d'un verre de vin et un de champagne ! Grâce à une inclinaison de 160° nous dormirons bien, la clim est bien réglée, les lumières éteintes et la télé est muette !

06/12 Ciel bleu et beau temps. Vers 7h30 on nous sert le petit-déjeuner avec un café et nous arrivons vers 9h au terminal du Retiro. Nous achetons une carte Sube et prenons le bus 75 puis le bus 152 en direction de l'hôtel A. Vue l'heure la chambre n'est pas encore prête. Nous en profitons pour partir à pied en direction du cimetière de la Recoleta à 7 cuadras de l'hôtel. C'est une petite ville en miniature, avec des venelles étroites bordées de chapelles plus ou moins grandes et imposantes et plus ou moins décorées, certaines arborent des statues, d'autres des bas-reliefs, certaines sont en marbre d'autres en pierre blanche . Peu de caveaux simples et modestes, on est ici dans l'ostensible et l'affichage du statut social du défunt ! Le caveau de la famille Duarte donc d'Eva Duarte Perón est plutôt modeste, mais c'est le plus visité et toujours fleuri, malgré les années passées, le symbole demeure bien vivant. En sortant du cimetière nous allons nous promener entre les échoppes d'artisanat un peu plus loin vers le musée de Bellas Artes. Nous y rachetons les matés volés dans le sac puis allons déjeuner dans un restaurant italien tout proche « Abuela Angelina » d'excellents raviolis au pesto. Nous reprenons ensuite un bus en direction de San Telmo pour se balader d'abord dans le vieux marché couvert de San Telmo où se pressent des dizaines de brocanteurs. C'est une structure métallique typique du siècle dernier en accord avec les objets vendus par les antiquaires : vieux vases, machines à écrire, vinyles et 78 tours, dentelles, vieilles affiches etc. Nous continuons ensuite avec le marché installé sur la place Dorrego et les rues alentours : c'est une réplique de la place du tertre : on y trouve de tout, des musiciens, des danseurs de tango, des antiquaires, des peintres, des bars, des magiciens, des statues humaines. Un peu plus loin dans le cloître de la basilique de Bethlem on peut aussi entendre de la musique, boire un verre ou se sustenter. Bien fatigués nous avons du mal à trouver le bon bus qui nous ramènera rue Azcuénaga : A l'arrêt où nous attendons, les bus passent sans s'arrêter et quand on a la chance d'en prendre un le chauffeur nous apprend qu'il n'a pas le droit de s'arrêter là où nous voulons mais qu'il filera jusqu'au terminus sans arrêt !!! Finalement il nous laissera à l'entrée de la rue Santa Fé pas trop loin de l'hôtel. 07/12 Ciel bleu. Nous décidons de partir pour Tigre et le delta du Paraná. Nous prenons le bus 152 dans la rue Santa Fé jusqu'à la gare. C'est une vraie gare de style monumental du début du siècle très massive avec de grandes structures métalliques en arc de cercle au-dessus des voies. Il faut 50 mn pour arriver, nous ne sommes pas seuls dans le train, les places sont comptées. Nous nous dirigeons en sortant de la gare vers le port tout proche où s'agglutinent déjà beaucoup de monde : des queues un peu partout : pou racheter les billets puis pour prendre la « lancha » (ligne régulière de bateau) ! Nous ferons en tout 40 mn de queue, surtout pour les billets, par chance on nous appelle ensuite pour monter dans la lancha en direction de « Tres Bocas » notre destination. La lancha est pleine de Porteños encombrés de leurs enfants et de leurs chiens, sacs, glacières, tout le nécessaire pour pique-niquer dans le delta : il règne une ambiance de fêtes, bon enfant et familiale. Nous allons ainsi naviguer durant 45 mn empruntant des bras du Parana et longeant des propriétés, souvent luxueuses quelque fois beaucoup plus modestes et simples : toutes ont un ponton, qui donne sur la rivière avec un bateau amarré, il n'y a pas d'autres moyens de les rejoindre que le bateau. La végétation est exubérante, beaucoup de massifs de fleurs dont des hortensias, camélias, bougainvillées etc. En arrivant à Tres Bocas, on nous explique ce qu'il y a faire, ce qu'on peut trouver comme commerces et services : location de canoës, apiculteurs, bars et restaurants. On a fait une très belle balade pendant près d'une heure, cheminant sur un sentier pavé longeant de belles maisons devant lesquelles les propriétaires préparaient le barbecue, arrosaient le jardin, réparaient une clôture ou buvaient l’apéritif. Nous sommes ensuite allés déjeuner sur la terrasse bien ombragée du restaurant Hornos comme beaucoup de Porteños( surnom des habitants de Buenos Aires) Excellent repas de chorizos, salade et purée. Retour à l'embarcadère et attente en discutant avec un vieux Porteño d'origine italienne qui revenait de sa maison dans le delta. De retour à Tigre, nous avons fait un détour par le marché de Puerto Frutos où les gens du crû se livrent à la frénésie des achats ! Que de monde, toutes les rues sont saturées de voitures qui essaient de se rapprocher soit du marché, soit du parc d'attractions contiguë. Retour en train puis en bus jusqu'à l'hôtel. 08/12 Beau temps, ciel bleu et soleil. Nous prenons le bus 152 vers la Casa Rosada et la place de Mayo. Visite des différents bâtiments : Alors que la cathédrale où se trouve le catafalque de San Martin veillé par deux militaires, ressemble à un temple grec, le cabildo (hôtel de ville, ) lui ressemble à une église !! Je pars me promener vers Puerto Maduro qui ressemble beaucoup au port de Turku en Finlande : il s'agit de vieux docks réhabilités en quartiers chics avec restaurants, galeries, hôtels de luxe . C’est l’occasion de voir le pont, œuvre de Santiago Calatrava qui ressemble trait pour trait au pont de Séville L’alamillo. Nous repartons en bus vers le fameux quartier de la Boca. Il s'agit d'un quartier pauvre et misérable dont quelques rues ont été réhabilitées, les maisons peintes de couleurs vives et transformées en industrie touristique : les bus y déversent ici leurs cargaisons de touristes qui viennent faire des achats, boire un coup ou manger, assister à un spectacle de tango. Si on arrive à faire abstraction du clinquant superficiel, on peut quand même imaginer la vie difficile des dockers qui vivaient dans ces cabanes de tôle ondulée. Nous déjeunons « Al rinconcito » d'un dernier bife de chorizo. Balade vers les Galerias Pacífico, copie des grands magasins parisiens du début du siècle, puis l'avenida 9 de Julio, enfin le quartier du Congreso . Les parcs publics sont bien fréquentés par les Porteños, familles avec enfants, certains pique-niquent, d'autres se baignent dans les fontaines où même font leurs lessives ! Deux cartoneros (chiffonniers) poussent une charrette et font la tournée des grosses poubelles pour récupérer ce qui peut l'être. Les bars et restaurants sont encore bien pleins : les habitants profitent du dernier jour férié avant la reprise. 09/12 Réveil à 5h10, le remis est là départ pour l'Aeroparque atteint en 15 mn, il est vrai qu’à cette heure il y a peu de circulation. Décollage dans un Airbus A320 de Lan pour 2h de vol jusqu’à Santiago du Chili, avec en prime entre les nuages, un bel aperçu sur les sommets des Andes. Attente d'environ 2h à l'aéroport de Santiago puis décollage dans un Airbus A 340-600 d'Iberia relativement vide pour 12h de vol jusqu’à Madrid, 6h d’attente et c’est reparti pour 90 mn de vol jusqu’à Bâle-Mulhouse, fin du voyage.

