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Location de voiture et chauffeur pour quinze jours au Vietnam? English translation pending
Bonjour.
Je suis à la recherche d'une adresse de location voiture + chauffeur pour visiter le nord est du Vietnam en 15 jours au départ d'Hanoi en novembre prochain.
Merci pour vos réponses.
Algérie et le droit des femmes? English translation pending
En mai, je vais visiter la famille de mon ex, qui est algérien. Nous avons eu un enfant et nous allons le présenter à sa famille. Ce qui m'inquiète beaucoup c'est le fait que en Algérie mon enfant est concidéré que comme un algérien et que le père a des droits suprêmes sur lui et que moi je ne vaux presque rien au sens de la loi et que je n'ai pas de droit sur mon enfant. Je fais confiance a mon ex mais je suis quand même craintive par rapport a cette situation car on ne sait jamais..... Nous avons rempli le formulaire pour le concentement parternel, pour que je puisse voyager a ma guise et revenir a dans mon pays s'il y a quelque chose, a l'embassade de l'Algérie mais ce n'est qu'un papier et j'avoue avoir beaucoup de difficulté a faire confiance à un système qui n'est pas égalitaire.
D'un autre côté, je ne veux pas empêcher mon ex de pouvoir faire connaître notre enfant à sa famille. J'ai aussi hâte d'aller les visiter et de visiter l'Algérie mais je suis inquiète...
Ceci étant ma situation, y a-t-il d'autres mesures que je pourrait prendre ?
Merci
D'un autre côté, je ne veux pas empêcher mon ex de pouvoir faire connaître notre enfant à sa famille. J'ai aussi hâte d'aller les visiter et de visiter l'Algérie mais je suis inquiète...
Ceci étant ma situation, y a-t-il d'autres mesures que je pourrait prendre ?
Merci
Trains Hanoï - Hue et Da Nang - Nha Trang au Vietnam English translation pending
bjr
Dans le circuit que je souhaite éventuellement effectué fin octobre ou novembre 2008 il faut empreinter le train de nuit de HANOI à HUE
et plus tard dans le circuit de DA NANG à NHA TRANG( de jour à priori )
quelqu' un connait il ces trajets et les a t il déjà empreité ?
MERCI DE ME COMMUNIQUER VOS REMARQUES
A+
JL
Voyage et source du bonheur... English translation pending
AHHHHH le voyage, rien que ce nom me fait rêver... La vie est injuste, la vie est horrible, du moins je dirais le cycle de la vie, ou plutot la vie dut à nos modes de vie du XXI siècle. Oui, la vie est dure, parfois injuste, mais on ne saurait l'apprecier autrement... Certains sont heureux, ne se posent jamais de questions sur le sens de la vie, du voyage, vive a coup de travail 8h-17h, de manger, dodo, pipi, caca, la copine a la maison, le chien, un petit "voyage" chez les grands parents... bref... et sont heureux comme ça. Comment concevoir la vie, quand justement on ne la conçois pas comme ça ?! J'ai 22ans, je ne me vois pas vivre de cette maniere (que je vis actuellement) eternellement, cela me bloque, me rend aigris, contre tout et contre rien a la fois, je ne sais plus, je ne sais pas. Je veux vivre de voyage, vivre de travail en voyage, vivre sans rien prevoir, vivre selon les envies d'un moment, jusqu'à trouver un lieu, le lieu, ou l'on souhaite se poser. Est ce possible ?! Oui oui oui, beaucoup disent, reste ou tu es tu as la sureté de l'emplois... beaucoup ont peur de l'avenir, ont peur de ne pas avoir de retraite, ont peur de ne pas avoir de famille, de maison a décorer tel l'emission Deco... Qu'en pensez vous ? Certes, peut etre ont ils raison, mais la vie est imprévisible, si on meurt demain, on aura rien fait, si on meurt dans 100 ans on sera riche, riche dans la tete... Le voyage comme mode de vie, ca vous dit quoi ?
La Malaisie avec des enfants de sept mois et six ans English translation pending
Bonjour à vous tous.
Dans la rubrique je pars en Malaisie avec toute la famille, voici mes questions. J’ai pour habitude d’éviter les endroits un peu trop touristiques, mais cette fois ci je pars avec mon dernier qui aura 7 mois au moment de Grace. Mon périple devra durer en toute logique un mois, et dans ce contexte, je souhaiterai savoir si une petite expédition dans les îles Perhentian ne serai pas de trop pour le petit bambin. De plus, une petite escapade ( j’entend par là petite promenade, et non le big treck) au Parc Taman Negara peut elle être envisagée, toujours avec le petit « Robinson ». Bien entendu, l’équipement adéquat sera de la partie (Yuki (Porte bébé rando), + Moustiquaire, etc…).
Aventure similaire déjà réalisée en Thailande, mais la Malaisie … c’est la first time.
Si vous avez des suggestions pour ce type de configuration, je suis à votre écoute. Encore merci.
Dans la rubrique je pars en Malaisie avec toute la famille, voici mes questions. J’ai pour habitude d’éviter les endroits un peu trop touristiques, mais cette fois ci je pars avec mon dernier qui aura 7 mois au moment de Grace. Mon périple devra durer en toute logique un mois, et dans ce contexte, je souhaiterai savoir si une petite expédition dans les îles Perhentian ne serai pas de trop pour le petit bambin. De plus, une petite escapade ( j’entend par là petite promenade, et non le big treck) au Parc Taman Negara peut elle être envisagée, toujours avec le petit « Robinson ». Bien entendu, l’équipement adéquat sera de la partie (Yuki (Porte bébé rando), + Moustiquaire, etc…).
Aventure similaire déjà réalisée en Thailande, mais la Malaisie … c’est la first time.
Si vous avez des suggestions pour ce type de configuration, je suis à votre écoute. Encore merci.
Fady (fasy): interdits et tabous à Madagascar English translation pending
Salut
Bizarrement, je n'ai trouvé aucune discussion ou message sur le thème. En fait, ce n'est pas les fady (fasy) en tant que telles qui m'intéressent, car on trouve pas mal d'informations à ce sujet. C'est plutôt, dans quelle mesure cela concerne les vazaha (domiciliés et touristes)? Si vous avez des vécus ou des liens ...
Bizarrement, je n'ai trouvé aucune discussion ou message sur le thème. En fait, ce n'est pas les fady (fasy) en tant que telles qui m'intéressent, car on trouve pas mal d'informations à ce sujet. C'est plutôt, dans quelle mesure cela concerne les vazaha (domiciliés et touristes)? Si vous avez des vécus ou des liens ...
Assurance voyage pour vivre aux États-Unis English translation pending
Bonjour, je dois partir à Los Angeles pour une année et je dois prendre une assurance qui devra me couvir pendant toute la durée de mon séjour. J'aimerais savoir si quelqu'un connait une assurance intéressante pas trop chère.
Merci
Météo en Inde entre mars et août? English translation pending
voila nous projettons de partir d'ici à fevrier mars 2009 pour 6 mois en inde ( inde du nord et du sud ) je me doute qu'il faut etre attentive aux problemes de meteo type mousson, et chaleur mais malgres diverses lectures (net et guide) j'ai tendance à me perdre..... auriez vous des conseils à me donner sur quelles regions est preferable entre debut mars et aout, car je pense qu'on devra passez par les periodes pas les plus conseillées pour ce type de voyage ( la mousson ou la chaleur) . alors y a t il des endroits peut etre moins pire que d'autre à certaines de ces periodes, histoire qu'on cale notre periple sur une meteo plus vivable? je pense qu'ensuite on partira vers le nepal ou la tailande vue qu'on pensais prendre le visa de 6 mois en inde ...
merci de vos conseils et reponses....
Trajet et budget pour la Mongolie English translation pending
Bonjour à tous
J'ai répondu à un message en privé concernant les trajets interessants, le budget à prévoir et comment le gérer au quotidien, ect ...
Voici une copie de tout cela afin que cela profite au plus grand nombre.
Bon voyage !
Cécile-- Trajet : En arrivant par la russie (Irkouts à transmongolien à erdenet ou ulaan baatar ?) tu peux aller direct au lac Hovgol qui est magnifique (surtout en automne --> mélèzes jaunes et végétation rouge, lac bleu lagon). Y’a des bus direct jusqu’à moron ensuite il faut que tu trouves un chauffeur qui aurait l’opportunité de ne pas voyager à vide au retour … une fois à hatgal (dernière ville au sud du lac) tu peux soit faire le tour du lac, soit aller voir les tsataans (éleveurs de rennes). Dans les 2 cas ce sera à cheval ou à pied. Là bas (dans la montagne pour rejoindre le pays des tsataans) il fait très froid donc il faut VRAIMENT être bien équipé (2eme duvet par exemple) : t° pouvant aller jusqu’à –15 – 20 en automne (on m’a dit). Il n’est pas certain que tu croises des éleveurs car ils bougent tout le temps et ne tiennent pas particulièrement à ce qu’on les trouve. Le mieux est de rencontrer quelqu’un qui connaît une famille et de se faire accompagner.
Par ailleurs, ils sont de + en + ennuyé par les touristes donc ne pas les chercher c’est aussi les respecter : c’est pas un zoo (je dis ça par rapport à certains). Personnellement je ne les ai pas vu et c’est très bien comme cela. Les magnifiques paysages suffisent.
Après, si tu aimes la steppe mongole : visiter l’Archangaï. Plaines immenses, cols, vallées de toutes tailles, rivières qui ont l’air facile à suivre, … La Mongolie authentique. C’est une région seulement « traversée » par les touristes : ils ne s’y arrêtent pas tellement. C’est d’ailleurs la raison qui m’a fais me fâcher avec mon chauffeur pour qui il était impensable que je puisse avoir envie de visiter cette région. Il l’a traversé en 1 journée alors qu’il faut normalement 2-3 jours (en jeep). Il était très fier et j’étais furieuse. Quand je pense à tous les coins où j’aurai pu m’arrêter … je ne l’ai pas fait parce qu’il m’avait dit « 3 jours » et que je pensais être encore très loin de l’arrivée. Je savais que si je voulais voir le lac Hovghol il ne fallait pas trop traîner non plus : pas facile de faire le choix entre « voir » et « connaître ».
A cheval, ça doit être le pied mais faut compter probablement une 20 aine de jours en prenant son temps (peut être plus … voir avec des spécialistes des voyages à cheval).
Après tu arrives au lac très touristique (enfin pour la mongolie, il y a peut être moyen de passer par la cote la moins fréquentée) de terkhin tsagaan nuur. J’ai été déçue malgré que les paysages volcaniques soient très beau, c’est un peu dénaturé par les camps de touristes environnant. Mais j'y ai rencontré une famille adorable qui tenait un camp de type "Ger familly" : un aniversaire inoubliable en leur compagnie ...
Ensuite tu peux aller (après ravitaillement à tseserleg) dans les monts khangaï (pas vu mais il paraît que c’est très beau) ou redescendre vers le centre et karakorum pour voir le monastère d’erdene zuu et faire coucou à Tuya la patronne du cow café. Une vrai maman au petit soin des routards !!
Après tu as la somptueuse vallée de l’orkhon. Là, il faut s’aventurer dans les vallées environnantes pour quitter les touristes (cela dit j’en ai pas vu tant que ça). Il faut savoir que ce sont des coins où les familles sont peut être lassées des visites d'étrangers opportunistes ... C'est cependant très beau. J’ai séjourné dans une vallée paradisiaque perdue et sauvage à coté de familles. Impossible de savoir où … Je crois qu’il y a moyen de voir parmi les plus beaux paysages de Mongolie dans ce secteur en cherchant bien.
Enfin, après si tu rentres à UB, peut être peux tu faire une boucle par le gobi ? Là faut veiller à avoir des puits sur ta route : c’est indispensable. Je n’y suis pas allé.
Voilà une idée de traversée Nord-Sud. Suivant la saison c’est peut être un bon plan (des régions les plus froides aux plus chaudes).
Evites absolument Khoustain (parc naturel où ont été introduit les chevaux de pjrevalski pour la première fois en Mongolie). Une horreur touristique (sauf interêt particulier pour les chevaux) et le personnel du camp de touristes "obligatoire" n'est pas sympa du tout (le fric avant tout). Tous les jours des cars déversent les touristes dans le parc pour, en 24h, tirer le portrait des chevaux. Brrr ... Mieux vaux aller sur le causse méjan dans le Larzac pour les voir et les photographier !
Moi je suis partie de UB, karakorum, tseserleg, lac terking tsagaan nuur, traversée trop rapide de l’archangaï, moron, lac hovsgol, moron, bulgan (super petite ville), koustain, UB.
Je pense que tu pars un peu tard dans la saison (septembre) pour faire un long voyage car rapidement (fin septembre ?) les températures t’obligeront à voyager en voiture et à loger sous la yourte. Pas de camping en octobre car c’est trop risqué (je crois). Les Mongols te laisseront pas faire. Par ailleurs, beaucoup de gesthouses et camps de touristes ferment (dés mi-septembre): tu ne peux plus compter là dessus en cas de galères ou simplement de transit. Comme tu ne peux pas camper non plus à cause du froid … C’est à prendre en considération pour le choix de ton itinéraire et de ton moyen de transport. Si tu veux visiter d’autres pays avant (genre asie du sud) : commences par là et remontes en Mongolie pas avant juin.
Pour voyager, tu as la possibilité aussi d’acheter une moto (je connais un gars qui voyage comme cela là bas), un cheval (mais attention de ne pas te faire arnaquer mieux vaux s’y connaître avant), un vélo, … à pied, en stop (mais je crois que tu dois payer quelque chose ?!), en bus, ...
Budget : Extrait messages sur le forum Pour le visa depuis la france = 60€ je crois). Voiture : obligatoirement avec chauffeur : hors agence autour de 30 000 T par jours soit environs 20€ pour le chauffeur l'essence : est payée à part (une jeep fait du 20l pour 100km, comptez environs 1500 à 1800T le litre (entre 1 et 1.20€ le litre, ça dépend des régions) et le nombre de km à la louche que tu vas parcourir (j’ai calculé bestialement sur ma carte achetée en France). Bouffe : Par ailleurs, tu dois fournir la nourriture pour le chauffeur : un repas en gesthouse ou au restaux coute entre 5 000 et 8000 T (et là t'as de la marge) soit environs entre 3.30€ et 5.30 par personne. Si tu vas au marcher et que tu prépares ton repas c'est la même chose par jours et par personne (je crois mais c’est pas logique … ?). Les réserves naturelles : il faut payer un droit d'entrée entre 500 T et 5000T. Dodo :En camp de touriste sous yourte ça va du simple au double : donner ton budget au chauffeur et il saura où aller. J'ai dormi dans un camp de yourtes (Ger family à familles installant des yourtes qu’elles louent à j’y ai rencontré des touristes mongols et des français) dont la nuit était autour de 10 000T (avec petit dej) mais j'étais seule (je payais pour les autres lits … en septembre peu de touristes donc on paye plus cher). Des touristes payaient dans le même camp 10000 T pour 2. Mais ça peut monter facile à 30 000T (camps de touristes standing). Les Gesthouses ont des tarifs raisonnables (2000T à 5000T) et on rencontre plein de voyageurs de toutes nationalités (et même des copains de copains ) avec qui échanger : c'est très sympas. Chez l'habitant, c'est toujours possible si les gens ont la place : leur laisser des cadeaux utiles plutôt que de l'argent (briquets, farine, ...) et évaluer le coût d'une nuit en gestouhouse par personne environs à donner en nature (c'est plus pratique pour eux). Par contre il faut pas se leurrer, ça bouscule un peu la famille donc ne pas s'incruster une semaine entière : c'est bon pour une ou 2 nuits sinon demander si tu peux installer ta tente dans le coin.à UB, la capitale, tu as des magasins de sport comme chez nous et c’est moins cher (en général) mais parfois de moins bonne qualité. Tu as aussi le « marché noir » où tu peux te procurer une selle, un dell, des bottes, un thermos (indispensable), … Mais faut faire très attention à ton argent car il y a des voleurs très doués (j’en connais à qui c’est arrivé, ils n’avaient rien vu). Même si tu es routard ils savent que tu as sur toi 10Xplus d’argent qu’ils en gagnent dans le mois ou même dans l’année, et à l’occasion d’une simple bousculade le tour est joué. Rester groupé et garder l’œil ouvert. Sinon tu as tout ce que tu veux à prix négocié. Idéal pour un petit budget.
Le Del, vêtement traditionnel Mongol, est l'idéal pour voyager bien qu'on se sente un peu ridicule. Surtout l'hiver et si on fait du cheval (les chevaux n'aiment pas le broit des vetements synthétiques). Tu demande dans les petites villes comme karakorum aux vendeuses de tissus ce qu'il faut pour faire un dell (ou mieux tu te fais accompagner par quelqu'un du pays) et tu choisis doublure, tisdsus de dessus, fourure si necessaire, boutons, galons, .... Puis tu demandes à une femme (dans la steppe au ailleurs) de te le coudre en te mettant d'accord sur le prix. J'ai payé le mien (del d'automne) environ 30 000t (ou 50 000t je sais plus).
Pour être sur de ton budget et ne pas te faire avoir parce que tu as trop dépensé : Emportes des enveloppes : 1 pour le salaire du chauffeur, les billets de train, bus, achat ou location du cheval, d’une moto, … 1 pour l’essence 1 pour la bouffe et le dodo 1 pour les imprévus (soit 15-20% du budget en plus pour des galères imprévues. Si tu t’en sers pas ce sera pour acheter des cadeaux ou des souvenirs à la con)Notes la somme totale en début de séjour sur chaque enveloppe. Ensuite tu notes dessus ce que tu retires et ce qui reste.
Tu peux aussi noter « pour mémoire » la somme à ne pas dépasser pour la bouffe, les nuits dans guesthouse ou hôtel (en ville), … ça te permettra parfois aussi de négocier ou de tirer la sonnette d’alarme. Moi-même, je ne tiens aucun budget à la maison mais j’ai fais comme cela là bas et tout c’est TB passé. Après tu as un porte-monnaie (un pour le groupe si tu pars avec d’autres dans lequel chacun met un peu d’argent pour les courses et achats quotidiens groupés comme l’essence et la bouffe à quand il n’y en a plus, chacun remet la même somme). Si l’un de vous s’en va (autre itinéraire, disputes, …), vous comptez ce qui reste et vous lui donnez sa part. Chacun reste donc libre. L’un de vous peut être le « trésorier » responsable du porte-monnaie. Ca c’est à discuter avec tes compagnons.
