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Indien vaut mieux que deux tu l'auras... English translation pending
by Slaeinte · 2006-04-17 · 1 reply
1 an autour de la planete, et nous basculons des montagnes nepalaises dans l'envoutante spiritualite indienne... (pour les photos http://www.lespiedssurterre.org)

Mardi 22 Novembre: "Hare Krishna" Devant le comptoir de l'immigration, nous faisons la rencontre d'un groupe de touristes retraites réussissant l'exploit de visiter le Rajasthan, Varanasi et la vallée de Kathmandou en 14 jours dont 4 réservés aux transports, bravo Jet tour! Intrigués par le nombre de visas figurant sur nos passeports, ils sont très curieux d'un tel voyage. Etrangement ce qui les impressionne le plus c'est de ne pas savoir où l'on va dormir le soir sans réservation. Dans le lot, il y a bien évidemment le vieux bougon désagréable qui nous lance indirectement des " Pauvre France … … A notre époque on pensait d'abord a la carrière, aujourd'hui ils pensent aux loisirs!" Réponse du berger à la bergère, Sophie lança : "En attendant nous on n'aura peut-être pas de retraites pour s'offrir des voyages quand on sera vieux! c'est ça et bientôt c'est les retraites qui paieront votre retraite! de toute façon y'en a toujours un comme ça dans les voyages organisés" clôtura Sophie en faisant rire l'assemblée. A la sortie de l'aéroport de Varanasi, nous sommes harcelés par les taxis. Les prix sont bien sur revus à la hausse et certains n'hésitent pas à rajouter des suppléments pour les bagages, pour la personne supplémentaire, pour la clim et encore plus fort parce que la voiture est neuve et confortable! (Et pourquoi pas parce que le chauffeur s'est rasé ce matin tant qu'on y est ?!) Finalement, nous sortons de l'aéroport pour en prendre un directement dans la rue. Des types s'immiscent comme intermédiaires et il faut batailler pour imposer notre prix. Il faut reconnaître que ces taxis blancs à l'allure de vieilles voitures coloniales ont de la gueule, ce sont des Ambassador. Pour atteindre le bord du Gange ou se trouvent les guest, nous devons ensuite prendre un rickshaw et la, ça commence a ressembler a l'image qu'on avait de l'Inde, le bruit et la poussière sont la. Entasses comme deux sacs a patates a l'arrière avec nos énormes sacs a dos sur les genoux, nous devons nous tenir mutuellement pour ne pas tomber a chaque nid de poule. En haut des maisons, des singes bondissent et nous croisons quelques vaches au milieu de cette circulation anarchique que l'agent gesticulant sur son rond-point serait bien incapable de déloger. Leur fâcheuse tendance a se mettre au milieu de la route s'expliquerait par leur goût prononce pour les courants d'air provoques par les véhicules…ça chasse les mouches ! Cela pose tellement de problèmes de circulation que l'Assemblée a vote une loi en 2004 autorisant les policiers à les chasser avec de légers coups de bâtons. Nous arrivons au coucher du soleil à la Vishnou resthouse. Il y avait peu de chance de trouver une chambre mais la dernière vient de se libérer, cool. La terrasse, pourvu d'un petit temple (sans doute dédié à Vishnou) est très agréable et donne sur le Gange. Des cerfs volants se partagent l'horizon et des chants sacrés commencent à s'élever dans les airs. Ajouté a cela un "Hare Krishna" psalmodié en boucle pendant 40 mn et vous obtiendrez une Mais que fait la police ?ambiance complètement irréaliste. Bon ben la, on est en plein dedans. Cela inspire Sophie qui "croque" le profil de Christophe (assez ressemblant d'ailleurs). A peine arrivés que nous sommes déjà sous le charme de cette ville. C'est aussi l'heure ou les routards de la guest rentrent au bercail. Nous faisons ainsi la connaissance d'Aurélien, Fred, Aurélie et Jihane. Si la "Vishnou" est plutôt bonne enfant, le confort des chambres y est très sommaire. Deux énormes lézards, des geckos, la partagent avec nous tout comme les chiens qui hurleront sous nos fenêtres une bonne partie de la nuit.

Mercredi 23 Novembre: Le Nirvana Nous sommes réveillés vers les 04h30 par l'imam du coin, puis a 5h30 par des tintements de cloches et enfin, pour que l'orchestre soit complet, a 06h00 par ce qui pourrait ressembler a une partie de tennis engagée. Pourtant y'a pas de terrain dans le coin...nous découvrons en ouvrant les fenêtres qu'il s'agit des lavandières en train de battre leur linge dans le Gange. Nous les regarderons le temps de prendre notre petit dej' sur la terrasse. Nous commençons par visiter le Chowk, le vieux quartier qui longe le Gange. Il est facile de se perdre dans ce labyrinthe de ruelles tortueuses. Elles sont si étroites que voitures et charrettes ne peuvent circuler, ce qui n'enlève rien a l'animation qui y règne. Petits commerces, mangoustes et singes, souris et vaches sacrées mangeant les détritus jetés a même le sol, gargotes, buffles gênant notre passage, odeurs nauséabondes succédant a de divines effluves de masala et d'encens puis surtout chiens galeux a tous les coins de rues, sans oublier les bouses et autres déchets (étant donne qu'il n'y a pas de ramassage d'ordures, ce sont les animaux qui s'en chargent). Tout y est ! Le plus saisissant reste de tomber nez à nez avec le corps d'un défunt que sa famille conduit en cortège au lieu de crémation... On a comme le sentiment de déambuler Lessive collectivedans une ville moyenâgeuse, Villon se serait régalé de ce spectacle. Les hommes ont souvent une écharpe autour de la tête à la manière d'une rage de dent ou les cheveux (et même barbe et moustaches) teint au henné…orange ! Au détour d'une ruelle, nous arrivons au Golden temple, le temple le plus sacré de la ville suppose contenir le lingam de Shiva (le symbole de Shiva étant un lingam, le principe mâle enfonce dans un yoni représentant le principe féminin). Aucun profane n'est autorisé à y pénétrer. A l'entrée de la ruelle d'accès au temple, chacun, indien comme touriste, est fouillé obligatoirement par des militaires armés. Comment dans de telles conditions, Sophie a-t-elle réussi à y entrer et ressortir avec la tika sur le front et une cordelette de longue vie autour du poignet? Un vieillard gardant les chaussures à l'entrée lui a juste demande de les ôter, et c'est seulement au moment de ressortir qu'on lui a fait remarquer le panneau d'interdiction "temple exclusivement réservé aux hindous". Personne n'a eu l'air surpris de sa présence a l'intérieur, la suite du voyage nous confirmera que les indiens sont d'une extrême tolérance a ce niveau-là. Nous terminons la ballade par les bords du Gange ou se trouvent les ghats, les marches d'accès au fleuve sacré. Le plus important est le Manikarnika Ghat. C'est en suivant un cortège funéraire que nous y sommes arrivés. Sur une plate-forme bordée sur trois cotés par le Gange, brûlent une dizaine de bûchers. Le voeu le plus cher de tout hindou est que son âme monte au ciel par la grâce du feu. Il espère ainsi échapper au cercle sans fin des renaissances pour accéder directement au stade suprême: le nirvana. Des barques chargées de tonnes de bois sont amarrées et des hommes déchargent les bûches toute la journée. Un corps met trois heures à brûler et nécessite 350 kg de bois. Non loin de là, des stèles de sati évoquent le sacrifice des veuves qui s'immolaient vives (de façon plus ou moins consentie) en même temps que leur défunt mari. Bien que cette tradition fût interdite par les britanniques, elle a perduré jusqu'à très récemment. Les cadavres drapés de blanc pour les hommes, de rouge pour les femmes et de jaune doré pour les vieillards sont d'abord immergés dans le Gange avant d'être brûlés, les cendres seront ensuite jetées dans les eaux sacrées du Gange. Lorsque la famille, trop pauvre, ne peut acheter suffisamment de bois, il arrive que le corps a demi consumé soit jeté dans le fleuve ou les charognards achèveront le travail. Nous montons dans une tour qui domine la scène. Le tableau qui s'offre à nous est constitué de deux jambes calcinées qui dépassent du bûcher. Nous arrivons juste a temps pour voir le maître d'oeuvre les casser pour les poser sur le dessus à l'aide d'un bambou. Dans le bûcher voisin, nous apercevons la tête d'un autre encore attachée à sa cage thoracique, le "spectacle" est hallucinant pour nous occidentaux. Nous sommes fascinés par cette ferveur et ce mysticisme dans ce décor semi réel. La mort en Europe est cloisonnée derrière des portes, des hospices, ou le silence est de rigueur. Ici au contraire la vie côtoie la mort: des chèvres viennent manger les fleurs mortuaires, les cris des enfants jouant autour se font entendre, une dame se lave dans le fleuve a quelques mètres des bûchers. La mort n'a pas cet aspect tabou qui existe chez nous, elle n'est pas niée et Varanasi nous apparaît ainsi comme un carrefour entre les mondes spirituel et physique. Les bâtiments a proximité sont des mouroirs ou les gens attendent leur tour. Il est bien évidemment interdit de filmer ou de photographier mais certains n'hésitent pas à nous réclamer une participation aux frais de crémation (qui coûte très cher) en contrepartie. A la guest, c'est l'heure du "Hare Krishna" et du "banana lassi time". Un deuxième Fred et Paul, un anglais se joignent a nous. Demain nous partagerons à sept une barque pour le lever du soleil sur le Gange. Rendez-vous fixe a 6h00. Les guest de Vishnou

Jeudi 24 Novembre: Ganja euh non Ganga ! Nous décollons plus tard que prévu mais juste a temps pour voir le soleil se lever…et nous ne sommes pas les seuls: des dizaines de barques longent elles aussi les ghats avec de nombreux touristes a leur bord. 1, 5 millions de bacteries pour 100 ml ! Ghats reserves aux femmes C'est un "spectacle" hallucinant que cette vie grouillante au bord du fleuve. On se rend vraiment compte de la puissance de la religion sur les mentalités et…de la pollution du Gange. "Aucun microbe qui se respecte ne sauraient vivre dans une eau pareille.", écrivait Mark Twain, et pourtant 1, 5 millions de bactéries cohabitent dans 100 ml d'eau (le maximum toléré au-delà duquel un bain peut être nocif est de 500!) Cela n'empêchent pas les indiens de laver leur linge avant de le mettre a sécher sur le sable et dans la poussière, de se laver (même les dents) et le pire, les enfants de plonger et les pèlerins de boire de son eau. Les buffles de leur coté n'éprouvent pas le moindre problème non plus à faire trempette. A ce propos, il est important de préciser qu'à Varanasi se trouve un des plus beaux goshalas de l'Inde, une maison de retraite pour vaches. Si l'on respecte autant les vaches en Inde c'est parce qu'elles incarnent l'ashima, l'absence de volonté de tuer et symbolisent la maternité, la charité et la pitié. Durant la crise de la vache folle, l'Inde a proposé à la France et au Royaume Uni de leur racheter les vaches destinées à l'abattage pour 12 millions d'euros!!! Cette anecdote illustre bien le culte voué a la vache. Les ablutions se font au soleil levant, les pèlerins doivent se baigner en cinq endroits différents. L'hindou religieux doit suivre ce rite chaque matin: prononcer le mantra sacré (prière), s'immerger complètement trois fois de suite, et boire une gorgée d'eau du Gange dans sa main; quand on voit ce qui flotte a la surface… Beurk! Raison de plus pour être surpris d'apercevoir les fameux dauphins du Gange, même les spécialistes s'interrogent sur le fait qu'ils n'aient pas encore totalement disparus. A plusieurs reprises nous en verrons sortir de l'eau, leur aileron et leur nez allongé bien visible. La soie est l'étoffe sacrée par excellence et Varanasi en est la capitale. Cet après-midi, Sophie visite donc les fabriques de soie du quartier musulman en compagnie de Fred le Suisse. Ce sera l'occasion de distinguer la soie "sauvage" de la "naturelle", et la "mousseline" du "brocard". Les marchands de soie sont près a tout pour faire acheter; dans la même journée, Sophie a rencontré les fournisseurs de Sonia Rikel, Pierre Cardin et Hermès, rien que ça! Varanasi est à la fois musulmane et hindoue; il n'est donc pas rare de croiser des femmes complètement voilées de noir. L'Inde est en effet le deuxième pays musulman après l'Indonésie en termes de population. La petite troupe est au complet à 15h30, la barque nous attend cette fois-ci pour assister à la Puja, la cérémonie du culte au Gange. Elle a lieu à la tombée de la nuit sur le Dasashwamedh Ghat. Plusieurs prêtres accompagnés de musiciens officient tournés vers le Gange tandis que les chants sacrés s'élèvent et que des dizaines de bougies sont déposées sur l'eau. C'est assez mystique mais ça devient barbant au bout d'une demi-heure. C'est aussi à la nuit tombée que les crémations sont les plus impressionnantes. On assiste a un triste spectacle à la descente du bateau: deux chiens collés dévalent une pente. En regardant d'un peu plus près, on s'aperçoit qu'ils sont restés "enfiles" durant le coït. On ne peut malheureusement rien faire pour eux a part leur mettre le doigt dans le dernier orifice disponible mais personne ne s'est dévoué. Pas d'inquiétude à avoir, ils s'en sont sortis tous seuls. Aucun resto proche de notre guest n'est mentionné dans les guides, on y va donc au pif, et la mauvaise pioche, même Christophe n'a pas fini ses assiettes! La soirée se termine à l'Internet café ou les pannes de courant s'enchaînent à nous arracher les cheveux; il semble que ce soit assez "courant" dans le pays!

Vendredi 25 Novembre: Yoga Ce matin, nous testons l'activité phare de Varanasi après les crémations: le yoga. Les cours ont lieu dans le petit temple sur la terrasse de notre guest de 8 à 10 heures et il faut être à jeun. Aurélien, Jihane, Aurélie ainsi qu'un autre couple participent aussi. La séance commence par un travail de respiration puis des exercices "exutoires" qui permettent sans doute de libérer les tensions. Dans notre cas ça a surtout libère un énorme fou rire collectif notamment quand on a du faire "le lion" à tour de rôle! La séance se termine par de la méditation où il est possible de ressentir une sorte d'énergie entre les mains et ça marche! Christophe était complètement absorbé dans sa bulle "magnétique". On est resté un bon moment sur la terrasse: Sophie a pris les choses en mains en testant la coupe de cheveux aux ciseaux, Christophe commençait vraiment a ressembler à un lion "grisonnant", le processus de "blanchiment" s'étant emballé depuis notre départ de France. Le résultat est plutôt satisfaisant compte tenu de l'outillage. La fin de journée fut un peu plus stressante. Pour se rendre au Ramnagar palace, la demeure du maharadjah de Varanasi, nous prenons un autorickshaw, sans doute un des plus intrépides de la ville. On se serait cru dans un jeu vidéo où il faut conduire une voiture lancée à toute berzingue qui doit éviter tout un tas d'embûches sur la route. Sauf que la c'est "pour de vrai", il faut éviter vaches, chiens, voitures, vélos, écoliers et autres piétons et c'est même pas nous qui étions aux commandes. Sophie a cru mourir à plusieurs reprises alors que Christophe s'en amusait, le chauffeur maniait son engin comme s'il faisait corps avec, virant à droite, esquivant une moto qui déboulait à gauche, frôlant les camions puis se faufilant comme Speedy Gonzales dans une circulation totalement anarchique. Le trajet a semblé durer des heures pour Sophie qui hurlait a chaque fois qu'on s'approchait un peu trop vite ou un peu trop près des "embûches", un enfer! Sans oublier qu'au passage on se prend de la poussière plein les yeux et le nez. Il lui a fallu un peu de temps pour s'en remettre. Christophe, quant à lui, a apprécié la ballade et l'agilité de notre chauffeur.

Samedi 26 Novembre: "bouge de la" (Mc Solar) Nous partons ce soir en train de nuit pour Satna. Nous nous balladons une dernière fois sur les ghât pour observer son animation de plus près. De grands parasols abritent toutes sortes de petits métiers: masseurs, vendeurs de fleurs, barbiers et astrologues qui veulent a tous prix nous lire les lignes de la main. On voit aussi des "gourous" autour desquels sont rassemblés de nombreux fidèles qui les écoutent interpréter les textes sacrés pendant des heures ou répéter leurs chants. Un peu plus loin, un homme fait du yoga; il se cambre en arrière puis se contorsionne pour finir debout sur un pied comme Shiva le fit une longue période de sa vie. Nous avons également croisé un sâdhu, le plus célèbre de la ville, celui qu'on aperçoit lorsque l'on est dans la barque, celui qui est assis sous son arbre, celui qui arbore un crâne humain plante sur un pieu et qui s'extasie sur les Nike de Sophie "super tes chaussures…". Un phénomène le gars, peut-être un peu trop mégalomane pour un ascète! Départ pour la gare vers 22h00, la mauvaise heure. Nous revivons la même expérience en rickshaw que la veille version night background: il fait nuit noire, les vaches n'ont pas de feux stop, des piétons traversent a l'improviste et le chauffeur hésite entre conduite a droite ou conduite a gauche. Notre train prévu pour 23h30 n'arrivera en gare qu'a 1h15! Sophie a réussi l'exploit de s'endormir assise sur son sac a dos, la tête posée sur ses genoux alors qu'il n'y a pas si longtemps elle avait du mal a trouver le sommeil ailleurs que dans sa chambre. A l'arrivée du train, la première image qui nous est venue a l'esprit, aussi déplacée soit-elle, est celle de ces wagons de déportes pendant la Deuxième guerre mondiale. Les fenêtres sont flanquées de barreaux ou plusieurs têtes se collent et les wagons bondées, de véritables bétaillères. Monter dans le train relève du défi, mais avec l'aide de deux autres touristes, un français et un brésilien, nous nous entassons dans le wagon 4. L'étape suivante consiste a atteindre nos couchettes en enjambant des familles entières assises ou allongées par terre au milieu de valises et sacs en tous genres, en bousculant a droite a gauche voir en forçant le passage, nos sac a dos ne nous permettant pas de jouer en finesse. Bien évidemment nos couchettes comme toutes les autres sont occupées. Nous présentons nos billets "pour faire valoir ce que de droit". Ces messieurs nous expliquent alors qu'il y a eu erreur sur la numérotation du train et que nous nous trouvons dans le wagon 5. Info ou intox, nous n'avons pas d'autres options que de les croire puisque, hormis le chauffeur, aucun contrôleur ou employé des chemins de fer ne s'aventurent dans cette jungle. Nous voici tous les quatre a nouveau sur le quai quand tout a coup le train se met à bouger sans préavis. Ni une ni deux nous sautons dans le wagon le plus proche, le numéro 6. Grrrrr… Serres de tous cotes et A multiplier par 10 !!dépasses par la situation, nous nous résignons a passer les prochaines 8 heures debout agglutines a nos sacs. Pour 10 places assises 30 personnes sont entassées la. Le brésilien est plus combatif et nous motive à retraverser les deux wagons. L'expédition prendra une demi heure, au prix de quelques attouchements à l' encontre de Sophie. Mais voici qu'au milieu de ce bordel, nous devinons nos numéros de couchettes. Yiipaaaa! Nous sommes quatre et au final nous arrivons à nous imposer. Nos deux compagnons, habitues des trains indiens, nous expliquent que c'est bien la première fois qu'ils voyagent dans de telles conditions. Pour notre première expérience ferroviaire ici, nous voila baptises! On ne fermera pas beaucoup l'oeil cette nuit la, dévisages par tous et adosses sur nos gros sacs a dos cadenasses. La nuit s'annonce looonnnnnngue.

Dimanche 27 Novembre: Le parc de Bandhavgarh L'absence de toute indication, visuelle dans les gares ou orales dans le train, ne nous ayant pas permis d'anticiper notre descente, c'est à 06h00 du matin dans la précipitation que nous saisissons notre barda pour quitter la bétaillère. Belle erreur de débutant de Christophe qui, pour éviter les mains baladeuses de la veille, garde un oeil sur Sophie et se fait ainsi distancer (quelques mètres) par le précédent pour sortir. Aussitôt une dizaine d'indiens s'engouffrent dans l'espace libre, nous voila bloqués et le train qui va repartir d'une minute à l'autre. Une seule solution, chercher l'intervalle et percer. Râfuts a droite a gauche, coups d'épaules et nous atteignons la sortie plus surpris nous même par notre bourrinage que les locaux accoutumés au fait. Faute de bus pour se rendre au parc de Bandhavgarh, nous louons un taxi. La route est asphaltée en partie, l'autre est en cours d'asphaltage ce qui signifie cahoteuse. Les ouvriers qui transportent des paniers de gravier sur leur tête sont des femmes et on se demande finalement quels types de travaux sont réserves aux hommes… Le trajet de quatre heures est pénible et il est impossible de dormir pour récupérer le manque de sommeil de la nuit dernière, ni même de lire au risque de faire une grosse gerboulade. Arrivés au parc, il nous reste a choisir un hôtel et c'est le moins cher qui a gagne. Le confort est proportionnel et on se contentera de l'eau ferreuse froide et des draps poussiéreux. Le personnel, par contre, est charmant et fera tout pour nous satisfaire: nous apporter des thés au lait au lieu du café commande ou une bougie de gâteau d'anniversaire pour nous éclairer lors des fréquentes coupures d'électricité! Nos voisins de chambrée est un surprenant couple anglo-écossais avec qui nous décidons d'oublier nos rancoeurs olympiques pour partager une jeep le lendemain.

Lundi 28 Novembre: Mon cher Khan, … Nous partons à l'aube afin de mettre toutes les chances de notre coté pour dénicher le fameux Shere Khan, le tigre du Livre de la jungle, ça vous dit quelque chose? Kipling, qui passa sa jeunesse en Inde, se serait inspiré de cette région pour créer le décor de son célèbre roman. Nous avons le décor, il ne nous reste plus qu'à retrouver les personnages. Christophe s'est mis bille en tête de voir un tigre, ça le titille depuis le parc de Chitwan au Népal. Une soixantaine de spécimens vivent dans ce parc, la plus grande concentration d'Inde. Dans la famille Walt Disney, nous piochons d'abord Bambi et nous réussissons à former toute la famille, ensuite des langurs ces sympathiques singes blancs à la longue queue et des macaques puis un chacal, un groupe de perroquets, des paons, des poules sauvages, des vautours, des sangliers et des sambars mais… pas de tigre. On garde bon espoir puisqu'on y retourne en fin d'après-midi après la sieste. On est venus, on l'a pas vu on est repartis la queue entre les jambes! Même si le parc est vraiment beau et la faune très dense, Christophe est tellement déçu qu'il somatise et nous refait une tourista, la quatrième. Pourtant on y a cru. A plusieurs reprises on s'est arrêté, l'oreille alerte au moindre bruit (cris d'alarme des animaux indiquant la présence d'un tigre en chasse) et l'oeil attentif scrutant les fourrés. Des empreintes nous ont aussi mis sur la voie (mais pas la bonne). Que se passe-t-il? Notre bonne étoile nous aurait-elle abandonnés? Nous décidons de forcer la chance le lendemain en faisant un tour d'éléphant, il y a 90% de chance d'en voir un.