Budget total pour 2 personnes et 45 jours de voyage : 7581 € dont : avion aller Bâle/Mulhouse - La Paz, retour Buenos-Aires-Bâle/Mulhouse : 1740 € dépenses sur place : 5841

Quelques impressions de voyage : Cela reste des impressions de voyage et ne prétendent décrire aucune vérité sociale, politique ou économique sur les pays visités. L’appellation « indien/indienne » quoique inadaptée a été utilisée par facilité et ne rend pas compte de la variété des ethnies amérindiennes visitées. 42 ans séparent notre premier voyage en Bolivie ! Quels changements avons-nous constatés ? Pas tellement : Beaucoup de scènes nous sont familières comme les rues encombrées de La Paz par les bus, minibus, camions, voitures diverses, vendeurs ambulants, piétons, qui tous essayent de se frayer un chemin dans ces rues déjà encombrées par des stationnements intempestifs, des travaux, des échoppes et autres. Nous avons retrouvé les nombreux autels et croix blanches, des plus simples au plus sophistiqués construits au bord des routes et qui rendent hommage ou plus simplement rappellent la mémoire des nombreux sacrifiés de la route ! Certains, au Chili entre autres, sont de vrais monuments avec décors, sièges ou fauteuils, toit pour s'abriter du soleil et de la pluie !

Dès que l'on sort de ville, la puna désertique étale ses grands espaces à peine troublés par quelques hameaux aux petites maisons d'adobe et aux maigres troupeaux de lamas ou de moutons qui cherchent vainement de quoi brouter. Nous ne pensions plus revoir les indiennes de Bolivie avec leurs habits traditionnels, petit chapeau melon, jupes amples et multicolores, et pourtant si, elles sont bien là !

Nous avons retrouvé la tradition des peintures murales polychromes, politiques ou non qui s'étalent sur les murs des villes ou des campagnes.

Le nationalisme latino-américain ne cesse de réactiver la mémoire collective de ses citoyens en faisant la place belle à ses gloires militaires au travers des noms de places et de rues, mais aussi des nombreuses statues et monuments commémoratifs qui jalonnent les places et les parcs publics, en particulier au Chili. L'Argentine dispose d'un parc de vieilles voitures « vintage » absolument étonnant où l'on voit se croiser des R12, 404 et 504 Peugeot, 2 cv Citroën, et vieux pick up américains des années 60. Autant la conduite des Chiliens nous parait respectueuse des piétons et du code de la route en général, autant celle des Argentins nous semble totalement indisciplinée : le piéton, par définition n'y est jamais prioritaire et il a intérêt à faire très attention ! En Argentine, nous avons été étonnés par le nombre des pharmacies que l'on trouve en ville, par contre s'il n'y a pas énormément de banques, il y a beaucoup d'officines de crédit qui promettent des prêts sur 60 mois mais sans jamais en annoncer le taux ! Les Argentins font souvent des queues : devant la Banca de la Nación nous avons vu des queues de plus de 100 personnes s'alignant sur toute la longueur d'une cuadra, d’autres queues devant l'opérateur Orange ou devant des administrations publiques. Nous avons vu peu de mendiants, en dehors d'endroits traditionnels comme les parvis d'églises. Par contre dans la province de Misiones nous avons vu des indiens Guarani mendier ou vendre des articles d'artisanat près des sites touristiques ou dans les centres-villes (vision qui nous a rappelé l'Australie et ses aborigènes). Situation économique : Si la Bolivie est connu pour être l'un des pays les plus pauvres d’Amérique du Sud, l'Argentine et le Chili nettement plus riches ne laissent pas vraiment transparaître leurs richesses : les petites cases misérables en bois et tôle ondulée qui s'éparpillent sur la côte entre Tocopilla et Iquique peuvent en témoigner, de même, en s'éloignant de quelques cuadras du centre de le ville d'Iquique ces pauves cases réapparaissent très vite et se généralisent dans des rues non revêtues qui respirent la pauvreté. Pour l'Argentine même constat : dans les petites villes de la quebrada de Humahuaca, les conditions de vie des habitants ne semblent pas plus reluisantes, ni ailleurs dans la province de Misiones. Ces pays paraissent surtout se caractériser par une très grande inégalité de conditions sociales. Quand on sait que le salaire minimum argentin est de moins de 487 € (mais avec une inflation galopante ce chiffre évolue très vite) et que l'on constate que les prix de produits de grande consommation sont aussi élevés si ce n'est plus qu'en France, on peut raisonnablement se poser des questions quant à l'état du pays et à la répartition réelle de ses richesses !

Ce que nous avons beaucoup aimé : – le salar d'Uyuni et le Sud Lipez : paysages uniques au monde ! – les chutes d'Iguazu, côtés argentin et brésilien, un spectacle exceptionnel ! – la très grande amabilité et serviabilité des gens en général, en particulier dans les petits hôtels et hosterías.

Ce que nous avons aussi aimé : – les curiosités géologiques autour de San Pedro de Atacama (vallées de la Luna, geysers del Tatio, laguna tebenquiche) – la quebrada de Humahuaca : Purmamarca, Humahuaca – la quebrada de las Conchas – les villes de Cachi, Cafayate, Iquique. – les misiones du Paraguay

Ce que nous avons moins aimé : – San Antonio de los Cobres : ville poussiéreuse et assez misérable – Puerto Iguazú, ville sans intérêt

Ce que nous n'avons pas aimé : – au Chili, l'imposition d'office sur les factures des restaurants du pourboire pourtant marqué « suggéré » ! – les clés faussement plates qui se ressemblent toutes et qu'il faut essayer 36 fois avant d'arriver à ouvrir les portes ! – les menus dans les restaurants qui font l'impasse sur les fruits et légumes et font la part belle uniquement aux viandes, patates, riz et pain. – Le petit-déjeuner excessivement sucré (croissants, petits gâteaux, dulce de leche, confitures, jus de fruits très sucrés, avec peu ou pas de choix de nourriture salé). – Les nombreux chiens en liberté, pas gênant en soi sauf leurs aboiements intempestifs surtout la nuit, sans compter les innombrables déjections qui souillent les trottoirs. – En Argentine les queues, signes de l'inadaptation de l'offre à la demande dans de nombreux services destinés au public – les prix : surtout dans l'hôtellerie, souvent sans rapport à la qualité offerte, ex. : une chambre très moyenne à 700 ARS, une autre très bien à 450 ARS. – Les nuages de poussière soulevés par les rafales de vent dans le désert (Atacama ou quebrada de Humahuaca et qui vous recouvrent totalement – les indications de prix toujours fausses dans les guides. Pour des raisons d'inflation certains prix ont doublé entre la dernière version 2015 des guides et la réalité de novembre 2015. – les problèmes de paiement par cartes bancaires (refusés le plus souvent dans les commerces, quelque fois dans les DAB) et la limitation du plafond des retraits (en Argentine entre autres) qui entraîne des frais élevés.