Tu peux en avoir un second pour tes achats à toi (clopes, petit souvenir, mousse à raser, …).
Voilà.
J'ai répondu à un message en privé concernant les trajets interessants, le budget à prévoir et comment le gérer au quotidien, ect ...
Voici une copie de tout cela afin que cela profite au plus grand nombre.
Bon voyage !
Cécile-- Trajet : En arrivant par la russie (Irkouts à transmongolien à erdenet ou ulaan baatar ?) tu peux aller direct au lac Hovgol qui est magnifique (surtout en automne --> mélèzes jaunes et végétation rouge, lac bleu lagon). Y’a des bus direct jusqu’à moron ensuite il faut que tu trouves un chauffeur qui aurait l’opportunité de ne pas voyager à vide au retour … une fois à hatgal (dernière ville au sud du lac) tu peux soit faire le tour du lac, soit aller voir les tsataans (éleveurs de rennes). Dans les 2 cas ce sera à cheval ou à pied. Là bas (dans la montagne pour rejoindre le pays des tsataans) il fait très froid donc il faut VRAIMENT être bien équipé (2eme duvet par exemple) : t° pouvant aller jusqu’à –15 – 20 en automne (on m’a dit). Il n’est pas certain que tu croises des éleveurs car ils bougent tout le temps et ne tiennent pas particulièrement à ce qu’on les trouve. Le mieux est de rencontrer quelqu’un qui connaît une famille et de se faire accompagner.
Par ailleurs, ils sont de + en + ennuyé par les touristes donc ne pas les chercher c’est aussi les respecter : c’est pas un zoo (je dis ça par rapport à certains). Personnellement je ne les ai pas vu et c’est très bien comme cela. Les magnifiques paysages suffisent.
Après, si tu aimes la steppe mongole : visiter l’Archangaï. Plaines immenses, cols, vallées de toutes tailles, rivières qui ont l’air facile à suivre, … La Mongolie authentique. C’est une région seulement « traversée » par les touristes : ils ne s’y arrêtent pas tellement. C’est d’ailleurs la raison qui m’a fais me fâcher avec mon chauffeur pour qui il était impensable que je puisse avoir envie de visiter cette région. Il l’a traversé en 1 journée alors qu’il faut normalement 2-3 jours (en jeep). Il était très fier et j’étais furieuse. Quand je pense à tous les coins où j’aurai pu m’arrêter … je ne l’ai pas fait parce qu’il m’avait dit « 3 jours » et que je pensais être encore très loin de l’arrivée. Je savais que si je voulais voir le lac Hovghol il ne fallait pas trop traîner non plus : pas facile de faire le choix entre « voir » et « connaître ».
A cheval, ça doit être le pied mais faut compter probablement une 20 aine de jours en prenant son temps (peut être plus … voir avec des spécialistes des voyages à cheval).
Après tu arrives au lac très touristique (enfin pour la mongolie, il y a peut être moyen de passer par la cote la moins fréquentée) de terkhin tsagaan nuur. J’ai été déçue malgré que les paysages volcaniques soient très beau, c’est un peu dénaturé par les camps de touristes environnant. Mais j'y ai rencontré une famille adorable qui tenait un camp de type "Ger familly" : un aniversaire inoubliable en leur compagnie ...
Ensuite tu peux aller (après ravitaillement à tseserleg) dans les monts khangaï (pas vu mais il paraît que c’est très beau) ou redescendre vers le centre et karakorum pour voir le monastère d’erdene zuu et faire coucou à Tuya la patronne du cow café. Une vrai maman au petit soin des routards !!
Après tu as la somptueuse vallée de l’orkhon. Là, il faut s’aventurer dans les vallées environnantes pour quitter les touristes (cela dit j’en ai pas vu tant que ça). Il faut savoir que ce sont des coins où les familles sont peut être lassées des visites d'étrangers opportunistes ... C'est cependant très beau. J’ai séjourné dans une vallée paradisiaque perdue et sauvage à coté de familles. Impossible de savoir où … Je crois qu’il y a moyen de voir parmi les plus beaux paysages de Mongolie dans ce secteur en cherchant bien.
Enfin, après si tu rentres à UB, peut être peux tu faire une boucle par le gobi ? Là faut veiller à avoir des puits sur ta route : c’est indispensable. Je n’y suis pas allé.
Voilà une idée de traversée Nord-Sud. Suivant la saison c’est peut être un bon plan (des régions les plus froides aux plus chaudes).
Evites absolument Khoustain (parc naturel où ont été introduit les chevaux de pjrevalski pour la première fois en Mongolie). Une horreur touristique (sauf interêt particulier pour les chevaux) et le personnel du camp de touristes "obligatoire" n'est pas sympa du tout (le fric avant tout). Tous les jours des cars déversent les touristes dans le parc pour, en 24h, tirer le portrait des chevaux. Brrr ... Mieux vaux aller sur le causse méjan dans le Larzac pour les voir et les photographier !
Moi je suis partie de UB, karakorum, tseserleg, lac terking tsagaan nuur, traversée trop rapide de l’archangaï, moron, lac hovsgol, moron, bulgan (super petite ville), koustain, UB.
Je pense que tu pars un peu tard dans la saison (septembre) pour faire un long voyage car rapidement (fin septembre ?) les températures t’obligeront à voyager en voiture et à loger sous la yourte. Pas de camping en octobre car c’est trop risqué (je crois). Les Mongols te laisseront pas faire. Par ailleurs, beaucoup de gesthouses et camps de touristes ferment (dés mi-septembre): tu ne peux plus compter là dessus en cas de galères ou simplement de transit. Comme tu ne peux pas camper non plus à cause du froid … C’est à prendre en considération pour le choix de ton itinéraire et de ton moyen de transport. Si tu veux visiter d’autres pays avant (genre asie du sud) : commences par là et remontes en Mongolie pas avant juin.
Pour voyager, tu as la possibilité aussi d’acheter une moto (je connais un gars qui voyage comme cela là bas), un cheval (mais attention de ne pas te faire arnaquer mieux vaux s’y connaître avant), un vélo, … à pied, en stop (mais je crois que tu dois payer quelque chose ?!), en bus, ...
Budget : Extrait messages sur le forum Pour le visa depuis la france = 60€ je crois). Voiture : obligatoirement avec chauffeur : hors agence autour de 30 000 T par jours soit environs 20€ pour le chauffeur l'essence : est payée à part (une jeep fait du 20l pour 100km, comptez environs 1500 à 1800T le litre (entre 1 et 1.20€ le litre, ça dépend des régions) et le nombre de km à la louche que tu vas parcourir (j’ai calculé bestialement sur ma carte achetée en France). Bouffe : Par ailleurs, tu dois fournir la nourriture pour le chauffeur : un repas en gesthouse ou au restaux coute entre 5 000 et 8000 T (et là t'as de la marge) soit environs entre 3.30€ et 5.30 par personne. Si tu vas au marcher et que tu prépares ton repas c'est la même chose par jours et par personne (je crois mais c’est pas logique … ?). Les réserves naturelles : il faut payer un droit d'entrée entre 500 T et 5000T. Dodo :En camp de touriste sous yourte ça va du simple au double : donner ton budget au chauffeur et il saura où aller. J'ai dormi dans un camp de yourtes (Ger family à familles installant des yourtes qu’elles louent à j’y ai rencontré des touristes mongols et des français) dont la nuit était autour de 10 000T (avec petit dej) mais j'étais seule (je payais pour les autres lits … en septembre peu de touristes donc on paye plus cher). Des touristes payaient dans le même camp 10000 T pour 2. Mais ça peut monter facile à 30 000T (camps de touristes standing). Les Gesthouses ont des tarifs raisonnables (2000T à 5000T) et on rencontre plein de voyageurs de toutes nationalités (et même des copains de copains ) avec qui échanger : c'est très sympas. Chez l'habitant, c'est toujours possible si les gens ont la place : leur laisser des cadeaux utiles plutôt que de l'argent (briquets, farine, ...) et évaluer le coût d'une nuit en gestouhouse par personne environs à donner en nature (c'est plus pratique pour eux). Par contre il faut pas se leurrer, ça bouscule un peu la famille donc ne pas s'incruster une semaine entière : c'est bon pour une ou 2 nuits sinon demander si tu peux installer ta tente dans le coin.à UB, la capitale, tu as des magasins de sport comme chez nous et c’est moins cher (en général) mais parfois de moins bonne qualité. Tu as aussi le « marché noir » où tu peux te procurer une selle, un dell, des bottes, un thermos (indispensable), … Mais faut faire très attention à ton argent car il y a des voleurs très doués (j’en connais à qui c’est arrivé, ils n’avaient rien vu). Même si tu es routard ils savent que tu as sur toi 10Xplus d’argent qu’ils en gagnent dans le mois ou même dans l’année, et à l’occasion d’une simple bousculade le tour est joué. Rester groupé et garder l’œil ouvert. Sinon tu as tout ce que tu veux à prix négocié. Idéal pour un petit budget.
Le Del, vêtement traditionnel Mongol, est l'idéal pour voyager bien qu'on se sente un peu ridicule. Surtout l'hiver et si on fait du cheval (les chevaux n'aiment pas le broit des vetements synthétiques). Tu demande dans les petites villes comme karakorum aux vendeuses de tissus ce qu'il faut pour faire un dell (ou mieux tu te fais accompagner par quelqu'un du pays) et tu choisis doublure, tisdsus de dessus, fourure si necessaire, boutons, galons, .... Puis tu demandes à une femme (dans la steppe au ailleurs) de te le coudre en te mettant d'accord sur le prix. J'ai payé le mien (del d'automne) environ 30 000t (ou 50 000t je sais plus).
Pour être sur de ton budget et ne pas te faire avoir parce que tu as trop dépensé : Emportes des enveloppes : 1 pour le salaire du chauffeur, les billets de train, bus, achat ou location du cheval, d’une moto, … 1 pour l’essence 1 pour la bouffe et le dodo 1 pour les imprévus (soit 15-20% du budget en plus pour des galères imprévues. Si tu t’en sers pas ce sera pour acheter des cadeaux ou des souvenirs à la con)Notes la somme totale en début de séjour sur chaque enveloppe. Ensuite tu notes dessus ce que tu retires et ce qui reste.
Tu peux aussi noter « pour mémoire » la somme à ne pas dépasser pour la bouffe, les nuits dans guesthouse ou hôtel (en ville), … ça te permettra parfois aussi de négocier ou de tirer la sonnette d’alarme. Moi-même, je ne tiens aucun budget à la maison mais j’ai fais comme cela là bas et tout c’est TB passé. Après tu as un porte-monnaie (un pour le groupe si tu pars avec d’autres dans lequel chacun met un peu d’argent pour les courses et achats quotidiens groupés comme l’essence et la bouffe à quand il n’y en a plus, chacun remet la même somme). Si l’un de vous s’en va (autre itinéraire, disputes, …), vous comptez ce qui reste et vous lui donnez sa part. Chacun reste donc libre. L’un de vous peut être le « trésorier » responsable du porte-monnaie. Ca c’est à discuter avec tes compagnons.
Tu peux en avoir un second pour tes achats à toi (clopes, petit souvenir, mousse à raser, …).
Voilà.
Cathay Pacific: vol long courrier pour la Thaïlande et vol intérieur, suivi des bagages English translation pending
Bonjour,
Mon compagnon et moi partons pour 15 jours fin Novembre pour un petit circuit en Thaïlande. J'ai commencée à regarder les différentes possibilités de vol vers et en Thaïlande. J'ai trouvé un vol intéressant avec Cathay Pacific qui fait une escale à Hong Kong. Avez-vous déjà voler avec cette compagnie? Qu'en pensez-vous? Arrivé à BKK, nous pensons prendre un vol intérieur vers Chiang Mai. Pensez-vous que si je réserve par internet nos bagages suivront?
Merci d'avance pour votre aide et réponses à cette question 😉
Mon compagnon et moi partons pour 15 jours fin Novembre pour un petit circuit en Thaïlande. J'ai commencée à regarder les différentes possibilités de vol vers et en Thaïlande. J'ai trouvé un vol intéressant avec Cathay Pacific qui fait une escale à Hong Kong. Avez-vous déjà voler avec cette compagnie? Qu'en pensez-vous? Arrivé à BKK, nous pensons prendre un vol intérieur vers Chiang Mai. Pensez-vous que si je réserve par internet nos bagages suivront?
Merci d'avance pour votre aide et réponses à cette question 😉
Thaïlande et Birmanie (troisième partie) English translation pending
Hello,
En décembre 2007 et janvier 2008 je suis aller en Birmanie en passant évidement par la Thaïlande. Lors de ce voyage, j'ai pris quelques notes que je vais vous livrer ici en plusieurs parties afin de ne pas faire un post beaucoup trop long.La première partie, du 14 au 19 décembre concerne la Thaïlande ou j'ai du rester un peu plus longtemps que prévu à cause de mon visa pour la Birmanie. --> ICI La deuxième partie, du 20 au 26 décembre concerne la Birmanie de Yangoon à Mandalay. --> ICI La troisième partie, du 27 décembre au 2 janvier concerne la Birmanie de Mandalay au lac Inlé La dernière partie du 3 janvier au 8 janvier concerne la Birmanie puis un petit bout de la Thaïlande. --> ICI Bonne lecture et d'avance merci pour vos commentaires, c'est toujours agréable et encourageant.
Yvan
27 décembre 2007 - Dans la ville de Mandalay

Réveil un peu tardif ce matin et je quitte l’hôtel vers 9h30. Aujourd’hui, je souhaite découvrir Mandalay car c’est la seule journée que j’ai ici. Je négocie uun taxi pour m’emmener à la pagode Mahamuni qui est au sud de Mandalay. 3000 kiats aller-retour. Cette Pagode est vraiment très jolie. Pour le Myanmar, il s’agit d’une des plus célèbres Pagode. Dans l’entrée de la pagode, il y a une galerie de petites boutiques qui grouille de monde. Cette pagode est presqu’aussi vivante que la Shwedagon de Yangoon. A l’intérieur, je rencontre un moine qui m’emmène près du Bouddha en bronze représentant Mahamuni. Le rituel veut que les hommes apposent des feuilles d’or sur le bouddha. Je dépose 5 feuilles d’or à différents endroits. Autour de cette pagode, il y a une pièce contenant des bronzes d’Angkor subtilisés par les Thaï puis par les birmans à Ayuttaya. Les gens viennent toucher ces bronzes à l’endroit ou ils ont mal, pour faire disparaitre le mal.
En repartant, mon taxi me propose de visiter d’autres choses en modifiant son prix évidement. Pas de changement pour moi, nous retournons vers l’hôtel. Retour donc vers l’hôtel, à la clock tower d’ou je me pose pour prendre un thé Birmans et un pancake. Là, je rencontre un Birmans professeur d’Anglais et sa nièce qui est étudiante. Nous discutons essentiellement de livres en Birmanie. Je lui demande ou est ce que je pourrais trouver des livres sur l’histoire de la Birmanie. Sa nièce connaît un bookshop et se propose de m’emmener.
Nous voici partis vers le bookshop ou il y a quelques livres intéressant mais rien d’extra-ordinaire. Nous poursuivons vers le marché de la 84ème rue. Je crois que je n’ai jamais vu un tel marché de ma vie. ici ça grouille de monde et ça reste très authentique. Il y a largement de quoi y passer la journée entière. Chatuchak à Bangkok est complètement insignifiant à coté de celui là, c’est simplement fabuleux.
En sortant du marché, je récupère un pick-up, le bus local pour aller dans le nord vers la colline de Mandalay et les pagodes qui sont au pied. Une fois au pied de la colline, je visite la paya Sandamuni qui se trouve au sud-est de la colline. A l’intérieur, autour du stuppa principal recouvert d’or, se trouve une multitude de petits stuppas blanc avec le sommet en or. Cette pagode contient 1774 stèles de marbres portant sur le Tripitaka.
De l’autre coté de la rue se trouve la paya Kuthodaw. Sur le même principe que la précédente, elle contient de nombreux stuppas blanc coiffés d’or. Ici, à l’intérieur de chaque stuppa se trouve une pierre gravée comme on peux en voir au vietnam. En tout, il y a 729 stèles reprenant l’intégralité des 15 livres du Tripitaka. Pour cela, cette pagode est aussi appelé, le plus grand livre du monde.
Toujours au même endroit, il y a la paya Kyauktawgyi. Dans cette pagode se trouve un Bouddha de 8m de haut taillé dans un seul bloc de marbre. Tout autour de la pagode, 80 stuppas contiennent les 80 disciples éveillés du Bouddha.
En sortant de cette pagode je pars à l’ascension de la montagne de Mandalay et de ses 230 mètres. Tout au long de l’ascension il y a quelques temples et des vues magnifiques sur Mandalay. Tout en hau, il faut prendre des escalators pour gravir les derniers mètres. Les escalators parisiens pieds nus c’est un grand moment.
En haut il y a un temple très joli qui surplombe Mandalay. En regardant vers le fleuve, il est possible de voir les nombreux temples de Mandalay, son terrain de golf, l’université de médecine et la prison qui sont les trois gros ensembles qui se détachent le plus. Sur la gauche, se trouve le palais de Mandalay que je ne visiterai pas à cause du travail forcé utilisé pour sa reconstruction.
Le soleil se couche doucement et la vue est vraiment magnifique même si elle est un peu perturbé par les dizaines de touristes qui débarquent juste 10 minutes avant le coucher du soleil, comme si le reste n’avais pas d’importance.
Je fais la descente à pied presque dans le noir alors qu’il y a une queue énorme de touristes qui patientent pour descendre en ascenseur puis en bus climatisé. En bas de la colline je prend un pick-up pour le marché de nuit ou je vais manger une soupe de nouille. Probablement la moins cher de mon séjour à 300 kiats. En rentrant, je croise Laurence avec qui je vais prendre un Milk Shake avant de quitter Mandalay.
