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Où aller pour voir les animaux sur la côte ouest des États-Unis? English translation pending
by Mlle8 · 2008-10-05 · 42 replies
Quoi voir et où se rendre pour voir les animaux sur la côte ouest des usa?

Je pense entre autre aux Lions de mer? aux ours? et encore...?
Est-il possible de traverser la Russie à moto? English translation pending
by Protokalys · 2008-10-02 · 32 replies
Voila si quelqun a des infos concernant la traversée de la Russie en longeant la frontiere Kazak ca serait sympa !

merci d'avance
Quel hôtel choisir à Boca Chica? English translation pending
by Ricarddemars · 2008-09-30 · 23 replies
Bonjour je voudrais partir en fevrier a boca chica mais je n'est tjs pas decide de l'hotel, si qqun pourais me faire un petit comparatif avec les hotels les plus courant ( points fort et faible ) sa serais sympat .
Carnet d'une boucle en Afrique Australe (A.F.S, Namibie, Botswana et 1 zeste de Zambie): 2ème partie English translation pending
by Ericarole · 2008-09-25 · 33 replies
Comme promis, voilà la seconde partie de notre voyage en Août 2008. J'ai vainement tenté l'insertion d'image selon la recette à la mode Grisemote mais cela n'a pas marché. Comme il est tard, je poste le texte, et j'essayerai une autre fois.

La première partie était là :
http://voyageforum.com/...ere_partie_D2003883/

Voilà la suite :

Jeudi 14 Août Nous quittons la ferme des Guépards. Ayant fait nos courses la veille à Kamanjab, nous décidons de prendre un raccourci et de ne pas descendre jusqu'à Outjo pour rejoindre Etosha. Selon nos hôtes, la piste est belle et on met sensiblement le même temps que par la route. Nous empruntons donc la D2671 puis la D2695 et passons donc par Mondesir. Effectivement, la gravel road est très bonne et je suis sûr d’avoir gagné du temps. On rattrape la grande route et direction plein Nord : Etosha. On entre enfin dans le sanctuaire. Nous nous rendons d’abord à Okaukuejo afin de s’assurer de notre camping. L’accueil à la réception est vraiment très froid, je me retiens de ne pas recommander à la réceptionniste une bonne cure de carottes. Les places sont attribuées. Les emplacements sont côtes à côtes, avec point d’eau et prise de courant. Les blocs sanitaires sont en très bon état (Etosha a été rénové pour son centenaire en 2007). Nous jetons un coup d’œil sur le grand livre où les touristes inscrivent les lieux où des animaux ont été vus. Apres avoir acheté une brochure incluant le bestiaire (très utiles pour les oiseaux) et la carte détaillée, nous partons pour notre premier safari.

Les jumelles sont à portée de mains, les lunettes nettoyées et les yeux grands ouverts. Un voyage en Afrique est immanquablement le temps de LA rencontre avec ces animaux sauvages qui nous ont tous fait rêver un moment où à un autre. Nous expliquons à Junior la règle du Big Five. A l’instar de la famille Grisemote, nous instaurons un joyeux concours de repérage des seigneurs dont le prix est une glace. Tout comme « l’école des fans », tout le monde aura son trophée….. Cette première journée s’annonce prometteuse : outre les nombreux troupeaux et hardes de zèbres, impalas, autruches, springboks, girafes, oryx, Kudus (et j’en passe) nous frissonnons à nos premiers éléphants et lions (5 lionnes postées au point de Okondeka). Nous arpentons les points d’eau et l’appareil de ma douce chauffe : clic clac kodak...

Le soir, après nos grillades, nous allons au point d’eau nocturne. Celui ci dégage une odeur très forte : mélange de ménagerie et de purin !!!. Toutefois, une belle surprise nous attend : une petite famille d’éléphants le partage avec un rhino qui doit être rémunéré par le Parc car il reste vraiment longtemps et prend la pose. Puis, pour notre plus grand plaisir, une maman rhino survient avec son rejeton vraiment petit et qui reste bien à l’abri dans ses pattes. Quelques girafes arrivent et s’abreuvent prudemment. On admire le spectacle jusqu’au départ des artistes.

De retour au camp, il est l’heure d’aller se coucher. Des chacals rodent un peu partout. Ils ont la technique pour ouvrir les couvercles des poubelles pourtant suspendues. On se pose assis en hauteur, au bord de la tente et observons un peu le manège de ces maraudeurs, avant de se glisser dans nos duvets. Pas de groupe à proximité : tranquillité assurée !!

Vendredi 15 août. Nouvelle journée Safari direction l’Est. Encore des belles rencontres (Eléphants, grands troupeaux, premiers gnous..) certaines rencontres sont plus notables : nous suivons de loin un éléphant qui traverse la savane et, en estimant sa direction, le rejoignons à un point d’eau. Après s’être abreuvé, le pachyderme s’arrose copieusempent de boue et de poussière à une dizaine de mètres de nous. Puis, facétieux, il asperge d’eau quelques petits échassiers blancs qui osent fouiller dans son crotin. Plus tard, nous admirons un gros rhino posté à l’orée de buissons. On sent que l’animal est moins tranquille, plus sur ses gardes que l’éléphant. Son attitude un peu fébrile nous impose une certaine prudence : je n’ai pas envie de jouter avec la bête, le 4x4 n’apprécierait pas. Durant l’après midi, nous avons également la chance de voir un beau léopard venant boire (point de Goas). Nous sommes arrivés juste à temps car, contrairement aux stars d’hier soir, il ne traîne pas. Cet animal a vraiment une belle démarche, il dégage une impression de puissance et d’assurance. On observe également pas mal d’oiseaux : des très colorés « Lilac-Breasted roller » aux imposants « secretary Bird » et « Kori Bustard »

Nous bivouaquons au camp d’Halali. Les emplacements sont petits et serrés. On se croirait dans un camping sur la côte française. Nous n’avons pas envie de traîner là. Nous décidons alors de nous adonner à une pratique courante, instaurée depuis longtemps dans nos us et coutumes : l’apéro insolite. Le principe simple et immuable de ce rite secret est de boire l’apéro en famille dans des lieux plus ou moins insolite. Nous préparons notre sac à dos glacière et en route pour le point d’eau. Celui là n’a pas d’odeur. Comme il est de bonne heure, il y a peu de spectateurs. Nous choisissons un banc bien situé, juste devant le parapet. Discrètement et le plus en silence possible par égard au voisinage, nous commençons notre rituel à la santé de mère nature et de ses enfants.

Nous avons dû plaire aux dieux africains car ils nous ont adressé un signe. Un léopard est venu d’abord s’abreuver. Peu de temps après qu’il ait disparu dans la nuit, quelques craquements ont annoncé l’arrivée d’une harde d’éléphants (11 pachydermes ) dont des éléphanteaux ont pris place autour de la grande mare pour notre plus grand plaisir. Après un bon moment, l’animal qui semblait mener le groupea regardé en direction de la pénombre et lançé un bref barrissement. Sans doute inspiré par les esprits conjugués de Nicolas Hulot et John Ballantines, je suggére à ma douce et à Junior : « Il prévient un autre groupe qui attend son tour. ». Quelques minutes après, les éléphants ont quitté tranquillement le point d’eau. Le silence qui suivit leur départ fut très vite brisé par l’arrivée d’un autre groupe de 19 babars pour une nouvelle longue séance de libations. Moment de triomphe intérieur quand ma douce et Junior se sont tournés vers moi dans un regard unanimement admiratif. La représentation de ce soir là a duré bien plus longtemps que prévu et nous quittons les lieux ravis, après que le point d’eau soit devenu complètement désert. La douceur du début de soirée a fait place à la fraîcheur et nous regrettons de ne pas avoir emporté nos polaires (erreur d’amateurs). Sur le retour, nous croisons des gens qui se rendent au point d’eau...s’ils savaient ce qu’ils viennent de rater.

Pas le temps de faire de feu : ce soir, ce sera Biltong et chips. Nous dégustons le biltong acheté en filet, bien plus savoureux que celui déjà coupé en lamelles. Tout comme la nuit précédente, celle-ci sera sereine. La température nocturne s’est rafraîchie depuis hier, mais nous n’avons toujours pas froid.

Samedi 16 août. Dernière journée à Etosha, nous l’espérons riche. Les nombreux troupeaux de ruminants sont toujours aux rendez vous. Nous sommes gâtés par une famille de lions qui a pris ses quartiers au pied d’arbustes avoisinants un petit point d’eau (Nuamses). Nous prenons le temps d’admirer le seigneur à grosse crinière entouré de 3 lionnes. Deux lionceaux sont également présents et l’un d’entre eux a la bonne idée de s’éloigner des hautes herbes le temps de quelques photos. Un peu plus tard, nous surprendrons un jeune mâle solitaire venu se rafraîchir sur un autre point, troublant la quiétude des girafes qui s’étaient retirés derrière des buissons. Leurs longs cous dépassaient de loin les arbustes et on pouvait les voir surveiller le lion sans jamais le perdre de vue. La Panthera Leo ne leur a même pas jeté un regard...

Nous avons failli manger de l’Impala ce jour là : alors que nous circulions sur la voie principale qui traverse le parc, nous longeâmes (hou, quel style !!) un troupeau d’Impalas sagement posté sur le bord. Soudain un jeune Impala traversa la route en courant devant nous, poursuivi par un mâle .. Jusque là, la distance entre eux et le 4x4 était suffisante. Mais le premier eut la mauvais idée de faire demi tour subitement et retraversa la piste juste devant la voiture. Bien qu’ayant pilé, c’était trop juste pour pouvoir s’arrêter. L’écervelé passa de justesse, manquant d’être percutée par l’arrière. Mais ce n’était pas fini, dans la fraction de seconde qui suivit, le mâle était dans ses traces. Alors qu’il allait percuter la voiture au niveau de la roue avant, il fit un bond prodigieux, presque à la verticale par dessus le capot. Son sabot arrière a pris un ultime appui sur le haut du pare buffle, comme pour assurer le bond. Il a atterri sans dommage, de l’autre côté, pour poursuivre sa course. Nous sommes restés bouche bée devant une telle acrobatie. Certes, nous avions déjà admiré les sauts les springboks et autres gazelles, mais pas d’aussi près et pas devant un tel obstacle...

Nous prenons nos quartiers au camp de Namutoni. C’est celui qui présente un Fort blanc et ancien . Les alentours furent le théâtre de violents combats entre les Hereros et les Allemands comme en témoignent des mémoriaux. C’est de loin le plus sympa. L’accueil est nettement plus souriant, les places de camping sont aux choix et plus espacées que dans les autres camps. Il y a de la pelouse et non de la terre. Chaque emplacement a son bloc électrique. Les points d’eau sont en communauté. Les blocs sanitaires sont récents, certains encore en travaux : c’est la première fois que j’ai dû faire la queue pour prendre ma douche. Un phacochère se promène dans l’enceinte du fort pour la grande joie de tous. De même, de très nombreuses mangoustes déambulent dans le campsite. Il est difficile de ne pas résister à leur donner un petit quelque chose à grignoter pour pouvoir les admirer de très très près. Fort de notre belle expérience de la veille, nous décidons de renouveler l’opération « Apéro insolite » en y ajoutant le Pique Nique magique. A la nuit tombée, nous nous rendons au point d’eau éclairé. Cette fois les dieux de la savane nous ont un peu oublié : pendant la première heure, seul un chacal est venu rôder autour de la mare. 5 gentilles girafes ont finalement eu pitié de nous et ont daigné montrer le bout de leur nez. Après trois jours passés à Etosha, ce spectacle n’a pas eu la même magie que s’il s’était produit quelques jours avant.

De retour à notre emplacement, nous nous souvenons qu’il reste une tranche de viande rouge dans le frigo. Demain nous franchirons des barrières sanitaires qui ne la laisseront pas passer. Comme les chacals sont là, fouinant d’une place à l’autre, je découpe des petits morceaux de viande et leur lance. Rapidement, le plus téméraire d’entre eux vient à mes pieds et, dans une attitude canine, joue le jeu avec moi. Morceaux après morceaux, il se cale sur le son de ma voix et de mes injonctions, sachant quand approcher pour recevoir, et quand attendre. J’aurais presque envie de le caresser mais je sais que c’est un animal sauvage et je ne franchirai pas la limite. On se couche en rêvant à tous les hôtes de ce grand parc.

Dimanche 17 août Le réveil se fait de bonne heure car aujourd’hui la route est longue : prochaine arrêt Divundu-Bagani aux portes de la bande de Caprivi. Nous avons décidé de ne pas prendre la route goudronnée qui passe par Tsumbed et Grootfontein : nous coupons par la piste D3001 puis D3016. Bien nous en prend car la chaussée est bonne et les grande lignes droites nous permettent de rouler à bonne allure. Nous ne croisons quasiment personne. Une girafe et plus loin un chacal tenteront de faire la course avec nous : 1.la course de la girafe est gracieuse. 2 Je ne pensais pas qu’un chacal pouvait courir aussi vite et aussi longtemps.

Des palmiers assez hauts apparaissent de part et d’autre, annonçant un léger changement de végétation. Nous apercevons les premiers nuages depuis notre arrivée en Afrique, nous avons même le droit à un début de temps gris. Cela ne durera pas et nous n’en reverrons plus. Nous mettons à peine deux heures depuis le départ de Namutoni pour rejoindre la D8. Sur cette piste quasi deserte, nous laissons Junior tenir le volant sur quelques centaines de mètres. Concentré, il s'en sort fort bien.

Arrêt technique à Rundu : ravitaillement en tout genre (carburant, courses, argent). Aux abords de Rundu, la route est bordée de nombreuses huttes en terre et aux toits de paille. Elles sont regroupées par grappes, le plus souvent dans une enceinte faite de bouts de bois. Ici la modernité n’a presque pas de prise. Ceux qui vivent là le font de la même manière que leurs ancêtres. Nous en voyons de façon concentrée sur des kilomètres. De très nombreuses personnes marchent le long de la route, accompagnant des troupeaux, portant des bidons, ou simplement voyageant d’un point à un autre. Parfois en circulant, nous sommes étonnés de croiser des marcheurs alors qu’à des kilomètres en amont et en aval il n’y rien d’autre que la savane ou le bush.

Nous arrivons à Divundu. Les explications concernant l’emplacement de notre camp n’étaient pas très claires : il était indiqué de tourner à droite avant le pont mais sur google, le camp était à droite après le pont. Nous avons manqué le petit panneau la première fois. Notre camp, le Goabacca est un camping communautaire. Nous l’avons choisit plutôt que le Neisip car il est beaucoup plus proche de la route (4 kms) Je ne savais pas trop à quelle heure on arriverait et je ne voulais pas me perdre dans les pistes la nuit. Finalement nous arrivons à 15H30. Une petite piste en sable mou part sur la droite APRES le pont enjambant l’Okavango. Elle longe un centre de redressement (une prison...). Les locataires forcés des lieux nous regardent passer le long du grillage et certains nous saluent. Nous leur faisons un petit signe de la main. Tous nous rendront notre salut et nous souriront.

Le Goabacca camp est une très agréable surprise. L’arrivée se fait au bout de la piste un peu défoncée et passant à travers le bush. Une petite cahute en guise de réception nous rappelle l’anecdote de Ugab. Un petit bonhomme souriant surgit, il cumule les emplois ici : réceptionniste, caissier, intendant, gardien..... Il y a 4 emplacements : deux possèdent des pontons en bois offrant une large et belle vue sur l’Okavango. Les popa falls sont quasiment à nos pieds et le bruit qu’elles dégagent est bien présent. Nous héritons du camp N°02. Ce petit camp est plein de charme : une hutte ouverte abrite le coin cuisine avec évier. Plus loin, une seconde hutte abrite d’un côté les WC et de l’autre la douche. C’est propre et il y a encore de la braise sous le chauffe-eau de brousse. Nous nous baladons un peu le long de l’Okavango. Non loin du camp, une petite plage de sable fait face aux rapides (les Popas falls sont des rapides formant des toutes petites cascades et non une chute d’eau). Nous sommes quand même fatigués de notre route et nous ne traînons pas. Surgissant de nulle part, un groupe de gamins remonte le chemin, à la queue leu leu. Nous tentons un dialogue mais manifestement, ils ont autre chose à faire. Nous dînons sur le ponton, face à l’Okavango. L’emplacement N° 03 tout comme le 4 est plus dédié aux groupes. Un petit groupe de français occupent le N°3. Ils seront discrets : Merci. Le repas sera l’objet d’un mini drame : la saucisse de boeuf est vraiment beurk et le Shiraz bouchonné !!! En guise de consolation, nous admirons la nuit, la clarté de la lune et ses reflets sur le fleuve. Le bruissement de l’eau, les murmures nocturnes nous bercent. Une grande quiétude nous entoure. Nuit d’Afrique rime avec nuit magique. Nous conseillons vivement le Goabacca camp et l’emplacement N°02.

Lundi 18 août Alors que nous nous extrayons des tentes et commençons nos rituels matinaux, un superbe lever de soleil au dessus du fleuve s’annonce. J’ameute la troupe et toutes activités cessantes nous nous postons sur notre ponton. L’espace d’un moment, le temps suspend son vol : le soleil, légèrement zébré, joue avec le rouge, le jaune et le rose. L’Okavango se fait miroir...que c’est beau. Après cet instant d’intense émotion, nous retournons à nos premières intentions. Le petit déjeuner sur le ponton sera calme et détendu. A 07H30 il nous faut partir pour notre prochaine destination : les Victoria Falls.

La traversée de la Bande Caprivi se fait sans encombre. Il n’y a rien de particulier à signaler : la route est goudronnée et bonne, le paysage est monotone. Beaucoup de parcelles longeant la route sont noircies, sans doute par écobuage. Il y a moins de densité de petites huttes qu’aux abords de Rundu. A 50 kilomètres de Katima Mutilo, un 4x4 Blanc tirant une remorque bâchée est arrêté en warning. Nous nous arrêtons. C’est une famille de hollandais. Ils sont en panne d’essence. Nous proposons notre aide mais ils voyagent à deux familles et l’autre 4x4 est déjà parti pour Katima Mutilo chercher de l’essence. Ils avaient prévu de faire le plein à Kongola mais la station était à sec. Après être rassuré sur leur sort nous reprenons la route.

Nous voilà à Katima Mutilo. Nous prenons le temps d’y faire une étape shopping. Un petit craft center situé près du marché propose des belles statuettes. Cette ville est animée, bien achalandée : on y trouve plus que l’essentiel. Nous faisons le plein de gas oil. On nous l’a conseillé, car l’essence est bien plus chère en Zambie parait- il. On prend même le temps de trouver le gros baobab dont le tronc creux servait de toilettes publiques. Il reste bien un bout de céramique mais ce n’est plus fonctionnel bien que l’odeur qui en dégage rappelle Cape Cross... Nous prenons la direction de la Zambie. Adieu la Namibie et un grand merci pour tout.

Nous traversons le pont qui enjambe le Zambèze pour atteindre la ville de Sesheke. Une fois le pont franchi, rien ne nous apparaît comme un poste frontière. Nous prenons la direction de Livingstone. Cela doit être comme à Nakop : le poste Zambien doit être plus loin. Après plusieurs kilomètres, cela ne colle pas : Il y a des maisons et un village. On passe devant un poste de police et je m’arrête. Je vais voir le sévère sergent qui est debout derrière son pupitre de bois. J’explique que je viens de Namibie et que je cherche le poste frontière. Il se déride et m’indique qu’il était juste après le pont. Nous faisons demi-tour. Nous voilà présentement clandestin !!!. Je me dis qu’on aurait pu se faire prendre en chasse en ne s’arrêtant pas...

Arrivés au pont, nous constatons qu’il y a effectivement des baraquements sur la gauche. Le petit bâtiment est un peu (beaucoup même) défraîchi. Une fois stationné, on enclenche le chrono histoire de pouvoir vous dire combien de temps cela nous prend : il est 14H00, top chrono ! Commence alors le racket organisé. On passe successivement 4 étapes à chaque fois soldées par un délestage de US dollars : Premièrement, les visas : on remplit la paperasse habituelle, plus un registre où on réécrit quasiment la même chose. J’ai envie de mettre Mickey Mouse en guise de nom car ils ne vérifient rien. Mais bon, je m’abstiens, l’humour a des limites. Le visas coûte 50 $ par personne. Pour junior c’est gratuit ! Deuxièmement, la taxe véhicule : on passe dans le bureau d’à côté où nous attendent deux agents en uniforme : une femme affalée sur un fauteuil, les pieds posés sur le bureau, la casquette de travers et occupée à siroter un Coca. Je regarde ma douce : « n’y pense même pas » lui dis-je mentalement, devinant son irrésistible envie de prendre une photo. Son collègue masculin est derrière un ordinateur antédiluvien. Vérification des papiers du véhicule et savant calcul : pour notre fidèle Rodéo, ce sera 44 $. Je tends un billet de 50 et à l’attitude de mon interlocuteur qui fait mine de chercher, je comprends bien qu’il va me falloir faire le deuil de la monnaie. Avant qu’il ne tente de me l’expliquer, grand seigneur, je lui fais un signe en disant : « it’s ok ! ». Cela fait sortir de son apathie sa collègue qui nous décroche un grand sourire. Avant de quitter le bureau, on nous explique qu’il faut s’acquitter de l’assurance obligatoire. Troisièmement, l’assurance auto : nous sortons du bâtiment pour entrer dans un petit chalet de bois, pareil à ceux vendus pour mettre dans le fond du jardin afin de ranger la tondeuse. Notre interlocuteur réussit le tour de force de remplir le contrat tout en nous l’expliquant vaguement et en poursuivant une conversation téléphonique animée : cet homme est un artiste. Au final l’assurance nous coûte 40 $ ou 115000 Kwatchas pour un mois, durée minimum du contrat. Avant de sortir, l’assureur nous indique à son tour qu’il reste une étape : la County tax, « just next door ». Quatrièmement, la taxe locale : le « next door » est en fait une vieille caravane insalubre. Cela doit faire bien longtemps qu’elle a parcouru son dernier voyage. Elle connait une seconde vie après sa mort, en servant de bureau de recette locale. A l’intérieur nous attend un couple sans âge, en parfaite harmonie avec le décor. Ces deux personnes, , au demeurant très souriantes nous expliquent dans un anglais chaotique le pourquoi de cette taxe. Pour officialiser leur propos, le gentil grand- père nous désigne une photocopie jaunie, écornée et tachetée par je ne sais quoi, apposée sur la paroi intérieure de la roulotte. Je regarde le parchemin, cela parle de la Sesheke county tax avec des tarifs listés. Une faible empreinte de tampon termine solennellement le document. Renonçant à toute protestation du style « on ne reste pas ici on ne fait que passer », on s’acquitte des 10 $ pour le plus grand bonheur du couple, non sans s’être auparavant soumis au rituel du remplissage du registre. Durant la transaction, il a été galamment proposé à ma douce de s’asseoir sur la banquette en moumoute de la caravane. Je ne sais pas si c’est la couleur indescriptible de la moumoute, probablement d’époque, ou la forte probabilité que des minuscules habitants s’y soient installés durablement, mais ma chère et tendre a poliment décliné l’invitation.

On sort de cette ultime repaire de gabelous. Des hommes attendent pour faire du change. Pas trop sûr du taux, je change 50$ contre 150.000 kwatchas, histoire d’avoir un peu d’argent local au cas où. Nous regagnons notre véhicule où junior joue sagement à la D.S. Top chrono il est 14H33 (moins 200 $). Nous roulons maintenant sur la M10 en direction de Livingstone. La route est moins bonne que la « Caprivi strip » : peu ou pas de bas côté, chaussée moins large et nids de poule. On traverse plusieurs villages et il y a pas mal de piétons. Peu avant Livingstone, on s’arrête à deux « check point ». Au premier, on nous demande d’ouvrir le coffre arrière et on nous pose quelques questions. Au second, nous ne sommes pas contrôlés. Un gros Babouin traverse la route nonchalamment sous l’oeil enamouré de sa femelle. Nous ne verrons pas d’autres animaux. Arrivés à Livingstone, nous prenons la route principale. Nous faisons un arrêt au Super Spar bien achalandé.

Nous arrivons au Zambeizi Waterfront, situé presque en sortie en ville en direction des chutes. Ce complexe comprend des chambres, des tentes à louer et des places de camping. Il a un bar-restaurant sympa avec une grande terrasse surplombant le Zambèze. Il y a une piscine dans laquelle junior osera se baigner même si l’eau est froide. Nous choisissons notre emplacement. Il en reste peu de libre. Ce n’est pas très grand mais ombragé. Nous avons un point d’eau, un évier, un braii et un point d’électricité. Je déconseille les tentes car elles sont situées tout au bord des chemins qui mènent des campings au centre du complexe : tout le monde passe juste devant vous : aucune intimité. Une fois notre camp matérialisé nous nous empressons d’aller aux chutes.

L’entrée du parc est située à 4 km. En approchant, on distingue soudain la brume qui s’élève : premiers frissons dans la voiture. L’entrée du parc est gardée par un militaire armé d’une kalachnikov. Il nous précise bien de payer le parking et de garder le ticket pour sortir.... Nous stationnons sur le parking du parc qui est bordé par un marché aux souvenirs. L’entrée du parc est de 20 $US par adulte et 10 par enfant. Le billet n’est valable que pour une entrée contrairement à ce qu’on nous dit au Lodge. On emprunte le chemin qui mène aux points de vue. J’entends les battements de coeur de ma douce... soudain ça y est : on est face à la faille qui s’étend sur la gauche. De nombreux filets et petites cascades en tombent. Le débit est petit car c’est la saison mais la faille est immense : 1, 7 km de long et 103 mètres au plus haut. Je regarde ma douce, ses yeux sont embués et ce n’est pas par la brume. Un rêve de gamine vient de se réaliser et l’émotion est grande. Nous parcourons le chemin qui longe les chutes. Au loin, elles sont plus denses. La vapeur qui s’en élève est bien visible et monte à plusieurs dizaines de mètres comme un épais nuage de fumée. Nous allons tranquillement jusqu’au bout du chemin qui se termine à flanc de falaise. C’est vraiment une belle réalisation de la nature, majestueuse et hors normes. De l’autre côté de la faille, c’est le Zimbabwe. Nous nous postons là et admirons. Il n’y a pas de bruit assourdissant, le débit y est pour quelque chose et peut être que le bruit reste au fond de la gorge. Le soleil décline, nous restons jusqu’à son coucher. Encore une belle façon de terminer la journée, en contemplant messire soleil se cacher derrière la brume puis disparaître derrière la faille des chutes, quelque part par delà le Zimbabwe. Nous regagnons notre voiture et jetons un oeil aux souvenirs. D’un coup, tous les vendeurs sont nos amis. Ils se présentent à nous par leur prénom et demandent le notre. Chacun veut qu’on regarde ses trésors. Il y a quelques belles choses mais nous voulons prendre le temps. Je dis que je reviendrai demain. Je comprends dans leur regard que c’est une phrase qu’ils entendent souvent. Je leur assure que je n’ai qu’une parole.

Retour au Waterfront, direction la douche. De nombreux moustiques sont postés le long de la faïence des cabines de douche, en embuscade pour une attaque en piqué. A grandes claques, nous nous transformons en serial killer. Autant vous dire qu’on se badigeonne de répulsifs. En tout cas l’ensemble du dispositif anti moustique mis en oeuvre est efficace car nous ne constatons aucune piqûre. Nous dînons le soir au restaurant du lodge. Une erreur de décalage horaire et un apéro prolongé nous font dépasser l’heure du service : le buffet d’entrées et les desserts sont terminés. Nous nous ferons quand même servir le plat principal. La cuisine est simple (un seul plat du jour) mais c’est bon. Un groupe de jeunes anglo-saxons attablés au bar chahutent et 3 d’entre eux terminent dans la piscine. Quelques protestations fusent des autres résidents. Moi je souris : faut bien que jeunesse se passe, Sont-ce les chutes qui me rendent moins ours ?

Mardi 19 août A 05H00, nous sommes réveillés par le moteur diesel d’un camion transportant un groupe. Le chauffeur le laisse tourner 10 minutes avant de partir. Y a des coups de pied au cul qui se perdent.... Aujourd’hui, retour à Mosi-Oa-Tunya (nom africain des chutes) mais cette fois ci côté Zimbabwe. La solution nous a été soufflée en entrant en Zambie, en discutant avec un officier d’immigration : nous irons à pied. On gare le 4x4 devant le poste frontière de la Zambie, juste après l’entrée du Parc des chutes. De suite, un homme nous propose de garder notre véhicule. Je lui fais remarquer que nous sommes devant un bâtiment officiel avec des hommes en armes, y aurait il des voleurs ? Non m’assure-t-il mais des méchants babouins qui dégradent tout. Appuyant ses dires, un gros babouins se ballade sur une remorque d’un camion stationné un peu plus loin. Serait-il de mèche avec notre démarcheur ? Mais bon, l’argument est imparable, j’accepte le gardiennage. Nous nous rendons à l’immigration et suivons les conseils reçus : nous demandons un « Gate pass » pour se rendre sur le pont qui enjambe la faille entre les deux pays. Ce laisser passer est gratuit. Il s’agit en fait d’un simple petit bout de papier avec un tampon et sur le lequel figure le chiffre 3 : le nombre de personne que nous sommes. En théorie ce papier permet juste d’aller sur le pont et donc de ne pas se faire tamponner le passeport en sortant de la Zambie. Sinon, au retour, il nous faudrait repayer un visa. Il ne faut surtout pas le perdre, car il est exigé au retour. Bien sûr, il ne faut pas dire que c’est pour aller au Zimbabwe mais juste sur le pont. Notre première étape franchie, nous allons sur pont. Là, nous sommes parmi de nombreux piétons locaux qui font des allers et retours entre les deux pays. Nous sommes les seuls étrangers. Rapidement nous sommes sollicités : guides, hôtel, taxi, marchandises, saut à l’élastique... Tout ce fait amicalement, et nos refus souriants ne froissent personne. La vue du pont est belle mais on ne devine qu’un petit bout des chutes, le reste est masqué par le relief. Au milieu du pont, un petit panneau indique qu’on entre au Zimbabwe. Arrivé au poste frontière, nous allons à l’immigration. Le visa coûte 30$ par personne, Junior aussi. Nous palabrons avec l’officier car le but est de pas avoir de tampon sur le passeport : car en cas de contrôle au retour en Zambie, il nous faudra re-payer le visa. Après l’avoir assuré que nous n’allons qu’aux chutes et que nous revenons dans quelques heures, il consent à nous laisser passer. Il nous donne un reçu pour les 90$, qu’il ne faut pas mettre dans le passeport (en cas de contrôle au retour). Pour sortir du Zimbabwe, il nous dit qu’il faudra demander un « gate pass ». Voilà, le tour est joué, nous entrons au Zimbabwe. On parcourt le petit kilomètre qui sépare la frontière de l’entrée du parc des chutes. Parmi les diverses personnes nous accostant, un homme utilisant un vélo de musée nous propose de monter dans sa remorque bricolée maison. Je suis sûr que la chose ne résistera pas à nos trois masses conjuguées. Il use de tous les arguments possibles et ses tarifs fondent au fur et à mesure. Je lui dis que peut être au retour.... sans conviction. Arrivés au parc, nous devons débourser encore 50$ pour payer nos 3 entrées (même prix qu’en Zambie).

Nous empruntons le chemin et commençons la visite. De Devil cataract à l’extrême gauche, au Danger Point qui borde la faille et fait face à la Zambie, nous ferons deux fois le chemin. C’est magnifique, splendide et inoubliable. Les chutes : Devil Cataract, Main Falls, Horse Shoe sont juste en face de nous et bien plus puissantes que côté zambien. La brume qui s’élève est vraiment palpable face à Main Falls. Nos K way ont été oubliés dans le 4x4. Qu’importe, nous prenons plusieurs douches, reçues comme des bouffées de fraîcheur car il fait chaud et le soleil tape. D’ailleurs nous sommes très vite secs. Parfois nous croisons d’autres visiteurs drôlement emmitouflés dans des vêtements de pluie aux couleurs criardes : mais de quelle planète viennent-ils ? Ils ne connaitront pas les sensations de ces bains de bruines. Au risque de me répéter : il faut ABSOLUMENT voir les chutes côté Zimbabwe. Repus des splendeurs de ce lieu mythique, nous quittons quand même avec regret le parc et prenons le chemin du retour. Le Poulidor à remorque est là. Dès qu’il nous voit, il nous accoste de nouveau. Junior s’est tordu la cheville et boitille : nous ferons deux heureux d’un coup. Notre retour à la frontière se fera en bavardant avec le cyclo-taxi. Comme prévu nous obtenons sans problème le « gate pass » pour sortir du Zimbabwe et entrons en Zambie en montrant le « Gate pass » obtenu le matin en y sortant. Nos passeports ne seront pas contrôlés. Nous récupérons le 4x4 intact de toute attaque de babouin félon. Notre gardien est toujours là et nous nous acquittons des « frais de gardes ». Nous retournons au parking des chutes pour y acheter des souvenirs. Les vendeurs nous reconnaissent et se souviennent de nos prénoms. J’ai également mémorisé ceux de nos interlocuteurs de la veille, ce qui leur fait plaisir. Il s’en suit de longs palabres. Chacun veut qu’on visite son échoppe. Nos objets choisis, on marchande un peu car ils annoncent des prix pour américains (ce sont eux qui me l’ont dit). Les français ont manifestement la réputation d’être dur en affaire. On s’accorde sur des prix qui sont tout à fait acceptables pour nous et grandement profitables pour eux. Quelques dollars de plus sont bien plus importants pour eux que quelques dollars de moins pour nous.

Retour au Zambeizi Waterfront. Nous prenons l’apéro sur la terrasse en bois qui surplombe le fleuve. Nous assistons à un magnifique coucher de soleil par delà les flots. Le soleil vire en une grosse boule rouge qui disparaît derrière les arbres en distordant les couleurs. De temps en temps un vol de gros oiseaux en formation serrée passant au- dessus des flots vient compléter le tableau. Dîner également au restaurant du lodge, même remarque qu’hier : peu de choix mais bonne cuisine.

Mercredi 20 août Après une bonne nuit, réveil de bonne heure. Nous avons un rendez vous spécial : la veille, nous avons réservé 3 vols en ULM au dessus des chutes. Nous avons rendez-vous à 07H00 au Lodge. Coup d’oeil sur la montre il est 06H55 ! argh encore le décalage horaire. Vite, nous nous dépêchons. On nous conduit au terrain d’aviation qui est en fait très proche du lodge. Nous sommes les premiers à décoller. On enfile chacun une combinaison, ce sont des tailles uniques : ma douce et Junior nagent dedans et moi je suis un peu serré. On ressemble au bibendum Michelin. A la queue leu leu nous décollons de la piste. Mon pilote est un allemand qui parle bien français. Il est sympa et son commentaire le long du vol sera très instructif. Au retour, il me laissera même les commandes. Je suis sur l’ULM de tête, par derrière mon épaule et le temps d’un virage, je distingue ma petite famille également en vol, curieuse impression... La vue et les sensations que procure ce vol sont intenses. D’abord on survole la rive du Zambèze pour arriver aux chutes, l’appareil décrit ensuite deux grandes boucles au dessus de celles-ci, avec une large incursion au Zimbabwe. Puis, il regagne l’aérodrome en survolant le Zambèze en son milieu, laissant découvrir plein d’îlots et de bancs de sable. La faible altitude au retour permet de bien admirer éléphants, hippopotames et même des crocodiles. Que vous dire sur le survol des chutes mêmes ? Ce qu’en a dit David Livingstone : « Scenes so lovely must have been gazed upon by angels in their flight » qu’on peut traduire par « de telles magnifiques scenes doivent avoir été contemplées par les anges en vol » Le seul regret est qu’on ne puisse embarquer d’appareil photo, sécurité oblige. Les images resteront seulement dans nos têtes. Le vol coûte 115$ US, même prix que l’hélico, mais à mon sens avec plus de sensations. De retour sur le plancher des buffles, nous devons sortir du rêve et revenir à la réalité : il nous faut plier bagages et partir pour le Botswana. Il ne faut pas trop tarder car nous attend l’épreuve de la traversée en bac : véritable roulette russe qui peut parait-il, durer des heures. Bye bye la « fumée qui tonne ».

En sortant de Livingstone, nous subissons deux barrages routiers. Le premier est fait par la Police. Les papiers sont contrôlés et surtout l’assurance Zambienne. On est en règle, tout va bien. Le second barrage est pour l’entrée dans le comté de Kazungula où il nous faut payer la « local tax ». Un peu plus loin, un énorme serpent jaune et noir gît sur la route, il mesure presque trois mètres. C’est le seul serpent que nous verrons durant notre voyage.

Nous voilà à Kazungula. Une longue file de camion est arrêtée le long de la route en direction de l’embarcadère. Il y a plein de monde. Me souvenant des expériences lues, nous doublons les camions et nous arrêtons devant la grille, il est 09H55. A peine sortis de la voiture, nous sommes assaillis par des hommes qui nous proposent différents services : change, souvenirs et bien sûr une aide aux formalités. L’un d’eux parait très débrouillard et convaincant, il s’appelle Olifantsfontein, comme la ville précise-t-il. Nous nous accordons d’abord sur le tarif. Je lui dis qu’il ne me reste plus que 20000 kwatchas, rien de plus. Cela lui convient. Au pas de charge, il nous fait rapidement passer de guichet en guichet et de bâtiment en bâtiment. Il est efficace le garçon, prenant des raccourcis et passant devant les files. Un peu honteux, on se laisse mener. Après les formalités de sortie du territoire (pour nous et pour la voiture) et l’achat du billet du bac (20$ US), nous remontons dans le 4x4 à 10H15 !! Olifantsfontein reste à nos côtés, fait ouvrir la grille et nous dirige jusqu’au bout de la jetée, doublant tous les camions. Au final nous stoppons devant le fleuve, derrière 3 autres véhicules en attente de franchissement. Notre passeur a bien mérité son salaire. Alors que nous attendons sagement, un homme en chemise blanche tenant une espèce de cahier vient vers nous, pas content du tout. Il parle un très mauvais anglais et comme il est énervé, cela n’arrange rien. Il semble nous reprocher d’avoir eu recours à un passeur malhonnête car on aurait dû également passer par lui et payer une taxe. Il me demande où est le passeur, je lui assure qu’il est parti. Il note le numéro d’immatriculation du 4x4 et repart en fulminant. Je me dis que le malicieux Olifantsfontein l’a esquivé sachant que comme je n’avais plus que 20000 Kwatchas, son salaire aurait été amputé... Puis je remets dans l’ordre tout ce que le questeur local m’a dit et je réalise qu’il réclamait la county tax. Ici le county c’est Kazungula. Nous avons déjà été racketté et nous en avons gardé la preuve : un reçu. L’homme revient toujours gesticulant : je vais à sa rencontre et lui demande s’il réclame bien la Kazungula county tax. Il me le confirme. Petit moment de bonheur, je sors le reçu ainsi que mon meilleur sourire et lui démontre que nous l’avons déjà payé ce matin. Désarmé mais beau joueur, il repart en quête de nouveaux contribuables.

L’incident clos, nous observons le petit monde autour de nous. Apparemment, un seul bac fonctionne. Il se trouve de l’autre côte du fleuve. Le temps de décharger son contenu et de charger une nouvelle cargaison, le voilà qui revient. Après avoir largué ses passagers, il embarque les 3 véhicules devant nous, un camion, une centaine de piétons et il repart. On sera du prochain voyage. Olifantsfontein réapparaît, nous demandant si tout va bien. Il a changé de couleur de tee shirt, sans doute pour échapper au percepteur en colère...petit malin va !!! Une demi heure après c’est notre tour. Cette fois-ci, il prend deux 4x4 et deux camions. On serre au maximum ! Les roues avant du 4x4 sont presque hors limite du bac et le camion qui suit s’arrête à 15 cm de mon pare choc !!! On débarque au Botswana à 11H15 : belle performance. De l’autre côté, il y a plus de véhicules pour le passage dans l’autre sens. L’attente va être plus longue pour eux.

Les formalités d’entrée à la douane sont vites expédiées et nous payons seulement 50 pulas. Nous avions suivi le conseil donné par un Zambien : changer quelques pulas avant de quitter la Zambie pour en avoir à la douane en arrivant au Botswana. Nous faisons nos courses à Kasane, à l’incontournable Spar. Puis nous prenons la direction de Chobe pour trois jours et deux nuits en immersion complète dans le parc.

Chobe est véritable sanctuaire. Je me souviens d’une discussion avec un Namibien à Walvis Bay qui me disait que Etosha était très bien mais que Chobe était....il cherchait ses mots..et a finalement lâché un « piouuu » accompagné d’un grand geste d’impuissance à trouver le bon adjectif pouvant le décrire.

Nous entrons dans le parc : circulation en 4x4 uniquement. L’axe central est rapidement constitué de sable mou. Les pistes qui en partent pour longer le lit de la rivière le sont encore plus. Le camp d’Ihaha est situé à 24 km de l’entrée. Il faut une heure pour y arriver, sans traîner. Nous traînons, car rapidement, ayant pris le plus au près de la rivière, nous sommes bouche bée devant ces grands troupeaux d’éléphants. 20, 30, 40 voire plus, d’individus dans le même troupeau. Des gros et des tout petits, pataugeant dans la boue à quelques dizaines de mètres. Puis ce sera les hippos, puis les puissants buffles. Au premier buffle, Junior s’écrie « Big Five !! ». Et oui nous avons vu : Eléphants, Rhinos, Lions, Léopards et maintenant Buffles. Le fameux big five est réalisé et Junior en est ravi. Nous arrivons au camp et nous nous enregistrons auprès des Rangers. Nous avons l’emplacement N°3. Nous leur demandons ce qu’il y a comme animaux et ils nous rassurent de suite : ce matin ils ont remarqué des traces de lions au niveau de notre emplacement. Juste dans les buissons derrière le camp, un grand troupeau de buffles a élu domicile. Sinon la routine : passage d’éléphants et bande de babouins dont ils précisent qu’il faut se méfier car ils sont « naughty ». Bon ben nous voilà dans le bain !!!

Notre emplacement est bien situé : non loin des bâtiments sanitaires, avec une belle vue sur la rivière. Chaque place est invisible de l’autre, assez distante et séparée par des hautes et épaisses haies. De l’autre côté de la rivière, c’est la Namibie. On distingue des parfois des petites embarcations en bois : des pêcheurs. La nuit des feux de camps sont visibles dans le lointain, preuve d’une présence humaine. A ce propos, je me suis aussi renseigné sur place quant à l’existence d’éventuels voleurs pouvant s’introduire dans le camp : c’est malheureusement confirmé, et par les rangers, et par un guide rencontré sur place. Ils viennent de la rive d’en face et peuvent voler dans la journée dans les remorques ou dans les voitures la nuit. J’ai prévu quelques contre-mesures (bombe lacry, gros gourdin, corne de brume et sifflet) mais nous n’aurons aucun désagrément d’origine humaine.

Alors que le soir s’annonce doucement, le camp est prêt. Nos réserves de bois sont garnies d’autant qu’il y a pas mal à glaner aux alentours. Junior et moi sommes afférer à préparer la table quand ma douce annonce d’une voix émue : « Venez voir les garçons » : un troupeau d’éléphants surgit du camp inoccupé d’à côté et prend le chemin de la rivière. Nous installons la table en conséquence et buvons l’apéro avec ce spectacle inouï qui se déroule devant nos yeux. Des gros babouins commencent leur ronde. Ils passent devant nous en nous fixant. Je me manifeste bruyamment, tentant une imitation plutôt burlesque du gorille. Ils dévient un peu de leur trajectoire, peut être craignent-ils que je sois contagieux...

Ce soir là, je ne suis pas très rassuré par les buffles. Avant la nuit, on en distingue quelques-uns à l’orée des buissons derrière nous. Au bruits et grognements qui s’en dégagent : ils sont nombreux. Je sais qu’ils sont puissants, sans peur et agressifs. Ma crainte est qu’ils aient la mauvaise idée de traverser subitement notre camp pour aller boire.

Dès la nuit, le feu fournit éclaire notre bivouac et maintient éloigné les buffles. De temps en temps, j’éclaire de ma torche puissante les buissons. Des dizaines de points vert fluo scintillent dans le noirs : les yeux des buffles.

Notre stock de bois épuisé, il est temps de regagner nos perchoirs et de se laisser bercer par les bruits de la nuit. La journée a été longue et riche.

Vers les 23H00, un cri nous réveille : c’est Junior. Il appelle maman car il à mal au ventre.....Misère, si il y a un endroit où je ne souhaitais vraiment pas descendre de la tente la nuit, c’était bien là. Avant de mettre pied à terre, je balaye avec ma torche à droite et à gauche : rien. Les buffles semblent partis. Ma douce aide Junior dans son combat contre la gastro, pendant que je monte la garde à l’écoute des bruits. Tout le monde se recouche à la recherche du sommeil. A 01H00, Junior se fait de nouveau entendre : La gastro demande un deuxième round. Je vérifie de nouveau les alentours et soudain des dizaines de points verts fluo s’illuminent...ouf, se sont des impalas. Rebelote, on se repartit les mêmes rôles. Cette fois, il faut des médicaments car l’affaire est sérieuse. Evidemment ils sont dans une valise au fond du cab. Ma douce se livre à des contorsions empoussiérées dans la cabine pour atteindre les précieuses pilules. Mentalement, j’espère que les lions n’auront pas la bonne idée de venir nous rendre visite. Junior se voit administrer la prescription d’urgence anti-tourista et tout le monde retourne au dodo. Cette fois la gastro est jugulée.

Jeudi 21 août Nous prenons notre petit déjeuner sereinement. Les « naughty Baboons » commencent leur approche. Nous les chassons à grand renfort de cris et de gesticulations diverses. Je travaille mon imitation de gorille en colère, je sens que le rôle rentre. Alors que ma douce est partie au point d’eau, Junior et moi replions les tentes. Nous ne voyons ni n’entendons le gros mâle s’approcher de nous, se glisser à l’arrière du 4x4 et nous voler un pain de mie. Le temps de réagir et le malandrin s’éloigne vite. Je le pourchasse pour la forme, avec mon gourdin. Il s’arrête tout les 15 mètres pour avaler des tranches. Je lui balance des cailloux histoire de troubler son plaisir. Junior est contrarié car il appréciait grandement les tartines de pain de mie au peanut butter. Heureusement, il nous en reste un qui fera l’objet d’une surveillance renforcée. On rigole encore de cette anecdote. Peu après, je discute avec un belge qui occupe également un camp qu’il partage avec un autre couple. Les babouins ont été bien plus indélicats avec eux. Ils ont mis leurs voitures sous un grand arbre feuillus : Les babouins en nombre dans l’arbre ont couvert de déjection véhicules et tentes. Pire, une des femmes s’est fait faire pipi dessus alors qu’elle sortait de sa tente. Conclusion : ne pas mettre la tente sous les arbres.

Avant de sortir du camp et pour rire, je m’adresse à un Ranger en lui disant que je veux porter plainte contre un babouin pour le vol d’un pain de mie et que j’ai son signalement. Nous partons pour une journée entière de safari dans Chobe. Nous nous émerveillons constamment à l’approche des grands troupeaux. Là encore, nous admirons éléphants, hippos, buffles, Sables, phacochères, girafes, grands oiseaux et grandes familles de babouins. Nous décidons de prendre une piste nommée Puku Flats. Selon la carte elle longe une grande boucle de la rivière et revient à son point de départ. Nous sommes seuls sur cette voie et finissons par aboutir dans une cuvette de sable très mou. Nous le traversons prudemment et on s’ensable dans une courbe. Aguerris mais inquiet, on essaye la première manoeuvre de dégagement : Junior et ma douce poussent. Différentiel bloqué, le vaillant rodéo s’extrait centimètre par centimètre et regagne un sable plus ferme. Ouf, c’est passé !!. On poursuit la route pour finalement arriver à un cul de sac : la piste se termine dans une zone marécageuse. Hors de question de continuer. Demi tour et retour à la cuvette. Cette fois, on examine le terrain, un autre passage en ligne droite est possible mais il y a des bosses sableuses et la dernière fait comme une petite dune : il faudra y aller franchement pour ne pas s’ensabler dedans. Je reste seul dans le 4x4 pour l’alléger, après s’être assuré qu’il n’y a pas d’animaux dans le coin. Je m’engage. Je mets la gomme et le Mitsubishi rebondi sur les bosses, ça secoue dur et voilà la dune. J’accélère de plus belle, ça passe ou ça casse me dis-je. Je franchis l’obstacle dans un rugissement de moteur, tout vole dans l’habitacle et dans le cab. Re « Ouf » c’est passé....A ne pas faire tous les jours... Par la suite, les multiples embranchements de pistes sans indication nous perturberont un peu, heureusement que nous avons une boussole, cela évite de tourner en rond.