PS : Merci à tous ceux qui ont partagé leurs infos sur VF et dont j'ai bénéficié, en particulier Kalchaqui et d'autres dont j'ai oublié le nom.

Lien vers les photos de la Bolivie et du Chili :
https://picasaweb.google.com/105047203075097374619/1erePartieBolivieEtChili?authuser=0&authkey=Gv1sRgCNjTyfe4h5qL4gE&feat=directlink

lien vers l’Argentine https://picasaweb.google.com/105047203075097374619/2mePartieArgentine?authuser=0&authkey=Gv1sRgCMqBr-GFn-nkaQ&feat=directlink
Mexico - Cancun à tandem English translation pending
by Lemercierlc · 2015-11-25 · 5 replies
Bonjour Est il 'raisonnable' d'envisager un trajet Mexico Cancun a tandem. -peut être moins rude dans ce sans... nous rejoignons la mer ? -Cancun ville plus abordable pour emballage du tandem et accès a l'aéroport? si vous avez des infos sur un itinéraire sympa. et sur les % altitudes etc. Toutes vos experiences sont les bienvenus. Environ 5 semaines, départ fin janvier en espérant que c'est le bon choix Merci a vous Claude Liliane
Hôtels Cuzco - Ollantaytambo - Aguas Calientes English translation pending
by Danylene · 2015-11-15 · 13 replies
Bonjour à toutes et tous,

Nous sommes un couple de 55 et 50 ans, et serons au Pérou pour un circuit que nous avons organisé nous-mêmes, du 15 juin 2016 au 1er juillet 2016.

Nos billets d'avions sont confirmés, de même que le vol intérieur, les hôtels à Lima et Arequipa, mais la tâche s'avère plus ardue pour Cuzco, Ollantaytambo et Aguas Calientes.

Nos critères sont toujours les mêmes, pas de grand standing, mais juste un minimum de confort, propreté, amabilité et bien sûr, la sécurité et une situation centrale. Un bon rapport qualité-prix, dans une moyenne de 50 €.

Pour les 7 nuits à Cuzco, nous aimerions un hôtel ou une maison d'hôtes proche de la Plaza de Armas et de toutes commodités, si possible avec une belle vue sur la ville, et de bonnes prestations. A Aguas-Calientes, nous n'y resterons qu'une nuit et nous savons déjà que ce ne sera pas notre meilleur séjour, mais nous aimerions quand même trouver un logement décent et raisonnable. Quant à Ollantaytambo, le village sera notre point de chute pour notre arrivée et retour du Machu Picchu, et nous devons réserver 2 nuits.

Merci donc à tous ceux qui nous feront part de leurs propres expériences et pourront ainsi nous aider dans nos choix car les offres sont nombreuses mais avec des avis tellement différents qu'il est difficile de se faire une réelle opinion.

Christine et Jean-Pierre
De San Francisco à Las Vegas English translation pending
by Poupousse15 · 2015-11-02 · 51 replies
Bonjour à tous, 🙂

Je me suis inscrite sur ce forum pour solliciter de l'aide, des informations et surtout des conseils... Je n'y connais pas grand chose et je souhaite réaliser grâce à votre aide mon rêve, un magnifique et inoubliable voyage...et ce , je n'en doute pas , avec vos suggestions et remarques.

Je vous poste mon itinéraire: 😉

Vol aller : Amsterdam-Londres-San Francisco-arrivée 17hrs Vol retour : Las Vegas-Londres-Amsterdam

Je me lance : première priorité réserver les hôtels, l'agence m'a annoncé un prix de fou en logement 2 chambres...attention...j'ose...7.700euros!!!!🏴‍☠️ Complètement fou...mon mari m'a demandé si j'ai les pieds sur terre... Bien entendu trop bcp trop élevé. J'avais demandé 2 chambres car il y a des ronfleurs, je ne me doutais pas de ça...Bon ben, vive les boules Quies du coup...

Donc, je cherche mais je rame, je rage, je rame encore... Sur SFO, les prix sont dingues.

28/4 : arrivée San Francisco

29/4 : SFO 30/4 : SFO 01/5 : SFO 02/5 : Monterey/Carmel 03/5 : Yosemite 04/5 : Yosemite-Oakhurst 05/5 : Studio city- LA 06/5 : LA 07/5 : LA 08/5 : Death Valley 09/5 : Zion 10/5 : Bryce Canyon 11/5 : Bryce Canyon 12/5 : Page 13/5 : Page 14/5 : Monument Valley 15/5 : Grand Canyon 16/ au 20 : LAS VEGAS

Réalisable, gérable en mode cool ,

J'attends vos idées, vos suggestions.. Je posterai les activités et les visites plus tard, maintenant priorité réservation hôtels.

Impatiente de vous lire...🙂

Dominique
Retour de 15 jours dans les Cyclades English translation pending
by Alonfiex · 2015-10-31 · 34 replies
Bonjour à tous, Je me permets de vous faire un petit retour de nos deux semaines dans les cyclades en septembre dernier (2015), je me tiens à dispo par MP pour celles et ceux qui voudraient des infos supplémentaires. Je vais pas être très long mais je tenais à mettre ma petite patte à l'édifice car ce site et vos discussions m'ont beaucoup aidé à préparer mes vacances. Bref voici notre itinéraire: Paros/antiparos-Amorgos-Koufonissia-Santorini

PAROS: En quelques mots on a aimé Paros pour sa douceur de vivre, sa tranquilité, et surtout pour la beauté de son port Naoussa qui est magnifique ainsi que Lefkès, petit village au centre de l'ile. Louez un scoot, balladez vous, arrêtez vous baigner là où bon vous semble et profitez du soleil grec. Par contre les plages ne sont pour nous par l'attrait majeur de cette ile. Nous avons fait une petite escapade sur antiparos en scoot (la traversée dure 5 minutes et coute 3.50 euros), l'ile en elle même est plutot agréable, le sud qui est très joli, mais surtout prenez un bateau et faites escale sur despotiko, déserte, qui a une grande plage superbe, vous serez seuls ! Au retour, vous vous arrêterez au pied de falaises magnifiques sur antiparos avec une eau d'une incroyable clarté. Un petit bout de paradis.













AMORGOS: 3 nuits sur Katapola, 2 sur Aegiali. Ile plus pittoresque, moins touristique, plus "roots" mais des paysages 5* Katapola: petit port très calme + très beau village de Chora, authentique + site incontournable du monastère de chozoviotissa + plages d'agia anna et mouros superbes (galets et eau transparente) -> magnifique Aegiali: joli port mais temps nuageux pendant 2 jours.. apparemment de jolies ballades autour qu'on a pas malheureusement pas pu faire













KOUFONNISSIA: Je ne dirai pas grand chose sur ce petit bout de paradis, allez y ! Par contre à éviter apparemment en juillet et août (l'ile est vraiment petite) et lorsqu'il y a beaucoup de vent, qui "gâche" un peu la plus belle plage de l'île. Plus belles plages de sable que l'on a vu de notre séjour. Pori a des faux airs de Caraïbes...