Notre bus de nuit part à 21 heures et il faut que l’on y soit à 20h30. Sur place, c’est la grosse surprise, l’état du bus est plus que déplorable. On se demande même s’il peut rouler et si notre bus n’est pas plutôt un de ceux, tout neuf, qui se trouve derrière. Eh bien non, c’est bien celui-là. Un peu avant 21 heures nous montons à bord. A nouveau grosse surprise, l’intérieur est rempli de sorte de sac de pomme de terre dans l’allée centrale sur un mètre de haut. Pour rentrer, il nous faut enjamber la roue de secours puis tous ces sacs en se disant qu’à notre place se sera mieux. Une fois au pied de notre siège, ce n’est pas mieux, il y a également pleins de sacs qui nous laissent très peu de place sur un siège complètement pourri.
En roulant, je m’aperçois que la fenêtre ne ferme pas et laisse un jour de quelques centimètres, suffisamment pour me frigorifier avec les genoux dans le mentons pendant tous le trajet. La route jusqu’à Bagan est une sorte de piste horrible et pleine de trou qui m’empêchent de dormir même 5 minutes. Vers minuit, notre bus fait un stop que je prends comme un grand soulagement.
28 décembre 2007 - La plaine de Bagan

Plus le temps passe et moins j’arrive à m’endormir dans le bus. Finalement nous arrivons à 6 heures du matin à Bagan dans une cabane gouvernementale pour payer le droit d’entrée du site. Le gars face à nous n’a pas du tout de monnaie et chacun nous lui sortons un billet de 50USD. Résultat, retour dans le bus pour poursuivre vers Bagan et acheter le billet à l’hôtel ce qui me parait beaucoup plus simple et évite cette espèce de cabane qui n’a aucun sens puisqu’aucun hôtel ne peut vous louer une chambre sans ce pass qu’il peut vous fournir.
Dès la sortie du bus un trishaw se propose de nous trouver un hôtel. Dans le même bus que nous, il y a un israélien et Sonya une chinoise de Hong-Kong. Nous voici donc sur deux trishaw plus un troisième pour les bagage. L’objectif est de trouver des chambres single à 3USD. La première Guesthouse que nous visitons est sympa mais à 5USD. Sur la route nous visitons la guesthousehouse Lucky seven. Ils n’ont qu’une chambre au rez de chaussée juste devant la porte. nous visitons une autre guesthouse dont j’ai perdu le nom à 4USD. l’israélien décide de rester ici et le trishaw nous dépose à la Pyinsa Rup. Nous avons 3 chambres à 3USD, une avec un lit double, une avec deux lits simple et une petite avec un lit simple. Pour choisir nous demandons au gars de l’hôtel de mélanger les clefs et de distribuer. J’obtiens la grande chambre avec lit double. Nous nous donnons rendez vous 20 minutes plutard pour partir directement à vélo et ne pas perdre la journée à cause de la fatigue, personne n’a dormi de la nuit. Laurence vient me réveiller en frappant à ma porte car je m’étais complètement endormi.
Il nous fait payer la taxe de 10USD que le gouvernement perçoit pour chaque visiteur. Ensuite nous allons chercher des vélo au Ever One qui se trouve pas très loin de l’hôtel. Après une discussion, nous arrivons à avoir 3 vélos pour la journée et pour 800 kiats chacun. Nous partons à la découverte des temples en traversant doucement le village de Nyaung U qui se réveil doucement. Bizarrement, malgré ne pas avoir dormi, je ne me sens pas fatigué.
A la sortie de Nyaung U sur la route qui longe la rivière nous prenons à droite vers la Shwezidon paya. Là, nous tombons sur 2 petits temples très jolis d’architecture très simple et contenant chacun un Bouddha différent, blanc et habillé d’une couleur bleu très sombre. Juste derrièr, il y a la Shwezidon paya. En y allant à pied, j’entends des enfants qui chantent dans une petite maison en bambou. Je m’approche et une dame m’invite à rentrer pour assister à une répétition d’un prochain festival. Dans cette toute petite maison, il y a 8 petites filles qui doivent avoir entre 6 et 8 ans qui répètent avec un sérieux magistral. A la fin de la répétition, elles me saluent toutes en me faisant un sourire, c’est craquant.
La paya Shwezidon ressemble aux pagodes en cloche en or que j’ai déjà vu à plusieurs repris, la Bautataung ou Shwedagon de Yangoon ou encore la Mahamuni de Mandalay. Celle-ci à la particularité d’être la première construite dans ce style. A l’intérieur de la pagode, il y a une représentation des 37 nats puis aux 4 coins de grands Bouddha en bronze. En se baladant avec Laurence dans la pagode, une nonne nous interpelle et nous promène jusqu’aux bords de l’Ayeyarwadi en nous présentant son monastère. Elle a 14 ans et porte la tenue classique avec un drap orange replié en guise de couvre chef.
Sur le retour vers nos vélos, nous croisons des moines qui nous posent quelques questions puis nous croisons des gamins qui se mettent à jouer autour de la nonne. Nous retrouvons Sonya dans la pagode puis reprenons nos vélos. Très vite nous avons des temples partout autour de nous et les visitons au gré des chemins que nous empruntons en allant vers le sud-ouest.
Les temples sont presque tous différents tout en conservant certains aspects identiques comme la pointe du stuppa. A l’intérieur se trouve toujours au moins un Bouddha blanc. Le midi, nous arrivons près d’un temple autour duquel se prépare un festival. Nous mangeons sur place et continuons notre balade dans ces chemins et ce décor fabuleux. C’est difficilement descriptible, mais cette balade à vélo est vraiment extra-ordinaire.
En fin de journée, nous nous lançons à la recherche d’un temple depuis lequel on puisse assister au coucher du soleil. Ce n’est pas si simple que ça car peu de temples permettent de monter à leur sommet. De là haut, la vue de tous les temples dans la plaine au soleil couchant est fabuleuse. Nous arrivons 45 minutes et restons à contempler ce paysage dans un silence bouddhique comme je les adore.
En rentrant à la nuit tombée, nous allons manger un morceau au village puis nous coucher, car, malgré une journée vraiment fabuleuse la fatigue se fait bien sentir.
29 décembre 2007 - Bagan et le mont Popa

Aujourd’hui, nous avons décidé d’aller tous les 3 au mont Popa qui se trouve à 53 kilomètre de Bagan. Le gars de l’hôtel nous a indiqué ou l’on pouvait prendre un taxi pick-up pour s’y rendre à 6000 kiats au lieu de 30USD en taxi. A 8h30 nous sommes à la station des pick-up et rencontrons un canadien vivant à Singapour et qui pars pour passer la nuit au mont Popa. Notre pick-up est en fait le taxi local. Il est très vite plein de gens qui vont un peu partout sur le chemin.
A bord, il y a un Népalais qui vit à Pyin U Lwin et qui va au mont Popa avec sa famille. Le trajet est assez long et chaotique mais très agréable. A force on s’habitue à l’état des route du Myanmar. Nous passons sur une piste en sable à mi-chemin. A cette endroit, il y a une nurserie. Au milieu de la piste je vois une personne en fauteuil roulant essayant d’avancer très difficilement. On ne voit pas d’handicapé au Myanmar et cette vision est étrange.
Nous arrivons au pied du mont Popa vers 11h et notre pick-up en repars vers 13h. Pendant l’ascension nous voyons des singes partout. En voulant en photographier un, il me fait d’énormes sourires. Ca fait rire tous le monde autour de moi. A mi-chemin, l’ascension se fait pied nu et, tout au long de la montée il y a de petits temples dédiés au nats. Par endroit, il y a des balcons donnant des vues impressionnantes sur la campagne environnante. Au sommet, il y a un grand temple qui surplombe tous le rocher.
En redescendant, nous mangeons une soupe de nouilles entre deux temples. Le canadien que nous avons croisé à l’allée reste dormir ici dans un monastère et nous rentrons avec notre pick-up. Il semble que ces pick-up n’attendent pas toujours tous leurs passagers, et la femme de notre népalais du Pyin U Lwin attends depuis plus d’une heure dedans de peur de rater le départ.
A mi-chemin, notre pick-up s’arrête pour une pause dans un endroit spécialisé dans le sucre de palmier. Ce sure est vendu dans d’assez grosse quantité et j’essaie d’en acheter pour seulement 100 kiats. La vendeuse ne semble pas vouloir vendre moins que ces sachets déjà préparé à 700 kiats, finalement elle m’offre un de ces gros sachets. C’est adorable.
Une fois à Nyaung U vers 15h nous renégocions nos vélos pour 300 kiats histoire de retourner voir le coucher du soleil sur la plaine de Bagan. Cette fois nous allons au temple Buledi. La vue est une fois de plus superbe. Pas très loin de nous, une montgolfière se prépare à décoller. Nous avons pas mal d’avance et retrouvons le calme serein de la veille, c’est magique.
Juste avant le coucher du soleil, 2 couples de français arrive bruyamment et, en montant, une des femmes dit “mais c’est comme hier” et décide de redescendre. Tous les gens qui nous ont rejoins chuchottent à voix basse pour ne pas briser le silence sauf ces français. Pendant ce temps, avec Laurence, on ne dit rien du tout pour ne pas qu’ils nous adresse la parole.
Nous rentrons doucement puis allons manger un morceau en ville. En rentrant à l’hôtel nous discutons pendant deux heures avec un gars de l’hôtel. Il nous raconte les sports favori au Myanmar, sa famille pauvre de 8 personnes, comment il est allé à l’école puis à l’université, pourquoi sa soeur a arrêté l’école très tôt, la mort de son frère ainé dans un accident et la très grande estime pour son père. Je monte dans ma chambre préparer mes affaires car demain je pars à 3h30 pour le lac Inlé.
30 décembre 2007 - Une journée de bus vers Inlé

3 heures du matin, le réveil sonne, c’est plutôt dur. A 4 heures, le bus passe me prendre et nous partons pour la station de bus ou tous le monde nous attends. Le bus pars à l’heure et les sièges sont beaucoup plus agréable et confortable que le bus qui m’a emmené à Bagan. Sur le toit notre cargaison est énorme, mobylette, grosss boites en bois, pleins de sacs et quelques personnes qui feront le voyage là haut.
Vers 5h30, le bus s’arrête pour un petit déjeuner que j’apprécie tout particulièrement. Chapati et thé Birmans dans un tea shop. La route est tout aussi difficile qu’ailleurs. J’arrive quand même à dormir e, une femme birmane s’endors sur mon épaule. Par endroit nous avons une sorte de bitume à d’autre une piste et toujours beaucoup de sable qui vole partout.
Le midi, nous faisons une longue pause. Une chose me surprends pendant cette pause, entre 30 et 50 énormes camions militaires transportent chacun une toute petite camionnette et passent à toute vitesse devant nous sans trop se soucier des autres usagers de cette route. Quand on connait le coût de l’essence par rapport au coût de la vie ici, c’est affligeant.
La suite de notre trajet se fait sur une piste en pleine montagne. Par moment, le camion devant nous envoi tellement de sable qu’il est impossible de voir devant nous. Cela n’empêche pas notre chauffeur de doubler en klaxonnant à tue-tête. Au bord de la route, le peu de végétation est de la m��me couleur que la route tellement la poussière de vole se trouve partout.
A un croisement un peu plus étroit que d’autres, notre bus entre en contact avec un camion venant dans l’autre sens. Notre bus a été éventré comme une boite de sardines sur un bon mètre. Après 30 minutes de discussion, nous repartons, un des membres de l’équipage inscrivant sur sa main, la plaque d’immatriculation du camion.
Notre bus arrive à Kalaw vers 15h30. Moi qui pensait arriver au lac Inlé vers 13h… Nous arrivons à Shwe Nyaung, la jonction à 17h30. De là je prend un taxi avec deux couples d’allemans qui permet de payer seulement 3000 kiats par personne. Le taxi est une vieille voiture anglaise des années 1960 avec un moteur toyota diesel tout neuf ou plutôt beaucoup plus récent. Nous faisons le tour des hôtels, le Queen Inn est malheureusement plein et je trouve une chambre au Mingalabar Inn pour 5USD avec salle de bain et eau chaude, une première depuis Yangoon, le grand luxe en somme.
Première petite balade en ville ou je rencontre une charmante femme à la sortie de la grande pagode. Elle me propose de venir visiter sa boutique près du musée lorsque j’aurai un peu de temps. Je mange juste à coté de l’hôtel. Bizarrement, c’est beaucoup plus cher que dans la rue et pas meilleur. En rentrant à l’hôtel, je lis jusqu’à ce que l’électricité se coupe pour m’endormir. Ma première impression pour cette ville est que le soir il y fait très froid…
31 décembre 2007 - Nyaung Shwe près du lac Inlé

Avec le trajet de la veille, je me lève un peu plus tard pour simplement aller me balader en vélo. Trouver un vélo en état après 9 heures ne semble pas évident mais cela me permet de découvrir un petit peu le village. La pagode juste derrière la Guesthouse puis l’animation de la rue principale. Le vendeur de ticket de loterie qui pousse son chariot avec une musique locale très forte. Les nonnes en file indienne pour l’aumône.
Je trouve mon vélo à la poste et j’y rencontre deux allemandes que j’avais rencontré à Mandalay. Je pars en direction de Namthé puis des sources d’eaux chaudes. Namthé est un tout petit village sur le bord du canal. La pagode semble être en construction et elle contient un énorme Bouddha encore recouvert d’échafaudage en bois. Je ne suis manifestement pas à l’endroit ou je voulais aller mais je me laisse voguer au gré des chemins et des “hello” des gens que je croise. Des enfants s’amusent à se voir sur mon appareil photographique, des femmes sortent la tête de leur maison sur pilotis en bambou à mon passage pour me saluer, d’autres font la lessive dans le canal. Les hommes pêchent ou préparent les champs avec leurs mains. Cet endroit est extra-ordinaire.
Je fais demi-tour pour traverser le canal car il semble que Namthé ne soit pas placé du bon coté du canal sur mon guide. La route de l’autre coté est une piste complètement abimée. Les vélos et les mobylettes passent sur les bords ou c’est praticable, les autres véhicules très rares passent difficilement au milieu. Cette route est protégée du soleil, de part et d’autres par de grands arbres. De chaque coté c’est le lac, parfois quelque peu aménagé en canaux ou zone de pêche. Des maisons sur pilotis bordent la route, ce paysage est magique.
Je m’arrête quelques instants sur le bord de la route pour contempler ce paysage. Un canoë local passe avec un vieux couple qui me saluent. Une mobylette passe en me souhaitant une bonne année, puis un camion plein de moines, une personne portant deux énormes sacs ressemblant à des balles de foins, quelques plus gros véhicules surpris de me voir là à écrire sur un cahier.
Je retourne doucement vers le village, je croise un homme très agé habillé d’un longyi bleu et d’une chemise blanche en fumant un cheroots avec une certaine fierté en marchant au milieu de nul part sur cette route. Un peu à l’écart de la route il y a une école sur pilotis. Un joli bâtiment en teck très foncé et avec des fenêtres en bois recouvert de bleu et encadrées de blanc. Plus loin, j’emprunte un sentier surélevé qui me conduit à un petit monastère avec trois petits stuppa blanc juste devant. Le monastère semble aussi en teck et a la couleur foncé caractéristique de la région et de cette matière. L’endroit paraît vide et je suis comme au milieu du lac.
En rentrant dans Nyaung Shwe, je me pose pour prendre un théBirmans et ce qui ressemble à un chapati et un churros sans sucre. Juste à coté de moi, s’installe une très vieille dame qui vient aussi prendre un thé Birmans et un chapati. De temps en temps nous sommes enfumé par le poële qui recrache sa fumée à l’intérieur. A l’intérieur du tea shop, quelques Birmans s’amusent devant des sketches à la télévision. De l’autre coté du chemin de terre il y a une petite boutique en bambou qui vend un peu de tout, des shampoings ou savon en sachet pour une utilisation, des sucreries ou sorte de gâteau d’apéritif et quelques ustensiles pour le quotidien. le gars que j’ai croisé avec ses deux énormes balles de paille vient justement ici pour décharger. Il ouvre ces grandes boîtes et en sors plein de sorte de galette de riz qui ressemble un peu à des crêpes cassantes. A droite de cette boutique, il y a un coiffeur qui coupe les cheveux d’un client presque dans la rue. Il me propose une coupe de cheveux que je refuse en lui disant que mes cheveux sont déjà trop court.
Je continu à me balader un peu au hasard dans le village. Ce qui est étrange et magique à la fois, c’est que dans certaines rues on se retrouve en pleine campagne avec des maisons sur pilotis, des palmiers, des canards dans la rivières et, l’instant d’après, dans une rue avec des tea shops, ses restaurants mobile, du monde qui circule à vélo ou en mobylette et des gamins qui jouent au cerf-volant en le laissant souvent se perdre dans les fils électriques de la ville.
Au détour d’une rue près du Bouddha Museum, une femme m’interpelle depuis une petite boutique en bambou et à moitié sur pilotis sur le bord de la route. Il s’agit de la femme que j’ai croisé la veille près de la grande pagode. Elle m’invite à entrer et m’asseoi. Elle me propose du thé chinois puis du thé Birmans et me fait gouter deux choses qu’elle a acheté au marché ce matin. Je dis chose car je n’ai aucune idée de ce que c’est mais c’est excellent. Nous discutons d’un peu de tout, de la vie qui est très cher ici à cause du tourisme, de la composition de sa famille, de la Shwedagon pagoda de Yangonn ou elle rêve d’aller un jour dans sa vie. Dans sa famille, elle a 3 sœurs et deux frères. Aucune d’elle n’est mariée et elle garde la fille de son frèe qui dors juste derrière dans la maison.
Pendant que nous discutons, une allemande rencontré la veille dans le bus vient se joindre à nous. Nous continuons la discussion à 3 et, étrangement elle ne cherche pas à nous vendre quoique se soit, juste une allusion à ses prix qui sont standard puis nous enchainons sur d’autres sujets. La petite fille se réveil et nous rejoins. Elle semble un peu effrayée mais c’est surtout qu’elle n’est pas bien réveillée. Très vite elle nous bafouille trois mots en anglais, c’est adorable.
Un homme se joint à nous pendant cinq minutes mais sans nous adresser la parole. Il s’asseoit, questionne la jeune femme puis repars sans même nous dire au revoir. Elle nous propose de venir manger chez elle un soir, l’idée est très tentante mais j’ai peur de devoir refuser à cause d’un prix prohibitif. Je lui dis que c’est étrange d’avoir fait un musée pour Bouddha. En souriant, elle m’explique qu’auparavant c’était un musée pour le peuple Shan mais que le gouvernement l’a changé en musée pour Bouddha. Ça reste étrange pour moi.