Après une journée de safari bien remplie, nous retournons au camp. Nous renouvelons notre stock de bois, et préparons le bivouac. Les éléphants reviendront pour l’apéro, un grand merci à eux. Les babouins seront maintenus à distance : Junior est remonté et leur lance des cailloux. Les buffles ne semblent pas être revenus et c’est tant mieux. Notre soirée sera calme et reposante. La nuit sera particulièrement bruyante et inquiétante. Heureusement que la gastro est vaincue. Des cris perçants, rauques et puissants déchireront le silence relatif. C’est tout près de nous. Je n’arrive pas à en identifier les auteurs. Ce qui est sûr, c’est qu’un drame se joue : certains des cris sont emprunts de douleur et de terreur...Cette nuit, le sang a dû couler. La vie n’est pas qu’un long fleuve tranquille.

Vendredi 22 août Alors que nous sommes en plein petit déjeuner, un gros babouin rôdeur s’annonce. D’habitude nous nous manifestions de suite pour les faire fuir. Là, par curiosité, nous décidons de ne pas bouger. Tranquillement, il s’approche et infléchit sa trajectoire vers nous, vers la table. Puis alors qu’il n’est plus qu’à 5-6 mètres, il accélère brutalement. Alors qu’il va manifestement bondir, je me dresse avec mon gourdin et imite, cette fois- ci assez bien, le gorille vraiment en colère. Il stoppe net sa course et recule mais pas trop. Sans doute enhardi par son approche, il sera particulièrement retors à éloigner. Je garde également mes distances tout en maintenant la pression hostile, car je sais qu’il peut être dangereux. Il se réfugie dans les haies et reste à proximité. Suivant un exemple qui nous a été narré la veille, nous remplissons un sac plastique de gros cailloux et le déposons sur la poubelle de fer. Le piège fonctionnera et dans les 10 minutes qui suivront, le gros babouin sera là contre la poubelle, la main sur le sac. Nous ne l’avions pas entendu venir. Nos regards croisent celui de la bête, nous nous dévisageons mais nous ne bougeons pas. Il se saisit du sac qui est bien lourd et le laisse choir à ses pieds. Il fouille dedans et découvre son contenu. Nous éclatons de rire. Au regard qu’il nous a lancé, je suis sûr qu’il a su que nous moquions de lui. Il est parti peu fier et nous ne l’avons pas revu. Nous passons une bonne partie de la journée dans le parc. Nous souhaitions revoir des lions ou des léopards mais nous n’en verrons pas. Par contre nous nous retrouverons plusieurs fois tout proche, à quelques mètres, de troupeaux d’éléphants. Nous devrons nous en éloigner un peu plusieurs fois, devant les injonctions de certains d’entre eux, qui, s’avançant oreilles décollées et trompes battantes nous adressent cet avertissement qui peut se traduire par « pousse toi de mon chemin ou je t’écrase ».

Peu après, sur le chemin de la sortie, nous côtoierons de près un immense troupeau de buffles, plusieurs centaines de têtes en route pour la rivière. Dans l’après midi, nous regagnons le Kubu Lodge situé en sortie de Kasane sur la route menant au bac. Il est discrètement implanté le long de la rivière Chobe. Il est constitué d’un ensemble de chalets en bois surélevés avec petite terrasse en bois. Les chalets sont coquets et décorés avec goût. Le tout est implanté dans un vaste terrain paysagé et ombragé disposant d’une grande pelouse verte (sur laquelle les hippos se baladent la nuit). Le restaurant à l’écart présente une belle terrasse dominant la rivière. Nous dînerons sur place. La nourriture est bonne mais, là aussi, il y a peu de choix (un poisson ou une viande) et il ne vaut pas mieux être dans les derniers à table car il n’y a alors plus guère de choix. Une bonne nuit dans un vrai lit, après 9 jours de suite en tente sur le toit, est appréciée. Je n’ai pas eu le courage de me relever pour guetter les hippos.

Samedi 23 août Après quelques emplettes, nous repartons pour la matinée et le début d’après- midi dans le parc. Nous y voyons nos premiers crocodiles et lézards d’eau. Nous découvrons également un hippopotame allongé à l’ombre d’un buisson, sans aucun doute blessé. Il reste immobile bien que nous soyons �� quelques mètres de lui. Nous pique-niquons devant une horde d’éléphants, également en plein casse croûte dans des petits buissons. Pas vu de félins à l’horizon.

Nous revenons à temps au Kubu Lodge pour participer à une « Cruise » sur la Rivière Chobe. Départ de la croisière à 15H00, jusqu’au coucher de soleil. Nous sommes dans une petite embarcation avec un couple de Canadien très sympa et leur fille du même âge que Junior... Notre capitaine connait bien son affaire et, s’il parait un peu austère au début, il se déride au fur et à mesure. Cette croisière est très prisée car nous ne sommes pas les seuls à naviguer. Il y a des bateaux bien plus gros et bondés. L’idéal est d’être dans un petit bateau comme le notre, bien plus rapide, bien plus maniable et surtout bien plus convivial. Son fond plat permet même de s’échouer sur la rive, approchant ainsi de très près les gros crocodiles en pleine sieste. Nous remontons la rivière, allant d’un point à l’autre. Tantôt pour des crocos, tantôt pour des oiseaux, des lézards et bien sûr pour des hippos. Ils sont tout proches, en famille, dans la boue ou dans l’eau. Là encore, quelques belles photos de gueules béantes et de « câlin animal » sont réalisées. La journée touche à sa fin, le soleil décline. Alors que la plupart des bateaux font demi- tour, notre guide nous offrira un fabuleux cadeau qui sera le point d’orgue de notre incursion en contrée sauvage. Il échoue le bateau contre une berge où, en léger surplomb, se prélasse un petit groupe d’éléphants. Lentement, le soleil se glisse entre eux, inondant d’or et de pourpre l’horizon. Bientôt, avant qu’il ne disparaisse, les silhouettes des éléphants se détachent en ombres chinoises devant un paravent de feu. Là, comme aux marquises, le rouge et le noir se s’épousent –ils pas ? Les seuls bruits qui filtrent de notre esquif sont le cliquetis des appareils, le clapotis de l’eau et nos souffles retenus. Le soleil désormais évanoui, sans se concerter, nous applaudissons. Le retour au ponton est rapide, le Capitaine met plein gaz. Nous le remercions chaleureusement et généreusement. Le dîner se fait sur la terrasse du Kubu lodge.

Dimanche 24 août Comme la veille, nous prenons le petit déjeuner en terrasse, de petits oiseaux verts et jaunes viennent quémander des miettes, jusque dans la main. Nous ne nous attardons pas car la route est longue Je devais laisser un petit message sur le livre d’or du Lodge avec un petit clin d’oeil à Francky04 mais le Lodge n’a pas de livre d’or.... Nous quittons Kasane en direction de Nata, Francistown et jusqu’à Palapye. La route goudronnée est bonne. A 70 kilomètres de Kasane, un grand troupeau d’éléphants marche non loin de la route, nous aimons à croire qu’ils sont venus nous saluer. Ils seront les derniers pachydermes de notre périple. A 130 kilomètres de Kasane et sur les 150 suivants, la route présente de très nombreux nids de poule. Certains pourraient être fatal à une berline. Par endroit, on dirait que la route a été bombardée. Quand les lignes droites sont bien dégagées, on slalome d’un côté à l’autre pour les éviter. Parfois, même en 4x4, il nous faut rouler au pas tant la chaussée est dégradée. Nous doublons un camion stationné moitié sur la route, moitié sur le bas côté. Manifestement les nids de poule (où plutôt d’autruche) ont eu raison de ses pneus. Nos franchissons des contrôles sanitaires au cours duquel le frigo est inspecté : pas de viande ou produit animal frais ne peut passer. Nous arrivons à Palapye dans l’après midi. Nous trouvons notre point de chute le camp Itumela qui fait camping et loue des chambres. Nous avons pris une chambre. L’arrivée est folklorique car on doit longer la voie ferrée et traverser une zone de stockage de fret. C’est moche et poussiéreux. Un petit panneau indique avec humour que bientôt la zone moche se termine et le paradis arrive.

Le camp est sympa, grand, fleuri mais assez rustique. Les chambres sont vraiment spartiates et la douche de la salle d’eau n’a rien à envier à celle d’Ihaha. Par contre le camp dispose d’un grand bar, de grands barbecues couverts, d’une cuisine également ouverte avec tous les ustensiles fournis, frigo, micro onde et plaques à gaz. Il n’y a que Junior pour oser faire quelques brasses dans la petite piscine froide. Nous sympathisons avec un couple de Sud Africain avec qui nous bavardons un long moment autour du braii. Dodo tôt, je sombre comme une masse.

Lundi 25 août Le réveil se fait également tôt à cause du train qui passe juste à côté et joue du klaxon. Nous prenons le temps de déjeuner tranquillement. On the road again, direction l’Afrique du Sud via Martin’s Drift. On franchit la frontière du Bostwana en 5 minutes et celle de l’Afrique du Sud en 10 minutes. Peu après la frontière, un panneau averti de la présence de phacochères. 3 mètres après celui ci se trouvent deux spécimens qui traversent la route : ils sont vraiment bien organisés ici !!! Par la suite, nous en verrons de nombreux autres au bord de la route. Nous avons remis le GPS en marche et faisons une étape pour les courses à Marken. C’est un bourg avec deux épiceries, une station service, un ATM et une boucherie. L’atmosphère est un peu tendue. Nous n’avons pas droit aux sourires. Finalement nous serons quand même bien reçus par la bouchère. En quittant Marken, on prend la direction des Waterberg : grandes montagnes plates qui se découpent en falaises et dont certains restes forment des pains de sucre un peu à l’instar de ceux de monument valley, avec plus de verdure. Nous arrivons enfin à l’embranchement de la ferme Mabote où nous avons réservé une hutte. 5 km de piste de sable séparent la ferme de la Gravel road. Nous sommes accueillis à bras ouvert par la maîtresse des lieux, une femme d’un certain âge (et d’un âge certain). Elle nous explique que les huttes sont en réfection et elle nous propose le chalet pour le même prix. Il a été construit en premier et servait au début de point de bivouac pour les réunions sa famille. Elle nous explique le fonctionnement du chalet, nous dit qu’il y a un petit lac non loin et que nous pouvons y faire du canoë : il suffit de se servir. Elle nous précise qu’elle viendra nous voir en fin de journée pour s’assurer que tout va bien. Enchantés, nous prenons la piste qui nous mène à 5 kilomètres de là au pied de la montagne. J’ai des doutes sur la faisabilité de la piste en berline.

Arrivés au « Koko chalet », nous découvrons un petit paradis. Ce sera notre derrière nuit en Afrique Australe et elle sera la synthèse de ce que nous attendions comme atmosphère. Le chalet est grand, bâti en bois et toit de chaume. Il est composé de deux grandes chambres séparées par un grand espace pourvue d’une cuisine américaine avec tous les ustensiles, évier et plaque à gaz. Il y a un frigo, un petit salon avec fauteuils et cheminée.Même le bois est fourni. Cette pièce est grande ouverte sur un ponton de bois surplombant une petite rivière qui serpente entre des rochers. Le tout est dominé par une haute falaise qui nous fait face. L’électricité fonctionne sur batterie et un chauffe eau invisible produit de l’eau chaude pour les deux salles de bains. Un peu en retrait du chalet, un espace est aménagé pour faire un braii géant avec des fauteuils tout autour. Nous regrettons déjà de n’y passer qu’une nuit. Nous allons faire un petit tour en canoë sur le lac. C’est calme. Deux montagnes côte à côte en perspective du lac donnent un tableau de carte postale. Retour au Chalet et Junior a encore le droit de tenir le volant, mode 4x4 enclenché. Il est fier de sa prouesse. A la nuit tombée, notre hôtesse nous rejoint. Elle nous offre des chocolats et s’assure que tout va bien. Elle précise à ma douce de ne pas faire la vaisselle car demain « ses gens » viendront faire le ménage. Nous dégustons notre dernier braii accompagné d’un vin sud africain. Ici nous sommes encore une fois seuls au monde. Tous les trois, nous irons nous blottir dehors dans les fauteuils. Dans la nuit noire, nous admirons une dernière fois et plus longuement que d’habitude, ce formidable ciel étoilé qui a accompagné nos nuits australes. Je suis sûr que vous devinerez quels furent nos voeux au passage des étoiles filantes.

Mardi 26 Août Petit déjeuner avant le grande préparation des valises pour l’avion. Quel bazar ! Puis nous faisons une balade en remontant la rivière. Par endroit elle s’élargit. De gros rochers plats permettent de la traverser sans difficulté. Quelques singes se sauvent dès notre approche. On se pose là, au pied de la montagne et sur une dalle au milieu de la rivière, pour contempler les alentours. Les meilleures choses ayant une fin nous devons quitter Mabote. Sur la table du salon, un livre d’or est posé. Déjà mélancolique je laisse ce petit mot ému, dans un anglais peut être pas très juste : « We have been driving through RSA, Namibia, Zambia and Botswana to discover this wonderful part of the world that is Southern Africa. Now it is our last stop. What a very good guess to end in this very nice, quiet and magic place. We had a very special time here, before being also “Out of Africa”. Thank you for your warm hospitality. Thank you to share your place. Mabote sounds like in French “ Ma beauté” wich means “my beauty.”

Nous traversons une partie du waterberg et arrivons à Naboomspruit. Puis nous rejoignons la N1, autoroute à péage. En approchant Prétoria, la circulation se fait dense. A Johannesburg, on tombe dans des bouchons. Heureusement que le GPS est là pour nous mener à bord, chez notre loueur. Le 4x4 est restitué, ils ne le vérifient même pas. Je montre juste une attache de hublot latérale qui a cédée et explique les rafistolages de la tente. Vers les 17H00 on nous conduit à l’aéroport. Les embouteillages sont denses et notre chauffeur prend la route des écoliers. On y est à 18H00 et l’avion décolle à 22H30...on a le temps. Petit moment de flottement à l’enregistrement : Nos bagages présentent un excès de 16 kilos et c’est 60 euros le kilos....Nous gardons en guise de bagage à amin, un sac à dos. A chaque embarquement, nous prions pour que cela passe car nous avons 3 gros sacs plus le sac à dos. Finalement, tout ira bien. Le reste n’a que peu d’intérêt sauf qu’Emirates est fidèle à elle même. Nous arriverons à Roissy le Mercredi 27 au soir comme prévu, sans encombre, cette fois-ci avec tous nos bagages et le coeur lourd.

EPILOGUE

Depuis notre retour, l’Afrique est dans nos têtes. Ma douce en a rêvé pendant plusieurs nuits d’affilées, se croyant encore dans la tente au réveil. Le tri des 8000 photos, la rédaction du carnet et la lecture du forum nous relient quotidiennement à elle. Je comprends maintenant la nostalgie des Vinnylove, Grisemote, Francky04 et autres voyageurs. L’année prochaine, dans deux ans ou plus tard, nous y retournerons, c’est certain.

En résumé

Nos coups de coeur :😎 Les sites de Fish River Canyon, Sesriem, des chutes Victoria et de Chobe. L’accueil de certains africains australs La faune riche et sauvage Les somptueux couchers de soleil Les nuits étoilées magiques Les camps de Koiimasis, Goabacca et Mabote

Nos coups de gueule :😠 Les grands groupes organisés, bruyants et indélicats L’accueil de certains africains australs La poussière omniprésente Le vent à Walvis bay

Nos regrets :😕 De ne pas y avoir été plus tôt D’en être déjà repartis De ne pas y retourner de si tôt
Compagnies aériennes XL Airways ou AirMed pour la République Dominicaine? English translation pending
by Elisa257 · 2008-09-25 · 29 replies
Bonjour

J'envisage de partir en république dominicaine fin décembre depuis Paris et on me propose un vol avec l'une ou l'autre de ces compagnies. Pouvez vous me faire part de votre expérience? Cordialement

Elisabeth
Croisière sur le Norwegian Gem avec des enfants English translation pending
by Muuchette07 · 2008-09-24 · 36 replies
je souhaite savoir le prix des coctails à bord du gem Le bowling est il accessible pour des enfants et est ce payant ? Il parait qu'il y a des jeux d'arcades gratuits ainsi qu'une wii . merci pour vos infos
Que détestent les Thaïlandais? English translation pending
by Touapai · 2008-09-13 · 188 replies
bonjour. il ya fort longtemp que je vous lis et je vous remercie tous pour toutes les infos utiles que j'ai collecter grace a vous. je me suis finnalement inscris et c'est mon premier message. j'ai lu avec interet un message résent qui traitai des bonnes manière a avoir vis a vis des thais, pour pas avoir l'air d'un mal eduqué. pouvez vous svp m'en dire plus sur ce que detestes le peuple thai au regard des touristes? merci. Raoul
Retour du circuit "Parfums de Cuba" du 22 août au 5 septembre 2008 English translation pending
by Ceridwenn · 2008-09-13 · 22 replies
Bonjour, Je suis partie à Cuba du 22 août au 5 septembre 2008. Nous avons choisi de partir avec Vacances Transat: une semaine de circuit "Parfums de Cuba" + extension balnéaire à Varadéro. C'était la première fois que nous faisions un circuit. Il y a des avantages (on voit enormément de choses; on est en groupe; on ne conduit pas) et des inconvénients (le bus; on prend moins le temps de découvrir par nous même; on est repérés à 10mille quand on débarque du bus). Ceci dit, je ne souhaitais pas faire de voyage en back-packer; j'estime ne pas avoir encore assez d'expérience et surtout ne connaissant pas Cuba, je ne sais pas si j'aurais su me débrouiller! Et puis, il faut dire aussi qu'on voulait des vacances pas prise de tête, voir plein de choses mais avoir un certain confort. J'espère que mon experience servira à certains d'entre vous qui souhaitent partir à Cuba. Il est vrai qu'on entend beaucoup parler des casas particular et on se sent parfois mal de choisir un moyen plus classique de partir (même si effectivement la casa particulaur doit être une experience vraiment differente!!!!)

Voici donc le récit de mes vacances:

JOUR 1 : Arrivée.

On sort de l’avion, il doit être aux alentours de 16h, il fait ultra chaud, on a du mal à trouver son souffle (humidité). Dès la sortie de l’aéroport, on sait où on est : il y a plein de voitures américaines des années 50 garées sur le parking!🙂 On monte dans le bus, j’ai l’impression à ce moment-là que la moyenne d’âge est de 50 ans… on a 26 et 28ans ! (finalement il y aura des gens de 22 à 60ans: c'était génial, on a parlé avec plein de monde et on s'est entendu très bien avec certains en particuliers...on a même rencontré un couple à la douane en arrivant qu'on a recroisé plusieurs fois et on a sympathisé!) On arrive à l’hôtel Occidental Miramar (dans le quartier de Miramar donc). Hôtel très sympa (un 4-étoiles), avec une grande piscine, une fontaine dans le hall d’entrée. On apprend que lors des repas à l’hôtel, seulement deux boissons sont comprises (un verre de vin et un verre d’eau) pour le reste il faudra payer ! (genre 2 ou 3 CUC la bouteille d’eau !) La chambre est spacieuse, vue sur la piscine, c’est sympa ! Le soir il y a des chanteuses cubaines au bar, c’était divin !

JOUR 2 : Pinar del Rio, Vinales On visite une fabrique de tabac, pas le droit de photographier à l’intérieur. C’est assez sympa, mais on est quand même mal à l’aise à l’idée de venir regarder des gens qui travaillent !! Malgré tout, c’est intéressant : les gestes sont précis et rapides…et puis l’odeur de tabac bien sûr ! On marche un peu dans le village de Vinales, il n’y a pas d’autres touristes que nous, on commence à remarquer des charrettes tirées par des chevaux, des rocking-chairs devant toutes maisons, etc. ! On a vu une « cabane » de séchage du tabac, il y en peu car la saison est sur la fin. La guide se fait une luxation du genou à cet endroit ! On rencontre même un cubain tout fier de son américaine, il me laissera monter dedans et prendre une photo avec lui !! On prend le bus pour aller manger dans la région de Vinales, on voit les Mogotes baignés de soleil, c’est juste magnifique ! (ils y ont tourné Terre Indigo, feuilleton de l’été avec Christiana Reali) Là on mange dans une grotte (il y a un resto) ; j’ai aimé car le cocktail qu’ils proposent est délicieux ! (miel, orange, citron, rhum). A l’intérieur il y a des poules en liberté, puis on passe un « couloir » dans la grotte et on arrive au restaurant à proprement parlé. Il y a de la musique cubaine, la nourriture est plutôt bonne !! Par contre, on commence à comprendre deux choses importantes pour notre budget : 1° il faut donner une pièce a madame pipi pour aller au toilettes (et surtout avoir du papier) ; 2° les boissons ne sont pas comprises même lors des repas (on n’avait pas compris ça avant le dé part : on croyait q ce serait uniquement les boissons en dehors des repas ou du traditionnel verre d’eau !), du coup on va quand même dépenser en 16 et 20 CUC par jour pour boire et aller aux toilettes !! Au retour, on veut faire les photos des Mogotes mais évidemment il pleut on est un peu dégoutés car elles étaient magnifiques à l’allée ! Ce n’est pas bien grave, nos photos sont quand même pas mal !! Le soir on dort à la Havane de nouveau.
Carnet d'une boucle en Afrique Australe (A.F.S, Namibie, Bostwana et 1 zeste de Zambie: 1ère partie English translation pending
by Ericarole · 2008-09-12 · 37 replies
Ca y est !!!🙂

J'ai enfin bouclé la première partie de notre carnet de voyage. Je ne pensais pas être si prolixe mais je me suis pris au jeu de l'écriture. Mettre en mots tous ces souvenirs est également une belle façon de les revivre. A mon tour de vous faire partager notre voyage.

J'ai vainement tenté de joindre des photos....je suis trop inculte en informatique et internet pour cela, mis à part le "copier-coller" il ne faut pas trop m'en demander.🤪

PROLOGUE AU VOYAGE

Presque un an de préparation fut nécessaire pour élaborer ce voyage. En surfant sur des sites de location de 4x4 en Europe du nord, de clic en clic, je suis arrivé en Namibie, dont, je l’avoue, j’ignorai presque tout. Ce fut un choc émotionnel en voyant les images des paysages, des animaux et en lisant les premiers commentaires des précédents voyageurs.

Un conseil de famille fut rapidement décrété et je n’eus guère besoin de développer pour obtenir l’enthousiasme général. C’était décidé : la Namibie serait notre prochaine destination. La lecture des expériences de circuits individuels en 4x4 « fully equiped » nous séduit : ce sera aussi notre façon de voyager. L’équipage, dont les rôles s’affineront lors du voyage, sera composé comme suit : - ma douce dans le rôle du co-pilote, de l’intendante en chef, de la reporter-photographe et de la tirelire ; - junior, dans le rôle de l’aide de camp efficace, du magasinier roulant à l’oeil de lynx ; - votre serviteur, dans le rôle de l’agent de voyage, pilote, préposé aux feux de camp et grillades, garde du corps anti-babouin. Nous avons tenté d’embarquer d’autres moussaillons dans l’aventure mais sans succès.

Un long travail de documentaliste a alors commencé. Rapidement je découvrais « voyage forum » et arpentais le forum Namibien. De fils en aiguilles, les noms de Fish River Canyon, Sesriem, Cape Cross, Etosha me devenaient très familiers.

Google, Google earth, la fameuse Ka-maps devinrent aussi des précieux alliers.

Alors qu’une ébauche de circuit se mettait en place, je me souviens encore du soir où ma douce est venue à mes côtés, alors que j’étais rivé sur mon écran, pour me glisser candidement à l’oreille : « On sera loin des Chutes Victoria ? C’est un rêve d’enfance... » En quelques clics, elles n’étaient pas si loin …, enfin tout est relatif.

L’amplitude du trajet (de Fish River Canyon aux Chutes Victoria) et les contraintes budgétaires (le vol et la location de voiture sont moins cher pour une arrivée à Jo’burg) nous ont fait opter pour une boucle de Johannesbourg à Johannesburg en 26 jours en passant, dans l’ordre : Fish River Canyon, Sesriem, Walvis Bay, Damaraland, Etosha, Chutes Victoria et Chobe....du Sud sec au Nord plus humide, des grands espaces aux sanctuaires animaliers.

D’un naturel assez anxieux et prévoyant, j’avais décidé de tout prévoir et réserver à l’avance. Notre parcours dense ne nous permettait pas de perdre du temps à chercher sur place campsite ou lodge, et surtout, je n’avais pas envie de me voir dire « sorry, we are fully booked... » dans des endroits où il n’y a qu’une seule possibilité.

Nous avons parfois peiné pour obtenir par e-mail des réservations auprès des organismes d’Etat qui gèrent les campsites dans les grand parcs nationaux : NWR en Namibie pour Fish River Canyon, Sesriem, Etosha ; et DWNP au Botswana pour Chobe. Mais, à force de persévérance et en s’y étant pris très en avance, tout était OK.

Nous avons eu deux petits pépins de réservation : - le loueur de 4x4 initialement choisi nous a fait faux bon . Perpétuellement aux abonnés absents. - Les billets d’avion réservés sur des vols de la Qatar airline ont dû être annulés pour cause de changement de dates des vols de leur part. Mais tout est rentré dans l’ordre sans perte d’argent, si ce n’est que le tarif du nouveau loueur et les nouveaux billets d’avion (sur Emirates) étaient plus chers que ceux préalablement choisis.

Nous avons également particulièrement bien préparé nos bagages, en essayant de penser à tout (trousse à pharmacie complète, kit de réparations en tout genre, accessoires électriques pour les divers rechargements de piles et batteries en tout genre, vêtements adaptés...)

LE PERIPLE

Jeudi 31 juillet Départ à 15H00 de Roissy pour Johannesbourg via Dubai. Les 4 bagages en soute annoncent un poids de 62 kg pour 60 autorisés. L’employée d’Emirates nous adresse un sourire : pas de problème...Faudra faire attention au retour...

Concernant le déroulement du vol, il faut encore rappeler qu’Emirates est vraiment une compagnie au top, les avions et leurs équipements sont nickels. Le service à bord est également à la hauteur. L’anecdote qui suivra renforcera mon propos. L’escale à Dubaï est un peu longue, cependant il y a de quoi faire en terme de lèche-vitrine.

Vendredi 1 er août 10H40 Arrivée à l’heure prévue à Johannesburg. On récupère les bagages...1, 2, 3...et plus rien !!! Manque le 4ème. C’était un sac à dos qui contenait le moins important : duvets, serviettes de bain, Kway, claquettes en plastiques... et des provisions de base au cas où....Nous nous rendons au comptoir des litiges bagages...manifestement nous ne sommes pas les seuls. L’employé très souriant nous indique après vérification sur son écran qu’il se trouve toujours à Dubaï. Il nous dit en toute confiance qu’un avion arrive ce soir et un autre demain matin. Nous lui expliquons que nous partons dès aujourd’hui pour la Namibie et que nous ne passons que deux nuits en AFS. Ce soir, nous serons à 150 kilomètres de Jo burg ; et demain soir à 750 km !!! « Pas grave » dit-il. Il est sûr que nous le récupérons à 90%. Il note les adresses de nos deux étapes et insiste qu’ils font livrer les bagages n’importe où en Afrique du Sud. Pas convaincus, nous quittons le comptoir et allons à la rencontre d’une jeune femme sympathique qui porte une pancarte à notre nom. Après avoir échangé des Euros contre des Rands dans un des nombreux bureaux de change immédiatement situés à la sortie des Arrivées, elle nous conduit à un van qui nous emmène chez notre loueur situé à Sandton, banlieue cossue de Jo’burg. Notre chauffeur prolixe, et aussi très sympatique, nous décrit les environs. Nous discutons de la vie en Afrique du Sud, des récentes émeutes ethniques entre les noirs sud africains et les immigrés Zambiens ou Zimbabwéen, et de tout et de n’importe quoi. J’en profite pour brancher mon Tom-tom et vérifier que ma carte d’Afrique du sud fonctionne. C’est le cas. Je programme l’adresse de mon loueur pour voir. Notre chauffeur hilare nous fait prendre des raccourcis à cause des embouteillages sur les grands axes, ce qui perturbe madame Tom-tom

On arrive enfin chez notre loueur dans un quartier sécurisé : rue barrée avec barrière et garde. Tout le voisinage est fait de belles maisons ceintes de murs barbelés et électrifiés...

Nous recevons un accueil très chaleureux et acceptons avec joie le petit déjeuner qui nous attend. Nous faisons le point sur notre trajet, récupérons tous les documents du véhicule et effectuons la check-list de ce dernier, un Mitsubishi Rodéo double cab 2, 8 l Turbo Diesel. Il est dans un état impeccable, le moteur est comme neuf (mais comment font- ils ?). Je note que tout les niveaux sont au max, qu’un solide pare buffle est monté et que les pneus sont nickels. Ce sont des Bridgestones All terrain...cela aura de l’importance : nous n’avons jamais crevé et sommes passés presque partout sans dégonflage. L’équipement camping a déjà vécu mais cela ira. Un détail nous ennuie, une seule tente est montée sur le toit et il nous est proposé une tente au sol. Nous sommes catégoriques : les deux tentes sur le toit !!! Nous n’avons pas envi de visites noctures indésirables. En 10 minutes, la seconde tente est montée. On nous fait remarquer que le toit extérieur n’est pas fixé sur tous les points d’ancrage car il y a eu une erreur de conception. Le hic c’est qu’ils n’ont pas d’autre tente dans l’immédiat : tout est « on the road ». On nous indique que ce n’est pas grave car on aura pas de pluie...c’est vrai mais...on en reparlera.

Bon il est temps de partir. Après quelques kilomètres, mon cerveau intègre bien la conduite à gauche. Il faut être vigilant dans les carrefours et dans les sorties de stationnement, mais ça va. Le seul bug persistant est la confusion entre les clignotants et le lave vitre...

Tom-tom nous met sur la route et nous nous rendons à Ventersdorp, situé sur la N14 qui relie Jo burg à Upington. Cela nous rapproche un peu car l’étape du lendemain sera longue. On longe le grand township d’Alexandria où les émeutes récentes ont été si dures. La N14 est soudain fermée. Un grand détour par des petites routes non goudronnées nous remet enfin dessus. On apprendra par la suite que la route s’est affaissée et que les réparations sont longues. On arrive à Venterdorp au Mosaic B&B. Là encore un accueil chaleureux nous est fait. C’est un ranch à l’américaine, les propriétaires on aménagé des chambres dans un décor très far west. Notre chambre est immense avec des énormes lits en rondins de bois et la salle de bains est également superbe. Nous mangeons au seul resto du bourg : un Wimpy (fast food très repandu) .... La nuit est froide et on se dit que nos duvets vont nous manquer.

Samedi 2 août. Nous nous levons aux aurores..même avant l’aurore..dur dur on ressent l’effet du voyage, d’autant plus qu’une erreur d’horaire nous a fait lever une heure trop tôt !!! Le petit déjeuner est très copieux, les proprios sont là avec nous. On reprend la route en se disant qu’ils sont vraiment très sympas.

Rapidement, ça dort dans le vaisseau. Faudra être vigilant. La route goudronnée est excellente, les lignes droites sont interminables, le paysage est monotone. J’ai fait le plein en quittant Jo burg. J’ai plus de 800 km d’autonomie...on roule à 120 km/h. Alors qu’Upington est à 150 kms, je réalise que la jauge d’essence est tombée d’un seul coup...à 80 km, la réserve s’allume...Y aurait il un trou dans le réservoir ? A ce rythme on n’y arrivera pas. Depuis plus de 100 km, nous n’avons pas vu une seule ville, ni une seule station service. Je refais le film dans ma tête et me souviens que j’ai dit stop au pompiste à 1500 rands de carburant pour faire un compte rond. Peut être que le plein n’y était pas....... A 60 km un panneau annonce un restaurant-épicerie et station service !!! Ouf...il était temps. Hélas c’est fermé !! On examine la pancarte : fermé le dimanche et le samedi après midi et on est samedi..... Soudain deux jeunes qui se trouvaient dans l’enceinte de la propriété s’approchent. Ils me disent d’appeler le numéro de téléphone apposé sur la pancarte du restaurant. J’appelle et une dame très charmante me répond. Je lui explique la situation et elle me dit qu’il n’y pas de problème, que j’attende et qu’elle m’envoie rapidement quelqu’un. Quelques minutes après, un autre jeune surgit, il m’ouvre, allume la pompe et me fait le plein. Je le remercie chaleureusement et généreusement...le bonheur c’est simple comme un coup de fil... On reprend la route en se disant une nouvelle fois qu’ils sont vraiment sympas les sud africains.

Arrivés à Upington, on se rend au Nirvana . C’est un grand B&B qui est plus proche du motel de luxe. Nous avons une grande double chambre avec frigo, une belle vue sur les environs. Ils ont un très beau parc paysagé avec un petit cours d’eau aménagé avec cascades. On croirait un mini décor de Disneyland. La ville possède de nombreux magasins. On ira peut être acheter le matos perdu avant de partir, on attend encore un peu dès fois que... Le soir, on prend l’apéro sur un ponton qui surplombe le tout. Dîner en ville dans un restaurant local « Bi-Lo » qui encore une fois fait très western. Bonnes grillades, vins locaux sympas, c’est un bon endroit.

Dimanche 3 août : Après un petit déj moins copieux qu’hier, à 07H30, on s’apprête à monter dans la voiture. La réceptionniste m’appelle et me tend le téléphone. Mon interlocuteur m’explique qu’il est chauffeur coursier, qu’il m’apporte mon bagage et qu’il sera là dans 20 minutes. Incroyable !! L’homme arrive comme prévu. Il m’explique qu’il aurait pu être là hier soir mais qu’il n’a pas pu nous contacter. Il vient de faire 750 kilomètres avec un arrêt cette nuit et ..il repart pour Jo burg. Nous récupérons donc notre 4ème valise juste avant de quitter l’AFS. Chapeau Emirates !!! Nous reprenons la route, le paysage est plus agréable, cela nous rappelle la Californie. Nous apercevons nos premiers springboks et autruches ; des curieux nids d’oiseaux s’accrochent sur les poteaux électriques : certains sont énormes, tels des meules de foins. Ils sont faits par de petits oiseaux semblables aux hirondelles qui vivent en communautés dans ces nids.

On arrive enfin à Nakop : la frontière. Côté sud africain, on est bien guidé pour les formalités, les douaniers et policiers sont également sympas, il y a 3 contrôles en tout (passeports, papiers voiture puis un dernier qui inspecte la voiture). On passe le check point et on roule pendant une bonne dizaine de kilomètres...Bizarre : y a pas de poste frontière namibien ? Si, enfin, on y arrive. Il est juste avant un petit village. Là :changement de décor, c’est plus vétuste et les officiels sont moins aimables et ne font vraiment aucun effort. On est même obligé d’en réveiller un....Coût du passage : 160 N$ (env 15 euros)

Nous roulons jusqu’à Karasburg. C’est là qu’il faut s’arrêter pour s’approvisionner. On y trouve des supermarchés dont un Spar. Il y a pas mal de monde dans les rues. Ici commence de façon plus marquée un monde plus pauvre. On est souvent accosté par des quémandeurs de tous âges. Dès qu’on s’arrête, quelqu’un surgit pour garder la voiture. Nous n’aurons jamais autant distribué de pourboires, petites oboles et sourires que durant ces vacances. Pas par obligation mais plutôt naturellement, en ayant conscience que certains de nos petits gestes revêtent ici une bien plus grande importance qu’ailleurs. Nous poursuivons jusqu’à Grunau. Il n’y a pas grand chose ici hormis la poussière. Nous avons bien fait de faire nos courses avant. Après Grunau commencent les « gravel roads ». Un petit aparté à ce sujet, surtout destiné aux futurs voyageurs qui n’ont pas encore roulé là bas. La plupart des gravels sur lesquelles nous avons roulé, ( même les petites routes commençant par « D ») sont très roulantes. Les très longues lignes droites, la largeur des voies et le bon état général de la chaussée me permettaient le plus souvent une moyenne entre 105 et 115 km/h. Cependant attention : cette moyenne n’est possible qu’avec un bon 4x4 aux pneus en très bon état. Car les pièges sont nombreux et avec une berline, je n’aurai probablement pas dépassé souvent les 80 km/h (il faut en tenir compte pour la planification des trajets). La conduite est différente que sur le gourdon : plus fatigante car demandant une grande concentration ; la vision doit balayer la route à environ 25 mètres devant pour détecter les trous, dos d’âne, grosses pierres et bandes sableuses qui peuvent faire obstacle. Pas question de tenir le volant à deux doigts. La très grande longueur de certaines lignes droites ne doivent pas faire oublier que derrière une grande bosse peut se cacher un virage qui, lui, ne doit pas être négocié au delà des 80 km/h sous peine de partir en dérapage. Il m’est arrivé, notamment sur des gravels sinueuses (Kuiseb pass ou entre le Sptizkoppe et le Brandberg), de passer en mode 4x4 car la conduite était très « flottante » autrement. La semaine précédant notre arrivée, mon loueur a perdu un 4x4 suite à des tonneaux effectu��s en sortie de virage par un touriste européen qui a du écourter ses vacances.

Revenons à notre parcours. La direction de Fish River Canyon est bien indiquée et nous arrivons enfin au camp en début d’après- midi. A l’accueil, on nous dit de choisir notre emplacement. Nous optons pour le numéro 17, au fond du camp, à l’orée des arbustes. Il y a peu d’emplacement de libre de toute façon et le soir venu, ils seront tous remplis. Le notre ne possède pas de point d’eau immédiat mais est plus à l’écart. Le bloc sanitaire se trouve à une bonne centaine de mètres. Pour la douche ça ira. Pour le reste, on préférera la pelle et le petit bois entourant le camp. On est également au plus loin qu’il se peut du générateur assez bruyant qui ne se tait que tard dans la nuit. En ouvrant le coffre du double cab, on réalise pleinement la pertinence des recommandations sur la nécessité d’emmener des grands sacs poubelles : la poussière s’est incrustée partout. De ce jour jusqu’à la fin de notre périple, nous allons vivre dans et avec la poussière. Au début on peste, on se lave les mains toutes les cinq minutes, on tente vainement de s’épousseter....Y a rien à faire qu’à attendre la douche pour être propre pendant 10 minutes....

La nuit tombant rapidement, trop rapidement hélas, nous partons voir le canyon et assister au coucher de soleil, le premier d’une longue série. Le canyon est majestueux, moins profond que son grand frère du Colorado mais plus sauvage. Alors que nous nous posons sur un spot pour voir le coucher, un groupe de jeunes espagnols laissent la porte de leur van ouverte qui diffuse une forte musique brésilienne. Les boules me montent car la quiétude des lieux est pas mal bouleversée d’un coup. Je vais voir l’un des jeunes et, en anglais, je lui explique le fond de ma pensée. Je dois avoir l’air très aimable car il va éteindre la « ziquemu ». On peut enfin voir le soleil se coucher tranquillement. Il n’est pas grandiose car le soleil est de face. Cependant, on savoure quand même. Retour au camp et montage des tentes. C’est la première fois et cela nous prend une bonne demi heure, d’autant plus qu’il faut faire les lits. Par la suite, l’intendante en chef s’ingéniera à plier duvets, couettes et oreillers de manière à remballer le tout dans les tentes : gain de temps et de place dans le cab assuré !!! Alors qu’il fait nuit, un gros camion aménagé en transport en commun arrive dans l’emplacement contigu au notre : un groupe !!! Argh !!! Là encore un petit aparté s’impose :peut- être sommes nous des ours, mais un des petits désagréments du voyage fut la promiscuité avec les groupes dans les campsites des grands sites. Je sais bien qu’il en faut pour tout le monde mais le mélange n’est pas toujours agréable. Les groupes sont parfois très bruyant le soir, tentent parfois de déborder sur leur emplacement et n’hésitent pas à prendre votre emplacement comme point de passage naturel. Mais le plus désagréable est, à 05H00 du matin, d’être réveillé par les bruits de gamelles qu’on remballe, et le moteur diesel du camion qu’on laisse tourner 10 minutes avant de partir. Oui, effet de groupe probablement, ils sont plutôt bruyants et sans gène. Notre "zénitude" a atteint parfois ses limites...

Première corvée de bois, premier feu de camp et grillades arrosées de shiraz...première nuit en tente : dès que tu bouges : tout bouge !!! Il ne fait pas froid. Nous n’avons d’ailleurs jamais eu froid durant toutes les vacances. Les basses températures de l’hiver austral n’étaient pas au rendez- vous. Nous avons bénéficié d’un hiver doux : 25-30°C la journée et peut être 10-12°C la nuit. Les bonnets sont restés dans la valise et nous n’avons pas eu besoin de plus d’une polaire le soir, et encore pas tout le temps.

Lundi 4 août : Le groupe voisin de Fish River Canyon a été discret le soir mais nous avons eu le droit au réveil à 05H00 avec le remballage et le moteur diesel du camion...

Après le petit déjeuner, nous laissons les tables et chaises, ainsi que du linge à sécher histoire de matérialiser notre présence, et nous partons pour une journée complète à la découverte du Canyon. Nous avons admiré sa splendeur depuis les différents points de vue le jalonnant et emprunté le chemin 4x4 qui le longe. Nous avons pique-niqué seuls au monde au bord de la falaise : quel point vue ! Nous avons approché notre premier arbre carquois, vu chacals, antilopes, springboks et autruches, le tout disséminé le long du parcours, provoquant l’excitation générale à chaque fois. Nous avons passé une superbe journée et apprécié ce baroude en 4x4 où nous étions seul tout le temps, rendant l’atmosphère magique. Le chemin 4x4 n’est pas trop dur hormis un passage délicat pour le novice que je suis (pente raide avec gros trous et cailloux mais qui s’est négocié sans problème). Retour au camp, préparatif du bivouac et douche bienfaitrice. La nuit tombée nous avons admiré à l’écart des lumières, ce splendide ciel étoilé, traversé par une voie lactée très claire. Durant notre périple, nous nous serons régulièrement postés la nuit pour l’admirer.

Mardi 5 août : Départ de bonne heure après un repliage rapide (ça commence à prendre le rythme). En route nous apercevons springboks, autruches et deux beaux aigles occupés à finir une boule de poils non identifiable. Entre Seeheim et Aus, les paysages sont très beaux : des étendues de prairies jaunes pailles sur lesquelles se découpent des montagnes tantôt rouges, tantôt marron se succèdent. Nous faisons les courses à Aus. Il y a deux épiceries pas très bien achalandées, la couleur des quelques morceaux de viande dans le congélateur est sans appel : on opte pour des conserves. L’épicerie située en face du restaurant accepte de fournir du cash en échange de la CB moyennant une commission.

Nous mangeons, tout comme pas mal d’autres touristes, au restaurant d’en face et nous goûtons aux brochettes de crocodile : viande blanche qui ressemble un peu aux cuisses de grenouille. C’est bon. Nous discutons avec du sud africain rencontré la veille sur un spot du Canyon.

Notre halte a été un peu plus longue que prévue...nous avions oublié que la nuit tombe très tôt. Nous reprenons la route (C12) et empruntons la D707. Les différents ranchs/lodges qui y sont implantés sont bien indiqués. Le notre : le Ranch Koiimasis est enfin annoncé. 14 kilomètres de piste de sable et quelques barrières à franchir sont nécessaires pour l’atteindre. Le paysage est magnifique, on s’enfonce dans la nature sauvage. L’ocre des montagnes vire presque à l’orange et se découpe sur les plaines jaunes. « waou » que c’est beau ! On arrive au Ranch Koiimasis. Une bande de Suricates nous accueille. Tandis que Junior et ma dame s’attendrissent, je rencontre le maître des lieux, il me fait penser à Crocodile Dundee avec son visage buriné, son chapeau et son short d’aventurier. Encore une rencontre bien sympathique et chaleureuse. Il nous propose du bois pour le feu et nous indique qu’il vend aussi de la viande produite sur place : exit la boite de conserve !!! (Ceux qui ont mangé des saucisses Wieners en boite me comprendront). Il nous cède contre une somme modique des pavés d’autruche marinés faits maison. Ce sera un régal en grillade.

Encore 1 km de piste et nous atteignons le camp. Les emplacements, au nombre de 5 sont particulièrement bien aménagés, au pied d’une montagne de roches ocre, chaque espace individuel pouvant accueillir une tribu. Le terrain est parfaitement utilisé, chaque emplacement est hors vue des uns des autres et distant de plusieurs centaines de mètres : nous voilà seuls au monde. J’ai demandé à notre hôte s’il y avait des animaux sauvages : il m’a souri en me disant de ne pas m’inquiéter, que les babouins avaient été repoussés bien plus loin et que si les léopards nous verraient sans aucun doute, nous, nous ne les verrions pas !!!! Notre camp dispose d’un braii, d’une table en pierre carrelée avec toit en chaume, d’un coin feu de camp et à l’écart, bâtie contre un rocher, une salle de bains avec douche et des wc dignes d’un lodge de luxe dans la savane. Au loin, et en escaladant un rocher, on aperçoit, logé au pied d’une autre colline rocheuse, un petit lodge de même ton que les pierres. Parfaitement intégré dans le décor, il possède des chambres également louées. Ce site fut pour nous un des plus beau camp où nous avons séjourné. Il fait parti de nos coups de coeur. A la lueur du feu de camp, nous avons débouché une demi bouteille d’un vin blanc liquoreux, discrètement amenée depuis notre cave, pour célébrer nos nuits africaines. Monsieur Rotier, votre Renaissance se marie superbement bien avec ces nuits magiques. Là encore, nous avons admiré presque religieusement ce formidable ciel étoilé.

La nuit s’annonçait douce, la chaleur persistait. Mais le vent s’en est mêlé et par trois fois je me suis levé au coeur de la nuit : les toiles de tente claquaient fortement. Il a fallu, à la lueur des lampes, consolider les fixations à l’aide de sandows. Nos loueurs avaient oublié le facteur vent au regard de la toile de tente mal fixée.

Mercredi 6 août : Le réveil matin fut un peu dur, la nuit chaotique a laissé des traces. La douche est froide et vivifiante, nous poussons des cris de singe lors du rinçage. Le petit déjeuner avalé, il nous faut remballer avec regret, le coin est vraiment splendide. Soudain un moment de panique se fait : il manque une de nos petites pochettes qui contient tous les Rands. Recherches dans le camp, fouille de la voiture, re-déballage du matériel, dépliage des tentes, perquisition dans les valises : rien n’y fait. Ma douce est pourtant persuadée qu’elle l’avait hier soir. Finalement après une bonne demi heure de recherche, alors que l’énervement est à son comble et que les nerfs commencent à craquer, on la découvre sagement posée sur le siège avant de la voiture, négligemment recouverte de notre road book......Ouf, on se sent penaud de ne l’avoir pas découverte plus tôt.... On regagne le Ranch pour payer et c’est l’épouse de Crododile Dundee qui nous reçoit. On discute un bon moment : elle nous explique l’histoire de la famille Suricate qui a emménagé dans le ranch, celle du Babouin Bongo qui se trouve dans un enclos grillagé. A notre demande, elle appelle notre prochaine étape pour savoir s’ils proposent des repas.

On the road again, on continue sur la D707 puis la C27 pour regagner le camp de Tsauchab. De nouveau, on traverse de superbes paysages et on compte les autruches, Springboks et Oryx. La route comprend de nombreux passages de gué asséchés, sauf un pour lequel prenons un malin plaisir à le traverser virilement en faisant de part et d’autre de grandes gerbes d’eau aspergeant le 4x4.