SANTORINI: Site extraordinaire par son paysage, le volcan, les villages blancs qui couvrent le sommet de l'ile... tout simplement incroyable. Faire absolument la ballade de Fira à Oia (2h30) vous ne le regretterez pas. Je comprends cependant les critiques qui disent que Santorini est devenue trop touristique, oui il y a des hôtels (et pas des plus dégueulasses), des restaurants et des boutiques de bijoux partout, mais de tout façon on savait qu'on ne venait pas pour être seul au monde. Je maintiens que le site est à voir au moins une fois dans sa vie. Par contre en août le nombre de touristes doit être vraiment invivable, en septembre c'était déjà limite... ah si et beaucoup de mariages chinois... beaucoup beaucoup !









Bref on est tombé sous le charme de ce petit coin du monde, superbes vacances pour une première approche des cyclades et de la Grèce, on a envie d'y retourner très vite ! Faites de beaux voyages
Paris - Sydney par la route et la mer English translation pending
by Spoon78 · 2015-10-30 · 10 replies
Hello,

Je suis en train de préparer un voyage en solo de Paris à Sydney sans prendre l'avion. Je créé ce topic pour vous poser mes différentes questions que j'aurais lors de la préparation de ce voyage et profiter de l'expérience de ceux qui auraient fait des voyages similaires.

Concernant le trajet, je ne souhaite pas me fixer un itinéraire précis, celui-ci pourra changer en fonction de mes envies, de mes rencontres, etc. Cependant, voici l’itinéraire que j’ai en tête. Je compte sortir de l’Europe en passant par l’Italie, la Slovénie (très rapidement), la Croatie, le Monténégro et la Grèce. Je passerai ensuite par la Turquie et l’Iran d’où j’essaierais de rejoindre l’Inde en bateau. Même si le Népal n’est pas un passage obligé, j’essaierais d’y passer si j’en ai la possibilité. Ensuite, ce sera Bangladesh, Birmanie, Thaïlande, Laos, Cambodge, Vietnam, Malaisie, Indonésie et pour finir l’Australie.

Je pense me déplacer en faisant un mix de stop, de car et de train, si possible le plus de stop ... En tout cas, j'essaierais de ne jamais prendre l'avion (vol commerciaux ... si je peux faire de l'avion stop, pourquoi pas? lol) même pour sauter le Pakistan.

Pour l’hébergement, je pense alterner entre auberge, hôtel pas cher, couchsurfing (j'ai jamais essayé) et autre façon de dormir chez l'habitant.

Concernant le temps, j'ai un peu de mal à l'estimer, je dirais entre 8 mois et 1 an et demi.Je compte le commencer à la mi-avril 2016. J'ai prévu un budget de 15.000€ billet d'avion retour compris.

Je suis preneur de toutes vos questions /remarques / conseils sur un tel projet.

Circuit de 24 jours en Thaïlande pour femme en solo English translation pending
by Mandolysanne · 2015-10-08 · 19 replies
Bonjour Je suis une femme qui part en solo backpack pour une première fois. Destination la Thaillande. J ai fais quelques recherche et voici ce que je pensais faire comme itinéraire Arriver a Bangkok pour 3 nuits le temps de relaxer après un long vol et décalage Départ pour Chiang Mai pour 6-7 jours pour faire un trek et visiter Départ pour Chiang Rai pour 4 jours maximum pour faire un autre trek et visiter Départ pour le Sud en repassant par Bangkok pour quelques jours J hésite encore pour mes destinations au Sud J aimerais probablement Ko Lanta et ensuite j aurais besoin de plus d info Je veux de belle plage avec un peu d animation mais je ne veux pas me retrouver dans un endroit super jeune. J aime faire la fête mais pas du matin au soir donc un équilibre serait bien Je ne sais pas encore si je dois visiter plusieurs île ou rester plus longtemps au même endroit. Tous vos commentaire sur l hébergement, le transport et les plages a visiter seraient grandement apprécié. Je suis dans la jeune quarantaine mais avec un coeur super jeune et je veux profiter de ce voyage au maximum donc j attend tout vos commentaire avec impatience
Japon: 1 semaine fin d'année 2015 English translation pending
by Hlne45 · 2015-09-19 · 13 replies
Bonjour à tous,

Nous serons au Japon du dimanche 20 décembre au dimanche 28 décembre. Une vraie semaine sur place avec une arrivée à Tokyo. Nous partons à 5 dont un jeune de 18 ans et un plus petit de 9 ans. Tellement d'envies que nous aimerions vos retours d'expériences pour faire notre itinéraire :

- combien de temps sur Tokyo ? Sur Kyoto ?... ou autre ? - quel itinéraire privilégier tout en profitant des Onsens et de Ryokans : avez-vous des adresses, des conseils, des "astuces" ? - Les Onsens : notre fils de 9 ans a-t'il le droit d'y rentrer ?

et pour finir : on hésite entre le train et la voiture. On penche pour la voiture pour ne pas être tributaire des horaires de train puisque nous ne restons pas très longtemps. Votre avis ? .. Nous souhaitons voir autant de choses que possibles, avoir un aperçu maximal (Onsens, Ryokans, temples) mais sans non plus courir tout le temps et ne pas profiter.

Merci de votre aide pour nous aider à préparer ce beau voyage !
Tour de France à vélo English translation pending
by BerStak · 2015-09-13 · 19 replies
Bonjour à tous !

Voila j'envisage de faire le tour de la France en vélo à partir de mars 2016, pour une durée indéterminée. Je prendrais le temps qu'il faut prendre ;) Je suis seule et jeune (22 ans) sans trop d'expérience, si quelqu'un veut se joindre à l'aventure, avec plaisir ! J'ai pas vraiment d'itinéraire en tête, je veux juste aller un peu partout et découvrir notre belle France. Je suis à la recherche de quelques conseils et techniques, et également d'idées d'endroits à ne pas louper. Aussi quelques bouquins sur ce même thème. J'espère faire de belles rencontres sur la route, et si certains d'entre vous sont prêts à me prêter un bout de leur jardin pour y poser ma toile de tente je suis preneuse.

Je vis actuellement en Chine, à Chengdu plus précisément, depuis 1 an déja et un retour en France est prévu pour février 2016.
Voyage de 26 nuits en Thaïlande: où aller? English translation pending
by Sarahabs · 2015-09-10 · 9 replies
Bonjour à tous, je vais en Thailande en décembre, du 6 décembre au 1 er janvier. J'atteris à Bangkok et repart de là.

J'ai fait beaucoup de recherches, de lectures sur le sujet mais je suis encore indécise quant à l'itinéraire.

MON BUDGET: Moyen (c'est-à-dire que je ne paye pas cher pour les chambres d'hostel ou guesthouse, mais je suis prête à payer un peu plus en terme d'activités et de transport)

MES INTÉRETS: nous sommes un jeune couple qui adoront la gastronomie, la nature, le trek, les animaux, la plage (snorkeling), visiter des coins authentiques, voir les gens dans leur quotidien. J'aimerais beaucoup voir des marchés flottants, pas trop touristiques (j'ai pensé à Amphawa, mais il semble que c'est compliqué de s'y rendre?)