Nous quittons cette jeune femme chacun de notre coté et je continu à déambuler dans les ruelles de Nyaung Shwe à vélo. Je croise à nouveau une trentaine de nonnes en file indienne qui viennent faire l’aumône. Contrairement aux moines qui ne font l’aumône que très tôt le matin, les nonnes le font deux fois par jour. Puis je me retrouve dans une ruelle qui borde la rivière et ou il y a pleins de monastères en enfilade. Les moines passent d’un monastère à l’autre en me saluant. Des femmes se lavent dans la rivière et d’autres me saluent lorsque je passe devant elles. Cette ville est extra-ordinaire.
J’arrive à la grande pagode de la ville. Il n’y a presque personne à cette heure. A l’intérieur, il y a quatre Bouddhas dont un plus grand que les autres. Tous semble beaucoup plus lisses qu’ailleurs et semble être fait de deux or différents. Tous les murs et les colonnes sont recouvert de rouge et d’or. De petites vitrines contiennent des bouddhas et des nats. A l’extérieur, c’est très différent, à l’exception du grand stuppa du centre et des plus petits au pied, tous le reste est blanc avec quelques liserés rouge. Je pense à cette femme que j’ai rencontré hier et aujourd’hui, et qui vient prier ici chaque jour. J’aurai vraiment voulu rester beaucoup plus longtemps avec elle et sa nièce pour en apprendre beaucoup plus.
J’essai d’aller voir le coucher de soleil près du pont en bois. Je croise un moine à mobylette, c’est marrant. En m’écartant du centre, je suis un peu au milieu de nul part et je regarde assis au bord ‘un petit chemin de terre, pratiquement les pieds dans l’eau, le soleil se coucher pour la dernière fois en 2007.
Je retourne vers le centre ville pour me poser et manger un morceau. Devant un tea shop, je trouve une espèces de chips et de la pâte qui cuit dans une sorte d’assiette qui ressemble à celle que l’on utilise pour manger les escargots mais en beaucoup plus grand. C’est délicieux. Pendant que je mange, un des couples d’allemand dont la fille que j’ai croisé cet après-midi, se joint à moi et essai aussi cette cuisine. Nous discutons de chose et d’autre et notamment de partager un bateau le lendemain. Rendez-vous est fixé à 6h30 demain matin près du pont en bois.
La nuit est bien tombée maintenant et je rapporte mon vélo puis je rentre à l’hôtel pour prendre une douche et faire laver quelques fringues. N’ayant pas d’électricité dans la chambre, je demande à utiliser une prise pour charger mon appareil photographique et mon ipod. J’en profite pour lire sur la terrasse de l’hôtel. Juste derrière l’hôtel vers la grande pagode, il y a de la musique très forte, comme un groupe de rock qui joue.
Je sors quelques instants à nouveau pour me balader. Dans la rue, tout est éteins, seul quelques néons accrochés aux lampadaires clignotent de temps en temps. Vers l’avenue principale, tout est dans l’obscurité, la ville semble être sans électricité à l’exception de quelque groupes électrogènes en place pour l’occasion. Juste à coté de la grande pagode, il y a effectivement un concert ou se presse beaucoup de monde y compris beaucoup de moines. La musique ne m’est pas inconnu mais les paroles sont en Birmans. Juste à coté se trouve une petite boutique ou il y a des télévisions branchées sur des consoles de jeux vidéo. C’est marrant de voir des moines jouer au football sur des consoles de jeux vidéos puis se presser au concert juste à coté.
Avec la ville complètement dans l’obscurité, j’admire le ciel magnifique, remplit d’étoiles qui scintillent. J’ai l’impression de ne jamais avoir vu un ciel aussi beau. A l’hôtel, ils font un feu à l’entrée. En guise de bonne année, ils m’apportent une assiette avec 7 petites brochettes, c’est extra.
Demain lorsque je me réveillerai, il sera exactement minuit en France, le passage de la nouvelle année. Je me sens tellement bien loin de tout cela…
1er janvier 2008 - Kuang Dang et Nyaung Shwe

Le réveil à 5h30 étant trop difficile, je ne suis pas aller rejoindre les deux couples d’allemands pour la balade en bateau. J’ai pris mon petit déjeuner à 8 heures en compagnie de deux retraités français qui partaient aujourd’hui pour Yangoon. L’un d’eux était surprenant car il ne semblait pas croire ce qui se raconte sur les problèmes avec le gouvernement. C’est vrai que rien n’est apparent mais je ne peux oublier le regard de ce gars qui a été emmené de force dans le poste de police de Yangoon. Le regard fantomatique de ces enfants travaillant sur les route. La crainte que j’ai lu sur le visage d’une personne lorsqu’elle a prononcée les mots liberté et indépendance. Les gens qui s’incruste dans les discussions avec les moines juste deux minutes le temps de comprendre de quoi l’on parle. L’inquiétude des gens qui entendent des bruits bizarre quand il vous parle ou encore cette rencontre plutôt menaçante un soir dans les rues de Mandalay. Rien est apparent et la paranoïa est bien entretenue de sorte que chacun se comporte comme s’il était surveillé en permanence que se soit vrai ou non.
Il est déjà 8h30 et, dans l’école juste en face, des centaines d’enfants font la gymnastique du matin avant d’entrer dans la classe. Notre discussion s’éternise et il est maintenant trop tard pour le bateau aujourd’hui. J’ai donc à nouveau loué un vélo pour aller jusqu’au village de Kuang Dang. Les bords de la route sont tout aussi animé que la veille et je croise un combat de coq un peu improvisé au milieu du chemin. Plus loin, la route est recouverte d’une sorte de bitume défraichi et très abimé. Somme toute, c’est beaucoup plus facile avec le vélo.
Au bout de 45 minutes, j’arrive à Nyaung Wunn Kyaung puis 15 minutes plus tard à Kuang Dang. Sur le chemin, j’ai croisé Laurence et Christine de Mandalay qui faisait le trajet à pied. J’ai voulu aller jusqu’à Kuang Dang car aujourd’hui c’est le jour du marché. Ce marché est vraiment typique. J’y achète du riz gluant cuit dans du bambou ainsi qu’une sorte de biscuit recouvert de sucre de canne. C’est toujours pratique pour le distribuer aux moines ou aux gamins qui réclament souvent quelques choses. Au retour, je m’arrête dans un village très artisanale, puis je monte me poser quelques instants à la pagode de Nyaung Wunn Kyaung.
En repartant de Nyaung Wunn Kyaung, je cherche les fameuses sources chaudes qui devraient se trouver juste ici. Malheureusement, cela ne saute pas aux yeux et je ne les trouve pas. Je vois juste le Cherry Spa, un hôtel de luxe en construction au milieu de nul part.
En rentrant tout doucement, j’emprunte les chemins de traverse, tantôt à droite vers le lac, tantôt à gauche vers la montagne. j’y rencontre une famille qui broie de la canne à sucre et puis la fait cuire dans de grand four. L’odeur et la fumée qui s’en dégage embaume toute la campagne, c’est divin. Je passe dans un tout petit village au bord du lac ou je rencontre un très jeune moine qui fait sa lessive. Plus loin, il y a un chemin de terre qui se dirige vers le lac avec une bonne pente et me conduit pratiquement sans rien faire à part lever les jambes et laisser les pédales tourner dans un autre village près du lac. J’y croise un potier, une fille qui tisse le bambou, un homme qui prépare la roue d’un charriot et un autre qui répare son bateau.
Sur les rues perpendiculaires de la dernière route, je fais la rencontre de 2 jeunes garçons dont l’un d’eux est moine. Je partage avec eux les quelques gâteaux que j’ai acheté au marché de Kuang Dang, ils sont ravis et avec le sourire éclatant. C’est marrant mais cette dernière portion de route, celle qui mène au pont en bois de Nyaung Shwe, toutes les routes de droite conduisent vers des monastères et les routes de gauche vers des villages sur pilotis. Je prends une de ces route vers un village pendant près d’une demi-heure et je me pose pour admirer les oiseaux qui vive ici, sur le lac Inlé. Des hérons, des canards et beaucoup d’autres espèces dont je ne connais malheureusement pas les noms. C’est à peu près la pire heure pour voir cela et je me dis qu’au lever du soleil, le spectacle doit être plus que grandiose. Les gens qui me croisent sont surpris de me voir là avec mon énorme objectif, simplement à regarder les oiseaux. Je rencontre un moine qui fait du vélo, un autre en mobylette sans doute plus pressé puis deux très jeunes garçons qui jouent et court partout.
En arrivant à Nyaung Shwe, je passe devant la boutique de la veille et la jeune femme m’invite à nouveau prendre le thé et discuter. La petite nièce est en pleine forme aujourd’hui. Elle joue avec un pistolet en plastique et passe son temps à vouloir me serrer la main. Une fois à droite, une fois à gauche. Je lui fait un baise main et elle trouve ça très drôle puis elle dit qu’elle me trouve très joli. Après tout, c’est vrai que la vérité sort de la bouche des enfants… J’ai du attraper froid avec ces nuits glaciales et je ne me sens vraiment pas bien pendant la discussion. La jeune femme se propose d’aller me chercher des médicaments aux marchés pour me soigner. En même temps elle semble s’inquièter des bruits juste derrière sa boutique et change à chaque fois de sujet.
Je fini par les laisser pour aller me coucher à l’hôtel. En voyant dans quel état j’arrive à l’hôtel, un des employés m’apporte un jus de citron, c’est vraiment adorable. Pour manger, je repars au même endroit que la veille puis juste à coté pour manger des nouilles. Pendant que je mange, les gens dans la rue lèvent tous la tête vers le ciel. Il y a un mini feu d’artifice.
En quittant le centre pour mon hôtel, les rues sont longées dans un noir total. Une fois de plus, il n’y a pas d’électricité à Nyaung Shwe. Je m’installe sur la terrasse de l’hôtel pour rédiger le récit de ma journée. La charmante dame de l’hôtel m’apporte un mug de thé chinois. Cet hôtel n’a rien d’extra-ordinaire mais les gens y sont vraiment adorable et attachant.
En me couchant, je ressens quelques douleurs à l’estomac, j’ai la gorge prise et ma température est de 39° mais j’ai l’impression d’être le plus heureux des hommes dans ce pays si étrange et fascinant à la fois.
2 janvier 2008 - Le lac inlé

Réveil à 6 heures, la nuit a encore été très froid et ma crève se maintiens malheureusement. Je prend le petit déjeuner sur la terrasse et pendant que le soleil se lève dans un ciel un peu couvert, une centaine de moines viennent faire l’aumône devant l’hôtel. La jeune femme de l’hôtel se précipite pour leur servir du riz dans chacun de leur bol d’aumône qu’ils ouvrent en se présentant devant elle. Une dame assez âgée passe dans la rue en criant toujours le même mot que je ne comprend pas, j’imagine qu’elle cherche à vendre quelques choses qu’elle porte sur la tête. De nouveau, une centaine de moines défilent et la jeune femme de l’hôtel accours avec son riz.
J’enfile mon ipod pour rejoindre Laurence et Christine au pont de bois de Nyaung Shwe pour partager un bateau en direction du lac Inlé. Avec l’Ipod, je ne suis pas harcelé pour les bateaux à mon arrivé sur le pont puis j’écoute “Beyond Rangoon” de Hans Zimmer. Cette musique, ici, avec la ville qui se réveil, rend l’ambition encore plus délicieuse. nous partons dans une sorte de long canoë propulsé par un moteur qui fait un bruit effroyable avec une hélice qui effleure l’eau et génère une gerbe d’eau qui doit être aussi longue que le bateau. Nous sommes quatre à bord, les uns derrière les autres, mais j’ai compté plus de 25 personnes dans un bateau identique mais chargé de Birmans qui entraient dans Nyaung Shwe.
En glissant sur le canal qui mène au lac, je reconnais le village de Namthé avec son monastère et son grand Bouddha blanc visible de très loin. Doucement nous arrivons sur le lac. Le ciel est couvert de nuages qui se mélangent avec une brume épaisse. L’horizon n’existe plus, seul quelques petits points à la surface montrent qu’il y a un peu d’activité, des pêcheurs avec leurs canoës.
A mesure que l’heure tourne, la brume se dissipe et les nuages laissent apparaitre peu à peu le haut des montagnes et les grands stuppa blanc qui parsème ces montagnes. Un peu partout sur le lac, il y a des pêcheurs. Ils pêchent soit en plongeant une nasse soit en installant un petit filet. Tous utilisent un bras et une jambe pour tenir leur rame., si bien qu’ils sont en équilibre sur une jambe et utilisent l’autre bras pour planter leurs nasses dans le fond du lac ou déplier leurs filets de pêche.
De temps en temps, un grand canoë à moteur nous dépasse avec son énorme gerbe alors que nous ralentissons auprès des pêcheurs. Des mouettes tournent autour de nous en quête d’un morceau de gâteau ou autre nourriture. La brume à maintenant complètement disparue et, de part et d’autre du lac les montagnes parsemées de stuppa nous dominent. L’eau est devenu transparente et nous laisse découvrir un lac peu profond et couvert d’algue.
Lorsque nous entrons dans le premier village, des sortes de perdrix tourbillonnent autour de nous, les maisons en bambou sur pilotis se reflètent sur les canaux comme dans un miroir. Les enfants accours aux fenêtres pour nous saluer, apparaissent sur leurs balcons ou vont sur les petits ponts pour nous faire un signe et nous envoyer quelques sourires et des poignées de bisous. Nous nous arrêtons dans une grande pagode construite un peu comme une étoile. A l’intérieur, il n’y a pas de bouddha mais des sortes de pierres sur lesquelles les hommes apposent des feuilles d’or.
En repartant, notre bateau tombe subitement en panne au milieu du lac. Quelques grands canoës passent et demandent à notre chauffeur s’il a besoin d’un coup de main. Après quelques coups de marteau, tout rentre dans l’ordre. Nous arrivons dans un grand marché bordé de centaines de grand canoës comme le notre. Aux premiers abord, il est nettement plus touristique que celui de la veille ou je suis aller en vélo. Il y a énormément de stand dédiés aux touristes près du débarcadère. J’y achète quelques sucrerie puis me pose dans un tea shop pour prendre un thé birmans et regarder ce marché vivre de lui même. Certaines femmes sont habillées en noir avec une sorte de foulard orange sur la tête. Un veille homme presque édenté et coiffé d’un chapeau d’aventurier passe doucement avec son cherroots et répands cette fumée tout autour de lui. Ce marché c’est un peu celui de la veille mais en beaucoup plus grand.
Nous poursuivons notre balade, en traversant à nouveau quelques villages avec à chaque fois ces enfants qui accours pour nous saluer. Nous décidons de nous arrêter pour déjeuner, mais ici, le choix se limite aux quelques restaurants prévus spécifiquement pour les touristes. Lorsque nous avons fini notre plat de nouille sauté, notre chauffeur est un peu à cours d’idée sachant qu’on lui a demandé de ne pas aller dans certains endroits que nous avons jugé un peu trop attrape touristes. Il nous propose de voir une fabrique de soit avant d’aller rejoindre Indein dans le sud du lac. Cette fabrique est situé dans une maison sur pilotis et semble bien adapté pour accueillir beaucoup de touristes. A notre arrivée les machines manuelles se mettent en route. C’est sympa, mais présenté comme ça, évidement je n’accroche pas trop, ça ne fait pas authentique mais il fallait s’y attendre. Après une visite du rez de chaussée, nous nous dirigeons vers la sortie lorsque le propriétaire nous interpelle en nous expliquant qu’il y a aussi des choses à visiter à l’étage. En effet, nous avions oublié de passer par la case boutique. Et dans cette boutique, pour le cas ou nous ne serions pas intéressé par la soie, il y a une seconde boutique d’objets pour touristes en tout genre.
En allant vers Indein, notre chauffeur nous fait visiter une fabrique de bateaux du lac Inlé. Sous un toit en tôles ondulées et sous tenu par du bambou, quatre bateaux sont en train d’être construit à la main. Nous ne sommes pas très réceptif à ce genre de chose et nous repartons cette fois directement à Indein.
Pour rejoindre Indein nous empruntons un canal presqu’au sud du lac. Ce canal serpente sans arrêt, nous croisons d’autres bateaux comme le notre, des gens qui marchent sur le bord du canal, des enfants qui courent avec leurs sacs d’école sur le dos, des buffles qui dorment dans l’eau et ou seul les cornes et le museau sortent de l’eau. Pendant que nous glissons lentement sur ce canal j’écoute à nouveau “Beyond Rangoon” de Hans Zimmer. Cela masque un peu le bruit du moteur et ajoute à l’ambiance magique de l’endroit. le débarcadère d’Indein plante un décor pas très authentique. des boutiques à touriste un peu partout, des gamins qui parlent toutes les langues en vendant des colliers et, le thé chinois habituellement gratuit qui est payant ici.
Une fois passé cette sorte de barrage, le village d’Indein est ravissant. Le sol est couvert d’une terre marron très très claire un peu sablonneuse, d’un peu d’herbe brulée par le soleil. il y a beaucoup de végétation, des palmiers bien sûr et également d’autres arbres dont je ne connais pas les noms. La Pagode d’Indein se trouve sur une petite colline qui recouvre tout Indein. Pour y aller nous traversons le marché qui est vide aujourd’hui. Il semble énorme, toutes les structures sont en bambou et se mélange harmonieusement avec la couleur du sol dans une ambiance un peu surréaliste. Au bout du marché, il y a l’entrée de la pagode, ou plutôt le début d’un long chemin protégé par de magnifiques colonnes et un toit selon l’architecture local en double pan. De part et d’autres des colonnes, il y a quelques boutiques de souvenirs pour touristes qui s’intercalent avec des stands vides. Ce n’est pas un jour d’affluence et nous ne croisons que très peu de personne. Cinq femmes vêtu de noir avec un chapeau traditionnel orange et un lourd paquetage en osier sur le dos nous suivent pendant un long moment. Elles me regardent en discutant entre elle, impressionnées par mon appareil photo, peut-être aussi ma façon de m’habiller ou ma couleur de peau. De temps en temps elles sourient et rigolent entre elles tout en avançant dans le patio ombragé de la pagode. C’est dans ces moments que j’aimerai comprendre le birmans et pouvoir parler avec elles, pouvoir savoir ce qu’elles pensent.