En arrivant au camp de Tsauchab (qui se dit « saurhab ») on est séduit par son style : un mélange de ranch du far west, de brocante à ciel ouvert et de lieu d’exposition de sculptures en métal faites de morceaux de récupérations en tout genre, soudés pour représenter des animaux et des objets les plus hétéroclites les uns des autres. Sur place le ranch propose des chambres, une petite piscine, un bar-restaurant et une petite épicerie. L’accueil fait par une jeune femme aux origines italiennes (qui a tapé dans l’oeil encore juvénile de Junior) est également chaleureux. On en profite pour acheter des belles tranches de viande à griller pour le soir.

On prend possession de notre camp, éloigné du ranch d’un bon kilomètre et complètement hors de vue des autres emplacements dont nous ne saurons pas d’ailleurs s’ils sont occupés. Là encore, on se sent seul au monde. Le camp est immense, comme un terrain de hand, avec un emplacement braii et coin popote, un point d’eau avec évier, une petite maison en pierre abritant une salle de bain et wc carrelés, tous propres et décores avec goût. Sur le côté de celle-ci, on découvre le système de chauffe-eau : un ballon incrusté dans une coque de pierre sous lequel un petit feu de bois fume encore. Fallait y penser ! On découvre que notre emplacement comporte même des petits emplacements en périphérie tels des mini clairières au milieu des buissons et sous les arbres, pouvant accueillir une tente au sol. Bref, si on était une dizaine, on ne se marcherait pas dessus. Le tout est situé au bord du lit de la rivière Tsauchab qui est à sec. Le camp installé, on fait une petite ballade dans le lit de la rivière en examinant et essayant de déchiffrer les diverses traces d’animaux en tout genre, incrustées sans le sable. Les hauts plateaux ou montagnes des Tsarisberge et Naukluftberge se découpent de part et d’autre de nos horizons. Il ne manque plus que l’éléphant ou le lion qui surgit...... La nuit sera réparatrice, le vent ne nous inquiètera pas.

Jeudi 7 août : C’est le départ pour Sesriem qui n’est pas loin de notre camp. On repasse par le gué actif. Deux berlines sont arrêtées et leurs occupants estiment leur chance de passer. Sûr de nous (c’est pas dur on y est passé la veille) on y va franchement, fendant l’eau qui jaillit comme un petit geyser. Les spectateurs sont ravis et regrettent peut être la berline....

Nous arrivons vers 10H00 à Sesriem. L’accueil par la préposée du camping est vraiment moyen, à croire que son sourire lui coûte. Je parle assez bien anglais mais là, j’ai du mal à la comprendre et elle ne fait pas d’effort lors des répétitions. Bon enfin nous avons le N°24, notre résa était bien enregistrée, ici on ne choisit pas. Si le campsite était déjà payé, il nous faut nous acquitter des entrées du parc pour deux jours. Un couple de français arrive derrière nous, ils n’ont pas réservé, il reste cependant une place, l’homme dit à sa femme (en français dans le texte) : « on a pas le choix, on est près des chiottes !!). Voilà maintenant le camp est complet.

Les places du camp sont inégales : les premiers numéros sont près de l’entrée et se trouvent en bordure du chemin qui dessert l’ensemble du camp : poussières, gaz d’échappement et promiscuité assurés !! Pour une fois et contrairement au loto nous avons de la chance au tirage : le 24 est un des meilleurs spot (avec le 26 et le 28) : assez isolé en fin de camp, avec une belle vue sur les premières dunes. Les blocs sanitaires sont corrects et nous avons un point d’eau sur place.

Une petite parenthèse pour signaler que l’épicerie du camp est pauvrement achalandée, les grandes bouteilles d’eau manquaient. Le seul endroit pour retirer du cash est l’ATM du Sossusvlei Lodge (situé à l’extérieur du parc) qui ne fonctionnait pas le premier jour.

Le début d’après midi est consacré au Sesriem Canyon. C’est surtout sympa au début de la ballade, mais cela n’a rien de grandiose. Par la suite nous nous rendons à l’entrée du Sossus Dune Lodge (situé dans le parc) dont on nous a vanté le restaurant, accessible pour les résidents du camping. Le chemin qui mène au lodge se termine sur un parking où tous les hôtes doivent garer leur voiture. Un gardien nous explique que la suite se fait par un petit véhicule électrique conduit par un employé, dans le but de préserver le calme du lodge. Nous demandons pour réserver au restaurant, il communique par radio avec la réception. La réponse est négative, apparemment c’est complet. Bouh ! Déception générale. Nous lui demandons quand même si l’on peut réserver pour demain soir...Il hésite puis rappelle la réception. Finalement il nous dit que c’est ok pour ce soir et pour demain. Chouette !! Le bonheur c’est simple comme un coup de talkie walkie.

De retour au camp, nous partons pour la dune Elim située à quelques kilomètres. Après avoir stationné le 4x4 à son pied, nous en commençons l’ascension. Nous touchons enfin le fameux sable du Namib, si doux, si fin et si soyeux. La découpe de cette dune n’est pas aussi nette que celles des célèbres photos et plusieurs fois nous croyons atteindre le sommet, alors qu’une nouvelle crête se dessine. Enfin nous parvenons au point le plus haut. Le spectacle est à la hauteur des espérances, d’un côté s’étend le désert, de l’autre les montagnes. La plaine au pied de la dune nous parait bien lointaine, preuve que nous sommes montés assez haut. Sagement assis dans la douceur du sable nous attendons le coucher de messire soleil qui transforme peu à peu la palette des couleurs. Une fois les derniers feux éteints, il nous faut regagner notre véhicule, d’autant plus qu’une fois le soleil disparu, la pénombre arrive vite. Ma douce est un peu inquiète : Où est la voiture ? De quel côté ? Et si la nuit tombe ? Evidemment, nous n’avions pas prévu d’emporter des lampes, je rassurai la troupe en pointant le cap ? et la descente fut bien plus rapide que la montée. Il était temps car j’avais omis un détail : j’avais sur mon nez mes lunettes de soleil aux verres correcteurs, mes lunettes de vue étant restées dans la boite à gant. Les myopes compatiront, je devais avoir l’air d’un Stevie Wonder des sables : pour moi, il faisait nuit.

Nous avons regagné le camp sans encombre. Après une bonne douche, direction le Sossus Dune lodge pour un repas au restaurant. Arrivé au parking, nous avons droit à la ballade en petite voiture électrique déguisée en « savane car ». La petite piste qui mène au lodge est plongée dans le noir et les phares de la voiturette sont inopérants. Notre chauffeur conduit d’une main et de l’autre tente d’éclairer la voie avec une lampe torche dont les piles rendent doucement l’âme. Tel un castor Junior, je sors de son étui l’arme fatale : une petite lampe compacte de fabrication germanique achetée en l’honneur du voyage et dont le faisceau très puissant surpasse de loin les maglites et autres surfires. Notre chauffeur n’en revient pas. Pour rire, je lui dis que c’est une lampe conçue pour les astronautes.

Nous voici au lodge. Il est tout récent. C’est un très bel endroit. Le grand bar et la terrasse surplombant la piscine sont vraiment bien agencés. On devine les grandes huttes surélevées et alignées face aux dunes tels des chambres sur pilotis dans les îles-hôtels des Maldives. Le personnel est particulièrement serviable et attentionné. Ce soir c’est un repas buffet à volonté et le braii géant propose Kudu, Impala, saucisses d’oryx, Agneau, côtelettes de porc. L’Impala gagne le concours organisé par nos palais. La carte des vins n’est pas en reste. C’est vraiment un lieu très, très recommandable.

Après ce bon repas et un retour sécurisé grâce à ma lampe (dont je vous donnerai les références si vous insistez) nous regagnons notre campsite distant de 5 kilomètres. Ce soir, pas de dépliage de tente : nous dormirons dans la voiture. Demain matin réveil à 05H10 pour être à 05H30 devant la grille du parc, car nous avons décidé de gravir la dune 45 pour assister au lever du soleil. La nuit sera spartiate : ma douce et moi basculons (pas trop) les sièges avant du 4x4 et Junior se tasse sur la banquette arrière, sous la menace de nos dossiers à la limite de l’écraser. Habillé, nous n’aurons guère besoin du duvet, la nuit n’est pas froide. Dire que ce fut une nuit confortable serait exagéré mais nous avons réussi à dormir quand même un peu et cette expérience fut amusante.

Vendredi 8 août Bip bip, ma montre sonne... Branle bas de combat dans le carré !!! Finalement le réveil est rapide, tels des pro nous savons que la journée sera longue et nous sommes prêts !!!

Nous ne sommes pas les premiers devant la grille mais nous partons quand même dans le peloton de tête. 45 km plus loin (d’où le nom de dune 45) nous nous stationnons à côté d’autres forçats du lever de soleil. Au départ de la dune, nous gravissons la crête presque à queue leu leu. Il fait encore bien sombre mais les premières lueurs sont suffisantes. Au fur et à mesure de la montée, les espaces entre les pèlerins s’agrandissent et certains s’arrêtent, le souffle trop court. Nous poursuivons sans faille jusqu’au sommet et nous nous installons presque au bout de la cime. Certes nous ne sommes pas seuls mais la crête est suffisamment longue pour que chacun y trouve son espace emprunt d’intimité. Là, encore une fois assis dans la douceur du sable frais, nous assistons au lever de Messire soleil. Un magnifique embrassement surgit des montagnes lointaines et inonde les crêtes des dunes environnantes puis bientôt le désert tout entier. C’est vraiment au coucher et au lever du soleil que les couleurs sont les plus belles. Après s’être longuement délectés des alentours, nous quittons les lieux pour s’enfoncer plus encore dans le désert. De part et d’autre des grandes dunes aux contours effilés bordent la route comme des sentinelles géantes. Elles sont cependant assez loin de la route et un 200 mm est nécessaire pour les saisir « plein cadre ».

Nous atteignons Sossusvlei. Exit le goudron, voici venu le temps de la piste de sable. J’hésite à dégonfler les pneus. D’une part, parce que gonfleur souffreteux fournit avec la voiture est au fond de la cabine et que j’ai oublié d’emporter un testeur de pression et d’autre part, parce que je vois les gros land cruisers des lodges s’y engager avec les pneus bien gonflés. Les 5 kilomètres aller et retour s’effectueront sans problème mais en boite 4x4 courte. Parfois, des passages très sableux me feront douter intérieurement mais les pneus tout terrain n’ont pas faillis.

Nous garons le vaillant et solide Rodeo au parking de Dead Vlei. Ce n'est pas très bien indiqué mais il suffit de se fier aux autres touristes et aux quelques piquets matérialisant une direction à suivre.

Il y a deux façons d’aborder les lieux : soit on contourne Dead Vlei sur la gauche et on gravit une longue dune qui lentement mène au sommet surplombant le Vlei, soit on se rend tout de suite au Vlei. Vu que la première solution nous parait très empruntée, on opte pour la seconde.

Bien nous en prend, il n’y pas grand monde dans Dead Vlei. A notre tour, nous arpentons ce lieu digne d’un film post apocalyptique. Les squelettes tordus des arbres morts, le beige clair de ce sol craquelé, l’ocre des dunes et le bleu limpide du ciel offrent une mise en scène célèbre pour une série de photos. Convaincus que du sommet qui nous domine, la vue doit aussi être superbe, nous décidons de traverser le Vlei et de faire l’ascension. Junior tente une protestation car tout cela lui parait bien loin. En parents indignes nous ignorons son avis.

En tant qu’ancien expert des bacs à sables de ma cité, je décide d’un parcours à travers les dunes qui me parait le plus court. La première partie de la montée est dure car vraiment pentue puis nous atteignons une première crête qui se termine à flanc d’une autre dune dont il nous faut absolument atteindre la crête pour poursuivre l’ascension. C’est là que mon estimation de parcours a buggé : le flanc est abrupte et il n’y a plus de trace. Nous entamons alors une pénible montée en lacets. Bientôt la pente est telle que chaque pas s’enfonce et dérape dans le sable, revenant quasiment au point départ. Tous les 15-20 pas je m’arrête pour souffler et constater le peu de distance parcouru. Mon presque quintal me rappelle cruellement à l’ordre, je regrette magrets, confis et les grands crus si souvent dégustés ainsi que les footing parfois trop négligés. Je suis découragé : je n’y arriverai pas. Junior est à mes côtés, il peine beaucoup aussi. A bout de force, on s’assoit dans le sable, le moral dans les chaussettes (pleines de sable). Seule ma douce, dont les 2 footings hebdomadaires ont depuis longtemps forgé les cuisses et la condition physique, poursuit sa route. Telle une alpiniste dans la neige, elle enfonce l’avant de ses chaussures dans la pente à chaque pas. Bientôt elle atteint la crête. Pour nous encourager, elle annonce que de là haut s’est vraiment très beau. Je me concerte avec Junior qui m’annonce que ça ira. Je rage intérieurement, je ne vais pas m’arrêter là, pas si près. Nous reprenons la montée, parfois à l’aide des mains. Les cuisses en feu et presque en apnée, j’arrive enfin sur la crête. Je n’aurais pas imaginé cela si dur. La vue est vraiment très belle. Après un temps de repos on poursuit notre progression devenue maintenant plus facile. Encore quelques passages physiques et on rejoint enfin le chemin normal jusqu’au sommet. Lors de notre longue grimpette, nous avons remarqué en contrebas, un petit groupe qui suivait nos traces depuis le Vlei. A mi-chemin ils ont fait demi tour en nous maudissant peut être pour cette voie improvisée.

Les efforts sont récompensés : la vue est superbe. On domine Dead Vlei dont on ne distingue même plus les arbres fantômes. Le désert de dunes n’en finit pas. On savoure longuement le paysage qui faisait partie des grandes attentes de ce voyage. En écrivant ces mots, j’ai encore dans la rétine ces images. Les réserves d’eau au plus bas, il nous faut quand même redescendre, surtout que la voiture n’est pas toute proche et que la température dépasse largement les 30°C. Nous avions repéré une grande descente à flanc de dune qui aboutie dans le Vlei. Une ligne droite de plusieurs centaines de mètre que des marcheurs descendaient en courant. Arrivés en haut de cette « piste noire », nous nous lançons à notre tour tout schuss. Quelques minutes suffiront à descendre ce qui a pris deux heures à monter. Le bruit des chaussures dans le sable rappelle le crissement des après-ski dans la neige. A grandes enjambées on dévale la pente. Quelles superbes sensations. Je suis léger comme un suricate et mon quintal cette fois ci, bénéficie de la loi de la pesanteur : je distance ma chevrette et mon cabri sans peine : je suis le Carl Lewis de la Dune !!! J’arrive le premier en bas et filme la fin de leur course.

Après avoir vidé nos chaussures des poignées de sables embarquées, nous retraversons le Vlei et parcourons le bon kilomètre qui nous sépare de la voiture. 3 litres d’eau plus tard et après un pique nique transformé en goûter au vu de l’heure tardive, nous refaisons notre mini remake du Paris-Dakar en sens inverse et direction le camp situé à 62 km. Les quelques forces restantes nous suffiront pour une action de dépoussiérage et une lessive indispensable. Ai-je besoin de vous dire combien la douche fut salvatrice ?

Nouveau dîner le soir au Sossus Dune Lodge où nous avons encore une fois pleinement apprécié la très grande tenue des lieux et le remarquable dévouement du personnel.

Il n’a pas fallu longtemps à Morphée pour nous accueillir à bras ouvert. Hélas, la nature est parfois capricieuse. Le vent qui s’était levé en fin d’après midi s’est renforcé dans la nuit. De fortes bourrasques faisaient claquer les toiles de nos tentes. Je me suis levé une première fois, réveillé par le bruit. La première inspection ne relevait rien d’anormal. Par la suite le vent est encore monté en puissance et un nouveau vacarme nous a tiré d’un sommeil devenu précaire. Cette fois ci c’est la tuile : la toile supérieure de la tente de junior s’est retournée et ne tient plus que par deux attaches. Elle claque comme un drapeau dans le vent. Nouveau Branle bas de combat dans le bivouac !!! Tous les trois nous parvenons enfin à remettre la toile que nous fixons à l’aide des sandows. Je me houspille intérieurement : j’aurais du consolider les attaches !!!! Mais les journées sont si courtes.... Malgré la fatigue, le sommeil reste en dent de scie car le vent ne faiblit pas.....Il y a des jours comme çà...

Samedi 9 août : Le réveil n’est pas glorieux. Ça fait plusieurs nuits chaotiques rapprochées. Heureusement que les 2 prochaines seront en B&B car même si on me dit résistant, mon capital endurance en a pris un coup. Le vent souffle toujours fort, faisant tourbillonner la poussière : Je renonce à préparer le petit déjeuner dans ces conditions, d’autant plus que je suis certain que la flamme du réchaud à gaz ne résistera pas au vent. Je promets à l’équipage, au bord de la mutinerie un petit déj copieux à Solitaire que j’estime atteindre après une heure de route et dont j’ai lu que les tourtes aux pommes étaient renommées. On bat les records de repliage et nous quittons les lieux rapidement. Nous atteignons Solitaire et son unique café-station service-épicerie après avoir encore traversé des paysages somptueux, balayés par le vent.

Il n’y a presque personne, Solitaire porte bien son nom. La décoration est surannée mais non sans charme. Nous dégustons les grosses parts de tourtes aux pommes promises, arrosées de café et chocolat. A la fin du petit déjeuner, les lieux sont subitement submergés par de nombreux autres touristes arrivés presque tous en même temps. Il est temps pour nous de repartir direction Walvis bay.

Nous roulons sur la C14. Après Solitaire, on franchi le tropique du capricorne. Arrêt pour la classique photo devant le panneau. En ouvrant sa porte, le vent arrache la carte routiere des mains de ma douce qui bondit de la voiture pour la rattraper, il s’ensuit un beau gadin. Je savais quelle ne pouvait pas voler. Sa cuisse est désormais rayée de rouge, ce qui lui donne un air encore plus baroudeur. La route, au niveau de Kuiseb Pass, présente une succession de virages en montée et descente. Je réduis la vitesse, passe en mode 4x4 long et redouble d’attention : un dérapage peut vite arriver. Là encore on admire le paysage maintenant très vallonné aux couleurs jaune paille zébrées de roches sombres. Un petit chemin indique sur la gauche un point de vue, uniquement accessible en 4x4, nous l’empruntons sur un petit kilomètre jusqu’en haut d’une butte. Belle vue à 360°C.

La partie plate qui s’en suit est désertique et très poussiéreuse, la route est plutôt mauvaise. Arrivé à Walvis Bay, nous trouvons notre B&B après quelques hésitations, il est pourtant immanquable en front de mer...L’accueil est également chaleureux et notre hôtesse se fait une joie de répondre à toutes nos questions d’ordre pratique. Elle nous confirme notre réservation pour le lendemain matin auprès de Mola-Mola qu’elle avait fait à notre demande. Notre chambre est grande est confortable. Discrètement, je demande à notre hôtesse une bonne adresse pour acheter un petit souvenir brillant et emblématique de la Namibie (les femmes me comprendront...). Elle m’indique sans hésiter ce qui pour elle, est la meilleure adresse : une femme bijoutière à domicile, demeurant non loin de là. Elle appelle cette dernière au téléphone et rendez vous est pris pour l’après midi. J’emmène la petite famille pour une visite surprise. Je ne rentrerai pas plus dans les détails car cela pas d’intérêt pour le carnet de route mais sachez que nous avons rencontré des gens formidables qui nous ont accueillis les bras ouverts. Nous y sommes restés plusieurs heures, à parler de tout, en dégustant un bon shiraz de Stellenbosch. C’est une excellente adresse pour ceux qui veulent comme nous se faire un petit cadeau (20 ans de mariage l’année prochaine...). Au regard de leur presse book et de leur histoire, nous étions vraiment des tous petits clients, nous avons été reçus comme des amis. J’ai l’autorisation du couple pour communiquer leurs coordonnées. Si certains parmi vous sont intéressés, n’hésitez pas. Dîner réservé le soir à l’incontournable Raft, le fameux restaurant sur Pilotis. Nous avons apprécié la cuisine. C’était le soir de l’Eisbeim ou Eisbein : je ne suis pas sûr de l’orthographe, c’est un énorme jarret de porc braisé accompagné de choucroute provenant certainement d’un cochon adepte du culturisme et dont je n’ai pu venir à bout. Pour le reste, nous avons trouvé le restaurant bruyant et enfumé. Cela parlait français tout autour de nous (le petit futé ?) Bien que notre table surplombait la mer un peu éclairée par des projecteurs, nous n’avons aperçu que des grosses méduses. Nous nous couchons pour un gros dodo réparateur.

Dimanche 10 août : Debout à 07H00 et première déception, notre hôtesse nous informe que Mola Mola a reporté la sortie en mer à midi pour cause de mauvais temps. C’est vrai que le vent souffle toujours très fort. Elle nous propose d’aller se balader du côté de Pélican Point où des phoques, des flamants Roses et des Pélicans sont visibles. Nous voilà partis et en chemin nous apercevons effectivement des flamants roses postés en bande les pied, dans l’eau mais trop loin du bord pour se passer de jumelles. Nous poursuivons la piste bordant les salines roses. La couleur est vraiment étonnante. Nous finissons par atteindre la fin de la route qui se perd dans la plage. La mer est forte et des gros rouleaux s’écrasent dans un bouillonnement d’écume. J’ai alors la grande idée de rouler dans le sable, fort de l’expérience exaltante de la piste de Sossusvlei. Je n’ai pas parcouru 50 mètres en direction de la mer que je comprend que ce n’était pas une bonne idée : les sensations de conduite sont différentes et je crains de m’ensabler. J’amorce un long virage et ce qui devait arriver arriva : le 4X4 est stoppé net, ensablé. Que cela ne tienne on sort la pelle, dégage les roues, j’enclenche le diff lock, ma douce et junior poussent dur et centimètre par centimètre on arrive à sortir du sable. Quelques mètres plus loin, et malgré nos efforts, on s'ensable de plus bel. Une rapide réflexion et l’état des lieux n’est guère réjouissant : j’ai laissé le téléphone dans la chambre, pas une voiture depuis notre arrivée. Est ce que la mer va monter ? Et si le 4x4 est submergé ? On retente plusieurs fois de dégager la bête, je commence le dégonflage des pneus, on cale des bûches de bois sous les roues : rien n’y fait !!! Je ne suis pas fier de moi, c’est de ma faute. L’angoisse commence à monter d’un cran, surtout que les différentes tentatives nous ont épuisé. Soudain l’espoir renaît : un 4x4 blanc se profile, je cours regagner la piste et je fais de grand geste. Le 4x4 se porte à ma hauteur. L’équipage est asiatique et j’explique au chauffeur que nous sommes ensablés, je lui demande s’il a un téléphone. L’homme me sourit et me dit superbement qu’ils sont 5 dans la voiture et qu’ils vont nous aider. Les 4 portes du véhicule s’ouvrent et 4 garçons et une jeune femme en sortent comme un seul homme. L’image et la pensée qui me traversent l’esprit à ce moment précis fut : « nous sommes sauvés, voilà les power rangers !! »

Nos sympathiques secouristes sont des chinois. 2 sont en vacances chez les 3 autres qui vivent et travaillent à Windhoek. Le chauffeur est bien mieux équipé que moi : il a un testeur de pression pour pneus et surtout un vrai compresseur. Je n’avais dégonflé mes pneus qu’à 1, 8 bars, j’étais loin du compte. On descend la pression à 1, 1 bars et tout le monde pousse. On s’en sort alors facilement et on regagne la route. Alors que l’un d’eux procède au regonflage le chauffeur me propose de les suivre pour un « run » sur la plage en direction du phare. Je lui dis que je dois être en ville à 12H00 pour une excursion mais on accepte la ballade. Que cela ne tienne : on re-dégonfle les pneus dans la bonne humeur et on les suit sur la plage. Nous gardons un excellent souvenir de ce raid 4x4 sur la plage, à longer la mer déchaînée et ses rouleaux puissants. A 11H30, nous n’avons pas encore atteint le phare et on s’arrête. Mon désormais ami chinois me dit que je devrais faire demi tour pour être à l’heure. Deux d’entre eux courrent en short à la rencontre des vagues : ils sont fous !!! La mer est glacée ! Junior y trempe les pieds et confirme : gla-gla !!! Nous nous séparons de nos nouveaux amis après moult remerciements et echange de coordonnées. Je parviens avec difficultés, à leur faire accepter une bouteille de vin à boire à notre santé. Le « run » du retour est grisant….

De retour à Walvis Bay, on arrive à Mola Mola à l’heure. Hélas, encore une fois ils sont d’obligés d’annuler à cause du temps. Nous ne sommes pas les seuls déçus. Le ciel est parfaitement bleu mais ce foutu vent ne faiblit pas. On s’inscrit pour le lendemain matin, ce sera notre dernière chance.

Nos plans chamboulés, nous décidons de gagner Cape Cross après un passage à la station service. La route est d’abord goudronnée jusqu'à Swakopmund. Nous essuyons une véritable tempête de sable pendant les 70 premiers kilomètres. Je comprends que la sortie en mer était trop risquée. On traverse Swakopmund et roulons à bonne allure sur la C34. La chaussée est parfaitement lisse, un panneaux indique « salty road » Arrivé à Cape Cross après 2H15 de route, nous nous stationnons à proximité du promontoire. Dès la sortie de la voiture et conformément aux témoignages précédents, deux choses vous assaillent : l’odeur putride et les grognements graves des otaries. Junior met un petit masque en papier sur le museau avec quelques gouttes de parfums : il est mignon comme cela. On approche du rivage et empruntons le promontoire de bois surélevé. Ma première impression est une légère déception car j’avais en mémoire ces photos de centaines d’otaries entassées sur les rochers. Présentement, elles sont quasiment toutes dans l’eau. Elles jouent en défiant les énormes rouleaux qui grondent et fracassent les rochers. Le spectacle est garanti.

Mauvais élèves, nous copions certains touristes qui s’aventurent au-delà du muret de pierre. Pourquoi pas, puisque les locataires des lieux sont de sortie. Nous parcourons la plage et je comprends soudain les raisons de cette puanteur : nous marchons sur un charnier. Chaque mètre carré de la plage présente un reste momifié d’Otaries. Des peaux presque entières, des morceaux de cuirs, des squelettes incrustés dans le sol forment un tapis macabre. Des générations d’Otaries sont là, sous nos pieds… Puis nous apercevons les chacals, rodant ça et là en quête d’une proie ou d’un reste. Ils ne me paraissent pas maigres du tout. Progressivement, certains surfeurs poilus regagnent le bord en grappes et posent pour les photographes.

A 16H40 il est temps de repartir, je ne tiens pas trop à rouler de nuit. Nous nous arrêtons à côté d’un des nombreux bidons qui jalonnent la route. Dessus, et posés sur une planche, un éventail de pierres et cristaux de sels rosés sont proposés à la vente. Nous en choisissons un et nous déposons la somme requise dans la boite de conserve servant tirelire. Ici, la confiance règne car aucun des petits vendeurs n’est présent.

La nuit tombe à l’approche de Swakopmund. Le vent semble moins fort. Nous dinons au restaurant du Yacht Club, la carte est moins riche mais c’est beaucoup plus calme. De toute façon le Raft est fermé le Dimanche. Je suis contraint de laisser le 4x4 dehors car la cour intérieure du B&B est pleine. Je le gare tout contre le portail. J’espère qu’il ne sera pas visité.

Lundi 11 août : Notre hôtesse nous annonce la triste nouvelle à l’issue du breakfast : Mola Mola est encore obligé d’annuler les sorties en mer : le vent est de retour. Junior est très déçu, il se faisait une joie de voir les dauphins. Ce sera le seul rendez-vous manqué de nos vacances, car maintenant nous devons partir pour rejoindre le Damaraland, d’autant plus que personne ne sait combien de temps Eole fera des siennes. Encore une fois je me dis que Mola Mola est très pro car les annulations successives leur coûtent cher. Nous prenons notre temps pour faire le ravitaillement et on quitte un peu amer Walvis Bay, pour prendre la direction du Spiztkoppe. Le vent n’a pas faibli.

L’arrivée au Spiztkoppe est folklorique. On n’arrive pas à comprendre la dame de la réception. Un jeune homme travaillant sur place nous fait le relais. Je lui demande quels sont les meilleurs emplacements pour admirer le coucher de soleil. Il m’indique le numéro 10, de l’autre côté de la montagne. Munis d’ une pâle photocopie de plan des lieux, nous tentons vainement de trouver notre place à travers les petites pistes de sables. Berline s’abstenir ici, seul le 4x4 peut passer certains points. Finalement nous retournons à l’entrée, voir le jeune homme qui s’appelle Ritchie. Nous lui proposons de nous accompager pour nous désigner le camp. Sur le chemin nous bavardons et il nous propose d’organiser demain une visite des environs avec un guide. Rendez vous est pris pour 08H00. Arrivé sur place, il nous conduit à l’emplacement en disant que du haut du rocher qui le surplombe, la vue est belle. J’abandonne femme et enfant sur place en leur lançant en riant : « Gare aux lions !!! » et raccompagne Ritchie à l’entrée du camp avec un pourboire de remerciement.

Si le site est très beau et sauvage, le camp est très spartiate : pas d’eau, pas de douche et des wc dans une cahute un peu à l’écart, pas suffisamment toutefois au vu des effluves qui nous parviennent parfois en fonction du vent. Tout comme à Hobas : on utilisera la pelle et les buissons. Nous installons notre camp. De gros rochers forme une grotte a ciel ouvert. Nous ne pouvons y glisser la voiture mais la table et le feu de camp seront relativement à l’abri du vent. Cette fois je ne commets pas la même erreur deux fois et je m’attelle à consolider les attaches des toiles de tentes à l’aide de cordages et de serflex. Je suis content de moi, le vent peut souffler, on est paré.

Ne voilà t il pas qu’un camion aménagé s’arrête à une vingtaine de mètre de nous et déverse son contenus de touristes. Stupéfaits, nous les voyons sortir tables et chaises ; ils sont juste à la limite de notre camp. Ma douce et moi se regardons : on rêve ! il y a tant d’espace de libre aux alentours à tel point que nous étions seul à perte de vue et bien il faut qu’ils se radinent justement là. Je vais voir ce qu’il me parait être le guide et je lui demande s’ils comptent camper là. Il me dit que c’est juste pour un break. Quel con ! (j’ai beau chercher, je ne trouve pas d’autre mot) il me fait penser à celui qui vient s’asseoir à 3 mètres de vous à la plage alors que sur 50 mètres il n’y a personne. Je retourne à mes réparations de fortune en maugréant. Par la suite ma douce retournera les voir en leur demandant combien de temps ils comptent rester et j’irai intercepter un des touristes qui allait entrer dans nos WC qui empestent déjà assez comme cela (c’est pas la peine d’en rajouter). Je lui explique que c’est un espace loué et privé et que les doubleyouci ne sont pas collectifs. Finalement, ils finissent par décamper. Oui, nous sommes des ours, je l’assume, surtout envers ce genre de groupes. La fin de journée s’annonce plus tranquille. On se balade dans l’espoir de croiser des animaux. Nous apercevons uniquement des petits rongeurs trapus appelés Rock Dassies. Le soleil décline. Nous préparons l’apéro. Il nous reste une belle cartouche : 50 cl d’un liquide jaune d’or, grand cru classé de Sauternes qui refroidit sagement dans le frigo. Ma douce et Junior gravissent le gros monolithe au sommet duquel nous pensions contempler le crépuscule. J’ai un peu de retard et lorsque que j’arrive au pied du gros rocher un doute m’assaille : il est trop pentu !! La montée se fait à quatre patte mais la descente en sera impossible. Il est trop lisse, trop haut et trop abrupte. J’appelle les deux grimpeurs mais c’est trop tard ils sont déjà à mi chemin. Ils ne peuvent plus faire demi tour. Ils n’ont pas d’autre choix que d’aller au sommet. Encore une fois les pensées se percutent dans ma tête : S’il me faut demander de l’aide, je dois aller au camp et revenir avant la nuit. Nous faisons quand même le tour du rocher, eux en haut et moi en bas. On se voit plus, on s’appelle, pas de passage ici, ni par là. Je tente de monter par un endroit et je laisse quelques centimètres carrés de peau de mon genou sur la roche râpeuse. Finalement un passage est découvert de l’autre côté. Reste une faille délicate à négocier. Ouf ils sont passés. Encore une fois je m’auto maudis : quelle idée d’aller prendre l’apéro la haut. Les deux alpinistes sont plus sereins que moi qui se sent seul et impuissant en bas. Finalement, les sueurs froides passées, il nous reste encore du soleil. Nous gravissons un autre monolithe moins haut et bien plus plat. Nous savourons notre Sauternes devant ce très beau coucher de soleil. Les couleurs sont magiques, le Spitzkoppe prend feu. En contre bas, un 4x4 s’arrête pour contempler le spectacle, je salue le chauffeur avec mon verre. Hilare, il me prend en photo. Si vous voyez cette image, un jour sur internet, vous saurez que le drôle de gugusse debout sur le rocher, verre et bouteille à la main, heureux, face au soleil et dos à la montagne : c’est moi !!! Après le dîner nous nous offrons une autre soirée étoilée. La lune commence à se remplir et sa clarté inonde les lieux. Nous pouvons marcher dans la nuit sans lumière, on y voit suffisamment. Nous nous éloignons un peu du camp pour laisser entrer en nous de fortes émotions. Cette nuit, les tentes ne claqueront pas malgré le vent toujours présent.

Mardi 12 août Nous levons le camp. Le vent souffle également fort. Nous rejoingons l’entrée et y prenons le petit déjeuner. Notre guide sera finalement Ritchie, notre ami de la veille. Ca tombe bien, il est sympa et les présentations ont déjà été faites. Il nous conduit dans la partie du Sptizkoppe normalement fermée au public sans guide. Il nous apprend plein de choses sur la vie des Bushmen. Lui, il est Damas et il parle le damara qui comprend 4 clics de langues. Celle des bushmans en comprend 8. Il nous guide jusqu’à nos premiers Zèbres, nous montre des peintures rupestres en expliquant le pourquoi et le comment. Il nous mène aussi à une arche de pierre célèbre pour servir de premier plan à des clichés du Spiztkoppe.

La balade dure presque deux heures. On ne s’ennuie pas et ce fut très instructif. Au retour, nous laissons à Ritchie discrètement un bon pourboire. Nous quittons le Spizkoppe en route pour le Brandberg. La piste présente également des partie bonne et d’autres désagréablement « ondulées ». Arrivé dans les environs du camps, face aux imposantes Brandberg, on prend une petite piste indiquée Ugab camp. Le panneau est tout petit et en bois. Aprè 5 km de piste 4x4, on arrive à un drôle de camp : la reception est une cahute, il n’ a personne. Dans un petit enclos à proximité gît un chiot mort et déjà tout gonflé.... nous nous éloignons pour se rapprocher du camp. Il y a bien effectivement des emplacements mal entretenus : des morceaux de buissons sont éparpillés çà et là et des gros cacas d’éléphants parsèment le camp Je vais voir les douches, elles sont plutôt vetustes et sales. Je tourne le robinet : rien de vient.....Cela ne correspond pas du tout a ce que j’ai lu et vu sur internet...Bizarre. Pourtant c’est bien marqué Ugab, c’est bien au bord de la rivière (à sec). Evidemment j’avais relevé un point GPS avant de partir mais sans carte de Namibie, mon GPS ne veut rien savoir ..et de toute façon, il est dans une valise au fond du cab. Comme il n’y a personne et que cela ne nous enchante pas, on refait les 5 kms jusqu’à l’embranchement. Là, Junior « oeil de lynx » repère quelque chose au sol : une grande et belle pancarte indiquant « White Lady Lodge and Ugab wilderness camp » tout droit...Tiens tiens, un petit malin l’a couché pour que ceux qui cherchent le camp Ugab prennent la direction de l’autre Ugab....Bon, on poursuit dans la bonne direction. Arrivé au lodge, y a pas photo, c’est nettement mieux !!! L’accueil n’est pas super. On se rend au campsite dont le choix de la place est libre. Le camp en général n’est pas top, les douches et wc sont pas en très bon état : robinets cassée, tout a ciel ouvert sans porte... Nous aurons le droit en plus à la promiscuité d’un groupe d’italiens particulièrement bruyants qui s’est installé par suite. Seul consolation : le spectacle du coucher et lever de solei sur les Brandberg qui donne le temps d’un instant, une magnifique couleur rose-rouge.

Mercredi 13 août Nous partons pour Otjitotongwe, la ferme des guépards. En y arrivant et après avoir franchi la barrière, nous rencontrons un giraphon sur le bord de la route qui ne s’effarouche pas et se laisse prendre en photo. Arrivée à la ferme même, une pancarte annonce clairement de ne pas ouvrir la grille et de sonner et d’attendre....On comprendra pourquoi rapidement : Trois guépards apprivoisés vivent là avec les deux chiens de la maison.... Nous sommes bien accueillis par la maitresse des lieux. Elle nous explique le fonctionnement du camp et nous dit qu’à 15H00, ses garçons viendront nous chercher. Elle nous dit qu’hier il y avait 100 personnes pour assister au repas des Guépards, qu’ils ont dû refuser du monde. Aujourd’hui ce sera beaucoup plus calme pense-t-elle : c’est tant mieux. Elle nous raconte l’histoire du girafon trouvé blessé et qu’ils ont recueilli. Il fait presque parti de la famille désormais. Nous nous rendons au camp situé à quelques kilomètres. Un bonne chose de bien pensé ici est qu’ils ont séparé les emplacements pour les groupes et pour les individuels. C’est bien car le soir, c’est plus calme. L’emplacement est bien, point d’eau, table et chaises et bien sûr l’inévitable braii. Douche chaude en bloc sanitaire. A 15H00 les garçons (anciens rugbymen !!) arrivent dans un pick up. Ils nous prennent en charge ainsi qu’une famille d’hollandais occupant un lodge situé un peu plus loin. Retour à la ferme. Le girafon est là et se laisse caresser. Il vient même faire un « presque bisou » chaud dans le cou de ma douce qui pousse un cri de souris. Junior grimace : le Giraphon lui à laissé une belle dose de bave dans les mains. Nous ne sommes qu’une vingtaine de personnes : un groupe et quelques individuels comme nous. Après les consignes quant à l’attitude à adopter avec les guépards, voici l’arrivée des minous. Les trois gros chats se laissent caresser très docilement et patiemment. Ils ronronnent et vont même à distribuer quelques coups de langue. Après la séance de grattes-minous et poses photo : nous nous asseyons en cercle sur la pelouse et les trois guépards recoivent leur gros morceaux d’âne. Les deux chiens de la maison : un petit Jack Russel et un énorme Bull Boer attendent patiemment. Que les trois félins daignent leur laisser un reste de peau plus ou moins bien nettoyé.

Ensuite tous le monde embarque dans des pick up et nous partons pour un vaste enclos dans lequel vivent 15 guepards. Les véhicules roulent doucement dans la savane et, par petits groupes, les guépards apparaissent de part et d’autre et suivent le convoi. On s’arrête, les fauves se regroupent et attendent sagement à proximité immédiate. J’imagine en souriant la tête que ferait les gens si j’ouvrais la poubelle située à mes côtés, et jetterai dans le pick up qui nous précède, quelques morceaux d’âne.... Vient la distribution : Les Guépard s’agitent un peu. Les plus forts ou les dominants attrappent les premiers morceaux. Les cris qu’ils poussent sont surprenants : des couinements et des cris stridents. Rien à voir avec ce qu’on attend d’un fauve. Au final chacun récupère un morceau et se sauve pour le manger. Même si tout cela est un peu artificiel, ce fut une belle occasion d’approcher d’aussi près et dans un contexte presque naturel tout ces félins. Puis nous nous rendons auprès d’un enclos plus petit situé non loin de notre camp. Là vivent une mère et ses trois petits. Cette fois- ci, on ne rentre pas dans l’enclos. Les « garçons » balancent quelques bouts d’âne par dessus la cloture. Puis on attend : 10, 15, 20 minutes...La nuit de va pas tarder. Alors que nous ne sommes plus qu’une poignée d’irréductibles, Junior qui s’est éloigné en amont revient à pas de loup « ils arrivent » chuchote-t-il. Mme Guépard et ses trois rejetons, déjà de fort belle taille, viennent se régaler. Maman surveille tandis que les gloutons avalent. Rassasiés de Guépard, il est temps pour nous d’allumer le feu et de diner à notre tour. La nuit fut calme et réparatrice.

FIN DE LA PREMIERE PARTIE

A suivre : ETOSHA, LES CHUTES VICTORIAS, CHOBE ...

La suite est là :
http://voyageforum.com/...e2emepartieD2029143/
American Airlines à Roissy English translation pending
by Bilevans · 2008-09-08 · 35 replies
Bonjour, je pars la semaine prochaine pour new york avec american airlines sur un vol supposé décoller à 10h00 Mais american airlines me demande d'être là trois heures avant 03h00 soit à 07h00 pour un décollage trois heures plus tard. D'où ma question : est-ce bien nécessaire, quelqu'un a-t-il déjà expérimenté ce genre de désagréments jusqu'à quand on peut arriver bref tous les avis compétents sont les bienvenus. Merci d'avance
Burkina-Faso, le pays des hommes intègres English translation pending
by Teignou · 2008-09-04 · 19 replies
Nous y voilà!

Cela faisait plusieurs années que cette idée de voyage humanitaire à l'étranger me trottait dans la tête. En effet, ce monde de l'humanitaire m'a toujours attiré mais, sans doute, par peur de l'inconnu, je n'osais ''sortir de ma bulle''. Et puis, finalement, je me suis lancé. Pour cette première expérience, mon choix s'est porté en faveur de l'association "Tout Le Monde Doit Bouger", au Burkina-Faso, pour une mission de trois semaines pendant laquelle je donnerai d'une part, des cours de soutien scolaire à des collégiens et d'autre part, je participerai à un programme de sensibilisation des populations locales, sur le Sida et l'hygiène. Depuis quelques mois maintenant, je prépare donc cette aventure: billets d'avion, passeport, visa, vaccins et autres précautions à prendre... Et puisque j'ai droit à 40 kg de bagages, j'emmène avec moi: - une bonne vingtaine de livres de cours et diverses fournitures scolaires gracieusement offerts par des amis et ma famille, - plus d'une centaine de plaquettes d'information et quelques 300 préservatifs masculins et féminins fournis par l'ADES, l'association départementale d'éducation pour la santé, en Haute-Savoie, - des seringues, des compresses, des médicaments, du désinfectant et autres produits pharmaceutiques que m'a donnés Coralie, une amie infirmière. Et donc, nous y voilà! C'est la première fois que je pars comme ça, dans un pays aussi lointain à la rencontre d'une culture aussi différente de la mienne donc, j'appréhende un peu, forcément. Mais, en même temps, je suis très enthousiaste pour partir vivre cette aventure humaine. J'espère que tout se passera bien.

Arrivée au Burkina Mardi 5 août, 3h du matin: arrivée à l'aéroport d'Ouagadougou. Après avoir réglé les quelques formalités administratives, je gagne la sortie de l'aéroport où m'attendent deux ''blacks'' grands et costauds, l'un tenant une pancarte ''Tout Le Monde Doit Bouger''. - Bonsoir! Moi, c'est Olivier, leur dis-je en m'approchant d'eux. - Bonsoir! Moi, c'est Jacob et voici Soum. Bonne arrivée! - Merci! - Le taximan qui habituellement nous dépanne quand on reçoit des bénévoles nous a fait faux-bond alors on a dû improviser et venir en moto, m'informe Jacob. - Ok, lui répondis-je, quoi qu'un peu dubitatif sur les possibilités de transporter mes 40 kg de bagages, sur une moto. Nous traversons alors un petit groupe de jeunes gens quémandant quelque argent en échange de cartes téléphoniques et nous rejoignons nos deux motos. En regardant Soum en train d'harnacher mes valises, sur le porte-bagages d'une des motos, une soudaine angoisse d'homme blanc méfiant me submerge: - Mon Dieu! Et si je m'étais fait avoir? Me voilà, en plein milieu de la nuit, dans un pays totalement inconnu, avec deux types pas spécialement antipathiques au premier abord, mais tout autant étrangers! Où vont-ils m'emmener? Dans quelle galère me suis-je lancé? Et puis, chemin faisant, moi assis sur le siège passager derrière Jacob, le président de l'association, celui-ci me présente l'association ''Tout Le Monde Doit Bouger'', leurs actions passées, leurs missions actuelles et leurs projets à venir. Ce discours passionné a alors pour effet de me rassurer totalement sur leurs intentions. Ce soulagement s'accompagne d'un bien-être avec cet air frais qui, en cette chaude nuit, me caresse le visage. Nous circulons dans des rues désertes, d'abord goudronnées, puis ce sont des pistes qui prennent le relais. Le long de notre chemin, les petits immeubles du centre-ville ont progressivement laissé la place aux maisons plus ou moins entretenues et finalement, nous pénétrons dans le quartier de Tanghin, un des quartiers les plus pauvres de la capitale. A ce que je peux en juger grâce à la faible lumière émise par le phare de la moto, nous semblons longer des sortes de cabanes aux briques grossièrement montées et il nous faut slalomer parfois entre quelques tas d'immondices qui jonchent le sol de notre piste défoncée par le ruissellement des eaux de pluie. L'obscurité ne me permet que de deviner la misère qui m'entoure et le choc est tout de même brutal. Tant bien que mal, nous arrivons au local de l'association où m'accueille Christian avec qui j'avais échangé quelques mails avant de venir. Il est très tard et sans épiloguer plus longtemps, il me montre le matelas sur lequel je vais dormir. Je m'allonge et malgré la chaleur, le sommeil me gagne rapidement. Demain, il fera jour...

Nassara, bonyour! La toute première fois que je me suis promené dans les rues de notre quartier, je fus très agréablement surpris par le côté ouvert et spontané des enfants. En effet, à peine sommes-nous sortis du local de l'association que, déjà, des ''gnomes'' de 5 à 10 ans s'approchent de nous pour nous serrer la main. - Nassara, bonyour! nous disent-il, avec un large sourire. Etonné par ce genre de familiarité somme toute naturelle, on m'informe que ''nassara'' veut dire ''homme blanc'', en Mooré, et que pour eux, saluer un blanc, c'est peut-être une marque de respect mais aussi et surtout une forme de jeu. Et ainsi, à chaque coin de rue, des « nassara, bonyour! » à gauche, des « nassara, bonyour! », à droite, des « nassara, bonyour! », même de loin. Parfois, pour rigoler, on s'amuse à ne pas leur répondre tout de suite. Alors, ils se mettent à nous poursuivre en criant de plus en plus fort, en s'énervant presque même à la fin, jusqu'à ce que l'on daigne répondre à leurs salutations insistantes. Et si on a le malheur (ou le bonheur!) de les croiser deux fois, trois fois, cinq fois, dans la même journée, à chaque fois, ils ne peuvent s'empêcher de crier « nassara, bonyour! » encore et encore, en nous voyant. Ils sont marrants.