Mardi 29 Novembre: Miaou On se lève a nouveau à 5h30 pour être les premiers sur la liste puis parcourons a nouveau le parc pleins d'espoir. Nous croisons des jeeps qui ont aperçu un tigre et nous toujours rien, la poisse! Ca fait partie du jeu (sinon autant aller au zoo) mais on persiste. Notre dernier espoir: l'éléphant. Les guides du parc sont très organisés: à dos de pachyderme ils repèrent un tigre puis avertissent les autres par talkie-walkie afin qu'ils apprêtent un éléphant pour les touristes. C'est un service qui se paie cher mais maintenant qu'on est là tant pis pour le supplément, on fonce. Bon d'accord c'est pas très glorieux mais on se retrouve à cinq mètres d'un fauve au repos, peu dérangé apparemment par les allers-retours incessants des éléphants. C'est à peine s'il lève la tête à notre arrivée mais nous verrons tout de même Grosminetson magnifique regard couleur ocre. Difficile d'imaginer que ce gros matou tranquille est surnommé le Mangeur d'hommes. Nous repartons émerveillés d'avoir approché de près ce magnifique animal en voie de disparition (ne l'oublions pas). En tous cas, ces quelques minutes justifiaient à elles seules le déplacement. Après-midi lecture à la cool dans un hôtel classe. Il nous a suffi de commander un jus d'orange et un coca sans bulle (tourista oblige) pour profiter seuls de l'agréable jardin (les touristes ne se bousculent pas). Nous étions absorbés par notre livre lorsqu'un singe d'un mètre (queue d'un mètre non comprise) nous a surpris en bondissant sur notre terrasse à deux mètres de nous. Apres avoir constaté notre présence, autant surpris que nous, il est reparti en sautant sur le toit. Décidemment l'Inde est un pays magique.

Mercredi 30 Novembre: De que color es tu pelo? Nous avons fait la rencontre de deux espagnols de Gérone, Fiona et Michael qui comme nous voulaient se rendre a Khajuraho. Nous partageons donc le taxi, ce qui nous donne l'occasion de pratiquer un peu notre espagnol pendant les sept heures de route. Ils sont très sympa et les sujets abordés seront divers et variés. Michael, catalan jusqu'au bout des ongles reste pourtant partisan d'une construction européenne (à condition que ceux qui décident de s'installer dans la patrie de Dali se mettent au catalan, y tiene razon). Quant a Fiona, elle collectionne les crânes d'animaux qu'elle trouve dans la nature (ou qu'on lui offre), ce qui ne l'empêche pas d'être contre la tauromachie). Christophe sera très fier de leur chantonner l'Estaca en catalan (" l'avi sise tem parlaba, de bon mati al portal …") Nous les quittons à leur hôtel, notre budget ne nous permettant pas de les suivre. Nous trouvons un hôtel simple mais propre avec eau chaude, après 3 jours de douche au baquet c'est du luxe pour 2 euros la nuit! Equipe franco-catalane

Jeudi 1er Decembre: Kama-sutra a Khajuraho Le site archéologique, constitué de temples datant du IX au XIIe siècle, est célèbre pour ses sculptures érotiques. Nous passons donc une bonne partie de la journée à rechercher avec la curiosité de l'adolescent pour le film porno du samedi soir les scènes coquines qui se dissimulent au milieu d'autres représentations de la vie de l'époque (guerre, rois, reines, divinités, etc…). Les scientifiques n'ont toujours pas élucidé les significations de telles représentations, mais la culture tantrique donnent quelques informations : les scènes d'amour incarnent l'oubli de soi-même et l'abolition du temps, ce qui représente le meilleur moyen de méditer! Mouais, à cette explication cosmique d'autres préféreront une autre plutôt orgasmique! Etant donné que c'est le spot le plus " excitant " euh…important de la ville, il n'est pas étonnant d'y rencontrer nos catalans Michael et Fiona. L'après-midi se passera au lit pour Christophe et Tourista, sa nouvelle copine tandis que Sophie flânera dans les boutiques de patchwork. Nous avons droit à la coupure d'électricité habituelle au moment du dîner et nous choisissons le seul resto éclairé, celui qui a un générateur (l'intensité de l'ampoule étant inversement proportionnelle au bruit du moteur!!!). Le problème c'est que dans la rue, il fait noir noir, raison pour laquelle Christophe n'a pu éviter la bouse bien fraîche qui se trouvait sur son chemin (si vous venez Cosmique ou orgasmique ?un jour en Inde, ne sortez jamais sans votre lampe de poche, ). En tout cas, c'est tout de même moins dangereux que les bouches d'égoût ouvertes à Ulan Bator. Aparté de Christophe : " Marre de jouer les Donald ! A quand le tour de Sophie ? "

Vendredi 2 Décembre: Un chien dans un jeu de quille Christophe s'est réveillé brutalement en pleine nuit à cause d'un cauchemar où une bestiole se promenait sur son bras sauf que ce n'était pas un rêve et qu'il y avait bel et bien une grosse souris sur son bras! La pauvre a fait un vol plané a travers la chambre. Nous terminons la visite du site par celui du vieux village ou se trouvent quelques temples jains. Cette fois pas question d'espérer y voir des sculptures érotiques, les Jains les ont fait "sauter" pour y mettre les leurs beaucoup plus puribondes! Le bus pour Jhansi part a 16h et arrive a 21h, on a oublié que c'est la période la plus dangereuse pour circuler, surtout lorsque la "highway" n'a qu'une voie, que les vélos n'ont pas de phare, et les buffles non plus! Pas glop de voir un véhicule de plusieurs tonnes nous fonçant droit dessus sur la même voie, bus et camion klaxonnant dans une sorte de ballet d'intimidation. C'est à celui qui craquera le premier et qui s'écartera sur le bas-côté pour laisser la route a l'autre...La hiérarchie est souvent respectée: le piéton s'écarte systématiquement puis le vélo, la voiture, la jeep, le bus et le camion au sommet de la pyramide. Seule exception, la vache, qui têtue comme une mule, campe parfois sur le bitume et oblige les chauffards à ralentir ou s'arrêter. Les chiens, par contre ne sont pas sacrés, bien au contraire, ils souffrent d'une mauvaise image (pour les hindous ils sont la réincarnation des voleurs) et s'ils ne s'écartent pas rapidement, se retrouvent a l'état de chapati. Nous arrivons à Jhansi, une ville sans touristes puisqu'il n'y a rien à y voir ou à y faire. Pas facile donc de trouver un hôtel. D'abord trop cher puis ensuite interdit aux étrangers, nous avons finalement choisi l'hôtel le plus bruyant du quartier, avec vue plongeante sur une salle des fêtes en plein air où a lieu un mariage (tant pis, on est crevés et de toute façon on a des boules Quies!). Devant l'insistance du père de la mariée, nous n'avons pu refuser son invitation et puis les murs de notre hôtel étant épais comme du papier à cigarette autant avoir l'image et le son. On se retrouve dans une soirée ou plusieurs centaines de personnes ont été conviées. Il est malgré tout impossible de passer inaperçus et nous sommes accueillis telles des stars. Comme Johnny au Parc des Princes nous sommes dépassés par les évènements et entourés d'une foule de curieux nous assommant de questions, nous serrant la main et nous prenant en photos. Christophe aura même le privilège de se faire invité à danser par des hommes qui n'hésitent pas à le tenir longuement par la main. On a beau savoir que c'est une démonstration d'amitié courante ici, ça fait bizarre! Même endimanchés, les indiens ont un look très rétro : jean moulant en haut, pat'd'eph en bas, veste en sky sur laquelle sont rabattus des cols dits " pelle à tarte " ou encore smoking au veston croisé et boutons dorés. Question coiffure, la mode est à la frange longue gominée sur le côté et la raie au milieu. Les mariés sont installés sur une sorte de trône ou les invités défilent pour leur donner la bénédiction et être photographiés en leur compagnie. A notre tour donc d'être sous les projecteurs Le plus beau jour de ma vie !pendant qu'on pose notre main sur la tête des "heureux" mariés (qui n'ont d'ailleurs pas du tout l'air de l'être, n'oublions pas qu'ici les mariages sont pour la plupart du temps arrangés). Nous sommes très gênés avec cette sensation de leur voler la vedette. Discrètement le père nous demande si l'on veut boire un whisky. Bourde de Sophie qui a oublié qu'en Inde on ne boit pas d'alcool en place publique, même dans un mariage. Trop tard pour faire marche arrière, il n'attendait que ça pour " s'en jeter un ". Le voici avec sa bouteille dans un sac près à monter dans notre chambre pour faire "ça" à l'abri des regards. Le tonnelier de l'hôtel n'est pas dupe et refuse catégoriquement que nous allions dans notre chambre en sa compagnie; il devient limite agressif et nous interdit tout bonnement de retourner à la fête comme des enfants qu'on punit. On s'en fout, nous on fait qu'est-ce qu'on veut et si on veut aller au mariage on y va, non mais!? Ce serait contre toutes les lois de l'hospitalité que de refuser une telle invitation. Donc, fi de ses menaces nous nous y rendons et profitons du buffet gargantuesque. La soirée touchant à sa fin, nous ne tarderons pas à aller nous coucher dans notre hôtel minable (ou nous serons réveillés à 4h par le générateur).

Samedi 3 Décembre: Orchha On décide d'aller directement à Orchha sans passer par les cases Datia et Sonagiri, c'est trop galère pour s'y rendre. C'est en recherchant une guest que nous sommes tombés une fois de plus sur les catalans installés dans celle d'en face. Orchha, surnommée "le joyau du Madhya Pradesh" est une petite bourgade médiévale au milieu de la campagne sur les bords de la rivière Betwa. De nombreux palais, temples et mausolées en pierre témoignent de la puissance de cette minuscule cité jadis capitale au XVIIe siècle. Nous grimpons au quatrième étage du Chaturbhuj temple d'ou l'on peut observer les nombreux vautours et perroquets verts qui ont élu domicile sur les hauteurs de tous les édifices. Cela nous offre aussi un très beau panorama sur le village, la rivière et tous les autres palais qui nous attendent demain. Orchha

Dimanche 4 Décembre: Leçon de français C'est en visitant les mausolées le long de la rivière que nous croisons une fois encore Fiona et Michael. Nous les suivons pour une ballade à travers champs qui nous mène au Laksmi Narayan temple. Après quoi un bon déjeuner où le temps de préparation fut fidèle à ses 60 minutes habituelles; désormais nous passons commande puis profitons de l'attente pour aller dans un Internet café ou faire de "l'administratif" style réservation (même en vacances on ne perd pas de temps). Cette fois nous leur disons adieu puisqu'ils retournent a Delhi. Adios amigos... L'après-midi nous visitons le Raja Mahal et le Jahangir Mahal, les deux palais les plus célèbres. Massifs et imposants nous imaginons quelle splendeur cela devait être lorsqu'ils étaient encore recouverts de faïence turquoise et émeraude. Sur la place du marché où de nombreux stands à touristes sont installés, un jeune nous demande quelques tuyaux en " franchis " pour être plus "compétitif". Nous lui faisons cadeau de La phrase, celle qui fera la différence, celle qui a déjà fait le tour de Birmanie: "c'est joli, c'est pas cher, c'est local", et là, le cours de franchis se transforme rapidement en cours collectif... A vendre

Lundi 5 Décembre: Une journée a l'Orchha Resort Comme hier matin, nous prenons le petit dej' sur la terrasse de notre guest. La ville s'éveille en même temps que les singes en face de nous sur le toit voisin. Les petits s'accrochent sous leur mère, tètent et jouent entre eux, les mâles essaient de faire la loi et les plus malins descendent sur notre terrasse pour boire dans la réserve d'eau de l'hôtel. Les tenanciers les chassent tout en s'en amusant mais des qu'ils ont le dos tourné, les singes en profitent pour refaire un petit tour dans la barrique, c'est un vrai spectacle comique ; Sophie pourrait rester des heures à les regarder. On réussit enfin à contacter l'indien que nous avions croisé a Katmandou. Il nous attend a l'Orchha resort, l'hôtel le plus luxueux du coin. Il est ici chez lui puisqu'il appartient à son meilleur ami et nous sommes ses invités. Bien que le complexe soit descendu en flèche par "Le Routard" compte tenu de son non-respect de l'environnement (il se trouve au pied des cénotaphes royaux), la piscine, le buffet et la chambre aux frais de la princesse ont eu raison de notre bonne conscience. Le soir nous dînons en compagnie de ses amis: un cinéaste de Bollywood appartenant a la caste des " guerriers ", et un brahmane journaliste a l'Indian Today. Nous apprendrons ce soir que le système des castes est en voie de disparition. Ils nous expliquent qu'aujourd'hui en Inde, on peut être au plus bas de l'échelle comme ces hors-classes appelés " intouchables " qui exercent des métiers " impurs " (abattage des animaux, travail en rapport avec la mort d'une manière générale) et faire fortune, ou appartenir à la plus haute des castes, celle des " brahmanes ", prêtres a l'origine vivant selon des règles strictes (interdiction de V.I.P.manger de la nourriture préparée par quelqu'un issu d'une autre classe et de boire de l'alcool) et crever de faim. De la même façon, il existe maintenant des mariages " mixtes " c'est-à-dire entre classes différentes. La réussite sociale semble en effet avoir pris le dessus sur les traditions (mais est-ce vraiment un mal ?) et l'argent a tout pouvoir même celui de se permettre de boire de l'alcool quand on est brahmane. D'ailleurs ça y va le whisky et la vodka. Cela nous arrange, on se tape à deux la bouteille de Saint-Estèphe que Marc nous a laissée. Ils ont "l'occidentale way of life", en Inde ils appartiennent à la " haute ". Il faut cependant relativiser car leur regard sur la société indienne semble en décalage par rapport aux réalités de l'Inde profonde. Les échanges que nous avons eus antérieurement nous ont montré le contraire. Même si l'accord des jeunes gens concernés est pris en compte, dans la majorité des cas les mariages sont toujours arrangés a l'intérieur d'une même caste. Nous terminons la soirée avec Rajdan à qui nous faisons une petite démonstration de salsa. Il nous parlera un peu de sa vie personnelle, de son divorce et de sa maîtresse rencontrée à Katmandou. Puis, contre toute attente, il sera fier de nous montrer un film porno sur son ordinateur portable! A ce propos, la sexualité est un sujet tabou en Inde (pourtant c'est bien eux le Kama-Sutra !). Les jeunes qui peuvent avoir accès a Internet découvrent le sexe par ce moyen et certains plus indiscrets que d'autres n'hésitent pas a nous questionner sur le sujet (dans ce domaine, les occidentaux représentent la liberté).

Mardi 6 Décembre: D'Orchha à Agra en passant par Gwalior Le petit dej' du palace est décevant, même pas un jus de fruit frais et le café est imbuvable. Moralité: quand on va dans une guest pour routards, on paie pas cher mais on sait pourquoi! Nous remercions Rajdan qui veut nous rejoindre à Goa pour le nouvel an. Un des chauffeurs de l'hôtel nous dépose à la gare de Jhansi. Nous passons tout le trajet à discuter avec des indiens très curieux de nous et de notre avis sur leur pays : " Que pensez-vous de l'Inde ? " vient souvent après " Where do you come from? ". Une heure et demi plus tard nous descendons a Gwalior pour quelques heures, le temps de visiter la citadelle, "une de ces citadelles de Titans comme on en construisait dans ces pays aux ages héroïques", écrivait Pierre Loti.

Sur la route qui nous mène sur les hauteurs de la ville, nous croisons les engins les plus étranges qu'il nous ait été donné de voir depuis le début de notre voyage, des véhicules noirs pétaradants à trois roues, croisement d'une voitures des années 30 avec un tuk-tuk! Ses façades ont conservé des vestiges de faïences, en email bleu, verte et or de ce qui dut être une éblouissante frise représentant canards, paons, éléphants, crocodiles, etc... Quelques mots sur les normes de sécurité en Inde: il n'y en a pas! Ce n'est pas la première fois que l'on constate cet état de fait en Inde, mais la sécurité n'est pas la priorité numéro un du pays: en longeant la muraille, nous remarquons que certains créneaux sont effondrés ce qui nous laisse au bord d'un précipice a 90 degrés sans aucune barrière de protection; un pied qui butte sur une dalle qui dépasse et hop le saut de l'ange...Pareille sur les routes ; les fils barbelés qui la bordent achèveront à coup sûr tous les motards ou cyclistes qui auront la malchance de se faire projeter sur le bas-côté ! Bon, c'est pas tout mais ce soir on a rencard. Nicolas qui vient de passer deux semaines en Inde avec sa guitare sur le dos rentre en France demain et nous nous sommes donnés rendez-vous ce soir à Agra. Nous l'apercevons venant en sens inverse en rickshaw. On a du mal à se croiser en France mais on arrive à se donner rendez-vous a Agra, c'est fort !

Mercredi 7 Décembre: "Cette larme sur la joue du temps" (Rabindranath Tagore, poète) Nico ne disposant que de deux semaines pour visiter le Rajasthan s'est offert le luxe de louer une voiture avec chauffeur, luxe dont nous profiterons ce matin. Direction le Fort Rouge. Cette très belle forteresse qui donne un avant-goût du Taj Mahal avec ses bâtiments en marbre, abritait un harem de 5000 femmes (un paradis sur Terre pour la gente masculine), mais servit aussi de prison a l'empereur Shah Jahan qui fut emprisonné par Aurangzeb, son propre fils. De sa cage dorée il put contempler à loisir le tombeau de sa femme tant aimée, le Taj Mahal ou il l'a rejointe. Nous quittons Nico à la sortie comme on se quitte après une soirée en regrettant que ce ne fut pas plus long. Rendez-vous a Mexico, on s'fait une bouffe? Cliché Pose Ca y est, nous y voilà, c'est le symbole de cet immense pays et il est là à portée de main: le Taj Mahal. Caché jusqu'au dernier moment derrière une immense porte qu'il nous faut franchir avant de le découvrir brusquement. Et c'est le but, créer un choc, l'apercevoir d'un bloc dans sa majesté au bout d'une allée bordée d'arbres et son double se reflétant dans les bassins à ses pieds. On peut dire que l'architecte a réussi son coup. Commande pour recevoir le corps de sa femme, ce magnifique tombeau de marbre blanc est aussi le symbole de l'amour. Pour qu'il soit à la hauteur de son amour perdu, il dut faire assassiner l'épouse de l'architecte afin que l'oeuvre de ce dernier soit aussi belle que sa douleur intense. La deuxième attraction de cet endroit fabuleux est la pose photo. Ca n'en finit pas de se bousculer la queue pour figurer au bon endroit devant le Taj et c'est assez drôle à observer (même si nous en avons fait partie).

Jeudi 8 Décembre: Fathepur Sikri Nous prenons le bus pour Fathepur Sikri, une bourgade située a 40 Km d'Agra. Christophe n'a toujours pas integré la façon qu'ont les indiens (comme les népalais) de dire "oui" par un hochement de tête sur le côté (qui pour nous s'apparente à un "oui-non"), et c'est très drôle de l'entendre poser trois fois la même question au chauffeur qui répond toujours de cette manière (ça pourrait durer longtemps...). L'empereur Akbar, connu pour sa politique de tolérance qui permit de faire cohabiter hindous et musulmans, est à l'origine de l'art Moghol en Inde. Nous visitons la citadelle où il installa sa cour. Ses magnifiques palais de grès rouge ont résisté à l'usure du temps; l'Unesco envisage de lui conférer le statut de Patrimoine Mondial. Un peu plus en contrebas se trouve le caravansérail puis nous poussons jusqu'au vieux village à quelques minutes de marche. Nous sommes accueillis par une colonie de gamins qui nous indiquent le chemin tout en nous réclamant roupies, chocolat et school pen. Au passage de Christophe, les femmes se voilent le visage, ce qui n'était encore jamais arrivé. Nous traversons une ville où des enfants crasseux jouent au milieu des ordures, et où les rues sont remplacées par des caniveaux ou pourrissent toutes sortes de détritus. Les enfants s'amusent de peu de choses : faire rouler un pneu avec une baguette, tirer sur les singes avec des lance-pierres ou ramasser de la bouse avec les mains pour en faire des galettes (qui serviront une fois séchées a alimenter le feu). Ici comme partout en Inde, les animaux vivent au plus près des hommes. Chiens, vaches, cochons, singes et humains cohabitent le plus naturellement du monde. Le hasard nous amène à une superbe devanture en dentelle de pierre ignorée des guides touristiques et pourtant la plus belle que nous ayons vue jusqu'à présent. Les gamins ne nous lâchent pas d'une semelle et ils nous accompagneront jusqu'à la sortie du village. Nous terminons la visite du site par la mosquée et sa Porte Sublime, " sublime " dans le coucher du soleil. A ses pieds, un camion citerne a attiré les habitants du voisinage venus se ravitailler en eau, ça gesticule à tout va. Pour certains, l'eau du robinet est un luxe inabordable et l'absence de puits rend le camion-citerne indispensable.

Vendredi 9 Décembre: La réserve d'oiseaux de Bharatpur Sur la route qui nous mène au parc de Keoladeo, de nombreux montreurs d'ours qui font lever leurs balibars attendent que les touristes s'arrêtent pour prendre quelques clichés et donner la pièce. Bien que cette tradition existe depuis longtemps dans le coin, les animaux subissent de mauvais traitements. Nous nous passerons de la photo à sensation espérant être de plus en plus nombreux à ne pas cautionner cette activité. La réserve d'oiseaux fut jadis le terrain de chasse du maharadjah. De grosses colonies d'oiseaux représentant des centaines d'espèces et en font aujourd'hui une des toutes premières réserves au monde, un paradis sauvage. Nous le parcourons à vélo avec les services d'un guide. Arbres et étangs sont couverts de milliers d'oiseaux peu craintifs et d'une variété immense: hérons, aigrettes, marabouts, ibis, martin-pêcheur, hibou, rapaces et échassiers en tous genres se partagent le ciel et les branches. Bien que les marabouts soient particulièrement bruyants, nous apprécions le calme et la nature reposante de ce parc. Ni jeep ni barrière ; nous sommes au coeur d'un lieu enchanteur. Contre toute attente, il est aussi réputé pour ses pythons. Nous nous aventurons donc à pieds à la recherche de ces reptiles en suivant de près notre guide. Il a repéré des traces et, connaissant bien le parc, nous mène directement à leur nid. La bestiole se repose au soleil, elle est énorme et ne semble pas dérangée par notre présence, on pourrait la toucher sans difficulté (faut juste oser le faire!). C'est ce qu'a fait notre guide lorsqu'elle s'est mise à onduler sur le sable pour rentrer dans son trou. Il lui a choppé la queue avant qu'elle ne s'engouffre a l'intérieur. Impressionnant. Sur ce, il nous à amèné à un autre repère ou cette fois, quatre spécimens tout aussi gros paressaient tranquillement. Même pas peur! Christophe était comme un fou, il en voulait encore et s'est mis en tête de les dénicher tout seul. Il est revenu bredouille. Kssss...