MON DILEMME: je veux éviter le plus possible de courir dans les transports, faire le moins de trajets possibles, donc j'ai une ouverture aux vols internes, mais je ne veux pas LOUER DE VOITURE, ni payer pour un chauffeur/guide, j'ai donc exclu certains régions qui m'attiraient comme l'Isaan...Il me faut des régions ou je peux facilement me déplacer à pied, ou en scooter ou en bus, mini-van....sans que ça soit de très longs trajets...idéalement!

Ma difficulté est que je veux faire des endroits moins visités par les touristes mais j'ai l'impression qu'il faut toujours une voiture ou un chauffeur privé pour ces endroits-là.

Pour les plages, j'ai déjà décidé des îles, c'est surtout pour les journées avant que ça m'embête

Pour le moment voici deux itinéraires possibles: Bangkok-(train) Chiang Mai-Chiang Dao-Chiang rai-Plages Andaman. (possiblement Sukkhothai et Ayyathuya)

J'ai aussi pensé laissé tomber Chiang Dao et Chiang Rai au profit de quelques jours à Siem Reap, avant d'aller aux plages Thai.

ou Bangkok-Prachuab Kirikhan-Sam Roi Yot-Amphawa -bangkok-Siem reap-plages sud Thailande.

Je suis vraiment dans une impasse et comme je sais que je ne retournerais pas si tôt en Thaïlande, je veux avoir le plus d'info. Merci!
Un "pass visite" et visa gratuit pour la Jordanie English translation pending
by VoyageForum · 2015-09-07 · 5 replies
Afin d'accroître le nombre de visiteurs, le gouvernement jordanien vient de lancer le "Jordan Pass" (de 99 à 113 US$ selon) qui comprend la visite de Petra et de 40 sites touristiques du pays, ainsi que l'exonération des frais de visa (environ 50 €) si le forfait a été acheté avant d'arriver sur place. Lire la suite...
Partir 2 mois en hiver au Portugal (en camping-car) English translation pending
by Chrissanfo · 2015-08-28 · 7 replies
Bonjour , jeunes retraitées de Charentes maritimes débutant dans le camping car nous avons fait le tour de Bretagne pour démarrer ( formidable ) nous envisageons de partir janvier et février dans l'Algavre au Portugal , nous sommes preneur de toutes informations itinéraires et point de chute Merci à vous Tous Christian
Retour de 7 semaines au Panama/Costa Rica/Nicaragua English translation pending
by Thejasmine · 2015-08-25 · 28 replies
Bonjour, Comme je viens souvent piocher des informations sur le forum, à mon tour je voudrais seulement vous dire que si vous avez besoin d'info concernant l'itinéraire, les hôtels et ou excursions dans ces 3 pays - n'hésitez pas à me contacter.

Une première petite information concernant les îles San Blas au Panama.

Nous voulions vraiment y séjourner une nuit et cela a été sans regrets. Nous avions choisi "COCO BLANCO" car c'est vraiment un tout petit îlot, et surtout car chaque paillote a une petite salle de bain privée. L'excursion n'est pas plus chère que sur les autres îles. Vous pouvez les contacter directement (sans intermédiaire) Ligia : +5076910-1876 (la proprio sur l'île - elle est charmante) ou sa fille Lixel : +50768467537 (elle est à Panama) Ils s'occupent de tout : transport, transfert, nuitée, excursions et repas...

Bon séjour si vous passez par là. Jasmine
Voyage en routard au Sri Lanka English translation pending
by Pancho32 · 2015-08-10 · 4 replies
Bonjour Je compte partir 2 mois au Sri Lanka a partir du mois de novembre et j'aurais aimé avoir un retour d'expérience de votre part sur le cout minimal de Guest house , repas et transports. Merci
9 jours au Japon English translation pending
by Liva30 · 2015-07-28 · 36 replies
Bonjour à tous,

Je me permets de vous solliciter car je pars au Japon en octobre, 9 jours exactement. Je vais prendre un vol Air France Paris-Tokyo puis un retour Osaka-Paris. J'ai plusieurs questions : 1- A Tokyo, l'aéroport le plus central est bien celui d'Haneda? 2- Comme itinéraire, nous comptons faire : - 4 jours à Tokyo (dont peut-être une journée à Nikko ou Kamakura, qu'en pensez-vous?) - 3 jours à Kyoto - 1 journée à Nara - 1 journée à Osaka (optionnel, peut-être juste pour le vol retour) Cet itinéraire vous semble-t-il faisable ? 3- Pour un tel itinéraire avec un vol retour direct d'Osaka, est-il avantageux de prendre un JR pass? 4- Avez-vous des hôtels à nous conseiller? Merci beaucoup pour votre aide !
19 jours de Tirana à Dubrovnik en bus cet été English translation pending
by LucileB94 · 2015-07-22 · 7 replies
Bonjour à tous,

Comme pour chacun de mes voyages je m'extasie devant la quantité d'informations utiles que je trouve sur ce forum pour préparer mon itinéraire et calibrer les étapes! Cet été nous partons dans les balkans, atterrissage le 6 aout à Tirana en Albanie et retour le 24 aout de Dubrovnik en Croatie. Entre ces deux points, beaucoup de questions sur le timing, les moyens de transport, l'hébergement, ... L'avis des voyageurs m'étant toutjours assez précieux, j'aimerai avoir votre retour sur le projet d'itinéraire suivant, les visites à faire et les lieux d'hébergement à conseiller:

J1 : Tirana (nuit près du quartier du Blok, probablement par location d'appart) J2 : transfert vers Shkoder en fourgon dans la matinée, visite de la forteresse de Rozafa, centre-ville, ... (nuit sur place) J3 : transfert en fourgon vers Koman pour prendre le ferry sur le lac de Koman et rejoindre Fierze - fourgon jusqu'à Valbona (nuit en guesthouse) J4 : (si le temps le permet) trek entre Valbona et le village de Thethi (voir si on partage une mule avec d'autres voyageurs pour porter nos sacs à dos si le trek est dur et voir si un guide est vraiment nécessaire) - nuit en guesthouse sur place J5 : decouverte de Thethi puis transfert vers Shkoder puis Ulcinj en fin de journée (nuit à Ulcinj) J6 : Ulcinj : visite de la vieille ville, de ses marchés, mosquées, ... et PLAGE! (nuit à Ulcinj) J7 : transfert vers Budva (ou ses environs) en bus avec arrêt à Bar et peut-être Petrovac: visite de Stari Bar et plage (nuit à Budva ou proche) J8-J9 : Visites de Sveti Stefan, Cetinje et plages en bus depuis Budva (nuits à Budva ou proche) J10-J12 : Kotor et sa forteresse, ballade vélo jusqu'à Perast et Prcanj, rando entre Tivat et Kotor par crête Vrmac Dommage en bus on ne pourra pas prendre la route Serpentine... (nuits à Kotor ou Dobrota ou proche) J13 : Herceg Novi par bus (vieille ville, riviera, ...) (nuit sur place) J14 : journée kayak dans les bouches de Kotor depuis Herceg Novi, jusqu'au village de Rose (nuit à Herceg Novi)

J15-J19 : A CALER : nous avons envie de visiter Mostar en Bosnie, de faire un tour sur une île croate (Korcula, Miljet ou une des Elaphites) avant de retourner sur Dubrovnik pour prendre l'avion de retour le soir du 19e jour. Aucune idée du sens dans lequel organiser ces derniers jours et je n'ai pas encore regardé la question des liaisons Jadrolinja en bateau...(pour info nous avons visité Dubrovnik l'an dernier, de même que le village de Korcula et ne provisionnons donc pas de jour pour les revisister)

Le tout donnerait une répartition 5 jours en Albanie/ 9 jours au Montenegro /5 jours en Bosnie-Croatie Probable que nous ajoutions 1 jour au Monténégro ou en Albanie... Nous avions pensé faire un tour dans l'intérieur du Monténégro mais en transports en commun ça nous semble beaucoup de trajet pour ne passer que peu de temps dans le Durmitor.