Au fur et à mesure que l’on avance, nous découvrons de très vieux petits stuppas plantés entre les arbres qui bordent le patio désormais. En arrivant à la pagode, nous rencontrons un très jeune garçon qui porte son plus jeune frère sur le dos. Il se tient avec l’épaule et la joue appuyé sur une colonne. Son regard est complètement vide et rempli d’une tristesse que rien ne semble pouvoir effacer. La photo qui fait habituellement sourire, ne change en rien son regard vide, il est comme figé dans la tristesse que même les larmes n’assèchent plus. Il ne nous dira aucun mot mais un message est quand même passé, un message assez flou pour nos yeux d’européens et, à nouveau j’ai en regret de ne pouvoir parler avec lui en birmans.
Les derniers mètres avant l’entrée dans la pagode sont constitués par un escalier ou il nous faut enlever nos chaussures. il n’y a presque plus de végétation autour de nous mais plein de petits stuppas dans des états très variables. Certains sont complètement restaurés et brillent de part leur couleur or, d’autres éblouissent par leur blancheurs et certains semblent à l’abandon depuis des centaines d’année. La pagode en elle même n’a rien d’extra-ordinaire mais ce qui attire le regard c’est le nombre de stuppas qui l’entoure. Ils semblent enchevêtrés les uns dans les autres. Ils rivalisent de beauté et forme un dégradé de couleurs allant de l’or à la pierre en passant par le jaune, le blanc, le gris du béton des nouveau au rouge des vieux en brique. Sur certains, il y a une plaque de remerciement pour la restauration, pour la France, l’Allemagne…
En repassant dans le patio, un très vieux monsieur vend de très vieux manuscrits bouddhiques. C’est vraiment émouvant de tourner ces vieilles feuilles grises très épaisses puis d’y découvrir des écrits sur la principale religion birmane. Avec ces livres couverts de cuir brodé et reliée par la largeur, l’expression “rongé par le temps” prend ici tout son sens en effleurant ces pages abimées par les années. Malheureusement, ça me semble trop gros pour en rapporter un, c’est bien dommage.
Dans le village, il y a un tournoi de volley juste à coté du marché. Le contour du terrain est marqué par des tiges de bambou étendu au sol pour former un grand rectangle. le filet est tenu également par du bambou de plus grosse section mais l’ensemble garde la même robustesse que le métal. De chaque coté du filet, il y a une équipe, une en jaune et l’autre en bleu. L’arbitre, lui, est assis sur une grand chaise de tennis et les spectateurs s’entassent tout autour du terrain, debout sur les cotés formant la longueur du terrain et assis sur sa largeur. Un groupe de moines vient en spectateur tout près de l’arbitre. Le coup de sifflet est donné, l’arbitre hurle dans son micro, les joueurs se déchainent, les spectateurs supportent en hurlant et en applaudissant pendant que dans un coin du marché des gens pas vraiment intéressés par le volley discutent et boivent un thé birmans à l’ombre d’un tea shop improvisé.
Juste à coté du terrain de volley, c’est la grande place du village qui semble être en train de se préparer pour une fête. des gens plantent des petits morceaux de bambou comme pour délimiter de petites parcelles. Des centaines d’enfants dans l’uniforme scolaire national, un longyi vert et une chemise blanche, court de partout autour de nous, c’est la sortie de l’école. Certains se tiennent la main, d’autres jouent au ballon. Nous traversons le pont de l’embarcadère avec beaucoup d’entres eux qui nous saluent et nous offrent un sourire. Ils disparaissent sur les bords d’un petit canal qui pars dans la forêt alors que nous rejoignons plus loin notre bateau.
Une fois sur le bateau, nous reprenons le canal en direction du lac et j’écoute à nouveau “Beyond Rangoon” en me laissant bercer par les petits mouvements du bateau. Notre chauffeur nous conduit au monastère des chats sauteurs. Un endroit qui semble bien dédié au touriste. Le monastère en lui même n’a rien d’extra-ordinaire, il est aussi joli que tous les autres monastères en teck que j’ai pu voir jusque là. L’intérieur en revanche est bien différent. Il y a de très très jolis bouddhas au centre, alors qu’habituellement ces monastères sont plutôt vides. Par endroit, il y a des chats évidement. Puis vient le moment ou un moine tinte une cloche pour qu’un jeune garçon fasse sauter les chats dans un petit cercle. C’est marrant, mais sans plus, enfin je ne regrette pas d’être venu au moins pour le monastère.
En remontant le lac notre chauffeur traverse un charmant village qui contient en son centre un charmant temple sur pilotis. Il est comme planté au milieu de ce qui forme comme un rond point d’eau au milieu du village et brille de mille feux avec ses incrustations de miroir, ses fenêtres encadrées de blanc, ses murs rouge et son toit multipan assez proche de l’architecture thaïlandaise.
Pour finir cette balade, notre chauffeur nous invite chez lui. il habite dans un tout petit village dans une maison sur pilotis. A l’intérieur, toute la famille s’attachent à fabriquer des cheroots, de la feuille de tabac jusqu’à la bague de marque. Il y en a des milliers partout et tous les hommes ont ce cigare pincés par leurs lèvres. Nous partons un peu précipitamment car le soleil se couche déjà sur l’horizon montagneux qui bordent le lac et le village. Finalement, nous assistons à une grande partie du coucher de soleil à glisser à toute vitesse vers le centre du lac et le reste à dériver jusqu’à ce que le soleil disparaisse derrière la montagne. Même si cette fois nous n’avons pas vu grand chose, c’est un spectacle toujours aussi captivant.
Sur le trajet retour, le chauffeur à troqué sa place à un frère ou un cousin et se trouve juste en face de moi assis sur le fond du canoë. Pendant tous le trajet il me pose plein de questions que je lui renvoi systématiquement. J’apprends qu’il a 22 ans, qu’il n’est pas marié, qu’il n’a pas de petite amie, pas d’enfant et qu’il a toujours vécu ici. Il m’explique également que les grandes fumées qui partent de la montagne sont les fabriques de sucre de cannes. Nous rentrons doucement vers Nyaung Shwe, la nuit recouvre le lac et le froid prend sa place.
A l’arrivée, Laurence négocie une journée de trek pour le lendemain. Les discussions sont quelques peu difficile ici, elle commence à 6USD et fini à 6USD. Pour manger, nous retournons tous les trois dans le centre ville et ses quelques tea shop que j’apprécie énormément.
A SUIVRE...
En décembre 2007 et janvier 2008 je suis aller en Birmanie en passant évidement par la Thaïlande. Lors de ce voyage, j'ai pris quelques notes que je vais vous livrer ici en plusieurs parties afin de ne pas faire un post beaucoup trop long.La première partie, du 14 au 19 décembre concerne la Thaïlande ou j'ai du rester un peu plus longtemps que prévu à cause de mon visa pour la Birmanie. --> ICI La deuxième partie, du 20 au 26 décembre concerne la Birmanie de Yangoon à Mandalay. --> ICI La troisième partie, du 27 décembre au 2 janvier concerne la Birmanie de Mandalay au lac Inlé La dernière partie du 3 janvier au 8 janvier concerne la Birmanie puis un petit bout de la Thaïlande. --> ICI Bonne lecture et d'avance merci pour vos commentaires, c'est toujours agréable et encourageant.
Yvan
27 décembre 2007 - Dans la ville de Mandalay

Réveil un peu tardif ce matin et je quitte l’hôtel vers 9h30. Aujourd’hui, je souhaite découvrir Mandalay car c’est la seule journée que j’ai ici. Je négocie uun taxi pour m’emmener à la pagode Mahamuni qui est au sud de Mandalay. 3000 kiats aller-retour. Cette Pagode est vraiment très jolie. Pour le Myanmar, il s’agit d’une des plus célèbres Pagode. Dans l’entrée de la pagode, il y a une galerie de petites boutiques qui grouille de monde. Cette pagode est presqu’aussi vivante que la Shwedagon de Yangoon. A l’intérieur, je rencontre un moine qui m’emmène près du Bouddha en bronze représentant Mahamuni. Le rituel veut que les hommes apposent des feuilles d’or sur le bouddha. Je dépose 5 feuilles d’or à différents endroits. Autour de cette pagode, il y a une pièce contenant des bronzes d’Angkor subtilisés par les Thaï puis par les birmans à Ayuttaya. Les gens viennent toucher ces bronzes à l’endroit ou ils ont mal, pour faire disparaitre le mal.
En repartant, mon taxi me propose de visiter d’autres choses en modifiant son prix évidement. Pas de changement pour moi, nous retournons vers l’hôtel. Retour donc vers l’hôtel, à la clock tower d’ou je me pose pour prendre un thé Birmans et un pancake. Là, je rencontre un Birmans professeur d’Anglais et sa nièce qui est étudiante. Nous discutons essentiellement de livres en Birmanie. Je lui demande ou est ce que je pourrais trouver des livres sur l’histoire de la Birmanie. Sa nièce connaît un bookshop et se propose de m’emmener.
Nous voici partis vers le bookshop ou il y a quelques livres intéressant mais rien d’extra-ordinaire. Nous poursuivons vers le marché de la 84ème rue. Je crois que je n’ai jamais vu un tel marché de ma vie. ici ça grouille de monde et ça reste très authentique. Il y a largement de quoi y passer la journée entière. Chatuchak à Bangkok est complètement insignifiant à coté de celui là, c’est simplement fabuleux.
En sortant du marché, je récupère un pick-up, le bus local pour aller dans le nord vers la colline de Mandalay et les pagodes qui sont au pied. Une fois au pied de la colline, je visite la paya Sandamuni qui se trouve au sud-est de la colline. A l’intérieur, autour du stuppa principal recouvert d’or, se trouve une multitude de petits stuppas blanc avec le sommet en or. Cette pagode contient 1774 stèles de marbres portant sur le Tripitaka.
De l’autre coté de la rue se trouve la paya Kuthodaw. Sur le même principe que la précédente, elle contient de nombreux stuppas blanc coiffés d’or. Ici, à l’intérieur de chaque stuppa se trouve une pierre gravée comme on peux en voir au vietnam. En tout, il y a 729 stèles reprenant l’intégralité des 15 livres du Tripitaka. Pour cela, cette pagode est aussi appelé, le plus grand livre du monde.
Toujours au même endroit, il y a la paya Kyauktawgyi. Dans cette pagode se trouve un Bouddha de 8m de haut taillé dans un seul bloc de marbre. Tout autour de la pagode, 80 stuppas contiennent les 80 disciples éveillés du Bouddha.
En sortant de cette pagode je pars à l’ascension de la montagne de Mandalay et de ses 230 mètres. Tout au long de l’ascension il y a quelques temples et des vues magnifiques sur Mandalay. Tout en hau, il faut prendre des escalators pour gravir les derniers mètres. Les escalators parisiens pieds nus c’est un grand moment.
En haut il y a un temple très joli qui surplombe Mandalay. En regardant vers le fleuve, il est possible de voir les nombreux temples de Mandalay, son terrain de golf, l’université de médecine et la prison qui sont les trois gros ensembles qui se détachent le plus. Sur la gauche, se trouve le palais de Mandalay que je ne visiterai pas à cause du travail forcé utilisé pour sa reconstruction.
Le soleil se couche doucement et la vue est vraiment magnifique même si elle est un peu perturbé par les dizaines de touristes qui débarquent juste 10 minutes avant le coucher du soleil, comme si le reste n’avais pas d’importance.
Je fais la descente à pied presque dans le noir alors qu’il y a une queue énorme de touristes qui patientent pour descendre en ascenseur puis en bus climatisé. En bas de la colline je prend un pick-up pour le marché de nuit ou je vais manger une soupe de nouille. Probablement la moins cher de mon séjour à 300 kiats. En rentrant, je croise Laurence avec qui je vais prendre un Milk Shake avant de quitter Mandalay.
Notre bus de nuit part à 21 heures et il faut que l’on y soit à 20h30. Sur place, c’est la grosse surprise, l’état du bus est plus que déplorable. On se demande même s’il peut rouler et si notre bus n’est pas plutôt un de ceux, tout neuf, qui se trouve derrière. Eh bien non, c’est bien celui-là. Un peu avant 21 heures nous montons à bord. A nouveau grosse surprise, l’intérieur est rempli de sorte de sac de pomme de terre dans l’allée centrale sur un mètre de haut. Pour rentrer, il nous faut enjamber la roue de secours puis tous ces sacs en se disant qu’à notre place se sera mieux. Une fois au pied de notre siège, ce n’est pas mieux, il y a également pleins de sacs qui nous laissent très peu de place sur un siège complètement pourri.
En roulant, je m’aperçois que la fenêtre ne ferme pas et laisse un jour de quelques centimètres, suffisamment pour me frigorifier avec les genoux dans le mentons pendant tous le trajet. La route jusqu’à Bagan est une sorte de piste horrible et pleine de trou qui m’empêchent de dormir même 5 minutes. Vers minuit, notre bus fait un stop que je prends comme un grand soulagement.
28 décembre 2007 - La plaine de Bagan

Plus le temps passe et moins j’arrive à m’endormir dans le bus. Finalement nous arrivons à 6 heures du matin à Bagan dans une cabane gouvernementale pour payer le droit d’entrée du site. Le gars face à nous n’a pas du tout de monnaie et chacun nous lui sortons un billet de 50USD. Résultat, retour dans le bus pour poursuivre vers Bagan et acheter le billet à l’hôtel ce qui me parait beaucoup plus simple et évite cette espèce de cabane qui n’a aucun sens puisqu’aucun hôtel ne peut vous louer une chambre sans ce pass qu’il peut vous fournir.
Dès la sortie du bus un trishaw se propose de nous trouver un hôtel. Dans le même bus que nous, il y a un israélien et Sonya une chinoise de Hong-Kong. Nous voici donc sur deux trishaw plus un troisième pour les bagage. L’objectif est de trouver des chambres single à 3USD. La première Guesthouse que nous visitons est sympa mais à 5USD. Sur la route nous visitons la guesthousehouse Lucky seven. Ils n’ont qu’une chambre au rez de chaussée juste devant la porte. nous visitons une autre guesthouse dont j’ai perdu le nom à 4USD. l’israélien décide de rester ici et le trishaw nous dépose à la Pyinsa Rup. Nous avons 3 chambres à 3USD, une avec un lit double, une avec deux lits simple et une petite avec un lit simple. Pour choisir nous demandons au gars de l’hôtel de mélanger les clefs et de distribuer. J’obtiens la grande chambre avec lit double. Nous nous donnons rendez vous 20 minutes plutard pour partir directement à vélo et ne pas perdre la journée à cause de la fatigue, personne n’a dormi de la nuit. Laurence vient me réveiller en frappant à ma porte car je m’étais complètement endormi.
Il nous fait payer la taxe de 10USD que le gouvernement perçoit pour chaque visiteur. Ensuite nous allons chercher des vélo au Ever One qui se trouve pas très loin de l’hôtel. Après une discussion, nous arrivons à avoir 3 vélos pour la journée et pour 800 kiats chacun. Nous partons à la découverte des temples en traversant doucement le village de Nyaung U qui se réveil doucement. Bizarrement, malgré ne pas avoir dormi, je ne me sens pas fatigué.
A la sortie de Nyaung U sur la route qui longe la rivière nous prenons à droite vers la Shwezidon paya. Là, nous tombons sur 2 petits temples très jolis d’architecture très simple et contenant chacun un Bouddha différent, blanc et habillé d’une couleur bleu très sombre. Juste derrièr, il y a la Shwezidon paya. En y allant à pied, j’entends des enfants qui chantent dans une petite maison en bambou. Je m’approche et une dame m’invite à rentrer pour assister à une répétition d’un prochain festival. Dans cette toute petite maison, il y a 8 petites filles qui doivent avoir entre 6 et 8 ans qui répètent avec un sérieux magistral. A la fin de la répétition, elles me saluent toutes en me faisant un sourire, c’est craquant.
La paya Shwezidon ressemble aux pagodes en cloche en or que j’ai déjà vu à plusieurs repris, la Bautataung ou Shwedagon de Yangoon ou encore la Mahamuni de Mandalay. Celle-ci à la particularité d’être la première construite dans ce style. A l’intérieur de la pagode, il y a une représentation des 37 nats puis aux 4 coins de grands Bouddha en bronze. En se baladant avec Laurence dans la pagode, une nonne nous interpelle et nous promène jusqu’aux bords de l’Ayeyarwadi en nous présentant son monastère. Elle a 14 ans et porte la tenue classique avec un drap orange replié en guise de couvre chef.
Sur le retour vers nos vélos, nous croisons des moines qui nous posent quelques questions puis nous croisons des gamins qui se mettent à jouer autour de la nonne. Nous retrouvons Sonya dans la pagode puis reprenons nos vélos. Très vite nous avons des temples partout autour de nous et les visitons au gré des chemins que nous empruntons en allant vers le sud-ouest.
Les temples sont presque tous différents tout en conservant certains aspects identiques comme la pointe du stuppa. A l’intérieur se trouve toujours au moins un Bouddha blanc. Le midi, nous arrivons près d’un temple autour duquel se prépare un festival. Nous mangeons sur place et continuons notre balade dans ces chemins et ce décor fabuleux. C’est difficilement descriptible, mais cette balade à vélo est vraiment extra-ordinaire.
En fin de journée, nous nous lançons à la recherche d’un temple depuis lequel on puisse assister au coucher du soleil. Ce n’est pas si simple que ça car peu de temples permettent de monter à leur sommet. De là haut, la vue de tous les temples dans la plaine au soleil couchant est fabuleuse. Nous arrivons 45 minutes et restons à contempler ce paysage dans un silence bouddhique comme je les adore.
En rentrant à la nuit tombée, nous allons manger un morceau au village puis nous coucher, car, malgré une journée vraiment fabuleuse la fatigue se fait bien sentir.
29 décembre 2007 - Bagan et le mont Popa

Aujourd’hui, nous avons décidé d’aller tous les 3 au mont Popa qui se trouve à 53 kilomètre de Bagan. Le gars de l’hôtel nous a indiqué ou l’on pouvait prendre un taxi pick-up pour s’y rendre à 6000 kiats au lieu de 30USD en taxi. A 8h30 nous sommes à la station des pick-up et rencontrons un canadien vivant à Singapour et qui pars pour passer la nuit au mont Popa. Notre pick-up est en fait le taxi local. Il est très vite plein de gens qui vont un peu partout sur le chemin.