Samedi 10 Décembre: Delhi Levés aux aurores pour se rendre a Delhi, d'abord le bus jusqu'a Agra puis le train. Nous n'avons pas réservé de place et prenons le premier train qui se présente dans le wagon réservé aux placements libres. Ils ont du vendre plus de billets qu'il n'y a de place, c'est encore pire que la première fois, impossible de circuler au milieu des bagages et des voyageurs. On ne va pas pouvoir passer cinq heures dans ces conditions, on monte dans le premier wagon voisin et tant pis pour l'amende! On était confortablement installés dans une couchette première classe à l'abri des regards cachés derrière un rideau lorsque le contrôleur est arrivé. On se met d'accord sur le prix d'un bakchich inférieur au montant du billet. " Honnête ", il est revenu nous rendre de l'argent jugeant qu'il nous avait trop ponctionnés. Des dizaines de tuk-tuk et de rabatteurs d'hôtels n'attendent que nous à la sortie de la gare. Ils annoncent des prix exorbitants pour nous déposer à l'Anoop guesthouse. Nous sommes déjà avertis de leurs pratiques et précisons bien que s'ils cherchent à nous déposer ailleurs (ou ils touchent un bakchich), nous ne paierons pas. Ok, ok, no problem répondit-il sauf qu'en route le prix de la course se met à grimper. Grosse colère de Christophe qui le stoppe net au milieu de la route. Résultat, on ira a pied a l'hôtel! (C'est bon pour les fessiers.) Nous sommes dans Main bazaar, le quartier touristique de Delhi, tout ce qu'il nous faut pour préparer la suite de notre voyage: trouver les vols pour Goa et les Maldives, réserver les billets de train pour aller aux sources du Gange et s'occuper de la visite du Rajasthan. Difficile de dénicher un billet pour se rendre a Goa pour le nouvel an, on abandonne l'idée, on le passera a Bombay. Quand au Rajasthan, étant donné qu'Olivier n'est là que pour 15 jours, on gagnera du temps à louer une voiture avec chauffeur, nous prendrons Praveem, celui qui a trimbalé Nico.

Dimanche 11 Décembre: Olivier est arrivé hé hé, sans s'presser hé hé. La petite ballade au Central market où nous achetons quelques petites bricoles bon marché sera notre seule sortie de Main bazar de la journée. Il nous reste encore des démarches à faire et, à vrai dire, on est un peu fatigués des visites; on se réserve pour le Rajasthan ou le rythme sera soutenu. C'est ce soir qu'Olivier doit arriver; voyageant en Gp, rien n'est moins sûr surtout qu'il semble y avoir quelques problèmes à l'embarquement. C'est plutôt embêtant car on a reservé les billets pour demain. Il arrivera finalement avec trois heures de retard, ouf! Noël avant l'heure

Lundi 12 Décembre: Le ton est donné Pendant que Christophe finalise les réservations de billets, Sophie fait découvrir le quartier de Pahar Ganj à Olivier, c'est-à-dire les magasins. Contrairement à la veille où son arrivée tardive lui avait montré des rues sombres et désertes mis a part quelques vaches endormies, l'animation de la rue et les couleurs du jour lui éclatent à la figure. 15h25, nous sautons dans le train pour Haridwar. On trouve de tout sur les quais de gare : gargotes vendant des plats dans des feuilles (ça c'est écolo), vendeurs ambulants de thé et même vendeurs de jouets. Cinq heures plus tard nous arrivons de nuit et compte tenu de la galère à trouver un bus se rendant a Rishikesh, nous négocions un auto rickshaw pour couvrir les 25 km. Nous sommes plus au nord et il caille, le trajet nous paraît très long emmitouflés dans nos polaires (Olivier regrette déjà d´être venu en vêtements légers sur les recommandations de Christophe). La musique " zen " diffusée a l'entrée de la guest, les affiches proposant cours de yoga ou de méditation et les massages ayurvédiques à tous les coins de rue donnent le ton de la ville, capitale mondiale des sciences méditatives rendue célèbre par les Beatles venus y pratiquer la méditation transcendantale. Strawberry fields forever…

Mardi 13 Décembre: " Öm " Pas le temps de se lancer dans un stage de méditation transcendantale, nous préférons découvrir la campagne environnante en grimpant la colline voisine surplombée du Kandavpuhri temple. Nous sommes invites à prendre le thé dans une ferme où le patriarche de la famille passe une bonne partie de son temps assis sur la terrasse aux côtés de sa carabine. Intrigués de le voir ainsi, nous apprenons que son arme est purement défensive, les animaux sauvages rôderaient dans les parages. Papi, que nous avons surnommé " le chasseur de lion " en aurait déjà aperçus plusieurs rôdant près des cultures, mais les derniers spécimens vivant dans le Gujarat, cela remonte sans doute à Mathusalem. Avant d'arriver au sommet, nous traversons un village. Les enfants qui jouent dans la cour de l'école ont des jeux plutôt déconcertants : ils se tiennent la main par deux en faisant la courte échelle à un troisième qui a sa jambe au-dessus, ce dernier se retrouve a cloche pieds et s'agrippe aux autres puis ils tournent autour d'un pieu. Le but du jeu : aucune idée mais nous profitons de leur curiosité a notre égard pour les imiter et provoquer un fou rire général. Qu´est-ce que c´est bon une pleine volée de rires d´enfants … La classe se passe a l'extérieur sur des nattes sauf l'enseignante qui est assise sur une chaise face à une douzaine d´élèves. Öm Kandhavpuhri dont le suffixe est a l´image du temple n´a qu´un un intérêt limité si ce n'est la vue qu'il offre sur les sommets himalayens qu'Olivier attendait avec impatience. De toute façon l´intérêt d'une ballade ne réside pas dans la destination en soi mais dans le chemin pour y parvenir. " Tout dépend du degré de la pente " rajoute Sophie en sueur… Nous rentrons en bus. Les lacets sont serrés, le précipice abrupt et la route étroite. Ajoutez à cela une conduite sportive et vous aurez une Sophie terrorisée prête a laisser sa signature sur les flancs du car déjà flanqué de moult dégoulinures séchées. Elle n'avait pas besoin de ça, une tourista la travaille depuis ce matin. Nous terminons sur les ghats de Triveni pour le coucher du soleil. Comme à Varanasi, les fidèles déposent leurs offrandes de fleurs et de lumières sur l'eau emportées par le courant. Nous ne sommes pas loin des sources du Gange et il est difficile d'imaginer que cette eau presque claire va devenir quelques 800 Km plus loin cette culture de microbes. Nous assistons ensuite à la Puja, la cérémonie qui se tient tous les jours au crépuscule sur les bords du fleuve. De retour a la guest, on découvre les autres clients de l'endroit : marchant pour la plupart sur les traces des Beatles, ils ne sont pas habillés de blousons chauds comme nous mais à la mode indienne, c'est-à-dire enroulés dans une couverture. Certains poussent l'originalité jusqu'a se raser la tête ou juste la moitié de la tête ! Bref un mélange du " Nom de la rose " pour les vêtements et de " Tigre et dragon " pour la coupe. Peut-être faut-il passer par là pour ouvrir ses chakras et se concentrer sur ses capacités spirituelles intrinsèques. Sauf qu´à part certains touristes, nous n´avons vu aucun indien accoutré de cette façon. Pour rester dans le domaine de la mode, nous faisons nos excuses à tous les allemands venus passer leurs vacances sur la côte et victimes de nos moqueries sur leur look dit de " l'allemand en short-chaussettes-sandalettes ". Ils étaient pourtant précurseurs dans leur domaine mais nous français ne réaliseront ça que plus tard. Il faut voyager pour que ça vous saute a l'oeil ! Une vilaine ampoule causée la veille oblige Oliv à porter ses tongues, avec une bonne paire de chaussette pour le froid. Quant à Christophe, tel un vieux couple se laissant aller, le voyage l'éloigne de plus en plus des efforts vestimentaires, à moins que ce ne soit le côté pratique, toujours est-il qu'il a rejoint la tendance en Mongolie et au Népal notamment. Rendons donc ses lettres de noblesse à cette mode germanique injustement décriée.

Mercredi 14 Décembre: La cour des miracles Au lever, les mêmes qu'hier, cette fois vêtus d'une sorte de kimono, sont agenouillés et font des exercices pratiques face au soleil levant, à moins que ce ne soit des prières. Sophie qui nous a fait une poussée de fièvre pendant la nuit reste au lit pendant que les deux frangins visitent un ashram, la spécialité du coin. Ces établissements sont des lieux permettant de goûter à la vie ascétique. Il faut s'y déchausser avant d'entrer. A l'intérieur, une succession de temples et les effigies des innombrables avatars de Brahma, Vishnou et Shiva, la Trinité (ou triade cosmique) sans oublier Ganesh, le très populaire fils de Shiva et Parvati a tête d'éléphant. Pour la petite histoire, croyant surprendre sa femme avec un amant à son retour d'une longue absence, Shiva lui trancha la tête puis, s'apercevant de son erreur, la lui remplaça par celle du premier animal croisé. Sur les murs sont inscrites des prières mystiques dont la fameuse formule ésotérique " Om mani padme hum " que l'on entendait en boucle au Népal chez tous les disquaires. Nous filons ensuite à Haridwar ou nous devons reprendre le train le lendemain à 6h25. Direction le temple qui marque le début du pèlerinage des hindous. Dans un sens c'est aussi celui d'Olivier qui découvre ses premiers vautours, écureuils et langurs, ces grands singes blancs à tête noire qui n'hésitent pas à lui tirer le pantalon pour réclamer quelque nourriture. A force, on n'y prête même plus attention; comme les vaches, ils font partis du décor quotidien ici en Inde (on adore). Au-delà du succès de la méditation transcendantale, Rishikesh et Haridwar sont des villes connues pour être le départ des pèlerinages vers les sources du Gange. Des milliers de pèlerins affluent chaque année. Le Gange tient une place extrêmement importante dans la religion hindoue et ceci indépendamment du dieu que l'on prie, c'est en effet plus qu'un fleuve, c'est la déesse Ganga descendue du ciel pour sauver l'humanité... Pour saisir l´importance Reporter sans frontières qu´occupe ce fleuve dans la vie des hindous, il faut rester des heures au bord du fleuve dans des villes comnme Varanasi, Haridwar ou Rishikech. C'est d'ailleurs ici que se tient la Kumb Mela, plus important festival religieux rassemblant plusieurs centaines de milliers de personnes une fois tous les 12 ans. Nous mettons donc le cap sur les ghâts qui ressemblent davantage à Varanasi que ceux de la veille. On se retrouve en pleine cour des miracles: aveugles, éclopés, manchot, unijambistes, homme-tronc, miséreux souffrant de difformité et lépreux qui nous tendent leur moignons sont rassemblés a l'entrée des ghâts et font l'aumône auprès des fidèles notamment dans les lieux saints. C'est parfois difficile de soutenir le regard devant cette misère et, même si on n'y peut rien, on ne peut pas s'empêcher de culpabiliser. En donnant quelques roupies, les hindous améliorent leur karma qui déterminera ainsi leur enveloppe future dans leur prochain cycle de réincarnation. Pour nous occidentaux, le don est une démarche personnelle plus que spirituelle. Chacun agit selon sa conscience, ses principes et son état d'esprit de l'instant. La mendicité comme l'infirmité en Inde n'ont pas du tout cette image négative qu'on trouve en Europe. La misère tient place publique et n'est pas cachée sous les ponts. Elle est même parfois un choix comme ces sâdhus qui décident de vivre de l'aumône pour consacrer leur temps à la méditation. Pour ces derniers, elle n'est pas subie mais voulue, en ce sens que couplée à une vie de renoncement, elle leur permet d'être délivré du cycle infernal des renaissances. Ce n'est pas le cas de ces enfants qui ne vont pas à l'école et ramènent plus d'argent que leurs parents en prenant une mine abattue auprès des touristes. Nous en avons même vu un qui s'est arrêté de boîter après nous avoir croises. L'hôtel ou nous passons la nuit ce soir est le moins cher que nous ayons dégoté en Inde (1, 5 euros) et on sait pourquoi: y'a pas d'eau chaude dans la salle de bain crasseuse, les draps sont tellement degueux qu'on dormira dans nos duvets et cerise sur le gâteau, les murs sont peints en vert du moins là ou le plâtre n'est pas tombé (et ça c'est pas feng shui !). C'est super glauque. Dis, qu'en est-ce qu'on rentre à la maison? Des singes et des hommes

Jeudi 15 Décembre: Héros malgré nous Nous arrivons a la gare alors qu'il fait encore nuit. En attendant leur train, les indiens dorment à même le sol enroulés dans des couvertures telles des momies, même une vache fuyant le froid s'est trouvé un abri dans le hall! Il y a un centimètre de jeu entre les vitres et l'air s'engouffre dans le wagon. Olivier n'est pas au mieux et les courants d'air achèvent le travail commencé la veille en tuk-tuk: la fièvre monte. On commence à avoir une image de héros aux yeux d'Olivier qui en trois jours en Inde s'est choppé une ampoule de fort beau gabarit, une tourista de bienvenue et cerise sur le gâteau: un rhume couplé à de la fièvre! Lui qui pensait trouvé chaleur et cocotier pour Noël, c'est raté. Sophie n'étant pas en forme non plus, on laisse tomber la visite du temple sikh de Delhi. Cela nous aurait pourtant permis d'en savoir plus sur ces hommes à la barbe bien taillée et portant ce turban très particulier qui cache leur longs cheveux. Jadis réputes pour être de vaillants guerriers, ils sont devenus des business mans hors pair. Le sikhisme, un mélange d'islam et d'hindouisme, fut fondé en réaction a l'inégalité des classes et du pouvoir abusif des brahmanes. Ils croient en un dieu unique mais aussi en la réincarnation, et s'imposent des règles de conduite strictes (pas d'alcool ni de tabac). Les deux malades trouveront néanmoins la force de se rendre au tibetan market...(no comment). Nous prenons la route pour Jaipur avec Praveem, notre chauffeur de 27 ans. Célibataire, il vit toujours chez ses parents et à la vue de la maison, les affaires ont l'air de bien marcher. Son père est commissaire, ça peut toujours servir : Nicolas qui s'était fait volé sa carte bleue a pu ainsi expédier la déclaration en une demi-heure. Nous arrivons à une heure du matin sans réservation d'hôtel. Comme c'est la pleine saison nous tournons 1h de plus avant de trouver une chambre de fortune dans la quelle nous rajouterons un matelas.

Vendredi 16 Décembre: "Qu'il est loin mon pays, qu'il est loin..." L'orange est à Jaipur ce que le rose est à Toulouse. Pourtant, comme sa consœur française, elle est elle aussi surnommée "la ville rose". Ses bâtiments sont faits de grès rose ou peints dans les mêmes tons. Apres le train et le tuk-tuk, Olivier teste le rickshaw pour se rendre au City Palace, nos drivers respectifs se tapant la bourre au milieu des voitures, des vaches et des ânes. Avant d'entamer la visite, nous passons devant le palais des vents dont la haute et belle façade pyramidale fut édifiée pour les femmes du harem qui pouvaient ainsi observer la rue sans être vue. Le City Palace, toujours habité par le maharadjah de Jaipur est un peu décevant. Ce qu'on retiendra sera une magnifique collection d'armes et de vêtements d'apparat brodés et parfois sertis de pierres précieuses ayant appartenu aux prédécesseurs, et les plus grosses pièces du monde en argent: deux immenses jarres de 345 kg qui servaient a transporter l'eau du Gange pour les ablutions du maharadjah. Enfin les voila, depuis le temps qu'on les attendait ces images d'Epinal indiennes...Le turban sur la tête et la flûte au bec, ils sont assis en tailleur devant deux paniers d'ou sortent trois cobras. Ksssssss.... Après un plantureux repas dans une gargote cent pour cent indienne (malai kofta, matar paneer et eggs biryani Mmmm…), nous nous lançons a l'assaut de l'Amber Palace. Ici encore des langurs espèrent recevoir de la nourriture des passants. Il suffit d'avoir un sachet à la main pour qu'ils arrivent par derrière et vous l'arrachent des mains causant au passage un cri de la victime suivi d'un éclat de rire des spectateurs. Ce n'est pas la première fois qu'on constate que ce sont de véritables voleurs; hier, ils s'y sont mis à plusieurs pour chaparder des chapatis et de la préparation directement dans les gamelles d'une gargote avant de les déguster sur les fils électriques. Les commerçants les chassent mais semblent finalement s'en amuser. En tous cas, nous ça nous fait bien marrer. Ce palace ressemblera aux autres avec les chambres des concubines jamais très loin de celle du maharadjah, des fontaines et un astucieux système de circulation d'air, ancêtre de l'air conditionné en moins polluant. De retour en ville nous passons devant le Lake palace, splendide construction plantée au milieu du lac, décor des plus romantique au coucher de soleil. Il nous reste le temps d'aller flâner dans les magasins de Johar bazar, épuisant. C'est un incroyable raccolage: "How are you? Which country? Have a look? please, madam', excuse me? etc..." INSUPPORTABLE! Aux voleurs Le repas de ce soir est à marquer d'une pierre blanche: devant les estomacs fragiles d'Olivier et Sophie, Christophe consent à faire une entorse à ses principes et à manger au Mac Do. Le décor est le même mais les sandwichs diffèrent quelque peu: pas de burger de vache sacrée bien évidemment mais des Mac Maharadjah épices a souhait (obligés de prendre une glace pour éteindre le feu). Ce soir c'est cinéma, et pas n'importe lequel, le célèbre Raj Mandir autrefois la plus belle salle d'Inde. Devant l'entrée, il y a deux files: une pour les femmes et unes pour les hommes. Et oui ici comme dans les gares, pour éviter de se coller entre garçons et filles, on fait file a part! Une fois le splendide rideau levé, au lieu de voir débarquer Jean Mineur sur son ticket (mediavision 01.47.20 zero-zero-zero-un), nous assistons à une séance de pubs qui nous paraissent bien éloignées de la réalité des indiens, en tous cas de ce que nous avons pu voir jusqu'alors. Puis le film commence, il s'agit de "Neat and Nikkie"(ça sonne pas très hindi ça non plus). Résumé: Neat beau gosse et bien né souhaite voir du pays avant de se marier avec la promise de ses parents. Le voila parti pour Vancouver où une jeune indienne fraîchement plaquée par un frenchy (quelle réputation !) lui fera tomber a l'eau tous ses plans drague. Gags et coïncidences s'enchaînent entre deux scènes chantées et dansées style comédie musicale jusqu'au dénouement final où l'amour surgit entre nos deux protagonistes. Pas besoin de sous-titrage pour suivre l'intrigue, hormis sa simplicité, le langage est un mélange d'hindi et d'anglais. Le sujet est surtout prétexte à un beau défilé de nymphettes en tenue sexy La premiere séance (chose paradoxale au regard du comportement pudibond à l'entrée du ciné!), les cinéphiles auraient pu y reconnaître la patte de Russ Meyer, ce réalisateur génialissime des années 70. Une fois de plus on est bien loin de la réalité et il suffit de sortir du ciné pour s'en apercevoir. Question décor: ni villas, ni belles voitures, ni top model; cote scénario: Praveem notre chauffeur refuse les filles qu'on lui destine et a bien du mal à épouser la femme qu'il aime compte tenu de son métier qualifié de trop dangereux.

Samedi 17 Décembre: Pushkar Visite de la forteresse de Jaigarth qui n'a rien de particulier par rapport aux autres (créneaux et murailles comme d'hab) si ce n'est qu'elle renferme le plus gros canon du monde (50 tonnes) qui nécessitait quatre éléphants pour le déplacer. Tout comme la forteresse, il n'a jamais servi (sauf pour son tir d'essai), le maharadjah étant pote avec le big boss Akbar. On prend la voiture pour Pushkar. Nous aurons le temps de grimper la colline qui mène au temple Savitri pour voir le soleil se coucher et finir l'Ossau Iraty rapporté par Olivier. De là-haut nous avons une vue plongeante sur la ville et les plaines arides environnantes. Le désert du Taar vient ici lécher le bourg qui s'organise autour du lac sacré dans lequel descendent les ghats. Pushkar est une petite ville paisible malgré son caractère saint (la foire aux chameaux qui s'y tenait il y a quelques semaines ne nous aurait pas permis un tel calme). C'est la seule place dédiée à Brahma, le dieu des dieux; il y aurait écrit les Védas, des textes sacrés. Comme Katmandou, ce fut autrefois un repère de hippies, les looks de certains d'jeun's et le hachisch proposé dans la rue en témoignent encore. Nous logeons à la Rajgun guesthouse très basique mais bien tenue par le maître de maison un peu maniaque sur les bords. Sophie a gagné au Yahtzee (elle a absolument voulu l'écrire, désolé !).

Dimanche 18 Décembre: La journée de la vache Sophie et Olivier sont toujours malades avec de grosses douleurs au ventre. " Les mouches ont changé d'âne " glisse Christophe. Raison de plus pour que ce soit une journée "à la cool"; le billet retour d'Olivier nous oblige en effet à planifier et malheureusement à être un peu speed. Donc, aujourd'hui c'est ballade dans la ville qui de toute façon n'offre rien de particulier a visiter et c'est tant mieux! Les maisons bordant les ruelles sont colorées comme les saris des indiennes vêtues de rouges flamboyants, de jaunes francs et de verts éclatants qui sont les couleurs du Rajasthan. Nous terminons la journée sur les ghâts ou il faut se déchausser et de ce fait ... marcher sur les merdes de pigeons qui investissent les lieux! Sophie à la cote avec deux sikhs plutôt entreprenants. Un habitant voyant ça du coin de l'œil nous mettra en garde, outre par leur comportement irrespectueux à notre égard dans ce lieu saint. Les vaches auront bien animé notre journée. Une première a pété les plombs et a chargé en beuglant dans la rue obligeant les passants a s'écarter sur son passage, c'était comique. Ensuite nous avons croisé deux spécimens dignes de figurer au musée des horreurs qui avaient une cinquième patte...sur le dos! Enfin, pendant que nous lisions assis sur les ghâts, une noiraude s'est pointée par derrière et a bouffé quelques pages du carnet où Christophe écrit ses notes avant qu'Olivier ne lui arrache de la bouche. La garce, comment on va faire maintenant pour écrire le journal?....T'as de la chance de jouir de ton impunité de vache sacrée, sinon tu finissais en steak! Une fois de plus Praveem nous propose de l'accompagner à boire du whisky. Il se met ça tous les soirs, heureusement ça ne se ressent pas sur sa conduite. A ce propos, ici comme au Népal, on achète son permis de conduire. Nous dînons sur une très belle terrasse au coin du feu où Olivier nous mettra la pâtée au "baccalauréat" (on fait c'qu'on peut pour s'occuper, y'a pas d'télé).