Bref, que pensez-vous de cet itinéraire et avez-vous des conseils de visite ou de choix d'hébergement à nous proposer (budget moyen autour de 30 euros/nuit sauf si il y a vraiment une chambre d'hôte au charme fou avec vue de dingue à ne pas rater... :-) ) ?

MERCI PAR AVANCE et bel été plein de jolies découvertes à tou(te)s!
À vélo électrique durant 9 mois (Asie du Sud-Est) English translation pending
by Jaubert50 · 2015-07-21 · 20 replies
Bonjour à tous,

Je suis entrain de préparer un voyage en vélo électrique à travers l'Asie du Sud-Est continentale d'environ 9 mois. Le départ est prévu le 30 janvier 2016 et mon itinéraire ( en grandes lignes) est le suivant : Vietnam 3 mois Ho Chi Minh Ville Hanoi Dien Bien Phu Taytrang Border Crossing Laos 2 mois Muang Khua Luang Prabang Vientiane Veun Kham, Province de Champassak, Laos (Frontière)

Cambodge 2 mois Kratie Phnom Penh Siem Reap Sihanoukville Thai-Cambodia Border Hat Lek Thaïlande 2 mois Trat Bangkok

Mon parcours va privilégier les routes qui longent la mer ou les rivières. En plus de mon vélo, je vais également utiliser les transports locaux (bus ou bateaux) Partant de là j'aurais plusieurs questions à vous soumettre. Bateaux : Existe-t-il à nouveau la liaison HCM - Vung Tau en bateau rapide et est-il possible de prendre son vélo avec soi ? Autrement est-ce que je peux trouver un bateau qui me ferait traverser de Can Gio à Vung Tau ?

Au Laos, je pensais aussi prendre le bateau de Muang Khua à Nong Khiaw. Après Nong Khiaw, il semble que cela soit plus difficile de descendre la rivière Nam ou. Peut-on la descendre jusqu'à ce qu'elle rejoigne la route 13 ? Ou jusqu'à Pak Ou ? Cambodge, je pensais prendre le bateau de Phnom Penh à Siem Reap puis pour Battambang. J'y serai vers le mois de juillet-août 2016. Est-ce qu'à cette période c'est faisable ?

Route : Je vais donc essayer de suivre les bords de mer du Vietnam, Cambodge et Thaïlande ainsi que les bords du Mékong de Vientiane à Phnom Penh. Est-ce ce quelqu'un à une expérience sur ces trajets ? Les routes sont-elles "praticables" et est-il facile de trouver des hébergements, genre guesthouses, avec électricité disons tous les 50 ou 100km ? Vélo : Juste une petite crainte, comment faites-vous lorsque vous voulez visiter un site et que vous êtes avec votre vélo et tout votre barda ? Trouve-t-on des endroits pour l'entreposer ou des gardiens ?

Un tout grand merci.

Joël
Nouveau départ en Afrique de l'Ouest English translation pending
by Cambrousse · 2015-07-11 · 22 replies
je vous livre mon projet de road-trip cet hiver en Afrique de l'ouest. j'ai besoin de vos avis éclairés.😉

paris -dakar en avion

dakar--Ndangane-Kaolack-Tambacoumba-Niokolokoba-Kédougou (sénégal)

Labé-Mamou (fouta djalon)- dabola-Kouroussa--kankan-mandiana- Tindila -(Guinée)

Odienna-Boundiali-Korhogo-(parc de la comoé)-Bouné- (Cote d'Ivoire)

Bobodioulasso-oauga-Fada N'gouyrma (pays gourmantché) -Burkina)

Dapaong-kara (Togo du Nord)

Yendi-Tamalé-Kumasi-lac volta-Accra (Ghana)

retour Paris depuis Accra ou je passerais vers le bénin dire bonjour et reveindaris depuis Cotonou

la liste est longue, ça fait pavé mais c'est un itinéraire.

je choisirais des lieux en peu centraux pour me poser et decouvrir tranquillement l'environnement dans un rayon de 20-40 km

je cherche des avis sur les endroits chouettes, des hébergements cheap ect .... idées et bons plans , selon les pays que vous connaissez.

je partirai début novembre. pas limitée dans le temps. sac à dos et transports locaux uniquement. (j'ai déjà voyagé ainsi, pas de soucis)

MERCI 🙂
Iran / retour d'expérience / conseils English translation pending
by Bavaria · 2015-07-11 · 2 replies
Bonjour à tous, De retour d'Iran, je vous propose quelques recommandations d'hôtels et divers conseils basés sur notre maigre et modeste expérience.

Nous sommes partis à 5 amis et avons fait l'itinéraire classique Téhéran-Esfahan-Yazd-Shiraz en 12 jours.

Situation sur place : Nous partions sans aucun préjugé ni crainte, contrairement à une majorité de notre entourage. Evidemment, rien de spécial à signaler, nous revenons enchantés avec le bonheur d'avoir découvert de magnifiques lieux et des gens formidables. Pas un seul contrôle policier, aucune hostilité, que de belles rencontres.

Visas : Nous avons choisis la carte de la sécurité en nous procurant un numéro d'autorisation préalable via une agence de voyage que je recommande fortement pour leur réactivité : 1001nuitsvoyages. Tarifs dans la fourchette basse comparé à ce qu'on a pu voir avec les agences sur le net. Contacter Ahad (ahad@1001nuitsvoyages.com), il parle très bien français et répond toujours dans la journée. Coût par numéro d'autorisation : 30 euros, à régler par virement bancaire vers un compte hollandais. Nous avons également pris par l'agence nos premières nuits d'hotel à Téhéran et un billet d'avion Shiraz-Téhéran. Puis procédure au consulat à Paris, très efficace et bon accueil.

Vols : Nous avons voyagé avec Pegasus, compagnie low cost Turc, très fiable à tarifs avantageux (300 euros l'aller retour Paris-Istanbul-Téhéran).

Hotels :

Téhéran : Hôtel Persian Kowsar (réservé via l'agence 1001nuitsvoyages). 72 euros la chambre, certes assez cher mais nous avions la certitude d'avoir une réservation confirmée pour notre arrivée. Hotel 3* situé à 5min de la place Valia r se et du métro. Excellent accueil et personnel au top. Malgré notre arrivé très matinale, ils n'ont pas hésité à nous donner accès aux chambres à 8h00. Petit déjeuner en buffet très correct.