A bord, il y a un Népalais qui vit à Pyin U Lwin et qui va au mont Popa avec sa famille. Le trajet est assez long et chaotique mais très agréable. A force on s’habitue à l’état des route du Myanmar. Nous passons sur une piste en sable à mi-chemin. A cette endroit, il y a une nurserie. Au milieu de la piste je vois une personne en fauteuil roulant essayant d’avancer très difficilement. On ne voit pas d’handicapé au Myanmar et cette vision est étrange.
Nous arrivons au pied du mont Popa vers 11h et notre pick-up en repars vers 13h. Pendant l’ascension nous voyons des singes partout. En voulant en photographier un, il me fait d’énormes sourires. Ca fait rire tous le monde autour de moi. A mi-chemin, l’ascension se fait pied nu et, tout au long de la montée il y a de petits temples dédiés au nats. Par endroit, il y a des balcons donnant des vues impressionnantes sur la campagne environnante. Au sommet, il y a un grand temple qui surplombe tous le rocher.
En redescendant, nous mangeons une soupe de nouilles entre deux temples. Le canadien que nous avons croisé à l’allée reste dormir ici dans un monastère et nous rentrons avec notre pick-up. Il semble que ces pick-up n’attendent pas toujours tous leurs passagers, et la femme de notre népalais du Pyin U Lwin attends depuis plus d’une heure dedans de peur de rater le départ.
A mi-chemin, notre pick-up s’arrête pour une pause dans un endroit spécialisé dans le sucre de palmier. Ce sure est vendu dans d’assez grosse quantité et j’essaie d’en acheter pour seulement 100 kiats. La vendeuse ne semble pas vouloir vendre moins que ces sachets déjà préparé à 700 kiats, finalement elle m’offre un de ces gros sachets. C’est adorable.
Une fois à Nyaung U vers 15h nous renégocions nos vélos pour 300 kiats histoire de retourner voir le coucher du soleil sur la plaine de Bagan. Cette fois nous allons au temple Buledi. La vue est une fois de plus superbe. Pas très loin de nous, une montgolfière se prépare à décoller. Nous avons pas mal d’avance et retrouvons le calme serein de la veille, c’est magique.
Juste avant le coucher du soleil, 2 couples de français arrive bruyamment et, en montant, une des femmes dit “mais c’est comme hier” et décide de redescendre. Tous les gens qui nous ont rejoins chuchottent à voix basse pour ne pas briser le silence sauf ces français. Pendant ce temps, avec Laurence, on ne dit rien du tout pour ne pas qu’ils nous adresse la parole.
Nous rentrons doucement puis allons manger un morceau en ville. En rentrant à l’hôtel nous discutons pendant deux heures avec un gars de l’hôtel. Il nous raconte les sports favori au Myanmar, sa famille pauvre de 8 personnes, comment il est allé à l’école puis à l’université, pourquoi sa soeur a arrêté l’école très tôt, la mort de son frère ainé dans un accident et la très grande estime pour son père. Je monte dans ma chambre préparer mes affaires car demain je pars à 3h30 pour le lac Inlé.
30 décembre 2007 - Une journée de bus vers Inlé

3 heures du matin, le réveil sonne, c’est plutôt dur. A 4 heures, le bus passe me prendre et nous partons pour la station de bus ou tous le monde nous attends. Le bus pars à l’heure et les sièges sont beaucoup plus agréable et confortable que le bus qui m’a emmené à Bagan. Sur le toit notre cargaison est énorme, mobylette, grosss boites en bois, pleins de sacs et quelques personnes qui feront le voyage là haut.
Vers 5h30, le bus s’arrête pour un petit déjeuner que j’apprécie tout particulièrement. Chapati et thé Birmans dans un tea shop. La route est tout aussi difficile qu’ailleurs. J’arrive quand même à dormir e, une femme birmane s’endors sur mon épaule. Par endroit nous avons une sorte de bitume à d’autre une piste et toujours beaucoup de sable qui vole partout.
Le midi, nous faisons une longue pause. Une chose me surprends pendant cette pause, entre 30 et 50 énormes camions militaires transportent chacun une toute petite camionnette et passent à toute vitesse devant nous sans trop se soucier des autres usagers de cette route. Quand on connait le coût de l’essence par rapport au coût de la vie ici, c’est affligeant.
La suite de notre trajet se fait sur une piste en pleine montagne. Par moment, le camion devant nous envoi tellement de sable qu’il est impossible de voir devant nous. Cela n’empêche pas notre chauffeur de doubler en klaxonnant à tue-tête. Au bord de la route, le peu de végétation est de la m��me couleur que la route tellement la poussière de vole se trouve partout.
A un croisement un peu plus étroit que d’autres, notre bus entre en contact avec un camion venant dans l’autre sens. Notre bus a été éventré comme une boite de sardines sur un bon mètre. Après 30 minutes de discussion, nous repartons, un des membres de l’équipage inscrivant sur sa main, la plaque d’immatriculation du camion.
Notre bus arrive à Kalaw vers 15h30. Moi qui pensait arriver au lac Inlé vers 13h… Nous arrivons à Shwe Nyaung, la jonction à 17h30. De là je prend un taxi avec deux couples d’allemans qui permet de payer seulement 3000 kiats par personne. Le taxi est une vieille voiture anglaise des années 1960 avec un moteur toyota diesel tout neuf ou plutôt beaucoup plus récent. Nous faisons le tour des hôtels, le Queen Inn est malheureusement plein et je trouve une chambre au Mingalabar Inn pour 5USD avec salle de bain et eau chaude, une première depuis Yangoon, le grand luxe en somme.
Première petite balade en ville ou je rencontre une charmante femme à la sortie de la grande pagode. Elle me propose de venir visiter sa boutique près du musée lorsque j’aurai un peu de temps. Je mange juste à coté de l’hôtel. Bizarrement, c’est beaucoup plus cher que dans la rue et pas meilleur. En rentrant à l’hôtel, je lis jusqu’à ce que l’électricité se coupe pour m’endormir. Ma première impression pour cette ville est que le soir il y fait très froid…
31 décembre 2007 - Nyaung Shwe près du lac Inlé

Avec le trajet de la veille, je me lève un peu plus tard pour simplement aller me balader en vélo. Trouver un vélo en état après 9 heures ne semble pas évident mais cela me permet de découvrir un petit peu le village. La pagode juste derrière la Guesthouse puis l’animation de la rue principale. Le vendeur de ticket de loterie qui pousse son chariot avec une musique locale très forte. Les nonnes en file indienne pour l’aumône.
Je trouve mon vélo à la poste et j’y rencontre deux allemandes que j’avais rencontré à Mandalay. Je pars en direction de Namthé puis des sources d’eaux chaudes. Namthé est un tout petit village sur le bord du canal. La pagode semble être en construction et elle contient un énorme Bouddha encore recouvert d’échafaudage en bois. Je ne suis manifestement pas à l’endroit ou je voulais aller mais je me laisse voguer au gré des chemins et des “hello” des gens que je croise. Des enfants s’amusent à se voir sur mon appareil photographique, des femmes sortent la tête de leur maison sur pilotis en bambou à mon passage pour me saluer, d’autres font la lessive dans le canal. Les hommes pêchent ou préparent les champs avec leurs mains. Cet endroit est extra-ordinaire.
Je fais demi-tour pour traverser le canal car il semble que Namthé ne soit pas placé du bon coté du canal sur mon guide. La route de l’autre coté est une piste complètement abimée. Les vélos et les mobylettes passent sur les bords ou c’est praticable, les autres véhicules très rares passent difficilement au milieu. Cette route est protégée du soleil, de part et d’autres par de grands arbres. De chaque coté c’est le lac, parfois quelque peu aménagé en canaux ou zone de pêche. Des maisons sur pilotis bordent la route, ce paysage est magique.
Je m’arrête quelques instants sur le bord de la route pour contempler ce paysage. Un canoë local passe avec un vieux couple qui me saluent. Une mobylette passe en me souhaitant une bonne année, puis un camion plein de moines, une personne portant deux énormes sacs ressemblant à des balles de foins, quelques plus gros véhicules surpris de me voir là à écrire sur un cahier.
Je retourne doucement vers le village, je croise un homme très agé habillé d’un longyi bleu et d’une chemise blanche en fumant un cheroots avec une certaine fierté en marchant au milieu de nul part sur cette route. Un peu à l’écart de la route il y a une école sur pilotis. Un joli bâtiment en teck très foncé et avec des fenêtres en bois recouvert de bleu et encadrées de blanc. Plus loin, j’emprunte un sentier surélevé qui me conduit à un petit monastère avec trois petits stuppa blanc juste devant. Le monastère semble aussi en teck et a la couleur foncé caractéristique de la région et de cette matière. L’endroit paraît vide et je suis comme au milieu du lac.
En rentrant dans Nyaung Shwe, je me pose pour prendre un théBirmans et ce qui ressemble à un chapati et un churros sans sucre. Juste à coté de moi, s’installe une très vieille dame qui vient aussi prendre un thé Birmans et un chapati. De temps en temps nous sommes enfumé par le poële qui recrache sa fumée à l’intérieur. A l’intérieur du tea shop, quelques Birmans s’amusent devant des sketches à la télévision. De l’autre coté du chemin de terre il y a une petite boutique en bambou qui vend un peu de tout, des shampoings ou savon en sachet pour une utilisation, des sucreries ou sorte de gâteau d’apéritif et quelques ustensiles pour le quotidien. le gars que j’ai croisé avec ses deux énormes balles de paille vient justement ici pour décharger. Il ouvre ces grandes boîtes et en sors plein de sorte de galette de riz qui ressemble un peu à des crêpes cassantes. A droite de cette boutique, il y a un coiffeur qui coupe les cheveux d’un client presque dans la rue. Il me propose une coupe de cheveux que je refuse en lui disant que mes cheveux sont déjà trop court.
Je continu à me balader un peu au hasard dans le village. Ce qui est étrange et magique à la fois, c’est que dans certaines rues on se retrouve en pleine campagne avec des maisons sur pilotis, des palmiers, des canards dans la rivières et, l’instant d’après, dans une rue avec des tea shops, ses restaurants mobile, du monde qui circule à vélo ou en mobylette et des gamins qui jouent au cerf-volant en le laissant souvent se perdre dans les fils électriques de la ville.
Au détour d’une rue près du Bouddha Museum, une femme m’interpelle depuis une petite boutique en bambou et à moitié sur pilotis sur le bord de la route. Il s’agit de la femme que j’ai croisé la veille près de la grande pagode. Elle m’invite à entrer et m’asseoi. Elle me propose du thé chinois puis du thé Birmans et me fait gouter deux choses qu’elle a acheté au marché ce matin. Je dis chose car je n’ai aucune idée de ce que c’est mais c’est excellent. Nous discutons d’un peu de tout, de la vie qui est très cher ici à cause du tourisme, de la composition de sa famille, de la Shwedagon pagoda de Yangonn ou elle rêve d’aller un jour dans sa vie. Dans sa famille, elle a 3 sœurs et deux frères. Aucune d’elle n’est mariée et elle garde la fille de son frèe qui dors juste derrière dans la maison.
Pendant que nous discutons, une allemande rencontré la veille dans le bus vient se joindre à nous. Nous continuons la discussion à 3 et, étrangement elle ne cherche pas à nous vendre quoique se soit, juste une allusion à ses prix qui sont standard puis nous enchainons sur d’autres sujets. La petite fille se réveil et nous rejoins. Elle semble un peu effrayée mais c’est surtout qu’elle n’est pas bien réveillée. Très vite elle nous bafouille trois mots en anglais, c’est adorable.
Un homme se joint à nous pendant cinq minutes mais sans nous adresser la parole. Il s’asseoit, questionne la jeune femme puis repars sans même nous dire au revoir. Elle nous propose de venir manger chez elle un soir, l’idée est très tentante mais j’ai peur de devoir refuser à cause d’un prix prohibitif. Je lui dis que c’est étrange d’avoir fait un musée pour Bouddha. En souriant, elle m’explique qu’auparavant c’était un musée pour le peuple Shan mais que le gouvernement l’a changé en musée pour Bouddha. Ça reste étrange pour moi.
Nous quittons cette jeune femme chacun de notre coté et je continu à déambuler dans les ruelles de Nyaung Shwe à vélo. Je croise à nouveau une trentaine de nonnes en file indienne qui viennent faire l’aumône. Contrairement aux moines qui ne font l’aumône que très tôt le matin, les nonnes le font deux fois par jour. Puis je me retrouve dans une ruelle qui borde la rivière et ou il y a pleins de monastères en enfilade. Les moines passent d’un monastère à l’autre en me saluant. Des femmes se lavent dans la rivière et d’autres me saluent lorsque je passe devant elles. Cette ville est extra-ordinaire.
J’arrive à la grande pagode de la ville. Il n’y a presque personne à cette heure. A l’intérieur, il y a quatre Bouddhas dont un plus grand que les autres. Tous semble beaucoup plus lisses qu’ailleurs et semble être fait de deux or différents. Tous les murs et les colonnes sont recouvert de rouge et d’or. De petites vitrines contiennent des bouddhas et des nats. A l’extérieur, c’est très différent, à l’exception du grand stuppa du centre et des plus petits au pied, tous le reste est blanc avec quelques liserés rouge. Je pense à cette femme que j’ai rencontré hier et aujourd’hui, et qui vient prier ici chaque jour. J’aurai vraiment voulu rester beaucoup plus longtemps avec elle et sa nièce pour en apprendre beaucoup plus.
J’essai d’aller voir le coucher de soleil près du pont en bois. Je croise un moine à mobylette, c’est marrant. En m’écartant du centre, je suis un peu au milieu de nul part et je regarde assis au bord ‘un petit chemin de terre, pratiquement les pieds dans l’eau, le soleil se coucher pour la dernière fois en 2007.
Je retourne vers le centre ville pour me poser et manger un morceau. Devant un tea shop, je trouve une espèces de chips et de la pâte qui cuit dans une sorte d’assiette qui ressemble à celle que l’on utilise pour manger les escargots mais en beaucoup plus grand. C’est délicieux. Pendant que je mange, un des couples d’allemand dont la fille que j’ai croisé cet après-midi, se joint à moi et essai aussi cette cuisine. Nous discutons de chose et d’autre et notamment de partager un bateau le lendemain. Rendez-vous est fixé à 6h30 demain matin près du pont en bois.
La nuit est bien tombée maintenant et je rapporte mon vélo puis je rentre à l’hôtel pour prendre une douche et faire laver quelques fringues. N’ayant pas d’électricité dans la chambre, je demande à utiliser une prise pour charger mon appareil photographique et mon ipod. J’en profite pour lire sur la terrasse de l’hôtel. Juste derrière l’hôtel vers la grande pagode, il y a de la musique très forte, comme un groupe de rock qui joue.
Je sors quelques instants à nouveau pour me balader. Dans la rue, tout est éteins, seul quelques néons accrochés aux lampadaires clignotent de temps en temps. Vers l’avenue principale, tout est dans l’obscurité, la ville semble être sans électricité à l’exception de quelque groupes électrogènes en place pour l’occasion. Juste à coté de la grande pagode, il y a effectivement un concert ou se presse beaucoup de monde y compris beaucoup de moines. La musique ne m’est pas inconnu mais les paroles sont en Birmans. Juste à coté se trouve une petite boutique ou il y a des télévisions branchées sur des consoles de jeux vidéo. C’est marrant de voir des moines jouer au football sur des consoles de jeux vidéos puis se presser au concert juste à coté.
Avec la ville complètement dans l’obscurité, j’admire le ciel magnifique, remplit d’étoiles qui scintillent. J’ai l’impression de ne jamais avoir vu un ciel aussi beau. A l’hôtel, ils font un feu à l’entrée. En guise de bonne année, ils m’apportent une assiette avec 7 petites brochettes, c’est extra.
Demain lorsque je me réveillerai, il sera exactement minuit en France, le passage de la nouvelle année. Je me sens tellement bien loin de tout cela…
1er janvier 2008 - Kuang Dang et Nyaung Shwe

Le réveil à 5h30 étant trop difficile, je ne suis pas aller rejoindre les deux couples d’allemands pour la balade en bateau. J’ai pris mon petit déjeuner à 8 heures en compagnie de deux retraités français qui partaient aujourd’hui pour Yangoon. L’un d’eux était surprenant car il ne semblait pas croire ce qui se raconte sur les problèmes avec le gouvernement. C’est vrai que rien n’est apparent mais je ne peux oublier le regard de ce gars qui a été emmené de force dans le poste de police de Yangoon. Le regard fantomatique de ces enfants travaillant sur les route. La crainte que j’ai lu sur le visage d’une personne lorsqu’elle a prononcée les mots liberté et indépendance. Les gens qui s’incruste dans les discussions avec les moines juste deux minutes le temps de comprendre de quoi l’on parle. L’inquiétude des gens qui entendent des bruits bizarre quand il vous parle ou encore cette rencontre plutôt menaçante un soir dans les rues de Mandalay. Rien est apparent et la paranoïa est bien entretenue de sorte que chacun se comporte comme s’il était surveillé en permanence que se soit vrai ou non.
Il est déjà 8h30 et, dans l’école juste en face, des centaines d’enfants font la gymnastique du matin avant d’entrer dans la classe. Notre discussion s’éternise et il est maintenant trop tard pour le bateau aujourd’hui. J’ai donc à nouveau loué un vélo pour aller jusqu’au village de Kuang Dang. Les bords de la route sont tout aussi animé que la veille et je croise un combat de coq un peu improvisé au milieu du chemin. Plus loin, la route est recouverte d’une sorte de bitume défraichi et très abimé. Somme toute, c’est beaucoup plus facile avec le vélo.
Au bout de 45 minutes, j’arrive à Nyaung Wunn Kyaung puis 15 minutes plus tard à Kuang Dang. Sur le chemin, j’ai croisé Laurence et Christine de Mandalay qui faisait le trajet à pied. J’ai voulu aller jusqu’à Kuang Dang car aujourd’hui c’est le jour du marché. Ce marché est vraiment typique. J’y achète du riz gluant cuit dans du bambou ainsi qu’une sorte de biscuit recouvert de sucre de canne. C’est toujours pratique pour le distribuer aux moines ou aux gamins qui réclament souvent quelques choses. Au retour, je m’arrête dans un village très artisanale, puis je monte me poser quelques instants à la pagode de Nyaung Wunn Kyaung.