Lundi 19 Decembre: Ahhh...Jmer Avant d'entamer les 11 heures de voiture qui nous séparent de Jaisalmer, nous faisons une petite halte à Ajmer, voisine de Pushkar. Et quelle halte, on s'en serait voulu de rater ça. Cette ville, abrite le mausolée de Khwaja Moinuddin Chisti qui lui confère le statut de lieu de pèlerinage islamique, ainsi que la mosquée Adhai-din-ka-Jhonpra. Les musulmans achèvent de nous convaincrent de leur talent d'architecte (le Taj Mahal, l'Alhambra etc…); divinement sculptés dans la pierre, caractères et motifs arabes ciselés dans une pierre ocre, les restes de cette mosquée valaient a eux seuls le détour. Pour entrer dans Dargah, sorte de ville dans la ville où se trouve le mausolée, il faut se déchausser et se couvrir la tête. Nous déambulons sur le marbre glacé avec nos coiffes achetées pour 15 roupies au milieu des odeurs de pieds. Tout un microcosme vit ici: marchands de fleurs et d'articles religieux, pèlerins, mendiants et...un français de 49 ans converti a l'islam. Il eut la révélation lors de son premier voyage en Inde il y a 30 ans et connaît bien l'endroit puisqu'il y vit maintenant depuis un an. Il nous fait la visite du lieu et nous présente a "Haji Syed Noor Alam Chishty", haut représentant religieux qui nous invite à boire le thé. C'est en tout cas un chaud-lapin le type. Souphie par-ci, Souphie par-là; un peu plus et il lui proposait de rejoindre son harem! On reprend la route. Plus nous avançons vers Jaisalmer, plus les vaches semblent laisser la place aux chameaux occupés à tirer une charrette ou a paître sur le bord de la route. Apres Jodhpur, le désert s'impose de plus en plus, le sable vient lécher le bord de la route. La nuit tombe et comme d´habitude sur ces longues routes désertes, nous croisons des cadavres d'animaux sauvages attirés par les phares des véhicules. Viens plus près Souphie… Le trajet fut nourri aux classiques des BO de Bollywood. Les musiques de film représentent ici l'essentiel de la variété musicale. Et ce n'est pas mal du tout, varié, savant mélange de sonorités modernes et traditionnelles. Et puis, pour éviter que Praveem ne s'endorme au volant, nous avons ponctué le trajet d'une belle engueulade. Il a été très surpris et gêné de cet intermède, en Inde le rôle de la femme n'est pas des plus enviable et surtout, il est inimaginable qu'elle puisse tenir tête à son mari. Avec Sophie, il a été servi et a pu se rendre compte que les rapports hommes/femmes sont très différents ailleurs.

Mardi 20 Décembre: The "Golden city" Nous sommes arrivés de nuit et c'est seulement à la lumière du jour que nous découvrons Jaisalmer surnommée à juste titre " la ville jaune ". Alors que nous déambulons dans la rue du marché flanquée de boutiques d'artisanat, nous sommes éblouis par la beauté de la vieille ville. Les façades ocres éclatantes au soleil nous dévoilent des balcons, des portes et des fenêtres ciselées d'une extraordinaire finesse; ce sont les havelies, les demeures de riches bourgeois cherchant à rivaliser en taille et en exubérance. Les ruelles sont toujours odorantes, jonchées de poubelles, de bouses et de vaches placides, sauf que l'une d'elles mal lunée a voulu charger Christophe.

La banlieue de Jaisalmer Haveli (détail) En levant les yeux, la citadelle nous apparaît majestueuse perchée sur son promontoire. C'est un des derniers forts encore habité, on y retrouve la vie foisonnante enserrée a l'intérieur des remparts qui caractérisait celle du Moyen-âge. Nous filons aux temples Jaïns, et là encore, on reste bouche bée. Cette fois les sculptures s'étendent du sol au plafond : frises, coupoles, bas-relief représentants des danseuses, des dieux et déesses aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur n'en finissent de nous émerveiller. Le Jaïnisme, cette religion que nous avons découverte en Inde est très intéressante et ses représentants inspirent le plus grand respect aux habitants de ce pays. Suivant le principe de non-violence et du respect de tous les êtres vivants, les jains refusent les armes, sont strictement végétariens et balaient avec frénésie leur lieu de cultes pour éviter qu'on ne marche malencontreusement sur une fourmi. Les plus " extrémistes " portentun masque sur la bouche pour ne pas avaler d'insectes et ne mangent pas de tubercules (oignons, patates …) pour les mêmes raisons. Ils préfèrent aussi marcher plutôt que prendre un véhicule dont le pare-brise est couvert de cadavres d'insectes. Après la visite du palace dont la richesse réside finalement sur ses façades extérieures, nous nous rendons dans le Nord de la ville afin de voir le coucher de soleil sans Olivier qui, fiévreux, préfère aller se coucher. Comme dans la plupart des villes, c'est à sa lisière que sont regroupées les demeures des tranches les plus pauvres vivant pour certains de la fabrication de marionnettes en bois. Nous passons au milieu de petites maisons de terre parfois décorées de peinture au toit de tôle pour atteindre le haut de la colline panoramique. Les enfants nous " donnent " de nouveaux surnoms : " Roupie " et " school pen ". Deux mamans entourées de leurs bambins nous invitent à boire le chai, le fameux thé sucré infuse dans du lait. Elles sont mortes de rires de se voir en vidéo, ça fait plaisir. Pour le coucher de soleil nous nous rendons aux cénotaphes royaux, qui nous offrent une superbe vue sur la citadelle imposante sur son rocher. Nous étions tombés sous le charme de Varanasi, notre deuxième coup de foudre sera pour Jaisalmer, ce bijou planté au milieu du désert que les femmes colorent de leurs saris chatoyants, leurs bijoux faisant rayonner leur peau ambrée au soleil. Aprés une sieste de deux heures et une bonne suée, Olivier a récupéré et profitera du dîner dans un bon restaurant, le " Saffron " installé sur la terrasse d'un haveli dont le poulet tandoori est un vrai régal. Ce sera pour lui l'occasion de nous faire quelques remarques tout à fait à propos. Depuis son arrivée on a été un peu speed et le rythme plutôt soutenu. A notre corps défendant, nous voulions lui montrer un max de choses en un minimum de temps et les longues distances ne nous ont pas laissé trop de temps pour se poser. Nous avons pris également quelques mauvais travers. A côtoyer des furieux du cliches et Ulrik, cette jeune réalisatrice allemande, nous sommes devenus accro à la photo et à la vidéo. Dorénavant on essaiera de mettre nos objectifs de côté. Il est aussi étonné du peu de contacts que nous avons avec les indiens en dehors de la sphère touristique. Il a raison, mais à trois c'est beaucoup plus difficile, surtout en sautant d'un site à l'autre dans une voiture de location. Au fur et à mesure que les mois défilent, nous avons été amenés à nous poser pas mal de questions sur notre manière de voyager : la décision est prise d'aborder l'Amérique du sud différemment...en prenant notre temps.

Mercredi 21 Décembre: Le chien aboie… Rendez-vous 7h30 pour la virée dans le désert du Thar. Olivier a encore 38, 4 de température mais vaillant comme un Rajput, il nous suivra dans cette trépidante aventure chamelière… Nous montons dans la jeep avec un couple d'anglais et un belge flamand pour qui le français est une langue totalement étrangère même en vivant à 30 kms de Bruxelles. On fait des pâtés ? Nuit a la " pèle " étoile Nos dromadaires sont chargés de jerricanes d'eau, de nourriture et de couvertures car ce soir nous dormons à la belle étoile et le désert n'est pas réputé pour ses nuits chaudes. Nous sommes gênés de voir les chameliers et cuistots marcher à côté de nos montures, cela fait un peu touristes-rois que l'on promène. On fait une halte à l'ombre d'un arbre pour le déjeuner. Les cuistots nous ont préparé un thali un peu épicé mais très bon. La deuxième partie du voyage met à mal nos adducteurs; il faut changer de position régulièrement en croisant les jambes devant la selle et c'est pas évident à tenir. En tout cas, on est tous d'accord pour dire qu´il y a un peu de laisser aller au niveau de l´hygiène bucco-dentaire de nos montures. Les fosses sceptiques de Calcutta par une journée de grosse chaleur dégagent une odeur de brise marine en comparaison de ce qui peut sortir de la bouche d'un chameau. Sophie en fera une expérience toute personnelle en recevant un délicieux filet de bave au visage… Le désert du Thar n'est pas si monotone, des terres arides alternent avec des bandes de sables et des arbustes éparses jusqu'aux dunes ou nous bivouaquerons cette nuit. Un malin est là à nous attendre avec bières et boissons fraîches ! Apres le coucher de soleil, le froid ne tarde pas à se faire sentir. Olivier qui s'était senti mieux dans la journée repasse dans la zone rouge. Il faut d'ailleurs souligner un bel effort vestimentaire de sa part : chaussures bateaux, chaussettes remontant sur les bas de pantalon, Tshirt moulant de plongée Beuchat et veste tenue sur la tête par un bob surmonte d'une lampe frontale. On n'avait pas vu autant d'originalité chez un jeune couturier depuis bien longtemps… Nous assistons à la préparation du thali et des chapatis avant de prendre notre repas autour d'un feu. Nous dormons sur de fins matelas tout habillés dans nos duvets avec trois couvertures en plus. Le thème de la veillée sera " observation des étoiles ", même s'il n'est pas aussi étoilé que dans les steppes mongoles, le ciel nous offrira quelques étoiles filantes.

Jeudi 22 Décembre: … et la caravane passe Après quelques toasts grillés au feu de bois, un œuf dur et un chai, nous entamons le chemin du retour, cette fois juste tous les trois puisque les autres passent une deuxième nuit dans le désert. Nous croisons gazelles et rapaces sur la route qu'Olivier terminera à pieds, pour cause de " trop mal au cul ". Sur la route nous nous arrêtons a Khuldara, ville fantôme en plein désert. Les 700 maisons en ruines et la taille de cette ville-étape sur la route de la soie témoignent de sa prospérité d'antan. Du haut du temple en son centre, on imagine l'agitation qui devait y régner à l'arrivée des caravanes mais, refusant d'être rackettés par le maharadja, les habitants quittèrent la ville en une nuit. Pour rester dans l'ambiance " caravane ", de retour à Jaisalmer, nous visitons un ancien caravansérail transformé en hôtel de luxe (c'est devenu une véritable obsession chez Christophe qui entame le troisième volet de la trilogie " La longue marche ", Sophie a jugé que le premier lui suffisait!). La vue de la terrasse valait le déplacement, on aurait pu y rester des heures à contempler d'en haut la vie grouillante de la ville sur fond de citadelle. Ce soir, après une nuit pas très confort et deux thalis de suite, on se fait plaisir en dînant dans le resto le plus réputé de Jaisalmer " le trio ". Mouais... A dada

Vendredi 23 décembre: Bon anniversaire Praveem Départ pour Jodhpur au petit matin, il fait encore nuit. Sur la route, des chiens peu chanceux et même un dromadaire sont raides sur la chaussée. Nous entrons en pays vishnois, habitants connus pour être sans doute les plus fervents écolo et plus grands adeptes de la non-violence qui soient. Sur ordre du maharadja, 363 de ces personnes furent tuées enlacées à des arbres pour empêcher qu'ils ne finissent en meuble. Cela explique probablement ces carrières que nous apercevons sur la route dont seuls les arbres au sommet d'un monticule ont été épargnés par les bulldozers. Jodhpur est appelée " la ville bleue " ; appartenant à l'origine à des brahmanes, nombre de ses maisons sont teintées de bleu, la couleur de Krishna (il paraît qu'en plus ça éloigne les moustiques!). Nous franchissons l'enceinte de la vieille ville blottie autour de la forteresse Rajput, l'emblème de la ville. C'est à la célèbre " omlet shop " que nous prenons un casse-croûte avant de monter à l'assaut de la forteresse de Mehrangarh. Pour une fois, nous avons chacun un audio guide et déambulons avec nos écouteurs sur les oreilles et notre baladeur autour du cou. Toute de grès rouge, renfermant plusieurs palais, temples et cours, elle est sans doute l'une des plus belles et des plus imposantes d'Inde. L'après-midi, Olivier et Sophie partent à la recherche de tables basses, la ville étant réputée pour le travail du bois. Ils découvriront du coup les fournisseurs de Pier Import et autres " meubles du monde " basés sur Palace road. Pour rester dans le domaine du shopping, nous sommes le 23 décembre et nous ne réalisons pas que Noël est dans 24 heures. Seuls les mails nous rappellent cette frénésie consommatrice qui tous les ans rythment la fin d'année en Europe. Ici, pas de prospectus vantant les mérites des dernières merveilles technologiques, pas de boutiques noyées sous les guirlandes et les spots, et encore moins de Père Noël. Même si cela nous évite le casse-tête pour le cadeau de dernière minute, Noël reste une période ou l'absence des proches se fait le plus sentir. Heureusement, Olive est la! C'est une maison bleue… Happy birthday Praveem ! C'est aujourd'hui l'anniversaire de Praveem, on voulait l'inviter mais ce soir c'est lui qui régale. S'il avait su ce qui l'attendait... La soirée avait pourtant bien commencé, apéro, confidences (ne le répétez pas mais il est encore vierge, l'Inde n'est pas le pays du libertinage), cadeaux (2 cassettes de musiques bollywoodiennes)... jusqu'au moment ou le ton est monté entre lui et Christophe. Depuis le début, il essaie de nous driver aussi bien au niveau du choix de notre itinéraire que des hôtels et restos dans lesquels il perçoit une commission si nous restons. Christophe lui sortira donc ses quatre vérités sur un ton un peu ferme d'autant plus que Praveem lui a fait comprendre qu'il attendait de nous un gros pourboire. Sympa l'ambiance de fin de voyage...

Samedi 24 Décembre : Joyeux Noël ! L'ambiance est un peu tendue dans la voiture qui nous mène à Ranakpur. Le paysage étonnamment plat depuis notre départ de Delhi commencent à prendre un peu de relief, nous arrivons dans les monts Arawelli en pays Mewar. Nous nous posons dans un hôtel assez correct où le jardin est agrémenté d'un bassin que se partagent deux canards caractériels. De toute façon on n'a pas trop le choix, Ranakpur n'est même pas un village, c'est un site célèbre pour ses temples jains. Mais quel site ! Le temple de Jaisalmer nous avait déjà ébloui, celui-la nous laisse bouche bée. C'est le plus grand et le plus beau d'Inde dans sa catégorie. Il rivalise avec encore plus de sculptures du sol à la coupole et sur ses 1444 colonnes. La blancheur de la pierre reflète les rayons du soleil à l'intérieur, c'est éblouissant. Nous finissons la journée au sunset point en haut des collines qui dominent un joli lac où il y aurait des crocodiles paraît-il. Pas vu ! Ce soir c'est Noël. Praveem, un pote chauffeur et de son client autrichien déjà allumés au whisky insistent pour qu'on se joigne à eux autour du feu. Praveem qui n'a pas l'alcool mauvais s'excuse pour hier et fait la paix avec Christophe. Son collègue par contre à tendance à devenir agressif et nous coupe un peu trop la parole. Il ne supporte pas le fait que nous n'avalions pas nos rasades de whisky en moins de deux minutes et devient un peu trop machiste avec Sophie. Du coup nous finissons la soirée dans notre chambrée où un lit d'appoint a été installé par terre pour Olivier. Au menu : foie gras sur butter nan, saucisse sèche Justin Bridou, magrets de canards fourres au foie gras, Jurancon Lacabe 1996 et si on a encore de la place Nutella ! Bonne ripaille, tongues en cuir de chameau, chemise et chapeau à la Indiana Jones trop grands, faux tétons en silicone qui se sont avèrés être des tétines, produits miracles du coin, bref le Papa Noël nous a gâtés ! Temple jaïn

Dimanche 25 Décembre : Au revoir Olivier Olivier est bien content de nous avoir rendu visite mais ne cache pas sa joie de rentrer et de laisser derrière lui tourista, fièvre, transports et douches froides. Dernière épreuve : 12 heures de voiture pour aller a Delhi, 4h d'attente, 10 heures de vol puis une fois en France enchaîner avec une heure de transport et une journée de 8 heures de boulot ! Et le soir venu, faut assurer avec Alexandra. Oups ! On n'a rien dit… De notre côté, fini le luxe de la voiture privée; pour se rendre à Kumbhalgarh, c'est stop, bus et jeep. Une fois de plus, Sophie a cru mourir à l'avant du bus. Le chauffeur roulait un peu vite à son goût sur ces routes de montagnes dont les murets ont disparu dans les virages suite à de malencontreux dérapages fatals. Mais, une fois de plus, nous arriverons à bon port. Les paysages toujours arides prennent plus de relief au fur et à mesure que nous nous enfonçons dans les monts Arawelli. Les travaux des champs, les saluts des paysans et la beauté des paysages traversés nous ont donné envie de nous arrêter sur la route. Le discours d´Olivier raisonnant encore dans nos têtes, nous décidons demain de prendre la tente et de nous perdre dans cette région au gré du vent… D'ailleurs, à bien réfléchir, nos souvenirs les plus marquants sont cette excursion au lac Inle et surtout la semaine passée auprès d'une famille mongole. Kelwara, où nous logeons, est la ville la plus proche de la forteresse de Kumbhalgarh dont la belle muraille de 37 km serait la deuxième après celle de Chine (50000km) !! Le Rajasthan est décidément un paradis pour les amateurs de châteaux et forteresses. Contrairement au sud de l'Inde, le nord fut constamment soumis aux invasions, musulmanes notamment. La géographie du pays et la vallée du Gange forment en effet un axe ouest/est propice aux mouvements des armées. CQFD. Sophie s'est aujourd'hui senti une âme de denfenseuse des animaux en volant au secours de quatre chiots victimes des caprices de gamins, puis en mettant en fuite des ados qui s'amusaient à effrayer les singes en leur balançant des pierres. Ils ont pris la poudre d'escampette lorsqu'ils l'ont vu s'élancer des pierres à la main pour leur infliger le même sort ! Ahhh chiche

Lundi 26 Décembre : promenade dans la campagne indienne Comme prévu, nous laissons une partie des affaires et préparons le nécessaire pour découvrir a pied la campagne indienne notre tente sur le dos. Cela fait longtemps qu'elle n'a pas servi et nous espérons faire du camping sauvage ou chez l'habitant. Le patron de l'hôtel, surpris par notre démarche nous donne le nom de villages pittoresques : Varthada, Kaltana et Baldra. Pendant que nous attendons le bus qui nous ramènera sur nos pas, nous observons les villageois. Les femmes enveloppées dans des saris aux couleurs vives arborent un anneau perlé à la narine qui leur cache presque la lèvre supérieure ; quant aux hommes, les babouches pointues et recourbées aux pieds, le pantalon court et bouffant entre les jambes, parfois des boucles d'oreilles en forme de fleur et les énormes turbans rouges qu'ils ont sur la tête donnent à cette petite ville des allures de Milles et une nuits, il ne manque plus que les tapis volants ! Nous marchons le long de la route. Les femmes toujours coquettes avec leurs breloques éclatantes aux oreilles, autour des bras et des chevilles, transportent sur leur tête de gros fagots de branches pour faire du feu ou de l'eau tirée a la pompe dans des pots dorés. Aux champs comme à la ville, il semble que le travail de force soit réservé aux femmes alors que les hommes ont des activités habituellement destinées aux femmes dans nos pays, comme la cuisine ou la couture, question de culture. Malgré l'aridité de la région, la terre est cultivée notamment avec la canne à sucre grâce a un système d'irrigation rudimentaire, des norias. Des bœufs aux énormes cornes peintes de toutes les couleurs tournent en rond pour actionner un moulin bricolé avec de vieux pots en fer qui remontent l'eau du puits distribuée ensuite par des canaux. Nous nous arrêtons près d'un chantier ou hommes, femmes, enfants et vieillards travaillent à la construction d'un réservoir d'eau. Ils s'arrêtent de travailler pour nous observer d'un peu plus près. On est un peu gêné devant ces spectateurs qui nous dévisagent sans mot dire. Mais la vidéo et les photos font à nouveau leur effet et provoquent rires et curiosité. Tout d'un coup, ils déguerpissent et dévalent la pente à toute berzingue. Loin d'être de notre faute, ils ont en fait aperçu le contremaître qui est arrivé au mauvais moment. Noria Alors que nous contemplions un couple de pic-vert, deux femmes de la soixantaine viennent nous faire l'aumône. L'une d'elles se met a enchaîner roulades et poirier sur la tête pour quelques roupies. Choqués par ce spectacle pitoyable (dans le sens propre du terme), nous leur donnons brosses a dents, dentifrices et savonnettes que nous destinions aux paysans. L'autre s'est baissée pour nous baiser les pieds (signe de profond respect chez les hindous mais attitude humiliante pour nous), ce qui nous mit très mal a l'aise. Bizarrement, voir ces personnes plus âgées que nos mères se donner en spectacle nous bouleverse plus encore que les infirmes que nous avons déjà eu l'occasion de voir à plusieurs reprises. Un peu plus loin, nous croisons trois jeunes filles dont l'une est très jolie. Nous nous apercevons que la main de l'une d'elles présente tous les symptômes de la lèpre. La bonne humeur de la ballade en prend un coup. C'est ce moment-là que nous " choisissons " pour nous égarer, incapables de retrouver le chemin qui menait au village prévu pour passer la nuit. Des paysans nous déconseillent de nous y rendre à cause des bêtes sauvages (ours, léopards, loups et… gazelles) et nous offrent l'hospitalité dans l'école du village désertée pour les vacances. La salle de classe est vide car les élèves étudient sur des nattes à même le sol. Nous installons notre lit de fortune devant une foule de curieux, surtout des jeunes pendant qu'on nous apporte du bois et des couvertures. Des jeunes nous font visiter le coin et goûter à la canne a sucre. Sur le chemin du retour, nous sommes invites à boire le thé dans la maison de l'instituteur, fils d'institutrice et marie à une instit aussi. Comme des VIP, nous sommes ensuite présentés au médecin (le gratin du village quoi) chez qui nous dégustons un délicieux lait chaud. Tout le monde est aux petits soins ; lorsque nous revenons a l'école, le feu est déjà allumé dans la cour et cela fait un bon moment qu'ils essaient de mettre au point un montage électrique pour nous éclairer. Nous mangeons le riz pulao commandé ce matin à l'hôtel, réchauffé sur le feu en compagnie de l'instit qui a du mal à nous abandonner et nous donne rendez-vous pour le lendemain matin. Chez l'instit

Mardi 27 Décembre: Koltra et tais-toi! Namaste ! Cherchez l'intrus A notre réveil, un comité d'accueil nous attend autour du feu pour le petit déjeuner. Contrairement aux autres pays traversés, les indiens, mêmes pas bien épais, refusent presque systématiquement la nourriture qu'on leur propose. Sans doute une question de culture ou d'éducation (les enfants attendent l'approbation de l'adulte avant d'accepter). L'instit ainsi que les deux jeunes de la veille décident de nous accompagner au village voisin de Koltra. Adorable hameau dont l'unique ruelle se faufile entre les maisons de terre. Les habitants, surpris de recevoir des visiteurs nous sourient tandis que les enfants crasseux au cheveu hirsute nous suivent partout pieds nus en nous lançant des "tatas" à tout bout de champs. Brebis et chevreaux, chats et buffles complètent le tableau pittoresque de ce village perdu. Ici aussi, telles des musulmanes avec leur tchador, les femmes se cachent le visage devant les hommes, leur père ou mari leur interdisant de le montrer. Nous prenons le thé dans la maison du guérisseur, spécialiste des plantes médicinales avant de reprendre la route toujours escortés. La route est caillouteuse mais offre un superbe panorama sur le vallée et la forteresse de Kumbhalgarh. Du haut des crêtes, nous apercevons en surplomb d'autres minuscules villages autour desquels des champs verdoyants contrastent avec ce paysage sec aux tons chauds. Cela fait un moment maintenant que nous marchons et nos ôtes décident de faire demi-tour après être grimpés au temple de Shiva isolé dans une grotte. Sophie préfère attendre au pied de la montée. Christophe reviendra baptisé avec une cordelette rouge et jaune autour du poignet, une tikka sur le front et une boisson miracle dans le gosier. De retour à Kelwara, nous récupérons nos affaires et montons dans le bus direction Udaipur. Nous voyageons à l'avant dans la vaste cabine du conducteur où cinq places assises sont disponibles quand le car est plein. Les paysages sont superbes et nous voyons plusieurs dromadaires; alors que nous sommes habitués à les voir affublés de manière ridicule pour promener les touristes, ils servent ici de bête de somme pour les travaux des champs. Nous arrivons de nuit a Udaipur et montons dans le rickshaw le plus lent de la ville, même les vélos réussissent a nous doubler. Nous allons nous poser quelques jours à la Lake View paying guesthhouse.