Esfahan : Hasht Behesht Apart. Hotel Excellent choix, à moins de 10min à pied de la grande place. Appartement pour 3 personnes composé d'une grande chambre avec deux lits jumeaux, SDB et toilettes, grand séjour avec cuisine et un lit supplémentaire. Excellent accueil, personnel très disponible. 64$ la nuit pour un appartement, 48$ pour la double. Contacter Mr Kousha (hbahotel@gmail.com), il est très réactif.

Yazd Kourosh Hotel 50euros la triple, 35euros la double. Personnel une nouvelle fois adorable, chambres convenable, lieu calme. Accès aux toits pour profiter du coucher du soleil et l'appel à la prière.

Shiraz Golshan Traditional Hostel 50 euros la quadruple et 40 euros la double. Lieu très agréable où il fait bon de se relaxer dans la cour centrale au bord de la fontaine assis sur des tapis. Personnel adorable, notamment un jeune réceptionniste, Mohamed, drôle comme tout et très attachant. Il nous a invité chez lui à rompre le jeune du ramadan. Patron également très accueillant qui ne se lassera pas de répondre à vos demandes d'info. Il nous a réservé un Van pour aller à Persepolis et Nécropolis pour 10 euros par personne. Contacter Parviz (parvizro@yahoo.com), très réactif.

Moyen de transport : Il faut bien évidemment abandonner l'idée de louer une voiture, c'est d'après moi de la folie vu le style de conduite (bien pire qu'en Asie du sud-est ou qu'en Chine). Nous avons pris un train de nuit entre Téhéran et Esfahan (cabine de 6 couchettes, assez petite et sans clim), un chauffeur privé entre Esfahan et Yazd (je conseil vivement car il pratique des prix très bas et est adorable : Mr Iman Amini +98 91 32 12 10 44, Email : iman.tour61@gmail.com), un bus VIP entre Yazd et Shiraz et enfin un vol à 49 euros entre Shiraz et Teheran). Les taxis sont très bons marchés dans les villes, le metro de Téhéran assez pratique et très peu cher. Je vous conseil pour ce dernier de vous télécharger une photo du plan sur google image car pas de carte à emporter sur place.

Conseils divers :

Etant donné qu’il est difficile de se procurer des cartes des villes détaillées en anglais, pensez à télécharger les cartes sur google map avec votre smartphone (pour info : centrez vous sur un centre ville et tapez « ok maps » dans le champs de recherche, cela vous permet de sauvegarder les données et de naviguer avec le GPS en mode OFF LINE, très pratique).

Nous avons acheté une carte 3G dans un bazar, les vendeurs vous installeront tout ce qu’il faut pour naviguer avec un VPN. Pratique car le Wifi est extrêmement mauvais en Iran. Compter une vingtaine d’euro carte + credit.

Attention aux quelques arnaques liées à la monnaie, faites vous vite au Rials / Toman. Le premier jour un vendeur de pistache nous a indiqué un prix en toman alors qu’il s’agissait de rials. On a donc payé 10 fois trop…

Notre seule déception fût la restauration. Pas facile de trouver un restaurant qui sert autre chose que les kebab et autres plats de viandes grillées. C’est dommage pour un pays qui regorge de plats traditionnels excellents comme le poulet Fesenjan, ou le Dizi et bien d’autres encore. Fuyez si possibles les adresses indiquées dans le lonely planet. Nous avons été déçu par la plupart. Préférez demander à des locaux où trouver un bon restaurant traditionnel où vont habituellement les habitants.

N’hésitez pas si vous nécessitez d’autres infos/conseils.
2 semaines en Croatie English translation pending
by Sachlg02 · 2015-07-08 · 35 replies
Bonjour ! Je suis Sacha et je reviens d'un superbe voyage de 2 semaines en Croatie. J'avais planifié mon voyage d'avance et tout c'est vraiment bien déroulé alors je voulais faire profiter de mon expérience de la Croatie aux autres voyageurs ! Je me permet donc de vous présenter un aperçu de mon itinéraire. N'hésitez pas si vous avez des questions !

7 au 21 juin 2015 1er jours- Arrivée à Zagreb Départ de Zagreb pour Plitvice puis pour Zadar 2 jours à Zadar (Parc National de Paklenica) 1 journée Sibenik (Krka) 2 jours à Split 2 jours à Hvar 2 jours à Mljet 2 jours à Dubrovnik Avion de Dubrovnik à Zagreb puis départ de lendemain de Zagreb

Sacha
Une semaine en Sicile en avril 2016: quelle formule? English translation pending
by Insect35 · 2015-07-07 · 6 replies
Bonjour, Nous prévoyons (déjà!) une semaine en Sicile pendant les vacances de Pâques. J'ai lu de nombreuses discussions mais j'ai des questions qui restent sans réponse, peut-être allez-vous pouvoir m'aider... 1) Je vois que la plupart des voyageurs font des itinéraires, nous pencherions plutôt pour un séjour dans un hôtel unique en 1/2 pension (du genre ceux proposés par les voyagistes) car nous pensons que cela nous coûterait moins cher (sachant que nos sommes 2 adultes et 2 enfants de 13 et 11 ans). Pensez-vous que cela est moins onéreux? Si l'on rajoute 2 chambres, les repas du soirs, je pense qu'au final on ne s'y retrouvera pas. Qu'en pensez-vous? Avec quel voyagiste êtes-vous partis si c'est le cas, lequel aurait un hôtel situé dans l'Est de l'île? (Nous voudrions profiter des offre "1ère minute"). 2) Nous envisageons de nous cantonner dans l'Est de la Sicile (Syracuse, Noto, Taormina et peut-être le massif des Madonie si le temps le permet...) avec 1 excursion à Agrigente et 1 excursion sur Vulcano (pour voir un volcan de près, car j'ai cru comprendre que l'on ne pouvait pas accéder au sommet de l'Etna à cette saison). D'où ma question: On va louer une voiture, mais pour aller de l'hôtel à la vallée des temples à Agrigente le train serait-il une bonne solution? Ou le bus est-il préférable? Ou c'est carrément plus pratique de prendre la voiture? 3) Notre périple est-il réalisable en une semaine? Merci pour vos conseils éclairés.
Visiter le delta du Mékong en venant du Phu Quoc English translation pending
by Misshiphop · 2015-06-22 · 7 replies
😏 Bonjour,

Après un magnifique voyage en Thailande de 30 jours, nous partons cette fois au Vietnam et au Cambodge mon amie et moi. Pour l'instant j'organise la première partie du voyage. De Siem Reap au Cambodge en passant par sa capitale, je souhaite rejoindre Phu Quoc pour six jours.

L'important est maintenant de me concentrer sur le delta du Mekong. Nous y serons début avril 2016

Quel itinéraire prendre de Phu Quoc pour aller à Saigon afin de faire le plus intéressant trajet en deux jours ? où faire les haltes ? que voir ? que faire ? et ou dormir ? Merci pour vos conseils et vos expériences.