En repartant de Nyaung Wunn Kyaung, je cherche les fameuses sources chaudes qui devraient se trouver juste ici. Malheureusement, cela ne saute pas aux yeux et je ne les trouve pas. Je vois juste le Cherry Spa, un hôtel de luxe en construction au milieu de nul part.
En rentrant tout doucement, j’emprunte les chemins de traverse, tantôt à droite vers le lac, tantôt à gauche vers la montagne. j’y rencontre une famille qui broie de la canne à sucre et puis la fait cuire dans de grand four. L’odeur et la fumée qui s’en dégage embaume toute la campagne, c’est divin. Je passe dans un tout petit village au bord du lac ou je rencontre un très jeune moine qui fait sa lessive. Plus loin, il y a un chemin de terre qui se dirige vers le lac avec une bonne pente et me conduit pratiquement sans rien faire à part lever les jambes et laisser les pédales tourner dans un autre village près du lac. J’y croise un potier, une fille qui tisse le bambou, un homme qui prépare la roue d’un charriot et un autre qui répare son bateau.
Sur les rues perpendiculaires de la dernière route, je fais la rencontre de 2 jeunes garçons dont l’un d’eux est moine. Je partage avec eux les quelques gâteaux que j’ai acheté au marché de Kuang Dang, ils sont ravis et avec le sourire éclatant. C’est marrant mais cette dernière portion de route, celle qui mène au pont en bois de Nyaung Shwe, toutes les routes de droite conduisent vers des monastères et les routes de gauche vers des villages sur pilotis. Je prends une de ces route vers un village pendant près d’une demi-heure et je me pose pour admirer les oiseaux qui vive ici, sur le lac Inlé. Des hérons, des canards et beaucoup d’autres espèces dont je ne connais malheureusement pas les noms. C’est à peu près la pire heure pour voir cela et je me dis qu’au lever du soleil, le spectacle doit être plus que grandiose. Les gens qui me croisent sont surpris de me voir là avec mon énorme objectif, simplement à regarder les oiseaux. Je rencontre un moine qui fait du vélo, un autre en mobylette sans doute plus pressé puis deux très jeunes garçons qui jouent et court partout.
En arrivant à Nyaung Shwe, je passe devant la boutique de la veille et la jeune femme m’invite à nouveau prendre le thé et discuter. La petite nièce est en pleine forme aujourd’hui. Elle joue avec un pistolet en plastique et passe son temps à vouloir me serrer la main. Une fois à droite, une fois à gauche. Je lui fait un baise main et elle trouve ça très drôle puis elle dit qu’elle me trouve très joli. Après tout, c’est vrai que la vérité sort de la bouche des enfants… J’ai du attraper froid avec ces nuits glaciales et je ne me sens vraiment pas bien pendant la discussion. La jeune femme se propose d’aller me chercher des médicaments aux marchés pour me soigner. En même temps elle semble s’inquièter des bruits juste derrière sa boutique et change à chaque fois de sujet.
Je fini par les laisser pour aller me coucher à l’hôtel. En voyant dans quel état j’arrive à l’hôtel, un des employés m’apporte un jus de citron, c’est vraiment adorable. Pour manger, je repars au même endroit que la veille puis juste à coté pour manger des nouilles. Pendant que je mange, les gens dans la rue lèvent tous la tête vers le ciel. Il y a un mini feu d’artifice.
En quittant le centre pour mon hôtel, les rues sont longées dans un noir total. Une fois de plus, il n’y a pas d’électricité à Nyaung Shwe. Je m’installe sur la terrasse de l’hôtel pour rédiger le récit de ma journée. La charmante dame de l’hôtel m’apporte un mug de thé chinois. Cet hôtel n’a rien d’extra-ordinaire mais les gens y sont vraiment adorable et attachant.
En me couchant, je ressens quelques douleurs à l’estomac, j’ai la gorge prise et ma température est de 39° mais j’ai l’impression d’être le plus heureux des hommes dans ce pays si étrange et fascinant à la fois.
2 janvier 2008 - Le lac inlé

Réveil à 6 heures, la nuit a encore été très froid et ma crève se maintiens malheureusement. Je prend le petit déjeuner sur la terrasse et pendant que le soleil se lève dans un ciel un peu couvert, une centaine de moines viennent faire l’aumône devant l’hôtel. La jeune femme de l’hôtel se précipite pour leur servir du riz dans chacun de leur bol d’aumône qu’ils ouvrent en se présentant devant elle. Une dame assez âgée passe dans la rue en criant toujours le même mot que je ne comprend pas, j’imagine qu’elle cherche à vendre quelques choses qu’elle porte sur la tête. De nouveau, une centaine de moines défilent et la jeune femme de l’hôtel accours avec son riz.
J’enfile mon ipod pour rejoindre Laurence et Christine au pont de bois de Nyaung Shwe pour partager un bateau en direction du lac Inlé. Avec l’Ipod, je ne suis pas harcelé pour les bateaux à mon arrivé sur le pont puis j’écoute “Beyond Rangoon” de Hans Zimmer. Cette musique, ici, avec la ville qui se réveil, rend l’ambition encore plus délicieuse. nous partons dans une sorte de long canoë propulsé par un moteur qui fait un bruit effroyable avec une hélice qui effleure l’eau et génère une gerbe d’eau qui doit être aussi longue que le bateau. Nous sommes quatre à bord, les uns derrière les autres, mais j’ai compté plus de 25 personnes dans un bateau identique mais chargé de Birmans qui entraient dans Nyaung Shwe.
En glissant sur le canal qui mène au lac, je reconnais le village de Namthé avec son monastère et son grand Bouddha blanc visible de très loin. Doucement nous arrivons sur le lac. Le ciel est couvert de nuages qui se mélangent avec une brume épaisse. L’horizon n’existe plus, seul quelques petits points à la surface montrent qu’il y a un peu d’activité, des pêcheurs avec leurs canoës.
A mesure que l’heure tourne, la brume se dissipe et les nuages laissent apparaitre peu à peu le haut des montagnes et les grands stuppa blanc qui parsème ces montagnes. Un peu partout sur le lac, il y a des pêcheurs. Ils pêchent soit en plongeant une nasse soit en installant un petit filet. Tous utilisent un bras et une jambe pour tenir leur rame., si bien qu’ils sont en équilibre sur une jambe et utilisent l’autre bras pour planter leurs nasses dans le fond du lac ou déplier leurs filets de pêche.
De temps en temps, un grand canoë à moteur nous dépasse avec son énorme gerbe alors que nous ralentissons auprès des pêcheurs. Des mouettes tournent autour de nous en quête d’un morceau de gâteau ou autre nourriture. La brume à maintenant complètement disparue et, de part et d’autre du lac les montagnes parsemées de stuppa nous dominent. L’eau est devenu transparente et nous laisse découvrir un lac peu profond et couvert d’algue.
Lorsque nous entrons dans le premier village, des sortes de perdrix tourbillonnent autour de nous, les maisons en bambou sur pilotis se reflètent sur les canaux comme dans un miroir. Les enfants accours aux fenêtres pour nous saluer, apparaissent sur leurs balcons ou vont sur les petits ponts pour nous faire un signe et nous envoyer quelques sourires et des poignées de bisous. Nous nous arrêtons dans une grande pagode construite un peu comme une étoile. A l’intérieur, il n’y a pas de bouddha mais des sortes de pierres sur lesquelles les hommes apposent des feuilles d’or.
En repartant, notre bateau tombe subitement en panne au milieu du lac. Quelques grands canoës passent et demandent à notre chauffeur s’il a besoin d’un coup de main. Après quelques coups de marteau, tout rentre dans l’ordre. Nous arrivons dans un grand marché bordé de centaines de grand canoës comme le notre. Aux premiers abord, il est nettement plus touristique que celui de la veille ou je suis aller en vélo. Il y a énormément de stand dédiés aux touristes près du débarcadère. J’y achète quelques sucrerie puis me pose dans un tea shop pour prendre un thé birmans et regarder ce marché vivre de lui même. Certaines femmes sont habillées en noir avec une sorte de foulard orange sur la tête. Un veille homme presque édenté et coiffé d’un chapeau d’aventurier passe doucement avec son cherroots et répands cette fumée tout autour de lui. Ce marché c’est un peu celui de la veille mais en beaucoup plus grand.
Nous poursuivons notre balade, en traversant à nouveau quelques villages avec à chaque fois ces enfants qui accours pour nous saluer. Nous décidons de nous arrêter pour déjeuner, mais ici, le choix se limite aux quelques restaurants prévus spécifiquement pour les touristes. Lorsque nous avons fini notre plat de nouille sauté, notre chauffeur est un peu à cours d’idée sachant qu’on lui a demandé de ne pas aller dans certains endroits que nous avons jugé un peu trop attrape touristes. Il nous propose de voir une fabrique de soit avant d’aller rejoindre Indein dans le sud du lac. Cette fabrique est situé dans une maison sur pilotis et semble bien adapté pour accueillir beaucoup de touristes. A notre arrivée les machines manuelles se mettent en route. C’est sympa, mais présenté comme ça, évidement je n’accroche pas trop, ça ne fait pas authentique mais il fallait s’y attendre. Après une visite du rez de chaussée, nous nous dirigeons vers la sortie lorsque le propriétaire nous interpelle en nous expliquant qu’il y a aussi des choses à visiter à l’étage. En effet, nous avions oublié de passer par la case boutique. Et dans cette boutique, pour le cas ou nous ne serions pas intéressé par la soie, il y a une seconde boutique d’objets pour touristes en tout genre.
En allant vers Indein, notre chauffeur nous fait visiter une fabrique de bateaux du lac Inlé. Sous un toit en tôles ondulées et sous tenu par du bambou, quatre bateaux sont en train d’être construit à la main. Nous ne sommes pas très réceptif à ce genre de chose et nous repartons cette fois directement à Indein.
Pour rejoindre Indein nous empruntons un canal presqu’au sud du lac. Ce canal serpente sans arrêt, nous croisons d’autres bateaux comme le notre, des gens qui marchent sur le bord du canal, des enfants qui courent avec leurs sacs d’école sur le dos, des buffles qui dorment dans l’eau et ou seul les cornes et le museau sortent de l’eau. Pendant que nous glissons lentement sur ce canal j’écoute à nouveau “Beyond Rangoon” de Hans Zimmer. Cela masque un peu le bruit du moteur et ajoute à l’ambiance magique de l’endroit. le débarcadère d’Indein plante un décor pas très authentique. des boutiques à touriste un peu partout, des gamins qui parlent toutes les langues en vendant des colliers et, le thé chinois habituellement gratuit qui est payant ici.
Une fois passé cette sorte de barrage, le village d’Indein est ravissant. Le sol est couvert d’une terre marron très très claire un peu sablonneuse, d’un peu d’herbe brulée par le soleil. il y a beaucoup de végétation, des palmiers bien sûr et également d’autres arbres dont je ne connais pas les noms. La Pagode d’Indein se trouve sur une petite colline qui recouvre tout Indein. Pour y aller nous traversons le marché qui est vide aujourd’hui. Il semble énorme, toutes les structures sont en bambou et se mélange harmonieusement avec la couleur du sol dans une ambiance un peu surréaliste. Au bout du marché, il y a l’entrée de la pagode, ou plutôt le début d’un long chemin protégé par de magnifiques colonnes et un toit selon l’architecture local en double pan. De part et d’autres des colonnes, il y a quelques boutiques de souvenirs pour touristes qui s’intercalent avec des stands vides. Ce n’est pas un jour d’affluence et nous ne croisons que très peu de personne. Cinq femmes vêtu de noir avec un chapeau traditionnel orange et un lourd paquetage en osier sur le dos nous suivent pendant un long moment. Elles me regardent en discutant entre elle, impressionnées par mon appareil photo, peut-être aussi ma façon de m’habiller ou ma couleur de peau. De temps en temps elles sourient et rigolent entre elles tout en avançant dans le patio ombragé de la pagode. C’est dans ces moments que j’aimerai comprendre le birmans et pouvoir parler avec elles, pouvoir savoir ce qu’elles pensent.
Au fur et à mesure que l’on avance, nous découvrons de très vieux petits stuppas plantés entre les arbres qui bordent le patio désormais. En arrivant à la pagode, nous rencontrons un très jeune garçon qui porte son plus jeune frère sur le dos. Il se tient avec l’épaule et la joue appuyé sur une colonne. Son regard est complètement vide et rempli d’une tristesse que rien ne semble pouvoir effacer. La photo qui fait habituellement sourire, ne change en rien son regard vide, il est comme figé dans la tristesse que même les larmes n’assèchent plus. Il ne nous dira aucun mot mais un message est quand même passé, un message assez flou pour nos yeux d’européens et, à nouveau j’ai en regret de ne pouvoir parler avec lui en birmans.
Les derniers mètres avant l’entrée dans la pagode sont constitués par un escalier ou il nous faut enlever nos chaussures. il n’y a presque plus de végétation autour de nous mais plein de petits stuppas dans des états très variables. Certains sont complètement restaurés et brillent de part leur couleur or, d’autres éblouissent par leur blancheurs et certains semblent à l’abandon depuis des centaines d’année. La pagode en elle même n’a rien d’extra-ordinaire mais ce qui attire le regard c’est le nombre de stuppas qui l’entoure. Ils semblent enchevêtrés les uns dans les autres. Ils rivalisent de beauté et forme un dégradé de couleurs allant de l’or à la pierre en passant par le jaune, le blanc, le gris du béton des nouveau au rouge des vieux en brique. Sur certains, il y a une plaque de remerciement pour la restauration, pour la France, l’Allemagne…
En repassant dans le patio, un très vieux monsieur vend de très vieux manuscrits bouddhiques. C’est vraiment émouvant de tourner ces vieilles feuilles grises très épaisses puis d’y découvrir des écrits sur la principale religion birmane. Avec ces livres couverts de cuir brodé et reliée par la largeur, l’expression “rongé par le temps” prend ici tout son sens en effleurant ces pages abimées par les années. Malheureusement, ça me semble trop gros pour en rapporter un, c’est bien dommage.
Dans le village, il y a un tournoi de volley juste à coté du marché. Le contour du terrain est marqué par des tiges de bambou étendu au sol pour former un grand rectangle. le filet est tenu également par du bambou de plus grosse section mais l’ensemble garde la même robustesse que le métal. De chaque coté du filet, il y a une équipe, une en jaune et l’autre en bleu. L’arbitre, lui, est assis sur une grand chaise de tennis et les spectateurs s’entassent tout autour du terrain, debout sur les cotés formant la longueur du terrain et assis sur sa largeur. Un groupe de moines vient en spectateur tout près de l’arbitre. Le coup de sifflet est donné, l’arbitre hurle dans son micro, les joueurs se déchainent, les spectateurs supportent en hurlant et en applaudissant pendant que dans un coin du marché des gens pas vraiment intéressés par le volley discutent et boivent un thé birmans à l’ombre d’un tea shop improvisé.
Juste à coté du terrain de volley, c’est la grande place du village qui semble être en train de se préparer pour une fête. des gens plantent des petits morceaux de bambou comme pour délimiter de petites parcelles. Des centaines d’enfants dans l’uniforme scolaire national, un longyi vert et une chemise blanche, court de partout autour de nous, c’est la sortie de l’école. Certains se tiennent la main, d’autres jouent au ballon. Nous traversons le pont de l’embarcadère avec beaucoup d’entres eux qui nous saluent et nous offrent un sourire. Ils disparaissent sur les bords d’un petit canal qui pars dans la forêt alors que nous rejoignons plus loin notre bateau.
Une fois sur le bateau, nous reprenons le canal en direction du lac et j’écoute à nouveau “Beyond Rangoon” en me laissant bercer par les petits mouvements du bateau. Notre chauffeur nous conduit au monastère des chats sauteurs. Un endroit qui semble bien dédié au touriste. Le monastère en lui même n’a rien d’extra-ordinaire, il est aussi joli que tous les autres monastères en teck que j’ai pu voir jusque là. L’intérieur en revanche est bien différent. Il y a de très très jolis bouddhas au centre, alors qu’habituellement ces monastères sont plutôt vides. Par endroit, il y a des chats évidement. Puis vient le moment ou un moine tinte une cloche pour qu’un jeune garçon fasse sauter les chats dans un petit cercle. C’est marrant, mais sans plus, enfin je ne regrette pas d’être venu au moins pour le monastère.
En remontant le lac notre chauffeur traverse un charmant village qui contient en son centre un charmant temple sur pilotis. Il est comme planté au milieu de ce qui forme comme un rond point d’eau au milieu du village et brille de mille feux avec ses incrustations de miroir, ses fenêtres encadrées de blanc, ses murs rouge et son toit multipan assez proche de l’architecture thaïlandaise.
Pour finir cette balade, notre chauffeur nous invite chez lui. il habite dans un tout petit village dans une maison sur pilotis. A l’intérieur, toute la famille s’attachent à fabriquer des cheroots, de la feuille de tabac jusqu’à la bague de marque. Il y en a des milliers partout et tous les hommes ont ce cigare pincés par leurs lèvres. Nous partons un peu précipitamment car le soleil se couche déjà sur l’horizon montagneux qui bordent le lac et le village. Finalement, nous assistons à une grande partie du coucher de soleil à glisser à toute vitesse vers le centre du lac et le reste à dériver jusqu’à ce que le soleil disparaisse derrière la montagne. Même si cette fois nous n’avons pas vu grand chose, c’est un spectacle toujours aussi captivant.
Sur le trajet retour, le chauffeur à troqué sa place à un frère ou un cousin et se trouve juste en face de moi assis sur le fond du canoë. Pendant tous le trajet il me pose plein de questions que je lui renvoi systématiquement. J’apprends qu’il a 22 ans, qu’il n’est pas marié, qu’il n’a pas de petite amie, pas d’enfant et qu’il a toujours vécu ici. Il m’explique également que les grandes fumées qui partent de la montagne sont les fabriques de sucre de cannes. Nous rentrons doucement vers Nyaung Shwe, la nuit recouvre le lac et le froid prend sa place.