Mercredi 28 Décembre: "My name is Bond…James Bond." Pour une fois nous avons une belle chambre avec eau chaude et la terrasse de l'hôtel est la plus haute de la ville. De là-haut, nous avons une vue plongeante sur les temples vishnouistes, sur le lac et les palaces plantés au milieu de l'eau. Seul le city palace nous domine du sommet de sa colline. Depuis quelques années, la mousson est insuffisante et le lac régulièrement assèché. Par chance la dernière a été bonne et nous offre ce qui fait la beauté de cette ville. Visite du Jagdish temple dédié à Vishnou sans grand intérêt puis visite de la ville. Ici aussi il y a des animaux partout, des écureuils sur les terrasses qui viennent grignoter sur votre table, des ânes minuscules pas plus haut qu'un Labrador, des vaches tranquilles (sauf celle qui a mis un coup de cornes au cul de Sophie), des chiens parfois dans un sale état à qui il manque une oreille ou une patte, des chiennes aux mamelles touchants le sol, des chiots déjà galleux et des chats, plus rares, la queue ou une patte coupée et à juste titre impossibles a approcher. Nous arpentons les rues de la vieille ville bordées de nombreuses boutiques d'artisanat en tous genres et de miniatures en particuliers. Une boutique attire notre attention… on ressort une heure plus tard des peintures plein les bras. Ils font un travail exceptionnel, en deux temps trois mouvements, ils nous ont peint un portrait et un éléphant sur les ongles! Leurs peintures sont d'une finesse incroyable. Nous terminons dans un institut de massages dits "ayurvédiques". Sophie sera autant satisfaite que Christophe déçu, il n'est pas tombé sur le bon. Ce soir c'est "plateau-télé". Une des originalités d'Udaipur est de diffuser tous les soirs dans les guest "Octopussy", un James Bond qui fut tourné en partie dans cette ville. C'est plein de clichés mais on apprécie vraiment même sans les sous-titrages!

Jeudi 29 décembre: Circus Le city Palace est le plus grand palais du Rajasthan. C'est un entrelacs de couloirs et d'escaliers, de patios et de jardins. En tous cas, il y a de la recherche au niveau de la deco intérieure et pas toujours du meilleur goût d'ailleurs. Chaque Maharana (dénomination du maharadjah d'Udaipur) y a rajouté sa "personal touch", multicolor, multi facette et souvent kitsch a souhait. Régine a dû s'inspirer du lieu pour sa discothèque (à moins que ce ne soit le contraire)! Ce soir, nous assistons a un spectacle traditionnel au Bagore Ki Haveli Museum dont les murs n'arrivent pas à la cheville du plus dépouillé de Jaisalmer, mais avec l'éclairage du soir ça fait son effet. S'enchaînent des danseuses avec toutes sortes d'objets (l'une empilera des pots mesurant au total l'équivalent de sa taille) et marionnettes sur fond de musique jouée par un orchestre. Cela ressemblait finalement davantage à des numéros de cirque mais c'était chouette.

Vendredi 30 décembre: fashion victimes? Nous avons commandé des cadres pour les peintures, acheté deux tables basses en bois, il ne nous reste plus qu'à faire empaqueter tout ça pour l'envoyer en France par cargo (en espérant qu'il arrive). Ce soir nous faisons le passage obligé en bateau sur le lac de Pichola. Le city palace et le Lake palace (hôtel ultra chic d'où est tiré un feu d'artifice tous les soirs) se reflètent dans les eaux du lac. Le spectacle des lavandières et des femmes se lavant sur les ghâts est aussi très beau dans le coucher de soleil. Nous nous arrêtons un moment à Jag mandir, autre palais flottant. Ici, le spectacle n'est plus le magnifique panorama que nous avons sur le lac mais quelques spécimens qui nous entourent: italien aux cheveux longs vêtu d'un short tweed marron, chemisette rayée bleue et blanche et chaussures bateau vertes! Mais la première place revient a ce quinquagénaire au pantalon à pinces et a rayures tombant sur des mocassins léopards. Nous sommes un peu mauvaise langue mais on n'a pas pu s'empêcher! Désolé. Nous reprenons la route ce soir. Le trajet s'annonce long et fatigant: Bus de nuit en couchette a 22h30, arrivée 4h à Ahmenabad puis transfert de 10 km en autorickshaw a l'aéroport, enfin décollage a 7h30 pour arriver a 8h30 a Bombay.

Ces drôles de machines !

Samedi 31 Décembre: Nouvel an à Colaba A la sortie de l'avion, on enchaîne direct avec la recherche d'une agence de voyage succeptible de nous trouver un hôtel aux Maldives pour dans 10 jours! Bombay désormais Mumbai, premières impressions: où sont passées les vaches? Et les saris multicolores? Et les rickshaws décorés de guirlandes de Noël? Les derniers sont interdits en centre-ville, les seconds sont remplacés par des vêtements occidentaux et les premières restent un mystère. Tout simplement, Bombay est une ville beaucoup plus moderne et riche que celles traversées dans le Nord, Delhi comprise. La circulation est plus ou moins régulée; il y a des feux tricolores (mais toujours pas de passages piétons) et des centaines de taxis noirs et jaunes. Il y a moins de bruit et des trottoirs nous mettent a l'abri des chauffards sans stresser à chaque véhicule qui approche de peur qu'il nous klaxonne dans les oreilles ou nous frôle de près. Mieux, des airs de " lambada " ou de " happy birthday " se font entendre lorsqu'une voiture munie de ce gadget musical recule. Original, non ? C'est ici aussi que la richesse côtoie la pauvreté, les mendiants dorment à même le sol sous les arches des boutiques de luxe ou dans des bidonvilles au pied des demeures bourgeoises. Des femmes musulmanes voilées croisent des couples indiens qui (oh surprise) se tiennent la main. Les indiens de la classe moyenne ou bourgeoise se parlent en anglais entre eux tandis que de nombreux enfants mendient dans les rues. Autre caractéristique de Bombay, les logements sont très mauvais. Non seulement les hôtels sont beaucoup plus chers qu'ailleurs (environ fois 3), mais ils sont médiocres et souvent complets. On ne fait donc pas la fine bouche lorsqu'on arrive au Carlton (rien a voir avec son homonyme 5*) dans une "cellule" avec barreaux aux fenêtres sans WC ni lavabo; pour la toilette, ce sera des baquets d'eau chaude! Comme on a perdu les coordonnées du producteur rencontré a Orccha qui devait nous prendre sous son aile pour la soirée de ce soir et la visite des studios (fuck!), on improvise une soirée dans un resto-bar-disco branchouille, le Leopold. Les routards se retrouvent au milieu de la jeunesse dorée du coin et c'est entre un écossais moine bouddhiste et des jeunes arabes de Dubai venus s'encanailler que nous passons notre réveillon. Il n'y a pas autant de ferveur autour de cette fête qu'en Occident, ni compte à rebours avant les douze coups de minuit; on s'embrasse au milieu d'un bon vieux tube années 80, " Holyday-eh… " . Les rues sont remplies de badauds et une foule s'est rassemblée devant le Taj Mahal, le plus prestigieux hôtel d'Inde. C'est en voulant se mêler à la population qu'on s'est aperçu que la majorité était masculine. Sophie fut en proie à de multiples mains baladeuses qui venaient de tous côtés parfois simultanément profitant de la bousculade jusqu'au moment où, excédée, elle a giflé le premier venu (malheureusement pour lui, il était innocent). Le suivant, par contre, a eu son compte réglé par Christophe qui tel un chevalier servant s'est lancé à sa poursuite au milieu de la foule.

Dimanche 1er Janvier: RAS Internet, voeux, recherches d'hôtel aux Maldives et d'une nouvelle chambre à Bombay.

Lundi 2 janvier: Bon, beh, … Bombay ? C'est d´la bombe he Nous changeons d'hôtel encore plus pourri que le précédent mais cette fois le prix divisé par deux est justifié (aucune fenêtre, odeur d'humidité, draps degueu, patron mal aimable, une vraie caricature). Une chose est sûre, on n'y restera pas plus d'une nuit (va-t-on réussir a se poser a Bombay?) On découvre le quartier de Colaba ou nous résidons, quartier très animé avec resto, hôtels et commerces puis le Bombay néo-gothique hérité des anglais qui côtoie des façades style art-deco. Nous dînons au Bagdadi, p´tit bouboui conseillé par le Routard ou nous mangeons des nan enoooormes dans les deux sens du terme : aussi grands que la pizza giant du pizzaiolo de quartier avec des saveurs de gaufres bretonnes.

Mardi 3 Janvier: Contrastes Rechangement d'hôtel pour l'Apollo Guesthouse dont le patron mielleux nous a fait courir pendant deux jours mais qui dispose de chambres plus agréables bien que minuscules et d'une douche chaude commune. C'est le meilleur rapport qualité-prix que nous ayons trouvé ici. Aujourd'hui c'est plage, C'est la première fois qu'on foule le sable depuis notre départ, on a laissé le froid au nord, il y a comme un parfum de vacances dans l'air… mais vu la couleur de l'eau on oublie les maillots de bain. La large baie qui valut d'ailleurs son nom a la ville (bom bay= bonne baie en portugais), est bordée de tours modernes qui de loin lui donnent un petit air de Rio (sans les strings et la baignade). Les toilettes publiques de la plage y sont investies par des indiennes a moitie nues venues y faire leur toilette et leur lessive ; Sophie devra les enjamber pour y accéder. On poursuit en se rendant au bout de la pointe de Malabar Hill a Banganga tank, vaste réservoir d'eau entouré de ghâts situé dans un quartier très pauvre. A quelques mètres de là, des bidonvilles bordent la côte près de ce qui devait être autrefois une belle petite crique. Désormais c'est une décharge infecte balayée par une mer tout aussi sale où les enfants jouent pieds nus au milieu des immondices et des chats cherchant des restes à se mettre sous la dent. En soirée, nous allons au cinéma Inox voir King Kong. Les effets spéciaux à la :Jurassic park sont hallucinants mais le remake de Peter Jackson manque d'émotion par rapport a la fabuleuse version de Merian C Cooper. Au final : décevant au niveau du scénario mais très divertissant. Le plus étonnant fut de voir toute la salle se lever lorsque le drapeau indien apparut à l'écran sur fond d'hymne national avant la séance. Autre caractéristique déjà remarquée à Jaipur: les indiens partent avant la fin du film au moment de l'épilogue alors que le générique de fin n'a même pas commencé. Bidon-plage

Mercredi 4 janvier : Bonnie and Clyde Ca nous démange depuis notre arrivée a Bombay mais aujourd'hui c'est décidé, on passe à l'acte. Avec nos têtes d'européens, ça doit pouvoir se faire sans trop de difficultés, il suffit de jouer les habitués. Première étape : passer la porte d'entrée et déambuler dans la galerie commerciale, ce qui n'est pas un problème puisque tout le monde y a accès ; le plus dur va être de descendre au Spa pour se changer. Sophie laisse le soin à Christophe de se jeter dans la gueule du loup. Que neni, il ressort en short de bain. Deuxième étape : accéder a la piscine. Le groom de surveillance avec qui Christophe a sympathisé au spa nous demande d'inscrire le numéro de notre chambre, de signer puis nous installe deux chaises longues au soleil. Maintenant c'est quitte ou double ; s'il vérifie sur l'ordinateur, il va découvrir qu'il n'y a aucun Lapefet en 318 et on est grillés ; dans le cas contraire on passe la matinée au bord de la piscine du plus prestigieux hôtel d'Inde, le Taj Mahal. Edifie par la famille Tata, brillante dynastie qui détient aujourd'hui plusieurs entreprises en Inde (de l'insecticide au secteur automobile en passant par le robot ménager), ce luxueux hôtel style victorien en bordure de mer a reçu plusieurs célébrités de ce monde dont notre " cher " président Chichi au frais du contribuable évidemment. Finalement c'est passé comme une lettre a la poste et Christophe finira la matinée dans le jacuzzi du spa. Luxure quand tu nous tiens... Pour rester dans " la haute ", on change d'épicerie pour dîner au Bollywood. Ouais, bof, aucune star mais une addition qui rejoint les étoiles ! Le Taj Mahal hôtel

Jeudi 5 Janvier: Bollywood movie En venant à Bombay, première ville productrice de films au monde devant Hollywood, on espérait bien visiter les studios ou faire de la figuration dans un film pour le fun. Même pas la peine de chercher, on est réveillés à 7h du mat par un chasseur de tête de Bollywood. Nous voila partis sur les chapeaux de roue sans avoir eu le temps de déjeuner, d'abord taxi puis train de banlieue puis tuk-tuk pour se rendre dans le nord de la ville. Il ne s'agit pas d'un tournage mais d'une séance photo pour la promo d'un sitcom genre "Helène et les garçons". Le décor: terrasse de café a l'américaine en bord de mer; nos rôles: Christophe habille en d'jeuns bermuda/tee shirt moulant déguste un beignet attablé pendant que Sophie en serveuse lui sert un verre d'eau; les protagonistes: un jeune couple en premier Taxiplan. Puis, une australienne embauchée comme nous à la dernière minute arrive et remplace Sophie qui à son tour se retrouve devant un beignet. Cela n'a duré que deux heures pour 10 euros chacun, (ça représente une somme ici) mais l'expérience est très sympa, et ils ont promis de nous envoyer les photos par mail (on espère). En tant qu'Européens, nous avons eu un certain succès puisque Christophe s'est vu proposer de faire des photos de mode et Sophie de donner la réplique le surlendemain. Le français Pascal of Bollywood, célèbre ici pour ses chansons hindi teintées d'accent gaulois a dû débuter comme ça ! Cela fait un moment qu'on n'a pas fait de sport, on commence a prendre du gras et surtout on n'a pas la patate. Un petite séance à la salle de sport locale ne nous fera pas de mal. Sophie est la seule fille et bizarrement cela ne pose aucun problème qu'elle soit en short, alors que Christophe devra revenir en pantalon la fois prochaine!

Vendredi 6 Janvier: tablars et ghanta Encore une journée dans Colaba et plus spécialement dans un Internet café. Le soir on se prévoit une petite sortie spectacle au théâtre. Au programme: concert de percussions indiennes. En regardant de près le magazine, on s'aperçoit qu'il commence une demi-heure plus tôt qu'on ne pensait, c'était vraiment pas le moment de perdre notre temps avec notre cadenas dont le code a changé à cause d'une erreur de manipulation. Nous avons pris l'habitude d'utiliser un verrou à code c'est plus pratique que d'avoir une clé pour deux. Le problème là, c'est qu'il n'ouvre plus et un code a quatre chiffres ça fait 10000 combinaisons possibles... autant chercher une aiguille dans une botte de foin. Tant pis pour le verrou, faut couper et à défaut de pince coupante, Christophe aidé de notre tenancier jouera les évadés avec une …lime! Nous arrivons a temps au concert pour voir les grilles du guichet fermées, "sold out". Plus une place. Comme d'autres touristes arrivés bien avant nous et le bec dans l'eau, nous tentons notre chance auprès des spectateurs susceptibles d'avoir des places à revendre. Bingo, en cinq minutes nous voila nos billets en main, plutôt chanceux sur ce coup-ci. A l'affiche Zakir Hussain, virtuose des tablas accompagné d'un maestro du violon et de son frère. Nous ne sommes pas assez connaisseurs ou amateurs pour pouvoir apprécier cette démonstration de performances techniques à sa juste valeur, nous préférons sans conteste les rythmes africains. Heureusement la deuxième partie avec l'entrée en scène de T.H "Vikku" Vinayakran 75 ans et son "ghanta", un gros pot en argile, va donner une autre dimension au concert. Ca bouge, ça vibre et ça tape des mains dans la salle.

Samedi 7 Janvier: la vie à la bombayienne Le Crawford market est le plus célèbre marche de Bombay, marché couvert entouré d'un dédale de ruelles commerçantes. Ici, on trouve de tout de la visse minuscule pour réparer notre disque dur portable au matériel d'aquarelle pour Sophie en passant par les primeurs, l'épicerie et les animaux vivants. Les rues sont bondées et l'animation débordante avec ses boutiques, ses gargotes et ses commerçants. La chaussée est parsemée de cageots et de charrettes. Ca circule dans tous les sens, les porteurs déchargent des caisses ou transportent des paniers sur la tête qui semblent glisser dans les airs. Comme au temps jadis ou les Halles de Paris n'avaient pas fait place au Forum, ce marché couvert aux airs de pavillons Baltard est divisé en sections : fruits et légumes (des fraises au mois de Janvier, si ça c'est pas du luxe !?), épiceries et confiseries, produits d'hygiène, viande et même des animaux vivants (oiseaux, chiens, lapins, souris, etc…). C'est une explosion d'odeurs des plus délicates aux plus insupportables : le parfum des fruits fait place a d'écœurantes effluves provenant du quartier des bouchers. Nous arrivons après la bataille pour découvrir des restes de carcasses entassées que se partagent rats, chiens errants et corbeaux, sans déranger le moins du monde les indiens qui dorment au milieu des déchets sanguinolents. Nous passons la soirée à Chowpatti beach, cette plage peu animée le jour devient fête foraine le soir. Les terrasses des buvettes et resto sont pleines. Familles, enfants, jeunes, vendeurs de ballons, tout le monde s'y retrouve pour manger un morceau, se faire dire l'avenir par une drôle de machine clignotante, se faire masser ou faire un tour de manège. Pas de risque que les manèges se bloquent, ils sont totalement manuels. C'est impressionnant de voir ces jeunes grimper en haut de la roue et l'actionner avec la force des jambes, redescendre en s'accrochant à une nacelle puis remonter a nouveau. Sophie tombera sous le charme d'un jeune sikh de 21 ans qui projette de finir DJ. Christophe: "33 ans bientôt et elle continue de craquer pour ces stars des dance floor!!! " Nous décidons de nous faire masser sous les étoiles allong��s sur le sable. Tout aurait été parfait si nous n'étions pas tombes sur des amateurs dont l'un a surtout joué des mains baladeuses a l'égard de Sophie. Du coup, on écourte le "massage/pelotage" a trente minutes c'est bien assez comme ça! En repartant, nous sommes sollicités par des mendiants notamment des femmes leurs bébés sous le bras. C'est une constante ici plus qu'ailleurs et c'est insupportable. Les enfants surtout n'hésitent pas à nous attraper par le bras et à être insistants. Il est très difficile de savoir comment gérer ça. On évite de donner de l'argent mais plutôt des produits de consommation courante ou de la nourriture. Nous resterons très marqués par l'image de cette gamine de huit ans faisant l'aumône près d'une gargote, dont le regard s'est illuminé lorsque nous lui avons donne un kebab. Elle l'a englouti par terre aux pieds d'enfants issus d'un milieu privilégie bien habillés, cheveux gominés et assis. Les parents de ces derniers lui ont aussi donne une assiette mais le contraste reste frappant.

Dimanche 8 Janvier: sur les traces d'Harry Potter Nos ballades en ville nous ont confirmé ce que nous avions déjà remarqué en traversant le pays. D'immenses esplanades pelousées y sont dédiées au sport national: le criquet. C'est dimanche et il y a foule. Nous assistons à des parties endiablées ou des pro tout de blanc vêtus se partagent le stade avec la "populasse" et les supporters. Les parties pouvant durer plusieurs jours, nous n'attendrons pas de connaître le gagnant. Bombay est probablement une des villes d'Inde ou l'empreinte anglaise est la plus marquée. Outre ce sport et ces joueurs à l'allure très british, nous longeons d'impressionnants édifices gothiques, cour de justice et université dans le plus pur style anglais, gris et lugubre dont seuls les palmiers ensoleillés nous rappellent que nous sommes en Inde et non pas au pays magique d'Harry Potter. Et tant que nous abordons le sujet de l'influence anglaise, nous avons été très surpris au cours de nos rencontres avec les indiens d'avoir souvent la réflexion suivante : " Vous aussi en France, vous parlez anglais entre vous ? " et même une fois : " Quand est ce que vous avez obtenu votre indépendance ? (Vis-à-vis de l'Angleterre) ". Il était une fois Jeanne d'Arc… Criquet

Lundi 9 Janvier : Ce n'est qu'un au revoir Bon ben ça y est, on fait les sacs a dos et on quitte sans regrets le patron de l'hôtel. Il nous reste la journée avant d'embarquer. Christophe décide de visiter le Musée Gandhi qui retrace sa vie, sa politique de non-violence, ses luttes et…sa fameuse roue à tisser (que l'on voit sur le drapeau indien)! Un tour a la salle de sport et on a encore assez de temps pour aller a Internet (a 30 dollars l'heure aux Maldives, on s'en passera). Faut qu'on prenne notre dose. Depuis le temps qu'on en rêvait de l'Inde, on l'a fait… et on le refera : indien vaut mieux que deux tu l'auras ! Sophie est triste de quitter l'Inde malgré la plage et les cocotiers qui nous tendent les bras. Ca n'a pas été facile tous les jours mais une évidence s'impose, ce pays nous a complètement envoûtes…

Visages d'Inde
Le Maroc à moto: première expérience English translation pending
by Jé13 · 2006-04-04 · 38 replies
Bonjour, je souhaiterai partir dans le nord du maroc a moto et c'est ma grande première, un peu d'appréhention... j'aimerai avoir des conseils notamment en ce qui concerne la conduite las-bas, l'états des routes, la sécurité...et toutes sorte d'infos pouvant m'aider.ATTENTION, je ne pars pas dans l'optique manger de la piste et du sable toute la journée avec ma tout-terrain d'ailleurs c'est un p'tit chopper😛. je souhaite prendre mon temps, visiter. Je vous remercie de votre aide.
Immanquables du Mexique et du Guatemala English translation pending
by MelT · 2006-04-04 · 30 replies
Allo

Je pars 2 mois au Mexique et en amérique central cet été, mois de juillet et août (1 mois au Mexique et 1 mois du Guatemala jusqu'à où je pourrais bien me rendre...) Je voudrais savoir si vous pourriez me conseiller les endroits à ne pas manquer.