Mama Africa Pour ce premier week-end au Burkina, nous décidons, Damien, Madi et moi, d'aller visiter Dori, petite ville du nord, jumelée avec Annecy-le-Vieux, cela dit en passant. Pour cela, nous devons nous lever à 5h30 du matin, et c'est à bord d'un taxi bringuebalant, une vieille Toyota verte au pare-brise fendu sur toute sa largeur, aux rétroviseurs sans miroir, aux sièges déchirés et au moteur poussif que nous rejoignons dans un premier temps, la gare d'Ouaga. Nos billets pour Dori achetés, nous embarquons alors dans un petit autocar bleu et blanc, sur le toit duquel les plus gros bagages, les vélos et parfois même des chèvres sont solidement attachés. 7H30 arrive et c'est alors parti pour 270 km et quelques 5h de route. À l'intérieur du car bondé, nous côtoyons plusieurs ''nissa-blaga'' (''africains'', en Mooré) issus apparemment de diverses classes sociales, et également deux jeunes bretonnes, Violaine et Solène, avec qui nous sympathisons facilement. La route est longue. Sous nos yeux, s'alternent des paysages faits de rocailles rouges et de prairies vertes. Nous traversons plusieurs villages dans lesquels règne toujours le même misère. Nos médias occidentaux ne nous montrent qu'une version aseptisée de cette pauvreté et il faut donc venir ici, pour se rendre compte réellement des choses. Bien sûr que je m'attendais à rencontrer un peuple vivant dans des conditions très difficiles mais je ne pouvais pas imaginer que c'était à ce point. En voyant tous ces hommes, ces femmes et ces enfants aux vêtements usés vivant à côté d'égouts à ciel ouvert et d'ordures disséminées ici ou là (pour quelqu'un qui travaille dans l'environnement comme moi, cette vision m'est parfois difficilement supportable), vous vous dites que les oiseaux préfèreraient peut-être voler sur le dos pour ne pas voir toute cette misère. Eh bien, c'est ce que font les médias occidentaux. Non, ils ne volent pas sur le dos mais ils préfèrent tout de même regarder ailleurs, sans doute, parce qu'ils pensent que le public souhaite ne pas avoir conscience de cette détresse humaine. Moi, je pense qu'au contraire, il faudrait montrer tout cela pour que chacun en acquiert une vision moins matérialiste et plus solidaire de la vie. Je me souviens de cet homme aux habits usés et crasseux assis sur le bord de la route et il m'était venu à l'esprit cette métaphore selon laquelle le Burkina Faso ne serait condamné qu'à regarder passer devant lui le car du développement et du progrès, sans pouvoir y prétendre. Et puis non! Un jour que je discutais avec Jacob de cette misère dans son pays, il me disais qu'en fait, au Burkina, il n'y a pas vraiment de classe moyenne: il existe une petite classe dirigeante très aisée et une classe sociale aux revenus beaucoup, beaucoup plus modestes. Toutefois, parmi cette classe ''inférieure'', il existe des personnes qui essaient tout de même de s'en sortir tant bien que mal, et ces personnes, ce sont essentiellement les femmes. C'est vrai qu'elles se sentent souvent plus concernées que les hommes par le sort de leurs enfants et qu'elles sont alors les plus motivées pour tenter de leur assurer un avenir plus décent. Ainsi, par exemple, à chaque arrêt de notre car, ce sont plusieurs femmes qui se jettent sur nos fenêtres ouvertes dans l'espoir de vendre aux ''riches'' voyageurs des poissons grillés, des gâteaux secs, des fruits mûrs et des boissons fraîches. Non, le Burkina n'est pas mort, et il refusera la fatalité tant qu'il y aura des mères de famille courageuses et protectrices. Il est 12h30 et nous arrivons enfin à Dori. Youssouf, notre contact, est là pour nous accueillir. Nous nous rendons tout d'abord dans une auberge pour manger un morceau et nous proposons alors à nos deux touristes bretonnes de nous accompagner dans notre visite. Pour la suite, en effet, Youssouf nous a concocté un programme pour les prochaines 24h que nous allons passer à Dori. Après donc ce repas, nous commençons par un petit passage sur le marché où nous rencontrons notamment Mohamed, un habile forgeron proposant à la vente ses colliers et bracelets finement ciselés. Et puis, histoire de nous mêler un peu plus facilement à la population locale, nous nous achetons chacun un turban. Le mien sera bleu, celui de Damien, vert, et ceux de Violaine et Solène, violet, couleur qui aura malheureusement le fâcheux inconvénient de déteindre sur la peau. Je suis sûr que vous n'avez jamais vu des bretonnes à la peau violette. Il faut aller au Burkina pour voir cela. Dans les guides touristiques, la ville de Dori est décrite comme étant l'une des ''portes du Sahel''. Pour cette raison, nous ne pouvions donc pas échapper à la traditionnelle promenade à dos de dromadaire, première expérience pour moi, avec ce genre de monture. Et j'ai adoré. Les fesses de Damien peut-être un peu moins! Fiers comme des Touaregs sur nos fidèles destriers, nous rejoignons donc sans gros souci une dune, la ''dune de Mama Africa'', comme l'appelle notre guide, Amar. Depuis le sommet de cette petite bosse de sable, nous pouvons alors admirer le spectacle que nous offre le soleil se couchant. Difficile de résister à la tentation de ne pas prendre en photo ce moment magique où l'astre solaire rejoint la terre dans une explosion de couleurs flamboyantes. Au repas du soir, couscous et ensuite, le fameux rituel du thé: - le premier est très fort, c'est celui de la mort, - le deuxième est doux, c'est celui de l'amitié, - le troisième est sucré, c'est celui de l'amour. Nous nous endormons finalement, sous le ciel étoilé, en écoutant les contes africains que nous narre Amar. Au petit matin, nous allons, tout d'abord, visiter un charmant village peul avec ses petites huttes rondes au mur de terre séchée et au toit en paille et, ensuite, nous rejoignons une toute aussi jolie oasis entourée d'énormes baobabs et de palmiers filiformes. Le retour sur Dori se fait également à dos de dromadaire et finalement, à 13h, nous sommes dans le car qui nous ramène à Ouaga, un retour tout aussi long qu'à l'aller. C'est donc bien fatigués mais satisfaits de notre escapade du week-end qu'à 19h environ, nous arrivons au local de l'association. Soutien scolaire Nous sommes quatre bénévoles, Rémi, Damien, Madi et moi, accompagnés de trois professeurs pour assurer chaque matin, le soutien scolaire en français, anglais, math et physique-chimie, à des élèves allant de la 6ème à la 3ème. C'est donc sur les coups de 8h que nous traversons une partie du quartier, au milieu des « nassara, bonyour! », pour rejoindre l'école. Alors que rien ne les oblige à venir, plusieurs élèves attendent déjà notre arrivée. Certains doivent même marcher plus d'une demi-heure, sous un soleil qui tape déjà très fort, pour être présent à 8h, à l'école. Ces cours de soutien scolaire ont en réalité pour but de les préparer à ce qu'ils vont devoir apprendre durant la prochaine année scolaire. Toutefois, nous prenons rapidement conscience de leurs lacunes par rapport à la compréhension de certaines bases essentielles. S'ils ont relativement assimilé ces bases, ils ont souvent du mal à comprendre dans quelles conditions les mettre en application et comment les utiliser. Moi, je suis chargé des cours de math et de physique-chimique, pour les 4èmes. En mathématiques, je leur explique tout d'abord la théorie, les règles de calcul à respecter, les formules à connaître que j'illustre ensuite, avec des exemples simples. Enfin, je les fais passer au tableau pour résoudre des exercices de calculs (calculs avec des fractions, des puissances) et d'algèbre (développement - factorisation, identités remarquables). Pour ce qui est de la physique-chimie, étant donné qu'ils n'en n'ont jamais fait, il s'agit donc pour moi de simplement les initier à une matière qui leur est totalement inconnue. Par exemple, à partir d'une étiquette d'eau minérale que je leur ai amenée, je leur explique ce que sont les ions, ou encore, en démontant devant eux ma lampe-torche, je les inite un tant soit peu à l'électricité. Même si parfois, je dois faire preuve de beaucoup de patience pour qu'ils assimilent certaines choses, ils sont très intéressés, enthousiastes et souvent volontaires pour passer au tableau. Dommage que, par manque de moyens, le système éducatif burkinabé ne puisse que difficilement accompagner cette volonté de réussite! 14 km à vélo, avec le pallu Après avoir ''exploré'' le nord, à dos de dromadaire, nous partons, cette fois, en ce deuxième week-end au Burkina, vers le sud, direction le petit village de Tiébélé, près de la ville de Pô. Le jeudi précédent, ce sont deux bordelaises, Marion et Célia, qui nous ont rejoints au sein de l'association et c'est donc avec elles que Damien et moi, nous embarquons dans notre car bleu et blanc, le vendredi après-midi. Je ne me sens pas très bien, plutôt fatigué avec de la fièvre, mais j'espère que ça va passer. En quittant Ouagadougou, nous pouvons apercevoir de loin, Ouaga 2000, un immense quartier résidentiel très chic pour Burkinabés aisés, quartier déservi par un gigantesque échangeur. Mon voisin m'informe que tout ce projet de grande envergure a suscité de très nombreuses polémiques. En effet, après avoir octroyé les fonds pour cette lubie, peut-être à des fins électoralistes, le gouvernement s'est retrouvé ensuite à cours de moyens financiers pour l'université, se voyant alors contraint de la fermer purement et simplement. Et ce n'est même pas certain qu'elle puisse rouvrir ses portes, à la prochaine rentrée universitaire. Quel gâchis! Déjà qu'ils n'ont pas beaucoup de moyens, si en plus, ils se mettent à mal gérer le peu qu'ils ont, où vont-ils? Il nous faut 3h pour parcourir les 170 km qui nous séparent de la ville de Pô. Tout comme lors de notre voyage à Dori, à chaque arrêt de notre car, celui-ci est comme attaqué par une horde de personnes proposant diverses victuailles en échange de quelque monnaie sonnante et trébuchante. Le paysage est de plus en plus vert, les forêts de feuillus et les champs de maïs témoignant d'un climat plus humide qu'à Dori. C'est vrai qu'en descendant vers le sud, on se rapproche de l'équateur et donc, forcément, les pluies sont plus nombreuses qu'aux portes de Sahel. Nous arrivons finalement à Pô, vers 19h30. Problème: il fait déjà nuit depuis 1h; comment faire les 50 derniers km jusqu'à Tiébélé, notre réel objectif, en pleine nuit, à travers la brousse sauvage? Il va falloir négocier dur pour qu'un taxi daigne nous emmener, pour un bon prix, à destination. Finalement, un brave type accepte nos conditions et nous embarquons à bord de sa vieille fourgonnette. C'est vers 21h que nous arrivons enfin, à Tiébélé où nous accueille Franck. Moi, je suis encore plus fatigué qu'au départ, et, après avoir mangé un petit quelque chose, je vais me coucher sans me faire prier. Samedi matin, la fièvre est toujours là. La journée qui s'annonce promet d'être longue et particulièrement éprouvante. Franck, notre guide, a, en effet, prévu de nous faire visiter, en vélo, tous les jolis villages alentour. Qu'à cela ne tienne! Je ne suis quand même pas venu jusqu'ici pour rester couché. Nous voilà donc partis sur nos vélos, à travers le territoire des Kassénas: ''On y trouve des exemples superbes de l'architecture de ce peuple avec trois types de cases: - les cases en forme de 8, habitées par les grands-mères et les petits-enfants de 5 à 18 ans, - les maisons rectangulaires qui constituent la demeure d'un couple, - les cases rondes où seules vivent les célibataires. Les habitations sont pour la plupart ornées de signes qui relèvent de la cosmogonie des Kassénas. La tradition veut que ce soit la grand-mère qui transmette la symbolique de ceux-ci à ses descendants, tandis que les hommes contruisent les concessions et que les femmes en assurent la décoration dans les règles de l'art.'' Ces explications sont tirées, je l'avoue, des pages du ''Petit Futé'' car il m'a été quelque peu difficile de suivre toutes celles distillées savamment par Franck. Lors de notre passage au bord du lac aux crocodiles, je suis obligé de m'assoir et chez les potières, je dois carrément m'allonger. Je sens que j'ai de plus en plus de fièvre et une lourde fatigue me demande un important effort à chaque coup de pédales. Encore heureux qu'il n'y ait pas de trop grosses montées et que le soleil accepte de rester caché derrière les nuages! Mais à 17h, je n'en peux vraiment plus: il faut que je voie un médecin. Franck et Célia m'accompagnent alors jusqu'à un dispensaire et c'est là que l'on m'annonce l'inéluctable verdict: avec plus de 39° de fièvre, j'ai le pallu. Néanmoins, maintenant que je sais ce que j'ai et que je vais pouvoir me soigner, je me sens tout de même déjà un peu soulagé. C'est Célia qui ira chercher mes médicaments dans une sorte de pharmacie locale, et moi, je resterai couché toute la soirée. Le lendemain matin, je me sens déjà un peu mieux: les premiers médicaments pris la veille au soir ont commencé à faire leurs effets et la fièvre est presque tombée. La journée de ce dimanche ne sera exclusivement consacrée qu'au retour sur Ouaga, retour au cours duquel je ne ferai que dormir. Le pallu est une maladie très éprouvante avec comme symptômes une grosse fatigue générale et de la fièvre. Mais le traitement est tout autant difficile à supporter: pas de réelles douleurs physiques mais plutôt une certaine lassitude dépressive avec perte de l'appétit et un manque d'envie, d'enthousiasme... Il me faudra encore quatre ou cinq jours de repos forcé pour recouvrer toute mon énergie. Sensibilisation sur le Sida et l'hygiène En plus du soutien scolaire qui se déroulait chaque matin, l'autre mission qui nous avait été confiée consistait en la sensibilisation des populations locales sur l'hygiène ainsi que sur le Sida, terrible maladie qui a causé la mort de plus de 12 millions de personnes, en Afrique, depuis son apparition dans le début des années 1980. Pour cela, nous avions fait le choix de monter deux petites pièces de théâtre, aidés en cela par l'enthousiasme d'une douzaine de nos élèves de 3ème. Ainsi, à peu près un après-midi sur deux, nous recevions donc au local de l'association, cette petite troupe d'acteurs en herbe et ensemble, nous mettions en scène puis répétions, dans la joie et la bonne humeur, ces deux pièces. Puis, une fois rôdée, nous avons commencé à présenter notre petit spectacle dans les quartiers aux alentours du local, à grand renfort de tambours, histoire d'attirer un maximum de personnes. Enfin, en ce dernier week-end au Burkina pour moi, c'est à l'école, devant de nombreux enfants parfois dissipés, souvent attentifs, que nous présentons notre spectacle. Déjà, depuis le début de l'après-midi, nous avons tout d'abord essayé d'animer avec eux des activités diverses telles que foot, volley et ballon-prisonnier. Puis, vers 17h, après avoir installé quelques bancs pour nos jeunes spectateurs, la première pièce de théâtre débute. Celle-ci porte sur l'hygiène et elle met en parallèle les conditions de vie de deux familles, l'une propre et disciplinée, l'autre beaucoup plus sale, n'accordant aucune importance aux mesures d'hygiène. La première famille, bien portante, montre ainsi ce qu'il faut faire en terme d'hygiène, comme se laver régulièrement les mains, en particulier avant les repas, laver la vaisselle et tenir propre la maison en commençant par ne pas jeter les eaux de vaisselle ou les ordures au milieu de la cour. La seconde famille, plus indifférente à tous ces principes de base, vit dans des conditions de salubrité plus que douteuse, forcément. Et ce qui devait arriver, arriva! Ils tombent tous malades: le père souffre de la gale, la mère, de diarrhée et le fils, du pallu. Résignés, ils doivent alors faire appel au médecin qui les soigne bien sûr, mais qui aussi et surtout, en respectable donneur de leçons, leur explique, à la famille sale et du même coup, au public, quelles sont les mesures d'hygiène à respecter si on veut éviter toutes ces maladies. Fin de la première pièce de théâtre. En guise d'entracte, Jacob anime une petite discussion avec l'assistance pour s'assurer qu'ils ont bien compris les choses, et puis, nous abordons ensuite la pièce sur la sensibilisation au Sida et autres maladies sexuellement transmissibles. - 1ère scène: Omar, un père de famille rejette sa fille Gwladys de la maison quand il découvre qu'elle est séropositive; il a peur de cette maladie et il n'en veut pas sous son toit; - 2ème scène: Gwladys rencontre son amie Noëlie dans la rue; elles parlent du test de dépistage et Noëlie voudrait inciter son compagnon à passer ce test avant de vivre ensemble; - 3ème scène: Noëlie arrive chez Roland, son compagnon; après une discussion, elle réussit à le convaincre de passer ce test en le menaçant, s'il refuse, d'arrêter tout rapport sexuel avec lui; - 4ème scène: à la rue, Gwladys est devenue prostituée et elle accepte des rapports sans protection, contribuant ainsi à la propagation de la maladie; - 5ème scène: Gwladys est prise à partie par d'autres prostituées qui la frappent; - 6ème scène: Gwladys est recueillie par Abdulai, le voisin d'Omar; ce voisin est médecin; celui-ci la soigne de ses blessures puis, il décide d'aller discuter avec le père de la jeune fille; - 7ème scène: le médecin explique à Omar les moyens de transmission du Sida et le rassure ainsi sur le fait que sa fille, même malade, peut très bien vivre sous son toit; Omar accueille alors à bras ouvert sa fille, de retour à la maison; - 8ème scène: Noëlie et Roland sont à l'hôpital pour passer le test de dépistage; celui-ci révèle que Roland est positif à l'hépatite B; toutefois, le médecin les rassure en leur disant que cette maladie peut heureusement se soigner; - 9ème scène: en sortant de l'hôpital, Roland et Noëlie rencontre Gwladys et sa famille; Noëlie annonce à son amie la maladie de Roland et Gwladys lui raconte que son père a finalement accepté sa situation; c'est d'ailleurs pour lui montrer son soutien qu'il l'accompagne à l'hôpital; - 10ème scène: Gwladys et sa famille sont à l'hôpital pour s'informer sur les traitements pour mieux supporter le Sida; le médecin leur explique le traitement et leur donne des plaquettes pédagogiques sur cette maladie. Fin du spectacle. Là encore, petit échange avec le public, avec en prime, comme à la fin de chacune de nos représentations, distribution de plaquettes pédagogiques sur le Sida et les IST et de préservatifs, pour les adultes présents. Et c'est finalement au son des tambours, sous le soleil couchant, que nous regagnons joyeusement le local de l'association pour terminer cette belle journée. Escale à Casablanca Casablanca, au Maroc, le 28 août, 10h30. Avec un peu de tristesse, j'ai quitté le Burkina-Faso, il y a 7h et il me reste encore 6h à tuer avant de prendre mon avion pour Genève. Ce voyage humanitaire touche à sa fin et le moment est venu pour moi d'en dresser le bilan, un bilan, somme toute, très positif. Certes, je suis tombé malade et pendant presqu'une semaine, je n'ai pas pu apprécier pleinement mon séjour. Mais je reste tout de même très satisfait de cette expérience particulièrement enrichissante. Le pays a son charme et j'ai surtout apprécié la chaleur humaine des personnes que j'ai rencontré. On appelle le Burkina-Faso, le pays des hommes intègres. Eh bien, c'est vrai qu'ils le sont, en plus d'être accueillants et généreux. Assurément, ils vivent dans des conditions difficiles et ils ont souvent très peu de moyens mais la plupart sont volontaires et le fait de jouïr d'une certaine stabilité politique, sans conflit inter-éthnique qui gangrène d'autres pays d'Afrique, cet atout devrait leur permettre de passer au-dessus de leurs handicaps, ensemble, et ainsi entrevoir un possible développement serein et profitable à tous. La plus grande richesse de ce pays, ce sont donc ses habitants et je suis heureux de les avoir rencontrés et côtoyés pendant plus de trois semaines. Je pense que je resterai nécessairement en contact avec les membres de l'association ''Tout Le Monde Doit Bouger'': Jacob, Jonas, Madi, Kader, Soum, Evelyne, je ne vous oublierai pas. Avant de venir, Christian me disait: « tu verras, Olivier, il y aura un ''avant Burkina'' et un ''après''. » Effectivement, cette première expérience dans le monde de l'humanitaire m'a profondément enrichi humainement et je pense que je ferai certainement d'autres missions, ici ou là. Cela me paraît inévitable. Il y a tant de besoins à satisfaire, de peuples à rencontrer, d'endroits à découvrir... A bientôt donc pour de nouvelles aventures!

PS: si vous souhaitez parler autour de vous de cette association ''Tout Le Monde Doit Bouger'', une association déclarée d'utilité publique (voir le site
http://tlmdba.org/ ou encore le blog http://tlmdb-france.over-blog.com/), ne vous génez pas! Remerciements Merci à tous ceux qui m'ont aidé à faire en sorte que cette aventure soit une réussite!

Merci en particulier à: - Lise-Anne pour ses conseils sur les démarches administratives, les vaccins et autres précautions à prendre; - Dominique, le président de l'association ''Les Trois Puits'' (voir le site http://troispuits.over-blog.com/) pour nos discussions sur le monde de l'humanitaire; - l'ADES, l'association départementale d'éducation pour la santé, en Haute-Savoie qui m'a généreusement offert les 300 préservatifs masculins et féminins et les nombreuses plaquettes pédagogiques que nous avons distribués aux populations locales; - à Coralie pour tout le matériel médical; le personnel du centre hospitalier universitaire d'Ouagadougou t'en est très reconnaissant (je te remettrai leur lettre de remerciement); - à Anne et Michèle du Polyèdre de Seynod ainsi qu'à mes parents et à Marie pour les livres et autres fournitures scolaires; - à Christian, à Jacob, à tous les autres membres de l'association ''Tout Le Monde Doit Bouger'' ainsi qu'aux élèves que j'ai pu côtoyer ces trois dernières semaines; on restera en contact. Enfin et surtout, un grand MERCI à toi, très chère Laëtitia, qui m'a incité à concrétiser cette idée d'aventure humanitaire qui me trottait dans la tête, depuis plusieurs années; tu pourras toujours compter sur moi.

Merci à tous donc et prenez soin de vous!
Kayak en famille au Groenland, août 2008 English translation pending
by Mlefevre · 2008-08-31 · 17 replies
Pour voir le carnet avec les photos en grand format, cliquer ici : si belle la terre Kayak en famille au Groenland, août 2008

Marion (12 ans) : « -Eh, les grands, vous connaissez la dernière? L'été prochain, on part au Groenland!

- Brrr! » Réagissent en coeur Caroline (15 ans) et Arnaud (13 ans)....

Premier commentaire, mais pas le dernier!

Pourquoi le Groenland?

D'abord pour voir des icebergs, tout simplement!

Mais pourquoi alors ne pas aller au Spitzberg ou en Alaska? A cause des ours pardi! Après une journée de plein air, j'aime dormir sur mes 2 oreilles... Or, dans le sud Groenlandais il n'y en a pas (ou plus...) Et puis le Groenland est habité en permanence depuis qq milliers d'années par des « vrais gens » à la différence du Spitzberg qui accueille plutôt des scientifiques ou des mineurs célibataires. Quant à l'Alaska: plus loin, plus cher, moins propice m'a-t-il semblé à un voyage tranquille en autonomie.

Nous atterrirons donc à Narsarsuaq dans le sud groenlandais : c'est la région desservie par les vols les plus abordables et elle est propice à la randonnée à pied ou en kayak. Il y a plusieurs petits villages assez mignons pas trop éloignés les uns des autres. Et surtout il y a des icebergs du fait de la présence de plusieurs glaciers assez productifs.

En rose les 3 aéroports internationaux au Groenland

Restait à choisir le mode de déplacement : le kayak permettrait de transporter facilement tout le matériel de bivouac et la nourriture pour plusieurs jours d'autonomie. Certes notre expérience en kayak était plutôt limitée mais nous naviguons depuis « toujours » à la voile ou en canoë.

Mon père, 70 ans, avait « frôlé » le Groenland lors de sa traversée de l'Atlantique nord il y a une dizaine d'années : la présence des growlers étant incompatible avec une navigation en solitaire, il avait du infléchir sa route vers le sud et en gardait un vif sentiment de frustration. Je lui proposai donc de nous accompagner pour faire le « 6ème homme » : nous formerions ainsi 3 équipages dans 3 kayaks doubles : 1 adulte et 1 enfant par bateau. Je réservai donc les bateaux chez Blue Ice Explorer, géré par Jacky Simoud un français.

C'était parti pour plusieurs mois de (délicieuse) préparation sur le net, au cours de laquelle j'eus la chance de découvrir le récit des aventures de Patrick et de son épouse :
http://kayakexotique.canalblog.com/...groenland/index.html Merci Patrick pour l'aide précieuse que tu m'as apportée dans la préparation du voyage! Je m'aidai aussi de Google Earth, absolument indispensable, et de guides papiers : Greenland and the Artic chez Lonely Planet et le Guide Groenland de GNGL.

Enfin, un grand merci à Gilles, le mari de Grisemote, qui nous a régulièrement renseignés sur la météo grâce au téléphone satellite que nous avions loué: merci Gilles pour ta constance même si je dois t'avouer que la météo locale n'était pas toujours fidèle aux prévisions!

12 août Le grand jour arriva enfin et après avoir aperçu les Féroés

puis l'Islande



nous survolons le Groenland sud





et c'est sous un soleil radieux que notre avion en provenance de Copenhague



atterrit le 12 août dans la matinée sur l'aéroport de Narsarsuaq, ancienne base militaire américaine très moche. On attend impatiemment les bagages...



Nous espérons bien quitter cet endroit au plus vite! Jacky Simoud, nous annonce qu'un de ses bateaux part le jour même pour Narsaq, 50 km plus au SO. Super! Il est possible de partir directement de Narsarsuaq en kayak mais cela impose de se « farcir » les 50 km de fjord souvent « animés » de vents puissants (qui bien sûr vient toujours de face) : n'étant pas des athlètes et ne disposant que de 2 semaines sur place, nous avions choisi de nous offrir ce petit luxe d'un transfert en bateau rapide jusque vers les fjords de l'ouest. Le retour sur Narsarsuaq sera de la même façon écourté entre Narsaq et Itelleq.

Voici la carte du parcours effectué



Nous chargeons les kayaks sur le petit bateau rapide

et frôlons très vite nos premiers icebergs.



2h plus tard, nous débarquons avec armes et bagages à Narsaq...



'Y a plus qu'à.... Heureusement la pompe à essence de Narsaq fonctionne avec des pièces (elle était fermée à Narsarsuaq avant que nous n'embarquions) : ce soir nous pourrons manger chaud! Comme nous partons pour 10 jours en autonomie totale, nous remplissons nos 2 bidons de 5 l (ce qui s'avérera être beaucoup trop, la moitié aurait suffit...)

Il est déjà 17h30, heure locale (soit 21h30 pour nous) et nous préférons bivouaquer directement sur le port!

L'endroit s'avère finalement potable avec vue sur les icebergs



quand un élément perturbateur vient à quai, à 50 m, laissant ronronner son moteur toute la nuit! On a l'impression de dormir dans la salle des machines... Notre trip au coeur du Groenland sauvage n'a pas encore vraiment commencé!

13 août (4, 5 miles, 1 mile marin= 1856 m)) 3 heures nous sont nécessaires avant de pouvoir donner notre premier coup de pagaie! Pas facile de caser les 50 kg de bouffe nécessaires à 10 j d'autonomie pour 6 personnes.

Nous sommes tout de suite rassurés par la stabilité de nos kayaks:

1 Prijon excursion, très « moderne » mais de faible capacité de chargement, très manœuvrant. - 2 Yoo a Kim, grands kayaks d'origine suédoise, un peu vieillots, mais très agréables -ils sont en fibre, dotés d'une petite quille et avancent très bien (bien plus facilement que le Prijon construit en polyéthylène). Ce sont de vrais gouffres dans lesquels nous trouvons à caser tout notre matos.



Nous traversons le Narsaq Sund vers le NO, entourés d'icebergs avec une brume de + en + évanescente.

Régulièrement notre pagayage est suspendu par l'observation attentive mêlée de crainte des icebergs qui éclatent : coup de fusil, feu d'artifice, craquement sec, pétarade... L'effet produit n'est pas proportionnel à l'intensité du bruit. Écroulement de quelques m3 de glace, éclatement d'un petit bourguignon, bascule lente mais inexorable et imprévisible d'un iceberg dont l'inertie entraîne un balancement fugace. Mon fantasme de grimper sur un iceberg s'évanouit illico!



Quelle ambiance! Le GPS nous permet de localiser l'entrée de Stephensen's Haven, notre premier vrai bivouac. Nous déchargeons les bateaux....

Nous ne sommes pas encore très organisés! L'été est très sec et tous les petits ruisseaux sont à sec.

Nous nous contenterons donc parfois de l'eau des mares, additionnée d'Aquatabs. Nous partons l'après-midi pour une belle balade vers des lacs repérés sur la carte.



Le terrain est très sec et c'est un plaisir de marcher au milieu des fleurs.



Je me félicite de ne pas avoir choisi l'option « bottes en caoutchouc » souvent recommandée pour randonner au Groenland! Fred aide les enfants à monter la canne à pêche (on est tous des ignares intégraux en la matière)



et après une première prise décevante, la 2ème ne l'est pas moins!



Quel peut-être cet affreux poisson? Nous avons l'agréable surprise de trouver plein de bois mort et nous terminons la journée autour d'un bon feu.



Cette nuit mon père se lèvera courageusement vers 2h, espérant voir une aurore boréale et bingo : il y en a une, pas très contrastée malheureusement et qui ne rend pas grand chose en photo. Nous n'en verrons pas d'autres, soit par manque de courage pour nous lever soit que la lune était trop présente, soit que le ciel était nuageux. Nuit paisible rythmée par les craquements des icebergs.

14/08 (6 miles) Le soleil se lève dans un ciel parfaitement pur!



Qu'il est agréable de se lever dans une tente réchauffée par ses rayons : nous essayerons d'ailleurs chaque fois que possible de choisir pour bivouac des endroits bien exposés.



Nous traversons le Bredefjord en direction du nord et approchons de la Qornoq Pass, encombrée d'icebergs.



Nous trouvons un bel endroit de bivouac juste au sud de l'île de Qeqertarssuaq, près d'un îlot. Pas de ruisseau, pas de grande mare, aussi fabriquons nous notre eau douce à partir des glaçons déposés sur le rivage.

C'est assez... sportif mais l'eau est délicieuse. Nous en mettons à fondre au soleil dans tous les récipients disponibles. Mieux vaut ne pas être trop affamé pour faire des pâtes à partir de glaçons! En attendant on se goinfre de blueberries.



Le soleil tape dur et je n'ai pas prévu d'ombrelle... Alors les filles improvisent!



Very fashion, isn't? Notre collecte de bois nous permet de découvrir quelques « arbres » profitant du moindre accident de terrain pour s'épanouir.



Au Groenland, tout est grand (sauf les arbres...)

Cherchez Arnaud sur la photo...

et il est très difficile d'apprécier les échelles et les distances.



Fin de journée autour du feu, bien agréable car plus il fait beau, plus les nuits sont fraîches!



Expérience....



On retrouve ensuite l'intérieur de la tente avec plaisir : elle est très agréable (Helsport Svalbard basecamp 6).



Spacieuse (à 5, prévue pour 6. Mon père a sa propre tente) Chaleureuse et lumineuse, elle donne bonne mine (très important au réveil...) grâce à ses couleurs vives qui donnent l'impression qu'il fait toujours beau Très solide (on le constatera plus tard) Très étanche (une gourde mal fermée y formera une belle flaque...) Un peu longue à monter (environ 5 à 10 mn à 4) Légère pour son volume : 6, 2 kg Mais pas donnée : environ 1000 euro! (investissement qu'on ne regrettera pas par la suite!)

15 août (11 miles) Toujours du beau temps, quelle chance! Cependant le vent se lève et c'est bien fatigués que nous arrivons à notre nouveau bivouac.



Chance, il y a un petit ruisseau, idéal pour figer un bon flan au chocolat.



Oui, je sais, ce n'est pas indispensable diététiquement parlant mais il faut savoir soigner le moral des troupes! Il n'y a pas que les pâtes dans la vie d'un randonneur!

Voici un aperçu de notre avitaillement : lait en poudre pour faire 30 litres de lait 2, 4 kg de chocolat 1, 5 kg de pâtes d'amande 2 kg d'amandes séchées et noix de cajou 72 barres de céréales 2 cakes aux fruits 3 quatre-quarts 3 kg de pâtes (quand même) 2 kg de riz 6 sachets de 4 assiettes de purée 40 sachets de nouilles chinoises 12 soupes en sachets 6 flans au chocolat 4, 5 kg de muesli 1 kg d'ovomaltine tisanes+ sucrettes curry, épices, huile, sel, poivre 6 saucissons secs 1, 5 kg d'emmental 1, 5 kg de comté 6X6 tranches de jambon sec 200 g de lard maigre sous blister

Nous commençons à prendre notre rythme : kayak le matin puis déjeuner et installation du camp et rando l'après-midi (quand le terrain s'y prête car souvent des falaises escarpées empêchent rapidement toute progression) ou à défaut, sieste, lecture, pêche...

En approchant en kayak, il nous a semblé voir un itinéraire possible pour approcher la calotte. Il nous faut d'abord suivre une étrange ligne noire



qui court le long de la côte sur des kilomètres (on la retrouvera d'ailleurs le lendemain dans le fjord suivant) La vue est superbe.



Au fil de la montée se découvrent



à G le fjord de Manitsup tunua par lequel nous sommes arrivés (avec l'île de Qagssit, habitée par un aigle si gros que je l'avais d'abord pris pour un cairn. Qui pourrait bien avoir eu l'idée de bâtir un cairn dans un endroit pareil?!) et à D le fjord de Quvnerssuaq que nous descendrons demain.



Malgré une ascension proche de l'escalade, nous devons renoncer, la calotte glaciaire reste inaccessible de ce côté. Nous reprenons le chemin du camp, pas trop déçus car la rando était superbe.



Le vent forcit encore....



16/08 (1, 5 miles) Le vent a soufflé fort toute la nuit et a encore de beaux restes ce matin. Heureusement l'étape prévue aujourd'hui est très courte, vent arrière et abritée.



L'étude attentive de Google Earth et de la carte nous laisse penser qu'un accès assez facile à une vue sur l'inlandsis doit être possible en partant du fond d'une petite baie située 1 mile à l'ouest de notre bivouac d'hier. Celle-ci est fermée par un goulet assez court pour pouvoir être franchi contre vent et courant (eh oui, mystérieusement le vent a tourné pour être de face...)



Nous découvrons au fond de la crique un groupe de kayakistes en train de plier le camp. Leur guide, espagnol, francophone très sympa nous confirme la possibilité d'accéder à la calotte. C'est fou la quantité d'espagnols au Groenland! Le guide rencontré nous explique que sa compagnie est basée à Qassiarsuq et qu'ils ont par ci par là des sites de campement ravitaillés par bateaux à moteur. Leurs clients ne pagaient donc qu'avec leurs affaires de la journée et toute l'intendance est assurée par ailleurs.

En bon garçon de la campagne, Fred, sitôt posé le pied à terre, s'exclame : « Des petits pois! »

Il y en a à profusion et tout le monde s'y met.

Au menu ce midi, purée/petits pois: un délice inattendu! C'est ainsi que nous baptiserons l'endroit « la baie aux petits pois »...



Détail important : il y a un ruisseau ici aussi. Repus, nous commençons par remonter une étroite gorge jusqu'à un plateau.



Ici, il faut tourner à droite jusqu'à surplomber ce lac

que l'on contourne par la droite jusqu'à un 2ème lac



qu'on laisse à droite et enfin en 1h30 environ on arrive en vue de l'inlandsis.



Nous avalons qq sucreries à l'abri du vent.



Ça décoiffe! Si nous voulons aller demain dans le fjord en contrebas (juste dans l'axe du soleil se trouve l'endroit où nous aimerions aller)



il va falloir que le temps change car la mer est balayée par des vents puissants issus de la calotte et il serait illusoire de remonter les 5 miles du fjord contre eux.

Nous sommes cependant confiants car nous commençons à comprendre la météo du Groenland : rien ne sert de réfléchir, ou de vouloir anticiper. Le temps change à une vitesse surprenante. Le baromètre n'a un intérêt que décoratif. Il faut s'adapter au jour le jour et même à l'heure, l'heure. Il ne doit pas faire bon se balader ici en hiver.



Nous regagnons tranquillement notre camp.



17/08 (11 miles) Après 5 jours de grand beau temps, voici la pluie. Il fallait bien que ça arrive et on se félicite d'avoir eu un temps clément pour « se mettre en route ». Maintenant, on est « rodé » et finalement une fois équipé pour le kayak, on est « étanche » Nous sommes vêtus d'une combinaison sèche, pourvue de manchons latex aux chevilles, poignets et au cou. Aux pieds nous portons des chaussons néoprène. Aux mains soit des mitaines, soit des gants néoprène. Sur la tête, bonnet+/- capuche ou suroît. L'appareil photo lui est moins bien protégé et je ne le sors que très peu : 3 photos ce jour-là! Nous descendons le fjord avec le courant et un poil de vent dans le dos puis après avoir contourné la pointe de Niuta, prenons un virage « en aiguille » pour embouquer le fjord suivant : Qaleragdlit ima.

Le temps est très couvert et à mesure que nous approchons des glaciers, nos regards interrogatifs se croisent : il fait moche certes mais le temps n'est pas à l'orage! Et pourtant, ce sont bien des roulements de tonnerre que l'on perçoit à intervalles réguliers. On a l'impression qu'ils résonnent dans nos cages thoraciques tellement ils sont sourds et puissants!

Rapidement nous comprenons que c'est la progression du glacier et la friction des millions de tonnes de glace sur le granit qui produit ce bruit incroyable... D'ailleurs il suffit d'observer les striures rayant le granit dans les vallées glaciaires pour percevoir l'intensité des forces qui s'exercent.

11 miles au compteur pour cette journée (1mile nautique= 1856 m), on arrive bien crevé sous une pluie battante au camp « des glaciers »



Heureusement il n'y a pas de vent et nous pouvons monter le tarp qui fait office de dressing, vestibule, cuisine, etc...



Faire à manger par ce temps-là n'est vraiment pas une sinécure, d'autant que la proximité des glaciers refroidit considérablement l'atmosphère! Hein, Fred! Eh oui, j'ai la chance d'avoir un mari qui fait la cuisine et ce dans toutes les circonstances! Il met un point d'honneur à faire un vrai repas même dans les conditions les plus acrobatiques... Dire qu'un peu plus haut il y a un campement fixe (espagnol toujours) avec tente-mess chauffée ... Mais l'aventure c'est l'aventure, hein! Les gens débarqués ici en bateau à moteur nous regardent un peu comme des bêtes curieuses...

On s'endort bien au chaud, avec le bruit de la pluie et du glacier, j'adore!

18/08 (11 miles) Il a plu toute la nuit et ça continue ce matin. Départ...





On profite de la marée descendante pour redescendre le fjord: les miles défilent vite et arrivés à la pointe de Nuk on décide de traverser le Bredefjord vers le goulet de Sarfap Nua

qui doit nous mener dans une baie intérieure au fond de laquelle un portage de 400 m doit nous permettre d'aller de l'autre côté de l'île de Tugtutoq.

Galère, galère... Je fais équipe depuis le début avec Marion et notre équipage a bien du mal à faire face au court clapot levé par un vent de face. La traversée nous semble interminable, d'autant plus que l'entrée du goulet n'est pas facile à repérer, même avec le GPS. Finalement nous sommes encore allées trop vite puisque l'étroitesse du goulet combinée à sa longueur le transforme en une véritable rivière dont le sens ne s'inversera que dans 1h30.

Le courant est impressionnant, sans doute au moins 8 ou 10 noeuds! Pour nous tenir chaud nous allons en amont reconnaître à pied la petite mer intérieure fermée par ce détroit. Avec du soleil, ça doit être magique. Nous nous gavons de blueberries, toujours aussi abondantes et faisons provision de moules.



En 5 mn le courant s'inverse et nous sommes catapultés à l'intérieur de la baie, ouf! Nous pagayons encore 1 mile jusqu'au début du portage. 11 miles encore au compteur, ça suffit pour aujourd'hui!



Nous décidons de rééquilibrer les équipes : Caroline avec Papi, Fred avec Marion et Arnaud avec moi.

19/08 (4 miles) Il pleut moins fort (soyons positifs...) En 1 heure le portage est bouclé: il faut dire que les 400 m sont ponctués de 2 petits lacs bien pratiques. Arrivés de l'autre côté, nous croisons un groupe de 12... espagnols accompagnés de leur guide.



Quelle circulation! Petite journée au programme, on se contente de sortir de la baie et on se trouve un beau bivouac avec ruisseau et bois flotté (la vraie mer ouverte est en vue directe), le grand luxe.



Pas de pluie l'après-midi : du coup on a l'impression qu'il fait beau. Lessive...



Pêche miraculeuse : 6 poissons coup sur coup, sans doute des lieux jaunes. C'est pas le tout de les attraper, après il faut les assommer...



C'est résistant ces bestioles. Fred améliore sa technique au fil des prises. Beurk!!! général quand un oeil se retrouve suspendu par son nerf optique... Mais l'appétit est là, on ne va pas s'arrêter à ce genre de détail. D'autant plus que le cuistot nous « rationne ». Il gère la cambuse avec rigueur car il nous reste encore 3 jours avant de pouvoir faire des courses à Narsaq. Ceux qui ont des ado comprendront la difficulté de l'entreprise!

Le cuistot a recruté des marmitons et tout le monde s'y met, même Arnaud (c'est dire...)



si élégant avec ses gants bleus et MES ciseaux à ongles!



20/08 (5 miles) Il fait beau, vraiment, avec du soleil et tout et tout!



En 1h30, nous sommes sur l'eau, requinqués par notre journée tranquille d'hier et surtout par une météo plus complice. Nous poursuivons tranquillement notre route vers Narsaq. Une certaine routine s'installe, ressentie un peu par certains comme de la monotonie. Heureusement, arrivés au bivouac, il y a la pêche (tjs aussi fructueuse), les moules et ... encore des petits pois! Ce soir notre repas sera entièrement basé sur le produit de notre cueillette ou pêche.

Pour changer un peu (ben oui, on n'attrape invariablement que ce que nous appelons-peut-être à tort-des lieux jaunes) Fred fait les poissons en papillote.

Ici aussi on trouve du bois flotté. Finalement on a fait des feux pratiquement tous les soirs, quand la météo le permettait. Grâce à la pluie de ces derniers jours, tous les petits ruisseaux sont requinqués, on trouve de l'eau courante facilement.



Belle lumière de fin de journée.



La suite dans une 2ème partie: https://voyageforum.com/v.f?post=1976769;#1976769
Travailler à Walt Disney World en Floride (suite) English translation pending
by Thibotus01 · 2008-08-27 · 753 replies
Le premier sujet a été fermé (voir le sujet), 99 pages ! Donc je recréé la suite, avec tous les bons liens qui faut savoir pour travailler là-bas :)

1. Site du programme officiel : www.disneyinternationalprograms.com (en anglais, beaucoup d'infos et des photos de l'environnement et des habitations) 2. International Services (l'agence de recrutement française) : www.internationalservices.fr 3. Site & Forum international non officiel (en anglais) : www.wdwip.com & www.wdwip.com/smf

Beaucoup, beaucoup d'infos sont déjà présentes sur ces sites, alors n'hesitez pas à faire une petite recherche avant de poster ici votre question, ca évitera aux personnes de se répéter, ca fera moins de messages inutile, et surtout tout le monde sera content 😎😊

Egalement, beaucoup de gens racontent le programme sur leur blog, une recherche sur google et hop ;) ...

Bonnes discussions !!
Travailler à Walt Disney World Floride English translation pending
by Roxyrox · 2008-08-26 · 949 replies
salut tout le monde ! Pour une raison inconnue le post "travailler a Disney world floride" a été fermé. J'ouvre donc ce post pour continuer de discuter sur les experiences, les news, les bons plans .....

A bientot !
Retour d'un "Crazy Road Trip" de 10,000 kilomètres dans l'Ouest américain... English translation pending
by Nobody · 2008-08-20 · 27 replies
Bonjour à toutes et tous,

comme l'indique le titre du message, je reviens d'un époustouflant voyage d'un mois et de 10000 km. dans le grand Ouest américain, de San Francisco à Los Angeles, en passant par Yosemite, Death Valley, Las Vegas, les parcs de l'Arizona et de l'Utah, Yellowstone, Mont Rushmore, Cheyenne, Rocky Mountains et Joshua Tree ....

Comme ce Forum a été fort précieux lors de la préparation de mon Road Trip, il me parait normal de lui consacrer quelque temps pour apporter impressions et expériences, afin d'aider à mon tour ceux qui vont se lancer dans l'aventure...

Tout d'abord, je voudrais rassurer ceux qui m'avaient crié "au fou" lors de la présentation du projet : absolument aucune difficulté à faire le programme prévu, les routes américaines sont en excellent état et très roulantes, et surtout présentent pour la plupart un tel spectacle que les trajets en eux-mêmes sont de pures merveilles 😎. Je tiens bien entendu à repréciser que notre objectif était vraiment un "Road Trip", sans aucune prétention à découvrir en profondeur telle ou telle région...

Commençons donc par le début : 3 juillet, arrivée à l'aéroport de San Francisco, une bonne heure pour les empreintes digitales et les bagages, une bonne heure encore pour récupérer la voiture (Chevrolet Impala) chez Alamo (louée par AutoEscape), une heure pour quelques courses chez Wal Mart (glacière, eau, etc...) et soirée tranquille à l'hôtel pour commencer à digérer le "jet lag"...

Les avis sur Frisco sont tellement dithyrambiques, que nous serons forcément relativement déçus par cette ville 🤪, à part le pittoresque des pentes à 26 % et le symbole du Golden Gate, ainsi que la magnifique vue depuis Twin Peaks, le reste relève plutôt d'un Dysneyland sans attractions (Fisherman's Wharf...😕). Superbe route par contre de Sausalito à Point Reyes.