A l’arrivée, Laurence négocie une journée de trek pour le lendemain. Les discussions sont quelques peu difficile ici, elle commence à 6USD et fini à 6USD. Pour manger, nous retournons tous les trois dans le centre ville et ses quelques tea shop que j’apprécie énormément.
A SUIVRE...
Votre avis sur notre projet: traversée du Canada et des États-Unis English translation pending
Bonjour à tous,
Nous sommes 3 personnes, aimant le voyage, la débrouille et la rando.Nous désirerons effectuer le voyage suivant sur 1 mois et demie (5juillet/27aout):achat d'une voiture à Montréal (budget 1500 à 2500$). Un de nous 3 habite sur Montréal, avec une adresse fixe.Il devra s'occuper de l'achat de la voiture et mise en règle des papiers+assurance5 juillet: Départ en voiture de Montréal jusqu'a Edmonton en passant par toronto, Niagara falls, et winnipeg pour diverses étapes "rando" vers le centre du Canada.(15j/20j)Edmonton: étape chez un ami (mécanicien, ça tombe bien...), puis départ pour la Californie, en passant par Yellowstone (qques jours de rando), Monument Valley, ...(10j/15j)en Californie: Yosemith valley (qques j de rando), les grands canyons puis finir par San Francisco et Los Angeles (15j)L.A.:revente de la voiture (pour pas beaucoup de $ sans doute!), et retour en avion vers la France (vers le 26/27aout)
Nous comptons dormir un maximum en tente, sauf dans les grandes villes où nous dormirons en auberge de jeunesse. Pour la nourriture, nous ne sommes pas trop à l'américaine, mais essentiellement au bon vieux "rechaud", façon camping. Nous allons parcourir + de 9000 KM, alors nous préferons voyager en "petit budget"
Donc plus que dans la réalisation de ce voyage, qui à mon avis est réalisable avec le temps impartis, nous nous questionnons sur l'achat d'une voiture:
1 l'achat: problème d'un gros investissement sur le début du voyage, pas de problème pour la frontière et autonomie sur le temps, la distance etc, mais problème des ennuis mécaniques..., problèmes de la revente
2 la location: Problèmes:Prendre la voiture à un endroit et la reposer à un autre, stoper la location vers une grosse ville proche de la frontière pour passer la frontière en bus et reprendre une location aux Etats Unis (car il me semble en effet, qu'en recherchant sur le forum, les agences de loc ne laisse pas sortir leur voiture en dehors du téritoire). En calculant, la location peut revenir plus couteuse que l'achat au final, mais sans problème d'assurance, ni de pépin mécanique.
Enfin voilà où nous en sommes...en pleine interrogation!
Nous comptons sur vous ou vos expériences pour nous aider dans notre choix, ou tout simplement pour nous donner votre avis.
Merci de vos réponses
Taxe d'aéroport et billet prime pour Chicago English translation pending
Bonjour
Je voudrai réserver 2 billets prime Geneve Chicago ou Lyon Chicago pour mes parents, mais je ne connais pas le prix des taxes. Ayant appelé FB, on m'a répondu que sans faire de réservation, personne ne pouvait me communiquer le montant de ses taxes, ni même un ordre de prix et qu'elles pouvaient passer du simple au double en peu de temps..... Comment puis je m'y prendre? Y a t'il un moment plus "stratégique " pour partir? Comment choisir l'aéroport le moins cher si FB ne veut pas me faire de simulation. Mes parents veulent venir en Mai mais ne sont pas tenus à des dates précises.
Je voudrai réserver 2 billets prime Geneve Chicago ou Lyon Chicago pour mes parents, mais je ne connais pas le prix des taxes. Ayant appelé FB, on m'a répondu que sans faire de réservation, personne ne pouvait me communiquer le montant de ses taxes, ni même un ordre de prix et qu'elles pouvaient passer du simple au double en peu de temps..... Comment puis je m'y prendre? Y a t'il un moment plus "stratégique " pour partir? Comment choisir l'aéroport le moins cher si FB ne veut pas me faire de simulation. Mes parents veulent venir en Mai mais ne sont pas tenus à des dates précises.
Travailler et vivre à Montréal? English translation pending
bon, ce que je sais ce que la vie a Montreal est plus simple a cause du travail on peut tres simplement y trouve du travail
Expatriation en Afrique English translation pending
Bonjour à tous,
Depuis très longtemps je désire partir en Afrique. Je suis psychologue avec une expérience de 'l'enfant, de l'ado et également une expérience de chargé de cours et de supervision. Je ne sais pas encore vers quel pays m'orienter : mali, sénégal, gabon. Je pense peut-être m'installer en libéral à mi-temps et à mi temps travailler dans une association. J'ai besoin de vos conseils pour savoir si dans ces pays il y a des possibilités. Je suis preneuse de toutes informations. Merci à tous.
Depuis très longtemps je désire partir en Afrique. Je suis psychologue avec une expérience de 'l'enfant, de l'ado et également une expérience de chargé de cours et de supervision. Je ne sais pas encore vers quel pays m'orienter : mali, sénégal, gabon. Je pense peut-être m'installer en libéral à mi-temps et à mi temps travailler dans une association. J'ai besoin de vos conseils pour savoir si dans ces pays il y a des possibilités. Je suis preneuse de toutes informations. Merci à tous.
Camping et grizzlis à Yosemite? (États-Unis) English translation pending
Bonjour,
J'aimerais savoir ce qu'il en est des grizzlys quand on campe à Yellowstone (fin mai), en dehors des élémentaires précautions à prendre, bien sûr... Mon mari et moi sommes encore traumatisés par une "bluff charge" qui date pourtant de dix ans et nous n'aimerions pas du tout renouveler l'expérience.
Merci! Kashtin
J'aimerais savoir ce qu'il en est des grizzlys quand on campe à Yellowstone (fin mai), en dehors des élémentaires précautions à prendre, bien sûr... Mon mari et moi sommes encore traumatisés par une "bluff charge" qui date pourtant de dix ans et nous n'aimerions pas du tout renouveler l'expérience.
Merci! Kashtin
Hawaï: quatre semaines et quatre îles à visiter English translation pending
Bonjour,
Mon mari et moi allons séjourner 4 semaines à Hawaii au printemps 2008. Nous avons déjà nos billets aller et retour depuis la Suisse (aller Kona et retour d'Honolulu), mais reste une grande question: combien de temps passer sur chaques îles? une semaine par île? ou alors certaine îles méritent plus ou moins de temps?
Nous nous somme déjà décidé pour Big Island - Maui - Kauai et Oahu pour finir. Nous allons louer une voiture et réserver les vols internes avant le départ, d'où l'importance de ma question pour bien préparer notre voyage.
merci à tous pour vos conseils 🙂
Mon mari et moi allons séjourner 4 semaines à Hawaii au printemps 2008. Nous avons déjà nos billets aller et retour depuis la Suisse (aller Kona et retour d'Honolulu), mais reste une grande question: combien de temps passer sur chaques îles? une semaine par île? ou alors certaine îles méritent plus ou moins de temps?
Nous nous somme déjà décidé pour Big Island - Maui - Kauai et Oahu pour finir. Nous allons louer une voiture et réserver les vols internes avant le départ, d'où l'importance de ma question pour bien préparer notre voyage.
merci à tous pour vos conseils 🙂
Enseigner à Rabat English translation pending
Originaire de métropole, je suis prof des ecoles en guadeloupe depuis 4 ans. je souhaite demander une mutation pour le maroc pour la rentrée 2008.
Mon mari (employé du trésor public) devra se mettre en disponibilité( à moins que l'ambassade lui propose un poste), et nous avons deux enfants ( 3 & 6 ans). Nous aimerions vivre à Rabat (car si mon mari a une offre ce sera dans cette ville)
Après calcul, mon salaire là-bas (salaire de france + ISVL+maj fam) devrait atteindre les 2 200 euros.
J'ai lu sur le forum tout et son contraire.
Avec cette somme, est-ce qu'une famille de 2 enfants peut vivre raisonnablement sans être obligé de compter à chaque fin de moi ses dirhams???
MERCI D'ECLAIRER MA LANTERNE 😉
Avec cette somme, est-ce qu'une famille de 2 enfants peut vivre raisonnablement sans être obligé de compter à chaque fin de moi ses dirhams???
MERCI D'ECLAIRER MA LANTERNE 😉
Réservation des trains Bangkok-Chang Mai et Bangkok-Phuket English translation pending
Bonjour,
Quelqu'un pourrait il m'aider à trouver comment réserver à l'avance un billet de train Bangkok - Chian Mai et un billet d'avion Bangkok Puket. Le tout version économique 😛😛
Merci Merci et Bonne journée
Infirmière française à Montréal English translation pending
bonjour,
Je suis infirmière francaise et je viens d'arriver à Montréal pour travailler à l'hopital Maisonneuve Rosemont, je dois commencer l'intégration le 15/10. J'ai hate de débuter l'intégration car pour le moment tout cela me parait un peu flou, je serais donc ravi de pouvoir discuter avec d'autres infirmiers(res)!!!.
Je suis infirmière francaise et je viens d'arriver à Montréal pour travailler à l'hopital Maisonneuve Rosemont, je dois commencer l'intégration le 15/10. J'ai hate de débuter l'intégration car pour le moment tout cela me parait un peu flou, je serais donc ravi de pouvoir discuter avec d'autres infirmiers(res)!!!.
Traverser les Etats-Unis à 19 ans et seul English translation pending
bonjours à tous
Voila j'aimerai traverser les usa d'est en ouest, je travail et j'ai des economie, je compte partir au moi de janvier donc j'aimerai avoir vos conseil vos temoignage je serai seul donc si il y'a qqn a qui sa interesse pk pas qel devra etre mon budget? combien de temps devrais-je prevoir? je n'ai pas vraiment d'itineraire je pars à laventure mais jaimerai bien aller de NYc à LA !! merci
Voila j'aimerai traverser les usa d'est en ouest, je travail et j'ai des economie, je compte partir au moi de janvier donc j'aimerai avoir vos conseil vos temoignage je serai seul donc si il y'a qqn a qui sa interesse pk pas qel devra etre mon budget? combien de temps devrais-je prevoir? je n'ai pas vraiment d'itineraire je pars à laventure mais jaimerai bien aller de NYc à LA !! merci
Les malais et les indonésiens ont-ils la même langue? English translation pending
Selamat petang !
Untuk orang orang boleh cakap bahasa melayu : bahasa melayu dan bahasa indonésia ini sama bahasa ?
Pour les autres la question est dans le titre ! 🙂
Pour les autres la question est dans le titre ! 🙂
Bivouac et camping sauvage en France... English translation pending
Salut à tous!🙂
Pour mon premier post sur ce forum, j'aimerai réunir des informations concernant les problèmes rencontrés lors du bivouac de la fin de journée.
Ceux qui ont une bonne experience du camping sauvage (ou bivouac, car à vélo la plupart du temps on ne s'arrête que pour la nuit) en France pourront apporter de bons conseils...
J'aurai plusieurs questions: 1) A la fin de la journée, vous cherchez juste un petit coin sympa dans un champs ou un bois sans rien demander à personne?😇 2) N'avez vous jamais rencontré de problèmes (gendarmes, fermier ivre et son fusil, chien, sanglier, boso le clown...)?🏴☠️ 3) Au contraire vous ne vous installez pas tant que vous n'avez pas l'autorisation du propriètaire? En général: le trouvez-vous? Qu'est ce qu'il dit? 4) Enfin une petite statistique du nombre de nuits tourmentées par rapport au nombre de nuits peinard... histoire de se rendre compte de la réalité...
Je me pose toutes ces questions car j'envisage de m'y mettre bientôt, MERCI
Ceux qui ont une bonne experience du camping sauvage (ou bivouac, car à vélo la plupart du temps on ne s'arrête que pour la nuit) en France pourront apporter de bons conseils...
J'aurai plusieurs questions: 1) A la fin de la journée, vous cherchez juste un petit coin sympa dans un champs ou un bois sans rien demander à personne?😇 2) N'avez vous jamais rencontré de problèmes (gendarmes, fermier ivre et son fusil, chien, sanglier, boso le clown...)?🏴☠️ 3) Au contraire vous ne vous installez pas tant que vous n'avez pas l'autorisation du propriètaire? En général: le trouvez-vous? Qu'est ce qu'il dit? 4) Enfin une petite statistique du nombre de nuits tourmentées par rapport au nombre de nuits peinard... histoire de se rendre compte de la réalité...
Je me pose toutes ces questions car j'envisage de m'y mettre bientôt, MERCI
Vol, hôtel et voiture pour Las Vegas English translation pending
Bonjour,
Je suis en train d'organiser un sejour d'une semaine a Las Vegas en novembre prochain. Je connais deja LV et souhaite faire de mon sejour un mixte entre joies de la ville du jeu mais surtout visites des parcs nationaux alentours (Zion, Death Valley, Grand Canyon (je prevois d'y aller sur 2 jours)). La formule "Vol + hotel + voiture" d'Expedia est donc susceptible de m'interesser.
Qq'un l'a deja teste ? Est ce economiquement interessant ?
Merci de votre aide ! Draio
Je suis en train d'organiser un sejour d'une semaine a Las Vegas en novembre prochain. Je connais deja LV et souhaite faire de mon sejour un mixte entre joies de la ville du jeu mais surtout visites des parcs nationaux alentours (Zion, Death Valley, Grand Canyon (je prevois d'y aller sur 2 jours)). La formule "Vol + hotel + voiture" d'Expedia est donc susceptible de m'interesser.
Qq'un l'a deja teste ? Est ce economiquement interessant ?
Merci de votre aide ! Draio
Itinéraire, hôtels et transports au Tamil Nadu (Inde) English translation pending
Bonjour tout le monde,
Partant pour le Tamil Nadu du 22 août au 14 septembre, j'aimerais recevoir plein de conseils, commentaires concernant cette région, les hotels/guest houses, climat et surtout les moyens de voyager entre les différentes villes, que nous aimerions faire...
Nous avons plus ou moins déjà un itinéraire: Arrivée à Chennai, puis direction Mamalapuram -> Pondicherry -> Trichy -> Madurai -> Ooty, retour sur Chennai
Merci!!! et bonne aprem 😉
Sof
Partant pour le Tamil Nadu du 22 août au 14 septembre, j'aimerais recevoir plein de conseils, commentaires concernant cette région, les hotels/guest houses, climat et surtout les moyens de voyager entre les différentes villes, que nous aimerions faire...
Nous avons plus ou moins déjà un itinéraire: Arrivée à Chennai, puis direction Mamalapuram -> Pondicherry -> Trichy -> Madurai -> Ooty, retour sur Chennai
Merci!!! et bonne aprem 😉
Sof
Trouver du travail à Montréal English translation pending
bonjour a tous moi cmarine
sa fait deja quelque temps que je me renseigne pour partir a montreal
pour le visa je veux faire une demande de pvt il faut que j'attende le 1octobre
je sait aussi qu'il faut des economie pr tenir lé 3 premer mois
mais pr le travail je sait comment sa se passe faut-il deja trouver du travail avant d'arriver a montréal ou est_ce qu'on peut trouver dutravail la bas
si vous pouviez m'aider car la je suis un peu perdu🤪
si des personnes sont deja parti avec se visa pouvez vouss m'aider
a oui est il facile de trouver du travail ds le domaine des enfants merci
Faire sa vie en France et travailler en Suisse English translation pending
Bonjour,
Je suis depuis peu titulaire d' un bac ( sti option c ) et je suis fort interessé par le fait d' aller travaillé à l' étranger, en Suisse plus particulierement, aprés avoir visiter ce forum j' ai conclu qu' il était préferable pour moi d' habiter en frontiére, coté Francais, j' aimerais savoir si il est difficile de trouvé un logement dans cette zone et si ce n' est pas mission impossible de trouver du travail en suisse.
Mes études sont plus orientées techniques industrielles et j'ai un niveau "bac" en Anglais.
J' aimerais savoir si c' est avantageux et avoir des témoignages de gens ayant été dans la même situation que moi avant de me lancer.
Merci
Je suis depuis peu titulaire d' un bac ( sti option c ) et je suis fort interessé par le fait d' aller travaillé à l' étranger, en Suisse plus particulierement, aprés avoir visiter ce forum j' ai conclu qu' il était préferable pour moi d' habiter en frontiére, coté Francais, j' aimerais savoir si il est difficile de trouvé un logement dans cette zone et si ce n' est pas mission impossible de trouver du travail en suisse.
Mes études sont plus orientées techniques industrielles et j'ai un niveau "bac" en Anglais.
J' aimerais savoir si c' est avantageux et avoir des témoignages de gens ayant été dans la même situation que moi avant de me lancer.
Merci
Transports Montréal - Burlington English translation pending
Bonjour,
Je vais à Montreal en juillet, et j'aimerai savoir s'il est facile de se rendre à Burllington dans le Vermont : En voiture, En bus, En train
Merci par avance 😉!
Je vais à Montreal en juillet, et j'aimerai savoir s'il est facile de se rendre à Burllington dans le Vermont : En voiture, En bus, En train
Merci par avance 😉!
Caisse de pension suisse et Thaïlande English translation pending
Bonjour,
Etablie en Thailande avec visa de retraitée, je souhaiterais récupérer l'impôt anticipé prélevé sur le versement de ma caisse de pension depuis la Suisse.
Avec un tel visa, pas le droit de travailler, donc pas soumise aux taxes; mais la Suisse exige pour le remboursement une attestation de contribuable en Thailande.....
Qui a déjà été confronté à cela et comment procéder ?
Merci
Merci
Québec et Gaspésie: animaux sauvages English translation pending
Nous préparons un circuit individuel en voiture du 3 au 20 octobre 2007.
Bas St Laurent, Gaspésie, Saguenay, Charlevoix.
L'une d'entre nous ayant des difficultés pour marcher longtemps, est-il possible en cette saison de parcourir en auto un ou plusieurs des parcs nationaux ou des réserves fauniques, avec un bon espoir de voir des animaux sauvages (caribous, ours, écureuils, autre gibier) ?
Nous avons déjà prévu le parc du Bic, le Forillon, et l'île Bonaventure, pour les phoques et les oiseaux. Il me semblait que le parc national de Gaspésie offrait de bonnes possibilités....
Vos conseils sont attendus avec espoir....
Merci d'avance
😏