Au Mexique je compte faire les Chiapas et le Yucatan, alors s'il y a des endroits à ne pas manquer, j'aimerais bien que vous m'en faisiez part. Cela m'aiderais à tracer mon itinéraire...

Au Guatemala, je ne me suis pas déterminé d'itinéraire encore, mais j'aimerais bien que vous me conseilliez à ce sujet, les plus beaux endroits...

Merci a+ Melanie
Travailler au Québec comme enseignant English translation pending
by Laurdu · 2006-04-02 · 46 replies
Bonjour, je suis professeur d'histoire-géographie, en lycée, en France. Je pense depuis un moment à prendre une année de disponibilité pour tenter une nouvelle expérience. Quelqu'un pourrait-il me dire si mon métier serait "exportable" au Québec? C'est une contrée qui m'attire depuis longtemps (j'y vais en famille, cet été pour 3 semaines). Je remercie par avance toute personne qui verrait quelque conseil que ce soit à me donner. laurent.
Le Vanuatu: transports et visites English translation pending
by Millie · 2006-03-25 · 11 replies
Dans le cadre d'un tour du monde, je voudrais profiter de mon séjour en Nouvelle Calédonie pour découvrir le Vanuatu dont des amis calédoniens m'ont dit beaucoup de bien. J'ai beaucoup de mal à trouver des infos sur ce pays qui reste encore méconnu donc si des voyageurs pouvaient m'aider, ce serait vraiment sympa !

Quelques questions : au départ de Nouméa, est il facile de trouver un vol pour Port Vila ? Quel prix environ ? Faut il réserver à l'avance ? comment circuler entre les différentes îles du vanuatu : bateau ou avion obligatoire (je n'aurais pas un très gros budget donc j'aimerais autant éviter l'avion) ? quels sont les endroits à ne pas manquer ? les coins qui vous ont le plus plu ? je prévois environ 3 semaines là bas : ça vous paraît raisonnable ou trop long / court ?

Merci d'avance pour vos réponses !
Recherche associations humanitaires à Tamanrasset (Algérie) English translation pending
by Emis · 2006-03-23 · 24 replies
Salut! Je suis allée à Tamanrasset à Noel dans un groupe et on a vraiment été très bien accueillis par la population touarègue. Je m'intéresse beaucoup à ce peuple et je voudrais retourner à Tam prochainement pour aider concrètement la population. J'ai du mal à trouver des noms d'assoc alors si quelqu'un qui connait bien l'endroit a des renseignements à me donner ca serait vraiment sympa! Je suis étudiante en physique chimie et j'aimerais bien aider dans une école par exemple. Si vous avez quoi que ce soit dites!
Les must à voir en Europe English translation pending
by Emdie · 2006-03-21 · 43 replies
Salut à tous amis bourlingueurs,

Après avoir foulé la terre de bien des pays d'Europe, je constate que... ... et bien qu'en fait je ne connais rien de l'Europe et de ses curiosités naturelles et culturelles.

Donc avant de découvrir l'autre côté du globe (mais oui vous savez celui où ils ont la tête en bas 😄), je désirerai découvrir les beautés naturelles de part chez nous...

J'écris ce post dans l'espoir que chacun amène sa petite touche personnelle afin que l'on consititue une liste (non exhaustive évidemment).

Endroits célèbres, connus ou coins perdus; tous vos meilleurs plans seront les bienvenus 😉

Bon je commence donc par... ...par la région dans laquelle j'habite tiens: Proposée cette année même au patrimoine de l'Unesco, le Lavaux en Suisse (Canton de Vaud sur les rives du Lac Léman) est un splendide vignoble en terrasses surplombant le lac. Il offre une vue prenante sur les préalpes et l'embouchure du Rhône. Le meilleur moment pour y venir est évidemment mi-septembre - octobre au moment des vendanges. Des dizaines de vignerons font un incessant va et vient au volant de leurs camionnettes transportant les fameuses caisses jaunes contenant les précieuses grappes. Inutile de préciser que le va et vient des cueilleurs portant des kilos sur le dos et remontant la pente et tout aussi incessant... La plupart d'entre eux sont près à vous accueillir dans leur cave pour suivre les différentes étapes et vous inviter à une dégustation. Vraiment le Lavaux est une très belle région!!

A vous maintenant, faites moi découvrir vos coups de coeur.
Avis sur mon itinéraire d'un tour du monde English translation pending
by Nikoko09 · 2006-03-15 · 39 replies
Bonjour,

Je m'addresse une nouvelle fois à vous qui avez déjà l'expérience des voyages longue durée pour avoir votre avis sur mon itinéraire de TDM pendant environ 7mois et demi.

En fait j'avais déjà demandé conseils pour un éventuel voyage en Patagonie mais finalement je me dis que je vais tout faire pour me lancer dans un TDM. Je trouve ça vraiment palpitant !

Ainsi j'ai réfléchi à mon itinéraire et j'ai réalisé un fichier Excel pour avoir un aperçu du voyage et voir si je ne serai pas trop speed.

J'amerais donc avoir votre avis sur ce trajet, savoir si j'ai fait les bons choix, si les durées ne sont pas trop courtes ou trop longues, si mon budget est juste ou plutot large etc...bref tous vos avis sur cet itinéraire me rendront bien service.

Comme c'est un fichier Excel j'aimerai bien vous l'envoyer par mail. Si ça vous dit de m'aider je vous laisser mon mail comme ça vous m'envoyez votre adresse et je vous envoie le fichier.

Mon mail : nikoko09@hotmail.com

MERCI D'AVANCE A VOUS TOUS !

Nico
"La Peur" de partir English translation pending
by Benharper770 · 2006-03-14 · 50 replies
Bonjour a tous et a toutes,

Je voulais et j'aimerai lancer un débat sur la peur de partir, de tout quitter et en meme temps j'aimerai vous faire part de mon témoignages et j'éspère avoir des réponses même si je sais que seul moi peu trouver les réponses mais je sais que pas mal de personnes vivent cette peur qui souvent prennes trop de place et qui au bout, leur fait perdre leur reves tellement ca parait insurmontable!!

Pour ma part je vais avoir 21ans, je vis en belgique et je suis un amoureux de la nature, je reve a une vie simple et pure, j'ai quitté l'école dés que j'en avait l'occasion car je voulais me faire ma propre culture, je voulais avoir ma vision des choses, ne pas être "ordinaire" et avoir une vie toute faite!

En quittant l'école je me suis plongé dans les bouquins(pas de lecture forcé 😉) pour apprendre de moi même et découvrir des choses que jamais tu n'apprendras a l'école(comme le respect, le partage et j'en passe; les choses essentiels a mes yeux) bref je ne trouve pas ma place ici, car je suis différent, personne ou presque ne partage mes idées et du coup on se sent seul, on se remet en question sans cesse et j'ai du mal a avancer!!

Tout ca pour vous dire que j'ai envi de partir, de vivre autres choses, de rencontrer des gens avec une autres cultures et une autres mentalités ou mes idées fusionneront avec les leurs(si possible)

Mais voila la "peur" de partir est omniprésente et ne me fait guère avancer, dans la société actuel ont a tout et on se sent en sécurité, le fait de partir, c'est l'inconnu, ca fait peur, je pense que c'est humain mais chez certaines personnes ca prend trop de place(en partis chez moi)!

On me dit souvent, ne réfléchis pas fonce, n'ai pas peur d'avoir peur, ca me touche de me donner des conseils de personne que je ne connais pas mais cela est plus facile a dire qu'a faire et donc ne m'avance pas, je stagne la, j'ai l'occasion de partir en corse pour travailler qques mois et donc de voir autres choses mais cela me fait peur de partir, et je sais aussi comme tjs que si je ne pars pas, je vais encore me dire "si j'avais su" pas facile du tout donc! J'aime le voyage et l'aventure bien que je ne suis pas bcq partis, c'est en moi, au fond c'est la vie que je veux mener et en meme temps je suis jeune mais voila, je suis un peu perdu!!

Donc voila faites moi part de vos impressions, de vos témoignages, de vos peurs, exprimer vous comme bon vous semble, cela m'apportera sans doute des réfléxions qui me feront réfléchir et j'éspère avancer(dsl d'avoir parlé autant de moi)

exprimez vous et je vous remercis tous et toutes et bonne continuation

Julien
Rencontre à Cagnes sur Mer le 22 avril 2006 English translation pending
by Nessie2 · 2006-03-13 · 112 replies
Hello à tutti😉

Ca fait bien longtemps qu'on ne c'est pas retrouvé autour d'une petite pitance et d'un bon verre pour discuter de nos voyages. (le 21 ou le 22 ou alors le 28 ou le 29 avril). Justement il se trouve que je connais un resto (où je ne suis jamais allée) ça serait l'occasion ou jamais à Cagnes sur Mer en bord de mer qui ne nomme Ipanema et qui est une Churrascaria. Bon ça ne vous dit pas grand chose sauf pour ceux qui sont allés au Brésil. Pour les végétariens ils y a autre chose comme des pâtes, des pizzas ect 😏 et sur demande il sera possible, La formule de ce resto est un buffet à volonté et différentes viandes que l'on vient vous présenter à table. Au Brésil ils nomment cela Rodizio. Le prix tourne autour des 22 €. Je ne sais pas pour l'instant si les boissons sont comprises ou non ?

Plusieurs de nos amis sont partis cet hiver tel PP06 qui a adoré l'Inde, Alan qui est reparti faire un tour au Cambodge, HélèneB qui dans 4 jours va faire un petit tour à Cuba, moi qui suit allée en RP ect....

Donc si ça vous dit dépêchez vous de venir faire coucou !!
Assedic en Nouvelle-Calédonie English translation pending
by Laubrupaul · 2006-03-11 · 30 replies
bonjour, je voudrais savoir si apres avoir travaillé en france depuis assez longtemps pour avoir les assedic, je pourrais en beneficier à mon arrivée en nouvelle calédonie, ce qui me permettrait de vivre en attendant de trouver un job. si vous savez quelque chose à ce sujet, pouvez vous me donner des renseignements? merci beaucoup de pouvoir m'aider.
Réflexion d'un retour de Cuba English translation pending
by Nicodu24 · 2006-02-24 · 111 replies
je reviens de pres d'1 mois et demi de cuba je ne veux pas m'eterniser sur mon sejour je veux juste dire que nous autres pays riche et industrialise avons beaucoup de chose a apprendre des sur le savoir vivre l'acceuil et je ne vois plus les chose de la meme maniere en france les gens passe leur temps a manifeste faire greve etc........... les cubains possede 100000 raisons de plus que nous de se plaindre mais il ne le peuvent alors ils en rigole nous serions incapable de rigoler de nos malheurs enfin bref je vais pas faire la morale au monde je voulais juste faire un clin d'oeil a ce peuple au grand coeur et a la communaute cubaine a l'etranger qui possede toute mon admiration ..........(d'ailleur ca m'a tellement plu que j'y retourne dans un mois...😛)
Conseils pour circuits en Namibie English translation pending
by Cindy24 · 2006-02-24 · 18 replies
Bonjour,

J'ai en projet de partir au mois d'août 3 semaines en Namibie. Je ne me "sens" pas de partir toute seule à l'aventure, donc je pense m'orienter vers un organisme de randonnée. Voici les circuits que j'ai sélectionnées par rapport à mes dates et durée de vacances. Pour ceux qui connaissent bien la Namibie, lequel vous parait le mieux? Sachant que mon but n'est pas de passer toute la journée en voiture, mais ausi de marcher! 1 NMB52 €Kalahari, Namib et chutes d’Epupa. 22 j. en v€hicule avec de nombreuses balades  pied. NMB52 €Kalahari, Namib et chutes d’Epupa. 22 j. en v€hicule avec de nombreuses balades  pied. JOUR 1-2 : PARIS (ou PROVINCE) – WINDHOEK - OTJIBAMBA Vol de nuit Paris (ou province) – Windhoek. Arriv€e . Windhoek et d€part imm€diat en direction du parc d’Etosha. Nuit en Lodge . l’ext€rieur de Windhoek ou . Otjiwarongo (en fonction de l’heure d’arriv€e). JOURS 3-4 : OTJIBAMBA – ETOSHA PN Route vers le parc d'Etosha. D€but d'un safari de 2j. . la recherche des animaux vivants autour de ce lac ass€ch€. Les f€lins y sont pr€sents ainsi qu’€l€phants, rhinoc€ros et une large vari€t€ d’antilopes. Camping dans le parc prs d’un point d’eau €clair€ pour l’observation nocturne des animaux. JOUR 5 : ETOSHA PN – KAOKOLAND - OPUWO Travers€e de la partie Ouest du parc d’Etosha, zone r€serv€e aux tours op€rateurs. Observation de la faune sur des zones plus sauvages et plus montagneuses. Sortie du parc et d€part en direction du Kaokoland, le pays des nomades Himbas. Opuwo, capitale des Himbas, ville de modernisme et de tradition o. se m€langent les diff€rentes ethnies du pays : Himbas, Hereros, Ovambos… Camping. JOUR 6 : OPUWO – EPUPA FALLS Nous remontons dans l’extr.me nord du Kaokoland jusqu’. atteindre les chutes d’Epupa. Rencontre avec les Himbas, l’une des derni.res tribus vivant encore selon des traditions ancestrales. Camping. JOUR 7 : EPUPA FALLS La journ€e est consacr€e . la d€couverte du fleuve Kunene et de ses magnifiques chutes d’Epupa. Visite d’un village Himba, balade en amont a la recherche des crocodiles, d€tente et coucher de soleil sur les chutes. Camping. JOUR 8 : DAMARALAND - KHOWARIB Nous redescendons vers le Damaraland o. nous atteignons le canyon du Khowarib dans l’aprs-midi. Balade dans ce splendide canyon. Camping. JOUR 9 : DAMARALAND - TWYFELFONTEIN Nous traverserons la concession de Palmwag (un ancien territoire annexe . Etosha). Des paysages de Sud-ouest am€ricain : c.nes volcaniques et montagnes tabulaires de grs rouges. Nous quittons vers le sud du Damaraland. Transfert au site de Twyfelfontein d’o. nous marchons . la d€couverte du site de gravures rupestres (+/- 6 000 ans) et du panorama qui nous attend depuis les hauteurs de falaises de grs. Camping dans les environs de l’Aba Huab (rivi.re ass€ch€e). JOUR 10 : TWYFELFONTEIN - SPITZKOPJE Court transfert vers le massif du Spitzkopje, un kopje impressionnant qui lui vaut bien son surnom du . Cervin namibien .. Rando . la d€couverte de ces €rosions o. nous pourrons admirer quelques peintures rupestres dans le creux d’un cratre. Nuit sous tente. JOUR 11 : SPITZKOPJE – CAPE CROSS - SWAKOPMUND Nous rejoignons Cape Cross et ses otaries (+/- de 80 . 150 000), la plus grande concentration d’Afrique australe. Un spectacle surprenant. Nous longeons l’Oc€an Atlantique jusqu’. Swakopmund. Nuit . l’h.tel. JOUR 12 : SWAKOPMUND Journ€e libre pour d€couverte et le shopping en ville. Nombreuses possibilit€s d’activit€s en option : survol du d€sert du Namib, croisire dans la baie : otaries et dauphins sont souvent au rendez-vous. Nuit . l’h.tel. JOUR 13 : SWAKOPMUND – DESERT DU NAMIB : BLOEDKOPJE D€couverte de la vall€e de la Swakop River aux paysages lunaires et de la surprenante Welwitshia Mirabilis, cette fameuse plante " fossile " pouvant atteindre plus de 1500 ans. Nous visitons le canyon de Timkas et ses €tranges sculptures de granit ainsi que le massif de Bloedkopje lors d’une jolie rando en aprs-midi. Nuit sous tente. JOUR 14 : NAMIB : BLOEDKOPJE - HOMEB 14. Transfert vers la Kuiseb River. Balade en aprs-midi et possibilit€ de contempler le coucher de soleil au sommet des dunes. Bivouac . Homeb, oasis de verdure et frontire entre les plaines du nord et l’oc€an de dunes ocre au Sud. JOUR 15 : NAMIB : HOMEB – SESRIEM - CANYON DE SESRIEM Transfert . Sesriem et visite du canyon. Camping. JOUR 16 : NAMIB : SESRIEM - SOSSUSVLEI Trs t.t le matin, nous quittons vers Sossusvlei et Dead Vlei, ces lacs ass€ch€s et durcis d’une cro.te blanch.tre sal€e. Situ€s au centre d’un gigantesque cirque de dunes ocres et rugissantes, nous grimperons une des plus hautes dunes du monde (300 m de haut !) pour mieux admirer ce lieu magique. En aprs-midi, rando jusqu’au sommet de la dune d’Elim afin d’y contempler le coucher de soleil. Camping. JOUR 17-18 : NAMIB : SESRIEM – NAMIB-NAUKLUFT : ZEBRA NATIONAL PARK Court transfert dans les montagnes du Namib-Naukluft. Nous consacrons un jour et demi . pied . ce massif cisaill€ de gorges aux sources d'eau claire et aux piscines naturelles o. les Kookerbooms (vari€t€ d’alos g€ante, end€mique au d€sert du Namib) sont nombreux. Camping. JOUR 19 : NAMIB-NAUKLUFT : ZEBRA NATIONAL PARK - KALAHARI Nous continuons notre travers€e de la Namibie vers le Kalahari. Possibilit€ d’une balade en 4x4 d€couvert dans les dunes rouges du Kalahari jusqu’au coucher du soleil, ap€ritif en haut d’une dune (en option). Camping. JOUR 20 : KALAHARI - WINDHOEK Nous levons le camp pour nous diriger vers Windhoek. Aprs-midi de shopping et nuit en h.tel. Possibilit€ d’effectuer une excursion guid€e pour l’observation de gu€pards et /ou de lions au lodge d’Amani (en option). JOURS 21-22 : WINDHOEK – PARIS (OU PROVINCE) Transfert . l’a€roport et vol sur Paris (ou province). Arriv€e le j. 22.

OU Jour(s) 02 Arrivée à l`aéroport de Windhoek en milieu de journée. Accueil aéroport par votre accompagnateur puis départ vers l`ouest du pays. Installation au camping de Nauchas. Transport : minibus Jour(s) 03 Nous nous dirigeons sur le Zebra parc dans la réserve du Namib-Naukluft, où nous nous installons pour deux nuits au camping. Balade agréable dans l`après-midi dans les montagnes du Naukluft. Nb d'heures de marche : 3 Jour(s) 04 Journée de marche dans les montagnes du Naukluft, possibilité de voir des zèbres, des oréotragues et de se baigner dans les piscines naturelles. La baignade dépend de la période de l`année pendant laquelle vous visitez la Namibie, ces points d`eau naturels peuvent être à sec pendant la saison sèche. Nb d'heures de marche : 5 à 6 Jour(s) 05 Nous sommes aujourd`hui au coeur des grandes dunes du Namib et nous nous installons pour deux nuits au camping de Sesriem. Dans l`après-midi, nous partons du campement vers la dune Elim, nous atteignons son sommet pour le coucher du soleil. Nous retournons au campement en bus. Nb d'heures de marche : 2 Jour(s) 06 Départ matinal en direction du coeur des dunes. Nous prenons le petit déjeuner au départ de la randonnée et nous marchons en direction de la crazy dune. après l`ascension de la plus haute dune de Sossusvlei, nous descendons dans le Dead vlei puis retour au bus et au campement. Nous pique niquons au site de Sesriem puis repos détente au bord de la piscine avant la visite l`après-midi, du canyon de Sesriem. Possibilité de retourner au campement à pied. Nb d'heures de marche : 5 à 6 Jour(s) 07 Nous partons vers la petite bourgade, le bagdad café de Namibie, appelée Solitaire, au croisement de toutes les pistes. Petite halte où vous pourrez déguster les uniques apple cramble puis direction vers le nord du parc du Namib Naukluft et le site de Homeb sur la rivère de Kuiseb. Nous sommes à la limite des dunes, plus au nord et on arrive sur un désert plus minéral avec des rochers. Arrivée dans l`après-midi, montage du camp puis balade dans les dunes. Les paysages sont superbes et isolés. Nb d'heures de marche : 2 Jour(s) 08 Nous partons plus au nord pour atteindre le site de Bloedkoppe. Installation du campement puis en fin d` après-midi nous grimpons cet impressionant monolithe granitique pour une vue imprenable sur le parc du Namib. Nous aurons certainement la chance d`observer quelques animaux dans cette région sauvage. Nb d'heures de marche : 2 Hebergement : camping à Bloedkoppe Jour(s) 09 Par le route du Moonlandscape et la plaine des Welwitschia Mirabilis, la doyenne des plantes de notre planète, nous rejoignons la ville de Swakopmund en fin de matinée. Installation dans de petits bungalows. Apres midi libre avec possibilité de faire un survol des dunes et de la côte en petit avion, de faire du quad ou encore du Sand-boarding. Jour(s) 10 Départ de Swakopmund en direction du site de Cape Cross le long de la côte. Visite de la réserve où se sont données rendez vous des milliers d` otaries à fourrure. Nous prenons maintenant la direction du massif du Spitzkoppe pour y installer notre campement pour 2 nuits. Jour(s) 11 Nous visitons le site de Spitzkoppe et ses célèbres peintures d`origine bochimans. L`après-midi, balade autour du site avec la possibilité de grimper dans les koppe granitiques. Nb d'heures de marche : 5 à 6 Jour(s) 12 Nous rejoignons le célèbre massif du Brandberg, plus haut massif Namibien qui contient des milliers de peintures rupestres. Installation sur les bords de la rivière Ugab. Possibilité de voir des éléphants qui se sont acclimatés au milieu désertique. Dans l`après midi, marche à l’intérieur du massif pour découvrir la fameuse peinture de la Dame Blanche. Nb d'heures de marche : 2 à 3 Jour(s) 13 Nous continuons notre visite de cette région sauvage, le Damaraland. Dans l`après-midi, nous nous baladons pour découvrir le site de gravures rupestres de Twyfelfontein. Nb d'heures de marche : 2 Jour(s) 14 Nous remontons à présent plein nord en direction de la rivière Hoanib. Sur la route, nous avons de grandes chances de voir des oryx, des springboks et des girafes. Nous nous installons au camping situé au coeur de magnifiques gorges dans la rivière Hoanib. Possibilité de voir des éléphants du désert et de baignade dans la rivière (si la saison le permet). Nb d'heures de marche : 1 Jour(s) 15 Nous rentrons dans la région du Kaokoland et nous faisons route en direction de Opuwo. Véritable melting ethnique, ce sera notre premier vrai contact avec la population Himba. Installation en camping à l`extérieur de la ville. Jour(s) 16 Le matin de bonne heure, nous partons avec un guide local visiter un village Himba pour comprendre le mode de vie et voir vivre cette population qui a gardé ses coutumes ancestrales. En fin de matinée, nous redescendons en direction du parc de Etosha. Un point d`eau non loin de l`endroit où nous montons notre camp permet d`observer les animaux en toute tranquillité. Jour(s) 17 Nous entrons dans le parc d`Etosha par la porte ouest. Cette partie du parc est très peu fréquentée car seulement réservée à quelques compagnies de tourisme. Il nous faut une demi journée pour rejoindre le campement d`Okaukuejo où nous nous installons. L`après midi, nous pouvons faire une "game drive", c`est à dire partir à l`observation du parc en véhicule, ou tout simplement nous reposer au bord de la piscine. Un point d`eau éclairé la nuit permet d`observer des animaux difficilement visibles la journée. Hebergement : camping à Okaukuejo Jour(s) 18 Ce parc qui fait la superficie de la Belgique est un des plus grands parcs animaliers en Afrique. Nous allons durant cette journée rechercher les animaux qui peuplent ce parc. Nuit dans le camp central de Halali. Il y a aussi un point d`eau éclairé la nuit, le léopard vient souvent s`y désaltérer. Hebergement : camping à Halali Jour(s) 19 Nous parcourons la partie est du parc, riche en faune et en points d`eau naturels. Nous installons notre campement à Namutoni. Hebergement : camping à Namutoni Jour(s) 20 Nous entamons notre redescente sur Windhoek. A mi-chemin, nous installons notre campement au pied du Plateau du Waterberg. Dans l`après-midi, balade au pied du plateau que nous gravissons finalement pour avoir une vue imprenable sur la région. Dénivelé plus : 100 mètres Nb d'heures de marche : 4 Jour(s) 21 et 22 Nous rejoignons Windhoek. Sur la route et suivant l`horaire de retour, nous nous arrêtons au marché de Okahandja pour faire du shopping. Possibilité également de faire quelques achats à Windhoek, toujours si l`horaire du vol retour le permet. Transfert pour l`aéroport et vol retour pour Paris.