Le 4 juillet, Independence Day oblige, nous prenons le "Caltrain" pour nous rendre à Redwood City, voir la "plus importante parade du 4 juillet de Californie" 😊... nous en ramènerons de belles images dont celle d'un vétéran courageux... 😉 Après ces trois journées urbaines, en route vers la nature et le Yosemite... 😛 . Cette première étape de route nous permet de vérifier, - ce qui sera largement confirmé par la suite -, que les estimations de temps de parcours de Google Maps sont tout à fait fiables, voire très légèrement pessimistes. Le Yosemite est vraiment un endroit exceptionnel, ou comme pour la Vanoise par exemple (toutes proportions gardées 😉), il faudrait au moins deux semaines pour en saisir et apprécier tous les aspects... A ne pas louper : Mariposa Grove (sequoias géants), Glacier Point (vue sur le Half Dome, les "Falls" et la vallée, 1000 m. plus bas), et bien sûr la Vallée elle-même... Quelques belles rencontres animalières, malgré l'absence d'ours (au grand désespoir de ma femme...🤪), et en particulier Bip-Bip et le Coyote...🙂 Deux nuits dans le Parc, dont une à l'Awahnee (superbe, mais quand-même trop cher par rapport à ce que c'est...), puis la superbe Tioga Road, une escapade à Bodie, pour un petit pélerinage "Ruée vers l'or" Le Mono Lake et en route vers la Vallée de la Mort... 😐 Aucun regret de battre des records de température (125 ° F = 52 ° C) et d'être obligés de couper la climatisation quand la route s'élève trop vite 😇, tant les paysages offerts sont sublimes... A ne pas louper : Artist Drive, Zabriskie Point et Dante's View... Anecdotique Badwater (point le plus bas des USA (- 86 m). Nuit au Furnace Creek Ranch, tout à fait convenable et bien équipé. Et en route pour Las Vegas... Ne pas hésiter en chemin à faire un détour par le Red Rock Canyon 😛, avant d'affronter ce temple du Kitsch et du mauvais goût qu'est Las Vegas... 🤪 Deux nuits au Bellagio, un peu de fraîcheur au spectacle "Le Rêve" du Wynn, seule satisfaction apportée par cette ville qu'il "faut" avoir vu ! Avant de retrouver la chaleur et la nature dans la surprenante Valley of Fire... Sans presque s'en rendre compte, on arrive au Zion National Park, où nous bénéficierons d'un Pass pour atteindre notre hôtel, le Zion Lodge, idéalement placé au centre du Parc et à l'arrêt des navettes permettant d'atteindre les différents points d'intérêt de ce magnifique et spectaculaire endroit. En route le lendemain pour le Grand Canyon Rive Nord, où nous pourrons profiter quelque temps de superbes points de vue, en particulier depuis la terrasse du North Rim Lodge, avant que notre premier orage d'été vienne déferler avec fracas sur ce site sublime... 😮 Programme ultra-riche le lendemain, avec pour commencer la superbe route vers Lees Ferry : Vermilion cliffs, Balanced et Mushroom rocks, Navajo Bridge, puis vers Page avec l'arrêt incontournable pour le point de vue de Horse Shoe Bend (Attention au retour en montée dans le sable mou, assez pénible sous le cagnard...😕), puis rendez-vous chez Antelope Canyon Tours pour embarquer dans un 4x4 d'enfer 😛 vers le mythique Upper Antelope Canyon au tour de 11 h 30... 🙂😉😛😊😮 Quelques images exprimeront mieux que des mots la splendeur de ce "slot canyon" : Les émotions n'étant pas suffisantes, nous les complèterons par une super "Western Scenic Drive" dans Monument Valley (photo de gauche), suivie le lendemain matin par sa petite soeur de la Valley of the Gods (photo de droite), après une nuit dans une villa du Goulding's Lodge... Gooseneck (impossible à photographier en entier !!! 😮), la vertigineuse Moki Dugway (Madame en frémit encore 😛), Natural Bridges National Monument, Needles Overlook, Wilson Arch et l'arrivée à Moab pour un repos bien mérité... 🙂 Le lendemain matin, magnifique survol de l'ensemble de Canyonlands avec Redtail Aviation, avec en particulier la spectaculaire confluence du Colorado et de la green River. Pique-nique et randonnées dans Arches jusqu'au sunset, avant une nouvelle journée fort riche, débutant par un petit déjeuner à Dead Horse Point 😊. Puis la Goblin Valley et enfin Capitol Reef. Lever de soleil dans le Parc puis en route sur la fabuleuse Scenic Byway 12, avec en particulier la découverte d'un Canyon qui restera un de mes préférés : le Long Canyon, quelques miles après Boulder en empruntant la Burr Trail... 😛 Un Kodachrome Basin State Park sans grand intérêt, avant d'arriver au Bryce, qui nous émerveillera jusqu'au coucher du soleil et au sunrise le lendemain matin, après une nuit chez Ruby... qui s'est vendu à Best Western... 🤪 Après avoir revu quelques panoramas superbes aux premières lumières du jour, longue journée de route pour rejoindre Logan, au Nord de Salt Lake City, non sans s'arrêter en route aux différents points de vue d'un autre de mes préférés : Cedar Breaks National Monument : Nuit au Crystal Inn de Logan, puis All Horse Parade de Wellsville, avant la route vers le Yellowstone, en passant par ... Paris et Montpelier !!! 😉. Traversée du Grand Teton National Park, et premières fumerolles de West Thumb. Trois jours et trois nuits dans cet autre endroit magique qu'est le Yellowstone, en oubliant la Caldera qui gonfle en dessous 😛😕... Nous quittons à regret ce lieu exceptionnel, où l'on se sent si proche des origines du monde, et aussi de sa fin probable lorsque la Caldera le décidera... 🤪. En route vers Buffalo Bill, Jeremiah Johnston (Intéressant petit Musée de l'Old Trail Town à Cody) et autres figures du Far West... Une étape à Sheridan au Best Western et "On the road again", vers Devil's Tower, le Mont Rushmore, Le Crazy Hose Memorial et le Custer Park, que nous négligerons un peu à cause d'une météo peu favorable 🤪... Un nouveau Best Western à Hot Springs, puis quelques heures de route pour rejoindre Cheyenne, afin d'assister au spectaculaire rodéo des "Frontier Days" ... les U.S.A. profonds !!! 🤪🙂 Le lendemain... le jour le plus long... Google annonçant dix heures et cinq minutes 🤪😛, pour rejoindre Durango en passant par les Rocky Mountains... Superbe Trail Ridge Road, dont on atteint le point culminant à 3713 mètres sans s'en rendre compte... Route sans histoire, et sans trafic 🙂, pour le reste... Le lendemain Mesa Verde et Canyon de Chelly, en refusant (par principe !) en chemin le piège tendu par les Navajos au "Four Corners"... Nuit au Holyday Inn de Chinle situé à l'entrée du Parc, qui sera le troisième favori de notre trip, à voir autant le matin que le soir... En route le lendemain vers le Grand Canyon rive Sud, en passant par le surnaturel Painted Desert, le Meteor Crater et le lunaire Sunset Crater Volcano... Arrivée au Grand Canyon par l'entrée Est, en évitant à nouveau les pièges Navajos qui font payer pour l'accès à des points de vue juste avant l'entée du National Park... 😠. Arrêts méditatifs aux différents points de vue, jusqu'au Grand Canyon Village, l'Hermit Road étant fermée pour travaux pendant plusieurs mois... 🙁 Immense déception le lendemain matin, et seul "couac" de tout le voyage : quatre mois auparavant, j'avais réservé et payé l'Imperial Air Tour en hélicoptère de Papillon. La veille, j'ai pris la précaution de téléphoner pour confirmer notre réservation, et mon interlocutrice m'a dit que tout était OK. A l'arrivée à l'aéroport, largement à l'heure, on nous enregistre, on nous étiquette, on nous pèse, on nous fait suivre un film de consignes de sécurité, on appelle les différents passagers des différents hélicoptères, et l'on nous annonce que le nôtre (pourquoi le nôtre ?) a des problèmes et que nous pouvons aller nous faire voir... !!! sans aucun dédommagement, ni même aucune excuse 🏴‍☠️😕😠 et je ne parle même pas du sourire, habitude déjà rare aux Etats-Unis, et totalement absent ici. Comme par hasard d'ailleurs, une autre famille de Français subira le même sort... 😠🤪... Visiblement Papillon pratique le "surbooking" à grande échelle, méfiez-vous donc si vous voulez utiliser cette compagnie... Mais ce que j'en dis... ! Nous rongerons notre déception en utilisant le temps gagné en dévalisant la boutique kitsch de Seligman sur la Mother Road 66 😛😉, que nous parcourerons sur quelques miles, pour ne pas mourir idiots... 😉 Puis nous rejoindrons un endroit surprenant en plein désert de Mojave, à Twentynine Palms, le Roughley Manor, qui dans un cadre très britannique offre des chambres somptueuses et des petits déjeuners luxueux dans leur jardin... le gite le plus original et le plus douillet de tout notre périple... A la porte du Josha Tree National Park, nous ne manquerons pas de visiter ce très surprenant parc, apparemment négligé par beaucoup, mais qui mérite vraiment quelques heures de balade... Dernière ligne droite pour Los Angeles, afin d'y abandonner notre fils à la famille qui va l'accueillir pendant trois semaines, passer une journée aux Universal Studios 🤪, puis reprendre notre envol pour un pays où tout est beaucoup plus petit... 🙂, mais beaucoup plus charmant... 😉 ! Voili, voili... en style très télégraphique, les principaux points de notre aventure..., illustrés de quelques images parmi les 2400 que nous avons ramenées ! Il va de soi que je suis à la disposition de toutes et tous, pour donner quelque détail sur tel ou tel endroit ou prestataire de services, et pour répondre en public ou en privé, aux questions qui vous viendront à l'esprit... Parler de notre voyage, c'est continuer à le vivre... 🙂
Thaïlande en famille: compte rendu English translation pending
by Genevois · 2008-08-15 · 29 replies
Compte-rendu de notre périple thaïlandais. La famille Blanc : Laurent et Dominique (1966), Mathieu (1991), Lauriane et Natacha (1993), rejoint par Jérôme (1978), frère de Laurent.

Pour les infos utiles, tous les prix mentionnés ci-dessous s’entendent par personne, sauf les hébergements pour lesquels ce sont les prix par chambre.

Mercredi 2 juillet

Départ pour l’aéroport vers 1020h., le vol de la Royal Jordanian pour Amman, puis Bangkok, étant prévu pour 1230h. Les vacances commencent bien puisque Mathieu oublie son pull à la maison … En arrivant dans le hall des départs, on constate sur le tableau que le vol décolle à 1140h., soit une heure plus tôt que l’horaire qui nous avait été communiqué sur le e-ticket. On embarque donc rapidement, après avoir enregistré nos sacs à dos qui pèsent de 7 à 9 kg, dans un A320 de la RJ pour notre premier vol. Ecrans sur chaque siège, avion neuf, bonne surprise. Une fois à Amman, nous hésitons à payer un visa jordanien et pour sortir direction Madaba, à une vingtaine de km, petite ville que nous avions visitée lors de notre périple en Jordanie en octobre 2007. Notre prochain vol a 3 heures de retard et du coup, notre transit est de 7 heures. Mais aller à Madaba en soirée coûte finalement assez cher et le retour à l’aéroport est relativement aléatoire car il faudra trouver un taxi en toute fin de soirée. On attend donc en zone transit et le temps passe long dans cet aéroport.

Jeudi 3 juillet

En milieu de nuit, on embarque finalement dans un A310 de la RJ. Cette fois-ci, pas d’écran personnel devant le siège et l’avion est plein comme un oeuf. 9 heures de vol, avec des intermèdes de 20-30 minutes de sommeil. Quelques turbulences plus tard, nous posons à Bangkok. Nous passons facilement le contrôle de l’immigration et, miracle, tous nos sacs sont sur le tapis. Vu que nous sommes 5, il va être difficile de ne prendre qu’un seul taxi, mais nous ne voulons pas nous séparer. Nous partons vers les bus publics, mais le 556, que nous avons attendu longtemps n’est jamais venu. La ligne est-elle toujours valable ? Alors qu’on se dirigeait vers l’arrêt du AE2 qui descend vers Khao San, on trouve un taxi qui nous embarque tous pour 600 baths, autoroute comprise. Nous savons que ce n’est pas la règle, mais bon, nous sommes fatigués et à, 5, nous ne risquons rien. Après moins d’une heure de route et quelques embouteillages, nous voilà vers Soi Rambuttri où se trouve la Lamphu House, où nous avions réservé nos premières nuits en Thaïlande. Il est 1830h. et la réceptionniste nous « engueule » en nous disant que les chambres (590 bath la double et 770 la triple) ne sont garanties que jusqu’à 18h00 ! Mais heureusement, ils nous ont gardé nos réservations. Après une bonne douche, nous ressortons et partons direction Khao San qui n’est qu’à une centaine de mètres. Etalages de vêtements de tous styles, de nourriture, de fruits, nous voilà plongés dans la frénésie de cette ville. On commence d’emblée par ingurgiter des jus de fruits frais composés devant nous, avant de déguster nos premières nouilles thaï du mois. Je me rends ensuite dans un 7-Eleven, où j’achète une carte Sim que je vais insérer dans le portable que j’ai pris depuis la Suisse. Pour 99 bath, j’ai un numéro thaï et je rajoute 500 bath de crédit de communication. Cela me durera le mois entier et j’appellerai plusieurs fois l’Europe, vu le faible coût. Et surtout je suis atteignable au cas où, de même que je vais pouvoir appeler les GH au fur et à mesure du voyage. Retour à la GH pour une première nuit asiatique bien méritée. Les lits sont bons et propres, la chambre climatisée, l’endroit est calme, loin du bruit de la rue.

Vendredi 4 juillet

Le décalage se fait sentir, réveil en pleine nuit, impossible de se rendormir. Notre horloge biologique aura besoin de quelques jours pour se mettre à l’heure thaï. Du coup, on se lève tôt pour partir à la découverte de Bangkok. Première étape, on donne du linge sale à laver, dans une échoppe dans la rue à une centaine de mètres de la GH. Dans toute la Thaïlande, on trouve partout des « laundry » qui pour 30-40 bath le kilo vous lave votre linge. Cela permet de voyager léger. Puis, ce sera le petit-déjeuner, dans la rue. Pour 30 bath, une bonne assiette de muesli, de fruits frais (banane, mangue, melon), le tout arrosé de yaourt nature et de miel. De quoi tenir la matinée ! La rivière Chao Phraya n’étant qu’à 5 minutes à pied, nous nous dirigeons vers le débarcadère pour prendre un bateau. Le système est simple : les bateaux ont un drapeau de couleur sur leur toit. En fonction de cette couleur, ils desservent tel ou tel arrêt sur la rivière. Le ticket peut se prendre dans le bateau ou sur le quai auprès d’une préposée, c’est très simple et les thaïs empruntent ce moyen de transport. Pour 17 bath, nous partons direction le Palais Royal et le temple de Wat Po avec son Buddha couché. Splendides visites, couleurs fantastiques, architecture magnifique. Puis départ à pied et en tuk-tuk vers Chinatown. Les chauffeurs de tuk-tuk essaieront inlassablement de nous emmener dans des échoppes à touristes. Si les clients y restent plus de 20 minutes ou qu’ils y achètent quelque chose, ils toucheront ainsi une commission, la plupart du temps en bons d’essence. Il suffit d’être ferme et surtout d’annoncer la couleur avant de monter dans le tuk-tuk pour éviter cette manœuvre. Chinatown est une ville dans la ville. Il y a foule sur les trottoirs et dans les ruelles, mais personne ne se touche en se croisant. Les gens nous ignorent, personne ne se regarde. Les odeurs sont là aussi, nous voyons des échoppes de nourriture qui ne nous attirent pas forcément … mais le dépaysement est garanti. Nous reprenons le bateau pour un autre temple, le Wat Arun, tout aussi beau, mais d’un autre style. Redépart pour la gare de Thonburi d’où nous partirons demain direction Kanchanaburi. On vérifie les horaires et vu que nous sommes là, nous achetons déjà nos billets (100 bath pour aller jusqu’à NamTok, 4 ½ h. de trajet). Nous aurions pu choisir l’option d’aller à Kancha avec un van (120 bath avec un départ devant l’hôtel Royal), mais nous voulons essayer le train 3ème classe. Retour ensuite à la GH, récupération de notre linge, propre et plié. Le ciel est noir, le vent souffle fort, l’orage menace, mais finalement, il ne pleuvra pas. La journée a été intense, Bangkok et sa circulation démentielle, sa pollution, ses bruits et ses odeurs. Afin de se relaxer, nous allons nous faire masser les pieds (160 bath pour une heure), cela fait tellement du bien. On mangera dans la rue, pour moins de 50 baths, avant de rentrer faire nos sacs. Le lever est programmé tôt demain matin.

Samedi 5 juillet

Lever à 0600h. En tapant à la porte des gosses, je réveille aussi deux autres chambres. Apparemment nos ados avaient besoin de récupérer, le réveil est rude ! Départ de la GH et petit-déj’ dans la rue, Cornflakes, fruits frais arrosés de yaourt et de miel. On arrive pour prendre le bateau, la gare de Thonburi se trouvant de l’autre côté de la Chao Phraya. C’est samedi, pas de bateau ! Cela nous apprendra à bien vérifier. Les lignes sur la rivière ne fonctionnent pas aujourd’hui. Il y a là un bateau taxi qui nous propose de nous faire traverser, mais au prix fort. Pas vraiment le temps de trouver deux taxis, bref on négocie un peu et finalement on embarque en payant 100 bath par personne au lieu des 17 normalement. Mais c’était cela ou rater notre train. La conductrice du bateau-taxi l’avait bien compris… la gare étant encore à quelques centaines de mètres du débarcadère, on prend encore un sangthaew (taxi pick-up) pour faire ce trajet avec nos sacs. La gare est animée, c’est samedi et pas mal de gens partent depuis là. Le départ du train est différé, nous verrons aussi plus tard que les trains en Thaïlande sont rarement à l’heure. Le train se remplit à moitié d’autochtones et à moitié de touristes, la 3ème classe est peu confortable, avec des bancs durs, des ventilateurs branlants au plafond. Des gens vendent constamment de la nourriture dans le train, entre deux arrêts ou tout au long du parcours. Le train sort de Bangkok en traversant des banlieues et en faisant de fréquents arrêts. Les paysages ne sont pas intéressants jusqu’à Kancha. On a même dû effectuer un freinage d’urgence, étant à un fil de percuter une vache qui dormait sur les voies. Le van aurait été plus pratique et rapide. Par contre, depuis Kanchanaburi, les paysages deviennent splendides. Le train passe d’abord sur le fameux pont sur la rivière Kwai, avant de la longer jusqu’à NamTok. Il faut alors avoir une place sur la gauche du train pour profiter du spectacle magnifique. Une fois arrivés à NamTok, nous sommes accueillis par le fils de François, 8 ans, chez qui nous allons pour une excursion à dos d’éléphants (le Ganesha Park). Nous mangeons rapidement dans un des restos près de la gare (300 bath à 5), puis nous prenons un sangthaew pour rejoindre le camp qui se trouve encore à 40 km, sur la route de Sangkhlaburi. On aurait pu prendre aussi le bus et descendre à Daewadong, mais c’était moins pratique. Dès notre arrivée, François nous attend et les éléphants, au nombre de 3, nous rejoignent 15 minutes plus tard. 2 ont un siège et 1 en est dépourvu. Je monte à cru sur ce dernier et départ direction le bord de la rivière, 1-2 km plus loin. Le paysage est fantastique, les éléphants s’arrêtent fréquemment pour manger des branches ou des buissons. On arrive même à cueillir depuis le dos de l’animal des ramboutans qui poussent ici sur le bord des routes. Le temps de prendre le rythme de l’animal, on arrive vers la rivière. Pendant que l’on se change (un pantalon est conseillé, le poil de l’éléphant est dru et irrite facilement la peau), les chaises sont retirées et voilà qu’on monte tous sur les bêtes à cru. Dominique n’étant pas particulièrement à l’aise dans l’eau, elle se porte volontaire pour les photos depuis la berge. Mathieu et moi sommes donc chacun sur un animal avec un mahout, alors que les filles vont toutes les deux sur la même bête. Direction la rivière pour un moment magique, le bain avec les éléphants. L’eau est chaude et propre, les éléphants plongent entièrement dans l’eau. Nous avons de l’eau jusqu’au ventre, on joue dans l’eau depuis leur dos. Après des dizaines de minutes de plaisir, retour à la berge et au raft (bungalow-radeau sur la rivière où l’on va passer la nuit). Là, ce sera la séquence « bain dans la rivière ». Le raft a une terrasse qui donne directement sur la rivière et le courant. Depuis les pontons, on saute dans l’eau, on se laisse prendre dans le courant et on récupère une corde quelques centaines de mètres plus loin pour revenir sur la terrasse. Le temps s’est couvert, une pluie fine et légère tombe, mais les enfants s’en donnent à cœur joie. Il y a là les enfants de François, de même que celui qu’il appelle son fils adoptif qui vient de la Birmanie voisine et qui l’aide dans son projet de camp aux éléphants. Pas de touriste ici, juste la nature et la rivière, un endroit magnifique, loin de l’agitation frénétique de Bangkok. Après une bonne douche, nous prendrons un énorme et excellent repas dans un resto-radeau sur l’autre rive, François n’ayant pour l’instant pas encore ouvert son propre resto. La nuit sur l’eau sera calme et reposante.

Dimanche 6 juillet

Réveil et petit-déj’ sur le ponton/terrasse, au-dessus de la rivière. Le niveau de l’eau, régulé par un barrage un peu plus haut, est monté de 2 mètres ! On repart pour une balade avec les éléphants, toujours à cru. On monte cette fois dans le village de Daewadong (phonétique, désolé) pour les attendre. C’est dimanche et nous croisons un mariage. Le convoi est ouvert par un pick-up sur lequel se trouve un mini-orchestre (trompettes, saxo, tambour) qui joue une musique de carnaval. Puis le marié, tout en blanc, cheveux rasés et sous un parasol blanc. Et ensuite, les invités tous dans des pick-up, direction le temple. Les gens nous sourient et nous font des signes de la main auxquels nous répondons évidemment. Les éléphants partent pour le bain dans la rivière avec leur mahout et nous assistons à leur toilette depuis la berge. Ils leur frottent la peau avec une grosse brosse, visiblement les bêtes apprécient cette séance de grattage ou de chatouillis. Puis, nous montons visiter le temple du village où on retrouve … le mariage. Le cortège doit faire trois fois le tour du temple à pied, avec la musique et le marié qui est porté sur une chaise, toujours sous son parasol blanc. Les gens dansent au son de la musique, nous demandons de pouvoir prendre des photos. Pas de problème, d’ailleurs eux-aussi demandent à nous prendre en photo ! Nous voyons des femmes avec des petites bouteilles d’alcool (du Mékong sans doute, le whisky thaï), la fête va être arros��e. Des gens viennent alors nous chercher pour que l’on intègre le cortège et que l’on danse avec eux. Dominique et moi y allons, les enfants, plus timides, restant sur le bord du temple. Si nous n’avions pas eu la balade avec les éléphants, sans doute que nous aurions pu participer à la fête. Chaque famille avait des offrandes à faire au marié. Bizarrement, nous n’avons jamais vu la mariée ! La cabane qui devait nous servir pour monter sur l’animal est occupée par le mariage, donc nous devons monter sur le toit d’un 4x4 pour aborder l’animal, et encore, il est trop haut. Après cette péripétie de départ, nous voilà partis pour un tour en forêt. Les mahouts se sont couverts de la tête au pied, il va y avoir des moustiques, mais nous nous sommes bien aspergés de produit anti-volatile efficace, acheté en pharmacie à Bangkok. Une heure de balade dans cette forêt tropicale, jungle dense, avec les montagnes en toile de fond. Splendide et rien à voir avec les camps d’éléphants pour touristes que nous avions vus sur le net. Une fois de retour au camp, nous prenons congé de nos hôtes. Les sacs faits, nous repartons en … canoë, le long de la rivière Kwai. Nos sacs sont confiés à un accompagnant qui a un véhicule et un guide va nous accompagner pour 4 heures de descente sur la rivière. On démarre au soleil (ce qui va brûler nos chevilles et nos bras), mais le temps passe rapidement aux averses. Le paysage est tropical, la nature est dense, avec une végétation extraordinaire. Une légère brume monte de la rivière, et malgré la pluie, la température ne bouge pas. Il fait chaud. La pluie fine tombant si intensément parfois, la visibilité se réduit, ce qui ajoute un charme supplémentaire à la descente. Il n’y a pas beaucoup de courant, on doit pagayer sans toutefois que cela ne soit trop fatiguant. On longe pas mal d’hôtels-radeaux, de villages le long de la rivière. On croise aussi des pêcheurs ou des long-tails boat qui remontent la rivière. Mais cela reste très sauvage. Au bout de 4 heures, on arrive à destination et on charge les canoës sur un pick-up. On récupère nos sacs et nous sommes déposés à un arrêt de bus sur le bord de la route pour retourner à Kanchanaburi. Nous sommes encore trempés de la pluie. Un bus arrive, nous lui faisons signe et il s’arrête, mais juste le temps de charger les sacs et de monter dans le véhicule. Faut pas traîner. On reste à l’arrière, là où il y a plus de place pour les jambes et où les sacs sont déposés. Le trajet nous coûtera 55 baths, bien moins que le taxi de l’aller (160 bath). Au fur et à mesure des arrêts, le bus se remplit et au final, nous serons bien une centaine là-dedans pour 60 places assises …Une fois à la gare routière, on appelle la Blue Star GH qui nous dépêche un taxi pour nous chercher. On prend possession de nos bungalows (500 bath) et on envoie nos ados à un cybercafé (20 bath de l’heure), pendant qu’on va se faire masser. Le repas de soir se fera au marché de nuit, à une quinzaine de minutes à pied de la GH. Nous mangeons super bien, comme tout au long du voyage, pour 270 bath à 5, boissons comprises. Il y avait du choix, même des insectes, que nous avons renoncé à goûter. Retour à la GH en fin de soirée pour une bonne nuit.

Lundi 7 juillet

Lever vers 0715h. On amène notre linge sale, il y a une « laundry » juste en face de la GH. Puis départ en tuk-tuk, version side-car, pour la gare routière (20 bath). Nous n’avons pas eu le temps de prendre un petit-dèj’ alors le 7-Eleven fera l’affaire. Le but du jour : les chutes d’Erawan. Un bus est là, avec la destination marquée sur le pare-brise. De toute façon, dès qu’on arrive à la gare routière, des gens viennent toujours nous demander où nous allons afin de nous indiquer le bon bus. 90 minutes de route (55 bath) et nous voilà arrivés. Il y a 7 cascades successives et nous grimpons le chemin qui monte à la dernière d’entre elles. Il faut compter environ 2 heures en prenant bien son temps. L’endroit est beau, sans être exceptionnel. Les chutes No 2 et 4 sont les plus propices à la baignade. L’eau est propre et rafraîchissante. Les autorités ont instauré un système original pour préserver le site : toute nourriture et boisson sont interdites sur l’ensemble des lieux. On peut prendre des bouteilles d’eau, mais à partir d’un certain point, on doit les déclarer et payer une caution. Au retour, tu dois les montrer, même vides, et on te rend ta caution. Ainsi, tu ne les abandonnes pas sur place et l’endroit reste propre. Nous nous baignons donc dans les chutes 4 et 2. Des poissons, certains de la taille d’une petite truite, viennent nous mordiller les pieds si nous restons immobiles. Après la baignade, ce sera le retour (attention le dernier bus est à 16h00) avec un véhicule qui a dû en voir des km vu son état !!! Une fois à la gare routière, on se pose pour prendre un verre à une terrasse, car Jérôme est censé nous rejoindre, arrivant de Bangkok. Finalement, après un contact téléphonique (bien pratique le portable avec numéro thaï), on se rejoint à la Bluestar GH. Retrouvailles, une bonne bière sur la terrasse du bungalow, on se raconte nos trajets. Puis, allez, un petit massage et départ pour le night market pour manger.

Mardi 8 juillet

Réveil vers 08h00. Pour le petit-dèj’, on se débrouille encore une fois en achetant divers trucs dans un 7-Eleven. On craque souvent pour des canettes de café froid. Nous prenons la direction du fameux pont sur la rivière Kwai à pied, il ne se trouve qu’à 2 km. On va sur le pont, on fait des photos, évidemment l’endroit est très touristique. Pour retourner à la GH, on négocie avec un taxi qui nous attendra également le temps de paqueter nos sacs pour nous emmener ensuite à la gare routière. Dès qu’on arrive, le bus pour Suphanburi (50 bath), celui que nous devions prendre, est déjà en train de rouler et de quitter la gare. Notre chauffeur lui fait de grands signes et le bus stoppe. Nous pouvons monter ! 2 heures de trajet et nous arrivons à Suphanburi. Le bus pour Ayutthaya (50 bath) part dans 10 minutes, juste le temps d’aller aux toilettes, d’acheter de l’eau et 1-2 bricoles et on redémarre. Pendant le trajet, comme souvent, des gens vendent de la nourriture, on achète donc de succulentes brochettes de poulet. En arrivant à Ayutthaya, une grosse averse nous tombe sur la tête. Quelques minutes à l’abri et la pluie cesse. On téléphone à la PU Inn GH, que nous avions contactée la veille pour réserver nos chambres, et une employée vient nous chercher bien que la GH ne soit qu’à 5 minutes à pied de la gare routière. Vu que nous ne resterons pas longtemps ici, nous optons pour un boat trip que nous prenons directement à la GH (200 bath). Ayyuthaya est ceinturée par une rivière et bon nombre de temples se trouvent sur le bord de l’eau. Ce sera donc une bonne manière d’en voir quelques-uns. La ville est grande et étalée, c’est donc pratique. Bien sûr, les amoureux de pierres, d’architecture et d’histoire pourraient rester ici plusieurs jours. Bon, le bateau fait le tour de l’île et trois temples sont visités. Même si c’est rapide, le tour est intéressant. Le dernier temple d’influence khmer (dont j’ai omis de noter le nom) est magnifique, au milieu d’une pelouse bien verte. Le tour finit au night market, où il y a des dizaines de stand de nourriture. Alors que les filles se posent et visitent le marché, je pars avec Jérôme à la gare, en moto-taxi, afin de se renseigner sur les trains à destination de Sukhothaï où nous irons demain. Finalement, nous achetons nos places (425 bath) et nous ferons bien. Les places sont numérotées dans le train et il n’en restait pas beaucoup. Vu que nous sommes 6, il faut parfois anticiper. Nous reprenons une moto-taxi pour retourner au night market où nous mangerons comme des rois pour 600 bath à 6. Retour à pied à la PU Inn GH (bonne adresse, chambre propre et calme), dernier passage à un cybercafé pour envoyer des nouvelles à la famille et ensuite gros dodo.

Mercredi 9 juillet

Juste après le réveil, nous prenons le petit-dèj’ juste à côté de la GH. Les prix sont un peu supérieurs à ceux de Bangkok. Départ ensuite pour la gare pour prendre notre train direction Phitsanulok, où nous prendrons le bus pour Sukhothaï. Surprise en arrivant : le train a du retard. Combien ? Avec le sourire, un employé nous dit en anglais : « C’est la Thaïlande, les trains sont toujours en retard ». On attend donc sur le quai, en jouant aux cartes. Finalement, le train arrive avec 2 heures de retard. Il n’a que 3 wagons et il est plein. Nous avions bien fait d’acheter nos places la veille. Le train est une surprise : climatisation, siège confortable, il y a même une hôtesse qui sert des plateaux repas, avec thé et cake à la banane pour le dessert. On oublie toutefois ce repas, car nous avions fait le plein de brochettes de poulet et de bananes frites, juste en face de la gare, avant de monter dans le train. 10 brochettes, 2 sachets de riz et des bananes frites : 100 bath. Le voyage est très organisé. En fonction des sièges numérotés, le personnel du train a la liste des passagers et de leurs destinations. Donc peu avant d’arriver à Phitsanulok, le chef de train vient nous annoncer la gare pour nous préparer à descendre car l’arrêt est court. Une fois sur place, nous prenons un tuk-tuk à 6, avec les sacs sur le toit. Bonjour la surcharge ! A la gare routière, nous avons juste le temps d’acheter nos billets (45 bath) et on saute dans le bus pour Sukhothai. A peine une petite heure de trajet et nous voici arrivés. Comme d’habitude, j’avais appelé une GH 2 jours avant pour réserver nos chambres, je rappelle donc la TR GH dont le patron vient nous chercher avec son pick-up. La TR est très bien située, juste avant le pont à droite à l’entrée de New Sukhothai. En effet, la ville est séparée en deux, la vieille ville avec les temples se trouvent à 14 km de là. Nous avons trois bungalows (350 bath) au fond d’une cour. C’est calme et les bungalows sont splendides, tout en bois, décorés avec goût, avec un peu de végétation autour. La GH propose aussi internet gratuit, fait la lessive et aussi restaurant. Bref, une bonne adresse. Après une bonne douche et un peu de relax, nous partons pour le night market, à 5 minutes à pied après le pont, pour découvrir la ville. Il faut reconnaître qu’il n’y a pas grand-chose à voir ou à faire ici. Un marché sur la gauche, des commerces sur la droite, bref, rien de transcendant. Ce qui est à voir est dans la vieille ville où nous irons demain. Nous mangeons dans une échoppe au bord de la route. Comme toujours, la nourriture est bonne et pas chère : 9 plats, 3 grandes bières et 3 Fanta pour 400 bath. En rentrant à la GH, on s’arrête dans un 7-Eleven pour acheter du Mékong et du Sprite. L’alcool est très bon marché, ce qui n’est pas forcément une bonne nouvelle car il le rend très accessible même aux jeunes. On teste donc le Mékong-Sprite sur la terrasse du bungalow. Bof, une bière bien fraîche est plus agréable. La nuit sera aérée, on dormira très bien.

Jeudi 10 juillet

Nous prenons notre premier repas de la journée à la GH. Vu que les PC sont libres, on profite d’envoyer des nouvelles à la famille restée en Suisse. On étudie aussi notre parcours pour la suite. Nous avions prévu de redescendre du nord sur Bangkok en train de nuit, mais finalement nous optons pour un vol sur AirAsia. On réserve donc sur le net 6 vols Chiang Maï-Bangkok pour 10'000 bath. On gagnera une journée de voyage. Nous partons ensuite pour la vieille ville pour voir les temples. Nous prenons un tuk-tuk plutôt que le bus. Le bus part toutes les 30 minutes, le tuk-tuk, même s’il va moins vite, part tout de suite ! 20 bath chacun et départ. En arrivant sur le site, on repère un loueur de vélos. Pas dur, il y en a plusieurs, avec des dizaines de vélos sur le trottoir. Bref, on en choisit un au hasard et on loue chacun une bicyclette pour la journée (30 bath). Le loueur nous remet un plan avec la localisation des temples. Il y a une ville ceinturée par des murs (couverts de végétation et peu visibles), mais aussi des temples dans la campagne hors de ces enceintes. L’entrée sur les temples est payante, mais on peut acheter un pass qui les englobe toutes (150 bath), cela vaut la peine si on en fait le tour. Le site est splendide, avec un petit lac, peu de circulation, l’accès aux différents temples est d’ailleurs interdit aux voitures. Le vélo est donc la solution. A pied, il n’y aurait pas la possibilité de partir sur les chemins de campagne, il y a plusieurs km de parcours. En tout, nous passerons 6 heures sur place, dont justement un tour hors des murs. Là, les paysages sont magnifiques, dans la nature, au milieu parfois de fermes. On peut faire des arrêts pour aller voir des temples ou vestiges, dans la forêt ou sur de petites collines. Au retour, il fait faim et nous mangeons des assiettes de riz frit près de l’arrêt des bus. 25 bath l’assiette et en plus c’est délicieux (allez je me répète, comme toujours…). Retour en bus à la GH. Les enfants y restent pendant que je pars avec Dominique et Jérôme faire un tour au marché qui est sur la gauche juste après le pont. Pas un touriste, que des produits locaux, des fruits, des légumes que nous ne connaissons pas. Certains vendeurs nous laissent en goûter quelques-uns. On traverse un marché couvert et là, les odeurs sont difficiles à supporter pour nos narines occidentales. Nous discutons aussi avec deux jeunes qui ont un véhicule bizarre : une moto avec un chariot à 2 roues sur l’avant. La partie mécanique est bichonnée et nous conversons sur la cylindrée, la puissance. Le jeune nous allume la moto pour écouter le ronronnement du moteur. Pour le repas du soir, ce sera le night market. En rentrant sur la GH, nous sommes attirés par le bruit d’un spectacle. Effectivement, nous tombons sur une estrade où il y a une sorte de concert avec des danses. Celles-ci sont assez suggestives, avec des travestis. Le public rigole, sauf nous, on ne comprend rien aux paroles ! Petit détour par le 7-Eleven avant d’aller se coucher. Petite précision : les 7-Eleven sont ouverts toute la nuit.

Vendredi 11 juillet

Lever, petit-dèj’ à la GH et le patron nous conduit à la gare routière. La TR était vraiment une bonne adresse, à recommander. Nous trouvons facilement notre bus pour Chiang Maï. Impossible de se perdre ici, soit c’est bien indiqué, soit les gens t’aident efficacement. Le bus roule vite sur les larges autoroutes du nord. Nous arrivons à Chiang Maï en début d’après-midi et nous prenons un taxi pour rejoindre la GH que nous avions choisie dans nos guides (Lonely Planet et Routard), la Julie GH. Il s’agit d’une petite GH pour routards. Il y a surtout des jeunes, peu ou pas de famille, mais l’endroit est décontracté. Le staff fait aussi agence de voyages, organise des trekks, peut t’arranger ton visa pour le Laos. Les chambres sont un peu défraîchies et petites, mais propres (200 bath). Une fois installés, nous partons en direction des marchés, d’abord de jour (le Warorot market), puis de nuit. C’est le paradis du shopping en tout genre, mais surtout des vêtements (t-shirts, jean’s, habits pour femmes) dans des stands le long du trottoir. Le marchandage est de rigueur, mais toujours avec le sourire, sans s’énerver. Repas dans la rue et retour à pied à la GH, qui est à 15 minutes de marche. L’ambiance est bonne sur la terrasse, avec des canapés pour se poser, une bonne musique et une table de billard. Il y a aussi 2 grands frigos. Chaque chambre a un carnet et tu peux te servir dans le frigo, tu n’as qu’à marquer ce que tu prends dans ce carnet. Le décompte est fait quand tu pars. La nuit sera calme, chaude, mais aérée grâce au ventilateur.

Samedi 12 juillet

Je n’avais pas encore parlé de la météo, mais depuis notre arrivée nous ne sommes pas dérangés par la mousson. Certes, le ciel est souvent nuageux, mais sans vraiment de pluie. Une ou deux grosses averses, mais pas de pluie en continu. Et la température ne bouge pas vraiment : 32-35 degrés, avec un fort taux d’humidité. Chez nous, on dirait que le temps est lourd ou orageux. C’est très supportable, on s’y fait au bout de 2-3 jours. C’est même parfois agréable de rester un peu sous la pluie. Il faut quant même faire attention et se protéger. Le soleil perce à travers les nuages sans prévenir et les coups de soleil ne sont pas à exclure. Bon aujourd’hui, nous avons prévu de faire du VTT dans les environs de Chiang Maï. Nous sommes passés par le site www. moutainbikechiangmai.com pour réserver notre parcours. Ils sont pile à l’heure pour nous prendre devant notre GH. Après les explications et les formalités d’usage, nous voilà prêts pour un parcours en forêt. Nous aurions pu prendre un autre parcours, il y en a pour tous les goûts, y compris de la descente sportive. Mais nous sommes en famille. Les vélos sont chargés et en une petite heure de voiture, nous voila vers un lac en pleine nature. On part d’abord sur une route goudronnée, mais rapidement on emprunte un chemin dans la jungle. Nous avions touché des maillots à manches longues pour se protéger des branches (et aussi des moustiques), il fait donc une chaleur inouïe. Pas d’air, c’est vite assez étouffant. Mais le parcours est sympa, pas trop de montée, quelques descentes sur des chemins de forêt au milieu de la jungle. A la sortie de la forêt, il y a encore 30-40 minutes de routes sur des petits chemins de terre à travers la campagne et des habitations. En tout, nous avons fait bien 3-4 heures de vélo. Et surtout perdu des litres de sueur … Au retour sur Chiang Maï, on s’arrête manger dans un restaurant, le repas est compris dans le prix de la journée. Puis c’est le retour à la GH. Depuis la mi-journée, j’ai les jambes coupées et je ne me sens pas super bien. Je prends ma température, je fais une grosse poussée de fièvre. Une bonne dose d’Aspegic et je m’endors pour une petite sieste. Au réveil, une bonne douche et départ pour un bon massage réparateur de la journée de vélo. C’est vraiment relaxant et vu le prix (180 bath de l’heure), cela ne se discute pas. Pour une fois, nous mangeons dans un vrai restaurant, pas dans la rue, au « Wok », tout près de la GH. Très beau cadre, très bonne cuisine. Aujourd’hui, premier anniversaire du mois, je fête mes 42 printemps. Jérôme paie l’addition en douce en faisant croire qu’il allait aux toilettes et improvise un gâteau avec une belle assiette de fruits. Il y a même la bougie. Merci frangin. De retour à la GH, la fièvre a baissé l’aspirine fait son effet. Donc demain, départ pour Mae Hong Son.

Dimanche 13 juillet

Au lever à 0730h., la fièvre a fait son retour, donc double ration d’Aspegic pour le petit-dèj’. Nous sommes un peu à la bourre, car pas mal de monde quitte la GH ce matin et tout le monde veut faire son check-out. Vu qu’on risque de rater notre bus (et il n’y en a que 2 par jour), nous disons à notre chauffeur de faire fissa pour aller à la gare routière. Il roule donc comme un fou dans les rues de Chiang Maï et finalement, on arrive à temps. Nous prenons notre ticket au guichet (150 bath) et nous montons dans un vieux bus, vraiment « tape-cul ». 7 heures de route, avec les arrêts ! La sortie de Chaing Maï est rapide, mais au bout d’à peine 2 heures de route, nous voilà dans les montagnes du nord. Montée-descente-virages, le bus ne roule plus qu’en 1ère ou 2ème, soit pour monter, soit pour freiner. On comprend le pourquoi des 7 heures de route pour faire 270 km. Heureusement, la route est splendide, soit avec la jungle, soit avec des montagnes couvertes de végétation, soit avec des villages ou encore des rizières. 2 arrêts sont prévus et on en profite pour manger dans une gargotte au bord de la route, des plats différents : de la viande hachée, de l’émincé de poulet. Mais toujours très épicé. La nourriture est excellente dans ce pays. Manger dans la rue ou au bord des routes est vraiment bon marché et sans risque (pas l’ombre d’une tourista durant un mois de séjour). Certes, le choix est restreint par rapport à un resto, mais nous n’avons jamais été déçus. Le seul problème : la force du piment. Au resto, on peut modérer, dans la rue, c’est parfois plus dur, car le plat est déjà préparé. Mais là aussi, on s’y fait. Jusqu’à Paï, le bus était à moitié vide et nous avions de la place à l’arrière. Nous avons toujours voyagé à l’arrière des bus, nos sacs sont accessibles et il y a plus de place pour nos grandes jambes de farang. Entre les banquettes, l’espace est vraiment restreint. Beaucoup de monde monte à Paï et certains devront rester debout. Le bus est surchargé. Heureusement, la plupart des voyageurs descendent à Soppong et la fin du voyage se fera plus calmement. En arrivant à Mae Hong Son, il n’y qu’un seul tuk-tuk à la gare routière. Et bien il fera 2 voyages pour nous convoyer à la Romtai GH, derrière le petit lac qui est au centre de la ville. De grandes chambres (avec télé câblée, 300 bath), au fond d’un splendide jardin tropical, un bel endroit calme. Là aussi, nous déposons notre linge sale avant de partir en ville à pied. Il y a un magnifique temple au bord du lac, l’endroit est paisible et serein. Malgré une piste d’atterrissage, Mae Hong Son reste une toute petite ville de province, en bordure de la frontière birmane. La pluie se met à tomber, un peu plus violemment que d’habitude. Une belle averse tropicale. Nous rencontrons notre guide, Niti, de l’agence RoseTours Garden, dont le bureau est à côté du 7-Eleven. Un collègue de travail avait effectué un trekk avec lui et me l’avait chaudement recommandé. Un gros plus : il parle un excellent français et peut donc nous fournir beaucoup d’infos sur la vie locale. Bref, au début nous avions prévu de partir 3 jours en trekk, mais finalement nous n’en ferons que 2. J’ai encore un peu de fièvre, je suis assez faible et les enfants ne veulent pas trop non plus faire 6 heures de marche quotidienne sur 3 journées. Le compromis est trouvé avec 2 jours. Après un bon repas, retour à la GH pour une bonne nuit, car dès après-demain, on part dans les montagnes.

Lundi 14 juillet

Journée calme à Mae Hong Son. Déjà, vu qu’on s’est souvent levé tôt ces derniers temps, on profite de dormir un peu ce matin. On prend donc notre petit-dèj’ à midi au café Crossroad. Le marché est à à peine 5 minutes à pied le long de la piste d’atterrissage. Nous sommes les seuls touristes, cela fait du bien. Le fait que le trajet est long pour venir (à part en avion) doit dissuader les touristes de pousser jusqu’ici. Tant mieux pour nous. Un magnifique temple, le Doi Kong Mu, domine la ville. Une petite vingtaine de minutes de montée à pied et nous y voilà. La vue sur Mae Hong Son et les montagnes environnantes est splendide. On voit même une prison, avec ses murs. Niti nous expliquera que quelques occidentaux y purgent une peine pour avoir flirté avec des produits illégaux ou tenter d’en ramener chez eux. Il semblerait que malgré les efforts du gouvernement thaï (une façade ?), l’héroïne a encore du succès par ici. Nous passons une partie de l’après-midi sur ce site, pour profiter du paysage et laisser passer une belle averse. Redescente en ville, passage dans un cybercafé pour nos mails. Nous repartons pour la GH afin de préparer nos sacs pour le trekk du lendemain. Nous voyagerons léger : un pancho, sous-vêtements de rechange, affaire de toilette et notre sac à viande. La GH nous gardera nos sacs pendant notre absence. On profite aussi de réserver nos chambres pour le retour. La dame qui s’occupe de la GH est vraiment charmante et pleine d’attention. Pour le repas du soir, direction le Kai Mook restaurant pour un excellent repas. Cela nous change un peu de la nourriture dans la rue.

Mardi 15 juillet

Cette nuit, j’ai transpiré tout ce que j’ai pu, mon lit était trempe. Apparemment, la fièvre a quitté mon corps. Voilà, ça part comme c’est venu, sans explication. A 0830h. nous sommes devant l’agence RoseTours où nous attend Niti. Histoire de ne pas faire que de la marche, nous avons un début de trekk plus ludique, d’autant plus que Jérôme n’était pas avec nous à NamTok. Nous voilà donc partis pour un tour en éléphant. Ici pas de montée à cru, mais sur une chaise. Nous traversons une rivière pour nous rendre dans la forêt. Même si le Ganesha était vraiment mieux, cela reste impressionnant. La chaise est bien plus confortable que la montée à cru ! Puis nous continuons par une descente de rivière en radeau bamboo. Même si c’est également très touristique, c’est à faire, puisque chez nous cela n’existe pas. De plus, comme sur la rivière Kwai, la vue de la nature depuis la rivière est différente. On aperçoit des oiseaux de couleur bleue, jolis volatiles. Il y a un peu de courant, c’est sympa, et le « batelier », un petit papy, conduit son embarcation de mains de maître. Quelques gros bamboos attachés, deux sièges fabriqués aussi avec ce matériel et on a un bateau. Niti nous amène ensuite manger dans un resto de la ville avant de partir voir un village karen avec les femmes-girafes. Evidemment, ce sera toujours la polémique, ces villages s’apparentent-ils à un zoo, ces femmes sont-elles forcées de s’exhiber ? On ne peut pas le savoir, tous les avis sont divergents sur la question. Ce qui est sûr, c’est que les revenus ramenés par l’afflux de touristes leur permettent de vivre. Bref, nous y allons et la fin de la piste pour atteindre le village est épouvantable. Niti nous explique que plusieurs milliers de personnes vivent au milieu de la forêt, ayant fui la Birmanie et sa dictature. Il y a d’ailleurs un check-point de l’armée thaï qui empêche les touristes de pénétrer dans les camps de réfugiés. Seules les organisations humanitaires peuvent le faire et nous voyons effectivement des 4x4 à des effigies d’ONG emprunter une piste qui va dans un de ces camps. Le village que nous visitons est en pleine forêt, mais reste touristique car dès l’entrée du village des femmes vendent des bijoux, statues et autres tissus. Mais sans harcèlement pour acheter. Niti nous explique le principe des colliers de métal que portent les femmes dès leur jeune âge. D’ailleurs nous voyons tant des jeunes que des femmes plus âgées portant le fameux collier qui leur allonge le cou. Maquillées et habillées de couleur, elles sont élégantes. Le fond du village est beaucoup moins touristique, avec l’école et des habitations. Les chiens, poulets et cochons cohabitent sans agressivité sur les lieux. C’est vrai que déambuler dans ces villages a un côté voyeur. Nous partirons ensuite pour 90 minutes de route, direction un village Lahu où nous passerons la nuit. Nous montons dans une vallée, la route et le paysage sont splendides. La fin de la route est une piste à flanc de coteau. Le véhicule nous dépose à 500 mètres du village, car il est de coutume d’arriver à pied. L’école se trouve dès l’entrée et c’est la fin de la classe. Tous les enfants sont donc devant le bâtiment, à nous regarder et faire des sourires. Lauriane et Natacha ont visiblement du succès, tant auprès des filles que des garçons. Le fait d’être jumelles ? La maîtresse arrive et nous offre un verre d’alcool local en guise de bienvenue. Une sorte de saké, bien fort. Une fois au centre du village, Niti organise une distribution de friandises pour les enfants. Ils se mettent donc tous en file indienne et attendent patiemment leur tour. En touchant leur cadeau, ils joignent les mains pour remercier ce gentil donateur. Aucune bousculade, juste la joie d’avoir un cadeau, les sourires éclairent les visages. Les Lahu sont une ethnie originaire du Tibet, ce qui se voit à leurs traits. Niti nous explique le fonctionnement de leur société. Quelle chance d’avoir un guide qui parle français. Nous rejoignons ensuite la maison dans laquelle nous allons prendre nos repas et dormir. Il s’agit d’une bâtisse de bamboo et de bois, sur pilotis, qui n’a qu’une seule pièce. Aucun meuble, juste une place pour un feu au milieu de la pièce. Il y a des espaces entre les lattes du plancher et des murs, ce qui fait que la maison est ventilée. Seuls des hommes sont là et ce sont eux qui prépareront le repas, d’abord pour eux, puis pour nous. Pas d’électricité, pas de WC, juste un trou entouré de céramique pour pouvoir rincer dans une cabane à part, le confort est minimum. Mais le confort est un luxe d’occidentaux qui n’a pas cours ici. La cuisson de poulet provoque une fumée qui pique nos yeux, mais dès la cuisine terminée, la fumée disparaît. Les discussions se font via Niti qui fait la traduction. La encore, nos filles ont plus de succès, mais pour des raisons différentes. Elles sont poliment courtisées. Il faut dire qu’ici à 15-16 ans, les femmes sont mariées et souvent mères. Quelques femmes nous ont rejoints et nous mangerons assis sur le sol. Les Lahu sont très accueillants et c’est un grand moment que nous passons. Plusieurs plats ont été préparés, certains sont excellents, d’autres moins. Pour la nuit, nous dormons tous ensemble dans cette même pièce. Des petits matelas, des couvertures et des coussins nous sont distribués. J’y ajoute mon sac à viande en soie dans lequel je me glisse pour une bonne nuit plus fraîche qu’en plaine, parfois perturbée par l’aboiement des chiens.