Miss HIP HOP
Budget pour 7 semaines en Australie avec 3 enfants English translation pending
by Arline · 2015-06-22 · 21 replies
Bonjour,

nous envisageons de partir en juillet aout 2016 (ou 2017) pour un road trip de 7 semaines en Australie.

Nous serons 5, 2 adultes et 3 enfants (13,11 et 6 ans). L'itinéraire n'est pas défini mais nous souhaitons louer un van.

Nous arriverons de Paris à Sydney et nous prendrons surement quelques vols intérieurs pour les grandes distances.

Notre budget serait de 15000 euros... est ce suffisant pour le vol Paris Sydney (Sydney Paris), les vols intérieurs, la location du van, l'essence, la nourriture, quelques nuits à l'hotel et les sorties...

Merci

Aurélie
Ouest américain, 2 personnes, 25 jours, en septembre (4x4) English translation pending
by Cyrius75 · 2015-05-11 · 34 replies
Bonjour à la communauté,

Tout nouveau sur ce site : je me suis inscrit aujourd'hui, après écumé plusieurs annonces relatives à mon future voyage en septembre 2015 dans le fameux Ouest Américain. Rien que de lire toutes les annonces, j'en ai déjà l'eau qui me monte à la bouche ! Un vrai festin !

Voyage de noces en perspective après m'être marié en février dernier...

Voici donc l'itinéraire que j'ai prévu du 31 août au 24 septembre.

lundi 31/08 : départ Paris --> Los Angeles mardi 01/09 : Visite de Los Angeles mercredi 02/09 : Universal Studios (L.A.) jeudi 03/09 : Los Angeles --> Havasu Lake (287 miles) vendredi 04/09 : Havasu Lake --> Grand Canyon (227 miles) samedi 05/09 : Grand Canyon dimanche 06/09 : Grand Canyon --> Page (111 miles) lundi 07/09 : Visite Antelope Canyon (matin/midi) puis Lake Powel l'apm mardi 08/09 : Lake Powell --> Bryce Canyon (150 miles) mercredi 09/09 : Bryce Canyon --> Zion (75 miles) jeudi 10/09 : Zion --> Valley of Fire (126 miles) vendredi 11/09 : Valley of fire --> Las Vegas (50 miles) samedi 12/09 : Las Vegas --> Death Valley (Stovepipe - 142 miles) dimanche 13/09 : Stovepipe --> Mammoth Lakes (180 miles) lundi 14/09 : Mammoth Lakes --> Yosemite (102 miles) mardi 15/09 : Yosemite mercredi 16/09 : Yosemite --> San Francisco (186 miles) jeudi 17 au mardi 22/09 : San Francisco mercredi 23/09 : San Francisco --> San Simeon (par la cote via Monterey 123 + 94 miles) jeudi 24/09 : San Simeon --> Los Angeles (245 miles) vendredi 25/09 : Los Angeles --> Paris

Je suis tout seul à conduire... pensez-vous que cela est faisable sans finir dans un ravin à cause de la fatigue ? Dois-je prévoir une journée supplémentaire dans les parcs (en réduisant une journée à SF) ? Ce qui me gêne dans mon itinéraire, c'est que j'arrive à Las Vegas en plein week-end... J'avais envisagé au départ de faire LA --> LV le jeudi 03 et passer la journée du vendredi à LV, mais en faisant la boucle du GC / Page / Bryce / Zion, je revenais forcément à Las Vegas une seconde fois, ce que je voulais éviter.

Y a t'il un site incontournable que je ne dois absolument pas rater et que je n'ai pas indiqué dans mon itinéraire ? Je désire passer plusieurs jours à SF, c'est pour cette raison que j'ai zappé Monument Valley et Moab. Est-ce une grossière erreur ? J'aimerai éviter de faire trop de kms au final.

Merci pour votre aide.
Bus 35 aéroport Édimbourg English translation pending
by Ramianne25 · 2015-05-03 · 16 replies
Bonjour, Est-il possible de faire le trajet aéroport / quartier de leith avec un single ticket qui coute 1,50 £ ? J'ai un doute, n'y a t-il pas une tarification plus importante dans la zone de l'aéroport ? Merci d'avance pour vos éclaircissements.
La Namibie en famille, été 2016 English translation pending
by Ticapi · 2015-04-21 · 32 replies
Bonjour,

J'ouvre une nouvelle discussion, suite à ma première, où je me posais pas mal de questions sur la faisabilité d'un tel voyage. Un grand merci à Pierre, Louison, LaLee, Swimmer, Max et Aliastoto pour leurs réponses avisées.

J'ai passé mes dernières semaines à lire des carnets et j'aimerais vous soumettre notre itinéraire. Nous sommes une famille de quatre, les parents et nos deux enfants adultes. Nous avons décidé que le voyage se fera en 4x4 avec deux tentes sur le toit.

Voici notre itinéraire:

J1 arrivée Windhoek, nuit Windhoek à l'hôtel J2 Anib Lodge ou Bagatelle Lodge, nuit en camping J3 Sesriem, nuit NWR Sesriem J4 Sesriem, nuit NWR Sesriem J5 Région Solitaire, Gecko Camp J6 Walvis Bay J7 Walvis Bay J8 Spitzkoppe J9 Brandberg J10 Twyfelfontein J11 Palmwag J12 Camp Aussicht J13 Epupa J14 Epupa J15 Etosha ouest, nuit Olifantsrus J16 Etosha, nuit Okaukuejo J17 Etosha, nuit Halali J18 Etosha, nuit Namutoni J19 Rundu J20 Mahango J21 Mazambala ou Kwando J22 Mazambala ou Kwando J23 Kasane J24 Kasane J25 Kasane J26 vol retour

Qu'en pensez-vous? Devrais-je laisser tomber l'étape Epupa et retourner depuis camp Aussicht, après avoir visité un village Himba (avec Marius), sur nos pas, dormir à Grootberg Lodge Camp, puis faire une étape à Otjitotongwe pour voir les guépards, avant de rejoindre Olifantsrus? Au lieu de monter jusqu'au camp Aussicht, nous pourrions aussi nous arrêter plus au sud au camping du lodge Mowani, ce qui nous ferais encore gagner une heure.

Est-ce que les étapes Spitzkoppe, Brandberg, Twyfelfontein sont bien ou pourrais-je les remplacer par autre chose? Nous aimons marcher, il me semble que c'est faisable dans ces sites.

Nous aimerions faire Olive Trail. En venant de Sesriem, avons-nous les temps de faire cette randonnée avant de rejoindre Gecko Camp?
Premier voyage seule en Hollande English translation pending
by Maliotte · 2015-04-20 · 9 replies
Bonjour, je suis une jeune femme de 21 ans et j'ai décidé de me lancer dans un road trip en Hollande comme premier voyage, toute seule.😉 Je ne connais pas ce pays, disons que je part à l'aventure. Avez vous des itinéraires, villes à me conseiller et des choses à voir absolument ? Je pars fin juin/début juillet pour 2 semaines, soit environ 12 jours sur place. Je pensais à amener mon vélo dans la voiture pour les balades, et niveau hébergement j'ai pensé aux auberges de jeunesses pour le côté économique rencontrer du monde. Vous pensez que ça peut le faire ?

Merci pour vos réponses 🙂

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