Merci par avance de votre aide,

Cindy
Sol Cayo Santa Maria English translation pending
by Pellejo · 2006-02-21 · 9 replies
bonjour j'aimerais savoir si quelqu'un est allé au sol Cayo Santa Maria cette année. Nous comptons y retourner si vos commentaires sont bons. L'an dernier nous y étions et ce fut des vacances de rêve, la nourriture était excellente..au buffet crevettes tous les soirs, boeuf, poulet, porc, poisson de quoi plaire à tout le monde. Cette année nous sommes allés à Punta Cana et notre déception a été très grande, alors si vous avez des infos merci de m'en faire part. Josée
Voyage organisé ou pas pour un voyage seule en Europe? English translation pending
by Helap58 · 2006-02-18 · 25 replies
Bonjour, je suis une québécoise qui ira prochainement pour la première fois de sa vie en Europe pour 4 mois 🙂... toute seule.🤪.. mon problème est le suivant: j'ai entendu parler d'un voyage organisé pour les 18-35 ans. C'est un voyage en camping de 22 jours où on visite 7 pays... et on voyage en autobus. Au début, je voulais le faire, mais je me suis rendu compte que c'était très cher et que je voulais peut-être passer plus de temps dans chaque pays. Mais le concept tout-organisé avec d'autres jeune me plaît bien comme je suis seule.. voyez le dilemme?? Il y a le fait aussi que j'aimerais travailler en europe un bout de temps (probablement en Angleterre)

Est-ce qu'il y a des gens qui ont déjà fait un voyage organisé de se genre?? est-ce que vous me le conseillez ou déconseillez??

Merci pour les infos!!
Cloonage de cartes de crédit au Panama English translation pending
by Marisoleil · 2006-02-17 · 35 replies
Hier,

J'ai eu une méchante surprise lorsque j'ai su que la carte de crédit de mon chum avait été clooné et probablement à partir du Panama pourtant nous avons fait attention de ne pas l'utiliser n'importe quel endroit. Nous avons acheté au Multi-centro et avons payé nos excursions avec la carte de crédit à partir de l'hôtel Decapolis et je pense que c'est là que c'est arrivé car la personne a passé 2 fois notre carte en disant que la machine ne fonctionnait pas bien et nous avions remarqué que cela prenait du temps. Les autres fois, nous avons acheté dans de petites boutiques ou marché aux puces mais en argent comptant. Ils sont en entrain de faire enquête à ce sujet. La personne a dépensé 1000.00$ avec ma carte de créen Europe hier. Je vous en donnerai des nouvelles.
Club Amigo Carisol Los Corales à Santiago de Cuba English translation pending
by Ebize · 2006-02-14 · 51 replies
Bonjour,

J'aimerais avoir des informations sur Santiago de Cuba, si les plages sont belles, température, si l'ambience est bien etc.....

Plus précisément j'Aimerais savoir si quelqu'un a déja séjourné ou déjà entendu parler de cet hotel 3* à Santiago de Cuba. : Club Amigo Carisol / Los Corales

Je partirais du 10 au 17 mars 2005.

Merci beaucoup !!!
Hôtel Thalassa Village à Sousse English translation pending
by Gaoul · 2006-02-07 · 462 replies
Bonjour, à tous,

J'aimerai avoir plus d'infos sur l'hotel ci-dessus mentionné car j'aimerai partir au mois d'aout avec FRAM, sur certain sites il est 4* et d'autres 3* comme chez Fram.

D'avance merci pour vos réponses.
Être une femme a parfois ces avantages... English translation pending
by Nil · 2006-02-04 · 23 replies
Bonjour,

Sur ce forum, on aborde souvent la question d'être une femme dans tel ou tel pays.... Est-ce que cela peut causer des problèmes, etc.

J'aimerais avoir vos expériences en tant que femme, qui au lieu d'avoir des ennuis, ont la vie plus facile que les hommes en voyages.

Par exemple:

Depuis que je suis ici, pour moi, il est clair que je m'en sors mieux que mon fiancé. J'ai normalement de meilleurs prix que lui, si j'ai besoin d'aide, je trouve rapidement quelqu'un prêt à m'aider, et j'ai plus souvent des ''passes droites'' en tant que femme.

Sortir son plus beau sourire, et cela aide énormément.

Jeudi, deux étudiants me parlaient de leur projet. Une fille et un garcon. Pour leur projet, ils avaient besoin d'avoir des photos dans un train. Mais les gardes ne voulaient pas les laisser faire, et lorsque le garcon a discuté avec l'homme en charge, celui-ci exigeait de l'argent en retour. N'ayant pas les moyens financiers, ils sont repartis bredouilles. J'ai alors dit à mon étudiante d'essayer toute seule. De sortir son jolie sourire, d'être mignonne et de demandé gentiment. Ils sont revenus me voir hier, très contents. Cela avait marché. À tel point, que les gardes les ont aidé. Ils ont prit le thé tous ensemble et on pu faire de magnifiques photos dans les vagons. Je fût très surprise d'avoir vu juste sur ce point.

Alors, pour une fois qu'être une femme sert très bien diverses situations, j'aimerais bien receuillir vos expériences dans ce sens...

Nil
Week-end entre VFistes en Provence: 1-2 juillet 2006 English translation pending
by Lolodesiles · 2006-02-02 · 186 replies
Salut les VFistes !

Alors voilà, je crois que la rencontre dans les Alpes VF 2004 (photos sur
http://VF-meetings.tripod.com/weekendVF ) avait plu à tout le monde donc je remets ça!... Cette fois j’ai pensé à un lieu hautement stratégique : à mi-chemin entre Lyon et Marseille, à côté de Dieulefit, mais la rencontre n’est pas réservée aux seuls VFistes Lyonnais et Marseillais ;-) J’ai réservé 15 places au Gîte communal de Damian. 15 places seulement car j’ai du verser un acompte de 30% non remboursable, alors j’ai préféré limiter le risque… Mais cela ne veut pas dire que la rencontre sera limitée à 15 personnes: si nous sommes plus de 15, je ferai rajouter des places tant que le gîte aura des places disponibles.

Le tarif demandé par le gîte sera d’environ 30 euros par personne, incluant nuitée (chambres de 6) + repas du samedi soir + petit déjeuner du dimanche matin + accès à la piscine !...



Activités sur place : - pic-nic samedi midi et dimanche midi - discuter voyages au bord de la piscine ;-) - balades panoramiques autour de Dieulefit (quelques sommets approchent les 1000m) - baptême en ULM : pour ceux qui sont intéressés, je propose de former un groupe ! Voir le site http://www.espace-aerien.com/...mesdelair/index.html

Pour se rendre au Domaine de Damian: - Rendez vous dans la journée du samedi au Domaine de Damian pour ceux qui viennent en voiture, j’y serai en fin de matinée. - Pour ceux qui viennent en train (gîte à 38km de la gare) : on se débrouillera pour que des VFistes voiturés passent par Montélimar.

Pour s’inscrire à cette rencontre, me préciser : - A combien vous venez - Dans quelle tranche horaire vous penser arriver le samedi - Votre moyen de transport - Si vous arrivez en voiture, le nombres de places que vous avez à proposer en covoiturage - Si vous arrivez en train, à quelle heure vous arrivez en gare de Montélimar - Si vous êtes intéressé pour passer votre baptême ULM avec moi 😏 - Comme en 2004, m’envoyer un chèque d’acompte de 10 euros correspondant aux 30% non remboursables que j’ai avancés. Je donnerai mon adresse en message privé. Ces chèques ne seront encaissables qu’à partir du moment où nous sommes sûrs d’être au moins 15, et le solde sera payable au gîte. Désolé ça fait toujours un peu administratif mais organiser ce genre de rencontre ne peut pas être fait à la légère car j'aurai des pénalités à payer en cas d'annulation après le 15 mai . Et puis j'aime po les désistements na 😛

Bien sûr, je sais bien qu’il est encore tôt pour s’inscrire mais comme je m’absente jusqu’au 10 mars, j’ai préféré annoncer la rencontre avant pour que vous puissiez la noter dans vos agendas. Souvenez vous : 1er et 2 juillet à Dieulefit !!

NB : pas ou peu de connections internet du 9 février au 10 mars car je serai en Bolivie 🙂
Préparer son itinéraire d'un tour du monde tout seul English translation pending
by Manubrak · 2006-01-31 · 12 replies
juste une petite question pour savoir si certains ont deja ete dans la meme situation ! je desire partir dans environ 1an et demi a deux . pour l'instant je suis tout seul de vrt decidé a partir et j'ai deja envie de commencer a preparer l'itinéraire. mais bon je prefererai le faire a deux bien sur . comment preparer tout ca sans l'avis de son futur binome ??? dans l'attente de reponses et meme pourquoi pas de gens interessés par ce TDM je vous salue tous et good trip a tous ! bye manu
Récit de voyage Brisas Santa Lucia English translation pending
by Soso120 · 2006-01-30 · 11 replies
Récit de voyage et Anecdote au Brisas à Santa Lucia Cuba

Lundi 16 janv.-06 Ensoleillé 30F 03, 45 hrs stationnement voiture au Parnfly service valet 04, 00 hrs Aéroport Trudeau à Montréal, récupération de nos billets et documents au comptoir de Signature, puis enregistrement au comptoir de Skyservice. Embarquement à 08, 45 hrs soit une demi-heure plus tard. 12, 00 hrs arrivé à l’aéroport de Camaquey : Tous les passagers récupèrent leurs bagages normalement sauf les nôtres qui arrivent par la suite sur le convoyeur suivi par 2 agents des douanes et du chien renifleur qui passent par l’ouverture du convoyeur et qui se déploient dans la salle, Au moment que je prend mes bagages une douanière se pointe vers moi et me dit de poser mon sac de sport sur la table pour une inspection. Puis elle commence à vérifier les pochettes de chaque coté, alors je lui demande que cherchez- vous, alors elle me demande : Avez-vous un chien? Oui je lui répond j’ai un gros chien Husky, alors là elle regarde un peu en furie ses confrères qui sont dans la salle et me laisse partir. Le chien renifleur sentait mon chien et devenait tout fou. Transport en autocar entre l’aéroport et le Brisas environ 1, 20 hrs 14, 30 hrs enregistrement on nous donne la chambre # 119 et à la banque à l’hôtel échange d’argent Canadien en Pesos convertible ex : $100.00 Cdn = 76.52 pesos ou 100 Pesos = $111.92 Us. Très belle chambre au premier et le balcon terrasse donne sur l’arrière donc une plus grande intimité pour relaxer, la salle d’eau super propre avec bain douche, bidet et sèchoir à cheveux. Note : tous fonctionnent sur le 220 volts. Puis on déballe nos valises et l’on installe crochets à ventouse dans la salle d’eau et corde à linge sur le balcon, vraiment très utile et surtout ne pas oublié une tapette à mouche si l’on veut laisser la porte patio ouverte lorsqu’on est dans la chambre. Puis c’est la visite du complexe et le 5 à 7 au bar principal avec spectacle de karaokee, suivie du souper au resto buffet, et du spectacle de danse, chanteur et chanteuse cubain en soirée.

Mardi 17 janv.-06 Ensoleillé avec 30F Promenade sur la plage. Déjeuner au resto buffet, puis réunion avec notre représentante Dania de Signature qui nous donne la liste des excursions etc. et prend note des doléances de certaines personnes afin de remédier à certains problèmes tel que : un couple demande de changer de chambre car ils sont trop près de la piscine, un couple de jeunes filles eux c’était un manque d’eau chaude dans leur unité et nous c’était une réparation à faire à la pomme de douche car certain jets arrosaient de coté et arrosaient toute la salle d’eau. En fin de journée tous les problèmes avec été remédiés. Donc très bon service de la part de notre représentante Dania. Suivi des réservations pour les 2 soupers à la carte et des excursions. Puis c’est la grosse misère noire une partie de la journée : lotion solaire, plage, sable blanc, mer turquoise, rhum punch, piscine etc. Vers 19, 00 hrs souper romantique, au resto de fruit de mer Alphonsio sur le pier en face du Grand Santa Lucia dont j’avais réservé auparavant le midi : Entrée de spaghetti au fruit de mer, d’une grosse langouste, vin, dessert et café : coût 25 pesos par personne, c’est un rendez-vous à ne pas manquer. Retour au Brisas, spectacle César et Cléopâtre animé par les membres d’animation et 6 touristes lesquels doivent faire certains concours d’adresse. Vers la fin du spectacle, il y a eu un accident 1 des participants a glisser sur les tuiles de céramiques qui était mouillées et il a été inerte pour un bon 10 minutes heureusement qu’il y avait parmi les touristes un médecin et une infirmière sur les lieux, qui lui ont prodigué les premiers soins, une vingtaine de minutes plus tard, ils ont amener une civière très rudimentaire afin de le reconduire dans sa chambre, car sur place à l’hôtel après 17, 00 hrs la clinique est fermé. Note donc une chose à vérifier avant de réservé à un hôtel en particulier, si il y a des services d’urgence disponible 24 hrs sur 24 sur place ou un très bon service ambulancier vers un grand centre hospitalier. J’imagine une seconde un touriste qui fait un ACV ou autre chose de grave vraiment il est fait.

Mercredi 18 janv.-06 Ensoleillé avec 32F 08, 30 hrs Excursion Crocodile tour, transport en autocar environ 1, 30 hrs, Arrêt et visite à une petite école de village, à la fabrique de violon et guitare, et dans un village avant d’arriver au centre de reproduction des crocodiles. Visites des différents bassins de reproductions : 6 mois à 1 an, 1 an à 5 ans, 5 ans à 10 ans, 10 ans à 15 ans et 15ans+ adultes bon pour la reproduction. Cocktail de bienvenue suivi d’une visite dans un ancien village d’aborigène et d’une caverne sous un arbre qui servait auparavant de cache pour les esclaves, puis retour en canot vers le centre d’interprétation pour le buffet et ceux qui veulent manger du crocodile ( non inclut : coût 10 pesos ) puis vers 15, 00 hrs c’est le retour au Brisas. 20, 30 hrs souper au resto à la carte le Del Mar, c’est le même resto qui sert le midi sur le bord de la plage des hamburgers etc. et qui le soir est convertie en resto à la carte. Spectacle : Imitation humoristique des plus grands chanteurs International, présenté par l’équipe d’animation, certains numéro ont été très drôles.

Jeudi 19 janv.-06 Ensoleillé avec 30F et un peu de vent 10, 00 hrs à 15, 00 hrs. Visite en calèche de Santa Lucia au grand complet et de la plage Cocoa. Dîner à la langouste dans un resto privé près de la plage au coût de 10 pesos par personne + 1 pesos pour le vin, très grosses langoustes vraiment très bien. Puis c’est le retour au Brisas et souper à la carte en soirée au resto international qui est situé sur le site juste à coté du resto buffet.

Vendredi 20 janv.-06 Ensoleillé et nuages dispersés 30F et venteux. Excursion à Playa Bonita canceller à cause des vents. Promenade au mini centre d’achat près du centre culturel, pas grand chose là, on retrouve tout dans nos boutiques au Brisas. Le restant de la journée, Puis c’est encore une autre journée de grosse misère noire et j’ai tombé pour la première fois dans le sable: lotion solaire, plage, sable blanc, mer turquoise, rhum punch, piscine etc. En soirée souper au resto buffet et spectacle.

Samedi 21 janv.-06 Ensoleillé et nuages dispersés 30F et venteux. Encore une autre journée de grosse misère noire et j’ai tombé pour la deuxième fois dans le sable : lotion solaire, plage, sable blanc, mer turquoise, rhum punch, piscine etc. En soirée souper au resto buffet et spectacle.

Dimanche 22 janv.-06 Ensoleillé et nuages dispersés 30F et assez venteux. Pour la dernière fois. Encore une autre journée de grosse misère noire et c’est là que j’ai tombé pour la troisième fois dans le sable blanc tout chaud : lotion solaire, plage, sable blanc, mer turquoise, rhum punch, piscine etc. En arrivant dans notre chambre nous retrouvons sur notre lit un autre montage en serviette, ainsi q’une note et un cadeau en noix de coco sculpté en forme de bonhomme avec un petit chapeau de paille et un gros cigare gracieuseté de notre femme de chambre. La note disait : Chers invités ceci est un cadeau pour vous, bon voyage bye bye votre femme de chambre Dielvis. C’est vrai que nous l’avions un peu gâté toute la semaine, en laissant sur notre tête d’oreiller chaque matin un sac de cadeaux. Puis c’est le bouclage des valises et en soirée souper au resto buffet et très belle parade de mode.

Lundi 23 janv.-06 Ensoleillé et nuages dispersés 30F et assez venteux C’est ma fête 62 ano . Déjeuner puis finalisation des bagages, check out, et la banque conversion des pesos en argent canadienne. Note : Ne pas oublier de gardez 25 pesos par personne pour la taxe de départ à l’aéroport. 10, 15 hrs c’est le départ du Brisas en autocar vers l’aéroport de Camaquey. 12, 00 hrs on passent les points de contrôle et nous sommes prêts pour l’embarquement. 13.10 hrs notre avion Skyservice arrive sur la piste débarque les nouveaux touristes qui vont à Santa Lucia et aussi les touristes en transit vers Santa Clara, puis c’est l’attente environ 1 hr, Puis tous le personnel de bord ainsi que les pilotes débarques de l’avion, on referme les portes et l’on retire les escaliers d’embarquement et l’on nous annonce que l’avion à un problème technique, et que l’on devra attendre un autre avion venant de Toronto, un autre heure plus tard on décide de transporter en autocar les touristes qui étaient en transit pour Santa Clara, c’est un bon voyage entre 4 à 5 hrs en autocar, car la distance en avion entre Camaquey et Santa Clara est d’une demie heure, puis on nous annonce que l’avion en partance de Toronto pour nous rapatrier doit partir à 18, 00 hrs et arrivé à Camaquey vers 21, 10 hrs, Durant toute cette attente, nous avons dû rechanger de l’argent en pesos afin d’acheter de l’eau en bouteille, des rafraichissements, un jeu de carte pour passer le temps etc. Durant l’après midi vers 15, 30 on nous a servi un sandwiche au jambon fromage ainsi qu’un breuvage, et vers 19, 30 hrs un assiette de jambon et riz, qui ma foi n’était pas mangeable, 21, 15 hrs l’avion arrive sur la piste et c’est l’embarquement enfin. 22, 15 hrs Escale à Santa Clara pour rapatrier les touristes vers Montréal. Arrivé à l’aéroport Trudeau à Montréal 01, 10 hrs. Récupération de nos valises, mais l’on doit attendre une autre demie heure car le carrousel à bagage a tomber en panne et l’on a dû faire appel au technicien pour le redémarrer. Puis c’est la récupération de notre véhicule au stationnement de Parknfly coût de la semaine total : $63.14 incluant le service de voiturier, le vestiaire et les heures supplémentaire soit de 05, 05 hrs à 02, 22 hrs, presque une journée supplémentaire avec ce retard d’avion. 03.00 hrs arrivé à la maison, je commence à déballé en premier mon sac de sport à ma grande surprise, je me suis fais piquer mon lecteur de cd et deux mini radios portatif lesquels étaient dans un étui, le voleur a pris le contenu et à laisser l’étui dans le sac. C’est sûrement durant notre attente à Camaquey, car nos bagages ont restés des heures durant sur les chariots et que mes bagages était sur le dessus de la pile de valises.

En résumer très beau voyage malgré ces aventures. Mais je regarderai pour nos prochaines vacances en janvier prochain une autre destination soleil pour un bon 15 jours au lieu de 1 semaine c’est vraiment trop court, aussi une meilleure bouffe, une plage sans algues et un autre transporteur. Car avec Skyservice on nous a seulement offert un coupon rabais de $50.00 de dédommagement par personne valable pour 3 ans sur un nouveau vol avec Skyservice que je n’ai pas remplie pour l’instant car le remplir maintenant c’est accepté leur arrangement, donc plus de recours en dédommagement. J’ai envoyer à Signature et à Skyservice un avis en dédommagement, donc j’attend une réponse d’ici 8 semaines, par la suite on verra s’il y a lieu à d’autre recours à prendre.
Europe - Cameroun en train? English translation pending
by Chryss · 2006-01-23 · 16 replies
bonjour, est ce possible de se rendre au cameroun en train en partant d'europe (france) ? est ce long ? connaissez vous un site pour ce genre d'info ? merci
Théâtre itinérant pour l'ouest de l'Afrique English translation pending
by TontonJC · 2006-01-22 · 15 replies
Salut !