Mercredi 16 juillet

Dès le lever du jour, le village se réveille, surtout les chiens et les coqs qui font visiblement un concours. Ici aussi, les chiens vivent au milieu des hommes. Mais il ne s’agit pas d’animaux de compagnie comme chez nous. Si nous n’avons jamais vu de mauvais traitements, il n’y a pas non plus de marque d’affection pour ces bêtes. Rarement de caresses. Il faut dire qu’ils vivent dans la rue et ils sont dans un état de saleté repoussant. Certains doivent être couverts de puces ou de gales. Mais eux aussi ne sont pas agressifs envers les humains. Nous n’étions pas toujours rassurés en passant à côté de ces canidés, surtout s’ils se mettent à aboyer, mais durant le mois aucun n’a montré les crocs contre nous. Pour le petit-dèj’, nous aurons droit à des toasts. Un homme du village a tressé une grille avec du bamboo pour la déposer sur le feu au milieu de la maison et dorer notre pain. Café ou thé, le repas du matin est bon. Rangement et préparation à une marche dans les collines environnantes. Nous allons nous enfoncer dans la forêt et traverser les rizières de montagne. La météo nous gâte puisque le temps est dégagé et qu’aucune pluie ne s’annonce. Dès le départ, ça monte et ça descend raide. On en prend plein les jambes. Trois guides du village nous accompagnent. Niti sert toujours de traducteur, au sujet de l’utilité de telle ou telle plante. La nature est belle, nous suons, mais cela vaut la peine. Niti nous explique aussi le principe de rizières de montagne, où le riz ne pousse pas dans l’eau, mais dans les pentes. C’est un travail de titan. Il faut d’abord déboiser, puis préparer le terrain, puis planter, puis entretenir en enlevant les mauvaises herbes qui poussent inlassablement et enfin récolter. Parfois sur des centaines de mètres de dénivelés. Et le terrain n’est jamais utilisé 2 ans de suite. Une rizière peut parfois se trouver à 2-3 heures de marche du village, même plus loin. A midi, c’est l’heure du repas. Afin de se poser au sol, un guide va chercher des feuilles de bananier pour faire une nappe et un endroit pour poser ses fesses. Niti sort du riz qui avait été conservé dans des feuilles de bananier pour le garder un peu au chaud, ainsi que des boîtes de sardines. On a besoin d’un plat. Un guide va couper un énorme bamboo, d’abord dans le sens de la longueur, puis dans la largeur et nous voilà avec un magnifique plat naturel. L’utilisation des ressources naturelles. Puis ce sera la direction du village, à travers les collines, mais toujours avec d’importants dénivelés. Fougères, forêt de bamboos, rizières, la végétation est verte et dense. 5 à 6 heures de marche fatigante mais splendide. Dommage de ne pas faire le 3ème jour, mais bon, un compromis, c’est un compromis. En arrivant au village, on va vers un robinet qui sert pour tout (douche, eau, vaisselle) se rincer et se rafraîchir. Ces 2 jours étaient magnifiques. Nous étions seuls, pas dans un groupe de plusieurs touristes et l’apport de Niti a été primordial. Une fois de retour à Mae Hong Son, nous testons un nouveau massage, à l’huile sur tout le corps (ou presque), qui va nous réparer un peu. Un petit passage par un cybercafé et nous partons manger. Nous sommes fourbus et nous retrouvons nos chambres à la Romtai où la nuit sera la bienvenue.

Jeudi 17 juillet

Après le petit-dèj’ au restaurant le « Chalet » sur la route principale, nous partons louer des scooters (200 bath la journée). Pas de formalités spéciales ou de permis à montrer, on doit juste laisser notre passeport en dépôt, même si ce serait mieux de laisser des photocopies. On prend donc 3 scooters et les pilotes seront les 3 garçons. On part direction la vallée de Ban Rak Thaï, un village d’origine chinoise qui se trouve à 40 km de Mae Hong Son. La route est raide, mais très bonne. Il y a de belles et impressionnantes chutes d’eau sur le trajet. Nous pensions pouvoir peut être s’y baigner, mais impossible, il y a un tel courant. Pendant la saison sèche ? Nous arrivons en bout de route à Ban Rak Thaï, les paysages sont splendides. On visite l’endroit, on achète du thé chinois, on y mange. Il y a de petites échoppes avec des centaines de théières. Apparemment, les habitants du coin cultivent leur origine. Puis, nous redescendons au village précédent, 6 km plus bas, Ban Na Ra Paek, d’où un embranchement part pour une vallée latérale où il y a un village de la tribu shan, Ban Ruam Thaï. La région est encore plus belle, d’autant plus que le soleil a percé. Nous parcourons le village, les chiens, les poules et les cochons, sont en liberté et sont au milieu des enfants et des familles. Le coin est typique. Après avoir bien profité des lieux et nous en être mis plein les yeux, nous redescendons en plaine pour aller voir les imposantes carpes de Fish Cave, sur la route principale. Mais nos réservoirs sont bientôt vides, il faut faire le plein. On croise des gens de la vallée sur des motos et par signe, on leur explique qu’il nous faut de l’essence. Ils nous invitent à les suivre et nous amènent à une échoppe qui en vend. C’est une station à l’ancienne avec une pompe à manivelle. Une fois les réservoirs remplis, nous repartons pour Fish Cave. Il y a là une resurgence d’eau de la montagne, avec des bassins où il y a des centaines de poissons, dont certains sont de bonne taille. On achète des insectes séchés pour les nourrir, dès qu’on en jette un dans l’eau, les poissons se précipitent. L’après-midi est bien entamé et nous repartons direction Mae Hong Son. Vu que nous avons les véhicules jusqu’à 2130h., on a le temps de pousser jusqu’à 11km au sud de la ville, aux sources d’eau chaude de Pha Bong. Il y a là 2 bassins, mais l’eau est si chaude qu’on ne peut même pas y tremper les pieds. Retour donc à la ville et nous nous arrêtons manger dans un restaurant à la sortie sud de la ville, près d’une station service. Nous allons ensuite rendre nos véhicules et partons en direction de la GH, car notre bus part à 0800h. demain matin. Nous aurons besoin d’un taxi pour aller à la gare routière demain. Mais tôt le matin, il est difficile d’en trouver. Nous croisons un tuk-tuk dans la rue en rentrant. Nous parlementons avec lui pour lui demander s’il peut être à 0730h. le lendemain devant le 7-Eleven. Quelques signes plus tard, il dit avoir compris et nous le laissons. Nous verrons bien. Nous nous attardons encore un peu le long d’un petit marché, le long du lac qui vend de la nourriture, mais aussi de jolis t-shirts. Nous en achetons pour Mathieu et moi, et partons faire nos sacs et nous coucher.

Vendredi 18 juillet

Notre tuk-tuk est là, pile à l’heure, comme prévu. Il nous emmène à la gare routière en 2 voyages. Comme d’habitude, le tarif est de 20 bath par personne, mais vu qu’il était ponctuel et matinal, nous lui laissons un petit pourboire. Il nous remercie chaleureusement, avec un grand sourire. Un bus pour Chiang Maï est là, mais c’est celui qui passe par la route du bas, via Mae Sariang. Nous nous renseignons et il semble que le temps de route est quasi identique. Vu qu’on connaît déjà le trajet qui passe par Paï, on embarque dans ce bus. Le trajet aura duré 8h30, avec 3-4 arrêts et pause pipi. C’est marrant, mais on se fait à ces trajets et le temps ne passe pas si lentement. Arrivés à Chiang Maï, nous prenons le téléphone portable pour appeler les GH qui figurent dans le Lonely Planet, vu que la Julie GH est overbookée. On se pose finalement à la Sarah GH, grandes chambres, avec WC et douches (250 bath). Nous sortons nos sacs à viande, les draps et le coussin semblent un peu « douteux ». Bah, pour une nuit, cela ira très bien. Par contre, la GH est très bien placée, encore plus près du night market que la Julie. Nous sortons faire quelques achats, bonjour le marchandage. On peut tout diviser par 2 et commencer à négocier, toujours avec le sourire. Cela devient presque un jeu, souvent ponctué par des éclats de rire. Nous n’exagérons pas, car nous ne voulons pas remplir les sacs, alors que nous devons les porter encore 10 jours. Bangkok sera le lieu du shopping. Après un repas dans le quartier, retour à la GH.

Samedi 19 juillet

Lever tardif aujourd’hui, on n’a rien d’autre à faire que d’attendre notre vol avec Air Asia pour rejoindre Bangkok. Natacha se plaint un peu d’avoir des irritations entre ses cuisses. Je regarde et ce n’est déjà pas très beau. Visiblement, elle fait une belle mycose ou une infection. Nous ne pouvons la laisser comme cela, alors nous partons à la recherche d’une clinique ou d’un dispensaire. La chance est avec nous, en marchant dans la rue, on voit une croix verte symbolisant un centre médical. Il n’y a que des thaïs et nous allons à la réception pour demander à voir un médecin. On remplit une fiche et on nous dit qu’il y a 2 heures d’attente. On repart faire un retour et on revient dans les temps. Un médecin parlant anglais ausculte notre fille et un simple coup d’œil lui permet de faire son diagnostic. Il nous prescrit des médicaments et une pommade, nous donne la posologie et nous souhaite de bonnes vacances. Les médicaments se prennent directement au centre médical et la facture est établie : 100 bath pour la consultation et 300 bath pour la pommade et les comprimés ! Départ ensuite en taxi pour l’aéroport pour notre vol. L’avion est neuf, avec des sièges en cuir. Le vol sera sans histoire et 1h10 plus tard nous voilà à Bangkok. Nous allons directement aux bureaux de Lomprayah, proches de Khao San, société chez qui nous avions réservé par internet nos billets bus + ferry pour Koh Tao. Evidemment, ma réservation n’est pas dans leur système informatique, mais ici comme ailleurs, ce n’est pas un problème. C’est une chose que nous aurons rapidement apprise en Thaïlande : il n’y a pas de problème, mais juste des solutions. Ici, pas de plainte, de prises de tête ou d’énervement, on s’arrange, on fait le nécessaire. C’est une mentalité qui nous plaît et qui nous change de l’Europe où pour le moindre accroc, on en fait un drame. On nous trouve des places, on vérifie l’e-mail qui confirme que nos places sont payées et voilà, c’est fait. On laisse nos sacs dans un coin du bureau et on repart à pied dans Bangkok pour tuer le temps avant notre départ prévu vers 2100h. Nous en profitons pour aller à la Lamphu House réserver des chambres pour la date où nous revenons à Bangkok avant de rentrer à la maison. Nous payons les chambres à l’avance, ainsi nous sommes surs de les avoir. A 2000h., c’est le check-in à Lomprayah. On revérifie les billets et on nous donne des autocollants à mettre sur le t-shirt pour indiquer notre destination. Il y a des gens qui vont à Tao, Pha Ngan ou encore Samui. Et c’est là qu’un véritable orage éclate. En quelques minutes, l’eau passe par-dessus les trottoirs, ceux qui s’aventurent sur la route ont les chevilles recouvertes. Vu que les bus sont parqués 300 mètres plus loin, le départ est différé pour ne pas tremper tout le monde avant le départ. Après 45 minutes d’attente à l’abri, une petite accalmie s’annonce. Départ vers les bus pour le chargement. Les sacs sont mis en soute, qui sera fermée durant tout le trajet par un cadenas. Les bus sont modernes, à deux étages, avec deux chauffeurs pour la route. Les sièges sont larges et inclinables, c’est assez confortable. Evidemment, cela sera difficile de dormir quand même. Départ vers 22h00.

Dimanche 20 juillet

On n’a finalement pas trop réussi à dormir, car même si les sièges étaient larges, un car ce n’est pas confortable. En plus, nous nous sommes arrêtés deux fois en route, cela n’aide pas si on avait finalement trouvé le sommeil. Bref, nous arrivons dans les environs de Chumphon vers 0530h., proche d’un débarcadère. Le soleil se lève, l’embarquement dans le catamaran de Lomprayah est prévu pour 0700h. Le check-in commence en retard, on marche sur le ponton qui mène au bateau. Les sacs sont déposés à l’avant et nous allons nous asseoir dans les sièges. Le catamaran est rapide, mais en contrepartie, il prend assez facilement les vagues, donc cela bouge un peu. Nous sommes toutefois assez fatigués pour ne pas trop sentir la mer. Vers 0915h., c’est l’arrivée sur Koh Tao et les sacs sont déchargés sur le quai. On les récupère et on se dirige vers la rue principale, devant le 7-Eleven où le rendez-vous était fixé avec le personnel du Laem Thian Bungalows, notre pied à terre trouvé sur le net. Nous partons d’abord acheter des linges de plage. Vu la place que cela prenait dans les sacs, nous avions décidé de les acheter ici, nous les laisserons dans les îles également. Pour le logement, nous cherchions quelque chose de simple et de tranquille, nous verrons.Un homme vient nous voir avec un panneau sur lequel figure notre nom. Voilà, ils sont là, à l’heure. Il faut dire que toutes les GH viennent chercher leurs clients à la sortie du bateau, il y a donc foule et quantités de pick-up dans la rue. Nous montons à l’arrière d’un pick-up Toyota, avec nos sacs, et départ. Au début, la route est bien goudronnée et bonne. Puis, nous la quittons pour prendre un chemin en terre. On voit une piste monter raide à travers la jungle, pleine d’ornières et de trous.Cela ne peut pas être là, le 4x4 ne passe pas. Et bien si ! Pendant quelques kilomètres, nous roulerons sur une piste de bout du monde, creusée à souhait. Nous sommes chahutés sur l’arrière du véhicule, il faut bien se tenir. Nous arrivons finalement sur la côte est de l’île, et nous ne sommes pas déçus. Des bungalows accrochés à la colline, à moitié sur des rochers ou dans la forêt, devant une mer limpide. Il y a là une petite plage de sable et également de gros rochers d’où l’on peut sauter dans l’eau profonde. Une échelle en bois a été installée pour sortir de l’eau et remonter sur les rochers. Nous prenons nos logements, les chambres sont simples (un lit, une moustiquaire), avec un WC et une douche à l’eau froide, mais fonctionnels. Nous voyons la mer depuis notre terrasse, la vue est magnifique et il y a un hamac pour se relaxer. Tout ça pour 600 bath le bungalow. Toute la journée, nous profiterons de cette eau claire et chaude (env. 28 °). Le soir, deuxième bonne surprise, la carte du restaurant est bien fournie et la cuisinière est un vrai cordon bleu. Apparemment tout le staff vient de Birmanie. Il y a de l’air, c’est agréable de rester dehors. La nuit venue, la patronne et son mari mettent la musique et jouent avec du feu en maniant des boules enflammées au bout d’une corde. Incroyable comme dextérité et comme effet. Nous passerons une excellente première nuit, avec de l’air, vu que nous laissons tout ouvert.

Lundi 21 juillet

Lever vers 0930h. et départ pour un excellent petit-dèj’, car pour ce repas aussi, il y a bien du choix. Nous louons ensuite masque, palmes et tuba pour la journée. Nous partons dans la baie. L’eau est claire, la visibilité est bonne. Après quelques mètres de sable, le fond est composé de récifs et d’un peu de corail. Les poissons sont au rendez-vous, des petits de toutes les couleurs et des plus gros, qui ressemblent à des barracudas (désolé, je ne suis pas un spécialiste aquatique…). Après le snorkelling, on passe de l’autre côté de la baie, vers les rochers, pour une séance de sauts. Il y a en pour plusieurs hauteurs. De 2 mètres pour débuter, jusqu’à 8-10 mètres pour le point le plus haut, avec encore un point intermédiaire de 5-6 mètres. L’eau est profonde et claire, aucun risque. Tout le monde saute, sauf Dominique qui n’est pas très à l’aise dans l’eau. Le saut depuis le point le plus haut est quand même assez impressionnant. Vu la journée dans l’eau, nous arrivons au repas du soir affamés. Cela tombe bien, la nourriture est vraiment extra ici. Il y a des poissons devant la cuisine, il n’y a qu’à montrer celui qu’on veut et la cuisto nous le prépare. Parties de cartes, relaxation devant la plage, fin de soirée tranquille. Le soleil a été bien présent toute la journée, il faut bien se protéger, surtout en snorkelling. Le t-shirt est de rigueur. Mais j’avais oublié les mollets et le creux du genou qui sont rouges et brûlants … Il y a moins d’air ce soir, mais en laissant toutes les fenêtres ouvertes, c’est largement supportable. Demain, tour de l’île en bateau.

Mardi 22 juillet

Ce matin, je me lève tôt, vers 0730h. En discutant avec un Allemand hier soir, il m’a dit que le matin, on avait parfois la chance d’apercevoir des petits requins de récifs, des « Black Tip ». Je prends mes palmes, mon masque et mon tuba et je pénètre dans l’eau aussi bonne en cette heure matinale que l’après-midi. A 40-50 mètres de la plage, j’aperçois deux requins qui rasent le fond, par environ 2, 5 mètres de profondeur. Ce sont mes premiers animaux du genre, alors évidemment je suis impressionné. Ils ondulent dans l’eau, spectacle fascinant. Même s’il semble qu’ils ne soient pas dangereux, je ne plongerai pas pour les toucher. Je sors la tête de l’eau, je suis seul dans la baie. Mes deux squales ne restent pas longtemps en vue, ils regagnent assez rapidement des eaux plus profondes. Je retourne à la nage vers la plage, pour aller prendre un bon petit-dèj’. Je raconte au reste de la famille ce que je venais de voir, Jérôme dit qu’il fera l’effort de se lever demain. Quant aux enfants, c’est moins sûr. On se prépare pour partir sur le bateau. Il vient si près pour nous charger qu’il racle le fond et le voila coincé sur un récif. C’est tout de même une belle embarcation, un petit bateau de pêche pas une barque. Tout le monde se met à l’eau pour le bouger et après de nombreux efforts, on met du poids sur l’avant et miracle, il bouge et se libère des rochers. Le patron fait une tournée générale de bière pour remercier de l’aide apportée. Départ pour le tour de l’île. Nous nous arrêtons dans plusieurs baies, où il y a d’autres bateaux. Les poissons sont là, et les séances de snorkelling sont magnifiques. Nous prenons un bout de pastèque et des centaines de poissons viennent nous manger dans les mains. Et quand il n’y a plus de fruit, c’est le bout de nos doigts qu’ils mordillent. Baignade, sauts depuis le bateau, snorkelling, on profite de la mer. Le repas de midi étant prévu, nous mangeons un excellent riz frit sur le bateau, avec des fruits. Et rebaignade. Au nord de Koh Tao, nous nous arrêtons sur l’île minuscule de Yang Nuan. C’est un repaire de touristes, il faut même payer 100 bath par personne pour pouvoir y accéder vu que c’est le gouvernement qui gère les lieux. Même si c’est beau, on peut aussi s’arrêter juste avant l’île et partir en snorkelling sur un site qui s’appelle les « japanese gardens ». Mais bon, on l’a su après. Descente ensuite le long de la côte ouest de l’île, toutes les collines sont parsemées de bungalows. Nous arrivons à Shark Island, un îlot rocheux où paraît-il on peut apercevoir des requins. Nous en faisons le tour, l’eau est légèrement trouble et point de requins, par contre des plongeurs à une douzaine de mètres sous nous. Nous rentrons à la GH vers 1700h., complètement assommés par le soleil et la mer. Pour le repas de soir, ce sera … poisson, que nous choisirons à la cuisine. Demain, lever tôt pour voir les requins !

Mercredi 23 juillet

Lever donc assez tôt vers 0645h. avec Jérôme. Un thé et un yaourt plus tard, nous rentrons dans l’eau. Nous ne faisons pas 30 secondes de nage avant d’apercevoir notre premier requin. Nous sommes vraiment près du bord ce matin, 30 mètres tout au plus, avec 2 mètres de fond. En 45 minutes, nous verrons une bonne dizaine de black tip, dont les plus gros font 1, 50 mètre environ. Le spectacle est magique. L’un d’entre eux qui rasait le fond s’écarte du groupe et monte à la surface. Il est 3-4 mètres devant nous, ondulant de son corps. C’est impressionnant. Et subitement, ils partiront vers le large. Nous sommes conscients d’avoir vécu un super moment, même si certains trouveront cela assez banal. Retour sur la plage et à la GH pour un petit-dèj’. Nous raconterons cela aux enfants, qui n’étaient pas convaincus. C’est promis demain matin ils viendront. Pas facile de voyager avec des ados … Le reste de la journée sera partagé entre les sauts depuis les rochers, le snorkelling et des parties de cartes. Le soleil a tapé dur aujourd’hui. Vraiment le Laem Thian est ce que nous recherchions. Pas de bars, d’abus d’alcool ou d’autres produits planants, nous sommes au calme.

Jeudi 24 juillet

Nous pensions nous lever voir une nouvelle fois les requins, Mathieu et les filles semblaient d’accord d’être réveillés tôt. Et voilà qu’un énorme orage éclate en fin de nuit. Vers 0700h., la pluie tombe intensément. Nous renonçons donc à partir dans l’eau par un tel temps. Il fait gris et sombre, la visibilité dans l’eau ne doit pas être terrible. Nous restons un peu au lit et nous levons tout de même tôt pour préparer les sacs. Aujourd’hui, nous prenons le bateau pour changer d’île et partir sur Koh Pha Ngan. Mme Pingpong, la patronne de Laem Thian, est censée nous amener avec son pick-up. Mais il refuse de démarrer. Nous sommes en Thaïlande, il y a toujours une solution. Une équipe part dans le bateau démonter la batterie dans le but de l’installer sur la voiture. Il paraît que c’est compatible. Malheureusement, ce n’est pas la batterie, mais peut-être de l’eau dans le réservoir. Le bateau pour traverser sur Pha Ngan est manqué. Ce n’est pas un problème pour Mme Pingpong qui, en deux coups de fil, nous placera sur le bateau de l’après-midi. Bon, et bien finalement nous avons le temps de prendre le petit-dèj’. Vu que le pick-up ne démarre toujours pas, un taxi est commandé (aussi un pick-up) pour nous conduire au port. Mme Pingpong prend en charge ce transport pour nous. A notre arrivée au port, nous voyons 2 jeunes qui ont vraiment l’air mal, qui sont sous perfusion et qui sont accompagnés d’infirmières et d’un docteur. Il n’y a pas d’hôpital sur Tao, alors ces jeunes sont acheminés sur Koh Samui où il y a ce qu’il faut pour soigner des maladies plus graves. Qu’ont-ils ? Nous ne le saurons jamais, même si nous apprenons que l’un de ces jeunes a séjourné longtemps au Cambodge. Une crise de malaria ? L’orage de ce matin fait toujours effet sur la mer, qui semble bien agitée. Le catamaran de Lomprayah n’est pas l’idéal par ce temps. Dès la sortie du port, il prend les vagues et les creux, le bateau bouge dans tous les sens, on se croirait dans un manège à Disneyland. Le personnel fait une distribution préventive de cornets… Finalement, peu de gens en auront besoin et nous arriverons à Pha Ngan sans encombre. A notre arrivée, nous négocions un taxi pour nous rendre à Haad Khom dans le nord de l’île (150 bath p. pers., bien plus cher que sur le continent). Cette plage est à côté du village de Chaloklum. Nous avions réservé une chambre à l’Ocean View (1300 bath pour 1 bungalow familial, mais 3 chambres) et le taxi nous pose juste en-dessus. Il faut descendre quelques marches sur la plage pour y arriver. Les bungalows, grande chambre très propre, WC et douche, terrasse et hamac, sont directement sur la plage, au milieu des cocotiers. Par contre, nous sommes déçus de voir qu’il n’y a que très peu d’eau. La mer est retirée assez loin et des rochers de récifs apparaissent. Il devient difficile de se baigner et surtout de nager. Et en plus, les rochers font mal aux pieds, impossible de marcher dessus sans chaussure. Une fois cette barrière passée, l’eau devient profonde. La mer revient avec la marée en fin de journée. Comme dans tout le pays, nous mangerons très bien au resto de l’Ocean View, même si le service est un peu long dû au fait qu’il n’y a que peu de personnel en cuisine. Il y a 3 ou 4 groupes de bungalows sur cette plage, mais aucune autre animation, ce sera parfait pour être au calme, loin de la Full Moon Party qui est à l’opposé de l’île. Apéro sur la plage, tennis sur le sable, baignade (l’eau est revenue), un peu de soleil, finalement, l’endroit est parfait. La nuit sera donc très calme, aucun bruit de bars ou d’animation nocturne.

Vendredi 25 juillet

Petit-dèj’ au resto, qui est directement sur la plage, et la patronne nous propose de nous emmener au village voisin de Chaloklum avec son pick-up. On trouve de tout à Chaloklum : 7-Eleven, internet, resto, ATM, location de scooter, centre de plongée, etc. Malgré tout, cela reste un petit village de pêcheurs pas (trop) touristique. On s’y balade, on vérifie nos mails et on rentre à pied à l’Ocean View par la plage. 30 minutes plus tard, après avoir marché sur le sable et des rochers, nous voilà arrivés. C’est bien plus court que par la route. L’après-midi sera consacré à la plage et aux jeux sur le sable, vu que le soleil est de la partie. Je vois une canne à pêche qui traîne près du resto. Je l’emprunte, je mets un leurre et je pars sur les rochers tenter ma chance. Aucune touche, au contraire, mon leurre se prend dans les récifs et je dois passer à l’eau pour le décrocher. En fin de journée, on remarque que le resort voisin, le Coral Bay, loue des scooters (200 bath les 24 heures). Nous en prenons 3 et départ pour le repas du soir à Chaloklum. La route est en réfection et elle ressemble plus à une piste, il faut faire attention de ne pas tomber, prudence. Nous nous posons sur la terrasse d’un restaurant de pêcheurs (le 2 brothers), à quelques mètres de la mer. Au menu ce soir, grillades de poissons (barracuda et merlin, 250 bath l’énorme portion). Mmhhhh, un régal. Une dernière glace au 7-Eleven et nous reprenons la piste. Pas de chute jusqu’à nos bungalows, tout va bien. Un splendide lézard d’une trentaine de cm est posé sur la vitre de notre porte. Cela refroidit un peu ceux qui pensaient dormir la porte ouverte … La forêt est juste derrière le bungalow. Nouvelle nuit très calme.

Samedi 26 juillet

Réveil à 0830h., le vent s’est levé, il ne fait plus si chaud et les nuages sont bien là. Le temps est incertain, il peut faire beau comme pleuvoir. Après notre premier repas du jour, on enfourche les scooters que nous avons jusqu’à ce soir pour partir à la découverte de l’île. Notre but : toute la côte ouest jusqu’à Haad Rin à la pointe sud. Nous avons une carte routière assez bien détaillée. Ce sont les resorts et hôtels qui nous servent de point de repères pour les routes qui longent la mer. Nous constatons que les autres plages sont comme la nôtre. Peu d’eau le matin, la mer se retire loin et laisse apparaître des récifs. Est-ce ainsi sur toute l’île ? En tous les cas, nager est impossible sans passer cette barrière de rochers. Le ciel devient assez menaçant, nous allons prendre l’orage. Sur la route de Thongsala, nous nous arrêtons à la JJ’s House juste au moment où les premières gouttes se mettent à tomber. Il y a un billard, un jeu de fléchettes, on va pouvoir s’occuper. On mange également un morceau sur place et au bout d’une heure et demie, on reprend la route pour Thongsala, le port de débarquement de Pha Ngan. Il y a peu de circulation sur ces petites routes et le peu de voitures que nous croisons roule correctement. Nous ne dépassons que rarement 40 km/h, ce qui nous permet de bien profiter du paysage. A Thongsala, on se balade tranquillement, visitant les magasins. Il y a aussi un marché avec des étals de nourriture où nous apaiserons la faim qui était revenue. Cela nous rappelle le continent, tant au niveau de l’ambiance que des prix dérisoires. Nous renonçons à descendre jusqu’au sud de l’île, il faudrait ensuite foncer pour remonter. On préfère revenir par la route côtière et faire quelques arrêts sur les plages. La mer est brassée et moins claire suite à l’orage. De retour au Coral Bay, on restitue les scooters et vu que le temps s’est légèrement amélioré, et surtout que l’eau est remontée, on se fait une bonne séance de baignade. Au bout de la plage, à l’opposé du Coral, il y a des massages directement sur la plage, sur un grand lit d’osier. Demain, c’est le retour sur Bangkok, c’est donc le dernier moment pour profiter d’un moment de détente. Massage en plein air, avec le bruit de la mer, un régal. Ce soir, nous mangerons à l’Ocean View, un magnifique menu chinois, qui sera quand même un peu gâché par l’attente. Presque 2 heures ! Comme souvent, il n’y a qu’une ou deux personnes en cuisine, en plus toutes les tables étaient occupées, et rien n’est préparé à l’avance. Notre dernière nuit sur les îles sera très calme.

Dimanche 27 juillet

Le temps est un peu meilleur ce matin. Tant mieux, car nous devons faire quelques heures de bateau. Et bien cela ne sera que temporaire, car le ciel devient vite noir et le vent se lève. Nous avons changé de compagnie pour rentrer sur Bangkok et nous avons le bateau de la Seatran. Ce n’est plus un catamaran, mais un navire conventionnel qui fait le même trajet Chumphon-Tao-Pha Ngan-Samui et retour. Il va à peine moins vite, mais par contre il est beaucoup plus stable dans les vagues. En plus, il a un pont supérieur à l’air libre contrairement aux bateaux de la Lomprayah. Dès notre départ de Thongsala, la pluie se met à tomber sous la forme d’une sorte d’orage, mais sans les éclairs. Même si on est moins secoué, cela tangue quand même pas mal. Un enfant semble assez mal supporter ce gros temps et sa mère l’emmène à …. l’avant du bateau. Ce qui devait arriver arriva. L’enfant a vomi, mais avec le vent, les passagers se trouvant le long du bateau à l’arrière ont vu leurs t-shirts être parsemés de ce liquide si nauséabond. Pas très malin de ne pas aller à l’arrière. Une fois sur le continent, le bateau accoste au milieu du port de pêche, version très local, avec des baraques de bois et de tôle le long des berges. Comme à l’aller, tout est bien rôdé, nos bus sont déjà là et des taxis attendent ceux qui préféraient prendre le train de nuit pour les conduire à la gare. Nous chargeons les sacs, là aussi la soute est fermée avec un cadenas et nous sommes bien avertis qu’il n’y a plus d’accès aux sacs jusqu’à l’arrivée à Bangkok.Après 30 minutes de route, le bus s’arrête dans une zone où il y a des restaurants et un marché. Nous qui avions peur de voyager le ventre vide ! 60 minutes d’arrêt pour nous sustenter. Nous évitons le resto pour touristes où les ¾ des gens vont et partons dans une petite échoppe un peu plus loin. La nourriture y sera excellente, notamment la salade de papaye, mais très épicée. Deuxième anniversaire du mois, puisque aujourd’hui nos filles ont 15 ans. Nous croisons justement une pâtisserie, nous achetons donc un gâteau que nous mangerons dans le bus. Le patron nous offre les bougies, en félicitant les filles. Il pleut lorsque nous remontons dans le bus. On déballe le gâteau, on y met les bougies et le bus entonne un « happy birthday ». Dommage, mais il n’y a pas autant de parts de gâteau que de sièges … On mange nos tranches et suite on essaie de dormir pour faire passer le temps du voyage.

Lundi 28 juillet

Nous arrivons à Bangkok à 0430h. du matin, au même endroit que lors de notre départ la semaine dernière. Nous savons donc où nous sommes. Quelques chauffeurs de taxis ou de tuk-tuk nous disent que Khao San est à plus de 30 minutes à pied, alors qu’il n’y en a pas pour plus de 10 minutes. Nous nous dirigeons vers la Lamphu House où nos chambres sont réservées, mais évidemment pas disponibles si tôt. Arriver à cette heure est vraiment un inconvénient, que faire ? A la Lamphu, nous allons un moment sur le net, puis nous nous posons dans les canapés pour tenter de dormir un peu. Le jour se lève et vers les 0800h., nous partons prendre le petit-dèj’ dans la rue, sur la droite en sortant. Les habituels stands proposant des muesli-fruits and yogurt sont toujours là, fidèles au poste. Dominique et moi partons ensuite à pied visiter le Golden Mount, un temple qui se trouve à 20 minutes de Khao San. Depuis son sommet, on a une belle vue sur Bangkok. En redescendant, Dominique voit un arbre avec de belles fleurs qu’elle veut photographier. Elle s’approche et soudain m’appelle pour me montrer quelque chose. Il y a un serpent enroulé dans une branche et il n’a pas l’air petit. Nous sommes en pleine ville ! Je vais chercher un jardinier pour lui montrer le reptile, peut-être pourra-t-il me renseigner à son sujet. A la vue du serpent, il a un mouvement de recul et il fait des signes pour dire qu’il n’aime pas ces animaux. On ne saura jamais de quel serpent il s’agissait et si c’est commun d’en trouver là, au milieu du bruit, de la circulation humaine et routière. Il est bientôt l’heure de passer au shopping, donc départ pour Khao San. Quelques t-shirts plus tard, nous décidons d’aller visiter le fameux centre commercial MBK, dans le quartier de Siam. Tout cela pendant que Jérôme se fait tatouer un magnifique dragon sur le mollet. Pour nous y rendre, facile. On prend le bateau sur la Chao Phraya jusqu’au débarcadère « Center ». Là, il y a le départ du Skytrain qui s’arrête directement au MBK. Le MBK, c’est 5 étages de boutiques, il y en a des centaines et on y vend de tout. Il y a par exemple un étage complet avec les téléphones portables. Mais attention aux contrefaçons ! Et ici pas de marchandage, les prix sont fixes. Nous ne retournons pas à la GH, mais restons de ce côté de la ville et alors qu’arrive le début de soirée, nous prenons la direction de Patpong, où il y a aussi un marché de nuit (et des bars à filles bien sûr…). Jérôme nous y rejoint, son mollet à l’air. Le tattoo est magnifique, il prend tout le mollet. La peau est encore bien rouge des meurtrissures des aiguilles. A Patpong, les rabatteurs sont sans gêne, ils proposent des shows à Mathieu qui n’a même pas 17 ans ou encore à Dominique et moi alors que nous sommes en couple. Les bars ont leurs portes ouvertes et nous pouvons voir des filles peu vêtues danser autour de barre ou sur des comptoirs. Les clients ne sont qu’occidentaux et plutôt dans la fleur de l’âge pour ne pas dire plus. Triste tourisme sexuel, chacun aura son avis sur la question. Retour à six dans un taxi direction Khao San. Shopping, encore shopping. Les t-shirts peuvent se négocier entre 120 et 150 bath, les jean’s 600, mais toujours dans la bonne humeur, avec le sourire et sans agressivité. C’est plus facile ici qu’à Patpong, l’ambiance est plus détendue et la négociation plus facile. Les prix de base sont aussi plus bas. Evidemment, il y a d’autres marchés pour les achats, ce sera pour notre prochain séjour à Bangkok. Une petite assiette de nouilles dans la rue (25 bath) et ce sera la fin d’une longue et harassante journée.

Mardi 29 juillet

Dernier jour de ces vacances en Thaïlande. Le lever se fera un peu plus tard pour Jérôme et les enfants, il faut rattraper le retard de sommeil. Dominique et moi allons prendre nos petit-dèj’ dans la rue, une dernière fois. Pancake à la mangue, cornflakes-fruits et yogurt, café, rien ne dépasse les 30 bath dans les petites échoppes sur roulettes qui peuplent les trottoirs. Tout au long du mois, nous avons principalement mangé dans la rue, et pas seulement des paad thaï ou du riz frit. Le choix est souvent assez large pour manger différemment. Et le bilan est plus que positif. Pas l’ombre d’une tourista ou d’un quelconque dérangement intestinal. Juste parfois des brûlures dues à la consommation excessive de piment pour nos estomacs d’occidentaux. Vraiment manger dans la rue est sans risque et très dépaysant. Sans compter que c’est bon marché, ce qui compte aussi lorsqu’on voyage à 5. Dernière chose que nous voulions voir, le prix des I-Pod. Nous prenons le bus pour nous rendre dans un centre commercial et nous constatons que cela ne vaut pas vraiment la peine, il n’y a que peu de différence. Retour dans la région de Khao San, toujours en bus, pour les derniers achats. Prendre le bus à Bangkok est facile et pas cher, le seul problème, et de taille, consiste à savoir quelle ligne prendre et où descendre. Nous avions bien fait de voyager léger, car là, nos sacs sont pleins à craquer. 9 kg à l’aller, près de 17 au retour. Contrairement à la France, les douanes suisses sont moins sévères avec les effets achetés et supposés être de la contrefaçon. Chez nous, pas d’amende, mais confiscation de la marchandise et encore, cela dépend de la quantité. Nous voilà en début de soirée, notre vol est prévu pour minuit, il sera bientôt temps de monter à l’aéroport. Dernier repas dans la rue, cela sera meilleur qu’un plateau dans l’avion. La Lamphu organise un transfert en minivan pour 130 bath par personne, c’est moins que le bus et certainement moins que le taxi, en tous les cas pour nous vu qu’à 6, il nous en aurait fallu deux. L’aéroport de Bangkok est gigantesque, le temps passe vite en s’y promenant. Jérôme a son vol Egyptair presque à la même heure que notre Royal Jordanian, alors nous restons ensemble jusqu’au dernier moment. Embarquement, l’avion est une nouvelle fois plein. En décollant, j’aperçois l’appareil Egyptair de Jérôme qui attend son tour sur le taxi-way. Salut frangin, on se voit demain à Genève. En y pensant, c’est incroyable, on traverse le monde en quelques heures. C’est une chance, nous devons être conscients de faire partie des privilégiés pour découvrir la planète aussi facilement. Le vol jusqu’à Amman sera sans histoire, avec les quelques turbulences habituelles et surtout les difficultés à dormir dans un avion.

Mercredi 30 juillet

3 heures d’attente et notre vol pour Genève est à l’heure pour rentrer à la maison. Nos sacs sont sur le tapis et nous passons la douane sans encombre. Les parents de Dominique sont là pour nous récupérer, nos têtes sont encore là-bas, au pays du sourire. Il ne nous faut pas longtemps pour nous apercevoir qu’ici, nous en sommes loin … Rentrer à la maison fait tout de même du bien, même si nous serions volontiers restés plus longtemps en Thaïlande. Mais écrire ces quelques lignes permet de s’évader et de se remémorer nos fabuleux souvenirs. Il sera bientôt temps de préparer notre prochain périple, sans enfant, en novembre prochain : 10 jours au sultanat d’Oman pour un périple en 4x4, montagne, wadis, plages et désert, le tout en camping sauvage. Et aussi le moment de penser aux vacances d’été 2009, certainement sans Mathieu, juste avec les filles. Il reste tant à voir en Thaïlande, le nord et le triangle d’or avec un passage au Laos, le parc de Khao Yai, la région de Sangkhlaburi, avec de retourner profiter de la mer aux Laem Thian. Comme l’an dernier, si je trouve une action et un vol pas cher sur le net, je vais réserver les billets le plus tôt possible. Et commencer déjà à nous impatienter… Bien que d’autres destinations nous attirent : la Malaisie, l’Indonésie, le Vietnam ou encore le Cambodge. Et les Philippines, et la Birmanie … Et ….
Tandem Pino Hase pour un tour du monde English translation pending
by Stephetfelix · 2008-08-11 · 28 replies
Bonjour à tous, Voilà mon premier message (d'une longue série ...) sur cet excellent forum. Voilà quelques mois que nous laissons murir cet idée de tour du monde (terme peu adapté, je le reconnais), en réalité nous souhaitons juste faire une grande ballade de 2 ans sur les routes vers l'est pour revenir à notre point de départ ! Vous l'aurez compris, il s'agit d'un projet en couple et plus précisement d'un voyage de noce ! le départ devrait se situer sur le mois de juin 2009. Nous réflechissons à l'itinéraire, c'est encore le flou de coté là ... je pense que cela fera l'objet d'un nouveau post... Bon je m'éparpille revenons au sujet : le moyen de transport, le titre ne laisse pas de doute, nous avons été conquis par le tandem Pino Hase. Après un essai plus que concluant chez rando-cycle nous attendons le mois de septembre pour passer commande définitivement... Avant de faire ce chèque non négligeable, je vous soumets quelques questions : 1 - Faut il refaire faire les roues par rando-cycle ? est que les roues d'origine ne pourraient pas tenir sur la distance (on ne va pas faire 24 mois de VTT, mais on s'attend quand même à quelques pistes ...) 2 - Quels sont les accessoires à prevoir sur ce vélo pour un tdm ? 3 - j'ai de grosses questions sur la chaine ? quid de la longévité par rapport à un velo classique ? combien de chaine faut il emporter pour m'assurer contre la casse ? 6 si je veux pouvoir tout changer ??? 4 - Faut il prendre la fourche suspension ? 5 - Je suis preneur de tous vos avis, conseils sur ce tandem et sur les grandes ballades à velo ! Encore merci de vos réponses
Vietnam en juin 2008 du Nord au Sud... English translation pending
by NoelleS · 2008-08-10 · 3 replies
VIET NAM 2008 du Nord au Sud… du Samedi 31/05/2008 à 19h00 au Mardi 24/05/2008 à 6h45

##Sa 31/05/2008 FRANCE

Départ prévu à 12h25 mais j’apprends la veille que l’avion n’est pas encore parti de Hanoi et que du retard est à prévoir. Dernière info disponible : le vol est retardé de 2h00. Arrivée à l’aéroport, le vol est en fait retardé de 7h00. Pas de bol… J’ai beau habité à côté de Roissy, j’attends quand même 2h00 à l’aéroport…. Youpi !

##Di 01/06/2008 HANOI

Arrivée à l’aéroport de Noi Bai à 40km au nord d’Hanoi à 12h00. Rencontre de Olivier et Laetitia (un couple de Français venant d’Avignon) dans le Shuttle Bus de Vietnam airlines. Le bus se rend à l’agence de VNairlines (rue Quang Trung à côté du lac dans le vieux down town) – 3US$. Nous continuons le reste du chemin à pied pour rejoindre l’hôtel que le couple a réservé au nord du lac Hoan Kiem. Dommage que le sens d’orientation d’Olivier ait souffert du décalage horaire : nous prenons l’ouest et non l’est à la première bifurcation… Enfin arrivés à l’hôtel, je prends une bonne douche avant d’entamer les négociations pour différentes excursions, le ticket de bus open tour, la baie d’haLong et le train pour SaPa. Un bon conseil à suivre : ne rien acheter à un hôtel vu le montant des commissions. J’avais beau le savoir, la fatigue a eu raison de moi et j’ai joué la facilité… ça m’apprendra de ne pas comparer les prix… Sur ce, on se renseigne sur les horaires du spectacle de marionnettes. On décide de dîner et ensuite d’assister au spectacle de 18h30. J’effectue le change de 300€ dans une bijouterie Ngoc Tuan au n°54 de la Pho Cau Go située au nord du lac Hoan Kiem : le taux est vraiment intéressant. 25 700 VNDong pour 1€ et 16 230 VNDong pour 1 US$. En soirée : spectacle de marionnettes sur l’eau de Thang Long d’une durée de 1h – 40 000 Dg. Le spectacle est vraiment bien. Dommage que la fatigue du voyage m’est fait piquée du nez à de nombreuses reprises… Marche nocturne dans Hanoi et plus particulièrement au nord du lac Hoan Kiem avec son pont rouge nommé Long Bien. Repas / eau : 35 000 VND / 8 000 VND pour eau « la vie » de 1, 5L Nuit hôtel Hanoi : Hanoi Spirit House 50 Hang Be St – 10 US$ = 162 500 VND – Chambre simple avec A/C sans fenêtre – 1h internet/J

##Lu 02 - Ma 03 Excursion de 2 jours et 1 nuit pour la Baie d’HAlong

Excursion de 2 jours et 1 nuit en bateau sur la baie d’Ha Long – 40 US$ = 672 000 VND. Le vrai prix est en fait de 35 US$… J’ai acheté 2 bouteilles d’eau en vu de la croisière sur la Baie d’Halong, car sur le bateau, c’est un peu cher. La baie d’Ha Long est classée au patrimoine de l’Unesco. jour 1 : Départ prévu à 8h00, in fine, nous partons à 9h00. Pourquoi ? Nul ne le sait ! Transport en mini bus pour Ha Long. Une pause’ pipi et achat’ en cours de route. Arrivée à 12h30 au port d’Halong. Embarquement à 13h30, pour faire demi tour à la sortie du port, car … on a oublié 2 personnes ??!!!…. 14h00 afin la croisière débute et nous pouvons passer à table ! Visite des grottes de Dau Go et Thien Cung et croisière au sein des pains de sucre… C’est beau. Dommage que nous ayons du retard au planning car l’arrêt prévu au Ti Top est squizzé. Donc pas de vu panoramique de la baie d’Ha Long. Ensuite, direction l’île de Cat Cat pour débarquer ceux qui passent la nuit sur l’île et récupérer ceux qui reviennent de l’île. Et là, il y a un souci de taille : nous sommes 2 fois trop sur la bateau et donc nous attendons une second bateau pour pouvoir passer à table et se coucher !…Au final : nous avons attendu 2h00 au port. La vue est sympa mais bon… Du coup la sortie en Kayak est remise au lendemain matin au aurore…. Je fais partie lot qui doit changer de bateau… super… Enfin, on peut passer à table. Le dîner se ponctue par une chansonnette poussée par notre guide. Très sympa. Je partage ma chambre avec Ahn Ji-Yeon (une sud-coréenne). Nuit sur le bateau près de l’île de Cat Ba jour 2 : Levée 6h30 pour notre sortie de kayak. Je partage le bateau avec ma coloc. On pagaie dans une plénitude totale. Petit-dèj et c’est parti pour une croisière de 3 heures en direction du port d’Ha long. Dommage que le brouillard soit présent…. Déjeuner à Halong et retour à Hanoi à 17h00

De retour à Hanoi, nous visitons le Temple Ngoc Son au nord du lac Hoan Kiem - 3 000 VND, ainsi que le vieux quartier des 36 corporations et le grand marché Dong Xuan. Très agréable et pittoresque… Dîner au Little Hanoi N°1 : Nems 30 000 VND – Jus de mangue 20 000 VND – Soupe citrouille 15 000 VND - Délicieux ! Nuit hôtel Hanoi : Hanoi Spirit House – 10 US$ = 162 500 VND – Chambre simple avec A/C sans fenêtre – 1h Internet/J

##Me 04 HANOI + départ pour SA PA

J’achète une carte téléphonique prépayée Viettel dans une boutique pour 180 000 VND ainsi qu’une carte de Hanoi avec les différents numéros de ligne de bus et leur desserte pour 5 000 VND. Bus n°14 Bo Ho -> Ben Quan Than (3 000 VND) pour le lac de l’ouest (lac Ho Tay) : Visite des temples de Tran Quoc (donation de 500 VND) et de Quan Than (2 000 VND). Marche à pied jusqu’au Mausolée de Ho Chi Minh, puis jusqu’à la pagode du pilier unique. Ensuite, une pause bien méritée au restau le pho 24 sur Van Mieu (un vrai délice pour 54 000 VND) à côté du temple de la littérature. Puis visite du temple de la littérature – 54 000 VND. Retour par le quartier routard à l’ouest du lac Hoan Kiem et son église Saint Joseph. Dîner avec Laetitia et Olivier qui rentrent de l’excursion de Hoa Lu / Tam Coc. Pas de chance, ils l’ont fait sous la pluie…et sont trempés. Retour à l’hôtel à 20h00 où c’est le bran le bas de combat, car le train n’est pas à 21h15 comme prévu mais à 20h40. Et il faut être à la gare 30 minutes avant le départ. Comme par hasard pas de taxi de disponible. In fine je pars en moto taxi (Xe Om) à 20h20 (17 000 VND) pour arriver à la gare de Tran Quy Cap à 20h30 : c’était la course à vive allure, des zigzag entre les voitures, des feux rouges grillés… Me voilà à l’entrée du quai quand 2 personnes me proposent d’être surclassée dans le RATRACO de 21h15 (SP1 au lieu de SP7 : hard sleep 320 000 VND au lieu de 240 000 VND… :-s) : info ou intox, je tente le coup… et j’attends en espérant que ce n’est pas une arnaque. Enfin la chance me sourit et me voilà dans le wagon du Fansipan express, du grand luxe !!!! Des amuses gueules nous sont servis ainsi que du thé. Nuit dans le train : dommage, je n’ai pas réussi à fermer l’œil de la nuit et ainsi profiter de cette nuit de luxe. C’est le comble….

##Je 05 - Ve 06 – Sa 07 Sa pa via lao Cai jour 1 : Arrivé à Lao Cai à 5h30 sous une pluie fine. Service de mini-bus de Tulico pour rejoindre Sa Pa : 30 000 VND. Sa Pa : Un beau cirque de montagne parsemé de hameau à 1650 mètres d’altitude. Les villages de minorités ethniques sont situés pour beaucoup à moins de 3km de la ville. Rencontre de Myriam (une franco-allemande qui vit aux USA) dans le mini-bus avec qui je visite Sa Pa et son marché. Rencontre de Hmong Noires et de Dao rouges qui nous proposent de venir passer la nuit dans leur village. Dommage qu’on ait déjà réserver la chambre d’hôtel… et surtout qu’on ne sentent pas de marcher 6 heures après la nuitpassée dans le train… Achat de 2 ‘instruments’ à musique pour 40 000 VND pour mes neveux. Achat d’une carte de randonnée de Sa Pa pour 20 000 VND. Dans l’après-midi, visite des chutes d'eau du village de Cat Cat qui se situe dans une petite vallée. Taxe de 10 000 VND. Au retour, achat d’une ceinture Hmong noir pour 100 000 VND. Rencontre de Hmong noire – 3 ceintures (40, 30 et 30 000 VND), de Dzao rouge – une ‘cravate’ à 50 000 VND et Dzao noire – une ceinture à pompon Un délicieux restaurant pas cher en bas de la rue de Cau May où nous avons pris petit déj, déj et dîner Nuit hôtel Sapa : Pinochio Hotel (15 Cau May St) – 6 US$ - chambre double avec terrasse

jour 2 : Rando moto avec Myriam jusqu’au col de Tram Ton à 1900m d’altitude (15 km A/R pour 6 US$ = 96 000 VND). Belle balade en moto avec une arrivée au col dans la brume et dans le froid. L’après-midi, visite du village de Sa Pa. Myriam retourne sur Hanoi ce soir. Internet : 6 000 VND/h Laundry : 40 000 VND Nuit hôtel Sapa : Pinochio Hotel – 4, 5 US$ = 70 000 VND - chambre simple avec fenêtre

jour 3 : Je décide de partir en randonnée depuis Sa Pa jusqu’à Ta Van en passant par Lao Chai. La taxe est de 15 000 VND. Bien que la route devait être simple à suivre puisqu’il suffisait de suivre la rivière, j’ai réussie à m‘égarer par de-là les rizières…. Mais quelle belle balade, cela reste un de mes meilleurs souvenirs du VN… les paysages sont magnifiques. Pour les amoureux des treks, à faire absolument et pas besoin de guide… Enfin, j’arrive à Ta Van … qui est un village très touristique. Des bus arrivent par dizaine… remplis de touristes qui envahissent les rues du village. Pour retourner à Sa Pa, je cherche un Xe Om. Ouf en voilà un au détour du parking, je ne me voyais pas grimper à Sa pa (8 km de route) et qui plus est sous la pluie – 20 000 VND. Dernier achat : un bonnet Hmong 30 000 VND Je prends une bonne douche et me voilà prête à repartir pour Hanoi. Mini-bus à 17h00 pour la gare de Lao Cai – 30 000 VND A Lao Cai, je dois récupérer mon billet de train. Un type au restau me dit qu’il s’occupe de tout. Il revient 20 minutes plus tard avec mon billet. Super. Mais 1h00 avant de partir, c’est le zouc ! Il semble que le billet qu’on m’ait donné ne soit pas le mien… !! Mais où est alors mon billet ?… ! Après une longue conversation entre différents protagonistes, on me tend un nouveau billet de train… Tout semble être rentré dans l’ordre et je prends mon train comme prévu à 21h00 (pour mémoire hard sleep 320 000 VND au lieu de 240 000 VND… ). Nuit dans le train où j’ai très bien dormi…

##Di 08 départ pour NINH BINH : Tam Coc

Arrivée à la gare centrale de Tran Quy Cap le matin à 5h30 Xe Om à 15 000 VND pour Hanoi Sprit Hotel afin de récupérer mon ticket de bus Open Tour commandé quelques jours plus tôt : 57 US$ Sleeping Bus de An Phu Tour. Et voilà, un nouveau problème : le billet qu’il me donne ne comprend pas l’arrêt à Da Lat !! Trop tard pour faire le changement, j’ai mon train pour Ninh Binh à 10h05 et je dois encore acheter mon billet de train. L’hôtel me dit ‘’pas de problème’’ et qu’il suffit que j’aille à l’agence à Nha Trang… Si cela avait été si simple ! Avant de partir, je change 240€ dans la bijouterie Ngoc Tuan (taux 1€ = 26 800 VND) Train pour Ninh Binh : TN1 10h05 – 13h35 pour 28 000 VND (hard seat). A la gare de Ninh Binh, Mr Luong joue les rabatteurs pour le Queen Mini Hotel. Je ne regrette pas, bien que la A/C fasse un peu défaut vue la chaleur. Sur les conseils de Mr Luong, je visite Tam Coc en fin d’après-midi, et je ferai Hoa Lu le lendemain. Location d’un vélo à l’hôtel pour 16 000 VND/J et me voilà en route dès 14h30 pour les grottes de Tam Coc – 30 000 VND ou la Baie d’Along terrestre qui se situent à 9km au sud de Ninh Binh, à l’aide d’un plan fourni par Mr Luong. Après 1h00 de vélo me voilà à l’embarcadère à Van Lam : ballade en bateau à rame et accès au site de Bich Dong : 2h30 A/R – 40 000 Dg/p (bateau 2 pers.) et visite des grottes Hang Ca, Hang Hai, Hang Ba. J’ai vraiment adorée. Achat de 2 napperons brodés pour 50 000 VND Repas à l’hôtel pour 30 000 VND. Soirée avec Mr Luong : une bière bien fraîche en bord de rivière et une drague d’enfer par Mr Luong…. Je m’interroge : vais-je avoir des propositions dans chaque hôtel du VN tenu par des hommes…. Nuit Ninh Binh : Queen Mini Hotel 21 Hoang Hoa Tham St – 60 000 VND – chambre simple avec fenêtre et ventilo

##Lu 09 Ninh Binh : Hoa LU + départ pour Hué

Location d’un vélo à l’hôtel pour 16 000 VND/J et me voilà en route pour l’ancienne capitale Hoa Lu située à 12 km au nord de Ninh Binh par la nationale au milieu des camions et des klaxons. Je rate la bifurcation, et une fois arrivée au pond je décide de prendre sur la gauche au calme à travers les rizières. Me voilà en route pour l’aventure, direction les pitons rocheux édentés et pains de sucre au forme déchiquetée… Enfin me voilà arrivée à Hoa Lu. Ballade à pied dans le site de Hoa Lu - billet 10 000 Dg : temple Dinh Tien Hoang, temple Le Dai Hanh, pagode Nha Tru. Ne pas manquer le tombeau au sommet de la montagne avec une vue magnifique. Nota : attention, un petit vieux rode dans le temple et essaye d’embrasser les jeunes filles, tout d’abord sur les mains et ensuite sur la bouche….en prétextant vouloir montrer comment honorer bouddha… Ensuite, retour sous un soleil de plomb pour Ninh Binh (un départ sous la pluie et la grisaille ne laissait en aucun cas envisager la météo de l’après-midi) durant lequel j’ai pris de méchant coup de soleil avec de belles petites cloques d’eau… Le pull manche longue sera de rigueur les prochains jours ! Nota : sur la route un scooter me fait une queue de poisson me forçant à m’arrêter, et là j’ai eu la peur de ma vie. Il ne parlait un mot d’anglais et voulait que je fasse demi-tour et que je le suive. Après avoir haussée le ton, il a fini par me laisser passer… Tout cela est vraiment bizarre. Après 8h00 de ballade je suis de retour vers 16h00 pour prendre une bonne douche et préparer mon sac pour la route de nuit dont le départ est prévu pour 21h00. Le départ se fait au niveau du Xua Hoa Hotel quelques km plus bas. Mr Luong me dépose en moto. Repas / eau : petit déj à 15 000 VND – boisson canne à sucre 4 000 VND – Eau à 6 000 VND Nuit dans le bus : ma première nuit en bus. Super, les couchettes sont vraiment bien, mais il y a un problème, je n’ai pas de couchette… ! Je dois partager une couchette double avec une mère et ses 2 enfants… Une nuit de plus où je dors mal, je suis épuisée…

##Ma 10 - Me 11 Hué

jour 1 : Arrivée dans la matinée à Hué, ancienne capitale du VN, classée au patrimoine de l’Unesco. Je décide de la visiter pendant le Festival de Hué qui se déroule du 3 au 11 juin 2008. C’est la ville la plus chaude du VN, la chaleur est écrasante. Je me repose un peu à l’hôtel avant de visiter la citadelle de Hué– 55 000 VND (plus de brochure…). Je décide de louer un vélo (16 000 VND la 1/2J) pour faire la route vu la chaleur. Mais je n’arrive pas à rentrer avec dans la citadelle, j’aurais dû essayer par une autre porte… Je mange un bon poisson à 30 000 VND accompagné de riz à 10 000 VND et 5 000 VND pour une … serviette. Et oui, il faut le savoir, la serviette ça se paye… Il fait extrêmement chaud… je termine difficilement la visite de citadelle. Je décide d’attendre 16h00 avant de reprendre la visite et d’aller à la pagode de Thien Mu à 5km au sud de la ville.Nuit hôtel Hué : Volga Hotel 78 Tran Quang Khai St - 8 US$ = 96 00 VND - chambre simple avec A/C et sans fenêtre. Je passe une excellente nuit !

jour 2 : Petit déj’ au restau du coin, ça c’est du typique et ça me plait…. En plus c’est 12 000 VND le pho. Ensuite, en route pour le tombeau de Tu Duc (55 000 VND) en vélo (30 000 VND). La route est vallonnée et il fait toujours aussi chaud. Je fais garder mon vélo par un bar et achète un coca pour 8 000 VND. J’avais prévu de faire 2 autres tombeaux mais un seul suffira, en plus ils se ressemblent tous. Sur la route, je m’arrête regarder la fabrication artisanal (ou plutôt touristique) de l’encens. Je décide d’en acheter : 300 bâtonnets (au santal et lemon santal) pour 50 000 VND. Les propriétaires m’invitent à boire du thé… puis je reprends la route. A l’entrée de la ville, je m’arrête déguster un jus de canne à sucre (3 000 VND) dans un bar où se retrouve une équipe de travailleurs qui n’en croient pas leur yeux de voir une blanche assise à côté d’eux. Je m’arrête un peu plus loin pour acheter une bouteille d’eau – 7 000 VND et je décide de déjeuner. Le repas était exquis (15 000 VND), je me suis régalée. Je fais un tour ensuite au marché de Dong Ba où je goutte enfin le fameux Durian… et bien c’est bon (en dépit de cette odeur un peu forte) et très nourrissant. J’en profite pour acheter un Fruit du Dragon 10 000 VND et … encore de l’encens : 300 bâtonnets pour 50 000 VND et deux boites encens en spirale pour 50 000 VND avec son support j’ai du négocier dur et je crois que j’ai payé un peu cher…enfin. Dernière nuit à Hué, je décide de découvrir la ville la nuit et surtout c’est le dernier jour du festival. C’est vraiment beau… Au détour d’une bijouterie (Tuy Dong au 11 Hung Vuong St) et sur les conseils d’un couple de Français, je décide d’acheter à Hué (et non à Saigon) un pendentif en jade orné d’un dragon et un phénix en or pour 35€. J’en suis très contente… J’assiste au feu d’artifice de clôture du festival, les rues sont inondées de monde, toute la ville est dehors. C’est vraiment beau. Un conseil les filles, ici une fille qui sort seule cherche forcément un petit asiatique pour lui tenir chaud la nuit…même si son boy friend est à l’hôtel et que vous arborez une alliance! Nota : la gérante de l’hôtel est vraiment sympa et s’est débrouillée pour m’avoir une place pour Hoi An pour le départ de 8h30 et non de 14h00, alors que s’était a priori complet. Nota : j’ai du contacter par e-mail Hanoi spirit Hotel pour mon billet de bus pour Da Lat car An Phu Tour de Hué n’a rien voulu savoir….ça me gonfle… Laundry – 40 000 VND pour 3 paires de chaussette, 4 tee-shirt, 1 pantalon et 1 pyjama. Nuit hôtel Hué : Volga Hotel - 8 US$ = 96 00 VND - chambre simple avec A/C et sans fenêtre.

##Je 12 - Ve 13 HOI AN + My Son

jour 1 :en route pour Hoi An par le sleeping bus open tour. Le départ est prévu pour 8h30, quelle ne fut pas ma surprise de voir le bus à mon retour de petit déj à 8h00 !! Bran le bas de combat pour finir mes bagages et monter dans le bus. J’arrive à 13h00 à Hoi An. C’est pas simple de trouver un hôtel peu cher… Pour le déjeuner je teste les Woton…Et me voilà parti pour la visite de la ville, mais pour cela je dois acheter le fameux billet touristique (pass de 5 coupons détachables pour l’entrée de 5 sites – 75 000 Dg). Je m’organise pour assister à la représentation de danse de fin d’après-midi. Les routes sont en travaux, voir même interdites… dur dur de se retrouver. Le cachet de la ville en prend un coup…La chaleur et la fatigue m’empêchent d’apprécier Hoi An à sa juste valeur. Enfin, il ne faut pas se voiler la face : Hoi An est une ville à touristes où se succèdent les boutiques…le pont japonais, les ruelles en travaux, le marché et le port de pêche. Si j’avais eu le temps, je serais sortie de la veille ville, par delà le port de pêche voir la vrai vie. J’achète une lanterne à l’atelier de soierie (3 US$ = 48 000 VND) et 2 tenues en soie pour ma nièce de 1 an (200 000 VND). Nuit hôtel Hoi An : Hoi Pho 627 Hai Ba Trung St – 8 US$ = 130 000 VND – Chambre simple avec fenêtre, balcon et A/C.

jour 2 : Site cham de My Son (classé au patrimoine mondial de l’Unesco) - Excursion au site My Son avec An Phu Travel en bus pour 3 US$ et l’entrée 60 000 VND : 7h45 - 14h30. Cela permet de contempler la beauté et la civilisation Cham au XV siècle : je trouve le site plutôt intéressant bien que celui-ci soit très abîmé.L’après-midi est consacré à la poursuite de la visite de Hoi An. J’achète 2 peintures sur soie pour 200 000 VND. Il ne reste pas beaucoup de temps car le bus part à 18h30. Nota : Je prends quelques minutes pour aller à An Phu Office pour mon billet de bus pour Da Lat. Même chose qu’à Hué. Je contacte par téléphone l’hôtel qui me garantit que mon billet m’attendra à l’agence de Nha Trang…. Nuit dans le bus

##Sa 14 - Di 15 Nha Trang

jour 1 : Arrivée matinale (6h30) à Nha Trang, aujourd’hui c’est repos ! Enfin, avant cela, je dois trouver de la place dans un hôtel et ce, pour moins de 10 US$, et ce ne fût pas une mince à faire. Tous les hôtels étaient complets. Nota : allongée sur la plage, mon sac à dos en guise d’oreiller, je me réveille en sursaut. Un type était en train d’ouvrir la fermeture éclair de mon nouvel oreiller. J’ai hallucinée ! Je décide de rentrer et de visiter la ville.Nota : je tente à nouveau de récupérer mon ticket pour Da Lat. Après un nouvel échec, j’appelle à nouveau Hanoi Spirit Hotel. Après 40 min d’attente, alléluia, j’ai mon ticket de bus… Dîner au café des amis. Nuit hôtel Nha Trang : Blue Star Hotel 1B Biet Tu St – 10US$ = 170 000 VND – chambre simple avec fenêtre, balcon et A/C à 2 pas de la plage

jour 2 : Nha Trang, c’est une longue plage de sable bordée de cocotiers, promontoires rocheux, mer turquoise et myriades d’îles au large, mais c’est aussi les Tours Cham de Po Pagar et la Pagode de Long Son. Tout cela se fera en vélo (20 000 VND). Le vent marin rend la chaleur supportable, mais il ne faut sous-estimer le soleil tout aussi ardant qu’au nord…surtout sans nuage. Nha Trang est une station balnéaire en pleine expansion…mais au bout de quelques km on retrouve l’authenticité de la ville. Je resquille accidentellement pour l’entrée aux tours cham en refusant de laissant mon vélo au parking…payant du site. Le site est à faire et la vue est magnifique au sommet. La pagode de Long Son est en ‘activité’ et j’ai pu assister à différents cours. Au sommet, la vue sur les toits de Nha Trang est superbe. A la boutique de la pagode, j’achète un « bol » pour faire brûler l’encens (425 000 VND) ainsi qu’une suspension en forme de pagode (52 000 VND). J’ai apprécié ma journée à Nha Trang contre tout attente. Je finis la journée en faisant les boutiques (tong en bambu pour 90 000 VND – en dépit du prix je ne suis pas sur qu’elles feront long feu). Dîner à Truc Linh : délicieux restaurant et pas si cher que ça vu la qualité. Nuit hôtel Nha Trang : Blue Star Hotel – 10US$ = 170 000 VND – chambre simple avec fenêtre, balcon et A/C à 2 pas de la plage

##Lu 16 - Ma 17 – Me 18 – Je 19 DA LAT

jour 1 : En route pour Da Lat avec les TM Brother : 7h00 – 14h00. Da Lat est un plateau qui s’élève à 1500 m au-dessus du niveau de la mer, avec des chutes, des lacs, des cascades, des collines plantées de pins, des multitudes de fleurs, et des villas françaises. Dans le bus, je fais la connaissance de Ross (un australien) avec qui je vais partager ces quelques jours. La journée se ponctuera par une ballade dans la ville, le marché ouvert et la visite de la pagode de Linh Son. J’adore l’ambiance de cette ville, je me sens enfin dans mon milieu… Nuit hôtel Da Lat : Thao Nguyen 11 Lo B10 Duong 3/2 – 6 US$ - chambre simple avec fenêtre côté rue Repas / eau : 100 000 Dg / 15 000 Dg

jour 2 : Super, Ross sait conduire les moto (70 000 VND/J – automatique), il a pratiqué de nombreuses années dans le bush...donc totale confiance. Nous voilà donc en route pour l’aventure. On se rend à Nam Ban Village. Sur la route, oups, un pneu crevé, mais nous avons de la chance, cela se produit … à 30 mètre d’un …réparateur de pneu (3 000 VND). Visite de la pagode de Linh An, où une veille dame nous offre 2 avocats pour avoir acceptée de ... la prendre en photo… Puis visite de la cascade aux éléphants : dur dur la descente, voire un peu dangereuse… Et puis nous visitions la fabrique de soie où j’achète 2 écharpes en soie (100 000 VND). Après déjeuner (bouillie de riz ?… !), nous partons pour le Xa Lat (communément appelé village de Lat). En fait, il n’y a pas grand chose à voir si bien que nous n’avons pas réalisé que nous étions arrivé, et nous partons pour le lac d’Ankroët, que je ne suis pas sur d’avoir trouvé. Mais tant pis, on s’arrête au bord d’un lac pour apprécier l’environnement et là nous assistons au retour d’un troupeau de buffles d’eau et de ‘cueillette’ des locaux. Un moment magique… Nous décidons de finir la soirée par un ‘foot massage’- 50 000 VND/h : Nul et en plus que 40 min, on décide de payer que 35 000 VND… Sur la route de l’hôtel, j’achète de la musique traditionnelle : 4 CD pour 6 000 VND. Nuit hôtel Da Lat : Thao Nguyen – 5 US$ - chambre simple avec fenêtre côté … mur (oui mais c’est nettement moins bruyant, et un peu moins lumineux, mais la nuit c’est pas grave !)

jour 3 : On décide de continuer la visite de la région en moto (70 000 VND/J), mais aujourd’hui le beau temps n’est pas au rendez-vous….Direction les chutes de Dantala (5 000 VND) : ma fois c’est très touristique…un peu surprenant de voir tous ces locaux… Bon, on part pour le lac de Tuyen Lam à deux pas des chutes d’eau : on souhaite en faire le tour, mais on arrive au bout de la route : une réserve… on entre : on peut faire une ballade dos d’éléphant, manger, organiser des trecks…Sur la route, on s’arrête pour regarder un élevage de poisson… On finit par retourner à Da Lat pour visiter la ville et ses anciennes villas françaises, faire le tour du lac, visiter la pagode de Thien Vuong, et là…on se chope une averse… Et puis nous voilà de retour et je goutte pour la première fois un ‘Black ice coffee’ et c’est très bon, donc je recommencerai… Demain Ross part pour Saigon, si le mauvais temps persiste je l’accompagnerai. Nuit hôtel Da Lat : Thao Nguyen – 5 US$ - chambre simple avec fenêtre

jour 4 : Aujourd’hui, il fait beau temps, donc je continue l’aventure et décide de prendre le bus pour Xa Lat (16 000 VND A/R), car je me dit qu’il doit y avoir autre chose à voir…. Et bien non, hormis une boutique dans laquelle j’achète un chemin de table 180 000 VND. Coup de chance je reviens par le bus de 11h15 qui est l’avant dernier avant celui de 16h00… la journée aurait pu être longue. De retour à Da Lat, au détour d’une boutique de thé, je rencontre un vieux vietnamien installé aux USA qui revient chaque année visiter sa famille ; celui-ci semble seul et décide de m’inviter à déjeuner… dans une restaurant… pour manger un fabuleux steak frite comme on les mange en France… Il m’offre également du thé au Jasmin… Une curieuse rencontre… J’ai besoin d’acheter un sac pour ramener tous mes souvenirs, donc je pars pour le marché couvert (Cho Da Lat): achat d’un sac pour 80 000 VND, de l’encens…oui encore (2 boites de serpentins 50 000 VND – 2x450 bâtonnets pour 2x25 000 VND – 250 bâtonnets pour 25 000 VND), et du thé : Tra Lai 9 000 VND/100g – Tra Bac Tha 15 000 VND/100g Laundry : 16 000 VND (3 tee shirt – 2paires de chaussettes) Nuit hôtel Da Lat : Thao Nguyen – 5 US$ - chambre simple avec fenêtre

##Ve 20 - Sa 21 – D 22 – Lu 23 Ho Chi Minh et le delta du mékong

jour 1 : La proprio m’offre le petit déj : pain, œuf et thé (très sympa). En route pour Saigon avec les TM Brothers : 7h30 – 14h00. Première chose, trouver un hôtel (coup de bol, je suis au même que Ross, mon australien préféré) puis réserver mon excursion sur le delta du Mékong auprès de KimTravel (je l’avais repéré sur Internet à l’occasion de mes recherches en France). Puis je pars dans Saigon, direction le marché de Ben Thanh. Ou la la, quelle surprise de voir cela ; c’est un marché à touriste, rien à voir avec celui de Da Lat… un peu déçu, je pensais faire mes derniers achats ici, mais les prix sont vraiment élevés. Je continue vers l’hôtel de ville avant de revenir à l’hôtel après avoir reçu un appel téléphonique de Ross. J’achète 10 cartes postales pour 15 000 VND. Je passe la soirée avec Ross et une Japonaise. Ce fut une excellente soirée : Ross m’a raconté son incroyable chemin de vie et ensuite cette femme qui en a un tout aussi atypique. Nuit hôtel HCM : Kim My 217/45 De Tham St – 7 US$ = 122 000 VND – chambre simple chez l’habitant : le taux de change à 18 000 et l’absence d’A/C me conduise à changer d’hôtel

jour 2 : Je dis au revoir à Ross, je suis un peu triste, j’ai vraiment apprécié sa compagnie. Peut-être se reverra-t-on un jour en Australie.. Excursion de 2 jours et 1 nuit sur le bateau pour la rivière des Neuf Dragons et son delta- 36$ (taux à 16 500 VND) avec Kim Travel On commence le périple par un peu de bus pour se rendre à Cai Be. De là, nous prenons un bateau à moteur pour rejoindre la fabrique de bonbon à la noix de coco, de papier de riz, de riz soufflé, d’alcool de serpent. Nous rejoignons ensuite l’île de An Binh (Vinh Long) pour déjeuner (30 000 VND) puis pour une sieste en hamac ou du vélo – au choix : pour moi c’est la sieste. Ensuite, une ballade en bateau à rame d’une trentaine de minutes à travers les canaux avant d’embarquer de Sa Dec pour notre grande croisière pour Chau Doc. A Sa Dec, on prendra une douche et on visitera le marché. Après le dîner, nous avons assister à un magnifique coucher de soleil sur le Mékong…Je passe la soirée à discuter avec Ti (vietnamienne) et Carolina (allemande qui travaille à Saigon et vit chez Ti). jour 3 : Levé à 5h30 pour admirer le levé de soleil sur Chau Doc. Après le petit déj, on part visiter la pagode de la caverne à flanc du mont sam (en 4x4 de luxe car il y a un souci pour le mini-bus). La vue donne sur la frontière du Cambodge. Ensuite, on visite les maisons flottantes en bateau à rame : très paisible et très chaud…On s’arrête dans un élevage intensif de poissons pour assister ‘au gavage’…puis dans un village Cham, une minorité islamique : dommage la mosquée est fermée…Et nous voilà reparti, pour notre croisière sur le Mékong : direction Sa Dec (10h00 – 17h00). Puis le plus dur, le bus jusqu’à Saigon (17h00 – 21h30). Arrivée à l’agence, je récupère mon sac à dos et demande pour un hôtel avec A/C à 10 US$. Il n’y avait qu’à demander… Nuit hôtel HCM : Capital Hotel 107 /1 Bui Vien St – 10 US$ = 122 000 VND – chambre simple avec fenêtre et A/C : même taux de change mais j’ai passé une bonne nuit au frais. jour 4 : une journée à Ho Chi Minh…. Je pars en Xe Om (20 000 VND) pour la pagode de l’empereur de Jade (Chua Ngoc Hoang). Puis à nouveau en Xe Om (15 000 VND) pour le centre ville. Je visite Ho Chi Minh City puis j’achète dans un centre commerciale (Trade Center à Nguyen Hue St district 1) 3 Ao Dai (280 000 chacun) et 1 pyjama à 130 000 VND (Mi Mi Shop). Puis je souhaite me faire masser, je décide d’essayer le centre d’aide aux aveugles qui dispense des massages de 1h pour 50 000 VND : très bien. Je poste mes cartes postales (timbre à 8 000 VND). J’achète également du café et un filtre. La fatigue et le manque de temps font que je ne visite pas Cho Lon et ses magnifiques Pagodes du nord. Je réserve un taxi prépayé (136 000 VND) pour l’aéroport via une agence (si je m’y étais pris plus tôt j’aurais pu avoir un taxi collectif…). Départ à 20h30 pour un décollage prévu à 23h05…

##Ma 24/06/2008 FRANCE

Atterrissage à Roissy Charles de Gaule vers 7h00. Snif !

Conclusion : le Viet Nam est un pays très touristique. Mon périple ne m’a pas permis de sortir des sentiers battus, et d’aller à la rencontre de la population. Mon avis est mitigé sur le VN et j’émets quelques réserves sur Hue et Hoi An. La baie d’Ha Long reste quand même la baie d’Ha Long bien que mon excursion ne se soit pas bien déroulée. Je préconise plutôt un itinéraire par les montagnes…. Par ailleurs, mon planning était trop chargé, et la fatigue occasionnée par ce rythme a certainement influencé mon jugement sur ce pays. La découverte du Viet Nam ne me laissera pas un souvenir aussi intense que celle du Myanmar ou de Bali, cependant le Viet Nam est tout de même un merveilleux pays. Et puis les souvenirs se bonifient avec le temps… PS : ceci est que mon avis et n'engage que moi...😛 Nota : si j’ai le courage, je mettrais quelques photo…
Peaufinage de l'étape de Yellowstone en juillet 2009 English translation pending
by Veileen · 2008-08-08 · 38 replies
Bonjour à tous. 5 jours dans le Wyoming termineront mon parcours USA ouest (21/06-17/07/09). C'est incroyable mais après avoir fait un simulation, il n'y a déjà plus de place à Old Faithful pour le 13/07 (chambre pour 4), et seulement des chambres sans douches à Mammoth Hot springs. Je vais donc réserver ce week-end les hôtels de cette zone pour être tranquille : Que pensez-vous de cet itinéraire : 1 J à Grand Téton ; 4 jours à Yellowstone

12/07 : Parc du Grand Téton (nuit à Grant Village)

13/07 : Yellowstone zone Old faithful - partie sud (nuit à West Yellowstone) 14/07 : Yellowstone zone Old faithful - partie nord AM Mammoth Hot Springs PM (nuit à Tower Roosevelt) 15/07 : Yellowstone zone Grand Canyon (nuit à Canyon village) 16/07 : Yellowstone zone Yellowston Lake (retour à Jackson hole : départ le 17/07)

Pour ceux qui connaissent, est-ce cohérent ? Merci d'avance.
Visite d'universal studio English translation pending
by Valrep · 2008-08-04 · 26 replies
Bonjour,

Nous avons prévu de visiter les studios universal le lundi 25 aout, faut-il vraiment prendre le front line pass qui coute quand même le double du prix d'un ticket normal ?

Faut-il vraiment être prioritaire pour voir toutes les attractions dans la journée ?

Merci pour votre aide
Randonnée en Corse en septembre English translation pending
by Pandapamalin · 2008-08-03 · 6 replies
Bonjour, je vais partir avec ma copine début septembre (3 semaines du 06 au 28) pour éprouver les montagnes corses. Y a t il encore beacoup de monde en refuge et camping à ce moment de l'année? Je sais qu'il est interdit de faire du camping sauvage mais est-ce quand meme possible de poser sa tente dans un coin tranquille? Je pense arriver en bateau a Calvi, et partir de Calenzana pour le Mare et Monti mais ne pas le faire en entier en récupérant le Mare a Mare Nord à Evisa jusqu'à Corte. A Calacuccia j'aimerai poser les sacs (dans le camping ou dans un gite) pour faire une rando d'un jour peut etre Le Monte Cinto ou la Scala de Santa Regina (d'autres idées sympas ou conseils?). Pareil à Corte un jour de rando avec retour à Corte (la Vallée de la Restonica...??) et jour de visite de la ville. Quand pensez vous? Les paysages traversés valent-ils le détour ou est-il préférable de prendre le GR20 et de rattraper la Mare a Mare prés d'Albertacce? Est-il possible de doubler certaines étapes (on peut faire 25km ou un peu plus avec dénivellé +1000m) ? Le probléme de ce parcours c'est qu'il prend environ 12jours et j'aurai voulu passer le reste du temps tranquilou au bord de la plage dans un petit village (peut etrePorto Pollo ou proche de Bonifacco) mais que j'aurai également voulu faire un tour dans l'Alta Rocca (genre Mare a Mare sud)...

Avez des conseils??? Bon dimanche!
Ne pas passer à Los Angeles? English translation pending
by Valeriejean · 2008-08-02 · 28 replies
Bonjour

Pour une première visite aux US et dans l'ouest en particulier, cela vous semble-t-il ahurissant de ne pas passer à Los Angeles ?

En effet, après avoir découvert tout ce que l'ouest regorge, j'ai choisi de privilégier les parcs + Las Vegas et San Francisco au détriment d'un passage à L. Angeles. En effet, cela me permet de gagner 2 jours sur mon programme. J'arriverai en fait à Phoenix pour aller ensuite directement à Grand Canyon pour faire ensuite la boucle classique jusqu'à SF.

Qu'en pensez-vous ? J'espère que je n'aurai pas de regret.
Croisière en mer Noire sur le Costa Victoria English translation pending
by Alcati · 2008-07-31 · 80 replies
😉Bonsoir à vous tous les anciens comme les nouveaux,

(à BELATRIX, à CHOUMI, à POUPOU, à ALEXANDRE, à NEOBASILIC, à CRIKET 030, à DESBELL83)...

Je reprends la plume pour vous dire que le départ est proche. Certes, encore un mois et 14 jours (14 septembre) mais je suis heureux de voir qu' enfin cela va être notre tour. J'aime bien lire vos messages mais je dois dire que j'ai un peu oublié la joie de prendre la route, l'agitation d'un départ, les odeurs particulières d'un bateau, et aussi se faire servir... C'est le pieds.

Donc, je vais vous faire vivre cette attente en vous disant que cette croisière est réservée depuis le 28/08/2007. Je serais sur le COSTA VICTORIA pour une ballade qui je pense va être sympa.

Lorsque vous regardez le catalogue 2008, il n'y a pas eu beaucoup de circuit dans ce coin là.

Pour moi, tout est prêt en ce qui me concerne. Bien entendu, il va y avoir la réception du carnet de voyage. Les excursions sont réservées, l'heure du service repas, les packs boissons également, l'attention particulière pour Madame dans la cabine, c'est fait aussi... Ne soyez pas curieuse les filles, je vous raconterais.....

Nous rejoindrons Savone en voiture sachant qu'il me faut réserver le parking.

Détails des escales de la croisière :

SAVONE, SANTORIN, MYKONOS, IZMIR, ISTAMBUL, CONSTANTA, ODESSA, YALTA, LE PIREE, OLYMPIE et retour..... Çà, je ne sais pas encore si je reviens !!!!!

J'ai pris une cabine extérieure sur le pont n° 10 NORMA.

Voilà, si des fois, il y a une ou des personnes qui ont programmé cette croisière, faites un petit coucou sur cette discussion car il y a toujours des infos à savoir ou à connaitre.

Bien à vous et surtout, comptez avec moi car je vous ferais vivre ce départ en fanfare.

Amitiés aux plus anciens et salutations aux plus jeunes....
Bangkok: idées pour un enterrement de vie de garçon? English translation pending
by Pititom · 2008-07-29 · 31 replies
Bonjour à tous,

J’ai un ami qui va bientôt se marier. Etant en Thaïlande en décembre, nous souhaitons fêter son enterrement de vie de garçon à Bangkok.

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Le but n’est pas de visiter Bangkok puisque nous aurons l’occasion de découvrir la ville avant et après. De plus, certains d’entre nous connaissent un peu la ville ce qui facilitera nos déplacements, négociations…

Je recherche des activités pour la journée dans le type : plein air, amusant et/ou à sensations fortes à pratiquer à plusieurs Ex : ski nautique, saut à l’elastique…

Pour le soir, nous pourrions faire un bar. Pareil, nous recherchons quelque chose de complètement loufoque à faire. Au pire, si nous ne trouvons pas, nous nous rabattrons sur quelque chose dans le style du Vertigo (bar du Banyan Tree). (nous ne comptons pas finir à Patpong où dans des endroits du genre)

Enfin pour la nuit, je suis aussi preneur de toute proposition. On a dans l’idée quelque chose comme le RCA, mais si vous ave zmieux à proposer, n’hésitez pas (sachant qu’apparemment, nous avons exclu le Bed de nos possibilités car certains d’entre nous n’aiment pas)

Et comme il paraît que les boîtes ferment tôt, avez-vous des idées d’after pour finir la nuit ?

Enfin, avez-vous des idées qui permettraient d’agrémenter notre journée ? (la première chose qui me vient à l’esprit est de tout faire en limousine, mais ce n’est pas trop notre style. Si vous avez des idées de trucs marrants dans ce genre, je suis preneur)

Je vous remercie d’avance de vos réponses, Je suis surtout preneur d’activités pour la journée,

Thomas
Séjour de trois semaines dans l'ouest des États-Unis English translation pending
by Playm0 · 2008-07-29 · 25 replies
Bonjour à tous, je prépare un voyage de trois semaines dans l’ouest des Etats-Unis l’été prochain. J’aurais aimé avoir votre avis sur mon itinéraire. Alors je sais c’est un peu tôt et que j’ai encore tout le temps pour y réfléchir mais j’avoue que je ne peux pas m’en n’empêcher, je suis tellement impatient.

J’ai découvert ce forum il y a maintenant trois jours et j’ai déjà passé de nombreuses heures dessus, vos nombreux conseils et vos récits passionnants n’ont fait qu’accroître mon envie de partir. Je trouve vraiment que chaque réponse apporte sa pierre à l’édifice (quelque soit le sujet) et que tous les avis sont bons à prendre, c’est ce qui m’a donné envie de vous soumettre mon projet dans l’ouest Américain.

Ce sera mon premier « vrai » voyage, j’en rêve depuis plusieurs années et maintenant que je travail je vais pouvoir me faire plaisir. J’ai pu constater qu’il y avait de nombreux spécialistes de ce type de circuit, je vous remercie d’avance pour vos avis qui me seront très précieux. Sachez que rien n’est figé mais que ce circuit sert de base de départ.

J1 - Arrivé à Los Angeles J2- Visite Los Angeles (studios, plage, boutiques ?) J 3- Départ pour Las Vegas (peu d’intérêt pour nous, une soirée histoire de voir) J 4- Départ pour Grand Caynon, nuit à Flagstaff J 5- Lake Powell (plage, promenade en bateau ?) J 6 - Lake Powell – Antelope Caynon, autres caynons ? J 7 - Départ tôt le matin pour Monument Valley, nuit dans le parc J 8- Départ pour le Parcs des Arches, nuit à Moab J 9- Parcs des Arches, Caynonlands J 10- Départ pour Capitol Reef (rando) J 11- Départ pour Brice Caynon J 12- Brice Cayon J 13- Départ pour Zion, nuit dans les environs ? J 14- Zion puis nuit à Las Vegas J 15- Départ pour Death valley, nuit à Lone Pine (trop long ?) J 16- Possibilité de se poser un peu dans les environs entre Lone Pine et Mono Lake ? J 17- Yosemite J 18- Yosemite J 19- San Francisco J 20- San Francisco J 21- Départ de San Francisco

Notre itinéraire vous parait-il raisonnable sachant que nous ne voulons pas un voyage speed (mais j’ai du mal à me rendre compte) et que nous privilégions la nature aux grandes villes. Je suis prêt à faire des concessions, je préfère en voir moins quitte à y retourner une prochaine fois.

Je ne sais pas trop quoi faire entre Zion et Yosemite (J14 à J17), j’ai choisi le passage par l’ouest de la Sierra mais j’hésite car nous ratons Sequoia Park mais j’ai peur que ça fasse trop, j’aimerai avoir votre avis sur la question. Ah oui j’oubliais, une dèrnière chose, me conseilleriez vous de réserver les hôtels avant le départ, je pensais le faire au fur et à mesure du voyage histoire de se sentir vraiment libre au cas ou on décidait de changer de cap ou si on traînait en route, qu’en pensez vous sachant que nous partons en été (Juillet ou Août).

Merci pour votre aide et vos conseils.
Vivre et travailler à Douala et refaire une nouvelle vie English translation pending
by Dominiquelou · 2008-07-29 · 41 replies
je vis en france, j'ai rencontré quelqu'un sur inter net il y a un ans, et je voudrais vivre avec cette personne, je doit partir au mois de février 2009, je voudrais savoir si je peut renouvellé plusieurs foi mon visa tourisme et trouver du travail, j'ai plusieur diplomes dans différente catégories et je suis un homme a tout faire, est ce que l'on pourrait me donner l'adresse et le numéro de l'ambassade du cameroun a paris, je suis d'arras dans le pas de calais et je ne peut pas monté sur paris comment dois je faire j'aurais d'autre questions a poser mais pour l'instant chaque chose en son temps, je suis dans un cyber et je viens toutes les semaines, a lavance merci, je croit qu'il y a une société africainblanc du moin je croit qui donne des renseignements merci beaucoup de votre aide
Ouest américain, entre geysers, forêts et canyons (1) English translation pending
by Krikri6792 · 2008-07-28 · 109 replies
Été 2008 : 40 jours à travers le Wyoming, le Colorado, l'Utah et l'Arizona.... quelques sites classiques et d'autres plus confidentiels !

Le récit ci-dessous est accompagné d'une petite sélection de photos.

Pour une version avec plus de photos, allez directement là :

sites.google.com/.../fabuleuxvoyagesusa/



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Présentation Après un premier voyage dans l’ouest américain en 2007 dont nous sommes revenus conquis, il nous tardait d’y retourner. Ce fut chose faite à partir du 2 juin 2008 : nous avons opté pour une boucle à partir de Salt Lake City qui en 39 jours nous mènera à travers

- Yellowstone - Grand Teton - Flaming Gorge - Dinosaur - Colorado NM - Arches - Canyonlands (Island in the Sky & Needles) - Natural Bridges - Grand Gulch - Cedar Mesa - Monument Valley - Valley of the Gods - Canyon de Chelly - Page - Coyote Buttes South - Kodachrome Basin - Escalante/Grand Staircase - Capitol Reef - Horseshoe Canyon

avant de nous ramener dans les Wasatch Mountains au dessus de Salt Lake City le 9 juillet après un parcours résolument nature, ponctué de nombreuses randonnées car comme le disait si bien Edward Abbey « D'abord vous ne pouvez rien voir d'une voiture ; vous devez sortir de votre fourbi et marcher (......)sur le grès et dans les buissons épineux et les cactus. ». Toujours dans le même esprit, nous avons par endroits planté la tente pour être au plus près du wilderness!

Avant de vous conter notre voyage en détails, je voudrais remercier les membres de ce forum qui m’ont aidée, par leurs conseils, à optimiser ce parcours.

Yellowstone : geysers et compagnie

J1 (02/06) : Paris- Salt Lake City

Voilà, c’est le jour J : départ de Paris/Charles de Gaulle à destination de Salt Lake City, mais le vol DL171/AF8990 de ce 2 juin 2008 est un évènement à lui-seul puisqu’il s’agit du vol inaugural. Bien sûr, ça se fête au départ : viennoiseries, café, jus de fruits ….discours, photos….ruban coupé…remise de carton-souvenir à chaque passager…

Ça se fête aussi à l’arrivée : avion baptisé, c.à.d. arrosé par les pompiers….photographes sur les estrades….interviews dans l’aérogare….petits cadeaux (mug, tee-shirt, pin’s dans un sac en tissu).

Mais le vol inaugural ne signifie pas pour autant formalités douanières allégées : c’est long, très long …1H30 pour passer la douane.

Encore une petite demi-heure d’attente au guichet d’Alamo et nous voilà prêts à prendre la route : un Nissan XTerra nous est attribué, nous sommes satisfaits. (un vrai bon 4X4 !)

Il est 15H30 ici et il n’est pas question de dormir, alors en route pour le Grand Lac Salé et Antelope Island (9$/voiture, c’est un State Park). Nous entreprenons notre première petite randonnée autour de Buffalo Point.

Nous sommes saisis : lac-miroir dans lequel se reflètent les sommets enneigés des montagnes environnantes, une grande impression de paix…

Il est maintenant temps de trouver un hébergement (rien n’est réservé d’avance sauf les deux prochaines nuits à West Yellowstone) : ce sera le Comfort Inn à Ogden. Pour le dîner, l’hôtesse d’accueil nous conseille le steakhouse « Ruby River ». Parfait !

J2 (03/06) : Ogden – West Yellowstone

Réveil aux aurores, décalage horaire oblige : à 7h, nous quittons l’hôtel pour 290 miles jusqu’à West Yellowstone via Idaho Falls et son Wallmart pour les premières courses. Pique-nique dans la foulée dans la voiture : il fait 10° à peine et le temps hésite entre grisaille et timides éclaircies.

En tout début d’après-midi nous prenons nos quartiers au Stage Coach Inn à West Yellowstone : charme Old West loué par le Routard…mais chambre toute petite.. un peu décevante !

Bah, nous ne sommes pas là pour la chambre mais pour découvrir les beautés de Yellowstone. Sans tarder nous entrons dans le parc et le temps s’éclaircit un peu. Dès les premiers miles, les bisons sont là, près de Madison River. Impressionnants !

Au programme de cet après-midi, le bassin de Norris Geyser : Porcelain & Back Basins Loop ! Balade tranquille sur les « planches » au milieu des fumerolles !

Tous les sens sont en éveil : des odeurs de souffre chatouillent nos narines, des bruits de tambour de lave-linge titillent nos oreilles et les couleurs ravissent nos yeux !

Notre imagination est en effervescence ! Nous baptisons cette source « Monkey Face Spring ».

Nous n’irons pas voir « Artists Painpots », le secteur étant fermé (inondation ?).

Alors retour vers West Yellowstone. Sur la route, les bisons créent encore l’attraction, au grand plaisir des touristes.

Ce soir formule « all you can eat soup and salad » au Three Bear Restaurant, dans un cadre Grand Nord très chaleureux et au lit de bonne heure !

J3 (04/06) : West Yellowstone- Gardiner

Il pleut des cordes au réveil et bien qu’ayant réservé deux nuits, nous décidons de plier bagages au vu de cette météo si incertaine sans vraiment programmer de destination pour ce soir, nous improviserons en fonction d’une amélioration ou non dans la journée.

Toujours aussi matinaux, nous faisons route vers Old Faithful : il est 8h et le temps est d’une tristesse désespérante. Nous n’avons même pas le courage de faire le tour du plus grand des geysers ! De toute façon ce n’est pas son heure et le côté artificiel de la ballade nous coupe les jambes !

Nous reprenons la voiture jusqu’à Midway Geyser en attendant des heures meilleures ! A force de patience, voilà que nous voyons poindre deux heures plus tard quelques timides rayons, peut-être de quoi nous dévoiler les beautés de Grand Prismatic Spring ! Déception ! En raison du froid la présence d’une grande quantité de vapeurs d’eau empêche d’admirer les couleurs de la plus grande source d’eau chaude du parc.

Comme le temps a l’air de se maintenir, nous progressons un peu plus vers le nord jusqu’au trailhead vers Monument Geyser. Allons nous dégourdir les jambes !

La randonnée est courte (3miles, 1H30) mais raide (200m de dénivelé) dans une belle forêt de jeunes pins, le chemin couvert ça et là de nombreux névés et la vue magnifique sur les prairies de Gibbon et la forêt de Yellowstone.

Là-haut, à distance des hordes de touristes, la cheminée de Monument Geyser crache sa vapeur ! Enfin un geyser non « clôturé », non « domestiqué ». Nous apprécions !

Nous arrivons à la voiture in extrémis avant une grosse averse de grêle, heureusement passagère qui ne nous dissuade pas de poursuivre vers Mammoth Hot Springs. Là, les terrasses en travertin se révèlent sous un ciel de fin d’orage.

Nous finissons la journée à Gardiner, à l’entrée nord du parc où nous optons pour le BW by Mammoth Hot Springs : chambre avec vue sur la montagne et sur l’énorme torrent mugissant.

J4 (05/06/08) : Gardiner-Cooke City

Grand soleil ce matin, pourvu que ça dure ! Nous décidons tout de même de refaire les valises pour progresser, si le temps le permet, vers l’entrée nord-est du parc.

Mais d’abord une halte à Mammoth afin de passer la matinée sur le Beaver Ponds Trail (5, 5miles/3h), une boucle très agréable traversant des parcelles de forêts, des bosquets de bouleaux, des prairies et du maquis.

Nous rencontrons quelques randonneurs qui, tous, nous demandent si nous n’avons pas vu d’ours. Non, pas d’ours mais un castor sortant de son barrage et nageant dans le petit lac !

Après un pique-nique à Lava Creek (ah ! qu’il fait bon au soleil), nous rejoignons une autre aire de pique-nique, celle de Yellowstone River, début de la randonnée qui porte le même nom.

Le chemin monte sur la crête et longe la falaise surplombant la rivière Yellowstone.

Puis s’écarte de la rivière et traverse des prairies où nous observons oiseaux bleus, pics, antilopes, chiens de prairie et bisons.