Nous préparons une itinérance d'un an en camping car à travers l'Afrique de l'Ouest. Le but est d'échanger autour du théâtre. Nous faisons partie de la troupe du Méridien, établie à Cayenne. Personnellement, je fais dans l'écriture et la mise en scène. Je compte donc monter un petit spectacle autour des contes guyanais. Ce spectacle se veut ouvert et tend à faire participer les gens, notamment les enfants. Nous en sommes encore au stade du projet, mais les contacts que nous pourrons avoir nous orienteront à n'en pas douter dans notre démarche. Il est tout à fait envisageable de monter des ateliers. Nous serons deux. Et vive la rencontre ! N'hésitez pas à nous contacter, nous répondrons avec plaisir. Et bonne année pleine de projets !

JC
Idées de circuit pour 4 semaines en Australie en août English translation pending
by Deedou · 2006-01-19 · 101 replies
Bonjour à tous !🙂

Je souhaite partir avec mon ami au mois d'août en Australie pour 4 semaines. Etant donné le climat, je pensais atterrir à Sydney (dommage de ne pas la visiter même si ce sera l'hiver) puis remonter la côte Est jusqu'au Nord et peut être décoller du Nord pour ne pas perdre du temps.

A part ça, je n'ai pas beaucoup avancé. Si j'ai l'habitude de concocter mes circuits moi-même, le dernier en date fut le Rajasthan, je suis un peu perdue dans l'immensité de l'Australie...🤪 J'ai regardé avec le moteur de recherche de VF mais je ne trouve pas grand chose pour m'aider. Je fais donc appel à vous qui êtes allés fouler le sol ozien...😊

Pour vous "aider" à cerner le type de voyage que nous cherchons : nous aimons les vieilles pierres dans une mesure raisonnable, nous aimons la nature et les grands espaces (bonus pour les coins de pêche en eau douce) nous aimons la plongée sans être des pros (aller là-bas et ne pas plonger sur la barrière de corail serait pour moi bien dommage...mais je ne veux pas jouer à collé/serré avec les autres touristes...dons pas de hot spot s'il vous plait ! 😉 ) nous aimons les villes quand elles sont extraordinaires (je pense à New York, Prague et donc Sydney !) et sont pleines de surprises pour des français comme nous...vivant à Marseille de surcroît !😉 nous aimons rencontrer les gens, connaitre la culture du pays, etc. nous pensons voyager "backpackers" mais des bonnes adresses de charme pour un jeune couple seront appréciées !😊

En gros nous aimons rencontrer un pays et pas trop nos collègues touristes (mais ça je crois que c'est un mode de voyage assez répandu sur VF !😇). Nous ne courrons pas après les lieux incontournables même si certains le seront pour nous (vous me suivez ?!). En fait, je me pose la question de l'intérêt d'aller à Ayers Rock...ça semble prendre pas mal de temps...

Je suis aussi preneuse de toutes les bonnes adresses sur les circuits que vous me proposerez. Je me demande aussi comment me déplacer, location d'un 4x4 voire d'un camping-car ? Quels sont les temps de trajet ? Quel est le budget à prévoir ?

Merci d'avance à vous !🙂🙂🙂
Volontariat en Equateur English translation pending
by Odilsita · 2006-01-16 · 180 replies
Bonjour à tous, Je viens de Suisse et je suis maintenant depuis 4 mois en Equateur où je travaille comme volontaire. Je viens raconter un peu mon experience sur le forum parce que c'est par l'intermediaire de forum comme celui-ci que j'ai trouve l'organisation qui m'accueille actuellement. Et j'espere que je pourrai aider certains d'entre vous! Donc je vis a Quito, dans une maison de volontaires. Cette agence est en lien avec plein de centres, d'ecoles, d'institutions, ... a Quito et dans d'autres regions d'Equateur aussi. A mon arrivee, on m'a demande les domaines qui m'interessaient, j'ai pu visiter plusieurs centres et j'ai choisi ce qui me plaisait le plus. J'ai par exemple travaille 3 mois dans une ecole pour enfants sourds. J'ai travaille aussi dans une garderie d'un quartier pauvre de Quito. Pour changer un peu d'air, je suis allee durant une semaine sur la côte construire des maisons pour des gens extremement defavorises. J'ai aussi differents projets pour le reste de mon annee ici, en Equateur. Je pense aller faire un mois de volontariat aux Galapagos en mars puis je vais peut-etre aller donner un peu de moi dans une communaute dans la foret amazonienne. Voila, n'hesitez pas a me repondre ou a me contacter directement sur mon mail pour plus d'infos!
Croisière Sun Princess English translation pending
by Siboulette · 2006-01-11 · 36 replies
Bonjour j'aimerais savoir si quelqu'un connais le Sun Princess ? Je prend ce bateau en Mars ............nous allons 10 jours dans les Antilles . Merci !!
Trucs et astuces pour les Québécois qui veulent travailer en Angleterre avec un visa travail/vacance English translation pending
by Stefetrose · 2006-01-05 · 2 replies
Ce courriel a été envoyé à une québécoise qui a l'intention de se rendre en Angleterre via le visa travail/vacances. Il y a bien des chances que je ne répondent pas à vos questions mais j'ai crus que les informations pourraient être intéressantes à partager. Les commentaires et et les informations supplémentaires sont bien sûr acceptés. Bonne lecture! * *********************************************************************

Bonjour Daiquiri,

Avant de commencer, j'aimerais te souhaiter un merveilleux voyage et je sais que ton adrénaline est dans le tapis avec tous les inconnus que tu as présentement mais je te dirais de ne pas t'inquiéter. Tu vas voir, d'ici deux semaines tu vas te dire que tu t'inquiétais pour rien. En fait, j'envie ton excitation!!!

Pour mieux t'aider, je vais t'informer par sujet;

Bonne lecture

Où habiter?

Pour ma part, j'ai été principalement à deux endroits soit; Brighton et Edinbourgh (Écosse) pour une période d'un an chacun.

Brighton! Wow quelle ville! J'ai même failli m'y installer pour de bon. C'est une ville au sud de Londres (moins d'une heure en train) où tu trouveras la plage, la mer, un château, des cafés et des restos a la tonnes, un nightlife incroyable, des gens jeunes et moins indépendants qu'à Londres.

J'ai choisi cette ville parce que le coût de la vie est beaucoup moins cher qu'à Londres. Je pouvais me rendre à Londres facilement pour y visiter tous les attraits touristiques et parce que les emplois étaient faciles à trouver. Par contre, je me suis aperçu rapidement que cette ville était beaucoup plus que ça. Il y a plusieurs universités reliés aux arts (donc, des gens bohèmes, grunges, des artistes quoi!). La France (Dieppe) est juste à côté et tu rencontreras des jeunes venus de partout (Italiens, Espagnols, Français, sud Africains et j'en passe) pour y venir travailler. Brighton est aussi la capitale gay d'Europe. Ce n'est pas perceptible dans la rue mais tu vas sûrement te faire ami avec l'un d'eux qui te fera connaître une autre facette de cette ville. Je te jure qu'ils sont de party.

Edinbourgh! C'est une ville monument! Les châteaux, édifices et autres monuments sont incroyables. Tu peux faire le tour des highlands et visiter les distilleries de Scotch. Ça reste une capitale, c'est grand et c'est cher. Contrairement à Brighton, la vie est basée sur le travail et les rencontres entre voyageurs sont plus rares. Le système de transport est très bien organisé et les gens plus sympathiques qu'en Angleterre. Il ne faut pas appeller un Écossait, un Anglais! Ils te répondront rapidement à ce sujet. Tu vas voir assez rapidement. Ce sont des gens fiers et les bagarres à la sortie des bars sont fréquentes.

Le travail

Pour ma part, j'ai trouvé du boulot en moins de 48 heures. J'avais même le choix. La première chose à faire est de t'ouvrir un compte de banque là-bas. Pourquoi? Plusieurs employeurs utilisent le dépot direct et ça te permet de ne pas garder tout ton argent sur toi. L'autre avantage, tu vas trouver que le coût de la vie est très cher en argent canadien mais quand tu accumuleras de l'argent en pound sterling ça semblera moins pire on dirait. De plus, retirer de l'argent de ton compte canadien au guichet coûte cher et tu ne vois pas ton solde. Je te conseille la Barclay's Bank. Ils sont plus ouverts à ouvrir un compte aux étrangers et oui, plusieurs banques vont refuser de t'ouvrir un compte. Par contre, oublie pas de dire tu es ici pour deux ans (visa travail/vacances à l'appui) et que tu as besoin de ce compte pour avoir une job (même si c'est pas vrai). Ils te demanderont une preuve d'adresse postale que tu devras obtenir de ton propriétaire ou du gérant du Backpackers (ils sont habitués avec ce genre de demande).

Ensuite, tu dois te rendre au ''Inland Revenus'' pour obtenir ta carte d'assurance sociale. En fait, on te donnera une carte temporaire pour ensuite t'envoyer une carte par la poste. Elle ne sert pas à grand chose mais elle rassure les employeurs sur la légitimité de ta permission de travailler et tu pourras faire tes impots là-bas. C'est de l'argent en bonus tu vas voir. J'ai même reçu un chèque de leur part au Québec!!! Crois-moi c'est un bonus $$$! Cette carte te permettra également d'aller à l'hôpital comme un Anglais et tout ça, gratuitement. Avec cette carte tu seras Anglaise à part entière. Alors, si tu avais prévu de te payer une assurance médicale pour ton séjour, prends-la seulement que pour un mois.

Bon maintenant, la recherche de boulot

Ton visa travail/vacances ne te permet pas d'avoir du travail dans ton domaine d'étude en soit. C'est possible mais difficile (c.v., entrevue, test d'aptitude etc...). Tandis que les jobs de restauration, gardiennage et emplois temporaires sont disponibles en grande quantité surtout à partir du mois de mai. Tu auras vraiment 4 choix : les restaurants, les hotels, les bars et les emplois temporaires.

Les emplois temporaires sont disponibles dans les agences de placement privé (Kelly, Adecco, etc...). C'est pour la plupart des emplois à la chaîne (empaquetage, job d'entrepot) et c'est souvent de nuit. L'agence organise souvent le voyagement. Je te le déconseille fortement. C'est au salaire minimum et les conditions sont à chier.

Oublie les jobs de barman. Pour les Anglais, un barman est un verseur de liquide dans un verre, rien de plus. De plus, rares sont les endroits qui ont un service aux tables. Donc, salaire minimum et aucun pourboire. Quand tu y penses ils n'ont pas tord. Tu auras peut-être une bière à la fin de ton shift si le boss est de bonne humeur. De plus, tu ne veux pas te retrouver derrière un bar quand les Anglais sont saouls. Ils ont aucun respect et n'hésitent pas à t'engueuler. Je parle par expérience.

Les hotels sont un bon choix, mais il y a le style de vie qui va avec. C'est-à-dire que tu commenceras sûrement à faire le service des déjeuners. Ton shift commence 5h30 le matin et tu es libre dès midi. Les pours, tu auras les après-midi de libre pour visiter ou faire quoi que ce soit. Tu auras aussi la chance de rencontrer des collègues de travail internationals qui auront le même horaire que toi. Les contres, tu vas te coucher à 9h00 tous les soirs pour être en forme le lendemain et tu risques donc de manquer bien des choses durant les soirées. Le deuxième hic est que les pourboires sont séparés selon la hiérarchie de l'hotel. Les superviseurs en reçoivent beaucoup et toi, il ne te reste que des miettes que tu recevras seulement qu'à la fin du mois.

J'ai plutôt opté pour les restaurants. Tu travailles au salaire minimum (3.5 - 4.00 PS/heure) mais tu as plus de chance d'avoir des pourboires. Les Anglais n'ont pas la culture des pourboires comme nous mais si tu donnes un service comme nous le recevons ici, tu en auras sûrement. C'est-a-dire que le client a toujours raison, ils ne sont pas habitués à ça! En fait, j'ai vécu sur mes pourboires et j'ai épargné mes salaires pour voyager et même payer mes prêts et bourses à distance.

Les conseils concernant le travail

DES SOULIERS NOIRS. C'est con mais c'est la réalité. Si tu travailles dans la restauration des souliers noirs sont indispensables. Achète des souliers ici (beaucoup moins cher) et casse-les avant de partir. Je te jure que tu ne veux pas les casser pendant que tu fais du service. Encore une fois, je parle par expérience. Ces souliers permettent également de porter un jugement sur ta personne. J'ai pu entrer dans des bars branchés à cause de mes souliers et obtenir des emplois.

Dans la restauration, les c.v. ne servent pas à grand chose. Dans les hotels, tu devras remplir un formulaire et dans les restaurants tu dois cogner à toutes les portes même s'il n'y a pas d'affiches demandant du personnel. Souvent, ils te demanderont de faire un essai le jour même. Si tu n'as pas d'expérience dans la restauration, invente s'en une. Après trois essais tu auras l'expérience recherchée. Je parle encore par expérience (jeu de mots 😄). Lors de ta recherche d'emploi, habille-toi propre mais sans plus. Si tu n'aimes pas l'endroit où tu travailles n'hésite pas à changer. C'est plus facile de trouver un autre emploi là-bas qu'ici.

N'accepte jamais un travail dans la cuisine ou comme plongeur car tu y resteras. Contrairement au Québec, tu peux être directement serveur sans avoir à faire tes preuves en tant que bossboy.

Les lois du travail sont pas mal différentes là-bas. Tu peux te faire crier après par les patrons, ils peuvent te faire croire qu'ils ont l'intention de te mettre à la porte à tout moment. Le truc, tu ne dis pas un mot et tu hoches de la tête. Après ton shift, tu iras sûrement prendre une bière avec lui et tout sera oublié.

Enfin, les salaires sont souvent donnés la semaine suivante ou deux semaines plus tard. Pour les premières semaines tu devras donc vivre sur tes économies. Si tu as l'intention de laisser tomber une job, tu dois absolument aller chercher ton salaire la semaine suivante en personne sinon ils ne feront pas l'effort de te le faire parvenir même si tu avais pris des arrangements avec eu.

Un autre conseil. Si tu as l'intention de travailler comme serveur fais-toi ami avec le cuisto et le barman. C'est eux qui t'aideront à faire plus de tips. Partage ton tips avec eux et ils seront vraiment contents et te sortiront tes plats et drinks plus rapidement.

Tu verras les Québécois ont la côte là-bas. Nous sommes réputés pour être de bons travailleurs qui ne chignent pas, qui ont toujours le sourire et qui offrent un service à l'américaine.

Où loger?

Dès mon arrivée à Brighton, j'ai été au Brighton Backpackers. C'est une auberge de jeunesse mais sans toutes les règles d'une auberge de jeunesse conventionnelle (couvre-feu, sac a dos dans des lockers, etc...). Par contre, pour être admis tu dois avoir l'allure d'un backpacker. Arrive pas avec des valises, ils te refuseront même s'il reste de la place. Le prix est de 50 pounds par semaine pour une chambre que tu partageras avec 7 autres personnes. Si tu dis que as l'intention de rester pour plusieurs semaines, ils te mettront avec des gens souvent de ton pays ou culture similaires (Canadien, Américain, Australien, sud Africain ensemble et les Espagnol, Italien et autres pays européens ensemble). Au début c'est bizarre, mais en peu de temps tu te lieras d'amitié avec tes colocataires qui seront souvent tes premiers amis. La confiance règnera et tu n'auras plus à t'inquiéter pour tes biens laissés à la chambre.

C'est aussi un bon endroit pour trouver des colocs lorsque tu chercheras un appartement ou un bedsit. Un bedsit c'est une chambre avec cuisinette, un lit et une commode. Tu partages la toilette, les douches et le frigo. Un autre genre de bedsit est simplement une chambre dans une maison où tu partages tout. Tu pourras trouver des bedsits dans le journal (l'édition du mercredi seulement) ou via des agences de location.

Quelques conseils concernant le logement

Tu dois prévoir un mois de loyer comme ''security deposit''. C'est environ 500$ qui te sera remis lors de ton départ si l'endroit est dans le même état que lors de la location. Alors, n'hésite pas à faire le tour avec le propriétaire pour trouver les vices-cachés sinon c'est toi qui va les payer.

Même si tu as l'intention de rester seulement que quelques semaines ou mois à un endroit, dis au propriétaire que tu as l'intention de rester pour au moins un an. Sinon, pas d'appart! Tu verras que c'est beaucoup plus difficile de trouver un appartement qu'une job là-bas.

Varia

Pour les Anglais, la culture de la bière est omniprésente. C'est-à-dire, que tout le monde va prendre une bière après le travail ou entre deux shifts. C'est vraiment le moment où il est possible de tisser des liens et de faire retomber la poussière après des moments de stress intense.

L'anglais.... Tu vas vite t'apercevoir que la différence entre l'anglais américain et l'anglais d'Angleterre diffère grandement. Malgré mon bilinguisme, j'ai dû habituer mon oreille à leur accent. Ça m'a pris un bon 4-5 jours pour comprendre certains mots. Apprends tes chiffres selon leur accent sinon on te comprendra difficilement. Un truc, prononce davantage le ''T''. Par exemple, dis pas ''fordy'' mais bien ''forty'' pour le nombre 40. On parle du nez à l'américaine tandis que les Anglais prononcent beaucoup plus. Brea''d'' and bu''tt''er plutôt que Bread and buder.

Le Slang : TA = merci lad ou mate = chum Cheers mate = chin chin Bloke = un étranger

Les drinks : Shandy = moitié Bière, moitié 7up Half Shandy = bière avec un pouce de 7up Pint with blackcurrent = bière avec un peu de cordiale de canneberge Pint with lime = bière avec un peu de cordiale de lime (bizarre hen!!)

Et voilà! J'espère que ces informations pourront te sécuriser.

Bon Voyage 🙂 Rose et Stef
3 semaines au Zimbabwe English translation pending
by CarolineC · 2005-12-30 · 6 replies
Bonjour à tous,

Nous avons l’intention de partir 3 semaines fin Mai/début Juin prochain au Zimababwe à partir de Johannesburg.

Sur l’itinéraire, nous ne sommes pas encore fixés mais on a pour l’instant deux idées : 1) Johannesbourg – Masvingo (2 jours) – Harare (3 ou 4 jours) – Bulawayo (2 jours) – Victoria Falls (3 ou 4 jours) – Bulawayo (re-2 jours) – Pretoria 2) Johannesbourg – Bulawayo (3 ou 4 jours) – Victoria Falls (2 jours) – Livingstone (2 jours) – Lusaka (Chirundu, Kariba, Mana Pools) – Harare (3 ou 4 jours) – Masvingo (2 jours) - Pretoria L’idée de passer par la Zambie permet d’éviter le ferry sur le lac Kariba qui, selon le Lonely Planet met 22H et coûte près de 70$ à 100$ par personne…

Ce qui nous inquiète un peu pour le moment, c’est surtout le manque d’infos (peu ou pas de guides, pas mis à jour, témoignages sur Internet surtout de voyageurs de « luxe » qui disent des trucs comme « L’hôtel était super et pas trop cher : 200$ la nuit… le safari à 100$ par personne avec le repas et… le saut à lélastique à 85$ etc… ou les voitures de locations qui reviennent dans quasiment tous les témoignages ». On a un peu peur de ne pas suivre financièrement et de passer à côté de ce qui est sympa…

Pour les parcs, le budget a l’air super élevé : nous avions visé le Hwange, parcequ’il a l’air juste à côté de Victoria Falls mais je n’arrive pas à savoir si il y a des bus locaux qui y vont et surtout combien de temps ça peut mettre… J’ai lu qu’il était possible d’y faire une visite de deux heures à pied avec un ranger. L’idée aurait été d’y aller l’après-midi, de dormir au Main Camp (combin ça coûte ???), de faire la ballade le matin et de repartir ensuite. Pour le Matabo, le Lonely Planet de 1999 donne des adresses de backpackers organisant des excursions à la journée pour 55$ par personne, mais j’ai peur de connaître les prix 6 ans après !!!

Pour les hébergements, nous ne somme pas trop camping. Nous cherchons plutôt des chambres toutes simples (mais propres !) et bon marché : j’ai trouvé quelques adresses sur Internet… Ils ont tous des mails, mais personne ne répond !

Nous pensons passer plusieurs nuits dans le train (pour faire quelques économies sur les nuits), mais peut-on y dormir tranquillement (il paraît qu’il y a des risques de vol…) ?

Pour l’argent, faut-il prendre des espèces ou des travellers cheques (il paraît que les commissions sont assez fortes) ? Pour les dépenses courantes, est-ce qu’on paie en $Z ou en dollars (il parait qu’il faut payer les hôtels en dollars).

En effet, on s’inquiète un peu de certains témoignages sur l’insécurité (peut-on prendre des photos en restant discret ?) : beaucoup de gens parlent d’agressions, de vols etc… même en pleine journée. Avez-vous ressenti cela ?

Merci d’avance.

Caroline
Retour de 15 jours en Malaisie (Singapour jusqu'à Langkawi) English translation pending
by Nanounette · 2005-12-23 · 13 replies
Bjr à tous,

je suis rentrée hier de vacances...

nous sommes parti de Singapour : ville mélangée entre la modernité ( des centres commerciaux de plusieurs étages ) et les vieux quartiers ( little india, china town...) J'ai bien aimé Singapour, je trouve que malgré sa modernité la ville reste calme et accueillant... Nous avons aussi fait un petit tour sur l'ile de Sentosa ; ile pour les touristes ( avec des fausses pierres et de beaux palmiers sur la plage ) ; un peu artificiel mais très sympa pour passer du bon temps .

puis nous avons fait notre circuit privé Malacca, Kuala Lumpur, Camerons Highlands, Penang !

bcp de temples, des nourritures de tout style ( malais, indien, chinois, thai, etc ), à nouveau le mélange entre la modernité et les vieux quartiers, etc etc pour les camerons h. étant de la suisse j'avais un peu l'impression de me retrouver chez moi entouré de choux fleurs, de tomates, carottes, fraises etc etc ... mais avec en plus la forêt tropical, les champs de riz et de thé...

Penang, j'ai personnellement pas trop aimé... trop construit, pas assez sauvage, autenthique à mon goût... mais bon sympa quand même

Pour nous avons fini à Langkawi au Datai ! je conseille vraiment cet hôtel à tout le monde... le service est super, la nourriture exquise, le buffet du petit déjeuner extraordinaire, etc etc Je vous conseille aussi de faire le cable cable... moi -même ayant l'habitude des téléphériques j'ai trouvé la montée impressionnante....

voilà si vous avez d'autres questions je reste à votre disposition !

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