De retour à la voiture, c’est décidé : allons jusqu’à Cooke City ! Au début de la route menant vers Lamar Valley, notre premier ours !

Dans la Lamar Valley, désertique et sauvage, partout, des troupeaux de bisons paissent tranquillement. Peut-être demain pourrons nous y faire une halte plus conséquente ?

Maintenant rejoignons Cooke City, une drôle de cité au bout de nulle part : une rue, quelques maisons, deux restos, une station service….et un Super8 Motel ! Super ! Chambre impeccable avec un petit bout de vue sur la montagne. A côté le Beartooth Cafe, même s’il ne paie pas de mine de l’extérieur, est une excellente adresse !

"Monkey Face Spring"

Grand Teton : c'est encore l'hiver

J5 (06/06/08) : Gardiner-Grand Teton

Il pleut, il neige, il grêle ce matin et le ciel bouché ne nous donne pas vraiment d’espoir d’amélioration : adieu randonnée dans la Lamar Valley ! C’est un temps à rouler, à avancer jusqu’à trouver des cieux plus cléments. Il faut définitivement revoir notre programme !

Bon, la seule chose qui reste à faire, c’est rouler vers le sud : Tower, Canyon, Lake…au mieux rester dans les environs du lac pour la nuit suivante et au pire, quitter Yellowstone pour Grand Teton.

A 8h nous quittons donc Cooke City en direction de Tower. Au bord de la falaise surplombant Yellowstone River, un attroupement de paparazzis ….deux petits chevreaux jouent les acrobates sur les escarpements rocheux !

Près de Tower Falls, notre première « tuile » : la route entre Tower et Canyon est fermée en raison des chutes de neige de la nuit sans qu’aucune information nous ait été donnée à l’entrée du parc ni à l’entrée de la route ! Duraven Pass est impraticable !

Nous voilà obligés de faire demi-tour et de passer par Mammoth : avec 50 miles de rallonge, il devient impératif de compléter le réservoir d’essence….vu le prix du gallon à l’intérieur du parc (½ gallon au prix d’un), cela ne nous réjouit pas vraiment !

La pluie ne cesse pas jusqu’à Canyon Village et c’est sous un ciel maussade et un vent glacial que nous allons jeter un coup d’œil aux Upper Falls.

Après un pique-nique sur un coin de table à Chitenden Bridge (les doigts nous en tombent tellement il fait froid !!!) direction Lower Falls.

Mais sur le parking d’Artist Point, nous n’avons pas le temps de sortir de la voiture. Une tempête de grêle, puis de neige, accompagnée d’un vent à décorner les bisons s’abat sur le coin. Nous espérons encore qu’elle sera passagère mais au bout d’une heure, la tempête ne faiblit pas…pas la peine d’attendre, nous continuons notre périple sous la neige jusqu’à Yellowstone Lake.

Notre Nissan à l’arrivée au lac !

Si pendant un court instant nous pouvions espérer une éclaircie près du lac, celle-ci est vite annihilée par la tempête qui nous poursuit et nous rattrape régulièrement.

Quel temps de chien ou plutôt… de loup ! A l’orée de la forêt, un loup rôde…un peu plus loin un jeune coyote erre sur le bord de la route !

Bon, puisque le temps se dégrade toujours, quittons Yellowstone et poursuivons vers Grand Teton.

Là enfin, du soleil !!!

Nous prenons possession d’une petite cabine au Signal Mountain Lodge au bord du Jackson Lake.

Après avoir pris les renseignements pour la traversée du Jenny Lake et fait quelques courses à l’épicerie de Moose, nous passons la soirée au coin du feu dans notre cabine de trappeur !

J6 (07/06) : Grand Teton-Flaming Gorge

Au petit matin, les abords de notre cabine sont recouverts d’une fine couche de neige et nous apprenons qu’à Yellowstone, 3 routes sur 5 sont fermées, les autres ne sont accessibles qu’avec équipement. On a bien fait de partir !

Ici ce n’est pas le grand beau temps et il est hors de question de faire la randonnée vers le lac Solitude !

Seule une randonnée courte (la matinée maximum) semble possible afin de pouvoir rebrousser chemin rapidement en cas de mauvais temps. Les lacs Taggart et Bradley semblent un bon choix.

Très belle randonnée (8milesA/R, 4h) jusqu’au lac Taggart, puis Bradley, puis nous poursuivons jusqu’à la jonction vers Surprise et Amphitheater Lakes.

Personne à l’horizon, si quelques marmottes !

Et surtout au retour….entre la jonction et le lac Bradley, alors qu’il commence à neiger, je crois deviner une forme avec de grands bois. Assurément pas un ours.

Je grimpe sur le bas-côté pour mieux pouvoir la distinguer, j’appelle Hervé qui ne voit rien. Je regrimpe sur le bas-côté et, oui, oui, il est bien là, allongé tranquille derrière les rochers.. à ruminer. C’est un orignal (moose) ! (Les petits points sur la photo, c’est la neige).

Il neige de plus en plus au retour de la randonnée mais cela ne décourage pas bon nombre de randonneurs et il y a maintenant foule sur le chemin des 2 lacs.

Nous, on quitte la région après un petit arrêt à Jackson Hole, petite ville sympathique et animée en espérant enfin trouver définitivement plus au sud un temps chaud et ensoleillé. Nous avons deux jours d’avance sur notre programme initial !

300 miles et 5 heures plus tard…nous voilà à Flaming Gorge et le temps ne s’est pas vraiment réchauffé : nous avions prévu notre première nuit de camping à Red Canyon. Brrr ! l’alternative de l’hôtel s’impose.

Mais le Red Canyon Lodge est complet (nous sommes samedi), nous nous rabattons alors sur le Flaming Gorge Resort : pas autant de charme que le précédent, à vrai dire pas de charme du tout, mais nous optons pour un appartement qui s’avérera grand, bien équipé et fonctionnel ! Parfait ! D’ailleurs, puisque nous avons de l’avance autant se poser un peu et rester deux nuits !

De la neige à Grand Teton

Flaming Gorge et Red Canyon

J7 (08/06) : Flaming Gorge

Grand soleil ce matin même s’il fait toujours frais. Allons découvrir toute cette belle région autour de Flaming Gorge !

- Les couleurs flamboyantes de Sheep Creek Bay

- Le vert tendre des bouleaux dans Sheep Creek Canyon

- Les vues époustouflantes depuis le promontoire de Red Canyon

Nous sommes conquis ! Quelle belle matinée !

D’ailleurs cela nous ouvre l’appétit ! Hervé a envie de viande, qu’à cela ne tienne, nous sommes tout près de notre hôtel, essayons son restaurant. Au vu de la carte, nous comprenons qu’en fait, c’est un fast-food !

Hervé commande un hamburger, moi ce qui me semble être un steak . Je fais alors la plus horrible expérience gastronomique de mon existence. On me sert un steak haché pané frit (eh !oui, « mountain-fried steak « ) accompagné d’une purée, le tout recouvert d’une bonne couche de sauce jaune dégoulinante.

J’essaie vainement de racler la sauce et la panure…je ne peux pas manger ça, même pas le voir. Nous expliquons notre problème à la patronne qui gentiment se propose de changer le plat mais je préfère me passer de manger, totalement dégoûtée. Finalement elle ne nous fait pas payer mon plat et je me rabats, une fois arrivée dans notre appartement, sur un reste de spaghettis à la sauce tomate : miam !

Après un petit repos (mérité, après une telle expérience), nous partons pour l’après-midi. Après avoir passé le barrage, nous suivons l’indication « River Access » pour une balade très agréable le long de la Green River.

Nous flânons au bord de la rivière, surpris par la transparence de l’eau dans laquelle se faufilent de nombreuses grosses truites, amusés par le spectacle des pêcheurs sur leurs drôles d’embarcations.

Le sentier (Little Hole Trail) suit ainsi la rivière pendant 7 miles mais nous, on fait demi-tour au bout de 2 miles pour revenir à notre point de départ.

Notre dernier coup d’œil de la journée est pour Mustang Ridge, mais ce côté de la baie est beaucoup moins exceptionnel !

Sheep Creek Bay

Dinosaur National Monument

J8 (09/06) : Flaming Gorge-Vernal

Aujourd’hui nous découvrons une première partie de Dinosaur et c’est par l’Island Park Road que nous entrons dans le Monument.

Notre premier arrêt (au bout de 11 miles) nous permet d’admirer les très beaux pétroglyphes de McKee Springs.

3 miles plus loin l’Island Park Overlook nous laisse sans voix !

Il nous faudrait ensuite rebrousser chemin quasiment jusqu’à Vernal pour attraper la Jones Hole Road. Nous décidons de couper à travers le plateau de Diamond Mountain.

Une fois sur la route, c’est rapide, car elle est bitumée et elle s’arrête en cul de sac au départ de notre rando : Jones Hole Trail qui nous mène à travers un large canyon très vert et fleuri.

Jusqu’à la Green River (encore elle !) où accostent de nombreux groupes de rafting.

Au retour nous faisons un petit détour sur un sentier qui croise le nôtre pour voir la jolie cascade d’Ely Creek. Ce chemin est encore plus sauvage et on l’aurait bien exploré davantage. A retenir !

Mais il est déjà 18h quand nous retrouvons la voiture et il faut retourner à Vernal, trouver un hôtel, faire le plein de courses et la lessive car demain soir, le camping devrait enfin être possible.

Pour l’hôtel, ce sera le BW Dinosaur Inn (correct mais cher), pour les courses Smith’s et pendant que nous dégustons, dans notre chambre, poulet chaud et petits pois réchauffés au micro-ondes, le lave-linge de l’hôtel fait le reste !

J9 (10/06) : Vernal-Echo Park

Ça y est, la chaleur est bien au rendez-vous : nous avons enfin troqué pantalon et polaire contre short et débardeur ! Et le camping se confirme pour ce soir !

Mais d’abord, suite de la découverte de Dinosaur NM.

Cette fois-ci nous entrons dans le Monument par Jensen afin d’explorer la partie située dans l’Utah. Nous enchaînons dans la matinée les deux randonnées de « Sound of Silence » et « Desert Voices » qui nous valent quelques très beaux paysages.

Nous photographions beaucoup, beaucoup de fleurs dans cette rando, par ex celle-ci :

Nous pique-niquons près de la Green River (encore et toujours elle!) et continuons la Cub Creek Road jusqu’à Josie’s Cabin (idéale pour pique-niquer au frais, tant pis c’est fait !) puis revenons à Jensen et la Hwy 40 afin de prendre la direction de Dinosaur (la ville !) et entrer dans la partie Colorado du Monument.

Nous parcourons la Harper’s Corner Road jusqu’au bout.

Nous nous attardons à Echo Park Overlook afin de jeter un œil sur l’endroit où nous allons passer la nuit : c’est là en bas que se trouve notre camping, il est caché par les arbres mais on aperçoit la résidence du ranger ! Génial, l’emplacement !

D’abord un petit tour sur le Harper’s Corner Trail, randonnée facile qui mène à un fabuleux point de vue (le plus fabuleux du Southwest, paraît-il !).

A ce moment-là, rien ne laissait prévoir que le temps allait changer. Pourtant, au retour de la rando, le ciel s’est couvert…avec quelques coups de vent ! Cela ne nous décourage pas, ce sera certainement passager !

Nous descendons dans Echo Park (4x4 obligatoire !) en passant à côté de Whispering Cave : un courant d’air glacial s’échappe de la grotte.

Au camping nous avons l’embarras du choix, seuls trois autres emplacements (sur 22) sont occupés. Nous choisissons un emplacement à découvert afin de nous prémunir des dangers d’un orage éventuel. Pas superstitieux pour un brin, nous réalisons après-coup que nous avons choisi le numéro13.

Installation de la tente…il fait bon malgré un ciel couvert… jusqu’au milieu du repas. A partir de ce moment-là, nous commençons à rajouter une puis deux couches de vêtements.

Un petit feu, pour l’ambiance..et pour nous réchauffer est bienvenu ! C’est l’heure du coucher, on garde nos chaussettes et on appréhende un peu la fraîcheur de la nuit!

Vue depuis Harper's Corner

De Dinosaur à Colorado National Monument

J10 (11/06) : Echo Park - Fruita

Il a plu toute la nuit et on n’a pas vraiment fermé l’œil, guettant le moment où elle allait s’arrêter. Elle s’est arrêtée au lever du jour, vers 5h et on s’est levé peu après. Sur les hauteurs, c’est de la neige qui est tombée : il fait à peine un peu plus de zéro degré.

Pour nous réchauffer, 1) tout ranger sauf la tente qu’on laisse sécher : ok 2) prendre un petit déjeuner : pas vraiment le meilleur choix car le lait est froid… 3) partir en randonnée, bien couverts en espérant que le soleil finisse par revenir : ok, choix retenu.

C’est ainsi qu’on s’est retrouvé à 6h du matin sur le sentier de Mitten Park Trail qui longe la rim et le fameux Steamboat Rock pour redescendre ensuite au bord ….de la Green River (encore elle !).

Sur les hauteurs…de la neige, mais quelques rayons de soleil à la fin de la rando !

Au retour de notre balade, nous rencontrons le ranger, nous lui demandons si, d’après lui, la piste de Yampa Bench est praticable. Il nous conseille d’attendre deux heures afin de laisser sécher la piste, puis cela devrait passer.

Très bien, cela nous laisse le temps de grimper sur la mesa pour admirer Steamboat Rock. Remarquable !

Deux heures plus tard, nous empruntons Yampa Bench Road en nous arrêtant pour profiter de ses points de vue extraordinaires sur la Yampa River (tiens, on a changé de rivière)

Castle Park Overlook

Hervé est tellement impressionné qu’il préfère rester allongé !

Au bout de 40 miles, nous rejoignons la Hwy 40 près d’Elk Springs.

Notre point de chute devait être Rangely, une petite ville pas touristique pour un sou mais qui l’eût cru où il n’y a pas une seule disponibilité dans aucun des 3 ou 4 motels de la ville. En effet, en raison de la forte activité pétrolière, tout est complet, occupé par les ouvriers des exploitations pétrolières ! Il faut alors poursuivre notre route en direction de Grand Junction (Colorado).

Et cette route passant par un col à plus de 2500m nous livre un paysage auquel on ne s’attendait pas : un air de Jura dans cette contrée de canyons !

Finalement nous nous arrêtons à Fruita dans un Super8 Motel ! Parfait puisque demain nous voulons explorer Colorado National Monument qui se trouve tout près. En revanche pour trouver un steak house, il faut aller jusqu’à Grand Junction !

J11 (12/06) : Fruita – Moab

Chic ! pas de route à faire pour visiter notre prochain parc. L’entrée de Colorado National Monument n’est qu’à quelques miles de notre hôtel. Il fait beau mais frais, l’altitude maximale frôle les 2000m !

Afin de ne rien louper du Monument, nous empruntons la Rim Rock Drive (23 miles) qui, de Fruita à Grand Junction, permet de s’arrêter à de nombreux points de vue.

Ici Fruita Canyon View (à droite, « Balanced Rock »….tiens, tiens, le jumeau de celui d'Arches !)

Monument Canyon View

L’approche du parc ne serait complète sans …quelques randonnées : alors d’abord Canyon Rim Trail : un aller/retour entre genévriers et pins avec vue sur le Wedding Canyon.

Puis Ottos’ Trail qui permet d’admirer de plus près le monolithe préféré de John Otto, le premier à avoir œuvré pour la promotion du site.

Et enfin Devil’s Kitchen Trail (1, 5 miles - 1h30) qui mène à ces très amusants pitons rocheux !

Le diable a même prévu une belle aire de pique-nique couverte : c’est là que nous déjeunons avant de rejoindre Grand Junction vers 16h.

Il nous faudra plus de deux heures pour aller à Moab où nous n’avons pas prévu d’hébergement, mais attendons une réponse pour la cabine que nous avions occupée l’été dernier.

Sans nouvelle de la part du loueur, il faut prendre une décision. L’envie de renouveler le camping rudimentaire nous titille. Si nous envisagions le camping d’Arches ? La ranger, à l’entrée du parc, nous indique qu’il est complet tous les jours parfois dès 7h30 du matin car dès 5h, les premiers postulants font la queue !!! Quelle folie !

Sans aller jusqu’à Fisher Towers, nous optons alors pour l’un des campings le long de la 128 : on se dépêche de planter la tente (8$ dans une enveloppe) car il reste peu de places et en avant pour le plein de courses à Moab !

Il est tard, je meurs de faim…encore un peu de patience, les braises rougissent. Au menu viande grillée et patates douces entre Colorado et Drinks Canyon !

Steamboat Rock

Canyonlands : Island in the Sky

J12 (13/06) : Moab - Canyonlands/Island in the Sky.

C’est un temps idéal aujourd’hui : ciel bleu, soleil, 23° prévus ! A 7h30 tout est rangé, direction White Rim Road via Mineral Bottom Road jusqu’à Fort Bottom, puis Taylor Canyon…. sans avoir prévu d’hébergement ! Improvisation ! Afin de faire face à toute possibilité, nous faisons le plein d’eau à Matrimony Spring (près de la Colorado River Bridge).

Un clochard nous croise sur sa bicyclette, puis brusquement, quand nous démarrons, nous le voyons faire demi-tour avec précipitation pour nous suivre ! Bizarre !

Quelques miles plus loin, nous trouvons la clé de l’énigme : nous avons démarré coffre ouvert ! Et le gars s’est dépêché, espérant ramasser ce que nous perdrions. Un rapide coup d’œil à notre coffre nous rassure : seul un bidon d’eau est tombé à terre ! Tant mieux pour nous et tant pis pour le clochard !

Mineral Bottom Road, « well-maintened road » se négocie sans difficulté. Elle file quasiment tout droit de la 313 jusqu’aux abords de la Green River (eh ! oui on la retrouve) qu’on atteint après quelques lacets dignes de Shafer Trail !

Elle se dégrade un peu à l’entrée dans Canyonlands avec quelques passages de sable mou et s’accroche à la rive !

Vue panoramique sur la rivière depuis la piste.

Nous poursuivons le White Rim Trail jusqu’à Fort Bottom d’où démarre notre première randonnée de la journée (4, 2miles-3h)

Le sentier, perché par moments sur une crête, est très étroit !

Il mène d’une part à une « tour » Anasazi au sommet d’une mesa (que nous n’avons pas pu atteindre en raison de l’effondrement de l’accès final) d’autre part, à une cabine de cow-boy au bord de la rivière.

Mark Walker’s Cabin

Sur le chemin du retour, nous rencontrons un ranger qui nous salue chaleureusement puis au trailhead sur White Rim Road un groupe de VTtistes en train de finir leur parcours de 3 jours sur cette piste. Certains semblent épuisés, d’autres ont toujours la pêche ! C’est une piste somme toute très fréquentée !

Il est l’heure du casse-croûte et j’ai repéré le seul endroit ombragé à des miles à la ronde : c’est un « primitive campsite » sur la piste de White Rim et s’il n’y avait pas tous ces moustiques nous nous y serions bien attardés davantage !

Nous fuyons dans Taylor Canyon en espérant qu’à distance de la Green River, les bestioles seraient moins voraces. Elles sont effectivement un peu moins nombreuses quand nous arrivons au pied de « Moses & Zeus ».

C’est là que nous décidons de passer la nuit mais pour l’heure une petite sieste à l’ombre de la voiture est de rigueur en attendant des heures moins chaudes pour s’engager dans la montée vers Moses & Zeus (2miles, 1H30)

Le sentier raide et un peu scabreux nous amène au pied des deux monolithes, longe leur base puis fait une boucle après avoir atteint la base du dernier monolithe baptisé « Aphrodite »

En soirée, les moucherons redoublent d’activité au point d’être obligés de finir notre dîner dans la voiture. Ce n’est qu’une fois le soleil couché que nous pouvons profiter de ce décor unique, observer oiseaux et lapins, guetter les premières étoiles…

Bref nous nous croyons seuls au monde jusqu’à ce que …….une lumière au loin, puis une autre nous intriguent. Les yeux d’un chat sauvage…non impossible ! Un vers luisant, non plus !

Maintenant un flash ….Hervé pointe ses jumelles en direction des mystérieuses lumières, mais il fait presque nuit et il distingue difficilement une forme sombre faisant des allers-retours devant une autre forme sombre : un animal ? Le flash nous fait penser que non…

Sans en être absolument sûr, il devient de plus en plus évident que cela doit être un randonneur solitaire descendu par Alcove Spring Trail avec l’intention de camper à Taylor et qui, nous ayant vus seuls, n’ait pas voulu nous déranger mais voulu nous prévenir en activant un flash.

Bon, sur ces déductions, nous allons nous coucher, pas rassurés à 100% tout de même. Finalement nous nous endormons les yeux rivés sur la voie lactée et les étoiles filantes.

J13 (14/06) : Taylor Canyon – Moab – Canyonlands – Moab.

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, nous avons très, très bien dormi : il a fait frais dans la nuit et au petit matin, il ne fait pas plus de 10°.

Bien sûr, nous avons voulu avant tout vérifier nos hypothèses d’hier soir : eh ! oui, il y a bien une tente plantée au pied du sentier d’Alcove Spring et notre randonneur solitaire n’est pas encore levé quand nous quittons les lieux.

Après deux nuits en camping « sauvage », le choix d’un hôtel pour les deux nuits suivantes s’impose. Nous sommes samedi : par conséquent il faut se rendre à Moab très tôt pour espérer trouver une place.

OK, à 8h, nous nous garons devant les premiers hôtels à l’entrée nord de la ville : après plusieurs tentatives (hôtels complets ou hors de prix), c’est au Motel6 que nous trouvons ce qui nous convient : hôtel correct, prix raisonnable pour un weekend.

Mais à cette heure matinale il n’est pas possible de nous installer dans notre chambre. Alors profitons-en pour faire les courses, puis le plus judicieux est de choisir une balade à Moab-même, de faire le check-in à 15h, puis de revenir à Canyonlands dans la soirée afin de découvrir False Kiva. Aujourd’hui en effet 35° prévus, à l’ombre !

Pourquoi pas une balade vers une destination rafraîchissante ? Ce sera Mill Creek. Nous sommes loin d’être seuls. En ce samedi chaud beaucoup de familles de Moab ont la même idée.

L’eau est glaciale dans la vasque principale. Il n’est pas question de se baigner, néanmoins nous en profitons pour nous asperger et nous rafraîchir !

Un pique-nique au Rotary Park de Moab, un moment au café internet du Mondo Cafe, un petit repos à l’hôtel…..Il fait maintenant un peu moins chaud quand on revient à Canyonlands vers 17H.

L’objectif : trouver False Kiva, au bout d’un sentier certes cairné mais non référencé dans la documentation du parc. Par conséquent son point de départ n’est pas indiqué.

Ce trail nous a donné beaucoup de fil à retordre, nous a fait courir et suer.

En effet, après un faux départ, nous retrouvons difficilement la trace grâce, non pas aux coordonnées GPS de Thierry (car elles ne correspondent pas à celles de notre GPS) mais grâce au tracé de l’itinéraire que nous avons, à force de tâtonnements, fini par reconnaître. Les difficultés ne s’arrêtent pas là : une fois arrivés tout près, des cairns mal placés nous dévient vers le bas. C’est à force d’observer les lieux qu’Hervé a l’idée de remonter sous la paroi. Je repère alors ce qui me semble être le promontoire final. Arrivée là-haut, je crie enfin victoire !

Après 8 kms à tourner en rond (seuls 2kms seront nécessaires au retour), la False Kiva s’offre à nous.

Conclusion : randonnée et vue exceptionnelles qui se méritent !!!!

Et on mérite bien ce soir un resto exceptionnel : le Sunset Grill l’est par sa situation sur les hauteurs dominant Moab mais, même si le service est aux petits oignons, le saumon/crabe à la sauce à la mangue est un peu insipide.

Moses & Zeus

Arches : Fiery Furnace et autres arches

J14 (15/06) : Moab - Arches – Moab

Aujourd’hui randonnée accompagnée par un ranger dans Fierry Furnace à Arches. Rendez-vous à 9h sur le parking du même nom. Inutile de préciser que nous ne sommes pas seuls pour cette sortie déjà bookée deux jours plus tôt : 25 personnes sont là (ça nous change !!!), essentiellement des Américains, les seuls Européens étant un couple hollandais, un luxembourgeois et nous.

La balade dans ce labyrinthe se fait à pas lents (3h pour 2 miles). Notre guide Michael s’arrête régulièrement pour nous donner plein d’explications sur la géologie, la faune et la flore, l’histoire…toutes très instructives et finalement la progression même lente se révèle agréable.

Il y a certes quelques passages un peu acrobatiques, quelques sauts… mais tout se passe au mieux après la démonstration du ranger. Nous marchons la plupart du temps à l’ombre du canyon ce qui est un avantage par cette chaude journée.

La chaleur nous suffoque en revenant à la voiture. Mieux vaut retourner à l’hôtel pour repas et repos au frais et revenir en soirée pour Arches suite.

Bien revigorés par une après-midi à la clim’, retour dans le parc pour découvrir des arches que nous n’avions pas vues l’an passé. Nous sommes dimanche et pensions trouver foule à Arches. Mais personne sur la boucle entre Sand Dune Arch, Broken Arch et le camping de Devil’s Garden. Sont-ils tous à Delicate Arch ?

Sand Arch

Broken Arch

Encore d’autres arches…sur le parcours !

C’est notre dernière journée à Arches alors il faut en profiter et poursuivre jusqu’aux Klondike Bluffs par la piste de Salt Valley pour une nouvelle rando (3, 4 miles/3h) : difficile, mais très gratifiante, elle permet d’admirer Tower arch et les Marching Men

L’arche, à distance.

Vue depuis l’arche.

Les Marching Men

Le soleil, sur le point de se coucher, inonde Arches de ses couleurs chaudes.

Ici la Salt Valley

Là coucher de soleil sur Fiery Furnace (la lune s’est naturellement installée entre deux spires!)

Captivés par le décor, nous ne voyons pas l’heure passer et il fait nuit quand nous arrivons chez Eddie McStiff’s à Moab.

Le dîner est à la hauteur du coucher de soleil précédent : inoubliable ! Steak et crabe pour Hervé, penne Portobello pour moi et un dessert pour deux : un Brownie Woonie à vous faire damner ! Le meilleur repas de notre séjour !

Coucher de soleil sur Fiery Furnace

Canyonlands : the Needles

J15 (16/06) : Moab – Needles Notre destination du jour est le secteur de Canyonlands, the Needles et son camping « premier arrivé, premier servi ». Craignant que les places disponibles soient comme à Arches prises d’assaut très tôt le matin, nous faisons sonner le réveil encore plus tôt, ce qui fait qu’à 8h, nous sommes sur place, presque trop en avance puisque les places sont à peine en train de se libérer !

Nous plantons la tente, retournons au Visitor Center pour payer (n’avons pas de monnaie) et nous voilà prêts pour explorer ce secteur de Canyonlands qui nous avait tant fascinés l’année dernière.

Pour commencer, essayons une piste, celle vers le Colorado Overlook ! La ranger du Visitor Center nous prévient : au début, c’est facile, puis c’est de la roche nécessitant attention et prudence et enfin de gros rochers impossibles à passer. C’est tout-à-fait ça, il faut finir à pied le dernier mile ! Et le point de vue sur le Colorado n’est pas exceptionnel ! A ne pas retenir !

Là c’est quand ça devient impossible à passer !

La chaleur est torride : + 40 ° à l’ombre. Sieste obligatoire ! Dans les arbres au dessus de nos têtes, les écureuils débordent d’activité et de gloutonnerie : ils passent leur temps à grignoter les pignons de pin et à envoyer sur nous les graines de genévriers évidées.

En fin d’après-midi, il est temps d’émerger de notre torpeur. Ma proposition : revoir les aiguilles de Chesler Park, le must des Needles, en allant jusqu’à Chesler Park Overlook, ce qui fait tout de même 5, 6 miles et 3h.

Nous sommes toujours aussi enthousiastes !

Chesler Park overlook

Chesler Park au coucher du soleil !

Nous finissons notre dîner juste avant la nuit que nous appréhendons un peu en raison de la chaleur.

J16 (17/06) : Needles (suite).

Nous avions raison d’appréhender, la nuit a été très moyenne et nous n’avons mieux dormi qu’au petit matin quand il a fait un peu meilleur. Pourtant une grande randonnée nous attend aujourd’hui que nous espérions commencer très tôt : raté, il est déjà 8H 30 quand nous démarrons notre parcours au parking de Big Spring Canyon .

En avant pour le Confluence Overlook : 10, 4 miles et 6h.

La randonnée est difficile car elle descend puis remonte dans plusieurs canyons successifs.

Elle croise ensuite la diabolique Devil’s Lane (que nous avons pratiquée l’an dernier) et offre quelques vues sur les aiguilles de Chesler.

L’arrivée se fait à la confluence du Colorado et de notre rivière préférée, la Green. On distingue le mélange des deux eaux.

Le retour est chaud en plein midi mais grâce à plusieurs arrêts-rafraîchissement (merci au brumisateur !), la montée est supportable ! Une autre randonnée exceptionnelle à notre actif !

Devinez ce qu’on a fait le restant de l’après-midi ! Rien, bien sûr ! Ah, si, nous avons attendu Marie Caroline (mcd8) mais dommage, on s’est loupé probablement de peu ! Alors nous avons fini tout seuls le jus de fruit et les chips prévus pour l’apéro !

Pas le courage d’une promenade vespérale, tout juste une petite grimpette sur les rochers dominant notre campement pour voir le soleil se coucher en compagnie des lapins. La chaleur est extrême, même à la nuit tombée.

En chemin vers Confluence Overlook

De Monticello à Natural Bridges

J17 (18/06) : Needles – Blanding

Nous avons souffert +++ cette nuit et ne pensons qu’à une seule chose ce matin : trouver des températures plus clémentes et/ou faire une petite pause dans nos projets de camping. En tout cas, nous renonçons à Druid Arch, ce sera pour une prochaine fois !

Allez, malgré tout, une petite dernière aux Needles : Cave Spring, un parcours amusant qui nous fait découvrir des peintures rupestres et un ancien camp cow-boy, tout cela au frais sous une falaise.

En quittant le parc, un panneau, tout juste à la sortie retient notre attention « Mowers on the road » et le ranger, à la guérite, nous salue d’un « Be safe ! ». Nous voilà songeurs : qu’est-ce-que c’est encore que ces bêtes-là ?

Nous sommes prudents, nous attendant à tout moment à l’apparition d’un troupeau de « mowers » sur la route . Mais rien de particulier pendant des kilomètres. Google nous apprendra par la suite que « mowers » signifie « tondeuses ». Nous voilà un peu plus instruits !

Un arrêt au Newspaper Rock est incontournable : quel beau témoignage !

Maintenant à nous la fraîcheur et la verdure le long de la Jackson Spring Road vers Monticello. Nous respirons enfin : 20°, un délice ! Des lacs et des paysages bucoliques à souhait où nous pique-niquons avec bonheur !

Après cet intermède montagneux, retour vers le désert : arrêt à Monticello pour un café glacé en compagnie d’un couple d’Allemands avec qui nous échangeons quelques bons plans et adresses.

En début d’après-midi, nous posons nos valises au Super8 de Blanding. Après deux nuits rustiques, un peu de confort n’est pas de refus. D’ailleurs nous prévoyons d’y rester deux nuits, pas de camping dans les prochains jours.

En soirée, une petite sortie culturelle s’improvise : Edge of Cedars State Park & Museum (5$/pers) recèle d’intéressantes collections sur l’histoire des Indiens Pueblos et le musée est climatisé, chic !

Pour le dîner, pas la peine de faire des kilomètres : Old Tymer Restaurant, juste à côté du motel, est très correct.

J18 (19/06) : Blanding – Natural Bridges – Blanding

Aujourd’hui au programme : la Scenic Road 95, ruines indiennes dans Mule Canyon et ponts naturels à Natural Bridges NM!

Butler Wash ! En fait il ne s’agit que d’un overlook : les ruines ne sont visibles que de très, très loin !

Mule Canyon qui renferme la très jolie ruine de « House on Fire »

Natural Bridges National Monument et ses ponts naturels.

Nous découvrons les deux premiers ponts au cours de la randonnée « Sipapu to Kachina Bridge ».

Sipapu depuis le point de vue sur la route. C’est au pied de la Bridge que nous allons descendre.

J’y suis !

En levant les yeux sous la Bridge !

Nous suivons le fond du canyon pendant plus de deux miles, parfois noyés dans la végétation !

Après Kachina Bridge il faut remonter et retourner à notre point de départ en passant par la mesa dans une végétation plus méditerranéenne.

Le monument comporte un troisième pont remarquable : Owachomo Bridge que nous voyons après avoir repris la voiture. Au bout d’un court sentier, le voilà !

Encore plus impressionnant d’en dessous !

Retour à Blanding par la même route.

Ce soir nous essayons un autre resto, repéré dans un journal : Homestead Steakhouse dans le centre. Au menu, soupe et salade, patate douce, steak et légumes, petits pains chauds et confiture maison. Avec tout ça impossible de prendre un dessert ! Nous sommes repus !

House on Fire

De Cedar Mesa à Valley of the Gods J19 (20/06) : Blanding – Bluff

Nous savions que la randonnée d’aujourd’hui (Owl Creek to Nevilles Arch) serait longue et qu’il ferait très chaud, c’est pourquoi nous sommes à pied d’œuvre à 7h30. Très vite nous comprenons que nos 3 litres d’eau (chacun) risquent d’être justes. C’est pourquoi nous limitons notre consommation à l’aller.

Première difficulté : atteindre le fond du canyon, ici pas de sentier, quelques cairns qu’il ne faut pas perdre de vue nous font progresser de rocher en rocher, prudemment, parfois sur les fesses quand la pente devient trop raide ! Trois quarts d’heure de descente parfois vertigineuse !

La marche dans le canyon est longue, longue malgré quelques « attractions » : ruines indiennes, bassin avec jardin suspendu, cascades (à sec !)…

Au bout de plus de 3 heures, il nous tarde de voir l’arche. Quand j’aperçois ce qui me semble être ses gardiens, je devine qu’elle n’est plus très loin.

La voilà enfin !

Le plus dur reste à faire : le retour . Et vu ce qu’on a descendu, ça ne va pas être facile. Avec la poche à eau qui commence à se vider, dur, dur ! Nous avançons tout même vaillamment jusqu’à la première montée et là ce qui risquait d’arriver arrive….nous perdons très vite la trace des cairns…Panique à bord, car devant nous se dressent les parois du canyon et il n’est pas question de monter n’importe où ! Heureusement le GPS nous indique que nous sommes montés beaucoup trop haut ! En redescendant, ouf, revoilà les cairns et la corniche qu’on avait loupé. Maintenant nous redoublons d’attention !

Tout se passe ensuite le mieux possible malgré le rationnement d’eau. Enfin au pied de la montée finale, on boit tout notre soûl, on se dope à l’orange de Californie (Mumm !). Et hop ! finalement la grimpette est plus facile que la descente : un quart d’heure plus tard, on est en haut ! Une dernière succion : il n’y a plus une goutte dans notre poche à eau ! Heureusement la voiture est en vue !

Quelle aventure ! 9 miles et 7h pour cette randonnée d’exception !

Après une telle journée, du repos s’imposerait. Non, Hervé veut absolument voir les ruines indiennes de Moon House, pas très loin d’ici.

Une fois arrivée en voiture au bord de la rim, ce n’est pas tout près : encore 3, 7 miles A/R, soit descendre dans le canyon et remonter en face et vice versa…avec les miles qu’on a déjà dans les jambes….mais Moon House est vraiment un lieu envoûtant ! Et on est toujours tout seuls !

L’heure tourne ! Il faut rentrer, alors c’est parti par monts et par vaux sur le chemin des premiers Mormons jusqu’à Bluff!

Il est 20h30 quand nous poussons la porte du Desert Rose Inn (réservé la veille, w-e oblige !). Nous n’avons pas le temps de faire le check-in, le Twin Rocks Cafe, recommandé par notre hôtesse ferme dans un ½ heure. Nous arrivons de justesse pour un très bon dîner : prime ribs pour Hervé, lemon chicken pour moi et pour nous deux, un délicieux « pie » fruits des bois à la mode !

Journée mémorable !

J20 (21/06) : Bluff (suite)

Notre hôtel nous convient si bien (chambre confortable, chaleureuse et très bien décorée, sans doute la plus belle chambre du voyage) que nous décidons d’y rester trois nuits, ce qui va nous permettre d’explorer largement la région tout en laissant nos affaires sur place !

D’abord ce matin : Road Canyon qui recèle une autre ruine indienne appelée « Fallen Roof Ruin », très belle aussi, avec son plafond façon coquille d’œuf.

Pour atteindre le canyon, nous sommes passés par Moki Dugway mais sans nous arrêter. Alors au retour c’est l’occasion de faire plusieurs haltes en cours de route.

- Muley Point Overlook

- Vue sur Moki Dugway

Avant de rejoindre Bluff, nous empruntons la piste traversant Valley of the Gods, un « Monument Valley » en miniature disent certains. Nous, on a adoré ces espaces, cette terre ocre et ces monolithes !

En soirée, nous tentons Cottonwood Steakhouse que nous avait recommandé le couple d’Allemands rencontré à Monticello. Ambiance western : on dîne, soit dans la cour sur des tables en bois soit à l’intérieur tout aussi pittoresque. Nous optons pour l’intérieur, il fait chaud ! On vous offre les bandanas qui servent de serviettes : sympa ! Côté gastronomique, c’est un peu moins goûteux qu’au Twin Rocks Café d’hier soir !

Valley of the Gods

Monument Valley

J21 (22/06) : Bluff – Monument Valley – Bluff

Dans la région, il nous reste Monument Valley à visiter, mais on ne va pas y passer la journée. Un coup d’œil à notre guide « Photographing… » et j’ai trouvé.

Dans le chapitre « Bluff Area », deux panels de pétroglyphes intéressants sur Butler Wash Road. La destination est retenue pour ce matin.

Déception en arrivant à l’entrée de la piste sur la route reliant Bluf à Mexican Hat : l’accès est fermé par un grand portail ! Heureusement en s’approchant, la chaîne n’est pas cadenassée, le portail peut être ouvert !

Le premier panel est vite localisé : il s’agit du Wolfman Panel !

Le deuxième va nous donner un peu plus de mal. Le démarrage est dur à trouver (estimé être environ à 5 miles du trailhead précédent) mais entre 4, 8 et 5, 5 miles plusieurs traces sont visibles. Nous en essayons plusieurs, sans succès, impasse !

Sur le point d’abandonner, nous continuons un peu plus loin et là, une voiture garée. Ah, peut-être bien un amateur de pétroglyphes ! Nous voilà un peu plus optimistes et à la sortie du wash, nous trouvons les cairns et les traces de pas (fraîches) de notre cow-boy ! Nous les suivons ….jusqu’au sommet du Comb Ridge

Nous repérons maintenant une paroi mais elle est tellement haute que même avec les jumelles, impossible de trouver. D’ailleurs sommes nous bien au bon endroit ? Quand apparaît celui dont on suivait la trace ! C’est bien un cow-boy, amateur de flèches indiennes ! Il nous donne les infos qui nous manquaient et…enfin, nous touchons au but !

Ils portent bien leur nom : Procession Panel !

L’homme aux doigts et orteils !

L’homme au serpent !

Après le repas dans notre chambre et un brin de repos, direction Monument Valley en milieu d’après-midi.

Ce lieu mythique est un incontournable de l’Ouest. La vue depuis Artist Point est belle mais de là à dire que c’est le must, non, loin de là. Nous allons certainement en faire hurler beaucoup mais, non, pour nous Monument Valley est loin d’être notre favori !

En raison du monde, de la poussière (bonjour les touristes en pick-up ouvert), de l’état de la piste…ça ressemble aussi à ça !

Nous ne nous y attardons pas et n’attendons pas le coucher de soleil (c’est peut-être un tort !). Nous rentrons à Bluff pour un nouveau dîner au Twin Rocks Cafe, notre préféré dans cette ville.

Nous sommes maintenant à un peu plus de la moitié de notre aventure, mais la pensée du retour est encore loin ! En effet, il reste 17 jours et encore beaucoup de randonnées vers des destinations exceptionnelles.

Monument Valley

La suite (Canyon de Chelly, Page et ses environs, Coyotes Buttes South, Kodachrome, Escalante et le Grand Staircase, Burr Trail, Capitol Reef et Cathedral Valley, Horseshoe Canyon, Wasatch Mountains et Salt Lake City) se trouve... ICI
Petit retour de notre séjour dans le Yelowstone, le Yosemite et en Californie English translation pending
by Kafouniet · 2008-07-28 · 8 replies
On a pris un vol pour Salt Lake par NW Airline via Mineapolis : un airbus A330 tout neuf, bonne prestation de NWA.

Salt lake City --> Yellowstone : c 'est long en voiture(8/9 heures de route) et le paysage n'est pas extra en passant par l'autoroute, au retour, on venait de Pinedale, donc la route qui passe plus à l'Est et les paysages sont nettement plus sympas.

On y est resté 5 jours. On se levaient vers 5H pour profiter de la fraicheur et de la solitude mais on s obligeaient à se coucher vers 19H/20H.

Lodge Grant Village : correct, rien de superflu mais suffisant. Situation un peu excentré par rapport à ce qu'on a fait . Randonnée dans le Canyon : c'est vraiment superbe, un des plus beaux endroits du parc, dans le style de Bryce aux proportions près et chemin à pied avec un peu de dénivellé (à partir d'Artist point) pour arriver à proximité des chutes ; Points de vue sur le lac. Nombreux Bisons sur la route, avec des grands troupeaux dans les plaines, des pelicans/oies/canards sur le lac.

Old Faithfull Inn : Extraordinaire, un hotel style western comme on en rêve, un monstre de bois brut, un lieu magique en soirée qd le monde est parti. Les chemins qui font le tour des geisers et autres curiosités geologiques sont passionants, encore un lieu superbe du parc, on y passe la journée.

West Yellowstone, on a dormi au stage Coach Inn(recommandé par le guide du routard), un hotel avec du charme et ... y a Internet 😉, C est un bon point de base pour aller visiter Norris, encore un lieu de curiosités géologiques fabuleux : on y a passé la matinée : une concentration de geysers, sources chaudes et de terres colorées.

On s'est arrété à Mammoth Hot spring : une petite déception, les sources se sont taries (j'y était allé y a une dizaine d'années : ca n'a plus rien à voir) et il ne reste que les les traces des eaux sur la roche. Reste qd meme une ou deux sources en activité. On a pas aimé l'hotel : trop bruyant et sans charme à notre gout. Il a fait très très chaud ce jour la, difficile d'aller marcher dans l'après midi.

On a fait la route qui va vers l'entrée Nord Est(entre 6 et 9H), on a pas vu beaucoup d'animaux à l'exception d'un troupeau de bison. Du coup on a fait un chemin qui partait de cette route et on a rencontré des coyotes, des antilopes, et un jeune (?) ours noir qui batifolait dans une prairie de fleurs😊

La route du Nord Est est très joli, avec un col qui donne de beaux points de vue sur le parc, c est le pays des Grizzlis, mais on en a pas vu : la flemme de faire des trails à pied, il faisait encore trop chaud ce jour la.

On a dormi à Lake Yellowstone H & C, encore un lieu magique, un hôtel qui respire un passé épique, on a bcp aimé sejourner la.

Grand Teton en une journée : c est court, on a fait qu'une seule balade autour du lac Jenny pour aller voir les "chutes cachées", un bel endroit et des cascades spectaculaires. On a un peu raté en voulant aller trop vite au sud, ce parc nécessite plus qu'une journée et il semble grouiller de vie sauvage visible à partir des chemins de randonnés dans le nord. Les ours ont l'air d etre nombreux : on vends partout des bombes anti-ours (ca envoi du poivre me semble)

Jacksonville : on a pas aimé, trop hard après 6 jours dans les parcs, heureusement on a dormi à Pinedale 80 miles plus au sud dans les montagnes : sauvages et peu habitées.

On a pris l'avion pour la Californie : 5 jours de brumes😕 sur la cote pacifique (on aime pas trop le soleil, mais bon la c 'était bcp : 5 jours sans le voir) : Monterey/Carmel/Big Surf . On a vue des phoques/lion de mer et même des éléphants de mer (au sud de Big surf) sans oublier les escadrons😉 de pelicans et autres oiseaux marins du coin. Big surf a pas mal souffert des incendies et on a pas pu faire tous les chemins qu on avait projetés de faire, mais on a aimé beaucoup la cote pacifique dans ces endroits(sauf l'arnaque de la 17 miles scenic drive à Monterey, mouarffff), sauvage à souhait et bien fourni en faune sauvage.

San Francisco, on connaissait mais on avait jamais eu un temps aussi froid et brumeux => pas de balade en bateau, on a juste fait du shopping autour d'Union Center (y a des affaires à faire avec nos euros en matos electro/optique), puis promenade sur les Piers(ca tourne de plus en plus à la fete foraine sur le 37 😐 ) et visite des musées dans le Golden Park.🙂 : vraiment pas mal et spectaculaire.

Yosemite, avec de nouveau la chaleur. On y est resté 2 jours à faire de courtes randonnées (trop chaud) : yosemite falls, mirror lake, Tuolumne et Merced grov du coté de Crane flat pour les sequoias geants, chemins vers des lacs à partir de la route qui va à la Tioga Pass. On a tenté d être à Glacier point pour le couché du soleil mais on a été surpris par la longueur de la route pour y aller et on est arrivé un poil trop tard, on en a gardé qd même l'image d'un point de vue magnifique sur le coté mineral du parc avec ces immenses parois en pierre blanche/grise. On a pas vu beaucoup d'animaux, même très peu.

Vallée de la mort tôt au matin : un excellent souvenir de decors minerals tourmentés et les couleurs pastels des roches.

Las Vegas : Toujours aussi spectaculaire la nuit, meme si en juillet, c 'est la foule notamment sur les trottoirs du strip. Y a pas mal de grands chantiers en ce moment au niveau du Bellagio, ca casse un peu le panorama d'ensemble.

On a logé au Wynn; très luxueux, belle chambre sur le magnifique golf (incroyable ce truc en plein desert, ils ont meme créé des chutes d'eaux de plusieurs metres de haut 😛) mais sans thème, donc rien à voir depuis le strip : pas de fontaine comme au Bellagio, ni de spectacle comme au Treasore Island. Rien non plus au Mirage : c est en travaux. On a vu KA au MGM, je vous le recommande : un spectacle qui met en avant le coté esthetique avant la performance .

On a pas gagné au casino 😕, donc on a du se résoudre à retourner en France via la NW sur un vol aussi confortable qu'à l'aller.😎

On étais 3 avec un enfant de 12 ans, qui a bien aimé dans l'ensemble, mais qui s'est plaint lorsque les temps de trajet en voiture s'éternisaient. On a loué un 4x4 surclassé à SLC, très chouette même si il y avait rien pour cacher les bagages dans le coffre, on l'a regretté en Californie lorsqu'on a eu une berline(toyota Cramry), le coté voyage en hauteur du 4x4 est plus sympa.
Visite de village d'ethnies près de Chiang Mai English translation pending
by Envallis · 2008-07-25 · 24 replies
Bonjour à tous,

voilà durant mon prochain séjour en Thaïlande, je vais aller à Chiang Mai, et de là je compte me balader dans les environs (balades à la journée).

Et j'ai bien compris qu'une activité "incontournable" du coin et pratiquement systématiquement proposé par les agences, c'est la visite de village d'ethnies.

Mais j'hésite vraiment à faire ce type d'excursion car me pose la question si ces villages ne ressemblent pas à des zoos humains. Sur les quelques photos que j'ai vu, j'ai pas l'impression que les femmes "girafe" respirent la joie de vivre en se faisant prendre en photo... Ma femme est quant à elle plutôt motivée..

Voilà, je vous demande votre avis, sachant que nous ne prévoyons que de faire des excursions à la journée, donc on restera pas trop loin de Chiang Mai. Déjà s'agit-il de véritables villages où de lieux bâtis de tout pièce ? J'ai peur d'être "choqué" et de ne pas vraiment profiter de mon excursion mais ma femme me dit "mais non mais non on y va".

Alors qui a raison (si tant est que l'un de nous ait raison...) ?

Merci

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